Citation: 1C_107/2016 E. 9

Dans un ultime grief, le recourant se plaint "d'abus et d'excès du pouvoir discrétionnaire manifestés par la commune et repris intégralement par l'arrêt attaqué". Il reproche essentiellement à la commune de n'avoir pas tenu compte de la situation d'un bâtiment existant, n'ayant subi aucune modification depuis plusieurs dizaines d'années ni fait l'objet de plaintes des locataires, mais d'avoir au contraire ordonné des mesures comme s'il s'agissait d'un bâtiment neuf. Il y a en particulier abus du pouvoir d'appréciation lorsque l'autorité se fonde sur des considérations qui manquent de pertinence et sont étrangères au but visé par les dispositions légales applicables, ou lorsqu'elle viole des principes généraux du droit tels que l'interdiction de l'arbitraire, l'inégalité de traitement, le principe de la bonne foi et le principe de la proportionnalité (ATF 140 I 257 consid. 6.3.1 p. 267; 137 V 71 consid. 5.1 p. 73). Outre que l'on ne saisit guère où le recourant veut en venir avec cette argumentation, il apparaît qu'en préconisant l'élaboration d'un projet de mise en conformité, le cas échéant, en collaboration avec un expert ECA (cf. consid. 8.2), sans toutefois, à ce stade, imposer de mesures précises, l'arrêt attaqué consacre une solution proportionnée tenant compte des spécificités du bâtiment (cf. consid. 7.3). On ne discerne enfin pas en quoi - et le recourant ne l'explique pas - la prétendue absence de plainte des locataires et le caractère très honorable et estimable, selon lui, des activités déployées dans son immeuble témoigneraient d'un excès du pouvoir d'appréciation des autorités dans leur prise de décision. Appellatoire et insuffisamment motivé (art. 42 al. 2 LTF; cf. consid. 2), ce grief est irrecevable.