Citation: 4P.120/2005 29.08.2005 E. 4

Selon les recourants, la cour cantonale a arbitrairement fixé la moins-value subie par l'acheteur en se fondant uniquement sur deux pièces produites par l'intimé et émanant du bureau d'ingénieurs qu'il avait mandaté. 4.1 Contrairement à ce que l'intimé soutient, les recourants sont fondés à faire valoir que l'appréciation des éléments établissant la moins-value doit être revue dans la procédure de recours de droit public. En effet, la fixation de la quotité du dommage est une question de fait et ne peut donc être remise en cause dans le cadre d'un recours en réforme, qui ne permet d'examiner que si la notion juridique de dommage a été méconnue (ATF 129 III 18 consid. 2.4). 4.2 Certes, les deux pièces produites par l'intimé à l'appui de sa prétention en réduction de prix et prises en compte par les juges cantonaux s'apparentent davantage à des déclarations d'une partie qu'à des éléments de preuve. Cependant, la cour cantonale justifie la force probante de ces documents par référence aux annexes de l'un d'eux, soit des adjudications forfaitaires selon contrats conclus avec les entreprises mises en oeuvre; ce faisant, elle s'appuie sur des éléments objectifs impliquant des tierces personnes et échappant à la seule volonté de l'acheteur et de ses mandataires. A cet égard, la prise en considération des montants figurant dans ces documents, comme base de calcul de la quotité de la moins-value, soit du coût de la réparation, n'apparaît pas arbitraire. Il s'ensuit que le second grief est également mal fondé.