Citation: 1C_463/2024 E. 2.2

2.2. Les recourants soutiennent que les instances précédentes n'auraient pas examiné la conformité du projet avec les dispositions relatives aux distances aux limites de propriétés et celles relatives aux constructions contiguës. Il ressort des faits non contestés que la demande d'agrandissement de la villa implique une extension de la cuisine et un prolongement du couloir attenant à la parcelle voisine sur 2.5 mètres. Dans leur recours au TAPI, les recourants ont critiqué l'application des dispositions légales sur les distances aux limites de propriétés. Cette autorité de première instance a par conséquent dû analyser le projet à l'aune de ces dispositions et a expliqué, dans son jugement, qu'en raison de la contiguïté des constructions sur les parcelles n° s 4830 à 4832, les règles sur les distances aux limites ne s'appliquaient pas (consid. 22 à 28). Compte tenu de cette motivation claire, les recourants pouvaient aisément en saisir la portée et l'attaquer utilement devant la Cour de justice, de sorte que leur droit d'être entendus a été respecté. Par ailleurs, dans la mesure où le TAPI a examiné cette question pour le projet d'extension de la villa, il a également implicitement analysé la légalité des constructions existantes et déjà construites en limites de propriété. Les critiques relatives à la distance aux limites de propriétés ont par conséquent été effectivement prises en compte par le TAPI, si bien que la cour cantonale pouvait rejeter le grief de violation du droit d'être entendu. Dans ces conditions, le premier grief des recourants est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.