Citation: I 375/02 06.05.2003 E. 3

Il reste à déterminer le taux d'invalidité présenté par le recourant. 3.1 Dans la mesure où l'état de santé du recourant ne s'est pas modifié, l'on peut se référer aux conclusions des médecins du SAM, selon lesquelles le recourant présente - et présentait en 1992 - une capacité de travail de 70 % dans son ancienne occupation de maçon/manoeuvre et de 80 % dans une activité plus légère. L'expertise du SAM a été établie de manière très détaillée et se fonde sur les résultats d'examens pluridisciplinaires (examens orthopédiques, rhumatologiques, radiologiques, psychiatriques, électrocardiogramme et examens de laboratoire), ainsi que sur l'ensemble du dossier médical à disposition; elle prend également en compte les plaintes de l'assuré. Aussi bien ce rapport remplit-il toutes les exigences posées par la jurisprudence pour qu'on puisse lui accorder une pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) et il n'y a pas motif de s'écarter des conclusions qui y sont retenues. En particulier, les conclusions des experts ne sont pas contredites par les sept attestations des cinq médecins espagnols que le recourant a versées au dossier de l'office intimé peu avant le prononcé de la décision du 6 juillet 2001. En effet, les docteurs F.________, G.________, H.________, I.________ se contentent d'énumérer, chacun dans sa discipline, quelques-unes des affections (connues) dont souffre le recourant, sans se prononcer sur sa capacité de travail. Quant aux deux rapports de la doctoresse J.________ - faisant état d'une incapacité totale d'exercer une quelconque activité professionnelle - ils consistent en une dizaine de lignes chacun et ne contiennent aucune motivation. Dans ce contexte, c'est également en vain que le recourant fait valoir que les médecins du SAM auraient outrepassé le cadre de leur mission d'expertise en se prononçant sur sa capacité de travail, dès lors que cet élément est inhérent à tout mandat d'expertise visant à permettre de fixer le degré d'invalidité d'un assuré. 3.2 Sur le vu de ce qui précède, force est d'admettre que disposant - au terme des mesures de réadaptation professionnelle - d'une capacité de travail de 70 % dans son ancienne occupation et de 80 % dans une activité plus légère, le recourant ne présentait pas (et ne présente toujours pas) un taux d'invalidité ouvrant droit à une rente. Il s'ensuit que la décision du 27 août 1992 mettant le recourant au bénéfice d'une rente entière d'invalidité et qui n'avait pas fait l'objet d'un jugement d'une autorité judiciaire sur le plan matériel, était manifestement erronée et que sa rectification revêtait une importance notable, compte tenu des montants en jeu. Les conditions d'une reconsidération étaient donc réunies. C'est dès lors à juste titre que les premiers juges ont confirmé, par substitution de motifs, la décision de révision du 6 juillet 2001. Il s'ensuit que le recours est mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :