Citation: 1B_145/2019 E. A

A.a. Le 10 mars 2019, A.________, ressortissant du Burkina Fasso, a fait l'objet, à bord du TGV reliant Paris à Lausanne, d'un contrôle par le Corps des gardes-frontière (ci-après: le CGFR), en compagnie du dénommé B.________, à la hauteur de Croy. Le CGFR a constaté que ces deux personnes étaient sans statut de séjour valable en Suisse et démunies d'une pièce d'identité. En gare de Lausanne, tous les passagers sont sortis du train, hormis les prénommés qui sont restés à l'intérieur avec les agents du CGFR. Tous les bagages se trouvant dans le train ont été emportés, excepté un sac à dos abandonné sur les étagères à bagages du wagon dans lequel se trouvaient A.________ et B.________, à proximité de ceux-ci. Après des contrôles, il a été découvert que ce sac à dos contenait trois paquets de différentes tailles contenant des "fingers" de poudre blanche (poids total de 3,7 kg bruts), réagissant positivement aux tests de cocaïne effectués. Le même jour, la police a procédé à l'audition des deux intéressés en qualité de prévenus. Le 10 mars toujours, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour infraction et infraction grave à la LStup (RS 812.121), respectivement infraction à la LEI (RS 142.20), puis a procédé à son audition d'arrestation. A.b. A teneur de son casier judiciaire, A.________ a été condamné à quatre reprises, soit le 10 janvier 2013, pour séjour illégal et infraction à la LStup, à une peine pécuniaire de 70 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis durant deux ans (révoqué le 27 septembre 2013), ainsi qu'à une amende; le 27 septembre 2013, pour entrée illégale et séjour illégal, à une peine privative de liberté de 20 jours; le 18 décembre 2014, pour séjour illégal, à une peine privative de liberté de 120 jours et le 12 novembre 2015, pour séjour illégal, à une peine privative de liberté de 40 jours. A.c. Par ordonnance du 12 mars 2019, le Tribunal des mesures de contrainte, retenant les risques de fuite, de collusion et de réitération, a ordonné la détention provisoire de A.________ et a fixé la durée maximale de la détention provisoire à trois mois, soit au plus tard jusqu'au 10 juin 2019. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision par arrêt du 21 mars 2019.