Citation: 1C_268/2021 E. 4.3

4.3. La recourante, se prévalant de sa qualité de propriétaire de l'un des lots de PPE, affirme avoir un intérêt la légitimant à recourir contre les permis d'habiter au motif que les travaux exécutés en application du permis de construire du 1er juin 2018 présenteraient des dangers pour l'intégrité des usagers de la PPE et donc pour elle. Son argumentation sur ce point se limite cependant à reproduire ses déterminations cantonales du 28 septembre 2020, listant les ouvrages présentant selon elle un danger. Répéter ainsi mot pour mot l'argumentation développée devant l'instance précédente est contraire aux exigences de motivation du recours fédéral (art. 42 al. 2 LTF; cf. ATF 145 V 161 consid. 5.2; arrêt 1C_145/2021 du 12 août 2021 consid. 2). Au surplus, les autres éléments que la recourante fait valoir relèvent du fait, sans qu'il soit pour autant prétendu que les constatations cantonales procéderaient d'arbitraire, au mépris, une nouvelle fois, des exigences de motivation (cf. supra consid. 1.3). Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation du Tribunal cantonal qui, sur la base de documents techniques versés au dossier, n'a reconnu, s'agissant des couverts à voitures, l'existence que d'un danger potentiel. Or, il faut concéder à l'instance précédente que cela ne constitue pas un intérêt actuel dont peut se prévaloir la recourante, d'autant moins que celle-ci n'est pas l'usagère des couverts concernés. On peut dans ces conditions, faute d'intérêt concret, tout comme l'a fait la cour cantonale, assimiler son intervention à une forme d'action populaire irrecevable (cf. ATF 144 I 43 consid. 2.1). La recourante n'explique d'ailleurs pas en quoi elle serait réellement concernée. Ses explications lapidaires quant aux "conséquences énormes en termes de taxes, de consolidation de crédit de construction et d'assurances", jugées confuses par l'instance précédente, ne le sont pas moins au stade du recours fédéral. Invoquer par ailleurs le chef de responsabilité de l'art. 58 CO ne lui est pas non plus secourable. Outre que le danger concret allégué n'est pas établi, rien ne permet de supposer que les travaux réalisés seraient contraires à l'autorisation du 1er juin 2018, la recourante ne le prétend d'ailleurs pas. Or, le permis d'habiter ne sert pas à examiner une nouvelle fois que les travaux respectent les dispositions règlementaires (cf. arrêts 1C_546/2012 du 10 avril 2013 consid. 1.2.2; 1C_515/2011 du 13 avril 2012 consid. 1.3). Dans ces conditions, dès lors qu'il apparaît évident que la recourante cherche par la contestation des permis d'habiter à obtenir une remise en état, respectivement à revenir sur le permis de construire, son recours ne repose sur aucun intérêt pratique digne de protection (cf. arrêts 1C_167/2015 du 18 août 2015 consid. 6.2; 1C_546/2012 du 10 avril 2013 consid. 1.2.2; 1C_515/2011 du 13 avril 2012 consid. 1.3).