Citation: 1C_288/2007 13.12.2007 E. 1

Conformément à l'art. 82 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral connaît des recours contre les décisions rendues dans les causes de droit public. 1.1 S'agissant des communes, celles-ci peuvent recourir par cette voie en invoquant les garanties qui leur sont reconnues par la constitution cantonale ou fédérale (art. 89 al. 2 let. c LTF); il s'agit du recours prévu à l'art. 189 al. 1 let. e Cst., qui permet à la collectivité de se plaindre d'une violation de son autonomie (art. 50 Cst., cf. ATF 133 I 128 consid. 3.1 p. 130; 131 I 91 consid. 1 p. 93; 128 I 3 consid. 1c p. 7) ou d'une atteinte à son existence ou à l'intégrité de son territoire, garanties par le droit cantonal (ATF 125 I 173 consid. 1b p. 175; 121 I 218 consid. 2a p. 219/220; 119 Ia 214 consid. 1a p. 216). Il permet également d'invoquer, à titre accessoire, la protection contre l'arbitraire ainsi que d'autres droits et principes constitutionnels tels que l'égalité, la proportionnalité, la bonne foi et le droit d'être entendu, à condition que ces griefs se trouvent en relation étroite avec celui de la violation de l'autonomie communale (ATF 121 I 218 consid. 4a p. 220; 116 Ia 252 consid. 3b p. 255/256; 113 Ia 332 consid. 1b p. 333/334). 1.2 Dans la mesure où elle dénonce une violation de son autonomie, la commune de Concise a qualité pour agir. Déterminer si, dans un domaine juridique particulier, la commune jouit effectivement d'une autonomie, n'est pas une question de recevabilité, mais de fond (ATF 128 I 3 consid. 1c p. 7; 124 I 223 consid. 1b p. 226 et les références citées). Le fait que la recourante a participé à la procédure devant l'autorité précédente (art. 89 al. 1 let. a LTF) n'ajoute rien à sa qualité pour agir.