Citation: 4A_164/2013 E. 1.1

1.1. Z.________ a travaillé comme pizzaiolo à la Pizzeria V.________, à ... (FR), du 1er avril 2001 au 29 février 2008. Il était alors au bénéfice d'une assurance collective conclue avec X.________ SA (ci-après: X.________) qui le couvrait, sous la forme d'une assurance complémentaire (relevant de la LCA) à l'assurance obligatoire des soins, contre le risque d'une perte de gain en cas de maladie. Ce contrat prévoyait, dès le quatrième jour de perte de gain, une indemnité journalière s'élevant à 80% du salaire AVS durant 720 jours au maximum. En raison d'une coxarthrose à la hanche gauche ayant nécessité l'implantation d'une prothèse, Z.________ a été totalement incapable de travailler du 28 décembre 2005 au 20 août 2006, du 19 au 26 décembre 2006, puis dès le 28 février 2007. Par décision du 3 juin 2008, l'office AI a refusé de lui allouer une rente d'invalidité, dès l'instant où il pouvait exercer à plein temps, non plus comme pizzaiolo, mais dans une activité compatible avec son état de santé. Suite à cette décision, X.________ a indemnisé son incapacité de travail à 50% jusqu'au 31 mai 2008 seulement. Le 17 septembre 2009, Z.________, alors au chômage, a été opéré de la hanche droite, une prothèse ayant dû être posée. Jusqu'à la fin mai 2011, hormis une période pendant laquelle il a effectué un stage payé par l'office AI, Z.________ est demeuré sans emploi. Se sentant dans l'obligation de travailler comme père de trois enfants, le prénommé a accepté de reprendre son emploi de pizzaiolo dans l'établissement public de ... susmentionné, malgré l'avis négatif de l'office AI, moyennant un salaire AVS mensuel de 4'983 fr.35. Il a été mis à nouveau au bénéfice de l'assurance collective conclue avec X.________ (soumise à la LCA), prévoyant, après un délai d'attente de quatre jours, une indemnité journalière pour perte de gain de 80% du salaire AVS, soit de 131 fr.05 par jour ( (4'983,35 x 12 mois : 365 jours) x 80%). Le 14 décembre 2011, l'employeur de Z.________ a annoncé à X.________ qu'il était incapable de travailler depuis le 22 août 2011, produisant des certificats médicaux du Dr A.________, à .... D'après lesdits certificats, l'incapacité de travail de Z.________ était de 100% du 22 au 29 août 2011, de 50% du 30 août au 11 septembre 2011, de 50% du 14 septembre au 4 octobre 2011 et de 100% dès le 5 octobre 2011. Par courrier du 21 mars 2012, X.________ a informé Z.________ qu'elle refusait de verser des indemnités journalières pour l'incapacité de travail au motif que le précité était retourné à son ancien poste de travail, lequel n'était pas adapté à ses limitations fonctionnelles.