Citation: 2C_156/2020 E. 4.1

4.1. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal a retenu que le mari et père des recourants était au bénéfice d'une autorisation d'établissement qui faisait suite à l'octroi de l'asile en Suisse. Il a également constaté que la recourante 1 n'avait pas d'emploi et dépendait de l'aide sociale depuis son arrivée en Suisse en décembre 2016. Pour la période de mai 2017 à novembre 2018, elle avait perçu pour elle et son fils un montant d'environ 30'000 fr. d'aide sociale. L'autorité précédente a par ailleurs constaté que le mari de la recourante 1 percevait également l'aide sociale, sa dette s'élevant en novembre 2018 à plus de 133'000 francs. Fondé sur ces constatations, le Tribunal cantonal a considéré que les recourants et le regroupant dépendaient dans une large mesure de l'aide sociale. Il a également jugé qu'au vu des faits de la cause et de l'évaluation probable de leur situation financière, ceux-ci allaient émarger de manière continue à l'aide sociale. La recourante 1 n'a démontré qu'un niveau d'études gymnasiales, ses autres affirmations relatives à une formation professionnelle, contradictoires de surcroît, n'étant aucunement étayées. Elle a certes exercé quelques activités d'étudiante, mais cela ne suffit pas pour poser un pronostic favorable. Le Tribunal cantonal a finalement constaté que la recourante 1 avait effectué des recherches d'emplois non-qualifiés, dans des secteurs à la rémunération notoirement faible. Il a au demeurant fait remarquer que la recourante 1 était au bénéfice d'une promesse d'engagement, mais a considéré sans arbitraire que cet élément n'était pas probant (cf. consid. 2.2 ci-dessus). Quant au regroupant, l'autorité précédente a constaté qu'il avait déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité, mais que, même en cas d'obtention d'une telle rente, celle-ci ne suffirait pas pour subvenir aux besoins de la famille.