Citation: 8C_152/2023 E. 5.3

5.3. A juste titre, les premiers juges ne se sont pas limités à constater que les réquisits jurisprudentiels pour accorder pleine valeur probante à l'expertise des doctoresses B.________ et C.________ étaient remplis. En effet, le fait d'accorder pleine valeur probante à un rapport médical ne délie pas le juge de son obligation d'apprécier librement les preuves (art. 61 let. c LPGA), notamment en confrontant les conclusions des divers rapports médicaux versés au dossier (cf. arrêt 8C_711/2020 consid. 4.3 du 2 juillet 2021; publié in SVR 2022 UV n° 18 p. 75). C'est bien ce à quoi la cour cantonale a procédé. Après avoir passé en revue les rapports des différents médecins traitants de la recourante et comparé les conclusions des expertes avec celles du SMR du 8 avril 2022, les premiers juges ont retenu que ces dernières ne remettaient pas en cause la pleine valeur de l'expertise, mais qu'elles s'en écartaient sur deux seuls points: premièrement, l'évolution de l'état de santé et la capacité de travail de la recourante avant les examens cliniques du 25 août 2021 (effectués par lesdites expertes), soit sur des circonstances dont celles-ci ne pouvaient pas avoir une connaissance directe, et, deuxièmement, la prise en compte des limitations fonctionnelles, celles retenues par le SMR tenant notamment compte des difficultés et limites de la recourante au plan cognitif. Se fondant sur les conclusions du SMR ainsi que du psychiatre traitant, les premiers juges ont retenu l'existence d'une amélioration sensible de l'état de santé et de la capacité de travail de la recourante à partir d'août 2021. En affirmant qu'elle peinait à comprendre comment les juges cantonaux pouvaient accorder pleine valeur probante au rapport d'expertise des doctoresse C.________ et B.________, alors que les conclusions du SMR s'en écartaient sur des points essentiels, la recourante passe sous silence l'appréciation des preuves minutieuse à laquelle ont procédé les juges cantonaux et ne parvient pas à démontrer que celle-ci serait contraire au droit fédéral. On précisera dans ce contexte que les premiers juges ont dûment exposé pour quels motifs ils ne tenaient pas pour probantes les dernières attestations de la psychiatre traitante (jugement entrepris consid. 10.4.5), sans que la recourante soulève de grief précis sur ce point.