Citation: 9F_24/2024 E. 5

La requérante, qui se fonde sur la LPGA et non pas sur la LTF pour justifier sa demande de révision, ne mentionne de surcroît pas de motif de révision, du moins pas clairement, et n'explique pas en quoi celui-ci serait réalisé. En tant que la requérante affirme que son avocat avait mal argumenté dans la cause 9C_631/2023 et qu'elle persiste dans le cadre de la présente demande de révision à réclamer la totalisation des périodes de cotisations en reprenant la même interprétation des normes qu'elle avait déjà faite à l'époque, elle cherche seulement à remettre en cause l'appréciation juridique retenue par le Tribunal fédéral dans l'arrêt 9C_631/2023 du 24 juin 2024. La voie de la révision n'est toutefois pas ouverte pour remettre en cause l'appréciation juridique contenue dans l'arrêt dont la révision est demandée lorsque celle-ci ne répond pas aux attentes de la partie requérante (cf. p. ex. arrêt 9F_5/2020 du 22 septembre 2020 consid. 3.2). À supposer par ailleurs que la référence à la mention "assurance étrangère" dans la feuille "ACOR" destinée au calcul du montant de la rente de vieillesse doive être comprise comme un reproche adressé au Tribunal fédéral d'avoir ignoré un fait pertinent au sens de l'art. 121 let. d LTF, on relèvera que la révision n'est pas possible lorsque le Tribunal fédéral a sciemment refusé de tenir compte d'un certain fait parce qu'il le tenait pour non décisif. Un tel refus relève du droit (cf. p. ex. arrêt 9F_2/2024 du 19 mars 2024). Or, dans son arrêt 9C_631/2023 du 24 juin 2024, le Tribunal fédéral a précisément exclu qu'il soit contraire au principe de l'égalité de traitement de ne pas tenir compte des périodes de cotisations étrangères dans le calcul de la rente de vieillesse de ressortissants portugais qui ne bénéficiaient pas auparavant d'une rente de l'assurance-invalidité au contraire de ce qui prévalait pour les ressortissants portugais bénéficiaires de rente de l'assurance-invalidité. Il ne saurait par conséquent être question d'une inadvertance commise par le Tribunal fédéral. Les griefs que fait valoir la requérante sont donc irrecevables, faute de motivation suffisante et faute de constituer des motifs de révision au sens de la LTF.