Citation: 2C_958/2021 E. 3.2

3.2. Les recourants affirment de manière purement appellatoire que l'entité qui a fourni les renseignements à l'Administration fédérale - dont elle ne nie pas qu'elle fait partie du groupe C.________ - n'était pas légitimée à les détenir ou à les obtenir d'une autre entité faisant partie de la banque. Le Tribunal fédéral ne saurait entrer en matière sur la base de simples allégations. On relèvera au surplus, en réponse aux recourants qui affirment que C.________ Switzerland SA n'a pas succédé à C.________ SA que, le 12 juin 2015, C.________ Switzerland AG a, par transfert de patrimoine au sens de l'art. 69 de la loi fédérale 3 octobre 2003 sur la fusion (RS 221.301), repris de C.________ SA les activités de "Retail & Corporate" ("Clientèle privée" et "Clientèle entreprises") ainsi que de "Wealth Management" comptabilisées en Suisse (cf. arrêt 5A_734/2018 du 4 décembre 2018 consid. A.b). Quoi qu'il en soit, la question de l' (in-) opposabilité du secret bancaire suisse à une demande d'assistance administrative est tranchée depuis l'arrêt 2C_1174/2014 du 24 septembre 2015, publié in ATF 142 II 161. Cet arrêt a examiné en détail les conséquences de la reprise par la Suisse du standard de l'art. 26 Modèle de Convention fiscale de l'OCDE dans les clauses d'échanges de renseignements, dont fait partie celle qui lie la Suisse et la France et qui est à la base de la demande d'assistance administrative du 11 mai 2016, pour en conclure que l'Administration fédérale disposait des pouvoirs de procédure nécessaires pour exiger des banques suisses la transmission de renseignements, sans qu'elles puissent lui opposer l'art. 47 LB ou toute autre disposition de droit interne (cf. notamment consid. 4.5.2 in fine de l'arrêt). Les recourants n'expliquent pas en quoi la situation prétendument spécifique du cas d'espèce nécessiterait un nouvel examen de cette question ou soulèverait une nouvelle question juridique de principe.