Citation: 5A_95/2024 E. 1.1

1.1. La décision de l'autorité cantonale (101 2023 410 + 413) est une décision incidente relative à une demande de récusation formulée dans une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale (10 2023 151), respectivement dans le cadre d'une action en paiement (15 2023 30); elle peut être attaquée indépendamment de la décision finale en vertu de l'art. 92 al. 1 LTF (arrêts 4A_310/2023 du 4 août 2023 consid. 1; 5A_108/2022 du 7 juin 2022 consid. 1; 5A_867/2021 du 12 janvier 2022 consid. 1; 5A_843/2019 du 8 avril 2020 consid. 1 et les références). La voie de droit contre une décision incidente suit celle ouverte contre la décision sur le fond (ATF 147 III 451 consid. 1.3; 137 III 380 consid. 1.1). En tant que la récusation de la Présidente du Tribunal civil a été requise dans le cadre de la procédure de mesures protectrices (10 2023 151), il ressort de l'arrêt entrepris que le litige porte à tout le moins sur l'autorité parentale et la garde de l'enfant, à savoir une affaire sujette au recours en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), de nature non pécuniaire (en tout cas dans son ensemble). En revanche, en tant que la demande de récusation s'inscrit dans l'action en paiement introduite à l'encontre du recourant (15 2023 30), il s'agit d'une affaire sujette au recours en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), de nature pécuniaire dont la valeur litigieuse dépasse 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recours a par ailleurs été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme légale (art. 42 al. 1 LTF) par une partie qui a qualité pour recourir (art. 76 al. 1 let. a et b LTF), contre une décision rendue par une autorité cantonale de dernière instance ayant statué sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF). Le recours en matière civile est donc en principe recevable au regard des dispositions qui précèdent.