Citation: 7B_215/2022 E. 2.8

2.8. La cour cantonale et l'intimé 2 soutiennent au surplus que le comportement de la recourante, consistant à consentir à la procédure écrite en instance cantonale et ensuite à se plaindre de la mise en oeuvre de celle-ci au Tribunal fédéral, ne mériterait aucune protection et devrait être appréhendé comme une attitude contraire au principe de la bonne foi. Ces derniers perdent toutefois de vue que, le procès pénal n'étant pas à la libre disposition des parties, il appartenait à l'instance d'appel d'assurer en toute indépendance la conduite du procès et, dans ce cadre, d'assumer les conséquences de choix procéduraux qui s'avèrent contraires à la loi. En particulier, il incombait à l'autorité d'appel d'examiner si les conditions de l'art. 406 al. 2 CPP étaient réunies avant de proposer la procédure écrite aux parties. Dans ce contexte, la partie recourante pouvait raisonnablement s'attendre à ce que la présence de l'intimé 2 aux débats d'appel ne fût pas indispensable, ce qu'elle n'a toutefois été en mesure de vérifier qu' a posteriori, sur la base du jugement attaqué et des motifs ressortant de celui-ci. Aussi, elle ne pouvait pas valablement renoncer à la procédure orale - et partant se comporter avec une mauvaise foi caractérisée -, dans la mesure où les conditions de l'art. 406 al. 2 CPP n'étaient pas remplies (cf. ATF 147 IV 127 consid. 2.2.3; arrêt 6B_178/2024 du 27 mars 2024 consid. 2.1; 6B_253/2023 du 16 mars 2023 consid. 2.3; 6B_589/2020 du 20 juillet 2021 consid. 1.3.1).