Citation: 4A_88/2019 E. 3

En l'occurrence, l'existence d'une gestion d'affaires imparfaite de mauvaise foi (et donc la réalisation des trois conditions y relatives) est admise. La question litigieuse porte sur l'éventuel profit réalisé par le défendeur. Le raisonnement tenu par les juges cantonaux à cet égard repose sur une structure peu claire, ce qui ne facilite pas la compréhension de l'arrêt attaqué. Il convient, pour bien cerner le débat, de commencer par résoudre la question centrale - ayant un rapport avec l'ensemble des (78) abonnements vendus aux clients suisses - qui est de savoir si la demanderesse peut prétendre, selon l'art. 423 al. 1 CO, à l'intégralité du profit réalisé par le défendeur (cf. infra consid. 3.1 et 3.2). Une fois ce point tranché, il sera possible d'examiner la situation des " trois clients " (cf. infra consid. 3.3), puis celle du " client E.________ " (cf. infra consid. 3.4).