Citation: 6P.94/2006 10.08.2006 E. 6

Enfin, en relation avec l'indemnité pour tort moral, le recourant s'en prend au lien de causalité existant entre les abus sexuels qu'il aurait commis et l'invalidité de l'intimée. Selon lui, la cour cantonale aurait admis arbitrairement un tel lien; les faits à l'origine de la demande d'assurance invalidité seraient sans rapport avec les abus qui lui sont reprochés. La cour cantonale n'a pas constaté - contrairement à ce que semble croire le recourant - que les agissements du recourant étaient la seule et unique cause de l'invalidité de l'intimée. Elle a admis que l'intimée souffrait d'atteintes psychiques et physiques déjà avant les agissements du recourant, mais a retenu que le recourant avait aggravé ces atteintes, ajoutant qu'elle ne pouvait, sans un rapport d'expertise, déterminer dans quelle proportion. En se bornant à relever que l'intimée souffrait d'anorexie nerveuse et de névrose, le recourant ne démontre pas en quoi la constatation de la cour cantonale, selon laquelle il aurait aggravé les troubles psychiques et physiques de l'intimée, serait arbitraire. Le grief soulevé ne satisfait donc pas aux exigences de précision et de clarté posées à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, de sorte qu'il est irrecevable.