Citation: 6B_1022/2023 E. 1.2.2

1.2.2. Selon la cour cantonale, le recourant avait choisi de vivre à l'étranger pour permettre à sa fille d'y poursuivre des études. Cette décision ne correspondait pas à celle d'une personne qui se rendait à l'étranger pour poursuivre elle-même des études, tout en conservant ses attaches dans son lieu de domicile. Il s'agissait au contraire d'un choix lié à une personne tierce, même si celle-ci faisait partie du cercle familial et intime du recourant. Celui-ci avait déplacé le centre de la vie familiale en fonction du lieu d'études de sa fille; ce choix ne pouvait être assimilé à des raisons impératives. Le fait que sa fille était rentrée au domicile de sa mère et sans rester auprès de son père lorsque la location en Normandie avait pris fin démontrait que le recourant n'avait pas de réel centre de vie à Genève. Dans ces circonstances, la cour cantonale retenait que, à tout le moins depuis l'année 2014, le centre des intérêts du recourant ne se trouvait plus à Genève, ni en Suisse: il ne résidait dès lors plus à Genève et ne pouvait plus y percevoir des prestations complémentaires. Dans la mesure où il avait manifestement son centre d'intérêts en un autre lieu que Genève (peut-être à V.________ en France), il ne pouvait pas se prévaloir de la fiction de l'art. 24 CC (lequel, selon la cour cantonale, ne suffirait pas sous l'angle de la LPC), dans la mesure où il s'était bel et bien constitué un nouveau domicile ailleurs. Il importait peu qu'il maintînt un lien administratif avec le canton, faute d'y avoir résidé effectivement et d'y avoir eu son centre de vie.