Citation: 7B.256/2001 24.01.2002 E. B

B.- Le 26 mars 2001, la X.________, dont l'offre immédiatement inférieure à celle de S.________ SA avait été retenue lors des enchères privées, a porté plainte en concluant principalement à l'annulation de l'adjudication des parcelles en cause à S.________ SA, à l'annulation de la vente à Y.________ et à l'adjudication desdites parcelles à elle-même; subsidiairement, elle a conclu à ce qu'il soit procédé à une nouvelle vente aux enchères. Par décision du 20 juin 2001, le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte, autorité cantonale inférieure de surveillance, a déclaré la plainte irrecevable pour le motif qu'elle était tardive; de toute façon, a-t-il ajouté, la plainte aurait dû être rejetée parce que la vente n'était pas nulle au regard de l'art. 22 LP. Sur recours de la plaignante, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois a, par arrêt du 31 octobre 2001, confirmé la décision de l'autorité inférieure de surveillance. Elle a considéré en substance que l'autorité de surveillance ne se trouvait pas dans un cas où elle aurait dû intervenir en tout temps, sans égard au délai de dix jours fixé par l'art. 132a LP. Selon la cour cantonale, la vente de gré à gré - dont les enchères privées sont une modalité - ne serait pas soumise aux impératifs de la vente aux enchères publiques; à supposer qu'une prescription légale ait été violée, on ne verrait pas en quoi l'intérêt public aurait été concerné par cette violation ou en quoi celle-ci aurait été telle qu'elle dût entraîner la nullité d'office de l'adjudication.