Citation: 2C_653/2023 E. 10.2

10.2. En l'occurrence, l'interdiction prononcée à l'encontre de B.________ sur le fondement de l'art. 32 let. c LEJ/GE est certes actuellement de durée limitée (2 ans), contrairement à celle prononcée à l'encontre de la recourante. Toutefois, cette dernière décision est limitée au lieu d'accueil situé au chemin D.________ à V.________, soit le lieu où B.________ gérait l'accueil des enfants avant son interdiction d'exercer toute activité dans ce domaine, prononcée le 4 juin 2020 et prolongée le 30 mai 2022. Comme on l'a vu, il ressort encore de l'état de fait que le local situé au chemin D.________ à V.________ avait déjà été fermé par décisions des 7 février 2020 et 25 février 2020. Dans ces circonstances, c'est à tort que la recourante invoque que la décision entreprise violerait arbitrairement le principe de la proportionnalité, car elle l'empêcherait, pour une durée indéterminée, de poursuivre son but tel que défini par ses statuts, puisque l'interdiction est limitée à un lieu.