Citation: 6B_431/2014 E. 2.3

2.3. L'autorité précédente a considéré que la faute des protagonistes, dont le recourant, était incontestablement grave. Ils faisaient des allers-retours entre la Roumanie et la Suisse dans le seul but de commettre un grand nombre d'infractions en peu de temps (du 3 août au 14 octobre 2011). Ils ont agi avec détermination, sans se laisser dissuader le cas échéant par la présence de victimes, choisies dans la majorité des cas en raison de leur grande vulnérabilité. Ce mode opératoire était particulièrement lâche et détestable. S'il ne se distinguait pas par une préparation minutieuse, encore que des repérages aient eu lieu, l'impulsivité était surtout indicatrice d'une certaine brutalité et d'absence de scrupules, les auteurs investissant soudainement des habitations, disposés à maîtriser les occupants éventuels, le déchainement de violence à l'encontre de la victime D.________ dépassant toutefois les prévisions du recourant. Au-delà du dommage matériel et affectif, les conséquences pour les victimes ont été lourdes en termes de perte de qualité de vie. Le mobile était celui, égoïste, de l'appât du gain, la disproportion entre les agissements commis et leur finalité suscitant l'incompréhension des victimes. Le concours d'infractions devait être retenu. Aucune circonstance atténuante n'était réalisée. L'autorité précédente a reconnu le recourant coupable de deux brigandages aggravés au sens de l'art. 140 ch. 3 CP, une tentative de brigandage aggravé au sens de cette même disposition et des violations de domicile. Sa collaboration a été particulièrement mauvaise, l'intéressé variant sans cesse dans ses explications, revenant sur ses précédents aveux - par ailleurs limités - et présentant des explications farfelues jusqu'en appel. La situation personnelle du recourant était difficile, sans que cela ne justifie le passage à l'acte. Il avait néanmoins entrepris, dans la mesure de ses maigres moyens, de commencer à dédommager la victime dans le seul cas où il reconnaissait sa culpabilité, ce qui devait conduire à retenir un début de prise de conscience. Ses antécédents se limitaient à une précédente condamnation. Né en 1985, il était le plus jeune de la bande et paraissait très fruste. Au regard de ces éléments, l'autorité précédente a arrêté la durée de la peine privative de liberté à six ans.