Citation: 6B_1501/2022 E. 3.4

3.4. Le seul fait que l'auteur aurait agi alors qu'il était encore proche de l'âge de 18 ans n'impose pas à lui seul une réduction de la peine (v. arrêts 6B_812/2015 du 16 juin 2016 consid. 2.6; 6B_584/2009 du 28 janvier 2010 consid. 2.2.3). Le recourant n'explique pas en quoi son propre âge, sensiblement plus élevé au moment des faits (22 ans), aurait pu influencer l'appréciation de sa faute, soit en quoi cela aurait pu faciliter le passage à l'acte, notamment, en l'empêchant d'apprécier correctement la portée de ses actes, par exemple en raison de son immaturité ou d'un discernement limité. La décision querellée, qui fait tout au plus état de l'immaturité de la relation entre les jeunes gens (v. supra consid. B.b), ne retient rien de tel et le recourant ne tente pas de démontrer que cette omission serait insoutenable (art. 9 Cst.; art. 106 al. 2 LTF). Il suffit dès lors de rappeler que le juge peut passer sous silence les éléments qui, sans abus du pouvoir d'appréciation, lui paraissent non pertinents ou d'une importance mineure (ATF 134 IV 17 consid. 2.1 p. 19; 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20). Il n'est donc pas nécessaire d'examiner plus avant la motivation par laquelle la cour cantonale à opposé au recourant que sa victime était jeune elle aussi.