Citation: 6B_503/2018 E. 1.3.1

1.3.1. Selon le recourant, les réponses qu'il a données lors de l'interrogatoire du 17 mars 2015 auraient été suggérées par la police. Son argumentation repose sur une phrase du rapport de synthèse établi par la police le 20 juillet 2015, à teneur duquel " les enquêteurs, tout comme son mandataire, ont fait comprendre au prévenu qu'il serait temps de parler et d'expliquer ce qui s'est réellement passé durant cette fameuse soirée du 6 janvier 2015 " (pce 2201). Or s'il ressort de cette indication, retenue par la cour cantonale (cf. jugement entrepris consid. 6 p. 22), que le recourant a été encouragé à expliquer ce qui s'est passé le soir en question, rien ne permet de constater que le déroulement des faits, tel que détaillé par le recourant à cinq reprises, aurait été suggéré. Le recourant ne conteste pas la constatation selon laquelle les questions posées lors des différents interrogatoires étaient ouvertes. Il ne prétend pas que les enquêteurs auraient omis de confronter ses réponses entre elles ou avec les éléments matériels recueillis. Il admet avoir décrit précisément les circonstances de l'infraction (mémoire de recours, ch. 3 p. 14; cf. art. 160 CPP). Il est établi et incontesté que le recourant a refusé d'être enregistré et filmé durant les différents interrogatoires et qu'il était assisté de son avocat. Cela étant, en tant que le recourant se borne à supposer que des réponses auraient " pu être suggérées " lors de la suspension de l'audition, il formule une simple hypothèse purement appellatoire, partant irrecevable. Pour le surplus, le recourant ne fait pas valoir d'autres circonstances relatives aux interrogatoires qui l'auraient conduit à s'accuser faussement. Par ailleurs, le recourant ne prétend pas que les aveux seraient inexploitables (cf. art. 140 s. CPP). En tout état, il ne tente pas de démontrer qu'ils auraient été obtenus par un moyen de contrainte, le recours à la force, les menaces, les promesses, la tromperie ou tout autre moyen susceptible de restreindre ses facultés intellectuelles ou son libre arbitre. En définitive, le recourant échoue à mettre en doute la crédibilité de ses aveux en raison des circonstances dans lesquelles ils ont été obtenus.