Citation: I 272/04 22.06.2005 E. 4

4.1 En ce qui concerne le calcul du taux d'invalidité effectué par l'intimé et confirmé par les premiers juges, le recourant allègue ne pas être capable d'obtenir un salaire d'invalide supérieur à 27'800 fr., tel que retenu dans le rapport du COPAI. En l'espèce, les maîtres de réadaptation qui ont observé le recourant lors de son stage au COPAI ont conclu qu'il disposait d'une capacité résiduelle de travail de 70 % au minimum, ce qui correspondait à un revenu annuel théorique de 27'800 fr. (soit 70 % de 39'741 fr., salaire minimum pour un emploi de travailleur spécialisé après trois mois d'activité, pour un premier engagement, selon la convention IUG-FTMH, GE, 1997). Les auteurs du rapport du COPAI ont toutefois ajouté que leur évaluation était théorique, parce que l'assuré s'était montré peu motivé au cours du stage, faisant un effort minimum pour participer aux activités et s'y opposant passivement en travaillant à un rythme «hors norme», sans rapport avec son handicap; les rendements obtenus n'étaient dès lors pas significatifs et ne pouvaient être considérés comme seuls dépendants des limitations physiques (rapport d'observation professionnelle du 22 mars 1999). Les conclusions de ce rapport quant aux possibilité de gain du recourant ne sauraient dès lors être suivies, puisqu'elles ne reposent pas sur des observations suffisamment fiables. 4.2 Pour le surplus, le calcul de l'invalidité opéré par l'intimé, que le recourant ne conteste pas en tant que tel, permet d'exclure un degré d'invalidité suffisant pour ouvrir le droit à une rente. Il en irait de même, du reste, si on se fondait sur une comparaison des revenus sans et avec invalidité en prenant en compte les circonstances qui prévalaient au moment de la naissance éventuelle du droit à une rente, conformément à la jurisprudence (ATF 129 V 222 consid. 4, 128 V 174 consid. 4a), et si on procédait à un abattement de 15 % dans les limites prévues également par la jurisprudence (ATF 126 V 78 consid. 5); un tel calcul serait au demeurant moins favorable au recourant. 4.3 La décision entreprise ne portait pas sur le droit à des mesures de réadaptation, de sorte que ce point ne fait pas partie de l'objet de la contestation (voir ATF 125 V 414 consid. 1a). La conclusion du recourant, qui demande la première fois en instance fédérale que lui soit accordée une mesure d'aide au placement, n'est donc pas recevable.