Citation: I 367/04 14.02.2005 E. 3

3.1 Selon le docteur T.________, médecin-conseil de l'office AI, dont le rapport du 27 novembre 2001 a servi de base à la décision initiale de rente du 20 mars 2002, la recourante présentait des gonalgies gauches rebelles sur rotule basse sévère, un status après deux méniscectomies partielles internes gauches et une excision d'un kyste synovial, un status après une algoneurodystrophie secondaire et un status après plastie d'allongement du tendon rotulien gauche effectuée le 26 juin 2001. L'incapacité de travail était totale dans une activité de femme de chambre ou de lingère et la situation médicale ne permettait pas sur le moment d'envisager des mesures de réadaptation. 3.2 Selon les premiers juges, une amélioration notable de ces circonstances se serait produite en ce sens que l'assurée serait capable de travailler à mi-temps dans une activité adaptée. A l'appui de leur point de vue, ils se sont fondés sur le rapport d'expertise du docteur E.________ du 21 mars 2003. Selon ce praticien, l'assurée souffrait de gonalgies chroniques gauches sur status après méniscectomie interne arthroscopique à deux reprises, compliquées d'une algoneurodystrophie de Südeck, sur status après plastie d'allongement du tendon rotulien. Sur le plan médical, la situation subjective et objective de la recourante était peu satisfaisante. Il subsistait un important état douloureux, une enflure chronique du genou, une atrophie du quadriceps de 3 cm, ainsi qu'une importante déminéralisation radiologique et une gonarthrose fémoro-tibiale interne. Aucune mesure thérapeutique n'était en l'état envisageable. Le pronostic professionnel était très peu favorable: la reprise des activités de lingère était exclu, de même que de nombreux autres travaux, en raison des douleurs chroniques et des difficultés à la marche, celle-ci nécessitant l'utilisation d'une canne anglaise. Sur le plan médico-théorique, certains travaux pouvaient néanmoins être exigés de la recourante, mais dans le cadre d'une activité se faisant à mi-temps, essentiellement en position assise, sans travaux lourds ni port de charge. 3.3 Se fondant sur les avis de ses médecins traitants, la recourante conteste ce point de vue. Elle relève que sur le plan physique, son état de santé ne s'est nullement modifié durant la période relativement courte séparant la date de la décision initiale de rente et celle de la décision litigieuse, son incapacité de travail demeurant entière dans l'exercice de toute activité lucrative. Elle s'étonne au demeurant d'avoir été soumise si rapidement à une procédure de révision. Au surplus, elle souffre de troubles psychiques dont les premiers juges n'auraient pas tenu compte.