Citation: 6B_800/2022 E. 13.3

13.3. La cour cantonale a admis que l'intimé avait mis en place une stratégie pour pouvoir entretenir des relations sexuelles ou avoir des rapprochements sexuels avec le plus grand nombre de ses modèles, mais a nié toutes "pressions psychiques", dès lors que l'intimé n'agissait pas dans une relation de pouvoir, vu son statut de photographe amateur sans aucune notoriété et que, la plupart du temps, les rapprochements sexuels s'effectuaient alors que les jeunes femmes voyaient l'intimé pour la première fois sans qu'une situation de dépendance ait pu se créer. En l'occurrence, la cour cantonale s'est focalisée sur les photographies des shootings et les vidéos des actes sexuels qu'elle a décrits en détail. L'arrêt attaqué ne précise pas les circonstances dans lesquelles les jeunes femmes ont été amenées à faire les shootings ni le déroulement de ceux-ci. Les faits constatés dans l'arrêt attaqué sont ainsi insuffisants pour permettre de déterminer si, par son comportement, l'intimé a usé ou non de "pressions psychiques" pour amener ses modèles à accepter un rapprochement sexuel avec lui. L'arrêt attaqué devra donc être annulé également pour ce motif et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle décrive de manière plus précise le contexte du shooting et son déroulement et apprécie, pour chaque jeune femme, la réalisation ou non de l'élément de contrainte.