Citation: 2C_387/2023 E. 1

B.d. Le 18 octobre 2022, A.________ a déposé une nouvelle demande d'asile. B.e. Le 3 janvier 2023, l'Office cantonal a sollicité la prolongation de la détention administrative de A.________ pour une durée de quatre mois, soit jusqu'au 18 mai 2023. Il a exposé que le Secrétariat d'Etat aux migrations l'avait informé le 28 novembre 2022 que A.________ avait été identifié le 22 novembre 2022 par le Consulat d'Algérie, mais que les démarches d'obtention de documents étaient suspendues en raison de la procédure d'asile en cours. Par jugement du 10 janvier 2023, le Tribunal administratif de première instance a prolongé la détention administrative de A.________ jusqu'au 17 mai 2023 inclus. Le recourant n'a pas contesté ce prononcé. B.f. Le 5 mai 2023, l'Office cantonal a sollicité une nouvelle prolongation de la détention administrative de A.________ pour une durée de quatre mois. A l'audience du 16 mai 2023 devant le Tribunal administratif de première instance, l'Office cantonal a expliqué qu'il s'était enquis plusieurs fois auprès du Secrétariat d'Etat aux migrations de l'évolution de la procédure d'asile de A.________. Il avait appris par courrier du 5 mai 2023 que l'audition d'asile avait été fixée au 9 mai 2023. Par jugement du 16 mai 2023, le Tribunal administratif de première instance a prolongé la détention administration de A.________ pour une durée de quatre mois, soit jusqu'au 17 septembre 2023 inclus. B.g. Par décision du 19 mai 2023, la demande d'asile de A.________ a été rejetée. B.h. Par arrêt du 8 juin 2023, la Cour de justice a rejeté le recours formé par A.________ contre le jugement du Tribunal administratif de première instance prolongeant sa détention jusqu'au 17 septembre 2023. En substance, la Cour de justice a retenu que la procédure en matière d'asile ne constituait pas une circonstance permettant de considérer que l'exécution du renvoi serait impossible. La prolongation de quatre mois de la détention était fondée et respectait le principe de proportionnalité. Par ailleurs, la Cour de justice a jugé que les conditions de détention du recourant au centre de détention administrative de l'aéroport de Zurich n'étaient pas illicites.