Citation: 1C_96/2022 E. 4.1

4.1. Selon l'art. 75 al. 1 let. b de la loi vaudoise sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA-VD; RS/VD 173.36), outre les personnes atteintes par la décision attaquée (let. a), a également qualité pour agir toute autre personne ou autorité qu'une loi autorise à recourir. Tel est notamment le cas des associations d'importance cantonale qui, aux termes de leurs statuts, se vouent à la protection de la nature, des monuments et des sites pour recourir contre les décisions prises en application de la LPNMS et susceptibles de recours (art. 90 LPNMS; cf. aussi art. 66 al. 2 LPrPNP). Selon la jurisprudence cantonale, la LPNMS instaure une protection générale notamment des objets immobiliers méritant d'être sauvegardés (art. 4 et 46 LPNMS). Les mesures de protection instituées par la loi sont la mise à l'inventaire (art. 49), le classement (art. 52) ou les mesures conservatoires en faveur d'objets répondant aux critères de l'art. 46 al. 1 LPNMS et que l'on aurait omis de mettre à l'inventaire. Dans ce cadre, le recensement architectural instauré à l'art. 30 de l'ancien règlement d'application de la LPNMS du 22 mars 1989 (RLPNMS; RS/VD 450.11.1) sert à mettre en évidence les bâtiments dignes d'intérêt de manière à permettre à l'autorité de prendre les mesures de protection prévues par la loi. Les bâtiments sont classés par le département compétent selon une notation allant de *1* à *7* en fonction de leur valeur architecturale; selon la pratique cantonale, seuls les objets notés *1* et *2* sont inscrits à l'inventaire (cf. arrêt 1C_475/2020 du 22 mars 2022 consid. 2.3).