Citation: 1B_378/2010 23.11.2010 E. 4

Le recourant estime que le Président du Tribunal de l'arrondissement de Lausanne ne pouvait décider de manière impartiale de la désignation d'un avocat d'office dans la mesure où c'est le même tribunal, voire le même magistrat, qui sera amené à juger la cause pénale au fond. Il se plaint à ce propos d'un cumul inadmissible de fonctions au regard de l'art. 30 al. 1 Cst. Le recourant ne prétend pas avoir fait valoir ce grief devant le Tribunal d'accusation. Sa recevabilité est douteuse au regard de l'art. 99 al. 1 LTF et des règles de la bonne foi qui commandent de faire état le plus tôt possible d'éventuels vices de procédure ou motifs de récusation (ATF 133 III 638 consid. 2 p. 640). Peu importe car le moyen est de toute manière infondé. Le droit de voir porter sa cause devant un tribunal indépendant et impartial garanti à l'art. 30 al. 1 Cst. ne fait nullement obstacle à ce qu'un magistrat se prononce successivement sur la requête d'assistance judiciaire d'un prévenu, puis ultérieurement sur le fond du litige. Un juge n'apparaît pas comme prévenu parce qu'il a rejeté une telle requête au motif que les conditions posées à son octroi ne sont pas réunies. D'autres motifs sont nécessaires pour admettre qu'il est impartial et que l'issue de la procédure au fond n'apparaîtrait plus comme ouverte (ATF 131 I 113 consid. 3.7.3 p. 123).