Citation: I 299/03 29.06.2004 E. A

T.________, née en 1948, mère de deux enfants nés respectivement en 1974 et 1986, était collaboratrice au service des paiements de l'entreprise U.________ SA, du 1er octobre 1981 au 18 février 1998. Elle y travaillait à raison de 60 % (25 heures par semaine). Après avoir présenté plusieurs périodes d'incapacité de travail partielle ou totale, la prénommée fut déclarée incapable de poursuivre son activité professionnelle ou toute autre activité lucrative dès le 1er mai 1997 par son médecin traitant, le docteur D.________. Selon ce praticien, T.________ présente depuis de nombreuses années une symptomatologie douloureuse récurrente, sous la forme notamment de troubles gastro-intestinaux (côlon spastique), de douleurs dorsales, cervicobrachialgie ou sciatalgies; les symptômes se succèdent, mais sont rarement explicables par une affection organique. Le docteur D.________ a posé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux et somatisations (rapport du 23 juin 1998). T.________ présenta une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 14 avril 1998. Mandaté par l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après : office AI) pour la réalisation d'une expertise psychiatrique, le docteur S.________ posa les diagnostics d'état dépressif récurrent d'intensité légère, de trouble panique léger et d'agoraphobie légère, mais nia l'existence d'un trouble de la personnalité. Il considéra qu'une reprise d'une activité professionnelle à 60 % n'était pas contre-indiquée pour l'assurée, d'un point de vue psychiatrique (rapport du 24 octobre 2000). Dans un rapport médical établi le 1er mars 2001, le docteur D.________ confirma pour sa part l'incapacité de travail totale qu'il avait attestée précédemment en raison de troubles somatoformes douloureux. Il fit également état de fibromyalgie invalidante, de troubles dégénératifs du rachis avec manifestations répétitives de blocages, parfois au niveau cervico-dorsal, parfois au niveau dorso-lombaire, se manifestant au moins une fois par mois par un syndrome vertébral invalidant, de côlon spastique avec manifestations parfois graves ayant nécessité des investigations, dont une coloscopie, de dystonie neuro-végétative et de migraine ophtalmique avec crises invalidantes plus ou moins fréquentes selon les périodes. Se fondant pour l'essentiel sur l'expertise réalisée par le docteur S.________, l'office AI alloua à l'assurée une rente entière d'invalidité pour la période du 1er avril 1998 au 31 janvier 2001, puis une demi-rente d'invalidité dès le 1er février 2001, par décision du 17 septembre 2001. Une rente pour enfant complétait ces prestations.