Citation: 4P.235/2002 25.02.2003 E. 1

2.3.2.2 Concernant le défaut de la portière, la cour cantonale a retenu que celle-ci avait été réparée entre le 27 et le 30 avril 1998, sur la base du témoignage de l'employé W.________. Le recourant tient pour arbitraire le fait d'avoir pris en considération cette déposition, alors qu'aucune facture ne lui avait été adressée pour cette intervention. A cet égard, la Cour d'appel pouvait de manière soutenable préférer la déposition de l'employé, qui avait travaillé sur le véhicule, à l'absence d'une facture, laquelle pouvait s'expliquer notamment par le fait que les travaux de garantie étaient à la charge du vendeur. Par la suite, le 15 mai 1998, le recourant s'est plaint de l'impossibilité de fermer sa portière, ce qui a donné lieu à une réparation selon la fiche de travail du garagiste C.________ établie en mai 1998 et la facture du prénommé datée du 8 octobre 1998. Toutefois, le défaut n'avait pas été mentionné dans le devis établi le 18 mai 1998 par C.________, qui avait essayé le véhicule et qui n'avait pas signalé un problème de cette nature. En considérant que la première réparation, d'avril 1998, avait été correctement effectuée, du moment que le garagiste C.________ n'avait pas observé ce défaut au moment de la prise en charge du véhicule le 18 mai 1998, le Tribunal cantonal n'a nullement versé dans l'arbitraire, d'où le rejet du deuxième pan de la critique. 2.3.2.3 S'agissant de la perte d'huile, le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu que la remontée d'huile, au niveau des cylindres et des pistons, établie par expertise privée, n'avait rien à voir avec la fuite d'huile invoquée par l'acheteur le 27 avril 1998. Faute d'avoir établi un lien entre ces deux phénomènes, la Cour d'appel aurait fait montre d'arbitraire. L'autorité cantonale a constaté que l'expert privé E.________, qui avait fait état d'une fuite d'huile extérieure sur le tuyau du turbo-compresseur en juin 1998, avait par la suite modifié son diagnostic pour ne plus parler que d'une "remontée d'huile" dans son dernier rapport du 11 septembre 1998. Elle en a déduit que la preuve qu'existât un défaut relatif à l'huile, lors du passage de l'acheteur au garage le 27 avril 1998, n'avait pas été apportée. Ces considérations résistent au grief d'arbitraire. En effet, le recourant ne démontre pas que la "remontée d'huile" au niveau du moteur du véhicule, signalée par l'expert privé E.________, impliquait une perte d'huile, car il n'est pas insoutenable d'admettre que l'huile - minérale - qui remonte puisse s'évaporer dans le moteur lors de la combustion. On peut ajouter, avec l'autorité cantonale, que le recourant, s'il estimait que les conclusions finales de l'expert privé E.________ étaient erronées, aurait pu requérir une expertise judiciaire pour établir l'existence et l'origine de la fuite d'huile invoquée le 27 avril 1998. Pourtant, il est établi qu'il y a formellement renoncé. Sa passivité peut donc constituer un indice probant que la voiture ne perdait pas d'huile lorsqu'il l'a ramenée au garage le jour en question. La troisième branche du moyen est sans fondement.