Citation: 2C_387/2020 E. B

A la suite de ce contrôle, l'AFC a procédé à une correction de l'impôt dû par A.________, par le biais, à la fois, d'un décompte complémentaire du 18 décembre 2015 et d'une notification d'estimation du 30 juin 2016. Le décompte complémentaire, d'un montant de 305'424 fr., plus intérêts moratoires dès le 4 juillet 2012, concernait les périodes fiscales 2010 à 2012 et constituait une reprise d'impôt en lien avec les prestations de services susmentionnées qui avaient été fournies depuis l'étranger à A.________ durant les années considérées. La notification d'estimation avait pour sa part trait aux périodes fiscales 2013 et 2014 et s'élevait à 2'328 fr., plus intérêts moratoires dès le 15 avril 2014. Après que A.________ avait contesté la reprise d'impôt effectuée pour les années 2010 à 2012, l'AFC a, par décision du 13 novembre 2017, modifié le décompte complémentaire relatif aux années en question, réduisant la créance d'impôt sur ce point à 235'911 fr. A.________ a formé réclamation à l'encontre de la décision précitée. En date du 17 mai 2018, l'AFC a rejeté cette réclamation et confirmé sa décision du 13 novembre 2017. A.________ a interjeté un recours contre la décision sur réclamation de l'AFC du 17 mai 2018 auprès du Tribunal administratif fédéral. Celui-ci l'a admis partiellement par arrêt du 6 avril 2020, ainsi que l'AFC l'avait elle-même proposé dans sa réponse, et fixé à 228'687 fr., avec intérêt dès le 4 juillet 2012, la reprise de TVA dû par la société au titre de l'impôt sur les acquisitions pour les périodes 2010 à 2012.