Citation: 2A.448/2003 03.08.2004 E. A

X.________ est avocat à Genève depuis ****. Depuis 1999, il défend les intérêts de la famille tzigane Y.________, que plusieurs procédures opposent au Département de l'aménagement, de l'équipement et du logement du canton de Genève (ci-après: le département), pour avoir installé des caravanes et entrepris différents travaux de construction sur des parcelles sises en zone agricole. Dans un courrier du 18 janvier 2002, X.________ s'est adressé au conseiller d'Etat chef du département notamment en les termes suivants: « [...] vous avez sommé mon client et sa famille de remettre en état les lieux et de les quitter. Mes clients vous demandent de bien vouloir leur indiquer où votre Département considère qu'ils doivent aller vivre. [...] Est-il exact de conclure que vous considérez qu'ils doivent réintégrer le Molard, place de concentration notoirement indigne et insalubre où ils ont illégalement été contraints à résider pendant quelque 30 ans? J'analyserai pour ma part dans un tel cas une telle exigence de l'Etat de Genève comme constitutive d'actes préparatoires à et/ou de crime contre l'humanité au sens des articles 75bis, 122 al. 3 et 260bis CPS ». Le 23 janvier 2002, le chef du département a retourné à X.________ l'original de son courrier en l'invitant à supprimer les propos par lesquels celui-ci lui posait une question tout en évoquant l'éventualité que sa réponse soit constitutive de crime contre l'humanité. Dans sa réponse du 15 février 2002, X.________ a déclaré au chef du département que par son courrier du 18 janvier 2002 « il ne voulait pas l'offenser mais l'informer, par loyauté, des actions auxquelles la présente situation le contraignait à réfléchir ». Le 14 mars 2002, X.________ a adressé au chef du département un nouveau courrier qui portait notamment ce qui suit: « [...]