Citation: 2A.501/2003 23.10.2003 E. 1

Dans le cas particulier, selon les faits retenus par le Tribunal cantonal et qui lient le Tribunal fédéral (art. 102 al. 2 OJ), les conjoints sont officiellement séparés depuis le mois de mai 2001, soit depuis plus de deux ans, et rien n'indique qu'ils aient l'intention de vivre à nouveau ensemble. A cet égard, le recourant se contente d'affirmer qu'il pense sans autre pouvoir se réconcilier avec son épouse et reprendre la vie commune avec elle. Il n'établit cependant pas que cette dernière serait, comme lui, disposée à entreprendre une thérapie de couple, mais la rend au contraire responsable de la séparation effective et judiciaire du couple. Ce faisant, le recourant n'apporte aucun élément permettant d'entrevoir une réconciliation possible et, surtout, il ne démontre pas en quoi les époux pourraient avoir des intérêts com- muns justifiant la formation d'une véritable communauté conjugale. Pour le reste, il motive son recours uniquement par rapport au mariage de complaisance que son épouse avait dénoncé à l'autorité cantonale en novembre 2002, avant de revenir sur ses déclarations. Or, comme on l'a vu, le Tribunal cantonal n'a pas retenu l'existence d'un mariage fictif pour refuser la prolongation de l'autorisation requise, de sorte que ces griefs sont sans pertinence. 2.4 Dès lors que les époux n'entretiennent pas une véritable union conjugale au sens de la jurisprudence (ATF 124 II 361 consid. 3a p. 366), la recourante ne peut pas non plus invoquer la garantie de la vie familiale découlant de l'art. 8 § 1 CEDH ou 13 al. 1 Cst. (ATF 126 II 377 consid. 7 p. 394). 2.5 Au vu de ce qui précède, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral, ni abusé de son pouvoir d'appréciation, en refusant de prolonger l'autorisation de séjour du recourant. Le présent recours peut dès lors être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ. 2.6 Compte tenu de l'issue du recours, la demande d'assistance judiciaire doit être rejetée, le recours étant dépourvu de chances de succès (art. 152 al. 1 OJ; ATF 129 I 129 consid. 2.2 p. 134). Les frais judiciaires seront ainsi mis à la charge du recourant, en tenant compte de sa situation financière (art. 156 al. 1 et 153a OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: