Citation: 4A_313/2014 E. A

La banque Z.________ (Suisse) SA, à Genève, a ouvert le 15 mars 2004 un compte et dépôt de titres aux époux H.A.________ et F.A.________, Grecs domiciliés en Grèce; ces clients lui étaient amenés par U.________ qui les conseillait depuis plusieurs années dans la gestion de leur patrimoine et qui était récemment entré au service du groupe Z.________ à Athènes. Les clients ont fait transférer le portefeuille de titres qu'ils détenaient jusqu'alors auprès d'un autre établissement; la banque n'était pas chargée de le gérer. Sur le conseil de U.________, les clients ont ordonné pour leur compte l'achat d'obligations perpétuelles émises par trois emprunteurs distincts, le 16 novembre 2004, le 31 janvier 2005 puis le 9 septembre 2005; ces achats étaient financés par un crédit ouvert par la banque dès la première de ces opérations, garanti par le nantissement du portefeuille. Dans un but d'optimisation fiscale, avec le concours de U.________ et de la banque, les clients ont fait fonder et enregistrer au Panama la société X.________ corp. Ils en demeurent les seuls actionnaires. Cette personne morale s'est fait elle aussi ouvrir par la banque un compte et dépôt de titres sans mandat de gestion, en souscrivant la documentation contractuelle correspondante; le 31 octobre 2005, les époux A.________ lui ont transféré leur portefeuille et elle a repris les obligations afférentes au crédit bancaire. Les époux A.________ ont fait clore leur propre compte. La banque a par la suite ouvert un deuxième crédit à la société panaméenne. En octobre 2008, la banque a communiqué que la valeur de nantissement des obligations perpétuelles avait fortement diminué et que ses crédits n'étaient plus couverts. Dès lors, les époux A.________ lui ont fait grief de les avoir mal conseillés lors de l'acquisition de ces valeurs, et, en particulier, de les avoir insuffisamment avertis du risque encouru.