Citation: 8C_586/2021 E. 4.2.3

4.2.3. Quant au rapport d'expertise du 1er juin 2018 du docteur I.________, les juges cantonaux ont considéré qu'il remplissait en tous points les réquisits jurisprudentiels pour se voir accorder une pleine valeur probante, qu'il contenait une argumentation claire et convaincante et que ses conclusions étaient confortées par d'autres rapports médicaux au dossier, notamment des médecins traitants. En particulier, le docteur J.________, médecin hospitalier intensiviste à l'Hôpital B.________, avait rapporté le 25 avril 2012 que le point de départ de l'érésipèle correspondait à une plaie de la plante du pied droit de l'intimée et le professeur K.________, chef de service d'orthopédie et traumatologie de l'Hôpital B.________, avait abouti à la même conclusion dans son rapport du 21 juin 2012, à savoir qu'il s'agissait d'un état après excision d'un corps étranger au pied droit de l'intimée en mars 2012. En suivant l'avis de l'expert I.________, les premiers juges ont admis, au degré de la vraisemblance prépondérante, l'existence d'un lien de causalité entre l'accident du 11 mars 2012 et les évènements survenus à partir du 9 avril 2012.