Citation: 9C_364/2015 E. 5.4

5.4. En conclusion, les premiers juges étaient en droit d'accorder une valeur probante à l'évaluation du docteur C.________ et de se fonder sur ses conclusions pour nier que l'intéressée présentait une incapacité de travail déterminante. L'appréciation des preuves à laquelle a procédé la juridiction cantonale en écartant l'avis de la doctoresse D.________ pour les raisons exposées dans le jugement entrepris et en renonçant à mettre en oeuvre une expertise judiciaire n'apparaît par ailleurs pas insoutenable, ni autrement contraire au droit. La recourante n'en démontre du reste pas le caractère arbitraire lorsqu'elle affirme qu'il serait infondé de reprocher à la doctoresse D.________ de retenir une capacité de travail réduite essentiellement sur la base des plaintes subjectives de sa patiente. Il est vrai que le médecin traitant fait état de l'arthrose dont souffre sa patiente au niveau des cervicales (procès-verbal du 17 février 2015), ce qui correspond à une atteinte à la santé objectivable. La doctoresse D.________ n'a cependant pas expliqué les motifs pour lesquels elle ne partageait pas l'avis de son confrère C.________ s'agissant de la capacité de travail, ni mis en évidence un élément qui aurait été ignoré par celui-ci dans son évaluation. De plus, en exposant s'être rendue compte du handicap de l'assurée lorsqu'elle lui avait demandé de mettre par écrit chaque jour le rythme et l'intensité des douleurs, elle met en évidence qu'elle s'est fiée de manière prépondérante, si ce n'est exclusive, aux plaintes de sa patiente pour admettre une incapacité de travail de 70 % des 70 % que représentait le taux d'activité de l'intéressée depuis octobre 2013. Son avis ne convainc dès lors pas.