Citation: 6B_70/2021 E. 3.4

3.4. La recourante se prévaut de considérations générales visant à critiquer la marge de manoeuvre dont dispose le ministère public pour rendre une ordonnance de non-entrée en matière. Ce faisant, elle n'expose pas en quoi il faudrait s'écarter de la jurisprudence constante rendue à cet égard. Elle ne tente pas de démontrer dans quelle mesure les auditions des protagonistes par la police relevaient de l'instruction pénale et nécessitaient une ouverture formelle de la procédure, compte tenu de la jurisprudence précitée. Le ministère public pouvait, sans violer le droit fédéral, demander à la police de procéder aux auditions nécessaires sur la base de la plainte pénale de la recourante et demander une prise de position à l'intimée. La recourante ne conteste pas avoir pu se faire entendre et avoir pu prendre position sur les opérations accomplies dans le cadre des investigations préalables. Cela étant, c'est en vain qu'elle prétend, sous couvert d'une violation du droit d'être entendu, qu'elle aurait fourni une analyse détaillée de la réalisation des infractions et aurait requis d'autres mesures d'instruction, "si le ministère public n'avait pas contourné la solution arrêtée par l'art. 319 CPP". Or elle s'est en premier lieu exprimée par le dépôt de sa plainte, dans laquelle elle a pu exposer l'intégralité de ses soupçons. Elle a pu se déterminer sur le rapport de police et ses annexes et proposer des preuves complémentaires au moyen du recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière. En se contentant de relever le délai de recours de 10 jours contre cette ordonnance, la recourante ne prétend ni ne démontre avoir été empêchée de faire valoir tous les moyens dans le cadre de son recours cantonal. Pour le surplus, avant l'ouverture de l'instruction, la recourante ne disposait pas d'un droit à interroger l'intimée ou le conseiller communal, ni d'un droit à se déterminer sur la volonté du ministère public de rendre une ordonnance de non-entrée en matière (cf. supra consid. 3.2.2). Infondés, les griefs déduits d'une violation du droit d'être entendu et des art. 309 et 318 CPP doivent être rejetés.