Citation: 2P.122/2006 26.09.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 III 291 consid. 1 p. 292). 1.1 Après la fixation par le Service cantonal des montants dus selon l'arrêt du Tribunal administratif du 16 août 2005, les intéressés auraient pu attaquer directement devant le Tribunal fédéral le refus de prestations résultant du premier arrêt du Tribunal administratif, du 16 août 2005, comme l'autorité de céans le leur avait indiqué au considérant 2.3 de son arrêt précité du 29 septembre 2005; en effet, dans son arrêt du 16 août 2005, le Tribunal administratif avait statué définitivement (jugement partiel, cf. ATF 116 II 80 consid. 2b p. 82), sur la date à partir de laquelle des prestations étaient dues aux recourants. Ceux-ci ont cependant saisi à nouveau le Tribunal administratif qui n'est pas entré en matière, après avoir examiné leur mémoire non seulement comme un nouveau recours, mais encore comme une demande de révision de son premier arrêt, du 16 août 2005. 1.2 Formellement, les conclusions du présent recours ne visent que l'arrêt du Tribunal administratif du 28 mars 2006. Sur ce point, on peut douter que la motivation des recourants réponde aux exigences strictes de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, selon lequel l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilité - contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. De toute façon, on ne voit pas qu'il y ait violation de droits constitutionnels des recourants dans la mesure où le Tribunal administratif n'est pas revenu sur son premier arrêt du 16 août 2005. En effet, il n'existait pas de faits nouveaux le justifiant et, dans son arrêt précité du 29 septembre 2005, le Tribunal fédéral n'avait pas exigé un réexamen du premier arrêt du Tribunal administratif, du 16 août 2005. Il y a donc lieu d'écarter le présent recours, en tant qu'il s'en prend à l'arrêt du Tribunal administratif du 28 mars 2006. 1.3 Matériellement, et pour l'essentiel, le présent recours s'en prend au premier arrêt du Tribunal administratif, du 16 août 2005, soit au refus de prestations pour la période allant de l'année scolaire 1995-1996 au 31 décembre 1998. On peut déduire de la motivation du recours que les intéressés demandent l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du 16 août 2005. Ce serait faire preuve de formalisme excessif que de déclarer le recours tardif dans la mesure où les recourants ont saisi à nouveau le Tribunal administratif sans que cela soit nécessaire.