Citation: 6F_11/2019 E. 2.3

2.3. La question de la restitution d'un délai ne se pose pas dans l'éventualité où la partie ou son mandataire n'a pas été empêché d'agir à temps. C'est le cas notamment lorsque l'inaction résulte d'une faute, d'un choix délibéré ou d'une erreur. En d'autres termes, il y a empêchement d'agir dans le délai au sens de l'art. 50 al. 1 LTF lorsqu'aucun reproche ne peut être formulé à l'encontre de la partie ou de son mandataire (arrêts 6F_33/2018 du 31 octobre 2018 consid. 1.1; 6F_28/2018 du 17 octobre 2018 consid. 2). En l'espèce, le requérant ne prétend pas qu'il aurait été empêché de recourir à temps contre le jugement du 20 décembre 2018, puisqu'il a adressé, en temps utile, deux écritures au Tribunal fédéral. Il soutient en revanche avoir été victime d'un "accident postal", puisque l'acte "le plus important" du recours - envoyé avant l'échéance du délai de recours - n'a pas été délivré au Tribunal fédéral. Il apparaît toutefois que l'erreur n'est pas imputable aux services postaux, mais au requérant qui, sur le pli envoyé le 4 mars 2019, n'a pas indiqué correctement l'adresse du Tribunal fédéral, ce qu'il reconnaît d'ailleurs en admettant que sa manière de procéder n'était pas "très intelligente". En conséquence, on ne saurait admettre que le requérant aurait, sans faute de sa part, été empêché de faire parvenir au Tribunal fédéral l'écriture en question. Il n'y a donc pas lieu de lui accorder une restitution de délai afin de prendre en compte cet acte.