Citation: 5A_823/2021 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a constaté, à l'instar du premier juge, que même après le partage des avoirs de prévoyance, le mari pourrait prétendre à une rente LPP mensuelle d'environ 3'700 fr., soit une rente supérieure à celle de l'épouse, d'un montant de 3'200 fr. Il n'existait ainsi aucune disproportion manifeste dans la prévoyance globale des parties, qui justifierait que l'on dérogeât au principe du partage par moitié. L'appelant soutenait que ce partage aurait pour conséquence de diminuer son disponible mensuel, portant atteinte à son minimum vital, ce qui serait inéquitable. Ses explications concernant ses charges avaient cependant varié et étaient donc peu crédibles. Il avait en effet fait état de charges mensuelles de l'ordre de 3'000 fr. dans son mémoire-réponse et d'environ 4'200 fr. dans ses plaidoiries finales écrites, dont une dépense de 800 fr. par mois au titre de l'assistance à domicile, dont il n'avait toutefois pas rapporté la preuve. Pour ce motif déjà, son grief de violation de l'art. 124b al. 2 CC devait être écarté. De plus, en tant qu'il invoquait une diminution de son disponible mensuel, l'appelant méconnaissait qu'un partage se fondant sur les revenus et les charges des parties, qu'il semblait préconiser sans toutefois comparer sa situation à celle de l'intimée, ne serait de toute manière pas admissible, dès lors qu'il serait fonction de données financières établies au moment du jugement, susceptibles d'évoluer par la suite sans toutefois que les parties disposent de la possibilité de requérir, sur cette nouvelle base, la modification de la rente allouée (arrêt 5A_211/2020 du 3 novembre 2020 consid. 4.1.2 et 4.4).