Citation: 5C.230/2003 17.02.2004 E. 6

La défenderesse soutient par ailleurs que l'autorité cantonale aurait dû inclure, dans l'évaluation de son niveau de vie pendant la séparation, le montant de 1'700 fr. par mois que cette juridiction a ajouté à ses ressources propres au titre de rendement de sa fortune, diminuant ainsi d'autant la contribution d'entretien due par le demandeur. Selon les constatations de la cour cantonale, la somme de 1'700 fr. par mois correspond à un rendement de l'ordre 3% sur les 655'000 fr. reçus par l'épouse lors de la liquidation du régime matrimonial. Il appert en outre de l'arrêt entrepris que ce montant était payable le 28 février 2001. Les juges précédents ne sauraient dès lors se voir reprocher d'avoir abusé de leur pouvoir d'appréciation en considérant qu'il n'y avait pas lieu d'en tenir compte dans l'évaluation du train de vie de l'épouse durant la séparation, intervenue en 1989 déjà.