Citation: 8C_272/2023 E. 6.2.3

6.2.3. En l'occurrence, la renonciation à appliquer le code 9 à B.________ lors de sa promotion comme commis administratif 6 repose sur un remplacement concluant à ce même poste pendant trente mois ainsi que sur son expérience de gestionnaire en ressources humaines pendant dix ans de 2002 à 2012. Or, selon les constatations de l'arrêt attaqué, la recourante ne peut se targuer d'une expérience aussi longue dans le domaine au moment de son engagement, ni d'avoir précédemment exercé la fonction dans laquelle elle a été promue. En outre, s'il est établi que B.________ ne bénéficiait pas du brevet fédéral de spécialiste en ressources humaines, au moment de sa promotion la recourante n'en disposait pas non plus. Cela étant, force est d'admettre que les motifs justifiant la différence de classe de traitement, qui plus est temporaire vu qu'il était prévu que la recourante obtienne la levée totale du code 9 en mai 2013, sont suffisamment objectifs et pertinents pour échapper à une discrimination salariale au sens des art. 3 LEg et 8 al. 3 Cst. Le point de savoir si la réglementation en matière de traitement permettait à l'intimé de requérir encore une année d'expérience ensuite de l'obtention du brevet fédéral pour supprimer complètement le code 9 à la recourante et de renoncer à appliquer ce même code à B.________ compte tenu son expérience relève pour le surplus de l'application du droit cantonal. Or un tel grief n'est examiné par le Tribunal fédéral qu'aux conditions restrictives de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.2 supra), qui ne sont pas remplies en l'espèce.