Citation: 5A_659/2024 E. 9.1

9.1. Selon l'arrêt entrepris, la juge civile avait retenu, sur la base en particulier des déclarations du témoin H.________ et de celles du recourant lui-même, que ce dernier avait tout au plus remis une partie de son salaire, à savoir 1'500 fr., à ses parents, de 1993 à 1998, afin de participer aux frais de la communauté familiale élargie, précisant que le recourant n'avait pas été à même de fournir des justificatifs complets pour établir une durée de vie commune plus longue et une contribution financière plus conséquente. Le recourant ne parvenait pas à démontrer que la juge civile avait établi les faits de manière erronée s'agissant de l'ampleur de sa contribution, ce d'autant moins qu'elle correspondait au montant articulé dans son mémoire de demande du 21 juin 2021. L'on ne pouvait en effet pas considérer comme inexact le constat selon lequel il était peu crédible que le recourant avait remis l'entier de son salaire, de l'ordre de 6'000 fr., à ses parents, dès lors que ceux-ci étaient particulièrement et régulièrement généreux avec leurs enfants, ce que ces derniers admettaient, puisqu'ils étaient suffisamment à l'aise financièrement pour se le permettre compte tenu de leurs revenus et fortune. Il s'agissait également de ne pas perdre de vue les montants articulés dans la présente procédure, qui s'élevaient à plusieurs dizaines de milliers de francs. Du reste, le recourant reconnaissait lui-même que le montant de 1'500 fr. représentait " une aide moyenne ", qu'il avait dû " estimer (...) afin d'articuler une prétention ", qu'il " [était] compliqué de fixer le montant précis [qu'il avait] apporté " et qu'il n'était qu'en mesure d'affirmer que sa contribution avait été " importante ". Aussi, le recourant ne cessait de marteler que l'aide qu'il avait apportée à ses parents était plus conséquente que celle de ses soeurs, dès lors qu'elles avaient quitté le nid familial avant lui. Or, si durant cette période il avait certes contribué en partie aux frais du ménage, il n'en demeurait pas moins que cette cohabitation lui avait indubitablement permis de réaliser certaines économies en contrepartie; du moins, il n'établissait aucunement qu'il avait été placé dans une situation défavorable par rapport à ses soeurs. Au contraire, le nombre d'années passées aux côtés de ses parents, qui pouvaient se prévaloir d'une bonne situation financière, sans devoir payer de loyer et de pension, parlait plutôt en faveur d'un bénéfice que d'un sacrifice. Partant, l'aide financière apportée par le recourant à ses parents n'apparaissait pas supérieure aux avantages dont il avait bénéficié en faisant ménage commun avec eux durant plusieurs années après avoir atteint sa majorité. La question de la durée durant laquelle le recourant avait vécu avec ses parents pouvait demeurer ouverte, dès lors qu'aucune indemnité équitable au sens de l'art. 334 CC ne devait être reconnue.