Citation: 8C_613/2019 E. 5.1

5.1. Dans un premier temps, la cour cantonale a constaté que les médecins consultés n'étaient pas parvenus à trouver une explication aux douleurs et limitations fonctionnelles persistantes présentées par la recourante. Quant aux experts du CEMEDEX, ils ne fournissaient pas davantage d'explications sur le fondement organique de ces douleurs; leurs constatations cliniques de "légère tuméfaction de la main", "fermeture du poing difficile et visiblement douloureuse" et "douleurs irradiant vers l'épicondyle et l'épitrochlée reproductibles par l'extension et la flexion contrainte du poignet et de la main" relevaient davantage de la description des plaintes de la recourante et étaient insuffisantes pour objectiver les douleurs ressenties plusieurs mois après un accident ayant créé une lésion physique légère. Aussi, les juges cantonaux ont-ils considéré que sur le plan physique, il n'existait plus d'atteinte objectivée, la contusion observée lors de l'accident ayant été stabilisée au 28 juillet 2017 et ne causant plus de limitation fonctionnelle au-delà de cette date. Par ailleurs, l'éventuel aspect psychique des douleurs, en particulier le SDRC et le trouble somatoforme douloureux, avaient été écartés. Partant, la juridiction précédente a retenu qu'aucun trouble physique ni psychique en lien avec les douleurs n'était avéré comme étant en relation de causalité avec l'accident au-delà du 28 juillet 2017.