Citation: 4A_268/2020 E. 3

La Cour de justice a considéré que les parties avaient conclu un contrat de courtage, à tout le moins par actes concluants. En effet, le recourant avait fait part à l'intimé, courtier professionnel en véhicules automobiles de collection, de son intérêt à l'acquisition d'un véhicule de marque..., modèle..., et l'intimé lui avait présenté deux possibilités d'acquisition, la première aux Etats-Unis et la seconde en France. Les parties avaient échangé des correspondances au sujet des offres proposées. L'intimé s'était rendu auprès du vendeur domicilié en France, qu'il ne connaissait pas, et dont il avait communiqué le nom au recourant afin d'examiner l'état du véhicule pour le compte du recourant. Il lui avait fait un rapport favorable de ses constatations, de sorte que le recourant avait alors contacté ce vendeur, l'avait rencontré, s'était déplacé au lieu où se trouvait le véhicule et avait conclu l'affaire. Aucun élément au dossier ne permettait de constater d'éventuelles " manoeuvres frauduleuses " du courtier, contrairement à ce qu'affirmait le recourant lequel considérait le contrat comme nul en tout état de cause. Une rémunération était acquise à l'intimé qui exerçait comme courtier professionnel, en l'absence de clause explicite figurant dans un contrat entre les parties dérogeant à la solution légale. Le montant de la rémunération n'avait pas été fixé par les parties. Le recourant n'avait pas remis en cause le montant fixé par le premier juge qui correspondait à celui facturé par l'intimé, de sorte que la cour pouvait le confirmer sans autre examen.