Citation: U 71/01 07.01.2002 E. A

A.- a) A.________ travaillait en qualité de manoeuvre au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Le 24 février 1996, il fut renversé par une voiture alors qu'il s'était engagé sur un passage pour piétons. Il se rendit le jour même chez son médecin traitant, le docteur B.________, qui posa le diagnostic d'entorse de la cheville gauche, avec un arrachement de l'extrémité de la malléole interne; le patient présentait en outre des contusions et une plaie à la jambe droite. Le docteur B.________ attesta d'une incapacité de travail totale jusqu'au 17 mars 1996. A.________ reprit ensuite son activité professionnelle, mais subit une nouvelle période d'incapacité de travail totale, du 14 au 27 octobre 1996, puis partielle (50 %), dès le 28 octobre 1996, en raison de douleurs persistantes dans la cheville gauche. Plusieurs examens radiologiques réalisés en novembre 1996 révélèrent la présence d'un fragment osseux non consolidé dans la région marginale antérieure du tibia distal gauche. Ce fragment fut retiré lors d'une arthroscopie et synovectomie antéro-externe, le 5 décembre 1996. Totalement incapable de travailler depuis la seconde opération, A.________ put reprendre son travail à plein temps dès le 7 février 1997. Le 21 janvier 1998, le docteur C.________, médecin d'arrondissement de la CNA, constata l'existence d'une discrète limitation fonctionnelle de la cheville gauche ainsi que d'une augmentation de la laxité ligamentaire externe gauche; l'assuré continuait par ailleurs à faire état de douleurs au niveau de la malléole externe et présentait une rotation externe des deux pieds relativement frappante, mais ne pouvant pas être imputée à l'accident subi. Par décision du 18 février 1998, confirmée sur opposition le 2 avril 1998, la CNA alloua à A.________ une indemnité de 4860 fr. pour atteinte à l'intégrité et nia son droit à une rente d'invalidité. Le recours de l'assuré contre la décision sur opposition fut rejeté le 26 novembre 1998 par le Tribunal des assurances du canton du Valais, dans la mesure où il était recevable. b) A.________ fut encore victime d'entorse et de lâchage de la cheville gauche, le 20 février, puis le 22 avril 1998, et présenta une nouvelle incapacité de travail dès cette dernière date. Vu l'instabilité de la cheville, le docteur D.________ procéda le 11 mars 1998 à une plastie ligamentaire externe. Par la suite, l'assuré fit état de douleurs constantes l'empêchant de se déplacer sans cannes anglaises et de reprendre son travail. Aucun progrès significatif ne résulta d'une physiothérapie suivie au Centre thermal Y.________, puis à la Clinique Z.________, où un syndrome de conversion (CIM-10 : F44.4) fut diagnostiqué. Chargé d'une expertise par la CNA, le docteur E.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales, considéra que l'incapacité de travail de l'assuré provenait essentiellement de troubles d'ordre psychique et que son état de santé physique lui permettait de reprendre son travail à 50 % dans l'immédiat, puis à 100 % après une période probatoire de quelques semaines (rapport du 22 février 1999). Cet avis fut également celui du docteur C.________ (rapport du 7 mai 1999). L'assureur-maladie de A.________, la CSS-Assurance, confia pour sa part une expertise au docteur F.________, rhumatologue, qui attesta d'une incapacité de travail totale en raison d'atteintes à la santé psychique (rapport du 15 septembre 1999). Par décision du 29 juin 1999, confirmée sur opposition le 6 octobre 1999, la CNA nia le droit de A.________ à des prestations de l'assurance-accidents postérieurement au 30 juin 1999.