Citation: 9C_79/2018 E. 3.2.2

3.2.2. Ces constatations de la juridiction cantonale ne sont en tant que telles pas remises en question par les parties et lient le Tribunal fédéral (consid. 2 supra). Pour l'essentiel, l'intimée affirme que "la reprise de la vie professionnelle" n'était en aucun cas exigible de sa part, sans discuter des faits établis en instance cantonale pour déterminer son taux d'invalidité. Or, comme le fait valoir à juste titre le recourant, en maintenant le quart de rente d'invalidité au motif que la reprise d'une activité professionnelle n'était pas exigible de l'intimée en raison de son âge au moment où une pleine capacité de travail a été constatée sur le plan médical, la juridiction cantonale a perdu de vue que la jurisprudence publiée aux ATF 138 V 457 a trait exclusivement à la mise en valeur de la capacité résiduelle de travail (d'un assuré proche de l'âge de la retraite) sur le marché équilibré du travail. Elle ne s'applique pas à la capacité d'accomplir les travaux ménagers au sens de l'art. 28a al. 3 LAI (en relation avec son al. 2). Aussi, la considération de la juridiction cantonale selon laquelle l'intimée présentait un taux d'invalidité de 15 % pour la part ménagère au-delà du 31 mars 2012, alors qu'aucun empêchement ne pouvait plus être retenu du point de vue médical à cette date (à défaut d'atteinte à la santé incapacitante) contrevient au droit fédéral. En l'absence d'invalidité pour la part ménagère, le taux d'invalidité retenu par la juridiction cantonale pour la part active (de 26,56 %) pour la période litigieuse est insuffisant (cf. art. 28 al. 2 LAI) pour justifier le maintien de la rente après le 1er avril 2012 (41,56 % - 15 % = 26,56, soit 27 %). Les considérations de la juridiction cantonale sur les conséquences de l'âge de l'intimée quant à l'éventuelle mise en oeuvre de mesures de réadaptation, qui ont trait à l'évaluation de l'invalidité pour la part du champ d'activités consacrée à l'exercice d'une profession ou de l'exigibilité y relative, n'y changent rien. Le recours est dès lors bien fondé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres griefs du recourant. Le jugement entrepris doit être réformé en ce sens que le droit à un quart de rente ne peut pas être reconnu à l'intimée au-delà du 31 mars 2012; le ch. II de son dispositif doit être modifié en conséquence.