Citation: 7B_554/2024 E. 2.4

2.4. C'est à raison que le TMC a relevé que l'absence d'indications sur le type de mandat d'avocat suffisait à la levée des scellés s'agissant du secret professionnel invoqué à l'égard de Mes D.________, E.________, F.________, G.________ et H.________. En effet, le TMC n'est pas tenu de rechercher d'office d'éventuels motifs de secret protégé par la loi. À cet égard, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que l'intérêt au maintien du secret entre le prévenu et son "défenseur" n'a pas à être démontré ni motivé. En effet, le recourant - qui avait requis les scellés - avait le devoir de démontrer que chacun des mandataires en cause avait été consulté dans le cadre d'une activité typique de l'avocat. Pas plus que devant le TMC, il ne développe cependant une argumentation tendant à attester que la protection du secret professionnel s'appliquerait aux avocats précités; il ne fait en particulier pas état de la nature des mandats qui leur auraient été confiés. Il se limite à soutenir dans son recours que la procédure pénale serait étroitement liée à un complexe de faits de nature civile en relation avec des procédures en cours devant les juridictions de protection de l'adulte et de l'enfant et que "tous les avocats" mentionnés seraient intervenus ou interviendraient encore, dans le cadre des procédures citées. Il lui appartenait, eu égard à ses obligations en matière de collaboration, de donner des informations supplémentaires nécessaires au TMC pour examiner si la nature des mandats confiés à chacun de ces mandataires relevait de l'activité typique de l'avocat. Le grief du recourant doit dès lors être rejeté s'agissant des conseils susmentionnés. Il ressort en revanche des écritures du recourant devant l'instance précédente qu'il a expressément expliqué que Me B.________ intervenait dans le cadre d'une procédure devant l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant (art. 264 al. 1 let. c CPP renvoyant notamment à l'art. 171 CPP; cf. dossier cantonal [art. 105 al. 2 LTF]: annexe 1 [ch. 8 et 9] des déterminations du 26 février 2024). Sur la base de ces précisions, on ne saurait reprocher au recourant de n'avoir pas démontré que l'avocate prénommée avait agi dans le cadre de l'activité typique de l'avocat. Le TMC ne pouvait dès lors pas lui opposer son absence de collaboration s'agissant de ce mandat. Par conséquent, le TMC a violé le droit fédéral en prononçant la levée des scellés sur la correspondance, les documents et enregistrements audio échangés entre le recourant et Me B.________, ainsi que tout collaborateur de son Étude, notamment Me C.________. Partant, le recours doit être amis sur ce point.