Citation: 9C_549/2014 E. 4.3

4.3. Au regard de ce qui précède, l'intimé n'avait pas non plus à transmettre à la recourante une formule de demande de prestations, en l'invitant à la remplir dans un certain délai. Comme le rappelle la recourante, la jurisprudence exige que lorsque l'assuré fait valoir son droit par un acte écrit qui ne répond pas à l'exigence formelle prévue à l'art. 29 al. 3 LPGA (art. 46 aLAI, abrogé au 1er janvier 2003), l'assureur social envoie une formule adéquate à l'assuré en l'invitant à la remplir dans un délai donné (cf. ATF 103 V 70); le principe de la bonne foi veut en effet que l'administration ne reste pas passive devant une demande qui ne satisfait pas aux exigences (arrêt I 81/06 du 8 juin 2006). Cette règle suppose toutefois que l'assuré exprime, d'une manière ou d'une autre, sa volonté de présenter une (nouvelle) demande de prestations de l'assurance sociale. Or une telle volonté ne pouvait pas être déduite des pièces dont se prévaut la recourante. Le point de savoir si, en sus, celle-ci aurait ou non dû savoir, au regard de la note interne de l'administration du 4 octobre 2010 relative à la nécessité de déposer une nouvelle demande en rapport avec une aggravation de l'état de santé, qu'elle devait présenter une telle demande ne joue pas de rôle. Dès lors que l'assurée n'avait pas manifesté, par sa correspondance du 30 septembre 2010, son intention, voire sa volonté, de faire valoir de nouvelles prestations, autres que celles demandées par la requête initiale du 14 mai 2004, en relation avec l'aggravation de son état de santé, l'office AI n'avait pas à réagir par l'envoi de la formule officielle. Il s'ensuit, en outre, qu'en l'absence de toute demande - le courrier du 30 septembre 2010 n'en constitue pas une -, la nouvelle demande du 30 novembre 2011 ne pouvait pas "régulariser" ou "réparer" une requête informelle antérieure, comme le soutient à tort la recourante.