Citation: 4A_505/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la défenderesse/recourante excipe de l'incompétence ratione fori du juge saisi sur la base d'une clause de prorogation de for contenue dans un seul écrit : le document du 6 février 2018, qui ne comporte que la signature de l'intimée et non la sienne. Certes, la signature n'est pas une condition de validité d'une clause semblable. Cela étant, la signature de la recourante eût permis d'inférer l'existence d'un accord écrit des deux parties dans un seul et même document. C'est ce que la cour cantonale a expliqué dans l'arrêt attaqué, sans que l'on puisse y voir une quelconque violation de l'art. 17 CPC. La recourante prétend aussi avoir rédigé elle-même le document en question. Elle aurait donc formulé une offre écrite à l'adresse de l'intimée, qui aurait rencontré l'acceptation de celle-ci, sa signature sur le document en cause en faisant foi. Cela étant - ainsi que la cour cantonale l'a déjà souligné - ni la recourante ni l'intimée n'ont allégué en procédure que la première partie serait l'auteur de ce document. L'intéressée, soit la défenderesse/recourante, ne prétend pas le contraire. Elle a beau jeu désormais de brandir des éléments tirés de cette pièce, même si elle cherche ainsi à démontrer le bien-fondé de son assertion. Celle-ci est nouvelle, et partant irrecevable. L'intéressée affirme également qu'il eût appartenu à l'intimée de prouver le contraire, à savoir que le document en question serait de sa plume. Las, car c'est bien elle - soit la défenderesse/recourante - qui a soulevé le déclinatoire et plaide qu'une élection de for aurait été convenue en faveur des tribunaux zougois, non l'intimée qui a agi au for de son domicile. La cour cantonale n'a donc pas enfreint l'art. 8 CC. La recourante soutient encore que si l'intimée est l'auteur du document querellé, cette dernière ne pourrait pas agir à Lausanne sans verser dans l'abus de droit. On ne saurait davantage la suivre sur ce terrain puisque dans cette hypothèse, la clause de prorogation de for n'aurait pas davantage été acceptée par écrit par la recourante, ce qui la rendrait pareillement inopérante : en d'autres termes, l'intimée aurait toutes les raisons d'agir à Lausanne.