Citation: 8C_338/2019 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a confirmé le calcul du gain assuré effectué par l'intimée. En particulier, elle a retenu qu'il n'était pas contesté que le recourant avait exercé pour le compte de C.________ Sàrl une activité irrégulière et que son salaire était soumis à de fortes variations, de sorte qu'il y avait lieu d'appliquer l'art. 23 al. 3 OLAA et de se fonder sur un salaire moyen équitable par jour. Les premiers juges ont en outre retenu que l'intimée était fondée à prendre en considération les revenus réalisés par le recourant auprès de C.________ Sàrl durant les quatre derniers mois précédant l'événement accidentel, au lieu des trois derniers mois préconisés par la Commission ad hoc. En effet, cette période de quatre mois était davantage représentative de la situation concrète du recourant puisqu'elle tenait compte de toute la période d'engagement auprès du dernier employeur. Au demeurant, vu que l'intéressé n'avait réalisé aucun gain en mai 2015, il était plus avantageux pour lui de calculer son gain assuré compte tenu du salaire réalisé au cours des mois d'avril à juillet 2015 plutôt que sur celui réalisé entre mai et juillet 2015. La juridiction cantonale a par ailleurs constaté qu'au moment de l'accident, le recourant travaillait exclusivement pour C.________ Sàrl et qu'il bénéficiait d'une couverture d'assurance contre le risque d'accident auprès de Generali pour les accidents professionnels et non professionnels. Ses contrats de travail avec E.________ Sàrl et D.________ SA avaient pris fin respectivement le 30 juin 2015 et le 3 juillet 2015. La couverture prolongée prévue par l'art. 3 al. 2 LAA visait uniquement à pallier aux lacunes en matière d'assurance-accidents et était subsidiaire à celle découlant d'un contrat de travail en vigueur. En ce qui concernait la détermination du gain assuré et le calcul de l'indemnité journalière, les premiers juges ont considéré que l'art. 23 al. 5 OLAA ne s'appliquait pas, vu l'absence d'activités lucratives multiples au moment de l'accident. Ils ont retenu que pour déterminer le salaire assuré, seule l'activité rémunérée pour laquelle un salaire avait été perçu ou pour laquelle il existait un droit à un salaire immédiatement avant l'accident était pertinente.