Citation: 7B_49/2022 E. 1.4.1

1.4.1. La Chambre pénale de recours a tout d'abord rappelé que l'intimé avait été acquitté par deux ordonnances de non-entrée en matière, entrées en force, de tous les chefs de prévention dénoncés par le recourant à son encontre (cf. la condition objective de l'art. 303 CP). Sur la question de l'élément subjectif en lien avec l'infraction de dénonciation calomnieuse, elle a relevé qu'il pouvait être attendu du recourant, avocat au bénéfice de plusieurs années d'expérience du barreau, de déterminer si un acte ou un propos constituait ou non une infraction pénale. La cour cantonale a ensuite retenu qu'il était patent que les faits avancés dans les plaintes et les missives du recourant ne réalisaient pas les conditions constitutives des infractions dénoncées. Elle a donc estimé que le choix du recourant de dénoncer néanmoins ces faits aux autorités pénales laissait place au doute : il découlait soit d'une impéritie, soit d'une volonté de nuire à l'intimé, ce qui avait pour conséquence de rendre plausible la réalisation de l'infraction de dénonciation calomnieuse; il en allait de même pour l'infraction de violation du secret de fonction dénoncée, mais non de l'art. 304 CP, chef de prévention qui n'avait jamais été soulevé par le recourant. Dès lors que les soupçons d'une infraction pénale étaient suffisants, la juridiction précédente a retenu que c'était à tort que le Ministère public avait refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée par l'intimé (cf. consid. 2.3 p. 8 ss de l'arrêt attaqué).