Citation: 6A.20/2003 02.05.2003 E. 2

Le recourant se plaint, en premier lieu, de la partialité de M. Y.________, juge de la Cour de cassation cantonale. En effet, celui-ci serait le président de la Fondation vaudoise de probation et, à ce titre, le supérieur du directeur de la ladite Fondation, qui serait membre de la Commission de libération. 2.1 Selon l'art. 30 al. 1 Cst., toute personne dont la cause doit être jugée dans une procédure judiciaire a droit à ce que sa cause soit portée devant un tribunal établi par la loi, compétent, indépendant et impartial. Cette garantie permet d'exiger la récusation d'un juge dont la situation et le comportement sont de nature à faire naître un doute sur son impartialité (ATF 126 I 68 consid. 3a p. 73); elle tend notamment à éviter que des circonstances extérieures à la cause ne puissent influencer le jugement en faveur ou au détriment d'une partie. 2.2 Selon une jurisprudence constante, le motif de récusation doit être invoqué dès que possible, à défaut de quoi le plaideur est réputé avoir tacitement renoncé à s'en prévaloir (ATF 119 Ia 221 consid. 5a p. 228 s.). En particulier, il est contraire à la bonne foi d'attendre l'issue d'une procédure pour tirer ensuite argument, à l'occasion d'un recours, de la composition incorrecte de l'autorité qui a statué, alors que le motif de récusation était déjà connu auparavant (ATF 124 I 121 consid. 2 p. 122 s.; 119 Ia 221 consid. 5a p. 228 s.). En l'espèce, M. Y.________ était déjà membre de la Cour de cassation cantonale lors du premier arrêt, et le recourant ne s'en était alors pas plaint. Son grief est dès lors tardif. A cela s'ajoute que la relation invoquée par le recourant ne saurait suffire, en soi, pour donner l'apparence de prévention et faire naître la méfiance sur son impartialité. Infondé, le grief du recourant doit dès lors être rejeté.