Citation: 6B_473/2024 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération le fait que le conducteur de la moto, qui avait entrepris un dépassement inattendu, insensé et téméraire, avait lui même violé plusieurs règles de la circulation routière (art. 26, 32, 33, 34 et 35 LCR) et ce, d'une manière à rompre tout lien de causalité adéquate entre le comportement qui lui est reproché et les lésions subies par la victime. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a procédé à un changement de voie de circulation sans prendre toutes les mesures imposées par la prudence. C'est à raison que la cour cantonale a estimé qu'il avait commis une négligence. Le conducteur de la moto, en effectuant son dépassement, pouvait s'attendre à ce que les autres usagers de la route respectent les mesures de prudence imposées par les circonstances, à savoir, dans le cas d'espèce, un "RTI" (Rétroviseur, Tête, Indicateur), avant d'enclencher une manoeuvre, pour vérifier que la voie de circulation opposée était libre, et n'avait pas à compter avec une violation de celles-là. Le recourant devait s'attendre à ce qu'un véhicule puisse le dépasser. Cette manoeuvre n'avait rien d'exceptionnel ou d'extraordinaire. Dès lors, ni une éventuelle vitesse excessive ni un éventuel dépassement dangereux ne permettaient de reléguer à l'arrière-plan le comportement du recourant. Par ailleurs, l'argumentation du recourant tirée du comportement du motocycliste est irrecevable faute de reposer sur des faits établis. Pour le surplus, elle est irrecevable car de nature appellatoire. En effet, le recourant présente à nouveau sa propre appréciation des faits sans démontrer que ceux retenus par la cour cantonale seraient arbitraires.