Citation: 7B_1126/2024 E. 3.3

3.3. L'autorité cantonale a notamment relevé que le recourant s'était limité à faire valoir qu'il était probable que le téléphone mobile saisi contienne des échanges entre lui et un ou plusieurs avocats en France, ainsi que des données personnelles, sans toutefois pouvoir affirmer que tel était bien le cas, ni, le cas échéant, identifier les données concernées. Elle a ajouté que le recourant n'avait fourni aucune indication au sujet des dates des échanges envisagés, des noms des avocats, de la typicité de leur éventuel mandat et du type de données en cause. Elle a considéré que, dans cette mesure, la demande de mise sous scellés par le recourant n'apparaissait pas fondée, dès lors qu'il découlait du devoir de motivation et de collaboration de l'ayant droit de désigner avec précision les données qui devraient être soustraites à la connaissance des autorités de poursuites pénales. Elle a précisé que la simple invocation de la probable existence de telles données n'était pas suffisante pour lui permettre d'examiner la réalité des motifs invoqués. Elle a ainsi considéré que le recourant n'avait pas satisfait à son devoir de motivation concernant l'existence de motifs qui s'opposeraient à la levée des scellés sur le téléphone mobile litigieux (ordonnance querellée, pp. 5-6).