Citation: 2C_355/2018 E. 3.1

3.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit, ainsi que contre celles qui concernent une dérogation aux conditions d'admission telle que prévue par l'art. 30 LEtr. En l'espèce, l'époux/père des recourants ne dispose pas d'un droit de séjour durable en Suisse qui permettrait d'invoquer l'art. 8 CEDH (ATF 137 II 393 consid. 3.3 p. 396 s.; arrêt 2C_1023/2016 du 11 avril 2017 consid. 5.1), les recourants ne faisant valoir aucune intégration sociale et professionnelle particulièrement intense de leur époux/père. En outre, rien dans l'arrêt entrepris ne permet de retenir une telle intégration. Au vu de sa formulation potestative, l'art. 44 LEtr, invoqué par les recourants, ne leur confèrent aucun droit (ATF 137 II 393 consid. 3.3 p. 396 s.). Enfin, les recourants ne peuvent pas non plus se prévaloir des art. 43 et 50 LEtr dont ils ne remplissent à l'évidence pas les conditions. Il s'ensuit que le recours est irrecevable en tant que recours en matière de droit public et qu'il doit être considéré comme un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF) pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF).