Citation: 7B_320/2024 E. 1.2

1.2. La décision attaquée - qui traite de la question de la tardiveté de la demande de mise sous scellés - est en principe de nature incidente puisqu'elle ne met pas un terme à la procédure pénale; dans une telle configuration, le recours au Tribunal fédéral n'est recevable qu'en présence d'un risque de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, la lettre b de cette disposition n'étant généralement pas applicable en matière pénale. Cependant, lorsque les prononcés en matière de scellés concernent des tiers au sens de l'art. 105 al. 1 let. f CPP, ils présentent à leur égard le caractère d'une décision partielle (cf. art. 91 let. b LTF; ATF 143 IV 462 consid. 1; arrêt 1B_564/2022 du 14 février 2023 consid. 2.3). En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la procédure pénale serait ouverte contre les recourants, ce qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF). Ceux-ci doivent donc à ce stade être considérés comme des tiers touchés par un acte de procédure, pour lesquels la décision entreprise pourrait mettre un terme à leur participation à une éventuelle procédure de levée des scellés, faute d'avoir pu obtenir une telle mesure de protection. En tout état de cause, la décision attaquée est susceptible de causer aux recourants un préjudice irréparable, dès lors qu'ils soutiennent que le refus d'apposer les scellés sur les éléments saisis pourrait porter atteinte au secret professionnel de l'avocat.