Citation: 1B_176/2015 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le recourant a tout d'abord admis s'être rendu le 9 février 2015 au domicile de la plaignante muni d'un couteau pour y "régler ses comptes". S'agissant des autres chefs de prévention, pour tenter de discréditer les déclarations de la plaignante, le recourant revient de manière appellatoire sur un acte de diffamation de la part de celle-ci dont il aurait été victime. Il ressort toutefois du dossier que le recourant a lui-même divergé dans des déclarations relatives à des actes de violences précédents à l'égard de son ancienne compagne. De plus, en l'espèce, outre les déclarations de la plaignante, celles de témoins ayant en partie assisté à la dispute du 3 mars 2015 ont également été prises en compte par les juges cantonaux. Si ces témoins n'ont certes pas pu identifier formellement le recourant, l'enquête n'a pas non plus permis de démontrer que le recourant se trouvait ailleurs au moment de l'agression. Après quelques mois d'instruction, rien n'est venu infirmer les déclarations de la victime qui, en l'état et vu le contexte (obsession du recourant pour le conflit l'opposant à la plaignante, comportement instable, actes de violence reconnus), apparaissent plus crédibles que celles du recourant. Il n'y a ainsi pas lieu de s'écarter de l'appréciation des juges cantonaux selon laquelle il existe des indices sérieux de culpabilité.