Citation: 4A_71/2025 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que le seul grief recevable formulé par le poursuivi était celui de violation de son droit d'être entendu en raison du fait que la première juge n'avait pas évoqué son écriture du 18 juillet 2024 dans l'état de fait de sa décision. Elle a jugé que, quand bien même tel était le cas, il n'en résultait pas pour autant une violation du droit d'être entendu du poursuivi, dès lors que cette écriture ne contenait aucun élément nouveau et consistait en une reprise de certains arguments déjà développés dans le recours du 8 avril 2024. Elle a par ailleurs considéré que le poursuivi n'avait invoqué que des arguments au fond qui avaient déjà été maintes fois examinés et qui ne sauraient prospérer devant le juge des poursuites. Elle a en particulier retenu que son arrêt du 31 janvier 2022 n'avait pas modifié le ch. 4 du dispositif du jugement motivé du Tribunal des baux et loyers du canton de Genève du 29 avril 2021 condamnant le poursuivi et son épouse à payer divers montants aux poursuivants. Elle a également jugé que l'argument du poursuivi relatif à sa prétendue absence de domicile à Genève, fondé sur un courrier de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève, était dépourvu de portée, dès lors que la validité de la poursuite litigieuse était acquise. La cour cantonale a jugé que la première juge avait ainsi considéré avec raison que le recours du 8 avril 2024 paraissait dépourvu de chances de succès et que la requête d'assistance judiciaire du poursuivi devait être rejetée.