Citation: 9C_64/2019 E. 4

S'agissant de la conclusion de la recourante tendant à l'annulation, subsidiairement à la réduction, des dépens mis à sa charge par la juridiction cantonale, au motif que ceux-ci seraient "disproportionné[s] vu le montant litigieux de 196 fr. 20", elle doit également être rejetée, dans la mesure de sa recevabilité. Selon l'art. 61 let. g LPGA, le recourant qui obtient gain de cause devant le tribunal cantonal des assurances a droit au remboursement de ses frais et dépens dans la mesure fixée par le tribunal; leur montant est déterminé sans égard à la valeur litigieuse d'après l'importance et la complexité du litige. Pour le reste, la fixation du montant de l'indemnité de dépens ressortit au droit cantonal (art. 61 première phrase LPGA; arrêt 9C_714/2018 du 18 décembre 2018 consid. 9.2 non publié in ATF 144 V 380). Or, le Tribunal fédéral ne peut revoir les questions de droit cantonal que sous l'angle restreint de l'arbitraire, dans le cadre d'un moyen pris de la violation d'un droit constitutionnel (cf. art. 95 et 96 LTF, a contrario), expressément soulevé et développé avec la précision requise à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 133 III 462 consid. 2.3 p. 466; 133 II 249 consid. 1.2.1 p. 251). En l'espèce, la recourante invoque une disproportion entre le montant des dépens et le montant litigieux. Sous l'angle du droit fédéral, l'art. 61 let. g LPGA exclut une corrélation entre la valeur litigieuse et le montant des dépens, de sorte que le grief de la recourante est mal fondé. Pour le surplus, elle n'allègue pas en quoi le droit cantonal aurait été appliqué de manière arbitraire; son argumentation ne répond pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.