Citation: 1P.434/2004 19.10.2004 E. 6

Dans la présente affaire, le recourant aurait dû s'en prendre au raisonnement des juges d'appel fondé sur le dossier de photographies. Il lui incombait de mettre en évidence d'éventuelles erreurs que ces magistrats auraient commises dans l'analyse ou l'interprétation de ces documents, ou d'éventuels vices dans la logique qui les a conduits à la constatation critiquée. Or, le recourant ne tente aucune réfutation de ce genre; il se borne à de simples dénégations. Il insiste très longuement sur sa propre version des faits, les déclarations de son épouse, les incertitudes qui subsistent sur le point de savoir si B.________ avait actionné l'indicateur de direction de sa voiture, le cas échéant à droite ou à gauche et avant ou après son entrée dans le giratoire, et l'appréciation retenue dans le jugement de première instance. Rien de cela n'est apte à révéler une violation des garanties constitutionnelles en cause. Pour autant que l'appréciation des preuves soit objective, ces garanties n'excluent aucunement que le juge de la cause pénale rejette certaines preuves favorables à l'accusé pour en retenir d'autres qui lui paraissent plus convaincantes. Faute de motivation pertinente, le recours de droit public est donc irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: