Citation: 7B_850/2023 E. 4.6

4.6. Enfin, les peines-menaces pour les seules infractions de lésions corporelles graves et de mise en danger de la vie d'autrui consistent en une peine privative de liberté comprise entre un an et dix ans pour la première et de cinq ans au plus pour la seconde. Ainsi, même en ne prenant pas en compte l'infraction de viol et indépendamment des règles de concours susceptibles de s'appliquer avec les autres infractions (art. 49 CP), la durée de la détention provisoire, de près de 13 mois au jour de l'arrêt entrepris et d'un peu plus de 15 mois au 12 décembre 2023, ne viole pas le principe de la proportionnalité. La durée de la procédure ne viole pas non plus le principe de la célérité, notamment d'une manière qui permettrait de considérer que la détention provisoire subie serait disproportionnée (sur ce principe, ATF 140 IV 74 consid. 3.2; 137 IV 92 consid. 3.1; arrêt 7B_411/2023 du 6 septembre 2023 consid. 3.3). Le recourant ne donne pour le surplus aucun exemple sérieux de temps morts au cours de l'instruction qui viendrait démontrer une violation de ce principe (cf. ATF 130 IV 54 consid. 3.3.3; arrêt 6B_1400/2022 du 10 août 2023 consid. 8.1).