Citation: 6B_1277/2019 E. 3

Les motifs au sens de l'art. 42 al. 1 LTF doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). Par ailleurs, dans le recours en matière pénale, le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire dans la constatation des faits (sur cette notion, v. ATF 141 I 49 consid. 3.4 p. 53 et les références citées; ATF 140 I 201 consid. 6.1 p. 205). Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368 et les références citées). En l'espèce, le recourant a été condamné à 12 mois de privation de liberté avec sursis pour escroquerie. Dans le document envoyé par télécopie, il relève que l'enquête qui a conduit à sa condamnation a débuté 13 ans auparavant, il expose, dans les grandes lignes l'objet de cette enquête, certaines des mesures d'instruction qui ont été réalisées, ainsi que les mesures prises à son égard. Il souligne aussi avoir été empêché de travailler en Suisse durant 8 années à cause de la fermeture de son cabinet médical, avoir été amené dans un hôpital psychiatrique, puis convoqué deux fois au tribunal, avant de restituer, dans les grandes lignes, le dispositif de la décision querellée. Ces développements ne contiennent aucune discussion des faits répondant aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Ils ne permettent pas plus de comprendre précisément quels points de la décision de dernière instance cantonale seraient contestés en droit et pourquoi. Il suffit, à cet égard, de souligner que la cour cantonale a dûment retenu, au stade de la fixation de la peine, que le recourant n'avait, personnellement, retiré aucun avantage direct des infractions jugées (arrêt entrepris consid. 9.2.2 p. 70) et qu'elle a, de même, réduit la sanction d'environ un tiers pour tenir compte d'une violation du principe de célérité (arrêt entrepris consid. 9.2.4 p. 71). Elle n'a pas ignoré non plus les allégations du recourant relatives à sa réputation en qualité de praticien et à sa situation financière, mais a nié que cela puisse être pris en considération au regard de l'art. 54 CP, parce qu'il ne s'agissait que de conséquences indirectes des agissements répréhensibles du recourant et que l'atteinte à sa réputation avait, de toute manière, résulté plus du bouche à oreille de ses anciens patients que d'éventuelles publications dans les médias. En se bornant à répéter ces doléances, le recourant ne développe, sur ce point non plus, aucune argumentation de nature à justifier un réexamen de la solution adoptée par la cour cantonale.