Citation: 2C_1010/2021 E. 8.5

8.5. En l'espèce, la recourante soutient en vain que le nombre d'actes qu'elle a dû déposer, la pertinence de ses écritures, la complexité de la cause et la valeur litigieuse élevée justifient l'allocation d'une indemnité de dépens de 10'000 fr. En effet, elle perd de vue que les annulations de rappel d'impôt et d'amende prononcées sont dues à la prescription et non pas à la pertinence de ses écritures. Elle perd également de vue que la réduction de l'amende est surtout le résultat de l'écoulement du temps et n'est nullement due à ses allégations qui n'ont pour la plupart pas pu être prises en considération, à l'instar de sa situation financière, qui n'a jamais été correctement établie. Il s'ensuit qu'en fixant l'allocation de dépens à 1'000 fr., l'instance précédente n'a pas violé l'interdiction de l'arbitraire à tout le moins pas dans le résultat contesté.