Citation: 6B_236/2013 E. 1.3.3

1.3.3. Enfin, la recourante a reproché à l'intimé d'avoir effectué des opérations sur le marché des devises Forex qu'elle qualifie de spéculatives. La cour cantonale a indiqué que celles-ci avaient généré une perte qui pouvait être évaluée à 12'111'301 USD, qui avait pu être réduite a priori grâce aux décisions judicieuses prises par le nouveau directeur financier de la recourante. Même si la cour cantonale relève que le résultat du risque de change s'apprécie au regard de l'ensemble des positions prises durant l'année comptable, et non d'une opération ponctuelle, il doit néanmoins être admis, au stade de la recevabilité, que la recourante serait susceptible de faire valoir un dommage, même si son montant n'est pas définitivement arrêté, si l'intimé a effectivement effectué des opérations qui violaient des devoirs de gestion et de protection qui lui incombaient. Le recours est recevable à cet égard.