Citation: 5C.55/2001 19.06.2001 E. A

A.- X.________, né le 3 avril 1949, célibataire, a notamment été condamné, le 5 mars 1987, à neuf mois d'emprisonnement pour débauche contre nature par métier et opposition aux actes de l'autorité; le 7 octobre 1991, à sept mois d'emprisonnement pour attentat à la pudeur des enfants de moins de seize ans et tentative de débauche contre nature; le 6 septembre 1995, à quatre ans de réclusion sous imputation de la détention préventive subie, pour actes de nature sexuelle commis sur des enfants, violence envers les autorités et infractions à la loi sur la circulation routière. Par arrêt du 17 mars 1998, le Tribunal administratif du canton de Genève a ordonné la libération conditionnelle du recourant dès le 15 avril 1998 et lui a imparti un délai d'épreuve de cinq ans avec patronage et obligation de se soumettre à un soutien thérapeutique prodigué par un psychologue, un psychothérapeute ou un médecin. Par courrier du 17 décembre 1998, le Service cantonal du patronage a fait part à la Commission cantonale de libération conditionnelle des difficultés qu'éprouvait le recourant à gérer sa situation administrative, financière et sociale, ainsi que du fait qu'il ne s'était pas soumis au traitement médical prescrit et ne suivait pas les directives qui lui étaient données. Dès lors, les rentes dont il bénéficiait (environ 2'800 fr. par mois) étaient versées directement en mains du Service du patronage. Pour son logement, un appartement de deux pièces avait été mis à sa disposition, mais après avoir été d'accord d'en prendre possession, il n'avait pas voulu signer le bail. Le Service du patronage relatait aussi que, le 4 décembre 1998, le recourant avait réclamé, dans les locaux de ce service, le solde de ses rentes, avait fait du scandale, puis menacé d'incendier les locaux et lancé en direction du personnel sa prothèse dentaire, qu'il n'était pas venu récupérer malgré les démarches entreprises.