Citation: 2C_61/2025 E. 6.2

6.2. La Cour de justice a correctement exposé la jurisprudence relative à l'art. 4 annexe I ALCP, en relevant en particulier qu'un droit de séjour fondé sur cette disposition suppose une incapacité permanente de travail, que la personne concernée ait eu la qualité de travailleur au moment où cette incapacité est survenue et qu'elle ait perdu ce statut pour cette raison (cf. ATF 147 II 35 consid. 3.3; 141 II 1 consid. 4; arrêt 2C_162/2024 du 30 janvier 2025 consid. 6.1 destiné à la publication). De même, elle a correctement exposé la jurisprudence relative à la notion de travailleur au sens de l'ALCP, ainsi que les situations dans lesquelles un étranger peut perdre la qualité de travailleur (cf. ATF 141 II 1 consid. 2.2.1), de sorte qu'il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF). La Cour de justice a aussi relevé à juste titre que l'évaluation de l'incapacité permanente de travail par l'autorité en matière de migrations doit se fonder, en règle générale, sur l'appréciation de l'Office AI compétent (ATF 146 II 89 consid. 4.5; 141 II 1 consid. 4.2.1; arrêt 2C_162/2024 du 30 janvier 2025 consid. 6.2 destiné à la publication). La procédure menée par l'Office AI et la décision rendue revêtent ainsi une sorte d'effet préjudiciel (arrêt 2C_755/2019 du 6 février 2020 consid. 4.3.1). En principe, il n'y a pas lieu de s'écarter des constats de l'Office AI. Tout au plus convient-il de reconnaître qu'une incapacité permanente de travail a débuté à un autre moment que celui constaté par l'Office AI lorsque les faits permettent clairement d'établir que l'étranger est devenu durablement incapable de travailler avant la date fixée dans la décision d'octroi de rente (arrêt 2C_755/2019 du 6 février 2020 consid. 4.3.1).