Citation: 8C_219/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant, se plaignant d'une violation de l'art. 30 al. 1 Cst., demande la récusation des juges cantonaux (G.________, H.________ et I.________) ainsi que de la greffière (J.________) de la Cour des assurances sociales. En substance, il leur reproche d'avoir rendu et envoyé leur arrêt du 29 février 2024 le jour même où ils ont reçu le jugement rendu le 29 janvier 2024 dans la cause pénale P1 23 59. En un jour, il n'aurait pas été possible de prendre connaissance de ce jugement pénal de 58 pages, d'en examiner la pertinence dans le cadre du litige en assurance-accidents, d'élaborer ou de finaliser un projet d'arrêt, de le soumettre à l'ensemble des juges, de le valider, de le signer puis de le déposer à la Poste. Ainsi, tout laisserait à penser que les juges et la greffière ont préjugé de l'affaire et se sont forgés une intime conviction quant aux faits déterminants de la cause avant d'avoir eu connaissance du jugement pénal du 29 janvier 2024, en éludant les règles en matière de décisions par voie de circulation (cf. art. 19 al. 2 de la loi [cantonale] sur l'organisation de la justice du 11 février 2009 [LOJ; RS/VS 173.1]), ce qui constituerait un grave motif de prévention.