Citation: 6S.406/2003 05.12.2003 E. 5

Invoquant une violation de l'art. 63 CP, le recourant se plaint de la peine prononcée. Les critères en matière de fixation de la peine ont été rappelés à l'arrêt publié aux ATF 127 IV 101. Il convient de s'y référer. Le recourant encourait une peine maximale de quinze ans de réclusion (art. 68 ch.1 al. 1, 140 ch. 1 al. 1 CP). La Chambre pénale a confirmé la peine fixée par le Tribunal de police, lequel a suivi les critères posés par l'art. 63 CP et ne s'est pas laissé guider par des considérations étrangères à cette disposition. En particulier, il n'a pas omis les regrets exprimés ni les difficultés personnelles du recourant, mais a nuancé la portée à accorder à ces éléments, ce que le recourant perd de vue dans son pourvoi. Le Tribunal de police a également appliqué l'art. 68 ch. 2 CP et a ainsi été attentif à ce que les jugements rendus contre le recourant (celui de la présente cause et la condamnation du 28 juillet 2003 à huit mois d'emprisonnement pour lésions corporelles) ne soient dans leurs conséquences ni plus ni moins graves qu'un jugement unique. Le recourant a commis des actes graves en étranglant à deux reprises des victimes pour leur soutirer de l'argent. Il a agi dans un but égoïste, par appât du gain facile. Sa responsabilité pénale était entière. Dans ces conditions, la peine de dix-huit mois d'emprisonnement n'apparaît pas sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation dont jouit en ce domaine l'autorité cantonale (cf. ATF 127 IV 101 consid. 2c p. 104).