Citation: 5D_31/2024 E. 5.7

5.7. En l'espèce, il n'apparaît pas que l'autorité cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en considérant, après un examen sommaire de la cause, que les conditions de l'atteinte illicite à la personnalité du recourant n'étaient pas remplies. En effet, il n'apparaît a priori pas que les deux allégués litigieux - à savoir que le recourant s'en serait pris à un tiers qui lui aurait demandé d'être reconnaissant et bienveillant envers sa grand-mère et que l'épouse de ce tiers pourrait attester d'échanges de courriels houleux - présenteraient une atteinte à sa personnalité dès lors qu'elles ne paraissent pas présenter l'intensité nécessaire pour avoir terni son honneur ou sa réputation sociale au sens de l'art. 28 CC (cf. supra consid. 5.2). On ignore au demeurant tout du contexte dans lequel les allégués litigieux ont été formulés, dès lors que le recourant n'a pas produit la requête dans laquelle ils figuraient en invoquant "des raisons de protection de la personnalité". Il n'est dès lors pas possible de retenir prima facie que les allégués concernés n'auraient pas été nécessaires et utiles à la défense de la cause, le recourant ne fournissant aucun élément à cet égard.