Citation: U 76/00 06.06.2000 E. 2

2.- a) Si le degré d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une modification déterminante, la rente est, pour l'avenir, augmentée ou réduite proportionnellement, ou supprimée (art. 22 al. 1, 1ère phrase, LAA). Selon la jurisprudence relative à la révision de rente dans l'assurance-invalidité (art. 41 LAI), applicable également dans l'assurance-accidents au sens de la LAA (RAMA 1987 no U 32 p. 446), la rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 113 V 275 consid. 1a et les références; voir également ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). Ainsi, tout changement important des circonstances, propre à influencer le degré d'invalidité, donc le droit à la rente, peut donner lieu à une révision de celle-ci. Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une comparaison des revenus. Pour cela, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 28 al. 2 LAI). La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 104 V 136 consid. 2a et 2b). Le facteur déterminant pour fixer le degré d'invalidité n'est pas l'estimation théorique de l'incapacité de travail mais bien uniquement l'incidence économique de l'atteinte à la santé (RAMA 1996, n° U 237, p. 34 consid. 3b). Ainsi que le Tribunal fédéral des assurances l'a déclaré à maintes reprises, la notion d'invalidité est, en principe, identique en matière d'assurance-accidents, d'assurance militaire et d'assurance-invalidité. Dans ces trois domaines, elle représente la diminution permanente ou de longue durée, résultant d'une atteinte à la santé assurée, des possibilités de gain sur le marché du travail équilibré qui entre en ligne de compte pour l'assuré (ATF 119 V 470 consid. 2b, 116 V 249 consid. 1b et les arrêts cités). L'uniformité de la notion d'invalidité doit conduire à fixer pour une même atteinte à la santé un même taux d'invalidité. L'assureur accidents ne peut donc s'écarter sans motifs suffisants du degré d'invalidité fixé par l'assurance-invalidité, aucune priorité ne pouvant être accordée à l'évaluation opérée par l'assureur accidents (ATF 119 V 471 consid. 3; RAMA 1995, n° U 220, p. 108 in fine). b) La Cour cantonale a considéré en bref que l'état de santé de l'assuré ne s'était pas modifié dans une mesure suffisante pour augmenter son degré d'invalidité. Elle a en outre retenu que le préjudice économique qu'il subissait ne s'était pas aggravé. Le recourant fait valoir principalement que son état de santé s'est aggravé depuis le 2 novembre 1996 et que dès le 1er décembre 1997 sa capacité résiduelle de travail ne dépasse pas 30 % dans une activité légère. Il ajoute que par décision du 25 février 1999, l'Office de l'assuranceinvalidité du canton de Vaud a porté son degré d'invalidité à 85 % depuis le 1er février 1997.