Citation: 1B_353/2009 15.12.2009 E. 4

Le recourant ne conteste pas l'existence d'un risque de récidive. Il se contente d'avancer que "les éléments retenus par la Chambre d'accusation pour fonder le risque de réitération reposent sur des infractions pour lesquelles il n'est pas inculpé". Il est dès lors douteux que le recours satisfasse aux exigences de motivation posées par l'art. 42 al. 2 LTF. Peu importe au demeurant puisque le risque de récidive ne saurait être nié pour les motifs suivants. 4.1 Selon la jurisprudence, le maintien en détention se justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un danger de récidive. Il convient de faire preuve de retenue dans l'appréciation d'un tel risque: le maintien en détention ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et que les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62, 361 consid. 5 p. 367; 124 I 208 consid. 5 p. 213; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). 4.2 En l'occurrence, l'intéressé a déjà fait l'objet de cinq condamnations, notamment par le Tribunal correctionnel de Lyon, pour recel de bien provenant d'un vol, vol avec violence et provocation directe à la rébellion. Il a déjà subi six mois d'emprisonnement. La Chambre d'accusation a également retenu que A.________ était recherché en Suisse pour un vol remontant à 2006 et avait été signalé, la même année, à Genève pour s'être trouvé à bord d'un véhicule qui comportait un important matériel pouvant servir à la commission d'infractions. Dans ces conditions, le risque de récidive doit être considéré comme concret.