Citation: 1C_264/2022 E. 3.4

3.4. Enfin, dans un dernier argument la recourante soutient que le montant de l'amende est disproportionné et arbitraire. Elle relève que les exemples jurisprudentiels cités par la cour cantonale ne lui seraient pas applicables et qu'une première violation de la LDTR ne saurait être sanctionnée aussi sévèrement. Comme cela a déjà été relevé, la recourante a, par une seule et même action délictuelle, violé à la fois les règles de la LCI et de la LDTR. Il n'est donc pas arbitraire de considérer que le comportement incriminé lui a déjà été reproché dans le passé, que ce comportement ait, ou non, eu pour conséquence une violation de la LDTR. La cour cantonale a estimé qu'elle avait déjà été amendée pour des comportements identiques ou comparables sans que cela ne la détourne de commettre à nouveau des infractions. Les premières sanctions infligées n'avaient pas eu l'effet escompté puisque la recourante a persisté à violer la loi, de façon plus grave que précédemment tant par l'ampleur du tropperçu que par la durée de l'infraction et du nombre d'appartements concernés. Sur le vu de la jurisprudence cantonale rappelée au consid. 5c de son arrêt (et rendue principalement sous l'ancien droit qui prévoyait une amende de 60'000 fr. en lieu et place du montant de 150'000 fr. prévu actuellement), la Chambre administrative pouvait, sans arbitraire, considérer que le DT n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en fixant le montant de l'amende à 100'000 fr., soit moins de la moitié des montants indûment encaissés, ce d'autant plus que la recourante ne prétendait pas que ce montant serait incompatible avec sa situation financière. Dans ces circonstances, on ne voit pas que le montant de l'amende de 100'000 fr. infligée à la recourante serait disproportionné ou procéderait d'une application arbitraire des art. 44 LDTR et 137 LCI.