Citation: 8C_780/2015 E. 7.3

7.3. En ce qui concerne les facilités de voyage qui seraient maintenues aux seuls invalides (art. 50 et 51 RSP), le recourant n'expose pas en quoi la situation des retraités des TPG est semblable à celle des personnes invalides. Celles-ci sont généralement frappées d'un handicap qui est susceptible d'entraver leur mobilité, ce qui n'est pas le cas des personnes retraitées et pas nécessairement non plus des plus âgées d'entre elles. Cette circonstance, liée à la mobilité, est de nature à justifier, objectivement, un traitement différencié. Au surplus, il convient de mentionner la loi sur les prestations complémentaires cantonales (LPCC [RSG J 4 25]), en vertu de laquelle les personnes âgées, les conjoints ou partenaires enregistrés survivants, les orphelins et les invalides qui sont au bénéfice des prestations cantonales complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité ont la possibilité de recevoir, moyennant participation financière aux coûts, un abonnement annuel "UNIRESO" des TPG, valable sur le territoire cantonal (art. 1er al. 1 et art. 17 LPCC). Les retraités des TPG qui ne parviendraient pas à couvrir leurs besoins vitaux pourraient ainsi bénéficier des facilités de transport prévues par cette législation. Quant à l'argument tiré d'une prétendue inégalité de traitement entre retraités et employés actuels et futurs des TPG, il est inconsistant et frise la témérité. Les salariés actuels et futurs de l'établissement se trouvent, par la force des choses, dans une situation différente de celle des retraités des TPG. On ne voit pas que cette différence, à elle seule, puisse faire obstacle à la suppression d'un avantage accordé actuellement à ces derniers. Enfin, en ce qui concerne le grief selon lequel des "tiers" bénéficieraient d' "avantages en nature" accordés par les TPG, il est tout aussi inconsistant et ne satisfait d'ailleurs pas aux exigences de motivation (art. 42 al. 2 en liaison avec l'art. 106 al. 2 LTF). Vu ce qui précède, le grief de violation du principe de l'égalité de traitement est mal fondé.