Citation: 6B_1166/2022 E. 2.2

2.2. À nouveau, la motivation du recourant ne permet pas de comprendre ce qu'il reproche à la cour cantonale, que ce soit une violation de l'interdiction de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, une violation de son droit d'être entendu dû au rejet de sa réquisition de preuves suite à une appréciation anticipée - arbitraire ou non - de la preuve en question, ou tout autre violation de dispositions constitutionnelles ou fédérales. Pour cause, il n'invoque aucune base légale, se contente d'une motivation laconique et ne formule, de manière reconnaissable, aucune critique à l'égard du jugement attaqué. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable à défaut de respecter les prérequis des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, on constate que la cour cantonale s'est en réalité penchée en détail et de manière pertinente sur la question du contenu des deux cartons qui ont fini par prendre feu (jugement attaqué consid. 14.7). Ainsi, elle a considéré que les DEEE en question étaient " manifestement défectueux ", en référence notamment à l'audition du témoin C.________ (dont les déclarations crédibles ont permis d'établir qu'un code d'erreur indiquant une erreur de production figurait sur l'écran des DEEE), aux explications de l'expert (selon lesquelles l'incendie survenu un mois auparavant en France sur le même lot de DEEE impliquait de les considérer comme défectueux), ou encore aux déclarations du recourant (qui a reconnu avoir récemment cessé de stocker les DEEE contenant des BLI dans des fûts en acier pour des motifs financiers). Le recourant ne soutient pas, à l'appui d'un grief dument motivé, que la cour cantonale aurait ainsi fait preuve d'arbitraire. En cela également, son grief est irrecevable, car appellatoire et insuffisamment motivé (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). Finalement, il est relevé que les normes édictées par SWICO dans le document intitulé " collecte et transport des DEEE contenant des BLI ", dans sa version du 27 octobre 2016, dont le recourant reconnaît qu'elles s'appliquaient à son activité puisqu'il y fait référence à plusieurs reprises, tout comme l'expert, impliquent d'une part que " les DEEE endommagés qui contiennent manifestement des BLI défectueux " soient triés et emballés dans des fûts en acier et, d'autre part, qu'il en va de même pour les " BLI en vrac " (jugement attaqué consid. 14.7; dossier de la cause, p. 779). Dès lors que la cour cantonale a confirmé la présence de BLI en vrac dans les deux cartons dont il est question, en sus des DEEE, et que le recourant n'a pas critiqué cette assertion en invoquant qu'elle serait arbitraire, force est de constater que même s'il avait fallu considérer les DEEE comme n'étant pas manifestement défectueux, le recourant aurait eu l'obligation de stocker les composants électroniques en question dans des fûts en acier en raison de la présence de BLI en vrac, de sorte que la question soulevée par le précité est en réalité dénuée de toute portée. Ce qui précède également, rend le grief irrecevable.