Citation: 9C_406/2020 E. 6.4.2

6.4.2. L'argumentation de la recourante relative au caractère incomplet du dossier concernant le rachis cervical ne résiste pas non plus à l'examen. Certes, il ressort des constatations cantonales que bien que l'office intimé eût demandé aux médecins traitants de l'assurée de lui transmettre des imageries du rachis cervical, de tels documents ne lui ont pas été remis parce qu'il n'y en avait pas. Cela étant, les premiers juges ont constaté que le docteur B.________ avait indiqué que malgré l'absence de document radiologique pour ce qui concerne le rachis cervical, son examen clinique était rassurant et que la souplesse rachidienne était parfaitement satisfaisante. La juridiction cantonale a également admis que dans son rapport du 16 avril 2019, le docteur J.________ n'avait pas attesté la présence d'une réelle atteinte aux cervicales, dès lors qu'il semblait mettre les douleurs alléguées par l'assurée plus sur le compte d'un déconditionnement musculaire que sur une possible discarthrose. Bien que dans ce rapport, on constate, comme le relève la recourante, que le docteur J.________ a posé les diagnostics de troubles dégénératifs cervicaux et lombaires avec discopathie L4-5, discopathie étagée au niveau cervical avec en particulier une hernie discale dure C3-4 droite avec compression du foramen, en se référant à une imagerie du rachis cervical réalisée le 14 janvier 2019, il a cependant préconisé une prise en charge d'antalgie et ne s'est pas prononcé au sujet de la capacité de travail de l'assurée. Aussi, à l'inverse de ce que celle-ci soutient, les premiers juges n'ont pas procédé à une interprétation "inadmissible" des conclusions du docteur J.________, lorsqu'ils en ont déduit qu'elles ne permettaient pas de retenir une incapacité de travail.