Citation: 6B_642/2022 E. 4

Dans un dernier grief, le recourant demande à ce qu'il soit renoncé à son expulsion, qu'il lui apparaît disproportionnée. Il ne conteste à cet égard pas que sa condamnation pour tentative de lésions corporelles graves et pour séquestration entraîne en principe son expulsion obligatoire en application de l'art. 66a al. 1 let. b et g CP. Le recourant se borne cependant à alléguer, sans développer plus avant, qu'il est titulaire d'un permis d'établissement en Suisse, ainsi que d'un réseau social et familial important, sans exposer en quoi son expulsion serait susceptible de le placer dans une situation personnelle grave, d'une part, ni en quoi son intérêt privé à demeurer en Suisse l'emporterait sur les intérêts publics à son expulsion, d'autre part. Ce faisant, le recourant ne discute pas, même sommairement, le raisonnement de la cour cantonale à l'aune des art. 66a al. 2 CP, 5 al. 2 Cst. et 8 CEDH, de sorte que son recours est irrecevable sur ce point également (cf. art. 42 al. 2 LTF). Au demeurant, il ressort des considérants de l'arrêt entrepris (cf. arrêt attaqué, consid. 8.3.1 à 8.3.3 p. 31 ss), qui ne prêtent pas le flanc à la critique et auxquels on peut renvoyer (art. 109 al. 3 LTF), qu'en définitive, compte tenu de la gravité des infractions commises par le recourant, de la menace qu'il représente pour l'ordre public, de l'absence de liens familiaux et d'intégration suffisants en Suisse, ainsi que des perspectives de réinsertion dans son pays d'origine, l'intérêt public à l'expulsion du recourant l'emporte en l'espèce sur son intérêt privé à demeurer en Suisse, l'expulsion n'étant au surplus pas susceptible de placer l'intéressé dans une situation personnelle grave. Aucune des conditions de l'art. 66a al. 2 CP n'est dès lors remplie. L'expulsion s'avère ainsi conforme au principe de proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH, étant précisé que le recourant n'élève aucun grief à l'encontre de la durée de la mesure. En tout état, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en ordonnant l'expulsion du recourant.