Citation: 1B_264/2014 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, si le casier judiciaire du recourant ne comporte aucune inscription, les infractions qui lui sont reprochées dans la présente cause sont extrêmement graves, celui-ci étant prévenu d'assassinat, de brigandage aggravé et de contrainte. Ces éléments doivent être pris en compte au moment de l'appréciation de l'autorité, qui ne peut faire abstraction de la nature violente des chefs de prévention retenus, étant au demeurant rappelé que les événements de septembre 2012 ont conduit au décès de la victime. Quant à l'expert psychiatre, il a retenu que le risque de récidive s'avérait faible, mais qu'il ne pouvait être considéré comme tout à fait négligeable en raison de certaines caractéristiques de la personnalité de l'expertisé (cf. notamment des traits d'immaturité se traduisant par une superficialité des relations, de faibles implication et compréhension des réalités sociales, ainsi qu'une certaine influençabilité). Il en résulte, ainsi que l'a relevé la cour cantonale, qu'un danger de réitération n'a de loin pas été exclu par l'expert; ce dernier a d'ailleurs même précisé que ce risque pourrait dépendre, à moyen ou à long terme, de l'évolution de la personnalité du recourant (cf. le procès-verbal du 9 décembre 2012 p. 2). En lien notamment avec cette dernière question, l'autorité précédente a relevé que le recourant semblait avoir - postérieurement à sa libération en avril 2013 - adopté une nouvelle attitude : obtention du baccalauréat, inscription à l'université, abstinence à l'alcool et aux stupéfiants, ainsi que suivi d'une thérapie. Cependant, ces quelques éléments favorables ne suffisent pas à démontrer une réelle évolution du recourant par rapport au degré d'immaturité constaté en avril 2013 et une prise de conscience durable de ses responsabilités. En effet, les possibles changements de comportement ont été entrepris en raison du prononcé judiciaire de mesures de substitution (cf. le jugement du 5 avril 2013). Or, même dans ce cadre strict et malgré les différents rappels express du Ministère public (cf. ses courriers du 3 octobre, du 1 er novembre 2013 et de son téléphone au conseil de l'intéressé le 12 décembre 2013), ainsi que du Tmc (cf. son ordonnance du 7 novembre 2013) s'agissant des conséquences du non-respect des règles de conduite permettant son maintien en liberté, le recourant n'a pas su s'y conformer de manière durable et significative (cf. notamment les absences ou tardivetés des dépôts des résultats d'analyses toxicologiques, les rendez-vous au SPI manqués et l'arrêt à deux reprises du suivi thérapeutique). En particulier, il n'apporte aucun élément qui viendrait prouver le contraire, par exemple en produisant devant le Tribunal de céans les résultats des examens universitaires allégués présentés avant le 9 juin 2014. Au regard des graves infractions reprochées, de l'influençabilité du recourant et de son immaturité, de l'absence de prise de conscience, ainsi que de l'importance de la sécurité publique, la Chambre pénale de recours pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir l'existence d'un risque de récidive.