Citation: 6B_135/2019 E. 3.4

3.4. Le recourant se plaint de ce que les mesures d'instruction qu'il avait requises n'ont pas été mises en oeuvre. Il soutient que son droit d'être entendu a été violé et se prévaut dans ce contexte des art. 6 CEDH, 29 Cst. et 318 CPP. Si le recourant prétend que la production des documents comptables, des contrats et des actes de fondation en lien avec la restructuration du groupe " C.________ " était propre à démontrer que l'intimé avait abusé d'entités opaques afin d'empêcher que " des mesures de droit civil puissent avoir quelque effet que ce soit ", il ne conteste toutefois pas avoir été informé du montage financier échafaudé par l'intimé et avoir malgré tout poursuivi ses investissements. Or, en tant qu'homme d'affaires exerçant sur le plan international, il ne pouvait pas ignorer que l'utilisation de structures sises dans différents Etats était de nature à compliquer toute démarche relevant du droit civil qui lui aurait permis d'obtenir le respect des prétendus engagements de l'intimé ou, le cas échéant, le recouvrement des montants investis. De surcroît, on ne voit pas que les mesures d'instruction requises permettraient d'établir que l'intimé poursuivait un autre but que celui d'optimiser la situation des affaires de B.________ sur le plan fiscal, comme l'intimé l'avait admis et détaillé lors de son audition (cf. procès-verbal d'audition n° 8, p. 3). En particulier, dans la mesure où le recourant avait été informé du transfert des actifs de C.________ SA dans des structures étrangères, il n'apparaît pas que ces démarches pourraient avoir été réalisées dans l'optique de le tromper quant à la perspective qu'il acquière à terme une participation dans le groupe " C.________ ". En tant que les mesures requises portaient également sur l'audition de H.________, juriste au sein du I.________ SA, consulté de mai à juillet 2007, et la production de la correspondance échangée avec ce dernier, le recourant n'apporte aucune explication sur le rôle tenu par celui-ci, ni sur les circonstances de son intervention. Si, selon le recourant, H.________ avait perçu " les manoeuvres frauduleuses de l'intimé " et avait acquis la conviction que l'intimé était un " escroc ", il n'apparaît toutefois pas qu'il ait directement participé à la restructuration financière dénoncée, de sorte que son témoignage ne serait pas propre à apporter un éclairage suffisamment précis quant aux intentions supposées de l'intimé et de B.________. Enfin, le recourant évoque les auditions des dénommés J.________ et K.________, sans apporter une quelconque indication sur leurs fonctions ou leur lien avec les faits dénoncés. Au vu de ce qui précède, on ne saurait déduire que l'appréciation anticipée des preuves, à laquelle la cour cantonale a procédé, serait entachée d'arbitraire.