Citation: 6B_688/2014 E. 25.4.2

25.4.2. Le recourant soutient que c'est arbitrairement que le TPF aurait retenu qu'il ne ressortait pas du dossier que la capitalisation de DDD.________ avait fait l'objet d'une décision du conseil d'administration de MUS comme organe collégial. Dans la mesure où ce fait ne reposerait sur aucun moyen de preuve, il ne pourrait permettre l'affirmation que W.________, A.________ et X.________ connaissaient l'existence des liquidités de MUS et, avec Y.________ et le recourant, auraient, le 18 avril 1998 au plus tard décidé la commission d'un détournement de liquidités de MUS à hauteur de 150 mio USD par ses dirigeants. Le recourant n'expose toutefois pas en quoi cette déduction serait arbitraire. En outre, on ne distingue pas en quoi le fait que la capitalisation de DDD.________ soit le résultat d'une décision collégiale pourrait interdire de déduire que les cinq prénommés avaient décidé la commission d'un détournement. En effet, soit les autres membres du conseil d'administration (c'est-à-dire ceux qui n'ont pas bénéficié des montants détournés) avaient approuvé la capitalisation en connaissance du véritable but poursuivi par les prévenus et dans ce cas ils auraient éventuellement pu être également poursuivis pour gestion déloyale; soit ils ont approuvé la capitalisation en croyant que celle-ci se faisait dans l'intérêt de MUS, c'est-à-dire, comme l'a soutenu W.________ devant le conseil de surveillance de MUS et le réviseur, que DDD.________ était destiné à parer le risque de change auquel MUS aurait été exposée et à opérer des placements dans l'intérêt de MUS (cf. jugement attaqué p. 196). Ces deux hypothèses ne sont pas incompatibles avec le fait que les cinq prévenus prénommés avaient décidé de détourner les liquidités de MUS à hauteur de 150 mio USD dans leur intérêt. Le grief du recourant est infondé, dans la mesure où il est recevable.