Citation: 4A_47/2020 E. 1

A.________ a son domicile en Belgique et il y réside habituellement. Il a souhaité se procurer dans ce pays un véhicule de marque Range Rover au moyen de fonds qu'il détenait en Suisse. Avec la société B.________ SA, exploitante d'un bureau fiduciaire à Genève, il a convenu que celle-ci acquerrait le véhicule en Belgique et qu'elle le ferait assurer et immatriculer en Suisse, en son propre nom mais pour son compte et à ses frais. Par l'entremise de V.________ Sàrl, bureau de courtage et de conseil en matière d'assurances, B.________ SA a conclu un contrat d'assurance contre les risques de vol ou de dégâts au véhicule, ou de responsabilité civile du détenteur. Elle a conclu ce contrat avec la compagnie C.________ SA. Le 30 avril 2012, l'office des véhicules du canton de Genève a délivré un permis de circulation et des plaques d'immatriculation au nom de B.________ SA. A.________ a pris possession du véhicule et il l'a utilisé notamment en Belgique. Le 31 juillet 2014, il en a signalé le vol à la police de Liège. La compagnie C.________ SA a refusé de prendre en charge ce sinistre. Elle opposait qu'à teneur des conditions générales incorporées au contrat d'assurance, « le détenteur ne bénéficie pas de la couverture d'assurance s'il a un domicile étranger au début du contrat ». A son avis, le véritable détenteur du véhicule était A.________, domicilié en Belgique, de sorte que la compagnie n'était pas obligée.