Citation: I 408/04 27.01.2005 E. 4

4.1 En résumé, les premiers juges ont admis que, sans son handicap, l'assurée aurait repris une activité lucrative, dès que sa fille cadette serait entrée à l'école secondaire, soit à partir de 1996/1997, de sorte que l'invalidité devait faire l'objet d'une évaluation sur la base de la méthode de comparaison des revenus (voire selon la méthode mixte). Or, il ressortait du dossier que celui-ci ne contenait aucun renseignement relatif à la capacité de l'assurée à exercer une activité lucrative. Quant à cette dernière, elle contestait être capable d'exercer une telle activité, estimant que sa vue n'était pas suffisante pour occuper un poste dans une entreprise avec un rendement réel et suffisant. Selon l'autorité cantonale, l'office AI ne pouvait dès lors se fonder uniquement sur l'avis de son médecin-conseil pour admettre sans autre que l'état de santé de l'assurée était compatible avec l'exercice d'une activité lucrative adaptée à plein temps. Il lui incombait de recueillir des informations médicales circonstanciées et de procéder à une instruction complémentaire. 4.2 L'office AI et l'OFAS contestent la nécessité de procéder à une telle instruction. Compte tenu des renseignements médicaux fournis par la clinique ophtalmique de l'Hôpital E.________, la vision actuelle de l'assurée est largement suffisante pour que celle-ci puisse exercer diverses activités lucratives à plein temps et à plein rendement. Le marché de l'emploi offre, à cet égard, un large éventail d'activités non qualifiées, adaptées et susceptibles de lui procurer des gains excluant toute invalidité économique.