Citation: 9C_523/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1973, a travaillé depuis 1998 comme carrossier à titre indépendant. Par décision du 19 mars 2012, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) lui a reconnu le droit à un quart de rente d'invalidité du 1er août 2006 au 31 août 2010, puis à une rente entière dès le 1er septembre 2010. Le droit à la rente a été confirmé par communication du 6 septembre 2013. A.b. En 2015, après avoir eu connaissance de l'inscription au registre du commerce, en date du 18 juin 2013, de la société B.________ SA, dont l'administrateur unique avec signature individuelle était A.________, l'office AI a initié une révision du droit à la rente. Il a suspendu la rente d'invalidité par voie de mesures provisionnelles avec effet au 30 juin 2015 (décision du 22 juin 2015). Statuant le 10 novembre 2016 sur le recours formé par A.________ contre cette décision, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud l'a rejeté. Entre-temps, l'office AI a notamment soumis l'assuré à une expertise auprès du docteur C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie (rapport du 9 mai 2016, et complément du 8 juin 2016). Il a ensuite supprimé la rente d'invalidité de l'assuré avec effet rétroactif au 1er juin 2013 (décisions des 18 avril et 12 mai 2017). En bref, l'administration a considéré que la reprise d'activité en juin 2013 permettait de démontrer que l'assuré avait recouvré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée et que la violation, par celui-ci, de l'obligation de renseigner constituait une faute justifiant la suppression de la rente avec effet rétroactif.