Citation: 8C_642/2023 E. 4.4.1

4.4.1. Dans son appréciation du 7 avril 2020, le docteur D.________ a décrit les limitations fonctionnelles du recourant, en prenant en considération les seuls troubles visuels. Il a estimé que toutes les activités adaptées aux personnes borgnes, ne requérant pas de vision stéréoscopique, étaient exigibles à temps plein, avec une perte de rendement de 10 à 20 % pendant un à deux ans. Amené ensuite à se prononcer sur les autres troubles (douleurs oculaires et hémicrâniennes chroniques, photophobie et vertiges) attestés par le docteur F.________, le médecin d'arrondissement a admis, au degré de la vraisemblance prépondérante, le lien de causalité entre ces troubles et l'accident du 18 avril 2019 (cf. rapport du 28 janvier 2022). Dans un avis subséquent du 11 novembre 2022, il a relevé que les douleurs étaient difficiles à objectiver, et qu'il était donc difficile d'évaluer leur importance sur la capacité de travail. Son appréciation de la capacité de travail est toutefois restée inchangée, en l'absence de tout caractère objectivable des douleurs, de la photophobie et des vertiges (cf. rapport du 27 janvier 2023). Au final, le docteur D.________ a donc exclu que les affections - en particulier les douleurs chroniques - qui sont venues s'ajouter aux troubles de la vision aient, sur le plan assécurologique, une influence sur la capacité de travail du recourant. Il avait pourtant précédemment reconnu le lien de causalité entre ces affections et l'accident, quand bien même il a mis en évidence la difficulté à les objectiver, ainsi que leur potentiel impact sur la capacité de travail. Son appréciation de la capacité de travail du recourant, qui fait fi de troubles dont il a admis l'existence et le lien de causalité avec l'événement accidentel, n'apparaît donc pas entièrement convaincante.