Citation: 6B_49/2015 E. 3.4

3.4. S'il est vrai qu'en raison de l'incarcération du recourant, les circonstances n'étaient plus exactement les mêmes que lors de sa précédente opposition, il n'en demeure pas moins que la situation juridique dans laquelle se trouvait l'intéressé n'était pas nouvelle pour lui. Par ailleurs, le recourant ne nécessite pas de traducteur et a suivi l'école jusqu'en 9ème année (dossier cantonal, procès-verbal du 28 août 2014, p. 4). En toute hypothèse, en se prévalant de sa lettre datée du 3 septembre 2014, le recourant admet qu'il avait compris avoir fait l'objet d'une condamnation à laquelle il souhaitait s'opposer, qu'il savait qu'il pouvait s'adresser pour ce faire à l'avocate qui le représentait déjà dans une autre procédure en cours et que, bien que détenu à A.________, il était en mesure de se faire aider pour rédiger une lettre instruisant son conseil de faire opposition à l'ordonnance pénale du 29 août 2014. Dans ces conditions, on ne voit pas non plus quel événement, au sens de la jurisprudence précitée (consid. 3.1), empêchait le recourant, conformément aux indications figurant sur l'ordonnance pénale, d'adresser sa lettre directement au Ministère public en la remettant à la direction de la prison (art. 91 al. 2 CPP). En tant que le recourant soutient, devant la Cour de céans, que les gardiens de la prison n'auraient posté la lettre à l'attention de son conseil que plusieurs jours après qu'il la leur eut remise, il allègue un fait nouveau qui ne peut être pris en compte par le Tribunal fédéral (consid. 2). Même à supposer que la lettre aurait été postée le 8 septembre et que le conseil du recourant l'aurait reçue le lendemain, il ne s'ensuit pas encore que le retard serait imputable aux gardiens et non au recourant, celui-ci n'ayant pas établi la date à laquelle il l'avait remise aux gardiens. Il découle de ce qui précède que le recourant a tardé à entreprendre les démarches lui permettant de s'opposer à l'ordonnance pénale du 29 août 2014, alors que les éléments invoqués ne l'empêchaient, ni subjectivement, ni objectivement, de former opposition en temps utile. Le refus de restituer le délai pour ce faire ne viole pas l'art. 94 al. 1 CPP.