Citation: 9C_417/2019 E. 3.3

3.3. L'argumentation développée par l'assurée est mal fondée. Par leur appréciation anticipée des preuves, les premiers juges ont en l'espèce clairement signifié que leur opinion quant à la valeur probante de l'avis des experts de la PMU au sujet de la capacité effective de travail de la recourante dans une activité adaptée ne pouvait être influencée par les auditions proposées. Il ne subsistait pour eux aucun doute que l'assurée était en mesure d'exercer à mi-temps depuis 2007 une activité adaptée telle que décrite par les experts évoqués (activité simple et répétitive, sédentaire avec déplacements occasionnels, sans port de charges de plus de 5-10 kg ni stress important). En se bornant à prétendre que les preuves offertes auraient permis au contraire d'attester l'existence d'incertitudes quant à sa réelle capacité de travail, la recourante ne critique pas vraiment le résultat de l'appréciation des preuves. Elle ne tente pas de démontrer que celle-ci est arbitraire mais se limite à développer une argumentation appellatoire sur laquelle le Tribunal fédéral n'a en principe pas à entrer en matière (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). On précisera toutefois qu'il n'apparaît pas à la lecture du jugement entrepris que la Cour cantonale aurait nié les efforts consentis durant la réadaptation professionnelle, ni l'échec de ces efforts ou même l'influence des troubles cognitifs diagnostiqués sur l'accomplissement de tâches éminemment intellectuelles. Au contraire, le tribunal cantonal a reconnu la pleine valeur probante du rapport des experts de la PMU qui, s'ils ont abouti aux mêmes conclusions que les médecins du bureau d'expertises C.________, ont intégré la composante cognitive à l'évaluation de la situation, en particulier à la description d'une activité considérée comme adaptée. Les premiers juges ont de surcroît relevé de manière circonstanciée que les experts de la PMU avaient déjà expliqué pourquoi l'avis du conseiller en réadaptation n'était pas pertinent, ses considérations concernant l'échec des mesures de réadaptation en raison des faibles capacités intellectuelles de l'assurée n'intégrant pas le caractère inadéquat des postes de stage proposés à l'époque avec les limitations observées en définitive. On ne saurait enfin voir une contradiction dans le fait pour la juridiction cantonale, d'une part, de retenir que la recourante n'était plus à même d'occuper un poste exigeant de la rapidité et la gestion de multiples tâches simultanément et, d'autre part, de considérer que l'activité adaptée doit avoir un caractère essentiellement intellectuel. Qualifier une activité d'"intellectuelle" dans le cas d'espèce sert en effet à la différencier des activités manuelles qui, compte tenu des séquelles du polytraumatisme subi en 2002, sont proscrites; de plus, toute activité dite "intellectuelle" n'exige pas nécessairement la mise en oeuvre des mêmes ressources cognitives. On ne peut dès lors reprocher à la cour cantonale d'avoir fait montre d'arbitraire dans son appréciation (anticipée) des preuves et d'avoir ainsi contrevenu au droit d'être entendue de l'assurée. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de leurs constatations selon lesquelles les limitations d'ordre cognitif mises en évidence par les experts de la PMU n'empêchent pas la recourante d'exercer une activité adaptée à 50 %.