Citation: 2C_343/2024 E. 7.2

7.2. Même si les recourants n'ont pas qualité pour agir au fond, ils peuvent se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de leurs droits de partie équivalant à un déni de justice formel, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond ("Star Praxis"; cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 137 II 305 consid. 2). Seuls les griefs de nature formelle qui sont séparés de l'examen de la cause au fond peuvent donc être présentés. La partie recourante ne peut ainsi ni critiquer l'appréciation des preuves ni, au titre de la violation de son droit d'être entendue, se plaindre du refus d'administrer une preuve résultant de l'appréciation anticipée de celle-ci, puisque de tels griefs supposent nécessairement d'examiner, au moins dans une certaine mesure, le fond du litige lui-même (cf. ATF 136 I 323 consid. 1.2; arrêts 2C_81/2024 du 7 février 2024 consid. 5.2; 2C_107/2023 du 25 septembre 2023 consid.1.3.1). En l'occurrence, les recourants dénoncent une violation du droit d'être entendu en lien avec le refus d'audition de témoins qui auraient, selon eux, pu confirmer leur parfaite intégration, ainsi qu'en lien avec le refus d'entendre un expert sur les conséquences traumatiques en cas de retour dans leur pays. Ce grief est indissociable du fond du litige et ne peut donc être examiné dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire. Pour le reste, les recourants se plaignent d'arbitraire (art. 9 Cst.) et d'une violation de l'art. 4 Cst. relatif aux langues nationales, car le recourant parlerait allemand, ce qui devrait être considéré comme suffisant sous l'angle de son intégration. Ces moyens ne peuvent pas être séparés du fond et sont partant irrecevables.