Citation: 2C_387/2023 E. 4

Le litige consiste à vérifier si c'est à juste titre que la Cour de justice a confirmé la prolongation de la détention administrative du recourant en vue de son renvoi de Suisse jusqu'au 17 septembre 2023. Le recourant fait l'objet d'une décision d'expulsion pénale, rendue le 21 juin 2019, pour une durée de cinq ans. Le recourant a été condamné pour des infractions pénales qualifiées de crimes (cf. art. 10 al. 2 CP; RS 311.0), à savoir notamment pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants et escroquerie. Cette circonstance constitue un motif valable de mise en détention (cf. art. 76 al. 1 let. b ch. 1 LEI en lien avec l'art. 75 al. 1 let. h LEI). Il n'est pas nécessaire d'examiner si la détention pourrait également reposer sur un autre motif prévu à l'art. 76 LEI. La détention en vue du renvoi est donc fondée dans son principe, ce qui n'est pas contesté. Le recourant allègue en revanche que son renvoi est impossible pour des motifs juridiques, que les conditions pour poursuivre la détention au-delà de six mois ne sont pas réunies et que la prolongation de sa détention viole le principe de proportionnalité. Il se plaint également d'une violation du principe de célérité. Par contre, il ne conteste plus devant le Tribunal fédéral les conditions de sa détention à l'aéroport de Zurich, lesquelles ne seront donc pas examinées.