Citation: 6B_994/2021 E. 3.3.3

3.3.3. La cour cantonale a ensuite indiqué que la légère diminution de la responsabilité pénale constatée par l'expert conduisait à ramener la culpabilité (objective) appréciée comme très lourde à une culpabilité (subjective) qualifiée de lourde à très lourde. Cette démarche est conforme à la jurisprudence, qui n'exige précisément pas qu'une telle réduction soit chiffrée plus précisément (v. supra consid. 3.1). La cour cantonale a également indiqué que la collaboration du recourant à l'enquête, s'agissant de l'assassinat, n'avait pas été si exceptionnelle qu'il se serait imposé d'en tenir compte, si bien que son effet demeurait neutre dans le processus de fixation de la peine, comme celui de la situation personnelle. On comprend dès lors sans difficulté que, pour l'essentiel, les composantes personnelles n'ont joué qu'un rôle très secondaire dans ce processus. La cour cantonale a ainsi cité l'abstinence aux stupéfiants (mais en milieu protégé), la prise de conscience et les regrets sincères formulés, ainsi que des démarches entreprises par le recourant sur une base volontaire pour réparer financièrement le préjudice commis. Elle a toutefois noté également que toutes ces circonstances étaient compensées par les antécédents qui, sans être d'une gravité importante, n'en dénotaient pas moins une certaine difficulté à respecter l'ordre juridique. Il s'ensuit que, dans le raisonnement de la cour cantonale, la peine hypothétique tenant compte de la diminution de responsabilité se confond, sous réserve d'éléments d'importance tout à fait mineure, avec la peine de base afférente à l'assassinat, arrêtée à 15 ans de privation de liberté. On ne saurait donc reprocher à la cour cantonale d'avoir renoncé à motiver plus en détail ces aspects.