Citation: 1C_706/2013 E. 3

Conformément à ce que prévoit l'art. 63 al. 4 PA, applicable par renvoi de l'art. 37 LTAF à la procédure devant le Tribunal administratif fédéral, en lien avec l'art. 23 al. 1 let. b LTAF, le juge instructeur de cette juridiction statuant en tant que juge unique n'est pas entré en matière sur le recours déposé par A.________ contre la décision de l'Office fédéral des migrations prononçant l'annulation de sa naturalisation facilitée parce que l'avance de frais requise n'avait pas été payée dans le délai imparti à cet effet. La recourante ne conteste pas que la décision incidente du juge instructeur du Tribunal administratif fédéral du 23 mai 2013 l'invitant à verser une avance de frais de 1'000 fr. d'ici au 24 juin 2013 lui est parvenue et que cette somme n'a pas été payée dans ce délai. Elle explique que cette communication lui a échappé car, à cette période, elle devait faire face à plusieurs difficultés majeures avec le père de sa fille. Invoquant l'interdiction de l'arbitraire et du formalisme excessif, consacrée aux art. 9 et 29 al. 1 Cst., elle soutient que l'irrecevabilité de son recours aurait des conséquences disproportionnées et qu'elle heurterait gravement le sentiment de justice et d'équité, puisque le Tribunal administratif fédéral n'aurait plus à examiner son recours sur le fond. Cette situation serait d'autant plus choquante qu'elle s'est acquittée de l'avance de frais le 17 juillet 2013. Le paiement ultérieur devrait avoir un effet guérisseur. Avant de déclarer son recours irrecevable, le Tribunal administratif fédéral aurait pu lui accorder un nouveau délai pour procéder au paiement, de manière à sauvegarder ses droits, comme le prévoit l'art. 62 al. 3 LTF. Ces considérations ne sont pas de nature à tenir l'arrêt attaqué pour arbitraire ou formaliste à l'excès. De jurisprudence constante, il n'y a pas de rigueur excessive à ne pas entrer en matière sur un recours lorsque, conformément au droit de procédure applicable, la recevabilité de celui-ci est subordonnée au versement d'une avance de frais dans un délai déterminé; il faut cependant que son auteur ait été averti de façon appropriée du montant à verser, du délai imparti pour s'en acquitter et des conséquences de l'inobservation de ce délai (ATF 133 V 402 consid. 3.3 p. 405; 104 Ia 105 consid. 5 p. 111; 96 I 521 consid. 4 p. 523), ce qui est le cas en l'espèce.