Citation: 7B_584/2023 E. 3.3

3.3. Pour l'essentiel, la recourante reproche au Ministère public de ne pas avoir instruit la prévention de contrainte, alors même que C.________ l'aurait menacée d'un dommage sérieux, soit d'une atteinte à son intégrité physique, pour l'obliger à porter plainte contre son mari pour des violences conjugales qu'il n'avait pas commises. Elle affirme qu'il existerait des soupçons suffisants contre le prénommé et qu'il ressortirait en outre de ses dénonciations des 20 décembre 2022 et 13 mars 2023 que les éléments constitutifs de cette infraction seraient réalisés. Ce faisant, la recourante perd toutefois de vue que l'objet du litige est en l'espèce strictement limité au refus d'entrer en matière sur sa plainte pénale du 20 décembre 2022, déposée pour menaces et violences (cf. art. 80 al. 1 LTF). En effet, seules ces infractions ont fait l'objet de l'ordonnance de non-entrée en matière du Ministère public et la recourante ne prétend pas que celle-ci serait incomplète ou erronée quant aux faits examinés. Tel n'apparaît d'ailleurs pas être le cas puisque, selon les faits arrêtés par les juges cantonaux - dont l'arbitraire n'a pas été soulevé -, la plainte pénale de la recourante portait uniquement sur "les menaces régulières de la battre via des appels masqués et les coups reçus entre 2017 et 2021" (cf. p. 2 de l'arrêt attaqué). En outre, la recourante ne prétend pas que le Ministère public aurait mal compris les infractions qui étaient visées par sa plainte du 20 décembre 2022, respectivement qu'il aurait mal interprété ses déclarations faites à cette occasion ainsi que le 13 mars 2023 (cf. p. 2 let. B.b et B.d de l'arrêt attaqué). En tout état, de tels griefs auraient dû être soulevés devant la cour cantonale. Or la recourante ne prétend pas l'avoir fait et elle ne se plaint pas non plus d'un déni de justice de la part des autorités précédentes. Partant, en réclamant l'ouverture d'une instruction pour l'infraction de contrainte, la recourante s'écarte de l'objet du litige et son argumentation développée à cet égard est irrecevable, faute d'épuisement des instances inférieures (cf. art. 80 al. 1 LTF). Pour le surplus, la recourante ne s'attaque pas valablement aux motifs ayant conduit les juges cantonaux à retenir qu'il n'y avait pas lieu d'ouvrir une instruction pour les violences et les menaces. En effet, elle se contente d'affirmer qu'il existerait des soupçons suffisants contre C.________ vu que ce dernier a déjà été condamné pour des violences commises à son égard. Cela étant, elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale (art. 106 al. 2 LTF).