Citation: 2C_581/2023 E. 4.2

4.2. En l'occurrence et en substance, le Tribunal administratif fédéral a nié que les violences conjugales invoquées par la recourante 1 présentaient le degré d'intensité requis après avoir constaté, en se basant sur les déclarations de celle-ci, que l'époux avait pris l'initiative de la séparation et qu'elle n'avait pas laissé entendre que la vie avec lui serait devenue insupportable. En outre, l'autorité précédente a relevé que la plainte pénale déposée par la recourante 1 avait été classée faute d'éléments suffisants à charge contre l'époux et que les moyens de preuve produits n'étaient pas aptes à démontrer les violences qui auraient été endurées durant l'union conjugale. A cet égard, il a résumé les pièces justificatives produites par les recourantes (arrêt attaqué consid. 7.2) et relevé que celles-ci étaient postérieures à la vie commune et qu'elles ne permettaient pas en soi de démontrer la teneur ni l'origine de l'oppression domestique alléguée (arrêt attaqué consid. 8.7). Enfin, le Tribunal administratif fédéral a constaté que la recourante 1 a pu avoir plusieurs emplois lui permettant d'avoir un revenu et disposer dès lors de moyens financiers, ainsi que des activités sociales, ce qui venait mettre en doute une partie du récit de celle-ci (arrêt attaqué consid. 8.8). Les recourantes ne démontrent pas en quoi l'autorité précédente aurait arbitrairement retenu ces faits. En particulier, elles n'indiquent pas précisément quel élément de preuve, propre à établir l'intensité des violences subies, aurait été omis ou apprécié de façon insoutenable par le Tribunal administratif fédéral. Elles n'indiquent notamment pas quel contenu des rapports médicaux qu'elles invoquent, de manière très générale, serait en mesure de rendre insoutenable les faits retenus par l'autorité précédente. Les extraits qu'elles citent des déclarations faites par la recourante 1 à la police ne permettent pas d'établir des violences conjugales d'une ampleur suffisante. Les recourantes n'expliquent en outre pas en quoi le contenu de l'attestation du Centre d'accueil D.________ du 28 octobre 2020, qu'elles invoquent, aurait permis d'établir le caractère insoutenable des faits retenus. Elles n'indiquent pas non plus en détail pour quelle raison l'issue du litige aurait été susceptible d'être influencée par les faits qu'elles mentionnent. ll en va ainsi notamment du moment à partir duquel la recourante 1 aurait été mise au courant du dépôt d'une demande de mesures protectrices par son époux. En effet, les recourantes n'expliquent pas en quoi l'existence de démarches liées à des violences conjugales par la recourante 1 avant que celle-ci n'ait eu connaissance de ladite demande démontrerait l'intensité des violences subies. Au surplus, l'argumentation des recourantes est essentiellement appellatoire. Les recourantes ne respectent ainsi pas les exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Leur grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit partant être écarté.