Citation: 1C_656/2021 E. C

Par arrêt du 29 septembre 2021, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais a partiellement admis le recours formé par les opposantes. Les conclusions tendant à la construction d'une paroi antibruit de 4,2 m de hauteur et à la fermeture des glissières avec pose d'un matériau absorbant n'avaient pas été soumises à l'instance précédente et étaient donc irrecevables. La pose d'un revêtement de type SDA 4 permettait une réduction de 4dB (A), au lieu de 2 pour un revêtement SDA 8. Sa durée de vie était toutefois de 10-15 ans, contre 15-20 ans pour le SDA 8 et ses coûts de mise en oeuvre étaient légèrement supérieurs. Aucun des deux ne permettait un respect des VLI. Le SDA 8 présentait de meilleures propriétés mécaniques et, sur un tronçon au fort trafic - notamment poids lourd - et où aucun contournement n'était prévu, le choix de ce revêtement ne prêtait pas le flanc à la critique. La construction d'une paroi antibruit de 1,5 m de hauteur présentait un WTI de 0,4. Le recours au WTI dans un tel cas (projet d'un coût inférieur à 0,5 million de francs) n'était certes pas obligatoire, mais possible. La pose d'un revêtement phonoabsorbant sur le mur de soutènement en amont de la route ne présentait pas une efficacité suffisante. L'aménagement d'une paroi de 4,2 m était certes économiquement supportable, mais irréalisable en raison de l'impact paysager et pour des raisons de sécurité. S'agissant des délais de réalisation de l'assainissement, le délai légal au 31 mai 2018 était échu et il y avait lieu de renvoyer la cause au Conseil d'Etat afin qu'il complète la décision du DMTE en indiquant un délai concret pour la pose du revêtement phonoabsorbant.