Citation: U 171/05 23.05.2006 E. 2

2.1 En substance, les premiers juges ont retenu que la chute du 17 septembre 2003 a été le facteur déclenchant la rupture de la coiffe des rotateurs ayant nécessité l'intervention du 15 janvier 2004 et que les suites de cette affection, qui constitue une lésion assimilée à un accident au sens de l'art. 9 al. 2 OLAA, doivent être prises en charge par l'assureur-accidents. 2.2 La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir conclu à l'existence de l'origine traumatique des lésions actuelles de l'assuré au motif qu'avant l'accident, son épaule était asymptomatique et qu'il était en parfaite santé. Ce faisant, les premiers juges auraient tenu un raisonnement fondé sur le principe «post hoc ergo propter hoc». D'autre part, même si la lésion subie est à ranger dans la catégorie des lésions assimilées à un accident, se pose la question de la réalisation des conditions de l'accident. 2.3 Pour sa part, l'intimé fait valoir que même en cas de lésion dégénérative par une usure due au frottement du sus- et/ou du sous-épineux sur l'acromion - ce qu'il conteste toutefois dans son cas - celle-ci ne saurait expliquer une rupture spontanée du ligament du sous-scapulaire car ces deux ligaments sont situés en des endroits complètement différents de l'articulation de l'épaule.