Citation: 5A_513/2023 E. 6.3.1

6.3.1. Le recourant soutient ensuite en substance qu'il était arbitraire de retenir que son épouse avait, dans les faits, disposé d'un délai de six mois à partir du moment où elle avait su qu'elle se trouverait sans aucune ressource pour retrouver un emploi. Il fait valoir que, dans la requête de mesures protectrices de l'union conjugale déposée en 2021 et qui avait été retirée, ainsi que dans ses écritures de première instance, il était déjà fait état d'un licenciement futur, de sorte qu'elle savait parfaitement qu'elle risquait d'être licenciée. Or, malgré cela, elle n'avait entrepris aucune démarche pour chercher un nouvel emploi. Elle avait attendu août 2022 pour déposer un dossier auprès de l'office de l'emploi, ce qui n'était pas l'attitude d'une personne qui prétendait sérieusement à des prestations de la part du chômage. De plus, elle était parfaitement au courant qu'elle ne bénéficierait pas des prestations de chômage pour l'avoir déclaré en audience et mentionné dans ses écritures, ce qui aurait dû l'inciter à entreprendre des recherches d'emploi. Il était donc arbitraire de considérer que le délai dont elle avait bénéficié pour trouver un travail n'avait pas commencé à courir à partir du 1er juin 2022. Le recourant ajoute qu'il était insoutenable de considérer que 43 ans était un âge avancé pour travailler dans une banque. L'était, selon lui, tout autant le fait que la Cour de justice se soit référée à la LACI, cette loi ne s'appliquant ni directement ni par analogie en l'occurrence, compte tenu de l'âge de l'épouse. Le recourant relève en outre que la Cour de justice avait examiné l'employabilité de son épouse exclusivement dans le secteur bancaire, ignorant ainsi totalement les preuves de recherches d'emploi produites par celle-ci dans le domaine de l'esthétique. Elle avait aussi ignoré ses allégations sur l'absence de représentativité des prétendues recherches d'emploi de son épouse ainsi que sur le fait qu'elle ne souhaitait pas travailler en banque et qu'elle avait déjà, par le passé, saboté ses entretiens d'embauche pour ne pas avoir à travailler, ce que celle-ci avait du reste indirectement admis en appel. Le recourant estime encore qu'en retenant que son épouse aurait probablement besoin d'une formation qui pouvait être effectuée " en cours d'emploi ", la Cour de justice admettait que cela n'était pas un obstacle à la recherche d'un emploi. Il expose enfin que les statistiques officielles venaient contredire le raisonnement de la Cour de justice en matière de difficultés à être recruté dans le domaine bancaire, en montrant au contraire que les chances pour son épouse de trouver rapidement un emploi dans la banque étaient considérables. Il en conclut qu'un revenu hypothétique aurait dû lui être imputé dès le 1er septembre 2023.