Citation: 6B_188/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient enfin en substance qu'il est arbitraire de lui refuser l'accès à un traitement thérapeutique - qu'il demande et dont il a besoin - au motif qu'il persiste dans des comportements qu'il s'agit précisément de traiter. Selon lui, on ne saurait lui reprocher de ne pas parvenir à effectuer, seul, un travail sur lui. Ce raisonnement ne saurait être suivi. Contrairement à ce que soutient le recourant, les instances cantonales n'ont pas retenu que le recourant devait "guérir" avant de pouvoir bénéficier d'un suivi psychothérapeutique, mais ont examiné la question de son accessibilité au traitement, pour déterminer s'il était suffisamment vraisemblable qu'une mesure thérapeutique institutionnelle entraînerait, dans les cinq ans, une réduction nette du risque de récidive de crimes visés par l'art. 64 al. 1 CP et devait, pour ce motif, remplacer l'internement prononcé (cf. supra consid. 2.3.4), ce qui n'est pas critiquable. Pour le surplus, on rappellera que l'exigence du pronostic découlant de l'art. 59 al. 1 let. b CP ne signifie pas qu'un condamné souffrant de trouble mental ne peut pas recevoir un traitement psychiatrique, mais seulement que la mesure préconisée par l'art. 59 CP n'est pas adéquate, tout au moins dans l'état des choses au moment où la décision est rendue. Des possibilités thérapeutiques doivent en effet être offertes, tout au moins dans la perspective, même éloignée, de la fin de l'internement (art. 64 al. 4 CP; cf. supra consid. 2.1.3).