Citation: 5D_165/2015 E. 5

En préambule de son mémoire, le recourant expose que la décision du 20 octobre 2014 du Président du Tribunal d'arrondissement n'est, sur le fond, pas fondée, dès lors qu'une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale ne devient pas sans objet du seul fait de l'ouver-ture d'un procès en divorce, mais que la quotité des frais mis à sa charge, " même de manière injustifiée, n'était pas suffisamment importante pour justifier le dépôt d'un recours ou appel ". Il soutient que son choix " aurait pu être différent " s'il avait su que des dépens auraient été mis à sa charge par la suite. En l'occurrence, le recourant se plaint directement du bien-fondé de la décision du Président du Tribunal d'arrondissement du 20 octobre 2014, en sorte que son recours est d'emblée irrecevable, dès lors qu'il ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt attaqué. L'art. 42 al. 2 LTF exige en effet que le recourant discute au moins de manière succincte les considérants de la décision querellée; il doit exister un lien entre l'argumentation du recourant et la décision entreprise, lequel fait défaut lorsque le recourant critique une décision antérieure. Par surabondance, le recourant n'a nullement remis en cause le bien-fondé de la décision du Président du Tribunal d'arrondissement du 20 octobre 2014 devant la cour cantonale, pas plus qu'il n'a fait valoir une cause de restitution du délai de recours, de sorte qu'il soulève ces griefs pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Or, le recours n'est ouvert qu'à l'encontre des décisions rendues par une autorité cantonale de dernière instance, ce qui suppose que la partie recourante ait épuisé les voies de droit quant aux griefs qu'elle entend soumettre au Tribunal fédéral (art. 75 al. 1 LTF; ATF 135 III 1 consid. 1.2; 134 III 524 consid. 1.3). Par conséquent, les critiques relatives à la perte d'objet des mesures protectrices de l'union conjugale et à la faculté de se déterminer sur l'opportunité d'un recours cantonal sont irrecevables - même à considérer que ces arguments aient été invoqués sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.) -, faute d'épuisement des griefs devant l'autorité cantonale (art. 75 al. 1 LTF).