Citation: 5P.249/2004 03.09.2004 E. 2

A l'instar du premier juge, la Cour de justice a conclu que le recourant continue à exercer une activité de courtier immobilier et qu'avec les allocations de chômage qui lui sont versées, il parvient à réaliser un revenu mensuel net d'au moins 5'000 fr. à 6'000 fr. Elle a tout d'abord constaté que les critiques du recourant ne respectaient pas les exigences de motivation, que celui-ci s'est limité à faire part de sa version des faits sans dire quelles constatations du premier juge seraient erronées, se bornant à reprendre des extraits des témoignages recueillis dans la mesure où ils corroboraient sa thèse, à savoir toute cessation d'activités pour le compte de la société dont il était propriétaire, et que les témoignages qu'il invoquait n'étaient pas décisifs. Elle a ensuite estimé qu'il est difficile de cerner la situation réelle du recourant sur le plan professionnel, que la situation comptable et économique de la société dont il était propriétaire est loin d'être claire et qu'il continue à jouer un rôle au sein de cette entreprise. Partageant l'appréciation du premier juge, la cour cantonale a jugé que cette société n'a pas cessé ses activités, que le recourant a continué à agir pour elle après la cession, qu'en plus de ses indemnités de chômage, il en retire un revenu suffisant pour payer une pension à son ex-épouse, que, selon la comptabilité rectifiée de la société, celle-ci peut assurer un revenu de 5'000 fr. à une personne au moins et qu'on peut encore imputer au recourant un revenu hypothétique supérieur de 1'000 fr. à celui qu'il acquiert actuellement. La cour cantonale a précisé que les remarques faites par le recourant quant au montant des contributions patronales de 23'554 fr. 30 ne sont pas déterminantes. Pour le surplus, elle a considéré qu'il est notoire que la conjoncture est favorable sur le plan immobilier et qu'il est constant que le recourant bénéficie d'une grande expérience dans ce domaine.