Citation: 8C_805/2007 20.08.2008 E. 3

En l'occurrence, les premiers juges ont estimé que les nombreux rapports d'expertise et avis de spécialistes recueillis en la cause remplissaient tous les conditions posées par la jurisprudence pour que leur soit reconnue pleine valeur probante. Ils ont souligné que, selon les docteurs U.________ et M.________, les troubles encore présentés par la recourante étaient de nature psychogène. La juridiction cantonale ne peut être suivie sur ces points. En effet, aucun de ces deux spécialistes n'avait connaissance de la malformation mise au jour pour la première fois par le professeur G.________ au moment où ils se sont exprimés, En particulier, l'expert U.________ ignorait cette donnée médicale, objectivée par un scanner en mars 2005, lorsqu'il a rendu ses différents rapports les 1er octobre 2001, 27 juillet 2002, 11 novembre 2002 et 10 janvier 2003. Dans sa dernière appréciation, il n'a d'ailleurs pas exprimé l'avis que les troubles visuels de l'expertisée étaient d'origine psychique, réservant les résultats de la consultation oto-neurologique mise en œuvre. Il a en revanche admis que ces troubles réduisaient de moitié la capacité de travail de l'intéressée dans toute activité professionnelle. Par ailleurs, l'investigation à laquelle a procédé le docteur M.________ a permis d'exclure la présence d'une lésion vestibulaire périphérique ou centrale et, notamment toute dysfonction des voies visuo-vestibulo-oculomotrices centrales. Le docteur M.________ en a déduit que les troubles de l'équilibre présentés par T.________ avaient une origine psychogène. Dans la mesure où une donnée médicale susceptible d'expliquer les troubles litigieux n'a pas pu être prise en considération par les spécialistes susnommés, on ne saurait considérer que leurs rapports ont pleine valeur probante.