Citation: 1C_594/2023 E. 3.2

3.2. S'agissant de la production des échanges avec la cheffe du département, la cour cantonale retient que le recourant n'avait pas motivé son offre de preuve, expliquant seulement en réplique qu'il s'agissait d'asseoir le grief relatif à la prescription de l'action disciplinaire. La cour cantonale s'est référée à ses considérants de fond pour considérer que les échanges en question n'étaient pas pertinents. Elle a en effet considéré que la Cheffe du département avait connaissance des allégués de trois collaborateurs sur des périodes différentes et sans éléments de preuve, ainsi que des dénégations du recourant. Le GdC avait ainsi été chargé d'établir les faits et avait rendu son rapport après avoir procédé à 18 auditions; ce n'est qu'à réception de ce rapport que la Conseillère d'État disposait d'une connaissance suffisante des faits susceptibles de justifier une sanction. Cette appréciation anticipée est suffisamment motivée et exempte d'arbitraire (cf. consid. 5 ci-dessous). Pour le surplus, le recourant se contente de contester le fait que la seconde phase de la procédure puisse être limitée à la question de la sanction, grief qui, comme on l'a vu, est infondé.