Citation: 6B_1231/2023 E. 3.2

3.2. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale ne s'est pas basée uniquement sur des explications " scabreuses " des intimés 2. Elle a, au contraire, motivé de manière détaillée et sur près de 30 pages son appréciation des éléments de preuve à l'issue de laquelle elle a retenu les faits tels qu'exposés aux consid. B.a et B.b ci-dessus (jugement sur appel, consid. 8 à 17.8, p. 14 à 44). Elle a, en particulier, indiqué précisément en quoi les déclarations des intimés 2 (rapportées au consid. 8) trouvaient appui dans le dossier, singulièrement en ce qui concerne le contexte du dévoilement, les explications du cercle familial (mère, grand-mère et père des intimés 2 ainsi que nouvelle compagne de ce dernier; jugement sur appel, consid. 10 p. 21 ss), les tentatives initiées très tôt par les intimés 2 d'alerter leur entourage (jugement sur appel, consid. 11 p. 26 s.), les informations fournies par les enseignants des enfants quant à leur comportement (jugement sur appel, consid. 12 p. 27 à 29), la prise en charge de l'intimée 2 au mois d'octobre 2020 par un centre de psychiatrie et psychothérapie, la symptomatologie dépressive de l'enfant et ses idées suicidaires scénarisées (phlébotomie) fréquentes ainsi que ses tentatives de se sectionner les veines (jugement sur appel, consid. 13 p. 29 s.), le résultat de l'examen gynécologique auquel elle a été soumise (consid. 14 p. 30 s.), ainsi que les explications des proches du recourant (consid. 15 p. 31 à 33). Dans la suite, après avoir exposé l'argumentaire du recourant, la cour cantonale a réfuté de manière circonstanciée ses dénégations et explications (consid. 16 et 17, p. 33 ss). Le recourant ne discute pas point par point, cette motivation approfondie. Il n'explique pas en quoi les déclarations des intimés 2 seraient "scabreuses" et ne tente pas en particulier en reprenant le compte-rendu détaillé de l'audition de l'intimée 2 d'y mettre en évidence des invraisemblances patentes. Il est pour le moins douteux que l'écriture du recourant réponde aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF.