Citation: 5A_242/2023 E. 8.2

8.2. La recourante expose que l'arrêt querellé admettait que les racines des bambous empiétaient sur sa parcelle et qu'il était démontré que, contrairement à ce que soutenaient les intimés, aucune protection en sous-sol n'avait été installée lors de la plantation des bambous. L'empiètement évoluant dans le temps, celui-ci devenait de plus en plus critique, dans la mesure où cela compromettait la stabilité de sa terrasse, de sorte qu'une simple coupe n'était pas suffisante. Cela était d'autant plus problématique que la pousse des rhizomes était continue pendant toute l'année. Son préjudice ne pouvait dès lors être qualifié de mineur et l'art. 687 al. 1 CC n'était ainsi pas applicable. En tant qu'elle se prévaut de l'évolution de l'empiètement et de la menace pour la stabilité de sa terrasse, la recourante allègue des faits qui ne résultent pas de l'arrêt querellé, sans qu'aucun grief d'arbitraire dans leur constatation soit soulevé (cf. supra consid. 2.2). Cela étant, la critique de la recourante se résume uniquement à une argumentation purement appellatoire et fondée sur des faits nouveaux irrecevables. Elle n'est dès lors pas de nature à démontrer le caractère arbitraire de la motivation de la cour cantonale sur l'absence de préjudice notable de sa propriété. Partant, elle est irrecevable.