Citation: I 329/01 16.01.2002 E. 2

2.- a) En ce qui concerne le revenu sans invalidité, les premiers juges ont retenu un montant annuel de 40 000 fr. correspondant à la somme des gains que le recourant aurait réalisés comme caissier, d'une part, et comme concierge indépendant, d'autre part, à raison de 20 000 fr. pour chacune de ces activités. Le recourant objecte que sans invalidité il aurait pu augmenter la part de ses travaux de conciergerie et réaliser ainsi, en s'y consacrant entièrement, un gain annuel minimum de 63 000 fr. b) Selon les pièces médicales figurant au dossier, l'atteinte à la santé dont souffre le recourant est survenue en août 1997, date à laquelle il a subi une première angioplastie avec pose de trois stents sur l'artère coronaire droite, suivie d'une nouvelle intervention en octobre de la même année (rapport de la doctoresse B.________, du 11 novembre 1998). Le recourant était alors établi depuis quelques mois dans le canton du Valais où, après avoir épuisé son droit au chômage, il avait l'intention de commencer une activité de concierge indépendant. A cette fin, le recourant s'est annoncé comme assuré exerçant une activité lucrative indépendante auprès de la Caisse cantonale valaisanne de compensation dès janvier 1997, en poursuivant les démarches entreprises auprès de plusieurs propriétaires d'immeubles dès la fin de 1996 pour développer cette activité, qu'il n'avait, auparavant, exercée qu'à titre accessoire. L'ensemble de ces éléments permet d'admettre, au stade de la vraisemblance prépondérante usuel en droit des assurances sociales (ATF 126 V 360 consid. 5b) que le recourant entendait se consacrer à cette activité et en retirer l'essentiel de ses revenus. En revanche, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, rien ne permet, en l'espèce, d'affirmer que le recourant, sans atteinte à la santé, aurait mené de front avec cette activité indépendante, celle de caissier auprès des Installations mécaniques de Y.________, commencée en décembre 1997 seulement, soit après la survenance de l'atteinte à la santé. Il convient au demeurant de relever que cette dernière activité, exercée sur la base de contrats de durée déterminée conclus pour chaque saison et n'offrant qu'une rémunération modique de l'ordre de 18 francs de l'heure, ne constitue pas un élément d'évaluation fiable de la capacité de gain sans invalidité du recourant (cf. consid. 1b, supra). Cela étant, le dossier de la cause ne renferme pas les éléments de fait permettant d'évaluer avec suffisamment de précision les gains que le recourant aurait été en mesure de réaliser dans une activité de concierge indépendant. Sur ce point, ni le montant estimatif de 20 000 francs par an annoncé à la caisse cantonale de compensation, ni les attestations émanant des propriétaires d'immeubles contactés par le recourant ne fournissent d'indications suffisamment probantes. Il sied en particulier de relever que les rémunérations indiquées par les propriétaires des immeubles C.________ et D.________, dans leurs attestations datées de janvier 2001 (respectivement 3000 francs et 2250 francs par mois), apparaissent très élevées en comparaison de celles obtenues auparavant par le recourant pour des travaux apparemment similaires (respectivement 250 francs par mois et 800 francs par an). On ignore au demeurant concrètement l'importance des travaux de conciergerie exigés dans chacun de ces immeubles et si même le cumul de ces tâches aurait été possible pour une personne seule, ou si le recourant aurait dû s'adjoindre l'aide de tierces personnes, ce qui ne demeurerait pas sans incidence sur l'évaluation de son revenu hypothétique sans invalidité (cf. art. 25 al. 2 RAI; RCC 1972 289).