Citation: 5A_755/2022 E. 3.1

3.1. La recourante se plaint à plusieurs titres de la violation de son droit d'être entendue (cf. également infra, consid. 6). Se prévalant des art. 29 al. 1 et 2 Cst. et 6 CEDH, elle fait valoir que l'autorité cantonale aurait violé son droit de réplique inconditionnel en écartant ses écritures des 27 mai et 20 juin 2022. Elle lui reproche d'avoir considéré qu'elle avait déposé tardivement ses observations, à savoir " plus de dix jours après réception de la réponse au recours des intimés le 5 mai 2022". Elle expose en premier lieu que la réponse des intimés lui a été notifiée le 5 mai 2022, mais qu'il convenait de retenir la date du lendemain, correspondant à la date de notification de la réponse des intimés à D.A.________, celui-ci étant débiteur solidaire visé par une requête identique de mainlevée déposée par les intimés. Elle ajoute qu'une renonciation à se déterminer spontanément ne pouvait être présumée avant l'écoulement d'un délai de vingt jours, lequel expirait le 27 mai 2022. Quant à l'écriture du 20 juin 2022, elle soutient qu'elle aurait été écartée uniquement sur la prémisse erronée que l'autre était irrecevable.