Citation: 5A_688/2013 E. 8.3

8.3. En l'occurrence, le tribunal civil a constaté que les parties s'étaient entendues sur le fait qu'elles conserveraient pour elles-mêmes les comptes bancaires à leur nom. Le jugement qu'il a rendu ne contient d'ailleurs aucun élément de fait sur l'état de la fortune des époux, exception faite du produit de la vente de l'immeuble qui avait appartenu en copropriété aux époux et de deux biens appartenant à l'époux (une police d'assurance et une montre). La cour cantonale a considéré que les pièces nouvelles dont la production était sollicitée en appel par l'épouse n'étaient pas nécessaires à l'instruction de la cause. Il y a lieu d'admettre que, sous réserve des trois biens susmentionnés, les parties ont renoncé à établir un inventaire détaillé de la fortune dont chacune disposait, qu'elles n'ont pas non plus jugé nécessaire d'alléguer en procédure les éléments de cette fortune et qu'elles ont donc transigé sur la liquidation de leurs biens. Il n'y a donc plus de place pour l'invocation d'une erreur en relation avec des éléments de fortune qui n'auraient pas été pris en considération. C'est donc à raison que la cour cantonale a refusé la production de pièces nouvelles. Au vu de ce qui précède, la grief d'arbitraire dans l'établissement de faits doit être rejeté.