Citation: H 151/02 09.12.2003 E. 5

5.1 Les premiers juges ont constaté tout d'abord que A.________ et B.________, inscrits au Registre du commerce respectivement comme président et administratrice de X.________ SA dès le 26 novembre 1997, avaient la qualité d'organe au moment où le solde des cotisations restant à la charge de la société pour l'année 1997 était devenu exigible (soit lors de l'établissement du décompte final de la caisse), si bien qu'ils étaient susceptibles d'engager leur responsabilité pour le non-paiement de ce solde. Les premiers juges ont retenu ensuite qu'ils avaient demandé un sursis au paiement alors que la société était obérée; or, dans une telle situation, ont-ils estimé, les défendeurs auraient dû se rendre compte qu'il n'y avait aucune chance pour que la société s'acquitte de la dette dans un délai raisonnable. La juridiction cantonale a également souligné que A.________ et B.________ s'étaient versés des salaires de janvier à juin 1998, privilégiant ainsi leurs propres intérêts au détriment des obligations de la société envers la caisse. De ces faits, elle a inféré que les prénommés avaient commis une faute qualifiée au sens de l'art. 52 LAVS, en poursuivant l'exploitation d'une entreprise qu'ils savaient vouée à l'échec. 5.2 Les recourants contestent qu'ils puissent être tenus de répondre d'un découvert de cotisations portant sur une période où ils n'avaient pas de fonction dirigeante au sein de la société. Dans le cas contraire, ils considèrent qu'on ne peut leur imputer un manquement grave à leurs obligations d'administrateurs. Ils font valoir qu'ils ont mis tout en oeuvre pour régulariser la situation vis-à-vis de la caisse et que cette dernière avait par ailleurs consenti à reporter le paiement du solde des cotisations pour l'année 1997.