Citation: 6B_143/2022 E. 1.5

1.5. La recourante reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa situation personnelle, eu égard en particulier aux souffrances qu'elle avait endurées en raison de sa maladie psychique, mais également à l'effet de la peine sur son avenir. Ce faisant, la recourante ne précise pas concrètement en quoi consistaient les souffrances alléguées, ni par ailleurs dans quelle mesure celles-ci, par hypothèse non prises en considération par l'expert et par la cour cantonale, étaient propres à justifier une atténuation de sa faute. Elle n'apporte non plus aucune explication circonstanciée quant à un pronostic favorable qui aurait dû être formulé au sujet de son avenir après l'exécution de la peine, attendu de surcroît que l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet tout au plus que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (cf. arrêt 6B_87/2022 du 13 octobre 2022 consid. 2.6.2; arrêts 6B_630/2021 du 2 juin 2022 consid. 1.3.6; 6B_154/2021 du 17 novembre 2021 consid. 1.4.1). On ne voit du reste pas qu'un hypothétique bon comportement en détention, qui aurait été adopté jusqu'alors par la recourante, devait être perçu comme particulièrement méritoire au point de justifier une atténuation de la peine à lui infliger. En tant que la recourante se plaint par ailleurs qu'il n'a pas été tenu compte qu'elle avait bien collaboré au cours de la procédure, elle ne démontre pas en quoi il devait être considéré que tel avait été spécialement le cas en appel, lors même que les premiers juges avaient pour leur part estimé que, jusqu'alors, sa collaboration avait été médiocre et intéressée, celle-là ayant persisté, tout au long de la procédure, dans des déclarations mensongères, notamment en chargeant son amant D.________, soucieuse de lui imputer les actes les plus graves (cf. jugement du Tribunal pénal, consid. V/3ac p. 73).