Citation: 6B_395/2015 E. A

Par contrat du 30 septembre 2010, A.________ a engagé X.________, informaticien, pour s'occuper de l'installation et de la gestion d'un système de réservation à une soirée qu'il organisait, le tout pour 6'200 fr. (TTC). Un litige a opposé les parties postérieurement à cette soirée, le premier se prévalant notamment d'une mauvaise exécution du contrat et le second prétendant au paiement d'heures supplémentaires. Le 17 janvier 2011, X.________ a déposé plainte pénale contre A.________ pour abus de confiance, lui reprochant de refuser de lui restituer son matériel informatique, soit un serveur ACER ALTOS R510, un routeur CISCO 1841 et une carte interface ADSL 2 HWIC tant qu'une somme de 20'000 fr. ne lui serait pas payée à titre de dommages et intérêts (P/xx). Le 25 suivant, A.________ a également déposé une plainte pénale contre X.________; ce dernier était accusé de s'être emparé illicitement de son ordinateur APPLE MAC PRO 8 d'une valeur de 7'000 fr. et de le menacer de le vendre si les heures supplémentaires réclamées ne lui étaient pas payées (P/zz). Dans le cadre de cette seconde procédure, X.________ a été reconnu coupable, par jugement du 20 février 2012 du Tribunal de police, d'appropriation illégitime et de tentative de contrainte; la partie plaignante a été renvoyée à agir par la voie civile s'agissant du dommage allégué. L'appel interjeté par le prévenu contre cet arrêté a été déclaré irrecevable, décision confirmée par le Tribunal fédéral (arrêt 6B_691/2012 du 21 février 2013). La procédure P/xx - suspendue jusqu'à droit connu dans la cause P/zz - a été reprise le 21 juin 2013. A.________ a été entendu par la police le 7 novembre 2013, reconnaissant n'avoir pas restitué les objets mentionnés dans la plainte pénale. Relevant que son ordinateur ne lui avait pas été rendu, il a cependant accepté de déposer le matériel informatique auprès du Service des pièces à conviction et, le 2 décembre 2013, il y a amené le serveur. Par ordonnance du 14 octobre 2014, le Ministère public de la République et canton de Genève a refusé d'entrer en matière sur la plainte formée par X.________, estimant que A.________ n'avait pas eu l'intention de s'approprier le routeur [recte le serveur], mais avait uniquement exercé un droit de rétention au sens du droit civil. Le procureur a ordonné la restitution dudit objet, sous condition que X.________ produise une attestation de A.________ confirmant la restitution de l'ordinateur, respectivement la conclusion d'un arrangement. Cette décision a été confirmée le 19 mars 2015 par la Chambre pénale de la Cour de justice de la République et canton de Genève, autorité qui a également rejeté la requête d'assistance judiciaire déposée par la partie plaignante.