Citation: 1B_364/2022 E. 1.1.2

1.1.2. En l'occurrence, l'avocat du recourant a, lors de l'audience du Tribunal d'arrondissement du 27 juin 2022, sollicité - à titre subsidiaire - le retranchement des découvertes fortuites versées au dossier à la suite de la décision du Tmc vaudois du 28 avril 2020 (cf. p. 6 du procès-verbal). Le Tribunal d'arrondissement a statué, à titre incident, le 15 août 2022 sur cette réquisition, l'admettant partiellement (cf. le chapitre "E.2 Les découvertes fortuites - opérations X.________ et Y.________" [p. 80 à 84 du procès-verbal]; voir également ad ch. IX et X du dispositif [p. 99 du procès-verbal]). Dans le cadre de cet examen, le Tribunal d'arrondissement a en particulier fait état des pièces concernées par la requête de retrait du recourant : pour l'opération "X.________", pièces nos 538 à 541; pour l'opération "Y.________", celles nos 542 et 561; et, en lien avec la procédure PE.__2, la pièce n° 580 (cf. p. 80 et 83 du procès-verbal). Il en ressort également que le grief alors invoqué était la tardiveté de la demande du Ministère public visant à obtenir l'autorisation de les exploiter (cf. p. 83 s. du procès-verbal). Lors de l'audience du 28 septembre 2022, la requête du recourant tendant à la suspension de la procédure de première instance jusqu'à droit connu sur le présent recours a été rejetée, le Tribunal d'arrondissement considérant qu'il avait déjà examiné le sort des preuves en lien avec les écoutes des opérations "X.________" et "Y.________" dans son prononcé incident du 15 août 2022 et que le recourant pourrait dès lors faire valoir ses moyens dans le cadre de la procédure d'appel contre le jugement au fond (cf. p. 210 du procès-verbal). Dans ses déterminations du 6 décembre 2022 en lien avec l'objet du litige, le recourant ne soutient pas que les conclusions prises dans son recours au Tribunal fédéral concerneraient des questions et/ou des pièces différentes de celles examinées dans la décision incidente du Tribunal d'arrondissement du 15 août 2022. En particulier, il ne prétend pas que le grief soulevé à titre principal - soit la tardiveté du dépôt de la demande d'autorisation du Ministère public du 23 avril 2021 (cf. notamment ad ch. III p. 4 ss du recours et ses observations du 1er septembre 2022) - n'aurait pas fait l'objet d'un examen de la part du Tribunal d'arrondissement. Il ne remet pas non plus en cause la compétence de cette autorité pour statuer sur sa réquisition de preuve à ce stade de la procédure et/ou la possibilité évoquée par celle-ci de pouvoir faire valoir ses moyens dans le cadre d'une procédure d'appel contre le jugement au fond; peu importe au demeurant qui serait à l'origine de celle-ci. Dans la présente cause, on se trouve ainsi dans la situation très particulière où le juge du fond s'est prononcé, le 15 août 2022, sur une question similaire à celle ayant fait l'objet de l'arrêt du 30 mai 2022 attaqué dans la présente cause. Il y a ainsi deux décisions relatives à un même objet qui peuvent aboutir à la saisine du Tribunal fédéral. Or, par économie de procédure, celui-ci ne saurait être saisi deux fois d'une même problématique. Partant, le recourant ne dispose plus d'un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation ou la modification de l'arrêt attaqué.