Citation: 7B_864/2024 E. A

A.a. Le 15 janvier 2024, A.________ a déposé une plainte pénale pour menaces auprès de la police du canton de Schaffhouse contre B.________ et C.________, administrateurs de la société D.________ SA, dont le siège est à U.________. A.________ y a exposé qu'en sa qualité de consultant, il était en relation d'affaires avec la société D.________ SA. Le 12 janvier 2024, au cours d'une réunion professionnelle à V.________ avec les deux administrateurs prénommés ainsi qu'avec E.________ - également administrateur de la société précitée -, il aurait subi diverses menaces. B.________ aurait menacé de le frapper, tandis que C.________ aurait menacé de saboter ses activités professionnelles et de détruire sa réputation professionnelle. Lors du dépôt de sa plainte ainsi que dans deux courriels subséquents, A.________ a expressément indiqué qu'il ne souhaitait pas que les autorités vaudoises soient saisies de l'affaire. Il craignait que celles-ci ne la traitent pas avec professionnalisme au motif que la société F.________ SA serait très influente dans le canton de Vaud et aurait des liens étroits avec les actionnaires de la société D.________ SA. A.b. A.b.a. À la suite d'une demande de fixation de for intercantonal du Ministère public du canton de Schaffhouse du 10 avril 2024 et du courrier du Ministère public central du canton de Vaud (ci-après: le Ministère public central) du 18 avril 2024 acceptant la compétence des autorités vaudoises, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne (ci-après: le Ministère public) a avisé les parties de sa compétence dans la présente cause. Le 26 avril 2024, le Ministère public a ouvert une instruction pénale pour menaces contre B.________ et C.________. A.b.b. Par mandat du 7 mai 2024, Stephan Johner, Procureur de l'arrondissement de Lausanne (ci-après: le Procureur), a cité les parties à comparaître personnellement à une audience de conciliation à Lausanne. A.b.c. Par courrier du 21 mai 2024, A.________ a demandé au Procureur à pouvoir participer à cette audience sans être présent physiquement, notamment par visioconférence ou par téléphone. Pour le cas où sa présence serait indispensable, il a requis la prise en charge de ses frais de déplacement. Il a en outre demandé l'audition de E.________ en qualité de témoin. A.b.d. Par avis du 23 mai 2024, le Procureur a expliqué à A.________ que la fixation du for dans le canton de Vaud avait été requise par le canton de Schaffhouse et que les infractions se poursuivaient au lieu de leur commission. Les audiences auraient ainsi lieu à Lausanne. Les frais de déplacement ne seraient pas pris en charge dès lors que l'intéressé avait l'obligation de donner suite à la convocation; il serait en revanche libre de les faire valoir dans le cadre de la procédure pénale, s'il obtenait gain de cause. Enfin, l'absence de E.________ à l'audience de conciliation était due au fait qu'aucune infraction ne lui était reprochée, de sorte qu'il n'était pas partie à la procédure et qu'il n'y avait dès lors pas de raison de le convoquer à cette audience. A.b.e. Par courrier du 25 mai 2024, A.________ a remis en cause tous les éléments développés dans l'avis précité. Selon lui, les prévenus, vaudois, seraient avantagés et la manifestation de la vérité aurait peu de chance de se produire. Il a sollicité une nouvelle fois le traitement du dossier dans un autre canton "plus neutre". Il a déclaré maintenir sa plainte pénale. A.b.f. Par avis du 30 mai 2024, le Procureur a demandé à A.________ de lui indiquer s'il devait interpréter son courrier du 25 mai 2024 comme une demande de dessaisissement, voire comme une demande de récusation au sens de l'art. 56 CPP. Il a attiré son attention sur le fait qu'une demande formelle de récusation pourrait entraîner des frais de justice supplémentaires en cas de rejet et conduire à l'annulation de l'audience de conciliation. A.c. A.c.a. L'audience de conciliation s'est tenue le 4 juin 2024 en présence des prévenus B.________ et C.________, assistés de leurs défenseurs respectifs, de A.________, du Procureur Stephan Johner et de sa greffière. Après avoir entendu les parties, le Procureur a tenté la conciliation, laquelle a échoué. Il a ensuite demandé aux prévenus de s'exprimer sur le déroulement de la séance du 12 janvier 2024, puis a demandé au recourant s'il confirmait leurs explications. Le procès-verbal de l'audience mentionne à ce sujet que le recourant a refusé de répondre et s'est levé pour quitter la salle. Le Procureur l'a exhorté à se rasseoir et à répondre conformément à son obligation en sa qualité de plaignant. Malgré cette injonction accompagnée de la menace d'une amende disciplinaire, le recourant a quitté la salle d'audience. A.c.b. Le 5 juin 2024, A.________ a adressé un courriel notamment au Ministère public de l'arrondissement de Lausanne, au Ministère public central, au Ministère public du canton de Genève, ainsi qu'aux prévenus, par lequel il demandait le dessaisissement du Procureur Stephan Johner. A.c.c. Par courrier du 7 juin 2024, le Procureur a imparti à A.________ un délai au 15 juin 2024 pour lui indiquer si cet écrit devait être considéré comme une demande de récusation au sens de l'art. 56 CPP. Il l'a par ailleurs invité à corriger cette requête qui ne remplissait pas les exigences de forme dès lors qu'elle n'était pas signée. A.c.d. Par ordonnance du 7 juin 2024, le Procureur a condamné A.________ à une amende disciplinaire de 300 fr. en l'exemptant des frais judiciaires. A.________ a recouru contre cette ordonnance.