Citation: 5A_903/2023 E. 4.2

4.2. La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir entendu sa fille de manière plus détaillée, soutenant en substance que son degré de maturité au regard des enjeux de la procédure de retour n'aurait fait l'objet d'aucun examen. Singulièrement, la recourante soutient qu'un rapport complémentaire du Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale (SEASP) aurait été nécessaire, dès lors que l'audition à laquelle ce service avait procédé s'inscrivait dans un contexte plus général et complexe (à savoir: procédure en fixation des relations personnelles pendante auprès du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant) que la procédure litigieuse. Vu l'état de santé fragile de l'enfant, le rapport d'un pédopsychiatre ou d'un professionnel de la santé aurait également dû être ordonné afin d'évaluer le degré de maturité de sa fille. La recourante soutient également que les déterminations de la curatrice de l'enfant, qui ne l'avait de surcroît rencontrée qu'à une seule reprise, étaient lacunaires et ne tenaient pas compte de son opposition pourtant claire et qualifiée.