Citation: 5A_549/2014 E. 3.2

3.2. En vertu de l'art. 110 ch. 2 CO, le tiers ( i.e. recourant) qui paie le créancier ( i.e. C.________) est légalement subrogé, jusqu'à due concurrence, aux droits de ce dernier lorsque le créancier a été prévenu par le débiteur ( i.e. intimé) que le tiers qui le paie doit prendre sa place. L'argumentation du recourant est erronée. Certes, la déclaration de volonté à l'intention du créancier peut être exprimée par un représentant ( von Tuhr/Escher, Allg. Teil des Schweizerischen Obligationenrechts, vol. II, 3e éd., 1974, § 59 III 1, p. 29), par exemple un avocat. Encore faut-il que cette déclaration émane bien du débiteur ( i.e. intimé); elle constitue une « condition essentielle » de la subrogation prévue par la disposition précitée et ne saurait être remplacée par un accord entre le créancier ( i.e. C.________) et l'auteur du paiement ( i.e. recourant), à moins que celui-ci n'agisse en tant que représentant du débiteur ou ne convienne avec le créancier d'une cession de créance (ATF 86 II 18 consid. 3; Tevini, op. cit., nos 31 et 32 ad art. 110 CO, avec d'autres citations). Il ne ressort pas des constatations de l'autorité précédente que ces conditions seraient réalisées en l'espèce (art. 105 al. 1 LTF); il s'ensuit qu'une subrogation fondée sur l'art. 110 ch. 2 CO est d'emblée exclue.