Citation: 4D_45/2009 09.06.2009 E. 2.2

2.2.1 Le Tribunal cantonal a retenu qu'initialement le raccord entre le tube à fournir par la recourante et les ouvrages existants devait être métallique, qu'il était clair, pour la direction des travaux, le maître d'oeuvre et l'entreprise de construction, qu'il serait posé par la recourante, que ce point a cependant été modifié lors d'une discussion qui s'est tenue en cours de chantier, en présence et avec l'accord du représentant de la recourante: le raccord métallique a été remplacé par un raccord en béton, à réaliser par l'intimé. L'autorité cantonale s'est fondée sur les dépositions concordantes des témoins C.________, directeur des travaux, D.________, représentant du maître d'oeuvre, et E.________, fils de l'intimé, après avoir constaté qu'elle ne pouvait rien déduire du contenu - relativement sommaire - des postes 330 et 331 de l'offre de la recourante. La recourante conteste cette appréciation des preuves et le fait qu'il était initialement prévu entre les parties que les raccords devaient être exécutés par elle-même. Elle soutient que les témoignages susmentionnés émanent de deux employés des A.________ SA (maître d'oeuvre lié à l'intimé) et d'un employé de l'intimé (qui est son fils) et qu'ils sont en contradiction avec le contrat écrit, plus particulièrement avec le descriptif des postes 330 et 331 de son offre. Au regard de ces éléments, le jugement attaqué serait insoutenable ou manifestement injuste. Les témoignages pris en considération par l'autorité cantonale sont pertinents, dès lors qu'ils décrivent l'accord passé entre les parties et les modifications apportées à cet accord. Le fait que l'intimé était contractuellement lié aux A.________ SA ne signifie pas encore, comme semble le soutenir la recourante, que le témoignage des employés des A.________ SA était dénué de force probante. La recourante ne tente du reste pas le début d'une démonstration allant dans ce sens. En outre, la mention « déplacement dans la fouille non-compris », contenue au poste 331 de l'offre de la recourante, n'apporte aucune précision sur le raccord litigieux et n'est donc pas à même de taxer d'arbitraire la constatation s'y rapportant. Il s'ensuit que l'autorité cantonale pouvait, de manière soutenable, privilégier le contenu de dépositions précises et concordantes de trois témoins, au détriment du contenu lacunaire de l'offre présentée par la recourante, ce en dépit du fait qu'un des témoins est le fils de l'intimé, et arrêter que les parties avaient initialement convenu que la recourante poserait un raccord métallique. C'est donc en pure perte que la recourante prétend qu'aucun raccordement des constructions/tubes métalliques à un ouvrage en béton n'était prévu dans le contrat à sa charge, voire encore qu'il n'était pas prévu initialement que la recourante poserait un raccord métallique. 2.2.2 L'autorité cantonale a ensuite posé que le dossier, en particulier les offres de la recourante (no 10'897 et no 10'897/01), ne permet pas de préciser si les parties ont adapté leurs offres respectives à la modification du type de raccord - soit au remplacement du raccord métallique par un raccord en béton -, ni, le cas échéant, de quelle manière. La recourante critique ce point de fait, en soutenant, pour toute argumentation, que les parties n'avaient pas à adapter leurs offres respectives pour tenir compte d'une modification relative aux raccordements, dès lors que dans son offre initiale les raccordements n'étaient pas prévus. Elle en déduit que le prix convenu dans l'offre ne pouvait que correspondre aux prestations effectivement fournies. Il a été jugé au considérant précédent que l'autorité cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en ayant retenu qu'il était initialement convenu entre les parties que la recourante poserait un raccord métallique. Dès lors, la recourante ne saurait valablement fonder l'entier de son argumentation sur l'absence de tout accord passé entre les parties au sujet d'un raccordement initial. En outre, en affirmant que « si on ne peut pas établir l'existence d'un rapport [entre les modifications contractuelles opérées en cours de chantier et la baisse de l'offre de X.________, communiquée à Y.________ le 23 juillet 2001], on ne peut pas non plus établir la non-existence de ce rapport » et qu'ainsi un doute subsiste, la recourante semble perdre de vue que l'autorité cantonale a posé qu'aucune adaptation du contrat aux modifications convenues n'a été établie et qu'il lui appartenait de critiquer ce point de fait sous l'angle de l'arbitraire - ce qu'elle n'a même pas tenté d'entreprendre. Par conséquent, la recourante échoue à démontrer l'arbitraire dans la constatation incriminée.