Citation: U 617/06 29.03.2007 E. 3

La recourante reproche ensuite aux premiers juges d'avoir examiné la question de la causalité adéquate au regard de la jurisprudence en matière de troubles psychiques (ATF 115 V 133, 413) et non celle qui est applicable en cas de traumatisme de type « coup du lapin »(ATF 117 V 359). Ce reproche n'est pas justifié. En effet, si les lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des suites d'un traumatisme de type « coup du lapin » à la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue ou d'un traumatisme cranio-cérébral, bien qu'en partie établies, sont reléguées au second plan par rapport aux problèmes d'ordre psychique, ce sont les critères énumérés aux ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409, qui doivent fonder l'appréciation de la causalité adéquate (ATF 123 V 98 consid. 2a p. 99; RAMA 2002 n° U 470 p. 532 consid. 4a). Or, en l'espèce, comme l'ont considéré les premiers juges sur la base de l'expertise du CMD, après un délai de six mois à compter de l'accident, la symptomatologie constatée est l'expression d'une surcharge psychogène massive. Pour ce qui est de l'examen des critères en matière de causalité adéquate dans le domaine des troubles psychiques consécutifs à un accident, on ne peut que renvoyer au jugement attaqué, qui retient au terme de cet examen et conformément à la jurisprudence, que les critères déterminants ne sont pas réunis.