Citation: 4D_16/2007 28.08.2007 E. 3

Invoquant l'art. 9 Cst., le recourant reproche au tribunal cantonal d'avoir fait une appréciation arbitraire des preuves, en méconnaissant des preuves pertinentes. Il fait grief à l'autorité cantonale d'avoir nié l'évidence telle qu'elle ressort du faisceau d'indices en sa possession pour avoir décidé qu'aucune preuve stricte explicite n'a été apportée. Il reproduit à cette fin des passages des dépositions des témoins B.________, C.________, D.________, E.________, F.________ et G.________. 3.1 Les juges cantonaux ont constaté l'absence de volonté commune des parties s'agissant des qualités que devait revêtir l'ouvrage, sans que cette constatation de fait ne soit remise en cause par le recourant. Ils ont ensuite exclu l'existence de tout accord de droit, selon la théorie de la confiance. Pour se faire, ils ont tout d'abord comparé l'estimation du prix de l'ouvrage faite par l'intimée, laquelle s'élevait à 27'500 fr., avec celle d'une autre entreprise, qui articulait le montant de 51'500 francs. Sur cette base, les juges ont constaté que, même si le recourant a adjugé les travaux sur le seul critère du prix, il lui appartenait, en maître diligent et raisonnable, de se renseigner auprès de ces entreprises sur la différence de prix. A cet égard, les magistrats ont relevé qu'une telle démarche s'imposait d'autant plus de la part du recourant que la chaudière envisagée par l'intimée développait une puissance de 20 kW contre 45 kW, prévue par l'entreprise concurrente, soit plus du double. La cour cantonale a ensuite pris en considération les témoignages de E.________, C.________, G.________ et B.________, qui ont indiqué, de manière concordante, que le maître de l'ouvrage leur avait fait part de son intention de ne pas faire isoler le bâtiment. La cour a toutefois relevé que ces témoins n'avaient pas été en mesure de dire si l'intimée connaissait les intentions du recourant. Ainsi, elle a conclu que le fait que l'installation litigieuse devait permettre de chauffer la villa en l'état de son isolation ne saurait, en application du principe de la confiance, être imputé à l'intimée. 3.2 Afin de déterminer, d'un point de vue objectif, si les parties étaient, ou non, convenues que l'installation litigieuse devait permettre de chauffer la villa en l'état de son isolation, la cour a notamment fondé son raisonnement sur le défaut de connaissance par l'intimée de l'intention du recourant de ne pas faire isoler le bâtiment litigieux, ou sur la non-communication à l'intimée de cette intention. Or, cet élément a manifestement échappé au recourant, qui s'est contenté dans son recours de revenir sur son intention de ne pas procéder à des travaux d'isolation, intention qui, au demeurant, n'a pas été occultée par la cour cantonale - contrairement à ce que soutient le recourant. Ainsi, dès lors que le recourant ne critique pas, sous l'angle de l'arbitraire, les circonstances - qui relèvent du fait (ATF 132 III 24 consid. 4; 131 III 606 consid. 4.1; 130 III 417 consid. 3.2) - sur lesquelles la cour a effectivement pris appui pour appliquer le principe de la confiance, le grief tombe à faux.