Citation: 5D_43/2019 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce, l'autorité cantonale n'a pas ignoré que l'intimé avait présenté un acte formellement déficient et présentant des digressions. Elle a en revanche considéré que la volonté de l'intimé de recourir contre la décision et de maintenir sa requête de mainlevée était explicite malgré celles-ci. Il ressort en effet de l'acte de recours du 16 octobre 2018 que l'intimé exerce un recours contre la décision attaquée et considère que les créances retenues en compensation n'existent pas. L'intimé ayant agi seul, si elle s'est certes montrée large dans l'analyse des conditions de recevabilité du recours, l'autorité cantonale n'a pas pour autant versé dans l'arbitraire dans la constatation des faits et dans l'application de l'art. 321 al. 1 CPC. Autre est en revanche la question de savoir si, au vu de la brièveté de l'argumentation et des pièces au dossier, l'autorité cantonale pouvait retenir sans arbitraire également que les créances ne pouvaient pas être opposées en compensation. Il suit de là que les griefs d'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'application de l'art. 321 al. 1 CPC doivent être rejetés.