Citation: 9C_682/2020 E. A

A.________ a travaillé en qualité d'enseignante à 60 % dès le 15 août 2015, puis à 58 % à partir du 1 er août 2016 au service de l'école B.________. A ce titre, elle était assurée auprès de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (ci-après: la CPEV) depuis le 1 er août 2015 pour la prévoyance professionnelle. L'assurée a été en arrêt de travail à 100 % pour cause de maladie depuis le 6 février 2017. La CPEV l'a mise au bénéfice d'une pension d'invalidité temporaire à partir du 28 mars 2017. Le 21 août 2017, la CPEV a fait savoir à son assurée qu'elle mettait fin au versement des prestations avec effet au 31 juillet 2017, date de la fin des rapports de service. A.________ s'y étant opposée, la CPEV a mandaté le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 9 janvier 2018, ce médecin a posé les diagnostics, ayant des répercussions sur la capacité de travail, de trouble anxieux généralisé (F41.1) et d'épisode dépressif encore léger (en rémission) (F32.0), à l'origine de l'incapacité de travail totale attestée depuis le 7 mars 2017. Selon le docteur C.________, l'assurée pouvait reprendre son activité d'enseignante, d'abord à 50 % (50 % de 60 %), puis à 80 % (80 % de 60 %) depuis le 1 er mars 2018, et à 100 % à compter du 1 er avril 2018. Le 26 avril 2018, le Conseil d'administration de la CPEV a confirmé que le versement de la rente temporaire n'était pas possible au-delà du 31 juillet 2017. De son côté, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Valais (ci-après: l'office AI) a mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre d'expertises médicales (CEMed) qui a été réalisée par les docteurs D.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie, E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et F.________, spécialiste en neurologie. Dans leur synthèse, les experts ont retenu une capacité de travail dans l'activité habituelle de 0 % dès février 2017, de 20 % dès février 2018 et de 40 % dès janvier 2019. En cas de rémission des troubles psychiques, et après rééducation vestibulaire, la capacité de travail dans une activité adaptée resterait de 80 % en raison de la pathologie ORL (rapport du 25 février 2019). Par décision du 21 janvier 2020, l'office AI a alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité du 1 er février 2018 au 31 mars 2019, fondée sur un degré d'invalidité de 80 %, puis trois-quarts de rente à compter du 1 er avril 2019 en raison d'un taux d'invalidité de 60 %.