Citation: 1C_642/2022 E. 4.3.3

4.3.3. Face à ces considérations circonstanciées, les recourants se contentent, comme ils l'avaient déjà fait devant la cour cantonale, d'affirmer que les préavis de la CA seraient contradictoires et lacunaires, rendus avant le gel des dérogations de 2019, de sorte qu'ils ne seraient plus d'actualité. Comme s'ils plaidaient devant une cour d'appel, ils reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir accordé plus d'importance au préavis de la CA du 3 décembre 2019 en lien avec la nouvelle autorisation de construire DD 113'126 (dans lequel il est mentionné que l'implantation centrée de la construction ne tient pas compte de la topographie du terrain et que l'expression architecturale était monumentale). Ils ne répondent cependant pas à l'argumentation étoffée que la cour cantonale a développée sur ce point. Celle-ci a notamment retenu à cet égard qu'on ignorait sur quelle version du projet en cause la CA, dans cette autre procédure différente de la présente, s'était penchée et si en définitive elle avait rendu un préavis favorable, en quoi le projet autorisé avait répondu à ses demandes de modifications. Partant, les recourants n'exposent pas en quoi le projet de la présente procédure serait concrètement incompatible avec le caractère, l'harmonie et l'aménagement du quartier. Ils se bornent en réalité à substituer leur appréciation à celle du Département, ce qui ne suffit pas à rendre déraisonnable l'argumentation de l'instance précédente. Ils ne parviennent ainsi pas à démontrer que les motifs objectifs sur lesquels s'est fondée la Cour de justice pour confirmer l'octroi de la dérogation seraient insoutenables, ce d'autant moins que le Tribunal fédéral s'impose une retenue dans l'appréciation de circonstances locales. Le grief d'application arbitraire de l'art. 59 al. 4 let. a aLCI doit ainsi être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.