Citation: I 557/03 10.05.2004 E. 1

Par jugement du 23 février 1994, le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais a rejeté le recours formé par B.________ contre cette décision. Celui-ci ayant interjeté recours de droit administratif contre ce jugement, le Tribunal fédéral des assurances, par arrêt du 28 décembre 1994, a admis le recours en ce sens qu'il a annulé le jugement du 23 février 1994 et la décision administrative du 3 février 1993, la cause étant renvoyée à la caisse pour instruction complémentaire au sens des considérants et nouvelle décision. A.b Dans un rapport médical du 29 mai 1995, le docteur P.________ a signalé qu'une nouvelle hernie discale avait été confirmée au niveau L4-L5, luxée vers le haut, et qu'il subsistait une petite hernie discale médiane L5-S1 subluxée vers le bas. En ce qui concerne la capacité de travail du patient, on pouvait considérer qu'elle était nulle dans un travail de peintre en bâtiment avec les efforts que cela représente mais que celui-ci devrait être en mesure d'effectuer des travaux légers dans une autre profession. Sur requête, ce praticien a donné des renseignements complémentaires dans deux lettres des 31 juillet et 5 septembre 1995. L'Office cantonal AI du Valais a confié une expertise au docteur M.________, spécialiste FMH en neurochirurgie et médecin-chef du Service de neurochirurgie de l'Hôpital de S.________. Dans un rapport du 29 mars 1996, l'expert a posé le diagnostic de lombalgies; lombosciatalgies gauches anamnestiques fluctuantes. Etant donné l'examen clinique, il pensait que la capacité de travail devrait pouvoir être totale si l'on se limitait à un travail où le port de charges n'excédait pas 20 kg. Il s'agissait là cependant de considérations théoriques et objectives, qui ne tenaient pas compte de la réalité, à savoir que le patient ne travaillait plus à 100 % depuis 1992 et qu'il avait été depuis de longues périodes en incapacité totale de travail. Il était donc illusoire d'imaginer que la capacité de travail, actuellement de 50 %, allait s'améliorer. Dans un prononcé du 24 janvier 1997, l'office AI a conclu à une invalidité de 50 % depuis le 25 décembre 1991. Par décision du 25 février 1997, il a alloué à B.________ à partir du 1er décembre 1991 une demi-rente d'invalidité, assortie d'une demi-rente complémentaire pour son épouse et de quatre demi-rentes pour enfants. A.c Dès novembre 1999, l'office AI a procédé à la révision du droit de B.________ à une demi-rente d'invalidité. Dans un rapport du 3 décembre 1999, le docteur P.________ a constaté un état stationnaire et diagnostiqué des lombosciatalgies récidivantes sur troubles statiques et dégénératifs de la colonne lombaire. Il indiquait que le patient présentait une incapacité de travail de 50 % de façon durable avec des périodes d'interruption à 100 % pour des lumbagos aigus. Dans une communication du 20 juillet 2000, l'office AI a informé l'assuré que son invalidité n'avait pas changé au point d'influencer son droit à la rente, ce que celui-ci a contesté. Le 19 octobre 2000, B.________ a produit une attestation de la succursale de C.________ Sàrl, du 15 juillet 2000, selon laquelle il avait travaillé dans l'entreprise du 3 avril au 7 juillet 2000 en gain intermédiaire. Son état de santé devenant très incertain, il n'avait pu reprendre le travail qui lui avait été proposé pour quelque temps. L'office AI a demandé des renseignements complémentaires au docteur P.________. Dans sa réponse du 22 janvier 2001, le docteur P.________ a exposé que le patient souffrait de lombalgies chroniques avec des épisodes de lumbagos aigus très fréquents durant lesquels il ne parvenait pas à quitter le lit, situation qui était due à une atteinte dégénérative de la colonne lombaire avec des discopathies étagées ainsi qu'une hernie discale L4 et L5 gauche. Il indiquait que dans une activité adaptée légère, un temps de travail complet était possible. L'assuré a bénéficié durant trois mois d'une mesure d'orientation professionnelle auprès du Centre régional T.________. Le docteur P.________ a confirmé son appréciation de la capacité de travail de l'assuré (lettre du 24 mai 2002). Dans un projet de décision du 10 juillet 2002, l'office AI a avisé B.________ qu'il était toujours en mesure de mettre en valeur une capacité de gain de 50 % par l'exercice d'une activité adaptée à ses problèmes de santé, raison pour laquelle la décision antérieure d'octroi d'une demi-rente d'invalidité était maintenue sans changement. Par décision du 19 septembre 2002, il a maintenu sa position.