Citation: 1B_87/2014 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant se borne à renvoyer à sa demande de mise en liberté, sans expliciter en quoi consisteraient les mesures de substitution adéquates. La motivation du recours apparaît insuffisante sur ce point (art. 42 al. 2 LTF). Dans sa demande de mise en liberté, le recourant proposait, "par surabondance", le dépôt de ses papiers d'identité et un contrôle quotidien auprès de l'autorité. Ces mesures ne sont toutefois pas de nature à empêcher une personne dans la situation du recourant de passer la frontière suisse, et moins encore à prévenir un risque de récidive. Le recourant évoque aussi ses conditions de détention; il le faisait déjà dans sa demande de mise en liberté, tout en relevant que cet élément n'avait "pas de portée juridique". On ne saurait dès lors reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir examiné plus avant la question. Au demeurant, une irrégularité concernant les conditions de détention n'a en principe pas pour conséquence une remise en liberté (ATF 139 IV 41 consid. 2). Le prévenu a certes droit à ce que d'éventuels mauvais traitements fassent l'objet de vérifications et, le cas échéant, d'une constatation immédiate (même arrêt, consid. 3). Il doit toutefois présenter à ce propos des allégations suffisamment crédibles et étayées, ce qui n'est le cas ni dans la demande de mise en liberté, ni dans le recours en matière pénale.