Citation: 5A_942/2018 E. 7.2

7.2. En tant que la recourante reproche à la juridiction précédente un " défaut de motivation " et pour autant qu'elle entende ainsi soulever un grief de violation de son droit d'être entendue, sa critique est d'emblée irrecevable, faute de remplir les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1). Pour le surplus, la Convention de Lugano ne consacrant aucun " droit constitutionnel " au sens de l'art. 98 LTF (arrêt 5A_261/2009 du 1er septembre 2009 consid. 1.2 non publié in ATF 135 III 608), la recourante a à juste titre soulevé un grief d'arbitraire en lien avec l'application de l'art. 31 CL. Il lui incombait toutefois d'expliquer de manière claire et détaillée en quoi la décision attaquée était insoutenable à cet égard (cf. supra consid. 2.1), ce qu'elle n'a nullement fait, dès lors qu'elle se contente d'exposer la solution qui lui paraît juste. Partant, sa critique est irrecevable. Quoi qu'il en soit, il convient de rappeler que l'art. 31 CL ne s'applique pas à la question de l'attribution du domicile conjugal, qu'il ne contient pas de règle de compétence propre, mais renvoie à l'art. 10 LDIP (cf. supra consid. 4), et que le moyen tiré de la violation arbitraire de l'art. 10 LDIP a été rejeté dans la mesure de sa recevabilité (cf. supra consid. 6.4). En particulier, la recourante n'ayant pas valablement remis en cause l'arrêt querellé en tant qu'il refuse de tenir compte, pour l'examen de la compétence internationale, d'un critère d'opportunité en sus des cinq cas prévus par la jurisprudence (cf. supra consid. 6.4), il n'y a pas lieu d'examiner à nouveau cette question sous l'angle de l'art. 31 CL.