Citation: 6B_383/2024 E. 4.2

4.2. Bien que de manière sibylline, le recourant semble reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré que l'intimée le craignait, respectivement qu'elle n'osait pas désobéir à ses injonctions. Selon lui, la précitée n'aurait jamais tenu de tels propos et une pièce au dossier démontrerait le contraire. À l'appui de sa plainte du 24 juin 2018 ayant initié la présente procédure (il sied de préciser que le couple formé par le recourant et l'intimée rencontrait déjà d'importantes difficultés avant cette date, ayant notamment fait l'objet d'une procédure pour violences domestiques en juillet 2017, d'un suivi par le Service de la protection de la jeunesse et de consultations de couples au Centre de consultation de E.________; jugement attaqué consid. D.2), l'intimée a déclaré ce qui suit en lien avec l'épisode sous revue: " Pour cela, il avait fermé à clé la porte de l'appartement - nous n'avons qu'une seule et unique clé - et l'avait gardée sur lui. De ce fait, je n'étais pas en mesure de prendre mes cachets, lesquels se trouvaient chez mes parents. Durant cette dernière année, j'ai vécu dans la crainte constante et subi de nombreuses pressions psychologiques. A.A.________ est très malin et parvient facilement à me faire abdiquer, notamment lorsque je ne suis pas disposée à entretenir une relation sexuelle [...]". Quant au rapport du CHUV du 6 novembre 2017 dont se prévaut le recourant, il fait notamment état des déclarations de l'intimée selon lesquelles elle se rendait jusqu'à trois fois par nuit au domicile de sa soeur. À suivre le recourant, cela démontrerait que même lorsqu'il enfermait (à d'autres reprises que celle dont il est question?) l'intimée, elle était en mesure de sortir de l'appartement. Un tel raisonnement ne saurait être suivi. Tout au plus peut-il être déduit de ce rapport que l'intimée était relativement libre de ses mouvements jusqu'au 6 novembre 2017, ce qui n'implique en rien qu'elle l'ait été cette soirée du début de l'année 2018. Il résulte de ce qui précède que l'état de fait cantonal découle à tout le moins des déclarations de l'intimée et qu'il n'est pas contredit par les autres pièces figurant au dossier. Sans fondement, le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.