Citation: 5A_743/2024 E. 5.2

5.2. Les recourants estiment également que la cour cantonale a retenu de manière insoutenable que l'enfant E.________ avait aussi fait l'objet d'une hospitalisation pour des fractures inexpliquées. Ils font valoir s'être rendus avec E.________ aux urgences lorsqu'elle était bébé car elle avait glissé des bras de son père qui n'avait pas pu la retenir en raison d'une fracture qu'il s'était faite à la main. Ils estiment que ce fait était invoqué par la cour cantonale " pour motiver le soupçon de l'actualité du conflit parental ", suggérant par là que si E.________ avait fait l'objet d'une hospitalisation pour des fractures au moment où le conflit parental existait, il était très probable que ce conflit ait persisté. Selon les recourants, il était dès lors " manifeste " que la correction de ce constat " fictif " et donc arbitraire était susceptible d'influencer le sort de la cause " puisqu'il sous-entend que le conflit parental aurait pu persister jusqu'à l'hospitalisation de F.________ et que dès lors celui-ci aurait pu lui causer dites fractures ". Le grief est difficilement compréhensible. Contrairement à ce que les recourants soutiennent, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait pris argument de l'hospitalisation de E.________ pour admettre l'existence d'un conflit parental, dans la mesure où elle a expressément relevé que rien au dossier ne permettait d'arriver à un tel constat, mais qu'il s'agissait d'un élément supplémentaire inquiétant ne permettant pas d'exclure l'avis des médecins sur la nature des lésions subies par F.________. Les explications des recourants sur l'origine accidentelle de l'hospitalisation de E.________ ne sont pas de nature à remettre en cause le parallèle entre les hospitalisations des deux enfants, toutes deux en raison de fractures et sans connaissance exacte des circonstances. Selon les constatations de l'arrêt entrepris non contestées devant le Tribunal fédéral, les parties n'ont pas été en mesure de fournir des explications relatives aux fractures de F.________ et celles au sujet de l'hospitalisation de E.________ sont demeurées variables, l'Office de protection de l'enfant du canton de Neuchâtel ayant rapporté que les recourants avaient déclaré que le père n'avait pas pu empêcher sa fille de glisser car il s'était cassé un os de la main alors que la pédiatre avait évoqué un malaise et une amnésie circonstancielle par rapport à cet événement. Autant que recevable, le grief doit donc être rejeté.