Citation: H 167/99 17.01.2000 E. 4

4.- Cette argumentation est pertinente. En effet, il est constant que des décisions de cotisations portant sur une somme globale de 22 199 fr. 30 sont consécutives à des déclarations de salaires erronées. L'art. 14 al. 1 LAVS, première phrase, prescrit pourtant que les cotisations perçues sur le revenu provenant de l'exercice d'une activi- té dépendante sont retenues lors de chaque paie, à charge de l'employeur de les verser périodiquement à la caisse de compensation et de produire un décompte (art. 34 ss RAVS). Ce décompte comprend les indications nécessaires à la mise en compte des cotisations et à leur inscription dans le compte individuel de l'assuré (art. 35 al. 1 RAVS). A cet égard, il convient de rappeler que la LAVS n'au- torise pas le versement facultatif de cotisations fondées sur des revenus hypothétiques, non réalisés, aux fins d'as- surer, le moment venu, des prestations plus élevées. De tels paiements ne seraient d'ailleurs pas assimilés au ver- sement de cotisations indues, dont la restitution pourrait être réclamée conformément à l'art. 41 RAVS. Au demeurant, on observera que la société Z.________ SA n'a de toute manière pas versé la somme de 22 199 fr. 30 à la recouran- te. Aussi ne peut-on parler en l'occurrence de "paiements" ("Zahlungen") au sens de la jurisprudence (cf. ATF 112 V 6 consid. 3d), comme les intimés le soutiennent à tort. Comme les cotisations portant sur une somme globale de 22 199 fr. 30 doivent être annulées, elles ne sauraient donc être imputées sur les cotisations irrécouvrables qui font l'objet de la demande en réparation du dommage du 28 avril 1998. Il s'ensuit que le recours doit être admis et le jugement attaqué réformé dans le sens des conclusions de la recourante.