Citation: 5A_665/2013 E. 3.4

3.4. Au regard des écritures du recourant, on constate que celui-ci a exposé dans le détail quels sont les postes des comptes produits qu'il considère comme erronés ou dont il conteste la teneur, de sorte que, même s'il n'a pas eu accès au rapport de la fiduciaire avant que la décision de première instance ne soit rendue, il apparaît qu'il a pu valablement s'en prendre au rapport litigieux et présenter ses arguments devant la cour cantonale. C'est ainsi à juste titre que cette dernière a considéré que la violation de son droit d'être entendu a été réparée. La motivation de l'autorité cantonale est également correcte lorsqu'elle soutient ne pas avoir à examiner les griefs ayant trait à l'exigence d'une comptabilité commerciale et à la question de savoir si le recourant a fourni une comptabilité complète et documentée, dès lors que ces questions ont d'ores et déjà été tranchées de manière définitive dans le cadre de la première procédure ayant trait au refus d'approuver les comptes établis par le recourant. En effet, cette question a donné lieu à un arrêt de renvoi rendu le 31 mars 2010 par la Chambre des tutelles. La juridiction cantonale est par conséquent liée par sa décision du 31 mars 2010 en tant qu'elle constate que les comptes alors produits par le recourant sont lacunaires, qu'elle définit quelles sont les mesures d'instruction complémentaires à prendre par la Justice de paix à laquelle la cause a été renvoyée et qu'elle relève la nécessité de l'établissement d'une comptabilité commerciale. C'est ainsi à juste titre que l'autorité cantonale a refusé de revoir ces questions et de s'écarter de ses propres conclusions sur ces points, de sorte que les griefs de déni de justice et de violation du droit de recours invoqués à cet égard tombent à faux. Cependant, dans la mesure où la décision du 31 mars 2010 constitue un arrêt de renvoi, les points litigieux n'ont pas acquis force de chose jugée matérielle et peuvent par conséquent faire l'objet d'une contestation devant le Tribunal fédéral une fois la décision finale rendue (art. 93 al. 3 LTF). Enfin, en tant que le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu implicitement qu'il n'aurait pas produit toutes les pièces demandées lorsqu'elle affirme qu'il aurait eu plusieurs opportunités pour ce faire, il se plaint en réalité de la constatation inexacte des faits, question qui sera traitée ci-après (cf. infra consid. 4).