Citation: 2C_147/2021 E. 4.3

4.3. Le Tribunal cantonal n'a pas non plus violé l'art. 8 CEDH invoqué par le recourant. En effet, le recourant, son épouse et leurs enfants vivent, de leur propre initiative, séparés depuis 20 ans environ. La décision entreprise ne fait que maintenir le statu quo. Elle ne porte dès lors pas une atteinte intolérable à la vie de famille. Au surplus, le recourant pourra, comme il l'a fait jusqu'à présent selon l'arrêt entrepris, se rendre régulièrement en Serbie pour voir sa famille et rien n'empêchera son épouse et ses enfants de venir lui rendre visite en Suisse pour des séjours de courte durée. On ajoutera pour finir que le fait d'être venus s'établir en Suisse sans autorisation ne saurait leur apporter un quelconque avantage. En effet, en procédant de la sorte et en refusant d'attendre à l'étranger l'octroi de leurs autorisations de séjour, l'épouse et les enfants du recourant ont mis les autorités devant le fait accompli et porté atteinte au principe de l'égalité de traitement par rapport aux nombreux étrangers qui respectent les procédures établies pour obtenir un titre de séjour en Suisse (arrêt 2C_736/2017 du 28 novembre 2017 consid. 4.2 et les références).