Citation: 1C_577/2020 E. 6

La recourante s'en prend également à l'arrêt attaqué en tant qu'il refuse de voir dans la nouvelle ordonnance pénale rendue le 18 juin 2019 par le Préfet du district de Nyon un fait nouveau propre à justifier la révision de l'arrêt du 23 octobre 2019 parce qu'elle n'a pas indiqué les raisons pour lesquelles elle n'a pas été en mesure de le faire valoir dans le cadre de la procédure CR.2019.0003. Elle tient ce reproche pour infondé au motif qu'il appartenait au Préfet de communiquer un exemplaire de cette ordonnance à la Cour de droit administratif et public en application de l'art. 104 al. 1 LCR. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est. Il suffit de constater qu'au terme de cette nouvelle ordonnance pénale, le Préfet du district de Nyon a condamné la recourante à une amende de 400 francs pour avoir dépassé la vitesse maximale autorisée de 17 km/h au volant de son véhicule le 17 juillet 2018; cette décision, eût-elle été connue de la Cour de droit administratif et public au moment de statuer, n'était ainsi pas de nature à conduire à une solution différente de celle retenue, puisqu'elle vient confirmer la violation des règles de la circulation routière retenue par la Cour de droit administratif et public sur la base de sa propre appréciation des éléments à sa disposition, étant précisé à l'attention de la recourante que la double procédure administrative et pénale prévue par la loi en matière de répression des infractions aux règles de la circulation routière a été jugée conforme au principe ne bis in idem consacré à l'art. 4 du Protocole n° 7 à la CEDH tant par la Cour de céans (ATF 137 I 363) que par la Cour européenne des droits de l'homme (arrêt Rivard contre Suisse du 4 octobre 2016).