Citation: C 138/04 01.07.2005 E. 2

2.1 Les décisions de restitution des prestations des 21 novembre 1996 et 28 février 1997 déférées à la juridiction cantonale et la « décision » du 8 juin 1998 rendue en cours de procédure concernent la même période de cotisation (du 1er février 1993 au 13 août 1994). Dans la mesure où elle aggravait la situation juridique de l'intéressé, le Tribunal fédéral des assurances a déclaré nulle la décision rendue pendente lite et l'a considérée comme une simple proposition à la juridiction cantonale saisie des recours contre les décisions des 21 novembre 1996 et 28 février 1997 (cf. consid. 4b de l'arrêt du 10 novembre 1998, C 251 + 252/98). Aussi, les premiers juges ne pouvaient-ils pas, dans le jugement attaqué du 29 avril 2004 se contenter d'examiner la légalité de la « décision » du 8 juin 1998 (cf. consid. 3b du jugement cantonal). A plus forte raison, ils ne pouvaient pas « confirmer » cet acte administratif dans le dispositif dudit jugement. Selon l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 10 novembre 1998 (consid. 4c), la juridiction cantonale devait bien plutôt examiner le bien-fondé des décisions des 21 novembre 1996 et 28 février 1997 et, si elle voulait adhérer à la proposition faite par la caisse en cours de procédure, expliquer pourquoi il s'imposait de réclamer la restitution du montant de 15'273 fr. 75 fixé par la « décision » du 8 juin 1998 plutôt que la somme de 10'620 fr. 10 (6'311 fr. 75 + 4'308 fr. 35) réclamée par les décisions des 21 novembre 1996 et 28 février 1997.