Citation: 5A_280/2022 E. 5.1

5.1. L'intéressé aborde tout d'abord la question du droit de visite au Point Rencontre. A cet égard, il fait notamment valoir qu'il serait impossible pour un parent de construire une véritable relation quatre heures par mois et que la durée et les fréquences de visite ne seraient pas adaptées aux enfants en bas âge. Il se plaint en outre de la violation des maximes d'office et inquisitoire et soutient que les autorités cantonales auraient dû recueillir les éléments factuels supplémentaires nécessaires et procéder dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Selon lui, les autorités ne pouvaient pas ignorer la mauvaise acclimatation de sa fille au Point Rencontre, qui ne serait pas adapté à la petite enfance. Le recourant traite en outre les questions de la " validité " de la limitation de son droit de visite et d'une prétendue atteinte à son droit à la famille, sous l'angle de l'art. 8 CEDH, en faisant notamment valoir qu'un enfant en bas âge aurait besoin d'un droit de visite beaucoup plus fréquent et que les nuitées devraient également être incluses beaucoup plus rapidement pour le développement d'une relation père-enfant étroite. Le recourant discute également le " droit de proportionnalité " ainsi que le " risque de perte de lien " et soulève la violation des art. 8 CEDH, 5, 7, 8 et 18 CDE, ainsi que de l'art. 261 al. 1 CPC. Il soutient encore que " le point de départ de mesure [ sic] ne représente pas la normale, mais le minimum " et se plaint d' " éléments retenus pour le maintien de la mesure dénués de pertinence ", en s'en prenant à un certificat établi le 21 juillet 2020 par une pédiatre, au rapport de la DGEJ ainsi qu'à l'expertise pédopsychiatrique du Dr D.________, et en se plaignant de la violation de l'art. 189 CPC et de l'art. 9 Cst. Finalement, le recourant aborde les questions de la " filiation tardive " et du " conflit parental ", dans la discussion duquel il se réfère aux art. 272 et 274 CC, 12 et 29 let. a et d CDE, ainsi que 6, 8 et 14 CEDH. En substance, l'argumentation du recourant s'articule principalement autour du fait que le droit de visite restreint qui lui a été accordé serait néfaste pour un enfant en bas âge et qu'il empêcherait le développement d'une relation père-enfant. Le recourant se livre toutefois principalement à des considérations générales et abstraites, sans expliquer en quoi, compte tenu des circonstances particulières du cas d'espèce, l'autorité cantonale aurait violé des droits constitutionnels au sens de l'art. 98 LTF en arrêtant les modalités de visite prévues dans l'arrêt querellé. Le recourant présente en outre une argumentation purement appellatoire, qui manque singulièrement de structure et de clarté et qui tient à peine compte de la motivation de l'arrêt entrepris. Le recourant se contente ainsi de livrer sa version des faits, sans expliquer en quoi ceux-ci auraient été arbitrairement omis de l'arrêt attaqué, et se limite à substituer son appréciation à celle de l'autorité cantonale. Il invoque de surcroît la violation de nombreuses dispositions du droit international, sans motiver de manière détaillée en quoi elles concerneraient des droits fondamentaux que la cour cantonale aurait violés. Il s'ensuit que, pour autant encore que recevable, le grief doit être rejeté.