Citation: 5A_185/2024 E. 3.3

3.3. Ces points étant précisés, force est de constater que le recours ne satisfait pas aux exigences légales de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités) : La recourante ne remet pas en cause la constatation - fondée sur une " recherche postale " - selon laquelle la décision de première instance lui a été " valablement notifiée [...] le 27 novembre 2023"; elle concède d'ailleurs expressément que, " par courrier daté du 27 novembre 2023", son avocat lui a adressé " une copie de l'ordonnance du TPAE " rendue le 16 octobre 2023. Elle ne conteste pas davantage la computation du délai de recours par l'autorité précédente, spécialement l'absence - en vertu du droit cantonal (art. 450f CC; REUSSER, in : BSK-ZGB I, 7e éd., 2022, n° 21 ad art. 450b CC, avec les citations) - de suspension de ce délai. En outre, elle n'expose pas en quoi la sanction de l'irrecevabilité en cas d'inobservation du délai de recours - principe qui est pourtant unanimement admis (COPT/CHABLOZ, in : Petit commentaire CPC, op. cit., n° 50 ad art. 59 CPC et les références) - serait contraire au droit; quoi qu'elle en dise (avec audace), l'autorité judiciaire ne dispose pas d'une " certaine marge d'appréciation dans l'examen du recours ". Enfin, il ne ressort pas de la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF) que l'intéressée se serait prévalue de l'" art. 450b al. 3 CC " pour justifier la recevabilité de son écriture; ce moyen est ainsi irrecevable à défaut d'épuisement des instances cantonales (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Au demeurant, l'hypothèse d'un " déni de justice " est pour le moins inepte, le recours cantonal ayant été déposé contre une décision matérielle, et non une inaction ou un retard à statuer du TPAE ( cf. REUSSER, ibidem, n° 27 in fine, avec la jurisprudence citée).