Citation: 7B_47/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient dans un premier temps qu'il aurait formulé personnellement une demande de mise sous scellés à l'occasion de la perquisition, soit le 28 mai 2022. Une renonciation à l'apposition de scellés n'aurait dès lors dû être admise que sur la base d'une déclaration signée par ses soins. Ce faisant, le recourant se fonde sur sa propre appréciation du déroulement de la perquisition, dans une démarche strictement appellatoire, partant irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF). Autrement dit, il ne parvient pas à démontrer, ni même ne tente de démontrer, que l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale serait arbitraire. Quoi qu'il en soit, il est constant que le recourant et sa fille - qui se serait présentée comme avocate-stagiaire - étaient présents au moment de la perquisition et que l'intéressé était informé de ses droits. Le TMC a en outre constaté que l'inventaire de perquisition signé par le recourant ne comportait aucune mention d'une quelconque demande de mise sous scellés. Enfin, selon le rapport d'investigation établi le 27 juin 2022, lors de la perquisition, la fille du recourant avait déclaré aux inspecteurs présents qu'elle voulait mettre sous scellés tout le matériel saisi; le recourant, sa fille et les inspecteurs présents s'étaient ensuite entretenus dans le bureau de l'entreprise; les inspecteurs avaient alors clairement entendu que le recourant et sa fille avaient finalement renoncé à mettre sous scellés le matériel saisi, afin d'accélérer la récupération des ordinateurs et permettre ainsi à l'entreprise de continuer à fonctionner. Ces faits - dont l'arbitraire n'est pas invoqué, ni démontré - lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF). En se basant sur ces éléments, à savoir le procès-verbal de perquisition signé par le recourant et un rapport d'investigation circonstancié, la cour cantonale était fondée à retenir que le recourant n'avait pas formulé de demande de mise sous scellés lors de la perquisition. Il ne ressort en effet pas de ces éléments que le recourant aurait personnellement présenté une telle demande. Il ne résulte en outre pas des faits retenus par le TMC que le recourant aurait été représenté par sa fille, celui-ci ne le soutenant d'ailleurs pas. Faute de requête valablement formulée par le recourant à cette occasion, la question d'un éventuel retrait d'une demande de mise sous scellés, respectivement de la forme requise, peut demeurer indécise.