Citation: 6B_129/2020 E. A

A.a. Le 31 mai 2017, A.________, chirurgien esthétique, a déposé une plainte pénale pour vol et abus de confiance contre B.________, son ancien compagnon qu'il avait engagé pour le compte de sa clinique. En substance, il lui reprochait d'avoir encaissé près de 300'000 euros d'acomptes qu'il lui avait versés (en 9 fois, sur différents comptes) en vue d'acquérir six tableaux afin d'entamer une collection d'art contemporain chinois, et de ne lui en avoir livré qu'un seul d'entre eux, utilisant le solde des fonds pour ses propres besoins. Dans son complément de plainte du 11 janvier 2019, reconnaissant qu'il avait pu récupérer quatre oeuvres du peintre C.________, A.________ reprochait à B.________ de ne pas lui avoir restitué les deux peintures restantes, d'autres artistes, achetées en son nom et de s'en être dessaisi. Il a ainsi complété sa plainte en lien avec la disparition des deux tableaux restants. A.b. D'office et à la suite de cette plainte, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a décidé de l'ouverture d'une instruction pénale contre B.________ à raison des faits dénoncés. B.________ a en substance reconnu avoir acheté six tableaux en faveur de A.________ et indiqué qu'il en conservait deux, qui auraient été refusés par ce dernier. Il a produit des certificats d'authenticité des six oeuvres. Entendu en qualité de témoin le 25 septembre 2018, l'artiste C.________ a déclaré avoir vendu deux tableaux à B.________ pour un prix total équivalant à environ 90'000 euros, versés en partie en yuans chinois. Le 28 mars 2019, A.________ a produit un rapport de la maison D.________ qui évaluait les six oeuvres pour un montant total oscillant entre 211'000 et 296'000 dollars de Hong-Kong, à savoir entre environ 27'000 et 37'700 francs. Le 16 avril 2019, B.________ a déclaré que A.________ était entré en possession de la totalité des oeuvres, ce qui n'a pas été contesté.