Citation: I 570/00 25.05.2001 E. 3

3.- En l'espèce, ainsi que les premiers juges et l'OFAS l'ont relevé, aucun élément du dossier ne permet de retenir que la recourante est limitée ou empêchée dans l'exercice d'une activité lucrative par comparaison avec un étudiant valide. En particulier, contrairement à la situation de l'assuré dans l'arrêt ATF 124 V 113, une maturité en section littéraire ne lui aurait pas permis d'exercer une activité lucrative à la fin de ses études gymnasiales, de sorte qu'elle n'a pas renoncé à entrer dans le monde du travail à cette époque à cause de son handicap. Par ailleurs, la recourante n'a pas démontré, ni même allégué, qu'elle a travaillé durant ses vacances ou durant les semestres d'études universitaires. L'OFAS souligne du reste à juste titre, qu'étant donné sa formation, la recourante devrait être en mesure de dispenser, malgré son handicap, des cours de langues parallèlement à ses études, ce d'autant plus que la filière choisie par l'intéressée conduit généralement à l'enseignement. Si l'on peut admettre que les connaissances linguistiques de la recourante étaient encore insuffisantes et qu'elle a eu besoin d'un temps d'adaptation au système universitaire pendant les quatre premières années de ses études - au cours desquelles elle a reçu une indemnité journalière - ces conditions n'étaient plus réunies en ce qui concerne les quatre années suivantes de sa formation professionnelle initiale, soit du 1er novembre 1998 jusqu'à l'obtention de sa licence en lettres (prévue pour juillet 2002). Partant, il y a lieu de nier le droit de la recourante au versement d'une indemnité journalière de l'assurance-invalidité pour cette période. Dans ces circonstances, le recours est mal fondé.