Citation: 1C_630/2022 E. A

Le 7 juillet 2016, à 6h21, A.________ circulait au volant de son véhicule sur la voie de gauche de l'autoroute A5 à Neuchâtel. Selon le rapport d'accident de la circulation établi par la police neuchâteloise le 28 juillet 2016, la voie de gauche était fermée à la circulation et une signalisation lumineuse appropriée obligeait les usagers de l'autoroute à rester sur la voie de droite. Le prénommé a entrepris de dépasser un camion, sans prêter attention à ladite signalisation, a été surpris par des balises de guidage sur la chaussée, a donné un coup de volant sur la gauche, a heurté le trottoir puis trois balises de guidage, a traversé la voie de circulation ouverte pour heurter à nouveau deux balises de guidage de la bretelle d'entrée de la jonction de La Maladière. Le rapport de police indique aussi que l'employé de l'entretien des routes qui était en train de procéder à l'ouverture de la voie de gauche a dû bondir derrière la glissière centrale de sécurité pour ne pas être heurté par le véhicule. Par ordonnance pénale du 21 septembre 2016, le prénommé a été condamné à 10 jours-amende à 150 francs avec sursis pendant 2 ans. Le Service cantonal des automobiles et de la navigation du canton de Neuchâtel (SCAN) a informé A.________ que l'infraction paraissait à première vue entraîner le retrait de son permis de conduire ou, pour le moins, motiver l'envoi d'un avertissement. A la demande de l'intéressé, qui avait formé opposition à l'ordonnance pénale, le SCAN a suspendu la procédure administrative dans l'attente du jugement pénal. Par jugement du 10 janvier 2020, le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers a reconnu l'intéressé coupable de non-respect d'un signal, de perte de maîtrise du véhicule et de faute grave: l'accident n'était pas dû à une erreur technique de la signalisation mais à la faute du conducteur qui devait être qualifiée de grave, l'employé présent ayant été mis en danger; la peine a été réduite à trois jours-amende à 150 francs avec sursis pendant deux ans pour tenir compte d'une violation du principe de célérité. Ce jugement a été confirmé le 6 août 2020 par la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel puis le 31 mars 2021 par le Tribunal fédéral (cause 6B_1083/2020).