Citation: 8C_329/2023 E. 7.1

7.1. La cour cantonale a exposé que l'intimée reprochait à la recourante d'avoir violé son obligation de collaborer et de renseigner, ses propos peu clairs ayant instillé un doute concernant la localisation exacte de son domicile, ce qui aurait compliqué la prise de décision. Constatant que les propos de la recourante n'avaient effectivement pas toujours été très clairs, les juges cantonaux ont exposé que celle-ci avait soutenu loger chez son oncle, domicilié sur le territoire communal. La Poste avait toutefois indiqué que l'intéressée disposait également d'une adresse au lieu de domicile de sa mère, qui vivait dans une commune voisine. La recourante avait en outre admis dormir parfois chez sa mère et d'autres fois chez des amis. Par ailleurs, un rapport d'enquête du 1 er octobre 2021 - dont la valeur probante ne pouvait pas être mise en cause - était parvenu à la conclusion qu'elle ne résidait pas chez son oncle, mais plus probablement chez sa mère. L'autorité précédente a ajouté que par le passé, la recourante avait notamment omis de déclarer qu'elle bénéficiait des prestations complémentaires de sa grand-mère rentrée dans son pays d'origine, de sorte que ses déclarations devaient être appréhendées avec circonspection. On pouvait donc retenir une violation de l'obligation de collaborer et l'intéressée avait été avertie à plusieurs reprises que ses prestations pouvaient être réduites pour ce motif. En réduisant de 20 % le forfait d'entretien, l'intimée avait respecté le principe de la proportionnalité. A défaut de l'existence établie d'un domicile sur le territoire communal, elle aurait en effet été en droit d'octroyer une seule aide d'urgence à la recourante. Elle avait toutefois décidé de "faire un geste", au vu notamment de possibles troubles psychiques observés chez la recourante, laquelle avait obtenu une prestation supplémentaire à celle qu'elle aurait dû percevoir.