Citation: U 430/04 14.04.2005 E. 3

Dans un premier temps, il convient de se demander si les troubles consécutifs à l'accident sont constitutifs d'un traumatisme de type «coup du lapin», comme l'allègue le recourant. D'une part, les médecins ayant examiné le recourant après son accident ont constaté l'absence de trouble neurologique et de suite médico-chirurgicale au traumatisme physique (rapport du docteur W.________ du 5 février 2001 et des doctoresses K.________ et O.________ du 9 mai 2001). D'autre part, il ressort des avis médicaux au dossier que les affections du recourant ne correspondent que très partiellement au tableau clinique typique d'un traumatisme de type «coup du lapin» constitué par le cumul de plaintes, tels que maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration et de la mémoire, nausées, fatigabilité accrue, troubles de la vision, irritabilité, labilité émotionnelle, dépression, modification du caractère, etc. En effet, les éléments suivants sont apparus: agitations, tremblements, pleurs, troubles du sommeil, nervosité, anxiété, état dépressif. Il en découle que c'est à juste titre que la juridiction cantonale n'a pas jugé le cas à la lumière de la jurisprudence applicable en matière de traumatisme de type « coup du lapin ». En revanche, il est constant que le recourant présente des affections psychiques en relation de causalité naturelle avec l'accident du 9 janvier 2001.