Citation: 1C_234/2015 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal a constaté que la Municipalité avait considéré que les travaux réalisés ne pouvaient plus être remis en cause dès lors qu'ils étaient conformes au permis de construire délivré, refusant ainsi implicitement de procéder au réexamen de la décision d'octroi du permis de construire. Le Tribunal cantonal a en l'espèce confirmé que les conditions d'un réexamen (art. 64 al. 2 LPA-VD), respectivement d'une révocation de la décision d'autorisation de construire n'étaient pas remplies. A l'appui de son grief, le recourant reproche à la Municipalité de ne pas lui avoir clairement indiqué, dans le cadre de la mise à l'enquête publique simplifiée, que les modifications apportées au projet impliquaient une dérogation au CUS; il se plaint également du fait que l'autorité municipale n'aurait pas examiné si le projet de construction respectait le règlement communal s'agissant du CUS, comme il l'avait pourtant demandé. Tel qu'il est formulé, le grief du recourant doit être écarté. En effet, le recourant ne saurait se prévaloir de l'art. 29 Cst. pour remettre en cause la décision d'octroi du permis de construire contre laquelle il a omis de s'opposer. De plus, il ressort de l'arrêt entrepris - sans que cela ne soit contesté - que la consultation du dossier soumis à l'enquête publique simplifiée - dont il avait été personnellement informé par la Municipalité - permettait de prendre connaissance de l'existence d'une dérogation au CUS. Pour le surplus, sa critique se confond avec celle tirée d'une violation du droit cantonal, examinée ci-après.