Citation: 4P.83/2006 13.10.2006 E. 5

D'après le recourant, la Cour civile et, à sa suite, la Chambre des recours a retenu de manière arbitraire qu'il n'existait pas d'indices d'une volonté de V.________ SA de reprendre tous les engagements du recourant. 5.1 Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou encore heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif et en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire même préférable (ATF 132 III 209 consid. 2.1 p. 211; 131 I 57 consid. 2, 217 consid. 2.1; 129 I 8 consid. 2.1). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité fait montre d'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsqu'elle tire des déductions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a p. 41). 5.2 En l'espèce, la cour cantonale a considéré, sans porter atteinte au droit d'être entendu du recourant et sans formalisme excessif, que le demandeur n'avait pas allégué en temps utile la reprise de la dette litigieuse par V.________ SA et l'acceptation de l'intimé à ce sujet. Par conséquent, ce fait restait en dehors du cadre du litige tracé par l'art. 4 CPC/VD. La décision attaquée ne pouvant ainsi apparaître arbitraire dans son résultat sur ce point, la question d'une éventuelle appréciation insoutenable des preuves ne se pose pas. Le grief tiré de l'art. 9 Cst. tombe dès lors à faux.