Citation: 2C_547/2023 E. 1

Le 4 mars 2022, le Département cantonal a informé l'intéressé qu'il envisageait de lui infliger une mesure et/ou une sanction administrative et de prononcer la fermeture temporaire de ses salons pour une durée de deux mois, en raison d'un autre rapport établi par la police cantonale le 17 janvier 2022, dont il ressortait qu'une travailleuse du sexe avait été contrôlée le 15 janvier 2022 alors qu'elle exerçait dans un salon et que son autorisation de travail était échue depuis le jour précédent. Le 22 juillet 2022, le Département cantonal a expliqué à A.________ que, dans la mesure où il se procurait des revenus par la mise à disposition d'appartements et/ou de chambres affectés à la prostitution et servait d'intermédiaire entre le bailleur et les travailleuses du sexe, son activité correspondait à celle d'un exploitant d'un salon. En tant que responsable, il était tenu de savoir, en tout temps, qui exerçait la prostitution dans ses salons et de s'assurer que les personnes en cause disposaient des autorisations de travail requises. Dans ce courrier, le Département cantonal demandait également à l'intéressé la production d'un extrait des poursuites à jour, ainsi que de remplir un formulaire afin que la Police cantonale puisse solliciter le préavis du Département du territoire du canton de Genève (ci-après: le Département du territoire) attestant que les locaux pouvaient être affectés à l'usage commercial ou qu'une dérogation avait été obtenue. A.c. Les rapports de police des 19 juillet 2021, 21 septembre 2021 et 17 janvier 2022, qui concernaient tous trois la présence dans les salons de l'intéressé de travailleuses du sexe dépourvues d'autorisation de travail valable, ont donné lieu à des ordonnances pénales, entrées en force. A.d. Par courrier du 26 août 2022, le Département cantonal a informé l'intéressé que, compte tenu des actes de défaut de biens à son encontre portant sur des dettes de plus de 165'000 fr., dont il n'avait par ailleurs pas fait part aux autorités compétentes, et de son refus de collaborer pour requérir les préavis du Département du territoire, il ne remplissait pas deux des conditions personnelles indispensables à l'exploitation de salons, de sorte que la fermeture définitive de ceux-ci était envisagée. Au vu des déterminations de l'intéressé, le Département cantonal lui a accordé, par courrier du 14 septembre 2022, un délai afin qu'il transmette un plan de remboursement à court terme, une attestation actualisée des poursuites, ainsi que les documents nécessaires pour que le préavis du Département du territoire puisse être sollicité. A.________ a transmis les formulaires de demandes de préavis le 31 octobre 2022. Le 25 janvier 2023, il a informé le Département cantonal qu'il avait soldé cinq actes de défaut de biens. Après avoir reçu des préavis négatifs du Département du territoire, constaté que C.________ était le locataire de six des treize appartements exploités comme salons depuis le 1er juin 2019 et pris connaissance d'un rapport de la Police cantonale daté du 24 janvier 2023 concernant la salubrité des locaux, dont il ressortait que l'intéressé avait refusé à de réitérées reprises d'accorder à l'association ASPASIE l'accès à certains salons, le Département cantonal a répété, dans un courrier adressé le 3 février 2023 à A.________, qu'il envisageait d'ordonner la fermeture définitive de ses salons.