Citation: 5A_74/2024 E. 5.4

5.4. En l'espèce, la recourante ne saurait être suivie. Dans le but de permettre à l'enfant de s'exprimer librement, la loi dispose que seuls les résultats de l'audition qui sont nécessaires à la décision doivent être consignés au procès-verbal (cf. art. 314a al. 2 CC); les détails de l'entretien ne doivent ainsi pas être communiqués aux parents, contrairement à ce qu'elle fait valoir. Son argument tiré du fait que l'enfant aurait dû être entendue sur les modalités envisagées du droit de visite et leur incidence concrète sur son existence ne porte pas non plus. L'audition devait en effet porter sur l'objet de la décision à rendre, à savoir sur le principe de l'instauration de relations personnelles en faveur de l'intimé. La mineure a ainsi été entendue sur les éléments pertinents pour la présente cause (notamment la nature des liens existant et sa volonté de maintenir la relation) et a ainsi eu la possibilité d'exprimer ses pensées et ses sentiments à l'égard de son beau-père. Il n'y avait en revanche pas lieu de lui exposer les modalités envisagées du droit de visite, en tant que leur détermination incombe au juge en fonction du bien de l'enfant. Enfin, c'est à tort que la recourante soutient qu'aucune question n'a été posée à l'enfant sur le comportement prétendument problématique de l'intimé, en tant que la collaboratrice du SEASP qui a entendu l'intéressée a indiqué que celle-ci n'avait pas l'air d'avoir de craintes au sujet de l'intimé (cf. décision, p. 5, let. C/i), ce qui démontre bien que le sujet a été abordé.