Citation: I 189/01 11.09.2001 E. A

A.- H.________ a travaillé en qualité d'employée de fabrication au service de la Manufacture X.________. Invoquant des lombo-sciatalgies et fibromyalgies de la région lombaire et de la ceinture pelvienne, une périarthrite de la hanche droite douloureuse et une petite hernie L5-S1, l'assurée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (reclassement et rente) le 20 octobre 1998. Le docteur A.________, spécialiste en médecine interne, a examiné l'assurée le 7 août 1997. Il a posé le diagnostic de lombalgie avec sciatalgie atypique sur discopathie dégénérative L5-S1 avec légère protrusion discale médio-bilatérale, ainsi que de forte suspicion de sinistrose, recommandant la reprise du travail à 50 % dès le 1er octobre 1997 puis à 100 % dès le 1er novembre 1997 (rapport du 19 septembre 1997). De son côté, le docteur B.________, chef de clinique adjoint au service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du Centre Hospitalier Y.________, a attesté que l'assurée souffre de lombo-sciatalgies droites non déficitaires et d'une fibromyalgie, ainsi que de troubles statiques et dégénératifs modérés du rachis. Il a précisé qu'il n'y avait aucune indication rhumatologique à l'octroi d'une rente d'invalidité (rapport du 18 février 1998). Le docteur C.________, médecin traitant et généraliste, a attesté un état anxio-dépressif avec somatisations multiples, des contractures paravertébrales étagées, une insertionnite étagée chronique, une protrusion discale L5-S1 sur discopathie, une probable réaction inflammatoire des tissus mous environnant les racines nerveuses, ainsi que des épigastralgies. A son avis, sa patiente était entièrement incapable de travailler comme sommelière ou ouvrière, à partir du 9 mars 1997 et pour une durée indéterminée (rapport du 10 février 1999). Précédemment, ce médecin avait également suspecté une sinistrose avec incapacité de travail à 100 % (rapports des 16 janvier et 19 novembre 1998). Quant au docteur D.________, psychiatre, il a retenu le diagnostic de simulation, en précisant que l'assurée ne présentait ni troubles dépressifs et psychotiques, ni troubles de la personnalité; il a ajouté qu'une reprise rapide du travail était nécessaire afin d'éviter une sinistrose (rapport du 23 février 1999). Par décision du 1er mai 2000, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a rejeté la demande, au motif que la capacité de travail de l'assurée n'était pas entravée par son état de santé et que celui-ci était compatible avec sa profession d'ouvrière.