Citation: 8C_230/2024 E. 6.2

6.2. En tant que le recourant fait valoir que ses mandats d'administrateur des sociétés B.________ et D.________ avaient été révoqués avec effet immédiat à la suite de son licenciement le 22 décembre 2022, il ne fait qu'alléguer, sans le démontrer, avoir perdu sa position d'employeur dans l'entreprise et, partant, toute influence déterminante sur les décisions de la société avant même sa radiation comme administrateur au registre du commerce. Il se plaint à cet égard d'un établissement inexact des faits par la juridiction cantonale. Celle-ci n'aurait pas retenu, à tort, que dès l'année 2020, le climat de travail au sein de la société B.________ avait commencé à se dégrader et qu'il avait été mis à l'écart de toute discussion. Par ailleurs, le stress vécu dans cet environnement de travail néfaste l'avait conduit à faire un sévère "burn-out" au point de se retrouver en incapacité de travail à 100 % du 24 août 2021 jusqu'au 31 janvier 2022. Il n'avait pas seulement vu sa rémunération divisée par deux du jour au lendemain mais il s'était vu supprimer toute fonction à responsabilités après vingt ans d'activité au service de son employeur. Dès le mois de décembre 2022, il avait été complètement exclu de la société et n'avait plus eu aucun contact avec les membres de la direction qu'il côtoyait depuis vingt ans. Durant la dernière semaine de février 2023, il s'était à nouveau retrouvé en incapacité totale de travailler, étant fortement atteint sur les plans psychologique et physique. S'agissant du mandat d'administrateur, les éléments invoqués ci-dessus ne sont pas étayés par des preuves ou des offres de preuve autres que celle de l'audition du recourant. Les premiers juges pouvaient écarter ce moyen de preuve sur la base d'une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1; 144 II 427 consid. 3.1.3) sans violer le droit d'être entendu du recourant. Ce dernier n'a d'ailleurs requis l'audition d'aucun autre témoin à propos de son mandat d'administrateur jusqu'à sa radiation du registre du commerce. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale de ne pas avoir admis qu'il avait effectivement démissionné du conseil d'administration avant sa radiation au registre du commerce comme administrateur de la société B.________ le 5 mai 2023 et de la société D.________ le 9 mai 2023 sans autre mesure d'instruction. La juridiction cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en constatant que jusqu'à cette dernière date en tous les cas, le recourant ne pouvait pas prétendre à l'indemnité de chômage.