Citation: 7B_150/2022 E. 3.4.3

3.4.3. La Cour d'appel pénale a partagé la motivation de l'autorité de première instance pour considérer, à son tour, qu'il convenait d'écarter la version des faits présentée par le recourant au profit de celle avancée par les plaignants. Sur ce point, le tribunal de première instance s'est livré à un exposé détaillé des différentes déclarations des plaignants et témoins et les a confrontées aux éléments en cause - notamment le dossier photographique et les dimensions du véhicule du recourant - et aux déclarations contradictoires du recourant. À cet égard, la juridiction d'appel - qui était fondée à renvoyer expressément aux considérations des premiers juges (cf. art. 82 al. 4 CPP) - a concédé que les différents protagonistes s'étaient parfois montrés contradictoires sur certains points, notamment sur les estimations de la vitesse du véhicule et des distances; elle a cependant relevé qu'on savait d'expérience que l'estimation de la vitesse pouvait varier fortement d'un individu à l'autre, de sorte que l'appréciation des déclarations sur un tel point était sujette à caution. Il n'en demeurait pas moins pour l'autorité précédente que les déclarations des parties plaignantes et de leurs proches étaient claires, cohérentes et concordantes, à tout le moins sur tous les points essentiels. Les versions des intéressés n'avaient en outre jamais varié. Elles étaient enfin corroborées par d'autres éléments objectifs, à l'instar du dossier photographique réalisé par la police. À l'inverse, les dénégations du recourant eu égard au comportement reproché étaient dénuées de consistance; celui-ci éludait totalement le fait que l'ensemble des protagonistes - à son exception notable - faisait état d'un même comportement dangereux. Le recourant n'apporte aucun élément convaincant permettant de retenir que cette appréciation serait arbitraire. Il se contente le plus souvent de citer uniquement les extraits des déclarations qui l'arrangent - respectivement de critiquer les propos d'un même protagoniste lorsqu'ils ne lui sont pas favorables - et d'en offrir une lecture personnelle; ce faisant, il ne démontre pas que le raisonnement de l'autorité précédente serait insoutenable. En outre, la lecture des déclarations en question suffit pour se rendre compte qu'il n'était en rien arbitraire de considérer que l'ensemble des protagonistes de deux groupes distincts - à l'exception du recourant - décrivait un même complexe de fait, sans divergence notable. À cet égard, la Cour d'appel pénal a de manière générale tenu compte des légères variations et/ou légères imprécisions entre les différentes déclarations.