Citation: 4P.125/2004 27.09.2004 E. 1

Le recourant soutient encore que, lorsque le Tribunal cantonal entend admettre une demande manifestement bien fondée, il doit respecter les garanties minimales consacrées par l'art. 29 al. 1 Cst. et impartir un délai au défendeur pour exposer ses moyens. Pour autant que le recourant ait ainsi voulu élever une critique autonome, celle-ci ne répond pas aux exigences de motivation découlant de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, de sorte qu'elle est irrecevable (cf. ATF 129 I 113 consid. 2.1; 128 III 50 consid. 1c p. 53 s.). Enfin, dans la mesure où il se fonde sur l'art. 8 CC et soutient qu'il aurait dû se voir ouvrir le droit à la contre-preuve tendant à déterminer la valeur du véhicule lors de sa reprise par lui-même, le recourant s'en prend à une question relevant de l'application du droit fédéral et sa critique est également irrecevable, puisqu'elle peut faire l'objet d'un recours en réforme au Tribunal fédéral (art. 43 al. 1 et 84 al. 2 OJ; cf. ATF 129 I 173 consid. 1.1 p. 174). 3.3 Le recourant estime que la cour cantonale a failli à son obligation de rendre une décision motivée s'agissant des effets de l'invalidation du contrat. Sur ce point, il invoque l'art. 213 al. 1 let. c et d CPC/VS - aux termes duquel le jugement motivé doit contenir les conclusions des parties et l'exposé des faits ainsi que les considérants - dont il estime qu'il lui confère une protection plus étendue que celle découlant de la Constitution fédérale. Or, le Tribunal fédéral a eu l'occasion de juger que l'art. 213 CPC/VS ne posait pas d'exigences allant au-delà de celles que fixe la jurisprudence relative à l'art. 29 al. 2 Cst. (arrêt 4P.93/2002 du 18 octobre 2002 publié in Revue valaisanne de jurisprudence 2003 p. 236 consid. 3 p. 237), de sorte que le grief du recourant sera examiné à la lumière de cette dernière disposition. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102 s.). Sous le couvert du grief de violation de l'obligation de motiver la décision, le recourant semble plutôt vouloir s'en prendre à l'application du droit fédéral. En effet, il prétend ne pas comprendre le résultat auquel la cour cantonale est parvenue compte tenu de la jurisprudence à laquelle celle-ci s'est référée. Dans ces circonstances, la critique du recourant est irrecevable, dès lors qu'elle peut faire l'objet d'un recours en réforme au Tribunal fédéral (art. 43 al. 1 et 84 al. 2 OJ; cf. ATF 129 I 173 consid. 1.1 p. 174). Cela étant, les juges cantonaux ont consacré plus d'une page de leur jugement à l'examen des effets de l'invalidation du contrat, exposant leur raisonnement étape après étape. L'on pouvait ainsi parfaitement comprendre les motifs pour lesquels ils ont retenu que le recourant devait restituer à l'intimée la somme de 18'770 fr. avec intérêt à 5% l'an dès le 1er avril 1999, de sorte que le grief tiré de la violation de l'obligation de rendre une décision motivée devrait de toute façon être rejeté.