Citation: 6B_236/2021 E. B

Par jugement du 7 décembre 2020, la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a partiellement admis l'appel de A.________ et l'appel joint du ministère public contre le jugement du 4 avril 2019. Elle a rejeté les appels de B.________ et de D.________. Elle a réformé le jugement attaqué en ce sens que A.________ est reconnu coupable d'abus de détresse, de tentative d'abus de détresse, de lésions corporelles simples par négligence et de pornographie et condamné à une peine privative de liberté de 36 mois, dont 18 mois fermes et 18 mois avec sursis, sous déduction de la détention subie, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant quatre ans. En outre, elle a condamné A.________ à payer à B.________ 10'000 fr. à titre de réparation morale et 1'600 fr., les deux montants avec intérêts à 5 % dès le 1er mars 2015 et a rejeté les conclusions civiles de D.________. Elle a enfin rejeté la requête en indemnité déposée par A.________. Il en ressort notamment ce qui suit s'agissant des infractions encore contestées devant le Tribunal fédéral. B.a. A.________, né en 1961 en Angola, est de nationalité portugaise. Sommelier, il exploite un bar avec son fils, après avoir été serveur dans un établissement public sis à proximité immédiate. Divorcé, il s'est remarié en 2016 avec une nouvelle compagne, dont il a un enfant né en 2012. Il a encore cinq autres enfants nés de quatre différentes femmes. Son casier judiciaire est vierge. B.b. B.________, née en 1983, est de nationalité suisse. Elle présente un retard mental léger. Elle a été placée dès l'âge de 13 ans au centre pédagogique de E.________, d'abord en externat puis en internat. Son milieu familial a été décrit comme pesant. Après la fin de sa scolarité, B.________ est entrée dans un centre de formation professionnelle et sociale à F.________. Elle a commencé à cette époque à présenter des troubles de l'alimentation qui ont entraîné plusieurs hospitalisations. La formation entamée à F.________ n'a pas été menée à terme. En 2006, B.________ a refusé de rentrer chez ses parents, où elle vivait à l'époque; elle a été accueillie d'abord dans un foyer d'accueil d'urgence, puis s'est installée de façon autonome dans un appartement. Une curatelle a été mise en place. Au bénéfice d'une rente AI, elle jouit d'un encadrement relativement important (prise en charge en atelier protégé, soutien éducatif à domicile, curatelle, traitements médicamenteux, psychothérapie). Sa situation financière est modeste. B.c. A G.________, entre mai 2014 et février 2015, conscient de l'état de B.________, A.________ a profité notamment du retard mental de sa victime, des sentiments amoureux qu'elle manifestait à son encontre, de sa suggestibilité, de sa dépendance affective et de sa situation générale d'invalide pour obtenir d'elle les pratiques décrites aux chiffres II 1.5 à 1.11 de l'acte d'accusation, à savoir, en lui tenant la tête, qu'elle avale son sperme après avoir éjaculé dans sa bouche (ch. 1.5), qu'elle subisse des actes d'ordre sexuel sans contraception préalable (ch. 1.6), qu'elle subisse des actes d'urolagnie (ch. 1.7), qu'elle se laisse pénétrer vaginalement, après des pénétrations anales (ch. 1.8), et qu'elle entretienne une relation sexuelle à trois, qu'elle fasse une fellation à la tierce personne pendant que A.________ la pénétrait et ensuite qu'elle lui fasse une fellation pendant que la tierce personne la pénétrait (ch. 1.9). Le prénommé a encore tenté à trois autres reprises d'amener B.________ à entretenir des relations sexuelles à trois (ch. 1.10 et 1.11), dont une fois avec une personne de sexe féminin qu'il a rétribuée (ch. 1.12). B.d. A G.________, entre mai 2014 et février 2015, au préjudice de B.________, en agissant selon les faits précités, A.________ a porté atteinte à la santé psychique de sa victime.