Citation: 8C_672/2023 E. 3.1

3.1. Le recourant soutient que l'existence d'un trouble somatoforme douloureux n'a pas été assez investiguée. Il fait valoir que le diagnostic de suspicion de trouble douloureux somatoforme persistant (F45.4) a été posé par le docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie à la Clinique romande de réadaptation (CRR), dans son rapport du 23 décembre 2021. Or aucune analyse sous l'angle des indicateurs jurisprudentiels développés à l'ATF 141 V 281 n'a été effectuée. Selon le recourant, l'absence d'analyse s'expliquerait par le fait que l'évaluation au sein de la CRR avait été mise en oeuvre pour le compte de l'assureur-accidents qui pouvait, compte tenu des règles applicables en matière de causalité adéquate, ignorer ce diagnostic. La question du lien de causalité adéquate ne se pose toutefois pas en matière d'assurance-invalidité. De plus, les médecins de la CRR qui ont rédigé le rapport de synthèse du 14 janvier 2022 (les docteurs C.________, spécialiste en rhumatologie, et D.________, médecin-assistant) n'ont pas écarté le diagnostic de suspicion d'un trouble douloureux somatoforme persistant et leur analyse de la situation n'a pas tenu compte de l'ensemble des indicateurs applicables en présence de tel diagnostic. Le recourant en conclut qu'en l'absence d'un avis d'un spécialiste en psychiatrie, il n'y a pas eu d'analyse globale de son état de santé.