Citation: 6B_8/2024 E. 5.2.3

5.2.3. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale - ainsi que, à nouveau de manière irrecevable (cf. art. 80 al. 1 LTF), à l'autorité de première instance - d'avoir ignoré ou écarté le fait qu'il aime son fils par-dessus tout et qu'il aurait, du moins consciemment, toujours eu pour seul objectif le bien de celui-ci. À l'instar du moyen qui vient d'être discuté ( supra consid. 5.2.2), la critique du recourant porte sur l'établissement des faits et l'appréciation des preuves dès lors qu'elle vise à remettre en question l'appréciation de la cour cantonale de ce qu'il a voulu, voire de ce qu'il a accepté, soit de faits "internes" (v. supra consid. 2.2). Il est douteux que l'argumentation développée suffise pour considérer qu'il a valablement soulevé que les faits auraient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 97 al. 1 LTF). La question de la recevabilité du grief peut néanmoins également être laissée ouverte dans la mesure où celui-ci est de toute manière mal fondé. En effet, on relèvera qu'il est expressément mentionné dans l'arrêt attaqué que "la cour ne doute pas que le prévenu aime profondément son fils et n'a pas la volonté de lui nuire" (arrêt attaqué, consid. 15.2 p. 40). La cour cantonale n'a dès lors pas méconnu ces éléments. C'est sous l'angle du dol éventuel qu'elle a retenu que le recourant ne pouvait qu'être conscient que ses actes pouvaient mettre en danger le développement psychique de son fils et qu'il avait accepté cette éventualité pour le cas où elle se produirait. Dès lors que le recourant ne discute pas ces aspects, sa critique n'est de toute manière pas propre à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. Au surplus, l'argumentation que le recourant développe spécifiquement s'agissant des différents comportements qui lui sont reprochés est appellatoire, et, partant, irrecevable (v. supra consid. 1.1). Il en va ainsi en tant qu'il avance avoir poursuivi un objectif de mise en garde lorsqu'il racontait à son fils les sévices sexuels subis étant enfant dans l'institution dans laquelle ce dernier est placé. Il en va de même lorsqu'il soutient, concernant le comportement harcelant et irrespectueux qui lui est reproché à l'égard des collaborateurs du foyer où résidait son fils, qu'il n'aurait jamais été question de nuire à la bonne éducation de son fils, mais simplement d'agir, de se rassurer, de protéger éventuellement son enfant et de voir de ses propres yeux ce qu'il se passait effectivement, ceci afin déjà de pouvoir contenir ses propres angoisses. Enfin, tel est également le cas lorsque, concernant le fait d'avoir dénigré la mère de l'enfant auprès de ce dernier, le recourant avance qu'il n'avait pas l'intention de nuire au bon développement de son fils mais partageait simplement son ressenti et ses émotions, sans filtre. Au demeurant, l'argumentation développée concerne ce que le recourant a voulu; elle n'est de toute manière pas propre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale s'agissant de ce qu'il a envisagé et accepté, de sorte que même si les moyens soulevés étaient recevables, ils devraient être rejetés.