Citation: 6B_975/2023 E. 3.2

3.2. Dans la suite, la cour cantonale a relevé que le recourant avait admis une faute de circulation, soit une vitesse inadaptée, ce qui avait conduit à une perte de maîtrise de son véhicule. On comprend ainsi aisément que la cour cantonale a exclu que l'accident fût indubitablement imputable à une cause totalement indépendante du conducteur, si bien que l'on se trouvait, au plan objectif, dans la situation où il y avait, selon la jurisprudence, lieu de s'attendre, de manière générale, à un contrôle d'alcoolémie. La suite du raisonnement, introduite par la locution "par ailleurs", porte sur le comportement du recourant avant les faits, soit sa présence à une fête avant de prendre la route, même s'il ne pouvait en être déduit qu'il y aurait consommé de l'alcool. Quant à son comportement après les faits, il avait évoqué être sous traitement anxiolytique et n'être pas parvenu à expliquer le processus accidentel, au point qu'il avait effectué des analyses médicales immédiatement après. Enfin, il avait pris grand soin d'effacer toute trace de l'accident, en faisant appel à une dépanneuse qui avait débarrassé son véhicule. La cour cantonale en a conclu qu'il était hautement vraisemblable qu'en cas d'intervention, la police aurait soumis le recourant à un contrôle de son état physique et que cette mesure ne pouvait pas lui échapper puisqu'il avait, de son propre aveu, mis l'accident sur le compte d'une déficience physique et/ou psychique (arrêt entrepris, consid. 3.3 p. 12 s.).