Citation: 1C_157/2022 E. 2.2.3

2.2.3. Les recourants tentent aussi de s'appuyer sur le respect des valeurs de l'OPB et sur la requalification du chemin de la Plage en espace piétonnier, selon le schéma directeur. Ces deux aspects n'ont pas été examinés par la cour cantonale en rapport avec la question du contrôle préjudiciel de la planification, sans que les recourants ne se plaignent à ce propos d'un déni de justice. Il s'agit par conséquent d'arguments fondés sur des allégués de fait nouveaux, irrecevables en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. Ce qui importe en définitive est le respect des valeurs limites de protection contre le bruit dans le cadre de la procédure d'autorisation de construire. Or les recourants ne contestent pas que ces limites soient garanties dans le cadre de cette procédure et ne développent aucun grief précis à ce propos. Ils se contentent d'affirmer qu'un degré de sensibilité IV serait excessif au regard de la présence d'habitants, mais reconnaissent qu'il ne s'agit pas là d'une circonstance nouvelle propre à justifier un contrôle préjudiciel de la planification. En outre, s'agissant de la qualification du chemin de la Plage en espace piétonnier, il n'apparaît pas qu'une multiplication des logements dans le secteur en question - en lieu et place du bâtiment projeté - présenterait un avantage évident.