Citation: 9C_899/2013 E. A

A.a. B.________ a travaillé en qualité de boucher dans un commerce dont il était associé gérant. A la suite d'une chute sur le dos le 4 février 2004, il a été mis à l'arrêt de travail par le docteur F.________ et a présenté le 25 juin 2004 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport du 5 janvier 2005, ce médecin a conclu à une incapacité de travail de 100 %. De son côté, la doctoresse G.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie), qui avait retenu en novembre 2003 - date de la première consultation - un état dépressif sévère avec symptômes psychotiques ([CIM-10] F32.2), a dans un rapport du 20 juin 2005 noté une amélioration de l'état de santé du patient sur le plan psychique et attesté une pleine capacité de travail depuis le début de l'année 2005. Dans un rapport du 2 novembre 2006, les docteurs A.________ (spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie) et N.________ (spécialiste FMH en psychiatrie) - tous deux médecins du Service médical régional de l'AI (ci-après: SMR) -, après avoir procédé le 6 octobre 2006 à un examen rhumatologique et psychiatrique, ont diagnostiqué des lombosciatalgies bilatérales dans le cadre de troubles statiques et dégénératifs du rachis avec petite hernie discale L5-S1 gauche, en indiquant que sur la base exclusive des constatations rhumatologiques la capacité de travail exigible était de 50 % dans l'activité de boucher et de 100 % dans une activité adaptée (compte tenu des limitations fonctionnelles ostéo-articulaires). Sur le plan psychiatrique, ces médecins ont posé le diagnostic de trouble schizo-affectif, type dépressif ([CIM-10] F25.1), et à la différence de la doctoresse G.________ ont considéré que la constatation de la présence d'une symptomatologie hallucinatoire permettait de conclure à une répercussion sur la capacité de travail, qui était nulle depuis juillet 2003 pour des raisons psychiatriques. Le 6 juillet 2007, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: office AI) a avisé B.________ qu'il présentait une invalidité de 100 % depuis le 2 mars 2005. Par décision du 11 octobre 2007, il lui a alloué une rente entière d'invalidité dès le 1 er mars 2005. A.b. En date du 1 er décembre 2008, l'office AI a entamé une procédure de révision. Dans un rapport du 23 février 2009, le docteur F.________, se référant à son rapport du 5 janvier 2005, a maintenu ses conclusions en ce qui concerne la capacité de travail de l'assuré. La doctoresse G.________, tout en admettant que la capacité de travail était de 50 % sur le plan psychique (rapport du 5 mars 2009), a avisé l'office AI par lettre du 17 septembre 2009 qu'il pouvait arriver que le patient, malgré son traitement, présente des idées délirantes sans hallucinations et qu'ainsi, par prudence, il paraissait adéquat que celui-ci n'ait pas d'activité en lien avec des outils dangereux. L'office AI a confié à la doctoresse L.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie) le mandat d'effectuer une expertise psychiatrique. Ce médecin a procédé à un examen médical le 28 janvier 2010 et, dans un rapport du 15 février 2010, a posé le diagnostic de troubles schizo-affectifs, type dépressif (actuellement en rémission [F25.1]), présents depuis 2003. L'expert concluait qu'à ce jour, théoriquement, la capacité de travail était de 50 % dans une activité simple, mais qu'au vu des troubles schizo-affectifs il convenait dans un premier temps d'évaluer les capacités professionnelles de l'intéressé dans un atelier de l'AI. Dans un avis médical du 23 mars 2010, la doctoresse M.________, médecin SMR, a considéré qu'il y avait lieu de mettre en place des mesures de réinsertion qui devraient permettre à l'assuré de retrouver une capacité de travail de 50 % dans son activité professionnelle habituelle de boucher. Les tentatives de reprise d'activités dans le domaine du service et de la restauration s'étant révélées trop lourdes, B.________ a bénéficié dès mars 2011 de mesures de reclassement professionnel visant une activité d'employé administratif pour la gestion de vente (inventaires et commandes, stocks, tenue de caisse). Fin juin 2012, il avait achevé ses apprentissages dans les délais afin de pouvoir travailler à mi-temps dans un économat, un "back office" administratif pour la gestion, les inventaires ou les commandes, ou encore la gestion administrative d'une petite restauration. Le docteur F.________, dans un rapport du 14 septembre 2012, a estimé que la résistance physique et psychique diminuée du patient ne permettait pas de reprise professionnelle, quelle que soit l'activité. De son côté, la doctoresse G.________, dans un rapport du 25 septembre 2012, a admis qu'une reprise de travail à 50 % dans une activité sans stress ni responsabilité était possible. Dans un rapport du 5 octobre 2012, l'office AI a considéré que d'autres mesures d'ordre professionnel n'entraient pas en considération et a conclu à une invalidité de 37 % (compte tenu d'un revenu sans invalidité de 42'814 fr. et d'un revenu d'invalide dans un emploi à 50 % de 27'163 fr. [après abattement de 10 %] par année - valeur 2009), ce dont il a informé B.________ dans un préavis du 6 décembre 2012 de suppression du droit à la rente. Lors d'un entretien du 11 décembre 2012, l'assuré a fait part à l'office AI de ses observations. Le 15 janvier 2013, le docteur F.________ a avisé l'office AI qu'il ne partageait pas ses conclusions. Par décision du 1 er février 2013, l'office AI a informé B.________ que son droit à une rente d'invalidité serait supprimé avec effet dès le 1 er jour du 2 ème mois suivant la notification de la décision.