Citation: 2C_901/2019 E. 3.2

3.2. De la sorte, la recourante invoque une violation de la primauté du droit fédéral (art. 49 al. 1 Cst.). La question se pose de savoir si cette argumentation doit être traitée comme un grief relatif à un droit fondamental ou relatif à l'application du droit fédéral. Dans le premier cas, le grief, soumis à l'exigence de motivation accrue en la matière selon l'art. 106 al. 2 LTF, serait tardif car il a été soulevé pour la première fois seulement dans la réplique (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3 p. 286; 135 I 19 consid. 2.2 p. 21); dans le second, le Tribunal fédéral, qui revoit d'office l'application du droit fédéral, entrerait en matière. Ce point peut néanmoins rester ouvert. En effet, le Tribunal fédéral constate que de toute manière la loi vaudoise du 29 mai 1985 sur la santé publique (ci-aprè s: loi vaudoise sur la santé publique ou LSP; RS/VD 800.01) d'une part et la loi fédérale sur la radio et la télévision d'autre part n'ont pas mêmes buts (cf. ATF 143 I 109 consid. 4.2.2 p. 113; 140 I 218 consid. 5.1 p. 221; 138 I 435 consid. 3.1 p. 137 et les arrêts cités). En effet, la première tend à contribuer à la sauvegarde de la santé de la population et à encourager la responsabilité collective et individuelle dans le domaine de la santé (art. 2 LSP) et, dans ce cadre, le législateur vaudois a édicté l'art. 82 al. 1 LSP qui prévoit que les professionnels de la santé doivent s'abstenir de toute publicité qui n'est pas objective, ne répond pas à l'intérêt général et qui ne doit ni importuner ni induire en erreur, alors que la loi fédérale sur la radio et la télévision régit la diffusion, le conditionnement technique, la transmission et la réception des programmes de radio et de télévision (art. 1 LRTV). De plus, la santé publique est en principe du ressort des cantons (cf. art. 3 Cst.), même si la Confédération se voit reconnaître la compétence pour en réglementer certains aspects spécifiques (cf. art. 118 al. 1 Cst.: "Dans les limites de ses compétences"), qui sont exhaustivement mentionnés à l'art. 118 al. 2 Cst. (cf., pour plus de détails, ATF 138 I 435 consid. 3.4.1 p. 448).