Citation: 2C_289/2019 E. 5

Les recourants soutiennent, en premier lieu, que le Tribunal administratif aurait fait preuve de formalisme excessif en confirmant le rejet des demandes de regroupement familial pour la seule raison que celles-ci avaient été déposées un mois après l'échéance du délai prévu par l'art. 47 al. 4 LEI. Par cette argumentation, les intéressés ne contestent pas, à juste titre, que les demandes en question ont été déposées tardivement au regard de l'art. 47 al. 1 et al. 3 let. b LEI. Or, n'en déplaise aux recourants, les délais fixés par la LEI ne sont pas de simples prescriptions d'ordre, mais des délais impératifs, de sorte que leur stricte application ne relève pas d'un formalisme excessif (cf. arrêt 2C_285/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.3). C'est partant à bon droit que l'autorité précédente a retenu que le regroupement sollicité ne pouvait être autorisé que pour des raisons familiales majeures au sens de l'art. 47 al. 4 LEI.