Citation: 1P.395/2000 08.08.2000 E. A

A.- Le 26 février 1999, P.________ a déposé une plainte pénale contre inconnu pour violation de secrets privés, subsidiairement pour violation du secret de fonction et violation du secret professionnel. Il se plaignait du fait qu'une lettre adressée le 6 octobre 1998 au médecin adjoint de l'Hôpital de Nant, à Corsier-sur-Vevey, et contenant des informations couvertes par le secret professionnel, avait été transmise au Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois et versée au dossier de la procédure pénale dirigée contre son fils A.________. Il s'est constitué partie civile. A.________ en a fait de même par lettre du 14 avril 1999. Par ordonnance du 23 août 1999 notifiée au conseil du plaignant, le Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois a refusé de suivre à la plainte de P.________ et mis les frais de justice à sa charge par 200 fr. Les 4 et 8 avril 2000, P.________ a recouru auprès du Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal vaudois (ci-après, le Tribunal d'accusation) contre cette décision, dont il prétendait n'avoir eu connaissance que le 4 avril 2000 en se présentant à l'office d'instruction pénale de l'Est vaudois. Statuant par arrêt du 12 avril 2000, notifié le 23 mai 2000, le Tribunal d'accusation a écarté le recours, qu'il a tenu pour tardif, faute d'avoir été déposé dans le délai de dix jours fixé par l'art. 301 al. 1 du Code de procédure pénale vaudois (CPP vaud.).