Citation: 5A_863/2022 E. 3.3.3

3.3.3. En tant que la recourante allègue que le fait que la curatrice ait, à la suite notamment des accusations de B.A.________ contre son père, réagi en prenant certaines mesures, ne permettrait pas d'écarter l'existence d'un parti pris, elle ne démontre nullement que l'autorité précédente aurait abusé de son large pouvoir d'appréciation en s'appuyant par exemple sur un élément ne devant jouer aucun rôle. Quant aux critiques relatives au refus de la curatrice de recourir à un autre interprète, la recourante ne soulève aucune violation du droit fédéral en rapport avec le droit cantonal invoqué, à savoir l'art. 56 al. 3 Cpa, de sorte que son grief est irrecevable (cf. supra, consid. 2.1). Au demeurant, elle ne s'en prend pas aux motifs de la cour cantonale qui retient que cette question est indépendante de la personnalité de la curatrice. Est également irrecevable son grief concernant le refus de la curatrice d'étendre son droit de visite durant les vacances d'été 2022, la recourante se bornant à contredire de manière appellatoire les constatations litigieuses par ses propres allégations (cf. supra, consid. 2.2). Enfin, les reproches de la recourante concernant le prétendu parti pris de la curatrice en lien avec les rendez-vous médicaux des enfants pendant leur placement se basent sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé, dès lors que l'autorité cantonale a retenu que la prétendue interdiction signifiée à la mère de sortir du I.________ avec ses enfants pour se rendre aux rendez-vous médicaux des 17 et 27 août 2021 auprès du Dr H.________, obligeant celle-ci à les annuler, n'était pas établie. Ils sont donc également irrecevables (cf. supra, consid. 2.2).