Citation: U 156/05 14.07.2006 E. 3

3.1 A l'appui de ses conclusions, le recourant prétend que les séquelles qu'il présente au membre inférieur gauche l'empêchent d'exercer les emplois retenus par la CNA ou d'occuper un travail sédentaire ne requérant pas le port de charges. De même, il s'estime incapable de reprendre l'activité de chauffeur de taxi qu'il avait jadis exercée. Par ailleurs, le recourant soutient que son cas devrait être jugé en tenant compte de la péjoration de l'état de son genou gauche, bien qu'elle soit survenue postérieurement au moment où la décision litigieuse a été rendue. 3.2 Les allégués du recourant sont dépourvus de tout substrat médical concret. D'un point de vue orthopédique, l'exigibilité d'une activité légère et sédentaire de type industriel est en effet clairement admise par le docteur H.________ qui a aussi attesté, à l'issue de son examen, que la reprise du métier de chauffeur de taxi était possible, dans une certaine mesure (rapport du 22 mars 2002). Cette appréciation n'est d'ailleurs pas remise en cause par le docteur M.________, médecin associé au Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital Y.________, auquel le recourant se réfère; ce médecin a attesté que le genou est parfaitement calme avec une fonction satisfaisante (rapport du 27 mars 2003). Le dossier médical est suffisamment documenté quant à l'incidence des séquelles somatiques de l'accident du 9 novembre 1999 sur l'exercice d'une activité lucrative, si bien qu'un complément d'instruction apparaît superflu à cet égard.