Citation: 7B_214/2022 E. 3.4

3.4. Les recourants soutiennent en premier lieu que leur culpabilité ne pourrait pas être qualifiée de lourde. Ils indiquent que l'autorité précédente n'aurait pas exposé ce qui fondait une telle appréciation alors que, contrairement à l'autorité de première instance, elle ne retiendrait pas une atteinte "sans vergogne" de leur part à la santé publique. La cour cantonale ne tiendrait en outre pas compte du fait que l'infraction avait été commise peu de temps après l'introduction du certificat COVID le 8 septembre 2021. Selon les recourants, le risque de contamination serait par ailleurs demeuré relatif, dans la mesure où ils avaient maintenu le plan de protection en vigueur auparavant, à savoir la désinfection des mains et les distances entre les tables. Il ressortirait sur ce point d'un communiqué de presse de l'Office fédéral de la santé publique du 2 août 2020 que la principale source de contamination était l'environnement familial, et non les établissements "de sortie" qui étaient à l'origine d'une propagation du virus dans moins de 10 % des cas. En second lieu, les recourants estiment que le montant de l'amende serait excessif et partant arbitraire, au vu de leur situation financière. Ils critiquent le raisonnement cantonal à cet égard, dont le résultat serait pour eux une "double peine" compte tenu de la fermeture de leur restaurant ordonnée par les autorités cantonales compétentes en raison des faits reprochés. Ayant respecté la décision de fermeture de leur établissement, ils auraient ainsi dû puiser dans leur fortune respective pour subvenir à leurs besoins. Aussi, ils soutiennent avoir été condamnés plus lourdement que l'aurait été une autre personne avec des moyens financiers similaires.