Citation: 4A_352/2019 E. 4.5.2

4.5.2. Confrontée à une argumentation à plusieurs facettes, la recourante se contente d'objecter que le surendettement était réalisé, suggérant que l'acte incriminé pourrait le cas échéant être traité comme une donation au sens de l'art. 286 al. 1 LP. Ce faisant, elle laisse intacts d'autres pans du raisonnement de la Cour de justice, à savoir d'une part que la mauvaise foi du tiers bénéficiaire n'est pas démontrée, d'autre part que les créances censées devoir être compensées ne sont pas de même nature. Or, le premier élément suffit à déjouer l'application de l'art. 287 al. 1 ch. 2 LP, dont la recourante s'était prévalue. L'état de fait ne permet pas davantage d'envisager l'application de l'art. 288 LP (non invoqué par la recourante), lequel exige que l'intention de porter préjudice aux créanciers ou de favoriser certains créanciers soit reconnaissable pour l'autre partie. Quant aux considérations sur l'obligation principale de restituer en nature les objets détenus, elles prévalent pour toutes les variantes de l'action paulienne (cf. art. 285 al. 1 LP; arrêt 5A_313/2012 du 5 février 2013 consid. 7.1.2). L'absence de grief sur ce point précis exclut dès lors toute entrée en matière. On ignore quelles circonstances ont conduit l'office des faillites à accepter le versement de 76'087 fr. 70 moyennant cession d'éventuelles prétentions révocatoires, et à admettre une créance de 464'370 fr. 10 à l'état de collocation en faveur de Z.________ SA (avec la réserve émise par cette dernière). Elles n'intéressent cependant pas le présent litige, sur le sort duquel elles n'influent pas.