Citation: 5A_102/2021 E. 5.1

5.1. L'autorité précédente a valablement présenté les bases légales applicables, ainsi que la jurisprudence topique et en a fait une application correcte et détaillée, si bien que, d'une manière générale, il convient de renvoyer à la décision entreprise (art. 109 al. 3 LTF). Le Juge unique a justement rappelé que, selon la jurisprudence, dans la mesure où l'autorité a rendu sa décision, il n'y a plus place, faute d'intérêt digne de protection (art. 48 al. 1 let. c PA par analogie), pour un recours pour déni de justice au sens de l'art. 46a PA. Or, il apparaît qu'en l'espèce, par son acte du 16 janvier 2020, le DFI a rendu une décision de non-entrée en matière sur la demande du recourant des 3 novembre et 10 décembre 2019, qualifiée de dénonciation au sens de l'art. 71 PA, ce que la décision entreprise constate correctement. C'est aussi à juste titre que l'autorité précédente a constaté que le recourant ne pouvait être considéré comme ayant qualité pour porter plainte à l'autorité de surveillance, dès lors qu'il avait été révoqué de sa qualité de membre du conseil de la Fondation et qu'étant aujourd'hui adulte, il ne pouvait en aucune manière être vu comme bénéficiaire potentiel de la Fondation compte tenu du but statutaire de celle-ci. La décision retient encore à bon escient que si le recourant, qui était avocat de formation, contestait l'appréciation juridique contenue dans l'acte du 16 janvier 2020, il lui appartenait de l'attaquer devant le TAF, ce qu'il n'avait pas fait, et que, même à suivre l'appréciation juridique du DFI, il ne pourrait pas non plus se plaindre d'un déni de justice dans la mesure où ladite autorité avait bel et bien pris acte de sa demande. Quant aux conclusions additionnelles du recourant tendant à ce qu'il soit ordonné au DFI de prendre sans délai toutes les mesures pour que l'organisation de la Fondation fasse l'objet de publication conformes à la loi, l'autorité précédente a, là aussi à raison, considéré que leur recevabilité était douteuse dans le cadre d'un recours pour déni de justice et que le recourant, qui n'avait notamment pas recouru contre l'acte du 16 janvier 2020, avait accepté - au moins implicitement - que le DFI examine tous ses griefs dans le cadre de sa dénonciation, respectivement de la surveillance ordinaire de la Fondation. Partant, il n'est aucunement contraire au droit fédéral, notamment aux art. 46a et 48 PA, de considérer, comme l'a fait l'autorité précédente, que le recours du 10 janvier 2020 était devenu sans objet et que, en conséquence, la cause devait être rayée du rôle.