Citation: 7B_65/2023 E. 8.3

8.3. La Cour des plaintes a relevé que, pour ordonner la créance compensatrice des valeurs patrimoniales qui ont été l'objet du blanchiment d'argent, le MPC devait établir la preuve que ces valeurs provenaient de l'infraction d'escroquerie commise au détriment du fisc russe. La Cour des plaintes a concédé à la recourante que le MPC s'était effectivement appuyé à l'origine sur la dénonciation pénale formée par la plaignante pour établir ses schémas de flux; elle a cependant mis en exergue que le MPC avait pris soin de documenter chacune des transactions retenues comme faisant partie des fonds, de la commission de l'escroquerie jusqu'à la réception sur la relation bancaire de la recourante. Il s'était à cet égard appuyé sur des rapports établis par sa division Analyse financière forensique (ci-après: FFA [anciennement, Centre de compétences économie et finance; CCEF]).