Citation: 1B_308/2018 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, contrairement à ce que soutient le recourant, ses attaches avec la Suisse ne permettent pas de retenir qu'il ne pourrait pas être tenté de fuir ou d'entrer dans la clandestinité afin de se soustraire à la procédure pénale ouverte à son encontre. En effet, le recourant, de nationalité congolaise, détient un permis F, ne bénéficiant ainsi que d'une admission provisoire en Suisse. S'il invoque son intégration et l'existence d'un cercle social, il n'en apporte cependant aucune démonstration. Il ne saurait pas non plus se prévaloir de ses liens familiaux. En effet, vu la procédure pénale parallèle ouverte à son encontre le 18 janvier 2017 à la suite du décès de son fils de moins d'une année le 16 janvier 2017 et dans laquelle il est prévenu de violation du devoir d'assistance ou d'éducation, de lésions corporelles graves et d'homicide (Pxxx), il n'a pas le droit de vivre avec sa compagne actuelle - certes détentrice d'un permis C - et leur fille, laquelle n'a de plus pas encore été reconnue. La cour cantonale a en outre relevé que le recourant ne paraissait pas avoir de véritable domicile, semblant n'avoir jamais logé dans l'appartement lausannois où il avait pourtant déclaré habiter avec un tiers (cf. également son procès-verbal du 29 mai 2018 R/D 20 p. 12 s.), constatation que ne remet d'ailleurs pas en cause le recourant devant le Tribunal fédéral. L'affirmation de pouvoir être hébergé chez ce même tiers en cas de libération ne paraît dès lors pas garantir que le recourant disposerait d'un lieu de résidence stable en Suisse, respectivement qu'il aurait la volonté d'y rester à long terme. Quant à la formation suivie dans ce pays et l'exercice précédemment d'un métier sur ce territoire, il s'agit d'éléments passés qui n'apportent aucune assurance quant à un avenir, notamment professionnel, en Suisse; le recourant ne fait d'ailleurs pas état de démarche particulière en vue de rechercher un nouvel emploi à la suite de son licenciement par l'EMS, se contentant d'affirmer qu'il ne travaillera plus dans un EMS. Se référant ensuite à la première procédure pénale ouverte contre lui depuis janvier 2017, le recourant relève n'avoir pas pris la fuite; dans le cadre de la seconde cause, il affirme également s'être présenté aux autorités le 29 mai 2018. Cela étant, les circonstances qui prévalaient avant mai 2018 se sont modifiées - a priori en défaveur du recourant -, puisqu'il a alors été informé des nouveaux chefs de prévention pesant à son encontre, dont la gravité peut entraîner une lourde peine, ce qui permet d'avoir une autre appréciation du danger de fuite.