Citation: 5A_945/2018 E. B

B.a. Le 20 mars 2018, A.________ a déposé une requête en règlement amiable des dettes, requérant, sur mesures superprovisionnelles, la suspension de l'ensemble des poursuites dirigées à son encontre, en sorte que la vente aux enchères de la parcelle n° 3415, fixée au lendemain, devait être annulée; sur mesures provisionnelles, elle a sollicité la suspension de toutes les poursuites dirigées contre elle; au fond, elle a conclu à l'octroi d'un sursis d'un mois pour obtenir un règlement amiable de ses dettes ainsi que la désignation d'un commissaire chargé de l'assister dans la réalisation de ce règlement. A.________ invoquait en substance la possibilité d'un refinancement par la banque D.________ SA (ci-après: la banque D.________) à hauteur de 10'000'000 fr. ainsi qu'une promesse de vente et d'achat portant sur l'ensemble des parcelles n° s 3415, 3926 et 4556 pour un montant de 17'000'000 fr. Le prêt consenti par la banque D.________ lui permettrait de rembourser tous ses créanciers et ceux de B.________ SA en liquidation - ce qui permettrait à la société de recouvrir la libre disposition de ses parcelles -, la banque étant quant à elle couverte par le produit de la vente des trois parcelles précitées. B.b. Par ordonnance du 20 mars 2018, le Tribunal a fait droit aux mesures superprovisionnelles et provisionnelles requises par A.________. B.c. Cette ordonnance a toutefois été révoquée le 21 mars 2018, le Tribunal rejetant ainsi la requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles qu'il avait admise la veille. B.d. La parcelle n° 3415 a été adjugée à C.________ le même jour. B.e. Le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 21 mars 2018 a été rejeté par la Cour de justice le 1er octobre 2018.