Citation: 5A_818/2022 E. 1

Les recourants ont déposé un recours non intitulé. Cette omission ne leur nuit pas dans la mesure où le Tribunal fédéral examine d'office et avec un plein pouvoir d'examen la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 146 I 126 consid. 1; 143 III 140 consid. 1 et les références; arrêt 5A_627/2021 du 20 décembre 2021 consid. 1). L'arrêt attaqué a pour objet une affaire non pécuniaire sujette au recours en matière civile (art. 72 al. 2 ch. 6 LTF). Interjeté en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme prévue par la loi (art. 42 al. 1 LTF), le recours est dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) prise par un tribunal cantonal supérieur statuant en dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), de sorte que le recours en matière civile est en principe ouvert. Selon l'art. 76 al. 1 LTF, a qualité pour former un recours en matière civile quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a) et est particulièrement touché par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à son annulation ou sa modification (let. b). Il incombe à la partie recourante d'alléguer les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir au Tribunal fédéral selon l'art. 76 LTF, lorsqu'ils ne ressortent pas à l'évidence de la décision attaquée ou du dossier de la cause (ATF 145 I 121 consid. 1; 141 IV 1 consid. 1.1; 138 III 537 consid. 1.2). En l'occurrence, les parents exercent un recours " en leur nom ainsi qu'au nom de leurs enfants mineurs [...] ". À la lecture de l'arrêt attaqué, il apparaît que la condition prise de la participation à la procédure devant l'autorité précédente (let. a) fait défaut en ce qui concerne les enfants. Au surplus, les parents n'exposent pas en quoi le présent recours serait recevable au nom de ceux-ci, sur lesquels ils détiennent l'autorité parentale. Le recours est en conséquence irrecevable en tant qu'il est interjeté au nom et pour le compte des enfants. Pour leur part, les parents ont pris part à la procédure en qualité de recourants devant la Chambre des curatelles et ont été déboutés, de sorte qu'ils ont un intérêt à l'annulation ou la modification de la décision entreprise. Il s'ensuit qu'ils ont qualité pour former un recours en matière civile au sens de l'art. 76 al. 1 LTF.