Citation: 9C_78/2020 E. 8

En ce qui concerne la conclusion subsidiaire du recours, le statut d'affiliée de la recourante à la CPEV jusqu'au 31 juillet 2018 excluait un droit simultané à une pension de retraite de cette institution de prévoyance pour la même période; seul l'assuré qui prend sa retraite, soit cesse son emploi après l'âge de 58 ans révolus, a droit à une pension (art. 8 al. 2, 48 al. 1 et 52 al. 1 RCPEV), sous réserve de l'éventualité non réalisée de la retraite partielle (cf. art. 50 RCPEV). En l'occurrence, la recourante n'a droit à une rente de vieillesse qu'à partir du moment où elle a mis fin aux rapports de travail et a acquis le statut de pensionnée de la CPEV, soit à sa demande au 1er août 2018. Dès lors, ses conclusions portant sur le paiement de rentes pour une période antérieure (80'862 fr. 60, avec intérêts) sont dénuées de fondement. Par ailleurs, en raison de son statut d'affiliée à la CPEV, la recourante était tenue de cotiser jusqu'à la fin des rapports de travail (art. 66 LPP; art. 8 al. 1 let. a RCPEV. Versées après l'âge terme de 63 ans, ces cotisations, non déterminantes pour ses prestations de vieillesse relèvent d'un geste de solidarité en faveur des jeunes générations (supra consid. 5.1).