Citation: 1C_390/2023 E. 3.4

3.4. Il n'appartient au demeurant pas au Tribunal fédéral, dans le cadre de la présente procédure de recours, de se prononcer sur la conformité des informations communiquées par les autorités administratives cantonales. Cependant, ces renseignements paraissent avoir été donnés dans un esprit d'économie de procédure et de pragmatisme, à des administrés non assistés d'un mandataire professionnel. En effet, en tant qu'elle se fonde sur la révision de la planification d'affectation communale - et comme l'ont expliqué tant la DGTL que la Cheffe du DITS -, la demande d'indemnisation paraît prématurée. Le plan d'affection n'a pour l'heure fait l'objet que d'un examen préalable au sens de l'art. 37 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 (LATC; RS/VD 700.11). Il devra encore être mis à l'enquête publique, procédure dans le cadre de laquelle les recourants pourront, le cas échéant, former opposition et exercer leur droit d'être entendus (cf. art. 38 LATC; art. 33 al. 1 LAT), si bien qu'un changement d'affectation de leur parcelle n'est pour l'heure pas définitif. Par ailleurs - et pour peu que leur demande d'indemnisation puisse être ainsi comprise -, l'instauration d'une zone réservée ne donne en principe pas droit à une indemnisation pour expropriation matérielle, dès lors qu'il s'agit d'une mesure provisoire ne portant pas, sauf cas exceptionnel, une atteinte au droit de la propriété pouvant être qualifiée de grave au sens de la jurisprudence (cf. arrêt 1C_510/2009 du 14 juillet 2010 consid. 4.1, publié in RDAF 2010 I p. 518; ALEXANDER RUCH, in Commentaire pratique LAT: Planifier l'affectation, 2016, n. 64 ss ad art. 27 LAT et les arrêts cités; voir également ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, op. cit., n. 1473 ss).