Citation: 5A_269/2017 E. 5.2

5.2. Dans une motivation difficilement compréhensible, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu, pour évaluer le train de vie de l'intimée durant la séparation, que celle-ci avait certes disposé au début de la séparation des parties d'un revenu de 3'000 fr. par mois mais que la situation avait évolué durant la période considérée et qu'en augmentant son taux d'activité elle avait au final disposé d'un revenu mensuel moyen de 4'000 fr. Le recourant rappelle que, durant la séparation, l'intimée avait perçu des indemnités de l'assurance invalidité et/ou chômage. Il serait en conséquence contradictoire de prendre en compte le revenu de 4'000 fr. perçu par l'intimée lorsqu'elle travaillait à son taux d'activité le plus élevé alors qu'il avait été admis en parallèle qu'elle était dans l'impossibilité d'exercer une activité professionnelle, raison pour laquelle aucun revenu hypothétique ne lui avait été imputé. Il convenait donc de se fonder sur un montant de 3'000 fr. correspondant au revenu perçu par l'intimée au moment de la signature de la convention de mesures protectrices de l'union conjugale. Le recourant estime que la situation de l'intimée est aujourd'hui identique à celle qui prévalait à ce moment-là, de sorte que c'est ce niveau de vie qu'il faudrait retenir. La situation de l'intimée aurait en effet beaucoup fluctué durant la période de séparation. En vertu du principe du " clean break ", il conviendrait donc d'évaluer dite situation au moment où celle-ci se serait stabilisée, à savoir en juillet 2013, date à laquelle elle avait définitivement cessé de travailler. Selon le recourant, il faut également tenir compte des " montants importants " que l'intimée percevra au titre de la liquidation du régime matrimonial et d'une indemnité équitable au sens de l'art. 124 CC.