Citation: 9C_326/2015 E. 1

Cette argumentation ne révèle aucunement une appréciation arbitraire des preuves (sur cette notion, cf. ATF 139 I 334 consid. 3.2.5 p. 339; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5). En effet, le recourant meconnaît que la juridiction cantonale a analysé les diagnostics posés par les experts. Elle a distingué les pathologies avec impact sur la capacité de travail de celles sans influence, ainsi que les affections principales de celles en résultant pour ne retenir au final que le trouble panique et l'agoraphobie avec trouble panique comme diagnostics incapacitants. En soi, l'assuré ne critique pas ces constatations, mais se contente de souligner la différence de dénomination du trouble retenu. Cette façon de raisonner ne lui est d'aucune utilité dans la mesure où il apparaît que les deux experts font foncièrement référence au même problème incapacitant (trouble panique). Peu importent les mots employés pour décrire ce problème. Le recourant omet également que les premiers juges n'ont jamais prétendu être en présence de deux rapports en tous points concordants. Au contraire, ils ont constaté que lesdits rapports se complétaient sur le plan de l'évolution de la situation et que c'est seulement du point de vue diagnostique qu'ils convergeaient. Cette analyse n'exclut dès lors pas l'existence de conclusions différentes quant à la capacité résiduelle de travail. Celles-ci peuvent être reconnues comme valables et cohérentes en tant qu'elles portent sur des périodes différentes. La seule évocation d'une divergence ne suffit pas à démontrer l'arbitraire. On ajoutera que si le docteur D.________ a certes fait allusion à quelques difficultés dans la réalisation de son expertise (p. ex., des traits de personnalité difficilement explorables en un examen psychiatrique), il n'a néanmoins jamais déclaré ne pas être en mesure de remplir son mandat; son opinion a par ailleurs été corroborée sur les points essentiels par le docteur E.________.