Citation: I 687/03 25.08.2004 E. 1

Il n'en va pas différemment de l'appréciation du médecin traitant pour lequel sa patiente présentait, depuis octobre 1999, une incapacité de travail de 100 %. Dans son rapport du 4 octobre 2001 (faisant suite à la première appréciation de la doctoresse M.________), ce médecin a fait part de son étonnement, tout en soutenant qu'une incapacité partielle de 50 % lui paraissait malgré tout justifiée dans cette situation. Or, d'une part, la toxicomanie de la recourante ne saurait fonder à elle seule une invalidité au sens de la loi (cf. VSI 2002 p. 30) et d'autre part, l'appréciation de l'incapacité de travail - une première fois 100 %; une deuxième fois 50 % sans aucune justification quant à ces différences - apparaît dans ces circonstances insuffisamment motivée. 2.3 Dépourvue d'ambiguïté, notamment sur la question de l'incidence de l'asthénie sur la capacité de travail de l'intimée, l'appréciation du SMR ne laisse en conséquence aucune place à la nécessité de mettre en oeuvre une expertise médicale. Ni les rapports des médecins du Centre V.________, ni ceux de la doctoresse M.________ ne font état d'éventuels troubles de la mémoire ou de la concentration qu'un complément d'expertise serait censé «objectiver». D'une part, l'infection HIV est actuellement asymptomatique et la prise de la tri-thérapie (dont le traitement a été modifié) n'influence pas la capacité de travail de l'assurée (cf. rapports du 21 août 2001 de la doctoresse M.________ et du 10 mai 2001 du docteur T.________ du V.________). Par ailleurs aucun élément récent du dossier ne justifie que l'on éclaircisse, en l'état, la question de possibles troubles de la mémoire ou de la concentration. En partant de l'idée que l'intimée pourrait présenter de tels troubles, la cour cantonale a substitué sa propre appréciation à celle des médecins qui se sont prononcés sur l'état de santé de l'intéressée, ce qui n'est pas admissible (cf. VSI 2000 p. 147). Cette considération s'applique mutatis mutandis à l'investigation d'éventuels troubles psychiques que le dossier n'évoque pas. Au vu de tous ces éléments, on doit retenir en fait que l'intimée conserve une capacité de travail de 70 % dans ses anciennes occupations de réceptionniste et secrétaire.