Citation: 2A.119/2006 03.03.2006 E. 2

Il ressort de la décision attaquée du Tribunal administratif que le départ de l'époux suisse pour le Brésil a été enregistré avec effet au 31 octobre 2003, date à laquelle la vie commune a pris fin, sans reprendre depuis lors, la recourante ne disposant pas, du reste, de l'adresse de son époux à l'étranger. Par ailleurs, la recourante a donné naissance, le 14 novembre 2004, à un enfant conçu à une période pour laquelle elle n'a pu établir que son époux était présent. Celui-ci n'est pas rentré en Suisse à l'occasion de la naissance de sa fille. La recourante a également admis avoir développé, grâce à la présence de sa mère et de son enfant en Suisse, des relations étroites autres que celle encore établie par son mariage. Sur la base de ces constatations de fait, qui lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elles n'apparaissent pas manifestement erronées (art. 105 al. 2 OJ), la Cour cantonale pouvait, à bon droit, retenir que la recourante commettait un abus de droit manifeste, au sens de l'art. 7 al. 1 LSEE, en invoquant, dans le seul but d'obtenir une prolongation de son autorisation de séjour, un mariage vidé de sa substance après une séparation de plus de deux ans et n'existant ainsi plus que formellement (cf. ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117 et les références citées).