Citation: 2C_226/2023 E. 4.3

4.3. Selon la jurisprudence, un droit de séjourner en Suisse déduit de l'art. 8 CEDH ne peut le cas échéant exister pour le parent qui ne dispose pas de la garde de son enfant jouissant d'un droit de présence assuré dans ce pays, qu'en présence de liens familiaux particulièrement forts avec l'enfant d'un point de vue affectif et économique, lorsque cette relation ne pourrait pratiquement pas être maintenue en raison de la distance qui sépare le pays de résidence de l'enfant du pays d'origine de son parent, et que l'étranger a fait preuve en Suisse d'un comportement irréprochable (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 et les nombreux arrêts cités). Ces exigences doivent être appréciées ensemble et faire l'objet d'une pesée des intérêts globale (ATF 144 I 91 consid. 5.2 et les arrêts cités). Il découle toutefois également de la jurisprudence que l'existence d'un comportement irréprochable n'est pas une condition rédhibitoire, mais un élément parmi d'autres à prendre en compte dans la pesée des intérêts, lorsque, comme en l'espèce, le parent étranger vit séparé de la mère de son enfant suisse, dispose de la garde et de l'autorité parentale partagées sur celui-ci et que son renvoi ne remet pas en cause le séjour de son enfant en Suisse (cf. mutatis mutandis, ATF 140 I 145 consid. 3 s.; arrêt 2C_606/2013 du 4 avril 2014 consid. 5).