Citation: 1C_676/2023 E. A

A.a. E.________ et D.________ (ci-après: les constructeurs) sont propriétaires depuis 2009 de la parcelle n° xxx, plan n° 5 de la commune de Vétroz; directement à l'ouest de leur bien-fonds se trouve la parcelle n° yyy, propriété de A.B.________ et C.B.________ (ci-après: les voisins). Le 18 mai 2011, les constructeurs se sont vu délivrer par la commune de Vétroz une autorisation de construire ayant notamment pour objet "la transformation du bâtiment existant (démolition de la partie supérieure et reconstruction) ". Selon les plans approuvés, le projet consistait à démolir l'étage supérieur de la maison d'habitation et à le reconstruire pour y aménager un appartement; le rez-de-chaussée, également aménagé en appartement, serait pour sa part maintenu, tout comme l'annexe en façade est qui existait lors de l'acquisition de la parcelle et qui serait dorénavant utilisée comme bureau. Faute d'avoir été attaquée, cette autorisation est entrée en force et sa validité prolongée de deux ans, soit jusqu'au 19 mai 2016. Les constructeurs ont exécuté les travaux sur la maison d'habitation et l'annexe et, le 1 er mars 2016, la commune a délivré le permis d'habiter après inspection des constructions. A.b. Le 11 juin 2018, les voisins ont signalé aux autorités communales que les travaux effectués par les constructeurs sur la maison d'habitation et l'annexe ne correspondaient pas à ceux autorisés le 18 mai 2011. Les constructeurs ont en effet été ultérieurement reconnus coupables de faux dans les titres pour avoir demandé à leur architecte d'établir des plans non conformes à l'état existant et de les avoir utilisés pour obtenir l'autorisation de 2011 (jugement du Tribunal des districts d'Hérens et Conthey du 12 janvier 2023). À la demande de la commune, un rapport a été établi en octobre 2018 par un bureau d'ingénieurs: il en ressortait principalement que les constructions avaient été quelque peu rehaussées par rapport au projet autorisé en 2011. À la suite de ce constat, la commune a, le 26 avril 2019, considéré que la régularisation des travaux effectués sur la maison d'habitation et l'annexe n'était pas exclue; il incombait dès lors aux constructeurs de déposer un dossier de demande d'autorisation a posteriori, faute de quoi la remise en état des constructions serait ordonnée.