Citation: 1B_430/2015 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a considéré qu'il était établi que le recourant avait menti au cours de la présente procédure, ainsi que dans la précédente où il avait la qualité de plaignant. Selon les premiers juges, il n'était ainsi pas choquant que le Procureur ait mis ses déclarations en doute, notamment puisqu'il disposait d'éléments concrets le démontrant. La juridiction précédente a ensuite relevé que l'expression utilisée n'était pas "très adéquate, voire à la limite de ce qui était admissible", mais qu'au vu des circonstances, il s'agissait "tout au plus [d']une façon maladroite du Procureur de s'exprimer face à un prévenu qui sert des explications clairement contraires à la vérité".