Citation: 4A_666/2012 E. C

Le 8 novembre 2012, X.________ (ci-après: la requérante) a saisi le Tribunal fédéral d'une demande de révision, assortie d'une requête d'effet suspensif, en vue d'obtenir l'annulation de la sentence finale du 25 avril 2012 ainsi que de l'addendum du 28 juin 2012 et le renvoi de la cause au Tribunal arbitral pour qu'il complète l'instruction et rende une nouvelle sentence. La requérante prie, en outre, le Tribunal fédéral de dire que cette nouvelle sentence ne pourra être rendue que sur la base des factures finales relatives aux travaux effectués par Y.________, que celle-ci recevra l'ordre de produire. Elle entend, de plus, qu'il soit dit que le chiffre XII du dispositif rectifié de la sentence finale ne pouvait la condamner à payer à Y.________ un montant supérieur à 3'564'490 euros. Par lettre de son président du 21 novembre 2012, le Tribunal arbitral a indiqué qu'il n'entendait pas participer à la procédure de révision. Le 5 décembre 2012, il a produit le dossier de la cause. Dans sa réponse du 13 décembre 2012, Y.________ (ci-après: l'intimée) a conclu à l'irrecevabilité de la demande de révision et, subsidiairement, au rejet de celle-ci. Le Tribunal fédéral est encore invité par elle à ne pas divulguer les noms des parties dans la version de l'arrêt qui sera publiée sur son site internet et, le cas échéant, au recueil officiel de ses arrêts. La requérante a déposé une réplique, avec des pièces complémentaires, le 4 février 2013. Elle y maintient les conclusions de sa demande de révision. Une nouvelle pièce a été annexée par elle à une lettre envoyée le 26 du même mois au Tribunal fédéral. Dans sa duplique du 28 février 2013, à laquelle étaient jointes des pièces complémentaires, l'intimée a repris les conclusions de sa réponse après s'être opposée, préalablement, à l'octroi de l'effet suspensif à la demande de révision. Par lettre séparée du même jour, elle a contesté l'admissibilité du dépôt de la pièce produite le 26 février 2013 par la requérante et demandé, au cas où elle ne serait pas suivie, qu'un délai lui soit imparti pour formuler ses éventuelles observations quant au contenu de cette pièce. En date des 22 mars et 10 avril 2013, la requérante et l'intimée ont déposé, respectivement, une triplique et une quadruplique. L'intimée a saisi cette occasion pour se déterminer sur la recevabilité et la pertinence de la susdite pièce.