Citation: 6B_918/2023 E. 1.2.2

1.2.2. Dans ses griefs ciblant les constatations cantonales, la recourante développe une argumentation par laquelle elle revient longuement sur différents éléments de l'instruction et sur les pièces du dossier en substituant sa propre appréciation des faits et des moyens de preuve à celle de l'autorité précédente. Pareille démarche traduit en réalité une critique largement appellatoire, partant irrecevable des constatations cantonales. Cela étant et quoi qu'en dise la recourante, elle ne peut rien tirer en sa faveur de l'ordonnance de classement du 16 mars 2021 (PE20.xxxxxx), sachant notamment que celle-ci pointe déjà les contradictions, soulignées ensuite par la cour cantonale dans le jugement attaqué, entre les déclarations faites par la recourante au SUPEA puis lors de son audition par la police dans ce contexte. Elle échoue en outre à démontrer le caractère insoutenable du constat relatif à l'évocation d'attouchements en marge du contact avec le SUPEA fin mai 2020, qui est au demeurant établie par pièce (cf. pièce 9/4). C'est en vain également que la recourante reproche aux juges précédents d'avoir considéré des similitudes avec les accusations portées en 1993. Sur ce point, la cour cantonale s'est en effet limitée, comme relevé, à en tirer argument s'agissant des connaissances que pouvait avoir la recourante au sujet des suites d'une dénonciation. La recourante échoue également mettre en exergue en quoi les constatations cantonales en lien avec les propos tenus par elle avec le conseiller psychologique de l'établissement dans lequel sa fille était scolarisée seraient insoutenables. En définitive, il n'apparaît pas que les constatations cantonales seraient entachées d'arbitraire ou que la présomption d'innocence de la recourante aurait été violée. Le grief doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.