Citation: I 421/05 10.02.2006 E. A

A.________, né en 1964, travaillait comme chauffeur de taxi. Agressé par des clients le 25 août 2001, il a souffert de contusions et de plaies multiples, de troubles auditifs et de céphalées, ainsi que d'un état de stress post-traumatique. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris en charge le cas. N'ayant pas repris d'activité, l'intéressé a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 30 septembre 2002. Au cours de l'instruction, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après : l'Office AI) s'est procuré une copie du dossier de la CNA, puis a recueilli l'avis du docteur D.________, médecin traitant. Dans un rapport du 6 novembre 2003, le praticien a relevé un état de stress post-traumatique, un syndrome douloureux chronique, des acouphènes gauches liés à une perte d'audition, ainsi que des troubles statiques et dégénératifs modérés du rachis lombaire, exigeant avant tout un traitement psychiatrique et entravant un retour, même partiel, à la vie professionnelle. Psychiatres auprès du service des troubles anxieux et de l'humeur de l'Hôpital X.________, ayant suivi l'assuré de janvier 2002 à janvier 2004, les docteurs K.________ et B.________ ont diagnostiqué un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen, avec syndrome somatique (F 33.11 CIM-10), des troubles mixtes de la personnalité (traits histrioniques, narcissiques, passifs-agressifs; F 61.0 CIM-10) et un état de stress post-traumatique (F 43.1 CIM-10), engendrant une incapacité totale de travail (rapport du 1er décembre 2003). Le docteur Z.________, psychiatre et psychothérapeute FMH, expert mandaté par la CNA et l'Office AI, ne partageait pas entièrement l'avis de ses confrères. Bien qu'ayant mis en évidence un probable trouble dépressif, dont il qualifiait l'épisode actuel de léger à moyen (F 33.1 CIM-10), et une possible personnalité dépendante (F 60.7 CIM-10) ou mixte (F 61.0 CIM-10), il a estimé que A.________ était désormais apte à travailler, à mi-temps pendant les six premiers mois, avec un rendement diminué de moitié les trois premiers mois, puis à plein temps, les événements de 2001 n'ayant pas laissé de séquelles physiques et son examen n'ayant pas décelé de psychopathologies psychiatriques invalidantes. Un accompagnement psychothérapeutique s'avérerait toutefois certainement nécessaire, l'assuré s'étant profondément installé dans le rôle d'invalide (rapport d'expertise du 24 février 2004). Par décisions du 24 juin 2004, l'administration a octroyé à l'intéressé une rente entière d'invalidité, avec effet rétroactif, pour la période courant du 1er août 2002 au 31 mai 2003 et du 1er septembre 2003 au 30 juin 2004, la rente ayant été suspendue dans l'intervalle en raison d'une incarcération. A.________ s'est opposé à la suppression des prestations dès le 1er juillet 2004, déposant à l'appui de son argumentation les certificats médicaux des docteurs D.________, K.________ et B.________ des 4 et 26 mai 2004. L'Office AI a rejeté l'opposition le 6 janvier 2005.