Citation: 4A_276/2015 E. 4

En l'espèce, les défauts consistent en ceci que la commune de Salins n'avait pas délivré l'autorisation d'exploiter le café-restaurant, cette autorisation étant subordonnée à des travaux que le demandeur devait encore exécuter; que la cave n'était pas utilisable pour le stockage des denrées alimentaires et des boissons, et que le fourneau était « vétuste ». L'autorité d'appel n'a pas constaté que ces défauts, soit isolément, soit dans leur cumul, aient entraîné une quelconque restriction, même minime, dans l'exploitation du café-restaurant. Elle a au contraire constaté que pour le stockage des denrées alimentaires et des boissons, l'établissement était doté de locaux et installations autres que la cave et pleinement suffisants. Elle a aussi constaté que le fourneau pouvait être utilisé. Il ne ressort pas non plus de son jugement que la défenderesse se soit trouvée - même temporairement ou partiellement - empêchée d'exploiter l'établissement parce que l'autorisation communale n'avait pas été délivrée. Au regard de l'art. 105 al. 1 LTF, ces points de fait échappent au contrôle du Tribunal fédéral. La défenderesse revient longuement sur l'appréciation des preuves et des indices que l'autorité d'appel a discutés. En tant que cette partie se plaint d'arbitraire, le tribunal ne discerne guère sur quels points elle reproche réellement à l'autorité, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable des preuves disponibles. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de cette disposition légale et de la jurisprudence déjà citée relative à l'art. 97 al. 1 LTF. La défenderesse se plaint aussi à tort d'une motivation prétendument insuffisante du jugement d'appel. Pour le surplus, l'autorité d'appel a dûment refusé toute réduction du fermage compte tenu que l'une des conditions dont cette réduction dépend d'après la loi - une restriction de l'usage ou de l'exploitation - ne s'est pas accomplie. Il s'ensuit que le recours en matière civile doit être rejeté, dans la mesure où les griefs présentés sont recevables.