Citation: 6B_961/2018 E. 2.3.1

2.3.1. S'agissant du cas 2 de l'ordonnance pénale du 30 mai 2016 valant acte d'accusation, l'autorité précédente a exposé que l'intimé avait admis que sa société avait retenu des montants "en trop" concernant des prélèvements LPP sur les salaires des employés. L'intéressé avait précisé que, dans la mesure où le salaire de ceux-ci était établi en fonction des commissions, la société avait reversé la différence aux employés en fin d'année, en majoration du salaire. Selon l'intimé, tous les montants avaient été reversés, ce que la recourante contestait. La cour cantonale a indiqué que les versions des parties étaient ainsi contradictoires concernant l'existence d'éventuelles ristournes. Les témoins entendus n'avaient pas corroboré les déclarations de la recourante à cet égard. Au contraire, même s'ils ne paraissaient pas impartiaux, ceux-ci avaient tous confirmé avoir perçu des ristournes sur les cotisations LPP litigieuses. Le comptable de la société avait également admis que la recourante avait probablement bénéficié d'une restitution. Conformément au principe de la présomption d'innocence, la version de l'intimé - selon laquelle la recourante avait bénéficié de ristournes ultérieures - ne pouvait être exclue. La cour cantonale a ainsi considéré qu'une infraction d'escroquerie ou d'abus de confiance ne pouvait être reprochée à l'intimé.