Citation: 5A_863/2022 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante expose que, contrairement à ce que la cour cantonale a considéré, ses difficultés relationnelles avec la curatrice ne seraient pas liées au mandat, mais bien à celle-ci. Si elles avaient été indépendantes de la personnalité du mandataire, celles-ci seraient selon elle survenues immédiatement à l'institution de la mesure. La recourante allègue qu'elles seraient en réalité dues à l'absence de prise en compte par la curatrice de ses déclarations concernant le comportement violent du père à l'égard notamment des enfants, datant à tout le moins de l'été 2019. Elle prétend à cet égard avoir dû attendre que ses filles soient placées au I.________ pour que " l'encadrement du foyer constate les faits de violence ". Elle reproche également à la curatrice de ne pas avoir mis en place un droit de visite surveillé au I.________, laissant les enfants à la merci de leur père. Elle allègue que la curatrice aurait fait preuve de légèreté dans sa tâche, se contentant pendant trop longtemps des dénégations du père. Son rôle de curatrice lui imposait selon elle d'enquêter, en entendant les enfants par exemple. La recourante invoque ainsi une perte totale de confiance envers la curatrice. S'agissant du rapport d'expertise pédopsychiatrique du 9 décembre 2020, la recourante soutient que l'autorité précédente n'aurait pas dû se fonder dessus, dès lors qu'il ne portait pas sur " ces faits en particulier ", mais sur les besoins des enfants et aurait été établi avant que les actes de violence soient constatés par le I.________. Enfin, elle aurait omis de déterminer s'il existait des motifs de révocation du mandataire. Partant, l'arrêt litigieux violerait le droit, en tant qu'il se fonderait notamment sur des motifs étrangers à l'objet du litige pour tenter de justifier l'attitude de la curatrice.