Citation: K 131/99 18.04.2000 E. 2

2.- a) Aux termes de l'art. 12bis LAMA, les caisses devaient, au titre de l'assurance d'une indemnité journalière, allouer une indemnité journalière d'au moins 2 fr. en cas d'incapacité totale de travail (al. 1). L'indemnité journalière devait être assurée, pour une ou plusieurs maladies, durant au moins 720 jours dans une période de 900 jours consécutifs (al. 3). La loi ne faisait cependant que donner un cadre et instituer des prestations minimales. En vertu de l'art. 1er al. 2 LAMA, les caisses demeuraient libres de s'organiser à leur gré et d'améliorer la protection légale à travers leurs dispositions internes, en tant que la loi ne contenait pas de disposition contraire (ATF 124 V 359 sv. consid. 2d; Borella, L'affiliation à l'assurance-maladie sociale suisse, thèse Genève 1993, p. 64). Cette possibilité a notamment été utilisée pour étendre la couverture légale prévue au titre de l'assurance d'une indemnité journalière (Borella op. cité p. 143 ss). b) Se fondant sur la "demande de modification d'assurance" qu'il a remplie et signée le 15 février 1988 dans le but de souscrire une assurance perte de gain en cas de maladie auprès de l'Union, le recourant soutient qu'il peut prétendre, après l'écoulement d'un délai d'attente de 90 jours, le versement de 720 indemnités journalières d'un montant de 250 fr., soit 180 000 fr. En vertu des dispositions réglementaires en vigueur au moment déterminant, l'intimée objecte que le montant de l'indemnité journalière assurée est de 230 fr. - et non de 250 fr. - et que, d'autre part, le recourant doit se laisser imputer le délai d'attente sur la durée des prestations qui dépassent les minima légaux, si bien que son droit se limite au versement de 630 indemnités journalières (720 jours - 90 jours) d'un montant de 230 fr., et 90 indemnités journalières d'un montant de 12 fr.