Citation: 4A_411/2021 E. A

A.a. La société B.________ SA, dont le siège est à Fribourg (ci-après: B.________, la venderesse, la défenderesse ou l'intimée), était propriétaire de deux immeubles à Genève. Selon ses dires, elle a confié à C.________ SA, société dont le siège est au Luxembourg (ci-après: C.________), la mission de vendre ses immeubles. Cette société était en relation avec D.________, qui a informé A.________ GmbH, dont le siège est à Francfort-sur-le-Main en Allemagne (ci-après: A.________, la demanderesse ou la recourante), que des immeubles étaient à vendre à Genève. Dans sa réponse au présent recours, la venderesse admet que C.________ a contacté D.________ et lui a confié la mission de trouver un acheteur potentiel et que c'est lui seul qui a pris langue avec l'un de ses contacts professionnels, A.________. A.b. Aucun contrat de courtage écrit n'a été conclu entre la venderesse et A.________. Selon l'arrêt attaqué, il ne paraît pas contesté que A.________ ait fourni des prestations typiques de courtage en fournissant le nom de l'intéressée E.________ (ci-après: l'acheteuse), indication qui a abouti à la vente des immeubles à celle-ci pour le prix de 25,5 millions de francs le 7 juillet 2017. Au stade initial des négociations, le nom de la société venderesse n'apparaissait pas. Dès octobre 2016 toutefois, A.________ savait que la venderesse était B.________. L'acheteuse a adressé à la venderesse une lettre d'intention du 9 janvier 2017, lui confirmant une offre de prix de vente supérieure à sa première offre; elle y précisait qu'elle considérait que les frais de courtage de A.________ seraient assumés par C.________ SA ou la venderesse elle-même. Cette lettre a été contresignée par la venderesse, qui a accordé l'exclusivité à l'acheteuse intéressée pour une période de six mois. La même précision relative aux frais de courtage résultait déjà de la première lettre d'intention de l'acheteuse du 29 septembre 2016 adressée à C.________, dans laquelle le nom de la venderesse n'apparaissait pas. Plus de six mois après la lettre d'intention du 9 janvier 2017 et peu avant la stipulation de la vente le 7 juillet 2017, A.________ a tenté de conclure un contrat de courtage avec la venderesse en adressant le 27 juin 2017 à C.________ un " Advisory and Client Protection Agreement ", décrivant la mission de courtage que la venderesse lui aurait confiée, les prestations qu'elle aurait déjà exécutées et le montant de la commission de courtage. La venderesse n'a pas signé cet accord. A.c. Soutenant avoir agi dans le cadre de cette vente sur la base d'un contrat de courtage tacite convenu avec la venderesse, A.________ a adressé à celle-ci une facture de 255'000 fr. correspondant à une commission de 1 % du prix de vente. La venderesse a contesté cette créance.