Citation: 5A_74/2024 E. 5.3

5.3. La recourante soutient que la décision entreprise ne contiendrait aucune indication sur le déroulement de l'audition de l'enfant, les explications données, les questions posées à l'enfant ni les réponses fournies par celle-ci. Selon elle, il n'apparaît pas qu'on lui ait expliqué que l'intimé sollicitait un droit aux relations personnelles qui devait s'exercer, après une phase de transition, à raison d'un week-end sur deux et quatre semaines de vacances par an hors la présence de sa mère, ni a fortiori qu'elle ait été invitée à exprimer son avis et son ressenti devant cette perspective. La recourante reproche à la Cour de justice d'avoir considéré, au regard de son jeune âge, que l'audition de l'enfant, pourtant âgée de presque neuf ans et demi lors de son audition, avait exclusivement pour but de juger si elle avait un intérêt à l'exercice des relations personnelles sollicitées par l'intimé, sans que les modalités de celles-ci et leur incidence concrète sur son existence lui soient préalablement exposées. Or, l'avis et le ressenti de l'enfant quant aux relations personnelles voulues par l'intimé devaient précisément être, sinon à eux seuls décisifs, du moins un élément pertinent essentiel pour juger de son intérêt à ces relations. Dans le cas présent, si l'enfant a manifesté l'envie de partager des activités avec l'intimé comme avant la séparation, la recourante soutient que celle-ci ne saurait être assimilée à la perspective de lui être confiée un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Elle déplore enfin qu'aucune question n'ait été posée à la mineure sur le comportement problématique de l'intimé.