Citation: 2C_633/2018 E. 6.1

6.1. Le conjoint étranger du titulaire d'une autorisation d'établissement ainsi que ses enfants célibataires étrangers de moins de 18 ans ont droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité aux conditions prévues par l'art. 43 al. 1 LEI, et en premier lieu à la condition qu'ils vivent en ménage commun avec lui (cf. art. 43 al. 1 let. a LEI). Après dissolution de la famille, le droit du conjoint et des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu de l'art. 43 LEI subsiste dans les cas prévus à l'art. 50 LEI, notamment lorsque la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (al. 1 let. b), qui sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale (cf. art. 50 al. 2 LEI). Le droit au séjour fondé sur l'art. 50 LEI est lié à un droit de séjour précédent, fondé sur l'art. 42 ou sur l'art. 43, qui " subsiste " nonobstant la fin du ménage commun (ATF 140 II 289 consid. 3.6.1 p. 295 s.; 137 II 345 consid. 3.2.3 p. 350). En l'occurrence, les recourants ne démontrent pas qu'ils étaient au bénéfice d'un droit au séjour au moment de la séparation des époux le 26 mars 2018, alors que ce droit n'est pas reconnu dans l'arrêt attaqué. Quoi qu'il en soit, le droit au séjour ou à la poursuite du séjour, qu'il soit fondé sur l'art. 43 ou sur l'art. 50 LEI, s'éteint, en vertu de l'art. 51 al. 2 let. b LEI, s'il existe des motifs de révocation au sens des art. 62 ou 63 al. 2 LEI, et notamment si l'étranger ou une personne dont il a la charge dépend de l'aide sociale (cf. art. 62 al. 1 let. e LEI). Il convient donc d'examiner en premier lieu si ce motif de révocation est réalisé.