Citation: 4D_49/2022 E. 4.2

4.2. En substance, la cour cantonale a retenu que la travailleuse avait commis une faute en décidant de ne pas se présenter au travail et que l'attitude qu'elle avait adoptée vis-à-vis de l'employeuse était incompatible avec la poursuite des rapports de travail. En effet, un travailleur ne saurait faire fi des injonctions et des intérêts de l'employeur, ni lui imposer ses choix de manière unilatérale, sans autres explications. La travailleuse n'avait en outre pas tenté de trouver un terrain d'entente ou une quelconque solution provisoire et s'était abstenue de répondre aux interpellations de l'employeuse. Malgré la mise en demeure effectuée par celle-ci, la travailleuse n'avait à nouveau pas donné suite à cette correspondance. La cour cantonale a jugé que, face à l'abandon de ses obligations contractuelles et au désintérêt de la travailleuse vis-à-vis des difficultés organisationnelles de l'entreprise, comportement propre à rompre définitivement le lien de confiance entre les parties, l'employeuse était en droit de licencier la travailleuse avec effet immédiat le 11 décembre 2018.