Citation: 5P.11/2007 04.05.2007 E. 5

Le recourant se plaint en outre de ce que le Tribunal cantonal a accordé à A.________ (ci-après: l'intimé) une indemnité équitable de 75'000 fr. fondée sur l'art. 334 CC. 5.1 Sous le titre d'appréciation arbitraire des preuves, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir exclu l'existence d'un contrat de travail entre son père défunt et son frère, et ce en contradiction flagrante avec les propres déclarations de celui-ci qui en a fait l'aveu judiciaire dans son mémoire introductif d'instance. Il souligne le fait que l'intimé a reconnu que ses prétentions étaient basées à la fois sur un contrat de travail et sur l'art. 334 CC. Or, l'autorité cantonale a retenu qu'un tel cumul n'était pas envisageable et que toute prétention fondée sur un contrat de travail serait de toute façon prescrite. Ainsi, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves et des art. 319 ss CO et 334 CC. Une nouvelle fois, le recourant mélange le fait et le droit. Au demeurant, en ce qui concerne les salaires mentionnés, la cour cantonale a retenu qu'il ne s'agissait que d'indications données dans un but fiscal, que ces salaires n'avaient pas été réellement versés en espèces et que l'intimé l'a toujours entendu ainsi. En d'autres termes, cela signifie que la cour cantonale a retenu que, même si le terme "salaire" a été utilisé, il était en réalité question d'une indemnité pour le travail effectué. Pour autant qu'il soit recevable, ce grief est infondé. 5.2 A titre subsidiaire, le recourant soutient que le montant de 75'000 fr. a été fixé de manière arbitraire et doit être réduit. Il reproche à la cour cantonale de s'être basée sur la brochure de l'Union suisse des paysans de 1997 que lui-même a produite, et non sur les pièces plus anciennes - de 1976 - produites par l'intimé. On ne voit pas en quoi cette appréciation des preuves par la cour cantonale serait arbitraire, le juge n'étant pas lié par les preuves et les motifs, mais uniquement par les conclusions des parties. Ce grief est également infondé.