Citation: 5A_316/2022 E. 6.1

6.1. Premièrement, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir fixé les contributions d'entretien dès la date du 1er juin 2020, ce arbitrairement, sans tenir compte de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 22 février 2021 qui les avait pourtant déjà arrêtées à 1'100 fr. et 2'100 fr. dès le 1er juin 2020, pour la durée de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Il s'ensuivait une réduction arbitraire des contributions de 100 fr. par mois pour C.________ et de 80 fr. par mois pour D.________ entre le 1er juin 2020 et le 30 avril 2022. La cour cantonale a indiqué à cet égard confirmer le premier jugement sur la question du dies a quo, faute de contestation des parties sur ce point en appel. La recourante ne nie pas cette constatation: satisfaite du montant des contributions d'entretien arrêté par le premier juge, elle n'a effectivement pas contesté le dies a quo des contributions d'entretien dans son appel, nonobstant le prononcé de mesures provisionnelles le 22 février 2021, mais l'estime arbitraire aujourd'hui dès lors que le montant des contributions fixé ne lui convient pas. Il s'ensuit que sa critique n'obéit pas aux principes de l'épuisement des griefs (ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1 et les références) : son grief, formulé pour la première fois devant le Tribunal fédéral, est irrecevable, à défaut de toute contestation antérieure à ce sujet.