Citation: 5A_226/2022 E. A

A.a. Le 7 juin 2019, dans le cadre de la poursuite no xxx dirigée contre B.A.________, C.________ a acquis aux enchères, pour la somme de 625'000 fr., l'immeuble no yyy de la Commune de U.________, sis rue V.________, à W.________. Il est inscrit au registre foncier comme propriétaire depuis le 20 juin 2019. Par courrier du 9 juillet 2019, il a imparti à B.A.________ et A.A.________ un délai au 31 juillet 2019 pour quitter l'immeuble susmentionné, en vain. A.b. Le 9 août 2019, C.________ a en substance requis du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois (ci-après: le Président du tribunal d'arrondissement) que A.A.________ et B.A.________ soient expulsés de l'immeuble. Par écriture complémentaire du 4 septembre 2019, il a conclu au versement d'une indemnité pour occupation illicite de 2'300 fr. par mois dès le 7 juin 2019. Les défendeurs ont conclu à l'irrecevabilité de la requête, subsidiairement à son rejet. Le Président du tribunal d'arrondissement a refusé de limiter la procédure à la question de sa compétence ratione valoriset materiae. A.c. Par décision directement motivée du 26 février 2020, le Président du tribunal d'arrondissement a notamment ordonné, en application de l'art. 641 al. 2 CC, l'expulsion des défendeurs, imparti à ceux-ci un délai au 31 mars 2020 pour déférer à cet ordre et déclaré irrecevable la conclusion complémentaire de C.________ du 4 septembre 2019 portant sur le versement d'une indemnité. Statuant sur l'appel du 6 mars 2020 interjeté par B.A.________ et A.A.________ par arrêt du 27 avril 2020, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour d'appel civile) a confirmé la décision du 26 février 2020 et renvoyé le dossier de la cause au P résident du tribunal d'arrondissement afin qu'il fixe un nouveau délai de départ aux appelants. A.d. Par arrêt du 22 novembre 2021 (cause 5A_463/2020), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours du 4 juin 2020 formé par B.A.________ et A.A.________ contre l'arrêt cantonal du 27 avril 2020, au motif que la décision entreprise était une décision incidente de renvoi et que les recourants n'avaient pas expliqué en quoi cette décision remplissait les conditions de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF.