Citation: 5A_396/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant soutient que l'attribution exclusive de l'autorité parentale à son épouse procéderait d'une application arbitrairement insoutenable et disproportionnée de l'art. 298 al. 1 CC et de la jurisprudence y relative. Il expose que s'il existait certes des conflits entre les époux, ceux-ci ne lui étaient pas exclusivement imputables et n'empêchaient pas en soi le maintien de l'autorité parentale conjointe. Il n'était pas justifié de lui refuser l'autorité parentale au motif qu'il ne partageait pas l'avis de son épouse quant à la poursuite de la scolarité des enfants à l'école catholique. S'il avait mis en doute l'opportunité pour ses enfants aînés de poursuivre leurs cours auprès de l'" église " catholique, c'était parce qu'il avait entendu de sérieuses critiques assez peu élogieuses sur la qualité de l'enseignement qui y était dispensé. C'était le droit de tout père que de s'interroger sur la qualité de l'enseignement dispensé à ses enfants et d'être d'un avis différent de celui de la mère. En cas de litige sur ce point, il revenait cas échéant à l'autorité de trancher. Le recourant relève encore que les enfants n'avaient pas été perturbés dans leur éducation par ces discussions, qui se sont finalement arrêtées quelque temps après et l'on ne voyait pas ce que le " versement des pensions et la restitution des cartes d'identité pouvaient avoir avec le retrait de son droit à l'autorité parentale ". Il rappelle finalement que le principe de subsidiarité commandait à la cour cantonale d'attribuer exclusivement l'autorité parentale aux seules composantes litigieuses.