Citation: 9C_208/2014 E. 3.1

3.1. Le tribunal cantonal a constaté que la fondation intimée avait violé son obligation d'informer imposée par l'art. 8 al. 2 LFLP. Ce point n'est pas contesté céans. Les premiers juges ont en outre considéré que les conditions du droit à la protection de la bonne foi prévu par l'art. 9 Cst. (à ce propos, cf. notamment arrêt 9C_568/2013 du 9 janvier 2014 consid. 4.2 et les références) n'étaient pas toutes remplies. Ils ont tout particulièrement retenu que le recourant n'aurait pas pu prendre les dispositions permettant d'éviter le préjudice (payer la totalité des cotisations en cas d'affiliation à l'institution supplétive). Ils ont motivé leur analyse à cet égard en expliquant de façon claire et circonstanciée que la cotisation que l'assuré aurait dû payer mensuellement pendant trois ans avait été fixée par un expert à 583 fr., que le recourant avait reçu pendant les trois ans mentionnés des prestations de l'aide sociale pour lui, sa femme et ses cinq enfants, que l'aide sociale couvrait les besoins fondamentaux de la famille, que le montant obtenu de l'aide sociale ne permettait pas de dégager les 583 fr. nécessaires au paiement des cotisations à l'institution supplétive, que le solde figurant sur les extraits du compte bancaire de l'assuré à la fin des années 1999 à 2002 confirmait ce point, que l'aide sociale ne prenait pas en charge le financement de la prévoyance professionnelle et que le recourant n'avait pas produit d'éléments susceptibles de démontrer que ses cotisations auraient pu être assumées par des proches.