Citation: 5A_456/2022 E. 3.1

3.1. Selon les constatations de l'arrêt attaqué, l'intimé a conclu, dans sa réplique du 25 octobre 2018, à ce que le Tribunal donne acte aux parties de ce que les meubles et autres objets personnels garnissant le domicile conjugal devaient être attribués au propriétaire légitime sur présentation des factures correspondantes (conclusion n° 12). Lors de l'audience de plaidoiries finales du 16 avril 2021, il a modifié cette conclusion en ce sens que lesdits meubles et effets personnels devaient être laissés à sa disposition, à l'exception des effets personnels de la recourante (conclusion n° 11). Le premier juge a estimé que la conclusion modifiée n° 11 était irrecevable, car elle ne reposait pas sur des faits nouveaux, de sorte que seule la conclusion initiale n° 12 devait être examinée. Il a fait droit à dite conclusion. La juridiction précédente a, pour sa part, constaté que l'irrecevabilité de la conclusion modifiée n° 11 n'était pas remise en cause devant elle. S'agissant de la conclusion initiale n° 12, elle a retenu que l'intimé n'avait pas renoncé à ce que le Tribunal statue sur le sort des meubles situés au domicile conjugal. En effet, il avait modifié le libellé de sa conclusion à cet égard sans indiquer vouloir retirer sa conclusion initiale. Contrairement à ce que soutenait la recourante, le fait que l'intimé n'ait pas pris de conclusion subsidiaire pour le cas où sa conclusion modifiée lors des plaidoiries finales serait déclarée irrecevable ne suffisait pas à retenir qu'il y avait " expressément " renoncé. Le premier juge n'avait donc pas statué ultra petita en faisant droit à la conclusion initialement prise par l'intimé, qui était d'ailleurs conforme à l'art. 248 CC. La recourante n'avait au surplus formulé aucune conclusion concernant le sort des biens meubles garnissant le domicile conjugal.