Citation: 5D_4/2016 E. 5.1.1

5.1.1. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme relative à l'indépendance du barreau a principalement été rendue sous l'angle de l'art. 6 §§ 1 et 3 let. c CEDH dans des affaires où un justiciable se plaignait des négligences de son avocat commis d'office. Les principes de base en la matière ont notamment été énoncés dans l'arrêt Daud c. Portugal du 21 avril 1998 (req. n° 22600/93), selon lequel " de l'indépendance du barreau par rapport à l'Etat, il découle que la conduite de la défense appartient pour l'essentiel à l'accusé et à son avocat, commis au titre de l'aide judiciaire ou rétribué par son client " (§ 38; voir également arrêts Kamasinski c. Autriche du 19 décembre 1989 (req. n° 9783/82) § 65; Sannino c. Italie du 27 avril 2006 (req. n° 30961/03) § 49; ATF 126 I 194 consid. 3d p. 198 s.; arrêts 6B_214/2009 du 13 juillet 2009 consid. 1.2; 6P.120/2003 du 10 octobre 2003 consid. 2.2.1; FRANÇOIS BOHNET/VINCENT MARTENET, Droit de la profession d'avocat, 2009, n° 492 p. 211 et les arrêts cités). Dans le respect de l'indépendance du barreau, il appartient toutefois aux juridictions compétentes d'assurer la jouissance concrète et effective des droits de la défense du requérant (arrêt Czekalla c. Portugal (req. n° 38830/97) §§ 65 et 71).