Citation: 4C.388/2005 20.02.2006 E. 3.2

3.2.1 L'autorité cantonale a arrêté que la prolongation de bail d'un an, bien que discutable dans son principe - dès lors que le demandeur n'a même pas pris la peine d'établir l'existence de circonstances pénibles, liées notamment à la difficulté de trouver un logement dans la région lausannoise -, était adéquate à toutes les circonstances du cas d'espèce. Elle a relevé l'absence d'un quelconque abus du pouvoir d'appréciation, compte tenu en particulier du défaut de circonstances personnelles, telles qu'un ménage de plusieurs personnes ou la nécessité de se loger à proximité de son lieu de travail, qui seraient de nature à rendre la recherche d'un logement particulièrement difficile. 3.2.2 Dans un style éminemment appellatoire, le demandeur met à nouveau en cause la réalité du motif du congé qui lui a été signifié et reprend ses critiques relatives à l'urgence du besoin de la fille d'un des défendeurs. Il reproche à nouveau à l'autorité cantonale de ne pas avoir attribué à certains éléments de fait l'importance qu'il voudrait leur conférer, ce qui est irrecevable dans le cadre d'un recours en réforme. En outre, il invoque un projet d'achat immobilier, qui ne ressort pas de la décision attaquée, de même que des obligations de famille non établies par la juridiction cantonale, et qui, partant, ne sauraient valablement être pris en considération dans l'examen du présent recours. Par ailleurs, la manière de procéder de l'autorité cantonale n'est pas critiquable. Il n'apparaît en particulier pas que celle-ci aurait omis de tenir compte d'éléments importants ressortant du dossier ou aurait pris en considération des éléments, qui ne sont pas pertinents. Compte tenu des intérêts en présence, l'instance cantonale n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en confirmant la prolongation du bail d'une année. Cette courte prolongation peut certes sembler sévère pour le demandeur, mais elle n'est pas constitutive d'une iniquité choquante si l'on apprécie l'ensemble des circonstances, notamment l'urgence du besoin (cf. art. 272 al. 2 let. d CO et consid. 2.3.2 ci-dessus).