Citation: 4A_502/2021 E. 4.1

4.1. Le recourant accuse la Cour d'appel de s'être montrée "arbitrairement excessivement sévère"[sic] dans l'application de l'art. 311 al. 1 CPC en jugeant son appel insuffisamment motivé et en écartant ses moyens censés démontrer l'inexactitude des faits retenus. Il fustige en particulier le passage dans lequel elle lui reproche d'avoir fondé ses griefs "sur des faits exorbitants de ceux retenus, sans aucune critique développée en amont". De son point de vue, l'appel - dans lequel le juge dispose d'un plein pouvoir de cognition en fait comme en droit - se prêterait parfaitement à sa manière de procéder. Le recourant se méprend sur le concept de cette voie de droit et tire de fausses déductions du plein pouvoir d'examen dont jouit effectivement l'instance d'appel. Ce recours cantonal n'est pas une simple continuation de la procédure qui imposerait à l'instance supérieure de reprendre la cause ab ovo pour établir un nouvel état de fait: sa mission se limite à contrôler le bien-fondé de la décision rendue en première instance, et les griefs des parties constituent le programme de l'examen qu'elle doit accomplir (ATF 144 III 394 consid. 4.1.4; 142 III 413 consid. 2.2.4; CHRISTOPH HURNI, Zum Rechtsmittelgegenstand im Schweizerischen Zivilprozessrecht, 2018, n. 265 et 273 ss). La Cour d'appel a ici tenu rigueur à l'appelant d'avoir construit son argumentation sur des faits non constatés dans le jugement, sans expliquer en quoi il y aurait lieu de compléter un état de fait lacunaire. Exiger une motivation à ce sujet procède d'une saine application de l'art. 311 al. 1 CPC (cf. ATF 144 III 394 consid. 4.1.4 i.f.; 138 III 374 consid. 4.3.1; arrêts 4A_610/2018 du 29 août 2019 consid. 5.2.2.1 et 4A_290/2014 du 1er septembre 2014 consid. 3.1; HURNI, op. cit., n. 261 et 481, pour qui prévaut une forme de maxime de disposition; le même auteur, Der Rechtsmittelprozess der ZPO, in RJB 2020 p. 75 s.). Le recourant ne prétend pas y avoir satisfait, ce qui suffit à clore la discussion.