Citation: 9C_244/2022 E. 3.4

3.4. Le rapport du docteur D.________ du 23 août 2010, auquel le recourant se réfère, ne figure pas au dossier de la cause. On y trouve certes plusieurs certificats de ce médecin, spécialiste en chirurgie orthopédique (établis les 10 décembre 2008, 18 février, 21 avril, 26 mai, 15 juillet et 23 septembre 2009, 25 juin 2010), mais leur auteur y attestait simplement une incapacité de travail sans mentionner d'affection psychique. Dans ces conditions, le recourant, qui n'explique pas pour quelle raison il aurait été empêché de se prévaloir du rapport du 23 août 2010 en instance cantonale, ne démontre pas que l'autorité précédente aurait établi les faits allégués de façon manifestement inexacte ou en violation du droit (cf. art. 97 al. 1 LTF). C'est sans arbitraire que les premiers juges ont admis que l'avis du docteur C.________ du 18 mars 2022 ne changeait rien à l'issue du litige (cf. consid. 5d de l'arrêt attaqué, p. 15), en particulier en retenant qu'une relation de causalité entre les troubles psychiques et l'accident survenu en 2008 faisait défaut. Des considérations médicales établies rétroactivement après bien des années ne suffisent pas pour attester d'une incapacité de travail "en temps réel", soit au moment où le recourant était encore affilié auprès de l'intimée (arrêt 9C_428/2022 du 10 février 2023 consid. 2.2 et les références). Le Tribunal fédéral est ainsi lié par les constatations de faits (art. 105 al. 1 LTF). Dès lors que l'incapacité de travail liée à des affections psychiques est survenue à une époque où le recourant n'était plus affilié auprès de l'intimée, il n'incombe pas à cette dernière d'en assumer les conséquences et d'augmenter le taux de la rente d'invalidité (cf. art. 23 let. a LPP).