Citation: 1B_480/2019 E. B

Lors de l'audience du 4 juin 2019, A.________ a déposé une attestation de l'entreprise D.________, qui, le 28 mai 2019, se déclarait intéressée par sa candidature et son profil, nonobstant ses "soucis". A teneur du rapport d'expertise psychiatrique établi le 13 août 2019, A.________ présentait au moment des faits reprochés un trouble de la personnalité de type dépendant. Sa responsabilité aurait été faiblement restreinte. Les actes punissables auraient été en relation avec son état mental. Selon l'expertise, elle présentait un risque de récidive moyen de commettre à nouveau des infractions en lien avec le détournement d'argent. Une peine seule ne suffirait pas à écarter le danger de récidive après sa libération. Une psychothérapie ambulatoire serait susceptible de diminuer ce risque. Sous le chapitre "Dangerosité et risque de récidive", l'expert a relevé (selon l'échelle de psychopathie de Hare révisée) chez la recourante les facteurs suivants: loquacité/charme superficiel, besoin de stimulation/tendance à s'ennuyer, tendance au mensonge pathologique, duperie/manipulation, absence de remords ou de culpabilité, impulsivité, irresponsabilité, ainsi que l'incapacité à assumer les responsabilités de ses faits et gestes.