Citation: 2C_743/2022 E. 4.3

4.3. Invoquant également l'art. 121 let. d LTF, les recourants reprochent à l'autorité précédente de ne pas avoir retenu que les premiers juges avaient omis par inadvertance un fait déterminant, à savoir l'existence de leurs épreuves écrites. En l'espèce, comme déjà évoqué précédemment, il ressort de l'arrêt attaqué que, dans son arrêt du 3 mars 2022, le tribunal n'a pas nié l'existence des épreuves écrites des recourants. Il a toutefois considéré que les vices formels constatés imposaient l'annulation et la répétition des épreuves. Dans le consid. 3 de l'arrêt du 3 mars 2022, le tribunal a constaté les lacunes des procès-verbaux des examens oraux et l'impossibilité pour un expert de procéder, a posteriori, à l'évaluation de ces examens. Comme déjà mentionné, au consid. 4 de ce même arrêt, le tribunal a relevé l'existence de vices formels, "à la fois graves et multiples", qui ont entaché les examens écrits (examens écrits interrompus sans compensation de temps et données de l'examen non traduites en langue française) et est arrivé à la conclusion que "l'annulation de l'épreuve d'examen et la possibilité accordée aux recourants de refaire l'examen professionnel en question, sans frais et sans que cela vaille répétition, était la seule issue possible du litige porté devant l'autorité inférieure. Cette issue s'impos[ait] d'autant plus en l'espèce que les épreuves orales ne [pouvaient] de toute façon plus être reconstituées" (consid. 4.3.2; art. 105 al. 2 LTF). Les recourants soutiennent ainsi à tort que le refus de soumettre les épreuves à des experts reposait uniquement sur les considérations liées aux lacunes des procès-verbaux des examens oraux. Sur le vu de ces éléments, le raisonnement de l'autorité précédente ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'il retient que le Tribunal administratif fédéral, dans son arrêt du 3 mars 2022, n'avait pas omis de tenir compte d'un fait pertinent, dans une mesure qui rendrait bien-fondée une demande de révision. L'art. 121 let. d LTF n'a partant pas été violé.