Citation: 6B_514/2024 E. B

Par arrêt du 22 mai 2024, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel formé par A.A.________ à l'encontre du jugement précité, qu'elle a confirmé. En substance, il en ressort les éléments suivants. B.a. A.A.________, de nationalité sénégalaise, est né en 1981 à U.________ au Sénégal. Il a grandi au Sénégal, auprès de ses parents ainsi que de ses neuf frères et soeurs, et y a effectué toute sa scolarité. Il est bilingue français-anglais et a débuté un apprentissage de soudeur dans une école spécialisée à V.________ à 18 ans. Il a travaillé au Sénégal jusqu'à l'âge de 23 ans, puis en W.________, dans l'entreprise de son père, durant sept ans, avant de revenir au Sénégal. En 2008, il a obtenu un brevet d'étude professionnelle (BEP) en ouvrage métallique. A.A.________ a quitté le Sénégal à l'âge de 31 ans et a rejoint la Suisse en 2012, après avoir traversé la Mauritanie, le Maroc et l'Espagne. À son arrivée en Suisse, il a déposé une demande d'asile sous une fausse identité. Après trois ans de vie commune, il s'est marié avec B.A.________ (anciennement B.________) en 2015 et a obtenu une autorisation de séjour de type B au titre du regroupement familial, laquelle est arrivée à échéance le 15 décembre 2021. Deux enfants sont issus de cette union: C.A.________, née en 2014, et D.A.________, né en 2015. Les relations entre les époux se sont par la suite dégradées et, par transaction judiciaire du 27 septembre 2018, ils ont convenu de la suspension de leur vie commune pour une durée indéterminée. À l'époque, la garde des enfants a été confiée à B.A.________, A.A.________ bénéficiant, pour sa part, d'un droit de visite usuel et devant s'acquitter de contributions d'entretien en faveur de ceux-ci. Avant son arrestation, il a indiqué verser des contributions d'entretien pour ses deux enfants d'un montant total de 1'150 fr. par mois. Les époux sont engagés dans une procédure de divorce qui est pendante auprès du Tribunal du district de Sierre. Les enfants de A.A.________ et de B.A.________ sont actuellement placés auprès de l'Institution F.________ à X.________. Depuis son arrivée en Suisse, A.A.________ a travaillé en qualité d'ouvrier agricole dans plusieurs caves de la région y.________ de 2013 à 2016. Puis, entre 2016 et 2019, il a exercé plusieurs emplois temporaires de constructeur métallique, de concierge ou de manoeuvre dans le domaine de la construction, entrecoupés de périodes de chômage. Il s'est également engagé comme sapeur-pompier. Il a bénéficié, avec son épouse, de prestations d'aide sociale. Il a des dettes à hauteur de 40'000 fr., pour lesquelles il était sous le coup de saisies de salaire avant son incarcération. Sa mère ainsi que ses frères et soeurs habitent à Z.________ et il entretient des contacts téléphoniques avec eux. Il n'a plus aucune relation avec son père qui habiterait U1.________. Il n'a par ailleurs aucun contact avec les autres membres de sa parenté (tantes, cousins) habitant toujours au Sénégal. B.b. A.A.________ a été condamné le 30 janvier 2014 par l'Office régional du Valais central du Ministère public à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, à 10 fr. par jour, avec sursis pendant deux ans, pour injure ainsi que violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Il a également fait l'objet d'une condamnation à une amende par le Tribunal d'Hérens et Conthey pour des "mauvais traitements" envers ses enfants. B.c. Le 26 août 2018, dans la discothèque le "G.________" à X.________, A.A.________ a menacé de mort sa femme après l'avoir frappée au visage. B.d. Le 20 avril 2021, en début de soirée, A.A.________ a fréquenté le parc public qui est à proximité de la rue de V1.________ à X.________. Plusieurs autres personnes s'y trouvaient également, dont H.________, I.________, J.________, K.________, L.________ et M.________. A.A.________ avait un différend avec I.________ qui l'avait traité de "fils de pute" la veille. Lorsqu'il est arrivé dans le parc, A.A.________ s'est dirigé vers I.________, a projeté dans sa direction, au-dessus de sa tête, une cannette qu'il tenait en main puis lui a craché au visage. Il a ensuite extrait de son sac à dos une petite hache en adoptant une attitude menaçante, ce qui a fait fuir I.________. A.A.________ est revenu rapidement vers son sac puis a pris la direction de la rue de V1.________, en colère et en mimant un geste d'égorgement. À ce même moment, H.________, fortement alcoolisé et ayant consommé de la cocaïne, s'est dirigé vers A.A.________ et a sorti un petit couteau de sa poche. A.A.________ est revenu dans sa direction et a repris sa hache. Plusieurs personnes, dont J.________ et L.________, se sont interposées pour les séparer. A.A.________ a quitté les lieux en direction de la rue de V1.________ suivi par plusieurs autres personnes, dont H.________. Tous les protagonistes se sont ensuite retrouvés au sud du parc. M.________ s'est emparé de la petite hache que A.A.________ tenait dans la main et l'a jetée plus loin. H.________ a asséné un coup de poing au visage de A.A.________ qui le lui a rendu, en le faisant tomber au sol. Au même moment, K.________, aussi fortement alcoolisé, a saisi un panneau de signalisation posé sur un trépied situé à proximité et l'a poussé en direction de A.A.________ qui l'a reçu en pleine tête, ce qui lui a causé une blessure ouverte qui s'est mise à saigner. H.________ s'est ensuite relevé et s'est jeté sur A.A.________, les deux poursuivant leur lutte au sol. Les autres personnes présentes n'ont réussi à les séparer qu'après environ cinq minutes. A.A.________ s'est éloigné puis est revenu vers H.________ et l'a frappé au visage, le faisant tomber au sol. Lorsqu'il s'est relevé, H.________ a sorti son couteau de sa poche et l'a ouvert. J.________ qui se trouvait à ses côtés a voulu s'interposer pour les séparer et a reçu un coup de couteau dans sa cuisse droite, porté, selon lui, de manière involontaire par H.________. J.________ a été conduit à l'hôpital et a souffert d'une entaille d'environ huit centimètres à la face interne de la cuisse, peu profonde mais ayant nécessité huit points de suture. B.e. Le 19 mai 2021, à 19h15, dans le secteur réservé aux taxis à la gare de X.________, A.A.________ a circulé au volant d'un véhicule automobile alors qu'il se trouvait sous l'influence de l'alcool (0,64 mg/l). B.f. B.f.a. Au début du mois de juillet 2021, dans le train reliant Y.________ à X.________, A.A.________ a embrassé N.________ sur la bouche sans que cette dernière n'y ait consenti. B.f.b. Le 23 juillet 2021, A.A.________ a jeté un papier au visage de N.________ et l'a notamment insultée de "pute". Peu après, il l'a fortement empoignée au niveau du cou avec une main, l'a à nouveau traitée de "pute", lui a craché par deux fois au visage et l'a menacée de la "démonter". Un constat médical effectué le 26 juillet 2021 fait état d'une douleur à la palpation sans atteinte de la peau adjacente au niveau du cou antérieur et trois dermabrasions de tailles différentes sur toute la proéminence laryngée, au niveau de la nuque, à gauche. B.g. Le 2 août 2021, entre 02h30 et 02h45 du matin, alors que A.A.________ faisait le guet, O.________ s'est introduit dans l'habitacle du véhicule de marque P.________ immatriculé VS xxx xxx, propriété de Q.________ et stationnée devant le domicile de ce dernier, à W1.________. Il y a, notamment, dérobé trois cartes bancaires, un portefeuille et des cigarettes. Le même jour, A.A.________ et O.________ ont fait usage de l'une des cartes volées pour procéder à trois paiements. B.h. Le 11 septembre 2021, A.A.________ a craché au visage de B.A.________, l'a bousculée et a menacé de lui tirer une balle dans la tête. B.i. Entre le 11 septembre 2021 et le 13 septembre 2021, à X.________, A.A.________ a dérobé la moto de R.________ puis a conduit celle-ci jusqu'à X1.________ sans être au bénéfice d'un permis de conduire l'y autorisant. B.j. Le 20 décembre 2021, A.A.________ et O.________ ont pénétré ensemble dans les locaux de la distillerie Y1.________, à Z1.________, en forçant et en endommageant avec un tournevis la porte de la sortie de secours de ladite entreprise, puis celle de ses bureaux administratifs. Ils ont ensuite tenté, sans succès, de forcer le tiroir d'un corps de bureau, auquel ils ont aussi causé des dégâts. Ils ont en outre dérobé trois Ipad ("tablettes"), en cassant la vitre de l'un d'eux, ainsi que huit bouteilles d'alcool fort. Trois montres ont également été emportées. B.k. B.k.a. Durant la nuit du 24 au 25 décembre 2021, A.A.________ a proposé à E.________ de lui acheter de la (prétendue) cocaïne qui se trouvait dans un sachet en plastique. E.________ a refusé cette offre, ce qui a suscité la colère et l'agressivité de A.A.________ qui l'a empoigné et bousculé. Une bagarre s'en est suivie, au cours de laquelle A.A.________ a dérobé la somme de 300 fr. que E.________ avait sur lui. Ce dernier a cependant immédiatement réussi à la lui reprendre. À ce moment-là, A.A.________ a sorti un couteau qu'il a ouvert et utilisé pour menacer E.________, ce qui l'a incité à vouloir quitter les lieux. Alors qu'il tournait le dos à A.A.________, ce dernier lui a infligé un coup dans le dos avec ledit couteau. Une nouvelle bagarre en a résulté et A.A.________ a réussi à lui reprendre de force l'argent, puis est parti avant que E.________ n'appelle B.A.________ et les secours. B.k.b. E.________ a été soumis à un examen clinique par le Service de médecine légale de l'Hôpital du Valais dans l'après-midi du 25 décembre 2021. Dans leur rapport du 18 janvier 2022, les médecins ont, notamment, relevé "en région dorsale gauche, une plaie rougeâtre, linéaire à disposition oblique vers le bas et la gauche, à bords nets, suturée de quatre points de suture, mesurant 2.6 x 0.1 cm", cette plaie étant "la conséquence d'un traumatisme tranchant et/ou tranchant et piquant, tel qu'un couteau".