Citation: 2C_365/2016 E. 6

Il reste donc à déterminer si le " Lehrdiplom Lehrpersonen an höheren Fachschulen im Hauptberuf " de la Haute école pédagogique de St-Gall appartient au domaine de la santé. Le Diplôme d'enseignement comprend les modules suivants: " Lernveranstaltungen durchführen, Gruppenprozesse in Lernveranstaltungen begleiten, Individuelle Lernprozesse unterstützen, Bildungsangebote konzipieren, Lernveranstaltungen didaktisch gestalten " la première année, ainsi que " Hintergründe didaktischer Entscheidungen, Didaktische Ansätze, Lernende in Entwicklungsprozessen beraten und begleiten, Gruppen leiten und begleiten " la seconde année (www.phlu.ch/fileadmin/...ch/.../0316_Dozent-HF-Hauptberuf.pdf). Il en découle que la formation de la recourante relève de la pédagogie et non du domaine de la santé, tel qu'il est défini de façon restrictive au sens de l'ordonnance sur l'obtention a posteriori du titre d'une HES, même si cette formation implique des connaissances concrètes en soins pour pouvoir enseigner auprès des étudiants en soins infirmiers. Partant, la condition de l'art. 1 al. 4 let. d OPT-HES n'est pas remplie. Il n'y a donc pas lieu d'examiner plus avant les compétences acquises dans le cadre de ce diplôme et de le comparer au " Plan d'études cadre, Bachelor 2012, Filière de formation en Soins infirmiers ", comme requis par la recourante. Il sied de rappeler ici que la recourante peut toujours exercer en tant qu' " infirmière diplômée ES " (art. 23 al. 4 et Annexe 5 ch. 4 al. 1 let. g OCM ES). Celle-ci dénonce encore un manque de connaissances de la part du Département fédéral en matière de formation dans le domaine de la santé, celui-ci n'exerçant que depuis peu de temps des compétences qui relevaient auparavant de la Croix-Rouge suisse; elle déplore par ailleurs que les avis émis par les associations professionnelles en soins infirmiers, lors de la procédure de consultation relative à l'ordonnance sur l'obtention a posteriori du titre d'une HES, n'aient pas été pris en considération. Il s'agit toutefois là d'un problème politique sur lequel le Tribunal fédéral n'a pas à se prononcer.