Citation: 6B_566/2022 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a retenu que le recourant était condamné pour la troisième fois pour emploi d'étrangers sans autorisation et que le pronostic était clairement défavorable pour ce motif. Le fait qu'il avait vendu la société par laquelle il avait employé illégalement C.________ n'était pas de nature à renverser ce constat, car le recourant était susceptible de développer d'autres activités économiques l'amenant à recruter des étrangers. La cour cantonale a retenu que s'il était exact que la précédente condamnation prononcée par le tribunal de police était postérieure aux faits litigieux, il n'en demeurait pas moins que le recourant avait fait l'objet de contrôles successifs, d'abord le 25 septembre 2019 sur un chantier, puis le 15 octobre 2020, ce qui lui avait valu d'être entendu les 30 juin et 8 novembre 2020. Il avait déclaré de façon mensongère à cette dernière occasion que C.________ n'était plus son employé depuis le contrôle de l'inspectorat du travail en 2019. Ainsi, déjà condamné en janvier 2019 et se sachant l'objet d'une nouvelle enquête pour des infractions analogues dès le 30 juin 2020, le recourant n'avait pas hésité à continuer à employer illégalement C.________ malgré ses antécédents et les interventions de la police, puis de la justice. C'était donc à juste titre que le premier juge avait prononcé une peine privative de liberté pour des motifs de prévention spéciale, dont la quotité avait été fixée conformément aux principes applicables et était adéquate. La peine privative de liberté n'était pas complémentaire à la condamnation du 7 décembre 2020, car il s'agissait d'une peine d'un autre genre. Le cumul d'une peine privative de liberté et d'une peine pécuniaire découlait au demeurant de l'art. 117 al. 2 in fine LEI. Les sanctions prononcées devaient donc être confirmées.