Citation: 9C_333/2022 E. 5.3

5.3. C'est en vain que la recourante se plaint ensuite de ce que le calcul du taux d'invalidité de la juridiction cantonale ne serait pas compréhensible. En partant du revenu mensuel de 4'832 fr., pour le revenu d'invalide - tel que constaté par la juridiction cantonale sans que la recourante ne le remette en cause en tant que tel -, on obtient un revenu annuel (x 12) de 57'984 francs. Ajusté à la durée hebdomadaire du travail de 41,7 heures (les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de quarante heures, soit une durée inférieure à la moyenne usuelle dans les secteurs secondaire et tertiaire), ce revenu atteint 60'448 fr. 32 (57'984 x 41,7 / 40), puis 61'294 fr. 60 lorsqu'on l'adapte à l'évolution des salaires nominaux (+1,4 %). L'abattement de 25 % le réduit effectivement à 45'970 fr. 95. Dans ce cas, la comparaison de ce revenu d'invalide avec le revenu sans invalidité de 80'797 fr. 20 aboutit à une perte de gain de 43,1 % dans l'activité lucrative (45'970.95 / 80'797.20). Compte tenu du taux d'empêchement dans les tâches ménagères (33,6 %) et de la pondération entre ces dernières et l'activité lucrative (50 % pour chacune), le taux d'invalidité global s'élève donc à 38,3 %, singulièrement à 38 % arrondi. Il est inférieur au seuil de 40 % ouvrant droit à la rente (art. 28 al. 2 LAI).