Citation: 9C_310/2024 E. 6.3

6.3. C'est finalement en vain que le recourant soutient qu'un abattement de 15% devait être opéré sur le revenu statistique d'invalide retenu par l'office intimé et confirmé par les premiers juges (soit un revenu de 65'683 fr. 55, obtenu en se fondant sur l'ESS 2020 [tableau TA1_tirage_skill_level, total des salaires, niveau 1, homme], et réduit de 25% dès septembre 2020 [soit 49'262 fr. 45] afin de tenir compte de la diminution de rendement de 25% attestée par les experts, non contesté en tant que tel par l'assuré). À la suite de l'instance précédente, on rappellera que le recourant, né en 1971, n'avait clairement pas atteint le seuil à partir duquel on peut parler d'âge avancé (cf. ATF 138 V 457 consid. 3). Quant à l'absence d'activité depuis 2012, ce motif ne constitue pas un facteur d'abattement au sens de la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75 consid. 5b/aa et bb; arrêt 9C_273/2019 du 18 juillet 2019 consid. 6.3). À cet égard, une activité adaptée à plein temps était du reste exigible de l'assuré depuis la décision du 20 janvier 2014. Le fait que l'assuré "doit commencer une nouvelle activité professionnelle après avoir travaillé de nombreuses années uniquement dans la construction et sans être au bénéfice d'une quelconque formation professionnelle à l'exception de celle de grutier" ne s'inscrit pas non plus au sein des facteurs limitant les perspectives salariales admis par la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc; arrêt 9C_231/2020 du 17 juin 2020 consid. 5.1). Pour le surplus, le recourant ne s'en prend pas à la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle un large panel d'activités légères ne nécessitant pas de connaissances scolaires ou linguistiques particulières étaient adaptées à son état de santé et à ses limitations fonctionnelles.