Citation: 5A_170/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - et la recourante ne soutient pas le contraire - que celle-ci aurait contesté devant le Tribunal cantonal le refus - qui lui a été signifié par le premier juge le 7 octobre 2021 - de motiver le jugement du 1er octobre 2020. La question de savoir si la recourante pouvait encore se prévaloir de la nullité dudit jugement en attaquant directement celui-ci, alors qu'elle n'avait pas contesté le refus de motivation du premier juge et fait valoir son grief de nullité dans ce cadre (cf. supra consid. 4.1.5 i.f.), souffre toutefois de demeurer indécise, au vu des considérations qui suivent. En l'occurrence, c'est à juste titre que la juridiction précédente a nié l'existence d'un cas de nullité, dès lors que les conditions d'une publication par la voie édictale apparaissaient réunies. En effet, la recourante échoue à infirmer le constat de la cour cantonale selon lequel le juge de district ne disposait d'aucun élément lui permettant de douter de l'exactitude de l'adresse que lui avait indiquée le DFAE, ni du moindre indice laissant supposer que l'intéressée résidait à une autre adresse. La recourante fonde son argumentation, essentiellement appellatoire, sur des documents dont le juge de district n'avait pas connaissance et ne remet pas en cause le fait constaté par la cour cantonale qu'elle n'avait pas exposé dans son appel quelles démarches dit magistrat aurait pu entreprendre pour retrouver sa trace à l'adresse figurant dans les documents en question. Quant au pli contenant les documents transmis le 31 mars 2020 à l'OFJ par le juge de district pour notification à l'adresse fournie par le DFAE, qui a été retourné au tribunal avec la mention " refusé ", force est d'admettre avec la cour cantonale que le premier juge pouvait raisonnablement partir du principe que ce pli avait été effectivement refusé par sa destinataire et était ainsi réputé lui avoir été notifié à la date du refus de la distribution (art. 138 al. 3 let. b CPC). En effet, le pli en cause n'a pas été retourné à l'expéditeur avec la mention - figurant également parmi les motifs d'impossibilité de distribuer l'envoi - " fausse adresse " ou " NHPAI " ( i.e. "n'habite pas/plus à l'adresse indiquée"), ce qui aurait pu engendrer un doute sur la validité de l'adresse de notification. Reste à savoir si, avant de passer à une publication par la voie édictale, le juge de district aurait dû entreprendre une seconde tentative de notification comme la recourante le soutient. Tel n'apparaît pas être le cas. Il résulte des faits de l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que l'injonction d'élection de domicile en Suisse selon l'art. 140 CPC faisait partie des documents transmis par le juge de district à l'OFJ le 31 mars 2020 aux fins de notification par la voie diplomatique. Conformément à ce qui a été retenu plus haut, elle est donc réputée avoir été notifiée à la recourante à la date du refus de la distribution du pli la contenant. Partant, faute de suite donnée à cette injonction, le juge de district était en droit de procéder par voie de publication au bulletin officiel aux notifications ultérieures, dont celle relative au jugement du 1er octobre 2020. Dès lors que ce jugement a été valablement notifié par la voie édictale, le délai de 10 jours pour en demander la motivation a commencé à courir le lendemain de la publication au bulletin officiel, intervenue le 9 octobre 2020. La demande de motivation, déposée le 5 octobre 2021, est en conséquence à l'évidence tardive et, partant, irrecevable, comme l'avait à juste titre constaté le juge de district dans son courrier du 7 octobre 2021. Dans ces conditions, le jugement du 1er octobre 2020 a bien acquis force exécutoire (cf. supra consid. 4.1.5) et n'était plus susceptible de faire l'objet d'un appel (cf. art. 239 al. 2, 2ème phr., CPC) ainsi que la cour cantonale l'a constaté à bon droit.