Citation: 2C_377/2023 E. 6.2

6.2. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal confirme, au vu de l'ensemble des circonstances factuelles du cas d'espèce, que les trois personnes qui ne disposaient pas d'autorisations de séjour et de travail lors du contrôle déployaient une activité pour le compte de la recourante, indépendamment du fait qu'elles ne revêtaient pas la même tenue de travail que les autres employées et qu'elles n'étaient pas en train d'effectuer un massage ou des soins au moment du contrôle. A cet égard, il souligne que les personnes en cause ont disparu après le contrôle de leurs identités par les inspectrices et que l'on peine à comprendre pour quelle raison elles auraient quitté les lieux sans attendre l'arrivée de la police, qui allait procéder à leurs auditions, si elles ne faisaient que livrer des produits, comme le prétendait l'associée gérante de la recourante. Il ressort aussi de l'arrêt attaqué que cette dernière a déchiré des documents lors du contrôle. L'instance précédente retient aussi, comme indice supplémentaire, que la recourante avait déposé, le 30 juin 2021, une demande de permis de travail en faveur de l'une des personnes contrôlées, demande qu'elle a retirée le 19 juillet 2021 à la suite d'un préavis négatif du Service cantonal. Elle relève enfin que la recourante n'a pas affirmé que les trois personnes en cause étaient ses clientes.