Citation: 8F_13/2024 E. 3.2

3.2. Une telle argumentation est mal fondée. En effet, les délais impartis à la requérante les 7 et 14 octobre 2024 n'étaient pas destinés à lui permettre de compléter sa lettre du 31 août 2023 mais uniquement à indiquer si celle-ci devait être traitée comme une demande de révision. Sans réponse de la requérante, aucun dossier n'a été ouvert sur la base de cette écriture. Il s'ensuit que la demande de révision, objet de la présente procédure, a été déposée le 16 octobre 2024, soit bien après l'expiration du délai de 90 jours de l'art. 124 al. 1 let. d LTF. En tout état de cause, le rapport d'expertise pluridisciplinaire dont se prévaut la requérante a été établi en juillet 2023, soit postérieurement à l'arrêt 8C_95/2021 du 27 mai 2021. Or l'art. 123 al. 2 let. a LTF exclut expressément les faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt soumis à révision. Ce nouveau moyen de preuve ne pouvait dès lors en aucun cas justifier une révision de l'arrêt 8C_95/2021.