Citation: 9C_131/2020 E. 6.2

6.2. Selon les faits constatés par la juridiction cantonale, l'intimé a ensuite perçu de son employeur un revenu annuel (brut) de 56'700 fr. en 2015, soit - il convient de compléter sur ce point le jugement entrepris (art. 105 al. 2 LTF) - la totalité de son salaire mensuel de janvier à juin 2015 (6 x 6300 fr., sous déduction des indemnités journalières), puis la moitié de son salaire mensuel de juillet à décembre 2015 (6 x 3150 fr.). L'employeur a donc versé à l'intimé deux tiers de son revenu annuel (brut) de 75'600 fr. en 2015. Or, selon le jugement attaqué, la doctoresse C.________ a délivré un arrêt de travail de 50 % (49,86%) en moyenne au cours de l'année 2015 (100 % du 29 avril au 3 mai 2015, de 90 % du 4 mai au 21 juin 2015, de 80 % du 22 juin au 27 septembre 2015, de 60 % du 28 septembre au 6 décembre 2015, puis de 50 % dès le 7 décembre 2015). Aussi, dans la mesure où l'employeur a versé à l'intimé un salaire supérieur à celui correspondant à sa capacité de travail résiduelle, la juridiction cantonale a arbitrairement omis de constater les conséquences économiques réelles de l'arrêt de travail de l'intimé.