Citation: 9C_562/2022 E. A

A.a. Au terme de l'instruction d'une première demande de prestations, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a pris en charge le traitement de l'épilepsie partielle complexe dont souffre A.________ depuis sa naissance en 1981 (communication du 6 juillet 2000). Les crises ont cessé à la suite d'une opération chirurgicale pratiquée le 21 juillet 2000 (rapport du docteur B.________, spécialiste en neurologie, du 23 novembre 2000). A.b. Se fondant principalement sur un avis du docteur B.________ qui faisait état d'une capacité de travail de 50% due à un syndrome neurologique et épileptologique sévère partiellement décompensé lors d'une reprise de travail inadéquate (rapport du 19 juillet 2007), l'assurée a présenté une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité le 1er octobre 2007. L'intéressée y indiquait avoir débuté une formation dans le domaine de la couture, interrompue pour des raisons médicales, et travaillé comme vendeuse peu de temps avant le dépôt de sa nouvelle demande. Elle a bénéficié de mesures de réadaptation, essentiellement orientées vers le secteur de la vente. Sa capacité résiduelle de travail dans toute activité a été évaluée à 100% avec une diminution de rendement de 20% à partir du 23 novembre 2000 (avis du Service médical régional de l'administration [SMR] du 20 février 2009). Au terme de ces mesures, elle a d'abord en vain cherché une place d'apprentissage de vendeuse puis s'est inscrite au chômage. Elle a finalement été engagée comme vendeuse à 50% dès le 5 août 2011. Informé par A.________ d'une récidive des crises d'épilepsie à l'origine d'une augmentation de troubles de la concentration, de la fatigue et de céphalées influençant l'exercice de l'activité habituelle, l'office AI s'est déterminé sur le droit à une rente d'invalidité. D'une part, il a retenu un statut mixte de personne active, à 65%, et de ménagère, à 35%, ainsi qu'un taux d'empêchement dans l'accomplissement des travaux domestiques de 8,7% (rapport d'enquête ménagère du 30 septembre 2013). D'autre part, il a évalué la capacité résiduelle de travail à 60% dans une activité adaptée à partir d'août 2012 (projet de décision du 26 février 2014). Se fondant sur ces éléments, il a fixé le taux global d'invalidité à 32% et nié le droit de l'assurée à des prestations (décision du 7 avril 2014). A.c. Soutenue dans sa démarche par le docteur B.________, qui excluait désormais une quelconque capacité de travail, A.________ a derechef sollicité des prestations de l'assurance-invalidité le 26 avril 2018. Parmi les mesures d'instruction réalisées, l'office AI a confié une expertise au Centre d'Expertises Médicales (CEMed) de Nyon. Les experts (spécialisés en neurologie, en psychiatrie et en neuropsychologie) ont fait état d'un épisode dépressif léger, d'une agoraphobie avec trouble panique, d'une personnalité évitante, d'une épilepsie partielle complexe opérée, de malaises persistants d'origine indéterminée et de céphalées laissant subsister une capacité de travail de 60% dans le métier de vendeuse et de 70% dans une activité adaptée (rapport d'évaluation consensuelle du 11 septembre 2019 et rapport complémentaire du 5 décembre 2019). Les avis produits ensuite par les médecins traitants n'ont apporté aucun élément nouveau selon le SMR. Considérant que l'assurée avait un statut de femme active à plein temps depuis mars 2018 (rapport d'enquête ménagère du 11 août 2020), l'office AI a comparé le revenu qu'elle aurait pu obtenir dans les activités qualifiées du domaine du textile et de l'habillement à 100% à celui qu'elle pourrait réaliser dans des activités non-qualifiées des domaines de la production et des services à 70%. Elle a arrêté le taux d'invalidité à 31% et nié le droit de l'intéressée à des prestations (décision du 19 octobre 2021).