Citation: 6B_1109/2021 E. 2.5.1

2.5.1. En ce qui concerne la crédibilité des déclarations du recourant, la cour cantonale a considéré en substance que l'intéressé n'avait pas hésité à mentir lors de son interrogatoire à la police, en répondant par la négative à la question de savoir s'il avait fait l'objet de condamnations. Elle a jugé que l'argumentation du recourant, selon laquelle il n'aurait pas compris la question qui lui était posée au sujet de ses antécédents, prétendant qu'il songeait à des infractions du même genre que celles dont il était accusé, était vaine pour une personne comprenant parfaitement le français et disposant d'un bon niveau d'instruction. La cour cantonale a également relevé, à l'instar du tribunal de première instance, que le recourant avait également menti en soutenant qu'il ne comprenait pas pourquoi ses rapports avec ses enfants étaient rompus, alors qu'il était établi que c'était lui qui en avait décidé ainsi, en écrivant à la Présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne qu'il renonçait à ses droits parentaux envers ses quatre fils au mois de mai 2013. La cour cantonale a également rejeté l'argument du recourant selon lequel, pour autant que de tels mensonges soient établis, aucune conclusion ne pouvait en être tirée en relation avec les faits reprochés, relevant qu'il était évident que la propension à mentir dans une procédure pénale constituait un élément d'appréciation de la crédibilité à accorder à la version d'une partie. Enfin, la cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient directement constaté une manoeuvre d'intimidation de la part du recourant sur son fils lors de l'audience de première instance. Elle a considéré qu'il n'y avait strictement aucune raison de mettre en doute ce constat, d'autant que le recourant avait bien déclaré à son fils en audience "tu vas rentrer dans ta vie d'adulte et je pense que tu ne pourras pas t'épanouir avec ce mensonge sur la conscience", ce qui relevait bien d'une volonté de faire culpabiliser et donc d'intimider. Elle a ainsi considéré que les considérations faites par les premiers juges quant à la crédibilité à donner aux déclarations, respectivement aux dénégations du prévenu ne prêtaient pas non plus le flanc à la critique. Du reste, la mauvaise impression qui se dégageait des auditions successives du recourant s'était confirmée à l'audience d'appel, où l'intéressé avait été jusqu'à déclarer qu'il pensait avoir été un père modèle, alors que tout le dossier et l'ensemble des déclarations de ses fils démontraient le contraire.