Citation: 2C_325/2019 E. 2.2.6

2.2.6. Sur le vu de ce qui précède, force est d'admettre que la procédure de traitement de la demande de regroupement familial par les autorités cantonales a atteint une durée excessive. Celle-ci ne ménage pas un juste équilibre entre l'intérêt privé du recourant qui avait 14 ans au moment de la demande initiale de regroupement familial et l'intérêt public à contrôler l'immigration. Il convient dès lors de reconnaître au recourant, bien qu'aujourd'hui majeur, la faculté exceptionnelle de se prévaloir devant le Tribunal fédéral d'un droit potentiel au regroupement familial déduit de l'art. 8 CEDH, comme il aurait normalement pu le faire si la procédure s'était déroulée dans un délai raisonnable, étant précisé que son père jouissait à cette époque déjà d'un droit de présence assuré en Suisse. Le recours en matière de droit public déposé ne tombe ainsi pas sous le coup de l'exception d'irrecevabilité prévue à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF.