Citation: 9C_670/2021 E. 4.3

4.3. Dans ce contexte, la recourante se plaint en vain d'une violation de l'art. 8 Cst. A cet égard, on rappellera qu'une décision viole le principe de l'égalité de traitement consacré à l'art. 8 al. 1 Cst. lorsqu'elle établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou qu'elle omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-à-dire lorsque ce qui est semblable n'est pas traité de manière identique et ce qui est dissemblable ne l'est pas de manière différente (ATF 144 I 113 consid. 5.1.1; 142 V 316 consid. 6.1.1). L'inégalité de traitement apparaît ainsi comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semblable ou inversement (arrêt 8C_817/2021 du 20 juin 2022 consid. 6.2.1). En l'espèce, quoi qu'en dise la recourante, sa situation n'est pas "en tout point identique" à celle des assurés concernés par les exceptions jurisprudentielles au sens de l'ATF 145 V 209 (consid. 4.1 supra). Contrairement à ceux-ci, elle n'a en effet pas bénéficié d'une rente d'invalidité et n'a donc pas présenté une incapacité de gain déterminante au sens des art. 7 et 8 LPGA (en relation avec l'art. 28 al. 1 LAI). Or, comme l'a exposé à juste titre la juridiction cantonale, l'examen de la nécessité de mesures de réadaptation dans les situations visées constitue une mesure d'accompagnement dans le prolongement de la prise en charge de la prestation jusqu'alors reconnue de l'assurance-invalidité, l'éloignement du marché du travail étant en lien avec l'atteinte à la santé dont celle-ci avait à répondre pendant une certaine période. L'argumentation de la recourante selon laquelle le principe de l'égalité de traitement interdit de "la traiter différemment des assurés de plus de 55 ans ayant perçu une rente d'invalidité" est dès lors mal fondée. Quant aux faits qu'elle n'a plus exercé d'activité professionnelle depuis le 24 janvier 2014, qu'elle ne dispose ni d'une formation, ni d'expériences professionnelles particulièrement vastes ou approfondies, et qu'elle ne serait dès lors pas "mieux à même de se réintégrer par elle-même sur le marché de l'emploi" que les assurés âgés de 55 ans révolus ou qui ont bénéficié d'une rente durant quinze ans, ils ne justifient pas une conclusion différente. Selon la jurisprudence, le fait qu'un assuré soit empêché de trouver un emploi adapté à son handicap ou ses limitations fonctionnelles ne suffit en effet pas pour lui reconnaître le droit à des mesures de réadaptation. La réadaptation par soi-même est un aspect de l'obligation de diminuer le dommage et prime aussi bien le droit à une rente que celui à des mesures de réadaptation (arrêt 9C_244/2020 du 5 janvier 2021 consid. 4.3.2 et les arrêts cités).