Citation: 2C_328/2021 E. 4.1

4.1. Au niveau cantonal, l'art. 215 al. 1 LR/VS prévoit l'obligation primaire pour le maître d'ouvrage, lors de la construction d'un immeuble notamment dont l'utilisation entraînera un trafic important de véhicules à moteur et dans la mesure commandée par les circonstances, d'aménager sur terrain privé, au besoin en dehors de la zone d'interdiction de bâtir, les places de stationnement et les voies de circulation nécessaires aux visiteurs et aux usagers. Selon l'art. 219 LR/VS, le propriétaire peut également satisfaire à son obligation en faisant notamment aménager sur fonds d'autrui de telles places et voies de circulation; il doit alors inscrire au registre foncier une servitude en faveur de la parcelle à bâtir et de la commune de situation, et à charge de la parcelle avoisinante. Des exceptions à l'obligation de construire des aires de stationnement peuvent être autorisées pour de justes motifs, notamment lorsque la création de places de parc et de voies de circulation répondant aux prescriptions légales est matériellement impossible ou entraînerait des frais excessifs pour le propriétaire, sans que l'on puisse équitablement exiger de celui-ci qu'il utilise son immeuble à d'autres fins nécessitant une aire de stationnement moins importante (cf. art. 217 al. 1 LR/VS). Les articles 220 et 221 LR/VS sont réservés (al. 2). Selon l'art. 221a LR/VS, les communes peuvent, par voie de règlement, percevoir auprès du maître d'ouvrage n'ayant pas la possibilité d'aménager des places de stationnement en nombre suffisant, une taxe de remplacement appropriée dont le produit est affecté à la création de places de stationnement (al. 1). Pour fixer le montant de la contribution, il faut tenir compte des facteurs suivants: (a) coût moyen des places privées dans la région en question; (b) possibilité ou obligation de créer des places privées ouvertes ou couvertes selon les cas; (c) diminution de valeur de l'immeuble en raison de l'impossibilité de créer des places de parc adéquates; (d) situation de l'immeuble par rapport à une installation publique existante ou projetée; (e) recettes éventuelles de la commune provenant de ce genre d'installations (al. 2).