Citation: 6B_1285/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que le coup porté à l'intimée le 14 juillet 2016 avait causé un écoulement de sang des vaisseaux irriguant la région de l'oeil ou, en termes familiers, un "oeil au beurre noir". La tuméfaction évoquée par l'intimée aurait constitué, selon lui, une simple inflammation. En l'absence de constat médical portant sur la lésion subie par l'intimée, il apparaît vain de chercher ce qui, d'un point de vue médical, constituerait une tuméfaction, de nature inflammatoire, ou une ecchymose, impliquant un épanchement de sang dans les tissus. En l'occurrence, l'intimée a elle-même déclaré, après l'intervention de la police au milieu de la nuit, que son oeil était "tuméfié". On ne voit cependant pas que l'intéressée, qui n'est pas médecin et qui répondait aux questions de la police ensuite de l'altercation, aurait employé ce terme en entendant lui conférer son sens strictement médical. Il ressort par ailleurs du rapport d'intervention qu'un agent a "fortement suggéré à [l'intimée] d'aller faire établir un constat médical pour sa blessure à l'oeil gauche" (pièce 9 du dossier cantonal, p. 3). Compte tenu de ce qui précède, il n'était pas arbitraire, pour la cour cantonale, de retenir que l'intimée avait, ensuite de la gifle reçue, présenté une blessure à l'oeil, communément désignée sous le terme "oeil au beurre noir". Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que la correction d'un éventuel vice dans la désignation de la lésion serait de nature à influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF), l'infraction de lésions corporelles simples qualifiées étant de toute manière réalisée pour ces faits (cf. consid. 2.3 infra).