Citation: 6B_502/2015 E. A

Par jugement du 15 avril 2015, la Cour pénale I du Tribunal cantonal valaisan a rejeté l'appel formé par X.________ contre un jugement du juge du district de Sion du 18 novembre 2013, acquitté A.________ de l'accusation de diffamation et renvoyé les prétentions civiles de X.________ au for civil. Très brièvement résumé, ce jugement sur appel repose sur l'état de fait suivant. X.________, avocat et notaire à Sion, a déposé plainte pénale notamment contre A.________, journaliste, pour diffamation en particulier, en relation avec une dépêche individuelle rédigée par A.________ pour l'Agence télégraphique suisse dont le contenu était le suivant: " Tribunal fédéral - Avocat valaisan radié du barreau (ats) Un avocat sédunois doit accepter sa radiation du barreau. Le Tribunal fédéral (TF) confirme une décision de l'autorité de surveillance des avocats valaisans. En 2009, l'homme de loi avait été condamné pour calomnie par le Tribunal cantonal valaisan. Il avais écopé de 135 jours-amende avec sursis et d'une amende de 1500 francs. Ce juriste avait lancé une dénonciation pénale comportant un état de fait erroné contre un confrère. Malgré l'absence de tout élément sérieux à l'appui de ses accusations, il avait voulu faire ouvrir une poursuite pénale contre cet avocat et sa cliente. En outre, il avait proféré des accusations infondées contre deux autres confrères. En avril 2010, la présidente de l'autorité cantonale de surveillance avait décidé de radier l'homme de loi sédunois du registre cantonal des avocats. Elle avait conclu que les faits pour lesquels il a été condamné n'étaient pas compatibles avec l'exercice de la profession d'avocat. Une décision confirmée par le Tribunal cantonal. En dernière instance, le TF écarte le recours de cet avocat. Selon Mon repos, les autorités valaisannes ont eu raison de juger qu'il a franchi la ligne rouge et ne peut plus représenter ses clients devant les tribunaux civils ou pénaux. La présidente de l'autorité de surveillance pouvait à juste titre considérer qu'un avocat qui instrumentalise la justice à son profit et profère des accusations extrêmement graves pour porter préjudice à des confrères adopte un comportement « incompatible avec la profession d'avocat ». (arrêt 2C_187/2011 du 28 juillet 2011) ".