Citation: 1C_482/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu de manière arbitraire qu'il circulait à 90 km/h alors que le tronçon sur lequel il roulait au moment des faits qui lui sont reprochés était limité à 80 km/h et que le juge pénal n'a pas retenu d'excès de vitesse à son encontre dans l'ordonnance pénale. L'instance précédente aurait en outre fait une confusion entre la vitesse affichée au compteur et la vitesse réelle de son véhicule. Elle n'aurait pas pu faire l'impasse sur la marge de sécurité imposée par la loi pour estimer la vitesse effective au moment des faits. La vitesse réelle lorsqu'il a talonné le véhicule qui le précédait s'approchait ainsi plutôt des 65-70 km/h, voire de 75 km/h au maximum. Aussi, en laissant 20 mètres d'espace entre son véhicule et celui qui le précédait, 20 mètres sont parcourus en 0,96 seconde, 1,03 et 1,1 seconde dans l'hypothèse qui lui est la plus favorable. Le recourant dénonce également une constatation arbitraire des faits quant à la durée de la distance prétendument insuffisante durant laquelle il aurait talonné le véhicule qui le précédait. Cette distance n'aurait jamais été établie alors que la jurisprudence exige que le conducteur fautif ait talonné sur une distance suffisamment longue, d'au moins 500 mètres. Selon le rapport de police, il aurait circulé sur une distance estimée à environ 300 mètres, insuffisante à retenir qu'il aurait contrevenu à l'art. 34 al. 4 LCR. Cela étant, seule une faute légère au sens de l'art. 16a al. 1 let. a LCR aurait dû être retenue à sa charge si un talonnement fautif devait être retenu et sanctionné.