Citation: 6B_101/2021 E. 3.4.1

3.4.1. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale de s'être fondée exclusivement - voire à tout le moins de manière prépondérante - sur la quantité de drogue acquise puis écoulée. Quand bien même cette quantité était divisée par plus de la moitié par rapport à celle retenue avant l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, la cour cantonale n'avait procédé qu'à une déduction de cinq mois de la peine initiale, alors que les autres critères de pondération restaient inchangés. De même, la cour cantonale n'aurait pas pris en compte la diminution du nombre de transactions effectuées en fonction de la nouvelle quantité de cocaïne écoulée, alors même que la nouvelle appréciation des preuves imposée à la suite de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral permettrait d'exclure à tout le moins 110 transactions. Il était en outre faux de retenir une faute presque aussi grave pour l'acquisition et la vente de 281 grammes de cocaïne pure que pour une quantité de 666 grammes, ce d'autant plus que le ministère public avait conclu à ce que la nouvelle peine soit fixée à 39 mois. Selon la jurisprudence rappelée ci-dessus, si la quantité de drogue constitue un élément important dans la fixation de la peine, elle perd cependant de l'importance au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la limite de 18 grammes pour la cocaïne. Par conséquent, il n'apparaît pas abusif de considérer que la diminution de la quantité de drogue écoulée par le recourant finalement retenue n'ait eu qu'une faible importance sur la diminution de la peine finalement prononcée, ce que le recourant semble admettre lui-même. Le recourant perd de vue que la cour cantonale, à la suite de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral 6B_386/2020 du 14 août 2020, a réduit la peine privative de liberté prononcée à son encontre de cinq mois, en raison de la quantité moindre de cocaïne écoulée finalement retenue, et donc a fortiori du nombre de transactions. Il ne peut dès lors être fait grief à la cour cantonale de n'avoir pas pris en considération cet élément dans la fixation de la peine. Au surplus, il ressort de la motivation de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a estimé que le nombre de transactions était néanmoins important et que ces dernières étaient ventilées sur une période de plus de sept ans d'activité délictueuse. La cour cantonale n'avait à cet égard pas à exprimer en chiffres ou en pourcentage l'importance qu'elle accordait à cet élément, conformément à la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.1). Enfin, la cour cantonale n'était pas liée par la peine requise par le ministère public.