Citation: 6P.60/2007 12.10.2007 E. 5

Le recourant conteste avoir vendu à P.________, par l'intermédiaire de O.________, 131,2 g de cocaïne pure. 5.1 Invoquant l'arbitraire, il soutient que le lien entre les ventes opérées par O.________ et les frères B.________ et C.________ n'est pas établi et que les déclarations de P.________ ne permettent pas d'arrêter les quantités de drogue en jeu, ni d'identifier la personne visée parmi les frères B.________ et C.________. 5.1.1 Entre 1998 et 1999, O.________ a vendu à P.________, pour le compte des frères B.________ et C.________, au moins 320 g de cocaïne, correspondant à 131,2 g de drogue pure. Le Tribunal correctionnel a admis ces faits sur les premières déclarations de P.________, tenues pour authentiques, avant qu'il ne minimise son activité délictueuse en vue de son propre jugement, ainsi que sur les allégations de O.________ (jugement p. 52 s.). 5.1.2 Selon le jugement de condamnation de P.________, du 5 août 2004, celui-ci a acquis quelque 320 g de cocaïne auprès de O.________ entre mi-1998 et mi-1999 (pièce n° 95 p. 10). Lors de la présente enquête, il a confirmé ces faits, tout en réduisant les quantités et précisant avoir fait la connaissance de son vendeur par l'intermédiaire de B.________ et avoir compris par déduction que celui-là se fournissait auprès de celui-ci (pièce n° 11). O.________ a affirmé avoir fait la connaissance du recourant et avoir été chercher de la drogue à Zurich pour le compte des deux frères B.________ et C.________ durant cette période. Il a précisé avoir été jugé pour cette affaire et que la quantité retenue, à 100 % de taux de pureté, était de 400 g sur un trafic s'étendant de 1996 à 2000 (pièce n° 46). A partir de ces éléments, il n'est pas insoutenable de retenir que les frères B.________ et C.________ ont vendu, par le biais d'un intermédiaire, 131,2 g de cocaïne pure à P.________. 5.2 Se plaignant d'une violation du principe "ne bis in idem", le recourant reproche aux juges de ne pas avoir examiné si ce complexe de faits n'avait pas déjà fait l'objet du jugement du Tribunal de la Broye contre A.________ et du jugement du Tribunal valaisan qui l'avait condamné pour violation grave à la LStup en 2002. 5.2.1 La Cour de cassation a tout d'abord estimé ne pas être liée, dans le cadre de l'examen de la culpabilité des frères B.________ et C.________, par le dispositif ou les motifs du jugement prononcé à l'encontre de A.________. Elle a ensuite relevé qu'il suffisait de lire le jugement du Tribunal valaisan pour constater que le complexe de faits retenu par ces juges était totalement différent de celui examiné par les juges vaudois, même s'il s'agissait de la même période (arrêt p. 32 s.). 5.2.2 Dans son mémoire, le recourant reprend telle quelle l'argumentation qu'il a développée dans son recours cantonal, sans démontrer, conformément aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi l'argumentation précitée serait erronée. En outre, il ne conteste pas la constatation selon laquelle le complexe de faits jugé par les autorités valaisannes serait totalement différent de celui examiné par les juges vaudois. Dès lors, dirigée contre le jugement de première instance et insuffisamment motivée, sa critique est irrecevable.