Citation: 6B_516/2022 E. 1.2

1.2. Les recourants n'évoquent pas leur éventuel dommage ou tort moral, ni sur le principe, ni sur la quotité. Invoquant des infractions distinctes, ils n'indiquent a fortiori pas, par rapport à chacune d'elles, en quoi consisterait le dommage ou le tort moral en résultant, pas plus qu'ils n'exposent quel dommage serait imputable à chacun des intimés. Dans ces circonstances, la qualité pour recourir des recourants ne pourrait être admise qu'à la condition que l'on puisse déduire l'existence d'un dommage directement et sans ambiguïté compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée. Tel n'est à l'évidence pas le cas s'agissant des lésions corporelles simples et de l'omission de porter secours dont ils accusent les deux intimés, de même qu'en ce qui concerne la calomnie et l'injure qu'ils invoquent à l'encontre de la seconde épouse de leur père. Pour ce qui a trait aux infractions d'abus de confiance et d'escroquerie, E.________ dans sa plainte a reproché aux intimés d'avoir capté sa fortune en abusant de sa faiblesse. En l'absence de la moindre motivation relative à d'éventuelles prétentions civiles et compte tenu du fait que la plainte porte sur des infractions imputées à deux auteurs, on ne saurait considérer que l'effet du jugement sur les prétentions civiles que chacun des recourants pourrait faire valoir à l'encontre de chacun des intimés à raison de chacune des infractions apparaisse sans ambiguïté. En conséquence, les recourants n'ont pas qualité pour recourir sur le fond en application de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.