Citation: 2A.525/2005 08.09.2005 E. B

Le 17 février 1998, X.________ a signé une promesse de mariage avec une Suissesse, Z.________, qu'il a épousée le 17 juin 1998. Il s'est alors vu octroyer une autorisation de séjour. Bien que vivant dans le canton de Genève, X.________ est souvent allé à Stans voir son ex-épouse. Celle-ci a accouché d'une fille à Genève, le 19 juillet 2000. Elle a obtenu, le 17 juillet 2001, d'être transférée dans le canton de Genève. Le 14 avril 2002, elle a donné naissance à un fils. Lors d'enquêtes domiciliaires effectuées chez X.________ en avril 2002 et en août 2003, l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a constaté la présence de l'ex-épouse de l'intéressé; la seconde fois, celle-ci a reconnu vivre avec son ex-mari. Le 12 novembre 2003, Z.________ a affirmé à l'Office cantonal qu'elle avait quitté le domicile conjugal en mars 2002 et que la séparation était définitive, ce qui ressort aussi d'une déclaration écrite qu'elle a faite le 11 décembre 2003. Pour sa part, X.________ a déclaré, le 26 novembre 2003, à l'Office cantonal qu'il voyait sa femme une fois par semaine et souhaitait revivre avec elle; il a également affirmé qu'il ne vivait pas avec son ex-épouse, la voyait tous les dix jours et ignorait tout du père de ses deux enfants. L'ex-épouse de X.________ a annoncé un changement de logement, le 13 janvier 2004. Par décision du 25 mars 2004, l'Office cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de X.________ et de lui délivrer une autorisation d'établissement. Il a considéré que l'intéressé commettait un abus de droit manifeste en invoquant le lien conjugal qui l'unissait encore à Z.________.