Citation: 5A_639/2014 E. 10.2

10.2. Confirmant le jugement de première instance, la cour cantonale a considéré que les propos tenus par les recourants avaient porté atteinte tant à la réputation professionnelle qu'à l'estime privée de l'intimé puisque celui-ci avait été accusé de n'éprouver " aucune compassion pour les «êtres sensibles sans défense» ". Elle a relevé que cette assertion générale pouvait être comprise comme valant autant dans ses relations avec les êtres humains qu'avec les animaux et que le fait que l'ancienne profession d'éleveur de bétail de l'intimé ait été mentionnée laissait sous-entendre qu'il traitait ses propres animaux sans respect et renforçait l'atteinte à sa personnalité tant on savait les agriculteurs " attachés à leurs bêtes et à leur bien-être ". S'agissant de la justification des recourants, elle a relevé que celle-ci n'avait pu être prise en compte dans la mesure où elle reposait sur des faits et des moyens de preuve qui n'avaient pas été valablement introduits en procédure.