Citation: 4A_481/2017 E. 3.1

3.1. Conformément à l'art. 59 al. 2 let. e CPC en lien avec l'art. 59 al. 1 CPC, le tribunal n'entre pas en matière sur une demande lorsque le litige a déjà fait l'objet d'une décision entrée en force. En vertu du principe de l'autorité de la chose jugée, il est interdit en effet de remettre en cause, dans une nouvelle procédure, entre les mêmes parties, une prétention identique qui a été définitivement jugée. Il y a identité d'objet lorsque, dans l'un et l'autre procès, les parties soumettent au tribunal la même prétention, en reprenant les mêmes conclusions et en se basant sur le même complexe de faits (ATF 139 III 126 consid. 3.2.3 p. 131; 136 III 123 consid. 4.3.1 p. 126). L'identité de l'objet s'entend au sens matériel (ATF 139 III 126 consid. 3.2.3 p. 131); il n'est pas nécessaire, ni même déterminant, que les conclusions soient formulées de manière identique dans les deux procès (ATF 128 III 284 consid. 3b p. 286; 123 III 16 consid. 2a p. 19; 121 III 474 consid. 4a p. 478). L'autorité de la chose jugée s'étend en outre à tous les faits faisant partie de la cause, y compris les faits dont le juge n'a pas pu tenir compte parce qu'ils n'ont pas été allégués, qu'ils ne l'ont pas été selon les formes et à temps ou qu'ils n'ont pas été suffisamment motivés (ATF 139 III 126 consid. 3.1 p. 129; 116 II 738 consid. 2b p. 744; 115 II 187 consid. 3b p. 189 ss). En principe, seul le jugement au fond ( Sachurteil) jouit de l'autorité de la chose jugée. Il faut donc que le juge ait examiné le fondement matériel de la prétention déduite en justice; pour déterminer si cette condition est réalisée, il y a lieu de se référer aux motifs du jugement, même si l'autorité de la chose jugée ne s'attache qu'au dispositif (ATF 136 III 345 consid. 2.1 p. 348; 128 III 191 consid. 4a p. 195; 125 III 8 consid. 3b p. 13).