Citation: I 47/03 05.05.2003 E. 3

En l'espèce, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si c'est à bon droit que les premiers juges ont renvoyé la cause à l'intimée pour instruction complémentaire et nouvelle décision. 3.1 Dans son rapport du 31 mai 2000 à l'intention de l'office AI, le docteur A.________ a posé le diagnostic de parésie du MIG après poliomyélite, de HTA, d'état variqueux et d'obésité; il a relevé une détérioration des fonctions du membre inférieur gauche de M.________ depuis début janvier 2000 (diminution de la force avec lâchages et crampes) et attesté, dès cette date, d'une incapacité de travail de 100 % dans une activité de femme de nettoyage, déconseillant tout travail en position debout ainsi que la marche. Le 5 décembre suivant, ce médecin a encore précisé qu'au cours de l'été, l'assurée avait dû être traitée pour une périarthrite de la hanche droite et que le traitement entrepris n'ayant pas donné les résultats escomptés, même une activité en position assise était désormais contre-indiquée. Enfin, dans un nouveau rapport du 21 novembre 2001, le docteur A.________ a signalé une aggravation de l'état de santé de l'assurée à partir du 1er juin 2001; cette dernière n'était pas en mesure d'assumer un horaire supérieur à 50 % et son rendement ne dépassait pas 50 %; dans les tâches ménagères, la capacité de travail était de 0 %. Quant au docteur B.________, neurologue, auquel le docteur A.________ avait adressé l'assurée au mois d'octobre 2001, il a fait état d'un syndrome post-polio, en déclarant qu'une incapacité de travail de l'ordre de 50 % était indiquée (rapport du 11 octobre 2001). 3.2 Au regard de l'importance et du nombre des empêchements à l'exercice d'une activité lucrative attestés par le docteur A.________, on ne saurait faire grief aux premiers juges de ne pas avoir confirmé, sans autres mesures d'instruction, la capacité résiduelle de travail de 50 % retenue par l'office AI, et ce quand bien même ce taux correspond à l'évaluation du docteur B.________ dans son rapport du 11 octobre 2001. Ce dernier a certes procédé à un examen neurologique approfondi du membre inférieur gauche de M.________ mais ne semble pas avoir pris en considération l'ensemble des plaintes de la prénommée, notamment ses problèmes de hanche; il a en outre suggéré la mise en oeuvre d'investigations complémentaires dont on ignore si elles ont été effectuées depuis lors. Enfin, les indications du docteur A.________ au sujet du taux d'activité exigible et de la diminution du rendement professionnel manquent de clarté. La décision de renvoi de la juridiction cantonale pour instruction complémentaire sur l'étendue de la capacité de travail de la recourante ne prête donc pas flanc à la critique.