Citation: 6B_1075/2017 E. 1

Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu. Il soutient que l'autorité précédente aurait dû ordonner une traduction officielle des messages produits et traduits directement par l'intimée, voire écarter ceux-ci, dès lors que lui-même aurait relevé diverses erreurs de traduction. La cour cantonale a exposé à cet égard que l'intimée avait appris la langue portugaise "sur le tas avec des collègues de travail" et qu'elle avait admis, durant les débats de première instance, avoir peut-être mal traduit quelques mots. L'autorité précédente a précisé que, dans les messages concernés, le recourant écrivait en portugais tandis que l'intimée lui répondait soit en italien soit en portugais. Durant les débats d'appel, la cour cantonale a interpellé le recourant à propos des messages dont la traduction lui semblait erronée. Celui-ci s'est plaint de la traduction d'une expression comprise dans un message du 16 mai 2012 et a par ailleurs indiqué que les mots figurant entre parenthèses dans un message du 31 juillet 2014 n'avaient pas été traduits. La cour cantonale a considéré que les traductions opérées par l'intimée étaient conformes au sens général qui pouvait être donné aux messages concernés et a précisé que les traductions avaient été soumises à deux employées du greffe, de langue maternelle italienne, respectivement portugaise. Dans l'établissement des faits, l'autorité précédente s'est ensuite fondée sur des messages envoyés par l'intimée au recourant les 16 mai et 31 août 2012, ainsi que les 7 mars, 18 juin, 23 juin et 25 août 2013. Aucun de ces messages n'a fait l'objet d'une critique de la part du recourant - en particulier quant à sa traduction - dans le cadre de la procédure d'appel. Devant le Tribunal fédéral, le recourant se contente d'indiquer qu'il s'oppose à "l'intégralité des messages", dont il "conteste la manipulation dans son ensemble, tant parce qu'ils sont tronqués que parce qu'ils sont mal traduits". On ignore cependant si le recourant considère que les messages évoqués dans le jugement attaqué sont des faux - auquel cas on distingue mal l'intérêt de leur traduction officielle -, ou si la traduction qu'en a donnée l'intimée serait imparfaite. L'intéressé ne précise pas davantage si, outre les deux messages dont la traduction a été évoquée au cours des débats d'appel et dont la cour cantonale n'a pas fait usage pour l'établissement des faits, la traduction des textes effectivement considérés par l'autorité précédente est contestée. Enfin, le recourant n'explique pas en quoi consisterait la "manipulation" dont il fait état. Dès lors qu'on ignore si le recourant dénonce des erreurs de traduction concrètes concernant les messages sur lesquels la cour cantonale a fondé sa conviction, ou s'il réclame par principe une traduction officielle sans pour autant contester le sens accordé par l'autorité précédente aux textes concernés, son grief de violation du droit d'être entendu ne répond pas aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Partant, celui-ci est irrecevable. Pour le reste, dans la mesure où le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée sur les messages litigieux afin d'établir les faits, ses critiques seront examinées en relation avec le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves (cf. consid. 2.3.6 infra).