Citation: 2C_577/2023 E. 3

Dans son argumentation, la recourante s'en prend à l'obligation qui lui est faite de respecter les UPE telle que prévue à l'art. 30 al. 2 let. f LAPr/GE. Elle estime que cette disposition, qui implique le respect de salaires plus élevés que le salaire minimum genevois prévu aux art. 39I ss de la loi genevoise du 12 mars 2004 sur l'inspection et les relations du travail (LIRT; rs/GE J 1 05), porte atteinte à sa liberté économique (art. 27 et 36 Cst.). Elle se plaint également que cette disposition crée, entre les crèches subventionnées et celles qui ne le sont pas, une distorsion de concurrence, une inégalité de traitement entre concurrents et une violation du principe de la neutralité de l'état (art. 94 et 96 Cst.). Elle dénonce enfin une violation de la primauté du droit fédéral (art. 49 Cst.), la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (loi sur le travail, LTr; RS 822.11) ne laissant, selon elle, pas de place aux cantons pour imposer le respect d'usages.