Citation: 6B_290/2021 E. 1.3

1.3. En l'espèce, il n'est pas contesté que le recourant a fait usage d'une identité fictive et a fourni à B.________ AG un faux document d'identité ainsi qu'un permis de séjour obtenu frauduleusement dans le but de l'amener à conclure le contrat de leasing avec lui. Le recourant fait valoir, cependant, que l'intimée n'a pas examiné sa capacité à rembourser le crédit, comme la loi l'y obligeait pourtant (cf. art. 1 al. 2, 8 al. 1 et 29 de la Loi fédérale sur le crédit à la consommation [LCC; RS 221.214.1]). Si l'intimée avait requis de sa personne des documents attestant de sa situation financière, comme un extrait de poursuite, la présentation de fiches de salaire, une décision de taxation (cf. art. 28 al. 3 let. b LCC) ou un contrat de bail à loyer (cf. art. 28 al. 3 let. a LCC), elle aurait pu constater la situation financière du recourant ainsi que sa réelle identité. Ce n'était que dans l'hypothèse où le recourant se serait obstiné à produire de faux documents attestant de sa situation financière au nom de D.________, confortant par ce biais la dupe sur son identité fictive, que cette dernière aurait été dans l'incapacité de déceler la tromperie du recourant. L'intimée était donc co-responsable de l'erreur.