Citation: 6B_612/2018 E. 2.5

2.5. Le recourant prétend ensuite que son expulsion constituerait un "cas de rigueur", par quoi l'on comprend qu'il aurait souhaité voir la cour cantonale renoncer, sur la base de l'art. 66a al. 2 CP, à ordonner une telle mesure. L'autorité précédente a estimé qu'une expulsion du recourant ne le placerait pas dans une situation personnelle grave. Dans le cadre de son examen, elle a considéré les éléments pertinents à cet égard, soit les infractions commises, l'intégration, la situation personnelle - notamment la présence de son amie et d'un frère en Suisse -, sociale et professionnelle de l'intéressé, en Suisse et dans le pays de destination. L'autorité a en outre tenu compte de la situation médicale du recourant et de la possibilité qu'il aurait de se faire soigner dans son pays. Ces paramètres sont tous adéquats pour examiner une éventuelle application de l'art. 66a al. 2 CP (cf. arrêts 6B_706/2018 précité consid. 2.5; 6B_1286/2017 du 11 avril 2018 consid. 1.2 et 1.3). On ne voit pas, en l'occurrence, en quoi une expulsion pourrait mettre le recourant dans une situation personnelle grave, ni dans quelle mesure les intérêts privés de ce dernier à demeurer en Suisse l'emporteraient sur les intérêts publics à cette mesure, de sorte qu'une éventuelle application de l'art. 66a al. 2 CP n'entrait pas en ligne de compte. Le recourant soutient que son expulsion l'empêcherait de suivre efficacement les procédures civile et pénale auxquelles il est partie. Cette argumentation, pour autant que l'on puisse la rattacher à l'art. 66a CP et en particulier à une éventuelle application de son al. 2, s'avère appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, on ne voit pas ce qui empêcherait le recourant de requérir, cas échéant, un sauf-conduit afin de se présenter à une éventuelle audience.