Citation: 6B_38/2015 E. B

Par arrêt du 21 novembre 2014, l'autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a admis le recours interjeté par les parents de A.________ contre l'ordonnance de non-entrée en matière partielle, l'a annulée et a renvoyé la cause au Ministère public pour extension de la prévention à la complicité d'infractions aux art. 187 ch. 1, 189 ch. 1, 190 ch. 1 et 191 CP. En bref, la cour cantonale a retenu que X.________ occupait une position de garante en sa qualité de maman de jour, de sorte que la question de sa participation, même passive, aux actes reprochés à son compagnon devait être examinée. Il n'était pas possible d'écarter d'emblée une complicité aux infractions reprochées, ce d'autant que l'examen d'un délit d'omission faisait appel à des distinctions juridiques difficiles à manier. Par ailleurs l'affaire avait eu des incidences graves et posait la question délicate d'un éventuel concours entre l'art. 127 CP et les actes de complicité aux art. 187 ss CP. Le Ministère public avait ainsi préjugé de manière prématurée de la qualification juridique des faits.