Citation: 4A_323/2016 E. 7

Celle-ci a acquis la personnalité juridique dès son inscription sur le registre du commerce le 27 mai 2008 (art. 779 al. 1 CO). A titre d'associés gérants, A.________ et B.________ ont été dès cette date investis du pouvoir de la représenter (art. 814 al. 1 CO), c'est-à-dire de conclure des contrats en son nom et pour son compte conformément à l'art. 32 al. 1 et 2 CO. Selon ces dernières dispositions, les droits et les obligations dérivant d'un contrat fait au nom d'une autre personne par un représentant autorisé passent au représenté (al. 1); lorsque le représentant ne s'est pas fait connaître comme tel au moment de la conclusion du contrat, le représenté devient néanmoins directement créancier ou débiteur du cocontractant s'il était à celui-ci indifférent de traiter avec l'un ou avec l'autre (al. 2). Des pourparlers se sont poursuivis entre le défendeur et les associés gérants encore après le 27 mai 2008, et au plus tôt jusqu'au 17 juin 2008 où de la correspondance était encore échangée au sujet de la rémunération des services attendus. A.________ a alors expressément désigné la demanderesse comme créancière de cette rémunération. Le défendeur n'a soulevé aucune objection à ce propos. En réalité, pour autant que la soirée fût effectivement organisée par ses deux interlocuteurs, il lui était de toute évidence indifférent de conclure à cette fin un contrat avec une société commerciale gérée par eux plutôt qu'avec eux personnellement. Il est possible qu'après l'inscription de la demanderesse sur le registre du commerce, ses associés gérants n'aient pas clairement ni systématiquement mentionné qu'ils traitaient désormais en son nom. Néanmoins, parce que cela n'était pas important pour le défendeur, ils ont valablement représenté cette société au regard de l'art. 32 al. 2 CO (cf. ATF 117 II 387 consid. 2a p. 389). Pour le surplus, en tant que des accords contractuels sont peut-être venus à chef déjà avant le 27 mai 2008, le défendeur a tacitement accepté la substitution de la demanderesse à ses associés gérants (cf. arrêts 4A_313/2014 du 9 septembre 2014, consid. 3; 1.2; 4A_79/2010 du 29 avril 2010, consid. 2.4, SJ 2010 I 459 concernant les transferts de contrats). Par suite, la demanderesse est créancière de l'ensemble des prétentions consécutives à leurs services afférents à la soirée du 5 juillet 2008, et elle a qualité pour les faire valoir en justice.