Citation: 9C_33/2016 E. 5.1

5.1. Sur le fond, la recourante semble tout d'abord vouloir mettre en doute l'étendue de la capacité de travail résiduelle recouvrée dans sa profession par l'assuré à la fin du mois d'avril 2011 - après une période d'incapacité totale de travail liée à l'introduction d'un traitement par chimiothérapie -, arrêtée à 50 % par la juridiction cantonale. Le grief y relatif - dût-il satisfaire aux exigences de motivation prévues par l'art. 42 al. 2 LTF - est mal fondé. Se limitant à reprocher aux premiers juges de n'avoir pas vérifié si l'assuré devait vraiment porter ses lentilles dans le cadre de toutes ses activités, la recourante ne met pas en évidence en quoi leurs constatations fondées sur l'examen clinique du docteur E.________ seraient manifestement inexactes. En particulier, la juridiction cantonale a fait siennes les conclusions de l'ophtalmologue et retenu que sans lentilles, l'assuré devait quasiment être considéré comme une personne affectée de cécité et qu'il ne pouvait porter ses lentilles que cinq heures par jour (en raison d'un syndrome d'oeil sec [rapport du 1 er mars 2012]). Il apparaît dès lors évident que celles-ci lui sont indispensables pour exercer son activité professionnelle. La simple affirmation de la recourante selon laquelle il ne serait pas nécessaire de "toujours porter des lentilles" pour l'activité consistant à contacter la clientèle par téléphone ne permet pas de remettre en cause l'appréciation de la juridiction cantonale, ce d'autant moins qu'elle n'explique pas comment l'assuré, quasiment aveugle, pourrait travailler davantage qu'à mi-temps.