Citation: 1B_574/2020 E. 4.2

4.2. L'arrêt attaqué se prononce précisément sur ce grief, puisqu'il constate la violation formelle par les premiers juges du droit d'être entendu du recourant, en ce sens que son arrestation immédiate et son placement en détention pour des motifs de sûreté ont été ordonnés, sans qu'il n'ait été interpellé au préalable sur ce point; les juges cantonaux ont en outre considéré que par sa motivation très brève, le tribunal correctionnel n'avait pas non plus respecté, lors de la communication du dispositif, le droit d'être entendu du recourant; il avait toutefois motivé la mise en détention de l'intéressé dans ses considérants écrits, notifiés aux parties le 24 septembre 2020. Dans le cadre de la procédure devant la cour cantonale, le recourant a été interpellé le 14 octobre 2020 pour qu'il dépose un éventuel mémoire complémentaire. Ce dernier a dès lors été en mesure de s'exprimer devant cette autorité, qui dispose d'une pleine cognition en fait et en droit, sur le risque de fuite retenu par le tribunal de première instance, respectivement les liens qu'il entretient avec le Kosovo et la Suisse; cela ressort d'ailleurs de la décision attaquée (consid. 3.1, p. 9). Il apparaît au demeurant qu'un renvoi de la cause au tribunal de première instance, par la cour cantonale, n'aurait constitué qu'une vaine formalité (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 p. 226), dès lors que ces deux autorités ont admis l'existence d'un risque de fuite nécessitant sa mise en détention. Par ailleurs, le recourant n'indique pas quel grief - autre que ceux qui ont constitué les questions centrales de la cause - il aurait formulé à l'encontre de sa mise en détention. Peu importe, pour le surplus, que l'arrêt entrepris mentionne les éléments factuels en lien avec cette question dans sa partie " En droit "; le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_592/2020 du 5 novembre 2020 consid. 4.3; 6B_757/2020 du 4 novembre 2020 consid. 3.3.1). C'est dès lors à tort que le recourant se plaint de ce que les faits auraient été établis arbitrairement à cet égard.