Citation: 2D_10/2018 E. 3

Le recourant reproche tout d'abord à l'instance précédente de n'avoir pas tenu compte arbitrairement du certificat médical de la Dre Z.________, lequel ferait état du lien de dépendance et de la relation étroite et effective qui existent entre le recourant et sa soeur. Un tel grief tombe cependant à faux. Selon la jurisprudence, il y a arbitraire dans l'appréciation des preuves lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le certificat invoqué par le recourant atteste du fait que B.Y.________ est dépendante d'une autre personne pour de nombreux actes du quotidien et que l'aide nécessaire est actuellement assurée par son demi-frère, car la maman travaille à plein temps. L'instance cantonale a tenu compte de ce document dans son jugement, contrairement à ce que prétend le recourant, et constaté qu'il ne faisait aucun doute que la soeur du recourant nécessitait une aide. Selon elle, il ne ressort cependant pas du dossier que le recourant soit la seule personne susceptible d'assumer et de prodiguer la surveillance, les soins et l'attention que l'état de santé de sa demi-soeur requiert. Cela étant, on ne voit pas en quoi la Cour de justice, qui n'a pas ignoré le certificat dont se prévaut le recourant, aurait procédé à une constatation des faits insoutenable et arbitraire, étant précisé que le recourant lui-même ne prétend pas être la seule personne à pouvoir fournir les soins et l'attention que nécessite sa demi-soeur (cf. infra consid. 4.2).