Citation: 6B_1098/2023 E. B

Statuant le 9 mai 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement précité. Cette condamnation repose, en bref, sur les faits suivants. B.a. Depuis les années 2018-2019, A.________, vétérinaire, était en charge du suivi du cheval "B.________", propriété de C.________. Le 13 janvier 2020, une autre vétérinaire, la Dresse D.________, a été contactée en urgence par C.________ pour radiographier un autre de ses chevaux. À cette occasion, en quittant les écuries de l'exploitation à V.________, la vétérinaire a aperçu "B.________" et a rendu la propriétaire attentive à une suspicion de syndrome de Cushing (trouble endocrinien affectant les chevaux généralement au-delà de quinze ans, lié au développement excessif d'une partie de la glande hypophysaire située à la base du cerveau). Informé de ce qui précède, A.________ n'a pas entrepris les investigations nécessaires pour confirmer ou infirmer les soupçons de sa consoeur et s'est obstiné à utiliser une approche homéopathique pour poser un diagnostic médical (fourbure légère) et établir un protocole de traitement pour "B.________". Son approche contrastait fortement avec la procédure recommandée par la médecine conventionnelle, consistant en un traitement spécifique, à savoir le "pergolide". Au mois de juin 2020, A.________ a sollicité l'assistance d'un second confrère, le Dr E.________, pour effectuer des radiographies afin d'évaluer l'état des membres antérieurs de "B.________" ensuite du diagnostic de fourbure posé en mai 2020. Ce troisième vétérinaire a décidé d'effectuer une prise de sang afin d'exclure ou de confirmer le syndrome de Cushing et son analyse a confirmé la pathologie. || a préconisé une prise en charge médicale urgente selon la médecine traditionnelle, recommandant à A.________ de prendre en considération le bien-être de l'animal dans le choix d'une éventuelle thérapie future. Celui-ci n'a pas donné suite à ces conclusions et a poursuivi son propre protocole. Fin septembre 2020, le cheval déchargeait complètement son membre postérieur gauche (signe de forte douleur). Lors de la consultation réalisée par une quatrième vétérinaire - A.________ n'étant pas atteignable le jour en question -, la Dresse F.________ a décrit un cheval en forte souffrance, avec des signes de douleur aux quatre membres et une difficulté à se déplacer. Le test effectué a confirmé le diagnostic de syndrome de Cushing. Vu le pronostic très défavorable, "B.________" a été euthanasié le lendemain, soit le 1 er octobre 2020. Le 25 octobre 2021, le vétérinaire cantonal a dénoncé A.________. B.b. A.________ est né en 1963 à U.________ (Italie). En Suisse depuis 1992, il a effectué ses études de médecine vétérinaire en Italie et les a complétées par un doctorat en Suisse dans le canton de Berne durant trois ans auprès de la clinique équine. Il est vétérinaire diplômé. Il travaille à plein temps et exploite, sous la forme d'une entreprise individuelle, le Cabinet vétérinaire "H.________" situé à W.________. || y exerce seul en tant que vétérinaire et a une employée qui est assistante en médecine vétérinaire. Il a déclaré un bénéfice annuel d'environ 45'000 fr. et des charges mensuelles comprenant les intérêts hypothécaires de son bien immobilier par 1'050 fr. ainsi que son assurance-maladie et celle de sa fille - qui a terminé des études de droit et vit encore chez lui - par 1'500 francs. Son casier judiciaire suisse est vierge.