Citation: I 143/05 04.05.2006 E. 2

Le litige porte sur le seul point de savoir si le recourant exerçait une activité lucrative (ou satisfaisait à l'une des exigences posées à l'art. 30 aRAI) immédiatement avant la survenance de l'incapacité de travail invalidante constatée par l'office intimé. 2.1 La juridiction cantonale a constaté que la dégradation de l'état de santé ayant été annoncée à l'office AI au mois de septembre 2000, le droit à la rente d'invalidité ne pouvait prendre naissance qu'à partir du mois de septembre 1999, conformément aux art. 29 al. 1 let. b LAI et 48 al. 2 RAI (recte: LAI). Aussi a-t-elle considéré que l'incapacité de travail invalidante était survenue le 1er septembre 1999 et qu'ayant cessé toute activité lucrative au mois de mars 1995 déjà, l'assuré n'exerçait pas une telle activité (et ne satisfaisait pas non plus à l'une des exigences posées à l'art. 30 aRAI) immédiatement avant la survenance de l'incapacité de travail. De son côté, le recourant fait valoir que l'incapacité de travail propre à entraîner une incapacité de gain est apparue au mois de mars 1995, soit immédiatement après la cessation de son activité lucrative au service de l'entreprise S.________. Il se fonde pour cela sur les rapports d'expertise (des 7 janvier et 15 décembre 2002) établis par le docteur P._________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, à l'attention de l'office AI. Le recourant soutient que cet avis, dans la mesure où il remettait en cause les constatations médicales qui avaient motivé la décision de refus de prestations du 14 août 1998, justifiait une reconsidération de cette décision initiale, à laquelle, d'ailleurs, l'office AI a procédé par la décision sur opposition litigieuse, mais avec effet ex nunc.