Citation: 1C_247/2015 E. 4.4.1

4.4.1. A cet égard, les recourants affirment que leur projet contribuerait à l'assainissement énergétique du bâtiment: le nouveau bâtiment, fortement isolé, adossé à l'immeuble existant, contribuerait à améliorer l'isolation de ce dernier, le mur extérieur, de conception ancienne, se retrouvant à l'intérieur de la construction. Ce faisant, les recourants méconnaissent la portée de l'art. 24c al. 4 LAT: un projet engendrant une éventuelle amélioration thermique ne bénéficie pas automatiquement d'une autorisation exceptionnelle de construire en zone agricole; il faut bien plus que les modifications envisagées aient été nécessaires à un assainissement énergétique. Or, les recourants ne tentent pas de faire cette démonstration: ils ne mentionnent d'ailleurs pas de pièce du dossier qui attesterait du caractère nécessaire de l'intervention ni ne donnent d'explication convaincante à ce sujet. Il apparaît quoi qu'il en soit douteux que la nouvelle construction améliore significativement l'isolation thermique du bâtiment existant; alors que celui-ci est composé de trois niveaux et présente une surface au sol de 206 m2 (selon l'extrait du registre foncier), le mur le séparant du projet n'est mitoyen - à l'examen des plans - que sur environ 4 m au rez-de-chaussée. Par ailleurs, les recourants ne prétendent pas que l'état de leur bâtiment commanderait un tel assainissement ni que celui-ci ne pourrait pas, le cas échéant, être réalisé par le biais d'une intervention différente n'impliquant pas de modification de l'aspect extérieur du bâtiment. Dans ces circonstances, faute d'élément confirmant un quelconque intérêt énergétique du projet, c'est à juste titre que l'instance précédente lui a nié tout caractère nécessaire à la réalisation d'un prétendu assainissement dans ce domaine.