Citation: 8C_233/2023 E. 3.2

3.2. Les juges cantonaux ont confirmé la révocation de la recourante, retenant huit comportements constitutifs de manquements aux devoirs professionnels (cf. let. A.d supra) et rejetant les explications et justifications développées à leur égard par l'intéressée dans son acte de recours. Ils ont considéré que c'était de manière non critiquable que l'intimé avait retenu de graves et multiples violations des devoirs de service, tant dans le cadre scolaire que dans le contexte d'activités extra-professionnelles. Dans la mesure où la recourante avait déjà fait l'objet d'un blâme pour des faits similaires moins de deux ans avant le prononcé de la révocation, elle pouvait s'attendre à ce que les publications qui lui étaient reprochées soient constitutives de nouvelles violations de ses devoirs de fonction. C'était également à juste titre que l'autorité intimée avait estimé que seule la révocation était apte à sauvegarder l'intérêt public que constituait la protection des élèves, le respect des valeurs pédagogiques, la réputation de la fonction publique ainsi que le maintien de la confiance parentale et de la collectivité dans le personnel enseignant. Dans ces circonstances, aucune autre sanction disciplinaire n'apparaissait envisageable sous l'angle de la proportionnalité et aucune autre mesure ne permettait d'atteindre les objectifs précités. En tout état, la faute de la recourante était grave et avait irrémédiablement rompu le lien de confiance avec son employeur.