Citation: 4A_290/2007 10.12.2007 E. 1

A.e Le 21 octobre 1999, L.________ et Y.________ ont signé à Nice une "convention transactionnelle" (ci-après: la convention de Nice), dont le préambule se référait à la susdite condamnation pécuniaire du prénommé et à la volonté des parties de trouver une solution au litige les opposant. Dans cette convention, L.________ s'engageait à verser à Y.________ les montants suivants: 600'000 fr. jusqu'à fin novembre 1999; 100'000 fr. par année pendant dix ans, à raison de mensualités de 8'333 fr., la première fois un an après le versement initial; 1'200'000 fr., dans les douze mois dès la signature de la convention, moyennant une opération de reprise de créances hypothécaires exigeant la participation de M.________. En cas de difficultés à réaliser cette opération, L.________ avait la possibilité de différer ce versement dans le temps. Préalablement au versement de tout montant, il devait racheter l'acte de défaut de biens (recte: l'acte d'insuffisance de gage) de 2'270'000 fr. dont W.________ SA était titulaire à l'encontre de Y.________, puis annuler l'effet de cet acte par voie de compensation de créances. Selon l'art. 2 de la convention, aucun des montants susmentionnés ne devait porter intérêts ou être actualisé. L'entrée en vigueur de la convention était soumise à trois conditions suspensives: premièrement, l'accord écrit de X.________; deuxièmement, l'accord écrit de M.________; troisièmement, la mise à disposition de la créance de W.________ SA contre Y.________. Dans l'hypothèse où X.________ élèverait des prétentions de quelque nature que ce fût contre L.________, la convention serait "nul et de nul effet". M.________ a donné son accord le 11 novembre 1999. X.________ a été sollicité, mais il n'a pas donné son accord. Le 10 février 2000, Y.________ et L.________ ont signé un avenant dans lequel ils déclaraient que la convention de Nice était entrée en vigueur. Y.________ garantissait à L.________ d'interrompre formellement la relation fiduciaire découlant de la convention de cession du 24 avril 1991 et de s'opposer à toute procédure que X.________ ouvrirait contre L.________ ou M.________. Il était, en outre, prévu que, sur la somme de 1'200'000 fr. due par L.________, seraient prélevés les honoraires de Me N.________ pour un montant qui restait à déterminer. Le 15 mars 2000, M.________ a adressé à Y.________ un courrier, rédigé par X.________, au terme duquel il déclarait la convention de Nice nulle et de nul effet, motif pris de ce que Y.________ l'avait trompé en lui garantissant faussement que X.________ n'était plus son créancier ni celui de L.________. Suite à la signature de la convention de Nice, L.________ a versé à Y.________ la somme de 647'000 fr., le 30 mars 2000, et racheté la susdite créance de W.________ SA. A.f En mars 2001, X.________ a fait notifier à Y.________, par l'Office des poursuites de Sierre, deux commandements de payer pour un total de 780'000 fr., intérêts à 8% en sus, au titre des prêts qu'il prétendait lui avoir octroyés (cf. ci-dessus, let. A.c). Il a ensuite fait saisir les créances de Y.________ contre L.________ découlant des décisions judiciaires en force et de la convention de Nice. Par décision du 8 avril 2002, le Tribunal de Sierre a ordonné la suspension desdites poursuites. A.g Le 6 août 2001, Y.________ a fait notifier à X.________ un commandement de payer n° ... par lequel il lui réclamait le versement de 4'000'000 fr., avec intérêts à 7% dès le 1er janvier 1990, en se fondant sur la promesse de porte-fort souscrite par le poursuivi. Ce dernier a fait opposition à la poursuite. Après diverses péripéties procédurales, la Cour de justice genevoise, statuant le 7 août 2003, a prononcé la mainlevée provisoire de cette opposition à hauteur de 4'000'000 fr., avec intérêts à 7% dès le 1er janvier 1990, sous déduction des sommes versées, soit 110'000 fr. le 28 décembre 1993, 200'000 fr. le 28 octobre 1994, 50'000 fr. le 22 décembre 1994, 150'000 fr. le 31 janvier 1995, 150'000 fr. le 10 mars 1995, 60'000 fr. le 20 septembre 1995, 60'000 fr. le 4 octobre 1995, 2'270'000 fr. le 1er novembre 1998 et 647'000 fr. le 30 mars 2000. A.h Entre-temps, Y.________ avait également tenté de recouvrer sa créance auprès de L.________, qui était revenu s'établir dans le canton de Genève, en lui faisant notifier un commandement de payer, le 12 décembre 2001. Toutefois, il n'a pas pu obtenir la mainlevée de l'opposition formée par le poursuivi, car le juge de la mainlevée a estimé que le poursuivant n'était pas habilité à agir seul, sans le concours de X.________, pour obtenir le paiement d'une créance qui était la propriété commune de ces deux personnes. Ayant requis en vain sa mise au bénéfice de l'assistance juridique pour intenter un procès à L.________, Y.________ a renoncé à agir plus avant contre celui-ci.