Citation: H 125/01 18.09.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, au moment du paiement des cotisations à l'AVS, soit à tout le moins jusqu'en juillet 1962, le recourant avait la nationalité française. C'est donc le droit applicable aux assurés de cette nationalité qui s'applique au recourant. En l'occurrence, les ressortissants français étaient au bénéfice de la convention franco-suisse du 9 juillet 1949 relative à l'assurance-vieillesse et survivants (cf. SVR, 1997 AHV n° 123 p. 375). Aux termes de l'art. 5 let. b de ladite convention, les ressortissants français ont droit aux rentes ordinaires de vieillesse prévues par la loi fédérale suisse sur l'assurance-vieillesse et survivants si, lors de la réalisation de l'événement assuré, ils ont versé à l'assurance suisse des cotisations pendant au total cinq années entières au moins ou ont habité au total dix années en Suisse et ont, durant ce temps, payé des cotisations à l'assurance pendant au total une année entière au moins. En l'espèce, comme l'a constaté à juste titre la commission de recours, il ressort du dossier que le recourant a payé des cotisations en Suisse pendant une durée de neuf mois seulement. Certes, le recourant allègue avoir travaillé en Suisse pour d'autres employeurs que ceux dont les cotisations ont été comptabilisées entre 1961 et 1962. Invité par la caisse intimée à produire des documents à l'appui de ses affirmations, il n'y a cependant donné aucune suite, se contentant, comme en instance fédérale de simples allégations. Il n'a ainsi donné aucune indication sur l'identité de ses éventuels employeurs, ni fourni quelque renseignement que ce soit sur les activités qu'il aurait exercées en Suisse. Les allégations du recourant ne sont manifestement pas de nature à établir l'inexactitude des inscriptions consignées dans les extraits de son compte individuel (cf. art. 141 al. 3 RAVS; ATF 117 V 261 sv., 110 V 97 consid. 4a). Au vu de ce qui précède, la condition de la durée de cotisation de cinq ans n'étant pas remplie, le recourant n'a pas droit à une rente ordinaire de vieillesse. Le recours se révèle donc mal fondé. b) Il y a lieu de relever que l'on n'arrive pas à une conclusion différente si l'on prend en considération la situation du recourant au moment de l'ouverture de l'éventuelle rente. En effet, il ressort du dossier qu'au moment de l'accomplissement de sa soixante-cinquième année, le recourant avait la nationalité algérienne. Or, la Suisse n'a pas conclu de convention de sécurité sociale avec l'Algérie. Comme le recourant n'est pas domicilié en Suisse, il ne remplit pas l'une des conditions légales posées par l'art. 18 al. 2 LAVS. Abstraction faite de cette condition, le recourant n'aurait de toute façon pas droit à une rente s'il était domicilié en Suisse, parce qu'il ne compte pas une année de revenus ou de bonifications pour tâches éducatives ou d'assistance au moins (art. 29 al. 1 LAVS).