Citation: 4A_350/2017 E. 3.2.3

3.2.3. La recourante soutient, par ailleurs, qu'étant donné sa situation financière délicate, qu'attesteraient les pièces comptables produites par elle, les prétentions de l'intimée, que le Tribunal de commerce traitera "selon une procédure allégée" vu son état de partie défaillante, devraient faire l'objet d'une provision qui déséquilibrerait son bilan et la forcerait à aviser le juge, voire entraînerait sa mise en faillite. Or, semblable risque lui causerait un préjudice qu'une décision finale lui donnant raison ne pourrait pas réparer. Tel qu'il est présenté, cet argument n'est pas suffisamment motivé pour être retenu (cf. consid. 3.1, dernier §, ci-dessus). La recourante s'est contentée de produire les comptes annuels de l'exercice 2015 sans formuler aucune explication à leur sujet, si bien que le risque de faillite allégué par elle ne revêt qu'un caractère hypothétique en l'état. Au demeurant, on ne voit pas comment elle pourrait échapper à l'obligation de constituer une provision pour le risque du procès en cours, sans égard au sort qui sera réservé in fine aux prétentions litigieuses (cf. art. 960e al. 2 CO). Pour le surplus, on ignore tout des prétentions pécuniaires que l'intimée a élevées contre la recourante, dès lors que cette dernière se borne à soutenir qu'elles seront "vraisemblablement bien supérieures au montant de CHF 30'000.-" (recours, n. 31). Il n'y a donc pas là de quoi justifier l'entrée en matière sur le recours dirigé contre la décision incidente attaquée.