Citation: 2D_3/2024 E. 3

En substance, la Cour de justice a retenu que rien, dans la situation des recourantes 1 et 3, ne laissait penser qu'un renvoi ne serait pas raisonnablement exigible. Quant à la recourante 2, si ses problèmes de santé n'étaient pas contestés, il ne ressortait pas du dossier qu'elle souffrait de problèmes à ce point aigus qu'en l'absence de possibilités de traitement adéquat, ils entraîneraient d'une façon certaine la mise en danger concrète de sa vie ou une atteinte très grave à son intégrité physique en cas de retour au Nigeria. En tout état de cause, selon les renseignements de la représentation de Suisse au Nigeria du 30 mars 2021, que rien ne permettait sérieusement de remettre en cause, les examens médicaux et le traitement que l'intéressée suivait - soit la prise d'Enalapril et des échocardiographies tous les six mois - étaient largement disponibles au Nigeria et à un tarif abordable. Le financement des traitements nécessaires apparaissait d'autant moins problématique que le père, qui subvenait aux besoins de la famille, réalisait un salaire mensuel net de plus de 10'400 USD, auquel s'ajoutaient des contributions de son employeur pour un total de 3'405 USD. Le renvoi de la recourante 2 se révélait dès lors aussi exigible.