Citation: I 770/01 18.02.2002 E. 1

1.- Sur le plan procédural, les recourants demandent à comparaître personnellement, avec des témoins, devant le Tribunal fédéral des assurances, afin de fournir oralement d'autres explications. En l'espèce, les recourants ont eu largement la possibilité de s'expliquer par écrit tant dans la procédure cantonale que devant la juridiction fédérale. C'est dès lors en vain qu'ils forment cette requête. En effet, une audition personnelle ne se justifie que si elle est de nature à permettre au tribunal de fonder ou d'étayer sa décision. Or, en l'occurrence, compte tenu du dossier et des très nombreuses pièces figurant au dossier, une telle mesure probatoire est superflue (ATF 122 II 469 consid. 4c, 120 Ib 229 consid. 2b). Dans une telle hypothèse, on ne saurait retenir une violation du droit d'être entendu tel qu'il est protégé par l'art. 29 al. 2 Cst (ATF 124 V 94 consid. 4b). Cette disposition ne garantit pas le droit de s'exprimer oralement devant l'autorité appelée à statuer (ATF 125 I 219 consid. 9b). Par ailleurs, leur requête n'équivaut pas à une demande de débats publics au sens de l'art. 6 para. 1 de la Convention Europénne des Droits de l'Homme (ATF 125 V 38 consid. 2; Jean-Maurice Frésard, l'applicabilité de l'art. 6 para. 1 CEDH au contentieux de l'assurance sociale et ses conséquences sous l'angle du principe de la publicité ds débats, RSA 1994, p. 194 ss). Il s'ensuit que leur demande d'être entendus oralement par la Cour de céans doit être écartée.