Citation: 1C_398/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal n'a pas donné suite à la demande d'expertise psychiatrique, au motif que dès lors que l'action était périmée (voir infra consid. 3), elle s'avérait superflue; s'ajoutait à ce motif le fait qu'un professionnel de la santé ne saurait déterminer le moment auquel une victime est valablement informée des droits découlant de la LAVI et des moyens de les faire valoir. Il a encore précisé qu'une expertise psychiatrique - menée plus de dix ans après la récolte des informations figurant déjà au dossier - ne serait pas non plus de nature à établir de manière déterminante la date de la prise de connaissance de l'atteinte à sa santé psychique et à reléguer au second plan les pièces contradictoires versées au dossier. Dans ces circonstances, procédant à une appréciation anticipée des preuves, l'instance précédente pouvait, sans arbitraire et sans violer le droit d'être entendu du recourant, renoncer à une expertise judiciaire. Entièrement mal fondé, ce grief doit être écarté.