Citation: 4C.356/2004 07.12.2004 E. B

Le 28 mars 2002, A.________ a déposé une demande au Tribunal des prud'hommes du district de Neuchâtel, en concluant à ce que X.________ S.A. soit tenue de lui payer le montant de 37'294,70 fr. plus intérêt. En cours de procédure, la Caisse Z.________ a formé une demande d'intervention, indiquant au Tribunal de prud'hommes, le 13 septembre 2002, que le montant de sa subrogation avait atteint 18'647,15 fr. brut. Par jugement du 18 septembre 2002, le Tribunal des prud'hommes a condamné X.________ S.A. à payer 4'053 fr. brut à A.________ et 18'647,15 fr. brut à la Caisse Z.________. Faisant application des art. 336 ss CO, il a retenu en substance que la résiliation était nulle, car elle était intervenue lorsque la salariée était enceinte, de sorte que le salaire restait dû pour la période ultérieure au 12 octobre 2001, jusqu'à l'accouchement de A.________ survenu le 29 avril 2002. Statuant sur recours de X.________ S.A., la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal neuchâtelois a, par arrêt du 18 août 2004, cassé le jugement entrepris et, statuant au fond, elle a condamné X.________ S.A. à payer à A.________ la somme de 22'701 fr. brut. Tout en confirmant la position du Tribunal de prud'hommes sur le fond, la Cour de cassation a considéré que la Caisse Z.________ ne pouvait que formuler une intervention limitée au sens de la procédure civile cantonale, de sorte qu'aucun montant ne pouvait lui être alloué directement, le tout revenant à A.________.