Citation: 5P.289/2004 01.11.2004 E. A

Le 29 janvier 1998, la Banque X.________, agissant en qualité de cessionnaire des droits de la masse en faillite de B.________ SA, a ouvert une action en responsabilité contre C.________, D.________ et A.________, anciens administrateurs de la société précitée. Elle a conclu à leur condamnation au paiement de 611'688 fr. en capital. Statuant le 28 février 2002, le Tribunal de première instance a condamné - par défaut - C.________ à payer à la Banque X.________ 611'688 fr. Il a en revanche rejeté la demande en tant qu'elle était dirigée contre D.________ et A.________, pour le motif que leur responsabilité d'administrateurs ne pouvait être engagée. Saisie d'un appel de la banque, la Cour de justice a annulé ce jugement le 14 mars 2003. Elle a en bref considéré que D.________ et A.________ avaient violé leurs devoirs d'administrateurs en omettant d'agir conformément à l'art. 725 al. 1 CO et commis ainsi une faute engageant leur responsabilité. Ne disposant toutefois pas des éléments suffisants pour déterminer la quotité du dommage encouru par l'appelante, elle a renvoyé la cause au tribunal pour instruction. Dans son dispositif, elle a condamné solidairement les prénommés aux dépens de première instance et d'appel, lesquels comprenaient une indemnité globale de procédure de 40'000 fr. valant participation aux honoraires d'avocat de la banque. Le bordereau d'état de frais taxé par la Cour de justice pour cette procédure s'est élevé à 69'367 fr. 20. Cet arrêt n'a pas fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral.