Citation: 6B_1040/2019 E. 1.2

1.2. Le recourant fait valoir que le comportement de l'intimée est incohérent dans le sens où elle a choisi de rester travailler auprès de lui, en dépit de la gravité des comportements reprochés. Il soutient qu'il est erroné de retenir que l'intimée était dans une situation professionnelle délicate, dès lors qu'elle avait une solide expérience et des formations professionnelles récentes et qu'il lui aurait été facile de retrouver un nouvel emploi et d'échapper ainsi au comportement reproché. La cour cantonale a expliqué que l'intimée était dans une situation personnelle et financière difficile, dans la mesure où elle avait trois enfants à élever, qu'elle était divorcée et que son statut n'était pas bien vu au sein de la communauté albanaise. Elle avait ainsi besoin de travailler, de sorte qu'elle n'a pas abandonné son emploi après le premier épisode survenu à E.________, à savoir lorsque le recourant lui a proposé de visionner avec elle un film pornographique sur l'ordinateur du bureau de sa société. La cour cantonale a ajouté que l'attitude de l'intimée était d'autant moins surprenante qu'après un autre épisode, le recourant s'était excusé auprès d'elle et lui avait dit qu'il ne recommencerait plus (jugement attaqué p. 20). La cour de céans ne voit pas en quoi l'attitude de l'intimée serait incohérente. Les explications données par la cour cantonale sont convaincantes. Il n'était en effet pas facile pour l'intimée, au vu de sa situation personnelle, de trouver un nouvel emploi. En outre, cela ne lui était pas apparu nécessaire, dès lors que le recourant s'était excusé auprès d'elle et lui avait dit qu'il ne recommencerait plus. Partant, en retenant les déclarations de l'intimée comme crédibles, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire ni violé la présomption d'innocence.