Citation: 9C_124/2018 E. 4.2

4.2. Le recourant ne saurait pas non plus être suivi lorsqu'il nie toute valeur à une demande de détection précoce. Une telle demande a précisément pour but de prévenir l'invalidité de personnes en incapacité de travail (art. 3a al. 1 LAI) et informe l'organe d'exécution de l'assurance-invalidité qu'une personne assurée subit une période d'incapacité de travail en raison d'une atteinte à la santé dont la nature et les effets doivent être examinés par l'administration (art. 3c LAI). Par ailleurs, en se limitant à se référer à cette demande et aux certificats médicaux qui y étaient joints, le recourant omet de mentionner qu'il avait pris contact avec la psychiatre traitante de l'assurée, qui l'a alors informé oralement d'une détérioration de l'état de santé de sa patiente, de sorte que l'office AI lui a suggéré d'inviter celle-ci à déposer une demande de prestations AI (note du 27 septembre 2012). Par la suite, la doctoresse D.________ a précisé les diagnostics qui justifiaient selon elle la demande de prestations de sa patiente (cf. avis du 5 juillet 2014). Les critiques du recourant quant à l'absence d'élément objectif pour admettre une incapacité de travail au moment où l'intimée s'est adressée à lui ne sont par conséquent pas pertinentes.