Citation: 5A_168/2022 E. A

A.a. A.________ et B.________ se sont mariés en 2001. Le 22 mars 2013, les parties ont signé une convention de divorce avec accord complet, dont l'article 6 a la teneur suivante: " De la contribution d'entretien post-divorce Les époux conviennent que Monsieur B.________ s'acquittera d'une contribution d'entretien en faveur de Madame A.________ d'un montant de Frs 10'000.--, par mois et d'avance, dès le 31 janvier 2013, et ce, jusqu'au 31 août 2025. Madame A.________ renonce dès lors au bénéfice de l'Arrêt de la Cour de Justice (...) du 22 octobre 2010 à compter du 31 janvier 2013, en ce qui concerne la contribution à la famille, à la condition que le jugement de divorce ratifie la présente convention. De manière à mettre en oeuvre le présent accord pris sous condition suspensive, les parties conviennent que Monsieur B.________ s'acquittera de la contribution d'entretien due à la famille conformément à l'Arrêt de la Cour de Justice (...) du 22 octobre 2010, en CHF 14'500 par mois, jusqu'à la date de l'audience de comparution personnelle des parties qui sera fixée suite au dépôt, ce jour, en justice, de la requête commune de divorce des parties. A compter de cette date, seule la contribution d'entretien de CHF 10'000 sera versée à Madame A.________. Les parties conviennent que le trop versé (correspondant à CHF 4'500) sera compensé entièrement avec les premières contributions d'entretien de CHF 10'000 payables à Madame A.________. Un décompte du trop perçu par Madame A.________ sera dressé le jour de l'audience, pour valoir novation, au sens de l'art. 116 CO [Code des obligations; RS 220]. Au surplus, toute modification de cette contribution d'entretien sera à l'avenir conventionnellement complètement exclue, ce en vertu de l'art. 127 CC [Code civil suisse; RS 210]. " Le Tribunal de première instance du canton de Genève a ratifié cette convention pour faire partie intégrante du jugement de divorce des parties du 24 septembre 2013. A.b. A.________ s'est remariée en 2018. Par lettre du 11 février 2020, B.________ a déclaré à son ex-épouse avoir appris son remariage et, invoquant l'art. 130 al. 2 CC, que son obligation d'entretien envers elle s'était éteinte légalement le 22 septembre 2018. Il a cessé de verser la pension convenue dès le mois de février 2020. Il a par ailleurs ouvert action au fond contre son ex-épouse en enrichissement illégitime.