Citation: 9C_380/2024 E. 6.1

6.1. Au sujet de la déductibilité de "rétro-commissions" versées à D.________ et E.________ dans le cadre de l'activité indépendante exercée par le contribuable, la Cour de justice a considéré qu'il n'était pas possible de retenir qu'il s'agissait de frais commercialement justifiés. Elle a en substance retenu que le prénommé D.________ n'avait pas daté une attestation produite à l'occasion de la procédure cantonale et que le tableau auquel il se référait (et qui faisait état des différents montants perçus) ne mentionnait pas la date de réception des fonds. L'écrit du prénommé E.________ faisait uniquement état du fait qu'il aurait reçu, en espèces, les montants ressortant du tableau annexé à son courrier. Pour les juges cantonaux, aucune des deux attestations n'indiquait qu'il s'agissait de rétro-commissions ou d'une autre forme de rémunération. Par ailleurs, aucune pièce, comme des factures, des contrats ou des échanges de correspondance, ne fournissait d'information permettant de qualifier les montants prétendument remis aux deux "partenaires commerciaux" et d'en vérifier la justification commerciale. Partant, même à supposer que les sommes en question eussent effectivement été reçues par ces partenaires, aucune pièce ne permettait d'attribuer à une opération en particulier les montants que ces derniers indiquaient avoir perçus en espèces ou par virement bancaire.