Citation: 1C_870/2013 E. B

A la suite d'un courrier du Service de l'état civil et des naturalisations du canton de Fribourg (SECiN), l'Office fédéral des migrations (ODM) a informé A.________ qu'il devait examiner s'il y avait lieu d'annuler la naturalisation facilitée; l'intéressé a eu la possibilité de se déterminer mais n'a fait valoir aucune observation; il a renvoyé la déclaration autorisant l'ODM à consulter le dossier de son divorce. B.________, entendue le 8 juillet 2011, a déclaré avoir rencontré par hasard l'intéressé mi-juillet 2002 à Fribourg. Elle indique l'avoir demandé en mariage car il avait reçu son avis d'expulsion et ils voulaient poursuivre leur relation. Elle expose également que peu après leur mariage des tensions sont apparues, l'intéressé étant au chômage et approchant de la fin de droit alors qu'elle-même était également au chômage. Elle souligne que, dès la fin 2006 et le début 2007, le couple a rencontré d'importantes difficultés; elle a d'ailleurs, à ce moment-là, eu une relation adultérine. Elle a avoué immédiatement cette liaison à son époux, ce qui n'a fait qu'envenimer une situation déjà fortement dégradée. Finalement, ils se sont séparés en 2008 car leur relation était devenue invivable notamment en raison de son infidélité et des reproches qu'elle encourait de ce fait. Selon B.________, lors de la signature de la déclaration commune, ils vivaient ensemble et essayaient de sauver leur couple. Elle aurait signé cette déclaration en espérant que leurs problèmes se résoudraient et que la vie commune pourrait se poursuivre. A.________ s'est déterminé sur les observations de son ex-épouse et a souligné que lors de l'octroi de la naturalisation facilitée ils vivaient en harmonie avec elle. Il a également mentionné qu'après la naturalisation, son ex-épouse se sentant coupable en raison de son adultère aurait souhaité la séparation puis le divorce. Par décision du 4 juin 2012, l'ODM a prononcé, avec l'assentiment des autorités cantonales compétentes du canton de Fribourg, l'annulation de la naturalisation facilitée accordée à A.________. Selon cet office, la nationalité avait été obtenue sur la base de déclarations mensongères. En effet, l'intéressé ne vivait pas en communauté stable lors de la déclaration commune et du prononcé de la naturalisation. L'adultère de l'ex-épouse, à l'origine de la désunion, avait été commis et porté à la connaissance de l'intéressé avant la signature de la déclaration commune et ne constituait donc pas un événement extraordinaire et postérieur à la naturalisation propre à renverser la présomption.