Citation: 6B_241/2020 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a relevé que la culpabilité de la recourante était très lourde. Elle a repris à son compte les éléments mis en exergue par les premiers juges pour qualifier la faute de la recourante. Elle a notamment souligné la duplicité de la recourante, qui s'était jouée des sentiments que lui portait l'intimé, et qui l'avait ruiné de manière implacable sans se soucier le moins du monde des difficultés auxquelles celui-ci serait confronté. La recourante avait poussé l'abjection jusqu'à déposer plainte contre tous ceux qui la mettaient en cause. Son seul mobile avait été de maintenir un train de vie luxueux. Il n'y avait ni remords, ni prise de conscience. A décharge, il fallait tenir compte de la situation difficile de l'intéressée, de son profil psychologique et de ses importantes souffrances psychiques. Il y avait encore lieu de retenir que la recourante avait fait très mauvaise impression aux débats d'appel, persistant à nier toute implication et à feindre de ne pas comprendre ce que lui reprochait l'intimé. Au vu de ce constat, la peine fixée par les juges de première instance était manifestement insuffisante à sanctionner le comportement de l'intéressée. Contrairement à ce que prétend la recourante, la cour cantonale, en mentionnant à décharge ses importantes souffrances psychiques, sa situation difficile et son profil psychologique, n'a pas ignoré son état de santé fragile qu'elle a du reste détaillé en se référant aux documents médicaux versés à la procédure. Elle en a ainsi tenu compte dans la fixation de la peine. En revanche, rien ne permet de retenir, sur la base de ces éléments, que la privation de liberté prononcée serait considérablement plus dure pour la recourante que pour la moyenne des autres condamnés, ni en raison de son âge (60 ans) ni de son état de santé, étant précisé qu'il n'est pas exclu qu'elle puisse continuer à bénéficier de son traitement médicamenteux ainsi que d'un suivi psychologique en cours d'exécution de peine. Au surplus, la recourante ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort dans la détermination de la quotité de la peine par la cour cantonale. En tout état, il n'apparaît pas que la peine privative de liberté de 36 mois avec sursis partiel de 18 mois, fixée dans le cadre légal (cf. art. 49 CP) et tenant compte des éléments d'appréciation prévus à l'art. 47 CP soit exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. Dans la mesure où la peine ne doit pas être diminuée, la question de l'octroi d'un sursis complet (art. 42 CP) ne se pose pas.