Citation: 8C_788/2016 E. 4.2

4.2. Les recourants soutiennent qu'il n'y a pas de lien de causalité entre les événements survenus à l'intérieur du "X.________" et les lésions mortelles subies par D.A.________ devant l'établissement. Ce n'était pas le prénommé qui avait provoqué la rixe dans la discothèque mais C.________ qui avait admis chercher la bagarre. De plus, il ne ressortait pas des jugements pénaux que cette bagarre avait eu des conséquences particulières ou que quelqu'un avait été été blessé. Au moment de sortir du "X.________", l'histoire était terminée pour D.A.________. Celui-ci était la victime malheureuse d'un guet-apens tendu par quatre agresseurs qui avaient décidé de se battre contre lui. L'absence d'intention belliqueuse de D.A.________ - à cet égard, la version différente donnée par D.________ au cours de la procédure pénale était contestée, la prétendue tentative de D.A.________ de le frapper par un coup de poing devant être interprétée comme un mouvement de défense - trouvait confirmation dans le fait qu'il était sorti seul de l'établissement. S'il s'était attendu à la présence du groupe à l'extérieur et s'il avait eu la volonté d'en découdre, il n'aurait pas rivalisé à un contre quatre et se serait fait accompagner par d'autres personnes. En tout état de cause, la réaction d'extrême violence de l'auteur des coups de couteau devait être qualifiée de tellement extraordinaire, inattendue et disproportionnée qu'elle reléguait à l'arrière-plan le rôle causal joué le cas échéant par D.A.________ dans la bagarre survenue à l'intérieur de la discothèque et interrompait le lien de causalité.