Citation: 1C_475/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Dans le cas d'espèce, il est incontesté que la résiliation des rapports de service décidée le 13 septembre 2018 par le conseil communal de Martigny n'était pas fondée juridiquement. En effet, les considérants de la décision du 12 juillet 2021 indiquent en substance que le conseil communal a résilié les rapports de service en violant l'art. 58 LcPers, le droit d'être entendu du recourant, ainsi que le principe de proportionnalité. Le Conseil d'État a admis le recours (ch. 1 du dispositif) et annulé la décision communale "dans le sens des considérants" (ch. 2 du dispositif). Seule l'interprétation du chiffre 2 du dispositif de la décision du 12 juillet 2021 demeure litigieuse. Dans le considérant 6 de sa décision, le Conseil d'État précisait qu'il renvoyait la cause à la commune pour nouvelle décision, cette dernière pouvant décider soit d'une réintégration du recourant avec son accord, soit du versement d'une indemnité, conformément à l'art. 66 LcPers. Amené à interpréter cette décision, le Tribunal cantonal a estimé que l'admission du recours par le Conseil d'État n'avait pas entraîné l'annulation de la résiliation, mais uniquement constaté le caractère injustifié de celle-ci.