Citation: 6B_996/2021 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante soutient que rien ne permet de s'écarter des horaires de travail qu'elle a allégués, soit du lundi au vendredi de 7h30 à 19h30 (12 heures par jour) et un samedi sur deux de 8h à 12h (4 heures), dès 1999 jusqu'au mois de septembre 2017. Elle prétend qu'elle effectuait en moyenne mensuellement 95 heures supplémentaires par rapport aux 45 heures hebdomadaires prévues dans la CTT-EDom. Elle soutient que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a retenu que les horaires excessifs étaient peu compatibles avec la situation d'espèce. Ceux-ci seraient en effet corroborés par les employées D.________ et E.________ ainsi que par des proches de la recourante, F.________ et G.________. En réalité, en soutenant que la cour cantonale aurait dû retenir les horaires de travail allégués, la recourante oppose essentiellement son appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche essentiellement appellatoire et, partant, irrecevable. Par ailleurs, s'il ressort effectivement de l'audition de E.________, qui travaillait chez l'intimée au moment de son interpellation, que celle-ci effectuait parfois des heures supplémentaires qui étaient réglées de la main à la main, on ne voit pas en quoi cet élément démontrerait que l'horaire de travail allégué par la recourante serait exact. On ne voit pas davantage en quoi le témoignage de l'employée D.________ permettrait de confirmer ledit horaire allégué et la recourante ne le précise pas. Il en va de même du témoignage de F.________, qui a d'ailleurs déclaré qu'elle "ne connaissait pas [l]es conditions de travail [de la recourante] mais avait l'impression qu'elle était contente" (arrêt attaqué, p. 7). Quant à la soeur de la recourante, elle a certes déclaré que celle-ci travaillait beaucoup pour l'intimée, mais aussi qu'elle ne connaissait ni ses horaires ni ses conditions de travail, précisant au demeurant que sa soeur avait été satisfaite de son salaire jusqu'à ce qu'il soit baissé après le départ de C.________ en 2017. Plus loin dans son recours, la recourante ajoute encore qu'il ressortirait de différentes auditions de témoins qu'elle était particulièrement dévouée dans son travail et soutient que la "grande indépendance dans l'organisation de son travail" se manifestait en réalité par une obligation d'être disponible en permanence. Or, les témoignages cités par la recourante ne rendent pas arbitraire le fait de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que la recourante disposait d'une liberté d'organisation dès lors notamment que, durant la journée, le fils de l'intimée était à l'école et celle-ci était au travail. Au demeurant, il convient de rappeler que la recourante a elle-même déclaré que lorsqu'elle devait garder C.________ en dehors de ses heures, elle était rémunérée pour cela.