Citation: 8C_532/2021 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a constaté qu'il résultait des déclarations concordantes qu'initialement, la confrontation avait éclaté entre E.________ et F.________, puis, la compagne du recourant s'en étant mêlée, entre celle-ci et F.________. Les deux fois, le recourant avait admis s'être interposé entre les protagonistes, tournant le dos à F.________ pour calmer E.________ d'abord, puis pour tempérer sa compagne ensuite. On ne pouvait dès lors pas suivre la thèse du recourant selon laquelle il serait intervenu pour "faire barrage de son corps" afin de protéger les siens. Tant E.________ que D.________ avaient démontré par leur réaction, à tout le moins verbale, à l'égard de F.________ qu'ils n'étaient pas des personnes sans défense. En s'interposant physiquement entre F.________ et E.________ d'abord, puis en intervenant dans l'échange d'invectives entre F.________ et sa compagne, le recourant s'était délibérément placé dans la zone de danger exclue par l'assurance-accidents. En outre, le recourant avait constaté dès le début de la scène, alors que F.________ était encore à sa fenêtre, que ce dernier se montrait belliqueux et prêt à en découdre. C'était la raison pour laquelle il avait choisi dans un premier temps de déplacer sa voiture et de quitter rapidement les lieux, pour selon ses propres termes "éviter d'envenimer la situation". Il devait dès lors se rendre compte qu'il risquait une réaction violente de la part de F.________. En s'attardant pour terminer sa cigarette, puis s'immiscer dans la confrontation entre F.________ et E.________, le recourant avait délibérément pris le risque que les choses dégénèrent à son désavantage jusqu'à être agressé physiquement. Il existait dès lors indéniablement un lien de causalité entre son comportement et les lésions qu'il avait subies, de sorte que l'intimée était fondée à réduire ses prestations en application de l'art. 49 al. 2 OLAA.