Citation: 2C_537/2013 E. 3.4.1

3.4.1. L'art. 29 al. 1 Cst. garantit notamment à toute personne, dans une procédure judiciaire ou administrative, le droit à ce que sa cause soit traitée dans un délai raisonnable. Viole la garantie ainsi accordée, l'autorité qui ne rend pas une décision qu'il lui incombe de prendre dans le délai prescrit par la loi ou dans le délai que la nature de l'affaire et les circonstances font apparaître comme raisonnable. Le caractère raisonnable du délai s'apprécie selon les circonstances particulières de la cause, eu égard notamment à la complexité de l'affaire, au comportement du requérant et à celui des autorités compétentes, ainsi qu'à l'enjeu du litige pour l'intéressé (ATF 135 I 265 consid. 4.4 p. 277; arrêt 2C_455/2011 du 5 avril 2012 consid. 4.6). Selon le principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.), qui préside aux relations entre organes de l'Etat et particuliers, le justiciable ne peut se plaindre des lenteurs de la procédure s'il n'est pas intervenu auprès de l'autorité concernée pour s'inquiéter de son avancement. Il serait en effet contraire à ce principe qu'un justiciable puisse valablement soulever ce grief devant l'autorité de recours, alors qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de l'autorité précédente afin de remédier à cette situation (cf. arrêt 2C_979/2011 du 12 juin 2012 consid. 2.2.2, RDAF 2012 II 472; ATF 125 V 373 consid. 2b/aa p. 375 s.).