Citation: I 700/05 12.01.2007 E. 7

7.1 En l'occurrence, les avis des médecins figurant au dossier concordent pour l'essentiel quant au diagnostic et quant aux limitations fonctionnelles consécutives aux affections physiques présentées par le recourant. En particulier, celui-ci doit éviter les efforts physiques et les déplacements importants ainsi que la station assise prolongée (cf. rapport du docteur O.________ du 7 novembre 2003, rapport du docteur D.________ de l'hôpital Y.________ du 27 octobre 2003, rapports du docteur B.________ de l'hôpital Y.________ des 10 novembre 2003 et 21 mars 2000). Aussi, n'est-il plus apte, comme auparavant, à effectuer des travaux lourds. On ne voit en revanche pas que les limitations précitées puissent l'empêcher d'exercer des activités plus légères. D'ailleurs, selon le docteur A.________, qui a analysé et comparé l'ensemble de la documentation médicale établie aussi bien à l'occasion de l'octroi de la rente entière d'invalidité que lors de la révision entreprise en 1999, les récents diagnostics sont, toujours sur le plan somatique, pratiquement superposables à ceux posés antérieurement. Or, on a vu que les troubles physiques diagnostiqués à l'époque n'étaient pas de nature à réduire la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée. Certes, la Commission pour l'évaluation de l'aptitude au travail de Skopje a attesté d'une aggravation de l'état de santé du recourant. Son rapport ne contient cependant aucune motivation susceptible de justifier cette aggravation. Du reste, cette commission a fait état de troubles physiques en substance similaires à ceux attestés par les autres médecins. 7.2 Sur le plan psychique, les experts du COMAI attestaient à l'époque d'un état dépressif majeur consécutif à l'inactivité du recourant, à la perte de son rôle de soutien de famille et à l'immigration. Cet état était caractérisé par des troubles du sommeil, une baisse de l'appétit, une fatigue persistante, une baisse de l'élan vital, une importante tristesse avec idéation suicidaire occasionnelle, de l'anhédonie, un repli social et des difficultés de concentration (rapport COMAI du 26 avril 1995, p. 9, consultation psychiatrique). Dans son rapport du 17 juin 2002, le docteur O.________ a constaté que le recourant avait un contact facile. Il était bien orienté, d'apparence soignée et avait un comportement normal. La pensée était également normale, bien réfléchie. Il présentait cependant des signes d'anxiété et de nervosité et se sentait fatigué en permanence. Il souffrait aussi de troubles du sommeil. Sur la base de ces observations, ce médecin a posé le diagnostic d'état anxio-dépressif. Selon le docteur A.________, les troubles observés par son confrère O.________ mettent en évidence certains traits de la personnalité du recourant ou un défaut de caractère plutôt qu'une véritable maladie telle qu'une dépression. Ainsi, au regard du diagnostic d'état dépressif majeur posé antérieurement par les experts du COMAI, la situation de l'intéressé s'est notablement améliorée sur le plan psychique et ce dernier est désormais apte à accomplir une activité légère à temps complet. Ce point de vue, motivé et convaincant, n'est d'ailleurs pas contredit par l'avis du neuropsychiatre O.________. En effet, dans son appréciation de la capacité de travail, ce médecin, même s'il a estimé nécessaire une prise en charge psychiatrique approfondie, a uniquement exclu la profession d'enseignant en biologie et chimie, dès lors que le contact avec les enfants n'était pas souhaité en raison de la nervosité de l'intéressé. Or, d'autres activités répondant à ses limitations existent sur le marché du travail. 7.3 Cela étant, on doit considérer avec les instances précédentes que l'état de santé de l'intéressé lui permet désormais de reprendre à plein temps une activité lucrative adaptée à son handicap.