Citation: BGE 142 IV 359 E. 2.4

Une fois posé le principe de l'imputation, il reste encore à en déterminer l'ampleur. A cet égard, tant l'art. 32 al. 3 deuxième phrase DPMin que l'art. 62c al. 2 CP se réfèrent à "la durée" du placement, respectivement de la mesure. Cela ne signifie toutefois pas que la durée imputable doive correspondre jour pour jour à celle de la privation de liberté résultant de la mesure (cf. en relation avec l'imputation de la durée d'une mesure du Code pénal: Message du 21 septembre 1998 concernant la modification du Code pénal suisse, FF 1998 1880 s. ch. 213.413, et la référence à l' ATF 109 IV 80 ss; en relation avec l'art. 32 al. 3 DPMin: RIEDO, op. cit., n. 1278 p. 178; HOLDEREGGER, op. cit., n. 869 p. 449). La fraction imputable de la durée de la privation de liberté résultant de l'exécution de la mesure doit être déterminée en fonction de l'importance de la restriction à sa liberté subie par l'intéressé, soit des conditions effectives d'exécution de la mesure. Doivent également être prises en considération ses perspectives d'amendement. Enfin, lorsque l'échec du placement résulte du refus de toute coopération, le mineur n'en doit pas être récompensé par une imputation intégrale de la durée de la mesure (RIEDO, op. cit., n. 1276 ss p. 178; dans le même sens: AEBERSOLD, loc. cit.; plus restrictive: HOLDEREGGER, op. cit. n. 869 p. 448 s.).