Citation: 8C_281/2019 E. A

A.________, née en 1961, travaillait comme employée d'entretien au service de la société B.________ AG. Le 18 mars 2014, elle s'est notamment blessée à l'épaule droite en chutant sur son lieu de travail. Une arthro-IRM pratiquée le 23 avril 2014 a révélé une déchirure du tendon du sus-épineux. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. Devant l'échec du traitement conservateur, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a procédé à une décompression sous-acromiale, ténodèse du biceps et suture du tendon du sus-épineux (rapport opératoire du 3 septembre 2014). Lors du suivi post-opératoire, il a successivement prolongé l'incapacité de travail totale attestée depuis l'accident (rapports des 19 septembre 2014, 17 octobre 2014 et 2 décembre 2014). L'assurée a repris son activité professionnelle à 50 % le 17 mars 2015, avant de subir une nouvelle incapacité de travail totale dès le 9 septembre 2015. Le 4 décembre 2015, elle s'est soumise à une nouvelle arthro-IRM (rapport du 7 décembre 2015) puis elle a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (ci-après: la CRR) du 12 janvier au 2 février 2016 en vue d'une rééducation et d'une évaluation globale. A cette occasion, elle a notamment été examinée par le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 25 janvier 2016). A l'issue du séjour, les docteurs E.________ et F.________, respectivement spécialiste en rhumatologie et médecin-assistant, ont retenu une capacité de travail complète dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles de l'assurée; le pronostic de réinsertion dans une telle activité était toutefois défavorable en raison de facteurs non médicaux (rapport du 4 février 2016). Procédant à un examen final, la doctoresse G.________, spécialiste en neurochirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a retenu une capacité de travail nulle dans l'ancienne activité, mais totale avec un rendement de 100 % dans une activité limitant le soulèvement de poids à 5kg maximum au-dessus de l'horizontale et n'impliquant pas le port de poids sur des échelles ou des échafaudages (rapport du 23 mai 2016). Elle a estimé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 10 % (rapport du 24 mai 2016). Le 15 juin 2016, la CNA a informé A.________ qu'elle mettait un terme au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière avec effet au 30 juin 2016. Le 26 juillet suivant, se déterminant sur la reprise d'une activité professionnelle de sa patiente, le docteur C.________ a notamment indiqué qu'il était illusoire d'envisager une reprise de quelque nature que ce soit. Puis, le 22 septembre 2016, le docteur H.________, spécialiste en médecine interne générale, a indiqué qu'en tenant compte de la problématique de l'épaule droite et des différentes comorbidités, l'assurée présentait une incapacité de travail de 100 %. Par décision du 24 octobre 2016, confirmée sur opposition le 13 avril 2017, la CNA a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité, motif pris qu'elle ne subissait pas de perte de gain dans une activité adaptée. Elle lui a en revanche octroyé une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) fondée sur un taux de 10 %.