Citation: 6B_974/2020 E. 1.3

1.3. Avec le recourant, il faut admettre qu'en fixant à 39 mois la peine " de base " qui devait lui être infligée, avant une éventuelle réduction en raison d'une violation du principe de célérité, la Cour d'appel s'est écartée, en violation de l'art. 107 al. 2 LTF, des considérants de l'arrêt de renvoi 6B_984/2018, dont on comprend qu'ils lui imposaient de déterminer si la peine de 26 mois fixée par la Cour des affaires pénales dans son jugement du 6 mars 2018, et tenue en soi pour conforme au droit fédéral, devait encore être réduite au motif d'un non-respect par les autorités pénales fédérales des exigences de célérité de la procédure, aspect qui n'avait pas été examiné dans le jugement du 6 mars 2018 précité. Cela étant, à suivre le raisonnement de la Cour d'appel, qui a estimé qu'en raison d'une violation du principe de célérité, il se justifiait de réduire d'un tiers la peine privative de liberté infligée au recourant, celle-ci devait donc être fixée à 17 mois et 10 jours (26 mois - 1/3). Le recours doit dès lors être admis sur ce point.