Citation: 6B_182/2022 E. 4.2

4.2. C'est en vain que le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû réduire la peine dans une plus large mesure - compte tenu du fait qu'il avait été libéré des chefs d'accusation les plus graves concernant l'agent D.________ - et qu'il aurait à tout le moins dû bénéficier d'une réduction de 90 % par rapport à la peine initiale. En effet, il apparaît que les premiers juges avaient déjà réduit la peine initialement infligée au recourant (qui avait été fixée à 120 jours-amende à 50 fr. le jour avec sursis pendant 4 ans) pour tenir compte de la procédure classée en lien avec l'agent D.________ (en la fixant à 90 jours-amende à 10 fr. le jour avec sursis pendant 4 ans). Il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale - après avoir rappelé que les faits concernant l'agent B.________ et l'ambulancière devaient être qualifiés de moyennement graves et que les antécédents du recourant n'étaient pas favorables - a encore réduit la peine prononcée par les premiers juges, qu'elle a fixée à 45 jours-amende à 10 fr. le jour avec sursis pendant 2 ans, afin de tenir compte du repentir du recourant manifesté en audience et du temps écoulé depuis les faits. Au vu de la relative ancienneté des faits, elle a également renoncé à prolonger le délai d'épreuve du sursis octroyé par ordonnance pénale du 24 mars 2016. Ce faisant, la cour cantonale a pris en compte les critères pertinents gouvernant la fixation de la peine conformément à l'art. 47 CP, sans omettre d'éléments d'appréciation importants, ni en se fondant sur des critères étrangers à cette disposition. Compte tenu de l'ensemble des circonstances, la peine infligée au recourant n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge. Le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit donc être rejeté.