Citation: 9C_406/2023 E. A

Le mariage contracté en 1961 par A.A.________ et B.A.________ a été dissout par le divorce le 17 novembre 1992. Le jugement de divorce prévoyait le versement d'une contribution d'entretien en faveur de l'ex-épouse d'un montant mensuel de 7'500 fr. jusqu'en janvier 1998 puis de 3'500 fr. à vie. B.A.________ a pris une retraite anticipée et perçu une rente mensuelle de vieillesse de la prévoyance professionnelle de 8'862 fr. 25 dès le 1er février 1994. La rente a d'abord été servie par la Caisse complémentaire de retraite du personnel dirigeant du Groupe D.________ SA, puis par la CPP-Caisse de Pensions (ci-après: la CPP) dès 2006. La contribution d'entretien s'élevait à 3'900 fr. par mois en 2019. Elle était prélevée directement sur la rente de B.A.________ et versée par la CPP en mains de A.A.________. B.A.________ est décédé le 16 septembre 2021. Par lettre du 20 novembre 2021, A.A.________ a requis de Retraites Populaires Fondation de prévoyance (ci-après: la fondation; successeur en droit de la CPP depuis 2020) le versement d'une rente de veuve de la prévoyance professionnelle. L'institution de prévoyance l'a informée par courrier du 11 janvier 2022 que, selon les dispositions réglementaires applicables, elle avait droit à une rente de survivants pour conjoint divorcé de 96 fr. 95 par mois dès le 1er novembre 2021. A.A.________ a contesté le montant de la rente, qui devait être fixé à 3'900 fr. selon elle. La fondation n'a pas changé d'avis.