Citation: 2C_935/2019 E. 3.2

3.2. Il est en l'occurrence vrai que l'arrêt attaqué ne fait pas état de l'influence de l'alcool sur les infractions commises par le recourant et n'examine pas, sous cet angle précis, l'évolution de son comportement depuis sa libération, se limitant à relever que la bonne attitude de l'intéressé en semi-liberté ne saurait être de nature à apporter un nouvel éclairage, s'agissant d'une circonstance généralement attendue de tout délinquant (cf. arrêt entrepris consid. 4.3 p. 8). Le recourant ne démontre toutefois pas - et on ne le voit pas - en quoi les éléments qu'il soulève seraient propres à influer sur le sort de la cause. Il omet en effet de préciser que, selon l'arrêt du 15 septembre 2017 de la Cour d'appel pénal, le programme de sensibilisation à la violence dont il se prévaut n'a pas été entrepris de sa propre initiative, mais sur ordre du Tribunal des mesures de contrainte du 12 décembre 2015 (art. 105 al. 2 LTF). La Cour d'appel pénal souligne également que, malgré avoir suivi et terminé ledit programme de sensibilisation, l'intéressé a continué à consommer des quantités non négligeables d'alcool et n'a pas hésité à commettre de nouvelles infractions, giflant et insultant une jeune femme, alors qu'il était sous l'influence de l'alcool, en décembre 2016 (art. 105 al. 2 LTF). Il ressort en outre du dossier que c'est la Cour d'appel pénal qui a soumis l'intéressé à une assistance de probation portant notamment sur la gestion de sa consommation d'alcool, et que son abstinence à cette substance était une condition à l'octroi d'un régime de travail externe (art. 105 al. 2 LTF). Au surplus, la question de savoir si le nouveau rapport qu'entretient l'intéressé avec l'alcool constitue, comme celui-ci semble l'avancer, un élément en sa faveur, ne relève pas de l'établissement des faits, mais doit être traitée dans le cadre de l'examen de la proportionnalité de l'arrêt litigieux. Il en va de même s'agissant du "facteur juvénile" au moment de la commission des infractions dont se prévaut l'intéressé. Le grief d'arbitraire dans la constatation des faits doit ainsi, sur ces points, être écarté.