Citation: 5A_227/2018 E. 3.3.2

3.3.2. Les recourants considèrent que le raisonnement de la cour cantonale va clairement à l'encontre de la règle selon laquelle le silence ne vaut en principe pas acceptation. Or, rien ne justifiait que l'on s'écartât de cette présomption. Lors de la séance de réception des lots et des aménagements extérieurs de la PPE le 5 juillet 2010, à laquelle le témoin K.________ n'était pas présent, il n'avait pas été question des haies litigieuses. On ne voyait pas non plus en quoi la facture de 6'650 fr. du 6 mai 2010, évoquée uniquement dans la partie " En fait " de l'arrêt attaqué, constituerait un quelconque indice en faveur d'un accord de leur part, contrairement à ce que le jugement de première instance avait admis. Une telle critique manque sa cible. En effet, les recourants ne s'en prennent pas, de manière conformes aux exigences susrappelées (cf. supra consid. 2.1), aux motifs de l'arrêt entrepris. En particulier, ils ne discutent pas le point de vue des juges précédents selon lequel, par application de la règle générale découlant de la bonne foi (art. 2 al. 1 CC), les circonstances exigeaient de leur part une réaction pour marquer leur refus ou leur désaccord par rapport aux haies litigieuses. Il ne suffit pas à cet égard de s'en prendre à un motif retenu uniquement par les juges de première instance ou de simplement se référer à leur propre vision de la séance de réception des lots sans discuter un tant soit peu la motivation cantonale ci-dessus reproduite, qui demeure intacte. Le grief est, là également, irrecevable.