Citation: 9C_743/2014 E. 4.3

4.3. Contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, les médecins du CCPP se sont exprimés sur la capacité de travail du recourant. Ils ont indiqué que celui-ci n'était plus apte à exercer le métier de chauffeur poids lourds et qu'il devrait poursuivre son activité semi-protégée de livreur de journaux à mi-temps, ce qui laisse supposer une capacité résiduelle de travail largement inférieure à 50% dans une activité adaptée sur le marché équilibré du travail à la différence de ce qu'évoquait le SMR. Par ailleurs, le seul fait qu'il soit médecin traitant et non pas spécialiste en psychiatrie ne suffit pas à écarter son appréciation - dans la mesure où selon la jurisprudence en vigueur, l'élément déterminant pour la valeur probante d'un certificat médical n'est ni son origine, ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a) -, d'autant moins que ce praticien - qui suit l'assuré pour ce qu'il qualifie de troubles psychiques graves et lui prescrit un traitement psychotropes depuis une dizaine d'années - a fait des observations et posé des conclusions non seulement constantes quant au diagnostic et à la capacité résiduelle de travail de son patient mais aussi cohérentes avec celles des différents psychiatres qui ont été invités à se prononcer (IPVR et CCPP).