Citation: 1C_84/2015 E. 4.1.2

4.1.2. En l'espèce, retenant que le recourant a procédé à de nombreux travaux de transformation dans la grange du bâtiment ECA n° 126, la cour cantonale a considéré que cette dernière ne pouvait bénéficier d'un changement d'affectation en application de l'art. 24a LAT. Cette appréciation n'est pas critiquable et il est à cet égard sans influence que le recourant se déclare disposé à remettre en état certaines transformations réalisées, en particulier la porte de la grange, l'obstruction de certaines fenêtres ou encore la suppression de l'échelle. En effet, au regard des constatations cantonales, exemptes d'arbitraire (cf. consid. 2.2.2 ci-dessus), il apparaît que d'autres travaux, dépassant le simple entretien, on été réalisés pour permettre l'exploitation de la ferblanterie; il s'agit spécialement de l'installation d'une nouvelle dalle et d'un dispositif permettant de soulever et de déplacer les rouleaux de cuivre sur les diverses machines présentes. Ces réalisations sont de nature à exclure l'application de l'art. 24a LAT. Cette disposition ne vise en effet que le changement d'affectation; si celui-ci s'accompagne - comme en l'espèce - de travaux, une autre autorisation est nécessaire: les travaux de rénovation, les transformations partielles et les agrandissements mesurés tombent sous le coup de l'art. 24c al. 2 LAT (ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, Aménagement du territoire, construction, expropriation, 2001, n. 588 p. 275); à ce stade, il convient d'examiner si une telle autorisation pouvait être délivrée.