Citation: I 789/06 04.10.2007 E. 4.2

4.2.1 Par un second grief, le recourant soutient que le jugement cantonal est totalement arbitraire, dans la mesure où les cinq DPT choisies déterminent un revenu d'invalide d'un montant supérieur de 500 fr. Environ - 51'524 fr. - à celui qui ouvrirait droit à trois-quarts de rente sur la base d'un taux de 60% (art. 28 al. 1 LAI, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2004), soit 51'000 fr. En particulier, si elle avait seulement substitué l'activité d'opérateur en galvanisation, rémunérée 60'745 fr. par an (DPT n° 5738), par celle d'ouvrier de production en chambre blanche, rémunérée 49'400 fr. (DPT n° 5062), la juridiction cantonale aurait conclu à un taux d'invalidité de plus de 61%. 4.2.2 Selon la jurisprudence (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399), les règles légales et jurisprudentielles sur la manière d'effectuer la comparaison des revenus (ATF 130 V 343 consid. 3.4 p. 348, 128 V 29 consid. 1 p. 30), y compris celles sur l'application des données statistiques de l'ESS (ATF 129 V 472 consid. 4.2.1 p. 475 s., 126 V 75 consid. 3b/bb p. 77) et les données salariales résultant des DPT (ATF 129 V 472), relèvent de questions de droit. Sous cet angle, la constatation des deux revenus hypothétiques à comparer est une question de droit dans la mesure où elle se fonde sur l'expérience générale de la vie. Ainsi, relèvent du droit les questions de savoir si les salaires statistiques de l'ESS sont applicables, quel tableau statistique est déterminant et s'il y a lieu de procéder à un abattement en raison de circonstances particulières (liées au handicap de la personne ou d'autres facteurs). L'application des chiffres contenus dans les tableaux déterminants de l'ESS et dans les données des DPT sont des questions de fait. Le choix des DPT déterminantes pour fixer le revenu d'invalide est, comme celui du tableau statistique (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399), une question de droit. En l'occurrence, le recourant ne soutient pas que le choix des DPT déterminantes par la juridiction cantonale n'est pas conforme aux règles y relatives (ATF 129 V 472), mais se plaint d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire. Toutefois, selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral n'annulera la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 127 I 54 consid. 2b, 60 consid. 5a p. 70, 126 I 168 consid. 3a, 125 I 166 consid. 2a). En l'occurrence, les allégations du recourant ne font pas apparaître ces conditions comme réalisées. Le grief de violation de l'interdiction de l'arbitraire se révèle ainsi mal fondé. 4.3 Vu ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable dans la mesure où il confirme le taux d'invalidité de 59% fixé par l'office AI dans sa décision sur opposition du 12 janvier 2005.