Citation: 5A_989/2021 E. 7

Analysant la reconnaissance de dette selon le principe de la confiance, la cour cantonale en a déduit, non seulement, qu'elle contenait un engagement commun des trois débiteurs, mais aussi qu'il existait une solidarité passive entre eux. La recourante le conteste. Se plaignant derechef d'une violation du fardeau de la preuve, dès lors qu'il incombait à la poursuivante d'établir qu'elle était solidaire des autres contractants en produisant le contrat de prêt et de livraison de boissons, elle reproche en outre à l'autorité précédente d'avoir arbitrairement apprécié les faits et violé l'art. 8 CC en considérant que les trois signataires se seraient associés dans la poursuite d'un but commercial, ce qui impliquerait une solidarité entre eux. En effet, l'extrait du registre du commerce de la société figurant au dossier révèle qu'elle n'a jamais été une associée ou une gérante de celle-ci. Le but commun qui justifierait que l'on retienne une solidarité passive ne saurait davantage résider dans le règlement des dettes du restaurant. Une activité commerciale menée sous une raison sociale ne pouvant faire l'objet d'une société simple, vu le caractère subsidiaire de celle-ci, la solidarité des cocontractants ne serait pas donnée du seul fait qu'ils auraient agi en qualité d'associés dans le cadre d'une activité commerciale.