Citation: 5A_1035/2021 E. 4.1

4.1. La Cour de justice a admis que le recourant avait démontré avoir été engagé à mi-temps comme conseil en personnel et apporteur d'affaires et avoir, en cette qualité, perçu un salaire moyen net de 1'956 fr. par mois. Elle a toutefois considéré que le recourant n'avait produit aucune pièce permettant de retenir qu'il avait effectué des recherches d'emploi en vue de travailler à plein temps ou de trouver un poste mieux rémunéré. Il n'avait ainsi pas justifié, même sous l'angle de la vraisemblance, avoir entrepris toutes les démarches que l'on pouvait attendre de lui pour exploiter au mieux sa capacité de travail s'il avait, comme il l'explique, momentanément cessé d'exploiter ses diverses sociétés. Les revenus qu'il tirait de l'exploitation de ses sociétés avant la séparation des parties, la confusion qu'il entretenait dans les comptes de ses diverses sociétés, les explications qu'il avait fournies pour justifier le maintien desdites sociétés en activité, l'emploi salarié qu'il occupait depuis le 3 août 2020 et l'absence de toute justification de recherches d'emploi qui se seraient révélées infructueuses ne permettaient ainsi pas de retenir que le salaire qu'il percevait dans le cadre de son activité salariée d'apporteur d'affaires à mi-temps constituait son seul revenu. Elle a considéré que ces circonstances n'étaient pas de nature à la convaincre que les revenus du recourant avaient effectivement diminué au point qu'il ne serait plus à même de contribuer à l'entretien de ses enfants dans la mesure retenue par le juge des mesures protectrices de l'union conjugale jusqu'au terme de la procédure en divorce.