Citation: 1B_88/2010 19.04.2010 E. 3

Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant se plaint d'un établissement inexact des faits au sens de l'art. 97 LTF. Il reproche à l'autorité précédente d'avoir retenu qu'il avait admis "avoir acheté de la marijuana entre le moment où il a été remis en liberté, le 29 octobre 2007, et le jugement du 23 juin 2008". Le recourant ne l'aurait jamais admis et celui qui l'a affirmé, C.________, se serait rétracté depuis. 3.1 En principe, le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Toutefois, selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recourant peut critiquer les constatations de faits à la double condition que ceux-ci aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause, ce qu'il doit rendre vraisemblable par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.). 3.2 En l'espèce, le fait que le recourant n'ait pas admis avoir acheté de la marijuana à C.________ mais que celui-ci ait allégué lui en avoir vendu avant de se rétracter, n'est pas susceptible d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure: vu le raisonnement qui suit, une éventuelle correction ne permettrait pas de trancher différemment la question de la mise en liberté du recourant. Ce grief doit donc être écarté.