Citation: 6B_38/2021 E. 2.4

2.4. Le chiffre 3 de l'acte d'accusation a la teneur suivante: "A (...) l'établissement "F.________" (...), le 1er septembre 2018, vers 02h10, à la suite d'une altercation avec [l'intimé 3], [le recourant], qui était sorti en vue de "s'expliquer" avec ce dernier, a, alors qu'il le précédait dans le couloir, sorti de sa poche un couteau lame ouverte et a asséné à celui-ci un coup en travers de la gorge en se retournant soudainement. Ce coup a été partiellement paré par [l'intimé 3], qui a retenu le bras du [recourant] avec sa main droite. Les agissements du [recourant] ont mis concrètement la vie de [l'intimé 3] en danger au moment des faits et lui ont causé une estafilade d'une dizaine de centimètres au niveau du cou. (...) [Le recourant] paraît s'être rendu coupable de tentative de meurtre au sens de l'art. 22 ad 111 CP subsidiairement de lésions corporelles graves et mise en danger de la vie d'autrui au sens des art. 122 et 129 CP". Le recourant ne prétend pas qu'un des éléments énumérés à l'art. 325 al. 1 CPP ferait défaut. Il ne prétend pas davantage qu'un fait correspondant aux éléments constitutifs objectifs des infractions envisagées aurait été omis. Le recourant soutient que l'élément subjectif de la tentative de meurtre ne ressort pas de l'acte d'accusation. A cet égard, il convient de souligner que les infractions décrites par le ministère public, y compris l'aggravation opérée par le tribunal de première instance, ne peuvent être réalisées qu'intentionnellement (art. 111 cum 22 CP, art. 122, 123 ch. 2 al. 1 et 129 CP). Dès lors, il apparaît, quoi qu'en dise le recourant, que l'élément subjectif est suffisamment concrétisé en l'espèce (cf. ATF 143 IV 63 consid. 2.3; 120 IV 348 consid. 3c; arrêt 6B_1297/2017 du 26 juillet 2018 consid. 4.4). En tout état, l'élément constitutif subjectif de l'infraction pouvait être aisément déduit des circonstances concrètes décrites dans l'acte d'accusation, s'agissant d'un coup de couteau porté soudainement à la gorge, étant rappelé la jurisprudence selon laquelle l'issue fatale d'un coup de couteau porté dans la région thoracique doit être qualifiée d'élevée et est notoire (cf. arrêts 6B_774/2020 du 28 juillet 2021 consid. 2.5; 6B_1142/2020 du 12 mai 2021 consid. 3.2; cf. aussi 6B_215/2012 du 24 octobre 2012 consid. 2.3.2). Par conséquent, la cour cantonale n'a pas violé le principe de l'accusation. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.