Citation: 4C.34/2005 18.08.2005 E. 2

A l'appui de leur recours, les demandeurs invoquent une violation des art. 367 et 370 CO. Ils font valoir qu'avant même la réalisation de l'ouvrage en 1998, l'entrepreneur défunt avait été mis en garde sur la nécessité d'appuyer l'enrochement contre la partie en béton du bâtiment. N'ayant pas informé les recourants à ce propos, il aurait commis une dissimulation, ce qui l'empêcherait de se prévaloir de la tardiveté de l'avis des défauts. Les recourants estiment qu'ils ne pouvaient imaginer en mars 1999, à considérer les conditions climatiques du début de l'année en cause, que le terrassement réalisé par feu G.________ était affecté d'un défaut. Ce ne serait que lorsque les cotes métalliques pour retenir les blocs de pierre ont été posées, à savoir au début mai 1999, que les recourants ont pu constater que l'ouvrage était en mouvement. Durant le mois de mars 1999, il n'avait été question que d'un glissement de terrain et de chutes de pierres, soit d'un phénomène naturel. En revanche, à partir de début mai 1999, moment de la découverte du défaut, les demandeurs prétendent qu'ils ont fait preuve de toute la diligence requise et satisfait aux incombances exigées par l'art. 367 CO.