Citation: 2C_1047/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la recourante a épousé en juin 2003 B.________, qui était titulaire d'une autorisation d'établissement. Le couple s'est séparé au début de l'année 2007. La recourante s'est remariée le 6 février 2014, avec un compatriote qui ne possédait pas d'autorisation de séjour. Le couple s'est séparé fin 2015. Comme le second mari de la recourante ne possédait pas de titre de séjour, cette deuxième union n'a pas eu pour effet de faire naître un nouveau droit de séjour en faveur de la recourante déduit de l'autorisation du nouveau conjoint (art. 42 et 43 LEI, cf., sur ce cas de figure, ATF 140 II 289 consid. 3.6). L'art. 50 LEI en lien avec la première union de la recourante est donc a priori la disposition qui entre en ligne de compte. Toutefois, en présence d'un motif de révocation au sens notamment de l'art. 62 LEI, les droits prévus à l'art. 50 LEI s'éteignent (art. 51 al. 1 let. b LEI). Il convient donc en premier lieu d'examiner si un tel motif existe, ce que la recourante conteste.