Citation: 2C_168/2024 E. 2.3

2.3. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif a estimé que l'évolution de la situation de faits, intervenue après le jugement pénal prononçant l'expulsion, justifiait d'entrer en matière sur la demande d'autorisation de séjour déposée par le recourant. Selon lui, sur le vu de la modification notable des circonstances, la Direction de la sécurité avait à tort considéré que l'expulsion pénale prononcée faisait obstacle à l'octroi d'une autorisation de séjour. Le Tribunal administratif a ensuite jugé que le recourant ne pouvait pas prétendre à une autorisation de séjour fondée sur l'art. 42 LEI, en raison de fausses déclarations faites par celui-ci (art. 62 al. 1 let. a, par renvoi des art. 51 al. 1 let. b et 63 al. 1 let. a LEI), et que le refus d'une telle autorisation était conforme à l'art. 8 CEDH.