Citation: 1A.77/2004 20.04.2004 E. 2

Les recourants n'invoquent aucune norme du droit fédéral. Il résulte toutefois de leurs écritures qu'ils se plaignent d'une application arbitraire ou contraire aux règles de la bonne foi (art. 9 Cst.) de l'art. 52 de la loi cantonale sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA), seul grief entrant en considération en l'occurrence. L'art. 52 al. 2 LJPA permet à l'autorité intimée de rapporter ou modifier sa décision pendant la procédure de recours. Si la décision est rapportée, l'acte attaqué n'existe plus; le recours perd par conséquent son objet. Il appartient dès lors au magistrat instructeur, en vertu de l'art. 52 al. 3 LJPA, de rayer la cause du rôle et de statuer sur les frais et dépens. Les recourants ne contestent pas que le droit cantonal consacre, à l'art. 52 al. 2 LJPA, une exception à la règle de l'effet dévolutif du recours. Ils ne font pas davantage valoir que le Juge instructeur aurait mal interprété une déclaration de la Municipalité. Ils prétendent en revanche que pour respecter les règles de la bonne foi, l'autorité communale n'aurait pas dû rapporter sa décision. Cet argument n'est à l'évidence pas concluant car, en renonçant à leur imposer directement un ordre d'évacuation, la Municipalité a spontanément mis à néant une décision défavorable aux recourants. En prenant acte de cela, le Juge instructeur n'a manifestement pas appliqué de manière insoutenable l'art. 52 LJPA. Les griefs des recourants sont par conséquent mal fondés.