Citation: U 154/05 28.03.2006 E. 3

3.1 Le recourant reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir suffisamment instruit son dossier, ni d'avoir ordonné une expertise complémentaire. En particulier, il se plaint de ce que les premiers juges n'ont pas tenu compte des considérations radiologiques contenues dans le courrier du 22 décembre 2003 que son mandataire avait rédigé à l'intention du tribunal cantonal des assurances. Il ressortait dudit courrier que l'évolution de la fracture de l'humérus n'avait pas été parfaitement favorable, les radiographies effectuées en octobre 1996 montrant un mauvais alignement des os. D'après le radiologue consulté par le mandataire du recourant, on se trouvait en présence d'un cal à l'endroit de la fracture. En outre, en dépit du fait que l'os s'était bien consolidé, la fracture avait eu lieu exactement à l'endroit du sillon du nerf radial. Or, en présence d'un cal volumineux à cet endroit, il y avait lieu de craindre que le nerf radial soit comprimé par les muscles, ce qui pouvait expliquer à la fois les douleurs et les troubles moteurs dont souffrait le recourant. Enfin, le mandataire du recourant notait que le radiologue s'étonnait qu'aucun électromyogramme (EMG) ne se trouve au dossier, ce qui eût permis de vérifier le fonctionnement du nerf radial et d'en tirer certaines conclusions quant à l'origine des douleurs et des limitations fonctionnelles du recourant. 3.2 S'il est vrai que les premiers juges ne prennent pas expressément position par rapport aux constatations médicales contenues dans ledit courrier, il n'en demeure pas moins qu'on ne saurait se rallier au point de vue du recourant selon lequel ces constatations ont été purement et simplement ignorées. En effet, en se fondant sur l'appréciation du docteur K.________, lequel commente de façon détaillée (dans son rapport du 28 janvier 2004) les constatations radiologiques contenues dans le courrier du 22 décembre 2003, les premiers juges ont implicitement tenu compte de ces dernières, sans toutefois être convaincus de leur pertinence. Du rapport du docteur K.________ du 5 mai 2003, il ressort que l'entrave fonctionnelle du MSD décrite à plusieurs reprises par la doctoresse E.________ ne pouvait s'expliquer par la fracture et qu'il était bien plus probable que cette limitation fût influencée par des facteurs non organiques. Ce médecin précisait que la fracture avait bénéficié d'un traitement adéquat, permettant la consolidation osseuse dans des axes parfaitement tolérables, sans influence sur la fonctionnalité du MSD. Selon la littérature médicale citée par le docteur K.________, le développement d'un syndrome douloureux chronique du MSD, diagnostiqué par la doctoresse E.________, n'appartenait pas aux complications pouvant se manifester à la suite d'une lésion du genre de celle ayant été subie par l'assuré, à moins que les symptômes nécessairement associés à ce syndrome puisse être validés, ce qui n'était pas le cas en l'occurrence.