Citation: 6B_258/2019 E. 2.3

2.3. Les recourants développent une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle ils rediscutent librement l'état de fait de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celui-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'ils soutiennent que J.________ n'aurait, selon eux, pas eu l'intention de se supprimer, que ses tentatives de suicide passées auraient constitué "de simples appels à l'aide", ou encore que la consultation de sites sur le suicide immédiatement avant la collision ou la promenade dans un lieu dépourvu d'éclairage et en bordure d'une route cantonale ne pourraient être interprétés comme des indices pointant l'existence d'une volonté suicidaire. Les recourants ne démontrent nullement en quoi la cour cantonale aurait tiré des constatations insoutenables des divers éléments évoqués ni en quoi elle aurait versé dans l'arbitraire en retenant que J.________ avait eu l'intention de mourir lors des faits. Les recourants se prévalent ensuite des lésions constatées sur J.________, en affirmant que la prénommée n'aurait pu être percutée que de dos et que cela rendrait l'hypothèse d'un suicide "totalement absurde et farfelue". Dès lors que les experts médico-légaux ont reconnu qu'il leur était impossible de déterminer la direction prise par la prénommée au moment du choc - ce que les recourants ne contestent pas -, il n'était pourtant nullement insoutenable, de la part de l'autorité précédente, de retenir que les lésions étaient compatibles avec un suicide, malgré les affirmations appellatoires des recourants selon lesquelles, dans une telle hypothèse, J.________ "aurait été heurtée sur le côté gauche, respectivement de face, mais en aucun cas de dos". Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que J.________ s'était précipitée devant le véhicule concerné avec l'intention de se supprimer. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.