Citation: 5A_208/2022 E. 5.1.1

5.1.1. En ce qui concerne les frais de déplacement, l'autorité cantonale a admis que le mari devait se déplacer de son domicile à Lausanne, où se situaient les bureaux de l'un de ses employeurs, et qu'en recourant aux transports publics, son trajet s'en trouvait rallongé de 12 à 47 minutes. Toutefois, il pouvait se voir imputer ce temps de trajet supplémentaire, dès lors qu'il n'avait pas la garde des enfants et disposait ainsi d'une plus grande flexibilité pour utiliser les correspondances les plus rapides ainsi que, généralement, de plus de temps. Quant au prétendu besoin de disposer d'un véhicule dans l'exercice de ses activités lucratives, aucune pièce au dossier ne le rendait vraisemblable. En particulier, ni les contrats de travail, ni les certificats de salaire émanant de ses deux employeurs ne permettaient de conclure à la nécessité ou à l'obligation de déplacements professionnels. L'exigence, alléguée par le recourant, de pouvoir se déplacer en voiture afin d'être engagé par l'une des deux entreprises en question ne ressortait pas non plus du dossier. Le débirentier devait en outre être conscient que la séparation des époux allait péjorer son niveau de vie en raison des charges supplémentaires liées à l'existence de deux ménages distincts. Il n'était donc nullement raisonnable de conclure, comme il l'avait fait, un nouveau contrat de leasing dans de telles conditions. Vu, de surcroît, les faibles revenus de la famille, seuls des frais de déplacement en transports publics devaient dès lors être pris en compte.