Citation: 6B_1054/2021 E. 3.3

3.3. La recourante se contente de dire que "l'élément constitutif de la menace au sens strict" fait défaut dans la mesure où, comme la cour cantonale l'a constaté, il était peu probable qu'elle puisse trouver une entreprise qui lui livre une pelleteuse pour son utilisation personnelle ou qui accepte que son ouvrier procède à la destruction du bien immobilier. Or, c'est précisément parce que la cour cantonale a considéré que les intimés ne devaient pas craindre que le préjudice annoncé se réalise qu'elle a retenu une tentative au sens de l'art. 22 al. 1 CP - compte tenu des menaces graves proférées - en lieu et place d'une infraction achevée, la gravité de la menace proférée n'étant par ailleurs pas discutée. Le grief est sans pertinence. Enfin, en tant que la recourante affirme avoir engagé des procédures judiciaires pour obtenir, en toute légalité, des autorisations de démolition, les éléments qu'elle invoque ne ressortent pas du jugement attaqué, sans que l'intéressée ne démontre l'arbitraire de leur omission. Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait d'engager des procédures judiciaires l'autorisait à tenir de tels propos à l'égard de ses voisins. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.