Citation: 6B_815/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, le recourant soutient pour l'essentiel avoir été confronté à des irrégularités majeures dans le traitement de sa cause, impliquant, selon ses dires, la dissimulation de preuves essentielles par son ancien conseil d'office et par le procureur en charge du dossier. Il soutient tour à tour, notamment, avoir été restreint dans son droit d'accès aux preuves essentielles du dossier, s'être vu transmettre de manière tardive des documents - il se plaint en particulier de n'avoir eu accès aux enregistrements des auditions que peu de temps avant l'audience d'appel -, avoir vu des réquisitions rejetées sans justification, ou encore n'avoir pas pu effectuer de contre-interrogatoire des témoins à charge, y compris de ses propres enfants. Il évoque une collusion entre son premier conseil d'office et le procureur ayant instruit la cause, ainsi qu'une influence étrangère. Cela étant et pour l'essentiel, les critiques formulées par le recourant visent avant tout l'attitude de son premier conseil d'office et celle du procureur. Elles ne ciblent donc pas la motivation de la décision querellée et sont à ce titre irrecevables. Il n'apparaît pas, au demeurant, que des griefs correspondant, ayant trait notamment à la garantie d'une défense efficace ou à l'accès au dossier, ou encore au droit d'interroger les témoins à charge, aient été dûment soulevés devant l'autorité précédente, si bien que les griefs en cause s'avèrent irrecevables sous cet angle également, étant au surplus relevé que le recourant a bénéficié en appel d'un autre conseil d'office que celle dont il se plaint dans son mémoire. En d'autres termes, il revenait au recourant, assisté d'un nouveau conseil en appel, de faire valoir les moyens dont il se prévaut devant le Tribunal fédéral. Faute pour le recourant de l'avoir fait, ceux-ci doivent être déclarés irrecevables. À cela s'ajoute encore qu'il ne ressort des écritures du recourant aucune discussion topique concernant les motifs avancés par la cour cantonale pour rejeter les réquisitions de preuves réitérées dans sa déclaration d'appel. Sous cet angle encore, les critiques du recourant s'avèrent par conséquent irrecevables. Quant au grief tiré d'un manque prétendu d'impartialité d'une membre de la composition de la juridiction d'appel, on relèvera que le recourant ne prétend pas avoir formulé une demande de récusation dans les formes et délais prescrits par la loi (cf. art. 58 CPP; cf. ATF 140 I 271 conisd. 8.4.3; plus récemment: arrêt 7B_143/2024 du 3 juin 2024 consid. 4.1.1). En tout état, le recourant se contente en réalité de se prévaloir d'une intervention de cette dernière qui suggérerait, selon lui, une attitude potentiellement biaisée à son égard, propre à remettre en question l'impartialité du tribunal. Ainsi, outre ce qui précède, la critique, telle qu'articulée, n'apparaît pas motivée à satisfaction de droit (art. 42 al. 2 LTF) et s'avère au demeurant inconsistante. Le grief doit donc être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.