Citation: 5A_897/2016 E. 3

La recourante reprend la même motivation qu'elle avait développée devant la Chambre de surveillance, expliquant l'origine des fonds ayant servi à l'acquisition de l'immeuble, se plaignant de l'absence de paiement par son ex-époux de contributions alimentaires et, de manière plus générale, du comportement de ce dernier à son égard. La recourante expose en outre être arrivée à temps à la Poste le 7 novembre 2016 pour déposer son recours dans le délai mais soutient que l'employé postal aurait refusé de réceptionner son courrier. Il n'y a pas lieu de s'interroger plus avant sur cette question dans la mesure où la motivation de l'autorité cantonale ne repose pas sur la seule tardiveté de la plainte mais également sur un défaut de motivation. Or, lorsqu'une décision attaquée se fonde sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes, le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'entre elles est contraire au droit en se conformant aux exigences de motivation requises (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100; 136 III 534 consid. 2 p. 535; 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.). En l'occurrence, la recourante ne s'en prend pas à la seconde motivation de la Chambre de surveillance qui porte sur le défaut de motivation, ce qui conduit à l'irrecevabilité de son recours. Le recours ne répond donc manifestement pas aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit être déclaré irrecevable, dans la procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. b LTF).