Citation: 5A_125/2025 E. A

A.a. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 17 janvier 2023, la Juge de paix du district de Nyon (ci-après : la juge de paix) a institué une curatelle provisoire de représentation et de gestion au sens des art. 394 al. 1, 395 al. 1 et 445 al. 1 CC en faveur de A.________ et désigné Me B.________ en qualité de curateur provisoire. Cette décision se fondait sur le fait que les troubles présentés par l'intéressée l'empêchaient de gérer ses affaires administratives et financières de manière conforme à ses intérêts, tout comme de contrôler les agissements de tiers qu'elle employait, lesquels pouvaient avoir effectué des prélèvements sur ses comptes bancaires sans son accord. Courant février 2024, Me Razi Abderrahim, s'est présenté comme le nouveau conseil de A.________, selon une procuration établie le 30 janvier 2024, requérant notamment que Me B.________ soit relevé de ses fonctions de curateur provisoire et qu'il soit lui-même désigné en qualité de curateur en remplacement. Par ordonnances de mesures d'extrême urgence des 21 et 26 mars 2024, rendues à la suite notamment d'une péjoration de l'état de santé de A.________ et d'inquiétudes concernant la gestion de son patrimoine par son avocat, Me Razi Abderrahim, la mesure instituée le 17 janvier 2023 a été transformée en une curatelle provisoire de représentation et de gestion au sens des art. 394 al. 2, 395 al. 3 et 445 al. 2 CC, et C.________, assistante sociale auprès du Service des curatelles et tutelles professionnelles (ci-après : le SCTP), a été désignée en qualité de curatrice provisoire. La personne concernée a ainsi été provisoirement limitée dans l'exercice de ses droits civils, en ce sens qu'ils lui ont été retirés pour tout acte l'engageant personnellement, notamment s'agissant de la conclusion de contrats. Le 9 avril 2024, la juge de paix a en outre ordonné une expertise psychiatrique de la personne concernée, qu'elle a confiée au Dr D.________. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 14 mai 2024, la juge de paix a notamment confirmé la modification à titre provisoire de la curatelle instituée le 17 janvier 2023 en faveur de A.________, en une mesure provisoire de curatelle de représentation et de gestion au sens des art. 394 al. 2, 395 al. 3 et 445 al. 1 CC, et a maintenu C.________ en qualité de curatrice provisoire. Par arrêt du 13 août 2024, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après : la Chambre des curatelles) a rejeté le recours formé par A.________, représentée par Me Razi Abderrahim, contre l'ordonnance de mesures provisionnelles du 14 mai 2024. Par acte du 30 août 2024, A.________ a exercé un recours en matière civile, assorti d'une requête d'effet suspensif, contre l'arrêt précité, au Tribunal fédéral. Par ordonnance présidentielle du 23 septembre 2024, la requête d'effet suspensif a été rejetée. A.b. Parallèlement, le 23 août 2024, C.________ a résilié, pour le compte de A.________, avec effet immédiat, le mandat qui liait celle-ci à Me Razi Abderrahim, ce dont la juge de paix a pris acte le 27 août 2024. L'avocat précité a néanmoins continué à agir au nom de sa mandante, ce qui lui a été reproché à plusieurs reprises par la juge de paix. Dans son rapport d'expertise psychiatrique du 10 septembre 2024, le Dr D.________ a conclu que A.________ présentait des troubles cognitifs, qu'en raison de ceux-ci, elle "[était] dénuée de la faculté d'agir raisonnablement", qu'elle "n'était pas capable d'assumer la sauvegarde de ses intérêts patrimoniaux et personnels" et qu'elle "n'a[vait] pas la capacité de discernement pour désigner un représentant chargé de gérer ses affaires". Par courrier du 10 octobre 2024, Me Razi Abderrahim a notamment indiqué avoir ouvert action devant le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne en constatation de la nullité de la résiliation de son mandat.