Citation: K 126/06 15.01.2007 E. 4

Comme l'autorité cantonale de recours l'a constaté à juste titre et comme elle le relève dans sa réponse au recours, la caisse intimée n'avait rendu, au moment où la recourante a saisi le tribunal cantonal des assurances, aucun prononcé sous forme de décision formelle quant à la prise en charge du traitement litigieux. A ce titre, la lettre du 9 août 2006 que la caisse a adressée au professeur H.________ et que la recourante a reçu en copie ne constituait pas une décision. Outre qu'il n'en remplissait pas les conditions formelles (défaut de la désignation en tant que telle et de l'indication des voies de droit; voir cependant RCC 1989 p. 193 consid. 2b), ce courrier ne s'adressait pas directement à la recourante; il constituait en fait une simple recommandation à l'intention du professeur H.________, dépourvue d'effet juridique particulier. D'ailleurs, invitée en cours de procédure cantonale à produire une copie de la décision sur opposition prononcée par la caisse, l'assurée a transmis cette injonction à la caisse qui lui a répondu qu'elle n'avait rendu, pour l'heure, aucune décision formelle au sens de la loi et qu'elle transmettait le dossier au département concerné afin qu'il donne suite à la demande de notification d'une décision (lettre du 12 septembre 2006). Celle-ci a été rendue le 29 septembre 2006. C'est dès lors à juste titre que la juridiction cantonale n'est pas entrée en matière sur l'écriture dont elle était saisie. Le recours se révèle par conséquent mal fondé. Il y a lieu, néanmoins, de considérer le recours de droit administratif comme valant complément à l'opposition formée par la recourante contre la décision du 29 septembre 2006 et de le transmettre à la caisse en l'invitant à statuer sur cette opposition.