Citation: 1B_571/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la cour cantonale a considéré que, même si le recourant ne s'en était jamais pris physiquement à ses enfants, une procédure avait été ouverte en 2016 contre lui pour violences conjugales, l'enquête ayant été classée en raison de l'absence de volonté de son épouse de reprendre la procédure après une suspension, et non parce que les faits qui lui étaient alors reprochés n'étaient pas établis. S'ajoutait à cela que les actes présentement en cause, dont la réalité était partiellement établie par témoin, étaient très graves, puisque le recourant aurait menacé de s'en prendre au bien juridique le plus précieux; les menaces de tuer les siens, proférées à plusieurs reprises, notamment un couteau à la main, permettaient à l'évidence de retenir à tout le moins un risque concret de passage à l'acte, même en l'absence de condamnation antérieure pour des faits de même nature. Le Tribunal cantonal a encore précisé que les conclusions orales du rapport d'expertise psychiatrique, qui devait bientôt être rendu, faisaient état d'un risque de récidive qualifié de moyen. Il a indiqué que cette appréciation pourrait être revue lorsque le rapport d'expertise aura été déposé. Cette motivation permet de comprendre pourquoi le risque de réitération et de passage à l'acte a été retenu. Ces motifs n'ont d'ailleurs pas échappé au recourant, qui a précisément attaqué l'arrêt sur ce point en toute connaissance de cause. Cela est suffisant, sous l'angle du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Le grief de déni de justice formel doit donc être écarté.