Citation: 6B_912/2022 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a relevé qu'au moment des faits, l'intimée venait tout juste de fêter son 15e anniversaire, mais encore que le recourant l'avait rencontrée dans un car postal emprunté notamment par des écoliers journellement en semaine, plus ou moins à la même heure, entre leur domicile et leur établissement scolaire. Elle a également fait référence aux déclarations de l'intimée, selon lesquelles le recourant lui aurait intimé de rester tranquille et que tout allait bien, en la tutoyant, alors qu'elle était paralysée et n'arrivait rien à faire. La cour cantonale a jugé que cette injonction, adressée à une adolescente qui n'esquissait aucun mouvement de défense, ne se comprenait que si son auteur était conscient de son ascendant d'homme plus âgé et de la nécessité de la rassurer. De cela, elle a déduit que le recourant n'avait pris aucune précaution pour savoir quel âge avait l'intimée, pas même en l'interrogeant sur son âge, mais aussi que compte tenu du contexte, à savoir un bus rempli d'écoliers et de jeunes adolescents, il ne pouvait pas ignorer qu'il s'en prenait à une très jeune personne. Elle a ajouté qu'il ne pouvait pas penser que l'intimée était âgée de plus de 16 ans, ou à tout le moins, qu'il avait accepté l'éventualité qu'elle ait moins de 16 ans.