Citation: 1B_258/2009 30.09.2009 E. 4

Le recourant conteste ensuite le risque de réitération. Il relève que les sept condamnations dont il a fait l'objet portaient sur des infractions et des peines différentes. 4.1 Selon la jurisprudence, le maintien en détention préventive n'est admissible que si le pronostic de récidive est très défavorable et si les délits à craindre sont de nature grave. La simple possibilité, hypothétique, de commission de nouvelles infractions de même nature, ou la vraisemblance que soient commises des infractions mineures, sont des motifs insuffisants (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62). 4.2 En l'occurrence, les antécédents du recourant constituent un indice important au sujet du risque de réitération. En particulier, il a été condamné en dernier lieu à 10 ans de réclusion pour infraction grave à la LStup. Le recourant ne conteste pas avoir commis entre 1992 et 2003 un nombre élevé d'infractions. Selon l'arrêt cantonal, le recourant entretiendrait des contacts réguliers avec d'autres délinquants. Selon les charges actuellement retenues contre lui, il aurait organisé un trafic de stupéfiants alors même qu'il se trouvait détenu, en exécution de peine. L'ensemble de ces éléments apparaît suffisant pour retenir un risque concret de réitération. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point.