Citation: 6B_609/2007 21.04.2008 E. A

Dès 1996, X.________ a exploité une boutique de vêtements. A partir du début de l'année 2005, elle a procédé à la liquidation de son stock, car elle envisageait d'ouvrir avec son mari un commerce de literie dans les locaux occupés par sa boutique. Le 14 juillet 2005, X.________ a fermé son commerce vers 17 h. 35 ou 17 h. 40, verrouillant la porte sans avoir décelé quoi que ce soit de suspect. Arrivée à sa voiture stationnée à proximité, elle n'en a pas trouvé les clés et est revenue sur ses pas pour vérifier si elle ne les avait pas oubliées à la boutique. Elle a trouvé devant celle-ci deux dames qui, selon l'enquête, étaient arrivées quelques secondes après que X.________ ait quitté les lieux et avaient immédiatement constaté la présence de très hautes flammes à l'intérieur de la boutique. L'une de ces dames a contacté les pompiers à 17 h. 44 précises. Elle a en outre dissuadé X.________ de pénétrer dans les locaux. X.________ a indiqué que la valeur de son stock de vêtements se situait entre 50'000 et 55'000 fr. Les investigations menées ultérieurement par la police scientifique ont permis de détecter la présence de produits inflammables sur les lieux, produits à propos de l'origine desquels la recourante, qui a admis uniquement avoir fait usage de dissolvant pour le vernis à ongles, n'a pu fournir aucune explication. De l'avis des enquêteurs, une cause accidentelle à l'origine des incendies devait être exclue, de même qu'une intervention humaine fortuite. Comme l'origine du sinistre était selon eux à rechercher dans une intervention humaine délibérée et comme l'intervention d'un tiers pouvait être exclue, ils ont estimé que l'ensemble des éléments mis en lumière par leurs investigations conduisait à la conclusion que le déclenchement de l'incendie ne pouvait pas s'expliquer autrement que par une intervention délibérée de X.________, laquelle conteste toutefois formellement toute implication dans l'incendie.