Citation: I 185/04 03.03.2005 E. 2

2.1 La juridiction cantonale a considéré que les troubles dont souffre le recourant (lombalgies isthmiques bilatérales L4, protrusion discale paramédiane gauche L4-L5 et arthrose postérieure L4-L5, L5-S1 prédominant à droite) l'empêchaient certes d'exercer son ancienne activité de tailleur de pierres. Cependant, l'intéressé avait encore, malgré l'atteinte à la santé, une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée, sans port de charges lourdes et permettant des changements de position fréquents. Les juges cantonaux se sont fondés pour cela sur des rapports des docteurs W.________, médecin-chef du Service de rhumatologie, médecine physique et rééducation de l'Hôpital Y.________ (du 15 février 2002), et S.________, médecin assistant au service susmentionné (des 5 et 6 juin 2002). De son côté, le recourant soutient que sa capacité résiduelle de travail atteint seulement 75 % dans une activité adaptée. Il prétend se fonder pour cela essentiellement sur le rapport de stage d'observation professionnelle, du 6 mars 2003. Aux termes de ce rapport, l'intéressé atteint régulièrement un rendement de 70 % dans des postes modèles et dépasse à quelques reprises le taux de 80 % dans certaines activités comme la réalisation de tableaux électriques et électroniques, la conception de vitraux, etc. Le recourant infère de ces constatations qu'un taux de capacité de travail de 75 % correspond plus à la réalité, dans la mesure où il représente la moyenne entre le rendement de 70 % atteint régulièrement et celui de 80 % qui est dépassé à diverses reprises. Au demeurant, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir omis de tenir compte de toutes les conclusions du docteur G.________, spécialiste en médecine physique, réhabilitation et maladies rhumatismales, consignées dans son rapport d'expertise du 7 novembre 2002 rédigé à l'intention de la compagnie d'assurances Allianz Suisse. En particulier, ce médecin a attesté qu' »au vu du status actuel qui montre un syndrome lombo-vertébral, alors que le patient est au repos, et étant donné l'évolution, il est probable que durant cette période (deux mois à la fin 2001 et au début 2002), sa capacité de travail était réduite à plus de 50 % ». L'expert a ajouté que le recourant « est à l'incapacité de travail totale depuis le 12 juillet 2001 jusqu'à maintenant » et que « cela devrait se poursuivre jusqu'à la fin de sa réadaptation professionnelle ». 2.2 Le point de vue du recourant ne saurait être partagé. Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que doit lui fournir le médecin, dont la tâche consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). En l'occurrence, les observations consignées dans le rapport de stage d'observation professionnelle du 6 mars 2003 ne sont pas de nature à mettre en cause les appréciations des docteurs W.________ et S.________ qui font état d'une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée, sans port de charges lourdes et permettant des changements de position fréquents. Le recourant oublie en effet que, sur la base des constatations ci-dessus mentionnées, les responsables du stage d'observation ont également conclu que l'assuré atteint un rendement de 80 % sur la journée entière, dans une activité lui permettant de varier à sa guise sa position. Quant aux conclusions du docteur G.________, elles ne permettent pas non plus de s'écarter des appréciations des docteurs W.________ et S.________. Tout en réservant ses conclusions pour la période postérieure à l'exécution des mesures de réadaptation professionnelle, le docteur G.________ fait état d'une capacité de travail réduite à plus de 50 % durant deux mois à la fin de l'année 2001 et d'une incapacité entière du 12 juillet 2001 au mois de novembre 2002. Outre le fait qu'elle est en partie contradictoire, cette appréciation ne concerne manifestement que la capacité de travail dans l'activité habituelle, puisque ce médecin s'abstient de donner une indication dans une profession adaptée au handicap. Cela étant, cette appréciation ne permet pas de s'écarter du point de vue de la juridiction cantonale qui a conclu à l'existence d'une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité adaptée.