Citation: 9C_248/2022 E. 5.3.3

5.3.3. Le Tribunal fédéral a en outre confirmé sa jurisprudence de manière constante (ATF 141 V 642 consid. 4.3.2; 140 V 267 consid. 5.2.1; 133 V 504 consid. 4.2). Il a donc examiné si une modification de la jurisprudence s'imposait pour conclure, à l'issue de son analyse, que tel n'était pas le cas (ATF 133 V 504 consid. 4.2 et les références). La jurisprudence continue certes de susciter des critiques d'une partie de la doctrine (parmi d'autres, voir HARDY LANDOLT, Sozialversicherungsrechtliche Schadenminderungspflicht von Angehörigen, JaSo 2021, ch. 2.1.2 p. 122; JEAN-LOUIS DUC, De l'obligation des assurés non-actifs de diminuer le dommage dans l'assurance-invalidité, PJA 2014, p. 1035). Les auteurs cités par la recourante n'apportent cependant aucun élément nouveau qui n'aurait pas déjà été discuté et écarté par le Tribunal fédéral. De même, mise à part son désaccord avec la jurisprudence, la recourante ne met pas en évidence de motifs sérieux et objectifs qui, dans l'intérêt de la sécurité du droit, imposeraient de procéder à un changement de jurisprudence (consid. 5.2 infra). Singulièrement, elle n'établit nullement que l'obligation de réduire le dommage, en tant que principe général ancré à l'art. 7 al. 1 LAI, entraînerait une discrimination directe ou indirecte des femmes s'occupant de leur ménage. Elle omet en particulier le fait que la jurisprudence exige des organes de l'assurance-invalidité que ce principe ne soit pas appliqué de manière trop stricte, voire excessive ou disproportionnée (ATF 141 V 642 consid. 4.3.2; BRUNNER/VOLLENWEIDER, in Commentaire bâlois, Allgemeiner Teil des Sozialversicherungsrechts, 2020, n° 65 ad art. 21 LPGA; BÉATRICE DESPLAND, L'obligation de diminuer le dommage en cas d'atteinte à la santé, 2012, p. 102 ch. 3.2.2.2).