Citation: 7B_80/2023 E. A

A.a. A.________ est la fille de C.________. Cette dernière est décédée en décembre 2020 dans le canton de Genève. A.b. Le 26 avril 2021, A.________ a déposé plainte pénale contre sa soeur D.B.________ pour gestion déloyale (art. 158 CP). Elle lui reprochait en substance d'avoir procédé à des retraits importants sur des comptes bancaires appartenant à leur mère, C.________, quelques mois avant son décès, alors que cette dernière avait confié à D.B.________ la gestion de ses biens. De plus, A.________ a relevé que C.________, qui était aveugle et illettrée, avait également cédé une villa, située à V.________, à D.B.________ et à son mari B.B.________, lesquels refusaient de lui montrer l'acte notarié. Enfin, D.B.________ avait résilié le contrat de bail de C.________ pour fin avril 2020, alors que celle-ci avait été placée en EMS depuis le 6 février 2020; A.________ soupçonnait ainsi sa soeur, qui avait répudié la succession, de s'être appropriée des biens appartenant à sa mère durant ce laps de temps, la valeur assurée des objets qui se trouvaient dans son appartement s'élevant à 70'000 francs. A.c. Dans le cadre d'un recours qu'elle a interjeté contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 28 avril 2021 par le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public), que ce dernier a dans l'intervalle annulée, A.________ a notamment indiqué avoir pris connaissance le 23 avril 2021 de l'acte notarié portant sur la cession par C.________ de sa villa située à V.________ aux époux B.________. A.d. D.B.________ est décédée en avril 2022. A.e. Par courrier du 1 er juin 2022, faisant suite à l'avis de prochaine clôture du 20 mai 2022 du Ministère public, A.________ a sollicité l'extension de la procédure pénale à B.B.________, domicilié dans le canton de Genève. Elle a en substance motivé que ce dernier avait participé à la commission des faits reprochés à feu D.B.________, à tout le moins concernant la cession du bien immobilier situé à V.________ qui appartenait à leur mère C.________. En effet, à la suite de l'acte notarié intitulé "cession avec devoir d'assistance" du 31 juillet 2018, C.________ avait cédé sa maison située à V.________ aux époux B.________, en contrepartie d'une assistance morale et matérielle évaluée à EUR 60'000.-, due par ces derniers jusqu'à la fin de sa vie. Aussi, B.B.________ était devenu propriétaire, avec son épouse D.B.________, dudit bien immobilier, cela pour un prix largement inférieur à la valeur du marché. Les époux B.________ n'avaient de plus pas respecté leur engagement envers C.________, étant donné qu'ils ne s'étaient pas acquitté des frais d'EMS et des coûts médicaux de cette dernière. Par la suite, le couple B.________ avait en outre revendu la villa pour un prix de EUR 160'000.-, réalisant ainsi un profit de EUR 100'000.-. A l'appui de sa requête, A.________ a notamment produit l'acte notarié du 31 juillet 2018 relatif à la cession de la villa située à V.________, ainsi que celui du 15 octobre 2021 correspondant à la vente de ce bien immobilier, tous deux instrumentés en Italie. A.f. Par ordonnance du 19 décembre 2022, le Ministère public a classé la procédure pénale ouverte contre D.B.________ pour gestion déloyale à la suite de la plainte pénale déposée par A.________. Il a également classé la procédure contre B.B.________, contre lequel A.________ avait sollicité l'extension de la procédure pénale. En substance, le Ministère public a considéré qu'il existait un empêchement de procéder au sens de l'art. 319 al. 1 let. d CPP, d'une part, du fait du décès de D.B.________ et, d'autre part, à cause de l'incompétence des autorités suisses pour poursuivre les éventuelles infractions qui pourraient être reprochées à B.B.________ en lien avec la cession du bien immobilier situé à V.________.