Citation: 6B_666/2016 E. 3.3

3.3. Dans la mesure où le recourant fonde son argumentation sur des faits qui ne résultent pas de l'ordonnance attaquée, sans démontrer quelle preuve les établirait et en quoi ils auraient été omis de manière arbitraire, son grief de violation de l'art. 86 CP est irrecevable. Il en va en particulier du fait qu'il aurait évolué de manière très positive, que sa situation personnelle se serait considérablement améliorée, qu'il aurait des projets précis et concrets de vie de famille et de travail et qu'il se serait d'ores et déjà constitué un logement. Le recourant assène à la fin de son recours, sans plus de détail, que même en se fondant sur les faits établis dans l'ordonnance attaquée, l'autorité précédente ne devait pas poser de pronostic défavorable. Il ressort toutefois du raisonnement de la cour cantonale, tel que repris ci-dessus, que celle-ci s'est fondée sur des critères pertinents pour poser le pronostic défavorable critiqué. Elle a en particulier jugé, conformément à la jurisprudence précitée, que le comportement du recourant en détention ne suffisait pas pour retenir un pronostic non défavorable. On ne décèle au surplus dans le raisonnement de l'autorité précédente ni abus ni excès du pouvoir d'appréciation qui lui était accordé par la loi. Le grief de violation de l'art. 86 al. 1 CP ne peut dans ces conditions qu'être rejeté.