Citation: 6B_477/2014 E. 3.5

3.5. Pour le surplus, en tant que l'argumentation du recourant consiste à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, elle est appellatoire, partant irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il allègue qu'il ne pouvait soupçonner sa mère d'avoir commis une infraction pénale au préjudice de feu B.________, que, pour lui, les 50'000 fr. provenaient d'une donation de celui-ci, qu'il n'attendait pas ce montant, qu'il disposait des moyens nécessaires à l'achat de la parcelle, qu'il n'a pas discuté d'un projet immobilier avec feu B.________ lors de ses visites et qu'il n'a jamais été question que celui-ci y participe. Sur ce dernier point, le recourant relève que, selon feu B.________, il était question de spéculer par l'achat de la parcelle. Or, au vu des droits réels restreints constitués lors de la conclusion du contrat de vente et de son intention de construire une villa sur la parcelle, une telle spéculation n'était pas possible. De plus, feu B.________ n'avait jamais été mentionné dans les actes préparatoires du notaire, ce qui démontrerait également qu'il n'était pas question qu'il participe au projet immobilier. Ce faisant, le recourant perd de vue que la réalisation de l'abus de confiance consistait précisément à avoir fait croire à feu B.________ qu'il allait participer à l'achat du terrain (dans le but de faire un investissement et donc de spéculer) alors que la réelle intention avait toujours été d'acheter le terrain au seul nom du recourant pour qu'il y construise sa villa (ce qui explique l'absence du nom de feu B.________ sur les actes notariés). Enfin, le recourant n'expose pas en quoi le fait que le lieu de signature de l'acte de vente ainsi que le moment exact de la journée où feu B.________ a remis l'argent, tels que décrits par celui-ci dans sa plainte, ne soient pas corrects aurait pu avoir une influence sur ce que le recourant savait au sujet de l'infraction commise par sa mère.