Citation: 8C_748/2023 E. 3.2

3.2. Les juges cantonaux ont retenu que la stabilisation de l'état de santé de l'intimée, en lien avec les atteintes accidentelles à son membre supérieur gauche, était survenue le 27 mars 2023, et que l'incapacité de travail s'était poursuivie jusqu'à cette date, ce qui n'était du reste pas contesté par la recourante. Dès lors que le droit à l'indemnité journalière était né alors que l'intimée exerçait encore une activité lucrative, ce droit perdurait jusqu'au 27 mars 2023 en application de la jurisprudence, malgré le fait que l'intéressée ait pris sa retraite. La recourante, après avoir refusé le versement de l'indemnité journalière au-delà du 31 octobre 2022, motif pris que l'intimée n'aurait pas poursuivi d'activité lucrative après cette date, semblait d'ailleurs admettre désormais que le droit à l'indemnité journalière ne s'était pas éteint au seul motif que l'intimée était retraitée; elle se prévalait maintenant d'une interdiction de surindemnisation (cf. consid. 4 infra) pour justifier son refus de continuer à verser ses prestations.