Citation: 5A_348/2015 E. 2

La juridiction précédente a constaté que le poursuivi ne contestait pas l'existence d'un titre de mainlevée provisoire, mais invoquait le bénéfice de discussion réelle (avec référence à l'ATF 140 III 180). A cet égard, elle a retenu que la poursuite concernait une créance découlant d'un contrat de prêt, garantie par divers gages mobiliers constitués en nantissement; en revanche, il ne ressortait pas du dossier - et le poursuivi ne le prétendait pas - qu'une " cédule hypothécaire " aurait été remise en propriété à la poursuivante à titre de garantie fiduciaire, hypothèse visée par la jurisprudence susmentionnée. Il s'ensuit que, si le poursuivi entendait renvoyer la banque à faire préalablement réaliser les objets nantis, il devait le faire valoir dans le cadre d'une plainte dirigée contre le commandement de payer, et non dans la procédure de mainlevée de l'opposition. Le recourant se plaint d'une violation de " l'art. 82 al. 2 LP ". Il soutient que le bénéfice de discussion réelle est une exception de droit matériel qui découle des art. 816 et 891 CC et se rapporte à l'" exigibilité " de la créance, de sorte que ce moyen peut être invoqué " non seulement par la voie de la plainte, mais également par le biais de l'opposition "; peu importe que le débiteur ait critiqué ou non le mode de poursuite (art. 41 al. 1 bis LP), dès lors que cet aspect ne préjuge pas de la possibilité de contester l'exigibilité de la prétention en raison de l'existence d'un droit de gage.