Citation: 4A_286/2015 E. B

Le 11 octobre 2012, les époux B.________ ont formé une requête en constatation de l'inefficacité du congé devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers. Le 7 février 2013, la régie a pu effectuer une visite de l'appartement aux fins d'expertise. Non conciliée le 19 mars 2013, la cause a été portée devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Par jugement du 7 novembre 2014, le tribunal a constaté que le congé du 12 septembre 2012 était inefficace. Statuant le 27 avril 2015 sur appel de A.________ SA, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé la décision de première instance. En substance, la cour cantonale a jugé que les locataires n'étaient pas tenus de tolérer la visite en vue d'expertise de la chose louée, dès lors qu'une nouvelle expertise n'apparaissait pas indispensable après l'estimation ayant précédé la récente vente et que les intéressés n'étaient pas en mesure de comprendre qu'un projet de vente concret existait en été 2012. Bien que particulièrement peu réactifs, les locataires n'avaient pas enfreint leur devoir de diligence; au demeurant, une éventuelle violation n'aurait pas revêtu une gravité telle que la poursuite du bail aurait été insupportable. Une voire deux des conditions cumulatives de l'art. 257f al. 3 CO n'étaient ainsi pas réalisées.