Citation: 6B_348/2023 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a en substance repris les considérations du tribunal correctionnel qu'elle a jugé pertinentes. Celui-ci avait jugé que la culpabilité du recourant était très lourde, soulignant le caractère odieux du brigandage et le risque que le recourant avait pris de blesser gravement le plaignant. Il avait retenu le traumatisme qu'il lui avait causé et le fait qu'il avait préparé son acte et choisi une victime particulièrement vulnérable. Les autres infractions qui lui étaient reprochées étaient également graves, en particulier sa fuite lorsqu'il avait été contrôlé à W.________ et le risque qu'il avait fait courir aux agents de police. Le recourant n'avait en outre cure des règles en matière de circulation routière au vu de ses antécédents. Sa collaboration à l'enquête avait été inexistante et ses mensonges avaient conduit à la poursuite d'une personne innocente. Le jugement rendu le 1er avril 2019 par la Chambre pénale d'appel et de révision du canton de Genève retenait par ailleurs que le recourant avait demandé une "ultime chance" et indiqué vouloir "se ressaisir". Il avait néanmoins récidivé presque immédiatement après sa sortie de prison dès le début de l'année 2021. A ces éléments s'ajoutaient ses autres antécédents, notamment sa condamnation en 2015 à une peine privative de liberté de 20 mois avec octroi d'une libération conditionnelle qui avait été révoquée. A.________ apparaissait ainsi être un délinquant chevronné. Son attitude aux débats démontrait qu'il était totalement incorrigible et sa longue détention provisoire ne l'avait guère fait évoluer. Ses quelques aveux, laborieusement consentis, n'avaient démontré aucune prise de conscience et n'avaient été émis que pour tenter de se présenter sous un jour meilleur. La cour cantonale a ajouté qu'à 27 ans, il ne pouvait plus être considéré comme un jeune adulte. Il ne ressortait pas du dossier qu'il avait un jour travaillé et il vivait toujours chez sa mère parce qu'il n'avait jamais terminé la formation qu'il était soudainement pressé de reprendre. En définitive, le recourant était reconnu coupable de vol, brigandage, dommages à la propriété, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, empêchement d'accomplir un acte officiel, dénonciation calomnieuse, violation grave des règles de la circulation routière, conduite d'un véhicule automobile sans autorisation et usage abusif de permis et/ou de plaques de contrôle. L'infraction la plus grave était le brigandage, qui justifiait à elle seule le prononcé d'une peine privative de liberté de 20 mois. Les effets du concours conduisaient à l'aggravation de cette peine de base de 2 mois pour sanctionner le vol du scooter, de 2 mois pour le vol des plaques d'immatriculation, de 6 mois pour la conduite à plusieurs reprises du véhicule volé lors du brigandage sans permis, de 10 mois pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, empêchement d'accomplir un acte officiel, dénonciation calomnieuse, violation grave des règles de la circulation routière, conduite d'un véhicule automobile sans autorisation et usage abusif de permis et/ou de plaques de contrôle et de 2 mois pour dénonciation calomnieuse, de sorte que la peine privative de liberté de 42 mois prononcée par les premiers juges, adéquate tant dans sa forme que dans sa quotité, devait être confirmée. La cour cantonale a également considéré que la peine pécuniaire de 30 jours-amende, prononcée pour sanctionner l'infraction d'empêchement d'accomplir un acte officiel, était adéquate.