Citation: 6B_37/2022 E. B

Par jugement du 29 septembre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ et confirmé le jugement attaqué. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. A U.________, du mois de mai 2012 au mois d'avril 2014, A.________, bénéficiaire du revenu d'insertion (ci-après: RI), n'a pas déclaré l'entier de ses revenus au Centre social régional de U.________ (ci-après: CSR), dont il dépendait, à savoir ceux provenant d'activités lucratives dépendantes exercées en juillet 2012, mars 2013, avril 2013 et mai 2013. En outre, il n'a pas indiqué l'existence de deux comptes bancaires sur lesquels il avait perçu des crédits non déclarés sur une période allant de mai 2012 à avril 2014, ainsi que des versements provenant de son activité occasionnelle de tatoueur, pour un total de plus de 10'000 francs. A.________ a ainsi touché indûment du CSR la somme de 10'400 fr. 90. La Direction générale de la cohésion sociale du canton de Vaud a déposé plainte pénale le 25 février 2020. B.b. A un endroit indéterminé du territoire suisse, le 1er mai 2018, A.________ a souscrit un abonnement de téléphonie mobile auprès de l'opérateur C.________ (qui appartient à D.________ AG) au nom de son ami, B.________, tout en indiquant sa propre adresse. Pour ce faire, A.________ a utilisé la carte d'identité de B.________. Il n'a pas pu être déterminé de quelle manière il était entré possession de ce document. B.________ a déposé plainte pénale le 11 juin 2019. B.c. Originaire de V.________, A.________ est né en 1980. Après un préapprentissage de magasinier, il a travaillé dans la menuiserie pendant 10 ans. Depuis 2015, il est sans emploi et bénéficie du RI, percevant une rente mensuelle de 656 fr., après déduction de 200 fr. au titre de participation à son loyer (lequel est pour le surplus pris en charge par les services sociaux) et de 25 % de retenue au titre du remboursement de sa dette à l'égard de la Direction générale de la cohésion sociale. Il n'a pas de charges fiscales ni de fortune et a des dettes pour environ 55'000 francs. B.d. Le casier judiciaire de A.________ mentionne les inscriptions suivantes: - une condamnation à une peine privative de liberté de 60 jours, prononcée le 18 juillet 2013 par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, pour escroquerie; - une condamnation à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 30 fr. le jour, prononcée le 15 septembre 2015 par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne, pour vol; - une condamnation à une peine privative de liberté de 20 mois, dont 10 mois avec sursis, avec délai d'épreuve de 5 ans et amende de 300 fr., prononcée le 25 juin 2019 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne, pour délits et contravention contre la loi sur les stupéfiants et délit contre la loi fédérale sur les armes.