Citation: U 380/01 09.01.2003 E. A

T.________ a travaillé en qualité d'employée agricole dans l'entreprise X.________ et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale Compagnie d'assurances (ci-après: la Vaudoise). Le 30 août 1993, elle a subi une contusion au genou droit en chutant d'une plate-forme de cueillette de fruits. La Vaudoise a pris en charge le cas. L'assurée a consulté de nombreux médecins. En particulier, le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a fait état d'une entorse du genou droit avec lésion du ménisque interne et lésion de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite (rapport du 29 mars 1994). Par ailleurs, la Vaudoise a confié des expertises aux docteurs B.________ (rapport du 27 juin 1995) et C.________ (rapport du 14 novembre 1995), spécialistes en psychiatrie et psychothérapie. Ces praticiens ont fait état de troubles de conversion et de sinistrose. Le docteur D.________, spécialiste en orthopédie et chirurgie orthopédique, a également effectué une expertise à la demande de la Vaudoise (rapport du 27 mars 1996). Par décision du 15 mai 1996, confirmée sur opposition le 4 juin 1997, la Vaudoise a supprimé, à partir du 1er mars 1995, le droit de T.________ à une indemnité journalière de l'assurance-accidents obligatoire et à la prise en charge des traitements, motif pris de l'absence d'un rapport de causalité entre les troubles existant à cette date et l'accident du 30 août 1993. Par la même décision, la Vaudoise a accordé à la prénommée une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux atteinte de 10 %, d'un montant de 9720 fr. Saisi d'un recours de l'assurée, le Tribunal cantonal valaisan des assurances l'a rejeté par jugement du 28 mai 1998. Par arrêt du 2 août 1999, le Tribunal fédéral des assurances a annulé le jugement cantonal, ainsi que la décision sur opposition, dans la mesure où ils nient tout droit de l'intéressée à une rente d'invalidité. Il a renvoyé la cause à l'administration pour qu'elle statue à nouveau sur le droit à une telle prestation, après avoir procédé à l'estimation du degré d'invalidité dû exclusivement aux séquelles physiques de l'accident.