Citation: 6B_660/2019 E. 6.2

6.2. Il ressort du dossier de la cause que, dans sa prise de position du 28 septembre 2018 concernant la libération conditionnelle de l'exécution institutionnelle de la mesure, le recourant n'a pas demandé le constat d'une éventuelle illicéité de sa détention, mais a, dans son argumentation, affirmé que celle-ci contrevenait à ses droits fondamentaux à défaut de se dérouler dans un "établissement approprié" soit - selon lui - non pénitentiaire (cf. pièce 55 du dossier cantonal). Il ressort en outre de la décision du 13 novembre 2018 que le recourant a fait plaider, devant le TAPEM, qu'il avait été placé trop longuement en milieu carcéral et qu'un tel séjour était contraire à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme (cf. décision du 13 novembre 2018, p. 13). Dans sa décision, le TAPEM a quant à lui examiné les questions du maintien de la mesure à titre de l'art. 59 CP et de la libération conditionnelle. Il a de surcroît rappelé, dans un considérant, les périodes passées par le recourant dans des établissements carcéraux depuis 2015, ainsi que la jurisprudence en matière de délai d'attente d'une place dans un établissement approprié au regard de l'art. 5 CEDH, sans toutefois en tirer de conclusions (cf. Idem, p. 16). Enfin, dans son mémoire de recours du 26 novembre 2018 adressé à la cour cantonale, le recourant s'est à nouveau référé à la même jurisprudence pour en déduire que sa détention en milieu carcéral était - compte tenu de sa durée - devenue illégale et qu'il convenait de le libérer immédiatement (cf. pièce 98 du dossier cantonal, p. 12). Il a encore conclu, au pied de ce mémoire de recours, à ce que sa "détention en milieu carcéral" soit reconnue illégale.