Citation: 9C_318/2024 E. 3

La juridiction cantonale a d'abord comparé les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision du 22 février 2011, par laquelle l'office intimé avait reconnu le droit du recourant à une rente entière d'invalidité dès le 1er juillet 2007, et lors de la décision du 5 mai 2022 de suppression du droit à la rente à compter du 1er juillet 2022. Elle est parvenue à la conclusion qu'une amélioration de la situation justifiant une révision du droit aux prestations (au sens de l'art. 17 LPGA) était survenue entre les deux décisions. En effet, alors qu'en 2011, le recourant souffrait d'une polytoxicomanie active et présentait une incapacité totale de travail (rapport d'expertise pluridisciplinaire du Centre d'expertise médicale de Nyon [CEMed] du 17 septembre 2010), en 2020, il avait réussi à se sevrer de la plupart des substances qu'il consommait (rapport du docteur C.________ du 11 décembre 2020) et avait recouvré une capacité de travail totale au plan psychique dans une activité adaptée dès septembre 2020 (rapport du docteur B.________ du 15 octobre 2021). En l'absence de nouveau diagnostic d'ordre somatique ou d'évolution défavorable des atteintes à la santé physique constatées lors de l'expertise diligentée en 2010, c'était à juste titre que l'office intimé n'avait pas repris l'instruction sur ce plan et admis l'existence d'une capacité de travail de 70% (dans une activité adaptée). Après avoir confirmé le taux d'invalidité arrêté par l'office intimé à 37%, les premiers juges ont nié le droit de l'assuré à une rente, ainsi qu'à des mesures de réadaptation, faute d'aptitude subjective de l'intéressé à la réadaptation.