Citation: 4C.90/2003 07.07.2003 E. A

La Fondation X.________ a pour but "d'organiser la psychiatrie publique dans le secteur et dispenser les soins qui en découlent". Elle a son siège à la clinique de X.________, sise à Y.________. Par contrat des 11 juillet et 19 septembre 1979, A.________ a été engagée par la Fondation X.________ en qualité "d'aide de division et veilleuse occasionnelle". Le 29 septembre 1982, la demanderesse a donné son congé pour le 15 décembre 1982. Elle a été réengagée dès le 1er mai 1983. Pour des raisons de gestion administrative interne, les parties ont signé un nouveau contrat le 9 septembre 1985. Il s'agissait notamment d'intégrer au salaire par nuit le montant des vacances et des jours fériés pour rendre les décomptes des employés moins compliqués. Le contrat signé par les parties stipule que la demanderesse est engagée comme "aide de division veilleuse" à 100%, représentant au maximum 180 nuits de 11 heures par année. En 1998, la demanderesse recevait pour chaque veille, en sus du salaire de base, le 10,64% de ce montant à titre d'indemnité de vacances et le 3,78% à titre d'indemnité pour jours fériés. Ce mode de rémunération par nuit est usuel pour un veilleur. La demanderesse ne prenait que quelques jours de congé ci et là. La Fondation lui a plusieurs fois intimé l'ordre de prendre des vacances d'une durée usuelle, à savoir d'une, deux ou trois semaines. Il était cependant problématique de faire prendre à la demanderesse les vacances auxquelles elle avait droit, celle-ci renonçant volontairement, au vu de ses difficultés financières, à prendre des vacances d'une telle durée. La direction de la Fondation a finalement baissé les bras, sachant que si la demanderesse ne venait pas travailler comme veilleuse, elle travaillerait de toute façon ailleurs. Il était en effet notoire qu'elle travaillait durant son temps libre pour gagner de l'argent. Par courrier du 24 juillet 1998, la Fondation a licencié la demanderesse pour le 31 octobre 1998, en raison de manquements professionnels graves. La demanderesse a contesté le bien-fondé de son congé.