Citation: 2C_231/2021 E. 5.4

5.4. Dans son recours au Tribunal fédéral, le recourant ne remet en définitive pas véritablement en cause l'arrêt entrepris, s'en prenant bien plutôt à d'autres décisions relatives à sa taxe de séjour 2016, respectivement à la décision du Conseil d'Etat, méconnaissant ainsi, dans ce dernier cas de figure, le principe de l'effet dévolutif du recours au Tribunal cantonal (ATF 136 II 539 consid. 1.2). En tout état de cause, il convient de rappeler que, pour qu'il soit question d'un cas d'inégalité de traitement, il faut que ce qui est semblable ne soit pas traité de manière identique, respectivement ce qui est dissemblable ne le soit pas de manière différente (cf. consid. 5.1 ci-dessus). Or, en tant que copropriétaire d'une résidence secondaire dans la Commune d'Anniviers, il n'est à tout le moins pas contraire au principe de l'égalité de traitement de traiter le recourant différemment des personnes qui sont domiciliées dans cette commune. En outre, cette différenciation est fondée sur des dispositions de droit cantonal et communal que le recourant n'a pas contestées à suffisance sous l'ange de l'arbitraire ou de quelqu'autres droits constitutionnels (cf. arrêt 2C_552/2020 du 16 novembre 2020 consid. 3), si bien que le Tribunal fédéral ne saurait en examiner d'office l'application. On relèvera néanmoins que le système de taxe de séjour forfaitaire adopté par la Commune d'Anniviers, ainsi que sa méthode de calcul, a été considéré comme n'étant pas arbitraire par le Tribunal fédéral (cf. arrêt 2C_947/2019 du 13 février 2020 consid. 4.6). Quant au fait que le recourant ne loue pas son logement de vacances, on ne voit pas ce qu'il peut en tirer. En tant qu'il n'est pas domicilié dans la commune, il est considéré comme un hôte de celle-ci au sens de la loi (cf. art. 17 al. 1 LTour/VS) et du règlement (art. 2 al. 1 du règlement), et est ainsi soumis à la taxe de séjour. Il n'est au demeurant aucunement question de double imposition, comme l'affirme le recourant, la taxe de séjour se caractérisant comme un impôt spécial, d'un montant modéré, destiné à un but déterminé, distinct des tâches générales de la commune. Le fait que le recourant utilise ou non les installations et profite des manifestations créées spécialement pour les hôtes n'est pas déterminant (ATF 101 Ia 437 consid. 3a; arrêt 2C_794/2015 du 22 février 2016 consid. 3.3.3).