Citation: 4A_498/2013 E. 2

Le demandeur affirme que la défenderesse a découvert au mois de juin 2000, à la suite d'une rencontre de ses dirigeants avec Madoff, que les placements Fairfield et Kingate présentaient des risques et devaient désormais être évités. A son avis, si elle avait agi conformément à ses devoirs contractuels, elle l'aurait alors averti et lui aurait conseillé la liquidation de son propre investissement dans ces placements. Elle a au contraire gardé le silence. Il dit avoir subi une perte égale à la « valeur en 2000 » de ses parts Fairfield et Kingate qu'il n'a pas vendues l'année suivante, et qui ont plus tard perdu toute valeur; il demande réparation de cette perte. La Cour de justice retient que le demandeur gérait en principe lui-même son portefeuille et ne s'est fait conseiller que sporadiquement par la défenderesse, de sorte que celle-ci n'avait pas l'obligation de surveiller son portefeuille en vue de lui adresser des recommandations.