Citation: 6F_42/2020 E. 1.2

1.2. En l'espèce, le requérant explique que la "situation liée au COVID-19" a occasionné, "au sein des études", des "mesures de réorganisation" prises en urgence "pour assurer, notamment, le respect, respectivement le report éventuel des délais". Il ajoute que, en raison de l'absence d'une partie du personnel de l'étude de son avocat, la procuration - datée du 23 octobre 2020 et jointe à la requête de restitution de délai - n'aurait pu être adressée au Tribunal fédéral. Le requérant précise encore que l'activité du secrétariat de l'étude de son avocat a dû être réorganisée en urgence en raison de la seconde vague de l'épidémie, pour fonctionner principalement par télétravail, avant d'indiquer ce qui suit : "Les mesures nécessaires pour assurer le suivi des agendas et des délais à distance, ainsi que pour équiper le personnel des outils informatiques nécessaires ont pris plusieurs jours. Durant cette période, d'importants problèmes de connexion à distance ont été rencontrés. Y compris pour [l'avocat du recourant], ce qui explique très certainement le non report du délai." Ces explications ne permettent pas de saisir ce qui aurait concrètement pu empêcher le requérant de produire la procuration litigieuse - datée du 23 octobre 2020 et dont on ignore à quelle moment elle a pu parvenir en mains de l'avocat - dans le délai imparti au 9 novembre 2020. On ne comprend pas davantage quelle contrainte ou événement particulier aurait empêché l'avocat en question de solliciter un report dudit délai - conformément à l'art. 47 al. 2 LTF - si la procuration ne pouvait être adressée au Tribunal fédéral en temps voulu. Par ailleurs, pour autant que le requérant entende se prévaloir d'un problème d'organisation de son avocat, de l'étude ou du secrétariat de celui-ci, l'intéressé évoque tout au plus une faute ou une erreur, qui ne peut justifier la restitution d'un délai au sens de l'art. 50 LTF (cf. consid. 1.1 supra). Quelles que fussent les désagréments liés à la situation sanitaire et aux contingences professionnelles en résultant, on ne saurait considérer que l'avocat pourrait purement laisser passer un délai sans essuyer aucun reproche. Le requérant admet d'ailleurs que les mesures urgentes de réorganisation de l'étude visaient prioritairement à assurer le respect des délais judiciaires, sans prétendre qu'un tel objectif n'aurait pas été atteignable. Pour le reste, le requérant indique qu'il avait été assisté par son avocat - lequel avait agi en qualité de défenseur d'office - durant la procédure cantonale, qu'il s'agissait d'un cas de défense obligatoire et qu'une désignation de l'intéressé en tant que conseil d'office aurait été en tous les cas justifiée dans la procédure fédérale. Il perd de vue que, comme l'a récemment rappelé le Tribunal fédéral, la LTF ne connaît pas l'institution de la défense obligatoire au sens des art. 130 s. CPP (cf. arrêt 6B_639/2020 du 15 septembre 2020 consid. 1.2 destiné à la publication). L'existence d'un mandat d'office au stade des instances cantonales ne saurait en aucun cas permettre à l'avocat d'agir - devant le Tribunal fédéral - sans justifier de ses pouvoirs au moyen d'un procuration, eu égard à l'art. 40 al. 2 LTF. Les conditions d'une restitution du délai au sens de l'art. 50 LTF ne sont dès lors pas remplies.