Citation: 6B_258/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé qu'il convenait de retenir, en application du principe "in dubio pro reo", que J.________ avait eu l'intention de se suicider et s'était précipitée devant le véhicule de l'intimé au moment de la collision. Pour retenir cette version des événements, l'autorité précédente s'est fondée sur divers éléments. Tout d'abord, la prénommée souffrait de troubles dépressifs et avait, le jour des faits, consulté son médecin en raison de la résurgence d'angoisses. Ce médecin avait alors contacté le psychiatre de J.________ et tous deux s'étaient entendus pour que leur patiente reprenne son traitement relatif aux angoisses et à la dépression. L'intéressée s'était ainsi vue prescrire deux anxiolytiques. Auparavant, J.________ avait été hospitalisée à la Fondation K.________ du 16 au 20 novembre 2013 en raison d'un épisode aigu. En automne 2014, elle avait à nouveau été hospitalisée à cet endroit, à cause d'une tentative de suicide au moyen de médicaments. L'intéressée avait en outre déjà fait plusieurs tentatives de suicide par le passé. La cour cantonale a ajouté que, quelques minutes avant la collision, J.________ avait consulté des sites Internet relatifs aux antidépresseurs et au suicide. De telles recherches avaient déjà été effectuées quelques jours plus tôt, le 22 juin 2016. Par ailleurs, avant de sortir de chez elle, la prénommée avait dit à son époux qu'elle allait voir son amie L.________. Elle ne s'était toutefois pas rendue chez cette dernière, mais aux abords du cimetière de I.________, endroit dépourvu d'éclairage et aux alentours duquel elle ne connaissait personne. De manière générale, à l'époque des faits, J.________ rencontrait des difficultés personnelles. Elle faisait l'objet de rumeurs dans son village, relatives à la prise de stupéfiants et à la prostitution, sujet qui était d'ailleurs apparu dans les messages échangés par celle-ci peu avant son décès. Selon la cour cantonale, les éléments mis en avant par les recourants - en particulier le fait que J.________ eût un emploi et des projets de vacances en famille - ne permettaient pas d'exclure qu'elle eu souhaité se suicider. En outre, selon les experts, la position de l'intéressée au moment du choc n'était pas incompatible avec un suicide. Enfin, depuis le lieu où elle s'était trouvée avant l'accident, J.________ n'avait pu qu'apercevoir les phares du véhicule de l'intimé et entendre le bruit de son moteur. Elle avait eu le temps de percevoir qu'une voiture approchait dans sa direction avant l'impact, de sorte qu'on ne comprenait pas qu'elle n'eût pas agi en conséquence pour l'éviter, en restant, le cas échéant en se plaçant par exemple sur le côté de la route.