Citation: 5A_750/2014 E. B

Le 2 avril 2013, l'épouse a déposé une requête en modification des mesures protectrices de l'union conjugale, sollicitant que la garde de la fille soit confirmée, que celle du fils lui soit attribuée exclusivement, le droit de visite de son mari étant fixé à un week-end sur deux et à ce qu'un curateur chargé d'organiser les relations personnelles soit nommé. Le mari a en substance répondu qu'il requérait la garde alternée pour les deux enfants. Les enfants ont été entendus par le juge le 3 juillet 2013; la fille a souhaité en rester à une garde exclusive auprès de sa mère et le fils s'est montré plus nuancé. Une enquête sociale auprès de l'Office de protection de l'enfant (ci-après : OPE) a été ordonnée et le 13 novembre 2013, E.________, assistante sociale au sein de l'OPE a rendu son rapport, au terme duquel elle préconise d'attribuer la garde des deux enfants à l'épouse et d'instituer un droit de visite aussi large que possible en faveur du mari. Dans son rapport, elle relate les propos du fils qui lui aurait déclaré se sentir pris dans les conflits de ses parents et aurait souligné les difficultés d'hébergement chez son père. Le 7 février 2014, l'assistante sociale de l'OPE s'est spontanément adressée au juge, en faisant état de difficultés dans l'organisation du droit de visite de l'aînée et pour concrétiser la garde alternée du cadet, le mari focalisant sur la quantité et non la qualité des moments partagés avec chacun de ses enfants, en sorte que chaque réclamation attisait le conflit parental. L'assistante sociale a jugé que ces constatations corroboraient les conclusions de son rapport du 13 novembre 2013, à savoir qu'une garde partagée n'était pas envisageable pour cette famille. B.a. Par ordonnance de modification de mesures protectrices de l'union conjugale du 10 mars 2014, le juge du tribunal civil a attribué à l'épouse exclusivement la garde des deux enfants, ordonné une curatelle au sens de l'art. 308 al. 2 CC, chargeant l'Autorité de protection de l'enfant de nommer le curateur, et octroyé un droit de visite au père, s'exerçant le plus largement possible. Le 21 mars 2014, l'époux a fait appel contre l'ordonnance du 10 mars 2014, concluant en substance à la garde partagée sur les deux enfants et à ce que le planning des jours de garde des enfants soit réalisé sur la base du principe de l'égalité des jours, week-ends, vacances, jours de camp et de meeting, chez chacun des parents. Le 28 mars 2014, l'enfant cadet a adressé à la Cour d'appel civile un courrier dans lequel il indiquait souhaiter la garde partagée, notamment parce qu'il s'était habitué à la situation et que ses parents faisaient des efforts pour trouver son bonheur. B.b. Par arrêt du 27 août 2014, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté l'appel, pour autant que recevable, et confirmé la décision du 10 mars 2014.