Citation: 2A.451/2000 30.10.2000 E. B

B.- Le 14 septembre 1998, l'Office cantonal de la police des étrangers du canton de Vaud a refusé d'octroyer une autorisation d'établissement à A.________, mais s'est déclaré prêt à lui prolonger l'autorisation de séjour, sous réserve d'approbation des autorités fédérales compétentes. Le 23 mars 1999, l'Office fédéral des étrangers a refusé de donner son approbation au renouvellement de l'autorisation de séjour de A.________ et prononcé son renvoi de Suisse, au motif que, depuis son arrivée en Suisse, l'intéressé avait commis de nombreuses infractions, qu'il n'avait pratiquement jamais travaillé et qu'il ne subvenait à ses besoins que grâce à l'aide sociale. Le même jour, l'Office fédéral des étrangers a prononcé à l'encontre de l'intéressé une interdiction d'entrée en Suisse pour une durée indéterminée. Le 16 avril 1999, A.________ a recouru contre ces deux décisions. Le 26 août 1999, le Tribunal de police de Lausanne a renoncé à révoquer le sursis accordé à l'intéressé selon jugement du 17 juin 1996, tout en constatant que sa situation s'était détériorée et que des nouvelles consommations de drogues dures étaient avérées. Le 18 décembre 1999, A.________ a fait l'objet d'un rapport de dénonciation de la police municipale de Lausanne pour avoir été en possession de haschisch. Une amende de 200 fr. a été prononcée de ce chef le 26 mai 2000. Le 27 juin 2000, il a été interpellé par la police, alors qu'il inhalait de l'héroïne. A.________ a averti les autorités que, depuis juin 2000, il vivait séparé de son épouse, mais qu'il voyait sa fille B.________ au moins une fois par semaine. Statuant le 13 septembre 2000 par un seul prononcé, le Département fédéral de justice et police a confirmé les deux décisions de l'Office fédéral des étrangers du 23 mars 1999.