Citation: 5A.34/2005 08.02.2006 E. B

Par jugement du 15 janvier 2004, le Tribunal de première instance a débouté les demandeurs de toutes leurs conclusions, avec suite de frais et dépens. Sans avoir entendu les parties en comparution personnelle ni procédé à des enquêtes, il a retenu que les prétentions de A.________ et B.________ étaient prescrites, faute pour ces derniers d'avoir déposé une demande dans le délai d'un an dès la connaissance du dommage et, en tout état, dans le délai de dix ans depuis l'avènement du fait dommageable, ou d'avoir interrompu la prescription en temps utile. Concernant les prétentions de B.________ (cf. lettre A.c supra), il était établi que celle-ci avait eu connaissance du dommage qu'elle alléguait au plus tard le 19 décembre 1991, ayant reçu à cette date un courrier de l'entreprise X.________ l'informant que l'intégralité des lots qui étaient en sa possession avaient été vendus par l'Office. S'agissant de A.________, il ne faisait aucun doute qu'il pouvait déterminer son dommage résultant de la vente mobilière aux enchères du 6 juillet 1990 (cf. lettres A.a et A.b supra) à la lecture du procès-verbal et de l'état de collocation établis à l'issue de ladite vente. Quant à la réalisation des parcelles effectuée par l'Office le 27 octobre 1998 (cf. lettre A.d supra), A.________ ne contestait pas avoir eu connaissance du produit de cette opération le 27 octobre 1998, de sorte qu'il avait à cette date connaissance du dommage qu'il prétendait avoir subi.