Citation: 5A_557/2018 E. 3.3.1

3.3.1. A l'appui de son argumentation, le recourant cite pêle-mêle de nombreuses dispositions légales et principes, tels que l'art. 80 LP, le principe de l'économie de procédure, celui de l'égalité des armes et la maxime inquisitoire sociale. Il explique que la procédure civile aurait dû être suspendue jusqu'à droit jugé sur la procédure fiscale de répartition entre époux et fait notamment valoir les art. 46 et 48 al. 4 LHID, 25, 42 et 43 LPFisc, 123 al. 1 et 2, 130, 134 et 135 LIFD. Il ajoute que l'autorité cantonale n'aurait pas dû considérer comme irrecevables les pièces qu'elle a produites dans le but de démontrer son insolvabilité, sous peine de violer son droit d'être entendu (art. 6 § 1 CEDH et 29 al. 2 Cst.) et de le priver d'une voie de droit efficace. Il fait valoir que l'AFC a eu connaissance de son insolvabilité le 11 janvier 2016 déjà, mais que cette autorité " s'impose des oeillères pour ne pas donner raison à la partie recourante dans la procédure fiscale ", de sorte que " la décision de refus de la demande de répartition des éléments imposables entre époux apparaît nulle de plein droit en tant qu'il appert que la recourant et son épouse sont incontestablement insolvables ". Il prétend que, dans la mesure où elle a en réalité démontré son insolvabilité, l' " appréciation des faits viole le droit d'être entendu des recourants et sujette à l'arbitraire " (sic). Il explique notamment que les activités caritatives qu'il déploie avec son épouse ne sont plus financées par leurs actifs, que le solde de leurs comptes bancaires est " négligeable " et totalise environ 375'654 fr., que les comptes bancaires suisses " actuellement sous les multiples couches de séquestres de votre administration ne peuvent décemment plus être considérés comme faisant partie de [sa] fortune (...) car ils seront, selon toute vraisemblance, dévolus à votre administration au titre des créances fiscales de l'un ou l'autre des époux ", et que ce n'est pas lui, mais son épouse qui est propriétaire des biens immobiliers C.________ et suisses. Ainsi, même en suivant une approche restrictive, son insolvabilité ne ferait aucun doute, de sorte que le montant d'impôts de 21'781'802 fr. 10 qui lui est réclamé se trouverait en inadéquation manifeste avec les véritables moyens dont il dispose, ce qui contreviendrait au principe de la proportionnalité.