Citation: 8C_370/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1953, travaillait en qualité d'opérateur de production au service de la société B.________ SA. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). A.b. Le 4 février 2012, il a fait une chute sur l'épaule droite en glissant sur une plaque de glace. Le docteur C.________, spécialiste en médecine générale, a attesté un arrêt de travail du 4 au 11 février 2012 et lui a prescrit des séances de physiothérapie. Les douleurs ont persisté entraînant une nouvelle période d'incapacité de travail totale du 20 février au 15 avril 2012. Une IRM pratiquée le 24 février 2012 a mis en évidence une déchirure intra-tendineuse du tendon du sous-scapulaire sans désinsertion. L'assuré a repris son activité à 50 % dès le 16 avril 2012, puis à 100 % à compter du 14 mai suivant. La CNA a pris en charge le cas. A.c. Le 2 octobre 2013, l'assuré a annoncé une rechute à partir du 30 septembre 2013. Il a été opéré le 7 janvier 2014 (ténodèse du biceps, suture du muscle sus-épineux et sub-scapulaire, décompression sous-acromiale et résection de l'articulation acromio-claviculaire de l'épaule droite) par le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, lequel l'a examiné à intervalles réguliers depuis lors. Il lui a prescrit des séances de physiothérapie et a prolongé successivement l'incapacité de travail totale - qu'il avait attestée depuis le 28 novembre 2013 - jusqu'au 28 septembre 2014 (une tentative de reprise à 50 % en juin 2014 ayant échoué). L'assuré a accompli un séjour à la clinique E.________ du 12 août au 16 septembre 2014. Au terme de leurs observations, les médecins de la clinique E.________ ont retenu que la situation n'était pas stabilisée, qu'il existait des limitations fonctionnelles provisoires et que le pronostic de réinsertion était défavorable dans l'ancienne activité, mais a priori favorable dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles, où une capacité totale de travail était attendue. La CNA a soumis le dossier à son médecin d'arrondissement, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Ce médecin a indiqué que le cas n'était pas stabilisé et qu'une capacité de travail même dans une activité adaptée était pratiquement nulle étant donné les douleurs au repos et nocturnes (rapport du 11 mai 2015). Dans un rapport ultérieur, il a considéré que le cas était stabilisé et que si l'assuré ne pouvait plus reprendre son travail habituel, il était désormais apte à travailler dans un métier adapté aux limitations fonctionnelles (rapport du 29 janvier 2016). Se fondant sur cette dernière appréciation, la CNA a avisé A.________, le 8 février 2016, qu'elle considérait le cas comme stabilisé et qu'elle mettait un terme au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière au 29 février 2016. Par décision du 8 mars 2016, elle lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 10 % mais a refusé de lui allouer une rente d'invalidité, motif pris que le taux d'incapacité de gain n'atteignait pas le minimum légal de 10 %. L'assuré a formé opposition. Il a produit des rapports médicaux des docteurs G.________ et H.________, respectivement spécialiste en chirurgie orthopédique et chirurgie épaule-coude-main et médecin-assistant à la Clinique de chirurgie orthopédique de l'hôpital I.________ (rapports des 27 janvier, 27 et 28 avril 2016). La CNA a requis un nouvel avis médical du docteur F.________, lequel a maintenu ses conclusions (rapport médical du 13 mai 2016). Se fondant sur cette appréciation, elle a confirmé sa position initiale, par décision sur opposition du 23 mai 2016.