Citation: 6B_966/2021 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant se prévaut ensuite du rapport d'investigation de la police. La cour cantonale aurait passé sous silence que l'analyse des données extraites de son ordinateur n'avait pas permis de déterminer "de manière formelle" s'il avait lui-même falsifié ou non ces fausses ordonnances. De même, selon cette analyse, il n'était pas possible de dater sa recherche du terme Corticorten® par le moteur de recherche Google, ce que la cour cantonale aurait omis de considérer. Comme il n'était pas établi qu'il avait effectué cette recherche préalablement à la prétendue falsification de l'ordonnance du 3 avril 2018, cet élément ne pourrait pas servir de preuve contre lui. La cour cantonale a bien relevé que même si le recourant avait l'habitude de scanner ses documents médicaux, la perquisition de son ordinateur n'avait pas permis de trouver la trace des documents falsifiés (consid. 5.4 du jugement attaqué). Elle a toutefois estimé que cela n'était pas de nature à faire naître des doutes sérieux sur son implication dans la création des deux ordonnances falsifiées au vu des autres éléments l'incriminant. Le reproche d'un état de fait incomplet à cet égard est donc infondé. Concernant la trace d'une recherche sur le Corticorten® retrouvée dans le même ordinateur, il est vrai que la cour cantonale a omis de préciser qu'il n'est pas possible de dater la consultation par le recourant des pages Google concernées. Pour autant, cet élément n'est pas décisif en soi pour le disculper. En particulier, il n'est pas établi que cette recherche aurait été faite après l'envoi par fax de l'ordonnance du 3 avril 2018.