Citation: I 49/02 14.10.2002 E. A

E.________ L.________, née en 1956, a travaillé, en Italie, pour son propre compte, dans le domaine de la restauration, mais a fait faillite après six mois. Arrivée à G.________ en mars 1995, elle a été victime d'une agression, le 14 mai 1995, alors qu'elle s'adonnait à la prostitution. Le 14 mai 1996, elle a déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité. Le docteur R.________, médecin généraliste, a diagnostiqué un état de stress post-traumatique, un état dépressivo-anxieux, un début d'agoraphobie et des douleurs post-traumatiques cervicales, céphaliques et de l'épaule gauche; il a préconisé un traitement psychiatrique (rapport du 17 septembre 1996). Atteinte d'un cancer du sein, E.________ L.________ a été opérée au mois d'octobre 1997. Elle s'est trouvée dans l'incapacité de travailler du 12 octobre au 23 novembre 1997 et a subi ensuite une chimiothérapie jusqu'en janvier 1998. Six mois plus tard, elle ne présentait pas de récidive (rapport des docteurs B.________ et A.________ du 23 avril 1998). Par décision du 26 novembre 1998, le Tuteur général a été nommé à la fonction de curateur de la fille de l'assurée, qui a été placée dans un foyer en raison des inquiétudes soulevées par l'état psychique de cette dernière. A peu près à la même époque, le docteur S.________, médecin de l'assurance-invalidité, a proposé que E.________ L.________ soit soumise à une expertise psychiatrique chez le docteur Y.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, à N.________. Après deux entretiens, peu fructueux, l'expert a fixé un troisième rendez-vous à la prénommée, qui ne s'y est pas présentée, en expliquant qu'elle était trop déprimée par le retrait de la garde de sa fille. Par communication du 30 novembre 1998, ce spécialiste a indiqué à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (OCAI) qu'il n'était pas en mesure de rédiger le rapport d'expertise demandé. Le 8 janvier 1999, l'OCAI a rappelé à l'assurée son devoir de collaborer et l'a enjointe de prendre un nouveau rendez-vous avec l'expert dans le délai imparti, en l'avisant qu'à défaut, il serait statué en l'état du dossier. L'assurée a contesté l'utilité d'une expertise psychiatrique et refusé tout nouveau rendez-vous. Par décisions séparées du 17 août 1999, l'OCAI a alloué à E.________ L.________ une rente entière d'invalidité pour la période du 1er mai 1996 au 31 janvier 1997 et une rente complémentaire pour sa fille.