Citation: 4A_410/2021 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a retenu que le fait que les rapports médicaux produits (pour certains, non reproduits dans les faits précités) concluaient en grande majorité à l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et l'état de santé de la lésée ne permettait pas de retenir ces faits comme prouvés, dès lors qu'ils avaient été dûment contestés et qu'il ne s'agissait pas d'expertises judiciaires. La quantité d'expertises privées produites ne suffisait pas à les revêtir d'une force probante, faute pour la lésée d'avoir corroboré ces rapports par d'autres indices prouvés. A cet égard, les avis médicaux ne retenaient pas unanimement l'existence d'un lien de causalité, celui du Dr L.________, mis en oeuvre par la lésée, exprimant en particulier un avis dissident. Partant, le rapport de causalité entre l'accident litigieux et les cervicalgies chroniques n'était pas unanimement et définitivement attesté par les rapports médicaux figurant au dossier et, au surplus, dans la mesure où il avait été établi uniquement par des expertises privées, il avait été dûment contesté par B.________ SA. Dans sa réponse formulée en première instance, B.________ SA avait exposé en détail les raisons pour lesquelles il se justifiait de s'écarter des conclusions des différents rapports médicaux produits, contestant ainsi le lien de causalité entre l'accident et les cervicalgies chroniques invoquées. Les allégations de la lésée ayant été contestées de manière détaillée, il lui appartenait d'en apporter la preuve. Or, il ressortait du jugement attaqué qu'elle avait renoncé à la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire, laquelle aurait pourtant permis d'établir l'éventuel rapport de causalité litigieux. Faute d'avoir apporté un moyen de preuve idoine, elle devait supporter l'absence de preuve du lien de causalité entre l'accident et les cervicalgies chroniques.