Citation: BGE 150 V 354 E. 6.4

Les critiques sont mal fondées. Dans son évaluation, le tribunal cantonal a certes insisté sur l'absence de diplômes dans certains domaines mais il a aussi tenu compte de l'absence d'expérience de l'intimé dans ceux-ci, ce qui est conforme à la jurisprudence. En effet, comme on l'a vu ci-avant (consid. 6.1), et contrairement à l'interprétation effectuée par la recourante, pour la détermination du niveau de compétences l'accent est avant tout mis sur le type de tâches à assumer en fonction des qualifications de la personne concernée. Or, l'absence de diplômes attestant les qualifications que la recourante prête à l'intimé, rajoutée au manque d'expérience dans les domaines et professions indiqués par cette dernière ne permet pas de conclure qu'il disposerait d'un vaste ensemble de connaissances dans l'un ou l'autre domaine spécialisé, lui permettant ainsi d'assumer les tâches afférentes. En particulier, avoir suivi des cours de droit à l'université, toutefois sans titre universitaire à la clé, ne remplace pas la formation et l'expérience nécessaires pour accomplir les tâches spécifiques de la profession de secrétaire juridique, jamais exercée par l'intimé. Une attestation de suivi de cours ou un relevé de notes - qui auraient pu, par ailleurs, être obtenus par la recourante elle-même lors de l'instruction de la cause - n'auraient pas davantage permis d'en déduire le contraire. Il en va de même pour les autres domaines mentionnés par la recourante, en particulier la profession de photographe ou de "dirigeant d'une petite entreprise". Bien que l'intimé dispose d'une certaine expérience à cet égard, celle-ci a été développée dans son temps libre, à côté de son activité de garde-frontière. Sans nier d'emblée ses capacités, on ne peut pas considérer, selon le degré de la vraisemblance prépondérante, que l'intimé puisse BGE 150 V 354 S. 363 directement exercer ces mêmes activités en tant que professionnel et assumer les tâches pratiques complexes qui s'y rapportent. C'est donc à raison que les juges cantonaux ont pris en considération le niveau de compétences 2 dans la détermination du revenu d'invalide. Le recours doit ainsi être rejeté sur ce point.