Citation: 8C_635/2021 E. 1

Se référant à un arrêt genevois rendu dans un cas similaire (arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève ATA/648/2020 du 7 juillet 2020), confirmé par le Tribunal fédéral (arrêt 8C_546/2020 du 25 janvier 2021), dont ils ont déclaré partager les considérants, les juges cantonaux ont considéré que comme la décision de licenciement immédiat avait été annulée, les rapports de travail de l'intimée avec le recourant n'avaient pas cessé. L'intimée pouvait donc en principe prétendre au versement de son salaire durant la phase comprise entre la résiliation des rapports de travail et sa réintégration, et le recourant se devait, en exécution des arrêts du 18 août 2017 et du 19 juillet 2018, de régler la situation salariale de sa collaboratrice pour la période précitée. Partant, le refus du recourant d'entrer en matière sur ce qu'il avait considéré comme une demande d'indemnité relevait d'une erreur d'interprétation des décisions judiciaires précitées. Cela étant, force était de constater que malgré les demandes répétées de l'intimée tendant au versement de son salaire, le recourant n'avait pas statué sur cet objet et avait ainsi commis un déni de justice au sens de l'art. 111 du Code de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA; RS/FR 150.1). L'instance précédente a ainsi considéré que le recours de l'intimée devait être admis en tant qu'il portait sur le défaut de décision et qu'il devait être constaté que l'intimée avait droit au versement de son salaire durant la phase comprise entre son licenciement et sa réintégration. L'affaire devait être renvoyée au recourant pour qu'il calcule la rémunération à laquelle l'intimée pouvait prétendre, étant entendu que les gains qu'elle avait réalisés durant la période où elle s'était trouvée libérée de son obligation de travailler au service du recourant devraient être rapportés, déduction faite des indemnités journalières perçues qui devraient le cas échéant être remboursées à l'assurance-chômage.