Citation: 6P.18/2003 11.03.2003 E. B

Cette condamnation repose, en résumé, sur les faits suivants. B.a En 1998 et au début 1999, A.________ a remis en plusieurs fois au garagiste B.________ une quantité totale de 244,7 grammes de cocaïne, correspondant à 119,2 grammes de cocaïne pure. Sur cette quantité, 44,7 grammes de cocaïne, d'un degré de pureté de 85 %, ont été remis à B.________ en vue de l'achat d'une voiture BMW, dont le prix était de 28.000 francs, et 100 grammes, d'un taux de pureté moyen de 40,6 % comme les 100 autres grammes restant, lui ont été remis en échange d'une voiture de marque Golf. B.b Dès le début de l'année 1998 et en cinq transactions, A.________ a remis au dénommé C.________, dont il était devenu le fournisseur, une quantité totale de 260 grammes de cocaïne, correspondant à 105,6 grammes de cocaïne pure. C.________ a remis 150 à 200 grammes de cette marchandise à un certain G.________, sur commande de ce dernier, qui en a toutefois emporté 50 grammes sans les payer. De ce fait, C.________ s'est trouvé dans l'impossibilité de payer une somme de 10.000 francs qu'il devait à A.________, qui a alors accepté de solder cette dette en reprenant la voiture Lancia de C.________. Une dizaine de jours après le transfert de la Lancia, en août 1998, A.________ a demandé à C.________ d'établir un contrat de vente pour ce véhicule, lui expliquant que ce serait une garantie pour tous deux si la police venait à enquêter à ce sujet. Peu après sa mise en liberté provisoire, vers la mi-novembre 1999, C.________ a fait l'objet de pressions et de menaces de la part d'A.________ et de l'entourage de ce dernier, pour l'amener à rectifier ses déclarations en ce sens qu'il aurait acheté la Lancia à A.________ pour 14.000 francs, payés en espèces, et que leurs transactions auraient porté sur du cannabis, et non de la cocaïne. B.c Au cours de l'année 1998, A.________ a remis à G.________, par l'intermédiaire du dénommé D.________, une quantité totale de 550 grammes de cocaïne, correspondant à 223,3 grammes de cocaïne pure. A cet égard, G.________ a expliqué avoir assisté à maintes reprises à des transactions entre A.________ et D.________; ce dernier, qui était son principal fournisseur, téléphonait à A.________ en demandant un nombre de "cassettes vidéo" correspondant au nombre de grammes de cocaïne à fournir, avant de rencontrer A.________, qui lui fournissait les quantités souhaitées; les transactions s'étaient notamment déroulées à cinq ou six reprises dans la cafétéria de l'hôpital d'Yverdon, à deux reprises dans un établissement public de Pontarlier ainsi que dans un café d'Estavayer-le-Lac. G.________ a reconnu avoir ainsi obtenu les 550 grammes de cocaïne retenus. B.d En 1998 et 1999, le dénommé E.________ a effectué divers déplacements en voiture, notamment en Suisse allemande, seul ou avec A.________, pour ramener de la cocaïne à l'intention de ce dernier, pour le compte duquel il a également dit avoir entreposé de la cocaïne à son domicile. En contre-partie, A.________ lui a remis à titre de commission ou vendu une quantité totale de 39 grammes de cocaïne, correspondant à 16,6 grammes de cocaïne pure. B.e Entendu par la police fribourgeoise en février 2000, le dénommé F.________ a déclaré avoir rendu divers services à A.________, notamment en entreposant de la cocaïne à son domicile pour le compte de ce dernier. Pour ces services, il a reconnu avoir obtenu d'A.________ une quantité totale de 5 grammes de cocaïne, correspondant à 2,1 grammes de cocaïne pure. B.f A.________ a constamment nié l'ensemble des faits décrits ci-dessus. Sur la base d'une appréciation des preuves, les juges cantonaux ont estimé que ces dénégations n'étaient pas crédibles et ont retenu que l'accusé s'était livré à un trafic portant sur une quantité totale de 466,8 grammes de cocaïne pure, en remettant 119,2 grammes de cocaïne pure à B.________, 105,6 grammes à C.________, 223,3 grammes à G.________ par l'intermédiaire de D.________, 16,6 grammes à E.________ et 2,1 grammes à F.________. Ils ont considéré que ces faits étaient constitutifs d'infraction grave à la LStup au sens de l'art. 19 ch. 2 de cette loi.