Citation: 5A_448/2009 25.05.2010 E. 4

Selon le recourant, l'autorité cantonale n'aurait par ailleurs pas tenu compte de la charge, d'un montant de 2'500 fr. par mois, que représente la naissance de son fils cadet. Autant qu'il est suffisamment motivé, ce grief n'apparaît pas fondé. Le Tribunal d'arrondissement a en effet admis que cet enfant représentait une charge supplémentaire qui devait être prise en considération. Les juges cantonaux ont cependant considéré que le père vivait en concubinage avec la mère, employée à mi-temps en qualité de secrétaire dans son cabinet, laquelle devait aussi contribuer à l'entretien de leur fils. Le recourant allègue que celle-ci a trois autres enfants à charge, ce qui constitue toutefois un fait nouveau et, partant, irrecevable. Se référant à la méthode dite des pourcentages, il expose en outre que la somme qu'il estime devoir consacrer à ses enfants correspond au 30% de son salaire mensuel, à savoir 2'500 fr. chacun, comme l'intimée l'aurait du reste reconnu. Si la fixation de l'entretien d'après un pourcentage du revenu du débiteur d'aliments est admise pour arrêter les contributions en faveur des enfants, on ne voit pas en quoi le calcul effectué par le recourant serait en l'occurrence pertinent. L'autorité cantonale a estimé qu'après paiement des pensions en faveur de sa famille, y compris celle pour son fils majeur, des impôts et des intérêts hypothécaires, le recourant disposait encore d'un solde de 9'408 fr., auquel il convenait d'ajouter les 5'652 fr. 25 de revenus de sa compagne. Le Tribunal d'arrondissement en a déduit que, malgré la baisse de ses ressources et la charge représentée par son dernier enfant, le débirentier était en mesure de continuer à contribuer à l'entretien des siens sans diminuer son train de vie. Or, le recourant ne démontre nullement en quoi ce raisonnement serait insoutenable.