Citation: 4A_89/2020 E. 7

Devant le Tribunal fédéral, la défenderesse se plaint surtout d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Elle discute les deux témoignages concernant l'incident du 10 juillet 2017 et elle insiste sur les éléments qui confirment, à son avis, sa propre version des faits. Elle se réfère aussi à un certificat médical établi au mois de novembre 2017, dont les auteurs attestent que les troubles de santé du demandeur avaient pour origine son licenciement. L'argumentation est développée de manière détaillée; néanmoins, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points la défenderesse reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou d'être parvenus à un résultat absolument insoutenable. L'argumentation ainsi présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 al. 1 LTF. La défenderesse se plaint aussi d'une application prétendument incorrecte de l'art. 337 al. 1 CO; elle ne soutient cependant pas que le congé abrupt puisse être jugé conforme à cette disposition alors que l'incident du 10 juillet 2017, prétendument à l'origine de ce congé, ne peut pas être constaté. La défenderesse ne critique pas, pour le surplus, l'application de l'art. 337c al. 1 et 3 CO concernant les conséquences pécuniaires d'un congé abrupt et injustifié.