Citation: 9C_99/2007 04.04.2008 E. 4

Il est constant que le recourant présente un trouble douloureux somatoforme persistant (F45.4). 4.1 Les premiers juges, se référant au rapport d'expertise du docteur H.________ du 27 juillet 2005, ont retenu qu'il n'existait aucune restriction sous l'angle psychique en ce qui concerne la capacité de travail dans une activité adaptée et que le recourant, bien qu'atteint d'un trouble psychosomatique, était capable de surmonter les douleurs qui sont les siennes. Ils ont conclu à l'absence d'atteinte à la santé invalidante. 4.2 Selon les constatations des premiers juges, l'on n'est pas en présence d'une comorbidité psychiatrique importante par sa gravité, son acuité et sa durée. Il n'apparaît pas que les faits constatés aient été établis de façon manifestement inexacte. La juridiction cantonale s'est fondée sur l'appréciation du docteur H.________, qui, dans son rapport du 27 juillet 2005 (p. 6), a indiqué qu'aucune comorbidité psychiatrique n'était vérifiable et que les humeurs dépressives passagères de l'assuré étaient de nature réactive et de courte durée. Bien qu'affirmant contester le point de vue de ce médecin, le recourant n'a pas produit la moindre preuve d'une comorbidité psychiatrique. Il ne discute pas non plus les constatations du docteur H.________ qui a nié toute comorbidité psychiatrique en se fondant sur l'absence de trouble de la personnalité, de syndrome maniaque ou de lésion cérébrale. Il ne s'exprime pas davantage sur le caractère passager de ses humeurs dépressives. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, les constatations ci-dessus du docteur H.________ ont été faites dans l'appréciation concrète du cas, ainsi que cela ressort des pages 5 et 6 de l'expertise du 27 juillet 2005. Aussi, les déclarations du recourant mettant en doute la valeur probante du rapport de ce médecin sont dénuées de pertinence. 4.3 Les premiers juges ont retenu que les autres critères consacrés par la jurisprudence, dont l'existence permet d'admettre le caractère non exigible de la reprise du travail, n'étaient pas non plus remplis. 4.3.1 Ils ont nié toute affection corporelle chronique, ainsi que tout processus maladif s'étendant sur de nombreuses années. Même si le recourant affirme que cela fait trois ans que ses affections corporelles existent au point de devenir aujourd'hui chroniques, ce qui aurait eu pour effet de le plonger dans un processus maladif sans aucune possibilité de rémission, il n'est pas pour autant démontré que les faits retenus par la juridiction cantonale aient été établis de manière manifestement inexacte. En effet, l'absence d'affections corporelles chroniques importantes est confirmée par le docteur H.________ dans son expertise du 27 juillet 2005 (p. 6), qui indique que des affections corporelles chroniques ne sont pas vérifiables. Cela n'est pas discuté par le recourant. L'existence d'un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission durable (symptomatologie inchangée ou progressive) n'est évoquée ni par le docteur G.________ dans son rapport médical du 13 novembre 2004, ni par le docteur U.________ dans ses rapports médicaux des 17 décembre 2004 et 17 juillet 2006. 4.3.2 Le critère de la perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie n'est pas non plus réalisé, ce que les premiers juges ont constaté en se fondant sur les observations du docteur H.________. Même si le recourant parle d'un repli complet sur lui-même, il n'en demeure pas moins que l'expert, dans son rapport du 27 juillet 2005 (p. 4 et 6), a constaté que l'intégration sociale était maintenue, que la famille était intacte et que l'intéressé connaissait beaucoup de gens à son domicile. Cela n'est pas discuté par le recourant. 4.3.3 Le recourant invoque une «fuite dans la maladie». Pour autant, l'existence d'un état psychique cristallisé n'est attestée par aucun médecin. Le point de savoir si ce critère entre en considération dans le cas particulier peut ainsi demeurer indécis. 4.3.4 Les premiers juges ont constaté qu'il n'y avait pas eu d'échec de traitements médicaux. Le recourant, qui affirme que les traitements ambulatoires et stationnaires n'ont pas amélioré sa situation sur le plan médical, ne démontre pas que les faits retenus par la juridiction cantonale aient été établis de façon manifestement inexacte. 4.4 L'absence d'atteinte à la santé invalidante sur le plan psychique constatée par la juridiction cantonale n'est dès lors pas manifestement inexacte. En effet, il résulte de ce qui précède (supra, consid. 4.2 et 4.3) que le trouble douloureux somatoforme persistant ne se manifeste pas avec une sévérité telle que, d'un point de vue objectif, seule une mise en valeur limitée de la capacité de travail du recourant puisse être raisonnablement exigée de lui. Le refus par les premiers juges de procéder à d'autres actes d'instruction sous cet angle n'apparaît pas contraire au droit fédéral. Le recours est mal fondé sur ce point.