Citation: 9C_328/2024 E. 4.2

4.2. En indiquant que bien qu'ayant fait "quelques timides progrès", elle n'est pas apte à accomplir l'acte "manger" de manière autonome et seule, la recourante oppose sa propre appréciation de la situation à celle de l'instance précédente, sans dire en quoi celle-ci aurait apprécié les preuves, puis établi les faits déterminants de manière arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). En particulier, elle n'expose pas en quoi les constatations des premiers juges, fondées sur le rapport d'enquête à domicile du 23 janvier 2023, seraient manifestement erronées, en tant qu'ils ont admis que les restrictions en lien avec la quantité de nourriture ingérée et le rythme des prises alimentaires (défaut de mastication) ne revêtaient pas une intensité de nature à faire douter des capacités qu'elle avait acquises pour se nourrir quasiment normalement. L'instance précédente a de plus exposé de manière convaincante à ce propos qu'à l'âge de 12 ans (âge de la recourante au moment de l'enquête à son domicile réalisée en janvier 2023), même un enfant ne souffrant d'aucun handicap est encore susceptible d'être recadré en lien avec les quantités ingérées et le temps consacré aux repas. Par ailleurs, les différents intervenants appelés à respectivement décrire et évaluer le besoin d'aide de la recourante n'ont pas fait état d'un risque de mise en danger (étouffement) en cas d'alimentation sans surveillance (ainsi, rapport de la Fondation B.________ du 22 septembre 2023), contrairement à ce qu'affirme l'assurée. Quant à l'aide directe d'autrui pour couper des aliments durs, elle est insuffisante pour admettre un besoin d'aide régulière et importante, dès lors que de tels aliments ne sont pas consommés tous les jours (arrêts 9C_138/2022 du 3 août 2022 consid. 4.2.2; 8C_30/2010 du 8 avril 2010 consid. 6.2), comme l'ont dûment exposé les juges précédents. À cet égard, c'est en vain que la recourante affirme n'être en mesure de couper que du poisson mou, dès lors qu'il ressort du rapport éducatif du 22 septembre 2023 qu'elle parvient à couper de nombreux aliments s'ils restent suffisamment mous, tels que des pommes de terre ou des spaghettis.