Citation: 8C_743/2016 E. 4.3

4.3. L'examen des avis médicaux invoqués par la recourante (professeur J.________, docteurs C.________ et I.________) ne permet pas de remettre en cause l'appréciation de la causalité naturelle par les premiers juges. En particulier, le professeur J.________ (cf. rapports des 19 décembre 2014 et 6 février 2015) a uniquement indiqué que les douleurs au niveau des vertèbres C2 à C7 ne s'étaient manifestées qu'après l'accident et qu'elles avaient persisté depuis lors. En soi, cette appréciation médicale ne suffit pas pour admettre l'existence du lien de causalité contesté au-delà du 14 décembre 2014, près de trois ans après l'événement accidentel, d'autant moins que l'avis de la neurologue C.________ qu'elle invoque ne va pas dans le sens de son argumentation et ne lui est d'aucun secours. En effet, la doctoresse C.________ ne s'est pas exprimée sur la causalité naturelle (cf. rapport du 11 février 2014). La recourante ne conteste pas l'existence d'un syndrome douloureux chronique avec somatisation massive que le docteur D.________ a mis en évidence. Dès lors que les causes des douleurs et de leurs incidences sur la capacité de travail exigible sont connues, de plus amples investigations médicales apparaissent superflues. Le grief - implicite - de violation de l'art. 61 let. c LPGA est infondé. Vu ce qui précède, il faut admettre que le lien de causalité naturelle entre l'accident survenu en février 2012 et les douleurs aux vertèbres cervicales qui persistaient en décembre 2014 avait disparu. Il s'ensuit que la suppression des prestations est conforme au droit fédéral.