Citation: 7B_117/2023 E. 3.4

3.4. La cour cantonale n'a en l'occurrence pas examiné si l'art. 5 par. 1 annexe I ALPC s'opposait à l'expulsion du recourant du territoire suisse. Cependant, celui-là ne saurait lui reprocher d'avoir omis d'examiner la question de son expulsion sous cet angle. En effet, alors que, dans son jugement du 22 février 2021, le tribunal de première instance avait expressément traité cette question (cf. jugement du 22 février 2021, pp. 28-29), le recourant n'a pas contesté ce point ni formulé de grief à ce sujet dans sa déclaration d'appel du 24 mars 2021 (cf., en particulier, pp. 15-17). Quoi qu'il en soit, il va de soi qu'en se livrant, entre les mois de décembre 2018 et de janvier 2020, à un trafic de stupéfiants portant sur près d'une centaine de grammes de cocaïne pure, le recourant, citoyen français ayant travaillé en Suisse en particulier comme saisonnier, a commis une violation grave de l'ordre public au sens de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, de nature à limiter tout éventuel droit de séjour en vertu de cet accord. Le recourant ne saurait au surplus simplement affirmer, qui plus est sans le moindre élément objectif allant dans ce sens, qu'il ne représenterait "plus aucune menace étant donné qu'il a tout arrêté et est dès lors abstinent". Au vu des faits pour lesquels il a été condamné, qui se sont déroulés sur une période de deux ans, et de ses précédentes condamnations, dont deux pour du trafic de stupéfiants, il existe au contraire une probabilité suffisante, sous l'angle de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, que le recourant présente une menace pour l'ordre et la santé publics.