Citation: 9C_803/2013 E. 3.2.1

3.2.1. En particulier, contrairement à ce que prétend l'office AI pour nier la valeur probante de l'évaluation du docteur A.________, on ne saurait déduire de la constatation du médecin selon laquelle le syndrome des jambes sans repos ne réveillait pas l'assurée que cette atteinte n'ait pas de répercussion sur la capacité de travail. Comme l'a expliqué le neurologue de manière convaincante (rapport complémentaire du 13 août 2012 et procès-verbal d'enquêtes du 8 mars 2013), le syndrome des jambes sans repos implique une fragmentation et une désorganisation du sommeil qui, même si elles ne s'accompagnent pas de réveils prolongés, peuvent entraîner une fatigue marquée. Dans le cas de l'intimée, son sommeil était altéré en raison de micro-éveils (17 par heure selon l'enregistrement polysomnographique réalisé au sein du Laboratoire du sommeil de l'Hôpital X.________; rapport du docteur E.________, médecin adjoint, du 25 avril 2007) dus au syndrome en question et ne lui permettait pas une récupération suffisante de la fatigue; l'expert évaluait à 40 % l'impact en résultant sur la capacité de travail de l'assurée. Le recourant critique dès lors en vain le défaut d'"élément objectif" dans l'expertise du docteur A.________. Son argument relatif aux indications données par le neurologue sur les troubles psychiques de l'assurée alors que "l'expertise psychiatrique n'avait pas encore été effectuée" n'est pas davantage pertinent. Le rapport du neurologue porte effectivement une date antérieure (21 octobre 2009) à celle de l'expertise rendue par le docteur B.________ le 25 janvier 2010. Toutefois, il résulte clairement des indications du docteur A.________ à la juridiction cantonale (cf. note de greffe du 18 janvier 2010) que les deux experts allaient se concerter avant d'envoyer leurs conclusions respectives au tribunal au début de l'année 2010. Le docteur A.________ s'est donc exprimé sur la capacité de travail de l'assurée à la lumière de l'évaluation psychiatrique rendue par son confrère, une fois que les conclusions de celle-ci lui étaient connues. Enfin, en faisant valoir qu'une hypersomnolence pathologique avait été exclue par le test de maintien de l'éveil réalisé avec l'assurée, le recourant passe sous silence le fait que l'expert judiciaire a précisément admis, en fonction de l'examen de polysomnographie, la survenance de micro-éveils perturbant la profondeur du sommeil de l'intéressée et se répercutant sur la fatigabilité, un état de fatigue important s'installant à partir de midi (cf. procès-verbal d'enquêtes du 8 mars 2013). Le docteur A.________ a donc donné une appréciation différente, et convaincante, des résultats de l'examen effectué au Laboratoire du sommeil.