Citation: 6S.120/2007 07.06.2007 E. 1

3.3 Après avoir, conformément à l'arrêt de cassation, écarté le chef d'accusation de menaces et libéré le recourant de cette infraction, l'autorité cantonale s'est prononcée sur la peine à fixer pour l'infraction qui subsistait, soit l'escroquerie. Elle a estimé que, pour sanctionner cette infraction, une peine de 3 ½ mois d'emprisonnement était adéquate. A l'appui, elle a relevé que l'escroquerie commise était grave, compte tenu du mobile strictement matériel du recourant et du fait qu'il a agi sans scrupules au préjudice d'une personne modeste et de condition fragile. Elle a en outre observé qu'une précédente condamnation n'avait pas dissuadé le recourant de commettre une nouvelle infraction, de plus dans le délai d'épreuve du sursis assortissant la peine infligée précédemment. Enfin, elle a souligné que le recourant n'avait jamais présenté d'excuses, n'avait rien remboursé et avait persisté, jusqu'à l'audience du jugement, à s'ériger en victime d'un acharnement des témoins. 3.4 Ces éléments sont pertinents pour la fixation de la peine, qui a été fixée dans le cadre légal, et on n'en discerne pas d'importants qui auraient été omis ou pris en considération à tort. Au reste, la peine prononcée sur la base des éléments pris en compte n'est certes pas à ce point sévère que l'autorité cantonale doive se voir reprocher un abus de son pouvoir d'appréciation. 3.5 Pour le contester, le recourant tente vainement de tirer argument du jugement de première instance, dès lors que seul l'arrêt attaqué peut faire l'objet du pourvoi. A plus forte raison, ne peut-il rien déduire de l'arrêt de cassation, qui ne s'est pas prononcé sur la peine, ni, partant, sur l'importance de sa culpabilité. Par ailleurs, le fait que le recourant ait eu un "parcours difficile", à raison de problèmes financiers et psychiques n'est, autant qu'il soit établi, pas de nature à justifier la commission d'une escroquerie, de surcroît au préjudice d'une personne fragile, ni, par conséquent, à diminuer sa faute, d'autant moins qu'il n'a jamais manifesté de regrets ni présenté d'excuses. Pour le surplus, la critique du recourant, notamment en ce qui concerne la réparation du dommage, se réduit pratiquement à une rediscussion des faits, irrecevable dans un pourvoi en nullité, qui ne peut être formé que pour violation du droit fédéral (cf. art. 269 PPF). Ainsi, les arguments avancés par le recourant sont impropres à faire admettre que la peine infligée ne correspondrait pas à sa culpabilité. Le grief de violation de l'art. 63 CP doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.