Citation: 1B_415/2017 E. 1

Par jugement du 21 octobre 2014, dont les motifs ont été notifiés aux parties le 6 avril 2017, le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers a reconnu A.________ coupable de calomnie et contrainte et l'a condamné à trois mois de peine privative de liberté sans sursis. Le 11 avril 2017, A.________ a fait appel de ce jugement. Considérant que les conditions d'une défense obligatoire selon l'art. 130 let. c CPP étaient réunies, la Présidente de la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a, par courrier du 14 août 2017, invité A.________ à lui communiquer dans un délai de vingt jours l'adresse d'un avocat susceptible d'assumer sa défense devant la Cour pénale faute de quoi une défense d'office sera ordonnée conformément à l'art. 132 CPP. Le 26 août 2017, A.________ a contesté se trouver dans le cas visé à l'art. 130 let. c CPP et a invité la Présidente de la Cour pénale à préciser ses allégations. Il l'a en outre informée du fait que tous les avocats auxquels il s'était adressé jusqu'à maintenant avaient refusé de le défendre ou résilié leur mandat. Par ordonnance du 12 septembre 2017, la Présidente de la Cour pénale a ordonné la défense d'office de A.________ pour le procès d'appel et désigné en qualité de défenseur d'office Me Basile Schwab, avocat à La Chaux-de-Fonds et bâtonnier de l'Ordre des avocats neuchâtelois. A.________ a recouru le 30 septembre 2017 auprès du Tribunal fédéral contre cette décision en concluant à son annulation. Invitée à se déterminer, la Présidente de la Cour pénale n'a pas déposé d'observations et se réfère à son ordonnance.