Citation: 1P.314/2005 10.08.2005 E. 1

Seul le recours de droit public pour violation des droits constitutionnels des citoyens est ouvert pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités) ou d'une atteinte directe à un droit constitutionnel ou conventionnel, tel que le droit d'interroger ou de faire interroger les témoins à charge, consacré à l'art. 6 § 3 let. d CEDH, ou la présomption d'innocence ancrée aux art. 32 al. 1 Cst. et 6 § 2 CEDH (ATF 127 IV 215 consid. 2d p. 218; 120 Ia 31 consid. 2b p. 35/36). Le recourant est directement touché par l'arrêt attaqué qui confirme sa condamnation pénale à une peine de deux ans et demi de réclusion et qui ordonne son expulsion du territoire suisse pour une durée de huit ans, avec sursis pendant cinq ans; il a un intérêt juridiquement protégé à ce que cet arrêt soit annulé et a, partant, qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. Formé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, le recours répond aux exigences des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ.