Citation: 6A.34/2006 30.05.2006 E. B

Le 2 février 2006, la Commission de libération du canton de Vaud a accordé la libération conditionnelle à X.________, mais refusé de différer son expulsion à titre d'essai et dit que la libération n'interviendrait qu'au moment où l'expulsion serait exécutée. Elle a notamment considéré que, libéré en Suisse, X.________ se retrouverait livré à lui-même et sans ressources. Dans ces conditions, l'expulsion de l'intéressé apparaissait comme la condition nécessaire d'un pronostic favorable (arrêt attaqué, consid. 3b p. 7). Par arrêt du 10 mars 2006, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a notamment confirmé, sur recours de l'intéressé, la disposition selon laquelle la libération ne pourrait intervenir qu'au moment de l'exécution de l'expulsion. Elle a considéré que, nonobstant l'évolution positive relevée par la direction de la Prison de la Croisée, il n'était pas possible d'émettre un pronostic favorable pour l'hypothèse où X.________ resterait dans notre pays à sa sortie de prison, car il se retrouverait alors dans la même situation que lorsqu'il a commis ses diverses infractions. Il n'était dès lors pas arbitraire, selon la cour cantonale, de considérer l'exécution de l'expulsion comme le préalable nécessaire à un pronostic favorable (arrêt attaqué, consid. 3b p. 7). La cour cantonale a par ailleurs refusé d'entrer en matière sur le grief de X.________ consistant à remettre en cause l'activité du Service vaudois de la population, accusé de manquer à son obligation de diligence dans la préparation de l'expulsion.