Citation: 2A.43/2006 31.05.2006 E. C

A.X.________ a porté sa cause devant le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral) qui, par décision du 1er décembre 2005, a rejeté le recours. Il a considéré en substance que l'intéressé avait séjourné en Suisse durant environ onze ans, dont seulement cinq ans et trois mois de manière légale, seule cette dernière période pouvant être prise en compte. Quant aux autres critères, si A.X.________ avait travaillé à l'entière satisfaction de ses employeurs, son intégration n'apparaissait pas à ce point exceptionnelle que l'on puisse faire abstraction ni des circonstances dans lesquelles il avait réussi à imposer sa présence aux autorités suisses, ni du comportement qu'il avait adopté durant son séjour dans ce pays, montrant par là qu'il n'entendait respecter ni les lois de celui-ci, ni les décisions de ses autorités. Il était exclu, d'autre part, d'accorder une importance déterminante à l'argumentation tirée de la présence en Suisse de membres de sa famille et du décès de son deuxième enfant, enseveli à Fribourg. L'art. 13 lettre f OLE n'avait pas pour but de soustraire des étrangers aux conditions de vie dans leur pays d'origine. Enfin ces mêmes considérations s'appliquaient mutatis mutandis à son épouse et à son fils.