Citation: 2A.131/2000 26.07.2000 E. A

A.- De nationalité marocaine, B.________ est entrée en Suisse le 30 janvier 1993 et s'est mariée le 3 décembre 1993 avec un ressortissant suisse, P.________. Elle a obtenu de ce fait une autorisation de séjour pour vivre auprès de son époux. P.________ a quitté le domicile conjugal le 10 mars 1997 pour aller vivre avec son ex-amie. Le 5 décembre 1997, il a ouvert action en divorce. Entendue le 23 mars 1998 par la Police de sûreté du canton de Genève, B.________ a confirmé ces faits, tout en précisant qu'elle entendait reprendre la vie commune. Entendu à son tour le même jour, P.________ a déclaré que sa femme ne l'avait pas épousé par amour, que leur vie de couple s'était dégradée après une année de mariage, qu'il n'avait jamais vraiment eu avec son épouse de vie sociale ni d'activités communes, qu'elle était violente et, enfin, qu'il soupçonnait sa femme de faire traîner la procédure de divorce qu'il avait entamée en vue d'obtenir un permis d'établissement. Par jugement du 11 mars 1999, le Tribunal de première instance du canton de Genève a rejeté l'action en divorce à laquelle s'était opposée l'épouse, tout en admettant que la communauté conjugale avait perdu toute substance et qu'il n'y avait aucun espoir de réconciliation.