Citation: 1B_232/2013 E. 1

Le 16 février 2004, X.________ a déposé une plainte pénale contre son ex-mari, A.________, et contre toute personne susceptible d'être impliquée dans l'excision de ses filles B.________ et C._______, nées respectivement le 10 février 1991 et le 7 août 1992. Elle fondait sa plainte sur un certificat médical du 11 février 2004 émanant des Hôpitaux Universitaires de Genève, qui établissait une absence complète de clitoris chez l'aînée et une absence partielle chez la cadette. Le 10 juin 2004, A.________ a été inculpé de coactivité de lésions corporelles graves et de violation du devoir d'assistance ou d'éducation pour avoir laissé exciser ses filles. Le 31 janvier 2013, A.________ a recouru contre le refus du Ministère public de la République et canton de Genève de verser au dossier les photographies prises le 10 février 2004 par les Hôpitaux Universitaires de Genève lors de l'examen médical pratiqué sur sa fille aînée. Il concluait au fond à ce qu'il soit dit et constaté que ces clichés étaient des moyens de preuve nouveaux et pertinents et qu'il soit enjoint au Procureur général de les verser au dossier, avec toutes les précautions nécessaires à la protection de la dignité des victimes mineures. Le 20 mars 2013, B.________, informée que "plusieurs recours déposés par la défense étaient pendants", a demandé à pouvoir se déterminer.