Citation: 7B_966/2024 E. 1

A.c. Le 22 août 2024, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après : le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour avoir, à trois reprises en 2024, menacé de mort sa mère; pour avoir, le 21 août 2024, saisi sa mère au cou (sans serrer ou l'empêcher de respirer) après avoir dit qu'il allait l'étrangler, pour l'avoir poussée et immobilisée contre le frigo, pour avoir brisé ses lunettes de soleil en les jetant au sol; et pour avoir, en 2021 - les faits antérieurs étant prescrits -, régulièrement consommé des produits stupéfiants (cause PE24.018189). Le même jour, le Ministère public a procédé à l'audition de A.________ en tant que prévenu. Celui-ci a expliqué fumer du crack et avoir consommé, le 21 août 2024, une dizaine de Xanax; il a admis avoir "défoncé" la porte et "gueulé avec rage" car il était "hypersensible"; sous le coup de la colère, il ne savait plus ce qu'il disait, de sorte qu'il avait pu menacer sa mère; elle exagérait cependant car s'il avait dit qu'il allait l'étrangler, il faisait en réalité "semblant". Interrogé sur la cure de sevrage en cours, A.________ a déclaré que les placements à des fins d'assistance ne servaient à rien, car il ne supportait pas d'être contraint et qu'il fallait qu'il se sèvre de façon volontaire; à la fin de son audition, il s'est engagé à ne plus s'en prendre physiquement ou verbalement à sa mère et a dit être prêt à débuter un sevrage. Au cours de l'audition, le Ministère public a dû demander à A.________ de "baisser le ton"; il l'a également formellement mis en garde contre les conséquences d'une récidive, notamment la possibilité de requérir son placement en détention provisoire, et l'a laissé aller en l'invitant à se rendre le jour même chez son psychiatre. Par jugement du 22 août 2024, le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a ordonné l'expulsion de A.________ du logement commun avec sa mère et lui a fait, sous la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP, interdiction de pénétrer dans ledit logement et obligation de se rendre au Centre de prévention C.________ pour un entretien. A.d. Le 24 août 2024, le Ministère public a été informé de l'interpellation de A.________, dès lors que celui-ci était retourné au domicile de sa mère, laquelle, profondément apeurée, avait fait appel à la police. Selon B.________, son fils s'était présenté à son domicile pour lui demander 300 fr., laver ses vêtements et prendre une douche; il était dans un état déplorable et elle avait accepté qu'il se douche. Ne le voyant pas quitter les lieux, elle avait pris peur et avisé la police. À leur arrivée, les policiers avaient constaté que B.________ était terrifiée et que le plus jeune de ses fils s'était réfugié dans la voiture; A.________ les avait injuriés et avait adopté un comportement agressif envers sa mère, devenant à ce point menaçant qu'il avait dû être maintenu par une clé de bras. Durant le trajet, A.________ avait déclaré que, s'il en avait besoin, il retournerait au domicile de sa mère. Lors de son audition par la police, en présence d'un avocat de la première heure, A.________ a expliqué qu'il avait appelé sa mère le jour précédent pour l'aviser de sa visite et qu'elle avait accepté qu'il se douche et mange; la police était intervenue alors qu'il mangeait, ce qui expliquait pourquoi il s'était énervé et ne s'était pas laissé faire ("C'est normal que je m'énerve", "Ils m'ont gueulé dessus, je leur ai gueulé dessus", "Je ne me suis pas laissé faire"). Il a été avisé qu'il allait être arrêté provisoirement et il a déclaré aux policiers d'informer sa mère de "ce qu'elle avait fait". Entendu ensuite par le Ministère public - lequel avait étendu l'instruction en raison du non-respect du jugement du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois du 22 août 2024 et d'insultes proférées par le recourant envers sa mère en présence des agents -, il a contesté avoir été violent avec sa mère, expliquant qu'elle était terrorisée car elle savait comment il se comportait quand il se mettait en colère. Il a admis avoir des réactions impulsives et des gestes agressifs, mais a affirmé qu'il n'allait pas jusqu'au bout, ne faisant que "gueuler". A.e. Le 27 août 2024, le Ministère public a ordonné la jonction des deux causes visant A.________.