Citation: 7B_111/2023 E. 2.3.4

2.3.4. 2.3.4.1. En quatrième lieu, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir considéré, selon lui de manière arbitraire, qu'au moment où l'intimé s'était approché de lui, il avait bien compris qu'il s'agissait d'un policier. A cet égard, il fait valoir que l'intimé était habillé en civil, et non en uniforme, qu'il était sorti d'une voiture banalisée, qu'il ne portait pas de brassard avec l'indication "police", comme son collègue D.________, et que ceux-ci ne se seraient jamais légitimés. Il expose que toutes les personnes entendues, prévenus et témoins, ont déclaré qu'elles ignoraient, lors de l'altercation, que l'intimé était un policier et mentionne plusieurs extraits de ses déclarations, ainsi que de celles de G.________ et d'autres témoins allant dans ce sens. Il estime en outre que la juridiction cantonale aurait versé dans l'arbitraire en préférant, à celle des autres personnes à proximité, la version du policier D.________ selon laquelle l'intimé s'était légitimé en tant que policier au moment d'aller au contact du recourant. 2.3.4.2. En l'espèce, il est certes vrai que, selon les faits retenus, ni l'intimé, ni D.________ ne portaient de brassard avec l'indication "police" et qu'ils sont sortis d'un véhicule banalisé. Cela étant, l'autorité cantonale ne l'a pas ignoré. De plus, elle s'est expliquée de manière circonstanciée sur les raisons qui l'ont conduite à tout de même considérer que l'intimé s'était légitimé au moment d'intervenir à l'endroit du recourant (cf. jugement querellé, pp. 27-30). Elle a tout d'abord relevé que celui-ci avait, au moment où l'intimé s'était approché de lui, adopté un comportement typique face aux forces de l'ordre, à savoir qu'il avait levé les bras et dit qu'il n'avait rien fait. À cet égard, le recourant joue sur les mots et livre une argumentation purement appellatoire lorsqu'il prétend qu'il n'aurait pas levé les bras "en l'air", mais les aurait placés devant lui pour se protéger. Elle a ensuite retenu que le comportement du recourant après le coup de poing qu'il avait asséné à l'intimé, qui avait consisté à prendre le fuite et à résister à son interpellation, achevait d'anéantir sa thèse selon laquelle il ne savait pas qu'il faisait face à des policiers, à savoir l'intimé et D.________. Selon la cour cantonale, cette attitude dénotait en effet un état d'excitation et d'opposition aux forces de l'ordre, et non de peur comme il le prétendait. La juridiction cantonale a également relevé que G.________ avait déclaré que l'intimé et deux individus s'étaient approchés d'eux, car ils croyaient que "c'était eux qui faisaient des histoires alors que le groupe en question était un peu plus loin". Sur ce point, elle a considéré que cela démontrait que celui-ci, et par conséquent également le recourant, avait pu comprendre qu'il s'agissait de policiers. Malgré les dénégations du recourant, la prise en compte de cette déclaration par la cour cantonale n'apparaît pas insoutenable, quand bien même le prénommé aurait précisé ensuite qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de policiers en civil. De plus, l'autorité cantonale a, comme on l'a vu ci-dessus (cf. consid. 2.3.1 à 2.3.3 supra), considéré de manière soutenable que la version du recourant et celles de ses amis visaient pour l'essentiel à nier les faits, n'étaient pas crédibles et allaient, pour la majeure partie, de surcroît à l'encontre de déclarations des policiers présents le soir des faits. On ne saurait dès lors lui reprocher d'avoir préféré les explications des policiers intervenus sur les lieux, dont celles de D.________. À cet égard, la cour cantonale a retenu - sans que cela soit remis en cause - que, juste avant l'altercation, les policiers avaient tous déclaré s'être salués au moment où ils étaient sortis de leur véhicule et que le recourant avait donc pu constater que l'intimé faisait partie du groupe de policiers. Elle a également indiqué que K.________ et J.________ avaient eux-mêmes déclaré qu'ils avaient compris qu'il y avait des policiers en civil, parce qu'ils étaient accompagnés d'agents en uniforme, et qu'il s'agissait d'un indice supplémentaire permettant de considérer que le recourant avait lui aussi compris que l'intimé était un policier. L'autorité cantonale a en outre suivi la version de D.________ selon laquelle l'intimé s'était légitimé en allant au contact du recourant, dès lors qu'il se trouvait - sans que cela soit contesté - juste derrière l'intimé et qu'il était donc le seul, à part les deux opposants, à avoir entendu les propos échangés entre eux. Elle pouvait enfin sans arbitraire suivre les déclarations du prénommé, dès lors que celui-ci avait indiqué, de manière constante et dès sa première audition, que l'intimé s'était légitimé verbalement en s'approchant du recourant (cf. dossier cantonal, B-9 et C-73-74). Ainsi, au regard de ces explications, on doit admettre que la juridiction cantonale n'a pas procédé à une constatation arbitraire des faits en retenant que le recourant savait que l'intimé était un policier lorsqu'il s'était approché de lui et qu'il s'était légitimé à cette occasion.