Citation: 5A_880/2022 E. 5.3

5.3. Le recourant relève enfin avoir démontré à satisfaction lors de la procédure s'être d'ores et déjà acquitté d'une somme de 54'000 fr. à titre de commission pour la vente de sa parcelle, en versant cette somme à la société I.________ SA. Il constate que, curieusement, le prononcé de première instance retenait que l'on ne connaissait rien de cette société et que l'arrêt entrepris restait muet sur cette question, violant au passage son droit d'être entendu, faute de motivation. Il ajoute qu'il était pourtant établi que F.________ avait personnellement signé le 19 février 2021 pour le compte de I.________ SA une " convention d'affaire " conditionnant le versement en faveur de cette société d'une somme de 54'000 fr. à la réalisation effective de la vente et que l'arrêt querellé omettait de manière arbitraire de retenir ces éléments. Puis, il mentionne que F.________, présenté par l'intimée comme l'un de ses auxiliaires, avait donc déjà perçu, par l'entremise d'une société tierce, une somme de 54'000 fr. à titre de commission et qu'il était plausible que la " convention d'affaire ", qui fondait ce versement et qui était postérieure au contrat de courtage, constituait un avenant à ce contrat. Il en retire que, dans ces conditions, l'intimée ne pouvait nier que F.________, en signant la " convention d'affaire ", oeuvrait en qualité de représentant et que le montant de la commission avait notamment été réduit, compte tenu des conditions définitives de la vente, à 54'000 fr., correspondant à 3% de 1'800'000 fr., somme dont il était établi que le recourant s'était d'ores et déjà acquitté. Il ressort de l'état de fait de l'arrêt querellé que le recourant a déposé, à l'appui de ses déterminations de première instance, une convention d'affaire établie par I.________ à l'attention du poursuivi (non signée par celui-ci) et de G.________ SA, prévoyant l'engagement du poursuivi à verser le montant de 54'000 fr. à I.________ à l'exécution de l'acte de vente de sa propriété, ainsi qu'une attestation de cette dernière société confirmant la réception du montant précité versé par le poursuivi en lien avec la vente de la parcelle no... de U.________, ces pièces étant au demeurant déjà listées dans le prononcé de mainlevée. Dans ce prononcé, la juge de paix avait retenu que le poursuivi semblait prétendre avoir rémunéré un autre courtier en produisant à cet égard un document selon lequel il avait versé 54'000 fr. à la société I.________. Elle avait écarté cet argument en relevant que l'on ignorait notamment dans quel cadre cette société était intervenue et le motif du versement et que, de manière générale, le poursuivi n'établissait ainsi pas avoir conclu un autre accord avec un tiers qui prévalait sur celui passé avec la poursuivante, le contrat de courtage prévoyant en outre l'exclusivité de cette dernière. Dès lors qu'il n'apparaît pas que le recourant aurait émis une quelconque critique en lien avec cette motivation dans son recours cantonal, celui-ci ne faisant même aucune mention du versement précité, force est de constater que le recourant ne satisfait pas, là encore, au principe d'épuisement matériel des instances (cf. supra consid. 2.3) et que le grief de violation de son droit d'être entendu, sous l'angle d'un défaut de motivation, est manifestement infondé. Au demeurant, en invoquant le paiement d'une somme qui ne correspond pas à celle poursuivie, en faveur d'une société tierce, sur la base d'une convention dont les termes, s'agissant en particulier de la prestation à fournir, sont méconnus (art. 105 al. 1 LTF), le recourant ne rend nullement vraisemblable avoir éteint la créance de l'intimée.