Citation: 5A_934/2021 E. 1.2.3

1.2.3. En l'espèce, pour motiver la recevabilité de son recours, le recourant se borne à affirmer qu'à défaut d'effet suspensif, " il est à la fois exposé à d'importantes difficultés financières et ne pourra pas obtenir le remboursement du montant qu'il doit payer à l'intimée au cas où il obtiendrait gain de cause au fond ". On comprend à la lecture de la motivation de ses griefs qu'il considère que l'intimée n'a aucune substance et qu'on ne sait pas où se trouve son ayant droit, que le Brexit l'entraverait dans ses démarches de recouvrement s'il devait verser un quelconque montant à l'intimée, et qu'il est par ailleurs sans emploi, ne subvenant dès lors à l'entretien de sa famille que grâce à l'aide de proches. Or, le recourant ne fait de la sorte que de simples allégations non étayées. Les prétendues difficultés qu'il met en avant en lien avec l'exécution de son éventuelle prétention en restitution se fondent sur des faits ne résultant pas de la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF), de sorte qu'il s'agit là de pures conjectures. Quoi qu'il en soit, à le suivre sur la précarité de sa situation financière, le recourant n'allègue pas être en mesure de payer la créance mise en poursuite. Par ailleurs, au vu du stade de la procédure, notamment du délai dans lequel le créancier poursuivant peut requérir la réalisation (art. 116 al. 1 LP), la seule saisie n'a pas pour effet de priver le recourant de son droit de propriété et celui-ci n'est pas exposé, en l'état, à la vente imminente de son immeuble. Le recourant n'établit ainsi aucun risque de préjudice juridique irréparable qui découlerait de l'indisponibilité des avoirs saisis. Il suit de là que le recours doit être déclaré irrecevable.