Citation: 9C_463/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Dans le même contexte et pour se disculper, le recourant invoque le mode de facturation trimestrielle des cotisations, conformément à l'art. 34 RAVS. Il en déduit qu'il est "pertinent", pour une entreprise de petite taille comme B.________ Sàrl, que des contrôles soient effectués dans les mêmes intervalles et qu'il n'y a donc rien d'alarmant à ce qu'il existe un retard de même durée dans le paiement des cotisations. Ce moyen est également dépourvu de fondement. Le recourant passe sous silence que du 16 janvier au 12 juin 2017, la société avait reçu mensuellement un décompte de cotisations, qui auraient toutes dû être réglées dans un délai d'un mois environ. Non seulement le recourant laisse entendre qu'il effectuait des contrôles tous les trimestres, ce qui était insuffisant, mais il n'a de surcroît pas réagi aux retards qui s'accumulaient au fil du temps dans le paiement des cotisations, poursuivant ainsi l'exploitation d'une entreprise hasardeuse financée sans droit par l'assurance sociale. Contrairement à son opinion, un tel comportement constitue un cas de négligence grave sanctionné par l'art. 52 LAVS.