Citation: 9C_830/2016 E. 4.3.3

4.3.3. Enfin, l'argumentation de l'office recourant ne démontre pas le caractère manifestement inexact du constat des premiers juges selon lesquels les troubles cognitifs décrits par l'experte ont eu un impact sur la capacité de travail depuis 2013 au moins. Les juges ont expliqué de manière convaincante que, si l'expertise du CEMed, réalisée en août 2014, ne relevait aucune perturbation des fonctions cognitives, cet aspect n'avait alors pas été véritablement investigué par les experts, qui n'avaient réalisé aucun des tests neuropsychologiques mis en oeuvre par la doctoresse E.________. Ils ont en outre relevé que certains éléments mentionnés par les experts (difficultés à situer les évènements dans le temps, y compris son divorce et la naissance de sa fille, incapacité d'indiquer le nom de ses médecins, les diagnostics ou les traitements suivis, apparence un peu ralentie) étaient compatibles avec la présence de troubles cognitifs. Les informations transmises par l'infirmière de l'hôpital D.________ en charge du suivi de l'intimé (oublis fréquents de rendez-vous, aide importante apportée par le fils de l'intimé pour la vie quotidienne, fonctionnement peu autonome) allaient également dans ce sens, de même que l'avis du docteur B.________, lequel relevait que l'assuré avait une capacité de concentration et de compréhension limitées (rapport du 24 septembre 2012), se sentait submergé par les activités quotidiennes (rapport du 17 janvier 2013) et présentait un ralentissement psychomoteur et des troubles de la concentration (rapport du 28 septembre 2015). Compte tenu de cette motivation, on ne saurait reprocher aux juges cantonaux d'avoir retenu que l'intimé présentait depuis 2013 à tout le moins des troubles cognitifs.