Citation: I 257/03 07.07.2003 E. 4

En l'espèce, les prévisions sur l'issue du litige au fond ne présentent manifestement pas un degré de certitude suffisant pour être prises en considération en faveur du recourant. En effet, il résulte d'un examen sommaire du dossier que la caisse intimée a fait une application correcte des art. 34 al. 4 et 35 al. 4 LAI, dans la mesure où la séparation des époux G.________ a été consacrée par le jugement sur mesures protectrices du 3 juillet 2002 et que F.________ G.________, détentrice de la garde de son fils, a demandé expressément que les rentes complémentaires lui soient versées directement (comp. SVR 2002 IV no 5 p. 11). Par ailleurs, ainsi que les premiers juges l'ont retenu à raison, le juge civil n'a pas fait mention, dans le dispositif du jugement en question, de la rente d'invalidité et des rentes complémentaires alors versées au recourant et ayant servi de base de calcul à sa contribution d'entretien. Il n'apparaît dès lors pas d'emblée que la décision de la caisse intimée serait contraire à celle du juge civil au sens de l'art. 34 al. 4 LAI. En tout état de cause, s'agissant des décisions contraires du juge civil qui sont réservées aux art. 22bis al. 2 LAVS et 34 al. 3 LAI, la cour de céans a exposé qu'il n'appartient pas aux organes de l'AVS ou de l'AI et pas davantage au juge des assurances sociales de statuer sur des questions relevant du droit de la famille (ATF 119 V 430 consid. 6 et les références). ll est par conséquent loisible au recourant de saisir le juge civil, s'il entend demander une modification du jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du 3 juillet 2002, qui de toute manière n'est plus d'actualité, dès lors que le jugement de la commission du 21 mai 2002 a entraîné une augmentation des rentes dues par l'assurance-invalidité.