Citation: 4D_57/2007 29.02.2008 E. 2

2.1 Dans un premier moyen, le recourant prétend qu'en ayant analysé de manière « segmentée » les critiques développées aux chiffres IV a à IV f du recours cantonal en cassation qu'il a déposé, la cour cantonale a violé son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. et dénaturé le raisonnement qu'il a effectué à propos de l'interprétation du contrat passé le 8 septembre 2000. Le recourant voit une seconde violation de son droit d'être entendu dans le fait que l'autorité cantonale aurait limité son examen à l'arbitraire. En outre, le Tribunal de district, dans son jugement du 26 février 2007, aurait écarté sans motivation des faits essentiels à la qualification dudit contrat, ce qui l'aurait conduit de manière inadmissible à y voir un mandat. 2.2 Le droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. implique notamment l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Il suffit cependant, selon la jurisprudence, que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'est toutefois pas tenu d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 129 II 497 consid. 2.2 p. 505). 2.3 En l'espèce, il résulte de l'arrêt déféré, singulièrement de ses considérants 3 à 9, que la Cour de cassation a examiné avec soin chacun des griefs que le recourant a développés sous les chiffres IV a à IV f de son recours cantonal. Il n'apparaît donc nullement que les juges cantonaux aient porté atteinte au devoir minimum de discuter les questions ayant une pertinence pour l'issue de la querelle. Il appartenait bien évidemment au recourant de formuler son recours différemment s'il estimait que cette masse de griefs méritât un examen global. Au mépris des art 106 al. 2 et 117 LTF, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait tranché la cause sur la base d'un pouvoir de cognition plus restreint que celui que la loi lui imposait (cf. sur cette problématique: ATF 115 Ia 5 consid. 2b). Quant aux griefs portés contre le jugement de première instance, ils sont irrecevables, puisque seule la décision prise par l'autorité cantonale de dernière instance peut être attaquée par la voie du recours constitutionnel subsidiaire (art. 75 al. 1 LTF par renvoi de l'art. 114 LTF). Le moyen est dénué de tout fondement en tant qu'il est recevable.