Citation: 4C.195/2003 13.11.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours en réforme qui lui sont soumis (ATF 129 III 415 consid. 2.1, 288 consid. 2.1). 1.1 L'arrêt attaqué, qui émane de la cour cantonale et déclare irrecevable l'appel interjeté à l'encontre du jugement de première instance déboutant la demanderesse de toutes ses conclusions, constitue un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ). 1.2 Le litige ayant pour objet, selon les conclusions de la demande, d'obtenir des défendeurs des dommages-intérêts fondés sur l'art. 754 CO pour mauvaise gestion, il s'agit d'une contestation civile (cf. ATF 129 III 415 consid. 2.1; 128 III 250 consid. 1a). Dès lors qu'une action reposant sur cette disposition poursuit principalement un but économique et se fonde sur des droits de nature patrimoniale qui peuvent être évalués en argent, elle a indéniablement un caractère pécuniaire (cf. Corboz, Le recours en réforme au Tribunal fédéral, SJ 2000 II p. 1 ss, 21). La demanderesse ne peut donc manifestement pas être suivie lorsqu'elle soutient que l'affaire ne revêt pas un caractère patrimonial. Compte tenu des montants réclamés en première instance, la valeur litigieuse minimale prévue à l'art. 46 OJ est du reste largement dépassée. 1.3 Lorsque le litige porte sur une contestation de nature pécuniaire, le recourant doit en principe, dans son recours en réforme, présenter des conclusions chiffrées (ATF 121 III 390 consid. 1 p. 392 et les références citées). La demanderesse n'a pas respecté cette exigence. Elle a seulement requis du Tribunal fédéral l'annulation de l'arrêt attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle statue dans le sens des considérants en procédant à divers actes d'instruction. Selon la jurisprudence, l'absence de conclusions chiffrées est admissible au regard de l'art. 55 al. 1 let. b OJ lorsque le Tribunal fédéral, s'il admettait le recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond, faute d'un état de fait suffisant, mais devrait renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour complément d'instruction (cf. ATF 111 II 384 consid. 1 p. 386; 106 II 201 consid. 1 in fine; 103 II 267 consid. 1b p. 270).