Citation: 6B_926/2018 E. 1.3

1.3. La recourante conteste que le message ait été envoyé en même temps que la vidéo. Elle estime qu'un doute aurait à tout le moins dû être admis sur ce point et qu'en conséquence il ne pouvait être retenu qu'elle aurait eu connaissance du contenu de la vidéo avant l'envoi de celle-ci. On peut ici se borner à constater que la question de savoir si le message et la vidéo ont été envoyés en même temps n'est pas déterminant pour le sort du litige de sorte qu'un grief d'arbitraire dans la constatation des faits ne saurait être admis sur ce point. En effet, au vu des déclarations de la recourante à la police, telles que mentionnées ci-dessus, l'autorité précédente pouvait admettre sans arbitraire qu'elle avait connaissance du contenu de la vidéo et donc de son caractère pédopornographique avant son envoi. Que le message ait été envoyé en même temps ne faisait que confirmer cette appréciation. L'inverse ne la rendrait toutefois pas arbitraire. La recourante ne présente pour le surplus aucun grief recevable s'agissant de l'appréciation par l'autorité précédente de ses déclarations en cours de procédure. Son moyen visant à nier avoir agi intentionnellement, fondé sur le fait qu'elle n'aurait pas su que la vidéo avait un caractère pédopornographique avant son envoi, est au vu de ce qui précède irrecevable.