Citation: 4A_243/2024 E. 3.2

3.2. En ce qui concerne les heures supplémentaires, la recourante soutient que la cour cantonale a constaté que le travailleur intimé avait demandé à C.________ de prendre contact avec G.________ " pour lui dire de l'appeler, ce qu'elle avait fait ". Elle en déduit que l'intimé aurait personnellement pris contact avec ces deux témoins au sujet de l'affaire, ce qui constituerait un indice de l'influence des témoignages. Elle soutient en outre que les déclarations de C.________ devraient être écartées, dans la mesure également où elle serait l'ancienne collègue de l'intimé et qu'elle aurait eu " une querelle " avec la recourante. Elle considère que le témoignage de C.________ ne saurait donc confirmer la crédibilité des déclarations de D.________, de E.________ et de F.________. Dès lors qu'aucun autre élément ne confirmerait l'existence d'heures supplémentaires effectuées par l'intimé, elle considère que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a tenu compte desdites déclarations pour conclure à l'existence et à la quotité desdites heures supplémentaires. Elle argue en outre que le fait même que les témoignages devraient être appréciés avec circonspection paraîtrait incompatible avec le fait que l'existence d'heures supplémentaires devrait s'imposer au juge avec une certaine force. Pour ce qui est des jours de repos, des vacances et des jours fériés que le travailleur demandeur n'a pas pris, la recourante invoque que D.________, E.________ et F.________ auraient une relation personnelle avec l'intimé, de sorte que leurs témoignages ne sauraient être jugés pleinement crédibles. Il en irait de même des déclarations de C.________, qui aurait été contactée par l'intimé, et qui aurait décrit les horaires de celui-ci du lundi au vendredi mais non ceux du week-end. Dès lors que ces déclarations n'auraient pas été confirmées par les autres témoins entendus, la recourante avance que la cour cantonale aurait arbitrairement tenu compte de ces témoignages pour la condamner à " rémunérer ces congés non pris ".