Citation: 7B_512/2023 E. 3.1

3.1. Ce grief se révèle fondé: Une décision rendue en violation du droit d'être entendu d'une partie (art. 29 al. 2 Cst.) est toujours entachée d'une erreur de droit, raison pour laquelle sa contestation est en principe justifiée. Si, comme en l'espèce, l'instance de recours remédie exceptionnellement à ce vice, elle statue en fait à la place du Ministère public. Ce n'est que par sa décision que le droit à une décision formellement correcte est satisfait. Si le recours n'a toutefois pas de succès sur le fond et que le tribunal de recours rend une nouvelle décision, les frais de la procédure de recours doivent être supportés par l'État, car le recourant n'a pas causé ces frais (cf. arrêt 1B_22/2012 du 11 mai 2012 consid. 3.3; LORENZ KNEUBÜHLER, Gehörsverletzung und Heilung, in ZBl 3/1998, p. 97 ss, spéc. p. 116); la réparation du vice doit également être prise en compte dans le cadre de l'indemnisation (PATRICK GUIDON, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung/Jugendstrafprozessordnung, 3e éd. 2023, n° 6a ad art. 397), ce que la cour cantonale a omis à tort.