Citation: 9C_78/2020 E. 5.1

5.1. Dans le système de la primauté des prestations, les prestations sont en principe définies en fonction d'un pourcentage du salaire assuré, alors que le montant des cotisations est calculé en fonction de l'objectif futur des prestations assurées telles que fixées dans le règlement. Cette méthode s'oppose à celle de la primauté des cotisations, d'après laquelle, inversement, les prestations assurées sont définies en fonction du montant des cotisations telles que prévues dans le règlement (arrêt 2A.396/2003 du 30 septembre 2004 consid. 5.1 et les références; HELBLING, Personalvorsorge und BVG, 8e éd., 2006, n. 4.33 p. 173 ss). A ce sujet, comme l'a rappelé à juste titre la juridiction cantonale, le financement d'une institution de prévoyance organisé selon le principe de la primauté des prestations repose sur le principe de l'équivalence collective. Il en découle que les prestations ne correspondent pas nécessairement aux cotisations individuelles versées, à la différence de ce que prévoit le principe de l'équivalence individuelle (voir par ex. l'arrêt B 37/93 du 5 avril 1994 consid. 5b/bb, in RSAS 1997 p. 331). L'équilibre entre les prestations et les cotisations doit se faire dans le cadre de l'ensemble du collectif assuré (cf. ATF 134 V 359 consid. 7.1 p. 365). Ainsi, le Tribunal fédéral a retenu qu'il ne doit pas forcément exister de rapport étroit entre les cotisations et les prestations dans un système de primauté de prestations, et que l'obligation de cotiser ne cesse pas nécessairement lorsque les versements de cotisations ne contribuent plus à l'augmentation des prestations. En particulier, il a jugé admissible qu'un assuré, qui a procédé au rachat de cotisations en vue de prendre sa retraite à un certain âge mais qui n'a pas fait usage de son droit et a continué à travailler, verse des cotisations au-delà de l'âge prévu qui n'ont pas d'influence sur l'étendue des prestations; ce choix pouvait être considéré comme un geste de solidarité en faveur des jeunes générations (arrêt B 63/01 du 14 février 2002 consid. 1b et 2b, cité par les premiers juges).