Citation: 8C_418/2022 E. A

A.a. Le 22 janvier 2014, A.________, né en 1967, a fait une chute d'environ trois mètres sur un chantier. Cet accident a entraîné un traumatisme thoracique avec de multiples lésions (fractures costales, pneumothorax, épanchement pleural associé à des contusions pulmonaires, contusion myocardique et hépatique ainsi que traumatisme crânio-cérébral). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle le prénommé était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. L'assuré a pu reprendre progressivement son activité professionnelle d'ingénieur en électronique dès mai 2014, jusqu'à atteindre un taux d'activité de 80 % à compter du 8 novembre 2015. A.b. Le 27 février 2016, l'assuré, victime d'une chute à ski, s'est fracturé le fémur droit et tordu le genou gauche. Le cas a également été pris en charge par la CNA. Après des périodes d'incapacité de travail à des taux variables, l'intéressé a repris son travail à plein temps dès le 16 décembre 2018. A.c. Le 19 novembre 2019, l'employeur de A.________ a annoncé à la CNA une rechute de l'accident du 22 janvier 2014, le médecin traitant de l'assuré ayant attesté une nouvelle incapacité de travail de 30 % à partir du 19 novembre 2019 en raison notamment de douleurs thoraciques. Par décision du 16 avril 2020, confirmée sur opposition le 10 février 2021, la CNA a refusé d'allouer des prestations en lien avec l'incapacité de travail de 30 % annoncée en tant que rechute, au motif de l'absence d'un lien de causalité entre les troubles à l'origine de ladite incapacité de travail et l'accident du 22 janvier 2014.