Citation: 6B_862/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, lors de son audition du 23 janvier 2019, la recourante a reçu l'information suivante: " Une instruction a été ouverte contre vous pour vous être appropriée deux modèles de démonstration de dentiers que la société B.________ SA vous avait remis au mois de mars 2015, à tout le moins depuis le 24 mai 2016, au siège de la raison sociale D.________ SA à X.________." Il est vrai, qu'à ce stade, la qualification d'abus de confiance en lien avec ces deux objets (art. 138 ch. 1 al. 1 CP) n'avait pas été évoquée et que ces faits n'ont été examinés, jusqu'à l'issue de la procédure de première instance, que sous l'angle de l'appropriation illégitime (art. 137 CP). Conformément aux principes exposés ci-dessus, la qualification pénale précise n'était cependant pas déterminante à ce stade et même si cette dernière infraction présente un caractère subsidiaire par rapport à l'abus de confiance (art. 138 CP), la recourante pouvait aisément comprendre qu'il lui était reproché de s'être appropriée les deux modèles. Or, c'est précisément en rapport avec cet élément commun aux deux délits, que la cour cantonale s'est référée à cette audition, le point de savoir si les deux modèles avaient été confiés au sens de l'art. 138 ch. 1 al. 1 CP n'ayant, en réalité, jamais été sérieusement contesté. Le grief est infondé.