Citation: 9C_255/2009 28.05.2009 E. 1

3.2 Cela étant, il ressort de l'expertise en cause que s'il a nié l'existence d'une pathologie psychique chez le recourant au jour de son examen (le 26 février 2007), le docteur A.________ a en revanche admis que celui-ci avait présenté une telle atteinte par le passé. Requis par l'intimé de se prononcer sur l'influence des troubles constatés sur la capacité de travail, le psychiatre a indiqué pouvoir suivre ses confrères pour dire que depuis l'année 2004 il existait un état dépressif et des symptômes dépressifs ayant une répercussion sur la capacité de travail. Il a encore précisé que l'incapacité de travail avait évolué de 100 % à 0 %, sans qu'il ne pût cependant se prononcer sur les dates exactes de cette évolution (rapport d'expertise, p. 32). A cet égard, comme le relève le recourant, les médecins du SMR ont, dans un rapport du 18 septembre 2007, admis à la suite de l'expertise du docteur A.________ que l'assuré avait été incapable de travailler du 15 août 2003 au 28 septembre 2005 en raison d'un trouble dépressif; à cette date, il avait été soumis à un examen auprès du SMR (cf. rapport du 13 octobre 2005), à l'issue duquel les docteurs B.________ et E.________ avaient conclu à l'absence d'une pathologie psychiatrique et à une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée. Aussi, la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle aucune incapacité de travail pour des motifs psychiatriques ne pouvait être retenue pendant toute la période considérée (parce que les médecins du SMR avaient nié toute incapacité de travail pour raisons psychiatriques) apparaît manifestement inexacte, voire insoutenable, dans la mesure où elle est contraire au rapport du SMR du 18 septembre 2007 (lui-même fondé sur l'expertise du docteur A.________). Il convient donc de s'en écarter et de retenir que le recourant a été incapable de travailler à 100 % du 15 août 2003 au 28 septembre 2005, dans quelque activité que ce soit. L'argument qu'il invoque pour que soit retenue une date ultérieure (le 28 février 2007) marquant la fin de la période d'incapacité de travail n'est pas pertinent. Les médecins du SMR se sont en effet prononcés sur l'absence d'un trouble psychique postérieurement au second rapport du docteur M.________ et ont dûment expliqué pourquoi une telle atteinte à la santé ne pouvait pas être retenue à la date de leur examen. Quant au rapport du docteur L.________, on ne saurait lui accorder une valeur probante suffisante pour les raisons évoquées à juste titre par les premiers juges. 3.3 Compte tenu de la période d'incapacité complète de travail ainsi constatée (qui correspond en l'espèce à une incapacité de gain de 100 %), le recourant a droit à une rente entière d'invalidité du 1er août 2004 au 31 décembre 2005 (art. 28 al. 1 et 29 al. 1 let. b et 2 LAI, en relation avec l'art. 88a al. 1 RAI [ATF 106 V 16]). Le recours doit être admis dans cette mesure.