Citation: 8C_459/2017 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il prétend qu'il pouvait raisonnablement croire que G.________, avec lequel il n'avait échangé aucune parole et qui était ivre (voir le témoignage de H.________), avait repris le contrôle sur lui-même et s'était calmé après qu'il s'en fut pris physiquement à lui sans raison particulière dans le bar. En effet, celui-ci a continué à l'insulter et même à le menacer de sorte que le recourant avait bien plutôt des motifs de penser qu'il allait persévérer dans un comportement violent. Dans ces circonstances, le recourant pouvait et aurait dû reconnaître qu'en proposant à G.________ de s'expliquer dehors, alors que les motivations de l'attitude agressive de celui-ci lui étaient inconnues, il s'exposait à une situation encore plus dangereuse pour lui avec un risque de nouvelles violences. Même s'il n'a pas réagi aux provocations ni répondu aux coups reçus, c'est précisément en prenant la décision de porter la discussion avec son agresseur à l'extérieur de l'établissement, où il n'y avait personne, que le recourant s'est mis dans la zone de danger exclue par l'assurance, tandis qu'il aurait pu rester à l'intérieur et demander de l'aide aux personnes présentes ou appeler la police. Selon la jurisprudence, ce comportement tombe sous le coup de l'art. 49 al. 2 let. a OLAA, ce que la cour cantonale a admis à juste titre. Il convient encore d'examiner si les éléments du dossier devaient conduire celle-ci à retenir qu'il existait des raisons de mettre en doute la capacité de discernement du recourant lorsqu'il a pris cette décision.