Citation: 5P.274/2001 04.03.2002 E. 2

2.- La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, grief de nature formelle sur lequel il convient de statuer en premier lieu (ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132; 125 I 113 consid. 3 p. 118). Comme elle ne se réfère à aucune disposition de procédure cantonale, il doit être examiné au regard de l'art. 29 al. 2 Cst. (art. 4 aCst.) et avec un plein pouvoir d'examen (ATF 125 I 257 consid. 3a p. 259 et les arrêts cités). a) La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, découlant des dispositions constitutionnelles précitées, l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse en saisir la portée, l'attaquer en connaissance de cause et l'autorité de recours, exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, fût-ce brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il s'est fondé (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102/103; 124 V 180 consid. 1a p. 181; 123 I 31 consid. 2c p. 34). b) La recourante reproche au Président du Tribunal cantonal d'avoir réduit de cinquante à trente le nombre d'heures consacrées à la cause sans avoir examiné le dossier qu'elle avait pourtant mis à sa disposition. Elle soutient en outre qu'il aurait dû demander au premier juge pour quels motifs celui-ci n'avait accordé qu'un montant d'honoraires correspondant à un tarif horaire de 90 fr. (4'500 fr. : cinquante heures), dès lors qu'il n'était pas certain qu'il ait lui-même opéré une réduction des heures. Par ces critiques, la recourante ne fait pas valoir l'absence ou l'insuffisance de motivation de la décision attaquée. En prétendant que l'autorité cantonale aurait statué sans avoir examiné le dossier, elle lui reproche en réalité d'avoir commis arbitraire, sans toutefois tenter de le démontrer (art. 90 al. 1 let. b OJ; cf. ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; 125 II 129 consid. 5b p. 134); au demeurant, l'arrêt attaqué mentionne que le dossier complet de la cause a été joint d'office au recours. De même, lorsque la recourante se plaint de ce que l'autorité cantonale n'a pas demandé au juge de première instance d'expliciter sa décision, son grief n'est pas propre à démontrer une motivation insuffisante de l'arrêt attaqué. On ne voit du reste pas pour quelle raison le Président du Tribunal cantonal aurait dû procéder de la sorte. Même si le juge de première instance n'a pas indiqué expressément le nombre d'heures de travail retenu pour fixer la rémunération due à la recourante, il convient de garder à l'esprit qu'en droit vaudois, l'indemnité de l'avocat d'office est fixée en fonction d'une appréciation globale du cas et non point, comme dans d'autres cantons, sur la base d'un tarif horaire établi à l'avance, la mission de l'autorité de taxation se limitant dans ce cas à déterminer le nombre d'heures de travail à retenir pour la fixation des honoraires. De toute manière, si la recourante entend, par ce biais, se plaindre d'une insuffisance de motivation de la décision du Président du Tribunal de district, son grief est irrecevable, dès lors qu'elle ne prétend pas l'avoir soulevé devant la précédente autorité (art. 86 al. 1 OJ). En définitive, le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu apparaît manifestement mal fondé, dans la mesure où il est recevable.