Citation: K 38/02 01.07.2003 E. A

C.________, né le 22 décembre 1969, a travaillé en qualité de maçon au service de l'entreprise de construction X.________ SA. A ce titre, il était au bénéfice de l'assurance indemnités journalières collective d'Helsana Assurances SA. Atteint d'un syndrome vertébral lombaire algique et sensitif en relation avec une hernie discale L4-L5 gauche, C.________ a présenté dès le 7 juillet 2000 une incapacité totale de travail, d'une durée indéterminée. Dans leur rapport du 5 septembre 2000, les médecins de la Policlinique de neurologie et de neurochirurgie de l'Hôpital W.________ ont préconisé, malgré la disparition presque complète des plaintes suite au traitement conservatoire, que l'incapacité de travail soit prolongée de 4 à 6 semaines dans la mesure où le patient était soumis en tant que maçon à une activité fortement astreignante au plan corporel; en outre, il y avait lieu d'envisager éventuellement une reconversion professionnelle vers une activité nettement moins pénible. Dans un rapport intermédiaire du 23 octobre 2000, le docteur A.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assuré, a indiqué que le patient avait été adressé à l'assurance-invalidité pour une réorientation professionnelle; l'incapacité de travail était toujours totale et ce pour une durée indéterminée. C.________ a effectué une cure à la Clinique de réhabilitation Z.________ du 6 au 23 décembre 2000. A sa sortie, il présentait, selon les conclusions du docteur B.________ et de la doctoresse D.________, une capacité de travail de 100 % dans son métier de maçon. Dans leur rapport du 16 janvier 2001, ces médecins mentionnaient également la demande pour une reconversion professionnelle. Le 29 décembre 2000, Helsana a informé C.________ que son médecin-conseil était arrivé à la conclusion qu'il ne pourrait vraisemblablement plus jamais travailler à 100 % dans sa profession actuelle. Son état de santé lui permettait par contre de travailler dans une autre branche professionnelle, en exerçant une activité moins astreignante physiquement. En tant qu'assureur-maladie, Helsana n'était pas compétente à cet effet. Elle continuerait cependant à lui verser une indemnité journalière pendant trois mois supplémentaires, dont le paiement cesserait le 1er avril 2001. L'assuré a formé opposition contre cette décision, en demandant que les prestations d'assurance lui soient versées tant que sa situation n'était pas claire, un essai de reprise du travail à 50 % devant être tenté dès le 15 janvier 2001. Par décision sur opposition du 18 avril 2001, Helsana a confirmé sa position.