Citation: 5A_336/2017 E. 5.1

5.1. En premier lieu, il se plaint d'une application arbitraire (art. 9 Cst.) de l'art. 315 al. 5 CPC. Il estime qu'à l'inverse de ce qui prévaut pour les mesures prévues par l'art. 261 al. 1 let. b CPC, l'octroi de mesures provisionnelles reposant sur l'art. 276 al. 2 CPC ne suppose pas que le requérant fasse valoir un préjudice irréparable. Il en veut pour preuve qu'en l'espèce, son épouse avait requis des mesures provisionnelles en n'alléguant aucun préjudice de ce type; elle avait simplement fait valoir que les circonstances prévalant au moment de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale avaient changé de manière essentielle et durable. Il en résulterait, d'après le recourant, que la jurisprudence appliquée par la Cour de justice, selon laquelle il s'agit d'effectuer une pesée des intérêts entre les préjudices difficilement réparables des parties, serait totalement inadaptée au cas d'espèce. Dans le second volet de sa critique, sous le titre " de la constatation et de l'appréciation arbitraire (art. 9 Cst.) des faits ", le recourant reproche à la juridiction précédente d'avoir retenu des faits contradictoires, partant, insoutenables: d'une part, il jouirait d'une fortune suffisante pour subvenir à ses besoins durant la procédure d'appel, d'autre part, il n'aurait aucune fortune à disposition, de sorte qu'il se justifierait d'aborder la question de la liquidation des rapports de copropriété entre époux, dont il ressortirait qu'il ne disposerait pas de moyens financiers permettant de rembourser son épouse. Selon lui, ces constatations seraient d'autant plus arbitraires que le montant qui lui est nécessaire pour s'acquitter de ses propres charges durant la procédure d'appel serait plus élevé que celui qu'il devrait éventuellement rembourser à son épouse à l'issue de la procédure d'appel, puisque ses charges auraient augmenté depuis la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale.