Citation: 4A_234/2015 E. 2.1

2.1. Le travailleur victime d'un congé immédiat injustifié a droit à ce qu'il aurait gagné si les rapports de travail avait pris fin à l'échéance ordinaire (art. 337c al. 1 CO). Il convient d'imputer sur ce montant le revenu que le travailleur a tiré d'un autre travail (art. 337c al. 2 CO). La Cour d'appel a retenu ce qui suit: pendant la période du 1er septembre 2010 au 3 août 2012, date à laquelle le contrat aurait normalement pris fin, l'apprenti aurait gagné un revenu net de 39'716 fr. 75 s'il avait pu continuer à travailler pour l'employeuse. Au cours de cette même période, il a touché un revenu net de 35'119 fr. 40 auprès d'autres employeurs. Il subsiste ainsi une dette de 4'597 fr. 35 à charge de l'employeuse (39'716 fr. 75 - 35'119 fr. 40). Dans ce calcul, l'apprenti conteste uniquement le salaire effectif retenu pour la période du 1er janvier au 3 août 2012. L'autorité cantonale s'est fondée sur le salaire annuel net touché en 2012 (26'054 fr., soit 2'171 fr. 16 par mois) et a donc retenu un montant de 15'411 fr. 70pour la période considérée (7 mois et 3 jours). L'apprenti objecte que cette méthode de calcul méconnaît le fait qu'il a touché un salaire réduit d'apprenti jusqu'au 3 août 2012, avant de toucher un salaire supérieur le reste de l'année en tant que vendeur; selon lui, la Cour d'appel aurait dû prendre en compte les décomptes mensuels topiques qui avaient aussi été produits.