Citation: I 549/01 10.07.2002 E. 1

Par ailleurs, la cause revêtait une importance considérable pour la recourante, étant donné les conséquences économiques que pouvait entraîner pour elle le refus définitif de toutes prestations de l'assurance-invalidité. Il n'est pas douteux, en outre, que son mandataire était qualifié pour le représenter dans une cause de cette nature. 4.4 La juridiction cantonale n'a pas véritablement motivé le montant de la décision de dépens. En particulier, elle n'indique pas si dans l'indemnité équitable de 2500 fr., comprenant les débours, sont inclus les frais de l'expertise privée, au sens de l'art. 3 al. 2 let. a du Tarif des frais de procédure et des indemnités en matière de juridiction administrative du 17 décembre 1991 (RSF 150.12). Se référant aux dispositions cantonales, notamment à l'art. 137 du Code de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA; RSF 150.1) et aux articles 8 et ss du Tarif des frais précité, le Tribunal administratif retient que les seules opérations strictement nécessaires effectuées par le mandataire, la difficulté et l'importance relatives du litige ne justifient pas des dépens plus élevés. 4.5 Dans ces conditions, la recourante pouvant prétendre à la prise en charge totale des frais d'expertise au titre de ses débours, l'indemnité accordée à son mandataire à titre de rémunération pour 14 heures de travail (2500 fr. - 1494 fr. selon consid. 4b ci-dessus) soit 1006 fr., correspond à un tarif horaire de 71 fr, taxe à la valeur ajoutée non comprise. Une telle rémunération s'inscrit bien en-deça de la fourchette d'honoraires d'avocat que la Cour de céans a considéré comme respectant les principes découlant de l'art. 9 Cst. (de 160 à 320 fr., taxe à la valeur ajoutée comprise; SVR 2002 AlV no 3 p. 5) et s'avère ainsi avoir été fixée en violation de ces principes. Cela étant, le Tribunal fédéral des assurances n'a pas à déterminer lui-même le montant des dépens qui doivent être alloués à la recourante pour la procédure cantonale. Il appartiendra au Tribunal administratif, à qui la cause sera renvoyée, de statuer à nouveau sur cette question (SVR 1995 IV no 51, p. 143 consid. 3c). Dans cette mesure, le recours est bien fondé.