Citation: 1B_325/2019 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a considéré que la peine concrètement encourue, même en l'absence d'antécédents spécifiques, paraissait élevée au vu de la quantité d'infractions reprochées, de la gravité de leur peine-menace et du nombre de lésés. Ainsi, la prolongation de la détention provisoire jusqu'au 30 juillet 2019, portant la durée de celle-ci à 22 mois, ne dépassait pas la durée de la peine privative de liberté prévisible et respectait donc le principe de la proportionnalité. Cette approche peut en l'état être suivie. Aucune mesure de substitution n'est de surcroît apte à pallier le risque de collusion constaté, l'interdiction de contact proposée par le recourant étant excessivement difficile à mettre en oeuvre en l'espèce compte tenu du nombre de personnes concernées, celles-ci étant du reste, pour la plupart, établies à l'étranger. On relèvera encore que le recourant, qui allègue souffrir d'une forme de cardiomyopathie, ne démontre pas avoir signalé son état de santé prétendument déficient aux services médicaux pénitentiaires. On ne saurait dans ce contexte retenir d'emblée que le traitement de sa maladie est incompatible avec la détention. Cela étant, compte tenu de la durée de la détention déjà subie et des actes d'instruction à réaliser, il appartiendra au Ministère public de faire diligence afin que l'acte d'accusation puisse être établi prochainement. Le cas échéant, il lui appartiendra également, de même qu'au juge de la détention, d'étayer à l'avenir de manière plus circonstanciée les éléments justifiant le maintien en détention, en particulier quant à l'intensité des soupçons pesant sur le recourant et à la potentielle réalisation de l'un des risques énumérés à l'art. 221 CPP.