Citation: 5A_305/2022 E. 3.1

3.1. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré par l'art. 29 al. 2 Cst., le devoir pour le juge de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse en saisir la portée, l'attaquer utilement s'il y a lieu, et l'autorité de recours, exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision (ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3; 143 III 65 consid. 5.2; 142 I 135 consid. 2.1; arrêt 5A_443/2022 du 3 mars 2023 consid. 6 et les références). Il n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 III 65 consid. 5.2; 142 II 154 consid. 4.2; 139 IV 179 consid. 2.2). Comme le droit à une décision motivée participe de la nature formelle du droit d'être entendu (ATF 142 II 218 consid. 2.8.1; 127 V 431 consid. 3d/aa; 126 V 130 consid. 2b), ce moyen doit être examiné en premier lieu et avec une pleine cognition (ATF 124 I 49 consid. 1; arrêts 5A_695/2021 du 18 janvier 2022 consid. 2.4; 8C_119/2020 du 26 novembre 2020 consid. 4.2 et les références).