Citation: 5A_511/2023 E. 4.3

4.3. Pour autant qu'il respecte les réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), ce qui apparaît douteux, le grief tombe à faux. En tant que le recourant soutient que le juge cantonal n'aurait pas précisé le genre d'indications qu'il aurait dû fournir s'agissant du cadre dans lequel il pouvait accueillir ses enfants au rythme d'un week-end sur deux, il ressort clairement des motifs cantonaux qu'il est fait référence à des indications tel que le lieu d'accueil des intéressés, dès lors que le père, qui n'avait plus de titre de séjour, indiquait seulement disposer d'" une adresse " à U.________. Quant au lien qu'il a établi entre ce qui précède et le bien-être des enfants, l'on comprend que le juge cantonal, faisant référence à la stabilité de ceux-ci, a estimé que le second dépendait notamment du premier. La critique, selon laquelle les faits donnant à penser que les parties auraient des difficultés à gérer les imprévus n'auraient pas été mentionnés, doit également être rejetée. Dans la mesure où le juge cantonal s'est entièrement fondé sur la motivation de la décision de première instance, le recourant était en mesure de comprendre qu'il se référait aux divers événements mentionnés dans cette décision ayant émaillé la prise en charge des enfants depuis l'été 2021. L'on pense notamment aux déclarations de l'Office pour la protection de l'enfant qui a qualifié en septembre 2021, le déroulement des visites de " chaotique ", et les deux requêtes de mesures superprovisionnelles déposées fin 2022 et début 2023 concernant les relations personnelles du père pendant les vacances. S'agissant du lien qui a été fait entre l'éloignement géographique des parties et les imprévus, l'on comprend que le juge cantonal a estimé que la distance séparant actuellement les intéressés, après le renvoi du père, était de nature à augmenter la difficulté à gérer les imprévus. Quant aux indices donnant à penser que le bien-être des enfants serait mis en péril par la situation antérieure, le juge cantonal a expressément exposé les divers éléments pris en compte, à savoir le renvoi de l'intéressé, son manque d'explications quant aux conditions d'accueil des enfants pendant l'exercice de son droit de visite après son renvoi et les difficultés des parties à gérer les imprévus, dont l'éloignement géographique était " de nature à augmenter la fréquence et l'importance ". Au vu de ce qui précède, le recourant était en mesure de saisir les motifs de la décision entreprise, partant, de l'attaquer en connaissance de cause. Le grief, pour autant que recevable, doit ainsi être rejeté.