Citation: 2C_356/2024 E. 6.4

6.4. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, que le recourant ne conteste pas sous l'angle de l'arbitraire et qui lient partant la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2), que l'intéressé ne s'est plaint du contenu de son certificat de travail que le 13 novembre 2019, soit plus de dix ans après sa délivrance le 8 juillet 2009. Conformément à la jurisprudence (cf. supra consid. 6.2), il lui aurait appartenu d'agir dès la prise de connaissance de ce document en rectification de celui-ci, ce qu'il n'a pas fait. Certes, comme cela ressort de l'arrêt attaqué, la capacité de travail du recourant était considérablement restreinte dès le 25 août 2008. Toutefois, comme l'ont retenu les juges précédents, sans que l'intéressé ne s'en plaigne sous l'angle de l'arbitraire, celui-ci était représenté depuis le 21 août 2009 et sa maladie ne l'a pas empêché de déposer, à temps et après la réception de son certificat de travail, une demande de dommages-intérêts et d'indemnité pour tort moral auprès du Département fédéral, et de se défendre avec succès dans la procédure pénale qui avait été ouverte à son encontre en juillet 2009 et qui s'est achevée en 2013. N'ayant ainsi rien entrepris pendant plus de dix ans pour contester respectivement rectifier le contenu de son certificat de travail, ce qui excède largement la durée de trois ans retenue dans l'arrêt 2C_11/2023 précité, l'intéressé ne saurait, par le biais d'une action en responsabilité de l'État, s'en prendre à ce document. Dans ces conditions, le point de savoir si, au surplus, la demande du recourant en lien avec son certificat de travail a été introduite dans le délai de l'art. 20 al. 1 LRCF (sur la problématique du droit transitoire, cf. ATF 148 II 73 consid. 6.2.1 à 6.2.3) peut demeurer indécise.