Citation: 4A_52/2010 15.04.2010 E. A

La Société Anonyme X.________ a eu pour but de détenir l'ensemble des parts de copropriété par étages d'un bâtiment d'habitation sis à Genève, oeuvre d'un architecte célèbre. Elle est entrée en liquidation en janvier 1999 et sa faillite est survenue le 22 mars 2004. B.________ occupe un appartement de cinq pièces et demie au septième étage de ce bâtiment. Le 19 décembre 2005, l'administration de la faillite l'a avertie que le bail à loyer de la personne qui lui sous-louait ce logement avait été résilié. Elle lui proposait un « bail précaire » qui devait débuter le 1er janvier 2006 et prendre fin le soixantième jour qui suivrait la vente aux enchères publiques de l'appartement. Le loyer s'élèverait à 1'400 fr. par mois. Ce contrat était soumis à une condition suspensive: il devrait être approuvé par la Commission de conciliation en matière de baux à loyers le 31 janvier 2006 au plus tard, et le procès-verbal de l'audience devrait valoir jugement d'évacuation dès le soixante-et-unième jour suivant la vente forcée. B.________ a accepté cette proposition le 16 février 2006. Plus de quatorze mois après, le 27 avril 2007, l'administration a saisi la Commission de conciliation afin de faire approuver la convention des parties et obtenir le procès-verbal voulu. Les parties n'ont trouvé aucun accord lors de l'audience du 28 juin 2007. L'administration a retiré sa requête alors que les parties étaient convoquées pour une nouvelle audience le 6 novembre 2007.