Citation: 5A_763/2021 E. 3.4

3.4. En tant que le recourant entend critiquer l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité précédente, tant au sujet de sa capacité de gain au regard de son état de santé qu'au sujet de l'évolution de sa fortune, il lui appartenait de soulever un grief motivé à cet égard, ce qu'il n'a pas fait (cf. supra consid. 2.2). De surcroît, son grief de violation de son droit d'être entendu qui semble soulevé dans ce contexte, pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF par renvoi de l'art. 98 LTF; cf. supra consid. 2.1) est d'emblée mal fondé. Certes le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment le droit pour le justiciable de produire des preuves pertinentes quant aux faits de nature à influer sur la décision à rendre, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, à moins que le fait à prouver ne soit dépourvu de pertinence ou que le moyen de preuve n'apparaisse manifestement inapte à établir le fait allégué, et de se déterminer à leur propos (ATF 142 II 218 consid. 2.3; 141 I 60 consid. 3.3; 139 II 489 consid. 3.3; arrêt 5A_695/2020 du 26 avril 2021 consid. 3.2.1), mais n'exclut pas une appréciation (anticipée) des preuves. Or, le juge a considéré qu'il était suffisamment renseigné, au stade de la vraisemblance, sur les points sur lesquels il devait statuer. Il n'a donc pas violé le droit d'être entendu du recourant.