Citation: 7B_286/2023 E. 2.3.4

2.3.4. En ce qui concerne ensuite les déclarations de B.________ selon lesquelles il était très alcoolisé le soir des faits et qu'il ne se souvenait pas de l'identité de celui qui lui avait porté le coup à la tête, mais que les personnes présentes lors de la bagarre lui avaient dit que c'était H.________, elles constituent, comme l'a relevé l'autorité précédente, des ouï-dire. Certes, il n'est pas exclu d'en tenir compte. Toutefois, dans la mesure où des jeunes de la bande du V.________, en particulier G1.________, I.________, E1.________ ainsi que H1.________, ont mentionné le nom du recourant comme étant l'auteur du coup de barre de fer sur la personne de B.________, on ne saurait considérer que l'autorité précédente aurait arbitrairement écarté les faits rapportés par ce dernier. Le recourant met en cause la crédibilité des déclarations de I.________ et de E1.________ qui l'ont dénoncé, non seulement parce qu'ils seraient des amis très proches de H.________, mais également parce qu'ils auraient peur des représailles de la part de ce dernier. On peut en effet imaginer, au vu de la violence des actes reprochés, que I.________ et E1.________, qui faisaient partie d'un gang d'amis, n'avaient pas envie de dénoncer l'un des leurs, respectivement avaient peur de représailles en cas de dénonciation d'un de leurs membres. C'est d'ailleurs ce qui ressort de l'arrêt entrepris (cf. arrêt attaqué, notamment p. 21). Cette circonstance explique surtout le fait que les personnes précitées n'aient pas dénoncé immédiatement le recourant comme étant l'auteur du coup porté à B.________. Il en va d'ailleurs de même s'agissant de H1.________. Peu importe qu'elle soit l'amie de I1.________ qui est elle-même la petite amie de H.________. Pour le reste, rien n'indique que ces personnes auraient eu davantage peur de H.________ que du recourant ou qu'elles seraient plus proches du prénommé que du recourant, du moins cela ne ressort pas de l'arrêt entrepris et ce dernier ne démontre pas en quoi cette éventuelle omission serait arbitraire (cf. consid. 2.2.1 supra). Quant aux déclarations de G.________ et de Q.________, qui ont mentionné le nom de H.________ en lien avec le coup porté à B.________, ainsi que celles de C.________, qui a précisé qu'à son sens, celui qui avait frappé B.________ avec un poteau était la même personne qui avait essayé de le frapper ensuite, car il n'avait vu qu'un seul poteau de ce style, elles n'ont pas été omises par l'autorité précédente puisqu'elles figurent dans l'arrêt attaqué (cf. let. B.c.d., B.d.b et B.e.b.d). Elles ne sont au surplus pas de nature à rendre insoutenable l'appréciation globale des preuves opérée par l'autorité précédente pour conclure à la culpabilité du recourant, ce d'autant moins que G.________ et C.________ n'ont pas directement constaté que le coup en question aurait été porté par H.________ et que Q.________ était "particulièrement alcoolisé au moment des faits", ce que le recourant ne conteste pas.