Citation: U 361/01 31.01.2003 E. 3

Le recourant a bénéficié d'un stage de réentraînement au travail dispensé par la Fondation PRO, d'une durée de six mois dès le 22 novembre 1999, pris en charge par l'assurance-invalidité. Se référant à un rapport du 10 août 2000, dans lequel la Fondation PRO a constaté que, même sur des activités relevant de la petite manutention légère de complexité nulle, sa rentabilité ne dépassait pas les 45 % de rendement sur un 90 % de temps de travail complet - résultat qui demeurerait du reste invariable quel que soit le temps de travail effectué -, le recourant fait valoir que ce genre de rendement est totalement inexploitable dans l'économie, d'autant plus qu'il doit travailler tout le temps assis et avec sa jambe tendue et surélevée. Cela suffit, selon lui, à exclure la reprise de toute activité lucrative. Dans l'expertise du 29 août 1996, le docteur S.________ a constaté que malgré une bonne consolidation de la fracture, l'évolution avait été longue et difficile avec la survenance d'une algo-neurodystrophie et la persistance de douleurs ayant rendu la rééducation extrêmement laborieuse. Il existait toutefois une importante discrépance entre l'examen clinique (absence de signe d'algo-dystrophie, mobilité de l'articulation tibio-tarsienne droite discrètement diminuée, bonne consolidation des fractures avec des rapports ostéo-articulaires conservés selon l'examen radiologique) d'une part, et les plaintes du patient d'autre part. Dans l'activité antérieure d'ouvrier agricole, l'incapacité de travail apparaissait actuellement importante et son pourcentage ne pouvait être évalué qu'après un essai thérapeutique de reprise du travail. Il était par contre évident que le patient était capable de travailler à 100 % dans toute autre activité adaptée, en particulier ne nécessitant pas de déplacements et s'effectuant en position assise. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter des conclusions du docteur S.________, dont l'expertise répond aux exigences permettant de lui reconnaître pleine force probante (ATF 125 V 353 consid. 3b/bb et les références; VSI 2001 p. 109 consid. 3b/bb), et que ne vient contredire aucune autre pièce médicale. A juste titre, l'autorité inférieure a retenu que le recourant est à même d'exercer à 100 % une activité adaptée à son handicap, ne nécessitant ni déplacement ni position debout.