Citation: 4A_250/2024 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, les recourants font valoir que le litige est complexe, qu'ils ont requis la mise en oeuvre d'une expertise, que les parties ont sollicité l'audition de douze témoins - dont une notaire et un huissier -, la production de nombreuses pièces, parfois en mains de tiers, ainsi qu'une inspection locale. Ils prétendent aussi que l'issue du présent litige dépendra du sort d'une procédure pénale parallèle. L'argumentation développée par les recourants ne suffit pas à établir que la seconde condition posée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF serait réalisée en l'espèce. A cet égard, il sied de rappeler que le Tribunal fédéral a déjà considéré que l'audition de treize témoins et des parties au procès ainsi que l'administration de nombreuses pièces ne remplissaient pas les réquisits de l'art. 93 al. 1 let. b LTF (arrêt 4A_518/2022 du 15 décembre 2022 consid. 6.3.2). Quant à l'expertise qui devrait être mise en oeuvre selon les recourants, les explications avancées par eux ne permettent pas de retenir que celle-ci revêtirait un caractère complexe. Pour le reste, les autres éléments invoqués par les recourants ne suffisent pas à démontrer l'existence d'une procédure probatoire qui, par sa durée et son coût, s'écarterait notablement des procès habituels. Il suit de là que le présent recours est manifestement irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater selon la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 let. a LTF.