Citation: 2A.293/2006 19.06.2006 E. 1

X.________, ressortissant tunisien né en 1979, s'est marié le 4 janvier 2000 en Tunisie avec une ressortissante néerlandaise née en 1952 établie en Suisse. Il a de ce fait reçu une autorisation de séjour annuelle au titre du regroupement familial qui a ensuite été régulièrement prolongée. Les époux se sont séparés pendant quelque temps une première fois en juin 2003, puis en mars 2004 sur la base d'une décision de mesures préprovisoires rendue dans le cadre d'une procédure de divorce introduite, puis aussitôt retirée par l'épouse par crainte des représailles de son mari; depuis lors, ils n'ont plus repris la vie commune et l'épouse a introduit, le 6 juin 2005, une nouvelle action en divorce qui est, semble-t-il, encore pendante à ce jour. Par décision du 31 mai 2005, le Service cantonal de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) a révoqué l'autorisation de séjour CE/AELE octroyée à X.________ et a refusé de transformer celle-ci en autorisation d'établissement, au motif que l'intéressé commettait un abus de droit à invoquer un mariage n'existant plus que formellement pour rester en Suisse. Saisi d'un recours contre la décision précitée du Service de la population, le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif) l'a rejeté, par arrêt du 29 mars 2006, pour les mêmes motifs que l'autorité administrative.