Citation: 6B_688/2014 E. 22.3

22.3. Le recourant souligne que le jugement attaqué retient qu'il pouvait ignorer que les 49,98% des actions MUS transférées à PP.________ le 22 mai 1998 avaient connu une origine criminelle et qu'il pouvait ignorer que R.________ contrôlait 4087 actions MUS au plus tard le 20 août 1998. Il prétend qu'aucun acte concret ne lui serait reproché par rapport à l'acquisition de la participation de l'Etat tchèque dans MUS. Le jugement attaqué constaterait qu'il ne serait pas décisif de savoir lequel des prévenus avait donné les instructions en vue de la réalisation de l'escroquerie mais que la répartition égale entre les cinq personnes permettrait de constater que les instructions relevaient d'une décision commune. Le recourant expose ensuite les principes développés par la jurisprudence relativement à la notion de coactivité. Il en conclut, sans autre explication, que le TPF aurait violé le droit pénal matériel en estimant qu'il était coauteur de l'escroquerie. Eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 2 LTF, le Tribunal fédéral n'examine en principe que les moyens soulevés par le recourant. Celui-ci doit ainsi au moins discuter de manière succincte les considérants de l'arrêt attaqué et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 s.). En l'occurrence, le recourant se contente de reprendre deux très courts extraits du jugement attaqué - le premier concernant par ailleurs la réalisation de l'élément subjectif - et d'exposer la notion théorique de la coactivité pour en conclure qu'elle ne trouverait pas application en l'espèce, sans autre développement ou explication. On ne distingue dès lors pas en quoi consiste le grief du recourant et il apparaît douteux qu'il réponde à l'exigence minimale de motivation de l'art. 42. al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, le TPF n'a pas uniquement retenu le partage du produit de l'infraction en cinq parts égales - élément au demeurant pertinent - pour retenir que le recourant était un coauteur. Elle a également relevé l'implication du recourant dans les sociétés intervenues dans le cadre de l'infraction, ainsi que sa "collaboration intensive " avec V.________ tout au long de la période d'exécution de l'infraction, éléments que ne conteste par ailleurs pas le recourant. Sur la base des faits retenus, le TPF pouvait parvenir à la conclusion que le recourant avait adhéré et collaboré au plan global dans une mesure telle qu'il apparaissait comme un participant principal et non pas secondaire.