Citation: 6B_416/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant présente une argumentation purement appellatoire et, partant irrecevable, par laquelle il se borne à opposer sa propre version des événements à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Au demeurant, le récit du recourant - qui n'est pas étayé par des pièces du dossier mais essentiellement bâti sur ses propres allégations - s'avère, comme l'a relevé la cour cantonale, empreint d'une contradiction fondamentale. Celui-ci prétend, d'une part, avoir mené des activités par le biais de AA.________ Llc à la connaissance de A.________ Ltd et dans l'intérêt de cette dernière, sans expliquer pourquoi celles-ci n'auraient pas été simplement conduites par la succursale de Dubaï. Il soutient, d'autre part, qu'il aurait mené des activités parallèles à celles exercées pour le compte de A.________ Ltd, afin d'"assister les distributeurs au moyen de AA.________ Llc pour couvrir leurs besoins sur le terrain", ce qui aurait profité à "l'ensemble des parties". On ne perçoit ainsi pas si, selon le recourant, les activités menées par le biais de AA.________ Llc l'étaient au profit de A.________ Ltd ou dans son propre intérêt, ni si les montants encaissés par cette société étaient censés rémunérer des prestations offertes par A.________ Ltd ou par lui-même. On ne comprend pas davantage pourquoi, si A.________ Ltd avait connaissance des activités de AA.________ Llc et en bénéficiait en définitive, le recourant aurait - comme il l'allègue - payé certains frais de sa propre bourse. Quoi qu'il en soit, il importe peu que certains montants perçus par AA.________ Llc eussent par la suite pu être utilisés au profit de distributeurs, voire de membres de A.________ Ltd. En effet, le recourant ne démontre pas en quoi il aurait été insoutenable, pour la cour cantonale, de retenir que les quatre montants provenant de C.________ et transférés sur son compte auprès de la Banque F.________ à Dubaï entre décembre 2009 et février 2010 avaient été obtenus sans la connaissance ni l'accord de A.________ Ltd, alors même que l'intéressé travaillait pour le compte de cette société qui fournissait les produits commercialisés par C.________. Il ne démontre pas non plus en quoi il aurait été arbitraire de retenir que les sommes en question ne devaient pas lui revenir à titre de salaire pour son activité au profit de A.________ Ltd ou pour rembourser des frais qu'il aurait personnellement payés dans le cadre de son emploi.