Citation: 1C_469/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, les recourants soutiennent d'abord que le préavis du SABRA reposerait sur une version antérieure du projet dans laquelle la PAC était située à un autre endroit. Ce grief doit être d'emblée rejeté. En effet, le SABRA a expressément relevé que la PAC n'était plus prévue au même endroit que précédemment: elle se situait désormais au sous-sol dans le local "chaufferie", côté sud alors qu'elle était prévue auparavant dans le local "chaufferie", côté nord. Il a aussi souligné que l'étude acoustique aurait dû être actualisée, raison pour laquelle il a imposé la production d'un rapport acoustique 30 jours avant le début des travaux. Les recourants ne peuvent dès lors pas faire valoir que le préavis reposerait sur la version antérieure du projet. Les recourants prétendent ensuite qu'une modification de l'emplacement de la PAC nécessiterait une révision ou une annulation de l'autorisation de construire. A nouveau, ils ne peuvent pas être suivis puisqu'en l'espèce l'autorisation de construire litigieuse est particulière en ce sens qu'elle prévoit que le déplacement en sous-sol de la PAC du local "chaufferie" nord au local "chaufferie" sud devra être contrôlé par le SABRA avant le début des travaux. Si après examen des documents transmis au SABRA, il s'avérait que les conditions liées à la PAC n'étaient pas remplies, la constructrice devrait alors déposer une demande d'autorisation complémentaire conformément à l'art. 10a du règlement d'application de la loi sur les constructions et les installations diverses du 27 février 1978 (RCI; RSG L 5 05.01).