Citation: U 171/06 19.04.2007 E. A

R.________, travaillait à raison de 50 % d'un horaire de travail complet en qualité de maître de sport au service de X.________ et consacrait le reste de son temps de travail à l'activité de professeur de tennis au service de Y.________. Pour cette seconde activité, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de Zurich, Compagnie d'assurances (ci-après : Zurich). Le 26 octobre 2002, il a été victime, à son domicile, d'une chute sur le parquet, lors de laquelle il a subi une contusion du poignet droit. Il a été entièrement incapable de travailler dès cette date. Zurich a pris en charge le cas. Dans un rapport du 14 janvier 2003, le docteur E.________, médecin généraliste, a fait état d'une limitation fonctionnelle du poignet droit et a suspecté une fracture du scaphoïde droit compliquée d'une maladie de Südeck. Il a confirmé le diagnostic de fracture du scaphoïde droit dans un rapport du 25 septembre 2003. Le 23 janvier 2003, les docteurs T.________ et G.________, médecins au Service de radiodiagnostic et radiologie interventionnelle de l'Hôpital Z.________, ont fait état d'une rupture des fibres dorsales du ligament luno-pyramidal, d'une rupture centrale du ligament scapho-semilunaire, d'une large perforation centrale du TFC avec dégénérescence secondaire et déchirure du ligament radio-cubital palmaire, ainsi que désinsertion du ligament cubito-pyramidal dorsal. Le 12 février 2003, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie plastique et reconstructive, a effectué une arthroscopie du poignet droit. Dans un rapport du 2 juin 2003, il a indiqué que l'assuré souffrait de douleurs persistantes au poignet droit, en relation avec des lésions ligamentaires multiples et des signes d'arthrose débutante. Le 31 octobre 2003, ce praticien a indiqué que 50 % de la symptomatologie était en relation avec des lésions anciennes et le reste avec la chute du 26 octobre 2002. Zurich a alors confié une expertise au docteur K.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Dans un rapport du 19 avril 2004, ce médecin a diagnostiqué une arthrose du poignet droit (péri-ulnaire distale et radiocarpienne), un status après contusion et/ou entorse bénigne (non dissociatif) du poignet droit, sur chute de sa hauteur le 26 octobre 2002, suivie de troubles dystrophiques transitoires, des douleurs abdominales basses, ainsi qu'un état dépressif traité depuis le printemps 2003. Selon l'expert, les troubles au poignet droit n'apparaissaient pas comme la conséquence de l'accident, du moment que l'arthrose préexistante et diffuse aurait pu devenir symptomatique à l'occasion de n'importe quelle contrainte plus ou moins marquée du poignet droit. La chute du 26 octobre 2002 a révélé plutôt que causé un état pathologique majeur. Le statu quo sine avait très vraisemblablement été retrouvé, étant donné qu'après une contusion ou une entorse bénigne du poignet, même douloureuse, le statu quo sine est généralement retrouvé au plus tard après trois mois. Par décision du 21 mai 2004, confirmée sur opposition le 10 août suivant, Zurich a supprimé le droit de l'assuré à l'indemnité journalière et à la prise en charge du traitement médical à partir du 1er mars 2004.