Citation: 5A_28/2024 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, les recourants méconnaissent la portée du droit d'être entendu et ne motivent pas leur grief sous l'angle du déni de justice. L'autorité de surveillance a motivé sa décision sur le caractère insaisissable des avoirs en cause en retenant que, le failli n'ayant pas atteint l'âge de 70 ans, mais celui de 65 ans au moment de la décision, ni formulé de demande de prestation de vieillesse auprès de l'Institution supplétive, les avoirs litigieux, qualifiés de prestation de sortie détenue par C.________, restaient insaisissables faute d'être exigibles. Cette motivation permet aisément de discerner les motifs qui ont guidé l'autorité précédente et les éléments sur lesquels elle a fondé sa décision. Le simple fait pour l'autorité précédente de ne pas consacrer de développement à l'avis d'un auteur qui ne la convainc pas n'est pas constitutif d'une violation du droit d'être entendu. Si les recourants considèrent cette motivation erronée, il leur revient de l'attaquer conformément à leur propre obligation de motivation (art. 42 LTF). Dans leur critique, il leur est ensuite loisible de s'appuyer sur des avis de doctrine ou une éventuelle décision de la Fondation E.________. Enfin, s'agissant d'un comportement prétendument abusif du failli à obtenir une faillite, les recourants se méprennent sur l'objet de la plainte dirigée contre un inventaire, qui est une simple mesure interne lors de la liquidation de la faillite déjà prononcée (cf. infra consid. 6.2.1). Il est en outre implicite qu'en considérant que le failli n'abusait pas de ses droits en ne demandant pas le versement de ses prestations de vieillesse, l'autorité de surveillance a considéré qu'il n'en abusait pas non plus en requérant sa faillite personnelle, malgré la propriété de ses biens. Il suit de là que le grief de violation de l'art. 29 Cst. doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.