Citation: 4A_624/2020 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont considéré que le demandeur agissait comme courtier indépendant pour F.________ SA. Ils ont qualifié cette collaboration de sous-courtage, le demandeur agissant en qualité de sous-courtier et F.________ SA en tant que courtière principale. La cour cantonale, considérant que le demandeur avait recherché un acquéreur pour le lot litigieux, qu'il avait transmis aux époux acquéreurs le dossier relatif au projet de vente et que c'est avec lui que ceux-ci avaient traité et échangé des courriels, que c'est d'ailleurs au demandeur (et à G.________ SA) que la défenderesse a adressé son offre d'achat pour le lot 811-1, en a, au contraire, conclu que c'est par le demandeur (et par G.________ SA) que la défenderesse avait eu accès à l'affaire, soit l'acquisition puis la vente du lot litigieux. S'agissant des rapports entre le demandeur et F.________ SA, la cour cantonale a jugé que les déclarations de l'administrateur de F.________ SA étaient sujettes à caution et ne les a pas retenues. Elle a considéré que le demandeur avait agi en tant qu'indépendant, qu'il n'était pas salarié de F.________ SA, qu'ils se partageaient des commissions, qu'il n'avait pas été établi que F.________ SA aurait mandaté le demandeur comme sous-courtier pour la vente de ce lot et en a conclu qu'elle ignorait tout des modalités de leur collaboration. Le demandeur a certes collaboré à un moment donné avec F.________ SA, comme il a collaboré avec G.________ SA, mais cette collaboration a cessé, les motifs de fin des rapports n'ayant pas été établis. Puis, la cour cantonale a considéré que la question à résoudre ne concernait pas les rapports internes entre le demandeur et F.________ SA, mais ceux découlant du contrat de courtage signé entre le demandeur et la défenderesse. Or, le jour même où la défenderesse a acquis son droit d'emption sur la parcelle, elle a signé un contrat de courtage avec le demandeur (et G.________ SA). Le représentant de la défenderesse n'est pas crédible lorsqu'il affirme n'avoir pas vu que le nom du demandeur (et de G.________ SA) figuraient sur le contrat de courtage, ce d'autant moins qu'il avait fait une offre d'achat à ces mêmes personnes et qu'il n'a pas réagi au courriel de G.________ SA du 20 avril 2016 précisant que la commission serait exclusivement due au demandeur. La cour cantonale en a conclu que, par la signature du contrat de courtage du 13 mai 2016, la défenderesse s'était bien engagée envers le demandeur lui-même, et non envers F.________ SA, et que la commission était due au demandeur.