Citation: 7B_946/2024 E. 1.3.1

1.3.1. Vu le caractère incident de la décision attaquée, le recours au Tribunal fédéral n'est recevable que si les conditions de l'art. 93 LTF sont réalisées, à savoir en présence d'un risque de préjudice irréparable (cf. art. 93 al. 1 let. a LTF; sur cette notion, ATF 148 IV 155 consid. 1.1; 144 IV 127 consid. 1.3.1) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (cf. art. 93 al. 1 let. b LTF; voir, sur cette disposition, ATF 133 IV 288 consid. 3.2; arrêt 7B_40/2024 du 11 octobre 2024 consid. 1.2 et les arrêts cités). L'art. 93 al. 1 let. a LTF suppose que le recourant soit exposé à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 150 IV 103 consid. 1.2.1; 144 IV 127 consid. 1.3.1; arrêts 7B_1291/2024 du 27 janvier 2025 consid. 1.1.2; 7B_6/2024 du 6 mai 2024 consid. 1.4 non publié in ATF 150 IV 308). Cette réglementation est fondée sur des motifs d'économie de procédure, le Tribunal fédéral ne devant en principe s'occuper d'une affaire qu'une seule fois (ATF 141 III 80 consid. 1.2; arrêt 7B_401/2024 du 10 janvier 2025 consid. 2.2.2). Un dommage de pur fait, comme la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas considéré comme irréparable (ATF 136 IV 92 consid. 4). En particulier, si la question qui a fait l'objet de la décision incidente peut être soulevée à l'appui d'un recours au Tribunal fédéral contre la décision finale (art. 93 al. 3 LTF), il n'y a pas de préjudice irréparable (ATF 141 III 80 consid. 1.2). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe à la partie recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un préjudice irréparable lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 144 III 475 consid. 1.2; cf. 141 IV 284 consid. 2.3).