Citation: 2C_562/2024 E. 4.1

4.1. Selon la jurisprudence, un étranger qui jouit d'un droit de présence assuré en Suisse (cf. sur ce point supra consid. 1.4) peut se prévaloir, sur le principe, d'un droit au regroupement familial tiré de l'art. 8 CEDH pour faire venir dans ce pays un membre de sa famille nucléaire avec lequel il entretient une relation étroite et effective (cf. ATF 146 I 185 consid. 6.1; 137 I 284 consid. 2.6). Un tel droit peut toutefois être subordonné à des conditions. En particulier, quant le parent étranger, comme le recourant, ne jouit pas d'une autorisation d'établissement en Suisse mais uniquement d'un droit au renouvellement de son titre de séjour, il ne peut invoquer un droit au regroupement familial en faveur de ses enfants mineurs tiré de l'art. 8 CEDH que pour autant que les conditions fixées par le droit interne, en l'occurrence celles de l'art. 44 LEI (cf. supra consid. 1.2), qui sont par ailleurs compatibles avec l'art. 8 CEDH, soient respectées (cf. ATF 146 I 185 consid. 6.2; 139 I 330 consid. 2.4.1; 137 I 284 consid. 2.6; arrêt 2C_215/2023 précité consid. 4.1). Parmi les conditions cumulatives inscrites à l'art. 44 LEI figure l'absence de dépendance du regroupant et des membres de sa famille à l'aide sociale (art. 44 al. 1 let. c LEI). Il faut ajouter à cela le respect des délais légaux imposés par l'art. 47 LEI. Il convient également de tenir compte de l'intérêt supérieur de l'enfant, tel que l'exige l'art. 3 par. 1 CDE (RS 0.107) (cf. ATF 137 I 284 consid. 2.3.1), étant précisé que, sous l'angle du droit des étrangers, cette disposition ne fonde pas de prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 et les arrêts cités).