Citation: 2C_333/2018 E. 4.3

4.3. La Cour de justice a effectivement refusé de procéder à une enquête et à une expertise sur la situation financière de la société. Elle a souligné que la requête des intéressés n'était pas motivée et que la situation de la société ressortait des pièces produites, notamment de l'extrait du registre des poursuites du 13 octobre 2017. Elle a, en outre, relevé que les recourants pouvaient eux-mêmes apporter des preuves attestant de l'assainissement de la société, ce à quoi ils n'avaient pas procédé. Il découle de ce qui précède que ladite cour pouvait estimer, dans une appréciation anticipée des preuves (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299; 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62) dénuée d'arbitraire, qu'elle avait suffisamment de renseignements sur l'état financier de la société, de sorte que celui-ci n'appelait pas de précisions complémentaires. Il est, en outre, rappelé que les offres de preuves doivent avoir trait à des faits pertinents. On ne voit pas en quoi la situation financière globale de la société, sur laquelle le recours est en grande partie orienté, est pertinente. En effet, seule est déterminante, pour le présent cas, la question du versement des cotisations sociales retenues sur le salaire des employés à la caisse compétente. Dans cette mesure, une enquête ou une expertise était inutile.