Citation: 5P.108/2006 22.06.2006 E. 1

Formé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ) contre une décision finale (cf. art. 87 OJ) prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ), le recours est recevable au regard de ces dispositions. Il l'est également du chef de l'art. 84 al. 2 OJ, qui pose le principe de la subsidiarité absolue du recours de droit public. En effet, l'application du droit fédéral dans les motifs d'un jugement portant sur une question de droit cantonal ne peut pas être l'objet d'un recours en réforme, sauf si, sur la question déterminante, le législateur cantonal devait tenir compte de la loi fédérale (ATF 125 III 461 consid. 2; 115 II 237 consid. 1c p. 241; 102 II 53 consid. 1 p. 54 et la jurisprudence mentionnée). Or en l'espèce, le droit fédéral - que l'autorité cantonale a appliqué à titre préjudiciel, dans le cadre de l'application du droit de procédure cantonal, pour déterminer la nature juridique de l'action introduite - n'impose aucune exigence aux cantons en ce qui concerne la soumission ou non des actions alimentaires à la suspension des délais pendant les féries fixées par la loi cantonale de procédure. Seul le recours de droit public est donc ouvert en l'espèce.