Citation: 4A_355/2021 E. 5.5.2

5.5.2. Outre que sa motivation laisse à désirer, ce moyen est voué à l'échec. En effet, comme le recourant n'a pas réussi à démontrer que le Tribunal arbitral aurait violé l'art. 190 al. 2 let. b LDIP en n'entrant pas en matière sur ses prétentions pécuniaires reposant sur un fondement extracontractuel élevées à l'encontre de la société intimée, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même du fait que la voie arbitrale lui serait définitivement fermée, à moins qu'il puisse convaincre, le cas échéant, un arbitre unique désigné sur la base d'une clause arbitrale insérée dans l'un des quatre contrats annexes d'examiner de telles prétentions en interprétant cette clause de manière extensive, c'est-à-dire en étendant son champ d'application ratione personae à un tiers non partie au contrat dans lequel elle figure. En tout état de cause, une partie ne peut faire valoir aucun droit à soumettre ses éventuelles prétentions contre un tiers à un tribunal arbitral si celles-ci ne sont pas couvertes par une convention d'arbitrage. Au demeurant, comme l'autorité matérielle de la chose jugée ne s'attache qu'aux prétentions sur lesquelles il a été statué au fond et que tel n'a pas été le cas de certaines prétentions extracontractuelles à l'égard desquelles le Tribunal arbitral s'est déclaré incompétent, rien ne devrait, en principe, empêcher le recourant de soumettre les mêmes prétentions au tribunal étatique compétent.