Citation: 2C_334/2019 E. 9.1

9.1. S'agissant de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, les deux conditions prévues (union conjugale de trois ans et intégration réussie) sont cumulatives (ATF 140 II 289 consid. 3.5.3 p. 295; 136 II 113 consid. 3.3.3 p. 119). La période minimale de trois ans de l'union conjugale commence à courir dès le début de la cohabitation effective des époux en Suisse et s'achève au moment où ceux-ci cessent de faire ménage commun (ATF 140 II 345 consid. 4.1 p. 348; 138 II 229 consid. 2 p. 231). Seules les années de mariage et non de concubinage sont pertinentes (cf. ATF 140 II 345 consid. 4.1 p. 348; 136 II 113 consid. 3.3.1 p. 118). En l'occurrence, il ressort des faits constatés que les époux se sont mariés le 15 janvier 2016 et, comme il l'a déjà été relevé, que le ménage commun a cessé en août 2017. Il est partant manifeste que l'union conjugale a duré moins de trois ans, de sorte que c'est à bon droit que le Tribunal cantonal a jugé que le recourant ne pouvait d'emblée rien tirer de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr. Celui-ci soutient en vain que l'union conjugale existe aussi longtemps que le divorce n'est pas prononcé et qu'il n'y a partant pas de dissolution de la famille. Il perd en effet de vue que ce qui est déterminant pour déterminer la fin de l'union conjugale est le moment où les époux cessent de faire ménage commun, c'est-à-dire cessent de vivre sous le même toit, et que cette question est indépendante de la date du prononcé de divorce.