Citation: 8C_405/2020 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a retenu que la décision d'octroi d'allocations familiales du 21 octobre 2014 était manifestement erronée, au vu du domicile de B.________ en Thaïlande qui faisait obstacle à la perception d'allocations par la recourante, faute de convention entre cet État et la Suisse. S'agissant de la restitution des prestations versées, on ne pouvait pas fixer le départ du délai de péremption relatif d'une année de l'art. 25 al. 2 LPGA à la date de la décision erronée; il fallait plutôt se demander à quel moment l'intimée aurait dû se rendre compte de son erreur, en faisant preuve de l'attention nécessaire. A ce titre, les juges cantonaux ont considéré que l'on ne pouvait pas reprocher à l'intimée - qui avait continué à allouer des allocations en se fondant uniquement sur les attestations de poursuite d'études produites par la recourante pour son fils - de ne pas avoir procédé durant la période en cause à un contrôle de tous les éléments déterminants du dossier, reproduisant son erreur initiale. En rendant sa décision de restitution le 5 janvier 2017, elle avait agi en temps utile dès lors qu'elle avait requis des renseignements supplémentaires sous la forme d'une attestation de domicile le 3 octobre 2016. Par ailleurs, la recourante ne pouvait pas se prévaloir d'un renseignement ou d'une décision erronés de l'intimée qui obligerait celle-ci, en vertu du principe de la protection de la bonne foi, à lui consentir un avantage contraire à la réglementation en vigueur.