Citation: 8C_117/2009 30.10.2009 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a constaté que la capacité de travail de l'assuré est entière dans toute activité légère et adaptée, à savoir sédentaire ou semi-sédentaire, essentiellement en position assise mais avec possibilité d'alternance, sans port de charges ni travaux lourds, et dans laquelle la marche est limitée aux terrains plats. Elle s'est référée pour cela aux conclusions des docteurs C.________ (rapport du 22 août 2006), B.________ (rapport du 11 décembre 2006) et V.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport d'expertise du 29 octobre 2002 à l'attention de l'assurance-invalidité). Aussi, les premiers juges ont-ils considéré que l'activité exercée à raison de 50 % au service de Y.________ ne permettait pas à l'intéressé de mettre pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail sur le marché du travail, de sorte que le revenu d'invalide devait être évalué non pas en fonction de cette activité mais sur la base des descriptions de poste de travail (DPT) proposées par la CNA, voire des salaires moyens ressortant de l'Enquête sur la structure des salaires (ESS) de l'Office fédéral de la statistique. Compte tenu d'un revenu d'invalide calculé sur ces bases, la juridiction cantonale est d'avis que le taux d'invalidité de 35 % fixé par la CNA n'est pas critiquable. 3.2 Le recourant conteste l'évaluation de l'incapacité de gain effectuée par l'intimée et confirmée par la juridiction cantonale, dans la mesure où le revenu d'invalide a été fixé sur des bases théoriques et non pas en fonction de sa situation concrète. Il fait valoir que l'activité exercée à raison de 50 % au service de Y.________ permet de mettre pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail. Il invoque pour cela l'avis du docteur B.________, selon lequel l'activité en question semble parfaitement adaptée à son état actuel. Le point de vue du recourant ne saurait être partagé, dès lors que l'appréciation du docteur B.________ ne remet pas en cause les conclusions des premiers juges. Ce médecin indique en effet que le taux d'activité de 50 % peut être augmenté dans un contexte de diversification de son cahier des charges, à la condition que l'assuré obtienne un poste strictement sédentaire dans les 50 % restants, comme un poste informatique au sein de l'entreprise. Ce faisant, il confirme l'appréciation du docteur C.________, selon laquelle la capacité de travail de l'intéressé est entière dans toute activité légère et adaptée, à savoir sédentaire ou semi-sédentaire. En effet, contrairement à ce que semble croire le recourant, le docteur B.________ ne subordonne pas l'augmentation de la durée d'activité à 100 % à une amélioration éventuelle future de la capacité de travail mais uniquement à la disposition de l'employeur de compléter la durée d'activité en confiant à l'assuré un poste strictement sédentaire à raison de 50 %. Cela étant, il n'y a pas lieu de s'écarter du point de vue des premiers juges, selon lequel l'intéressé ne met pas pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail en exerçant son activité au service de Y.________ à raison d'un horaire de 50 %. Vu ce qui précède, la juridiction cantonale était fondée à fixer le revenu d'invalide sur la base de DPT, voire des salaires moyens ressortant de l'ESS. Quant au calcul du taux d'incapacité de gain fixé par l'intimé et confirmé par les premiers juges, il n'est pas critiquable. Du reste, il n'est pas contesté par le recourant.