Citation: 6B_528/2023 E. 2.2

2.2. En résumé, la recourante reproche à B.________ de s'être approprié le montant de 250'000 USD qu'elle lui aurait confié et la contre-valeur d'un bien immobilier sis à Téhéran (Iran) dont elle aurait été propriétaire, en vertu des pouvoirs qu'elle lui aurait conféré. Le montant de 250'000 USD aurait été confié à B.________ en vue du paiement à l'organisme foncier étatique SETAD du montant de 200'000'000 IRR, afin de débloquer la confiscation du bien immobilier dont elle aurait été héritière. Contrairement à ses engagements, B.________ se serait approprié le terrain, l'aurait vendu, et aurait encaissé le produit de la vente. Il se serait ainsi rendu coupable d'abus de confiance. Le Tribunal civil de Téhéran aurait admis ces faits et condamné, le 16 novembre 2014, B.________ à payer le montant de 19'614'803'334 IRR. La recourante indique que ses prétentions civiles à l'encontre de B.________, en relation avec l'infraction d'abus de confiance, s'élèveraient à la contre-valeur en francs suisses de 19'614'803'334 IRR plus intérêts, ainsi que ses frais de défense indispensables. Par ailleurs, elle reproche à C.________ d'avoir participé à l'abus de confiance et d'avoir acquis et dissimulé le produit de cette infraction, respectivement d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte ou la confiscation du produit de cette infraction, se rendant coupable de recel et de blanchiment d'argent, B.________ ayant également participé à ces infractions. En relation avec celles-ci, la recourante émet des prétentions civiles équivalentes à celles relatives à l'abus de confiance, soit la contre-valeur en francs suisses de 19'614'803'334 IRR plus intérêts, ainsi que ses frais de défense indispensables. Il ressort de l'arrêt cantonal et des écritures de la recourante qu'elle a obtenu, par jugement du Tribunal civil de Téhéran du 16 novembre 2014, que B.________ soit condamné à lui payer le montant de 19'614'803'334 IRR en relation avec la vente de son bien immobilier en Iran. Les prétentions civiles formulées par la recourante s'élèvent au même montant. Dans la mesure où la recourante a déjà obtenu la reconnaissance de ses prétentions civiles, on ne distingue pas quel serait son dommage résiduel en relation avec la commission des infractions qu'elle invoque et elle ne l'expose aucunement. Pour le surplus, en tant que la recourante invoque "ses frais de défense indispensables", comme le Tribunal fédéral a eu l'occasion de le rappeler à maintes reprises, les frais liés aux démarches judiciaires de la partie plaignante ne sauraient constituer des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, dès lors qu'ils ne découlent pas directement de l'infraction (v. parmi d'autres: arrêts 6B_1517/2022 du 13 février 2023 consid. 2.1; 6B_1150/2022 du 12 décembre 2022 consid. 4; 6B_754/2022 du 23 août 2022 consid. 3in fine). La recourante n'explique ainsi pas, à satisfaction, en quoi consisteraient ses prétentions civiles, ce qui exclut sa qualité pour recourir sur le fond de la cause.