Citation: 1B_98/2009 18.06.2009 E. 2

La contestation portant sur une décision rendue en matière pénale, le recours au Tribunal fédéral est régi par les art. 78 ss LTF. Le recours en matière pénale est immédiatement ouvert contre le refus d'accorder l'assistance judiciaire à une partie à la procédure pénale, nonobstant le caractère incident de cette décision, dans la mesure où elle est de nature à lui causer un préjudice irréparable (ATF 133 IV 335 consid. 2 p. 337). La décision attaquée a été rendue en dernière instance cantonale, le recours à la Chambre pénale n'étant pas ouvert contre les décisions de son président selon l'art. 202 al. 1 du Code de procédure pénale fribourgeois (CPP/FR). Le délai imparti aux cantons pour instituer des tribunaux supérieurs statuant sur recours au sens de l'art. 80 al. 2 LTF n'est pas encore échu (cf. art. 130 al. 1 LTF). Aux termes de l'art. 81 al. 1 let. b LTF, la qualité pour former un recours en matière pénale est reconnue à quiconque a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. En principe, cet intérêt doit exister non seulement au moment du dépôt du recours, mais encore au moment où le jugement est rendu (cf. arrêt 1B_7/2007 du 6 mars 2007). En l'occurrence, la requête d'assistance judiciaire formulée par le recourant est sans objet en tant qu'elle porte sur l'instruction de la plainte déposée à l'encontre de B.________ puisque le juge d'instruction en charge du dossier a refusé d'ouvrir l'action pénale au terme d'une ordonnance rendue le 20 mars 2009. Le recourant ne prétend pas avoir dû assumer des frais d'avocat durant cette phase de la procédure. En revanche, il peut se prévaloir d'un intérêt digne de protection à se voir désigner un avocat d'office pour l'assister dans la procédure de recours contre l'ordonnance de refus d'ouvrir l'action pénale, de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur le recours dans cette mesure.