Citation: 2C_409/2019 E. 4.3

4.3. S'agissant des raisons d'ordre public prévues par l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant, après avoir été condamné en 2008 à seize mois de peine privative de liberté pour crime à la LStup, a été condamné en 2010 à onze mois pour de nouvelles infractions à la LStup. Il a en outre encore été condamné à deux autres reprises, en 2009 et 2010 pour des infractions à la LEI, respectivement à la LStup. L'autorité précédente a également retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral, que la culpabilité du recourant lors de sa condamnation de 2008 était lourde, celui-ci, qui a participé à un trafic de 206,9 grammes de cocaïne, ayant agi par pur appât du gain. Le recourant se prévaut de son bon comportement depuis qu'il est revenu en Suisse en 2013. Il oublie toutefois qu'à son arrivée, afin d'obtenir une autorisation de séjour, il a sciemment nié l'existence de ses antécédents pénaux et que, durant la présente procédure, il a refusé de collaborer en ne répondant pas aux questions qui lui ont été posées par l'autorité de police des étrangers. Si, dans un cas comme dans l'autre, son attitude n'a pas donné lieu à une condamnation, le recourant ne saurait se prévaloir d'un bon comportement. Celui-ci, s'il était admis, devrait de toute façon céder le pas devant les condamnations intervenues entre 2008 et 2010. Celles-ci démontrent en effet une incompétence à se conformer au système juridique suisse. Dès sa condamnation à seize mois de peine privative de liberté prononcée, le recourant a recommencé à s'adonner au trafic de stupéfiants, mettant ainsi en danger la vie d'un grand nombre de personnes, par pur dessein égoïste. Presque toutes ses condamnations ont été prononcées pour des infractions envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126 et les références). Sa situation personnelle et professionnelle ne permettent pas d'atténuer le risque qu'il représente. Contrairement à ce qu'il affirme, il n'a pas démontré une bonne intégration en Suisse, se trouvant dans ce pays sans parents, ni enfants, ni autres attaches sociales. Il convient par conséquent de confirmer le risque de récidive admis par l'autorité précédente.