Citation: 4D_23/2009 01.05.2009 E. 5

5.1 La Chambre d'appel se voit, elle aussi, reprocher une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. par le recourant pour n'avoir pas administré de preuves ni convoqué les parties en audience de comparution personnelle, alors même qu'elle avait tenté la conciliation et suspendu la procédure d'appel pour permettre aux parties de trouver une solution extrajudiciaire. 5.2 La prémisse de ce raisonnement est déjà erronée. En effet, la cour cantonale n'a pas "suspendu" la procédure d'appel, quoi qu'en dise le recourant. Au contraire, elle a gardé la cause à juger, tout en réservant au recourant la possibilité de retirer son appel en temps utile au cas où les parties trouveraient un accord. Elle a ensuite attendu plus de six mois avant de rendre son arrêt. Comme aucun retrait d'appel n'est intervenu durant ce laps de temps, elle a ensuite statué. Il n'y a pas l'ombre d'une violation du droit d'être entendu des parties dans ce mode de faire. Au demeurant, le recourant ne précise pas où ni quand il aurait formulé des offres de preuve que les juges d'appel auraient écartées sans raison valable. Le moyen tombe, dès lors, à faux.