Citation: 4A_127/2015 E. 2

Au vu des prestations convenues entre les parties (activité domestique exercée par la demanderesse dans le ménage des défendeurs), il n'est plus contesté qu'elles ont été liées entre le 6 janvier 2008 et le 31 juillet 2012 par un contrat individuel de travail conclu oralement (art. 319 al. 1 CO). De même, il est admis que le salaire convenu devait correspondre aux salaires minimaux, déclarés impératifs à partir du 3 mai 2005 par le canton de Genève en application de l'art. 360a al. 1 CO, de l'ancien contrat-type de travail genevois du 30 mars 2004 pour les travailleurs de l'économie domestique à temps complet et à temps partiel (en vigueur jusqu'au 31 décembre 2011), puis du contrat-type de travail de l'économie domestique du 13 décembre 2011, en vigueur depuis le 1er janvier 2012 (RSG J 1 50.03). Seule est litigieuse la question de l'horaire que devait accomplir la travailleuse dans le cadre de ce contrat. Contrairement aux premiers juges, qui avaient retenu que l'employée travaillait à temps complet toute l'année, la cour cantonale a admis qu'elle ne travaillait qu'à temps partiel, soit à raison de 28 heures par semaine, cela neuf mois par année.