Citation: 5A_37/2021 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a d'abord statué sur l'attribution de l'immeuble D.________. Elle a retenu que les deux parties étaient toujours officiellement domiciliées dans l'immeuble, mais qu'aucune n'avait prouvé y vivre de manière constante. En outre, la recourante n'exerçait plus d'activité lucrative de sorte qu'elle ne pouvait se prévaloir de l'existence de son ancien bureau dans l'immeuble pour en réclamer l'attribution. Elle n'avait par ailleurs pas prouvé avoir pris une part décisive dans l'acquisition de ce bien, étant relevé qu'elle faisait valoir cet argument pour la première fois en appel. Le fait pour la recourante d'avoir réalisé des travaux à l'intérieur de la maison, ce qu'elle n'avait au demeurant pas prouvé, ne suffisait pas à retenir qu'elle possédait un intérêt particulier pour la villa. Enfin, compte tenu du fait que les parties étaient copropriétaires par moitié, c'était à tort que la recourante faisait valoir avoir contribué financièrement de manière plus importante que l'intimé à cette acquisition. En revanche, contrairement à la recourante qui désirait que le bien immobilier fût vendu dans ses premières conclusions, l'intimé avait souhaité dès le début de la procédure que ce bien lui fût attribué afin d'être conservé pour les enfants. Le fait que la recourante n'ait souhaité que tardivement au cours de la procédure que le bien immobilier lui soit attribué permettait de tenir pour relatif son attachement à celui-ci. Sur la base de ces éléments, l'autorité cantonale a jugé que l'intimé avait un intérêt prépondérant à se voir attribuer la part de copropriété de la recourante. Elle a ajouté que, pour la première fois en appel, la recourante faisait valoir que l'intimé ne disposerait pas des moyens financiers pour lui racheter sa part de copropriété. Il n'était toutefois pas contesté que l'intimé disposait d'une fortune de 800'000 fr. en 2009. Certes, environ 350'000 fr. étaient constitués d'une créance qu'il détenait envers ses enfants mais l'intimé pouvait demander une augmentation de l'hypothèque, qui n'était actuellement que de 60'000 fr., compte tenu de ses rentes de 10'000 fr. par mois. Selon la cour cantonale, il faisait également peu de doute que la banque accepterait la reprise de l'hypothèque vu son faible montant et la bonne capacité financière de l'intimé. Enfin, l'intimé disposait depuis 2014 de titres acquis pour 175'000 fr. avec l'argent provenant de son 3ème pilier, qu'il pourrait, si nécessaire, réaliser. Par conséquent, elle a jugé que l'intimé disposait des moyens financiers pour s'acquitter de la soulte due à la recourante pour sa part de copropriété.