Citation: I 171/01 18.02.2002 E. 4

4.- Il reste à évaluer l'invalidité que présentait le recourant au moment - déterminant en l'occurrence (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités) - où la décision administrative litigieuse a été rendue, soit le 28 mars 2000. a) Selon l'art. 28 al. 2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 104 V 136 consid. 2a et 2b; cf. aussi ATF 114 V 313 consid. 3a). b) En ce qui concerne le revenu que le recourant, sans invalidité, aurait pu réaliser en l'an 2000 s'il avait exercé l'activité d'aide de cuisine, il est établi que le salaire mensuel net moyen pour 1997 était de 2650 fr. (questionnaire pour l'employeur, du 24 novembre 1998), représentant un salaire brut de 3118 fr. par mois, 13ème salaire compris. L'évolution des salaires dans l'hôtellerie et la restauration fut de 0.7 % en 1998, de 0.4 % en 1999 et de 1.0 % en 2000 (La Vie économique, 9-2001 p. 85, tabelle B 10.2). Cela donne un revenu brut d'aide de cuisine de 3184 fr. en l'an 2000. c) En ce qui concerne le revenu d'invalide, il doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé. En l'absence d'un revenu effectivement réalisé, il y a lieu de se référer aux données statistiques, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 sv consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182). En l'occurrence, compte tenu de l'activité légère de substitution que pourrait exercer le recourant, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, à savoir 4268 fr. par mois, part au 13ème salaire comprise (La Vie économique, 9-2001 p. 85, tabelle B 10.1; niveau de qualification 4). Ce salaire mensuel hypothétique représente, compte tenu du fait que les salaires bruts standardisés se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1999 et en 2000 (41, 8 heures; La Vie économique, 9-2001 p. 84, tabelle B 9.2) un revenu d'invalide de 4460 fr. par mois (4268 x41, 8 : 40). Adapté à l'évolution des salaires (La Vie économique, 9-2001 p. 85, tabelle B 10.2) des années 1999 (0.3 %) et 2000 (1.3 %), il s'élève à 4532 fr. par mois. Attendu qu'il est raisonnablement exigible du recourant qu'il exerce à 80 % une activité légère de substitution, le salaire mensuel hypothétique est dès lors de 3626 fr. Même si, compte tenu de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, l'on procède à un abattement de 25 % (ATF 126 V 79 sv consid. 5b/aa-cc), il en résulte encore un revenu d'invalide de 2720 fr. par mois. d) La comparaison avec un revenu réalisable sans atteinte à la santé de 3184 fr. (cf. supra consid. 4b) donne une invalidité de 15 % ([3184 - 2720] x100 : 3184) au moment déterminant. La décision attaquée n'est donc pas critiquable (art. 28 al. 1 LAI) et le recours est ainsi mal fondé.