Citation: I 523/01 06.11.2002 E. 1

Se fondant sur un prononcé de la commission AI du 12 novembre 1987, la caisse, par décision du 30 novembre 1987, a alloué à F.________ une rente entière d'invalidité à partir du 1er janvier 1985. Procédant à la révision du droit de l'assuré à la rente, la commission AI, dans un prononcé du 4 juillet 1991, a retenu une invalidité de 60 %. Par décision du 12 juillet 1991, la caisse a informé F.________ de la nouvelle situation. Par décision du 31 juillet 1991, elle lui a alloué une demi-rente d'invalidité dès le 1er septembre 1991. Dans un prononcé du 8 octobre 1992, la commission AI a constaté une invalidité de 100 % à partir du 1er janvier 1992, de 80 % dès le 1er avril 1992 et de 60 % depuis le 1er mai 1992. Par décisions du 30 octobre 1992, la caisse a alloué à F.________ une rente entière d'invalidité pour la période de janvier à avril 1992 et une demi-rente d'invalidité à partir du 1er mai 1992. L'Office AI du canton de Fribourg a procédé à la révision du droit de F.________ à une demi-rente d'invalidité. Le 3 septembre 1996, il l'a avisé que le degré de son invalidité n'avait pas changé au point d'influencer son droit à la rente. Il continuait donc à bénéficier d'une demi-rente d'invalidité. A.b A partir du 30 juin 1998, l'office AI a procédé à la révision du droit de F.________ à une demi-rente d'invalidité. Chargés d'effectuer une expertise, les médecins de l'Hôpital Z.________ ont examiné l'assuré le 15 décembre 1998. Ils ont établi leur rapport le 4 janvier 1999. Dans un projet de décision du 15 septembre 1999, l'office AI a avisé F.________ que son état de santé s'était amélioré, les médecins de l'Hôpital Z.________ ayant retenu une capacité de travail de 75 % dans son activité habituelle de cafetier. Se fondant sur un revenu sans invalidité de 94 000 fr. (63 853 fr. en 1982, + 47,1 % d'indice des prix jusqu'en 1999) et sur un revenu d'invalide de 70 500 fr., il concluait à une invalidité de 25 %, compte tenu d'un manque à gagner de 23 500 fr. Pour cette raison, le droit à la rente devait être supprimé. Déposant une prise de position du docteur B.________ du 17 décembre 1999, F.________, dans une détermination du 13 mars 2000, a demandé qu'une expertise économique soit mise en oeuvre. Par décision du 5 avril 2000, l'office AI a supprimé le droit de F.________ à une demi-rente d'invalidité, aux motifs qu'il n'y avait aucune raison de s'écarter de l'évaluation de sa capacité résiduelle de travail par les médecins de l'Hôpital Z.________, confirmée par le docteur B.________ dans sa prise de position du 17 décembre 1999, et que les éléments économiques du dossier démontraient à l'évidence que, malgré ses propres affirmations, l'assuré exerçait en fait une activité professionnelle dans une proportion d'au moins 75 %.