Citation: 6B_755/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a constaté que l'excès de vitesse en cause avait été commis dans le cadre d'une course officielle urgente. Elle a cependant considéré que le recourant n'avait pas, si on s'en tenait aux exigences élevées du Tribunal fédéral, fait preuve de toute la prudence qu'imposaient les circonstances et qu'il ne pouvait dès lors prétendre à l'impunité fondée sur l'art. 100 ch. 4 LCR. Le recourant discute l'appréciation cantonale. Il fait grief à l'autorité précédente de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il n'y avait aucun piéton à l'endroit et au moment du contrôle radar. Elle avait par ailleurs omis de considérer, en violation du principe de présomption d'innocence, qu'au moment de la poursuite, il ne pouvait pas exclure l'existence d'une mise en danger de mort concrète et imminente car il ignorait si le conducteur « carjacké » ou un passager se trouvait encore à bord du véhicule en fuite. La cour cantonale aurait également dû prendre en considération, d'une part, le fait qu'il était assisté dans sa conduite par son co-équipier et, d'autre part, que le véhicule en fuite jouait un rôle d'avertisseur pour les autres usagers de la route. Elle avait par ailleurs erronément retenu qu'il cherchait à intercepter les fuyards, alors que son but était uniquement de les garder en visuel. Or aussi longtemps qu'il circulait à la même vitesse que les fuyards, sa course devait être considérée comme proportionnée. Il avait même ralenti pour franchir un feu rouge, ce qui montrait qu'il prenait des précautions.