Citation: 1A.11/2006 27.12.2006 E. 1

1.2 Dans son recours de droit public, la recourante se plaint d'un déni de justice: elle reproche au Tribunal administratif de s'être fondé sur le seul critère de la distance du voisin au périmètre du plan, sans tenir compte de ses arguments détaillés concernant l'engorgement du trafic et ses incidences sur le fonctionnement de l'entreprise. La recourante considère en outre que le refus d'admettre sa qualité pour recourir serait arbitraire compte tenu de l'atteinte à laquelle elle serait exposée en cas de réalisation du projet. En vertu de l'art. 104 let. a OJ, le recours de droit administratif permet d'invoquer la violation du droit fédéral, cette notion incluant, dans les domaines relevant de la juridiction administrative fédérale, les droits constitutionnels des citoyens tel que le droit d'être entendu, lorsque ces moyens sont en relation avec l'application du droit fédéral prétendument violé (ATF 125 II 1 consid. 2a p. 5; 122 IV 8 consid. 1b p. 11 et les arrêts cités). En l'occurrence, la violation de l'obligation de motiver est en relation étroite avec la question de la qualité pour recourir et relève du recours de droit administratif. Quant au grief d'arbitraire - soulevé dans les deux recours -, il n'a aucune portée propre par rapport au grief soulevé sur le fond dans le recours de droit administratif. Il en résulte que le recours de droit public est entièrement irrecevable. Les questions formelles et matérielles soulevées par la recourante doivent être traitées dans le cadre du recours de droit administratif.