Citation: I 779/04 01.04.2005 E. 3

3.1 L'administration et la juridiction cantonale ont déduit des premières déclarations du recourant qu'il aurait embrassé la carrière de pilote de ligne, indépendamment de l'accident et de ses conséquences sur sa capacité de travail dans les professions d'assistant de vol et de pilote d'hélicoptère. De ce fait, cette formation ne lui occasionnait pas de frais supplémentaires en raison de ses troubles lombaires, si bien que le financement ne devrait pas en être supporté par l'AI. Pour sa part, le recourant soutient qu'il n'a certes pas attendu une décision de l'Office AI pour déclarer qu'il désirait entreprendre une formation de pilote de ligne mais allègue qu'il n'a envisagé de suivre cette formation qu'après son accident. Il indique qu'à ce jour, il n'a toujours pas débuté cette formation, dont le suivi dépendra de l'aide financière de l'AI. 3.2 Le recourant a reconnu n'avoir pas débuté la formation de pilote d'hélicoptère en Suisse pour des raisons financières. En effet, selon les renseignements fournis par A.________, directeur de Y.________ SA, le coût de la formation de pilote professionnel dans le transport de matériel se chiffre à 150'000 fr. Si cette formation est généralement prise en charge par l'employeur, les chances de se faire embaucher restent minces, compte tenu du nombre - plus de 200 - de pilotes d'hélicoptère au chômage en Suisse. Dès lors, il n'est pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que ce dernier aurait suivi cette formation s'il n'avait pas été victime de l'accident. 3.3 On ne saurait davantage déduire de ce qui précède que le recourant, sans atteinte à la santé, aurait suivi la formation de pilote de ligne. Cette formation est certes moins onéreuse que celle de pilote d'hélicoptère, mais le recourant a admis qu'il n'aurait pas non plus été en mesure de la financer. D'autre part, le seul fait qu'il a effectué la majeure partie de ses heures de vol sur avion ne permet pas d'en déduire qu'il avait toujours eu l'intention de suivre une formation de pilote de ligne. Au vu de ce qui précède, on doit conclure qu'en l'absence de ses problèmes de santé, le recourant aurait continué à exercer son activité d'assistant de vol. L'argumentation des premiers juges ne saurait donc être opposée au recourant pour lui refuser un droit à des mesures de réadaptation.