Citation: 6B_465/2024 E. B

Par arrêt du 29 avril 2023, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel de A.________ et l'appel joint du ministère public, et confirmé le jugement du 14 septembre 2022. En substance, les fais pertinents qui ressortent de l'arrêt cantonal sont les suivants: B.a. Dans le courant de l'année 2017, C.________ a fait la connaissance de B.________, requérant d'asile comme elle, avec lequel elle a eu des rapports sexuels. Celui-ci bénéficiait à l'époque d'un studio à U.________, avant d'intégrer un autre logement à V.________. Durant son séjour en Suisse, C.________ a également rencontré A.________, Y1.________ d'origine et par la suite naturalisé suisse, avec lequel elle a entretenu une liaison à compter de janvier 2019. A.________, bien que marié et alors déjà père de 3 enfants, a demandé en mariage C.________. De cette liaison avec C.________ est issu un garçon né en mai 2022. A.________ a reconnu entretenir une relation durable avec la prénommée depuis août 2020, mais qui aurait pris fin. B.b. A.________ et B.________ ignoraient que C.________ entretenait une double relation. En effet, la jeune femme avait dit à B.________ que A.________ était un parent (oncle ou cousin) et à celui-là que B.________ était un simple ami. En 2019, avant les évènements, C.________ s'est retrouvée enceinte et a avorté. Elle n'a pas voulu révéler de qui était le bébé. B.c. Une dizaine de jours avant les faits, les deux hommes ont appris la vérité, ce qui a entraîné des tensions entre eux. Le 30 juin 2019 entre 11h14 et 11h20, A.________ et B.________ ont échangé des messages à ce sujet (pour plus de détails cf. arrêt attaqué consid. 2 pp. 3-4). B.d. Le mercredi 3 juillet 2019 vers 22h00, C.________ s'est entretenue au téléphone avec A.________, qui voulait venir la voir. Comme elle avait rendez-vous avec B.________, la jeune femme a décliné en prétextant être fatiguée. Elle a ensuite quitté sa chambre en y laissant volontairement son téléphone portable. Alors que C.________ et B.________ se trouvaient à la plage de U.________, A.________, qui avait essayé plusieurs fois de rappeler son amie, s'est présenté sur la plage. À son arrivée, C.________ se tenait dans les vestiaires, alors que B.________ attendait celle-ci devant le bâtiment. A.________ est entré dans les cabines pour discuter avec C.________. Lorsqu'il a fait mine de toucher au sac de B.________, celui-ci est intervenu avec véhémence. Au cours de l'altercation qui s'en est suivie, B.________ a été blessé par un objet tranchant dans des circonstances qui varient selon les déclarations des uns et des autres. Il est allé chercher du secours auprès du poste de garde-frontières. Il était alors près de minuit. || a expliqué que son agresseur se trouvait toujours sur la plage. Les deux agents de douane s'y sont rendus, ont interpellé A.________ et ont fait appel à la police cantonale. B.________ a été conduit en ambulance à l'Hôpital de W.________, où il a été pris en charge à 02h34. Les médecins ont constaté une plaie de 2 cm au niveau de la face postérieure du bras gauche, à berges nettes, profonde d'environ 2.5 cm, ainsi qu'une dermabrasion au niveau du genou droit. Ils ont suturé la plaie de trois points. B.e. Après avoir reçu ces soins et avoir été entendu par la police, B.________ a demandé l'hospitalité à son amie D.________. B.________, C.________ et D.________ ont séjourné dans un chalet à X.________ jusqu'au dimanche 7 juillet 2019. B.f. À l'emplacement indiqué par C.________, la police a entrepris des recherches dans le lac et a trouvé un couteau suisse, muni notamment de deux lames lisses uni-tranchantes mesurant respectivement quelques 3.5 et 6.5 cm de long. Les analyses ont permis l'établissement d'un profil ADN masculin, dont la fraction majeure correspond au patrimoine génétique de B.________. B.g. Il ressort notamment de l'examen clinique du 4 juillet 2019, auquel B.________ a été soumis, qu'il est droitier et qu'il mesure 178 cm pour un poids de 73 kg. Les médecins ont émis l'avis que la plaie au bras gauche, les dermabrasions constatées au niveau de l'avant-bras et de la paume de la main gauche, ainsi que les plaies superficielles au niveau de la main gauche, du genou et de la jambe à droite pouvaient entrer chronologiquement en lien avec les évènements. La plaie au bras présentait les caractéristiques d'une lésion causée par un objet tranchant ou tranchant et piquant, tel un couteau. Elle avait pu être provoquée par le couteau retrouvé par la police. La plaie était par ailleurs compatible avec une lésion défensive, selon le mécanisme proposé par le blessé. Compte tenu de sa localisation, elle n'évoquait pas en premier lieu une lésion auto-infligée. Cette blessure n'avait pas mis en danger sa vie. B.h. Né à Z.________ en 1978, A.________ a vécu à U1.________ jusqu'en 2005, année de son arrivée en Suisse. Il y a épousé E.________, avec laquelle il a eu 4 enfants, nés respectivement en 2006, 2009, 2014 et 2021. Il est actuellement séparé de son épouse, à qui il verse une pension globale de 800 fr. pour l'entretien des 4 enfants. B.i. Né en 1998 à V1.________, en X1.________, B.________ est venu en Suisse à l'âge de 17 ans et a déposé une demande d'asile. À ce jour, il est détenteur d'un permis F. Il est célibataire et sans enfant. B.j. C.________ est née en 1992 en W1.________, pays où elle a grandi. Elle s'est mariée avec un ressortissant Y1.________, dont elle prétend être divorcée uniquement religieusement. En 2017, elle est venue en Suisse et a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée. Elle a séjourné successivement à U.________, à V.________, puis de nouveau à U.________ dans des foyers pour réfugiés. Désespérée à la perspective de devoir retourner dans son pays, elle a tenté de mettre fin à ses jours, ce qui a conduit à son hospitalisation d'abord à l'Hôpital de W.________, puis, du 5 juin au 11 juillet 2018, à l'Hôpital de Y.________ pour une symptomatologie dépressive avec idéation suicidaire et état de stress post-traumatique. Durant la deuxième moitié du mois d'août 2019, C.________ a été hospitalisée durant 8 jours à l'Hôpital de Y.________ en raison d'un nouvel épisode dépressif. Au moment des faits, elle séjournait au foyer de U.________ depuis une semaine. En 2020, elle a finalement obtenu un permis F. Elle vit seule avec son fils, dont le père est A.________.