Citation: 9C_280/2019 E. 3.2

3.2. Avec les premiers juges, on doit admettre que la mise à disposition d'une chambre individuelle chez les parents de l'intimé, à partir de l'année 2017, ne constitue pas à elle seule un motif de révision de la prestation, car l'intimé dormait auparavant dans la chambre de ses parents non par besoin de surveillance mais par manque de place dans l'appartement. Il ressort d'ailleurs du rapport d'enquête du 8 avril 2015 que l'intimé s'endormait rapidement et qu'une fois endormi, il le restait toute la nuit. En outre, déjà dans le cadre de sa scolarité à B.________, il dormait seul dans sa chambre à l'internat deux nuits par semaine. Pour la révision, il convient d'examiner si les circonstances (besoin d'aide d'autrui, de soins, ou de surveillance) ont évolué depuis le dernier examen matériel du droit à l'allocation pour impotent (cf. ATF 133 V 108). Contrairement à ce que soutient le recourant, il ne s'agit pas de la situation qui prévalait lors de la décision du 10 décembre 2010, mais de celle qui existait au moment de l'enquête du 7 avril 2015 sur la base de laquelle la prestation avait été maintenue (selon la communication du 11 juin 2015). En effet, à cette date, l'office AI a procédé à un examen matériel du droit à la prestation. Or si l'on compare la situation en 2015 avec celle qui ressort de l'enquête du 7 novembre 2017, ce qui a fondé le recourant à réduire la prestation (selon la décision du 2 juillet 2018), il faut constater qu'elles sont identiques en ce qui concerne l'acte "se lever / s'asseoir / se coucher", la nécessité d'une aide d'autrui pour l'accomplir n'ayant pas évolué au cours de ces deux années. Le recourant l'admet d'ailleurs explicitement. Il s'ensuit que les conditions d'une révision de l'allocation pour impotent, en application de l'art. 17 LPGA, ne sont pas remplies.