Citation: C 63/01 15.06.2001 E. A

A.- Licencié pour des raisons économiques par la société Y.________ SA où il occupait un poste de vendeur, G.________ a sollicité et obtenu des indemnités de chômage dès le 1er janvier 1996. Depuis cette date jusqu'au mois de septembre 1997, il n'a jamais annoncé réaliser des gains intermédiaires. Par décision du 19 janvier 1998, le Service de l'emploi de l'Office cantonal vaudois de l'assurance-chômage (ci-après : le service de l'emploi) a nié l'aptitude au placement de l'assuré du 1er janvier 1996 au 30 septembre 1997, et suspendu son droit à l'indemnité de chômage pour une durée de 18 jours dès le 1er août 1997. Cette décision se fondait sur le fait que durant la période considérée, l'intéressé avait exercé une activité indépendante pour le compte de la société X.________ SA sans en informer les autorités de chômage. Par jugement du 30 mars 1999, le Tribunal administratif du canton de Vaud a partiellement admis le recours formé par G.________ contre cette décision, en ce sens qu'il l'a reconnu apte au placement. Dans les considérants de son jugement, le tribunal a toutefois exposé qu'en vertu de l'art. 24 al. 3 LACI, "l'assuré ne (pouvait) prétendre qu'à la compensation de la différence entre le gain assuré et une rémunération conforme aux usages professionnels et locaux"; aussi, le dossier devait-il être renvoyé à la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage (ci-après : la caisse) "pour qu'elle fasse déterminer la rémunération qui aurait été due, conformément auxdits usages".