Citation: I 674/04 27.01.2006 E. 5

Avant d'admettre le remplacement de la rente entière par une demi-rente, il convient encore d'examiner si, depuis la décision du 25 janvier 1999, l'état de santé de la recourante s'est aggravé de manière à justifier le maintien de la rente entière d'invalidité. Des rapports successifs produits par la recourante au cours de la procédure, il ressort que l'assurée souffre toujours de céphalées occipitales et cervicalgies séquellaires. Les IRM effectuées les 10 avril 2002 et 28 février 2003 ont attesté l'absence de toute récidive de l'astrocytome cérébelleux (cf. rapports des docteurs P.________, du 25 août 2003 et C.________, du 11 décembre 2003). Se fondant sur le diagnostic déjà connu, le docteur D.________ (rapport du 23 avril 2004) conclut à une incapacité de travail de 100 % dans toute activité. Pour le docteur N.________, cette évaluation n'est pas justifiée dans la mesure où le docteur D.________ ne fait état d'aucun élément nouveau sur le plan somatique. Quant à la symptomatique dépressive relevée par ledit médecin, le docteur N.________ est d'avis qu'elle peut être prise en charge efficacement par un suivi thérapeutique, sans entraver de manière supplémentaire la capacité de travail résiduelle de l'assurée. Dans son rapport du 11 mai 2004, le docteur L.________ relève de légères modifications dégénératives de la colonne cervicale sans signes de compression radiculaire. Il propose un traitement à base d'infiltrations et de physiothérapie pour le traitement de la douleur, ce qui amène le docteur N.________ à conclure que l'état de santé de l'assurée est compatible avec une activité à 50 % dans la mesure où cette dernière dispose de temps à disposition pour les traitements indiqués. Quant aux rapports des docteurs L.________ (du 11 mai 2004) et Corrreia (du 11 juin 2004), ils reprennent une fois de plus les diagnostics connus sans apporter d'élément objectif nouveau (cf. également rapport du docteur N.________, du 9 juillet 2004). Ainsi, il y a lieu de constater que les médecins portugais ne font pas état d'une modification sensible de l'état de santé de la recourante et donc propre à justifier la maintien de la rente entière d'invalidité. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: