Citation: 7B_424/2023 E. A

A.a. Le 27 août 2019, la police a été sollicitée par A.________ concernant un litige l'opposant à son mari, B.________. A.________ a indiqué à l'agente de police qu'elle aurait été, une fois en 2018, violée sur le canapé du salon de l'appartement conjugal. A.b. Le 28 août 2019, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________. Le même jour, la Procureure de l'arrondissement de Lausanne a décidé de l'ouverture d'une instruction pénale contre ce dernier pour avoir, au domicile conjugal à U.________, en août 2018, contraint par la force son épouse à entretenir une relation sexuelle et pour l'avoir saisie par le cou, ainsi que pour avoir, en février 2018, commis des violences physiques sur elle et pour l'avoir traitée de "pute" le 27 août 2019. A.c. Par ordonnance du 25 novembre 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre B.________. A.d. Faisant suite à un recours interjeté par A.________, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a, par arrêt du 26 janvier 2021, annulé l'ordonnance du 25 novembre 2020 s'agissant du classement relatif aux infractions de voies de fait qualifiées, menaces qualifiées et viol, le classement pour l'infraction d'injure étant en revanche confirmé. Elle a invité le Ministère public à procéder aux auditions de l'agente de police C.________, afin de savoir quand et dans quel contexte A.________ lui avait, pour la première fois, évoqué un possible viol commis en 2018, et de la soeur de cette dernière, D.________, qui aurait, selon la plaignante, assisté à certaines scènes de violence domestique. Le Ministère public a procédé à ces auditions le 29 juin 2021.