Citation: 9C_754/2015 E. 3.2.1

3.2.1. Ainsi, à propos de l'origine d'un éventuel trouble psychotique, il est faux de prétendre que le docteur C.________ n'a pas traité cette question. Au contraire, celui-ci a décrit la survenue occasionnelle de symptômes d'allure psychotique et émis des hypothèses relatives à leur provenance. Il a envisagé des pertes passagères de contact avec la réalité dans le cadre de moments d'aggravation de la dépression ou des phénomènes de déréalisation rencontrés chez des sujets souffrant de troubles de la personnalité lorsqu'ils sont confrontés à un stress qui dépasse leurs capacités adaptatives. Il a toutefois considéré que seule l'observation attentive du phénomène évoqué, s'il devait se reproduire, pourrait apporter des informations utiles à la bonne compréhension de ces épisodes d'allure psychotique. On ne peut en aucun cas dans ces circonstances retenir une contradiction qui permettrait de s'écarter du rapport d'expertise judiciaire, même si un médecin traitant a déjà associé des symptômes psychotiques (délire de persécution en 2007) à la consommation de produits stupéfiants, ni même suggérer l'existence d'une lacune dans les investigations qui justifierait le complètement des celles-ci ainsi qu'une nouvelle réévaluation de la situation.