Citation: 6B_1252/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant fait valoir à titre subsidiaire que les conditions objectives de la contrainte ne seraient pas réalisées. Selon lui, il apparaît au contraire peu crédible que, pour éviter les perturbations dues aux visites d'hommes sonnant à sa porte d'entrée, E.________ ait enlevé la sonnette comme elle l'a dit, vu qu'elle habitait dans un immeuble locatif. En outre, celle-ci avait déclaré que les dérangements dont elle avait été victime n'étaient pas l'unique raison qui l'avaient poussée à déménager, alors que la cour cantonale a retenu que cela l'était. Dans la mesure où le recourant met en doute la crédibilité des déclarations de E.________, il ne démontre pas la violation du droit dont il se plaint mais s'en prend exclusivement à l'établissement des faits et à l'appréciation des preuves. A cet égard, il se borne à substituer son appréciation à celle de la cour cantonale sans aucune démonstration d'un arbitraire. En tant que le recourant semble ensuite mettre en question un lien de causalité entre ses agissements et le comportement adopté par E.________, son grief tombe à faux. Un comportement est la cause naturelle d'un résultat s'il en constitue l'une des conditions sine qua non, c'est-à-dire si, sans lui, le résultat ne se serait pas produit ou du moins pas de la même manière; il n'est pas nécessaire que l'événement considéré soit la cause unique ou immédiate du résultat (ATF 139 V 176 consid. 8.4.1 p. 189 s. et l'arrêt cité). Dès lors qu'il ressort des déclarations de E.________ qu'en raison des visites répétées d'hommes à son domicile, elle a enlevé la sonnette de sa porte et que sa décision de déménager y est liée en partie (procès-verbal d'audition du 11 novembre 2019 p. 5), c'est sans arbitraire que la cour cantonale a admis le lien de causalité.