Citation: 6B_842/2015 E. 3.2

3.2. Le recourant invoque ensuite que le traitement reçu porterait atteinte à sa dignité humaine et violerait les art. 74 CP et 3 CEDH. Aux termes de l'art. 74 CP, le détenu et la personne exécutant une mesure ont droit au respect de leur dignité. L'exercice de leurs droits ne peut être restreint que dans la mesure requise par la privation de liberté et par les exigences de la vie collective dans l'établissement. En vertu de l'art. 3 CEDH, nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Le recourant motive son grief par la manière dont les autorités ont décidé de son transfert et géré, ensuite, la possibilité de le retransférer ailleurs. Une telle gestion ne saurait suffire à constituer une violation de l'art. 74 CP ou de l'art. 3 CEDH. Après avoir réclamé une indemnité pour le tort causé par cette manière de faire, conclusion irrecevable (cf. supra consid. 2.1), le recourant allègue qu'il convient de ne pas " préjuger ici de l'indemnité qu'il pourra réclamer au regard des conditions de détention qui lui sont imposées à Champ-Dollon et qui ne sont évidemment pas conformes aux standards qui s'imposent en l'espèce " (recours, p. 6 ch. 10). Tel qu'évoqué, ce dernier grief ne répond pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus ad consid. 2.2. Il e st irrecevable.