Citation: C 309/00 26.09.2001 E. A

A.- a) A.________ a travaillé en qualité de fleuriste du 17 juin 1996 au 31 mars 1997. Par la suite, elle a séjourné au Paraguay du 18 avril 1997 au 20 octobre 1998. De retour en Suisse, l'assurée a demandé à la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage (la caisse) de lui verser des indemnités de chômage à partir du 17 novembre 1998 (second délai-cadre d'indemnisation). Par décision du 7 décembre 1999, la caisse a nié le droit de l'assurée à l'indemnité à partir du 17 novembre 1998, au motif qu'elle ne justifiait que de 4 mois et 14 jours de cotisations durant le délai-cadre de cotisations (du 17 novembre 1996 au 16 novembre 1998). La caisse a par ailleurs refusé de libérer l'assurée des conditions relatives à la période de cotisation pour les cours de langues suivis au Paraguay durant ledit délai-cadre, dès lors qu'elle n'avait pas pu fournir une attestation officielle d'une école reconnue au Paraguay mentionnant les dates exactes de ses études. b) A.________ a déféré la décision du 7 décembre 1999 au Service de l'emploi du canton de Vaud, première instance cantonale de recours en matière d'assurance-chômage. En cours de procédure, elle a produit deux attestations émanant d'écoles paraguayennes. Dans la première, datée du 12 mars 1997, un responsable du lycée X.________ a indiqué que l'assurée allait suivre des cours de guarani, d'espagnol, d'anglais et de portugais du 18 avril 1997 à la fin de l'année 1998, cela durant 30 heures par semaine. Dans la seconde, rédigée le 19 mars 2000, un professeur du lycée Y.________ a certifié que l'assurée avait suivi des cours d'espagnol et de guarani pendant les années 1997 et 1998. Par décision du 23 mars 2000, le service de l'emploi a rejeté le recours. Il a considéré, en bref, que les cours suivis par l'assurée au Paraguay ne constituaient pas une formation scolaire, une reconversion ou un perfectionnement professionnel au sens de la loi, d'autant plus que la formation ne s'était pas terminée par un certificat qu'elle pouvait faire valoir sur le marché de l'emploi. Dès lors, en l'absence de motif de libération de la période de cotisation, l'intéressée ne remplissait pas les conditions légales ouvrant droit aux indemnités de chômage à partir du 17 novembre 1998.