Citation: 7B_504/2023 E. A

A.a. Le 28 juillet 2022, A.________ a déposé une plainte auprès du Conseil suisse de la presse. Il se plaignait en substance que le quotidien C.________ avait refusé de publier son courrier de lecteur malgré son caractère fondé; il l'accusait d'exercer un monopole et une censure contraire à la liberté d'expression. Dans ses déterminations du 29 septembre 2022, B.________, rédacteur en chef du quotidien susmentionné, a exposé ses arguments, en concluant au rejet de cette plainte. A.b. Informé de cette prise de position le 10 mars 2023, A.________ a déposé une plainte pénale le 27 mars 2023 contre B.________ pour atteinte à l'honneur, relevant les passages qui, selon lui, le présentaient de manière méprisante. Il n'a pas joint à sa plainte la lettre de lecteur qui avait été refusée. Par ordonnance du 9 mai 2023, le Ministère public du canton de Fribourg (ci-après : le Ministère public) a refusé d'entrer en matière sur cette plainte et a laissé les frais à la charge de l'État. Il a considéré qu'aucun passage de l'écriture de B.________ n'était attentatoire à l'honneur de la partie plaignante. Il a relevé que ladite prise de position avait été rédigée dans le cadre d'une procédure en vue de se défendre contre une plainte déposée par A.________ auprès d'une instance spécialisée et que le rédacteur en chef s'était limité à fournir des explications objectives sur les motifs ayant conduit le média à refuser la lettre de la partie plaignante, ce refus faisant en outre précisément l'objet de la procédure devant le Conseil suisse de la presse. Il a considéré que B.________ avait conclu sur la base de ses explications que la partie plaignante avait franchi les limites légales de la critique et que de tels propos ne la faisaient pas paraître méprisable aux yeux de l'autorité qu'elle avait elle-même saisie. La question de savoir si les déclarations faites auprès d'un organe spécialisé étaient publiques n'a en revanche pas été tranchée par le Ministère public.