Citation: I 8/06 21.02.2007 E. A

A.a M.________, né en 1944, a travaillé en qualité de perceur de 1970 à 1978, puis en qualité de technicien de production jusqu'au 31 décembre 1996, date de son licenciement pour des motifs économiques. Par décision du 9 février 1998, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (ci-après: l'OAI) a alloué à M.________ une demi-rente d'invalidité à partir du 1 février 1997. L'OAI s'est fondé sur le rapport de l'Hôpital X.________, du 17 juillet 1996, ainsi que sur celui du Département universitaire de psychiatrie adulte (DUPA), du 20 novembre 1996. Sur le plan somatique, les médecins de Lavey les Bains ont posé le diagnostic de lombo-sciatalgies droites chroniques persistantes, troubles statiques et dégénératifs du rachis lombaire, rétrolisthésis L5-S1 de 4 mm et dysfonction de l'articulation sacro-iliaque droite. Ils ont conclu qu'une reprise du travail à 100 % semblait souhaitable et parfaitement possible. Pour leur part, les médecins du DUPA ont fait état d'un fonctionnement psychotique se défendant par le biais d'un mécanisme du registre paranoïaque. Ils ont conclu à une capacité de travail d'au moins 50 % d'un point de vue psychiatrique. A.b Le 22 décembre 1998, M.________ a présenté une demande de révision de sa rente, tendant à son augmentation. Instruisant la demande de révision, l'OAI a recueilli l'avis du docteur P.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assuré. Dans son rapport du 1er mars 1999, ce médecin a attesté que l'état de santé de son patient s'était aggravé depuis juin 1998, surtout sur le plan psychiatrique. Il a conclu à une incapacité de travail de 100 %. L'OAI a ensuite mandaté le docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, pour une expertise psychiatrique.