Citation: 6B_372/2024 E. 2.2

2.2. Le recourant indique avoir remis à B.________ et C.________ uniquement du CBD licite et reproche à la cour cantonale d'avoir passé sous silence des moyens de preuves, qui infirmeraient cet élément. La cour cantonale aurait dû, selon lui, l'acquitter au bénéfice du doute car qu'il n'avait rien vendu d'illicite. Pour forger sa conviction et retenir que le recourant avait vendu du cannabis et de la cocaïne - et non du CBD - la cour cantonale a privilégié les déclarations initiales de B.________ (cf. supra consid. 1.2), dans lesquelles ce dernier décrit le processus d'achat des produits stupéfiants (quantité, prix, mode de communication, etc.; cf. arrêt attaqué, p. 3), à celles du recourant. La cour cantonale s'est également fondée sur les déclarations de C.________ qui a accompagné B.________ à quatre reprises rencontrer le recourant (cf. arrêt attaqué, p. 4). Tant B.________, que C.________ ont identifié ce dernier comme étant leur fournisseur de cannabis et de cocaïne pour le premier. À propos de la nature licite ou illicite des produits achetés, la cour cantonale a relevé que B.________ avait été catégorique sur le fait qu'il se serait rendu compte si on lui avait vendu du CBD en lieu et place de marijuana. Il en va de même pour C.________, fumeur depuis une douzaine d'années, qui est conscient des effets de ces deux substances, ainsi que du prix du CBD qui est nettement inférieur à celui de la marijuana. Lorsque le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu sa thèse, selon laquelle il ne disposait que d'une quantité réduite de CBD, soustraite à D.________, producteur de CBD, qu'il écoulait auprès de B.________ en la faisant passer pour de la marijuana illicite, il se contente d'opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle de l'autorité cantonale, sans aucunement démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Pour l'essentiel, il procède à une analyse personnelle des moyens de preuve et des déclarations des parties dont il extrait des éléments pour appuyer ses propres conclusions, dans une démarche appellatoire. Ce faisant, il ne démontre pas en quoi l'appréciation opérée par l'autorité cantonale au sujet de la nature du cannabis vendu, soit qu'il contiendrait du THC et serait illicite, et de la vente de cocaïne, seraient insoutenables. Insuffisamment motivé, ce grief est, partant, irrecevable.