Citation: 1P.115/2003 11.07.2003 E. 3

Les recourants invoquent aussi les dispositions de droit cantonal relatives au pouvoir d'appréciation du Conseil d'Etat et du Tribunal administratif (soit les art. 78 let. a LPJE et 38 al. 2 LcAT), qui excluent notamment le contrôle de l'opportunité. La zone à bâtir étant, nonobstant la mesure d'aménagement contestée, surdimensionnée au regard de l'art. 15 LAT, seule la commune pouvait décider du déclassement de certaines parcelles. Même si le déclassement contesté n'est pas propre à rétablir, à lui seul, une situation conforme à l'art. 15 LAT, il n'est pas moins motivé par la nécessité de définir une zone à bâtir davantage conforme aux exigences de cette disposition. Une zone à bâtir surdimensionnée n'est, en effet, pas seulement inopportune, mais aussi illégale au sens de l'art. 15 LAT (Flückiger, Commentaire LAT n° 15 ad art. 15 LAT). Les critères utilisés pour le classement des parcelles découlent, eux aussi, du droit fédéral. Dès lors, contrairement à ce que soutiennent les recourants, le Conseil d'Etat, puis le Tribunal administratif, ne sont pas intervenus en opportunité, mais sont restés dans le cadre du contrôle de la légalité et de la conformité au plan directeur fixé, pour le Conseil d'Etat, à l'art. 38 al. 2 LcAT et, pour le Tribunal administratif, aux art. 33 al. 3 let. b LAT et 79 let. a LPJA.