Citation: 6B_301/2024 E. 1.2.2

1.2.2. L'arrêt publié aux ATF 125 IV 83, auquel le recourant semble faire référence dans son recours, ne lui est d'aucune aide à cet égard. En effet, il n'est pas envisageable de comparer le cas d'espèce à celui d'un véhicule automobile qui, s'étant mis correctement en ordre de présélection et ayant enclenché son indicateur de direction gauche, pouvait se prévaloir du principe de la confiance et compter sur le fait qu'aucun usager de la route ne le dépasserait illicitement par la gauche, ce sans être tenu de prêter attention une nouvelle fois, au moment où il obliquait, au trafic qui le suivait. Le cas d'espèce se distingue sur plusieurs points de la configuration de l'arrêt précité. Premièrement, il ressort de l'arrêt entrepris qu'il n'y avait pas de voie de présélection à l'endroit de l'accident, de sorte que le déplacement du recourant vers l'axe de la chaussée pouvait facilement être mal compris ou ignoré par les autres usagers de la route. Deuxièmement, il est à relever que le cycle électrique du recourant était dépourvu d'indicateurs de direction (cf. jugement de première instance consid. 7.2.1 p. 24) et que le fait, pour ce dernier, d'avoir tendu le bras, à un moment donné, avant de tourner, ne pouvait pas être comparé à celui de l'indicateur de direction, lequel reste visible pendant toute la manoeuvre dès qu'il a été enclenché. Au demeurant, si le recourant a eu besoin, comme il semble l'affirmer, de garder ses deux mains sur le guidon avant de tourner, et qu'il ne lui a ainsi pas été possible de garder le bras tendu tout le long de sa manoeuvre, il devait obliquer très prudemment (cf. art. 28 al. 3 OCR) et prendre ainsi toutes les précautions nécessaires (regarder derrière lui juste avant de tourner, marquer un éventuel ralentissement ou arrêt de sécurité, etc.). Il créait en effet, par son comportement, une situation dangereuse ou pouvant prêter à confusion. Le grief du recourant qui tente, dans le cas d'espèce, de se prévaloir du principe de la confiance, se révèle ainsi mal fondé.