Citation: 4A_485/2019 E. 4.2.1

4.2.1. Le grief a essentiellement pour objet la critique des constatations factuelles de l'autorité précédente selon lesquelles l'intimée était en incapacité de travail du 13 juillet au 6 août 2012 et n'avait pas perçu six jours de vacances auxquels elle avait droit en 2011. La recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir violé le droit en considérant que ces deux faits étaient contestés alors que tel n'était pas le cas. À tort. Rien ne s'oppose en effet à considérer, comme l'a fait l'autorité précédente, qu'en désignant l'attestation médicale de l'intimée de " certificat de complaisance ", la recourante a contesté l'allégation de l'intimée selon laquelle cette dernière se trouvait en incapacité de travail durant son séjour au Portugal. La recourante ne convainc pas lorsqu'elle affirme que son propos ne se rapportait qu'à la capacité de l'intimée à informer son employeur de son incapacité de travail. Il est en effet adéquat de considérer qu'en s'en prenant à l'attestation médicale en tant que telle, la recourante contestait l'allégation selon laquelle elle était en incapacité de travail durant ses vacances au Portugal. Contrairement à ce qu'aimerait faire croire la recourante, le fait qu'elle a employé le verbe " sembler " (" il semble s'agir d'un certificat de complaisance ") n'y change rien. Elle ne parvient aucunement à démontrer avoir expressément reconnu l'incapacité de travail de l'intimée durant la période litigieuse, le simple renvoi à son allégation selon laquelle l'intimée n'avait le droit au versement de son salaire que jusqu'au 21 août n'étant à cet égard de toute évidence pas suffisant. À ce titre, insister sur le fait que l'intimée a prétendu avoir été en incapacité de travail durant cette période est inutile, le Tribunal cantonal ayant précisément retenu que l'intimée avait allégué avoir été malade durant ses vacances. L'autorité précédente pouvait donc considérer que la question de l'incapacité de travail de l'intimée durant la période du 13 juillet au 6 août 2012 était un fait contesté sans violer ni la maxime des débats régissant la procédure ni une autre disposition du CPC. S'agissant des vacances de l'intimée pour l'année 2011, force est de constater que l'argumentation de la recourante, qui reproche à l'autorité précédente d'avoir considéré que le nombre de jours de vacances auquel l'intimée avait droit était un fait contesté, se distingue par sa nature à la fois hypothétique et bancale. En effet, affirmer comme le fait la recourante que le Tribunal cantonal serait parti du principe que l'intimée n'avait pas contesté disposer en pratique de presque 8 semaines de vacances annuelles s'il n'avait pas considéré que la durée formelle des vacances était un fait contesté, est dénué de tout fondement. En réalité, l'autorité précédente a constaté que le nombre de jours de vacances dont l'intimée a bénéficié en pratique était contesté et n'a pas pu être établi. Alors que la recourante faisait état de presque 8 semaines de congé annuel, l'intimée s'en référait au contrat de travail prévoyant 6 semaines de vacances. Dans ce contexte, il n'y a pas lieu de reprocher à l'autorité précédente d'avoir estimé que le nombre de jours de vacances octroyés à l'intimée était un fait contesté. La recourante ne parvient pas à démontrer que les faits ont été établis de manière arbitraire ou en violation des dispositions de procédure applicables.