Citation: 7B_1171/2024 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a exposé que les éléments sur lesquels se fondait la demande de récusation se trouvaient en mains de l'avocat du recourant depuis le 23 juillet 2024. Elle a ainsi considéré que ce dernier avait, dès ce moment, la possibilité de soulever un éventuel motif de récusation. Elle a ajouté que la procédure n'était pas "inactive" dès lors que des réquisitions de preuves avaient été déposées les 28 juin et 22 juillet 2024. Selon l'autorité précédente, il importait peu que le dossier ne comportait, au préalable, "aucun indice" et que les pièces étaient volumineuses. La cour cantonale a en effet précisé qu'un "examen rapide était suffisant", ce que le recourant ne contestait pas puisqu'il disait avoir seulement eu besoin de parcourir les pièces pour découvrir le motif de récusation soulevé. Elle a enfin ajouté que le recourant ne prétendait pas avoir été empêché de prendre connaissance des pièces remises dès leur réception ou dans les jours qui avaient suivi. Elle a ainsi retenu qu'en laissant s'écouler deux semaines depuis la réception des pièces, le recourant avait agi tardivement et contrairement à la bonne foi, de sorte que sa requête était irrecevable (cf. arrêt entrepris, p. 4).