Citation: U 347/06 22.08.2007 E. 4

En bref, les premiers juges ont estimé que les conclusions de l'expert judiciaire étaient davantage fondées sur des suppositions et des hypothèses que "des faits ou éléments solidement établis conformément au degré de preuve de la vraisemblance prépondérante". La réalité des cervicalgies qui auraient perduré jusqu'à l'incapacité de travail en 2001 était douteuse. Par ailleurs, le "rôle exact de l'accident parmi les micro-traumatismes répétés" n'apparaissait pas clair, ni établi. Les critiques de la CNA était fondées, ce qui justifiait de s'écarter du rapport d'expertise du docteur F.________. Le recourant de son côté soutient que toutes les exigences développées par la jurisprudence pour conférer à ce rapport une pleine force probante étaient réunies. On ne pouvait faire grief à l'expert judiciaire d'avoir retenu une hypothèse parmi d'autres (selon lui la plus vraisemblable), tant il est vrai que d'un point de vue médical, il était difficile d'acquérir des certitudes en matière de causalité. Il n'existait aucune raison sérieuse pour ne pas suivre les conclusions du docteur F.________, qui était un spécialiste.