Citation: 5A_66/2022 E. 3.4.1

3.4.1. L'on retient du rapport d'expertise que, pour préserver les progrès qu'elle avait accomplis ces derniers mois, la fille des parties devait bénéficier d'un lien " sécure " et stable avec chacun de ses parents. Il était indispensable de lui permettre de s'ancrer, de bénéficier d'un unique lieu de vie, seule cette stabilité pouvant lui permettre de poursuivre son évolution. Sans cela, le risque d'une aggravation de ses troubles dits de l'attachement était très important. L'accès de l'enfant à ses deux parents était indispensable, mais la qualité et la régularité devaient primer, l'experte relevant qu'être équitable en quantité était utopique et ne correspondait pas aux besoins de l'enfant. Ces considérations ont cependant été formulées dans le contexte des modalités de garde, auxquelles l'essentiel de l'expertise était consacré. Lorsque celle-ci a été réalisée, la garde de l'enfant était alternée; alors non scolarisée, la fille des parties passait d'un lieu de vie à l'autre durant la semaine, fréquentait deux structures d'accueil différentes et devait ainsi sans cesse s'adapter, ce qui n'était pas conforme à son intérêt; une stabilité et un point d'ancrage était ainsi absolument nécessaire. La nécessité de la stabilité et de la régularité du droit de visite a également été soulignée par l'experte, sans toutefois plus de développements. Celle-ci a simplement préconisé d'organiser son exercice en tenant compte de l'âge de l'enfant, précisant, entre parenthèse, le week-end, le mercredi à quinzaine éventuellement et des vacances d'une semaine au début.