Citation: 1P.646/2004 17.01.2005 E. 1

2.4 Le refus de mettre en oeuvre une expertise psychiatrique ou une expertise de crédibilité de la plaignante procède d'une application correcte de la jurisprudence précitée. B.________ était majeure lorsqu'elle a dénoncé les faits à la police. Ses déclarations étaient précises et aisément vérifiables, s'agissant notamment des lieux où se seraient déroulés les actes d'ordre sexuel qu'elle prétend avoir subis. Elles n'étaient pas fragmentaires et ne présentaient aucune difficulté d'interprétation qui aurait justifié le recours à un avis d'expert. Il n'existe par ailleurs aucun indice sérieux permettant de mettre en doute sa santé mentale. L'intimée n'a jamais été suivie par un psychologue pour des troubles de la personnalité auparavant. Certes, d'aucuns l'ont décrite comme une personne fragile et parfois portée à l'exagération. Il s'agit toutefois d'appréciations personnelles qui doivent être appréhendées avec prudence dès lors qu'elles n'émanent pas de professionnels de la santé; elles ne suffisent à l'évidence pas à susciter un doute sérieux et fondé sur la santé ou les capacités mentales de la jeune femme. Il en va de même du fait que les déclarations de B.________ aux débats en appel divergeraient sur plusieurs points de celles faites précédemment. Il appartient en effet au juge d'apprécier la valeur des déclarations successives d'une partie à la procédure en cas de divergences entre elles, en l'absence de signes évidents de trouble mental. 2.5 Pour autant qu'il soit recevable, le recours est mal fondé en tant qu'il porte sur une éventuelle violation de l'art. 29 al. 2 Cst.