Citation: 2A.131/2003 19.08.2003 E. C

Par décision du 21 août 2002, l'Office fédéral a refusé de mettre X.________ au bénéfice d'une exception aux mesures de limitation du nombre des étrangers. Le 20 septembre 2002, la prénommée a recouru contre cette décision auprès du Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral). Le Département fédéral a rejeté le recours par décision du 26 février 2003. Reconnaissant que les liens de la recourante avec la Suisse sont multiples et importants, il a relevé que les parents de celle-ci avaient librement fait le choix, qui engageait toute la famille, de quitter la Suisse et que ni ses parents ni la recourante elle-même n'avaient sollicité une "autorisation d'absence", au sens de l'art. 9 al. 3 lettre c de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20). La recourante, une fois majeure, ne s'était pas renseignée sur les possibilités de rentrer en Suisse. Elle avait séjourné près de dix ans au Chili avant de revenir en Suisse et ses liens avec ce dernier pays n'avaient pu que s'estomper dans l'intervalle. Le Département fédéral a aussi retenu que le retour en Suisse n'était pas dicté par des motifs impérieux de nature à fonder un cas de rigueur au sens de l'art. 13 lettre f OLE, mais s'expliquait plutôt par des motifs de convenance personnelle. Il a ajouté que si la recourante avait allégué avoir acquis la mentalité suisse et se trouver en porte-à-faux avec son pays natal, elle avait démontré son aptitude à s'y réadapter. X.________ avait en effet achevé ses études secondaires et obtenu un diplôme au Chili, où elle avait vécu de manière autonome de 1994 jusqu'à son départ pour la Suisse.