Citation: 2D_18/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Il ressort en l'espèce de l'arrêt attaqué que l'épreuve écrite de droit privé à laquelle la recourante s'est présentée en septembre 2021 se déclinait en quatre cas pratiques. Il est établi que, du point de vue de la Commission d'examen, la recourante en a résolu deux de manière "juste suffisante" et deux autres de façon "insuffisante". Le Tribunal cantonal a pour sa part estimé que la résolution de ces deux derniers cas était même "largement insuffisante". Il s'agissait pour la recourante de réaliser deux avis de droit au client et deux actes judiciaires (cf. art. 105 al. 2 LTF). La Commission d'examen comme le Tribunal cantonal reprochent à la recourante de n'avoir pas su tirer les conséquences juridiques pertinentes découlant de certains faits observés. Au regard de cette critique fondamentale que la recourante ne conteste pas dans son recours, on ne voit pas en quoi le Tribunal cantonal aurait versé dans l'arbitraire en retenant que l'intéressée avait effectivement échoué à démontrer les aptitudes nécessaires à la pratique du barreau lors de son épreuve écrite de droit privé, présentée en troisième passation, et en confirmant, partant, son exclusion définitive de l'examen du barreau fribourgeois. La recourante ne parvient pas à démontrer le contraire. Elle formule à vrai dire des critiques très générales dont on peine à saisir en quoi elles pourraient avoir une influence sur le résultat de l'arrêt attaqué. Elle prétend notamment en vain que certaines résolutions de cas pratiques auraient reçu la même évaluation, alors même qu'elles ne présentaient pas une qualité équivalente. Cette motivation est ambivalente. On pourrait en effet très bien déduire d'une telle argumentation que son travail a en réalité été évalué trop généreusement en lien avec certains cas. En outre, lorsqu'elle reproche au Tribunal cantonal d'avoir refusé de se pencher sur les arguments concrets qu'elle avait exposés dans son mémoire de recours cantonal, elle soulève un grief qui ne démontre aucun arbitraire dans l'évaluation des examens, mais qui relève du droit d'être entendu protégé par l'art. 29 Cst. ou de celui d'accès au juge garantis à l'art. 29a Cst. (cf. notamment arrêt 2C_212/2020 du 17 août 2020 consid. 3.2), droits dont elle n'invoque toutefois pas la violation (cf. supra consid. 2.1). C'est enfin de manière déplacée qu'elle lance la suspicion selon laquelle le Tribunal cantonal aurait renoncé à mettre des frais à sa charge pour la procédure de recours en raison de l'embarras existant autour de la "pratique tendancieuse" de la Commission d'examen. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que les juges cantonaux ont renoncé à la condamner au paiement de frais judiciaires en raison de son indigence.