Citation: 4A_375/2007 08.11.2007 E. 2

2.1 Le recours au Tribunal fédéral est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (art. 90 LTF). Hormis les décisions préjudicielles et incidentes mentionnées à l'art. 92 al. 1 LTF, il n'est recevable contre de telles décisions que si elles peuvent causer un dommage irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Sur le vu de l'objet de la décision attaquée, qui a trait à la restitution du délai imparti pour déposer le mémoire de réponse, l'admission du recours ne suffirait pas à mettre un terme au procès pendant. Ledit recours n'est, dès lors, recevable que si la décision contestée peut causer un préjudice irréparable à la recourante. 2.2 La notion de préjudice irréparable a été reprise de l'art. 87 al. 2 OJ, de sorte que la jurisprudence relative à cette disposition peut être transposée pour l'interprétation de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (arrêt 4A_144/2007 du 29 août 2007, destiné à publication, consid. 2.3; ATF 133 IV 139 consid. 4; Bernard Corboz, Introduction à la nouvelle loi sur le Tribunal fédéral, in: SJ 2006 II 319 ss, p. 326; Fabienne Hohl, Le recours en matière civile selon la Loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005, in: Les recours au Tribunal fédéral, Genève 2007, 71 ss, p. 88). Selon cette jurisprudence, un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable que s'il cause un inconvénient de nature juridique; tel est le cas lorsqu'une décision finale même favorable au recourant ne le ferait pas disparaître entièrement, en particulier lorsque la décision incidente contestée ne peut plus être attaquée avec la décision finale, rendant ainsi impossible le contrôle par le Tribunal fédéral; en revanche, un dommage de pur fait, tel que la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas considéré comme un dommage irréparable de ce point de vue (ATF 131 I 57 consid. 1; 129 III 107 consid. 1.2.1; 127 I 92 consid. 1c; 126 I 97 consid. 1b, 207 consid. 2; 123 I 325 consid. 3c). Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un dommage irréparable, à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 116 II 80 consid. 2c in fine). 2.3 La recourante motive son recours, sous l'angle de la recevabilité et plus particulièrement du préjudice irréparable, en indiquant que « la décision cause à la recourante un dommage impossible à réparer en ce sens que X.________ doit pouvoir procéder sur la demande en déposant une réponse ». Dans cette argumentation d'ordre général, la recourante ne démontre pas le dommage irréparable. Elle ne précise en effet pas quelles conséquences découlent, selon le droit de procédure cantonal, du défaut de réponse. Elle ne prétend pas davantage et, encore moins, ne démontre qu'elle n'aurait plus la possibilité de se rattraper en cours de procédure. Dès lors qu'il n'est pas établi que les conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF sont remplies, le présent recours est irrecevable. 2.4 A supposer que l'arrêt puisse faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral, la recourante ne démontre pas, d'une manière conforme aux exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF, dans quelle mesure les juges cantonaux, qui ont considéré que le recours était irrecevable, auraient versé dans l'arbitraire. Elle n'explique pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé des dispositions de droit cantonal applicable en la matière (cf. art. 106 al. 2 LTF). S'agissant du grief de violation du droit d'être entendu, il ne satisfait également pas aux exigences de motivation, puisqu'il ne suffit pas d'affirmer, pour fonder la violation, que la Chambre des recours a statué sur la base d'un recours non motivé sans impartir un délai pour produire le mémoire, référence faite à l'art. 465 CPC/VD dont le contenu diffère manifestement de celui indiqué par la recourante. On ne saurait par ailleurs reprocher à l'autorité cantonale d'avoir statué sur la base d'un recours non motivé, dès lors qu'il ressort précisément de l'art. 465 CPC/VD - ce qui est totalement occulté par la recourante - qu'un délai pour déposer un mémoire n'est fixé que si le recours ne paraît pas d'emblée irrecevable.