Citation: 5A_912/2016 E. 5.3

5.3. La question apparaît plus délicate pour la créance correspondant au paiement des " surestaries ", sur laquelle la juridiction précédente ne s'est pas prononcée. Il faut concéder à la recourante que l'Office a englobé ce poste dans la créance séquestrée en main de E.________ SA. Il n'a toutefois procédé de la sorte qu'en raison des explications de la requérante, qui avait chiffré à 2'165'498 fr. 50 la créance contestée (dont 170'000 USD, au titre de " surestaries et d'amende "); en particulier, il ne s'est pas exprimé sur la question de savoir si, comme le prétendait l'intéressée, E.________ SA avait opéré le paiement litigieux ( cf. supra, let. B.c) au mépris de l'obligation sanctionnée par l'art. 99 LP (par renvoi de l'art. 275 LP). Or, il résulte de la décision entreprise que la facture que E.________ SA a réglée à titre transactionnel le 16 septembre 2015 est postérieure à l'obtention des séquestres, de sorte qu'il est douteux - en dépit de l'énoncé large des ordonnances - que B.________ Ltd ait été titulaire de la créance en paiement des " surestaries " lorsque celles-ci ont été rendues ( cf. sur ce point: GILLIÉRON, ibidem, n° 20, pour la compensation); les explications de la recourante à cet égard ne ressortent pas de la décision attaquée et ne peuvent, partant, être prises en considération (art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF). De surcroit, en parlant à ce propos de " nouvelle créance de B.________ ", dans son courrier du 3 mars 2016 à l'Office ( cf. supra, let. B.c), E.________ SA a implicitement exprimé l'avis que cette prétention se situait hors du cercle des créances dont elle était tenue de s'acquitter en main de l'Office ( cf. art. 99 LP). En estimant que ladite créance devait être tenue pour " contestée ", la juridiction cantonale n'a donc pas (dans son résultat) violé le droit fédéral.