Citation: 5A_929/2019 E. 5

Le recourant soulève un autre grief d'établissement arbitraire des faits concernant la fortune de son épouse. Il estime que l'autorité précédente ne pouvait pas retenir, sans verser dans l'arbitraire, que l'intimée était désargentée et risquait de se faire expulser de son appartement pour défaut de paiement de trois mois de loyer, au vu du comportement adopté par celle-ci, établi par ses propres allégations et pièces, dont il ressort qu'elle a profité de vacances au ski en mars 2019, de vacances à Biarritz en été 2019, ou a effectué ses courses alimentaires, à au moins une reprise, en Suisse en juin 2019 plutôt qu'en France. Le recourant estime que le train de vie de son épouse est incompatible avec ses revenus de 1'300 fr. correspondant à ses indemnités-chômage, et que celle-ci " ne cherche pas à augmenter ses revenus, mais un travail compatible avec son ménage ", ce qui est un effort insuffisant. Il affirme que son épouse continue de dépenser la fortune de ses parents mise à sa disposition pour assurer son entretien personnel depuis 2014, en sorte que l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire en retenant que l'intimée était dénuée de fortune, ce qui aurait conduit au résultat choquant qu'il a été condamné à verser une provisio ad litemen faveur de son épouse.