Citation: 7B_1195/2024 E. 4

Le recourant critique l'existence de charges suffisantes. Or il ressort de la décision entreprise qu'il n'a pas contesté la réalisation de cette condition au cours de la procédure (cf. décision entreprise, p. 7) et il ne prétend pas que l'autorité précédente aurait commis un déni de justice en n'examinant pas cette question. Quoi qu'il en soit, le recourant se prévaut, à l'appui de son grief, de faits qui ne ressortent pas de la décision entreprise et il n'invoque ni ne démontre l'arbitraire de leur omission, conformément aux exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1 supra). Pour le surplus, on peut relever qu'il reconnaît expressément avoir participé "à un certain degré" au complexe de faits sous enquête, admettant en substance avoir agi comme chauffeur des autres protagonistes accusés de mise en circulation de fausse monnaie et que "6'000 ou 7'000 euros de fausse monnaie a pu être écoulée". Il conclut être "coupable, mais pas de toutes les charges reprochées" (cf. mémoire de recours, p. 7). Dans ces circonstances, il apparaît que la détention repose sur des indices de culpabilité suffisants à l'endroit du recourant, étant rappelé qu'il n'appartient pas au juge de la détention d'examiner en détail l'ensemble des considérations de fait, pas plus que de procéder à une appréciation complète des éléments à charge et à décharge (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1; 143 IV 316 consid. 3.1). C'est en outre au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera de résoudre définitivement les questions de la qualification juridique des faits poursuivis et d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1). Partant, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.