Citation: 6B_691/2021 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient que l'autorité précédente a arbitrairement nié l'existence d'un dommage, ce qui relève d'une question de fait. Le dommage allégué consiste, d'une part, dans le fait que le recourant n'avait pas pu faire fructifier comme il le faisait par le passé les fonds qui étaient déposés sur son compte en banque séquestré et, d'autre part, dans les coûts qu'a engendrés l'acquisition de protections qui lui ont été imposées par la banque en vue de limiter son dommage. A teneur du considérant topique de l'arrêt entrepris (4.2.2), la cour cantonale a laissé la question de l'existence d'un dommage ouverte (" le montant du dommage économique hypothétique avancé "; " le dommage, s'il existe, en est issu "), concluant qu'il n'existait pas de lien de causalité adéquate entre ledit dommage et la procédure pénale, en particulier la mesure de séquestre. Or, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale se serait ainsi abstenue de tenir pour établi un fait déterminant pour l'issue du litige. En effet, en ce qui concerne le coût de l'acquisition de protections, il indique uniquement que si l'autorité précédente n'était pas tombée dans l'arbitraire, elle n'aurait pas remis en question les charges financières, dont elle aurait de surcroît dû examiner le lien de causalité avec la procédure pénale (recours, all. n° 28). Il s'avère que la cour cantonale a précisément examiné ce lien, considérant que les charges que le recourant avait été contraint de supporter étaient la conséquence des dénonciations faites au Burkina Faso et résultait des relations tissées entre le recourant et la banque, les désengagements ayant été exigées par elle. Par ailleurs, la cour cantonale a également examiné le lien de causalité adéquate entre le gain manqué allégué et la procédure pénale, plus précisément le séquestre (arrêt attaqué, consid. 4.2.2). En l'absence de lien de causalité adéquate, l'une des conditions de la responsabilité n'était pas satisfaite, de sorte qu'il importait peu de savoir ce qu'il en était du dommage. Partant, le recourant n'établit pas que la correction du vice qu'il allègue est susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 in fine LTF).