Citation: 5A_115/2023 E. A

A.a. Le 18 juin 2018, G.________ (ci-après: G.________ ou la société), club de football, ayant son siège à Lisbonne, en qualité d'employeur, et A.A.________, ressortissant italien domicilié pour les besoins de son travail au Portugal, en qualité de coach, ont conclu un contrat de travail. Les parties sont convenues que tout litige en application de ce contrat serait tranché par le Tribunal arbitral du Sport (ci-après: TAS), dont le siège se trouve à Lausanne, et soumis, principalement, à la Convention collective de travail signée par l'Union national des coachs professionnels du football ( National Union of Professional Football Coach) et la Ligue portugaise du football professionnel ( Portuguese Professional Football League) et, subsidiairement, au droit suisse (clause 11). Ce contrat contient la clause 9, dont la teneur est, selon la traduction libre retenue en procédure cantonale, la suivante: " Dans le cas où l'une des parties résilie unilatéralement le présent accord sans juste motif ou en cas de démission provoquée par l'employeur, une indemnité d'un montant équivalent à la valeur résiduelle du Contrat au moment de cette résiliation sera due à l'autre partie. " A.b. Par sentence arbitrale rendue le 28 novembre 2019, le TAS a partiellement admis la demande de A.A.________ et a condamné le G.________ à lui payer la somme de 3'000'000 euros, plus intérêt à 5 % l'an depuis le 27 juin 2018 jusqu'à la date du paiement effectif et la somme de 10'000 euros à titre de dépens. Dans ses motifs, le TAS a considéré que le G.________ avait résilié le contrat de travail qui le liait à l'employé sans juste motif et qu'il devait payer à celui-ci une indemnité correspondant à la valeur résiduelle du contrat au moment de la résiliation. Il a constaté que l'employé avait réclamé 11'273'486,76 euros au titre de salaires et 5'650'000 euros à titre de bonus qu'il aurait gagnés si le contrat n'avait pas été résilié. Le TAS a retenu que seule une indemnité prévue par la clause 9, évaluée en l'occurrence à 11'195'198,66 euros, pouvait entrer en ligne de compte. Pour le TAS, cette indemnité, servant à liquider les rapports de travail, pouvait être qualifiée de peine conventionnelle, à l'aune de l'art. 163 CO, et devait être réduite, en application de l'art. 163 al. 3 CO, à 3'000'000 euros, au regard des circonstances du cas d'espèce. A.c. A.c.a. Par échange de courriels des 11 et 12 juillet 2019, dans le but de calculer les impôts dus par A.A.________ en Italie, le cabinet de comptables H.________ a interpellé l'avocat du G.________ en lien avec un paiement de 78'288,10 euros en date du 26 juillet 2018 pour savoir si l'employeur avait payé ou non un quelconque montant au titre d'impôt au Portugal. L'avocat a répondu que le G.________ avait retenu 25 % sur le paiement (104'384,13 euros) dû à l'employé en raison de son statut de non-résident au Portugal. A.c.b. Le 28 avril 2020, le G.________ a viré les sommes de 2'534'742 euros sur le compte de l'employé et de 750'000 euros sur le compte du ministère des finances portugais. Par document du 20 juin 2020 intitulé "Certificat, Revenu et Impôt payé par un non-résident, Impôt retenu définitivement à la source", l'Autorité fiscale et douanière du Portugal a attesté à l'attention de A.A.________ que le G.________ avait payé un montant de 750'000 euros à titre d'impôt à la source sur un revenu de 3'000'000 euros provenant "du travail dépendant", obtenu sur le territoire portugais. A.d. Par ordonnance du 1 er avril 2021, le séquestre (n° yyy) portant sur un montant de 830'588 fr., avec intérêt à 5 % dès le 28 avril 2000, mentionnant que le cas de séquestre était celui de l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP et le titre de la créance la sentence arbitrale du 28 novembre 2019, a été ordonné contre le G.________. A.e. Le 12 mai 2021, à la réquisition de l'employé, l'Office des poursuites du district de Nyon (ci-après: office) a notifié au G.________, dans la poursuite ordinaire n° zzz, un commandement de payer le montant de 830'588 fr., avec intérêt à 5 % dès le 28 avril 2020, indiquant comme titre de la créance ou cause de l'obligation: " Validation du séquestre n° yyy du 01.04.2021 de Fr. 830'588.00 Sentence du 28.11.2019 du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne (CAS 2018/0/5934). " La société poursuivie a formé opposition totale.