Citation: 1C_658/2023 E. A

A.________, ressortissant marocain né en 1981, s'est marié à Genève le 22 septembre 2006 avec une ressortissante suisse née en 1985. Le 12 décembre 2012, A.________ a introduit une demande de naturalisation facilitée. Dans le cadre de cette procédure, les époux ont certifié, par déclarations communes des 12 décembre 2012 et 31 octobre 2013, vivre à la même adresse sous la forme d'une communauté conjugale effective et stable, et n'avoir aucune intention de se séparer ou de divorcer. Par décision du 7 novembre 2013, entrée en force le 9 décembre 2013, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a accordé la naturalisation facilitée à A.________. Le jugement prononçant le divorce entre le prénommé et son épouse est entré en force le 1er décembre 2015. Le 20 mars 2019, les autorités d'état civil du canton de Thurgovie ont transmis au SEM les copies d'actes de naissance français de deux enfants reconnus par A.________, nés en avril 2012 et en décembre 2018 de la même mère, une ressortissante française. Par décision du 23 février 2021, considérant que A.________ était parfaitement conscient de ne plus vivre dans une communauté conjugale intacte et orientée vers l'avenir au moment de la signature des déclarations communes susmentionnées, eu égard notamment à sa relation adultérine et à la reconnaissance de l'enfant issu de celle-ci, le SEM a annulé la naturalisation facilitée de l'intéressé et constaté que ladite annulation faisait aussi perdre la nationalité suisse à son fils mineur B.________. À défaut de recours, cette décision est entrée en force le 26 mars 2021. Le 28 juillet 2021, A.________, agissant en son nom et en celui de son fils, a adressé au SEM une demande de réexamen de la décision du 23 février 2021.