Citation: U 290/01 17.07.2002 E. 2

A juste titre, la juridiction cantonale a estimé que le présent cas ne relève pas de l'art. 9 al. 1 LAA, ce qu'admet d'ailleurs aussi le recourant. En effet, ni la substance à laquelle ce dernier a été exposé (la paraphénylène diamine), ni le genre de maladie qu'il présente, ne figure dans la double liste des substances nocives et des affections dues à certains travaux contenue dans l'Annexe I de l'OLAA (chiffres 1 et 2). Dès lors, peut seule entrer en ligne de compte la reconnaissance d'une maladie professionnelle en vertu de l'art. 9 al. 2 LAA. Aux termes de cette disposition, sont aussi réputées maladies professionnelles les autres maladies dont il est prouvé qu'elles ont été causées exclusivement ou de manière nettement prépondérante par l'exercice de l'activité professionnelle. Cette clause générale répond au besoin de combler d'éventuelles lacunes qui subsisteraient dans la liste établie par le Conseil fédéral conformément aux art. 9 al. 1 LAA et 14 OLAA. L'exigence d'une relation exclusive ou nettement prépondérante est réalisée lorsque la maladie professionnelle résulte à 75% au moins de l'activité professionnelle (ATF 119 V 201 consid. 2b).