Citation: 1B_291/2020 E. 4.3

4.3. S'agissant d'éventuelles mesures de substitution, la cour cantonale a considéré que celles proposées par le recourant ne permettaient pas de palier le risque de fuite existant. Ce raisonnement peut être confirmé, vu l'intensité de ce risque. En effet, la saisie des documents d'identité, le port du bracelet électronique et la présentation quotidienne à un poste de police ne sont pas de nature à empêcher une personne dans la situation du recourant de s'enfuir à l'étranger ou de disparaître dans la clandestinité. Les difficultés de passage aux frontières liées à la crise sanitaire ne sont d'ailleurs plus d'actualité. Enfin, la somme de 20'000 francs, offerte comme sûretés, n'apparaît pas suffisante au regard de la gravité des infractions en cause et de la peine encourue en cas de condamnation. En outre, quoi qu'en pense le recourant, le fait que les conditions de sa détention provisoire auraient été illicites pendant plusieurs mois, que le climat de la détention serait délétère et que, dans le contexte de la pandémie actuelle, la tendance générale serait à la libération des détenus ne permet pas une autre appréciation le concernant. Il en va de même des vagues références à des problèmes de santé - au demeurant non établis - que sa fille aurait eu à la naissance.