Citation: 4A_445/2021 E. 7.1.1

7.1.1. Le 26 novembre 2008, l'avocat a ainsi fait appel à G.________, avocat à Paris (ci-après: le premier avocat parisien). Il l'a notamment informé que, selon un carnet bancaire tenu à l'époque par la défunte et que le client avait retrouvé, celle-ci avait gratifié D.________ et sa fille de montants importants. L'avocat ayant demandé des nouvelles de ce dossier au premier avocat parisien le 26 mai 2010, celui-ci lui a répondu qu' " il [lui] appara[issait] pour le moins difficile d'envisager une action à l'encontre de D.________ ", en tant qu'une action pénale fondée sur l'abus de faiblesse ne peut être engagée que par la victime directe et qu'une action en responsabilité nécessite de justifier de l'existence d'un préjudice subi par la faute de D.________. Or, ce préjudice ne ressortait pas, selon le premier avocat parisien, des pièces fournies par le client, dans la mesure où D.________ n'avait " pas engagé de démarche de nature à altérer ce patrimoine, mais au contraire, [...] a[vait] tout mis en oeuvre pour le faire fructifier et l'enrichir, pensant en être la future légataire ". Le 28 mai 2010, l'avocat a indiqué au client qu'il n'était " guère favorable à cette appréciation ". Le client lui a répondu qu'il ne partageait pas non plus l'appréciation du premier avocat parisien. Le 6 octobre 2010, le premier avocat parisien a de nouveau indiqué à l'avocat qu'il lui apparaissait difficile d'envisager une procédure pénale ou civile à l'encontre de D.________ et de son ancienne employeuse.