Citation: 8C_338/2017 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, il n'est pas contesté que l'indemnité litigieuse correspond à une indemnité de cessation des rapports de service au sens de l'art. 7 let. q RAVS et constitue du salaire déterminant. Son versement, bien qu'effectué en janvier 2014, est économiquement lié aux rapports de travail de l'intimée avec son ancien employeur. En d'autres termes, il s'agit d'une rémunération versée après-coup pour une période d'activité pendant laquelle l'intimée était soumise à l'obligation de cotiser du fait de son affiliation volontaire à l'assurance-chômage. Par conséquent, l'indemnité de départ de 125'780 fr. 40 est soumise à cotisations de l'assurance-chômage. Autre est en revanche la question de savoir quand ces cotisations devaient être perçues. Comme on l'a vu plus haut (cf. consid. 4.2), lorsque les rapports de travail ne subsistent plus durant l'année de réalisation du salaire ou que l'obligation d'assurance tombe, les cotisations sont prélevées selon le principe de réalisation. En conséquence, les cotisations d'assurance-chômage devaient être payées sur l'indemnité de départ au moment de son versement, soit en janvier 2014.