Citation: 5A_327/2020 E. A

A.a. Le 19 décembre 2018, B.________ SA et A.________ SA ont signé un contrat intitulé " contrat de prestations de service ", aux termes duquel la première s'engageait à fournir à la seconde des prestations logistiques de traitement des commandes (ch. 3) ainsi qu'à mettre à sa disposition une surface fixe cloisonnée et fermée de 250 m2, plus deux clefs pour y accéder (ch. 2), en contrepartie d'un montant annuel de 100 fr. par mètre carré (annexe 1). Le chiffre 7 du contrat prévoit que B.________ SA établit une facture mensuelle pour l'exécution de ses prestations, payable dans un délai de dix jours. Le contrat stipule également que " toute modification apportée au présent contrat doit être validée par les deux parties et prendra la forme écrite " (ch. 12.1). A.b. Le 16 août 2019, le conseil de B.________ SA a écrit à A.________ SA que celle-ci n'avait pas payé des loyers et des charges relatifs à " la surface fixe cloisonnée et fermée de 250 m2 dans la zone I ", selon le contrat de prestation de services du 13 (sic) décembre 2018, à " la surface supplémentaire de 40 m2 dans la zone 3 ", selon un contrat de bail oral d'une durée indéterminée, ainsi qu'à une surface supplémentaire de 20 m2. A.c. Le 20 septembre 2019, B.________ SA a adressé à A.________ SA trois formules officielles de résiliation de bail pour les surfaces de 250 m2, 40 m2et 20 m2, avec effet au 31 octobre 2019. Le motif de résiliation invoqué était le non-paiement de loyer, selon l'art. 257d CO.