Citation: 2A.383/2004 12.01.2005 E. 4

Les recourantes s'en prennent d'abord à la façon dont le Tribunal administratif a établi les faits pertinents. Celui-ci aurait, d'une part, omis de retenir des faits pertinents dûment allégués en procédure - le cas échéant, en violation de règles essentielles de procédure -, l'état de fait étant ainsi incomplet; d'autre part, il aurait établi certains faits de façon manifestement inexacte. Ainsi, l'autorité de céans ne serait pas liée par les faits constatés dans l'arrêt attaqué, selon l'art. 105 al. 2 OJ. 4.1 Les recourantes relèvent en premier lieu que, tout au long de la procédure cantonale, elles ont exposé que ce qui avait déterminé A.X.________ à faire venir ses filles en Suisse en 2001 était le décès de la grand-mère qui s'occupait de celles-ci, l'absence dans leur pays d'origine d'une autre famille en mesure d'assumer cette charge et le caractère provisoire de l'accueil des enfants par un prêtre; elles rappellent qu'elles ont expliqué les motifs qui avaient conduit à faire venir d'abord la benjamine, puis ses deux soeurs. Elles reprochent au Tribunal administratif de n'avoir mentionné ces faits, essentiels à leurs yeux, que comme des allégués, sans dire s'il les tenait pour établis. S'il devait être considéré que tel n'a pas été le cas, ajoutent les recourantes, l'état de fait serait alors incomplet et il appartiendrait au Tribunal fédéral de suppléer lui-même à cette carence ou de renvoyer la cause à l'autorité intimée pour complément d'instruction. Le cas échéant, il faudrait au demeurant considérer que le Tribunal administratif aurait violé le droit d'être entendues des recourantes.