Citation: 6B_311/2024 E. 2.6.2

2.6.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fondé sa culpabilité sur le fait que sa crédibilité était faible et qu'il avait présenté différentes versions des faits en cours d'enquête. Il cherche à justifier les divergences de versions en faisant valoir qu'il aurait été déstabilisé au cours des auditions par le comportement de l'inspecteur G.________. Il indique que bien que la demande de récusation formulée contre celui-ci n'ait pas été admise, il n'en demeurerait pas moins qu'il serait établi que l'inspecteur aurait tenu une discussion hors procès-verbal avec lui, mettant en lien ses aveux et des frais potentiels de procédure très élevés, et qu'il lui aurait immédiatement imputé une consommation de stupéfiants au motif que les consommateurs de CBD consomment nécessairement d'autres drogues. Le recourant soutient que cette discussion privée et non-protocolée l'aurait fortement déstabilisé. Les faits qu'il décrit ne ressortent toutefois pas de le jugement attaqué. Dès lors qu'il ne prétend ni ne démontre que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en omettant d'en tenir compte, ils ne peuvent être pris en considération (art. 105 et 106 al. 2 LTF), ce qui prive de fondement l'argumentation qu'il fonde sur ceux-ci. Quoi qu'il en soit, on relèvera que la cour cantonale a indiqué que "[l]e moyen du prévenu selon [lequel] il aurait été intimidé par un inspecteur de police ne peut davantage expliquer son revirement abrupt" (jugement attaqué consid. 5.4.3). Elle n'a de la sorte pas méconnu que le comportement de l'inspecteur eût pu influencer les déclarations du prévenu, mais a écarté cette possibilité. Cette appréciation n'apparaît en tout état pas insoutenable, compte tenu que les versions présentées par le recourant se heurtent de manière manifeste aux autres éléments de preuve au dossier (v. supra consid. 2.6.1). Au reste, le fait que l'inspecteur précité ait prétendument varié dans ses conclusions en retenant dans ses déterminations du 10 mars 2022 que tout indique que le recourant aurait déversé "quelque chose" dans le verre de l'intimée n'est de toute manière pas propre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale de la crédibilité des déclarations de celle-ci. De plus, contrairement à ce que soutient le recourant en indiquant que le fait qu'il a cherché à élaborer des hypothèses ne doit pas être retenu à charge au motif que le scénario alternatif présenté est ou non convainquant, le caractère hautement improbable ou invraisemblable de la ou des versions des faits présentée (s) est à prendre en considération lors de l'appréciation de la crédibilité des déclarations des parties, ce que la cour cantonale n'a pas manqué de faire.