Citation: 1B_303/2010 05.10.2010 E. 3

Le recourant ne discute pas l'existence de charges suffisantes à son encontre. Dans la mesure où il semble contester le risque de fuite (cf. p. 8 s. de son mémoire de recours), seul motif retenu pour justifier sa détention, son recours est infondé. Il ne fait en effet pas valoir que la situation se serait modifiée depuis l'arrêt 1B_195/2010 du 13 juillet 2010. Or, le Tribunal fédéral avait constaté qu'un tel risque pouvait être retenu au vu de sa nationalité norvégienne, du fait qu'il avait effectué de fréquents voyages à l'étranger et de l'existence d'une maison de vacances familiale en Norvège. A cela s'ajoutait que les charges qui pesaient contre lui étaient d'une certaine gravité et qu'il n'avait pas de travail en Suisse. Le seul fait que sa fille et ses parents résidaient dans la région genevoise ne suffisait pas à garantir qu'il ne chercherait pas à se soustraire à la justice en quittant le pays. Qu'il possède ou non un chalet à Megève ne change pas le résultat de cette appréciation. Il apparaît dès lors que les motifs de la détention provisoire du recourant persistent et que celle-ci est encore proportionnée. A cet égard, c'est en vain que le prévenu allègue qu'il existe un risque réel que la détention atteigne ou dépasse la durée de la peine effectivement encourue. En effet, pour l'heure, il est incarcéré depuis un peu plus de sept mois, ce qui est encore proportionné au vu de la gravité des infractions qui lui sont reprochées et de la peine privative de liberté à laquelle il s'expose. Il n'y a au demeurant pas de motifs de considérer que les autorités judiciaires ne mettent pas tout en oeuvre pour clore l'instruction à bref délai. Des audiences d'instruction ont du reste déjà été fixées à intervalles réguliers.