Citation: 5A_429/2024 E. 5.3

5.3. Le recourant fait valoir que si la cour cantonale avait correctement arrêté son revenu moyen à 10'307 fr. 60 par mois pour la période 2018-2022, elle s'était de manière insoutenable écartée de ce revenu en fixant un revenu hypothétique de 16'000 fr. sans le moindre fondement factuel ou légal et alors qu'il avait produit tous ses comptes bancaires et pièces comptables justificatives qui avaient été ordonnés au cours de la procédure. Si l'on pouvait concevoir que ses comptes de résultat pouvaient être corrigés sur la base des constats faits par la cour cantonale en lien avec la perception d'honoraires sur ses comptes privés et avec la couverture de dépenses privées au moyen de prélèvements sur ses comptes professionnels, ces corrections conduisaient à retenir un revenu moyen de 10'937 fr. 40 par mois, ce qui représentait une différence négligeable de 629 fr. 80 par rapport aux revenus effectivement perçus. La cour cantonale avait, à l'évidence, versé dans l'arbitraire en retenant, sur la base des allégations de l'intimée, un revenu plus important que celui attesté par pièces. La référence à ses prélèvements privés de 14'829 fr. 83 par mois n'était pas admissible au regard de la jurisprudence puisque la cour cantonale disposait de tous les éléments pour reconstituer son bénéfice. Les explications de la cour cantonale selon lesquelles il était possible qu'il perçoive des honoraires en espèces ne permettaient pas non plus de retenir un revenu de 16'000 fr. par mois. À cet égard, le contenu de la pièce 490 que l'arrêt entrepris mentionnait n'était pas reproduit, de sorte qu'il était impossible d'en cerner la portée. Il " pouvait " s'agir d'un certificat de complaisance, dont il avait été démontré que son auteur avait menti et avait été condamné pour calomnie. Finalement, l'argument selon lequel le montant retenu correspondait à celui auquel il pourrait prétendre en tant qu'employé dépassait l'entendement, dans la mesure où il ne reposait sur aucune source ni base légale vérifiable et qu'il comparait des choses qui n'étaient pas comparables, un avocat indépendant ne pouvant obtenir des mandats selon son bon vouloir.