Citation: I 541/00 28.08.2001 E. A

A.- M.________ a travaillé comme ouvrière dans une fabrique de cigares jusqu'au 30 septembre 1994, date à laquelle elle a perdu son emploi. Le 14 octobre 1996, elle s'est fracturée le poignet droit, ce qui a donné lieu à un traitement par réduction orthopédique, puis à une immobilisation plâtrée jusqu'au 22 novembre 1996. Suite à la fracture subie, l'apparition d'un syndrome du tunnel carpien a encore nécessité une opération chirurgicale, effectuée le 14 avril 1997 par la doctoresse B.________. A partir du 30 janvier 1997, M.________ a été engagée par la société C.________ SA pour des travaux de nettoyage, à raison de 10 heures par semaine environ. Le 17 mars 1998, elle a demandé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) de lui allouer une rente d'invalidité, indiquant qu'elle souffrait d'un handicap au bras droit après fracture du poignet et opération du tunnel carpien. Plusieurs rapports médicaux ont été établis à la demande de l'office AI : le médecin traitant de la recourante, le docteur W.________, généraliste, a évalué la capacité de travail de sa patiente à 20 % dès le 1er juin 1997 (rapport du 30 mars 1998); la doctoresse T.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie, a fait état d'une pleine capacité de travail pour des travaux de ménage ou comme ouvrière d'usine, dès le 1er juin 1997 (rapport du 21 octobre 1998); enfin, la doctoresse B.________, spécialiste FMH en chirurgie plastique et reconstructive ainsi qu'en chirurgie de la main, a retenu une pleine capacité de travail pour tous les travaux légers, une capacité limitée à 50 % pour les travaux lourds du ménage et une capacité limitée à 80, voire 85 %, comme femme de ménage (rapport du 23 septembre 1999). La demande de M.________ a été rejetée par décision du 3 novembre 1999 de l'office AI.