Citation: 8C_146/2023 E. 8.2

8.2. Le grief est mal fondé. En effet, il n'y a pas de raison d'envisager le cas sous l'angle d'une suspension du droit aux prestations. La situation évoquée par le recourant et consacrée par la jurisprudence (cf. consid. 4.3) ne lui est manifestement pas applicable, dès lors qu'il n'a pas été déclaré inapte en raison de manquements répétés à ses obligations de chômeur. Lorsque l'inaptitude au placement d'un assuré se fonde sur des violations continues de telles obligations, lesquelles sont liées à l'obligation de réduire le dommage, il s'agit d'une sanction de droit administratif, soumise notamment au principe de la proportionnalité et à l'exigence d'un comportement fautif; toutefois, si la condition d'aptitude au placement fait défaut dès le début (art. 8 al. 1 let. f LACI) - comme c'est le cas en l'espèce -, la personne assurée n'a pas droit à l'indemnité de chômage et il ne s'agit pas de sanctionner une obligation de diminuer le dommage (cf. ATF 126 V 520 consid. 4; arrêt 8C_1030/2012 précité consid. 4.3 et les références).