Citation: 4A_319/2009 13.08.2009 E. B

Le 20 août 2005, Y.________ SA a ouvert action contre X.________ Sàrl devant le Tribunal de première instance du canton de Genève; elle demandait que la défenderesse fût condamnée à lui payer ces sommes avec suite d'intérêts. La défenderesse a conclu à la réduction des honoraires réclamés par l'autre partie, conformément à l'expertise que le tribunal ordonnerait. Désigné en qualité d'expert, l'architecte A.________ a déposé un rapport le 1er février 2007, puis le tribunal l'a interrogé, en présence des représentants des parties et de leurs conseils, lors de son audience du 2 avril suivant. L'expert évaluait le coût de la construction envisagée, sans le terrain ni les frais financiers, à plus de 17 millions de francs. Il a expliqué l'objectif et les enjeux de la procédure de demande de renseignements, dans la perspective des procédures ultérieures du plan localisé de quartier et de l'autorisation de construire, et il a décrit l'activité à accomplir à ce stade par le maître du projet ou son mandataire. En l'occurrence, la demanderesse n'avait pas fourni ni facturé de prestations excédant celles réellement nécessaires à la demande de renseignements. Dans sa première note, la demanderesse alléguait huit cent vingt-cinq heures de travail, ce qui était justifié par l'ampleur de sa tâche. Elle avait calculé les honoraires sur la base d'une norme « SIA/DAEL » qui n'était plus en usage et l'expert proposait une autre norme, soit celle de la Conférence de coordination des services de la construction et des immeubles des maîtres d'ouvrage publics; il parvenait ainsi à des honoraires quelque peu inférieurs. Les débours réclamés par la demanderesse étaient justifiés. La défenderesse a réclamé sans succès une contre-expertise.