Citation: 6B_152/2014 E. 3.6.2

3.6.2. Le certificat médical du 19 septembre 2011 atteste que le recourant s'est plaint, le 23 août 2011, de subir ("encore"; art. 105 al. 2 LTF) des provocations de la part des gardiens (arrêt entrepris, p. 3). Cette plainte est émise à peine quatre jours après la première tentative de suicide et le lendemain de la deuxième. Des précisions sur ce point, propre à apprécier la crédibilité des accusations portées par le recourant, auraient dû être requises auprès de ses médecins traitant. Des informations plus détaillées des médecins auraient également dû être demandées afin de déterminer les motifs précis avancés par le recourant pour expliquer chacune de ses deux tentatives de pendaison. En omettant ces actes d'instruction, les autorités précédentes ont violé le droit du recourant à une enquête approfondie et effective consacré par l'art. 3 CEDH et l'obligation d'instruire d'office découlant de l'art. 6 CPP. Elles ne pouvaient en l'état du dossier considérer qu'il n'existait aucun soupçon justifiant une mise en accusation ou que les éléments constitutifs d'une infraction n'étaient pas réunis (cf. 319 al. 1 let. a et b CPP).