Citation: 1C_200/2014 E. 2.2

2.2. Dans la décision querellée, la cour cantonale a retenu que le nouveau plan spécial serait desservi par le chemin existant, qui est actuellement privé: celui-ci se trouve idéalement placé au centre des différentes parcelles concernées; il sera élargi et ainsi à même d'accueillir le trafic généré par les habitations prévues; devenant un chemin public, son entretien sera assuré par la Commune; sur le plan économique, il s'agit de la variante la moins onéreuse; l'aménagement d'une voie d'accès par l'est, sur le simple chemin herbeux existant, impliquerait en particulier un investissement disproportionné. S'agissant de l'accès à la parcelle n° 225 propriété du recourant A.________, la cour cantonale a concédé que la voie de circulation aurait une largeur inférieure à 4,5 mètres sur une vingtaine de mètres, ce qui demeurait conforme aux règles en la matière; en outre, la légère courbure de l'accès à cet endroit, combinée avec la réduction de largeur, aurait pour effet de réduire la vitesse des véhicules et constituerait une modération du trafic; de la sorte, on ne pouvait qualifier cette voie d'accès de dangereuse. La cour cantonale a également pris en considération le fait que le recourant A.________, qui ne dispose plus de permis de conduire, utilise aujourd'hui le chemin actuellement privé pour exploiter sa ferme avec son beau-fils, le recourant B.________. Elle a toutefois considéré que son avenir économique n'était pas en péril s'il n'était plus autorisé à emprunter ce chemin puisqu'il bénéficiait déjà de la retraite; de surcroît, on pouvait douter que, au vu de la situation actuelle, le chemin, certes privé mais ouvert à un cercle indéterminé d'utilisateurs ne fût pas soumis à la LCR.