Citation: K 107/00 06.11.2000 E. 2

2.- Le traitement dentaire litigieux n'entre dans aucune des prévisions envisagées par les dispositions susmentionnées de la LAMal et de l'OPAS. En particulier, comme le relèvent avec raison les premiers juges, le coût des soins dentaires en question n'a pas été occasionné par l'une des maladies graves du système de la mastication, énumérées à l'art. 17 OPAS, puisqu'il s'agissait d'éliminer une cause probable de l'urticaire dont souffrait le recourant. L'art. 18 OPAS, qui ne mentionne du reste pas l'urticaire (il ne le mentionnait pas non plus dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 1998), n'entre pas davantage en considération, l'urticaire n'étant pas la cause des abcès dentaires dont souffrait le recourant. Enfin, il ne s'agissait pas de traiter un foyer infectieux dans le but de réaliser et de garantir l'un des traitements visés par l'art. 19 OPAS . La liste des affections de nature à nécessiter des soins dentaires à la charge de l'assurance selon les art. 17 à 19 OPAS est exhaustive (ATF 124 V 347 consid. 3a). Certes, les dispositions de l'OPAS n'échappent pas au contrôle du juge, sous l'angle de leur légalité et de leur constitutionnalité. Néanmoins, le Tribunal fédéral des assurances s'impose une grande retenue dans cet examen. En effet, l'ordonnance, souvent révisée, peut être corrigée à bref délai par le DFI. En outre, le catalogue des maladies repose sur une consultation préalable de la Commission fédérale des prestations générales. Or, sous l'angle médical, les avis de la commission sont propres à assurer au contenu de la liste une certaine homogénéité, qui ne serait plus garantie en cas de complément de cette liste par le juge (ATF 125 V 283 consid. 8 et les références). Dans le cas particulier, on ne voit aucun motif d'admettre, dans le cadre d'un contrôle de la légalité et de la constitutionnalité de l'ordonnance, que les coûts du traitement litigieux devraient être pris en charge par l'assurance-maladie.