Citation: 7B_746/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, l'autorité précédente a considéré que la mise en oeuvre d'une expertise dans le but de déterminer s'il était concevable qu'un état de somnolence en milieu d'après-midi et en position assise puisse provoquer une incapacité complète de résistance n'était pas pertinente en l'espèce, d'autant moins que les faits avaient eu lieu plusieurs années auparavant; elle a relevé qu'un état d'endormissement pouvait rapidement et dans toutes circonstances survenir pour certaines personnes, alors que pour d'autres cela ne pouvait arriver que dans un lit, dans la nuit et dans une atmosphère calme; cela dépendait des personnes et des situations dans lesquelles elles se trouvaient, raison pour laquelle il appartenait aux juges de se forger leur propre conviction sur la question, en fonction des éléments du dossier, et non à un expert de le déterminer. Cette motivation est convaincante. Le recourant n'explique d'ailleurs pas en quoi l'autorité précédente serait tombée dans l'arbitraire s'agissant de ces constatations. En outre, l'état d'endormissement, respectivement de somnolence retenu par l'autorité précédente est conforté par les déclarations du recourant, qui a lui-même indiqué à la victime, au moment de son réveil, "lève-toi, ça va aller, je t'ai sentie dormir" (cf. consid. 3.4 supra). On notera de plus qu'il est notoire que les individus puissent réagir très différemment dans les circonstances décrites ci-dessus. En tous les cas, il n'est pas déraisonnable de considérer qu'une même personne peut, en fonction de la situation, s'endormir ou non, et, selon l'état de somnolence dans laquelle elle se trouve, conserver un état de conscience lui permettant de distinguer les événements, sans toutefois pouvoir réagir. Au vu de l'ensemble de ces éléments, et de la description précise par la victime de ses sensations, laquelle s'est du reste opposée aux agissements du recourant lorsqu'elle a repris conscience, il apparaît que c'est sans arbitraire et sans violer l'art. 182 CPP que la juridiction cantonale s'est forgé sa conviction, sans faire droit à la réquisition de preuve du recourant. A l'instar de ce qu'a retenu l'autorité précédente, on ne voit par ailleurs pas qu'une expertise effectuée plusieurs années après les faits puisse fournir des éléments suffisamment probants pour remettre en cause l'appréciation émise par la cour cantonale.