Citation: 5A_512/2023 E. 7.3

7.3. Dans la mesure où le recourant réitère sa critique à l'encontre du montant total de 4'000 fr. retenu par l'autorité cantonale au titre de l'entretien des enfants, le grief a déjà été rejeté (cf. supra consid. 6), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Pour le surplus, son argumentation ne permet pas de considérer que les frais des enfants aurait été arbitrairement répartis entre les parents. Comme il a été exposé (cf. supra consid. 7.2), il est constant que le solde mensuel du mari est de 12'785 fr. et celui de l'épouse de 4'400 fr., soit un montant total de 17'185 fr. Exprimée en pourcentage, la relation entre les capacités contributives respectives des conjoints est donc de 74,4% pour le père (12'785 x 100 /17'185) et de 25,6% pour la mère (4'400 x 100 / 17'185), qui doivent dès lors assumer l'entretien des enfants dans la même proportion. Comme la cour cantonale a arrêté celui-ci à 3'300 fr. par mois, allocations familiales déduites - montant qui résiste à la critique (cf. supra consid. 6) -, il n'est pas insoutenable de retenir que le père doit contribuer financièrement à l'entretien de ses deux enfants pour un montant de 2'455 fr. (74,4% de 3'300 fr.) et la mère, de 844 fr. 80 (25,65% de 3'300 fr.). Le recourant ne démontre pas non plus en quoi les juges précédents seraient tombés dans l'arbitraire en modifiant l'accord des parents sur la répartition des frais des enfants durant la vie commune, accord qui ne ressort du reste pas de la décision attaquée et dont le recourant n'expose pas en quoi il lierait l'autorité cantonale. Son assertion selon laquelle les juges précédents se seraient écartés en sa défaveur de la méthode de calcul concrète en deux étapes prévue par le Tribunal fédéral est par ailleurs inexacte: comme il a déjà été rappelé (cf. supra consid. 6.2), cette méthode consiste, lorsque les moyens à disposition permettent de couvrir le minimum vital du droit élargi du droit de la famille, à répartir l'excédent éventuel entre les ayants droit, ce à quoi la cour cantonale s'est justement employée. Selon le recourant, il serait de plus établi que, du 1er janvier 2021 au 31 octobre 2022, les factures relatives à l'entretien des enfants étaient payées par l'intimée. Pour autant que ce fait soit décisif, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué, de sorte qu'il est irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Dans la mesure où le recourant réitère en outre que, depuis la séparation, il a versé mensuellement pour l'entretien des enfants les sommes de 2'945 fr., puis de 3'044 fr. dès le 1er novembre 2022, lesquelles auraient dû être " retenues ", ses allégations sont par ailleurs sans incidence sur l'issue du litige (cf. supra consid. 6.2). Le recourant soutient encore que l'autorité cantonale a fait preuve d'arbitraire dans la répartition des coûts des enfants "par l'absence de déduction de la part du loyer des enfants chez leur père, ainsi que de la moitié de leur minimum vital". Il soutient que, selon la jurisprudence, il "a droit à conserver la moitié de la base mensuelle prise en compte pour les enfants et leur part de loyer chez lui", et prétend que "les montants de 1'835 fr. pour [son fils] et de 1'795 fr. pour [sa fille] comprennent pour chaque enfant l'entier de leur minimum vital OP [...], leurs parts de loyer chez les deux parents [...] ainsi (sic), les autres frais admis par la Cour de Justice", ce qui aurait pour conséquence de le faire payer deux fois pour les mêmes postes, à savoir "directement pour le loyer des enfants et leur part de minimum vital chez lui et indirectement par le biais de la contribution que la Cour de Justice a mis ( sic) à sa charge". Il se borne ainsi à des affirmations qui, pour certaines, s'écartent des constatations de l'arrêt attaqué, sans étayer sa critique d'explications claires et correctement développées. Insuffisamment motivé, ce dernier moyen est par conséquent irrecevable.