Citation: 1B_228/2022 E. 3.2

3.2. A l'issue de la procédure de première instance, le recourant a été condamné non seulement à une longue peine privative de liberté (44 mois, sous déduction d'à peine 4 mois de détention avant jugement), mais également à l'expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans en application de l'art. 66 al. 1 let. h CP. Dès lors, même si le recourant peut faire valoir des liens familiaux étroits avec la Suisse, pays dans lequel il réside depuis plus de 20 ans, le maintien de ces relations apparaît compromis si, après l'exécution de la peine privative de liberté, il doit encore être éloigné de Suisse durant de nombreuses années. Sur le vu de cette perspective concrète et des relations que le recourant semble avoir gardées avec son pays d'origine (dont il parle la langue et où résident deux tantes et un oncle avec lesquels il entretenait des contacts téléphoniques), le risque de fuite est réel.