Citation: 1B_10/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant est prévenu non seulement de lésions corporelles simples, mais aussi de mise en danger de la vie d'autrui, dans la mesure notamment où la strangulation de la première plaignante aurait pu avoir des conséquences plus graves qu'un évanouissement. Quoiqu'il en soit, les deux mois de détention provisoire requis par le Ministère public se situent nettement en-dessous des peines prévues aux art. 123 CP (lésions simples) et 129 CP (mise en danger de la vie d'autrui). Le recourant indique qu'il risque de perdre sa place d'apprentissage, en produisant un message électronique de son actuel employeur à son avocat. Comme le relève la cour cantonale, les nécessités d'ordre professionnel ne sauraient faire échec à une mesure de détention provisoire justifiée par un risque de réitération. Il ne résulte d'ailleurs pas du message précité que la perte d'emploi serait imminente. Cela étant, la question de la proportionnalité de la détention provisoire devra être soigneusement réexaminée à l'échéance fixée.