Citation: 1C_354/2007 20.11.2007 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent indiquer, notamment, des conclusions et des motifs. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Lorsque, dans un recours en matière de droit public (art. 82 ss LTF), la contestation porte sur l'application de la législation cantonale, seuls les griefs de violation du droit constitutionnel fédéral - par exemple d'application arbitraire du droit cantonal (art. 9 Cst.) - peuvent entrer en considération, dans le cadre de l'art. 95 let. a LTF; le recours peut en effet, d'après cette disposition, être formé pour "violation du droit fédéral", notion qui inclut le droit constitutionnel mais qui évidemment ne vise pas la législation cantonale. A propos des griefs de violation du droit constitutionnel fédéral, l'art. 106 al. 2 LTF prévoit pour la motivation du recours des exigences qualifiées, qui correspondent à celles prescrites par l'ancien art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le Tribunal fédéral, qui n'est pas une juridiction d'appel, n'examine pas d'office si la décision attaquée retient les faits pertinents ni si elle est conforme aux règles de droit applicables; il incombe au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi cette décision pourrait être contraire aux garanties de la Constitution. En critiquant l'arrêt attaqué qui considère que la décision du département cantonal du 13 décembre 2004 n'était pas une décision ordinaire susceptible de recours mais une mesure d'exécution (ou décision d'exécution) et que le courrier du service cantonal du 19 octobre 2004 n'était pas non plus une décision, la recourante se plaint d'une mauvaise application des art. 4, 5, 6 et 57 de la loi cantonale sur la procédure administrative. La recourante soutient par ailleurs que la "décision" du service du 19 octobre 2004 aurait été révoquée sans droit le 13 décembre 2004. Par cette argumentation, la recourante se plaint exclusivement de violations du droit cantonal de procédure administrative, grief qui n'est pas recevable dans le cadre de l'art. 95 LTF pour le recours en matière de droit public dans une contestation relative à l'application du droit des constructions. Elle ne se prévaut à ce propos d'aucune garantie du droit constitutionnel. Dans cette mesure, il n'y a pas lieu d'entrer en matière.