Citation: 1B_156/2020 E. B

Par décision du 28 février 2020 (après un précédent refus du 13 février), le Ministère public a rejeté une demande de mise en liberté formée par le prévenu. Par ordonnance du 2 mars 2020, le Tmc a confirmé cette décision, considérant que les charges étaient suffisantes et le risque de réitération concret. Une expertise avait été mise en oeuvre afin d'évaluer le risque de récidive, voire de passage à l'acte. Par arrêt du 20 mars 2020, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé par le prévenu contre l'ordonnance du Tmc. Le recourant était sans antécédents judiciaires connus. Même s'il affirmait les avoir inventés " pour alimenter les fantasmes et les excitations de son interlocuteur ", les propos tenus sur B.________ semblaient dénoter une forme de perversité des plus inquiétantes. Une photo avait également été retrouvée sur le téléphone portable montrant le prévenu avec une jeune fille de moins de dix ans, tous deux torse nu. Le très grand nombre de fichiers retrouvés semblait trahir une propension au visionnement, voire à l'échange de tels contenus. Le risque de récidive existait bien et le suivi psychothérapeutique entrepris en prison n'y changeait rien. Un suivi psychiatrique auprès du Centre Ambulatoire de Psychiatrie et Psychothérapie Intégrée (CAPPI) ne pouvait pas non plus pallier le risque de réitération.