Citation: 4A_233/2019 E. 3.1

3.1. L'autorité précédente a retenu que les parties avaient été liées par un contrat de mandat à titre onéreux. Elle a noté que la rémunération de l'appelant était conditionnée à l'ouverture d'un bureau régional de l'intimée au Soudan. Cette condition suspensive (art. 151 CO) ne s'étant pas réalisée, le recourant n'a - de l'avis de la juridiction précédente - droit ni au défraiement des frais engagés, ni à la rémunération de son activité d'intermédiaire ou de futur potentiel directeur dudit bureau. S'agissant de l'art. 156 CO, la cour cantonale a estimé que l'application de cette disposition présupposait un lien de causalité adéquate entre le comportement contraire à la bonne foi et le défaut de réalisation de la condition. Elle a établi que l'intimée a apporté des modifications au titre et à la rubrique " définitions " de la convention à la suite de la signature de l'accord de siège et que le gouvernement soudanais a refusé ces modifications et déclaré renoncer à la création du bureau régional. Constatant que ce n'est pas l'intimée mais bel et bien les autorités soudanaises qui ont mis un terme au projet, l'autorité précédente n'a discerné aucun comportement déloyal ni contraire aux règles de la bonne foi de l'intimée. Elle a estimé, de plus, que l'intimée ne s'était jamais engagée à faire aboutir le projet de création d'un bureau et que la simple expectative du recourant d'être engagé comme directeur de ce bureau n'était pas suffisante pour retenir une violation des règles de la bonne foi. Pour le surplus, elle a estimé qu'il ne ressortait pas de la procédure pour quels motifs les autorités soudanaises ont décidé d'abandonner le projet en cause.