Citation: 1B_117/2022 E. 1

En l'espèce, la recourante soutient en substance qu'eu égard au dépôt de sa plainte pénale contre l'intimée, il serait à craindre que cette dernière ne se dessaisisse de la chienne ou la fasse disparaître; dès lors qu'elle serait la propriétaire de la chienne en cause, elle subirait une atteinte à son patrimoine. Ces considérations partent toutefois de la prémisse erronée que la propriété de la chienne en faveur de la recourante serait établie. Vu l'infraction examinée - vol -, tel n'est cependant pas le cas. Il n'est dès lors pas d'emblée évident que la recourante détiendrait - notamment du seul fait que la chienne aurait été en sa possession au moment où le séquestre a été ordonné - un droit de disposition dont elle serait privée à la suite de la décision entreprise. Cela étant, au regard de l'issue du litige sur la problématique de la levée du séquestre, cette question de recevabilité, ainsi que celle relative à l'existence d'un préjudice irréparable peuvent rester indécises.