Citation: 6B_150/2020 E. 4.7

4.7. La recourante fait ensuite grief à la cour cantonale d'avoir notamment fondé sa culpabilité sur le fait qu'elle avait présenté plusieurs versions différentes de l'événement du 18 septembre 2014 qui a causé des lésions pétéchiales au visage de l'enfant (cf. mémoire de recours, p. 24). Elle prétend qu'elle aurait uniquement modifié quelque peu sa version des faits afin que celle-ci soit la plus précise possible. Ce faisant, elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Au demeurant, c'est à juste titre que la cour cantonale a retenu que les différentes versions données par la recourante différaient sur des points factuels importants tels que la chute, la position et l'impact de l'enfant au sol, de sorte qu'elles étaient "incompatibles avec l'apport de précisions à une version originelle maintenue" (jugement attaqué, p. 18). La cour cantonale pouvait dès lors sans arbitraire et sans violer la présomption d'innocence retenir que le fait qu'aucune des versions apportées par la recourante ne soit compatible avec les lésions au visage de l'enfant constituait un indice que ces lésions lui étaient imputables. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.