Citation: 8C_651/2014 E. 6.4.2

6.4.2. Le recourant ne prétend pas que l'accident a eu un caractère particulièrement impressionnant mais il estime que la gravité des lésions provoquées par l'accident était suffisante pour admettre un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques. Les lésions physiques étaient effectivement importantes puisqu'elles ont nécessité une splénectomie, l'ostéosynthèse d'une fracture comminutive du tibia distal gauche. De plus, l'accident a causé une entorse de la cheville droite et une fracture de la côte basale gauche. Dans son expertise, le docteur M.________ a retenu un status post-splénectomie rassurant. Par la suite, aucun autre médecin n'a envisagé d'autres séquelles de cette opération. Il faut donc admettre une évolution favorable, tout comme cela est le cas pour la fracture de la côte basale gauche. S'agissant des atteintes aux chevilles, le docteur M.________ a retenu une évolution post-traumatique favorable. Pour la cheville gauche, il a constaté une consolidation et une bonne réduction de la fracture ainsi qu'une bonne mobilité de l'articulation. Pour la cheville droite, la mobilité était normale sans aucune instabilité ligamentaire. La doctoresse O.________ a pour sa part retenu des douleurs d'intensité supportable au niveau de la cheville gauche et une mobilité tibio-astragalienne limitée. Elle a estimé que les lésions dégénératives visibles à la radiographie étaient responsables de cette situation. Concernant la cheville droite, elle a relevé l'existence d'une atteinte axonale compatible avec une atteinte tronculaire du nerf péronier droit (rapport du 23 novembre 2009). A noter que cette dernière atteinte n'existait plus lors de l'expertise du BREM. Le docteur I.________ a mentionné que la fracture du tibia gauche était consolidée, que la mobilité en flexion dorso-plantaire était satisfaisante et qu'il n'y avait ni épanchement intra-articulaire ni empâtement péri-articulaire (rapport du 13 janvier 2010). Ces constations ont été confirmées par les experts du BREM qui ont retenu une légère évolution dégénérative dont ils ont tenu compte. Au vu de ces éléments, il faut admettre une évolution favorable au niveau des membres inférieurs, qui avaient atteint le statu quo sine vel ante en août 2009 selon l'appréciation du docteur M.________, confirmée par les experts du BREM. La durée du traitement médical n'a pas été anormalement longue compte tenu de l'état préexistant et des multiples atteintes dues à l'accident. Le critère des douleurs physiques persistantes n'est pas déterminant au cas présent, faute de pouvoir quantifier celles qui sont en rapport avec l'accident. En effet, les experts du BREM ont constaté que le recourant se disait principalement dérangé dans la vie quotidienne par des douleurs lombaires et cervicales, soit des douleurs sans rapport de causalité naturelle avec l'accident. Il n'y a eu ni erreurs dans le traitement médical, ni difficultés ou complications importantes au cours de la guérison. La durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques découlant de l'accident a été longue mais en rapport avec les lésions subies.