Citation: 6B_373/2024 E. 3.3

3.3. Comme mentionné supra au consid. 3, le recourant s'attache uniquement à démontrer que son intérêt privé à demeurer en Suisse serait important, sans toutefois contester l'importance constatée de l'intérêt public à son expulsion. Il appert néanmoins que le résultat auquel est parvenu la cour cantonale résiste aux griefs soulevés par le recourant. Sous l'angle de l'intérêt public, c'est à juste titre qu'elle a fait état des nombreux antécédents du recourant, de l'échec de toutes les mesures entreprises jusqu'ici, de son mépris profond pour l'ordre juridique suisse et les institutions qui ont tenté de lui venir en aide et, par conséquent, du risque élevé de récidive. C'est également à juste titre qu'elle a tenu compte de l'intérêt privé des intimées et de son fils à le voir quitter le pays afin qu'ils retrouvent la paix recherchée de longue date. À cela, il peut être ajouté que la faute du recourant a été qualifiée de généralement très lourde par la cour cantonale (avant prise en compte de la diminution de responsabilité), celui-ci s'étant rendu coupable de multiples infractions et ne montrant aucune réelle prise de conscience de la gravité de son comportement, alors même qu'il faisait vivre un enfer depuis des années aux intimées et à son fils (jugement attaqué consid. 7.3). Finalement, il est relevé que les comportements reprochés remontent à seulement deux ans. Quant à l'analyse cantonale de l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, elle est exempte de tout reproche. Pour cause, la cour cantonale a tenu compte de la durée de son séjour en Suisse, de son manque d'intégration (caractérisé notamment par des dettes, le fait qu'il émarge au RI ou encore l'absence de titre de séjour), de l'absence de tous liens sociaux, culturels et familiaux (sous réserve de la présence sur le territoire de son fils et de son ex-épouse, qu'il n'a toutefois plus le droit de contacter ou d'approcher), mais encore de l'existence d'une relation avec sa mère vivant en Inde. S'agissant finalement de son état de santé, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré qu'il existait pour le recourant la possibilité de poursuivre des soins en Inde, la qualité par hypothèse inférieure de ceux-ci ne justifiant pas à elle seule qu'il demeure en Suisse.