Citation: I 418/01 29.10.2001 E. 2

2.- a) Aux termes de l'art. 12 al. 1 LAI, l'assuré a droit aux mesures médicales qui n'ont pas pour objet le traitement de l'affection comme telle, mais sont directement nécessaires à la réadaptation professionnelle et sont de nature à améliorer de façon durable et importante la capacité de gain ou à la préserver d'une diminution notable. Selon la jurisprudence, l'effet positif obtenu par un traitement n'est important que s'il atteint, dans un laps de temps donné, un degré absolu de réussite suffisamment élevé. L'importance du succès obtenu par la réadaptation dépend de la gravité de l'infirmité et du genre de l'activité lucrative exercée; des circonstances personnelles, sans rapport avec l'activité de l'assuré, ne sont pas à prendre en considération (ATF 115 V 199 consid. 5a et les références, RCC 1990 p. 215 consid. 5a). L'assurance-invalidité ne peut pas prendre en charge des mesures médicales au sens de l'art. 12 LAI lorsqu'elles n'aboutissent qu'à une faible amélioration de la capacité de gain. Dans ce domaine, la loi ne prévoit notamment pas de mesures propres à conserver un reste de capacité négligeable et incertain. Tel est justement souvent le cas des bénéficiaires de rentes entières, donc des assurés présentant un degré d'invalidité de deux tiers au moins (ATF 115 V 200 consid. 5c et les références, RCC 1990 p. 216 consid. 5c). b) La surdité dont est atteinte la recourante depuis son enfance représente un état défectueux stable qui peut en principe donner droit à des mesures médicales au sens de l'art. 12 LAI (comp. ATF 122 V 377 consid. 2a, 115 V 195 consid. 4a). Ces mesures doivent toutefois être de nature à améliorer de façon notable la capacité de gain de la recourante, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. En effet, la recourante est au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité, fondée sur une invalidité de 80 %. Il ressort du dossier qu'elle travaille dans l'atelier X.________ pour personnes handicapées, à Y.________, en qualité d'ouvrière de confection, depuis le mois d'août 1993. S'il est incontesté que les cours de lecture labiale lui permettent de mieux comprendre son entourage, et donc les instructions des personnes qui la dirigent, on ne voit pas en quoi ils ont pour effet d'améliorer concrètement et de manière importante sa capacité de gain, réalisée dans une activité à caractère occupationnel. Dès lors, il y a lieu d'admettre que la prise en charge des cours de lecture labiale est exclue au titre de mesure médicale de réadaptation au sens de l'art. 12 LAI.