Citation: 4A_40/2017 E. 4.2

4.2. Selon le recourant, la Formation aurait violé la garantie ainsi définie en s'abstenant de dire dans sa sentence quel droit elle a appliqué et pourquoi elle n'a pas appliqué celui qu'il avait plaidé, droit qui correspondait pourtant à celui prévu par la réglementation applicable de la FIFA et du TAS, ainsi que par un accord passé entre elle et les parties. A l'en croire, la Formation n'aurait pas cherché à connaître et à appliquer les dispositions juridiques pertinentes à la question de savoir si le joueur était effectivement au bénéfice d'un juste motif de résiliation des rapports de travail. L'eût-elle fait qu'elle aurait dû écarter les prétentions de l'intimé. Le moyen n'est pas fondé. Il suffit de lire la sentence pour constater que la Formation a consacré tout un chapitre au droit applicable (n. 6, p. 12 à 14), dans lequel elle s'est réservé expressément la possibilité d'appliquer le droit suisse à titre subsidiaire, en conformité avec les règles topiques du TAS et de la FIFA (n. 6.9 p. 14). Passant ensuite à l'examen des faits de la cause, elle a analysé par le menu le comportement adopté par chacune des parties pour en tirer la conclusion intermédiaire que le joueur était en droit de résilier le contrat pour juste cause à la date du 19 juin 2011 (sentence, n. 8.6 à 8.28, p. 26 à 30). Sur cette base, elle a jugé que le recourant devait verser à l'intimé la partie non prescrite des salaires en souffrance (sentence, n. 8.29 à 8.43). Appliquant enfin les critères de calcul fixés à l'art. 17 al. 1 RSTJ, la Formation a indiqué les raisons, telle la spécificité du sport, pour lesquelles elle estimait devoir ramener à zéro la prétention élevée par le joueur du chef de la résiliation du contrat par le recourant sans juste cause (sentence, n. 8.44 à 8.49). Quoi qu'en dise le recourant, la Formation n'a nullement méconnu son droit d'être entendu, en argumentant de la sorte. Ce qu'il lui reproche en réalité, sous le couvert du grief relatif à cette garantie, c'est de ne pas avoir appliqué telle ou telle disposition légale jugée par lui applicable, voire, plus simplement, de l'avoir mal appliquée. Semblables reproches n'entrent toutefois pas dans le cadre des griefs énoncés exhaustivement à l'art. 190 al. 2 LDIP.