Citation: 4A_59/2018 E. 3

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) au motif que la liste des griefs qui figurent dans les courriers du 12 octobre 2012 et du 19 novembre 2012 diffèrent de ceux qui ont été évoqués lors de la séance de l'administration du 7 novembre 2012. Il prétend également que l'assemblée générale du 20 février 2013 aurait ajouté de nouveaux motifs d'exclusion qui n'ont pas été indiqués précédemment. Il reproche à la cour cantonale de s'être contentée d'affirmer que les différences constatées étaient " mineures ", alors qu'en réalité il ne pouvait que difficilement reconnaître les motifs de son exclusion. Il allègue également que, s'il avait choisi de se présenter à l'assemblée générale, il n'aurait " évidemment pas pu fournir des explications sur les griefs dont il n'avait pas connaissance préalablement ". La " motivation " fournie par le recourant peut difficilement être considérée comme répondant aux exigences strictes de l'art. 106 al. 2 LTF et, partant, on peut douter de la recevabilité du moyen. Fût-il recevable que le grief devrait de toute façon être rejeté. En effet, il résulte de l'arrêt attaqué que, parmi les nombreux reproches adressés au coopérateur, les trois motifs d'exclusion retenus par la cour cantonale ressortent tant du courrier du 12 octobre 2012 que du procès-verbal de la séance de l'administration du 7 novembre 2012 que de celui de l'assemblée générale du 20 février 2013. Si on note quelques différences dans la formulation, celles-ci n'étaient toutefois pas susceptibles de tromper le coopérateur, ou de l'inciter à penser que ces trois motifs, ou même l'un d'eux, auraient été remplacés par d'autres au fil du temps (notamment devant l'assemblée générale déterminante).