Citation: I 206/05 02.11.2005 E. A

Le 14 janvier 2002, L.________, née en 1952, a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'Office AI). Elle a déclaré souffrir de lombalgies chroniques, d'hépatites B et C, de cirrhose du foie, de surcharge pondérale et de dépression réactionnelle. Au cours de l'instruction de la demande, l'Office AI a recueilli l'avis du docteur R.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin traitant de l'assurée. Dans un rapport du 9 mars 2002, le praticien a diagnostiqué des hépatites B et C présentes depuis 1972, une cirrhose du foie lentement progressive, une dépression chronique depuis 1987 accentuée par des problèmes de couple, des lombalgies chroniques sur obésité, une fracture tri-malléolaire de la cheville gauche survenue en 1990, un tabagisme chronique et des kystes ovariens décelés en 2000. Annexés à ce rapport figurent des attestations et certificats relatifs aux antécédents médicaux de l'intéressée. Le 22 juillet 2002, L.________ a rencontré le docteur F.________, médecin-conseil de l'Office AI. Ce dernier a estimé que l'assurée semblait davantage être un cas social qu'une invalide au sens de l'AI. Il a proposé la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique qui a été confiée au docteur V.________, psychiatre et psychothérapeute FMH. Outre les diagnostics déjà posés, ce médecin a mentionné un syndrome spondylogène lombaire, un syndrome vertébral thoracique non irritatif, ainsi qu'un état anxio-dépressif chez une personnalité borderline. Par décision du 11 février 2003, confirmée sur opposition le 3 mars 2004, l'Office AI a rejeté la demande de L.________, estimant que cette dernière ne présentait pas d'atteinte substantielle à la santé susceptible de diminuer sa capacité de travail.