Citation: 1C_137/2022 E. 1.1

1.1. Le recours est dirigé contre une décision relative aux frais d'intervention des missions de secours, prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF) dans le domaine du droit public (art. 82 let. a LTF). La voie du recours en matière de droit public selon les art. 82 ss LTF est en principe ouverte. L'arrêt attaqué constitue une décision de renvoi à l'ECAP, lequel est chargé, dans le cadre de la gestion du fonds nécessaire au financement des missions de secours, de la facturation des frais d'intervention du CMS (cf. art. 1 de l'arrêté concernant le tarif des interventions des sapeurs-pompiers du 16 février 2015 [RS/NE 861.101]; art. 35 al. 1 du règlement d'application de la loi sur la prévention et la défense contre les incendies et les éléments naturels, ainsi que les secours [RALPDIENS; RS/NE 861.100]). En règle générale, une décision de renvoi ne met pas fin à la procédure et constitue une décision incidente pouvant faire séparément l'objet d'un recours aux conditions prévues à l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 144 V 280 consid. 1.2; 139 V 99 consid. 1.3; 135 III 212 consid. 1.2; 133 V 477 consid. 4.2). En l'espèce, l'autorité de première instance, soit l'ECAP, est invité à rendre une nouvelle décision de facturation dans le sens voulu par la cour cantonale, à savoir que les époux intimés ne doivent répondre que des frais qu'aurait engendrés une intervention engagée dès leur premier signalement aux environs de minuit. L'arrêt attaqué lie l'autorité de première instance, en tant qu'il retient, contrairement à l'avis de celle-ci, que le commandement unique des missions de secours CMS, en qualité de perturbateur par comportement (omission), est en partie responsable des frais engendrés par l'intervention tardive du 22 juin 2019 et figurant sur la facture litigieuse. On se trouve dès lors dans le cas, constitutif d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, où l'autorité de première instance (qui a mis la totalité des frais d'intervention à la charge des époux intimés) se voit imposer de rendre une décision qu'elle juge contraire au droit, en particulier à l'art. 15 al. 2 LPDIENS selon lequel les prestations sont en principe facturées au responsable de l'événement qui a nécessité l'engagement des secours (cf. ATF 144 IV 377 consid. 1; 128 I 3 consid. 1b et les arrêts cités; cf. arrêt 2C_783/2017 du 25 janvier 2018 consid. 1.3).