Citation: 9C_266/2007 27.05.2008 E. 1

1.1 Le recourant conteste la capacité de travail considérée par les premiers juges comme raisonnablement exigible de sa part à 100% depuis le mois d'octobre 2002. En particulier, il leur reproche de s'être fondés sur le rapport du SMR et sur celui du COMAI auxquels il dénie toute valeur probante compte tenu de leur motivation lapidaire et d'avoir évalué son incapacité de travail sans considérer les affections physiologiques, ni les limitations corrélatives constatées par le docteur W.________. S'appuyant sur le rapport d'expertise établi par ce dernier, il se prévaut d'une incapacité totale et définitive de travail dès lors qu'il ne peut adopter aucune position antalgique et qu'il subit un absentéisme important pour raisons de santé. 1.2 Se fondant sur le rapport du 23 octobre 2002 du SMR, les premiers juges ont retenu que l'état dépressif diagnostiqué en décembre 2000 par les experts du COMAI s'était complètement amendé. Sur le plan somatique, ils ont indiqué que les constatations médicales du SMR et du COMAI étaient identiques à celles du docteur W.________, les seules divergences portant sur les limitations fonctionnelles en résultant. Au regard d'une amélioration de l'état de santé psychique du recourant, ils ont considéré qu'il avait recouvré dès le 1er octobre 2002 une capacité entière de travail dans une activité lucrative adaptée à son état état de santé somatique et que l'office AI avait supprimé à juste titre son droit à la rente à compter de la fin du mois en question. 1.3 Les premiers juges se sont ainsi bornés à constater une amélioration de l'état de santé psychique du recourant lui ayant, selon eux, permis de recouvrer dès le 1er octobre 2002 une capacité entière de travail dans une activité lucrative adaptée à son état de santé somatique. Ce faisant, ils n'ont établi aucune atteinte à la santé psychique, ni incapacité corrélative de travail qui aurait fondé l'octroi d'une rente dès le 1er octobre 1997 et dont l'amélioration justifierait la suppression du droit à la prestation dès la fin octobre 2002. Sur le plan somatique, ils ont retranscrit de larges extraits des rapports du SMR, du COMAI et du docteur W.________, se contentant de souligner leurs similitudes et leurs divergences. Pour autant, ils n'ont procédé à aucune appréciation matérielle de l'état de santé de l'intéressé. En particulier, ils n'ont discuté aucun des déficits orthopédiques constatés par le docteur W.________, ni limitations fonctionnelles en résultant, ni leur incidence sur la capacité résiduelle de travail du recourant. De même, ils n'ont exposé aucun des motifs les ayant conduit à préférer les rapports du COMAI et du SMR à celui du docteur W.________ et à reconnaître à l'intéressé une capacité entière de travail dans une activité lucrative adaptée sur le plan somatique. Cela étant, ils n'ont pas procédé à la constatation des faits permettant de statuer en connaissance de cause sur le présent litige. Il en résulte un état de faits incomplet constitutif d'une violation du droit matériel dès lors inapplicable au cas d'espèce (cf. Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001, p. 4136 et 4141; Alain Wurzburger, Présentation générale et système des recours, in Nouvelle loi sur le Tribunal fédéral, Lausanne 2007, p. 20 sv.; voir aussi l'art. 61 let. c LPGA). Le jugement attaqué est ainsi non conforme au droit fédéral et doit être annulé. La cause est renvoyée à la juridiction cantonale pour nouveau jugement, cas échéant après instruction complémentaire dès lors que le rapport d'expertise du SMR a été contresigné par la doctoresse X.________ avec la mention "Psychiatre FMH" (arrêt I 65/07 du 31 août 2007).