Citation: 5A_712/2019 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la recourante ne démontre pas que les conjoints seraient convenus de déroger à la règle posée par l'art. 649 al. 1 CC, qui prévoit que les frais et autres charges sont supportés par chacun des copropriétaires en raison de sa part, à savoir ici une demie, ni qu'ils auraient passé une convention écrite infirmant la présomption selon laquelle chaque époux prend en charge la dette hypothécaire proportionnellement à sa part de copropriété inscrite au registre foncier (cf. supra consid. 3.2.1). Contrairement à ce que soutient la recourante, le contrat de séparation de biens du 7 juillet 1984, qui stipule que les époux contribueront "aux charges du mariage dans la proportion de leurs revenus respectifs" (art. 3) et que "les dettes relatives à l'entretien du ménage" "seront supportées par le mari", sauf insolvabilité de celui-ci (art. 4) - dont elle se borne à en proposer sa propre lecture au regard des circonstances qu'elle juge pertinentes -, ne saurait être considéré comme déterminant à cet égard. L'interprétation, qu'elle soit subjective ou objective, desdites clauses ne permet en effet nullement d'inférer qu'au moment de l'acquisition de l'immeuble conjugal, en 2004, les conjoints aient voulu répartir la charge du prêt hypothécaire (dont ils sont tous deux débiteurs envers la banque) autrement que par la moitié. C'est donc à bon droit que l'autorité cantonale a confirmé le jugement de première instance en tant qu'il a déduit la dette hypothécaire de la valeur vénale de l'immeuble. Autant que recevable, le moyen doit être rejeté.