Citation: U 156/05 14.07.2006 E. A

A.________, né en 1942, a travaillé en qualité de chauffeur de taxi salarié et était assuré, à ce titre, contre les accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 9 novembre 1999, il a été victime d'une chute à l'occasion d'une altercation entre usagers de la voie publique, ce qui a entraîné une fracture spino-bitubérositaire du tibia gauche. La CNA a pris le cas en charge. Dans son examen final, le docteur H.________, médecin-conseil de la CNA, a constaté une importante amyotrophie de tout le membre inférieur gauche. A son avis, l'assuré conserve une pleine capacité de travail dans une activité légère et sédentaire de type industriel; il peut également reprendre l'exercice de son métier de chauffeur de taxi, au moins dans une certaine mesure (rapport du 22 mars 2002). A.________ a aussi développé un état de stress post-traumatique. D'après le docteur F.________, psychiatre à la Clinique X.________, cette affection psychique réduit sa capacité de travail de 50 % dans une activité de chauffeur de taxi (rapport du 21 mai 2001). Par décision du 7 novembre 2002, confirmée sur opposition le 31 janvier 2003, la CNA a mis son assuré au bénéfice d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 15 % ainsi que d'une rente d'invalidité de 24 % à compter du 1er juin 2002, pour les suites somatiques de l'accident du 9 novembre 1999. En revanche, la CNA a refusé de reconnaître sa responsabilité pour les affections psychiques dont l'assuré est atteint, au motif qu'elles ne sont pas en relation de causalité avec l'accident.