Citation: I 282/03 08.06.2004 E. 3

3.1 A l'appui du jugement entrepris, les premiers juges se sont fondés sur les conclusions des rapports d'expertise psychiatrique du 26 juillet 2002 du docteur P.________ et du 22 juillet 1999 des docteurs C.________ et N.________, psychiatres au service du Centre psycho-social de P.________. Selon les docteurs C.________ et N.________, l'intimée souffre de troubles dépressifs récurrents, épisode actuel léger avec syndrome somatique (F 33.01), de syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4), de fibromyalgie et présente une organisation psychotique de la personnalité (F 60.8). Les troubles psychiatriques, les douleurs chroniques et la limitation des ressources tant intellectuelles que psychologiques contribuent à une incapacité de travail complète dont l'amélioration paraît illusoire à court et à moyen terme. Au vu de cette situation, la reprise du travail ou un reclassement professionnel sont impossibles. Selon le docteur P.________, l'intimée présente, sur le plan somatique, un syndrome somatoforme douloureux chronique, composé de myalgies, d'une atteinte aux genoux et de céphalées et sur le plan psychique, un épisode dépressif sévère, sans symptômes psychotiques (CIM 10 - F 32) et un syndrome douloureux somatoforme persistant (CIM 10 - F 45.4). Les troubles psychiques ne sont pas provoqués mais influencés par des circonstances extérieures telles que la situation financière ou familiale. Ces affections entraînent une incapacité de travail de 100 %. La reprise d'une activité lucrative n'est envisageable à temps ni partiel, ni complet et le pronostic relatif à une telle reprise dans le futur est défavorable. 3.2 Selon l'office, c'est à tort que les premiers juges ont considéré que l'intimée présentait une incapacité entière de travail fondée sur des troubles psychique et physique. Selon lui, il convient de retenir une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée aux seuls troubles physiques. Il estime en effet que l'intimée ne présente pas de perte d'intégration sociale de sorte que les conditions prévalant à la reconnaissance du caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux ne sont pas remplies.