Citation: 1P.415/2006 24.07.2006 E. C

A.________ a recouru au Tribunal fédéral contre cette ordonnance. Par arrêt du 5 mai 2006 (1P.215/2006), la Ire Cour de droit public a partiellement admis le recours, considérant en substance que la décision querellée n'était pas suffisamment motivée s'agissant du risque de réitération. De plus, un pronostic sur l'application de l'art. 38 CP - relatif à la libération conditionnelle - était indispensable, dès lors que la durée de la détention préventive atteignait déjà les deux tiers de la peine prononcée par la Cour d'assises. Si elle estimait que des risques de réitération ne permettaient pas la mise en liberté provisoire, elle était invitée à transmettre le cas à la Commission de libération conditionnelle du canton de Genève (ci-après: la commission) ou à veiller d'une autre manière à une application coordonnée de l'art. 38 CP et des dispositions des art. 151 ss CPP/GE. Donnant suite à cet arrêt, la Chambre d'accusation a transmis le dossier de la cause à la commission. Le 28 juin 2006, celle-ci lui a communiqué qu'elle avait émis un préavis positif dans sa séance du 6 juin 2006, estimant que A.________ remplissait les conditions d'une libération conditionnelle. La Chambre d'accusation a néanmoins refusé de le mettre en liberté, par ordonnance du 4 juillet 2006. En substance, elle a précisé qu'elle craignait la réitération d'actes portant atteinte à la vie ou à l'intégrité corporelle et que les mesures proposées par A.________ n'étaient pas suffisantes pour réduire ce risque. Elle s'était écartée du préavis de la commission en raison du fait qu'il n'était pas motivé. Enfin, prenant en compte la peine déjà infligée - y compris la révocation du sursis - elle estimait que le principe de la proportionnalité demeurait respecté.