Citation: 1C_604/2022 E. 2.4

2.4. La recourante soutient encore qu'en application de l'art. 10 CPJA, qui dispose que l'autorité applique le droit d'office (al. 1) et contrôle, d'office ou sur requête, la validité des dispositions applicables au cas d'espèce (al. 2), la cour cantonale aurait dû vérifier la conformité du PAL au PDCant, le respect du principe de coordination ou encore la nécessité d'opérer une EIE au stade du PAL déjà. Selon la jurisprudence, on ne saurait toutefois, d'une manière générale, exiger d'une autorité judiciaire de recours un contrôle d'office de l'intégralité d'une planification, ni qu'elle fasse l'examen du respect de l'ensemble des dispositions légales applicables dans ce cadre lorsqu'il n'est pas manifeste qu'un problème pourrait concerner les intérêts de la partie recourante; comme déjà évoqué, le juge ne saurait fonctionner comme une autorité de surveillance du planificateur (arrêts 1C_431/2017 du 11 mars 2019 consid. 7.1; 1C_426/2017 du 11 mars 2019 consid. 5.2). Or, en l'espèce, les critiques développées portent exclusivement sur le périmètre d'Avry-Centre. Si bien que, sous cet angle et pour les motifs déjà exposés, on ne discerne pas non plus que la recourante jouirait d'un intérêt particulier pour soulever ce grief qui se distinguerait nettement de l'intérêt général.