Citation: 2A.227/2000 15.08.2000 E. A

A.- Après avoir travaillé comme saisonnier en Suisse pendant quelques années, KM.________, ressortissant yougoslave, a déposé en 1996 une demande d'asile qui a été définitivement rejetée le 19 mars 1997. Un délai échéant le 31 août 1997 lui a été fixé pour quitter la Suisse. Le 27 novembre 1997, KM.________ a épousé une compatriote, FA.________, au bénéfice d'une autorisation d'établissement. L'Office cantonal de contrôle des habitants et de police des étrangers du canton de Vaud (ci-après: l'Office cantonal) a demandé à la police cantonale d'enquêter sur les circonstances de ce mariage. Il ressort notamment du rapport de police établi le 7 décembre 1998 que KM.________ ne vivait pas à la même adresse que sa femme: il n'avait jamais été vu par la concierge de l'immeuble et son nom ne figurait pas sur la boîte aux lettres. L'intéressé avait déclaré à la police qu'il n'avait aucune connaissance de la langue française, alors même qu'il était censé vivre à Lausanne depuis plus d'une année. Il ne connaissait pas exactement le lieu de travail de sa femme. Lors d'une visite de l'appartement intervenue le 29 novembre 1998, il a été constaté qu'il ne possédait pas la clef de la porte d'entrée de l'appartement et qu'il n'avait pratiquement pas d'effets et d'objets personnels. En fonction de l'état des lieux et notamment de la chambre à coucher, il était évident que le logement n'était occupé que par une femme seule. Par décision du 9 février 1999, l'Office cantonal a refusé de délivrer une autorisation de séjour à KM.________, au motif que, sur la base dudit rapport de police, il existait suffisamment d'indices permettant de conclure que le mariage n'avait été contracté que dans le but d'éluder les prescriptions en matière de police des étrangers.