Citation: 4A_63/2024 E. 4.1

4.1. Dans l'arrêt attaqué, la juridiction cantonale observe que le recourant a motivé initialement le congé par son souhait de procéder à un " changement d'affectation des surfaces " et son désir de les relouer " à un loyer égal à ceux du quartier ". Ce n'est qu'ultérieurement que l'intéressé a motivé la résiliation du bail par sa volonté de mettre à disposition de son fils les locaux situés au deuxième étage de l'immeuble concerné. La cour cantonale relève toutefois que la seule pièce produite par le recourant pour étayer ce dernier motif est une attestation établie par les autorités genevoises indiquant que son fils a résidé dans l'immeuble litigieux entre septembre 1988 et octobre 2000 et qu'il vit à Genève depuis avril 2014. Le recourant n'a en revanche nullement requis l'audition de son fils ni fourni d'éléments visant à établir que ce dernier entendait véritablement occuper les locaux situés au 2ème étage de l'immeuble en question. La cour cantonale souligne, par ailleurs, que les motifs donnés à l'appui de la résiliation, de même que les discussions ayant eu lieu ensuite entre les parties, ne donnent pas davantage de précisions quant au changement d'affectation des locaux loués évoqué par le recourant, étant précisé que ce dernier a uniquement indiqué, pour la première fois le 27 mai 2022, au stade des plaidoiries finales écrites, qu'il voulait affecter les locaux de culte à des activités dans le secteur de l'événementiel. Sur la base des preuves recueillies et du contenu des écritures du recourant, la juridiction cantonale considère que le motif réel du congé était de nature économique car l'augmentation du rendement souhaitée par le bailleur constituait le motif déterminant de la résiliation, et non pas une concrétisation du changement d'affectation des locaux évoqué par l'intéressé.