Citation: 7B_720/2023 E. A

A.a. Depuis le 30 novembre 2020, l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'AFC) mène une enquête pénale à l'égard d'A.________ SA, B.________ et C.________ en raison de soupçons de graves infractions fiscales au sens des art. 190 ss de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11) en lien avec les art. 176 et 177 LIFD. Il est en substance reproché à A.________ SA d'avoir, pendant les périodes fiscales 2011 à 2019, tenté de soustraire d'importants montants d'impôt sur le bénéfice; quant à B.________ et à C.________, administrateurs de la société pendant les périodes litigieuses susmentionnées, ils auraient participé à ces infractions et se seraient rendus coupables d'usage de faux (art. 186 LIFD). Une procédure pénale administrative a également été ouverte par l'AFC contre les deux derniers nommés pour escroquerie en matière de contributions au sens de l'art. 14 al. 2 de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif (DPA; RS 313.0) et soustraction d'impôt au sens de l'art. 161 let. a de la loi fédérale du 13 octobre 1965 sur l'impôt anticipé (LIA; RS 642.21), qu'ils auraient commises dans la gestion d'A.________ SA de 2014 à 2019. A.b. Dans le cadre de ces procédures pénales administratives, l'AFC a procédé les 23, 24 septembre et 14 octobre 2021 à la perquisition des locaux de la société A.________ SA. Cette dernière s'y est opposée s'agissant de la perquisition d'une partie des documents papier et des documents électroniques, lesquels ont été placés sous scellés (répertoriés sous cotes: EGE 157-220; EGE 674-702; EGE 900-915; EGE 917-920; EGE 926-927; EMO 1-8). Le 15 novembre 2021, A.________ SA a maintenu son opposition sur l'ensemble des documents saisis. A.c. Par demande du 29 novembre 2021, l'AFC a sollicité la levée des scellés auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la cour des plaintes ou l'autorité précédente). A.________ SA a fait parvenir sa réponse le 20 janvier 2022, en demandant que les annexes produites à cet appui ne soient pas transmises à l'AFC. Elle a en substance réclamé l'accès complet à l'ensemble de la documentation physique et informatique placée sous scellés, un nouveau délai pour déposer ses observations complémentaires et compléter sa liste de mots-clés, la nomination d'un expert pour procéder au tri des documents informatiques selon la liste des mots-clés complétée et le caviardage des noms de tiers - en particulier de ses clients - selon la liste qu'elle produirait à l'issue de la consultation des documents sous scellés. A titre subsidiaire, elle a conclu au rejet de la demande de levée de scellés, à la restitution des pièces ainsi qu'à la destruction définitive de toute copie éventuelle ou de notes prises par l'AFC à leur sujet. Refusant la demande - réitérée le 3 février 2022 - d'A.________ SA visant à ce que les annexes produites à l'appui de sa réponse ne soient pas transmises à l'AFC, la cour des plaintes lui a retourné ces pièces en date des 26 janvier et 10 février 2022. Sur requête de la cour des plaintes, l'AFC lui a transmis les pièces sous scellés en dates des 15 et 24 mars 2022. Par ordonnance du 6 avril 2022, le Juge rapporteur de la cour des plaintes a en substance rejeté la demande d'A.________ SA visant à consulter les documents papier mis sous scellés, exception faite des pièces sous cotes EGE 157-161 et EMO 1 dont le tri a été ordonné. Un ultime délai à été imparti à la société pour se déterminer sur la demande de levée de scellés. A.________ SA a produit ses observations en date du 8 avril 2022 ainsi qu'un complément le 25 avril 2022, qui ont été transmis à l'AFC pour information. En substance, elle s'est plainte que son droit d'être entendue avait été restreint de manière indue par l'impossibilité d'accéder aux pièces sous scellés et a fait valoir que d'autres papiers que ceux répertoriés sous cotes EGE 157-161 et EMO 1 devaient faire l'objet d'un tri. Le 18 juillet 2023, l'AFC a requis de la cour des plaintes qu'elle rende une décision partielle relative à la question de la levée des scellés sur les documents papiers, indépendamment de la décision à intervenir sur la levée des scellés sur les données électroniques, dont la procédure de tri suivait son cours. A.________ SA s'est opposée à cette demande.