Citation: 1C_563/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant ne prétend pas qu'il aurait un niveau de français suffisant pour obtenir une autorisation fédérale de naturalisation; il se limite en effet à affirmer qu'il devrait être exempté de cette exigence au vu de ses difficultés d'apprentissage. Dans ce cadre, le recourant se contente, de manière appellatoire, d'opposer sa propre lecture des rapports médicaux à celle qu'en a fait le TAF. Il soutient que le TAF aurait écarté l'avis des professionnels de la santé en ne retenant que des difficultés d'apprentissage, et non une incapacité à apprendre le français. Or, le recourant ne démontre pas en quoi les rapports précités établiraient une incapacité d'apprentissage, mais se limite à rappeler qu'il souffre de certains troubles de l'apprentissage. Le recourant n'expose pas non plus les raisons pour lesquelles une prise en charge adaptée, comme le suggère le TAF, ne serait pas suffisante pour lui permettre d'atteindre le niveau de français requis pour une naturalisation. Le recourant ne prétend pas non plus avoir essayé d'atteindre le niveau de français requis, se contentant d'affirmer que ses troubles empêchaient l'apprentissage de cette langue. Le TAF relève à juste titre que le recourant a les capacités intellectuelles notamment pour suivre une formation professionnelle supérieure. Par ailleurs, le recourant n'a à aucun moment fait valoir qu'il était incapable d'atteindre le niveau A2 dans une quelconque langue, respectivement qu'il ne pouvait pas s'exprimer à ce niveau dans n'importe quelle langue. Il sera enfin retenu que les exigences de langue au niveau A2 sont basses (la réglementation actuelle exige du reste le niveau B1 à l'oral, cf. art. 6 al. 1 de l'ordonnance du 17 juin 2006 sur la nationalité suisse; RS 141.01). Ce niveau requiert en effet que la personne concernée puisse communiquer dans le cadre d'une tâche simple et courante ne demandant qu'un échange d'information simple et direct sur un sujet familier, par exemple relatif au travail ou aux loisirs, et qu'elle puisse comprendre des expressions et des mots relatifs à des informations personnelles et familiales de base, aux achats ou au travail (CONSEIL DE L'EUROPE, Cadre européen commun de référence pour les langues: apprendre, enseigner, évaluer, 2021, p. 50 et 77). Au vu de ce qui précède, le recourant ne parvient pas à démontrer en quoi le TAF aurait fait preuve d'arbitraire ou aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en jugeant qu'il ne remplissait pas les conditions de l'art. 14 let. a et b aLN. Le grief de violation des art. 14 aLN et 9 Cst. doit être rejeté.