Citation: 8C_312/2022 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a examiné de manière détaillée chacune des activités lucratives exercées par le recourant entre le 1er avril 2018 et le 30 septembre 2020 pour déterminer si sa qualification par les autorités d'exécution de l'AVS, telle qu'elle ressortait de l'extrait de compte individuel AVS, était manifestement erronée ou non. Pour ce faire, elle s'est référée en particulier aux attestations des employeurs/mandants, au statut du personnel éventuellement applicable, au contenu des contrats, en particulier aux tâches concernées, au type de rémunération, à une éventuelle responsabilité personnelle pour l'activité fournie, ou encore aux devoirs et obligations découlant des activités en question. Cela fait, elle est parvenue à la conclusion que la caisse de chômage avait eu raison de ne pas s'écarter de l'appréciation des autorités d'exécution de l'AVS, sauf en ce qui concernait la prise en compte du revenu réalisé par le recourant en 2018 au service de la Haute école B.________ du canton de C.________. Partant, la période de cotisation minimale prévue par les art. 13 et 8 al. 1 let. e LACI n'était pas remplie au 1er octobre 2020. Aucun élément au dossier ne laissait par ailleurs penser que les conditions d'une libération de tout ou partie de cette période selon l'art. 14 LACI seraient remplies et le recourant ne le prétendait d'ailleurs pas. Enfin, les juges cantonaux ont rejeté les mesures d'instruction requises par le recourant (notamment la production des procès-verbaux des entretiens avec les conseillers en placement, l'audition de divers employés de la caisse de chômage, la production de documents internes à la caisse de chômage), considérant qu'elles n'étaient pas susceptibles d'influer sur le résultat de la procédure.