Citation: 6F_2/2020 E. 4.3.2

4.3.2. En réalité, le consid. 10.2.2.6.3 de l'arrêt de renvoi constituait une subdivision du consid. 10, dans lequel le Tribunal fédéral avait regroupé " divers griefs relatifs aux éléments démontrant, selon la cour cantonale, l'implication du recourant lui-même ". Il s'agissait, en particulier, des faits relatifs aux actes de torture commis au Commissariat de Y.________ (consid. 10.1: grief admis sur la question de la qualité d'un enregistrement vidéo), puis de la participation du recourant à une organisation criminelle qui s'adonnait à la torture (consid. 10.2). Le recourant objectait non seulement que les actes de torture commis à Y.________ ne figuraient pas dans l'acte d'accusation, que le rapport Z.________ ne le mentionnait pas personnellement, que la création de la A1.________ aurait été sans lien avec lui-même et que J.________ avait mis en cause d'autres personnes, mais aussi que les témoignages des inspecteurs de la A1.________ étaient indirectset non fiables à ses yeux (consid. 10.2.2). Après avoir répondu sur le rapport Z.________ (consid. 10.2.2.2), sur la création de la A1.________ (consid. 10.2.2.3) et sur la mise en cause d'autres personnes par J.________ (consid. 10.2.2.4), le Tribunal fédéral (qui n'examine la violation des droits fondamentaux, en particulier en matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits que dans le cadre des moyens soulevés conformément aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368 et les références citées) a considéré, à ce stade de son examen des griefs du recourant, que l'implication personnelle de ce dernier dans une organisation criminelle dédiée au nettoyage social ne reposait guère, à côté d'indices ayant une force probante très relative, que sur les déclarations des enquêteurs de la A1.________ et sur les considérations de la cour cantonale relatives à des actes de torture dans le cadre du plan G.________. Un grief ayant été admis sur ce dernier point en relation avec l'acte d'accusation (consid. 7.4), le Tribunal fédéral a été conduit à examiner la question des déclarations des enquêteurs (consid. 10.2.2.5), dans la perspective de la prise en considération de témoignages indirects, respectivement par ouï-dire (consid. 10.2.2.6.1 et 10.2.2.6.2). Le Tribunal fédéral s'est donc bien demandé si cet élément de preuve avait eu un caractère unique ou déterminant au sens de la jurisprudence européenne en matière de témoignages indirects (consid. 10.2.2.6.3 premier paragraphe) et c'est dans ce contexte qu'il a jugé cette question centrale avant de conclure que les déclarations des trois inspecteurs apparaissaient comme un élément déterminant de l'appréciation de la cour cantonale sur l'appartenance du recourant à l'organisation parallèle en question, ce qui conduisait à se demander ce qui avait été entrepris afin de garantir l'équité de la procédure (consid. 10.2.2.6.3 in fine). Du reste, si la phrase mise en évidence par le demandeur en révision avait eu la portée qu'il lui prête, les considérants 10.2.2.5 et 10.2.2.6 ss auraient été inutiles. La question se serait, en effet, posée dans les mêmes termes que pour les actes de torture dans le cadre du plan G.________ et le Tribunal fédéral aurait, dans ce cas également, renvoyé aux considérants dans lesquels il a examiné les griefs relatifs au principe de l'accusation. Quant à la phrase extraite par le demandeur en révision du deuxième paragraphe du consid. 10.2.2.6.3, elle faisait, au contraire et de manière aisément reconnaissable, écho à la fin du paragraphe précédent: " [...] conduit à s'interroger sur le caractère unique ou déterminant des preuves en question ". Il ne ressort de ce qui précède d'aucune manière que le Tribunal fédéral se serait contredit.