Citation: 5P.200/2002 26.08.2002 E. 1

1.1 L'arrêt attaqué n'indique pas les dispositions du droit fédéral appliquées. Il ressort toutefois de ses considérants qu'il s'agit de mesures provisoires réglant le droit de visite sur les enfants, prises dans le cadre d'un procès - introduit le 5 novembre 1998 - en modification d'un jugement de divorce allemand rendu le 14 avril précédent. Qu'elles aient été rendues en application de l'ancien (art. 145 et 153 aCC; ATF 118 II 228 consid. 3b p. 228) ou du nouveau droit du divorce entré en vigueur le 1er janvier 2000 (art. 134 al. 2 et 137 CC; Sutter/Freiburghaus, Kommentar zum neuen Scheidungsrecht, n. 6 ad art. 137 CC; Karl Spühler, Neues Scheidungsverfahren, p. 29, ch. 1 et p. 86, ch. 4; Karl Spühler, op. cit., Supplement, p. 32, ch. 2), de telles décisions peuvent faire l'objet d'un recours de droit public (cf. ATF 100 Ia 12 consid. 1b p. 14; arrêts 5P.226/2001 du 9 août 2001 et 5P.349/2001 du 6 novembre 2001, consid. 2). Le recours a de plus été formé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ). 1.2 En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Cela suppose que le grief soulevé devant le Tribunal fédéral ne puisse pas être soumis à une autorité cantonale par la voie d'un recours ordinaire ou extraordinaire (ATF 126 I 257 consid. 1a p. 258 et l'arrêt cité; 110 Ia 71 et les références). Dans le canton de Vaud, l'arrêt sur appel en matière de mesures provisionnelles peut faire l'objet d'un recours en nullité pour tous les motifs prévus par l'art. 444 al. 1 CPC vaud., et, en particulier, pour violation des règles essentielles de procédure (ch. 3), soit pour déni de justice formel et pour appréciation arbitraire des preuves (ATF 126 I 257; JdT 2001 III p. 128). Interjeté, non pour ces motifs, mais pour arbitraire dans l'application du droit civil fédéral, le présent recours est donc recevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ.