Citation: 6B_1124/2023 E. 2.6

2.6. Contrairement à ce que suggère le recourant, l'autorité précédente n'a pas ignoré que l'intimée s'était d'abord trompée sur la date des événements du 4 au 5 février 2018 (mentionnant novembre 2017) et n'avait pas évoqué le viol lors de son audition immédiatement après l'altercation du 4 septembre 2018, mais lors de l'audition suivante. Elle a pris ces aspects en considération tout en exposant de manière détaillée les motifs pour lesquels ils ne remettaient pas en cause la crédibilité de ses déclarations (cf. supra consid. 2.2). En se contentant d'insister sur ces éléments et en en tirant des conclusions personnelles, le recourant procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. Le recourant relève que le xx février correspond à l'anniversaire de leur fils et prétend que l'intimée ne pouvait pas oublier la date du viol dans ces circonstances. Ce faisant, le recourant procède par raccourci et son argumentation est impropre à démontrer le caractère insoutenable des constatations de la cour cantonale, laquelle a contextualisé précisément les premières déclarations de l'intimée, livrées lors de l'audition relative à l'altercation du 4 septembre 2018. Or, seul l'étranglement, à l'exclusion du viol, avait alors été évoqué avec mention du mois de novembre 2017, le dévoilement du viol ayant un autre contexte, également analysé par la cour cantonale et sur lequel le recourant ne revient pas. En outre, il ne tente d'aucune manière de remettre en cause les éléments matériels permettant de retenir que l'intimée s'est rendue à un poste de police le 5 février 2018 et s'est livrée au sujet des faits à son amie. Aussi, le recourant ne saurait rien déduire de ses rapprochements spéculatifs en lien avec l'appréciation des preuves concernant la date des événements. Selon le recourant, admettre qu'un homme (de 1m70) à califourchon sur une femme (de 1m85) arrive à lui ôter la culotte d'une main, tout en l'étranglant de l'autre, contredirait les lois de la géométrie et de l'anatomie et nécessiterait que le premier eut un bras d'environ 2m50. Outre que cette argumentation frise la mauvaise foi au regard de son caractère invraisemblable, elle est impropre à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits, étant relevé que les événements ont commencé par l'étranglement de l'intimée pendant son sommeil, alors qu'elle était allongée sur le dos.