Citation: 6B_654/2018 E. 3.2

3.2. L'autorité précédente a estimé que la culpabilité de la recourante était très lourde, indépendamment des éléments déjà retenus pour qualifier l'homicide d'assassinat. Le concours d'infractions consacrait une sordide captation d'héritage, dans laquelle l'intéressée avait égoïstement entraîné son jeune fils, qui avait - à tout le moins à deux reprises - exprimé sa volonté de ne pas "se salir les mains". Sans méconnaître les souffrances de la recourante, il convenait d'indiquer que cette dernière n'aurait pas eu besoin, pour sa défense, de salir encore son père après son décès, ce qu'elle s'était pourtant attelée à faire avec insistance. Celle-ci n'était pas convaincante lorsqu'elle prétendait avoir tenté d'expliquer son passage à l'acte et non le justifier, l'expert judiciaire ayant d'ailleurs exposé qu'elle avait mis tous les éléments en place pour que se déroulât principalement le procès de son père, puis seulement le sien. Pour le surplus, l'état psychologique de la recourante avait été pris en compte dans le cadre de la diminution de responsabilité concédée. En outre, la recourante n'avait pas vraiment écouté les propos tenus par son fils lors des débats de première instance et, au cours des débats d'appel, avait fait montre d'une absence de prise de conscience réelle, en persistant à se victimiser, allant jusqu'à déclarer qu'elle n'avait pas voulu tuer son père.