Citation: 6B_909/2015 E. 2.2.3

2.2.3. Au regard de ce qui précède, il n'apparaît pas que l'autorité précédente se serait fondée sur des considérations étrangères à la disposition applicable, ou aurait omis de tenir compte d'éléments pertinents. La base d'indemnisation de 100 fr. demeure dans les limites de son pouvoir d'appréciation, compte tenu de la longue durée de détention du recourant (180 jours de détention provisoire intervenus alors que le recourant exécutait déjà une peine de 15 mois), et de l'absence de facteurs d'aggravation du tort moral, à tout le moins de facteurs qui ne puissent être relativisés par d'autres circonstances - sous réserve des placements en cellule forte puis en isolement qui fondent le droit à une majoration de l'indemnité pour les périodes concernées. Le cas d'espèce se distingue ainsi des arrêts 6B_437/2014 (constatant une violation du droit fédéral dans la mesure où la cour cantonale avait retenu un montant de base journalier de 100 fr. en se fondant sur sa seule pratique, alors qu'en l'absence de circonstance particulière l'indemnité pour détention injustifiée de courte durée est de 200 fr. par jour) et 6B_133/2014 (dans le cadre duquel de nombreux facteurs d'aggravation devaient être pris en compte, en particulier le handicap mental du prévenu) mentionnés par le recourant. Il est encore précisé que le recourant ne peut rien déduire de particulier des arrêts 6B_745/2009 et 6B_53/2013, qu'il cite également, car le rejet d'un recours du prévenu contre la quotité de l'indemnisation fixée à 200 fr. signifie uniquement que celle-ci n'était pas trop basse, mais non pas qu'une indemnisation inférieure n'eût pas aussi été encore compatible avec le pouvoir d'appréciation qu'accorde l'art. 429 al. 1 let. c CPP. Le grief du recourant à l'encontre de la base d'indemnisation retenue par la cour cantonale est infondé.