Citation: 2A.448/2006 16.03.2007 E. 5

Abstraction faite du contexte dans lequel A.X.________ a pu entrer légalement en Suisse et des circonstances dans lesquelles les autorités fédérales ont dû statuer sur son cas - questions qui feront l'objet du consid. 6, ci-après -, force est de constater que la recourante ne remplit pas les conditions du regroupement familial (partiel), telles que précisées par la jurisprudence. Jusqu'à sa venue en Suisse, en mai 2005, A.X.________ a toujours vécu avec sa mère, quand bien même son père avait obtenu un droit de garde sur elle, à titre de mesure préprovisionnelle, en août 1998. En outre, à l'exception d'une année passée en Suisse, elle a vécu dans sa patrie jusqu'en mai 2005, alors que son père a quitté le Kosovo en mars 1996 déjà. Même si A.X.________ a entretenu durant toutes ces années des contacts avec son père, on ne saurait considérer que cette relation, même forte, était prépondérante jusqu'en mai 2005, par rapport à celle qu'elle avait avec sa mère. En effet, cette dernière s'est toujours occupée de sa fille et l'a entièrement élevée, puisque A.X.________ avait 18 ans lorsqu'elle l'a quittée. En outre, la recourante a, dans son pays d'origine, des liens familiaux qui lui permettraient d'y vivre même si les conditions pour poursuivre des études, puis entrer dans la vie économique sont nettement moins favorables qu'en Suisse. D'ailleurs, lors de sa première venue en Suisse, en 1998, A.X.________ avait obtenu une autorisation de séjour à l'année, mais elle est repartie et a terminé sa scolarité obligatoire au Kosovo. Et c'est précisément pour que l'intéressée puisse achever cette formation de base dans sa patrie que la demande de regroupement familial a été différée, ce qui laisse penser que ladite demande ne repose pas en priorité sur des motifs affectifs.