Citation: 1B_28/2017 E. 1

qu'il convient de prendre acte de cette décision, qui rend sans objet le recours en matière pénale pour déni de justice formé le 23 janvier 2017 par A.________ et B.________ SA, et de rayer la cause du rôle, que le juge instructeur statue alors comme juge unique sur les frais de la procédure par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'issue probable du recours (art. 32 al. 2 LTF et 72 PCF applicable par renvoi de l'art. 71 LTF; cf. ATF 125 V 373 consid. 2a p. 375; 118 Ia 488 consid. 4a p. 494), que la Chambre pénale de recours a été saisie le 27 juin 2016 de la requête de récusation formulée par les recourants, que sept mois se sont écoulés avant qu'elle ne statue alors que la magistrate visée par la demande de récusation a continué à instruire la cause et rendu un avis de prochaine clôture, qu'un tel laps de temps n'est pas compatible avec le principe de célérité qui prévaut en matière pénale (art. 5 al. 1 CPP) et les conséquences potentielles d'une récusation sur les actes d'instruction entrepris par le magistrat concerné (art. 60 al. 1 CPP) et doit être tenu pour injustifié, qu'il n'en irait pas autrement si l'on prenait comme référence la date à laquelle la cause a été gardée à juger, au vu des développements pris ensuite par la procédure, que les recourants ne sauraient se voir reprocher de ne pas avoir relancé encore une fois le Tribunal cantonal avant de déposer un recours pour déni de justice auprès du Tribunal fédéral dès lors qu'ils avaient demandé, dans leur écriture du 23 décembre 2016, qu'un arrêt tranchant le fond soit rendu sans délai, que le recours pour déni de justice aurait ainsi vraisemblablement été admis si le Tribunal fédéral avait dû statuer, que les frais judiciaires ne peuvent être mis à la charge de l'Etat de Genève (art. 66 al. 4 LTF), qu'en revanche, ce dernier versera des dépens aux recourants (art. 68 al. 1 et 4 LTF);