Citation: 6B_1016/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste avoir agi intentionnellement et allègue qu'il n'aurait pas pu savoir que les valeurs patrimoniales versées sur son compte bancaire provenaient d'une escroquerie. Il soutient en substance qu'il n'y aurait rien d'extraordinaire à faire du commerce d'articles électroniques avec l'Afrique, qu'aucun indice lui aurait fait craindre l'origine criminelle des fonds versés, pensant uniquement que l'argent confié provenait de la gestion des finances du dénommé B.________ en lien avec l'activité de vente d'articles électroniques, et qu'il aurait effectué les vérifications nécessaires pour s'assurer que tout était en règle. En outre, le fait d'avoir spontanément mis fin à toute activité après s'être aperçu que la situation n'était pas normale ferait échec à toute intention de sa part. Les éléments constitutifs du blanchiment d'argent ne seraient ainsi réalisés ni objectivement ni subjectivement. En l'espèce, bien que le recourant réfute la réalisation des éléments constitutifs objectifs de l'art. 305 bis ch. 1 CP, aucun grief n'est développé sur ce point, les critiques soulevées par l'intéressé se limitant à contester le caractère intentionnel de ses agissements. Sur ce dernier aspect, le recourant se borne toutefois à livrer sa propre appréciation des faits et à l'opposer à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait sombré dans l'arbitraire. L'on cherche en vain dans les écritures du recourant une critique du raisonnement suivi par l'autorité précédente, répondant aux exigences de motivation prévues aux art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Le recourant ne démontre en particulier pas en quoi, sur la base des éléments de preuve exposés de manière détaillée par l'autorité précédente, il était manifestement insoutenable de retenir que l'intéressé avait dû présumer que les valeurs patrimoniales transférées sur son compte bancaire provenaient d'un crime, soit en l'occurrence d'une escroquerie, et qu'il s'était accommodé de cette éventualité, agissant ainsi par dol éventuel. Appellatoires, les critiques du recourant sont, partant, irrecevables. Pour le surplus, il peut être renvoyé à la motivation cantonale (cf. art. 109 al. 3 LTF), qui s'avère claire et convaincante.