Citation: 6B_661/2012 E. 2.4

2.4. Le recourant, qui conteste s'être rendu coupable d'agissements à connotation sexuelle, se prévaut du rapport d'expertise figurant au dossier, dont il appert qu'il présente un sous-investissement de la sexualité. Il nie avoir ordonné à l'intimée de baisser son pantalon et reproche à la cour cantonale d'avoir retenu pareilles assertions sur les seules déclarations de celle-ci. Aucune trace de violence ni hématome n'avaient été constatés. Son faible niveau en français au moment des faits ne lui permettait pas de tenir de tels propos, en particulier compte tenu de la situation de stress ou d'excitation dans laquelle il se serait trouvé et qui l'aurait bien plutôt incité à s'exprimer dans sa langue maternelle. Les déclarations litigieuses étaient d'autant moins vraisemblables qu'un violeur déterminé n'attendrait aucune coopération de sa victime. En l'occurrence, celle-ci portait de surcroît des écouteurs qui l'auraient empêché d'entendre quoi que ce soit. Il ajoute qu'en laissant l'intimée fuir, il n'avait pas adopté le comportement logique d'un agresseur. A l'appui de sa version des faits, il reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte le temps nécessaire au parcage de son véhicule. Il discute également les considérations cantonales relatives à l'endroit le plus propice pour lui permettre de se soulager et précise que le lieu de l'agression supposée était particulièrement exposé à l'heure des faits. Enfin, il fait valoir que le simple bon sens lui commandait de ne pas relater à son épouse, les événements survenus dans la forêt.