Citation: 5A_172/2008 14.04.2008 E. 6

6.1 En ce qui concerne la mère de l'enfant, l'autorité cantonale a retenu que celle-ci s'était séparée de son ami et allait louer un appartement dont le loyer s'élevait à 1'300 fr. par mois. Elle percevait mensuellement une rente AI et des prestations complémentaires de 1'980 fr., ainsi qu'une rente complémentaire pour l'enfant de 792 fr. Son minimum vital se montait à 2'910 fr.80, de sorte que son déficit était de 930 fr.80 (1'980 fr. - 2'910 fr.80). Sur la base des tabelles zurichoises, réduites de 25% pour tenir compte du coût de la vie moins élevé dans les cantons de Fribourg et Vaud, les frais relatifs à l'enfant pouvaient être arrêtés à 1'507 fr.50 par mois. Etant donné son déficit, la mère ne pouvait pas participer à l'entretien de son fils, sa contribution intervenant en nature. 6.2 Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir inclus à tort dans les charges de la mère le minimum de base du droit des poursuites de 1'100 fr. et un plein loyer. Il expose que celle-ci est entièrement entretenue par son concubin, avec qui elle fait toujours ménage commun. Son disponible serait ainsi de 1'807 fr. par mois. Le recourant évalue aussi la situation financière future de l'intimée, affirmant qu'elle devrait récupérer ses deux enfants nés d'un premier mariage et percevoir des contributions pour leur entretien, ainsi que des prestations complémentaires de l'AI en leur faveur. Cette argumentation est en grande partie appellatoire et, dans cette mesure, ne saurait être prise en considération. A cet égard, il convient de rappeler qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais au recourant d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait insoutenable. Dans le cas présent, le recourant se borne essentiellement à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, sans rien démontrer. En particulier, il n'expose pas de façon motivée que la constatation du Tribunal cantonal, selon laquelle l'intimée s'est séparée de son compagnon et assure seule son propre entretien ainsi que ses charges, serait arbitraire, ce qui rend sa critique irrecevable.