Citation: 1B_388/2014 E. 1

Le 1 er octobre 2007, A.________ a envoyé au "Tribunal des affaires civiles", à Sion, un colis prioritaire contre signature, contenant dix plaintes pénales. Par postfax du 19 novembre 2013 adressé au "Tribunal des affaires civiles et pénales", elle a demandé à être informée des suites de ses plaintes car elle n'avait reçu ni avis de réception ni décision à la suite de son envoi du 1er octobre 2007 qui ne lui était pas davantage revenu en retour. Le 30 juillet 2014, elle s'est une nouvelle fois enquise du sort de ses plaintes auprès de cette autorité. Ce courrier lui a été retourné en date du 5 août 2014 par le Président de la Cour civile au motif que la Cour civile et pénale du Tribunal cantonal n'était pas compétente pour se saisir de cette demande. Par acte du 19 septembre 2014, A.________ a formé un recours pour déni de justice auprès de la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais qui l'a transmis aux Cours civiles et pénales pour qu'elles examinent s'il pouvait relever de leur compétence. Invité à se déterminer et à produire le dossier de la cause, l'Office régional du Ministère public du Valais central a confirmé n'avoir pas trouvé la trace dans ses archives des dix plaintes/dénonciations pénales. Statuant comme juge unique par ordonnance du 27 octobre 2014, le Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal a rejeté le recours ainsi que la demande d'assistance judiciaire gratuite de la recourante et mis les frais de la procédure de recours à la charge de celle-ci par 200 fr. A.________ a recouru le 26 novembre 2014 contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. Elle requiert l'assistance judiciaire gratuite. L'Office régional du Ministère public du Valais central a renoncé à déposer des observations. Le Président de la Chambre pénale conclut au rejet du recours dans la mesure où il serait recevable. La recourante a répliqué.