Citation: 2C_307/2008 22.08.2008 E. 3

3.1 S'agissant de la part des loyers déductible à titre de frais professionnels, les recourants ne contestent pas le fait retenu par l'autorité intimée que seules trois pièces servaient à l'exercice de l'activité indépendante. Ils n'affirment pas non plus que la pratique cantonale consistant à procéder à une répartition entre usages privé et professionnel en fonction du nombre de pièces et non pas de la surface serait arbitraire. Ils se contentent largement de proposer d'autres critères de répartition des frais que celui retenu par l'Administration fiscale et, à sa suite, par l'autorité intimée. Purement appellatoire, le recours ne parvient ainsi nullement à démontrer en quoi la pratique cantonale serait arbitraire dans son résultat. Au demeurant, rien n'apparaît arbitraire dans la solution retenue par les instances précédentes. Les griefs des recourants doivent donc être déclarés irrecevables. 3.2 En ce qui concerne la déduction des frais de véhicule, les recourants se prévalent d'une Information cantonale no 2/91 du 20 février 1991. Selon ce texte, un médecin qui exerce son activité à son cabinet uniquement ne peut déduire de frais de véhicule. En revanche, le thérapeute qui se rend au domicile du patient ou dans des cliniques ou des hôpitaux peut déduire les 3/5 de l'ensemble des frais relatifs à un véhicule d'une valeur maximale de 30'000 fr. Les recourants reprochent à l'autorité intimée d'être tombée dans l'arbitraire dans la mesure où celle-ci, après avoir cité le texte en question, se serait fondée sur un de ses arrêts, datant du 20 novembre 2007, d'où il ressortirait que les médecins dont les domiciles privé et professionnel sont situés à la même adresse ne peuvent en aucun cas déduire de frais professionnels de véhicule, et ce même s'ils doivent aller visiter des patients dans des cliniques ou participer à des manifestations dans le cadre de la formation continue. Le droit du thérapeute qui se rend au domicile du patient ou dans des cliniques ou des hôpitaux de déduire les 3/5 de l'ensemble des frais de véhicule, conformément au texte précité, suppose que ces frais aient été effectivement encourus, ce qu'il appartient au contribuable d'établir. Or, dans le cas particulier, l'autorité intimée a pu relever à ce sujet (décision attaquée, p. 8): "[...] il ressort des pièces versées à la procédure que le recourant a reconnu qu'il ne se déplaçait pas, ou très peu, professionnellement et que son épouse jouissait quasi entièrement de l'utilisation du véhicule. Certes, il indique, d'une manière très générale, devoir se déplacer en voiture pour rendre visite à des patients à la clinique de N.________, aucune pièce ni preuve ne viennent cependant étayer ces allégations". 3.3 Face à un état de fait établi de manière aussi claire par le jugement entrepris, les recourants auraient dû démontrer que lesdits faits avaient été retenus de manière arbitraire, ce qu'ils n'ont pas fait.