Citation: 5A_756/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a retenu que le tribunal avait à juste titre considéré que les décisions produites par les intimés comme titres de mainlevée définitive, à savoir les arrêts ACJC/1155/2017, ACJC/964/2020 et ACJC/534/2021 ainsi que les ordonnances de séquestre du 14 mai 2021 n° 21 071967 M et 21 071968 L, étaient exécutoires. S'agissant des arrêts cantonaux précités, elle a rappelé qu'une décision acquérait force exécutoire au moment où elle ne pouvait plus être attaquée par une voie de recours qui avait un effet suspensif, tout en précisant que le recours au Tribunal fédéral n'avait, sauf exception, pas d'effet suspensif. Elle a ajouté que l'ordonnance du 18 octobre 2021 de la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral n'avait pas remis en cause la force exécutoire des condamnations pécuniaires figurant dans ces arrêts et que partant, ceux-ci étaient devenus exécutoires dès leur prononcé. Quant à l'ordonnance de séquestre du 14 mai 2021, l'autorité précédente a considéré qu'elle avait été confirmée par jugement sur opposition du 21 janvier 2022, lequel était devenu définitif et exécutoire, dès lors qu'il n'avait pas fait l'objet de recours. L'autorité cantonale a ainsi confirmé le fait qu'elle constituait bien un titre de mainlevée définitive au sens de l'art. 80 al. 1 LP.