Citation: 4C.249/2003 23.12.2003 E. 1

1.1 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8000 fr. (art. 46 OJ), le recours en réforme est en principe recevable puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ). 1.2 Au chiffre III du dispositif de son arrêt, la Chambre des recours a admis la conclusion du demandeur en délivrance d'un certificat de travail. Même s'il tend au rejet de la demande «sur tous ses points», l'acte de recours ne contient aucun grief en relation avec le chiffre III du dispositif de l'arrêt entrepris. La cour de céans limitera dès lors son examen à la question de savoir si la défenderesse était fondée ou non à résilier pour justes motifs le contrat de travail la liant au demandeur. 1.3 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il faille rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). Dans la mesure où la partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est donc pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 128 III 271 consid. 2b/aa p. 277; 127 III 247 consid. 2c p. 252; 126 III 189 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3a). A l'appui du grief tiré de la violation de l'art. 337 al. 1 CO, la défenderesse fait valoir notamment que la cour cantonale n'a pas tenu compte de l'attitude inadéquate du demandeur, qui aurait fait preuve d'un manque de persévérance et émis des remarques déplacées devant les clients. Un tel comportement de la part du travailleur ne ressort ni de l'arrêt attaqué, ni des constatations du jugement de première instance, reprises par la cour cantonale. Comme la défenderesse n'invoque au surplus aucune des exceptions qui permettraient de s'écarter de l'état de fait cantonal, l'argumentation fondée sur une attitude soi-disant inadéquate du demandeur est irrecevable.