Citation: 2C_759/2022 E. 4.8

4.8. Par ailleurs, toujours selon l'arrêt attaqué, le discours de la recourante durant ses consultations avec la doctoresse intimée s'est porté principalement sur les agissements dont elle se disait victime (notamment intrusions quotidiennes à son domicile depuis 1973 et tentative d'empoisonnement), ce qui a conduit la praticienne à juger important de transmettre à son confrère ses premières constatations quant à la santé psychique de l'intéressée à titre d'antécédents, celles-ci étant nécessaires à la compréhension des faits décrits par la patiente et à une prise en charge adéquate. La doctoresse intimée ayant contacté son confrère avec l'accord de sa patiente, elle pouvait présumer que la recourante l'avait déliée du secret médical pour tous les éléments nécessaires à une prise en charge efficace, ce qui incluait en l'occurrence son diagnostic différentiel provisoire quant à son état de santé psychique. En conséquence, on ne perçoit pas non plus de violation du droit au respect du secret professionnel, dont se serait rendue coupable l'intimée.