Citation: 1C_398/2023 E. A

A.________, né en 1972, dit avoir été victime d'un attouchement sexuel de la part d'un jeune homme de son village en 1984-1985. Il a contacté un centre de consultation LAVI en février 2012. Le 24 juin 2016, il a déposé une demande d'indemnisation et de réparation morale visant à obtenir de l'État de Fribourg un montant de 200'000 francs. Par décision du 15 mai 2017, le Service de l'action sociale de l'État de Fribourg a rejeté cette demande, au motif que l'infraction avait été commise avant l'entrée en vigueur de la législation relative à l'aide aux victimes d'infractions et qu'aucun élément ne permettait d'établir que A.________ souffrait d'une atteinte à sa santé psychique pouvant être qualifiée de lésions corporelles graves. Par arrêt du 2 avril 2019, la III e Cour administrative du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg (ci-après: le Tribunal cantonal) a confirmé cette décision. Par arrêt 1C_269/2019 du 22 novembre 2019, le Tribunal fédéral a admis partiellement le recours et renvoyé la cause au Tribunal cantonal afin qu'il se détermine sur le statut de victime de A.________ ainsi que sur la question de savoir si l'atteinte à la santé dont se plaint l'intéressé à l'appui de sa demande (atteinte qui constituerait le résultat de l'infraction de lésions dénoncée) est survenue après l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions du 23 mars 2007 (LAVI; RS 312.5) ou de l'ancienne loi du 4 octobre 1991 sur l'aide aux victimes d'infractions (aLAVI; RO 1992 2465, 1997 2952 ch. III. 2002 2957, 2005 5685 annexe ch. 2) respectivement était reconnaissable par le prénommé seulement après l'une ou l'autre de ces dates.