Citation: 6B_881/2008 13.01.2009 E. 3

Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant se plaint de ne pas avoir pu s'exprimer sur sa situation, ni expliquer les motifs de la tardiveté de sa plainte. A ce sujet, il expose que son avocat n'a finalement pas envoyé le courrier qu'il avait préparé et qu'il lui avait d'ailleurs fait signer. 3.1 La Chambre d'accusation a déclaré irrecevable le recours, celui-ci étant insuffisamment motivé. Elle l'a également jugé infondé en raison de la tardiveté de la plainte, celle-ci ayant été déposée le 29 août 2008 et les faits dénoncés s'étant déroulés le 25 mai 2008. L'arrêt attaqué repose ainsi sur une double motivation. Or, le recourant n'attaque pas la première d'entre elles, dans la mesure où il n'allègue, ni ne démontre avoir suffisamment motivé son acte cantonal (cf. supra consid. 2.1). S'agissant de la seconde argumentation, les faits qu'il invoque et le document qu'il produit pour justifier la tardiveté de sa plainte, à savoir que son avocat n'aurait finalement pas envoyé le document nécessaire, sont nouveaux et donc irrecevables (cf. supra consid. 2.2). En outre, ce dernier moyen est de toute manière vain, dès lors que la faute du mandataire est imputable à la partie elle-même (arrêt 1P.829/2005 du 1er mai 2006, consid. 3.3 publié in SJ 2006 I p. 449). Enfin, vu l'issue de la procédure, la Chambre d'accusation n'avait pas à entendre le recourant, dans le cadre de débats, comme cela ressort de l'art. 193B CPP/GE. Dans ces conditions, les critiques du recourant sont irrecevables. 3.2 Les griefs relatifs à la tardiveté de la plainte étaient dénués de toute chance de succès, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de désigner préalablement un avocat à l'intéressé pour développer de tels moyens (art. 64 al. 1 LTF a contrario).