Citation: 9C_289/2007 29.01.2008 E. A

C.________ a travaillé en qualité de maçon au service de l'entreprise X.________ SA à partir du 22 avril 1986. A la suite d'un accident du travail survenu le 30 juin 1999, au cours duquel il a subi une atteinte au genou gauche, il a cessé toute activité lucrative. Le 19 septembre 2000, l'intéressé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'un reclassement dans une nouvelle profession ou d'une rente. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OCAI) a recueilli l'avis de la doctoresse A.________, généraliste et médecin traitant de l'assuré. Dans un rapport du 18 octobre 2000, celle-ci a posé le diagnostic de gonalgies chroniques gauches post-traumatiques sur lésion méniscale interne et status post-luxation traumatique externe de la rotule, status post-arthroscopie du genou gauche, cervico-dorso-lombalgies chroniques sur troubles statiques de la colonne «CDLombaire», surdité bilatérale congénitale et état d'angoisse. Dans un rapport ultérieur du 1er mai 2002, la doctoresse A.________ a fait état d'une aggravation de l'état de santé de l'assuré depuis mai 2001. Elle précisait que son patient était suivi depuis deux ans par un psychiatre. L'OCAI a par ailleurs recueilli l'avis du docteur O.________, psychiatre traitant de l'assuré, lequel a posé le diagnostic de cervico-dorso-lombalgies chroniques, gonalgie gauche chronique et épisode dépressif moyen (F 32.1). Il a estimé la capacité de travail nulle dans l'activité de maçon. En revanche, dans une activité légère, alternant les positions assise et debout, la capacité de travail était évaluée à 50 % (cf. rapport du 4 novembre 2002). L'OCAI a mis en oeuvre un stage d'observation professionnelle auprès du Centre d'intégration professionnelle (CIP), lequel s'est déroulé du 20 octobre 2003 au 25 janvier 2004. Dans son rapport d'évaluation, le directeur du CIP a conclu que l'assuré pouvait théoriquement mettre en valeur une capacité résiduelle de travail de 75 % après une période de préparation à des activités industrielles légères et/ou mise au courant pratique en entreprise pendant six mois. Il a toutefois relevé que les rendements étaient faibles, l'intéressé ne cherchant pas à contourner ses difficultés. Le travail était abordé passivement et l'assuré était si plaintif et démonstratif qu'il perdait toute crédibilité. Ce comportement contre-indiquait tout placement direct en entreprise. Le CIP proposait en outre la mise en oeuvre d'un examen médical global (physique et psychique). Par décision du 7 juin 2005, l'OCAI a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité ainsi qu'à des mesures d'ordre professionnel. Il a fixé à 30% le degré d'invalidité, compte tenu d'un revenu d'invalide comme ouvrier de montage dans l'industrie légère de 50'548 fr. 70 (soit 37'912 fr. à 75%) et d'un revenu sans invalidité de 54'535 fr. L'assuré ayant formé opposition contre cette décision, l'administration l'a admise et confié un examen pluridisciplinaire à son Service médical régional (SMR; cf. décision sur opposition du 11 août 2005), lequel a examiné l'assuré le 12 décembre 2005. Dans leur rapport du 28 février 2006, les médecins du SMR ont conclu à une capacité de travail nulle dans l'activité habituelle mais entière dans une activité adaptée tenant strictement compte des limitations fonctionnelles ostéoarticulaires de l'assuré, et ce, depuis le 21 décembre 2000, date de la stabilisation du problème au genou selon le médecin d'arrondissement de la CNA. Sur le plan psychique, les médecins ont relevé un trouble de la personnalité émotionnellement labile de type impulsif, lequel était sans répercussion sur la capacité de travail. Par une nouvelle décision du 30 mars 2006, confirmée sur opposition le 11 octobre 2006, l'OCAI a rejeté la demande de prestations de l'assuré. Reprenant les mêmes chiffres que dans sa décision du 7 juin 2005, l'administration a fixé le degré d'invalidité à 7,3 % (compte tenu d'une capacité résiduelle de travail de 100 % dans une activité adaptée).