Citation: 4C.100/2003 20.06.2003 E. 1

Le 10 mars 1998, X.________ SA a écrit à la commune pour se plaindre de n'avoir pas été informée de ce que le locataire ne bénéficiait plus de l'aide sociale dès mars 1997. Elle déclarait ne pas pouvoir accepter ce mode de faire. Le 28 avril 1998, B.________ a cédé à X.________ SA, en règlement partiel des loyers arriérés, un montant de 5'000 fr. à distraire de la caution de 10'000 fr. qui devait lui être restituée. Cette cession a permis à la bailleresse d'encaisser ultérieurement 4902 fr. 15. Au mois de juillet 1998, les parties ont à nouveau négocié le maintien de la famille B.________ dans les locaux, tout en laissant en suspens la question des loyers impayés dont le total s'élevait à 10'800 fr. au 31 mai 1998. Concernant ce dernier point, la bailleresse, dans une lettre adressée le 7 juillet 1998 à la commune, déclarait réserver ses droits contre celle-ci du chef de l'engagement initial pris par elle. A.c La famille B.________ occupait encore l'appartement au début 1999. Par lettre du 28 janvier 1999, avec copie au gérant, la commune a informé B.________ qu'elle cessait de "couvrir le loyer" dès le 31 du même mois. Le 5 février 1999, X.________ SA a invité son locataire à payer les 10'800 fr. d'arriérés de loyer. Le 8 mars 1999, elle l'a menacé de l'expulser s'il ne réglait pas deux mois de loyer au moins dans le délai d'une semaine. Par courrier du même jour, la bailleresse en a informé la commune. Le 10 novembre 1999, le juge de district, agissant sur requête de X.________ SA, a prononcé l'expulsion du locataire, décision dont il a ordonné l'exécution le 11 janvier 2000. X.________ SA a renoncé par la suite à l'expulsion, après que la commune s'était engagée à prendre en charge le loyer dès le mois de février 2000. A.d En définitive, sur les 36'000 fr. de loyers et frais accessoires dus pour la location de l'appartement litigieux entre le 1er octobre 1996 et le 31 janvier 2000, la commune a payé les loyers d'octobre 1996 à février 1997 (4'500 fr.) et ceux de juin 1998 à janvier 1999 (7'200 fr.), périodes coïncidant avec celles pendant lesquelles B.________ avait bénéficié de l'aide sociale. Le locataire a versé lui-même 4902 fr. 15 (caution) et 3'300 fr. en divers acomptes. Ainsi, les loyers en souffrance se montaient à 16'097 fr. 85 à fin janvier 2000.