Citation: 6B_343/2024 E. 7

Prétendant au sursis et à la non-révocation de ceux précédemment octroyés, le recourant ne tente pas plus de démontrer que la cour cantonale aurait mal appliqué le droit fédéral aux faits qu'elle a constatés, mais que ses efforts pour trouver une place d'apprentissage en lien avec son jeune âge, le changement dans ses fréquentations et la reprise en main de sa vie de famille plaideraient en faveur d'un pronostic favorable. On renvoie sur le premier moyen à ce qui a été exposé à propos des nova (v. supra consid. 2). La peine prononcée en l'espèce exclut un sursis complet (art. 42 al. 1 CP). Quant au pronostic permettant l'octroi d'un sursis partiel, on recherche en vain dans la décision entreprise la constatation d'un changement dans les fréquentations du recourant ou la reprise en main de sa vie de famille. Il y a lieu de faire abstraction de ces allégations (v. supra consid. 3). La cour cantonale n'a, en revanche, pas ignoré les efforts du recourant pour s'intégrer dans le monde du travail, mais les a jugés tardifs et a considéré qu'ils ne suffisaient pas à remettre en question le pronostic clairement défavorable ressortant de l'ensemble du dossier, que son absence de remords sincères accentuait. Elle a relevé également que cinq infractions avaient été commises après que l'intéressé eut passé 2 mois en détention avant jugement et qu'après 9 mois de détention en lien avec une autre procédure, il avait encore commis des actes de violence (voies de fait) au préjudice de la mère d'une de ses filles (jugement sur appel, consid. 35.2 p. 44 et 42.2 p. 53). Il n'y a rien de critiquable, en présence de telles circonstances, à apprécier avec pessimisme les perspectives d'amendement du recourant sans exécution des peines prononcées en l'espèce et de celles dont le sursis a été révoqué. On renvoie pour le surplus intégralement à la motivation du jugement sur appel, qui ne prête pas le flanc à la critique.