Citation: 9C_709/2020 E. 4.4.2

4.4.2. Dans son expertise spécialisée psychiatrique, la doctoresse D.________ a indiqué que le type de diagnostic et trouble de personnalité paranoïaque était chronique et remontait systématiquement au début de l'âge adulte avec des phases d'aggravation avec l'avancée de l'âge. Elle en a déduit que ce trouble avait vraisemblablement toujours été présent chez le recourant et qu'il avait eu une influence sur sa capacité de travail depuis toujours. Selon l'experte-psychiatre, la capacité de travail médico-théorique du recourant aurait toujours été nulle dans la profession de monteur-technicien en ascenseurs parce que celle-ci ne correspondait pas à son profil d'effort, lequel supposait une activité bien structurée, sans responsabilités, avec un encadrement constant et fiable, dans laquelle le recourant ne devait jamais se sentir seul. A l'appui de son recours, le recourant n'avance aucun élément qui viendrait remettre en cause ces constatations. Comme l'ont retenu les premiers juges, les attestations au dossier concernant le parcours professionnel du recourant pour la période précédant son émigration en Suisse ne démontrent en rien qu'il aurait travaillé "sans incident" dans son pays d'origine en tant que monteur-technicien d'ascenseurs. Elles ne suffisent en tous les cas pas à invalider la conclusion de l'experte-psychiatre selon laquelle cette activité, d'un point de vue médico-théorique, n'a jamais été adaptée aux troubles présentés par le recourant, indépendamment du fait qu'il l'a exercée pendant plusieurs années. Le grief soulevé est dès lors mal fondé.