Citation: 4D_81/2009 02.10.2009 E. 3

La défenderesse invoque également l'art. 29 al. 2 Cst. pour soutenir que le Tribunal des baux et loyers ne lui a donné aucune occasion de présenter ses arguments à l'encontre de l'action en évacuation. Or, elle aurait pu déposer un mémoire, à cette fin, dans le délai qui lui a été assigné lors de l'audience du 8 mai 2008. La garantie du droit d'être entendu, conféré par l'art. 29 al. 2 Cst., n'exigeait pas qu'un nouveau délai lui fût assigné parce qu'elle s'était alors, de son propre chef, bornée à réclamer une nouvelle suspension de la cause. La défenderesse aurait aussi pu développer ses arguments lors de la plaidoirie du 1er septembre 2008. Le moyen tiré de cette disposition constitutionnelle est donc privé de fondement.