Citation: 6B_530/2019 E. 4

Le recourant conteste également sa condamnation pour blanchiment d'argent. Son argumentation est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale - par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 2 supra) -, ainsi lorsque l'intéressé prétend avoir tout ignoré des escroqueries commises, dont le produit a été transféré sur les comptes dont il avait le contrôle en Jordanie. Pour le reste, le recourant se contente d'affirmer que l'autorité précédente n'aurait pu le condamner sur la base de l'art. 305bis ch. 2 al. 2 let. a CP, car celle-ci a indiqué qu'il avait "exploité plusieurs comparses pour faire transiter l'argent de comptes dont ils avaient la maîtrise en Suisse sur des comptes en Jordanie dont lui avait la maîtrise, ainsi que sur des comptes de tiers". Il en déduit qu'il ne pouvait "faire partie" d'une organisation criminelle, laquelle serait "basée sur la coopération entre ses membres". A cet égard, on peut relever que le recourant joue sur les mots, car si la cour cantonale a utilisé le terme "exploité" pour caractériser le lien qui avait existé entre celui-ci et D.________, B.________ et H.________, elle a par ailleurs indiqué que ces derniers avaient tenu un rôle éminent dans l'entreprise criminelle, en oeuvrant au sein des sociétés E.________ Sàrl et F.________ SA ainsi qu'en procédant aux transferts de fonds vers l'étranger. D.________ et B.________ ont d'ailleurs été condamnés, notamment pour blanchiment d'argent, en relation avec ce complexe de faits. De toute manière, contrairement à ce que suggère le recourant, une organisation criminelle n'est nullement exclue - au contraire - par l'existence d'une structure hiérarchique dans laquelle certains membres suivraient des ordres (cf. concernant la définition de l'organisation criminelle, au sens des art. 260teret 305bis ch. 2 al. 2 let. a CP, ATF 133 IV 235 consid. 4.2 p. 239; 132 IV 132 consid. 4.1.1 p. 133 s.; 129 IV 271 consid. 2.3.1 p. 273 s.). Le grief doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.