Citation: 6S.409/2005 22.12.2005 E. 2

Selon la recourante, C.________ ne saurait bénéficier de l'art. 32 CP. 2.1 Lorsque l'auteur a allégué des faits attentatoires à l'honneur, il est admis que les motifs de disculpation de la partie générale du CP s'appliquent de préférence aux preuves libératoires de l'art. 173 ch. 2 CP, de sorte que celles-ci ne peuvent être retenues que si l'art. 32 CP n'est pas applicable. Des déclarations objectivement attentatoires à l'honneur peuvent être justifiées par le devoir d'alléguer des faits dans le cadre d'une procédure judiciaire. Tant la partie que son avocat peuvent se prévaloir de l'art. 32 CP à condition de s'être exprimé de bonne foi, de s'être limité à ce qui est nécessaire et pertinent et d'avoir présenté comme telles de simples suppositions (arrêt 6P.154/2004 du Tribunal fédéral du 23 juin 2005 destiné à la publication aux ATF 131 IV; ATF 118 IV 248 consid. 2c et d p. 252 ss; 116 IV 211 consid. 4a p. 213 ss). L'avocat doit exercer sa profession avec soin et diligence (cf. art. 12 let. a de la loi fédérale sur la libre circulation des avocats; RS 935.61). Ce devoir lui incombe non seulement dans le cadre de ses relations avec ses clients, mais également dans ses rapports avec les autorités et les parties adverses. Il peut se montrer énergique et s'exprimer vivement, mais ne doit pas blesser inutilement la partie adverse en tenant par exemple des propos sans pertinence pour le procès et ne servant qu'à tourmenter ou chicaner l'adversaire (arrêt 6P.154/2004 du Tribunal fédéral du 23 juin 2005 destiné à la publication aux ATF 131 IV et les références citées). 2.2 En l'occurrence, la décision attaquée expose correctement la jurisprudence précitée et l'applique d'une manière conforme au droit fédéral. C.________, agissant en tant que mandataire de l'Etat du Valais, a tenu les propos litigieux "sans scrupule" dans le cadre d'une procédure judiciaire (cf. supra consid. A.b) l'opposant à la recourante. Il lui a reproché en bref de ne pas avoir toujours fait preuve de cohérence, si ce n'est de bonne foi, au cours de la procédure administrative l'ayant opposée à l'Etat du Valais (cf. supra consid. A.a), reproche qui se concilie avec les constatations faites dans la décision attaquée (cf. supra consid. A). En qualité d'avocat et dans le cadre de la défense des intérêts de son client, il a certes stigmatisé l'attitude contradictoire de la recourante, qui contestait une réduction d'horaire qu'elle avait elle-même sollicitée, mais est cependant resté dans les limites pénalement admissibles, a agi de bonne foi et usé de procédés pertinents, sans chercher à blesser inutilement la partie adverse. Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants tout à fait convaincants de la décision attaquée (art. 36a al. 3 OJ).