Citation: 1B_175/2021 E. 1

Le 28 avril 2020, A.________ a déposé une plainte pénale pour agression et non-respect de la distance imposée par le coronavirus à l'encontre de son collègue de travail B.________ à la suite d'un incident survenu sur leur lieu de travail. Le 3 juillet 2020, B.________ a déposé une plainte pénale pour dénonciation calomnieuse et enregistrement non autorisé de conversations contre A.________. Le 24 septembre 2020, le mandataire de choix de A.________ a complété la plainte en ce sens que la qualification juridique des faits soit celle de lésions corporelles simples par dol éventuel et requis que la qualité de victime LAVI soit reconnue à sa mandante. Le 16 novembre 2020, le Ministère public de l'Etat de Fribourg a cité A.________ et B.________ à comparaître le 17 décembre 2020, à 09h30, en qualité de prévenus. Le 23 novembre 2020, A.________ a recouru contre cette citation auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg en concluant à son annulation, à la possibilité de prendre connaissance de la plainte pénale déposée contre elle avant de fixer une nouvelle audience et à la reconnaissance de sa qualité de victime LAVI afin de ne pas être confrontée, sans son accord, à B.________. Elle a également requis l'octroi de l'effet suspensif à son recours et le report de l'audience du 17 décembre 2020 à une date ultérieure. Le 10 décembre 2020, le Président de la Chambre pénale a accordé l'effet suspensif au recours. Par arrêt du 11 mars 2021, elle a déclaré le recours irrecevable dans la mesure où il n'était pas devenu sans objet. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt dans la mesure où il déclare irrecevable son recours du 23 novembre 2020 et met les frais à sa charge, de lui reconnaître la qualité de victime LAVI et de dire qu'elle ne doit pas, sans son accord, être mise en présence de B.________.