Citation: 1B_210/2015 E. A

Par ordonnance pénale du 5 février 2015, A.________, ressortissant guinéen, a été condamné à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour, sous déduction d'un jour de détention avant jugement, pour l'infraction de séjour illégal au sens de l'art. 115 al. 1 let. b de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20), avec sursis pendant trois ans. A cette occasion, le sursis accordé pendant trois ans par ordonnance pénale du 8 janvier 2015 à la peine pécuniaire de 90 jours-amende à 30 fr. le jour pour infraction à la loi sur les stupéfiants, séjour illégal et opposition aux actes de l'autorité n'a pas été révoqué. Le 16 février 2015, A.________ a formé opposition contre l'ordonnance pénale susmentionnée. Il a également requis l'assistance judiciaire, requête rejetée le 31 mars suivant par le Ministère public. Celui-ci a considéré que la cause ne présentait pas de difficultés particulières de fait ou de droit et était de peu de gravité. Le recours formé par l'intéressé contre cette décision a été rejeté par arrêt du 12 mai 2015 de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. En substance, cette juridiction a considéré que la sanction ne dépassait pas le maximum de 120 jours-amende caractérisant les "cas bagatelles". Elle a en outre estimé que la directive européenne dont se prévalait l'intéressé ne s'appliquait pas en cas de peine pécuniaire.