Citation: 9C_178/2022 E. 3

En se fondant sur le rapport du BEM auquel elle a accordé une pleine valeur probante, la juridiction cantonale a admis que l'exercice par l'assurée de son activité professionnelle antérieure était totalement contre-indiquée depuis le 18 septembre 2013. Quant à l'exercice d'une activité adaptée, les premiers juges ont considéré qu'il a été d'abord limité par des incapacités de travail ponctuelles, puis de manière continue de janvier 2017 à janvier 2020. L'assurée avait ensuite recouvré une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée dès le 1er février 2020. La juridiction cantonale a également considéré que les différentes prises de position du docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie et médecin traitant de la recourante, ne faisaient pas état d'éléments médicaux objectifs et nouveaux ou non pris en compte par le docteur B.________ qui auraient permis de remettre en question les conclusions convaincantes et cohérentes de celui-ci. De plus, l'appréciation du docteur D.________ sur la capacité résiduelle de travail de l'assurée n'était pas motivée en détail. Compte tenu de l'expertise du BEM qui retenait une incapacité de travail totale de l'assurée de janvier 2017 à fin janvier 2020, puis de 50 % dès février 2020, les premiers juges ont confirmé le droit de la recourante à une rente entière depuis le 1er janvier 2018 (fondé sur un taux d'invalidité de 81 %), puis à un quart de rente dès le 1er février 2020 (fondé sur un taux d'invalidité de 43 %).