Citation: 2A.375/2001 01.02.2002 E. C

X.________ SA a recouru auprès de la Cour fiscale du Tribunal administratif du canton de Fribourg (ci-après: le Tribunal administratif). Elle concluait à l'annulation de la décision sur réclamation et à la prise en compte, dans le calcul du bénéfice imposable, de la provision pour pertes de change, en invoquant l'écroulement du marché des changes survenu en été 1998, soit après la date de clôture des comptes et du bilan (au 31 décembre 1997), mais avant l'établissement de ceux-ci (en octobre 1998). Par arrêt du 28 juin 2001, le Tribunal administratif a rejeté le recours. II a considéré, en substance, que la prise en compte de risques imminents de pertes de change sur des papiers-valeurs ne se justifiait que lorsque la vente de ceux-ci ne pouvait avoir lieu pour des raisons juridiques ou de sérieux motifs commerciaux et que d'autres mesures de précaution n'apparaissaient pas raisonnables au regard de l'économie d'entreprise; dans cette mesure, des pertes de change connues seulement au moment de l'établissement du bilan pouvaient être prises en compte, pourvu toutefois qu'elles "aient leur origine avant la date de clôture (des comptes)"; or, tel n'était précisément pas le cas en l'espèce, puisque les cours des monnaies dans lesquelles X.________ SA avait effectué ses placements avaient baissé durant le deuxième trimestre 1998 et que les contrats relatifs à ces derniers avaient tous été reconduits en janvier et février 1998; il s'ensuivait que la perte de change subie par la société ne trouvait pas son origine dans la période fiscale considérée (soit l'année 1997), mais résultait des décisions prises au début de l'année 1998 de reconduire les placements en monnaies étrangères.