Citation: I 329/01 16.01.2002 E. 3

3.- a) En ce qui concerne le revenu d'invalide, les juges cantonaux ont retenu que le recourant, fort de son expérience et de ses aptitudes professionnelles, serait à même de réaliser un gain annuel de l'ordre de 40 000 fr. en exerçant une activité adaptée, à caractère sédentaire et n'exigeant pas le port de lourdes charges, dans le domaine de la quincaillerie ou de l'informatique. Ils se sont référés à la valeur médiane des revenus d'activités simples et répétitives dans la région lémanique, soit Vaud, Genève et Valais (ESS 1996, TA 13, p. 32, niveau de qualification 4), et ont admis un abattement de 25 % de cette valeur statistique afin de tenir compte du fait qu'une personne atteinte dans sa santé est généralement désavantagée sur le plan de la rémunération par rapport aux autres salariés. Pour sa part, le recourant conteste être à même d'exercer une activité de quincaillier - trop exigeante physiquement - et pouvoir mettre à profit ses connaissances en informatique - aujourd'hui désuètes; il reproche en outre à l'administration et aux premiers juges de s'être référés à des données statistiques sans avoir procédé à un examen concret des activités adaptées qui demeurent à sa portée et des gains qu'il pourrait en retirer en travaillant dans la région où il est domicilié. b) Le recourant ne conteste pas être en mesure d'exercer une activité sédentaire, n'exigeant pas le port de charges excédant 5 à 7 kilos, mais uniquement l'évaluation du revenu qu'il pourrait en retirer. A cet égard, il convient de relever que, disposant non seulement d'une formation de quincaillier et d'opérateur-programmeur, le recourant bénéficie également d'un diplôme d'employé d'administration, de l'expérience acquise durant plus de vingt années passées auprès des Services industriels de X.________ et des connaissances lui permettant de maîtriser la plupart des outils informatiques usuels. On peut ainsi sérieusement douter que le champ des activités lui demeurant accessibles malgré son atteinte à la santé soit limité aux activités simples et répétitives auxquelles se sont référés les premiers juges. Il convient par ailleurs de relever que la seule activité de microfilmage de signatures exercée par le recourant durant l'année 1995 lui assurait un gain mensuel de l'ordre de 4800 francs, correspondant à un salaire annuel brut de plus de 58 000 francs, si bien qu'avec 40 000 francs, sa capacité de gain sans invalidité apparaît largement sous-évaluée.