Citation: 7B_234/2024 E. 4.3.3

4.3.3. Quant à la durée de la détention provisoire confirmée par l'arrêt attaqué (deux mois), elle ne viole pas le principe de la proportionnalité. En effet, le recourant part de la prémisse erronée que les infractions poursuivies ne seraient punies que de l'amende ou d'une peine pécuniaire. Or, comme examiné ci-dessous, il n'est de loin pas d'emblée évident que l'art. 172ter CP puisse être appliqué en l'occurrence et, pour apprécier la peine concrètement encourue dans le cas d'espèce, on ne saurait ignorer les peines menaces pouvant entrer en considération (cf. art. 139 ch. 1, 285 et 291 CP), les règles en matière de concours d'infractions (cf. art. 49 CP), ainsi que les antécédents du recourant.