Citation: 1C_443/2020 E. 6.2

6.2. Les recourants font d'abord valoir qu'une modification sensible des circonstances ne serait pas démontrée en l'espèce. A cet égard, le Tribunal cantonal, à l'instar du Conseil d'État, a considéré que la planification remontait, au moment de la mise à l'enquête en mars 2016, à 18 ans, soit plus que l'horizon de planification prévu à l'art. 15 LAT; à elle seule cette circonstance justifiait un réexamen de la planification. Les juges cantonaux ont ajouté que d'après le rapport selon l'art. 47 OAT le changement climatique induira un décalage d'un mois sur les précipitations et le déstockage de l'eau s'amorcera plus tôt et de manière plus subite: on y lit que ce phénomène doit être compensé par une augmentation de la réserve équivalente aux besoins d'environ un mois de consommation, estimés à 230'000 m³. L'instance précédente en a déduit, à bon droit, que l'intérêt d'adapter le PAZ, en vue de rehausser la digue répondait à des besoins nouveaux et avérés en matière d'approvisionnement en eau potable et en eau d'irrigation (voir aussi consid. 5.2). Les recourants ne discutent pas les motifs avancés dans l'arrêt attaqué. Ils se contentent d'affirmer qu'il n'est pas démontré en quoi l'approvisionnement en eau par le rehaussement de la digue litigieuse serait une nécessité, sans exposer concrètement et précisément en quoi et pour quel motif l'appréciation de la cour cantonale serait contraire au droit. Ce faisant, ils ne parviennent pas à prouver en quoi les circonstances au sens de l'art. 21 al. 2 LAT ne se seraient pas modifiées.