Citation: 1A.161/2000 15.06.2000 E.

E.- Par ordonnance du 15 mars 2000, la Chambre d'accusation a rejeté un recours formé contre cette décision par dame L.________. Selon les dernières informations fournies par le Ministère, l'enquête suivie en Finlande se rapportait aux infractions de fraude ou escroquerie aggravée, et d'omission de déclarer des avoirs dans l'inventaire successoral. Il n'y avait toutefois pas lieu de s'interroger à nouveau sur la condition de la double incrimination, déjà examinée par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8 avril 1997. S'agissant du respect du principe de la spécialité, il y avait certes des indices sérieux que l'administration fiscale finlandaise ait eu, et ait encore accès aux procédures pénales et aux renseignements fournis par la Suisse. Toutefois, les démarches nombreuses et insistantes entreprises par l'OFP avaient abouti à la fourniture, par la Ministère, de deux engagements formels, le second encore plus affirmatif que le premier, qui traduisaient la volonté de l'Etat requérant. La recourante voulait obtenir que de telles assurances soient aussi exigées de la part des autorités compétentes sur le plan interne, soit le Procureur de la Cour d'Helsinki, en charge du dossier pénal et le Ministère des finances, à l'attention des autorités de taxation. Toutefois dans un arrêt du 15 octobre 1999 dans la cause K. et A., auquel la Chambre d'accusation s'est référée et sur lequel la recourante avait eu l'occasion de se prononcer, le Tribunal fédéral avait rejeté des griefs identiques, fondés sur le même avis de droit. Par ailleurs, l'Etat requérant avait manifesté son intention de faire respecter les garanties fournies à la Suisse. Il avait aussi démontré que ses institutions pouvaient intégrer dans leurs propres procédures les exigences imposées par la Suisse. Il n'y avait enfin pas lieu d'exiger le retrait des pièces des procédures à caractère fiscal. Les assurances de l'autorité étrangère portaient aussi sur ce point, et le principe de la spécialité s'opposait simplement à l'utilisation de ces pièces, sans en exiger le retrait.