Citation: 7B_366/2023 E. 3.1

3.1. Se référant en particulier aux art. 197 al. 1 let. b et c, 263 et 267 CPP, les recourants reprochent à l'autorité précédente d'avoir considéré qu'il existait encore des soupçons suffisants justifiant le maintien des séquestres litigieux; en particulier, la cour cantonale aurait omis de prendre en considération le classement de la procédure pénale à Y.________ - qui traitait pourtant d'un même complexe de faits -, le défaut d'identification par la société intimée depuis près de cinq ans du moindre contrat entaché de corruption, le refus de celle-ci de collaborer à l'instruction et l'absence de sanction contre deux de ses employés visés pourtant par sa plainte. Ils soutiennent également que l'étendue des séquestres ordonnés violerait le principe de la proportionnalité; cela découlerait du fait que la prescription de l'action pénale serait atteinte pour les faits antérieurs à 2008 et que l'autorité cantonale n'aurait pas pris en compte la relation bancaire n°ccc, dont la recourante B.________ Inc. est la titulaire, où se trouveraient USD 70 millions; la cour cantonale aurait également omis de mentionner que la plainte pénale de la société intimée "allégu[ait] un dommage inexistant".