Citation: 6B_352/2024 E. 3.8.1

3.8.1. Avec la cour cantonale, on doit considérer que la condamnation du recourant du chef de tentative de lésions corporelles graves consacre un intérêt public important à son expulsion. On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas d'actes de violence contre l'intégrité corporelle et psychique (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3; arrêts 6B_86/2023 du 7 août 2023 consid. 5.4.3; 6B_122/2023 précité consid. 1.3.2; 6B_745/2022 du 22 février 2023 consid. 3.4.2). De tels comportements, couplés en l'espèce à d'autres infractions, ainsi qu'au risque élevé de récidive que le recourant présente en matière de violence (cf. casier judiciaire, dossier cantonal pp. 85-86; art. 105 al. 2 LTF), démontrent un mépris total pour l'ordre juridique suisse et le sentiment de sécurité d'autrui. Il ressort du reste de l'arrêt attaqué que le recourant a récidivé en commettant, dans le délai d'épreuve, le même genre d'infractions que celles qui ont justifié sa précédente condamnation (cf. casier judiciaire, dossier cantonal p. 85; art. 105 al. 2 LTF; il résulte notamment de ce document que le recourant avait été condamné, par jugement du 27 août 2019, entre autres, pour menaces et lésions corporelles simples contre le partenaire). Il ressort également de l'arrêt entrepris que le recourant n'a pas respecté l'assistance de probation et les règles de conduite qui lui avaient été imposées, qui prévoyaient notamment un suivi thérapeutique régulier en matière de gestion de la violence et visaient justement à éviter tout risque de récidive en matière d'actes violents, ce qui, comme constaté à juste titre par la cour cantonale, révèle tout de même une certaine imperméabilité aux sanctions pénales et dénote une incapacité à respecter l'ordre juridique.