Citation: 6B_210/2010 08.06.2010 E. 1

Le tribunal a retenu 9 cas d'escroquerie et 5 cas de vol. S'agissant de la première de ces infractions, il a relevé que l'accusé trompait ses victimes, en se faisant passer pour une de leurs connaissances, usait d'astuce, en exploitant la situation, alors que les victimes, pratiquement toutes des personnes retraitées, ne pouvaient procéder à aucune vérification, et les amenait ainsi à lui prêter de l'argent, contre la promesse de les rembourser. En ce qui concerne la seconde, il a retenu que l'accusé avait procédé en détroussant ses victimes. Il a constaté que toutes les infractions avaient été commises à Neuchâtel, les escroqueries entre le 2 mai 2008 et le 21 avril 2009 et les vols entre le 10 juin 2008 et le 2 avril 2009, et que l'accusé s'était ainsi procuré, au total, quelque 5000 fr. Au stade de la fixation de la peine, le tribunal a considéré que l'accusé s'en était certes pris au patrimoine, et non à l'intégrité physique ou psychique, d'autrui. Il avait toutefois agi au préjudice de personnes qui, majoritairement, étaient plutôt âgées, et pour des mobiles purement égoïstes. Ses antécédents n'étaient pas bons, puisqu'il avait déjà été condamné le 30 juin 2007 pour des faits plus ou moins similaires. Il n'avait guère collaboré à l'enquête, niant au contraire les faits. Se trouvant en détention, il n'exerçait pas d'activité lucrative et n'en avait pas non plus exercé avant son arrestation. Dans ces conditions, il y avait lieu de prononcer une peine privative de liberté ferme de 10 mois. Le sursis accordé le 30 juin 2007 devait par ailleurs être révoqué, l'accusé ayant commis les infractions reprochées pendant le délai d'épreuve de 2 ans qui assortissait la peine infligée à cette date et présentant par ailleurs un risque de récidive.