Citation: 7B_839/2023 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la Chambre pénale a jugé que le recourant semblait indigent, tout en laissant cette question indécise eu égard à l'issue du litige. Elle a retenu, en substance, qu'au vu de la peine concrètement encourue par le recourant, la cause ne dépassait pas le seuil de gravité de l'art. 132 al. 3 CPP; quand bien même, la deuxième condition, cumulative, prévue par l'art. 132 al. 2 CPP n'était pas réalisée. Selon elle, les faits et dispositions applicables étaient clairement circonscrits et ne présentaient aucune difficulté de compréhension ou d'application, même pour un ressortissant algérien, qui disait résider sur notre territoire depuis 2018 et maîtrisait la langue française; le recourant s'était du reste déjà exprimé à leur égard à la police, reconnaissant en partie les faits; il avait parfaitement compris ce qui lui était reproché. L'autorité précédente a ajouté que l'absence d'attache ou de soutien en Suisse n'était pas pertinente et qu'elle ne voyait en outre pas en quoi avoir subi deux jours de détention provisoire était de nature à rendre la cause complexe. S'agissant de l'infraction reprochée portant sur divers achats frauduleux totalisant 400 fr. au moyen de la carte bancaire dérobée, la Chambre pénale a jugé qu'elle ne revêtait pas non plus un caractère complexe quand bien même elle "serait contestée et que des actes d'enquête supplémentaires s'avéreraient le cas échéant nécessaires"; pour le surplus, aucune expertise psychiatrique n'était envisagée à ce stade de l'instruction.