Citation: 6B_1038/2021 E. 3.3

3.3. Le recourant affirme de manière toute générale que la situation en Erythrée est toujours précaire et qu'il n'y aurait aucune garantie qu'il sera épargné par la répression particulière qui sévit dans ce pays. Cela étant, il ne fait état d'aucune circonstance personnelle particulière qui permettrait de conclure que l'exécution de son expulsion impliquerait une mise en danger concrète de sa personne. A l'instar de la cour cantonale, il y a lieu de rappeler que le recourant est jeune et n'a pas allégué de problème de santé particulier. Contrairement à ce qu'il soutient, sa situation n'est pas comparable à celle qui a donné lieu à l'arrêt 6B_908/2019 du 5 novembre 2019, où l'intéressé souffrait d'un retard mental important (QI de 44) et d'une schizophrénie paranoïde (cf. Faits, let. B.d). Par ailleurs, le recourant n'a pas quitté irrégulièrement l'Érythrée et n'y court pas de risques particuliers comme ceux touchant par exemple les déserteurs du service national ou les opposants au régime (cf. arrêt de la CourEDH Hirsi Jamaa et autres contre Italie du 23 février 2012 [requête n° 27765/09] § 150; affaire CourEDH M.O. contre Suisse du 20 juin 2017 [requête n° 41282/16] § 40, 47, 48). C'est dès lors sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que le recourant ne pouvait justifier d'aucune circonstance personnelle particulière qui impliquerait une mise en danger concrète de sa personne en cas de renvoi dans son pays d'origine.