Citation: 1C_257/2019 E. 3.2

3.2. Les recourants contestent le calcul des surfaces de plancher retenu par l'autorité cantonale. Ils se contentent de proposer un nouveau calcul de la SBPU tout en réclamant la tenue d'une expertise afin de déterminer quelles seraient les normes usuelles applicables pour mesurer la surface brute. On peut, sous l'angle de la motivation, douter de la recevabilité de ce grief (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; cf. ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89 s.; arrêt 1C_212/2018 du 24 avril 2019 consid. 2.2). En effet, la cour cantonale a effectué une nouvelle correction du calcul de la surface habitable en application des directives topiques. A la faveur des recourants, elle a soustrait des surfaces annoncées dans le permis de construire les surfaces des balcons, pour arriver à la conclusion que le premier bâtiment avait une SBPU de 3'003 m2 (pour un maximum autorisé de 2'970 m2) et le second de 1'534 m2 (pour un maximum autorisé de 1'485 m2). Elle a néanmoins jugé que les cages d'ascenseur et d'escaliers devaient être prises en compte dans le calcul des SBPU. Les recourants n'indiquent nullement en quoi les constatations de faits de l'autorité cantonale seraient établies de façon arbitraire. Ils proposent d'inclure d'autres éléments dans un nouveau calcul pour corriger la SBPU retenue par la cour cantonale, surface qu'ils ont pourtant eux-mêmes calculée dans leur requête d'autorisation de construire, qu'ils ont corrigée à trois reprises par l'intermédiaire de leur architecte dans les requêtes de mise à l'enquête complémentaires successives, et dont la dernière mouture a encore fait l'objet de nouvelles modifications. Les recourants évoquent en vrac "les gaines techniques", "l'augmentation de l'épaisseur de certains murs et autres cloisons" dont ils se contentent d'affirmer appellatoirement que la cour cantonale aurait, dans son calcul, négligé de déduire les surfaces, sans démontrer l'arbitraire d'une telle solution. Alors qu'ils produisent des plans établis après l'arrêt cantonal - donc irrecevables (art. 105 al. 1 LTF) -, les recourants désignent pour la première fois graphiquement les surfaces qu'ils considèrent devoir être soustraites du calcul des SBPU, ce qui est tardif. Or il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'établir les faits sur la base d'éléments nouveaux que les intéressés ont négligé de produire antérieurement. En outre, les recourants ne prétendent pas que la cour cantonale aurait omis de traiter ces critiques en violation de leur droit d'être entendus. Pour tous ces motifs, à supposer recevable, ce grief doit être rejeté.