Citation: 4C.417/2004 10.03.2005 E. A

Etablissement X.________ SA (ci-après: défenderesse n° 1), dont le siège est à M.________a été inscrite au registre du commerce de cette commune le 11 juillet 1965. Le capital social de cette société est constitué de 600 actions nominatives d'une valeur nominale de 1'000 fr. chacune. L'art. 9 de ses statuts dans leur teneur du 17 février 1982 prévoyait en particulier que chaque actionnaire bénéficiait d'un droit de préemption sur les actions des autres actionnaires et que le conseil d'administration pouvait refuser, sans indication de motifs, l'inscription de l'acquéreur d'une action au registre des actionnaires. Il a été constaté que les actions nominatives n'ont jamais été émises. Selon un extrait du registre du commerce, B.________ (ci-après: défenderesse n° 2), après avoir été titulaire d'une procuration dotée d'une signature individuelle, est devenue administratrice de ladite société dès le 6 juin 1975, puis présidente de son conseil d'administration avec signature individuelle à partir du 3 avril 1987. B.________, D._______ et C.________ (ci-après: défenderesse n° 3) sont frères et soeurs. Après l'émission de nouvelles actions le 17 février 1982, qui ont toutes été souscrites par B.________, celle-ci était titulaire de 308 actions nominatives, alors que D._______ détenait 188 actions, sa soeur C.________ 86 actions et la mère de la fratrie, E.________, 18 actions. Au décès de E.________, ses actions ont été dévolues à parts égales entre les frères et soeurs, qui ont ainsi acquis chacun 6 actions supplémentaires. A.________ (ci-après: demandeur) et F.________ sont les fils de la défenderesse n° 3. Le 30 mai 1989, cette dernière a vendu au demandeur les 5 actions nominatives de la défenderesse n° 1 numérotées 288-292 pour le prix unitaire de 100 fr., soit pour un total de 500 fr. Le conseil d'administration de la défenderesse n° 1 a refusé d'inscrire le demandeur dans le registre des actionnaires, ce que la défenderesse n° 2 a fait savoir à l'intéressé le 20 juin 1989. Par contrat du 17 juillet 1992, la défenderesse n° 3 a ensuite donné au demandeur, à titre d'avancement d'hoirie, les 81 actions nominatives cotées 207 à 287. Auparavant, en vertu de l'art. 9 des statuts de la défenderesse n° 1, la défenderesse n° 3 avait offert de vendre ce lot d'actions aux autres actionnaires. Dans le cadre d'une procédure judiciaire, les trois défenderesses ont conclu le 21 février 1994 une convention, par laquelle les défenderesses n°s 2 et 3 confirmaient notamment que les 92 actions de la société défenderesse détenues par la défenderesse n° 3, numérotées 7-12 et 207-292, avaient été vendues à la défenderesse n° 2. Le 20 juin 1994, le demandeur a fait parvenir à la défenderesse n° 1 une copie de l'acte de donation du 17 juillet 1992 et a requis de ladite société son inscription au registre des actionnaires pour les 81 actions nominatives cotées 207 à 287.