Citation: 8C_463/2022 E. 7.3

7.3. Le raisonnement de la recourante amalgame en partie l'obligation de l'employé d'annoncer ses heures supplémentaires et la potentielle péremption qui peut en sanctionner l'omission avec la question de la prescription du paiement des heures supplémentaires. Il omet également de distinguer les cas où les heures supplémentaires font en principe l'objet d'un congé compensatoire (art. 321c al. 2 CO), puis sont éventuellement compensées en argent, de ceux où elles sont (directement) compensées en argent (art. 321c al. 3 CO). Or, dans le premier cas, la créance en compensation en argent vient remplacer le congé compensatoire et dépend ainsi de l'absence de congé compensatoire équivalent, ce qui a un impact sur le moment de son exigibilité. En tout état, la recourante se contente de prétendre qu'il serait arbitraire de considérer que le nombre d'heures supplémentaires à indemniser ne pouvait être estimé qu'à la résiliation des rapports de service. Elle échoue à démontrer que le raisonnement des juges cantonaux serait entaché d'arbitraire ou violerait d'une autre façon un droit constitutionnel. Mal fondé et pour autant qu'il soit recevable, le grief doit être rejeté.