Citation: 6B_40/2022 E. C

Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. C.a. A.________ et B.________ se sont rencontrés en 2013 et ont entretenu une brève relation de deux semaines, après quoi ils se sont séparés mais ont continué de se voir régulièrement. Le 25 mai 2015 vers 15h., la police de proximité de U.________ a pris en charge B.________ qui, le nez en sang, a déclaré qu'elle venait de se faire agresser par A.________. Elle a exposé qu'elle avait rendez-vous avec celui-ci pour aller boire un verre et qu'à peine entré dans son véhicule, alors qu'ils allaient se faire la bise, il l'avait forcée à l'embrasser. Alors qu'ils roulaient, elle avait compris qu'il voulait avoir une relation sexuelle. Lorsqu'elle lui a dit qu'elle préférait en rester là, il a refusé de sortir de la voiture et lui a demandé de le ramener chez lui. Il s'est ensuite énervé et l'a giflée alors qu'elle était en train de conduire. Lorsqu'elle lui a demandé de sortir de la voiture, il l'a menacée de mort. Comprenant qu'il ne s'en irait pas, elle avait elle-même tenté de sortir du véhicule. Il l'a alors attrapée par les cheveux pour la ramener dans la voiture et a tiré sa tête jusqu'à ses genoux, avant de la frapper au visage. Relâchant son étreinte, il a pris le téléphone portable de B.________ et l'a lancé dans la propriété adjacente. Un certificat médical daté du 25 mai 2015 indique que B.________ présentait une tuméfaction en regard de l'os nasal douloureuse à la palpation avec présence de sang au niveau des narines. Par ailleurs, divers rapports médicaux font état d'une fracture avec enfoncement du majeur gauche, ayant nécessité deux interventions chirurgicales. C.b. Le 5 décembre 2016, vers 15 h., la police est intervenue pour un accident de circulation qui s'était produit entre une voiture et un motocycle. Le motocycliste, C.________, a expliqué avoir vu un automobiliste effectuer des manoeuvres dangereuses. Lorsqu'il s'était arrêté à un feu, il avait sorti son téléphone portable pour prendre une photo de la plaque d'immatriculation du véhicule, lequel avait alors reculé, de sorte que le pare-chocs avait heurté le pneu avant de sa moto, ce qui l'avait fait tomber au sol, lui causant des blessures et endommageant son téléphone portable. Il s'était immédiatement relevé lorsque le conducteur, A.________, était sorti de sa voiture et s'était dirigé vers lui, criant et lui ordonnant de ne pas prendre de photos. Il a dans un premier temps déclaré qu'il lui avait en outre donné des coups de pied au niveau des jambes. Devant le ministère public, il a dit ne plus se souvenir s'il avait ou non reçu des coups, mais qu'en tout cas ils n'avaient pas été forts et n'avaient pas été la cause de ses blessures; ils tendaient plutôt à le faire partir. Un constat médical du 8 décembre 2016 indique que C.________ souffrait de douleurs diffuses à l'épaule gauche, au niveau des jambes et au poignet droit, ainsi que de lombalgies; il présentait par ailleurs une petite plaie à la jambe droite et était choqué en raison de ce qui s'était passé. C.c. D.________ et A.________ se sont rencontrés en 2014 et mariés en 2016. Ils ont exploité ensemble un établissement public par le biais d'une société au sein de laquelle ils étaient associés. C.c.a. Le 16 octobre 2017, A.________ a donné plusieurs coups de poing au visage de D.________, lui causant des hématomes, des ecchymoses, un oedème et diverses plaies dont certaines ont nécessité des points de suture. Il a reconnu ces faits et exprimé des regrets à plusieurs reprises au cours de la procédure. C.c.b. Le 6 janvier 2019, la police est intervenue dans l'établissement exploité par A.________ et D.________. Cette dernière, blessée au visage, leur a expliqué que son mari lui avait donné un coup de poing; elle présentait un gonflement violacé sous l'oeil gauche. A.________ ne se trouvait pas sur les lieux et D.________ a refusé de se rendre au poste de police pour y être auditionnée. Le 16 janvier 2019, D.________ s'est présentée au poste de police sur mandat de comparution. Elle a déclaré avoir eu, le 6 janvier 2019, un conflit verbal avec A.________ avant de se retrouver au milieu d'une altercation entre clients. Elle ne se souvenait pas si elle avait pris un coup ou était tombée sur une table mais affirmait que son mari n'avait pas pu la frapper car il était loin de la bagarre. Devant le ministère public, elle a déclaré avoir été blessée au cours d'une altercation entre clients, pour laquelle elle avait d'ailleurs appelé la police. Quelqu'un l'avait poussée, elle était tombée et s'était blessée au visage en se cognant la tête sur une table.