Citation: 7B_33/2025 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, il n'apparaît pas, contrairement à ce que soutient le recourant, que l'autorité précédente, ni d'ailleurs le TMC, se soient fondés sur l'existence de soupçons de la commission des infractions de vol et à la LArm pour prolonger sa détention. Les soupçons tels que retenus par ces autorités sont clairement articulés en lien avec l'infraction qualifiée à la LStup qu'aurait commise le recourant en se livrant à un trafic de diverses drogues. Les charges pesant sur le recourant en lien avec ce trafic ressortent de manière suffisamment claire du dossier auquel renvoie la décision attaquée, en particulier de la demande de prolongation de la détention provisoire du recourant déposée le 8 novembre 2024 par le Ministère public et de l'ordonnance du 15 novembre 2024 du TMC. Ces considérations suffisent à exclure une quelconque violation du droit d'être entendu et du principe de l'interdiction de la reformation in pejus (sur le premier principe: ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 142 II 154 consid. 4.2; sur le second: ATF 147 IV 167 consid. 1.5.2; 142 IV 89 consid. 2.1). Cela étant, le TMC a expliqué, dans son ordonnance du 15 novembre 2024, qu'aucun élément nouveau n'était venu dissiper de manière décisive les soupçons initiaux, le recourant étant toujours gravement soupçonné d'avoir commis une infraction grave à la LStup au sens de l'art. 19 al. 2 LStup; le 16 août 2024, le TMC avait estimé qu'à l'instar de la situation examinée lorsqu'avait été rendue l'ordonnance du 14 mai 2024, ces réflexions restaient d'actualité notamment au vu des investigations policières menées à ce stade; le faisceau d'indices à charge ne s'étant pas affaibli en faveur du recourant, les graves soupçons quant à la commission de l'infraction reprochée à ce dernier reposaient toujours, sous l'angle de la vraisemblance, sur des indices de culpabilité suffisants. Aux yeux du TMC, il en allait toujours de même à ce stade de la procédure; aucun nouvel élément susceptible d'infirmer les soupçons pesant sur le recourant n'étant apparu, celui-ci était toujours fortement soupçonné d'avoir commis les infractions qui lui étaient reprochées; au contraire, les soupçons se trouvaient renforcés au vu des déclarations qu'il avait lui-même effectuées au cours de son audition du 15 août 2024, ce qui n'était pas remis en cause par la défense. Comme l'a relevé l'autorité précédente, l'instruction a permis de renforcer les soupçons retenus à l'endroit du recourant, puisqu'il a reconnu, lors de son audition du 15 août 2024, la vente de 28'360 grammes ayant occasionné un chiffre d'affaires allant de 119'112 fr. à 158'816 fr. et un bénéfice allant de 56'720 fr. à 96'424 fr.; il a reconnu en plus notamment la vente de 1 à 3 bouteilles de Makatussin, le service d'intermédiaire pour la vente de MDMA et d'ecstasy pour le compte de 2 à 3 acheteurs à environ 2 à 4 reprises sans faire de bénéfice et le service d'intermédiaire pour une quantité indéterminée de Xanax pour un nombre indéterminé de personnes, mais surtout la vente de 40 à 45 grammes de cocaïne de manière directe et d'environ 12 grammes de cocaïne en qualité d'intermédiaire.