Citation: 2C_125/2025 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la recourante fait valoir qu'en retirant l'effet suspensif à son recours dirigé contre le retrait de l'usage gracieux des installations du centre sportif de Varembé, la décision attaquée lui causerait un préjudice irréparable, dès lors qu'elle ne peut pas se permettre de louer des installations au prix du marché et qu'il serait notoire qu'empêcher un club de foot d'accéder aux infrastructures lui permettant de s'entraîner et de participer aux compétitions en début de saison équivaut à vider celui-ci de sa raison d'être, de ses membres et, partant, de son but. C'est toutefois à juste titre qu'elle n'allègue plus, comme elle l'avait du reste fait sans succès devant l'instance précédente, que le refus de restitution de l'effet suspensif entraînerait sa dissolution forcée. La décision attaquée exposant que la recourante devait répliquer jusqu'au 25 février passé, on ne voit en effet pas que l'impossibilité pour les juniors de l'Association de s'entraîner au sein des installations de Varembé durant le laps de temps qui reste à courir avant que la Cour de justice ne rende un arrêt sur le fond entraîne nécessairement la dissolution de la recourante. Pareille conséquence, hormis une situation d'insolvabilité ou la poursuite d'un but illicite ou contraire aux moeurs n'est du reste nullement prévue par les art. 77 et 78 du code civil (RS 201). Le fait d'être privés temporairement d'entraînement pour les juniors ne constituerait qu'un inconvénient de fait pour la recourante à qui la Ville, consciente du problème, a au demeurant proposé une solution transitoire. Qu'elle ne soit pas idéale aux yeux de la recourante n'est pas déterminant. La recourante échoue par conséquent à démontrer que la décision attaquée lui cause un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF.