Citation: U 83/01 12.10.2001 E. 2

2.- a) Sur le plan procédural, la recourante soutient que l'intimée n'était pas légitimée à recourir contre sa décision sur opposition, pour le (premier) motif qu'elle n'est pas un assureur social au sens de l'art. 129 OLAA et que la décision litigieuse ne concerne pas son obligation de fournir des prestations. b) Aux termes de l'art. 129 al. 1 OLAA, lorsqu'un assureur-maladie ou une autre assurance sociale prend une décision touchant à l'obligation de l'autre assureur d'allouer des prestations, cette décision doit également être notifiée à cet autre assureur. Ce dernier dispose des mêmes voies de droit que l'assuré. Par cette disposition, le législateur s'est efforcé, d'une manière générale, de coordonner les assurances sociales pour éviter, notamment, la surindemnisation et faciliter les règlements de comptes lorsque deux institutions intéressées ne parviennent pas à se mettre d'accord (ATF 125 V 340 consid. 2; Frésard, L'assurance-accidents obligatoire in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], ch. 259 note 368). En revanche, l'assureur privé n'a pas qualité pour recourir contre la décision d'un assureur-accidents en application de l'art. 129 OLAA ou de l'art. 103 let. a OJ (125 V 341 consid. 2 et 342 consid. 3b). c) En l'espèce, c'est à juste titre que les premiers juges ont admis, sans autre examen, que la légitimation active de l'intimée à recourir était donnée. En effet, celle-ci déclare qu'elle est assureur pour les indemnités journalières maladie au sens de la LAMal, que l'assurée a conclu une telle assurance au sens des art. 67 ss LAMal et qu'elle ne pratique pas l'assurance complémentaire au sens de la LCA. Il n'y a aucun motif de mettre en doute ces affirmations. Le Tribunal fédéral des assurances a d'ailleurs déjà eu l'occasion de juger que les prestations de l'intimée relèvent de l'assurance facultative d'indemnités journalières selon les art. 67 ss LAMal et non de la LCA (RAMA 2000 no KV 137 p. 353 consid. 1). Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la recourante, l'intimée a un intérêt à l'issue de la procédure, dans la mesure où l'étendue de ses prestations dépend du taux d'incapacité de travail reconnu à l'assurée. En conséquence, l'intimée est un assureur social légitimé à recourir contre la décision d'un autre assureur social au sens de l'art. 129 OLAA et le premier moyen de la recourante doit être écarté.