Citation: 1B_302/2020 E. 4.1

4.1. S'agissant des enregistrements éventuellement effectués au Kosovo et en Albanie, il ressort de l'arrêt attaqué qu'aucune demande d'entraide n'a été adressée à ces deux États. Quant à l'ordonnance du 24 avril 2020 du Ministère public, elle relevait que, si des données avaient été collectées en Albanie ou au Kosovo, elles n'avaient pas été exploitées, constatation qui découlait de l'absence de mention de tels enregistrements dans le rapport de police et de présentation de conversations enregistrées dans ces deux pays aux personnes entendues; il était cependant constaté que, si de telles données existaient, elles étaient inexploitables. Il n'est donc plus contesté que les mesures techniques de surveillance secrète éventuellement effectuées dans ces deux pays n'ont pas été valablement autorisées. Les éventuelles informations recueillies lors de ces mesures sont ainsi inexploitables (art. 277 al. 2 CPP) et les enregistrements éventuellement collectés en Albanie et/ou au Kosovo doivent être immédiatement détruits (art. 277 al. 1 CPP applicable par renvoi de l'art. 281 al. 4 CPP; ATF 146 IV 36 consid. 2.1 p. 41; 145 IV 42 consid. 3 p. 45 s.; 138 IV 169 consid. 3.1 p. 171; Sylvain MÉTILLE, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, nos 8 s. ad art. 277 CPP).