Citation: 2C_330/2021 E. 5.5

5.5. Les objections du recourant à cet égard doivent être écartées, dans la mesure de leur recevabilité, l'application arbitraire du droit cantonal n'étant pas motivée de manière conforme aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant soutient en vain qu'il aurait un autre domicile que celui de son épouse indépendamment d'une procédure de séparation. En effet, l'existence d'un domicile autre ne ressort pas des faits de l'arrêt attaqué et le recourant ne démontre pas que les conditions de l'art. 97 al. 1 LTF pour compléter l'état de fait dudit arrêt seraient réunies, en particulier que son épouse aurait confirmé que les conjoints n'étaient pas séparés mais avaient constitué des domiciles séparés. Le recourant objecte en vain également que la raison qui a poussé le couple à ce que l'épouse conserve son domicile dans la commune de B.________ se trouvait dans l'intérêt du fils cadet de terminer ses écoles à B.________. En effet, cela démontre au contraire que le centre de vie de la famille se trouve bien à B.________. Il n'est pas non plus allégué que la fille aînée ne rentre pas le soir à B.________ auprès de sa mère après avoir fréquenté l'établissement scolaire de C.________. Par conséquent, conformément à la jurisprudence, c'est bien le lieu de domicile de la famille du recourant à B.________ qui constitue son domicile fiscal principal; il n'a au surplus pas démontré qu'il exerçait une fonction dirigeante dans un entreprise dont le siège serait ailleurs qu'à B.________. De même, c'est sans succès que le recourant fait valoir qu'il passe énormément de temps à E.________ pour les besoins de son entreprise, puisqu'il a lui-même affirmé qu'il ne passait à E.________ que 50 nuitées sur 180. Enfin, eu égard au principe de rémanence, le fait d'avoir démissionné du club de football de B.________ démontre certes un certain désinvestissement de la commune de B.________, mais n'est pas un élément apte à démontrer un engagement particulier dans la vie associative de E.________ qui lui permettrait de démontrer la constitution d'un nouveau domicile en ce lieu. Le grief de violation de l'art. 3 LHID est par conséquent rejeté.