Citation: I 841/06 07.12.2007 E. 6

6.1 Donnant la préférence aux conclusions du docteur L.________ du SMR (rapport du 5 septembre 2005, relatif à un examen du 9 août 2005), l'office intimé a admis que la recourante ne présentait aucun trouble psychique invalidant. De son côté, l'autorité cantonale de recours a suivi le point de vue du docteur D.________ (rapport du 23 mars 2005) et admis que la capacité de travail de la recourante n'était que de 10 % de juin 2004 à mai 2005 en raison d'un trouble dépressif grave. En revanche, pour la période postérieure, les premiers juges se sont apparemment inspirés des conclusions du SMR et ont admis que le trouble somatoforme dont la recourante est affectée ne pouvait être assimilé à une atteinte à la santé invalidante. 6.2 Dans un arrêt du 31 août 2007 en la cause M. (I 65/07), le Tribunal fédéral a considéré qu'un rapport médical, élaboré dans le cadre d'un diagnostic de troubles somatoformes douloureux, signé par le docteur L.________ avec l'indication « Psychiatre FMH » ne pouvait se voir attribuer une pleine valeur probante, en raison d'une irrégularité d'ordre formel liée à l'utilisation d'un titre auquel le médecin ne pouvait prétendre. La Cour de céans a retenu qu'il n'était en conséquence pas possible de tirer d'un tel rapport des conclusions définitives sur l'état de santé d'un assuré, ni de fonder son appréciation uniquement sur cette pièce médicale. En l'espèce, tout en indiquant qu'il se distançait de l'appréciation du docteur L.________ à propos de la gravité de l'épisode dépressif, le tribunal des assurances a néanmoins déclaré qu'il pouvait faire siennes les constatations d'ordre psychiatrique du SMR, dès lors qu'elles revêtaient la valeur probante requise par la jurisprudence (cf. consid. 6d/bb p. 27 du jugement attaqué). A la lumière de l'arrêt I 65/07 cité, l'appréciation de la juridiction cantonale (au demeurant non exempte d'ambiguïté), qui repose de manière essentielle sur le rapport du docteur L.________ du 5 septembre 2005, sur le point de la réduction et de la fin du droit aux prestations, n'est pas conforme au droit; partant, elle ne peut être suivie. En outre, si l'incidence d'éventuelles affections psychiques sur la capacité de travail de la recourante ne peut être évaluée au regard du rapport du docteur L.________, la question ne saurait l'être davantage sur la base du seul avis du docteur D.________, médecin traitant (cf. rapports des 23 mars 2005 et 27 septembre 2006), d'autant que ce spécialiste a lui-même recommandé la mise en oeuvre d'une expertise multidisciplinaire afin d'éclaircir ce point. Aussi convient-il d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause à l'intimé pour qu'il complète l'instruction au niveau psychiatrique puis se prononce à nouveau.