Citation: 4C.151/2003 26.08.2003 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 127 III 543 consid. 2c p. 547; 126 III 189 consid. 2a). Contrairement à ce que soutient la défenderesse, le Tribunal fédéral est lié par l'ensemble des faits constatés par l'autorité cantonale, peu importe que ceux-ci figurent dans la partie en fait de l'arrêt attaqué ou dans la motivation en droit. En revanche, il ne sera pas tenu compte des éléments de fait invoqués dans le recours qui ne ressortent pas de la décision entreprise, ni d'ailleurs des faits supplémentaires allégués par le demandeur et destinés à compléter l'arrêt attaqué.