Citation: I 308/04 14.01.2005 E. 6.3

6.3.1 Dans la mesure où l'assurée admet que les observations consignées dans le rapport d'enquête sont, à quelques exceptions près, conformes à la réalité, il n'y a pas lieu de remettre en cause la valeur probante de l'enquête sur ce point. Sur le plan médical, seul le docteur G.________ s'est exprimé au sujet des empêchements de l'assurée quant à l'accomplissement de ses travaux habituels (rapport du 27 janvier 2003). Or, les constatations de ce médecin ne différent pour l'essentiel pas du contenu du rapport d'enquête. Il n'y a dès lors pas lieu de faire procéder à une nouvelle estimation des empêchements que l'assurée rencontre dans ses activités habituelles. 6.3.2 Il ressort du rapport du 12 septembre 2001 que l'enquêtrice a évalué les empêchements de l'assurée en tenant compte de l'aide que l'on pouvait exiger des membres de la famille D.________ au titre de l'obligation de réduire le dommage. Il s'agit dès lors d'examiner si l'enquêtrice a agi dans une mesure conforme à la jurisprudence (considérant 6.2.2). 6.3.2.1 Sous la position « alimentation », l'assurée a déclaré à l'enquêtrice être capable de préparer, cuire et servir les repas. Elle parvenait également à laver et essuyer la vaisselle, à s'occuper de l'entretien courant de la cuisine et du sol. Elle n'était par contre pas en mesure de faire les provisions et les travaux lourds de nettoyage. Même si le docteur G.________ conteste que l'assurée puisse effectuer les travaux de nettoyage de la cuisine, il n'en reste pas moins que l'aide apportée par la fille de l'assurée à ce titre reste dans une mesure que l'on peut qualifier de raisonnable. Aucun élément ne donne à penser que celle-ci eût été pénalisée dans ses études ou restreinte dans ses loisirs. En ce qui concerne le transport des provisions, on peut considérer que cette tâche entre dans le cadre de ce que l'on peut attendre du fils ou du mari de l'assurée, à plus forte raison que le supermarché le plus proche se situe à cinq minutes du domicile familial. Enfin, la préparation des repas peut également être allégée par l'achat de produits alimentaires prêts à l'emploi. Malgré l'aide apportée par les membres de la famille, l'administration a retenu un empêchement de 10 % lequel tient compte dans une mesure appropriée du handicap de l'assurée. 6.3.2.2 Les mêmes remarques peuvent être faites s'agissant de l'entretien du logement. S'il est établi que de nombreuses tâches ne peuvent être accomplies par l'assurée ou requièrent l'aide d'une tierce personne, l'empêchement de 20 % retenu par l'enquêtrice n'apparaît pas critiquable, eu égard à l'aide apportée par la fille et, dans une certaine mesure, par le mari de l'assurée. 6.3.2.3 Il n'y a pas lieu non plus de remettre en cause l'évaluation de l'enquêtrice sous la rubrique « achats/courses diverses ». Il ressort en effet du rapport d'enquête, ainsi que du rapport médical du docteur G.________, que l'assurée peut effectuer les courses simples et légères (poste, banque, assurances, services officiels). Le fait d'éprouver une certaine appréhension à se déplacer avec une canne ne rentre pas dans l'évaluation de l'empêchement. Quant aux courses plus importantes, il peut être renvoyé à ce qui a déjà été mentionné au sujet du transport des provisions. A cet égard, la famille D.________ peut s'organiser de manière à regrouper les divers achats à effectuer. 6.3.2.4 Enfin, en estimant à 60 % l'empêchement d'effectuer la lessive et l'entretien des vêtements, l'enquêtrice a été bienveillante à l'égard de l'assurée. Elle n'a en effet pas tenu compte du fait que la famille D.________ dispose d'une machine à sécher le linge, qu'elle n'utilise toutefois pas. La seule activité que l'assurée ne peut accomplir est le repassage de son linge (effectué par sa fille), étant admis qu'elle est en mesure de charger et décharger la machine à laver le linge et le sèche-linge, de raccommoder les vêtements et de nettoyer les chaussures. 6.3.2.5 Au vu de ce qui précède, les conclusions de l'enquêtrice, qui reposent sur un examen attentif et précis des handicaps de l'assurée et de la situation familiale concrète de celle-ci, doivent être confirmées. Le recours de l'assurée s'avère mal fondé. 6.4 La fille de l'assurée s'est mariée au mois de janvier 2004. Postérieur à la décision litigieuse, ce fait n'a pas d'incidence sur l'issue du procès; le juge des assurances sociales apprécie en effet la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b). L'assurée a la possibilité de saisir l'administration d'une demande de révision, si elle estime que son invalidité s'est modifiée postérieurement à la décision du 13 décembre 2002, de manière à influencer ses droits.