Citation: 4C.133/2004 14.07.2004 E. 3

La défenderesse soutient ensuite que la Cour de justice aurait violé les "principes d'interprétation d'un contrat" du fait qu'elle aurait déterminé les honoraires en fonction du montant de la garantie bancaire, alors que les parties seraient convenues d'une rémunération fondée sur le paiement des travaux exécutés. L'autorité cantonale a retenu de manière à lier la Cour de céans (art. 63 al. 2 OJ) que le "protocole d'accord" prévoit que la rétribution est fonction des montants recouvrés et que ce protocole reflète fidèlement ce qui a été convenu entre les parties oralement. Elle a ainsi établi la volonté réelle des parties, qui, en tant que question de fait, ne peut être revue dans le recours en réforme (ATF 127 III 248 consid. 3f p. 255; 118 II 365 consid. 1 p. 366). Il ne ressort pas de l'arrêt querellé que les parties auraient prévu que les honoraires ne seraient dus que si la défenderesse versait un montant en spécifiant qu'il se rapporte aux travaux exécutés et non à la restitution de la garantie bancaire. Dans la mesure où la défenderesse introduit un fait qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué, sans se prévaloir d'une des exceptions l'y autorisant, son grief - dont il est d'ailleurs douteux qu'il satisfasse aux conditions minimales de motivation posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ - est irrecevable (cf. consid. 1.1).