Citation: 2C_110/2021 E. 4.3

4.3. Il n'y a pas lieu de préciser la jurisprudence exposée dans l'ATF 136 II 113 comme le souhaite le recourant. En effet, avant le mariage, le recourant vivait certes en Suisse auprès de sa compagne. Mais cette période ne peut pas être prise en considération puisque le recourant n'avait pas encore épousé sa compagne et qu'en tout état de cause, il séjournait en Suisse en violation de l'interdiction d'entrée prononcée le 5 mai 2010. La période après le mariage, mais avant l'arrivée en Suisse le 5 mai 2013, ne peut pas non plus être prise en compte puisque l'épouse, restée en Suisse, a été représentée par procuration lors de la cérémonie de mariage et que la communauté conjugale effective n'a dès lors réellement commencé que le 5 mai 2013. Comme l'a constaté l'instance précédente sans être contredite sur ce point, le recourant n'a au surplus pas allégué de circonstances qui l'auraient empêché de revenir en Suisse auprès de sa nouvelle épouse pour faire ménage commun avec elle à compter de la célébration du mariage et il n'est pas étayé par les pièces de la procédure que son ex-épouse, entre janvier et le 5 mai 2013, serait retournée le rejoindre au Brésil. Les conditions de l'art. 49 LEI, à supposer que cette disposition soit applicable à un ménage dont les membres n'ont pas encore commencé la vie commune, ne sont pas remplies.