Citation: 1P.675/2001 20.12.2001 E. B

Par arrêt du 21 mars 2001, la Cour correctionnelle du canton de Genève, siégeant sans le concours du jury (ci-après: la Cour correctionnelle), a reconnu X.________ coupable d'extorsions, de viol et d'infraction à l'art. 105 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité et l'a condamné à deux ans de réclusion et à son expulsion du territoire suisse pour une durée de sept ans, avec sursis pendant cinq ans. Elle l'a en outre astreint à verser à Y.________ les sommes de 57'015.20 fr. en remboursement de son dommage matériel et de 10'000 fr. à titre de réparation du tort moral. Les premiers juges ont admis que l'accusé avait fait peser sur sa victime, nettement plus jeune que lui, un ensemble de manoeuvres d'intimidation tombant sous le coup de l'art. 156 ch. 1 CP, qu'il avait réussi à lui faire signer une reconnaissance de dette de 35'000 fr. et à lui faire verser 10'000 fr. pour obtenir la restitution du piano, auquel elle était très attachée, après avoir menacé de le détériorer avec de l'acide. Ils ont également retenu que X.________ avait, toujours par la menace, contraint la plaignante à souscrire un emprunt de 35'000 fr. auprès de la Banque Procrédit, à Genève, puis à lui remettre cette somme et à se faire verser des acomptes mensuels de 500 fr. pour un montant total de 5'500 fr. En revanche, en l'absence de preuves matérielles, ils ont acquitté le prévenu de l'accusation d'avoir extorqué à la plaignante une reconnaissance de dette à hauteur de 20'000 fr. et de l'avoir contrainte de retirer la somme de 1'000 fr. de son compte, après avoir vainement tenté d'obtenir un nouvel emprunt. S'agissant des accusations de viols et d'abus sexuels, la Cour correctionnelle a retenu un seul viol commis sur Y.________ au domicile de cette dernière, en se fondant sur le témoignage de la collègue de travail de la plaignante, A.________, à laquelle celle-ci s'était confiée; elle n'a pas retenu les deux autres viols parce que les déclarations de la victime avaient varié quant aux dates et aux circonstances de ces infractions. Statuant par arrêt du 14 septembre 2001 sur un recours du condamné, la Cour de cassation du canton de Genève (ci-après: la Cour de cassation ou la cour cantonale) a confirmé ce jugement.