Citation: 6B_641/2022 E. B

Par arrêt du 31 mars 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ contre l'ordonnance précitée. En bref, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est la mère de la mineure C.________, née en 2006, dont elle avait déclaré avoir la garde exclusive ensuite de son divorce. Face à une péjoration de leur relation et à de nombreuses fugues de la mineure C.________ au cours des mois de septembre et octobre 2020, mère et fille avaient accepté la mise en place d'une Action Éducative en Milieu Ouvert (AEMO) par le SPMI en novembre 2020. Un placement en urgence en foyer avait été décidé le 16 décembre 2020, en accord avec la mineure C.________ et son père - chez qui elle vivait temporairement en raison des conflits avec sa mère -, car elle ne respectait pas le cadre des horaires et que sa situation scolaire était très compliquée. B.b. Dans sa plainte pénale du 5 mai 2021, A.________ alléguait que, depuis son placement en foyer, sa fille avait passé toute une partie de ses nuits " sur son téléphone " et ne se réveillait pas pour aller à l'école. Elle n'avait eu aucun soutien thérapeutique, se trouvait très souvent dehors le soir et avait commencé à consommer du cannabis ainsi que de l'alcool. Aucun contrôle sur les sorties tardives de sa fille et aucun suivi scolaire n'avaient été effectués par le foyer et le SPMI. En particulier, le 5 février 2021, en fin de journée, sa fille avait été prise en charge par des ambulanciers dans le cadre d'une suspicion d'abus sexuel et de consommation de toxiques, puis hospitalisée. Elle avait reçu la pilule du lendemain et un traitement préventif contre le VIH. De nouveau, le 3 avril 2021, sa fille s'était retrouvée dans une chambre d'hôtel avec d'autres jeunes aux alentours de 23h00. Il apparaissait ainsi que les intervenants du SPMI et du foyer avaient violé leur devoir d'assistance dans la mesure où ils n'avaient pas pris les mesures adéquates, au vu du comportement de la mineure, pour la protéger, mettant ainsi en danger son développement psychique et physique. B.c. Les 15 et 19 octobre 2021, la curatrice de C.________ et intervenante au SPMI, respectivement le directeur du foyer, avaient été entendus par la police sur les faits reprochés dans la plainte pénale du 5 mai 2021. Ils avaient contesté lesdits faits et exposé les diverses mesures entreprises à l'égard de la prénommée pour améliorer sa situation.