Citation: 6P.91/2004 29.09.2004 E. B

Cette condamnation repose, en résumé, sur les faits suivants. B.a A la mi-juin 2002, X.________ s'est établi chez Y.________, dont il avait fait la connaissance en avril de la même année. Le soir du 30 juin 2002, à la suite d'un différend, Y.________ n'est pas rentrée à son domicile, sans en avertir son ami, qui en a été irrité. En souci pour elle, il n'aurait pas trouvé le sommeil de la nuit. B.b Le lendemain 1er juillet au matin, Y.________, qui était retournée à son domicile pour se changer avant de se rendre à son travail, s'est trouvée face à X.________ dans l'escalier, alors qu'elle venait de quitter son appartement. Questionnée sur le motif de son absence et sur son emploi du temps, elle a refusé de répondre, arguant qu'elle n'avait pas de compte à lui rendre. X.________ l'a alors poussée dans l'escalier en la frappant avec ses poings et ses pieds et l'a poursuivie dans l'appartement, où elle avait tenté de se réfugier, lui donnant encore un coup de pied. En état de choc, Y.________ s'est allongée, habillée, sur son lit pour se remettre. X.________ s'est alors approché de son amie, prostrée et silencieuse, et, s'allongeant à ses côtés, a tenté en vain de l'embrasser. Puis, sans égard à l'état dans lequel elle se trouvait et profitant de la panique qu'elle éprouvait et de son absence de réaction, il s'est couché sur elle, lui a ouvert le pantalon, qu'il a descendu, et, baissant son propre pantalon, l'a pénétrée, éjaculant en elle. B.c Ayant dû quitter le logement de son amie à la suite de ces événements, X.________ y est retourné durant la nuit du 1er au 2 juillet. Après avoir enfoncé la porte de l'appartement, il s'y est introduit et a répété ses violences, frappant son amie au visage, lui tirant les cheveux et lui donnant des coups de pied à la tête, alors qu'elle hurlait. Souffrant de nombreux hématomes à la tête, Y.________ a été contrainte à un arrêt de travail du 2 au 8 juillet 2002.