Citation: I 904/06 19.03.2007 E. 4

Le recourant invoque tout d'abord une violation de son droit d'être entendu, sous la forme d'un défaut de motivation du jugement entrepris. Il reproche aux premiers juges d'avoir substitué au motif de l'absence de chances de succès retenu par l'intimé dans sa décision sur opposition celui du défaut d'indigence, sans lui avoir donné l'occasion de s'exprimer sur ce nouveau motif. Il demande toutefois au Tribunal fédéral de réparer ce vice par économie de procédure en statuant sur le fond. 4.1 La jurisprudence, rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui s'applique également à l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504, 127 I 54 consid. 2b p. 56, 127 III 578 consid. 2c, 126 V 130 consid. 2a), a déduit du droit d'être entendu, en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16, 124 V 180 consid. 1a p. 181, 372 consid. 3b p. 375 et les références). Le droit d'être entendu doit également être reconnu et respecté lorsqu'une autorité envisage de fonder sa décision sur une norme ou un motif juridique non évoqué dans la procédure antérieure et dont aucune des parties en présence ne s'est prévalue et ne pouvait supputer la pertinence in casu (ATF 128 V 272 consid. 5b/bb p. 278 et les références).