Citation: I 143/03 26.05.2003 E. 2

Les premiers juges se sont écartés des conclusions des experts en ce qui concerne le taux de l'incapacité de travail. Selon eux, le recourant est apte à exercer une activité lucrative à plein temps dans une activité sédentaire. En effet, les experts ne motivent pas leur appréciation selon laquelle l'assuré ne peut travailler qu'à mi-temps seulement. A cet égard, l'expertise est entachée de contradictions manifestes, dans la mesure où les experts attribuent à des causes étrangères à la médecine l'échec de mesures de réadaptation alors qu'ils soulignent par ailleurs les excellentes facultés d'adaptation de l'assuré. Les premiers juges notent par ailleurs que les affections psychiques attestées par les experts n'ont pas de caractère invalidant. Il n'existe pas de troubles graves, vu «l'absence d'anxiété manifeste et le défaut de tout symptôme de la lignée psychotique». Sur ce point également, l'expertise contiendrait une contradiction manifeste entre le consilium psychiatrique (la doctoresse A.________ ayant estimé que les troubles psychiques diagnostiqués entraînaient une incapacité de travail modérée) et le rapport de synthèse qui retient une incapacité de travail sans opérer une distinction entre les causes somatiques et les éventuelles causes psychiques qui seraient à l'origine de l'incapacité de travail attestée de 50 pour cent. On peut ainsi raisonnablement exiger de l'assuré qu'il surmonte ses traits de personnalité (décrits comme immatures et narcissiques) ayant jusqu'ici entravé sa réinsertion et mette en valeur son importante capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée.