Citation: 1B_236/2016 E. 1

A.________ se trouve en détention provisoire depuis le 9 février 2016 dans le cadre d'une procédure pénale instruite à son encontre par le Ministère public de l'arrondissement de La Côte pour voies de fait, diffamation, injure, utilisation abusive d'une installation de télécommunication, menaces, contrainte, séquestration et enlèvement, viol, enlèvement de mineur, insoumission à une décision de l'autorité et diverses infractions à la loi fédérale sur la circulation routière. Il lui est notamment reproché d'avoir soustrait, le 28 décembre 2013, sa fille D.________, née le 16 juillet 2013, à sa mère B.________, qui dispose de l'autorité parentale et du droit de garde sur l'enfant. Il s'en serait en outre pris physiquement et verbalement à sa compagne C.________, l'aurait contrainte à subir l'acte sexuel à deux reprises, menacée, entravée dans sa liberté de mouvement et importunée par téléphone. Il n'aurait pas davantage respecté des interdictions d'approcher l'intéressée ordonnées par la justice civile. Il aurait enfin tenté de soustraire par la force, le 4 février 2016, son fils E.________, né le 16 juillet 2015, à sa mère C.________, qui détient l'autorité parentale et le droit de garde sur l'enfant. Par ordonnance du 7 juillet 2016, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a prolongé la détention provisoire de A.________ jusqu'au 9 septembre 2016. Celui-ci a recouru contre cette décision en concluant à sa réforme en ce sens que sa libération provisoire est ordonnée à la condition de se soumettre à un traitement psychiatrique ambulatoire auprès du Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire, selon les modalités à fixer par ce service, de se présenter à première réquisition à la Fondation vaudoise de probation et de respecter les décisions rendues par la justice civile en relation avec ses enfants et ses ex-compagnes. Statuant par arrêt du 19 juillet 2016, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours estimant que les mesures de substitution proposées étaient insuffisantes à pallier le risque de récidive mis en évidence par l'expert psychiatre. Le 29 juillet 2016, A.________ a adressé à la Chambre des recours pénale un courrier dans lequel il contestait certains éléments retenus dans l'arrêt et au terme duquel il adressait de nouvelles propositions de moyens de substitution à sa détention provisoire. Il sollicitait en outre l'audition de plusieurs témoins. Le 9 août 2016, il a demandé que le dossier soit transmis au Tribunal fédéral, ce qui a été fait le 12 août 2016.