Citation: 5A_819/2021 E. B

B.a. B.a.a. Parallèlement à ce volet pénal, le 10 septembre 2019, B.________ AG a formé une requête en séquestre à l'encontre de C.________ concluant à ce que le Tribunal de première instance de Genève (ci-après: tribunal) ordonne le séquestre en mains de la Banque E.________ des avoirs, espèces, titres, valeurs, créances, objets, droits et autres biens de quelque nature et en quelque monnaie qu'ils soient, en compte, placement, dépôt, coffre-fort, sous désignation conventionnelle, fiduciaire, numérique ou pseudonymique, au nom de A.________, mais appartenant en réalité à C.________, à concurrence de 3'178'031 fr. avec intérêts à 5% dès le 10 juillet 2019. B.________ AG invoquait le cas de séquestre de l'article 271 al. 1 ch. 4 LP, sa créance se fondant sur le jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Genève le 9 février 2018, confirmé par la chambre pénale le 26 juin 2019. Elle exposait que le solde de sa créance compensatrice, soit 8'202'147 euros, serait partiellement payé par la réalisation des seuls titres liquides du portefeuille détenu par C.________ auprès de la banque, dont la valeur avait été estimée à 5'291'249 euros. Le solde de la créance compensatrice s'élevait dès lors à 2'910'898 euros, correspondant à 3'178'031 fr. au cours du 9 septembre 2019. B.a.b. Par ordonnance du 10 septembre 2019, le tribunal a ordonné le séquestre requis. B.b. B.b.a. Par acte du 28 octobre 2019, C.________ a formé opposition contre l'ordonnance de séquestre, concluant principalement à son annulation et subsidiairement à la réduction de son montant à 2'368'847 fr. 62, soit la contre-valeur de 2'143'930.04 euros. Elle a fait valoir que la créance compensatrice était contestée devant le Tribunal fédéral, que cette créance n'était ni établie, ni exigible, qu'elle ne portait en tout état pas intérêts et devait être réduite du fait de l'augmentation de la valeur des titres détenus en garantie par B.________ AG. C.________ a également contesté être titulaire des avoirs séquestrés. B.b.b. Par jugement du 27 février 2020, le tribunal a partiellement admis l'opposition formée par C.________ contre l'ordonnance de séquestre rendue le 10 septembre 2019, en ce sens que le séquestre était maintenu à concurrence de 3'178'031 fr. uniquement, sans intérêts. Par arrêt du 5 août 2020 entré en force - étant rappelé que la chambre pénale a statué le 30 novembre 2020 sur le renvoi du Tribunal fédéral (cf. supra A.b.f.) -, statuant sur recours de C.________, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: cour de justice) a partiellement annulé ce jugement et partiellement admis l'opposition de C.________, en ce sens que le séquestre ordonné était maintenu à concurrence de 2'552'089 fr. 01 sans intérêts. A l'appui de sa décision, la cour de justice a notamment relevé que le Tribunal fédéral avait certes considéré que le séquestre de ses biens pourrait priver C.________ de sommes dont elle n'avait pas été enrichie, selon le résultat de l'instruction complémentaire qu'il avait précédemment ordonnée. Cela étant, la précitée ne s'était pas prononcée sur l'avancement de la procédure pénale, à la suite de l'arrêt rendu par le Tribunal fédéral le 25 janvier 2019. Dès lors, et compte tenu du fait qu'il incombait à l'opposante de rendre vraisemblable l'inexistence de la créance invoquée à l'appui du séquestre, il fallait admettre que B.________ AG disposait, sous l'angle de la vraisemblance, d'une créance compensatrice qui était exigible. B.c. B.c.a. Par acte du 25 octobre 2019, A.________ a également formé opposition contre l'ordonnance de séquestre du 10 septembre 2019. Elle a allégué que les biens séquestrés n'appartenaient pas à C.________, qu'il n'y avait pas identité entre elle-même et la précitée et qu'elle-même n'était pas débitrice de B.________ AG. B.c.b. Par jugement du 8 mars 2021, statuant sur renvoi de la cour de justice, le tribunal a admis l'opposition formée par A.________ contre l'ordonnance de séquestre rendue le 10 septembre 2019 (ch. 1 du dispositif) et révoqué en conséquence ladite ordonnance (ch. 2). Le tribunal a considéré notamment que l'existence d'un enrichissement de C.________ sans cause valable avait été constatée par les instances pénales. En revanche, les faits allégués par B.________ AG ne permettaient pas d'examiner, sous l'angle de la vraisemblance, si l'existence d'un appauvrissement de la banque et d'un lien de connexité entre cet appauvrissement et l'enrichissement de la cliente était réalisée. B.c.c. Par arrêt du 13 août 2021, saisi d'un recours interjeté par B.________ AG, la cour de justice a annulé ce jugement du 8 mars 2021 et, statuant à nouveau, a rejeté l'opposition formée le 25 octobre 2019 par A.________ contre l'ordonnance de séquestre rendue le 10 septembre 2019, déboutant celle-ci de toutes autres conclusions.