Citation: 6B_236/2013 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante soutient à nouveau que l'intimé avait passé seul ses ordres à la banque et qu'il avait dissimulé ses agissements. Elle invoque à cet égard les déclarations d'un témoin. Cela étant, il ne peut être déduit du fait que les ordres auraient été passés par l'intimé seul que des tiers n'ont pas été informés, par la suite, de ses agissements. La recourante ne conteste pas de manière motivée que les opérations passées faisaient l'objet d'une confirmation par la banque et que des réunions étaient régulièrement organisées afin de discuter de la couverture du risque de change et d'étudier les avis bancaires, ce qui permet d'exclure que des opérations, qui auraient été conclues par l'intimé seul, seraient restées ignorées au sein de la recourante. En tout état de cause, la recourante n'explique pas en quoi le simple fait que les ordres étaient passés par l'intimé seul - ce qui pouvait, le cas échéant, ne pas être conforme aux pouvoirs dont il disposait - serait constitutif d'une infraction de gestion déloyale.