Citation: 4P.303/2004 17.03.2005 E. A

La Banque A.________ (ci-après: A.________ ou la recourante) louait à B.________ SA (ci-après: l'intimée) une arcade de quelque 40 m2 au rez-de-chaussée d'un immeuble, à Genève. Conclu pour une durée initiale de trois ans, le bail avait débuté le 1er janvier 1941 et s'était ensuite renouvelé d'année en année. Par avis du 22 janvier 1998, la recourante a résilié le bail la liant à l'intimée avec effet au 31 août 1998 pour cause de rénovation complète de l'immeuble. L'intimée n'a pas contesté le congé ni requis une prolongation de bail. En revanche, dans un courrier adressé le 3 février 1998 à la recourante, elle a confirmé un entretien selon lequel la priorité lui serait accordée pour la location des nouveaux locaux dès qu'ils seraient terminés. Dans une lettre du 17 septembre 1998, la recourante a confirmé à l'intimée qu'elle pourrait poursuivre ses activités dans l'arcade jusqu'au 3 octobre 1998. Elle s'est en outre déclarée d'accord de lui offrir en priorité la possibilité de louer une arcade d'une surface approximativement identique à celle occupée jusque-là pour lui permettre d'y poursuivre, sous sa raison sociale, son activité actuelle, ceci au prix et aux conditions en vigueur à la fin des travaux. Le 14 septembre 2001, la recourante a informé l'intimée de la vente des immeubles précités à la société C.________ SA (ci-après: C.________), en précisant que cette dernière s'était engagée à reprendre tous les engagements contractés par la venderesse envers l'intimée, en particulier celui ayant trait à l'offre prioritaire de location d'une arcade. Approchée par l'intimée, C.________ lui a proposé la location d'une arcade de 227 m2 (111 m2 au rez-de-chaussée et 116 m2 au rez inférieur) pour un loyer annuel de 670'000 fr., TVA en sus, et une durée de 10 ans. L'intimée a refusé cette offre en expliquant que l'engagement pris envers elle par la recourante portait sur un emplacement d'une taille similaire aux locaux précédemment loués, soit 35 m2.