Citation: 2C_149/2021 E. 4.3

4.3. L'arrêt attaqué retient qu'une grande quantité de produits a été retrouvée au cabinet de la recourante; en particulier, un carton "contenant au départ" 70 boîtes de gélules de poudre de champignons; la décision du 12 août 2020 du Service de la consommation mentionne un carton "entamé" contenant initialement 70 boîtes. A ce sujet, la recourante allègue que ce carton était vide. Cela étant, elle admet que 24 boîtes de gélules de poudre de champignons se trouvaient dans son cabinet, tout en soulignant que ces produits n'y étaient entreposés que temporairement et qu'elle devait les amener au local de stockage à Zwingen. Avec une telle justification, l'intéressée reconnaît que ces denrées n'étaient pas destinées à son usage personnel. En outre, en prétendant que ce carton devait être transporté à Zwingen, la recourante ne fait qu'opposer sa version des faits de façon appellatoire à celle retenue par les juges précédents, ce qui constitue une façon de procéder qui ne répond pas aux exigences en la matière (cf. consid. 3.1). Au demeurant, dès lors que le local de stockage et le point de vente de la société B.________ Sàrl sont situés à Zwingen et que ces produits ont été trouvés à Bourrignon, retenir qu'ils y étaient distribués ne saurait être constitutif d'arbitraire. De plus, des "prospectus de vente" se trouvaient au cabinet, ce qui accrédite la thèse retenue par les juges précédents. Ainsi, l'intéressée mettait sur le marché, à son cabinet, des denrées alimentaires au sens de l'art. 6 LDAl. Par conséquent, il lui incombait d'annoncer son activité à l'autorité cantonale d'exécution, en vertu de l'art. 11 al. 2 LDAl. En omettant d'y procéder, la recourante n'a pas respecté cette obligation.