Citation: 9C_354/2023 E. 3.1

3.1. En se fondant sur les conclusions du rapport d'enquête à domicile du 1 er octobre 2020, la juridiction cantonale a constaté que l'intimée était capable de se doucher de manière complètement autonome depuis mars 2020. Elle n'avait dès lors plus besoin de l'aide régulière et importante d'autrui pour l'acte ordinaire de la vie "faire sa toilette". En ce qui concerne l'accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie, la juridiction cantonale a retenu que les constatations de l'enquêtrice étaient restées identiques en comparaison de la situation qui prévalait en 2015. La situation s'était même péjorée, puisque l'intimée nécessitait désormais l'aide d'autrui pour faire certains achats. Dans son complément du 17 juin 2021, sans faire état d'une amélioration de la situation médicale, l'enquêtrice de l'office AI avait certes conclu que l'accompagnement durable ne pouvait plus être pris en compte dans la mesure où il était peu probable que l'intimée fût placée dans un home sans cet accompagnement. La juridiction cantonale a constaté que la participation de l'intimée aux tâches ménagères, à l'exception du nettoyage des sols et de la salle de bains, n'était cependant pas nouvelle, puisqu'elle avait déjà été admise en 2015 et qu'il ne pouvait être retenu un changement notable de la situation depuis lors. En réalité, le fait d'invoquer l'aide des enfants constituait une appréciation différente d'une situation inchangée. Aussi, il n'y avait pas matière à révision puisque les circonstances étaient demeurées essentiellement identiques. Finalement, même si le besoin d'aide régulière et importante pour se vêtir devait être retenu, cela ne justifiait pas le maintien d'une allocation pour impotent de degré moyen (cf. art. 37 al. 2 let. c RAI). La juridiction cantonale a dès lors laissé cette question ouverte.