Citation: 6B_727/2021 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, quand bien même le recourant aurait agi dans un but de conquête de la plaignante, la cour cantonale pouvait à tout le moins retenir, sans violer l'art. 179 septies CP, que son comportement avait atteint une intensité telle que la condition de l'espièglerie était remplie. En effet, en matière d'amoureux éconduit, la condition de l'espièglerie est remplie, selon la jurisprudence, lorsque la situation s'apparente à du "stalking" (sur cette notion cf. ATF 141 IV 437 consid. 3.2.2; 129 IV 262 consid. 2.3) avec les conséquences néfastes qu'il peut avoir sur le psychisme de la victime, par exemple en présence d'une action incessante de l'auteur, ultérieurement à une volonté affichée de la victime de ne pas (re) nouer la relation (cf. arrêt 6B_1088/2015 du 6 juin 2016 consid. 2.2). Dans une telle configuration, que l'on retrouve en l'espèce, il y a lieu de retenir, comme l'a fait l'autorité précédente, une volonté d'agir par espièglerie. Pour le reste, l'art. 179 septies CP ne présuppose pas que l'auteur ait agi dans l'anonymat, de sorte que l'argument soulevé à cet égard tombe à faux. Quant à la quantité des actes reprochés, le recourant ne dit rien à cet égard, se limitant à affirmer qu'ils seraient bien inférieurs en nombre aux exigences posées par la jurisprudence. Or la question du nombre de contacts nécessaire pour admettre une utilisation abusive d'une installation de communication dépend des circonstances du cas d'espèce et le Tribunal fédéral n'a pas fixé de seuil en-deçà duquel l'infraction ne serait pas réalisée (cf. consid. 3.3.1 supra). Il n'est pas non plus pertinent d'examiner si le contenu des messages était de nature à causer une grave inquiétude à leur destinataire, dès lors que cette question se pose en présence d'un seul appel téléphonique (ATF 126 IV 216 consid. 2), situation qui diffère de la présente cause.