Citation: 9C_295/2017 E. 5.2

5.2. Cette argumentation est mal fondée. Le recourant fait une lecture réductrice de la jurisprudence qu'il cite à l'appui de son point de vue. Dans l'arrêt 9C_428/2013, le Tribunal fédéral a également indiqué que la qualité d'organe de fait s'analyse en fonction du rôle que la personne concernée a effectivement joué au sein de la société. Aussi, il faut en particulier qu'elle ait eu la possibilité de causer un dommage ou de l'empêcher, en d'autres termes qu'elle ait exercé effectivement une influence sur la marche des affaires de la société (ATF 132 III 523 consid. 4.5 p. 528 et les références). Peu importe donc que, comme le recourant s'emploie à le faire admettre, il n'avait pas le pouvoir (formel) de disposer des cotisations sociales. En tant qu'il se réfère à ses observations ou à ses conclusions après enquête que la juridiction cantonale n'aurait à tort pas prises en compte, il ne démontre en effet pas - et c'est ce qui est déterminant - que la juridiction cantonale a retenu de manière arbitraire qu'il avait été omniprésent lors de l'établissement des factures, des devis et, surtout, des listes de salaires (décision du 30 juin 2015, p. 21). Quoi qu'en dise le recourant, la juridiction cantonale a par ailleurs établi à bon droit et de manière convaincante que B.________ lui avait laissé la conduite opérationnelle de la société, s'étant placé dans une situation comparable à celle d'un "homme de paille". Dans ces circonstances, on doit admettre que A.________ a exercé un pouvoir de gestion propre à influencer de manière prépondérante la marche des affaires de la société; il a donc assumé de fait la fonction d'un organe jusqu'au 29 février 2004, date de son départ de la société (décision du 30 juin 2015, p. 24).