Citation: 5A_795/2013 E. 8

Les recourants se plaignent enfin de la violation de l'art. 540 al. 1 ch. 1 CC. Ils considèrent que l'épouse du testateur a " fait opérer " celui-ci en mai 2001 et l'a fait sortir de clinique en octobre 2003, puis voyager sans aucune médication à destination d'un pays n'offrant aucune garantie d'une prise en charge correcte, ceci contre l'avis des médecins, ce qui démontrerait que l'intimée a eu peu d'égards pour son mari malade et qu'elle n'a pas fourni à celui-ci les traitements et soins adéquats. Selon les recourants, en organisant ce voyage - pour lequel elle a été " mise en prévention des chefs de séquestration et d'enlèvement " et placée en détention quelques jours -, l'épouse a démontré que, pour assouvir ses desseins, elle a mis intentionnellement la vie de son mari en danger. Les recourants relèvent que la procédure pénale visant l'épouse n'a fait l'objet ni d'un acquittement, ni d'un non-lieu. Les recourants soutiennent que le ch. 3 de l'art. 540 al. 1 CC est également applicable en l'espèce, dès lors que l'épouse ne pouvait ignorer que le testateur était incapable de discernement au moment de l'établissement du testament litigieux et qu'en n'empêchant pas l'instrumentation de cet acte - dont ils supposent même qu'elle en est l'instigatrice -, elle a agi dolosivement, d'autant plus que le notaire a reçu ses instructions de l'avocat des époux Y.________.