Citation: 8C_256/2023 E. 5.2

5.2. L'argumentation du recourant est mal fondée. En effet, non seulement la manifestation de symptômes douloureux après la survenance d'un accident ne suffit pas, à elle seule, à établir un rapport de causalité naturelle avec cet accident (raisonnement "post hoc, ergo propter hoc"; ATF 142 V 325 consid. 2.3.2.2; 119 V 335 consid. 2b/bb), mais surtout le recourant ne peut pas être suivi lorsqu'il affirme n'avoir jamais souffert de lésions discales avant l'événement litigieux, en se prévalant notamment de rapports médicaux qui n'abordent simplement pas la question. Indépendamment de la date à laquelle un diagnostic de hernie discale a formellement été posé pour la première fois, il ressort clairement du rapport du 23 janvier 2019 du docteur D.________ que le recourant avait été hospitalisé pour des douleurs au niveau du dos le 22 octobre 2018, que le médecin avait souhaité mettre en oeuvre une IRM des vertèbres lombaires, mais que le recourant avait quitté l'hôpital contre avis médical. A cela s'ajoute que dans son rapport du 23 octobre 2018, le docteur E.________ faisait déjà état de lombosciatalgies droites, en particulier d'une atteinte discale de degré moyen L4-L5 et d'un début d'atteinte discale lombo-sacrée. Pour le reste, il y a lieu de retenir, avec les juges cantonaux, qu'aucun des rapports médicaux versés au dossier ne permet d'établir un lien de causalité entre les hernies discales et l'accident du 23 avril 2019 et on ne saurait leur reprocher d'avoir écarté le rapport du docteur F.________. Indépendamment des critères formels permettant de reconnaître ou non à celui-ci une pleine valeur probante, ce rapport n'est pas convaincant sur le fond. En effet, le médecin insiste sur le fait qu'aucune symptomatologie discale n'a été mise en évidence avant l'accident de 2019, ce qui s'avère erroné. Enfin, s'agissant de la condition, posée par la jurisprudence (cf. consid. 3 supra), de l'importance particulière d'un accident pour considérer qu'une hernie discale est due principalement à celui-ci, elle n'est pas remplie en l'espèce. Selon le rapport d'entretien du 8 mai 2019, signé par le recourant, celui-ci a déclaré qu'il avait un pied sur le bord de la baignoire et l'autre sur le sol. Quoi qu'il en dise dans son acte de recours, de telles déclarations ne contredisent en tout cas pas les constatations des premiers juges selon lesquelles il est tombé de sa hauteur. Une telle chute ne représente pas un événement à haute énergie, quand bien même le marteau-piqueur qu'il tenait dans ses mains est tombé sur sa poitrine.