Citation: U 434/04 27.03.2006 E. 3

3.1 Dans le cas particulier et quoiqu'en dise l'intimé, il est médicalement établi qu'au moment où la CNA a pris sa décision, l'état de santé de l'assuré était stabilisé, comme l'a justement retenu le premier juge. D'ailleurs, la réalisation de cette condition n'était pas remise en cause par l'intéressé à l'époque de la décision litigieuse, puis du jugement cantonal. La prétendue aggravation dont il fait état pour la première fois en instance fédérale n'y change rien. D'une part, elle n'est pas établie en l'état au degré de vraisemblance prépondérante requis (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références; cf. ATF 130 III 324 sv. consid. 3.2 et 3.3) dès lors que le docteur H.________ (spécialiste FMH en chirurgie de la main) atteste d'un état stationnaire dans son certificat médical du 2 décembre 2004. D'autre part et surtout, ni le docteur G.________ (médecin généraliste traitant; lettre du 26 mai 2004), ni le docteur H.________ ne proposent de mesures thérapeutiques propres à améliorer sensiblement l'état de santé de l'intimé. 3.2 A l'époque de la décision litigieuse, l'assuré avait sollicité des prestations de l'assurance-invalidité qui lui avaient été refusées dans un premier temps (décision du 28 janvier 2003). A la suite de son opposition et retenant nouvellement un taux d'invalidité de 22,7 %, l'office AI avait transmis le dossier à son service de réadaptation pour examen du droit de l'intimé à des mesures professionnelles (décision du 4 juin 2003). Au vu du dossier en l'état actuel, cette procédure est en cours. 3.3 Dès lors, et faute de décision négative exécutoire de l'AI, il incombait à la recourante de fixer la rente à titre provisoire (ou transitoire) en prenant en considération la situation d'un assuré non encore réadapté (ATF 116 V 246). Il a sans doute échappé au premier juge que tel est précisément le contenu de la décision sur opposition rendue par l'assureur-accidents le 4 juin 2003 et qu'il ne se justifiait pas, selon le système légal exposé ci-dessus, d'attendre que l'office AI ait mené à terme les mesures de réadaptation. Dans cette mesure, son jugement s'avère contraire au droit fédéral. La cause sera ainsi renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle entre en matière sur le recours de l'assuré en tant qu'il porte sur la quotité de la rente (provisoire) et rende un nouveau jugement.