Citation: 5A_395/2019 E. 7

Dans un dernier moyen, la recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir réformé le jugement de première instance, ce qu'elle ne pouvait pas faire en présence d'une condition de recevabilité. Au surplus, une condamnation aux frais et dépens ne peut se concevoir si elle n'avait pas été valablement représentée. D'emblée, la recourante ne dit pas en quoi le dispositif " réformatoire " de la décision entreprise lui causerait un quelconque préjudice (art. 76 al. 1 let. b LTF; sur cette exigence: ATF 120 II 5 consid. 2a, avec les références). De toute manière, elle oublie que l'absence de la capacité d'ester en justice conduit à l' irrecevabilité de la requête (art. 59 al. 2 let. c CPC), résultat auquel ne pouvait parvenir la simple annulation du prononcé de première instance. S'agissant des coûts de la procédure, l'argumentation est spécieuse. Le magistrat cantonal a expressément reconnu l'existence juridique de la recourante, dont seule la capacité d'ester en justice est litigieuse en l'occurrence ( cf. supra, consid. 3.2); l'irrecevabilité de la requête de mainlevée étant consécutive à un défaut dans la représentation de l'intéressée, il appartient bien à celle-ci d'en répondre quant au sort des frais et dépens.