Citation: 8C_259/2022 E. 8.3.3

8.3.3. En ce qui concerne les critères invoqués par la recourante, ils ne sont pas réalisés. En effet, le dossier ne révèle aucun traitement médical spécifique et pénible, en particulier aucune intervention chirurgicale ou prise en charge médicale de longue durée en milieu hospitalier. A lire l'argumentation de la recourante, on ne saisit d'ailleurs pas quel traitement auquel elle s'est concrètement soumise pourrait entrer en ligne de compte, étant précisé que la prise de médicaments antalgiques et la prescription de traitements par manipulations même pendant une certaine durée ne suffisent pas à fonder ce critère (cf. arrêt 8C_400/2020 du 14 avril 2021 consid. 4.5 et l'arrêt cité, in SVR 2021 UV n° 38 p. 170). On n'observe pas non plus d'erreur médicale qui aurait entraîné une aggravation notable des séquelles accidentelles. L'absence d'IRM avec produit de contraste ne saurait à l'évidence être considéré comme tel. Quant au rapport du docteur F.________ du 23 avril 2020 (cf. consid. 6.1.4 supra), il n'en ressort nullement que le traitement administré à la recourante aurait été inadéquat comme le sous-entend celle-ci. S'agissant de l'importance de l'incapacité de travail en dépit d'efforts reconnaissables, le critère doit être admis en présence d'efforts sérieux accomplis par l'assuré pour reprendre une activité; l'intensité des efforts exigibles doit être mesurée à la volonté reconnaissable de l'assuré de faire tout ce qui est possible pour réintégrer rapidement le monde du travail, en exerçant au besoin une activité compatible avec son état de santé (ATF 134 V 109 consid. 10.2.7). A cet égard, la recourante dit mal voir quels efforts pouvaient être attendus de sa part compte tenu de ses douleurs et se prévaut du fait qu'elle a scrupuleusement suivi le traitement médical prescrit. Ces éléments ne permettent en tout cas pas d'admettre le critère en cause, au vu de la jurisprudence susmentionnée. Quant au critère de l'intensité des douleurs, les premiers juges l'ont nié au motif que le traitement antalgique, constitué essentiellement d'un anti-inflammatoire non stéroïdien et de paracétamol en réserve, pouvait être qualifié de léger. La recourante y oppose le fait qu'elle serait significativement handicapée dans sa vie quotidienne et en incapacité de travail en raison notamment de ces douleurs. Le point de savoir si les douleurs de la recourante revêtent l'intensité nécessaire pour remplir le critère peut toutefois demeurer indécis dès lorsqu'il ne suffirait pas à lui seul - les critères non invoqués par la recourante n'étant manifestement pas réalisés - à admettre le lien de causalité adéquate.