Citation: 8C_456/2023 E. 1.3

1.3. En l'espèce, l'arrêt entrepris renvoie la cause au recourant pour nouvelle décision au sens des considérants. D'un point de vue formel, il s'agit d'une décision de renvoi, soit d'une décision incidente qui ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral qu'aux conditions de l'art. 93 LTF. Il ressort des considérants, auxquels le recourant est tenu de se conformer, que le montant du dessaisissement ne correspond pas à la valeur locative du droit d'habitation, comme retenu dans sa décision sur opposition du 14 septembre 2022, mais aux intérêts sur la valeur vénale de l'immeuble sur lequel portait ce droit, calculés selon le taux d'intérêt moyen pour les obligations et bons de caisse en Suisse au cours de l'année précédant celle de l'octroi de la prestation complémentaire. Les premiers juges ont toutefois considéré que le dossier ne permettait pas de déterminer la valeur vénale de l'appartement et, partant, le montant à prendre en considération à titre de dessaisissement, ni d'ailleurs la nature de la mise à disposition de l'appartement (en vertu d'un devoir d'assistance ou à bien plaire), avec notamment pour conséquence la prise en considération ou non d'un loyer fictif à titre de dépense reconnue. Aussi ont-ils renvoyé la cause au recourant pour qu'il instruise ces questions. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué contient des instructions impératives, destinées au recourant, sur la manière de calculer le montant du dessaisissement. En cela, le recourant subit un risque de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 144 V 280 consid. 1.2; arrêt 9C_589/2015 du 5 avril 2016 consid. 1.1 et les références), étant précisé que le recours porte uniquement sur la question du dessaisissement et non sur la problématique des dépenses de loyer.