Citation: 6B_1062/2013 E. 3.4

3.4. En l'espèce, il incombe au recourant d'établir l'ampleur de son préjudice, soit la valeur de l'objet dont il a été privé. Le recourant entend démontrer que cette valeur s'élèverait à quelque 12'000 fr., ce qui s'entendrait, selon les pièces produites, d'une montre « Panerai Luminor 1950 8 days GMT » authentique. L'authenticité de l'objet constituant une caractéristique intrinsèque de celui-ci, qui ne peut être que donnée ou non, le caractère non authentique ne constitue pas un fait distinct dont le fardeau de la preuve pourrait être mis, simultanément à la charge de l'Etat de Genève, mais une simple contestation par ce dernier de l'allégation dont la preuve incombe au recourant (v. déjà: ATF 86 II 51 consid. 3b p. 55; DENIS PIOTET, in Commentaire romand, CC I, 2010, art. 8 CC n° 38). Conforme aux principes régissant l'application du droit fédéral, la décision entreprise ne procède, dès lors, pas d'une application arbitraire de la même norme à titre de droit cantonal supplétif.