Citation: 6S.129/2007 28.06.2007 E. 1

Dans l'arrêt 6S.16/2007 du 6 mars 2007 (consid. 4.2), la Cour de céans a toutefois précisé que malgré la suppression de l'expulsion judiciaire, celui qui la conteste a un intérêt juridique suffisant car cette peine accessoire demeure inscrite au casier judiciaire. 3.2 La jurisprudence relative à l'expulsion judiciaire a été exposée dans l'ATF 123 IV 107 consid. 1. On peut s'y réferer et la Cour cantonale ne l'a pas ignorée. A bon droit, elle a considéré que le principe et la durée de l'expulsion doivent être fixés en fonction de la culpabilité ainsi que de la situation personnelle et que cette durée doit respecter le principe de la proportionnalité avec la peine. A la lumière de ces critères, elle a conclu que la persistance dans la délinquance, dont le recourant a clairement fait preuve depuis 2001 au moins, justifiait le prononcé d'une expulsion malgré les attaches avec la Suisse. Quant à la durée de l'expulsion de 5 ans, elle n'a pas été jugée disproportionnée face à la peine de 20 mois d'emprisonnement. Ces considérants sont convaincants. On peut y ajouter que la peine accessoire d'expulsion de 3 ans, avec sursis, prononcée en 2003 n'a pas eu l'effet dissuasif recherché. Il se justifiait donc d'en augmenter la durée. Contrairement à l'argumentation présentée, l'autorité cantonale n'a pas omis les attaches du recourant avec la Suisse mais les a estimées trop peu profondes pour contrebalancer sa lourde culpabilité. En cela, elle n'a pas outrepassé son large pouvoir d'appréciation. L'art. 55 al. 1 aCP n'a pas été violé.