Citation: 9C_406/2020 E. 7.3

7.3. En se limitant ensuite à affirmer que les avis des docteurs I.________, P.________, médecin responsable de l'Unité du rachis du Centre médico-thérapeutique de la Clinique O.________, et K.________, "sont propres à démontrer clairement son impotence", la recourante ne s'en prend pas de manière convaincante aux constatations de la juridiction cantonale quant à l'absence d'un besoin d'aide déterminant propre à ouvrir le droit à une allocation pour impotent. D'une part, si le docteur I.________ a mentionné que sa patiente avait besoin d'aide pour le ménage et les activités de la vie quotidienne (certificats médicaux des 27 juin et 19 octobre 2018), il n'a nullement motivé son avis (consid. 6.5.2.2 supra). D'autre part, contrairement à ce que soutient l'assurée, le docteur P.________ n'a pas indiqué qu'elle ne pouvait pas porter des charges supérieures à 1 kg. A la lecture du rapport de ce médecin du 11 avril 2019, on constate qu'il a simplement relayé les plaintes de sa patiente ("elle mentionne des douleurs dans son membre supérieur droit, excluant l'utilisation de charges supérieures à 1 kg"), sans procéder à des constatations propres. On ne saurait au demeurant déduire d'un port de charges limité une absence de possibilité de tenir le ménage ou d'accomplir les activités de la vie quotidienne. Pour cette raison, c'est également en vain que la recourante se réfère au rapport du docteur K.________ du 12 décembre 2019. Outre le fait que ce rapport a été établi postérieurement à la décision litigieuse du 23 mai 2019, le médecin se limite en effet à mentionner que pour le membre supérieur droit, le port de charges est limité à environ 1 à 2 kg, sans mouvements répétitifs de l'épaule, et que du côté gauche, le port de charges est un peu plus élevé (environ 3 à 4 kg), toujours sans mouvements répétitifs.