Citation: 2C_298/2024 E. B

Le 26 octobre 2022, par courrier adressé à A.A.________, l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a initié un contrôle des conditions de travail de toutes personnes ayant travaillé au domicile de son père. Dans le cadre de cette procédure, A.A.________ a principalement contesté être l'employeuse de C.________ et de D.________. Était également litigieuse la détermination de leur temps effectif de travail et du salaire perçu. Par courrier du 23 mai 2023, l'Office cantonal a retenu que A.A.________ revêtait la qualité d'employeuse des deux intéressés et lui a fixé un délai pour procéder au rattrapage salarial demandé ainsi que pour produire plusieurs justificatifs. A.A.________ n'ayant pas procédé à la mise en conformité, l'Office cantonal a rendu une décision, le 26 septembre 2023. Elle a infligé à A.A.________ une amende de 24'300 fr., en tenant compte d'une importante sous-enchère salariale qui s'élevait au total à 166'709.80 fr. Par arrêt du 3 mai 2024 sur recours de A.A.________ contre la décision du 26 septembre 2023, la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a partiellement admis le recours en ce sens qu'elle a réduit le montant de l'amende à 15'000 fr.