Citation: I 86/01 09.07.2001 E. 1

En effet, bien qu'il eût reproché à l'office AI de n'avoir pas pris en compte, lors du calcul du gain d'invalide, certains facteurs de réduction liés à une diminution du rendement et à une occupation à temps partiel, la juridiction cantonale a omis d'examiner ce grief. b) Le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel (art. 29 al. 2 Cst.), dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recourant sur le fond (ATF 124 V 183 consid. 4a, 122 II 469 consid. 4a et les arrêts cités). La jurisprudence en a déduit, en particulier, le droit pour le justiciable d'obtenir une décision motivée. En d'autres termes, l'autorité est tenue d'indiquer au moins brièvement les motifs sur lesquels elle se fonde pour rendre sa décision. Bien que cela n'implique pas le devoir de répondre à toute affirmation ou argumentation juridique, l'autorité doit toutefois examiner les allégués essentiels à la solution du cas (ATF 126 V 80 consid. 5b/dd, 124 V 181 consid. 1a, et les références). c) En l'espèce, il est douteux qu'en omettant d'examiner les griefs du recourant relatifs aux facteurs de réduction du revenu d'invalide, la juridiction cantonale ait respecté le droit d'être entendu de l'intéressé. Quoi qu'il en soit, ce vice n'est pas d'une gravité telle qu'il faille considérer qu'il n'est pas réparable lorsque - comme en l'espèce - la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen (ATF 124 V 183 consid. 4a, 392 consid. 5a et les références).