Citation: 2C_47/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, sous l'angle de la violence conjugale, le Tribunal administratif fédéral a retenu à bon droit que les déclarations du recourant ne permettaient pas d'établir un degré de gravité ou le caractère systématique des violences psychiques exigé par la loi pour pouvoir retenir l'existence de violences conjugales qui imposeraient la poursuite du séjour de l'intéressé en Suisse. S'agissant des injures, le recourant avait certes allégué en faire l'objet quotidiennement, mais son épouse l'avait contesté, n'admettant que l'échange occasionnel d'injures, ce qui, selon l'instance précédente ne pouvait pas être exclu au vu de la situation de tension qui avait pu exister dans le couple. Un échange occasionnel était qualifié, sans violer le droit fédéral, d'insuffisamment grave. Quant au harcèlement téléphonique, le recourant avait indiqué lors de son audition que son épouse ne cessait de lui téléphoner sur son téléphone portable et de lui envoyer des messages. Sur ce dernier point, l'instance précédente a jugé à bon droit également qu'un tel comportement ne revêtait pas en l'espèce une intensité suffisante pour constituer en soi des violences conjugales.