Citation: 6B_97/2018 E. 1.2

1.2. L'autorité précédente a exposé que, selon le rapport de police du 23 mars 2013, le recourant, A.________ et B.________ avaient été interpellés le 19 décembre 2012 vers 18 h 50 sur l'autoroute, à proximité de C.________, par une patrouille de la brigade canine, alors qu'ils occupaient un véhicule immatriculé en France. Dans ce véhicule avaient notamment été découverts 20 pièces de vêtements, dont un pantalon de ski encore muni d'un antivol ainsi que d'autres effets pour le sport et le ski, une paire de baskets, diverses boissons et aliments, ainsi que plusieurs objets, soit 24 couteaux suisses, deux sets couteau, lime et lampe de poche, une pince à ongle, un porte-mine et un rasoir. Selon la cour cantonale, le recourant avait alors fourni à la police des explications "extrêmement floues et invérifiables" concernant sa situation personnelle, en déclarant vivre clandestinement à D.________ et travailler au noir, tout en refusant de désigner ses employeurs, ainsi qu'en indiquant vivre chez une amie mongole tout en refusant d'en donner l'identité et les coordonnées, précisant que sa propre identité était fausse et qu'il se nommait en réalité E.________, sans pour autant présenter un quelconque document d'identité à l'appui de cette affirmation. S'agissant du trajet, le recourant avait soutenu que ses deux comparses étaient venus le chercher en voiture à F.________ en fin d'après-midi, pour rentrer à D.________, alors qu'il se trouvait chez un ami mongol nommé G.________, au sujet duquel l'intéressé n'avait donné aucune indication, hormis que le prénommé aurait demandé l'asile. Pour l'autorité précédente, sur tous ces points, les déclarations du recourant ne contenaient aucun détail et étaient dictées par la préoccupation de rendre impossible toute prompte vérification. Il fallait en déduire que celles-ci n'étaient pas crédibles et que le recourant était animé par une volonté de dissimulation. Le recourant avait implicitement admis avoir réalisé la présence, dans la voiture, des vêtements de sport découverts, puisqu'il avait prétendu que les deux autres occupants du véhicule lui avaient expliqué avoir acheté ces effets à H.________, tout en lui demandant de mentir en disant qu'il les avait accompagnés lors de cet achat, sans pouvoir s'expliquer le motif de cette requête. Le recourant avait par ailleurs admis avoir vu les autres objets et denrées alimentaires transportés dans la voiture, dont il disait ignorer la provenance. Il avait en outre reconnu que ses deux comparses avaient montré ces marchandises à son ami de F.________, en précisant qu'elles étaient à vendre. B.________ avait pour sa part déclaré que, le jour en question, tous les trois s'étaient rendus de D.________ à H.________, où ils avaient acheté des vêtements à moitié prix, soit pour une somme de 1'200 fr., à un compatriote mongol, en se doutant qu'il s'agissait de vêtements volés, tandis que les autres objets avaient été dérobés dans des stations d'autoroute. Quant à A.________, il avait déclaré que le véhicule, acheté en France, appartenait au trio, son contenu ayant été acheté pour 1'200 fr., le jour des faits, à un inconnu au bord de l'autoroute. Selon l'autorité précédente, la version des faits présentée par le recourant, concernant les vêtements et les autres objets découverts dans le véhicule, n'était pas crédible. On ne discernait pas les motifs qu'auraient eus les autres protagonistes pour l'inciter à mentir quant à sa présence lors de leur achat. Les circonstances, soit la présence des trois intéressés dans la voiture contenant les vêtements volés et les objets dérobés sous la forme de butin de vol à l'étalage, l'invraisemblance des explications invérifiables concernant son alibi de F.________, l'absence de toute raison à la prétendue incitation à mentir sur sa présence à H.________ lors de l'achat des vêtements volés, le fait que sa confrontation à ces objets volés et compromettants n'aurait suscité aucune remarque ni interrogation de sa part alors qu'il ne pouvait ignorer leur caractère suspect, le manque de moyens financiers de ses compatriotes en situation précaire à D.________ tout comme lui, ainsi que la disparité des trois versions, formait un faisceau d'indices pointant l'implication du recourant dans le recel, les trois concernés "sachant et se doutant qu'ils étaient entrés en possession de marchandises volées pour les vendre à leur profit".