Citation: 1C_573/2021 E. 2.2

2.2. En l'espèce, contrairement aux affirmations de la recourante sur ce point, la cour cantonale ne s'est pas uniquement attachée aux dénominations attribuées aux façades sur les plans. Elle a constaté que la façade la plus longue était la façade est. Elle a ensuite examiné quelle était la véritable orientation de la façade dite ouest et souligné que les appartements de cette façade bénéficient d'un dégagement sur le lac. Elle a souligné cependant qu'il ressortait des plans déposés par la recourante que cette façade n'est ni parallèle aux courbes de niveau, ni située face au lac. En outre, elle est arrivée à la conclusion qu'il n'était pas possible de retenir à titre de longueur de la façade sud, l'addition des longueurs des façades ouest et sud. La cour a souligné que, même en interprétant de façon extensive le règlement communal sur la notion de façade, la condition posée par l'art. 100 al. 2 RA qui exige une implantation parallèle aux courbes de niveau, n'est pas réalisée. La recourante, qui fait état du caractère heptagonal du bâtiment, de sa décomposition en sept façades et non quatre comme l'a retenu l'arrêt attaqué, ainsi que de l'orientation sud - nommée ouest sur les plans -de la façade la plus longue, ne parvient pas à démontrer que cette constatation des faits serait contraire aux pièces du dossier ou qu'elle serait manifestement inexacte. En effet, la façade que la recourante appelle sud est en réalité orientée au sud-sud-ouest et la rive du lac est globalement orientée sud-sud-est. Ainsi, même à suivre cette appréhension du projet et prendre en considération l'orientation plus fine de chaque portion de façade, la recourante ne parvient pas à démontrer que la façade la plus longue serait parallèle au lac ou perpendiculaire aux courbes de niveau. En tant qu'il dénonce une constatation inexacte des faits, le recours est mal fondé.