Citation: U 121/02 04.09.2002 E. A

G.________, née en 1937, travaillait comme vendeuse qualifiée au bazar X.________; à ce titre, elle était assurée contre le risque d'accident professionnel et non professionnel par la Mobilière Suisse, société d'assurances (ci-après: La Mobilière). Le 5 février 1988, elle a fait une chute qui a entraîné une fracture supramalléolaire externe gauche avec rupture de la syndesmose tibio-péronière. Elle a présenté une incapacité de travail totale jusqu'au 31 mai et de 50 % jusqu'au 31 juillet 1988. Par la suite, elle a développé une arthrose tibio-astragalienne progressive (rapport du docteur A.________ du 30 avril 1993). Le cas a été pris en charge par la Mobilière. Le 13 février 1993, G.________ a été victime d'un accident de la circulation qui a provoqué des contusions et des plaies multiples aux membres inférieurs. En raison de l'arthrose douloureuse de l'articulation tibio-astragalienne gauche, elle a subi deux arthroscopies avec synovectomie et nettoyage articulaire, les 22 novembre 1994 (rapport du docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, daté du même jour) et 22 novembre 1995 (rapport du docteur C.________ daté du même jour); le 20 février 1998, une prothèse totale de la cheville gauche avec synovectomie complète a été mise en place (rapport du docteur D.________ du 23 février 1998). Dans les suites immédiates de l'accident, puis des trois interventions chirurgicales, l'assurée a présenté une incapacité de travail totale, en alternance avec des périodes d'incapacité partielle. La Mobilière a fait procéder à une première expertise auprès du docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie et orthopédie (rapport du 22 novembre 1994), puis à une seconde auprès du docteur F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie (rapport du 30 août 1999). Selon ce dernier spécialiste, l'assurée présente un status après fracture-luxation de la cheville gauche avec arthrose secondaire et un status après mise en place d'une prothèse à la cheville gauche pour arthrose tibio-astragalienne; le traumatisme et l'évolution de la cheville sont entièrement en rapport avec l'accident du 5 février 1988. Quant à la capacité de travail de l'assurée, le praticien est d'avis qu'avec une prothèse au niveau de la cheville gauche et l'obésité, le travail en position debout est définitivement impossible, même pour une personne de 40 à 45 ans; en revanche en faisant abstraction de l'obésité et des problèmes vertébraux qui y sont liés, un travail assis pourrait se faire probablement à 75 %, dans une occupation légère. Par décision du 25 novembre 1999, confirmée sur opposition le 23 août 2000, la Mobilière a mis fin au droit au traitement ainsi qu'aux indemnités journalières et alloué à G.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 40 %; en revanche, elle a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité, considérant qu'elle ne présentait aucun préjudice économique.