Citation: 5A_1038/2018 E. 3.2

3.2. Dans son arrêt de renvoi du 19 juin 2018 (5A_220/2018), le Tribunal fédéral a admis le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits soulevé par le mari concernant les frais de logement de l'épouse, au motif qu'ils avaient été comptabilisés à double. Examinant les critiques formulées sur ce point par l'intimée dans sa réponse, la Cour de céans a considéré que l'intéressée, tout en admettant cette erreur, soutenait qu'il n'y avait pas pour autant lieu de modifier l'arrêt sur appel, car celui-ci contenait d'autres erreurs en lien avec la prise en compte des frais d'avocat des parties. Selon elle, après rectification de ces erreurs, le montant de sa pension pour 2016 se révélait certes quelque peu inférieur à celui fixé par l'autorité cantonale. Pour les périodes suivantes, en revanche, elle aurait pu prétendre à des contributions largement supérieures, de sorte que l'appelant n'était en rien prétérité. La Cour de céans a toutefois estimé que, contrairement à ce que prétendait l'intimée, les contributions d'entretien dues pour les différentes périodes arrêtées par l'autorité cantonale ne pouvaient être compensées: quel que soit le bien-fondé de ses griefs, l'erreur commise concernant ses frais de logement ne pouvait donc pas être considérée comme étant sans incidence sur l'issue de la cause. Quant aux contributions dues à partir du 1er janvier 2017, elles ne pouvaient pas être plus élevées que celles fixées par le jugement de première instance, contre lequel l'intimée n'avait pas recouru. Pour le surplus, le Tribunal fédéral a rejeté les autres griefs formulés par le recourant relatifs à son revenu, aux frais de loisirs des enfants et à ses frais de déplacements professionnels.