Citation: 6B_1263/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas s'être forgée sa propre conviction s'agissant des éléments constitutifs de l'infraction et d'avoir repris textuellement la motivation du tribunal de première instance, en omettant de réexaminer de manière indépendante les points contestés. Il invoque une violation de l'art. 398 al. 2 et 3 CPP. Or, si la cour cantonale a repris en partie le raisonnement de première instance, elle a clairement exposé les raisons pour lesquelles elle faisait sienne cette motivation et a justifié pourquoi elle écartait les versions du recourant qu'elle a jugées invraisemblables. Elle a relevé expressément que le recourant n'avait fourni aucune explication quant à la présence de son ADN sur la drogue retrouvée chez son comparse, quant à la nature du matériel saisi, et s'agissant des transferts d'argent alors que tous ces éléments factuels plaidaient clairement pour son implication dans un trafic de stupéfiant. S'agissant de la provenance des sommes d'argent, si la motivation de la cour cantonale s'apparente à celle des premiers juges, les juges cantonaux se sont forgé leur propre conviction en retenant expressément qu'il ne faisait aucun doute que les sommes étaient issues du trafic de produits stupéfiants, jugeant que les explications du recourant n'étaient pas convaincantes. La cour cantonale a tenu ses propres débats. Cela étant, l'on ne saurait lui reprocher d'avoir restreint son pouvoir de cognition en violation de l'art. 398 al. 2 et 3 CPP sur ce point.