Citation: 6B_810/2019 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que, au vu des opérations effectuées, une ordonnance de non-entrée en matière n'aurait pu être rendue. Il reconnaît cependant avoir pu se faire entendre et avoir pu prendre position sur les opérations accomplies dans le cadre des investigations préalables à l'ouverture d'une instruction. Il affirme ensuite que le versement au dossier de trois copies de pièces tirées de la cause PE13.002014-BUF aurait constitué un acte d'instruction au regard de l'art. 194 al. 1 CPP. Selon la jurisprudence, la production d'un dossier au sens de cette disposition constitue un acte d'instruction qui ne peut en principe être exécuté qu'une fois l'instruction ouverte (cf. arrêt 6B_875/2018 du 15 novembre 2018 consid. 2.2.2). En l'occurrence, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le ministère public aurait fait application de l'art. 194 al. 1 CPP pour obtenir les quelques pièces en question. Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse des pièces précitées ou des autres actes d'enquête accomplis, on ne distingue pas quel dommage aurait pu subir le recourant en raison du fait qu'une ordonnance de non-entrée en matière au lieu d'une ordonnance de classement aurait été rendue, en particulier quel préjudice n'aurait pas pu être réparé par le recours formé contre l'ordonnance de non-entrée en matière du 12 avril 2019. Partant, il ne se justifiait aucunement d'annuler celle-ci (cf. arrêts 6B_1051/2018 du 19 décembre 2018 consid. 2.4.1; 6B_875/2018 précité consid. 2.2.2 et les références citées). Compte tenu de la jurisprudence du Tribunal fédéral précitée en matière d'annulation d'une ordonnance de non-entrée au profit d'une ordonnance de classement, le recourant ne disposait, à cet égard, d'aucun intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée au sens de l'art. 81 al. 1 let. b LTF. Son recours s'avère donc également irrecevable sur ce point.