Citation: 2C_38/2024 E. A

A.a. La société A.________ SA (ci-après: la société, puis la recourante), sise à U.________, a pour but, selon l'inscription au registre du commerce vaudois, l'exploitation d'une entreprise de taxis, la mise à disposition de voitures automobiles légères, avec chauffeur, pour le transport de personnes, ainsi que le transport de personnes et de marchandises par minibus. Elle possède une flotte de dix-sept véhicules et exerce son activité principalement en région lausannoise. A.b. Au début juin 2022, la société a commandé à la société B.________ SA quatre véhicules Hyundai i30 1.0 T-GDI 48V, qui devaient être livrés dans un délai de trois mois. L'étiquette énergétique des quatre véhicules en question mentionne des émissions de 137 grammes de CO2 par km, ce qui donne droit à un rabais écologique de 75% sur la taxe automobile annuelle. Pour des raisons indépendantes de la volonté de la société, liées principalement au conflit en Ukraine et à ses répercussions sur le marché de l'automobile, la livraison des véhicules précités a été retardée de plusieurs mois. Au début de l'année 2023, le Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud a procédé à l'immatriculation des véhicules et délivré les permis de circulation. Le Service intercommunal de taxis de l'arrondissement de Lausanne a octroyé à la société les cartes de taxi avec usage accru du domaine public. A.c. La société a adressé à la Police cantonale du commerce du canton de Vaud (ci-après: la Police cantonale du commerce) les formulaires d'annonce concernant chacun des véhicules précités (véhicules immatriculés VD mmm, VD nnn, VD ooo et VD ppp). Par courrier du 15 mars 2023, la Police cantonale du commerce a informé l'administrateur de la société qu'un nouveau régime cantonal du transport de personnes à titre professionnel était entré en vigueur le 1 er janvier 2020. Un délai de trois ans était prévu, au terme duquel les véhicules utilisés pour le transport de personnes à titre professionnel ne pouvaient plus dépasser la valeur limite d'émissions de 118 g/km de CO2. Par courriers des 17 et 27 mars, ainsi que du 3 mai 2023, la Police cantonale du commerce a rendu la société attentive au fait que les véhicules pour lesquels les formulaires d'annonce lui avaient été adressés émettaient 137 g/km de CO2, soit davantage que la limite de 118 g/km. Dans un courrier du 12 juin 2023, la société a déploré le fait que le courrier informatif du 15 mars 2023 lui soit parvenu seulement après l'expiration du délai de trois ans. Relevant les difficultés que la limitation à 118 g/km de CO2 posait pour les taxis, elle requérait une dérogation lui permettant d'utiliser les quatre véhicules acquis "à tout le moins jusqu'au 1er juillet 2025" (date à partir de laquelle aucun véhicule ne pourra être affecté au service des taxis s'il émet du CO2 en vertu de l'art. 24 al. 3 du règlement intercommunal du 28 avril 1964 sur le service des taxis).