Citation: 1C_673/2023 E. 3.2.3

3.2.3. Les recourantes contestent d'abord l'atteinte au caractère végétal du site. Partant, elles perdent de vue que si le projet est de nature à améliorer l'aménagement du jardin, il n'en demeure pas moins que la réalisation projetée porterait atteinte au caractère végétal du site, en particulier s'agissant de l'imperméabilisation du sol et de l'abattage d'arbres. S'ajoute à cela que les diverses installations et émergences prévues (jours zénithaux, ascenseur à voitures, escaliers,...) auront un impact visuel sur le jardin. Il n'est ainsi pas insoutenable de confirmer l'interdiction d'un projet qui, par ses dimensions et sa situation, nuit au caractère ou à l'intérêt d'un quartier et d'un site naturel au sens de l'art. 15 al. 1 LCI. Les recourantes reprochent encore à la Cour de justice de s'être limitée à faire sien le préavis de la CMNS, sans analyse concrète. Il n'est cependant pas déraisonnable pour la cour cantonale de se fonder sur le préavis de la CMNS et de faire siens les arguments de celle-ci, ce d'autant moins que l'art. 15 al. 2 LCI prévoit que la décision du Département se fonde sur le préavis de la CMNS. Les critiques des recourantes ne sont par conséquent pas de nature à démontrer le caractère manifestement insoutenable de l'argumentation de l'instance précédente, ce d'autant moins que le Tribunal de céans s'impose une retenue dans l'appréciation des circonstances locales.