Citation: 6B_1443/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant débute ses brèves écritures par un exposé personnel des faits. En tant qu'il s'écarte de l'état de fait retenu par la cour cantonale et qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), sans émettre de grief d'arbitraire à cet égard, un tel procédé est irrecevable et il n'en sera dès lors pas tenu compte. Le recourant allègue que la prescription serait acquise dans la mesure où, de jurisprudence constante, la prescription commencerait à courir dès le lendemain où l'auteur a agi et non pas dès la réalisation du résultat. Or, les travaux consistant à construire neuf appartements auraient été terminés en 2018, de sorte que la prescription serait acquise en 2021. En l'espèce, l'on cherchera en vain dans les écritures du recourant un grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal motivé à satisfaction de droit (cf. art. 106 al. 2 LTF). Le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation de la question de la prescription à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi le raisonnement conduit par celle-ci serait manifestement insoutenable. En particulier, il n'expose pas de manière claire et détaillée en quoi il était manifestement insoutenable pour la cour cantonale de considérer la contravention à l'art. 130 al. 1 LATC d'infraction continue, se bornant sur ce point à estimer qu'une telle infraction ne serait pas différente de celles dirigées contre la vie, l'intégrité corporelle ou le patrimoine. Il ne critique pas le raisonnement de la cour cantonale fondé sur l'art. 98 let. c CP applicable, à titre de droit cantonal supplétif, pour déterminer le point de départ du délai de prescription. A cet égard, le simple fait de se prévaloir d'une situation illicite qu'il a lui-même créée pour fonder son incapacité à mettre un terme à l'infraction est insuffisant à démontrer que la solution retenue par la cour cantonale serait manifestement insoutenable, moins encore qu'elle le serait dans son résultat. Il s'ensuit que les développements du mémoire de recours ne sont pas de nature à remettre en cause, devant le Tribunal fédéral, la décision de dernière instance cantonale, en tant qu'elle applique le droit cantonal.