Citation: 1B_648/2022 E. 4.2

4.2. Ce raisonnement - certes sévère - relatif à l'absence de chances de succès du recours cantonal peut être confirmé. En effet, la désignation d'un conseil d'office pour la procédure pénale principale n'est pas un blanc-seing pour introduire des recours aux frais de l'Etat, y compris contre des décisions de détention provisoire (cf. ATF 139 I 206 consid. 3.3.1; arrêts 1B_188/2022 du 9 mai 2022 consid. 5.2; 1B_516/2020 du 3 novembre 2020 consid. 5.1). Or, le recourant se contente de faire valoir que le recours ne saurait être considéré comme dénué de chances de succès au vu des violations procédurales commises par le Tmc, respectivement qu'il s'agit du premier recours formé contre la détention provisoire. Ces éléments ne suffisent toutefois pas à exposer les chances de succès du recours cantonal, au vu de la jurisprudence publiée mentionnée aux considérants précédents. Cela vaut d'autant plus que les données rétroactives dont le recourant faisait valoir qu'elles ne figuraient pas au dossier ont été, dans l'intervalle, produites au dossier. S'ajoute à cela que le recours se dirigeait contre la décision du Tmc du 9 décembre 2022 qui est détaillée et bien motivée. Vu ce qui précède, la Chambre pénale de recours n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recours était dénué de chances de succès. Le rejet de la demande de défense d'office du recourant pour la procédure devant l'instance précédente est dès lors conforme au droit.