Citation: 1P.681/2000 21.12.2000 E. B

B.- Le 1er juin 1999, Y.________ a déposé plainte pénale contre X.________ pour diffamation, subsidiairement pour injure, à raison de ces affirmations. Le 1er mars 2000, la police cantonale valaisanne a rendu son rapport après avoir entendu la plaignante, le prévenu et Z.________. Le Juge d'instruction pénale du Valais central, Jacques de Lavallaz, en charge du dossier (ci-après, le Juge d'instruction pénale) a ordonné l'apport à la procédure d'un avis de droit réalisé le 15 décembre 1999 à la demande de la Commune de Montana par Christian Jacquod, ancien Président du Tribunal cantonal valaisan, concernant l'opportunité d'introduire une action civile ou pénale à l'encontre de Z.________ et de Y.________. L'auteur de ce document conclut qu'une action en responsabilité contre cette dernière n'aurait guère de chance de succès. Par ordonnance du 15 juin 2000, le Juge d'instruction pénale a inculpé X.________ de diffamation et subsidiairement d'injures, après avoir entendu les parties le 22 mai 2000, et leur a fixé un délai de vingt jours pour requérir un éventuel complément d'instruction. Il retenait à la charge du prévenu que celui-ci aurait laissé entendre au travers de son avis de droit que Me Y.________ "avait sciemment omis de bloquer la prescription par rapport à son intérêt en regard au mandat de la société A.________".