Citation: 1B_426/2017 E. 1

A.f. Par acte du 10 mars 2014, H.________ SA et J.________ - qui ont obtenu la cession des droits de la masse pour agir en responsabilité contre les organes de D.________ SA en liquidation - ont déposé plainte pénale contre ces derniers pour faux dans les titres, gestion déloyale, banqueroute frauduleuse, diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers, gestion fautive, violation de l'obligation de tenir une comptabilité, avantages accordés à certains créanciers et inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité. Il était en substance reproché aux organes de D.________ SA d'avoir utilisé le produit de la vente des immeubles pour acquitter le montant dû à B.________ plutôt que de désintéresser les créanciers de la société. Au cours de l'instruction, le Ministère public de la République et canton de Genève a notamment entendu G.________, C.________ et B.________. Lors de ses auditions des 25 janvier et 22 février 2017, ce dernier a en particulier déclaré avoir fait part aux deux autres susmentionnés de sa volonté de se retirer du projet dès l'été 2004; il avait proposé, en 2005, à C.________ de reprendre sa participation dans D.________ SA, moyennant le remboursement de ses investissements - 50'000'000 fr. versés entre 2001 et 2004 -, ce que le second avait accepté. Selon B.________, c'était donc bien C.________ - que le premier croyait riche - qui reprenait l'investissement. B.________ a ensuite expliqué qu'il avait mandaté E.________, employé de la banque K.________, pour l'aider à sortir de la société car ce dernier parlait russe et était la seule personne que lui-même connaissait à W.________; le banquier lui avait longtemps assuré qu'il serait intégralement payé et il n'avait compris que tel ne serait pas le cas qu'au moment de la faillite de D.________ SA. B.________ a reconnu qu'en l'état, il ne disposait pas des documents bancaires attestant de ses investissements de 50 millions, mais s'engageait à entreprendre les démarches pour les obtenir auprès de ses comptables à Moscou. Le 3 mars 2017, le Procureur a ordonné le séquestre de 9'285'847 fr. 35 [recte 9'285'897 fr. 65] détenus par L.________ Ldt, société dont B.________ était l'ayant droit économique. Ce montant équivalait à la différence entre la somme perçue pour la vente du 30 août 2006 (42'000'000 fr.) et le produit net de la vente des immeubles selon le décompte du 2 octobre 2008 (32'714'102 fr. 35); il pourrait dès lors avoir été acquis sans contre-prestation correspondante, étant ainsi susceptible de faire l'objet d'une confiscation ou d'une créance compensatrice à la fin de la procédure. G.________ a été mis en prévention, le 5 avril 2017, pour diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers (art. 164 CP) et de violation de l'obligation de tenir une comptabilité (art. 166 CP).