Citation: 5C.150/2002 10.09.2002 E. 3

3.1 Comme il a déjà été dit, la cour cantonale a considéré à titre subsidiaire que la mise à la retraite anticipée que le demandeur avait sollicitée, ou à laquelle il avait à tout le moins consenti, ne constituait pas une situation imprévisible. Ses revenus, auxquels s'ajoutaient ceux de sa fortune, étaient suffisants pour lui permettre de maintenir un train de vie confortable tout en poursuivant le versement de l'indemnité convenue. Faute de renseignements pertinents, la situation financière du demandeur n'était pas déterminée, mais en prenant en compte la valeur actuelle de la villa sur le marché immobilier, vraisemblablement accrue depuis 1989, sa fortune restait largement supérieure à celle de la défenderesse, dont la situation ne s'était par ailleurs pas améliorée depuis le divorce.