Citation: U 35/05 12.01.2006 E. 2

Il est constant en l'occurrence que la recourante a été exposée, dans les diverses activités professionnelles exercées depuis 1995, à des substances dont certaines sont énumérées dans la liste des substances nocives dressée par le Conseil fédéral (Annexe I de l'OLAA), tels le nickel, le cobalt et le formaldéhyde, et qu'elle souffre d'un eczéma de contact allergique, ainsi que d'une polysensibilisation de contact allergique à différents produits (alcool de lanoline, chlorure cobalt, sulfate de nickel, parfums artificiels, formaldéhyde, bronopol, quaternium 15, butylhydroxyanisol, tert.-butylhydroquinone, cyclohexylthiophthalimide [rapport du docteur P.________ du 17 mai 2000]). Comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, le présent cas relève donc à la fois de l'al. 1 et de l'al. 2 de l'art. 9 LAA. Pour qu'on puisse admettre l'existence d'une maladie professionnelle, il faut dès lors que l'affection présentée par F.________ ait été provoquée, ou le cas échéant aggravée, pour plus de 50 % par l'action des substances nocives de la liste en cause (cf. ATF 119 V 200 consid. 2a et la référence) ou pour plus de 75 % par l'exercice de l'activité professionnelle en relation avec les autres substances en question (cf. ATF 126 V 189 consid. 4b).