Citation: 2C_516/2022 E. 4.3

4.3. En l'espèce, mariés le 18 septembre 2013 en Tunisie, les époux ont commencé à vivre en Suisse ensemble le 16 mai 2014, date qui marque le début de la période des trois ans. Selon les constatations non arbitraires du Tribunal administratif fédéral (cf. supra consid. 2.6), malgré la cohabitation du couple, le lien conjugal s'est irrémédiablement altéré, respectivement la volonté matrimoniale a fait défaut vers la fin de l'année 2016, étant aussi précisé qu'il a été constaté que le mariage avait été arrangé et que le couple ne partageait rien à part le logement (cf. supra consid. 2.3). La condition des trois ans n'est donc pas remplie. C'est en vain que le recourant allègue une reprise de la communauté conjugale le 10 février 2017 lorsque son épouse a retiré sa requête de mesures protectrices de l'union conjugale. En effet, faute de volonté matrimoniale à compter de fin 2016, les différentes périodes d'union conjugale ne peuvent de toute façon pas se cumuler et la nouvelle période d'union conjugale, si elle a existé, s'est terminée au plus tard en octobre 2017, moment de la séparation officielle du couple.