Citation: 6B_957/2021 E. 2.6.2

2.6.2. Selon la recourante, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que la cohérence de ses déclarations avait été mise à mal par plusieurs éléments ressortissant du dossier. En particulier, il aurait été arbitraire de retenir que son comportement après les faits dénoncés était en contradiction avec l'état dans lequel ceux-ci l'avaient plongée. Selon elle, la cour cantonale aurait omis de retenir que le rapport médical indiquait également qu'elle montrait des signes d'amnésie au moment de la consultation. Elle affirme que cette amnésie serait à même d'expliquer son attitude les 24 heures après les actes dénoncés, à savoir le fait qu'elle soit restée dormir chez l'intimé et qu'elle lui avait écrit pour le remercier pour le moment passé entre amis. Contrairement à ce que semble prétendre la recourante, le rapport médical ne fait aucunement état d'un diagnostic d'amnésie, mais se limite à retranscrire ses propos s'agissant de son absence de souvenir d'agression sexuelle (cf. dossier cantonal, pièces n° s 4011 et 4016; art. 105 al. 2 LTF). Au demeurant, quand bien même la recourante aurait présenté des signes cliniques d'amnésie, ces derniers ne sauraient expliquer son comportement. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que le message de remerciement agrémenté de symboles à fort caractère positif avait été envoyé vers 19h15. Or, ce jour-là, déjà dans l'après-midi, elle "avait vraiment l'impression d'avoir été droguée à son insu" et "avait un mauvais sentiment par rapport à ce qu'il s'était passé chez [l'intimé]" (cf. arrêt attaqué, p. 2). Elle avait même expliqué qu'au moment de la rédaction de son SMS, elle était déjà préoccupée de ce qu'il s'était passé et qu'elle considérait avoir été trahie par l'intimé. Ainsi, même face à une absence de souvenir précis de la soirée, le fait que la recourante reconnaisse qu'elle avait déjà le sentiment d'avoir été trahie par l'intimé et d'être préoccupée par ce qu'il s'était passé suffit à écarter son argument selon lequel son amnésie expliquerait son comportement des 24 heures après les faits. En outre, la recourante perd de vue que la cour cantonale ne s'est pas fondée uniquement sur son comportement 24 heures après les faits dénoncés. Elle a également retenu que son initiative, quatre jours après les faits, consistant en une proposition d'activité commune avec l'intimé dans une autre ville interpellait.