Citation: 2C_945/2021 E. 9

Il ressort de ce qui précède que le recourant n'entre dans aucune des situations de libre circulation des personnes prévues par l'ALCP, respectivement qu'il ne réalise pas les conditions requises pour s'en prévaloir. En effet, il n'exerce pas d'activité économique au titre de travailleur salarié, au sens de l'art. 6 Annexe I ALCP, et ne peut fonder aucun droit de demeurer en Suisse sur la base de ce statut (art. 4 Annexe 1 ALCP), pas plus qu'il ne peut bénéficier d'un titre de séjour au titre de personne sans activité lucrative, au sens de l'art. 24 Annexe I ALCP. Dès lors, c'est à juste titre que les juges précédents ont confirmé la révocation de l'autorisation de séjour UE/AELE du recourant vu que, c onformément à l'art. 23 al. 1 OLCP, les conditions requises pour sa délivrance n'étaient plus remplies. Au surplus, le motif de révocation de l'autorisation de séjour UE/AELE du recourant étant uniquement lié aux conditions d'octroi de ladite autorisation, respectivement à l'absence de qualité de travailleur salarié ou de tout autre statut découlant de l'ALCP, la révocation se fonde directement sur l'art. 23 OLCP, et non sur l'art. 62 al. 1 let. e LEI comme mentionné dans l'arrêt attaqué. Il n'y a en effet pas lieu d'analyer la situation sous l'angle du droit interne, la LEI ne trouvant à s'appliquer que lorsque le statut juridique du recourant n'est pas ou plus régi par l'ALCP (cf. art. 2 al. 1 LEI) et que l'étranger ne peut se prévaloir d'aucun titre de séjour en vertu de la LEI, ce qui est le cas en l'espèce.