Citation: 4P.117/2003 16.10.2003 E. 2

2.1 Les requérants n'ont déposé ladite demande qu'à titre subsidiaire, soit dans l'éventualité où leur recours de droit public connexe serait rejeté intégralement. L'un d'entre eux - A.________ - a effectué cette démarche pour le cas où, dans la procédure parallèle, le Tribunal fédéral ne casserait pas la sentence en tant qu'elle l'a impliqué contre son gré dans la procédure arbitrale. Comme le recours de droit public a été entièrement rejeté par arrêt séparé de ce jour, la demande de révision est toujours d'actualité et chacun des trois requérants peut faire valoir un intérêt juridiquement protégé à son admission. Toutefois, ainsi que l'intimée le remarque à juste titre, cette demande apparaît d'emblée vouée à l'échec dans la mesure où ses auteurs y articulent les mêmes griefs que ceux qu'ils ont formulés à l'appui du recours de droit public connexe. En effet, ces deux moyens de droit extraordinaires sont ouverts pour des motifs qui ne se recoupent pas. 2.2 La demande de révision a été présentée dans les formes requises (art. 140 OJ) et avant l'expiration du délai de déchéance fixé à l'art. 141 al. 1 let. b OJ. Sous cet angle, elle est donc recevable. Tel n'est pas le cas, en revanche, de la conclusion par laquelle les requérants invitent la Cour de céans à prononcer elle-même une condamnation pécuniaire à l'encontre de l'intimée. Aussi bien, comme on l'a indiqué plus haut (cf. consid. 1.1), le Tribunal fédéral, lorsqu'il statue sur une demande de révision d'une sentence arbitrale internationale, ne s'occupe que du rescindant et pas du rescisoire, contrairement à ce qui est le cas lorsqu'il est requis de réviser ses propres arrêts (cf. art. 144 al. 1 OJ). 2.3 Les pièces produites le 22 septembre 2003 par le conseil des requérants n'ont aucun rapport avec les motifs de révision invoqués par ceux-ci. Il n'y a donc pas lieu de les prendre en considération.