Citation: 8C_757/2023 E. 10.4

10.4. Il ressort de ce qui vient d'être exposé que les constatations des premiers juges concernant le parcours professionnel et une éventuelle exposition à l'amiante sont imprécises et en partie contraires aux informations contenues dans le dossier. On ne saurait donc suivre l'instance cantonale lorsqu'elle nie - sur une base aussi incertaine et sans instruction plus approfondie - tout contact avec l'amiante pendant les diverses activités professionnelles que le recourant à exercées en Suisse. Il existe certes des indices non négligeables parlant en faveur d'une exposition à l'amiante en Suisse, ressortant notamment du rapport du Centre N.________. Cependant, le rapport des doctoresses L.________ et M.________ manque lui aussi de précision en ce qui concerne la consommation de tabac du recourant, de même que les dates et durées des activités professionnelles exercées par le recourant en Suisse. En outre, il ne fait pas mention de l'activité pour K1.________ en 2008 et 2009 ni de l'arrêt de travail d'avril 2010 à janvier 2012 en raison d'un accident professionnel, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale. Les doctoresses L.________ et M.________ paraissent par ailleurs avoir pris en considération diverses déclarations du recourant relatives aux circonstances dans lesquelles il a exercé ses activités professionnelles, qui auraient mérité vérification. Il en va ainsi, en particulier, des activités chez B1.________ SA, H1.________ SA et B.________ SA, pour lesquelles il conviendrait de vérifier si le recourant a réellement effectué des travaux de soudure ou de meulage sur matériaux de récupération revêtus de peinture amiantée ou pourvus de revêtement bitumeux amianté.