Citation: I 893/06 15.10.2007 E. A

A la suite de lombalgies aiguës, M.________, né en 1966, a subi une incapacité totale de travail dans son métier de maçon dès le 16 septembre 1997. Le 9 janvier suivant, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente ou d'une mesure de réadaptation d'ordre professionnel. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office cantonal AI de Genève (ci-après : l'office AI) a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur B.________ (spécialiste FMH en médecine interne, médecin traitant), M.________ souffre d'une double discopathie L4-L5 et L5-S1 entraînant une incapacité totale de travail dans son ancien métier; en revanche, il présente une capacité entière de travail dans une activité lucrative sans port de charges lourdes (rapport du 3 avril 1998; voir également le rapport établi en ce sens le 11 novembre 1997 par le docteur O.________ [spécialiste FMH en neurochirurgie]). De son côté, le docteur P.________ (médecin traitant) exclut toute reconversion professionnelle au vu des pathologies, de l'expérience professionnelle et du niveau socio-culturel de M.________ (rapport du 17 décembre 2001). Au regard des avis contradictoires précités, l'office AI a confié un mandat d'expertise au docteur D.________ (spécialiste FMH en médecine interne et des maladies rhumatismales). Dans un rapport daté du 16 juin 2003, ce dernier a fait état de lombalgies chroniques - épisodes itératifs de lumbago aigu - , d'un prolapsus disco-ligamentaire et discopathies aux étages L4-L5 et L5-S1 entraînant une incapacité totale de travail comme maçon, mais permettant l'exercice à plein temps d'une activité lucrative caractérisée par les mesures classiques d'épargne du rachis; en outre, il a diagnostiqué un accident ischémique transitoire (ci-après : AIT) et une hépatite C aiguë survenus en juillet 1998, des cervicalgies, des céphalées de tension, un foramen ovale perméable et précisé que l'ensemble de ces affections n'exerçait aucune incidence sur la capacité de travail de l'intéressé. Dans un rapport établi le 18 août 2003, le docteur F.________ (médecin conseil auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité [ci-après : SMR]) a confirmé les conclusions de l'expert. Afin d'examiner concrètement la capacité résiduelle de travail de M.________, l'office AI a mis en oeuvre un stage d'observation professionnel. Dans leur rapport de synthèse daté du 15 mars 2004, les responsables ont conclu à l'inobservabilité de l'assuré au regard de son comportement plaintif et démonstratif. De son côté, le médecin conseil du Centre X.________ a fait état d'un fort déconditionnement physique et psychologique, mais néanmoins retenu une capacité de travail théoriquement importante voire complète pour toute activité légère ne soumettant le rachis lombaire à aucune contrainte marquée; il a précisé que la reprise très progressive d'une telle activité demeurait envisageable à condition que l'intéressé y adhère, ce qui ne paraissait guère concevable au vu de l'attitude affichée par celui-ci (rapport du 6 mars 2004 du docteur L.________ [spécialiste FMH en médecine interne]). Par décision du 10 août 2004 confirmée sur opposition le 23 mai 2005, l'office AI a mis M.________ au bénéfice d'une rente entière à partir du 1er septembre 1998 jusqu'au 30 avril 1999, lui déniant au demeurant le droit à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel.