Citation: 9C_377/2022 E. 5

Invoquant une violation du droit fédéral, en lien avec une constatation manifestement inexacte des faits, le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur l'expertise pluridisciplinaire des médecins du CEMEDEX pour déterminer sa capacité de travail. Il soutient tout d'abord qu'il existait à époque de l'expertise des "dysfonctionnements manifestes" dans les centres d'expertises de l'assurance-invalidité, rendus publics par une émission de télévision et par une association d'aide aux personnes handicapées, et qui ont justifié l'ouverture d'une enquête par le Département fédéral de l'intérieur (DFI) au printemps 2020, ayant conduit à "un rapport critique de l'OFAS". Dans la mesure où les conclusions des experts du CEMEDEX n'étaient "tout juste" pas suffisantes pour lui permettre d'obtenir une rente de l'assurance-invalidité, il met en doute l'indépendance des experts. Il remet également en cause la valeur probante de l'expertise en raison des imprécisions, erreurs et contradictions qu'elle contiendrait et qui résulteraient notamment de la reprise des éléments contenus dans le mandat d'expertise. Il fait ensuite valoir qu'en violation du principe de la libre appréciation des preuves, la juridiction cantonale s'est limitée à suivre les conclusions des experts sans donner d'explications là où elles étaient nécessaires ni de justifications lorsque d'autres rapports (par exemple l'avis du docteur D.________) les contredisaient. Il considère enfin que le trouble psychiatrique venait s'ajouter au trouble neurologique, de sorte que la baisse de rendement devait être logiquement de 50 % à partir de mars 2019.