Citation: 1C_242/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que les autorités avaient fait modifier le projet de façon à assurer une visibilité optimale des sorties sur la route. Les autorités avaient également imposé un sens d'arrivée unique des camions, qui devraient dès lors effectuer un demi-tour au giratoire situé au carrefour situé plus à l'est pour pouvoir s'engager dans la manoeuvre. Il est en outre prévu que les livraisons surviennent en dehors des heures de pointe. Compte tenu de ceci et vu que la situation du projet, en pleine traversée de localité, implique des vitesses adaptées sur ce tronçon, la cour cantonale a jugé que la sécurité de tous les usagers était assurée; l'accès se révélait ainsi suffisant. Revenant sur la problématique de la coordination, la recourante déplore que la création du passage piéton avec signalisation lumineuse ne soit pas garantie, de même que la suppression du trottoir. Or ces aménagements, à supposer qu'ils ne puissent être réalisés, n'entravent pas l'accès au point que celui-ci doive être considéré comme insuffisant au sens des art. 19 et 22 LAT. En effet, à teneur de l'arrêt attaqué, il existe déjà un passage piéton traversant la route à proximité du giratoire sis à l'est de l'accès litigieux. S'agissant du trottoir, si celui-ci devait, à l'encontre des intentions de la commune, être maintenu, on ne voit pas en quoi il entraverait l'accès au commerce projeté de sorte à le rendre insuffisant. La recourante n'expose au demeurant pas en quoi tel serait le cas. Par rapport à la circulation routière, la manoeuvre décrite par les plans de situation au dossier apparaît certes délicate mais, vu les circonstances, demeure acceptable. Elle concerne deux à trois entrées de camion par jour. Selon les observations de la cour cantonale, qui a visité les lieux, le tronçon en cause est situé en plein centre de village sur lequel les usagers circulent à une vitesse qui n'entrerait pas en conflit avec ce type de manoeuvre. En outre, le recours à un employé tiers pour aider le chauffeur dans la manoeuvre du poids-lourd concourra au bon déroulement de l'opération. Aussi, le fait que certaines normes VSS ne soient pas respectées ne saurait être décisif en l'espèce puisque l'accès concerne le cas très particulier d'une place de livraison utilisée selon des horaires prévisibles pour un seul et même livreur, et non de places de stationnement qui impliqueraient un nombre et une fréquence indéterminés de mouvements de véhicules. C'est à cet égard de façon appellatoire que la recourante affirme que les manoeuvres en cause ne seront pas ponctuelles, rien n'étayant cette allégation. Il en va de même des considérations de la recourante quant au caractère illusoire de l'aide d'un employé tiers pour la manoeuvre. Le grief doit par conséquent être rejeté.