Citation: 8C_204/2019 E. 5.4

5.4. En ce qui concerne finalement les troubles neuropsychologiques, il ressort de l'expertise mise en oeuvre par la psychologue G.________ une péjoration significative par rapport à l'examen neuropsychologique de 2015, ce qui selon elle ne pouvait pas s'expliquer d'un point de vue neuropsychologique et était très atypique. En outre, au niveau des "embedded validity indicators" (mesures intrinsèques à des tests neuropsychologiques pouvant être des indicateurs de l'effort fourni), les paramètres n'étaient clairement pas satisfaisants. La variabilité importante des temps de réaction était également indicatrice d'un faible effort fourni. En conclusion, l'examen mettait en évidence un large spectre de troubles cognitifs atypiques dans un contexte de commotion cérébrale légère, lesquels "si valides" étaient certainement incapacitants. Ils étaient toutefois à comprendre dans le cadre de nombreuses incohérences et de divers signes de majoration des symptômes lors de l'examen. Ils n'avaient enfin très vraisemblablement aucun lien de causalité naturelle avec la commotion cérébrale du 16 janvier 2013 (rapport d'expertise du 30 octobre 2017). Les conclusions de cette expertise ne sont remises en cause par aucun autre rapport médical établi par un spécialiste en neuropsychologie. On ne saurait en particulier lui préférer l'avis du médecin généraliste du recourant, lequel n'a pas procédé aux examens spécifiques de la branche pratiqués par la psychologue G.________.