Citation: 6B_679/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant fait d'abord grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que sa pathologie l'aurait empêché de travailler, de rechercher un emploi et d'accomplir toutes démarches judiciaires. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que le recourant avait notamment été en incapacité de travailler du 17 juillet au 30 novembre 2018. Comme le premier juge, elle a pris en compte cet élément, retenant que le recourant n'était pas en incapacité de travail du 1 er mai au 16 juillet 2018; le diagnostic posé à U.________ ne changeait rien à ce constat. A cet égard, le recourant soutient que son état de santé aurait fait obstacle au paiement d'une contribution qu'il n'aurait pas eu les moyens de servir en raison d'une incapacité de travailler, mais également d'une incapacité de faire face à ses obligations, notamment d'entreprendre des démarches en vue de la modification du jugement civil. Ce faisant, il se fonde sur une appréciation personnelle de la situation ainsi que sur des faits qu'il invoque librement. Son argumentation est dès lors pour l'essentiel irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a retenu que le médecin-psychiatre du recourant avait déclaré qu'en dehors des périodes d'arrêts de travail complet, son patient ne présentait pas de symptômes cliniques qui l'empêchaient de travailler. C'est dès lors sans arbitraire qu'elle a estimé que l'incapacité de travail n'était pas établie pour la période antérieure au 17 juillet 2018. Quant à la période courant du 17 juillet au 31 août 2018, l'argumentation du recourant relève d'une lecture biaisée de la motivation de la cour cantonale. Celle-ci a en effet indiqué tenir compte de son incapacité de gain en raison de l'incapacité totale de travailler attestée par son médecin-traitant. Elle en a implicitement déduit qu'au vu de son incapacité de travailler, le recourant ne disposait alors pas de moyens suffisants pour assumer son obligation d'entretien - ni n'aurait d'ailleurs pu les avoir -, de sorte qu'une condition objective de punissabilité faisait défaut. En d'autres termes, la cour cantonale a considéré que les conditions de l'infraction n'étaient pas réalisées pour cette période. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, elle a donc pris cet élément en considération pour le paiement des contributions d'entretien dues entre le 17 juillet et le 31 août 2018. Dans cette mesure, le grief du recourant doit être écarté.