Citation: 7B.44/2002 17.06.2002 E. 2

2.1 Contrairement à ce que prescrit l'art. 140 OJ, la demande de révision n'indique pas le motif de révision. Il en ressort toutefois clairement que la requérante fait valoir le motif de l'art. 136 let. d OJ ("lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits importants qui ressortent du dossier"). La requérante reproche à l'arrêt incriminé de n'avoir pas rappelé que l'acte authentique avait été conclu entre, d'une part, la masse en faillite et E.________, vendeurs, et d'autre part, C.________ (p. 3 ch. II/c). Elle reconnaît pourtant que l'arrêt mentionne que les parcelles à réaliser étaient, avant la vente à C.________, copropriété du failli et de E.________ et que celui-ci s'est opposé dans un premier temps à la signature de l'acte authentique destiné à concrétiser cette vente avant de le signer (p. 3 ch. II/a). On comprend bien, à la lecture de l'arrêt, que l'acte authentique a été passé entre les parties précitées et en quelle qualité chacune de celles-ci a agi. Il n'était dès lors pas nécessaire de préciser que l'administration de la faillite et E.________ y intervenaient en qualité de vendeurs. 2.2 Le moyen extraordinaire de la révision ne peut être saisi à seule fin de faire adopter une autre opinion juridique ou de faire prévaloir une nouvelle appréciation de faits connus au moment où la décision querellée a été prise (cf. ATF 98 Ia 568 consid. 5b p. 573 et les références). C'est dès lors en vain que la requérante aborde la question de la compatibilité de l'acquisition originaire de la propriété, par la décision verbalisée d'attribution de l'objet à réaliser, avec la réalisation forcée de biens immobiliers qui appartiennent en copropriété au failli et à un tiers. Comme le relève avec raison l'intimée B.________, c'est ainsi non le fait lui-même (l'existence d'une copropriété avec un tiers sur les biens du failli) - pris en considération par le tribunal -, mais sa portée juridique qui est mise en cause, ce qui est inadmissible dans le cadre de la révision (cf. Poudret/Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I, Berne 1990, n. 5 ad art. 136). 2.3 Dans la mesure où elle est recevable, la demande de révision est donc mal fondée.