Citation: 6B_50/2017 E. 1.3

1.3. Selon le recourant, l'autorité précédente aurait omis le fait qu'il a toujours considéré pratiquer, pour le compte de l'assurance obligatoire de soins, une médecine holistique entrant dans la pratique habituelle du médecin généraliste et susceptible de faire l'objet d'un remboursement sur la base de la tarification TARMED. Il soutient n'avoir jamais pensé que les prestations médicales qu'il dispensait à charge de la LAMal ne devaient pas l'être. En se référant à la disposition légale relative à l'erreur sur l'illicéité (art. 21 CP), il affirme avoir pensé agir en conformité au droit et ne s'être jamais douté qu'on lui reprocherait un jour d'avoir agi de manière illicite. Contrairement à ce que le recourant prétend, cet aspect a bien été examiné par l'autorité précédente, qui a souligné que, même si le recourant considérait la médecine holistique comme faisant partie intégrante de la médecine générale, il avait été averti dès le mois de décembre 2003 par l'organisation E.________ que ses pratiques holistiques ne relevaient pas de l'assurance obligatoire. Malgré cela, il n'avait pas changé la nature de ses activités, utilisant par la suite le code TARMED relatif à la psychothérapie pour se faire rembourser (cf. arrêt entrepris, p. 25 consid. 3.2.1). Ces circonstances permettaient à la cour cantonale d'exclure sans arbitraire l'ignorance du recourant. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner une éventuelle violation de l'art. 21 CP. Pour le surplus, le fait que les assureurs ont continué après 2003 à rembourser, par erreur, des prestations indûment facturées n'est pas déterminant, pas plus que le point de savoir si la médecine holistique peut à certains égards être assimilée à de la médecine générale traditionnelle.