Citation: 6B_1080/2013 E. 1.2.2

1.2.2. Il est vrai que le délai dans lequel a été avertie l'avocate du recourant était court (environ 15 heures). Il convient toutefois d'examiner si la police, agissant sur la délégation du Ministère public, ne se trouvait pas dans un cas d'urgence. Selon les constatations cantonales, J.________ était sous le coup d'un mandat d'arrestation décerné par le Ministère public dans le cadre d'une autre procédure et sa détention ne pouvait être ordonnée qu'ensuite d'une requête en ce sens déposée par devant le Tribunal des mesures de contraintes dans les 48 heures. Le Ministère public pouvait, certes, escompter être suivi dans sa demande de mise en détention provisoire, compte tenu des infractions reprochées à J.________ dans la procédure engagée contre lui et son absence de domicile privé ou professionnel connu. Il ne pouvait toutefois en aucun cas préjuger de la décision du Tribunal des mesures de contraintes. Dans ces circonstances, il paraissait opportun et raisonnable de procéder à l'audition de J.________, non seulement sur les faits ayant conduit à son interpellation, mais aussi sur l'agression dont il avait été victime le 7 août 2011, et ce, dans un bref délai. Le grief soulevé doit donc être rejeté.