Citation: 8C_733/2020 E. 5.3.1

5.3.1. La doctoresse D.________ a considéré, dans son appréciation du 29 mai 2017, que l'intimée avait vraisemblablement développé un SDRC à la suite de la fracture. Concernant la capacité de travail exigible de l'intimée, ayant exercé une profession sédentaire, la médecin de l'assurance a fait référence au rapport de la physiothérapeute K.________ du 24 novembre 2018. Celle-ci avait attesté qu'après neuf séances de physiothérapie (fin du traitement le 25 août 2017), l'intimée avait beaucoup moins de douleurs et une marche nettement plus fluide, avec un périmètre de marche augmenté à environ 10 à 15 minutes. La doctoresse D.________ en a déduit que la marche s'effectuait vraisemblablement sans moyen auxiliaire (cannes anglaises) et que la situation s'était améliorée. L'intimée pouvait donc reprendre son activité professionnelle antérieure à 100 % horaire, mais avec une perte de rendement de 50 %. Les déplacements répétés et le port de charges lourdes devraient être évités, le port de charges légères comme un classeur fédéral lors de l'utilisation de moyens auxiliaires (cannes anglaises) devrait être effectué à l'aide d'un sac à dos et la surélévation de la jambe blessée devrait être rendue possible. Quand bien même le rapport de la physiothérapeute ainsi que les rapports de la doctoresse L.________ du 26 janvier 2018 et du docteur M.________ du 5 février 2018 semblaient faire état d'une péjoration, la doctoresse D.________ a rejeté cette hypothèse car, lors d'un SDRC, il n'était pas objectivé de péjoration, mais une amélioration ou une stabilisation avec éventuellement un état séquellaire résiduel. Dès lors, à partir du 8 janvier 2018, l'intimée était apte à poursuivre son activité professionnelle à 100 % horaire avec 50 % de rendement exigible dès le 3 novembre 2017, tout comme il était possible qu'elle puisse augmenter son rendement à 100 %.