Citation: 5A_653/2014 E. 1.5

1.5. Contrairement à ce que soutient le recourant, la décision entreprise n'est pas de nature à lui causer un préjudice irréparable. En effet, le préjudice allégué n'est pas définitif, puisqu'un recours est actuellement pendant notamment sur la question de l'inscription de l'hypothèque litigieuse et qu'il prendra donc fin si le recourant obtient gain de cause au fond sur ce point. Si l'inscription de l'hypothèque pour la durée de la procédure, dans l'attente de la décision au fond, peut certes limiter les possibilités du recourant de disposer entre-temps de son immeuble, il s'agit toutefois de conséquences de nature purement économique, qui n'entrent pas ici en ligne de compte (ATF 135 III 127 consid. 1.3; 137 III 324 consid. 1.1). Au demeurant, la jurisprudence du Tribunal fédéral sur la base de laquelle le recourant fait valoir qu'une décision de refus de l'effet suspensif entraînerait systématiquement un dommage irréparable n'est pas pertinente en l'espèce. En effet, l'arrêt 5A_17/2007 du 6 mars 2007 cité par le recourant portait, au fond, sur les modalités d'exercice du droit de visite du parent non gardien sur ses enfants. La jurisprudence fédérale admet effectivement l'existence d'un risque de dommage irréparable dans de tels cas car, même si le parent recourant obtient finalement gain de cause au fond, aucune réparation ne sera possible pour la période écoulée durant laquelle il a été privé de ses enfants. En l'espèce, la question litigieuse au fond porte sur l'inscription d'une hypothèque, de sorte que la jurisprudence invoquée n'est pas relevante. Enfin, en tant que le recourant avance que l'inscription de l'hypothèque litigieuse porterait atteinte à sa réputation, il ne fait état que d'un risque de dommage abstrait sans alléguer concrètement l'incidence que dite inscription pourrait avoir sur son image. En tant qu'il affirme que cette inscription pourrait donner l'impression qu'il est un "mauvais payeur" auprès de "tout tiers ayant droit de consulter le Registre foncier", il semble en réalité se plaindre de l'image négative que cette inscription pourrait faire naître auprès d'éventuels partenaires commerciaux et donc des répercussions financières sur ses affaires. Ceci ne constituerait toutefois qu'un dommage purement économique (arrêt 9C_524/2014 du 1 er octobre 2014). Quoi qu'il en soit, même si l'on admet qu'il s'agit d'un dommage de nature juridique, le recourant ne démontre nullement qu'il ne serait pas réparable, le seul fait que le dommage ne soit pas quantifiable n'étant à cet égard pas suffisant.