Citation: 5A_252/2014 E. A

A.a. B.X.________, de nationalités allemande et autrichienne, est né le 9 juin 1929. Jusqu'au 2 décembre 2013, il résidait à D.________ (VD), dans une villa dont son épouse, décédée en 2009, était propriétaire et sur laquelle il dispose d'un usufruit. B.X.________ s'est annoncé partant de D.________ le 7 février 2014. Il a pris domicile à L.________ (Allemagne). A.b. Le 7 novembre 2013, B.X.________, représenté par Me A.________, avocat à H.________, a déposé en conciliation devant le Tribunal d'arrondissement de La Côte une action en partage à l'encontre de ses fils, F.________ et G.X.________, tous deux domiciliés en Allemagne. A.c. Par acte expédié le 3 décembre 2013, reçu le 5 suivant, Me A.________ a, pour le compte de B.X.________, formé devant la Justice de paix du district de Morges (ci-après: la Justice de paix) une " requête de mesures superprovisionnelles urgentes en désignation d'un curateur ". A l'appui de sa requête, Me A.________ a notamment allégué que B.X.________ avait un urgent besoin de protection au sens de l'art. 388 CC; il convenait notamment de le protéger contre ses deux fils, qui, après avoir résilié le contrat de travail de sa gouvernante, l'avaient emmené le 2 décembre 2013 en Allemagne dans le but de le placer contre son gré dans une institution pour personnes âgées. A.d. Par courrier du 3 décembre 2013, B.X.________ a résilié le mandat de Me A.________. Par fax du 2 janvier 2014, Me I.________, avocat à L.________, a informé ce dernier qu'il était le nouveau conseil de B.X.________ et a derechef résilié son mandat. Me I.________ indiquait que son client souhaitait que les deux actions ouvertes en Suisse fussent retirées, Me A.________ étant invité à lui confirmer leur retrait et la fin de son mandat dans les dix jours. Une copie de ce fax a été transmise le 9 janvier 2014 à la Justice de paix. Le 14 janvier 2014, Me I.________ s'est à nouveau adressé à la Justice de paix pour lui indiquer en substance que B.X.________ comptait rester en Allemagne et que la procédure était devenue sans objet. A.e. Le 20 janvier 2014, la Justice de paix a procédé à l'audition de Me A.________, en l'absence de B.X.________. A.f. Par décision du 28 janvier 2014, expédiée le 3 février 2014, la Justice de paix a notamment institué une curatelle de représentation au sens de l'art. 394 al. 1 CC en faveur de B.X.________, nommé Me A.________ en qualité de curateur, et dit que celui-ci aurait pour tâche de représenter B.X.________ dans les rapports avec les tiers, en particulier dans la procédure en partage ouverte devant le Tribunal d'arrondissement de La Côte, en vue de sauvegarder ses intérêts patrimoniaux successoraux. La Justice de paix a privé d'effet suspensif tout recours éventuel contre cette décision (art. 450c CC). A.g. Par acte du 5 mars 2014, B.X.________, cette fois-ci représenté par Me C.________, avocat à K.________, a interjeté recours devant la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois contre la décision précitée. B.X.________ a conclu à l'admission de son recours et à ce que la décision entreprise soit réformée en ce sens qu'il est mis fin à l'enquête en institution d'une curatelle et qu'aucune mesure de protection de l'adulte n'est prise à son sujet. Subsidiairement, il a conclu à l'annulation de la décision attaquée. Dans le courrier accompagnant l'acte de recours, B.X.________ a sollicité " l'autorisation de louer sa villa à des tiers, dans le cadre de la décision sur effet suspensif ". A l'appui de son recours, B.X.________ a produit une procuration qu'il a signée à L.________ le 7 février 2014 en faveur de Me C.________ " aux fins de le représenter et d'agir en son nom dans le cadre de la procédure de recours à la Chambre des curatelles contre la décision rendue le 3 février 2014 (sic) par la Justice de paix du district de Morges ". La signature de B.X.________ a été authentifiée, sur la base de son passeport allemand, par Me J.________, notaire à L.________. A.h. Par courrier du 10 mars 2014, communiqué par fax et recommandé, la Juge déléguée de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Juge déléguée) a informé Me C.________ et Me A.________ que la requête d'effet suspensif contenue dans le courrier du 5 mars 2014 était admise, précisant que " l'exécution de la décision rendue le 3 février 2014 (sic) est dès lors suspendue jusqu'à droit connu sur le recours actuellement pendant (...) ". A.i. Par fax et courrier du 10 mars 2014, Me A.________ a sollicité la reconsidération de la décision précitée, requête rejetée le 11 mars 2014 par la Juge déléguée. A.j. Par décision du 11 mars 2014, expédiée le 13 suivant, la Justice de paix a institué une curatelle de gestion au sens de l'art. 395 al. 1 CC en faveur de B.X.________ et a nommé Me A.________ en qualité de curateur, précisant que dite décision s'appliquait jusqu'à droit connu sur le sort du recours interjeté devant la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois. B.X.________, représenté par Me C.________, a recouru contre cette décision par acte du 17 mars 2014, concluant principalement à ce qu'elle soit réformée en ce sens qu'aucune mesure de protection de l'adulte n'est ordonnée en sa faveur. Le 18 mars 2014, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois a admis la requête d'effet suspensif assortissant le recours.