Citation: 9C_232/2007 05.03.2008 E. B

L'intéressée s'est opposée à la décision du 18 décembre 2002, la considérant comme une simple décision, et non comme une décision sur opposition, dans la mesure où il s'agissait du premier document développant une motivation. Elle concluait à la prise en charge par la caisse des soins prodigués par le docteur R.________, reprenait les mêmes arguments qu'auparavant et s'appuyait notamment sur des certificats établis par ses médecins traitants, les docteurs R.________ et V.________, allergologue et acupuncteur, confirmant la gravité de la dépression, pour contredire l'opinion des médecins-conseils. Par lettre du 23 janvier 2003, la caisse a indiqué à l'assuré qu'il lui était «loisible d'interjeter un recours auprès de l'autorité compétente» dans le délai légal mentionné dans la décision sur opposition du 18 décembre 2002. Le 6 février 2003, S.________ a recouru contre la décision sur opposition du 18 décembre 2002 devant le Tribunal administratif du canton de Genève. La caisse a conclu à l'irrecevabilité du recours au motif qu'il était tardif. Le jugement du Tribunal administratif genevois du 3 février 2004, déclarant irrecevable le recours pour les raisons invoquées par la caisse, a été annulé par le Tribunal fédéral des assurances (depuis le 1er janvier 2007, Ie et IIe Cours de droit social du Tribunal fédéral) et renvoyé à l'autorité de première instance pour jugement sur le fond (arrêt K 36/04 du 29 juin 2004).