Citation: 5A_929/2019 E. 6

Le recourant soulève enfin un grief d'inégalité de traitement arbitraire. Il reproche à l'autorité précédente d'avoir refusé de retenir qu'il ne bénéficiait plus d'indemnités journalières, au motif qu'il n'aurait pas prouvé son allégation, alors qu'en mesures provisionnelles, l'autorité doit statuer sous l'angle de la vraisemblance et que, dans le même temps, elle a admis la simple allégation de l'intimée selon laquelle elle ne vivrait plus en concubinage. Dès lors, en exigeant un degré de la preuve différent pour chacune des parties, avec la conséquence de se fonder sur des capacités contributives erronées pour chacune des parties, la Cour de justice a, de manière choquante, condamné le recourant à contribuer seul à l'entretien des trois enfants des parties, sans préserver son minimum vital. Ainsi qu'il a déjà été exposé ci-dessus, la cour cantonale a retenu comme vraisemblable la fin du concubinage, compte tenu de l'ensemble des circonstances, non sur la seule allégation de l'épouse (cf. supra consid. 3.2), alors qu'elle a refusé de tenir compte de l'absence d'indemnités journalières sur la simple allégation du mari (cf. supra consid. 4), de sorte que la critique du recourant fondée sur la prétendue exigence d'un degré de la preuve différent pour chacun des époux est d'emblée mal fondé. Un tel résultat dispense la Cour de céans d'examiner le grief tiré d'une violation arbitraire du principe de l'égalité de traitement consacré par l'art. 8 Cst., étant au demeurant précisé que cette disposition ne peut de toute façon pas être invoquée à l'appui d'un recours dirigé contre une décision rendue dans une affaire opposant deux particuliers (ATF 136 I 178 consid. 5.1; arrêts 5A_154/2019 du 1 er octobre 2019 consid. 5; 5A_254/2019 du 18 juillet 2019 consid. 3.4.1; 5A_182/2019 du 18 juin 2019 consid. 4).