Citation: B 54/99 01.05.2000 E. 5

5.- La juridiction cantonale a, pareillement, violé le droit fédéral en considérant que la créance de la recou- rante était prescrite. Selon la jurisprudence citée au con- sid. 2a ci-dessus, le point de départ de la prescription découlant de l'art. 41 al. 1 LPP est la décision d'affilia- tion rétroactive du 17 novembre 1995. A ce jour, le délai quinquennal prévu par la disposition précitée n'est dès lors pas échu. Qui plus est, la prescription a été inter- rompue par l'acte de poursuite du 29 juin 1998 et un nou- veau délai de cinq ans a commencé à courir à partir de cette date. Si, comme l'a retenu la juridiction cantonale, on partait du principe que le délai de prescription commence à courir à l'échéance de la période pour laquelle les cotisa- tions sont dues, l'institution supplétive serait souvent privée des moyens nécessaires à l'exécution de ses obliga- tions découlant de l'art. 60 al. 2 let. a LPP. Il peut en effet s'écouler un temps important entre la période à laquelle aurait dû avoir lieu l'assujettissement et le moment où l'institution supplétive est informée du fait qu'un employeur ne s'est pas conformé à son obligation. A ce laps de temps s'ajoute en outre le délai de sommation de six mois prévu à l'art. 11 al. 5 LPP. Dans ces circonstances, le jugement cantonal doit être annulé.