Citation: 4A_184/2021 E. 5.2

5.2. Quant à l'existence d'un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), cette condition n'est réalisée, selon la jurisprudence, que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel, résultant par exemple d'un accroissement de la durée et des frais de la procédure, est insuffisant (ATF 144 III 475 consid. 1.2; ATF 142 III 798 consid. 2.2; 141 III 80 consid. 1.2). Il incombe au recourant de démontrer l'existence d'un tel préjudice lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3). En l'espèce, le recourant allègue que si la procédure civile devait être suspendue, il y aurait " lieu de redouter " que ses atteintes à la santé se seront estompées, voire auront disparu, " lorsqu'elles seront examinées par des experts ". Cela le priverait d'apporter les preuves nécessaires à l'appui de ses prétentions d'assurance et lui occasionnerait un préjudice irréparable. Toutefois, comme l'a relevé le Juge délégué, un rapport d'expertise bidisciplinaire en rhumatologie et en psychiatrie a déjà été établi en janvier 2020, dans le cadre d'une demande de prestations déposée par le recourant auprès de l'assurance-invalidité. Par ailleurs, cette dernière a informé le recourant le 19 novembre 2020 de la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise pluridisciplinaire, portant sur les plans de la médecine interne, de la rhumatologie, de la neurologie et de la psychiatrie. Ainsi que l'a souligné le Juge délégué, les conclusions de cette expertise pourront très vraisemblablement être reprises dans le cadre de la procédure civile - au besoin, après la formulation de questions complémentaires aux experts -, ce que le recourant ne conteste pas. Dès lors, force est de constater que l'état de santé du recourant a fait, et fait toujours, l'objet d'investigations par l'assurance-invalidité, lesquelles sont pertinentes pour la procédure civile. Dans ces conditions, le recourant ne parvient pas à démontrer qu'une suspension de la procédure civile lui causerait un préjudice irréparable. Certes, le moment auquel sera réalisée cette expertise pluridisciplinaire n'est pour l'heure pas connu. Le recourant ne prétend toutefois même pas qu'une expertise requise dans le cadre de la procédure civile serait mise sur pied à plus bref délai. Les conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF ne sont donc pas réalisées.