Citation: 5C.112/2002 27.11.2002 E. 6

Le demandeur soutient enfin que les art. 134, 285 al. 1 et 286 al. 2 CC ont été violés. 6.1 Selon le renvoi de l'art. 134 al. 2 CC, la contribution à l'entretien de l'enfant fixée dans le jugement de divorce ne peut être modifiée qu'aux conditions de l'art. 286 al. 2 CC, ce qui suppose que des faits nouveaux importants et durables surviennent, qui commandent une réglementation différente. La procédure de modification n'a en effet pas pour but de corriger le premier jugement, mais de l'adapter aux circonstances nouvelles intervenant chez les parents ou l'enfant. Pour déterminer si la situation a notablement changé, au point qu'une autre décision s'impose, il faut examiner dans quelle mesure les capacités financières et les besoins respectifs des parties ont évolué depuis le divorce (arrêt 5C.78/2001 du 24 août 2001, publié in Pra 2001 n. 175 p. 1057, consid. 2a et 2 b/bb; ATF 120 II 177 consid. 3a; 120 II 285 consid. 4b p. 292). 6.2 En l'espèce, dès lors que les prétendues violations de l'art. 8 CC et de la maxime inquisitoire de l'art. 145 al. 1 CC ont été exclues (cf. supra consid. 4/5), le Tribunal fédéral doit se fonder sur les faits tels qu'ils ont été constatés dans l'arrêt attaqué (cf. supra consid. 2). Dans la mesure où le demandeur soutient à nouveau ici avoir apporté la preuve de changements notables et durables dans sa situation, il s'écarte de l'état de fait retenu, de sorte que son moyen est irrecevable. Lorsqu'il détaille son salaire et ses charges actuels et les compare à ceux de la mère de l'enfant, suppute les revenus que celle-ci pourrait obtenir et exclut certaines de ses charges, pour conclure qu'elle dispose d'une situation financière plus confortable que la sienne et peut donc subvenir seule à l'entretien de leur fille, le demandeur, d'une part, s'écarte largement des faits constatés dans la décision entreprise, ce qui est inadmissible (art. 55 al. 1 let. c OJ; cf. supra consid. 2), et, d'autre part et surtout, méconnaît les conditions d'application de l'art. 286 al. 2 CC, ainsi que la jurisprudence qui s'y rapporte. Dans la mesure où l'arrêt attaqué retient que le demandeur n'a ni allégué, ni prouvé sa situation financière au moment du prononcé du jugement de divorce, et qu'aucune comparaison n'est donc possible avec ses conditions de vie actuelles, il ne peut y avoir de violation du droit fédéral.