Citation: 5A_724/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant expose que la cour cantonale n'avait pas tenu compte dans son appréciation de la procédure d'éloignement qu'il avait dû intenter à l'encontre du père biologique, des écrits et propos insultants et diffamatoires de celui-ci envers les parents juridiques et des déclarations de la directrice de la crèche de l'enfant sur son comportement inadapté. La cour cantonale avait par ailleurs constaté de manière erronée que le père biologique entretenait encore des contacts réguliers avec l'enfant à l'heure actuelle puisque la mère lui avait demandé de cesser de venir chez elle. Selon le recourant, les faits ressortant de la procédure montraient que l'intérêt de l'enfant serait gravement mis à mal par l'institution d'une curatelle visant au désaveu de sa paternité et à l'établissement du lien de paternité avec le père biologique. Les agissements et les propos de ce dernier allaient indéniablement à l'encontre du bien-être et du développement de l'enfant; ils témoignaient de son ignorance de l'importance de l'attachement créé dans les premières années de vie de l'enfant et de son mépris envers l'environnement familial actuel de l'enfant. Il existait par ailleurs un risque, vu l'opposition répétée exprimée par le père biologique, que l'enfant soit privé de tout contact avec son père juridique actuel, figure paternelle de stabilité, de sécurité et de confiance, avec qui l'enfant entretenait un lien affectif et socio-psychologique très important. Retenir, comme l'avait fait la cour cantonale, que le père biologique ne s'opposerait pas à tout contact entre le père juridique et l'enfant relevait de l'arbitraire, cette considération étant en totale contradiction avec les éléments du dossier. Il était en outre illusoire de considérer que le droit de visite actuel continuerait à être exercé par le biais de la mère ou que le recourant pourrait faire reconnaître ce droit sur la base de l'art. 274a CC. Il était évident que le père biologique s'opposerait à un tel droit de visite et que cela serait source de conflit et de procédures. L'intérêt de l'enfant commandait donc que le droit aux relations personnelles actuel avec son père juridique soit garanti, non interrompu et ne repose pas sur le résultat d'éventuelles procédures, longues et par définition contradictoires. Le recourant estime que ces éléments auraient dû amener la cour cantonale à considérer que le bien de l'enfant commandait de maintenir la situation actuelle et de refuser l'institution d'une curatelle pour agir en désaveu de paternité.