Citation: 2A.666/2005 22.12.2005 E. 1

Après un premier séjour en 1991 où il avait déposé une demande d'asile sous une fausse identité, X.________, ressortissant marocain, né en 1964, est entré en Suisse pour la seconde fois au mois de février 1992. Il a ensuite été marié avec une Suissesse du 12 février 1993 au 30 juin 1997. Deux enfants sont issus de cette union: Y.________, née en 1993, et Z.________, né en 1996. Dans un premier arrêt du 23 novembre 2004, le Tribunal administratif a rejeté le recours de l'intéressé contre la décision du Service de la population du 11 mars 2003 qui refusait le renouvellement de son autorisation de séjour. Par arrêt du 5 janvier 2005 (2A. 751/2004 et 2P.335/2004), le Tribunal fédéral a rejeté le recours de droit administratif de X.________ dans la mesure où il était recevable et déclaré son recours de droit public irrecevable. Procédant à la pesée des intérêts sous l'angle de l'art. 8 § 2 CEDH, il a notamment retenu que les liens avec ses enfants n'étaient pas très intenses et qu'en vertu de l'art. 105 al. 2 OJ, il ne pouvait pas être tenu compte de la nouvelle décision de la justice de paix qui lui aurait reconnu un droit de visite plus étendu (consid. 6.1.2). Par ailleurs, l'intéressé émargeait depuis plusieurs années de l'assistance sociale, le montant de l'aide s'élevant à 164'625 fr. au 30 septembre 2002; dans ce contexte, la faible rente qu'il pourrait éventuellement toucher de l'assurance-invalidité ne garantirait sans doute pas son autonomie financière et ne nécessiterait de toute façon pas qu'il demeure en Suisse (consid. 6.2.1). Compte tenu en outre des mauvais renseignements donnés par la police, l'intérêt privé du recourant à pouvoir demeurer en Suisse ne l'emportait pas sur l'intérêt public à son renvoi.