Citation: I 698/01 21.08.2002 E. 4

Le recourant ne peut être suivi dans son argumentation. Il sied d'abord de rappeler que l'AI ne répond pas d'une formation professionnelle insuffisante ou de difficultés linguistiques, car l'«incapacité de travail» qui en résulte n'est pas due à l'invalidité (cf. ATF 107 V 21 consid. 2c; VSI 1999 p. 247 consid. 1). Ensuite, l'état de santé du recourant et l'incidence de ses affections sur sa capacité de travail ont fait l'objet d'examens approfondis, en dernier lieu de la part des docteurs E.________ et F.________, dont les rapports d'expertise remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). A la lumière des constatations de l'expert E.________, les allégués du recourant apparaissent dénués de tout fondement, en particulier dans la mesure où ils portent sur les limitations fonctionnelles de son épaule gauche. Enfin, on rappellera que la jurisprudence accorde plus de poids aux constatations faites par un spécialiste d'un centre d'observation de l'AI et d'une clinique orthopédique universitaire, qu'à l'appréciation de l'incapacité de travail par le médecin de famille (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références; RJJ 1995, p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2). C'est donc à juste titre que l'avis du docteur C.________ (cf. certificats des 1er et 13 mars 2000) n'a pas été retenu, car il s'écarte sans motif de celui des experts de la Clinique romande de réadaptation.