Citation: 9C_323/2022 E. 3.3

3.3. santésuisse, qui recourt en son nom, n'a pas participé à la procédure antérieure qui a abouti à l'arrêt du 8 avril 2022. Certes, avec d'autres partenaires, la recourante avait donné à titre individuel procuration à M e Francioli, le 2 juillet 2021, afin de la représenter et de défendre ses intérêts dans le cadre de la contestation, par la clinique et le docteur B.________, des décisions de PaKoDig des 9 décembre 2020 et 31 mars 2021. Toutefois, le "recours" du 19 mai 2021 avait été dirigé par la clinique et le docteur B.________ contre la décision de la Commission PaKoDig TARMED du 31 mars 2021 et l'arrêt attaqué a été rendu dans le cause opposant les prénommés, et non contre santésuisse. On ne saurait par conséquent retenir que santésuisse avait pris part à la procédure devant l'autorité précédente (cf. art. 89 al. 1 let. a LTF). Par ailleurs, on ne voit pas en quoi santésuisse serait particulièrement atteinte par les points de la décision qu'elle conteste et qui ne la lie pas, puisqu'elle n'était pas partie à ce procès. Pour ce motif, elle n'est pas fondée à critiquer le mode de répartition des dépens fixé par la juridiction arbitrale (ch. 4 du dispositif de l'arrêt attaqué). Quant aux frais de cette procédure et à l'émolument de justice en cause, ils n'ont pas été mis à la charge de santésuisse, mais à celle de la partie défenderesse mentionnée dans le rubrum de l'arrêt, soit PaKoDig TARMED (ch. 3 du dispositif); la recourante n'a donc pas d'intérêt à les contester car elle ne pourra pas être contrainte à les payer en tout ou partie, indépendamment du fait que PaKoDig dispose ou non de la personnalité juridique et d'un financement propre (cf. art. 89 al. 1 let. b et c LTF).