Citation: 7B_129/2023 E. 1.2

1.2. La décision en cause ne met pas fin à la procédure pénale et revêt un caractère incident. Le recours en matière pénale contre une telle décision n'est dès lors recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, soit en présence d'un risque de préjudice irréparable, l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'étant généralement pas applicable en matière pénale (ATF 144 IV 127 consid. 1.3). Le préjudice irréparable se rapporte à un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 144 IV 127 consid. 1.3.1). Un dommage économique ou de pur fait, tel que l'accroissement des frais de la procédure ou la prolongation de celle-ci, n'est pas considéré comme un préjudice irréparable (ATF 142 III 798 consid. 2.1 p. 801; arrêt 1B_255/2020 du 13 octobre 2020 consid. 1.1). Le recourant soutient que l'arrêt attaqué lui causerait un préjudice irréparable car la communication de l'ouverture d'une instruction pénale à une autorité tierce porterait une atteinte irréparable à sa carrière, à sa sphère privée, respectivement à sa personnalité. En l'espèce, il est fort probable que la communication litigieuse à l'employeur du recourant ait de lourdes conséquences sur les rapports de travail et porte ainsi atteinte aux droits de la personnalité du recourant. La condition du risque de préjudice irréparable de l'art. 93 al. 1 let. a LTF est dès lors réalisée et il y a lieu d'entrer en matière sur le recours.