Citation: BGE 127 III 515 E. 2a

La cour cantonale a considéré qu'en révoquant la procuration, le demandeur avait exercé un droit formateur résolutoire (sur cette notion juridique: ENGEL, Traité des obligations en droit suisse, 2e éd., p. 30 ss). Sous l'angle des pouvoirs accordés, il est exact que la révocation d'une procuration se caractérise comme l'exercice d'un droit formateur résolutoire (VON TUHR/PETER, Allgemeiner Teil des Schweizerischen Obligationenrechts, tome I, p. 366; ZÄCH, Commentaire bernois, n. 1 et 4 ad art. 34 CO; WATTER, Commentaire bâlois, n. 3 ad art. 34 CO; ENGEL, op. cit., p. 397). La question litigieuse était cependant de déterminer les effets de cette révocation à l'égard de la convention du 21 octobre