Citation: 6B_561/2021 E. B

Par arrêt du 17 mars 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________ à l'encontre de l'ordonnance précitée. Les faits pertinents sont en substance les suivants. B.a. Le Ministère public genevois a ouvert une procédure pénale contre A.________, soupçonnant ce dernier d'avoir commis, en 2015 et 2017, les infractions suivantes, pour certaines à réitérées reprises: conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcool qualifié, violation simple des règles de la circulation routière, lésions corporelles simples, dommages à la propriété, injures, menaces et discrimination raciale. Il résulte des rapports d'expertises psychiatriques rendus dans le courant des étés 2017 et 2020 que le prénommé présentait, au moment des faits qui lui sont reprochés, un grave trouble mental, de sévérité élevée, associant principalement un trouble bipolaire à un trouble de la personnalité, un trouble obsessionnel compulsif et un syndrome de Gilles de la Tourette. Sa responsabilité s'en trouvait alors fortement diminuée. A.________ bénéficie d'un traitement ambulatoire auprès du Dr B.________, psychiatre, depuis mars 2017. B.b. Après que A.________ a été traduit devant le Tribunal de police pour y répondre des infractions précitées, la Direction de la procédure a avisé les parties que les débats se tiendraient le 16 septembre 2020. La veille de l'audience, le défenseur d'office de A.________ - nommé courant 2016 - a communiqué un certificat médical établi le 14 septembre 2020 par le Dr B.________, aux termes duquel l'accusé présentait " une détérioration de son état de santé ", lequel ne lui permettait pas de se présenter au Tribunal de police " afin d' [y] être entendu ". Le 16 septembre 2020, le juge a constaté " le premier défaut " de A.________ et précisé qu'une nouvelle audience serait convoquée, conformément à l'art. 366 al. 1 CPP. B.c. De nouveaux débats ont été fixés au 21 décembre 2020. Quelques minutes avant le début de l'audience, le défenseur de A.________ a communiqué au Tribunal de police une attestation médicale rédigée la veille par le Dr B.________, selon laquelle le prénommé présentait " une détérioration de son état de santé, nécessitant un renforcement du traitement pharmacologique ", état qui ne lui permettait pas de se présenter devant le tribunal. A l'ouverture des débats, le Tribunal de police, constatant l'absence de A.________, a décidé - nonobstant la demande de l'avocat d'office de reporter, soit l'audience, soit la seule comparution du prénommé, à une date ultérieure - d'engager la procédure par défaut. Entendu en qualité de témoin, le Dr B.________ a déclaré que A.________ présentait, en 2017, des fluctuations de l'humeur à une fréquence oscillant entre une fois par semaine et une fois par mois. Grâce à la médication, ces fluctuations étaient alors de deux par année. Leur " amplitude " s'était " aplatie " et il y avait " de plus petites variations, plus fréquentes mais de moindre intensité ". L'évolution du patient depuis 2017 était " lentement favorable "; il "[allait] vers une stabilisation ". Lui-même avait identifié, vers la mi-décembre 2020, un épisode dépressif (diminution de la thymie, repli sur soi, discours négatif, idées suicidaires), état qui avait nécessité l'ajout d'anxiolytique au traitement habituel. Le Dr B.________, interrogé sur le fait de savoir si A.________ " n'était vraiment pas [apte à] se présenter aujourd'hui ", a répondu que l'accusé n'était pas en état de répondre ou de se défendre " de façon optimale ", vu l'effet sédatif important induit par le médicament nouvellement prescrit. B.d. Par jugement rendu par défaut le 21 décembre 2020, le Tribunal de police a, entre autres, classé la procédure s'agissant de certains actes, ceux-ci étant prescrits, et a condamné A.________ du chef de diverses infractions, dont certaines commises à de réitérées reprises (art. 91 al. 2 let. a LCR ainsi que 123 ch. 1, 144, 177, 180 et 261bis CP). B.e. Le 4 janvier 2021, A.________ a déposé une demande de nouveau jugement, dont est issue l'ordonnance du 29 janvier 2021, qui la rejette, ainsi que l'arrêt rendu le 17 mars 2021 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève, qui confirme cette dernière ordonnance. Parallèlement, A.________ a interjeté appel du jugement précité.