Citation: 4C.222/2006 29.08.2006 E. B

B.a Le 5 mai 2004, les époux Y.________ ont contesté, auprès de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, la résiliation qui leur a été notifiée et sollicité subsidiairement une prolongation de bail. Quant au nouveau propriétaire, il a, le 13 mai 2004, saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une demande en revendication, laquelle a été suspendue jusqu'à droit jugé dans la cause pendante entre les parties devant les juridictions compétentes en matière de baux et loyers. B.b Par décision rendue le 7 décembre 2004, la Commission de conciliation a déclaré valable le congé notifié le 19 avril 2004 et rejeté les conclusions des époux Y.________ en prolongation du bail. Le 5 janvier 2005, X.________ (ci-après: le demandeur) a recouru contre cette décision, faisant valoir que le Tribunal des baux et loyers n'est pas compétent. Par jugement du 11 octobre 2005, cette autorité s'est déclarée incompétente à raison de la matière et a débouté les parties de toutes autres ou contraires conclusions. B.c Les époux Y.________ (ci-après: les défendeurs) ont appelé de ce jugement, estimant que le Tribunal des baux et loyers est compétent pour connaître de leur requête. Le demandeur a conclu, pour sa part, à la confirmation du jugement querellé. Par arrêt du 8 mai 2006, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers a annulé le jugement du Tribunal des baux et loyers, constaté la compétence à raison de la matière de cette autorité et renvoyé la cause au Tribunal pour instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants.