Citation: 5D_66/2019 E. 3.1

3.1. Devant le magistrat précédent, le poursuivi a soulevé sept griefs à l'encontre du jugement attaqué: Dans son premier grief, le poursuivi semble objecter la compensation avec les allocations familiales perçues par son épouseentre septembre 2015 et juillet 2016. La décision qu'il invoque pour établir sa créance compensante prévoit que l'épouse est tenue de verser au poursuivi les allocations de formation (425 fr.) qu'elle perçoit pour leur fille; or, ladite décision est datée du mois de " novembre 2016", en sorte que, pour la période considérée, aucun titre exécutoire n'imposait à l'intéressée de verser en main du poursuivi des allocations familiales d'un quelconque montant. Les griefs 2 à 6 sont irrecevables, faute de répondre aux exigences de motivation posées par l'art. 321 al. 1 CPC; le recourant ne formule pas de critique compréhensible et renvoie - de manière inadmissible - à la détermination qu'il a produite en première instance. Dans son dernier grief, le recourant paraît s'en prendre aux décisions prises sur mesures protectrices de l'union conjugale. Or, le juge de la mainlevée n'a ni à revoir ni à interpréter le titre qui lui est produit, mais il se borne à vérifier l'existence d'un titre exécutoire et à statuer sur les éventuels moyens libératoires du poursuivi; il s'ensuit que le grief est également irrecevable.