Citation: I 511/06 01.05.2007 E. 5

5.1 Sur le plan somatique, à l'époque de la décision initiale, le docteur B.________, généraliste et médecin traitant, avait fait état de lombo-dorsalgies chroniques sur début d'arthrose et troubles statiques, d'un syndrome anxio-dépressif grave réactionnel, de status après cholécystectomie et infarctus du myocarde sur maladie coronarienne monotronculaire, d'une bronchopneumopathie chronique obstructive et d'hypoacousie à appareiller engendrant une incapacité totale depuis le 12 novembre 1999. Le praticien n'envisageait pas la reprise d'une activité professionnelle quelconque, même adaptée, sauf amélioration de l'état psychique. Ses rapports sont brefs, aucunement motivés, en particulier quant à la répercussion des atteintes mentionnées sur la capacité de travail, et se contentent de renvoyer aux avis des différents spécialistes consultés à son initiative. A ce propos, on notera que les docteurs R.________, chirurgien orthopédique, et G.________, rhumatologue, liaient le syndrome lombo-vertébral à l'adoption d'une position inadéquate dans le cadre du dernier emploi (rapport des 10 décembre 1999 et 25 janvier 2000), que le docteur C.________, Centre des traitements et de réadaptation de l'Hôpital X.________ auprès duquel le recourant avait séjourné du 28 février au 17 mars 2000, concluait sur la plan strictement somatique à une capacité professionnelle totalement préservée dans une activité légèrement adaptée (rapport du 16 mars 2000), que le docteur S.________, cardiologue, mentionnait une auscultation cardiaque dans les normes, une situation coronarienne stable en l'absence d'évidences objectives de souffrances à l'effort et une régression des lésions myocardiques (rapports des 14 août et 1er novembre 2000), que le docteur O.________, spécialiste en maladies respiratoires, signalait une amélioration objective et subjective significative sur ce plan (rapport du 20 septembre 2000) et que le docteur F.________, oto-rhino-laryngologue, proposait un appareillage auditif (rapport du 22 septembre 2000). 5.2 Au moment de la demande de révision, le docteur B.________ a attesté une aggravation progressive de l'état de santé de l'intéressé engendrant une incapacité totale de travail et s'est contenté d'énoncer une liste de diagnostics (état dépressif, douleurs nouvelles aux deux genoux, bronchite et pneumonie basale droite en décembre 2003, aggravation combinée des autres affections [lombo-dorsalgies, status post cholécystectomie, ulcère gastro-duodénal et infarctus du myocarde]), sans plus ample motivation, renvoyant toujours aux rapports de divers spécialistes consultés. On notera que les diagnostics énoncés sont pour l'essentiel identiques à ceux posés antérieurement et sont avant tout des symptômes subjectifs ou des status après guérison ou traitement, que les douleurs aux genoux ont été qualifiées de banales par le docteur W.________, chirurgien orthopédique, qui s'est d'ailleurs déclaré frappé par la discordance entre l'importance des plaintes énoncées et le peu de trouvailles cliniques (rapport du 9 octobre 2003), que les troubles mis en évidence par le docteur N.________, service d'orthopédie de l'Hôpital Y.________ (lombocruralgies sur dysbalances musculaires et troubles dégénératifs discrets; rapport du 15 décembre 2004), ont respectivement été décrits par le docteur L.________, service médical régional de l'office intimé, comme des symptômes subjectifs, une évaluation qualitative réversible et des troubles dégénératifs compatibles avec l'âge du recourant (rapport du 24 juin 2005), que le docteur F.________ a qualifié de légère la péjoration de l'audiogramme tonal (rapport du 24 novembre 2004), l'hypoacousie n'ayant par ailleurs jamais fait l'objet de discussions quant à son influence sur la capacité de travail, et que selon le docteur L.________, les constatations du docteur U.________, radiologue (rapports du 27 octobre 2004), consistaient principalement en des altérations dégénératives mineures compatibles avec l'âge de l'intéressé. 5.3 Il apparaît dès lors que la situation médicale du recourant sur le plan somatique n'a pas évolué entre le moment de la décision initiale et celui de la demande de révision. Celui-ci a certes déposé plusieurs rapports médicaux attestant l'apparition ou la mise en évidence de nouvelles affections. Dans la mesure où celles-ci ne consistent qu'en des symptômes subjectifs dont la description ne correspond pas au substrat organique objectivé ou sont décrites comme mineures et compatibles avec l'âge de l'intéressé, elles ne suffisent toutefois pas à rendre plausible une péjoration de l'état de santé propre à influencer le degré d'invalidité, de sorte que l'on ne peut reprocher à la juridiction cantonale d'avoir confirmé la décision de non entrée en matière sur ce point.