Citation: 2C_856/2022 E. 4.5.2

4.5.2. Concernant le lien économique qui unit l'intéressé et sa fille, le Tribunal cantonal a constaté que le recourant, d'après ses propres dires, voyait souvent sa fille pendant la journée, mais que celle-ci dormait majoritairement chez sa mère, d'autres pièces au dossier permettant de retenir que celui-ci a rencontré sa fille à raison d'environ 4 à 8 journées ou demi-journées par mois entre novembre 2019 et août 2021. La mère de l'enfant estime, pour sa part, s'occuper seule de sa fille depuis 2015. Ainsi, bien que le recourant soit au bénéfice d'un régime de garde alternée sur sa fille, on ne saurait retenir que celui-ci contribue de manière significative en nature à l'entretien effectif de sa fille. Par ailleurs, le recourant n'a jamais été en mesure de verser une quelconque prestation financière pour l'entretien de sa fille, étant donné qu'il dépend de l'aide sociale depuis décembre 2017. La décision du 20 mai 2019 concernant les mesures protectrices de l'union conjugale précisait cependant clairement qu'il appartenait au recourant d'entreprendre des démarches en vue de trouver un emploi, afin de contribuer financièrement à l'entretien de sa fille, ce qu'il n'a pas fait. En effet, il n'a produit aucune pièce devant l'autorité précédente démontrant qu'il aurait entrepris des démarches dans ce sens, même avant que la question de la prolongation de son autorisation de séjour ne se pose. Sur la base de ces éléments, le Tribunal cantonal pouvait retenir qu'il n'existait pas de lien économique étroit entre le recourant et sa fille.