Citation: 5A_476/2022 E. 5.3

5.3. Les mesures protectrices de l'union conjugale sont ordonnées à la suite d'une procédure sommaire (art. 271 let. a CPC), avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblance (cf. ATF 127 III 474 consid. 2b/bb et les références; arrêt 5A_987/2020 du 24 février 2022 consid. 2.3). Il en résulte que la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que l'enfant commencerait un apprentissage de logisticien à la rentrée 2022 sur la base d'une promesse d'engagement, le recourant ne contestant du reste pas le caractère probant de ce document ni ne fournissant d'éléments permettant de douter de la véracité de cette constatation. Purement appellatoires, les critiques du recourant sur le montant du salaire d'apprenti retenu dans l'arrêt attaqué, en particulier sur la prétention de l'enfant à un salaire plus élevé et sur les prétendues économies réalisées par celui-ci avant le début de l'apprentissage, ne sont pas de nature à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits. L'obligation de subvenir à l'entretien de l'enfant qui n'a pas de formation appropriée doit constituer une solution d'équité entre ce qu'on peut raisonnablement exiger des parents, d'une part, et de l'enfant, d'autre part (cf. supra consid. 3). En l'occurrence, la cour cantonale a rappelé que l'important était que, sur l'ensemble de la période pendant laquelle l'enfant est à la charge de ses parents, celui-ci soit mis au bénéfice de l'entretien qui lui est nécessaire et que ses parents sont en mesure de lui apporter. Si elle a effectivement calculé l'entretien de l'enfant à la charge du recourant en déduisant du salaire brut de l'enfant un montant de 15% au titre de charges sociales, elle n'a pas astreint le recourant à verser une contribution d'un montant correspondant aux charges de l'enfant après déduction de sa participation, mais a considéré qu'il était équitable que le recourant verse une contribution de 750 fr. par mois pour toute la durée de l'apprentissage. Quand bien même il fallait admettre que la cour cantonale avait pris en compte des charges sociales trop élevées pour calculer le salaire net de l'enfant, le recourant ne démontre pas que le montant de la contribution serait arbitraire quant au résultat car manifestement inéquitable; son affirmation selon laquelle la contribution allouée ferait bénéficier l'enfant d'un montant exces-sivement élevé, ne correspondant ni aux besoins de celui-ci ni à ses propres ressources, est à cet égard insuffisante.