Citation: 4C.189/2005 17.11.2005 E. A

Par contrat de travail du 8 décembre 2000, X.________, médecin, a engagé, pour son cabinet de A.________, Y.________, domiciliée à B.________, en qualité d'assistante médicale à plein temps dès le 1er janvier 2001. Enceinte depuis septembre 2002, Y.________ a fait part à son employeur, en janvier 2003, de son intention de ne plus travailler à 100% après la naissance de son enfant. X.________ a refusé de réduire à 60% le taux d'activité de son employée, comme celle-ci le lui demandait. Dans un courrier du 24 janvier 2003, il invitait Y.________ à lui préciser si elle entendait résilier le contrat de travail ou reprendre son emploi à plein temps à l'issue du congé maternité. L'assistante médicale a répondu qu'elle ne voulait pas travailler à 100%, mais qu'elle ne donnerait pas son congé pour éviter des sanctions de l'assurance-chômage. X.________ a entrepris des démarches pour trouver une remplaçante. Début mai 2003, une assistante médicale a effectué un stage au cabinet. Y.________ l'a présentée à plusieurs personnes en la désignant comme son successeur. A la même époque, X.________, qui exerce également à C.________, a décidé de fermer son cabinet de A.________; il en a informé la stagiaire, qu'il renonçait donc à engager. Celle-ci a rapporté le fait à Y.________. Le 13 mai 2003, à la suite de complications liées à la grossesse, l'assistante médicale a consulté son médecin, qui a attesté de son incapacité de travail totale jusqu'à l'accouchement. L'enfant est né le 5 juin 2003. Dès le 30 avril 2003, les assureurs de protection juridique de l'employée et de l'employeur ont échangé une correspondance à propos des droits de la salariée en matière de congé maternité payé, de retenues de salaire effectuées à partir de février 2003 et de l'adaptation rétroactive du salaire dès janvier 2002. Le 28 juillet 2003, Y.________ a adressé à X.________ une lettre recommandée comprenant notamment les termes suivants: «Mon congé maternité prenant fin le jeudi 31 juillet 2003 (...), je vous informe que je me présenterai à mon travail le lundi 4 août 2003 à l'heure habituelle (le vendredi 1er août 2003 étant un jour férié).» Le 4 août 2003, l'assistante médicale s'est effectivement rendue à A.________, où elle a trouvé porte close et une notice mentionnant la fermeture définitive du cabinet. Elle a reçu son salaire jusqu'à fin juillet 2003. Par courrier du 30 septembre 2003 adressé au conseil du médecin, l'assureur de protection juridique de Y.________ s'est étonné notamment du fait que X.________ n'ait pas averti son assistante de la fermeture du cabinet; il estimait au surplus que l'employeur avait manqué à son obligation de fournir du travail à son employée et qu'il lui devait divers montants à ce titre. Le 10 octobre 2003, par l'intermédiaire de son conseil, X.________ a résilié le contrat de travail le liant à Y.________ pour le 31 décembre 2003. Pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2003, Y.________ a perçu des indemnités de chômage pour un montant total de 5'235 fr.25.