Citation: 2C_898/2020 E. 1

En mars 2019, son dossier affichait une dette d'aide sociale de 359'446 fr. 15 et des poursuites pour 170'000 fr., dont 160'000 faisaient l'objet d'actes de défaut de biens. Entre 2005 et 2017, il a été condamné à 21 reprises pour infractions contre le patrimoine, la liberté, la vie et l'intégrité corporelle ainsi que pour violation de la loi sur les stupéfiants. Par jugement du 24 janvier 2017, il a été condamné à trois ans de peine privative de liberté, notamment pour vol, tentative de vol, violation de domicile, injures, contraventions à LStup, abus de confiance et violation d'une obligation d'entretien pour des infractions antérieures au 1er octobre 2016. Par décision du 28 novembre 2018, le Service pénitentiaire du canton de Neuchâtel a refusé la libération conditionnelle au motif que le pronostic sur le comportement futur de l'intéressé était défavorable. Il a été libéré en fin de peine le 27 avril 2020, non sans avoir été condamné, par ordonnance pénale du ministère public du canton de Fribourg du 6 janvier 2020, à une peine privative de liberté de 30 jours pour calomnie; il avait propagé de fausses rumeurs pour se venger du fait que sa victime avait préavisé négativement sa demande de libération conditionnelle. Par décisions des 17 avril 2019 et 20 avril 2020, le Service des migrations et le Département de l'économie et de l'action sociale du canton de Neuchâtel ont révoqué l'autorisation d'établissement de l'intéressé respectivement confirmé sa révocation. Par arrêt du 25 septembre 2020, le Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours que l'intéressé avait interjeté contre la décision du 20 avril 2020 du Département de l'économie et de l'action sociale du canton de Neuchâtel.