Citation: 8C_535/2020 E. 4.2.2

4.2.2. Il n'est pas contesté que des indemnités d'un montant de 17'602 fr. 35 ont été indûment perçues par la recourante en raison d'une erreur de l'intimée. C'est à juste titre que la cour cantonale a retenu que cette erreur avait été commise en août 2018 - plus précisément le 29 août 2018 -, au moment où l'intimée a décidé d'allouer à la recourante, à compter du 1 er juin 2018, des indemnités de chômage correspondant à un taux d'occupation de 90 % dans le dernier emploi exercé, malgré la réception fin juillet 2018 d'un décompte de Helsana faisant état du versement en juin et juillet 2018 d'indemnités pour maladie fondées sur une incapacité de travail de 50 %. Avant le 29 août 2018, l'intimée avait correctement versé à la recourante des indemnités de chômage en tenant compte d'une aptitude au placement de 50 %, ce qui n'est pas contesté par la recourante. Au vu de la jurisprudence précitée (cf. consid. 3.2.2 supra), le délai de péremption d'un an ne saurait commencer à courir au moment où l'intimée a commis son erreur le 29 août 2018, et encore moins antérieurement à cette date comme le soutient la recourante, malgré les informations fournies par celle-ci et la réception par l'intimée du décompte de Helsana fin juillet 2018. Ensuite de ladite erreur, il ne ressort pas des faits constatés par la juridiction cantonale (qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF) qu'avant septembre 2019, l'intimée aurait procédé à un contrôle des versements au bénéfice de la recourante ou qu'elle aurait été en possession d'un indice supplémentaire qui lui aurait permis de se rendre compte de son erreur. Ce n'est qu'en septembre 2019 qu'elle a constaté son erreur, après avoir reçu de l'ORP des informations et des documents attestant du versement d'indemnités pour maladie de la part de Helsana durant la période de juin 2018 à août 2019. Ce sont bien ces nouveaux éléments d'information qui ont déclenché le délai de péremption d'une année. En rendant sa décision de restitution le 1 er novembre 2019, l'intimée a par conséquent agi dans le respect dudit délai, dont le dies a quo n'a pas été reporté ensuite d'une nouvelle communication à l'intimée. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.