Citation: 8C_870/2017 E. A

A.________, né en 1959, exerce la profession d'ostéopathe dans le cabinet de physiothérapie et d'ostéopathie B.________ Sàrl, dont il est également l'un des associés gérants. A ce titre, il est assuré contre le risque d'accident auprès de la Bâloise Assurances SA (ci-après: la Bâloise). Le 12 février 2015, au moment où il chargeait deux sacs de courses dans le coffre de sa voiture, A.________ a glissé sur une plaque de verglas et a chuté en arrière avec réception sur la région sacrée du côté gauche. Il a immédiatement ressenti des douleurs dans le bas du dos. Malgré ces douleurs et grâce à la prise d'analgésiques, il a continué à travailler dans son cabinet. La situation allant en s'aggravant, il a consulté le 23 février suivant les urgences de la Clinique U.________ où la doctoresse C.________ a posé le diagnostic de sciatique trajet S1 et prescrit une incapacité de travail totale. Par la suite, A.________ a été suivi par son médecin traitant, le docteur D.________. La Bâloise a pris en charge le cas. Une IRM lombaire réalisée le 2 mars 2015 a révélé la présence d'une hernie discale L5-S1 avec fragment dirigé vers le bas du côté gauche entraînant un clair conflit radiculaire S1, un syndrome facettaire intéressant les 3 derniers niveaux lombaires, un petit élément de déchirure de l'anneau fibreux au niveau du disque intersomatique L2-L3 sans conflit associé, ainsi que des modifications à composante inflammatoire des plateaux vertébraux adjacents à l'espace intersomatique L5-S1, mais aucun tassement vertébral ou lésion osseuse récents. Le docteur D.________ a préconisé un traitement conservateur et attesté les incapacités de travail suivantes: 100 % jusqu'au 31 mai 2015; 80 % du 1er juin au 2 septembre 2015; 70 % du 3 septembre au 4 octobre 2015; 60 % du 5 octobre au 4 décembre 2015; 40 % du 5 décembre 2015 au 12 janvier 2016; 20 % du 13 janvier au 29 février 2016; enfin, 10 % du 1er mars au 10 mai 2016. Entre-temps, la Bâloise a confié une expertise au docteur E.________, spécialiste en neurologie. Dans son rapport du 17 juillet 2015, ce médecin a posé le diagnostic de lombosciatalgies gauches non déficitaires sur hernie discale L5-S1 paramédiane gauche luxée vers le bas. Il a retenu que "la hernie discale [était] survenue à la faveur d'un état dégénératif du disque intervertébral sous-jacent évoluant vraisemblablement depuis longtemps et dont l'influence en termes relatifs [était] nettement supérieure à l'influence de l'événement accidentel", mais que l'on pouvait admettre une "influence causale partielle" de celui-ci vu les douleurs immédiates et l'absence d'antécédent. Il a fixé le statu quo sine au 12 novembre 2015. Une nouvelle IRM du 5 novembre 2015a permis de constater la disparition totale de la volumineuse hernie paramédiane gauche L5-S1 par rapport à l'IRM du mois de mars 2015; le reste de l'examen était superposable. Selon un rapport de consultation du service de neurochirurgie de l'Hôpital V.________ du 26 novembre 2015, l'évolution clinique et radiologique était favorable. Par décision du 27 novembre 2015, la Bâloise a mis fin à ses prestations avec effet au 12 novembre 2015, date au-delà de laquelle elle a retenu, en se fondant sur les conclusions du docteur E.________, que la persistance des troubles douloureux et l'incapacité de travail ne se trouvaient plus en lien de causalité avec l'événement assuré (statu quo sine). L'assuré a formé opposition en produisant un questionnaire soumis à son médecin traitant et les réponses apportées par ce dernier. Dans une nouvelle décision du 1er février 2016, l'assureur-accidents a écarté l'opposition.