Citation: 2C_369/2024 E. 1

Quant à la protection de la vie de famille et quoi qu'en disent les recourants, elle n'est pas touchée puisque la mesure litigieuse n'a pas pour effet de séparer la famille (cf. ATF 144 I 91 consid. 4.2; arrêt 2C_631/2023 du 13 septembre 2024 consid. 1.3.2). Dans ce contexte, on peine à suivre les recourants lorsqu'ils invoquent également une violation de l'art. 9 par. 3 de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107), qui prévoit que les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré. Au demeurant, aucune prétention directe à l'octroi d'une autorisation de droit des étrangers ne peut être déduite des dispositions de la CDE (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2; 140 I 145 consid. 3.2; 139 I 315 consid. 2.4 et 2.5). La voie du recours en matière de droit public est également fermée sous cet angle. Il convient toutefois de préciser que le point de savoir si les recourants 1 et 2 peuvent déduire un droit dérivé de demeurer en Suisse d'un éventuel droit de séjour de leur fille sera examiné sous l'angle de l'application de l'art. 3 par. 6 Annexe I ALCP (cf. infra consid. 5).