Citation: 9C_600/2013 E. 4.3.2

4.3.2. Les reproches formulés par le recourant ne permettent pas de remettre en cause le résultat de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la juridiction cantonale ou, à tout le moins, de justifier la mise en oeuvre de mesures complémentaires d'instruction. On rappellera à cet égard qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral, compte tenu de son pouvoir d'examen restreint, de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. Il convient plus particulièrement de mettre en évidence des éléments objectivement vérifiables - de nature notamment clinique ou diagnostique - qui auraient été ignorés dans le cadre de l'appréciation et qui seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause le bien-fondé du point de vue sur lequel se sont fondés les premiers juges ou établir le caractère incomplet de la documentation médicale. Tel n'est pas le cas en l'espèce. S'ils ont posé une appréciation différente de la capacité résiduelle de travail, les médecins traitants du recourant n'ont mis en évidence, mise à part une aggravation de la symptomatologie douloureuse, aucun élément objectif nouveau susceptible de remettre en cause l'évaluation du docteur T.________ - dont l'impartialité et l'indépendance ne sauraient être remises en question au seul motif qu'il se trouverait dans un rapport de subordination vis-à-vis de l'office intimé (ATF 125 V 351 consid. 3b/ee p. 353; voir également ATF 135 V 465 consid. 4.4 p. 470) - et de justifier la reconnaissance d'une diminution plus importante de la capacité de travail, voire même d'une absence de toute capacité de travail résiduelle. A la lecture des documents établis par ces médecins, on ne perçoit notamment pas les raisons pour lesquelles ils estiment que leur patient ne disposerait plus des ressources nécessaires pour surmonter ses douleurs et exercer une activité lucrative, même légère et essentiellement sédentaire. Contrairement à ce que soutient le recourant, il n'y a pas lieu d'attacher de l'importance aux échographies réalisées entre les mois de juillet et d'octobre 2010, faute d'explications sur les éléments cliniques nouveaux mis en évidence par ces examens, d'autant plus que le docteur L.________ a indiqué que les lésions décrites ne présentaient aucune gravité (rapport du 20 décembre 2010). S'agissant du bien-fondé des reproches adressés par la juridiction cantonale à l'encontre de l'expertise du docteur B.________, on peut s'abstenir de les examiner plus en détail. En effet, les conclusions de cette expertise doivent en tout état de cause être relativisées, dans la mesure où le docteur B.________ a tenu compte dans le cadre de son évaluation du risque général d'aggravation des lésions et de l'éventuelle survenue d'une algodystrophie en particulier. Si une péjoration de l'état de santé du recourant ne peut être exclue à plus ou moins long terme, il n'y a pas lieu de la prendre en considération de façon anticipée dans le cadre de l'évaluation de la capacité résiduelle de travail, ce d'autant qu'elle n'est ni prévisible ni quantifiable. Quant aux difficultés pratiques liées au port des orthèses, rien ne permet d'affirmer qu'elles n'auraient pas été prises en compte dans le cadre des limitations fonctionnelles et de la diminution de rendement définies à la fois par le docteur T.________ et par les médecins de la Clinique V.________.