Citation: 6B_530/2022 E. 1.4

1.4. En substance, le recourant soutient que l'admission de son recours permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Le ministère public devrait instruire des crimes commis au Kazakhstan ce qui nécessiterait l'envoi de commissions rogatoires et prendrait plusieurs années avec peu de chances de résultat. En outre, à teneur des décisions rendues par les autorités suisses elles-mêmes, la Suisse ne pourrait pas demander l'entraide aux autorités kazakhes en raison des carences en matière de garanties de procédure dans cet Etat. L'argument du recourant apparaît pour le moins contradictoire dans la mesure où il soutient d'une part que le ministère public devrait procéder par l'envoi d'une commission rogatoire et d'autre part qu'une telle mesure serait impossible. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale n'a imposé aucune mesure d'instruction concrète au ministère public et lui a laissé une liberté complète s'agissant des mesures d'instruction à diligenter, si bien que le recourant ne peut, en l'état, justifier d'éventuelles craintes en matière de coûts ou de durée de la procédure. En outre, à suivre le recourant, la question principale porterait sur le pouvoir décisionnel du maire de la ville de U.________, ce qui nécessiterait l'établissement d'un avis de droit kazakh. Le recourant n'expose toutefois aucunement en quoi une telle mesure serait longue et coûteuse au point de remplir les conditions, exceptionnelles, de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. Pour le surplus, la cour cantonale a renvoyé la cause au ministère public afin qu'il examine à nouveau la question de la prescription. A cet égard, elle a constaté une violation du droit d'être entendue de l'intimée et a estimé qu'elle ne pouvait la réparer. Déjà pour ce motif, il apparaît douteux que l'art. 93 al. 1 let. b LTF puisse trouver application. Quoi qu'il en soit, le recourant n'expose pas en quoi le nouvel examen auquel doit procéder le ministère public impliquerait une procédure longue et coûteuse au sens de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. A cet égard, la cour cantonale n'a, là encore, imposé aucune mesure d'instruction concrète au ministère public. Toutefois, elle lui a notamment enjoint de déterminer si des transactions séparées sur les avoirs en cause (remplois/utilisations), susceptibles de constituer des actes d'entrave (imputables à l'un des prévenus), étaient intervenues après la période de prescription. A ce stade, cet examen devrait pouvoir être effectué sur la base de la documentation bancaire suisse, si bien qu'il n'apparaît pas que les conditions restrictives de l'art. 93 al. 1 let. b LTF soient remplies. Au vu du caractère très restrictif de l'application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF en matière pénale, force est de constater que les conditions posées par cette disposition ne sont pas remplies en l'espèce.