Citation: 9C_182/2017 E. 5

La recourante soutient que l'expertise du docteur B.________ est dépourvue de force probante, car ce médecin n'aurait pas procédé correctement à l'anamnèse, n'aurait pas tenu compte de sa situation personnelle et de sa longue absence du marché du travail. Elle en déduit que la juridiction cantonale ne pouvait pas se fonder uniquement sur cet avis médical en écartant les autres. Par ailleurs, la recourante se plaint d'une constatation des faits manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF). Elle observe qu'il ne ressort pas du jugement attaqué que des médecins auraient attesté une amélioration de son état de santé; à cet égard, elle rappelle qu'une simple appréciation différente d'un état de fait, demeuré pour l'essentiel inchangé, ne justifie pas une révision au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA. Dans ce contexte, elle relève que le docteur B.________ n'a pas fixé le moment à partir duquel son état de santé se serait amélioré de façon notable et durable. Quant au docteur E.________, la recourante soutient qu'il ne s'est pas seulement basé sur les rapports de la doctoresse C.________, mais qu'il a bien procédé à sa propre appréciation médicale, de manière détaillée et convaincante. En préférant l'appréciation sommaire et peu documentée du docteur B.________, la juridiction de recours aurait versé dans l'arbitraire. En outre, la recourante est d'avis que les faits ont été établis en violation du droit, car les constatations de l'expert B.________ sont très éloignées de celle de son confrère E.________ quant à sa personnalité. Elle soutient qu'il faudrait tenir compte de la situation qui prévalait au moment de la dernière décision de l'AI passée en force pour savoir si une amélioration notable et durable de l'état de santé peut être prise en compte. Comme cela ne ressort pas du dossier de l'intimé, la dernière procédure de révision doit être refaite.