Citation: 1C_609/2023 E. 4.2

4.2. Les juges précédents ont retenu que le comportement du recourant, tant dans le cadre de l'incident du 17 octobre 2022 que par la suite, était de nature à rompre le lien de confiance et que sa faute était grave. Ils ont en outre relevé que sa hiérarchie lui avait reproché en 2016 d'agir comme «un électron libre», bien qu'un net progrès avait été constaté, à savoir une attitude beaucoup plus loyale par le respect des règles et des procédures de l'unité. Or, le 17 octobre 2022, c'est bien en dehors des règles de procédure qu'il avait agi. Son employeur pouvait ainsi légitimement nourrir des doutes quant aux risques que d'autres patients pourraient courir, dont la santé voire la vie sont concernées. La problématique ne saurait dès lors être résolue par une procédure de reclassement. Au contraire, transférer le recourant dans un autre service, y compris administratif, reviendrait à déplacer le problème. Pour ces motifs, la cour cantonale a considéré qu'un reclassement était illusoire.