Citation: 4A_478/2021 E. 3.2.2

3.2.2. La Cour d'appel a pour sa part émis les considérations suivantes: - Il s'agissait bel et bien de travaux supplémentaires. Aucun d'eux ne figurait dans les soumissions de juillet 2014 et ils avaient fait l'objet de devis postérieurs au contrat d'entreprise. - Tous ces travaux avaient été commandés par l'architecte et réalisés avec son accord. On ignorait si, à l'interne, il avait le pouvoir d'engager le maître en ce sens: le contrat liant ces deux parties n'avait pas été produit. Cependant, le maître, par son comportement global, avait créé l'apparence d'un pouvoir de représentation, auquel l'intimée pouvait se fier de bonne foi (art. 33 al. 3 CO). L'intégration de la norme SIA 118 permettait de confirmer la bonne foi de l'intimée: aucune clause restreignant les pouvoirs de l'architecte ne figurait dans le contrat d'entreprise. - Il importait peu que l'art. 3.6 du contrat d'entreprise ait réservé la forme écrite. Les parties étaient libres de modifier l'acte pour lequel la forme écrite avait été convenue. Qui plus est, le maître avait accepté ces travaux, une première fois par l'intermédiaire de son architecte, le 21 mars 2016, puis une seconde fois personnellement, en date du 1er mai 2017.