Citation: 8C_22/2017 E. 8.3

8.3. Il est vrai que la jurisprudence peut admettre que l'on renonce à l'exigence d'un préjudice irréparable si le principe de célérité est violé de manière flagrante ou lorsque la décision incidente retarde la procédure dans de telles proportions qu'elle s'apparente à un déni de justice (cf. arrêt 1B_569/2011 du 23 décembre 2011 consid. 1.2 et les arrêts cités). En l'occurrence, la recourante ne démontre toutefois pas que le refus de la Chambre administrative de verser au dossier certaines diapositives de la présentation " power point " risque réellement de différer le jugement final au-delà de ce qui est raisonnable. Cette condition n'est pas remplie par le seul allongement de la procédure ou l'accroissement des frais de celle-ci. Ces circonstances ne sont en principe pas susceptibles de causer un préjudice irréparable (ATF 141 III 395 consid. 2.5 p. 400). Sinon le recours immédiat serait pratiquement ouvert dans tous les cas, ce qui irait à l'encontre du but de l'art. 93 al. 1 LTF qui veut que le Tribunal fédéral ne doive en principe être saisi qu'une seule fois de la même affaire, au moment de la décision finale.