Citation: 2C_182/2024 E. 3.1

3.1. La voie du recours en matière de droit public n'est pas ouverte contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit (art. 83 let. c ch. 2 LTF), à moins qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable (cf. ATF 147 I 89 consid. 1.1.1; 139 I 330 consid. 1.1). En l'occurrence, la recourante se prévaut de façon défendable de l'art. 14 al. 1 let. a de la Convention du 16 mai 2005 du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (CTEH; RS 0.311.543), portant sur l'octroi d'un titre de séjour en raison de la situation personnelle de l'étranger. Cette disposition est susceptible de conférer un droit à une autorisation de séjour à la recourante (cf. arrêt 2C_483/2021 du 14 décembre 2021 consid. 4). Son recours échappe ainsi au motif d'irrecevabilité prévu à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La même conclusion s'impose pour ses enfants. L'issue de leur recours dépend de celle du recours de leur mère et il n'est ainsi pas exclu qu'ils puissent se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH, en lien avec la protection de la vie familiale. La voie du recours en matière de droit public est ainsi ouverte. Le recours constitutionnel subsidiaire déposé simultanément est, partant, irrecevable (art. 113 LTF a contrario).