Citation: 5A_847/2021 E. 9.3

9.3. Le recourant voit de l'arbitraire dans l'établissement des faits en tant que la cour cantonale a retenu qu'il n'avait pas contesté le fait que le montant de ses avoirs bancaires avait été reformulé, respectivement articulé par l'intimée lors des plaidoiries finales, alors que cela ne ressortait d'aucun élément au dossier. Il se plaint également de la violation de l'art. 229 al. 1 CPC et de la jurisprudence y relative dans la mesure où, quand bien même on admettrait que l'intimée avait allégué le montant correspondant à ses avoirs bancaires lors des plaidoiries finales, ce qu'il conteste, cette allégation était de toute façon tardive puisqu'elle n'était pas intervenue dans un délai de 5 à 30 jours dès réception du tableau récapitulatif qu'il avait produit. Enfin, le recourant estime que la cour cantonale a violé la maxime des débats (art. 55 al. 1 CPC) en tant qu'elle a retenu le montant correspondant à ses avoirs bancaires sur la base d'une pièce qu'il avait produite et non d'une allégation de l'intimée. Il soutient qu'en revanche, la dette auprès de la banque C.________ de 3'645'000 fr. qu'il avait soldée en décembre 2013 et qui figurait dans ce même tableau récapitulatif, devait bien être déduite de ses acquêts dans la mesure où, à l'inverse de ses avoirs bancaires, elle ressortait clairement de l'allégué 133 de son mémoire de réponse du 31 janvier 2014. L'intimée lui oppose de travestir les faits en n'exposant pas leur véritable chronologie. En effet, elle avait dans un premier temps allégué et démontré que le recourant avait vendu la villa de U.________ (GE) pour un montant de 14'000'000 fr. ainsi que les actions dans la société Y.________ pour un montant de 7'119'056.69 euros et qu'il bénéficiait donc de liquidités d'un montant de 22'762'912 fr. dont il fallait tenir compte dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial. Le recourant avait alors entrepris de démontrer, notamment par la production du tableau récapitulatif en question, qu'il ne disposait plus de ces liquidités. En conséquence, le recourant ne faisait qu'inverser le fardeau de l'allégation et de la preuve dans la mesure où il lui appartenait de démontrer qu'il ne disposait plus des 22'762'912 fr. en question, ce qu'il n'était pas parvenu à faire.