Citation: 8C_388/2023 E. 4.2

4.2. Les critiques de la recourante sont mal fondées. Le principe inquisitoire, selon lequel le tribunal cantonal des assurances doit établir d'office les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties (cf. art. 61 let. c LPGA [RS 830.1]), n'implique pas que les juges cantonaux soient tenus de reproduire in extenso toutes les pièces médicales du dossier (arrêt 8C_15/2014 du 26 novembre 2014 consid. 4.2). En l'occurrence, quoi qu'en dise la recourante, l'arrêt cantonal fait bien mention de la reprise du travail à plein temps par l'intimée entre le 3 août 2015 et le 1 er mai 2016 (cf. let. A.d de la partie en fait). Les autres éléments de fait cités dans le recours n'apparaissent quant à eux pas pertinents pour l'issue du litige. L'appréciation du docteur D.________, selon laquelle l'intimée dispose d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, ressort d'autres expertises ou rapports dont ce médecin est l'auteur, qui sont résumés dans l'arrêt attaqué. On ne voit donc pas qu'il eût été nécessaire de se référer à sa première expertise d'avril 2015, la recourante n'exposant pas quel autre élément déterminant, ignoré par la cour cantonale, y figurerait. En ce qui concerne l'assurance-invalidité, les juges cantonaux ont fait état de la demande de prestations de l'intimée ainsi que du projet de décision de l'office AI, qui mentionnait notamment un taux d'invalidité de 27 %. Étant entendu que l'assureur-accidents n'est pas lié par l'évaluation de l'invalidité de l'assurance-invalidité (ATF 131 V 362 consid. 2.3; arrêt 8C_559/2022 du 21 mars 2023 consid. 4.2.3 et l'arrêt cité), la mention de ces éléments est suffisante.