Citation: 1C_441/2014 E. 1

Informé de ce divorce, l'ODM a signifié à A.________ qu'il se voyait contraint d'examiner s'il y avait lieu d'annuler la naturalisation facilitée et l'a invité à se déterminer. Par courriers des 26 janvier et 2 février 2011, l'intéressé a fait valoir que des problèmes financiers survenus après la décision de naturalisation, matérialisés notamment par la fin de son droit aux prestations de l'assurance-chômage au 31 janvier 2008, avaient généré "malaise au sein du couple, crise financière, incapacité de joindre les deux bouts, frustrations et tensions", conduisant son épouse à solliciter une séparation de fait. Il a aussi précisé que, lors de la signature de la déclaration d'octobre 2007, les époux avaient encore la ferme intention de poursuivre la vie commune. Auditionnée le 3 août 2011, B.________ a déclaré que les difficultés rencontrées par le couple avaient débuté en mars ou avril 2008 en raison du fait que A.________ n'avait plus de travail et plus le droit aux allocations de chômage. Elle a précisé que la question de la séparation s'était posée au moment où les problèmes financiers ont "pris le dessus sur [leur] amour". Par ailleurs, à la question de savoir si la communauté conjugale qu'elle formait avec l'intéressé était effective et stable lors de la signature de la déclaration du 27 octobre 2007, B.________ a répondu par l'affirmative. A.________ ne s'est pas déterminé sur ces déclarations.