Citation: 8C_911/2014 E. 5.1

5.1. Par un premier moyen, la recourante invoque une violation de l'interdiction de l'arbitraire consacrée à l'art. 9 Cst., en tant que la cour cantonale a considéré qu'elle ne pouvait se prévaloir du droit à la protection de la bonne foi et, partant, a refusé de déduire du montant réclamé les sommes que l'intéressée allègue avoir restituées au collaborateur de la caisse immédiatement après les avoir reçues. Sur ce point, la recourante soulève le grief de la constatation manifestement inexacte d'un fait dont la correction est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Se référant au jugement du tribunal correctionnel du 20 juin 2012 et à la procédure d'instruction pénale, elle fait valoir que le collaborateur indélicat ne lui a jamais fait part de détournements ou d'actes illicites de sa part. En outre, celui-ci a exploité des personnes qu'il avait reconnues comme étant dans une situation personnelle, familiale ou financière délicate. D'ailleurs, elle-même présentait à l'époque une extrême fragilité psychique, accompagnée d'idées suicidaires. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en considération ces faits de façon arbitraire, en retenant qu'il était exigible, étant donné l'ambiguïté de la situation, que l'intéressée demandât des informations complémentaires ou sollicitât au moins la remise d'une quittance.