Citation: 5A_386/2022 E. 3

Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant soutient que la cour cantonale a violé son droit d'être entendu sous l'angle du droit à une décision motivée (art. 29 al. 2 Cst.). Il lui reproche d'avoir retenu dans l'état de fait, sans en indiquer les raisons et bien qu'il avait régulièrement contesté l'authenticité de ces pièces, que son ex-épouse avait conclu le 27 décembre 2018 avec sa soeur une convention prévoyant un droit à la plus-value réalisée sur la vente de l'appartement est et avait signé le 23 janvier 2020 un décompte mentionnant qu'elle avait versé la somme de 280'000 fr. à sa soeur. Il ajoute qu'il est arbitraire que l'arrêt attaqué ne précise pas que ces documents devaient être écartés, dans la mesure où la cour cantonale avait renoncé à faire la lumière sur la situation financière de son ex-épouse après le divorce, en refusant d'ordonner la production de pièces qu'il avait requise. En l'occurrence, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait pris en compte les éléments précités pour prendre sa décision, vu qu'elle a indiqué dans sa motivation qu'il n'était pas nécessaire d'examiner le grief de l'ex-mari sur l'absence de valeur probante des documents des 27 décembre 2018 et 23 janvier 2020. Le recourant ne prétend par ailleurs pas que ces documents étaient décisifs pour l'issue du litige, son reproche portant uniquement sur la mention de ces éléments dans l'état de fait de l'arrêt querellé. Par conséquent, on ne discerne pas en quoi la cour cantonale aurait violé les principes relatifs à l'obligation de motiver une décision (cf. ATF 146 II 335 consid. 5.1; 145 IV 99 consid. 3.1; 143 III 65 consid. 5.2; 141 IV 244 consid. 1.2.1), ni a fortiori aurait versé dans l'arbitraire en ne précisant pas dans sa motivation que ces éléments n'étaient pas déterminants pour juger de la cause. Pour autant que recevable, le grief doit être rejeté.