Citation: 1P.34/2007 11.04.2007 E. A

Par arrêt du 13 juin 2006, la Cour d'assises du canton de Genève a condamné A.________ pour viol (art. 190 al. 1 CP), à une peine de dix-huit mois de réclusion, avec sursis pendant cinq ans. Elle a notamment retenu les faits suivants: Le 27 juillet 2004, A.________ a rencontré B.________ dans un cabaret, où celle-ci travaillait comme "danseuse". Il a regagné son domicile en sa compagnie, dans le but d'entretenir une relation sexuelle rémunérée. Ne parlant pas le français, B.________ aurait compris qu'ils allaient seulement retrouver d'autres personnes pour manger. Arrivé chez lui, A.________ a conduit B.________ dans sa chambre à coucher et a commencé à la caresser et à l'embrasser bien qu'elle ait manifesté son désaccord. A.________ l'a alors attirée de force sur le lit conjugal, l'a battue et lui a serré le cou, l'empêchant ainsi de respirer. Terrorisée par le comportement violent de A.________, qui lui faisait craindre pour sa vie et son intégrité corporelle, B.________ a été forcée à subir l'acte sexuel. Ces faits correspondent à la version donnée par la victime. Confrontée à une version différente de A.________ - qui soutient qu'il avait été convenu d'emblée d'entretenir une relation sexuelle tarifée avec B.________, ce que celle-ci aurait fait de son plein gré, sans subir ni violences ni menaces - la Cour d'assises l'a écartée. Elle a notamment relevé que les déclarations de la victime étaient constantes - au contraire de celles de A.________ - et que sa version était corroborée par les constations médicales des lésions qu'elle a subies.