Citation: 1C_134/2015 E. 2.2

2.2. Le recourant expose que le déclassement de sa parcelle serait une forme de compensation de l'extension de la zone à bâtir dans un autre secteur de la commune. La cour cantonale aurait à tort nié ce fait. Il ne démontre toutefois pas en quoi ce fait serait susceptible d'influer sur le sort de la cause. A supposer en effet que celui-ci soit avéré, on ne voit pas en quoi le principe même de la compensation serait contestable (cf. art. 52a al. 2 let. a OAT), en particulier si d'autres terrains se prêtent mieux à la construction, respectivement moins à l'exploitation agricole, que le secteur de la parcelle du recourant. Il est établi que la commune de Porrentruy disposait d'une zone constructible surdimensionnée, de sorte qu'il est inévitable que le nouveau plan déclasse certains terrains. Le fait que d'autres aient tout de même pu être nouvellement classés en zone à bâtir ne saurait avoir une incidence décisive sur le sort du terrain du recourant. Le recourant affirme ensuite que la zone M "n'est pas la continuation d'une autre zone agricole". Or, le plan au dossier montre clairement que la zone agricole est continue jusqu'à la parcelle du recourant. Enfin, le recourant tient pour arbitraire l'avis de la cour cantonale selon lequel l'affectation de la parcelle en zone agricole permettrait de préserver la vue sur le château, dès lors que le château est en hauteur et que de hauts arbres sont situés entre la parcelle et le château. Cela étant, on comprend des constatations de la cour cantonale qu'il s'agit plus d'éviter d'altérer cette vue par de nouvelles constructions que, comme l'affirme appellatoirement le recourant, d'empêcher que le château soit masqué par d'éventuelles constructions. Il n'y a donc pas de contradiction ni d'arbitraire dans les faits retenus dans l'arrêt attaqué.