Citation: 4C.25/2002 23.07.2002 E. 8

En résumé, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable et le jugement attaqué confirmé. A propos des frais de la cause, la recourante allègue que si l'issue du procès devait lui être défavorable, elle ne devrait pas en être chargée, vu le retard de sa partie adverse à agir, les investissements qu'elle a consentis pour créer son site internet et le vide juridique en la matière. Selon l'art. 156 al. 3 OJ, lorsque aucune des parties n'a eu entièrement gain de cause ou que la partie qui a succombé pouvait de bonne foi se croire fondée à poursuivre le procès, les frais peuvent être répartis proportionnellement entre elles. Il s'agit là d'une disposition d'exception, qui doit dès lors être interprétée strictement (Poudret, COJ V, n. 4 ad art. 156 OJ). In casu, la recourante n'a nullement été déboutée pour un motif imprévisible, de sorte qu'elle ne saurait se prévaloir de sa bonne foi. Quant aux autres motifs qu'elle présente pour obtenir la dispense des frais judiciaires, ils sont privés de toute pertinence. Par conséquent, il n'y a pas lieu de déroger à la règle générale au sujet de la répartition des frais judiciaires. A considérer l'issue de la querelle, les frais et dépens seront donc mis à la charge de la recourante qui succombe (art. 156 al. 1 et 159 al. 1 OJ).