Citation: 1C_108/2015 E. 3.2.2

3.2.2. En l'occurrence, la cour cantonale a, dans un premier temps, exposé en détails la notion de "locaux enterrés", illustrations à l'appui. Elle a rappelé que l'art. 14 al. 3 RELCAT devait être interprété à la lumière du but poursuivi: s'il était juste que les locaux souterrains ne soient pas pris en compte dans le calcul du taux d'occupation du sol puisqu'ils n'ont pas d'impact sur la densité d'une parcelle, il serait excessif de retenir que seuls les garages entièrement enterrés puissent être exemptés; une telle interprétation irait à l'encontre du but recherché par le législateur en tant qu'elle nierait les réalités et les contraintes d'un environnement bâti en milieu urbain et les intérêts publics et privés à disposer d'espaces suffisamment grands pour stationner des véhicules. L'instance précédente s'est ensuite référée aux Directives de 2004 du Service cantonal de l'aménagement du territoire du canton de Neuchâtel relatives à sa pratique en matière de calcul du taux d'occupation du sol. S'agissant plus particulièrement de l'exception prévue à l'art. 14 al. 3 RELCAT, les directives expliquent la notion de local enterré au moyen d'illustrations, dont il ressort qu'une construction est tenue pour enterrée si la moitié de son volume au minimum se trouve sous la limite du terrain naturel, sa face arrière devant être au surplus totalement en-dessous de celui-ci. L'instance précédente expose encore que dans des décisions récentes, elle a reconnu la conformité à l'art. 14 RELCAT des Directives précitées. S'appuyant sur les plans de coupe figurant au dossier, le Tribunal cantonal a ensuite retenu que l'essentiel du volume du sous-sol, qui s'inscrit dans la pente du terrain naturel, était situé en dessous de celui-ci; seule une faible partie de son volume émergeait à certains endroits du terrain naturel, ce qui impliquait, pour le sous-sol lui-même la création de talus relativement modestes.