Citation: 4D_37/2018 E. 5.1

5.1. A cet égard, la motivation adoptée par la cour cantonale pour confirmer la réduction opérée par le premier juge est incompréhensible et, partant, arbitraire. Tout d'abord, l'autorité précédente constate que l'avocat d'office a bien accompli une démarche pour les époux B.________ en date du 22 novembre 2017 (la participation à un constat photographique de l'expert), même s'il ne s'agit pas de l'activité décrite par erreur dans la liste des opérations (une inspection locale). Une fois ce point rectifié, la cour cantonale ne motive pas le refus de rémunérer l'activité accomplie le 22 novembre 2017 par le fait que la présence du recourant à ce constat de l'expert ne rentrerait pas dans les démarches nécessaires dans le cadre d'une défense d'office, ce qui aurait pu constituer une justification compréhensible. Elle relève uniquement qu'il n'était pas indispensable que deux avocats y participent, alors que, au demeurant, rien n'indique que les 4 heures comptabilisées dans la liste des opérations produite correspondraient à deux fois 2 heures de présence de conseil d'office.