Citation: 1C_69/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant reproche encore à l'instance précédente de n'avoir pas reconnu l'importance de l'intérêt public au maintien de l'intégralité de sa parcelle en zone d'activités économiques et se réfère à cet égard à la mesure D12 - Zones d'activités - du PDCn. Sans être contredite, la cour cantonale a expliqué que cette mesure avait pour but de valoriser le tissu économique dans le respect des règles d'aménagement du territoire; elle préconisait une évaluation régionale pour tout développement de zones d'activités qu'elles soient régionales ou locales; en outre, la création ou l'extension de zones d'activités locales était conditionnée à la réalisation d'un projet concret et à la justification de l'absence de solution alternative. Or, à la lecture du recours, on ne discerne pas que le maintien, respectivement l'affectation de la partie viticole de la parcelle no 493 en zone d'activités se recouperait avec l'intérêt public poursuivi par la mesure D12, savoir en substance celui de ménager suffisamment de zones d'activités pour répondre aux besoins tels que définis dans le PDCn tout en conservant une étendue limitée (cf. HEINZ AEMISEGGER/SAMUEL KISSLING, in Commentaire pratique LAT: Planifier l'affectation, 2016, Remarques préliminaires sur la planification d'affectation, n. 36). Avec la cour cantonale, force est de reconnaître que le maintien de l'intégralité de la parcelle no 493 en zone d'activités répond à l'intérêt privé du recourant à développer son entreprise. Cet intérêt privé a d'ailleurs, quoi qu'en dise le recourant, été valablement considéré par les autorités précédentes: il ressort de l'arrêt attaqué que pour permettre l'extension de l'exploitation du recourant, les parcelles voisines no 491 et 492, dont il est également propriétaire, ont été affectées en zone d'activités, quand bien même elle n'étaient pas construites. Si le recourant déclare certes utiliser ces deux parcelles comme aires de stockage, il n'est pas établi que ces bien-fonds ne permettraient pas le développement de son entreprise; il ressort du reste de l'arrêt attaqué que le recourant est encore propriétaire d'autres parcelles, non seulement sur le territoire communal, mais également dans d'autres communes voisines; le siège social de son exploitation se trouve d'ailleurs dans la Commune de Pailly, à l'instar de son domicile. Enfin, quant à la perte de valeur vénale de la parcelle no 493, celle-ci n'est alléguée que laconiquement, si bien que l'on ne saurait y voir un motif de s'écarter du principe selon lequel, en matière d'aménagement, les buts d'intérêt public poursuivis par un plan d'affectation priment l'intérêt privé du propriétaire, en particulier s'il s'agit d'un intérêt financier (cf. arrêts 1C_652/2022 du 7 mars 2024 consid. 3.2; 1C_344/2018 du 14 mars 2019 consid. 3.4.2).