Citation: 6S.764/1999 02.03.2000 E. 2

2.- Même si l'on entrait en matière sur le pourvoi, ilne pourrait être accueilli. En effet, le principal argument de la recourante consiste àsoutenir qu'il existait nécessairement un lien de causalitéentre ses conditions de vie chez les intimés et une mise endanger de son développement physique et psychique. Unetelle critique revient à mettre en cause les constatationsde fait de l'autorité cantonale, ce qui n'est pasadmissible dans le cadre d'un pourvoi en nullité (art. 273al. 1 let. b PPF). Quant au moyen tiré de la violation de l'art. 9 al. 1 LAVI, il est infondé. Le droit de la victime de prendre desconclusions civiles dans le cadre de l'action pénalesuppose que ces prétentions découlent de l'infractionalléguée (art. 8 al. 1 let. a LAVI; ATF 120 IV 44 consid. 4p. 51 s.). En l'espèce, il n'y a pas de lien de causalitéentre les infractions finalement retenues à la charge desintimés et les conclusions civiles de la recourante, puisque celles-ci sont fondées sur la violation desobligations contractuelles de ses patrons (salaire, heuressupplémentaires, indemnité de vacances, indemnité pourdéfaut d'une chambre individuelle, indemnité pour retardpris dans ses études, tort moral causé par la violation ducontrat de travail). De même, il n'y a pas de lien decausalité entre ces prétentions et une éventuelle violationde l'art. 219 CP en relation avec les conditions de vieimposées par les intimés. Le grief est partant infondé. Lausanne, le 2 mars 2000