Citation: 2C_439/2023 E. 3

Le litige porte sur la confirmation, par la Cour de justice, de la décision ordonnant la fermeture des salons et de l'agence d'escorte, interdisant à la recourante d'exploiter tout autre salon ou agence d'escorte pendant dix ans et enfin la condamnant au paiement d'une amende administrative de 2'000 fr., au motif qu'elle avait violé les obligations qui lui incombaient en sa qualité de personne responsable de ces établissements. Il lui est plus particulièrement reproché d'avoir servi de prête-nom à F.________ et d'avoir ainsi violé son obligation de gérer ces trois établissements de manière personnelle et effective. La Cour de justice a aussi retenu que la recourante avait présenté, durant un certain temps à tout le moins, une insolvabilité et avait violé son devoir d'en informer les autorités. L'instance précédente a également reproché à la recourante de ne pas tenir à jour les registres des salons, lesquels auraient notamment dû mentionner l'identité de chaque personne exerçant la prostitution dans le salon et le type d'autorisation de séjour et/ou de travail dont elle bénéficiait. Enfin, la Cour de justice a rappelé que le Département du territoire avait préavisé négativement l'affectation à une activité commerciale des locaux utilisés comme salons.