Citation: 8C_338/2022 E. A

A.a. A compter du 1 er février 2015, A.________ (ci-après aussi: l'employée) a été employée par l'association de communes Réseau santé de la Sarine (ci-après: RSS) en qualité de responsable de l'animation auprès du home médicalisé B.________. Dès le 28 août 2017, elle s'est trouvée en incapacité de travail. A.b. Par courrier du 20 décembre 2017, l'employée a - par l'intermédiaire de son conseil - demandé à la cheffe d'établissement du RSS (ci-après: la cheffe d'établissement) si l'ordonnance [cantonale] relative au harcèlement et aux difficultés relationnelles sur le lieu de travail du 14 décembre 2015 (OHarc; RS/FR 122.70.14) s'appliquait également au personnel du RSS et, si tel ne devait pas être le cas, de lui indiquer à quelle personne de confiance les collaborateurs de l'association pouvaient s'adresser en cas de besoin. Par pli du 8 janvier 2018, la cheffe d'établissement lui a répondu qu'une détermination lui serait transmise d'ici la fin du mois. Le 26 janvier 2018, la cheffe des ressources humaines (ci-après: la cheffe RH) a indiqué à l'employée que l'OHarc s'appliquait au personnel du RSS avec certaines réserves, les collaborateurs de l'association n'étant notamment pas autorisés à faire appel aux intervenants spécialisés de la section "Espace santé-social" puisqu'ils n'étaient pas employés de l'État. La cheffe RH - qui disait se tenir à disposition - précisait qu'en cas de difficultés, il fallait s'adresser dans un premier temps à elle-même; dans un second temps, au cas où aucune solution ne pouvait être apportée et où la situation l'exigeait, un service externe pouvait être mandaté. A.c. Par courrier du 2 mars 2018 adressé à la cheffe RH, A.________, se référant à un article de presse du 18 novembre 2017 ainsi qu'à une émission de radio du 30 mai 2017 mettant en cause la direction du RSS, a requis qu'on lui communique les coordonnées du service externe. Dans sa réponse du 26 mars 2018, la cheffe RH a relevé ne pas être en mesure d'agir et de communiquer les coordonnées d'une personne externe, dès lors qu'elle ne connaissait pas le problème vécu par la collaboratrice; elle a invité celle-ci à collaborer et lui a proposé plusieurs dates afin qu'une rencontre soit organisée, en présence également de la supérieure hiérarchique de l'employée. Le 19 avril 2018, cette dernière a exposé qu'elle refusait de rencontrer les personnes mises en cause dans l'article de presse et l'émission de radio - soit l'ensemble des membres de la direction du RSS, dont faisait partie la cheffe RH - et a réitéré sa demande tendant à l'organisation d'une entrevue auprès d'un service externe. Le 2 mai 2018, l'employée a été informée que son incapacité durable de travail pour cause de maladie entraînait la cessation des rapports de service au 9 juillet 2018.