Citation: 5A_967/2023 E. 4.2

4.2. En tant que la recourante reproche à la Chambre civile d'avoir tenu à tort pour établies les dénégations de l'intimé s'agissant de son implication dans les travaux conduits sur des immeubles dont il avait hérité et ayant permis de générer une importante plus-value de près de 7'000'000 fr., d'avoir apprécié arbitrairement les pièces attestant du fait qu'elle avait suivi une formation d'architecte d'intérieur entre septembre 2012 et juin 2014 précisément pour gérer lesdits travaux et écarté à tort les e-mails de l'intimé, déjà omis par le premier juge, dans lesquels il mentionnait l'implication de la recourante dans la conduite des travaux, ses compétences à cet égard et le fait qu'il était lui-même incapable de gérer ces aspects compte tenu de ses absences et de son manque de compétences, elle ne s'en prend pas à la motivation de la Chambre civile (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). La recourante ne conteste notamment pas que les travaux effectués entre 2002 et 2006 ont coïncidé avec ses deux grossesses, de sorte que son incapacité à exercer une activité lucrative pouvait parfaitement être liée à la répartition des tâches convenue entre les parties plutôt qu'à la nécessité de devoir surveiller les chantiers en question. S'agissant des travaux entrepris sur la carrosserie, la recourante ne conteste pas le constat de la Chambre civile selon lequel on voyait mal en quoi elle aurait pu pallier les manquements des architectes puisqu'elle était titulaire d'un diplôme d'architecte d'intérieur et non d'architecte et que lesdits travaux étaient terminés avant même qu'elle n'obtienne son diplôme. Elle ne s'exprime pas davantage sur l'absence de déséquilibre manifeste entre son implication et les travaux puisque ceux-ci avaient aussi permis de maintenir voire d'augmenter son niveau de vie dès lors que seuls les revenus de l'intimé permettaient de subvenir à l'entretien financier de la famille et qu'ils étaient principalement constitué des revenus locatifs. Elle ne dit mot sur son absence de contribution aux autres travaux exécutés en 2014 qui avaient pour une partie été effectués par le locataire ayant repris la boucherie et pour d'autres suivis par la régie. Enfin, elle ne s'en prend pas non plus au constat de la Chambre civile selon lequel une régie était en charge de la gestion des immeubles et que l'intimé n'avait donc pas fait son métier de la location des appartements dans l'immeuble qu'il détient, de sorte que ces revenus ne provenaient pas de sa "profession" ou d'une "entreprise" de l'intimé au sens de l'art. 165 al. 1 CC. Force est dès lors de constater que la recourante se contente d'exposer sa propre appréciation des pièces produites sans aucunement s'en prendre à la motivation de la Chambre civile. Elle ne parvient ainsi pas à infirmer le constat de cette dernière selon lequel il n'était pas établi qu'elle se soit investie d'une manière supérieure à ce qui pouvait être attendue d'elle dans le cadre de sa contribution à l'entretien de la famille. Autant que recevable, le grief doit dès lors être rejeté.