Citation: 5D_4/2025 E. A

A.a. Le 12 novembre 2024, A.________ a requis le séquestre, sur la base de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP, du salaire de B.________, ainsi que de toute autre créance de celle-ci auprès de son employeur, à U.________, à concurrence de 4'800 fr. plus intérêts moratoires à 5 % l'an dès le 1er décembre 2016 et de 8'867 fr. 05 plus intérêts moratoires à 6,71 % l'an dès le 31 janvier 2019. La requérante alléguait qu'elle avait conclu un contrat de sous-location avec la prénommée (sous-bailleresse) le 1er décembre 2016 et qu'elle lui avait remis une garantie de loyer de 4'800 fr. Elle avait en outre contracté deux prêts bancaires dans l'intérêt de celle-ci, l'un de 15'000 fr. le 10 octobre 2016, l'autre de 10'000 fr. le 23 novembre 2017, et avait remis à l'intéressée la somme de 10'000 fr. le 26 octobre 2017, puis de 5'000 fr. le 9 décembre 2017. Celle-ci, qui avait reconnu être sa débitrice à raison de 15'000 fr. lors d'un échange de messages "WhatsApp", en octobre 2017, avait partiellement remboursé sa dette, mais restait lui devoir un montant 8'867 fr. 05. La requérante a également allégué que la sous-location avait pris fin le 30 novembre 2018, sans que la garantie de loyer de 4'800 fr. ne lui soit restituée. Elle avait initié une poursuite à l'encontre de la sous-bailleresse (n° xxx) pour un montant en capital de 13'667 fr. 05, dans le cadre de laquelle un procès-verbal de non-lieu de saisie avait été établi le 2 août 2024. A.b. Par ordonnance du 12 novembre 2024, le Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête de séquestre. Il a retenu que la requérante n'avait fourni aucun document dont il résulterait que la sous-bailleresse se serait engagée à lui verser des montants de 4'800 fr., respectivement de 8'867 fr. 05. Les contrats de crédit bancaire conclus par la requérante ne mentionnaient pas que ces emprunts auraient été contractés pour le compte de l'intéressée. De plus, si les extraits de compte postal qui avaient été déposés laissaient apparaître que deux retraits en espèces avaient été opérés, ils ne permettaient pas d'admettre que les montants retirés auraient été remis à la précitée. Enfin, les messages "WhatsApp" produits ne rendaient pas non plus vraisemblable la créance alléguée. A.c. Par arrêt du 5 décembre 2024, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé par la requérante.