Citation: 8C_929/2015 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a admis l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les troubles psychiques (état de stress post-traumatique et épisode dépressif moyen) à l'origine d'une incapacité de travail entière et l'accident du 17 septembre 2002. Pour l'examen de la causalité adéquate, elle s'est fondée sur la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident (ATF 115 V 133 et 403), considérant que malgré la survenance d'un traumatisme cranio-cérébral mineur, les troubles psychiques avaient rapidement dominé le tableau clinique. Par ailleurs, elle a admis l'existence d'un lien de causalité adéquate entre ces troubles et l'événement du 17 septembre 2002, qu'elle a qualifié d'accident de gravité moyenne, à la limite de la catégorie des accidents graves. Elle a considéré que deux critères retenus par la jurisprudence (cf. ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140, 403 consid. 5c/aa p. 409) étaient réalisés en l'occurrence, à savoir le caractère particulièrement impressionnant de l'accident, malgré la très brève amnésie subie par l'assurée, ainsi que la gravité des lésions physiques.