Citation: 1C_481/2023 E. B

Après avoir, en 2019, présenté un premier projet, jugé trop ambitieux par la Commission communale consultative d'urbanisme, K.________ SA a déposé, le 31 mars 2020, un nouveau projet portant sur la transformation du bâtiment n o ECA 210 (bâtiment A) et la construction, au nord-est de ce bâtiment, de deux nouveaux immeubles de logements (bâtiments B et C), avec un parking couvert de 58 places, sur la parcelle n o 199. La commission a derechef jugé le projet trop ambitieux, en particulier s'agissant du bâtiment C. Le projet a ensuite encore été modifié par la suppression d'un niveau du bâtiment C. Le 28 septembre 2020, K.________ SA a déposé une demande de permis de construire portant sur la réalisation de deux immeubles (bâtiments B et C) et d'un garage souterrain sur les parcelles n os 199, 174 et 200 et pour la "Démolition/reconstruction avec modifications du bâtiment ECA 210/gabarit existant conservé" (bâtiment A); une dérogation était requise s'agissant de la hauteur du bâtiment B. Le projet porte sur un total de 14 appartements et de 36 places de stationnement. Le projet a été mis à l'enquête publique du 10 octobre au 8 novembre 2020. Il a suscité plusieurs oppositions, dont une opposition collective émanant de M.________, alors propriétaire de la parcelle n o 194, de C.B.________, propriétaire de la parcelle n o 181 et copropriétaire de la parcelle n o 196, et de son époux B.B.________, de D.D.________, propriétaire des parcelles n os 188 et 195, et de son épouse E.D.________, de F.________, propriétaire de la parcelle n o 1675, ainsi que de G.________, H.________, I.________ et J.________, propriétaires de la parcelle n o 205. Le 11 août 2022, la CAMAC a adressé à la municipalité sa synthèse, contenant les autorisations spéciales et préavis nécessaires, assortis de certaines conditions - dont celles imposées par les CFF en lien avec la proximité d'installations ferroviaires -, qui devaient impérativement figurer dans l'autorisation de construire. Par décisions du 5 septembre 2022, la Municipalité de Chexbres a levé les oppositions et délivré le permis de construire requis, auquel elle a intégré les charges et conditions imposées par les CFF et les autorités cantonales consultées. Par acte du 6 octobre 2022, les opposants prénommés ont recouru contre les décisions de la municipalité à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Après avoir procédé à une inspection locale et tenu une audience d'instruction, la cour cantonale a rejeté le recours par arrêt du 24 juillet 2023, estimant notamment que la dérogation à la hauteur du bâtiment B se justifiait et que le projet ne contrevenait pas à la clause d'esthétique.