Citation: 4P.36/2000 24.07.2000 E. B

B.- Le 18 octobre 1996, la demanderesse a assigné la défenderesse en paiement de la somme de 300 000 fr., plus intérêts, et en mainlevée définitive de l'opposition. Par jugement du 22 février 1999, la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté les conclusions de la demanderesse. Après avoir examiné les éléments de preuve qui lui avaient été fournis, elle a retenu que la reconnaissance de dette signée par la défenderesse le 31 octobre 1977 était un acte simulé. En effet, selon les premiers juges, il ressortait suffisamment des indices fournis par la défenderesse que les parties avaient eu l'intention, en 1977, de conclure un prêt afin de dissimuler une donation. Ultérieurement, vraisemblablement par dépit, la demanderesse, qui se plaignait d'un manque de gratitude et qui avait peut-être été déçue par l'échec du mariage de la défenderesse, en était venue à se prévaloir de l'acte apparent, mais simulé, pour remettre en cause la libéralité sous-jacente, mais sincère.