Citation: 2A.196/2006 20.04.2006 E. 2

2.1 La dernière autorisation de séjour des recourantes est venue à échéance le 11 octobre 2005. Le recours serait dès lors irrecevable dans la mesure où les recourantes voudraient contester la révocation de cette autorisation de séjour. Toutefois, elles concluent au renouvellement de dite autorisation. 2.2 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif est irrecevable en matière de police des étrangers contre le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Il y a donc lieu d'examiner si les recourantes peuvent invoquer un tel droit au renouvellement de leur autorisation de séjour. Aux termes de l'art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20) le conjoint d'un étranger au bénéfice d'une autorisation d'établissement a droit à l'autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble. En l'espèce, les époux X.________ se sont séparés après moins de deux ans de vie commune. Une procédure de divorce est en cours et aucun des conjoints n'a l'intention de reprendre la vie commune. Dans ces conditions, la séparation ne saurait être qualifiée de purement temporaire et A.X.________ ne peut prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour en se fondant sur l'art. 17 al. 2 LSEE. Elle ne le prétend du reste pas mais invoque l'art. 8 CEDH. Elle met en avant les liens que son enfant entretient avec ses oncles maternels, soit son frère et son beau-frère. Elle se prévaut également des rapports qu'elle-même entretient avec son frère, sa belle-soeur, sa soeur et son beau-frère, tous établis en Suisse. Un étranger majeur ne peut cependant tirer parti de ses liens familiaux avec des personnes vivant en Suisse au bénéfice d'un permis d'établissement pour obtenir une autorisation de séjour que s'il se trouve vis-à-vis de ces personnes dans une situation de dépendance (cf. ATF 120 Ib 257 consid. 1d et e p. 260 ss). Or, tel n'est pas le cas de A.X.________, qui n'est pas dépendante de sa famille vivant en Suisse; en particulier, elle ne souffre d'aucune infirmité ou handicap qui l'empêcherait de vivre séparée de ses parents établis en Suisse. Par ailleurs, sa fille n'est pas non plus dépendante de sa famille en Suisse, mais seulement de sa mère, qui n'a elle-même aucun droit à la délivrance d'une autorisation de séjour. En conséquence, le recours est irrecevable en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, étant précisé que les autorités cantonales ont statué selon leur libre appréciation sur la demande de renouvellement de l'autorisation de séjour (art. 4 LSEE).