Citation: 1C_97/2017 E. 7

Les recourantes invoquent enfin l'art. 3 LPN. Elles relèvent que la passerelle litigieuse doit venir prendre place dans le vallon de la Lienne, dans une zone de protection du paysage qui se distingue par son caractère naturel et sauvage, seulement traversée par les sentiers du Bisse du Rô et de la Montagne, parfaitement intégrés et peu visibles. Selon l'évaluation du Service cantonal des forêts et du paysage, l'impact de la passerelle serait "moyen à élevé", comme cela ressort des photomontages produits par le constructeur, et le projet ne serait pas justifié par un intérêt public suffisant. Les recourantes contestent aussi qu'il puisse y avoir une continuité entre l'utilisation agricole du bisse et l'usage touristique actuel. Elles admettent une valorisation touristique, mais estiment que celle-ci devrait se limiter au tracé original à flanc de montagne. Les recourantes estiment enfin que les impacts auraient été sous-estimés s'agissant du bruit et de la faune, et également du point de vue de la durée d'exploitation, en particulier par rapport à la variante tunnel.