Citation: U 386/99 22.08.2000 E. 3

3.- En l'occurrence, les premiers juges ont considéré que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles accessoires, qui se sont manifestés pour la première fois en automne 1996, et l'événement accidentel du 15 novembre 1995 n'apparaît pas vraisemblable au degré requis par la jurisprudence (cf. ATF 125 V 195 consid. 2, 121 V 47 consid. 2a, 208 consid. 6b et la référence). Ils se sont fondés pour cela d'une part, sur les conclusions de l'expertise du docteur H.________ du 25 septembre 1995 et, d'autre part sur le fait qu'il s'est écoulé un laps de temps relativement long (plus d'une année) entre la survenance de l'accident et l'apparition des troubles considérés. De son côté, le recourant conteste la valeur probante de l'expertise précitée, en faisant valoir qu'elle est insuffisamment motivée. Il reproche en particulier à l'expert d'avoir imputé l'origine des cervicalgies à des facteurs maladifs sans pour autant étayer son opinion sur des considérations médicales objectives. S'appuyant sur l'avis du docteur P.________, d'après lequel ces cervicalgies sont liées par un effet réflexe au traumatisme subi au poignet, il considère que l'exigence d'un lien de causalité naturelle est, en l'espèce, remplie et que la responsabilité de la CNA est ainsi engagée.