Citation: 5A_725/2015 E. 3

Le recours a pour objet les modalités d'une vente aux enchères de mobilier successoral, eu égard aux circonstances d'espèce. En substance, la cour cantonale a retenu que la vente du mobilier de la succession ne représentait qu'une partie de l'ensemble du mobilier garnissant "xxxx" - lequel compte vingt pièces -, en sorte que la recourante pourrait continuer à jouir d'une grande partie des pièces qui resteraient complètement meublées. La Chambre de recours civile a rappelé que la recourante connaît l'existence de prétentions de l'un des héritiers du défunt depuis 1986, de sorte que sa situation n'est certes pas évidente en raison de son âge, mais qu'elle a eu trente ans pour se préparer. Il serait dès lors abusif de sa part d'invoquer son grand âge et sa santé fragile pour "tenter de gagner encore du temps avant le partage de la succession ". Les juges cantonaux ont par conséquent procédé à une balance des intérêts et conclu que les arguments de la recourante ne doivent pas faire obstacle à la procédure de partage de la succession. Quant au dérangement que représente la préparation de la mise en vente de ces biens, la cour cantonale s'est étonnée que la recourante n'ait pas pris de mesures depuis plusieurs années pour que ses biens soient clairement séparés de ceux de la succession et a admis que, si la santé de la recourante était trop fragile pour qu'elle assiste aux préparatifs de la vente, une hospitalisation ou un placement en institution provisoire de quelques jours devrait être envisagé.