Citation: 1C_601/2017 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à l'instance précédente de n'avoir retenu aucun des éléments - pourtant allégués - concernant les circonstances de la rencontre entre les époux et les raisons ayant motivé leur mariage. Selon lui, il faudrait compléter l'état de fait en précisant que le recourant était étudiant lorsqu'il a rencontré son épouse en Tunisie en juillet 2000, qu'ils ont pris la décision de se marier conjointement et qu'ils se sont unis afin de fonder une famille, réaliser leurs projets et vieillir ensemble. En l'occurrence, certaines de ces allégations ressortent de la partie " Faits " de l'arrêt attaqué, en particulier des déclarations de l'ex-épouse. Il n'y a toutefois pas lieu de compléter l'état de fait retenu par l'instance précédente dès lors que ces éléments ne sont pas, pour les motifs exposés ci-dessous, susceptibles d'influer sur le sort de la cause (cf. consid. 3.3 infra). Le recourant fait encore grief à l'instance précédente d'avoir retenu à tort que les époux n'avaient entrepris aucune tentative de conciliation lors de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Elle aurait, de manière insoutenable, tiré cette conclusion du fait que le recourant s'était contenté de contester la conclusion de son épouse tendant à l'allocation d'une contribution d'entretien. Ce faisant, le recourant ne propose aucune démonstration du caractère arbitraire de la constatation faite par l'instance précédente; en particulier, il ne cherche pas à démontrer qu'il aurait effectivement tenté de sauver son couple d'une manière ou d'une autre. Sa critique n'est dès lors pas conforme à l'obligation de motivation accrue déduite de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1 ci-dessus). Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des constatations retenues par l'instance précédente sur ce point.