Citation: 6B_1051/2008 23.03.2009 E. 4.3

4.3.1 En l'occurrence, il est constant que le recourant qui se présentait à l'entrée du giratoire de Malley, a remarqué le véhicule conduit par C.________ qui circulait dans le rond-point et progressait dans sa direction. Ce nonobstant, il s'est engagé dans le carrefour, contraignant ce dernier à ralentir brusquement jusqu'à s'immobiliser en plein giratoire. X.________ ne conteste pas ces faits qui sont au besoin corroborés par ses propres déclarations à la police municipale (cf. constat d'accident du 4 janvier 2008); en effet, celles-ci établissent qu'après s'être engagé dans le giratoire, il a subitement aperçu le véhicule de C.________ qui se trouvait à la hauteur de son coffre. Le temps et l'espace ont ainsi manifestement manqué pour assurer une insertion fluide du véhicule du recourant dans le giratoire. A l'évidence, celui-ci a précipité sa manoeuvre et, ce faisant, gêné C.________ dans la conduite de son véhicule au sens de la jurisprudence rappelée ci-dessus. 4.3.2 Cela étant, le recourant ne saurait se disculper en invoquant le principe de la confiance au motif que C.________ aurait changé de voie dans le giratoire sans signaler sa nouvelle direction et qu'il aurait ainsi enfreint les règles de la circulation routière de manière imprévisible (cf. art. 26 LCR et ATF 120 IV 252 consid. 2d/aa p. 254). Selon les constatations cantonales, A.________ était en effet immobilisé sur la présélection gauche parallèlement au recourant pour permettre à C.________ de poursuivre sa route et attendait le passage de ce dernier avant de s'engager dans le rond-point. Dès lors que les intentions de C.________ ont été clairement identifiées par A.________, on ne voit pas qu'elles n'aient pas été reconnaissables par X.________.