Citation: 1C_124/2022 E. 3.2

3.2. A l'appui de leurs allégations, les recourants invoquent les art. 97 et 105 LTF. Selon eux, la Municipalité aurait, dans sa décision, comparé l'application de la norme dans deux parties différentes de la même zone d'habitation collective D, alors que cette comparaison portait sur deux zones d'habitation collective D différentes, l'une étant la zone faisant l'objet de la procédure et l'autre se situant plus proche du centre. Ils font ainsi grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que la Municipalité avait comparé deux zones distinctes. Cette constatation permettrait, selon les recourants, de démontrer que la Municipalité aurait décidé de ne plus appliquer l'art. 36 al. 2 RPGA dans la zone d'habitation de la parcelle litigieuse. Cet élément aurait amené la cour cantonale à conclure que l'application de l'art. 36 al. 2 RPGA à la zone concernée par le projet n'avait pas de sens. En l'occurrence, la CDAP développe de façon circonstanciée les conditions d'application de l'art. 36 al. 2 RPGA. Elle souligne en particulier que cette disposition s'applique dans toute la zone d'habitation collective D et que, lorsque le terrain est véritablement en pente - ce qui est le cas d'un autre secteur de cette zone, à l'ouest de la vieille ville, selon la réponse de la Municipalité -, cette norme empêche l'implantation d'un bâtiment dont le faîte principal serait perpendiculaire aux courbes de niveau. Elle relève également que la portée de cette norme est moins évidente sur un terrain plat ou pratiquement plat, en particulier lorsque les courbes de niveau ne sont pas rectilignes et ne marquent pas un axe (comme ici la courbe de niveau 383 m); elle n'a toutefois nullement exclu l'application de cette norme. Au contraire, la CDAP arrive à la conclusion que la Municipalité aurait pu interpréter largement cette disposition et considérer qu'une orientation des faîtes principaux, approximativement ou grossièrement dans l'axe Nord-Sud, est conforme à cette disposition. Dès lors, on ne discerne pas en quoi la rectification du libellé de la comparaison serait susceptible d'influer sur le sort de la cause et les recourants ne le démontrent pas. En définitive, les critiques liées à l'établissement des faits doivent être écartées dans la faible mesure de leur recevabilité.