Citation: 1C_230/2020 E. 5.3.3

5.3.3. Par ailleurs, l'examen d'ensemble du surdimensionnement, à la lumière du territoire des communes fusionnées, se justifie en l'occurrence d'autant moins que le classement en zone d'affectation différée des parcelles des recourants ne s'explique pas uniquement par la nécessité de réduire la zone constructible; il se justifie également au regard d'autres intérêts cardinaux poursuivis par le droit fédéral en matière d'aménagement, spécialement en lien avec le principe de la concentration des constructions. A l'examen du dossier, ces parcelles présentent en effet une situation excentrée, en périphérie des différents noyaux bâtis recensés sur le territoire de l'ancienne commune des Agettes. Le secteur de "La Trinité" se trouve en bordure de zones agricoles s'étendant à l'ouest et au sud. A l'est, les parcelles des recourants sont en outre bordées d'une zone forestière. Les recourants ne reviennent au demeurant pas sur ces différents aspects retenus par la cour cantonale, se contentant d'arguer appellatoirement du caractère prétendument bâti du secteur, ce qui est insuffisant (cf. art. 106 al. 2 LTF; consid. 3 ci-dessus). D'ailleurs, pas plus que devant l'instance précédente, ne prétendent-ils que le secteur répondrait aux critères du territoire largement bâti de l'ancien art. 15 let. a LAT (cf. arrêt 1C_378/2016 du 4 janvier 2017 consid. 3.2). Le secteur ne figure en outre pas au nombre des zones prioritaires à équiper selon le programme établi en la matière par l'ancienne commune des Agettes (priorité III; long terme, > 10 ans). Dans ces circonstances, l'affectation retenue par le PAZ pour le secteur "La Trinité", outre qu'elle répond aux préoccupations de redimensionnement de la zone à bâtir, tend également au respect du principe de concentration en tant qu'elle limite l'étalement des constructions et le mitage (cf. art. 1 et 3 LAT et art. 15 al. 3 et 4 LAT), comme l'a souligné le Conseil d'Etat, lors de l'homologation.