Citation: 6B_945/2024 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que le recourant, âgé de 42 ans, n'était arrivé en Suisse qu'en 2015. Il était né, avait grandi et avait passé la plus grande partie de sa vie en Italie. Sur le plan professionnel, il alternait des périodes de chômage et des activités saisonnières de cuisinier. Sous l'angle du droit au respect de sa vie privée, l'intégration en Suisse était ordinaire, et le recourant, qui ne faisait partie d'aucune association et dont le temps libre semblait prioritairement consacré à des loisirs individuels, n'avait pas démontré l'existence de liens sociaux ou professionnels spécialement intenses avec la Suisse. Il n'entretenait pas non plus de relations familiales qui justifieraient une protection fondée sur l'art. 8 par. 1 CEDH, des lors qu'il vivait seul et n'avait, en Suisse, ni frère, ni soeur, ni enfant. Par ailleurs, le retour en Italie, pays où il avait vécu les 33 premières années de sa vie et avec lequel il avait gardé des contacts réguliers, notamment avec sa mère, ne lui poserait aucun problème particulier. La perspective éventuelle de conditions économiques un peu moins favorables ne permettait pas d'en déduire un intérêt privé qui devrait l'emporter sur l'intérêt public à l'expulsion, qui plus est dans un pays où rien n'indiquait qu'il disposerait de moins bonnes chances de réinsertion sociale qu'en Suisse. La cour cantonale a ainsi conclu qu'il résultait de ces éléments qu'une expulsion ne mettait aucunement le recourant dans une situation personnelle grave, de sorte que la première condition cumulative de l'art. 66a al. 2 CP n'était pas réalisée. Ainsi, en l'absence de réalisation de l'une des conditions cumulatives de l'art. 66a al. 2 CP, la cour cantonale a conclu que l'expulsion, pour la durée minimale de 5 ans, devait être ordonnée.