Citation: 6P.18/2006 28.05.2006 E. B

Par arrêt du 28 novembre 2005, le Tribunal d'accusation vaudois a rejeté le recours de A.________ et confirmé l'ordonnance précitée. Il en ressort notamment ce qui suit. B.a Selon les pièces du dossier auxquelles renvoie l'arrêt attaqué, A.________, serrurier de formation, a travaillé régulièrement et pendant plusieurs années pour la société Y.________, un bureau de placement du personnel. Par contrat du 7 juillet 2003, il a été mis, à titre temporaire, à disposition de la société X.________ SA, pour travailler, et plus précisément poser des tuyaux, sur un chantier à P.________, où l'entreprise K.________ était en train de construire un nouveau bâtiment (cf. procès-verbal d'audition n° 1). Le chef de projet, C.________, ingénieur, était chargé de l'aspect technique de l'installation et de la coordination des travaux (cf. procès-verbal d'audition n° 3). Le chef-monteur B.________ était responsable des ouvriers de l'entreprise X.________, qui se trouvaient sur le chantier (cf. procès-verbaux d'audition n° 2). B.b Le 24 septembre 2003, B.________ a chargé A.________ de donner un coup de main à D.________ pour démonter deux pièces magnétiques permanentes de 35 kg chacune. Celles-ci étaient destinées à extraire du café, avant l'emballage, d'éventuels pièces ou déchets métalliques. Elles avaient été montées, deux semaines auparavant, par B.________. Ce dernier a indiqué aux ouvriers qu'il s'agissait de pièces fortement magnétiques et qu'ils devaient se débarrasser de tout ce qu'ils portaient de métalliques ou d'électroniques (cf. procès-verbaux d'audition nos 2 et 4). Conformément aux instructions données par le responsable, les ouvriers ont alors démonté ces pièces. Le premier élément a été transporté et posé, côté magnétique en bas, sur une palette en bois. Alors que D.________ a posé le bout de la seconde pièce sur la palette, la première pièce magnétique déjà posée s'est retournée très rapidement et plaquée contre celle que tenait A.________, qui n'a pas eu le temps de retirer sa main. Il a ainsi perdu la première phalange du majeur et une partie de l'annulaire de sa main droite (cf. procès-verbaux d'audition nos 1 et 4). Il a déposé plainte le 23 décembre 2003, reprochant à B.________ de ne pas l'avoir rendu attentif au danger de ces travaux.