Citation: 6B_983/2016 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a jugé que la cause portait sur une contravention de moindre gravité, sanctionnée d'une amende plutôt modeste, ajoutant qu'elle s'avérait particulièrement simple en fait et en droit, dès lors qu'il s'agissait uniquement de déterminer si, oui ou non, le recourant avait laissé ses chiens quêter. Quoi qu'en dise le recourant, l'argumentation de la cour cantonale emporte la conviction. La durée de la présente procédure n'a guère de portée dans l'appréciation du cas d'espèce, dès lors qu'elle n'est pas liée à une instruction complexe impliquant une multitude d'actes. Il admet lui-même que l'opposition à une ordonnance pénale administrative ne présente pas en soi une complexité particulière. On ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait minimisé la complexité de la suite de la procédure, puisqu'il s'agissait ni plus ni moins, pour le recourant, que de présenter sa propre version des faits et d'attester ses compétences dans le domaine canin et cynégétique. Aucun développement juridique particulier n'était nécessaire. Quant aux effets que le maintien d'une condamnation aurait pu revêtir, le recourant se limite à évoquer d'hypothétiques conséquences sur son permis de chasse ou autres éventuelles conséquences administratives qu'il ne détaille pas plus avant. La cour cantonale était également fondée à rejeter toute critique relative à une prétendue violation du principe d'égalité des armes, puisque, comme elle l'a relevé, ni le Ministère public, ni le dénonciateur n'étaient présents devant le Tribunal de police. Il importe guère, à cet égard, que la dénonciation émane du département cantonal compétent. Enfin, contrairement à ce que semble penser le recourant, une condamnation par voie d'ordonnance pénale sans audition préalable du prévenu ne conduit pas ipso facto à retenir que l'assistance d'un avocat serait en toutes hypothèses nécessaire ou raisonnable. L'appréciation dépend au contraire de l'ensemble des éléments propres au cas d'espèce. En l'occurrence, la cour cantonale a correctement motivé les raisons pour lesquelles, compte tenu de la simplicité du cas et de l'ampleur toute relative de la sanction en jeu, le recours à un mandataire ne s'imposait pas.