Citation: 4C.68/1999 05.07.2000 E. 1

1.- a) La cour cantonale a retenu que les rapports de travail entre le demandeur et la défenderesse étaient régis par la convention collective de travail de l'industrie vaudoise des transports routiers, du 1er janvier 1989 (CCT), étendue par un arrêté du Conseil d'État du canton de Vaud du 16 juin 1989. La défenderesse ne conteste pas faire partie des entreprises liées par cette convention. Elle soutient, cependant, que cette dernière n'était pas applicable au demandeur en 1990 et 1991, car, durant cette période, le salarié "bénéficiait" d'un statut de chauffeur auxiliaire qui lui permettait de travailler quand bon lui semblait et de refuser des missions. b) Selon l'art. 3 de l'arrêté du Conseil d'État du 16 juin 1989 étendant le champ d'application de la convention collective de travail de l'industrie vaudoise des transports routiers, les clauses étendues s'appliquent aux rapports de travail entre, d'une part, les entreprises établies dans le canton de Vaud qui effectuent des transports exclusivement pour des tiers ou les entreprises mixtes dont l'activité prépondérante consiste dans de tels transports et, d'autre part, les travailleurs occupés dans ces entreprises, à l'exception des employés de bureau et des apprentis. Il ne découle nullement de cette disposition que la convention collective ne serait pas applicable aux travailleurs revêtant le statut d'auxiliaires. La cour cantonale a donc jugé à bon droit qu'elle régissait les rapports entre les parties. Le grief doit être rejeté.