Citation: 6B_146/2016 E. 3.2

3.2. En l'état la question de savoir si l'alcoolémie de la recourante le 29 mai 2014 était celle constatée par le test d'éthylomètre (2,78 g 0/00) ou était supérieure comme l'affirme la recourante de manière non convaincante peut rester ouverte. La recourante, qui n'a pas soutenu ne se souvenir de rien, n'a pas qualifié son comportement d'inhabituel, aberrant ou incompréhensible. Elle avait déjà eu affaire à la police pour des abus de consommation de stupéfiants et leurs conséquences (cf. pièce 14 citée par le jugement entrepris où elle reconnaît des antécédents de consommation de stupéfiants sur la voie publique et de chute d'un mur et condamnation pour trouble à l'ordre public). Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait constater sans arbitraire qu'en buvant de l'alcool de manière excessive - la recourante soutenant qu'une alcoolémie supérieure à 2,78 g 0/00 aurait dû être retenue - la recourante savait qu'elle pouvait avoir des comportements inadéquats du type de celui adopté le 29 mai 2014. Dans ces conditions, retenir que la recourante avait à tout le moins par dol éventuel accepté la possibilité de commettre l'infraction et donc lui opposer l'art. 19 al. 4 CP, rendant inapplicable les al. 1 et 2 de cette disposition, ne prête pas flanc à la critique. Le grief de violation de l'art. 19 CP est ainsi infondé.