Citation: 6B_354/2021 E. 3.2

3.2. Il ressort des constatations de la cour cantonale que la recourante a fréquemment harcelé les standards téléphoniques du CHUV par des appels dont le nombre a régulièrement été de plusieurs dizaines par jour, dépassant même à plusieurs reprises la centaine. Dans ces circonstances, elle ne saurait prétendre n'avoir de bonne foi pas pensé que ses appels pouvaient entrainer une surcharge du réseau téléphonique, tant il est évident qu'une telle quantité d'appels perturbe forcément le fonctionnement d'une centrale d'appel, même d'une certaine importance. La recourante ne peut qu'avoir pour le moins envisagé cette hypothèse. Il en va de même s'agissant des appels adressés à la centrale d'engagement de la police. Enfin, en ce qui concerne les actes d'irruption dans les locaux du CHUV, il est tellement patent qu'ils ne pouvaient qu'avoir pour conséquence de perturber les activités qui s'y déroulaient que la recourante ne saurait prétendre n'avoir pas envisagé cette hypothèse. Le grief est mal fondé.