Citation: 2C_554/2008 26.09.2008 E. 2

2.1 Selon l'art. 83 lettre c ch. 2 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. D'après l'art. 7 al. 1 1ère phrase LSEE, le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour ainsi que, après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, à l'autorisation d'établissement. Pour juger de la recevabilité du recours, seule est déterminante la question de savoir si un mariage au sens formel existe (cf. ATF 128 II 145 consid. 1.1.2 p. 148; 126 II 265 consid. 1b p. 266). Le recourant est encore marié à une Suissesse, même s'ils ne vivent plus ensemble. Le recours en matière de droit public est donc recevable au regard de l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF, en tant que l'intéressé demande une autorisation de séjour/d'établissement au titre du regroupement familial. Dans cette mesure, la voie du recours constitutionnel subsidiaire n'est donc pas ouverte (art. 113 LTF). 2.2 En revanche, dans la mesure où le recourant demande une autorisation de séjour pour cas de rigueur dans le cadre de la libre appréciation de l'autorité (art. 4 LSEE), le recours en matière de droit public est irrecevable au regard de l'art. 83 lettre c ch. 2 et 5 LTF (ATF 133 I 185 consid. 2.3 p. 189 s.; arrêt 2C_451/2007 du 22 janvier 2008, consid. 2.4). Par conséquent, à cet égard, seul le recours constitutionnel subsidiaire peut entrer en ligne de compte. 2.3 Au surplus, le recours en matière de droit public et le recours constitutionnel subsidiaire ont été déposés en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 lettre b ainsi que 117 LTF) et dans les formes prescrites par la loi (art. 42 LTF), par le destinataire de l'arrêt attaqué qui a qualité pour recourir (art. 89 al. 1 et 115 LTF).