Citation: 2C_915/2021 E. 4.5

4.5. En l'occurrence, du point de vue de l'intérêt public à l'éloignement du recourant, il convient de relever que celui-ci a, à teneur de l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF), occupé régulièrement les autorités pénales depuis sa majorité, cumulant neuf condamnations pénales, notamment pour vols, escroquerie, violation de domicile, faux dans les titres, violation simple et grave de la circulation routière, conduite en état d'incapacité, conduite sans permis de conduire, infraction à la LArm ainsi que pour de nombreuses infractions à la LStup. Il a écopé de huit amendes allant de 150 fr. à 700 fr., de deux peine pécuniaires, l'une à 30 jours-amende et l'autre à 50 jours-amende, ainsi que de quatre peines privatives de liberté allant de 5 jours à 30 mois. Pourtant, le 28 août 2006, à la suite de sa quatrième condamnation, un premier avertissement de l'autorité administrative avait rendu attentif le recourant aux conséquences de ses actes sur son droit de séjour. Malgré cela, le recourant n'a pas changé de comportement. Le 22 novembre 2010, il a notamment été condamné pour s'être adonné à un trafic de drogue qui portait sur plus de trois fois la quantité de cocaïne à partir de laquelle le cas doit être considéré comme grave. La faute du recourant avait été qualifiée de lourde et les actes qu'il avait commis de graves, son activité délictueuse s'étant déroulée sur une longe période et ayant eu des ramifications dans plusieurs cantons. A la suite de cette condamnation, la plus grave prononcée à l'encontre du recourant, le Service cantonal lui a adressé un sérieux avertissement l'informant que, s'il devait à nouveau être condamné par la justice pénale ou s'il devait violer les règles de conduite qui lui avaient été imposées, son autorisation d'établissement pourrait être révoquée. Depuis lors, le recourant s'est néanmoins fait condamner à quatre reprises, dont la dernière fois le 20 mars 2019, ce qui a conduit le Service cantonal a révoqué son titre de séjour. Le recourant s'est ainsi illustré par un comportement pénal défavorable constant, démontrant une volonté de ne pas s'amender durablement, nonobstant ses nombreuses condamnations pénales et les avertissements du Service cantonal. Si la condamnation la plus grave du recourant remonte à plus de dix ans, les manquements d'importance moins élevée du recourant, par leur répétition, démontrent une incapacité à se conformer à l'ordre établi. On relève encore qu'après quelques années sans que l'intéressé n'ait fait l'objet de sanctions pénales, les trois dernières condamnations prononcées à son encontre depuis 2018 ne laissent présager aucune diminution de ses difficultés à respecter l'ordre juridique suisse. Or, l'évolution du comportement du recourant joue un rôle important dans la pesée des intérêts en présence.