Citation: 6S.354/2003 05.02.2004 E. 2

Il y a lieu de relever tout d'abord que le recourant ne conteste nullement le caractère attentatoire à l'honneur des propos tenus envers l'intimé. Il soutient en revanche que la qualification de délit manqué de diffamation ne saurait être retenue pour le motif qu'il n'a pas voulu s'adresser à des tiers. Il estime dès lors que l'autorité cantonale ne pouvait, par le biais de l'art. 22 al. 1 CP, retenir un délit manqué de diffamation alors qu'il était admis en fait que le recourant n'avait pas voulu s'adresser à un tiers ni même voulu qu'un tiers puisse entendre ses propos. Selon le recourant, faire application de l'art. 22 al. 1 CP, relatif au délit manqué, chaque fois qu'un tiers auquel ils ne sont pas destinés est susceptible d'entendre des propos attentatoires à l'honneur revient à vider de sa substance l'exigence de l'intention en tant qu'élément subjectif de l'infraction.