Citation: 9C_473/2013 E. 3

Dans sa réponse du 27 mai 2013, l'office recourant a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité. Pour le surplus, il ne s'est pas déterminé lui-même sur la question de la restitution de l'effet suspensif, mais il s'est référé aux observations de la caisse de compensation du 13 mai 2013 où cette dernière indiquait uniquement qu'elle n'enverrait pas de rappel ou de sommation durant la procédure de recours (p. 6). Confrontée aux conclusions peu claires et ambigües de l'administration, l'instance précédente a dû interpréter les écritures des 13 et 27 mai 2013. En considérant que l'office AI avait acquiescé à la demande de restitution de l'effet suspensif, la juridiction cantonale a procédé à une interprétation certes discutable de ces deux écritures, mais que l'on ne saurait toutefois qualifier d'insoutenable. Il s'ensuit que le principe de la bonne foi dans le procès (art. 9 Cst.) n'a pas été enfreint dans une mesure qui justifierait l'annulation de la décision incidente attaquée. Dès lors que l'office recourant a été expressément appelé à s'exprimer sur la demande de restitution de l'effet suspensif aux recours dirigés contre les décisions du 15 février 2013, conformément à l'ordonnance du 11 avril 2013, le grief tiré d'une violation du droit constitutionnel d'être entendu, singulièrement l'art. 29 al. 2 Cst., apparaît infondé. L'office recourant ne doit s'en prendre qu'à lui-même si la juridiction cantonale a implicitement admis qu'il ne s'opposait pas à ce que l'effet suspensif fût restitué aux recours concernant les montants des nouvelles rentes et d'avoir renoncé, en conséquence, à l'inviter à se déterminer à nouveau en vertu de l'art. 61 let. d LPGA.