Citation: C 24/05 11.04.2005 E. 4

4.1 Une décision ou une communication de procédure est considérée comme étant notifiée, non pas au moment où le justiciable en prend connaissance, mais le jour où elle est dûment communiquée; s'agissant d'un acte soumis à réception, la notification est réputée parfaite au moment où l'envoi entre dans la sphère de puissance de son destinataire. Point n'est besoin que celui-ci ait eu effectivement en mains le pli qui contenait la décision. Il suffit ainsi que la communication soit entrée dans sa sphère de puissance de manière qu'il puisse en prendre connaissance (ATF 122 III 319 consid. 4 et les références; Grisel, Traité de droit administratif, p. 876 et la jurisprudence citée; Knapp, Précis de droit administratif, 4ème éd., n° 704 p. 153; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2ème éd., no 341 p. 123). Lorsque la notification intervient par pli recommandé (actuellement lettre signature), elle est réputée parfaite lorsque l'intéressé ou toute personne qui le représente ou dont on peut légitimement penser qu'elle le représente (cf. ATF 110 V 37 consid. 3) a reçu le pli ou l'a retiré au guichet postal en cas d'absence lors du passage du facteur. 4.2 Dans le cas d'espèce, la juridiction cantonale a communiqué à l'assuré, une prolongation de quinze jours du délai pour recourir, par lettre signature du 19 mai 2004. Le 26 mai suivant, D.________ - à laquelle le recourant avait donné pleine procuration le 8 mai 2004 pour retirer tout courrier lui étant adressé -, s'est fait remettre le pli au guichet de l'office postal de X.________. Le délai de recours a donc commencé à courir le lendemain pour prendre fin le 11 juin 2004, premier jour ouvrable suivant celui de la Fête-Dieu, jour férié dans le canton du Valais. Dès lors, le mémoire adressé le 14 juin 2004 était tardif. Par substitution de motif - la juridiction cantonale ayant statué de manière difficilement compréhensible en considération de l'obligation de désigner un représentant en cas d'absence -, on doit tenir pour conforme au droit, le refus des premiers juges d'entrer en matière. 4.3 Subsidiairement, une restitution du délai de recours au sens de l'art. 41 al. 1 LPGA ne se justifie pas, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'examiner plus avant si toutes les conditions légales en sont réunies. En effet, selon ses propres déclarations, le recourant a pris personnellement connaissance de la communication en date du 31 mai 2004, si bien qu'il disposait encore de suffisamment de temps pour agir avant l'expiration du délai de recours (cf. Jean-François Poudret/Suzette Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I, Berne 1990, note 2.7 ad art. 35, p. 249).