Citation: I 511/04 26.08.2005 E. A

A.a L.________, ressortissant portugais né en 1948, travaillait depuis le 1er octobre 1987 comme employé de cave au service de la société X.________ S.A., à Yverdon-les-Bains. Parallèlement, il exerçait une activité accessoire comme nettoyeur auprès de Y.________ S.A. à Lausanne. Il a été mis en arrêt de travail à 100 % depuis le 26 janvier 1996, en raison de douleurs rachidiennes. Le 20 janvier 1997, il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : office AI). Celui-ci a recueilli différents avis médicaux, dont celui du médecin traitant de l'assuré, le docteur H.________, qui a diagnostiqué un état anxieux-dépressif, des cervico-dorso-lombalgies avec troubles statiques dégénératifs, une psoriasis et para-psoriasis, ainsi qu'une poly-insertionite (rapport du 5 mars 1997). Pour sa part, le docteur G.________, spécialiste en affections rhumatismales, a indiqué que le travail de caviste exercé jusqu'alors par l'assuré - dans lequel celui-ci présentait une incapacité de travail de plus de 66 2/3 % -, était contre-indiqué sur le plan organique; en revanche, l'intéressé disposait d'une capacité de travail d'au moins 66 2/3 % dans une activité adaptée, excluant les charges lourdes, les mouvements répétitifs et les postures statiques en rotation-flexion ou en flexion (rapport du 2 septembre 1997). L'office AI a par ailleurs confié une expertise au docteur S.________, psychiatre et psychothérapeute FMH. Dans son rapport du 20 juin 2000, ce médecin a retenu le diagnostic de trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et une affection médicale générale, léger chronique, qui entraînait une diminution de la capacité de travail de l'assuré de 10 % au plus d'un point de vue psychiatrique. Le 2 mars 2001, l'office AI a rejeté la demande de prestations, au motif que le degré d'invalidité évalué à 38,06 % était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. A.b Cette décision a fait l'objet d'un recours de L.________ qui a abouti au renvoi de la cause à l'administration pour instruction complémentaire (jugement du Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud du 13 novembre 2001). En conséquence, l'office AI a à nouveau requis l'avis du docteur H.________. Ce médecin a précisé que son patient était limité dans son activité de caviste-ouvrier à raison de 100 % dès le 26 janvier 1996, puis de 50 % à partir du 3 mars 2001; il a également indiqué que L.________ travaillait à mi-temps comme livreur de fleurs depuis le 12 novembre 2001, ce travail étant léger et adapté à son état de santé. L'assuré a par ailleurs été soumis à un examen effectué par la doctoresse A.________ du Service médical régional Z.________AI (SMR). Dans son rapport du 11 octobre 2002, le médecin a retenu que L.________ disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée, soit, en particulier, sans port de charges de plus de 20 kg, évitant les mouvements de rotation du tronc, ainsi que les positions instables ou à genoux, et favorisant une activité semi-sédentaire, telle celle de chauffeur-livreur de fleurs, avec une «diminution de 10 % au maximum» en raison de la problématique psychiatrique. Après avoir recueilli des renseignements économiques, l'office AI a derechef rejeté la demande de prestations, en considérant que l'assuré présentait un degré d'invalidité de 25,63 % (décision du 21 février 2003). Saisi d'une opposition de l'assuré, l'administration l'a rejetée le 9 octobre 2003 : retenant une capacité de travail entière de l'assuré dans une activité adaptée, il a corrigé le revenu sans invalidité en prenant en compte le salaire tiré de l'activité accessoire de celui-ci et fixé le taux d'invalidité à 29,9 %.