Citation: 6B_177/2024 E. 3.6.1

3.6.1. En lien avec la crédibilité du recourant, la cour cantonale a retenu qu'il avait nié s'être montré violent avec ses autres compagnes alors que cette circonstance avait été établie sans aucun doute possible par des témoignages crédibles et convergents. Il en était de même quant aux dénégations de celui-ci concernant sa mauvaise humeur au moment de se rendre chez l'intimée 1, juste avant les faits incriminés. L'intéressé avait expliqué être arrivé chez cette dernière alors qu'il était calme, content et impatient de la retrouver. Cette affirmation était pourtant contredite par le dossier, puisqu'il était établi qu'il était au contraire contrarié et en colère. L'attention des témoins, voisins de l'intimée 1, avait précisément été attirée par quelqu'un - soit le recourant - qui s'approchait de la maison, en criant au téléphone et en italien; traduit en français, il avait dit ceci: "Qu'est-ce que tu regardes" et "Porc". La même voix forte s'était ensuite faite entendre depuis l'appartement de l'intimée 1. Les bruits caractéristiques d'une scène de ménage avaient suivi, soit des cris et le vacarme de meubles déplacés "comme s'ils tombaient". Le recourant avait également soutenu successivement des versions contradictoires au sujet des circonstances dans lesquelles sa compagne s'était blessée. Il avait d'abord raconté à ses proches que l'intimée 1 avait fait une chute de pression dans la salle de bain. Il avait plus tard déclaré aux autorités de poursuite pénale qu'il n'avait pas vu ce qui était arrivé, puisqu'elle était hors de sa vue au moment de tomber dans la salle de bain. Sur ce point, il fallait rappeler qu'après avoir emmené l'intimée 1 à l'hôpital, le recourant avait téléphoné ou envoyé des messages à des proches pour se confier. C'était ainsi que le jour des faits, il avait envoyé un message vocal à un ami en lui disant que l'intimée 1 avait fait "une putain de chute de pression dans la baignoire pendant que [il]'étai[t] là". À peu près au même moment, le recourant avait confirmé à un autre ami que sa copine avait fait une chute de pression dans la salle de bain. Le frère du recourant avait affirmé que selon ce qu'il lui avait raconté le soir des faits au téléphone, l'intimée 1 avait fait une chute dans la salle de bain, avait été blessée "devant à la tête" et qu'il était allé l'aider. Elle avait refusé son aide en disant qu'elle pouvait se débrouiller seule et elle était retombée, mais sur l'arrière de la tête. La cour cantonale est arrivée à la conclusion que soit l'intimée 1 avait fait une chute, alors qu'elle se trouvait à un endroit où le recourant ne pouvait pas la voir et ce dernier n'avait aucune idée de la cause de l'accident (glissade, trébuchement sur un obstacle, évanouissement suite à une chute de pression, etc.), soit il était près d'elle à l'instant fatidique et il avait assisté à la scène. Si la seconde hypothèse était retenue, cela supposait que le recourant connaissait la cause de l'accident - selon lui une chute accidentelle après un malaise. À cela s'ajoutait que le recourant n'avait pas dit à ses amis qu'il ignorait ce qu'il s'était produit et qu'il supposait que l'intimée 1 s'était effondrée dans la salle de bain par la suite d'un évanouissement, mais bien qu'elle avait fait une "chute de pression". Il était ainsi incompréhensible que lorsque celui-ci avait été interrogé par la police, quelques heures plus tard, il n'avait plus fait état de la cause du prétendu accident domestique auquel il aurait assisté et qui était susceptible de le disculper. La cour cantonale a ainsi retenu que les divergences entre les premières explications du recourant à ses amis et ses déclarations à la police ne s'expliquaient pas autrement que par le fait que le recourant n'avait pas dit la vérité sur ce qu'il s'était produit le jour des faits.