Citation: 4A_569/2022 E. B

B.a Le 7 juillet 2020, la propriétaire/bailleresse a saisi la Commission de conciliation en matière de baux et loyers d'une demande en paiement dirigée contre la locataire et portant sur 34'558 fr. 50 au total. En substance, elle expliquait que la locataire demeurait "responsable de ses obligations contractuelles" jusqu'au 31 mars 2023 concernant l'arcade, respectivement jusqu'au 31 octobre 2019 pour la place de parc. La régie avait tout mis en oeuvre pour relouer les locaux. En vain. Devant l'échec de la procédure de conciliation, elle a porté sa demande devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève, concluant au paiement par la locataire de 37'473 fr. 95, dont 1'273 fr. 95 pour occupation de l'arcade en mars 2019 et 36'200 fr. au même titre pour les mois d'avril 2019 à novembre 2020. Dans une seconde demande, elle concluait à ce que la locataire soit condamnée à lui payer 210 fr. à titre d'indemnité pour la place de parc pour les mois d'avril à juin 2019. La locataire a, dans sa réponse, conclu à ce qu'elle puisse compléter celle-ci dès qu'elle aurait "reconstitué le dossier auprès de tiers" et à ce qu'elle soit autorisée à "déposer des conclusions en compensation en raison des défauts selon les art. 259a ss CO et/ou toute autre demande reconventionnelle à teneur de l'art. 224 CO (sic!) ". Elle a pris ultérieurement des conclusions compensatoires qui ont toutefois été frappées d'irrecevabilité. Par jugement du 18 mars 2022, le Tribunal des baux et loyers a condamné la locataire à payer à la bailleresse 37'473 fr. 95, au titre du dommage subi par cette dernière ensuite de la résiliation prématurée du bail de l'arcade. B.b Par arrêt du 14 novembre 2022, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a admis l'appel de la locataire et a ramené le montant dû par celle-ci à 1'273 fr. 65. Ses motifs seront exposés dans les considérants en droit du présent arrêt.