Citation: 7B_933/2023 E. 2.4

2.4. Le Président de la Cour d'appel pénale a relevé qu'en appel, le recourant avait été reconnu coupable de menaces qualifiées, de contrainte, de tentative de contrainte, de séquestration, de viol, d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, de violation de domicile, de délit et de contravention à la loi sur les stupéfiants, ainsi que d'incitation au séjour illégal; il avait été condamné à une peine privative de liberté de cinq ans, soit de 1'826 jours. Même si ce jugement de condamnation avait été annulé par le Tribunal fédéral, il représentait toujours un motif suffisant de détention. Le Président de la Cour d'appel pénale a indiqué qu'au jour de sa requête de mise en liberté, le recourant avait été détenu durant 1'271 jours; il s'était en outre, le 6 juillet 2021, opposé à son expulsion du territoire suisse pour cinq ans et devait également purger un solde de peine dans son pays d'origine. L'autorité précédente a par conséquent estimé que le maintien en détention du recourant s'imposait pour s'assurer de l'exécution de l'expulsion qui pourrait être prononcée à l'issue de l'exécution de la peine. Elle a enfin indiqué que les mesures d'instruction ordonnées allaient être réalisées prochainement, l'expert ayant annoncé le dépôt de son rapport pour le 15 novembre 2023, de sorte qu'une nouvelle audience pourrait être appointée à brève échéance (cf. consid. 2.4 p. 7 s. de la décision entreprise).