Citation: 4P.17/2002 25.04.2002 E. 3

3.- a) Les recourantes font valoir que le Tribunal arbitral a statué au-delà des demandes dont il était saisi (art. 190 al. 2 let. c LDIP). b) Une sentence statue ultra ou extra petita si elle alloue davantage ou autre chose que ce qui a été demandé (ATF 120 II 172 consid. 3a; 116 II 639 consid. 3a). c) En l'occurrence, il résulte des conclusions reproduites par les recourantes dans leur mémoire de recours (p. 18-23) que la demanderesse a constamment conclu à ce qu'elles soient l'une et l'autre condamnées à payer les mêmes sommes. Comme on l'a exposé ci-dessus, ces conclusions impliquaient un rapport de solidarité. On ne voit d'ailleurs pas ce qui interdisait au Tribunal arbitral d'interpréter les conclusions prises par la partie demanderesse, dès lors qu'il s'agissait de dégager le sens et la portée d'une manifestation de volonté. Au demeurant, il ressort des explications contenues dans la sentence attaquée (p. 12/13) que la demanderesse, à la suite de la contestation de la solidarité dans l'écriture des recourantes du 15 mai 2001, a précisé le sens de ses conclusions en confirmant, lors de l'audience de plaidoiries du 21 juin 2001, qu'elle demandait une condamnation solidaire. On cherche vainement ce qui interdisait à l'intimée de préciser le sens de ses conclusions lors de l'audience en question. Du moment que la demanderesse avait clairement sollicité, en cette occasion, une condamnation solidaire, le Tribunal arbitral, en l'accordant, n'a évidemment pas statué ultra petita. Ce grief, totalement infondé, confine à la témérité.