Citation: C 142/00 04.09.2000 E. 2

2.- Dans le cas particulier, la recourante a acquis une formation de base de psycho-pédagogue. Une formation ultérieure (et complète) d'assistante sociale, vu sa nature et la durée qu'elle implique, doit être considérée - quoi qu'en dise la recourante - comme une seconde voie de formation. Ensuite, il n'est pas établi que le placement de l'assurée fût impossible ou très difficile. Avant sa demande du 20 juillet 1999, l'intéressée avait exercé successivement deux emplois. Cette circonstance tend à démontrer que, malgré la durée déterminée de ceux-ci, il existait en l'occurrence des chances réelles d'obtenir un engagement. Les pièces produites par la recourante ne sont pas aptes à établir le contraire. En effet, il en ressort que la recourante a effectué trois recherches d'emploi infructueuses comme assistante sociale : ces recherches s'adressaient, pour deux d'entre elles, à des services de l'Etat de Genève et, pour la troisième, à P.________. Compte tenu du nombre limité de ces démarches et de leur absence de diversification quant à la nature de l'emploi recherché et au genre d'employeur (principalement une administration cantonale), on ne peut déduire des pièces déposées qu'un emploi convenable ne pût pas être proposé à la recourante. Enfin, une formation d'une durée de pratiquement trois ans sort du cadre des mesures qui doivent être prises en charge par l'assurance-chômage au titre de la fréquentation d'un cours et qui, en règle ordinaire, ne sauraient dépasser une année (ATF 111 V 276 consid. 2d; DTA 1986 n° 17 p. 66 consid. 3; Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale Sicherheit, ch. 568).