Citation: 6B_1055/2021 E. 1.3

1.3. Le recourant se prévaut d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire dans l'établissement des faits de la cause par la Chambre pénale d'appel et de révision. Il indique que ce grief vise la prétendue connaissance de sa part de ce que les hommes de main étaient a priori dangereux et dépourvus de scrupules, qu'ils auraient un comportement menaçant et violent, particulièrement dangereux à l'intérieur de la villa de feu E.________, et que le butin convoité se serait trouvé dans un coffre-fort. Invoquant une violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF; art. 156 ch. 1 et 3 CP cum art. 140 ch. 3 CP), le recourant soutient qu'il a été démontré qu'il ne savait pas et qu'il n'avait ni envisagé et encore moins voulu que les hommes de main commettraient une extorsion aggravée par brigandage à l'encontre des occupants de la villa E.________. A son avis, il a commis un brigandage simple, soit un vol en usant de violence à l'égard d'une personne, en la menaçant d'un danger imminent pour la vie ou l'intégrité corporelle ou en la mettant hors d'état de résister. S'il a accepté la participation d'hommes de main en sachant que l'un d'eux était muni d'une arme à feu non chargée, il ne les connaissait toutefois pas et n'avait pas anticipé leur comportement particulièrement dangereux et sans scrupules. Il ajoute qu'il n'a pas adhéré aux faits après que les hommes de main eurent pénétré à l'intérieur de la villa, puisqu'il n'y était pas présent physiquement. En outre, il s'était enquis de l'état des victimes, de sorte qu'on ne saurait lui reprocher d'avoir envisagé, accepté et voulu la commission d'une extorsion aggravée par brigandage. De plus, il soutient avoir ignoré l'existence d'un coffre-fort, de sorte qu'il ne pouvait anticiper que la participation des victimes (sous-entendu: à son ouverture) serait nécessaire.