Citation: 2C_429/2021 E. 2.3

2.3. En l'espèce, les recourants se prévalent d'un établissement inexact des faits de la part du Tribunal cantonal sous deux angles. Premièrement, ils lui font grief d'avoir retenu que les masques faciaux, s'ils ne garantissaient pas une protection absolue contre le coronavirus, contribuaient indéniablement à ce que ce dernier se propage moins rapidement. Deuxièmement, ils lui reprochent d'avoir qualifié le rapport conjoint de l'Organisation mondiale de la santé (ci-après: OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (ci-après: UNICEF) du 21 août 2020 intitulé "Conseils sur le port du masque par les enfants dans la communauté dans le cadre de la pandémie de COVID-19 - Annexe des Conseils sur le port du masque dans le cadre de la COVID-19", de "base scientifique" sur laquelle il pouvait appuyer son raisonnement. Tel qu'il est formulé, le premier grief revient à reprocher à l'autorité précédente d'avoir admis à tort l'intérêt public de la mesure contestée et d'avoir violé le principe de la proportionnalité. La critique sera partant examinée en lien avec les points précités (cf. infra consid. 5.2 et 5.4). Quant au second grief, il revient à remettre en cause l'appréciation de la valeur probante donnée au rapport conjoint de l'OMS et de l'UNICEF, question qui ressortit aux faits (cf. ATF 98 II 265 consid. 2.2). Or, non seulement l'argumentation des recourants, qui consiste en substance à affirmer qu'un tel rapport ne se veut pas un article scientifique et ne contient que des orientations provisoires, est insuffisante à démontrer le caractère arbitraire de la valeur probante accordée audit document (cf. supra consid. 2.2), mais elle est d'autant plus téméraire que les intéressés n'ont de cesse, tout au long de leur recours, de fonder leurs propres arguments sur ledit rapport. Pour le surplus, dans la mesure où les recourants présentent une argumentation partiellement appellatoire, en complétant librement l'état de fait retenu dans l'arrêt entrepris, comme ils le feraient devant une juridiction d'appel, ce que le Tribunal fédéral n'est pas (cf. arrêt 2C_782/2020 du 26 mai 2021 consid. 3. 1 et les arrêts cités), il n'en sera pas tenu compte. Quant à la pièce postérieure à l'arrêt attaqué produite en annexe au recours, à savoir la communication officielle du Cycle d'Orientation Régional des Collines du 28 avril 2021, celle-ci, de même que les faits qui en découlent, sont nouveaux au sens de l'art. 99 LTF et, partant, irrecevables. Il en va de même des arguments liés à l'évolution de la pandémie après le prononcé de l'arrêt entrepris. Le Tribunal fédéral vérifiera dès lors la correcte application du droit sur la seule base des faits retenus par l'autorité précédente.