Citation: 1C_519/2024 E. 2.2

2.2. La recourante estime qu'il y aurait violation du secret bancaire (art. 47 LB) par la remise de renseignements au sujet d'avoirs dont B.________ n'est ni titulaire, ni ayant droit, ni chargé de procuration, contrairement à la requête de l'autorité étrangère et à ce qui était exigé dans l'ordonnance d'entrée en matière. La recourante tente d'y voir une question de principe mais il n'en est rien. Le principe de la proportionnalité empêche l'autorité suisse d'aller au-delà des requêtes qui lui sont adressées et d'accorder à l'État requérant plus qu'il n'a demandé (ATF 121 II 241 consid. 3a). Cela n'empêche pas d'interpréter la demande selon le sens que l'on peut raisonnablement lui donner. Le cas échéant, une interprétation large est admissible s'il est établi que toutes les conditions à l'octroi de l'entraide sont remplies. Ce mode de procéder évite aussi une éventuelle demande complémentaire (ATF 121 II 241 consid. 3a). L'établissement bancaire requis de fournir des renseignements en vertu d'une ordonnance de l'autorité d'exécution peut, sans violer l'art. 47 LB, appliquer les mêmes principes dans le cadre de l'exécution d'un ordre de production. En l'occurrence, le sens de la demande d'entraide judiciaire et de l'ordonnance d'entrée en matière était d'obtenir des renseignements sur les avoirs pouvant appartenir d'une quelconque manière (soit également indirectement) à B.________, afin de vérifier si ceux-ci peuvent provenir des agissements poursuivis. Tel est le cas des avoirs de la fondation, dès lors que celle-ci a été créée par la personne poursuivie, laquelle en est également bénéficiaire. L'argumentation de la recourante ne justifie pas une entrée en matière.