Citation: 7B_159/2023 E. B

B.a. Par ordonnance du 30 août 2021, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a ordonné le placement de A.________ en détention provisoire pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 28 octobre 2021, retenant l'existence de risques de collusion et de réitération. Cette mesure a ensuite été régulièrement prolongée, la dernière fois jusqu'au 28 mars 2022. Par ordonnance du 24 mars 2022, le Tmc a ordonné, en lieu et place de la détention provisoire, des mesures de substitution sous la forme d'obligations pour A.________ (i) de s'établir chez ses parents, (ii) d'entreprendre un suivi auprès de B.________ et (iii) de se soumettre à un suivi social, lequel serait confié à la Fondation C.________; il lui était également fait interdiction (iv) d'entretenir tout contact, de quelque nature que ce soit, y compris par des échanges de messages par téléphone mobile, avec des enfants mineurs - exception faite du cadre familial mais pour autant qu'un autre adulte soit présent - et (v) d'entretenir tout contact, de quelque nature que ce soit, y compris par échanges de messages par téléphones mobiles, avec les huit enfants concernés par la procédure et les parents de ceux-ci. Le 13 juin 2022, ces mesures de substitution ont été prolongées pour trois mois, soit jusqu'au 24 septembre 2022. B.b. Le 18 août 2022, le Ministère public a été avisé que A.________ avait travaillé, en tant que bénévole, pour le festival D.________ et qu'il était dès lors susceptible d'être entré en contact avec des personnes mineures. Par courrier du 9 septembre 2022 le Ministère public a rappelé au prévenu, par l'intermédiaire de son défenseur d'office, la teneur des mesures de substitution, dont l'interdiction de contact, de quelque nature que ce soit, y compris par échanges de messages par téléphone mobile, avec des enfants mineurs, exception faite du cadre familial pour autant qu'un autre adulte soit présent; il l'a informé qu'en cas de nouvel écart, son placement en détention provisoire pourrait être requis. Par ordonnance du 21 septembre 2022, le Tmc a prolongé les mesures de substitution jusqu'au 24 décembre 2022, en attirant l'attention de A.________ sur la portée et l'importance de l'avertissement du Ministère public susmentionné. B.c. Sur requête du Ministère public, le Président de l'Association D.________ a indiqué le 5 décembre 2022 que A.________ avait initialement oeuvré comme co-responsable des bénévoles, ainsi qu'en tant que responsable de la cuisine des bénévoles; dans ce cadre, il avait été en contact avec des mineurs d'au moins 16 ans et avec les deux filles du Président, âgées de 13 ans et demi et de 15 ans. Le 9 décembre 2022, le Ministère public a adressé à A.________ un "unique avertissement"; si le Ministère public devait apprendre que le prévenu avait eu un contact avec une personne mineure - y compris antérieurement à son courrier -, celui-ci serait placé immédiatement en détention provisoire. Par ordonnances des 20 décembre 2022 et 16 mars 2023, le Tmc a prolongé les mesures de substitution, la dernière fois jusqu'au 22 juin 2023; à chaque fois, il a rappelé la teneur de l'avertissement du 9 décembre 2022. B.d. F.________, ancienne collègue de A.________, a été entendue le 2 juin 2023. Elle a déclaré l'avoir vu, dans le courant de l'année 2022, à l'occasion d'une promenade en forêt en présence de ses enfants; elle lui avait expliqué qu'elle serait accompagnée de ceux-ci et le prévenu avait accepté cette rencontre en toute connaissance de cause; durant la première semaine de janvier 2023 - alors qu'elle se trouvait à U.________ -, A.________ avait demandé à pouvoir les rejoindre et il était venu passer une journée avec eux, en sachant que ses enfants seraient présents. Le 9 juin 2023, le Ministère public a saisi le Tmc d'une demande de placement en détention provisoire de A.________ pour une durée d'un mois; se fondant sur les informations recueillies auprès du Président de l'Association D.________ et sur les déclarations de F.________, il a considéré que le prévenu avait violé les mesures de substitution ordonnées, notamment celle visant à lui interdire tout contact avec des enfants mineurs. Par ordonnance du 10 juin 2023, le Tmc a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ pour un mois, soit jusqu'au 8 juillet 2023. B.e. Par arrêt du 16 juin 2023, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Chambre des recours pénale) a rejeté le recours formé par le prévenu contre cette ordonnance.