Citation: 8C_114/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1975, a travaillé en qualité d'agent d'exploitation à plein temps auprès de la succursale de B.________. Le 4 octobre 2014, alors qu'elle était en arrêt-maladie à 50 % pour des troubles dépressifs, elle s'est blessée à la jambe droite en chutant dans les escaliers à son domicile. Le diagnostic de fracture de la cheville droite tri-malléolaire (type Weber C) ayant été posé, elle a été opérée en deux temps chirurgicaux, les 7 et 14 octobre 2014, par le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, pour une fracture du pilon tibial droit (mise en place d'un fixateur externe, puis ostéosynthèse, ablation du fixateur externe et confection d'une botte plâtrée fendue). Un arrêt de travail à 100 % lui a été prescrit à compter du 4 octobre 2014. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas et lui a alloué des indemnités journalières. A.b. En février 2015, une lésion de stress avec un oedème au niveau de la partie dorsale de l'os cuboïde, et à un moindre degré au niveau du troisième cunéiforme et de la base du troisième métatarsien, a été mise en évidence. Le traitement a consisté en l'organisation d'une botte de marche. L'assurée a travaillé à 40 % entre le 21 septembre 2015 et le 6 avril 2016, en se voyant confier des tâches administratives. Un bilan de scintigraphie osseuse effectué en décembre 2015 a conclu à une évolution défavorable de la fracture de l'angle antéro-dorsal du cuboïde droit, avec évolution vers une fracture complète pseudoarthrosée, compliquée de remaniements arthrosiques post-traumatiques évolutifs de l'articulation entre le cuboïde et les quatrième et cinquième métatarsiens, ainsi qu'à des remaniements arthrosiques modérément évolutifs de l'articulation tibio-talienne droite. L'assurée a été réopérée par le docteur C.________ le 7 avril 2016 (ablation du matériel au niveau de la cheville et résection d'ostéophytes post-traumatiques au niveau des articulations cuboïdo-métatarsiennes 4 et 5), ensuite de quoi une nouvelle incapacité totale de travail a été attestée. Entre le 13 juillet et le 17 août 2016, l'assurée a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (CRR). Le 22 août 2016, elle a repris un travail de bureau à 50 % auprès de son employeur, lequel a indiqué dans un questionnaire soumis par la CNA qu'il lui était possible de proposer à son employée une activité de bureau à 100 %, si son état de santé physique le permettait. Le 20 février 2017, l'intéressée a été opérée une nouvelle fois par le docteur C.________ (ostéotomie de valgisation du calcanéum de type Dwyer), ce qui a occasionné une nouvelle incapacité totale de travail. En parallèle à son suivi médical pour ses troubles somatiques, l'assurée a été suivie et examinée pour ses troubles dépressifs. Des séances de physiothérapie lui ont en outre été prescrites. A.c. Dans une appréciation du 19 juin 2018, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'arrondissement auprès de la CNA, a fait état d'une évolution globale défavorable chez l'assurée, avec la persistance d'une gêne fonctionnelle et d'une symptomatologie neurologique handicapantes. Son état était chronique et aucune amélioration sensible de sa situation n'était à attendre. Soulignant que la reprise de son ancienne activité professionnelle n'était plus possible, le docteur D.________ a considéré que pour toute activité ultérieure, il convenait d'éviter les travaux en terrain instable, le port de charges moyennes à lourdes, les marches sur un terrain plat ou irrégulier, les stations debout de longue durée, ainsi que les montées et les descentes répétées d'escaliers ou d'échelles. Par conséquent, une activité sédentaire permettant l'alternance occasionnelle de position assise et debout, en plus de déplacements sur de courtes distances, était exigible à temps complet. Le 30 juillet 2018, l'employeur de l'assurée a confirmé à la CNA l'existence d'un poste de bureau à temps plein auprès de la billetterie de B.________, que l'intéressée pourrait exercer pour le même revenu que celui perçu avant l'accident. Le 13 août 2018, le docteur D.________ a estimé que le poste proposé par l'employeur était exigible à partir de septembre 2018. Le même jour, ce médecin a évalué le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) à 20 %. Le 11 septembre 2018, le docteur C.________ a confirmé à la CNA que le poste proposé par l'employeur était compatible avec l'état de santé de sa patiente. Le 14 septembre 2018, la CNA a informé l'assurée qu'elle la jugeait apte à reprendre l'activité qui lui était proposée par son employeur au 1 er octobre 2018 et qu'elle mettait fin au versement des indemnités journalières avec effet au 30 septembre 2018. A.d. Par décision du 1 er octobre 2018, confirmée sur opposition le 29 novembre 2018, la CNA a alloué à l'assurée une IPAI fondée sur un taux de 20 % et lui a dénié tout droit à une rente d'invalidité, confirmant par ailleurs la fin du versement des indemnités journalières au 30 septembre 2018.