Citation: 5A_204/2022 E. 4

Le recourant se plaint tout d'abord de la violation de la maxime d'office et de son droit d'être entendu. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir déclaré irrecevable la pièce n° 19 de son recours, soit des procès-verbaux à la base de plusieurs actes de défauts de biens contre sa société qu'il estime nuls. Il explique que tous les faits qu'il a exposés dans son recours cantonal reproduisent parfaitement ses déclarations en audience devant le juge de première instance et que, dans tous les cas, ces procès-verbaux sont des faits notoires. Il soutient que la décision du 31 mai 2019 rendue par l'intimée est la conséquence directe des actes de défaut de biens, de sorte que l'issue du litige repose sur la constatation de la nullité de ceux-ci. Se plaignant de la violation d'une série de normes constitutionnelles (art. 5, 9, 13, 26 s., 36, 94 Cst., 6 et 8 CEDH), le recourant prétend ensuite que l'intimée omet tout fait permettant de retenir qu'il n'aurait pas respecté des prescriptions et causé un dommage à l'assurance, alors qu'il n'a commis aucune faute intentionnelle ou par négligence au sens de l'art. 52 LAVS mais est la cible de contraintes successives articulées par plusieurs autorités administratives. Il expose que l'appréciation de l'autorité cantonale, qui a considéré que les décisions d'imposition étaient sans lien avec la créance mise en poursuite, est arbitraire puisque la décision de l'intimée a été prise suite aux actes de défaut de biens contre la société.