Citation: 9C_360/2014 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a considéré que l'intimé avait droit à une allocation pour impotent de degré faible dès le début du mois de juin 2013, soit au moment où il avait eu dix mois révolus. Elle a constaté que l'intimé n'avait pas eu besoin d'une aide plus importante que les enfants du même âge qui n'étaient pas atteints dans leur santé pour l'ensemble des actes ordinaires de la vie jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de dix mois. Jusque-là, il était nourri, habillé, baigné, changé, porté et déplacé dans l'appartement et à l'extérieur comme tous les bébés. Dès le mois de juin 2013, un besoin d'aide pour un seul acte avait été reconnu, celui de se lever et s'asseoir. Toutefois, il était établi par l'enquête que l'intimé ne se déplaçait pas à quatre pattes, ni en rampant, ni en se poussant sur les fesses vers l'âge de dix mois, alors que tel était le cas d'un enfant qui ne présentait pas de retard de développement. Or l'acte de se déplacer dans l'appartement n'était pas limité aux déplacements sur ses deux pieds, admis seulement dès l'âge de quatorze mois. Un enfant sans atteinte à la santé pouvait dès l'âge de dix mois se déplacer dans tout ou partie de l'appartement et se diriger par ses propres moyens vers l'objet ou la personne convoitée, alors que dans le cas d'espèce, les parents de l'intimé devaient le porter à chaque fois, comme ils avaient dû continuer à le faire après l'âge de quatorze mois, car il n'avait pas acquis la marche, ce qui était une aide fréquente dans une journée. En conséquence, dans la mesure où l'intimé avait eu besoin d'aide pour deux actes de la vie courante (se lever/s'asseoir et se déplacer dans l'appartement) à l'âge de dix mois, soit avant d'avoir un an, le droit à l'allocation était né en même temps que l'impotence, sans délai d'attente, étant admis au moment de la décision que le besoin d'aide allait durer plus de douze mois.