Citation: 4A_127/2022 E. A

A.a. Dès le 1er septembre 2000, D.________ et C.________ (ci-après: les locataires) se sont fait remettre à bail par la bailleresse Société G.________ un appartement de cinq pièces et demie au troisième étage d'un immeuble de la commune de Vernier. La gestion de l'immeuble est assurée par la régie H.________ SA. A.b. La propriété de l'immeuble concerné a été transférée ultérieurement lorsque N.A.________, Y.A.________ et N.B.________ ont acquis le bien en copropriété aux côtés de I.________ et J.A.________, à raison de 1/5 chacun. Au décès de J.A.________, N.A.________ et Y.A.________ ont hérité chacun de la moitié de sa part en nue-propriété, un usufruit grevant ladite part de copropriété ayant été octroyé à l'épouse du défunt, A.A.________. La part de I.________ a ensuite été rachetée le 18 novembre 2008 par Y.A.________. A.c. Dès 2011, les locataires sont entrés en pourparlers avec la régie H.________ SA afin d'obtenir l'exécution de travaux. Le 18 octobre 2016, ils l'ont mise en demeure d'effectuer des travaux qu'ils énuméraient. A.d. Par avis du 19 décembre 2016, établi sur formule officielle, les locataires se sont vu signifier la résiliation de leur bail pour le 31 août 2017. La rubrique « Bailleur » dudit avis indiquait ce qui suit: " A.________ N., Y., A. & B.________ N. ". Le 6 janvier 2017, les locataires ont demandé à la régie de leur indiquer les motifs du congé. Cette dernière leur a répondu, le 13 janvier 2017, qu'elle avait constaté qu'ils ne faisaient pas un usage soigneux des locaux remis à bail.