Citation: 5A_109/2007 25.09.2007 E. B

B.a Dans la poursuite en validation du séquestre n° 04 102856 Y initiée par Coffee pour les montants de 7'049'745 fr. 55 avec intérêts à 5% dès le 20 novembre 2002 et de 2'565 fr. 85, un exemplaire du commandement de payer a été notifié à chacun des prétendus représentants de RIG. Elena Collongues, qui représente aussi Coffee, n'a pas fait opposition au commandement de payer alors qu'Alexeï Golubovitch et Alexeï Oustiougov y ont fait opposition. Coffee a alors requis d'une part la continuation de la poursuite sur la base de l'exemplaire du commandement de payer notifié à Elena Collongues. D'autre part, elle a déposé une requête de mainlevée de l'opposition formée par Alexeï Golubovitch et Alexeï Oustiougov. B.b La réquisition de continuer la poursuite n° 04 102856 Y a été déclarée prématurée par l'Office des poursuites. Statuant le 17 février 2005, la Commission de surveillance a rejeté la plainte de Coffee, considérant que puisque l'un des deux exemplaires du commandement de payer a été frappé d'opposition, la poursuite ne pourra être continuée que lorsque cette opposition aura été levée. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral. B.c Le Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête de mainlevée de Coffee le 11 novembre 2004. Statuant sur appel de Coffee, la Cour de justice du canton de Genève a, par arrêt du 7 avril 2005, annulé le jugement de première instance, déclaré irrecevable l'opposition formée par Alexeï Golubovitch et dit que la poursuite irait sa voie. Le Tribunal fédéral a annulé cet arrêt le 7 octobre 2005 (5P.174/2005), pour le motif que le juge de la mainlevée n'a pas la compétence d'examiner la validité de l'opposition au commandement de payer, cette question ressortissant exclusivement aux autorités de surveillance. Reprenant la cause, la Cour de justice a, par arrêt du 1er juin 2006, confirmé le jugement de première instance. Limitant son examen à l'existence d'un titre de mainlevée, la Cour a considéré qu'il est vraisemblable que Coffee a valablement cédé à Speyer l'ensemble de ses droits à l'encontre de RIG. Elle se référait notamment sur ce point à une expertise judiciaire rendue dans le cadre de la procédure pénale ouverte sur dénonciation de Coffee pour faux dans les titres et escroquerie, laquelle avait constaté qu'il n'existait pas d'indice sérieux de falsification de la signature d'Elena Collongues apposée sur l'acte de cession. Aucun recours au Tribunal fédéral n'a été formé contre cet arrêt et Coffe n'a pas ouvert d'action en reconnaissance de dette.