Citation: 8C_510/2018 E. A

A.a. Le 17 décembre 2014, A.________, née en 1973, s'est inscrite à l'Office régional de placement de Lausanne (ci-après: ORP) et a requis l'octroi d'indemnités de chômage à compter du 1 er janvier 2015, en indiquant être domiciliée à Lausanne. Un délai-cadre d'indemnisation lui a été ouvert à compter de cette date. A.b. Par courrier du 1 er avril 2015, la Caisse cantonale vaudoise de chômage (ci-après: la caisse de chômage) a informé A.________ qu'elle était amenée à examiner son droit aux prestations de chômage et lui a notamment demandé de lui faire parvenir des explications et documents relatifs à son lieu de domicile. Après analyse des documents reçus et à réception d'une attestation du contrôle des habitants selon laquelle l'assurée séjournait à Lausanne en résidence secondaire, la caisse a, par décision du 19 juin 2015, nié le droit de A.________ à l'indemnité de chômage dès le 1 er janvier 2015, motif pris qu'elle était principalement domiciliée en France. Dans une autre décision du même jour, la caisse lui a réclamé la restitution d'un montant de 18'103 fr. 20, correspondant aux prestations indûment perçues du mois de janvier au mois de mars 2015. Ces décisions ont été confirmées sur opposition le 28 septembre 2015. Saisie d'un recours contres les deux décisions sur opposition, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour des assurances sociales) l'a rejeté par jugement du 2 mai 2016. Le recours interjeté contre ce jugement a lui aussi été rejeté par le Tribunal fédéral par arrêt du 23 décembre 2016 (cause 8C_421/2016). A.c. Le 15 février 2017, A.________ a déposé une demande de remise de l'obligation de restituer. Par décision du 14 août 2017, confirmée sur opposition le 22 décembre 2017, le Service de l'emploi du canton de Vaud (SPE) a refusé d'accorder la remise, au motif que l'assurée ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi.