Citation: 4A_207/2024 E. 5.2.4

5.2.4. Quoi qu'il en soit, il apparaît que la cour cantonale a privilégié l'expertise privée avec pour seul véritable motif que l'expert privé avait une formation équivalente à l'expert judiciaire (arrêt attaqué p. 43). Il apparaît ainsi qu'elle a simplement écarté d'un revers de main l'expertise judiciaire sur un aspect technique, soit les travaux appropriés pour corriger les défauts, qui relève de la seule compétence de l'expert. À tout le moins aurait-elle dû, en supposant que l'expertise privée ait créé un doute sur la solution préconisée, interpeler l'expert judiciaire sur ce point spécifique et conformément à l'art. 188 al. 2 CPC, solliciter un complément d'expertise. À défaut, son appréciation des preuves est arbitraire. Il en résulte que le recours doit être admis sur ce point et la cause renvoyée à la cour d'appel pour qu'elle procède dans le sens qui précède.