Citation: 2A.255/2005 02.05.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 388 consid. 1 p. 389). 1.1 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'art. 8 par. 1 CEDH pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille et obtenir ainsi une autorisation de séjour. Encore faut-il, pour pouvoir invoquer cette disposition, que la relation entre l'étranger et une personne de sa famille ayant un droit de présence assuré en Suisse (c'est-à-dire au moins un droit certain à une autorisation de séjour: ATF 130 II 281 consid. 3.1 p. 285) soit étroite et effective (ATF 129 II 193 consid. 5.3.1 p. 211). D'après la jurisprudence, les relations familiales qui peuvent fonder, en vertu de l'art. 8 par. 1 CEDH, un droit à une autorisation de police des étrangers sont avant tout les rapports entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant ensemble (ATF 120 Ib 257 consid. 1d p. 261). Y.________ bénéficie d'une autorisation d'établissement en Suisse (cf. recours, ch. VII, p. 3). Cette autorisation est toutefois précaire, puisque Y.________ fait l'objet d'une mesure d'expulsion ferme du territoire suisse d'une durée de huit ans, même si un éventuel sursis reste possible au moment d'une éventuelle libération conditionnelle. A cela s'ajoute qu'une expulsion administrative menace de toute façon Y.________. Reste à savoir si la relation que ce dernier entretient avec sa fille C.________ est étroite et effective. Cette question, qui se confond avec le problème de fond, peut rester indécise au niveau de la recevabilité. 1.2 Au surplus, le présent recours remplit les conditions de recevabilité des art. 97 ss OJ.