Citation: 1B_51/2014 E. B

A la suite de la notification de l'arrêt rédigé du Tribunal correctionnel, A.________ a motivé son appel par mémoire du 30 janvier 2014, concluant notamment au prononcé d'une peine privative de liberté compatible avec le sursis partiel, celui-ci devant être accordé au moins pour deux ans. Il a en outre requis sa mise en liberté immédiate. Le 3 février 2014, le Ministère public vaudois, agissant par son Procureur général, a demandé l'admission de cette seconde demande; il a cependant requis le prononcé de mesures de substitution similaires à celles qui, pendant l'instruction pénale, avaient été ordonnées le 27 septembre 2011 au moment de la remise en liberté du prévenu - détenu alors depuis le 23 septembre 2010 -, soit la poursuite du traitement de type psychothérapeutique auprès du Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires (SMPP), l'interdiction d'entretenir toute relation avec les personnes victimes et/ou lésées par les actes retenus à sa charge et l'interdiction de participer à quel titre que ce soit, à titre professionnel ou non, à des activités, scolaires ou associatives notamment, comportant un contact avec des personnes de sexe féminin âgées de moins de dix-huit ans. Le 3 février 2014, la Présidente de la Cour d'appel pénale a rejeté cette requête, retenant l'existence d'un risque de récidive, le défaut de mesure de substitution suffisante pour pallier ce danger et le respect du principe de proportionnalité s'agissant de la durée de la détention.