Citation: 1C_3/2018 E. 5

Les recourants remettent en cause les distances minimales aux limites de propriété. La cour cantonale a, sur ce point, estimé que la terrasse prévue au sud de la villa, dès lors qu'elle ne constituait pas une construction en volume, ne saurait être considérée comme une façade du bâtiment au sens de l'art. 16 RCATC, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'ajouter sa longueur à celle du bâtiment principal. Cette approche - qui n'est pas clairement remise en cause par les recourants qui partent du présupposé que la terrasse serait une construction en volume entrant dans le calcul du COS - n'est pas critiquable au regard du considérant précité et de la teneur de l'art. 16 RCATC. Quant à la " partie sud-ouest de la terrasse recouvrant l'avancée du bâtiment ", la cour cantonale a relevé que, si on tenait compte de cet élément, les distances minimales prescrites par l'art. 16 RCATC seraient respectées. Les recourants, qui se réfèrent à la " partie grisée sur le plan du géomètre ", prétendent au contraire que " les quelque dizaines de centimètres ", ajoutés aux 22 mètres du bâtiment projeté, imposeraient une distance à la limite ouest de la parcelle de 7,10 mètres. Les plans du géomètre figurant au dossier, complétés sous pièce 53, ne sont pas suffisamment précis pour déterminer si les distances aux limites de propriété ont été respectées. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les pièces versées au dossier s'il existe des éléments de fait pertinents à l'appui de la thèse des recourants. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ce grief.