Citation: 2D_33/2022 E. 1

A.________ est père d'un troisième enfant, issu d'une relation extra-conjugale, prénommé Alija, né le 20 juin 2004. Le 24 août 2011, A.________ a obtenu la nationalité suisse. Les trois enfants de l'intéressé ont obtenu la nationalité suisse à une date indéterminée. Le 8 mars 2013, il a épousé à Lausanne F.________, ressortissante de Bosnie-Herzégovine, qui a ainsi obtenu une autorisation de séjour pour regroupement familial. A.b. Par jugement du 21 janvier 2015, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a déclaré A.________ coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de contrainte sexuelle et de viol pour des faits ayant eu lieu entre le 21 juin 2003 et le 20 septembre 2003, ainsi que de violation grave des règles de la circulation routière. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de quatre ans, sous déduction de deux jours de détention avant jugement. Par jugement du 8 juin 2015 la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé le jugement du 21 janvier 2015. Elle a retenu que la culpabilité de l'intéressé était lourde objectivement et subjectivement, en raison notamment du mépris affiché pour la victime. Cet arrêt n'a pas fait l'objet de recours. L'incarcération a duré jusqu'au 2 octobre 2018 et a été suivie d'une libération conditionnelle. A.c. Le 15 août 2019, le Conseil d'Etat du canton de Vaud a prononcé l'annulation de la nationalité suisse accordée à A.________ en application de l'art. 36 de la loi du 20 juin 2014 sur la nationalité suisse (LN; RS 141.0) qui prévoit la possibilité d'annuler la naturalisation obtenue par des déclarations mensongères ou par la dissimulation de faits essentiels. Cette annulation a été confirmée en dernier lieu par l'arrêt 1C_324/2020 du 23 septembre 2020 du Tribunal fédéral. En effet, l'intéressé a passé sous silence, lors de sa postulation à l'obtention de la nationalité, la procédure pénale pour atteinte à l'intégrité sexuelle de mineurs.