Citation: 2C_182/2024 E. 1.4

1.4. Le 28 mai 2015, l'intéressée a sollicité de l'Office cantonal qu'il reconsidère sa décision. Elle alléguait avoir subi des violences conjugales de la part de son ex-époux, ainsi que de D.________, avec lequel elle s'était mariée de manière coutumière en août 2014 et précisait qu'elle serait rejetée par sa famille en cas de retour au Kosovo. Le 16 mai 2017, A.A.________ a déposé une plainte pénale auprès du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) contre son ancien employeur, gérant d'un restaurant, pour traite d'êtres humains, voire usure et infraction à la loi sur les étrangers. Le 15 décembre 2017, le centre de consultation pour victimes d'infractions genevois (ci-après : centre LAVI) a informé l'Office cantonal avoir reçu l'intéressée à plusieurs reprises depuis avril 2011 et considéré sa situation comme constitutive de traite d'êtres humains. Le 7 juin 2018, le Ministère public a classé la plainte de A.A.________ contre son ancien employeur. L'intéressée a recouru contre ce classement, puis a retiré son recours après avoir trouvé un arrangement avec son ancien employeur. A.A.________ a perçu de l'aide sociale de juin 2012 à août 2013, puis dès septembre 2019, à la suite de l'annonce de sa grossesse. Le 26 mars 2020, l'intéressée a donné naissance à Genève à B.A.________, ressortissant du Kosovo. L'acte de naissance transmis à l'Office cantonal ne faisait état d'aucune filiation paternelle. Par décision du 6 décembre 2022, déclarée exécutoire nonobstant recours, l'Office cantonal est entré en matière sur la demande de reconsidération et a refusé de soumettre le dossier avec un préavis positif au Secrétariat d'État aux migrations. Le 23 janvier 2023, l'intéressée a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif de première instance. Le 28 mars 2023, l'intéressée a donné naissance à C.A.________, de nationalité kosovare. Le père ne s'est pas manifesté. Par jugement du 19 septembre 2023, le Tribunal administratif de première instance a rejeté le recours de l'intéressée. Par arrêt du 27 février 2024, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours formé par l'intéressée, qui agissait en son nom et pour le compte de ses deux enfants, contre le jugement précité du 19 septembre 2023.