Citation: 7B_178/2023 E. 1.1

1.1. L'ordonnance attaquée ne met pas un terme à la procédure pénale, respectivement à celle relative à la levée des scellés menée par le TMC (cf. art. 90 LTF); elle ne représente qu'une étape vers la décision finale. Elle ne constitue pas non plus, contrairement à ce qu'affirme le recourant, une décision partielle, telle que définie à l'art. 91 LTF (sur cette notion, cf. ATF 146 III 254 consid. 2.1; 141 III 395 consid. 2.2 et 2.4; 135 III 212 consid. 1.2). En effet, si l'ordonnance entreprise considère que le manquement constaté - soit le fait de ne pas avoir apposé formellement les scellés sur certains appareils saisis, alors qu'une requête en ce sens avait été formulée - ne justifie pas de déclarer à ce stade déjà les éléments saisis inexploitables, elle renvoie toutefois l'examen définitif de cette problématique au juge du fond. Quant à la question de savoir si la demande de levée des scellés a été déposée dans le délai prévu par l'art. 248 al. 2 CPP, elle n'est pas non plus définitivement tranchée par l'ordonnance attaquée, puisque le TMC indique que ladite demande paraît " prima facie, avoir été déposée en temps utile, ce nonobstant l'absence de mise sous scellés formelle à cette date". Elle le sera dans le cadre de la procédure de levée des scellés qui doit encore se poursuivre. Aussi, le sort de ces questions, qui demeurent ouvertes, ne peut pas faire l'objet d'une procédure distincte de celle de la procédure de levée des scellés, respectivement de la décision du juge du fond portant sur l'exploitabilité des objets saisis. On ne se trouve donc pas en présence d'une décision statuant définitivement sur des questions dont le sort serait indépendant de celui qui reste en cause, au sens de l'art. 91 let. a LTF. Quant à l'hypothèse prévue à l'art. 91 let. b LTF, elle n'entre manifestement pas en considération en l'espèce.