Citation: 5A_125/2019 E. 6.3.2

6.3.2. En l'espèce, selon les calculs effectués par la juridiction précédente, lesquels n'ont pas valablement été remis en cause (cf. supra consid. 2.2 et 5.4), l'intimé, qui a versé un capital de 150'000 fr. à son ex-épouse et puise actuellement dans sa fortune pour payer la pension post-divorce, disposera d'une fortune d'environ 50'000 fr. au moment de sa retraite. Compte tenu de ce montant peu élevé, la cour cantonale n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en n'exigeant pas de l'intimé qu'il continue à utiliser sa fortune pour verser une rente viagère à la recourante. Par ailleurs, dans la mesure où il est recevable (cf. supra consid. 2.2), l'argument de l'ex-épouse selon lequel elle bénéficiera d'une rente AVS quasiment inexistante et d'avoirs de prévoyance peu importants ne peut être suivi. En effet, la recourante n'a, selon les constatations de fait de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1), pas établi le montant de sa future rente AVS. Elle perd au demeurant de vue qu'en cas de divorce, les revenus réalisés par les conjoints pendant les années de mariage sont répartis et attribués pour moitié à chacun des époux pour le calcul des rentes (art. 29 quinquies al. 3 let. c LAVS; cf. ég. art. 29 ter al. 2 lit. b LAVS; ATF 141 III 465 consid. 3.2.1). Elle a en outre reçu la moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés par l'intimé durant le mariage. Enfin, s'il est vrai que les charges que l'ex-époux doit assumer en Italie sont moins élevées que celles de l'ex-épouse, celle-ci ne démontre pas qu'au moyen des prestations qu'il percevra du fait de sa retraite - dont le montant n'a nullement été établi (cf. supra consid. 2.2) -, l'intimé serait en mesure de lui verser une pension en sus de la couverture de ses propres charges. Au vu de ce qui précède, le grief de la recourante doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.