Citation: 5A_933/2023 E. 5.1

5.1. A l'appui de son propos, elle prétend tout d'abord que l'autorité de surveillance considère à tort que la suspension est une exigence formelle à l'inscription pro memoria des créances et qu'elle aurait dû examiner si la procédure arbitrale étrangère était " conforme à l'art. 207 LP en ce qu'elle a permis de facto une coordination avec la procédure de faillite ". Elle affirme ensuite que c'est aussi à tort que l'autorité de surveillance a considéré que les conséquences de l'inscription pro memoria perdurent uniquement durant vingt jours après le dépôt de l'état de collocation. Selon elle, cette inscription aurait pour conséquence que la procédure arbitrale pendante se substituera au procès en contestation de l'état de collocation au sens de l'art. 250 LP, la sentence rendue à son terme pouvant ensuite être reconnue et contraignante pour la procédure de faillite suisse dès lors que les créanciers cessionnaires, dont elle fait partie, ont d'ores et déjà marqué leur intention de continuer cette procédure. Elle soutient ainsi que la position de l'autorité de surveillance est incompatible avec la jurisprudence fédérale selon laquelle la sentence arbitrale pourra être reconnue en Suisse avec effet contraignant sur l'état de collocation.