Citation: C 268/05 19.01.2006 E. 1

qu'il conclut au renvoi de la cause au Tribunal administratif du canton de Neuchâtel afin que celui-ci donne suite sans tarder au recours du 26 avril 2002; que le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel conclut au rejet du recours, relevant le caractère étroitement lié des deux procédures dont il était saisi; qu'il soutient avoir laissé en suspens le recours du 26 avril 2002 (TA 2002.151) pour des motifs d'économie de procédure, dans l'attente d'un arrêt du Tribunal fédéral des assurances sur le recours de droit administratif contre le jugement du 5 mai 2004; que, selon la juridiction cantonale, l'issue de cette procédure pourrait être décisive pour statuer sur le recours du 26 avril 2002; que le recourant, dans ses observations au recours, conteste ce point de vue; que le Tribunal fédéral des assurances connaît, en dernière instance, des recours de droit administratif contre des décisions au sens des art. 97, 98, let. b à h, et de l'art. 98a OJ en matière d'assurances sociales (art. 128 OJ); qu'aux termes de l'art. 97 al. 2 OJ, lorsqu'une autorité refuse sans droit de statuer ou tarde à se prononcer, son silence est assimilé à une décision; que le recours pour déni de justice ou retard à statuer peut être interjeté en tout temps (art. 106 al. 2, en relation avec l'art. 132 OJ); que l'art. 103 al. 4 LACI, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002, prévoit une procédure cantonale de recours simple et rapide contre les décisions rendues par les organes d'exécution de la LACI; que depuis le 1er janvier 2003, cette exigence de procédure simple et rapide est posée par l'art. 61 let. a LPGA; qu'indépendamment de ces dispositions, l'art. 29 al. 1 Cst. garantit le droit de toute personne, dans une procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable; qu'un délai de 3 ans et 5 mois s'est écoulé entre le dépôt du recours du 26 avril 2002 devant la juridiction cantonale et le recours pour déni de justice interjeté par M.________, sans que les premiers juges aient procédé à des mesures d'instruction particulières; que le litige tranché le 5 mai 2004 par la juridiction cantonale porte sur le droit de l'administration de reconsidérer ses décisions allouant au recourant des indemnités journalières pour la période du 14 mai 2001 au 4 février 2002; que celui faisant l'objet du recours du 26 avril 2002 porte en revanche sur le droit du recourant à des indemnités journalières pour la période s'étendant à partir du 7 mai 2001 - selon l'administration, ou du 27 mars 2001 - selon le recourant; que la question de la date à partir de laquelle le recourant peut éventuellement prétendre ces prestations deviendrait effectivement sans objet si le Tribunal fédéral des assurances venait à confirmer le droit de l'administration de reconsidérer ses premières décisions d'indemnités journalières; qu'ainsi sous l'angle de l'économie de procédure, il ne peut être reproché à la juridiction cantonale d'attendre une décision définitive sur le recours formé par l'intéressé contre son jugement du 5 mai 2004; qu'en revanche, en choisissant de ne pas donner suite au recours du 26 avril 2002 dans l'intervalle, elle devait au moins, à la suite des lettres des 21 novembre 2003 et 13 janvier 2004, informer M.________ de ses intentions; qu'ainsi, quand bien même le recours n'est pas fondé, le recourant peut prétendre une indemnité de dépens à la charge du canton de Neuchâtel (art. 159 al. 1 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: