Citation: 5A_405/2023 E. B

B.a. Par ordonnance de mesures d'extrême urgence du 13 septembre 2022, le Juge de paix du district de Lausanne a ouvert une enquête en placement à des fins d'assistance en faveur de l'intéressée et ordonné son placement provisoire à l'EMS C.________ ou dans tout autre établissement approprié. Le 22 janvier 2023, un rapport d'expertise psychiatrique a été déposé. B.b. Par décision du 28 février 2023, la Justice de paix du district de Lausanne (ci-après : la justice de paix) a mis fin à l'enquête, ordonné pour une durée indéterminée le placement à des fins d'assistance de la prénommée dans l'EMS précité ou dans tout autre établissement approprié, privé d'effet suspensif tout recours éventuel contre cette décision et laissé les frais de la cause à la charge de l'Etat. La justice de paix a en substance considéré que la personne concernée souffrait de troubles cognitifs majeurs (démence) d'origine neurodégénérative, probablement sur maladie à corps de Lewy, et présentait également une importante anosognosie quant à ses troubles et ses difficultés qui en découlaient, ne percevant pas son besoin de soins. En raison de son état de santé, elle n'était pas autonome pour l'accomplissement des activités de la vie quotidienne et était susceptible de se mettre en danger en l'absence d'un soutien adéquat. Il existait en effet un risque de chute et de désorientation et, l'intéressée avait en outre besoin d'aide pour son traitement et s'alimenter correctement. Son état de santé n'étant, selon l'experte, pas voué à s'améliorer, une prise en charge institutionnelle était nécessaire afin de lui apporter l'accompagnement continu et le cadre sécurisant que sa situation exigeait. La justice de paix a encore relevé que la proposition de A.________, fils de l'intéressée, de l'accueillir chez lui ne changeait rien à ce qui précédait, aucun projet concret tenant compte des besoins médicaux de cette dernière n'ayant été mis en place. L'autorité de première instance a ainsi considéré que tant la cause (un état objectif de faiblesse) que la condition (un besoin d'assistance ou de traitement ne pouvant lui être fourni autrement) étaient réunies, étant encore précisé que la structure envisagée était un établissement approprié au sens de la loi. B.c. Par acte du 6 avril 2023, A.________ a recouru contre cette décision à la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud, en concluant à son annulation et à sa réforme en ce sens que le placement à des fins d'assistance de sa mère est levé dès qu'il disposerait d'un logement pour l'accueillir. En parallèle, le 4 avril 2023, le recourant a requis l'assistance judiciaire pour la procédure cantonale avec effet dès le 3 avril 2023. B.d. Par arrêt du 17 avril 2023, l'autorité cantonale a rejeté le recours précité (I), confirmé la décision (II), rejeté la requête d'assistance judiciaire du recourant (III), rendu l'arrêt sans frais judiciaires de deuxième instance (IV) et déclaré celui-ci exécutoire (V).