Citation: 5A_718/2016 E. A

Les époux A.________ se sont mariés en 2001. Trois enfants sont issus de leur union : C.________, né en 2004, D.________, née en 2005 et E.________, née en 2007. Les parties vivent séparées depuis le mois de novembre 2011. Elles s'étaient convenues d'une garde alternée sur leurs enfants et ceux-ci ont été scolarisés en France voisine, au nouveau domicile du père. A.a. Par demande unilatérale du 3 septembre 2012, le père a ouvert action en divorce. A.b. La vie séparée des parties a été réglementée par plusieurs ordonnances de mesures provisionnelles. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 11 décembre 2012, le droit de garde sur les enfants a été attribué à la mère. En juillet 2013, la mère a déménagé avec les enfants dans la région zurichoise, d'où elle est originaire. Le droit de garde de la mère sur les enfants a été maintenu par ordonnance du 2 septembre 2013. Le Juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette ordonnance en appel, par arrêt du 8 janvier 2014. Depuis la rentrée 2013, les enfants ont été scolarisés dans le canton de Zurich. A.c. En cours d'instance de divorce, le Centre d'aide à l'enfance et à la jeunesse du canton de Zurich (Kinder- und Jugendhilfe, ci-après : Kjz) et le Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud (ci-après : SPJ) ont été mandatés pour évaluer les conditions de vie des enfants auprès de chacun des parents. Une expertise familiale tendant a faire une évaluation globale de la situation a également été ordonnée, confiée à un spécialiste en psychologie légale. Un rapport d'expertise a ainsi été déposé le 1 er février 2016 et un complément le 6 avril 2016. Tant les deux offices que l'expert ont relevé, en substance, que l'attribution de la garde des enfants était secondaire, au contraire de la problématique des parents d'assumer leur part de responsabilité dans le conflit conjugal et de s'y désengager.