Citation: 1C_143/2020 E. 4

Les recourants reprochent à l'instance précédente de n'avoir pas tenu compte du surdimensionnement de la zone à bâtir de la commune. Ils se prévalent à cet égard d'arbitraire dans la constatation des faits, respectivement d'omission de faits pourtant dûment allégués. En l'occurrence, le Tribunal cantonal n'a certes pas examiné en détails le surdimensionnement invoqué dans le cadre de la procédure devant lui. Les recourants ne fournissent toutefois aucun élément laissant supposer qu'au moment de la délivrance du permis de construire litigieux, le taux de croissance limité pour la période entre 2016 et 2036 - selon les documents versés au dossier, en particulier le rapport d'aménagement de la commune du 16 mai 2019 (ci-après: rapport OAT) - à 485 habitants, dont 296 au centre, soit une population maximale au 31 décembre 2036 de 3'050, était d'ores et déjà atteint. Ils se réfèrent à l'inventaire des logements et proportion de résidences secondaires de l'ARE qui retient que la proportion de résidences secondaires sur le territoire communal est de 12,5 %. Selon les recourants, il conviendrait d'ajouter les habitants des résidences secondaires à la population résidante permanente pour définir le nombre total d'habitants. Pour calculer ce nombre d'habitants à ajouter, ils retiennent que la population résidante permanente au 31 décembre 2019 définie par le service du développement territorial (ci-après: SDT) est de 2'801 habitants; que ce chiffre représente les habitants des résidences principales, soit 87,5% des résidences du territoire communal selon l'inventaire de l'ARE; partant, les 12,5 % de résidences secondaires représenteraient un nombre de 400 habitants. Dès lors, ils considèrent qu'en additionnant ces 400 habitants supplémentaires aux 2'801 habitants représentant la population résidante permanente au 31 décembre 2019, le nombre total d'habitants avoisinerait déjà 3'200, soit bien plus que la population maximale de 3'050 autorisée d'ici au 31 décembre 2036. Or, ce chiffre de 400 habitants allégué par les recourants à ajouter à celui de la population résidante permanente est pour le moins hypothétique. Au demeurant, les chiffres utilisés par la commune dans son rapport OAT et par le SDT afin de déterminer la croissance accordée par la mesure A11 du PDCn jusqu'en 2036 sont uniquement ceux de la population résidante permanente. Or, ceux-ci ne comprennent pas les habitants de résidences secondaires. C'est pourquoi, et afin de comparer des données comparables, la problématique du surdimensionnement doit être examinée sur la base de la population résidante permanente. En l'occurrence, le projet litigieux d'une surface de 1'055 m2 représente un potentiel de 20 habitants supplémentaires (à raison d'un habitant par 50 m2; cf. arrêt 1C_190/2020 du 9 février 2021 consid. 3.1; DIT, Fiche Dimensionnement des zones à bâtir d'habitation et mixtes, février 2019, ch. 3 let. e) et n'engendre a priori pas un dépassement de l'augmentation maximale autorisée. Partant, ce grief doit être écarté.