Citation: 6B_892/2014 E. 3.3.4

3.3.4. En conclusion, en se fondant sur les constatations cantonales qui lient la cour de céans (art. 105 al. 1 LTF), l'on ne saurait reprocher à l'autorité précédente d'avoir violé le droit fédéral en admettant, au vu des circonstances concrètes du cas d'espèce, une capacité de discernement de Y.________. C'est à bon droit que l'autorité cantonale pouvait conclure que si la victime avait pris la décision de mourir en ayant la capacité de discernement nécessaire, la qualification de l'acte ne changeait pas du fait qu'à un certain moment du processus devant conduire à la mort, la personne perd conscience (cf. Bernard Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e éd., 2010, n. 4 ad art. 115 CP), que ce soit par exemple par l'ingestion de médicaments comme dans le cas d'espèce.