Citation: 8C_578/2020 E. A

A.a. B.________, né en 1977, a travaillé à plein temps en tant qu'agent d'assurance depuis 2011 pour la société A.________ Sàrl (ci-après: A.________ Sàrl), dont il est associé gérant avec signature individuelle. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès d'AXA Assurances SA (ci-après: AXA). Par déclaration de sinistre du 19 décembre 2017, B.________ a annoncé à AXA que le 29 novembre 2017, il s'était blessé au niveau de l'épaule gauche en chutant dans les escaliers; son salaire de base était de 9000 fr. par mois, auquel s'ajoutaient des allocations familiales de 500 fr. par mois et un 13 e salaire de "9000 fr. par mois". AXA a pris en charge le cas et a versé des indemnités journalières jusqu'au 19 janvier 2018 sur la base du salaire annuel maximal assuré de 148'200 fr. Par déclaration de sinistre du 11 juin 2018, B.________ a annoncé à AXA avoir glissé et chuté dans sa baignoire le 22 mai 2018; son salaire de base était de 9000 fr. par mois, auquel s'ajoutaient des allocations familiales de 500 fr. par mois et un 13 e salaire de "9000 fr. par mois". Selon l'extrait du compte AVS individuel produit à la demande d'AXA le 11 juillet 2018, B.________ a perçu un salaire annuel de 108'000 fr. pour les années 2015, 2016 et 2017. Le 15 août 2018, AXA a demandé à A.________ Sàrl de lui transmettre une copie des fiches de salaires remises à B.________ pour les années 2017 et 2018, une copie de la preuve des versements des salaires à l'assuré pour la même période ainsi qu'une copie de la déclaration des salaires 2017 pour le compte de A.________ Sàrl auprès de la caisse de compensation. Le 20 août 2018, A.________ Sàrl a transmis à AXA un extrait de son relevé de compte AVS pour la période du 1 er janvier au 17 août 2018, s'étonnant de devoir remettre des documents supplémentaires. Le 30 août 2018, AXA a justifié sa demande de production de documents par le fait que le salaire annuel déclaré par l'assuré dans sa déclaration de sinistre ne correspondait pas à la réalité des informations en sa possession. A.________ Sàrl a indiqué le 4 septembre 2018 que l'assuré touchait un salaire mensuel de 9000 fr., ainsi qu'un 13 e salaire de 9000 fr. et que les mentions figurant dans les déclarations d'accident concernant un 13 e salaire de "9000 fr. par mois" relevaient manifestement d'une erreur. Le 14 septembre 2018, A.________ Sàrl a indiqué à AXA qu'il convenait de se baser sur une rémunération annuelle de "12 x 9000 fr., le 13 e fai[san]t partie d'une autre sous société de A.________ Sàrl". AXA ayant demandé à l'assuré s'il avait un deuxième employeur, ce dernier a répondu que A.________ Sàrl était son seul employeur et qu'il existait une "sous entité qui compren[ait] la même adresse et le même compte mais se différenci[ait] car elle ne fai[sai]t que du conseil et du service". A.b. Par décision du 26 novembre 2018, AXA a statué sur le volet LAA des sinistres des 29 novembre 2017 et 22 mai 2018. Dans ce cadre, elle a arrêté le salaire assuré à 108'000 fr. et, pour le cas annoncé en 2018, fixé le statu quo sine au 19 juin 2018 en se fondant sur l'avis de son médecin-conseil. Elle a en outre compensé le montant à restituer pour le trop-perçu en 2017 - dans le cadre duquel elle s'était basée sur le salaire déclaré de 216'000 fr., limité à 148'000 fr., en lieu et place du gain réel de 108'000 fr. - avec le montant alloué dans le cadre du sinistre de 2018. B.________ a fait opposition contre la décision du 26 novembre 2018. Par courrier du 25 janvier 2019, AXA a annoncé à l'assuré qu'elle entendait procéder à une reformatio in pejus de la décision du 26 novembre 2018, impliquant le refus des prestations et le remboursement des indemnités journalières payées, compte tenu des fausses déclarations de B.________ quant au salaire qu'il avait perçu. Par décision sur opposition du 16 mai 2019, AXA a modifié sa décision du 26 novembre 2018 en ce sens que le cas d'assurance était refusé pour fausse déclaration, les prestations versées devant être remboursées.