Citation: 6B_803/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée exclusivement sur les déclarations de l'intimée 2. Elle aurait arbitrairement retenu que les déclarations du recourant n'étaient pas crédibles et en aurait tenu compte uniquement à charge. Elle aurait par ailleurs sous-évalué des éléments à décharge. Dans la mesure où le recourant qualifie les déclarations de l'intimée 2 de contradictoires, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle de la cour cantonale sans en démontrer le caractère insoutenable. Il en va de même lorsqu'il affirme que ses propres déclarations n'auraient jamais varié. Il est vrai, en l'occurrence, que les déclarations de l'intimée 2 constituent le principal élément à charge et qu'elles s'opposent à celles du recourant. On ne saurait toutefois faire grief à la cour cantonale d'avoir évalué la crédibilité des protagonistes, conformément au principe de la libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP). Au surplus, il ressort de l'arrêt entrepris que la cour cantonale ne s'est pas uniquement basée sur les déclarations de l'intimée 2 pour fonder la condamnation du recourant, mais aussi sur d'autres éléments (notamment les données GPS du téléphone portable de l'intimée 2, le changement radical du comportement de celle-ci à la suite des faits, dont ont témoigné sa mère et une de ses amies, le trouble de stress post-traumatique persistant diagnostiqué par la psychologue de l'intimée 2, la mesure des propos de l'intimée 2 et le court laps de temps séparant la survenance de l'accident de son premier appel à la CECAL, par contraste aux déclarations peu crédibles du recourant). Enfin, dans la mesure où le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que certaines de ses déclarations étaient crédibles et que d'autres non, on peut rappeler qu'en vertu du principe de la libre appréciation des preuves, le juge peut ne retenir qu'une partie des déclarations d'un témoin ou d'une partie globalement crédible (ATF 120 Ia 31 consid. 3; arrêts 6B_1490/2022 du 1er juillet 2024 consid. 3.1.2; 6B_903/2023 du 2 avril 2024 consid. 2.3). Selon le recourant, la cour cantonale n'aurait pas retranscrit de manière complète les appels à la CECAL. La teneur des extraits des transcriptions des appels qu'il cite relativiserait l'état de stress de l'intimée 2. Il reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir retranscrit correctement les déclarations de l'intimée 2 et d'avoir omis des passages particulièrement importants des déclarations de H.________ au ministère public. Le recourant ne fait que proposer une lecture personnelle des éléments probatoires sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait établi les faits et apprécié les preuves de manière insoutenable. Pour le reste, les appels effectués par l'intimée 2 au numéro 117 ressortent, en substance, du jugement de première instance, auquel l'arrêt cantonal renvoie. La cour cantonale a par ailleurs résumé les déclarations de l'intimée 2 et de H.________ dans la partie "en fait" de l'arrêt entrepris. Le recourant reproche à la cour cantonale une série d'omissions arbitraires. En particulier, elle n'aurait pas tenu compte de l'ampleur des mesures prises par les forces de l'ordre pour tenter de retrouver le couteau. À cet égard, il cite des extraits du rapport d'arrestation du 7 juin 2022, du rapport de police du 24 juin 2022 et du rapport de renseignements du 28 juin 2022, versés au dossier. Il ressort bien de l'arrêt entrepris que les quêtes d'objet effectuées sur les lieux de l'accident et dans les environs du cul-de-sac de la route de Z.________ sont demeurées vaines, tandis que dans cette dernière zone, deux emplacements ont attiré l'attention des chiens sans qu'aucun élément utile à l'enquête n'ait été découvert (cf. arrêt entrepris, p. 20). Le recourant échoue à mettre en évidence une omission arbitraire de la part de la cour cantonale. En définitive, le recourant ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis de prendre en compte les autres éléments qu'il cite. À cet égard, on peut rappeler que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2; 139 IV 179 consid. 2.2); la motivation peut par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; cf. aussi ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 IV 40 consid. 3.4.3). Au surplus, la cour cantonale a renvoyé au jugement de première instance (cf. arrêt entrepris, p. 6; art. 82 al. 4 CPP).