Citation: U 217/04 15.03.2006 E. A

G.________, né en 1965, exerçait une activité saisonnière auprès de l'entreprise X.________. La durée de son contrat de travail était généralement de 9 mois; pour les mois restants, le prénommé s'annonçait à l'assurance-chômage. Parallèlement à son activité professionnelle, il travaillait comme concierge au service de la fiduciaire Y.________ SA. Le 23 janvier 1999, G.________ a été victime d'un accident de la circulation en Espagne. A ce moment-là, il percevait des indemnités de chômage et était, à ce titre, assuré auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Celle-ci a pris en charge le cas et lui a versé des indemnités journalières. Par décision du 27 avril 2001, l'assurance-invalidité (AI) lui a alloué une rente entière dès le 1er janvier 2000. Le 18 juin 2002, la CNA lui a reconnu le droit à une rente complémentaire LAA, fondée sur un degré d'invalidité de 85 %, au 1er novembre 2001, ainsi que d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 50 %; elle a précisé toutefois que la rente ne pouvait lui être versée jusqu'à nouvel avis, dès lors que les prestations qu'il recevait de l'AI étaient supérieures aux 90 % de son gain annuel assuré. Le 10 décembre 2002, la CNA a rendu une décision par laquelle elle a constaté une surindemnisation de 61'945 fr. 80 pour la période s'étendant du 23 janvier 1999 au 31 octobre 2001, et avisé l'assuré qu'elle effectuerait une réduction correspondante sur ses indemnités journalières. Saisie d'une opposition, elle l'a écartée dans une nouvelle décision du 23 juillet 2003.