Citation: 5A_851/2023 E. B

Le 9 novembre 2020, l'époux a adressé à la Juge civile du Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers (ci-après : la juge civile) une convention sur les effets accessoires du divorce signée par les parties. Aux termes de celle-ci, les parties convenaient que leur mariage était dissous par le divorce (1), qu'elles renonçaient réciproquement à toute prétention en matière de pension alimentaire (2), que le domicile familial était laissé à la disposition exclusive de l'époux (3), que le régime matrimonial était liquidé, en ce sens que chaque partie devenait propriétaire des biens déjà en sa possession, le règlement des dettes et des arriérés d'impôts étant fixé dans une clause spécifique et les parties reconnaissant n'avoir à faire valoir plus aucune prétention l'une envers l'autre à la suite de la liquidation du régime matrimonial (4), que "toute la formation universitaire ayant été prise intégralement en charge par [l'époux], [l'épouse] renon[çait] à réclamer le partage de l'avoir de libre passage cumulé par [celui-ci], en guise de compensation avec les frais précédemment indiqués et assumés par [l'époux]" (5), que chacune des parties supportait ses frais de justice (6) et que la convention était homologuée par le tribunal dans la mesure où cela était nécessaire (7). Par courrier du 5 mai 2021, l'épouse a fait savoir qu'elle s'était ravisée à propos du partage de la prévoyance professionnelle et qu'elle n'entendait plus y renoncer, la situation s'avérant à ses yeux totalement inéquitable.