Citation: 7B_343/2024 E. 3.4.1

3.4.1. Tout d'abord, la recourante ne saurait être suivie lorsqu'elle reproche à la cour cantonale d'avoir violé la présomption d'innocence (recours, p. 3 ss). S'il est vrai que la cour cantonale a exposé - de manière abstraite (cf. consid. 2.1 de l'arrêt attaqué) - dans quelles circonstances une poursuite (injustifiée) peut constituer une contrainte au sens de l'art. 181 CP (cf. recours, p. 7), ces explications avaient uniquement pour but de démontrer l'existence d'un lien de causalité suffisant entre la violation du devoir de diligence reproché à la recourante (cf. art. 12 let. a LLCA) et l'ouverture (justifiée) d'une procédure pénale contre celle-ci. Ce lien de causalité, requis pour l'application de l'art. 426 al. 2 CPP, ne peut pas être établi si les rapports entre la violation de la norme de comportement litigieuse et la disposition pénale qui a fait l'objet de la procédure d'instruction clôturée ne sont pas exposés, au moins sommairement. En outre, l'instance précédente a examiné et apprécié le comportement de la recourante uniquement sous l'angle de l'art. 12 let. a LLCA; le fait que les éléments constatés à cette occasion pourraient, dans certaines circonstances, également être pertinents sous l'angle de l'art. 181 CP n'a dès lors pas d'incidence sur la présomption d'innocence (cf. arrêt 6B_1172/2016 du 29 août 2017 consid. 1.6).