Citation: 6B_1240/2020 E. 5.3

5.3. En substance, la cour cantonale a retenu que le recourant se plaignait d'avoir été victime, en qualité de membre de l'hoirie de sa mère, d'une tentative d'escroquerie de la part de son frère. Dès lors que la villa détenue par la société immobilière E.________ S.A., dont les actions avaient été partagées entre le recourant et son frère, ne relevait plus de la succession, le recourant ne pouvait fonder sa qualité de lésé sur sa qualité de membre de l'hoirie. Quant à la déclaration fiscale 2017 de la société, elle était destinée au fisc. Serait-elle constitutive d'un faux, le recourant ne serait pas directement lésé, d'autant moins qu'il n'alléguait ni n'établissait que celle-ci et le compte de pertes et profits de l'exercice concerné auraient été utilisés aussi à des fins non-fiscales et contre lui. On ne verrait d'ailleurs pas quelle astuce dénoterait l'envoi au recourant, pour signature, de la déclaration fiscale en cause. La cour cantonale a encore relevé qu'elle ne distinguait pas comment un état locatif par hypothèse fallacieusement gonflé pour abuser le fisc aurait pu nuire, même indirectement au recourant, sans porter simultanément atteinte aux intérêts pécuniaires de son frère. A l'inverse, la recherche d'une imposition minorée de la société immobilière aurait indirectement profité aux deux en tant qu'actionnaires. La cour cantonale a ainsi estimé que si les faits étaient établis, ils relèveraient du droit fiscal, comme retenu par la ministère public. Faute pour le recourant d'être directement atteint dans ses intérêts juridiquement protégés, le recours était irrecevable. Le recourant ne conteste pas que les actions de la société immobilière E.________ S.A. avaient été partagées entre lui et son frère et qu'elles ne relevaient plus de la succession. En affirmant simplement qu'en sa qualité de membre de l'hoirie, il disposerait de la qualité de partie plaignante, le recourant ne formule aucune critique répondant aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF permettant de démontrer en quoi la cour cantonale aurait violé le droit. Le recourant ne peut renvoyer la Cour de céans à son mémoire déposé dans l'affaire 6B_1239/2020 s'agissant du prétendu mobile des infractions d'escroquerie, de faux dans les titres et de gestion déloyale, dans la mesure où le recours en matière pénale doit être complet et que le renvoi à des écritures annexes est irrecevable (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF; cf. ATF 133 II 396 consid. 3.1 p. 400; 123 IV 42 consid. 3a p. 46; arrêt 6B_867/2019 du 9 septembre 2019 consid. 2; 6B_156/2019 du 27 juin 2019 consid. 1). Il ne saurait à cet égard préjuger de la jonction des causes. Quoi qu'il en soit, le mobile dont se prévaut le recourant - soit le fait que son frère occuperait l'entier de la villa alors qu'il ne payerait un loyer que pour une partie de celle-ci - ne constituerait qu'un éventuel dommage indirect pour le recourant, en sa qualité d'actionnaire de la société. Cela est valable tant pour l'infraction d'escroquerie - qu'elle soit consommée ou seulement tentée - que pour celles de faux dans les titres ou de gestion déloyale dont il se plaint. Il ne démontre ainsi pas en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en estimant qu'il n'était pas directement lésé par les éventuels agissements dénoncés et en déclarant son recours irrecevable pour ce motif et ne présente, de la sorte, aucun grief répondant aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.