Citation: U 404/99 12.05.2000 E. 3

3.- a) En l'occurrence, la juridiction cantonale a nié l'existence de troubles somatiques en relation avec l'accident du 21 mai 1993. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis du docteur K.________, selon lequel il n'existe ni lésion des ligaments alaires (rapport du 23 janvier 1996) ni altération neuropsychologique (rapport du 19 juillet 1996). De son côté, le recourant fait siennes les opinions des docteurs H.________ (rapport du 28 août 1995), S.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation (rapport du 28 mars 1996) et W.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 18 juin 1998), selon lesquelles il souffrait encore, au mois de décembre 1994, de séquelles physiques de l'accident, sous la forme des affections précisément exclues par le docteur K.________. b) Selon la jurisprudence, le juge peut accorder valeur probante aux rapports et expertises établis par les médecins de la CNA aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité de son appréciation ni de soupçonner la prévention. Ce n'est qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés (ATF 125 V 353 consid. 3b/ee). En présence d'avis médicaux contradictoires, le juge doit apprécier l'ensemble des preuves à disposition et indiquer les motifs pour lesquels il se fonde sur une appréciation plutôt que sur une autre. En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude approfondie, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte médical et l'analyse de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 352 consid. 3a). c) En l'espèce, le docteur K.________ a démontré de manière convaincante qu'une asymétrie de l'intervalle situé entre l'apophyse odontoïde et les masses latérales de l'atlas - sur laquelle le docteur H.________ s'était fondé pour conclure à l'existence d'une lésion des ligaments alaires - ne permet pas de poser une telle conclusion; quant au signe permettant de suspecter une telle lésion - à savoir une asymétrie des rotations - il n'a pas été vérifié chez l'assuré (rapport du 23 janvier 1996). Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, l'IRM effectuée par le docteur H.________ repose sur la méthode fonctionnelle de rotation, et non pas sur la méthode de visualisation directe qui, seule, eût été à même, selon le docteur K.________, de révéler une lésion éventuelle des ligaments alaires. Quant à la conclusion du médecin prénommé - fondée sur l'avis du docteur Z.________, spécialiste en neurologie (rapport du 2 mai 1994) - selon laquelle il n'existe pas de lésion neurologique ou neuropsychologique, elle n'est pas sérieusement contestée par le recourant. Vu ce qui précède, il n'y a pas de motif de mettre en doute le point de vue des premiers juges, selon lequel l'assuré ne souffrait plus, après le mois de mai 1994, de troubles somatiques en relation avec l'accident du 21 mai 1993. Il n'est dès lors pas nécessaire de mettre en oeuvre une expertise médicale, comme le requiert le recourant.