Citation: C 269/99 20.03.2000 E. 5

5.- L'argumentation du recourant n'est pas pertinente. Il est établi qu'il était à nouveau pleinement apte au tra- vail à partir du 1er août 1997 pour des travaux légers, sur accord médical (certificat du docteur Z.________ du 25 août 1997). Dès août 1997, il a effectué des recherches d'emploi par téléphone, en moyenne huit par mois. Celles-ci étaient donc insuffisantes et il a ainsi violé son obligation de diminuer le dommage (art. 17 al. 1 LACI). Pour que son aptitude au placement pût être niée à partir du 1er juin 1998, encore fallait-il, toutefois, qu'il existât une ou des circonstances particulières per- mettant de conclure à un manque de disponibilité en raison de ses recherches d'emploi insuffisantes (DTA 1996/1997 no 8 p. 31 consid. 3 et no 19 p. 101 consid. 3b). Tel est précisément le cas en l'espèce. En effet, au moment déterminant, soit lors de la décision administrative litigieuse du 27 juillet 1998, le recourant, qui avait été opéré le 9 février 1998, était à nouveau pleinement apte au travail depuis le 14 février 1998 (certificat médical du docteur Z.________ du 24 février 1998). Il n'était donc pas handicapé au sens de l'art. 15 al. 2 LACI (DTA 1999 no 19 p. 106 consid. 2). Qu'il ait continué ses recherches d'em- ploi par téléphone, certes dans le but d'inciter un em- ployeur potentiel à créer un poste de travail adapté comme acheteur ou autre (recours cantonal du 13 août 1998), est donc un indice qu'il n'était pas disposé à accepter un tra- vail convenable, mais qu'il cherchait en réalité à pro- voquer la création d'un emploi à sa convenance. C'est là une circonstance particulière permettant de conclure à un manque de disponibilité. Le recours est mal fondé.