Citation: 6B_162/2018 E. 2.7

2.7. La cour cantonale a considéré qu'une peine de 240 jours-amende était appropriée au regard de la faute du recourant. Compte tenu des trois causes d'atténuation de la peine (repentir sincère, tentative et écoulement du temps), la peine de 240 jours-amende devait être réduite de moitié, à 120 jours-amende. Elle aurait prononcé une peine hypothétique d'ensemble de 360 jours-amende, soit le maximum légal de ce genre de peine, si elle avait eu à connaître, en sus des infractions pour lesquelles le recourant était condamné ce jour, également des infractions déjà jugées le 13 novembre 2012 par le Tribunal pénal économique du canton de Fribourg (faux dans les titres et obtention frauduleuse d'une constatation fausse). La peine pécuniaire déjà prononcée, soit 270 jours-amende, devait être déduite de cette peine hypothétique, ce qui donnait une peine complémentaire de 90 jours-amende. Compte tenu des actes de blanchiments retenus, soit cinq virements bancaires d'un montant total de 60'900 euros et une tentative de prélèvement d'espèces à hauteur de 80'000 euros (art. 22 al. 1 CP), de la faute qualifiée de plutôt grave et des circonstances atténuantes résultant de l'application des art. 48 let. d et 48 let. e CP, mais également de la peine pécuniaire de 270 jours-amende déjà infligée au recourant pour des faits postérieurs, la peine complémentaire de 90 jours-amende à laquelle aboutit en définitive la cour cantonale ne procède ni d'un excès, ni d'un abus de son pouvoir d'appréciation.