Citation: 6B_1109/2015 E. 1.6

1.6. Le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir omis de tenir compte de l'absence de preuve matérielle l'impliquant. Sur ce point, l'argumentation du recourant consiste à soutenir qu'une femme victime de viol présenterait inévitablement des lésions. Il serait donc selon lui évident que si les actes dont il est accusé avaient vraiment été commis sur une enfant de l'âge de l'intimée au moment des faits cela aurait laissé des signes visibles sur son intimité et il serait donc inconcevable que personne n'ait rien constaté. Ce faisant, le recourant procède de manière totalement affirmative et appellatoire. Son grief est irrecevable. En tant qu'il fait valoir que la cour cantonale aurait retenu de manière arbitraire qu'aucun professionnel n'avait remis en doute la réalité des abus dénoncés puisque ni la psychologue ni l'éducateur de rue n'étaient intervenus et que leur inaction attesterait du manque d'authenticité des déclarations de l'intimée, son grief doit être rejeté. En effet, il ressort des faits constatés que l'éducateur de rue auquel l'intimée s'était confiée avait uniquement minimisé la gravité des abus commis et que la psychologue, bien qu'ayant des soupçons quant à d'éventuels actes d'ordre sexuel commis sur la personne de l'intimée, n'avait jamais pu déterminer qui en était l'auteur puisqu'elle ne s'était jamais confiée à elle sur ce point. L'inaction de ces deux personnes ne permet par conséquent pas d'en inférer que les déclarations de l'intimée seraient fausses comme le soutient le recourant.