Citation: I 694/99 23.05.2000 E. 4

4.- Si la prise en compte d'un taux d'invalidité supérieur à 66 2/3 % était sans nul doute erronée en 1993, on ne saurait en revanche affirmer que le degré de l'in- validité du recourant était, à cette époque-là, certaine- ment inférieur à 40 %, voire à 50 %, si bien que l'octroi d'une rente ne pouvait être exclu au moment déterminant (art. 28 al. 1 LAI; cf. RCC 1989 p. 235). Les premiers juges ont toutefois omis d'examiner ce point. En effet, ils se sont bornés à nier le droit du recourant à une rente entière, en constatant que le dossier ne contenait pas d'éléments permettant de retenir une inca- pacité de gain supérieure à 66 2/3 %. Par ailleurs, ils ne se sont pas exprimés au sujet de la comparaison des revenus sur laquelle l'intimé s'est fondé pour supprimer la rente. Cet examen est pourtant essentiel, car le recourant n'est actuellement plus assuré par l'AI et pourrait ainsi, en raison des carences de l'instruction de sa cause en 1993, se voir privé d'une rente à laquelle il aurait pu prétendre à cette époque et qu'il pourrait éventuellement conserver aujourd'hui, s'il s'agissait d'une demi-rente (art. 28 al. 1 ter LAI a contrario). Il s'ensuit que la cause doit être renvoyée à la com- mission de recours afin qu'elle complète son instruction sur ce point et statue à nouveau. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances p r o n o n c e :