Citation: 9C_573/2019 E. 5.2.2

5.2.2. Si comme leurs confrères en 2003, les experts ont, en 2017, retenu le diagnostic de trouble somatoforme douloureux persistant, ils ont en revanche considéré que ce diagnostic n'était pas incapacitant, et ont exclu la présence d'un trouble de la personnalité, au profit d'un épisode dépressif léger (F32.0) sans incidence sur la capacité de travail. Cela étant, l'expert psychiatre ne met pas en évidence d'éléments concrets d'un changement de l'état de santé sur le plan psychique depuis 2003. Il apprécie la situation uniquement au moment de son examen, sans prendre position par rapport à la situation passée, et conclut à l'absence d'incapacité de travail au terme d'une analyse (rudimentaire) de la gravité de l'atteinte à la santé de l'intimé conformément aux indicateurs définis par la jurisprudence (ATF 141 V 281). Or cette nouvelle jurisprudence ne constitue pas en soi un motif de révision (ATF 141 V 585), pas plus que la seule appréciation différente de la capacité de travail. Le simple fait qu'un diagnostic ne soit plus retenu à la suite d'un examen ultérieur ne saurait non plus justifier, à lui seul, la révision du droit à la rente, dans la mesure où un tel constat ne permet pas d'exclure l'existence d'une appréciation différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé. Un motif de révision ne saurait être admis que si le nouveau diagnostic est corroboré par un changement clairement objectivé de la situation clinique et par l'amélioration, pour ce motif, de la capacité de travail résiduelle, ce qui n'est pas le cas en l'espèce (sur les exigences en matière de preuve pour une évaluation médicale dans le cadre d'une révision, voir arrêts 9C_418/2010 du 29 août 2011 consid. 4.2, in SVR 2012 IV n° 18 p. 81, et 8C_441/2012 du 25 juillet 2013 consid. 6, in SVR 2013 IV n° 44 p. 134).