Citation: 9C_659/2008 31.10.2008 E. A

A.a M.________ né en 1961, a été victime le 15 octobre 1986 d'un accident de travail, au cours duquel il a subi une fracture du malaire gauche avec impaction de la branche frontale et zygomatique, ainsi qu'une ankylose coronoïde de l'articulation temporo-mandibulaire gauche. En raison des séquelles de cet accident (douleurs à l'hémiface et à l'hémicrâne gauche), il bénéficiait depuis le 1er octobre 1987 d'une rente entière d'invalidité fondée sur une incapacité totale de travailler (décision du 23 juin 1989, confirmée après révision les 13 mai 1992 et 10 décembre 1993). A.b Dans le cadre d'une procédure de révision initiée en février 2005, l'Office genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis du docteur O.________, médecin traitant, qui a indiqué que l'état de son patient était stationnaire (rapport du 22 mars 2005). L'office AI a également confié la réalisation d'une expertise psychiatrique à la doctoresse L.________. Dans son rapport du 29 novembre 2006, ce médecin a retenu le diagnostic - sans influence sur la capacité de travail - de majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques et attesté l'existence depuis plusieurs années d'une capacité de travail entière. Se fondant sur ce rapport, l'office AI a, par décision du 6 mars 2007, supprimé la rente d'invalidité de l'assuré avec effet au premier jour du deuxième mois suivant la notification de la décision.