Citation: 2C_226/2023 E. B

Par décision du 18 mai 2017, le Chef du Département de l'économie, de l'innovation et du sport du canton de Vaud (depuis le 1er juillet 2022: Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine [ci-après: le Département]) a révoqué l'autorisation d'établissement de A.________ et lui a enjoint de quitter immédiatement la Suisse, essentiellement en raison de sa condamnation à une peine privative de liberté de dix-huit mois prononcée le 2 octobre 2014 et de sa dépendance à l'aide sociale (dette sociale de plus de 169'000 fr. au 31 mars 2017; art. 105 al. 2 LTF). Le 25 janvier 2018, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a admis le recours formé par l'intéressé contre la décision précitée du 18 mai 2017, annulé celle-ci et renvoyé la cause au Département pour complément d'instruction, afin d'examiner si la mère était en mesure d'élever seule son fils, le cas échéant avec l'appui d'une mesure de curatelle, ainsi que les conséquences pour celui-ci d'être privé durablement de tout contact direct avec son père. Le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) a repris l'instruction du dossier et entrepris des démarches auprès du Service de la protection de la jeunesse du canton de Vaud (depuis le 1er juillet 2022: Direction générale de l'enfance et de la jeunesse), lequel lui a communiqué deux rapports de renseignement les 16 août 2020 et 13 octobre 2021. Le 8 mai 2020, le Service de la population a fait part à l'intéressé de son intention, au vu de la condamnation du 13 décembre 2019, de proposer au Chef du Département la révocation de son autorisation d'établissement. L'intéressé s'est déterminé le 13 juillet 2020. Par décision du 4 novembre 2021, le Chef du Département a révoqué l'autorisation d'établissement de A.________ et prononcé son renvoi de Suisse. L'intéressé a recouru le 6 décembre 2021 contre cette décision auprès du Tribunal cantonal, en concluant à son annulation. Le 14 novembre 2022, agissant sur requête du juge instructeur du Tribunal cantonal, la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse a renseigné le Tribunal cantonal sur la situation familiale du fils de l'intéressé. Par arrêt du 21 mars 2023, le Tribunal cantonal a rejeté le recours formé par l'intéressé.