Citation: 5A_269/2024 E. 3.4.3

3.4.3. 3.4.3.1. Il s'agit d'abord de souligner que les recourants ne sont pas parvenus à contester les motifs ayant fondé le placement, à savoir: leur difficulté à collaborer et à chercher l'aide nécessaire, vu les problèmes rencontrés par leur fille à sa naissance; les préoccupations liées à la violence au sein du couple, voire de la famille élargie, et les comportements agressifs et vindicatifs du recourant ( supra consid. 3.3). Il s'ensuit que l'on voit mal en quoi les mesures subsidiaires proposées par les intéressées seraient efficaces et suffisantes pour protéger leur enfant, étant précisé que celle-ci bénéficie déjà d'une curatelle éducative au sens de l'art. 308 CC - plus incisive que les mesures protectrices prévues à l'art. 307 CC -, qui se révèle insuffisante eu égard aux circonstances sus-rappelées. L'on précisera par ailleurs que, vu l'attitude du recourant, il a dû être renoncé à l'encadrement des parents, pour des motifs sécuritaires. Dans cette mesure, les possibilités invoquées par les recourants ne sont pas praticables actuellement; le placement de l'enfant satisfait ainsi aux conditions de subsidiarité et de proportionnalité. 3.4.3.2. Il faut certes admettre, avec les recourants, que les mesures provisionnelles sont destinées à régler temporairement une situation et que celles-ci se succèdent depuis près de deux ans. Les recourants omettent néanmoins que cette circonstance leur est imputable. Un retour progressif de l'enfant était en effet prévu suite à la décision provisionnelle du 25 juillet 2023 (let. B.b supra); les recourants ont néanmoins mis à néant cette perspective en enlevant leur fille (let. B.b supra). Un nouvel assouplissement était envisagé par décision du 19 décembre 2023, suite à laquelle le recourant a cependant adopté un comportement particulièrement agressif au sein de l'OPE, mettant en jeu la sécurité des intervenants (let. B.d.a supra). Alors qu'il ressort du rapport de situation de l'OPE du 24 janvier 2024 qu'une évaluation positive des visites au sein de l'association F.________ avait pu être observée entre la mère et l'enfant et que l'OPE entendait proposer un élargissement de ces relations, le recourant s'est à nouveau illustré par une attitude menaçante et vindicative au sein de l'OPE, l'office en retenant que la recourante n'était pas en mesure de s'interposer face à son mari et ainsi d'assurer la sécurité de l'enfant en présence de son père (let. B.d.a et consid. 3.3.4 supra), circonstance nécessitant le maintien de la surveillance des relations personnelles avec la mère et leur suspension avec le père.