Citation: 1C_177/2022 E. 2.2.2

2.2.2. En l'occurrence, la Cour de droit public a constaté qu'en vertu du droit cantonal, les analyses bactériologiques et le contrôle périodique des eaux potables faisaient partie des attributions du Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires, que ce dernier devait procéder à l'inspection des documents de l'autocontrôle et qu'il détenait les rapports sur les analyses d'eau des communes. Les informations recueillies dans ce cadre avaient ainsi trait à l'accomplissement d'une tâche publique et tombaient sous la définition de documents officiels au sens de la loi cantonale du 9 octobre 2008 sur l'information du public, la protection des données et l'archivage (LIPDA; RS/VS 170.2); il en allait de même des données issues des analyses confiées par les communes au Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires, de sorte que cette autorité était compétente pour statuer sur la demande de consultation de l'intimée. Elle a annulé la décision du Conseil d'Etat et a renvoyé la cause au Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires pour qu'il statue sur la demande de consultation de l'intimée (ch. 2 du dispositif de l'arrêt entrepris).