Citation: C 282/03 12.05.2004 E. A

C.________, né en 1973, est dessinateur en génie civil. Il a travaillé du 28 août 1989 au 31 juillet 1998 au service du Bureau d'ingénieurs B.________ SA. Son contrat de travail a été résilié en raison de la situation conjoncturelle. Le 8 octobre 1998, il a déposé une demande de prestations auprès de la Caisse de chômage de la Société des Jeunes Commerçants (la caisse), en sollicitant le versement de l'indemnité journalière dès le 16 septembre 1998. Il a fait contrôler son chômage auprès de l'Office régional de placement de Moudon (ORP) qui l'a régulièrement convoqué chaque mois à des entretiens jusqu'en décembre 1998. Par décision du 25 novembre 1998, l'ORP l'a suspendu dans l'exercice de son droit à l'indemnité pour une durée de 18 jours, au motif qu'il avait refusé un emploi temporaire. Par décision du 11 novembre 1998, l'ORP a estimé que C.________ n'était pas apte au placement en raison des entraînements qu'il suivait auprès du FC S.________ et des refus opposés à deux propositions de travail qui lui ont été faites. Le prénommé a recouru contre cette décision le 30 novembre 1998. Neuf mois plus tard, le Service de l'emploi du canton de Vaud a annulé cette décision, considérant qu'il pouvait concilier son activité sportive d'amateur avec un emploi dans sa profession de dessinateur en génie civil (décision du 1er septembre 1999). Dans l'intervalle, l'assuré avait été convoqué à un entretien de conseil fixé le 8 décembre 1998. Il ne s'y est pas présenté, mais a pris contact la veille, par téléphone, avec sa conseillère. Pendant la procédure de recours devant le Service de l'emploi, l'ORP n'a plus convoqué C.________ aux entretiens de conseil; de son côté, ce dernier, n'est pas allé chercher les formulaires (indications de la personne assurée) relatifs aux mois de décembre 1998 à juin 1999. A la suite de l'admission du recours de l'assuré, des duplicata de ces documents ont été envoyés à la caisse, le 27 novembre 1999. Par décision du 14 décembre 1999, cette dernière a refusé d'indemniser C.________ pour la perte de travail de décembre 1998 à juin 1999, au motif qu'il n'avait pas exercé son droit à l'indemnité dans le délai légal de trois mois. Le Service de l'emploi a rejeté le 9 juin 2000 le recours formé par l'assuré contre la décision de la caisse.