Citation: 8C_366/2022 E. 5.4.1

5.4.1. En l'occurrence, la Caisse a rendu une première décision de restitution le 27 février 2019, par laquelle elle a réclamé à l'intimé le remboursement d'un montant de 25'856 fr. 30, correspondant à la différence entre les 400 indemnités qu'il avait touchées et les 260 indemnités auxquelles il avait droit. Après que l'intimé eut formé opposition contre cette décision de restitution, la recourante s'est rendu compte que ce n'étaient pas 260 indemnités de chômage auxquelles l'intimé avait droit, mais seulement 50 (compte tenu des 210 indemnités de chômage déjà perçues en Allemagne qu'il fallait porter en déduction des 260). Plutôt que de rendre une décision sur opposition réclamant la différence de 41'441 fr. 50, la recourante a informé l'intimé par lettre du 21 octobre 2019 qu'une décision sur opposition pourrait lui être plus défavorable; elle n'excluait cependant pas de reconsidérer ultérieurement sa décision de restitution du 27 février 2019 si les conditions en étaient données, ce qu'elle a fait le 9 janvier 2020. A la différence du cas visé par l'arrêt C 19/03, cette nouvelle décision de reconsidération revenait certes à annuler la décision de restitution du 27 février 2019 mais en la remplaçant sur le champ par une décision de restitution portant sur le montant de 67'297 fr. 80. Quoi qu'il en soit, la question de savoir si le délai de péremption avait été valablement sauvegardé par la première décision du 27 février 2019 ne se posait pas, puisque la nouvelle décision du 9 janvier 2020 a également été rendue dans le respect du délai de péremption d'une année.