Citation: 6B_279/2009 16.06.2009 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale de lui avoir refusé le sursis, pour avoir surestimé l'importance de ses antécédents et celle de sa culpabilité. 2.1 Dans la mesure où, à l'appui du présent grief, le recourant laisse derechef entendre qu'une tentative d'infraction à la LSEE ne serait pas établie, il n'y a pas lieu d'entrer en matière, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. supra, consid. 1). Il est au reste incompréhensible que le recourant argue de la non réalisation des infractions d'injure et d'utilisation abusive d'une installation de télécommunication, dont il a été acquitté. 2.2 Le recourant a été condamné le 12 juillet 2001 pour défaut d'avis en cas de trouvaille, circulation sans permis de conduire, usage abusif de permis ou de plaques de contrôle et infraction à la LSEE, à 20 jours d'emprisonnement avec sursis pendant 2 ans et 200 fr. d'amende. Le 27 octobre 2003, il a été condamné une nouvelle fois pour circulation sans permis de conduire, à 5 jours d'arrêts avec sursis pendant 2 ans. Le 30 juin 2004, il a derechef été condamné pour cette infraction ainsi que pour conduite d'un véhicule défectueux et vol d'usage à 5 jours d'emprisonnement. Le sursis assortissant la seconde de ces condamnations a été révoqué lors de la troisième. Il a été constaté que, dans le cadre de la présente procédure, il avait adopté une attitude arrogante, cette arrogance ayant même été qualifiée de rare par le premier juge, et qu'il n'avait manifesté aucune prise de conscience de ses actes. Sur le vu de ces constatations, dont l'arbitraire, qui n'est même pas allégué, n'est aucunement démontré dans le recours conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, il n'était pas contraire au droit fédéral de conclure à un pronostic défavorable. Même si les antécédents du recourant ne sont pas d'une gravité particulière, ils dénotent une persévérance certaine dans la délinquance. Trois condamnations antérieures et la révocation de l'un des sursis accordés sont restées sans effet dissuasif. A cela s'ajoute que le recourant n'a montré aucun signe d'un changement d'état d'esprit face à ses actes, au contraire. Il a non seulement passé outre aux avertissements réitérés que représentaient les sanctions infligées précédemment, mais n'a manifesté aucune prise de conscience ni la moindre velléité d'amendement. Dans ces conditions, il n'est pas possible d'augurer que l'octroi de la mesure litigieuse suffira à le détourner de la commission de nouvelles infractions. L'émission d'un pronostic défavorable et, partant, le refus d'assortir la peine d'espèce du sursis ne viole donc pas le droit fédéral.