Citation: 6B_721/2008 23.03.2009 E. 3

S'agissant du brigandage commis au préjudice de E.________ (cf. supra consid. B.a; consid. B.1-B.5 p. 15 ss de l'arrêt attaqué), le recourant soutient qu'aucun élément ne prouve sa présence coordonnée avec celle de B.X.________ sur les lieux du crime. Il relève que la victime n'a pas pu identifier ses agresseurs, qu'aucune antenne n'a été activée du côté du lac de Constance, soit à proximité de St-Margrethen, de sorte que sa présence n'est pas établie dans cette localité, ni sur le trajet jusqu'à Coire, et qu'aucun appel n'a été échangé entre lui et ses éventuels complices aux heures critiques. 3.1 Selon les constatations cantonales, ce brigandage s'est déroulé le 25 novembre 2002, vers 23 heures, de St-Margrethen à Untervaz. Le recourant a appelé B.X.________ le 26 novembre 2002, à minuit 07, l'antenne de Coire ayant été activée à cette heure-là. Tous deux s'étaient déjà appelés à 9 reprises le 25 novembre 2002 entre 19 heures 47 et 21 heures 18, alors que le recourant faisait le parcours des environs de l'antenne de Rieden à l'antenne de Flums. Son portable a également activé l'antenne de Coire de 22 heures 13 à minuit 15 à quatre reprises les 25 et 26 novembre 2002. A minuit 07, le portable de B.X.________ a également été localisé par l'antenne de Coire. De 22 heures 44 à 23 heures 30, il activait l'antenne de Haag, localité située à une trentaine de kilomètres de St-Margrethen, puis dès 23 heures 36 successivement les antennes de Weite, Zizers et Trimmis, soit sur le parcours St-Margrethen-Untervaz. Pratiquement au même moment, le natel de A.X.________, père de B.X.________, était localisé de 23 heures 30 à 23 heures 56 entre Buchs et Untervaz, soit également sur le parcours entre St-Margrethen et Untervaz. Dès minuit 19, il était localisé par l'antenne de Mels, reprenant la direction de Zurich où il a été localisé à 1 heure 07 le 26 novembre 2002. Entre 23 heures 30 et 2 heures 21, le père et le fils se sont appelés à 14 reprises. 3.2 La Cour criminelle a admis la participation du recourant à ce brigandage, en retenant que les trois téléphones portables des coaccusés avaient été localisés sur le trajet St-Margrethen-Untervaz durant la commission de l'infraction, qu'ils avaient eu de nombreux contacts entre eux, que le recourant ne se séparait jamais pour une longue période de son natel et qu'il n'avait pas pu fournir d'explication concernant le résultat de la surveillance téléphonique. Elle a précisé que le fait qu'aucune antenne plus proche de St-Margrethen que celle de Haag, située à environ 30 km, n'ait été activée n'était pas de nature à disculper les coaccusés dans la mesure où B.X.________ n'avait reçu ou effectué aucun appel entre 22 heures 44 et 23 heures 30, de même que A.X.________ entre 14 heures 45 et 23 heures 30 et Y.________ entre 22 heures 13 et minuit 07, les appels entre les différents protagonistes ayant été fréquents entre 15 minutes avant et une demi-heure après l'intervention de St-Margrethen. 3.3 Sur le vu de ce qui précède, l'autorité précédente a admis la culpabilité du recourant en se basant sur des éléments objectifs et suffisants, à savoir les relevés téléphoniques et l'absence d'explication de l'intéressé sur la localisation de son portable au moment des faits. On peut également relever, comme indice à charge, que le recourant s'est tout de même retrouvé à quatre reprises, avec son ou ses comparses, sur les lieux et aux heures auxquelles différents brigandages ont été commis (cf. supra consid. A et B.a à B.c); il ne saurait s'agir que d'une coïncidence. De plus, sa situation financière était précaire, puisqu'il était au chômage. Le fait que la Cour cantonale n'ait pas disposé d'autres éléments - tels que des traces matérielles, des déclarations de témoins ou des aveux - ne permet pas d'infirmer cette appréciation des preuves, ni de la considérer comme douteuse ou insuffisante. Par ailleurs, le fait que le recourant et B.X.________ n'aient pas échangé d'appel aux heures critiques tient, contrairement à ce que semble penser l'intéressé, à confirmer la thèse selon laquelle les deux acolytes étaient ensemble dans la voiture de la victime. Pour le reste, la juridiction de première instance a expliqué, de manière convaincante, pour quel motif aucune antenne proche de St-Margrethen n'avait été activée, argumentation que le recourant ne conteste pas conformément aux exigences légales (cf. supra consid. 1). Ses critiques sont donc rejetées dans la mesure où elles sont recevables.