Citation: 6B_398/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Il conteste avoir violé son devoir de défendre les intérêts publics par le contrat du 5 septembre 2016. C'est à tort que la cour cantonale lui aurait reproché de n'avoir procédé à aucun appel d'offres, puisqu'au vu des montants concernés, aucune loi de rang fédéral ou cantonal n'imposait de passer par un appel d'offres pour un tel contrat. Le recourant nie également avoir violé les statuts (art. 12 let. g) et le règlement d'organisation de la Fondation C.________ (art. 6 et 21) en concluant le contrat du 5 septembre 2016. Il fait notamment valoir que le Conseil de fondation était au courant qu'il recevait des honoraires pour les tâches qu'il accomplissait pour la fondation. En outre, la conclusion du contrat litigieux et son exécution n'auraient porté atteinte à aucun intérêt public, de nature idéale ou pécuniaire. Le recourant explique que le contrat du 5 septembre 2016 concerne uniquement une relation horizontale s'agissant des tâches relevant des ressources humaines de la fondation, sans rattachements aux buts d'utilité publique poursuivis par la fondation; malgré la conclusion de ce contrat, passé aux conditions du marché, tous les administrés ont continué à être traités de la même manière et aucun bénéficiaire ayant fait appel à la Fondation C.________ ne s'est vu refuser l'aide à laquelle il avait droit. En outre, faute d'avoir démontré que des conditions tarifaires plus avantageuses auraient pu être conclues auprès d'une société concurrente, la cour cantonale n'aurait pas établi que le recourant aurait lésé les intérêts publics pécuniaires de la Fondation C.________. Enfin, elle n'aurait pas mentionné que le recourant aurait agi intentionnellement. Le recourant soutient qu'il n'a jamais eu conscience en passant le contrat litigieux de porter atteinte à des intérêts publics.