Citation: 1B_322/2019 E. 3.4

3.4. S'agissant d'éventuelles mesures de substitution (cf. art. 237 CPP), la cour cantonale a constaté - par renvoi à son arrêt du 28 mars 2019 (cf. consid. 5 p. 9 de ce prononcé et consid. 5 p. 10 du jugement entrepris) - que celles proposées ne permettaient pas de réduire de manière suffisante le risque de fuite existant, se référant, à titre de motivation aux considérations émises en lien avec le danger de fuite retenu. Ce raisonnement peut être confirmé. En effet, le dépôt du permis C n'empêche pas le passage des frontières - notamment avec la France - ou l'entrée dans la clandestinité; il en va de même de l'obligation de se présenter une fois par semaine à un poste de police, qui permet uniquement de constater a posteriori un tel départ (arrêt 1B_177/2019 du 7 mai 2019 consid. 7.2 et les arrêts cités). Quant au revenu dont se prévaut le recourant, il semble être versé a priori uniquement par son épouse américaine; en effet, le recourant ne prétend pas qu'il découlerait d'une activité lucrative, notamment salariée, exercée en Suisse ou que ces transferts ne pourraient pas lui être adressés à l'étranger; partant, on ne voit pas en quoi ce revenu assurerait la présence du recourant en Suisse. Dans ces circonstances et ainsi que l'a retenu l'autorité précédente, la possibilité d'un domicile chez D.________ - dont les déclarations n'ont pas été dénuées de toute contradiction quant à un prétendu précédent séjour du recourant (cf. p. 3 de son audition du 13 février 2019) - ne constitue pas - en particulier à elle seule - une mesure fiable susceptible de garantir que le recourant ne serait pas tenté de se soustraire à la procédure pénale vu les lourdes charges pesant à son encontre.