Citation: 6B_987/2017 E. 6.4

6.4. Le recourant soutient que l'indemnité de 20'000 fr. accordée à l'intimé à titre de réparation du tort moral serait excessive. A cet égard, il reproche à la cour cantonale de s'être référée à diverses affaires dans lesquelles une telle indemnité avait été fixée, en soulignant les différences existant avec la présente cause. On ne voit cependant pas quelle conclusion le recourant entend tirer de cette démonstration, dès lors que l'autorité précédente n'a signalé ces jurisprudences qu'à titre exemplatif et n'a aucunement prétendu qu'elles portaient sur des situations similaires. Le recourant prétend ensuite que la cour cantonale aurait dû davantage réduire l'indemnité en raison de la faute concomitante de l'intimé et de la rupture du lien de causalité - arrêtée au 27 novembre 2013 - entre son état de santé et l'accident. L'autorité précédente n'a ignoré aucun de ces éléments. S'agissant plus particulièrement de la faute concomitante de l'intimé, celle-ci a été à bon droit relativisée par la cour cantonale, dès lors que le choc entre le véhicule du recourant et L.________ n'a pas résulté d'une traversée de la route inopinée, mais bien plutôt d'une perte totale de maîtrise de la BMW due à sa vitesse excessive et au coup de volant à l'aveugle du recourant. Pour le reste - compte tenu des souffrances endurées par l'intimé, de la peur de mourir et du stress post-traumatique présenté - l'indemnité accordée ne paraît pas disproportionnée.