Citation: 6B_1460/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a commencé par relever que les réquisitions de preuve formulées par les recourants n'avaient pas fait l'objet d'une motivation topique, ce qu'ils ne contestent pas. En cela déjà, il n'est pas évident, sous l'angle du droit d'être entendu, qu'elle aurait dû en tenir compte dans sa motivation. Nonobstant ce qui précède, la cour cantonale a jugé que le dossier était complet et que la réquisition tendant à la production des dossiers en possession de la Municipalité de Lausanne et de la police était inutile, puisqu'il n'était " pas reproché aux recourants le fait que la manifestation n'était pas connue des autorités, mais bien qu'elle n'était pas autorisée ". À cet égard, elle a notamment fait état de l'attestation du 11 octobre 2021 et des courriers adressés par les organisateurs de la manifestation aux TL et aux autorités municipales (jugement attaqué consid. 4.2, p. 23). Quant à la question de l'inexploitabilité du rapport de police, elle a notamment retenu que la police était légitimée à considérer que la manifestation comportait des risques pour l'ordre et la tranquillité publics et dès lors, que le rapport de police ne devait pas être considéré comme un moyen de preuve qui aurait été obtenu dans le cadre d'une surveillance ordonnée de manière illicite dans l'espace public (jugement attaqué consid. 4.2, p. 24).