Citation: 1C_197/2014 E. 3.2.4

3.2.4. La recourante se plaint encore du manque d'intégration du projet dans le contexte élargi. Le projet formerait selon elle une "protubérance" au sud du bâtiment n° 319b qui ne s'intégrerait pas à l'ensemble formé par les bâtiments existants (n° 319b, 322 et 323). Selon elle, l'architecture contemporaine choisie (structure géométrique épurée avec d'immenses baies vitrées sans croisillons) jurerait avec l'environnement bâti traditionnel. L'intéressée reproche en particulier à l'instance précédente de s'être limitée à affirmer que le bâtiment projeté ne pouvait pas être considéré comme un élément mal intégré en raison de son implantation. La recourante méconnaît toutefois que, dans son recours cantonal, elle se bornait pour l'essentiel à critiquer le fait que le projet constituait une "protubérance" par rapport à l'alignement des façades des bâtiments longeant la rue du Village et que cet avancement ne s'intégrait pas aux bâtiments voisins "ni d'un point de vue géométrique ni sur le plan esthétique"; la recourante ne faisait alors aucune référence à la prétendue architecture contemporaine du bâtiment aux grandes baies vitrées, mais se contentait d'évoquer - outre la rupture dans l'alignement des façades - la toiture plate des locaux. L'instance précédente a ainsi expressément répondu à la critique formulée en instance cantonale et elle pouvait se contenter de constater, sans arbitraire, que l'art. 19 al. 2 RPGA autorisait précisément que des locaux viticoles à toiture plate (dalle de couverture) soient accolés à la façade de l'immeuble existant n° 319b. La critique concernant l'architecture contemporaine du projet est en l'occurrence irrecevable, faute d'avoir été invoquée en dernière instance cantonale. Cela étant, il sied de relever que, dans son préavis, la Section Monuments et Sites du Service cantonal Immeubles, Patrimoine et Logistique du canton de Vaud a considéré que le projet litigieux, inscrit dans le périmètre de protection de Lavaux, ne portait pas atteinte au site protégé (cf. synthèse CAMAC du 12 juillet 2012 ). Par ailleurs, quoi qu'en dise la recourante, les jardins situés au sud du projet - qui constitueraient un élément caractéristique du village - sont préservés dès lors qu'ils figurent pour l'essentiel dans la surface de prolongement extérieur B (zone vert clair) du PGA, en principe inconstructible (cf. art 18 RPGA).