Citation: I 299/05 25.10.2006 E. A

A.a M.________, né en 1953, a travaillé en Suisse depuis 1980 en qualité d'ouvrier dans le secteur de la construction. A la suite d'un accident de travail survenu le 15 juin 1992, il a subi une incapacité totale et définitive d'exercer son métier en raison de lombo-sciatalgies (syndrome lombo-spondylogène gauche) et de gonalgies gauches (status post-traumatique avec méniscectomie externe, syndrome fémoro-rotulien et fémoro-tibial externe, status post-ostéotomie de ventralisation de la tubérosité tibiale antérieure pour arthrose fémoro-patellaire décompensée et status post-ablation du matériel d'ostéosynthèse). L'exercice à plein temps d'une activité lucrative adaptée aux troubles précités demeurait en revanche préservé. Par décision du 2 mars 1998, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents a alloué à M.________ une rente fondée sur une incapacité de gain de 30 % dès le 1er mars 1997, ainsi qu'une indemnité de 5 % pour l'atteinte au genou gauche. De son côté, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : office AI) a rejeté une demande de rente déposée le 5 septembre 1995 par M.________, au motif que le degré d'invalidité (30 %) était insuffisant pour ouvrir droit à la prestation (décision du 14 mai 1998 confirmée par jugement du 25 novembre 1999 du Tribunal administratif du canton de Fribourg). A.b Le 14 décembre 2000, M.________ a déposé une nouvelle demande de rente fondée sur des lombalgies et des gonalgies persistantes depuis plusieurs années. A l'appui de sa demande, il a produit un rapport daté du 20 février 2001 du docteur W.________ (spécialiste FMH en rhumatologie, médecine physique et rééducation) et un autre établi le 11 juin 2001 par son médecin traitant, le docteur A.________ (spécialiste en médecine générale). Selon le premier, M.________ souffre de gonalgies gauches résiduelles avec syndrome rotulien post-méniscectomie externe (1992) et transposition de la tubérosité tibiale antérieure (1993), d'un syndrome rotulien droit discret, d'un syndrome vertébral lombaire avec sciatalgies intermittentes sur troubles statiques dégénératifs de la charnière lombo-sacrée, arthrose postérieure L5-S1 et tendomyose cervico-scapulaire entraînant une invalidité oscillant entre 40 % et 50 %. Le second évalue à 50 % l'incapacité de travail subie par M.________ dans une activité adaptée aux troubles précités. Procédant à l'instruction de la nouvelle demande, l'office AI a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire aux médecins de la Policlinique Y.________. Dans un rapport du 12 mai 2003, les docteurs L.________ et C.________ ont diagnostiqué un trouble douloureux somatoforme persistant sous forme de lombalgies, cervicalgies, gonalgies et talalgies, un status post-traumatisme du genou gauche avec lésions méniscales et ligamentaires ainsi qu'un syndrome rotulien droit chronique entraînant une incapacité totale de travail comme manoeuvre de chantier. En revanche, l'exercice à 60 % d'une activité lucrative adaptée aux troubles précités demeurait raisonnablement exigible de la part de l'intéressé. Se fondant sur le rapport d'expertise, l'office AI a rejeté la nouvelle demande, considérant qu'aucun changement des circonstances propre à modifier le degré d'invalidité de l'intéressé (30 %) ne s'était produit depuis la décision initiale de refus de rente (décision du 9 janvier 2004 confirmée sur opposition le 5 avril suivant).