Citation: C 148/06 27.09.2006 E. 4

Les premiers juges ont cependant reconnu à l'intimée le droit à la prise en charge par l'assurance-chômage de sa nouvelle formation de secrétaire médicale, dès lors que les conditions de la bonne foi étaient réalisées. A cet égard, ils ont en particulier retenu que l'ORP l'a encouragée à entreprendre une reconversion et que sa conseillère en placement lui a constamment fourni des assurances quant à la prise en charge de cette formation. En outre, sur le vu de ces encouragements et assurances, elle a renoncé à sa profession de vendeuse pour se consacrer à sa formation de secrétaire médicale. De son côté, le Service de l'emploi du canton de Vaud objecte que l'intimée était consciente que la décision de prise en charge de la formation sollicitée n'incombait pas à la conseillère ORP mais bien plutôt à l'autorité cantonale. En outre, le dossier ne contient aucun document prouvant que des assurances auraient été données ou des promesses faites concernant cette formation. Par ailleurs, toujours selon le service recourant, l'intimée ne subit aucun préjudice, dès lors qu'elle envisageait d'entreprendre une nouvelle formation quand bien même elle n'aurait pas été financée par l'assurance-chômage. De surcroît, la décision de refus de prise en charge de cette formation (du 22 juillet 2005) a été rendue avant le début des cours (13 septembre 2005).