Citation: 1B_239/2016 E. A

Depuis le 26 juin 2014, le Ministère public de la Confédération (MPC) instruit une enquête notamment contre B.________ pour blanchiment d'argent (art. 305bis CP; cause X.________). Dans ce cadre, le MPC a procédé, le 27 novembre 2015, au séquestre pénal des relations bancaires dont C.________ était titulaire, ayant droit économique et/ou bénéficiaire d'un droit de signature. Cette mesure a en particulier porté sur le compte bancaire n° xxx ouvert auprès de D.________ SA au nom de la société A.________ SA et détenu par E.________ SA, dont l'ayant droit économique principal était C.________. Le 8 décembre 2015, la banque a été autorisée à communiquer à sa cliente l'existence de la mesure de séquestre. Le 11 décembre 2015, A.________ SA a saisi le MPC, afin d'être renseignée; elle soupçonnait un blocage de son compte n° xxx, dès lors que D.________ SA lui avait refusé, sans justification, l'exécution de virements depuis cette relation bancaire et que C.________ était visé par la procédure pénale Y.________. Donnant suite à la requête du MPC du 15 décembre 2015, le conseil de A.________ SA a transmis, le jour suivant, des informations sur cette société, ainsi que sur l'identité de son administrateur. Par courrier du 15 décembre 2015, la banque a informé A.________ SA du séquestre de son compte. Le MPC a procédé de même, par pli recommandé du 22 décembre 2015, relevant que le séquestre des relations bancaires de C.________ avait été ordonné dans le cadre de la procédure n° X.________. La banque a transmis l'ordonnance de séquestre à A.________ SA le 23 décembre 2015. Cette société a recouru contre ce séquestre par acte du 4 juin 2016.