Citation: 9C_501/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, comme l'a relevé l'autorité précédente, la procédure peut effectivement apparaître "bien longue". Les différentes autorités précédentes ont rendu successivement des décisions les 11 août 2014, 26 octobre 2016 (807 jours), 21 juin 2017 (238 jours), 4 juin 2018 (348 jours), 1 er juin 2021 (1093 jours), 18 mai 2022 (351 jours) et 21 juin 2023 (399 jours). Bien que les délais entre certaines décisions aient été relativement longs, en particulier les délais de 807 et 1093 jours pour que la Commune d'Anniviers statue sur les réclamations, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant le déroulement précis de la procédure administrative et déterminer si ces délais doivent être qualifiés de déraisonnables. En effet, les premiers juges ont à juste titre souligné que la recourante n'avait entrepris aucune démarche auprès de l'autorité communale pour accélérer le traitement de sa cause. Or, à l'inverse de ce que la recourante avance, les exigences déduites par la jurisprudence du principe de la bonne foi en procédure (cf. art. 5 al. 3 Cst.) s'appliquent également aux contribuables (arrêt 9C_687/2022 du 22 juin 2023 consid. 7.2 et la référence). Dès lors, celui qui choisit sciemment de ne pas interpeller l'autorité concernée sur l'avancement de la procédure, voire de ne pas invoquer une violation du principe de célérité auprès d'une autorité en mesure d'y remédier, se voit en principe déchu du droit de se prévaloir de cette violation devant le Tribunal fédéral (cf. ATF 148 V 2 consid. 4.2; 138 I 97 consid. 4.1.5 et les références). Dans cette mesure, la recourante ne saurait s'être satisfaite de l'absence de décisions, et avoir laissé la procédure suivre son cours sans réagir pendant des années, pour ensuite seulement, alors que les autorités administratives avaient déjà statué, se plaindre de la durée de la procédure. Partant, le grief fondé sur une violation de l'art. 29 al. 1 Cst. doit être rejeté.