Citation: 1C_570/2022 E. 4

Les recourants remettent encore en cause la recevabilité du recours cantonal de la commune. Ils invoquent tout d'abord l'art. 145 al. 2 de la loi cantonale du 14 avril 1988 sur les constructions et les installations diverses (LCI; RS/GE L 5 05), qui prévoit notamment que la commune du lieu de situation peut recourir contre la délivrance d'une autorisation. Ils n'expliquent cependant pas en quoi la recevabilité du recours de la commune procéderait d'une application arbitraire de cette disposition. Ils se contentent de prétendre que ce recours aurait été abusif, formé sans motif et au détriment de la bonne foi. Cette assertion - fût-elle recevable - se trouve quoi qu'il en soit contredite par le respect du caractère inconstructible de la zone agricole et, plus largement, du principe de la séparation du territoire bâti et non bâti, que concrétise le refus du projet litigieux. Ensuite, s'agissant des motifs de prévention allégués à l'encontre du Maire de la Commune de Choulex, ceux-ci reposent sur des faits ne ressortant pas de l'arrêt cantonal (cf. art. 105 al. 1 LTF), sans que les recourants ne prétendent ni démontrent cependant, et malgré les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, qu'ils auraient été arbitrairement omis ou ignorés. Au surplus, les recourants n'exposent pas non plus en quoi l'art. 23 de la loi cantonale sur l'administration des communes du 13 avril 1984 (LAC; RS/GE B 6 05) - dont ils se prévalent encore - aurait été appliqué arbitrairement ni en quoi l'intervention du maire aurait sur cette base dû conduire à l'irrecevabilité du recours de la commune. Au surplus, l'arrêt attaqué ne mentionne aucune critique ni ne contient de développement en lien avec cette dernière disposition, sans que pour autant les recourants ne se plaignent à cet égard d'un éventuel déni de justice (cf. art. 29 Cst.); or son application ne saurait être examinée pour la première fois au stade du recours fédéral (cf. arrêt 1C_276/2020 du 16 février 2020 consid. 3.4 et les arrêts cités). Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable.