Citation: 4C.58/2003 08.07.2003 E. 6

6.1 A en croire la demanderesse, la dette principale n'aurait pas été établie. Pour avoir retenu une solution contraire sur la base d'une présomption irréfragable, la Cour civile aurait enfreint l'art. 8 CC. 6.2 D'après l'état de fait définitif, B.________ et la banque avaient noué une relation de compte courant; dans une telle situation, les parties pouvaient convenir d'une reconnaissance tacite des soldes du compte communiqués au client (ATF 127 III 147 consid. 2b et les références). C'était bien ce qui avait été convenu in casu, du moment qu'il résultait des conditions de l'acte de crédit que les relevés de compte, non contestés par le débiteur dans un délai de quinze jours, étaient tenus pour acceptés. On ne discerne donc pas quel principe de droit fédéral aurait été violé par les juges cantonaux, qui ont retenu qu'en l'absence d'une contestation de la part de B.________, les relevés avaient été acceptés. Ce comportement concluant du débiteur principal était opposable à la recourante d'après les conditions figurant dans l'acte de crédit, du moment qu'elles prescrivent que la caution reconnaît comme dette garantie le montant que le débiteur principal devait ou pouvait devoir selon l'état du compte courant. En admettant que B.________ avait accepté les relevés de compte, les premiers juges se sont forgé une conviction. La question de la répartition du fardeau de la preuve (art. 8 CC) ne se pose donc plus, seul le moyen tiré d'une appréciation arbitraire des preuves, .à invoquer impérativement dans un recours de droit public, eût pu être recevable (ATF 122 III 219 consid. 3c; 119 II 114 consid. 4c p. 117; 117 II 387 consid. 2e).