Citation: 1P.364/2004 23.09.2004 E. 2

A.________ tient la désignation d'un mandataire d'office au stade actuel de la procédure pour prématurée, illégale et arbitraire, au regard de l'art. 45 al. 1 ch. 3 let. a CPP jur., qui ne déclare la défense obligatoire qu'aux débats devant le Tribunal correctionnel. Ce faisant, elle perd de vue la disposition de l'art. 45 al. 2 CPP jur. qui impose également la désignation d'un avocat d'office durant la procédure de renvoi lorsque des débats au sens de l'alinéa 1 ch. 2 et 3 let. a ou b sont probables. Tel est précisément le cas en l'espèce où une audience avait d'ores et déjà été fixée le 5 juillet 2004. On observera au demeurant qu'en règle générale, il est souhaitable que l'assistance d'un avocat d'office intervienne le plus tôt possible, ceci dans l'intérêt d'une saine administration de la justice. La nomination d'un défenseur d'office à ce stade de la procédure échappe ainsi à toute critique.