Citation: 4P.284/2005 01.02.2006 E. B

Le 30 octobre 2002, la masse en faillite a déposé en conciliation, auprès des autorités judiciaires genevoises, quatorze demandes distinctes dirigées contre des anciens administrateurs de X.________, dont A.________, qu'elle tenait pour responsables conjointement de la ruine de la société. Elle a réclamé leur condamnation solidaire au paiement de 30 millions de francs, en alléguant que cette somme correspondait uniquement à la part du préjudice résultant de la faillite de X.________ imputable aux quatorze personnes citées, à l'exclusion de la partie du préjudice éventuellement imputable à d'autres organes ou à des tiers. La masse en faillite a retiré ou n'a pas introduit l'ensemble de ces demandes en paiement, à la suite de transactions conclues avec trois défendeurs, dont D.________. En fonction de ces accords, elle a réduit ses conclusions en paiement au montant de 24 millions de francs à l'encontre des onze défendeurs restant. Sept d'entre eux, dont A.________, ont formé des demandes d'appel en cause. A.________ a annoncé l'appel en cause de Y.________, de W.________ et de D.________. En août 2004, Y.________, W.________ et D.________ ont adressé une lettre aux défendeurs, contestant le bien-fondé des prétentions récursoires et excipant de la prescription. Par jugement du 2 février 2004, le Tribunal de première instance du canton de Genève a déclaré les appels en cause irrecevables. Le 16 septembre 2005, la Cour de justice a rejeté les appels formés par cinq défendeurs, dont A.________, et confirmé le jugement du 2 février 2004, déboutant au surplus les parties de toutes autres conclusions sur incident d'appel en cause. A l'appui de leur décision, les juges cantonaux se sont fondés sur deux motifs distincts. Ils ont considéré en substance que les appels en cause ne se justifiaient pas, premièrement parce que les créances récursoires des appelants n'apparaissaient pas comme vraisemblables et, deuxièmement, parce que l'admission d'autres parties à la procédure entraînerait une complication excessive du procès.