Citation: 6B_569/2008 24.03.2009 E. 1

En l'espèce, contrairement à ce que soutient le recourant, les juges cantonaux ont apprécié de manière parfaitement distincte la culpabilité des accusés. Ils ont décrit en détail comment chacun d'eux a contribué à la mise en oeuvre des projets de l'auteur principal (cf. jugement de première instance, ch. 19 p. 26 s.; arrêt attaqué ch. 2 p. 4) et ils ont exposé séparément les autres éléments qu'ils ont pris en compte pour fixer leurs peines respectives (cf., pour le recourant, jugement de première instance, ch. 22, 2ème § de la p. 29; arrêt attaqué, consid. II 1b p. 11 s.). Ainsi, le recourant a été sanctionné en fonction de critères qui lui sont propres. Pour déterminer la quotité de sa peine, les juges cantonaux ont pris en compte le fait qu'il a désigné cinq victimes potentielles à l'auteur principal et qu'il a conduit celui-ci à divers endroits de Suisse romande pour lui permettre de mettre en oeuvre son dessein criminel, allant même jusqu'à l'accompagner à un rendez-vous en se faisant passer pour un expert immobilier auprès de la dupe, afin de mettre celle-ci en confiance. Les juges cantonaux ont aussi tenu compte de ses antécédents et de la difficulté avec laquelle il a consenti, aux débats, à admettre son intérêt financier dans l'affaire. Ils ont encore pris en compte le fait qu'il se trouvait dans une bonne situation financière au moment des faits et qu'il n'avait dès lors aucun besoin de la commission promise par l'auteur principal. À sa décharge, ils ont tenu compte de ses aveux et de son état de santé. Le recourant se plaint qu'il n'ait pas été tenu compte de ses regrets; mais il ne ressort pas de l'état de fait qu'il aurait exprimé des regrets sincères. En définitive, les juges cantonaux ont donc fixé la peine sans omettre de tenir compte de faits pertinents, ni se laisser influencer, au détriment du recourant, par des éléments dépourvus de pertinence. 1.2 Dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, le juge doit respecter, en particulier, le principe d'égalité de traitement (art. 8 al. 1 Cst.; cf., au regard de l'art. 63 aCP, ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144 et les arrêts cités). S'il est appelé à juger les co-auteurs d'une même infraction ou deux co-accusés ayant participé ensemble au même complexe de faits délictueux, il est tenu de veiller à ce que la différence des peines infligées aux deux intéressés soit justifiée par une différence dans les circonstances personnelles en fonction desquelles, conformément à l'art. 47 CP, la peine doit être individualisée (cf. ATF 121 IV 202 consid. 2b p. 244 ss; arrêt 6S.199/2006 du 11 juillet 2006 consid. 4 i.f.). Inversement, s'il condamne deux co-accusés à des peines identiques, il doit s'assurer que cette égalité soit justifiée par une équivalence globale des éléments pertinents pour la fixation de la peine. Contrairement à ce qu'il soutient, le recourant n'était pas "nettement moins impliqué" dans l'activité délictueuse de l'auteur principal que son co-accusé Z.________. Même s'il en ignorait les détails et s'il n'a pas participé à sa phase finale, le recourant connaissait parfaitement le but de l'opération et son principe frauduleux. En outre, si Z.________ a hébergé plusieurs fois l'auteur principal et certains membres de sa famille, le recourant a contribué de manière bien plus importante à l'exécution des projets de l'auteur principal, lorsqu'il s'est fait passer pour un expert immobilier auprès de la dupe. Aussi, quand bien même les antécédents de Z.________ sont plus lourds que ceux du recourant, les juges cantonaux n'ont pas commis une inégalité de traitement en infligeant une peine de même quotité à chacun d'eux. 1.3 Sur le vu de l'ensemble des éléments pertinents (cf. consid. 1.1), les juges cantonaux ne sont en outre pas arrivés à un résultat excessivement sévère en condamnant le recourant à douze mois de privation de liberté. Le moyen pris d'une violation de l'art. 47 CP ou d'un abus du pouvoir d'appréciation dans la fixation de la peine est ainsi mal fondé.