Citation: 2A.500/2000 26.01.2001 E. 1

1.- a) En sa qualité d'étrangère mariée à un ressortissant Suisse depuis moins de cinq ans, la recourante n'a droit qu'à une autorisation annuelle de séjour (art. 7 al. 1 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers: RS 142. 20; LSEE). Elle s'abstient donc avec raison d'invoquer l'art. 17 al. 2 LSEE qui réserve au seul titulaire d'une autorisation d'établissement le droit de faire venir ses enfants âgés de moins de dix-huit ans (ATF 125 II 633 consid. 2c p. 637); cette disposition ne saurait en effet s'appliquer par analogie, comme le Tribunal fédéral l'a admis lorsque le conjoint étranger d'un ressortissant suisse possède une autorisation d'établissement ou a obtenu la nationalité suisse par mariage (ATF 125 II 633 consid. 2d p. 638/639 et les arrêts cités). b) La recourante invoque l'art. 8 CEDH. Selon la jurisprudence, l'étranger qui ne possède pas une autorisation d'établissement, mais une autorisation de séjour ne peut pas se prévaloir de cette disposition, à moins qu'il ne puisse prétendre à un droit de présence en Suisse, c'est-à-dire un droit certain à l'obtention ou à la prolongation d'une autorisation de séjour (ATF 126 II 335 consid. 2a p. 339, 377 consid. 2b p. 382 et les arrêts cités). En tant qu'elle est mariée à un ressortissant suisse, la recourante possède un tel droit en vertu de l'art. 7 al. 1 LSEE. Elle a donc la faculté de se prévaloir de l'art. 8 CEDH. En revanche, son époux n'est pas directement concerné par la relation avec les deux enfants qu'il connaît depuis peu de temps et qui ne vivent pas avec lui. Il ne saurait dès lors bénéficier de la protection de la vie familiale garantie par cette disposition.