Citation: 6B_735/2021 E. 5

Le recourant invoque encore une violation des art. 6 CEDH, 10, 13 et 18 Cst., ainsi qu'une violation de l'art. 28 CC. Il soutient à cet égard que son transfert dans une prison bernoise, "à plus d'une demi-heure du premier bastion francophone", constitue une atteinte à sa personnalité, tant en raison de l'éloignement de l'établissement concerné, de la langue et du contexte du transfert. L'argumentation que développe le recourant sous cet angle, en particulier en invoquant l'art. 10 al. 2 Cst., se recoupe, s'agissant de la question de l'éloignement et du contexte du transfert, avec les motifs discutés plus haut, auxquels il y a lieu de renvoyer. Pour ces mêmes motifs, les griefs que le recourant soulèvent en invoquant une violation de son droit au respect de sa vie privée et familiale (art. 13 al. 1 Cst.) ou en invoquant l'art. 6 CEDH en rapport avec sa possibilité d'entretenir des contacts avec ses proches et son avocat se révèlent infondés, si tant est que l'on puisse considérer qu'ils sont soulevés conformément aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 3.1). Il n'en va pas différemment en ce qui concerne la référence à la liberté de langue protégé par l'art. 18 Cst. qu'invoque aussi le recourant, étant de surcroît relevé que le français constitue l'une des langues officielles du canton de Berne (cf. art. 6 al. 1 et 5 Cst./BE), où se trouve l'établissement de Thorberg. Quant au grief tiré d'une prétendue violation de l'art. 28 CC, il est manifestement dénué de portée propre par rapport aux autres griefs examinés plus haut.