Citation: 8C_21/2023 E. 5.2.2

5.2.2. L'argumentation est mal fondée. En effet, il n'est pas contesté que la recourante a rempli un formulaire de préavis de RHT, qui a été signé et daté du 26 mars 2020. Cela ne suffit toutefois pas à établir, même au degré de la vraisemblance prépondérante et même combiné au courriel du 26 mars 2020 de E.________ à sa supérieure, qu'elle aurait envoyé ledit préavis à l'intimée. D'ailleurs, il ne ressort pas des constatations de l'arrêt attaqué que, dans le courriel en question, E.________ aurait confirmé que le préavis litigieux avait été envoyé "à l'autorité". Sur ce point, la recourante procède à une interprétation personnelle de l'échange de messages, sans démontrer en quoi l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la cour cantonale sur ce point serait insoutenable. Au demeurant, la recourante n'a pas même produit une capture d'écran de la boîte d'envoi ou des courriels envoyés de sa messagerie électronique. Enfin, on voit mal comment reprocher au SDE ou à la caisse de chômage de ne pas l'avoir spontanément avertie qu'ils n'avaient pas reçu le préavis litigieux. Pour le reste, on ne distingue pas, dans l'argumentation de la recourante, en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en retenant l'absence de dépôt de préavis au mois de mars 2020, respectivement de décompte de RHT, pour le secteur "toute l'entreprise" ou le secteur "administratif", au mois de mai 2020. L'arrêt entrepris échappe ainsi à la critique et le recours doit être rejeté.