Citation: 2P.125/2001 10.10.2001 E. A

A.- Les hoirs de feu X.________ (ci-après les hoirs de X.________) sont copropriétaires de la parcelle 1056 de la commune de St-Légier-La Chiésaz (ci-après la commune), sur laquelle est construite une villa de deux logements, le premier occupé par une personne seule, le second par un couple et un enfant. La parcelle est raccordée au réseau d'évacuation des eaux de la commune qui déverse ses eaux dans le réseau de la commune de Vevey. C'est par l'intermédiaire de ce dernier que les eaux usées de la commune arrivent jusqu'à la station d'épuration exploitée à Vevey par le Service intercommunal de la gestion des eaux. Le 27 octobre 1999, la Bourse de la commune a adressé à Y.________ une facture de 1'231 fr. 40 pour la taxe annuelle 1999, calculée au taux de 1 o/oo de la valeur d'assurance-incendie du bâtiment. Un recours déposé par les hoirs de X.________ contre cette facture au motif qu'elle ne tient pas compte de la consommation effective de l'eau dans la fixation de la taxe, contrairement à la jurisprudence publiée du Tribunal fédéral dans une cause analogue, a été rejeté par décision du 30 juin 2000 de la Commission communale de recours en matière de taxes, impôts et informatique (ci-après la Commission).