Citation: 8C_495/2024 E. 7.2

7.2. À raison, la recourante ne soutient pas que les informations qu'elle a obtenues d'une assistante sociale à la retraite seraient assimilables à des renseignements ou des conseils de l'autorité ou d'un assureur au sens de l'art. 27 LPGA. Elle ne peut donc pas se prévaloir de la jurisprudence selon laquelle un renseignement erroné de l'autorité ou de l'assureur peut, sous certaines conditions, l'obliger à consentir à un administré un avantage auquel il n'aurait pas pu prétendre, en vertu du principe de la protection de la bonne foi (cf. ATF 143 V 341 consid. 5.2.1; 131 V 472 consid. 5). En tout état de cause, la recourante ne s'est pas contentée de taire par omission, jusqu'en 2017, qu'elle était propriétaire d'un bien immobilier à l'étranger; à deux reprises, en 2012 puis en 2016, elle a complété un questionnaire de manière inexacte, en indiquant qu'elle ne détenait pas d'immeubles, de biens-fonds ou de parts de copropriété à l'étranger. Ce faisant, elle a commis une négligence grave excluant sa bonne foi. Son âge, ses difficultés en français et son manque de connaissances juridiques ne permettent pas de retenir une violation légère de son obligation de renseigner. Malgré ces facteurs, elle ne conteste pas avoir en toute conscience et volonté fait une fausse déclaration en certifiant ne pas posséder de bien immobilier à l'étranger, en répondant aux questionnaires en 2012 et 2016. Pour le reste, il convient de renvoyer à la motivation convaincante développée par la juge unique. Le grief de la recourante s'avère mal fondé. En considérant que la condition de la bonne foi n'était pas remplie, la juridiction cantonale n'a pas non plus violé l'interdiction de formalisme excessif (sur cette notion, cf. arrêt 8C_622/2023 du 27 mai 2024 consid. 8.2 et les arrêts cités), comme le soutient la recourante. L'art. 25 al. 1 LPGA et l'art. 4 al. 1 OPGA (RS 830.11), qui définissent les conditions matérielles pour que la remise de l'obligation de restituer puisse être accordée, ne sont pas des règles de procédure dont la stricte application peut, selon les cas, constituer un formalisme excessif.