Citation: 6B_123/2024 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a relevé, au sujet de l'infraction de séquestration, que les prévenus avaient retenu l'in timé dans son appartemen t de 5h00 à 15h00 environ. Le fait que le logement n'était pas fermé à clé était, en l'espèce, sans incidence sur la réalisation de l'infraction de séquestration, dès lors que c'étaient les violences exercées par le recourant et son comparse qui constituaient les moyens de privation de liberté. L'intimé avait d'ailleurs fini par s'enfuir par le toit. Comme avaient à juste titre retenu les premiers juges, tant la durée de la privation de liberté que les moyens d'entrave et leur intensité réalisaient les éléments objectifs de l'infraction. L'autorité précédente a aussi souligné que, dans son grief, le recourant omettait de prendre en considération l'ensemble des violences exercées, soit les gifles, les injures, les menaces, les crachats, ainsi que les moyens de contrainte exercés, à savoir la rédaction forcée de documents et la consommation de drogue, qui étaient autant d'éléments qui avaient entravé la liberté de mouvement de l'intimé, lequel était donc bien séquestré dans son logement. Sur le plan subjectif, la cour cantonale a enfin considéré que si le recourant était sous l'influence de produits stupéfiants, cela ne l'avait évidemment pas privé de toute conscience, étant relevé qu'il av ait pensé à débrancher le téléphone fixe de la chambre lorsqu'ils avaient finalement autorisé l'intimé à aller se coucher. Elle a ainsi confirmé la condamnation du recourant pour séquestration.