Citation: 8C_438/2024 E. 5.1

5.1. La recourante soutient que l'intimé souffre d'une lombalgie, d'une discopathie étagée dégénérative et d'un effet de masse en regard du disque L2-L3 dont l'origine ne peut être attribuée à un facteur externe. Sans remettre en cause les constatations des premiers juges sur le déroulement de l'événement du 13 septembre 2022, elle affirme qu'aucun facteur extérieur extraordinaire n'est à l'origine des atteintes à la santé de l'intimé. En particulier, la dynamique du mouvement et l'effort réalisé ne seraient pas exceptionnels au regard de la constitution physique de l'intimé (entre 72 et 74 kilos) et de ses habitudes professionnelles. Elle reproche également aux premiers juges d'avoir retenu à tort un mouvement en porte-à-faux et, partant, d'avoir admis la réalisation d'un mouvement non coordonné. Enfin, elle fait valoir que l'événement du 13 septembre 2022 serait comparable à deux précédents (arrêts U 238/99 du 14 février 2000 et 8C_1019/2009 du 26 mai 2010) qui, comme en l'espèce, traiteraient de cas de réception d'un poids de manière soudaine et dans lesquels le Tribunal fédéral a nié la présence d'un facteur extérieur extraordinaire.