Citation: 6S.301/2006 08.11.2006 E. C

Par arrêt du 23 février 2006, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par A.X.________ contre ce jugement, qu'elle a confirmé. Relevant d'une part que ça n'est qu'en raison d'un heureux concours de circonstances indépendant de la volonté de l'accusé que les policiers n'ont pas perdu la vie et d'autre part que ses actes ont non seulement provoqué des lésions physiques mais également de graves séquelles psychiques chez leurs victimes, la cour cantonale a considéré qu'il n'était pas arbitraire d'admettre que la réduction de peine due au fait qu'on avait affaire à un crime manqué ne devait être que modeste. Par ailleurs, la cour cantonale a estimé que le dol éventuel avait été pris en considération en tant que circonstance atténuante par le tribunal de première instance puisqu'il ressort clairement de son jugement qu'il tenait compte de la personnalité fruste de l'accusé et de la nécessité de relativiser sa culpabilité de ce fait, dès lors qu'elle le laissait particulièrement démuni pour résoudre des difficultés et, partant, éviter la commission d'infractions. Au surplus, la cour cantonale a jugé qu'on ne pouvait reprocher à l'autorité de première instance de n'avoir pas fait état des regrets exprimés par l'accusé, qui apparaissaient comme des regrets d'opportunité et que la peine, qui avait été fixée en prenant en considération l'ensemble des éléments nécessaires, n'était pas arbitraire compte tenu de la gravité des infractions commises.