Citation: 5P.408/2004 10.01.2005 E. 5

L'autorité cantonale aurait de plus fait preuve d'arbitraire, notamment dans l'application de l'art. 170 CC, en refusant de tenir compte, sur la base des seules déclarations de l'intimée, des revenus des deux immeubles - et non pas un - dont celle-ci est propriétaire au Maroc. 5.1 La Cour de cassation a considéré que les documents versés au dossier établissaient que l'immeuble propriété de l'épouse était grevé d'un emprunt en capital de 850'000 dirhams, remboursable par mensualités de 10'124 dirhams, la dernière fois le 20 novembre 2013. Lors de son interrogatoire, celle-ci avait déclaré qu'il ne lui était pas possible de mettre cet immeuble en location ni en vente. Dès lors qu'il s'agissait d'une procédure de mesures provisoires, l'appréciation du juge de première instance, selon laquelle on pouvait présumer que d'éventuels revenus locatifs seraient absorbés par le désintéressement du créancier, échappait ainsi au grief d'arbitraire. 5.2 Lorsque le pouvoir d'examen de l'autorité cantonale de dernière instance est limité à l'arbitraire, le Tribunal fédéral examine librement la manière dont elle a fait usage de sa cognition limitée, c'est-à-dire si elle a, à tort, admis ou nié l'arbitraire (arrêt 1P.105/2001 in RDAT 2001 II 58 227; ATF 125 I 492 consid. 1a/cc p. 494/495; 116 III 70 consid. 2b p. 71/72). En l'occurrence, le recourant ne démontre pas (art. 90 al. 1 let. b OJ) pourquoi l'autorité cantonale aurait refusé à tort de qualifier d'arbitraire l'appréciation du juge de première instance. Il se contente en effet de reprendre les critiques qu'il a formulées devant la Cour de cassation à propos des documents, selon lui incomplets et dépassés, déposés en preuve par l'intimée. Mais il ne conteste pas l'opinion du président du Tribunal de district, jugée non arbitraire par l'autorité cantonale, selon laquelle d'éventuels revenus locatifs seraient probablement compensés par le remboursement de l'emprunt. Au vu de la jurisprudence susmentionnée, le moyen est, dans cette mesure, irrecevable. Les mesures provisionnelles de divorce sont du reste ordonnées à la suite d'une procédure sommaire avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblance (cf. ATF 118 II 376 consid. 3 p. 377; Fabienne Hohl, Procédure civile, t. II, n. 2837 p. 239). Le grief relatif à l'art. 170 CC, qui n'est au demeurant guère étayé, apparaît ainsi infondé. En tant que le recourant indique que l'intimée est propriétaire non pas d'un, mais de deux immeubles au Maroc, en renvoyant simplement à son mémoire de duplique (cf. ATF 115 Ia 27 consid. 4a p. 30), son grief est insuffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ).