Citation: 2C_602/2024 E. 1.2

1.2. La qualité pour recourir auprès du Tribunal fédéral suppose un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision attaquée (cf. art. 89 al. 1 LTF). Cet intérêt doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu. Si l'intérêt actuel disparaît en cours de procédure, le recours devient sans objet, alors qu'il est irrecevable si l'intérêt actuel faisait déjà défaut au moment du dépôt du recours (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 139 I 206 consid. 1.1; 137 I 296 consid. 4.2). A priori, un intérêt actuel et pratique au recours n'existe plus lorsque la personne détenue a été libérée avant que le Tribunal fédéral ne tranche. Toutefois, la Cour de céans entre en matière, même s'il n'existe plus d'intérêt actuel et pratique au recours, lorsque la partie recourante invoque de manière défendable un grief fondé sur la CEDH à l'encontre de sa détention (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 139 I 206 consid. 1.2.1; arrêt 2C_428/2023 du 11 octobre 2023 consid. 1.2). En l'occurrence, le recourant a été placé en détention administrative en vue de son renvoi le 8 juin 2024, détention qui a été régulièrement prolongée depuis lors, la dernière fois jusqu'au 7 décembre 2024, tel que confirmé dans l'arrêt entrepris. Le recourant a été libéré à cette date. Lorsqu'il a déposé son écriture devant le Tribunal fédéral, le 2 décembre 2024, il disposait donc d'un intérêt actuel au recours. Le recourant argue conserver, malgré sa mise en liberté en cours de procédure, un intérêt à faire contrôler la légalité de la dernière prolongation de sa détention administrative car la voie de l'indemnisation lui serait encore ouverte. Dans la mesure où il invoque de manière défendable la violation de l'art. 5 CEDH en lien avec le principe de célérité, grief déjà soulevé devant l'instance précédente, il dispose de la qualité pour recourir (cf. arrêts 2C_428/2023 du 11 octobre 2023 consid. 1.2; 2C_444/2023 du 27 septembre 2023 consid. 1.2).