Citation: 6B_375/2019 E. 2.4

2.4. Eu égard à la durée du séjour illégal et du travail au noir, aux trois condamnations pénales antérieures de l'intéressé, dont deux avaient déjà sanctionné des infractions à la législation sur les étrangers, et au comportement du recourant en procédure, caractérisé par le recours au mensonge pour tenter d'échapper aux conséquences de ses actes, la cour cantonale a considéré, à l'instar du ministère public et du premier juge, que la culpabilité du recourant était importante et qu'elle n'était que très modérément réduite par les facteurs à prendre en compte à décharge, soit en particulier sa solvabilité et la régulation de ses conditions de séjour par un mariage. Elle a relevé que le recourant ne faisait certes l'objet d'aucune poursuite ni acte de défaut de biens mais que, sans activité lucrative depuis l'obtention de son permis de séjour en novembre 2018, il était entièrement entretenu financièrement par son épouse. En outre, si une récidive n'était pas envisageable sous l'angle de la LEI, la situation de séjour du recourant en Suisse étant désormais régularisée, le risque de réitération devait être retenu de manière plus globale, le recourant ayant déjà été condamné pour une violation grave des règles de la circulation routière et ayant démontré qu'il était hermétique aux sanctions infligées et dénué de toute prise de conscience. Dans ces circonstances, seul un pronostic défavorable pouvait être posé. Les motifs de prévention spéciale exigeaient qu'une peine privative de liberté et non une peine pécuniaire soit infligée, les jours-amende déjà prononcés à deux reprises ayant démontré leur absence d'impact sur l'intéressé. Une peine privative de liberté de 90 jours était en conséquence adéquate.