Citation: 6S.292/2003 25.09.2003 E. 1

Au vu de ce qui précède, on ne discerne aucune violation de l'art. 11 CP. Le recourant a été mis au bénéfice de la légère diminution de responsabilité qu'il présente à dire d'experts et les juges cantonaux en ont tiré les conséquences en réduisant la peine en application des art. 11 et 66 CP. La réduction ainsi opérée les a conduits à prononcer une peine de 20 ans de réclusion au lieu de la réclusion à vie, ce qui a notamment pour effet que la durée de la peine ne peut, en toute hypothèse, c'est-à-dire quand bien même les conditions d'une libération conditionnelle ne seraient pas remplies, excéder 20 ans (cf. art. 35 CP) et que, si elles le sont, la libération conditionnelle peut intervenir plus rapidement (cf. art. 38 ch. 1 al. 1 et 2 CP) et être assortie d'un délai d'épreuve inférieur à cinq ans (cf. art. 38 ch. 2 CP). Dès lors et compte tenu de la diminution de responsabilité du recourant résultant de l'expertise, qui fait état d'un trouble léger et laissant la conscience intacte, on ne saurait dire que la réduction de peine opérée serait insuffisante au point qu'elle procéderait d'un abus du pouvoir d'appréciation.