Citation: 5A_920/2016 E. 4.2.1

4.2.1. La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir estimé que l'intimé ne disposait plus des ressources suffisantes lui permettant de maintenir le train de vie mené par les parties durant la vie commune. Elle prétend que, vu l'absence de pièces fournies par le débirentier concernant sa situation financière personnelle et compte tenu des éléments probants qu'elle a elle-même allégués, documents à l'appui, la Cour de justice aurait dû retenir comme vraisemblable que l'intimé disposait encore d'une capacité financière "démesurée", et non pas seulement d'un revenu mensuel net de 13'447 fr., versé par la société anonyme dont il est actionnaire et administrateur unique. Elle se contente toutefois d'opposer son appréciation à celle effectuée par la cour cantonale, sans démontrer que celle-ci serait insoutenable (art. 106 al. 2 LTF). De toute manière, elle ne dit pas en quoi la situation financière du débirentier aurait une incidence sur le montant des contributions d'entretien dues aux enfants mineurs, lesquelles ont été calculées en fonction du coût d'entretien effectif de chacun d'eux. Or la recourante ne formule aucun grief à ce sujet. Quant au versement d'une pension pour l'épouse, l'autorité cantonale a considéré que celle-ci ne pouvait y prétendre, au motif qu'elle n'avait pas rendu vraisemblable qu'elle ne serait pas en mesure de continuer à pourvoir elle-même à son entretien convenable. A cet égard, la question de la capacité contributive du mari apparaît dès lors sans pertinence. Il en va de même en tant que la recourante reproche à la Cour de justice de lui avoir dénié le droit à une provisio ad litem, les juges précédents ayant considéré sur ce point que l'épouse disposait, au 31 décembre 2014, d'avoirs bancaires de 748'787 fr. au total et que, dans la mesure où elle n'avait produit aucun document récent qui démontrerait qu'elle ne possédait plus de tels avoirs, il y avait lieu d'admettre qu'elle bénéficiait de ressources suffisantes pour assumer les frais du procès en divorce, motivation que la recourante ne critique nullement. Pour autant qu'il soit recevable, le moyen est par conséquent infondé, sans qu'il soit besoin de l'examiner plus avant.