Citation: 1C_360/2018 E. 3

Les recourantes font état d'une violation du principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.). Leur argumentation ne permet toutefois pas de retenir une telle violation. En effet, l'accord de la commune de Lausanne à la radiation de la servitude grevant la parcelle no 1012, opération qui avait, selon les recourantes, pour but d'augmenter le potentiel constructible de dite parcelle, ne constitue ni une promesse ni un comportement concrets dont les recourantes pouvaient déduire, de bonne foi, qu'un permis de construire tel que celui aujourd'hui litigieux leur serait octroyé, de surcroît pour un projet futur non encore soumis à la municipalité (cf. ATF 141 V 530 consid. 6.2 p. 538). Au demeurant, les recourantes n'allèguent pas avoir pris, sur la base de ces prétendues assurances, des engagements auxquels elles ne pourraient renoncer sans subir de préjudice et rien de tel ne ressort de la décision entreprise (cf. ATF 141 V 530, ibidem; 139 V 21 consid. 3.2 p. 27 et les références citées). Le grief de violation du droit à la protection de la bonne foi est donc mal fondé.