Citation: 6B_653/2021 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la cour cantonale ne devait pas poser un pronostic défavorable, puisque dans cette hypothèse elle aurait dû renoncer à l'octroi du sursis complet ou partiel, de sorte que le premier grief du recourant est sans objet. Par ailleurs, en relevant le degré de sophistication des mensonges employés pour tromper l'intimée et le fait d'avoir joué avec les sentiments de celle-ci, la cour cantonale n'a rien fait d'autre que de prendre en compte les circonstances de l'infraction, d'une manière qui échappe à toute critique. Quoi qu'en dise le recourant, l'on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir pris en compte le fait que celui-ci ergotait, tergiversait et minimisait ses actes, puisque ces éléments sont propres à éclairer le caractère du recourant et ses chances d'amendement. Il en va de même du fait que celui-ci persistait à contester sa culpabilité au moment du jugement, puisqu'un tel élément démontre un défaut de prise de conscience de la faute, ce qui est pertinent dans l'examen de l'octroi du sursis. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'absence d'antécédent a été pris en compte par la cour cantonale (cf. jugement entrepris, consid. 5.4.4 p. 38), mais celle-ci n'a pas considéré que cet élément était à lui seul suffisant pour accorder un sursis complet. Enfin, l'on ne discerne pas, et le recourant ne l'explique d'ailleurs pas, en quoi son âge, son handicap et ses divers problèmes de santé seraient pertinents dans l'examen du pronostic d'amendement. En effet, il convient de relever qu'au moment des faits, le recourant était âgé de 63 ans, déjà invalide et souffrait de problèmes de santé, ce qui ne l'a pas empêché de commettre les infractions reprochées. Les auteurs cités à l'appui de son moyen ne se montrent d'ailleurs pas aussi catégoriques que le recourant, lesquels n'envisagent la vieillesse que comme une possible circonstance favorable au sens de l'art. 42 al. 2 CP, disposition au demeurant inapplicable en l'espèce (cf. KUHN/VUILLE, in Commentaire romand, Code pénal, 2e éd. 2021, n° 22 ad art. 42 CP).