Citation: 5A_316/2022 E. 7.2

7.2. La recourante relève d'abord que, contrairement à ce qu'affirmait arbitrairement la cour cantonale, elle avait produit la totalité des revenus et charges de son étude en date du 30 juin 2021, démontrant un bénéfice moyen de 3'862 fr. 17 nets par mois. Or l'autorité cantonale aurait parfaitement pu se référer à ce montant plutôt que d'évaluer de manière arbitraire et théorique le montant des revenus qu'elle était susceptible de percevoir mensuellement. A ce dernier égard, elle reproche à la cour cantonale de n'avoir absolument pas tenu compte du fait qu'elle exerçait dans le domaine du droit administratif, en sorte qu'il ne lui était pas possible de s'inscrire à des permanences ou d'obtenir aisément des mandats du service de l'assistance juridique et qu'une grande partie de son temps de travail était ainsi consacré à la prospection, non facturable; elle travaillait de surcroît seule, chez elle, et n'était pas autorisée à avoir des employés en sorte que l'ensemble des tâches administratives lui incombait, réduisant ainsi son taux d'activité effectif à 50%; étant enfin généralement mandatée par des collectivités publiques, soumises à des règles de marchés publics, elle travaillait à un tarif bien inférieur à 400 fr. HT afin d'être dans la fourchette de tarifs horaires de ses concurrents directs. L'intimé remarque que les documents que la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération n'auraient aucune influence sur l'issue du litige dès lors qu'ils faisaient état de revenus sensiblement identiques à ceux de 2020 et qu'un revenu hypothétique devait à juste titre lui être imputé. Il affirme à cet égard que le calcul opéré par la cour cantonale serait favorable à la recourante dès lors qu'il ne facturerait au final que deux heures de travail sur six par jour, quatre jours par semaine et 46 semaines par an. Il relève de surcroît que son épouse avait conclu une assurance perte de gain couvrant un revenu attendu de 144'000 par an à 100 % et rappelle qu'avant de se mettre à son compte, elle percevait un revenu de l'ordre de 11'500 fr. par mois.