Citation: 5P.115/2002 27.05.2002 E. 2

2.- a) Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu dès lors que la violation du droit d'être entendu, si elle est constatée, justifie l'annulation de la décision attaquée sans qu'il importe de savoir si son respect conduirait à une modification de cette décision (ATF 124 I 49 consid. 1; 124 V 90 consid. 2, 180 consid. 4a; 121 I 230 consid. 2a), la recourante se plaint d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Elle fait valoir que, selon la jurisprudence relative au droit d'être entendu, l'autorité doit donner aux parties l'occasion de s'exprimer lorsqu'elle a l'intention de s'appuyer sur des arguments juridiques inconnus des parties et dont celles-ci ne pouvaient prévoir l'adoption. Or en l'espèce, la cour cantonale n'est pas entrée en matière sur les arguments invoqués par les parties en première instance et en appel, mais a fondé sa décision sur une motivation juridique entièrement nouvelle - à savoir que le jugement israélien serait contraire à l'ordre public procédural suisse - dont aucune partie ne s'est prévalue, ni ne pouvait prévoir l'adoption.