Citation: 1B_161/2016 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant ne soutient pas qu'une disposition spécifique du CPP lui ouvrirait une voie de recours contre le prononcé du 24 mars 2016; il s'agirait cependant, à le suivre, d'une lacune de la loi et il se justifierait dès lors de faire une application par analogie de l'art. 393 al. 1 let. a CPP. Au regard des considérations précédentes, il n'y a cependant aucune lacune qui devrait être comblée. En effet, le législateur a expressément déterminé quelles décisions du Tmc pouvaient être portées devant l'autorité de recours. L'une des conséquences de ce choix - qui peut certes déplaire au recourant - est que les autres prononcés sont, pour le moins au niveau cantonal, définitifs; un recours à leur encontre est donc irrecevable. La solution préconisée par le recourant - qui tend à ouvrir plus largement la voie du recours contre les prononcés du Tmc - ne correspond ainsi manifestement pas à la volonté du législateur qui désirait limiter de telles possibilités. Au demeurant, le recourant n'était pas dénué de tout moyen de droit pour défendre la violation alléguée de son droit d'être entendu au cours de la procédure devant le Tmc. En effet, celui-ci lui a indiqué que la motivation de son refus interviendrait ultérieurement, à savoir dans la décision relative à la prolongation de la détention. Or, ce prononcé peut être attaqué en vertu de l'art. 222 CPP, ce qu'a d'ailleurs fait - dans une certaine mesure - le recourant. Le défaut d'indication des motifs permet également d'exclure tout recours direct au Tribunal fédéral contre le prononcé du Tmc susmentionné (cf. art. 112 LTF); le recourant ne soutient d'ailleurs pas que son écriture aurait dû lui être transmise comme objet de sa compétence (cf. art. 48 al. 3 LTF). Partant, c'est à juste titre que la Chambre pénale n'est pas entrée en matière sur le recours déposé le 22 mars 2016 par le recourant.