Citation: 5A_183/2019 E. 5.2

5.2. Comme l'a rappelé l'autorité cantonale, la compensation - moyen libératoire invoqué - ne peut être retenue en procédure de mainlevée définitive que si la créance compensante ressort elle-même d'un titre exécutoire ou est admise sans réserve par le poursuivant (ATF 136 III 624 consid. 4.2.1). En cas d'extinction partielle de la dette, la mainlevée définitive ne peut être refusée pour la partie éteinte que si le poursuivi établit par titre le montant correspondant à l'extinction, faute de quoi la mainlevée doit être prononcée pour l'entier de la dette (ATF 124 III 510 consid. 3b). Le recourant ne démontre pas que ces conditions seraient remplies en l'espèce. En substance, il se plaint d'être astreint à payer " à double la pension ", alors que l'autorité cantonale n'a pas vérifié au préalable les raisons pour lesquelles son ex-épouse " a déclaré le règlement de sa pension ", qui serait pourtant " réglée " d'après les dires du " fiscaliste certifié " de l'intéressée; il reproche en outre à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération " l'accord tacite et de bonne foi " relatif aux frais de la maison. Une telle argumentation ne comporte toutefois aucune réfutation des motifs de l'arrêt attaqué ( cf. supra, consid. 5.1), le recourant se limitant à exposer sa propre thèse. A cet égard, il n'est pas inutile de rappeler que la preuve du moyen libératoire - tant dans son principe que dans sa quotité - lui incombait; il n'appartenait donc pas à sa partie adverse de produire ses déclarations d'impôts et ses relevés bancaires. Enfin, vu la nécessité d'une preuve littérale, l'accord " tacite et de bonne foi " allégué est d'emblée inefficace, sous réserve d'un accord de l'intimée qui n'est précisément pas établi en conformité avec les exigences de la procédure de mainlevée. Pour le surplus, le recours repose sur des faits qui ne trouvent aucun appui dans la décision attaquée (propos de l'intimée devant les parents du recourant; accord des parties sur un retrait " des plaintes "; prises de position de l'avocat et du fiscaliste certifié de l'intimée; acquisition d'appartements par l'intimée à Genève et Buenos Aires; déclaration de l'intimée dans un " document officiel " confirmant les pensions perçues sur la base de " l'accord tacite "); autant qu'elles sont intelligibles, ces allégations sont irrecevables (art. 99 al. 1 LTF).