Citation: 6B_644/2021 E. 1.7.1

1.7.1. La cour cantonale a retenu que les examens médicaux et les analyses ADN ne permettaient ni de confirmer, ni d'infirmer la version de la victime. L'examen gynécologique de l'intimée effectué au Kosovo n'avait révélé aucune lésion. L'examen effectué en Suisse n'avait révélé que des lésions peu spécifiques dont l'origine exacte n'était pas déterminable. Pour la cour cantonale, le fait qu'il n'y avait pas de lésion n'était pas étonnant, l'intimée n'ayant jamais affirmé que le recourant aurait usé de violences physiques à son encontre et qu'elle n'était pas vierge au moment des faits. S'agissant des analyses ADN, aucune trace de sperme d'origine humaine n'avait été identifiée sur la taie d'oreiller, le drap de lit, les draps du duvet et le bas de pyjama. En revanche, du sperme avait été retrouvé sur une couverture éponge et deux mouchoirs usagés, le profil ADN correspondant à celui du recourant. La cour cantonale a ainsi retenu qu'il était difficile d'en tirer des conclusions. Des traces de sperme avaient bien été retrouvées, mais il s'agissait de la chambre du recourant. De plus, l'intimée pensait qu'il n'avait pas éjaculé. S'agissant des certificats médicaux de la psychologue et de la psychiatre produits, la cour cantonale a retenu qu'ils mentionnaient non seulement l'état de stress post-traumatique de l'intimée, mais également le viol comme étant l'une des causes des troubles psychologiques de l'intimée. Elle a ainsi retenu que ces certificats attestaient d'un état de stress post-traumatique, de l'évocation en thérapie du viol par l'oncle et de la crédibilité de la victime.