Citation: 2P.455/1998 27.06.2000 E. 3

3.- S'agissant du caractère exigible de la restitution des prestations perçues indûment, le Tribunal administratif a admis la bonne foi du recourant mais a refusé d'examiner si un tel remboursement le placerait dans une situation financière difficile. Ce refus est fondé sur l'absence d'allégations du recourant sur sa situation matérielle. S'il est vrai que l'art. 22 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative impose la collaboration des parties à la constatation des faits, cette même loi dispose, à son article 19, que l'autorité établit les faits d'office. Or il ressort du dossier que le recourant est né le 18 juin 1977, qu'il est étudiant et qu'il a bénéficié jusqu'à fin 1996 des subsides cantonaux pour assurés de condition économique modeste. De tels indices devaient conduire le Tribunal administratif à interpeller le recourant sur sa situation financière exacte, en application du principe de la maxime d'office, et de statuer sur son obligation éventuelle de rembourser. En ne l'ayant pas fait, il a fait preuve d'arbitraire.