Citation: 4P.148/2003 12.11.2003 E. 4.3

Pour ce qui est des règles relatives à l'allégation des faits, la recourante invoque les art. 166 al. 1, 7 et 126 LPC/GE. La première de ces dispositions indique que la révision est formée par une assignation, laquelle est réglée à l'art. 7 qui stipule que l'assignation doit contenir un exposé des faits, auquel l'art. 126 est applicable par analogie. Selon celui-ci "la partie qui se prévaut desdits faits est tenue de les articuler avec précision". La recourante explique que l'exigence de précision ainsi mise en exergue doit être mise en relation avec l'exigence de concision soulignée par les commentateurs du CPC/GE, appliquée sans formalisme excessif, fonction en particulier de la possibilité ou non de rapporter la preuve du fait allégué. En l'espèce, elle soutient qu'en alléguant dans son recours en révision qu'elle avait appris le fait donnant lieu à révision "peu avant le dépôt de la plainte pénale du 16 octobre 2002", et qu'elle "ignorait encore l'existence du versement (...)" lorsque la cour a rendu son jugement, elle a satisfait aux exigences de précision des allégués; dès lors qu'il est évident de la sorte qu'elle a allégué avoir découvert les faits après le 13 septembre 2002 et dans les jours précédant le 16 octobre 2002, elle a respecté le délai de deux mois à compter de la découverte du motif de révision ancré à l'art. 163 LPC/GE.