Citation: 6B_1059/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a condamné le recourant pour mise en danger de la vie d'autrui au sens de l'art. 129 CP. Elle a retenu que dès sa première audition, l'intimée avait expliqué que sa tête avait commencé à tourner vers la fin des étranglements, que cela l'avait fait paniquer et qu'elle s'était alors débattue fortement. Ce n'était que bien plus tard qu'elle avait confirmé, sur question expresse, qu'elle avait eu mal à la gorge et que sa voix était restée rauque durant plusieurs jours. Sa mère avait par ailleurs dit avoir vu un bleu assez gros sur le côté du cou de sa fille. Figurait en outre au dossier une photographie d'un érythème en ligne le long du cou de l'intimée, qui donnait l'impression qu'elle avait été irritée par le frottement de quelque chose (tel qu'un collier ou un col de vêtement), ce qui supposait une pression importante. Là encore, le recourant, qui avait d'abord tout contesté puis admis une seule occurrence de strangulation, mais très brève, minimisait les faits. Pour la cour cantonale, ces éléments suffisaient pour retenir qu'il y avait eu au moins une fois danger de mort. En effet, avoir la tête qui tourne et paniquer paraît suffisamment intense pour qu'existe le risque de réflexe cardio-inhibiteur. Le recourant devait être conscient du risque d'une strangulation. Selon l'intimée, lors de leurs ébats sexuels, il ne serrait pas aussi fort ni longtemps, le recourant admettait d'ailleurs qu'il la saisissait par le cou lors de leurs rapports sexuels.