Citation: 6B_566/2022 E. 2.5.2

2.5.2. Contrairement à ce que suggère le recourant, la cour cantonale n'a pas refusé le sursis pour des "motifs de prévention spéciale", mais bien parce qu'elle a retenu un pronostic défavorable en se fondant essentiellement sur les antécédents spécifiques du recourant. En outre, on comprend du jugement que la cour cantonale a également retenu un défaut de prise de conscience du recourant dès lors notamment que, lors de son audition du 17 décembre 2020 à la police, celui-ci a déclaré de façon mensongère que C.________ n'était plus son employé depuis le contrôle de l'inspectorat du travail en 2019 (cf. PV d'audition n° 1, p. 2). Il s'ensuit que le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que la cour cantonale aurait fondé son pronostic défavorable sur "un comportement futur totalement incertain". Cela étant, elle pouvait, sans arbitraire ni violation du droit fédéral, considérer que le fait qu'il ait vendu la société par laquelle il avait employé illégalement C.________ n'apparaissait pas de nature à renverser le pronostic défavorable retenu, dès lors qu'il était susceptible de développer d'autres activités économiques l'amenant à recruter des étrangers. A cet égard, le seul fait qu'il était inscrit au chômage au moment du jugement attaqué ne signifie pas qu'il n'emploiera pas de personnes à l'avenir. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.