Citation: 7B.150/2002 27.08.2002 E. B

Ayant instauré une gérance légale sur la parcelle objet du gage, l'office a adressé le 17 juin 2002 à X.________, qui l'a reçu le 21 du même mois, l'avis au propriétaire de l'immeuble au sujet de l'encaissement des loyers et fermages. Le lendemain, il a imparti au créancier un délai de 10 jours pour valider sa poursuite, ce que celui-ci a fait en ouvrant action, le 1er juillet 2002, devant le Tribunal de première instance de Genève en constatation de sa créance et de son droit de gage. Le 27 juin 2002, le poursuivi X.________ a porté plainte contre "la décision" de l'office du 2 mai 2002 établissant le commandement de payer, plainte dans laquelle il a conclu à l'annulation de ladite décision, à la constatation de l'inexistence de la cédule hypothécaire et de la créance en découlant, ainsi qu'à l'annulation de la poursuite en cause. A l'audience du 3 juillet 2002, il a fait valoir que sa plainte concernait également la mesure de gérance légale, objet de l'avis du 17 juin. Par décision du 24 juillet 2002, l'autorité cantonale de surveillance a déclaré la plainte irrecevable, parce que tardive. Elle l'a jugée mal fondée de surcroît, vu l'absence de circonstances exceptionnelles permettant d'invalider la poursuite en cause, telles que l'inexistence manifeste du droit de gage invoqué (ATF 49 III 180) ou l'abus de droit (ATF 115 III 18).