Citation: 5A_204/2024 E. 4

La recourante soutient que ses charges doivent être arrêtées à 8'065 fr. p ar mois en tenant compte de ses frais de vacances et de femme de ménage qu'il convient "soit d'écarter chez les deux époux, soit de prendre en compte". On peine à comprendre le grief de la recourante lorsqu'elle soutient que la Cour de justice aurait mélangé la méthode de calcul fondée sur le train de vie et celle basée sur l'excédent et inclus à tort dans les charges de l'intimé ses frais de femme de ménage puisqu'il s'agissait d'un poste ayant trait au train de vie durant la vie commune. Les juges cantonaux ont retenu que les frais de femme de ménage de la recourante n'avaient, contrairement à ceux de l'intimé, pas été rendus vraisemblables. Ce faisant, ils ont intégré dans les charges de l'intimé un poste qui peut sans arbitraire, eu égard aux revenus des parties, faire partie du minimum vital élargi (cf. en ce sens: CÉLINE DE WECK-IMMELÉ in Commentaire pratique, Droit matrimonial: fond et procédure, 2016, n° 120 ad art. 176 CC), pour autant qu'il s'agisse de charges effectivement acquittées, ce qui a été démontré pour l'intimé mais non pour la recourante. Pour ce qui est des frais de vacances, la Cour de justice a rappelé à juste titre qu'ils n'avaient pas à être pris en compte dans les charges respectives des parties puisque ceux-ci doivent être acquittés avec un éventuel excédent (cf. ATF 147 III 265 consid. 7.2). Force est ainsi de constater que la jurisprudence a été correctement appliquée par la cour cantonale et qu'elle n'a procédé à aucun mélange prohibé de méthodes de calcul. Le grief ne peut donc qu'être écarté.