Citation: 1C_582/2021 E. 4.2

4.2. La recourante fait valoir que la cour cantonale aurait retenu de façon inexacte que la roulotte sise sur la parcelle litigieuse serait habitée, alors que tel ne serait en réalité pas le cas. Elle n'expose toutefois pas en quoi ce fait serait décisif pour l'issue de la cause et il n'apparaît pas que tel soit le cas, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner plus avant ce qu'il en est. De même, alors que la recourante fait valoir que le hangar et le chantier ne contiennent plus aucun déchet, elle n'explique pas en quoi cet élément serait pertinent pour le sort du litige. La recourante considère encore que la cour cantonale aurait constaté à tort que le hangar n'était pas nécessaire à son activité. Ses explications à ce sujet sont toutefois purement appellatoires. En effet, elle affirme qu'elle a dû se résoudre à utiliser la grange, vétuste, de l'exploitation, en attendant que le hangar soit terminé. Ce faisant, elle se réfère au litige lié à la demande d'autorisation de construire. Celui-ci a duré de 1998 à 2002 et s'est conclu par la délivrance de l'autorisation de construire. Pour le surplus, la nécessité du hangar pour l'exploitation agricole, respectivement la nécessité du hangar inachevé seront examinées en droit dans le cadre de l'appréciation des différents intérêts en cause (consid. 6.2.2). Enfin, la recourante reproche à l'arrêt attaqué de ne pas retenir qu'elle avait apporté "toutes les explications utiles nécessaires" relatives au fait qu'elle n'a pas pu procéder aux actes de valorisation permettant de financer la poursuite du chantier. Or, ainsi qu'on le verra (consid. 5.2), que ces explications aient été jugées non pertinentes par la cour cantonale ne signifie pas que cette instance n'a pas établi les faits qui s'y rapportent, notamment les différentes sources de financement envisagées par la recourante. L'état de fait de l'arrêt attaqué mentionne tous ces éléments. La critique de la recourante est ainsi en réalité dirigée contre l'appréciation que la cour cantonale a fait de la situation en jugeant que l'écoulement du temps démontrait que la recourante n'était pas en mesure de concrétiser le financement espéré pour l'achèvement des travaux. Le Tribunal fédéral peut ainsi s'en tenir à l'état de fait de l'arrêt attaqué.