Citation: 1C_684/2020 E. 3

Dans un premier argument, la recourante soutient qu'au vu de sa situation personnelle et financière, établie par la police et le Tribunal administratif de première instance, la Chambre administrative aurait dû renoncer à requérir une avance de frais afin de lui garantir l'accès au juge ancré à l'art 29a Cst. Cette garantie constitutionnelle ne s'oppose cependant pas aux conditions de recevabilité habituelles du recours (ATF 143 I 344 consid. 8.2 p. 351 et les arrêts cités), dont font partie celles relatives aux avances de frais (arrêt 6B_342/2020 du 25 mai 2020 consid. 2.4). La perception d'une avance de frais ne constitue en principe pas une restriction d'accès à un tribunal incompatible avec l'art. 29a Cst. pour autant que le montant requis à ce titre ne soit pas disproportionné et que la partie recourante soit en mesure de s'en acquitter (cf. arrêt 1C_43/2018 du 29 janvier 2018 consid. 2; arrêt de la CourEDH Pedro Ramos contre Suisse du 14 octobre 2010, §§ 35 et 37). Le montant de 500 francs requis au titre d'avance des frais présumés de procédure ne saurait être tenu pour disproportionné au vu des éléments dont la Chambre administrative disposait et ne relève pas d'un abus ou d'un excès du pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu au regard du montant maximum de l'émolument de 10'000 francs fixé à l'art. 2 al. 1 du règlement cantonal du 30 juillet 1986 sur les frais, émoluments et indemnités en procédure administrative. Il correspond au montant de l'avance de frais réclamée en première instance à la recourante, dont elle s'est acquittée, étant précisé que l'assistance juridique lui a été refusée faute d'avoir produit les pièces propres à établir son indigence. C'est en vain qu'elle reproche à la Chambre administrative de n'avoir pris aucune mesure pour établir sa situation financière. La juridiction de recours se prononce en règle générale sur la question de l'avance de frais avant que le dossier de la cause ne lui ait été transmis, sur la base du mémoire de recours et de la décision attaquée lorsque celle-ci est jointe au recours. Les ordonnances d'avance de frais adressées à la recourante en date des 1 er septembre et 6 octobre 2020 précisaient toutes deux qu'en cas de ressources insuffisantes, il lui était possible de solliciter l'assistance juridique au moyen d'un formulaire disponible auprès du greffe de la Chambre administrative, du service de l'assistance juridique ou en ligne et que le dépôt d'une telle requête la dispensait provisoirement de l'avance de frais jusqu'à droit jugé sur sa demande d'assistance. La possibilité qui a été donnée à la recourante de requérir l'assistance judiciaire si elle considère que l'avance de frais était excessive ou qu'elle n'avait pas les moyens financiers de s'en acquitter était suffisante pour garantir son droit d'accéder à la justice. Sur ce point, pour peu qu'il soit suffisamment motivé, le recours est mal fondé.