Citation: 9C_719/2015 E. 5.3

5.3. En réalité, il convient de se fonder sur le salaire perçu par la recourante comme médecin-dentiste à B.________ rapporté au taux d'activité exigible de sa part (50 %). Certes, si le travail effectivement réalisé n'épuise pas la capacité de travail que l'on peut raisonnablement exiger de la personne concernée, l'on ne saurait en toute circonstance rapporter le salaire effectivement versé au taux d'activité exigible (voir arrêt 8C_7/2014 du 10 juillet 2014 consid. 7.2, in SVR 2014 IV n° 37 p. 130). La situation de la recourante diffère cependant des assurés pour lesquels le salaire statistique est suffisamment représentatif de ce qu'ils seraient en mesure de gagner. Selon le SMR, il n'existe en effet pas d'activité mieux adaptée que celle de médecin-dentiste salariée (avis de la doctoresse C.________ du 20 mars 2014). Il s'agit par ailleurs d'une activité qu'elle a exercée pendant plus de 20 ans à mi-temps (entre 50 et 60 %). Dans ces conditions, il n'est pas décisif qu'elle n'épuise pas entièrement sa capacité résiduelle de travail (cf. arrêts 9C_57/2008 du 3 novembre 2008 consid. 4 et I 511/04 du 26 août 2005 consid. 3.2.2). Les fiches de salaire de la recourante permettent de fixer - sans qu'il soit nécessaire de prendre des renseignements complémentaires auprès de l'Etat de Genève - le revenu auquel elle pouvait prétendre à mi-temps (soit 82'971 fr.). Elle bénéficiait par ailleurs déjà en 2013 du revenu maximum de sa classe de salaire (niveau 22 de la classe de salaire 23). A cet égard, quoi qu'en dise la recourante, la comparaison des revenus s'effectue au moment déterminant de la naissance du droit - novembre 2013 (et non janvier 2015) - à une éventuelle rente de l'assurance-invalidité; les modifications subséquentes de ces revenus ne sont prises en compte jusqu'au moment de la décision de l'administration que si elles sont susceptibles d'influencer le droit à la rente (ATF 129 V 222 consid. 4.1 p. 223). Par ailleurs, en ce qui concerne l'argumentation de la recourante quant à un éventuel abattement, en présence de salaires effectifs, une déduction supplémentaire ne se justifie pas (ATF 129 V 472 consid. 4.2.3 p. 481). Le revenu d'invalide de la recourante s'élève à 82'971 fr. Il convient de corriger en ce sens la constatation de fait des premiers juges.