Citation: 1C_130/2022 E. 1.2

1.2. Aux termes de son arrêt, le Tribunal cantonal a jugé que le recourant ne démontrait pas que les projets litigieux, relativement éloignés de sa parcelle et sur lesquels il n'avait aucune vue directe, seraient malgré cette distance de nature à lui occasionner des nuisances significatives le touchant dans une mesure et une intensité plus grande que les autres riverains et propriétaires du secteur. Il en a conclu qu'il convenait de lui dénier la qualité pour recourir, ce qui conduisait à constater l'irrecevabilité des recours. Le Tribunal cantonal a également examiné les griefs de fond du recourant. Toutefois, dans la mesure où il a jugé que le recourant ne revêtait pas la qualité pour recourir, il pouvait s'épargner de toute autre et plus ample analyse de la cause. Le seul défaut de cette qualité, en tant que condition de recevabilité, suffisait en effet à ne pas analyser plus avant les mérites du recours (sur le plan cantonal, cf. art. 75 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative [LPA-VD; BLV 173.36], par renvoi de l'art. 99 LPA-VD; cf. ATF 144 I 43 consid. 2.1; 141 II 50 consid. 2.1; arrêt 1C_611/2017 du 13 novembre 2018 consid. 1.2.2). Aussi convient-il, dans un premier temps, de vérifier si c'est à juste titre que le Tribunal cantonal a dénié au recourant cette qualité, ce qui, dans l'affirmative, scellerait définitivement le sort du litige. Si, à l'inverse, la légitimité du recourant devait être reconnue, il conviendra d'examiner les autres aspects néanmoins abordés par l'instance précédente dans son arrêt.