Citation: I 603/03 17.11.2003 E. 3

En l'espèce, la dernière profession exercée par le recourant, soit celle de nettoyeur, n'est pas exigible en raison des tâches lourdes qu'elle implique. En revanche, ce dernier est capable de travailler dans une activité adaptée à plein temps. Or, sur ce point, lorsqu'une atteinte à la santé empêche un jeune assuré d'entreprendre un petit nombre d'activités ou de métiers, sans entraver sérieusement le libre choix professionnel, cette circonstance ne réduit pratiquement pas sa capacité de gain dans un marché du travail équilibré (VSI 2000 p. 188 et les références). Dans le cas particulier, l'intéressé n'est pas au bénéfice d'une formation professionnelle, si bien que seules entrent en ligne de compte des activités simples et répétitives. Sur la base des statistiques salariales dont il y a lieu de faire usage en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, on doit considérer que le recourant serait en mesure, dans une profession adaptée, et après prise en compte d'éventuelles déductions (ATF 126 V 75), de réaliser un revenu tel que les conditions de l'ouverture du droit aux prestations ne sont pas données. Le recours s'avère donc mal fondé et doit être rejeté.