Citation: 8C_384/2020 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a retenu que le recourant occupait une position dirigeante au sein de B.________. Il ressortait en effet du dossier - qui démentait le contenu d'une attestation de B.________ [du 19 juin 2019] niant le pouvoir décisionnel du recourant - que l'entité égyptienne de cette association portait le nom du recourant ("C.________"), que celui-ci l'avait fondée en 2004, qu'il en avait été le directeur général depuis lors, qu'il était président de son "bureau exécutif" et que l'association lui avait confié l'implémentation de ses activités genevoises avec "pleine administration de B.________". Les juges cantonaux ont en outre considéré qu'il ne ressortait pas du dossier que le recourant avait définitivement quitté sa position dirigeante au sein de B.________ au moment de la décision sur opposition. En juin 2018 avait été fondée l'entité suisse qui portait le même nom que l'entité égyptienne et qui poursuivait les mêmes buts de défense et de promotion des droits de l'homme dans le monde arabe. Selon la désignation utilisée par le recourant, l'entité suisse était l'association "fille" de l'organisation "mère" égyptienne. Dès lors que son épouse avait été présidente avec signature individuelle de l'entité suisse jusqu'à octobre 2019, le recourant était le conjoint d'une personne qui occupait, au moment de la décision sur opposition, une position dominante dans l'entité suisse liée à celle égyptienne dans laquelle il avait travaillé jusqu'à fin octobre 2018 en occupant lui aussi une position dominante. En conclusion, il devait être considéré comme une personne occupant une position assimilable à celle d'un employeur dans le cadre de sa demande d'indemnité déposée en novembre 2018.