Citation: 8C_580/2021 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a reconnu une pleine valeur probante au rapport d'expertise pluridisciplinaire du 23 avril 2019 et à ses annexes (à l'exception du volet ophtalmologique) ainsi qu'au rapport d'expertise ophtalmologique du 12 octobre 2020. Se fondant principalement sur les conclusions du rapport d'expertise neurologique, elle a en substance retenu, s'agissant des troubles olfactifs, que pour les experts, il n'était pas possible de démontrer objectivement un déficit organique et de faire la part des choses entre les troubles organiques et fonctionnels. La cour cantonale en a déduit que les atteintes dont souffrait le recourant ne pouvaient pas être qualifiées, au degré de la vraisemblance prépondérante, de lésions traumatiques objectivables, dès lors que les résultats obtenus dépendaient des déclarations du recourant et qu'ils n'avaient pas pu être confirmés par des investigations réalisées au moyen d'appareils diagnostiques ou d'imagerie. Dans une telle situation, les liens de causalité naturelle et adéquate ne se confondaient pas, de sorte qu'il y avait lieu d'examiner l'existence d'un lien de causalité adéquate. La cour cantonale a procédé à cet examen au regard des critères jurisprudentiels applicables en cas de troubles psychiques consécutifs à un accident (ATF 115 V 403), a nié l'existence d'un tel lien de causalité adéquate et donc un droit aux prestations d'assurance après le 31 juillet 2015, date de la stabilisation de l'état de santé du recourant.