Citation: 5A_1040/2021 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, force est d'emblée de constater que le recourant, qui concentre sa critique exclusivement sur une question relevant du fait, soit celle de savoir s'il a ou non rendu vraisemblable in casu sa solvabilité, perd de vue qu'il lui appartenait de démontrer l'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves opérées par la cour cantonale au moyen d'une critique répondant aux exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 3.1.2 i.f.). Son grief de violation de l'art. 174 al. 2 LP (recours, ch. I p. 4-7) est partant en tant que tel inopérant. Il l'est d'autant plus qu'il s'avère qu'il ne consiste en définitive qu'à opposer, sur un mode purement appellatoire, la propre appréciation des preuves du recourant à celle de la cour cantonale. Quant au moyen que le recourant tire expressément d'une violation de l'art. 9 Cst. (recours, ch. II p. 7-9), il n'emporte pas non plus la conviction d'une appréciation arbitraire des preuves. Le recourant estime que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant qu'il semblait ne plus disposer de son chiffre d'affaires annuel étant donné qu'il avait sollicité un prêt à son amie C.________ et une augmentation de son prêt hypothécaire auprès de la Banque D.________. Serait également arbitraire selon lui le fait de n'avoir retenu que l'existence de simples promesses de C.________ et de la Banque D.________, alors que, comme cela ressortait des pièces produites, il avait obtenu de " vrais engagements clairs et non interprétables " pour qu'il puisse honorer toutes ses dettes échues. Ce faisant, le recourant ne s'attaque pas aux constatations, pourtant décisives, de la cour cantonale sur l'état de ses poursuites, dont il a été constaté que plusieurs se trouvent au stade de la commination de faillite ou de la saisie. Or, dans la mesure où le recourant ne prétend pas avoir prouvé par titre qu'une des hypothèses indiquées à l'art. 174 al. 2 ch. 1 à 3 LP était réalisée à l'égard de dites poursuites, ce seul fait permet d'exclure sans arbitraire la vraisemblance de la solvabilité (cf. arrêt 5A_640/2011 du 4 janvier 2012 consid. 3.3 i.f.; cf. aussi supra consid. 3.1.2). Autant que recevable, la critique du recourant tombe à faux.