Citation: 1A.300/2005 24.01.2006 E. 2

La Chambre d'accusation a déclaré le recours irrecevable en tant qu'il était dirigé contre les décisions de blocage des avoirs. Elle a en effet considéré que la décision finale attaquée ne concernait que la transmission de renseignements, et non la remise des fonds, de sorte que les décisions incidentes de saisie ne portaient pas sur le même objet. Elles ne causaient pas à la recourante un préjudice irréparable. La recourante conteste ce point de vue en relevant que la demande d'entraide ne tend pas, en l'état, à la remise des fonds. Il n'y a pas lieu d'examiner si la solution retenue pas l'arrêt attaqué est conforme à l'art. 80f al. 1 EIMP. En effet, la cour cantonale a estimé que le recours devait de toute façon être rejeté sur ce point, dans la mesure où la décision de clôture devait être confirmée. Dans son recours de droit administratif, la recourante demande également la levée des saisies, mais cette conclusion n'est que la conséquence du refus de l'entraide auquel elle conclut principalement. Par conséquent, si les mesures incidentes peuvent à ce stade faire l'objet d'un contrôle judiciaire, celui-ci se confond pour l'essentiel avec l'examen du bien-fondé de la décision de clôture (cf. pour le surplus, consid. 6 ci-après).