Citation: 5A_322/2022 E. 5.2.6

5.2.6. 5.2.6.1. Au sujet de la situation financière de l'intimée et de l'organisation financière de la famille, le recourant relève que l'état de fait cantonal ne préciserait pas les dates auxquelles l'intimée a emprunté les 10'000 fr. à ses parents pour couvrir ses propres dépenses, alors que celles-ci seraient déterminantes. Il ajoute que la pièce 53 produite par l'intimée (bordereau du 25 novembre 2020) indiquerait que ces emprunts seraient survenus entre le 5 septembre 2019 et le 17 novembre 2020. Par ailleurs, contrairement à ce qui a été retenu par l'autorité précédente, aucun changement ne serait intervenu dans l'organisation financière de la famille. Il explique avoir en vain allégué en première instance différents éléments qui n'auraient pas été pris en compte, alors qu'ils étaient propres à modifier l'issue du litige, à savoir le fait que le solde du compte courant de son épouse n'avait que légèrement augmenté entre le 1er juillet 2018 et le 17 mai 2019 et qu'il avait continué à faire les courses alimentaires (et même les repas) de toute la famille de manière inchangée en 2018 et 2019, soit après la séparation supposée. 5.2.6.2. Comme déjà indiqué, la pertinence d'une pièce datant de moins de deux ans avant le début de la litispendance relève du pouvoir d'appréciation du juge (art. 4 CC); la critique sera ainsi traitée ultérieurement (cf. infra consid. 6.4). Pour le surplus, en tant qu'il soutient avoir en vain allégué divers éléments non retenus par l'autorité cantonale sur le même sujet, le recourant ne s'en prend pas à la constatation cantonale selon laquelle la prise en charge de l'essentiel des besoins de la famille par ses soins ne signifie pas encore le maintien de la communauté économique antérieure, puisque cela résulte de son devoir d'entretien (art. 163 CC). Sa critique doit donc être rejetée.