Citation: 8C_689/2023 E. A

A.a. Le 2 juillet 1996, A.________, né en 1966, a été victime d'un accident de la circulation ayant entraîné une fracture du tibia droit, une plaie ouverte de la rotule ainsi qu'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit. Elvia Assurances (aujourd'hui: Allianz Suisse Société d'Assurances SA [ci-après: Allianz]), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. L'assurance-invalidité (AI) a accordé à l'assuré un reclassement professionnel d'employé administratif/aide-comptable, du 1 er octobre 2002 au 30 juin 2004. Au terme du stage au sein de l'entreprise B.________ SA, l'assuré a été engagé à plein temps dans cette société. A.b. Le 23 janvier 2014, A.________ s'est tordu la cheville et le genou droits sur le bord d'un trottoir. Allianz a pris en charge les suites de cet événement, pour lequel aucun arrêt de travail n'a été initialement attesté. Dès le 6 mai 2015, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a mis l'assuré en arrêt de travail total en raison de douleurs du genou droit et de la cheville droite post-traumatiques. L'assuré a été licencié pour le 31 décembre 2015. Allianz a mandaté l'entreprise D.________ SA afin d'effectuer une surveillance de l'assuré, laquelle a eu lieu entre le 28 mars et le 3 avril 2016. Parallèlement, elle a confié un mandat d'expertise au docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, qui a rendu son rapport le 20 avril 2016. Sur la base de cette expertise, Allianz a, par décision du 27 mai 2017, mis un terme aux prestations d'assurance en retenant que le statu quo sine était atteint pour la cheville droite au 22 juillet 2014, et pour le genou droit au 19 février 2016. Le 8 février 2017, Allianz a écarté l'opposition.