Citation: 5C.38/2003 31.03.2003 E. 4

La recourante se plaint ensuite d'une violation de l'art. 47 al. 2 de la loi fédérale sur la surveillance des institutions d'assurance privées (LSA; RS 961.01), dont il résulte que dans les contestations relatives aux assurances complémentaires à l'assurance maladie sociale, le juge établit d'office les faits. La recourante en déduit que si la cour cantonale estimait ne pas pouvoir se rallier d'emblée aux conclusions de l'expert B.________, elle aurait dû provoquer d'office une expertise judiciaire permettant de trancher médicalement sur les divergences d'opinion entre les médecins traitants et l'expert commis par l'assurance. Ce grief tombe à faux. Dès lors que la cour cantonale s'estimait en mesure, sur la base des rapports du Dr B.________, des avis de la Doctoresse E.________ et des opinions des autres praticiens qui s'étaient exprimés dans ce dossier, de trancher les questions de fait relatives à l'incapacité de travail de l'intimée - ce qu'elle a fait d'une manière qui ne peut pas être revue en instance de réforme (cf. consid. 2 supra) -, il ne saurait lui être reproché de ne pas avoir établi d'office les faits.