Citation: 2C_531/2022 E. 4.3

4.3. Quant au droit de séjour issu de l'art 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr, il suppose des raisons personnelles majeures. Cette condition, en lien avec la réintégration fortement compromise dans le pays d'origine, n'est pas non plus réalisée, comme l'ont constaté les juges précédents dans une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce à laquelle il est renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Pour l'essentiel, ils ont retenu à bon droit le fait que le recourant 1, arrivé en Suisse en 2015, avait vécu jusqu'à ses 30 ans au Kosovo où il avait fondé une famille avec la mère des recourants 2 et 3. Ils ont également souligné que l'intéressé n'avait pas créé avec la Suisse des attaches professionnelles si spécifiques ou remarquables qu'elles imposeraient qu'il ne puisse pas retourner dans son pays d'origine: son activité de peintre pourra être mise à profit dans sa patrie et le contrat de travail qu'il serait sur le point de conclure ne change rien à ce constat; de plus, il dépend de l'aide sociale, a fait l'objet de poursuites et d'actes de défaut de biens (pour un montant total d'environ 3'260 fr.), ainsi que de condamnations pénales (exercice d'une activité lucrative sans autorisation et conduite sans permis); finalement, l'arrêt attaqué ne fait pas état de relations sociales particulières.