Citation: 5A_726/2020 E. 3.2

3.2. Les recourants affirment ensuite que les données cadastrales sur lesquelles se sont fondés les experts géomètres n'étaient pas suffisamment fiables pour l'emporter sur les démarcations figurant sur le terrain, se référant à cet égard aux témoignages de différents professionnels en attestant et mettant même en doute que l'ancien plan de 1878, annoté par le SAF, figure réellement la version définitive du nouvel état des parcelles suite au remaniement parcellaire. Ils relèvent également l'existence de différences " édifiantes " entre les différents plans cadastraux, la réalité du terrain et les mesures effectuées par les experts géomètres, circonstance attestant de la qualité rédhibitoire des données ayant conduit au déplacement de la borne litigieuse. L'on soulignera avant tout que les critiques liées à l'absence de fiabilité des données cadastrales sont vaines en tant qu'il a été retenu que c'est sans arbitraire que la cour cantonale a admis que le plan sur lequel s'étaient fondés les experts géomètres constituait le plan de référence. Ses imprécisions ont certes été soulignées par de nombreux intervenants et par les experts eux-mêmes, ceux-ci constatant néanmoins qu'ils ne pouvaient s'en écarter vu sa dimension normative. Quoi qu'en disent les recourants, les experts ont par ailleurs confirmé, dans les réponses aux questions qui leur étaient posées, que les annotations figurant en gris sur le plan de 1878 avaient été effectuées par un géomètre breveté, sous la surveillance de l'OIT et que les plans étaient ainsi présumés exacts (Réponses aux question, version du 1 juin 2018, p. 3, paragraphe 1.4); ils ont au demeurant précisé qu'un approfondissement de cette question nécessitait une enquête dans les archives du SAF ou de l'OIT, ce qui n'entrait pas dans le mandat de la Commission de bornage et serait sans pertinence sur l'issue de la procédure (décision de la Commission de bornage du 6 février 2020, p. 15). S'agissant ensuite des écarts de mesures relevés par les recourants, l'on notera que les experts ont procédé aux calculs des différentes mesures selon une méthode précisément décrite par la Commission de bornage dans sa décision du 6 février et qu'ils ont également répondu aux nombreuses questions des intéressés suite à la reddition du résultat de leur travail, singulièrement sur les écarts de mesure qui en ressortaient. Il n'y a donc pas lieu de revenir sur ces considérations purement techniques.