Citation: 1B_238/2017 E. A

Le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ouvert une instruction pénale contre B.________ et plusieurs autres comparses pour avoir participé au braquage d'un fourgon blindé le 30 décembre 2015, à Bussigny-près-Lausanne. Le butin de l'attaque s'élèverait à plus de 2 millions de francs. La soeur du prévenu, A.________, a été appréhendée le 10 mai 2016 et une enquête pour complicité de brigandage qualifié et blanchiment d'argent a été ouverte à son encontre. Il lui est en particulier reproché d'avoir défini, en date du 2 janvier 2016, d'entente avec son frère, la façon de blanchir l'argent provenant du braquage. Elle aurait ainsi emmené le butin à son domicile pour le compter avant d'en placer une partie dans un coffre ouvert auprès de la banque C.________. Elle aurait aussi remis à l'un des autres auteurs du braquage 100'000 fr., montant correspondant à sa part du butin. La prévenue aurait encore exécuté plusieurs transferts d'argent au Brésil par le biais de différents intermédiaires, pour centraliser ensuite les reçus des envois. Elle aurait également communiqué à son frère les démarches à effectuer en vue de l'ouverture d'un compte bancaire au Brésil. Enfin, elle aurait détenu les affaires ayant servi au brigandage et remis deux armes à un tiers. La détention provisoire de A.________ a été ordonnée le 13 mai 2016 par le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc), mesure qui a été prolongée à différentes reprises (cf. les décisions du 28 juillet - confirmée le 8 août suivant par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois -, du 8 novembre 2016 et du 2 février 2017). Cette autorité a également rejeté, le 12 décembre 2016, la demande de libération déposée par la prévenue, décision confirmée par la Chambre des recours pénale le 28 décembre 2016, puis par le Tribunal fédéral le 16 février 2017 (cause 1B_36/2017). Par ordonnance du 8 mai 2017, le Tmc a prolongé la détention provisoire de la prévenue de trois mois, soit au plus tard jusqu'au 10 août 2017; il a constaté la persistance des risques de fuite, ainsi que de collusion et a considéré que les principes de célérité et de proportionnalité demeuraient respectés.