Citation: 5P.343/2006 13.11.2006 E. 3

3.1 Le recourant se plaint de violations de l'art. 29 Cst. Il expose que l'éducateur du SPJ a refusé de l'entendre, se contentant d'avaliser les déclarations de l'intimée sans daigner écouter la voix de l'enfant, et soutient que la comparution personnelle des parties n'a rien réparé. Il reproche en outre à l'autorité cantonale de n'avoir pas statué sur l'intégralité de ses exceptions et conclusions. 3.2 Après avoir rappelé qu'elle revoyait la décision attaquée avec un plein pouvoir d'examen, l'Autorité de surveillance des tutelles a considéré que les parties ayant personnellement comparu devant elle, les conséquences d'une éventuelle violation de l'art. 368B al. 3 LPC/GE ou du droit d'être entendu de l'intéressé découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. avaient été réparées. A bon droit (cf. ATF 126 I 68 consid. 2 p. 72; 118 Ib 111 consid. 4b p. 120 s.). Le recourant le conteste, sans toutefois démontrer aucune violation (art. 90 al. 1 let. b OJ). L'autorité cantonale ne s'est d'ailleurs pas uniquement fondée sur les rapports du SPJ pour prendre sa décision, mais également sur le résultat de la comparution personnelle des parties; or le recourant ne se plaint pas d'une appréciation arbitraire des preuves sur ce point. Au demeurant, la décision attaquée retient que c'est le recourant lui-même qui a refusé de s'exprimer devant l'éducateur. Le recourant se plaint aussi de ce que le SPJ n'a pas daigné entendre l'enfant, ce qui constituerait une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Ce moyen revient cependant à critiquer l'interprétation et l'application faite par l'autorité cantonale du droit fédéral pertinent, à savoir l'art. 314 al. 1 CC. Or cette question ressortit au recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ) lorsque, comme en l'espèce, celui-ci est ouvert (art. 44 let. d OJ). Il en va de même de la violation, également soulevée par le recourant, de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107). Ces critiques sont par conséquent irrecevables dans le recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). Enfin, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir omis de statuer sur l'intégralité des exceptions et conclusions présentées par lui, sans toutefois mentionner lesquelles. Dès lors, ce grief n'apparaît pas suffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ). Il en va de même des critiques visant l'établissement du procès-verbal lors de l'audience de comparution personnelle des parties, le recourant n'indiquant même pas quelle disposition du droit cantonal de procédure aurait été violée à cet égard.