Citation: 5P.468/2001 16.01.2002 E. C

C.- Le Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois a confirmé l'ordonnance attaquée par arrêt du 6 décembre 2001. a) Le Tribunal a d'abord constaté que le montant de 13'800 fr. invoqué par le mari à titre de nouvelle charge grevant l'appartement conjugal pour 2000 et 2001 existait déjà et était connue du mari lors de la précédente requête de mesures provisionnelles du 6 novembre 2000. En effet, cette charge découlait de l'appel de fonds extraordinaire de 300'000 fr. décidé le 16 juin 2000 par l'assemblée générale de la PPE "Larges-Horizons" à Montreux pour financer les travaux de réfection des façades, et le procès-verbal de cette assemblée avait été envoyé le 5 septembre 2000. Il ne s'agissait donc pas d'un fait nouveau justifiant la modification des mesures provisoires (arrêt attaqué, p. 6/7). b) En ce qui concernait la fortune et les revenus du mari, il n'y avait pas lieu de s'écarter des montants retenus dans les précédentes décisions provisionnelles. En effet, le rapport de l'expertise confiée au notaire Christian Terrier n'était pas encore connu. Par ailleurs, le revenu (8'776 fr. 10) et les charges (3'766 fr. 60) du mari invoqués par celui-ci à l'appui de son appel correspondaient à ce qui avait été retenu dans l'ordonnance du 5 février 2001. Enfin, cette ordonnance avait fixé la contribution du mari en tenant également compte de sa fortune nette, d'au moins 1'639'000 fr. (arrêt attaqué, p. 8/9). c) S'agissant enfin de la situation financière de l'épouse, le Tribunal a considéré qu'il ne pouvait être fait grief à celle-ci de n'exercer aucune activité lucrative, eu égard à ses problèmes de santé et au fait que ses nombreuses démarches en vue de se réinsérer dans la vie professionnelle étaient restées vaines (arrêt attaqué, p. 9).