Citation: 7B_510/2023 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a retenu qu'il était établi que la plaignante avait essuyé des insultes, à savoir des violences psychologiques, de la part du recourant durant de nombreuses années, à tout le moins depuis l'année 2014, voire l'année 2008. Elle a relevé que les violences avaient été commises dans l'intimité du foyer, qu'elles avaient considérablement impacté la plaignante dans sa santé et que ses nombreux problèmes psychosomatiques, tels que l'asthénie, l'hypertension et les troubles du sommeil, de la digestion et de la concentration, avaient été attestés par plusieurs médecins et psychologue. Elle a précisé que la plaignante souffrait encore de cauchemars, de perte de confiance, en soi et en autrui, et qu'elle peinait à reprendre sa vie en main. La cour cantonale a considéré qu'au regard de leur intensité, les séquelles devaient être qualifiées de lésions corporelles simples. Elle a ajouté que le lien de causalité entre les actes du recourant et les atteintes à la santé observées chez la plaignante était donné et confirmé par différents avis médicaux. En outre, selon la juridiction cantonale, de telles violences domestiques récurrentes étaient propres, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience générale de la vie, à impacter, voire à aggraver, l'état de santé d'une personne. L'autorité cantonale a encore indiqué qu'en sa qualité de médecin, le recourant ne pouvait pas ignorer les conséquences de ses actes, ce d'autant qu'il connaissait la fragilité de la plaignante, dès lors qu'il avait lui-même relevé qu'elle avait fait l'objet de suivis psychologiques antérieurs (arrêt querellé, p. 15).