Citation: 1C_191/2023 E. 1

Dans sa réponse au recours, l'intimée fait valoir que la recourante ne disposerait plus d'un intérêt actuel digne de protection à contester l'arrêt d'irrecevabilité au motif que la résiliation du bail à ferme au 31 décembre 2022 est désormais définitive suite à l'arrêt rendu le 23 mars 2023 par la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral et notifié au mandataire de la recourante le 8 mai 2023 (cause 4A_444/2022). Cette circonstance, dont il peut être tenu compte en exception à la règle de l'art. 99 al. 1 LTF (cf. ATF 136 II 497 consid. 3.3 précité), est de nature à faire perdre tout intérêt actuel au recours en tant que la recourante fait valoir sa qualité de fermière et d'exploitante de l'entreprise agricole de l'intimée, à tout le moins lors de la date du dépôt du recours par-devant la cour cantonale, pour étayer sa qualité pour recourir au regard de l'art. 89 al. 1 LTF (cf. arrêt 1C_12/2015 du 13 août 2015 consid. 4). A.________ ne saurait davantage justifier d'un éventuel droit de préemption légal en qualité de descendante de la bailleresse pour se voir reconnaître un intérêt digne de protection pour recourir (cf. arrêt 4A_291/2022 du 14 avril 2023 consid. 3, dont il peut également être tenu compte pour les raisons évoquées ci-dessus). Elle ne prétend pas davantage être touchée par les travaux litigieux en tant que voisine. Dans la mesure où le défaut de qualité pour agir ressort de faits postérieurs au dépôt du recours, celui-ci doit être déclaré sans objet et la cause rayée du rôle (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1).