Citation: 5A_23/2023 E. 4.2

4.2. La recourante fait valoir que le droit de visite est régi par la maxime d'office et la maxime inquisitoire, de sorte que la Cour de justice se devait d'examiner si le droit de visite prévu par le Tribunal respectait le bien de l'enfant et le droit, ce qu'il n'avait pas fait puisqu'il avait simplement relevé que le droit de visite n'avait pas été critiqué. Elle soutient également avoir remis en cause le droit de visite fixé en première instance, notamment dans le cadre de sa réponse du 7 juin 2022 sur la demande de retrait de l'effet suspensif de l'intimé, ainsi que dans le cadre de sa requête sur mesures provisionnelles du 28 janvier 2022; les conclusions qu'elle avait prises sous chiffres 13 et 14 de son appel " remett[ai]ent également en cause " le droit de visite en sa faveur. La recourante ajoute que la limitation de l'exercice de son droit de visite serait contraire au droit et à la jurisprudence, dès lors qu'aucun élément du dossier ne permettait de constater qu'elle voulait retenir l'enfant au Portugal. Le bien de celui-ci n'était en rien affecté s'il devait se rendre au Portugal puisqu'il s'agissait du pays d'origine de ses parents, qu'il s'y était déjà rendu à plusieurs reprises avec ses parents, que ses grands-parents paternels vivaient dans ce pays et que l'enfant disposait d'une chambre qu'il connaissait et qu'il n'y avait aucun problème à ce qu'il s'y rende. Finalement, elle avait elle-même conclu à ce qu'un droit de visite plus élargi que celui fixé en première instance soit instauré en faveur de l'intimé lorsque la garde de l'enfant lui serait attribuée. La Cour de justice avait dès lors fait preuve de formalisme excessif en mentionnant qu'elle n'avait pas critiqué le droit de visite en sa faveur. Il paraissait évident qu'elle souhaitait un droit de visite plus élargi. Au surplus, en reconnaissant le caractère impraticable du droit de visite qu'elle proposait, la Cour de justice avait manifestement omis de prendre en compte le fait que l'enfant n'était pas scolarisé et ne le serait pas avant août 2024 et qu'ainsi voyager entre la Suisse et le Portugal était possible et que rester deux semaines en un seul lieu était justement une bien meilleure solution que deux week-ends par mois. La recourante en conclut que, dans l'hypothèse où la garde de l'enfant en faveur du père devait être confirmée, il y avait lieu de considérer que la Cour de justice avait violé le droit fédéral en refusant d'examiner le droit de visite qui lui avait été octroyé, la cause devant ainsi être renvoyée à cette autorité pour qu'elle procède à cet examen.