Citation: 4P.96/2005 31.05.2005 E. 2

Bien qu'elle se plaigne aussi de la violation des art. 8 et 29 Cst., la recourante, ainsi qu'il appert de l'acte de recours, reproche en réalité à la cour cantonale d'avoir fait une application arbitraire d'un certain nombre de dispositions du droit judiciaire privé valaisan. Son recours sera, dès lors, examiné sous l'angle de la violation de l'art. 9 Cst. 2.1 Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, qu'elle méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou encore qu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que son résultat le soit. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci est insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif et en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire préférable (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 128 I 81 consid. 2 p. 86, 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275; 128 II 259 consid. 5 p. 280). En matière d'appréciation des preuves, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 127 I 38 consid. 2a). 2.2 Sans être contredit sur ce point par la recourante, le magistrat intimé rappelle, dans la décision attaquée, que l'octroi de l'effet suspensif suppose la réalisation de deux conditions cumulatives: les chances de succès du recours, d'une part; le dommage auquel serait exposé le recourant en cas d'exécution immédiate de la décision dont est recours, d'autre part. La première condition n'est pas litigieuse puisqu'aussi bien la décision en cause admet, prima facie, que le pourvoi en nullité ne paraît ni irrecevable ni manifestement dénué de chances de succès. En revanche, la réalisation de la seconde condition fait problème, étant donné que, de l'avis du Président de la Cour de cassation civile, la recourante n'aurait aucun intérêt à obtenir l'effet suspensif. Il y a lieu d'examiner plus avant ce qu'il en est dans les limites des griefs recevables articulés dans le recours de droit public.