Citation: 8C_135/2024 E. 7.3

7.3. Ce faisant, le recourant ne démontre pas d'une manière conforme aux exigences de motivation posées par la loi en quoi les juges cantonaux auraient constaté les faits pertinents de façon manifestement inexacte, ni en quoi ils auraient violé le droit en considérant, à la lumière de la jurisprudence en matière d'assurance-chômage, que l'aptitude au placement ne pouvait être reconnue pour le période du 25 février au 8 mai 2023. A ce propos, l'examen de l'aptitude au placement se fait sur la base de la situation factuelle telle qu'elle existait jusqu'au prononcé de la décision administrative litigieuse (ATF 146 V 210 consid. 3.2). En se prévalant de sa présence en Suisse le 7 juin 2023 (en référence à l'arrêt 8C_82/2022 du 24 août 2022), le recourant part de la prémisse erronée que cet examen repose sur l'état de fait au seul jour de la décision sur opposition. Or la période litigieuse s'étend uniquement du 25 février au 8 mai 2023. Cela étant, ses arguments reposent pour l'essentiel sur des allégations de faits et moyens de preuve nouveaux, qui ne sont pas admissibles (art. 99 al. 2 LTF). En tout état de cause, ils sont à l'évidence insuffisants pour démontrer l'arbitraire relatif au constat qu'il n'était pas atteignable et qu'il ne pouvait se présenter en Suisse dans un délai raisonnable en vue de participer à un entretien d'embauche ou prendre une activité salariée.