Citation: 4D_5/2019 E. 6

La Cour de justice retient que par la signature de la convention de sortie du 31 août 2016, les demandeurs ont « autorisé [la défenderesse] à commander les travaux de nettoyage à leurs frais, sans formuler la moindre réserve ». Conformément à l'argumentation présentée à l'appui du recours constitutionnel, cette assertion est inexacte car selon le texte de la convention, les demandeurs ont au contraire stipulé la présentation d'un devis préalablement à la commande des travaux. L'arrêt mentionne d'ailleurs que le devis de l'entreprise de nettoyage a été transmis aux demandeurs, le 2 septembre 2016, et que ceux-ci l'ont contesté au motif qu'ils avaient proposé d'exécuter eux-mêmes le travail. Pour le surplus, les demandeurs ne prétendent pas avoir soulevé d'autres objections contre le devis; ils ont seulement affirmé que la convention de sortie ne les obligeait pas. Dans la présente instance, ils développent en fait et en droit une nouvelle discussion de l'ensemble des circonstances de la cause et des échanges intervenus entre eux et la régie. Ils se plaignent d'un jugement à leur avis arbitraire tant au sujet des frais de nettoyage que de la perte de loyer. Or, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points, hormis la réserve concernant le devis, ils reprochent réellement à la Cour de justice, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à des appréciations absolument insoutenables. L'erreur qu'ils mettent en évidence n'a pas d'incidence sur l'issue de la cause car la Cour peut de toute manière retenir sans arbitraire, contre leur opinion, que la convention leur est opposable et que les frais de nettoyage leur incombent. L'argumentation présentée tend surtout à substituer un jugement différent de celui de la Cour de justice; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence déjà mentionnée relative à l'art. 106 al. 2 LTF.