Citation: 8C_309/2015 E. 6.1

6.1. Par un moyen subsidiaire, la recourante soutient que dans tous les cas la suspension du droit à l'indemnité pouvait être prononcée après l'écoulement du délai de six mois, dans la mesure où elle avait préalablement suspendu le versement des indemnités pendant le délai. Elle se prévaut de la pratique consistant à suspendre provisoirement le droit à l'indemnité de chômage, lorsqu'il existe des indices clairs de chômage fautif (cf. arrêt C 290/97 du 5 février 1998 consid. 5, in DTA 1999 p. 36; voir cependant arrêt C 325/01 du 21 janvier 2003). A ce propos, elle produit les décomptes de prestations pour les mois de février à mai 2014 et soutient que les juges cantonaux ont violé l'art. 61 let. c LPGA en se contentant de retenir que rien n'était allégué ni établi à ce sujet. La juridiction cantonale devait, selon la recourante, instruire d'office les faits en relation avec cette question. Aussi la recourante demande-t-elle que l'état de fait - qu'elle qualifie de manifestement inexacte - soit complété dans ce sens.