Citation: 1B_340/2013 E. A

Dans le cadre de l'enquête pénale pour infraction grave à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les psychotropes (LStup ou loi sur les stupéfiants; RS 812.121) et infraction à la législation sur les armes (PE 13.010702), A.________, entendu à plusieurs reprises, a notamment reconnu avoir acheté, ainsi que vendu de la marijuana, des ecstasies et de la cocaïne. Il a été procédé à des perquisitions et saisies, ainsi qu'à différentes auditions de tiers, que ce soit en qualité de prévenus ou de personnes appelées à fournir des renseignements. A la suite de l'interpellation de A.________ par la police le 31 mai 2013 et de la requête du Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après: Tmc) l'a placé, par décision du 1 er juin 2013, en détention provisoire jusqu'au 31 août 2013, retenant l'existence d'un risque de collusion. Cette décision a été confirmée par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois le 19 juin 2013. Le 28 août 2013, le Tmc a prolongé, sur demande du Procureur, la détention provisoire jusqu'au 30 novembre 2013, au motif que le risque de collusion demeurait entier au regard des nouveaux faits ressortant de la procédure en cours, dont la mise en cause d'un dénommé "B.________". Cette autorité a par ailleurs retenu que le prévenu faisait l'objet d'une autre enquête pour infraction grave à la loi sur les stupéfiants pour un trafic de marijuana, de cocaïne et d'héroïne dans la région de Bâle-Campagne, instruction dont la compétence avait été attribuée au canton de Vaud et dans laquelle la première audition du prévenu était fixée au 28 août 2013 (PE 13.005212). Le Tmc a enfin estimé qu'aucune mesure de substitution ne permettait de palier ce risque et que la durée de la détention - même majorée de celle de la prolongation - restait proportionnelle par rapport à la peine encourue.