Citation: 4A_18/2022 E. 6.2

6.2. La recourante a fait valoir que les visites chez la Dresse D.________ ne constituaient pas un " traitement " au sens de la question n° 2a. Elle ne suivait aucun " traitement " et cela n'était pas non plus prévu. Elle avait répondu de manière véridique à cette question, telle qu'elle pouvait la comprendre de bonne foi, c'est-à-dire dans le sens que cette question portait sur le traitement d'une maladie. C'était également ainsi que l'intimée avait compris la question, comme il en ressortait de son courrier du 6 février 2019. Quant à la question n° 2b, elle devait nécessairement être comprise comme concernant de futures visites ou examens médicaux en anticipation de l'éventuel traitement d'une maladie. La recourante ne pouvait donc pas de bonne foi comprendre que cette question portait également sur d'éventuelles investigations en lien avec une potentielle infertilité. Ces examens avaient uniquement pour but de vérifier que tout fonctionnait correctement. Le fait de ne pas tomber enceinte n'était sans doute pas une maladie. Le raisonnement de la cour cantonale, admettant qu'une discussion avec la gynécologue pour faire le point sur une éventuelle infertilité ne devait pas nécessairement être annoncée par une personne de bonne foi, tout en retenant que la recourante aurait dû mentionner à tout le moins l'hystérosalpingographie planifiée pour le mois de décembre 2018, était contradictoire. Ensuite, la recourante a allégué que les examens prévus ne constituaient pas des faits importants aux yeux de l'intimée. Elle a ajouté que la cour cantonale avait retenu de manière arbitraire que le traitement potentiellement successif au bilan d'infertilité non annoncé aurait été susceptible d'être pris en charge dans le cadre des assurances litigieuses. La recourante a encore soutenu, en se fondant sur l'art. 10 al. 1 CO, que la police incluant ces assurances lui avait été envoyée le 10 décembre 2018, de sorte que son devoir d'annonce avait pris fin le soir du 9 décembre 2018. Elle n'avait ainsi pas à informer spontanément l'intimée de la discussion qu'elle avait eue avec sa gynécologue le 10 décembre 2018 pour planifier l'examen du 17 décembre 2018. Enfin, le courrier de résiliation de l'intimée ne mentionnait ni la discussion du 10 décembre 2018, ni la planification de l'examen du 17 décembre 2018, ni même les saignements survenus le 7 décembre 2018 suivis de la visite aux urgences le 8 décembre 2018.