Citation: 9C_187/2023 E. 6.1

6.1. Les recourants reprochent aux premiers juges d'avoir établi les faits de manière (manifestement) inexacte et d'avoir apprécié arbitrairement les preuves. Ils leur font grief, en substance, de ne pas avoir retenu que le bien archéologique serait une statue d'orante du 3e millénaire avant Jésus-Christ qui aurait été achetée par H.________ à C.________, devenu lui-même propriétaire de l'objet que lui avait offert son père et qui se trouvait en Suisse depuis 1968. Le bien archéologique aurait ensuite été exporté à W.________ et exposé dans la galerie de l'agent de la Société avant d'être admis sous le régime de l'admission temporaire en Suisse de février à mai 2015. Les recourants se prévalent à cet égard de l'attestation établie par C.________ le 6 avril 2014, des déclarations de celui-ci sur l'acquisition du bien archéologique, des trois lettres rédigées respectivement par I.________, F.________ et E.________ confirmant la présence en Suisse du bien litigieux depuis 1968. Ils exposent que l'attestation du 6 avril 2014 ne comprendrait pas la référence n° xxx, car il s'agirait d'une référence propre à la base de données de la Société et qu'il serait usuel que l'acheteur prépare les documents nécessaires à l'importation. Selon eux, on ne pourrait par ailleurs pas exclure que des paiements en espèce soient intervenus à la suite d'une modification des modalités de paiement convenues entre C.________ et l'acquéreuse. Ils reprochent également aux juges précédents de donner plus d'importance à certaines déclarations, notamment celles de D.________, en ignorant d'autres qui seraient concordantes. S'agissant en particulier des déclarations de C.________, seules celles "à charge" auraient été retenues, alors que celles "à décharge" auraient été écartées. Concernant la présence en Suisse du bien litigieux, son origine ainsi que son exportation et importation, les recourants soutiennent ensuite que les différents prix indiqués - 280'000 fr. pour le prix d'achat, 775'000 dollars américains selon la facture du 12 juin 2014 et 6,3 millions de francs selon la déclaration d'importation du 28 janvier 2015 - découleraient du fait qu'il serait notoire que les valeurs dans le domaine de l'art ne seraient jamais définitives. Ils précisent que les 6,3 millions de francs auraient été mentionnés uniquement à titre indicatif. Ils font également valoir que l'ensemble de la documentation (la lettre de I.________ de 1968, la lettre de F.________ de 1975, l'attestation de vente de C.________ du 6 avril 2014, la décision de taxation relative à l'exportation du 13 juin 2014 de C.________ à la société H.________, le certificat de "THE ART LOSS REGISTER" du 11 juin 2014, le "certificat de G.________" du 26 novembre 2014, la facture du 12 juin 2014, les documents de transports de L.________ Sàrl du 16 juin 2014, la déclaration pour l'entreposage du 12 décembre 2014, le passavant relatif à l'importation temporaire du 28 janvier 2015 et le formulaire de douane 11.73 B, le rapport de Madame M.________ de février 2015 ainsi que l'analyse des "laboratoires N.________" du 3 mars 2015) contiendrait des photographies du même objet et les mêmes descriptions quant à son apparence et ses dimensions. Ils sont d'avis que le Tribunal administratif fédéral serait dès lors tombé dans l'arbitraire en concluant que l'objet exporté à W.________ et celui acheté à C.________ ne seraient pas le même.