Citation: 5A_706/2017 E. A

A.a. Par décision du 20 février 1992, la Justice de paix du district de Lavaux-Oron a retiré la garde de A.________, née en 1991, à ses père et mère, C.________ et D.________, le Service de protection de la jeunesse (ci-après: le SPJ) étant désigné en qualité de gardien. Depuis lors, A.________ a connu divers placements; elle a été suivie depuis l'âge de deux ans pour un problème rénal et a bénéficié d'une prise en charge dans divers services en raison d'un retard global touchant son développement physique, psychique, psychomoteur et cognitif. Elle est au bénéfice d'une rente AI. A.b. Par courrier du 9 avril 2009, l'assistante sociale du SPJ a requis d'être relevée de son mandat de gardien dès la majorité de A.________ et a sollicité l'institution d'une mesure de tutelle professionnelle en faveur de la jeune femme. Par décision du 14 mai 2009, la Justice de paix du district de Lavaux- Oron, considérant qu'au regard de la complexité du cas et du souhait clairement exprimé par la jeune femme, la désignation d'un tuteur neutre et professionnel, qui disposerait d'une bonne connaissance des institutions et des relations nécessaires à un travail en réseau, s'avérait indispensable, a constaté la caducité de la mesure de retrait du droit de garde, a relevé le SPJ de son mandat de gardien, a institué une mesure de tutelle provisoire conformément à l'art. 386 aCC, a nommé la Tutrice générale en qualité de tutrice provisoire et a chargé le Juge de paix du district de Lavaux-Oron d'ouvrir une enquête en interdiction civile au sens de l'art. 369a CC.