Citation: 1B_25/2021 E. B

Le 13 février 2020, A.________ a à nouveau déposé plainte pénale contre son époux pour lésions corporelles simples - fracture du nez - et injures. Le 14 février 2020, le Procureur D.________ a ouvert une instruction et a entendu le prévenu. Par ordonnance du 14 février 2020 à 18 heures, il a retenu un risque de récidive et de collusion et a ordonné la mise en liberté de B.________ moyennant des mesures de substitution, notamment l'interdiction de tout contact avec son épouse et l'obligation d'entreprendre un traitement psychothérapeutique en lien avec la gestion de la violence conjugale, notamment auprès de l'association Vires, pour une durée de six mois. Le 17 février 2020, A.________ a déposé un complément de plainte pénale, expliquant que son époux lui avait laissé un message vocal disant "tu n'oses pas me dire que tu es allée voir la police, parce que tu as peur de ne plus revoir tes enfants" et s'était rendu chez sa soeur en France où il avait tenté de briser les vitres du logement pour récupérer leur fille. B.________ a été entendu par le Ministère public, le 18 février 2020, sur ces faits nouveaux et placé en détention provisoire. Il a été libéré à l'issue de l'audience de confrontation, le 25 février 2020, avec des mesures de substitution consistant notamment en l'interdiction de tout contact avec son épouse, l'interdiction de voir ses enfants autrement que dans le cadre de l'association Cerf-Volant et l'obligation d'entreprendre et de se soumettre à un traitement psychothérapeutique en lien avec la gestion de la violence conjugale, par exemple auprès de Vires, sous surveillance du Service de probation et d'insertion (SPI). Par ordonnance du 25 février 2020, le Procureur D.________ a refusé l'assistance judiciaire à A.________. Sur recours, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a annulé l'ordonnance précitée et accordé le bénéfice de l'assistance judiciaire à la plaignante, par arrêt du 24 juin 2020. Le 19 mai 2020, la police a procédé à l'audition EVIG (Enfants Victimes d'Infractions Graves) de C.________, qui venait de faire part à une amie de sa mère de violences subies de la part de son père deux ans plus tôt. B.________ a été entendu par la police le 8 juillet 2020 sur ces faits, qu'il conteste. Lors de l'audience d'instruction du 5 juin 2020, B.________ a été prévenu, à titre complémentaire, d'injure. Le rapport de police contenant le résumé des déclarations de C.________, daté du 10 juillet 2020, auquel est annexé le DVD de l'audition EVIG, a été versé à la procédure à une date non précisée par le dossier. Le 24 août 2020, le SPI a informé D.________ que B.________ poursuivait avec régularité et engagement le suivi initié avec Pharos le 5 mars 2020. Les attestations du directeur de Pharos, association active dans le soutien aux hommes victimes de violence conjugale, mentionnent qu'un accompagnement régulier de soutien psychologique et social avait été mis en place en faveur de B.________ "en raison des violences conjugales dont il nous a expliqué être victime".