Citation: 6B_598/2023 E. 1.2.3

1.2.3. Le recourant a lui-même admis lors de sa première audition, le 7 mars 2014 avoir "sauté sur une personne", lui avoir pris la tête sous le bras avant qu'ils ne tombent et, un peu plus tard, avoir donné un coup de poing à un gamin qui l'aurait frappé par derrière. Il n'est pas contestable qu'il a participé activement au combat dans cette mesure. Par ailleurs, hormis sa propre appréciation, l'intéressé ne cite aucun élément du dossier (singulièrement médical) qui soutiendrait que son état physique ensuite de ce premier épisode fût tel qu'il ne lui aurait pas permis de participer au second round. S'il est établi que le recourant a subi diverses lésions des os du crâne (mâchoire et os ptérygoïdien, fracture toutefois non déplacée) ainsi que des dents, soit un traumatisme crânien, ainsi qu'une plaie profonde au cuir chevelu, rien n'indique que sa conscience aurait été altérée, par exemple par un traumatisme crânio-cérébral. Le rapport médical fait, au contraire, état d'un patient conscient et orienté et d'un score de Glasgow de 15/15. Le recourant n'a du reste sollicité ni aide médicale ni intervention d'une ambulance (ou de la police) à l'issue de l'escarmouche initiale. Ses seules affirmations sur son état physique ne suffisent en tout cas pas à démontrer que la décision entreprise serait arbitraire. De surcroît, même si les déclarations de certains témoins doivent être appréciées avec circonspection, en raison du temps écoulé, des circonstances et des liens existant (jugement sur appel consid. 3.1.4), on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir conclu, de son appréciation d'ensemble de ces preuves, qu'elles attestaient de la participation active du recourant aux deux échauffourées. En particulier, entendu trois semaines après les faits, le témoin H.________, qui travaillait à proximité et a vu le second épisode, a déclaré avoir observé le recourant et son frère se battre avec E.E.________ et leur avoir dit qu'il allait appeler leur père. Il a confirmé que tous avaient des bouts de bois dans les mains (procès-verbal d'audition H.________ du 24 mars 2014, dossier cantonal, p. A.1.47). Dans le même sens, le témoin I.________ a confirmé avoir vu le recourant "se battre" (procès-verbal d'audition I.________ du 31 mars 2014, dossier cantonal, p. A.1.51). Que le témoin J.________ n'ait pas vu le recourant frapper B.________ devant le second pub et que le recourant se soit empressé de déposer plainte n'y change rien. Il s'ensuit que le Tribunal fédéral n'a pas de raison de s'écarter de l'état de fait de la décision entreprise en tant qu'elle constate que le recourant a eu un comportement actif et combatif et qu'il ne s'est pas borné à défendre autrui ou à séparer les protagonistes, constatation de fait qui lie elle aussi la cour de céans et exclut l'application de l'art. 133 al. 2 CP.