Citation: 5A_76/2021 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint tout d'abord de la violation des art. 92 al. 1 ch. 9a et 265 LP. Elle soutient que son niveau de vie doit être évalué en procédant par analogie avec les principes fixés par cette dernière norme, ce qui implique dès lors de doubler les minima vitaux de la famille, de tenir compte des dépenses fiscales, des primes d'assurances complémentaires, de l'amortissement de l'emprunt bancaire et d'autres dettes, des frais relatifs à son traitement en Allemagne, des frais de formation de son fils et de ceux liés aux véhicules en dehors de l'utilisation professionnelle. A titre subsidiaire, la recourante se plaint de la violation de l'art. 2 CC. Elle prétend que si l'un ou l'autre des postes précités devait être écarté, la saisie de sa rente devrait être exclue au motif qu'elle est gravement atteinte dans sa santé, ce qui entraîne des frais importants qu'elle a démontrés en produisant un devis de 56'500 fr. relatif à des travaux d'aménagement du domicile familial, qui n'ont pas pu être entrepris en raison de la situation financière du couple, en attente d'une détermination quant à la prise en charge de ces coûts par l'assurance-invalidité. Enfin, la recourante dénonce l'arbitraire dans l'établissement des faits, en tant que l'autorité supérieure de surveillance a tenu compte de différents actifs (immeuble, véhicules et titres), mais a ignoré l'emprunt bancaire de 100'000 fr. et des dettes de 807'084 fr. qui ressortent de l'avis de taxation, soit des passifs qui contrebalancent largement les actifs.