Citation: 8C_244/2020 E. 7.1

7.1. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite examiné si la remarque du professeur B.________ faite à l'employeur à V.________ de la recourante à propos de cette dernière, à savoir "you were someone that might be difficult to work with" (vous étiez quelqu'un avec qui il pouvait s'avérer difficile de travailler), était constitutive de harcèlement psychologique ou d'une autre atteinte illicite, ce qu'il a nié. Il a constaté que cette remarque rapportée à la recourante par son employeur à V.________ dans un courriel du 29 septembre 2017 ne remplissait pas le caractère répétitif qui définissait le harcèlement psychologique. De plus, il n'existait plus de rapports professionnels entre la recourante et son ancien employeur depuis un peu plus de deux ans et neuf mois, de sorte que cette remarque ne pouvait pas déstabiliser ou isoler la recourante sur son lieu de travail ni même l'inciter à quitter son lieu de travail. Le Tribunal administratif fédéral est par ailleurs arrivé à la conclusion que la remarque prononcée en 2016 par le professeur B.________ au sujet de la recourante n'était pas davantage constitutive d'une atteinte, même légère, à sa personnalité ou à sa réputation professionnelle au sens où l'entendait la jurisprudence; en effet, si la recourante relatait certes avoir douloureusement vécu cet épisode comme un stratagème déployé par son ancien employeur pour l'empêcher de retravailler, elle n'apportait aucun élément de preuve qui attestait l'objectivité de l'atteinte à sa personnalité, notamment quant à sa réputation professionnelle. De plus, la recourante ne démontrait pas que ce fait aurait eu une quelconque influence sur sa carrière. Selon les juges précédents, l'ancien supérieur de la recourante s'était borné à émettre un jugement de valeur sur les relations de travail qui existaient entre lui et la recourante et n'avait pas mis en doute ses capacités professionnelles, ni même encouragé son nouvel employeur à se séparer d'elle. Faute d'acte illicite concernant l'épisode de 2016, les premiers juges ont conclu qu'il n'y avait pas lieu d'examiner plus avant les autres conditions de l'octroi d'une indemnité pour tort moral en lien avec cet épisode.