Citation: 1C_234/2015 E. A

A.a. Le 27 août 2010, B.________ a déposé une demande de permis de construire portant sur la réalisation de deux habitations accolées à l'habitation existante avec création de 7 places de parc, sur la parcelle n° 507 du registre foncier de la commune de Crans-près-Céligny, située en zone de faible densité. Mis à l'enquête publique du 1 er octobre au 1 er novembre 2010, le projet n'a fait l'objet d'aucune opposition et le permis de construire a été octroyé le 15 novembre 2010. Durant l'automne 2012, B.________ a indiqué à l'autorité communale qu'il entendait modifier son projet de construction en augmentant de 6 m 2 la surface habitable, de 6 m 2 la surface non habitable et de 20 cm l'embouchature de la toiture de la villa n° 3. Cette demande d'autorisation complémentaire impliquait l'octroi d'une dérogation au coefficient d'utilisation du sol (CUS) selon l'art. 12.4 du règlement communal sur les constructions et l'aménagement du territoire, dans sa version de 1989 (RCAT). La Municipalité de Crans-près-Céligny (ci-après: la Municipalité) a estimé que ces modifications devaient être qualifiées de minime importance et dispensées de ce fait d'enquête publique. Elle a toutefois décidé d'en informer la population pendant 10 jours du 14 au 24 janvier 2013 (enquête simplifiée). De surcroît, par lettres du 10 janvier 2013, les voisins du projet litigieux, dont A.________ (propriétaire de l'immeuble adjacent n° 508-1), ont été avertis par la Municipalité qu'une demande de modification des travaux avait été formulée s'agissant du projet situé sur la parcelle n° 507; ce courrier précisait que, pour de plus amples renseignements, il y avait lieu de consulter le pilier public ou le site internet de la commune. Un permis de construire complémentaire a été délivré le 4 février 2013; ce dernier mentionne une dérogation au CUS selon l'art. 12.4 RCAT. A.b. Le 30 janvier 2013, C.________ et D.________ sont devenues propriétaires respectivement de l'immeuble n° 507-2 et de l'immeuble n° 507-3, B.________ restant propriétaire de l'immeuble n° 507-1. A.c. Le 14 mai 2013, A.________, par l'intermédiaire de son avocat, s'est adressé à la Municipalité et a requis une suspension immédiate des travaux; celui-ci s'inquiétait des importants mouvements de terre occasionnés par les travaux et considérait que le CUS excédait largement la valeur de 0,25 prévue par le règlement communal. Par courrier du 3 juin 2013, la Municipalité a expliqué à l'intéressé que le projet serait construit conformément aux plans autorisés, précisant notamment que le CUS et les mouvements de terre avaient fait l'objet d'autorisations municipales entrées en force. Le 1 er avril 2014, A.________ a, à nouveau, interpellé la Municipalité pour l'informer qu'au vu des plans déposés au registre foncier, le CUS n'était pas respecté. Par courrier du 8 avril 2014, l'autorité municipale lui a répondu qu'elle vérifierait sur les lieux la conformité des travaux et que pour le reste elle avait déjà répondu à l'intéressé le 3 juin 2013. Le 17 avril 2014, A.________ a indiqué à la Municipalité qu'un géomètre mandaté avait constaté un dépassement de 50 % de la surface brute de plancher maximale autorisée selon la réglementation (544 m 2 au lieu de 378,75 m 2 ); il l'invitait à prendre des mesures. Par correspondance du 19 mai 2014, la Municipalité a informé le prénommé que la réalisation du projet avait été contrôlée et était conforme aux plans soumis à l'enquête. Par courrier du 11 juin 2014, A.________ a à nouveau invité la Municipalité à constater le dépassement du CUS et à ordonner la démolition des mètres carrés excessifs, ajoutant qu'il agirait pour déni de justice si la Municipalité ne lui répondait pas. Par courrier du 4 juillet 2014, cette dernière a signifié à l'intéressé avoir clairement exprimé sa position dans ses courriers précédents et a confirmé que la construction avait été réalisée conformément aux plans autorisés. A.d. A.________ a interjeté recours auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après: le Tribunal cantonal ou la cour cantonale) au motif que la Municipalité refusait d'entrer en matière sur le fond et de statuer sur sa demande de contrôle de la réglementarité du bâtiment.