Citation: U 308/06 26.07.2007 E. 5

5.1 Se référant pour l'essentiel à l'expertise réalisée par le docteur K.________, le recourant soutient qu'il souffre encore des séquelles du traumatisme cranio-cérébral subi lors de l'accident du 24 avril 1995. Il conviendrait par conséquent de reconnaître le lien de causalité naturelle et adéquate entre les symptômes qu'il présente et l'accident assuré. Dans ce contexte, la question de la causalité adéquate devrait être analysée conformément à la jurisprudence publiée aux ATF 117 V 359 (causalité adéquate en cas de traumatisme de type «coup du lapin», de traumatisme analogue ou de traumatisme cranio-cérébral), plutôt qu'aux ATF 115 V 133 et 115 V 403 (causalité adéquate en cas de troubles psychiques). 5.2 Il est douteux que le recourant souffre encore des séquelles d'un traumatisme cranio-cérébral. Les médecins de la Clinique Y.________ l'ont nié, de même que les médecins du COMAI qui ont privilégié le diagnostic de troubles somatoformes douloureux. Dans le même sens, le docteur B.________ a nié la persistance de séquelles d'un traumatisme cranio-cérébral et a attribué à des troubles d'ordre psychique les symptômes présentés par l'assuré. Pour sa part, le docteur O.________ a fait état de céphalées d'origine indéterminée, d'un état dépressif et d'une personnalité narcissique. En définitive, parmi les différents experts consultés, seul le docteur K.________ atteste la persistance d'un syndrome post-commotionnel, non sans constater également l'existence d'affections psychiques. La question de la persistance de séquelles post-commotionnelles peut cependant être laissée ouverte, pour les motifs exposés ci-après.