Citation: 2C_307/2024 E. 5

Sur le fond, le recourant estime que la Cour de justice aurait - en violation de l'art. 9 Cst. - constaté les faits de manière arbitraire et manifestement inexacte en retenant que l'intéressé '" [n'avait pas formulé de griefs spécifiques à l'égard de l'évaluation de ses examens alors même qu'il avait pu consulter ses copies et bénéficier d'une séance de correction ". Il affirme qu'il ressortirait clairement du dossier qu'il n'a pas pu assister à cette séance de correction. Cette critique du recourant tombe toutefois à faux. Selon la jurisprudence, il n'y a arbitraire dans l'établissement des faits ou l'appréciation des preuves que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 136 III 552 consid. 4.2). Or, en l'occurrence, l'extrait de l'arrêt attaqué que le recourant conteste consiste en un résumé de la motivation de la décision sur opposition que le Conseil de direction de l'École d'avocature a rendue en date du 17 janvier 2024; il ne constitue ainsi pas un constat directement opéré par l'autorité précédente contrairement à ce que semble croire le recourant. Ce résumé de la décision de première instance est au demeurant fidèle, le Conseil de direction de l'École d'avocature ayant effectivement considéré dans sa décision que le recourant " a[vait] pu (...) bénéficier d'une séance de correction " (cf. art. 105 al. 2 LTF). Notons au passage que, contrairement à ce que semble penser le recourant, une telle assertion ne signifie d'ailleurs pas nécessairement que celui-ci aurait effectivement assisté à ladite séance; sans autres précisions, elle peut aussi indiquer qu'une séance de correction a été organisée par l'école et que le recourant avait la faculté de s'y rendre, ce que ce dernier ne conteste pas. Pour toutes ces raisons, le grief d'établissement arbitraire des faits invoqué par le recourant est mal fondé.