Citation: 1B_144/2015 E. A

A.________, ressortissant français, arrêté le 8 juillet 2014 à Lausanne sur requête des autorités argoviennes, se trouve en détention provisoire, sous la prévention de pornographie, d'infraction à la loi fédérale sur les armes et d'actes d'ordre sexuel avec des enfants. Il lui est reproché d'avoir recherché, téléchargé et sauvegardé sur Internet des fichiers à caractère pédopornographique ainsi que d'avoir diffusé à plusieurs reprises de tels fichiers par le biais de logiciels de partage. Le prénommé a aussi admis avoir porté atteinte à l'intégrité sexuelle d'un enfant en Roumanie et avoir mis des photos prises à cette occasion à disposition de tiers. Par ordonnance du 11 juillet 2014, le Tribunal des mesures de contrainte du canton d'Argovie a ordonné la détention de A.________ jusqu'au 7 octobre 2014. Par la suite, la détention a été régulièrement prolongée par cette autorité. A la suite d'un arrêt du 22 janvier 2015 du Tribunal pénal fédéral, l'enquête pénale, menée dans un premier temps par les autorités de poursuite pénale argoviennes, a été reprise par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne. Par ordonnance du 6 février 2015, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (Tmc) a ordonné la prolongation de la détention provisoire de A.________ jusqu'au 7 mai 2015. Par ordonnance du 2 mars 2015, le Tmc a rejeté la demande de mise en liberté formée par A.________ le 23 février 2015. Le recours formé par l'intéressé contre cette décision a été écarté par arrêt du 18 mars 2015 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). En substance, la cour cantonale a considéré que les charges étaient suffisantes, que les risques de fuite et de réitération existaient et que le principe de la proportionnalité était respecté.