Citation: 4D_64/2021 E. 5.2

5.2. Lorsqu'ils dénoncent une prétendue violation de leur droit d'être entendus et de leur droit à la preuve, les recourants se plaignent, en réalité, de l'appréciation anticipée des preuves ayant conduit les autorités précédentes à refuser d'ordonner l'audition requise. Il n'est dès lors pas ici question du droit à la preuve, mais bien de l'appréciation des preuves effectuée par les magistrats cantonaux. Aussi le grief tiré de la violation du droit à la preuve manque-t-il sa cible. La critique des recourants est par conséquent irrecevable. En tout état de cause, l'affirmation des recourants selon laquelle l'audition en question aurait été " refusé[e] uniquement par souci d'économie de procédure ", est non seulement inexacte mais surtout impropre à démontrer que l'appréciation anticipée critiquée serait éventuellement entachée d'arbitraire. La cour cantonale a en effet considéré que l'appréciation anticipée des preuves ayant conduit les premiers juges à renoncer à ladite audition n'était pas arbitraire au vu des preuves déjà recueillies, étant précisé qu'un autre témoin avait déjà été entendu au sujet des mêmes allégués.