Citation: 6B_1386/2021 E. 6.2

6.2. En l'espèce, procédant derechef par affirmations, le recourant livre sa propre perception des événements qui ont conduit au décès de D.B.________, mais ne développe aucune argumentation établissant concrètement en quoi l'autorité précédente aurait procédé par arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves. Tel est le cas lorsqu'il se borne à indiquer que D.B.________ s'était déplacé "spontanément" (respectivement "sans motif apparent") au "seul endroit non sécurisé et dangereux du chantier" ou encore qu'il était en train - au moment de la chute de l'apprenti - de sécuriser la zone en plaçant notamment des sangles sur les grilles caillebotis afin que celles-ci restent en place jusqu'à leur fixation définitive par boulons prévue le jour suivant. A l'inverse, pour forger sa conviction et écarter la version du recourant, la cour cantonale a soigneusement exposé les raisons qui l'ont amenée à retenir une version des faits plutôt qu'une autre. Elle a en particulier constaté que le recourant n'avait pas interdit à G.________ de travailler sur le 3e et dernier niveau de l'escalier métallique en construction. Si la perception de la dangerosité l'avait amené à ordonner à D.B.________ de rester en bas, elle a exposé de manière convaincante qu'on ne discernait pas pourquoi le recourant aurait laissé cet autre apprenti prendre le risque de travailler en hauteur, quand bien même G.________ était plus expérimenté. De plus, elle a constaté que les tâches incombant à D.B.________ ne se limitaient pas à tenir à disposition des autres ouvriers les outils et fournitures puisqu'il avait participé au portage des grilles au 2e niveau notamment et au serrage des marches d'escaliers de la 1e rampe. C'était en outre G.________, et non pas le recourant, qui avait invité D.B.________ à ne pas monter sur l'escalier en construction car les éléments n'étaient pas encore fixés; D.B.________ l'avait néanmoins suivi pour un motif inconnu jusqu'au 3e niveau de la plate-forme. Dans ces conditions, au vu des critiques inconsistantes du recourant, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus sans arbitraire par la cour cantonale. Le grief doit par conséquent être rejeté dans la mesure où il est recevable.