Citation: 2C_94/2021 E. 5.1

5.1. En premier lieu, on relèvera qu'il n'est pas contesté que le recourant peut prétendre à l'application de l'art. 8 CEDH, sa femme et ses enfants, avec lesquels il vit, étant ressortissants suisses. Il peut également invoquer un droit à la prolongation de son autorisation de séjour fondé sur l'art. 42 al. 1 LEtr. Ainsi, les seuls points litigieux constituent l'application de l'art. 63 al. 1 let. c LEtr, par renvoi de l'art. 51 al. 1 let. b LEtr, et la proportionnalité de la décision de refus de prolongation de l'autorisation de séjour (art. 8 par. 2 CEDH et 96 al. 1 LEtr). Dans la mesure où le recourant se plaint également d'une violation de l'art. 63 al. 1 let. b LEtr, qui prévoit en particulier que l'autorisation d'établissement peut être révoquée lorsque l'étranger attente de manière très grave à la sécurité et l'ordre publics, son grief doit d'emblée être écarté, l'autorité précédente n'ayant aucunement fait application de cette disposition dans la présente cause, jugeant qu'il réunissait les conditions de l'art. 63 al. 1 let. c LEtr (ce qui ne rendait pas nécessaire d'examiner d'éventuelles autres conditions de l'art. 63 LEtr; cf. arrêt 2C_142/2017 du 19 juillet 2017 consid. 5.1). Elle a en effet uniquement fait référence aux deux condamnations pénales dans le cadre de la pesée des intérêts.