Citation: 6B_770/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, en ce qui concerne les faits du 7 avril 2017, la cour cantonale a considéré qu'il ressortait des déclarations de l'intimée, lors de sa première audition par la police, que le recourant l'avait trainée par les cheveux et tirée dans les escaliers. Elle avait ensuite confirmé ses déclarations lors de l'audition du 23 juillet 2020 devant le ministère public et lors de l'audience du 9 juin 2022 par-devant la Juge de police de la Gruyère. Les explications données par l'intimée étaient de même nature durant toutes les étapes de la procédure. Si lesdites explications n'avaient pas toujours recours aux mêmes termes, ce qui était probablement induit par les connaissances de l'intimée en français et par la présence d'interprètes, il n'en restait pas moins que les faits expliqués étaient de même nature. Selon la cour cantonale, le déroulement des faits était en outre confirmé par le constat médical du 12 avril 2017 du Service des urgences de l'hôpital fribourgeois (HFR), qui faisait état de douleurs à la palpation du coccyx ainsi que de nombreux hématomes cutanés au niveau des membres inférieurs, supérieurs, en regard de l'omoplate droite et au cou. Le grand nombre d'hématomes ressortait d'ailleurs des photographies annexées audit rapport. Le constat médical ajoutait que les hématomes sur le menton étaient compatibles avec une marque de doigt et que les lésions en général étaient possiblement compatibles avec les violences décrites par l'intimée. Enfin, le déroulement des faits était également confirmé par l'intervenante sociale consultée par l'intimée auprès de C.________. Par ailleurs, durant l'audience du 9 juin 2022 par-devant la Juge de police de la Gruyère, le recourant avait déclaré, sans précision quant à la date, qu'il avait fait une clé de bras et un crochet aux jambes à l'intimée, ce qui l'avait projetée dans les escaliers et fait glisser sur une à deux marches. La cour cantonale a considéré que cet évènement avait été suffisamment intense et traumatisant pour l'intimée qu'elle avait ressenti la nécessité de consulter un médecin et de chercher des conseils auprès de C.________. Par ailleurs, même à retenir la version donnée par le recourant, force était de constater qu'en faisant une clé de bras à l'intimée et en la projetant dans l'escalier, ce qui l'avait fait chuter de quelques marches, ce comportement avait provoqué des lésions chez la victime et aurait pu avoir des conséquences encore plus importantes. Eu égard à ces éléments, la cour cantonale a retenu qu'en date du 7 avril 2017 le recourant avait projeté l'intimée dans les escaliers, ce qui lui avait causé de très nombreux hématomes. Ces lésions étaient clairement équivalentes à des marques dans la région de l'oeil, des meurtrissures de la mâchoire inférieure ou encore des contusions des côtes, qui étaient qualifiées, selon la jurisprudence, de lésions corporelles simples.