Citation: 5A_323/2009 15.02.2010 E. 5

Selon le recourant, la Cour de justice aurait appliqué « de manière erronée » le droit fédéral (art. 145 CC) s'agissant du calcul de la contribution d'entretien en faveur de son fils. 5.1 A l'appui de cette introduction toute générale, il soutient, dans la partie « en fait » de son recours, que l'intimée n'a jamais allégué que les aliments alloués dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale du 17 novembre 2003 ne permettaient pas de couvrir l'intégralité des besoins de l'enfant. Il demande, par conséquent, que la cour de céans tienne pour acquis le montant de 1'400 fr. arrêté dans ce cadre. Il se réfère aussi au fait que l'autorité cantonale n'aurait retenu à titre de charges établies pour l'enfant que 154 fr. d'assurance-maladie et 27 fr. de frais de cuisine scolaire. Ce faisant, il semble ignorer que, en l'espèce, la Chambre civile a apprécié les besoins de l'enfant en fonction du niveau de vie. Se fondant sur le fait - non contesté valablement (cf. supra, consid. 3 et 4) - que le recourant et sa nouvelle femme pouvaient se permettre un « train de vie plus que confortable », cette autorité a en effet jugé qu'il y avait lieu de se montrer relativement large dans l'appréciation des besoins de l'enfant et, dans tous les cas, de s'écarter, sous réserve de la garantie du minimum vital du débirentier, des montants minima prévus dans les normes d'insaisissabilité édictées par la Commission de surveillance des Offices des poursuites et des faillites, considérations que le recourant ne critique pas. Plus avant dans son recours, le recourant entend « noter » que tant la Cour de justice que le Tribunal de première instance ont arrêté à 1'700 fr., participation au train de vie compris, les besoins réels de l'enfant et renvoie, à titre d'argument supplémentaire, à un passage de l'arrêt entrepris, selon lequel la mère n'avait supporté, avant le 15 septembre 2005, aucun frais de garde, de telle sorte que les 1'400 fr. alloués en mesures protectrices couvraient alors la quasi-totalité des charges propres à l'enfant. Ces arguments - pour autant que l'on puisse y voir une critique motivée - ne sont pas plus pertinents. Ce faisant, le recourant ne dit en effet pas autre chose que l'autorité cantonale. Il semble admettre que des frais d'entretien pour son fils à concurrence de 1'700 fr. sont adaptés au train de vie. Or, selon l'autorité cantonale, ce montant comprend des frais de garde dont le recourant ne conteste pas l'existence. On ne voit dès lors pas en quoi le montant de 1'400 fr., qui avait été alloué en mesures protectrices et qui ne comprenait précisément pas une telle charge, serait plus probant. Le recourant semble par ailleurs avoir oublié qu'au montant de 1'700 fr., les juges cantonaux ont ajouté une participation de 650 fr. au loyer de la mère et la prime d'assurance-maladie de 154 fr., dépenses dont il ne prétend pas que la comptabilisation violerait le droit fédéral (art. 42 al. 2 LTF). Vu ce qui précède, le moyen doit être rejeté autant qu'il est recevable.