Citation: 6B_1198/2020 E. 2.3.3

2.3.3. Le recourant souligne encore que le 22 octobre 2015, l'intimée ne s'était plainte à la police que de violation de domicile sans évoquer une quelconque agression sexuelle et que le rapport médical du CHUV du 20 avril 2016 ne constatait aucune lésion. La cour cantonale a retenu que si l'intimée n'avait tout d'abord évoqué que la violation de domicile lorsqu'elle avait appelé la police, c'était, comme celle-ci l'avait expliqué, parce que son compagnon était présent et qu'elle ne lui avait pas encore révélé avoir été violée. Cette approche, que le recourant ne discute pas, ne prête pas le flanc à la critique. Enfin, la cour cantonale a constaté que les médecins du service de gynécologie du CHUV avaient mis en évidence des suffusions sur les membres inférieurs de l'intimée, qu'ils ont considérées comme compatibles avec les faits rapportés par l'intimée - à juste titre, puisqu'elle affirmait notamment que le recourant lui avait donné un coup de pied sur la jambe - tout en relevant que l'examen gynécologique, dans la norme, ne permettait pas d'exclure une agression sexuelle avec pénétration. Il n'était dès lors pas insoutenable de considérer que le rapport médical du 20 octobre 2016 ne conduisait pas à douter de la véracité du récit de l'intimée.