Citation: 1C_307/2019 E. C

Le 31 août 2017, A.________ a requis du conseil communal une prolongation de deux ans de la durée de validité de l'autorisation du 10 juillet 2014, "alternativement, de faire bénéficier celle-ci de l'application de l'art. 53 al. 3 de l'ordonnance du 2 octobre 1996 sur les constructions (aOC) ", abrogée le 1 er janvier 2018 par l'ordonnance homonyme du 22 mars 2017 (OC; RS/VS 705.100). A.________ soutenait en substance que l'art. 53 al. 3 aOC "prescrivait clairement que la validité pour une autorisation de construire relative à un ensemble de constructions était de cinq ans", et non de trois ans, de sorte qu'une décision devait être rapidement prise s'agissant de sa demande de prolongation. Par décision du 12 octobre 2017, le conseil communal a refusé la prolongation requise au motif, notamment, d'un changement de circonstances depuis la délivrance de l'autorisation de construire, à savoir l'affectation des parcelles concernées en zone réservée. Le 13 novembre 2017 A.________ a recouru contre cette décision devant le Conseil d'E tat. Le 27 novembre 2017, le conseil communal a interdit la poursuite de travaux lancés sur le site du projet. Le 28 novembre 2017, il a informé les propriétaires que l'ordre d'arrêt des travaux avait été décidé parce que la parcelle n o 2421 n'avait pas été acquise et réunie à leurs biens-fonds, contrairement à ce qu'imposait l'autorisation du 11 juillet 2014. A.________ n'a pas attaqué cette décision. Le 20 mars 2018, le Tribunal des districts d'Hérens et de Conthey a rendu contre A.________ un jugement de faillite demeuré inattaqué.