Citation: 1P.428/2002 03.02.2003 E. 8

Cette renonciation de la société intimée équivaut à un désistement. Une partie des frais judiciaires doit donc être mise à sa charge. L'autre partie de ces frais doit être mise à la charge de la société recourante, ses conclusions paraissant irrecevables. En effet, en se plaignant d'une application arbitraire de l'art. 35 RPE, elle n'invoque pas une norme du droit cantonal ou communal tendant à la protection de ses propres intérêts de propriétaire voisin; or la qualité pour former un recours de droit public pour arbitraire est soumise, en vertu de l'art. 88 OJ, à pareille exigence (cf. ATF 126 I 81 consid. 3a p. 85 et 6d p. 94; 125 II 440 consid. 1c p. 442; 118 Ia 232, et les arrêts cités). Quant à son grief de violation de la garantie de la propriété, il est, de façon manifeste, insuffisamment motivé et aurait donc dû être déclaré irrecevable en vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. notamment ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76; 124 I 159 consid. 1e p. 163; 110 Ia 1 consid. 2a p. 4). Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu d'allouer des dépens.