Citation: 4A_313/2018 E. B

B.a. Le 2 juillet 2013, A.________ a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une requête de conciliation dirigée contre Z.________. Le 24 juin 2014, il a déposé une demande en paiement devant ce même tribunal. En dernier lieu, il a porté ses conclusions à 330'818 fr. 40 plus intérêts, à titre de remboursement des frais qu'il avait engagés pour défendre ses intérêts dans différentes procédures postérieures au dépôt de la plainte pénale contre C.________. Plus précisément, il prétendait aux montants suivants: - Fr. 130'319.56 pour la procédure pénale italienne (let. A.j supra); - Fr. 164'687.80 pour la procédure civile genevoise (let. A.k supra); - Fr. 14'077.40 pour la procédure civile italienne (let. A.m supra); - Fr. 26'723.95 pour la procédure pénale genevoise (let. A.m supra); - Fr. 55'009.67 à titre des droits de greffe, dépens et frais divers. Le total des prétentions ascendait ainsi à 390'818 fr. 40, soit 330'818 fr. 40 après déduction des 60'000 fr. déjà versés par la défenderesse (let. A.l supra). B.b. Le demandeur a sollicité l'audition, en qualité de témoins, de ses deux confrères italiens D.________ et E.________. Il a en outre produit deux courriers des 6 et 7 juin 2012, dans lesquels les prénommés relataient les circonstances du dépôt de la plainte pénale contre C.________ (pièces 73 et 74). La défenderesse s'est opposée à de tels moyens de preuve qu'elle tenait pour illicites, les deux avocats étant soumis au secret professionnel. Le Tribunal de première instance a procédé à l'audition des intéressés, après les avoir rendus attentifs à leur droit de refuser de collaborer. La défenderesse ne les avait toutefois pas libérés de leur secret professionnel. B.c. Par jugement du 17 mai 2017, le Tribunal de première instance a rejeté la demande. Il a refusé d'écarter les témoignages des deux avocats italiens sans égard à la possibilité qu'ils aient été recueillis en violation de règles déontologiques, dès lors qu'ils étaient nécessaires pour établir les circonstances et le déroulement de la réunion du 1er juin 2009. Sur le fond, le tribunal a jugé que les parties avaient été liées par un contrat de mandat et que la question du remboursement des frais devait s'examiner à l'aune de l'art. 402 CO. Les frais dont l'avocat demandait le remboursement étaient certes une conséquence indirecte de son activité de mandataire, mais n'étaient pas liés à l'exécution proprement dite de son mandat et n'étaient pas nécessaires à celle-ci. L'avocat ne pouvait donc pas se fonder sur l'art. 402 al. 1 CO, sauf à démontrer que sa cliente avait ratifié les démarches entreprises ou qu'un accord avait été passé quant à la prise en charge de ces frais. Or, ni l'une ni l'autre de ces hypothèses n'était établie. A titre superfétatoire, le tribunal a constaté que la plainte pénale contre C.________ avait été déposée sans l'accord formel de la cliente. Certes, le principe du dépôt de cette plainte avait été accepté par la cliente dès le début du mandat et confirmé au début de la séance du 1er juin 2009; toutefois, au lendemain de celle-ci, le demandeur avait mis son mandat à disposition, attendant que sa cliente se détermine quant à la poursuite ou non de sa mission. Son mandat étant en suspens, il ne pouvait pas déposer la plainte pénale sans s'assurer au préalable que l'intéressée y consentait toujours malgré leurs divergences en cours. B.d. Par arrêt du 10 avril 2018, la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par le demandeur.