Citation: 6B_997/2021 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant reproche d'abord à la cour d'appel pénale d'avoir arbitrairement passé sous silence le rapport d'intervention de la police du 6 mai 2018, alors même qu'il s'agirait d'un moyen de preuve décisif faisant la synthèse des témoignages directs recueillis le soir des faits, lesquels excluraient sa participation à l'agression. Contrairement à ce que soutient le recourant, les juges cantonaux ont fondé leur conviction quant à sa culpabilité sur une appréciation des procès-verbaux d'audition et des rapports de police dans leur ensemble. Au surplus, en tant qu'il déduit du seul rapport d'intervention de la police du 6 mai 2018 qu'il ne pouvait pas figurer parmi les protagonistes de la bagarre au cours de laquelle l'intimé avait été agressé, le recourant interprète librement le contenu dudit rapport et substitue sa propre appréciation des preuves à celle opérée par les juges cantonaux, laquelle échappe au grief d'arbitraire pour les motifs suivants. D'une part, le fait qu'il ressort dudit rapport que des badauds avaient vu une dizaine de personnes se battre devant le Pub E.________ avant de quitter les lieux, alors que le recourant se trouvait encore sur place lorsque la police a débarqué, ne suffit pas à exclure que ce dernier s'en soit pris à l'intimé avant que le groupe de personnes quitte les lieux. Au contraire, le rapport de police ne fait que corroborer la version de l'intimé, selon laquelle C.________ et le recourant ne se trouvaient pas parmi les personnes qui s'étaient déplacées avec D.________ lorsqu'il avait poursuivi l'intimé après l'incident devant le Pub E.________, donnant ainsi toute crédibilité aux déclarations de ce dernier. D'autre part, on ne voit pas en quoi le fait que les témoins avaient désigné deux personnes "de type mélanoderme" permettrait d'exclure que le recourant - qui relève être "de type leucoderme" - eût participé à l'agression de l'intimé. Il est vrai que selon ledit rapport, "deux personnes de couleur seraient impliquées". Il ressort des déclarations du témoin H.________ que ce dernier a décrit D.________ comme étant une "personne de couleur". Cela étant, le fait qu'une autre "personne de couleur" que le dernier nommé serait "impliquée" - sans qu'on sache en quelle qualité - ne permet nullement d'exclure la participation du recourant à l'agression.