Citation: 6B_558/2023 E. 1.3

1.3. En substance, la recourante critique l'acte d'accusation en raison de l'absence de détail sur la manière dont elle aurait causé l'incendie. En l'espèce, la recourante pouvait déduire sans ambiguïté de l'acte d'accusation le détail des faits reprochés. En effet, l'acte d'accusation mentionne que " le 21 décembre 2018 vers 18h30, A.________ a bouté le feu à son appartement situé au 4ème étage d'un immeuble locatif sis Rue de U.________ à V.________, plus précisément dans sa pièce principale. Elle s'est ensuite servie d'un ruban adhésif pour obstruer partiellement sa bouche et son nez, puis pour entraver ses mains dans son dos, afin de faire croire à une agression. Et lorsque l'incendie a pris de l'ampleur, elle s'est rendue sur son balcon pour donner l'alerte. Ses voisins directs, les époux C.________, l'ont alors aperçue et lui on prêté secours [...] " (cf. dossier cantonal, acte d'accusation du 3 décembre 2020, p. 5; art. 105 al. 2 LTF). Elle ne soutient d'ailleurs pas que des éléments constitutifs des infractions reprochées seraient absents, ni avoir été dans l'impossibilité de s'expliquer et de préparer efficacement sa défense. En outre, contrairement à ce que soutient la recourante, l'acte d'accusation n'avait pas à décrire plus en détail comment la recourante s'était ligotée les mains dans le dos, ni comment elle avait donné l'alerte depuis son balcon. A cet égard, il était suffisant que celui-ci mentionne la mise en scène opérée pour faire croire à une agression. Dans ces circonstances, la recourante ne pouvait pas avoir de doutes sur les comportements qui lui étaient reprochés. L'acte d'accusation lui a ainsi permis d'être suffisamment renseignée sur les accusations qui étaient portées contre elle et les agissements reprochés. Le grief tiré de la violation du principe d'accusation doit dès lors être rejeté.