Citation: 5C.171/2001 19.03.2002 E. B

B.- Par décision du 27 juin 2000, notifiée le même jour à M.________, B.________, L.________ et à la Fondation X.________, la Justice de paix du canton de Genève a déclaré recevable la requête de B.________ du 14 septembre 1999, à laquelle s'était jointe ultérieurement L.________, levé l'administration d'office instaurée le 11 août 1999, réservé l'approbation des rapports et des comptes de B.________ et de M.________, débouté les parties de toutes autres conclusions et mis un émolument de 10'000 fr. à la charge de la succession. Cette autorité a considéré, sur la base des pièces du dossier, que le dernier domicile de la défunte se trouvait en réalité à Paris, de sorte que les autorités genevoises n'étaient pas compétentes pour ordonner, respectivement maintenir une administration d'office. Par décision du 2 mai 2001, communiquée le 4 mai suivant, la Cour de justice du canton de Genève a, à la forme, déclaré recevable le recours interjeté par M.________ contre la décision de la justice de paix et admis l'intervention de P.________ et de T.________; au fond, l'autorité cantonale a annulé la décision entreprise, ordonné le maintien de l'administration d'office de la succession, condamné B.________ et L.________, solidairement, aux dépens du recourant et des intervenants, comprenant des indemnités de procédure de 8'000 fr. et de 4'000 fr. à titre de participation aux honoraires d'avocat de M.________, de P.________ et de T.________, condamné B.________ et L.________ à verser solidairement à l'Etat de Genève un émolument de décision de 12'000 fr., enfin, débouté les parties de toutes autres conclusions.