Citation: 2C_621/2015 E. 5.2.2

5.2.2. Dans la présente espèce, il n'a jamais été question de violence conjugale. Le fait que ce soit l'épouse du recourant qui a mis fin à leur union n'est pas pertinent. Par ailleurs, la réintégration sociale de l'intéressé dans sa patrie devrait s'effectuer relativement aisément dès lors qu'il y a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans et qu'il y est retourné à plusieurs reprises depuis son départ. En outre, il y retrouvera ses parents et pourra mettre à profit son expérience en tant qu'informaticien. Les arguments du recourant quant à sa bonne intégration en Suisse ne sont pas déterminants au regard des conditions de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr (arrêt 2C_956/2013 du 11 avril 2014 consid. 3.3). C'est également en vain qu'il fait valoir l'impossibilité d'obtenir un travail dans son domaine d'activité au Niger, puisque la réintégration dans le pays d'origine n'est pas déjà fortement compromise parce que l'étranger n'y retrouvera pas de travail dans le domaine d'activité qui était le sien en Suisse (cf. arrêt 2C_956/2013 précité consid. 3.3). Pour le surplus, on ne voit pas que le retour du recourant dans son pays d'origine l'exposerait à des dangers plus graves que ceux auxquels ses compatriotes restés au pays sont confrontés. En tout cas, il n'apporte pas la preuve de tels dangers. Dans ces conditions, la Cour de justice a estimé à juste titre qu'il n'y avait pas de raisons personnelles majeures justifiant la poursuite du séjour du recourant en Suisse. En rendant l'arrêt attaqué, elle n'a donc pas violé l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr ni ses dispositions d'exécution figurant à l'art. 77 OASA; elle n'a pas non plus abusé de son pouvoir d'appréciation (cf. art. 96 al. 1 LEtr). Finalement, contrairement à ce que le recourant semble croire, le fait que le Département fédéral des affaires étrangères informe les éventuels voyageurs des risques qu'ils pourraient encourir au Niger n'empêche pas le renvoi des Nigériens dans leur patrie. Ces documents s'adressent aux ressortissants helvétiques en voyage et ne fournissent que de manière abstraite des renseignements sur les risques que peuvent encourir les ressortissants de la région concernée. En cela, la situation décrite par de tels conseils ne permet pas de conclure à une réintégration fortement compromise du recourant dans son pays d'origine (cf. arrêt 2C_956/2013 précité consid. 3.3).