Citation: 1C_481/2023 E. 3.2

3.2. Le Tribunal cantonal a constaté que le niveau inférieur du garage était totalement enterré par rapport au terrain naturel. Le niveau supérieur du garage souterrain était enterré sur sa moitié nord-est par rapport au niveau du terrain naturel et la partie sud-ouest de ce niveau se situant en-dessus du terrain naturel ne dépassait pas un demi-niveau. Sur cette base, la cour cantonale a jugé le projet conforme à la règle selon laquelle les trois quarts au moins du volume de cette construction doivent se situer en-dessous du terrain naturel. Le Tribunal cantonal a par ailleurs constaté qu'après aménagement du terrain, la face nord-ouest du garage ne sera qu'en partie visible (au niveau de l'entrée et sur la moitié de l'escalier du sentier du Raffous) et la face sud-ouest ne le sera que sur une très petite partie n'excédant pas quelques mètres de largeur (au niveau de l'entrée). Cela tenait à la configuration de la parcelle, présentant une forte pente du nord-est au sud-ouest, où se situait l'entrée du garage. Il n'apparaissait ainsi pas que la municipalité aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en autorisant cet aspect du projet. Devant le Tribunal cantonal, les recourants n'avaient en tant que tel pas discuté cette question, se limitant, en lien avec l'art. 39bis al. 2 RPE, à affirmer que la dalle supérieure du garage n'était pas végétalisée, sans toutefois s'en plaindre (cf. recours cantonal du 6 octobre 2022, p. 11) ni se prévaloir à cet égard d'une violation du RPE. La recevabilité de ce grief de droit communal apparaît ainsi douteuse (cf. arrêts 1C_494/2023 du 2 février 2024 consid. 4; 1C_222/2019 du 4 septembre 2020 consid. 4.2.2; 1C_456/2007 du 17 octobre 2006 consid. 3.2). Ce point peut toutefois demeurer indécis, le grief devant quoi qu'il en soit être écarté. En effet, devant la Cour de céans et au mépris des exigences de motivation du recours fédéral, les recourants ne discutent pas réellement l'appréciation du Tribunal cantonal (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Ils ne contestent pas que les trois quarts du volume du garage s'implantent en dessous du niveau du terrain naturel. Ils affirment en revanche, de manière strictement appellatoire, qu'une végétation aurait pu être maintenue autour du bâtiment B, à les comprendre, sur la dalle supérieure du garage souterrain. Ils n'expliquent cependant concrètement ni où ni comment une telle végétation aurait pu, respectivement dû être maintenue, ce qui n'apparaît pas évident dès lors qu'il est établi que l'essentiel du garage se situera sous le terrain naturel et que seules quelques portions moindres, au niveau des entrées, demeureront visibles après l'aménagement du terrain. Le grief est écarté.