Citation: 2C_79/2018 E. A

A.a. Ressortissant portugais né en 1973, X.________ est entré en Suisse une première fois en juillet 1990. Encore mineur, il a obtenu une autorisation de séjour en septembre 1990 pour vivre auprès de ses parents. Son permis a par la suite été prolongé à plusieurs reprises jusqu'au 31 mars 1995. Pendant cette période, l'intéressé a travaillé successivement pour plusieurs employeurs, en alternance avec des périodes de recherche d'emploi. Il est reparti au Portugal le 7 octobre 1994. Revenu en Suisse en 2000, X.________ s'est vu octroyer un permis B valable jusqu'au 31 juillet 2002 pour raisons de santé, qui a été prolongé jusqu'au 31 juillet 2007 pour raisons de santé sans activité lucrative. A.b. Par décision du 4 septembre 2003, X.________ a été mis au bénéfice d'un permis de séjour avec activité lucrative CE/AELE, valable jusqu'au 3 septembre 2008. Lors de sa demande de prolongation de l'autorisation de séjour en août 2008, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: Service de la population) a constaté qu'entre décembre 2002 et septembre 2008, l'intéressé avait dépendu à plusieurs reprises de l'assistance publique pour un montant total de 18'949 fr. Le Service de la population a toutefois renouvelé son autorisation de séjour jusqu'au 3 septembre 2009, tout en attirant son attention sur le fait que celle-ci pouvait être révoquée si la dépendance à l'aide sociale devait perdurer. Par la suite, l'autorisation a de nouveau été prolongée jusqu'au 3 septembre 2014. A.c. Dans le cadre de la demande de prolongation du permis B de X.________ d'août 2014, le Centre social régional de Morges-Aubonne-Cossonay a déclaré que l'intéressé dépendait du revenu d'insertion depuis décembre 2008 sans discontinuité. Le 12 février 2015, le Service de psychiatrie communautaire du CHUV (ci-après: Service de psychiatrie) a confirmé la présence d'un trouble psychique chez X.________ requérant un traitement psychiatrique intégré. Selon ledit service, à cette époque, sa capacité de travail était de 100%. Le 10 mars 2015, le Service de la population a prolongé l'autorisation de séjour de l'intéressé jusqu'au 9 mars 2016, eu égard au fait que celui-ci était au bénéfice de mesures d'insertion professionnelle mises en place par le Réseau de soutien et d'orientation vers le travail. A.d. Le 9 novembre 2016, le Service de la population a informé X.________ qu'il envisageait de refuser de lui prolonger son titre de séjour compte tenu de sa dépendance à l'aide sociale pour un montant de plus de 169'608 fr.