Citation: 5P.400/2001 17.01.2002 E. 3

3.- La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendue en refusant d'administrer les preuves requises. a) Ce moyen, tiré de la violation d'une garantie de nature formelle (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 17; 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les arrêts cités), doit être examiné en premier (ATF 124 V 389 consid. 1), et librement (ATF 127 III 193 consid. 3 p. 194 et les arrêts cités). La recourante ne prétend pas que l'art. 6 CEDH accorderait une protection plus étendue que l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94; 116 Ia 73 consid. 1b p. 74; 114 Ia 179, p. 180/181 et les références citées); partant, c'est sous l'angle de cette dernière norme qu'il convient d'en connaître. b) Il n'y a pas lieu d'examiner si les nombreuses mesures probatoires demandées par la recourante sont compatibles avec les exigences de la procédure sommaire applicable aux décisions rendues en matière de faillite (art. 25 ch. 2 let. a LP; cf. à ce sujet: Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, N. 23 ad art. 25 LP), car le grief se révèle irrecevable. En effet, la cour cantonale a expliqué son refus de donner suite aux offres de preuve; or, l'acte de recours ne formule pas la moindre critique sur ce point (art. 90 al. 1 let. b OJ).