Citation: 6B_1416/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant dénonce une violation de l'interdiction de la double prise en considération des mêmes éléments dans la fixation de la peine. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu à tort, lors de la fixation de la peine, qu'il " avait cherché la satisfaction de ses pulsions les plus primaires sans tenir compte des autres, même s'il s'agissait d'une femme vulnérable de par son alcoolisation sévère " et qu'il n' " avait pas hésité à profiter de l'état " de l'intimée, dans la mesure où ces éléments étaient déjà à l'origine de la qualification de l'infraction punie à l'art. 191 CP. C'est également à tort que la cour cantonale aurait repris le fait qu'il s'est " associé aux agissements " de C.________ comme élément aggravant dans le cadre modifié de la peine. L'interdiction de la double prise en considération signifie que les circonstances qui conduisent à élever ou à diminuer le cadre de la peine ne doivent pas être prises en considération une seconde fois comme éléments aggravants ou atténuants dans le cadre modifié de la peine, sans quoi l'auteur pâtirait ou bénéficierait deux fois de la même circonstance (ATF 142 IV 14 consid. 5.4 p. 17 et les références citées). Toutefois, le juge peut apprécier l'importance que ces circonstances revêtent dans le cas particulier dans le cadre de l'art. 47 al. 2 CP (ATF 120 IV 67 consid. 2b p. 71 s.; 118 IV 342 consid. 2b p. 347 s.). En effet, le juge fixe la peine en fonction de la gravité de la faute qui doit être évaluée au regard des circonstances de l'infraction et de la personne de l'auteur (arrêt 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.3). La cour cantonale a relevé que le recourant avait fait passer ses intérêts avant toute autre considération, cherchant la satisfaction de ses pulsions les plus primaires sans tenir compte des autres, lui qui savait que sa victime était incapable de résistance au sens de l'art. 191 CP. Par la référence à l'état de la victime, elle a ainsi insisté sur l'égoïsme du recourant et la gravité de la faute. Elle a ainsi tenu compte de la mesure concrète de la faute du recourant en lien avec l'exécution de l'infraction reprochée d'une manière qui échappe à toute critique. On ne voit pas pour le surplus en quoi la cour cantonale aurait tenu compte deux fois du même élément aggravant en relevant que le recourant s'était " associé aux agissements de son comparse et que leur association constituait un facteur aggravant en application de l'art. 200 CP ". Le grief soulevé doit être rejeté.