Citation: 6B_471/2024 E. 4.3

4.3. En l'espèce, si la recourante, probablement aux prises avec de fortes émotions, s'exprimait auprès de son avocat au sujet de l'affaire matrimoniale dans laquelle ce dernier la représentait, le terme "nazi" n'avait aucun lien avec cette cause: il ne s'agissait pas de dénoncer des propos ou des convictions idéologiques tenues par son époux devant leurs filles. De plus, l'injure consistait en un pur jugement de valeur, sans la moindre attache factuelle avec les évènements en cause et sans commune mesure avec le comportement que la recourante reprochait à son époux. Comme l'a relevé l'autorité cantonale, le terme de "nazi", exprimé en majuscules, allait manifestement au-delà de ce qui était nécessaire à l'évacuation des émotions que la recourante disait avoir subies suite à l'incident et excédait ce qui pouvait être indiqué pour la compréhension du conflit familial par l'avocat. Il suit de là que l'élément objectif de l'injure est réalisé, de sorte que le grief doit être rejeté.