Citation: 5A_339/2023 E. 3.3

3.3. Ce dernier argument peut d'emblée être écarté, étant rappelé que les exigences de motivation de l'acte d'appel sont applicables sans égard à la maxime applicable (cf. ATF 141 III 569 consid. 2.3.3; 138 III 374 consid. 4.3.1; 137 III 617 consid. 4.2.2 et 4.5.1). Il s'agit ensuite de souligner que l'on ne se situe pas ici dans le cadre strict d'une procédure de retour suite à un enlèvement d'enfant, fondée sur la Convention sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants (CLaH80; RS 0.211.230.02), laquelle nécessiterait certes impérativement la désignation d'un curateur au mineur (art. 9 al. 3 LF-EEA; arrêt 5A_91/2023, 5A_110/2023 du 6 avril 2023 consid. 6.1). La présente procédure concerne la reconnaissance en Suisse d'une décision prise par les autorités anglaises en application de la CLaH96. Or il n'est pas contesté que l'enfant a été dûment représentée et entendue dans le contexte de cette dernière procédure. Celle dont sont saisies les autorités suisses ne consiste pas à procéder à une nouvelle instruction afin de déterminer l'intérêt de l'enfant à être confiée à la garde de son père ou à celle de sa mère au regard des positions divergentes de ses parents. L'on se situe ici en aval, en ce sens qu'il s'agit uniquement de déterminer si la décision dont la reconnaissance est demandée est manifestement contraire à l'ordre public suisse, l'intérêt supérieur devant être respecté dans cette seule limite. La nomination d'un curateur n'apparaît ainsi plus nécessaire à ce stade.