Citation: I 614/01 09.08.2002 E. 2

2.1 Le rapport du docteur E._________ du 27 octobre 1999 répond en tous points aux exigences posées par la jurisprudence (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Il a donc pleine valeur probante. De ses conclusions, il ressort clairement que l'état de santé physique du recourant n'a subi, depuis l'expertise conduite par ses confrères des Hôpitaux X._________ en 1995, aucune péjoration susceptible de réduire sa capacité de travail. 2.2 Dans leur rapport d'expertise du 14 décembre 1995, le professeur A._________ et le docteur B._________ ont évalué la capacité de travail du recourant à 45 % au moins, en insistant sur l'absence de toute constatation objective ou de tout trouble clinique objectivable. L'incapacité de travail retenue par les experts ressortissait ainsi entièrement à l'état douloureux, nettement majoré, dont le patient faisait état. Au terme de son rapport du 4 mai 2000, la doctoresse F._________ a attesté l'existence d'un trouble somatoforme douloureux qui engendrait une incapacité de travail de 50 %. Invitée par la commission de recours à préciser ce qu'elle entendait par une capacité de travail de 50 % du point de vue psychique, elle a répondu le 16 avril 2001, qu'étant donné l'absence d'aggravation de l'état de santé physique de l'assuré depuis 1995, la capacité de travail restait à 50 %; pour le surplus, le recourant était révolté par le fait que la cause physique de ces douleurs n'ait pas été identifiée, s'affolait, devenait revendicateur et démons-tratif, cherchant dans un mécanisme pas complètement conscient à attirer l'attention d'autrui en montrant qu'il était incapable de travailler. 2.3 Contrairement à ce que soutient le recourant, il n'est pas possible de déduire des conclusions des experts E._________ et F._________ qu'il présenterait une incapacité de travail totale, à raison cumulativement de 50 % pour des affections d'ordre psychique et 50 % pour des troubles d'origine somatique. En raisonnant de la sorte, on ne pourrait éviter des absurdités, notamment dans les hypothèses où les taux respectifs seraient de 100 %. En revanche, à l'analyse des rapports et des conclusions des expertises mises en oeuvre en 1995, d'une part, et 1999 et 2000, d'autre part, il faut admettre que les différentes évaluations effectuées au plan somatique et psychiatrique se recoupent et que le taux d'incapacité de travail de 50 % retenu par les différents experts est à mettre en compte sur la problématique douloureuse présentée par le recourant, soit le trouble somatoforme douloureux dont il est affecté, et n'a pas varié entre les deux périodes d'expertise.