Citation: 9C_684/2022 E. 4.1

4.1. Le recourant se plaint tout d'abord de l'établissement arbitraire des faits, en ce que la Cour de justice aurait omis de constater qu'il avait déposé en avril 2016 une réclamation au sujet de deux décomptes finaux relatifs à l'année 2011 et qu'il avait fait l'objet d'une taxation ordinaire et d'une taxation pour personne hors canton. Pour le contribuable, si la Cour de justice avait constaté de tels faits, elle en aurait tiré la conséquence qu'il avait "la volonté de faire valoir l'imputation d'un paiement sur une dette exigible avant tout remboursement". Cet argument tombe à faux. En effet, l'instance inférieure a considéré sans arbitraire que la réclamation invoquée avait trait à la taxation de l'année 2011 et sortait du cadre du litige concernant le décompte final ICC 2015/2, de sorte que les premiers juges n'ont pas omis de constater ce fait, mais en ont tiré une conclusion juridique différente de celle voulue par le recourant. De plus et contrairement à ce qu'affirme celui-ci, le fait que l'Administration fiscale "savait que la problématique de l'attribution des sommes versées par le contribuable avait une grande importance" - ce qui démontrerait selon lui la mauvaise foi de l'intimée lorsqu'elle "attribue à son gré les montants dont elle dispose du contribuable" - est dénué de pertinence. En effet, le droit genevois prévoit qu'une déclaration expresse du contribuable doit intervenir concernant l'imputation des paiement (art. 16 RPGIP; supra consid. 3.1.1). A cet égard, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il prétend que l'instruction qu'il avait donnée dans sa réclamation du 23 avril 2016 en relation avec les relevés de compte "ICC 2011/1 et ICC 2011/2" "valait pour le futur également", dans la mesure o ù aucun élément dans la réclamation précitée ne permet de retenir une telle conclusion. Le grief lié à l'établissement arbitraire des faits par la cour cantonale doit donc être écarté.