Citation: 5A_164/2022 E. 5.3.2

5.3.2. La recourante reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir procédé à la pesée des intérêts qui devait être effectuée et d'avoir uniquement retenu des éléments à sa charge, sans s'interroger sur les conséquences du placement sur le développement d'un enfant de 4 ans et demi présentant un TSA. Cela est erroné, dans la mesure où la juridiction cantonale a bel et bien procédé à une pesée des intérêts en présence et fourni une motivation circonstanciée à cet égard. Il sied par ailleurs de relever que si le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence d'un enfant et le placement de celui-ci ne sont certes pas des solutions idéales et qu'ils ne sont pas exempts de conséquences pour l'enfant, ils doivent néanmoins être prononcés si, après une pesée des intérêts en présence, ils semblent mieux répondre à son bien-être que son maintien auprès de son parent. Or, la recourante ne parvient pas à démontrer que, en l'espèce, l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en affirmant que les mesures prononcées par l'APEA seraient préférables à un maintien du statu quo. La recourante soutient en outre que la situation aurait fondamentalement changé pour elle avec le diagnostic de TSA intervenu après la décision de première instance. Cette argumentation peut toutefois être écartée compte tenu des éléments déjà exposés ci-dessus (cf. supra consid. 5.2.2). En outre, la recourante s'en prend à la constatation cantonale selon laquelle elle aurait eu de la peine à maintenir un suivi durable en faveur de l'enfant. Là encore, elle se base de manière appellatoire sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris et dont elle n'explique pas en quoi ils en auraient été arbitrairement omis (situation de pénurie en Valais, refus d'une psychologue d'assurer le suivi de l'enfant, bref contact téléphonique avec une autre, etc.). S'agissant du manque de collaboration relevé par l'autorité cantonale, la recourante soutient que ses relations avec les intervenants avec lesquels elle serait amenée à collaborer en cas de retour de son fils au domicile ne seraient pas problématiques. Elle en veut pour preuve qu'elle collaborerait avec une série d'intervenants qui seraient présents dans la vie de l'enfant en cas de retour à domicile, que la collaboration avec la maîtresse d'école se passerait très bien et que la pédopsychiatre aurait relevé dans son rapport du 23 novembre 2021 une alliance thérapeutique solide. Cela étant - pour autant encore qu'établis, ce qui ne semble pas être le cas -, ces faits ne sont pas de nature à faire apparaître comme arbitraire la constatation cantonale selon laquelle, dans les faits, la mère a d'ores et déjà, par le passé, montré une grande réticence à collaborer avec divers intervenants impliqués dans la procédure, ce qui commande une attitude prudente pour la suite. La recourante fait encore valoir que son comportement aurait été induit jusqu'au diagnostic de TSA par les a priori des différents intervenants sur ses méthodes éducatives. Elle soutient que les relations conflictuelles qui lui sont reprochées depuis le placement de l'enfant découleraient du traumatisme généré par ce placement et qu'elles concerneraient uniquement les personnes impliquées dans cette mesure, qui n'auraient entendu aucun de ses soucis et qui se seraient murées dans leurs certitudes. Cette affirmation n'est toutefois qu'un argument de plus par lequel la recourante substitue - en vain - son appréciation de la situation à celle de l'autorité précédente, sans jamais parvenir à établir l'arbitraire de la motivation de l'arrêt querellé. Il suit de ce qui précède que, pour autant que recevable, le grief est infondé.