Citation: 8C_400/2020 E. 3.2

3.2. La critique du recourant n'est pas justifiée. On ne voit pas en quoi la passion d'un travailleur pour sa profession, sa volonté de reprendre son activité professionnelle ensuite d'un accident ainsi que de fournir d'importants efforts en ce sens seraient propres aux seuls sportifs professionnels, et non aux autres travailleurs, quand bien même la doctrine en matière de droit du travail a reconnu, en particulier pour des artistes, des sportifs professionnels ou des chirurgiens, un intérêt légitime à être effectivement occupés par l'employeur (cf. ATF 137 III 303 consid. 2.1.2 p. 307). En tout état de cause, la jurisprudence critiquée par le recourant tient compte des efforts fournis par l'assuré, puisque l'un des sept critères retenus est l'importance de l'incapacité de travail en dépit des efforts reconnaissables de l'assuré. En l'espèce, ce critère a du reste été considéré comme rempli par l'instance précédente (cf. consid. 4.2 infra). Par ailleurs, si l'on peut admettre qu'un hockeyeur se trouvant dans la situation du recourant puisse vouloir entreprendre tout ce qui est possible pour pouvoir pratiquer à nouveau son sport au niveau professionnel, on peut tout aussi bien envisager qu'au vu des risques de graves complications exposées par le recourant, un autre hockeyeur placé dans la même situation ait quelque réticence à persévérer et à revenir au jeu, consciemment ou non. Le fait qu'un sportif professionnel ait peu de temps à disposition pour se constituer une épargne, étant donné la brièveté de sa carrière, n'apparaît pas non plus pertinent. En effet, cette situation ne se distingue pas de celle d'un travailleur - tous domaines d'activité confondus - contraint ou désireux de travailler jusqu'à l'âge légal de la retraite pour des motifs économiques. A cela s'ajoute que de nombreux sportifs professionnels optent pour une reconversion professionnelle après leur retraite sportive. Pour le reste, on ne voit pas en quoi le risque accru de développement de troubles psychiques en raison de commotions cérébrales à répétition dispenserait d'examiner la causalité adéquate en se fondant sur des critères objectifs identiques applicables pour tout assuré indépendamment de sa profession. Le grief du recourant se révèle ainsi mal fondé.