Citation: 1C_381/2007 11.01.2008 E. 2

Les recourants reprochent à la cour cantonale de s'être écartée des considérants émis dans l'arrêt rendu entre les mêmes parties le 17 février 2006. Ils dénoncent à ce propos une attitude contradictoire et contraire à la bonne foi de l'autorité de recours. Dans l'arrêt précité, le Tribunal administratif a jugé que le projet avait pour effet de rompre la contiguïté, en tant qu'il prévoit la démolition de l'ancien fumoir au profit d'une rampe d'accès au parking souterrain, et qu'il n'était pas conforme au règlement communal qui commandait de maintenir la contiguïté là où elle existe. De même, il a retenu que la surface des vitrages dans les combles dépassait le minimum autorisé par l'art. 28 du règlement cantonal d'application de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (RATC), auquel l'art. 11 RPGA renvoie implicitement, et qu'elle devrait être réduite. Il laissait le choix aux constructrices quant à la manière de se conformer à cette règle, soit en diminuant les surfaces de chaque percement, soit en limitant leur nombre. Il a estimé que les corrections nécessaires du projet, spécialement celles nécessitées par le considérant 4, relatif à la contiguïté, ne pouvaient être imposées comme modification de minime importance par la réforme de la décision attaquée et que les constructrices devaient reconsidérer l'économie de leur projet. Les intimées ont revu leur projet en maintenant la dépendance et l'ancien laboratoire de boucherie et fumoir pour les affecter à l'usage de local à containers et de places de parc pour visiteurs. Les recourants ne contestent pas que le projet ainsi modifié respecterait désormais la réglementation communale relative à l'ordre contigu. Ils prétendent que les points définitivement tranchés dans l'arrêt ne se limitaient pas à cet aspect du projet, mais portaient également sur l'implantation de l'immeuble au centre de la parcelle, sa volumétrie et son esthétique, qui auraient dû être revues. La cour cantonale a certes qualifié de peu heureuse l'intégration du bâtiment dans le quartier, relevant qu'il était le reflet de la législation communale qui n'interdit pas de pareilles constructions. Elle a aussi constaté que l'implantation du projet au centre de la parcelle n'était pas adaptée aux objectifs de protection du plan directeur communal. Tenue à une certaine réserve, elle a finalement laissé ouverte la question de savoir si la Municipalité d'Ecublens avait abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant le projet, dans son implantation, sa volumétrie et ses options architecturales, comme admissibles sur le plan esthétique. Dans ces conditions, on ne saurait dire que ces questions auraient définitivement été tranchées dans l'arrêt précité et, partant, que le projet aurait été condamné par la cour cantonale. En tant qu'il dénonce un éventuel comportement contradictoire de la part du Tribunal administratif, le recours est manifestement mal fondé.