Citation: 5A_395/2019 E. 6.1

6.1. La recourante reproche encore à l'autorité précédente d'avoir violé l'art. 132 al. 1 CPC en omettant de l'inviter à rectifier les vices dont elle estimait que la procuration conférée à son avocat était entachée. La négation des pouvoirs de ce mandataire procède ainsi d'un formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.). L'intéressée perd de vue que l'octroi d'un délai aux fins de rectification suppose que le manquement ne soit pas volontaire (ATF 142 V 152 consid. 4.5; arrêt 5D_142/2017 du 24 avril 2018 consid. 3.1, avec les références). Or, en l'espèce, la recourante soutient que le juge doit se fonder uniquement sur les documents à sa disposition et que ceux-ci ne donnaient nullement à penser que la procuration en cause ne serait pas valable. Par ailleurs, à aucun moment, elle n'a tenté d'établir que la procuration contestée était valable, que ce soit dans son écriture du 3 septembre 2018 ou dans son mémoire au Tribunal fédéral, dans lequel elle explique que la question peut même rester irrésolue. Quoi qu'il en soit, une procuration en apparence régulière avait été produite par la recourante, si bien que la nécessité d'octroyer un délai pour la " rectifier " ne s'imposait pas.