Citation: 4A_446/2013 E. 5.1

5.1. Toujours sous l'angle de la violation de son droit d'être entendue, la recourante expose, à l'appui d'un deuxième grief intitulé "L'invocation par l'intimée d'un cas de force majeure en rapport avec son retard dans l'exécution de ses services" (recours, n. 75 à 93), qu'elle a fait valoir dans l'instance arbitrale, au moyen d'une conclusion reconventionnelle, son droit au paiement d'une indemnité de retard, fondé sur l'art. 9 du contrat, en relation, notamment, avec le début tardif de la fourniture des services convenus. Elle ajoute que l'arbitre unique l'a éconduite sur ce point, au motif qu'elle avait accepté sans réserve le début différé des services fournis. Contestant le bien-fondé de cette conclusion, la recourante soutient que l'arbitre unique a omis, par inadvertance, de traiter la question de l'applicabilité de l'art. 16 du contrat, qu'elle avait soulevée devant lui. Il lui aurait échappé qu'en vertu de cette clause, dans l'hypothèse où A.________ n'accepterait pas l'existence du cas de force majeure invoqué par l'intimée, le droit de la recourante d'exiger une pénalité de retard sur la base de l'art. 9 du contrat serait automatiquement réservé. Or, les faits de la cause, en particulier les lettres échangées entre les différents protagonistes au sujet du retard dans la fourniture des services, démontreraient - contrairement à ce que l'arbitre unique a retenu, en dépit des déclarations concordantes des parties, à l'égal de ce qu'avait fait un autre arbitre unique dans la cause formant l'objet de l'arrêt publié aux ATF 121 III 331 - que l'intimée avait bel et bien invoqué des circonstances s'apparentant à la force majeure visée par l'art. 16 du contrat, mais qu'elle n'avait pas été suivie par A.________. Aussi, selon ses dires, la recourante ne pouvait-elle se voir opposer le fait d'avoir accepté sans réserve la fourniture tardive des services de l'intimée, étant donné qu'une réserve de ses prétentions fondées sur l'art. 9 du contrat résultait déjà de la seule application de l'art. 16 dudit contrat. Par conséquent, l'arbitre unique aurait violé le droit d'être entendu de la recourante en ne prenant pas en considération l'argumentation juridiquement pertinente qu'elle lui avait présentée sur ce point.