Citation: 2C_62/2014 E. 4

La recourante se plaint ensuite de formalisme excessif en ce que la Cour de justice aurait déclaré irrecevables ses conclusions déposées le 29 août 2011. En l'occurrence, la recourante ne peut être suivie. En effet, contrairement à ce qu'elle affirme, la Cour de justice n'a pas déclaré son recours irrecevable, mais a laissé la question de la recevabilité ouverte et a rejeté celui-ci sur le fond. Or, le principe de l'interdiction du formalisme excessif, aspect particulier du déni de justice prohibé par l'art. 29 al. 1 Cst., commande à l'autorité d'éviter de sanctionner par l'irrecevabilité les vices de procédure aisément reconnaissables qui auraient pu être redressés à temps, lorsqu'elle pouvait s'en rendre compte suffisamment tôt et les signaler utilement au plaideur (ATF 125 I 166 consid. 3a p. 170; arrêts 1C_39/2013 du 11 mars 2013 consid. 2.1; 2C_373/2011 du 7 septembre 2011 consid. 6.1). Pour autant qu'il ait été question d'un vice de procédure, il faut constater que la Cour de justice, en ne déclarant pas le recours irrecevable, a traité de l'ensemble des griefs et n'a par conséquent aucunement entravé de manière inadmissible l'accès de la recourante au tribunal. Le recours, sur ce point, doit être rejeté.