Citation: 9C_590/2021 E. 4

La juridiction cantonale a retenu que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité de l'assurée avait débuté en 2007, alors que l'assurée était encore affiliée à la Fondation de la A.________ SA. L'assurée avait en effet allégué dans son recours contre la décision de l'office AI du 27 février 2017 qu'elle avait demandé à son employeur de pouvoir travailler à 80 % pour des motifs de santé en 2006, après avoir constaté qu'elle était régulièrement en arrêt de travail. Elle avait confirmé ses dires lors de son audition devant la Chambre des assurances sociales le 15 mars 2018, précisant à cette occasion que la diminution du temps de travail lui avait permis de dormir plus longtemps au moins une fois par semaine. Les premiers juges ont constaté que cette allégation correspondait par ailleurs aux données du compte individuel AVS de la demanderesse (revenu brut de 96'200 fr. en 2006, de 80'364 fr. en 2007 et de 81'250 fr. en 2008). Dans les relevés de la Fondation de la A.________ SA concernant l'assurée, le salaire annuel assuré était en outre passé de 96'200 fr. en 2006 à 79'300 en 2007. Par ailleurs, il était indéniable que la demanderesse souffrait de troubles psychiques majeurs et de très importantes insomnies depuis l'adolescence. Se fondant sur l'avis du docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 2 décembre 2014, la juridiction cantonale a retenu que l'assurée présentait un trouble affectif bipolaire depuis plus de 10 ans et des troubles du sommeil avec insomnies de cause non organique depuis l'adolescence. Ces diagnostics étaient confirmés par les autres médecins et experts qui avaient examiné la demanderesse. Cela corroborait ainsi le fait que la diminution du temps de travail avait été motivée en 2007 par des atteintes à la santé. Certes, l'assurée avait débuté un suivi psychiatrique en 2010, de sorte qu'il n'existait aucun rapport médical constatant une incapacité de travail en 2007. La demanderesse avait néanmoins toujours indiqué avoir diminué son temps de travail à cause de ses importants troubles du sommeil et ceux-ci remontaient à son adolescence. Ainsi, les diagnostics psychiatriques établis a posteriori des années plus tard ne pouvaient pas être qualifiés de suppositions.