Citation: 7B_1296/2024 E. 2.3.2

2.3.2. En substance, le recourant soutient, pour sa part, qu'il ne pouvait pas être exigé de lui le dépôt d'une requête de récusation contre un membre d'une autorité pénale qui n'était plus saisie de la cause, sauf à enfreindre l'interdiction du formalisme excessif et le principe de la bonne foi. Il estime qu'en déposant sa requête quatre jours après avoir été informé que le magistrat intimé assumerait à nouveau la direction de la procédure ensuite de l'arrêt de la Cour d'appel pénale du 7 août 2024, il aurait agi en temps utile sans multiplier inutilement ses démarches. Le rejet par la Cour d'appel pénale de sa conclusion tendant au renvoi de la cause à un autre tribunal n'y changerait rien, dans la mesure où la juridiction d'appel serait en tout état incompétente pour prononcer la récusation d'un magistrat de première instance. Cela étant, il estime que sa requête de récusation aurait été suffisamment motivée et qu'elle aurait dû être admise, compte tenu des divers motifs qui, pris individuellement - voire considérés dans leur ensemble -, la fondaient.