Citation: 1P.45/2006 24.07.2006 E. 2

2.1 Invoquant l'art. 9 Cst., les recourants reprochent à l'autorité attaquée d'avoir fait preuve d'arbitraire en leur infligeant une sanction qui ne reposerait sur aucun fondement. De plus, la constatation des faits serait en contradiction avec les éléments du dossier. Enfin, il serait "totalement arbitraire" d'ordonner la remise en état des appartements dans un délai de trois mois. Le Tribunal fédéral limitera son examen à l'arbitraire, conformément aux griefs articulés dans le recours de droit public (art. 90 al. 1 let. b OJ; cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76). 2.2 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue en dernière instance cantonale que si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou si elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Il ne suffit pas que la motivation de la décision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17; 131 I 217 consid. 2.1 p. 219, 57 consid. 2 p. 61; 129 I 173 consid. 3.1 p. 178). En matière d'appréciation des preuves, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41).