Citation: 4C.58/2003 08.07.2003 E. B

Le 18 mars 1999, A.________ a intenté contre X.________ une action en libération de dette. La banque a conclu au rejet de la demande. Le 18 mai 2001, la défenderesse a déposé en cause une déclaration, signée le 26 avril 2001, par A.________, représentée par son avocat. Aux termes de ce document, la demanderesse renonçait purement et simplement, sans reconnaissance de responsabilité, à la prescription dans le cadre de la procédure l'opposant à la banque et relative à son engagement de caution en faveur de B.________, cela pour le cas où cette prescription interviendrait en cours de procédure et ne serait donc pas déjà atteinte. Par jugement du 11 décembre 2001, la IIe Cour civile du Tribunal cantonal valaisan a admis l'action en libération de dette et a maintenu l'opposition formée au commandement de payer, considérant qu'en application de l'art. 509 al. 3 CO, le cautionnement était périmé. Par arrêt du 1er juillet 2002, le Tribunal fédéral a admis le recours en réforme interjeté contre ce jugement par X.________, annulé le jugement précité et renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle en poursuive l'examen et qu'elle rende une nouvelle décision dans le cadre des moyens invoqués par A.________ à l'appui de son action en libération de dette, moyens qui n'avaient pas été examinés en raison de l'admission à tort de l'objection de péremption. B.a Par jugement du 16 janvier 2003, la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan a très partiellement admis l'action en libération de dette selon le dispositif suivant: "1. A.________ paiera à la banque X.________ le montant de 137'157 fr. 20, avec intérêt au taux légal de 5% dès le 6 juillet 1995, sous déduction de 61'266 fr. 90, valeur 2 mai 1998.