Citation: 5A_70/2024 E. 5.1

5.1. L'autorité cantonale a retenu que les frais de repas de C.________ invoqués par le père (à savoir 8 fr. 20 par jour, soit 178 fr. par mois environ) avaient été établis à satisfaction, dans la mesure où ils correspondaient aux prix figurant sur les menus du restaurant du Gymnase E.________ (à savoir entre 8 fr. 20 et 13 fr. 80; cf. arrêt cantonal p. 9) fréquenté par l'enfant aînée. Ce montant, tout à fait raisonnable, était en outre inférieur à celui prévu par les lignes directrices du calcul du minimum vital LP (9 à 11 fr. par jour). On ne pouvait par ailleurs exiger que C.________ renonce à passer les pauses de midi avec ses amis et qu'elle effectue plus de 1h30 de trajet pour rentrer manger chez son père, étant au surplus relevé que les premiers juges avaient retenu une somme de 180 fr. de frais de repas, sans que la mère ne s'y oppose. Quant aux frais d'écolage, la cour cantonale a tenu compte de frais annuels de 720 fr. (soit 60 fr. par mois) et d'une taxe d'inscription unique de 70 fr, qui étaient valablement attestés par les pièces au dossier. A cela s'ajoutait un montant de 125 fr. par mois pour le matériel, que l'on pouvait estimer par référence au forfait de frais d'études gymnasiales figurant dans les règles cantonales applicables en matière d'octroi de bourses d'études. Sur cette base, elle a en définitive retenu un montant total de 150 fr. par mois au titre des frais de scolarité.