Citation: 2C_1007/2019 E. 3

Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Lorsque la demande tend à ce que des enfants puissent vivre en Suisse avec l'un de leurs parents seulement - regroupement familial partiel - et que celui-ci est (re) marié, le droit des enfants à séjourner en Suisse dépend du statut du parent concerné, indépendamment du statut ou de la nationalité du nouveau conjoint (arrêt 2C_508/2009 du 20 mai 2010 consid. 2.1 et la référence). En l'occurrence, c'est donc la situation de la recourante 1 - et non celle de son époux, ressortissant suisse - qui est déterminante. La recourante 1 étant titulaire d'une autorisation de séjour, le regroupement familial doit être envisagé sous l'angle de l'art. 44 LEI (plus exactement sous l'angle de l'ancien art. 44 LEtr [RO 2007 5437], applicable à la présente cause; cf. art. 126 al. 1 LEI). Or, cette disposition, de par sa formulation potestative, ne confère pas un droit à une autorisation de séjour, l'octroi d'une telle autorisation étant laissé à l'appréciation de l'autorité. Il s'ensuit que la voie du recours en matière de droit public n'est pas ouverte sur la base de cette disposition (cf. arrêt 2C_877/2019 du 18 octobre 2019 consid. 3.2). Les recourants invoquent en revanche de manière soutenable l'art. 8 CEDH pour faire venir les recourants 2 et 3 en Suisse, la recourante 1 étant mariée à une personne de nationalité suisse, avec qui elle entretient une relation étroite et effective lui permettant de se prévaloir de cette disposition conventionnelle (cf. ATF 137 I 284 consid. 1.3 p. 287 et les références; cf. également arrêt 2C_508/2009 du 20 mai 2010 consid. 2.2 et les références). Le point de savoir si les conditions posées par la loi sont effectivement réunies relève de l'examen au fond (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332). La voie du recours en matière de droit public est donc en principe ouverte. Les autres conditions de recevabilité sont au demeurant réunies (cf. art. 42, 82 let. a, 86 al. 1 let. d et al. 2, 89 al. 1, 90 et 100 al. 1 LTF), si bien qu'il convient d'entrer en matière.