Citation: 9C_692/2018 E. 4.3.1

4.3.1. Eu égard à ce qui précède, il convient dès lors de déterminer si, en fonction des constatations de la juridiction cantonale, selon lesquelles l'intimé a retrouvé une capacité totale de travail de janvier 2003 à octobre 2006 après deux ans d'incapacité partielle, l'invalidité de l'intimée a subi une interruption notable. Or, quoi que dise l'office recourant sur le caractère arbitraire de ces constatations en relation avec la motivation de l'expertise sur l'évolution de la capacité de travail, le docteur C.________ a bel et bien attesté une capacité totale de travail entre janvier 2003 et octobre 2006. Interrogé sur ce point particulier, il a aussi confirmé expressément son appréciation. De surcroît, l'expert a dûment motivé son point de vue. Il a décrit de manière détaillée les différents éléments anamnestiques qui avaient guidé ladite appréciation (cf. expertise, p. 28) et, sur demande de l'office recourant, a encore précisé ces éléments (cf. complément d'expertise, p. 1). Dans ces circonstances, il ne suffit donc pas - et il est même erroné - de prétendre comme le fait l'administration que l'amélioration de la situation ne ressortait nullement du rapport d'expertise sur lequel reposait le jugement cantonal. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient encore l'office recourant, malgré le fait que l'expert a dans son appréciation séparé en deux périodes distinctes (2000-2002; 2003-2006) une seule "entité" temporelle (2000-2006), il n'en demeure pas moins qu'il a bel et bien attesté une interruption de trois ans et dix mois de l'incapacité de travail. L'interprétation par l'administration du dossier médical, des informations concernant la période 2003-2004 ou des symptômes des diagnostics posés originellement existant durant la période 2003-2006 ne change rien à ce qui précède. L'office recourant procède en effet soit à sa propre appréciation de documents médicaux qui étaient connus du docteur C.________ et qui ont servi de base à son analyse, soit à sa propre appréciation des constatations de l'expert concernant des faits qui s'étaient produits près de dix ans auparavant sans apporter d'éléments établissant à un degré de vraisemblance suffisant que sa version serait plus convaincante que l'évaluation du docteur C.________, reprise par les premiers juges.