Citation: 4A_454/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la cour cantonale a constaté que l'intimé s'était trouvé en incapacité de travail dès le lendemain de l'incendie, à savoir le 17 septembre 2013, et qu'il avait été suivi médicalement à compter du 23 décembre 2013. Il ressortait des notes établies par le médecin traitant de l'intimé et des certificats médicaux établis que ce dernier se trouvait sous le choc des suites de l'incendie, qu'il souffrait d'idéations suicidaires, d'insomnies, de troubles gastriques et d'une perte de poids et peut-être d'un stress post-traumatique. L'intimé, qui avait certes déclaré vouloir partir à la suite de l'incendie, s'était rendu dans un foyer pour pouvoir bénéficier d'un suivi médical fin décembre 2013. La cour cantonale a considéré que l'affirmation selon laquelle l'intimé n'aurait pas tenu son employeur informé du fait qu'il était en incapacité de travail était erronée. Le mandataire de l'intimé avait, en effet, transmis, dès le 8 janvier 2014, une copie des certificats médicaux de son client à l'employeur. Or, le recourant n'a jamais contesté la validité des certificats médicaux pas plus qu'il n'a remis en cause la continuation des rapports de travail. Le 9 avril 2014, il a du reste attesté auprès de l'assurance-chômage que son employé avait cessé son activité professionnelle le 1er avril 2014. Il n'a pas davantage allégué, lors de la procédure de première instance, que les rapports de travail auraient pris fin le 17 décembre 2013 en raison d'un abandon de poste. La cour cantonale a ainsi considéré que l'intimé était incapable de travailler, dès le lendemain de l'incendie, et qu'elle ne pouvait pas se fonder sur des faits non allégués en première instance pour retenir l'existence d'un prétendu abandon de poste.