Citation: 2A.422/2006 14.07.2006 E. 4

4.1 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. D'après l'art. 4 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas de droit à l'octroi d'une autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 131 II 339 consid. 1. p. 342; 130 II 388 consid. 1.1 p. 389, 281 consid. 2.1 p. 284). Ressortissants de l'ex-Serbie et Monténégro, les recourants n'ont aucun droit à une autorisation de séjour. Leur recours n'est donc pas recevable sous l'angle de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ. Il en va de même sous l'angle de l'art. 8 CEDH, les recourants eux-mêmes ne pouvant pas se prévaloir d'une relation étroite et effective avec une personne de leur famille ayant un droit de présence assuré en Suisse (ATF 130 II 281 consid. 3.1 p. 285 et les références citées; 129 II 193 consid. 5.3.1 p. 211, 215 consid. 4.1 p. 218). 4.2 Dans la mesure où les recourants ne peuvent se prévaloir d'aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, ils n'ont pas non plus d'intérêt juridiquement protégé, au sens de l'art. 88 OJ, pour recourir au fond par la voie subsidiaire du recours de droit public (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 86 et les arrêts cités). Au demeurant, le recours ne fait état d'aucune violation de règles de procédure qui pourrait être examinée dans le cadre d'un tel recours (ATF 114 Ia 307 consid. 3c p. 312 ss; 123 I 25 consid. 1 p. 26).