Citation: I 366/05 12.07.2005 E. 1

que cette dernière était également suivie par le docteur O.________, médecin généraliste; que ce praticien a exposé, dans un rapport du 25 août 2003, que N.________ souffrait de douleurs à la mobilisation de l'articulation métatarso-phalangienne du pied gauche, la partie externe de l'articulation étant particulièrement sensible, avec la formation d'un oignon; qu'il a également précisé que l'assurée souffrait de douleurs dans le poignet droit, lors de la supination et lors de la pronation, avec une faiblesse relative, notamment lors de la préhension; qu'il a encore posé les diagnostics d'état dépressivo-anxieux et de migraines à répétition, en ajoutant que les douleurs du pied et du poignet limitaient certainement la capacité de travail de l'assurée; qu'il ne s'est toutefois pas prononcé plus précisément sur cette capacité de travail, renvoyant sur ce point à l'avis de spécialistes; qu'une enquête économique a été menée par l'office AI en vue de déterminer dans quelle mesure N.________ était gênée pour l'accomplissement des tâches ménagères dont elle avait habituellement la charge; qu'il en est ressorti, pour l'essentiel, une diminution de rendement de 30 % pour les tâches liées à l'alimentation (en particulier : préparation des repas, manipulation de casseroles ou de plats lourds), ainsi que certaines difficultés pour diverses autres activités (principalement pour l'entretien extérieur de la maison, récurer le sol, porter les corbeilles à lessive et effectuer les nettoyages saisonniers) (rapport d'enquête économique du 9 janvier 2004); que l'office AI a ensuite confié aux docteurs M.________, psychiatre, et U.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, le soin de réaliser une expertise pluridisciplinaire; que le docteur U.________ a posé les diagnostics de «douleurs des avant-pieds plurifactorielles», (troubles statiques après chirurgie correctrice), de status après fracture de l'épiphyse distale du radius droit en août 2002 et de syndrome fruste du tunnel carpien droit, en précisant que ces atteintes à la santé n'entraînaient aucune incapacité de travail dans l'activité de caissière exercée par la recourante jusqu'en mai 2002; qu'il a également fait état d'un phénomène d'auto-limitation, avec une force de préhension dérisoire de la main droite, compte tenu des performances observées hors contexte de mesure (rapport du 15 octobre 2004); que le docteur M.________ a, pour sa part, décrit une majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques (F 68.0) et nié toute incapacité de travail en raison d'une atteinte à la santé psychique (rapport du 2 novembre 2004); que par décision et décision sur opposition des 23 novembre 2004 et 20 janvier 2005, l'office AI a rejeté la demande de prestations de N.________; que le recours de cette dernière contre la décision sur opposition de l'office AI a été rejeté par jugement du 10 mai 2005 du Tribunal des assurances du canton du Valais; que N.________ interjette un recours de droit administratif contre ce jugement, dont elle demande l'annulation, en concluant à l'octroi d'une rente partielle de l'assurance-invalidité; que l'intimé conclut au rejet du recours, alors que l'Office fédéral des assurances sociales a renoncé à se déterminer; que le jugement entrepris expose les dispositions légales et la jurisprudence applicables en l'espèce, de sorte qu'il convient d'y renvoyer; que les premiers juges ont nié toute incapacité de travail de l'assurée en se fondant principalement sur les rapports établis par les docteurs U.________ et M.________; que la recourante conteste la valeur probante de ces rapports médicaux, qui n'auraient pas suffisamment tenu compte des douleurs qu'elle ressent au pied gauche et au poignet droit, ainsi que de l'incapacité de travail attestée par le docteur O.________; qu'elle fait valoir comme preuve de ses douleurs les nombreux médicaments prescrits par les médecins consultés et le fait qu'une nouvelle intervention chirurgicale sur le pied gauche avait été envisagée, dont les chances de succès ont finalement été jugées trop limitées; que l'existence d'atteintes à la santé justifiant un traitement médical n'entraîne toutefois pas forcément une incapacité de travail et de gain, ni une incapacité à accomplir des tâches ménagères; qu'en l'occurrence, les docteurs U.________ et M.________ ont dûment pris en considération les traitements suivis par la recourante, ainsi que ceux qui ont été envisagés par leurs confrères; qu'ils ont d'ailleurs expressément admis la persistance d'une déformation du pied gauche, mais ont nié que cette affection, ainsi que les autres atteintes à la santé dont souffre la recourante, aient une répercussion sur sa capacité de travail dans une activité telle que celle exercée jusqu'en mai 2002, n'imposant pas de longues stations debout; que dans ce contexte, les docteurs U.________ et M.________ ont également tenu compte des douleurs alléguées par l'assurée, mais en ont relativisé l'intensité en se fondant sur le résultat des examens auxquels ils ont procédé; que contrairement à ce que semble admettre la recourante, cette divergence entre les conclusions des experts et ses propres allégations ne permet pas de mettre en doute la valeur probante des rapports établis par les docteurs U.________ et M.________; que par ailleurs, la même valeur probante ne saurait être attribuée au rapport établi par le docteur O.________, qui a attesté une incapacité de travail en se fondant essentiellement sur les plaintes de l'assurée et sans préciser dans quelle mesure celles-ci étaient corroborées par les constatations objectives qu'il avait pu effectuer; que ce praticien a du reste invité l'office AI à s'adresser à des spécialistes pour une évaluation plus précise de la capacité de travail de l'assurée; que partant, les premiers juges ont admis à juste titre, en se fondant sur les constatations des docteurs U.________ et M.________, que la recourante ne subissait pas d'incapacité de travail ou de gain, et que la diminution de rendement dans l'accomplissement de ses tâches ménagères habituelles était dans tous les cas insuffisante à fonder un taux d'invalidité de 40 % ou plus, ouvrant droit à une rente d'invalidité; que sur ce dernier point, l'enquête économique menée par l'office AI au domicile de l'assurée ne conduit pas à une conclusion différente, cette enquête n'ayant pas, en particulier, mis en évidence de diminution de rendement de l'ordre de 70 % lors de l'utilisation de la main droite, contrairement à ce qu'affirme la recourante en instance fédérale, par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: