Citation: 9C_347/2020 E. 6.1

6.1. Pour l'essentiel, l'institution de prévoyance recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les preuves et d'avoir violé son devoir d'instruction. Elle soutient en substance que les documents médicaux disponibles (particulièrement l'avis du psychiatre traitant du 16 mai 2018) sont lacunaires dans la mesure notamment où ils ne fournissent aucune indication sur le suivi thérapeutique ou le traitement médicamenteux instaurés. Elle fait valoir à ce sujet que le docteur B.________ mentionnait originellement l'existence d'un syndrome d'apnées du sommeil, en plus d'un épisode dépressif sévère, et relève qu'il n'est pas possible d'établir sur la base du dossier constitué à laquelle de ces deux pathologies des symptômes tels qu'une fatigue importante doivent être attribués ni s'il existe un traitement susceptible d'y remédier. Elle prétend également que la dépression dont souffre l'assurée, réactionnelle à l'ambiance de travail et à son licenciement, n'est pas durable et, partant, n'est pas forcément invalidante. Elle souligne encore que, dans son rapport du 3 décembre 2018, le docteur D.________ se contente de reprendre les diagnostics, les limitations fonctionnelles et les périodes d'incapacité de travail attestés par le psychiatre traitant sans prendre position sur l'appréciation de celui-ci. Elle considère que, dans ces circonstances, l'avis du SMR est sujet à caution, que les documents disponibles ne permettent pas de mettre en oeuvre la procédure probatoire structurée prévue par l'ATF 141 V 281 et qu'une expertise aurait dû être ordonnée.