Citation: 1C_644/2023 E. 2.2.1

2.2.1. À l'appui de sa contestation de la zone réservée projetée sur ses parcelles, la recourante se prévaut de la révision de la planification communale (PACom; et du rapport préalable d'examen de la DGTL, voir ci-dessous) qui prévoirait leur maintien en zone à bâtir. Cela ne commande toutefois pas sur le principe de revenir sur l'instauration d'une zone réservée. Comme l'a expliqué la cour cantonale, les démarches effectuées dans le cadre de cette révision ne sont pas encore abouties; aussi ne cristallisent-elles pas les options définitives de planification et demeurent sans influence sur la question de la nécessité d'adopter une zone réservée. En effet, après que la DGTL aura rendu son rapport d'examen préalable relatif au PACom (art. 37 LATC), ce dernier devra être mis à l'enquête publique (art. 38 LATC); il pourra ensuite encore faire l'objet de modifications (art. 41 LATC) avant d'être adopté par le conseil communal (art. 42 LATC), puis approuvé par l'autorité cantonale (art. 43 LATC); sans compter qu'il pourrait alors encore faire l'objet d'un contrôle judiciaire, sur recours. Suivre la recourante et renoncer, à ce stade et sur la seule base de tels éléments provisoires et non aboutis, à l'instauration de la zone réservée - respectivement prendre le risque d'une construction dans l'intervalle - serait de nature à compromettre l'approbation d'une planification conforme au droit, spécialement sous l'angle du dimensionnement de la zone à bâtir et son contrôle, opérations qui relèvent d'un intérêt public évident (cf. ATF 144 II 41 consid. 5.2 et les arrêts cités; arrêt 1C_623/2021 précité du 24 novembre 2022 consid. 4.1 et les références); les intentions de la commune exprimées dans ce cadre quant au maintien en zone des parcelles concernées sont ainsi sans influence, tout particulièrement au regard de l'important surdimensionnement de la zone à bâtir et de la situation de ces parcelles: rien ne permet en effet, à ce stade et pour les motifs qui suivent, d'exclure qu'elles pourraient faire l'objet de mesures de réduction de la zone à bâtir (cf. consid. 2.2.2). Au demeurant - et indépendamment de l'irrecevabilité de cet élément nouveau (cf. art. 99 al. 1 LTF) -, il est sans influence que la DGTL ait, dans l'intervalle, rendu son rapport préalable (adressé à la commune le 17 mai 2024) et que celui-ci confirme, aux dires de la recourante (cf. déterminations du 10 septembre 2024 p. 3 et 5), le maintien de la partie est ses parcelles en zone à bâtir, cela n'entraînant pas encore l'approbation définitive du projet de planification; la DGTL n'est d'ailleurs pas revenue sur ses conclusions en rejet du recours, précisant au contraire qu'à la lumière du rapport préalable, la future affectation des parcelles n os 229 et 862 ne pouvaient encore être déterminées (cf. déterminations du 17 juin 2024 sur la requête de suspension). Il s'ensuit par ailleurs - et pour répondre aux critiques d'ordre formel - qu'il n'est pas non plus contraire aux garanties offertes par le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) d'avoir refusé de suspendre la procédure dans l'attente de ce rapport d'examen préalable et de ne pas avoir ordonné la production du projet de PACom, ces éléments n'apparaissant pas - comme exposé - pertinents pour l'issue du litige (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1; arrêt 1C_636/2023 du 30 janvier 2025 consid. 3 et les arrêts cités).