Citation: 5A_567/2008 31.03.2009 E. 3

La cour cantonale a retenu que les époux avaient eu leur dernier domicile commun en Suisse et a en conséquence appliqué le droit suisse des régimes matrimoniaux, conformément à l'art. 54 al. 1 let. b LDIP. Se référant à l'art. 96 let. a LTF, la recourante se plaint d'une mauvaise application de l'art. 54 LDIP. Elle soutient que les époux n'ont jamais eu de domicile commun en Suisse, de sorte que c'est l'art. 54 al. 2 LDIP qui serait applicable, et, partant, leur droit national commun belge. Les juges cantonaux auraient ainsi dû constater que les époux n'avaient pas passé de contrat de mariage et appliquer d'office le droit belge de la communauté de biens, conformément à l'art. 16 LDIP. Dans la mesure où la recourante ne soutient pas que le régime de la séparation de biens - auquel elle n'a pas valablement contesté être soumise (cf. consid. 4 infra) - aurait des conséquences distinctes en droit suisse et en droit belge, la question de l'existence d'un domicile commun des époux en Suisse et de l'application de l'art. 54 al. 2 LDIP peut être laissée ouverte.