Citation: 5A_166/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche à la Cour d'appel d'avoir considéré à tort qu'il n'avait pas besoin de disposer d'un appartement de 3.5 pièces et que son loyer était excessif du fait qu'il dépassait le 30% de son salaire généralement admissible. Dans son argumentation, le recourant ne fait toutefois valoir aucun motif qui justifierait qu'il doive jouir d'un logement de 3.5 pièces pour lui seul, le fait allégué qu'il y accueille ponctuellement ses petits-enfants n'étant pas déterminant. Le recourant soutient certes que son loyer actuel serait notablement plus faible que la moyenne pour un tel logement dans la région concernée dès lors qu'il le loue depuis de nombreuses années et qu'il serait notoire que les prix des appartements proches de la gare de V.________ seraient bien plus onéreux; il devrait donc au final débourser un montant similaire à son loyer actuel pour un logement plus petit dans cette région spécifique. Ces allégations ne sont toutefois pas étayées et ne se fondent sur aucune offre de preuve, le loyer d'un appartement proche de la gare de V.________ ne constituant de surcroît pas un fait notoire (sur la notion de fait notoire, cf. ATF 143 IV 380 consid.1; 135 III 88 consid. 4.1; 130 III 113 consid. 3.4). Si la jurisprudence a certes admis dans un cas particulier qu'il n'était pas arbitraire de tenir compte d'un loyer excédent de quelque 340 fr. le tiers du revenu qu'il est habituellement conseillé de consacrer au logement (cf. arrêt 5A_343/2012 du 11 septembre 2012 consid. 3.2.2 in fine), il n'est à l'inverse pas arbitraire de s'en tenir au montant d'un tiers en question. Cela vaut d'autant que dans le cas cité par le recourant, le dépassement d'un tiers avait également été admis au motif que l'occupant du logement en cause était au bénéfice de la garde de son enfant et qu'il apparaissait dès lors excessif de remettre en cause la stabilité de l'environnement de ce dernier pour un dépassement aussi faible. Le recourant ne peut se prévaloir de rien de tel, de sorte qu'il n'ap paraît en l'occurrence pas contraire à la jurisprudence de qualifier d'excessif un loyer dépassant les 30% de son revenu. S'agissant de l'établissement de son loyer hypothétique, le recourant reproche à la Cour d'appel de s'être fondée uniquement sur sa propre jurisprudence pour considérer qu'il était admissible de fixer dit loyer en utilisant les statistiques vaudoises et, lorsque la situation financière est serrée, de s'en tenir à la fourchette basse des loyers. La jurisprudence fédérale prévoyait en effet que les frais de logement à prendre en compte correspondaient au coût d'un appartement raisonnable, eu égard aux prix moyens de location d'un objet de même taille dans la localité et aux moyens de l'intéressé. Or les statistiques utilisées par la Cour d'appel établissaient le loyer moyen des logements occupés selon le nombre de pièces dans le canton de Vaud alors qu'il était notoire que des disparités flagrantes et importantes existaient pour les différentes régions, villes et communes vaudoises. Le recourant se contente de soutenir de manière toute générale que les statistiques utilisées ne seraient pas applicables au cas d'espèce puisqu'elles ne tiendraient pas compte des différences notoires existant d'une localité à l'autre. Comme le relève à juste titre l'intimée, rien n'indique cependant que la moyenne des loyers vaudois serait effectivement défavorable au recourant puisqu'elle comprend également les loyers pratiqués dans des villes où ils sont, selon toute vraisemblance, plus élevés qu'à V.________, telles que Montreux ou Lausanne. Partant, le recourant ne parvient pas à démontrer en quoi le loyer mensuel de 1'100 fr. retenu à son endroit serait arbitraire.