Citation: 4A_341/2021 E. 1

B.b. À la date du dépôt de la réponse, aucune décision d'une autorité ordonnant la dépollution de l'une ou l'autre ou des deux parcelles n'avait été rendue. Par courrier du 18 janvier 2019, la Direction générale de l'environnement du canton de Vaud a informé le conseil de l'acquéresse que le site pollué sis sur les parcelles était inscrit au cadastre des sites pollués comme ne nécessitant ni surveillance ni assainissement. À sa connaissance, aucun besoin d'assainissement n'avait été identifié et l'élimination des matériaux d'excavation pollués n'était dans ce cas pas considérée comme un assainissement. B.c. Lors de son audition, I.________ a indiqué que la venderesse était la société créée pour développer des projets immobiliers, qu'elle avait des actifs mais pas de personnel et qu'il existait d'autres entités B.________. Il a précisé ne pas avoir le souvenir qu'un accord eût été trouvé lors de la séance de travail du 2 mai 2017, le but de cette séance étant d'ailleurs plutôt de constater une situation. Ont par ailleurs été entendus en qualité de témoin C.________, L.________, ingénieur indépendant intervenant en qualité de maître d'ouvrage pour la demanderesse, F.________ et M.________, employée de la société d'analyse. C.________ a déclaré qu'il avait été convoqué à la séance du 19 janvier 2017 (cf. supra consid. A.e) sans en connaître l'objet et que, durant cette réunion, il était resté passif et n'avait pris aucune décision. Il ne travaillait plus pour B.________ depuis début 2018. Il avait signé le courrier du 20 janvier 2017 car sa secrétaire avait, sans qu'il ne sache pourquoi, insisté trois fois auprès de lui pour qu'il le signe; il l'avait donc signé en pensant qu'il s'agissait d'un procès-verbal. Sa signature n'avait par ailleurs aucune valeur car il n'avait pas de pouvoir de signature. L.________ a déclaré que la défenderesse avait discuté directement avec la société qui avait traité les terres polluées et que c'était C.________ qui avait mené ces discussions pour elle. Selon F.________, C.________ était à l'époque son contact auprès de la défenderesse et il n'était pas certain que celle-ci fût partie prenante aux négociations en vue de l'adjudication du contrat d'enlèvement et de traitement des terres polluées. Elle était en revanche régulièrement et systématiquement informée de ce qui se faisait. M.________ a déclaré qu'à sa connaissance, la défenderesse n'était pas partie prenante dès le début mais qu'ensuite, lors d'une séance organisée par F.________, C.________ était présent en tant que représentant de cette société. Elle n'avait eu affaire à aucune autre personne que C.________ pour la défenderesse. B.d. Par jugement du 11 juin 2020, la Chambre patrimoniale cantonale a entièrement débouté l'acquéresse demanderesse. B.e. Par arrêt du 17 mai 2021 notifié à la demanderesse le 25 mai 2021, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par celle-ci.