Citation: 9C_288/2017 E. 4.2

4.2. En ce qui concerne l'amélioration de l'état de santé de la recourante, on ne saurait qualifier d'arbitraire l'appréciation des premiers juges fondée sur l'expertise pluridisciplinaire du 5 mai 2015. En effet, bien que les résultats des tests neuropsychologiques effectués en 2015 ne se soient pas tous révélés bons, l'expert neuropsychologue a conclu, en les comparant aux résultats de 2006, à "une amélioration, voire une normalisation du fonctionnement cognitif de l'assurée sur plusieurs plans" (expertise pluridisciplinaire du 5 mai 2015, p. 23). Il a indiqué qu'il subsistait des difficultés de mémoire mais ne les a pas considérées comme significatives, avant tout parce qu'elles se sont révélées bien moins importantes qu'en 2006 alors que les tests étaient plus exigeants qu'à cette époque. Aussi, l'expert a conclu à l'absence d'atteinte neuropsychologique significative altérant la capacité de travail de l'assurée dans l'activité actuelle. Par ailleurs, l'argument selon lequel les experts ont répondu par la négative à la question de savoir si l'état de santé de l'assurée avait subi des modifications objectives et notables depuis la décision initiale du 18 mars 2005 n'est d'aucun secours à la recourante. En effet, les médecins ont complété leur réponse négative - effectivement peu logique - en indiquant que les fonctions cognitives de l'intéressée s'étaient normalisées depuis 2006 et que les seules difficultés subsistantes au niveau de la mémoire étaient "peu consistantes". Dès lors, la constatation d'une modification de l'état de santé induisant une capacité de travail plus élevée que par le passé n'est pas manifestement inexacte.