Citation: 6B_1281/2023 E. 2.2.1

2.2.1. S'agissant de l'infraction de séquestration, la cour cantonale a retenu que le récit livré à la police par l'intimée le 22 juin 2021 lors de sa première audition-plainte était cohérent et détaillé. Il en allait de même de la description rapportée le 10 août 2021 lors de sa première audition comme personne appelée à donner des renseignements, encore plus détaillée. Déjà lors de son audition le 9 novembre 2021 par la Procureure, puis aux débats de première instance et à l'audience d'appel encore, elle avait affirmé ne pas avoir été menottée durant trois semaines, mais avait bien précisé que cette entrave n'avait eu lieu qu'à une seule occasion et que cela n'était pas dans le cadre de "jeux" sexuels, contrairement à ce que tentait de soutenir le recourant. Elle avait expliqué aussi que si elle ne pouvait pas sortir de l'appartement, ce n'était pas parce qu'elle était réellement entravée. Le récit de l'intimée était donc d'une parfaite cohérence et remarquablement constant. Si les déclarations de la victime avaient été qualifiées de "nuancées", ce n'était pas parce que des nuances successives auraient altéré la tonalité du discours, mais bien parce que les propos de l'intimée avaient toujours été mesurés et exempts de tout dessein d'accabler le recourant.