Citation: U 311/02 04.02.2003 E. A

S.________ travaillait comme maçon au service de l'entreprise X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 juillet 1997, alors qu'il se trouvait sur un échafaudage, il perdit l'équilibre et tomba d'une hauteur d'environ 2 mètres. Il fut transporté à l'Hôpital Y.________, où les médecins diagnostiquèrent une fracture multi-fragmentaire à deux étages du tibia droit, ainsi qu'une tendinopathie de la coiffe des rotateurs. La CNA prit en charge le cas. L'évolution, bien que lente, fut considérée comme favorable (voir les rapports des docteurs A.________, chef de clinique adjoint du service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur du Centre hospitalier Z.________, B.________, médecin-conseil de la CNA et C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique), si bien qu'à partir du 15 juillet 1998, la CNA reconnut l'existence d'une capacité de travail de 50 %. L'ablation du matériel d'ostéosynthèse eut lieu le 22 avril 1999. Dans son examen final du 21 juin 1999, le docteur B.________ conclut à une capacité de travail entière dans une activité légère et adaptée; il évalua l'atteinte à l'intégrité à 5 %. Sur cette base et après avoir procédé à une enquête économique, la CNA a accordé à S.________, d'une part, une rente d'invalidité LAA fondée sur une incapacité de gain de 20 % à partir du 1er mai 1999, estimant qu'il pouvait encore réaliser un salaire mensuel de 46'500 fr., et, d'autre part, une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 5 % (décision du 21 juin 2000). Saisie d'une opposition, la CNA l'a écartée dans une nouvelle décision du 13 septembre 2000.