Citation: 2C_1069/2013 E. A

Le 28 janvier 2008, A.________, ressortissant kosovar né en 1980, a épousé à B.________ C.________, ressortissante italienne née en 1974. Celle-ci était titulaire d'une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 31 mai 2012. Suite à son mariage, l'intéressé s'est vu délivrer une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 31 mai 2012 par le Service de la population du canton de Vaud, au titre du regroupement familial. Par convention de séparation du 22 mars 2011, ratifiée le 6 mai 2011, l'intéressé et son épouse se sont autorisés à vivre de manière séparée depuis le 1er mars 2011 pour une durée indéterminée. Ils ont notamment attribué le logement conjugal à l'épouse pendant la séparation et convenu que chaque conjoint assumerait seul les dettes libellées à son propre nom. Ils ont renoncé chacun à une contribution d'entretien servie par l'autre conjoint et entériné la répartition amiable des effets personnels et des biens meubles préalablement intervenue entre les conjoints. L'intéressé a quitté le domicile conjugal le 1er mars 2011. Sur réquisition du Service de la population, la Police cantonale a procédé à l'audition de l'épouse de l'intéressé, le 18 novembre 2011. Celle-ci a notamment déclaré que la séparation des époux était intervenue à son initiative, en raison de la maladie dont elle souffrait et qu'elle avait le sentiment de ne plus pouvoir remplir son rôle d'épouse et ne souhaitait pas imposer cette situation à son mari. Elle a exposé que la requête de mesures protectrices de l'union conjugale avait été déposée en accord avec son époux. Elle a indiqué qu'elle n'avait pas l'intention d'entamer une procédure de divorce en l'état mais que les époux se voyaient régulièrement. Quant à l'intéressé, entendu par la police le 29 novembre 2011, il a notamment déclaré que les époux étaient séparés depuis le mois de février 2011 et qu'il avait définitivement quitté le domicile conjugal au début du mois de mars 2011. Il était parti à la demande de son épouse, celle-ci préférant rester seule en raison de son état de santé. C'était son épouse qui avait déposé la requête de mesures protectrices de l'union conjugale, alors que lui-même n'avait pas le projet d'entamer une procédure de divorce. Il a encore relevé que les époux se voyaient de temps en temps, ajoutant qu'il " était toujours là pour son épouse afin de l'aider si elle en avait besoin, y compris financièrement ". Par décision du 18 décembre 2012, de laquelle il ressort que l'épouse de l'intéressé est dorénavant au bénéfice d'une autorisation d'établissement, le Service de la population a refusé le renouvellement de l'autorisation de séjour UE/AELE de A.________. Il s'est toutefois déclaré favorable à la délivrance d'une autorisation de séjour annuelle au sens de l'art. 50 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20). L'intéressé a recouru le 31 janvier 2013 contre la décision précitée.