Citation: 1P.637/2001 13.12.2001 E. 1.5

La recourante se plaint de n'avoir pas été autorisée à répliquer, après le dépôt de la réponse de l'intimée à son recours au Tribunal administratif; elle se prévaut du droit d'être entendu. Ce grief est recevable au regard de l'art. 88 OJ (cf. supra, consid. 1.1 in fine); la motivation du recours est toutefois insuffisante à ce propos, compte tenu des exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Selon cette disposition, l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Il résulte de cette obligation de motiver que le Tribunal fédéral n'examine que les griefs soulevés de manière claire et explicite (ATF 127 I 38 consid. 4 p. 43; 125 I 71 consid. 1c p. 76; 117 Ia 412 consid. 1c p. 414 et les arrêts cités). La jurisprudence relative au droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst., art. 4 aCst.) ne confère pas un droit absolu de répliquer après la communication de la réponse de la partie adverse; ce droit n'est en principe reconnu que lorsque sont allégués des éléments nouveaux et importants, sur lesquels le recourant n'avait pas encore eu l'occasion de se déterminer (cf. ATF 114 Ia 307 consid. 4b p. 314). Le droit cantonal, en l'occurrence l'art. 89 al. 2 du code de procédure et de juridiction administrative (CPJA), prévoit de la même manière que la possibilité de présenter des contre-observations n'est pas absolue, mais qu'elle n'est donnée que «si les besoins de l'instruction ou d'autres circonstances le justifient». Or, dans le cas particulier, la recourante se borne à dénoncer le caractère prétendument mensonger de la réponse de l'intimée, sans indiquer les points qu'elle aurait voulu rectifier. Vu les conditions auxquelles est soumis l'exercice du droit de réplique, le grief n'est pas présenté de manière suffisamment claire et explicite. Il est donc irrecevable.