Citation: C 38/04 31.05.2005 E. 4

4.1 Il est constant que le recourant a été employé par la société R.________ dont son épouse détenait la majorité des parts sociales et était associée-gérante avec signature individuelle; il a par ailleurs, de son propre aveu, assumé seul l'administration de cette société à partir du 1er janvier 2000 jusqu'à son licenciement au 31 mars 2001. Il ressort en outre de ses déclarations du 19 novembre 2001 que la société a maintenu ses activités jusqu'en juin 2001, date à partir de laquelle l'entreprise O.________ a débuté les siennes. C'est toutefois dans le cadre de l'exploitation de la première société que l'étude et la prospection du marché valaisan avaient été menées par le recourant pour la seconde entreprise. Dès la création de celle-ci, le recourant a disposé d'une procuration individuelle avant d'y être engagé formellement à partir du 1er octobre 2001 pour un taux d'activité de 70 %, en tant que seul employé, sa femme n'envisageant pas d'y travailler. Dans ces circonstances, on ne saurait considérer que le recourant, conjoint d'une personne dirigeante au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI avait cessé d'exercer toute influence sur la perte de travail qu'il subissait, ce d'autant plus qu'il a repris par la suite une activité du même type au sein d'une nouvelle entreprise aux mains de sa femme et pour laquelle il disposait d'une procuration individuelle dès le 30 avril 2001. Le droit à l'indemnité de chômage devait dès lors lui être nié à partir du 1er mai 2001. Par la suite, et comme l'ont à juste titre retenu les premiers juges aux considérants desquels on peut renvoyer (consid. 5 du jugement entrepris), le recourant n'était pas apte au placement, puisqu'il entendait avant tout poursuivre et développer les activités de O.________. 4.2 En conséquence, les décisions (matérielles) d'octroi des prestations par l'intimée s'avèrent manifestement erronées. Leur rectification revêt par ailleurs une importance notable au vu du montant des indemnités accordées à tort (32'076 fr. 30). Le recourant ne conteste du reste pas l'étendue de la restitution qui ne prête pas à discussion eu égard aux pièces du dossier. C'est dire que les conditions d'une reconsidération sont remplies et que le recourant est tenu de rembourser le montant de 32'076 fr. 30. Comme l'a indiqué la juridiction cantonale, H.________ a la faculté de demander la remise de son obligation. Le cas échéant, il appartiendra alors à l'autorité compétente d'examiner l'argument qu'il soulève en relation avec sa bonne foi (cf. art. 95 aLACI, 25 LPGA).