Citation: 9C_103/2009 26.11.2009 E. 3

Les premiers juges ont retenu que le recourant présentait une pleine capacité de travail exigible dans une activité adaptée et qu'il pouvait être attendu de sa part qu'il recherche une activité comportant moins de sollicitations cutanées que le métier d'aide-monteur électricien exercé à 60 % et qui lui permette de faire valoir une pleine capacité de travail et de gain. 3.1 Ils ont relevé que les activités de coursier pour un laboratoire d'analyses médicales, de chauffeur-livreur pour de petites marchandises, de surveillant dans un grand magasin, de représentant ou d'employé au "scannage", mentionnées par l'office AI comme exemples concrets de professions adaptées dans le cas de l'assuré, étaient suffisamment représentées sur le marché équilibré du travail, qu'elles impliquaient peu ou n'impliquaient pas de sollicitation cutanée au sens précisé par le SMR et qu'en toutes hypothèses, elles induisaient largement moins de préhension manuelle qu'une activité d'aide-monteur électricien accomplie à 60 %. Le recourant fait valoir que les coursiers et les chauffeurs-livreurs doivent par exemple porter des colis, manier des emballages ou accepter que la peau de leurs mains soit en contact avec le froid lorsqu'ils exécutent leurs courses durant la saison hivernale, qu'un employé au "scannage" doit quant à lui manipuler des documents, des ordinateurs et des boîtes d'archives, et que même légères, ces sollicitations cutanées sont répétées durant l'intégralité du temps de travail, si bien qu'il est exclu de considérer que la profession concernée soit exempte de toute sollicitation cutanée. Quoi qu'en dise le recourant, les professions mentionnées ci-dessus induisent largement moins de préhension manuelle qu'une activité d'aide-monteur électricien exercée à 60 %, ainsi que l'a relevé la juridiction cantonale en se référant au rapport final SMR du 17 juillet 2006, dont il résulte que tout contact manuel n'est pas proscrit en ce qui le concerne. Il ne lui est pas interdit de toucher sporadiquement ou légèrement un objet léger, des feuilles de papiers, des petites marchandises, des machines. Par ailleurs, s'agissant de la conduite d'un véhicule automobile, l'assuré n'a jamais allégué être entravé et continue même à passer les contrôles nécessaires en ce qui concerne ses permis poids lourds. Enfin, le recourant se méprend lorsqu'il fait valoir de manière générale qu'aucune activité n'est adaptée en définitive à son handicap. Si celle-ci doit être dépourvue de sollicitations cutanées, ce qui inclut une certaine action physique, elle n'a pas à être dépourvue de tout contact avec les mains ou la peau. 3.2 La juridiction cantonale a relevé que selon la doctoresse M.________ (rapport en annexe au rapport de W.________ du 13 janvier 2006), une pleine capacité de travail pouvait être exigée de l'assuré dans tout poste de surveillance, de conseil, de gestion ou de contrôle d'installation n'utilisant que partiellement et ponctuellement l'informatique, sans qu'il y ait de baisse de rendement à retenir, et que de l'avis du docteur P.________ (réponse du 9 juin 2006), une activité professionnelle à 100 % paraissait envisageable dans un milieu adapté, c'est-à-dire dénué de toutes sollicitations cutanées, la capacité de travail résiduelle étant "actuellement" de 100 % dans une activité totalement dénuée de sollicitations cutanées et de 50 à 70 % dans une activité comportant des sollicitations cutanées légères. Elle a relevé également que les avis ci-dessus de la doctoresse M.________ et du docteur P.________ étaient corroborés par le docteur D.________ dans le rapport final SMR du 17 juillet 2006, dont il résulte que l'état de santé du recourant permettait une pleine capacité de travail avec un rendement de 100 % dans une activité de surveillance, de gestion et (ou) de contrôle d'installation, car ces activités n'entraînaient pas de sollicitation cutanée.