Citation: 4A_304/2014 E. A

A.B.________ et B.B.________ ont cédé à A.________ l'usage d'une villa à Genève, par contrat de bail du 30 juillet 2004 prenant effet le 1er août 2004. Le locataire était alors conseiller commercial à la Représentation permanente de la République C.________ auprès des Nations Unies. Le 26 août 2004, l'attaché financier de la Représentation a établi et signé un "certificat de prise en charge" attestant que le loyer était pris en charge par le budget du Service commercial de la Représentation; un exemplaire a été transmis aux bailleurs. Le montant du loyer et des charges a été fixé en dernier lieu à 5'000 fr. par mois. Par avis comminatoires du 5 juin 2013, les bailleurs ont mis le locataire et son épouse en demeure de régler dans les trente jours les loyers afférents aux mois de septembre 2012 à juin 2013, sous menace de résiliation (art. 257d CO). Considérant que la somme due n'avait pas été intégralement payée dans le délai, les bailleurs ont, par avis officiels du 18 juillet 2013, résilié le bail pour le 31 août 2013. Le locataire a saisi la Commission de conciliation, soutenant que le congé contrevenait aux règles de la bonne foi dès lors qu'il avait signé le contrat de bail pour répondre aux exigences des bailleurs, la Représentation permanente étant en fait le véritable cocontractant qui s'était engagé au paiement du loyer; la procédure est pendante.