Citation: 6B_1029/2023 E. 4.8

4.8. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir discuté de la question de son suivi médical dans le cadre de son renvoi. Il relève qu'il a dû être opéré d'un anévrisme cérébral en 2022 et soutient qu'il doit régulièrement subir des interventions pour le suivi de cette pathologie auprès du CHUV. Il fait valoir qu'il est évident qu'il ne pourra pas poursuivre son suivi médical neurologique dans de bonnes conditions au Kosovo dès lors qu'il est "notoire" que le système de santé de ce pays est sans commune mesure avec le nôtre en particulier dans un domaine de pointe tel que la neurochirurgie. Il relève également qu'il devra mettre un terme à son suivi psychologique à I.________ dont la poursuite est pourtant encore essentielle pour traiter ses problèmes de dépression et les conséquences cérébrales de l'intervention chirurgicale subie. A cet égard, on relèvera d'abord que le recourant n'est apparemment plus au bénéfice de l'assurance-invalidité et que son état de santé ne semble pas l'empêcher d'exercer un emploi, comme il l'affirme lui-même. Par ailleurs, il sied de rappeler que, par principe, un étranger ne peut pas exciper de l'existence en Suisse de prestations médicales de qualité supérieure pour s'opposer à son renvoi dans un pays où le traitement s'avère disponible (cf. arrêts 6B_1226/2021 précité consid. 2.3.1; 6B_708/2020 du 11 mars 2021 consid. 5.3; 6B_1079/2018 du 14 décembre 2018 consid. 1.4.2; 2C_401/2018 du 17 septembre 2018 consid. 7). En l'espèce, compte tenu notamment de l'évolution positive du système de santé en cours au Kosovo et des nouvelles recommandations de l'OMS (cf. à ce sujet arrêt 6B_244/2023 du 25 août 2023 consid. 6.8), il apparaît - et le recourant ne démontre pas le contraire - que des possibilités de suivi du traitement existent dans son pays d'origine, étant rappelé qu'en cas de détérioration de ces facteurs ou de son état de santé, un cas de rigueur établi au stade de l'exécution permettrait encore de renoncer à la mesure (cf. ATF 147 IV 453 consid. 1.4.7 et 1.4.8; 145 IV 455 consid. 9.4; arrêt 6B_244/2023 du 25 août 2023 consid. 6.8). Quant au suivi psychologique du recourant, rien ne laisse penser que celui-ci ne pourrait pas être poursuivi dans son pays d'origine.