Citation: 1B_347/2019 E. 3.4

3.4. Au surplus, dans des arrêts récents, le Tribunal fédéral a renforcé sa jurisprudence relative à l'obligation de l'autorité d'appel d'interroger elle-même le prévenu sur les faits et infractions contestés, indépendamment de l'intervention du défenseur du prévenu. Faute d'intensité suffisante dans l'audition du prévenu par la cour d'appel, la pratique de la Cour de droit pénal est ainsi d'annuler l'arrêt sur appel et de renvoyer la cause à ladite autorité d'appel (art. 341 al. 3 CPP, applicable à la procédure d'appel par renvoi de l'art. 405 al. 1 CPP; ATF 143 IV 288 consid. 1.4.2-1.4.4 p. 291 ss.; arrêt 6B_903/2018 du 14 décembre 2018 consid. 3.1 non publié in ATF 144 IV 383; arrêt 6B_1266/2018 du 12 mars 2019 consid. 2.1 et les références citées; arrêt 6B_155/2019 du 29 mars 2019 consid. 3). En l'occurrence, s'agissant d'un homicide commis à huis clos susceptible d'être qualifié d'assassinat, il ressort du jugement de première instance que les déclarations des deux prévenus sont essentielles dans la recherche de la vérité, aussi bien à charge qu'à décharge. Cela vaut d'autant plus pour la recourante qui nie toute participation dans l'homicide de sa mère. Il apparaît dès lors absolument indispensable que la présence simultanée des deux accusés soit garantie dans la procédure d'appel, en particulier à l'audience d'appel. Cette nécessité renforce la prise en compte du risque de fuite.