Citation: 6B_1284/2019 E. 1.3

1.3. Le recourant invoque une prétendue coordination au cours de l'instruction entre l'intimée et sa mère. Son argumentation se fonde sur la relation très étroite qui liait les deux femmes et sur le soutien que la mère aurait apporté à sa fille au cours de la présente procédure. Ces éléments ne suffisent pas pour faire admettre que la version des faits de l'intimée aurait été discutée entre elles. Par ailleurs, le recourant prétend qu'il est faux de considérer que la mère n'a pas fait de confidences à sa fille concernant ses pratiques sexuelles avec lui. Les deux déclarations qu'il invoque dans ce contexte ne sont pas de nature à remettre en question les déclarations de l'intimée. La déclaration qui a trait au fait que la mère de l'intimée aurait confié à cette dernière avoir été blessée parce que le recourant lui aurait dit qu'elle était trop vieille pour faire l'amour dans la douche n'est d'aucune pertinence puisque les actes imputés à celui-ci ne se sont pas déroulés à cet endroit. Par ailleurs, le fait que la mère de l'intimée ait réalisé que son ex-mari utilisait le même langage avec elle qu'avec sa fille ne suppose pas non plus que les deux femmes aient échangé des confidences sur le comportement sexuel du recourant. Les propos en question, que le recourant a tenus tant avec la mère lorsqu'elle trompait son mari avec lui qu'à la fille lorsqu'il abusait d'elle, à savoir que ça n'est pas sale si c'est fait avec amour et ça n'est pas mal car personne ne va le savoir n'ont en effet pas trait à son comportement sexuel proprement dit.