Citation: 4A_150/2022 E. 5.1

5.1. Le recourant soutient que la violation de son devoir dans l'instrumentation d'un acte de vente nul n'était pas la cause du dommage subi par la venderesse. Selon le recourant, le dommage de la venderesse, à savoir les frais et dépens auxquels elle a été condamnée à l'issue de son procès en exécution du contrat, ainsi que les intérêts qu'elle a été condamnée à payer sur l'avance payée par l'acquéresse, aurait de toute façon existé du fait du procès, dès lors que l'acquéresse invoquait également son vice du consentement. Selon le recourant, forte de cet argument, l'acquéresse aurait tout aussi bien obtenu gain de cause à son procès si le contrat authentique avait été valide, et la venderesse aurait de toute façon supporté ses frais, dépens et intérêts. Ainsi, selon le recourant, même s'il n'avait pas instrumenté un acte nul et avait correctement informé les parties de l'impossibilité de tenir les délais de la vente, l'acquéresse serait parvenue à invalider le contrat pour un autre motif. Le recourant soutient que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a retenu l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre sa faute et le dommage de la venderesse. Selon lui, la cour cantonale aurait dû retenir que, dès le 24 octobre 2008, l'acquéresse n'avait plus l'intention d'acquérir la parcelle, et voulait se départir du contrat, si bien que la nullité de l'acte devait être reléguée au second plan dans son rôle sur le sort des frais et dépens du procès, de même que sur les intérêts du montant que la venderesse a été condamnée à payer.