Citation: 2A.643/2006 09.11.2006 E. 4

Le premier juge a constaté que le recourant n'avait rien fait pour se procurer les papiers d'identité dont il se prétend dépourvu, qu'il avait passablement varié dans ses déclarations concernant sa situation personnelle, notamment au sujet de la composition de sa famille restée au pays, et qu'il avait "des relations avec le trafic de drogue". Il en a déduit que l'intéressé se trouvait dans une situation et manifestait un comportement laissant craindre qu'il entendait se soustraire à son refoulement, au vu notamment de son manque de collaboration à l'établissement des faits déterminants pour l'application de la loi (cf. art. 13b al. 1 lettre c en relation avec l'art. 13f LSEE). Ce point de vue ne peut qu'être confirmé. Du reste, le recourant se contente, en procédure fédérale, de nier contre toute évidence sa participation à un trafic de drogue et de prétendre qu'il est prêt à quitter la Suisse s'il est remis en liberté. Or, dans le même temps, il annonce qu'il refuse de retourner chez lui et demande l'asile, en alléguant qu'il a de "gros problèmes" dans son pays et qu'il "risque de mourir" en cas de renvoi. Ces déclarations vagues et ambiguës voire contradictoires ne font que trahir la réelle volonté du recourant, qui est de s'opposer par tous les moyens à son renvoi, étant précisé que l'intéressé n'avance aucun élément de nature à remettre en cause le refus d'asile qui lui a été opposé. Dans ces circonstances, il existe suffisamment d'indices sérieux et concrets permettant de conclure que le recourant a l'intention de se soustraire à son refoulement au sens de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE. Pour le surplus, d'une durée de trois mois, la détention apparaît proportionnée aux circonstances du cas, et rien ne permet de penser que le renvoi ne pourra pas être exécuté dans un délai raisonnable après que les services compétents auront procédé aux mesures d'instruction utiles à l'éclaircissement de certains faits, concernant notamment la véritable identité et la véritable origine de l'intéressé (cf. ATF 130 II 377 consid. 1 p. 378, 56 consid. 1 p. 57/58 et les arrêts cités).