Citation: 4A_148/2022 E. 2.3.3

2.3.3. Troisièmement, le recourant invoque une application arbitraire du principe de la libre appréciation des preuves (art. 157 CPC), la cour cantonale n'ayant, selon lui, pas tenu compte du complément d'expertise effectué par l'expert judiciaire et n'ayant pas retenu certains constats de l'expert sans exposer leurs éventuelles précisions, voire omis de retenir certains constats complémentaires sans motivation. En particulier, il fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu deux passages de l'expertise relatifs, d'une part, à la question de l'absence de budgets provisionnels et à ses conséquences et, d'autre part, au fait que, s'il avait été complètement informé du coût global à investir pour parvenir à la fin de la procédure de divorce, le recourant aurait " sans doute [...] consenti de manière plus restrictive aux opérations entreprises ", l'expert judiciaire ayant listé cinq types d'opération concernés. Le recourant ne saurait être suivi. D'une part, la cour cantonale a fait référence au complément d'expertise à plusieurs reprises, de sorte qu'il ne saurait d'emblée être retenu qu'elle n'en a pas pris connaissance. D'autre part, la cour cantonale a constaté que l'avocat intimé n'avait pas informé le client recourant du budget à prévoir pour les aspects de son affaire postérieurs à la procédure pénale et en a examiné les conséquences, de sorte que le premier passage invoqué n'est pas déterminant. La cour cantonale n'avait par ailleurs pas à retenir le passage de l'expertise relatif aux opérations auxquelles le client aurait ou non consenti s'il avait été complètement informé sur les coûts totaux de la procédure de divorce, dans la mesure où il s'agit d'une question de consentement hypothétique et, donc, de droit, sur laquelle une expertise ne saurait porter (ATF 132 II 257 consid. 4.4.1; 130 I 337 consid. 5.4.1; arrêt 4A_288/2018 du 29 janvier 2019 consid. 4.1).