Citation: 6B_972/2022 E. 3.5.1

3.5.1. Le même raisonnement vaut pour la somme de 50'000 euros - consignée sur un compte bancaire dont la recourante était administratrice - qui était destinée à l'augmentation du capital-actions de D.________ SA. Il ressort des faits du jugement attaqué, dont l'arbitraire n'a pas été démontré, que la recourante, après avoir procédé à l'augmentation du capital-actions de D.________ SA, devait, selon les instructions reçues, remettre les actions libérées au véritable souscripteur, à savoir J.________, qui devait entrer dans l'actionnariat. Si la recourante a bel et bien augmenté le capital-actions de D.________ SA, elle a toutefois conservé pour elle-même, encore une fois, les 60 nouvelles actions émises, ce qu'elle ne conteste pas. S'ajoutent à cela, les nombreux retraits que la recourante a effectués sur les comptes bancaires de D.________ SA en faveur de ses propres sociétés. En tant que la recourante soutient que ni ses mandants ni J.________ ne lui avaient conféré mandat pour souscrire les actions au nom de ce dernier, elle oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Là aussi, tant la somme de 50'000 euros confiée à la recourante dans un but précis - l'augmentation du capital-actions de D.________ SA avec remise des actions libérées à J.________ - que les actions nouvellement émises, sont des valeurs patrimoniales confiées au sens de l'art. 138 al. 1 ch. 2 CP.