Citation: 4A_431/2022 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient procédé à une pesée des intérêts en présence. Concernant la locataire, ils avaient tenu compte de la longue durée du bail, du fait qu'elle n'avait pas fait état de conséquences pénibles pour elle générées par la résiliation du bail et qu'elle n'avait pas allégué avoir cherché un logement de remplacement depuis l'avis de résiliation du contrat de bail. Les autres allégations de la locataire à l'appui de son appel au sujet de sa situation financière n'avaient pas été établies, de sorte qu'elles ne pouvaient entrer en considération. Il en allait de même du fait que C.________ n'avait plus, selon la locataire, " les moyens physiques de déménager son appartement ". De toute manière, la prolongation du bail ne permettrait pas d'espérer qu'un déménagement ultérieur présenterait moins d'inconvénients sur ce dernier point. S'agissant de la bailleresse, les premiers juges avaient considéré qu'elle n'avait pas un besoin urgent de voir partir la locataire. La cour cantonale a considéré qu'une unique prolongation de l'appartement de deux ans et demi, jusqu'au 31 décembre 2021, telle qu'arrêtée par les premiers juges, conciliait équitablement les intérêts en présence, de sorte qu'elle l'a confirmée.