Citation: I 648/06 08.08.2007 E. 8

Dans ces conditions, en tenant compte d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée, elle-même découlant d'une amélioration de l'état de santé du recourant, les premiers juges ont admis à juste titre que les conditions d'une révision du droit à la rente étaient réalisées. Quant au taux d'invalidité de 18 % que l'intimé a retenu dans sa décision litigieuse, il n'est pas contesté en tant que tel et justifie ainsi la suppression de la rente. A cet égard, la date à laquelle la suppression de cette prestation doit intervenir ne saurait être fixée au 21 mars 2005, comme le recourant le demande dans ses conclusions subsidiaires. En effet, le complément d'instruction psychiatrique auquel il a été procédé n'a pas établi que le recourant se serait trouvé en incapacité de travail jusqu'en 2005, de façon à prolonger l'invalidité. Au contraire, du dossier médical, il ressort clairement que le recourant avait recouvré une capacité de travail entière dans un emploi adapté en 2000 déjà, si bien que la suppression de rente, au 1er octobre 2001, est conforme au droit fédéral. On ajoutera finalement que le recourant n'a pas droit aux mesures de réadaptation professionnelle qu'il réclame. D'une part, il présente un taux d'invalidité inférieur à 20 %, seuil à partir duquel il existe, en principe, un droit à un reclassement dans une nouvelle profession (cf. ATF 124 V 108 consid. 2b pp. 110-111 et les références); d'autre part, les premiers juges ont constaté, également de manière à lier le Tribunal fédéral, que des propositions de reclassement n'ont aucun sens chez le recourant (jugement, p. 13).