Citation: 5A_627/2024 E. 8.1

8.1. L'autorité cantonale a considéré que Me B.________ avait valablement été désigné en qualité de conseil d'office par avis du 28 août 2023, transmis en copie à A.________, puis confirmé par prononcé du 14 novembre 2023. Elle a relevé qu'après l'avis précité, le conseil avait reçu toutes les ordonnances rendues à l'exception d'un courrier de la présidente du tribunal daté du 1er septembre 2023, dans lequel un délai était octroyé, délai toutefois prolongé par courrier du 13 septembre 2023, adressé cette fois-ci à l'intéressé et remis en copie à son conseil. Ainsi, selon l'autorité cantonale, on ne pouvait suivre A.________ dans ses allégations lorsqu'il prétendait que l'avis du 28 août 2023 n'existait pas en date du 1er septembre 2023. En outre, il ressortait de son propre courrier du 11 septembre 2023 qu'il avait, à tout le moins à cette date, eu connaissance de la désignation et de l'avis du 28 août 2023, contrairement à ce qu'il soutenait de mauvaise foi. S'agissant ensuite de la désignation en tant que telle de la personne de Me B.________ dont se plaignait A.________, l'autorité cantonale a notamment exposé que ce dernier ne disposait pas du libre choix de son avocat d'office, de sorte que la présidente du tribunal n'avait aucune obligation de l'interpeller avant de désigner l'avocat. L'autorité cantonale a encore ajouté qu'il était du reste tout à fait cohérent que l'on désigne un avocat s'étant déjà occupé de lui dans une autre procédure, à défaut de toute précision de l'intéressé. L'autorité cantonale a encore ajouté que A.________ n'avait pas indiqué avoir réagi à l'avis du 28 août 2023 ni fait valoir que Me B.________ ne pouvait pas remplir sa tâche en raison d'un conflit d'intérêts, respectivement d'une incapacité manifeste ou qu'il aurait violé ses devoirs professionnels de manière crasse. Il n'avait pas non plus indiqué avoir requis un changement de conseil au cours de la procédure de première instance, ni s'être prévalu d'une atteinte au lien de confiance. Enfin, elle a considéré que l'argument de A.________ selon lequel Me B.________ n'aurait pas pu valablement agir, compte tenu de l'absence de "décision formelle et exécutoire [le] légitimant à intervenir" et de procuration, tombait à faux. En tant que ce conseil avait été désigné par décision, il avait l'obligation d'accepter le mandat d'office, en vertu de l'art. 12 let. g LLCA (loi fédérale sur la libre circulation des avocats; RS 935.61), et d'agir en sa faveur dans la procédure de première instance, sans avoir à requérir l'autorisation de ce dernier. Ses actes l'avaient ainsi valablement engagé. L'autorité cantonale a au final rejeté l'ensemble des griefs de A.________ relatifs à l'assistance judiciaire, ceux-ci étant manifestement infondés.