Citation: 1P.682/2001 22.01.2002 E. 3

Sur le fond, le recourant persiste à considérer que les juges de la Chambre d'accusation seraient récusables tant en vertu du droit cantonal que des garanties découlant de la Constitution et de la CEDH: en ayant statué préalablement sur le recours de B.________, ils auraient manifesté leur opinion prématurément au sujet de son propre recours. 3.1 Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 91 OJ/GE: à l'occasion du recours de B.________, les juges de la Chambre d'accusation auraient à tout le moins écrit sur le différend (art. 91 let. a OJ/GE), et émis leur opinion prématurément (art. 91 let. e OJ/GE). Le Plenum a toutefois, au moins implicitement, écarté cette argumentation en relevant qu'une interprétation a contrario de l'art. 91 let. c) OJ/GE excluait la récusation des magistrats qui avaient précédemment connu de la cause dans la même juridiction. Or, le recourant n'expose pas, comme l'exige l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi cette interprétation, qui est du reste conforme au texte de la disposition précitée, serait arbitraire. 3.2 Selon la garantie d'impartialité, qui découle tant de l'art. 30 Cst. que de l'art. 6 par. 1 CEDH, est récusable un magistrat présentant une apparence de prévention en raison de ses déclarations ou de son comportement. L'intervention d'un magistrat à plusieurs stades d'une même procédure peut également constituer un motif de récusation, suivant les diverses fonctions exercées par le magistrat et les questions qu'il a été appelé à résoudre dans ce cadre. En revanche, le fait qu'un magistrat ait précédemment statué, dans une cause différente mais sur un même état de fait, ne saurait imposer sa récusation (cf. ATF 115 Ia 40).