Citation: 6B_157/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la culpabilité de la recourante était extrêmement lourde. Celle-ci n'avait pas hésité à s'en prendre à la vie d'autrui, par une manoeuvre soigneusement diligentée et entreprise sur la durée. Le comportement de l'intéressée dénotait une "rare perversité" et une absence totale de scrupule. La méthode employée était particulièrement vile, tant au regard des moyens utilisés et des souffrances qu'elle aurait pu causer à la victime, qu'au vu du but visé, soit l'élimination - à petit feu - de la femme de son amant afin de prendre sa place et d'obtenir un titre de séjour. La recourante avait en outre joué sur la faiblesse de l'intimée, dont elle connaissait la grave dépendance à l'alcool. Elle a exécuté son plan avec froideur et détermination, seule son arrestation ayant permis de mettre un terme à son activité délictueuse. La recourante avait alors accusé l'intimée en tentant de la faire passer pour l'auteur d'un complot. Elle avait ensuite compliqué l'instruction par ses mensonges et l'invention de personnages auxquels elle tentait d'imputer ses actes. Le fait que le témoin G.________ apprécie l'intéressée et lui fasse confiance ne pouvait par ailleurs influer sur la fixation de la peine. En revanche, il convenait de retenir, à décharge, la vie difficile de la recourante, l'exil et la précarité dans laquelle elle avait vécu en Suisse. Elle n'avait en outre pas causé de difficultés en prison. Enfin, l'infraction la plus grave était restée au stade de la tentative inachevée, ce qui permettait de réduire une peine sanctionnant une infraction pour laquelle un minimum de 5 ans de privation de liberté était prévu.