Citation: 5A_952/2020 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a constaté que la cédule hypothécaire invoquée comme titre de mainlevée ne comportait pas l'indication du débiteur et que le recourant n'avait pas produit l'acte constitutif de ladite cédule. Il avait toutefois produit un acte notarié du 29 novembre 2007, constitutif d'une autre cédule, dans lequel la poursuivie se reconnaissait débitrice de la cédule " No zzz'zzz (ID.vvvv/vvvv) ". En considérant que cet acte n'était pas suffisant, puisqu'il ne s'agissait pas de l'acte constitutif de la cédule litigieuse, le premier juge avait fait une lecture trop étroite de la jurisprudence. On ne voyait en effet pas pour quelle raison l'acte constitutif d'une autre cédule, dans lequel le poursuivi se reconnaît débiteur de la cédule fondant la poursuite, ne devrait pas être pris en considération. Il s'agissait d'un acte authentique au même titre que l'acte constitutif de la cédule en poursuite, et qui présentait exactement le même degré de force probante. Il n'était pas étonnant que la jurisprudence n'ait pas mentionné un tel cas, qui devait se présenter très rarement. Enfin, s'agissant d'un acte authentique, il n'était pas nécessaire, contrairement à ce que prétendait la poursuivie, que cet acte porte sa signature. Selon la cour cantonale, le poursuivant avait ainsi établi, " à tout le moins au degré de la vraisemblance requis en matière de mainlevée provisoire ", que la poursuivie était débitrice de la cédule hypothécaire n° xxxx/xxxxxx de 240'000 fr. qui lui avait été remise en garantie du prêt de 100'000 fr. qu'il avait octroyé à C.________.