Citation: 4P.61/2004 09.09.2004 E. B

Le 27 février 2001, il a saisi le Tribunal des prud'hommes de Genève d'une demande de 94'627 fr. 40 au titre du salaire, d'indemnités pour congé abusif et pour vacances non prises, et de 56'980 fr. pour des heures supplémentaires, sur une durée de cinq ans. Reconventionnel-lement, l'employeur a conclu au paiement de dommages pour un montant total de 152'859 fr. 60. La CCVC a fait valoir sa subrogation aux droits de l'employé, à hauteur de 21'447 fr. 55. Par jugement du 12 février 2002, le Tribunal des prud'hommes a condamné X.________ à payer à son ancien comptable 43'500 fr. de salaire, 19'722 fr. 80 pour les vacances non prises, et 1'000 fr. d'indemnité d'ancienneté. Il a donné acte à l'employeur de ce qu'il admettait devoir à son ancien collaborateur 3'431 fr. 15. Le tout, sous déduction de 16'548 fr. 45 concernant diverses factures, et 13'459 fr. relatifs à une partie des honoraires du réviseur comptable. La subrogation de la CCVC a été intégralement admise. Par arrêt du 25 novembre 2003, notifié le 9 février 2004, la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes a rejeté l'appel principal et l'appel incident, sauf en ce qu'elle a annulé la condamnation de X.________ à payer à A.________ une indemnité d'ancienneté de 1'000 fr., le jugement de première instance étant confirmé pour le surplus. En substance, la Cour d'appel a retenu le défaut de justes motifs de résiliation immédiate. L'employeur n'avait pas démontré l'engagement d'employés "au noir" ou l'octroi d'avances sur salaire non autorisées. L'abus d'alcool a été rendu vraisemblable, mais son caractère systé-matique, et d'éventuelles conséquences inacceptables, n'ont pas été prouvés. Aucun avertissement n'avait été donné. Malgré certaines ap-préciations favorables, les carences professionnelles importantes (désordre, retards, défauts de livre de caisse) étaient établies. La con-ception simpliste et inadaptée du fonctionnement comptable de l'entreprise, les failles de son système informatique, une certaine né-gligence de l'employeur et l'absence d'avertissements circonstanciés ne permettaient toutefois pas d'asseoir un licenciement immédiat.