Citation: 4A_313/2015 E. 4.2.2

4.2.2. D'après le témoin I.________, ancien employé de D.________, B.A.________ notait consciencieusement en particulier les opérations et les placements relatifs à ses affaires financières privées; quant à la mère du précité, elle avait octroyé un prêt d'argent à C.________ SA, prêt qui figurait dans le bilan de la société où il était documenté. Puisque le témoin a certifié que B.A.________ consignait soigneusement par écrit les actions financières qu'il menait pour son propre compte, il n'est pas insoutenable de retenir, ainsi que l'a fait la Cour d'appel, que l'absence d'un contrat écrit, censé porter sur la remise en prêt à l'intimé de la somme importante de 140'000 fr., pouvait faire douter de la réalité du prêt allégué. Comme le recourant a au surplus reconnu que son père n'ignorait pas que la situation financière de l'intimé était précaire (cf. consid. 3.3 de l'arrêt attaqué p. 14), il est surprenant que B.A.________, gestionnaire de fortune rompu aux affaires, ne lui ait pas fait signer une reconnaissance de dette ou, pour le moins, que la durée du prétendu prêt n'ait pas été discutée. A partir de là, il n'y a aucun arbitraire à considérer que le défaut d'accord écrit rend douteuse l'existence du prêt invoqué.