Citation: 1B_549/2020 E. 3.2

3.2. La recourante conteste le caractère concret du risque de fuite retenu par la cour cantonale. Elle lui reproche en particulier de ne pas avoir pris en considération qu'elle était devenue mère d'une fille, née le 18 mai 2020 alors qu'elle se trouvait détenue en France, et dont elle s'occupe actuellement à son lieu de détention. Cette circonstance serait selon la recourante propre à compliquer considérablement tout projet de fuite ou de passage dans la clandestinité, ne serait-ce qu'en raison des rendez-vous pédiatriques auxquels elle doit se rendre. Il est cependant relevé, comme l'a souligné le Tmc dans son ordonnance du 3 septembre 2020 (cf. ch. 2 p. 5), que la recourante, bien qu'elle se savait recherchée par la police, avait déjà quitté la Suisse en décembre 2019 pour élire domicile en France - à Selles (département de la Haute-Saône), où elle avait acheté une maison -, alors même qu'elle était enceinte et qu'elle avait dû renoncer à des contrôles gynécologiques planifiés en Suisse. Dans ce contexte, quand bien même la recourante prétend vouloir désormais mener une vie stable avec sa fille en allant s'établir chez sa mère à Tramelan (BE), il faut admettre, avec la cour cantonale, que ses seules affirmations ne suffisent pas à atténuer le risque qu'elle quitte à nouveau la Suisse afin de rejoindre son compagnon et complice B.________, qui est également le père de son enfant, et pour lequel elle avait affirmé, lors de son audition du 1er juillet 2020, encore éprouver des sentiments amoureux (cf. décision entreprise, consid. 2.5 p. 7). Ainsi, si son compagnon demeure introuvable en dépit d'un mandat d'arrêt international diffusé à son encontre, il ressort néanmoins de la décision attaquée qu'il aurait gardé des contacts avec sa soeur, domiciliée dans le canton du Valais, de sorte que la recourante pourrait rapidement être en mesure de connaître sa localisation et de l'accompagner dans sa cavale, que ce soit avec ou sans sa fille. On relèvera encore que, selon les déclarations de la recourante, B.________ était déjà parvenu par le passé à la manipuler en l'impliquant dans son trafic, puis en la dissuadant de se présenter à la police, ce qui est propre à dénoter chez la recourante une certaine relation de dépendance envers son compagnon, qui pourrait la convaincre de le rejoindre (cf. décision entreprise, ibidem).