Citation: 4A_138/2024 E. 4.4

4.4. Force est de constater que la recourante ne démontre aucunement que l'instance précédente aurait effectivement omis de se prononcer sur l'un quelconque des griefs qu'elle a formulés en appel. Elle va même jusqu'à se contredire à ce sujet en affirmant que les juges cantonaux n'auraient "pas ou peu discuté les nombreux arguments soulevés" ou encore que ceux-ci n'auraient "pas été examinés ni débattus par [la cour cantonale], qui a[urait] rejeté ce[s] grief[s] de manière excessivement laconique". La recourante n'expose en tout état de cause pas en quoi les griefs qui n'auraient pas été examinés par la cour cantonale auraient été décisifs pour l'issue du litige (cf. supra consid. 4.1.1), en sorte que le moyen tiré d'une prétendue violation de son droit d'être entendue doit être rejeté. En outre et nonobstant des références à des éléments de fait qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale et dont elle ne requiert pas valablement qu'ils soient intégrés à l'état de fait, la recourante ne démontre aucunement que l'instance précédente aurait erré dans l'application du principe de la clause la plus favorable. Au contraire, la recourante se contente de développer son raisonnement propre sur ce point sans réellement discuter la motivation de l'arrêt querellé. Tout spécialement, la recourante ne remet pas en cause de manière effective l'argumentation tirée du but du salaire minimum conventionnel. Elle ne s'exprime pas en effet sur les considérations ressortant à l'essence de cette réglementation, c'est-à-dire la garantie en faveur du travailleur d'un plancher salarial mensuel fixe, et ses dénégations quant aux réductions et suppressions de la prime de sécurité se trouvent en tout état de cause réfutées par le constat de variations sensibles des montants versés à ce titre. Elle perd pareillement de vue que, même à retenir que la prime de sécurité devrait relever du même secteur que le salaire, la jurisprudence a établi un cadre temporel de comparaison des systèmes salariaux d'un mois (cf. supra consid. 4.1.2), si bien qu'elle ne saurait être suivie lorsqu'elle se prévaut de la situation du travailleur sur l'entier de la durée des rapports de travail. De même, les éléments de fait qu'invoque la recourante n'établissent en aucune manière que le défraiement accordé au travailleur aurait excédé les frais professionnels effectifs de celui-ci au point que cet élément de revenu doive être qualifié de salaire. On ne peut partant faire reproche aux juges cantonaux d'avoir violé le droit fédéral en considérant que le système de défraiement n'appartenait pas au même secteur que le salaire. En conséquence, ce grief est également mal fondé.