Citation: 8C_264/2018 E. 4.3

4.3. La recourante invoque une violation de l'art. 7 al. 2 LPGA en tant que la cour cantonale a retenu que seul un poste de travail cumulant les trois types d'activités exercées au service de la Fondation B.________ était adapté à l'état de santé de l'assurée et devait ainsi servir de référence pour fixer le revenu d'invalide. Elle se réfère pour cela à l'appréciation du Professeur C.________, médecin adjoint au Service universitaire d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital D.________, selon lequel un reclassement dans un travail adapté, "principalement assis", était compatible avec les seules séquelles accidentelles au genou gauche (rapport du 3 novembre 1995). Dans un rapport du 3 août 2000, ce médecin a attesté que malgré la persistance d'une gêne fonctionnelle se traduisant par des douleurs dans les efforts en demi-flexion, le port de charge, la descente des pentes ou la marche dans des terrains accidentés, la capacité de travail était de 75 % dans une activité adaptée n'exigeant pas d'efforts physiques importants et permettant d'alterner les positions assise et debout. La recourante infère de cette appréciation médicale que les activités commerciales et administratives selon le tableau TA7 de l'ESS, ligne 23, sont tout à fait compatibles avec les limitations fonctionnelles attestées médicalement, compte tenu d'une capacité de travail de 75 %. Au demeurant, l'assurée a bénéficié d'une mesure de reclassement dans une activité d'aide de bureau et elle est titulaire d'un diplôme de secrétariat obtenu en 1984.