Citation: 8C_458/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Les premiers juges ont rappelé avoir retenu, dans leur arrêt du 5 juin 2020, que des troubles psychiques - sans lien de causalité adéquate avec la maladie professionnelle du recourant - alimentaient les problèmes respiratoires de celui-ci. Or le docteur D.________ et la doctoresse E.________ avaient tenu compte de l'évolution des symptômes telle que décrite par le recourant sans tenir compte de l'influence desdits troubles psychiques. Ils avaient également pris en considération l'augmentation de sa médicamentation, sans se demander toutefois si elle était objectivement justifiée ou si elle avait été provoquée par les plaintes du patient. Ils avaient d'ailleurs implicitement admis s'être contentés de prendre note des déclarations de celui-ci, sans autre remise en question. L'instance précédente en a conclu qu'elle ne pouvait pas suivre les conclusions des spécialistes de l'Hôpital F.________, lesquels ne semblaient pas conscients de l'impact des troubles psychiques sur la santé physique du recourant. Partant, seules devaient être examinées les données objectives, à savoir les tests de la fonction pulmonaire, en particulier les valeurs VEMS [Volume Expiratoire Maximum Seconde] et CVF [Capacité Vitale Forcée] relevées par ces médecins.