Citation: I 282/04 12.07.2005 E. A

En raison de deux accidents survenus en 1982 et 1983 qui l'ont blessé aux genoux, C.________, né en 1942, a été mis au bénéfice d'une rente AI, fondée sur un degré d'invalidité de 66 2/3 %, avec effet au 1er janvier 1983 (décision du 7 novembre 1985 de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation), ainsi que d'une rente complémentaire LAA, fondée sur une incapacité de gain de 50 %, à partir du 1er janvier 1986 (décision du 25 février 1986 de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents). Depuis lors, le droit à la rente AI de l'assuré a été confirmé à l'occasion de plusieurs révisions d'office. En 1996, C.________ a été engagé en qualité de manoeuvre aide-peintre par l'entreprise X.________ Sàrl pour un salaire mensuel brut de 1'100 fr. Le 20 juin 2001, la Fédération vaudoise des entrepreneurs a procédé à un contrôle sur un chantier où travaillait l'assuré. Questionné par les inspecteurs, celui-ci a déclaré «qu'il (était) en rente partielle d'invalidité et qu'il effectu(ait) une activité partielle de peintre à raison de 8 à 9 heures par jour» (rapport du 26 juillet 2001). Ayant pris connaissance de ce rapport, l'Office AI du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) a invité C.________ à se soumettre à une expertise médicale par le docteur B.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie. Ce médecin a considéré que l'intéressé présentait une capacité de travail complète (rapport d'expertise du 21 décembre 2001). Sur cette base, l'office AI a rendu, le 11 mars 2002, une décision par laquelle il a supprimé la rente d'invalidité avec effet rétroactif au 1er août 2001.