Citation: 1P.595/2006 07.11.2006 E. A

A.________ est propriétaire de la parcelle n° 1'964 du cadastre de la commune de La Tour-de-Peilz. Ce bien-fonds de 1'020 mètres carrés, bâti d'une villa, est sis dans la zone de l'ordre non contigu de faible densité et de bâtiments bas pour environ deux-tiers de sa surface et en zone de verdure pour le solde. Aux termes de l'art. 46 du règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions du 5 juillet 1972 (RPE), cette dernière zone est destinée à la sauvegarde des sites et à la création d'îlots de verdure. Elle est caractérisée par l'interdiction de bâtir; toutefois la Municipalité peut y autoriser des bâtiments de minime importance et l'agrandissement de bâtiments existants à condition que ces constructions ne portent pas préjudice au site. Dans ce cas, elle prend l'avis de la Commission d'urbanisme. Du 16 juin au 6 juillet 1998, A.________ a soumis à l'enquête publique un projet de construction d'un garage enterré en limite sud-ouest de sa parcelle, qui empiétait sur la zone de verdure. Lors d'une visite des lieux, la commission de salubrité a notamment constaté que A.________ avait édifié une dépendance bétonnée de 10 mètres carrés entre sa villa et le garage alors que le potentiel constructible de la parcelle était épuisé par les constructions existantes. Par décision du 2 novembre 1999, la Municipalité de La Tour-de-Peilz a requis la démolition de cet ouvrage érigé sans autorisation. Elle a accepté de surseoir à l'exécution de sa décision pour autant que la constructrice trouve une solution visant à rendre à la construction "une certaine légalité", en lui donnant un aspect de construction souterraine. La dépendance a finalement été régularisée, une fois la dalle du toit recouverte de gazon. A.________ a néanmoins été dénoncée pénalement à raison de ces faits et condamnée le 20 juillet 2001 à une amende préfectorale de 12'150 fr. Lors d'un contrôle de routine, le Service communal de l'urbanisme et des travaux publics a constaté qu'un mur de soutènement érigé sur la parcelle n° 1'964 avait été rehaussé de 60 centimètres, puis prolongé d'environ 1,80 mètre, et qu'une dépendance non autorisée, utilisée comme cabane à outils, avait été réalisée en zone de verdure. Par décision du 27 mars 2001, la Municipalité de La Tour-de-Peilz a imparti à A.________ un délai au 30 avril 2001 pour démolir ces constructions. Au terme d'un arrêt rendu le 26 juillet 2006 sur recours de A.________, le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale) a confirmé cette décision, un nouveau délai d'exécution étant fixé au 31 décembre 2006.