Citation: I 567/99 17.04.2000 E. 3

3.- a) Les règles posées par la jurisprudence en ma- tière d'objet de la contestation et d'objet du litige (con- sid. 1), entraînent des conséquences dans le domaine des rentes échelonnées et/ou limitées dans le temps qu'il y a lieu de préciser. Ainsi, lorsque l'OAI rend simultanément et avec effet rétroactif, en un ou plusieurs prononcés, des décisions par lesquelles il octroie des rentes d'invalidité temporaires ou échelonnées, il règle de ce fait un rapport juridique complexe : le prononcé pour la première fois d'une rente et, simultanément, l'augmentation, la réduction ou la suppression par application mutatis mutandis de la procédure de révision des art. 41 LAI et 88 RAI. Mais il n'en demeure pas moins que c'est le droit à la rente qui forme l'objet du litige dans cette situation (arrêt ATF 125 V 417 sv. consid. 2d). Lorsque l'assuré n'entreprend par son recours que certains aspects d'un tel prononcé, cela ne signifie pas pour autant que les autres éléments non contestés acquiè- rent force de chose jugée et sont soustraits à l'examen du juge (ATF 125 V 416 consid. 2b in fine et les références). Ce principe découle également des règles de droit matériel applicables quant à l'examen de cette question au fond puisque, selon la jurisprudence rendue en la matière (ATF 109 V 125), il importe d'établir l'existence d'un change- ment important des circonstances propre à justifier le prononcé de rentes échelonnées ou limitées dans le temps. Or un tel examen ne peut intervenir que par le biais d'une comparaison entre les différents états de faits successifs. b) En l'espèce, la recourante a été mise au bénéfice d'une rente entière d'invalidité pour la période du 1er avril 1997 au 31 août 1998, puis, simultanément, d'un quart de rente dès le 1er septembre 1998. Comme on l'a vu (consid. 1b), seul l'octroi du quart de rente à partir du 1er septembre 1998 est contesté et non l'octroi de la rente entière pour la période antérieure. Mais cela ne change rien au fait que le juge est appelé, selon les circonstan- ces du cas d'espèce (cf. ATF 110 V 53 consid. 4a in fine), à examiner cette question dès lors qu'elle fait partie de l'objet du litige.