Citation: 1C_46/2019 E. 3

Se plaignant d'arbitraire et d'une violation du principe de la bonne foi, les recourants estiment que le premier arrêt de la CDAP annulant les décisions municipales aurait mis un terme à la procédure, sans comporter de renvoi à l'instance inférieure. Dans un tel cas, il s'imposait de recommencer la procédure dès le début et la Municipalité ne pouvait délivrer directement le nouveau permis de construire. Les recourants relèvent que la modification apportée au projet concernait l'équipement, et comportait une modification de plan par le géomètre. L'art. 72b RLATC prévoit une mise à l'enquête pour les modifications de minime importance, pour autant que le permis de construire ne soit pas, comme en l'espèce, annulé. Le nouveau permis ne pouvait se référer à la synthèse CAMAC du 26 mai 2016 puisqu'aucune autorisation spéciale n'y figurait alors. Invoquant également leur droit d'être entendus, les recourants estiment que le Tribunal cantonal aurait indûment refusé de revenir sur les griefs traités dans son premier arrêt, considéré comme une décision de renvoi contre lequel les recourants auraient renoncé à recourir auprès du Tribunal fédéral.