Citation: 5C.112/2002 27.11.2002 E. 1

4.3 Ayant conclu que le demandeur n'avait ni allégué, ni prouvé sa situation financière au moment du divorce, et qu'il n'avait pas établi une diminution de ressources dont il n'était pas responsable, la Cour de justice, appliquant la règle du fardeau de la preuve, a mis à sa charge les conséquences de son échec, à savoir le rejet de son action. Elle a estimé également que la nouvelle épouse était apte à exercer une activité rémunérée, ce qui impliquait que le remariage n'avait pas engendré de frais supplémentaires pour le demandeur. Lorsqu'il prétend qu'il a établi que sa situation a changé de manière notable et durable à la suite de la faillite de son entreprise et de son remariage, qu'il est indubitable que les conditions matérielles dans lesquelles il vivait au moment de son divorce étaient meilleures qu'aujourd'hui - quand bien même le jugement ne contient aucune indication à ce sujet -, preuve en étant l'engagement qu'il a alors pris de verser une pension à ses filles, que son remariage occasionne de nouvelles dépenses et que son épouse ne trouve pas d'emploi régulier, le demandeur s'en prend en réalité, de manière irrecevable (art. 55 al. 1 let. c OJ; cf. supra consid. 2), à l'appréciation des preuves à laquelle l'autorité cantonale a procédé. Dans la mesure où le demandeur ne reproche pas à celle-ci d'avoir omis d'administrer des moyens de preuve adéquats offerts régulièrement concernant des faits juridiquement pertinents, il ne saurait y avoir de violation de l'art. 8 CC.