Citation: 2A.319/2006 16.01.2007 E. 2

Lorsque le recours de droit administratif est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est dès lors très restreinte. Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure. En particulier, les modifications ultérieures de l'état de fait ne peuvent normalement pas être prises en considération, car on ne saurait reprocher à une autorité d'avoir mal constaté les faits, au sens de l'art. 105 al. 2 OJ, lorsque ceux-ci ont changé après sa décision (cf. ATF 125 II 217 consid. 3a p. 221). Les recourants allèguent que, selon une décision de l'autorité chilienne compétente, la garde de B.________, encore mineur, a été attribuée au père à partir du mois de février 2006. La Cour de céans ne peut normalement pas prendre en considération cet allégué qui n'a pas été porté à la connaissance des premiers juges. Quoi qu'il en soit, la portée juridique du fait en cause n'est pas décisive pour l'issue du litige (cf. infra consid. 4.3 in fine).