Citation: 6B_1180/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a rappelé que le premier juge avait retenu que le recourant avait à nouveau employé D._________, ressortissant kosovar ou albanais au bénéfice d'une tolérance de six mois du Service de la population (ci-après: le SPOP) mais dépourvu d'autorisation de travail, du 9 au 10 avril 2018, comme l'avait révélé le contrôle d'un chantier à V._________ effectué le 10 avril 2018. Le document émanant du SPOP, daté du 3 avril 2018, mentionnait expressément que le séjour de D._________ en Suisse était toléré et que, dans le cadre de la tolérance, aucune activité professionnelle ne devait être exercée. La cour cantonale a jugé que la défense du recourant, consistant à dire qu'il avait déduit de la tolérance du séjour le droit de travailler de ce collaborateur, n'était pas fondée, que toute erreur devait être écartée et que le recourant avait procuré à ce collaborateur une activité lucrative non autorisée en pleine connaissance de cause. Elle a considéré que le recourant était un employeur du domaine de la construction, secteur où la lutte contre le travail au noir était particulièrement intense, qu'il était rompu à la problématique des autorisations de séjour et de travail nécessaires à l'engagement de ses collaborateurs (compatriotes) étrangers, et qu'il avait de plus déjà été condamné pénalement à plusieurs reprises pour ce type d'infractions et, plus spécialement encore, pour l'emploi illicite de ce même employé. Dès lors, le recourant ne saurait être cru lorsqu'il affirmait avoir commis de bonne foi, sans pourtant effectuer la moindre vérification, une erreur en déduisant que son employé, au statut d'étranger séjournant illégalement en Suisse, mais au bénéfice d'une tolérance administrative limitée, était autorisé à travailler. L'erreur était d'autant plus invraisemblable que l'interdiction de travailler figurait expressément dans le texte de la tolérance. La cour cantonale a jugé que le recourant n'avait eu de cesse de se contredire et de tordre les faits à son avantage au fil de la procédure, notamment s'agissant de son épouse qui n'était en réalité pas l'administratrice de B._________ SA.