Citation: 6B_1093/2018 E. 5.5

5.5. Le recourant conteste encore que la tromperie fût astucieuse. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pourtant, sur ce point, pas le flanc à la critique. Selon les déclarations de C.B.________, lui-même et son épouse ont confié au recourant la rénovation de leur immeuble car celui-ci leur avait été présenté par le vendeur. Ce dernier avait précisé que le recourant avait surveillé la rénovation de la villa. L'intéressé pouvait ainsi prévoir que C.B.________ et B.B.________ n'effectueraient pas de vérifications concernant sa propre solvabilité ou celle de F.________ Sàrl. La relation de confiance entre les parties explique d'ailleurs que le recourant eût pu faire accepter aux prénommés les contrats du 7 mars 2014 prévoyant le versement immédiat d'acomptes supérieurs à la moitié du prix forfaitaire des travaux. Il ne peut donc être reproché à C.B.________ et B.B.________ de ne pas avoir procédé à des vérifications concernant la personne qui était déjà intervenue sur l'immeuble concerné, pour le compte du vendeur de celui-ci. On ne se trouve pas dans une situation qui permettrait exceptionnellement d'exclure l'astuce eu égard au comportement des dupes. Partant, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour escroquerie.