Citation: 1A.25/2005 08.03.2005 E. 1

A ce titre, la recourante allègue que le compte saisi serait le seul dont elle dispose, qu'elle l'utiliserait pour toutes ses transactions et paiements courants, que la mesure contestée aurait pour effet de paralyser son activité et de l'empêcher d'honorer ses factures, de payer les salaires de ses employés et les impôts. En outre, elle se trouverait dans l'impossibilité de faire face à ses obligations d'actionnaire majoritaire de la société immobilière Y.________. Elle allègue être exposée au risque de faillite si la mesure contestée devait perdurer. Ces arguments ne sont pas décisifs. L'un des administrateurs de la recourante, M.________, a indiqué au Ministère public être en droit d'attendre des versements de la part de G.________, et que d'autres sociétés du groupe X.________ avaient mis à sa disposition des fonds pour le règlement des obligations urgentes. Quant à l'opération relative à Y.________, elle est pour le moins suspecte, s'agissant d'une société immobilière dont le but social est sans rapport avec ceux de X.________ et la situation obérée. Pour le cas où le fisc exigerait le paiement d'impôts dus, la recourante serait libre de requérir la levée partielle du séquestre. Au demeurant, le Ministère public a déjà fait droit à une requête similaire, le 18 février 2005, à concurrence d'un montant de 100'000 USD. Enfin, la recourante admet elle-même que le dommage qu'elle subit n'est pas irrémédiable, puisqu'elle présente une conclusion tendant uniquement à la limitation dans le temps de la mesure contestée.