Citation: K 121/04 09.12.2005 E. A

B.________, née en 1928, ressortissante algérienne, est titulaire d'une autorisation de séjour de type B depuis 1993. Le 7 juin 2001, elle a demandé à la Direction générale de l'action sociale, Service de l'assurance-maladie de Genève (la Direction) à être exemptée de l'assurance obligatoire des soins en Suisse. Elle a produit une attestation d'assurance émanant de la Caisse nationale militaire de sécurité sociale à O.________, selon laquelle elle bénéficie d'une couverture des soins limitée aux traitements dispensés en France et en Algérie. B.________ a bénéficié d'une dispense temporaire et exceptionnelle de l'assurance obligatoire des soins du 1er janvier au 2 novembre 2001. Le 17 octobre 2002, la Direction a informé B.________ que la dispense temporaire était échue et l'a invitée à lui faire savoir si elle souhaitait la reconduire, auquel cas elle devrait retourner une formule à faire signer par son assureur afin de constater l'existence d'éventuels motifs justifiant une dispense. Dans le cas contraire, B.________ était priée de conclure dans les meilleurs délais un contrat avec un assureur admis à pratiquer en Suisse et lui faire parvenir une copie de l'attestation d'assurance, à défaut de quoi elle serait affiliée d'office. La prénommée n'a pas réagi à cette demande, pas plus qu'à un rappel signifié le 22 août 2003. Par décision du 27 janvier 2004, la Direction a affilié B.________ à la Caisse-maladie Intras à partir du 1er février 2004. L'intéressée s'est opposée à cette décision. Elle a rappelé qu'elle disposait déjà d'une assurance française et qu'elle conservait son permis de séjour suisse afin d'éviter de devoir demander un visa pour les visites (familiales et médicales) qu'elle effectue tous les six mois en Suisse. La Direction a rejeté l'opposition par décision du 1er mars 2004.