Citation: 4A_517/2022 E. 7.2

7.2. En second lieu, les recourants soutiennent qu'ils avaient offert la preuve par expertise notamment pour les questions relevant de l'effet pouvant être attendu de l'abstention de l'intimé dans le contexte judiciaire. Ils s'en étaient remis à l'appréciation du tribunal, et subsidiairement à l'expertise pour le cas où le tribunal estimerait ne pas pouvoir procéder à l'appréciation. Ils expliquent que le tribunal a renoncé à procéder à l'appréciation. Or, dans une ordonnance de preuves du 15 septembre 2020, le tribunal a refusé de soumettre ces allégués à une expertise, expliquant que les questions de droit qui s'y rapportaient étaient de nature à être tranchées par le tribunal. Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir " déjugé ce qu'avait décidé le tribunal " dans cette ordonnance de preuves, puisqu'elle a estimé ne pas pouvoir traiter ces éléments soumis à son appréciation, en considérant qu'ils relevaient du fait. Or, si la position de la cour cantonale avait été juste, l'expertise sur les effets de l'abstention de l'intimé aurait dû être administrée. Les recourants y voient une " violation du droit d'être entendu par contradiction et refus d'apprécier et d'administrer les preuves requises pour le cas du refus d'apprécier ". Ils dénoncent une violation des art. 9 Cst., 29 Cst. et 6 CEDH. L'argumentation des recourants se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. De toute manière, une expertise sur l'effet de l'abstention de l'intimé n'était d'aucune utilité, vu ce qui précède (cf. consid. 3 et 4 supra), de sorte que les recourants ne sauraient reprocher quoi que ce soit à la cour cantonale en lien avec une telle expertise. Au demeurant, les quelques lignes formulées par les recourants, difficiles à suivre, ne sont pas propres à démontrer une violation des art. 9 Cst., 29 Cst. et 6 CEDH.