Citation: U 496/00 08.06.2001 E. 1

Quoi qu'il en soit, il est patent que la doctoresse D.________ n'a pas nié l'existence du lien de cause à effet entre l'accident du 4 février 1995 et les lésions à la coiffe des rotateurs de l'épaule droite, puisqu'elle l'a jugée possible. En pareilles circonstances, l'intimée aurait dû interroger à nouveau son expert, conformément à l'art. 47 LAA, afin d'élucider les divergences de vues entre celui-ci et le docteur C.________ au sujet du degré de probabilité de l'origine accidentelle des lésions. Dans un arrêt non publié P. du 26 mars 1997, U 10/96, la cour de céans a rappelé que l'expérience médicale démontre que la lésion de la coiffe des rotateurs est pratiquement toujours - sauf dans le cas de "rupture" - l'aboutissement d'un processus dégénératif qui, à la suite d'une occurrence fortuite, devient symptomatique (cf. aussi ATF 123 V 44 consid. 2a). Cela étant et compte tenu des avis médicaux du dossier, on doit admettre que l'événement accidentel du 4 février 1995 était au moins en partie à l'origine de l'atteinte à la santé (cf. consid. 2 cidessus), la causalité adéquate étant par ailleurs indiscutable (cf. ATF 117 V 365 en bas). Il s'ensuit que la responsabilité de l'intimée est établie pour les suites des lésions que la recourante a subies à la coiffe des rotateurs de l'épaule droite. c) L'intimée a refusé d'allouer à la recourante "toutes prestations à compter du 1er janvier 1997", au motif que le lien de causalité naturelle entre l'accident du 4 février 1995 et lesdites lésions n'était pas établi. Vu l'issue du litige, la cause doit lui être renvoyée afin qu'elle statue à nouveau sur les prestations auxquelles la recourante pourrait, le cas échéant, avoir encore droit. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :