Citation: 5A_418/2008 05.02.2009 E. 1

1.1 Interjeté en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) contre une décision finale (art. 90 LTF) prise en dernière instance cantonale par le tribunal supérieur du canton du Valais (art. 75 LTF) dans une affaire civile (art. 72 al. 1 LTF) dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), le recours en matière civile est en principe recevable. Le courrier, avec annexes, que le recourant a adressé au Tribunal fédéral le 22 décembre 2008, est irrecevable dès lors qu'il a été déposé après l'échéance du délai de recours. 1.2 Le montant de 54'583 fr. avec intérêts à 5% dès le 29 juin 1997 correspondant au prix de vente de la part de copropriété de la parcelle n° 2565 - objet de l'action en libération de dette - n'est plus contesté, mais doit être pris en considération dans le décompte final entre les parties. Seuls demeurent litigieux la liquidation du régime matrimonial - qui pose la question de la validité de la convention de reconnaissance d'apports et cession du 28 août 1964 -, quelques postes des acquêts du recourant, la validité du testament de la défunte - dont le recourant invoque la nullité -, l'attribution du logement conjugal au conjoint survivant, et le montant dû pour l'occupation par les recourants de la moitié de la parcelle n° 6141 et de la parcelle n° 6037 qui appartenaient à la défunte. Ces points seront examinés successivement ci-après (cf. infra, consid. 2-6). S'agissant de la liquidation du régime matrimonial et du partage de la succession, seul le recourant a la qualité pour recourir. La recourante n'a cette qualité qu'en ce qui concerne l'indemnité pour occupation des immeubles sus-mentionnés. 1.3 Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral applique en principe d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF) à l'état de fait constaté dans l'arrêt cantonal (art. 105 al. 1 LTF), à moins que le recourant ne démontre que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte - c'est-à-dire arbitraire (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF). Le recourant qui soutient que les faits sont arbitraires doit démontrer, par une argumentation précise, en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Il ne rectifie ou complète d'office l'état de fait que si, en examinant les griefs soulevés, il constate une inexactitude ou un défaut manifeste dans l'état de fait de l'autorité précédente (cf. ATF 133 IV 286 consid. 6.2 p. 288). Pour les griefs de violation du droit fédéral - à l'exclusion des droits constitutionnels - (art. 95 let. a LTF), l'exigence de motivation résultant de l'art. 42 al. 2 LTF correspond à celle qui valait pour le recours en réforme (cf. art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Il ne suffit donc pas que le recours soit motivé, mais il faut qu'il comporte des moyens à l'appui de chacune des conclusions formulées. Même s'il n'est pas indispensable que le recourant indique expressément les dispositions légales ou désigne les principes non écrits de droit qui auraient été violés, il faut que, à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été transgressées par l'autorité cantonale (cf. à propos de l'art. 55 al. 1 let. c OJ: ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748/749 et les références citées). En revanche, pour les griefs de violation des droits constitutionnels et du droit cantonal, les exigences de motivation sont accrues. Conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (principe d'allégation), ceux-ci ne peuvent être examinés que s'ils sont invoqués et motivés par le recourant; l'exigence de motivation correspond à celle qui résultait de l'art. 90 al. 1 let. b OJ pour le recours de droit public (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). En ce qui concerne la façon dont le droit cantonal a été appliqué, il ne faut pas confondre arbitraire et violation de la loi; une violation doit être manifeste et reconnue d'emblée pour être considérée comme arbitraire. Le Tribunal fédéral n'a pas à examiner quelle est l'interprétation correcte que l'autorité cantonale aurait dû donner des dispositions applicables; il doit uniquement dire si l'interprétation qui a été faite est défendable (ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17; 131 I 217 consid. 2.1 p. 219).