Citation: 6B_853/2021 E. 3.3.1

3.3.1. S'agissant du litige entourant les prêts G.________, la cour cantonale a considéré que le libellé des transferts bancaires en provenance du compte de l'Étude de C.________ mentionnait certes qu'il s'agissait de prêts. Cet avocat avait par la suite confirmé tant à B.D.________ SA et B.B.________ SA qu'à la banque, qui s'interrogeait sur l'identité de l'actionnaire à l'origine de ces transferts, que ceux-ci émanaient de G.________. De même, les intitulés initiaux des comptes dans les registres des deux sociétés concernées mentionnaient des " prêts G.________ ", avant d'être renommés par le recourant à son nom. Ces éléments étaient suffisants pour permettre légitimement à B.B.________ SA - dont le plaignant n'avait jamais été un organe - et B.D.________ SA, de même qu'au ministère public, de soupçonner que le recourant aurait pu se livrer à des actes de gestion déloyale au détriment de ces sociétés en procédant à des remboursements indus (arrêt attaqué, consid. 4.3 p. 18 s.). En tant qu'administrateur de B.D.________ SA et B.B.________ SA, et directeur de cette dernière société, l'on pouvait ainsi considérer que le recourant avait failli à ses obligations légales et contractuelles, en tant qu'il lui incombait de veiller à ce que les opérations soient documentées et correctement inscrites dans les livres des sociétés dont il assurait la gestion, ce d'autant que la réalité des " prêts " censés justifier ces mouvements de fonds n'avait jamais été établie. Il n'en demeurait pas moins que E.________, à l'initiative duquel la procédure pénale avait été ouverte, ne pouvait ignorer l'inanité de ses accusations, notamment que G.________ ne pouvait être à l'origine de ces transferts, dans la mesure où cette société était destinée uniquement à un portage d'actions et ne disposait pas d'actifs propres, les fonds payés par le plaignant sur les comptes de C.________ devant servir à payer le rachat des actions du groupe B.________. Il avait d'ailleurs finalement admis, durant la procédure, avoir ordonné certains débits qu'il reprochait jusqu'alors au recourant. Vu l'arrêt du Tribunal fédéral du 19 mai 2020 (6B_221/2020), cette connaissance suffisait à exclure l'application de l'art. 426 al. 2 CPP à ce complexe de fait, quand bien même, d'un point de vue extérieur, divers éléments résultant en grande partie des carences administratives du recourant avaient pu légitimer les soupçons (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3 p. 19).