Citation: 6B_545/2015 E. 1.4

1.4. L'autorité précédente a nié l'existence de menaces, au motif que le recourant ne s'était pas retrouvé face à un danger imminent et impossible à détourner autrement; il avait certes fait part de l'existence de menaces de la part de compatriotes, avec pour effet de se sentir obligé de conserver cachés chez lui des objets qu'il savait volés. L'existence de telles menaces n'avaient toutefois pas été établies, celles-ci ne reposant que sur les allégations du recourant et aucun autre élément de la procédure ne permettant de les étayer suffisamment. Le recourant fait valoir que ses déclarations à la police ainsi que celles de son épouse, relatives aux menaces dont il faisait l'objet, étaient attestées par des pièces versées au dossier, lesquelles démontraient la volonté du couple de changer de logement au vu de leur crainte pour leur sécurité. Une assistante sociale de l'Hospice général avait ainsi confirmé que les époux X.________ lui avaient fait part à l'époque de "doléances à propos de problèmes de fréquentations et des dérangements constants par des géorgiens". Contrairement à ce qu'affirme le recourant, ce témoignage, qui démontre certes que lui-même et sa famille étaient incommodés par les fréquents passages de compatriotes à leur domicile, ne permet pas de conclure qu'il était face à un danger imminent. Le recourant allègue par ailleurs que les compatriotes en question ont été, dans l'intervalle, condamnés pour appartenance à une organisation criminelle, ce qui tendrait à prouver que les menaces étaient avérées. Cet élément n'a toutefois pas été constaté par les juges cantonaux, si bien qu'il ne peut pas être pris en considération. Quoi qu'il en soit, comme le recourant ne fait pas valoir qu'il se serait adressé aux autorités pour parer au danger dont il se sentait menacé (cf. consid. 2.1.3 ci-après), la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, nier l'existence de menaces.