Citation: 2P.126/2004 28.01.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 509 consid. 8.1 p. 510). 1.1 Selon l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels, actuels et juridiquement protégés (ATF 130 I 306 consid. 1 p. 309, 82 consid. 1.3 p. 85). Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44; cf. également ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85). Sont des intérêts personnels juridiquement protégés ceux qui découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle spécifique pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental (ATF 129 I 217 consid. 1 p. 219, 113 consid. 1.2 p. 117). L'arrêt attaqué fonde la suspension d'augmentation de traitement pendant deux ans sur l'art. 16 al. 1 de la loi générale du 4 décembre 1997 relative au personnel de l'administration cantonale et des établissements publics médicaux (LPAC). Cette disposition prévoit que les fonctionnaires et les employés qui enfreignent leurs devoirs de service, soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence, peuvent faire l'objet, selon la gravité de la violation, de différentes sanctions, parmi lesquelles la suspension d'augmentation de traitement pour une durée déterminée. Vu sa nature punitive et la reconnaissance des violations des devoirs de service qu'elle implique, une telle mesure atteint son destinataire dans ses intérêts personnels, même si celui-ci ne subit en réalité aucun préjudice financier. La suspension d'augmentation de traitement pour une durée déterminée étant par ailleurs subordonnée à l'existence de conditions matérielles, ces intérêts sont juridiquement protégés, de telle sorte que le recourant a qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. 1.2 Formé dans le délai requis et les formes prescrites, le présent recours remplit les autres conditions de recevabilité des art. 84 ss OJ, si bien que le Tribunal fédéral peut entrer en matière. 1.3 En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31, 129 II 113 consid. 2.1 p. 120 et les arrêts cités). Par ailleurs, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur des critiques de caractère appellatoire. C'est à la lumière de ces principes que doivent être appréciés les moyens de l'intéressé.