Citation: 1B_514/2020 E. 1

Le 4 septembre 2017, la Procureure du Ministère public de l'arrondissement de La Côte Marjorie Moret a ouvert une instruction pénale à l'encontre de A.________ pour calomnie, subsidiairement diffamation, et enregistrement non autorisé de conversations, sur plaintes de la banque B.________ et de C.________. Le 11 janvier 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable une demande du prévenu tendant à la récusation de la Procureure. Par arrêt du 16 avril 2019, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours déposé par A.________ contre cette décision (cause 1B_165/2019). Il a réservé le même sort à la demande en restitution du délai de recours et en annulation de cet arrêt formée par l'intéressé (arrêt 1F_32/2019 du 18 juillet 2019). Le 13 août 2019, la Chambre des recours pénale a déclaré irrecevable la demande de récusation de la Procureure Marjorie Moret présentée par A.________ le 14 juillet 2019 aux motifs que les griefs formulés étaient tardifs et que la demande de récusation avait été adressée par courriel et télécopie et non par écrit. Par arrêt du 28 octobre 2019, le Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ contre cette décision qu'il a annulée (cause 1B_466/2019). Par décision du 26 août 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable la demande de récusation déposée le 17 août 2020 par A.________ à l'encontre de la Procureure Marjorie Moret. Par acte du 30 septembre 2020, A.________ recourt auprès du Tribunal fédéral contre cette décision. Il conclut au classement de la procédure pénale et, pour le cas où cette requête n'était pas suivie d'effet, au transfert de celle-ci dans un autre canton bilingue. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.