Citation: 6P.41/2005 06.07.2005 E. B

L'état de fait à la base de cette condamnation est, en résumé, le suivant. B.a Le vendredi 2 juillet 2004 vers 7 heures, alors qu'elle circulait sur l'autoroute A5 entre les jonctions Le Landeron ouest et St-Blaise, Z.________ a été importunée par le conducteur d'une voiture Golf bleu ciel, qui l'a gênée dans sa conduite à plusieurs reprises et dont le conducteur lui faisait des signes de la main et des appels de phares intempestifs. Plus précisément, selon Z.________, alors qu'elle entreprenait de la dépasser, la voiture Golf avait déboîté brusquement sur sa voie de circulation, l'obligeant ainsi à freiner énergiquement. Plus avant, alors qu'elle reprenait de la vitesse pour la dépasser, la Golf avait volontairement ralenti devant elle et son conducteur lui avait fait un signe de l'index avant de lui brandir une carte de police. Après qu'elle avait finalement dépassé la Golf, cette dernière s'était collée derrière son pare-choc en faisant des appels de phares. Lorsqu'elle était arrivée à la hauteur de la sortie de Thielle, elle avait voulu se déplacer sur la voie de gauche pour laisser entrer un autre véhicule, mais la Golf lui avait coupé la route et s'était rabattue devant elle. Enfin, alors qu'elle s'apprêtait à emprunter la sortie de St-Blaise, la Golf avait traversé les deux pistes pour la suivre sur la voie de sortie, son conducteur continuant à lui faire des gestes. B.b Après avoir identifié, avec l'aide d'un ami gendarme, le conducteur de la voiture Golf comme étant X.________, lui-même gendarme, Z.________ a adressé, le 9 juillet 2004, une lettre au chef de la police de la circulation, pour l'informer des événements du 2 juillet et en souhaitant que des sanctions soient prises à l'encontre du gendarme dénoncé. B.c Z.________, puis X.________ ont été entendus par la police, qui a établi un rapport. Le dossier a ensuite été transmis au Ministère public, qui a renvoyé X.________ en jugement. B.d Le Tribunal de police a acquis la conviction que les faits s'étaient déroulés de la manière décrite par la plaignante. Il a retenu que le prévenu avait voulu donner une leçon à la plaignante, qui circulait à une vitesse supérieure à celle autorisée, qu'il avait alors adopté un comportement constitutif d'une violation des règles de la circulation et que, compte tenu de la faute commise et du danger auquel il avait exposé les autres usagers de la route, cette violation devait être qualifiée de grave au sens de l'art. 90 ch. 2 LCR. B.e La cour de cassation cantonale a jugé infondés les griefs d'arbitraire dans l'établissement des faits et de violation des règles de la circulation soulevés devant elle par X.________ et, partant, écarté le recours de ce dernier.