Citation: 2A.224/2006 13.02.2007 E. A

Originaire de Serbie et Monténégro, X.________, qui est né le 13 mars 1965, a épousé une Suissesse en 1987. Le couple a divorcé le 31 mai 1994 sans avoir eu d'enfant. X.________ a été mis au bénéfice d'une autorisation d'établissement le 3 février 1997 et il a obtenu, par la suite, la nationalité suisse. Le 29 mars 2004, X.________ a déposé une demande de regroupement familial en faveur de son fils A.________, ressortissant de Serbie et Monténégro, né le 14 juillet 1990 d'une relation extra-conjugale avec B.________. Par décision du 18 août 2004, l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a rejeté la demande. Il a notamment retenu que A.________ n'entretenait pas une relation prépondérante avec son père et qu'il avait toutes ses attaches familiales, sociales et culturelles dans sa patrie. L'Office cantonal a considéré en outre que la demande de regroupement familial tendait en fait à procurer à A.________ une autorisation de séjour afin d'assurer sa proche et future vie d'adulte. A.________ est arrivé à Genève le 16 février 2005 et son père a déposé une nouvelle demande de regroupement familial en sa faveur le 1er mars 2005. Par décision du 8 mars 2005, l'Office cantonal a rejeté la demande et imparti à A.________ un délai de départ échéant le 30 juin 2005. Il a estimé que X.________ n'apportait pas d'élément nouveau par rapport à la première demande de regroupement familial, à l'exception d'un document du 15 décembre 2004 relatif au transfert du droit de garde sur son fils A.________. Il a considéré que ce document avait été établi pour les besoins de la cause et a renvoyé l'intéressé à sa décision du 18 août 2004.