Citation: 5A_378/2024 E. 1.2.2

1.2.2. Par arrêt du 22 mai 2024, l'Autorité supérieure de surveillance en matière de poursuites et faillites du canton de Neuchâtel (ci-après: ASSLP) a rejeté le recours formé par le débiteur contre cette décision, qu'il a réformée en ce sens que la plainte du 20 juillet 2023, complétée le 1er août 2023, était déclaré irrecevable. En substance, elle a considéré que la prise en considération des indemnités journalières AI dans la détermination du minimum vital avait fait l'objet de la décision de saisie de salaire du 15 mai 2023, de sorte que le grief soulevé par le débiteur devant l'AISLP était manifestement tardif au regard du délai de plainte. S'agissant de la prise en compte du loyer et de la prime d'assurance-maladie dans la détermination du minimum vital, elle a retenu que le débiteur n'avait plus contesté cette décision suite aux explications obtenues de l'office à ce sujet par lettre du 23 mai 2023 et que, dans tous les cas, ce grief aurait dû être déclaré irrecevable en raison de son invocation tardive dès lors qu'il avait également trait à la décision de saisie de salaire du 15 mai 2023. Enfin, concernant la demande du débiteur d'indemnisation pour le tort moral subi en raison du comportement de l'office et de ses collaborateurs qui auraient tardé à lui rembourser les montants qu'il avait payés pour son loyer et son assurance-maladie, l'ASSLP a jugé que, le paiement de 722 fr. 95 effectué le 20 juillet 2023 ayant permis de mettre fin aux poursuites pour lesquelles la saisie de salaire avait été ordonnée, la plainte ne visait pas à faire rectifier une mesure prise par l'office, mais uniquement à en faire constater l'irrégularité. En conséquence, le débiteur n'avait aucun intérêt actuel et concret à former une plainte.