Citation: 9C_380/2018 E. 4.3.2

4.3.2. On ajoutera que l'appréciation des faits par le tribunal cantonal repose sur le principe de la vraisemblance prépondérante (sur ce principe, cf. ATF 139 V 179 consid. 5.3 p. 186; 138 V 218 consid. 6 p. 221), dès lors que cette autorité a déduit une réticence de différents indices, tels que la liste des remboursements effectués par l'assureur-maladie ou les propos de divers médecins. Or les critiques émises par l'assurée relativisent ces indices ou, autrement dit, la vraisemblance des faits sur lesquels se fondent le jugement cantonal. Ainsi, la recourante a d'abord produit céans des attestations émanant des deux ostéopathes supposés l'avoir traitée pour des problèmes aux épaules afin de démontrer que tel n'était pas du tout le cas puisqu'elle n'avait pas eu l'occasion de s'exprimer en première instance sur le lien imprévisible établi entre le remboursement de factures d'ostéopathes et le traitement d'une capsulite rétractile. Il n'est toutefois pas nécessaire d'examiner si ces pièces sont des nouveaux moyens de preuves admissibles devant le Tribunal fédéral (au sens de l'art. 99 al. 1 LTF) ou si la Cour cantonale a violé le droit d'être entendue de la recourante. En effet, conformément à ce que soutient cette dernière, le raisonnement de l'autorité judiciaire est arbitraire (sur cette notion, cf. notamment ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266 et les références; voir aussi arrêt 8C_732/2016 du 26 septembre 2017 consid. 3.1). Il n'est effectivement pas possible de déduire de la liste des remboursements effectués par l'assureur-maladie, qui ne mentionne que le nom du fournisseur de prestations, sa qualité ainsi que le montant et la date du remboursement, les raisons pour lesquelles le thérapeute est intervenu. Il est dès lors manifestement insoutenable d'inférer l'existence d'une capsulite rétractile du seul remboursement de factures d'ostéopathes. Le raisonnement de la juridiction cantonale se trouve par conséquent déjà fortement affaibli. Il tombe totalement à faux dans la mesure où il ne trouve aucune confirmation dans le rapport de la doctoresse E.________ qui n'avait évoqué aucun trouble scapulaire depuis le début de son suivi en 1996 ni dans les rapports du docteur C.________ qui avait expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles il faisait remonter la survenance des problèmes d'épaules au mois de mai 2012, même s'il l'avait dans un premier temps fixée dans le courant de l'année 2010. On relèvera finalement que l'évocation d'un suivi par le docteur F.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, dès le 28 octobre 2011, soit deux jours après la signature de la proposition d'assurance, peut certes laisser supposer la préexistance de scapulalgies. On ne saurait néanmoins déduire une réticence de l'omission de mentionner un éventuel futur suivi médical dès lors qu'à l'époque, il s'agissait d'une première consultation et que, selon les rapports médicaux analysés par le tribunal cantonal, le caractère pathologique, ou important au sens de l'art. 6 al. 1 LCA, des douleurs scapulaires n'est apparu que bien après. Dans ces circonstances, les premiers juges ont conclu à tort que l'assurée avait commis une réticence lors de la conclusion du contrat n° zzz et que l'assureur intimé pouvait s'en départir.