Citation: 4A_666/2015 E. 3.3

3.3. Le recourant se plaint ensuite d'une application erronée des art. 680 al. 2, 20 al. 1 et 66 CO. Il considère que le prétendu prêt accordé par la société est illicite (art. 680 al. 2 CO), qu'il est donc nul (art. 20 al. 1 CO), et que, le prêt ayant été convenu en vue d'atteindre un but illicite ou contraire aux moeurs, une répétition est exclue (art. 66 CO). On observe d'emblée que le moyen est infondé. Même à considérer que le versement sur le compte du défendeur serait contraire à l'art. 680 al. 2 CO (ce qui, au vu des constatations cantonales, semble douteux), il ne serait pas libéré de sa dette envers la société, mais resterait tenu au remboursement, conformément aux règles sur l'enrichissement illégitime (art. 62 ss CO). C'est en vain que le recourant soutient que la répétition est exclue (art. 66 CO). On ne pourrait aller dans son sens que si les prestations avaient été apportées pour provoquer ou récompenser un comportement illicite ou contraire aux moeurs (salaire d'un acte illicite ou immoral), et non si elles ont été faites en exécution d'un contrat illicite ou contraire aux moeurs (ATF 134 III 438 consid. 3.2 p. 445 s.). En l'occurrence, le défendeur n'a allégué (et prouvé) aucun élément permettant de considérer que le " prêt " lui a été accordé dans le but de l'inciter à un comportement illicite ou contraire aux moeurs. Enfin, le recourant se limite à invoquer la prescription (art. 67 CO) (" à toutes fins utiles ") devant la Cour de céans sans toutefois fournir la moindre motivation à cet égard. Au demeurant, la prescription doit être soulevée par voie d'exception et motivée en première instance déjà, le juge ne pouvant la retenir d'office (art. 142 CO). Le recourant ne démontre pas, ni même ne soutient, qu'il aurait invoqué la prescription déjà en première instance (ce que l'intimée réfute) et le Tribunal fédéral n'a donc pas à examiner cette question.