Citation: 1C_297/2022 E. 2.2

2.2. Par arrêt du 9 février 2021, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause au Tribunal cantonal pour qu'il complète l'instruction s'agissant, d'une part, du dépassement du potentiel constructible de la commune à l'horizon 2036 et, d'autre part, du taux de vacance des logements récemment autorisés. Sur cette base, la cour cantonale était ensuite invitée à procéder à la pesée des intérêts exigée par la jurisprudence pour déterminer si les conditions pour entrer en matière sur un contrôle incident étaient réalisées et, le cas échéant, procéder à un tel contrôle (cf. arrêt 1C_190/2020 du 9 février 2021 consid. 3.3). Reprenant son instruction, la cour cantonale a constaté que la zone à bâtir de la Commune de Roche était surdimensionnée. Faute d'autres circonstances pertinentes, ce surdimensionnement était cependant insuffisant à justifier un contrôle incident de la planification, respectivement l'annulation de l'autorisation de construire litigieuse. La cour cantonale a en particulier retenu que le développement, sur le territoire communal, de la zone d'activité des "Vernes" entraînerait - à terme - la création d'environ 1'000 emplois. Et qu'il en découlerait, tout comme de la mise en exploitation récente de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC), une augmentation de la demande en logements à laquelle serait susceptible de répondre le projet. L'instance précédente a en outre établi que les parcelles en cause se trouvaient à 200 m du centre du village, qu'elles ne se prêtaient pas à une exploitation agricole et qu'elles étaient entourées de parcelles déjà bâties, tantôt classées en zone résidentielle, tantôt en zone industrielle.