Citation: 1A.98/2005 19.02.2007 E. F

Agissant par la voie du recours de droit administratif, la commune d'Arzier-Le Muids demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif, de confirmer la décision municipale du 7 mai 2002 et de renvoyer le dossier à la juridiction cantonale pour nouvelle décision sur les frais et dépens. En substance, elle dénonce des lacunes dans l'instruction effectuée par la juridiction cantonale, à propos principalement des exigences déduites par la jurisprudence de l'art. 24 LAT pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile en zone agricole. L'instruction aurait également été lacunaire à propos de la détermination des lieux à utilisation sensible où le niveau des immissions devait être calculé selon l'ORNI. La recourante prétend qu'elle était fondée à refuser le permis de construire, les exigences minimales du droit fédéral n'étant pas remplies. La société Orange conclut au rejet du recours. Le Département des institutions et des relations extérieures du canton de Vaud, Service de l'aménagement du territoire, se prononce dans le même sens. Les opposants A.________ et consorts n'ont pas déposé de réponse. Le Tribunal administratif propose le rejet du recours. L'Office fédéral du développement territorial (ODT) ainsi que l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (actuellement: Office fédéral de l'environnement, OFEV) ont déposé des déterminations écrites. L'ODT conclut à l'admission du recours de droit administratif en faisant valoir que, sur la base des éléments du dossier, les conditions d'une autorisation selon l'art. 24 LAT ne sont pas réunies. L'OFEV s'est prononcé au sujet des exigences de l'ORNI, sans prendre de conclusions formelles. Ces avis des offices fédéraux ont été communiqués aux parties, qui ont eu la possibilité de présenter leurs observations écrites.