Citation: 5A_847/2021 E. 3.1

3.1. Il lui reproche ainsi de ne pas avoir traité son argument selon lequel certains faits allégués pour la première fois en appel par l'intimée et certains faits retenus dans le jugement de première instance étaient irrecevables. Il avait pourtant relevé dans sa réponse et appel joint le fait que les allégués 25, 47 à 50, 52, 53, 55, 57 à 68, 70, 71, 73, 74, 78 à 106 du mémoire d'appel de l'intimée étaient inédits, tardifs ou n'avaient pas de conclusion correspondante et avait formellement conclu à leur irrecevabilité. Dans la mesure où un fait nouvellement allégué au stade de l'appel est présupposé irrecevable sauf s'il remplit les conditions de l'art. 317 al. 1 CPC et qu'il avait expressément conclu à l'irrecevabilité de plusieurs allégués de l'intimée, la Cour de justice devait se déterminer sur la recevabilité de ces faits conformément aux art. 229 et 317 al. 1 CPC. Par ailleurs, un certain nombre de faits non allégués ou tardifs avaient déjà été retenus dans le jugement de première instance et il avait remis en cause leur recevabilité, à savoir l'absence d'allégation s'agissant du " Durchgriff " comme du contrat de fiducie, l'absence d'allégation s'agissant du produit de la vente des participations dans la société Z.________ et l'absence d'allégation s'agissant de la valorisation des participations dans d'autres sociétés qu'il détenait. Or la Cour de justice avait repris ces faits sans se déterminer sur la question de l'irrecevabilité qu'il avait soulevée. Il reproche également à la Cour de justice de ne pas avoir traité son grief selon lequel l'intimée n'avait pas pris de conclusions condam-natoires s'agissant de la liquidation du régime matrimonial, ce en violation de l'art. 84 CPC, et que l'exception de l'art. 85 CPC n'était pas applicable en l'espèce dans la mesure où l'intimée connaissait ses actifs. Partant, ses conclusions non chiffrées sur la question de la liquidation du régime matrimonial étaient irrecevables. Ce grief était mentionné dans la partie " en fait " de l'arrêt querellé mais aucunement traité dans la partie " en droit ". Il se plaint en outre d'un dén i de justice au motif que la Cour de justice avait retenu dans ses actifs une créance en restitution, fondée sur la détention à titre fiduciaire par les sociétés W.________ et X.________ des titres des sociétés Y.________ et Z.________ et n'avait pas traité son argument selon lequel de telles participations, faute d'allégations par l'intimée de l'existence d'un contrat de fiducie, ne pouvaient être abordées que par le mécanisme de la réunion prévu à l'art. 208 al. 1 CC. Dans le cas d'espèce, l'intimée n'avait aucunement allégué avoir une créance dans le patrimoine du recourant et avait au contraire soutenu qu'il ne fallait surtout pas considérer que les contrats de fiducie avaient une quelconque portée et insisté pour qu'il soit fait abstraction du contrat de fiducie évoqué dans sa demande. Outre le fait que la cour cantonale n'avait pas traité son argument, elle avait ainsi retenu cette créance et sa valeur sans qu'il ait eu l'occasion de se déterminer à ce sujet.