Citation: 6B_886/2018 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a estimé que, même si le comportement de la recourante n'était pas constitutif de complicité de violation d'une obligation d'entretien au sens juridique du terme, il était constant qu'elle avait prêté la main à une fraude, en l'occurrence l'appauvrissement volontaire de son compagnon Y.________ en sa faveur, de manière à lui permettre de soutenir qu'il était dans l'impossibilité de contribuer à l'entretien de son ex-épouse. Le transfert d'actifs, effectué dans l'intention de porter préjudice à la créancière d'aliments, avait abouti à la faillite personnelle de Y.________ et relevait ainsi d'une illicéité civile, dès lors qu'il aurait pu justifier une action révocatoire pour dol au sens de l'art. 288 LP. Il aurait au demeurant pu entraîner l'application de l'art. 164 CP (diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers) si cette infraction avait été envisagée en fait et en droit dans l'acte d'accusation. Ce faisant, la recourante avait contribué à l'ouverture de la procédure pénale à son encontre, ce qui justifiait de mettre à sa charge un tiers des frais communs de première instance.