Citation: 8C_527/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exposé que les parties admettaient la valeur probante de l'expertise des docteurs E.________ et F.________, sous réserve, pour la recourante, de la diminution de rendement de 10 % de l'intimé dans une activité adaptée exigible à plein temps. A cet égard, les experts avaient clairement relevé que celui-ci utilisait des cannes pour se déplacer et retenu une baisse de rendement pour ce motif. Le docteur F.________ avait indiqué que l'intimé n'avait pas la mobilité réactive nécessaire pour se déplacer dans un bureau, ne serait-ce que pour aller chercher un document ou rester debout un long moment devant une photocopieuse, ce qui engendrait nécessairement une diminution de rendement, estimée à 10 % en considérant que sur une heure de travail, l'intimé serait amené à se lever entre cinq et dix minutes. Selon l'instance précédente, ces déplacements, usuels pour une activité de bureau, pouvaient être admis. Ainsi, même dans une activité de ce type, effectuée en position assise, ne requérant pas de déplacements réguliers ni port de charges mêmes légères, l'intimé présentait une baisse de rendement de 10 % en raison de ses difficultés de mobilité. Sur le plan psychique, les juges cantonaux ont nié tout lien de causalité adéquate entre les troubles de l'intimé et l'accident du 18 mai 2007. Au final, celui-ci disposait donc d'une capacité de travail de 90 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles depuis le 1 er mars 2016, jour à partir duquel il pouvait prétendre à une rente d'invalidité, ce qui conduisait à un taux d'invalidité de 29 %.