Citation: U 194/04 25.04.2005 E. 1

1.1 La contestation, dont l'objet est déterminé par la décision sur opposition du 12 mai 1999, a trait à la révision du droit de l'intimé à une rente d'invalidité de l'assurance-accidents pour une incapacité de gain de 50 %. Elle concerne la réduction de son invalidité, fixée par la recourante à 20 % à partir du 1er octobre 1998. Le litige porte sur le bien-fondé du jugement attaqué, annulant la décision de réduction du droit à la rente. 1.2 Dans ses déterminations, l'intimé demande que la cause soit renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle mette en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire sur la question de l'aggravation de son état de santé entre le 9 janvier 1998 et le 12 mai 1999. Une telle conclusion constitue une demande reconventionnelle, assimilable à un recours joint. Or, l'institution du recours joint au recours de droit administratif est inconnue. La partie qui, comme en l'espèce, n'a pas interjeté recours de droit administratif dans le délai légal ne peut que proposer l'irrecevabilité ou le rejet du recours formé par la partie adverse. Elle n'a plus la faculté de prendre des conclusions indépendantes (ATF 124 V 155 consid. 1, 114 V 245 consid. 4 et les références). Comme la procédure du recours de droit administratif ne connaît pas la voie du recours joint, les requêtes de la partie opposée sont en principe sans influence sur l'objet du litige. En procédure d'octroi ou de refus de prestations d'assurance (art. 132 let. c OJ), dans la mesure où il s'agit de violation du droit fédéral ou de constatation inexacte ou incomplète des faits (art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ), le Tribunal fédéral des assurances n'est cependant pas lié par les conclusions des parties et peut prendre en considération de telles requêtes (ATF 106 V 247).