Citation: 4P.120/2003 19.03.2004 E. 1

Attendu que l'intimée a interjeté un recours en réforme contre l'arrêt précité; Que, par arrêt de ce jour, le Tribunal fédéral a admis ledit recours, annulé l'arrêt attaqué et renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants; Que la cour de céans a considéré en effet que les conditions d'exercice du droit de «put» selon l'art. 4B let. a (i) de la convention d'actionnaires du 2 juin 1989 n'étaient pas réalisées, la cour cantonale étant invitée à examiner si les consorts F.________ peuvent faire valoir une prétention sur la base du droit de «put» prévu à l'art. 4B let. b de ladite convention; Que le recours de droit public, qui porte sur le calcul de la prétention déduite du droit de «put» exercé selon l'art. 4B let. a (i) de la convention précitée, se trouve ainsi privé d'objet; Considérant qu'en pareil cas, le Tribunal fédéral peut statuer sur les frais en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui met fin au litige (cf. art. 72 PCF par renvoi de l'art. 40 OJ); Que, si cela n'est pas possible, il se justifie de mettre les frais à la charge de la partie qui a donné lieu à la procédure devenue sans objet (ATF 118 Ia 488 consid. 4a p. 494); Qu'en l'espèce, le Tribunal fédéral ne saurait examiner le montant d'une prétention qu'il vient de déclarer sans fondement; Qu'il convient dès lors de mettre les frais judiciaires et les dépens de l'intimée solidairement à la charge des recourants, qui ont introduit la procédure devenue sans objet (art. 156 al. 7 et art. 159 al. 5 OJ).