Citation: 4A_282/2021 E. A

A.a. Dès le 1er septembre 1989, B.________ a pris à bail un appartement de trois pièces et demie au quatrième étage d'un immeuble sis rue... à Genève. Ce logement comprend une cuisine, un séjour, un hall, une chambre à coucher et une chambrette d'une largeur de 1,90 mètre pouvant accueillir un lit pour une personne. Le loyer annuel, charges non comprises, a été fixé à 5'640 fr. A.b. En mars 2010, A.________ SA (ci-après: A.________) a acquis la propriété de l'immeuble susvisé. C.________ et D.________ en sont respectivement l'administrateur-président et l'administrateur vice-président. Ils sont en outre les deux seuls actionnaires de ladite société. A.c. B.________ est décédée le 19 avril 2014. Elle était la mère de deux enfants, B1.________ et B2.________. A compter du mois d'août 2014, la bailleresse a entrepris des démarches en vue de s'entretenir avec les héritiers ou les occupants éventuels de l'appartement loué par la défunte. Elle a notamment écrit à B1.________ et au fils de B2.________, B3.________, afin de faire le point de la situation. Le 16 octobre 2014, la Justice de paix genevoise a informé le conseil de la bailleresse que les héritiers de feu B.________ n'étaient pas tous connus, raison pour laquelle un avocat avait été désigné en qualité d'administrateur d'office de la succession. Ce dernier a fait savoir à la bailleresse, en date du 25 novembre 2014, que la défunte avait laissé ses deux fils comme héritiers légaux, à savoir B1.________, qui occupait depuis toujours l'appartement loué par sa mère, et B2.________, qui était pour l'heure introuvable. A.d. Le 11 décembre 2014, la bailleresse a résilié le contrat de bail avec effet au 31 août 2015. Invitée à motiver ce congé, elle a déclaré que, par suite du décès de B.________, elle souhaitait relouer l'appartement à un candidat de son choix. B1.________ a contesté la validité du congé devant l'autorité de conciliation compétente puis devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Sa demande en justice était dirigée contre la bailleresse et B2.________. Statuant le 2 mai 2016, le Tribunal des baux et loyers a annulé la résiliation. Il a retenu, en substance, que B1.________ faisait ménage commun avec sa mère depuis plusieurs années et qu'il avait continué à occuper seul l'appartement litigieux après la mort de celle-ci. B1.________ pouvait dès lors bénéficier de la protection prévue par l'art. 271a al. 1 let. f CO, la bailleresse n'ayant pas établi que le maintien de l'intéressé dans l'appartement litigieux représentait un inconvénient majeur pour elle. Ce jugement a été confirmé par la Cour de justice du canton de Genève. Le recours interjeté contre l'arrêt cantonal a été rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, par le Tribunal fédéral en date du 18 avril 2017 (arrêt 4A_34/2017). La Cour de céans a renoncé à notifier son arrêt au défendeur et intimé B2.________, dès lors que celui-ci était durablement absent et qu'il semblait ne pas avoir de curateur ni aucun intérêt effectif dans la contestation. A.e. Entre-temps, le Tribunal de première instance genevois, par décision du 4 avril 2016, avait déclaré l'absence de B2.________ et dit que les effets de la déclaration d'absence remontaient au 31 décembre 1997. A.f. Par avis officiels du 24 mai 2017, notifiés séparément à B1.________, d'une part, et à B2.________ (à l'adresse de son fils B3.________), d'autre part, la bailleresse a résilié le bail pour la prochaine échéance contractuelle du 31 août 2017. Invitée à motiver ce nouveau congé, la représentante de la bailleresse a indiqué le 21 juin 2017 que celui-ci était motivé par le besoin urgent de mettre l'appartement à disposition d'un proche de l'administrateur et actionnaire de A.________. En cours de procédure, la bailleresse a précisé que le logement était destiné au fils de C.________, C1.________, qui logeait dans un appartement plus petit et souhaitait s'installer dans l'appartement concerné avec sa compagne pour y fonder une famille.