Citation: 4A_323/2021 E. 5.4.3

5.4.3. La cour d'appel a noté que les deux contrats invoqués par les demandeurs pour étayer leur thèse d'un détournement de commissions ne leur étaient d'aucun secours, tout comme la pièce n° 50: outre qu'elle était dépourvue de force probante, elle ne renseignait pas sur le nom des partenaires contractuels du défunt (décédé en 1986), ni sur la durée des contrats (dont on pouvait difficilement admettre qu'ils pussent perdurer au-delà du décès de l'homme d'affaires, comme l'avaient fait remarquer les juges pénaux, réd.). Pour le surplus, les allégués relatifs au nom des sociétés prétendument liées au défunt étaient irrecevables (parce qu'énoncés dans l'écriture tardive du 30 septembre 2018, consid. 5.6.3 infra), et les demandeurs présentaient leur propre lecture des pièces nos 27 et 39; cette dernière consistait dans le rapport d'une société fiduciaire ne livrant aucun nom ou numéro de compte bancaire, sauf dans un cas déjà liquidé par un jugement étranger. Enfin, il était inutile d'évoquer les prétendus liens du défunt avec deux sociétés françaises, à mesure que les demandeurs ne soutenaient pas que celles-ci devaient encore des commissions. La cour d'appel a ensuite considéré que par appréciation anticipée des preuves, il était correct de refuser l'audition de témoins.