Citation: 8C_628/2007 22.10.2008 E. 3

Le recourant fait grief aux premiers juges d'avoir considéré qu'il ne souffrait plus d'une atteinte à la santé physique d'origine accidentelle et de nature à entraîner une incapacité de travail postérieurement au 10 octobre 2004, ou constituant une atteinte durable à l'intégrité physique. Il leur reproche d'avoir tenu les constatations médicales des docteurs B.________ et C.________ pour suffisamment probantes et d'avoir refusé d'administrer une expertise judiciaire, compte tenu des constatations contraires rapportées par les docteurs W.________ et E.________. Le docteur C.________ n'avait pas pu réfuter de manière convaincante les objections soulevées par le docteur E.________ dans un rapport du 14 août 2006, ce dernier rapport n'ayant jamais été soumis au médecin d'arrondissement de la CNA. Par ailleurs, contrairement aux autres médecins consultés, le docteur E.________ avait constaté un oedème du genou jusqu'au pied et avait exposé, en se référant à diverses publications scientifiques, que l'intervention chirurgicale subie par l'assuré laissait subsister des douleurs chez de nombreux patients. Quant au docteur B.________, ses constatations étaient entachées d'inobjectivité dès lors qu'il mettait en doute les plaintes de l'assuré à peine quinze jours après avoir enlevé le matériel d'ostéosynthèse, dans les termes suivants : «Bien entendu, les déclarations de ce patient sont en contradiction avec un examen clinique tout à fait calme».