Citation: 2C_1064/2013 E. 1.3

1.3. En l'espèce, bien qu'ils précisent se plaindre de l'appréciation manifestement fausse des preuves et indices fournis, les recourants se bornent en substance à affirmer, sur un mode appellatoire, qu'en versant la somme en cause spontanément, la banque, qui aurait été parfaitement consciente que l'affaire était hautement problématique en raison de multiples vexations, humiliations et rabaissements, entendait préserver sa réputation en évitant que l'affaire ne se termine devant les tribunaux, que si la procédure intentée par le recourant s'était terminée par une transaction, c'était parce qu'il n'avait plus la force de se battre et enfin que la Cour de justice n'avait pas retenu le témoignage parfaitement clair de E.________ comme preuve du tort moral subi par le recourant. Ce faisant, les recourants n'exposent pas concrètement en quoi l'instance précédente aurait apprécié de manière arbitraire les preuves, notamment le témoignage de E.________ ou l'aurait compris de manière insoutenable. Il ressort du reste du témoignage en question que, ne faisant pas partie des ressources humaines, le témoin ignorait si les six mois de salaire versés à l'intéressé avaient ou non un caractère d'indemnité pour tort moral. Les recourants confondent le caractère de l'indemnité versée avec la reconnaissance par le témoignage des souffrances endurées par le recourant: l'existence de ces souffrances n'implique pas nécessairement que l'indemnité en cause en l'espèce ait été versée à titre de réparation du tort moral. N'étant pas formulé conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, le grief d'appréciation arbitraire des preuves est irrecevable.