Citation: 2C_251/2024 E. 7.2

7.2. En l'espèce, l'autorité n'était pas en possession de toutes les informations lorsqu'elle a renouvelé l'autorisation de séjour du recourant, puis délivré l'autorisation d'établissement de sorte qu'il ne pouvait lui être reproché d'être restée inactive jusqu'en 2020. En effet, le recourant avait, le 7 avril 2010, fait des déclarations en partie mensongères, se limitant à mentionner un seul enfant né hors mariage. Lui et sa femme avaient par ailleurs affirmé de manière concordante et répétée que leur relation conjugale était réelle et stable et que le recourant n'avait pas de relation conjugale au Kosovo. L'Office cantonal n'avait ainsi pas connaissance d'un motif de révocation, un enfant né hors union ne constituant pas nécessairement un tel motif (cf. supra consid. 5.1). La situation était différente dix ans plus tard, lorsque l'Office cantonal a été alerté par la Mission suisse au Kosovo de la possibilité d'une fraude. Le recourant avait dans l'intervalle divorcé, il s'était remarié avec D.A.________ et avait eu un deuxième enfant qu'il n'avait pas déclaré, son épouse et ses enfants étant logés dans sa maison au Kosovo. Un tel faisceau d'indices a jeté une lumière nouvelle sur la situation du recourant, appelant une instruction et des mesures nouvelles. Ce comportement n'a rien de contradictoire ou d'abusif.