Citation: 6B_351/2022 E. 1.4.1

1.4.1. En l'espèce, le recourant n'explique aucunement en quoi la situation financière qui ressortait de la décision de l'office des poursuites ne correspondrait pas à sa situation réelle, que ce soit par rapport à son revenu ou par rapport à ses charges. En effet, s'agissant de son revenu, il avait déclaré aux débats d'appel qu'entre 2012 et 2016 son revenu mensuel net était de 2'500 francs (cf. jugement entrepris, p. 11). Notons que ce montant allégué est plus élevé que celui retenu pour la période litigieuse, à savoir 2'200 fr. mensuel net (cf. dossier cantonal, pièce 170; art. 105 al. 2 LTF). S'agissant des charges, le recourant affirme avoir eu un loyer de 1'600 fr. durant cette période. Or, il ressort de la décision de l'office des poursuites, sur laquelle la cour cantonale s'est basée, qu'il avait un loyer de 2'500 fr., mais que ce dernier n'était pas payé de sorte qu'il avait - à juste titre - été exclu du calcul du minimum vital (cf. dossier cantonal, pièce 170; art. 105 al. 2 LTF). Il convient de souligner que la capacité économique de verser la contribution d'entretien se détermine par analogie avec le droit des poursuites relatif au minimum vital. Le montant du loyer allégué par le recourant est moindre par rapport à celui qui a été retenu, en outre, le recourant ne tente pas de démontrer qu'il aurait effectivement payé un tel loyer ou que la cour cantonale aurait omis arbitrairement des éléments allant dans ce sens. Il se contente d'affirmer que la cour cantonale n'expliquerait pas pourquoi elle s'était écartée de ses déclarations, selon lesquelles, il aurait payé un loyer de 1'600 fr. par mois. La cour cantonale a pourtant précisé que le recourant avait régulièrement varié dans ses déclarations et qu'il avait lui même expliqué avoir jeté toutes les pièces nécessaires à établir sa situation financière. Ces raisons sont suffisantes pour comprendre pourquoi elle s'était écartée de ses déclarations. Le recourant soutient également que l'information relative à son adresse à W.________ serait fausse dans la décision de l'office des poursuites. Même dans l'hypothèse d'une telle erreur, celle-ci ne serait pas de nature à jeter un doute sur la crédibilité à donner aux informations contenues dans la décision. Partant, il n'était pas arbitraire de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que la situation financière du recourant correspondait à celle établie par l'office des poursuites dans sa décision du 21 janvier 2015.