Citation: 7B_522/2024 E. 3.3.3

3.3.3. La recourante, sauf à invoquer derechef la poursuite du traitement ambulatoire en raison de l'effet suspensif de son recours dans le cadre de la procédure administrative (comme déjà relevé), ne conteste pas, à ce stade de son raisonnement, que l'ensemble des éléments du dossier (jugement du 4 mai 2022, expertises, rapports de suivi des divers intervenant, etc.) permette en l'état de penser sérieusement que la mise en oeuvre d'une mesure thérapeutique institutionnelle ou à tout le moins l'exécution de la peine privative de liberté ferme prononcée le 4 mai 2022 pourrait être ordonnée (cf. arrêt attaqué, p. 24). Elle se borne à soutenir que le Dr D.________ n'aurait "pas formellement préconisé la levée du traitement ambulatoire", ni indiqué qu'il fallait prononcer une mesure thérapeutique institutionnelle. Peu importe toutefois. Cet expert, qui à juste titre a précisé qu'il appartenait au tribunal d'ordonner le cas échéant une mesure fondée sur l'art. 59 CP, a relevé que la seule prise en charge adaptée et adéquate était celle en milieu institutionnel et que des mesures de substitution à la détention actuelle n'existaient pas (rapport d'expertise, p. 67, R. 8 et 9). Il s'ensuit que la condition posée par l'art. 364a al. 1 let. a CPP est réalisée.