Citation: 5A_873/2021 E. 5.4

5.4. Le recourant considère que le Tribunal de céans peut " aisément considérer que la remise [des] deux garde-temps réalis[e] un nantissement, au sens des art. 890 ss CC au profit de l'intimée, avec faculté de procéder à la réalisation de l'objet grevé sous conditions que la vente intervienne au meilleur moment possible, afin d'en réaliser le meilleur prix de vente possible, que le recourant ait été consulté préalablement et que le prix de vente soit imputé au montant de la créance ". Selon lui, compte tenu de la constitution de ce droit de gage avec faculté de réalisation anticipée des biens grevés au meilleur prix, il ne connaissait pas, au moment d'apposer sa signature, le montant exact de la dette qui serait due en cas de résiliation de la convention et ne disposait pas de la capacité de le déterminer avant de signer. Il en déduit que la convention signée le 18 juin 2018 ne peut équivaloir à une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 LP. Le recourant soutient par ailleurs que l' " hypothétique reconnaissance de dette " doit être considérée comme étant émise sous réserve du montant équivalant à la valeur des deux montres ayant été remises et éventuellement réalisées par l'intimée. En effet, à la lecture des art. II et IV de la convention, il ne pourrait qu'être retenu qu'en cas de résiliation de la convention, le recourant acceptait de reconnaître devoir un montant de 210'335 fr., sous réserve de la déduction des éventuels montants déjà perçus à raison de la réalisation des deux montres, au meilleur prix et après qu'il eut été consulté. Le recourant considère enfin que l'étendue de son obligation de remboursement est insuffisamment déterminée pour pouvoir ordonner la mainlevée. En effet, le montant de la dette prétendument due dépendait encore du montant du prix de vente effectif que l'intimée aurait pu réaliser en vendant, au meilleur moment et au meilleur prix, les deux garde-temps qu'il lui avait remis. Or, celle-ci n'avait pas respecté ces conditions, puisqu'elle semblait avoir vendu ces garde-temps à vil prix afin d'en tirer un avantage et ainsi exiger le paiement d'une somme la plus importante possible. Le recourant en déduit qu'actuellement, le montant prétendument dû restait indéterminé et ne permettait pas d'ordonner la mainlevée.