Citation: 6B_1083/2018 E. B

Début 2017, A.________ a sollicité sa libération conditionnelle auprès du Tribunal d'application des peines et des mesures de la République et canton de Genève (ci-après TAPEM). Une expertise psychiatrique a été demandée par le TAPEM à la suite de cette demande. Il résulte du rapport d'expertise psychiatrique du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après CURML) du 25 avril 2018 que A.________ ne souffre d'aucun symptôme ou de signe de la lignée psychotique. Il n'y a pas de trouble du cours ou du contenu de la pensée, ni de ralentissement psychomoteur. Les experts ont en revanche constaté une empathie faible, une nette froideur dans le discours, une alexithymie, une certaine tendance à la manipulation et au contrôle et d'importantes rationalisations. Ils ont posé un diagnostic de troubles mixtes de la personnalité, avec des traits psychopatiques, narcissiques et pervers. Ce trouble était déjà présent lors de l'assassinat commis en mars 2002. Il est accessible à un traitement. Par jugement du 20 septembre 2018, le TAPEM a refusé la libération conditionnelle de A.________. Les recours formés successivement contre cette décision par ce dernier auprès de la Chambre pénale de recours genevoise, puis du Tribunal fédéral ont été rejetés (cf. arrêt 6B_103/2019 du 21 février 2019).