Citation: 6B_1160/2023 E. 2.3.3

2.3.3. Enfin, la cour cantonale a considéré que le recourant et E.________ avaient fait preuve d'une grande violence parfaitement gratuite à l'encontre de l'intimé, violence dont s'était désolidarisé leur troisième comparse. Ainsi, ils avaient à tour de rôle, en sus des coups de poing et de pied portés par les trois hommes, asséné des coups de ceinture à l'intimé, ils l'avaient étouffé avec un coussin (E.________ et le recourant), étranglé (E.________), puis l'avaient menacé avec un couteau (le recourant), le tenant à hauteur de son torse. De tels actes présentaient une gravité sensiblement accrue par rapport à un brigandage simple. Ils avaient agi de manière perfide et dépourvue de scrupules. Cette déferlante était vraisemblablement due à la déception de ne pas trouver un butin plus conséquent chez l'intimé, dans la mesure où la vidéo à l'origine de l'opération le montrait avec plusieurs dizaines de milliers de francs, alors qu'ils n'avaient mis la main tout au plus que sur 9'700 francs. S'il apparaissait que E.________ donnait les instructions et la direction, le recourant, à aucun moment, n'avait remis en question, hésité ou s'était opposé au précité - contrairement à F.________. Bien au contraire, il avait participé activement à chacune des nouvelles idées de E.________, ceinture, puis couteau, y adhérant pleinement. La participation du recourant était indispensable et celle d'un auteur principal, d'autant plus que F.________ était parti et qu'ils se retrouvaient à deux contre un. Leurs agissements illustraient une manière d'agir perfide et dépourvue de scrupules, caractéristique propre des auteurs particulièrement dangereux. Ainsi, la circonstance aggravante prévue à l'art. 140 ch. 3 CP était réalisée pour les deux comparses.