Citation: 6B_1098/2014 E. 2.2

2.2. Les parents de Z.________ indiquent que leur fille a vécu un état de détresse psychique important à la suite de sa visite chez l'intimé. Dès le mois de février, elle a été suivie, une fois par semaine, par son médecin traitant qui met en évidence les états de stress chez sa patiente, comme des tremblements et des pleurs lorsqu'elle évoque sa visite chez l'intimé. Les recourants soulignent également que le médecin traitant estime que les dires et les symptômes de sa patiente sont authentiques. Ce faisant, les recourants se limitent à donner une lecture partielle des pièces du dossier tendant à appuyer leur propre version des faits. Cette approche ne permet pas de démontrer que la cour cantonale aurait mésusé de son pouvoir d'appréciation. En effet, si Z.________ a déclaré dans un premier temps que l'intimé s'était approché d'elle pour l'embrasser sur la bouche et qu'elle ne se souvenait pas s'il l'avait fait ou pas, elle a par la suite confirmé à la police ainsi qu'à son médecin traitant que l'intimé avait essayé de l'embrasser mais qu'elle l'avait repoussé. L'adolescente a également affirmé que l'intimé avait mis sa main sous son vêtement, avait bougé sa main en lui demandant pourquoi son coeur battait si fort. Le Dr C.________ a mentionné dans son certificat que, selon sa patiente, « ce Monsieur aurait tenté de la toucher sous ses habits ». L'analyse du prélèvement ADN effectué sur le soutien-gorge de l'adolescente a mis en évidence un profil ADN différent de celui de l'intimé. Dès lors, comme l'a souligné la cour cantonale, il n'apparaît pas des propos de l'adolescente que l'intimé l'aurait caressée sur les seins ni ne l'aurait embrassée. Dans ces circonstances, la réalisation d'une infraction à caractère sexuel au sens de l'art. 187 CP n'est pas réalisée. La cour cantonale a d'ailleurs souligné que la crédibilité des propos de Z.________ n'était pas remise en cause de sorte que ni une expertise de crédibilité ni l'audition du médecin précité ne s'avéraient nécessaires. Elle a indiqué que la situation telle qu'elle avait été décrite et vécue pouvait avoir un caractère traumatisant pour la victime sans que ces éléments soient suffisants pour fonder une condamnation pour l'infraction visée par l'art. 187 CP. Dès lors, l'argumentation des recourants selon laquelle une confrontation avec l'intimé aurait du être organisée ou une expertise de crédibilité diligentée, tombe à faux. Quant à la contrainte sexuelle réprimée par l'art. 189 CP, rien au dossier n'indique que ces éléments soient en quelque manière réalisés. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré, sur la base de l'ensemble des preuves dont elle disposait, qu'une condamnation de l'intimé apparaissait moins vraisemblable qu'un acquittement ni que les probabilités d'acquittement et de condamnation n'apparaissaient pas équivalentes et de n'être ainsi pas entrée en matière, faute d'une prévention pénale suffisante. Les recourants ne font valoir aucun élément susceptible de faire douter de l'absence de réalisation des conditions de l'infraction en cause. La décision de non-entrée en matière n'est dès lors pas contraire à l'art. 7 al. 1 CPP ni au principe in dubio pro duriore.