Citation: 4A_472/2022 E. 5.2

5.2. La société d'assurance estime que l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire en constatant les faits, respectivement en appréciant les preuves. C'est effectivement sous l'angle de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves que le jugement cantonal présente un angle d'attaque potentiel. Cela étant, il est exempt de tout reproche à cet égard. La société recourante a beau clamer que les juges cantonaux ne pouvaient s'appuyer sur aucune preuve pour affirmer que l'assurée n'avait aucune chance réelle de retrouver un emploi en mars 2021, et que ces mêmes juges auraient oublié les déclarations de l'assurée en audience: elle échoue à insuffler un quelconque sentiment d'arbitraire. Elle ne conteste d'ailleurs pas la réalité de la maladie de l'assurée ni les limitations fonctionnelles qui en découlent. Sa stratégie consiste bien plutôt à plaider que l'assurée pourrait fort bien effectuer ses tâches d'employée de commerce en télétravail, sans contact direct avec des personnes et des objets extérieurs. La cour cantonale n'est pas allée dans son sens puisqu'elle a estimé qu'une activité de cet ordre n'existait tout simplement pas, ou à tout le moins n'était pas accessible à l'assurée, dont la phobie allait jusqu'à éviter de toucher des dossiers venant de l'extérieur pendant une semaine, ce qui était incompatible avec les exigences de réactivité attendue. A nouveau, une telle appréciation est exempte d'arbitraire. La recourante reproche encore aux juges cantonaux de ne pas s'être alignés sur l'assurance-invalidité qui avait jugé l'assurée apte au télétravail à domicile. Cependant, les juges n'ont pas ignoré cet élément, mais ont refusé de se calquer sur cette appréciation, ce qui n'a rien d'arbitraire. Cette première salve de griefs se révèle dénuée de fondement.