Citation: I 437/04 23.06.2005 E. B

Z.________ a formé recours contre la décision du 17 avril 2002 devant le Tribunal administratif de la République et canton de Neuchâtel, en concluant, sous suite de dépens, à l'annulation de celle-ci et au renvoi du dossier à l'office AI pour qu'il procède à un complément d'instruction. Elle contestait l'octroi d'une demi-rente d'invalidité limité au 30 juin 2001. Le 28 juin 2002, le président du Tribunal administratif a ordonné la suspension de la procédure, qui avait été sollicitée par l'office AI souhaitant procéder à un complément d'instruction sous la forme d'une expertise. Une expertise a été confiée au docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et médecin au Centre médical de psychothérapie cognitive. Dans un rapport du 14 janvier 2003, le docteur S.________ et la psychologue C.________ ont retenu que Z.________ présentait notamment un état dépressif majeur récurent de gravité moyenne. Ils indiquaient que la dépression, l'anxiété, la vulnérabilité de la personnalité intrinsèque diminuaient sa capacité de travail de l'ordre de 50 % dans toute activité. Dans son mémoire de réponse du 7 juillet 2003, l'office AI a conclu au rejet du recours. Par jugement du 29 juin 2004, le Tribunal administratif a admis le recours et annulé la décision attaquée dans la mesure où elle supprimait le droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 30 juin 2001. Il a considéré que Z.________ présentait une invalidité de 25 % dans une activité lucrative et de 25,35 % dans l'accomplissement des travaux habituels dans le ménage, soit une invalidité globale de 50,35 % (25 % + 25,35 %) et qu'en conséquence, elle pouvait continuer à prétendre une demi-rente d'invalidité pour la période à compter de la fin juin 2001 également.