Citation: 6B_659/2014 E. 6.3.3

6.3.3. Le recourant soutient que, sur la base de l'acte d'accusation, le seul acte commis en Suisse en relation avec l'infraction d'escroquerie serait l'élaboration et la signature par lui-même de l'offre d'achat soumise par PP.________ à l'Etat tchèque. Dans la mesure où il aurait été condamné uniquement pour complicité d'escroquerie, ces actes ne pourraient fonder la compétence suisse. Cette argumentation est vaine dès lors que la compétence suisse ne se fonde pas sur le lieu de commission de l'escroquerie mais sur son lieu de résultat. Le recourant soutient que l'acte de disposition, soit la vente des actions MUS, se serait déroulé en République tchèque. Quant au dommage, il serait constitué par l'obtention des actions qui auraient été transférées et seraient demeurées dans ce pays. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, l'enrichissement consiste dans le fait que PP.________ a acquis les actions MUS à vil prix. Ce n'est pas la simple acquisition des actions qui constitue son enrichissement mais bien le fait que cette acquisition a eu lieu à vil prix. A cet égard, c'est à bon droit que le TPF a estimé que l'enrichissement pouvait être appréhendé comme la non-diminution du patrimoine de PP.________, en particulier du montant sur le compte ayant servi au paiement du prix. Or, PP.________ est une société suisse dont le siège se trouve dans ce pays et le paiement du prix s'est effectué à partir d'un compte en Suisse. Le TPF pouvait ainsi considérer que le lieu de l'enrichissement se situait en Suisse et c'est par conséquent à juste titre qu'il a retenu sa compétence s'agissant de l'infraction d'escroquerie.