Citation: 5A_619/2017 E. 5.1

5.1. L'autorité cantonale a constaté que l'intimée n'avait jamais exercé d'activité lucrative du temps de la vie commune, même avant la naissance des trois enfants du couple. Elle n'avait pas davantage achevé de formation professionnelle, puisqu'elle n'avait pas été en mesure de mener à terme ses études universitaires de psychologie entreprises en 1997, soit une année avant son mariage, et poursuivies pendant la vie commune, au gré de la naissance des enfants en 2002, 2004 et 2009. Après chaque naissance, elle avait interrompu ses études pendant une année environ pour se consacrer à sa famille. Il n'était pas contesté qu'en dehors de ces temps d'arrêt dans le déroulement de ses études, les enfants avaient fréquenté la garderie à 50% et avaient en outre été gardés par les grands-parents aux fins de permettre à l'épouse de poursuivre ses études. Il n'en demeurait pas moins que, d'une part, ces études étaient restées pour l'heure inachevées, la charge de trois jeunes enfants paraissant ou pouvant paraître difficilement compatible avec un cursus universitaire et que, d'autre part, elle n'avait pas eu d'activité professionnelle durant le mariage, l'époux pourvoyant seul à l'entretien de la famille. Il apparaissait ainsi que depuis au moins vingt ans, l'épouse n'avait occupé aucun emploi ni exercé aucune activité lucrative, de sorte que la jurisprudence relative au revenu hypothétique avait été correctement appliquée par le premier juge. En l'état et compte tenu de la répartition des tâches au sein du couple, on voyait mal quel type d'activité pourrait être exigé de l'épouse qui ne bénéficie d'aucune formation professionnelle achevée. Cela étant, après six ans de séparation et vu l'âge de la cadette, il convenait de l'encourager à tout mettre en oeuvre en vue de retrouver une activité lucrative, l'achèvement de ses études n'apparaissant pas insurmontable, et de contribuer à son propre entretien.