Citation: 6B_924/2017 E. 1.3.1

1.3.1. Ainsi fait-il grief à la cour cantonale d'avoir déduit de sa pratique du football qu'il savait mieux qu'un autre qu'un coup de pied dans le visage d'une personne à terre risquait de causer son décès. Ce n'est pourtant pas le propos de l'autorité précédente, qui a retenu que le recourant, " comme tout un chacun ", ne pouvait ignorer les risques, y compris mortels, découlant de tels actes. Cette constatation est du reste conforme à la jurisprudence, dont il ressort que nul n'est censé ignorer que le fait de porter un et a fortiori plusieurs coups de pied à la tête est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (cf. ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2.2. p. 157; arrêts 6B_901/2014 du 27 février 2015 consid. 2.7.3; 6B_355/2011 du 23 septembre 2011 consid. 4.2.3; 6S.418/2006 du 21 février 2007 consid. 4.4.1). Par ailleurs, la violence des coups portés (qui constitue un élément déterminant dans la qualification juridique: cf. arrêts 6B_802/2013 du 27 janvier 2014 consid. 2.3.3; 6B_388/2012 du 12 novembre 2012 consid. 2.1.1 et 2.4) résultait en tous les cas des différentes fractures causées à la face de l'intimée (cf. arrêt entrepris, consid. 2.2.9 p. 15), de sorte qu'il n'est pas décisif de savoir si la cour cantonale pouvait retenir que le recourant avait une force particulière dans les jambes due à la pratique du football.