Citation: 2C_531/2022 E. 2.1

2.1. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Les recourants 2 et 3 n'ont qu'un droit de séjour en Suisse dérivé de celui du recourant 1. Il convient donc de raisonner en premier lieu sur la situation de celui-ci. Le recourant 1 invoque, notamment, l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de sa vie familiale en relation avec sa fille de nationalité suisse. Dès lors qu'il n'est pas d'emblée exclu que les conditions de cette disposition soient remplies, il convient d'admettre que le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte en ce qui le concerne, ce qui a pour conséquence que le recours constitutionnel subsidiaire, également déposé par le recourant 1, est irrecevable (art. 113 LTF a contrario). En ce qui concerne les recourants 2 et 3, qui étaient tous les deux mineurs lors du dépôt de leur demande de regroupement familial (cf. ATF 136 II 497 consid. 3.2), on constate que même en cas d'obtention d'une autorisation de séjour par leur père, ils ne bénéficieraient pas d'un droit au regroupement familial, l'art. 44 LEtr (applicable conformément à l'art. 126 al. 1 LEI [RS 142.20]) étant de nature potestative (cf. arrêt 2C_775/2022 du 26 janvier 2023 consid. 3.1). En conséquence, leur recours tombe sous le coup de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. De plus, les griefs ne concernent que le recourant 1 (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 142 I 99 consid. 1.7.1) et le mémoire est dépourvu de conclusions les concernant. Partant, le recours est irrecevable en tant qu'il a trait aux recourants 2 et 3.