Citation: 6B_1054/2021 E. 2.2.1

2.2.1. Lorsque la recourante soutient, d'une part, qu'elle n'avait fait que retirer deux pavés sur le chantier et les placer en lieu sûr, lesquels pouvaient être remis à leur place aisément, sans frais ni effort, et, d'autre part, qu'elle n'avait pas secoué la haie mais qu'elle l'avait seulement redressée ou encore que cette haie, en limite de propriété, n'avait pu être plantée et stabilisée que grâce à des déversements de terre qui avaient formé un talus empiétant sur sa propriété, elle se fonde sur des faits qu'elle invoque librement sans exposer, par une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi l'appréciation des preuves à laquelle celle-ci a procédé serait insoutenable. Sa motivation est par conséquent irrecevable. Pour le surplus, les conditions de l'art. 144 CP sont réalisées dans la mesure où la propriété des intimés a été endommagée par l'enlèvement des pavés posés sur leur parcelle, respectivement par l'arrachage de la haie vive qui y avait été plantée. Il est sans importance que les pavés eux-mêmes n'aient pas été abîmés, puisque c'est la parcelle elle-même qui a été modifiée ensuite des agissements de la recourante. De même, il importe peu que les plantes aient survécu, bien qu'elles aient été déracinées et que des branches aient été cassées. Le grief soulevé est par conséquent infondé, dans la mesure de sa recevabilité.