Citation: 8C_176/2023 E. 4.2

4.2. Selon l'instance précédente, l'appréciation de la doctoresse G.________ n'était pas convaincante. Après réception de l'avis du docteur E.________, le docteur F.________, qui initialement ne préconisait pas de reprise chirurgicale, avait changé d'avis. Le docteur D.________ avait par ailleurs conseillé de consulter à nouveau le docteur F.________, puis avait indiqué se rallier à l'avis de celui-ci et à celui du docteur E.________. Ce dernier n'était donc pas le seul à recommander la cimentoplastie. Il avait en outre mis en exergue une déchirure du disque intervertébral D12-L1, qui n'avait pas été observée sur les précédentes imageries. Le docteur D.________ avait du reste admis que ces nouvelles investigations laissaient penser que la consolidation de L1 n'était pas tout à fait complète. Enfin, l'intervention proposée visait à agir sur des lésions de la colonne vertébrale, par la correction d'une consolidation vertébrale incomplète. Le docteur F.________ avait confirmé que la cimentoplastie envisagée était susceptible d'apporter de manière moins invasive un résultat similaire à une spondylodèse. Le traitement ne pouvait donc pas être qualifié d'uniquement antalgique. En définitive, l'appréciation de la doctoresse G.________ avait été influencée par le fait que l'intervention - pratiquée en février 2019 - n'avait pas eu les effets escomptés. Or il était manifeste qu'en juin 2018, deux spécialistes étaient d'avis qu'elle était de nature à améliorer de manière sensible le tableau clinique de l'intimé. Le médecin conseil de la recourante s'était rallié à cet avis. Par conséquent, l'état de santé n'était pas stabilisé au 31 décembre 2017, de sorte que la recourante devait poursuivre le versement de l'indemnité journalière. Vu la congruence des avis médicaux au dossier, la stabilisation des lésions résultant de l'accident avait été atteinte le 20 août 2019, date jusqu'à laquelle l'intimé pouvait prétendre à l'indemnité journalière.