Citation: 6B_853/2021 E. 5.3.3

5.3.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale de lui reprocher l'absence de revenu immédiatement après juin 2014, quand bien même il n'avait été entendu par le ministère public qu'une année après et que la procédure n'était en conséquence devenue accessible aux parties qu'à cette date. Il allègue que son contrat de mandat avec B.B.________ SA aurait pris fin immédiatement sans qu'il puisse prétendre à un quelconque délai de congé ou autre indemnité, qu'il aurait été exclu de B.D.________ SA et B.B.________ SA par E.________ et " ses acolytes " à la suite d'un renversement de majorité dans l'actionnariat, ce qui ne pouvait être prévu à l'avance, et que, vu la durée moyenne en mois que mettrait un demandeur d'emploi à retrouver un travail, en particulier dans son domaine d'activité et spécialement à Genève, le fait de n'avoir pas retrouvé un travail dès le 1er juillet 2014 ne serait pas un argument soutenable. En outre, E.________ avait déposé sa plainte pénale le 26 septembre 2014, laquelle aurait été diffusée à large échelle dans les milieux économiques de Genève, de sorte que l'impact de celle-ci se serait ressenti avant la première audience du ministère public et serait plus important, puisque le recourant n'aurait pas encore pu mettre en place sa défense. Enfin, la cour cantonale aurait omis de tenir compte du fait que le recourant avait été entendu par la police en décembre 2014. En l'espèce, le recourant ne discute pas du raisonnement suivi par la cour cantonale et en livre une lecture personnelle. L'autorité précédente ne lui a pas reproché de n'avoir pas retrouvé un emploi immédiatement après la fin de son mandat pour B.B.________ SA, mais l'absence de démarches en ce sens, de sorte que son grief est sans objet. A ce titre, il n'explique pas pourquoi il n'avait effectué aucune démarche après la fin dudit mandat. Par ailleurs, l'on ne discerne pas - et le recourant ne l'explique d'ailleurs pas - en quoi le fait d'avoir été entendu par la police en décembre 2014 déjà serait propre à modifier l'appréciation de la cour cantonale sur l'absence de démarches de recherches d'emploi à la suite de son éviction du groupe B.________. Il ressort des écritures du recourant que son ancien associé aurait largement diffusé la plainte pénale au sein des milieux économiques genevois et à l'étranger, qu'il aurait diffusé des rumeurs selon lesquelles il serait un " escroc " qui aurait " piqué dans la caisse " et que, " en raison de cette réputation salie par E.________ et ses amis, le recourant n'a[urait] pas été en mesure de retrouver un emploi après son départ du groupe B.________ (B.D.________ SA et B.B.________ SA) à la fin du 1 er semestre 2014 " (cf. mémoire de recours, p. 24). Toute son argumentation se fonde sur une prétendue campagne de dénigrement menée par son ancien associé à son encontre, élément qui, contrairement à ce qu'il affirme, n'est nullement notoire. Ce faisant et à supposer établie une telle campagne, le recourant, à qui incombe de prouver le lien de causalité entre la procédure pénale et son dommage économique (cf. art. 42 al. 1 CO; supra consid. 5.1.4), ne ferait que démontrer qu'une éventuelle impossibilité de retrouver un emploi serait le fait d'un tiers et non de la procédure pénale. En outre, il ressort de l'arrêt querellé que le recourant était administrateur unique de la société L.________ SA depuis mars 2014 et pendant la procédure pénale, ce que le précité ne conteste pas. Indépendamment du chiffre d'affaires réalisé par cette société, il n'en demeure pas moins que le recourant exerçait une activité professionnelle pendant les années au cours desquelles il invoque une impossibilité de retrouver un emploi du fait de la procédure pénale. Cet élément suffit également à nier l'existence d'un lien de causalité entre la procédure pénale et un éventuel dommage économique. Mal fondés, les griefs doivent partant être rejetés.