Citation: I 690/04 02.03.2005 E. A

A.a D.________, né en 1950, a travaillé comme peintre en bâtiment. A la suite d'une chute d'une échelle en juillet 1991, il a développé une symptomatologie multiple, avec des douleurs cervicales et du membre supérieur droit, qui ont conduit à un arrêt de travail en novembre 1991. Depuis lors, il n'a plus repris d'activité lucrative. Le 29 mars 1993, le prénommé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en vue d'un reclassement professionnel ou l'octroi d'une rente. Dans un rapport du 17 juin 1993, le docteur B.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales et médecin traitant de l'assuré, a diagnostiqué des lombalgies chroniques et une polyinsertionite du tronc. Le docteur R.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a retenu une névrose de compensation ou sinistrose (cf. expertise du 15 juillet 1995). Selon celui-ci, la capacité de travail de l'assuré n'était pas limitée sur le plan physique. Le docteur C.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et psychiatre traitant de l'assuré, a fait état d'un épisode dépressif majeur récurrent avec somatisations multiples (cf. rapport du 14 mars 1996). Dans une note du 19 avril 1996, le docteur L.________, médecin-conseil de l'AI, a relevé que la profession de peintre en bâtiment était peu recommandée en raison de l'atteinte cervicale. En revanche, il a considéré qu'il n'y avait pas de limitation notable de la capacité de travail de l'assuré dans une profession où la colonne cervicale n'était pas particulièrement sollicitée. Il a ainsi proposé les activités de pompiste, de cordonnier ou de fraiseur de clés, avec un rendement quasi complet et celles de laveur ou de manoeuvre d'atelier avec une baisse de rendement oscillant entre 20 et 25 %. Sur la base de l'ensemble des avis médicaux recueillis, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l'Office AI) a octroyé à l'assuré une demi-rente d'invalidité avec effet au 1er janvier 1993 (décision du 7 janvier 1997). Pour fixer le taux d'invalidité (52 %), l'Office AI a considéré que l'assuré présentait une capacité résiduelle de travail de 70 à 80 % dans l'exercice d'une activité adaptée. A.b Le 4 décembre 1998, l'assuré a présenté, par l'intermédiaire de l'ASSUAS, une demande de révision de sa demi-rente d'invalidité, faisant valoir une aggravation de son état de santé. Il s'est fondé sur un certificat du docteur U.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie, qui attestait une capacité de travail nulle et ce, de façon définitive (cf. certificat du 12 octobre 1998). Cet avis était entièrement partagé par le docteur B.________ (cf. rapport du 5 juillet 1999). Dans un rapport du 5 janvier 2000, le docteur C.________ a diagnostiqué un épisode dépressif majeur récurrent avec somatisations multiples ainsi que des cervicalgies et lombalgies chroniques. A son avis, l'état de santé psychique de l'assuré ne s'était pas modifié depuis 1994. Il n'y avait dès lors pas lieu de conclure à une augmentation de l'incapacité de travail de l'assuré. L'Office AI a confié un mandat d'expertise à la Policlinique médicale X.________, fonctionnant en tant que Centre d'observation médicale de l'AI (ci-après : COMAI). Dans leur rapport du 4 décembre 2002, les experts ont retenu un syndrome somatoforme douloureux persistant et un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen et ont estimé la capacité résiduelle de travail de l'assuré à 30 %. Par décision du 10 avril 2003, l'Office AI a rejeté la demande de révision de D.________. Il a considéré que le trouble dépressif récurrent d'intensité moyenne, diagnostiqué par les experts du COMAI, existait déjà auparavant. Quant au syndrome somatoforme douloureux, l'Office AI a estimé qu'il n'était pas invalidant au regard des critères jurisprudentiels, de sorte que l'état de santé de l'assuré ne s'était pas aggravé depuis le 1er janvier 1997. D.________ a formé opposition contre cette décision. Par décision sur opposition du 29 juillet 2003, l'Office AI a maintenu son refus d'augmenter la rente d'invalidité.