Citation: 5A_97/2021 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la juridiction précédente a rappelé que le juge de la mainlevée est tenu d'examiner d'office sa propre compétence à raison du lieu, mais non celle de l'office des poursuites. C'est par la voie de la plainte à l'autorité de surveillance LP que le poursuivi doit dénoncer la violation des règles de for posées aux art. 46 ss LP. Le moyen pris de l'incompétence locale de l'office des poursuites, faute de ne pas avoir été soulevé en temps utile contre la notification du commandement de payer, ne peut dès lors plus être invoqué dans le cadre de la procédure de mainlevée introduite au même for. Dans le cas présent, la cour cantonale a retenu que les pièces dont le recourant s'est prévalu pour contester le for de la poursuite n'avaient pas été produites en première instance, de sorte qu'elles devaient être déclarées irrecevables en vertu de l'art. 326 al. 1 CPC; en outre, rien ne permettait au premier juge d'admettre que cette question avait été soumise à l'autorité de surveillance. Aussi, faute d'éléments établissant qu'une plainte LP avait été régulièrement déposée, le tribunal saisi de la requête de mainlevée d'opposition n'avait pas à se demander si le for de la mainlevée coïncidait bien avec celui de la poursuite; ainsi, c'est à bon droit qu'il s'est estimé compétent pour en connaître.