Citation: 6B_391/2015 E. 3.3

3.3. Pour ce qui concerne le principe de la proportionnalité, la critique du recourant tombe à faux quand il fonde sa violation sur l'absence de risque de récidive (consid. 3.2). La durée de la mesure respecte le principe de proportionnalité en considération du fait que le recourant a été condamné notamment pour des infractions contre l'intégrité sexuelle et corporelle et que les intérêts à protéger sont importants. L'atteinte à la personnalité du recourant est en outre atténuée puisqu'il bénéficie depuis février 2014 d'un allègement progressif du cadre institutionnel. Les progrès réalisés par le recourant démontrent l'utilité de la mesure. Pour le surplus, les mesures d'accompagnement qu'il préconise pour assortir une libération conditionnelle sont prématurées au regard du pronostic défavorable. La cour cantonale était ainsi fondée à refuser la libération conditionnelle du recourant.