Citation: 4F_8/2022 E. A

Le 12 mars 2018, B.________ S.A. a assigné A.________ devant le Tribunal de première instance jurassien en vue d'obtenir la restitution de deux montres séquestrées auprès de l'office des poursuites de Porrentruy. Dans sa réponse, la défenderesse a notamment fait valoir qu'elle disposait de prétentions en dommages-intérêts à l'égard de la demanderesse, raison pour laquelle elle était en droit de conserver les objets litigieux à titre de garantie. Lorsqu'elle a été invitée par le tribunal à indiquer si sa réponse devait être comprise comme une demande reconventionnelle, la défenderesse a sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire. Ultérieurement, elle a déposé une demande reconventionnelle dans l'hypothèse où sa requête d'assistance judiciaire serait rejetée, en concluant au paiement d'un montant de 944'500 fr. pour cause de violation du contrat de collaboration conclu par les parties. Statuant le 28 novembre 2018, l'autorité de première instance a rejeté la demande d'assistance judiciaire présentée par l'intéressée. Le recours interjeté par celle-ci à l'encontre de cette décision a été rejeté par arrêt du 29 avril 2019 de la Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Jura. Le 7 juin 2019, A.________ a formé un recours en matière civile à l'encontre de l'arrêt précité. Statuant le 4 septembre 2019, le Tribunal fédéral a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité (arrêt 4A_290/2019). En bref, il a notamment considéré que nombre de conclusions présentées par la recourante étaient irrecevables, puisqu'elles visaient des questions exorbitantes de la cause en litige, laquelle portait exclusivement sur le rejet de la demande d'assistance judiciaire. Pour le reste, il a estimé que la juridiction cantonale n'avait pas violé le droit en rejetant la demande d'assistance judiciaire faute de chances de succès. La recourante, qui avait sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire après le dépôt de sa réponse afin de bénéficier des services d'un avocat pour déposer une demande reconventionnelle, avait en effet introduit celle-ci tardivement eu égard à l'art. 224 al. 1 CPC.