Citation: 1B_166/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que le recourant admettait sa participation aux faits survenus le 1er août 2018, même s'il contestait avoir personnellement infligé à la victime les sévices les plus graves. Cela suffit, à ce stade de la procédure, pour constituer un faisceau d'indices suffisant pour justifier un maintien en détention du recourant. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner les griefs du recourant qui portent sur les faits survenus le 21 juillet 2018. En effet, il n'appartient pas au juge de la détention provisoire d'examiner en détail les considérations de fait, pas plus que de faire une appréciation complète des éléments à charge et à décharge; il lui incombe uniquement de vérifier, sous l'angle de la vraisemblance, que le maintien en détention avant jugement repose sur des indices de culpabilité suffisants. C'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera, cas échéant, d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations. Par conséquent, l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il existerait de forts soupçons à l'encontre du prévenu ne viole pas l'art. 221 al. 1 CPP.