Citation: 6B_916/2013 E. 2.2

2.2. La chambe pénale a considéré que la cotitularité du bail retenue par le Tribunal des baux et loyers dans son jugement du 20 septembre 2010 n'empêchait pas de considérer que seuls Y.________ et Z.________ détenaient la maîtrise effective de l'appartement sis au 11ème étage de l'immeuble de l'avenue A.________, en juillet 2008 et durant les années précédentes. X.________ le savait puisqu'elle avait dû faire appel à un serrurier - auprès duquel elle s'était préalablement légitimée au moyen de récépissés dérobés aux intimés - pour pouvoir y pénétrer durant leur absence, de sorte qu'elle ne pouvait pas valablement invoquer l'erreur de fait. A l'appui de ses considérations, la chambre cantonale s'est fondée sur des photographies établissant qu'aucune affaire appartenant à X.________ ne se trouvait dans l'appartement litigieux. Elles y attestaient par contre de la présence de Y.________ et Z.________ avec leur fille durant plusieurs années (grossesse de Z.________, anniversaires de leur fille B.________), de la disparition de toutes leurs affaires courant juillet 2008, lesquelles avaient ensuite été en partie retrouvées dans un box dont seule X.________ détenait la clé. Plusieurs locataires de l'immeuble avaient déclaré connaître Y.________ et Z.________ depuis plusieurs années, cette dernière habitant l'immeuble contrairement à X.________ qu'ils ne reconnaissaient pas ou qu'ils n'avaient aperçue que rarement sur les lieux, de surcroît des années auparavant. Selon La Poste, le courrier de Y.________ lui était livré à l'avenue A.________, depuis plusieurs années. Des récépissés de loyers et autres charges courantes prouvaient le paiement de dépenses mensuelles usuelles effectuées au nom de la famille de Z.________ et Y.________. Leur fille B.________ avait été inscrite à la crèche de la Commune de C.________, alors que celle de X.________ n'avait jamais été scolarisée dans le canton. L'arrêt du 12 mars 2009 de la Cour de justice genevoise confirmait le refus d'une demande de réintégrande de la recourante, pour le motif qu'elle n'avait apporté aucun élément susceptible d'établir qu'elle vivait dans l'appartement litigieux en 2008. En revanche, la version des faits relatée par la recourante était caractérisée par des déclarations inconstantes, fantaisistes et non-documentées. Ses réticences à admettre qu'elle était propriétaire d'une maison à D.________ en France et titulaire d'un raccordement téléphonique français trahissaient sa volonté de dissimuler la réalité des faits. Les témoignages en sa faveur de son mari et de son père étaient vagues, non-documentés et sujets à caution compte tenu du lien les unissant.