Citation: 1B_260/2015 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant reconnaît que des soupçons de la commission d'infractions de sa part existent s'agissant de la période entre juillet 2014 et février 2015 (cf. p. 6 de son mémoire de recours). Une instruction pénale a d'ailleurs été formellement ouverte le 16 mars 2015 par le Ministère public; différents chefs d'infraction étaient alors reprochés au recourant, dont les art. 139 ch. 1, 2 et 3, 144 al. 1, 186, 304 ch. 1 CP, 91 et 95 de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR; RS 741.01). Le recourant relève cependant que ces préventions n'avaient pas entraîné son placement en détention et affirme que la situation à ce jour ne serait pas différente. Tel n'est pas le cas; ainsi, de nouvelles infractions sont reprochées au recourant: le vol ou l'appropriation - qualification qui pourra être contestée devant le juge du fond - en mars 2015 d'un disque dur externe, ainsi que d'un casque audio et le cambriolage perpétré le 20 mai 2015 à Roche. S'agissant de ce dernier, le recourant nie toute implication; il explique sa présence sur les lieux - établie par des caméras de surveillance - par la recherche d'un emploi et le dépôt d'un CV. Il appartiendra à l'enquête de vérifier ses dires. Toutefois, à ce stade de l'enquête - encore précoce s'agissant des derniers faits examinés -, cela suffit pour considérer que les soupçons qui pèsent à l'encontre du recourant se sont renforcés. Partant, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer qu'il existait une présomption suffisamment sérieuse de culpabilité du recourant et ce premier grief doit être rejeté.