Citation: 4P.137/2000 05.01.2001 E. 3

3.- a) Le recourant rappelle qu'Aysegül Bulgur, entendue en qualité de témoin, est l'employée de l'intimée. Ce témoin aurait dès lors selon lui été "juge et partie". Il aurait en outre fait une déposition suspecte et critiquable. En retenant intégralement ce témoignage, la cour cantonale aurait fait un usage arbitraire de son pouvoir d'appréciation prévu par les articles 196 et 228 de la Loi de procédure civile genevoise (LPC). Ce moyen de recours peut être rejeté déjà dans la mesure où le recourant part du postulat, non démontré on l'a vu ci-dessus (consid. 2c/cc) que le témoignage d'Aysegül Bulgur ne serait pas crédible. En outre, l'art. 196 LPC se borne à rappeler, comme le font la plupart des codes de procédure civile cantonaux, que le juge apprécie librement les résultats de la procédure probatoire. Il n'est limité que par l'interdiction de l'arbitraire. Quant à l'art 228 LPC, il prévoit ceci: "les parties sont admises à articuler, soit à l'audience d'enquête, soit dans leurs écritures ou plaidoiries, les diverses circonstances corroboratives ou infirmatives des témoignages qui ont été recueillis et le juge doit les apprécier". Il ne s'agit là que d'un rappel du libre pouvoir d'appréciation par le juge du poids et de la portée d'un témoignage, le juge pouvant notamment prendre en considération les relations personnelles entre le témoin et les parties (Bertossa/Gaillard/ Guyet, Commentaire de la LPC, vol. II n. 5 ad art. 228). En l'espèce, la cour cantonale n'a pas ignoré le fait que le témoin Bulgur était l'employée de l'intimée. Ce fait ne l'empêchait pas en soi de retenir son témoignage dont la fausseté n'a pas été démontrée et qui était confirmé par divers indices. L'application arbitraire des art. 196 et 228 LPC n'est à tout le moins pas démontrée. b) Dans une deuxième branche de ce moyen, Ali Ipar reproche à la cour cantonale d'avoir, de manière arbitraire, admis que le message qui lui a été envoyé le 12 janvier 1995 était conforme à la vérité. Elle l'aurait fait en violation de l'art 186 LPC. Sur ce point, le recourant, qui cite un passage du commentaire susmentionné de l'art. 186 LPC, se borne à alléguer l'arbitraire sans en apporter ne serait-ce qu'un début de démonstration, ce qui rend cette partie du recours irrecevable. c) Enfin, selon le recourant, la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en écartant, sans motivation, le témoignage de Gérard Dolan qui lui était favorable, violant ainsi grossièrement l'art. 146 LPC, lequel oblige le juge à motiver ses jugements. A nouveau, le recourant se contente d'asséner des critiques dépourvues de toute motivation, ce qui rend son recours irrecevable à cet égard. Au demeurant, on a vu ci-dessus (consid. 2c/cc) que le témoignage de Gérard Dolan n'avait pas la portée que lui attribue le recourant. Il s'ensuit le rejet dans la mesure où il est recevable du moyen de recours fondé sur la violation de la LPC.