Citation: 4A_716/2014 E. 6

Enfin, les recourantes se plaignent de ce que la cour cantonale a rejeté leur chef de conclusions subsidiaire, tendant à ce que seule une partie de l'actif, c'est-à-dire six des dix-neuf bobines de nickel mises en gage, soit libérée en faveur des intimées. A ce propos, la cour cantonale a considéré que les requérantes concluaient pour la première fois, à titre subsidiaire, à une remise partielle aux sociétés défenderesses des objets mis en gage en garantie des créances de ces sociétés. Elle a estimé qu'elles prenaient ainsi une conclusion nouvelle qui ne reposait sur aucun fait, ni aucun moyen de preuve nouveau, qu'en particulier rien n'indiquait le caractère nouveau de la prétendue disproportion entre la valeur des objets mis en gage, d'une part, et les créances des sociétés défenderesses, d'autre part. Les recourantes se limitent à affirmer que leur mémoire du 28 septembre 2014 contenait des faits nouveaux, puisqu'elles y indiquaient que les intimées chercheraient à réaliser l'actif gagé à un prix bien inférieur au prix du marché. Ce faisant, elles ne s'en prennent pas à l'appréciation de la cour cantonale, qui a estimé que le caractère nouveau de la prétendue disproportion entre la valeur des objets mis en gage et les créances des intimées ne serait pas démontré. Conséquemment, le grief est irrecevable.