Citation: 5A_546/2008 16.09.2008 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir établi les faits de manière arbitraire en retenant qu'il ne s'était acquitté qu'à deux reprises de la pension alimentaire due pour l'entretien de E.Y.________ et de l'enfant F.Y.________, et à deux reprises aussi de la contribution due à l'enfant D.X.________. Selon les pièces dont disposait l'autorité intimée au moment de rendre la décision attaquée, le recourant s'est acquitté, en mains du Service cantonal d'avance et de recouvrement des pensions alimentaires, du montant de 1'500 fr., les 27 mars 2008 et 29 avril 2008, et deux fois de celui de 548 fr., les 29 mai 2008 et 26 juin 2008. Au vu de ces éléments, l'autorité cantonale n'a pas omis de tenir compte de preuves pertinentes, mais s'en est tenue aux éléments prouvés; elle ne pouvait pas déduire des versements établis par pièces que le recourant avait pour le surplus régulièrement payé les pensions et contributions mises à sa charge. Il n'y a donc pas d'appréciation arbitraire des preuves. Le recourant soutient que l'autorité précédente a, de façon contradictoire, admis qu'il versait la contribution due à l'enfant C.X.________ alors qu'elle disposait à ce sujet d'éléments semblables à ceux concernant les versements faits pour son épouse et son fils F.Y.________, ainsi que pour l'enfant D.X.________. En réalité, la décision attaquée ne retient pas que le recourant aurait régulièrement payé la contribution pour l'enfant C.X.________ alors que tel n'aurait pas été le cas pour les autres contributions; elle prend seulement en compte, dans les charges incompressibles du recourant, le montant de 548 fr. versé pour cet enfant en juin et en juillet 2008, en considérant ces paiements, vu leur date, comme la preuve de l'intention de verser régulièrement à l'avenir la contribution due pour cet enfant. Ainsi, l'appréciation n'a pas porté sur l'existence de paiements autres que ceux qui ont été prouvés, mais sur la volonté du recourant de verser cette contribution à l'avenir. En conséquence, le grief d'appréciation arbitraire des preuves n'est pas fondé.