Citation: C 378/00 04.09.2001 E. 3

3.- Les premiers juges ont constaté que le recourant, entré au service de X.________ AG le 1er avril 1995 en qualité d'agent commercial, justifiait avant tout sa lettre de résiliation des rapports de travail du 29 juin 1997 par l'absence de salaire durant trois mois pour son nouveau rayon d'activité de Y.________ et durant cinq mois pour celui de Z.________. Ils ont retenu qu'il était certes compréhensible qu'il se soit inquiété de ses moyens de subsistance pendant cette période, mais que la décision de donner son congé n'en était pas moins prématurée, puisque rien n'indique que l'employeur n'ait pas respecté jusque-là ses engagements conctractuels. Le versement de 10 000 fr. en date du 13 juin 1997 semblait au contraire démontrer qu'il était alors disposé à lui accorder des avances.