Citation: 6B_183/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste pas que l'intimé a donné des instructions en matière de circulation et ne remet pas en cause la légitimité de ce dernier. Il ne remet pas en cause la version de l'intimé, selon laquelle des ouvriers se trouvaient sur la partie du pont en chantier. Il prétend toutefois, sous l'angle subjectif, ne pas avoir compris les instructions et en déduit qu'il n'avait pas l'intention de violer les règles de la circulation routière. Or, il est établi qu'il circulait à un carrefour en chantier alors qu'une voie était fermée et que la circulation se faisait en alternance sur une même voie. Le recourant a emprunté la voie fermée à la circulation contrairement aux indications données par l'intimé avec son bâton, puis il n'a pas arrêté son véhicule malgré les cris de l'agent. En se contentant d'affirmer n'avoir pas compris les instructions, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire des constatations cantonales relatives au contenu de la pensée, à savoir de "faits internes" qui lient le Tribunal fédéral, à moins qu'ils n'aient été retenus de manière arbitraire (cf. art. 105 al. 1 LTF; ATF 148 IV 234 consid. 3.4). Dans les circonstances d'espèce et au vu du refus de se conformer aux signes et instructions donnés, et en particulier de s'arrêter malgré les cris de l'agent (cf. art. 27 al. 1 LCR et 67 al. 1 let. d OSR; cf. arrêt 6S.171/2004 du 28 juillet 2004 consid. 2.2 dans une configuration similaire), la cour cantonale pouvait admettre que les conditions de l'art. 90 al. 2 LCR étaient réalisées, le recourant ayant à tout le moins agi par négligence grossière. Au vu de ce qui précède, le recourant ne saurait se prévaloir d'une responsabilité partagée de l'agent de chantier pour bénéficier de l'art. 90 al. 1 LCR, étant précisé qu'il n'existe pas de compensation des fautes en droit pénal (ATF 122 IV 17 consid. 2c/bb; arrêts 6B_47/2021 du 22 mars 2023 consid. 5.3; 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.3).