Citation: 1C_624/2021 E. 3.2

3.2. Le secteur dont les recourants sont riverains se trouve en degré de sensibilité au bruit III, pour lequel les limites d'immissions sont fixées à 65 dB (A) le jour et à 55 dB (A) la nuit. Selon les indications du cadastre routier du bruit fournies par le système d'information du territoire à Genève (SITG), mis à jour au 30 juin 2017, les immeubles situés sur la rue De-Candolle sont exposés à des valeurs de bruit allant de 63 à 65 dB (A) le jour et de 55 à 57 dB (A) la nuit. Un nouveau revêtement phono-absorbant de type "Perrphone 4" a été posé à la rue De-Candolle en 2018. La cour cantonale a reconnu que la restriction de circulation litigieuse génère un report de trafic sur la rue De-Candolle. Elle a également repris l'estimation du TAPI d'une augmentation de 66 % de trafic conduisant à une augmentation vraisemblable du bruit de 3 à 4 dB (A). Ces chiffres ne sont pas contestés par les recourants, ni par le département. L'arrêt attaqué retient toutefois que l'augmentation des émissions sonores résultant de la mesure litigieuse n'a pas pour conséquences un dépassement des valeurs limites d'immission applicables, compte tenu de la pose, postérieure à l'établissement du cadastre, du revêtement phono-absorbant et du fait que la mesure était prise à l'essai pour une durée limitée. Par conséquent, d'une part, il rejette l'argumentation des recourants riverains tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux en raison du dépassement des valeurs limites. D'autre part, il invalide les conditions suspensives ajoutées par le TAPI déduites des art. 37 al. 3 et 37a al. 2 OPB selon lesquelles le cadastre du bruit devait être actualisé préalablement à l'adoption de la mesure et les immissions de bruit admissibles et les éventuelles mesures à prendre devaient être précisées.