Citation: 9C_276/2015 E. 4.2

4.2. La juridiction cantonale a considéré sur le plan psychiatrique qu'il ne se justifiait pas de s'écarter de l'expertise réalisée par le docteur B.________, laquelle remplissait les critères posés par la jurisprudence pour lui reconnaître une pleine valeur probante. Il n'y avait pas lieu d'attacher une valeur particulière aux rapports de la doctoresse E.________, dès lors qu'il fallait tenir compte du fait que les médecins traitants, sous le couvert d'une relation de confiance issue du mandat qui leur a été confié, s'exprimaient, dans les cas douteux, plutôt dans un sens favorable à leurs patients. Qui plus est, le docteur F.________, médecin-conseil auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR), avait précisé qu'un trouble dépressif récurrent n'évoluait pas de façon linéaire, mais en dents de scie; l'épisode actuel n'était pas d'une gravité importante, dans la mesure où il ne justifiait qu'une consultation mensuelle et que le traitement psychotrope n'avait pas été modifié depuis le début du traitement; l'aggravation n'était donc que provisoire, déclenchée par la décision de suppression de rente, et l'incapacité de travail ne reposait pas sur des arguments médicaux convaincants. En tout état de cause, l'aggravation constatée par la doctoresse E.________ n'était pas déterminante d'un point de vue juridique pour la procédure de recours, parce que la rente initiale n'avait pas été accordée pour des motifs psychiatriques et parce que, dans la mesure où la péjoration de l'état de santé psychique de la recourante datait de fin mai, voire fin mars 2013, le délai de carence d'une année prévue par l'art. 28 al. 1 LAI n'était de toute manière pas atteint au jour de la décision attaquée.