Citation: 4C.125/2006 04.07.2006 E. 5

La demanderesse soutient que la cour cantonale a minimisé le rôle de chef de file de la banque dans le cadre des emprunts litigieux, en retenant qu'elle n'avait eu aucun rôle opérationnel. Sur ce point, la demanderesse se méprend sur la portée de l'arrêt attaqué et critique une nouvelle fois les faits. II n'est pas contesté que la défenderesse, dans la mesure où elle a été chargée par Z.________ de mettre en place l'emprunt M.________ Series B, peut être qualifiée de "chef de file". Comme le recours le relève à juste titre, il s'agit d'un rôle important, car le chef de file est le mandataire de l'émetteur des titres ainsi que son conseil; il représente l'acteur principal dans la mise en circulation des valeurs émises (Lombardini, Droit bancaire suisse, Zurich 2002, p. 406 N 52). Autre est le point de savoir si, postérieurement à l'émission des obligations, la banque pouvait contrôler et influencer la manière dont le prêt litigieux serait utilisé. La cour cantonale l'a nié, en considérant que la défenderesse n'avait, sous cet angle, aucun rôle opérationnel. Il s'agit là d'une constatation de fait qui, non seulement ne peut être remise en cause dans la présente procédure, mais ne vide pas de son sens la fonction de chef de file de la banque lors de l'émission des obligations, contrairement à ce que soutient la demanderesse.