Citation: 6B_749/2022 E. 7.3.3

7.3.3. Le recourant soutient que le premier tir est le seul à avoir été effectué à bout touchant et qu'ainsi, il se distingue des autres tirs et accrédite sa version de l'accident. Il reproche à la cour cantonale de ne pas en avoir tenu compte et de ne pas avoir explicité dans quelle configuration il a pu se produire. La cour cantonale n'a pas ignoré cet élément. Au contraire, elle a clairement indiqué que le premier coup de feu essuyé par F.________ dans la poitrine était le seul à avoir été tiré à bout portant. Elle en a déduit qu'il avait certainement tenté d'empêcher son père de passer à l'acte, d'abord en lui lançant un marteau, puis en essayant de le désarmer en s'approchant de lui. Pour le surplus, elle a exclu que le fils du recourant se soit trouvé derrière lui au moment du départ du coup (ce dernier point sera approfondi infra au consid. 7.3.6). En définitive, sans omettre les éléments avancés par le recourant, et donc sans faire preuve d'arbitraire de ce fait, la cour cantonale a retenu ce qui suit: " une dispute a éclaté. L'appelant a exhibé son arme devant son épouse au cours de cette ultime dispute, ce qui l'a conduite à le supplier de ne pas s'en prendre aux enfants. Son fils, conscient de la détermination de son père, a certainement tenté de l'empêcher de passer à l'acte dans un geste de défense désespéré, d'abord en lui lançant un marteau, puis en essayant de le désarmer en s'approchant de lui, sans succès, avant d'essuyer un premier tir qui l'a atteint à bout portant dans la poitrine ".