Citation: 4A_411/2022 E. B

B.a. A l'issue d'une procédure de conciliation infructueuse, l'entrepreneur a saisi le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois d'une demande datée du 2 novembre 2017 dans laquelle il conclut à ce que les maîtres d'ouvrage lui versent, selon le dernier état de ses conclusions, 67'138 fr. 80 avec intérêts à 5 % l'an sur 19'824 fr. à compter du 9 août 2015 et sur 47'314 fr. 80 à compter du 14 juin 2016. Le 10 mai 2017, il a également déposé une requête en annulation de la poursuite et une requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles en suspension de cette poursuite. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 11 mai 2017, puis par ordonnance de mesures provisionnelles du 27 septembre 2017, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a ordonné la suspension provisoire de la poursuite en question. Cette cause a été jointe à la précédente. Dans leur réponse, les maîtres d'ouvrage ont conclu au rejet de la demande en paiement et, reconventionnellement, à ce que l'entrepreneur soit reconnu leur débiteur de 31'895 fr. 90 avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er janvier 2015; ils ont également conclu au rejet de la requête en annulation de la poursuite et à la révocation des ordonnances précitées. En cours de procédure, une expertise a été confiée à H.________, architecte EPFZ-SIA. Il a délivré son rapport le 26 août 2019. Par jugement du 22 novembre 2021, le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a condamné les maîtres d'ouvrage à payer à l'entrepreneur, solidairement entre eux, 67'138 fr. 80 avec intérêts à 5 % l'an sur 19'824 fr. dès le 9 août 2015 et sur 47'314 fr. 80 dès le 14 juin 2016, sous déduction de 18'361 fr. 55 avec intérêts à 5 % l'an dès le 16 janvier 2017. Il a rejeté la demande reconventionnelle, dit que la poursuite notifiée à l'entrepreneur était annulée et a ordonné sa radiation. En substance, il a estimé que les parties étaient liées par un contrat d'entreprise, que les maîtres d'ouvrage n'avaient pas apporté la preuve que l'entrepreneur et eux s'étaient entendus sur un prix ferme, que les travaux supplémentaires objets de la facture du 9 juillet 2015 étaient nécessaires et que ceux figurant dans la facture du 24 mai 2016 étaient tout aussi indispensables, de sorte que les montants réclamés à ce titre étaient dus. Les maîtres d'ouvrage avaient droit à une somme de 18'361 fr. 55 pour les défauts affectant l'ouvrage, somme qui devait être compensée avec celle due à l'entrepreneur. B.b. Par arrêt du 22 août 2022, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis l'appel des maîtres d'ouvrage. Après compensation des montants dus de part et d'autre, l'entrepreneur devait encore verser aux maîtres d'ouvrage 3'370 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 16 janvier 2017. La poursuite dont il faisait l'objet était maintenue pour le montant en question et annulée pour le surplus. Les motifs qui sous-tendent cet arrêt seront évoqués dans la partie en droit du présent arrêt, dans la mesure nécessaire à l'examen des griefs dont ils sont la cible.