Citation: 6B_579/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que quatre occupants de l'immeuble, soit F.________, G.________, H.________ et I.________, avaient désigné la recourante comme la personne qui avait orchestré le débarras de l'appartement des intimées. Ainsi, F.________, qui était absente en décembre 2013 et avait laissé son appartement à un couple d'amis, avait appris de ces derniers qu'ils avaient aidé la recourante à vider l'appartement en question. Ces amis, soit G.________ et H.________, qui avaient été présents dans l'immeuble entre novembre 2013 et janvier 2014, avaient déclaré qu'ils s'étaient vu proposer, par la recourante, de reprendre l'appartement. Si G.________ avait refusé de descendre des meubles à la demande de la recourante, H.________ avait aidé cette dernière en empaquetant des affaires dans des cartons. Elle avait par ailleurs vu le fils de la recourante sortir un réfrigérateur. Elle n'avait en revanche, à l'instar de G.________, aperçu personne d'autre en train de vider l'appartement. I.________ avait quant à lui vu la recourante vider un appartement en sollicitant l'aide des passants et des personnes venant dans l'immeuble. L'intéressée avait demandé de l'aide à tout le monde et en avait obtenu facilement, dès lors qu'il y avait beaucoup de passage et qu'elle était âgée. I.________ avait pour sa part prêté main forte à la recourante à trois ou quatre reprises. Il avait reconnu avoir gardé pour lui une télévision, un micro-ondes ainsi que plusieurs ustensiles de cuisine. La cour cantonale n'a pas prêté foi à la thèse de la conspiration avancée par la recourante. Le fait que les locataires de son immeuble fussent généralement assistés des services sociaux et peut-être affectés de toxicomanie ne suffisait pas à démontrer l'existence d'une conjuration, d'autant que H.________ et I.________ s'étaient incriminés par leurs déclarations. De vaines recherches avaient été menées afin de retrouver J.________, qui aurait selon la recourante été envoyé par l'intimée 2, en se faisant passer pour l'oncle de F.________, afin de procéder au débarras. Enfin, l'âge avancé de la recourante n'excluait pas qu'elle eût décidé de vider l'appartement concerné, puisqu'elle pouvait être excédée par la nonchalance de sa locataire, laquelle était partie en Côte-d'Ivoire sans payer son loyer. Enfin, l'autorité précédente a relevé que le fils de la recourante avait certes été mis en cause par H.________, mais qu'il avait fait l'objet d'une ordonnance de classement car il avait donné l'impression au procureur qu'il n'était aucunement mêlé aux événements et qu'aucun autre témoin ne l'avait incriminé. Si la force probante des déclarations de H.________ avait été niée sur ce point par le ministère public, il n'en demeurait pas moins que trois autres témoins avaient clairement désigné la recourante comme l'auteure et l'instigatrice du débarras de l'appartement des intimées. Par ailleurs, le fait que les témoins n'eussent pas fait l'objet de poursuites pénales ensuite de leur participation au débarras n'interdisait pas la condamnation de la recourante, dès lors qu'on ne pouvait retenir une égalité dans l'illégalité.