Citation: C 332/00 09.01.2001 E. 3

3.- Le recourant a participé à la fondation de X.________ SA dont il était l'un des deux administrateurs. Au regard de l'activité envisagée (reprise d'un fonds de commerce de viande en gros), la viabilité de cette société reposait d'emblée et pour une bonne part sur la personne du recourant en raison de ses connaissances professionnelles et des contacts noués antérieurement dans le domaine de l'alimentation en gros. Ainsi et contrairement à ce qu'il prétend, rien ne permet d'admettre qu'il n'aurait été qu'un actionnaire fiduciaire de cette société dès lors qu'il détenait 49 actions sur 100. D'ailleurs, la répartition d'une partie du bénéfice de l'exercice 1998 entre S.________ et lui-même démontre bien que l'un et l'autre participaient pleinement et à égales parts à la prospérité de X.________ SA. Pour l'année 1998 (neuf mois d'activité), le recourant a perçu 40 000 fr., dont une partie sous forme d'acomptes mensuels de 500 fr. La disproportion entre ces versements mensuels et la somme payée en fin d'exercice comptable exclut que cette dernière n'ait été qu'une gratification versée à bien plaire, sans rapport avec la quantité de travail fourni, comme le soutient le recourant. On doit en déduire que G.________ consacrait à X.________ SA plus de temps qu'il ne veut l'admettre, et qu'il lui aurait été difficile, voire impossible, d'exercer un autre travail à plein temps. Au vu de tous ces éléments, on doit considérer que le recourant occupait au sein de X.________ SA une situation comparable à celle d'un indépendant, et que, vu le développement des affaires, il n'était subjectivement pas disposé à interrompre cette activité pour accepter un emploi convenable qui lui aurait été assigné. L'aptitude au placement du recourant doit donc être niée dès le ler avril 1998, date d'inscription de X.________ SA au registre du commerce.