Citation: 6B_310/2007 30.11.2007 E. 5

Se fondant sur son droit d'être entendu, la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir donné suite à sa requête tendant à ordonner une expertise. Celle-ci devait permettre - sur la base de son dossier médical - de déterminer si les lésions avaient été causées par des coups ou par l'impact d'un véhicule ou d'une remorque. Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comporte notamment le droit à l'administration de preuves, valablement offertes, quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504/505 et les arrêts cités). Il n'y a toutefois pas violation de ce droit lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157 et les arrêts cités). En l'espèce, le moyen proposé n'est toutefois pas apte à apporter la preuve nécessaire. Comme l'a déclaré la cour cantonale, même si un expert parvenait à la conclusion que les lésions subies par la recourante avaient bien été causées par un véhicule automobile ou une remorque, cela ne permettait pas de déterminer quel véhicule les avait provoquées et dans quelles circonstances l'accident s'était produit. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas violé le droit d'être entendu de la recourante en rejetant sa requête tendant à une expertise. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté.