Citation: 6B_303/2022 E. 3.2

3.2. La recourante soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant qu'elle avait régulièrement établi des OPM et qu'elle avait une mainmise sur la gestion des paiements de l'entreprise. Elle explique qu'elle ne s'était plus occupée des paiements à compter du moment où elle n'exerçait plus la fonction d'assistante de direction et qu'une secrétaire avait été engagée. La cour cantonale a retenu - et la recourante ne le conteste pas - qu'elle avait été chargée d'établir des OPM dès son engagement et à tout le moins jusqu'en 2006, date à laquelle la première secrétaire avait été engagée. La cour cantonale a considéré - ce que conteste la recourante - qu'elle avait continué à préparer des paiements même après l'arrivée des secrétaires, sur la base des déclarations des secrétaires (qui ont affirmé que la recourante était en charge des paiements), de l'intimé (qui a relevé que la recourante avait toujours refusé de confier cette tâche à ses subalternes, invoquant des motifs de confidentialité et l'inexpérience des nouvelles recrues) et du témoin F.________, collaborateur de G.________ (qui a indiqué qu'il était en général prévenu par téléphone de l'envoi d'OPM et que, dans 80 % des cas, son interlocutrice était la recourante) (jugement attaqué p. 30 consid. 5.6). Dans son argumentation, la recourante soutient que la préparation des OPM ne faisait pas partie de son cahier des charges, qu'elle n'avait pas la mainmise sur la gestion des paiements (elle n'avait pas de pouvoir de signature, ni de procuration, ni même de droit de regard lui permettant de connaître le solde du compte de B.________) et qu'elle n'avait pas un rôle prépondérant dans la gestion des paiements. Les éléments retenus par la cour cantonale pour conclure que la recourante a continué de s'occuper des paiements même après l'engagement d'une secrétaire sont clairs et convaincants. L'argumentation de la recourante n'est pas pertinente, dans la mesure où la cour cantonale a uniquement retenu que la recourante s'occupait des paiements, mais non que cette tâche figurait (formellement) dans son cahier des charges ni qu'elle avait une procuration sur le compte des intimés. La recourante ne démontre pas, au demeurant, que la constatation de la cour cantonale, selon laquelle elle s'occupait régulièrement des paiements, serait arbitraire. Son argumentation est infondée.