Citation: 8C_198/2024 E. 5

La recourante invoque une violation du droit fédéral (art. 8 al. 1 LPGA, art. 4 al. 1 et 28 al. 1 LAI) et une appréciation arbitraire des preuves (art. 9 Cst.). Elle reproche aux juges cantonaux d'avoir considéré que les conclusions des experts du CEMed primaient sur les autres expertises au dossier. En particulier, elle fait valoir que les expertises des docteures H.________, L.________ et M.________ seraient de même rang et, de ce fait, auraient le même caractère probant. Cependant, l'avis de la docteure M.________ - résultant d'un unique entretien d'environ une heure - ne pouvait l'emporter sur l'ensemble des autres avis médicaux au dossier, dès lors qu'elle était la seule à retenir des diagnostics non incapacitants et qu'aucun autre médecin n'avait mentionné des éléments d'exagération, de simulation, de théâtralisme ou de majoration des plaintes. Aussi, selon la recourante, l'avis de la docteure M.________ ne reposerait que sur des éléments subjectifs et s'opposerait à la réalité du dossier. En tout état de cause, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu pour seules valables et pertinentes les conclusions de la docteure M.________ en tranchant elle-même les divergences d'appréciations médicales existantes entre les experts, alors qu'elle n'avait pas les connaissances médicales et scientifiques pour le faire. Selon la recourante, le raisonnement des premiers juges reviendrait à considérer que les conclusions du dernier rapport d'expertise l'emporteraient sur celles des rapports d'expertise antérieurs, sans que les autres experts n'aient pu se prononcer.