Citation: 6B_336/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant conteste également les faits survenus le 7 décembre 2021. L'intimée a déclaré que le recourant l'avait informée de son projet d'apporter une arme au domicile familial, appartenant à son père décédé. Elle a expliqué qu'il l'avait exhibée lors d'un téléphone en visioconférence. Lors de cette communication, il lui avait dit qu'il ramènerait l'arme à leur domicile pour l'hypothèse où "un voisin les faisait chier". À l'appui de ses déclarations, l'intimée a produit une capture d'écran, où on peut voir le recourant tenir "une vieille crosse" appartenant à son père. La cour cantonale a retenu qu'il était hautement vraisemblable, vu le climat conflictuel au sein du couple, que le recourant ait voulu effrayer son épouse, en lui présentant une arme et en laissant entendre qu'il n'hésiterait pas à en faire usage envers un voisin, a fortiori envers toute personne s'opposant à lui, notamment l'intimée. Elle a écarté les déclarations du recourant, qui avait affirmé qu'il avait montré la crosse à son épouse pour lui rappeler des souvenirs; le souvenir en question était une visite à "Europapark" où il y avait un stand avec des déguisements et des armes. Dans son argumentation, le recourant fait notamment valoir que la police n'a trouvé aucune arme à son domicile, que l'intimée n'a déposé une plainte pénale pour ces faits que lors de son audition à la police en date du 22 janvier 2022, ce qui montrerait qu'elle n'a pas été réellement effrayée, que les déclarations de l'intimée comportaient de nombreuses contradictions, alors que sa version des faits, selon laquelle il a voulu évoquer à sa femme le souvenir d'un week-end commun à "Europapark" en exhibant la crosse du vieux fusil de chasse de son père, était cohérente et absente de toute contradiction. Cette argumentation, largement appellatoire, ne satisfait pas aux exigences de motivation posées à l'art. 106 al. 2 LTF, et, partant, est irrecevable. Le raisonnement de la cour cantonale n'est pour le surplus pas entaché d'arbitraire. Celle-ci pouvait, sans arbitraire, se fonder sur les déclarations de l'intimée, le climat familial et la capture d'écran pour retenir que le recourant avait menacé l'intimée et écarter les déclarations du recourant qui sont effectivement peu convaincantes.