Citation: 5A_725/2022 E. 3.2

3.2. La recourante reproche à la Cour d'appel de s'être écartée du revenu mensuel de 2'916 fr. arrêté par le Service cantonal des contributions, lequel avait procédé à une taxation d'office en application de l'art. 164 al. 2 LICD/FR (RSF 631.1) au motif que la valeur probante des comptes produits par la recourante était insuffisante. Selon elle, dans la mesure où les juges cantonaux avaient constaté que l'administration fiscale était "rompue à ce genre d'estimation" et que cette dernière avait déjà écarté la comptabilité qu'elle avait produite, ils ne pouvaient sans arbitraire s'écarter de ce montant au seul motif que les pièces qu'elle avait produites avaient une valeur probante trop faible. Dans sa réponse, l'intimé soulève également un grief d'arbitraire dans l'établissement du revenu de la recourante. Il reproche notamment à la cour cantonale d'avoir pris en compte uniquement le revenu d'une coiffeuse. Ladite cour avait pourtant constaté que la recourante exerçait comme indépendante, ce qui lui octroyait certains avantages que n'avait pas une coiffeuse salariée, sans répercuter ce constat sur le revenu retenu à l'endroit de la recourante. Au demeurant, il avait mis en évidence en première instance déjà qu'il ressortait des extraits du compte commercial E.________ 2019 et 2020 de la recourante qu'elle avait réalisé un salaire supplémentaire de 13'028 fr., respectivement 11'694 fr., alors que ce compte ne ressortait pas de la comptabilité produite par la recourante. Enfin, il relève qu'il ressort d'un extrait de la page Internet du salon de coiffure de la recourante qu'elle propose, en sus de ses services de coiffeuse, également du conseil en image.