Citation: 4A_90/2014 E. 1

3.2.3.3. En l'occurrence, le seul point litigieux de la clause arbitrale concerne l'identité de la Commission du Statut du Joueur visée par cette clause: s'agit-il de la Commission de C.________, ainsi que le retient l'arbitre dans la sentence attaquée, ou de celle de la FIFA, comme le soutient le recourant devant le Tribunal fédéral? La réponse à la question posée dépend de l'interprétation de l'expression "Commission du Statut du Joueur" utilisée dans ladite clause. Faute d'avoir pu découvrir la réelle et commune intention des parties à ce sujet, l'arbitre a procédé à une interprétation objective de cette expression (cf. let. B.b ci-dessus). Il l'a fait de manière particulièrement soignée en exposant, sur la base d'une interprétation des dispositions pertinentes du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs de la FIFA (version du 7 juin 2010 en vigueur au moment de la conclusion du contrat), les raisons pour lesquelles la Commission du Statut du Joueur de la FIFA ne pouvait pas être compétente in casu, à l'instar, d'ailleurs, de la Chambre de Résolution des Litiges de la FIFA. L'arbitre a procédé ensuite à l'analyse de l'art. 55 des statuts de C.________ et il est arrivé à la conclusion que le différend opposant le club A.________ au joueur xxx et lié au transfert du joueur entrait dans les prévisions de cette disposition statutaire. Il s'est dit conforté dans le résultat de cette analyse par une interprétation historique en constatant que, dans une autre affaire divisant le recourant d'avec un joueur xxx et jugée par le TAS, la clause arbitrale prévoyait expressément la compétence de la Commission de C.________. L'arbitre s'est attaché, enfin, à réfuter, point par point, les arguments avancés par le recourant et les motifs retenus par la Commission de C.________. Force est de constater, à la lecture de son mémoire, que le recourant ne formule aucune critique à l'encontre de cette argumentation, puisqu'il se contente d'exposer sa propre interprétation de l'expression litigieuse. Or, même lorsqu'il se prononce sur le grief tiré de l'incompétence du tribunal arbitral, le Tribunal fédéral ne devient pas pour autant une cour d'appel, de sorte qu'il ne lui appartient pas d'examiner de son propre chef la pertinence des motifs non critiqués sur lesquels repose la sentence attaquée (cf. consid. 3.1, 1er par., ci- dessus). De surcroît, l'interprétation proposée par le recourant pourrait déboucher sur un conflit de compétence négatif au détriment du joueur, lequel risquerait de ne plus trouver un tribunal à qui soumettre sa réclamation, comme le démontre l'arbitre (sentence, n. 133 à 138); elle méconnaît ainsi le principe d'utilité au regard duquel il sied d'interpréter les clauses pathologiques. Quoi qu'il en soit, le grief formulé par le recourant se révèle, en définitive, irrecevable dans son ensemble pour une autre raison. En effet, l'arbitre a encore fondé le rejet de l'exception d'incompétence sur un autre motif, à savoir l'application de la règle d'interprétation in dubio contrat proferentem (sentence, n. 139). Or le recourant laisse intact ce motif. Il oublie, ce faisant, que, lorsque la décision attaquée comporte, comme en l'espèce, plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 et les arrêts cités).