Citation: 8C_552/2007 19.02.2008 E. 5

Il est indiscutable que le recourant souffre depuis sa jeunesse d'une maladie de la colonne vertébrale (maladie de Bechterew) et qu'il a subi une fracture par compression de C7 à la suite de l'accident assuré du 20 mars 2005. D'après les rapports médicaux précités (voir surtout celui du docteur G.________), on peut considérer que la fracture en elle-même s'est consolidée quelques mois après l'événement accidentel, ce que le recourant ne discute pas. Cette constatation ne permet toutefois pas de retenir un retour au statu quo sine à cette date. En effet, et quoi qu'en dise l'intimée, il ressort de ces mêmes rapports que la fracture de C7 a contribué à aggraver la déformation de la cyphose de l'assuré. Le docteur G.________, ainsi que le médecin traitant, le docteur A.________, l'ont clairement exposé dans leurs rapports respectifs. Indépendamment des objections soulevées par le recourant à propos de l'anamnèse décrite par le docteur N.________, ce dernier a également considéré que le deuxième accident avait joué un rôle dans la dégradation de la situation même s'il a, par ailleurs, mentionné que la cause principale ["Hauptursache"] en était la maladie de Bechterew. Dès lors qu'une relation de causalité entre l'événement accidentel du 20 mars 2005 et l'aggravation de l'état maladif qui s'en est suivie doit être admise, l'intimée ne saurait cesser de verser ses prestations aussi longtemps qu'il n'est pas établi que M.________ se serait trouvé dans le même état sans l'accident. Or, on ne peut rien déduire à cet égard des pièces médicales en cause (cf. consid. 4 supra; voir également le dernier rapport versé à la procédure par le recourant émanant du professeur C.________ du service de rhumatologie de l'Hôpital W.________). Aucun de leurs auteurs ne se sont en effet véritablement prononcés sur ce point. Ils n'avaient au demeurant pas à le faire car ceux-ci sont intervenus non pas à titre d'experts auxquels on aurait confié une mission d'expertise sur la question du statu quo sine, mais à titre de médecins consultants spécialisés mandatés par le recourant pour l'éclairer sur l'opportunité d'une intervention chirurgicale de correction de la cyphose. L'appréciation du docteur V.________, en tant qu'elle infère de leurs considérations médicales un retour au statu quo sine entre juin et juillet 2005, ne repose sur aucun élément fondé et ne convainc pas, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges. Il convient par conséquent de renvoyer la cause à l'intimée pour qu'elle rende une nouvelle décision après complément d'instruction sous la forme d'une expertise médicale. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.