Citation: 4A_188/2022 E. 4

La recourante dénonce encore une constatation manifestement inexacte des faits et une violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire, dans la mesure où les juges cantonaux ont retenu qu'elle n'avait pas allégué que les objets remis en leasing ne lui étaient d'aucune utilité. Toutefois, la recourante procède à une lecture erronée du raisonnement des juges cantonaux à cet égard. Lorsqu'ils retiennent que " l'appelante n'a pas allégué que les objets remis en leasing à C.________ SA ne lui étaient d'aucune utilité ", le pronom " lui " se réfère à C.________ SA, et non à la recourante (appelante). En effet, ils examinent ensuite si les objets remis en leasing, à savoir du matériel informatique, étaient bel et bien utiles à C.________ SA. Ils expliquent qu'il était nécessaire pour cette société de se munir de matériel informatique afin de pouvoir lancer et développer son activité commerciale. Ils retiennent que la décision de louer du matériel informatique était raisonnablement défendable, voire dans l'ordre des choses, et donc que la conclusion des contrats de leasing ne procédait pas d'une violation du devoir de diligence de l'administrateur. Ainsi, la question de savoir si les objets remis en leasing étaient d'une quelconque utilité à la recourante n'est pas examinée par la cour cantonale. Il n'est pas non plus question d'un dommage pour la recourante en lien avec l'utilité de ces objets pour elle, contrairement à ce qu'elle semble soutenir.