Citation: 4C.364/1999 24.02.2000 E. B

B.- Le 24 mars 1995, en réponse à une annonce parue dans un quotidien, S.________ avait posé sa candidature pour un poste de "training manager-consultant" mis au concours par X.________ S.A. (ci-après: X.________). Cette société donne des cours à des cadres d'entreprise dans le domaine du "management", de la vente et des relations avec la clientèle. Le 4 avril 1995, S.________ a eu un premier entretien avec un représentant de X.________, M.________, qu'il connaissait depuis 6 ans et avec lequel il avait déjà eu des contacts dix jours auparavant. Ce dernier l'a convoqué à une journée de recrutement regroupant huit autres candidats le 4 mai 1995. Le 19 mai 1995, une seconde séance de recrutement s'est déroulée. La décision d'engager S.________ et deux autres candidats a été prise collégialement en fin de journée, et M.________ en a informé téléphoniquement S.________. Les futurs collaborateurs ont été avisés du fait qu'ils devraient prendre part à un cours de formation et d'instruction du 28 août au 9 septembre 1995 dans les locaux de l'"Université de X.________". Lors des deux journées de recrutement, M.________ ainsi que deux de ses collègues avaient estimé que les prestations de S.________ étaient imparfaites et assez éloignées du style des cours donnés par X.________. Ils avaient fait des observations et des critiques en ce sens à l'intéressé après les exercices réunissant les candidats; néanmoins, S.________ leur avait paru disposer du potentiel nécessaire pour devenir un "training manager"; ils avaient en outre tenu compte de son attitude enthousiaste et du potentiel de progression qu'il leur semblait avoir.