Citation: 4A_434/2023 E. 1

Pour le chef de conclusions concernant le prêt de 2'500'000 fr., s'ils en admettent la connexité, les défendeurs recourants soutiennent qu'il ne s'agit pas d'un cumul d'actions objectif parce que les demandeurs réclament, principalement, le remboursement d'un prêt et, subsidiairement, s'il devait avoir été remboursé par compensation avec le prix de vente d'un autre manuscrit ("Orsa Pesaro"), l'invalidation de la vente pour cause d'erreur ou de dol; selon eux, il faudrait s'en tenir au seul argument principal et nier l'attraction de for. Ce faisant, ils méconnaissent que le cumul ne s'entend pas entre le fondement principal et le fondement subsidiaire de la même prétention, mais bien entre cette prétention de 2'500'000 fr. et les 9 autres prétentions auxquelles concluent les demandeurs. Quant à la théorie des faits doublement pertinents en relation avec ces fondements principal et subsidiaire, elle est hors de propos. Pour les prêts qui ont fait l'objet des conclusions n° 9 et 10, les recourants s'abstiennent de toute motivation, de sorte que leur grief d'absence de connexité est irrecevable. La question de la connexité ne se pose donc que pour le seul prêt de 1'500'000 fr., qui est l'objet des chefs de concluions n° 6 et 7. Pour motiver l'absence de connexité, les recourants soutiennent seulement que les demandeurs n'ont pas invoqué subsidiairement l'invalidation de la nouvelle acquisition et qu'il faudrait donc s'en tenir au fondement principal du prêt et, partant, au for de leur domicile. Comme on vient de le voir, un tel argument n'est d'aucune pertinence en matière de connexité. Au demeurant, les défendeurs recourants invoquent eux-mêmes que tous les prêts ont été remboursés avec le prix dû par le collectionneur pour de nouvelles acquisitions de manuscrits. Leur grief est irrecevable.