Citation: 5A_539/2020 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant produit un bordereau de pièces et soutient que les faits en résultant démontreraient que le discours de la mère favorable au lien père-enfant n'aurait été tenu que pour les besoins de la cause. Le recourant indique ne pas ignorer l'art. 99 al. 1 LTF mais soutient qu'une décision d'irrecevabilité des pièces produites reviendrait à violer les droits fondamentaux de l'enfant. Il fait valoir que les enfants se verraient conférer par les normes constitutionnelles - notamment l'art. 11 Cst. - et les traités internationaux - en particulier les art. 3 par. 1 CDE et 8 CEDH - des garanties de rang supérieur à la loi, à savoir des droits fondamentaux de voir leurs droits et intérêts protégés par l' État dans toutes les causes les concernant. Selon le recourant, le droit international, repris à l'art. 11 Cst., devrait primer sur la lettre stricte de l'art. 99 LTF compte tenu de l'art. 190 Cst., afin d'assurer à l'enfant autant qu'à son père une garantie d'accès effectif au juge (art. 29a Cst. et 6 CEDH) et le respect de leur droit d'être entendus jusqu'au Tribunal fédéral (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH). Le recourant invoque en outre le droit du père et de l'enfant au respect de leur vie de famille (art. 14 Cst. et 8 CEDH) et le droit de l'enfant à ce que son intérêt supérieur soit pris en considération jusqu'au dernier stade judiciaire suisse (art. 3 par. 1 CDE).