Citation: 1P.765/2005 17.02.2006 E. 4

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits, alléguant que c'est "en contradiction totale avec le dossier" que la décision attaquée retient qu'il n'a pas prouvé qu'il exploitait un restaurant avant son arrestation. 4.1 La notion d'arbitraire a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être suffisamment démontré, sous peine d'irrecevabilité (ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). 4.2 Le recourant se borne à citer les éléments qui, selon lui, démontreraient qu'il exploitait un restaurant à l'époque de sa détention et qu'il a subi une perte de gain, puis à affirmer qu'il était arbitraire de nier qu'ils prouvent ces faits. Il ne démontre pas en quoi il était manifestement insoutenable de retenir le contraire. En particulier, autant qu'ils soient pertinents et qu'ils aient été soumis à l'autorité cantonale, donc qu'il puisse s'en prévaloir, il n'établit pas en quoi cette dernière les aurait appréciés ou méconnus arbitrairement. Il ne discute même pas les arguments que celle-ci lui a opposés, se bornant à contester purement et simplement l'un ou l'autre de ceux-ci. Partant, le grief est irrecevable, faute de motivation suffisante au regard des exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.