Citation: U 251/05 28.09.2006 E. 2

Selon l'art. 108 al. 2 en corrélation avec l'art. 132 OJ, le mémoire de recours adressé au Tribunal fédéral des assurances indique les conclusions, motifs et moyens de preuve et porte la signature du recourant ou de son mandataire; celui-ci y joint l'expédition de la décision attaquée et les pièces invoquées comme moyens de preuve, lorsqu'elles se trouvent en ses mains. La jurisprudence considère que, sous réserve du cas où elles constituent des faits nouveaux importants ou des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ et pourraient dès lors justifier la révision de l'arrêt du tribunal, de nouvelles pièces ne peuvent être produites après l'échéance du délai de recours, sauf dans le cadre d'un deuxième échange d'écritures. Sont des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ les preuves qui doivent servir à prouver soit les faits nouveaux importants qui motivent la révision, soit des faits qui étaient certes connus lors de la procédure précédente, mais qui n'avaient pas pu être prouvés, au détriment du requérant. Ce qui est décisif, c'est que le moyen de preuve ne serve pas à l'appréciation des faits seulement, mais à l'établissement de ces derniers. Ainsi, il ne suffit pas qu'un nouveau rapport médical donne une appréciation différente des faits; il faut des éléments de fait nouveaux, dont il résulte que les bases de la décision entreprise comportaient des défauts objectifs. Pour justifier la révision d'une décision, il ne suffit pas que le médecin ou expert tire ultérieurement, des faits connus au moment du jugement principal, d'autres conclusions que le tribunal (ATF 127 V 357 s. consid. 4a et b, et 5b). Dans son rapport complémentaire du 27 septembre 2005, le docteur W.________ conteste le point de vue de la juridiction cantonale en tant qu'elle se fonde sur l'avis du docteur D.________, en faisant valoir qu'il ne partage pas cette appréciation en ce qui concerne en particulier les atteintes affectant le pied gauche et le poignet droit. Ce faisant, ce rapport complémentaire n'apporte pas d'éléments de fait nouveaux, dont il résulte que le jugement entrepris repose sur des défauts objectifs, mais indique exclusivement d'autres conclusions que la juridiction cantonale, tirées de faits déjà connus au moment du jugement attaqué. Cela étant, le rapport complémentaire du docteur W.________ du 27 septembre 2005 ne peut pas être pris en considération dans la présente procédure.