Citation: 1B_402/2018 E. 3

Invoquant une violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) et de son droit d'être entendu (art. 29 Cst.) ainsi que de l'art. 112 al. 1 let. a et b LTF, le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas fait figurer dans la décision attaquée l'ensemble des motifs de récusation soulevés dans sa requête du 28 mars 2018, respectivement de n'avoir pas statué sur ceux-ci. Pour justifier sa demande de récusation au sens de l'art. 56 let. f CPP, il invoque, en substance, une violation répétée de son droit de participer à l'administration des preuves, la conservation de documents protégés par l'art. 264 CPP, en violation de l'art. 248 al. 2 CPP, la prise de connaissance illicite de documents relevant du secret professionnel de l'avocat, le tri illicite de documents mis sous scellés, la violation de l'égalité des parties et de son droit d'être entendu ainsi que le refus de donner suite à ses réquisitions de preuves. Il soutient en outre que le Procureur n'aurait pas respecté le principe de la bonne foi en transgressant un engagement donné lors d'un appel téléphonique avec son avocat, respectivement en produisant, devant l'instance cantonale de recours, une pièce ouvertement altérée.