Citation: U 4/03 03.03.2004 E. 4.1

4.1. En l'espèce, tous les critères permettant de conférer au rapport d'expertise du docteur H.________ une pleine valeur probante sont réunis. Les conclusions de l'expert reposent en effet sur une étude fouillée de l'ensemble des pièces médicales au dossier ainsi que sur un examen clinique approfondi, complété par un examen radiographique, des deux genoux de l'assuré; les plaintes de ce dernier ont également été prises en considération. C'est à tort que la recourante reproche au docteur H.________ de n'avoir pas tenu compte des troubles dégénératifs constatés aux deux genoux à l'issue de l'examen IRM du 19 juillet 1993 car il en a fait expressément état dans son rapport. De même, on ne peut suivre la recourante lorsqu'elle prétend que ce rapport comporte des conclusions contradictoires. Le docteur H.________ a très clairement indiqué qu'il proposait deux versions opposées, mais tout aussi plausibles l'une que l'autre, des circonstances pouvant être à l'origine de l'état actuel. Ce faisant, il ne s'est pas contredit; au contraire, il s'est tenu à son rôle d'expert qui consiste à apprécier la causalité d'un point de vue strictement médical. Il appartient en définitive à l'administration (ou au juge en cas de recours) de tirer les conséquences des considérations de l'expert en ce qui concerne la règle du degré de vraisemblance prépondérante (voir arrêt W. du 30 août 2001, U 506/00). Cela étant, il convient d'examiner si, au regard de l'ensemble des preuves, les premiers juges étaient fondés à retenir, au degré de la vraisemblance prépondérante, l'existence d'un lien de causalité entre l'accident assuré et les troubles du genou gauche de B.________.