Citation: 4A_95/2022 E. 4.1

4.1. Le demandeur ne discute pas la prémisse adoptée par les juges neuchâtelois, qui voient dans le porte-fort un contrat dont la conclusion est soumise aux règles générales des art. 3 ss CO. Il s'agit effectivement de l'opinion défendue par la doctrine majoritaire (WEBER/VON GRAFFENRIED, Berner Kommentar, 2 e éd. 2022, n° 24 ad art. 111 CO; CHRISTOPH PESTALOZZI, in Basler Kommentar, 7 e éd. 2020, n° 7 ad art. 111 CO; SCHWENZER/FOUNTOULAKIS, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 8 e éd. 2020, n. 86.28 s.; REETZ/GRABER, in Obligationenrecht - Allgemeine Bestimmungen, Handkommentar zum Schweizer Privatrecht, 3 e éd. 2016, n° 10 ad art. 111 CO; TERCIER ET ALII, Les contrats spéciaux, 5 e éd. 2016, n os 6514 et 6533; PIERRE ENGEL, Traité des obligations en droit suisse, 2 e éd. 1997, p. 429 et p. 432) - même si, pour certains, l'art. 111 CO pourrait aussi appréhender le cas d'une promesse unilatérale simplement soumise à réception (SILVIA TEVINI, in Commentaire romand, 3 e éd. 2021, n os 4 et 8 ad art. 111 CO). Au demeurant, il était ici question de modifier le type de sûreté fournie à l'appui de l'accord du 18 février 2010 réglant les rapports internes en cas de condamnation, si bien que l'exigence d'une acceptation peut difficilement prêter à controverse. C'est donc bel et bien la question de l'acceptation de l'offre émise le 11 novembre 2010 par l'administrateur de Z.________ SA qui se trouve au coeur du litige.