Citation: 4P.117/2003 16.10.2003 E. B

B.a Le 14 février 2001, Z.________, se fondant sur la clause compromissoire insérée dans le contrat d'entreprise, a adressé à la Chambre de Commerce Internationale (CCI) une requête d'arbitrage visant non seulement Y.________ et X.________, mais encore le dénommé A.________, au motif que cet homme d'affaires libanais était intervenu de façon constante dans l'exécution du contrat d'entreprise. Tirant argument du fait que A.________ n'avait pas signé le contrat d'entreprise, les parties défenderesses ont sollicité sa mise hors de cause. La demanderesse a proposé comme arbitre Me D.________. Quant aux parties défenderesses, elles ont avancé le nom de M. E.________. Les coarbitres ont désigné Me S.________ comme président du Tribunal arbitral. La CCI a entériné ces choix. B.b En tant qu'il est pertinent pour l'examen de la demande de révision, le déroulement de la procédure probatoire peut être résumé comme il suit: Le 3 décembre 2000, c'est-à-dire avant le dépôt de la requête d'arbitrage, le juge des référés du Metn, agissant sur requête de Y.________ et de X.________, à laquelle s'était jointe Z.________, a chargé G.________ de dresser un état des travaux exécutés par cette entreprise. Dans son rapport du 28 février 2001, l'expert est arrivé à la conclusion que les travaux avaient été achevés dans leur quasi-totalité et qu'ils ne devaient faire l'objet que de quelques réparations mineures. Au cours de son audience des 8 et 9 octobre 2001, tenue en présence des parties et de leurs conseils, le Tribunal arbitral a procédé à l'audition de l'expert, entre autres personnes. A cette occasion, les parties défenderesses lui ont communiqué une déclaration faite devant notaire par l'un des ouvriers de la demanderesse - C.________ - faisant état de vices cachés importants. Entre-temps, les parties défenderesses avaient requis la désignation d'un nouvel expert en alléguant l'existence de vices graves affectant l'ouvrage livré par la demanderesse. Par ordonnance du 28 avril 2001, le juge des référés du Metn a fait droit à cette requête et confié au dénommé B.________ le soin de faire toute la lumière à ce sujet. L'expert s'est rendu à huit reprises sur le site où il a procédé à un examen minutieux de l'ouvrage. Dans un rapport extrêmement détaillé et précis, l'homme de l'art a mis en évidence un certain nombre de défauts, en particulier des problèmes d'étanchéité, et il a évalué le coût total des travaux de remise en état à 28'902,37 US$.