Citation: 5A_396/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Le certificat de salaire annuel litigieux, daté du 18 mars 2020, a été établi sur la formule standardisée destinée aux autorités fiscales et indique un salaire net de 32'937 fr. pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019. Dans la décision querellée, l'autorité cantonale a estimé que rien ne permettait de mettre en doute la véracité de ce document et a relevé que le montant de 32'937 fr. avait été déclaré à l'administration fiscale. D'emblée, la recevabilité de l'argumentation de la recourante relative au certificat de salaire est douteuse sous l'angle des exigences accrues de motivation, dès lors qu'elle se limite à affirmer " avoir toujours contesté avoir établi ce document qui est un formulaire et qui n'est pas signé et qui ne prouve rien ". Quoi qu'il en soit, compte tenu de la limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblance en matière de mesures protectrices de l'union conjugale (cf. supra consid. 3.1) et en l'absence d'éléments pertinents apportés par la recourante pour contrer ceux retenus par l'autorité cantonale, il n'apparaît pas que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en reconnaissant une valeur probante au certificat de salaire produit. S'agissant par ailleurs du montant mensuel de 2'685 fr. mentionné par l'autorité cantonale, qui correspond à un montant annualisé de 32'220 fr., la manière dont il a été calculé ne semble pas ressortir de la décision entreprise. Cela étant, cet élément n'est pas suffisant pour nier la rémunération annuelle de 32'937 fr. précédemment admise pour l'année 2019 et qui permettrait d'admettre, sans arbitraire, que la recourante avait été rémunérée pour son activité au sein de la société. Au demeurant, la recourante n'explique pas pour quel motif le fait que son salaire aurait été versé sur son compte actionnaire ou sur un autre compte serait pertinent pour l'issue de la cause. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.