Citation: 4C.389/2006 22.01.2007 E. A

A.a Le 30 juin 2003, Y.________ a obtenu son certificat professionnel de capacité (CFC) de peintre en bâtiments. En cette qualité, il a été engagé oralement, le 24 janvier 2005, par X.________ SA, pour un salaire horaire brut de 23 francs. Durant les mois de mai et juin 2005 - du 1er au 20 juin, ainsi que les 23 et 24 juin -, Y.________ a travaillé sur le chantier de V.________. A partir du 27 juin 2005, il a été occupé sur un chantier à ... et sur un autre à .... A.b En mai 2005, Y.________ a contacté A.________, secrétaire de X.________ SA, pour solliciter des vacances, soit trois jours entre le 29 juin et le 3 juillet 2005 et trois semaines pendant l'été. B.________ ne pouvant accorder, pendant l'été, plus de deux semaines de vacances à ses employés, les trois semaines de vacances ont été refusées à Y.________. Quant aux trois jours entre juin et juillet, il a été arrêté que le refus d'octroi d'un tel congé - quoique paraissant vraisemblable - n'a pas été établi à satisfaction. Le 13 juin 2005, Y.________ a fait l'objet d'un avertissement de la part de son employeur, qui lui reprochait de refuser systématiquement d'effectuer des heures supplémentaires. Des discussions au sujet du salaire de Y.________ ont précédé cet avertissement. A.c Le 29 juin 2005, Y.________ ne s'est pas présenté à son travail. Le même jour, le contrat de travail liant les parties a été résilié avec effet immédiat pour justes motifs par l'employeur. Par courrier du 6 juillet 2005, l'employé s'est opposé à son licenciement, tout en offrant ses services à X.________ SA. Il se tenait à disposition jusqu'au terme du délai de congé légal. Le 17 août 2005, Y.________ a été engagé par W.________, entreprise sise à Chavannes.