Citation: 9C_91/2017 E. 6.2

6.2. A l'inverse des premiers juges, il y a lieu de constater que les médecins du CEMed ont expressément réservé "un pronostic incertain pouvant connaître une évolution favorable ou au contraire évoluer défavorablement" et que ces derniers n'ont pas été en mesure d'affirmer que l'amélioration de la capacité de travail de l'intimée pouvait être considérée comme durable (art. 88a al. 1 1ère phrase RAI; arrêt 9C_32/2015 du 10 septembre 2015 consid. 4.1). Compte tenu de la longue période d'instruction entre les conclusions de l'expertise et la décision de l'office AI, il se justifiait en conséquence, comme l'a du reste fait valoir le médecin du Service médical régional (SMR; avis du 6 novembre 2015), de compléter l'instruction sur les troubles neurologiques de l'intimée. Le fait que le docteur F.________ a indiqué à l'office AI le 24 novembre 2015 avoir demandé la réalisation de nouveaux examens pour le début de l'année 2016 et non pas directement après la prise de connaissance de l'avis du médecin du SMR (du 6 novembre 2015) n'y change rien.