Citation: I 597/04 10.01.2006 E. 4

4.1 Le recourant fait fait grief à la juridiction cantonale d'avoir retenu que son état de santé s'était amélioré de manière à justifier la suppression du droit à la rente au 1er janvier 2004. 4.2 Selon le rapport du 11 septembre 2003 du docteur N.________, le recourant présente (au titre de diagnostic ayant des répercutions sur la capacité de travail) une plexopathie brachiale postéro-supérieure droite et un status après changement de prothèse d'épaule droite avec implantation de prothèse de type Delta II ainsi qu'un status après fracture quatre parts de l'humérus proximal en février 1998; depuis la dernière opération du 14 mai 2002, l'état de santé reste stationnaire, avec un patient qui depuis environ trois semaines note une apparition de paresthésies dans le membre inférieur droit irradiant au niveau de tous les doigts, avec sensation de manque de force. L'assuré serait en mesure d'exercer à 100 % une activité légère adaptée, sujette à un certain nombre de limitations. Il ne ressort pas de cette appréciation que l'état de santé du recourant se serait amélioré entre la décision du 10 avril 2003 (date d'octroi de la rente entière, avec effet rétroactif au 1er février 2001) et la décision du 26 novembre 2003 (date de suppression de cette prestation, avec effet au 31 décembre 2003). D'un côté, le docteur N.________ laisse entendre que la situation est stationnaire. De l'autre, il signale l'apparition de paresthésies, lesquelles traduisent plutôt une aggravation de l'état de santé du recourant. Par ailleurs, sous la rubrique « Le cas échéant, en présence d'une affection somatique, de quelles limitations éventuelles doit-on tenir compte ? », le docteur N.________ a apposé, en marge de la catégorie « Nuisances diverses », une barre oblique sur les mots « intempéries, émanations, humidité, froid », mais non sur les termes « bruit, poussière ». Ces indications ont donné lieu à deux interprétations différentes au sein même de l'administration. C'est ainsi que le docteur R.________, médecin de l'AI retient que l'assuré ne doit pas être exposé, notamment, aux intempéries, humidité et froid, tandis que la décision sur opposition mentionne qu'il doit éviter l'exposition au bruit et à la poussière. Les premiers juges pour leur part ont suivi la première interprétation. On doit constater que les indications du docteur N.________ ne font pas ressortir sans ambiguïté, quelles contre-indications doivent être retenues.