Citation: I 1082/06 24.09.2007 E. 2

2.1 Les premiers juges ont constaté - de manière à lier la Cour de céans - que l'état de santé du recourant ne permettait plus la poursuite d'une activité de chauffeur de taxi. Se fondant sur les rapports des docteurs F.________ (du 30 mai 2003), qui estimait que le recourant pouvait exercer à plein temps une activité adaptée avec charge physique moyenne, et M.________ (du 19 juillet 2004), qui admettait que, nonobstant l'apparition d'un syndrome d'apnées du sommeil, le recourant pouvait exercer, après traitement, une activité adaptée à 100 %, ils ont considéré qu'il n'y avait pas lieu de conclure à l'existence d'une incapacité de travail. Les premiers juges n'ont pas suivi l'appréciation divergente de la capacité résiduelle de travail effectuée par le docteur J.________, lequel estimait qu'en raison principalement de l'asthénie ainsi que de lombalgies et de douleurs chroniques, son patient ne disposait que d'une capacité résiduelle de travail de 30 à 40 % au maximum dans une activité plutôt sédentaire, sans port de charges lourdes, ni activité physique prolongée (rapports des 17 octobre et 4 novembre 2006). Ils ont écarté ce point de vue, motifs pris que le docteur M.________ avait précisé que le syndrome d'apnées du sommeil pouvait être traité, ce que le docteur J.________ ne démentait pas; que le diabète n'empêchait pas, d'après les médecins consultés, l'exercice d'une activité adaptée; et que les lombalgies communes non déficitaires et le syndrome douloureux chronique apparaissaient secondaires par rapport aux autres troubles mis en évidence, comme cela ressortait des arguments du recours et de l'audition de l'intéressé. 2.2 Critiquant l'appréciation qu'ont faite les premiers juges des données médicales versées au dossier, le recourant leur reproche en substance de s'être fondés sur des rapports médicaux établis pour l'essentiel en 2003, lesquels ne tenaient pas compte de la dégradation de son état de santé intervenue depuis lors et mise en évidence par la docteur J.________. Compte tenu de son âge, de son manque de formation professionnelle et de son état de santé, il conteste pouvoir exercer à l'heure actuelle une quelconque activité professionnelle. Cela étant, le recourant tente de substituer sa propre appréciation des preuves à celle opérée par les premiers juges, sans toutefois que son argumentation ne soit susceptible de faire apparaître les faits constatés comme étant manifestement inexacts ou incomplets, ou encore établis au mépris de règles essentielles de procédure. Le pouvoir d'examen limité de la Cour de céans ne permet pas qu'il soit procédé à un libre examen du jugement entrepris sous l'angle des faits, ni de vérifier l'exercice par la juridiction cantonale de son pouvoir d'appréciation sous l'angle de l'opportunité. C'est en effet sur la base des griefs invoqués dans le recours de droit administratif qu'il convient d'examiner si le jugement entrepris viole le droit fédéral dans l'application des règles pertinentes de droit matériel et de preuve, y compris une éventuelle constatation des faits contraire au droit (arrêt I 888/06 du 6 juin 2007, consid. 2.2). Au surplus, on ajoutera que l'assurance-invalidité n'a pas à répondre des difficultés du recourant pour trouver un emploi approprié liées à son âge ou à son manque de formation professionnelle. S'il est vrai que de tels facteurs - étrangers à l'invalidité - jouent un rôle non négligeable pour déterminer dans un cas concret les activités que l'on peut encore raisonnablement exiger d'un assuré, ils ne constituent pas des circonstances supplémentaires qui, à part le caractère raisonnablement exigible d'une activité, sont susceptibles d'influencer l'étendue de l'invalidité, même s'ils rendent parfois difficile, voire impossible la recherche d'une place et, partant, l'utilisation de la capacité de travail résiduelle (ATF 107 V 17 consid. 2c p. 21, arrêt I 377/98 du 28 juillet 1999, consid. 1 et les références, publié in VSI 1999 p. 246).