Citation: U 104/00 15.09.2000 E. 3

3.- Les premiers juges ont correctement rappelé les règles jurisprudentielles applicables en matière de causalité naturelle, de sorte qu'il peut y être renvoyé. a) Pour l'essentiel, la recourante leur reproche d'avoir écarté sans motif valable les conclusions de ses médecins traitants, les docteurs H.________ et D.________, de même que celles des neurologues et du neuropsychologue des HUG (consultés par la recourante à la demande du docteur H.________), au profit de celles des docteurs J.________ et F.________. Ce grief n'est pas fondé. b) Désignés d'entente entre les parties comme experts, les docteurs J.________ et F.________ ont en effet rendu des conclusions dont la valeur probante n'est pas contestable, dès lors qu'elles sont fondées sur une anamnèse détaillée et des examens complets et qu'elles prennent pleinement en considération les plaintes de l'assurée et les autres avis médicaux au dossier (cf. ATF 125 V 352 consid. 3, 122 V 160 consid. 1c et les références). Selon les deux experts, les atteintes à la santé physique (docteur J.________) et psychique (docteur F.________) dont souffre actuellement la recourante ne sont pas en relation de causalité avec l'accident. Plus spécifiquement, le docteur J.________ a précisé que si le syndrome d'ESP n'était pas retenu par le spécialiste en psychiatrie, dont il avait réservé l'appréciation, on ne pourrait considérer que le syndrome fibromyalgique et l'état anxio-dépressif sont en relation de causalité avec l'accident. Or, le docteur F.________ a exclu sans ambiguïté tout trouble de l'adaptation post-traumatique et tout lien de causalité naturelle entre les affections psychiques actuelles de la recourante et l'événement accidentel du 19 décembre 1995. L'avis du docteur H.________, exprimé par lettre du 21 octobre 1998 au docteur F.________ - selon lequel le rapport de l'expert était en totale contradiction avec celui des neurologues des HUG et devrait être considéré comme «irrecevable», si l'IRM pratiquée le 29 septembre 1998 mettait en évidence d'éventuelles lésions post-traumatiques au niveau temporal gauche - n'est plus déterminant dès lors que l'IRM n'a permis de déceler aucune anomalie. Au contraire, les résultats de l'IRM renforcent encore, si besoin était, la valeur probante des conclusions du docteur F.________ au détriment de celles du docteur H.________ et des neurologues des HUG, les docteurs B.________ et E.________ (dont le rapport, au demeurant, est très peu motivé). Par ailleurs, l'existence d'une éventuelle atteinte aux structures temporales gauches, suspectée par le docteur M.________, a également été infirmée par les résultats de l'IRM du 29 septembre 1998. Quant au rapport de la doctoresse D.________ du 26 no- vembre 1996, il n'est pas motivé, ce médecin se bornant à répondre par un (voire deux) mots aux questions du mandataire de la recourante. Dans ces circonstances, l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 19 décembre 1995 et les troubles physiques et psychiques présentés par la recourante au-delà du 31 août 1998 (date se situant à michemin entre celles des deux rapports d'expertise) n'est pas établie. Sur le vu de ce qui précède, le recours est mal fondé.