Citation: 6P.34/2001 26.06.2001 E. 3

3.- a) Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Il n'est en revanche pas ouvert pour se plaindre d'une violation du droit fédéral, qui peut donner lieu à un pourvoi en nullité (art. 269 al. 1 PPF); un tel grief ne peut donc pas être invoqué dans le cadre d'un recours de droit public, qui est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ; art. 269 al. 2 PPF). Dans la mesure où le recourant soulève des griefs qui concernent l'application du droit fédéral, son recours est irrecevable. b) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'actede recours. Le recourant, en se fondant sur la décision attaquée, doit indiquer quels sont les droits constitutionnels qui auraient été violés et préciser, pour chacun d'eux, en quoi consiste la violation (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495, 72 consid. 1cp. 76; 122 I 70 consid. 1c p. 73). c) Le recourant invoque pour la première fois devant le Tribunal fédéral la violation de son droit d'être entendu ainsi que du principe de la présomption d'innocence. Le recours de droit public n'est, sous réserve de certaines exceptions qui ne s'appliquent pas en l'espèce, recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ); en d'autres termes, le grief ne doit pas pouvoir faire l'objet d'un moyen de droit au plan cantonal. Cette dernière notion est large; elle comprend non seulement les voies de recours ordinaires et extraordinaires, mais, d'une façon générale, toutes les voies de droit qui sont ouvertes au recourant lui-même afin de faire disparaître le préjudice juridique allégué et qui sont de nature à obliger l'autorité saisie à statuer. Le Tribunal fédéral examine librement le droit cantonal pour déterminer si le grief était susceptible d'un recours cantonal (ATF 126 I 257 consid. 1; 120 Ia 61 consid. 1a; 116 Ia 73; 113 Ia 225 consid. 1b/bb in fine; 110 Ia 136 consid. 2). d) En procédure pénale vaudoise, la loi prévoit deux recours contre un jugement rendu en première instance: le recours en nullité et le recours en réforme, réglementés respectivement aux art. 411-414a et 415-418adu Code de procédure pénale vaudois. En l'espèce, le recourant se plaint, avec une motivation extrêmement sommaire, de la violation de son droit d'être entendu et du principe de la présomption d'innocence en tant que règle d'appréciation des preuves. Il soutient en particulier que les éléments de fait retenus à son encontre pour le condamner pour dérobade à la prise de sang n'auraient pas fait l'objet d'une procédure d'instruction spécifique, notamment devant le Tribunal de police et qu'il subsiste un doute sur "n'importe quel point de faits pertinents". De tels griefs auraient pu et dû faire l'objet d'un recours en nullité au stade cantonal (cf. Roland Bersier, Le recours à la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois en procédure vaudoise, JdT 144/1996 III p. 77-84). A défaut d'avoir soulevé ces moyens devant les juges cantonaux, le recourant ne peut plus y revenir dans le cadre du recours de droit public. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ces griefs.