Citation: 6F_4/2020 E. 4.3.3

4.3.3. On comprend aisément de ce qui précède, soit des considérants du premier arrêt cantonal rendu sur appel ainsi que de ceux de l'arrêt de renvoi, qu'à ce stade de la procédure, il était déjà constant que les sept détenus décédés à I.________ avaient été exécutés par les membres d'un commando entré au point B et que cela pouvait s'inscrire dans une logique d'épuration sociale. A.________, qui avait été envoyé rejoindre ce groupe au point B par E.________, avait donné des ordres à ce commando, l'avait co-dirigé aux côtés de G.________. Ce groupe comptait également H.________ ainsi que des hommes des groupes de celui-là et celui-ci, en plus des frères F.________. Certains de ces hommes portaient jeans et t-shirt et non l'uniforme officiel de la Police O.________. A.________ avait été présent lors de moments cruciaux, dont l'interpellation de J.________ par des membres du commando, alors que l'un des frères F.________ filmait la scène. Il était aussi apparu comme un officier responsable du groupe face à un officier de l'armée. Il suffit dès lors de rappeler que l'arrêt du 14 novembre 2019 mentionne que l'arrêt de renvoi attirait l'attention de la cour cantonale sur les exigences relatives à la présomption d'innocence de tiers à la procédure, A.________ en particulier (arrêt 6B_865/2018 consid. A.d) et qu'il n'y a jamais eu de discussion sur le fait que les hommes entrés dans le pénitencier au point B étaient lourdement armés et cagoulés. Il s'ensuit que la totalité des éléments mis en évidence par le requérant A.________, qu'il considère comme attentatoires à son honneur figuraient non seulement déjà dans l'arrêt de renvoi, mais dans le premier arrêt cantonal rendu sur appel (dans lequel le nom de A.________ était cité à plus de 200 reprises). Or, dans la mesure où A.________, ancien collaborateur de E.________ (et ami d'enfance de ce dernier) a non seulement été impliqué directement dans les faits survenus le 25 septembre 2006, mais a fait l'objet d'une procédure pénale en Autriche (dans laquelle il a été acquitté) puis participé personnellement à la procédure de première instance suisse dirigée contre E.________, dans laquelle il a fait une déposition (v. notamment : arrêt cantonal du 12 juillet 2015 consid. r.c. p. 111), il n'est pas concevable qu'il n'ait pas eu connaissance des décisions rendues en Suisse, en 2014, 2015 et 2017, qui concernaient son camarade d'enfance et qui ont fait l'objet d'une large couverture médiatique au niveau tant national qu'international, au Guatémala en particulier. Cela suffit à démontrer que A.________ a attendu l'issue (défavorable pour E.________) du dernier recours en matière pénale de celui-ci pour tenter d'ouvrir une procédure en faveur de ce dernier, comme cela a été bien compris par la presse du Guatémala (v. l'article publié sur le site internet du journal Z.________ le 21 février 2020, consulté la dernière fois le 1er avril 2020 à l'adresse https://z.________). Une telle manière de procéder est contraire aux règles de la bonne foi en procédure. De surcroît, faute d'un intérêt personnel juridiquement protégé, la demande présentée par A.________ apparaît irrecevable sous cet angle également.