Citation: I 661/01 16.12.2002 E. 2

2.1 En l'espèce, les premiers juges se sont fondés, à juste titre, en premier lieu, sur les rapports d'expertise des 3 février 1999 et 28 août 2001 du docteur A.________ concernant les activités exigibles de la part du recourant. Il en résulte que celui-ci n'est pas apte à reprendre sa profession antérieure de maçon, mais qu'il présente une capacité de travail de 80% dans une activité légère évitant le port de charges supérieures à 20 kg, les stations assises ou debout prolongées ou encore la répétition de mouvements en antéflexion ou en rotation du tronc. Dans ce sens, la formation d'opérateur CNC paraissait adéquate à l'expert. Basé sur une étude attentive du dossier, comprenant une anamnèse complète des faits médicaux déterminants, une discussion détaillée de la problématique médicale rencontrée par le recourant exempte de contradiction et des conclusions convaincantes, ce rapport remplit toutes les exigences requises par la jurisprudence pour se voir reconnaître entière valeur probante (ATF 125 V 352 sv. consid. 3a et 3b/aa). Le dossier médical ne contient pas d'élément apte à mettre en doute la pertinence des conclusions du docteur A.________. En particulier, dans son rapport complémentaire du 28 août 2001, l'expert a démontré de manière convaincante que le point du vue du médecin traitant, la doctoresse B.________ - selon laquelle une opération était un préalable indispensable à l'exercice d'une quelconque activité professionnelle par son patient - n'était pas fondé. 2.2 En deuxième lieu, le jugement cantonal prend appui, à raison, sur le rapport du CEPIM du 8 février 2001 dont il ressort qu'avec la formation qu'il a reçue dans cette institution, le recourant peut sans autre travailler en mécanique de précision ou comme opérateur CNC. Il y lieu de constater d'ailleurs que la formation comme opérateur CNC n'a été interrompue que deux mois avant la date finale prévue et que cette circonstance n'a en rien prétérité le recourant. Dans ce contexte, le moyen du recourant tiré de l'interruption unilatérale et abrupte du stage tombe à faux. 2.3 Par ailleurs, c'est également en vain que le recourant invoque l'insuccès de ses démarches auprès d'une dizaine d'entreprises, en faisant valoir que sa formation au CEPIM, ne lui permet pas de trouver un poste présentant les caractéristiques souhaitées au regard de ses limitations physiques. Est seule déterminante la question de savoir dans quelle mesure la capacité de gain résiduelle de l'assuré peut être exploitée économiquement sur le marché du travail équilibré entrant en considération pour lui (VSI 1998 p. 296 consid. 3b et les arrêts cités; Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 208). Il n'y a pas lieu d'examiner si le recourant peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement - ce qu'a fait l'office intimé -s'il pourrait encore exploiter économiquement sa capacité de travail résiduelle lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre. 2.4 Contrairement à l'avis exprimé par l'autorité judiciaire cantonale, le seul fait que le recourant conserve une capacité de gain de 80 % comme opérateur CNC ou comme employé dans la mécanique légère ne permet pas à lui seul de nier son droit à des mesures de reclassement (ATF 124 V 111 consid. 3). En revanche, l'absence de motivation et l'incidence négative du conflit assicurologique sur l'évolution de la problématique rachidienne excluent toute perspective que les mesures demandées soient aptes à améliorer sensiblement la capacité de gain au sens de l'art. 8 al. 1 LAI en liaison avec l'art. 17 al. 1 LAI. Dans ces circonstances, les mesures ne viseraient pas leur but et seraient dépourvues de l'efficacité recherchée par le législateur (124 V 109 sv. consid. 2a). Il s'ensuit qu'il y a lieu de confirmer, par substitution de motifs, le jugement entrepris dans la mesure où il nie le droit du recourant à des mesures de reclassement au sens de l'art. 17 al .1 LAI.