Citation: 6B_663/2014 E. 27.8

27.8. Le recourant fait grief au TPF de n'avoir pas suffisamment atténué la peine en raison du long temps écoulé. Invoquant le principe de célérité, le recourant soutient que sa violation doit conduire à une réduction de la peine, parfois même à la renonciation à toute peine ou encore à une ordonnance de non-lieu. Le recourant se contente de l'affirmer et n'expose pas en quoi, en l'occurrence, ce principe aurait été violé. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable. Le recourant prétend que, même si le TPF indique avoir tenu compte de la circonstance atténuante du long temps écoulé, tel ne serait pas le cas. Dès lors qu'au moment du prononcé de sa condamnation, la prescription était quasi atteinte, la réduction de la peine aurait dû être drastique et conduire au prononcé d'une peine compatible avec le sursis complet. La critique du recourant quant à la peine infligée est dépourvue de toute motivation consistante (art. 42 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, le TPF a tenu compte de la circonstance du long temps écoulé en réduisant la peine de base de 36 à 29 mois. Il a rappelé que celle-ci était proche de la moitié de la peine-menace pour une infraction d'escroquerie. En outre, le recourant se contente d'affirmer que le TPF aurait dû prononcer une peine compatible avec le sursis. Ce faisant, il ne tient pas compte de l'aggravation prononcée pour le blanchiment d'argent et ne s'en prend pas à la motivation du TPF quant à celle-ci. En définitive, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort. La peine a été fixée dans le cadre légal. Compte tenu du concours d'infractions, le maximum de peine était de 7 ans et demi. Au vu de l'ensemble des circonstances exposées par le TPF, en particulier, le préjudice considérable et l'enrichissement important qui en a découlé pour le recourant, le haut degré de sophistication et de planification des infractions dénotant une énergie criminelle particulièrement intense, la seule motivation du recourant consistant dans l'ampleur des profits criminels escomptés, sa situation personnelle (en particulier son insertion professionnelle, ses bonnes conditions d'existences etc.) qui lui aurait permis facilement de ne pas passer à l'acte, son absence de prise de conscience, et compte tenu également de la seule circonstance atténuante du long temps écoulé, la peine prononcée ne peut être qualifiée d'à ce point sévère qu'elle procéderait d'un excès du large pouvoir d'appréciation conféré à l'autorité de jugement. Pour le surplus, le recourant ne critique pas l'octroi du sursis partiel, ni la quotité de la peine ferme, si bien qu'il n'y a pas lieu d'examiner ces questions.