Citation: 2C_27/2025 E. 3

Le litige porte sur la confirmation par la Cour de justice de la mise en détention administrative du recourant en vue de son renvoi pour une durée de deux mois, qui a été prolongée par cette même autorité pour trois mois supplémentaires, soit jusqu'au 11 avril 2025. À cet égard, il est d'emblée précisé que l'intéressé ne conteste à juste titre pas qu'il existe, dans son cas, un motif de détention administrative en vue de son renvoi en application combinée des art. 75 et 76 LEI. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que l'intéressé, qui fait l'objet d'une décision de renvoi entrée en force, a par le passé fait l'objet de plusieurs condamnations pénales en Suisse et qu'il a notamment été reconnu coupable de vol, ce par ordonnance pénale du 21 février 2024; autrement dit, il a déjà été condamné pour avoir commis une infraction qui représente un crime (cf. art. 10 al. 2 CP; RS 311.0), ce qui constitue un motif de détention en vue du renvoi au sens du droit fédéral, même lorsqu'une procédure d'asile est pendante, comme en l'espèce (cf. art. 76 al. 1 let. b ch. 1 LEI en lien avec l'art. 75 al. 1 let. h LEI). Il s'ensuit que la détention du recourant, actuellement prévue jusqu'au 11 avril 2025, se fonde assurément sur un motif valable - du moins dans son principe - et il n'est donc pas nécessaire d'examiner si elle pourrait également reposer sur un autre motif, comme celui prévu à l'art. 75 al. 1 let. f LEI. Reste à vérifier si elle viole le droit sous un autre angle, comme le soutient l'intéressé.