Citation: 2P.310/2000 15.01.2001 E. 2

2.- a) La qualité pour recourir par la voie du recours de droit public se détermine exclusivement d'après l'art. 88 OJ, indépendamment de la position du recourant dans la procédure cantonale (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44). D'après cette disposition, la qualité pour agir appartient aux particuliers et aux collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont de portée générale. Selon la jurisprudence, le recourant n'est lésé par un arrêté ou une décision que s'il possède un intérêt juridique pratique et actuel à l'admission du recours. Ainsi, les intérêts juridiques personnels que le recourant doit faire valoir peuvent être protégés soit par une loi cantonale ou fédérale, soit directement par le droit fondamental spécifique, pour autant que ces intérêts se trouvent dans le champ de protection de la norme constitutionnelle invoquée (ATF 124 I 159 consid. 1c p. 161/162 et les arrêts cités). Par ailleurs, l'entrée en vigueur de l'art. 9 Cst. au 1er janvier 2000, n'a pas modifié la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst, selon laquelle l'interdiction générale de l'arbitraire ne confère pas, à elle seule, une position juridique protégée au sens de l'art. 88 OJ, lorsque le recourant se plaint d'une mauvaise application du droit (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85 et les arrêts cités). b) En l'espèce, il est constant que le jugement en divorce du recourant est définitif et exécutoire selon le droit suisse et que l'autorité parentale sur les deux enfants a été attribuée à son ex-épouse. A ce jour, les nombreuses procédures que le recourant a entamées pour contester les décisions suisses et soutenir qu'il était soumis au droit religieux malais n'ont pas abouti. Il tente donc, actuellement, de s'en prendre à la domiciliation de son ex-épouse et de ses filles dans le canton de Genève afin d'obtenir la révision de ces décisions pour fait nouveau. Le recourant ne saurait toutefois user de ce moyen détourné pour remettre en question toutes les décisions qui ont été prises dans la procédure civile genevoise. Par ailleurs, dans sa situation, il ne peut pas bénéficier de la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 CEDH, respectivement 13 Cst. Dans ces conditions, le recourant n'a pas un intérêt actuel et juridiquement protégé, au sens de l'art. 88 OJ, pour contester l'inscription de son ex-épouse et de ses deux filles dans le registre de la population, qui a eu lieu en 1993.