Citation: 5A_187/2013 E. 1

Aux termes de la convention sur les effets accessoires du divorce, les époux sont convenus ce qui suit au sujet de la liquidation de leur régime matrimonial (ch. V.) : "a) B.X.________ versera à A.X.________ Fr. xxxx (xxxx francs). Ce montant est payable par le transfert des obligations déposées sur le compte ouvert auprès de la Banque E.________ [...], le solde étant payé en liquide. Les ordres de transferts seront donnés sitôt la présente convention signée. b) Parties conviennent de transférer au nom de leur fille C.________ la propriété de l'appartement objet du feuillet xxx de la commune de D.________, un droit d'habitation étant constitué en faveur de A.X.________. A cette fin, elles mandateront un notaire avec mission de préparer les actes nécessaires. Les frais de transfert et l'impôt éventuel seront à la charge de B.X.________. c) Parties rappellent que leur fille C.________ est propriétaire d'un appartement au Portugal sur lequel ils sont au bénéfice d'un usufruit. [...]. d) A l'exception d'un portrait appartenant à B.X.________, les meubles et objets garnissant l'appartement à D.________ sont reconnus seuls [sic!] propriété de A.X.________. [...]. ". A.b. Invoquant avoir découvert à mi-octobre 2012 que son mari lui avait caché l'existence de comptes bancaires, l'épouse a formé appel de ce jugement le 2 novembre 2012, concluant à ce que la procédure de divorce sur requête commune soit transformée en une procédure avec accord partiel, l'accord portant sur le principe du divorce et sur l'ensemble des clauses de la convention sur les effets accessoires, à l'exception du chiffre V, partant, à l'annulation de cette clause, soutenant que la convention serait entachée de vices du consentement. Le même jour, elle a déposé une requête de mesures superprovisionnelles d'extrême urgence tendant au blocage complet de tous les avoirs et de tous les comptes dont son ex-époux est propriétaire ou titulaire, dans les banques F.________ AG, G.________, H.________, I.________, J.________ AG et K.________ SA, ainsi qu'à la production par ces établissements bancaires des décomptes de l'année 2011 et des dix premiers mois de l'année 2012 de tous les avoirs ou comptes dont son ex-mari est propriétaire ou titulaire. Statuant par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 5 novembre 2012, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: Juge déléguée) a ordonné le blocage complet de tous les avoirs et de tous les comptes dont l'ex-époux est propriétaire ou titulaire, dans les banques mentionnées dans les conclusions de la requête, mais refusé la production des décomptes bancaires, faute d'urgence. Par décision du 8 janvier 2013, la Juge déléguée a rejeté la requête de mesures provisionnelles déposée simultanément, révoquant ainsi l'ordonnance du 5 novembre 2012. Statuant sur le recours interjeté par l'ex-épouse contre cette décision, le Tribunal de céans l'a déclaré irrecevable par arrêt du 18 avril 2013 (cf. arrêt 5A_95/2013).