Citation: 6B_866/2022 E. B

Par arrêt du 24 mai 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement précité et admis l'appel joint du ministère public. Elle a reconnu A.________ coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP), de viol et d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance et l'a condamné à une peine privative de liberté de trois ans et six mois, sous déduction de 54 jours de détention avant jugement et de 55 jours correspondant à 5 % de 1'100 jours au titre des mesures de substitution à la détention avant jugement, confirmant le jugement pour le surplus. En bref, elle a considéré que l'application de l'art. 187 ch. 4 CP était doublement exclue dans les circonstances de l'espèce et que A.________ devait être reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (pour les faits concernant B.________), à tout le moins par dol éventuel au sens de l'art. 187 ch. 1 CP, l'appel joint du ministère public étant admis en ce sens. En substance, il ressort les éléments suivants de l'arrêt précité. B.a. Entre novembre 2016 et mai 2017, alors qu'il était professeur de boxe et coach auprès du club de sport C.________ à U.________, A.________ a commis, à plusieurs reprises, des actes d'ordre sexuel sur son élève B.________, née en 2002, dès lors âgée de moins de 16 ans, et l'a mêlée à de tels actes, alors qu'elle était dans un grand mal-être, sans amis et fragile, ce dont elle s'était confiée à lui et nourrissait un sentiment de confiance à son égard. A.________ a, à plusieurs reprises, échangé des baisers avec B.________, lui a touché les fesses, lui a prodigué des massages, a obtenu d'elle des fellations et a entretenu avec elle des rapports sexuels non protégés. Ainsi, au mois de novembre 2016, dans le cadre de massages qu'il prodiguait à B.________ à la fin de cours privés de boxe dispensés gratuitement le week-end, A.________ a e ntretenu un rapport sexuel dans le sauna du club de sport (pénétration vaginale). Dans le courant du printemps 2017, alors que B.________ (âgée de moins de 16 ans) était sous l'emprise de la drogue (cocaïne et ecstasy) et qu'elle s'était rendue, épuisée, au domicile de A.________ à V.________, celui-ci lui a demandé de lui faire une fellation, alors même qu'elle lui avait dit être fatiguée et vouloir dormir, puis lui a fait subir l'acte sexuel. Ledit acte sexuel a eu lieu alors que B.________ était couchée sur le dos, dans le lit, et que A.________ se trouvait sur elle. Il a profité de son état pour prendre ses jambes et les placer autour de son propre cou, ce qui a fait mal à l'adolescente. Elle lui a dit à quatre ou cinq reprises "please A.________ stop" et a commencé à pleurer. Il est passé outre son refus et a continué à la pénétrer vaginalement en disant "I'm coming" à trois reprises. B.b. À U.________, le 7 juin 2018, alors qu'il était professeur de boxe et coach au sein du même club de sport, A.________ a commis des actes d'ordre sexuel sur son élève D.________, née en 2002, dès lors âgée de 15 ans. Ainsi, ayant fait venir D.________ un samedi au club de boxe pour lui donner un cours privé, il lui a proposé à la fin de la leçon de lui faire un massage, ce que la mineure a fini par accepter. Il l'a emmenée à l'étage, où il y avait un matelas par terre et de l'huile, a fermé les rideaux, cachant la vue du matelas à des tiers et a demandé à D.________ d'enlever ses sous-vêtements, ce qu'elle n'a pas fait. Après avoir versé de l'huile sur le corps de l'adolescente, il a commencé à lui masser les jambes et les bras et a touché ses fesses. A.________ lui a ensuite dit d'aller dans les douches pour se rincer puis dans le sauna, où il l'a rejointe et lui a derechef demandé d'enlever ses sous-vêtements. D.________ s'est exécutée. Après lui avoir dit de se coucher sur le ventre sur un banc du sauna, A.________ a commencé à lui frotter la peau avec un gant et lui a une nouvelle fois touché les fesses. B.c. A.________ est né en 1986 à W.________ à X.________. Il a rejoint U.________ en 2014 où son frère exploite le club au sein duquel il a exercé la profession d'entraîneur de boxe jusqu'à son arrestation. Il n'a aucun antécédent.