Citation: 8C_326/2019 E. B

L'assuré a recouru contre la décision sur opposition devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Fribourg. Le 7 décembre 2017, A.A.________, fille de l'assuré, a annoncé au Tribunal cantonal le décès de son père survenu en octobre 2017. Le 15 janvier 2018, A.A.________ et sa soeur B.A.________ ont indiqué qu'elles souhaitaient poursuivre la procédure en leur nom. Une séance de débats d'instruction ayant pour objet une tentative de conciliation, tenue le 29 novembre 2018, n'a pas abouti. Le 6 février 2019, la CNA a formulé une offre transactionnelle à teneur de laquelle elle proposait de prendre en charge l'incapacité de travail, quand bien même celle-ci n'était selon elle pas attestée médicalement, par versement d'indemnités journalières au taux de 30 % pour la période du 1 er janvier 2013 au 19 juin 2013. A.A.________ et B.A.________ ont refusé l'offre formulée. Elles ont précisé leurs conclusions, demandant le versement des indemnités journalières pour la période du 1 er janvier 2013 jusqu'à la date du décès de leur père, ainsi que le versement d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité "au taux minimal prévu par la table applicable en la matière par la CNA", le tout avec un intérêt moratoire de 5 %. Par jugement du 29 mars 2019, la cour cantonale a admis le recours, annulé la décision sur opposition et renvoyé la cause à la CNA pour instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des considérants. Elle a en particulier admis qu'il subsistait au-delà du 31 décembre 2012 une incapacité de travail liée à l'accident du 22 juillet 2012 réduisant la capacité de travail résiduelle de l'assuré à un taux inférieur à 30 % ouvrant le droit à une indemnité journalière à partir du 1er janvier 2013. S'agissant du taux d'incapacité de travail sur lequel l'indemnité journalière devait être calculée, elle a invité la CNA à requérir un nouvel avis médical et à rendre une nouvelle décision en prenant en considération que l'activité de l'assuré n'était pas uniquement sédentaire mais l'amenait également régulièrement à effectuer des déplacements sur des lieux de futurs chantiers, avec des conditions d'accès pas toujours aisées. Puis, elle a invité la CNA à déterminer si l'état de santé de l'assuré pouvait être considéré comme stabilisé avant le décès de celui-ci en octobre 2017 et, cas échéant, à fixer le moment de cette stabilisation. La réponse à cette question définirait la durée du versement de l'indemnité journalière et le droit éventuel à une indemnité pour atteinte à l'intégrité.