Citation: 6B_71/2020 E. 1.2

1.2. A l'instar des premiers juges, la cour cantonale a retenu que l'accident a eu lieu en hiver, de nuit, sur une route mouillée non éclairée et que la visibilité était bonne. Elle a constaté que la visibilité était suffisamment bonne pour permettre au recourant, qui roulait avec ses feux de croisement, de commencer à accélérer après avoir passé le panneau de fin de limitation de vitesse à 60 km/h posé à la sortie de La Claie-aux-Moines. Elle a relevé que le recourant avait tout d'abord déclaré à la police que les conditions atmosphériques étaient bonnes, que la visibilité était étendue, qu'il n'y avait pas de brouillard et que le piéton était apparu de nulle part (PV d'audition n° 1), puis il avait indiqué au Procureur qu'il avait de la visibilité, qu'il y avait des moments où il y avait de la brume par endroits et qu'au moment de l'accident, il ne se trouvait pas à un endroit où il y avait du brouillard et qu'il n'avait vu le piéton qu'au moment du choc (PV d'audition n° 5). Aux débats de première instance, le recourant a déclaré qu'il y avait des nappes de brouillard, mais pas au moment du choc et qu'il avait vu une forme noire juste avant le choc, ce qu'il a confirmé à l'audience d'appel, précisant qu'il y avait des nappes de brouillard éparses, mais pas au lieu de l'accident, et qu'une forme noire était apparue devant lui une fraction de seconde avant le choc.