Citation: 8C_465/2018 E. A

A.a. A.________, née en 1962, a été engagée dès le 1 er avril 2005 par l'Etat de Vaud, en qualité de laborantine médicale auprès de l'Institut B.________ du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). A la suite de la détérioration des relations entre A.________ et les collaborateurs de l'Institut B.________ du CHUV en contact avec elle, en particulier celles qu'elle entretenait avec sa supérieure hiérarchique, C.________, le directeur des ressources humaines du CHUV a requis du groupe d'intervention Impact - instauré par le règlement relatif à la gestion des conflits au travail et à la lutte contre le harcèlement du 9 décembre 2002 (RCTH; RS/VD 172.31.7) - l'ouverture d'une procédure d'investigation (requête du 24 juin 2014). Après avoir procédé à une quinzaine d'auditions, le groupe Impact a rendu son rapport définitif le 2 février 2015. Il a conclu que les éléments constitutifs de harcèlement psychologique de la part de A.________ à l'endroit de C.________ étaient réunis et enjoint l'autorité d'engagement de prendre toutes les mesures utiles à la cessation de cet état de fait et à la prévention d'actes de la même nature. Par courrier recommandé du 27 février 2015, le CHUV a résilié les rapports de service de A.________ avec effet immédiat pour justes motifs. A.b. Entre-temps, les 27 août 2014 et 12 février 2015, A.________ a adressé deux requêtes de conciliation au Tribunal de Prud'hommes de l'Administration cantonale (ci-après: TRIPAC). La première tendait à ce qu'ordre fût donné au CHUV de traiter, sans délai, la plainte à l'encontre de C.________ pour harcèlement qu'elle avait adressée le 1er avril 2010 au directeur adjoint des ressources humaines du CHUV, et à ce que le CHUV fût reconnu lui devoir immédiat paiement de la somme de 15'000 fr., avec intérêts à 5 % l'an dès le 27 août 2014; la procédure de conciliation n'ayant pas abouti, une autorisation de procéder a été délivrée le 29 septembre 2014. Par sa seconde requête, l'intéressée demandait notamment à ce qu'il fût constaté qu'elle contestait le rapport d'investigation du groupe Impact du 2 février 2015. A.c. Le 28 avril 2015, A.________ a introduit une troisième requête de conciliation. Celle-ci tendait essentiellement au paiement de son salaire afférent au délai de congé et au versement d'une indemnité à titre de licenciement immédiat injustifié. L'intéressée requérait également la jonction des trois causes qui l'opposaient au CHUV. Par ordonnances du 2 juillet 2015, le Tribunal de Prud'hommes a constaté l'échec des procédures de conciliation initiées les 12 février et 28 avril 2015 et délivré deux autorisations de procéder. Il a ensuite joint les causes et imparti à A.________ un délai pour déposer une demande principale concernant l'ensemble de ses prétentions (ordonnance du 10 août 2015).