Citation: 6B_99/2015 E. 3.6

3.6. Si le recourant admet ne pas avoir signalé à l'Hospice général l'existence du compte ouvert à son nom auprès de la banque A.________, il n'aurait toutefois pas fait preuve d'astuce et n'aurait pas eu l'intention d'escroquer ce dernier ou agi dans le dessein de se procurer un enrichissement illégitime, dès lors qu'il ne serait pas le propriétaire du montant de 64'000 fr. crédité sur ce compte. Ce faisant, le recourant n'énonce aucune critique sur le caractère astucieux de sa tromperie. Il se borne à contester la réalité de la tromperie sous l'angle de l'appréciation des preuves, grief qui a été écarté (cf. supra consid. 2.3). Il en va de même de sa contestation relative à son intention et son dessein d'enrichissement illégitime. En tout état de cause, les éléments constitutifs de l'infraction d'escroquerie sont réunis en l'espèce. Le recourant a menti à l'Hospice général en ne déclarant pas qu'il disposait d'une fortune représentant 20 ans d'économies, s'élevant à 64'000 fr. au 13 octobre 2008, et en lui cachant l'existence du compte bancaire, dont il était titulaire, sur lequel le montant précité a été crédité à cette dernière date, lorsqu'il a complété et signé les formulaires de demande de prestations et d'engagement. Il savait que sur la base des renseignements produits, l'autorité renoncerait à procéder à de plus amples investigations. Il a ainsi indûment perçu le montant de 74'624 fr. 50. En conséquence, la condamnation du recourant pour escroquerie ne viole pas le droit fédéral. Ce grief est donc mal fondé.