Citation: 1C_213/2010 02.06.2010 E. B

Par arrêt du 15 avril 2010, la IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a déclaré irrecevable le recours de B.________ (ayant droit économique) contre la décision de clôture, et rejeté celui de A.________. La demande d'entraide était suffisamment motivée. L'implication du compte bancaire de la recourante découlait des quatre versements sur le compte X.________, lui-même originaire de versements en faveur de la société Y.________, utilisée par le dénommé C.________ et son organisation dans le cadre d'escroqueries à l'encart publicitaire. La remise de l'ensemble de la documentation bancaire apparaissait proportionnée. Le respect du principe de spécialité était présumé et les arguments à décharge étaient irrecevables. Dans un second arrêt rendu le même jour, la Cour des plaintes a également déclaré irrecevable le recours de B.________ et admis partiellement celui de A.________, dirigé contre le refus du Juge d'instruction de lever la saisie du compte bancaire. On ignorait si la société, ses organes ou ses ayants droit étaient visés par l'enquête étrangère. L'autorité requérante devrait être invitée à apporter les précisions suivantes, dans un délai de trois mois (point 2 du dispositif): a) si et, le cas échéant, à quel titre A.________, l'un ou l'autre de ses organes ou son ayant droit économique font l'objet d'une inculpation dans le cadre de la procédure française ou y sont tenus pour des tiers à saisir;