Citation: P 18/00 26.05.2000 E. A

A.- D'origine slovaque, B.________ est entré en Suisse dans le canton de Neuchâtel comme réfugié politique, le 8 juillet 1981. En 1986, il a été mis au bénéfice d'une rente ordinaire de l'assurance-invalidité. Après l'obtention d'un permis d'établissement, B.________ a transféré son domicile dans le canton de Vaud. La Caisse cantonale neuchâteloise de compensation a aussi- tôt transmis son dossier à la Caisse cantonale vaudoise de compensation (ci-après : la caisse), qui a repris le verse- ment des rentes et a par ailleurs octroyé à l'assuré, par décision du 22/29 avril 1994, des prestations complémentai- res à l'AI à partir du 1er avril 1994. Dans une communica- tion du 25 juin 1996, l'Office fédéral des réfugiés a fait savoir à la caisse que le statut de réfugié de B.________ était révoqué depuis le 17 janvier 1989. Sur la base de cette information, la caisse a suspendu le versement des prestations complémentaires à l'AI à compter du 1er août 1996, en indiquant à B.________ que la perte de son statut de réfugié avait pour conséquence de supprimer son droit à la rente AI et aux prestations complémentaires en décou- lant, et que par ailleurs, vu qu'il n'avait pas annoncé à l'administration ce changement dans sa situation personnel- le, il serait vraisemblablement tenu de restituer les ren- tes d'invalidité et les prestations complémentaires versées à tort, sous réserve d'une éventuelle remise de cette obli- gation. Par décision du 18 décembre 1997, l'Office de l'assu- rance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'offi- ce) a exigé de B.________ la restitution des rentes AI indûment touchées de janvier 1993 à juillet 1997. Suite au recours du prénommé, l'office a proposé en cours de procé- dure d'annuler sa décision du 18 décembre 1997, motif pris que le droit de demander la restitution des rentes AI était déjà périmé lorsqu'elle avait rendu ladite décision. Le Tribunal des assurances du canton de Vaud a suivi la propo- sition de l'office et a classé le recours après l'avoir déclaré sans objet (jugement du 5 mai 1999). Dans l'intervalle, la caisse a également réclamé à B.________ la restitution des prestations complémentaires à l'AI versées à tort du 1er avril 1994 au 31 juillet 1996, jusqu'à concurrence du montant de 38 255 fr. (décision du 11 mars 1998).