Citation: 5A_28/2023 E. 3.1

3.1. La décision querellée se fonde sur l'art. 179 CC et rappelle que les possibilités de modifier des mesures provisionnelles prévues dans une convention ratifiée sont restreintes (ATF 142 III 518 consid. 2.6.1). Elle retient que le recourant travaillait initialement en tant que directeur financier non exécutif pour le compte de la société D.________ SA pour un revenu mensuel net de 9'208 fr., treizième salaire inclus. Il travaillait certes parallèlement pour la société E.________ SA, dont il était administrateur avec pouvoir de signature individuelle, mais ne percevait aucun revenu pour cette activité, dite société étant alors gérée par un employé. Se référant aux déclarations très claires tenues en audience par le recourant - singulièrement lors de la conclusion de la convention le 30 mars 2021, puis le 4 janvier 2022 -, le juge cantonal a retenu qu'il avait toujours été question d'une incertitude quant au succès de l'activité de D.________ SA et de la possibilité, en cas de déconvenue, de reprendre une activité salariée, moins bien rémunérée, auprès de E.________ SA. Le recourant était ainsi conscient de cette possible perte de salaire lors de la conclusion de l'accord du 30 mars 2021 et la contribution d'entretien en faveur de son épouse avait été définie en tenant compte de cette éventualité.