Citation: 7B_571/2024 E. 2.3.3

2.3.3. Il fallait de surcroît prendre en considération que le recourant était connu de la justice: il avait déjà été condamné, le 28 février 2014, pour brigandage simple (art. 140 ch. 1 al. 1 CP) et pour brigandage qualifié (art. 140 ch. 4 CP), de même qu'à la même date, ainsi que les 11 mai 2015 et 21 juin 2016, pour diverses infractions graves contre le patrimoine, la liberté et l'intégrité sexuelle. La mesure thérapeutique institutionnelle pour traitement des troubles mentaux (art. 59 CP) qui avait été ordonnée le 21 juin 2016 à l'égard du recourant avait été levée par le Tribunal de l'application des peines et des mesures le 15 février 2023, dès lors que son exécution et sa poursuite paraissaient vouées à l'échec en raison du refus définitif du recourant d'être traité. Or, dans leur rapport du 7 mars 2022, les experts psychiatres avaient non seulement fait état d'un risque élevé de récidive chez le recourant, mais également du fait que ce dernier ne pouvait compter que sur très peu de facteurs protecteurs permettant de contrebalancer un tel risque.