Citation: 8C_756/2012 E. 5

En l'occurrence, il convient de donner raison à la recourante et de constater, au regard des art. 55 al. 1 LPGA et 67 al. 1 PA, que le droit de demander la révision procédurale de la décision du 20 décembre 2006 fondée sur l'acte de défaut de biens établi le 2 novembre 2010 était périmé au moment où l'intimé s'en est prévalu le 26 janvier 2012, le délai de nonante jours prévu à cet effet étant largement échu. Dans ces conditions, la juridiction cantonale n'était pas légitimée à entrer en matière sur une demande de révision fondée sur l'art. 53 al. 1 LPGA. Le recours doit par conséquent être admis et le jugement attaqué annulé, sans qu'il y ait lieu de trancher les autres questions qui sont celles de savoir si l'acte de défaut de biens constituait un moyen de preuve "nouveau" au sens de la jurisprudence ou si la rémunération normalement due à l'intimé pouvait ne pas être prise en considération à titre de gain intermédiaire au motif qu'elle n'avait pas été perçue effectivement.