Citation: 2P.136/2004 06.09.2005 E. 1

4.2.1 L'intéressé reproche d'abord au Tribunal cantonal de ne pas avoir pris en considération que, lors de la séance susmentionnée du 12 août 1993, le Président de la Commune lui avait demandé s'il détenait chez lui des documents concernant les affaires communales. Une telle question, émanant du président d'une commune confrontée à l'absence pour une durée indéterminée de son secrétaire-caissier, apparaît plutôt anodine. Elle s'inscrit dans une démarche logique en vue d'assurer le bon fonctionnement de l'administration communale durant cette période. On ne saurait dès lors reprocher au Tribunal cantonal de ne pas s'être référé à cet élément de fait avant de conclure que le recourant aurait dû se présenter à son poste de travail sitôt après avoir recouvré une capacité de travail partielle. 4.2.2 Le recourant fait ensuite grief à l'autorité intimée d'être parvenue à la conclusion rappelée ci-dessus sans avoir discuté au préalable le fait que la Commune aurait tardé à lui transmettre des indemnités pour perte de gain qu'elle avait pourtant touchées de son assurance. Il ressort de deux courriers, que ladite assurance a adressés à la Commune respectivement le 15 décembre 1993 et le 3 mars 1994, que les indemnités en cause ont été versées peu après ces courriers, vraisemblablement en décembre 1993 et en mars 1994. Ces périodes de versement suffisent pour admettre que la question d'un éventuel retard dans la transmission au recourant des montants reçus de l'assurance ne pouvait en aucun cas être déterminante pour juger si l'intéressé aurait dû se présenter à son poste de travail le 4 octobre 1993, sitôt après avoir recouvré une capacité de travail partielle. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal n'a pas non plus violé, à cet égard, le droit d'être entendu du recourant.