Citation: 5A_112/2022 E. 8.2

8.2. En l'espèce, l'intimée a produit la correspondance, assortie des pièces justificatives y relatives, qu'elle a adressée, entre avril 2014 et avril 2017, aux exécuteurs testamentaires, dont M e I.________, afin de les renseigner sur le patrimoine du de cujus, en particulier les biens immobiliers et mobiliers, les contrats et factures en cours et la comptabilité tenue entre 2012 et 2014. Le " solde de la correspondance échangée entre l'intimée et M e I.________ " dont l'autorité cantonale a refusé la remise semble faire référence aux échanges intervenus entre l'intimée et M e I.________ du vivant du père des recourants. A cet égard, ainsi que le relèvent ces derniers, la Chambre civile ne pouvait déduire du seul fait que M e I.________ était un notaire et un membre du Conseil de la Fondation que, dans leurs échanges, l'intimée aurait déployé une activité typique. Il lui appartenait d'examiner si, concrètement, l'intimée s'est adressée à M e I.________ en sa qualité de notaire, de cousin ou de membre du Conseil de la Fondation et dans quelle mesure elle a été amenée à dispenser des conseils juridiques pour son mandant (cf. supra, consid. 5.3). En omettant cet examen et en se fondant sur un critère dénué de toute pertinence, la Chambre civile a faussement interprété la notion d'activité typique et, partant, violé le droit fédéral. S'agissant de la correspondance échangée avec M e I.________, le recours doit donc être admis et la cause renvoyée à l'instance inférieure pour qu'elle procède à l'examen des conditions mises à la reconnaissance d'une activité typique d'avocat et constate les faits nécessaires à cette appréciation.