Citation: 2C_506/2023 E. 4.3

4.3. La première dénonciation date du 7 novembre 2017 (ouverture de la procédure le 8 décembre 2017) et le Conseiller d'Etat a rendu sa décision le 12 octobre 2022. Entre ces deux dates déterminantes, les nouveaux manquements signalés ont été incorporés à la procédure en cours les 25 juin 2018, 10 août 2020, 18 novembre 2020 et 5 août 2021, ce qui a systématiquement interrompu la prescription. Pour chaque cas, la recourante a été entendue (oralement et/ou par le biais d'observations) et les faits de l'arrêt attaqué démontrent que de nombreux actes de procédure, au sens de l'art. 46 al. 2 LPMéd, ont régulièrement interrompu la prescription tout au long de ces années, sans que les deux ans de la prescription relative soient atteints. En relation avec les dates susmentionnées, il suffit de relever que la Commission de surveillance a informé l'intéressée, le 14 janvier 2020, que l'instruction de la cause était close (pour l'ouvrir à nouveau le 3 mars 2021 compte tenu d'une nouvelle dénonciation) et que sa sous-commission en charge de l'instruction allait lui remettre ses conclusions pour constater que la prescription relative de deux ans n'a jamais été atteinte.