Citation: P 43/04 03.12.2004 E. A

S.________, née le 23 janvier 1979, perçoit une rente de l'assurance-invalidité. A la suite de son placement à la Fondation du Y.________, elle a été mise au bénéfice de prestations complémentaires à l'AVS/AI à partir du 1er mai 2000. Après avoir quitté cet établissement, S.________ a demandé un réexamen de son droit aux prestations complémentaires. Par décision du 20 janvier 2003, la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (la caisse) a nié, à partir du 1er octobre 2002, le droit de l'assurée à une prestation complémentaire annuelle en raison d'un dépassement des ressources. Dans son calcul, la caisse a pris en considération au titre des revenus déterminants, notamment, un montant de 5'113 fr. correspondant à une imputation - après déduction légale de la somme de 25'000 fr. - du quinzième de la fortune mobilière de l'intéressée établie à 101'700 fr. S.________ a formé opposition contre cette décision, motif pris que le capital de 100'000 fr. qui lui avait été versé à titre de réparation morale selon la loi sur l'aide aux victimes d'infraction (LAVI) ne devait pas être retenu au chapitre des revenus déterminant son droit aux prestations complémentaires.