Citation: 8C_59/2007 25.01.2008 E. 1

Dans son recours en matière de droit public, l'assuré conclut notamment, comme en instance cantonale, au maintien de son droit à une indemnité journalière au-delà du 30 juin 2005. Cependant, la suppression de ce droit, qui avait fait l'objet de la décision de l'intimée du 10 avril 2006, n'a pas été contestée par l'assuré dans son opposition du 3 mai 2006. Aussi, la CNA (cf. décision sur opposition du 30 mai 2006) et la juridiction cantonale ont-elles considéré que la décision du 10 avril 2006 était entrée en force quant à la suppression du droit à l'indemnité journalière. Certes, la jurisprudence considère que l'obligation d'articuler les griefs vaut en principe également dans la procédure d'opposition. Aussi, dans la mesure où la légalité d'une décision attaquée n'est pas examinée d'office, celle-ci entre partiellement en force sur les points qui n'ont pas été contestés dans la procédure d'opposition (ATF 119 V 347 consid. 1c p. 351). Cependant, lorsque - comme en l'occurrence - l'opposition formée contre un refus de rente repose sur des motifs qui, par leur nature, concernent aussi bien le droit à la rente que celui à l'indemnité journalière (causalité, incapacité de travail), la décision contestée par voie d'opposition n'entre pas non plus en force sur ce dernier point (cf. RAMA 1999 no U 323 p. 98; cf. Hansjörg Seiler, Rechtsfragen des Einspracheverfahrens in der Sozial-versicherung [Art. 52 ATSG], in: Sozialversicherungsrechtstagung 2007, St Gall 2007, p. 82). Cela étant, le litige porte sur le point de savoir si l'intimée était fondée à supprimer le droit du recourant à l'indemnité journalière avec effet au 30 juin 2005 et à lui refuser une rente d'invalidité, ainsi que sur le montant de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité.