Citation: 1C_94/2022 E. 2.4.3

2.4.3. Dans la mesure où l'installation litigieuse ne constitue pas une atteinte sensible au site protégé par l'ISOS et qu'aucune question fondamentale ne se pose, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, en particulier l'art. 7 al. 2 LPN, renoncer à requérir une expertise de la CFMH (cf. ATF 143 II 77 consid. 3.2; arrêts 1C_654/2021 du 28 novembre 2022 consid. 7.5; 1C_556/2013 du 21 septembre 2016 consid. 7.4.4). La mise en oeuvre d'une telle expertise n'a d'ailleurs pas été jugée nécessaire par la DGIP, chargée de la conservation des monuments historiques (art. 25 al. 2 LPN). Le grief tiré de la constatation incomplète et arbitraire des faits en raison de l'absence de cette expertise, doit par conséquent être écarté; en outre, tel qu'il est formulé, ce grief ne remplirait manifestement pas les exigences de motivation accrue découlant de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.3). Par ailleurs, les recourants soutiennent que l'absence d'une expertise de la CFMH est d'autant plus critiquable que la cour cantonale n'a pas effectué une inspection locale. Ils semblent ainsi critiquer le fait que cette dernière n'a pas procédé à une inspection locale. Les recourants n'ont font toutefois pas un grief distinct. Ils n'invoquent en particulier pas la violation de leur droit d'être entendus en lien avec le refus de la cour cantonale de procéder à une telle mesure d'instruction; de surcroît, les recourants ne présentent aucune argumentation conforme aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 146 I 62 consid. 3). Au demeurant, comme exposé ci-dessus, les éléments de fait du dossier étaient suffisants pour permettre au Tribunal cantonal de se prononcer en connaissance de cause.