Citation: 6B_646/2013 E. 2.2

2.2. En ce qui concerne la remise de 5000 fr., le recourant souligne avoir été libéré de toutes les accusations selon lesquelles il aurait fourni de la cocaïne à B.________. Il en conclut qu'aucun lien ne serait établi entre la somme en question (remise par l'épouse du dernier cité) et des stupéfiants. La cour cantonale a jugé que les réticences des prévenus à admettre l'existence de cette remise d'argent, puis les explications diverses et saugrenues qu'ils ont livrées au sujet de sa cause (remboursement d'un prêt conclu initialement en République Dominicaine en 2007 ou 2008 pour l'acquisition d'une voiture, d'un prêt convenu à la gare de Neuchâtel pour dépanner B.________, histoire à nouveau de voiture mais affaire conclue cette fois en 2009 à Zurich, en euros ou en francs suisse) démontraient que leurs déclarations ne reflétaient pas la réalité. Par ailleurs, G.________, qui avait servi d'intermédiaire pour organiser le rendez-vous avait pensé qu'il s'agissait d'une histoire de drogue dès lors que « E.________ était toujours là-dedans » (jugement entrepris, consid. 7d, p. 12 s.). Le recourant ne conteste plus avoir fait remettre quelque 400 g de cocaïne à G.________ au mois de juin 2011. C'est, par ailleurs, cette dernière qui a servi d'intermédiaire pour fixer le rendez-vous du recourant avec C.________, que le recourant date du 6 mai 2011 (mémoire de recours, p. 7). La cour cantonale pouvait ainsi retenir que G.________, elle-même concernée par le trafic du recourant, était bien placée pour apprécier l'existence d'une relation entre la somme en question et des stupéfiants. La cour cantonale pouvait donc considérer ses déclarations comme un indice en ce sens. A cela s'ajoute que l'implication du recourant dans un trafic de cocaïne a été établie et que la cour cantonale a également retenu que le recourant « était l'un des fournisseurs de B.________ et le précédait dans la chaîne de distribution » (jugement entrepris, consid. 13.b p. 20), constatation de fait que le recourant ne discute pas précisément dans ses écritures et dont il ne conteste pas non plus la prise en considération au stade de la fixation de la peine. La cour cantonale pouvait dès lors retenir, sans arbitraire, qu'un faisceau d'indices convergents parlait en faveur d'une relation entre ces 5000 fr. et la drogue. Dans ces conditions, le refus, dans un premier temps, du recourant de s'expliquer sur cette somme, puis ses justifications peu convaincantes constituaient un indice supplémentaire de cette relation. L'ensemble de ces éléments permettait, sans arbitraire, à la cour cantonale de retenir l'existence de ce lien.