Citation: 8C_149/2010 30.11.2010 E. A

A.________ travaillait au service de X.________ en tant que cheffe de section à la Direction Y.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents auprès la Fribourgeoise Générale d'Assurances, dont le portefeuille a été repris par la Coop Générale d'Assurances SA puis par la Nationale Suisse Assurances (ci-après : la Nationale). Au cours du mois de décembre 1994, A.________ est tombée de sa chaise à son lieu de travail. L'assureur-accidents en a été informé par déclaration d'accident LAA du 23 février 1995. L'événement accidentel y était décrit comme suit : «En m'asseyant trop au bord de ma chaise de bureau, je suis tombée en avant et sous le bureau. Lors de cette chute, j'ai ressenti des contusions et une douleur à l'épaule qui ne guérit pas.» Le docteur S.________ a posé le diagnostic de forte contusion à l'épaule droite (diagnostic différentiel : rupture partielle de la coiffe des rotateurs) et prescrit un traitement conservateur qui s'est terminé le 23 février 1995 (rapport médical initial LAA du 29 avril 1995). L'assureur-accidents a pris en charge le cas. Le 10 décembre 1996, l'employeur de A.________ a annoncé une rechute de l'accident de décembre 1994. Il ressort du compte-rendu de l'examen IRM établi par les docteurs H.________ et G.________ que la prénommée présentait une «anomalie de signal du tendon du muscle sus-épineux en relation avec un conflit sous-acromial». L'assurée a été adressée au professeur J.________, puis au docteur W.________. Le premier médecin a évoqué une lésion partielle débutante du sus-épineux d'origine maladive (rapport de consultation du 30 janvier 1997). Le second a retenu un syndrome post-traumatique d'impingement de l'épaule droite (rapport médical intermédiaire du 24 mars 1997). L'évolution a été favorable à la suite d'un traitement par infiltration d'anesthésiques et de stéroïdes ainsi que par physiothérapie. L'assureur-accidents a pris en charge ce traitement qui a duré jusqu'au 8 avril 1997. Une nouvelle rechute a été communiquée à la Nationale le 17 mars 2005. L'IRM a montré une rupture focale complète de la partie distale et postérieure du tendon du sus-épineux ainsi qu'une petite anomalie de signal sous-chondral au niveau de la tête humérale postéro-supé-rieure (compte-rendu du 1er septembre 2005). Le nouveau médecin traitant de l'assurée, le docteur K.________, a posé l'indication d'une «refixation chirurgicale». La Nationale a demandé une appréciation du cas à son médecin-conseil, le docteur Z.________, qui a considéré que les lésions constatées étaient d'origine dégénérative et nié que les rechutes de 1996 et de 2005 puissent se trouver en relation de causalité avec l'accident de 1994 (rapport du 21 novembre 2005). Le docteur K.________ a formulé une opinion contraire (avis du 16 janvier 2006). Le 14 février 2006, la Nationale a rendu une décision par laquelle elle a refusé de prendre en charge les suites de la rechute annoncée en mars 2005. L'assurée a formé opposition et produit un nouveau rapport du docteur K.________. Après avoir soumis ce document à son médecin-conseil qui a maintenu ses conclusions, la Nationale a écarté l'opposition (décision du 11 mai 2007).