Citation: 6B_1238/2023 E. 1.4

1.4. C'est ensuite également en vain que la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir pris en considération son comportement global sur une longue période, également antérieure à celle de la présente cause, et non les différents actes isolés qui lui sont reprochés. En l'occurrence, la question de savoir si les actes reprochés à la recourante, à savoir son irruption lors de l'anniversaire de la fille cadette des intimés, le placardage d'une image de chat sur la boîte aux lettres, le fait d'accrocher une corde en travers du chemin attenant à la maison et les invectives proférées à l'égard des intimés et de leur fils constituent chacun isolément de la contrainte n'apparaît pas décisif, dès lors que le comportement de la recourante doit s'apprécier au regard de l'ensemble des circonstances (ATF 141 IV 437 consid. 3.2.2) et que, selon la jurisprudence, lorsque l'auteur importune la victime de manière répétée pendant une période prolongée, chaque acte de harcèlement devient susceptible d'entraver la liberté d'action de celle-ci (cf. ATF 129 IV 262 consid. 2.3-2.5, JdT 2005 IV 207). Dans le cas présent, à l'instar de ce qu'a retenu la cour cantonale, c'est le cumul des quatre comportements de harcèlement commis par la recourante à l'égard des intimés sur une période d'environ deux ans (du 18 novembre 2018 au 19 septembre 2020), soit de manière répétée durant une période prolongée (cf. supra consid. 1.1.1), qui a conduit à l'entrave à la liberté d'action précitée (cf. supra consid. 1.2 et 1.3). En outre, peu importe que la cour cantonale ait pris en considération une période antérieure à la présente cause, dès lors que celle qui nous occupe est d'environ deux ans et qu'une période d'un peu plus d'une année a été jugée suffisante par la jurisprudence (cf. ATF 129 IV 262 consid. 2.5).