Citation: 1C_3/2018 E. 6

En tant que les recourants reprochent à la cour cantonale de n'avoir pas donné suite aux mesures d'instruction requises visant à mesurer l'altitude du terrain naturel, ils se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus (cf. sur ce point ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299). On ne voit toutefois pas en quoi la connaissance des cotes d'altitude du terrain naturel aurait permis d'appréhender différemment le cas d'espèce, respectivement d'influer sur le sort de la cause, puisque la cour cantonale a constaté, lors de l'inspection locale, que la différence de hauteur, en prenant en compte le terrain naturel d'origine et non pas le terrain aménagé, n'était pas telle qu'elle puisse remettre en cause le raisonnement au sujet de l'art. 11 al. 2 RPEP. Il ne suffit pas d'affirmer que la cour cantonale aurait empêché toute objectivation de la mesure de l'atteinte à la topographie en rejetant les offres de preuves formulées pour démontrer que ce refus serait constitutif d'arbitraire. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation (anticipée) des preuves opérée par la juridiction cantonale.