Citation: 6B_177/2021 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que la culpabilité du recourant, extrêmement lourde, devait en définitive être appréciée comme très lourde compte tenu de la légère diminution de responsabilité ressortant de l'expertise psychiatrique du 19 février 2018. Elle a souligné que celui-ci avait commis de graves infractions, qu'il n'avait eu aucun scrupule à l'égard de l'intimée, pour laquelle il avait montré du profond mépris, n'hésitant pas à poursuivre ses appréciations humiliantes à son égard par ses déclarations au sujet des faits, même contre les évidences révélées par l'instruction. En appel, le recourant n'avait pas montré le début d'une prise de conscience, continuant à se montrer arrogant, à rejeter la faute sur l'intimée et à nier les faits, malgré les évidences. L'attitude du recourant montrait qu'il n'y avait pas chez lui une quelconque prise de conscience ni de remise en question. Il n'avait par ailleurs pas hésité à rejeter la faute sur les autres et à se positionner en victime, même en relation avec les faits pour lesquels il avait été définitivement condamné. La multiplication des sanctions au casier judiciaire et l'évolution de la gravité des infractions commises au fil des condamnations faisaient apparaître le recourant comme insensible aux effets que la loi et les sanctions prononcées devaient avoir sur lui. A cet égard, seule une peine privative de liberté était envisageable pour l'ensemble des infractions retenues, à l'exception des contraventions justifiant une amende et pour l'infraction d'injure prévoyant une peine pécuniaire. En outre, la peine prononcée était partiellement complémentaire à celle prononcée le 28 mai 2020 par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois en tant qu'elle concernait l'infraction grave à la Loi fédérale sur la circulation routière et la contraventions à la Loi fédérale sur les stupéfiants. La peine prononcée, par 42 mois de privation de liberté, n'était pas compatible avec un sursis partiel. De toute manière, un tel mode d'exécution de peine n'aurait pas été accordé au recourant dans la mesure où seul un pronostic défavorable pouvait être posé. En effet, le recourant avait déjà démontré que ses condamnations antérieures ne le dissuadaient en rien de commettre de nouvelles infractions, ce qui avait déjà conduit la Cour d'appel pénale à prononcer une peine privative ferme le 28 mai 2018. En outre, le recourant avait non seulement récidivé dans le domaine des infractions à la Loi fédérale sur la circulation routière, mais il s'en était, cette fois, pris non pas seulement à l'intégrité physique, mais également à l'intégrité sexuelle de sa compagne, tout en rejetant la faute sur elle. Cela était inquiétant sachant qu'il ne montrait aucune prise de conscience.