Citation: 5D_68/2017 E. 1.2

1.2. Lorsque, comme en l'espèce, seule était litigieuse devant l'autorité précédente la répartition des frais et dépens de la procédure cantonale, la valeur litigieuse est déterminée par les conclusions relatives aux frais et dépens (art. 51 al. 1 let. a LTF; parmi d'autres: arrêts 5A_11/2017 du 27 avril 2017 consid. 1.1 et les arrêts cités). Or, comme l'a constaté la juridiction cantonale (art. 112 al. 1 let. d LTF), cette valeur n'atteint pas le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), de sorte que le recours en matière civile n'est pas ouvert. La recourante n'en disconvient pas, mais elle soutient que la présente cause soulève une " question juridique de principe " au sens de l'art. 74 al. 2 let. a LTF. Elle reconnaît que, dans un " arrêt de principe " récent, le Tribunal fédéral a jugé que les frais de justice incombent à la partie qui a retiré son action, principe qui a été précisément posé dans une affaire de divorce (ATF 139 III 358 consid. 3). Cette jurisprudence est cependant source " d'incertitude " lorsque la procédure matrimoniale qui a été retirée ne concerne que des " questions relatives aux enfants ", à l'exclusion des " considérations financières "; or, une telle situation n'a pas été " envisagée par le Tribunal fédéral ". Cette argumentation ne peut pas être suivie. La recourante ne soulève pas une question juridique donnant lieu à une incertitude caractérisée, qui appelle d'une manière pressante un éclaircissement de la part du Tribunal fédéral, en sa qualité d'autorité judiciaire suprême chargée de dégager une interprétation uniforme du droit fédéral (ATF 141 III 159 consid. 1.2 et les arrêts cités). Elle discute de l'application du principe instauré par la jurisprudence précitée - et rappelé à plusieurs reprises ( cf. arrêts 5A_321/2014 du 20 août 2014 consid. 2.3.2; 5D_55/2015 du 1er décembre 2015 consid. 2.3.3) - à un cas particulier, c'est-à-dire la répartition des frais et dépens lorsque le retrait concerne une action du droit de la famille ayant pour seul objet les droits parentaux. Il ne s'agit pas d'une question juridique de principe au sens de la loi (ATF 133 III 493 consid. 1.2; 134 III 115 consid, 1.2). Partant, le recours en matière civile est irrecevable.