Citation: 4A_138/2023 E. A

A.a. Le 23 mars 2018, B.________ a été engagé pour une durée indéterminée par A.________ SA en tant que collaborateur du service extérieur de vente de parquet. Le contrat de travail prévoyait notamment une durée hebdomadaire de travail de trente heures, un salaire mensuel de 3'250 fr., versé quatorze fois l'an, une provision de 0,5 % sur le chiffre d'affaires annuel de l'entreprise dépassant 1,5 million d'euros ainsi que le versement d'un montant journalier de 38 fr. à titre de remboursement de frais de représentation. Pour les points non réglés, il renvoyait aux dispositions du Code des obligations (CO; RS 220). Il était convenu que l'employé transmettrait ses rapports d'activité mensuels - lesquels faisaient notamment état des lieux dans lesquels l'intéressé s'était rendu, des heures auxquelles il avait commencé et achevé ses journées de travail et du nombre de kilomètres parcourus - à C.a.________. Ce dernier dirigeait la société autrichienne C.b.________ Ges.m.b.H (ci-après: C.b.________) que A.________ SA "représentait" sur le territoire suisse. Sur demande de C.a.________, A.________ SA avait décidé d'engager elle-même B.________, lequel était alors lié avec C.b.________ par un contrat de travail depuis 2014. Lorsqu'il avait eu connaissance de ses nouvelles conditions de travail, B.________ avait fait part de son mécontentement à C.a.________, notamment en ce qui concerne la réduction de son horaire de travail, car il n'était à son avis pas possible d'effectuer le même travail qu'auparavant en 30 heures par semaine au lieu de 38,5. Ce dernier lui aurait toutefois répondu qu'il attendait de sa part qu'il effectue la même quantité de travail qu'auparavant, ce d'autant que son salaire était le même. A.b. A.________ SA payait le salaire mensuel convenu à l'intimé, tandis que les frais de représentation étaient assumés par C.b.________. Le salaire mensuel brut de l'intimé a été porté à 3'354 fr. dès le mois de mai 2019. A.c. Entendu en cours de procédure, B.________ a indiqué qu'il ne recevait pas d'objectifs de vente de la part de son employeur ou de C.b.________ mais qu'il devait vendre le plus possible. En règle générale, il quittait son domicile vers 7h30 et revenait entre 16h et 18h, en fonction de ses trajets et des clients qu'il devait rencontrer. Il était libre d'aménager son temps de travail comme il l'entendait. Il effectuait 30 minutes de pause à midi. L'intéressé a expliqué avoir indiqué à plusieurs reprises à C.a.________ qu'il effectuait un grand nombre d'heures supplémentaires, mais que ce dernier n'était pas entré en matière sur une éventuelle compensation de celles-ci. De son côté, A.________ SA a prétendu n'avoir pas été au courant des heures supplémentaires effectuées par l'intéressé, car il ne lui en aurait jamais parlé et ses rapports mensuels ne lui étaient pas transmis. A.d. A compter du 14 janvier 2020, B.________ s'est trouvé en incapacité de travail totale. Le 16 janvier 2020, B.________ a fait savoir à C.a.________ que les nombreuses heures passées en voiture commençaient à lui peser et qu'il ne se sentait plus en mesure de maintenir ses performances, raison pour laquelle il a suggéré que A.________ SA résilie son contrat de travail pour le prochain terme. Le 22 janvier 2020, A.________ SA a mis un terme aux rapports de travail pour le 31 mars 2020 et a immédiatement libéré B.________ de son obligation de travailler tout en le priant de prendre son éventuel solde de vacances pendant le délai de congé. Elle a payé les salaires dus jusqu'à la fin des rapports de travail. B.________ ne s'est pas opposé à son licenciement. Le 31 mars 2020, il a néanmoins fait valoir qu'il n'avait pas été payé conformément à ce qu'il aurait dû et qu'il avait aussi beaucoup investi pour son ancien travail. A.e. Le 18 juin 2020, B.________ a réclamé à A.________ SA le paiement de ses heures supplémentaires effectuées tout au long des rapports de travail pour un montant total de 35'604 fr. 55. Le 29 juin 2020, A.________ SA a refusé d'entrer en matière et a ajouté qu'elle avait aussi des prétentions à faire valoir à l'encontre de B.________ pour l'utilisation privée du véhicule de service mis à sa disposition.