Citation: 7B.69/2005 10.06.2005 E. 3

Même s'il était recevable, le recours devrait être rejeté pour les motifs suivants. 3.1 Le recourant invoque en vain le principe de l'interdiction de l'adjudication à un enchérisseur pour son nommable, dès lors que l'adjudication a eu lieu en l'espèce à une personne (M.________) qui avait fait une offre à titre personnel et pour son propre compte, offre supérieure à celle soumise aux créanciers et sur laquelle personne n'a surenchéri. Le recourant se réfère tout aussi vainement à l'ATF 128 III 104. En effet, comme l'a relevé à juste titre l'autorité cantonale supérieure de surveillance, cet arrêt concerne une vente immobilière adjugée à une personne qui n'avait pas fait d'offre et n'était pas l'acquéreur désigné dans le procès-verbal d'attribution (arrêt précité, consid. 5 p. 111), alors que, dans le cas particulier, il s'agit d'une vente mobilière adjugée à une personne qui était désignée dans le procès-verbal de vente. 3.2 Le délai fixé par l'office dans la circulaire qu'il adresse aux créanciers, en les invitant à formuler une offre supérieure (art. 256 al. 3 LP), n'est pas un délai strict; l'administration de la faillite peut prendre en considération, dans l'intérêt des créanciers, une offre supérieure faite après l'écoulement de ce délai (arrêt 7B.280/2001 du 7 janvier 2002, consid. 2a; Franco Lorandi, Der Freihandverkauf im schweizerischen Schuldbetreibungs- und Konkursrecht, thèse St-Gall 1994, p. 337; Fritzsche/Walder, Schuldbetreibung und Konkurs nach schweizerischem Recht, vol. II, 3e éd., § 51 n. 5; RSJ 1980, p. 334). C'est ce qui s'est produit en l'espèce avec l'offre de M.________. S'étant substitué à G.________ SA, dont il était membre, celui-ci a enchéri personnellement et pour son propre compte lors de la séance d'enchères internes prévue par la circulaire du 17 novembre 2003 (ch. 7), sans que ni le préposé substitut extraordinaire, ni l'autre participant à ladite séance (le représentant de W.________ SA) n'aient émis d'objection à cet égard. Ainsi, même si elle pouvait entrer en matière, la Chambre de céans ne verrait, à l'instar de l'autorité cantonale supérieure de surveillance, aucun motif d'annuler l'adjudication litigieuse.