Citation: 5P.44/2001 08.03.2001 E. 3

3.- a) Le recourant expose que l'attestation délivrée par l'employeur de l'intimée le 21 décembre 1999, à la-quelle se réfère la cour cantonale (arrêt attaqué, p. 10/11), ne précise pas si les chiffres qu'elle contient correspondent à des salaires nets ou bruts. Il soutient qu'il doit s'agir de salaires nets et non bruts, dès lors que l'attestation en question a été délivrée en réponse à un courrier qui demandait d'indiquer le salaire net. Ce grief est infondé. En effet, dans une précédente attestation du 19 août 1999, l'employeur de l'intimée indiquait en référence à celle-ci que "[d]epuis le début de l'année, elle a touché un salaire brut de CHF 17'400.-". Or ce montant de 17'400 fr., expressément indiqué comme salaire brut, correspond précisément à un salaire de 2'175 fr. versé pour les huit premiers mois de l'année (17'400 : 8 = 2'175). b) Le recourant reproche ensuite aux juges cantonaux d'avoir retenu à tort que l'appartement qu'il occupe est com-posé de trois pièces et demie, alors qu'il ressort très clairement du bail à loyer figurant au dossier que cet appartement ne comprend que trois pièces, comme l'avait d'ailleurs retenu le premier juge. Il s'agit en réalité d'un petit appartement (62 m2) dont le loyer (975 fr.) est relativement modéré au vu des loyers habituellement pratiqués dans la région lausannoise. Imposer au recourant de louer un appartement de deux pièces au lieu de trois ne lui permettrait plus d'exercer son droit de visite - fixé selon le jugement de divorce à un week-end sur deux, du vendredi soir au dimanche soir, trois semaines pendant les vacances d'été et une pendant les vacances d'hiver, ainsi qu'alternativement trois jours à Pâques ou Pentecôte et à Noël ou Nouvel-An - dans de bonnes conditions. En effet, cela imposerait au recourant et à ses deux fils de passer une partie importante de leur temps dans deux pièces seulement, dont l'une devrait immanquablement être aménagée la nuit en dortoir pour enfants et pendant la journée en salle de séjour. Afin d'obtenir une réduction de loyer, compte tenu de la surface de l'appartement actuel, le nouvel appartement devrait en outre être très petit. Ces critiques sont également infondées. Le fait que l'appartement actuellement occupé par le recourant soit composé de trois pièces et non de trois pièces et demie ne modifie en soi pas l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle le recourant, qui vit seul, pourrait habiter un logement moins grand et donc moins coûteux que celui où il demeure actuellement (cf. consid. 2b supra). La question de savoir si le recourant devrait pouvoir trouver un logement moins grand pour un loyer inférieur de quelque 200 fr. à celui qu'il paie actuellement - ce qui paraît être l'avis de la cour cantonale, qui considère que le recourant ne peut pas opposer à l'intimée l'augmentation de charges consécutive au départ du sieur Y.________ pour un montant allant au delà de 300 fr. par mois (cf. consid. 2b supra) - relève d'une appréciation des circonstances locales que l'autorité cantonale connaît mieux que le Tribunal fédéral (ATF 119 Ib 254 consid. 2b) et que la simple allégation contraire du recourant ne suffit en tout cas pas à faire apparaître comme arbitraire. S'agissant par ailleurs des conditions d'exercice du droit de visite, il n'apparaît pas que celui-ci s'exercerait dans de moins bonnes conditions dans un appartement de deux pièces que lorsque le recourant partageait son appartement de trois pièces avec le sieur Y.________. Au demeurant, selon les constatations contenues dans le jugement de première instance (p. 7/8), dont la Chambre des recours a fait sien dans son entier l'état de fait, si le recourant prend certes les enfants un week-end sur deux, il n'a pas été établi qu'il s'en occupait pendant les vacances. Il s'ensuit que l'autorité cantonale pouvait sans arbitraire considérer que le recourant est en mesure de réduire ses charges de quelque 200 fr., sans compromettre l'exercice du droit de visite, en déménageant dans un logement moins grand et moins coûteux.