Citation: 4A_139/2024 E. B

B.a. Par demande du 26 juin 2014, le mandant a ouvert action contre la courtière. En dernier lieu, il a conclu à sa condamnation à lui restituer l'Austin Princess et les commissions perçues en trop à hauteur de 327'487 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 5 avril 2013, ainsi qu'au paiement de 835'000 fr. à titre de dommage supplémentaire avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 août 2016. Subsidiairement, il demandait le versement de 250'000 euros avec intérêts et de 835'393 fr. avec intérêts. La courtière a conclu au rejet de la demande et, par demande reconventionnelle, au paiement de 16'718 fr. 85 avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 avril 2014. Le Tribunal de district de Sion a condamné la courtière à verser au mandant 167'219.25 euros avec intérêts à 5 % l'an et le mandant à verser à la courtière 4'777 fr. 20 avec intérêts à 5 % l'an. Il a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions. B.b. Les deux parties ont saisi le Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais d'un appel et d'un appel joint. Le mandant a amplifié ses conclusions sur la base de faits nouveaux, pour porter désormais sa conclusion en paiement d'un dommage supplémentaire à 1'390'393 fr. La cour cantonale a réformé le jugement et condamné la courtière à verser au mandant le montant de 242'376.10 euros avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 novembre 2013 et le mandant à verser à la courtière 4'777 fr. 20 avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 avril 2014. Selon la cour cantonale, les parties ont conclu le 7 mars 2013 un contrat mixte de dépôt et de courtage par lequel la courtière s'est engagée à conserver dans ses locaux la Ferrari Daytona appartenant au mandant et à trouver un acheteur au prix minimum de 1'150'000 euros, moyennant le versement d'une commission dont le montant, exact a été convenu postérieurement à la conclusion du contrat et fixé à 2,6 % du prix de vente. La courtière ayant vendu la voiture au prix de 1'400'000 euros, la cour cantonale a considéré qu'elle avait droit à une commission de 36'400 euros, payée par le mandant. La cour cantonale a retenu que le mandant avait payé 30'000 euros de commissions au courtier, dont 15'000 euros en déduction du prix de vente de la Ferrari Daytona et 15'000 euros par la cession de l'Austin Princess à la courtière. La courtière avait encaissé du côté de l'acquéreur, une commission de 250'000 euros (1'400'000 euros - 1'150'000 euros) et s'était acquittée de 150'000 euros de commissions à des intermédiaires. Elle avait donc encaissé une commission nette totale de 130'000 euros (30'000 euros du côté du mandant + 250'000 euros du côté de l'acquéreur - 150'000 euros de commissions payées à des intermédiaires). De ce montant, elle n'avait droit à percevoir qu'une commission de 36'400 euros du côté du mandant. La cour cantonale l'a condamnée à payer le surplus de 93'600 euros au mandant (130'000 euros - 36'400 euros). Quant aux 150'000 euros payés à des auxiliaires, ceux-ci devaient demeurer à la charge de la courtière et non à celle du vendeur, le contrat de courtage n'ayant pas prévu que ces commissions seraient supportées par le mandant au sens de l'art. 413 al. 3 CO. La cour cantonale a donc condamné la courtière à payer au mandant ces deux montants qu'elle avait encaissés auprès de l'acquéreur. Par ailleurs, le mandant était le débiteur de la courtière pour le paiement de ses prestations de garagiste sur la Ferrari California à hauteur de 11'141 fr. 65. Le mandant a invoqué la compensation avec sa créance en paiement découlant du contrat de courtage. La cour cantonale a converti ce montant en euros au cours de 1 euro = 1.2427 fr., pour parvenir au montant de 8'965.70 euros, qu'elle a compensé avec le montant dû par la courtière au mandant (243'600 euros), auquel elle a ajouté les intérêts à 5 % l'an pour la période du 8 avril 2013 au 26 novembre 2013 (7'741.80 euros), pour un total de 251'341.80 euros. Avec cette créance du mandant, elle a compensé la créance de la courtière de 8'965.70 euros pour parvenir à la somme de 242'376.10 euros à payer par la courtière garagiste au mandant, avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 novembre 2013. La cour cantonale a encore considéré que le mandant était débiteur de la courtière d'un montant de 4'777 fr. 20 à titre de transport de la Ferrari Berlinetta et dépôt au garage. Elle a condamné le mandant à payer ce montant à la courtière avec intérêts à 5 % l'an dès le 26 avril 2014. La cour cantonale a écarté toute autre ou plus ample conclusion du mandant ou de la courtière.