Citation: 6S.335/2006 26.09.2006 E. 3

Dénonçant une violation de l'art. 41 CP, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir nié à tort qu'il remplissait les conditions subjectives d'octroi du sursis. 3.1 L'arrêt entrepris retient que le recourant a déjà bénéficié deux fois du sursis, dont une fois en relation avec des infractions de même nature que celles faisant l'objet de la présente procédure. Ces dernières ont été commises durant le second délai d'épreuve, relatif à une infraction en matière de circulation routière. Le pronostic défavorable repose par ailleurs sur la constatation que le recourant n'a pas pris conscience de la gravité de ses actes, qu'il minimise, que les regrets qu'il a exprimés n'étaient pas convaincants et que sa nouvelle situation personnelle ne donnait pas de lui l'image d'un homme très responsable (arrêt entrepris, consid. III.2.2.c, p. 22). 3.1.1 Dans ce contexte, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement minimisé son évolution positive sur le plan personnel, familial et professionnel. Ce faisant, il remet en cause de manière inadmissible dans un pourvoi en nullité des constatations de fait de l'autorité cantonale (art. 273 al. 1 let. b et 277bis al. 1 2e phr. PPF). 3.1.2 L'appréciation de la cour cantonale est par ailleurs conforme à la jurisprudence selon laquelle une précédente condamnation, dans un passé récent, pour une infraction de même nature, constitue un élément défavorable important (ATF 118 IV 97 consid. 1a p. 99). Le sursis ne peut alors être envisagé que si l'auteur manifeste une véritable prise de conscience de ses fautes, un revirement complet de son comportement rendant improbable une nouvelle infraction (ATF 115 IV 81 consid. 2a p. 82). Dans cette appréciation, le comportement satisfaisant de l'intéressé à son poste de travail constitue certes un facteur important du pronostic, mais n'exclut toutefois pas la prise en considération d'indices contraires concrets importants (ATF 117 IV 3), tels ceux relevés par la cour cantonale. Dans la mesure où il est recevable, le grief est infondé.