Citation: 2C_433/2023 E. 5.1

5.1. D'emblée, il est hautement douteux que la motivation du recourant remplisse les conditions de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1). Quand bien même faudrait-il examiner le grief, force serait de retenir qu'il ne saurait y avoir de restriction à la liberté de mouvement de l'intéressé en l'espèce. D'une part, comme on l'a vu (cf. supra consid. 3), l'objet du litige porte uniquement sur le refus d'octroyer une place d'amarrage à l'eau. Or, l'art. 10 al. 2 Cst. ne confère pas le droit d'exiger une prestation positive de l'État, comme celle d'obtenir une autorisation d'utilisation du domaine public excédant l'usage commun (cf. arrêt 1C_188/2018 du 13 février 2019 consid. 8). D'autre part, l'art. 10 al. 2 Cst. ne protège en principe pas les moyens et les modalités de déplacement lorsque le lieu reste autrement accessible (cf. RAINER J. SCHWEIZER/JÉRÉMIE BONGIOVANNI, in Die schweizerische Bundesverfassung, St. Galler Kommentar, 4e éd. 2023, n° 83 ad art. 10 Cst.; MAYA HERTIG /JULIEN MARQUIS, in Commentaire romand de la Constitution fédérale, 2021, n° 54 ad art. 10 Cst.; AXEL TSCHENTSCHER, in Basler Kommentar, Bundesverfassung, 2015, n° 68 ad art. 10 Cst.). Or, dans la mesure où il ressort du dossier que le recourant a, durant la procédure cantonale, obtenu et accepté une place d'amarrage à terre pour son bateau, il est malvenu de se plaindre, devant la Cour de céans, d'une violation de sa "liberté personnelle de naviguer" avec son voilier.