Citation: 2C_983/2018 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'instance précédente a procédé de manière détaillée à la pesée des intérêts en présence et à l'examen de la proportionnalité du refus de renouveler l'autorisation de séjour du recourant. Il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LEtr). Il convient encore de souligner, à l'instar de l'instance précédente, que, parmi les nombreuses condamnations pénales prononcées à son encontre, le recourant a été condamné à deux reprises à des peines supérieures à un an de privation de liberté pour des crimes contre la loi fédérale sur les stupéfiants (trafic par métier), ce qui constitue, de jurisprudence constante, une atteinte "très grave" à la sécurité et à l'ordre publics suisses. A quoi s'ajoutent le fait qu'il n'a pas tenu compte de l'avertissement qui lui avait été adressé en novembre 2011 déjà, le fait que son comportement criminel s'est au contraire amplifié et le fait que le risque de récidive est, selon le jugement rendu par le Tribunal correctionnel du 14 mars 2016, très élevé. Il s'agit en résumé de motifs très sérieux qui suffisent à confirmer le refus de renouveler l'autorisation de séjour du recourant. C'est par conséquent à bon droit que l'instance précédente a confirmé que l'intérêt public à l'éloignement de ce dernier l'emportait sur son intérêt privé à la poursuite de son séjour en Suisse, malgré sa naissance dans ce pays et la présence de son fils et de sa fiancée.