Citation: I 165/00 13.09.2000 E. 2

2.- En l'espèce, l'office intimé a confié une expertise médicale au docteur B.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales, lequel a pris l'avis du docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 29 septembre 1998, le docteur B.________ a diagnostiqué des troubles somatoformes douloureux, un status après correction d'un hallus valgus bilatéral et un tabagisme chronique. Il a fait état d'une incapacité de travail de 25 % au plus dans la dernière activité exercée, l'assurée ne présentant aucune limitation articulaire objectivable. Selon l'expert, cette incapacité est due principalement à l'état psychique de la recourante. Cette appréciation a été confirmée par le docteur M.________ (rapport du 17 novembre 1998), lequel a fait état d'un trouble somatoforme douloureux et nié l'existence d'un signe ou symptôme d'une maladie mentale, d'un grave trouble de la personnalité ou d'un grave syndrome dépressif. Ces avis émanant de spécialistes sont convaincants et ne sauraient être mis en cause par l'opinion du docteur W.________, médecin traitant de la recourante (rapport du 26 décembre 1997), lequel se fonde essentiellement sur les plaintes de cette dernière et ne fait état d'aucun élément objectif qui n'ait été dûment pris en considération et examiné par les docteurs B.________ et M.________. Vu ce qui précède, force est de constater que la recourante est en mesure, en mettant en valeur sa capacité de travail résiduelle, de réaliser bien plus de 60 % du gain qu'elle réaliserait sans atteinte à la santé, ce qui exclut le droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI). Cela étant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.