Citation: 1B_72/2022 E. A

A.a. Le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après : le Ministère public) instruit, depuis le 21 juin 2017, une enquête notamment contre A.________ pour tentative de vol, blanchiment d'argent, entrée illégale, séjour illégal et infraction grave à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121; procédure PE17.011760). A.b. Par ordonnance du 25 juillet 2018, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a autorisé l'exploitation, dans le cadre de la procédure PE17.011760 et à l'encontre de tous les prévenus, des données découvertes fortuitement lors des surveillances actives, rétroactives et techniques autorisées par différentes décisions rendues entre le 26 juin 2017 et le 3 mai 2018 (cause PE17.011760), respectivement les 29 janvier, 15 février et 23 mars 2018 (procédure P__2). Le 27 novembre 2018, le Ministère public a notamment rejeté la demande du 31 octobre 2018 déposée par A.________ visant à obtenir le retrait des enregistrements et des informations de localisation réalisés à l'étranger, constatant dès lors que ces éléments étaient exploitables. Cette décision a été confirmée par arrêt du 7 février 2019 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Chambre des recours pénale). Le 15 novembre 2019 (cause 1B_164/2019 publiée aux ATF 146 IV 36), le Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ contre l'arrêt précité et l'a annulé dans la mesure où il ordonnait le maintien au dossier des enregistrements effectués à l'étranger; la cause a été renvoyée à l'autorité précédente afin en substance qu'elle détermine les données éventuellement illicites, ordonne leur destruction immédiate et examine, le cas échéant, les griefs en lien avec les preuves dites dérivées (cf. consid. 2.5). A la suite de la reprise de la cause, la Chambre des recours pénale a, le 15 mai 2020, confirmé l'ordonnance du 24 avril 2020 du Ministère public déclarant les données litigieuses exploitables au vu notamment du consentement obtenu par le biais de l'entraide internationale de certaines des autorités étrangères concernées. Le 15 février 2021 (cause 1B_307/2020), le Tribunal fédéral a admis le recours formé notamment par A.________ contre cette décision, l'a annulée et a ordonné la destruction immédiate des données de localisation et des conversations enregistrées effectuées par le biais de dispositifs techniques de surveillance à l'étranger; la cause a été renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle procède notamment à cette destruction et entre en matière sur les griefs soulevés en lien avec les preuves dites dérivées (cf. consid. 7). A.c. Le 17 mars 2021 - arrêt notifié le 13 avril suivant -, la Chambre des recours pénale a donné pour instruction au Ministère public de retrancher les preuves illicites, ainsi que les preuves dérivées. La cour cantonale a en particulier relevé que le Ministère public avait identifié les données - conversations et localisations - recueillies à l'étranger et avait mandaté la police en vue de l'établissement d'un nouveau rapport final n'en tenant pas compte; selon les déterminations du Ministère public, il aurait en outre déjà commencé l'examen et le tri des pièces, ainsi que des procès-verbaux afin d'identifier les preuves dérivées. La Brigade des stupéfiants de la Police de sûreté vaudoise a rendu un rapport d'investigation le 19 avril 2021, lequel corrigeait celui établi le 14 novembre 2019; ce nouveau rapport ne tenait notamment pas compte des données recueillies à l'étranger, à l'exception de deux conversations à décharge. S'agissant de A.________, le rapport faisait état d' un trafic portant sur des quantités de drogue et des bénéfices très importants. Le prévenu était également soupçonné d'avoir participé à une tentative de vol par effraction dans un magasin de U.________ le 24 novembre 2012, d'être venu en Suisse à plusieurs reprises et d'y avoir séjourné malgré une interdiction d'entrée dans ce pays, ainsi que d'avoir transféré ou fait transférer l'argent issu du trafic de stupéfiants à l'étranger et de l'avoir réinvesti, notamment dans des véhicules. Le Ministère public a, le 6 août 2021, communiqué aux parties le résultat de son tri des données et les a invitées à se déterminer, y compris sur le rapport de police. A.________ a déposé ses observations le 5 octobre 2021, requérant le retrait de l'entier des conversations et données de localisation dès le 24 juillet 2017 compris, ainsi que le retrait de plusieurs pièces du dossier.