Citation: 6B_1202/2014 E. 3.4

3.4. Le recourant invoque ensuite sa collaboration à l'enquête. La cour cantonale n'a pas ignoré cet élément non plus, mais elle a jugé que cela ne démontrait pas encore un repentir sincère (art. 48 let. d CP) dès lors que les preuves étaient accablantes et qu'il n'était pas possible que le recourant échappe à une sanction (arrêt entrepris, consid. 3e p. 12). Dans le cadre général de l'art. 47 CP, elle a retenu les regrets manifestés, les excuses présentées à la famille de la victime et la collaboration à l'enquête, qui ne pouvait être qualifiée de mauvaise. La cour cantonale a cependant aussi relevé que le recourant n'avait cessé de marteler tout au long de la procédure qu'il souhaitait " simplement " effrayer la victime qui l'avait agressé en premier, de sorte qu'il s'était senti légitimé à agir comme il l'avait fait, n'hésitant pas à se poser lui-même en victime. Elle en a conclu que les capacités d'introspection du recourant étaient ténues (arrêt entrepris, consid. 3c p. 11). Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique. Cela étant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de n'avoir pas attaché un poids plus important, en faveur du recourant, aux circonstances qu'il invoque.