Citation: 9C_536/2008 14.11.2008 E. 2

2.1 L'office recourant conteste uniquement le calcul du taux d'invalidité présenté par l'assurée dans son activité lucrative. Il soutient qu'en comparant les revenus sans invalidité et d'invalide retenus par la juridiction cantonale, on obtient un taux de 33,25 % ([11'064.30 - 7'385.60] x 100 / 11'064.30), lequel doit être ramené à 8,31 % (33,25 % x 25 %) pour tenir compte du taux d'activité professionnelle de l'assurée. Au vu du taux d'invalidité de 30 % dans l'activité ménagère (40 % x 75 %), lequel n'est pas contesté, il en résulterait un taux global d'invalidité de 38,31 % (8,31 % + 30 %). Ne remettant en cause ni le taux de capacité de travail résiduelle (50 % dans une activité adaptée), ni le revenu sans invalidité retenus par les premiers juges, l'intimée conteste en revanche le revenu d'invalide retenu par la juridiction cantonale. Elle estime que ce n'est pas la valeur moyenne statistique de l'ensemble des activités simples et répétitives qui doit être prise en compte, mais bien plutôt le revenu d'invalide qui résulte du salaire statistique servi dans le secteur de l'hôtellerie et la restauration. 2.2 En l'espèce, les premiers juges ont retenu que si l'assurée avait été en bonne santé, elle aurait consacré 25 % de son temps à l'exercice de son activité professionnelle et le reste (75 %) à l'accomplissement de ses travaux habituels, la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité étant par conséquent applicable au présent cas. L'autorité cantonale a fixé à 40 % l'empêchement présenté par l'assurée dans l'activité ménagère et, partant, à 30 % (40 % x 75 %) le taux d'invalidité pour les tâches ménagères. D'après les renseignements médicaux auxquels la juridiction cantonale avait accordé pleine valeur probante, l'assurée disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée à son handicap. Procédant à l'évaluation de l'invalidité de l'assurée pour la part consacrée à son activité lucrative, les premiers juges ont retenu un revenu sans invalidité de 8'806 fr., lequel correspondait au dernier salaire effectivement réalisé par l'assurée, compte tenu de l'évolution des salaires jusqu'en 2005. Ils ont toutefois considéré que ce salaire était très nettement inférieur à celui, pour la même année, que réalisaient des travailleuses non qualifiées du secteur de l'hôtellerie et de la restauration, domaine le plus proche de celui dans lequel travaillait l'assurée, selon eux, et parmi les plus bas du secteur des services. Ce dernier étant de 11'064 fr. 30 au taux d'activité de 25 % (cf. jugement attaqué p. 20), la différence par rapport au salaire effectivement réalisé par l'assurée (8'806 fr.) était de 20 %. La juridiction cantonale a retenu qu'il y avait lieu d'en tenir compte pour déterminer le revenu d'invalide. Au titre du revenu d'invalide, les juges cantonaux se sont fondés sur le salaire statistique des femmes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé en 2004, soit 3'893 fr. par mois ou 46'716 fr. par an. Après l'avoir adapté à l'évolution des salaires et à l'horaire de travail en 2005 (49'237 fr. 30), puis au taux d'activité de 25 % (12'309 fr. 30), les premiers juges ont ensuite réduit ce montant de 20 % pour tenir compte de la différence du même ordre existant entre le revenu réalisé avant l'invalidité et le salaire moyen de l'époque dans la branche considérée, soit 9'847 fr. 45 (12'309 fr. 30 - 20 %). En tenant compte encore d'un abattement de 25 %, la juridiction cantonale a fixé le revenu d'invalide à 7'385 fr. 60 (9'847 fr. 45 - 25 %), qu'elle a comparé au montant de 12'309 fr. 30. Elle a ainsi retenu un taux d'invalidité dans l'activité lucrative de 40 % ([12'309. 30 - 7'385. 60] / 12'309. 30 x 100).