Citation: 6P.148/2006 24.11.2006 E. 7

Le recourant reproche également à l'autorité cantonale de ne pas avoir retenu que l'intimé s'était rendu coupable d'homicide par négligence au sens de l'art. 117 CP. Il reproche à l'intimé de ne pas avoir été suffisamment méfiant au regard du comportement de l'enfant et de s'être abstenu de freiner et de klaxonner de manière préventive. 7.1 Cette disposition prévoit que "celui qui, par négligence, aura causé la mort d'une personne sera puni de l'emprisonnement ou de l'amende". L'art. 18 al. 3 CP donne une définition de la négligence: "celui-là commet un crime ou un délit par négligence qui, par une imprévoyance coupable, agit sans se rendre compte ou sans tenir compte des conséquences de son acte. L'imprévoyance est coupable quand l'auteur de l'acte n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et par sa situation personnelle". La négligence suppose que l'auteur ait violé les devoirs de la prudence. Un comportement viole le devoir de prudence lorsque l'auteur, au moment des faits, aurait pu, compte tenu des circonstances et de ses capacités, se rendre compte de la mise en danger et qu'il a simultanément dépassé les limites du risque admissible. Pour déterminer concrètement quels sont les devoirs de la prudence, on peut se référer à des normes édictées en vue d'assurer la sécurité et d'éviter des accidents (ATF 121 IV 207 consid. 2a p. 211). Dans le domaine du trafic routier, on se référera donc aux règles de la circulation routière.