Citation: 5A_26/2014 E. 5.2

5.2. Un droit à la preuve et à la contre-preuve est déduit de l'art. 8 CC. Ainsi, le juge enfreint l'art. 8 CC s'il refuse d'administrer une preuve régulièrement offerte, dans les formes et les délais prévus par la loi de procédure, et portant sur un fait pertinent pour l'appréciation juridique de la cause (ATF 133 III 189 consid. 5.2.2 p. 195 et les références). Or, par son argumentation, le recourant n'expose pas en quoi son offre de preuve, à savoir l'audition du pédopsychiatre de l'enfant, permettrait de démontrer que l'autorité parentale et le droit de garde doivent impérativement être attribués conjointement aux deux parents, dès lors que le désir de l'enfant à cet égard - quand bien même il ne serait plus sujet à caution à la suite de ce témoignage comme le prétend le recourant - n'est pas à lui seul un critère essentiel, partant, de nature à modifier l'issue du litige. C'est donc à raison que l'autorité cantonale a jugé, sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, que l'offre de preuve litigieuse portait sur un fait qui n'est pas pertinent, étant précisé que le recourant ne fait pas valoir une violation de la prohibition de l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves, qu'il lui incombait de soulever conformément au principe d'allégation ( cf. supra consid. 2.1).