Citation: 6F_8/2016 E. 2.2

2.2. Les requérants soutiennent encore qu'au vu de la teneur de l'art. 42 al. 5 LTF, ils auraient dû, en tant que parties, être interpellés personnellement sur la question de la procuration vu l'absence de "réponse satisfaisante de la part de [l']avocat". Dans la mesure où l'omission alléguée de contacter directement les requérants pourrait être considérée comme un fait pertinent au sens de l'art. 121 let. d LTF, il est incontesté que l'avocat a été interpellé sur la problématique de la procuration, ainsi qu'averti sur les conséquences du défaut de celle-ci (cf. art. 42 al. 5 LTF). Il y a d'ailleurs donné suite et a produit une procuration. En tant que mandataire professionnel, il lui incombait de justifier de ses pouvoirs (cf. art. 40 al. 2 LTF). Dans la mesure où il n'y parvient pas - que ce soit en raison de l'absence de production de toute procuration, de la tardiveté de l'envoi de celle-ci ou, comme en l'occurrence, du contenu des pouvoirs -, il n'incombe pas au Tribunal fédéral de vérifier ensuite la volonté des prétendus mandants. Ayant mentionné en référence l'acte de recours déposé le 7 mai 2015, il n'avait pas non plus à préciser plus spécifiquement en faveur de qui devait être établie la procuration.