Citation: 8C_470/2008 29.01.2009 E. 3

Le litige porte sur le point de savoir dans quelle mesure il est raisonnablement exigible de l'épouse de l'intimé qu'elle reprenne une activité lucrative, et quel revenu elle pourrait tirer d'une telle activité. Cette question doit être examinée à l'aune des critères posés en droit de la famille, c'est-à-dire notamment en prenant en considération l'âge de la personne concernée, son état de santé, ses connaissances linguistiques, sa formation professionnelle, l'activité exercée précédemment, le marché de l'emploi et, le cas échéant, le temps plus ou moins long pendant lequel elle aura été éloignée de la vie professionnelle (ATF 117 V 287 consid. 3 p. 290; arrêts du Tribunal fédéral des assurances P 18/99 du 22 septembre 2000 consid. 1b, in VSI 2001 p. 126 et P 40/03 du 9 février 2005, in SVR 2007 EL no 1 p. 1). A cet égard, les premiers juges ont posé plusieurs constatations de fait que conteste le recourant.