Citation: 7B_1438/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante a déposé une plainte pénale contre une banque et toute autre personne en son sein pour abus de confiance (art. 138 CP) et contrainte (art. 181 CP) en raison du refus de l'établissement bancaire mis en cause de lui restituer une somme de USD 529'583.90, qu'elle aurait versée à tort en 2022 sur un compte bancaire dont elle était co-titulaire avec feu B.A.________, son mari décédé en 2021. Elle soutient que les prétentions civiles, qu'elle entend faire valoir dans le procès pénal, porteraient non seulement sur la restitution de cette somme par l'établissement bancaire, mais également sur le préjudice causé par le refus de ce dernier d'exécuter son ordre de lui transférer la moitié des avoirs déposés sur le compte en question. Elle estime que, par le comportement dénoncé, elle aurait "été privée de cette part des avoirs dont elle est l'ayant droit économique unique, estimée à plus de USD 12 millions environ (soit 50 % des avoirs en USD 25'734'432 au 09.04.2024) ". Demeurant indéterminé, son préjudice financier consisterait à cet égard en une "perte d'opportunité d'optimisation de [ses] investissements". Enfin, la recourante précise encore avoir subi un tort moral en raison des agissements dénoncés, lesquels auraient généré chez elle "un stress et une souffrance psychologique significatifs la forçant à initier ou prendre part à des actions en justice afin d'obtenir la restauration de ses droits".