Citation: 6B_659/2014 E. 13.3.3

13.3.3. Le recourant semble vouloir se plaindre de ce que le TPF n'a pas procédé à l'audition du président de la Commission des papiers valeurs, ni à celle des représentants de l'Etat tchèque au sein du conseil d'administration et de surveillance de MUS, ni à une nouvelle audition de QQQQ.________, afin de déterminer s'ils avaient communiqué aux ministres leurs soupçons. Dans la mesure où le recourant entend de la sorte reprocher au TPF une administration incomplète des preuves, il n'indique pas quelles dispositions du CPP le TPF aurait violées ni ne développe valablement, au regard de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi son droit d'être entendu aurait été violé. Le recourant ne prétend ni ne démontre qu'il aurait requis de telles mesures d'instruction durant la procédure ou devant le TPF, pas plus qu'il ne soutient qu'elles lui auraient été arbitrairement refusées. A cet égard, la jurisprudence qu'il cite ne lui est d'aucun secours. S'il est certes exact que le prévenu peut se borner à contester la validité d'un moyen de preuve sans avoir auparavant requis la réparation du vice dont il se prévaut (jusque devant l'autorité d'appel; cf. arrêt 6B_123/2013 du 10 juin 2013 consid. 1.3), cette jurisprudence ne lui permet pas de se plaindre d'une prétendue administration incomplète de n'importe quelle preuve. En l'occurrence, le TPF ne s'est pas fondé sur l'audition de QQQQ.________ qui s'est déroulée en 2009 pour retenir l'absence de soupçon communiqué aux ministres. La validité de ce moyen de preuve n'est donc d'aucune pertinence. Bien plutôt, ce que le recourant reproche au TPF c'est de ne pas avoir entendu QQQQ.________ sur la question de la communication de ses doutes sur les véritables acquéreurs de MUS aux ministres. Ce faisant, le recourant ne remet pas en cause la validité d'un moyen de preuve, mais reproche au TPF une administration incomplète des preuves. Ce n'est donc pas la répétition d'un moyen de preuve inexploitable, soit la réparation du vice, qui est ici en cause mais bien l'administration d'une preuve que le recourant devait requérir pour pouvoir se plaindre de son refus devant le Tribunal fédéral. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi le CPP, respectivement son droit d'être entendu, auraient été violés et son grief est insuffisamment motivé. Si l'argumentation du recourant devait être comprise comme une critique concernant l'établissement des faits, elle n'est pas propre à démontrer que l'appréciation de ceux-ci par le TPF est arbitraire. En effet, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle du TPF dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Le grief du recourant doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.