Citation: 5A_665/2013 E. 1

A.b. B.A.________, fils de A.A.________, a demandé la destitution de X.________. Par ordonnance de mesures préprovisionnelles du 10 juillet 2008, le Juge de paix du district de Vevey a mis fin au mandat du prénommé et désigné Me C.________ en qualité de tutrice provisoire. Le 24 juillet 2008, la Justice de paix du district de Vevey a confirmé la destitution de X.________, dit que celui-ci devra produire en main de l'assesseur surveillant un rapport et des comptes concernant la période durant laquelle il a exercé son mandat de tuteur provisoire, à savoir du 6 août 2007 au 10 juillet 2008, et confirmé la désignation de Me C.________. Le 5 novembre 2008, la Justice de paix de la Riviera-Pays-d'Enhaut (ci-après: Justice de paix) a sommé le tuteur destitué de produire dans les dix jours le rapport et les comptes réclamés précédemment. Le 18 novembre suivant, la Justice de paix a réitéré sa sommation. A.c. Le 3 décembre 2008, la Justice de paix a clos l'enquête tendant à l'interdiction de A.A.________, prononcé la mainlevée de la mesure de tutelle provisoire et relevé Me C.________ de son mandat de tutrice provisoire, institué une mesure de tutelle volontaire, au sens de l'art. 372 aCC, en faveur de A.A.________ et désigné la notaire précitée en qualité de tutrice; le même jour, la Justice de paix a désigné D.________ aux fins d'établir les comptes de la gestion des avoirs de A.A.________ pour la période du 6 août 2007 au 10 juillet 2008 et invité X.________ à lui remettre toute pièce utile relative à la gestion des avoirs du pupille durant cette période. A.A.________ est décédé le 18 décembre 2008. X.________ ayant recouru au Tribunal cantonal du canton de Vaud contre la décision précitée, le Président de la Chambre des tutelles a invité la Justice de paix le 12 février 2009 à envoyer au recourant la formule officielle de compte de tutelle avec un délai de quinze jours pour produire les comptes, à défaut de quoi l'instruction du recours serait reprise. X.________ ayant produit le 5 mars 2009 un état du compte du pupille relatif à la période du 1 er janvier au 28 août 2008, la Chambre des tutelles a, par arrêt du 27 avril 2009, déclaré le recours sans objet; elle a toutefois précisé qu'il appartenait à la Justice de paix d'examiner la conformité des comptes, de les approuver ou de les refuser et de les faire établir par un tiers, en rendant une nouvelle décision susceptible de recours. A.d. Statuant le 16 juin 2009, la Justice de paix a refusé d'approuver les comptes produits le 5 mars 2009 par X.________, désigné la Fiduciaire D.________ SA afin qu'elle établisse les comptes pour la période du 6 août 2007 au 10 juillet 2008, aux frais du tuteur destitué, et invité ce dernier à remettre à la fiduciaire toutes les pièces comptables en sa possession. Le 31 mars 2010, sur recours de X.________, la Chambre des tutelles a annulé cette décision et renvoyé la cause à la Justice de paix pour qu'elle complète l'instruction et statue à nouveau dans le sens des considérants. A.e. A la suite de cet arrêt, la juridiction inférieure a imparti à X.________ par courrier du 6 mai 2010 un délai au 30 juin 2010 pour produire des pièces. Par décision du 19 octobre 2010, la Justice de paix a constaté que les documents requis n'avaient pas été produits en temps utile, à savoir dans le délai prolongé au 31 août 2010, refusé en conséquence d'approuver les comptes de X.________, désigné la Fiduciaire D.________ SA aux fins d'établir les comptes pour la durée du mandat du tuteur provisoire, à savoir du 16 août 2007 au 10 juillet 2008, aux frais de celui-ci, et invité X.________ à remettre à la fiduciaire toutes les pièces comptables en sa possession. Cette décision a été confirmée par arrêt du 9 mars 2011 de la Chambre des tutelles. A.f. Statuant le 1 er décembre 2011 sur le recours interjeté par X.________ contre cette décision, le Tribunal de céans l'a déclaré irrecevable au motif que la décision qui refuse d'approuver le compte final du tuteur ne constitue pas - contrairement à la décision approuvant ledit compte - une décision finale au sens de l'art. 90 LTF, mais uniquement une décision incidente au sens de l'art. 93 al. 1 LTF et que les conditions ouvrant le recours contre une telle décision n'étaient pas remplies en l'espèce (cf. ATF 137 III 637).