Citation: 9C_87/2018 E. A

A.________, née en 1955, employée de maison au sein d'un établissement médico-social (EMS), a subi des contusions multiples lors d'un accident de la circulation routière le 12 octobre 2013. Le cas a été pris en charge par son assurance-accidents, Helsana Assurances SA. En arrêt de travail depuis lors, l'assurée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 17 mars 2014. L'employeur a résilié ses rapports de service en été 2014. Dans le cadre de l'examen de la demande, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis des médecins traitants, puis fait verser au dossier celui de l'assurance-accidents, qui contenait notamment les expertises des docteurs B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur (rapport du 11 février 2014), et C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 28 août 2014). Le docteur B.________ a retenu que les contusions avaient guéri sans séquelles après un délai de trois mois au plus tard, tandis que le docteur C.________ a diagnostiqué - sans effet sur la capacité de travail - un trouble de l'adaptation (avec humeur anxio-dépressive de gravité légère) évoluant vers un trouble douloureux associé à des facteurs psychologiques et une affection médicale générale. Les docteurs D.________, médecin traitant (avis du 30 septembre 2014), et E.________, psychiatre traitant (avis du 27 février 2015), ont pris position. L'office AI a ensuite soumis l'intéressée à une expertise psychiatrique. Dans un rapport établi le 7 avril 2016, le docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué - sans répercussion sur la capacité de travail - un syndrome douloureux somatoforme persistant et un trouble dissociatif mixte; la capacité de travail de l'assurée était totale d'un point de vue strictement psychiatrique. Le 11 juin 2016, l'expert a indiqué avoir omis de traiter dans ses conclusions les questions complémentaires formulées par l'assurée et s'est déterminé à leur sujet. La doctoresse E.________ a pris position sur les conclusions du docteur F.________ en date du 11 août 2016. L'office AI a, par décision du 26 avril 2017, rejeté la demande de prestations, au motif que l'assurée pouvait exercer son activité habituelle d'employée de maison à plein temps, sans baisse de rendement.