Citation: 6P.114/2006 17.08.2006 E. 3

Le recourant conteste d'abord sa condamnation en relation avec la culture et la livraison de chanvre à Y.________. Il reproche à la cour cantonale d'avoir admis l'usage illégal du chanvre qu'il a cultivé pour le compte de Y.________ sur la base des connaissances qu'elle aurait tirées du dossier Z.________, alors que lui-même n'aurait eu accès qu'aux auditions de son frère et de Z.________, ainsi qu'au rapport de la police. Ce faisant, la cour cantonale aurait violé le principe de l'égalité des armes, le droit d'être entendu, le principe de la loyauté du procès, ainsi que la présomption d'innocence. Il est établi - et non contesté - que la teneur en THC du chanvre cultivé était supérieure à 0,3 % et que le recourant a livré la totalité de sa récolte à Y.________, exploitée par Z.________, dont il connaissait les démêlés judiciaires - par ailleurs notoires - en relation avec le commerce de chanvre. Au vu de ces éléments, il n'est pas arbitraire ni contraire à la présomption d'innocence d'avoir retenu que le recourant avait cultivé du chanvre en vue de la production de stupéfiants. Il est sans importance que Z.________ se soit ou non rendu coupable de trafic de stupéfiants, puisque la loi n'exige pas que des stupéfiants aient été effectivement extraits des plantes cultivées (cf. consid. 8.1). Dans ces conditions, on ne voit pas quel intérêt aurait eu le recourant à consulter le dossier de Z.________; le recourant ne donne du reste aucune explication sur ce point. Dans la mesure où il est recevable, le grief soulevé doit donc être rejeté.