Citation: I 766/01 26.11.2002 E. A

S.________ a été engagée en mars 1993 comme femme de chambre par l'Hôtel X.________. Son médecin traitant, le docteur A.________, l'a déclarée incapable de travailler dès le 18 mai 1997 en raison de douleurs lombaires. Celles-ci n'ont pas cessé depuis lors, et se sont même aggravées à la suite d'un accident de circulation survenu le 4 novembre 1998, qui a par ailleurs entraîné, notamment, le développement d'un état dépressif réactionnel. Le 25 mars 1999, S.________ adressa une demande de prestations à l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du Valais. Dans un rapport du 27 mai 1999, le docteur A.________ attesta la persistance d'une totale incapacité de travail dans la profession exercée précédemment, en raison d'un syndrome lombaire chronique sur discopathie L5-S1, d'une fibromyalgie et d'un état dépressif chronique. Il proposa la réalisation d'une expertise par un rhumatologue et un psychiatre. Celle-ci fut confiée aux docteurs B.________ et C.________, de la Clinique Y.________, qui firent état d'une incapacité de travail totale dans la profession de femme de chambre, en raison de lombalgies chroniques sur discopathie L5-S1, avec protrusion médiane; ils préconisèrent de soumettre l'assurée à une école du dos, en vue d'un reconditionnement ostéo-articulaire, tout en niant une incapacité de travail fondée sur des troubles d'ordre pschychique (expertise du 19 janvier 2000 des docteurs B.________ et C.________). Ces praticiens se fondaient notamment sur les résultats d'un examen psychiatrique réalisé le 15 décembre 1999 par le docteur D.________ (rapport du 21 décembre 1999). L'assurée suivit plusieurs séances d'école du dos, sans être pour autant soulagée de ses douleurs. Elle se rendit également à un examen psychotechnique, au Service de réadaptation de l'office AI, qui décrivit plusieurs postes de travail qu'il estimait à sa portée (conditionnement de produits cosmétiques, ouvrière dans une usine de décolletage ou d'horlogerie), sous réserve de l'évolution de son état de santé au terme de la physiothérapie en cours (rapport du 15 mai 2000). Dans un courrier du 26 juin 2000 à l'office AI, le docteur C.________ exposa que les emplois décrits étaient adaptés à l'état de santé de S.________. Par décision du 7 février 2001, l'Office AI alloua à l'assurée une rente entière d'invalidité, assortie de rentes pour enfants, avec effet dès le 1er mai 1998, mais d'une durée limitée jusqu'au 30 septembre 2000.