Citation: 6B_585/2012 E. 1.3

1.3. Sur le plan subjectif, la recourante a expliqué devant les instances cantonales avoir fait la connaissance de A.________ en fin d'année 2010. Il lui avait expliqué résider à Paris où il était représentant d'une société agroalimentaire. Le 17 janvier 2011, elle avait satisfait à la demande de celui-ci en le conduisant de la gare d'Annemasse à celle de Genève, via la douane de Fossard. A Plainpalais, il lui avait demandé de l'emmener à Blandonnet où il devait rencontrer des amis. Elle avait stationné le véhicule dans le parking d'un centre commercial avant de se rendre aux cabinets. A son retour, A.________ se trouvait en compagnie d'un inconnu, qu'elle avait déposé quelques centaines de mètres de là. A.________ et elle-même s'étaient ensuite rendus à la gare de Cornavin où ils avaient été interpellés. Elle a précisé qu'il lui était déjà arrivé de servir de chauffeur à A.________ en l'emmenant à la gare au cours des mois de novembre et décembre 2010, ainsi que le 12 janvier 2011. Comme il était son petit-ami, elle l'avait également accompagné lors de plusieurs voyages à Berne le 11 décembre, Bâle du 15 au 16 décembre et Bienne le 19 décembre 2010, où elle s'était également déjà rendue par elle-même y visiter des amis. A.________ avait pris en charge ses frais de déplacement et d'hébergement. En cas de besoin, il lui était également arrivé de lui prêter assistance. Ainsi, lui avait-il offert un voyage au Cameroun où elle s'était rendue en décembre 2010. Le 11 janvier 2011, il lui avait remis 1500 francs, dont le solde de 1'190 fr. 40 avait été saisi sur elle lors de son interpellation. Se limitant à lui servir de chauffeur, elle ignorait que A.________ s'adonnait au trafic de stupéfiants.