Citation: 2C_951/2019 E. 2.2.2

2.2.2. En l'occurrence, la recourante a participé à la procédure devant l'instance précédente, de sorte que la première condition de l'art. 115 LTF est réalisée. Les quatre premiers soumissionnaires se sont vus attribuer le marché prévu pour le lot n° 1. Le quatrième classé a obtenu un total de 421,45 points et le cinquième, non retenu, de 421,11 points. La recourante, classée sixième, a réalisé un total de 414,07 points (art. 105 al. 2 LTF). Le lot n° 2 a été adjugé à deux soumissionnaires. Le deuxième sélectionné s'est vu créditer d'un total de 426,25 points. Le troisième, non retenu, a obtenu 422,41 point et la recourante, classée quatrième, 416,61 points (art. 105 al. 2 LTF). La différence de points qui départage la recourante des places qui lui permettraient d'obtenir le marché n'est pas importante (respectivement pour les lots n° 1 et 2, un peu plus de sept et neuf points). En outre, l'écart pour le lot n° 1 entre le quatrième et le cinquième est minime. Sur le fond, la recourante s'en prend notamment à sa notation pour différents postes et critique l'évaluation d'autres soumissionnaires auxquels le marché a été adjugé. Entre autres notes contestées, elle estime qu'elle aurait dû obtenir 15 points supplémentaires pour le critère n° 5 du lot n° 1, ainsi que 15 points supplémentaires pour le critère n° 5 du lot n° 2 (pour une synthèse de la correction des notes demandée, cf. recours ch. III/B/3/i p. 39). En corrigeant ces seules notations dans ce sens, la recourante pourrait déjà obtenir les marchés en cause. Dans ces circonstances, il faut admettre qu'elle dispose de chances raisonnables d'obtenir le marché en cas d'admission de son recours et, ainsi, d'un intérêt juridique actuel et pratique à recourir, attendu que les contrats entre les adjudicataires et les HUG n'ont pas encore été conclus (art. 115 LTF; cf. ATF 136 I 323 consid. 1.2 p. 326; arrêt 2D_34/2018 du 17 août 2018 consid. 1.2.2). Par ailleurs, la recourante se plaint également de la violation de ses droits de partie (droit d'être entendue), dans des griefs de nature formelle qui peuvent être séparés de l'examen de la cause au fond. Elle dispose dès lors également sous cet angle d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée de refus d'octroi d'effet suspensif.