Citation: 9C_15/2014 E. A

B.________ a travaillé à temps partiel (58 %) comme gouvernante et masseuse jusqu'en mai 2007. Victime le 2 avril 2009 d'un accident de la circulation dont les suites ont été prises en charge par l'assurance-accident, elle s'est annoncée le 21 janvier 2010 auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office AI), invoquant un traumatisme cervical indirect. L'administration a joint à la cause le dossier constitué par la SUVA, qui comprenait un rapport du docteur O.________, spécialiste FMH en chirurgie, médecin d'arrondissement de la SUVA (rapport du 2 novembre 2009) ainsi qu'une évaluation interdisciplinaire des docteurs G.________, spécialiste FMH en neurologie, et U.________, spécialiste FMH en médecine interne et en rhumatologie, de la Clinique X.________. Ces derniers, s'étant adjoint les services du docteur E.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, ont retenu au titre de diagnostics primaires un traumatisme cervical indirect, une tendinite calcifiante du sus-épineux gauche et un état dépressif majeur de gravité moyenne avec syndrome somatique et en tant que comorbidités un status après opération d'une hernie discale C5-C6 gauche avec fusion en 1997, une cervicarthrose étagée, un status après correction chirurgicale des avant-pieds en 2002, une hypercholestérolémie traitée, une insuffisance veineuse des membres inférieurs, un trouble dépressif, un tremblement essentiel ainsi qu'un tabagisme chronique; les résultats des tests effectués, qui laissaient à penser que l'assurée ne pouvait effectuer que des activités exigeant un niveau d'effort inférieur à sédentaire ou essentiellement assis, s'expliquaient par une auto-limitation de l'intéressée, qui sous-estimait de façon considérable ses capacités fonctionnelles (rapport du 22 juin 2009). Pour compléter ces données, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise à la doctoresse L.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Celle-ci a posé les diagnostics avec répercussion sur la capacité de travail de personnalité dépendante, mal compensée, depuis jeune adulte, et sans répercussion sur la capacité de travail de syndrome douloureux somatoforme persistant depuis avril 2009, de trouble anxieux et dépressif mixte depuis mai 2007, de syndrome de dépendance au tabac, utilisation continue, depuis jeune adulte et d'utilisation nocive pour la santé d'alcool depuis avril 2009; l'assurée, limitée par un besoin de réassurance, un sentiment d'incompétence et des conduites d'évitement, disposait d'une capacité résiduelle de travail de 70 % en tant que gouvernante et masseuse (rapport du 8 novembre 2010). L'office AI a également fait réaliser une enquête économique sur le ménage qui a mis en évidence un statut mixte (60 % active; 40 % ménagère) et l'absence d'empêchement dans la sphère ménagère (rapport du 27 mars 2011). L'administration a envisagé de refuser l'octroi de toute prestation, considérant que l'assurée présentait un taux d'invalidité nul (projet de décision du 16 mai 2011). B.________ a fait valoir des objections à l'encontre de ce projet et transmis à l'administration un rapport du docteur R.________, spécialiste FMH en médecine physique et réadaptation auprès de la Clinique Y.________ (rapport du 22 juin 2006). Sollicité par l'office AI, celui-ci a retenu avec effet sur la capacité de travail un syndrome douloureux complexe cervico-brachial (cervico-brachialgies gauches, sans irritabilité neurogène [dans un contexte de séquelles de whiplash 2009 degré II selon le Québec Task Force, de cervicarthrose avec composante de micro-instabilité segmentaire C4-C5, de déconditionnement physique global et locorégional, de troubles statiques et posturaux et de status après cure d'hernie discale C5-C6 et spondylodèse en 1997], état dépressif majeur) ainsi que des lombopygialgies (dans un contexte de troubles statiques et posturaux, de souffrances algodysfonctionnelles et de déconditionnement physique) et sans effet sur la capacité de travail un status après stripping étagé et un trémor essentiel droit. Selon ce médecin, la capacité de travail était nulle (rapport du 27 août 2011). L'assurée a confié la réalisation d'une expertise privée au docteur W.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Celui-ci a posé les diagnostics de syndrome douloureux somatoforme persistant, d'épisode dépressif moyen sans syndrome somatique, évolution prolongée, de trouble de la personnalité dépendante, mal compensée, ainsi que de trouble lié à l'utilisation nocive pour la santé de substances (alcool), et estimé que B.________ présentait une incapacité totale de travail dans toute activité (rapport du 31 octobre 2011). L'office AI a soumis ce document à l'appréciation de son Service médical régional, lequel s'est écarté de cette conclusion, déniant notamment toute influence du trouble somatoforme sur la capacité de travail (rapport du docteur M.________ du 21 novembre 2011). L'administration a maintenu sa position (décision du 13 avril 2012).