Citation: I 286/06 05.07.2006 E. 1

4.3 Certes, dans son certificat du 25 août 2004, le docteur E.________ de la compagnie Y.________ SA a attesté d'une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée - ne comprenant pas de travaux pénibles de manutention et évitant les situations potentiellement dangereuses -, puis de 100 % après une période d'évaluation. Toutefois, sur le vu de l'évolution favorable des troubles psychiques du recourant attestée ultérieurement par la doctoresse D.________, l'appréciation de ce médecin, au demeurant non motivée, n'est pas propre à justifier une incapacité de travail au-delà du 1er septembre 2004. Dans son rapport du 28 juillet 2005, le docteur N.________ a posé un diagnostic similaire à celui des experts, estimant que l'ancienne profession d'opérateur en chimie était adaptée aux limitations fonctionnelles du recourant et pouvait être exercée à plein temps. Le fait qu'il ait aussi considéré le métier de surveillant comme adapté n'y change rien, d'autant que selon la description du poste de travail de l'intéressé recueillie par l'office intimé (cf. rapport d'entretien de Madame R.________, psychologue FSP du 12 novembre 2004), sept heures par jour sont consacrées à la surveillance et ap- proximativement une heure au chargement de sacs de poudre pesant entre 20 et 25 kilos, soit une charge admise par ce praticien. 4.4 Les pièces médicales versées au dossier permettant de statuer en pleine connaissance de cause sur le présent litige, toute instruction complémentaire s'avère superflue. Les premiers juges pouvaient donc statuer par appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Au demeurant, on ne voit pas en quoi une enquête économique auprès de l'employeur s'avérerait utile à la résolution du présent litige, l'office AI disposant déjà d'une description du poste de travail de l'intéressé.