Citation: 9C_221/2020 E. 6.4

6.4. En conséquence, le raisonnement des premiers juges selon lequel les conséquences de l'absence de preuve devaient être supportées par le recourant, comme aucune violation de l'obligation de conserver les pièces ne pouvait être reprochée à la Caisse de pensions ne peut être suivi. A cet égard, les dispositions relatives à la conservation des pièces, qui ont été introduites dans l'OPP 2 au 1er janvier 2005 (cf. art. 27i à 27k OPP 2; Modification de l'OPP 2 du 18 août 2004, RO 2004 4279 4653), n'ont pas d'effet sur la répartition du fardeau de la preuve; il n'en résulte pas, en particulier, qu'une institution de prévoyance serait dispensée d'apporter la démonstration de ses allégations. Le but de ces normes d'exécution est de garantir une correcte application des règles de la prescription et de permettre aux assurés de faire valoir leurs droits (Message du 1er mars 2000 relatif à la révision de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse et survivants et invalidité [LPP] [1ère révision LPP], FF 2000 2495, p. 2539, ch. 2.9.4.1 et 2.9.4.2). Comme la Cour de céans a déjà eu l'occasion d'en juger, lorsqu'une preuve ne peut être rapportée qu'avec des documents originaux et que l'institution de prévoyance ne parvient pas à produire lesdits documents, elle doit alors supporter les conséquences de l'absence de preuve (arrêt 9C_634/2014 précité consid. 6.3.2 et 6.3.4 concernant l'art. 27i al. 2 OPP 2, en relation avec l'art. 41 al. 8 LPP).