Citation: 7B.77/2006 22.08.2006 E. 5

Dans un second grief, la recourante fait valoir que la décision attaquée consacre un abus du pouvoir d'appréciation en confirmant une nouvelle estimation 28 fois supérieure à la première sur la base d'"aucune donnée financière valable" et d'"aucune pièce". Il est constant qu'une offre d'achat ferme au prix de 56'085 fr. et qu'un chèque de ce montant ont été adressés à l'office. Celui-ci devait en tenir compte et pouvait dès lors légitimement admettre qu'une telle somme pourrait être retirée de la vente des actions. Etant inférieur aux prétentions des deux séquestrantes en capital, intérêts et frais, ledit montant se situait en deçà de la limite fixée par la jurisprudence. En confirmant la décision de l'office d'arrêter les sûretés au montant de l'offre concrète d'achat, la Commission cantonale de surveillance n'a donc pas commis un abus de son pouvoir d'appréciation. Au demeurant, la recourante a elle-même offert, en cours de procédure, de payer 5'608 fr. 50 pour la libération immédiate en sa faveur de deux actions, soit la valeur de 2'804 fr. 25 par action telle que retenue par l'office. Le second grief est donc également mal fondé.