Citation: 9C_480/2021 E. 5.3.2

5.3.2. En ce qui concerne ensuite le diagnostic d'état de stress post-traumatique invoqué par le recourant, il a été posé pour la première fois par le docteur F.________ en avril 2021 (rapport du 13 avril 2021), alors que le psychiatre traitant de l'assuré, le docteur D.________ ne l'avait pas mentionné dans ses rapports des 30 janvier 2019, 30 mai 2019 et 26 mai 2020. A cet égard, il y a lieu de rappeler que le trouble de stress post-traumatique (TSPT; CIM-10 F43) constitue une réponse différée ou prolongée à une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée), exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus. Dans certains cas, le trouble peut présenter une évolution chronique, durer de nombreuses années, et entraîner une modification durable de la personnalité (ATF 142 V 342 consid. 5.1 et les références). Le Tribunal fédéral a admis que pour que le diagnostic d'état de stress post-traumatique de survenue différée puisse être retenu, l'ensemble des critères diagnostiques du DSM-5 et de l'ICD-10 doit être présent au plus tard six mois après l'événement (cf. ATF 142 V 342 consid. 5.2.2; arrêt 9C_97/2021 du 4 novembre 2021 consid. 3.3.1). Exceptionnellement, une durée supérieure à six mois peut être admise, mais elle doit alors faire l'objet d'une motivation toute particulière (arrêt 9C_548/2019 du 16 janvier 2020 consid. 6.3.1 et la référence). En l'occurrence, le docteur F.________ explique le diagnostic en cause par l'accumulation de traumatismes répétés et prolongés survenus de nombreuses années en arrière (enfance, guerre et fuite dans des conditions tragiques en 1999). Il se fonde essentiellement sur les déclarations de l'assuré, qui ne correspondent pas à celles qu'il a faites aux médecins du SMR. Or le docteur F.________ ne motive aucunement la présence différée dans le temps, plus de vingt ans après la survenance des événements déterminants, des critères diagnostiques de l'état de stress post-traumatique. Son évaluation ne comprend pas non plus une explication sur les effets de cette atteinte qui n'a pas empêché l'assuré de s'établir en Suisse et d'y exercer un travail pendant un certain temps, sans difficultés apparentes. Dans ces circonstances, le recourant reproche en vain à la juridiction cantonale de n'avoir pas retenu ce diagnostic, qui ne peut pas être pris en considération sous l'angle juridique, faute d'explications convaincantes sous l'angle médical.