Citation: I 388/06 25.04.2007 E. 2

2.1 Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant reproche à la juridiction cantonale de ne pas l'avoir associé à la mesure d'instruction du 12 janvier 2006, de sorte qu'il n'a pas pu s'exprimer à ce sujet avant que le docteur M.________ dépose sa réponse du 16 janvier 2006. 2.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 et les références). 2.3 Déjà, dans son mémoire du 29 septembre 2005, le recourant avait invité la juridiction cantonale à demander au docteur M.________ un rapport complémentaire, où l'expert prenne position sur le rapport final du 3 décembre 2004 des ateliers Y.________. La juridiction de première instance ne l'a pas associé à la mesure d'instruction à laquelle elle a procédé le 12 janvier 2006 auprès du docteur M.________. Il n'en demeure pas moins que cette mesure allait dans le même sens que la requête de preuve du 29 septembre 2005. Dès lors, à supposer qu'il y ait eu violation du droit d'être entendu, point qui peut ici demeurer indécis, celle-ci ne saurait être d'une gravité particulière et elle doit être considérée comme réparée. En effet, le recourant a eu connaissance de la réponse du docteur M.________ du 16 janvier 2006 et il a eu la possibilité de s'exprimer devant la Cour de céans, qui jouit en l'espèce d'un plein pouvoir d'examen (ATF 129 I 129 consid. 2.2.3 p. 135, 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437 s., 126 I 68 consid. 2 p. 72, 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les références).