Citation: 8C_747/2020 E. 4.2

4.2. La recourante, qui se plaint essentiellement et conformément à la jurisprudence (cf. consid. 3.3 supra) d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire, admet que le Tribunal fédéral a confirmé dans son arrêt du 14 mars 2018 que sa conclusion tendant au versement d'indemnités journalières, formulée en procédure cantonale, était irrecevable. Elle fait toutefois remarquer à juste titre ne pas avoir conclu devant la juridiction cantonale au versement direct d'une rente d'invalidité ou d'une IPAI, mais au renvoi de la cause à l'intimée pour instruction complémentaire et examen du droit à de telles prestations, auquel il aurait pu être procédé en cas de reconnaissance d'une affection causale. Par conséquent, seule la conclusion portant sur le versement d'indemnités journalières échappait à l'objet de la contestation, et non celle ayant trait à la rente et à l'IPAI. Indépendamment de ce qui précède, la recourante relève à raison que ses conclusions n'ont pas eu d'incidence sur le contenu de ses écritures. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que ses écritures étaient consacrées à la nature de ses troubles, présentés comme des lésions corporelles assimilées à un accident, et au lien de causalité naturelle entre l'événement dommageable et lesdites lésions, à la lumière des différents avis médicaux au dossier. L'objet du litige était du reste limité à la question de la responsabilité de l'intimée. Dès lors que la recourante n'a pas abordé dans ses écritures les questions relatives à l'allocation d'indemnités journalières, d'une rente d'invalidité ou d'une IPAI, le motif pris de l'irrecevabilité de ses conclusions sur ces points pour réduire l'indemnité n'apparaît guère convaincant. Il en va de même du reproche fait par les premiers juges à la recourante d'avoir procédé à une analyse détaillée du dossier médical. L'intimée a considéré que le lien de causalité naturelle entre l'accident et les affections de la recourante n'était plus donné à partir du 1 er avril 2015, le statu quo sine ayant été atteint à cette date. Elle a statué sur la base des différents avis médicaux au dossier, en particulier ceux de ses médecins-conseils. On ne saurait dès lors reprocher à la recourante d'avoir discuté en détail les aspects médicaux de son dossier devant la cour cantonale, étant rappelé à ce titre que savoir si l'événement assuré et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de causalité naturelle est une question de fait que l'administration, ou le cas échéant le juge, examine en se fondant essentiellement sur des renseignements d'ordre médical (ATF 142 V 435 consid. 1 et les références citées). Les juges cantonaux ont d'ailleurs analysé les rapports médicaux au dossier pour retenir, comme le défendait la recourante, que l'on ne pouvait pas exclure à ce stade de la procédure que l'accident influait encore sur son état de santé.