Citation: 6B_646/2009 06.01.2010 E. 3

X.________, qui prétend avoir ignoré que la victime entendait se placer sous le panneau de coffrage, conteste ainsi l'établissement des faits (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156), que le Tribunal fédéral réexamine en cas d'inexactitude manifeste (art. 97 al. 1 LTF), à savoir d'arbitraire (ATF 134 IV 36 consid. 1.4.1 p. 39). Sur cette notion, on peut renvoyer aux principes exposés à maintes reprises par le Tribunal fédéral (voir p. ex.: ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 133 I 149 consid. 3.1 p. 153). Dans la mesure où le recourant se borne à affirmer son point de vue sans démontrer le caractère arbitraire des faits constatés par les juges cantonaux, sa critique, de nature appellatoire, n'est pas recevable devant le Tribunal fédéral (art. 106 al. 2 LTF). Au reste, il ressort du dossier qu'après avoir posé le panneau de coffrage en équilibre sur une arête et l'avoir incliné à 45 degrés pour en faciliter le nettoyage, X.________ a bloqué le câble de la grue, puis, télécommande de celle-ci en mains, s'est placé à côté de la banche afin de superviser et s'assurer que les travaux se déroulaient sans incident (voir procès-verbal d'audition des 3 octobre 2006 et 13 mars 2007 de Z.________; voir également jugement du Tribunal de police du district du Locle du 11 décembre 2007 p. 4 ch. 7). Il n'ignorait donc ni le but des manoeuvres effectuées au moyen de la grue, ni la présence de la victime sous le plan incliné, ni l'intention de celle-ci de s'y placer. Par conséquent, il n'est aucunement insoutenable de retenir qu'il a manoeuvré la banche de coffrage de façon, précisément, à permettre au maçon de se placer au-dessous.