Citation: U 393/01 26.04.2002 E. 3

3.- A juste titre, la juridiction cantonale a situé l'accident du 31 décembre 1999 dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. En effet, son déroulement et l'intensité des atteintes qu'il a générées ne sont pas tels qu'il faille retenir, dans le cas particulier, l'existence d'un accident grave. Pour admettre un lien de causalité adéquate, il importe dès lors que plusieurs des critères consacrés par la jurisprudence se trouvent réunis ou que l'un d'entre eux se soit manifesté d'une manière particulièrement frappante (cf. ATF 115 V 139 sv. consid. 6, 408 consid. 5). Or, les critères déterminants que sont la gravité des lésions subies, la durée anormalement longue du traitement médical, les douleurs physiques persistantes ainsi que la durée et le degré de l'incapacité de travail dues aux seules atteintes à la santé physiques font, en l'occurrence, défaut. Si les brûlures subies par le recourant sont certes d'une certaine importance (2ème degré), elles ne sauraient pour autant être qualifiées de graves ou de sérieuses. D'ailleurs, au 17 janvier 2000, les médecins du département de chirurgie réparatrice de Y.________ considéraient déjà le traitement comme terminé (cf. rapport médical LAA du 7 mars 2000) et au mois de juin suivant, le docteur E.________ constatait une guérison et une cicatrisation complète du membre supérieur droit (rapport du 14 juin 2000). En outre, l'incapacité de travail attestée par la doctoresse C.________ à partir du mois de février 2000 l'a été principalement à raison de troubles psychiques, qui sont apparus deux semaines à peine après la survenance de l'accident et ont prédominé depuis lors dans le tableau clinique du recourant (cf. rapport du 11 août 2000). En définitive, l'unique critère dont on peut admettre l'existence est celui du caractère impressionnant de l'accident. Ce critère n'a toutefois pas revêtu en l'espèce une intensité telle qu'il suffirait à lui seul pour reconnaître un lien de causalité adéquate entre l'état de stress post-traumatique présenté par le recourant et l'événement accidentel en cause : la partie du corps lésée s'est heureusement limitée au bras droit et J.________ a rapidement pu éteindre les flammes en se couchant dans l'herbe mouillée (cf. pour une affaire similaire l'arrêt non publié M. du 29 mai 1996 [U 242/95]).