Citation: K 116/00 13.02.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, le docteur A.________, médecintraitant, et le docteur B.________, spécialiste en médecine interne et médecin-soignant à la Clinique Y.________, ont déclaré que les troubles de santé de X.________ (bronchite asthmoïde chronique, insuffisance cardiaque, hypertonie, troubles dysrythmiques, début de maladie d'Alzeimer, diabète sucré, difficultés respiratoires et épisodes de désorientation) justifiaient, le 1er juillet 1997, une hospitalisation dans un établissement pour soins aigus (rapports du docteur A.________ des 2 juillet 1998, 3 septembre 1998 et 28 décembre 1999; rapports du docteur B.________ des 31 octobre 1997, 2 février 1998 et 9 juillet 1999). Pour sa part, le docteur U.________, médecin-conseil de la caisse, est d'avis que les soins nécessités par ces affections pouvaient être dispensés dans un home médicalisé, à l'exception des radiographies, pour lesquelles l'assuré aurait, sans difficultés, pu être conduit dans un laboratoire spécialisé (rapports des 17 mai 1998, 18 juin 1999, 29 juin 1999 et 30 mars 2000). b) Selon l'analyse approfondie de la documentation médicale entreprise par le docteur U.________, l'hospitalisation de X.________, le 1er juillet 1997, a été motivée par l'entrée à l'hôpital de son épouse. Aussi bien le rapport d'admission que le rapport de sortie de X.________ font état de considérations sociales. En particulier, lors de l'entrée à la clinique, aucun médicament n'était prévu, ni pour la bronchite asthmoïde, ni pour l'insuffisance cardiaque. De surcroît, dès que l'état de santé de son épouse l'a autorisé, l'assuré a été transféré à son domicile. Les soins et la surveillance que H.________ a dispensés, aussi bien avant qu'après l'hospitalisation de son mari, représentent typiquement des prestations qui peuvent être fournies par un home médicalisé. Or, il résulte d'une déclaration du médecin traitant qu'à l'époque litigieuse cinq places étaient disponibles dans un établissement médico-social à W.________ (lettre du 20 juillet 1999 au Tribunal administratif). Par ailleurs, le dossier médical n'a pas mis en relief un besoin d'hospitalisation qui serait survenu en cours de séjour, en dépit d'une aggravation passagère de l'état de santé de X.________, deux semaines après son entrée à la clinique. De plus, le docteur U.________ a constaté, à la lecture des fiches hospitalières, que durant son séjour, l'assuré s'est souvent absenté de la Clinique Y.________ pour rendre visite à sa femme, qu'il a rarement été examiné par un médecin, et que même dans les périodes où il a présenté des épisodes aigus (douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, chute sans fracture, désorientation), tous les soins administrés à l'hôpital, à l'exception des radiographies, entrent dans les prestations qu'un home médicalisé eût été en mesure de fournir. c) A la lecture du dossier médical, l'appréciation des preuves par les premiers juges n'apparaît pas critiquable. L'état de santé de X.________ ne justifiait, ni le 1er juillet 1997, ni par la suite, une hospitalisation dans un établissement pour soins aigus. Contrairement à ce que prétend la recourante, le fait que le docteur U.________ n'a pas examiné X.________ (décédé peu de temps après sa sortie de l'hôpital) ne permet pas de mettre en cause le bien-fondé des conclusions du médecin-conseil de la caisse, dès lors que celles-ci résultent d'une analyse approfondie et reposent sur l'ensemble des constatations objectives dont fait état le dossier. Dans ce contexte, l'allégation selon laquelle le docteur A.________ n'a pas pas voulu prendre le risque que son patient soit placé dans un établissement médico-social n'est d'aucun secours à H.________, ni d'ailleurs le fait qu'elle n'a pas osé s'opposer à la décision du médecin traitant d'hospitaliser son mari. Vu ce qui précède, X.________ n'avait pas droit aux prestations légales d'hospitalisation pour son séjour à La Clinique Y.________ du 1er juillet au 6 septembre 1997.