Citation: 4C.449/2004 09.03.2005 E. 2

La Cour civile a retenu à bon droit que les parties étaient liées par un contrat de mandat (art. 398 ss CO; cf. ATF 127 III 357; 117 II 563). Considérant qu'on pouvait attendre du défendeur qu'il vérifiât l'accord de X.________ à la libération du demandeur, elle a jugé qu'en omettant de procéder à cette vérification, le défendeur avait fautivement violé son obligation de diligence envers son client, sans qu'il ne puisse se disculper en faisant valoir qu'il s'était renseigné auprès de la partie adverse. Enfin, bien que le jugement entrepris soit à cet égard sommaire, l'autorité cantonale a admis l'existence d'un dommage, qu'elle a implicitement apprécié en fonction du montant dont le demandeur a été reconnu débiteur envers X.________. Ces questions ne sont plus litigieuses, dès l'instant où le demandeur ne les remet pas en cause et que le défendeur n'a pas formé un recours principal ou un recours joint. Il faut donc retenir, à l'instar de la juridiction cantonale, que le défendeur a violé fautivement l'une de ses obligations contractuelles et qu'il est tenu de réparer le dommage allégué par le demandeur, à la condition qu'il existât une relation de causalité entre la violation contractuelle et le dommage allégué.