Citation: 1P.454/2002 20.09.2002 E. 1

La décision attaquée, intitulée "arrêt", est une décision par laquelle le Président de la Cour de cassation ordonne diverses mesures d'instruction - ou, plus précisément, charge le Président du Collège des juges d'instruction d'effectuer certaines opérations d'instruction - de telle sorte que la Cour de cassation puisse statuer à nouveau, après l'arrêt du Tribunal fédéral du 7 mars 2002, sur le pourvoi toujours pendant devant elle. Cette décision ne met donc pas fin à la procédure cantonale. Le recourant, reprochant au Président de la Cour de cassation d'avoir pris seul la décision attaquée, invoque l'art. 51 LOJ. Cette disposition définit la composition de la Cour de cassation, de façon générale (art. 51 al. 1 LOJ: elle est composée de 5 à 7 juges) et lorsqu'elle siège (art. 51 al. 2 LOJ: elle siège au nombre de 3). Cette norme ne règle manifestement pas la compétence pour ordonner des mesures d'instruction préparatoires (échange d'écritures et autres opérations) avant que la Cour de cassation ne siège pour les débats et le jugement. C'est en effet le Code de procédure pénale (CPP/GE) qui énonce les règles à ce sujet (cf. art. 338ss CPP/GE). Or le recours de droit public ne fait qu'une vague allusion aux dispositions de ce code; il ne contient pas un exposé précis des normes régissant la procédure et l'instruction devant la Cour de cassation, normes qui auraient prétendument été violées. Aussi le recours apparaît-il insuffisamment motivé au regard des exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. ATF 126 III 534 consid 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76 et les arrêts cités); il est donc manifestement irrecevable (cf. art. 36a al. 1 let. a OJ)