Citation: 5C.110/2003 30.06.2003 E. B

A la suite d'un courrier du 13 mai 2002 de l'assistante sociale en charge de la curatelle, dont il ressortait que les enfants A.________ et B.________ avaient déclaré avoir été battus par leur père lors de l'exercice du droit de visite, la curatrice des enfants a pris le 17 juin 2002 une clause péril, suspendant ainsi le droit de visite de X.________. Dans son rapport du 20 juin 2002, la curatrice a sollicité du Tribunal tutélaire la ratification de la décision prise le 17 juin 2002. Après avoir entendu le père, la mère et l'assistante sociale, et pris connaissance de deux certificats médicaux ainsi que d'une attestation d'un certain Dr Y.________, le Tribunal tutélaire, par ordonnance du 23 juillet 2002, a ratifié la clause péril prise par la curatrice le 17 juin 2002 en faveur de A.________ et B.________. Il a suspendu provisoirement le droit de visite de X.________ sur ses deux enfants, ce droit pouvant cependant reprendre, dans le cadre du Point de rencontre de Gilly, dès que X.________ aurait communiqué à la curatrice son accord avec cette modalité d'exercice. Pour le surplus, la curatrice était chargée d'organiser les visites de X.________ dans le cadre dudit Point de rencontre à raison d'une demi-journée par semaine. Statuant le 28 octobre 2002 sur recours de X.________, l'Autorité de surveillance des tutelles du canton de Genève a annulé cette décision et renvoyé la cause au Tribunal tutélaire pour complément d'instruction et nouvelle décision.