Citation: 4A_144/2023 E. 6

Dans un premier moyen, les recourants, invoquant l'art. 190 al. 2 let. b LDIP, reprochent aux arbitres d'avoir admis, à tort, leur compétence pour connaître des prétentions élevées à leur encontre. A cet égard, ils font valoir que le Tribunal arbitral, statuant à la majorité de ses membres, a étendu de manière injustifiée la portée des clauses d'arbitrage figurant dans les contrats de prêt litigieux sur la base d'une application erronée de la théorie de l'immixtion. Avant d'examiner la recevabilité et, le cas échéant, les mérites des critiques formulées par les intéressés, il sied de rappeler certains principes et d'exposer la motivation du Tribunal arbitral sur le problème litigieux.