Citation: U 232/04 30.11.2004 E. 6

6.1 Selon la jurisprudence constante, lorsqu'à la suite de deux ou plusieurs accidents apparaissent des troubles psychiques, l'existence d'un lien de causalité adéquate doit, en principe, être examinée en regard de chaque accident considéré séparément (ATF 115 V 138 ss consid. 6, 407 ss consid. 5). Cette règle s'applique en particulier lorsque, comme en l'occurrence, les accidents ont porté sur différentes parties du corps et occasionné des atteintes diverses (RAMA 1996 no U 248 p. 177 consid. 4b). 6.2 Le premier accident dont le recourant a été victime est survenu sur un chantier, lorsqu'il a tenté de retenir avec ses membres supérieurs, un grillage de métal qui a basculé contre lui et dont le poids dépassait ses forces, occasionnant une surcharge immédiate de la région lombaire par hyperextension aiguë du rachis. Le recourant a ensuite été victime d'un accident de la circulation routière sur une autoroute. Alors qu'il achevait un dépassement, il a senti le véhicule qu'il conduisait se déporter sur la droite. En tentant une manoeuvre de redressement en tournant le volant à gauche, il a perdu la maîtrise du véhicule qui a effectué un tête-à-queue, avant de heurter une glissière de sécurité et de s'immobiliser aux abords de celle-ci. Aucun autre véhicule n'a été impliqué lors de cet accident. Après avoir été entendu par la police, le recourant a pu regagner le jour même, son domicile en train. Ce n'est que trois jours plus tard, qu'il a consulté un médecin et que le diagnostic de contusion costale droite a été posé. Lors du troisième accident, le recourant était passager de l'automobile conduite par son amie sur une autoroute. Après avoir dérapé sur une distance de 29 mètres, ce véhicule est entré en collision avec une voiture impliquée dans un autre accident de la circulation qui venait de se produire. Toutes les personnes concernées par ces collisions, même blessées, ont été entendues peu après par la gendarmerie. 6.3 Au vu de leur déroulement (v. RAMA 1992 no U 154 p. 246 sv), ces trois événements doivent être qualifiés de gravité moyenne. En outre, les circonstances dans lesquelles ils sont survenus, ne peuvent pas apparaître comme particulièrement dramatiques ou impressionnantes. A l'occasion d'aucun d'entre eux, le recourant n'a subi de lésions physiques graves ou de nature particulière, propres selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, à entraîner des troubles psychiques. Elles n'ont pas nécessité de traitement médical anormalement long, difficile ou compliqué. Les douleurs dont le recourant s'est plaint au niveau de la région sternale, puis du rachis ont certes persisté, mais dès le 1er octobre 2001 - à tout le moins selon le médecin traitant de l'intéressé -, elles ont pu être combattues par la prise de médicaments et ne nécessitaient pas d'autres mesures médicales particulières. Par conséquent, il convient de nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les trois accidents subis par le recourant et les troubles psychiques dont il souffrait encore après le 31 décembre 2001. C'est dès lors à juste titre que la CNA a mis fin au versement de ses prestations avec effet au 31 décembre 2001.