Citation: 7B_1147/2024 E. 1.2

1.2. Le séquestre pénal étant une décision à caractère incident, le recours n'est recevable que si l'acte attaqué est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; ATF 140 IV 57 consid. 2.3). La jurisprudence admet qu'un séquestre cause en principe un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, dans la mesure où le propriétaire se trouve privé temporairement de la libre disposition des valeurs ou des biens saisis; il en va de même en cas de réalisation anticipée de ces biens, l'atteinte au droit de propriété étant plus importante (ATF 126 I 97 consid. 1b; voir également ATF 128 I 129 consid. 1; arrêt 1B_461/2017 du 8 janvier 2018 consid. 1.2). Vu le sort du recours, la question de savoir si la présente décision de refus de réalisation anticipée d'un bien séquestré cause un préjudice irréparable au recourant sera laissée ouverte. Le recourant dispose pour le surplus d'un intérêt juridique à obtenir l'annulation ou la modification de la décision querellée (cf. art. 81 al. 1 let. a et b LTF; cf. ATF 133 IV 278 consid. 1.3; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 1.1).