Citation: 6B_1010/2018 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a jugé qu'aucune des pièces produites n'amenait à la conclusion que l'argent remis à X.________ - soit quatre versements effectués par le recourant de 23'000 euros le 25 juin 2015, de 29'000 euros le 13 juillet 2015, de 90'000 euros le 5 novembre 2015 et de 50'000 euros le 27 juin 2016 (art. 105 al. 2 LTF) - devait connaître une affectation particulière. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale n'a pas arbitrairement " refusé " de tenir compte des nombreux messages WhatsApp, du projet de statuts d'une Sàrl, ni des offres de vente immobilière en Suisse. S'agissant du projet de statuts de la société, la cour cantonale a relevé à juste titre qu'il s'agissait d'un document non daté, que la société n'avait jamais été fondée, qu'elle n'était individualisée que sous sa raison sociale et que les autres rubriques du projet paraissaient issues d'un modèle type, y compris le capital minimal de 20'000 fr. prévu par la loi. Or, le recourant, qui se disait suffisamment " rompu en affaires ", aurait tout à fait pu exiger que l'un de ses versements soit expressément affecté à la dotation en capital de la société à fonder, ce qu'il n'avait pas fait. En ce qui concerne les offres de vente immobilière en Suisse, comme l'a constaté la cour cantonale, X.________ s'est en réalité contentée d'envoyer au recourant, sur une période restreinte d'une dizaine de jours, en octobre 2015, des annonces placées, notamment sur des sites internet, par des professionnels de la branche. Enfin, s'agissant des nombreux messages WhatsApp produits par le recourant, il en ressort clairement que le premier versement constituait un prêt que X.________ a demandé au recourant pour éteindre ses dettes. Le recourant reconnaît d'ailleurs lui-même dans son mémoire de recours qu'il a consenti à prêter ce montant à la prénommée " au nom d'un rapport d'amitié étroit qui liait les parties " (recours, p. 8). Il soutient cependant que ce premier versement aurait servi à éteindre les " poursuites " de X.________ afin que celle-ci puisse emprunter, en son nom, un montant pour financer des acquisitions immobilières et que les trois autres versements effectués sur des comptes bancaires appartenant à l'intéressée devaient servir à fonder une société et à acquérir des biens de rendement en Suisse, avec l'aide de celle-ci. Or, contrairement à ce que prétend le recourant, et comme l'a notamment relevé la cour cantonale, il ressort en réalité essentiellement des nombreux échanges WhatsApp que le recourant consentait des prêts à X.________, que celle-ci multipliait sans succès des demandes de crédit auprès de banques en Suisse et en France et que tant le recourant que l'intéressée semblaient vouloir effectuer des transactions immobilières non seulement en Suisse mais également à l'étranger, lesquels n'aboutissaient cependant jamais.