Citation: 6P.33/2005 16.05.2005 E. 4

4.1 En vertu de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF, seul le lésé qui est une victime d'une infraction au sens de l'art. 2 LAVI peut exercer un pourvoi en nullité pour autant qu'il soit déjà partie à la procédure et dans la mesure où la sentence touche ses prétentions civiles ou peut avoir des incidences sur le jugement de celles-ci (art. 8 al. 1 let. c LAVI). Les recourants n'ont pas qualité pour agir en application de cette disposition, puisqu'ils ne disposent que d'une créance de droit public contre l'Etat de Vaud, à l'exclusion de l'intimée (cf. supra, consid. 1.1). 4.2 Aux termes de l'art. 270 let. e ch. 2 PPF, les victimes peuvent faire valoir une violation des droits que leur accorde la LAVI. 4.2.1 Cette disposition permet d'invoquer les droits garantis par la LAVI, mais non les griefs liés à l'examen du fond. Elle limite également la qualité pour se pourvoir aux seules victimes au sens de l'art. 2 LAVI, c'est-à-dire aux personnes qui ont subi, en raison de l'infraction à juger, une atteinte directe à leur intégrité corporelle, sexuelle ou psychique. Les père et mère sont assimilés à celle-ci pour ce qui est des droits dans la procédure dans la mesure où ils peuvent faire valoir des prétentions civiles contre l'auteur de l'infraction (art. 2 al. 2 let b LAVI). La LAVI exige que la victime ait subi, du fait de l'infraction, une atteinte directe. Les infractions de mises en danger sont en principe exclues du champ d'application de la loi puisque, par définition, elles ne comportent pas une atteinte à un bien juridique (FF 1990 II 925; arrêt du Tribunal fédéral du 25 février 2002, 6S.729/2001, consid. 1 publié in SJ 2002 I p. 397; arrêt du Tribunal fédéral du 2 décembre 2002, 6S.417/2002). 4.2.2 En l'espèce, les parents de l'élève lésée ne peuvent être assimilés à une victime au sens de l'art. 2 al. 2 let. b LAVI, puisqu'ils n'ont aucune créance contre l'auteur de l'infraction (cf. supra, consid. 1.1). Ils n'ont donc pas qualité pour se pourvoir en nullité. Quant à C.X.________, il est douteux qu'elle puisse être considérée comme une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI et de la jurisprudence précitée, dans la mesure où l'art. 219 CP constitue une infraction de mise en danger. Cette question peut toutefois rester ouverte puisqu'en application de l'art. 270 let. e ch. 2 PPF, elle ne peut pas s'en prendre au fond en se plaignant d'une violation de l'art. 219 CP et que les griefs qu'elle invoque en violation des droits garantis par la LAVI sont infondés.