Citation: 9C_541/2022 E. 5.1

5.1. Les premiers juges ont retenu que le taux d'invalidité de la recourante devait être établi selon la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité, dès lors qu'elle exerçait une activité à temps partiel et s'occupait des tâches ménagères avant la survenance de son invalidité. En substance, ils ont constaté que selon les déclarations de l'assurée - retranscrites dans le rapport d'évaluation du 29 octobre 2009 et une note interne du 10 mars 2010 de l'intimé ainsi que dans la première enquête ménagère du 21 juin 2010 -, celle-ci aurait souhaité travailler à plein temps mais que son employeur ne lui aurait pas accordé l'augmentation souhaitée. A cet égard, ce dernier a informé la juridiction cantonale, par courrier du 24 août 2022, qu'il ne disposait d'aucune trace écrite et d'aucun souvenir permettant d'établir que la recourante aurait demandé à augmenter son temps de travail ou qu'une telle requête aurait été refusée. En outre, au vu de l'ancienneté du dossier, il était difficile de se souvenir d'éventuelles discussions ayant eu lieu douze ans auparavant. Dès lors, les premiers juges ont considéré que la recourante n'avait pas démontré, au degré de la vraisemblance prépondérante, qu'elle aurait travaillé plus de 26 heures hebdomadaires après sa chute le 13 février 2009. Elle devait donc être qualifiée de personne exerçant une activité lucrative à temps partiel.