Citation: 1C_197/2022 E. 2.2

2.2. Les recourants critiquent le refus de l'autorité précédente d'ordonner la production de l'accord entre la commune de Vandoeuvres et D.________ sur le droit de passage ainsi que le refus d'auditionner les parties sur cette convention. La Cour de justice a jugé que ces mesures d'instruction n'étaient pas de nature à modifier sa décision. Elle a relevé que les recourants avaient eu, à de nombreuses reprises, l'occasion de s'exprimer par écrit et de produire toutes pièces utiles devant elle et le TAPI et qu'ils n'expliquaient pas quels éléments supplémentaires le dépôt de la convention relative au droit de passage pourrait apporter. Comme on le verra (consid. 3.2), la commune n'exerce aucune fonction de décision dans la procédure de délivrance de l'autorisation de construire. Dès lors, le contenu de la convention signée avec l'intimée n'est pas de nature à mettre en cause la légalité de la décision du département. Les recourants se contentent à cet égard d'affirmer que ces mesures d'instruction auraient pu mettre en lumière les pratiques illégales de la municipalité en matière de police des constructions. Ce faisant, les recourants ne contestent cependant pas sérieusement l'appréciation de la cour cantonale; ils ne discutent en particulier pas que les éléments de fait ressortant de la décision accordée par le département seraient contraires au droit. S'agissant de l'audition de la commune, la Chambre administrative a souligné que les prises de position figurant dans les préavis communaux négatif du 13 septembre 2018 et positif du 15 février 2019 étaient explicites et que les recourants n'indiquaient pas ce que l'audition de la commune serait susceptible d'apporter. Il ne suffit pas de soutenir que le "processus anti-démocratique" qui porte ici sur un simple passage sur un terrain privé pourrait à l'avenir, dans d'autres cas, "devenir incontrôlable". Cette argumentation en reste à des considérations strictement appellatoires, dont on ne peut déduire que l'appréciation anticipée des preuves faite par la Chambre administrative serait insoutenable, respectivement violerait le droit d'être entendu des recourants. Enfin, comme l'a souligné la Cour de justice, un transport sur place ne serait pas susceptible d'apporter de nouveaux éléments et les recourants ne le démontrent pas. Les plans détaillés figurant à la procédure ainsi que la consultation des outils topographiques accessibles sur le système d'information du territoire à Genève (ci-après: SITG) suffisent amplement à examiner la conformité du projet à la loi genevoise sur les eaux du 5 juillet 1961 (LEaux/GE; RS/GE L 2 05) et, en particulier, si une partie des constructions autorisées se trouvait dans une zone de protection inconstructible. Les recourants ne prétendent pas que les plans déposés ou les données du SITG seraient inexacts.