Citation: 9C_477/2021 E. 5.1

5.1. Contrairement à ce que soutient le recourant, la juridiction cantonale a examiné l'évolution de la situation médicale postérieurement à la décision du 11 juin 2015, jour où l'intimé avait décidé de supprimer la rente. Elle a mentionné divers avis médicaux relatifs aux atteintes somatiques et psychiques qui avaient été versés au dossier à la suite du dépôt de la nouvelle demande du 15 mai 2017. Elle a relevé ensuite que le SMR avait critiqué deux expertises, l'une neurologique du docteur Henny et l'autre psychiatrique du docteur Colomb, mises en oeuvre par l'assureur-accidents, ce qui avait amené le SMR à proposer une expertise pluridisciplinaire afin de disposer d'une évaluation globale de l'état de santé du recourant, avec analyse de son dossier permettant de constater l'évolution de l'exigibilité depuis la dernière décision de l'office AI en 2015. Les premiers juges ont ensuite traité à satisfaction les conclusions de l'expertise du CEMEDEX en regard des griefs que le recourant avait formulés. Ils ont ainsi relevé que les problèmes que le recourant avait évoqués (douleurs, échecs de thérapies, opérations, etc.) avaient été pris en compte par les différents experts dans les disciplines pertinentes; ceux-ci avaient par ailleurs tenu compte des avis des médecins traitants, dont les docteurs J.________ et K.________. Dans leur complément du 18 mai 2020, les experts avaient pris en considération les griefs du recourant et avaient en particulier répondu à ses objections, et indiqué que la reprise du travail à 100 % était possible dès le 9 septembre 2019. Pour les juges cantonaux, il n'y avait donc aucune raison de s'écarter de l'expertise pluridisciplinaire pour suivre les conclusions du recourant. L'instance précédente a aussi répondu au recourant qui soutenait que l'aggravation de son état de santé depuis 2015 était confirmée par le maintien d'une rente d'invalidité de 41 % par l'assureur-accidents, à teneur d'une décision du 13 septembre 2016. A cet égard, elle a clairement exposé les motifs pour lesquels le taux d'invalidité fixé par l'assureur-accidents ne liait pas l'assurance-invalidité et que cela n'avait pas d'incidence sur la valeur probante de l'expertise pluridisciplinaire mise en oeuvre par cette dernière. Concernant encore l'aggravation alléguée de l'état de santé, la juridiction cantonale a ajouté que les experts avaient parfaitement tenu compte des problèmes, difficultés et plaintes du recourant, sans pour autant retenir une telle péjoration. Enfin, le Tribunal cantonal a également abordé les contradictions entre les conclusions des experts et des médecins traitants, invoquées par le recourant. Il a rappelé que des divergences ne remettent pas en cause l'expertise, laquelle avait été réalisée par une étude fouillée et complète du dossier, des entretiens et examens de 1h30 à 2h30 par discipline, en pleine connaissance de l'anamnèse; de plus, les conclusions des experts étaient bien expliquées et motivées et ces derniers avaient intégralement pris en compte les problèmes mentionnés et les plaintes dans l'évaluation consensuelle. En outre, le recourant n'avait apporté aucun élément objectivement vérifiable que les experts auraient oublié ou qui aurait été susceptible de modifier leurs conclusions. S'agissant plus particulièrement du volet neurologique de l'expertise, les premiers juges ont aussi exposé les raisons pour lesquelles on ne pouvait reprocher à l'expert d'avoir fait preuve de prudence avant de se prononcer.