Citation: 2D_15/2024 E. 6.3

6.3. Même s'ils n'ont pas qualité pour agir au fond, les recourants peuvent se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de leurs droits de partie équivalant à un déni de justice formel, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 137 II 305 consid. 2; 114 Ia 307 consid. 3c). Seuls les griefs de nature formelle qui sont séparés de l'examen de la cause au fond peuvent donc être présentés. En revanche, les griefs qui reviennent de facto à critiquer l'arrêt attaqué sur le plan matériel sont exclus (ATF 136 I 323 consid. 1.2; 135 I 265 consid. 1.3; 133 I 185 consid. 6.2; arrêt 2C_650/2023 du 14 décembre 2023 consid. 4.2). La partie recourante ne peut pas faire valoir que la motivation n'est pas correcte d'un point de vue matériel, car, ce faisant, elle se plaint non pas d'une motivation insuffisante en lien avec l'art. 29 al. 2 Cst., mais s'en prend à l'argumentation juridique présentée par l'instance précédente, ce qui relève du fond (cf. arrêt 2D_21/2023 du 18 décembre 2023 consid. 2.3 et les arrêts cités).