Citation: 9C_541/2022 E. 3.2

3.2. A cet égard, l'intimé fait valoir que le statut de l'assurée (sous l'angle de l'art. 28a LAI) a déjà été définitivement tranché par le Tribunal administratif fédéral, dans son arrêt du 15 septembre 2016 (rendu à la suite d'un recours de l'assurée contre sa première décision du 3 juillet 2013). Dans la mesure où il semble en déduire que comme l'assurée n'avait pas contesté le statut de personne travaillant à temps partiel dans le cadre de ce recours, elle ne pouvait pas revenir sur cet aspect dans une phase ultérieure de la procédure, l'intimé ne saurait être suivi. L'arrêt du Tribunal administratif fédéral du 15 septembre 2016 - qui a fait l'objet d'une révision le 9 janvier 2019 - constituait une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF, dès lors que la juridiction fédérale de première instance a renvoyé la cause à l'intimé pour instruction complémentaire. En vertu de l'art. 93 al. 1 LTF, la recourante n'aurait pas été en droit de recourir contre cette décision devant le Tribunal fédéral, faute d'un préjudice irréparable dont elle aurait pu et dû se prévaloir (sur la notion de préjudice irréparable en lien avec une décision de renvoi, ATF 147 III 159 consid. 4.1). En revanche, dans le cadre du recours contre la décision finale - qu'est l'arrêt attaqué de la Cour de justice -, la recourante peut faire valoir en instance fédérale une argumentation juridique nouvelle qu'elle n'avait pas exposée précédemment, pour autant qu'elle repose sur les faits constatés par la juridiction précédente (cf. ATF 136 V 362 consid. 4.1).