Citation: 6F_30/2022 E. 10

Au demeurant, et en tant que de besoin, ni l'attestation médicale émise le 14 décembre 2021 par le médecin généraliste du recourant (" J'atteste par la présente que je suis à ma consultation depuis 2018, Monsieur A.________ né en 1968, en raison de troubles psychologiques liés [à] des problèmes administratifs persistants sur son identité civile, troubles pour lesquels il est suivi depuis par le psychologue B.________ qui a pu attester l'an passé de cet état "), ni celle du psychologue précité (qui fait, tout au plus, état d'une capacité allant s'amenuisant de son patient à faire face au stress, d'une qualité de vie affectée, respectivement d'une situation affectant " son installation dans une vie sereine ", avec un risque d'épuisement dont les manifestations seraient difficiles à prédire), ne sont de nature à établir, même prima facie, une situation susceptible de relever du champ d'application de la loi pénale ou d'une gravité objective et subjective telle qu'il puisse apparaître légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir la réparation d'un tort moral (arrêts 6B_1047/2019 du 15 janvier 2020 consid. 2.1; 6B_673/2019 du 31 octobre 2019 consid. 1.1; 6B_1043/2019 du 26 septembre 2019 consid. 2.2; 6B_637/2019 du 8 août 2019 consid. 1.2); on y recherche de même en vain tout indice en faveur d'une éventuelle causalité entre une infraction pénale et une atteinte à la santé. Du reste, le demandeur en révision utilise lui-même l'expression " exposition de la santé à un risque imminent " (demande de révision, p. 4), qui évoque moins un dommage constitué susceptible d'être réparé qu'un péril. Il s'ensuit qu'à supposer que ces éléments puissent être pris en considération dans le cadre de la présente demande de révision, qu'ils ne seraient, de toute manière, pas susceptibles de conduire à une autre issue que l'irrecevabilité du recours 6B_815/2021. La demande de révision ne pourrait ainsi, de toute manière, qu'être rejetée (ATF 122 II 17 consid. 3; arrêt 6F_13/2020 du 24 avril 2020 consid. 1.1).