Citation: 6B_866/2014 E. 2.1

2.1. Le recourant n'expose pas en quoi l'appréciation de l'autorité cantonale serait arbitraire (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Il se réfère à son droit de mentir, de ne pas incriminer son père, prétend que ce dernier n'a appris sa condamnation qu'à fin avril 2014 et qu'il a décidé de se dénoncer pour éviter une sanction administrative lourde à son fils ou encore affirme que les faits à la base de cette dénonciation sont sérieux et peuvent être corroborés par ses employés. Ce faisant, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer en quoi l'arrêt attaqué serait arbitraire en retenant que la nouvelle version du recourant n'est absolument pas crédible parce qu'il n'avait aucune raison de taire qu'il était à A.________, parce que la nouvelle version du recourant est en contradiction avec ses déclarations en procédure qui sont très détaillées et enfin parce que si son père avait eu une clef du véhicule, il aurait discuté très rapidement de l'infraction commise avec son fils et se serait dénoncé avant la condamnation contestée. Il n'est pas insoutenable de considérer que la nouvelle version du recourant n'est pas crédible et, par conséquent, pas susceptible d'ébranler les constatations de fait. Si le recourant avait été à A.________ au moment des faits, il ne l'aurait pas tu, car cela aurait permis de le disculper sans incriminer un proche. Le fait que son père ait eu une clef de la voiture est en complète contradiction avec ses déclarations détaillées faites en procédure et il est peu probable que, si son père avait été au volant le 11 avril 2012, il ne se dénonce que le 24 avril 2014 parce qu'il n'aurait appris qu'à ce moment-là la condamnation de son fils, soit plus de 6 mois après le jugement de condamnation. Enfin, les motifs de la dénonciation du père, soit empêcher que son fils condamné ne doive subir une sanction administrative en raison d'un précédent grave, ce qui serait catastrophique compte tenu de sa profession, ne parlent pas en faveur de la crédibilité de la nouvelle version du recourant. Quant aux témoins invoqués, qui sont, selon le recourant, ses employés et donc dans un rapport particulier avec lui, ce dernier n'explique pas comment ils pourraient connaître l'endroit précis où lui ou son père se seraient trouvés le 11 juillet 2012 à 11h20 et leur simple évocation ne permet pas de qualifier l'appréciation cantonale d'insoutenable.