Citation: 5A_377/2024 E. 3.3.1

3.3.1. La juridiction précédente a estimé que ce critère était dans le cas d'espèce déterminant pour l'attribution du logement conjugal. Elle a relevé que la fille des parties avait exprimé le souhait de conserver, ensuite de la séparation de ses parents, des habitudes aussi proches que celles qui prévalaient du temps de la vie commune. Or, l'organisation familiale pratiquée par les parties dès la naissance de l'enfant avait eu pour conséquence que la mère avait passé davantage de temps à domicile avec celle-ci. La juridiction cantonale a ajouté que, bien qu'une garde partagée ait été instaurée, la présence de l'intimée au domicile conjugal permettrait à l'enfant de conserver au mieux ses repères après la séparation des parties et que le bien de celle-ci commandait ainsi d'attribuer le domicile conjugal à sa mère.