Citation: 1C_207/2023 E. 1.3

1.3. En l'espèce, et bien que confirmant en partie la décision du DETEC approuvant le projet de la jonction Lausanne-Blécherette, l'arrêt entrepris renvoie l'affaire à l'autorité inférieure pour un complément d'instruction. Le DETEC devra ainsi effectuer une étude d'assainissement du bruit routier pour certains bâtiments touchés par ledit bruit, mais qui avaient été exclus du périmètre du rapport de protection contre le bruit effectué en 2020. Le cas échéant, le DETEC devra envisager des mesures de limitation ou de réduction des émissions de bruit ou accorder d'éventuels allégements. Il ressort de ce qui précède que, même s'il tranche certains aspects déterminants du projet litigieux, l'arrêt entrepris ne met pas un terme à la procédure et doit par conséquent être qualifié d'incident. La recourante ne prétend en outre pas qu'elle serait exposée à un préjudice irréparable ou que l'admission du recours conduirait immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 LTF), aucune de ces conditions n'apparaissant au demeurant ma nifeste. Il n'apparaît pas non plus qu'une entrée en matière soit susceptible de permettre l'avancement de la procédure, laquelle ne semble en tout état pas violer l'exigence d'une protection juridique effective. A cet égard, ni la recourante, ni les différents départements et offices invités à se déterminer ne font valoir que l'entrée en matière sur le recours serait nécessaire pour éviter un retard déraisonnable de la procédure ou un non-sens procédural. Sur le vu de ce qui précède, l'arrêt du TAF n'est pas susceptible de recours immédiat au Tribunal fédéral. Il appartiendra à la recourante de procéder selon l'art. 93 al. 3 LTF, ce qui permettra au Tribunal fédéral de ne connaître matériellement de la présente affaire qu'à une seule reprise.