Citation: 5A_809/2023 E. 3.3.3

3.3.3. En tant que la recourante reprend de son recours cantonal sa propre critique sur la pertinence de la théorie de la psychanalyse et du test utilisé dans l'expertise, en affirmant que la cour cantonale n'a pas tenu compte de son argumentation ni essayé de la comprendre, elle se livre à une argumentation purement appellatoire, dans laquelle elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Une telle argumentation ne permet aucunement de démontrer que l'expertise serait entachée de défauts à ce point évidents et reconnaissables, même sans connaissances spécifiques (cf. supra consid. 3.1). Elle manque par ailleurs sa cible puisque, selon les constatations de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), les expertes n'ont pas uniquement basé leur analyse sur la méthode et les outils qu'elle conteste dans ses écritures, mais se sont également fondées sur l'intégralité du dossier de l'APEA et sur divers entretiens avec la mère et l'enfant, ainsi qu'avec les différents intervenants. Ainsi, dût-on prendre en considération les contestations de la recourante précitées qu'elles ne permettraient de toute manière pas de démontrer que l'appréciation de la cour cantonale sur le caractère concluant de l'expertise serait entachée d'arbitraire, étant au surplus rappelé que le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier si toutes les affirmations de l'expert sont exemptes d'arbitraire, mais se limite à examiner si l'autorité précédente pouvait, sans arbitraire, se rallier aux conclusions de l'expertise (cf. supra consid. 3.1). Au demeurant, la recourante ne conteste pas avoir renoncé à la mise en oeuvre d'une contre-expertise en première instance, après que l'enfant a été diagnostiqué TSA, ni n'expose en quoi le " léger " TSA diagnostiqué chez elle serait de nature à modifier les conclusions des expertes sur le mode de garde le plus adapté pour l'enfant. Partant, sa critique est irrecevable.