Citation: I 380/05 25.01.2006 E. A

E.________ , né en 1963, travaillait comme maçon pour le compte de «la société X.________ SA». Ayant constaté l'amaigrissement progressif de sa jambe gauche et l'apparition de douleurs au genou, il a consulté divers spécialistes qui l'ont placé en arrêt maladie dès le 1er novembre 2001. Il a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 30 janvier 2002. Au cours de l'instruction du dossier, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'Office AI) a recueilli l'avis du docteur B.________, médecin traitant et interniste FMH. Dans un rapport du 5 février 2002, le praticien a diagnostiqué une hypoamyotrophie sur probables séquelles de poliomyélite entraînant une incapacité totale et définitive de travail dans le métier d'ouvrier. Il estimait toutefois que l'exercice d'une activité adaptée restait exigible. Ses conclusions reposaient sur celles des docteurs R.________, neurologue FMH (examen électromyographique du 5 septembre 2001), S.________, radiologue FMH (imagerie par résonance magnétique du 12 septembre 2001), K.________, service de neurologie de l'hôpital Y.________ (examen électroneuromyographique du 3 octobre 2001), ainsi que A.________ et L.________, clinique de médecine de l'hôpital Q.________ (séjour du 14 au 20 novembre 2001). Le 16 octobre 2002, l'administration a communiqué à l'assuré un projet de décision lui reconnaissant un taux d'invalidité de 19 % ouvrant droit à des mesures d'ordre professionnel, sous forme d'aide au placement, mais pas à une rente. Le médecin traitant ayant annoncé une péjoration de l'état de santé de son patient, l'Office AI a mandaté son centre d'observation médicale de Lausanne (ci-après : COMAI), afin qu'il procède à une expertise pluridisciplinaire. Il ressort du rapport rédigé le 22 décembre 2003 par la doctoresse U.________ médecin interniste, ainsi que par les docteurs H.________, neurologue, et D.________, psychiatre, que l'intéressé a subi des examens rhumatologique (docteur de G.________), neurologique (docteurs K.________ et C.________), psychiatrique (docteur D.________) et orthopédique (docteur R.________). Ces examens ont permis de poser les diagnostics d'atteinte sensitivomotrice du système nerveux périphérique du membre inférieur gauche d'origine indéterminée (G 60.9 CIM-10), de syndrome douloureux de la cheville gauche sur arthrose talo-naviculaire (M 02.97 CIM-10), de retard mental léger (F 70 CIM-10) et de syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4 CIM-10). Les experts ont retenu une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité adaptée. Du point de vue neurologique, la symptomatologie de parésie amyotrophiante contre-indiquait tout travail lourd, la position debout prolongée et les déplacements répétés. Sur le plan rhumatologique et orthopédique, le syndrome douloureux et l'arthrose talo-naviculaire justifiaient une incapacité totale pour les travaux de force ou s'effectuant en position debout. Toutefois, ladite capacité était de 100 % dans une activité sédentaire offrant la possibilité d'alterner les positions (assis/debout) et de se reposer régulièrement. Du point de vue psychiatrique, le syndrome douloureux somatoforme persistant ne possédait pas un caractère invalidant. Seul le retard mental léger risquait de rendre le reclassement professionnel difficile. Par décision du 13 janvier 2004, confirmée sur opposition le 26 mai suivant, l'administration a octroyé à l'assuré des mesures d'ordre professionnel, sous forme d'aide au placement, mais lui a dénié le droit à la rente.