Citation: 5C.34/2003 01.04.2003 E. 3

Au surplus, les griefs invoqués par le demandeur ne satisfont pas aux exigences posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ (cf. supra, consid. 1.2). 3.1 En effet, le demandeur reproche tout d'abord à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération les sommes de 101'990 francs et de 157'450 francs que la défenderesse a perçues à titre de liquidation du régime matrimonial et d'indemnité équitable au sens de l'art. 124 CC. Or, dans son arrêt, la cour cantonale a expressément mentionné qu'elle tenait compte de ces deux éléments dans le calcul de la pension de l'épouse. Le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ, puisque le demandeur ne discute pas les motifs de la décision entreprise, ni n'explique en quoi ses considérants violeraient le droit fédéral. 3.2 Le demandeur reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte, dans la fortune de la défenderesse, de la maison familiale de Cartigny qui reviendra à cette dernière, à titre de donation ou d'héritage, et qui a été aménagée durant l'union pour environ 200'000 francs. La cour cantonale a retenu, dans l'appréciation du montant de la pension, que la défenderesse bénéficie d'un loyer modéré et qu'il n'est par ailleurs pas exclu que la maison, qui a été aménagée pour environ 200'000 francs, lui revienne par avancement d'hoirie ou par succession. Le demandeur n'indique pas en quoi la motivation cantonale violerait le droit fédéral. Les critiques soulevées ne satisfont dès lors pas aux exigences posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ. 3.3 Finalement, le demandeur soutient que la cour cantonale aurait dû tenir compte, dans la fixation de la pension de l'art. 125 CC, du fait que la défenderesse a bénéficié d'une pension sur mesures provisoires supérieure au devoir d'entretien tel qu'il résulte du jugement de divorce, et ce pendant toute la durée de la procédure de divorce, qu'elle a abusivement prolongée. Mentionnant l'ATF 127 III 496, paru à la SJ 2002 p. 9, le demandeur déclare nourrir un sentiment d'inéquité, mais n'indique pas en quoi il y aurait violation de l'art. 125 CC. Son grief est dès lors irrecevable au regard de l'art. 55 al. 1 let. c OJ.