Citation: U 205/00 28.11.2001 E. 4

4.- a) A cet égard, dans son arrêt K. du 27 avril 1998, le Tribunal fédéral des assurances a rappelé, en ce qui concerne la classification des accidents entraînant des troubles psychiques réactionnels, sa jurisprudence relative aux chutes d'une certaine hauteur (RAMA 1998 n° U 307 p. 448). Il en résulte en particulier que la gravité d'un accident ne saurait être appréciée qu'en fonction seulement d'une hauteur de chute déterminée. b) En l'espèce, le recourant a chuté de 2,5 à 3 mètres sur le sol herbeux. A la lumière de la jurisprudence précitée - confirmée encore dans un arrêt non publié M. du 8 février 2000, U 167/99 (chute d'un assuré sur le sol, d'une hauteur de six à huit mètres, provoquant une fissure d'une vertèbre cervicale) - l'accident appartient, ainsi qu'en ont décidé les premiers juges, à la catégorie des accidents de gravité moyenne, à mi-chemin entre les accidents graves et les accidents bénins (cf. également RAMA 1999 n° U 330 p. 122; arrêts P. du 27 janvier 2000, U 308/98, et F. du 15 février 2000, U 171/99). Dans un tel contexte, un seul des critères définis par la jurisprudence pourrait, selon les circonstances, suffire à faire admettre l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident et l'incapacité de gain d'origine psychique. Cette hypothèse n'est cependant pas réalisée dans le cas d'espèce, où seul pourrait entrer en ligne de compte le critère du caractère particulièrement impressionnant de l'accident. Or, aucun élément du dossier ne permet de qualifier l'accident litigieux de particulièrement impressionnant. L'avis contraire des médecins du DUPA n'est à cet égard pas convaincant. Ceux-ci partent de l'idée erronée que la chute a eu lieu d'une hauteur de 5 mètres, alors que la toiture de la tente se trouvait en réalité à 2,5-3 mètres du sol. Ils relèvent la nécessité d'une évacuation par hélicoptère, alors que ce genre d'intervention, qui s'est considérablement multiplié ces dernières années, ne permet pas de déduire quoi que ce soit quant à l'événement accidentel. En réalité, comme l'ont considéré à juste titre les premiers juges, tel qu'il est survenu, l'accident litigieux, sans être anodin, ne peut être considéré comme spécialement marquant. c) Le recourant invoque encore la lourde méprise de la CNA qui a considéré qu'il était apte à reprendre le travail en plein, un an après un diagnostic d'invalidité posé à la sortie de la Clinique W.________ en mars 1996, ainsi que "les erreurs commises lors du traitement médical post-traumatique" En ce qui concerne le premier grief, D.________ semble faire allusion à la décision du 25 avril 1997, confirmée le 2 septembre suivant. Or, c'est précisément sa conformité au droit qui est examinée dans le présent arrêt. Quant au second grief, il n'est pas fondé. En effet, dans son rapport du 27 décembre 1995 le docteur A.________ indique, six mois après la chute, que la fracture-tassement de D12 a été traitée orthopédiquement avec des suites radiologiques satisfaisantes. Le rapport de sortie de la Clinique W.________ du 19 mars 1996 fait également état d'une évolution satisfaisante vers la guérison et d'un bon pronostic au niveau somatique. Ce rapport mentionne également qu'au niveau somatique d'autres mesures diagnostiques et/ou thérapeutiques ne permettront vraisemblablement pas de découvrir d'autres points essentiels ou d'entraîner une amélioration sensible des troubles. Par ailleurs, il ressort du rapport du 23 avril 1997 du médecin d'arrondissement de la CNA que le patient est satisfait de son médecin traitant, le docteur G.________. De surcroît, à l'exception du rapport des médecins du DUPA, l'ensemble du dossier médical met en évidence le caractère démonstratif du recourant et l'absence de substrat organique concernant les lésions physiques, de sorte que, sur ce plan non plus, aucune erreur médicale ne peut être constatée. d) Dans ces circonstances, il y a lieu de nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 3 juillet 1995 et les troubles observés, si bien que l'intimée ne répond pas de ceux-ci.