Citation: 5A_596/2020 E. 3.6

3.6. S'agissant de la situation de l'intimée aux Etats-Unis, le recourant fait valoir que celle-ci n'aurait donné aucune garantie quant à sa capacité d'entretenir l'enfant une fois le déménagement à l'étranger intervenu et soutient que, sur le plan financier, elle dépendrait entièrement de son compagnon. Le recourant entend principalement en tirer pour conséquence qu'en cas de rupture, l'enfant et la mère se retrouveraient dans une situation précaire pouvant mettre en péril la stabilité de l'enfant. Selon lui, un nouveau déménagement du couple pour des raisons professionnelles ne saurait en outre être exclu, ce qui aurait pour conséquence de déplacer une seconde fois le lieu de résidence de l'enfant. L'autorité cantonale a relevé que l'intimée et son compagnon E.________ avaient d'ores et déjà sollicité un visa qui les autoriserait à résider de manière permanente aux Etats-Unis avec l'enfant, sous réserve que le couple se marie dans les 90 jours dès son entrée dans ce pays. Dans ce cadre, le compagnon devait également attester qu'il soutenait financièrement l'intimée et son fils. Les juges cantonaux ont en outre retenu que le couple faisait construire une maison aux Etats-Unis, dans la ville où travaillerait E.________. Ils ont par ailleurs relevé que, lors de son interrogatoire, l'intimée avait précisé qu'elle continuerait quoi qu'il en soit à subvenir aux besoins de l'enfant comme elle l'avait toujours fait, également avec l'aide de son compagnon. Finalement, la cour cantonale a retenu qu'après un temps d'adaptation pour elle-même et pour l'enfant, l'intimée prévoyait de prendre un emploi et qu'elle avait déjà pris des contacts dans ce but. En l'espèce, le grief du recourant est infondé. L'examen réalisé par la juridiction précédente suffit en effet pour admettre qu'en l'état, la subsistance de l'enfant aux Etats-Unis apparaît garantie, même si, à titre transitoire, elle pourrait s'effectuer par l'intermédiaire du compagnon de l'intimée. Sur ce point, il apparaît qu'en tant que le recourant invoque une future séparation de l'intimée d'avec son compagnon ou encore un second déplacement de l'enfant, il soulève de pures conjectures, dont les perspectives de réalisation ne trouvent aucun fondement dans l'état de fait cantonal. Du reste, une séparation du couple apparaît à ce stade peu probable, dès lors qu'il ressort de l'arrêt querellé - sans que cela soit contesté par le recourant - que l'intimée fait ménage commun avec son compagnon depuis plus de sept ans et que le couple envisage un prochain mariage qui, compte tenu des exigences en matière de visa, devra se concrétiser dans les 90 jours après le déménagement aux Etats-Unis. Il sied par ailleurs de rappeler que le recourant demeure tenu de verser chaque mois une contribution d'entretien de 690 fr., qui reste en tout état de cause acquise à la subsistance de l'enfant. Il s'ensuit que, sous l'angle des principes jurisprudentiels exposés précédemment (cf. supra consid. 3.1), le recourant ne parvient pas à démontrer l'existence de motifs permettant de retenir que le déplacement du lieu de résidence de l'enfant empêcherait une prise en charge similaire dans son futur lieu de vie ou qu'il entraînerait une mise en danger de son bon développement.