Citation: 6B_319/2010 09.07.2010 E. 4

Le recourant soutient que la cour cantonale a fait une application arbitraire de l'art. 204 CPP/GE. Il lui reproche d'avoir retenu qu'il existait, au stade de la vraisemblance, des indices sérieux de participation au trafic de drogue. 4.1 La violation du droit cantonal de procédure ne constitue pas un motif de recours (cf. art. 95 LTF). Son application peut toutefois être contestée sous l'angle de sa conformité au droit constitutionnel, l'art. 9 Cst. notamment. Un tel grief est soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Il ressort clairement de l'art. 204 al. 1 CPP/GE que le bénéficiaire d'un classement en opportunité ne peut pas demander le non-lieu tant que des indices sérieux de culpabilité subsistent. Etant donné qu'il ne s'agit pas d'un jugement sur le fond, il n'est pas nécessaire que la preuve des faits coupables soit rapportée de manière irréfutable, la vraisemblance suffit (arrêt 1P.737/1999 du 16 mai 2000, publié in SJ 2000 I 572 consid. 2/b). 4.2 En l'espèce, la cour cantonale a refusé le non-lieu, considérant que le fait d'être à côté de D.________ alors qu'il fixait le rendez-vous visant à la remise de la drogue, de lui prêter son portable pour ce faire et de lui indiquer où se trouvait le lieu du rendez-vous, ajoutés aux autres éléments (arrestation du recourant dans l'une des voitures suivant la même trajectoire que celle des trafiquants et dans lesquelles la police a retrouvé les coordonnées de ceux-ci), constituaient des indices sérieux au sens de l'art. 204 CPP/GE. De la sorte, elle n'a pas appliqué arbitrairement le droit de procédure cantonal. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté.