Citation: 1C_565/2020 E. A

A.a. Le 6 février 2013, le Conseil d'Etat du canton du Valais a approuvé - sous réserve d'une piste de ski faisant l'objet d'un recours muni de l'effet suspensif - la planification globale du domaine skiable de Téléverbier SA pour 2005-2020. Cette planification comprend une modification partielle des plans d'affectation des zones (ci-après: PAZ) des communes de Bagnes (Commune de Val de Bagnes depuis le 1er janvier 2021; FF 2020 5773), Riddes, Saxon et Orsières ainsi qu'un plan d'aménagement détaillé (ci-après: PAD). A.b. Durant la procédure d'approbation, l'ancienne commune de Bagnes a mis à l'enquête, le 29 avril 2011, une modification du projet de PAD et de PAZ afin notamment de déplacer la station de départ du "Télémix" (installation de remontée mécanique composée de deux tronçons) reliant Les Esserts à Savoleyres avec une station intermédiaire aux Planards, ainsi que la piste de ski de liaison. Situé en aire forestière, ce projet doit permettre aux skieurs de relier le domaine skiable de Verbier/Médran à celui de Savoleyres/La Tzoumaz, sans devoir prendre de bus; il doit aussi permettre la suppression de la télécabine Les Creux-Savoleyres. Une demande de défrichement a été mise à l'enquête le même jour. Cette modification liée au Télémix a donné lieu à l'opposition de B.________ et A.________, propriétaires de la parcelle no 4840située en contrebas, à environ 80 m du nouveau périmètre, à 100 m du pylône le plus proche et à 140 m de la gare de départ. L'opposition a été rejetée le 15 juin 2011 par le Conseil général de Bagnes. Le 30 octobre 2013, le Conseil d'Etat a rejeté le recours formé contre cette décision par les prénommés. Il a, le même jour, approuvé la modification partielle du PAZ et du PAD, sous réserve de l'approbation de l'Office fédéral des transports (ci-après: OFT) des plans du Télémix et de tous les défrichements y relatifs. La demande de concession et d'approbation des plans pour le Télémix a, dans l'intervalle, en 2012, été déposée auprès de l'OFT. A.c. Par arrêt du 18 septembre 2014, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais a elle aussi rejeté le recours de B.________ et A.________. Lors de son audience publique du 22 juin 2016, la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a partiellement admis le recours formé par les prénommés contre cet arrêt cantonal et a renvoyé la cause à l'instance précédente (cause 1C_515/2014). Le Tribunal fédéral a en substance considéré que les rapports d'aménagement et d'impact sur l'environnement (ci-après: RIE) établis à l'appui de la mesure de planification étaient incomplets s'agissant de la justification du projet, du trafic ainsi que des nuisances induites. L'adoption prématurée des plans d'aménagement entraînait un défaut de coordination matérielle avec la procédure fédérale d'approbation des plans (PAP). Un complément de l'étude d'impact était partant nécessaire.