Citation: 1C_338/2023 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante se prévaut pour l'essentiel d'une prétendue augmentation du trafic routier entraînée par la réalisation du projet - et des nuisances en découlant - pour fonder sa qualité pour agir. La parcelle 2455 est accessible depuis l'autoroute N12 par la sortie "Matran", puis en reprenant la route cantonale 2110 jusqu'au giratoire d'Avry-sur-Matran qui croise la route cantonale 2100 "Fribourg / Prez / Payerne / Estavayer-le-Lac" Il faut ensuite poursuivre sur la route des ppp pour entrer dans le village d'Avry-sur-Matran, continuer la route de rrr, puis bifurquer sur la rue xxx. Selon les constatations cantonales, cette dernière rue ne dessert que les parcelles - dont celle de la recourante - adjacentes aux trois voies sans issue qui la composent. Ainsi, il apparaît non seulement que la parcelle de la recourante se trouve éloignée de l'axe principal que constituent les routes cantonales 2100 et 2110, mais également sur une route sans issue sur laquelle seuls circulent les riverains de la rue xxx. Il n'apparaît du reste pas manifeste qu'une augmentation de la charge sur cet axe principal augmenterait le trafic aux abords de sa parcelle. On cherche par ailleurs en vain dans les explications de la recourante un indice permettant de conclure que le remplacement de deux arrêts de train par une halte unique entraînerait une augmentation du trafic routier perceptible jusqu'aux abords de sa parcelle située à plus de 800 m, au bout d'un accès riverain. La recourante cantonne en effet son argumentation aux effets du PAD Avry-Centre sur le secteur concerné. Or, ne lui en déplaise, la cause au fond ne porte pas sur le PAD Avry-centre, qui fait l'objet d'une procédure distincte, actuellement suspendue, mais sur l'approbation des plans d'une installation ferroviaire, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'y attarder. La Cour de céans relève toutefois que la limite du secteur d'Avry-Centre la plus proche de la parcelle 2455 s'en trouve éloignée de plus 400 m (à ce propos, voir arrêt rendu ce jour dans la cause 1C_604/2022) et que les explications de la recourante en lien avec la recevabilité de son recours au TAF ne convainquent nullement qu'il pourrait en résulter des nuisances perceptibles au niveau de sa parcelle au point de fonder sa qualité pour agir.