Citation: 5P.376/2004 07.01.2005 E. 4

4.1 Le recourant se plaint enfin de ce qu'il n'ait pas été statué dans le dispositif de l'ordonnance attaquée sur sa conclusion subsidiaire - "l'éventuelle contribution sera déduite de la rente AI; tout versement rétroactif reviendra à X.________ dans la mesure des contributions versées; le juge en informera l'office AI" (cf. lettre A supra) -, même s'il est exposé dans les considérants que le montant de la pension de 2'180 fr. serait revu dans le cadre de la procédure au fond, sans autre précision. Cette non-décision sur la conclusion subsidiaire en matière d'AI, sans aucune explication, serait arbitraire et constituerait un déni de justice au sens de l'art. 29 Cst. 4.2 L'octroi éventuel d'une rente AI à l'intimée représenterait une modification importante de la situation financière de l'intimée. Comme une telle rente modifierait les revenus de l'intimée et donc la répartition du solde disponible après couverture du minimum vital des deux époux, il ne saurait être question de la porter simplement en déduction de la contribution d'entretien, comme le voudrait le recourant. Il appartiendrait bien plutôt à ce dernier de demander la modification de la pension provisionnelle sur la base des circonstances nouvelles, cette modification pouvant prendre effet rétroactivement à la date du dépôt de la requête en modification des mesures provisoires, voire exceptionnellement à une date antérieure (cf. ATF 111 II 103 consid. 4). Dans ces conditions, l'ordonnance attaquée, en tant qu'elle écarte (implicitement) la conclusion subsidiaire du recourant relative à une éventuelle rente AI, ne prête pas le flanc à la critique.