Citation: 1P.607/2006 11.01.2007 E. 3

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Il soutient que l'autorité cantonale a procédé à une substitution de motifs, en lui opposant des arguments que n'avait pas avancés le juge d'instruction, qui lui aurait uniquement fait grief d'avoir passé des accords secrets avec Y.________, d'avoir fait alliance avec ce dernier pour contrôler Casino de Saxon SA et d'avoir créé un conflit d'intérêts. Il aurait ainsi été privé de la possibilité de se déterminer sur les arguments supplémentaires de l'autorité cantonale et de faire valoir ses moyens de preuve quant à ceux-ci. L'autorité cantonale était saisie d'un recours en appel (art. 176 ss CPP/VS). En pareil cas, conformément à l'art. 189 ch. 2 CPP/VS, son examen est en principe limité aux points attaqués dans la déclaration d'appel; par ailleurs, comme cela ressort de l'art. 193 ch. 2 CPP/VS, elle reste tenue par l'interdiction de la reformatio in pejus. Pour le surplus, rien n'indique que son pouvoir d'examen serait limité. En particulier, les art. 176 ss CPP/VS ne contiennent aucune disposition en ce sens. Le recourant n'établit d'ailleurs pas le contraire. Il faut en déduire que, sous réserve de l'art. 189 ch. 2 CPP/VS et de l'interdiction de la reformatio in pejus, l'autorité cantonale, saisie d'un recours en appel, revoit librement la cause en fait et en droit. Dès lors, le recourant devait s'attendre à ce que, sur les points qu'il contestait, elle procède à un réexamen libre de la cause en reprenant l'ensemble du dossier.