Citation: 1C_279/2016 E. 3.2

3.2. Les recourants reprochent d'abord à la Cour de justice de ne pas avoir mentionné que sur les cinq juges ayant participé à l'inspection locale, l'un a été remplacé par un autre juge lors des délibérations. Vu le raisonnement qui suit (cf. infra consid. 4), cet élément n'est pas susceptible d'avoir une incidence sur l'issue de la procédure. Les intéressés font grief ensuite à l'instance précédente d'avoir résumé de façon incomplète le préavis de la CMNS du 9 septembre 2014 et d'avoir omis de mentionner le passage selon lequel "les indications constructives de l'ascenseur ne répondent pas aux critères de conservation du patrimoine". Ce grief doit être rejeté puisque, si la CMNS a relevé que l'ascenseur ne répondait en l'état pas aux critères de conservation du patrimoine, elle a fixé les conditions permettant d'y remédier avant l'ouverture du chantier; l'autorisation de construire a expressément repris ces conditions. La cour cantonale n'a ainsi pas établi les faits de manière insoutenable en ne mentionnant pas ce point. Les recourants critiquent encore la Cour de justice en ce qu'elle a constaté que "l'objectif à terme de la rénovation de cet immeuble est sa vente", alors que cet objectif ne serait pas établi et serait inconnu à ce jour. Ce grief peut être d'emblée écarté, puisque la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant ce fait puisqu'elle s'est fondée sur une déclaration d'un liquidateur de G.________ SA. Les recourants n'expliquent aucunement les motifs pour lesquels il serait insoutenable de prendre en compte ladite déclaration. Enfin, les recourants estiment que la contradiction quant à la surface de la nouvelle pièce dans les combles, 24 m 2 dans la partie "en fait" et 25 m 2 dans la partie "en droit" permet de déduire un établissement arbitraire des faits. La divergence d'1 m 2est une erreur de plume que le Tribunal de céans rectifie d'office (art. 105 al. 2 LTF) : il ressort des plans figurant au dossier et visés ne varietur par le Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie que la surface est de 24 m 2. Les recourants soutiennent donc en vain que ladite surface est inconnue à ce jour. Le grief d'administration arbitraire des preuves que formulent à cet égard les recourants - qui avaient sollicité une expertise notamment pour calculer la surface de cette future pièce - doit également être rejeté pour les mêmes motifs. En définitive, mal fondé, le grief de l'établissement arbitraire de ces quatre faits doit donc être rejeté.