Citation: 1B_607/2020 E. 1

Selon la Chambre des recours pénale, il pouvait en revanche être reproché à la Procureure intimée d'avoir omis de faire inscrire au procès-verbal des opérations un entretien téléphonique avec le défenseur de C.________ le 29 mai 2020 (cf. consid. 2.3.2 p. 14), la réception de l'enregistrement audio litigieux produit par cet avocat le 2 juin 2020 (cf. consid. 2.3.3 p. 15) et, à tout le moins, sa transmission à la police (cf. consid. 2.3.4 p. 16). L'autorité précédente a cependant considéré qu'il ne s'agissait pas d'erreurs particulièrement lourdes ou répétées constitutives de violations graves des devoirs du magistrat, démontrant une activité partiale de la part de la Procureure intimée (cf. consid. 2.4 p. 18 s.). En effet, s'agissant de l'entretien téléphonique, la cour cantonale a relevé que le procès-verbal de l'audition-plainte de C.________ avait été versé au dossier le 5 juin 2020 (cf. la mention y relative en page 52 du procès-verbal des opérations); il paraissait également peu vraisemblable que la Procureure intimée ait, au cours de cette conversation, incité C.________ à déposer plainte pénale à Genève, même si celui-ci l'avait affirmé lors de son audition du 1er juin 2020 (cf. consid. 2.3.2 p. 14 s.). Quant à l'enregistrement audio, l'autorité précédente a en particulier retenu que le recourant et son mandataire en avaient pris connaissance lors de l'audition du 10 juin 2020, sans s'opposer à sa diffusion (cf. consid. 2.3.3 et 2.3.4 p. 15 s.).