Citation: 9C_198/2008 14.08.2008 E. 1

que V._________, né en 1969, a été victime de deux accidents en 1999 et s'est plaint de douleurs dans la région lombaire ainsi que de céphalées, lesquelles ont entraîné un arrêt de travail définitif le 15 décembre 1999; que le 11 août 2000, notamment sur la base de deux rapports médicaux établis en mai 2000, l'intéressé a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité en sollicitant l'octroi de mesures de reclassement professionnel; que dans un rapport d'expertise du 15 février 2001, le docteur S._________, psychiatre et psychothérapeute FMH, a considéré que l'assuré ne présentait aucune incapacité de travail d'origine psychiatrique dans une activité adaptée à ses problèmes de santé physique; que le Service médical régional de l'AI (SMR) a également constaté, dans un rapport du 9 juillet 2001, l'absence de toute atteinte à la santé et attesté que l'assuré ne présentait aucune incapacité de travail suite aux accidents dont il avait été victime en 1999; que par décision du 2 novembre 2001, formellement passée en force par retrait d'un recours formé à son encontre, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: OAI) a rejeté la demande de mesures d'ordre professionnel; que sur conseil de deux médecins, une nouvelle demande de prestations a été déposée le 24 septembre 2002, dans laquelle l'assuré a requis l'octroi d'une rente; que l'OAI est entré en matière sur cette deuxième demande et, après avoir mis en oeuvre diverses investigations, parmi lesquelles figurait un examen bidisciplinaire établi par le SMR, selon lequel l'assuré présentait une incapacité de travail complète depuis décembre 1999 (rapport du 12 octobre 2004), l'a rejetée par décision du 15 juin 2005, confirmée sur opposition le 15 septembre 2006, en constatant qu'il n'existait aucun motif de révision ou de reconsidération de la décision initiale; que saisi d'un recours contre cette dernière décision, dans lequel l'assuré critiquait notamment un rapport d'expertise du 9 mai 2005 établi par le docteur E.________, spécialiste FMH en psychiatrie, et demandait qu'une nouvelle expertise psychiatrique soit ordonnée, le Tribunal des assurances du canton de Vaud l'a rejeté par jugement du 22 janvier 2008; que V._________ interjette un recours en matière de droit public à l'encontre de ce jugement dont il demande l'annulation, en réitérant la conclusion selon laquelle une nouvelle expertise soit ordonnée et que la cause soit renvoyée à l'autorité cantonale pour nouveau jugement; que le recourant fait valoir que les premiers juges ont nié, à tort, l'existence d'un motif de reconsidération de la décision initiale du 2 novembre 2001; que la reconsidération est expressément prévue à l'art. 53 al. 2 LPGA, selon lequel l'assureur peut revenir sur les décisions formellement passées en force lorsqu'elles sont manifestement erronées et que leur rectification revêt une importance notable; que l'administration ne peut être tenue ni par la personne concernée ni par le juge saisi à procéder à la reconsidération d'une décision formellement passée en force et qu'il n'existe dès lors aucun droit judiciairement imposable à la reconsidération (ATF 133 V 50, consid. 4.2.1 et 4.2.2 p. 54 ss);