Citation: 1C_230/2020 E. 5.3.2

5.3.2. Le classement en zone d'affectation différée s'inscrit, comme évoqué ci-dessus, dans une situation de surdimensionnement de la zone à bâtir, dont la réduction relève d'un intérêt public important. Le préavis du SDT indique, sans que ces chiffres soient discutés, que le PAZ de 1980 comptait 59,6 ha de zone à bâtir, soit environ 6 ha de plus que le PAZ adopté par l'assemblée primaire de l'ancienne commune des Agettes le 29 novembre 2013, lui-même largement surdimensionné, ce qui n'est pas non plus litigieux. Avec le Tribunal cantonal, on retiendra que ce dernier plan est en l'occurrence seul soumis au contrôle de la légalité par le Conseil d'Etat (cf. art. 26 al. 1 LAT et art. 38 de la cantonale loi d'application de la LAT du 23 janvier 1987 [LcAT; RS/VS 701.1]). Ainsi et quoi qu'en disent les recourants, on ne saurait, sous cet angle, reprocher aux instances précédentes d'avoir limité l'examen du redimensionnement de la zone à bâtir au périmètre du PAZ en voie d'homologation et non, malgré la fusion, à l'échelle de la nouvelle commune de Sion. La jurisprudence n'exclut au demeurant pas qu'une commune se dote formellement de plusieurs plans assurant l'affectation de l'ensemble de son territoire (cf. arrêt 1C_632/2018 du 16 avril 2020 consid. 9 non publié in ATF 146 II 289).