Citation: 8C_817/2021 E. 6.3

6.3. En l'espèce, il résulte des faits constatés sans arbitraire par la cour cantonale que l'activité principale des infirmiers-ères en santé du travail diverge sensiblement de celle des CIP. Selon les descriptions de poste, l'activité principale de la recourante consiste en des prestations d'infirmier-ère, soit "promouvoir et maintenir la santé et le bien-être physique, mental et social des collaborateurs-trices au degré le plus élevé possible" et "participer à la prévention de maladies en lien avec l'activité professionnelle", tandis que l'activité principale des CIP porte sur l'insertion et l'orientation professionnelles, soit "accompagner le retour au travail des collaborateurs-trices, après une absence de longue durée, en optimisant le maintien en emploi et/ou favoriser leur réinsertion professionnelle par leur intégration dans le processus de la Cellule d'insertion professionnelle, tout en assurant la coordination avec les divers acteurs concernés et tout en développant le réseau de prise en charge". En outre, seules 20 % des tâches de la recourante sont analogues à celles des CIP et elles n'intègrent pas l'ensemble des missions, buts et responsabilités de ceux-ci. En tant qu'elle soutient que ses tâches couvriraient l'ensemble du cahier des charges des CIP et qu'elle assumerait, en sus, des tâches supplémentaires, la recourante, qui s'écarte de manière purement appellatoire et donc irrecevable (cf. consid. 2.1 supra) des faits retenus par l'autorité précédente, ne peut pas être suivie. Malgré certaines attributions communes, les fonctions d'infirmier-ère en santé du travail et de CIP sont ainsi très différentes. Pour le reste, la distinction salariale entre ces deux fonctions repose sur des motifs objectifs, à savoir des compétences et exigences accrues - mises en évidence au moyen d'un système de notation détaillé de plusieurs critères secondaires - concernant le profil des CIP. Le grief de la recourante est donc infondé.