Citation: 1P.483/2000 05.10.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1 p. 83; 126 III 274 consid. 1 p. 275 et les arrêts cités). a) Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral ne peut être formé que pour violation du droit fédéral, à l'exception de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 269 PPF). Il n'est en revanche pas ouvert pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités) ou pour invoquer la violation directe d'un droit constitutionnel ou conventionnel (ATF 120 IV 113 consid. 1a p. 114). Au vu des arguments soulevés, seule la voie du recours de droit public est ouverte en l'espèce. b) Le recourant est directement touché par l'arrêt attaqué qui confirme sa condamnation pénale à une amende de 300 fr.; il a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cet arrêt soit annulé et a, partant, qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. Le recours a été formé en temps utile contre une décision finale rendue en dernière instance cantonale. Il répond donc aux exigences des art. 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ. c) Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier d'office si l'arrêt attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Une motivation brève, comportant même une référence indirecte à la violation de droits constitutionnels, non expressément désignés peut, suivant les circonstances, satisfaire aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, par exemple lorsque le recours est introduit par une personne ne bénéficiant pas d'une formation juridique (cf. ATF 115 Ia 12 consid. 2b p. 14). En l'espèce, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir établi arbitrairement les faits, ce qui l'a conduite à rendre un jugement insoutenable. Le grief tiré de la violation de l'art. 9 Cst. est donc invoqué de façon suffisante pour que l'on puisse en saisir la portée. Le recourant conteste également le bien-fondé de l'accusation retenue à sa charge et dénonce à ce propos la violation de l'art. 6 § 1 CEDH; il est douteux que le recours réponde sur ce point aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, même si l'on voulait tenir compte du fait qu'il est interjeté par un particulier ne disposant pas d'une formation juridique (cf. ATF 115 Ia 12 consid. 2b p. 14 déjà cité). Quoi qu'il en soit, tel qu'il est formulé, ce moyen n'a pas de portée distincte par rapport au grief d'arbitraire, la protection accordée par le droit conventionnel n'étant de surcroît pas plus étendue que celle conférée par l'art. 9 Cst. Le recours de droit public est ainsi recevable, dans ces limites.