Citation: 6B_332/2020 E. 3.6.2

3.6.2. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré certains éléments à charge de l'intimé. Elle ne démontre toutefois pas, par une argumentation satisfaisant aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi la cour cantonale aurait omis, de manière arbitraire, de prendre en considération des éléments déterminants pour l'issue du litige. Il en va ainsi du fait que, lors de ses déclarations, l'intimé aurait spontanément utilisé le terme "se réfugier" en se référant au fait que la recourante s'était rendue chez ses soeurs à lui. En effet, contrairement à ce que semble soutenir la recourante, on ne saurait inférer du seul emploi de ce terme que l'intimé aurait admis avoir commis des lésions corporelles simples à l'égard de la recourante en date du 2 juin 2015. Il en va de même lorsque la recourante reproche à la cour cantonale de s'être écartée sans motif du "résumé LAVI" et du rapport de l'Unité de médecine des violences. En effet, celle-ci ne démontre pas en quoi ces pièces permettraient d'établir la culpabilité de l'intimé, étant rappelé qu'elles se contentent essentiellement de rapporter les déclarations que l'intéressée a faites, d'une part, à la consultation de l'Unité de médecine des violences le 6 avril 2017, soit près de deux ans après les faits, et, d'autre part, au Centre LAVI par téléphone depuis le Maroc (cf. pièces 32/4 et 32/9 du dossier cantonal). Pour le surplus, en tant que la recourante soutient qu'il y aurait eu plusieurs faits distincts lors de la même dispute, le 2 juin 2015, elle tente de substituer sa propre interprétation de ses déclarations à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci en aurait tiré des constatations arbitraires.