Citation: 5D_181/2018 E. 4

En l'espèce, l'autorité cantonale a préalablement déclaré irrecevable la réplique du poursuivi, ainsi que les pièces jointes à cette écriture, dès lors que celle-ci avait été expédiée le 22 août 2018, c'est-à-dire plus de dix jours après la notification (9 août 2018) de l'ordonnance de la Cour de justice du 30 juillet 2018; elle a cependant estimé qu'elle n'était, en tout état de cause, pas déterminante. La cour cantonale a considéré que le droit d'être entendu du recourant n'avait pas été enfreint; le SCARPA a motivé sa requête de mainlevée définitive dans son écriture du 8 mars 2018, à laquelle le recourant a répondu le 29 mai 2018; celui-ci a eu ensuite l'occasion de confronter ses arguments à ceux de sa partie adverse lors de l'audience du 4 juin 2018. Or, bien que régulièrement convoqué, il ne s'est pas présenté, ni fait représenter; la procédure ayant abouti au jugement de première instance a donc bien été contradictoire. Sur le fond, la juridiction précédente a retenu que le SCARPA était en droit de requérir l'exécution forcée des créances alimentaires fondées sur un jugement en vertu de la loi genevoise (art. 3 al. 2 LARPA/GE); la cession de la créance d'entretien est admissible lorsqu'elle est opérée afin d'en permettre le recouvrement par un organisme officiel, car il ne s'agit là que d'une " cession fiduciaire aux fins d'encaissement ". Même si l'Etat de Genève n'était pas partie à la procédure de divorce, il est intervenu au bénéfice d'une cession effectuée par l'ex-épouse pour le recouvrement des pensions alimentaires arrêtées dans le jugement de divorce du 13 septembre 2001. Le changement de tuteur qui a eu lieu par la suite n'a aucune incidence sur la validité de ladite cession, les pouvoirs de représentation de l'ancienne tutrice n'étant au demeurant pas remis en question. Partant, le SCARPA est régulièrement devenu cessionnaire de la créance d'entretien allouée à l'ex-épouse cédante et, en conséquence, légitimée à requérir la mainlevée définitive.