Citation: 9C_505/2023 E. 5.1

5.1. En ce qui concerne l'étendue de l'aide exigible de la part de l'époux de l'intimée et son évolution depuis l'année 2014, l'instance précédente a simplement repris le taux d'exigibilité qui avait été fixé dans l'enquête ménagère du 31 mars 2014, soit 20 %, considérant que ce taux "déjà retenu précédemment" n'avait pas changé. Ce faisant, l'autorité judiciaire a tranché le litige en se fondant sur une enquête qu'elle avait pourtant écartée au profit d'une appréciation médicale dans son précédent arrêt du 28 janvier 2016. De plus, à cette époque, le docteur C.________ et la Cour de justice n'avaient pas chiffré séparément ces deux facteurs, la capacité de travail et l'exigibilité de l'aide de la famille ayant fait l'objet d'une appréciation globale, non différenciée. L'expert avait seulement indiqué qu'il était difficile, dans une constellation familiale, de savoir comment les charges étaient réparties (cf. lettre du 12 novembre 2015). Quant aux déclarations de l'époux de l'assurée, B.A.________, devant l'autorité précédente (cf. procès-verbal d'enquêtes du 10 mai 2023), elles ne permettent pas d'admettre que l'enquête ménagère du 13 juin 2022 résulterait d'une erreur d'estimation de l'enquêtrice ou d'inexactitudes dans les résultats de l'enquête. En effet, l'époux de l'intimée a indiqué qu'il était entièrement d'accord avec la description d'une journée-type figurant dans le rapport d'expertise de la doctoresse D.________ du 11 novembre 2021 (pages 13 à 15, et 30), c'est-à-dire qu'il assumait globalement la quasi-totalité des tâches ménagères de la famille et l'éducation des enfants, son épouse l'aidant quand il le lui demandait et qu'elle s'en sentait capable. Si la doctoresse D.________ s'est exprimée sur les empêchements de l'intimée, elle n'a pas quantifié l'exigibilité de l'aide apportée par l'époux au ménage, mentionnant seulement qu'il ne lui semblait pas admissible d'exiger davantage de sa part que ce qu'il accomplissait depuis 2015. Pour le surplus, l'existence d'une contribution d'assistance (en lien avec l'allocation pour impotent dont bénéficie l'intimée) n'a pas d'incidence pour fixer l'exigibilité de l'aide apportée par l'époux, de sorte qu'il n'en sera pas tenu compte.