Citation: I 491/03 20.11.2003 E. 2

2.1 En l'espèce, les premiers juges ont admis, en se référant au rapport des docteurs V.________ et G.________, qu'au moment de l'octroi de la rente, l'incapacité de travail de l'intimé était totale pour des motifs d'ordre psychique. Ils ont par ailleurs retenu que les tests psychologiques menés par l'expert psychiatre dans le cadre de la procédure de révision faisaient état d'une désorganisation de la personnalité de l'assuré et que ce médecin, dans le doute, préférait se rallier à l'avis de ses confrères somaticiens pour fixer l'incapacité de travail. Enfin, ils ont également pris en considération les avis des docteurs G.________ (certificat du 3 avril 2002) et Y.________ (rapport du 27 mars 2002), qui font état d'une aggravation de l'état de santé de l'intéressé, ainsi que les conclusions de l'expertise privée confiée au docteur X.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et à la psychologue Z.________ (rapport du 22 octobre 2002). Ces derniers attestent une incapacité totale de travail pour des raisons psychiatriques. Les juges cantonaux ont déduit de l'ensemble de cette documentation qu'une amélioration de l'état de santé de l'intimé entre le moment de la décision initiale d'octroi d'une rente entière d'invalidité et celui de la décision litigieuse n'était pas établie. Par ailleurs, ils ont estimé que, dans la mesure où la décision initiale n'était pas manifestement mal fondée, la réduction de la rente par voie de reconsidération n'entrait pas en ligne de compte. Dans son recours de droit administratif, l'office recourant s'attache à démontrer que l'expertise du docteur S.________ remplit les conditions requises par la jurisprudence pour que l'on puisse lui accorder pleine valeur probante.