Citation: I 554/06 21.08.2006 E. 4

Se fondant en particulier sur l'expertise du docteur R.________ - à laquelle elle a reconnu pleine valeur probante -, la juridiction cantonale a estimé que l'on pouvait exiger du recourant, au plus tard en octobre 2005, qu'il exerce à plein temps une activité permettant l'alternance des positions et évitant les efforts isométriques (travaux lourds, port de charges limitées à 10 kilos) ainsi que la marche en terrain accidenté. Quant à la comparaison des revenus, elle aboutissait, même en tenant compte de l'abattement maximum de 25 % sur le revenu d'invalide, à un taux d'invalidité (37 %) insuffisant pour maintenir le droit à une rente de l'assurance-invalidité (revenu de personne valide : 69'290 fr.; revenu de personne invalide: 43'640 fr. 10). Comme en instance cantonale, le recourant soutient que si l'expert R.________ a fait état d'une capacité de travail supérieure à 50 % dans une activité adaptée, celle-ci est en particulier subordonnée à la double condition qu'un programme de réadaptation cardio-vasculaire en endurance et un traitement anti-hypertenseur optimal soient réalisés et obtiennent les résultats escomptés. Il estime en outre que les activités proposées par l'office intimé ne sont pas adaptées à ses limitations fonctionnelles. Il se plaint aussi du fait qu'aucune investigation complémentaire n'a été faite en vue de déterminer l'incidence de son trouble psychique sur sa capacité de travail, l'expert R.________, cardiologue, n'étant pas apte, toujours selon le recourant, à l'apprécier. Enfin, il conteste le revenu d'invalide retenu par les instances inférieures.