Citation: 1P.107/2007 11.01.2008 E. 5

5.1 En l'espèce, pour juger de la crédibilité de la victime, les juges cantonaux se sont notamment fondés sur ses révélations spontanées à sa cousine et sur ses déclarations à sa tante, à sa mère ainsi qu'à la psychologue du Centre de protection de l'enfance à Berne. Ils ont également forgé leur conviction sur la base de la constance et de la précision des descriptions de la victime, des termes utilisés, ainsi que des dessins qu'elle a esquissés et expliqués à la psychologue. La Cour cantonale s'est aussi appuyée sur le fait que les tensions existantes entre les parents avaient disparu et que l'entente était bonne au moment des faits. Dans ces circonstances, rien au dossier ne permettait de soupçonner une instrumentalisation ou une manipulation de l'enfant par son entourage. 5.2 Lorsque l'autorité cantonale forge sa conviction sur la base d'un ensemble d'indices ou éléments de preuves, c'est leur appréciation globale qui prévaut. Il convient alors de se demander si cette appréciation globale et le résultat auquel elle a conduit doivent être qualifiés d'arbitraires, c'est-à-dire considérés non seulement comme critiquables ou discutables mais comme manifestement insoutenables. Il ne suffit donc pas que le recourant se livre à une discussion de chaque élément ou argument ou de l'un ou de l'autre de ceux-ci en prétendant que, sauf arbitraire, il ne pouvait être apprécié ou interprété autrement que dans le sens favorable à sa thèse. Un tel procédé se réduit à une critique appellatoire, dont la jurisprudence a constamment souligné qu'elle n'est pas à même de faire admettre l'arbitraire de la décision attaquée.