Citation: 4A_187/2020 E. 6.1

6.1. Dans sa sentence finale, le Tribunal arbitral a rejeté une nouvelle requête du recourant tendant au réexamen d'office de sa compétence eu égard à la Déclaration des 22. Il l'a fait pour les mêmes motifs que ceux qui l'ont conduit à écarter la nouvelle exception d'incompétence dans l'OP 19. A cet égard, les deux sentences sont de même nature et ne se distinguent que par leur caractère incident ou final. En ce qui concerne le rejet de ladite requête, la sentence finale aurait pu faire l'objet du grief d'incompétence du Tribunal arbitral (art. 190 al. 2 let. b LDIP). Or, le recourant ne formule pas pareil grief dans son recours. Dans sa réplique, il fait certes valoir, pour la première fois, un moyen ayant trait à l'arbitrabilité subjective. Pareille tentative de soulever le grief d'incompétence dans le cadre de la réplique est d'emblée vouée à l'échec. Le recours est dès lors irrecevable dans la mesure où il porte sur des questions relevant directement de la compétence du Tribunal arbitral. On peut se demander si le recourant, en tant qu'il s'en prend au refus du Tribunal arbitral de revenir dans la sentence finale sur sa sentence sur compétence du 13 octobre 2014, peut invoquer les griefs de violation du droit d'être entendu et de l'ordre public procédural, alors même qu'il n'a pas soulevé le grief tiré de l'incompétence des arbitres. Cela paraît très douteux car, ce faisant, l'intéressé ne s'en prend qu'à la procédure en rapport avec le rejet de sa requête de réexamen de la compétence du Tribunal arbitral, respectivement aux motifs qui étayent ce rejet, sans remettre en cause la confirmation implicite par les arbitres de leur compétence. Quoi qu'il en soit, les deux griefs, à les supposer recevables, doivent de toute manière être rejetés.