Citation: 2C_283/2024 E. 4.4

4.4. En l'espèce, il est d'emblée rappelé que l'OMCR 20 intervient en tant que droit cantonal supplétif (cf. arrêt 2C_356/2023 du 28 mars 2024 consid. 1.6.6 et 5). La réglementation liée aux aides financières extraordinaires pour cas de rigueur en lien avec l'épidémie de Covid-19 ne définit pas la notion de "chiffre d'affaires" (y compris dans les anciennes versions, cf. notamment, la loi genevoise 12863 du 29 janvier 2021 relative aux aides financières extraordinaires de l'État destinées aux entreprises particulièrement touchées par la crise économique ou directement par les mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus pour l'année 2021 [aLAFE/GE-2021] et son règlement d'application [aRAFE/GE- 021]). La recourante n'explique pas pour quelle raison la notion large retenue dans la présente cause serait contraire au principe de la légalité ou, comme elle l'indique, contraire à ce que voulait le législateur. Elle se contente de souligner que dans l'arrêt ATA/474/2023, la Cour de justice avait estimé qu'une interprétation étroite de cette notion était acceptable, mais sans indiquer en quoi le principe de la légalité imposerait de retenir une notion étroite. Son recours ne respecte pas sur ce point les exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, faute de montrer par une argumentation claire en quoi une acceptation large de la notion de chiffre d'affaires serait contraire au principe de la légalité. Par ailleurs, la Cour de justice, qui ne limite pas son examen à l'arbitraire, ne néglige pas l'arrêt cantonal précité, mais relève que celui-ci portait sur une autre catégorie d'entreprise (soit celle ayant un chiffre d'affaires supérieur à 5 millions de francs). La recourante perd aussi de vue que, dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice se réfère également à deux de ses arrêts concernant des entreprises de la même catégorie que la recourante (soit avec des chiffres d'affaires inférieurs ou égaux à 5 millions de francs), dans lesquelles elle avait confirmé le recours à une notion élargie du chiffre d'affaires (ATA/1073/2023 du 28 septembre 2023 et ATA/429/2024 du 26 mars 2024). Au demeurant, la seule existence d'un arrêt cantonal retenant une interprétation différente de la notion en cause ne permet pas, en soi, de retenir une violation manifeste du principe de la légalité. Le grief de violation dudit principe doit partant être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.