Citation: 6B_909/2024 E. 2.3

2.3. Sans se prévaloir expressément d'une violation de l'art. 386 CPP, le recourant soutient en substance que, aucun recours ni appel n'ayant été déposé au 1er juin 2024, l'appel ne pouvait dès lors être matériellement retiré. Selon lui, sa déclaration d'appel, déposée le 24 juin 2024, ne pouvait être interprétée autrement que par une décision ferme de s'engager dans une procédure d'appel. Dans un premier temps, il convient d'examiner si la cour cantonale pouvait admettre l'existence d'un retrait de l'appel, respectivement d'une renonciation à interjeter une déclaration d'appel. Sur ce point, le recourant n'expose pas, conformément aux exigences de motivation en la matière (cf. supra consid. 1.1), en quoi l'appréciation par la cour cantonale du contenu du courrier du 1er juin 2024, faisant état, à deux reprises, de la volonté de retirer le recours formé contre le jugement du 13 mai 2024, serait insoutenable. Il ne conteste au demeurant pas avoir, à ce stade, exprimé sa volonté claire, expresse et inconditionnelle, d'abandonner le droit de recourir et ainsi de ne plus poursuivre la procédure d'appel, après son annonce d'appel du 23 mai 2024. Il en résulte que la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer qu'en retirant son annonce d'appel, le recourant avait renoncé à user du moyen de droit qu'est l'appel ( Rechtsmittel; cf. en ce sens arrêts 6B_963/2021 du 26 septembre 2022 consid. 3; 6B_790/2015 précité consid. 3), étant rappelé qu'il s'agit d'un droit procédural de nature strictement personnelle (cf. supra consid. 2.1.1). S'agissant du caractère irrévocable de cette manifestation de volonté, le recourant ne se prévaut d'aucune des exceptions visées par l'art. 386 al. 3 CPP (cf. supra 2.1.2). S'il insiste sur le caractère facultatif des courriers de la cour cantonale l'invitant à se déterminer sur l'acte de retrait et à formuler des observations, il ne dit mot sur la mention expresse, dans ces courriers, de l'art. 386 al. 3 CPP portant sur les vices de volonté. Il ne conteste pas la constatation selon laquelle il n'avait pas allégué de tels vices, la simple évocation de bruits de couloirs dans le courrier du 27 juin 2024 étant insuffisante (cf. supra consid. 2.1.2). Les allégations que livre le recourant sur de prétendues informations erronées qu'il aurait reçues d'un membre de l'établissement carcéral ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, de sorte qu'il est irrecevable à s'en prévaloir pour la première fois devant le Tribunal fédéral, sur la base d'une pièce nouvelle (cf. art. 80 al. 1 et 99 al. 1 LTF, cf. arrêts 6B_583/2024 précité consid. 4.2; 6B_790/2015 précité consid. 3.4 in fine et ATF 141 IV 269 consid. 2.2.3, sur l'irrecevabilité de tels moyens devant le Tribunal fédéral). Au surplus, le recourant se borne à énumérer, sans la moindre explication, de nombreuses normes de rang constitutionnel et conventionnel. Faute d'argumentation répondant aux exigences de motivation accrue sur ce point (art. 106 al. 2 LTF), ces griefs sont irrecevables. Il s'ensuit que le recourant échoue à démontrer que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral ou l'interdiction de l'arbitraire en retenant, d'une part, qu'il a retiré son annonce d'appel et ainsi renoncé à interjeter appel et, d'autre part, qu'il n'a pas fait valoir de vice de volonté visé par l'art. 386 al. 3 CPP.