Citation: 4A_219/2008 13.08.2008 E. A

A.a Y.________ SA (ci-après: Y.________), et X.________ Sàrl (ci-après: X.________), sont deux sociétés concurrentes dans le domaine de la sécurité; A.________ est administrateur de Y.________, alors que B.________ est associé gérant de X.________. A la fin de l'année 2003, les deux sociétés précitées sont entrées en pourparlers, car Y.________ s'intéressait à procéder à des investissements dans le capital de X.________. Afin d'assurer la confidentialité de ce projet d'investissement, Y.________ a signé le 27 novembre 2003 un acte intitulé « Lettre de confidentialité ». D'après ce document, Y.________ s'engageait pendant cinq ans à ne pas dévoiler à un tiers d'informations sur le projet d'investissement; en outre, pendant 12 mois, les représentants de Y.________ ne devaient pas tenter de prendre contact, sans autorisation écrite de X.________, avec les employés, fournisseurs ou clients de cette dernière société; il était également stipulé que « pour chaque infraction aux dispositions (mentionnées dans ledit document), (Y.________) devra(it) verser une pénalité de CHF 50'000.- à X.________ Sàrl par mesure de compensation pour dommages et intérêts ». A.b A la fin 2003 ou au début 2004, C.________, qui était alors employé de V.________, société cliente de X.________, a été mis au courant par B.________ d'une éventuelle vente de X.________ à Y.________. En février 2004, A.________ a pris contact par téléphone avec C.________ pour offrir à la société V.________ les services d'une autre société que le premier dirigeait, soit W.________ SA (ci-après: W.________). Par courrier du 27 février 2004, C.________ a demandé confirmation à X.________ qu'il existait des pourparlers entre celle-ci et Y.________ pour une collaboration future. A réception de ce pli, B.________ a écrit le même jour à Y.________ pour rappeler à celle-ci la teneur de l'accord de confidentialité en lui indiquant qu'un client de X.________ lui avait déclaré avoir été contacté téléphoniquement par A.________, en qualité d'administrateur de Y.________. En réponse à une lettre de X.________, du 3 mars 2004, qui lui demandait de donner la source de ces informations, C.________ a affirmé à ladite société, dans une écriture du 5 mars 2004, que le renseignement sur le rapprochement entre X.________ et Y.________ lui avait été délivré dans un premier temps directement par B.________, puis par A.________ lors d'un entretien téléphonique tenu en février 2004.