Citation: 6B_177/2017 E. B

Par jugement du 27 septembre 2016, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel interjeté par A.________ contre ce jugement. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. Z.________ est né en 1934 à B.________. Au bénéfice d'un CFC de floriculteur et d'une patente d'horticulteur, il exploite depuis 1957 une entreprise d'horticulteur-paysagiste à B.________, dont la raison sociale est actuellement Y.________ SA. Cette entreprise comprend environ 120 employés. X.________ est né en 1978 à C.________. Il travaille en qualité d'élagueur-bûcheron au sein de la société Y.________ SA depuis 2004. A D.________, le 26 avril 2010, A.________, paysagiste-élagueur au service de Y.________ SA, a fait une chute d'environ 10 mètres, alors qu'il était occupé à enlever du lierre entourant le tronc et la couronne d'un frêne à l'aide d'un sécateur. Il travaillait en compagnie de deux autres employés de la société, X.________, chef d'équipe, et E.________, manoeuvre chargé de ramasser les déchets. Pour escalader le frêne, il a attaché sa corde de travail de 30 mètres à son harnais. Il a ensuite enlevé le lierre sur cet arbre et, lorsqu'il a commencé à descendre, il a été gêné par sa corde de travail, qui était restée accrochée à des branches. Il a alors décidé de redescendre pour utiliser sa longe, d'une longueur de 3 mètres, qui se trouvait au sol. Arrivé au niveau de l'échelle appuyée contre l'arbre, il a posé son pied sur le premier ou le deuxième échelon, puis s'est détaché en décrochant le mousqueton de la boucle de son harnais. L'échelle a alors vrillé du côté gauche et il a chuté. A.________ n'a utilisé qu'une seule corde pour grimper dans l'arbre car il avait constaté, ce jour-là, que son troisième mousqueton était cassé. Il n'a ainsi pas pu accrocher sa longe à son harnais, afin de disposer d'une deuxième sécurité. A la suite de l'accident, A.________ a été trouvé allongé sur le dos, au pied du frêne. Il portait son harnais de sécurité, muni de deux boucles de chaque côté de la taille, auquel deux mousquetons étaient accrochés. Sa corde de travail, au lieu d'être fixée à son harnais, pendait dans l'arbre et son casque se trouvait sur le sol. Ensuite de son accident, A.________ a notamment présenté une paraplégie au niveau D7 avec transsection médullaire et un traumatisme crânien avec perte de connaissance. Il bénéficie actuellement d'une rente entière d'invalidité. A.________ n'a aucune motricité volontaire sous la lésion, soit en-dessous du thorax. Des complications ont par ailleurs résulté de la paraplégie, soit des infections urinaires et des organes génitaux, des escarres ainsi qu'une spasticité. Il présente en outre une incapacité de faire ses besoins normalement. Enfin, il souffre de séquelles de son traumatisme cranio-cérébral sous forme de troubles mnésiques et de troubles de l'attention, de douleurs neurogènes aux membres inférieurs, ainsi que d'une impossibilité d'éjaculer.