Citation: I 623/00 21.05.2001 E. 1

c) Alors que la juridiction cantonale a considéré que, sur le vu des certificats médicaux, l'assuré ne présentait pas une incapacité de gain de 40 % au moins, l'assuré soutient, en se fondant sur le rapport du conseiller en orientation, que son degré d'invalidité est de 84 %. Contrairement à l'opinion des premiers juges, les expertises des docteurs C.________ et D.________, rendues trois ans plus tôt, sont insuffisantes pour évaluer la capacité de travail du recourant au moment de la décision litigieuse. En effet, à la fin de l'année 1996, ces experts signalaient déjà le risque que les troubles psychiques du recourant pouvaient s'aggraver, en l'absence d'un rapide reclassement dans une nouvelle profession. Par la suite, le service de réadaptation de l'intimé, dont le premier entretien d'un conseiller avec l'assuré a eu lieu une année plus tard, a estimé que seul un travail dans une structure protégée pouvait encore être exigé, si bien qu'aucune mesure de reclassement n'a été entreprise. Dans ces conditions, un complément d'instruction s'avère nécessaire pour déterminer si, comme le prévoyaient les experts, la santé du recourant s'est péjorée, en particulier sur le plan psychique. Il y aura lieu ensuite d'évaluer les conséquences de cet état de santé sur la capacité de travail et de gain du recourant. Aussi, la cause sera renvoyée à l'office intimé pour qu'il prenne une nouvelle décision, après avoir mis en oeuvre une instruction complémentaire sous forme d'une expertise pluridisciplinaire.