Citation: 8C_362/2024 E. 5.2

5.2. Les recourants reprochent ensuite aux premiers juges d'avoir considéré que l'opposition du 17 mai 2023 était irrecevable. Or la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant que l'opposition ne répondait pas aux exigences de motivation posées par le droit cantonal. En effet, elle a exposé que les recourants se limitaient à indiquer, dans leur écriture du 17 mai 2023, que la décision de restitution leur paraissait incompréhensible s'agissant des prestations prétendument déjà versées et qu'ils sollicitaient toutes les preuves des paiements effectués. Dans le second délai accordé au 30 juin 2023, les recourants n'ont manifestement pas complété leur écriture ni requis une prolongation du délai au motif qu'ils auraient été dans l'impossibilité de motiver l'opposition à réception du dossier. Les recourants se contentent de répéter qu'ils ont requis des explications quant aux montants réclamés en restitution, sans expliquer concrètement en quoi ces demandes d'explication auraient constitué une motivation suffisante de l'opposition ni, à défaut, en quoi ils auraient été dans l'impossibilité de motiver leur contestation dans les délais requis. Ce faisant, ils ne démontrent pas en quoi les premiers juges auraient arbitrairement appliqué les règles cantonales de procédure en constatant l'absence de motivation de l'opposition dans le délai utile. Au demeurant, l'argumentation des recourants ne met pas en évidence une violation de l'art. 29 al. 1 Cst., lequel dispose que toute personne a droit, dans une procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable. Si les recourants entendaient se plaindre d'un formalisme excessif de la part de l'intimé ou des premiers juges, on rappellera que les formes procédurales sont nécessaires à la mise en oeuvre des voies de droit pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement, ainsi que pour garantir l'application du droit matériel. Toutes les exigences formelles ne se trouvent donc pas en contradiction avec la prohibition du formalisme excessif découlant de l'art. 29 al. 1 Cst. (ATF 142 V 152 consid. 4.2). En particulier, il n'est pas excessivement formaliste d'exiger qu'une opposition à une décision soit motivée et déposée dans un certain délai. En l'espèce, il est manifeste que les recourants, représentés par une avocate, pouvaient et devaient se rendre compte que l'opposition du 17 mai 2023 n'était pas motivée, ce que l'intimé leur a rappelé à réitérées reprises. Dès lors qu'aucune motivation n'a été transmise au 30 juin 2023, l'intimé et la cour cantonale n'ont pas été excessivement formalistes en déclarant l'opposition irrecevable. Le grief de violation de l'art. 29 al. 1 Cst. est dès lors infondé.