Citation: 1C_575/2019 E. 11.3.2

11.3.2. C'est encore à tort que la commune recourante soutient qu'au nom du principe de la prévention la puissance acoustique maximale de chacune des éoliennes devrait être limitée à 104 dB (A). En effet, quand bien même cette limitation intervient sur le plan des émissions (à noter que l'art. 25 al. 1 LPE ne fixe pas de valeurs limites d'émission; voir également art. 12 al. 1 let. a LPE), il ne s'agit pas, comme l'a justement souligné le Tribunal cantonal, d'une mesure prise en application du principe de prévention, au sens de l'art. 11 al. 2 LPE, mais d'une limitation tendant au respect des valeurs de planification, spécialement de nuit, aux lieux d'immissions les plus sensibles (sur cette distinction, cf. ATF 141 II 476 consid. 3.2). Il n'y a dès lors pas lieu d'étendre cette limitation aux autres emplacements, dans la mesure où les valeurs de planification peuvent y être observées sans une telle contrainte, ce que confirment les rapports versés au dossier (cf. N.________ SA, rapport, août 2018, p. 29). On relèvera encore, comme le confirme l'arrêt attaqué, que les autorités communales ont dûment tenu compte du principe de prévention en éloignant les éoliennes des villages et en en limitant le nombre (cf. ATF 147 II 319 consid. 11.6). En outre, comme le souligne l'OFEV, le positionnement et la hauteur des turbines ont partout été optimisés. Les autorités de planification ont exigé un contrôle acoustique lors de l'exploitation et un monitoring périodique (cf. déterminations du 31 août 2020, p. 7).