Citation: 4A_379/2021 E. 5.4

5.4. Enfin, le recourant allègue que la notification du licenciement immédiat serait intervenue tardivement, puisque l'intimée avait été informée de manière complète au sujet de son activité accessoire par son courriel du 7 février 2016. Or, déterminer ce qu'une partie savait à un moment donné est une question de fait, qui ne peut être revue par le Tribunal fédéral que sous l'angle de l'arbitraire. Le recourant n'invoque pas, ni a fortiori ne démontre, que la cour cantonale aurait apprécié les faits de manière arbitraire en retenant que l'intimée n'avait eu la connaissance de l'ampleur de l'activité accessoire que le 23 mai 2016. Par ailleurs, la cour cantonale a expliqué de manière précise les raisons pour lesquelles on ne pouvait reprocher à l'intimée de ne pas s'être renseignée de manière plus approfondie immédiatement après la lecture du courriel du 7 février 2016. A cet égard, on doit confirmer que ce courriel, de par sa forme, son contenu et ses destinataires, n'avait pas à être considéré comme une annonce d'une activité lucrative accessoire au sens de la CCT. Le fait que cette dernière ne comporte pas de détails sur les modalités d'exercice de ce devoir d'information n'y change rien. Pour le surplus, le recourant ne soulève aucun grief en lien avec le délai qui s'est écoulé entre le 23 mai 2016 et la date à laquelle la résiliation lui a été signifiée, soit le 7 juin 2016. Dès lors, il n'y a pas lieu d'examiner ce point.