Citation: 4C.82/2001 04.09.2001 E. 2

2.- a) Dans un premier moyen, les défendeurs reprochent à la cour cantonale d'avoir examiné le cas à la lumière des dispositions régissant le contrat de vente, alors qu'elle aurait dû appliquer, selon eux, les règles du contrat d'entreprise. b) En argumentant ainsi, les défendeurs formulent un grief qui n'a aucune incidence sur le dispositif du jugement attaqué et qui est en conséquence irrecevable, puisqu'ils ne peuvent faire valoir aucun intérêt à son examen (Poudret, COJ, n. 1.6.4 ad art. 43 OJ). De fait, la garantie pour défauts de l'ouvrage (art. 367 ss CO) trouve son pendant dans la garantie du vendeur à raison des défauts entachant la chose vendue (art. 197 ss CO; ATF 100 II 30 consid. 2 p. 32; Gauch, Le contrat d'entreprise, adaptation française par Benoît Carron, n. 1349; Engel, Contrats de droit suisse, 2e éd., p. 444), si bien que, à l'exemple de l'acheteur, le maître de l'ouvrage a le devoir de vérifier celui-ci et d'aviser immédiatement l'entrepreneur des défauts qu'il constate (Tercier, Les contrats spéciaux, 2e éd., n. 3518). De même, comme les règles sur la garantie en matière de vente et de contrat d'entreprise sont de droit dispositif, les parties peuvent y déroger dans les deux cas (Tercier, op. cit. , n. 513 et 3486); il en est en particulier ainsi des incombances du maître de l'ouvrage (Tercier, op. cit. , n. 3520). Peu importe dès lors, relativement au problème de l'avis des défauts, que les premiers juges aient qualifié de vente plutôt que de contrat mixte la convention liant les parties.