Citation: 4A_610/2017 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant, qui invoque la violation de l'art. 8 CC sur le fardeau de la preuve, méconnaît que si la cour cantonale est parvenue à déterminer la volonté réelle des parties, il ne saurait être question d'échec de la preuve - et donc d'application de la règle sur le fardeau de la preuve - et que si la cour cantonale n'y était pas parvenue, le juge devrait rechercher la volonté objective, et non pas mettre le fardeau de la preuve de l'échec de la volonté réelle à la charge du demandeur; la règle du fardeau de la preuve de l'art. 8 CC ne concerne que les faits qui doivent servir de base à l'interprétation (subjective ou objective). Dès lors que la cour cantonale est parvenue à un résultat par appréciation des preuves, la question du fardeau de la preuve (art. 8 CC), ne se pose pas. Le recourant semble également ignorer que le degré de la preuve en matière d'interprétation subjective du contenu d'un contrat est la certitude, le juge devant être convaincu avec certitude de la volonté des parties par appréciation des preuves (art. 157 CPC). Il méconnaît que la preuve peut être apportée par tous les moyens de preuve (art. 168 al. 1 CPC), et non seulement par pièce (i.e. par titre). Ses griefs de violation de l'art. 8 CC doivent donc être rejetés. Enfin, le recourant méconnaît que le seul grief (recevable) qu'il peut soulever quant à la détermination de la volonté subjective des parties est l'appréciation arbitraire des preuves, qu'il doit satisfaire à cet égard aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF et que le Tribunal fédéral n'intervient que si l'appréciation de la cour cantonale est arbitraire (art. 97 al. 1 LTF et 9 Cst.). Or, à cet égard, le recourant ne démontre nullement en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Il se limite en effet, à soutenir que ses déclarations n'étaient pas contradictoires (ce qui est pourtant le cas puisqu'il a affirmé d'abord que toutes ses transactions avaient été autorisées et ensuite qu'elles avaient été passées sur la base d'une autorisation générale préalable), que la cour cantonale a préféré croire sa partie adverse, sans se prononcer sur sa crédibilité à lui (alors pourtant qu'elle a constaté qu'il avait changé sa version des faits) et que la cour s'était à tort attachée au fait que le demandeur était inatteignable au moment de cette transaction et que lui-même avait postérieurement tenté de réunir la somme réclamée par le défendeur. Ses critiques, appellatoires, sont irrecevables. En tant qu'il relève que le défendeur n'a pas offert l'audition d'un seul témoin, n'a pas produit un seul courrier ou courriel de demande d'autorisation, que la cour ne s'est pas posée la question de la crédibilité des autorisations données par téléphone et que le demandeur a varié sur la question de la gratuité du contrat, le recourant ne démontre aucun arbitraire.