Citation: 4C.434/2004 05.08.2005 E. 3

Comme elle l'a fait sous l'angle de l'appréciation arbitraire des preuves, dans son recours de droit public connexe, la défenderesse reproche également à la Cour d'appel, dans son recours en réforme, d'avoir commis une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) en se fondant sur l'en-tête de certains documents remis au demandeur pour en déduire l'identité de la débitrice des prestations du plan social. Plus précisément, en tirant un parallèle entre la situation du demandeur et celle d'un autre préretraité - le dénommé A.________ -, la cour cantonale aurait omis de faire la distinction qui s'impose entre les décomptes afférents aux salaires et ceux relatifs aux prestations découlant du plan social. Au demeurant, toujours selon la recourante, la situation de ces deux personnes n'était pas comparable. En argumentant ainsi, l'intéressée méconnaît, outre la notion d'inadvertance manifeste (sur ce point, cf. ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b), la distinction qui doit être opérée entre une question de fait et une question de droit. En l'espèce, le litige ne porte pas tant sur la question de savoir quels décomptes ont été établis sur quels papiers à lettres que sur celle des conséquences qu'il y a lieu d'en tirer. Il s'agit là toutefois d'un problème juridique qui va au-delà de la simple constatation des faits pertinents. Quoi qu'il en soit, au regard des motifs énoncés ci-après, savoir qui a établi les fiches de salaire n'est pas un fait pertinent pour la solution du différend.