Citation: I 379/01 09.04.2002 E. 1

c) En l'espèce, le docteur C.________ a posé un diagnostic dans le cadre d'une classification reconnue (F 45.4; selon la Classification internationale des maladies [CIM] de l'Organisation mondiale de la santé). En outre, il a expliqué en détail pourquoi l'on ne pouvait exiger de l'assuré la reprise d'une activité lucrative. Ce pronostic repose sur l'existence d'une personnalité dépendante (F 60.7) et la présence d'une comorbidité psychiatrique sous la forme d'une dépression sévère. Par ailleurs, l'expert a souligné la perte d'intégration sociale en ce qui concerne le milieu professionnel dans lequel l'assuré était, avant son accident, très apprécié pour ses qualités personnelles. Il a également relevé le caractère chronique et stationnaire de l'affection. Enfin, il a nié la possibilité d'améliorer la situation à l'aide d'un traitement. Alors que le cumul de ces éléments est de nature à fonder le pronostic défavorable indiqué par le docteur C.________, le docteur B.________, de son côté, exclut le caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux sans aucunement motiver ce refus à l'aide des critères développés à cet effet par la jurisprudence précitée. Il s'ensuit qu'en ce qui concerne le degré et la cause de l'incapacité de travail, l'expertise du docteur C.________ produite par l'assuré est de nature à mettre en doute l'opinion et les conclusions de l'expert mandaté par l'office AI. Cela étant, force est de considérer qu'en raison de l'apparition de troubles somatoformes douloureux peu après l'accident, l'invalidité de l'assuré ne s'est pas modifiée entre le 1er juin 1994 et le 30 septembre 1995 de manière à justifier la suppression du droit à la rente entière. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable dans son résultat et le recours se révèle mal fondé.