Citation: 5A_433/2020 E. 6.2

6.2. Même s'il est vraisemblable que la recourante sera de temps à autre exposée à de tels frais eu égard notamment au domicile à l'étranger du père de l'enfant, il n'en demeure pas moins que ces frais sont en l'état purement hypothétiques de sorte que c'est sans arbitraire que la Juge déléguée les a exclus du décompte des charges de l'enfant (cf. arrêts 5A_930/2019 du 16 septembre 2020 consid. 5.2; 5A_717/2019 du 20 avril 2020 consid. 3.1.2.2; 5A_405/2019 du 24 février 2020 consid. 5.2). Pour ce qui est des frais médicaux et soins dentaires non remboursés par l'assurance maladie de l'enfant, la Juge déléguée a opposé à la recourante un défaut de motivation de son appel sur ce point, motif qu'elle n'attaque pas. En tant qu'elle se plaint de l'absence de prise en compte de ces frais faute de preuve d'un traitement régulier, c'est ainsi en réalité à la motivation de la première juge qu'elle s'en prend. Or, une telle critique est irrecevable dès lors qu'il lui incombe de motiver son recours devant la Cour de céans en exposant en quoi la décision - sur recours - de la juge cantonale aurait violé le droit. Par surabondance, il convient toutefois de relever que la Juge déléguée a prévu dans son dispositif que les frais extraordinaires de l'enfant seront intégralement à la charge de l'intimé pour l'année 2019 puis devront être assumés à raison de 40% par la recourante et 60% par l'intimé à compter du 1er janvier 2020.