Citation: 6P.25/2005 30.04.2005 E. B

Cette condamnation repose, en résumé, sur les faits suivants. B.a Née en 1980 au Congo, d'où elle est originaire, Y.________ est, depuis 2003, au bénéfice d'un permis B pour des raisons humanitaires. Bien intégrée en Suisse, où elle a obtenu un diplôme de commerce, elle travaille actuellement dans l'hôtellerie. A l'époque des faits, elle se rendait régulièrement au domicile de l'accusé, où elle gardait les enfants. B.b Le 24 novembre 2000, Y.________ a reçu un diplôme à Monthey. Après la cérémonie et durant toute la nuit, elle s'est rendue avec l'accusé dans divers établissements publics de Lausanne, consommant plusieurs verres de champagne et trois Desperados, soit un mélange de bière et de Tequila. Supportant très mal l'alcool, elle avait pour habitude de ne pas en consommer ou seulement en quantité très modérée. Aussi, le soir en question, après en avoir bu, elle ne s'est pas sentie bien, puis son état a empiré au point qu'elle s'est mise à voir trouble et à pleurer sans raison. A partir de ce moment, elle a perdu tout souvenir du déroulement des événements. B.c Finalement, le 25 novembre 2000, vers 9 heures, l'accusé s'est rendu avec Y.________ à son domicile, à Lausanne, où il comptait profiter de l'absence de son épouse pour entretenir une relation sexuelle avec Y.________. Couché sur sa victime et recouvert d'un drap ou d'une couverture, il a été surpris dans ses ébats sexuels par une connaissance, qui était venue garder les enfants et qui n'a pas pu enregistrer une quelconque réaction de la part de Y.________. B.d A 14 heures, l'accusé a réveillé sa victime. Celle-ci avait mal à la tête, envie de vomir, les jambes en coton et une sensation de fourmillement dans le corps. Elle s'est souvenue d'avoir eu, comme dans un rêve, la tête tenue, de ne pas avoir pu bouger et d'avoir senti quelqu'un en elle mais de n'être pas parvenue à crier ou à bouger, ses membres ne répondant plus. En ramenant Y.________ à Monthey, l'accusé lui a avoué qu'il lui avait fait l'amour et l'a suppliée de n'en parler à personne. B.e Y.________ n'a dénoncé les faits qu'une année plus tard, parce qu'elle a d'abord dû effectuer un travail de reconstruction personnelle avec une psychologue. Ce qui lui importait prioritairement, c'était que l'on reconnaisse son statut de victime. N'ayant pas obtenu satisfaction de l'accusé à cet égard, elle s'est finalement résolue à déposer plainte.