Citation: 5D_31/2022 E. 6.1

6.1. La Chambre des recours civile a considéré que les pièces nouvelles produites par la recourante " (P. 4 et 6 à 9) " ainsi que les mesures d'instruction requises étaient irrecevables au regard de l'art. 326 al. 1 CPC, sous réserve de la production du dossier du divorce au fond par l'autorité de première instance qui devait intervenir d'office (art. 327 al. 1 CPC). Elle a par ailleurs relevé que le grief tiré du fait que la Présidente du Tribunal de l'arrondissement n'avait pas interpellé la recourante alors que cette dernière avait requis de l'être ou du moins avait offert de fournir des explications complémentaires si la liste d'opérations devait susciter des questions ressortissait à la violation du droit d'être entendu. Sur cette dernière question, se référant à la jurisprudence fédérale (arrêts 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 7.1 publié in SJ 2015 I 78; 5D_54/2014 du 1er juillet 2014 consid. 1.4) et cantonale (CREC du 14 septembre 2015/332), elle a jugé que, contrairement à ce que soutenait la recourante, la garantie du droit d'être entendu n'obligeait pas l'autorité à donner, dans chaque cas, à l'avocat d'office qui présente une note de frais et d'honoraires l'occasion de fournir des explications ultérieures et qu'en principe une réduction de la créance d'honoraires de l'avocat sans audition complémentaire ne devait pas être considérée comme une violation du droit d'être entendu.