Citation: 8C_586/2021 E. 5.2.1

5.2.1. Concernant l'état de fait ressortant de l'arrêt attaqué, la recourante fait référence à plusieurs rapports médicaux et en déduit qu'aucune pièce au dossier ne permettrait de penser que la plaie du pied droit se serait ré-ouverte ou infectée et qu'au-delà du 26 mars 2012, aucune pièce ne ferait même état d'une plaie au pied droit. Or le docteur I.________ a répondu à la question de l'évolution de la fermeture de la plaie, et ce non seulement de manière abstraite et hypothétique, mais également par rapport aux spécificités du cas d'espèce et en prenant position sur les documents qu'invoque la recourante. S'agissant du fait qu'aucune pièce médicale ne fait état de rougeur au talon, ni de cloques au dos du pied, comme l'avait retenu le docteur F.________, il faut d'une part retenir que cet élément n'a pas été déterminant dans les appréciations infectiologiques des docteurs F.________ et I.________ dans l'examen de la causalité et ne saurait les remettre en cause. D'autre part, le docteur I.________ a tenu compte du fait que la localisation de la rougeur n'était attestée nulle part, précisant que l'information selon laquelle l'infection cutanée aurait commencé au niveau de la plante du pied et aurait remonté le long de la jambe relevait des dires de l'intimée. Par ailleurs, le docteur F.________ a retenu comme élément faisant douter de la causalité que l'intimée souffrait de troubles importants de la mémoire et que ses indications étaient parfois incohérentes et contradictoires.