Citation: 1C_61/2016 E. 2.2

2.2. Selon la jurisprudence constante rappelée dans l'arrêt attaqué, seul le titulaire du compte concerné par la décision de clôture a qualité pour s'opposer à l'entraide (ATF 129 II 268 consid. 2.3.3 p. 269; art. 9a let. a de l'ordonnance sur l'entraide pénale internationale [OEIMP; RS 351.11]). Le recours formé par l'ayant droit devait dès lors être déclaré irrecevable. Le fait que son extradition ait été demandée au Royaume-Uni (procédure dans le cadre de laquelle il pourra faire valoir ses objections) et qu'il dispose en Suisse d'un autre compte bancaire (non concerné par la demande) n'y change rien. Le fait d'être mentionné dans les documents recueillis ne suffit pas non plus à se voir reconnaître la qualité pour agir, quelles que soient les objections soulevées à l'encontre de l'entraide (ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164 et la jurisprudence citée). C'est dès lors à juste titre que le recourant a été écarté de la procédure. Par ailleurs, les personnes morales, ainsi que les personnes physiques ne se trouvant pas sur le territoire de l'Etat requérant n'ont pas qualité pour invoquer des vices affectant la procédure étrangère (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.; 129 II 268 consid. 6.1 p. 271 et les arrêts cités). Se référant à l'arrêt Yukos (1A.15/2007 du 13 août 2007, consid. 2.1), les recourants estiment qu'ils pourraient se plaindre de la nature politique de la procédure étrangère. Cet argument a toutefois été admis uniquement dans le cadre de l'examen de la motivation de la demande d'entraide judiciaire (cf. l'arrêt antérieur 1A.215/2005 du 4 janvier 2006 consid. 3). C'est dès lors à juste titre que la recourante n'a pas été à admise à invoquer le caractère prétendument politique de la procédure en Géorgie. Si l'arrêt attaqué n'examine pas la question, cela ne résulte donc pas d'une violation de l'obligation de motiver, mais découle logiquement du défaut de légitimation de l'un et l'autre recourant pour soulever un tel grief.