Citation: 5A_85/2017 E. 7.2.2

7.2.2. Le recourant ne critique pas ces considérations conformément aux exigences requises (cf. supra consid. 7.1.1). En ce qui concerne le principe du versement d'une provisio ad litem dans le cadre actuel du CPC, il se contente d'affirmer que la décision entreprise se trouve en contradiction avec l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 11 mars 2014, refusant l'octroi d'une provisio ad litem à l'enfant au motif que la contribution d'entretien en sa faveur, fixée à 2'025 fr. par mois, devait lui permettre d'assurer ses frais de procès. La situation n'ayant pas changé, et bien que le prononcé sur mesures provisionnelles n'ait pas de force jugée stricto sensu, il en résulterait un sentiment d'insécurité et d'inéquité juridique dès lors que, se fondant sur la même situation de fait, dans un litige opposant les mêmes parties, deux juridictions différentes adoptent des motivations inconciliables et parviennent à des solutions opposées. De plus, les revenus de l'enfant durant la procédure de première instance et d'appel s'étant élevés à 2'325 fr. par mois (soit 2'025 fr. de contribution d'entretien et 300 fr. d'allocations familiales) pour des dépenses effectives de 1'000 fr., ces revenus lui permettaient de payer ses frais de procès. Par ces allégations, qui ne sont relatives qu'à une prétendue contradiction entre des décisions portant sur la prise en considération ou non des revenus de l'enfant, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en ce qui concerne le principe de l'octroi d'une provisio ad litem dans le cadre légal actuel du CPC. S'agissant du montant de la provisio ad litem, l'appréciation de l'autorité cantonale résiste également au grief d'arbitraire. A cet égard, le recourant se borne à exposer qu'en fixant la provision à 10'000 fr. compte tenu des frais de première instance (de 500 fr. pour chacune des parties) et des honoraires du conseil de l'enfant, la Cour d'appel a méconnu que la procédure s'est déroulée en la forme simplifiée, qu'elle n'a donné lieu qu'à trois audiences et que l'intimé a très largement succombé en première instance dès lors que ses conclusions tendaient au versement de contributions d'entretien comprises entre 5'000 fr. et 8'000 fr. par mois. Ces allégations ne suffisent pas à démontrer que le montant de 10'000 fr. serait insoutenable dans son résultat. S'il résulte de l'arrêt entrepris que les frais judiciaires de première instance se sont élevés à 500 fr. pour chaque partie, l'arrêt attaqué ne donne aucune indication quant au montant des honoraires supportés par l'enfant, sans que le recourant ne se plaigne d'une constatation incomplète des faits. Il n'articule par ailleurs aucun chiffre à ce propos et ne formule aucune critique quant au montant qui aurait été avancé par l'intimé en ce qui concerne les honoraires de son conseil. Le grief est par conséquent mal fondé, dans la mesure où il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF).