Citation: 1C_312/2019 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la Municipalité a autorisé l'abattage de tous les arbres et a mis en avant le fait qu'ils seront remplacés par une arborisation compensatoire; il est ainsi prévu de planter quatre arbres d'ornement de taille majeure (hauteur de 2,50 m au minimum et circonférence du tronc mesurée à 1 m du sol de 20/25 cm) et d'essences indigènes appropriées aux lieux, auxquels s'ajoutera la plantation d'une dizaine d'arbustes dans le cadre des aménagements extérieurs prévus pour le projet. Quant à la cour cantonale, elle a retenu que la parcelle supporte 35 à 40 arbres, regroupés pour la plupart au nord-est du bien-fonds. Lors de l'inspection locale, elle a constaté qu'il s'agissait d'environ 25 thuyas plantés côte à côte en ligne serrée, de trois peupliers, de deux à trois bouleaux, d'un pin ainsi que d'une haie de laurelles. L'instance précédente a encore relevé qu'on se trouvait en présence d'une parcelle occupée par une villa et un garage, ce dernier étant flanqué d'une place de parc entourée sur deux de ses côtés par une haie de thuyas qui n'avait plus été taillée depuis longtemps, parsemée de feuillus qui en transperçaient la ramure; en soi déjà, l'intérêt public à l'utilisation des possibilités de construire (bâti compact) l'emportait sur la préservation de cette végétation à l'abandon. Dans ses déterminations devant le Tribunal fédéral, en réponse à un grief soulevé, le Tribunal cantonal précise que, dans son arrêt, il a retenu par erreur que les arbres n'avaient pas un diamètre supérieur à 30 cm. Il explique que ce considérant signifie que le tribunal a confirmé la décision municipale autorisant l'abattage avec plantation compensatoire, soit quatre arbres de taille majeure ainsi qu'une dizaine d'arbustes dans le cadre des aménagements extérieurs prévus pour le projet, ce qui apparaît suffisant au regard de la taille de la parcelle (1'532 m 2) et en application de l'art. 46 al. 3 RCATC. Le grief des recourants à cet égard devient ainsi sans objet.