Citation: I 425/04 16.06.2005 E. 3

3.1 Pour déterminer le degré d'invalidité de l'assuré, les premiers juges ont considéré qu'il disposait d'une capacité totale de travail dans des activités légères de type industriel, se fondant sur l'avis du médecin-conseil de la CNA. 3.2 Le recourant conteste ce point de vue, se prévalant des constatations issues d'un stage d'évaluation qu'il a effectué auprès du Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (COPAI) et d'une entreprise spécialisée en montage électronique. Au cours de celui-ci, l'assuré a agi en mono-manuel à la suite des douleurs qu'il endure en permanence au niveau de son poignet droit, ne se servant de sa main dominante qu'en appui ou pour accomplir des tâches très légères. Cette inactivité du membre supérieur droit entraîne inévitablement un rythme de travail lent, incompatible avec les exigences du circuit économique. Les rendements obtenus au cours du stage effectué en entreprise ne diffèrent pas de ceux observés dans les ateliers du COPAI et n'ont jamais dépassé 40 % dans les activités légères, simples et répétitives (cf. rapports des 5 et 6 juillet 2001 de la doctoresse O.________ [médecin-conseil auprès du COPAI] et des responsables du COPAI). 3.3 En regard des pièces médicales versées au dossier (voir en particulier les rapports du 14 mars 2000 et du 14 août 2001 du docteur H.________, du 28 février et du 3 novembre 2000 du docteur F.________, du 7 décembre 2000 du docteur E.________ [spécialiste FMH en neurologie]), il est établi que sur les plans orthopédique et radiologique, l'évolution du poignet droit du recourant est favorable. En particulier, le status est calme, sans tuméfaction, ni empâtement. Les clichés radiologiques indiquent une consolidation pratiquement acquise de la zone d'ostéotomie. Le poignet est fin et souple, sa mobilité bien récupérée. Les cicatrices opératoires sont fines et non dysesthésiques. La pro-supination est complète. Sous l'angle neurologique, il n'y a pas d'anomalie et l'exploration électrophysiologique permet d'exclure une composante neuropathique des nerfs médian ou cubital au niveau du poignet. Seule la pro-supination se révèle douloureuse sur le versant cubital lors des mouvements contre résistance et la force de préhension, diminuée. Ces circonstances fragilisent le poignet droit et entraînent une incapacité entière de travail du recourant dans son ancien métier. Par contre, elles ne sauraient à elles seules fonder une incapacité de travail de 60 % dans une activité légère de type industriel, de sorte que les conclusions du COPAI ne sont pas convaincantes (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Aussi, les premiers juges étaient-ils légitimés à suivre les conclusions du docteur H.________ et à retenir une capacité entière de travail de l'assuré dans une activité légère de type industriel.