Citation: 4A_600/2020 E. 7.2

7.2. Dans la première branche du moyen considéré, le recourant reproche à B.________ d'avoir adopté un comportement contraire aux règles de la bonne foi qui, avalisé par le TAS, aurait pour effet de rendre la sentence attaquée incompatible avec l'ordre public matériel (art. 190 al. 2 let. e LDIP). B.________ aurait agi de manière contradictoire en rendant sa décision du 3 juillet 2019 après avoir accepté ou toléré, pendant une longue période, l'utilisation du nom D.________ par le recourant. Elle aurait du reste admis, au cours de l'audience tenue le 9 janvier 2020, avoir eu connaissance de ce fait. Il sied d'emblée de relever que l'argumentation développée par le recourant se fonde sur des faits qui ne résultent pas de la sentence attaquée, de sorte que le Tribunal fédéral ne peut pas les prendre en considération. En effet, les arbitres n'ont jamais retenu que B.________ aurait accepté ou toléré l'usage du nom D.________ par le recourant pendant une certaine période. Par ailleurs, selon les constatations figurant dans la sentence attaquée, et contrairement à ce que prétend le recourant, seul le second intimé, c'est-à-dire C.________ SA, a concédé, au cours de l'audience arbitrale, que le recourant avait effectivement mené, sans en avoir le droit, certaines activités au nom de D.________ (sentence attaquée, n. 55). Au demeurant, force est de relever que le recourant n'a jamais soutenu, devant le TAS, que B.________ aurait adopté un comportement contraire aux règles de la bonne foi. Il n'a pas dénoncé de comportement contradictoire. Aussi ne peut-il venir reprocher après coup au TAS de n'avoir pas sanctionné une attitude prétendument contradictoire de B.________. En tout état de cause, le simple fait que B.________ ait, par hypothèse, été au courant de l'utilisation par le recourant du nom D.________ dans le cadre du championnat national ne signifie pas encore que B.________ aurait accepté pareil comportement, ni a fortiori, qu'elle en aurait reconnu la légitimité. A le supposer recevable, le grief examiné se révèle, dès lors, infondé. Contrairement à ce qu'affirme le recourant de manière péremptoire, les " principes fondamentaux de la légalité et de l'État de droit" ne font pas " indubitablement partie " de l'ordre public. Point n'est toutefois besoin de trancher la question de savoir si de tels principes entrent effectivement dans le champ d'application de la notion restrictive d'ordre public. Il y a lieu de relever d'emblée que la manière dont le recourant motive son moyen laisse fortement à désirer. L'intéressé se contente en effet d'émettre des critiques toutes générales, sans démontrer, de façon précise, en quoi le résultat de la sentence attaquée serait contraire aux valeurs essentielles et largement reconnues qui, selon les conceptions prévalant en Suisse, devraient constituer le fondement de tout ordre juridique. Quoi qu'il en soit, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il soutient que B.________ se serait arrogée la compétence de statuer sur la requête qui lui avait été soumise, faute de toute démonstration en ce sens de la part de l'intéressé. En outre, contrairement à ce que prétend le recourant, la clause d'arbitrage insérée dans les statuts de B.________ lui est opposable. Il sied enfin de rappeler que B.________, dans sa décision du 3 juillet 2019, a considéré que C.________ SA ne pourrait plus prendre part aux compétitions organisées par elle sous le nom de la marque " D.________ ", dans l'hypothèse où une décision judiciaire restreignant ou supprimant le droit d'utiliser ladite marque serait rendue. B.________ a ainsi expressément réservé la compétence des autorités judiciaires pour statuer sur la titularité de la marque litigieuse. Dans ces conditions, on ne discerne aucune violation des principes de la légalité ou de l'État de droit. Enfin, on ne saurait considérer la sentence attaquée comme contraire à l'ordre public matériel en raison du seul fait que le recourant pourrait obtenir éventuellement gain de cause dans une autre procédure initiée devant les autorités judiciaires xxx.