Citation: 9C_55/2019 E. 3.2

3.2. Quant aux troubles psychiques mentionnés par le docteur I.________ (avis du 3 octobre 2018), les premiers juges ont constaté sans arbitraire que la recourante n'en avait fait état qu'à partir d'octobre 2018, soit après le prononcé de la décision de l'office AI du 12 avril 2017 (s'agissant du cadre temporel de l'état de fait soumis aux premiers juges, voir ATF 132 V 215 consid. 3.1.1 p. 220; 121 V 362 consid. 1b p. 366). Le docteur I.________ atteste en effet une incapacité de travail à partir du 3 octobre 2018 ("actuellement"), date qui n'est plus déterminante du point de vue temporel. Il n'en va pas différemment de la période d'observation de trois mois, apparemment nécessitée par le psychiatre pour se prononcer sur l'évolution des traitements mis en place. La recourante reproche dès lors en vain à la juridiction cantonale d'avoir refusé une suspension de la procédure en lien avec cette évolution.