Citation: 6B_24/2021 E. 1.1

1.1. Le CPP règle la poursuite et le jugement, par les autorités pénales de la Confédération et des cantons, des infractions prévues par le droit fédéral (art. 1 CPP). Il ne régit en revanche pas la procédure d'exécution des jugements rendus, en particulier celle de libération conditionnelle, qui demeure de la compétence des cantons, sauf dispositions spéciales du CPP ou du CP (cf. art. 123 al. 2 Cst. et 439 al. 1 CPP; cf. arrêt 6B_621/2011 du 19 décembre 2011 consid. 2.1). Toutefois, selon l'art. 28a de la Loi cantonale vaudoise du 4 juillet 2006 sur l'exécution des condamnations pénales [LEP/VD; BLV 340.01], la procédure devant le juge d'application des peines est régie par le CPP, et notamment par ses art. 364 et 365. Les art. 56 ss CPP seraient donc ainsi applicables à la procédure devant le Juge d'application des peines par renvoi de l'art. 28a LEP, à titre de droit cantonal supplétif, étant précisé que le Tribunal fédéral ne revoit alors son application que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 140 III 385 consid. 2.3 p. 387; 138 V 67 consid. 2.2 p. 69). En tout état, le recourant peut invoquer la garantie d'un tribunal indépendant et impartial découlant des art. 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH. Les motifs de récusation mentionnés à l'art. 56 CPP concrétisent cette garantie (ATF 141 IV 178 consid. 3.2.1 p. 179; 138 I 425 consid. 4.2.1 p. 428). Celle-ci peut dès lors être examinée à la lumière de l'art. 56 CPP, quand bien même cette disposition ne serait pas d'application directe en l'occurrence (cf. arrêt 6B_621/2011 du 19 décembre 2011 consid. 2).