Citation: 6B_189/2022 E. 3.4.2

3.4.2. Certes, le parcours de vie ne paraît pas avoir été des plus faciles, dès lors notamment qu'elle a été placée dans des foyers dès l'âge de 12 ans après que son père avait quitté la Suisse et que sa belle-mère l'avait exclue de son domicile, ayant ainsi ressenti de forts sentiments d'abandon et de désespoir, encore accentués par la suite en raison de ruptures amoureuses. Il n'en demeure pas moins que, suivie par les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte, et constamment assistée dans ses démarches visant à se former professionnellement et à se loger, elle n'a pas démontré durant ces années la volonté de saisir les différentes opportunités qui lui avaient été offertes de s'intégrer socialement et économiquement, en particulier par l'exercice d'une activité lucrative lui permettant de subvenir seule à ses besoins, préférant au contraire abuser de l'aide publique dont elle bénéficiait. Aussi, avec la cour cantonale, on ne voit pas d'emblée que la nouvelle formation entreprise en 2020, dans le cadre d'un cursus de troisième cycle, permette de conclure que la recourante entend désormais réellement s'intégrer sur le marché du travail, et ainsi cesser de bénéficier des prestations qui lui sont accordées par les services sociaux, étant observé que la formation entreprise lui permet en l'occurrence de recevoir une nouvelle aide financière, soit une bourse d'études couvrant 85 % de ses frais de subsistance.