Citation: C 131/04 09.02.2005 E. 1

que par jugement du 17 juin 2004, le Tribunal administratif du canton de Fribourg a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision; que B.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont il demande l'annulation; que le Service de l'emploi conclut au rejet du recours, tandis que le Secrétariat d'Etat à l'économie a renoncé à se déterminer; que le litige porte sur la suspension du droit de l'assuré à l'indemnité de chômage pour une durée de 16 jours; que le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales et les principes jurisprudentiels relatifs à la suspension du droit à l'indemnité en cas d'inobservation des instructions de l'autorité compétente (art. 30 al. 1 let. d LACI) et à la durée de la suspension (art. 30 al. 3 LACI en relation avec l'art. 45 al. 2 OACI), de sorte qu'on peut y renvoyer; que le recourant reconnaît avoir commis une faute en tentant de s'emparer d'un ordinateur destiné à être recyclé par son employeur; qu'il a, par son comportement, empêché la réalisation du but de la mesure de marché du travail à laquelle il était assigné, ce qui justifie une suspension de son droit à l'indemnité en vertu de l'art. 30 al. 1 let. d LACI; que le recourant fait valoir qu'il a déjà été suffisamment puni par la résiliation de son programme d'occupation et qu'il ne se justifie pas, au surplus, de suspendre son droit à l'indemnité de chômage; que par une telle argumentation, le recourant méconnaît manifestement le but de la suspension du droit à l'indemnité, qui est la participation équitable de la personne assurée au dommage qu'elle a infligé à l'assurance-chômage du fait d'une attitude contraire aux obligations qui lui incombent (ATF 122 V 40 consid. 4c/aa); qu'en l'occurrence, le Service de l'emploi a prononcé une suspension d'une durée de 16 jours, ce qui correspond au minimum des sanctions prévues en cas de faute de gravité moyenne; qu'en tentant d'emporter un ordinateur, le recourant a adopté - consciemment - un comportement qu'il savait être moralement et pénalement répréhensible; qu'à cet égard, il importe peu que d'autres participants à la mesure aient été les auteurs d'actes identiques ou que le recourant n'ait pas eu connaissance du règlement de l'association VAM; que le recourant n'apporte aucun élément susceptible de justifier une sanction plus légère; que par conséquent, l'appréciation - au demeurant bienveillante - du Service de l'emploi concernant la durée de la suspension ne prête pas le flanc à la critique; que sur le vu de ce qui précède, c'est à bon droit que les premiers juges ont confirmé la suspension du droit de l'assuré à l'indemnité de chômage pour une durée de 16 jours; que la décision litigieuse ayant pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, la procédure est gratuite (art. 134 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances, statuant selon la procédure simplifiée prévue à l'art. 36a al. 1 let. b OJ, prononce: