Citation: 6B_1297/2015 E. 4.3.1

4.3.1. La cour cantonale a constaté que la façon d'agir du recourant, lâche et odieuse, démontrait une grande froideur affective, celui-ci ayant étranglé son épouse dans son lit, alors même que leur bébé se trouvait dans la chambre à côté. Si l'on devait incontestablement prendre en considération, conformément à l'expertise psychiatrique, que le recourant s'était trouvé confronté à des difficultés de couple, avec des symptômes anxieux et dépressifs, il ne fallait pas exagérer l'importance de ces éléments dans la compréhension du mobile. Il apparaissait ainsi, en prenant en compte les caractéristiques de la relation entre l'auteur et sa victime, que celui-ci avait agi pour des motifs particulièrement égoïstes. Il n'avait eu en effet à souffrir d'aucun grave conflit avec son épouse et son acte meurtrier apparaissait avant tout guidé par son besoin de contrôler la situation et de la maintenir à son avantage, en particulier d'éviter les conséquences négatives d'une séparation ou d'un divorce. Il n'y avait à l'inverse rien de décisif à reprocher à la victime, ni comme mère, ni comme épouse. Comme le relevait le Ministère public, les tensions liées à la présence de la soeur jumelle, les dépenses faites par la défunte pour l'enfant ou encore les problèmes de communication entre les époux faisaient partie des difficultés habituelles que peut rencontrer un mari et un père dans sa vie familiale. En conséquence, en planifiant minutieusement son acte homicide et en le mettant froidement à exécution, puis en poursuivant un simulacre de disparition - comportement immédiatement postérieur à l'acte qui était à mettre en relation avec l'homicide -, cela pour des motifs futiles, le recourant s'était comporté comme un assassin, prêt à sacrifier la vie de son épouse pour rien et montrant par là un mépris total de la vie humaine.