Citation: 6B_562/2022 E. 4

En substance, la cour cantonale a retenu qu'en faisant notifier un commandement de payer à B.________ pour une somme de près d'un million de francs comme mesure de rétorsion à une réquisition de poursuite formée par cette dernière et "pour lui rendre la monnaie de sa pièce", le recourant s'était rendu coupable de tentative de contrainte au sens des art. 181 et 22 CP. La cour cantonale a exposé la jurisprudence topique en matière de contrainte ainsi que les motifs pour lesquels elle considérait qu'en l'espèce, les éléments constitutifs de l'infraction étaient réalisés, au stade de la tentative. Le recourant se plaint d' "accusations infondées"et de "forfaitures", sans exposer d'aucune manière dans quelle mesure le jugement entrepris violerait le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Il ne prend d'ailleurs aucune conclusion en réforme ou en annulation de ce jugement (cf. art. 42 al. 1 LTF). En rappelant son âge et son parcours ainsi que ses relations avec de "hautes personnalités scientifiques", le recourant ne s'en prend d'aucune manière à la motivation cantonale. Il en va de même en tant qu'il reconstitue librement les faits à la base du litige civil qui l'oppose à B.________ depuis 2008, ayant donné lieu à des arrêts de la I re Cour de droit civil du Tribunal fédéral (notamment arrêts 4A_369/2018 du 10 juillet 2018 et 4F_19/2018 du 22 août 2018). Le recourant ne conteste pas la peine infligée, pas plus que les frais et dépens fixés. En tant qu'il s'en prend au système judiciaire suisse ainsi qu'à différents magistrats qu'il qualifie à plusieurs reprises de "ripoux", "calomniateurs"et "corrompus", ses propos sont largement inconvenants. Il n'apparaît toutefois pas opportun de procéder conformément à l'art. 42 al. 6 LTF et de renvoyer le recours à son auteur pour correction, dans la mesure où il est en tout état exempt de toute critique topique des considérants du jugement entrepris. Son écriture ne répond dès lors pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Son courrier du 20 mai 2022 ne répond pas davantage aux exigences de motivation minimales. En outre, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les griefs qui ressortent de l'écriture déposée le 10 juin 2022, qui est postérieure à l'échéance du délai de recours, partant irrecevable.