Citation: 8C_694/2023 E. 4.3.1

4.3.1. Pour l'essentiel, la recourante se borne à répéter que le recours aux données ressortant de l'ESS ne serait pas admissible en l'occurrence, vu que l'activité de professeur de ski serait parfaitement adaptée à ses limitations fonctionnelles. Or, dans sa détermination du 26 février 2024, elle concède elle-même que ce sont les montants bruts qui doivent être pris en compte et non pas les montants nets ressortant de sa déclaration d'impôts. Au surplus, les juges cantonaux ont démontré qu'en l'espèce les deux manières de procéder pour déterminer le revenu d'invalidité aboutissent à des taux d'invalidité pratiquement identiques et n'ont aucune influence sur la quotité de la rente. Par conséquent, on ne peut pas leur reprocher d'avoir laissé ouverte la question de savoir si la recourante mettait pleinement en valeur sa capacité de gain résiduelle en exerçant le métier de professeur de ski pendant la saison hivernale. Par ailleurs, c'est à juste titre que les premiers juges ont tenu compte du revenu perçu durant le mois de décembre 2019 dans cette activité, dès lors qu'il fait parti du revenu figurant dans la déclaration d'impôts pour la période 2019, que les salaires étaient versés mensuellement, et que le salaire de décembre 2018 avait été exclu du calcul. La recourante ne démontre donc nullement en quoi les constatations et conclusions des premiers juges seraient contraires au droit fédéral voire arbitraires. Sa référence à l'ATF 138 V 106 est dépourvue de pertinence. En effet, cet arrêt ne porte pas sur l'établissement du revenu hypothétique sans invalidité après la survenance d'une atteinte à la santé, mais sur le calcul du gain assuré en assurance-accidents, en application de l'art. 22 OLAA, compte tenu du revenu réalisé avant l'accident assuré.