Citation: 6B_381/2018 E. 2.3.2

2.3.2. Au demeurant, la question n'est pas seulement de savoir si la lame avait été ouverte ou non dans la poche du pantalon au su du recourant, ce que ce dernier conteste. En effet, dans le contexte où le recourant avait clairement senti le comportement menaçant de B.________, qui après l'avoir menacé verbalement une heure avant, avait posé ses lunettes préalablement sur un muret et fait le geste du boxeur, le recourant était à ce moment déjà sur un mode défensif. Le maniement de son couteau dans sa poche à cet instant-là ne pouvait être considéré comme anodin, ni comme un jeu par habitude, comme il le soutient. En outre, il n'a pas seulement ouvert la lame dans sa poche, ce qui requiert déjà une certaine agilité, même avec un pantalon large, mais il l'a également sortie et tenue dans son poing, lame devant, alors qu'il frappait B.________. Dans ces circonstances, admettre qu'il avait conscience, non pas d'avoir ouvert ou non la lame de manière machinale, mais d'avoir porté un coup à quelqu'un avec un poing tenant un couteau lame ouverte en avant et qu'il avait accepté le risque létal qui pouvait en découler, n'a rien d'arbitraire.