Citation: 1B_348/2013 E. 2.1.2

2.1.2. En l'espèce, aucune des traces relevées sur les lieux des différents cambriolages ne permet, à ce stade de l'instruction, de mettre en cause directement le recourant. Toutefois, contrairement à ce que ce dernier soutient, cela ne permet pas d'exclure toute participation de sa part à l'un ou l'autre des nombreux cambriolages à l'origine de l'enquête pénale. Ainsi, le recourant se trouvait au moment de son interpellation (le 9 juin 2013) dans le véhicule qui avait été aperçu deux jours auparavant (le 7 juin 2013) à Trélex, lieu où une tentative de vol par effraction avait été commise le 8 juin 2013. Il était en outre en compagnie de trois autres personnes, dont l'une a formellement été identifiée par son profil ADN comme l'auteur de vols en Romandie et dans la région zurichoise. Ce même comparse a reconnu lors de ses auditions qu'il était déjà venu en Suisse en compagnie du recourant, admettant même qu'il s'était rendu avec ses trois comparses dans le quartier où avait eu lieu la tentative de cambriolage susmentionnée. S'agissant toujours des relations du recourant avec les trois autres prévenus, tous les quatre utilisaient un téléphone portable identique et dans lequel chacun d'eux n'avait enregistré que les numéros des trois autres, ainsi que celui d'une même tierce personne, mais aucune autre donnée personnelle. L'examen du numéro utilisé par le recourant a en outre permis de le situer à plusieurs dates dans les régions où avaient été commis des vols par effraction (cf. le rapport de police du 20 août 2013 p. 4). A cela, s'ajoutent les traces ADN du recourant retrouvées sur l'un des talkies-walkies découverts dans la voiture de location. Or, il sied de rappeler que ceux-ci étaient dissimulés dans une cache avec du matériel propre à réaliser, selon le rapport du police du 24 juin 2013, les infractions reprochées aux quatre prévenus. Par ailleurs, l'indication que certains éléments (gants et lampes de poche) n'étaient prévus que pour trois personnes semble démontrer, non pas qu'ils n'auraient pas agi à quatre, mais plutôt une organisation de la part des prévenus, notamment avec la possible attribution à l'un d'eux d'un rôle de chauffeur et/ou guetteur; l'existence de quatre talkies-walkies paraît d'ailleurs venir appuyer cette hypothèse. Il n'appartient toutefois pas au juge de la détention de déterminer le degré de participation de chaque protagoniste, mais d'examiner si les éléments ressortant du dossier permettent de retenir l'existence d'indices sérieux de culpabilité. Au vu des considérations précédentes (localisation, matériel découvert, relations entre les quatre protagonistes), tel est le cas en l'espèce et c'est donc à juste titre que la Chambre des recours pénale l'a constaté. Le grief soulevé par le recourant à ce propos doit donc être rejeté.