Citation: 4C.24/2005 17.10.2005 E. 3

Invoquant l'art. 18 CO, la défenderesse reproche à la Cour civile de ne pas avoir recherché la réelle et commune intention des parties et d'avoir considéré que seul le contenu écrit des conventions passées par celles-ci était déterminant. Ce faisant, la défenderesse remet en cause l'appréciation des preuves par les juges cantonaux, qui a été considérée comme non arbitraire par le Tribunal de céans sur le point particulier des montants respectifs du salaire de base et de l'indemnité forfaitaire pour les frais professionnels. Ce grief est irrecevable dans le présent recours en réforme, au regard de l'art. 63 al. 2 OJ, qui interdit au Tribunal fédéral de revoir les questions de fait, lorsqu'il statue comme juridiction de réforme (cf. ATF 129 III 118 consid. 2.5 p. 122 et les arrêts cités). La volonté des parties ayant été souverainement déterminée par la Cour civile, d'une façon définitive suite au rejet du recours de droit public sur cette question, le problème, subsidiaire, de la détermination de cette volonté au moyen du principe de la confiance, que le Tribunal fédéral a le pouvoir d'examiner dans le cadre d'une procédure de recours en réforme (sur ces notions, cf. ATF 131 III 268 consid. 5.1.3 p. 276, 280 consid. 3.1 p. 286 s.; 130 III 417 consid. 3.2 p. 424 s.), ne se pose pas.