Citation: 5A_639/2014 E. 7.1

7.1. L'autorité cantonale a considéré que, en vertu de l'art. 130 aCPC/FR, la requête tendant à l'administration de preuves, que les recourants avaient formulée au terme de la plaidoirie de l'intimé, était tardive. Elle a ensuite jugé que, la cause étant soumise à la maxime des débats, les premiers juges n'avaient pas à rendre d'ordonnance de preuves, ni n'étaient soumis à un "devoir de questionnement". Enfin, elle a jugé que les recourants avaient produit leurs pièces après l'échéance du délai de réponse. Dans ce délai, ils avaient seulement déposé un courrier qui ne répondait pas aux exigences procédurales et le président du tribunal de première instance ne le leur avait pas renvoyé, étant donné que seule sa forme, et non son contenu, aurait pu être corrigée. L'autorité cantonale a encore précisé que les recourants auraient pu introduire valablement en procédure jusqu'au début de l'administration des preuves des pièces propres à établir les faits allégués. Ils n'avaient toutefois pas fait usage de cette possibilité puisque, à titre préliminaire, ils s'étaient limités à conclure au rejet de la requête de l'intimé tendant à ce que les pièces litigieuses soient écartées du dossier, ainsi qu'au rejet des conclusions de la demande. Une fois l'administration des preuves commencée, a fortiori une fois la procédure probatoire close, il n'était plus possible d'alléguer des faits nouveaux ni d'introduire des moyens de preuve. Enfin, l'autorité cantonale a jugé que les faits allégués par les recourants n'étaient pas notoires.