Citation: 4A_330/2018 E. 6

Le locataire demande la «révocation» de la Juge déléguée ayant siégé dans la Cour d'appel civile à l'origine de l'arrêt attaqué. Il fait valoir que celle-ci s'est permise de demander l'ouverture d'une enquête en institution d'une curatelle. Le locataire a produit un courrier de la justice de paix lausannoise du 28 mai 2018 dont il ressort notamment que « la Juge déléguée de la Cour d'appel civile» a déposé une requête le 8 mai 2018 et qu'une enquête en institution d'une curatelle est ouverte à l'encontre du locataire. Dans la mesure où le locataire se prévaut d'un fait découvert après la notification de l'arrêt attaqué et avant l'expiration du délai de recours, il est autorisé à invoquer le prétendu motif de récusation dans le cadre de son recours au Tribunal fédéral (cf. ATF 139 III 466 consid. 3.4; 139 III 120 consid. 2 et 3.1.1; arrêt 4A_217/2015 du 29 octobre 2015). Cela étant, force est de constater que le grief est insuffisamment motivé. En effet, le recourant n'explique pas en quoi la juge cantonale ayant saisi la justice de paix aurait d'emblée nourri une prévention à son encontre, avant même d'avoir examiné la cause en détail et rendu la décision attaquée (cf. arrêt 4A_149/2018 du 7 mai 2018 consid. 4.4). Au demeurant, le simple dépôt d'une requête auprès de la justice de paix ne suffit pas à faire planer objectivement des doutes quant à l'impartialité de la magistrate au moment de rendre sa décision. Le recourant ne fait état d'aucun motif d'inimitié ou de parti pris à son encontre.