Citation: 1C_104/2021 E. 2

Se plaignant d'arbitraire dans l'établissement des faits, le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir méconnu les éléments suivants. Le recourant était professionnellement intégré en Valais et aurait donc des liens étroits avec la Suisse. Immédiatement après la naturalisation, les époux étaient partis en voyage en Italie en juillet 2015, puis en Corse le mois suivant, et auraient ensuite régulièrement fait des activités et mangé en amoureux au restaurant. Le recourant reproche au TAF d'avoir systématiquement mis au conditionnel ses allégués, mettant notamment en doute le fait que les époux s'étaient rencontrés en 2001 et faisaient ménage commun dès cette année, et que le recourant avait porté assistance à sa femme en l'aidant financièrement et en la soutenant lors des moments difficiles. La version du recourant sur les évènements de décembre 2015 (sa femme avait brièvement quitté le domicile conjugal mais était revenue fin décembre et la vie conjugale aurait repris son cours normal) puis sur la dégradation progressive des relations conjugales (due aux difficultés professionnelles rencontrées par le recourant puis à la grave dépression de son épouse qui avait perdu sa mère fin 2016) avaient également été mise en doute. Les instances précédentes avaient préféré se fonder sur les déclarations de l'épouse faites dans le contexte du divorce, malgré ses rétractations ultérieures. On ne pouvait donc sans arbitraire retenir que la séparation datait de fin 2015, voire de 2016. L'instance précédente aurait ainsi dû constater que la vie commune avait duré quinze ans - dont sept de mariage - et que le recourant n'avait pas menti lors de sa déclaration du 10 avril 2015, le processus menant à la séparation ayant débuté ultérieurement. D'un point de vue formel, le recourant reproche au TAF de ne pas avoir avoir traité de son grief relatif à l'établissement des faits.