Citation: 7B_323/2024 E. B

B.a. À la suite d'une interpellation du Ministère public, A.________ s'est opposé, le 3 août 2023, à la communication de l'ouverture de la procédure pénale à la cheffe de l'autorité disciplinaire compétente pour l'exercice de sa profession, soit le Département de la santé et de l'action sociale (ci-après : le DSAS). Le 25 septembre 2023, le Ministère public a avisé le Procureur général du Ministère public du canton de Vaud (ci-après : le Procureur général) de l'ouverture de l'instruction pénale contre A.________. B.b. Par ordonnance du 9 octobre 2023, le Procureur général a dit que le DSAS devait se voir communiquer l'ouverture de l'instruction pénale visant A.________ s'agissant des faits concernant la fillette. Il a considéré que les faits reprochés entraient dans le périmètre des situations pour lesquelles le Ministère public était tenu de renseigner le DSAS, dès lors que la Fondation était une institution socio-éducative soumise à la surveillance de ce département. Si les faits sous enquête ne s'étaient pas déroulés sur le lieu de travail de A.________, ils étaient cependant de nature à questionner sur la capacité du précité à exercer sa profession avec la dignité et la conscience requises; en tant qu'atteintes à l'intégrité sexuelle, ces faits étaient inquiétants, cela d'autant plus que le prévenu accompagnait, dans le cadre de son activité professionnelle quotidienne, des enfants mineurs en situation difficile dont la vulnérabilité et la fragilité étaient accrues. L'intérêt public à la communication au DSAS l'emportait donc sur l'intérêt privé, afin que ce département puisse déterminer si A.________ restait digne de confiance pour exercer sa profession. B.c. Par arrêt du 12 janvier 2024, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Chambre des recours pénale) a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance.