Citation: 6B_688/2014 E. 13.4.2

13.4.2. Le recourant reproche au TPF de n'avoir pas examiné les fondements légaux et statutaires du devoir de gestion de W.________ et X.________. Dans son jugement, le TPF a d'abord examiné le complexe de faits relatif au détournement des 150 mio USD (cf. infra consid. 24 à 26). Dans ce cadre, il a exposé de manière détaillée les éléments constitutifs objectifs et subjectifs en droit suisse de l'infraction de gestion déloyale (cf. jugement attaqué p. 190 ss). Il a également examiné les dispositions légales tchèques et les statuts de MUS qui fondaient le devoir de gestion de ses administrateurs (cf. jugement attaqué p. 210 ss; infra consid. 25.4.1). Dans le cadre de l'examen du comportement des prénommés en relation avec le contrat du 2 janvier 1997, le TPF a expressément renvoyé à son considérant traitant de la gestion déloyale (cf. jugement attaqué p. 289) et à ses considérants traitant des obligations légales et statutaires incombant aux administrateurs de MUS (jugement attaqué p. 282). Ce moyen de procéder n'est pas critiquable dès lors qu'il évite d'inutiles redites étant rappelé que le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.7; 6B_532/2012 du 8 avril 2013 consid. 6.1). Ainsi, contrairement à ce qu'affirme le recourant, le TPF a bien examiné les fondements légaux et statutaires du devoir de gestion de W.________ et X.________. Il importe peu que le contrat du 2 janvier 1997 et les versements en découlant aient été signés conformément aux règles et statuts, ou même qu'ils aient été approuvés par le conseil d'administration. Sous l'angle de la violation du devoir de gestion, ce qui est déterminant c'est que le contrat et les versements n'aient pas été faits dans l'intérêt de MUS mais uniquement dans celui des ayants droit économiques de PP.________ et de S.________, ce que W.________ et X.________ savaient déjà au moment de la signature du contrat. W.________ et X.________ ont donc bien violé leur devoir de gestion en signant le contrat du 2 janvier 1997 fondant les versements pour un total de 2'514'000'000 CZK en sachant que 2'066'436'419 CZK ne seraient pas utilisés et gérés dans l'intérêt de MUS, mais au seul profit des ayants droit économiques de PP.________ et de S.________, dont ils faisaient partie. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.