Citation: 5A_330/2021 E. 1

D.A.________ et C.A.________, nées respectivement en 2008 et 2011, sont issues de la relation hors mariage entre A.A.________ et B.B.________. Le 20 août 2015, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de Genève (ci-après : TPAE) a instauré l'autorité parentale conjointe des parents sur les enfants, attribué la garde à la mère, sous réserve d'un large droit de visite en faveur du père, et instauré une mesure de curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles. Le 23 février 2016, le Service de protection des mineurs (ci-après : SPMi) a pris une mesure de clause péril, ratifiée par ordonnance de mesures provisionnelles du 17 mars 2016 du TPAE, retirant à la mère la garde et le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants, confiant la garde au père, sous réserve d'un droit de visite limité en faveur de la mère. Le TPAE a ordonné une expertise psychiatrique familiale, aboutissant à la remise le 2 novembre 2016 d'un rapport aux termes duquel la mère souffrirait d'un trouble psychiatrique sévère. Par décision du 1er février 2017, le TPAE a attribué au père la garde des mineures. Statuant sur une requête du père, le TPAE a, par décision du 27 février 2019, maintenu l'autorité parentale conjointe sur les mineures. Saisie d'un recours, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Chambre de surveillance) a, par arrêt du 5 novembre 2019, annulé cette décision et octroyé au père l'autorité parentale exclusive sur les filles. Cet arrêt a fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral (cause 5A_1028/2019). La situation n'évoluant pas favorablement, le SPMi a requis du TPAE, le 7 février 2020, la mise en oeuvre d'un complément d'expertise dans le but d'envisager un éventuel placement extra-familial des mineures.