Citation: 9C_631/2013 E. 4

La juridiction cantonale a exposé qu'il résultait de l'administration des preuves à laquelle elle avait procédé que les médecins interpellés, bien qu'ils ne puissent affirmer au degré de la certitude - faute d'avoir pu le constater personnellement - que la maladie de l'intimé ait eu des effets sur son rendement au travail avant le 1 er juin 2005, avaient établi clairement que c'était l'hypothèse la plus probable, au regard du dossier du patient comme du processus clinique bien connu de la décompensation psychique. A l'inverse, ils avaient estimé peu probable que l'intimé ait eu une pleine capacité de travail les semaines précédant l'apogée de la décompensation psychique qui l'avait mené à son hospitalisation d'office du 10 juin 2005. Les premiers juges ont retenu que l'intimé avait présenté, avant le 1 er juin 2005, une capacité de travail restreinte et dont la cause était à l'origine de son invalidité, singulièrement que l'incapacité de travail de l'intimé, dont ils ont admis qu'elle se trouvait en relation d'étroite connexité tant matérielle que temporelle avec l'invalidité ultérieure, était en tout cas survenue à la date du 25 mai 2005 et qu'elle était demeurée totale depuis lors.