Citation: 2C_244/2024 E. 1

Par ailleurs, la recourante perd de vue qu'une facture émanant d'une collectivité publique ne constitue pas nécessairement une décision (cf. ATF 143 II 268 consid. 4.2.2; arrêt 2C_444/2015 du 4 novembre 2015 consid. 3.2.3 et les arrêts cités), y compris si celle-ci comporte un délai pour s'acquitter du paiement (cf. ATF 143 II 268 consid. 4.2.2). Le refus de qualifier une facture de décision n'est ainsi, en soi, pas incompatible avec la sécurité du droit. A cet égard, il est également rappelé que le "recours populaire" n'est pas admis (cf. ATF 135 II 145 consid. 6.1) et que la recourante ne peut partant pas disposer d'un intérêt à recourir en faveur de tiers auxquels des factures identiques seraient envoyées. L'arrêt 2C_603/2023 du 21 février 2024, que la recourante cite à l'appui de sa réplique, ne lui est d'aucun secours. En effet, dans celui-ci et contrairement au cas d'espèce, la partie recourante avait un intérêt digne de protection à l'annulation de l'arrêt d'irrecevabilité et à ce que, au fond, le courrier litigieux soit considéré comme une décision attaquable, puisque cet acte lui reconnaissait le statut de bailleur de services assujetti à la loi fédérale du 6 octobre 1989 sur le service de l'emploi et la location de services (LSE; RS 823.11) et avait, ainsi, potentiellement un effet sur sa situation. Enfin et par surabondance, la recourante allègue aussi à tort que la facture du 21 novembre 2023 avait " manifestement l'apparence d'une décision ", ce qui lui est d'ailleurs défavorable. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que celle-ci ne comportait pas le terme "décision", ni d'indication des voies de droit ou de dispositif.