Citation: 1C_460/2017 E. 2.2

2.2. Cette appréciation doit être confirmée. On ne discerne en particulier pas en quoi il serait arbitraire ou contraire à l'art. 100 LPA-VD d'avoir écarté la demande de révision au motif que celle-ci portait sur un fait non déterminant (sur la notion d'arbitraire, cf. ATF 143 I 321 consid. 6.1 p. 324); il convient d'ailleurs de relever que la jurisprudence fédérale rendue en application de l'art. 29 Cst., citée par les recourants, parle de moyen de preuve important ( erheblich; cf. ATF 136 II 177 consid. 2.1 p. 181), tout comme la disposition cantonale d'ailleurs. Au demeurant, c'est à juste titre que l'instance précédente a considéré que la notion de "bien-fonds constructible à terme", figurant dans la lettre du 17 mars 2017, relevait du droit et non du fait et que, si tant est que l'on puisse en déduire une prise de position de la commune sur ce point, celle-ci n'était pas pertinente pour répondre à la question du caractère constructible des parcelles en cause (cf. arrêt parallèle 1C_552/2016 consid. 5 rendu ce jour). Par ailleurs et quoi qu'en disent les recourants, la motivation des considérants attaqués répond sans conteste aux garanties offertes en la matière par l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 564 s.) : les recourants pouvaient aisément comprendre les motifs ayant conduit l'instance précédente à rejeter leur demande et contester ceux-ci en toute connaissance de cause. Dans ce cadre, il n'est pas non plus pertinent de reprocher au Tribunal cantonal de n'avoir pas expressément mentionné le principe du droit à la révision déduit de l'art. 29 Cst., la cour cantonale étant entrée en matière sur le fond de la demande dont elle était saisie, indépendamment de sa recevabilité sous l'angle du droit cantonal de procédure.