Citation: 4A_257/2014 E. 5.2

5.2. Le premier argument soulevé par l'intimée tombe d'emblée à faux puisque la cour cantonale n'a pas fondé sa décision en se référant aux seules confusions concrètes constatées. Celle-ci relève par ailleurs, conformément à la jurisprudence de la Cour de céans, que les confusions concrètes ne sont qu'un indice d'un risque de confusion (cf. ATF 122 III 369 consid. 2c p. 373). Quant au deuxième argument, il repose sur la prémisse, erronée, d'une application du principe de la spécialité ( Branchensystem ) en droit des raisons de commerce, et il se révèle sans consistance (cf. ATF 127 III 160 consid. 2 p. 165). En réalité, la cour cantonale a examiné l'ensemble des circonstances pertinentes et elle a admis, à juste titre, que les raisons de commerce considérées ne se distinguent pas suffisamment dans l'esprit du public. C'est également à bon droit qu'elle a souligné qu'il s'agissait d'apprécier d'une façon plus rigoureuse si les raisons de commerce, qui contiennent le même élément essentiel " Arthur ", se distinguent de manière particulièrement nette (cf. arrêt 4A_45/2012 du 12 juillet 1012 consid. 3.2.2 publié in sic! 12/2012 p. 816; ATF 127 III 160 consid. 2b/cc p. 168; 118 II 322 consid. 1 p. 323), ce qui n'est en l'occurrence manifestement pas le cas.