Citation: 7B_425/2023 E. 2.3.1

2.3.1. S'agissant des infractions contestées (art. 91a al. 1 LCR, 286 al. 1 CP et 19a ch. 1 LStup), le recourant reproche en substance tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir considéré que la police disposait de soupçons suffisants permettant de mettre en oeuvre un test rapide de dépistage de drogue. Les circonstances de l'espèce suffisent toutefois pour écarter ce grief. Ainsi, le recourant reconnaît avoir indiqué aux policiers lors de son interpellation qu'il avait consommé le jour même du CBD (cf. notamment p. 10 du recours; voir également consid. 3.3 p. 5 de l'arrêt entrepris). À cet élément - propre déjà à susciter le doute quant à une possible consommation d'autres stupéfiants - s'ajoute le comportement adopté antérieurement par le recourant le soir en question, à savoir qu'il n'avait pas obtempéré immédiatement aux injonctions de la police pour stopper son véhicule. S'agissant ensuite du résultat du test Drugwipe, il ne saurait être reproché à la cour cantonale d'avoir considéré qu'il était positif. Un simple examen de la photographie y relative suffit pour le confirmer (cf. pièce 13'040; consid. 2.3 p. 4 de l'arrêt attaqué). En effet, on y aperçoit clairement les trois lignes rouges de contrôle de la validité du test ainsi qu'une coloration rosée en particulier dans la colonne en lien avec la cocaïne ("CO"). Dès lors que, selon le mode d'emploi du test Drugwipe (cf. pièce 13'056), le "test est considéré comme positif même si les lignes de test se colorent de manière irrégulière ou que la couleur reste pâle", la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que le test était en l'occurrence positif, respectivement que ce résultat et les circonstances de l'espèce permettaient aux policiers d'interpeller le Ministère public fribourgeois afin qu'une prise de sang soit ordonnée (cf. ATF 145 IV 50 consid. 3.5; voir au demeurant le formulaire relatif aux "Déclarations concernant la consommation d'alcool/stupéfiants/médicaments" du 5 avril 2021 indiquant une consommation de cocaïne le 2 avril 2021 et de marijuana le 3 avril 2021 [pièce 2010]). C'est le lieu de relever que le recourant ne développe aucune autre argumentation visant à démontrer que les conditions objectives et subjectives des infractions retenues contre lui ne seraient pas réalisées (cf. art. 91a al. 1 LCR, 286 al. 1 CP et 19a ch. 1 LStup), ce qui conduit au rejet des conclusions, principale et subsidiaire, prises sous chiffre III.2.