Citation: 5D_55/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, à l'examen des écritures de recours, force est toutefois de constater que celles-ci ne satisfont pas aux exigences de motivation en la matière. Par sa motivation, tant dans son grief de violation de l'interdiction du formalisme excessif que de violation de l'interdiction de l'arbitraire, la recourante se contente en effet d'apporter sa propre appréciation des faits de la cause qu'elle oppose à celle retenue par la cour cantonale. Ainsi, lorsqu'elle soutient que la Chambre des curatelles ne pouvait lui reprocher d'être suffisamment expérimentée juridiquement pour connaître les exigences de motivation de son appel puisque la simple lecture du texte légal ne permet pas de les déceler et que les professions de notaire et d'avocat sont différentes, elle ne fait qu'opposer son appréciation de la cause à celle de l'autorité cantonale puisque cette dernière a précisément considéré qu'en exerçant la profession de notaire elle était suffisamment expérimentée juridiquement pour savoir que ses conclusions devaient être chiffrées. La recourante ne s'en prend pas non plus valablement à la motivation de la Chambre des curatelles lorsqu'elle lui reproche d'avoir arbitrairement retenu que ses conclusions n'étaient pas déterminables alors que les montants requis à titre d'indemnités étaient mentionnés dans l'état de fait de la décision attaquée. La Chambre des curatelles a en effet certes mentionné dans son état de fait les montants figurant sur la note d'honoraires et de débours transmise par la recourante au juge de paix mais a toutefois constaté dans sa subsomption que la période durant laquelle elle avait déployé son activité de curatrice ne concordait pas avec la période visée par les listes d'opérations produites devant le premier juge, de sorte que le montant qu'elle réclamait ne pouvait être déduit avec certitude des listes d'opérations au dossier. Ce dernier point n'est pas remis en cause par la recourante.