Citation: 6B_672/2022 E. B

Par jugement du 6 octobre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis très partiellement l'appel de A.________. Elle a reformé le jugement de première instance en ce sens qu'elle a déclaré les conclusions civiles de C.________ à l'encontre de A.________ irrecevables. En outre, elle a modifié les indemnités des conseils juridiques et les frais de justice. Pour le surplus, la décision de première instance a été confirmée. Il en ressort notamment ce qui suit: B.a. A.________ est né en 1992 à U.________, pays dont il est originaire. Cadet d'une fratrie de quatre enfants, il a été confié à ses grands-parents à l'âge de 3 ou 4 ans et il a rejoint ses parents en Suisse, à V.________, à l'âge de 9 ans. Il est titulaire d'un permis B. Au terme d'une scolarité obligatoire compliquée, il a entamé une formation de mécanicien qu'il a rapidement abandonnée, trouvant les cours trop difficiles. Il a ensuite travaillé sporadiquement comme ouvrier, déménageur, plongeur ou encore livreur, ainsi que deux ans dans l'horlogerie et une année dans une garderie, après quoi il s'est vu refuser l'accès à une formation d'éducateur en raison de son casier judiciaire. Il a ensuite alterné des périodes de chômage et d'emploi divers, sortant beaucoup, consommant du cannabis et de l'ecstasy, pratiquant divers sports et promenant son chien. Dès 2019, il est arrivé au terme de son droit au chômage et a émargé à l'aide sociale. Célibataire, A.________ n'a personne à charge. Il vit actuellement avec ses parents, qui pourvoient intégralement à son entretien, sous réserve de ses frais de téléphone. Deux de ses frères vivent en Suisse avec leur famille, de même que divers oncles et cousins. A U.________ vivent sa tante, sa grand-mère et un cousin, avec lesquels il est régulièrement en contact. En août 2020, il a été engagé par la société E.________ SA pour faire des travaux de nettoyage, avant d'être licencié avec effet au 30 octobre 2020 pour des motifs de réorganisation interne de l'entreprise, alors même qu'il y avait donné entière satisfaction. Grâce au soutien de sa famille, il a rapidement retrouvé un emploi au sein de G.________ Sàrl où il travaille depuis le 13 novembre 2020 et réalise un salaire mensuel brut de 4'425 francs. Depuis sa prise d'emploi, il a consacré une large partie de ses revenus au remboursement de l'intégralité de ses dettes, pour un montant supérieur à 20'000 francs. Son employeur a par ailleurs confirmé qu'il était minutieux, ponctuel, fiable et sociable. B.b. Une expertise psychiatrique a été réalisée en cours d'enquête par les Drs D.________ et F.________ (respectivement chef de clinique et médecin assistant auprès de l'Institut de psychiatrie légale du Centre hospitalier universitaire vaudois [CHUV]). Dans leur rapport du 7 mai 2020, les experts ont posé le diagnostic de schizophrénie paranoïde, ainsi que de troubles mentaux et du comportement liés à un syndrome de dépendance à l'alcool et au cannabis. Ils ont observé que ces troubles psychiques étaient graves et que les faits reprochés pouvaient être mis en relation avec ces troubles. S'agissant de la responsabilité de A.________ en lien avec les faits reprochés dans la présente cause, les experts ont considéré qu'elle était diminuée de manière légère et, à l'exclusion des coups de couteaux échangés avec C.________, qu'elle pouvait l'être moyennement en fonction de la quantité d'alcool ingéré. Pour tous les faits reprochés à A.________, les experts ont cependant estimé que sa capacité à apprécier le caractère illicite de ses actes était préservée. Selon les experts, A.________ présentait un risque de violence modéré avec toutefois des facteurs protecteurs, ne rapportant plus de symptômes depuis l'introduction de son traitement, présentant une bonne observance médicamenteuse et ayant une conscience partielle de ses troubles. Les experts ont estimé qu'il pouvait bénéficier d'un suivi psychiatrique en ambulatoire (art. 63 CP), qu'une prise en charge institutionnelle ne s'imposait pas, que le traitement aurait pu être mis en place dans le cabinet d'un psychiatre psychothérapeute FMH et que des contrôles réguliers des consommations de l'intéressé seraient adéquats. B.c. Le casier judiciaire suisse de A.________ comporte les sept condamnations suivantes: - le 6 décembre 2013, peine pécuniaire de 180 jours-amende à 60 fr. le jour avec sursis pendant 4 ans et amende de 600 fr., pour tentative de brigandage; - le 29 juin 2017, peine pécuniaire de 20 jours-amende à 30 fr. le jour et amende de 300 fr., pour vol d'importance mineure et violation de domicile; - le 15 mars 2018, peine privative de liberté de 50 jours et amende de 100 fr., pour appropriation illégitime, escroquerie, faux dans les titres et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants; - le 26 juillet 2018, peine pécuniaire de 40 jours-amende à 20 fr. le jour et amende de 300 fr., pour vol d'importance mineure et violation de domicile; - le 6 mars 2019, peine privative de liberté de 70 jours, peine pécuniaire de 10 jours-amende à 30 fr. le jour et amende de 300 fr., pour vol, vol d'importance mineure, dommages à la propriété d'importance mineure, injure, violation de domicile et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires; - le 7 juin 2019, peine privative de liberté de 30 jours, peine complémentaire à celle prononcée le 6 mars 2019, pour pornographie; - le 25 juin 2021, peine privative de liberté de 30 jours et amende de 300 fr., pour vol d'importance mineure et violation de domicile.