Citation: 8C_47/2023 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint du fait que la cour cantonale a refusé sa requête d'audition, sans toutefois motiver ce refus. De ce fait, les juges cantonaux auraient commis un déni de justice formel (art. 29 al. 1 Cst.). La recourante invoque en outre une violation de son droit d'être entendue et du principe de la bonne foi en lien avec le fait qu'elle a été suspendue de ses fonctions pendant la procédure de résiliation des rapports de service, sans qu'une enquête administrative soit réalisée: l'autorité aurait utilisé une mesure prévue par le droit cantonal de manière contraire à son but pour écarter une fonctionnaire. Comme le relève la recourante, l'instance précédente a bien pris note de sa demande de comparution personnelle des parties. Elle a cependant écarté ses demandes d'instructions supplémentaires au motif que le dossier contenait suffisamment d'éléments permettant de trancher le litige. La recourante n'allègue pas en quoi son audition, qu'elle sollicitait à l'appui d'allégués relatifs à sa situation familiale et à son appréciation de la situation, aurait été susceptible de modifier la conviction des juges cantonaux. Ensuite, et contrairement à ce que soutient la recourante, la cour cantonale a bel et bien examiné les griefs de violations de son droit d'être entendue et du principe de la bonne foi soulevés en lien avec l'absence d'enquête administrative. Elle a en effet considéré qu'il ne pouvait pas être reproché à l'intimé de ne pas avoir choisi la voie disciplinaire pour sanctionner les comportements de la recourante. Quant aux griefs matériels de la recourante à cet égard, ils seront examinés plus loin (cf. consid. 5 infra).