Citation: I 347/01 20.03.2002 E. A

A.- a) En raison des séquelles d'une maladie de Ledderhose affectant son pied gauche, L.________, a été mise au bénéfice d'une demi-rente de l'assurance-invalidité à partir du 1er octobre 1993. A la suite d'une fracture au pied droit, due à une entorse, la prénommée a demandé, le 12 août 1999, l'octroi I 347/01 Tnd'une rente entière d'invalidité à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI). Chargés par l'office AI d'une expertise de l'assurée, les docteurs A.________, B.________ et C.________ du Service de rhumatologie et de médecine physique de l'Hôpital X.________ ont retenu, entre autres affections, les diagnostics de maladie de Ledderhose bilatérale avec atteinte actuelle du pied droit, status post-fracture de la base du 5ème métatarsien droit, obésité importante et état dépressif léger. Ils ont considéré qu'il n'existait pas de dégradation de l'état de santé de la patiente "permettant de valider une augmentation de l'incapacité de travail", laquelle pouvait atteindre mais ne devait pas dépasser 50 % (rapport du 27 mai 1999). Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a maintenu le droit de l'assurée à une demi-rente par décision du 8 juillet 1999, laquelle a été confirmée, sur recours de celle-ci, par le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel (jugement du 3 février 2000). b) Le 27 avril 2000, L.________ a demandé à l'office AI d'examiner son droit à une rente entière d'invalidité, au motif qu'elle présentait un état dépressif profond justifiant une incapacité de travail d'au moins 50 %. A l'appui de sa demande, elle a produit un certificat médical du 24 mai 2000 de la doctoresse D.________ du Centre psycho-social Y.________ selon lequel elle présentait une incapacité de travail de 50 % en raison d'une affection neuro-psychiatrique d'évolution chronique. Le 10 août 2000, cette praticienne a rendu un rapport médical complémentaire à la demande de l'office AI. Par décision du 22 novembre 2000, considérant que le degré d'invalidité de l'assurée n'avait pas changé au point d'influencer son droit à la rente, l'office AI a rejeté sa demande de révision.