Citation: 6B_1116/2022 E. 1.6

1.6. Le recourant considère que le comportement retenu à son encontre ne serait pas constitutif de tentative de meurtre mais de tentative de lésions corporelles simples avec un objet dangereux ou, subsidiairement, de tentative de lésions corporelles graves. Selon lui, la victime n'aurait subi qu'une "petite plaie" à l'extérieur de la cuisse droite, qui aurait donc été "hors de porté [sic]" d'un organe vital. Dès lors, le coup de couteau n'aurait pas exposé la victime à un risque de mort, de sorte que la cour cantonale aurait violé l'art. 22 al. 1 CP et "la jurisprudence de l'autorité de céans" et fait preuve d'arbitraire en le condamnant du chef de tentative de meurtre. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale n'a pas ignoré la nature de la blessure subie par l'intimé. Elle a toutefois estimé que cet élément n'était pas déterminant. À cet égard, il suffit de rappeler que, conformément à la jurisprudence (cf. supra consid. 1.4), la nature de la blessure n'est pas pertinente dans le cadre de l'examen d'une tentative de meurtre, dans la mesure où l'intention de tuer est suffisante. Ainsi, quand bien même la blessure concrètement infligée n'a pas mis en danger l'intimé, il n'en demeure pas moins que la cour cantonale a retenu que le recourant avait visé le ventre de l'intimé, siège d'organes vitaux. Le recourant ne conteste du reste pas cet élément. Le recourant soutient par ailleurs que tous les éléments subjectifs de l'infraction de tentative de meurtre n'auraient pas été réalisés et qu'il n'aurait pas manifesté sa décision de commettre ladite infraction. Selon les constatations de fait de la cour cantonale, par son geste, le recourant avait pris le risque de tuer l'intimé, risque dont il s'était accommodé. La cour cantonale a ainsi retenu que le recourant avait agi de manière intentionnelle. Pour ce faire, elle a notamment tenu compte des mobiles de l'auteur et de la manière dont il a agi, éléments pertinents au regard de la jurisprudence topique (cf. supra consid. 1.3). Le recourant ne formule aucune critique répondant aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF afin de remettre en cause cette appréciation. À cet égard, la simple affirmation que "tous les éléments subjectifs de l'infraction de tentative de meurtre" ne sont pas réalisés est insuffisante. Dès lors, dans la mesure où la cour cantonale a retenu que le recourant avait agi dans l'intention - au sens du dol éventuel - de tuer l'intimé, elle a, à juste titre, qualifié le comportement du recourant de tentative de meurtre dans les circonstances du cas d'espèce. Le grief doit donc être rejeté.