Citation: 6B_65/2016 E. 2.1

2.1. Pour retenir la culpabilité du recourant, la juridiction cantonale s'est fondée sur la version des faits exposées par B.________. Entendu à cinq reprises, celui-ci n'avait cessé de maintenir sa version, même lorsqu'il avait été confronté au recourant. Son récit des faits était détaillé et cohérent, décrivant le rôle central du recourant, exerçant à la fois celui d'initiateur, de coordinateur et de coauteur. Une confusion entre les deux cambriolages commis au préjudice du même commerce ne pouvait être retenue et aucun élément de la procédure ne démontrait que B.________ aurait eu un intérêt à mentir. Aucune crédibilité ne pouvait par ailleurs être accordée à ses rétractations survenues in extremis avant le terme de l'instruction, tant il était évident qu'elles n'étaient qu'une adaptation aux dénégations du recourant. Il était par ailleurs établi qu'à l'heure et sur les lieux du cambriolage, B.________ a tenté, à deux reprises, de joindre le recourant; vu les circonstances, il n'y avait pas d'autre raison à ces appels tardifs que celle de coordonner le déroulement de leurs méfaits. Il convenait d'ajouter à cela le fait que ce cambriolage s'inscrivait dans une série, le recourant et B.________ ayant commis de concert six autres cambriolages entre le 22 avril et le 7 mai 2014, et qu'il existait une certaine concordance, de par le type de cibles, leurs emplacements respectifs et le modus operandi. L'ensemble de ces éléments ôtait toute crédibilité aux dénégations du recourant, celui-ci n'ayant par ailleurs nullement étayé son propos, ne fournissant aucun alibi ni de raisons pour lesquelles B.________ aurait menti.