Citation: 5A_133/2024 E. 5.2

5.2. En l'espèce, en tant que le recourant reproche derechef à l'autorité cantonale de ne pas avoir constaté " qu'il était établi de manière hautement vraisemblable [qu'il] avait entrepris de saisir l'autorité administrative de manière à trancher la question de la prescription ", cette critique a déjà été examinée ci-dessus et n'a pas porté (cf. supra consid. 3). Il s'ensuit que le Tribunal de céans est lié par les constatations de fait de l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF) selon lesquelles l'intéressé n'avait ni allégué, ni établi au degré de la preuve requis avoir saisi l'autorité compétente aux fins de faire constater l'inexistence ou l'inexigibilité des créances fiscales litigieuses. Pour le surplus, le recourant n'expose pas en quoi il serait en l'occurrence arbitraire de ne pas suivre la pratique de certains cantons préconisant que le juge civil transmette l'affaire à l'autorité compétente pour trancher les questions de fond relevant de l'art. 85a al. 1 LP et d'au contraire considérer, comme l'a fait en définitive l'autorité cantonale, qu'il appartient plutôt au débiteur d'agir parallèlement devant la juridiction administrative. Il n'explique pas non plus en quoi il serait insoutenable de retenir que le juge civil, compétent pour ordonner le cas échéant la suspension provisoire de la poursuite selon l'art. 85a al. 2 LP (cf. supra consid. 5.1.1), doit, pour ce faire et quand bien même la créance en poursuite serait de droit public, vérifier que les conditions en sont bien remplies, ce qui, selon l'autorité cantonale, n'était pas le cas en l'espèce. Pour respecter les exigences du principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), il ne suffit pas d'affirmer que le Tribunal fédéral n'a pas encore tranché ces questions procédurales et que l'autorité cantonale n'a pas fait état d'une pratique valaisanne contraire à celle (cantonale) ou à la doctrine évoquées dans la majeure de sa décision. Il s'ensuit que c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale a jugé que les chances de succès de l'action (au fond) formée par le recourant ne pouvaient être qualifiées de hautement vraisemblables, ce qui excluait la suspension provisoire de la poursuite au sens de l'art. 85a al. 2 LP (cf. supra consid. 5.1.3). On ne voit en effet pas comment cette action pourrait aboutir alors qu'il n'a pas été établi en instance cantonale que le recourant avait saisi l'autorité compétente afin qu'une décision constatant l'inexistence des créances fiscales litigieuses soit rendue. Un tel constat scelle le sort du présent grief, sans qu'il soit besoin de se pencher sur la motivation subsidiaire de l'autorité cantonale quant à l'absence de haute vraisemblance du bien-fondé matériel de l'action au fond en lien avec la prescription desdites créances. Les développements que le recourant consacre à ce sujet, reprochant en substance à l'autorité cantonale d'avoir méconnu " le mécanisme de la prescription absolue du droit de percevoir l'impôt ", sont sans pertinence et n'ont pas à être examinés.