Citation: 5A_74/2024 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort de la décision entreprise que la Cour de justice, examinant si l'instauration d'un droit de visite en faveur de l'intimé servait l'intérêt de l'enfant, s'est penchée sur différents critères d'appréciation, tels que notamment la nature du lien existant entre les deux intéressés, l'implication de l'intimé dans la vie de l'enfant, ses compétences parentales et son prétendu alcoolisme. Si le critère du conflit conjugal opposant les parties, ressortant du rapport d'évaluation sociale du 8 février 2023 et dont la décision entreprise fait état (cf. p. 7 let. C/j), n'a pas été expressément mentionné à ce stade, on comprend que la Cour de justice a implicitement estimé que - tel que constaté - il n'était pas suffisant pour dénier l'intérêt de la mineure à entretenir des relations personnelles avec l'intimé compte tenu du fort lien d'attachement existant. Au vu de ce qui précède, la motivation cantonale apparaît suffisante au regard de l'art. 29 al. 2 Cst. et de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 4.2). Le présent recours démontre du reste à l'évidence que la recourante a pu se rendre compte de la portée de la décision et l'attaquer en connaissance de cause, autre étant la question de savoir si la motivation présentée est erronée. Sa critique doit donc être rejetée. Il en va de même de l'argument concernant l'"attestation" du 1er mai 2023 de la pédiatre de l'enfant supposée accréditer l'existence de comportements problématiques de l'intimé et l'appréhension de l'enfant à l'égard de ce dernier. On comprend en effet que la Cour de justice n'a pas pris en compte cet élément de preuve, car elle a estimé qu'il était impropre à remettre en cause l'évaluation effectuée par les intervenants professionnels et neutres du SEASP (qui avaient relevé n'avoir aucune crainte s'agissant des compétences parentales de l'intimé). Les termes employés par la Cour de justice "en particulier" (cf. décision, p. 12, consid. 5.2) démontrent en effet que les divers moyens de preuve de la recourante auxquels la Cour de justice se référait n'étaient pas mentionnés de manière exhaustive. Pour le surplus, on relèvera encore que le juge n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 146 II 335 consid. 5.1; 143 III 65 précité consid. 5.2).