Citation: 1C_375/2018 E. 1.3

1.3. Les recourants estiment que la présente cause soulèverait une question de principe, s'agissant du degré de précision que devrait revêtir une demande d'entraide, particulièrement dans le cadre de l'accord entre l'Algérie et la Suisse; se poserait en outre la question de savoir si des informations peuvent être transmises lorsqu'elles concernent des personnes non visées par la demande d'entraide. Enfin, la question des modalités du tri des pièces par le Ministère public se poserait également. Les principes posés par le droit interne (art. 28 al. 2 EIMP) et conventionnel (art. 5 de l'accord avec l'Algérie) relatifs à la motivation d'une demande d'entraide sont rappelés dans l'arrêt attaqué. Il ne se pose aucune question de principe à ce sujet et la manière dont la demande d'entraide a été interprétée dans le cas particulier ne suffit pas pour en faire un cas particulièrement important. S'agissant du principe de la proportionnalité, l'arrêt attaqué rappelle pertinemment que des renseignements concernant des personnes physiques ou morales non expressément mentionnées dans la demande d'entraide peuvent être transmises, dans la mesure où ces personnes présentent un lien avec l'objet de l'enquête diligentée à l'étranger. Sur ce point également, il n'y a pas de question de principe. Quant à la procédure relative au tri des pièces, elle est également rappelée dans l'arrêt attaqué, lequel relève que les caviardages requis par les recourants rendraient pratiquement illisibles les pièces transmises. Les recourants se contentent sur ce point d'alléguer l'absence de tri circonstancié, mais ils n'indiquent pas en quoi le refus de procéder au caviardage requis serait susceptible de leur porter préjudice.