Citation: 6B_393/2016 E. 1

Le recourant ne prétend pas avoir requis un complément d'expertise qui lui aurait été refusé. Il ne conteste pas avoir eu l'occasion de s'exprimer sur le contenu de l'expertise judiciaire déposée le 1er août 2015. Cela étant, l'on peine à comprendre en quoi consisterait la violation du droit d'être entendu qu'il invoque. Le recourant échoue à démontrer dans quelle mesure le refus de l'auditionner une nouvelle fois après son transfert constituerait une appréciation anticipée arbitraire des preuves. En effet, se concentrant sur des passages de l'expertise psychiatrique, il n'indique d'aucune manière ce qu'une seconde audition pourrait révéler de pertinent pour l'issue de la cause, restreinte à la seule question de la libération conditionnelle. Dans ce cadre, la question de savoir si les conditions de détention postérieures au transfert correspondent aux recommandations de l'expert quant au traitement à prodiguer n'est pas pertinente. Cette question n'a d'importance qu'au regard de la procédure de changement de sanction (cf. art. 65 CP), laquelle n'est pas l'objet de la présente cause.