Citation: 5C.106/2000 18.08.2000 E. 2

2.- a) L'autorité cantonale a constaté que le demandeur travaillait depuis le 2 juin 1998, en qualité d'ingénieur et moyennant un salaire mensuel brut de 9'800 DM, pour la société Daimler-Benz AG à Stuttgart, étant précisé que ce travail était effectué à distance, l'intéressé devant toutefois se rendre de manière régulière chez son employeur. Le contrat de travail du 27 mai 1998 prévoyait que le demandeur bénéficiait de la couverture des prestations de prévoyance selon l'institution de prévoyance de Daimler-Benz AG. La cour cantonale a relevé que si le demandeur prétendait devoir s'acquitter seul de la totalité des cotisations sociales en France, son employeur ne lui remboursant qu'une partie des sommes ainsi payées, les pièces auxquelles il se référait sur ce point et dont il affirmait les avoir remises au premier juge ne figuraient pas au dossier, de sorte qu'il ne pourrait pas en être tenu compte (arrêt attaqué, p. 3). Dès lors, les juges cantonaux ont déduit du salaire mensuel brut de 9'800 DM, soit un peu moins de 8'000 fr. suisses, 12% de charges sociales estimées pour arriver à un montant de 7'040 fr. (arrêt attaqué, p. 7). Au vu des charges du demandeur, estimées à 3'686 fr. par mois (arrêt attaqué, p. 8), l'autorité cantonale a considéré que celui-ci était encore en mesure de payer le montant, certes très important, de la pension fixée par convention, même s'il était ainsi tenu de verser pour l'entretien de son premier fils un montant considérablement plus élevé que celui qu'il pouvait consacrer à son autre enfant (arrêt attaqué, p. 9). b) Le demandeur reproche principalement à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 280 al. 2 CC, qui soumet les litiges relatifs à l'obligation d'entretien à la maxime officielle, en statuant immédiatement sur l'appel sans mesures d'instruction. En effet, dès lors que les juges cantonaux ont déploré dans leur arrêt que des pièces auxquelles le demandeur s'était référé au sujet de ses cotisations sociales, donc de son revenu effectif, ne figuraient pas au dossier, ils auraient eu l'obligation, en vertu de l'art. 280 al. 2 CC, d'avertir le demandeur que des pièces indispensables à la compréhension de l'affaire manquaient au dossier, et l'inviter à produire les pièces nécessaires. Le demandeur fait en outre grief à la cour cantonale d'avoir violé la jurisprudence du Tribunal fédéral sur l'égalité de traitement entre les enfants d'un même père; en effet, les juges cantonaux ont refusé de modifier la contribution du demandeur à l'entretien de son premier fils lors même qu'ils ont constaté que le demandeur était ainsi tenu de verser pour l'entretien de son premier fils un montant considérablement plus élevé que celui qu'il pouvait consacrer à son autre enfant.