Citation: 7B.45/2006 28.07.2006 E. A

G.________ SA et E.________ SA ont construit, sur le territoire de la commune de A.________, l'aménagement hydraulique "Y.________". A la suite de l'apparition, en 1999 et 2000, de défauts dans la conduite, des réparations ont été effectuées par le consortium d'entreprises qui avait construit le puits en question. G.________/E.________ ont donné mandat au bureau d'ingénieurs S.________ SA, à Lausanne, notamment d'étudier les risques résiduels après réparation. X.________, alors employé de S.________ SA, a été chargé par cette dernière d'effectuer une analyse dans ce cadre. Le 12 décembre 2000, le puits blindé s'est déchiré et plusieurs milliers de mètres cubes d'eau se sont échappés. Une instruction pénale a été ouverte et un rapport d'expertise judiciaire établi dans ce cadre paraît mettre en cause notamment les analyses effectuées par X.________. En 2002, 2003 et 2004, sur demande de G.________/E.________, X.________ a signé des déclarations selon lesquelles il renonçait "à invoquer l'exception de prescription en relation avec la prétention formulée le 12 novembre 2002 par G.________ SA et E.________ SA [..] à la condition qu'elle ne soit pas acquise au 30 novembre 2002". La renonciation était délivrée "sous réserve de tous mes autres droits et sans reconnaissance de responsabilité". En 2005, X.________ a refusé de signer une déclaration similaire.