Citation: 8C_15/2010 23.12.2010 E. 6

6.1 La recourante invoque encore une violation de son droit d'être entendue, ainsi que d'une appréciation arbitraire des preuves, parce que la juridiction cantonale a constaté qu'elle était partiellement incapable de travailler jusqu'au 7 janvier 2009, alors même qu'elle avait produit un certificat médical du 26 septembre 2008 attestant qu'elle avait retrouvé sa pleine capacité de travail. Elle fait grief aux premiers juges de s'être écartés de ce certificat médical sans autre mesure d'instruction permettant d'établir le contraire. 6.2 La jurisprudence a notamment déduit du droit d'être entendu celui pour les parties de produire des preuves quant aux faits de nature à influer la décision et d'obtenir qu'il soit donné suite aux offres de preuves pertinentes (ATF 132 V 368 consid. 3.1 p. 370; 127 III 576 consid. 2c p. 578; 127 V 431 consid. 3a p. 436). En revanche, une partie n'a pas droit à l'administration d'une preuve dépourvue de pertinence parce qu'elle porte sur une circonstance sans rapport avec le litige, ou qu'une appréciation anticipée des preuves déjà recueillies démontre qu'elle ne serait pas de nature à emporter la conviction de la juridiction saisie (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; 131 I 153 consid. 3 p. 157). Comme le Tribunal fédéral est en principe lié par les faits constatés par la juridiction cantonale (art. 105 al. 1 LTF), il ne revoit l'appréciation anticipée des preuves que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 134 I 140 et 131 I 153 cités). En l'occurrence, par conséquent, les deux griefs de violation du droit d'être entendu et d'interdiction de l'arbitraire, se confondent. 6.3 La recourante a produit un certificat médical daté du 19 novembre 2007 attestant une incapacité définitive à participer aux animations à l'extérieur et à l'intérieur avec les aînés. Le 8 janvier 2008, elle a produit un certificat d'incapacité de travail totale. Après une incapacité de travail de plusieurs mois, elle a finalement informé l'employeur, par lettre du 29 septembre 2009 de sa mandataire, du fait qu'elle avait retrouvé « sa pleine capacité de travail » et qu'elle lui offrait formellement ses services. Presque simultanément, et sans passer par sa mandataire, la recourante adressait elle-même à l'intimé un certificat daté du 26 septembre 2008 et attestant une incapacité de travail totale du 1er au 31 octobre 2008. Le 17 novembre 2008, l'intimé a souligné les incohérences découlant des correspondances de la recourante en précisant qu' « indépendamment de cela, [elle avait], par des certificats médicaux antérieurs, annoncé à son employeur qu'elle ne pouvait plus, de manière définitive, assumer certaines tâches essentielles dans son travail ». Cette incapacité justifiait, du point de vue de l'employeur, le refus de réengager la recourante. Eu égard à ces différents documents, les premiers juges pouvaient considérer, sans faire preuve d'arbitraire dans l'appréciation des preuves au dossier, que l'incapacité de la recourante à participer aux animations avec les personnes âgées, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, avait persisté postérieurement aux mois de septembre et octobre 2008. En particulier, l'intimé a expressément communiqué à la recourante qu'elle interprétait les certificats médicaux au dossier en ce sens que l'incapacité à participer aux animations extérieures et intérieures restait d'actualité après le 31 octobre 2008. La recourante n'a pas contesté cette interprétation pendant la procédure cantonale et n'a d'ailleurs pas demandé à la juridiction cantonale d'administrer des preuves en relation avec sa capacité de travail postérieurement au 31 octobre 2008.