Citation: 1C_601/2017 E. A

A.________, ressortissant tunisien né en 1977, est entré en Suisse le 10 novembre 2002 au bénéfice d'un visa en vue de contracter mariage avec B.________, ressortissante suisse née en 1979. Les intéressés se sont mariés civilement deux jours plus tard. Le 23 novembre 2007, A.________ a déposé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, les époux ont contresigné, le 21 août 2008, une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, résider à la même adresse et n'envisager ni séparation, ni divorce. Leur attention a été attirée sur le fait que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée lorsque, avant ou pendant la procédure de naturalisation, l'un des époux demandait le divorce ou la séparation, ou lorsque la communauté conjugale effective n'existait plus. La déclaration signée précisait en outre que si cet état de fait était dissimulé, la naturalisation facilitée pouvait être ultérieurement annulée. Par décision du 14 octobre 2008, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: le SEM) a accordé la naturalisation facilitée à A.________.