Citation: 7B_89/2023 E. 3.4.3

3.4.3. La recourante reproche encore à l'autorité cantonale de ne pas avoir procédé à l'audition de la notaire E.________. Elle expose que le prévenu a déclaré qu'il ne connaissait pas le notaire D.________, mais qu'il s'était adressé à la notaire précitée pour établir le contrat de mariage. La cour cantonale n'a toutefois pas ignoré cette question. Comme elle l'a relevé - certes de manière peu claire (arrêt querellé, p. 8) -, les déclarations imprécises du prévenu en lien avec les notaires D.________ et E.________ pouvaient s'expliquer, d'une part, par l'écoulement du temps et, d'autre part, par le fait que cette dernière était l'associée du notaire D.________, de sorte que ces imprécisions n'étaient en substance pas déterminantes. De plus, la recourante omet de relever que, plus tard dans son audition, le prévenu s'est rendu compte que la notaire E.________ était en réalité l'associée de D.________ et qu'il a indiqué que c'était bien chez elle, à savoir dans leur étude, qu'il s'était rendu pour le contrat de mariage (pv d'audition du 3 juin 2021, p. 4). Par ailleurs, la confusion du prévenu peut également s'expliquer par le fait que le nom de la notaire précitée figure sur la première page du document contenant la copie certifiée conforme du contrat (cf. par ex. les pièces produites à l'appui du courrier du 22 septembre 2021). On peut encore ajouter, comme le relève au demeurant la recourante, que le notaire D.________ a expressément déclaré qu'à l'époque de la signature du contrat, il s'était, en tant que collaborateur et selon l'usage, substitué à sa consoeur, à savoir E.________ (cf. pv d'audition du 8 septembre 2021, p. 3). En tout état de cause, l'autorité cantonale a relevé que le notaire D.________ avait indiqué, dans son courrier du 22 septembre 2021, que sa consoeur ne se souvenait pas avoir été présente lors de la séance avec les parties et que son audition était dès lors inutile, près de quatorze ans après les faits. Quoi qu'en dise la recourante, cette appréciation n'est pas manifestement insoutenable et peut être confirmée, d'autant plus au regard des autres éléments retenus par la cour cantonale (cf. consid. 3.4.1 et 3.4.2 supra), de sorte qu'il n'y a pas lieu de reprocher à cette dernière d'avoir refusé d'entendre la notaire E.________ dans le cadre de la présente cause. Enfin, en lien avec la prénommée, l'autorité cantonale a encore relevé, sans que cela soit remis en cause par la recourante, que la question du transfert d'une somme d'argent auprès d'elle n'avait aucun lien avec le présent complexe de faits. Pour le reste, la recourante ne fait état que de suppositions non étayées sur ce point, sur lesquelles il n'y a pas lieu, à défaut d'élément concret, d'entrer en matière.