Citation: 5A_484/2023 E. 1.2

1.2. Dans son écriture, au chapitre " II. Recevabilité " (p. 11-12), la recourante ne se prononce pas sur la problématique de l'intérêt actuel au recours (art. 42 LTF), se bornant à affirmer, par référence à l'art. 76 al. 1 let. a et b LTF, qu'elle a qualité pour recourir " en tant que titulaire de l'autorité parentale et de la garde exclusive sur l'enfant C.________ ". Cela étant, l'objet du litige est la décision de la juge de district du 21 avril 2023. Or, qu'elle qu'en soit sa qualification, force est de constater que la portée de cette décision était limitée. Elle retient qu'en vertu de la décision du 20 décembre 2022, B.________ est autorisé à prendre l'enfant " ce vendredi 21 avril 2023". La recourante admet du reste elle-même expressément qu'elle "statue uniquement sur le droit de visite du vendredi 21 avril 2023 jusqu'au dimanche 23 avril 2023". Cette décision a en effet été rendue sur intervention de B.________ motivée par le fait que la recourante " s'opposait à ce que son droit de visite s'exerce ce week-end ". Par ailleurs, il résulte des faits constatés par le juge cantonal que l'exercice du droit aux relations personnelles de l'intimé fait désormais l'objet de la décision provisionnelle de la juge de district du 25 avril 2023. La décision du 21 avril 2023 dont la recourante entend obtenir le constat de la nullité, subsidiairement l'annulation en concluant au renvoi de la cause au Tribunal cantonal a donc déployé tous ses effets. Dans ces conditions, l'intérêt actuel requis fait manifestement défaut (cf. supra consid. 1.1; cf. aussi ATF 125 II 86 consid. 5b). On ne voit par ailleurs pas - et la recourante n'en dit mot au titre de la recevabilité du présent recours (art. 42 LTF) - en quoi le simple rappel de la décision antérieure du 20 décembre 2022 contenu dans celle litigieuse du 21 avril 2023 rendrait actuel son intérêt à recourir devant le Tribunal de céans, compte tenu de la nouvelle décision du 25 avril 2023. Pour le surplus, la recourante ne cherche pas non plus à démontrer (art. 42 LTF) que les conditions cumulatives permettant exceptionnellement de faire abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel seraient réunies en l'espèce (cf. supra consid. 1.1). Quoi qu'il en soit, rien n'indique qu'un litige de ce genre pourrait se reproduire en tout temps dans des circonstances analogues et que la question matérielle posée par le recours est une question de principe susceptible de se poser à nouveau sans que le Tribunal fédéral, saisi d'un recours, puisse statuer en temps utile. Il suit de là qu'au moment du dépôt du recours devant le Tribunal fédéral, la recourante ne pouvait se prévaloir d'aucun intérêt actuel à la modification ou à l'annulation de la décision du 25 mai 2023.