Citation: U 237/04 13.09.2005 E. A

T.________, né en 1974, travaillait en qualité de manoeuvre au service d'une entreprise de chapes et de carrelages. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 15 juillet 2000, il a été victime d'un accident de la circulation routière. Alors que son véhicule se trouvait à l'arrêt sur la chaussée en présélection à gauche, il a été percuté par l'arrière par une autre voiture. A la suite du choc, T.________ a subi une distorsion cervicale et une contusion thoracique gauche entraînant une incapacité totale de travail à compter du même jour (rapport du 25 août 2000 du docteur K.________ [chirurgien]). La CNA a pris le cas en charge. A trois mois du traumatisme cervical subi, T.________ présentait encore des douleurs occipito-cervico-dorsales ainsi que des vertiges, nonobstant la prise de médicaments et le suivi de séances de physiothérapie. A défaut de constater la présence de lésion organique susceptible d'expliquer les plaintes ainsi que l'incapacité de travail de l'assuré, le médecin-conseil de la CNA a recommandé la mise en oeuvre d'une évaluation psychiatrique (rapport du 18 octobre 2000 du docteur O.________; voir également rapport du 4 janvier 2001 du docteur I.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique]). La CNA a dès lors confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire aux médecins de la Clinique X.________. Selon le rapport établi consécutivement le 16 février 2001, T.________ souffre de dépression réactionnelle, d'un syndrome somatoforme douloureux persistant et de cervico-dorso-lombalgies chroniques. Sur le plan physique, il n'existe aucune contre-indication à une reprise du travail; en revanche, les troubles psychiques entraînent une incapacité totale de travail. Se fondant sur ces conclusions, la CNA a mis un terme au versement de ses prestations avec effet au 31 mars 2001, motif pris qu'il n'existait plus de lien de causalité adéquate entre l'accident et les affections présentées par l'assuré au-delà de cette date (décision du 21 mars 2001 confirmée sur opposition le 5 juillet 2002). A partir du 1er juillet 2001, T.________ a en revanche été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité.