Citation: 6B_319/2024 E. 1.3

1.3. De manière générale, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des différentes déclarations soigneusement analysées par la cour cantonale, sans toutefois tenter de démontrer en quoi le raisonnement cantonal serait arbitraire. L'argumentation proposée procède d'une vaste rediscussion des déclarations émises par les parties et témoins aux différents stades de la procédure. De tels moyens sont typiquement de nature appellatoire. Ils ne seront traités qu'autant qu'ils n'apparaissent pas d'emblée irrecevables pour cette raison (cf. art. 106 al. 2 LTF). En tant que le recourant se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, ses développement sont également irrecevables (cf. art. 99 al. 1 LTF). Sans contester les déclarations selon lesquelles l'intimée s'était opposée aux actes d'ordre sexuel et avait dit non à plusieurs reprises, le recourant prétend néanmoins que les refus exprimés étaient en lien avec la désapprobation de sa mère, et ne résultaient pas du fait qu'elle ne le voulait pas. Ces simples hypothèses quant au motif du refus ne sont pas de nature à ébranler sérieusement la conclusion de la cour cantonale quant à la manifestation répétée de ce refus, seul aspect factuel pertinent au vu des éléments constitutifs de l'infraction retenue (cf. infra consid. 2.1). Concernant les secondes déclarations de l'intimée, le recourant échoue à démontrer le caractère manifestement insoutenable du raisonnement cantonal en lien avec la remise d'une copie de carte d'identité au recourant, en vue d'un spectacle devant avoir lieu au consulat. Par ailleurs, il ne dit mot sur les déclarations concordantes des parties concernant le fait que son pénis avait "buté à l'orée du vagin" de l'intimée. En déduisant des circonstances de sa première audition que son récit était sincère, sans autre grief de procédure, le recourant ne remplit pas les exigences minimales de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Il échoue à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il n'admettait les faits que sur question précise de la police, sans remettre en cause l'exemple tiré de son aveu concernant un échange de baisers, puis l'évocation de la fellation uniquement sur question précise. Pour le surplus, le recourant oppose sa propre version des faits à celle arrêtée par la cour cantonale, lorsqu'il avance notamment qu' "on peut comprendre" d'un extrait des déclarations de l'intimée qu'elle serait allée chercher le vêtement pour s'essuyer avant les actes, lorsqu'il évoque différentes hypothèses de découvertes de pratiques sexuelles ou lorsqu'il affirme qu'ils auraient "naturellement" rediscuté de la fellation préalablement à l'acte (art. 106 al. 2 LTF). Contrairement à ce que suggère le recourant au sujet du témoignage de l'amie de l'intimée, on ne saurait lui accorder une pleine valeur probante au seul motif qu'il lui serait "favorable" (cf. sur la possibilité de se fonder sur un témoin par ouï-dire: ATF 148 I 295 consid. 2.4). En tout état, les juges cantonaux n'ont pas ignoré que, selon la témoin, l'intimée paraissait fière et euphorique en lui racontant les faits comme si c'était "normal", ils ont néanmoins expliqué que cela pouvait s'expliquer par le déni et par la personnalité de l'intéressée, dont ils avaient pu constater le sourire derrière lequel elle avait coutume de s'abriter. Ce raisonnement n'est pas contesté de manière qui satisfasse les exigences déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, le recourant avançant des appréciations personnelles sur la nature de l'environnement de l'intimée lors de ses déclarations. S'agissant enfin du témoignage de la tante de cette amie, le recourant livre sa propre interprétation du dévoilement qu'il qualifie de "forcé" par la peur de sa mère ou du désir de ne pas la décevoir, ce dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Contestant avoir agi avec conscience et volonté contre le refus exprimé par l'intimée tout au long des actes (faits "internes" qui lient le Tribunal fédéral à moins qu'ils aient été retenus de manière arbitraire; cf. art. 105 al. 1 LTF; ATF 148 IV 234 consid. 3.4), le recourant se contente d'indiquer qu'il s'agissait selon lui de simples inquiétudes quant au retour de la mère de l'intimée. Pareille argumentation est purement appellatoire, partant irrecevable. En définitive, pour autant que ses griefs remplissent les exigences minimales de motivation en la matière, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits, ainsi qu'une violation du principe in dubio pro reo.