Citation: 6B_1188/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant sollicite par ailleurs des intimés, conjointement et solidairement entre eux, le paiement d'une indemnité pour tort moral qu'il chiffre à 20'000 francs. L'intéressé, âgé de 78 ans, précise que les "pressions exercées sur sa personne l'ont profondément affecté" et soutient avoir subi de "graves crises d'asthme" après s'être vu notifier un commandement de payer portant sur une somme très importante. Il souligne encore que la plainte pénale a donné lieu à une perquisition à son domicile, qu'il qualifie de "traumatisante". Les prétentions que le recourant fait valoir ne constituent pas des créances de droit public, lesquelles sont en principe exclues du champ d'application de l'art. 81 LTF (ATF 138 IV 86 consid. 3.1 p. 88; arrêt 6B_1163/2017 du 10 avril 2018 consid. 1.3). En effet, même si l'administrateur officiel est désigné par une autorité, il exerce une fonction de nature privée, de sorte que sa responsabilité doit être régie par les art. 41 ss et 398 ss CO, appliqués par analogie (PAUL-HENRI STEINAUER, Le droit des successions, 2 e éd., p. 470; KARRER/ VOGT/LEU, Basler Kommentar, 5 e éd., n° 67 ad art. 554 CC et n° 38 ad art. 595 CC; cf. également s'agissant de l'exécuteur testamentaire [art. 517 al. 1 CC] : ATF 142 III 9 consid. 4.1 p. 10; ATF 101 II 47 consid. 2 p. 53). Dans ces circonstances, il convient d'admettre que la décision attaquée pourrait avoir des effets sur le jugement des prétentions civiles du recourant. Il est ainsi habilité à recourir sur le fond au Tribunal fédéral.