Citation: 5A_734/2023 E. 3.4

3.4. S'agissant des faits nouveaux allégués dans son recours cantonal, le débiteur séquestré ne peut être suivi lorsqu'il reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en ne distinguant pas s'il s'agissait de vrais ou de pseudo-nova. En effet, même si la juridiction précédente ne l'a pas expressément indiqué dans sa subsomption, on comprend, à la lecture du consid. 2 de la décision attaquée, qu'elle a considéré les éléments litigieux comme des pseudo-nova soumis aux conditions de l'art. 317 al. 1 CPC, applicable par analogie. Le recourant est d'ailleurs du même avis que la cour cantonale sur ce point (cf. supra consid. 3.2). Pour le surplus, le recourant tente de pallier les carences de son recours cantonal en exposant dans sa présente écriture les motifs pour lesquels la production de ces pièces n'avait pas été tardive. Ce faisant, il ne s'en prend nullement au raisonnement de la juridiction précédente selon lequel il ne disait mot, dans son recours cantonal, des raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de soumettre au premier juge les pièces litigieuses. Faute de remplir les exigences de motivation susrappelées (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), la critique est irrecevable. Pour ce qui est de la critique de violation du droit que le recourant prétend avoir soulevée dans son acte cantonal, soutenir, comme il le fait, que les trois allégués mis en exergue ci-avant (cf. supra consid. 3.2) constituent une motivation suffisante d'un grief de violation de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP frise la témérité. Par ces seuls allégués, le recourant ne discute à l'évidence pas, de manière conforme aux réquisits susrappelés (cf. supra consid. 3.3), les motifs - tels que reproduits aux p. 6 à 8 de la décision attaquée - ayant amené le premier juge à rejeter son opposition au séquestre, et encore moins n'explique en quoi dit magistrat aurait violé le droit. Il n'est donc en rien arbitraire ni constitutif d'un déni de justice formel d'avoir considéré que le recourant n'avait formulé aucun grief de violation du droit au sens de l'art. 320 let. a CPC. Pour le surplus, le recourant ne discute nullement, de manière argumentée, l'avis du juge précédent selon lequel le grief de constatation manifestement inexacte des faits (art. 320 let. b CPC) soulevé en instance de recours ne satisfait pas aux exigences de motivation découlant de l'art. 321 al. 1 CPC. Il suit de là qu'autant que recevable, le grief doit être rejeté.