Citation: 6B_623/2014 E. 4.2

4.2. La juridiction d'appel a considéré qu'il y avait lieu de révoquer le sursis octroyé le 17 novembre 2009 par le Tribunal pénal économique du canton de Neuchâtel, étant donné que le recourant avait récidivé six mois après sa condamnation pour escroquerie et escroquerie par métier notamment, commettant trois escroqueries en à peine sept mois, et que rien ne permettait de dire qu'il ne commettra pas de nouveaux délits à l'avenir. Non seulement il avait commis des infractions identiques à celles pour lesquelles il avait déjà été sanctionné précédemment, mais il avait encore manifesté une progression dans le mode de perpétration, en commettant des faux dans les titres pour parvenir à ses fins. Enfin, elle a tenu compte du fait que les experts psychiatres ont qualifié le risque de récidive de moyen et qu'à sa sortie de prison, le recourant ne vivra que de sa rente AVS, de 1'770 fr. par mois et emménagera dans la maison de sa première épouse, ce qui l'exposerait à la récidive. Les critères sur lesquels s'est fondée la juridiction d'appel sont pertinents et cette dernière pouvait en déduire, sans abus de son pouvoir d'appréciation, que le pronostic quant au comportement futur du recourant était défavorable, eu égard notamment à la réitération d'actes délictueux de même nature et à la situation personnelle et financière de celui-ci, étant précisé que son âge n'est pas un facteur limitant ce risque. Le grief du recourant doit donc être rejeté.