Citation: 9C_83/2014 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont tout d'abord rappelé que selon la jurisprudence, l'art. 5 al. 3, 1ère phrase, RAI ne permettait pas de déduire un droit à la prise en charge des frais d'une formation professionnelle initiale choisie en raison de l'invalidité, frais qui pouvaient s'avérer supérieurs à ceux d'une autre formation que la personne aurait choisie si elle n'avait pas été invalide (arrêt I 208/95 du 18 décembre 1995 consid. 2, in VSI 1997 p. 160). La règle s'appliquait même dans le cas d'une personne assurée qui, si elle n'avait pas été invalide, aurait éventuellement choisi une formation globalement plus courte et moins onéreuse. Le principe connaissait toutefois deux exceptions: l'art. 5 al. 3, 2ème phrase, RAI prévoyait, ainsi, que lorsque l'assuré avait reçu un début de formation professionnelle avant d'être invalide ou lorsque, non invalide, l'assuré aurait manifestement reçu une formation moins coûteuse que celle qu'on se proposait de lui donner, les frais de cette formation (effectivement débutée ou hypothétique) étaient pris comme terme de comparaison. Les deux cas de figure visés par l'art. 5 al. 3, 2ème phrase, RAI présupposaient que le choix de la formation fût lié à l'invalidité (ATF 106 V 165 consid. 2). A cet effet, il fallait apporter la preuve stricte ("stringent bewiesen sein") que, sans invalidité, l'assuré aurait manifestement bénéficié d'une formation moins onéreuse (cf. arrêts I 856/05 du 30 janvier 2006 consid. 2.2 et I 488/00 du 15 septembre 2003 consid. 3.2).