Citation: 2C_395/2021 E. 8.3.10

8.3.10. Compte tenu de la place centrale occupée par le raccordement au téléréseau il y a une dizaine d'années encore, lequel apparaissait presque comme un équipement de base, à tout le moins pour une partie de la population, la Cour de céans ne voit pas en quoi le Tribunal administratif fédéral aurait violé le droit fédéral - et l'art. 4 al. 2 LCart en particulier - en considérant que ce service n'était pas substituable à d'autres types de raccordement, qu'il soit filaire ou satellitaire, et qu'il représentait dès lors un marché de produits à lui seul, à tout le moins entre 2008 et 2016. S'il est indéniable que les nouvelles technologies avaient commencé à bouleverser le marché des télécommunications à cette époque déjà, rien ne permet de dire que les propriétaires estimaient alors qu'un raccordement de leurs immeubles au téléréseau était interchangeable avec un raccordement à un autre réseau filaire ou avec l'installation d'une antenne parabolique. Le fait est qu'une grande portion des locataires accédaient encore à la télévision par le biais de ce réseau câblé uniquement, tant par habitude que pour des raisons financières, comme en témoigne d'ailleurs la place centrale occupée par la recourante sur le marché des services de télécommunication durant la période sous enquête.