Citation: 5P.359/2000 10.01.2001 E. 5

5.- Le recourant se prévaut enfin d'une violation du principe de la proportionnalité posé à l'art. 5 al. 2 Cst. , en relation avec la procédure de révocation prévue par l'art. 14 RAJ, tout spécialement avec l'obligation d'entendre le bénéficiaire. La sanction de la révocation, prise à la suite d'une prétendue violation de cette obligation légale, serait disproportionnée. Le recourant perd cependant de vue que le principe de la proportionnalité n'est qu'un principe mis en oeuvre pour contrôler le respect de certains droits constitutionnels, et non pas un droit constitutionnel en soi; ce principe ne peut pas être invoqué dans le cadre d'un recours de droit public indépendamment de tout droit constitutionnel (ATF 125 I 161 consid. 2b p. 163 et les arrêts cités). L'entrée en vigueur, le 1er janvier 2000, de la Constitution révisée du 18 avril 1999 n'a rien changé à cette jurisprudence. Dans la nouvelle charte fondamentale, en effet, le principe de la proportionnalité est mentionné parmi les dispositions générales du Titre premier, comme l'un des principes régissant l'activité de l'Etat (art. 5 Cst.), alors que les droits fondamentaux figurent à son Titre 2 (Droits fondamentaux, citoyenneté et buts sociaux). Dans la mesure où il concerne la violation du droit cantonal, le grief soulevé n'est pas motivé conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ.