Citation: 6B_590/2023 E. 2.2

2.2. Selon les faits établis par le jugement cantonal, la voiture immatriculée par le recourant, en son nom, a servi au transport d'importantes quantités de drogue des Pays-Bas vers la Suisse, l'un des transports aboutissant notamment dans la ville de V.________, où il séjournait (lieu de domicile de sa compagne), avec à son bord 12.5 kg de drogue brute dissimulée dans la banquette arrière, à savoir cocaïne et MDMA. Le recourant prétendait qu'il avait fait immatriculer une voiture afin qu'un couple originaire de Bosnie-Herzégovine puisse conduire en Suisse pour y travailler. Il avait cependant reçu plusieurs amendes pour des infractions au code de la route commises en Allemagne et en France avec le véhicule immatriculé à son nom, sans que cela ne suscite de réaction de sa part quant à l'utilisation répétée dudit véhicule à l'étranger. Il ressortait en outre des messages téléphoniques échangés avec la dénommée "D.________" que le recourant considérait pouvoir s'adresser directement à B.________, également désigné dans la conversation comme le "copain" de celle-ci, pour s'occuper du paiement des amendes. La cour cantonale a considéré qu'il fallait comprendre des explications du recourant, qui n'avait pas été surpris par ces amendes, qu'elles reflétaient en réalité l'usage prévu du véhicule qu'il avait immatriculé et qui était donc destiné à effectuer des voyages à travers l'Europe. Celui-ci avait, de plus, parfaitement compris que B.________ était directement impliqué dans l'utilisation du véhicule et qu'il ne s'agissait pas d'une personne totalement étrangère à la situation qui lui aurait opportunément apporté une aide strictement limitée aux démarches administratives lors de l'immatriculation, comme il le prétendait. L'autorité précédente a encore constaté qu'une vidéo retrouvée en possession du recourant qui montrait une cache aménagée dans une voiture, élément insolite, constituait un indice supplémentaire à même d'établir qu'il savait parfaitement quelle allait être l'utilisation du véhicule immatriculé à son nom. Enfin, alors que le recourant prétendait ne pas connaître véritablement B.________ et n'avoir eu de contact avec cet individu qu'au moment de l'immatriculation du véhicule en février 2019, l'analyse de ses données téléphoniques avait révélé qu'il avait cherché à contacter ce trafiquant de drogue en octobre 2019, le recourant refusant manifestement d'en expliquer la raison avant de mentionner un obscur commerce d'appareils téléphoniques sans autre précision. Fondée sur ces éléments, la cour cantonale a écarté la version des faits du recourant et a conclu à la participation active et délibérée de celui-ci comme complice au sein d'un très important trafic de drogue d'envergure internationale.