Citation: 1B_224/2017 E. 1

A.________ fait l'objet d'une procédure pénale pour actes d'ordre sexuel avec des enfants et dénonciation calomnieuse instruite par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne. Le 27 février 2017, il a présenté à son défenseur d'office, Me Claude Nicati, les réquisitions de preuves qu'il jugeait nécessaires à sa défense et qu'il lui demandait de présenter au procureur en sus de celles que celui-ci avait déposées le 22 février 2017. Me Nicati s'est déterminé le 3 mars 2017. Le 9 mars 2017, A.________ a présenté neuf réquisitions de preuves auprès de la direction de la procédure. Invité à se déterminer, le conseil du prévenu a exposé, le 16 mars 2017, avoir discuté avec son client l'entier des points évoqués dans son courrier du 9 mars 2017 et n'avoir sollicité que les réquisitions de preuves susceptibles de servir la cause de son mandant, estimant à l'inverse de celui-ci que les actes demandés sont inutiles, voire de nature à le desservir. Le 20 mars 2017, A.________ a sollicité la révocation du mandat de son défenseur d'office en qui il disait avoir perdu toute confiance parce qu'il a persisté à ne pas vouloir présenter les réquisitions de preuves qu'il avait formulées. Me Nicati s'est déterminé le 27 mars 2017. Il a pris acte du fait que son client n'avait plus confiance en lui et qu'en ce qui le concernait, il était en mesure de poursuivre ce mandat même si la défense risquait d'être quelque peu difficile. Par ordonnance du 29 mars 2017, le Ministère public a refusé de relever Me Nicati de sa mission de défenseur d'office du prévenu. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision au terme d'un arrêt rendu le 26 avril 2017 sur recours du prévenu que ce dernier a déféré le 1er juin 2017 auprès du Tribunal fédéral en concluant à son annulation et à la révocation du mandat de son défenseur d'office. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. Le Tribunal cantonal a produit le dossier de la cause.