Citation: 5P.45/2002 31.05.2002 E. 1

1.- a) Les recours émanent de la même partie, sont fondés sur le même état de fait et soulèvent des questions juridiques pratiquement identiques. Dans ces conditions, il se justifie de joindre les causes et de statuer par un seul arrêt, conformément à l'art. 24 PCF, applicable en vertu de l'art. 40 OJ (ATF 124 III 382 consid. 1a p. 385 et les arrêts cités). b) Déposés en temps utile - compte tenu des féries judiciaires (art. 34 al. 1 let. c OJ) - contre des décisions sur opposition au séquestre (art. 278 LP) prises en dernière instance cantonale (SJ 120/1998 p. 146 consid. 2, non publié aux ATF 123 III 494 ss; arrêt 5P.117/2001, du 21 août 2001, consid. 1a, in: IWIR 2002 p. 72), les recours sont recevables sous l'angle des art. 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ. c) Sous réserve d'exceptions non réalisées dans le cas particulier (cf. ATF 124 I 327 consid. 4b et c p. 332 ss et les références), le recours de droit public est de nature cassatoire et ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 128 III 50 consid. 1b p. 53). Il s'ensuit que les conclusions en constatation formulées par la recourante apparaissent irrecevables, sans qu'il faille s'interroger sur leur admissibilité d'une manière générale (sur l'ensemble de la question: Gerber, La nature cassatoire du recours de droit public, thèse Genève 1997, p. 277-298).