Citation: 1C_34/2019 E. 5

La recourante affirme aussi que l'interprétation de l'instance précédente serait en contradiction avec l'art. 8 aLN, selon lequel lorsque le lien de filiation entre l'enfant et le parent qui lui a transmis la nationalité suisse est annulé, l'enfant perd la nationalité suisse, à moins qu'il ne devienne apatride. Elle en déduit que si l'enfant perd la nationalité lorsque le lien de filiation est annulé, il doit aussi l'obtenir lors de l'établissement de ce lien de filiation. Cette déduction vaut pour les enfants mineurs. La différence de traitement - selon que l'enfant est mineur ou majeur lors de l'établissement du lien de filiation - a expressément été voulue par le législateur (arrêt 1C_470/2017 du 12 décembre 2017 consid. 5.4). La recourante ne peut donc rien tirer de ce grief.