Citation: 1B_356/2021 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a encore constaté que les relations d'affaires entre les recourants et C.________ avaient débuté bien avant que le prévenu n'intègre D.________ Sàrl et étaient complexes. A cet égard, elle a relevé que plusieurs éléments étonnaient: C.________ aurait disparu pendant plusieurs mois et le prévenu aurait proposé un salaire mensuel de 1'600 fr. à une psycholoque travaillant à 80% qui devait lui remettre les prix des séances payées en espèces, les versements par cartes étant directement crédités sur le compte de la société. La cour cantonale a estimé que la manière dont le cabinet médical était géré surprenait, s'agissant notamment de la tenue de la caisse, dont il n'y aurait pas eu de relevés et pas toujours de justificatifs pour les prélèvements qui y étaient effectués selon le prévenu. A la suivre, les activités du prévenu, pour lui-même, pour sa société B.________ Sàrl et pour D.________ Sàrl, semblaient ainsi, en l'état, entremêlées jusqu'à apparaître difficilement dissociables. Compte tenu de la nature conflictuelle des relations entre les protagonistes, ainsi que de la confusion et de l'imbrication de leurs relations d'affaires, elle a jugé qu'on ne saurait ainsi d'emblée exclure, à ce stade de l'enquête, qu'une infraction au moins soit réalisée, s'agissant notamment des chefs de prévention d'abus de confiance (art. 138 CP) et de tentative de contrainte (art. 22 al. 1 CP ad art. 181 CP) et qu'on ne pouvait également exclure les infractions d'escroquerie (art. 146 CP) et de gestion déloyale (art. 158 CP). Les recourants s'opposent à ces constatations en introduisant divers éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Il en va ainsi s'agissant des éléments avancés par les recourants en lien avec le versement en espèces du prix des séances effectuées par une psychologue - qui serait en réalité une " thérapeute " pratiquant l'hypnose et la " biorésonance ". Il en va de même quant aux faits présentés par les recourants pour expliquer les différents montants retirés de la caisse et du compte de D.________ Sàrl par le recourant: ces retraits auraient notamment été effectués pour payer des factures d'électricité ou de fiduciaire ou encore à titre de remboursements des montants investis par les recourants dans la société D.________ Sàrl. Ces derniers prétendent encore qu'aucun élément ne permettrait de retenir que les activités du recourant, pour lui-même, dans le cadre de ses fonctions de directeur et associé gérant de B.________ Sàrl et pour D.________ Sàrl seraient entremêlées jusqu'à apparaître difficilement dissociables. A cet égard, ils font référence à divers montants avancés par le recourant ou la recourante en faveur de D.________ Sàrl, soit notamment un montant de 33'153 fr. 20 versé par B.________ Sàrl à E.________ SA, repris à son nom par le recourant et porté au débit du compte courant associé de la recourante. Toutefois, ces faits ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Là encore, de manière générale, les recourants se contentent d'opposer leur propre version des faits à celle de l'instance précédente sans démontrer l'arbitraire de cette dernière.