Citation: 6B_852/2024 E. 2.1.2

2.1.2. Pour que l'art. 22 al. 2 CP trouve application, toute personne de bon sens doit d'emblée reconnaître, à la place de l'auteur, que le moyen était absolument impropre à provoquer le résultat ou que l'objet visé ne pouvait absolument pas être atteint (Message du 21 septembre 1998 concernant la modification du code pénal suisse et du code pénal militaire ainsi qu'une loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs [ci-après: Message 1999], FF 1999 II 1816, ch. 212.51; cf. HURTADO POZO/ILLANEZ, op. cit., n° 69 ad art. 22 CP; N IGGLI/MAEDER, op. cit., n° 33 s. ad art. 22 CP). L'auteur n'est alors pas punissable, car une tentative qui est manifestement impossible ne met pas en danger l'ordre juridique, mais est tout simplement ridicule (cf. ATF 140 IV 150 consid. 3.5; FF 1999 II 1816, ch. 212.51; TRECHSEL/GETH, in Schweizerisches Strafgesetzbuch Praxiskommentar, 4e éd. 2021, n° 16 ss. ad art. 22 CP; HURTADO POZO/ILLANEZ, op. cit., n° 69 et 71 ad art. 22 CP; N IGGLI/MAEDER, op. cit., n° 32 ss et 49 ad art. 22 CP). Le Message 1999 cite à titre d'exemple que, contrairement à l'ajout de farine à un plat pour tuer un convive, l'emploi d'un poison en quantité trop faible (dose insuffisante de mort aux rats) ne constitue pas un moyen qui rende la commission d'un meurtre absolument impossible (FF 1999 II 1816, ch. 212.51; cf. en outre STRATENWERTH/BOMMER, op. cit., § 12 n. 40 ss; TRECHSEL/GETH, op. cit., n° 16 ss ad art. 22 CP; HURTADO POZO/ILLANEZ, op. cit., n° 52a, 59 et 70 s. ad art. 22 CP; N IGGLI/MAEDER, op. cit., n° 32 ss ad art. 22 CP).