Citation: 8C_554/2017 E. 2.2

2.2. La déduction que la juridiction précédente tire des pièces médicales échappe à la critique. Le recourant fait certes valoir que l'appréciation médicale qui a amené la CNA à revoir sa position quant à la prise en charge de l'opération du 4 septembre 2012 repose sur un avis du 21 février 2013 du docteur F.________, autre médecin d'arrondissement de la CNA. Mais ce dernier s'est contenté d'ajouter le mot "probable" à la question lui demandant: "La relation de causalité est-elle certaine - probable - possible - exclue entre l'opération du 4.9.2012 (coude g.) par le Dr D.________ et l'accident du 19.12.2011?" Cette simple réponse, non motivée, n'est pas apte à remettre en cause l'appréciation de l'autorité précédente sur la question ici litigieuse. On rappellera que le docteur C.________, qui a pratiqué l'opération du 4 mars 2011 a noté que le patient avait déjà eu la même symptomatologie du coude droit, ce qui plaide nettement en faveur de phénomènes dégénératifs. Quant au fait que la CNA a finalement admis de prendre en charge l'opération du 4 septembre 2012, il ne saurait être décisif. En effet, rien n'empêchait la CNA de réexaminer la question de la causalité au moment de la liquidation du cas. Dès lors qu'elle n'a pas réclamé le remboursement de prestations, elle n'était pas tenue d'invoquer un motif de révocation au sens de l'art 53 LPGA (RS 830.1; révision procédurale ou reconsidération: cf. ATF 130 V 380 consid. 2.3.1 p. 384).