Citation: 5A_57/2017 E. 6.2

6.2. Le recourant rappelle qu'il avait démontré par pièces que B.________ avait eu recours à un traitement orthodontique qui n'avait pas été pris en charge par l'assurance invalidité, contrairement à celui de A.________, et que l'intimée n'avait rien payé à ce titre. De même, il avait fait valoir des séjours linguistiques à l'étranger, pour lesquels l'intimée n'avait, là non plus, rien versé. Au vu du solde disponible dont elle disposait, on peinait à comprendre pour quelles raisons elle n'était pas capable d'assumer de tels frais. Il était pour le surplus notoire que plus les enfants deviennent âgés, plus ils sont susceptibles d'avoir des " besoins temporaires et limités dans le temps " comme des frais de logement pour suivre des cours universitaires en dehors du canton de Genève. Quoi qu'il en soit, la Cour de justice avait omis de lire les procès-verbaux d'audience et avait ainsi arbitrairement ignoré le fait que les parties avaient trouvé un accord relativement au partage par moitié des frais extraordinaires des enfants lors de l'audience du 9 décembre 2014. Cet accord était pleinement valable. Il n'était ni contraire aux moeurs, ni disproportionné, ni réalisé sous la contrainte, l'erreur ou le dol. Il était de surcroît équitable. La Cour de justice avait réduit à néant le principe de conciliation prévalant en procédure civile en s'écartant sans raison de l'accord intervenu entre les parties. Elle avait en outre nié un droit légitime des enfants de pouvoir bénéficier d'une contribution pour leurs besoins extraordinaires connus ou envisageables, en renvoyant à tort à agir ultérieurement en justice lorsque ces besoins seraient devenus plus concrets. Elle avait enfin créé une inégalité de traitement injustifiable.