Citation: 1C_252/2023 E. 3.2

3.2. À l'issue de l'inspection locale, sur suggestion de la cour cantonale, les parties ont convenu que la DGMR effectuerait une mesure de bruit sur la maison de l'intimé au niveau de la fenêtre supérieure. Ces mesures ont été réalisées le 23 juin 2022. Les valeurs obtenues étaient, avec un trafic journalier moyen (ci-après: TJM) de 7'350 véhicules par jour en 2015, de 62 dB (A) de jour et 53 dB (A) de nuit, pour la première prise (15h52); de 59 dB (A) de jour et 49 dB (A) de nuit, pour la seconde prise (16h30). Avec un TJM de 9'500 véhicules par jour en 2030, ces valeurs étaient de 64 dB (A) de jour et 55 dB (A) de nuit, pour la première prise; de 60 dB (A) de jour et 52 dB (A) de nuit, pour la seconde prise. Aucune mesure ne dépassait ainsi les VLI définies à l'annexe 3 de l'OPB (65 dB[A] de jour et 55 dB[A] de nuit, pour un secteur en DSIII). La cour cantonale a par ailleurs constaté que ces mesurages étaient tous inférieurs aux niveaux d'évaluation de l'étude d'assainissement 2013. L'instance précédente, au sein de laquelle siégeait un assesseur spécialisé en acoustique, s'est dite surprise par ces résultats, s'attendant au contraire à une augmentation du niveau d'évaluation. Un écart de 3 à 7 dB (A) entre 2013 et 2022 semblait particulièrement élevé, de même que l'écart de 3 dB (A) entre la première mesure de 2022 (15h52) et la seconde (16h30). À cela s'ajoutait que le recourant à la procédure cantonale n'entendait pas requérir une contre-expertise et qu'il ne ressortait pas des écritures de la DGMR que celle-ci envisageait de retenir ces résultats comme déterminants. Dans ces conditions, les résultats de 2022 ne pouvaient être confirmés. Il ne se justifiait en définitive pas de s'écarter des immissions de bruit établies dans le rapport d'assainissement 2013, qui ont été mesurées et corrigées selon la méthodologie recommandée par l'OFROU et l'OFEV.