Citation: 1B_235/2016 E. A

Le 9 septembre 2015, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour violation grave des règles de la circulation routière. Il lui est reproché d'avoir circulé le 26 mai 2015, à 15h03, sur la route du Landar, à La Conversion, au volant de son véhicule à une vitesse de 85 km/h, marge de sécurité déduite, sur un tronçon limité à 60 km/h. A.________ a indiqué ne pas être en mesure de désigner le conducteur au moment des faits car le véhicule contrôlé était utilisé régulièrement par des personnes différentes. Par ordonnance du 24 novembre 2015, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a autorisé la surveillance rétroactive du raccordement téléphonique dont A.________ est le détenteur, pour le 26 mai 2015, avec les données de géolocalisation, et a dit que les résultats de cette surveillance lui seraient communiqués pour procéder au tri exigé par l'art. 271 al. 1 CPP. Il a considéré que cette mesure se justifiait au regard de la gravité de l'infraction et du fait que les recherches destinées à identifier le conducteur du véhicule au moment de l'infraction seraient rendues excessivement difficiles en l'absence de cette surveillance. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision sur recours de l'intéressé au terme d'un arrêt rendu le 19 mai 2016.