Citation: 9C_747/2015 E. 6.3

6.3. La juridiction cantonale semble également avoir attaché une importance particulière au fait que l'épouse du recourant n'a pas suivi son mari tout au long de son séjour aux Émirats Arabes Unis et aurait résidé en Suisse durant une partie de la période litigieuse. Il convient toutefois de rappeler que depuis la révision du droit de la famille entrée en vigueur le 1er janvier 1988, le législateur a expressément consacré une plus grande indépendance des époux, notamment le droit pour chacun d'eux, en dehors même de toute hypothèse de séparation (de fait ou de droit), de se constituer un domicile propre conformément aux règles ordinaires applicables en la matière (ATF 121 I 14 consid. 5b p. 18; 115 II 120; DESCHENAUX/STEINAUER/BADDELEY, Les effets du mariage, 2ème éd. 2009, nos 159 p. 117 et 169 ss p. 120). La juridiction cantonale ne pouvait par conséquent tirer de conclusions sur la base de la situation de l'épouse du recourant sans examiner au préalable sa situation concrète sur les plans personnel et professionnel. Cet examen se justifiait d'autant plus que l'épouse s'était également éloignée de la Suisse pour une durée prolongée au cours de la période litigieuse.