Citation: U 225/99 22.09.2000 E. 6

6.- Il est constant que la succession des médicaments qui furent utilisés au cours de la provocation de l'accouchement constituait la pratique courante. En particulier, elle ne pouvait aggraver un risque d'hypertension. A dire d'expert, «le risque d'hypertension grave et d'hémorragie cérébrale» mentionné par le docteur P.________ dans son rapport du 15 septembre 1992, résultant de «l'interaction de l'oxytocine avec les bétamimétiques», se réduisait du fait que ces substances ont des effets pharmacologiques trop courts pour avoir des effets additifs importants lorsqu'ils sont appliqués l'un après l'autre (rapport du 20 janvier 1998). a) L'apparition de gestose, consignée le 2 mars 1987 à 16 h. dans le compte rendu d'accouchement de la division d'obstétrique de l'hôpital cantonal, amena les obstétriciens à instaurer un traitement de sulfate de magnésium, selon décision prise par les docteurs G.________ et Y.________ à 16 h. 10 (rapport d'hospitalisation en clinique d'obstétrique, du 17 mars 1987). A dire d'expert, le diagnostic de pré-éclampsie était donc posé. b) Les recourants reprochent aux obstétriciens de n'avoir instauré aucun traitement anti-hypertensif pendant la période du 27 février au 2 mars 1987 pour prévenir la pré-éclampsie, ce qui, selon eux, est une erreur médicale constitutive d'accident. c) Ce reproche tombe à faux. En effet, dans le cas de l'assurée, il n'y avait pas d'éléments qui parlaient en faveur d'une pré-éclampsie au cours de la grossesse, selon l'anamnèse de la période avant l'hospitalisation. A dire d'expert, il n'y a pas de prophylaxie de la pré-éclampsie, même lorsque - comme en l'espèce - le critère de la protéinurie était déjà rempli (audition du 25 juin 1998).