Citation: 2C_259/2007 13.07.2007 E. 3

3.1 Bien que non qualifié, le présent recours est recevable comme recours en matière de droit public le recourant pouvant, en tant que ressortissant macédonien toujours marié avec une Suissesse, se prévaloir en principe d'un droit à une autorisation de séjour fondé sur l'art. 7 LSEE (art. 82 lettre a LTF et 83 lettre c ch. 2 LTF a contrario). L'acte du recourant est en revanche irrecevable, dans la mesure où il reproche au Tribunal administratif d'avoir procédé à une mauvaise pondération des intérêts en présence lorsqu'il a examiné sa requête sous l'angle de l'art. 4 LSEE. Si l'autorité cantonale peut, dans certaines circonstances, accorder ou prolonger une autorisation de séjour au conjoint étranger, même après dissolution de son mariage, elle statue en effet selon le libre pouvoir d'appréciation dont elle dispose, ce qui exclut la compétence du Tribunal fédéral (ATF 128 II 145 consid. 3.5 p. 155, jurisprudence développée dans le cadre de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, dont la teneur a été reprise par l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF). 3.2 Au regard de l'art. 7 LSEE, le conjoint étranger d'un ressortissant suisse n'a toutefois pas droit à la prolongation de l'autorisation de séjour ou à l'octroi d'une autorisation d'établissement, lorsqu'il se prévaut de son union à des fins abusives, c'est-à dire qu'il se réfère à un mariage qui n'existe plus que formellement dans le seul but de pouvoir demeurer en Suisse. Cette situation est réalisée lorsque l'union conjugale est définitivement rompue et qu'il n'existe plus d'espoir de réconciliation. A cet égard, les causes et les motifs de la rupture ne sont pas déterminants (ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117 et les arrêts cités). Force est de constater qu'en l'espèce, le recourant n'est pas parvenu à démontrer qu'une reprise de la vie commune avec son épouse est envisageable. Il ressort au contraire du dossier qu'après leur mariage, les conjoints n'ont vécu qu'environ deux ans ensemble et qu'ils se sont séparés le 1er avril 2005, sans qu'aucune tentative sérieuse de réconciliation n'ait été mise en oeuvre depuis lors. Le soi-disant dialogue constructif qui devrait offrir une deuxième chance aux époux apparaît ainsi peu crédible après une séparation de plus de deux ans, pendant laquelle chacun des intéressés a admis avoir entretenu une liaison extraconjugale. Dès lors que les époux n'ont aucun intérêt commun, leur désir de se rapprocher pas à pas, pour autant qu'il ne soit pas invoqué pour les besoins de la cause, ne peut être pris en considération. Dans ces circonstances, l'autorité intimée a admis à juste titre que le recourant se prévalait abusivement de son mariage pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour. 3.3 Il s'ensuit que le présent recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 109 LTF, avec suite de frais à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF).