Citation: 2C_526/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal, après avoir retenu que la Roumanie n'était dépourvue ni d'hôpitaux ni d'établissements médico-sociaux capables de prodiguer à la recourante les soins nécessaires au maintien de son état de santé actuel, a considéré qu'il ne fallait pas accorder un crédit trop important aux différents rapports médicaux qui indiquaient qu'un rapatriement aurait inéluctablement un impact sur la survie de la recourante, "dans la mesure où ils [avaient] été établis spécialement pour la présente procédure", tout en précisant qu'il faisait référence aux rapports médicaux de la Dresse C.________ du 21 octobre 2021 et de la médecin traitante de l'intéressée du 2 novembre 2021. En outre, aucun de ces titres n'émettait une conte-indication ferme pour un retour en Roumanie, de sorte que, dans la mesure où une prise en charge médicale de la recourante était possible dans ce pays, un renvoi dans celui-ci ne présenterait pas un danger pour sa santé.