Citation: 1C_404/2018 E. 1.1

1.1. La recourante estime qu'il y aurait lieu de tenir compte du délai de prescription selon le droit de l'Etat requérant lorsque que celui-ci est plus court qu'en droit suisse. Dans ce cas, la personne recherchée ne chercherait pas à profiter des règles plus favorables du droit suisse. En outre, la prescription serait de toute façon acquise selon le droit suédois. On ne saurait y voir une question de principe. Le texte clair de l'art. 5 al. 1 let. c EIMP ne vise en effet que la prescription selon le droit suisse. Conformément au principe de faveur applicable en matière de collaboration internationale (ATF 131 II 132 consid. 2.4 p. 135), il ne permet donc pas de tenir compte de la prescription selon le droit de l'Etat requérant, cette question étant laissée à l'appréciation du juge étranger (arrêt 1A. 15/2002 du 5 mars 2002 consid. 5.1; ZIMMERMANN, La coopération judiciaire en matière pénale, 4 ème éd. Berne 2014 n° 672 p. 689). Il n'y a aucune raison de déroger à ce principe au motif prétendu que le délai de prescription serait plus court dans l'Etat requérant, ce qui n'est d'ailleurs nullement établi en l'occurrence.