Citation: 6B_308/2007 03.09.2007 E. 1

Quant à la qualité pour recourir, la SA soutient que l'acquittement de l'intimé a un effet négatif sur ses prétentions civiles, puisqu'elles avaient été admises en première instance puis écartées en appel. Elle aurait donc un intérêt juridique, au sens de l'art. 81 al. 1 let. b LTF, ce qui lui conférerait la légitimation active. Elle admet qu'elle n'est pas une victime selon la LAVI et cite un avis de doctrine qui pourrait être favorable à cette argumentation (Yvan Jeanneret/Robert Roth, Le recours en matière pénale, in: Les recours au Tribunal fédéral, Genève 2007 p. 121). L'art. 81 LTF a fait l'objet d'un arrêt de principe (6B_12/2007 du 5 juillet 2007, destiné à la publication). Il a été jugé que le nouveau droit s'inscrivait dans la continuité de l'ancien. L'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF relatif à la victime doit être interprété dans le sens de l'art. 270 PPF, abrogé dès le 1er janvier 2007. Cela signifie que celui qui n'est pas une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI, mais un simple lésé, n'a pas qualité pour former un recours en matière pénale, sauf s'il fait valoir la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel. Dès lors, n'étant pas une victime, la recourante n'a pas qualité pour contester les considérants de l'autorité cantonale relatifs à l'escroquerie prévue à l'art. 146 CP. A cet égard, le recours est irrecevable.