Citation: 6B_61/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale et au tribunal de première instance de ne pas avoir auditionné B.________ personnellement. D'après le recourant, les contradictions que présentaient les déclarations de cette dernière auraient dû conduire les autorités de jugement à l'auditionner directement afin d'apprécier la crédibilité de ses propos, ce que celles-ci avaient respectivement refusé. À cet égard, les déclarations que le recourant qualifie de contradictoires ont été faites par B.________ lors de l'audition de confrontation du 8 mars 2021 qui l'opposait au recourant devant le ministère public. Lors de cette audition, l'avocat du recourant a eu l'occasion de s'exprimer sur les déclarations de l'intéressée et de poser des questions à cette dernière, ce qu'il a d'ailleurs fait (procès-verbal de l'audition de confrontation du 8 mars 2021; art. 105 al. 2 LTF). Par conséquent, le recourant a eu l'opportunité de mettre en lumière les contradictions qu'il estimait figurer dans les déclarations de son ex-compagne. Au regard de cette audition de confrontation, l'appréciation anticipée des moyens de preuve à laquelle a procédé la cour cantonale n'apparaît pas insoutenable, dans le sens que celle-ci pouvait retenir, sans faire preuve d'arbitraire, que le procès-verbal de l'audition constituait un moyen de preuve suffisant pour apprécier la crédibilité des déclarations de B.________, de sorte qu'il n'était pas nécessaire de l'entendre en personne. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé la maxime de l'instruction en refusant de l'auditionner une nouvelle fois. Le grief du recourant doit donc être rejeté.