Citation: 4A_75/2016 E. 2.2.1

2.2.1. Selon la recourante, les juges précédents ont retenu de manière arbitraire qu'elle n'avait pas indiqué à l'intimé, en premier, que H.L.________ était intéressé à acquérir l'appartement n° 16. Elle rappelle la teneur de son courriel du 27 juillet 2012 au représentant de l'intimé, dans lequel elle désigne H.L.________ comme éventuel acquéreur de l'appartement précité. Lorsqu'elle fait remonter à 2010 la connaissance par l'intimé de l'intérêt de H.L.________ pour l'appartement n° 16, la cour cantonale omettrait un fait essentiel, à savoir que les négociations menées à l'époque entre ces deux personnes n'ont pas abouti et sont restées sans suite. La première désignation de l'amateur qui conclura le contrat par la suite est un fait pertinent uniquement dans le cadre d'un courtage d'indication. Pour fonder son droit à une rémunération, le courtier indicateur devra en effet prouver qu'il a été le premier à désigner, comme s'intéressant à l'affaire, la personne qui a passé ensuite le marché et que c'est précisément sur la base de cette indication que les parties sont entrées en relation et ont conclu le contrat (ATF 75 II 53 consid. 1a; 72 II 84 consid. 2; arrêt 4A_337/2011 du 15 novembre 2011 consid. 2.1 in fine). Or, comme la cour de céans le confirmera plus loin (consid. 3.2), la tâche de la recourante, selon le contrat liant les parties, ne se limitait pas à une activité de courtier indicateur. Dans ces conditions, il importe peu de savoir si l'information délivrée dans le courriel du 27 juillet 2012 doit être considérée ou non comme la première communication de l'intérêt de H.L.________ pour l'appartement, en lien de causalité avec la vente finalement conclue. Le grief tiré d'un établissement manifestement inexact des faits se révèle mal fondé sur ce point.