Citation: 5A_771/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant fait valoir que, comme il l'a " explicité à chaque étape de l'historique procédural ", il a accepté, lors de la conciliation entre les parties du 31 mai 2021, de verser à l'intimée une contribution d'entretien de 1'840 fr. dès le 1er juin 2021 durant toute la procédure de première instance et pour solde de tout compte. A l'instar des autres aspects de la séparation des parties, notamment la jouissance du domicile conjugal, il pouvait de bonne foi penser que l'accord conclu n'était pas limité dans le temps dès lors qu'il avait été ratifié par l'autorité de première instance et valait ordonnance partielle de mesures protectrices de l'union conjugale. Il avait d'ailleurs continué à s'acquitter du montant précité après l'audience du 2 juillet 2021, de sorte qu'il ne pouvait être retenu que la pension sur laquelle s'étaient accordées les parties n'était valable que jusqu'à cette date. Il avait ainsi pris des dispositions concrètes qui lui portaient indubitablement préjudice dès lors qu'il se voyait dans l'obligation de s'acquitter d'arriérés.