Citation: 6B_631/2007 18.12.2007 E. 2

Invoquant pèle-mêle une violation des art. 6 par. 1 et 3 let. d CEDH, 9 et 29 Cst., les recourants reprochent au Tribunal cantonal de s'être fondé sur les rapport et déclarations de C.________ pour admettre la dangerosité du pont et la nécessité de son matelassage. Ils relèvent que cette personne n'a jamais été entendue comme témoin, ni avisée des conséquences pénales d'un faux témoignage, mais qu'elle représente l'assurance de l'intimée et a donc un intérêt à faire constater la responsabilité des intéressés. Ils soulignent encore que le fait que les déclarations de C.________ correspondent à des éléments qui se seraient révélés justes (nécessité d'agrandir le pont et matelassage) ne joue aucun rôle déterminant. 2.1 Les autorités cantonales ont retenu que les recourants avaient déjà parlé, avant l'accident, de la dangerosité du pont et de la nécessité de son matelassage. Ils ont admis ces faits en se basant sur les rapport et déclarations de C.________, qu'ils ont préférés aux dénégations des intéressés pour trois raisons. Tout d'abord, C.________ a mentionné, dans son rapport du 11 mars 2003, établi suite à une vision locale (cf. supra consid. A.b), le matelassage et l'élargissement du pont, éléments que la discussion avec les recourants pouvait lui avoir fournis. Le pont a été ultérieurement élargi, le matelassage empêchant auparavant le passage des dameuses. De plus, Y.________ a répété, lors des débats, qu'il n'avait jamais évoqué un éventuel rembourrage du pont lors de l'inspection, alors qu'il ne semblait pourtant pas avoir gardé beaucoup de souvenirs de cette vision locale. Enfin, C.________ a été interrogé en qualité de témoin, puis en qualité de partie civile, si bien qu'il a été exhorté à dire la vérité (cf. jugement p. 10 s.; arrêt p. 12). 2.2 En l'occurrence, contrairement aux allégations des recourants, C.________ a bien été entendu en qualité de témoin et exhorté à dire la vérité lors de son audition par la police cantonale le 2 novembre 2004 (cf. pièce n° 2003). Le fait qu'il aurait dû être entendu en qualité de partie dès le début de la procédure ne suffit pas pour invalider ou mettre en doute son rapport, ni ses premières déclarations, qu'il a d'ailleurs confirmées au cours des débats. Au demeurant, sur la base de l'ensemble des éléments retenus par les juges et exposés au considérant précédent (cf. supra consid. 2.1), il n'était pas arbitraire, c'est-à-dire manifestement insoutenable, d'accorder crédit à la version de C.________, représentant de l'une des intimées, plutôt qu'à celles des recourants, ni partant, d'admettre que ceux-ci connaissaient, déjà avant l'accident, la dangerosité du pont et la nécessité de son rembourrage ou de son élargissement. Le contraire n'est en tout cas pas établi d'une manière qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 1.1). 2.3 Les recourants font encore valoir une violation de leur droit d'être entendu et de leurs droits à la défense. Ces griefs ne sont toutefois étayés par aucune argumentation distincte et se confondent en réalité avec celui d'arbitraire examiné ci-dessus. Dans la mesure où ils entendraient néanmoins en faire des arguments séparés, ceux-ci seraient dès lors irrecevables, faute d'être développés par une motivation qui satisfasse aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 1.1).