Citation: 1C_481/2018 E. 5.5

5.5. Les recourants ne contestent pas l'appréciation de la cour cantonale s'agissant des difficultés générées par la réalisation de l'accès par le nord qu'ils appellent de leurs voeux. Ils ne remettent en particulier pas en cause, qu'une telle solution serait incompatible avec les exigences de protection de la végétation et de la topographie du terrain prévues par l'art. 11 al. 2 RPEP; ils se limitent à affirmer que leur solution permettrait de préserver les arbres dont l'abattage est projeté. Soutenir par ailleurs que la protection des arbres prévue par l'art. 3 RPEP, associée à la servitude de passage existante, témoigneraient de la volonté du législateur communal d'imposer un accès par le nord, relève de la conjecture; alors qu'il lui aurait été loisible de le faire, le planificateur communal n'a figuré aucun tracé routier sur le PEP ni aucun élément imposant un accès particulier. Les recourants ne remettent enfin pas en cause l'appréciation opérée individuellement pour chaque arbre, aspect sur lequel il n'y a dès lors pas non plus lieu de revenir. L'appréciation de la cour cantonale fondée sur l'art. 3 RPEP apparaît ainsi exempte d'arbitraire, spécialement en ce qui concerne les conséquences qu'entraînerait un accès par le nord sur la topographie du terrain. Il s'ensuit qu'il n'est pas non plus critiquable, quoi qu'en disent les recourants, d'avoir jugé la suppression des arbres, pour la réalisation de cet accès, compatible avec l'art. 11 al. 2 RPEP; cela est également vrai, sous l'angle de la protection de la végétation, d'autant plus que la cour cantonale a imposé une mesure de compensation. Dans ces conditions, même s'il est vrai que le texte des al. 2 et 3 de l'art. 3 RPEP, parlent d'une interdiction stricte, la solution de la cour cantonale, procédant d'une appréciation soignée des circonstances et d'une pesée particulièrement étayée des intérêts en présence, n'apparaît pas arbitraire dans son résultat.