Citation: 5C.233/2000 13.03.2001 E. 3

3.- La recourante fait ensuite valoir que le jugement turc n'est pas entré en force, tant sur le divorce que sur les mesures provisoires, en raison de l'effet suspensif dont bénéficie l'appel qu'elle a interjeté en Turquie. L'autorité cantonale paraît admettre, il est vrai, que l'effet suspensif attribué à l'appel s'étendrait également au prononcé des mesures provisoires. Quoi qu'il en soit, il est constant que l'intimé s'acquitte des pensions provisionnelles mises à sa charge par le juge turc du divorce, de sorte qu'on ne voit pas la nécessité, encore moins l'urgence, justifiant l'intervention du juge suisse des mesures provisoires (arrêts de la IIe Cour civile du 5 mars 1991, in SJ 113/1991 p. 463 let. c et 465 let. a, et du 17 décembre 1999, in SJ 122/2000 I p. 201).