Citation: 1B_255/2020 E. 1.2

1.2. A cet égard, la recourante soutient tout d'abord en substance que sa mise en prévention serait uniquement fondée sur le rapport d'expertise litigieux; or, un tel statut pourrait induire un retrait, pour le moins à titre provisoire, de son autorisation d'exercer par le Département de la santé et de l'action publique (DSAS), ce qui, vu l'atteinte à sa liberté économique, constituerait un préjudice irréparable. Un tel dommage ne découle toutefois pas de la seule mise en prévention d'une personne. En outre, dans la mesure où les conséquences encourues à la suite de la qualification pénale dans la procédure administrative - ouverte au demeurant antérieurement à la procédure pénale et à la mise en prévention de la recourante (cf. ad A/c et d p. 2, ainsi que B/c p. 6 de l'arrêt attaqué) - pourraient être invoquées pour la recevabilité d'un recours en matière pénale, elles ne suffisent pas non plus pour justifier l'existence d'un préjudice irréparable dans le cas d'espèce. Certes, dans l'hypothèse d'une communication du Ministère public à l'autorité disciplinaire relative à la profession de la recourante (cf. art. 75 al. 4 CPP et 19 al. 1 de la loi vaudoise du 19 mai 2009 d'introduction du Code de procédure pénale suisse [LVCPP; RS/VD 312.01]; cf. lettre du 2 mars 2020 [dossier MP pièce 56]), il n'est pas exclu que des mesures provisoires tendant à la suspension ou au retrait de son autorisation d'exercer puissent être ordonnées (cf. art. 191a al. 1 de la loi vaudoise du 29 mai 1985 sur la santé publique [LSP; RS/VD 800.01]). Cela étant, dans le cadre pénal, la recourante, qui connaissait les conclusions du rapport litigieux, sa mise en prévention et le refus du Ministère public de retirer l'expertise du dossier pénal, ne s'est pourtant pas opposée dans son courrier du 10 mars 2020 à cette communication; elle ne saurait donc plus se plaindre, dans la présente cause, des éventuelles conséquences administratives qui pourraient en découler. Cela vaut d'autant plus que la recourante ne prétend pas qu'elle ne disposerait d'aucune voie de droit sur le plan administratif pour contester un éventuel versement du dossier pénal dans la cause administrative et/ou un éventuel retrait - notamment provisoire - de son autorisation d'exercer.