Citation: 7B.166/2003 14.08.2003 E. 1

A l'appui de sa plainte, le recourant a notamment prétendu que l'office était le représentant de la créancière et qu'à ce titre il était tenu, conformément aux art. 873 CC et 88 CO, de lui remettre les cédules contre paiement. Dans son rapport à la Commission cantonale de surveillance, l'office a exposé qu'il détenait les cédules hypothécaires, jusqu'à la date de la vente aux enchères, pour le compte de la créancière gagiste qui les avait déposées sans y avoir été obligée, puis, après cette date, pour le compte de l'adjudicataire de l'immeuble. La Commission cantonale de surveillance qualifie d'erronée l'affirmation du recourant. Elle considère que l'office, en tant qu'organe d'exécution de la poursuite assumant des tâches publiques, n'est le représentant ni du créancier ni du débiteur. La Chambre de céans ne peut que confirmer le point de vue de l'autorité cantonale. Les titulaires des fonctions organisées par le droit fédéral sont des officiers publics et ne sont ni les représentants des créanciers ni ceux des débiteurs; ils agissent sur réquisition ou d'office et doivent être neutres; lorsque la loi leur réserve un pouvoir d'appréciation, ils doivent appliquer les règles du droit et de l'équité (art. 4 CC) et concilier autant que possible les intérêts du créancier et du débiteur, ainsi que le leur prescrivent notamment les art. 95 al. 5, 123 al. 3 et 125 al. 2 LP (A. Favre, Droit des poursuites, 3e éd., p. 34 et 38; P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 32 ad art. 1-30 LP; Amonn/Gasser, Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrechts, 6e éd., Berne 1997, § 4 n. 10; Jaeger/Walder/Kull/Kottmann, Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 4 ad art. 2 LP).