Citation: 8C_229/2016 E. A

A.________ travaillait depuis le 9 janvier 2012 à plein temps en qualité d'électricien au service de B._________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Par déclaration de sinistre LAA du 27 juin 2012, l'assuré a indiqué qu'il avait été victime d'un accident professionnel le 25 juin 2012 et décrit en ces termes le déroulement de l'accident: "un fil électrique en tournant m'a blessé l'oeil". L'assuré a consulté l'hôpital ophtalmique C.________. Les diagnostics de débris au canthus interne et de blépharite ont été posés. Le traitement consistait en un rinçage, un traitement antibiotique et une hydratation de l'oeil. La CNA a pris en charge le cas. Le 19 mars 2013, l'assuré a informé la CNA que suite à son accident, il avait toujours des problèmes au niveau de son oeil gauche et qu'il consultait le docteur D.________, spécialiste FMH en ophtalmologie. Dans un rapport du 12 février 2015, ce dernier a posé le diagnostic de probable érosion cornéenne gauche suite à l'accident du 25 juin 2012. Sous la rubrique "Evolution", il a notamment indiqué: "pas d'érosion constatée objectivement". La CNA a demandé l'avis de la doctoresse E.________, spécialiste FMH en ophtalmologie et ophtalmochirurgie rattachée auprès de sa division médecine des assurances. Dans un rapport du 17 mars 2015, celle-ci a indiqué que l'on ne pouvait envisager de maladie à caractère récidivant en l'espèce puisqu'il n'y avait pas d'érosion de la cornée, mais uniquement une irritation provoquée par des particules étrangères. La problématique oculaire de l'assuré était en revanche attribuable, selon la doctoresse, à la blépharite, soit une inflammation chronique au bord des paupières. Par conséquent, il n'y avait pas de lien de causalité entre les troubles de l'assuré, constitutifs de la rechute déclarée, et l'événement accidentel initial. Par décision du 2 juin 2015, confirmée sur opposition le 4 septembre 2015, la CNA a refusé d'allouer des prestations pour les troubles oculaires ayant fait l'objet d'un traitement chez le docteur D.________.