Citation: 9C_722/2014 E. 4.2

4.2. En ce qui concerne le volet somatique de la problématique médicale, il n'y a pas de raison de s'écarter des conclusions de l'expertise du Centre K.________. S'il est vrai qu'il existe une divergence entre les experts et le docteur P.________ quant au diagnostic retenu pour qualifier les troubles lombaires du recourant, la présente procédure n'est pas le lieu pour examiner le bien fondé du diagnostic de maladie de Baastrup posé par le docteur P.________. En effet, il n'appartient pas au juge de trancher la question du diagnostic médical, en tant que celui-ci est contesté. Dans le contexte spécifique de l'évaluation de l'incapacité de travail, le débat médical relatif à la dénomination diagnostique la mieux appropriée pour décrire l'état de souffrance du patient ne joue qu'un rôle secondaire. Ce qui importe pour juger du droit aux prestations d'un assuré, c'est la répercussion concrète de l'atteinte à la santé diagnostiquée sur la capacité de travail (ATF 132 V 65 consid. 3.4 p. 69 et les références). Comme l'a relevé la juridiction cantonale, aussi bien les experts du Centre K.________ que le docteur P.________ retiennent l'existence d'une importante limitation de la mobilité dans les mouvements du rachis. Faute d'éléments précis et objectivement vérifiables, on ne saurait déduire du rapport du docteur P.________ que les limitations décrites seraient plus importantes que celles retenues par les experts et entraîneraient une incapacité de travail plus importante que celle retenue par les experts (50 %) ou justifieraient à tout le moins la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire.