Citation: C 205/04 29.12.2005 E. A

A.a M.________ était associé gérant, avec signature individuelle, de la société X.________ sàrl, dont le but social était l'importation de denrées alimentaires. Il disposait d'une part sociale de 19'000 fr., la seconde, de 1'000 fr. étant en mains de I.________, associé avec procuration collective à deux. X.________ sàrl a repris l'exploitation du restaurant Y.________ dès le mois de mars 2001. Pour des raisons économiques, les deux associés ont mis fin à l'exploitation du restaurant au 30 septembre 2002 et X.________ sàrl a licencié M.________ pour cette date. La société n'avait plus d'activité commerciale, mais avait été maintenue en prévision d'une nouvelle activité. M.________ a requis le versement d'indemnités de chômage à partir du 14 octobre 2002, en précisant qu'il avait été salarié de X.________ sàrl (gestionnaire du restaurant Y.________) du 1er mars au 30 septembre 2002. Statuant sur cas, le Service des arts et métiers et du travail du canton du Jura a nié le droit du prénommé à l'indemnité par décision du 20 décembre 2002. Cette décision a été confirmée par la Chambre des assurances du Tribunal cantonal du canton du Jura (jugement du 5 mai 2003) et par le Tribunal fédéral des assurances (arrêt du 9 décembre 2003, C 141/03). A.b Par acte authentique du 14 février 2003, M.________ a cédé gratuitement sa part sociale à la société X.________ sàrl. Le même jour, l'assemblée des associés a accepté la démission de M.________ comme gérant avec signature individuelle (ch. 2 du procès-verbal de l'assemblée). Ce dernier, agissant au nom de la société X.________ sàrl, a demandé sa radiation du Registre du commerce par lettre du 14 février 2003. La Préposée du Registre a rejeté la demande par décision du 20 février 2003, car M.________, démissionnaire, ne pouvait plus agir au nom de la société. Le 17 mars 2003, la Préposée a procédé à la radiation de M.________ en tant que gérant et à son inscription en qualité d'associé sans droit de signature pour une part sociale de 19'000 fr. (cf. FOSC du ...). Précédemment, le droit de signature de I.________ avait été supprimé (cf. FOSC du ...). Sommée de constituer de nouveaux organes, la société n'y a pas donné suite, si bien qu'elle a été dissoute d'office le 9 mai 2003. Par décision du 16 mai 2003, le SAMT a nié à M.________ tout droit à l'indemnité jusqu'au 8 mai 2003, dès lors qu'il occupait une position assimilable à celle d'un employeur; par ailleurs, le SAMT a invité la caisse de chômage à ouvrir un droit à l'indemnité à partir du 9 mai 2003. M.________ s'est opposé à cette décision en demandant la reconnaissance de son droit à l'indemnité dès le 14 février 2003, date du transfert de sa part sociale et de sa démission comme associé gérant. Le SAMT a rejeté l'opposition par décision du 14 janvier 2004.