Citation: 6B_750/2022 E. 1.3.3

1.3.3. S'agissant de l'intimée 2, la cour cantonale a considéré que son comportement aguicheur et équivoque envers le recourant constituait la démonstration de disponibilité d'une personne sous son emprise, une fois replacé dans son contexte. Si elle avait pu parfois prendre des initiatives, elle n'avait pas agi librement, dans la mesure où elle estimait son comportement comme étant nécessaire dans le système de récompense du recourant et, partant, indispensable à l'amélioration ou à la non-péjoration de ses conditions de détention. En outre, tout au long de la procédure, l'intimée 2 était apparue particulièrement affectée par les faits, ce qui ne pouvait être le résultat d'une relation sexuelle librement consentie. L'intimée 3 avait, pour sa part, déclaré ne pas savoir si elle était d'accord avec les gestes du recourant. Toutefois, contrairement à ce qui avait été retenu par les premiers juges, cela ne démontrait pas pour autant qu'elle avait librement consenti aux actes d'ordre sexuel. L'intimée 3 avait en effet souvent commencé par dire "non" au recourant, avant de lui concéder une faveur sexuelle qui n'était pas à la hauteur de ses attentes, et lui avait parfois demandé d'arrêter, voire avait refusé de descendre avec lui à l'économat. Enfin, dans une posture d'infériorité et en proie au système mis en place par le recourant, sa vulnérabilité était d'autant plus importante qu'après les faits, elle avait dû suivre une médication anxiolytique (cf. jugement attaqué, consid. 5.3 p. 30 ss).