Citation: 5A_639/2015 E. 3.1

3.1. Dans un premier grief, le recourant reproche à la cour cantonale, d'une part, d'avoir confirmé la décision entreprise en tant qu'elle avait considéré arbitrairement que les productions de 44 employés de la société faillie devaient être admises à l'état de collocation en première classe et, d'autre part, d'avoir retenu que, même si l'on devait admettre comme il le soutient que seuls 17 employés étaient encore sous contrat au mois de novembre 1998, cela ne signifiait pas que tel était forcément le cas dès janvier 1999. Pour soutenir sa thèse selon laquelle des créances d'ouvriers qui n'étaient plus employés de la société ont été à tort admises à l'état de collocation, il reproduit dans son acte de recours la production de créance de la caisse de chômage d'un ouvrier déterminé pour un montant impayé en février 1999. Il soutient qu'il suffit de lire cette pièce pour se rendre compte que cet ouvrier a en réalité produit pour le mois de février 1999 au motif que son délai de congé légal n'avait pas été respecté. L'autorité cantonale avait donc arbitrairement retenu qu'il s'agissait du salaire du mois de janvier 1999 et que l'ouvrier en question était donc salarié de la société à cette époque. Il se prévaut également d'une décision de classement rendue le 2 juillet 2012 par le procureur Patrick Schriber, dont il extrait la phrase suivante: " l'expert F.________ avait déduit les créances relatives au non respect du délai de congé pour un montant de CHF xxxx.--, versements effectués par la caisse de chômage entre le 31 janvier et le 19 février 1999. " Le recourant soutient en outre qu'il n'a pu constater que ces créances avaient été admises à tort à l'état de collocation qu'au moment où il avait pris connaissance du tableau de distribution des deniers puisqu'il n'était plus membre du conseil d'administration de la société lorsque les faits litigieux étaient intervenus. Il soutient qu'il s'agit bien d'une inadvertance de l'administration de la faillite ce d'autant que l'expert F.________ l'avait rendue attentive, dans son rapport d'expertise complémentaire du 29 janvier 2008, au fait que ces productions n'étaient pas dues puisque les ouvriers concernés n'étaient plus salariés de la société. En définitive, il considère que la décision attaquée viole l'art. 83 de " l'Ordonnance d'exécution de la LP " - sans toutefois préciser à quelle ordonnance il se réfère exactement - ainsi que les art. 261 et 263 LP.