Citation: 7B_992/2023 E. 2.5

2.5. En définitive, la cour cantonale s'est livrée à une appréciation globale des chances de réinsertion du recourant en prenant en considération tous les éléments nécessaires et pertinents pour aboutir à un pronostic défavorable, d'une manière qui ne prête pas le flanc à la critique. Elle a tenu compte de l'importance des antécédents du recourant, de la gravité des actes commis, du tableau sombre que représentait son comportement dans le cadre des délits à l'origine de sa condamnation et du caractère relatif de son amendement. Ses aveux et son repentir n'étaient pas encore suffisamment solides pour contrebalancer ces éléments et le recourant ne disposait d'aucun projet réaliste pour sa sortie de prison. Au vu du risque concret de réitération résultant de ces différents éléments, les juges cantonaux n'ont manifestement pas abusé de leur pouvoir d'appréciation en posant un pronostic défavorable et en s'écartant ainsi, de manière dûment motivée, des préavis favorables figurant au dossier. En tant qu'il refuse de mettre le recourant au bénéfice d'une libération conditionnelle, l'arrêt attaqué ne viole dès lors pas le droit fédéral. Pour le surplus, en tant que le recourant invoque une violation de l'art. 36 Cst., il développe en réalité la même argumentation que celle relative aux griefs ci-dessus, lesquels ont été rejetés.