Citation: 2C_615/2019 E. 7

En dernier lieu, le recourant souligne qu'il séjourne en Suisse depuis plus de neuf ans. Le recourant a obtenu une autorisation de séjour en octobre 2010 et celle-ci a été révoquée en juin 2017. La durée du séjour légal est donc inférieure à dix ans. Or, selon la jurisprudence, dans une telle configuration, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse ne porte atteinte au droit au respect de la vie privée tel que consacré à l'art. 8 par. 1 CEDH que si la personne étrangère fait preuve d'une forte intégration en Suisse (ATF 144 I 266; arrêts 2C_686/2019 du 3 octobre 2019 consid. 7.1; 2C_733/2019 du 3 septembre 2019 consid. 3.2), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence (cf. supra consid. 5.8). Le recourant, qui n'invoque du reste pas l'art. 8 par. 1 CEDH, ne peut donc rien déduire de la durée de son séjour.