Citation: 5C.237/2000 15.02.2001 E. 1

1.- a) La Cour civile a restreint la procédure à la question de la couverture du cas par l'assurance et qualifié son jugement de préjudiciel. Celui-ci n'en est pas moins final au sens de l'art. 48 OJ. En effet, en prononçant que le dommage invoqué par le demandeur n'était pas couvert par le contrat d'assurance conclu avec la défenderesse, la cour cantonale a mis un terme définitif à l'action en paiement du demandeur (sur la notion de décision finale, cf. ATF 122 III 92 consid. 2a; 120 II 93 consid. 1c p. 95, 352 consid. 1b p. 353; 118 II 447 consid. 1b p. 450; 116 II 21 consid. 1c p. 25). Interjeté en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, dans une contestation civile dont la valeur dépasse 8'000 fr., le présent recours est dès lors recevable au regard des art. 46, 48 al. 1 et 54 al. 1OJ. b) Les dépens des instances cantonales ne sont pas réglés par le droit civil fédéral. Le recours est donc irrecevable dans la mesure où le recourant cherche à en obtenir (cf. art. 43 al. 1 OJ). Celui-ci entend sans doute son chef de conclusions comme une conséquence de l'admission du recours (cf. art. 159 al. 6 OJ). c) Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent manifestement sur une inadvertance (art. 63 al. 2 OJ). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait (art. 55 al. 1 let. c OJ), ni contre l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 125 III 78 consid. 3a p. 79; 122 III 26 consid. 4a/aa p. 32, 61 consid. 2c/bb p. 65). Les faits nouveaux sont irrecevables (art. 55 al. 1 let. c OJ). Dès lors que le recourant se réfère à des faits qui ne résultent pas de l'arrêt entrepris, notamment à la lettre adressée à son conseil en vue de recourir au Tribunal fédéral, son recours est irrecevable. d) Le recours est aussi irrecevable, faute de répondre aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, dans la mesure où il se borne à faire état de la violation des art. 1 et 2 CO, qui concernent la formation du contrat. Ces griefs sont de toute manière dénués de pertinence, car il ne s'agit pas en l'espèce d'examiner si le contrat d'assurance est ou non venu à chef, la seule question à résoudre ici étant de savoir si l'assureur doit répondre ou non du dommage subi par le demandeur.