Citation: U 398/05 20.10.2006 E. A

Le 2 août 1998, V.________ a été victime d'un accident de la circulation: alors qu'il circulait en voiture, à la vitesse d'un homme au pas, dans la vieille ville de A.________, son véhicule a été embouti à l'arrière par un automobiliste et a percuté à son tour la voiture qui le précédait. Le prénommé travaillait à l'époque comme cuisinier au Café X.________ et, à ce titre, était assuré pour les accidents professionnels et non professionnels auprès de la SWICA Assurances SA (SWICA) qui a pris le cas en charge. A l'Hôpital de A.________ où il s'est rendu au cours de la même journée, le docteur O.________ a posé le diagnostic de traumatisme de type « coup du lapin » et relevé la présence de douleurs au niveau des vertèbres cervicales C6/C7 et lombaires L3/L4 ainsi que de contractures musculaires. Les douleurs ressenties par l'assuré l'ont contraint à cesser son travail dès le 14 août 1998. En avril 1999, V.________ a été examiné à la Clinique Y.________, par les docteurs D.________, médecin-chef et S.________, spécialiste en rhumatologie ainsi que par un neuropsychologue et un ergothérapeute (rapports des 26 et 29 mai ainsi que du 9 juin 1999). En outre, la SWICA a confié une expertise au docteur W.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 22 septembre 2000). Au vu de l'évolution défavorable, la SWICA a requis l'avis de la Fondation Z.________ (centre de neurologie; rapport du 5 septembre 2003 du docteur D.________), ainsi qu'une nouvelle expertise du docteur W.________ (rapport du 9 janvier 2004). Par décision du 29 mars 2004, confirmée sur opposition par une nouvelle décision du 30 juin 2004, la SWICA a mis fin aux prestations d'assurance avec effet rétroactif au 15 juillet 2000 et refusé l'octroi d'une rente d'invalidité. Entre-temps l'assuré s'est vu octroyer une demi-rente d'invalidité, fondée sur un degré de perte de gain de 57 %, dès le 1er août 1999 par l'Office AI du canton de Berne. Par ailleurs, il a retrouvé un emploi en qualité de cuisinier dans un établissement médico-social, où il travaille à 50 % depuis avril 2001.