Citation: 2C_11/2009 20.03.2009 E. 2

Le Tribunal fédéral n'examine la violation des droits fondamentaux ou des dispositions de droit cantonal que si de tels griefs sont invoqués par le recourant conformément aux exigences de motivation accrues prévues à l'art. 106 al. 2 LTF; en particulier, des critiques de nature purement appellatoire ne sont pas admissibles (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.2 p. 246; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400 et les arrêts cités). 2.1 Le recourant qualifie d'arbitraires (art. 9 Cst.) les frais de justice et d'expertise mis à sa charge ainsi que la date prise comme valeur fiscale déterminante pour l'estimation de sa maison (31 décembre 2003). Il ne précise toutefois pas quelles normes de droit cantonal auraient, ce faisant, été appliquées de manière insoutenable ou contraire au droit et à l'équité par les premiers juges. Son grief n'apparaît dès lors guère recevable. Quoi qu'il en soit, les frais de justice et d'expertise litigieux se rapportent à la procédure de recours engagée par le recourant devant la Commission cantonale. Leur répartition doit donc, en principe, se faire en fonction du succès de cette procédure (cf. art. 219 al. 1 de la loi du 30 novembre 1978 de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle [Code de procédure administrative - Cpa; RS JU 175.1]). Or, c'est d'une manière contraire aux actes du dossier que le recourant laisse confusément entendre que son recours devant la Commission cantonale lui aurait permis de faire ramener la valeur officielle de son immeuble de 204'600 fr. à 117'600 fr. Sur réclamation, le Service cantonal avait en effet déjà réduit cette valeur à 120'000 fr. Le Tribunal cantonal pouvait dès lors sans arbitraire estimer qu'au vu de la (relativement) faible diminution de la valeur officielle encore litigieuse obtenue devant la Commission cantonale (moins de 3'000 fr.), le recourant devait supporter les 4/5 des frais de justice et d'expertise nécessités par la saisine de cette autorité. Quant à la date du 31 décembre 2003 prise comme valeur fiscale de référence pour l'estimation de l'immeuble, le Tribunal cantonal et, avant lui, le Service cantonal (cf. sa réponse au recours du 22 octobre 2004 devant la Commission cantonale, ad ch. 5), ont clairement et de manière convaincante exposé les motifs pour lesquels ils tiennent cette date pour déterminante. Par conséquent, il suffit, sur ce point, de renvoyer à l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF), d'autant que le recourant développe à cet égard une argumentation purement appellatoire sur laquelle il n'y a pas lieu d'entrer en matière. 2.2 Le recourant se plaint encore de la violation du principe de la proportionnalité (art. 5 al. 2 Cst.) et de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.), au motif que la valeur de son immeuble aurait été "surévaluée abusivement par l'Etat" entre 1997 et 2003, ce qui lui aurait causé "un dommage très important, encore accentué par les frais de justice et d'avocats nécessaires à la défense de [ses] intérêts." Invoqués de manière totalement appellatoire, de tels griefs sont irrecevables. De plus, ils dépassent manifestement le cadre de l'objet de la présente contestation qui se limite, selon la décision du Service cantonal, aux valeurs officielle et locative de l'immeuble litigieux pour l'année fiscale 2003.