Citation: 6B_640/2008 12.02.2009 E. 5

Le recourant conteste l'infraction de menaces, pour l'essentiel au motif que ses propos, notamment les termes "je te crèverai", n'ont pu alarmer ou effrayer A.________. Ce grief, bien que soulevé devant elle, n'a pas été examiné par la cour cantonale. Or si, comme l'estime le recourant, les menaces qui lui sont reprochées ne pouvaient être qualifiées de graves et considérées comme susceptibles d'alarmer ou d'effrayer le plaignant, l'infraction litigieuse ne pouvait être retenue. A cet égard, il y a lieu de rappeler que la question de savoir si les menaces étaient graves et propres à avoir l'effet exigé par la loi doit être examinée d'un point de vue objectif. Il ne faut pas se fonder exclusivement sur les termes utilisés par l'auteur, mais tenir compte de l'ensemble des circonstances. La question de l'effet de la menace doit par ailleurs être examinée en fonction de la sensibilité moyenne de toute personne raisonnable placée dans la même situation (cf. ATF 99 IV 212 consid. 1a p. 215; cf. aussi arrêt 6S.103/2003 consid. 9.4). En l'état, il n'est pas possible, dans le cas concret, de déterminer ce qu'il en est. Dans la mesure où le recourant se plaint d'avoir été condamné pour menaces sans que les questions évoquées aient été élucidées, son recours sur ce point est fondé et doit dès lors être admis.