Citation: 6B_712/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant est un ressortissant macédonien qui est né en Suisse en 1988 et y a grandi. Il a entamé une procédure de naturalisation qu'il n'a pas menée jusqu'à son terme. Il est au bénéfice d'une autorisation d'établissement (permis C), il est célibataire et vit avec sa compagne qui a deux enfants. Bien qu'il ait un CFC de facteur, il n'est toutefois jamais parvenu à trouver un emploi stable. Avant son incarcération, la totalité de ses revenus provenait du trafic de stupéfiants. S'il y a lieu d'admettre que le recourant est né et a vécu jusqu'à l'âge adulte en Suisse, il ne peut pas se prévaloir d'une intégration socio-économique et professionnelle réussie. En ce qui concerne l'atteinte à la vie familiale, le recourant n'est pas marié, il n'a pas d'enfants. Seuls sa mère, son frère, sa compagne et les deux enfants de celle-ci sont actuellement domiciliés en Suisse. Dans ces conditions, il apparaît douteux que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée ou familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Cette question peut toutefois rester ouverte dès lors que la cour cantonale a jugé, de bon droit, que l'intérêt public à l'éloignement du recourant l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse (cf. infra consid. 4.3).