Citation: 1C_92/2020 E. A

Les 30 juin et 27 août 1969, la Commission cantonale des constructions du canton du Valais et l'Administration communale de Grimisuat ont accordé à C.________ les autorisations de construire requises pour la réalisation d'une maison familiale sur ce qui constitue actuellement la parcelle n° 1958. Les 29 avril et 7 mai 1982, ces mêmes autorités l'ont autorisé à construire une cave et un garage en limite de propriété. Le plan de situation établi le 1 er octobre 1982 en vue de la vente de la parcelle n° 1958 à la société D.________ SA figure un rectangle en pointillé au nord-est de la villa à l'emplacement du couvert qui fait l'objet du présent litige. Le 5 juin 1991, A.________ est devenue propriétaire de la parcelle n° 1958. Le 25 octobre 1995, le Conseil communal de Grimisuat lui a accordé l'autorisation de construire une piscine au sud de sa villa. Le 13 décembre 2007, A.________ a déposé une demande d'autorisation de construire une cave semi-enterrée, qui faisait l'objet de la demande d'autorisation de construire de 1982, entre la villa et le garage, ainsi qu'un porche d'entrée. Etaient joints à la demande un plan de situation qui mentionne le couvert litigieux accolé à la façade nord-est de la villa ainsi qu'un cliché en noir et blanc de cet ouvrage. Le Conseil communal de Grimisuat a délivré l'autorisation de construire requise le 15 janvier 2008. Le 3 septembre 2018, A.________ a déposé une nouvelle demande d'autorisation de construire pour le remplacement du chauffage à mazout de sa villa par une pompe à chaleur installée et la fermeture du couvert existant. Une fenêtre et une porte devaient être également aménagées sur les côtés sud et est de cette annexe. Le 11 octobre 2018, le propriétaire voisin, B.________, a fait opposition à la fermeture du couvert au motif que cet ouvrage avait été construit sans autorisation en limite de sa propriété et a exigé une mise en conformité de la situation actuelle ou une démolition du couvert. Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Grimisuat a accordé à A.________ l'autorisation de remplacer le chauffage à mazout par une pompe à chaleur. Par décision du même jour, il a constaté le caractère illicite du couvert construit sur la parcelle n° 1958 et a renoncé à ordonner sa remise en état pour cause de prescription. Il a en outre précisé que cet ouvrage ne bénéficiera d'aucun droit acquis et qu'aucune reconstruction ne sera autorisée en cas de destruction due à un incendie ou à d'autres catastrophes naturelles. Il a enfin signifié à la requérante que " rien ne pourra être entrepris à l'avenir sur ce couvert, mis à part sa démolition ". Dans une troisième décision, il a refusé l'autorisation de construire sollicitée pour la fermeture du couvert. Le 14 août 2019, le Conseil d'Etat du canton du Valais a rejeté les recours formés par A.________ contre ces deux dernières décisions. Il a constaté que le couvert n'avait fait l'objet d'aucune autorisation de construire, qu'il avait été érigé en limite de propriété en contravention aux règles régissant la distance à la limite et que sa régularisation n'était pas possible de sorte que le refus d'autoriser la modification du couvert et l'ordre de remise en état devaient être confirmés. Par arrêt du 23 janvier 2020, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par A.________ contre la décision du Conseil d'Etat.