Citation: 1B_64/2015 E. 3

Le recourant conteste l'existence d'un risque de fuite. Il relève qu'il a quitté son pays natal en 1995 et qu'il est aujourd'hui de nationalité suisse. Il vit avec celle qu'il a épousée le 8 mars 2013 et exerce son droit de visite sur ses trois enfants, nés en 1999, 2000 et 2004, pour lesquels il verse une pension alimentaire. Sa mère vit également en Suisse, son père étant décédé. Il aurait régulièrement travaillé en Suisse, dernièrement pour une entreprise de montage à Gimel. Bien que la procédure dure depuis 2012 et que le recourant ait eu l'occasion de fuir, le Ministère public n'avait jamais requis sa mise en détention. La sanction, contestée, ne serait pas suffisante pour justifier à elle seule son placement en détention