Citation: 1P.493/2006 05.09.2006 E. 3

Le recourant tient sa détention pour illégale. Il estime que, dès le 12 avril 2006, il n'aurait existé aucune décision valable relative à sa détention préventive. Il conteste que la décision du juge de district du 14 juin 2006 puisse être assimilée à un nouveau mandat d'arrêt. 3.1 Une mesure de détention préventive est compatible avec la liberté personnelle, garantie par les art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH, pour autant qu'elle repose sur une base légale, qu'elle réponde à un intérêt public et qu'elle respecte le principe de la proportionnalité (art. 31 al. 1 et 36 al. 1 à 3 Cst.; ATF 123 I 268 consid. 2c p. 270). S'agissant d'une restriction grave à la liberté personnelle, le Tribunal fédéral examine librement ces questions, sous réserve toutefois de l'appréciation des preuves, revue sous l'angle de l'arbitraire (ATF 123 I 268 consid. 2d p. 271). Selon l'art. 72 ch. 1 du Code de procédure pénale valaisan (CPP/VS), la détention préventive peut être ordonnée lorsque le prévenu est fortement soupçonné d'un crime ou d'un délit et que, compte tenu des circonstances, il est sérieusement à craindre qu'il ne se dérobe à la procédure ou à la sanction attendue en prenant la fuite (let. a), qu'il ne compromette la procédure en influençant des personnes, en brouillant des pistes ou en perturbant des preuves (let. b) ou qu'il ne commette de nouvelles infractions graves (let. c). Selon l'art. 72 ch. 2 CPP/VS, la décision ordonnant la détention préventive est motivée par écrit. 3.2 Le recourant invoque l'illicéité de sa détention préventive avant le 4 août 2006. Or, l'objet du litige est limité à la décision du 4 août 2006 et l'examen de la licéité de la détention préventive avant cette date est exorbitant à la présente cause, de sorte que le grief est irrecevable. Le Tribunal fédéral prendra cependant en considération la détention subie de fait du 4 avril au 3 août 2006 dans l'examen du respect du principe de la proportionnalité (cf. consid. 6). Au demeurant, s'agissant de la détention précédant la décision attaquée, on constate que le recourant n'a pas demandé sa mise en liberté du 12 avril 2006 au 13 juin 2006, alors qu'il était en droit de la faire en tout temps (art. 76 al. 1 CPP/VS) et qu'il n'a pas déposé plainte contre la décision du 14 juin 2006 (art. 72 al. 3 CPP/VS).