Citation: 5A_25/2022 E. 3.3

3.3. L'argumentation développée par le recourant ne permet pas de retenir l'arbitraire de la motivation cantonale. Celui-ci souligne le caractère disproportionné des mesures de blocage, relevant que, non seulement celles-ci ne seraient pas limitées dans le temps, mais insistant de surcroît largement sur le fait que le montant qu'il doit actuellement pour l'entretien de sa famille sera nécessairement réduit à l'issue de la procédure de divorce, vu l'âge de sa fille et le fait que son épouse ne pourra faire valoir aucune prétention dans le contexte de la liquidation du régime matrimonial; il indique à cet égard disposer d'une fortune lui permettant à l'évidence d'assurer ces prétentions financières. Si ces affirmations ne sont pas mises en doute, le recourant occulte en revanche totalement son défaut de volonté d'assumer ses obligations financières envers sa famille, incontestablement illustré par la procédure (entre autres: avis au débiteur; procédure pénale; cf. supra let. C). Contrairement à ce qu'il allègue sous l'angle de l'arbitraire dans l'établissement des faits, ce n'est nullement sur ses instructions que l'intimée reçoit désormais la contribution mensuelle de 24'000 fr. à laquelle il a été astreint: la procédure démontre au contraire que ce versement intervient depuis fin mai 2019, soit vraisemblablement après la confirmation de l'avis aux débiteurs (prononcé en 2018 et confirmé en avril 2019) ou, selon le premier juge, sous pression des restrictions de disposer, prononcées à titre superprovisionnel en décembre 2018 (cf. ordonnance de première instance, p. 14). C'est ensuite de manière parfaitement appellatoire que le recourant conteste l'opacité de sa situation financière, se limitant sur ce point à soutenir avoir transmis toutes les pièces requises et démontré ainsi la limpidité de celle-ci. Au surplus, il n'entreprend pas réellement les autres arguments retenus par le Juge délégué pour confirmer les mesures auxquelles il s'oppose (à savoir: le fait que les mesures ordonnées ne viseraient vraisemblablement qu'une partie de sa fortune, son train de vie très confortable malgré le prononcé des mesures contestées, le risque de se départir des actions de la société familiale, son refus de tout contact avec sa famille, ses absences réitérées aux audiences - étant précisé que, contrairement à ses allégations, le Juge délégué a clairement justifié les raisons expliquant son refus de le dispenser de comparution personnelle). Quant à l'affirmation selon laquelle le logement familial pourrait garantir le paiement des contributions d'entretien, elle a été relativisée par la cour cantonale, sans que le recourant le remette ici en cause.