Citation: 6B_812/2015 E. 2.5

2.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir ensuite " sauté sans transition " à sa situation personnelle en relevant notamment ses antécédents et les sanctions disciplinaires prononcées en détention. Hormis les éléments sans pertinence relatifs au déroulement de la soirée avant les faits (v. supra consid. 1.2 et 1.3), le recourant n'indique pas quels autres éléments relatifs aux faits auraient été pertinents pour l'appréciation de sa faute. On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir mentionné, à ce stade du raisonnement, des éléments relatifs à l'auteur. Ceux ainsi mis en évidence (antécédents et sanctions disciplinaires) ne sont pas sans rapport avec le coeur même des faits. Les antécédents sont, pour part tout au moins, relatifs à des faits de violence et les sanctions disciplinaires, afférentes à des difficultés interpersonnelles avec le personnel pénitentiaire ainsi qu'à la consommation de stupéfiants. Ces éléments démontrent les difficultés du recourant à gérer tant ses émotions en contexte conflictuel que sa consommation de produits psychotropes, même en situation carcérale, alors que l'expertise indique clairement qu'un contrôle du maintien de l'abstinence pourrait être utile et que la consommation de telles substances serait susceptible d'augmenter le risque de récidive (v. supra consid. B.b in fine). On ne saurait non plus reprocher à la cour cantonale, après avoir évoqué les sanctions disciplinaires, d'avoir indiqué qu'elle ne pouvait tenir pour globalement positif le comportement du recourant en détention. Ces critiques sont dénuées de fondement.