Citation: 6B_1490/2021 E. 3.1

3.1. Concernant la condamnation pour faux dans les certificats, la cour cantonale a relevé que le recourant avait utilisé la même filière pour Mme B.________ et sa famille que celle qu'il avait utilisé e lui-même auparavant ( intermédiaire prénommé C.________ et versement d'une somme de 50'000 euros), pour obtenir frauduleusement les documents d'identité hongrois. Elle a jugé qu'il n'était pas décisif de déterminer s'il avait su "cette fois-ci" s'il s'agissait de faux matériels, dès lors qu'il savait pertinemment que B.________, son compagnon de l'époque et son fils n'avaient pas la moindre origine hongroise, ne parlaient pas un mot de cette langue et ne s'étaient pas rendus en Hongrie pour l'enregistrement de données biométriques et la prestation de serment. Selon la cour cantonale, ce contexte impliquait forcément que les documents étaient matériellement faux ou délivrés frauduleusement et constituaient à tout le moins des faux intellectuels. Elle a considéré qu'en proposant ce service illicite, en passant la commande des faux certificats, en transmettant l'argent nécessaire à leur confection et en les livrant tout en étant rémunéré, le recourant avait agi comme coauteur de l'infraction à l'art. 252 CP. Concernant la condamnation pour complicité de comportement frauduleux envers les autorités (art. 118 LEI cum art. 25 CP), la cour cantonale a retenu que le recourant connaissait la finalité des faux certificats hongrois de la famille en question, puisqu'il s'était servi lui-même d'un tel procédé pour acquérir son permis de séjour en Suisse.