Citation: 4A_323/2021 E. 5.4.2

5.4.2. La cour d'appel a jugé superflu d'examiner les griefs relatifs au défaut d'allégation et de motivation de la demande. Respectivement, elle a renoncé à trancher « la question de savoir si les allégués [...] étaient suffisamment précis et pertinents » pour servir de fondement à des mesures probatoires. Elle a préféré se placer sur le terrain de l'appréciation anticipée des preuves, tout en traitant néanmoins le grief concernant le manque de précision des allégués concernant ce poste de dommage, que le pemier juge avait déploré. La cour a finalement rejeté le grief, non sans avoir complété l'état de fait. Cette démarche n'était pas contradictoire: car les problématiques sont très proches (même si le pouvoir d'examen diffère, puisqu'il est limité à l'arbitraire lorsque la cour de céans revoit l'appréciation des preuves) : l'enjeu consiste finalement à déterminer s'il y avait matière à entreprendre une instruction ou si le juge du fait pouvait légitimement y renoncer.