Citation: 6B_1365/2022 E. 5.3.2

5.3.2. Les recourants affirment ensuite que l'intimé aurait dissimulé des faits (notamment la vraie raison du refus du transfert du contrat de leasing, les conditions d'obtention et de transfert d'un tel contrat ainsi que le fait d'avoir vendu le véhicule, et ce dans le but de cacher son bénéfice). Ils soutiennent également que l'intention de frauder de l'intimé découlerait de l'édifice de mensonges, des nombreuses contradictions entre ses déclarations ainsi que de ses agissements destinés à réconforter la recourante dans l'illusion d'un transfert de leasing. Par de tels développements, les recourants se limitent, encore une fois, à exposer leur propre appréciation des preuves qu'ils tentent de substituer à celle de la cour cantonale. Ce faisant, ils ne parviennent toutefois pas à démontrer en quoi le raisonnement des juges cantonaux relèverait d'un procédé arbitraire. Il suffit au demeurant de souligner, comme relevé par la cour cantonale et sans que les recourants en démontrent l'arbitraire, qu'aucune pièce au dossier ne permet d'établir que l'intimé aurait assuré à la recourante qu'elle pourrait reprendre, dans les faits et malgré le refus de la société F.________ AG, le contrat de leasing et qu'elle serait propriétaire du véhicule à la fin dudit contrat. Le fait que la raison du refus du transfert du contrat de leasing à la recourante soit son permis de séjour ou son contrat de travail ne change rien à cette appréciation. Il en va de même du fait de savoir si, selon les conditions générales du contrat, l'intimé avait ou non le droit de donner le véhicule à un tiers ou de le sous-louer. Au surplus, les recourants ne prétendent pas que l'intimé leur aurait empêché de prendre connaissance du contrat de leasing en question ni de ses conditions générales. Par ailleurs, comme souligné par la cour cantonale et contrairement à ce qu'affirment les recourants, il ressort bel et bien des dites conditions générales que le preneur de leasing n'avait aucun droit d'acquérir le véhicule et que ce dernier restait la propriété exclusive de la société de leasing après la fin du contrat (cf. contrat de leasing n° xxx; pièce n° 9021 point 1.3 du dossier cantonal; cf. aussi arrêt attaqué consid. 3.4 p. 9). Les griefs des recourants sur ces points doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.