Citation: 2A.4/2002 28.06.2002 E. A

E.F.________ a travaillé à plein temps jusqu'au 30 avril 1997 auprès de la société A.________ comme comptable. Parallèlement à cet emploi, il a exercé une activité indépendante de conseil fiduciaire à titre accessoire depuis 1990. Pour les exercices 1991 à 1996, les autorités fiscales avaient refusé d'admettre les pertes de ladite activité accessoire, car les frais généraux étaient disproportionnés par rapport aux recettes. Le 1er novembre 1994, l'épouse de E.F.________, S.F.________, sa mère U.F.________, son père D.F.________ ainsi que J.F.________, ont constitué une société à responsabilité limitée, B.________ (ci-après : B.________ ou la société), au capital de 60'000 fr. entièrement libéré, détenu majoritairement par S.F.________. Cette société a pour but l'exploitation d'un bureau de gestion financière, fiscale, d'encaissement et toute activité en matière commerciale, y compris l'enseignement. S.F.________ y est inscrite en qualité d'associée gérante avec signature individuelle. Le 15 mai 1997, les époux F.________ ont déposé une demande de taxation intermédiaire avec effet au 1er mai 1997 au motif que E.F.________ avait cessé son activité dépendante pour assumer, à partir de cette date, une activité indépendante à temps complet de conseil fiduciaire, enregistrée le 11 avril 1997 au Registre du commerce sous la raison individuelle E.F.________, Bureau fiduciaire (ci-après : la fiduciaire). Le 24 mars 1998, le Service des contributions du canton du Jura (ci-après : le Service des contributions) a procédé à un contrôle des comptes de B.________ et de ceux de la fiduciaire. Il en est ressorti que, dans la réalité des faits, ces deux entités étaient totalement imbriquées et dépendantes l'une de l'autre d'un point de vue économique. E.F.________ a été entendu le 6 juillet 1998 par des représentants de l'autorité fiscale.