Citation: I 207/04 23.06.2004 E. 4

4.1 Par la suite, le docteur F.________ a posé le diagnostic de lombosciatalgies chroniques sans troubles irritatif ou déficitaire dans un contexte de dégénérescence discale L3-L4, L4-L5, avec protusion L5-S1. Il confirmait la péjoration de l'état de santé de l'assurée, alléguée dans le cadre de la procédure de révision mise en oeuvre par l'office AI, et attestait une incapacité de travail de 75 % (rapport du 29 mai 2001 et annexe du 1er juin 2001). 4.2 Du 15 avril au 19 avril 2002, l'assurée a séjourné à l'Hôpital O.________. A la sortie, le docteur F.________ a maintenu le diagnostic de lombosciatalgies chroniques sans trouble neurologique irritatif ou déficitaire dans un contexte de discopathie dégénérative des trois derniers étages. Il a constaté la présence d'un état anxio-dépressif réactionnel. Le traitement en milieu hospitalier a pu amener à un contrôle de la symptomatologie douloureuse de 50 pour cent. Il a permis d'améliorer la capacité fonctionnelle et favorisé l'incitation à une reprise d'activité (rapport du 22 avril 2002). 4.3 Au terme de l'examen pluridisciplinaire réalisé au SMR, les docteurs B.________, médecin-généraliste, P.________, médecin-interniste et rhumatologue, et V.________, psychiatre, ont fait état d'un trouble somatoforme douloureux chez une personnalité infantile à traits histrioniques, ainsi que des lombalgies chroniques persistantes dans le cadre de minimes troubles statiques et dégénératifs. Objectivement, les constatations sont mineures; il y a donc une discordance majeure entre les plaintes, le retentissement fonctionnel allégué et les constatations objectives. Il existe une incapacité de travail de 50 pour cent, entièrement attribuable aux problèmes psychiques; au plan physique, dans une activité telle qu'exercée précédemment par l'assurée, la capacité de travail demeure entière (rapport du 11 juin 2002). 4.4 En cours de procédure devant la juridiction cantonale, la recourante a produit une nouvelle attestation du docteur F.________, du 8 mai 2003. Le médecin indique qu'il a adressé la patiente au Professeur R.________ afin d'envisager une termocoagulation. Ce geste a apporté un net soulagement quant aux douleurs référées dans les membres inférieurs. En revanche, les lombalgies subsistent, raison pour laquelle les investigations doivent être poursuivies. La discographie L4-L5 pratiquée a montré une importante fuite du produit de contraste, avec, lors des examens dynamiques, une composante d'instabilité. La patiente devait être adressée à l'Hôpital O.________ en vue d'une éventuelle stabilisation chirurgicale. 4.5 Les médecins du SMR se sont à nouveau déterminés. Le psychiatre V.________ a exprimé l'avis qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter des conclusions de l'examen du 10 juin 2002 «en terme de capacité de travail exigible» l'état psychique de l'intéressée ne s'étant pas modifié depuis 1997 (rapport du 24 juin 2003). Quant au docteur P.________, il a estimé, en conclusion d'un rapport du 18 juin 2003, que les données médicales actuellement disponibles attestaient une atteinte discale isolée L4/L5 qui permettrait d'admettre une capacité de travail résiduelle de 50 pour cent dans une activité adaptée. Le docteur F.________ ayant précédemment signalé que la patiente devenait de plus en plus cohérente, on disposait d'arguments pour admettre que la composante psychologique jouait actuellement un rôle mineur dans la problématique de l'assurée. Enfin, le docteur B.________ a également estimé que les éléments médicaux nouveaux transmis par le docteur F.________ permettaient de retenir une discopathie isolée L4/L5 justifiant une incapacité de travail de 50 pour cent au maximum dans une activité adaptée.