Citation: I 127/03 12.05.2003 E. 1

3.3 Il est vrai que selon le docteur A.________, il serait illusoire d'envisager une réadaptation dans une nouvelle profession. Cette affirmation n'est toutefois pas fondée sur des considérations d'ordre médical, mais uniquement sur le fait que l'assuré n'a plus exercé d'activité professionnelle pendant près de huit ans. Or, on ne saurait, sur la base de cette seule circonstance, exclure d'emblée toute perspective de reprise d'une activité lucrative pour le recourant et, partant, toute amélioration de sa capacité de gain depuis la décision initiale d'allocation de rente. L'opinion de l'expert sur ce point, qui ne relève pas de son domaine de spécialisation, ne revêt pas le caractère déterminant que lui attribue le recourant. En réalité, c'est aux organes de l'assurance-invalidité et à leurs conseillers en réadaptation qu'il appartient, plutôt qu'à un médecin, de se prononcer sur les perspectives de réadaptation de l'assuré dans de telles circonstances, eu égard aux limites physiques et psychiques attestées médicalement (sur les rôles respectifs du médecin et du conseiller en réadaptation : cf. ATF 107 V 20 consid. 2b). En l'espèce, le taux d'activité de 80 % tenu pour raisonnablement exigible par l'office AI, dans une profession adaptée sur le plan physique, prend suffisamment en considération les difficultés que pourrait éprouver un assuré confronté, après une longue période d'inactivité, aux obligations que comporte la reprise d'une activité salariée. Les rapports médicaux figurant au dossier ne font pas état de troubles psychiques invalidants et l'on peut raisonnablement attendre du recourant, encore jeune, d'autant plus d'efforts en vue d'une réadaptation que la réduction du dommage escomptée est importante. 3.4 Le taux d'invalidité de 36 % retenu par l'office intimé et les premiers juges eu égard à la capacité de travail résiduelle décrite ci-dessus n'est pas critiquable, sans qu'il y ait lieu de revenir sur la comparaison de revenus effectuée par l'intimé, en l'absence de tout grief sur ce point dans le mémoire de recours.