Citation: 5D_43/2019 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le grief selon lequel l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en omettant de constater que la décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 28 juillet 2014 tiendrait compte des rentes AVS touchées par l'intimé doit être rejeté. Les propres rentes de l'intimé étaient certes déterminantes pour établir son revenu. Pour l'application de l'art. 285 al. 2 bis aCC, seules le sont en revanche les rentes complémentaires pour enfant. Or, la décision provisionnelle n'en fait pas état, ce d'autant que la décision statuant sur l'arriéré de rentes complémentaires date du 5 décembre 2014. Le rejet de ce premier grief entraîne celui de l'arbitraire dans l'application de l'art. 285 al. 2 bis aCC. Quant à celui relatif à l'art. 81 al. 1 LP, l'autorité cantonale n'a pas non plus violé l'art. 9 Cst. en rejetant l'exception de compensation avec les créances d'entretien. Pour ce faire, il lui a suffi d'appliquer la règle de l'art. 285 al. 2 bis aCC et, non, comme le soutient la recourante, à se saisir de délicates questions de droit matériel. Par surabondance, il faut opposer à la recourante qu'elle a elle-même admis, dans sa réponse devant le premier juge, que l'arriéré de rente AVS devait être imputé sur les pensions dues pour la même période (cf. réponse du 13 juillet 2018 p. 4).