Citation: 6B_29/2021 E. 1.6

1.6. Contrairement à ce que prétend le recourant, qui se prévaut à cet égard d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), la motivation présentée par la cour cantonale permet de comprendre sans ambiguïté, à la suite de l'arrêt de renvoi du 1er octobre 2020, dans quelle mesure le recourant devait être mis au bénéfice de la circonstance atténuante décrite à l'art. 48 let. e CP. L'autorité précédente a en particulier souligné que cette disposition trouvait application pour l'ensemble des actes d'abus de confiance et de faux dans les titres pour lesquels il avait été condamné (cf. arrêt attaqué, consid. 2.7 p. 8), dont on comprend qu'ils avaient tous été commis entre décembre 2008 et septembre 2010 (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.a p. 4), si bien qu'à la date de l'arrêt attaqué (13 novembre 2020), les deux tiers du délai de prescription de quinze ans (soit dix ans; cf. art. 97 al. 1 let. b CP) étaient effectivement atteints pour l'ensemble des actes en cause. Par ailleurs, dès lors que, pour l'application de l'art. 48 let. e CP, la jurisprudence s'attache au critère de l'écoulement des deux tiers du délai de prescription, on ne voit pas qu'il se justifiait de prendre spécifiquement en considération que, pour les infractions les plus anciennes, les trois quarts de ce délai auraient déjà été atteints. La quotité de la réduction globale de la peine finalement opérée à ce titre, à raison d'un quart de la peine d'ensemble prononcée, ne prête du reste pas le flanc à la critique, ce d'autant moins que, selon les constatations cantonales, le recourant avait persisté à nier sa faute en dépit du temps écoulé, de sorte qu'il subsistait un " intérêt à punir " au regard de l'art. 48 let. e CP (cf. arrêt attaqué, consid. 2.7 p. 9).