Citation: 9C_701/2017 E. 8.1

8.1. Au préalable, il y a lieu de constater que la déclaration de la recourante du 2 août 2004, par laquelle elle a indiqué démissionner de l'AVE à la plus proche échéance (consid. 6.3 supra) n'a pas eu de répercussion sur les rapports entre les parties. Elles ont convenu, pour le moins tacitement, du maintien et de la continuation du contrat d'affiliation; la recourante a confirmé par actes concluants (paiement des cotisations à l'intimée, sans réserve jusqu'en 2013), puis expressément par la suite (renouvellement de sa déclaration d'adhésion le 21 janvier 2009), la poursuite de son affiliation. Compte tenu de la position adoptée lorsqu'elle s'est opposée à la décision de la CPP-construction du 28 juin 2012 (consid. 7.2 supra), elle ne contestait pas être alors soumise à la CTT Retabat en raison de l'extension du champ d'application de celle-ci par le Conseil d'Etat valaisan (la première fois, par arrêté du 30 juin 2004). Prétendre le contraire aujourd'hui pourrait correspondre à un abus de droit (sur cette notion, voir p. ex. arrêt 4C_590/2016 du 26 janvier 2017 consid. 2.1 et les références). Il n'y a dès lors pas lieu de revenir sur la période antérieure au 28 novembre 2014, conformément à la motivation du recours relative à la fin du contrat d'affiliation dès cette date.