Citation: 8C_235/2024 E. 6.1

6.1. Se plaignant d'une appréciation arbitraire des preuves et d'une violation de l'art. 17 LPGA, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir considéré que dans son second rapport d'expertise, le docteur C.________ s'était livré à une simple évaluation différente d'une situation qui était restée pour l'essentiel identique. Il relève que selon la jurisprudence, un motif de révision doit être admis lorsque la modification de la capacité de travail est corroborée par un changement clairement objectivé de la situation clinique, ce qui serait le cas en l'espèce. L'expert, mandaté une seconde fois par l'intimé, aurait en effet mis en exergue des éléments concrets attestant un changement dans la capacité de travail, en appréciant la situation par rapport à sa première évaluation. Son nouveau rapport, fondé sur une anamnèse détaillée, un entretien personnel et des examens neurologique et neuropsychologique, aurait une pleine valeur probante. Le recourant souligne que l'expert, comparant la situation à celle de 2018, a remarqué l'apparition d'un fléchissement en mémoire antérograde et d'un ralentissement plus marqué à une tâche d'attention sélective et soutenue. Après avoir constaté la persistance des cicatrices post-hémorragiques, le docteur C.________ a noté que celles-ci étaient suffisantes pour expliquer la persistance d'un syndrome cognitif attentionnel et mnésique, responsable d'un syndrome de fatigue cognitive, et est arrivé à la conclusion que la reprise d'une activité au-delà de 60 % n'était pas possible. Le recourant soutient que l'appréciation de l'expert, complète, claire et motivée, contient suffisamment d'explications sur les raisons pour lesquelles une modification de la capacité de travail doit être retenue, par rapport à la première expertise de 2018, en raison d'une atteinte neuropsychologique significative. Il ajoute que les conclusions de l'expert sont corroborées par les constatations de la doctoresse E.________, qui a fait état - comme élément nouveau - d'un trouble de la mémoire épisodique provoqué par l'aggravation des troubles attentionnels depuis 2018, malgré l'emploi en 2020 d'épreuves moins exigeantes sur le plan cognitif que celles utilisées lors du bilan de 2018. S'agissant enfin de l'évaluation de la doctoresse D.________, son rapport du 2 septembre 2017 se rapporterait à la situation médicale prévalant avant la mise en place par l'intimé de mesures d'insertion.