Citation: 6B_70/2024 E. 1.3.1

1.3.1. En lien avec les infractions d'empêchement d'accomplir un acte officiel au sens de l'art. 286 CP, la cour cantonale a souligné que, s'agissant de sa première interpellation du 28 avril 2022, le recourant avait donné des explications différentes à sa fuite au cours de la procédure préliminaire: peur à la vue du policier suite à un prétendu coup reçu par le passé d'un homme affirmant appartenir aux forces de l'ordre (audition devant la police); incompréhension de ce qu'il s'agissait de la police et conviction que des individus voulaient " l'attraper " (audition devant le ministère public). Elle a estimé que, dans les deux variantes, ses explications n'étaient pas crédibles et que le recourant ne pouvait pas ignorer qu'il s'agissait de la police. Elle a relevé que l'agent s'était formellement identifié et portait un brassard de police et qu'il ne faisait aucun doute à la lecture de la procédure que le recourant avait entendu les injonctions d'usage l'intimant de s'arrêter. Il avait néanmoins sciemment décidé de prendre la fuite sachant qu'il venait de commettre une infraction et se trouvait en situation irrégulière. Il était en outre parfaitement conscient des conséquences d'une opposition à un contrôle de police ayant déjà fait l'objet d'une condamnation pénale récente pour de tels faits. Quant aux faits du 11 août 2022, la cour cantonale a mis en exergue que le recourant avait servi des explications similaires, ce qui démontrait qu'il avait toujours recours au même mauvais argument. Il ne pouvait en effet soutenir avoir cru, à ces deux reprises, qu'il ne s'agissait pas de la police et évoquer un sentiment de peur à l'égard d'hommes souhaitant l'interpeller. Elle a relevé que, ce jour-là, les policiers étaient en uniforme et conduisaient des motocycles de service, aisément reconnaissables comme tels, et que le recourant ne bénéficiait pas des autorisations nécessaires pour entrer en Suisse.