Citation: 5P.99/2005 06.06.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 58 consid. 1 p. 60 et les arrêts cités). 1.1 Le refus de l'assistance judiciaire constitue une décision incidente qui cause un préjudice irréparable, de sorte que le recours est ouvert au regard de l'art. 87 al. 2 OJ (ATF 129 I 129 consid. 1.1 p. 131; 125 I 161 consid. 1 p. 162). Déposé à temps contre une décision rendue en dernière instance cantonale, il l'est aussi sous l'angle des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.2 En principe, le recours de droit public est de nature cassatoire et ne peut viser qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 124 I 327 consid. 4a p. 332 et les citations). Le recours dirigé à l'encontre d'une décision qui refuse l'assistance judiciaire ne fait pas exception à cette règle (ATF 129 I 129 consid. 1.2 p. 131 ss et les arrêts cités). Partant, le chef de conclusions de la recourante tendant à ce qu'il soit ordonné à l'autorité cantonale de la mettre au bénéfice de l'assistance judiciaire dans la cause au fond est irrecevable. 1.3 Dans un recours de droit public soumis, comme en l'occurrence, au principe de l'épuisement préalable des instances cantonales, les faits et moyens de preuve nouveaux sont irrecevables (ATF 107 Ia 265 consid. 2a et les références). La réquisition - au demeurant tardive (art. 89 al. 1 OJ) - tendant à l'édition du dossier «opposant Z.________ SA à Y.________ SA» est, par conséquent, irrecevable (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, p. 231).