Citation: 4A_177/2022 E. C

Contre cet arrêt, qui lui a été notifié le 22 mars 2022, la requérante a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 21 avril 2022, concluant à sa réforme en ce sens qu'il soit fait interdiction au notaire de libérer le montant de 1'735'000 fr. en faveur ou selon les instructions de la défenderesse, un délai lui étant fixé pour le dépôt d'une demande au fond; subsidiairement, elle conclut à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle invoque l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application des conditions de l'art. 261 al. 1 let. b CPC, en particulier dans la mesure où, d'une part, la cour cantonale n'a pas retenu son allégation formulée pour la première fois en appel du manque de liquidités de la venderesse et où, d'autre part, elle n'a pas examiné et n'a pas retenu que l'accord entre la venderesse et la locataire devait être soumis à son approbation. L'intimée - propriétaire - conclut à l'irrecevabilité et, subsidiairement, au rejet du recours. La recourante a déposé une réplique spontanée le 2 juin 2022, laquelle a fait l'objet d'une duplique de l'intimée.