Citation: U 79/03 18.12.2003 E. 5

5.1 Selon le recourant, les affections dont il souffre entraînent une incapacité de travail justifiant l'octroi d'une rente correspondant à un degré d'invalidité oscillant entre 25 % et 50 %. L'intimée considère que l'atteinte à l'épaule droite n'entraîne pas d'incapacité notable de travail ou de gain de sorte que le droit à une rente n'est pas fondé. 5.2 En l'occurrence, les experts du Centre multidisciplinaire de la Douleur observent que la capacité de travail du recourant est définitivement nulle dans l'exercice de toute activité physique lourde. Par contre, ils considèrent que dans une activité légère favorisant l'alternance fréquente des positions assise et debout, elle s'élève à 50 % voire vraisemblablement 75 %. Ils précisent également que l'incapacité de travail corrélative n'est plus en relation de causalité naturelle avec l'accident du 15 septembre 1992 mais qu'elle est bien d'origine maladive. Dans cette mesure, il apparaît que l'incapacité de travail du recourant résulte exclusivement des lombosciatalgies ainsi que des douleurs au poignet droit et que l'atteinte à l'épaule droite n'entraîne aucune augmentation de celle-ci. Dès lors que l'incapacité de travail du recourant relève de facteurs d'ordre maladif et non pas traumatique, il n'existe par conséquent pas de lien de causalité naturelle entre son incapacité de gain et l'événement accidentel du 15 septembre 1992 (cf. consid. 3.5), de sorte que l'intimée ne saurait être tenue de lui verser une rente d'invalidité.