Citation: 8C_459/2017 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste plus être sorti de l'établissement de son initiative pour avoir une explication avec son agresseur, mais soutient ne pas s'être mis en danger en agissant de la sorte. Il avait réellement cru que l'agression était terminée puisque dans le bar, G.________ ne lui avait asséné qu'un coup au visage puis s'était arrêté. Il ne pouvait imaginer qu'une fois dehors, celui-ci continuerait à le battre. Autrement, il ne serait jamais allé à l'extérieur. En outre, son comportement ne constituait pas la cause essentielle du dommage survenu. Il était resté totalement passif et n'avait jamais répondu aux insultes ou aux coups de son agresseur, ce qui avait trouvé confirmation sur le plan pénal dès lors qu'aucune charge (lésions corporelles ou injure) n'avait été retenue contre lui. Il était la victime d'une attaque gratuite. Enfin, c'était à tort que les juges cantonaux n'avaient pas admis une altération de sa capacité de discernement au moment déterminant. La psychologue de la LAVI avait clairement démontré pourquoi l'assureur-accidents ne pouvait lui imputer à faute la décision de sortir du bar.