Citation: 1C_257/2023 E. 5.3.2

5.3.2. La Cour de justice a souligné que si le potentiel constructible du plan de site était certes moindre que celui de 1979 (de 45 % selon l'intéressée), la propriétaire ne pouvait revendiquer de droit en fonction de celui-ci, caduc, datant de plus de quarante ans et n'ayant pas fait l'objet d'une nouvelle approbation au sens de la LAT. La recourante ne démontre pas en quoi ce raisonnement serait arbitraire. Elle se borne à affirmer que comme le plan de site de 1979 est caduc, elle disposerait du plein de ses droits à bâtir dans les limites de l'affectation de la zone. Or le seul fait de reconnaître la caducité du plan de site de 1979 ne signifie pas que la recourante disposerait du plein de ses droits à bâtir. La cour cantonale a ajouté à bon droit que la recourante n'avait jamais eu la garantie de pouvoir construire l'équivalent de l'aire d'implantation du plan de site de 1979: une demande d'autorisation de construire aurait dû, dans tous les cas, faire l'objet d'une analyse actualisée de la situation, tenant compte du bâti érigé depuis 1979, même en l'absence d'adoption du plan de site litigieux. On peine enfin à suivre la recourante lorsqu'elle prétend que cette solution reviendrait "à considérer qu'[elle] aurait dû s'assurer que le Conseil d'État approuve une seconde fois le plan de site de 1979 après l'entrée en vigueur de la LAT pour espérer en tirer des droits en cas de nouveau plan de site". En effet, il n'appartient pas aux particuliers de s'assurer de l'adoption par l'autorité compétente de plans d'affectation; cette compétence revient au Département en charge de l'aménagement du territoire, sur demande du Conseil d'État, du Grand Conseil ou encore d'une commune (art. 39 LPMNS).