Citation: 8D_10/2022 E. A

A.a. A.________ a été engagé par l'État de Genève en 2004. Il a été nommé à une fonction dirigeante à la prison B.________ à compter du 1 er novembre 2017, faisant ainsi depuis lors partie des cadres supérieurs de l'État et du conseil de direction (ci-après: CODIR) de la prison. Dès septembre 2021, il a assumé une autre fonction dirigeante ad interim ensuite du départ d'un autre cadre, à un moment où depuis de nombreux mois, des hauts cadres de la prison ainsi que des gardiens dénonçaient auprès de leur hiérarchie ce qu'ils considéraient comme des dysfonctionnements au sein de l'établissement, les conditions de travail ne permettant pas, à leur avis, d'assurer le respect de leur personnalité et de leur santé. L'attitude et le management de l'ancien directeur et du directeur général de l'Office cantonal de la détention (ci-après: OCD) étaient au coeur des doléances exprimées. La mise en oeuvre du projet de réforme "Ambition" était aussi contestée. A.b. Le 30 novembre 2021, le conseiller d'État en charge du Département de la sécurité, de la population et de la santé (DSPS) (ci-après: le conseiller d'État) a annoncé que le projet "Ambition" ne serait pas poursuivi sous la forme qui était envisagée, et qu'il convenait de procéder aux aménagements nécessaires à la mise en oeuvre des objectifs de la réforme; il relevait avoir demandé à l'OCD de constituer un comité de pilotage, "présidé par le directeur général de l'OCD avec des représentants de la direction générale, du [CODIR], de gardiens-chefs et gardiens-chefs adjoints et des membres des organisations représentatives du personnel de la prison B.________". A.c. Le 13 décembre 2021, veille de la première séance du comité de pilotage (COPIL), l'avocat du CODIR a informé le secrétaire général du DSPS de l'absence de ses mandants à ladite séance, au motif que la "maltraitance [qui leur était] imposée au travail rend[ait] impossible [...] toute perspective réaliste d'avancer en présence de la direction générale de l'OCD"; il a indiqué qu'il allait représenter ses clients lors de la séance en question. Par courriel du 14 décembre 2021 adressé à A.________ et au chef de l'état-major de la prison B.________, le conseiller d'État a fixé un délai au 15 décembre 2021 pour lui faire connaître les raisons de leur absence respective lors de la séance du COPIL et de la non-désignation de membres du CODIR pour participer à ce comité de pilotage. Dans le délai imparti, les membres du CODIR ont transmis leurs observations, indiquant par ailleurs avoir l'intention de saisir le groupe de confiance d'une plainte dirigée contre tous les échelons supérieurs de leur hiérarchie. A.d. Par acte du 17 décembre 2021 adressé à A.________, le conseiller d'État a exposé que le rétablissement d'un dialogue avec la direction générale de l'OCD était impossible, de sorte que les travaux nécessaires au bon fonctionnement institutionnel et à la bonne marche de la prison étaient gravement prétérités. Par conséquent, dans l'intérêt de toutes les parties et afin de garantir le bon fonctionnement de l'établissement et de répondre à la demande du prénommé de préserver sa personnalité, le conseiller d'État avait demandé à la direction générale de l'OCD de détacher provisoirement l'intéressé dans un autre établissement, avec la même fonction. Son remplacement ad interim du poste de cadre dirigeant se terminerait à la date fixée de son détachement. Par courriel du 21 décembre 2021, le directeur général de l'OCD a indiqué à A.________ qu'il était envisagé de le détacher provisoirement au sein de l'établissement C.________ (ci-après: l'établissement C.________), en tant que à une fonction dirigeante ad interim, à compter du 3 janvier 2022 et pour une durée initiale de six mois; un délai au 27 décembre 2021 lui était imparti pour faire part de ses observations. Par courrier du 29 décembre 2021, le directeur de l'OCD a confirmé à A.________, en l'absence de détermination de sa part, les conditions de son détachement temporaire pour une durée initiale de six mois; sa situation contractuelle resterait inchangée, en dehors de l'adaptation des conditions relatives aux indemnités perçues. A.e. Saisie le 27 décembre 2021 d'un recours de A.________ contre l'acte du 17 décembre 2021, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre administrative) l'a déclaré irrecevable par arrêt du 26 avril 2022, au motif que l'acte du 17 décembre 2021 constituait une mesure organisationnelle et non une décision formelle. L'employé a déféré cet arrêt au Tribunal fédéral. A.f. Par courrier du 27 juin 2022, le directeur général de l'OCD a annoncé à A.________ que son détachement temporaire au sein de l'établissement C.________ était prolongé jusqu'au 31 août 2022, pour les mêmes motifs et aux mêmes conditions que ceux mentionnés dans le courrier du 29 décembre 2021. Il était envisagé de l'affecter définitivement à une fonction dirigeante dudit établissement à compter du 1 er septembre 2022. Un délai au 31 juillet 2022 lui était imparti pour déposer d'éventuelles observations au sujet du projet d'affectation. Le 5 août 2022, le directeur général de l'OCD a fait savoir à l'intéressé que dans le cas d'une affectation définitive, sa rémunération ne subirait aucune diminution, quand bien même sa classe de traitement serait inférieure à celle de son poste à la prison B.________ et son statut de cadre supérieur ne pourrait pas être conservé. A.g. Le 18 août 2022, A.________ a déposé auprès de la Chambre administrative une demande de révision de son arrêt du 26 avril 2022 (cf. let. A.e supra), au motif que le contenu des courriers du directeur général de l'OCD des 27 juin 2022 et 5 août 2022 constituerait la preuve que le détachement au sein de l'établissement C.________ était dès le départ définitif et non provisoire, comme allégué en vain par l'employé au cours de la procédure ayant abouti à l'arrêt cantonal précité. A.h. Par pli du 30 août 2022, le directeur général de l'OCD a informé A.________ que le détachement provisoire - qui devait être maintenu - était prolongé jusqu'au 31 décembre 2022, pour les mêmes motifs et aux mêmes conditions indiqués jusqu'alors.