Citation: 6B_411/2018 E. 1

En l'espèce, le recourant indique qu'au moment de déposer plainte pénale il a réservé ses droits sur le plan civil par la déclaration suivante: " Le comportement de M. X.________ a non seulement engorgé la chaîne pénale de l'Etat de Fribourg, puisque le dépôt de plainte de mon ancienne épouse a monopolisé le Ministère public et engendré des frais, mais il a aussi causé un préjudice financier certain puisque j'ai dû avoir recours aux services d'un avocat. Je me porte ici partie civile et je chiffrerai mes prétentions à un stade ultérieur de la procédure " (mémoire de recours, p. 2). Il s'ensuit non seulement que le recourant ne chiffre pas ses conclusions en réparation d'un éventuel dommage, mais que celui-ci paraît essentiellement constitué de frais d'avocat engagés dans le cadre de la procédure pénale dirigée contre lui. Or, de telles prétentions ne constituent manifestement pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, puisque l'indemnisation à raison de ces frais est prévue par le droit de procédure (soit notamment l'art. 429 CPP concernant le prévenu acquitté). De surcroît, en tant que le recourant allègue aussi un préjudice moral (qu'il ne chiffre toutefois pas), il est constant que sa plainte est dirigée contre un Préposé à l'office des poursuites et le recourant n'allègue d'aucune manière que les faits reprochés à l'intéressé seraient totalement étrangers à sa fonction. En ce domaine, la responsabilité incombe exclusivement au canton et non à la personne supposément fautive (cf. art. 5 LP). Par ailleurs, selon son article premier, la loi fribourgeoise sur la responsabilité civile des collectivités publiques et de leurs agents (RS/FR 16.1) régit la responsabilité des collectivités publiques pour le préjudice que leurs agents causent d'une manière illicite à autrui dans l'exercice de leurs fonctions (al. 1 let. a). Les collectivités publiques répondent du préjudice que leurs agents causent d'une manière illicite à autrui dans l'exercice de leurs fonctions (art. 6 al. 1). Le lésé ne peut faire valoir aucune prétention contre l'agent (art. 6 al. 2). Le canton de Fribourg ayant ainsi fait usage de la faculté réservée à l'art. 61 al. 1 CO, le recourant ne disposerait, le cas échéant, que d'une prétention de droit public à faire valoir non pas contre l'auteur présumé contre lequel il a dirigé sa dénonciation, respectivement sa plainte, mais contre l'Etat. Selon la jurisprudence constante, de telles prétentions ne peuvent être invoquées dans le procès pénal par voie d'adhésion et ne constituent donc pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 LTF (ATF 138 IV 86 consid. 3.1 p. 88; 133 IV 228 consid. 2.3.3 p. 234; 128 IV 188 consid. 2 p. 190 ss). Il s'ensuit que, contrairement, à ce qu'affirme le recourant (mémoire de recours, p. 3), la question de la personne du débiteur (l'Etat ou son agent) ne peut rester ouverte puisqu'elle conditionne la recevabilité du recours en matière pénale. Les explications du recourant ne suffisent donc pas à démontrer qu'il a qualité pour recourir au regard de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.