Citation: 6B_1365/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a confirmé l'acquittement de l'intimé pour l'infraction d'escroquerie. Elle a notamment estimé qu'il ne ressortait pas du dossier que l'intimé avait dissimulé des faits à la recourante, avait procédé a des manoeuvres frauduleuses ou avait profité de leur lien de confiance pour la tromper. La cour cantonale a relevé que les déclarations de l'intimé lors de sa première audition devant la police le 29 mars 2017 et lors de l'audition de confrontation devant le ministère public le 23 août 2017 étaient concordantes. Il avait toujours expliqué avoir convenu, dans un premier temps avec la recourante, qu'elle utilise la voiture jusqu'à ce que son mari s'installe définitivement en Suisse, puis dans un second temps avec les époux, qu'elle l'utilise jusqu'à ce qu'ils obtiennent un titre de séjour plus stable. Ainsi, la cour cantonale a considéré que les versions des faits contradictoires des parties semblaient plutôt découler d'une mauvaise communication, qui ne saurait être imputée à l'intimé exclusivement et qui, surtout, ne saurait constituer une tromperie astucieuse de sa part. Au surplus, l'autorité cantonale a constaté que le dessein d'enrichissement illégitime de l'intimé faisait défaut. En effet, aucun élément au dossier ne permettait de démontrer que le prénommé avait été enrichi suite au rachat du véhicule E.________ et avait agi, durant plusieurs mois, voire années, dans le but d'être enrichi de manière illégitime.