Citation: 1C_316/2022 E. 2.3

2.3. La recourante débute son écriture par un bref exposé des faits de la cause. Dans cette première partie, elle ne cherche pas à démontrer que ceux-ci auraient été établis arbitrairement par l'instance précédente et ne formule ainsi aucun grief recevable. Elle discute ensuite l'enchaînement rapide des événements fondant la présomption de fait que la naturalisation a été obtenue frauduleusement retenu par l'autorité précédente. Elle fait également valoir qu'elle n'aurait pas eu un comportement déloyal et trompeur dans le cadre de la procédure de naturalisation facilitée. Elle affirme, en substance, que le quotidien du couple était emprunt de violences et de tensions et que celles-ci faisaient partie de leur réalité conjugale, de sorte qu'elles n'étaient pas un indice de la fin imminente de leur relation; la consultation de psychologues en 2015 démontrerait que les époux souhaitaient poursuivre leur communauté de vie et régler leurs problèmes; après l'octroi de la naturalisation, elle et son époux avaient continué à oeuvrer ensemble pour le bien de leur famille, notamment en s'occupant de leurs enfants et en cherchant à acquérir une maison familiale. Elle évoque enfin "une dispute particulièrement grave", lors de laquelle elle aurait été menacée de mort par son époux, qui constituerait un événement suffisamment extraordinaire intervenu après sa naturalisation pour mettre définitivement un terme au lien conjugal. Ce faisant, la recourante ne conteste pas véritablement l'établissement des faits ni l'appréciation des preuves; ses critiques, telles qu'elles sont formulées, se confondent en réalité avec ses moyens de fond, qui seront examinés ci-après (cf. infra consid. 3). Le grief doit donc être écarté.