Citation: 6B_749/2022 E. 7.3.6

7.3.6. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir exclu que le premier coup de feu ait été déclenché alors que F.________ se trouvait derrière lui, en le ceinturant. Selon lui, l'appréciation cantonale ne reposerait sur aucune analyse, donnée ou élément scientifique et contredirait le rapport de la police scientifique (duquel il ressort ce qui suit: " Puis, M. A.________ a tiré le premier coup de feu dans la poitrine de son fils à bout touchant, dans une configuration qu'il n'est pas possible de déterminer. "). Il est faux de dire que l'appréciation de la cour cantonale ne repose sur aucune analyse, donnée ou élément scientifique. Au contraire, elle a tout d'abord relevé qu'un tir dans la configuration présentée par le recourant (lui devant, arme à la main, et son fils derrière lui, qui le ceinturait) n'aurait pas pu l'atteindre à la poitrine, mais uniquement aux flancs. La pertinence de cette analyse ne peut que difficilement être balayée, tant il est inconcevable qu'un homme ceinturé soit capable de positionner et d'actionner l'arme qu'il tient entre son dos et le torse de celui qui se trouve collé derrière lui. À tout le moins, un tel exercice ne pourrait qu'être volontaire, et discrédite dès lors les explications du recourant. Secondement, la cour cantonale s'est appuyée sur les déclarations du recourant et le rapport d'autopsie pour dire ce qui suit: " Aux débats d'appel, A.________ a précisé que son fils était plus grand que lui, que lorsqu'il l'avait ceinturé il tenait l'arme dans sa main, laquelle était blottie contre lui, et que lorsque le coup était parti, l'arme était dirigée de bas en haut. Or, le rapport d'autopsie mentionne la présence de plusieurs plaies sur la face antérieure du thorax de F.________, dont une seule présentait un tatouage de poudre à son pourtour caractéristique d'un tir à bout portant; cette plaie présentait toutefois une trajectoire de droite à gauche, d'avant en arrière et de haut en bas, incompatible avec la version de l'appelant ". Quant à l'alléguée contradiction avec le rapport de la police scientifique (dont il est rappelé qu'il ne liait pas la cour cantonale), elle est inexistante, puisqu'elle a exposé ne pas être en mesure de déterminer dans quelle configuration se trouvait le recourant et son fils au moment du premier tir, ce qui n'excluait pas que la cour cantonale y parvienne sur la base d'autres éléments inconnus de celle-ci.