Citation: 5A_286/2022 E. 3.4.1

3.4.1. Il convient d'abord de brièvement préciser l'arrêt entrepris. Celui-ci rappelle d'abord l'ordonnance de mesures provisionnelles du 20 juin 2020, selon laquelle la présidente a retiré le droit de déterminer le lieu de résidence et la garde de fait des enfants à leur mère pour les confier à la DGEJ et a chargé ce service de les placer dans les meilleurs délais dans un foyer ( supra let. B.a). En statuant ainsi, la présidente a en réalité également retiré le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants au père, droit qui lui appartenait de plein droit en tant que bénéficiaire de l'autorité parentale conjointe dès lors que, lors de leur séparation, le nouveau droit entré en vigueur au 1 er juillet 2014 était applicable (art. 301a al. 1 CC; consid. 3.3.1 supra; cf. ATF 144 III 442 consid. 4.2). Cette situation a été confirmée par l'ordonnance de mesures provisionnelles du 2 novembre 2021, puis par l'arrêt entrepris, en disant que le droit de déterminer le lieu de résidence et la garde de fait des enfants demeuraient confiés à la DGEJ.