Citation: 2C_724/2020 E. 3.4.2

3.4.2. En l'occurrence, il ressort des faits retenus dans l'arrêt entrepris que la famille des recourants bénéficie de manière durable de l'aide sociale. Le mari de la recourante 1 émarge d'ailleurs à l'aide sociale au moins depuis 2009 déjà, car cette dépendance a été l'argument principal ayant conduit le Service de la population à refuser à plusieurs reprises l'octroi d'autorisations de séjour au titre du regroupement familial en faveur des recourants. Si le Tribunal cantonal a certes reconnu que la recourante 1 travaillait, il a néanmoins également retenu que les revenus de cette activité étaient faibles et qu'ils ne permettaient pas à la famille de ne plus dépendre de l'aide sociale. Au demeurant, l'autorité précédente a également relevé que l'époux de la recourante 1, selon une décision de l'Office de l'assurance-invalidité du 26 mars 2019, bénéficiait d'une pleine capacité de travail avec une baisse de rendement de 20%. L'absence d'activité du mari de la recourante 1, malgré une telle capacité de travail et sa longue présence en Suisse, démontre que la dépendance à l'aide sociale de la famille va perdurer et que, même à supposer que la recourante 1 réussisse à augmenter son taux d'activité, respectivement son revenu, cela ne suffira pas à supprimer cette dépendance. Comme on l'a vu précédemment (cf. consid. 2 ci-dessus), le récent arrêt de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud n'y change rien.