Citation: 4C.84/2002 22.10.2002 E. A

B.________ a été engagé, le 19 septembre 1995, en qualité de maître d'hôtel par A.________ SA, qui exploite les cafés-restaurants "X.________" et "Y.________" (anciennement: "Z.________"), à Lausanne. Le contrat de travail, signé le 26 septembre 1995, prévoyait, entre autres dispositions, un salaire mensuel brut de 4150 fr. et un délai de congé d'un mois. Il renvoyait, en outre, à la Convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés du 25 mars 1992 (ci-après: CCNT). Le 28 mai 1996, les parties ont signé un nouveau contrat de travail destiné à régir leurs relations à partir du 1er juillet 1996, la CCNT ayant été dénoncée avec effet au 30 juin 1996. Le salaire brut du maître d'hôtel a été fixé à 4240 fr. par mois. Sous la rubrique "4. Délai de congé" dudit contrat figure la formule préimprimée suivante: "Après le temps d'essai, le contrat peut être dénoncé pour la fin d'un mois, à moins qu'il n'ait été déclaré non résiliable. o a) Le délai de congé est d'un mois (ou de deux mois si les rapports de travail ont duré au moins 5 ans). o b) Autres délais de congé (au moins 1 mois): ................................." Le petit cercle en regard de la lettre b a été coché d'une croix et la mention manuscrite "dès le 1er jour de travail" a été apposée sur les pointillés. Le 2 septembre 1997, les parties ont conclu un avenant au contrat de travail du 28 mai 1996. B.________ a été nommé directeur de "Z.________" et s'est vu proposer, en plus de son salaire fixe, une participation au résultat de l'exploitation. La clause relative au délai de congé n'a pas été modifiée par cet avenant. Par lettre du 26 juin 1998, A.________ SA a résilié le contrat de travail de B.________ pour le 31 juillet 1998. Le 29 du même mois, elle a libéré l'employé de son obligation de travailler dès le 1er juillet 1998 en raison des vacances qu'il lui restait à prendre. B.________ a été payé jusqu'à fin juillet 1998.