Citation: 6B_162/2022 E. 1.4.3

1.4.3. Quoi qu'en dise le recourant, le raisonnement de la Cour d'appel ne reflète pas une appréciation arbitraire des faits propres à déterminer si l'intimé avait la conscience et la volonté de tromper la banque de manière astucieuse. Les éléments mis en exergue par la Cour d'appel laissent en effet supposer que l'intimé, dont il est de surcroît établi qu'il avait effectué une formation de deux ans en économie, savait que la banque avait des moyens de se prémunir contre la tromperie échafaudée notamment par l'emploi de fausses fiches de salaire. Aussi, il n'est pas critiquable de considérer que l'octroi de crédits par B.________ SA, dans un tel contexte, et en dépit du caractère répétitif des demandes de crédit litigieuses, pouvait avoir donné à l'intimé l'impression que la banque avait sciemment renoncé à réaliser de plus amples contrôles quant au bien-fondé de ces demandes. Cela étant, même s'il est établi que l'intimé n'avait pas interagi directement avec la banque, et qu'il ne connaissait pas son fonctionnement interne, il pouvait être considéré que les circonstances décrites ci-avant étaient propres à exclure, à tout le moins au bénéfice du doute, qu'il avait accepté et envisagé de mettre en oeuvre une tromperie astucieuse.