Citation: 6B_1126/2023 E. 2.2.1

2.2.1. La recourante discute tout d'abord l'un des trois enregistrements du 11 novembre 2018 sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour conclure que l'application fonctionnait bien ce jour-là, soit celui entre 10.43.54 et 10.45.26 heures. Elle relève que ces données correspondaient à deux étages montés, alors qu'il était admis qu'elle était montée à deux reprises successives au premier étage. Leur domicile n'avait d'ailleurs qu'un seul étage. Cet enregistrement était donc manifestement incorrect sous cet angle déjà. De surcroît, l'enregistrement en question ne concordait pas avec les heures auxquelles la recourante avait appelé E.________ et F.________. En effet, elle avait tenté d'appeler la première à 10.41.21, 10.41.50, 10.42.18, 10.43.07, 10.44.44 pour finalement réussir à la joindre à 10.46.02 heures (appel de 20 secondes), et appelé la seconde à 10.42.33 heures (dossier cantonal, pièce n° 20139). De plus, selon ses déclarations, elle était montée à l'étage, dans la chambre de D.________, pour voir ce qu'il se passait, pendant que C.________ était en bas au téléphone avec la police. Or, elle avait, en toute logique, découvert le décès de D.________ avant le premier appel, soit avant 10.41.21 heures, de sorte que la première montée d'étage détectée à 10.43.45 heures ne faisait pas de sens. En outre, l'application ne détectait pas non plus de montée d'étage après 10.45.26 heures, bien que la recourante et C.________ aient tous deux déclaré qu'elle était remontée après avoir appelé E.________. Il en résultait que la fiabilité de l'application "Santé" du téléphone de la recourante n'était manifestement pas établie.