Citation: 9C_486/2022 E. 6.5

6.5. Pour le surplus, c'est la tâche du médecin de porter un jugement sur l'état de santé et d'indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités la personne assurée est incapable de travailler (ATF 140 V 193 consid. 3.2; 125 V 256 consid. 4 et les références). Les appréciations des médecins l'emportent sur les constatations qui peuvent être faites à l'occasion d'un stage d'observation professionnelle et qui sont susceptibles d'être influencées par des éléments subjectifs liés au comportement de la personne concernée pendant le stage (arrêt 8C_713/2019 du 12 août 2020 consid. 5.2 et la référence). Aussi, quoi qu'en dise le recourant, l'autorité précédente pouvait - au terme d'une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 144 II 427 consid. 3.1.3 et la référence) - considérer sans arbitraire que les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire du SMEX étaient suffisantes pour qu'elle se prononce en pleine connaissance de cause sur la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée, de sorte qu'elle pouvait renoncer à ordonner la mise en oeuvre d'un nouveau stage d'observation professionnelle. En tout état de cause, en rappelant que l'office intimé s'était fondé sur les conclusions des spécialistes en réadaptation de son COPAI en 2000 et que le Tribunal administratif fédéral avait demandé dans l'arrêt de renvoi du 5 avril 2017 des éclaircissements sur sa fragilité et son insuffisance tonique, le recourant n'établit nullement l'arbitraire de l'appréciation des premiers juges. Il en va de même lorsqu'il soutient qu'il ne peut travailler que dans un milieu protégé.