Citation: 5P.235/2005 22.07.2005 E. 2

La Présidente de la juridiction cantonale, à la suite du premier juge, a refusé d'accorder l'assistance judiciaire au requérant parce qu'il n'avait pas collaboré activement à l'établissement de sa situation économique réelle (art. 9 al. 1 et 3 RAJ/GE), les documents produits à l'appui de sa demande ne permettant pas d'élucider ce point. 2.1 Conformément à l'art. 29 al. 3 Cst., toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit à l'assistance judiciaire gratuite, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès; elle a droit, au surplus, à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert. Le Tribunal fédéral contrôle librement le respect de cette norme, mais il ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire les constatations de l'autorité cantonale (ATF 130 I 180 consid. 2.1 p. 182; 129 I 129 consid. 2.1 p. 133). Le recourant ne prétend pas que l'art. 143A al. 1 LOJ/GE, dont il dénonce également la violation, lui accorderait des prérogatives plus étendues que celles qui découlent de l'art. 29 al. 3 Cst.; c'est à la lumière des principes déduits de cette dernière disposition qu'il y a donc lieu d'examiner le mérite du présent recours.