Citation: 5A_619/2017 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant invoque une application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 407b et 52 CPC. Il reproche tout d'abord à l'autorité cantonale d'avoir déclaré irrecevables ses conclusions modifiées au motif qu'il n'avait pas satisfait à son devoir de diligence en ne les formulant qu'à l'audience d'appel. Il relève qu'aucune notion d'immédiateté ne découle de l'art. 407b CPC et que le Message du Conseil fédéral concernant la révision du Code civil suisse (cf. infra consid. 3.2.2.1) est muet sur ce point. Il ajoute que l'autorité cantonale ne l'a pas non plus interpellé à ce sujet alors que les maximes inquisitoire et d'office sont applicables. Il relève également que la modification de ses conclusions en audience d'appel n'a pas troublé le cours du procès, étant donné que l'autorité cantonale n'aurait en tous les cas pas instruit cette question avant l'ouverture des débats. Le recourant se plaint aussi d'une violation de l'interdiction du formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.), en tant notamment que le raisonnement de l'autorité cantonale conduit à ce que l'application du droit transitoire devient une fin en soi et entrave de manière insoutenable la concrétisation du nouveau droit de l'entretien de l'enfant censé renforcer la protection des intérêts de celui-ci.