Citation: 6B_984/2020 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF, que le recourant avait agi par jalousie et dans une volonté de vengeance, refusant que son ex-compagne, qu'il traitait pourtant avec un certain mépris, poursuive sa vie avec un autre homme à ses côtés. Le recourant s'écarte de l'état de fait cantonal, dont il n'a pas démontré l'arbitraire, lorsqu'il affirme qu'il était dans un état émotionnel extrêmement précaire au moment d'agir. Il a certes commis les crimes après avoir appris que son ex-compagne, avec laquelle il avait conservé des liens, avait un nouveau compagnon. La cour cantonale a admis que le recourant ait pu en concevoir un certain dépit. Pour le reste, aucun élément entourant l'acte, que ce soit le comportement du recourant peu avant les faits, au moment de commettre les homicides, ou encore juste après être passé à l'acte, ne révèle une dimension émotionnelle particulièrement marquée. Contrairement à la cause 6B_23/2012 dont le recourant se prévaut, les circonstances du cas d'espèce ne relèvent ni l'existence d'un débat intérieur dénotant certains scrupules dans la phase précédant les homicides, ni le désespoir de l'auteur. Ses problèmes d'alcool et sa relative marginalisation (il ressort toutefois des faits constatés que le recourant n'était pas isolé, puisqu'il entretenait des contacts avec sa mère, sa soeur, sa fille aînée ainsi qu'avec plusieurs amis) ne rendent pas son mobile moins détestable. Partant, c'est avec raison que la cour cantonale a considéré que le recourant était animé d'un mobile égoïste lorsqu'il a tué B.________.