Citation: 6B_690/2021 E. 3.3.1

3.3.1. Le recourant soutient que l'autorité précédente aurait dû prendre en considération, dans l'application de l'art. 49 al. 2 CP, qu'il n'avait pas eu l'occasion de contester les précédentes ordonnances pénales dont il avait fait l'objet, lesquelles ne tenaient pas compte des éléments liés à sa situation personnelle. L'instance précédente aurait également dû prendre en compte les circonstances atténuantes survenues après l'entrée en force des premières condamnations, à savoir le temps extrêmement long écoulé depuis les faits, la resocialisation et son développement personnel durant cette période, ainsi que ses bonnes relations avec son frère et le fait qu'il avait coupé les liens avec son père qui était un mauvais exemple et une mauvaise influence pour lui. Il tentait de reprendre sa vie en main, cherchait du travail et des stages. Il avait notamment travaillé pendant une courte période en été 2020 pour aider une entreprise à déménager. Celle-ci devait le reprendre pour un stage mais elle avait fait faillite dû à la crise sanitaire. Le recourant souligne par ailleurs que les condamnations antérieures reprochées concernaient des faits remontant à 2018 et 2019, à l'exception de certains faits contenus dans l'ordonnance pénale du 29 avril 2020. Ainsi, il n'avait eu aucun problème avec la justice entre avril 2019 et avril 2020, ni depuis lors. Les critiques du recourant se limitent à des affirmations reposant sur sa propre appréciation de la situation, sans démontrer en quoi les considérations cantonales seraient entachées d'arbitraire. Au demeurant, la cour cantonale a longuement exposé les éléments relatifs à l'auteur (cf. consid. 2.2 supra), prenant en compte la situation personnelle de celui-ci quand cela se justifiait, soit notamment en lien avec son jeune âge, ses difficultés personnelles, son parcours de vie marqué par la violence ou son quotient intellectuel. Le recourant n'établit pas que la cour cantonale aurait manqué de prendre en considération des circonstances pertinentes survenues après l'entrée en force des premières condamnations. Enfin, le recourant est malvenu d'invoquer un comportement exempt d'infraction sur une courte période alors même qu'il a récidivé à trois reprises - pour la dernière fois, le 29 avril 2020 - notamment pour des actes de violence et de menace à l'égard des autorités, depuis la commission des faits de la présente procédure, faisant apparaître qu'il n'a pas pris au sérieux sa condamnation par le premier juge en date du 10 mai 2019. Il est également souligné que les sursis octroyés le 3 octobre 2019 et le 5 février 2020 ont finalement été révoqués. Ce comportement dénote d'une absence de maitrise de sa violence mettant en lumière un sévère mépris des lois et de l'ordre juridique suisse.