Citation: 2C_532/2022 E. 5.3

5.3. Au regard de ces éléments, c'est à bon droit que la Commission de recours a considéré que la demande de reconnaissance litigieuse devait être examinée à l'aune de l'exigence des 120 crédits ECTS (cf. art. 13 al. 4 let. a/ac RRDE), compte tenu du fait que ladite demande avait été formulée pour l'enseignement d'une seule discipline. D'ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, si sa seconde demande de reconnaissance de diplômes pour enseigner les mathématiques a bien été admise, elle ne l'a pas été pour un enseignement de cette matière comme première discipline mais comme seconde discipline, ce qui implique qu'elle a été soumise à l'exigence des 90 crédits ECTS. En conséquence, et conformément à la demande de reconnaissance initiale, l'enseignement de la physique constitue la première discipline d'enseignement. De toute façon, le fait que le recourant ait déposé une seconde requête, afin d'enseigner les mathématiques, ne change rien au nombre de crédits ECTS à prendre en considération pour l'analyse litigieuse. En effet, que l'on considère l'enseignement de la physique comme unique discipline (puisqu'au moment du dépôt de la demande, tel était le cas) ou que l'on estime que cette matière constitue la première discipline d'enseignement et les mathématiques la seconde, le critère pertinent reste les 120 crédits ECTS, comme cela ressort des Explications susmentionnées. Or, l'essentiel de l'argumentation de l'intéressé est fondée sur le fait que le diplôme habilitant de l'école pédagogique de la Fachhochschule Nordwestschweiz ne nécessite que 90 crédits ECTS pour l'enseignement de la physique comme seconde matière. Partant, celle-ci est dénuée de pertinence.