Citation: U 504/05 11.01.2007 E. 5

5.1 Sur le fond, le recourant conteste la capacité de travail entière retenue par l'intimée et les premiers juges dans une activité ne nécessitant pas d'activité répétitive ou en force avec le bras gauche, au-dessus de l'horizontale et n'imposant pas le port de charges, avec la main gauche ou les deux mains. Une partie de son argumentation est d'emblée sans fondement, dans la mesure où elle repose sur des rapports médicaux qui ne figurent pas au dossier, ou sur les attestations des 22 mars et 5 avril 2004 du docteur M.________, comme on l'a vu (consid. 4.2 supra). Pour le surplus, le recourant fonde implicitement ses conclusions sur le rapport du COPAI, qui atteste une diminution de rendement de 50 % dans une activité adaptée. Cette attestation repose toutefois sur la constatation que l'assuré n'utilise quasiment plus son bras gauche. Or, d'une part, cette constatation est contredite par le rapport de stage à l'ORIPH de Delémont, où l'assuré a pu effectuer des travaux en se servant de sa main gauche, le bras en appui sur l'établi; d'autre part, les médecins du COMAI ont attesté, au terme d'un rapport revêtant une pleine valeur probante, que l'assuré pouvait utiliser son bras gauche pour des activités ne nécessitant pas l'usage de la force ni de lever le bras au-dessus de l'horizontale. Le docteur S.________ constate la même capacité de travail résiduelle, en ajoutant toutefois que l'assuré ne peut effectuer de travaux répétitifs de la main gauche, ni porter de charges, même à deux mains. Il convient donc de tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que l'assuré dispose d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, eu égard à l'ensemble des limitations fonctionnelles décrites par les médecins du COMAI et le docteur S.________.