Citation: 1B_134/2019 E. 1

A.________ fait l'objet d'une procédure pénale instruite par le Ministère public de la République et canton de Genève pour dommages à la propriété, menaces, injures, violence ou menaces contre les autorités ou les fonctionnaires et lésions corporelles simples, d'office et sur plainte de D.________. Il lui est reproché d'avoir frappé à plusieurs reprises cette dernière en 2017 et 2018, ainsi que d'avoir, le 8 novembre 2018, endommagé la porte palière de l'appartement de la plaignante, d'avoir insulté et menacé de mort D.________ ainsi que la mère de celle-ci et de s'être violemment opposé à son interpellation alors qu'il était en possession d'un bâton tactique. Le 8 novembre 2018, le Ministère public a ordonné la défense d'office du prévenu et lui a désigné Me B.________ à cet effet. Le 13 décembre 2018, le conseil de D.________ s'est opposé à la constitution de Me B.________ en qualité de défenseur d'office de A.________ au motif qu'elle était constituée pour un autre prévenu dans une procédure pénale différente dans laquelle sa cliente était partie plaignante. Par ordonnance du 8 janvier 2019, le Ministère public a relevé Me B.________ de son mandat d'office et désigné un nouveau défenseur d'office à A.________ en la personne de Me C.________. Statuant sur recours du prévenu, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a, par arrêt du 25 février 2019, annulé cette décision et réintégré Me B.________ en qualité de défenseur d'office de A.________. Le 8 mars 2019, Me C.________ a demandé à pouvoir poursuivre sa mission de défenseur d'office du prévenu en accord avec celui-ci qui se plaignait du fait que Me B.________ n'était pas venue lui rendre visite en prison depuis sa réintégration. Le Ministère public a répondu le 14 mars 2019 que l'ordonnance qui le désignait comme tel avait été annulée et qu'il appartenait au prévenu de saisir le Tribunal fédéral et d'obtenir l'annulation de l'arrêt de la Chambre pénale de recours du 25 février 2019 s'il entendait obtenir sa réintégration. Par acte daté du 18 mars 2019 et posté en recommandé le 21 mars 2019, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral en concluant à ce que Me C.________ soit réintégré comme défenseur d'office.