Citation: 4D_91/2009 30.09.2009 E. 3

Le recourant invoque également l'interdiction de l'arbitraire, garantie par l'art. 9 Cst. 3.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral ne peut intervenir que si la décision attaquée est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). 3.2 Le recourant reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir retenu qu'il n'était pas le débiteur de l'avocat. Outre que l'argumentation présentée est totalement impropre à démontrer l'arbitraire (la procédure pénale était dirigée contre le recourant personnellement et la référence, dans la note d'honoraires, à une société semble avoir pour seul but d'identifier le dossier dont il s'agissait), la question de savoir quelles sont les parties au rapport juridique est une question touchant l'existence de la créance qui - comme on l'a vu - relève du juge civil et non pas de la Commission de taxation. En ne traitant pas une question qui ne relevait pas de sa compétence, la Commission de taxation n'est pas tombée dans l'arbitraire. Le recourant conteste l'existence d'un rendez-vous qui lui a été facturé. Il semble qu'il lui aurait été facile d'étayer sa contestation en apportant une déclaration écrite de Maître B.________. Or, le recourant ne prétend pas avoir apporté le moindre indice à l'appui de sa contestation. En présence d'une contestation aussi inconsistante, on ne peut pas dire que l'autorité cantonale est tombée dans l'arbitraire en croyant à l'existence du rendez-vous résultant des documents de l'avocat. Le recourant estime que les frais de traduction sont injustifiés, parce que l'un de ses parents, A.________, était en mesure de traduire. Il ne prétend pas qu'il parle lui-même le français et il ne conteste pas que le dossier contenait des pièces en langue étrangère. Dans une telle situation, l'avocat est le mieux placé pour apprécier si l'intervention d'un tiers traducteur lui est nécessaire pour qu'il puisse bien comprendre les éléments pertinents. On ne peut pas savoir, à la lecture du recours, si le parent avait des capacités de traduction adéquates et s'il était suffisamment disponible. La Commission de taxation a estimé, au vu du dossier, que les frais de traduction étaient justifiés et raisonnables. L'argumentation présentée devant le Tribunal fédéral ne permet pas de démontrer l'arbitraire de cette conclusion. Quant au fait que l'avocat s'est fait remplacer par un confrère, le recourant ne montre pas quelle influence il aurait pu avoir sur le montant des frais et honoraires. Cette argumentation est donc impropre à faire apparaître la décision comme arbitraire dans son résultat. Savoir si l'avocat pouvait se substituer un tiers est une question qui relève de la bonne exécution du mandat et ce problème ne relevait pas de la compétence de la Commission de taxation. Le recourant critique de manière vague le montant de la rémunération horaire que l'avocat lui a réclamé (et qui est seul pertinent). Le grief est insuffisamment motivé (art. 42 al. 1 et 2 LTF) pour que l'on puisse discerner en quoi consisterait l'arbitraire dans la décision attaquée.