Citation: 6B_215/2010 09.03.2010 E. 1

S'il ne se plaint pas d'une infraction qui l'ait directement atteint dans son intégrité physique, psychique ou sexuelle, le lésé ne bénéficie pas du statut procédural de victime, au sens des art. 1, 37 LAVI et 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, et il n'a dès lors pas qualité pour recourir au fond contre le refus des autorités de poursuite ou de jugement d'exercer ou d'admettre l'action pénale. Il peut recourir exclusivement pour faire valoir que ces autorités lui auraient dénié à tort le droit de porter plainte si l'infraction ne se poursuit pas d'office (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF) ou qu'elles auraient violé un droit formel, entièrement séparé du fond, que la Constitution ou la loi de procédure applicable lui attribue en sa qualité de partie à la procédure (ATF 133 IV 228 et les références; arrêt 6B_733/ 2008 du 11 octobre 2008 et les références). Dans le cas présent, se plaignant d'une infraction contre le patrimoine, la recourante n'a pas la qualité de victime LAVI, ni, par conséquent, vocation à contester la manière dont l'arrêt attaqué constate les faits et applique la loi pénale, y compris le principe ne bis in idem qui relève du droit matériel (cf. arrêt 6B_961/2008 du 10 mars 2009 consid. 1.2). Comme elle ne soulève que des moyens de ce genre à l'appui de ses conclusions principales, celles-ci sont manifestement irrecevables.