Citation: 1B_152/2007 20.08.2007 E. A

A.________, ressortissant tunisien né le 13 septembre 1986, est venu à Genève en mars 2007 pour y suivre les cours de l'Ecole Hôtelière. Le 16 avril 2007, il s'est rendu à un apéritif organisé par cet établissement. Il y a retrouvé B.________, un camarade avec lequel il avait sympathisé à son arrivée. Selon ses dires, A.________ a bu cinq verres de Martini. Il s'est ensuite rendu chez B.________, pour y fumer un joint. Rapidement, A.________ s'est senti mal et a voulu partir. Après avoir emprunté l'ascenseur, il a inopinément serré le cou de B.________ et l'a mordu. Sur le pallier d'un des appartements, il a croisé C.________, née le 18 avril 1925. Sans raison, il l'a sauvagement agressée, la frappant notamment au visage et la blessant grièvement. Le 18 avril 2007, le juge d'instruction a inculpé A.________ de lésions corporelles graves et a procédé à son arrestation. Il est en détention préventive depuis lors. Une expertise toxicologique du 4 mai 2007 a révélé que les deux prises de sang effectuées le 16 avril 2007 ne mettaient en évidence aucune trace d'alcool. En revanche, les teneurs en THC démontraient que A.________ était sous l'influence du cannabis au moment de la commission des actes. Le 6 mai 2007, le juge d'instruction a confié à un médecin psychiatre le mandat d'établir une expertise aux fins de déterminer l'état de l'inculpé lors de la commission des faits. Le rapport d'expertise a été déposé le 29 juin 2007. L'expert a conclu à l'irresponsabilité de l'auteur. Il a estimé que l'usage d'alcool et de cannabis et les effets qui en avaient résulté avaient eu pour conséquence qu'au moment d'agir, l'expertisé ne possédait aucunement la faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes ni celle de se déterminer d'après cette appréciation.