Citation: 4A_329/2018 E. A

Le 16 août 2005, Z.________ (ci-après: le locataire) a conclu avec X.________ (ci-après: la bailleresse ou la coopérative) un contrat de bail à loyer portant sur un appartement subventionné de deux pièces, d'une durée initiale d'un an dès le 1 er septembre 2005 et renouvelable ensuite chaque année. Le loyer mensuel était fixé à 685 fr., acompte de chauffage, eau et taxes d'épuration compris. Sous l'intitulé «Garantie», l'art. 5 du contrat contient les termes suivants: " La location de locaux de la coopérative nécessite l'adhésion de l'intéressé à la coopérative. La garantie de loyer se fait donc sous forme d'achat de parts sociales (...). Ainsi, avec le paiement complet des parts sociales le locataire devient membre de la coopérative. " Sous le titre «Obligations du locataire (art. 9 RULV) », l'art. 8 let. c du contrat est libellé comme suit: " En complément à l'art. 9 des règles et usages locatifs du canton de Vaud [RULV], le locataire s'engage: (...) let. c) à ne pas héberger de chiens, la présence de ceux-ci étant interdite dans l'immeuble. " Selon l'art. 36 al. 2 let. f des statuts de la bailleresse - qui ont été remis au locataire en annexe au bail selon l'indication figurant au bas de la deuxième page de ce dernier -, le fait d'héberger des animaux sans autorisation expresse de la gérance est un motif de congé découlant du droit du bail. Dans le formulaire intitulé «proposition de location» que le locataire a signé le 8 août 2005, il est également indiqué que "la garde de tout animal n'est pas autorisée". Lors d'une assemblée générale tenue le 17 avril 2007, les statuts de la bailleresse ont été modifiés afin de supprimer l'obligation faite aux locataires d'être simultanément membres-coopérateurs pour pouvoir disposer d'un logement. Les locataires avaient alors à choisir entre le statut de "simple locataire régi par les RULV" - ce qu'a fait le locataire - et le statut de coopérateur. En 2015, le locataire a fait l'acquisition d'un chien de type Husky. La bailleresse a résilié le contrat de bail le 28 mai 2015, puis a renouvelé le congé le 30 juin pour le 31 août 2015. A l'heure actuelle, elle ne se prévaut plus de ces résiliations. Dans un courrier du 1 er septembre 2015, la coopérative a rappelé au locataire la teneur de l'art. 8 du contrat de bail ainsi que de l'art. 36 de ses statuts et l'a sommé de se débarrasser de son chien d'ici au 30 septembre 2015 ou de quitter les lieux. Le locataire n'ayant pas donné suite à cette requête, la bailleresse a une nouvelle fois résilié le contrat de bail le 4 novembre 2015 pour le 31 décembre 2015 par formule officielle mentionnant le motif suivant: " possession d'un grand chien dans un 2 pièces, non autorisé par la gérance; violation des statuts art. 36f de X.________; violation du bail à loyer art. 8c; violation du devoir de diligence: déjection du chien dans les parties communes; plaintes du chien dans l'appartement."