Citation: 6B_644/2021 E. 1.7.2

1.7.2. Le recourant soutient que la cour cantonale se serait manifestement trompée dans son appréciation des preuves scientifiques en retenant que les examens médicaux et les analyses ADN ne permettaient ni de confirmer, ni d'infirmer la version de l'intimée. Il prétend que ces preuves seraient en contradiction avec les déclarations de l'intimée. Selon lui, alors même que les examens médicaux ne relèvent pas de lésion, l'intimée aurait indiqué avoir subi des violences physiques de la part du recourant, dès lors qu'elle avait indiqué qu'il s'était "jeté" sur elle et qu'elle n'avait pas pu l'en empêcher, faute de force, et qu'elle aurait indiqué avoir été maintenue au niveau des poignets. En réalité, le recourant s'écarte des faits retenus en prétendant que l'intimée aurait indiqué avoir subi des violences physiques, de plus il se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Au demeurant, contrairement à ce qu'il semble penser, le fait qu'un individu se jette sur sa victime de telle sorte qu'elle soit empêchée de résistance, faute de force, et qu'elle soit maintenue au poignet n'implique pas forcément des violences physiques, qui plus est, laissant des traces de lésion. S'agissant des analyses ADN, le recourant se borne à rediscuter l'appréciation de la cour cantonale de manière purement appellatoire en affirmant que même en l'absence d'éjaculation à proprement parler, une quantité de sperme, ne serait-ce qu'infime, aurait dû être retrouvée sur le lit s'il y avait eu effectivement un rapport sexuel. Pour le surplus, le recourant prétend que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que les attestations de la psychologue et de la psychiatre permettaient d'attester d'un état de stress post-traumatique, de l'évocation en thérapie du viol par l'oncle et de la crédibilité de la victime. Le recourant rediscute, de manière purement appellatoire, l'appréciation de la cour cantonale, en particulier lorsqu'il soutient que l'attestation de la psychiatre datée du 18 septembre 2020 aurait été produite uniquement en vue de l'audience en première instance, que les attestations médicales ne permettraient aucunement de retenir que le stress post-traumatique serait consécutif à une agression sexuelle et que les certificats se baseraient uniquement sur les déclarations de l'intimée. Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait que l'attestation de la psychiatre puisse avoir été établie peu avant l'audience de première instance pourrait avoir une quelconque incidence sur le crédit à lui donner. D'autant plus que l'intimée, lors de l'audience d'appel a expliqué qu'elle était toujours suivie par une psychiatre et qu'elle a produit un certificat médical attestant que le suivi était continu et régulier. En outre, les certificats mettent clairement en lien l'état de stress post-traumatique avec le viol qu'elle avait subi. Finalement, le recourant perd de vue que bien que le travail psychothérapeutique se base sur les déclarations de la patiente, il n'en reste pas moins que la psychiatre a pu apprécier et porter un jugement sur la crédibilité du récit de sa patiente. En effet, il ressort de l'attestation de la Dresse L.________ que "durant le suivi psychiatrique et psychothérapeutique, [l'intimée] évoque à plusieurs reprises l'épisode de viol avec une importante souffrance psychique et un vécu d'impuissance constant et superposable au fil du temps, ce qui rend son récit crédible". Partant, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que l'intimée souffrait d'un état de stress post-traumatique dont le viol était l'une des causes et qu'elle était crédible. Au vu de ce qui précède, le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.