Citation: 4A_53/2010 29.04.2010 E. A

Le 14 juillet 1986, une police d'assurance sur la vie mixte, avec participation aux excédents, a été établie, constatant la conclusion d'un contrat d'assurance entre H.A.________, en tant que preneur, et l'assurance Z.________, en tant qu'assureur; la personne assurée est F.A.________, l'épouse du preneur. L'assurance, qui arrive à échéance le 1er juin 2015, prévoit le versement d'une prime semestrielle, d'un montant de 3'141 fr.60, devant être payée la première fois le 1er juin 1986 et la dernière le 1er décembre 2014. A titre principal, la prestation de l'assureur consiste dans le versement d'un capital de 200'000 fr. à l'échéance du contrat si la personne assurée est en vie ou à la date de son décès s'il survient antérieurement; au titre d'assurance complémentaire, il est prévu, en cas d'incapacité de gain de la personne assurée, due à un accident ou à une maladie, la libération du service des primes à partir du 61ème jour. Le preneur d'assurance n'a pas réagi dans les quatre semaines à compter de la réception de la police. Il prétend aujourd'hui que la police ne correspond pas à la proposition qu'il avait signée avec son épouse le 28 mai 1986, que celle-ci a été modifiée à son insu par l'assureur et qu'il ne voulait pas l'assurance complémentaire en cas d'incapacité de gain due à un accident ou à une maladie. L'épouse du preneur, l'assurée, a été victime d'un accident le 25 janvier 1992. Par décision du 1er juillet 1994, elle a été mise au bénéfice d'une demi-rente AI, puis, par décision du 29 avril 1999, d'une rente entière de l'AI. L'assurance Z.________, est devenue, à la suite d'une fusion, l'assurance X.________, avec effet au 31 décembre 2001. Ayant reçu un décompte de primes daté du 3 novembre 2006, H.A.________ a demandé des éclaircissements. Le 21 novembre 2006, l'assureur lui a communiqué le détail du montant de la prime semestrielle. Le preneur a alors constaté que celle-ci comportait, par 112 fr.20, une prime pour l'assurance complémentaire de libération des primes en cas d'incapacité de gain due à un accident ou une maladie. Prenant conscience qu'il pouvait en profiter, H.A.________, par lettre du 17 juillet 2007, a informé l'assureur de l'incapacité de gain de son épouse, consécutive à l'accident survenu le 25 janvier 1992. Le 16 août 2007, l'assureur a accepté la libération totale des primes et a restitué au preneur la somme de 15'184 fr.40 correspondant à la libération des primes pour la période du 1er juillet 2005 au 30 novembre 2007. Par courrier du 6 septembre 2007, l'assurance a précisé qu'elle ne remonterait pas au-delà du 1er juillet 2005, en invoquant le délai de prescription de deux ans prévu par l'art. 46 LCA. Elle a maintenu par la suite cette position.