Citation: 5A_271/2007 24.01.2008 E. 5

En ce qui concerne l'application de l'art. 33 al. 4 LP, la cour cantonale a estimé que la recourante n'avait pas droit à une restitution de délai parce qu'une faute propre lui était imputable: son employée (B.________) avait commis une faute en ne remettant pas le courrier à l'administrateur et ce comportement fautif dénotait une grave insuffisance dans les instructions données à l'auxiliaire et/ou dans la surveillance de celle-ci, un acte de malveillance de la part de l'employée n'ayant pas été allégué; à cela s'ajoutait le fait que la commination de faillite avait été réceptionnée par une autre employée (C.________); si celle-ci s'était également abstenue de la communiquer à l'administrateur de la recourante, le défaut d'instruction et de surveillance apparaissait d'autant plus caractérisé; si la commination de faillite était parvenue en mains de l'administrateur, celui-ci devait s'attendre à recevoir une convocation à l'audience de faillite ainsi que le jugement rendu à l'issue de celle-ci; il devait se montrer d'autant plus attentif dans les instructions données à ses employés. Sur ce point, la recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir mal interprété les faits. Elle se borne toutefois à présenter sa propre version de ceux-ci, se fondant pour partie sur des éléments dont l'arrêt attaqué ne fait nullement état et qui ne peuvent donc pas être pris en considération (cf. consid. 2). Elle invoque certes le comportement inconcevable et totalement imprévisible de l'employée concernée, mais n'avance rien qui puisse faire apparaître comme arbitraires et le constat de défaut d'instruction et/ou de surveillance établi par la cour cantonale et l'imputation d'une faute à elle-même. La recourante concède par ailleurs qu'une malveillance de la part de l'employée fautive n'a pas pu être démontrée. Elle laisse néanmoins entendre qu'une telle démonstration pouvait résulter des explications du sous-directeur de la fiduciaire et collaborateur de l'administrateur du 27 février 2007. Elle omet cependant de considérer et surtout de critiquer le point de vue de la cour cantonale à ce propos, qui a estimé que cette "attestation" devait être accueillie avec réserve en raison, d'une part, du fait qu'il s'agissait d'un témoignage écrit dans une procédure n'autorisant pas l'audition de témoins et en raison, d'autre part, des liens existant entre son auteur et la recourante. Dans la mesure où il est recevable, le grief de mauvaise interprétation des faits s'avère donc mal fondé faute d'une démonstration, conforme aux exigences susmentionnées (consid. 3.2), du caractère insoutenable de cette interprétation.