Citation: 5A_876/2022 E. 3.1

3.1. La Cour de justice a retenu que tant les autorités fiscales que les tribunaux saisis du litige avaient considéré que le prêt consenti par B.________ SA constituait un prêt fictif devant être qualifié de prestation appréciable en argent faisant partie de la fortune commerciale du recourant. Elle a constaté que ce dernier n'avait contesté ni le bordereau rectificatif, ni le décompte final consécutif, ni encore la décision de scission, qui se basaient sur cette qualification. Quant à son recours contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 14 janvier 2019, il avait été rejeté par la Chambre administrative de la Cour de justice et il n'était pas allégué, ni a fortiori démontré que la cause ait été portée par-devant le Tribunal fédéral. En outre, selon les propres explications du recourant, ledit prêt lui avait été consenti dans le but de débuter et développer son activité d'avocat et il reconnaissait lui-même l'avoir inscrit dans ses comptes commerciaux, ce qui était corroboré par la chronologie des faits puisque ledit prêt lui avait été concédé en 2011, lorsqu'il avait débuté sa nouvelle activité indépendante. Pour les juges cantonaux, les éléments du dossier permettaient ainsi de considérer que la dette d'impôts à la base de la poursuite, découlant du prêt concédé par la société B.________ SA, relevait de l'activité commerciale du recourant. Le fait que ledit prêt lui avait été concédé en sa qualité d'actionnaire n'y changeait rien. La Cour de justice a donc conclu que le premier juge n'avait commis aucune constatation manifestement inexacte des faits en retenant que la dette fiscale réclamée découlait de l'activité commerciale du recourant, ni aucune violation du droit en admettant en conséquence que les conditions de l'art. 50 LP étaient réalisées.