Citation: 1F_45/2019 E. A

Dans le cadre d'une enquête menée contre A.________, l'Administration fédérale des contributions (AFC), a procédé au mois de juin 2015 à une perquisition, notamment au domicile de A.________ à Genève. Elle a saisi un fichier intitulé "Disposizioni testamentarie" et a refusé, par décision du 16 octobre 2018, de retirer ce document du dossier en considérant qu'il n'était pas couvert par le secret professionnel. Par décision du 26 février 2019, la Cour des plaintes du Tribunal fédéral a admis la plainte formée par A.________ et a ordonné la restitution du document litigieux. Ce dernier était identique au document déposé et également saisi chez notaire, et qui était protégé par le secret professionnel en vertu d'une décision de la même cour du 12 décembre 2016. Par arrêt du 25 juillet 2019 (1B_158/2019), le Tribunal fédéral a admis un recours formé par l'AFC: le testament original avait été simplement déposé auprès du notaire, sans que celui-ci n'ait participé à son élaboration ni donné aucun conseil à son propos, et sans même qu'il n'ait eu connaissance de son contenu. Le document n'était pas assimilable à un courrier entre le notaire et son client, dont ce dernier aurait conservé une copie, ni à une annexe établie spécifiquement dans le cadre de conseils sollicités auprès du notaire dans ses fonctions pour lesquelles le secret est protégé. Il ne saurait dès lors bénéficier de la protection absolue accordée à ce type de correspondance.