Citation: 5P.117/2004 02.08.2004 E. 6

6. La recourante soutient ensuite que la cour cantonale a arbitrairement constaté qu'il existe des établissements pouvant accueillir l'enfant pendant toute la journée. Toutes les institutions contactées et mentionnées dans l'arrêt attaqué auraient répondu négativement à une demande de placement, soit en raison d'un manque de place, soit en raison du handicap de l'enfant. 6.1 Sur la base des constatations posées dans la partie "fait" de son arrêt (page 10), la Chambre civile a retenu que les nombreux témoignages recueillis ont démontré que des "possibilités de placement existent, notamment à Genève". Certes, comme le relève la recourante, les institutions citées par le témoin D.________ (les établissements subventionnés "Assurar" et "Ensemble" ainsi que la Villa Eckert), ne reçoivent que des enfants de sept à douze ans, alors qu'au 31 décembre 2004, date fixée pour le placement, Y.________ aura près de treize ans et demi (il est né le 23 juillet 1991). Cependant, ce témoin a également mentionné les centres de Collonge et de Grand-Chêne pour les enfants plus âgés. Les témoins A.________, E.________, présidente de l'association romande de parents d'enfants autistes, F.________, neuro-pédiatre, et G.________, inspecteur adjoint au Service médico-pédagogique, ont par ailleurs tous confirmé qu'un placement adapté aux patients tels que Y.________ est toujours possible dans le canton de Genève ou de Vaud. En particulier, le témoin F.________ a exposé que tous les patients peuvent être intégrés dans des établissements spécialisés dépendant du Service médico-pédagogique ou de l'Astural, que plusieurs foyers existent selon l'âge du patient et les symptômes de celui-ci et qu'ils sont pris en charge par l'assurance invalidité. La recourante ne remet pas en cause ces constatations ni ne soutient que les établissements cités par les témoins ne pourraient accueillir son fils. Elle se contente de renvoyer aux pièces déposées en instance cantonale qui établissent le refus d'autres établissements, de prendre en charge Y.________, en raison soit du handicap de l'enfant soit de son âge (La Châtelaine, le Centre de Chevrens, Le Lignon), ou l'impossibilité d'une prise en charge à la journée (le Centre Bellerive). Une telle critique ne suffit pas à démontrer le caractère insoutenable de la constatation - fondée sur les témoignages - selon laquelle il existe des possibilités de placement aptes à fournir à Y.________ les soins et l'encadrement individualisés journaliers qu'il requiert (cf. supra consid. 3).