Citation: 6B_238/2022 E. 2.5

2.5. En l'espèce, la cour cantonale a expressément précisé que ce qui était reproché au recourant était un comportement inadéquat en présence d'un cheval et non une infraction à la LCR. Par ailleurs, elle a considéré que le recourant s'était arrêté à 1 ou 2 mètres des chevaux et avait klaxonné - ce que celui-ci avait d'ailleurs lui-même admis (cf. arrêt attaqué, p. 13) - et que ce comportement était "inadéquat", puisqu'il était de nature à effrayer tant la cavalière que le cheval, afin d'expliquer la réaction de l'intimée au sens de l'art. 177 al. 2 CP. Ce faisant, elle n'a pas violé la présomption d'innocence. Par ailleurs, c'est en vain que le recourant soutient que le seul fait de prétendre que l'art. 177 al. 2 CP est applicable violerait la présomption d'innocence parce que cela supposerait que la violation de l'art. 90 al. 2 LCR a été préalablement établie. En effet, d'une part, la cour cantonale n'a pas retenu que le recourant aurait violé l'art. 90 al. 2 LCR et, d'autre part, la "conduite répréhensible" au sens de l'art. 177 al. 2 CPP ne constitue pas nécessairement une infraction pénale. En effet, à cet égard, la doctrine et la jurisprudence citent comme exemples de comportements répréhensibles la chasse dans une réserve de chasse (cf. ATF 117 IV 270), une conduite grossière en public (cf. ATF 117 IV 270 consid. 2c; 83 IV 151; arrêt 6B_87/2013 du 13 mai 2012 consid. 4.4), le dénigrement de l'ancienne maîtresse sous prétexte de préserver les intérêts de l'enfant (ATF 74 IV 98, 101), des reproches injustifiés (cf. FRANZ RIKLIN, in Basler Kommentar, Strafrecht I, Art. 1-136 StGB, 4e éd. 2019, n°23 ad art. 177 CPP et la référence citée) ou un stationnement gênant (cf. RIKLIN, op. cit., n° 23 ad art. 177 CPP et la référence citée et TRECHSEL/LEHMKUHL, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4e éd., 2021, n° 7 ad art. 177). Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas non plus violé la présomption d'innocence en relevant que le recourant avait été renvoyé en jugement "pour sa conduite fautive et dangereuse au moment des faits", dans la mesure où il est vrai que, par acte d'accusation du 27 septembre 2021, le recourant a été renvoyé en jugement pour avoir, au volant de son véhicule, lorsqu'il est "arrivé à la hauteur de [l'intimée] et de B.________, lesquelles circulaient à cheval, donné un coup de klaxon et accéléré vivement; effrayé par le bruit de l'avertisseur, le cheval de [l'intimée] s'est enfui à travers champs, échappant en partie au contrôle de sa cavalière qui n'est toutefois pas tombée, la mettant ainsi en danger" (cf. acte d'accusation, p. 2-3; art. 105 al. 2 LTF). Il s'ensuit que le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.