Citation: 8C_558/2023 E. 6.2

6.2. En ce qui concerne tout d'abord la classification de l'accident, on peut se rallier à l'appréciation de la cour cantonale. Selon la jurisprudence, il convient de se fonder, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même; sont déterminantes les forces générées par l'accident et non pas les conséquences qui en résultent (arrêt 8C_816/2021 du 2 mai 2022 consid. 5.2.1 et les arrêts cités). En l'espèce, la description de la recourante d'un choc à l'arrière survenu à une vitesse comprise entre 100 et 120 km/h ne trouve pas confirmation dans le rapport de police du 1er mars 2013. A teneur de ce rapport, la voiture suivant celle où se trouvait la recourante a effectué un freinage d'urgence avant le heurt. Il y est également mentionné que l'avant et l'arrière droits du premier véhicule impliqué étaient "enfoncé[s]" et non pas totalement endommagés, ce qui aurait été le cas si les deux chocs s'était déroulé à pleine vitesse. Dans cette configuration, il faut un cumul de trois critères sur sept ou qu'au moins l'un des critères consacrés dans l'ATF 134 V 109 se soit manifesté de manière particulièrement marquante pour admettre le rapport de causalité adéquate (cf. arrêt 8C_897/2009 du 29 janvier 2010, consid. 4.5).