Citation: 8C_117/2020 E. 4.4

4.4. En l'espèce, le docteur E.________ est d'avis qu'il existait un état antérieur dégénératif sur le genou droit du recourant qui a été déstabilisé de façon temporaire par l'accident du 23 avril 2017, vu les résultats de l'IRM du 26 juillet 2018 révélant une déchirure méniscale horizontale du ménisque interne en regard de la zone de chondropathie, ce qui est typique d'une pathologie dégénérative (rapport du 15 avril 2019). Son opinion n'a pas été remise en question par des avis médicaux postérieurs, à l'exception de celui du docteur F.________. Ce médecin a toutefois justifié son appréciation selon laquelle les lésions existantes étaient d'origine traumatique par le seul fait que toutes les plaintes et pathologies étaient apparues après l'accident, ce qui relève d'un raisonnement de type "post hoc ergo propter hoc" comme l'a retenu la juridiction cantonale, et n'est pas suffisant pour remettre en cause l'appréciation du docteur E.________ (cf. consid. 3.1 supra). Tel n'est pas non plus le cas de la littérature médicale dont se prévaut le recourant. En effet, la possibilité que - théoriquement - un accident puisse provoquer une chondropathie et que les lésions puissent demeurer asymptomatiques durant 12 à 18 mois ne change rien au fait que le docteur E.________ a relevé dans le cas concret, sur l'IRM du 26 juillet 2018, un caractère horizontal à la déchirure méniscale du ménisque interne dans la zone de chondropathie, propre aux pathologies dégénératives. L'absence d'autre signe d'arthrose sur ladite IRM ne permet pas non plus d'infirmer ce constat. Cela étant, la cour cantonale pouvait inférer de l'avis du docteur E.________ que les troubles au genou droit du recourant étaient d'origine dégénérative. Elle ne saurait au demeurant se voir reprocher d'avoir procédé à une appréciation anticipée arbitraire des preuves en n'ordonnant pas la mise en oeuvre d'une expertise, quand bien même elle a indiqué que les résultats de l'arthroscopie proposée par le docteur F.________ pourraient éventuellement constituer un moyen de preuve nouveau. Une telle intervention n'a pas été ordonnée, sa proposition ressort d'un rapport dont les premiers juges ont mis en doute la valeur probante et ceux-ci n'ont nullement reconnu qu'elle permettrait effectivement d'établir si la lésion du genou est d'origine dégénérative ou traumatique. Or, vu les pièces figurant au dossier, ils pouvaient tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante (cf. consid. 3.2), que les troubles subsistant au 1er septembre 2018 n'étaient pas en lien de causalité avec l'accident du 23 avril 2017.