Citation: 6B_770/2018 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a en l'occurrence globalement considéré les éléments qui devaient être pris en compte selon la jurisprudence développée à propos de l'art. 55 aCP (cf. consid. 1.1 supra) et qui peuvent être repris s'agissant d'une expulsion fondée sur l'art. 66a bis CP, dont la teneur n'est guère différente. Il convient en particulier de relever que le recourant a, préalablement à la présente cause, été condamné à quatre reprises, soit pour des infractions à la LStup, soit pour des infractions contre l'autorité publique ou le patrimoine. En outre, dans la présente procédure, il a été condamné pour des dommages à la propriété, pour faux dans les certificats, ainsi surtout que pour cinq vols commis en quelques jours sur des personnes âgées, assaillies par surprise et qui ont été choquées, voire blessées pour certaines d'entre elles. Pour des faits d'une telle gravité, l'intéressé a été condamné à une peine privative de liberté de deux ans. Ainsi, son expulsion répond indéniablement à un objectif de sécurité publique, la durée de la mesure - en l'occurrence la durée minimale prévue à l'art. 66a bis CP - étant pour le surplus proportionnée à la sanction prononcée. Le recourant ne développe quant à lui aucun grief spécifique relatif à l'application de l'art. 66a bis CP - en particulier concernant la durée de la mesure ou son rapport avec la peine prononcée -, mais soutient que l'expulsion non obligatoire n'aurait pas dû être prononcée, en raison des droits qu'il déduit des art. 8 CEDH, 3 et 9 CDE.