Citation: 6B_435/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Il est encore relevé que le recourant ne saurait tirer argument du fait que le Tribunal fédéral a expressément mentionné la peine et/ou l'abandon du chef de prévention de mise en danger de la vie d'autrui dans son arrêt de renvoi. Pour cause, il ressort du jugement du 8 décembre 2021 que l'expulsion obligatoire du recourant était fondée tant sur la let. b que sur la let. g de l'art. 66a al. 1 CP (ch. 39.1), que son renvoi ne le placera pas dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP (ch. 39.3), mais encore que la durée de dite expulsion a été fixée à cinq ans, soit la quotité minimale (ch. 40.2). Ainsi, la condamnation ou non du recourant pour mise en danger de la vie d'autrui n'a, en l'espèce, eu aucune influence sur son expulsion ou ses modalités. En particulier, cette infraction n'était pas la seule reprochée au recourant qui figurait dans le catalogue de l'art. 66a al. 1 CP, n'a pas justifié de renoncer à l'application de la clause de rigueur et n'a pas motivé la durée de l'expulsion. C'est pourquoi il ne peut arguer que le renvoi de la cause impliquait implicitement l'obligation pour la cour cantonale de se prononcer à nouveau sur cette question, celle-ci étant étrangère aux motifs ayant justifié le renvoi.