Citation: 1P.583/2003 28.10.2003 E. 1

Le recours de droit public est formé contre un arrêt rendu en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Le recourant, personnellement touché par l'arrêt attaqué qui refuse sa mise en liberté provisoire, a qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. 1.1 Le recours de droit public exige aussi un intérêt actuel et pratique à ce que la décision soit annulée (art. 88 OJ; ATF 116 II 729 consid. 6, 116 Ia 150 consid. 2a, 114 Ia 90/91 consid. 5b, et les arrêts cités). Même si le recourant fait l'objet d'un mandat d'arrêt extraditionnel, ce dernier n'est pas exécutoire tant que dure la détention préventive (art. 49 al. 2 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale - EIMP, RS 351.1). Le recourant se trouve donc actuellement détenu pour les seuls besoins de l'instruction pénale, et il dispose d'un intérêt à ce qu'il soit statué sur la validité de ce titre de détention. 1.2 Par exception à la nature cassatoire du recours de droit public, le recourant peut conclure à sa mise en liberté immédiate (ATF 124 I 327 consid. 4b/aa p. 333). 1.3 Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recourant doit indiquer quels sont les droits ou principes constitutionnels prétendument violés par la décision attaquée, et préciser en quoi consiste la violation. Ces indications font défaut dans le mémoire complétif rédigé par le recourant le 3 octobre 2003 (au demeurant tardif car mis à la poste le 6 octobre suivant) et dans la réplique datée du 16 octobre 2003. Le recourant s'y réfère à un mémoire adressé à la cour cantonale (procédé inadmissible dans le cadre du recours de droit public), fait référence à la détention extraditionnelle qui n'est pas l'objet de la présente cause, et met en doute les rapports de police dont les auteurs ont fait l'objet de dénonciations de la part du recourant, sans se plaindre d'une quelconque violation du droit constitutionnel. Les arguments soulevés dans ces écritures sont pour l'essentiel irrecevables. Elles n'apportent rien, pour le surplus, aux écritures produites par l'avocat du recourant.