Citation: 1B_112/2018 E. 1

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 274 consid. 1.6 p. 281). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). Après avoir rappelé que les recours devaient être motivés en vertu de l'art. 396 al. 1 CPP, la Chambre de recours pénale a constaté que le recourant n'expliquait pas en quoi la décision attaquée serait erronée et contraire au droit, que la plainte qu'il aurait déposée contre son avocat parallèlement au recours ne permettait pas d'invalider l'ordonnance querellée, que les autres faits allégués, tels que ses problèmes de santé, étaient sans rapport avec l'objet de la procédure et que l'allégation selon laquelle il serait sans avocat était infondée. Pour satisfaire aux exigences de motivation déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, le recourant devait s'attacher à expliquer en quoi la Chambre de recours pénale a fait preuve d'arbitraire et violé le droit fédéral en considérant qu'il n'avait pas motivé son recours et en le rejetant comme étant manifestement mal fondé. Or, il ne cherche pas à démontrer que son mémoire de recours cantonal, qui tient sur une page, renfermait une motivation suffisante au regard des exigences posées à l'art. 385 al. 1 CPP pour amener la Chambre de recours pénale à entrer en matière. Il se borne à invoquer les éléments qui devraient conduire, selon lui, à admettre la perte de confiance en l'avocat qui lui a été désigné d'office sans chercher à démontrer qu'il les avait allégués dans son recours et que la cour cantonale aurait indûment omis de les prendre en compte. Il ne prétend pas davantage que la Chambre de recours pénale aurait contrevenu à l'art. 385 al. 2 CPP en ne lui octroyant pas un bref délai pour compléter son recours. En l'absence de tout grief à ce sujet, il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office cette question.