Citation: 2C_831/2017 E. 5.1

5.1. La recourante perd toutefois de vue que les relations familiales qui peuvent fonder, en vertu de l'art. 8 par. 1 CEDH, un droit à une autorisation de police des étrangers sont avant tout les rapports entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant ensemble (cf. ATF 127 II 60 consid. 1d/aa p. 65). Un étranger majeur ne peut se prévaloir de cette disposition que s'il se trouve dans un état de dépendance particulier par rapport à des membres de sa famille résidant en Suisse en raison, par exemple, d'un handicap (physique ou mental) ou d'une maladie grave (cf. ATF 137 I 154 consid. 3.4.2 p. 159; 129 II 11 consid. 2 p. 13 s. et la jurisprudence citée; arrêts 2C_153/2017 du 27 juillet 2017 consid. 3.1.1 et références; 2C_584/2017 du 29 juin 2017 consid. 3). En l'occurrence, le fils cadet est majeur et rien dans l'arrêt attaqué ne tend à démontrer qu'il se trouve dans une relation de dépendance particulière avec sa mère au sens de la jurisprudence. La recourante ne peut ainsi pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH en lien avec son fils cadet. Elle ne démontre en outre pas que son intégration en Suisse serait exceptionnelle (cf. ATF 130 II 281 consid. 3.2.1 p. 286; arrêts 2C_19/2017 du 21 septembre 2017 consid. 5; 2C_739/2016 du 31 janvier 2017 consid. 5.1 et la jurisprudence citée). Elle ne peut dès lors pas bénéficier de la protection à la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH. La recourante ne peut partant pas se prévaloir de cette disposition, en particulier de l'art. 8 par. 2 CEDH.