Citation: I 310/06 16.04.2007 E. A

A.a B.________, né en 1965, originaire du Kosovo, marié et père de quatre enfants, est arrivé en Suisse en 1983. Après avoir exercé diverses activités, il a travaillé depuis 1991 en qualité de garçon de salle au Café Restaurant de la Poste à X.________. Le 28 février 1998, l'intéressé a mis fin à son contrat de travail et n'a pas repris d'activité depuis lors. Le 23 septembre 1998, l'intéressé a demandé à l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) d'être mis au bénéfice d'une mesure de reclassement dans une nouvelle profession. Comme atteinte à la santé, il indiquait souffrir de sarcoïdose avec toux chronique, augmentée par tous les irritants respiratoires. L'office AI a recueilli l'avis du docteur M.________, spécialiste FMH en médecine interne et pneumologie et médecin traitant de l'assuré. Dans un rapport du 8 octobre 1998, ce dernier a posé le diagnostic de sarcoïdose pulmonaire, avec toux incoercible, primo-infection tuberculeuse, hypertension artérielle et hypercholestérolémie. Il a en outre indiqué qu'il persistait une fatigabilité importante et que la toux restait gênante, particulièrement le matin et lors de l'exposition à tous les irritants respiratoires tels que fumée, poussière et odeurs fortes. A condition de tenir compte de ces limitations, une reprise de l'activité professionnelle paraissait souhaitable. Le 6 avril 2000, le docteur M.________ a attesté une incapacité de travail de 100 % depuis janvier 1998; il précisait que l'évaluation faite en juin (recte: octobre) 1998, évoquant une possible reprise d'activité dans un environnement protégé, s'était malheureusement révélée incorrecte. A.b L'office AI a mis l'assuré au bénéfice d'un stage d'observation professionnelle au centre d'intégration professionnelle (CIP) de X.________, lequel a été interrompu après deux jours en raison d'une exacerbation de toux. Selon le médecin consultant du CIP, l'assuré a rapporté à son médecin traitant que cette interruption avait eu lieu à la demande des moniteurs du CIP alors qu'il semblait avoir dit à ces derniers que l'interruption avait eu lieu sur ordre de son médecin traitant. De l'avis des responsables du CIP, l'assuré avait montré peu d'empressement à s'engager dans la mesure prévue et son discours ne présentait aucune volonté de se reclasser. A.c L'assuré a séjourné à la clinique de médecine des Hôpitaux universitaires de X.________ du 22 au 25 janvier 2001. Dans un rapport du 1er février 2001, les médecins des Hôpitaux universitaires de X.________ ont constaté que le bilan biologique de l'assuré était dans la norme, aucune pathologie expliquant la toux n'ayant pu être objectivée. Une composante psychiatrique n'étant pas à exclure dans cette symptomatologie, lesdits médecins préconisaient la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. Mandaté par l'office AI de Genève en raison d'une surcharge de travail, l'office AI du canton de Y.________ a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'observation médical de l'assurance-invalidité (COMAI) de Z.________. Il ressort du rapport d'expertise du 5 décembre 2002 que l'assuré souffre de somatisations (F45.0), d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère, sans symptôme psychotique (F33.2), d'un trouble spécifique de la personnalité (personnalité mal structurée) (F60) et d'une sarcoïdose pulmonaire traitée en 2000, sans évidence de récidive (D86.0). Les médecins du COMAI ont conclu à une capacité résiduelle de travail de 20 % au maximum, dans une activité de type plutôt occupationnel. Dans une note du 4 février 2003, le docteur F.________, médecin conseil auprès de l'office AI, a estimé que la description de la psychopathologie par les médecins du COMAI était lacunaire quand elle n'était pas contradictoire et en tous les cas peu convaincante en regard de l'authenticité des plaintes et du comportement de l'assuré. Au vu de l'évocation d'une possible amplification intentionnelle de la symptomatologie, voire d'une simulation, il proposait de mandater le docteur S.________ pour une expertise psychiatrique afin de clarifier la situation de l'assuré. Dans un rapport du 23 janvier 2004, le docteur S.________ a posé le diagnostic suivant: Axe I trouble somatoforme indifférencié dysthymie (DD: état dépressif de gravité légère) non-observance au taitement (Exefor®; Zyprexa®) Axe II personnalité à traits histrioniques Axe III (cf. spécialistes concernés) Axe IV éventuel problème professionnel en 1998; difficultés à retrouver un emploi; absence de qualifications professionnelles; problèmes socio-économiques, autres? Le psychiatre a conclu que l'assuré était apte à travailler à plus de 80 % dans une activité adaptée à ses compétences et sa motivation, laquelle restait toutefois à démontrer. A.d Par décision du 16 mars 2004, confirmée sur opposition le 23 mai 2005, l'office AI de Genève a refusé d'octroyer à l'assuré tout droit à des prestations.