Citation: 5A_350/2024 E. 5.3.1

5.3.1. On rappelle que l'enfant E.________ présente des lésions depuis son premier mois de vie, que celles-ci ont nécessité une hospitalisation aux soins intensifs et qu'elle a également subi plusieurs fractures. Au mois d'août 2023, le Dr G.________, médecin légiste, a mis en évidence un faisceau d'arguments concordant avec des faits de maltraitance grave et a même émis l'hypothèse d'un Syndrome de Münchhausen par procuration. Par ailleurs, par courriers des 23 et 24 août, la Dre K.________, cheffe de clinique au sein de HUG, a fait savoir qu'il était possible d'affirmer que les lésions présentées par E.________ avaient été infligées par un tiers et qu'il s'agissait donc de maltraitance. Dans son rapport d'expertise du 26 janvier 2024, le Dr H.________, spécialiste en médecine légale et chef de clinique, a quant à lui indiqué que de nombreux éléments permettaient de retenir un diagnostic de maltraitance physique chez l'enfant E.________. Les spécialistes concernés ont également relevé que les lésions s'amélioraient rapidement après la mise en place de mesures de distanciation d'avec les parents. Aux considérations qui précèdent s'ajoutent en outre les déclarations du frère aîné de E.________, qui a relaté des violences physiques de la part de ses parents. Il ressort par ailleurs de la décision querellée qu'une procédure pénale a été ouverte pour violation du devoir d'éducation et lésions corporelles graves à l'encontre des deux parents, que ces derniers ont été mis en prévention et que la procédure était toujours pendante au jour où la cause a été gardée à juger devant l'autorité cantonale. Le présent cas concerne ainsi des soupçons de maltraitance grave et répétée sur un nourrisson, qui s'appuient sur de nombreux éléments pour le moins préoccupants et qui justifient manifestement le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence des enfants. Par ailleurs, dans le cas où il devrait être avéré que les parents sont les auteurs de ces maltraitances, cela serait un élément de nature à les priver de tout contact avec leurs enfants.