Citation: 4A_179/2022 E. A

A.a. Le 1er janvier 2010, A.________ Sàrl (ci-après: A.________ Sàrl) a conclu avec B.________ S.A. (ci-après: B.________ S.A.) un contrat-cadre intitulé " Master Services Agreement ". Le 20 février 2020, B.________ S.A. a informé A.________ Sàrl qu'elle ne pourrait plus être considérée comme un fournisseur de xxx. A.________ Sàrl a compris qu'il était ainsi mis fin au contrat précité. A.b. Il ressort de l'extrait du Registre du commerce de B.________ S.A., dont le siège est situé à V.________ que C.________ a bénéficié, en qualité de directrice, de la signature collective à deux du 23 mai 2017 au 4 avril 2019. Selon le procès-verbal de la réunion du Conseil d'administration de B.________ S.A. du 10 avril 2019, il a été décidé d'octroyer à D.________ et E.________ le pouvoir de représenter la société, y compris de signer des documents en son nom. Le 16 octobre 2019, D.________ et E.________ ont signé une procuration en faveur de C.________, faisant notamment état de ce qui suit (traduction libre de l'anglais figurant dans l'arrêt attaqué) : " C.________, Conseillère juridique adjointe, ITP s'est vu octroyer le pouvoir de représenter la Société dans son domaine de responsabilité et/ou de fonction tel qu'énoncé en regard de son nom, y compris le pouvoir, conjointement avec une autre personne dûment autorisée, de signer des documents au nom de la Société, à compter du 11 mai 2017; de plus, le pouvoir octroyé est limité au domaine de responsabilité et de fonction pertinent de sa bénéficiaire et demeurera effectif tant qu'elle sera employée de la Société [...]. "