Citation: U 35/03 01.06.2004 E. A

A.________, né en 1947, a travaillé en qualité de directeur au service de la société D.________ SA. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 17 novembre 1993, il a été victime d'un accident de la circulation: alors qu'il était arrêté à un feu rouge, sa voiture a été percutée à l'arrière par un véhicule qui n'a pu s'arrêter à temps. Il a subi un traumatisme de type «coup du lapin». Dans un rapport du 30 novembre 1993, le docteur H.________, médecin au Centre médical F.________, a fait état d'une déchirure incomplète du ligament alaire gauche et un discret défaut de rotation de l'axe C1-C2. La CNA a pris en charge le cas. Après avoir attesté d'une incapacité de travail entière, les médecins ont fait état d'une capacité de 50 % dès le 7 mars 1994 et de 100 % dès le 20 juin suivant. Le 19 octobre 1995, l'employeur a annoncé une rechute. Consulté le 11 octobre précédent, le docteur W.________ de la Permanence G.________, avait fait état de douleurs cervicales avec irradiation jusqu'au bas du dos, de céphalées fréquentes, de vomissements et de sifflements dans les oreilles et attesté d'une incapacité de travail de 100 % dès le 22 novembre 1995 (rapport du 18 novembre 1995). L'assuré a ensuite consulté d'autres médecins, dont le docteur V.________ qui, dans un rapport du 10 janvier 1996, a attesté un état dépressif majeur d'intensité moyenne. De son côté, le docteur C.________ a posé le diagnostic d'astigmatisme préexistant décompensé à la suite de l'accident (rapport du 5 février 1996). La CNA a alors confié des expertises aux docteurs U.________, spécialiste en médecine interne (rapport du 15 juillet 1996) et O.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 6 septembre 1996). Elle a également requis l'avis du docteur R.________, médecin d'arrondissement (rapport du 11 décembre 1996) et du professeur I.________, médecin au département de radiologie de l'Hôpital E.________; ce dernier a conclu à l'absence de lésion manifeste des ligaments alaires objectivable et fait état d'un canal cervical rétréci en C5-C6 (rapport du 14 avril 1997). En présence de cet élément, la CNA a voulu soumettre A.________ à une nouvelle expertise, que ce dernier a refusée malgré sommation de l'assureur. Aussi, par décision du 9 mars 1998, la CNA a-t-elle supprimé tout droit à prestations à partir de cette date. Par décision du 20 octobre 1999, la CNA a rejeté l'opposition de l'intéressé qui concluait au maintien de son droit à prestations - en particulier une indemnité journalière d'un montant de 214 fr. dès le 22 novembre 1995.