Citation: 1C_88/2024 E. 2.4

2.4. En l'espèce, les recourants s'étaient prévalus devant le Tribunal cantonal d'une violation de la distance à la limite entre la construction litigieuse et la parcelle 5662 (art. 7 ss de la loi valaisanne sur les constructions du 15 décembre 2016 [LC/VS; RS/VE 705.1] et art. 95 du règlement communal de construction et de zones du 21 juin 1988 [RCCZ]). Ils avaient relevé que le local technique ne figurait pas sur le plan de situation mis à l'enquête publique et qu'il n'avait pas été pris en compte dans le calcul de la distance à la limite ouest. L'instance précédente a dénié la qualité pour recourir sur ce point aux recourants au motif que la diminution alléguée de la distance à la limite n'avait en soi aucun impact sur le bien-fonds des recourants qui, de ce chef, ne pouvaient valablement se plaindre d'une éventuelle dérogation profitant sur ce point aux intimés. Les recourants, voisins directs de la construction projetée, peuvent cependant exiger l'examen du respect de la distance à la limite car cela pourrait conduire à ce que le projet de construction ne soit pas réalisé ou soit réalisé différemment de ce qui est prévu. Les recourants font valoir à bon droit qu'ils tirent un avantage pratique de l'annulation de la décision attaquée car le permis de construire serait annulé pour violation de la distance à la limite, ce qui éviterait l'impact massif du bâtiment en direction de leur parcelle directement en dessous du local technique planifié. L'instance précédente a donc violé le droit fédéral et fait une application arbitraire de l'art. 44 LPJA/VS en déniant la qualité pour recourir aux recourants sur ce grief.