Citation: 4A_442/2014 E. 6

L'action reconventionnelle a pour objet, à titre principal, des dommages-intérêts consécutifs à une utilisation illicite de l'invention aux Etats-Unis. Cette prétention ne saurait être accueillie puisque la demanderesse, ayant droit au transfert du brevet, a le droit d'exploiter l'invention dans ce pays. A titre subsidiaire, le défendeur prétend à une rémunération complémentaire, à allouer en sus des montants qu'il a facturés. Il argue que ces montants rétribuaient non seulement ses services afférents à la montre « ... » mais aussi d'autres activités. Il expose que « les parties [ont] été liées par un contrat bilatéral parfait dont les prestations réciproques doivent se trouver dans un rapport d'échange en ce sens que les parties les considèrent de valeur égale ». Cette argumentation est difficilement intelligible. On comprend seulement que le défendeur tient la valeur de l'ensemble de ses services pour supérieure à la rémunération qu'il a perçue. Cela ne suffit manifestement pas à démontrer l'existence d'une créance résiduelle, de sorte que sur ce point, faute d'une motivation satisfaisant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89), le recours en matière civile doit être jugé irrecevable.