Citation: 1C_292/2019 E. 4.3.2

4.3.2. S'agissant plus particulièrement du changement d'affectation, dont les recourants ne nient pas qu'il soit initialement intervenu sans autorisation, celui-ci doit indéniablement aussi faire l'objet d'une autorisation, en application des art. 24 et 25 al. 2 LAT. Les recourants ne contestent d'ailleurs pas que l'utilisation de la parcelle en cause à des fins d'aéromodélisme ne relève pas de l'activité agricole ni que celle-ci entraîne des effets sur l'environnement, comme l'a retenu l'instance précédente. Ainsi et dès lors qu'il appartient au canton d'assurer la police des constructions hors de la zone à bâtir (cf. RUDOLF MUGGLI, Commentaire pratique LAT: Construire hors de la zone à bâtir, 2017, Remarques préliminaires relatives aux articles 24 à 24e et 37a LAT, n. 36), la DAEC pouvait, sous l'angle du droit fédéral, étendre son examen à l'activité d'aéromodélisme sur la parcelle en cause. De plus, l'art. 24 al. 2 LAT, qui renvoie à l'art. 22 LAT, exige littéralement une autorisation dérogatoire non seulement pour les constructions contraires à la zone agricole, mais également en matière de changement d'affectation. Cette appréciation se justifie en outre par le lien indissociable, mis en évidence par l'instance précédente, entre les aménagements litigieux, pour lesquels une régularisation a été formellement requise, et l'activité d'aéromodélisme à proprement parler.