Citation: 1B_387/2014 E. A

A.________, ressortissant biélorusse né en 1976, a été incarcéré le 8 octobre 2013 sous la prévention de lésions corporelles simples, dommages à la propriété, escroquerie, voire extorsion et chantage, usure, menaces, contrainte et infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Il lui était notamment reproché, de concert avec sa mère, d'avoir convaincu B.________, née en 1929, en abusant de sa faiblesse, de les héberger dans son appartement, de l'avoir brutalisée à plusieurs reprises, de l'avoir contrainte de les laisser séjourner chez elle et de subvenir à leurs besoins en exerçant sur elle une pression psychologique et une surveillance constante. Considérant que les charges n'apparaissaient plus suffisantes, sous l'angle de la proportionnalité, pour justifier le maintien en détention provisoire, le Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève (ci-après: le Tmc) a ordonné en date du 31 janvier 2014 la mise en liberté de A.________ moyennant notamment l'interdiction d'entrer en contact avec B.________. Le 2 juillet 2014, A.________ a été placé en détention provisoire comme prévenu de mise en danger de la vie d'autrui, lésions corporelles graves, vol et infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Il lui est notamment reproché d'être entré en contact le 28 mars 2014 avec B.________, malgré l'obligation judiciaire faite de s'en abstenir, d'avoir séjourné chez elle et de lui avoir, à cette occasion, fait ingurgiter à son insu diverses substances lui provoquant un malaise et d'avoir dérobé au domicile de celle-ci la somme de 1'000 fr. Le 8 septembre 2014, le Tmc a refusé d'ordonner la mise en liberté du prévenu. Cette ordonnance a été confirmée le 30 septembre 2014 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice ou la cour cantonale), puis le 24 novembre 2014 par le Tribunal fédéral (arrêt 1B_361/2014).