Citation: U 87/04 31.03.2005 E. 4

4.1 Le recourant fait grief aux premiers juges d'avoir principalement fondé leur appréciation sur les rapports des docteurs O.________ et U.________, selon lesquels, la symptomatologie de l'assuré n'est plus, au-delà du 30 juin 2002, en rapport de causalité avec l'accident du 21 octobre 2000. Il fait valoir qu'il présente soit des lésions physiques d'ordre neurologique, soit des troubles neuropsychologiques, soit encore une affection de nature psychique en relation de causalité naturelle (et adéquate) avec l'accident assuré. A l'appui de ses dires, il se prévaut, notamment, des rapports des docteurs S.________, D.________ et W.________. 4.2 Pour le docteur U.________, le recourant ne présente plus qu'un status après trouble aigu de la fonction vestibulaire. Selon les examens otoneurologiques qu'il a effectués, l'assuré a presque entièrement compensé ce déficit fonctionnel; il n'y a pas de relation de causalité entre le trouble de la fonction vestibulaire et l'accident incriminé. Du point de vue ORL, des travaux en tant qu'employé au service interne sont tout à fait exigibles; les activités comportant un risque de chute accru ou effectuées sur des échafaudages peu sûrs ou à des machines à rotation rapide doivent être évitées. Le docteur O.________ a constaté à l'examen neurologique qu'il n'y a pas de signes cliniques, de signes tirés de l'anamnèse ou de signes radiologiques suggérant une atteinte neurologique post-traumatique qui justifierait une incapacité de travail dans son occupation d'employé. Le défaut vestibulaire périphérique aigu (diagnostiqué sept mois après l'accident et sans relation de causalité avec celui-ci) a plutôt une origine virale ou inconnue. Du point de vue otoneurologique, il n'y a pas non plus de limitation de la capacité de travail. En l'absence d'indications dans l'anamnèse et d'indications cliniques et radiologiques d'un traumatisme crânio-cérébral, les résultats neuropsychologiques des 1er et 5 juin 2001, mis en évidence par la neuropsychologue A.________ (rapport du 7 novembre 2001), ne correspondent assurément pas à une conséquence de l'apparition d'une lésion cérébrale. 4.3 A l'instar des premiers juges, le Tribunal fédéral des assurances n'a aucun motif de s'écarter des conclusions des docteurs U.________ et O.________. Leurs rapports répondent en tous points aux exigences permettant de leur reconnaître pleine valeur probante au sens de la jurisprudence (ATF 125 V 352 consid. 3a et 353 consid. 3b/bb). Sur la base du dossier médical, la juridiction cantonale a exclu, de manière convaincante, l'hypothèse d'un coup du lapin et celle d'un syndrome de stress post-traumatique (cf. consid. 5 du jugement entrepris). Les nouveaux rapports médicaux (au demeurant postérieurs à la décision litigieuse) ne sont pas susceptibles de remettre ces appréciations en question. En effet, la doctoresse D.________ relève la présence d'une héminégligence gauche qui laisse suspecter une lésion pariétale droite dont on peut se demander s'il s'agit d'une séquelle de l'accident en cause. Cette appréciation, partagée par le docteur W.________, relève cependant d'une double hypothèse, soit en définitive d'une simple possibilité. Par ailleurs, si l'on en croit le docteur W.________, l'héminégligence gauche pourrait être une séquelle de l'atteinte vestibulaire. Or même dans cette deuxième hypothèse, ce moyen ne serait d'aucun secours au recourant, dès lors que le docteur O.________ a exclu, de manière convaincante, que le déficit vestibulaire (au demeurant compensé) puisse être en relation de causalité avec l'accident du 21 octobre 2000. Il s'ensuit qu'au degré de vraisemblance prépondérante requis, les affections physiques (y compris les troubles neurologiques et neuropsychologiques) du recourant ne sont plus en relation de causalité naturelle avec l'événement accidentel au-delà du 30 juin 2002, dans la mesure où ils l'ont jamais été.