Citation: 6B_5/2021 E. 3.2

3.2. En substance, le recourant reproche à sa fiduciaire de n'avoir pas comptabilisé des charges, respectivement d'en avoir comptabilisé trop, et d'avoir comptabilisé des revenus supérieurs à la réalité, respectivement d'en avoir omis, lors de l'établissement de sa comptabilité, d'avoir établi des faux documents comptables et de ne pas avoir effectué la révision des comptes, portant ainsi atteinte à ses intérêts pécuniaires. Il indique avoir ainsi subi un préjudice de 179'773 fr. 55. Toutefois, le recourant, qui se plaint d'infractions distinctes, n'expose pas, pour chacune d'elle, en quoi consisterait le dommage. Déjà pour ce motif, sa qualité pour recourir apparaît insuffisamment motivée. Par ailleurs, il ressort de la décision attaquée - sans que le recourant ne le conteste - que le montant qu'il articule correspond à " l'augmentation de revenus éludés, objet de la procédure en rappel d'impôts [dont le recourant a fait l'objet], plus indemnité de tort moral pour atteinte à la personnalité et des dommages intérêts en raison des pertes économiques et des frais juridiques encourus ". Le dommage dont semble se prévaloir le recourant découle en réalité de la procédure en rappel d'impôts et ne résulte ainsi pas directement des agissements dénoncés, étant rappelé que les dommages par ricochet sont exclus (cf. arrêts 6B_1337/2020 du 21 décembre 2020 consid. 3.3; 6B_1050/2019 du 20 novembre 2019 consid. 1.2; 6B_868/2019 du 3 octobre 2019 consid. 3.2; 6B_116/2015 du 8 octobre 2015 consid. 2.1). Il en va de même lorsque le recourant requiert que la fiduciaire paye 35'882 fr. 75 au Service des contributions, selon la décision du 7 octobre 2020 de ce service. Le recourant relève en outre ne plus disposer d'aucun document en relation avec " toutes les procédures ", dans la mesure où celles-ci seraient trop complexes et trop stressantes pour lui. Le stress excessif l'aurait d'ailleurs conduit à un accident vasculaire cérébral en date du 21 février 2020. Dans la mesure où le recourant entendrait, par ces affirmations, établir qu'il aurait subi un tort moral, celui-ci ne serait pas en relation directe avec les infractions qu'il dénonce mais, comme il l'admet lui-même, découlerait des procédures en cours. Quant aux " pertes économiques ", on ignore en quoi celles-ci consisteraient et le recourant ne l'expose pas. Enfin, s'agissant des frais juridiques encourus - qu'il ne détaille pas -, on ignore s'il s'agit de frais relatifs à d'autres procédures ou à la présente cause. Quoi qu'il en soit, s'il s'agit de frais en relation avec d'autres procédures, il incombait au recourant de les faire valoir dans le cadre de ces différentes procédures. On ne perçoit, par ailleurs, pas - et le recourant ne fournit aucune explication à cet égard - en quoi ces dépenses pourraient constituer un dommage résultant directement des agissements dénoncés, soit une atteinte en rapport de causalité directe avec les infractions poursuivies. Quant aux frais juridiques qui seraient en relation avec la présente cause, la jurisprudence a rappelé, à maintes reprises, que les frais liés aux démarches judiciaires ne sauraient constituer une prétention civile au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF (cf. parmi de nombreux autres : arrêts 6B_1251/2021 du 15 décembre 2021 consid. 10; 6B_1249/2021 du 30 novembre 2021 consid. 2.2; 6B_1459/2020 du 7 avril 2021 consid. 1.2). Au vu de ce qui précède, l'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles exclut la qualité pour recourir du recourant sur le fond de la cause.