Citation: 1B_33/2017 E. 2.2

2.2. En vertu de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, la partie recourante doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision litigieuse (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336). La Chambre des recours pénale a considéré que l'ordonnance du 7 novembre 2016, notifiée pour la recourante à l'Office des curatelles et tutelles professionnelles, était réputée lui être parvenue le jeudi 10 novembre suivant et que le délai de recours contre cette décision avait été reporté de plein droit au lundi 26 novembre 2016. Interjeté le 5 janvier 2017, le recours était ainsi tardif et, partant, irrecevable. Pour le reste, la cour cantonale a relevé que la recourante ne contestait pas la validité formelle du mandat de comparution du 1 er décembre 2016, mais qu'elle se limitait à faire valoir que l'audience prévue le 17 janvier 2017 serait inopportune et qu'elle lui préférait une médiation judiciaire. Elle n'est pas entrée en matière sur ces moyens, à peine de s'ériger en autorité de surveillance des procureurs. La recourante ne développe aucune argumentation qui permettrait de tenir l'irrecevabilité de son recours pour non conforme au droit en tant qu'il est dirigé contre l'ordonnance de jonction de procédures avec avis de reprise de cause du 7 novembre 2016. Elle ne cherche pas davantage à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en n'entrant pas en matière sur la question du report de l'audience du 17 janvier 2017 mais se borne à demander que les trois plaintes qui la visent soient traitées selon la procédure prévue par l'art. 316 CPP. Le recours ne répond ainsi pas aux exigences de motivation requises. De plus, en tant qu'il est dirigé contre une décision incidente ne tombant pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, il ne serait ouvert que si les conditions posées aux art. 93 al. 1 LTF étaient réalisées. Or, A.________ ne démontre pas, comme il lui incombait de le faire, que tel serait le cas et l'existence d'un préjudice irréparable de nature juridique n'est pas d'emblée évident (cf. arrêt 1B_201/2012 du 12 avril 2012 consid. 2 qui concernait la recourante).