Citation: C 378/00 04.09.2001 E. 4

4.- a) Le recourant allègue qu'il n'a pas recherché de nouvel emploi et que son intention était de rester au service de X.________ AG, mais pas dans des conditions insoutenables. Il déclare que son employeur avait modifié son contrat sur un simple coup de téléphone, en exigeant 40 publicités - au lieu de 4 - pour que la provision à laquelle il avait droit sur son chiffre d'affaires dans le rayon d'activité de Y.________ soit versée, et qu'il aurait été irresponsable de sa part, en tant que père de famille, d'accepter ces nouvelles conditions. b) Avec les premiers juges, il faut relever que les motifs invoqués par le recourant pour justifier sa lettre de résiliation des rapports de travail du 29 juin 1997 ne sont pas clairs. Dans sa lettre de congé, l'assuré déclarait qu'il avait traversé des temps difficiles pendant plus de quatre ans du fait de l'attitude du Tribunal de Bienne, qui selon lui n'avait pas été correct et avait fait preuve de parti pris, et qu'il était contraint pour cette raison d'interrompre les rapports de travail. En soi, ce motif de congé, qui n'est ni prouvé ni rendu vraisemblable, ne saurait être retenu. Par ailleurs, l'emploi d'agent commercial répondait à tous les critères d'un travail convenable. Selon son contrat d'engagement, la provision de 26 % calculée sur le chiffre d'affaires réalisé par l'agent dans son activité d'acquisition était due à partir du moment où le nombre de participants avait abouti à l'exécution de la commande (quatre participants par tirage pour les autocollants de signal de détresse). Dans ses déclarations du 11 mars 1998, X.________ AG indique que le recourant avait réalisé en juin 1997 un chiffre d'affaires de 54 000 fr., mais qu'il n'avait pas encore droit à la provision, dès lors qu'il manquait diverses pièces au projet, respectivement que les tirages n'étaient pas terminés. Cela n'est pas contesté par le recourant. L'allégation selon laquelle son employeur aurait modifié unilatéralement son contrat n'est au demeurant ni prouvée, ni rendue vraisemblable. Certes, le contrat indique qu'il fallait quatre participants par tirage pour les autocollants de signal de détresse, mais il ne fixe pas le nombre de participants à partir duquel la commande était exécutée. Enfin, rien n'indique que X.________ AG n'ait pas respecté ses engagements contractuels. Du reste, l'employeur était conscient de l'absence de salaire, puisqu'il a versé à l'assuré le 13 juin 1997 un montant de 10 000 fr. Peut demeurer indécis le point de savoir si ce versement correspond à une avance, comme le laisse entendre X.________ AG dans ses déclarations du 11 mars 1998, ou s'il doit être mis en relation avec le prêt de 6408 fr. mentionné dans le décompte de salaire de septembre 1997, auquel se réfère le recourant. Il est ainsi établi que l'on pouvait exiger du recourant qu'il conservât son ancien emploi. La question qui subsiste est celle de la qualification de la faute.