Citation: 2C_182/2024 E. 7.3

7.3. Selon les faits de l'arrêt attaqué, la recourante n'a pas allégué, ni a fortiori démontré, avoir été recrutée par la menace, le recours à la force ou à d'autres formes de contrainte. Elle n'a pas non plus détaillé les formes de coercition qui auraient été mises en oeuvre pour obtenir d'elle un travail forcé. En outre, la plainte pénale pour traite d'êtres humains dirigée contre son ancien employeur a été classée par le Ministère public. Ces faits constatés par l'autorité précédente ne sont pas remis en question par les recourants sous l'angle de l'arbitraire et lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 5). Par ailleurs, la Cour de justice relève à juste titre que les violences alléguées en lien avec le premier mari avaient déjà été prises en compte par le Tribunal administratif de première instance dans son jugement du 29 juillet 2014. En outre, les recourants n'expliquent pas en quoi les violences prétendument subies de la part de celui-ci et de D.________, ainsi que le mariage coutumier qu'elle aurait accepté de célébrer avec ce dernier, seraient à mettre en lien avec la traite des êtres humains dont la recourante prétend avoir été la victime. Concernant l'ancien employeur, les seules allégations d'une situation de détresse et de promesse d'autorisation de séjour ne suffisent pas pour retenir un statut de victime de traite des êtres humains, ni ne permettent de comprendre pour quel motif la recourante aurait accepté des conditions de travail "proche de l'esclavage". L'existence d'une transaction entre la recourante et son ancien employeur, au stade du recours contre la décision de classement susmentionnée, n'est pas déterminante. L'autorité précédente ne prête ainsi pas le flanc à la critique lorsqu'elle retient que la recourante n'a pas rendu vraisemblable son statut de victime. Dans ces circonstances, elle a confirmé à raison qu'un tel statut ne pouvait lui être reconnu et nié le droit à une autorisation de séjour fondée sur l'art. 14 al. 1 let. a CTEH. Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants convaincants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).