Citation: 4A_20/2015 E. 4.3

4.3. Lorsque le contrat est résilié sur la base de l'art. 266g al. 1 CO, une prolongation du bail n'est pas exclue (cf. art. 272a al. 1 CO). Cela étant, les particularités du congé pour justes motifs plaident d'emblée pour une application très restrictive de la possibilité de prolonger le bail (cf. Wessner, op. cit., n. 40 ad art. 266g CO p. 671; Lachat, op. cit., p. 767; Higi, op. cit., n° 74 ad art. 266g CO). En l'occurrence, une prolongation du bail d'une année, telle qu'accordée par le Tribunal des baux et acceptée par la bailleresse, n'est pas critiquable au regard des intérêts en présence dans le cadre d'un congé extraordinaire pour justes motifs. Cependant, comme ils ont obtenu gain de cause en appel, les intimés n'avaient guère de raison de mettre à profit le temps écoulé depuis l'arrêt attaqué pour rechercher un nouveau logement. Dans ces circonstances, il se justifie de prolonger le bail jusqu'au 31 décembre 2015. Par ailleurs, il sera fait droit d'ores et déjà aux mesures d'exécution requises par la recourante à l'issue de cette prolongation.