Citation: 6B_331/2009 13.11.2009 E. 4

Le recourant conteste les indices retenus pour corroborer les déclarations de A.A.________. Il estime que les aveux du jeune homme ainsi que le témoignage de E.________ et des autres protagonistes ne sauraient constituer des indices à charge. 4.1 La Cour de cassation a admis la crédibilité de A.A.________ non seulement en se basant sur les déclarations de celui-ci, mais également en se fondant sur les éléments extérieurs suivants. Premièrement, les déclarations initiales de la victime ont été confirmées par les allégations d'autres protagonistes, qui, après avoir nié, ont finalement admis le caractère sexuel des activités qui étaient proposées aux jeunes par le recourant. Deuxièmement, la conviction selon laquelle A.A.________ n'avait pas menti était aussi renforcée par la déposition de l'inspecteur qui avait procédé à son audition. Troisièmement, le recourant a reconnu avoir eu des contacts sexuels avec A.A.________ dont il a admis qu'il avait fait la connaissance en 1998. De plus, il a déclaré, à l'instruction, ne jamais avoir caché son homosexualité, ni que, si les jeunes qu'il avait rencontrés le souhaitaient, il était prêt à entretenir des relations sexuelles avec eux. Il a également précisé que lorsqu'il avait connu ces jeunes, il savait qu'ils allaient à l'école, à savoir qu'ils étaient au cycle d'orientation. A l'audience, il a ajouté qu'il ne demandait pas leur âge aux jeunes qui venaient chez lui. Quatrièmement, divers témoignages confirmaient l'existence d'un rapport sexuel entre la victime et le recourant; ainsi, E.________ n'avait eu de cesse d'affirmer, tant à la police qu'au juge d'instruction, le caractère sexuel de la relation que A.A.________, alors âgé de 14 ans, entretenait avec le recourant; il avait confirmé ce fait lors de l'audience de jugement; F.________ avait également déclaré, tant à l'instruction que lors des débats, « s'être douté de quelque chose » s'agissant des relations entre la victime et le recourant; C.________ avait confirmé qu'il fréquentait le cycle d'orientation au moment où il avait rencontré le recourant qui lui avait proposé 100 fr. pour le masturber ou se laisser faire une fellation; il avait précisé avoir connu le recourant par l'intermédiaire de A.A.________ dont il se doutait qu'il entretenait des relations sexuelles avec l'accusé; enfin, B.A.________ avait lui aussi confirmé la réalité des rapports sexuels entre son frère et l'intéressé (cf. arrêt p. 10 ss; jugement p. 14 ss). La Cour correctionnelle a également considéré que les affirmations de A.A.________ proclamant qu'il n'avait pas menti étaient confortées par le jugement porté par sa mère et son ami B.________, pourtant peu porté à la flatterie (cf. jugement p. 16). 4.2 Le recourant procède à sa propre appréciation de ses déclarations ainsi que de celles de E.________, F.________, C.________, B.A.________ et autres proches de la victime. Sa motivation ne va toutefois pas au-delà d'une plaidoirie appellatoire. On y cherche en vain une démonstration, conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, d'une appréciation absolument inadmissible des preuves par les juges cantonaux. Le recourant perd manifestement de vue la notion d'arbitraire, telle que définie ci-dessus (cf. supra consid. 1.1.1), ainsi que le fait que le Tribunal fédéral n'est pas une juridiction d'appel, l'arbitraire prétendu d'une décision devant être démontré de manière substantiée, sous peine d'irrecevabilité. La simple rediscussion de l'appréciation des preuves à laquelle il se livre ne suffit pas à faire admettre l'arbitraire qu'il allègue. Le grief est par conséquent irrecevable.