Citation: 6B_944/2020 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est fondée sur quatre éléments pour conclure que l'intimé n'avait pas de dessein d'enrichissement illégitime (cf. consid. 2.3). Comme vu ci-dessus, le message électronique du 10 mai 2006 - s'il ne peut établir la matérialité d'une créance de l'intimé à l'encontre du recourant - peut constituer un indice de la volonté de compenser de la part de l'intimé. La première rétrocession au recourant, en 2006, du montant de USD 120'470.40 atteste d'un comportement régulier de l'intimé et parle en faveur d'une volonté de compenser de sa part. En déclarant, lors de son audition devant la police le 31 janvier 2014, qu'il ne s'était pas enrichi car le recourant lui devait une somme d'argent beaucoup plus élevée, l'intimé témoigne également de sa volonté de compenser. Enfin, selon la jurisprudence, la volonté de compenser ne suppose pas nécessairement une déclaration de compensation (ATF 105 IV 29 consid. 3a p. 35). En définitive, au vu des circonstances précitées, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral, ni versé dans l'arbitraire en retenant que la condition subjective du dessein d'enrichissement illégitime n'était pas réalisée et en libérant l'intimé de l'infraction d'abus de confiance pour le cas n° 1 de l'acte d'accusation.