Citation: 5A_659/2024 E. 9.3

9.3. Le recourant ne conteste pas avoir indiqué dans ses écritures que sa prétention de 1'500 fr. par mois n'était qu'une estimation et qu'il était uniquement en mesure d'affirmer que sa contribution avait été " importante". Il est par ailleurs constant, le recourant ne prétendant ni démontrant le contraire dans son recours, qu'il n'avait produit aucune pièce permettant d'établir qu'il avait vécu avec ses parents plus longtemps que de 1993 à 1998 et qu'il avait fourni une contribution financière mensuelle plus conséquente que les 1'500 fr. qu'il avait allégués. Cela étant, en tant qu'il soutient qu'il résulterait des déclarations des intimées et du témoin H.________ qu'il aurait versé à ses parents l'entier de ses revenus de l'ordre de 6'000 fr. pendant toute la période où il avait vécu avec eux, il ne fait que livrer sa propre appréciation des faits. Ni les déclarations générales du témoin H.________ et des intimées no 1 et 2 relatives à la pratique familiale de mettre en commun les ressources de ses membres, ni les propos de l'intimée no 3 concernant l'aide que le recourant avait apportée ne conduit à un tel constat. Dès lors qu'au surplus ses propres déclarations ne sont étayées par aucun élément probant, c'est en vain que le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que l'aide apportée à ses parents n'apparaissait pas supérieure aux avantages dont il avait bénéficié en faisant ménage commun avec eux. Sa prétention en versement d'une indemnité équitable étant dépourvue de tout fondement factuel, son grief de violation de l'art. 334 CC doit également être écarté.