Citation: 4C.381/2000 26.03.2001 E. 1

1.- Le demandeur prétend avoir été licencié oralement et avec effet immédiat par le défendeur R.________ le 19 février 1999. Le Président du Tribunal du district de Morges a établi, en fait, que R.________ avait dit ceci à M.________, le soir du vendredi 19 février 1999: "Dehors, vous êtes viré, dehors, dehors de ma maison". Sur la base des enquêtes, il a considéré que ces propos avaient été adressés exclusivement à M.________ et non pas à B.________. Le jugement de première instance rappelle d'ailleurs que B.________ "admet que les propos du vendredi soir au local concernaient le seul M.________". B.________ a expliqué avoir eu par la suite un entretien téléphonique avec R.________, au cours duquel ce dernier lui aurait confirmé qu'il était également "viré"; cependant, le Président du Tribunal de district, faute de preuve suffisante, a considéré que ce fait n'était pas établi. La cour cantonale déclare se fonder uniquement sur les faits constatés par le premier juge. C'est donc par une erreur de plume que, croyant reproduire les propos de R.________ en date du 19 février 1999, dans la partie consacrée au résumé des constatations du Président du Tribunal du district de Morges, les juges précédents ont écrit: "Dehors, vous êtes tous virés, dehors, dehors de ma maison". Cette inadvertance est d'autant plus manifeste que, plus loin, la Chambre des recours rappelle la constatation du Président du Tribunal de district, selon laquelle il n'a pas été prouvé que le demandeur aurait été licencié oralement le soir du 19 février 1999. La cour cantonale a, en définitive, admis que le congé donné au demandeur était intervenu par lettre du 22 février 1999. Dans ces circonstances, en prétendant avoir été licencié oralement et avec effet immédiat le 19 février 1999, le demandeur remet en cause l'état de fait retenu par la cour cantonale; ce grief est irrecevable en instance de réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ).