Citation: 7B.15/2005 01.03.2005 E. B

B.a Le 24 juillet 2003, F.________, épouse du poursuivi, et ses trois enfants G.________, H.________ et I.X.________ ont revendiqué la propriété des objets se trouvant dans un coffre-fort séquestré en mains de E.________ SA. Le même jour, J.X.________ et K.X.________, frères du poursuivi, ont revendiqué, à concurrence d'un tiers chacun, les sommes bloquées sur le compte de celui-ci auprès de D.________. La créancière a contesté ces revendications, estimant qu'elles étaient tardives et contraires aux règles de la bonne foi. Invités par l'office à lui communiquer la date à laquelle ils avaient été informés des séquestres, les revendiquants ont répondu qu'ils avaient fait valoir leurs droits le 24 juillet 2003, sitôt après avoir eu connaissance d'un jugement du Tribunal de première instance du 11 juin 2003 déclarant exécutoire un jugement rendu le 4 septembre 1998 à l'encontre du poursuivi. Le 25 juin 2004, l'office a informé les revendiquants qu'il écartait leurs revendications au motif que leur but était de troubler la procédure en cours. B.b Par deux actes séparés, les revendiquants ont déposé plainte contre cette décision. L'épouse du poursuivi et ses enfants ont fait valoir qu'ils avaient fait inventorier le contenu du coffre-fort séquestré le 19 mai 2003 et qu'après avoir pris le temps d'analyser attentivement l'inventaire afin de fonder leurs prétentions, ils avaient revendiqué la propriété de divers objets le 24 juillet 2003. Ils précisaient qu'ils partageaient leur temps entre la France et le Liban, ce qui générait certains délais dans le traitement de leurs affaires, qu'ils n'avaient pas tardé à agir après avoir appris l'existence du séquestre en avril 2003 et qu'en aucune manière ils avaient agi de mauvaise foi de façon à retarder la procédure de poursuite. Quant aux frères du poursuivi, ils exposaient qu'après avoir appris l'existence du séquestre en avril 2003, ils avaient mis à profit les mois de mai et juin 2003 pour constituer un dossier fondant leurs droits sur les avoirs déposés auprès de D.________, et ils ont produit à ce propos des lettres datées du 6 mai et du 12 juin 2003. Ils précisaient par ailleurs que leurs démarches avaient été ralenties du fait de leur domicile au Liban. B.c Par décision du 23 décembre 2004, la Commission cantonale de surveillance a joint les deux plaintes, les a admises et a invité l'office à prendre en considération les revendications en question. Elle a communiqué sa décision le 3 janvier 2005 non seulement à la créancière, au poursuivi et aux revendiquants, mais également à L.________, créancier dans une autre procédure de séquestre et validation de séquestre dirigée contre le poursuivi et portant sur les avoirs de celui-ci en mains de D.________ (séquestre n° xxxxx/poursuite xxxxx).