Citation: 1C_634/2024 E. 3

Le recourant ne se plaint pas d'un quelconque arbitraire dans l'application du droit cantonal de procédure ou de la violation d'un droit fondamental. Il ne conteste pas avoir été informé du fait que la date du débit effectif de son compte bancaire en Suisse était décisive pour déterminer le respect du délai de paiement de l'avance de frais (ATF 139 III 364 consid. 3.2.1), ni que son compte bancaire n'a été débité du montant de l'avance de frais requise que le 26 août 2023, soit trois jours après l'échéance du délai imparti pour procéder à son paiement, et que le délai de paiement échéant au 23 août 2024 n'a ainsi pas été respecté. Il se borne à faire valoir avoir attendu de recevoir son salaire le 23 août 2024 pour donner l'ordre à sa banque d'effectuer le versement sans chercher à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en refusant de voir dans cette circonstance un motif suffisant pour déroger aux exigences formelles posées par la jurisprudence et entrer en matière sur son recours nonobstant le paiement tardif de l'avance de frais. Le recourant ne conteste pas davantage ne pas avoir sollicité l'octroi d'une prolongation du délai de paiement de l'avance de frais avant son échéance et que celle-ci lui aurait été refusée. Le fait qu'il ignorait l'existence d'une telle possibilité ne constitue pas un motif excusable de nature à justifier une restitution de délai. Le recourant ne prétend au surplus pas à juste titre que l'irrecevabilité de son recours relèverait d'un formalisme excessif (cf. arrêt 2C_837/2021 du 22 décembre 2021 consid. 7.2.5 qui concernait un cas où l'avance de frais avait été opérée deux jours après son échéance). Il ne conteste pas avoir été dûment averti des conséquences d'un versement tardif de l'avance de frais et se prévaut ainsi en vain des répercussions d'une interdiction de conduire de trois mois sur sa situation professionnelle.