Citation: 9C_547/2018 E. 5.2

5.2. Ce grief est également mal fondé. Le recourant se limite à invoquer la divergence d'opinion entre ses médecins traitants, d'une part, et les experts psychiatre et rhumatologue, d'autre part, notamment sur sa capacité de travail et d'affirmer que les conclusions des seconds seraient "en totale contradiction" avec les avis exprimés par les premiers, dont les rapports mettraient en évidence que "de nombreux et convaincants indices existaient et démontraient une objective aggravation de son état de santé entre 2009 et 2014". Ce faisant, en énumérant les diagnostics posés par ses médecins traitants, le recourant ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions suivies par la juridiction cantonale, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de son appréciation. A cet égard, les premiers juges ont dûment indiqué les raisons pour lesquelles ils ont accordé une pleine valeur probante aux rapports d'expertises et écarté les avis contraires des médecins traitants, pour considérer que le recourant ne présentait aucune atteinte invalidante d'ordre psychiatrique et disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles somatiques. S'agissant de ce dernier aspect, la juridiction cantonale a en particulier constaté que le docteur B.________ avait tenu compte des diagnostics posés par le docteur H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, pour conclure à une incapacité totale de travail de son patient (rapports des 11 mars 2014 et 1er février 2016), et qu'il avait expliqué de manière motivée pourquoi il ne les retenait pas. Quoi qu'en dise le recourant, l'expert psychiatre a mis en évidence les différents symptômes qui, s'ils avaient pu, à un certain moment atteindre le seuil de sévérité d'un épisode dépressif moyen, correspondaient alors à une dysthymie; de même, il a indiqué de façon circonstanciée ne pas retenir un syndrome somatique, en l'absence de signes suffisants pour ce faire. Or le docteur H.________, dans son second rapport, atteste une dégradation de l'état dépressif de son patient, mais ne se réfère aucunement aux constatations de son confrère B.________ - dont il indique avoir reçu une copie - ni, partant, ne mentionne en quoi elles seraient dénuées de pertinence sur le plan médical. En définitive, l'argumentation du recourant consistant à se référer aux rapports de ses médecins traitants tend à substituer sa propre appréciation à celle des premiers juges et à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires. Elle n'est dès lors pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298) ou aurait établi les faits de manière incomplète. Une nouvelle expertise médicale, telle que requise par le recourant, est dès lors superflue. Il n'y a par ailleurs pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale quant à l'absence d'aggravation déterminante de l'état de santé du recourant depuis la décision du 21 août 2009.