Citation: 8C_443/2014 E. 5.1

5.1. En l'espèce, il est indéniable que le recourant désirait avant tout reprendre son ancienne activité auprès du Café B.________ dès que la réouverture serait autorisée par le service compétent. Aussi, bien qu'il ignorât à quelle date il pourrait réaliser son intention, il n'était disponible sur le marché de l'emploi que pour une période limitée et pour une durée incertaine. C'est pourquoi son aptitude au placement doit être admise avec retenue, cela d'autant que l'activité qu'il désirait reprendre n'était pas un emploi effectif, libre à partir d'une date fixée. Or, selon les constatations non contestées de la cour cantonale, l'intéressé n'a effectué aucune recherche d'emploi avant le 19 décembre 2011, date à laquelle il s'est inscrit auprès de l'OPE, alors qu'il était sans travail depuis le 1 er août précédent. En outre, il ne s'est adressé à aucune agence de placement temporaire, bien qu'une telle démarche eût été le meilleur moyen de trouver un emploi de courte durée, dans la mesure où il ne désirait pas offrir à un employeur toute la disponibilité normalement exigible. Cela étant, on ne saurait partager le point de vue du recourant, selon lequel la cour cantonale a apprécié les faits de manière arbitraire en retenant que l'assuré n'entendait pas trouver ni accepter un emploi pour la période précédant l'autorisation de réouverture du Café B.________. A cet égard, les objections soulevées par l'intéressé ne permettent pas de retenir le caractère arbitraire des constatations de la juridiction précédente, lesquelles lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 et 2 LTF). En particulier, le fait qu'il n'a pas cherché à obtenir des prestations de l'assurance-chômage de manière injustifiée et qu'il a toujours fait preuve de sérieux et de diligence ne suffit pas pour démontrer la volonté de l'intéressé de trouver un emploi pour la période précédant l'autorisation de réouverture de l'établissement dans lequel il désirait avant tout reprendre son activité.