Citation: 6B_1160/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient en substance que l'acte d'accusation aurait contextualisé chronologiquement les faits reprochés, dans la mesure où il lui était reproché d'avoir menacé l'intimé avec un couteau " pendant " que son comparse réalisait la vidéo, demandait à la victime de se déshabiller, de se mettre à genoux, l'obligeait à lever les bras et à dire qu'elle était un dealer. Les faits qualifiés de contrainte seraient ainsi indépendants des autres actes décrits à l'aune de l'infraction de brigandage. En se fondant sur ces derniers pour retenir l'infraction de contrainte, la cour cantonale aurait procédé à une interprétation extensive de l'acte d'accusation outrepassant les limites du cadre des débats. En outre, au moment où E.________ réalisait la vidéo, le recourant n'aurait été ni présent ni muni d'un couteau pour menacer l'intimé à s'exécuter. La cour cantonale aurait ainsi violé le principe accusatoire. En l'espèce, l'acte d'accusation précité renvoyait expressément aux actes décrits à l'aune de l'infraction de brigandage, en particulier aux coups portés et à la violence utilisée par le recourant contre l'intimé. Comme l'a retenu à bon droit la cour cantonale, ledit renvoi contextualisait donc l'infraction de contrainte avec les agissements survenus au cours dudit brigandage. S'il ressort certes de l'acte d'accusation précité que la vidéo aurait été réalisée pendant que le recourant menaçait la victime à l'aide d'un couteau, ce seul élément temporel n'a pas pour effet d'occulter les autres actes de violence commis par le recourant et auxquels il était renvoyé. Vu ledit renvoi, la cour cantonale pouvait, sans violer la maxime d'accusation, s'y référer dans son analyse de l'infraction de contrainte. Que la cour cantonale n'ait finalement pas retenu une simultanéité entre la menace à l'aide d'un couteau et la réalisation de la vidéo était ainsi sans importance, du point de vue du principe accusatoire. Enfin, c'est de manière purement appellatoire et, partant, irrecevable, que le recourant soutient qu'il n'aurait pas même été présent lors des faits, ce qui ne ressort nullement de l'arrêt entrepris. Mal fondé, le grief doit, partant, être rejeté, dans la mesure où il est recevable.