Citation: 7B_531/2024 E. A

A.a. Par jugement du 4 mai 2022, le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers (ci-après: le Tribunal de police) a condamné A.________, née en 1983, pour dommages à la propriété, injure, menaces, incendie intentionnel et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, à une peine privative de liberté ferme de 15 mois, laquelle a été suspendue au profit d'un traitement psychiatrique ambulatoire. Dans le cadre de l'instruction ayant conduit à ce jugement, A.________ a fait l'objet d'une expertise, réalisée par le Dr B.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 24 août 2021, l'expert a relevé en particulier que l'expertisée présentait des troubles psychiatriques, soit une schizophrénie paranoïde d'évolution continue de sous-type héboïdophrénie et un syndrome de dépendance à des substances psychoactives multiples, avec un risque de récidive très élevé en l'absence de prise en charge adéquate. Le traitement psychiatrique, nécessaire, avait déjà été tenté, mais mis en échec à de nombreuses reprises par l'expertisée, de sorte qu'il devait être imposé. Il a ajouté qu'une mesure de type séquentiel pouvait être tentée, associant un suivi ambulatoire contrôlé par des visites à domicile, un suivi des injections dépôt et la recherche d'une abstinence à tout toxique, alternant avec des hospitalisations contraintes en cas d'inobservance; le cas échéant, il faudrait envisager un placement résidentiel après une hospitalisation contrainte en milieu psychiatrique fermé. Par décision du 11 juillet 2022, l'Office d'exécution des sanctions et de probation du canton de Neuchâtel (ci-après: l'OESP) a mandaté le Centre neuchâtelois de psychiatrie (ci-après: le CNP) pour assurer le traitement psychiatrique ordonné sous forme ambulatoire. Il a rappelé à A.________ qu'elle devait se conformer aux directives de l'OESP ainsi qu'à celles de son thérapeute. A.b. Dès août 2022, A.________ ne s'est pas présentée régulièrement à ses rendez-vous médicaux, au CNP, et a fait l'objet, entre août et janvier 2023, de diverses interventions de la police pour des comportements agités et/ou violents. Ceux-ci ont conduit à des hospitalisations répétées ainsi qu'à plusieurs condamnations, notamment: le 16 août 2022, pour injure; le 31 août 2022, pour injure et menaces; le 13 septembre 2022, pour injure et menaces; le 8 novembre 2022, pour extorsion et chantage ainsi que violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires; le 5 février 2024, pour voies de fait, vol, dommages à la propriété, injure, menaces, violation de domicile et scandale ([cf. let. A.e infra]). Le 26 août 2022, l'OESP a adressé à A.________ un rappel au cadre, lequel lui imposait de se conformer à ses obligations, soit en particulier de se présenter à ses entretiens thérapeutiques. Le 8 septembre 2022, les intervenants du CNP ont relevé que le cadre ambulatoire n'était pas adapté à sa situation, mais qu'il pourrait l'être une fois son traitement injectable stabilisé et la méthadone réintroduite. La Dre C.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a confirmé cette appréciation.