Citation: 5A_557/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu qu'il résultait du dossier que A.________ était prévenu de gestion déloyale et faux dans les titres. Il lui était en substance reproché d'avoir géré les avoirs de la Fondation sans respecter le cadre du mandat de gestion, soit en opérant des investissements très importants dans des catégories de produits structurés ne présentant pas une garantie de capital suffisante, ainsi que dans des produits financiers non autorisés, de sorte que la Fondation aurait essuyé de lourdes pertes. II lui était également fait grief d'avoir perçu des rétrocessions à l'insu de la Fondation, d'avoir multiplié les transactions afin d'augmenter ses revenus sous forme de commissions (barattage) et d'avoir prélevé des frais supérieurs à ceux qui avaient été convenus. Il résultait par ailleurs du dossier pénal que dans le cadre de son activité délictueuse, A.________ avait créé plusieurs sociétés, et notamment la société F.________, qu'il dominait économiquement. L'intéressé était d'ailleurs administrateur président avec signature individuelle des sociétés recourantes. Il ressortait en outre du registre des actionnaires que l'actionnariat de la société B.________ SA était composé de membres de la famille de A.________, à savoir G.________, H.________, I.________ et J.________, tandis que celui de la société C.________ SA était composé de K.________ et L.________ SA, dont A.________ était l'administrateur. Ces différents éléments suffisaient pour retenir, au stade de la vraisemblance en tout cas, l'application du principe de la transparence, A.________ ayant apparemment, au travers de relations familiales, la mainmise sur les sociétés recourantes, dont l'indépendance ne semblait être invoquée que pour se soustraire à l'exécution forcée.