Citation: 4A_573/2015 E. 6.2.3

6.2.3. En ce qui concerne le lieu d'exécution, il s'agit d'un fait simple dès lors qu'il ne dépend pas du bien-fondé de la prétention en dommages-intérêts pour violation du contrat. La cour cantonale a retenu que la remise de l'usage de l'accès a eu lieu à Genève, comme l'avait indiqué le demandeur dans sa demande. Elle a constaté que, lors des débats, celui-ci a précisé que la remise de l'accès s'était faite dans les locaux de W.________ à Genève et que le défendeur n'a pas contesté ce point, en indiquant par exemple avoir reçu les codes d'accès en un autre lieu; au contraire, il a même reconnu que le demandeur l'avait autorisé à se servir du répertoire des codes d'accès, lequel se trouvait dans les locaux de W.________ à Genève. Elle en a donc conclu que le lieu d'exécution effective de la prestation caractéristique était Genève. Le recourant ne remet pas en cause la détermination du lieu d'exécution de la prestation caractéristique selon la méthode effective ( faktische Bestimmung) choisie par la cour cantonale, de sorte que, pour ce motif, il n'y a pas lieu d'examiner cette question. Le recourant soutient tout d'abord que le lieu d'exécution de la prestation caractéristique n'est pas Genève car la prestation caractéristique étant l'accès au site web, le lieu d'exécution se trouverait là où se trouve le serveur sur lequel sont stockées les données et que, faute de pouvoir déterminer ce lieu, il conviendrait d'admettre qu'il n'y a pas de lieu d'exécution déterminable et que l'art. 113 LDIP ne peut trouver à s'appliquer. Ce faisant, il confond le lieu d'exécution du contrat de prêt qu'il a passé avec le demandeur et celui du contrat passé entre W.________ et la société fournissant l'accès à la plateforme V.________. Il s'ensuit que son grief est manifestement infondé. Le recourant fait ensuite valoir qu'il pouvait accéder à la plateforme depuis n'importe quel endroit et, en particulier, depuis son domicile à..., et qu'il n'est pas prouvé qu'il aurait passé la transaction depuis Genève, de sorte que l'action devait être introduite devant les tribunaux du canton de Schwyz. Or, le recourant confond la remise de l'accès et des codes d'accès qui a eu lieu à Genève dans les locaux de W.________ en décembre 2012 et le lieu à partir duquel il aurait utilisé l'accès et le code pour donner l'ordre litigieux du 23 juillet 2013. La prestation caractéristique étant la remise de l'accès et des codes, son grief est manifestement infondé. La cour cantonale n'ayant pas retenu dans son argumentation la remise au défendeur de clés pour accéder aux locaux de W.________, il n'y a pas lieu d'examiner les griefs du recourant à cet égard.