Citation: 4A_617/2020 E. 3.2

3.2. Dans une critique mêlant le fait et le droit, revêtant de surcroît un caractère appellatoire marqué, la recourante soutient qu'elle n'avait, à l'évidence, pas sa pleine capacité de discernement, raison pour laquelle elle n'a pas pu déposer un appel dans le délai prescrit. En ignorant l'état de fragilité psychologique dans lequel se trouvait l'intéressée, l'autorité précédente aurait ainsi violé l'art. 148 CPC. En ne tenant pas compte des éléments démontrant l'incapacité tant physique que psychique de la recourante, elle aurait en outre apprécié les faits de façon manifestement inexacte. Semblable argumentation n'emporte pas la conviction de la Cour de céans. En tant que la recourante se fonde sur une pièce nouvelle irrecevable, à savoir le certificat médical du 14 août 2020, sa critique est d'emblée irrecevable. Cela étant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte de l'état psychologique fragile dans lequel se trouvait prétendument l'intéressée. En effet, celle-ci s'est contentée d'alléguer qu'elle souffrait de dépression et d'anxiété sans autres détails. Elle n'a pas expliqué en quoi cette maladie l'avait empêchée d'agir à temps ou de faire appel aux services d'un tiers. Elle n'a pas davantage rendu son état maladif vraisemblable, puisqu'elle n'a produit aucune pièce visant à étayer ses dires, se limitant uniquement à requérir l'octroi d'un délai pour fournir une pièce justificative. La recourante ne peut ainsi pas soutenir, pour la première fois devant le Tribunal fédéral, qu'elle ne disposait pas de sa pleine capacité de discernement. Le reproche fait à la cour cantonale d'avoir ignoré son état de fragilité psychologique est dès lors infondé. Pour le reste, l'argumentation de la recourante, qui repose essentiellement sur sa propre appréciation des conséquences de sa fracture du pied et du certificat médical attestant d'une incapacité de travail de 50 % pour cause d'accident, est impropre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale. Au vu des faits constatés par l'arrêt cantonal, l'accident subi par l'intéressée a entraîné une incapacité de travail de 50 % entre le 31 août et le 21 septembre 2020. Nonobstant cela, la recourante a été en mesure de se rendre à une audience le 1er septembre 2020, ce qui signifie dès lors qu'elle était capable de se mouvoir. Dans ces conditions, on discerne mal comment la recourante aurait été empêchée de relever son courrier ou de se rendre à la poste. Au demeurant, on ne saurait admettre que l'empêchement médical invoqué est survenu subitement à la fin du délai d'appel, ni que l'intéressée aurait été empêchée d'accomplir les actes propres à sauvegarder le délai d'appel. En outre, selon les faits constatés dans l'arrêt cantonal, l'incapacité de travail de l'intéressée liée à l'accident a duré jusqu'au 21 septembre 2020. Or, le délai d'appel, visé par la présente requête de restitution, n'a expiré que le 25 septembre 2020. Il ressort par ailleurs de l'arrêt attaqué qu'un nouvel exemplaire du jugement de première instance a été adressé à la recourante sous pli simple du 21 septembre 2020. Cette dernière aurait dès lors encore pu respecter le délai d'appel, une fois son incapacité de travail terminée. En tout état de cause, elle aurait dû, à tout le moins, exposer les raisons pour lesquelles elle n'était pas en mesure de déposer un appel contre le jugement de première instance lorsque son incapacité de travail a pris fin. A la lumière de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en rejetant la requête de restitution de délai.