Citation: 1C_459/2015 E. 3.2

3.2. Selon l'arrêt entrepris, le terrain litigieux est desservi par deux canalisations - une pour les eaux claires et l'autre pour les eaux usées - auxquelles il est possible de se raccorder; l'instance précédente a ainsi retenu que le terrain était équipé au sens des art. 19 LAT et 104 al. 3 LATC. Il ressort en particulier de la décision municipale de lever les oppositions que l'expertise réalisée par le Bureau d'ingénieurs F.________ SA confirme que la capacité des canalisations est suffisante pour accueillir le nouveau projet. Dans ces circonstances, il appartient aux recourantes de démontrer que tel n'est pas le cas. Or, celles-ci se contentent d'affirmer de manière purement appellatoire qu'il est peu réaliste que les canalisations présentes soient assez larges pour supporter l'écoulement des eaux claires et usées supplémentaires lié aux villas jumelées et que la chambre de visite supplémentaire ne serait pas encore construite. Elles échouent ainsi à démontrer que l'état de fait de l'arrêt entrepris doive être complété en vertu de l'art. 105 al. 2 LTF. Pour le surplus, il sied de relever que les recourantes ne se sont pas plaintes dans leur recours cantonal d'un équipement insuffisant de la parcelle, en raison de canalisations prétendument trop étroites ou non entretenues; la critique soulevée en lien avec la chambre de visite avait uniquement trait à la question de la répartition des frais de construction de celle-ci entre les propriétaires riverains. Leur grief est dès lors irrecevable.