Citation: 1B_203/2007 04.10.2007 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 133 I 206 consid. 2 p. 210; 132 I 140 consid. 1.1 p. 142; 130 I 312 consid. 1 p. 317 et les arrêts cités). 1.1 Selon l'art. 78 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral connaît des recours contre les décisions rendues en matière pénale. La notion de décision rendue en matière pénale comprend toute décision fondée sur le droit pénal matériel ou sur le droit de procédure pénale. En d'autres termes, toute décision relative à la poursuite ou au jugement d'une infraction fondée sur le droit fédéral ou sur le droit cantonal est en principe susceptible d'un recours en matière pénale (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4111). La voie du recours en matière pénale est dès lors ouverte en l'espèce. 1.2 La décision attaquée a été rendu le 24 juillet 2007 et a vraisemblablement été notifiée au recourant le jour même. Le présent recours, qui devait être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours (art. 100 al. 1 LTF), a été posté le 12 septembre 2007. Le recourant fait valoir que le délai de recours est respecté, compte tenu des féries de l'art. 46 al. 1 let. b LTF. Conformément à l'art. 46 al. 1 let. b LTF, les délais fixés en jours par la loi ou par le juge ne courent pas du 15 juillet au 15 août inclus. Cette règle ne s'applique pas dans les procédures concernant l'octroi de l'effet suspensif et d'autres mesures provisionnelles, la poursuite pour effets de change et l'entraide pénale internationale (art. 46 al. 2 LTF). Dans un arrêt 1B_154/2007 du 14 septembre 2007, le Tribunal fédéral a considéré que cette exception valait aussi pour les décisions ordonnant ou prolongeant la détention préventive (arrêt précité, consid. 1.2 destiné à la publication). Dès lors qu'il ne ressortait pas du texte de l'art. 46 al. 2 LTF que les féries ne s'appliqueraient pas en matière de détention préventive, le recourant pouvait de bonne foi (art. 5 al. 3 et art. 9 Cst.) partir du principe que le délai de recours était respecté compte tenu des féries, conformément à la pratique qui prévalait en matière de recours de droit public (cf. ATF 103 Ia 367). Dans ces conditions, le principe de la bonne foi s'oppose à ce que le recourant soit désavantagé par une nouvelle pratique qu'il ne pouvait pas prévoir (ATF 132 II 153 consid. 5.1 p. 159 et les références; cf. Georg Müller/Ulrich Häfelin/Felix Uhlmann, Allgemeines Verwaltungsrecht, 5e éd., Zurich 2006, n. 515 p. 109 et les références). Il s'ensuit qu'en l'espèce le recours doit exceptionnellement être considéré comme déposé en temps utile. Les autres conditions de recevabilité étant remplies, il y a lieu d'entrer en matière.