Citation: 6B_1040/2022 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant se borne à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale s'agissant de la pertinence de la production des procédures d'enquêtes, en se fondant, encore une fois, sur de pures hypothèses. Il en va notamment ainsi lorsqu'il soutient que l'apport des enquêtes devait permettre de déterminer si les services placés sous l'autorité de l'intimée 2 n'auraient pas favorisé les intérêts de l'entreprise visée dans la procédure pénale ouverte par le ministère public. La cour cantonale a relevé, à juste titre, que le recourant ne pouvait pas solliciter une recherche indéterminée de preuves hypothétiques. En outre, c'est en vain que le recourant se prévaut de la jurisprudence relative à la preuve libératoire en matière de diffamation (art. 173 ch. 2 CP), selon laquelle le prévenu pouvait énoncer des éléments qui lui étaient inconnus au moment où il avait tenu les propos litigieux. En effet, en matière de calomnie, la preuve libératoire est exclue (cf. infra consid. 3.1.1). En tout état, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale en tant qu'elle retient que les réquisitions n'étaient pas pertinentes au traitement de l'appel. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.