Citation: I 531/06 29.10.2007 E. 6

Dans un arrêt récent I 65/07 rendu le 31 août 2007, la IIe Cour de droit social du Tribunal fédéral a considéré qu'un rapport médical signé par la doctoresse A.________ avec l'indication « Psychiatre FMH » ne pouvait se voir attribuer une pleine valeur probante, en raison d'une irrégularité d'ordre formel liée à l'utilisation d'un titre auquel le médecin ne pouvait prétendre. La Cour de céans a retenu qu'il n'était en conséquence pas possible de tirer d'un tel rapport des conclusions définitives sur l'état de santé d'un assuré, ni de fonder son appréciation uniquement sur cette pièce médicale. En l'espèce, la doctoresse A.________ a signé son rapport avec l'indication « psychiatre », sans la mention « FMH »: la jurisprudence n'est donc pas applicable en l'occurrence. Si la juridiction cantonale s'est fondée tant sur l'avis du professeur S.________, du 8 août 2000, que sur celui de la doctoresse A.________, du 5 juin 2002, pour retenir une incapacité de travail de 100 % dès le 29 juin 1999, seule la doctoresse A.________ a constaté l'amélioration de l'état de santé de la recourante retenue par les premiers juges à partir du 30 mai 2002. En effet, ces derniers relèvent que le professeur S.________, dans un rapport du 28 mai 2002, se réfère à une consultation du 12 mars 2002 au cours de laquelle il avait constaté une aggravation de l'état psychique de la recourante. Reste à examiner si l'expertise du docteur K.________ constitue une évaluation suffisamment circonstanciée de l'état de santé de la recourante sur le plan psychique, celle du docteur E.________ n'ayant pas été considérée comme probante par les premiers juges au motif que ses conclusions s'écartaient de manière non convaincante de celles de l'ensemble des autres médecins.