Citation: 5A_725/2015 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, la recourante se méprend manifestement lorsqu'elle considère que l'autorité précédente a omis de tenir compte de son grand âge et de son état de santé, sans administrer de preuve à ce sujet. Il ressort de l'arrêt entrepris que l'autorité cantonale a considéré ces éléments comme établis et en a effectivement tenu compte dans sa pesée des intérêts ( cf. supra consid. 3.2), ce que la recourante admet au demeurant implicitement puisqu'elle déplore ensuite que ces faits cèdent le pas à la nécessité de procéder au partage dans le raisonnement de la cour cantonale. S'agissant de l'impact de la vente sur sa santé, la recourante présente sa propre appréciation de la cause, en substituant sa pesée des intérêts à la motivation cantonale avec pour seuls arguments son âge et son état de santé. En particulier, elle occulte, dans la balance des intérêts, le fait qu'elle avait connaissance depuis plusieurs dizaines d'années qu'elle devrait céder une partie de la succession au fils du défunt, le fait qu'elle n'a pas souhaité l'attribution du mobilier et le fait que son logement compte vingt pièces, de sorte qu'il lui est possible de jouir encore de plusieurs pièces complètement meublées après la vente du mobilier successoral ( cf. supra consid. 3). Il en va de même de la possibilité pour la recourante d'être placée en institution durant quelques jours pour les préparatifs de la vente. Il s'ensuit que le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves relatifs à son âge et son état de santé est irrecevable, faute de motivation conforme à l'exigence de l'art. 106 al. 2 LTF ( cf. supra consid. 2 et 4.1).