Citation: 4A_73/2015 E. 3

Alors même que la cour cantonale n'a examiné que la question de la compétence matérielle au sens de l'art. 1 al. 1 let. a LTPH/GE, laquelle soumet au tribunal des prudhommes " les litiges découlant d'un contrat de travail ", force est de constater que la défenderesse avait invoqué dans sa requête de limitation des débats et dans sa réponse en première instance que seuls les tribunaux de Liestal dans le canton de Bâle-Campagne étaient compétents. Le Tribunal des prud'hommes ayant nié l'existence d'un contrat de travail, la défenderesse, dans sa réponse à l'appel, n'a pas spécialement développé sa thèse selon laquelle le demandeur a construit artificiellement une prétention à partir des rapports de travail qu'il a noués avec C.________ puis elle-même, ce qui semble avoir amené la cour cantonale à préciser de manière curieuse " que la compétence à raison du lieu n'est pas litigieuse, le demandeur ayant travaillé à Genève (art. 34 al. 1 CPC) ". Dès lors que l'on ne saurait déduire du comportement procédural de la défenderesse qu'elle aurait renoncé à son exception de déclinatoire de compétence locale, il y a lieu d'examiner le grief de violation de l'art. 34 al. 1 CPC qu'elle soulève dans son recours. La notion de contrat de travail est la même dans ces deux dispositions (art. 1 al. 1 let. a LTPH/GE et art. 34 al. 1 CPC). Comme la détermination de la compétence locale au sens de l'art. 34 al. 1 CPC précède logiquement celle de la compétence matérielle, si un contrat de travail doit être admis (ou nié) pour la compétence locale au sens de l'art. 34 al. 1 CPC, il en ira nécessairement de même pour la compétence matérielle au sens de l'art. 1 al. 1 let. a LTPH/GE.