Citation: 2C_788/2022 E. 5.6

5.6. Le recourant fait grief au Tribunal cantonal d'avoir retenu qu'il avait probablement exercé une activité lucrative en Turquie lors de ses nombreux voyages. Il fait aussi valoir que le montant d'aide sociale dont il a bénéficié en Suisse est largement inférieur à la somme de 490'000 fr. au 12 février 2021 retenue par le Tribunal cantonal. En ce qui concerne la probable activité lucrative du recourant en Turquie, le Tribunal cantonal s'est référé à ce qu'il avait déjà constaté dans son arrêt du 9 janvier 2020 relatif à la caducité de l'autorisation d'établissement, confirmé le 21 août 2021 par le Tribunal fédéral. Dans cet arrêt, le Tribunal fédéral avait retenu que l'appréciation du Tribunal cantonal selon laquelle le but des fréquents voyages du recourant en Turquie était probablement l'exercice d'une activité lucrative n'était pas arbitraire (arrêt 2C_158/2020 consid. 3.4). Le Tribunal fédéral a donc déjà jugé que les constatations du Tribunal cantonal sur ce point échappent à l'arbitraire. En ce qui concerne le recours à l'aide sociale, le recourant allègue que le montant de 490'000 fr. est "tout à fait inexact, ainsi qu'il l'a démontré dans son recours du 14 avril 2022". Il supporterait en réalité une dette de 68'261 fr. 55. Cette simple allégation et le renvoi à des précédentes écritures ne suffisent pas à établir l'arbitraire du constat du Tribunal cantonal (cf. supra consid. 5.5). La critique doit donc être écartée.