Citation: 1C_230/2020 E. 4.3

4.3. Ce faisant les recourants n'exposent cependant pas concrètement en quoi l'exécutif cantonal aurait fautivement tardé à statuer. Ils passent en particulier sous silence que la décision d'adoption rendue le 29 novembre 2013 par l'assemblée primaire de l'ancienne commune des Agettes a fait l'objet d'un recours du WWF. La procédure d'homologation a par ailleurs mis en lumière le surdimensionnement de la zone constructible des Agettes, rendant nécessaires certaines adaptations de la planification; l'ancienne commune des Agettes s'y est de surcroît opposée, le 29 novembre 2016, ce qui a entraîné de nouvelles modifications du PAZ litigieux, en particulier s'agissant des zones colloquées en "priorité I" par le programme communal d'équipement. Ces modifications ont été communiquées, par avis officiel du 22 juin 2018, aux propriétaires concernés, invités à se déterminer. Plusieurs observations ont été émises dans ce cadre, avant que le Conseil d'Etat statue. Les recourants taisent encore que la procédure d'homologation s'inscrit dans le contexte de la fusion communale ayant non seulement engendré l'examen du plan à la lumière de cette circonstance, mais également l'intervention d'un acteur supplémentaire, en la Commune de Sion. Les recourants n'allèguent en outre pas avoir interpellé les autorités concernées pour qu'une décision soit rendue plus rapidement. Il n'est enfin pas non plus prétendu que le Tribunal cantonal aurait tardé à statuer, l'arrêt attaqué étant intervenu environ une année après sa saisine. Dans ces conditions, il n'apparaît pas que les autorités précédentes aient violé le principe de célérité.