Citation: 9C_800/2019 E. 2

A l'appui de son recours, l'assurée produit une correspondance de la doctoresse B.________ datée du 22 novembre 2019, qui contient notamment les résultats de cinq spermiogrammes de son conjoint effectués entre 2011 et 2013, ainsi que la mention, par le médecin, que l'indication pour une insémination intra-utérine était également masculine. En ce qu'elle a été établie postérieurement au jugement entrepris, la correspondance de la doctoresse B.________ est irrecevable devant la Cour de céans. Quant aux résultats des spermiogrammes réalisés entre 2011 et 2013, il s'agit d'une preuve nouvelle au sens de l'art. 99 al. 1 LTF, qui n'est admissible devant le Tribunal fédéral qu'à titre exceptionnel, lorsque la décision de l'autorité précédente est le motif pour présenter de nouveaux faits ou moyens de preuve ou, en d'autres termes, lorsque c'est la décision de l'autorité précédente qui, pour la première fois, a rendu pertinents ces faits ou moyens de preuve (arrêt 5A_904/2015 du 29 septembre 2016 consid. 2.3, non publié aux ATF 142 III 617, et les références). En revanche, le recourant ne peut pas alléguer des faits ou produire des moyens de preuve nouveaux qu'il a omis d'alléguer ou de produire devant l'autorité précédente; pour contester l'état de fait retenu par l'autorité précédente, il ne saurait se fonder sur des faits ou moyens de preuve nouveaux qu'il était en mesure de présenter à cette autorité et dont il devait discerner la pertinence éventuelle (ATF 136 III 123 consid. 4.4.3 p. 129; arrêt 4A_36/2008 du 18 février 2008 consid. 4.1 et les références citées). En l'espèce, dans la mesure où la recourante était au courant que le résultat des spermiogrammes de son conjoints réalisés entre 2011 et 2013 était une pièce qui ne figurait pas au dossier, comme l'avaient d'ailleurs relevé tant l'expert C.________ dans son complément du 17 janvier 2018, que la doctoresse B.________ dans son rapport du 21 juin 2019, il lui appartenait de la produire si elle entendait s'en prévaloir. Cela vaut d'autant plus que dans son arrêt de renvoi, le Tribunal fédéral avait mis en garde l'assurée que dans la mesure où les valeurs médicales concernant le moment ici déterminant ne pourront pas ou plus être connues, elle supportera le fardeau de la preuve (ATF 142 V 249 consid. 8 p. 258).