Citation: 7B_266/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir omis de retenir un motif de récusation résultant de ses observations manuscrites du 12 mars 2023 (considérées par la cour cantonale comme une demande de récusation). Il soutient avoir, dans cette écriture, déjà soulevé "la contradiction flagrante entre les constats des experts et ceux figurant dans le rapport de renseignement du 22 mai 2019 relatifs à ses compétences professionnelles" (recours, p. 12). Les juges cantonaux auraient dès lors considéré à tort sa seconde demande de récusation du 5 mai 2023 comme tardive au motif qu'il n'avait pas réagi auparavant sur cette question. A suivre le raisonnement du recourant, la critique qu'il a soulevée le 12 mars 2023 en relation avec le constat des experts selon lequel il surestimait ses capacités dans le domaine commercial constituerait une demande de récusation suffisamment motivée justifiant que la cour cantonale l'examine (cf. déterminations du Ministère public du 16 août 2023 et observations du recourant du 1 er septembre 2023). Or, si tel était le cas, on ne comprend pas pourquoi il aurait formulé, à l'audience du 5 mai 2023, "une nouvelle demande de récusation" portant expressément sur la contradiction prétendument déjà soulevée (cf. procès-verbal d'audience du 5 mai 2023, p. 27). Dans sa requête du 12 mars 2023, le recourant affirme citer "un extrait du volet financier" issu du rapport de renseignement du 22 mai 2019 le concernant, qu'il discute ensuite amplement lors de l'audience du 5 mai 2023; il n'était dès lors pas insoutenable, et donc pas arbitraire, de considérer que le passage de l'expertise débattu à cette audience était connu dès réception du rapport d'expertise, soit dès le 8 mars 2023. Il n'y a donc pas lieu de rectifier l'état de fait à cet égard, comme le sollicite le recourant.