Citation: 6B_344/2024 E. B

Par arrêt du 6 mars 2024, la Chambre d'appel pénale et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.A.________ à l'encontre du jugement rendu le 4 septembre 2023. La cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. B.A.________ et A.A.________ se sont mariés en 2013 à U.________. Trois enfants sont issus de cette union, une fille née en 2014 et décédée la même année, C.A.________ née en 2015 et D.A.________ née en 2016. Les époux se sont séparés le 22 novembre 2018. Titulaire d'un diplôme en comptabilité et gestion obtenu en France, A.A.________ a travaillé auprès de E.________ en qualité de conseiller fiscal d'avril à juin 2010, pour F.________ de juin à août 2010, pour G.________ en qualité de comptable d'août 2010 à décembre 2012, au sein de H.________, en tant que " Budget controller " de 2013 à 2014, auprès de I.________ comme contrôleur financier de juillet 2014 à mai 2015, puis auprès de J.________ du 1 er septembre 2015 au 31 mai 2016. Il a ensuite été au chômage jusqu'au 19 septembre 2017, période durant laquelle il a appris l'allemand (niveau B2 validé selon l'attestation de l'école K.________ à U.________) et effectué de nombreuses postulations pour des postes de contrôleur de gestion ou financier, de comptable, d'analyste financier, d'économiste d'entreprise ou encore des postes de cadre, qui n'ont pas aboutis. Après sa période de chômage, il a débuté une formation à la Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP), à laquelle il a volontairement mis un terme, cette formation ne lui correspondant pas. Dès le 1 er juin 2018, il a commencé à travailler à distance pour une start-up française, sise à V.________, en qualité d'assistant administratif finance, pour un salaire mensuel net de 860 euros (EUR). À la fin de l'année 2019, il a quitté la Suisse pour s'installer à V.________. Durant la période pénale, son salaire mensuel net s'élevait à 1'504.17 EUR, selon la dernière fiche de salaire produite. Il percevait en sus 40 à 50 EUR de la Caisse d'allocations familiales (CAF). Son loyer s'élevait à 291.78 EUR et il remboursait mensuellement l'assistance judiciaire dont il avait bénéficié durant la procédure de divorce. B.b. Par arrêt du 14 septembre 2021, réformant partiellement une ordonnance sur mesures provisionnelles rendue le 31 décembre 2020 par le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne (laquelle prévoyait le versement par A.A.________ d'une pension mensuelle, payable d'avance le premier jour de chaque mois, en mains de B.A.________, d'un montant de 150 fr., dès et y compris le 1 er octobre 2020, afin de contribuer à l'entretien de ses deux filles), la Cour d'appel civile a notamment condamné A.A.________ à contribuer à l'entretien de ses filles, payable d'avance le premier jour de chaque mois, en mains de B.A.________: - Pour C.A.________, 75 fr., allocations familiales en sus, entre le 1 er octobre 2020 et le 30 novembre 2021 inclus, puis 920 fr., allocations familiales en sus, dès et y compris le 1 er décembre 2021; - Pour D.A.________, 75 fr., allocations familiales en sus, entre le 1 er octobre 2020 et le 30 novembre 2021 inclus, puis 1'000 fr., allocations familiales en sus, dès et y compris le 1 er décembre 2021. La Cour d'appel civile a considéré qu'il se justifiait d'imputer un revenu hypothétique de 6'910 fr. brut à A.A.________ car il était jeune, en bonne santé et disposait d'une expérience professionnelle d'une dizaine d'années dans le domaine de la comptabilité et de la finance. Aucun élément au dossier ne permettait de tenir pour impraticable son retour en Suisse pour qu'il y déploie une activité professionnelle, celui-ci n'ayant pas refait sa vie en France, où il vivait depuis moins de deux ans.