Citation: 7B_83/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir arbitrairement apprécié l'expertise médico-légale. Ils soutiennent qu'à teneur de ce rapport, le décès de la victime serait dû au sévère polytraumatisme - typique d'un franchissement du corps - et non à la fracture à la base du crâne. Certes, il ressort du rapport d'expertise médico-légale que le décès de la victime est la conséquence d'un "polytraumatisme sévère", notamment cranio-cérébral et thoraco-abdominal. Cela étant, les recourants perdent de vue que la médecin-légiste a expliqué, à l'audience des débats, que la fracture à la base du crâne constatée chez la victime avait pu, à elle seule, causer la mort de cette dernière. L'experte a ajouté que cette lésion était non seulement compatible avec un franchissement, soit avec le passage d'une voiture sur le corps, mais également avec une chute impliquant un impact violent du crâne contre le sol (cf. rapport d'expertise du 18 février 2020, pièce 32 du dossier cantonal; consid. 2.3 supra). Quoi qu'en disent les recourants, on ne saurait attribuer aux précisions données par l'experte à l'audience des débats - qu'ils ne remettent au demeurant pas en cause - une valeur moindre, au motif qu'elles ne figureraient pas dans le rapport d'expertise médico-légale. Les recourants perdent de vue que le Tribunal de première instance pouvait ordonner que l'expertise soit commentée ou complétée oralement (art. 187 al. 2 CPP) et que celle-ci est, comme tous les autres moyens de preuve, soumise à la libre appréciation du juge (ATF 141 IV 369 consid. 6.1). Or à teneur de l'expertise telle que complétée oralement par l'experte, il n'était pas insoutenable de retenir que le décès avait pu être causé par les lésions cranio-cérébrales et que celles-ci avaient pu être provoquées par une chute suffisamment violente de la victime pour lui briser le crâne. À tout le moins, et compte tenu du fait que l'experte n'a pas été en mesure de se prononcer plus précisément sur cette hypothèse, les juges cantonaux n'ont pas versé dans l'arbitraire en considérant que celle-ci ne pouvait pas être écartée. Le grief doit donc être rejeté.