Citation: 8C_811/2019 E. 4.2

4.2. La critique de la recourante est justifiée. Selon les faits retenus par les juges cantonaux, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 supra), l'intimé est resté associé de sa société ensuite de la décision de mise en liquidation actée au RC le 24 avril 2018 (cf. aussi art. 739 et 740 CO, applicables par renvoi de l'art. 826 al. 2 CO). Il en est même redevenu associé gérant avec signature individuelle et unique ensuite de la décision, prise le 28 mai 2018, de révoquer la dissolution. Il a conservé cette qualité jusqu'au 2 juillet 2018. Jusqu'à cette date, le recourant disposait donc ex lege au sein de B.________ Sàrl d'un pouvoir déterminant au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI, de telle sorte à exclure son droit aux prestations de chômage sans qu'il soit nécessaire de déterminer concrètement les responsabilités qu'il y exerçait. En tout état de cause, il détenait jusqu'à la radiation de l'entreprise du RC 80 % des parts sociales et c'est lui qui, avec son épouse et associée, a décidé de révoquer la dissolution puis de vendre ses parts sociales à une acquéreuse. Il a ainsi concrètement exercé le pouvoir décisionnel au sein de B.________ Sàrl jusqu'à la radiation de la société portée au RC le 2 juillet 2018. Le fait qu'il ait ou non eu l'intention d'abuser de la loi ne s'avérant par ailleurs pas déterminant, il ne peut pas prétendre à une indemnité de chômage entre le 24 avril 2018 et le 30 juin 2018.