Citation: 9C_808/2017 E. 4.2

4.2. Cette argumentation est mal fondée. En effet, le droit d'être entendu tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision touchant sa situation juridique ne soit rendue (ATF 141 V 557 consid. 3.1 p. 564 et les références), y compris sur la recevabilité de ses propres conclusions s'il entend le faire, mais pas le droit pour celui-ci de se déterminer absolument au préalable sur l'éventuelle recevabilité de son recours, qui est une question procédurale que l'autorité judiciaire doit examiner d'office sans devoir interpeller les parties à ce sujet. On relèvera par ailleurs qu'il n'existe aucune norme, ni aucun principe - le recourant n'en invoque du reste pas - qui, à l'instar de l'art. 57a LAI, contraindrait l'autorité judiciaire saisie à communiquer au préalable la décision finale qu'elle entend rendre et à permettre ainsi à la personne concernée de s'exprimer sur la solution que cette autorité veut adopter pour trancher le litige. Ce genre de griefs doit être développé dans le recours dirigé contre la décision finale. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.