Citation: 4A_282/2022 E. 3.3

3.3. La recourante soutient que lorsque, dans leur arrêt du 25 mai 2020, les juges cantonaux ont prolongé le contrat de bail jusqu'au 1er juillet 2021, ils n'ont pas pu tenir compte du fait que la poursuite de l'exploitation des locaux serait entravée par les mesures édictées par les autorités en lien avec la pandémie. La recourante précise que depuis le 25 mai 2020, l'exploitation a été entravée durant sept mois. La prolongation du contrat décidée par la cour cantonale n'aurait donc pas pu atteindre son but. La recourante allègue que la question de l'inefficacité relative de la prolongation du bail, en raison des mesures prises pendant la pandémie, constituait une lacune véritable de la loi, laquelle devait être comblée par le juge conformément à l'art. 1 al. 2 CC. La recourante fait valoir que cet élément, dont elle s'était prévalue devant les instances précédentes, ne permettait pas de considérer qu'il s'agissait d'un cas clair. La recourante reproche encore aux juges cantonaux d'avoir balayé son argumentation en deux paragraphes. Elle soutient qu'en refusant d'apporter une solution juridique convenable, tout en admettant qu'il n'existait " aucune voie de droit ", ils auraient également commis un déni de justice formel " prohibé par l'art. 1 al. 2 CC ".