Citation: 4A_325/2008 06.10.2008 E. A

N.________ est une association qui se consacre à l'animation socioculturelle en faveur de la population sédunoise; elle est soutenue par la commune de Sion et son personnel comprend plusieurs animateurs salariés. Dès septembre 1997, X.________ est ainsi entré à son service en qualité d'animateur et coordinateur; cette seconde fonction consistait, en substance, dans la direction et l'encadrement des autres animateurs. X.________ était subordonné au comité de l'association. Son salaire mensuel brut, payable treize fois par an, fut d'abord fixé à 4'614 fr.65; dès mars 2001, il fut relevé à 5'333 francs. Dès le printemps de 2002, la commune de Sion souhaita une réorganisation de N.________ et une réorientation de ses activités. Selon une étude qu'elle avait fait établir, la politique communale en faveur de la jeunesse était dispersée entre divers pôles de responsabilité et ceux-ci ne collaboraient pas entre eux; de plus, N.________ n'avait aucune stratégie clairement définie et son personnel manquait d'encadrement. Lors de l'assemblée générale du 6 juin 2002, la présidence du comité fut attribuée à A.________, médiateur, éducateur diplômé et collaborateur du service cantonal de la jeunesse; il avait pour mission d'effectuer la restructuration. B.________, membre de la commission culturelle et président de la commission « jeunesse » de la commune de Sion, entra au comité à titre de représentant de cette collectivité publique. A.________ fut désormais présent aux colloques du personnel. Le rôle de coordinateur assumé par X.________, jugé trop riche en activités et responsabilités, y fut plusieurs fois critiqué par les autres animateurs. L'intégration d'un service d'éducation de rue, comprenant deux éducateurs, dépendant précédemment d'une autre organisation, suscita des difficultés. Les rapports de N.________ avec une association qui organisait des concerts, dont X.________ assumait la direction, fut aussi un sujet de tensions. De plus, X.________ s'étonna de ce que A.________ perçût un salaire, alors que, auparavant, la fonction de président était bénévole. Le 25 juin 2003, A.________ annonça que le comité élaborerait prochainement une nouvelle organisation et il distribua les avant-projets des cahiers des charges de diverses fonctions. Il annonça également que X.________ était déchargé de ses tâches de coordinateur; cette mesure fut adoptée par le comité lors de sa séance du 2 suivant. Par lettre du 3 septembre, X.________ s'adressa au comité pour demander des explications et souligner la nécessité de nommer au moins un « responsable de la maison »; il déclarait accepter « avec plaisir et sans aucun ressentiment » sa nouvelle situation. Le 12 novembre 2003, le comité adopta un nouvel organigramme; il décida le licenciement de X.________ et la mise au concours d'un poste d'animateur responsable au taux d'occupation de 70 ou 80%, soit 50% pour l'animation et le solde pour la coordination. Le comité considéra que X.________ n'entrait pas en considération pour ce poste parce qu'il n'avait pas donné entière satisfaction lorsqu'il était chargé de la coordination sous l'ancienne organisation, et qu'il ne répondait pas non plus aux attentes des autorités communales; il avait d'ailleurs lui-même souhaité ne plus assumer la coordination. X.________ fut licencié avec effet au 31 janvier 2004; en raison de deux périodes d'incapacité de travail, cette échéance se trouva reportée. Par lettre du 13 janvier, X.________ signifia qu'il tenait son congé pour abusif et qu'il y faisait opposition.