Citation: 9C_110/2019 E. 6

Ensuite de ce qui précède, l'allocation pour impotent devait être prise en considération dans le calcul des prestations complémentaires de l'intimé pour la période courant depuis le 1er janvier 2017, de sorte que celui-ci a perçu des prestations en trop entre cette date et le 30 novembre 2017, à hauteur d'un montant qui n'est pas contesté en tant que tel (cf. art. 105 al. 1 LTF). La recourante était donc en droit d'en demander la restitution, conformément à l'art. 25 al. 1, 1ère phrase, LPGA. C'est le lieu de préciser que le point de savoir si l'intimé a violé son obligation de renseigner quant au versement de l'allocation pour impotent n'a aucune influence sur l'issue du présent litige, l'obligation de restituer des prestations complémentaires en cas de versement ultérieur d'une prestation considérée comme un revenu n'étant pas liée à une violation de l'obligation de renseigner (ATF 122 V 134 consid. 2 p. 139; arrêt 8C_689/2016 du 5 juillet 2017 consid. 3.1). Cette question joue en revanche un rôle pour la remise de l'obligation de restituer au sens de l'art. 25 al. 1, 2ème phrase, LPGA, qui doit faire l'objet d'une procédure séparée (arrêt 8C_804/2017 du 9 octobre 2018 consid. 2 in fine et les arrêts cités). Il appartiendra à la caisse de la trancher en premier lieu, pour autant que l'intimé lui demande en temps voulu la remise de son obligation de restituer à la suite du présent arrêt (cf. art. 4 al. 3 OPGA). En conclusion, le recours est bien fondé et le jugement entrepris doit être annulé.