Citation: 1C_334/2024 E. 4.2

4.2. Tout d'abord, pour les motifs exposés ci-dessus, liés en particulier à la réduction de la zone à bâtir surdimensionnée, l'affectation des portions des parcelles n os 490 et 491 répond à un intérêt public important (cf. ATF 144 II 41 consid. 5.2). En outre, on l'a dit, les parcelles sont comprises au sein d'un site viticole inventorié sur le plan fédéral (objet IFP n o 1201), dont la protection relève également d'un intérêt public notable, dont il doit être tenu compte dans le cadre de la planification communale (cf. ATF 135 II 209 consid. 2.1). À cela, les recourants rétorquent que la limite du territoire urbanisé, respectivement le découpage de leur parcelle n o 491, ne conserverait en zone constructible qu'une surface de 512.53 m 2, ce qui aurait pour conséquence de rendre les constructions existantes illicites puisque, selon le règlement, une surface de 714 m 2 serait nécessaire. S'agissant de la frontière entre la zone viticole et la zone à bâtir, respectivement la délimitation du territoire urbanisé, celle-ci a été établie conformément à la fiche de la DGTL "comment délimiter le territoire urbanisé?" (version février 2019), en tenant compte de la nature du sol (planté de vigne) et en suivant les constructions existantes et leurs abords (cf. ch. 3, en particulier 1 er et 4 e points). Par ailleurs, comme l'expose l'arrêt attaqué, la conséquence déplorée par les recourants est largement tempérée par l'art. 80 LATC, disposition autorisant en substance, à certaines conditions, la réparation, l'entretien (cf. art. 80 al. 1 LATC), la transformation ou encore l'agrandissement (cf. art. 80 al. 2 LATC) de bâtiments existants non conformes aux règles de la zone entrées en force postérieurement. C'est du reste de manière strictement appellatoire que les recourants prétendent qu'en cas de démolition, seule une micro maison de 79 m 2 pourrait être reconstruite ou encore qu'en raison de la révision du plan, la construction d'une éventuelle piscine serait impossible. Il s'agit quoi qu'il en soit d'intérêts privés d'ordre financier voire de convenance personnelle qui ne sauraient en l'occurrence avoir le pas sur les intérêts publics importants poursuivis par la révision de la planification en cause (cf. arrêts 1C_652/2022 du 7 mars 2024 consid. 3.3; 1C_230/2020 du 11 novembre 2020 consid. 5.4). Il apparaît au demeurant douteux que ce type de réalisation réponde aux intérêts liés à l'encouragement de la construction de logements et à l'accession à la propriété prévus à l'art. 108 al. 1 Cst., encore invoqué par les recourants. Les recourants ne sauraient quoi qu'il en soit pas se prévaloir directement de cette disposition constitutionnelle qui se limite à donner un mandat général à la Confédération pour prendre des mesures et légiférer sur ces problématiques (cf. VALÉRIE DÉFAGO GAUDIN, in Commentaire romand, Constitution fédérale, n. 1 ad art. 108 Cst.; voir également n. 15 ss). Enfin, avec la cour cantonale, on relèvera que les recourants ont disposé de longues années pour bénéficier des possibilités de construire que leur offrait l'ancienne planification, et ainsi - s'ils le souhaitaient - valoriser leurs terrains, ce qui n'a toutefois pas été fait.