Citation: U 323/03 20.08.2004 E. 4

En l'occurrence, les considérants du Tribunal cantonal emportent la conviction. La Cour de céans les fait siens, singulièrement dans la mesure où les premiers juges exposent les raisons qui les conduisent à s'écarter de l'appréciation de l'incapacité de travail émanant du médecin traitant (cf. consid. 3c pp. 12-13 du jugement attaqué). On précisera que le rapport de R.________ du 17 mai 2002, auquel le recourant paraît attacher beaucoup d'importance, n'apporte rien de neuf pour l'appréciation de son incapacité de travail. En effet, si les responsables de cet institut ont certes indiqué que le recourant présente d'importantes restrictions d'aptitude à son poste de maçon, ce qui est patent, ils n'en ont cependant pas chiffré l'étendue (p. 6 du rapport) mais ils ont plutôt insisté sur la nécessité d'une reconversion professionnelle (p. 7). Cette appréciation n'est dès lors ni contradictoire à celle du médecin d'arrondissement ni de nature à jeter le doute sur le bien-fondé de ses conclusions, au demeurant convaincantes et conformes au rapport de l'expert de U.________. Quant aux rapports du docteur A.________ (des 17 et 20 mars 2003), auxquels le recourant se réfère, ils sont très sommairement motivés; leur auteur semble d'ailleurs justifier l'incapacité totale de travailler du patient uniquement par une intervention chirurgicale programmée pour le mois de mai 2003. Pareil avis médical ne lie donc ni l'administration ni le juge et il n'est pas davantage susceptible de remettre en cause l'appréciation des docteurs K.________ et M.________, de façon à justifier un complément d'instruction. Au demeurant, dans l'éventualité où l'appréciation du docteur A.________ porterait sur des faits postérieurs à la décision litigieuse, le juge n'aurait pas à en tenir compte pour en apprécier la légalité (cf. ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités).