Citation: 5A_795/2013 E. 6

Soulevant le grief de violation de l'art. 8 CC, les recourants, revenant sur leur appréciation des pièces produites, affirment que le testateur était incapable de discernement au moment de l'établissement du testament litigieux, partant que les intimés supportaient le fardeau de la preuve de démontrer que le disposant a accompli l'acte dans un intervalle de lucidité. Les recourants allèguent en outre qu'il n'a " pas été établi scientifiquement qu'il eût été possible pour [le disposant] d'agir dans un moment de lucidité ". Bien que les recourants affirment se plaindre de la violation de l'art. 8 CC, ils ne prétendent pas que la cour cantonale aurait refusé à tort d'administrer une preuve régulièrement offerte et portant sur un fait pertinent pour l'appréciation juridique de la cause. En tant qu'ils critiquent l'appréciation des faits et des preuves concluantes pour l'issue du litige effectuée par l'autorité précédente ayant conduit au constat que le testateur était capable de discernement au moment de l'établissement et de la signature du testament public le 22 mars 2001, les recourants devaient se plaindre de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits et des preuves (arrêts 5A_820/2013 du 16 janvier 2014 consid. 5 et les références; 5A_726/2009 du 30 avril 2010 consid. 3.1, non publié à l'ATF 136 III 365) ou de la violation des art. 16 aCC et 519 CC en ce qui concerne la conclusion juridique tirée de ces faits ( cf. respectivement supra consid. 5.1.2 in fine ); ce qu'ils ont au demeurant fait ( cf. supra consid. 5 et infra consid. 7). Le grief relatif à l'art. 8 CC est donc d'emblée mal fondé.