Citation: 6S.382/2005 12.11.2005 E. A

Le 8 novembre 2003, A.________, B.________, C.________ et D.________ ont décidé de finir la soirée dans une discothèque. Vers 3 heures du matin, X.________, agent de sécurité, est intervenu pour leur dire de ne pas danser avec des bouteilles et verres à la main, puis a invité C.________, qui a intentionnellement cassé un verre, de l'accompagner vers la sortie pour lui parler. Les trois autres membres du groupe les ont suivis. La situation a rapidement dégénéré et des coups ont été échangés. X.________ a utilisé son spray au poivre contre ses quatre adversaires qui sont alors sortis ou ont été sortis de l'établissement. Une fois à l'extérieur du bâtiment, certains des protagonistes ont commencé à lancer des pierres contre la porte du dancing dont la vitre s'est brisée. X.________ a sorti son pistolet et l'a passé à travers le hublot brisé de la porte, annonçant à ses adversaires qu'il était armé. Après avoir été blessé à la tête par une pierre, il a chargé son pistolet, a une nouvelle fois averti qu'il était armé et, apeuré et se sentant menacé, a tiré un premier coup de feu vers le sol en direction du talus, alors qu'il ne voyait personne dans son champ de tir. Les assaillants ont continué à jeter des pierres et A.________ s'est déplacé, venant de face en direction de X.________, avec une ou deux pierres dans les mains. La vue entravée par le sang dégoulinant sur son visage et sous le coup de l'émotion, ce dernier a alors visé les jambes de l'attaquant, situé à environ 3 ou 4 mètres de l'arme, et a tiré un second coup de feu, ne voulant que blesser son adversaire. Au même moment et sans que X.________ ne perçût aucun changement, A.________ a fait une rotation sur lui-même et s'est retrouvé penché vers le sol, tournant le dos au tireur. La balle l'a atteint mortellement.