Citation: U 136/99 16.03.2000 E. 3

3.- a) Les premiers juges ont principalement fondé leur appréciation sur le rapport d'expertise judiciaire du 9 novembre 1998 du docteur M.________. Celui-ci a constaté que l'intimée n'avait jamais souffert de hernies mais que ses douleurs étaient la conséquence d'une insertionite des muscles adducteurs de la jambe droite, éventuellement même du psoas. Il a conclu que ces douleurs étaient exclusivement et totalement liées à l'accident survenu le 26 mars 1996 lors d'un spectacle de ballet. Il n'y a pas de raison de mettre en doute la valeur probante de ce document. En effet, celui-ci se fonde sur un examen complet, prend en considération les plaintes exprimées par l'assuré, a été établi en pleine connaissance du dossier, donne une description claire du contexte médical et contient des conclusions bien motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références). Dans son rapport du 27 novembre 1998, le docteur K.________, médecin-conseil de la recourante, a confirmé le diagnostic posé par l'expert. Il a estimé qu'une relation de causalité entre la chute de l'assurée et l'insertionite diagnostiquée était simplement possible, motif pris que l'intéressée présentait vraisemblablement avant cet événement un état irritatif chronique des adducteurs de la hanche droite. L'assureur-accidents doit toutefois prendre en charge les coûts engendrés par le traitement d'une maladie aussi longtemps que ceux-ci ont été causés ou aggravés par un accident (Maurer, Schweizerisches Unfallversicherungsrecht p. 469 no 3 et 4). Or, d'une part, le médecin-conseil ne conteste pas que l'état irritatif chronique de l'assurée s'est décompensé à l'occasion de l'évé-