Citation: 6B_284/2022 E. 1.2

1.2. Le recourant fait valoir que l'acte d'accusation ne mentionne pas le nom de G.________ en tant que lésé et partie plaignante. En reconnaissant la qualité de partie plaignante à G.________ en tant que représentant de la raison individuelle DD.________, G.________, et en condamnant le recourant à l'indemniser, la cour cantonale aurait donc violé le principe de l'accusation. Sous le cas n° 17, l'acte d'accusation désigne les actes reprochés, le lieu (à W.________), la date (le 26 août 2018), l'heure (entre 03h35 et 04h45) et le montant du dommage (77'788 fr. 30), ainsi que le nom des exploitants de l'abattoir (les entreprises E.________ SA et F.________ SA). Il ressort du dossier (art. 105 al. 2 LTF) que les établissements EE.________ forment un groupe composé de l'entreprise individuelle DD.________, G.________, E.________ SA et F.________ SA, tous lésés par les agissements du recourant. Le fait que l'acte d'accusation omet de mentionner le nom de G.________ en tant que lésé n'est toutefois pas déterminant (cf. art. 325 al. 1 let. e CPP; consid. 1.1 ci-dessus), dès lors que le recourant ne pouvait pas avoir de doute sur le comportement qui lui était reproché au vu de l'ensemble des éléments mentionnés dans l'acte d'accusation. Il est au demeurant sans pertinence que G.________ ne figure pas en qualité de partie plaignante dans l'acte d'accusation, dès lors que les conclusions civiles, sous l'angle de l'acte d'accusation, ne constituent que des conséquences indirectes de l'infraction (cf. consid. 1.1 ci-dessus). La cour cantonale n'a donc pas violé le principe d'accusation en reconnaissant la qualité de partie plaignante à G.________ et en condamnant le recourant à l'indemniser.