Citation: 1P.793/2005 12.01.2006 E. 1

Appliquant cette jurisprudence au cas d'espèce, la cour cantonale a retenu qu'elle devait se limiter à examiner la nécessité d'un éventuel interrogatoire de E.________ et F.________ par le Juge d'instruction pénale, à l'exclusion de l'opportunité de tout autre moyen de preuve qui n'aurait pas été proposé. A l'appui de leur plainte, les recourants reprochaient au Juge d'instruction pénale d'avoir refusé de donner suite à leur requête visant à entendre E.________ sur l'origine des fonds ayant servi à couvrir les honoraires de son avocat et à faire la lumière sur l'origine et l'évolution des deux comptes détenus auprès de la banque Ferrier Lullin, aux Bahamas, et de l'UBS, à Crans, en interrogeant F.________ à ce sujet. Il était au surplus parfaitement soutenable d'interpréter les conclusions de la plainte au regard de sa motivation. Aussi, la cour cantonale n'a pas arbitrairement réduit les questions soulevées à celles de savoir s'il convenait d'entendre à nouveau les dénoncés. Elle n'avait pas davantage l'obligation de procéder selon l'art. 171 ch. 2 CPP val. puisque la plainte n'était pas d'emblée irrecevable ou mal fondée. Enfin, les recourants ne sont pas habilités à contester la décision attaquée en tant qu'elle confirme le refus du Juge d'instruction pénale d'entendre les dénoncés sur les points soulevés, par une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 129 I 217 consid. 1.4 précité).