Citation: 2C_411/2024 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué qu'après leur séparation, les parents de C.________ ont détenu l'autorité parentale conjointe et ont exercé une garde alternée jusqu'en mai 2019, mais qu'à partir du 26 juillet 2019, sur décision de l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du 26 juillet 2019, le droit de visite du recourant a été restreint pour n'être exercé qu'à quinzaine, sous surveillance, au Point Rencontre, puis, sur simple avis de l'Office de protection de l'enfant, à quinzaine, au Point Échange, une demie journée. L'arrêt attaqué n'indique pas que cette décision, qui est la dernière à régler les relations entre le recourant et sa fille, ait été révoquée ou modifiée en faveur d'un élargissement du droit de visite, la décision de cette même autorité du 26 avril 2022 ayant pour seul objet l'attribution de l'autorité parentale sur C.________ exclusivement à la mère. La décision du 26 juillet 2019 demeure par conséquent valable. Il apparaît ainsi de la décision judiciaire que le recourant a, par son propre comportement, perdu la garde alternée de sa fille et qu'il n'a depuis lors pas bénéficié d'un droit de visite usuel au sens de la jurisprudence rappelée ci-dessus. A quoi s'ajoute qu'il a lui-même renoncé à exercer le droit de visite qu'il avait obtenu par décision du 26 juillet 2019 en refusant de l'exercer sous surveillance et en quittant volontairement la Suisse le 3 décembre 2019 au détriment du maintien voire de l'approfondissement de ses relations avec sa fille. C'est par conséquent de son propre chef que le recourant a distendu ses relations avec sa fille pour ne les exercer à l'heure actuelle que par des communications par WhatsApp. Si, certes, les communications par ce biais ont lieu à l'heure actuelle plusieurs fois par semaine selon les faits retenus dans l'arrêt attaqué, elles sont bien le seul fait du recourant et ne conduisent pas à admettre que celui-ci entretient des relations étroites et effectives sur le plan affectif avec sa fille au sens de la jurisprudence, comme l'a jugé à bon droit l'instance précédente. Ce dernier constat démontre en revanche que le maintien du lien entre le recourant et sa fille peut, malgré la distance, être exercé par des moyens techniques suffisants, de sorte que les liens familiaux ne seront pas irrémédiablement rompus dans l'avenir.