Citation: 4A_132/2008 16.05.2008 E. 1

La Chambre d'appel a tenu son audience de reprise le 8 octobre 2007. A cette occasion, les époux X.________ ont sollicité de pouvoir s'exprimer par écrit. Dans leurs conclusions écrites du 24 octobre 2007, ils demandaient, principalement, le renvoi de la cause au Tribunal des baux et loyers pour instruction au fond et, subsidiairement, la fixation d'un délai pour se déterminer sur le fond; plus subsidiairement, ils concluaient à ce que le bailleur soit débouté de toutes ses conclusions au fond. Seule la conclusion principale était motivée; les anciens locataires soutenaient qu'à défaut d'un renvoi en première instance, il leur serait imposé une justice à deux échelons au lieu de trois. Ils ne se sont pas déterminés sur le fond de la cause, soit sur l'évacuation elle-même. Pour sa part, Y.________ a conclu, par mémoire du 31 octobre 2007, à ce que les époux X.________ soient condamnés à évacuer immédiatement l'appartement et la place de parc. La cause a été plaidée le 5 novembre 2007; elle a été gardée à juger à l'issue de l'audience. Par arrêt du 4 février 2008, la Chambre d'appel a confirmé le jugement rendu le 28 mars 2006 par le Tribunal des baux et loyers, qui ordonnait l'évacuation immédiate des locaux. La Chambre d'appel a motivé le rejet des conclusions principale et subsidiaires par le fait que les locataires avaient renoncé à se prononcer sur l'évacuation elle-même devant le Tribunal des baux et loyers, qui les avait pourtant invités à le faire par ordonnance du 20 septembre 2005, puis devant la Chambre d'appel, alors qu'ils avaient eu par deux fois la possibilité de prendre position sur le fond, soit dans leur acte d'appel et dans leurs conclusions écrites après le renvoi de la cause à l'autorité cantonale.