Citation: 9C_154/2018 E. 6.2

6.2. On ajoutera que les autres griefs soulevés par l'assurée - tant en ce qu'ils concernent la valeur probante des expertises du BEM ou de la PMU que la prise en compte des avis des autres médecins - ne sont pas plus fondés que le précédent. On ne saurait effectivement démontrer que la juridiction cantonale a fait preuve d'arbitraire en se contentant d'apporter une interprétation personnelle différente de certains faits. Ainsi, il est faux de prétendre que le BEM a nié les troubles psychiques alors qu'il avait justement été mandaté pour en évaluer le caractère invalidant au regard de la nouvelle jurisprudence en la matière. D'une part, en raison du refus de la PMU de réaliser une nouvelle expertise pluridisciplinaire nécessaire selon elle pour répondre à des questions complémentaires, le mandat d'expertise confié au BEM et communiqué à la recourante a bien été celui de mettre en oeuvre une telle expertise. D'autre part, le BEM n'a aucunement nié l'existence de troubles psychiques mais en a juste nié le caractère incapacitant (cf. rapport d'expertise p. 63-64 et 70-71). Ce point n'est nullement critiqué. Il est en outre vain pour l'assurée d'alléguer que l'agoraphobie et le trouble panique ont été indûment écartés, au motif qu'elle pouvait se rendre dans les magasins ou voyager, dès lors que ces constatations ne tenaient pas compte du fait que, dans ces circonstances, elle était toujours accompagnée ou prenait des anxiolytiques. Ces éléments et circonstances, de même que la nature ou la qualité des contacts sociaux, ne sont effectivement que trois éléments parmi de nombreux autres, connus et pris en considération par les experts (cf. rapport d'expertise, partie 4 [discussion], p. 42-59), pour justement apprécier l'influence des affections psychiques sur la capacité de travail. Il est enfin faux de prétendre que le tribunal cantonal devait reconnaître une pleine valeur probante à la seconde expertise de la PMU dans la mesure où elle aboutissait aux mêmes conclusions que la première qui s'était déjà vue reconnaître une telle valeur dans le jugement du 28 juin 2013. En effet, la situation postérieure à la décision du 4 février 2009 ne faisait alors pas partie de l'objet du litige et l'autorité judiciaire précédente n'avait pas constaté l'existence d'une aggravation de l'état de santé postérieure à ladite décision mais seulement la possibilité d'une telle aggravation. Elle avait du reste invité l'administration à examiner ce point, au besoin en complétant l'instruction. Les experts du BEM ont nié cette éventualité. Que d'autres médecins ont abouti aux mêmes conclusions que les experts de la PMU n'y change rien dans la mesure où cela ne remet pas en question les raisons pour lesquelles les premiers juges ont écarté l'avis de ces médecins et ne démontre pas qu'ils ont eu tort en faisant cela.