Citation: 2C_226/2024 E. 3.6.2

3.6.2. En outre, la Cour de justice explique de façon convaincante les raisons pour lesquelles elle a pu considérer que la violation du droit d'être entendu de la recourante, résultant du défaut de motivation de la décision attaquée devant elle, avait été réparée. Elle relève que " les informations nécessaires ont été transmises par l'intimé dans sa réponse et que la recourante a eu l'occasion de répliquer à deux reprises sur ces éléments nouveaux et de s'exprimer à leur propos lors d'une audience de comparution personnelle devant la chambre de céans ". Il ressort de l'arrêt attaqué que, dans ladite réponse, le Département a exposé pour quelle raison les chiffres d'affaires 2018 à 2020 retenus se distanciaient de ceux produits par la recourante (prise en considération par le Département des " produits exceptionnels " et de " produits financiers "). Dans le recours déposé auprès du Tribunal fédéral, la recourante confirme qu'elle a pu prendre connaissance des motifs de la correction des chiffres d'affaires annoncés au stade de la réponse, lorsqu'elle indique que " ce n'est qu'au stade de la réponse qu'[elle] a pu comprendre la logique du département ". Le mémoire de réponse précité étant daté du 2 juillet 2022 et la réplique de la recourante du 16 septembre 2022, l'audience susmentionnée s'étant tenue le 27 novembre 2023 et la recourante ayant encore pris position le 17 janvier 2024 (art. 105 al. 2 LTF), on peine à suivre la recourante lorsqu'elle laisse entendre qu'elle aurait dû se prononcer dans l'urgence sur les motifs retenus par le Département.