Citation: 8C_688/2023 E. 5.3

5.3. Les critiques du recourant relatives à l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale ne sont pas fondées. Dans son rapport du 27 janvier 2021, le docteur G.________ mentionne qu'il suit le recourant depuis mai 2018 pour les problèmes au genou droit et dernièrement également pour des troubles à l'épaule et au coude droits. Il fait état d'une déchirure insertionnelle partielle du tendon du sus-épineux et d'une arthropathie acromio-claviculaire modérée, atteintes mises en évidence par un examen IRM de l'épaule droite réalisé le 27 novembre 2020. Selon ce médecin, il y a de fortes probabilités que la lésion de l'articulation acromio-claviculaire soit d'origine traumatique, faisant suite à une entorse de l'épaule. Le docteur G.________ précise qu'aucune intervention n'est prévue et qu'au niveau du coude, aucun examen n'a été fait, mais que le recourant présente des douleurs à l'extension. Prenant position sur ces nouvelles atteintes (appréciation du 11 mai 2021), le docteur F.________ relève que le recourant a fait une annonce d'accident touchant son coude droit le 8 octobre 1998 et une autre concernant son épaule droite le 11 décembre 2006: s'agissant du premier événement, seul le diagnostic d'épicondylite, soit une atteinte dégénérative, a été retenu; pour l'arthrose à l'épaule droite, une étiologie traumatique est tout aussi probable qu'une origine dégénérative; quant à la déchirure tendineuse, elle résulte d'un contexte de surcharge. Indépendamment de la question du lien de causalité entre l'accident du 11 décembre 2006 et les atteintes actuelles à l'épaule droite, on peut se rallier au point de vue de la cour cantonale, selon laquelle celles-ci n'ont pas d'incidence sur la capacité de travail du recourant telle qu'elle a été définie par le médecin d'arrondissement à l'issue de son examen final. À cet égard, celui-ci indique que l'IRM du 27 novembre 2020 montre une arthrose peu importante et une excellente trophicité musculaire au niveau de l'ensemble de la coiffe témoignant d'une épaule droite parfaitement fonctionnelle. Concernant le genou droit du recourant, on observera à l'instar de la cour cantonale que le docteur G.________ fait mention d'une récupération satisfaisante après l'intervention du 22 janvier 2019 avec une bonne mobilité et stabilité, ce qu'a également constaté le docteur F.________. Le médecin traitant déclare en outre que cette intervention a permis de supprimer les douleurs invalidantes préopératoires. Enfin, dans leurs rapports respectifs datés des 26 et 27 janvier ainsi que du 23 juillet 2021, les docteurs G.________ et H.________ mettent avant tout en exergue qu'une prothèse du genou entraîne des limitations fonctionnelles incompatibles avec toute activité physique lourde, ce dont le médecin d'arrondissement a tenu compte dans son appréciation de la capacité de travail résiduelle du recourant avec les limitations fonctionnelles qu'il a décrites. Dans ces circonstances, aucun reproche ne saurait être fait à la cour cantonale de s'être tenue aux conclusions y relatives du docteur F.________ sans donner suite à la requête d'expertise du recourant, les médecins traitants ayant motivé l'impossibilité d'une reconversion professionnelle essentiellement par le manque de formation et l'âge de leur patient. Il s'agit là de considérations sortant de leur domaine de spécialisation et sans rapport avec une limitation, pour des motifs médicaux, de la capacité résiduelle de travail du recourant dans une activité adaptée. On peut également s'en tenir aux considérations convaincantes de la cour cantonale en ce qui concerne l'évaluation de l'atteinte à l'intégrité du recourant, faute de grief motivé sur ce point dans le recours.