Citation: 6B_955/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a résumé et confirmé ce qu'avait retenu le juge de première instance, renvoyant à ce jugement, qu'elle a complété sur certains points. La cour cantonale a notamment précisé que le coup et les lésions étaient documentés par la lettre de sortie de l'Hôpital E.________ du 28 mai 2019 qui, en plus du diagnostic et du traitement, faisait aussi état dans l'anamnèse de la douleur ressentie par la patiente au niveau du thorax gauche, péjorée à la mobilisation et à l'inspiration profonde. Le constat médical établi par l'Unité de médecine des violences le 20 mai 2019 - associé à des photographies des ecchymoses - confirmait encore la réalité du coup donné par le recourant et les lésions subies par l'intimée. Il existait une correspondance étroite entre la version des faits donnée aux médecins par l'intimée - coup de poing au thorax, chute et traînage au sol -, et les traces relevées par ces mêmes soignants et les légistes. La force du coup lésant le poumon, l'emplacement de l'impact et cette correspondance des traces et de la version, eu égard notamment aux traces dues à la chute et au traînage au sol, excluaient toute prétendue simulation par des violences auto-infligées. L'intimée avait livré cette version des violences subies aux médecins, aux policiers et au procureur, ainsi qu'au premier juge. Au demeurant, elle n'avait pas appelé la police sur le champ, mais le lendemain vers 13h, sur conseil du personnel médical, ce qui écartait tout soupçon de manipulation. Selon la cour cantonale, la version de l'intimée quant à l'injure était tout aussi crédible, l'agression verbale précédant l'agression physique et le terme injurieux s'insérant dans le reproche fait à l'épouse par le mari repoussé d'avoir fréquenté une discothèque. Par ailleurs, la cour cantonale a reconnu que la garde des enfants constituait un enjeu du litige opposant les parties et que le statut de l'intimée dans ce combat était fragile compte tenu de certains faits dénoncés. L'existence de ce conflit ne permettait toutefois pas d'aboutir à la conclusion que l'intimée aurait inventé et mis en scène les faits reprochés au recourant pour "marquer des points" et regagner des positions perdues vis-à-vis des autorités de protection de l'enfant. Une simulation était donc exclue, le coup et ses conséquences étant objectivement établis. Au vu de l'ensemble des éléments, la cour cantonale a confirmé la condamnation du recourant pour les infractions de lésions corporelles simples qualifiées et injure.