Citation: 9C_554/2019 E. 5.3

5.3. Les premiers juges ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont considéré le syndrome post-commotionnel comme dépourvu d'effet invalidant au-delà du 19 octobre 2012. D'une part, ils ont constaté que la date du 19 octobre 2012 retenue par les experts du CEMed, en se fondant sur le rapport du docteur H.________, spécialiste en neurologie, du même jour, dépassait largement la durée de guérison de la majorité des patients souffrant d'un syndrome post-commotionnel, selon la littérature médicale. D'autre part, ils ont considéré qu'en ce qu'il avait recommandé de réintégrer au plus vite le recourant dans le circuit professionnel dans son rapport du 19 octobre 2012, recommandation qu'il avait par la suite confirmée (rapport du 5 novembre 2012), le docteur H.________ avait attesté la fin de l'incapacité totale de travail de l'assuré en lien avec le syndrome post-commotionnel. A cet égard, le recourant ne peut pas être suivi lorsqu'il reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur les conclusions de ce médecin. S'il est exact que le docteur H.________ a, dans un rapport du 12 décembre 2014, fait état d'une incapacité de travail totale depuis le 10 juillet 2011, il ne s'est prononcé que sous l'angle de l'exercice de l'activité habituelle de conseiller en immobilier. Le docteur H.________ a par ailleurs indiqué que l'examen neurologique somatique était dans la norme et mentionné que de nombreux travaux étaient encore exigibles de l'assuré, dont la capacité de compréhension n'était en particulier pas limitée. Il a également insisté sur la nécessité d'évaluer la capacité de travail de son patient dans une activité adaptée (cf. notamment courriel du docteur H.________ du 9 décembre 2013).