Citation: 1A.168/2002 14.01.2003 E. C

Agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt, de reconnaître le lien de causalité naturelle et adéquate entre les infractions subies le 10 septembre 2001 et le dommage de 10'000 fr., le cas échéant après audition de son médecin traitant, et de la mettre au bénéfice de la provision de 10'000 fr. réclamée au Service social cantonal. Invoquant l'art. 9 Cst., elle reproche à la cour cantonale d'avoir nié l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre le dommage allégué et les infractions dénoncées sur la base d'une appréciation arbitraire des certificats médicaux versés au dossier. Elle voit une violation de son droit d'être entendue garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. et une application arbitraire des règles de procédure cantonales dans le fait que le Tribunal administratif a statué sans avoir demandé des explications complémentaires aux médecins et sans avoir convoqué les parties. Elle lui fait enfin grief d'avoir violé l'art. 15 LAVI en considérant qu'elle n'avait subi aucune perte de gain en relation de causalité avec les événements du 10 septembre 2001. Le Tribunal administratif et le Service social cantonal concluent au rejet du recours. L'Office fédéral de la justice tient le recours pour infondé en tant qu'il concerne les factures de téléphone et la prise en charge du solde débiteur du compte bancaire auprès du Crédit Suisse; il n'exclut en revanche pas l'octroi d'une aide financière pour le paiement des loyers, mais dans le cadre de l'art. 3 LAVI. X.________ s'est déterminée sur l'ensemble de ces pièces, en persistant dans ses conclusions initiales.