Citation: 2C_998/2018 E. 4.4

4.4. La recourante ne conteste pas qu'elle était (déjà) juridiquement la fille de B.________ lorsque celui-ci a obtenu une autorisation de séjour le 6 mars 2013. C'est partant en vain, parce que son grief est sans incidence sur le sort du recours (cf. consid. 2.2), qu'elle reproche aux juges précédents d'avoir affirmé à tort que ses parents avaient été mariés et que son lien de filiation avec son père avait été créé à sa naissance. C'est aussi en vain que la recourante soutient que la notion de lien familial figurant à l'art. 47 al. 3 let. b LEI doit être comprise comme correspondant au droit du parent à vivre avec l'enfant pour en déduire qu'en l'espèce, ce droit ne se serait matérialisé que le 6 septembre 2014, quand son père a obtenu sa garde d'un tribunal civil kosovar. Comme déjà souligné, le lien de filiation est une question indépendante et distincte de celles du droit de garde et de l'autorité parentale. En outre, on comprend mal pourquoi si, comme le relève la recourante, son père s'en est occupé sa vie durant, ce n'est que lorsqu'elle a atteint 14 ans qu'il a obtenu sa garde.