Citation: 6B_1277/2020 E. B

Statuant le 25 mai 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________ contre le jugement du tribunal correctionnel, qu'elle a confirmé. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. A.A.________, ressortissant syrien né en 1990, a épousé religieusement en 2014 en Syrie B.________, alors âgée de 14 ans, selon un arrangement passé entre leurs deux familles. Ce mariage n'est pas reconnu en Suisse. De cette union est né un fils, C.________, en 2015, dont la mère est seule titulaire de l'autorité parentale. La famille serait arrivée en Suisse en 2017. Entre le 28 août 2017 et le 7 novembre 2018, A.A.________ s'en est pris à de multiples reprises à l'intégrité physique et sexuelle de B.________. Lorsqu'ils se disputaient, il la poussait, lui tirait les cheveux, lui assénait des gifles ainsi que des coups de poing et de pied sur tout le corps. Il lançait également des objets contre elle et prenait tout ce qui était à portée de main pour la frapper, lui causant des hématomes. Au cours de cette même période, A.A.________ a forcé B.________ à pratiquer la sodomie contre son gré à une vingtaine de reprises. Elle manifestait son refus, ce qui énervait son partenaire et aboutissait à des disputes au cours desquelles il la frappait ou la poussait. Elle se soumettait dès lors de peur qu'il ne la frappe ou la tue; elle avait mal, pleurait, criait et lui disait qu'il devait arrêter. A leur domicile, à D.________, le 7 novembre 2018, vers 19h45, lors d'une dispute au cours de laquelle B.________ a évoqué l'idée d'une séparation, A.A.________, qui avait consommé de l'alcool, a empêché sa compagne de s'approcher de leur fils alors âgé de 3 ans, la frappant sur les mains à chaque fois qu'elle essayait de le prendre dans ses bras et lui déclarant qu'elle n'allait plus le revoir. Il l'a en outre menacée au moyen d'un chandelier en métal et a tenté à plusieurs reprises de la frapper à la tête avec une bouteille de vin, sans toutefois l'atteindre, B.________ étant parvenue à saisir la main avec laquelle il tenait la bouteille. Il l'a également frappée avec un objet indéterminé à l'arrière de la tête et lui a donné des coups avec ses mains ouvertes, l'atteignant au niveau de l'oreille. Au cours de la soirée, il a en outre à plusieurs reprises menacé de la tuer et de la découper en morceaux, a détruit la carte SIM de son téléphone portable et effacé les messages qu'il contenait. A un moment donné, B.________ s'est enfermée dans sa chambre alors que A.A.________ a contacté téléphoniquement ses parents, à qui il a déclaré que si elle ouvrait la bouche il la tuerait. Il a par ailleurs contacté son frère, E.A.________, domicilié dans le canton de F.________, avant d'expliquer à son fils que son oncle allait venir le chercher. A l'arrivée de celui-ci, qui était accompagné d'une amie, il a préparé les affaires de leur fils et le lui a confié en lui demandant de l'emmener chez leur soeur, à F.________, lui déclarant en kurde, " prends l'enfant, demain je serai en prison ". Peu après 23 h, E.A.________ et son amie, qui ne connaissait pas la situation car elle ne parlait pas leur langue, sont partis avec l'enfant. B.________, terrorisée à l'idée que son compagnon s'en prenne à elle, n'a pas été en mesure de réagir.