Citation: 6P.50/2007 18.06.2007 E. 5

Invoquant une violation de l'art. 146 CP, le recourant conteste s'être rendu coupable d'escroqueries dans les cas E.________ (cf. supra consid. A.b), H.________ (cf. supra consid. A.e), A.K.________ et B.K.________ et A.L.________ (cf. supra consid. A.g). 5.1 Pour l'essentiel, le recourant reprend strictement l'argumentation qu'il a développée dans son recours cantonal. 5.1.1 Conformément à l'art. 273 al. 1 let. b PPF, le mémoire de pourvoi doit mentionner les motifs à l'appui des conclusions prises. Il doit succinctement indiquer quelles sont les règles de droit fédéral violées et en quoi consiste cette violation. Pour respecter les exigences minimales de motivation, le recourant doit démontrer concrètement pourquoi, dans le cas d'espèce, le droit fédéral a été violé. Il doit discuter la motivation de la décision rendue en dernière instance cantonale, qui seule peut faire l'objet du pourvoi (cf. art. 268 ch. 1 PPF). Il ne suffit pas d'affirmer que le droit fédéral a été mal appliqué, ni de simplement énumérer des dispositions légales, de citer des passages de doctrine ou encore de soulever des questions (ATF 129 IV 6 consid. 5.1 p. 19). 5.1.2 En l'occurrence, la Cour de cassation a soigneusement répondu aux critiques formulées par le recourant. En effet, elle ne s'est pas limitée à se référer et à confirmer la motivation de première instance. Au contraire, elle a développé une argumentation spécifique et a largement étoffé celle des premiers juges. Elle s'est ainsi livrée à une analyse approfondie des conditions objectives et subjectives des escroqueries, avant d'admettre la réalisation de la tromperie, de l'astuce et de l'enrichissement illégitime dans les cas concernant E.________ et H.________ (cf. consid. 3a à c p. 16 ss de arrêt attaqué). Au surplus, elle a précisé que dans l'hypothèse où la qualification d'escroquerie n'aurait pu être retenue faute d'astuce, il aurait alors fallu retenir l'abus de confiance et qu'un changement de qualification ne serait de toute manière pas susceptible d'améliorer le sort du recourant dans la procédure, les deux infractions en question étant de même gravité (cf. p. 20 in fine de l'arrêt attaqué). Pour respecter les exigences de motivation du pourvoi, telles que mentionnées au considérant précédent, le recourant aurait dû discuter des développements spécifiques de la Cour de cassation et dire en quoi celle-ci aurait violé le droit fédéral. Or, il se contente de reproduire les critiques invoquées devant l'instance cantonale, alors que celle-ci les a pourtant largement discutées. Son argumentation ne respecte pas les conditions de l'art. 273 al. 1 let. b PPF et est, par conséquent, irrecevable. 5.2 Pour le reste, le recourant reproche au Tribunal cantonal de ne pas avoir examiné les cas A.K.________ et B.K.________ et A.L.________ (cf. supra consid. A.g). Il est vrai que la Cour de cassation n'a pas spécialement discuté de ces infractions. Il reste que, dans les trois cas précités, le recourant et son compère ont agi, comme ils l'avaient fait précédemment, avec E.________, à savoir que X.________ a obtenu de toutes ces personnes de l'argent en vue de placements avec un taux d'intérêt élevé, qu'il existait une relation de confiance entre le prétendu financier et ses clients, que ceux-ci ne soupçonnaient pas que leur argent allait être investi dans la société Z.________, alors que les deux compères savaient, en 2001, que leur entreprise était largement déficitaire et que leurs investissements dans celle-ci ne pouvaient être que perdus. Dans ces conditions, le raisonnement de l'autorité cantonale relatif aux escroqueries commises envers E.________ et H.________ (cf. consid. 3a à c p. 16 ss de l'arrêt attaqué), lequel n'est pas critiqué utilement par l'intéressé, vaut mutatis mutandis pour les infractions perpétrées à l'encontre de A.L.________, A.K. et B.K.________. La critique est dès lors infondée.