Citation: 8C_99/2020 E. 2.3.1

2.3.1. En premier lieu, c'est à bon droit que la cour cantonale a retenu qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter du contenu du rapport d'examen final du 31 octobre 2014 en tant qu'il porte sur les limitations fonctionnelles du recourant et sur sa capacité à exercer un emploi adapté à celles-ci. Ce rapport, dont le recourant ne critique pas la teneur en tant qu'il décrit ses limitations fonctionnelles à l'époque de l'examen, fait bien état de précautions à prendre au regard de l'atteinte au poignet gauche; il s'agit essentiellement d'éviter certains gestes et positions de la main ainsi que l'usage de certains outils et infrastructures, et de limiter les charges supérieures à 20 kg sur la main gauche. L'utilisation de cette main - non dominante - n'est toutefois pas en soi proscrite ni même déconseillée en dehors des limitations énumérées. Le dossier ne contient par ailleurs aucun élément médical probant -antérieur ou postérieur à l'annonce d'une rechute le 12 octobre 2017 - duquel il ressortirait que le recourant ne pourrait pour des motifs médicaux pas faire usage de sa main gauche, avec les précautions requises, dans son activité professionnelle. A ce titre, le rapport du 7 novembre 2018 sur lequel se fonde le recourant ne lui est d'aucun secours. Dans ce rapport succinct, le docteur E.________ se limite à indiquer qu'en sus de son engagement à 50 % au sein de son entreprise, il "pourrait réaliser une activité légère n'utilisant pas la main gauche". Ce faisant, il n'explique toutefois pas pourquoi le recourant ne pourrait pas du tout utiliser sa main gauche dans le cadre d'une activité ne la sollicitant pas excessivement, dans le respect des précautions préconisées par le docteur C.________. Il confirme en revanche que le recourant dispose d'une capacité de travail résiduelle allant au-delà des 50 % exercés au sein de sa société. Dans ces conditions, son appréciation, qui n'est du reste confirmée par aucun autre médecin consulté, n'est pas de nature à faire douter de la fiabilité de l'évaluation du docteur C.________. Peu importe à ce titre que certains médecins se soient déterminés sans avoir pu prendre connaissance de l'avis du docteur E.________ du 7 novembre 2018, dès lors qu'ils ont examiné le recourant ensuite de l'annonce de sa rechute et que le docteur E.________ n'a pas mis au jour un nouveau diagnostic ou une aggravation de son état de santé. Pour le reste, aucune pièce médicale ne fait état d'une péjoration de l'état de santé du recourant en lien avec son accident du 7 février 2011. Seule une résurgence des douleurs et de certaines limitations fonctionnelles, sans nouveau traumatisme ni aggravation des limitations fonctionnelles constatées par le docteur C.________, a été mise en évidence par les différents médecins consultés après la prétendue rechute.