Citation: 4A_571/2019 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a écarté la thèse d'un dol pour trois motifs alternatifs et indépendants. Tout d'abord, elle a constaté que, durant la phase des pourparlers contractuels, Y.________ avait fait part à F.________ - son interlocuteur de l'époque chez A.________ SA - de sa crainte de devoir payer une commission de courtage à X.________ SA. A.________ SA savait dès lors avant le 22 décembre 2011, date à laquelle l'acte de vente a été instrumenté, que Y.________ avait de sérieuses raisons de penser qu'il devrait payer une commission de courtage à B.________ ou à X.________ SA après une vente à son profit. Elle ne pouvait dès lors avoir été victime d'un dol. Dans un second argument, les juges cantonaux ont considéré qu'en exigeant l'ajout de la clause litigieuse, Y.________ n'avait pu que laisser comprendre à E.________ - juriste de formation - qu'il craignait de devoir être débiteur d'une commission de courtage après la vente à A.________ SA. Cette clause ne pouvait en aucune manière être comprise comme une clause de style, dénuée de toute portée concrète, d'autant que A.________ SA était un acteur important du marché immobilier et rompue aux affaires. En dernier lieu, le jugement cantonal retient que - même si Y.________ avait caché à F.________ qu'il estimait probable qu'il doive payer une commission de courtage à X.________ SA ou à B.________ - A.________ SA n'avait pas apporté la preuve qu'elle n'aurait pas conclu le contrat aux conditions convenues, si elle avait connu cette circonstance. Tout au contraire. Au moment de la transaction, A.________ SA tenait pour à tout le moins possible - pour ne pas dire probable - qu'elle se trouve, après la signature, tenue de prendre à sa charge une commission de courtage due par Y.________ ensuite de la vente en cause. En signant malgré tout, elle s'est accommodée de ce risque. Le contrat de vente aurait donc, quoi qu'il en soit, été conclu aux mêmes conditions, de sorte que la recourante ne pouvait exciper du dol.