Citation: 1C_88/2021 E. 2.2.2

2.2.2. La Cour de justice a ainsi souligné que l'acte de cession des actions de E.________ SA au recourant 1 de 2013 mentionnait déjà la future modification des statuts et prévoyait en outre que l'échéance du "prêt vendeur" accordé par C.________ était fixée à la liquidation de la SIAL. Cela instaurait dans les faits un paiement en deux temps: le premier lors de la conclusion de l'acte de cession et le second lorsque la part de PPE aurait été transférée et la SIAL liquidée. Cela permettait à C.________ de rester économiquement propriétaire des actions tant que la part de PPE n'était pas transférée et la SIAL liquidée. Dans ces conditions, la Cour de justice pouvait, sans arbitraire, retenir que le recourant 1 n'était pas en marge de ce système et qu'il y avait sciemment participé dès la conclusion de la première cession. Celui-ci a d'ailleurs - aux termes de l'arrêt attaqué - expliqué devant le TAPI qu'il avait initialement acheté les actions dans le but de devenir, à terme, propriétaire de l'appartement par constitution de PPE (cf. jugement du TAPI du 19 mai 2020, En fait, ch. 20), ceci alors même qu'il ne s'agissait pas d'acheter une part de PPE - déjà constituée - ni même des actions dans une SIAL, mais simplement les actions d'une société propriétaire d'un immeuble.