Citation: 4F_5/2024 E. 3.2

3.2. Dans son arrêt 4A_59/2018, le Tribunal fédéral a examiné le grief d'arbitraire soulevé par le recourant à l'encontre du premier motif retenu par la cour cantonale, à savoir le fait que le coopérateur a acquis, pour le compte de la coopérative, des moteurs de stores au prix de 25 ou de 50 euros/pièce qu'il a ensuite facturés à la coopérative à 486 fr./pièce, sans qu'il puisse démontrer avoir entrepris un travail justifiant une plus-value de plus de 400 fr. Le Tribunal fédéral a constaté que cette plus-value que le coopérateur a facturée à la coopérative n'était pas justifiée par le travail qu'il a accompli sur chacun de ces moteurs, puisqu'il résulte de l'arrêt cantonal que les employés de la coopérative, salariés de celle-ci, ont procédé à l'adaptation des moteurs (aux frais de la coopérative). Le Tribunal fédéral a écarté le grief du recourant qui tentait de revenir sur cette dernière constatation, sans fournir aucune démonstration de l'arbitraire. Le Tribunal fédéral a également écarté le grief du recourant qui soutenait qu'il n'avait pas à fournir préalablement à la coopérative tous les éléments utiles permettant de calculer la rémunération qu'il réclamait et d'expliquer de façon transparente le prix final des moteurs facturés à la coopérative. Il a considéré que l'explication fournie par le recourant, selon laquelle il n'aurait pas trompé la coopérative puisqu'il a travaillé sur les moteurs avec des employés de la société et donc qu'elle devait en avoir connaissance, ne convainquait pas, faute de démonstration d'une appréciation arbitraire de la part des juges cantonaux. Il a relevé que le recourant ne répondait pas à la question déterminante de savoir pourquoi il devait, lui, bénéficier intégralement de l'importante plus-value résultant de l'opération de revente alors même que les employés, rémunérés par la seule coopérative, avaient fait l'essentiel du travail. De surcroît, il était établi que le coopérateur avait tout mis en oeuvre pour dissimuler la provenance exacte de ces pièces, notamment en supprimant leurs étiquettes, point sur lequel le recourant ne se prononçait pas. Enfin, le Tribunal fédéral a constaté qu'il est établi que le coopérateur a adressé à la coopérative une facture d'un montant supérieur à 40'000 fr. pour "son" travail, tentant d'obtenir de la coopérative un prix disproportionné pour les moteurs en cause. Le Tribunal fédéral en a donc déduit qu'il est indéniable que le comportement du coopérateur était, déjà pour ce premier motif, de nature à rompre le rapport de confiance entre les parties. Il a ainsi renoncé à examiner les deux autres motifs retenus par les juges cantonaux.