Citation: 4P.179/2004 11.01.2005 E. 5

5.1 Le recourant soutient enfin que la Cour civile a apprécié arbitrairement deux témoignages pour estimer à 250'000 fr. la valeur du cheval avant les faits litigieux. Il discute le contenu des dépositions, lesquelles, à ses yeux, ne seraient pas affirmatives sur la question à résoudre. Il s'étonne que les intimés n'aient pas cherché à prouver le prix d'achat de l'étalon par la production d'une pièce. 5.2 Il est douteux que ce moyen, tel qu'il est présenté, réponde aux exigences strictes de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Il n'importe, car il est de toute manière totalement infondé. Les déclarations des témoins E.________, alors entraîneur de l'écurie de courses des demandeurs, et de D.________, instructeur d'équitation, ont été recueillies par voie de commission rogatoire. Le premier témoin a certifié formellement le 19 juillet 1999 que le prix d'achat du cheval "X.________" se montait à 250'000 fr. Entendu le 17 août 1999, D.________ a indiqué, certes de manière un peu plus hésitante, qu'il s'agissait bien du prix convenu entre le vendeur et l'acheteur de l'étalon. Sur cette base, on cherche vainement en quoi l'autorité cantonale aurait commis arbitraire en retenant la constatation incriminée. A cela s'ajoute que la Cour civile a encore fait état d'un élément corroborant son point de vue (p. 39/40 du jugement critiqué). En effet, l'expert judiciaire, en page 23 de son rapport du 9 août 2000, a estimé qu'un prix de 250'000 fr. pour un cheval du niveau de "X.________" était correct, même s'il constituait une "limite supérieure".