Citation: 1C_127/2015 E. 2.1.2

2.1.2. L'arrêt attaqué n'exclut pas que des demandes de communication aient été adressées au Ministère public avant l'interview du Procureur général; celles-ci avaient été rejetées par le précédent magistrat, sans que cela n'ait fait l'objet de décisions formelles. L'arrêt attaqué retient que la demande de la RTS a été adressée le 9 décembre 2014, mais qu'il n'en a été pris connaissance que le 15 décembre suivant, celle-ci ayant été adressée sur la boîte "info" du Ministère public. L'existence de requêtes informelles présentées auparavant - et traitées de manière également informelle par le précédent magistrat - ne permet pas de tenir cette considération pour arbitraire. Le recourant considère d'ailleurs avec raison que l'existence d'une précédente demande de consultation est sans pertinence pour juger d'une éventuelle prévention du magistrat. L'arrêt attaqué retient également (consid. 3/b/aa) que le Procureur Gillard avait déjà été sollicité par plusieurs journalistes auxquels il avait opposé un refus; comme le relève le même arrêt, la question de savoir s'il faut y voir des décisions formelles ou non relève de l'appréciation du droit, et non de l'établissement des faits. Il n'y a sur ce point aucun arbitraire.