Citation: 5A_863/2022 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce, les considérations de la recourante relatives à l'origine de ses difficultés relationnelles ne sont pas de nature à démontrer - au vu de la chronologie des événements non contestés par l'intéressée et qui lient donc le Tribunal fédéral (cf. supra, consid. 2.2) - que la cour cantonale aurait abusé de son large pouvoir d'appréciation (art. 4 CC) en retenant que la curatrice n'était pas à l'origine de celles-ci. Certes, l'arrêt litigieux ne fait pas état de problèmes particuliers avec l'ancien curateur, dont le mandat a été repris en septembre 2014 par l'actuelle curatrice. Cela étant, la péjoration des relations entre les deux intéressées apparaît directement liée aux mesures proposées par la curatrice. Les tensions sont en effet survenues lors de l'été 2019, après que la mère a refusé tout contact entre le père et ses enfants à son retour de U.________ et que la curatrice a préconisé le placement de ceux-ci, lequel a été ordonné en février 2020. En tant que la recourante soutient ensuite que l'inaction de la curatrice, malgré les accusations portées contre le père durant l'été 2019, serait à l'origine des difficultés relationnelles précitées, sa critique prend appui sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, sans que l'on trouve trace d'un quelconque grief de constatation manifestement inexacte des faits, motivé à satisfaction (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). En effet, selon l'arrêt entrepris, les premières accusations de la recourante datent de 2020, soit la même année que le placement des enfants. Pour le surplus, force est de constater qu'à l'instar de ce que l'autorité cantonale a retenu, la curatrice n'a pas occulté les événements relatés par les enfants en novembre 2020, au vu notamment des mesures prises en janvier 2021 limitant le droit de visite du père. Il en va de même lorsqu'elle reproche à la curatrice d'avoir fait preuve de légèreté en se contentant pendant trop longtemps des dénégations du père, dès lors qu'il est établi que la curatrice a réagi. Par ailleurs, en tant que la mère reproche à la curatrice de ne pas avoir mis en place un droit de visite surveillé au I.________, laissant, selon ses dires, les enfants à la merci de leur père, sa critique ne s'en prend pas aux motifs de l'arrêt entrepris - qui retient que le droit de visite s'est exercé de janvier à octobre 2021 dans l'enceinte du I.________, toutefois sans surveillance de l'équipe éducative, la structure n'ayant pas pour mission ni philosophie la surveillance des droits de visite - et est donc irrecevable. Quant au grief relatif à la prise en compte du rapport d'expertise pédopsychiatrique du 9 décembre 2020, l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale est exempte d'arbitraire. Si l'expertise en question a effectivement été mise en oeuvre dans le cadre du placement des enfants, il n'en demeure pas moins que le rapport était à même de renseigner l'autorité de protection, l'experte ayant examiné à cette occasion le mode de fonctionnement de la mère. Partant, pour autant que recevables, les critiques sont rejetées.