Citation: 4A_630/2015 E. 5

A titre subsidiaire, le demandeur se prétend exonéré par l'effet de l'art. 29 al. 1 CO pour avoir signé la reconnaissance de dette sous l'influence de la crainte. Il affirme s'être cru, à la suite d'un entretien téléphonique avec un collaborateur de l'établissement défendeur, menacé « d'aller en prison » s'il ne signait pas. Cet entretien et sa teneur ne sont pas constatés par la Cour de justice. De toute manière, dès la fin de la communication téléphonique, le demandeur a eu toute liberté de réfléchir à sa situation et, dans le doute, de se procurer un avis juridique. Une hypothétique menace de « porter l'affaire en justice, notamment au pénal » est inconsistante et elle n'est pas assimilable à un danger grave et imminent aux termes de l'art. 30 al. 1 CO. Dans ces conditions, le demandeur n'est pas autorisé à opposer un vice de sa volonté. Il s'ensuit que le recours en matière civile doit être rejeté, dans la mesure où les conclusions présentées sont recevables.