Citation: P 54/00 03.09.2001 E. B

B.- H._________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant implicitement à l'octroi d'une prestation complémentaire d'un montant plus élevé. A l'appui de son recours, elle faisait valoir que son ami n'était pas en mesure d'assumer une rémunération en échange de la tenue du ménage commun. L'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a été invité par le juge chargé de l'instruction de la cause à se déterminer au sujet de la prise en compte, dans la détermination du revenu donnant droit à une prestation complémentaire, d'un revenu hypothétique provenant d'une activité lucrative au titre de la "rémunération du ménage", lorsque la requérante, vivant en concubinage, s'occupe exclusivement du ménage commun. Le juge relevait à cet égard que, selon un arrêt récent du Tribunal fédéral des assurances (ATF 125 V 205), la femme qui vit maritalement avec un homme, sans être mariée avec celui-ci, et qui, en échange de la tenue du ménage commun, à laquelle elle se consacre exclusivement, reçoit de son compagnon des prestations en nature (sous forme de nourriture et de logement), et éventuellement de l'argent de poche, doit, en ce qui concerne son statut de cotisante, être considérée comme une personne n'exerçant pas d'activité lucrative, contrairement à la pratique consacrée jusqu'alors par la jurisprudence. Dans sa détermination du 29 février 2000, l'OFAS a proposé implicitement le rejet du recours, motif pris que le changement de jurisprudence précité n'avait pas d'incidence en matière de prestations complémentaires à l'AVS/AI. Par jugement du 4 avril 2000, la juridiction cantonale a annulé la décision entreprise et renvoyé la cause à la caisse, afin qu'elle effectue un nouveau calcul de la prestation complémentaire due à partir du 1er septembre 1999, en s'abstenant de tenir compte des prestations en nature ou en espèces reçues par la requérante en échange de la tenue du ménage commun.