Citation: 4A_49/2024 E. 3.5

3.5. La recourante fait valoir en substance qu'elle aurait apporté la preuve d'un lieu d'exécution effective de la prestation caractéristique des contrats en Suisse, ou plutôt que les juridictions précédentes n'auraient pas pu valablement acquérir la certitude que l'exécution effective de ladite prestation avait eu lieu hors de Suisse. Pour autant, la recourante ne cite aucun moyen de preuve déjà administré qui établirait de manière certaine une exécution des contrats à Genève. Elle ne prétend a fortiori pas qu'une telle preuve aurait été manifestement mal appréciée ou omise sans raisons objectives par la cour cantonale. Tout au plus la recourante fait-elle référence à une supposée connaissance des intimés quant à une exécution des prestations en Suisse. Ce faisant, la recourante se fonde sur des faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale dont la Cour de céans ne peut tenir compte (cf. supra consid. 2.1); elle perd également de vue qu'il lui incombait de prouver la réalisation des conditions de l'art. 113 LDIP (cf. supra consid. 3.1). Dès lors, le constat auquel est parvenue l'instance précédente au terme de son appréciation des preuves, selon lequel Genève n'était pas le lieu d'exécution effectif de la prestation caractéristique des contrats litigieux, ne se trouve pas valablement remis en cause. Il n'est à cet égard d'aucun secours à la recourante de revisiter la portée des différents moyens de preuve administrés pour tenter de démontrer que ces éléments ne permettraient pas d'exclure que la conception et la réalisation d'esquisses, puis les modifications des projets sollicités par les intimés aient été exécutées à Genève. En effet, si déjà, comme exposé précédemment (cf. supra consid. 2.1), il ne saurait y avoir d'arbitraire du seul fait qu'une appréciation différente des preuves puisse être envisagée, l'alternative proposée par la recourante ne remet nullement en cause l'échec de la preuve des faits constitutifs de l'art. 113 LDIP, retenu par la cour cantonale. Aussi, le grief d'appréciation arbitraire des faits soulevé par la recourante doit être rejeté. En outre, la recourante ne parvient pas à établir que les juges cantonaux auraient violé une quelconque disposition de la LDIP. Effectivement et pour autant que l'on puisse comprendre de son argumentaire que la recourante invoque une acceptation tacite de la compétence des tribunaux suisses (art. 6 LDIP) de par l'attitude des intimés en phase de conciliation, ce moyen, insuffisamment motivé (art. 42 al. 2 LTF), ne satisfait pas au principe de l'épuisement matériel des griefs, puisqu'il n'a pas déjà été invoqué devant l'instance précédente (ATF 147 III 172 consid. 2.2 i.f.; 146 III 203 consid. 3.3.4).