Citation: 8C_39/2019 E. 8.4

8.4. En l'occurrence, la mère de B.________ ayant été affiliée à l'AVS en Suisse comme personne sans activité lucrative au cours des années 2014 et 2015, elle était soumise à la législation de l'Etat dans lequel elle résidait, à savoir la Suisse. Il découle des règles précitées que l'intimée avait en principe droit, durant les années 2014 et 2015, aux allocations familiales versées par le canton de Genève pour son fils B.________ résidant alors en France, comme s'il résidait en Suisse. Quant au père de B.________, il était domicilié en France au cours des années litigieuses. Il n'est en revanche pas établi s'il y exerçait une activité salariée ou non salariée, s'il était au chômage ou s'il était inactif économiquement. Que ce soit en vertu d'une activité salariée ou au titre de sa résidence en France, le père de B.________ était en tout état de cause soumis à la législation française, conformément à l'art. 11 par. 3 let. a et e du règlement n° 883/2004. Il a du reste perçu de la part de l'Etat français une ARS en faveur de B.________ durant ces deux années. En l'occurrence, un droit aux prestations familiales en faveur de B.________ était dès lors donné tant en vertu de la législation de l'Etat de résidence de la mère de B.________ que par l'Etat d'emploi et/ou de résidence du père de B.________. Cette situation pouvant donner lieu à une surcompensation injustifiée des charges de famille, il convient de la confronter aux règles "anticumul" prévues à l'art. 68 du règlement n° 883/2004.