Citation: 7B_175/2023 E. 2.4.1

2.4.1. La brève motivation présentée par la cour cantonale au moment de refuser la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise, respectivement d'un complément d'expertise, n'apparaît pas pleinement convaincante. Il est en particulier constant qu'après son transfert à la Prison de U.________, intervenu le 13 novembre 2020, le recourant a poursuivi de manière satisfaisante, avec d'autres thérapeutes, son adhésion au processus psychothérapeutique initialement mis en place, apparemment depuis le début de l'année 2019, à l'Établissement pénitentiaire de P.________ (cf. ordonnance attaquée, p. 3; rapport d'expertise du 6 août 2020, p. 24: "depuis une année et demie"). Or cette circonstance était propre à infirmer les constats et prévisions des experts, lesquels avaient estimé, en août 2020, que les évolutions positives observées "semblaient tributaires d'une relation thérapeutique dans laquelle le thérapeute [de P.________, soit le psychologue F.________] [était] idéalisé", ce qui les rendait "éphémères et superficielles" (cf. rapport d'expertise du 6 août 2020, p. 21; cf. également le complément d'expertise du 6 novembre 2020, p. 4: "la relation thérapeutique [semble] davantage s'inscrire dans une forme d'idéalisation infantile par [le recourant] de son thérapeute actuel que dans une véritable alliance thérapeutique"). De même, si, à teneur du rapport de prise en charge du 6 décembre 2022, il fallait certes également nuancer le constat selon lequel désormais le recourant "reconnai[ssait] les actes délictueux", il semble néanmoins que cet élément pourrait dénoter une amorce de prise de conscience susceptible d'apporter un certain optimisme quant aux résultats à attendre du suivi thérapeutique mis en oeuvre. A teneur de ce même rapport, les thérapeutes avaient d'ailleurs souligné que, dans le cadre de leurs interventions, le recourant se montrait "sensible au lien" et "respectueux envers chacun", sans jamais faire preuve d'agressivité (cf. ordonnance attaquée, p. 3).