Citation: 1C_398/2007 19.11.2007 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs, dans le mémoire de recours, doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Dans le cas particulier, le recourant n'invoque aucune norme juridique: il ne se réfère pas aux dispositions de la loi fédérale sur les droits politiques, ni aux garanties de l'art. 34 Cst. Il qualifie de "lacunaire" la "manière de faire" défendue par le Conseil d'Etat - selon lequel il appartenait au citoyen d'être vigilant ou attentif, compte tenu des informations données au sujet du nombre de députés à élire - et il trouve "regrettable" que les autorités de sa commune n'aient pas communiqué aux électeurs une information plus précise. Le recourant n'explique pas davantage en quoi l'"erreur d'impression" sur les bulletins sans dénomination de parti était de nature à influencer l'expression de la volonté des électeurs ou les résultats du scrutin (pour le Conseil d'Etat, c'est en effet à cause d'une erreur d'impression que ces bulletins comportaient huit, et non sept lignes). Il n'est pas certain que le recours, ainsi motivé, satisfasse aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF (voire à celles de l'art. 106 al. 2 LTF); cette question peut toutefois demeurer indécise. En effet, il ressort du dossier que les autorités cantonales ont clairement indiqué, à plusieurs reprises dans des publications officielles, le nombre de candidats à élire, un communiqué de presse ayant même été diffusé peu après l'envoi du matériel de vote afin de préciser ce point, vu l'éventuelle incertitude qui pouvait être provoquée, auprès de certains électeurs, par l'erreur d'impression précitée. Vu la sanction prévue en cas de vote pour un nombre excessif de candidats - la radiation des suffrages en surnombre, et non pas l'annulation du bulletin (cf. art. 38 al. 3 LDP) -, il apparaît que l'information donnée par les autorités cantonales était suffisante. Dans une élection au système proportionnel, avec la possibilité de latoiser, de panacher et de cumuler (cf. art. 35 LDP), le risque existe que certains électeurs expriment des suffrages en surnombre, même sans erreur d'impression sur les bulletins sans dénomination de parti. Aussi le Conseil d'Etat était-il fondé à rappeler la nécessaire vigilance des électeurs, dans un tel système; il est du reste normal que leur attention se porte en priorité sur le nombre de candidats à élire. Dans ces circonstances, les conclusions du recourant tendant à l'invalidation du scrutin sont mal fondées. Le recours doit donc être rejeté, dans la mesure où il est recevable.