Citation: 6B_1247/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, sous l'angle au respect de la vie privée, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant est certes arrivé en Suisse en 2008 à l'âge de treize ans mais c'est pour y être scolarisé en internat jusqu'en 2013. Par ailleurs, son renvoi vers le Kazakhstan ne peut pas être considéré comme difficile puisqu'il s'y trouve déjà depuis le 11 mai 2023, faute de revenus suffisants pour séjourner en Suisse. À ce sujet, on relèvera que le recourant est sans emploi, sans fortune et endetté à hauteur de 50'000 francs. De plus, au vu des diplômes obtenus, soit un bachelor et deux masters en marketing et en finance, sa réinsertion au Kazakhstan ne se heurte pas à des obstacles insurmontables, ce d'autant plus qu'il possède de la famille sur place. On rappellera que la relation avec ses frères n'est pas protégée par l'art. 8 par. 1 CEDH. Au sujet du risque qu'il invoque en lien avec sa famille et les relations conflictuelles que celle-ci entretiendrait avec le gouvernement, le recourant se contente de vagues affirmations et ne formule aucune description du danger encouru. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la cour cantonale a jugé que le recourant ne se trouvait pas dans une situation personnelle grave et qu'il ne pouvait pas se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée ou familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. La première condition pour l'application de l'art. 66a al. 2 CP n'étant pas réalisée, le prononcé de l'expulsion du recourant ne viole pas le droit fédéral.