Citation: 9C_187/2024 E. 6.2

6.2. Contrairement à ce qu'affirme d'abord la recourante, "la cessation de la médication psychotrope" ne constitue pas la seule raison pour laquelle l'instance précédente a admis qu'il existait un motif de révision au sens de l'art. 17 LPGA. La juridiction cantonale a en effet constaté que la doctoresse B.________ avait retenu le diagnostic de troubles dépressifs récurrents moyens avec syndrome somatique (F33.11) depuis mai 2021 (rapport du 30 septembre 2022), tandis que les précédents experts mandatés par l'office intimé lors de la procédure initiale avaient posé les diagnostics de trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère (F33.2) et de trouble de la personnalité dépendante (F60.7; rapport des docteurs F.________ et G.________, tous deux spécialistes en psychiatrie et psychothérapie, du 28 mai 2018). Les premiers juges ont par ailleurs exposé de manière convaincante que l'assurée ne pouvait pas être suivie lorsqu'elle soutenait que le passage d'un épisode dépressif sévère à moyen ne constituait pas un motif de révision: d'une part, l'amélioration de l'état psychique - non passagère - que ce changement de diagnostic dénotait était susceptible de constituer un des éléments importants pouvant justifier une révision au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA; d'autre part, la doctoresse B.________ ne s'était pas limitée à ce passage à un diagnostic de moindre gravité pour conclure à une incapacité de travail de 50 % (et non plus de 100 % comme auparavant) dans toute activité, sa conclusion reposant sur un examen complet et approfondi de la situation de l'assurée en conformité avec la grille d'analyse avec les indicateurs développés par le Tribunal fédéral. En outre, le diagnostic posé par la doctoresse B.________ n'était pas contredit par les médecins traitants de la recourante, qui avaient retenu des troubles dépressifs récurrents, épisode actuel léger (rapport du docteur C.________ du 21 mai 2021), respectivement moyen (rapport du docteur D.________ du 2 juin 2021). C'est ainsi dans ce contexte que l'instance précédente a considéré que le fait que l'assurée ne prenait plus de médicaments (au plan psychique) depuis 2019 constituait "par surabondance" un élément (supplémentaire) en faveur de la diminution de l'incapacité de travail de 100 % à 50 %, tout comme le fait que l'assurée ne consultait désormais son psychiatre traitant qu'une fois toutes les trois ou quatre semaines.