Citation: 4A_480/2017 E. 1

Dans le cadre de cette faillite, l'Office des faillites de Genève a délivré à la Caisse de compensation un acte de défaut de biens le 27 janvier 2006, pour le montant de 141'769 fr. 75, lequel acte mentionne que le failli a reconnu cette créance. Il a été constaté que Me U.________ n'a jamais été le mandataire de X.________ dans le cadre de cette procédure. A.c. Plus de six ans après le prononcé de la faillite volontaire de X.________, soit le 5 octobre 2006, Me U.________ a pris des renseignements au sujet de celui-ci d'abord auprès de l'Office des poursuites de Sierre, puis auprès de l'Office des faillites de Genève, précisant être en litige avec lui en tant que voisin. Ce dernier Office lui a transmis la liste des actes de défaut de biens délivrés aux créanciers de celui-ci (ci-après: le débiteur/failli), dont notamment l'acte de défaut de biens délivré à la Caisse de compensation le 27 janvier 2006 pour le montant de 141'769 fr. 75. Me U.________ a transmis les renseignements ainsi obtenus à Z.________ SA, société constituée en 1992 et dont le siège est à Sion (et dont le but a été complété le 8 avril 2008 pour englober le rachat de créances). Il a été retenu par la cour cantonale, sur la base du témoignage de V.________, ancien associé, qui corrobore les déclarations des autres associés, que Me U.________ ne détient pas tout l'actif ou la quasi-totalité de l'actif de cette société, mais une part sociale de 1/4 et que la décision de racheter l'acte de défaut de biens appartenant à la Caisse de compensation a été prise, sur proposition de Me U.________, à l'unanimité des associés. Il a également été retenu que Z.________ SA (ci-après: la société de recouvrement) avait l'intention de procéder au recouvrement de cette créance, opération qui devait s'avérer fructueuse au vu des renseignements concernant la solvabilité du débiteur/failli, qu'elle n'avait pas l'intention de faire pression contre celui-ci en raison des problèmes de voisinage avec la belle-famille de Me U.________ et qu'elle n'est pas un simple instrument en mains de Me U.________. La société de recouvrement, qui a mandaté un autre avocat, soit Me Bostelmann, s'est adressée à la Caisse de compensation en vue de lui racheter son acte de défaut de biens contre le débiteur/failli. Il n'a pas été démontré que Me U.________ aurait entrepris des démarches spécifiques en vue du rachat de l'acte de défaut de biens de la Caisse de compensation. Le 19 décembre 2006, la Caisse de compensation a cédé à la société de recouvrement son acte de défaut de biens de 141'769 fr. 75 pour le prix de 11'000 fr. L'Office des faillites de Genève en a été informé le 21 décembre 2006 et la société l'a prié de lui transmettre la copie du jugement du 18 mars 1999. A.d. Le 21 décembre 2006, la société de recouvrement, par son mandataire Me Bostelmann, a requis le séquestre de biens du débiteur/failli, en garantie de la créance de 141'769 fr. 75 mentionnée dans l'acte de défaut de biens. Elle a ensuite déposé une réquisition de poursuite en validation des séquestres exécutés (poursuite n° xxx de l'Office des poursuites du district de Sierre). L'opposition du débiteur pour non-retour à meilleure fortune a été déclarée partiellement irrecevable par décision du juge I du district de Sierre le 18 avril 2008. L'opposition du débiteur en ce qui concerne la créance mentionnée dans l'acte de défaut de biens a fait l'objet d'une décision de mainlevée provisoire du 23 juin 2008, le créancier s'étant basé expressément sur l'acte de défaut de biens et non sur le jugement exécutoire de 1999. A.e. Parallèlement à ces différentes procédures (cf. supra let. A.d), le débiteur/failli a déposé une dénonciation pénale contre Me U.________ pour contrainte, extorsion et chantage, laquelle a fait l'objet d'un refus de suivre du juge d'instruction, qui a été confirmé par l'autorité de recours.