Citation: 9C_295/2020 E. 4

Les juges cantonaux ont comparé la situation qui prévalait en décembre 2015 (époque de la dernière décision reposant sur un examen matériel du droit à la rente et une comparaison des revenus) avec celle qui existait en avril 2018. A la lumière du rapport de la doctoresse B.________ du 29 janvier 2018, ils ont constaté que les cervico-brachialgies et les pathologies arthrosiques au niveau des épaules restreignaient toujours le recourant dans les activités lourdes, avec les bras au-dessus de l'horizontale ou encore avec des mouvements répétitifs des bras. Une éventuelle coronaropathie n'entraînait toutefois pas de limitations fonctionnelles supplémentaires. En revanche, la juridiction cantonale a retenu que l'état de santé psychique, qui avait conduit le Service médical régional (SMR) à retenir une incapacité totale de travail en 2015, avait connu une évolution favorable depuis cette époque, ce qui justifiait de procéder à une nouvelle évaluation de la capacité de travail médico-théorique. En effet, la doctoresse B.________ n'avait mentionné aucun problème psychique dans son rapport du 29 janvier 2018, et le Centre de compétences en psychiatrie et psychothérapie à U.________ (ci-après: CCPP) avait indiqué que le recourant avait mis un terme à son suivi en juin 2015 (cf. courrier du 26 juillet 2017). A défaut de diagnostic psychiatrique évoqué par le médecin traitant et en l'absence de suivi psychiatrique, la juridiction cantonale a considéré que l'intimé n'avait aucune raison de mettre en oeuvre une expertise psychiatrique pour faire préciser un diagnostic inexistant par de plus amples mesures d'instructions.