Citation: 8C_657/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1964, a subi un oedème et un hématome à la main droite lors d'un déménagement, le 19 mai 1992. Cet accident a été annoncé à la Caisse-maladie suisse d'entreprise, devenue depuis lors SWICA Assurances SA. Le 17 août 1992 le prénommé a été engagé en qualité de garçon d'office dans un restaurant d'entreprise. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de Elvia Société Suisse d'Assurances, laquelle a été reprise depuis lors par Allianz Suisse Société d'Assurances SA (ci-après: Allianz). Le 23 février 1996, il a chuté sur le sol et s'est blessé à la main droite alors qu'il portait une grille d'évacuation d'eau. Plusieurs interventions chirurgicales ont été réalisées en particulier une arthrodèse de l'articulation trapézo-métacarpienne droite (le 3 septembre 1996) et une reprise d'arthrodèse, ainsi qu'une greffe et l'ablation du matériel d'ostéosynthèse (le 26 juillet 2004). Allianz a pris en charge le cas et a alloué diverses prestations d'assurance qui ont donné lieu à différentes procédures devant le Tribunal administratif et le Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève (aujourd'hui: la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève), ainsi que devant le Tribunal fédéral des assurances (jusqu'au 31 décembre 2006) et le Tribunal fédéral. En particulier, saisi d'un recours de l'assuré qui contestait le taux de 10 % de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité allouée par Allianz, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à l'assureur-accidents pour nouvelle décision sur le droit éventuel de l'intéressé à une telle indemnité une fois le traitement médical mené à terme (arrêt 8C_221/2012 du 4 avril 2013). Le 8 mai 2012 les docteurs B.________ et C.________, médecins au service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur de l'hôpital D.________, ont procédé à une désarthrodèse de la main droite et à la mise en place d'une prothèse Pi2 à droite (rapport du 11 mai 2012). Dans des certificats des 19 avril 2013 et 2 avril 2014 le docteur C.________ a attesté une incapacité de travail entière pour la période du 8 mai 2012 au 31 mai 2013 et une capacité de travail de 50 % du 1 er juin 2013 jusqu'au jour de l'établissement du certificat, mais seulement pour des travaux légers, sans force de la main ni mouvements répétitifs. A.b. Reprenant l'instruction de la cause à la suite de l'arrêt du Tribunal fédéral du 4 avril 2013 (arrêt 8C_221/2012), Allianz a confié une expertise au docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, de la clinique F.________ (rapport du 9 février 2016). Se fondant sur les conclusions de l'expert, elle a rendu une décision, le 3 mai 2016, confirmée sur opposition le 8 août suivant, par laquelle elle a nié le droit de l'assuré à des prestations d'assurance au motif que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles et l'accident du 23 février 1996 n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante. Aussi a-t-elle supprimé le droit aux prestations avec effet ex nunc et pro futuroen renonçant à réclamer la restitution des prestations déjà allouées.