Citation: 1B_175/2014 E. 1

Le seul reproche retenu à leur encontre est de n'avoir pas correctement indiqué à l'Office des poursuites et des faillites quels étaient leurs biens, refusant de communiquer les noms et les coordonnées des personnes leur octroyant une aide financière, ainsi que leurs éventuels comptes bancaires, ce que ne contestent pas les recourants. Toutefois, ils soutiennent ne pas avoir été informés correctement sur leurs obligations en matière de renseignements en fonction de leur position respective (débiteur et épouse de celui-ci ou débitrice et mari de celle-ci). Si les recourants ont été à même de se présenter de manière conforme aux convocations séparées et nominatives qui leur avaient été adressées - pour la recourante, pour la saisie du 26 octobre 2011 et, pour les deux recourants, du 23 novembre 2011 -, la procédure ensuite suivie par l'Office des poursuites n'est pas dénuée de toute ambiguïté; en particulier, le procès-verbal de saisie du 23 novembre 2011 ne mentionne en tant que débitrice que la seule recourante et paraît pourtant avoir été signé par le recourant. Cette appréciation semble renforcée par les constatations de fait relatives au débiteur concerné par la saisie du 26 octobre 2011 retenues dans l'ordonnance pénale du 30 août 2012 (le débiteur visé serait alors le recourant) qui divergent de celles du jugement de première instance du 21 janvier 2014 (la saisie aurait alors trait à la recourante). Au vu de ces circonstances spécifiques - soit en particulier la manière de procéder de l'Office des poursuites, les doutes quant à la qualité en laquelle les recourants ont été convoqués aux saisies litigieuses, les différentes obligations pouvant en résulter et le type de chefs de prévention retenu (infraction à la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite) -, l'établissement des faits, ainsi que les questions juridiques examinées ne sont en l'occurrence pas dénuées de toute difficulté, ce qui justifie la présence d'un avocat. Partant, en retenant qu'il s'agit en l'espèce d'un cas ne justifiant pas la présence d'un avocat, le jugement attaqué viole le droit fédéral.