Citation: 4D_72/2014 E. 3

Le jugement rendu le 26 novembre 2013 par le Tribunal de prud'hommes était une décision finale aux termes de l'art. 308 al. 1 let. a CPC. Il n'était pas susceptible d'appel selon cette disposition parce que la valeur litigieuse était inférieure au minimum de 10'000 fr. exigé par l'art. 308 al. 2 CPC; c'est pourquoi la partie condamnée ne pouvait exercer que le recours selon l'art. 319 let. a CPC. A teneur des art. 311 al. 1 ou 321 al. 1 CPC, l'appel ou le recours s'introduisent par un acte « écrit et motivé ». Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral relative à l'appel, l'acte doit aussi comporter des conclusions, lesquelles doivent indiquer sur quels points la partie appelante demande la modification ou l'annulation de la décision attaquée. Ces conclusions doivent en principe être libellées de telle manière que l'autorité d'appel puisse, s'il y a lieu, les incorporer sans modification au dispositif de sa propre décision. En règle générale, les conclusions portant sur des prestations en argent doivent être chiffrées (ATF 137 III 617 consid. 4.2 et 4.3 p. 618). Conformément aux propositions de la doctrine, la Chambre des recours retient que ces exigences s'appliquent semblablement à l'acte de recours régi par l'art. 321 al. 1 CPC, en cas de recours exercé contre une décision finale qui n'est pas susceptible d'appel, cela parce qu'au regard des art. 318 al. 1 let. b CPC ou 327 al. 3 let. b CPC, les autorités d'appel ou de recours sont l'une et l'autre habilitées à réformer le jugement attaqué. Il s'impose en effet d'admettre, par analogie, que l'acte « écrit et motivé » nécessaire selon l'art. 321 al. 1 CPC doit comporter lui aussi des conclusions satisfaisant aux exigences ci-indiquées; l'arrêt présentement attaqué n'est d'ailleurs pas mis en doute sur ce point.