Citation: 5C.165/2001 30.08.2001 E. 2

2.- Au titre de violation de l'art. 426 CC, le recourant reproche aux juges cantonaux de n'avoir pas retenu que la curatrice avait fait preuve de négligence, d'une part en acceptant la succession alors que celle-ci laissait à sa charge un déficit de 96'140 fr. 55, d'autre part en ne mettant pas l'immeuble en vente immédiatement après le décès du de cujus. Selon lui, l'acceptation d'une succession qui présentait un actif net de moins de 50'000 fr., et dont le seul actif était constitué d'un bien immobilier évalué à 1'120'000 fr. et hypothéqué à plus de 90%, n'était pas digne d'un bon administrateur; de surcroît, la curatrice était nommée pour sauvegarder les intérêts des pupilles; en sa qualité d'avocate, elle ne pouvait pas sous-évaluer l'ensemble de la situation financière et les risques liés à l'acceptation de la succession. Le recourant soutient par ailleurs qu'en cas de répudiation de cette dernière, il aurait pu bénéficier des 201'019 fr. 05 provenant des assurances vie et des prestations LPP, et non pas seulement des 39'156 fr. reçus, son dommage étant ainsi constitué par la différence entre les deux montants, savoir 161'863 fr. 05. Mais, fait-il encore valoir, même si l'on voulait admettre le contraire, à savoir que l'apparence "active" de la succession imposait l'acceptation de celle-ci, la curatrice aurait commis une grave négligence en ne vendant pas immédiatement la maison et en attendant jusqu'en 1993 pour le faire; elle aurait aussi dû insister auprès de la veuve sur la nécessité d'une vente immédiate de la propriété et attirer son attention sur les risques qu'un retard présentait.