Citation: 9C_1/2020 E. 4

Le Tribunal cantonal a confirmé la décision du 15 mars 2017 et refusé de suspendre la procédure pour laisser le temps à la recourante de produire un rapport médical actualisé. Pour ce faire, il s'est essentiellement fondé sur le rapport d'expertise pluridisciplinaire de la CRR et a constaté que la recourante ne présentait plus d'atteinte incapacitante en juillet 2013, soit à l'échéance du délai prévu par l'art. 29 al. 1 LAI, de sorte que le droit à une rente ne pouvait être reconnu. En particulier, s'agissant du volet cardiologique, la juridiction cantonale a d'une part examiné les critiques de l'assurée à propos de la prévention de l'expert E.________ (l'expert aurait été méprisant envers elle; il aurait suggéré l'inexactitude de l'avis du docteur B.________; il aurait minimisé les affections somatiques en laissant entendre que son cas relevait davantage de la psychiatrie que de la cardiologie; la recourante aurait été choquée de devoir réaliser un test d'effort la poitrine dénudée). Elle a écarté les griefs dans la mesure où aucun indice allant dans le sens d'une partialité du docteur E.________ ne ressortait du rapport d'expertise et où le ressenti de l'assurée était inopérant pour objectiver une telle partialité éventuelle. De surcroît, elle n'a pas exclu que la nudité partielle eût pu être exigée par la nature de l'examen pratiqué et a observé à cet égard que la recourante n'avait jamais allégué avoir fait explicitement part de sa gê ne à l'expert. Elle a encore relevé que ce dernier ne s'était pas souvenu avoir rencontré des difficultés particulières au cours de l'examen. Sur le fond, elle a d'autre part considéré que l'appréciation du docteur E.________ n'était pas critiquable dès lors qu'elle était corroborée par les conclusions du docteur M.________ et qu'elle n'était pas valablement remise en cause par les docteurs D.________ ou B.________. Elle a en outre considéré que les griefs de l'assurée concernant des erreurs ou lacunes de l'expertise (relatives aux troubles du rythme cardiaque, à l'impact du syndrome de la veine cave sur la capacité de travail ou à l'étiologie de ce syndrome, à la date de la survenue d'une grossesse extra-utérine et aux éventuelles interférences d'appareils utilisés dans le cadre de l'activité d'esthéticienne avec le défibrillateur) n'étaient pas fondés.