Citation: 1B_232/2016 E. 1

Le Ministère public a certes relevé dans ses observations qu'au sujet de son commanditaire, la recourante s'était bornée à déclarer qu'il s'agissait d'une connaissance avant de parler d'un certain C.________ dont elle ne pouvait fournir ni le numéro de téléphone ni l'adresse ni aucune autre information utile et que cette mauvaise collaboration prolongeait aussi l'instruction. Il n'a toutefois pas motivé sa demande de prolongation de la détention provisoire pour ce motif. Quoi qu'il en soit, ni le Tribunal des mesures de contrainte ni la cour cantonale ne se sont prévalus d'un manque de collaboration de la recourante pour prolonger sa détention provisoire, respectivement pour confirmer cette décision de sorte que le grief tombe à faux.