Citation: 5A_547/2017 E. A

A.a. A.A.________ (1971) et B.A.________ (1976) se sont mariés en 2009. Deux enfants sont issus de leur union, à savoir C.________ (2008) et D.________ (2010). A.b. Le 19 mars 2015, B.A.________ a introduit une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. A.c. Par décision de mesures superprovisionnelles du 20 mars 2015, le Président du Tribunal civil de la Sarine (ci-après: Président) a notamment ordonné à A.A.________ de quitter immédiatement le domicile conjugal qu'il a attribué à l'épouse, confié la garde des enfants à leur mère et provisoirement suspendu le droit de visite du père avant de le fixer à un week-end sur deux, trois heures chaque mercredi soir et deux semaines en été lors de l'audience du 22 avril 2015. A cette occasion, il a également prévu, en accord avec les parties, que l'époux assumerait les charges courantes de la maison, les primes d'assurance-maladie des enfants ainsi que les frais du véhicule automobile utilisé par B.A.________. Lors de l'audience du 3 novembre 2015, les parties ont notamment convenu de mettre en oeuvre une expertise pédopsychiatrique dans le but d'évaluer la capacité de chaque parent à exercer la garde sur les enfants. L'experte a déposé son rapport le 29 janvier 2016. Elle préconisait de confier la garde à la mère, le père exposant ses enfants à une aliénation parentale, de prévoir un droit de visite usuel pour ce dernier, de nommer un curateur de surveillance des relations personnelles et d'obliger les parents à faire suivre leurs enfants par des pédopsychiatres. A.d. Par décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 16 novembre 2016, le Président a notamment attribué le domicile conjugal à l'épouse, confié à cette dernière la garde des deux enfants, fixé le droit de visite du père à un week-end sur deux, trois heures chaque mardi soir, deux semaines en été, ainsi qu'une semaine en automne, à Noël et à Pâques et institué une curatelle de surveillance des relations personnelles. A.A.________ a par ailleurs été astreint à verser pour chacun de ses enfants une pension mensuelle de 1'000 fr. jusqu'à l'âge de 7 ans, de 1'200 fr. de 7 à 12 ans et de 1'550 fr. au-delà, allocations dues en sus, et, pour son épouse, une contribution d'entretien de 5'700 fr. par mois jusqu'au 31 mai 2017, de 5'600 fr. du 1er juin 2017 au 31 janvier 2021, de 5'400 fr. du 1 er février 2021 au 31 mai 2023 et de 5'200 fr. au-delà.