Citation: 8C_327/2022 E. 6.2

6.2. Le recourant avait soutenu devant les juges précédents que s'il devait se rendre dans un pays où un certificat Covid était nécessaire, il aurait pu l'obtenir rapidement en présentant les résultats d'un test de dépistage, comme l'avaient fait les opérateurs du DRA10 qui avaient participé au déploiement de cette unité en Afghanistan en août 2021 et qui avaient dû à cette occasion, en plus de la vaccination, effectuer un test PCR avant de partir en mission. Il continue à soutenir devant le Tribunal fédéral qu'il est facile d'organiser rapidement un test de dépistage et qu'il ne serait dès lors pas établi que son refus de se faire vacciner contre le Covid-19 aurait concrètement nui à sa disponibilité opérationnelle. Ces critiques tombent à faux. Il ressort en effet des faits constatés par le Tribunal administratif fédéral et il est d'ailleurs notoire qu'au moment où le licenciement du recourant a été prononcé, de nombreux pays exigeaient pour entrer sur leur territoire la vaccination contre le Covid-19, tandis que certains autres exigeaient uniquement un résultat négatif à un test PCR voire à un test antigène (certains pays exigeant toutefois un second test, voire un troisième test après une période donnée pour les personnes non vaccinées; cf. consid. 4.4.2.3 supra). Il s'ensuit que seule la vaccination contre le Covid-19 - et non, comme le soutient le recourant, la simple possibilité d'organiser rapidement des tests de dépistage - permet d'assurer que les opérateurs du DRA10 soient en mesure de participer en tout temps aux missions de cette unité spéciale à l'étranger. En refusant délibérément de se soumettre à une mesure ordonnée par son employeur qui était nécessaire pour assurer sa disponibilité opérationnelle en vue des missions pour lesquelles il avait été engagé, le recourant a indéniablement violé des obligations légales et contractuelles importantes.