Citation: 6B_199/2024 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient que le journaliste ne serait pas crédible. Le recourant se borne à opposer sa propre appréciation de la crédibilité du journaliste et à présenter sa propre version des faits de manière purement appellatoire en soutenant notamment que le journaliste serait le relais d'un " parti trotskyste ", qu'il aurait été partial et aurait violé la déontologie de sa profession. Au demeurant, la cour cantonale a relevé, sans que le recourant n'en démontre l'arbitraire, que le journaliste espérait certainement un dérapage afin d'étayer son article à intervenir - et ce pas nécessairement parce qu'il aurait des sympathies de gauche -, et qu'il n'avait une chance d'en être témoin qu'à la condition de rester anonyme, dès lors qu'une annonce de sa qualité aurait eu un effet sur la liberté avec laquelle les participants s'exprimaient. Le recourant avait d'ailleurs lui-même relevé que ses compatriotes se surveillaient dans leurs propos par crainte des médias. Si, comme le recourant le prétendait, il n'était pas susceptible de tenir des propos tombant sous le coup de la loi, il n'avait rien à craindre d'un journaliste et ne pouvait lui faire grief de ne pas s'être clairement annoncé à ce titre à la conférence. Ainsi, la cour cantonale a tiré - sans arbitraire - le constat que ce qui dérangeait le recourant, c'était d'avoir ignoré qu'il ne se trouvait pas seulement en présence de personnes partageant les mêmes idées et qu'il devait donc surveiller ses propos, pas seulement pendant la conférence proprement dite, mais aussi avant et après celle-ci.