Citation: 6B_1257/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant ne conteste d'aucune manière la réalisation des éléments constitutifs objectifs de l'infraction dirigée contre l'intimée (cf. supra consid. 2.1 sur le pouvoir de cognition du Tribunal fédéral concernant la notion juridique indéterminée de lésions corporelles). Il nie exclusivement la réalisation de la condition subjective, à savoir le dol éventuel retenu en l'espèce. En se contentant d'affirmer n'avoir jamais eu l'intention de blesser l'intimée, au motif qu'il s'y serait manifestement pris autrement qu'en cassant son téléphone, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation selon laquelle il avait envisagé le risque de blessure et s'en était accommodé. Pour le surplus, il ne remet pas en cause le contexte de la dispute, ni le lien entre la force employée pour "plier" un téléphone portable et les composantes cognitives et volitives relatives à la réalisation du risque dans les circonstances d'espèce. Or la manière d'agir, et ainsi, la force employée lors de son geste sont des indices extérieurs pertinents pour déduire la volonté interne de l'intéressé (cf. ATF 147 IV 439 consid. 7.3.1 sur ce point). Sur la base des faits établis par la cour cantonale, dont l'arbitraire n'a pas été démontré, la condamnation du recourant du chef de lésions corporelles simples qualifiées au sens de l'art. 123 ch. 2 al. 3 CP pour ce pan de la cause ne prête pas le flanc à la critique.