Citation: 4A_397/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que la Présidente du tribunal avait considéré que les contrats signés par l'intéressé étaient des reconnaissances de dette, qu'il avait signées en son nom propre en tant que débiteur des prêts et, pour le dernier contrat du 20 janvier 2014, en s'engageant conjointement avec sa société. La Présidente avait retenu que l'intéressé bénéficiait d'une expérience managériale de sorte qu'en signant les reconnaissances de dette en son nom propre, sa volonté semblait être celle de s'obliger personnellement, ce qui correspondait sans équivoque au texte des documents. Sous l'angle des chances de succès de l'action en libération de dette nécessaires à l'octroi de l'assistance judiciaire, rien au dossier ne permettait ainsi de s'écarter du sens littéral des documents signés. La possibilité de pouvoir apporter la preuve d'une volonté différente des parties au moment de la signature des contrats, il y a plus de neuf ans, semblait vaine. Selon la Présidente, les chances de succès étaient ainsi notablement plus faibles que les risques de succomber, ce qui s'opposait à l'octroi de l'assistance judiciaire. La cour cantonale a considéré que dans son recours, l'intéressé s'était limité à opposer sa propre appréciation des preuves à celle opérée par la Présidente, sans démontrer le moindre arbitraire. S'agissant de l'expérience et des compétences du recourant, la Présidente n'avait pas fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il avait exercé des positions managériales, puisqu'il ressortait de son curriculum vitae qu'il avait été administrateur et CEO d'une société anonyme pendant sept ans. Le fait que B.________ avait une solide expérience de management ne changeait rien à cette appréciation. Concernant les arguments du recourant selon lesquels B.________ était son "bras-droit" et son conseiller financier, et qu'il avait de sa propre initiative rédigé les documents intitulés "reconnaissance de dette" sans lui donner d'explication quant à leur signification, la cour cantonale a indiqué que la Présidente ne les avait pas ignorés, mais avait retenu que l'intéressé avait signé les reconnaissances de dette en son propre nom. Selon la cour cantonale, cette appréciation correspondait au texte même desdites reconnaissances de dette, écrites dans un français courant et mentionnant qu'il s'agissait d'un prêt personnel ou que le prêt était consenti à titre privé au recourant. S'agissant du prêt octroyé le 20 janvier 2014, pour lequel il s'était engagé conjointement avec la société dont il était associé gérant président, la reconnaissance de dette précisait au surplus qu'en cas de non remboursement par le biais des honoraires perçus par la société, le prêt deviendrait "remboursable par A.________ à titre privé". Dans ces conditions, la cour cantonale a considéré, nonobstant les faits allégués en première instance par le recourant, que la Présidente n'avait pas retenu de manière arbitraire que le prêt avait été reçu à titre personnel. La cour cantonale a encore évoqué plusieurs éléments selon elle sans pertinence en l'espèce, avant de conclure que la décision attaquée n'était pas arbitraire.