Citation: 9C_709/2022 E. 5.5

5.5. Invoquant ensuite une violation du principe de l'égalité de traitement, la recourante requiert l'application à son cas d'un arrêt rendu par la Cour de justice le 6 février 2018 (ATA/127/2018), selon lequel celle-ci aurait jugé que la LEFI dans sa teneur depuis le 1er janvier 2015 prolongeait la suspension de l'adaptation de la valeur d'estimation en cas de succession au sens de l'art. 52 al. 4 let. b LIPP. A cet égard, la recourante méconnaît que le Tribunal fédéral a écarté un argument similaire dans son arrêt 2C_194/2018 du 1er octobre 2018. Comme il l'a dit à cette occasion, le Tribunal fédéral ne se fonde en principe pas sur des arrêts cantonaux dont il n'a pas à connaître (arrêt 2C_194/2018 du 1er octobre 2018 consid. 6.5 et les références). On doit également considérer que la contribuable, pour peu qu'on la comprenne lorsqu'elle effectue une analogie entre les faits résultant de l'arrêt 2C_194/2018 et sa propre situation, ne démontre pas que la Cour de justice aurait mal appliqué le droit cantonal. La recourante se réfère en effet en vain, en rapport avec l'arrêt 2C_194/2018, à un remaniement parcellaire intervenu en 2008, alors qu'il n'est pas question d'un tel remaniement en l'espèce. De plus, celui-ci concernait une parcelle sur laquelle le logement n'était pas occupé par la contribuable (cf. arrêt 2C_194/2018 du 1er octobre 2018 consid. 6.3 et 6.5). En outre, la recourante ne s'en prend pas aux considérations de la juridiction cantonale selon lesquelles l'arrêt cantonal qu'elle invoque (ATA/127/2018) constituait une décision isolée; celle-ci n'avait pas été reprise dans des arrêts subséquents, dans lesquels elle a posé des principes relatifs à la coordination entre la LIPP et la LEFI qu'elle a également appliqués dans l'arrêt entrepris. Selon les juges cantonaux, leur jurisprudence depuis 2021 se montrait plus conforme à l'art. 14 LHID que l'arrêt cantonal invoqué par la recourante, de sorte que le principe d'interdiction de l'égalité dans l'illégalité empêchait de toute façon de traiter le cas de la recourante de manière similaire à celui ayant donné lieu à l'arrêt ATA/127/2018. Il n'y a dès lors pas lieu de revenir sur ces considérations, pas plus que sur les autres moyens invoqués par la recourante en lien avec une application à son cas de l'arrêt du 6 février 2018 (ATA/127/2018), soit l'absence de lacune dans la LEFI - prétendument démontrée à l'aide d'une exégèse du droit cantonal topique - que la Cour de justice ne pouvait pas combler par sa jurisprudence.