Citation: 8C_465/2024 E. 7.3

7.3. La cour cantonale a examiné l'aptitude au placement du recourant à l'aune du calendrier des cours, d'une part, et de sa volonté à renoncer à ces cours, d'autre part. Sur la base des pièces au dossier, elle a considéré que le recourant n'avait pas déposé de demande de plan d'études personnalisé ni n'avait montré sa volonté de renoncer en tout temps à sa formation pour prendre un emploi. En effet, au cours de la procédure administrative, il avait uniquement mentionné la possibilité de demander un plan d'études personnalisé. Contrairement à ce qu'il soutient, sa lettre du 27 septembre 2023 n'y fait pas exception ("[...] je pourrai en discuter avec l'administration de mon école et le plan de mes études pourra être adapté en conséquence"; "[...] je peux demander à l'école d'adapter mon plan d'études [...]"; "[...] je suis prêt à accepter le travail à 50 % qui me sera proposé et à adapter en même temps mon plan d'études en conséquence."). Il n'y mentionne au demeurant pas "renoncer aux études" comme il l'allègue dans son recours. Aussi, si le recourant a déclaré être disponible à 50 % et être prêt à adapter son plan d'études, il n'a effectivement pas pris de mesures concrètes démontrant son intention de mettre un terme à sa formation du jour au lendemain pour débuter une activité. Ses arguments ne suffisent pas à établir qu'il avait la volonté de prendre un emploi durable à 50 %, ni qu'il était en mesure de le faire, d'autant que la Haute école C.________ avait attesté que "le cursus en communication visuelle n'offre malheureusement pas comme dans bien d'autres filières HES un cursus à temps partiel". Par ailleurs, si la Haute école C.________ a indiqué que la formation pouvait être adaptée, elle n'a pas confirmé qu'une telle adaptation permettrait au recourant de travailler à 50 % durant sa formation. Enfin, hormis le fait que les étudiants de première année n'avaient pas de cours entre 18h et 20h - cette plage horaire concernait uniquement les étudiants de deuxième année -, le recourant ne conteste pas les constatations des premiers juges quant au fait que le calendrier hebdomadaire prévoyait 40 heures de cours en présentiel, dispensés du lundi au vendredi. Partant, il ne démontre pas l'arbitraire relatif au constat qu'il ne serait pas en mesure de prendre un emploi durable à 50 %.