Citation: I 581/06 25.05.2007 E. 3

3.1 La recourante se plaint en premier lieu d'une violation de son droit d'être entendue, en ce que l'intimé n'aurait pas indiqué dans sa décision du 10 janvier 2005 les raisons pour lesquelles il s'était écarté des revenus sans et avec invalidité retenus dans sa décision du 4 avril 2002. Aussi, n'était-elle pas en mesure de comprendre pourquoi, en prenant en compte des revenus différents, l'intimé avait supprimé le quart de rente qui lui avait été alloué par la décision précédente du 4 avril 2002. 3.2 L'obligation pour l'autorité administrative de motiver sa décision découle de manière générale de l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236, 126 I 97 consid. 2b p. 102), mais également, en matière d'assurances sociales, de l'art. 49 al. 3 LPGA. En l'espèce, la décision du 4 avril 2002 par laquelle l'intimé a accordé à la recourante un quart de rente d'invalidité a été attaquée devant l'autorité cantonale de recours. Celle-ci a, le 13 mars 2003, annulé cette décision et renvoyé la cause à l'administration pour instruction complémentaire et nouvelle décision. Comme l'ont correctement retenu les premiers juges, par ce renvoi, la procédure administrative a été reprise au stade auquel elle se trouvait avant que soit rendue la décision initiale, qui a été annulée. L'issue de la procédure était alors entièrement ouverte et la nouvelle décision à rendre sujette aux mêmes voies de droit que la décision annulée (DTA 1995 n° 23 p. 138 consid. 3a; RCC 1988 p. 650 consid. 2b).