Citation: B 29/02 20.09.2002 E. 1

1.- a) Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu du fait que le tribunal ne lui a pas donné l'occasion d'administrer des preuves ou, à tout le moins, de l'interroger ou de lui offrir la possibilité de développer les arguments contenus dans sa demande, notamment par le dépôt de conclusions en cause. A l'appui de sa demande, le recourant a produit des preuves littérales. Sous réserve d'une expertise sur le calcul de la rente - qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner - il n'a pas requis l'administration d'autres preuves. Par ailleurs, le recourant a eu l'occasion de déposer une réplique, faculté dont il n'a pas fait usage, se contentant de se déterminer brièvement sur les faits de la réponse. Par la suite, le tribunal administratif a demandé à l'institution de prévoyance de lui fournir un décompte précis du calcul de la rente. L'institution s'est exécutée par écriture du 21 décembre 2000. Le demandeur a eu la possibilité de se déterminer sur cette écriture, faculté dont il a fait usage. Il a donc eu largement la possibilité de faire valoir ses arguments. Il n'indique au demeurant pas pour quel fait déterminant pour l'issue de la cause des preuves auraient encore dû être administrées devant le tribunal administratif. Par ailleurs, la garantie constitutionnelle du droit d'être entendu n'implique en principe pas le droit d'être entendu oralement. Elle ne confère pas à la personne partie à une procédure administrative le droit d'être auditionnée par l'autorité avant que celle-ci rende sa décision (ATF 125 I 219 consid. 9b et les références; Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, Berne 2000, n° 1300). En l'occurrence, s'agissant d'un litige de nature essentiellement technique, pour laquelle la procédure écrite est la mieux adaptée, on ne voit pas quel fait déterminant aurait pu être encore discuté verbalement. Le moyen soulevé est dès lors mal fondé.