Citation: 1B_450/2015 E. 4.1

4.1. Il y a lieu de relever que, du point de vue factuel, la cause ne pose pas de difficulté particulière, dans la mesure où il s'agit d'une unique altercation n'opposant que deux personnes dans le cadre d'un conflit familial. Les faits ne sont certes pas établis précisément, mais cette situation est fréquente au cours d'une instruction pénale (cf. arrêt 1B_114/2010 du 28 juin 2010 consid. 3.3). L'altercation n'est pas contestée dans son principe, les seules questions litigieuses ayant trait à l'intention du prévenu et à la provocation de la dispute. C'est d'ailleurs en vue d'instruire sur ces points que la cour cantonale a renvoyé la cause au Ministère public afin d'auditionner les parties et un témoin de la scène. Par ailleurs, la compréhension des éléments de preuve recueillis par le Ministère public (notamment le témoignage de la voisine du prévenu, une lettre de ce dernier et une facture de consultation du CHUV) ne nécessite pas de qualification particulière. Du point de vue juridique, l'affaire ne présente pas non plus de difficulté particulière, les conditions de réalisation des infractions en cause (art. 126, 177 et 180 CP) n'étant pas sujettes à interprétation en l'espèce. En effet, l'issue du litige à ce stade dépend exclusivement de l'état de fait retenu. La recourante admet d'ailleurs que les infractions qu'elle reproche au prévenu ne requièrent pas de connaissances approfondies (cf. mémoire de recours ch. II.A.b.i p. 6). C'est en vain que la recourante affirme qu'elle ne pouvait pas comprendre le principe " in dubio pro duriore " ni connaître les motifs de classement prévus par le CPP dans la mesure où un recours contre un classement ne nécessite pas de connaissance juridique particulière, un citoyen ordinaire devant être en mesure de faire valoir ses droits en contestant simplement l'ordonnance de classement (cf. notamment ATF 123 I 145 consid. 2b/bb p. 147). Faute pour la cause de présenter un état de fait délicat ou de soulever des questions juridiques complexes (cf. arrêts 1A.121/1998; 1B_278/2007 et 1P.663/2006 précités), la désignation d'un conseil juridique gratuit n'apparaît pas nécessaire en l'espèce. La nature du dommage éprouvé par la recourante n'est pas non plus propre à rendre plus difficile la formulation de prétentions civiles, celles-ci se limitant aux frais médicaux et au tort moral.