Citation: 5A_445/2014 E. 4.2

4.2. Compte tenu de ces principes, l'argumentation du recourant est infondée s'agissant, en l'espèce, d'une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale et non de divorce (arrêts 5A_757/2013 du 14 juillet 2014 consid. 5; 5A_304/2013 du 1er novembre 2013 consid. 4.2; 5A_228/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.3). Lorsque la jurisprudence susmentionnée précise qu'il faut tenir compte, dans le cadre de l'art. 163 CC, des critères applicables à l'entretien après le divorce pour statuer sur la contribution d'entretien, il ne s'agit pas d'appliquer en tant que tels les critères de l'art. 125 CC dans la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, mais bien d'examiner, lorsque la reprise de la vie commune n'est plus envisageable, dans quelle mesure on peut exiger du conjoint désormais déchargé de la tenue du ménage qu'il mette à profit son temps disponible pour prendre une activité lucrative ou augmenter son temps de travail de la même manière qu'on aurait pu l'exiger de lui dans la procédure au fond. En l'occurrence, l'autorité cantonale a procédé à cet examen, considérant toutefois, sans que le recourant n'ait démontré d'arbitraire à ce sujet (cf. supra, consid. 3), qu'on ne pouvait, en l'état, imputer à l'épouse un revenu supérieur à celui qu'elle réalisait. Cette opinion repose sur l'art. 163 al. 1 CC et non sur l'art. 125 CC, dès lors qu'il s'agissait de définir la participation de l'épouse, selon ses facultés, à l'augmentation des charges inhérentes à la tenue de deux ménages distincts et, par conséquent, sa contribution à l'entretien convenable de la famille. Contrairement à ce que prétend le recourant, le principe du clean break ne joue, en tant que tel, pas de rôle dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale (cf. pour les mesures provisionnelles de divorce: arrêts 5A_15/2014 du 28 juillet 2014 consid. 5.3; 5A_860/2013 du 29 janvier 2014 consid. 6 in fine; 5A_228/2012 du 11 juin 2012 consid. 4.3). Au demeurant, le recourant ne prétend pas que le train de vie du couple ne pourrait être maintenu ensuite de la séparation des parties; il ne soutient pas non plus que la contribution d'entretien de 3'800 fr. due à l'épouse, ajoutée au revenu de 4'665 fr. 40 retenu pour cette dernière, lui offrirait un train de vie supérieur à celui que les conjoints menaient durant la vie commune, lequel ne résulte de surcroît pas des constatations de fait de l'arrêt attaqué. Il n'y a donc pas lieu d'examiner ces questions (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra, consid. 1.2).