Citation: 2C_429/2024 E. A

A.A.________, ressortissante kosovare née en 1998, est arrivée en Suisse le 26 décembre 2017. Le 19 janvier 2018, elle a épousé B.A.________, ressortissant suisse. L'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève lui a alors délivré une autorisation de séjour qu'il a régulièrement renouvelée. En octobre 2018, les enseignants de la classe ACCESS (qui a pour but de permettre l'insertion des élèves migrants dans une structure scolaire ou professionnelle genevoise) de A.A.________ l'ont dirigée vers l'Office médico-pédagogique de la République et canton de Genève (ci-après : l'Office médico-pédagogique). Selon un rapport d'évaluation médico-psychologique du 12 décembre 2022 dudit office, qui a suivi l'intéressée d'octobre 2018 à septembre 2020, les relations de celle-ci avec sa belle-famille étaient conflictuelles; elle était dénigrée et menacée quotidiennement; son époux, qui la soutenait au début du mariage, avait changé de comportement pour adopter celui de sa famille; il contrôlait les faits et gestes de A.A.________ et criait; depuis un bilan cognitif diagnostiquant un léger retard mental, il se moquait d'elle; en juillet 2020, un suivi avait été mis en place pour soutenir A.A.________ dans son processus de séparation. Par jugement du 13 octobre 2020, le Tribunal de première instance de la République et canton de Genève a autorisé les époux à vivre séparés. Le 1er mai 2021, A.A.________ est allée s'établir dans le canton de Neuchâtel, afin de se rapprocher de sa soeur, ses parents étant décédés. Elle a alors été employée en qualité d'ouvrière polyvalente auprès de la société C.________ SA puis auprès de D.________. Elle travaille désormais à temps complet, en tant qu'opératrice de production, chez E.________.