Citation: 9C_501/2023 E. 7.2

7.2. Invoquant une violation de l'art. 127 al. 1 et 2 Cst., en lien avec les art. 28 et 29 LTour/VS et une constatation arbitraire des faits, la recourante soutient que son assujettissement à une taxe de promotion touristique est illégitime, violerait le principe de la proportionnalité, en lien avec celui de la capacité contributive, et ne tiendrait pas compte des spécificités de son activité déjà très fortement taxée et des coûts d'exploitation qui la distingueraient d'autres services (tels que les boulangeries, commerces d'alimentation, magasins de sport, etc.). Elle fait valoir que la cour cantonale aurait cherché à démontrer que la taxe était "incritiquable" en omettant d'établir que son activité avait un lien avec le tourisme. Les premiers juges se seraient ainsi fondés sur une supposition pour retenir qu'elle profitait du tourisme. En particulier, il ressortirait de sa comptabilité que les paiements en monnaie étrangère étaient marginaux durant les périodes en cause, alors que les paiements effectués au moyen de la carte de crédit "B.________" - en possession de la clientèle locale - représentaient la moitié des transactions. Rien ne justifierait qu'elle s'acquittât d'une taxe de base identique à celles d'autres acteurs économiques exerçant des activités absolument incomparables sur le plan de la valeur ajoutée ou de la marge commerciale. Enfin, elle affirme que le chiffre d'affaires ne saurait être une donnée représentative pour le calcul de la taxe complémentaire étant donné son domaine d'activité fortement taxé. Le facteur de marge ne tiendrait également absolument pas compte des particularités de son activité. Enfin, cette taxe créerait un biais concurrentiel avec les stations de service de plaine.