Citation: 4A_459/2021 E. 6.1

6.1. La dernière branche de griefs porte sur l'appréciation des preuves censées établir les frais de déplacements professionnels du recourant et l'usure de son véhicule. La Cour cantonale a brandi les motifs suivants: L'employé utilisait son véhicule privé pour ses déplacements professionnels à l'extérieur de Genève. - Cela étant, il n'avait pas prouvé avoir parcouru 62'000 km pendant qu'il était employé au bureau de Genève: d'une part, le prétendu kilométrage du véhicule au début de cette période datait en réalité du 22 novembre 2016, soit près de deux mois avant son engagement, et l'on ignorait les kilomètres parcourus dans l'intervalle. D'autre part, la pièce censée démontrer le kilométrage du véhicule à la fin des rapports contractuels consistait en une photographie non datée d'un tableau de bord, dont rien n'indiquait qu'il concernât le véhicule de l'employé. - Quand bien même il aurait parcouru une telle distance, l'employeuse ne répondrait que des frais imposés par l'exécution du travail. Or, le kilométrage allégué incluait les trajets privés, accomplis entre son domicile et son lieu de travail ou lors des week-end et vacances. Le travailleur n'avait fourni aucun élément permettant de déterminer même approximativement la proportion d'utilisation du véhicule à titre professionnel, respectivement à des fins privées. - Enfin, il réclamait une indemnité d'usure sans se fonder sur des données valables. Le montant allégué de 70 centimes par kilomètre, retenu pour les déductions fiscales, intégrait non seulement l'usure du véhicule, mais aussi l'essence et les frais courants; or, la banque avait indemnisé séparément les frais d'essence, de sorte que ce chiffre ne pouvait servir de base de calcul.