Citation: 4P.282/2006 15.03.2007 E. 3.2

3.2.1 La recourante soutient que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en refusant de rechercher la réelle et commune intention des parties contractantes à la convention du 29 décembre 1992. A l'en croire, le précontrat du 18 décembre 1992 était un élément essentiel pour déterminer la volonté interne et commune des parties quant à la nature juridique des versements partiels effectués par C.________ pour régler tant le prix de l'avion en configuration "Green" que le prix de l'aménagement intérieur et des équipements optionnels de l'aéronef. Auraient dû également être pris en considération sous cet angle les circonstances survenues postérieurement à la conclusion du contrat, plus précisément le comportement adopté par C.________ après la résolution de la vente, tel qu'il résulte de diverses pièces. Ces documents, qui auraient été arbitrairement laissés de côté, montreraient que les demandeurs ont toujours reconnu, jusqu'au dépôt de leur mémoire d'appel du 6 janvier 2005, que lesdits versements constituaient tous des acomptes; la recourante se réfère, d'une part, à trois écritures que lui a adressées en 2002 et 2003 l'ancien conseil des intimés et, d'autre part, à la demande en paiement déposée par C.________ le 25 juin 2003. 3.2.2 Il est de jurisprudence que ressortit au droit le principe selon lequel l'interprétation subjective a la priorité sur l'interprétation objective; en conséquence, la violation de ce principe peut être sanctionnée par la juridiction fédérale de réforme (ATF 131 III 606 consid. 4.1 p. 611; consid. 4.1 non publié de l'ATF 131 III 528; 125 III 305 consid. 2b p. 308). Puisque la question soulevée relève du droit fédéral, elle ne saurait être examinée en instance de recours de droit public, la voie du recours en réforme, à considérer la valeur litigieuse déterminante, étant ouverte à la recourante, qui l'a d'ailleurs saisie (art. 84 al. 2 OJ).