Citation: 5A_363/2024 E. 7

Citant les art. 2 CC ainsi que 5 al. 3 et 9 Cst., la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné si le comportement des intimés consistant à s'opposer à sa revendication sous prétexte de tardiveté pouvait contrevenir aux règles de la bonne foi. Selon elle, les intimés tentaient de tirer avantage de règles excessivement formalistes de la LP pour mettre la main sur près de 100 mio USD lui appartenant, alors que toutes les sociétés sous-jacentes à la D.________ (soit G.________ Limited, E.________ SA et F.________ Limited) avaient vu leurs revendications admises par l'Office des poursuites. Écarter sa revendication pour de tels motifs était contraire aux règles de la bonne foi et portait atteinte à sa garantie de propriété et à sa liberté économique (art. 26 s. Cst.). Les griefs de violation des art. 9 et 26 s. Cst. sont d'emblée irrecevables faute de motivation respectant les exigences légales (cf. supra consid. 2.1 in fine). Quant au principe de la bonne foi consacré par l'art. 5 al. 3 Cst., la recourante ne saurait s'en prévaloir, faute pour elle de démontrer avoir reçu de la part des autorités des promesses ou assurances précises ou avoir pu légitimement se fonder sur leur comportement pour adopter certaines dispositions (cf. sur ce principe ATF 147 IV 274 consid. 1.10.1; 144 IV 189 consid. 5.1; 143 V 95 consid. 3.6.2). On ne voit enfin pas en quoi l'arrêt querellé consacrerait une violation de l'art. 2 CC, et la recourante ne le précise pas plus avant, contrevenant à son devoir de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1).