Citation: 2C_345/2024 E. B

B.a. Le 5 juillet 2018, A.________ SA et D.________ SA ont déposé séparément une nouvelle demande de reconnaissance d'exploitation agricole dès le 1er janvier 2018. La première possédait un cheptel de 250 truies et la seconde de 1'500 porcs (art. 105 al. 2 LTF). Celle-ci leur a été accordée, en date du 17 décembre 2018, par la Direction de l'agriculture. B.b. Statuant sur recours de l'Office fédéral de l'agriculture contre la décision du 17 décembre 2018, le Département de l'économie, de l'innovation et du sport du canton de Vaud (désormais le Département des finances et de l'agriculture; ci-après: le Département de l'agriculture) l'a rejeté par décision du 15 juin 2020. B.c. Le Tribunal cantonal du Canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a, par arrêt du 29 septembre 2022, partiellement admis le recours de l'Office fédéral de l'agriculture à l'encontre de la décision du 15 juin 2020 du Département de l'agriculture et a réformé celle-ci en ce sens que A.________ SA ne bénéficiait pas de la reconnaissance d'exploitation à partir du 1er janvier 2018, au motif que cette société et D.________ SA se trouvaient dans un lien de dépendance spatiale, économique et organisationnelle. Il a toutefois estimé que D.________ SA devait être reconnue en tant qu'exploitation agricole dès le 1er janvier 2018, dès lors qu'il était établi que son administrateur prenait les décisions essentielles relatives au fonctionnement de l'exploitation, composée de deux unités. B.d. Par arrêt du 28 mai 2024, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours de A.________ SA, dans la mesure où il était recevable, à l'encontre de l'arrêt du 29 septembre 2022 du Tribunal cantonal. Il a en substance jugé que la collaboration entre A.________ SA et D.________ SA excédait ce qui pouvait être considéré comme une aide entre entreprises admise; tout portait à croire que les deux sociétés s'étaient réparties les étapes de l'élevage des animaux et s'accordaient pour organiser la répartition des tâches au sein des deux porcheries. Compte tenu de ce manque d'indépendance et d'autonomie économique et organisationnelle de A.________ SA, cette société ne pouvait bénéficier de la reconnaissance d'exploitation à partir du 1er janvier 2018.