Citation: 5A_828/2015 E. A

A.a. D.________, de nationalité française, est décédé le 15 juillet 2012 à Londres. Il avait trois enfants, soit A.________ et B.________, issus de son premier mariage, ainsi que C.________, issue d'une seconde union. En troisièmes noces, il a épousé E.________ en 2011 à Londres. A.b. En 1994, D.________ a quitté la France, sans y conserver d'adresse, pour le Royaume-Uni. En 1997, D.________ et sa deuxième épouse ont emménagé dans une maison à Londres. Après leur divorce, il a continué à vivre dans cette maison avec E.________, qui y vit actuellement. Selon ses déclarations fiscales des sept dernières années avant sa mort, D.________ était imposé à Londres selon le système de " remittance basis ", soit une imposition forfaitaire sur la dépense. Il a déclaré être résident, mais non domicilié, au Royaume-Uni. A.c. D.________ avait acquis une collection d'oeuvres d'art entreposée en Suisse à la société F.________ SA, ainsi qu'auprès de la société G.________ SA. Il détenait également en Suisse des comptes bancaires. Ses actifs sont détenus au nom de divers sociétés, trustset fondations, qu'il a constitués pour gérer son patrimoine. A.d. Par testament du 9 février 2011, D.________ a désigné son épouse E.________ comme étant légataire universelle de tous ses biens, notamment sa collection d'oeuvres d'art entreposée à V.________ et ses avoirs bancaires. Il a également légué une somme d'argent à C.________, mais pas à ses deux autres enfants. Par " letter of wishes " du 16 avril 2011, D.________ a sollicité la modification de certains legs et réaffirmé que tous ses autres biens revenaient à E.________. Il précisait toutefois ne pas vouloir empiéter sur le pouvoir discrétionnaire du trustee. A.e. Sur requête de A.________, un notaire actif à Paris a établi le 1 er août 2012 un acte constatant la qualité d'héritier des trois enfants du défunt. Il ressort aussi de cet acte que, selon le notaire, la loi française est applicable au règlement de la succession du défunt. A.f. Se fondant notamment sur cet acte notarié, B.________ a saisi le Tribunal de grande instance de Paris. Cette autorité a rendu, sans audition des parties, une ordonnance de mesures conservatoires. Celle-ci faisait notamment interdiction à E.________, ainsi qu'à tout tiers détenteur de biens de la succession de D.________, d'accomplir des actes d'administration et de disposition portant sur les biens appartenant aux héritiers indivis de ce dernier.