Citation: 2C_602/2024 E. 3

A titre préalable, il convient de préciser que le recourant ne conteste, à juste titre, pas qu'il existe, dans son cas, un motif de détention administrative en vue du renvoi au sens de l'art. 76 LEI (RS 142.20). En l'occurrence, la détention administrative du recourant - qui s'est vu refuser l'asile en Suisse le 17 décembre 2014 et a fait l'objet d'une décision de renvoi entrée en force, puis d'une décision d'expulsion pénale pour une durée de 5 ans rendue le 9 août 2018 - est fondée, d'une part, sur l'art. 76 al. 1 let. b ch. 1 LEI en lien avec l'art. 75 al. 1 let. b LEI, lesquels visent la personne qui quitte la région qui lui est assignée ou pénètre dans une zone qui lui est interdite en vertu de l'art. 74 LEI, et d'autre part sur l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et ch. 4 LEI. Ces deux chiffres (qui sont traités conjointement par la jurisprudence, car ils décrivent tous deux des comportements permettant de conclure à l'existence d'un risque de fuite ou de disparition: cf. arrêts 2C_230/2024 du 11 juin 2024 consid. 4.4; 2C_793/2022 du 9 octobre 2023 consid. 5.2; 2C_216/2023 du 22 juin 2023 consid. 5.1) prévoient qu'une personne peut être mise en détention notamment en cas de refus de collaborer ou d'obtempérer aux instructions des autorités (sur la jurisprudence rendue en lien avec l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et ch. 4 LEI, cf. ATF 140 II 1 consid. 5.3 et 5.4; 130 II 56 consid. 3.1; 130 II 377 consid. 3.2.2). Le recourant se trouve à l'évidence dans cette situation.