Citation: 6B_640/2008 12.02.2009 E. 1

3.2 Ce raisonnement n'est pas critiquable. L'art. 49 al. 2 CP prévoit en effet que, "si le juge doit prononcer une condamnation pour une infraction que l'auteur a commise avant d'avoir été condamné pour une autre infraction, il fixe la peine complémentaire de sorte que l'auteur ne soit pas puni plus sévèrement que si les diverses infractions avaient fait l'objet d'un seul jugement". Concrètement, cette disposition signifie que le juge appelé à prononcer la nouvelle peine, dite complémentaire, doit procéder en se demandant quelle peine il aurait fixée s'il avait eu à connaître des deux infractions en même temps et déduire de cette peine hypothétique celle qui a déjà été infligée. Il en découle que, si le recourant, suite aux nouvelles plaintes de A.________, devait être condamné pour les infractions dénoncées dans ces plaintes, il ne pourra être sanctionné plus lourdement que si ces infractions et celles qui font l'objet de la présente procédure avaient été jugées simultanément. A ce défaut, il pourrait s'en plaindre dans le cadre d'un recours dirigé contre le second jugement. Le refus de renvoyer l'audience en vue d'une jonction des causes ne lui est donc pas préjudiciable. Certes, l'art. 49 al. 2 CP est généralement applicable lorsque le juge ne s'est pas prononcé simultanément sur l'ensemble des infractions, mais seulement sur certaines d'entre-elles, parce qu'il n'était pas saisi des autres, du fait qu'elles n'avaient pas encore été découvertes. Cette disposition peut cependant aussi trouver application lorsque toutes les infractions n'ont pas été jugées en même temps pour d'autres motifs, notamment parce que le principe de la célérité commandait que certaines infractions, prêtes à être jugées, le soient sans attendre l'issue de l'instruction menée sur d'autres infractions. Le motif pour lequel toutes les infractions connues n'ont pas été jugées simultanément n'est donc pas déterminant pour l'application de l'art. 49 al. 2 CP. Il suffit, pour que l'accusé puisse bénéficier de cette disposition, que les conditions de cette dernière soient réalisées. Sur le vu de ce qui précède, le grief est infondé.