Citation: 4C.359/2006 12.01.2007 E. A

Dès le 3 mars 2003, Y.________ a engagé X.________ en qualité de chauffeur et maître d'hôtel. Son salaire était fixé à 4'670 fr. par mois, payable treize fois par an; il fut ensuite augmenté à 4'900 fr. Les mardi 12 et mercredi 13 avril 2005, X.________ ne s'est pas présenté à son travail. Y.________ lui a adressé deux lettres, l'une le mardi, l'autre le mercredi, pour lui demander des explications et le menacer de licenciement. Le jeudi 21 du même mois, X.________ était derechef absent de son poste. Y.________ lui a alors successivement expédié deux nouvelles lettres, ce même jour, la première pour lui signifier son licenciement immédiat et lui ordonner le remboursement d'une somme de 31'000 fr. qu'il lui avait prêtée, la seconde pour le sommer de se présenter à son travail le samedi 23 à huit heures. Le lendemain 22, X.________ a répondu qu'il ne viendrait pas travailler et que, la veille, il avait envoyé un certificat médical. Il disait aussi s'être plaint sans succès d'un horaire trop chargé et il expliquait que le stress consécutif à cette situation l'avait conduit à consulter un médecin. Il n'avait cependant pas l'intention de démissionner et il souhaitait un entretien avec son employeur. Par lettre de son avocat datée du 2 mai 2005, Y.________ a licencié X.________ avec effet immédiat. Cet écrit mentionne une ultime invitation à reprendre le travail, à laquelle X.________ n'aurait répondu que par des insultes et des menaces.