Citation: 6B_964/2020 E. B

Par jugement du 29 avril 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement et a confirmé celui-ci. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1985 au Brésil, pays dont il est ressortissant. Il est arrivé en Suisse en 2010. Son autorisation de séjour est échue et la procédure relative à sa demande d'autorisation de séjour déposée en 2018 a été suspendue jusqu'à droit connu sur la présente procédure pénale. Son casier judiciaire fait état d'une condamnation, en 2016, pour escroquerie. B.b. A C.________, le 25 août 2017, entre 21 h et minuit environ, dans deux établissements publics successifs, B.________ a consommé trois bières et deux kirs en compagnie de deux amies. Les trois intéressées se sont ensuite rendues à la discothèque le "D.________" avec l'intention d'y terminer leur soirée. Sur place, B.________ a consommé quatre verres de cocktail à base de vodka et a inhalé à deux reprises les vapeurs d'une petite bouteille de Poppers. Entre 1 h 30 et 2 h du matin, B.________ a encore consommé deux "shots" de cocktail à base de vodka. Vers 02 h 45 - 3 h, elle a derechef bu un cocktail à base de vodka et inhalé du Poppers. Aux alentours de 3 h, alors qu'elle se trouvait sans ses amies, B.________ a été abordée par A.________, lequel avait alors déjà bu trois ou quatre bières depuis son arrivée dans la discothèque. Ce dernier et B.________ ont bu plusieurs verres ensemble. A.________ a offert à B.________ une bière, deux "shots" et un verre d'alcool fort, alors même qu'il avait constaté que le prénommée était "déjà lancée". Tous deux ont dansé ensemble et se sont embrassés. Environ 35 minutes plus tard, B.________ et A.________ se sont rendus, d'un commun accord, aux toilettes pour femmes de l'établissement. Vers 3 h 40, alors que les deux prénommés se trouvaient à l'abri des regards dans une cabine exiguë des toilettes pour femmes, B.________ a chuté à une ou deux reprises. A.________ s'est placé derrière elle, tandis qu'elle se trouvait partiellement déshabillée, et l'a pénétrée, avec son pénis, par le vagin et par l'anus, sans que B.________ puisse opposer la moindre résistance efficace, en raison de son alcoolisation massive. Profitant de cette absence de résistance, l'intéressé a marqué des mouvements de va-et-vient avec son bassin, passant outre le refus de B.________, qui disait "non" et qui lui demandait d'arrêter, sans pouvoir élever la voix. Alertée par des coups rapides et violents, ainsi que par des gémissements, et percevant une voix féminine qui exprimait un refus, E.________, qui occupait alors la cabine attenante, a frappé par trois fois, d'abord contre la paroi, puis contre la porte de la cabine, en demandant si tout allait bien, sans obtenir de réponse. A la suite de cette intervention, A.________ a cessé ses agissements avant éjaculation et a quitté les lieux prestement, laissant B.________ partiellement dévêtue et en état de choc dans la cabine. B.c. Dans un rapport établi le 7 septembre 2017, les médecins de l'Unité psycho-sociale de la maternité (ci-après : UPSM) du Centre hospitalier universitaire vaudois (ci-après : CHUV), ont expliqué que B.________ avait été prise en charge aux urgences, le 26 août 2017, afin d'effectuer un constat d'agression sexuelle, que la prénommée était alors orientée aux trois modes, calme, avec des épisodes de détresse et de pleurs intermittents, qu'elle n'avait pas de lésion visible au niveau de la région thoracique, abdominale et dorsale, que ses seins ne présentaient pas de lésion apparente, que ses membres inférieurs et supérieurs ne montraient pas de lésion ni d'hématome, que l'intéressée présentait trois petites rhagades au niveau de la fourchette vaginale et deux rhagades au niveau périanal, et que les résultats des recherches de maladies sexuellement transmissibles effectuées s'étaient révélés négatifs. B.d. Selon le rapport de l'Unité de génétique forensique du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après : CURML) du 3 octobre 2017, aucun profil Y exploitable n'a été obtenu à partir des fractions épithéliales et spermatiques des frottis vaginal, urètre et anal, mais un profil Y correspondant à celui de A.________ a été mis en évidence à partir de la fraction épithéliale du frottis endocol, la présence d'ADN masculin au niveau de l'endocol étant compatible avec la présence de cellules épithéliales pouvant par exemple provenir d'une pénétration digitale ou pénienne. B.e. Dans un rapport établi le 12 décembre 2017, le CURML a observé que, d'une manière générale, les rhagades pouvaient être la conséquence d'une pénétration anale pénienne ou par un objet, ou la conséquence d'infections sexuellement transmissibles, voire du passage de selles dures, que les rhagades périanales décrites dans le rapport médical du 7 septembre 2017 étaient peu spécifiques et qu'il n'était pas possible d'affirmer ou d'infirmer l'existence d'une pénétration anale récente de B.________. B.f. Selon l'expertise toxicologique établie le 15 janvier 2018 par le CURML, les analyses des échantillons biologiques de B.________ ont révélé une concentration d'éthanol dans le sang comprise entre 2,2 et 3 g/kg au moment critique, ce qui parlait en faveur d'une prise importante d'alcool avant le prélèvement. Selon les experts, une alcoolémie située entre 0,9 et 2,5 g/kg engendre un état d'excitation - soit d'ébriété avec, en particulier, une perte du jugement, une surestimation des capacités, une baisse de la vigilance, ainsi que l'apparition d'une incoordination motrice -, tandis qu'une alcoolémie située entre 1,8 et 3 g/kg correspond à un état de confusion, avec des troubles neurosensoriels, une apathie, une nette incoordination motrice, une exacerbation des réactions émotionnelles et le début d'une confusion mentale. Selon eux, une alcoolémie située entre 2,5 et 4 g/kg engendre de la stupeur, une intoxication sévère avec, entre autres, une inertie, une perte des fonctions motrices, une diminution drastique de la possibilité de se tenir debout ou de marcher.