Citation: 2C_725/2018 E. 6.4

6.4. Comme on l'a vu précédemment, le recourant a été condamné à quatre reprises. Sur le vu de la gravité des infractions commises et de l'importance de la culpabilité, il convient de retenir que les arguments d'intérêt public en faveur de l'éloignement de Suisse du recourant sont clairs. Cet intérêt doit être mis en balance avec l'intérêt personnel du recourant à demeurer en Suisse. Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant, célibataire et sans enfant, est né en Suisse et a toujours vécu avec sa mère et son frère. Il entretient en outre une relation amoureuse dans ce pays. Sa situation financière est saine, n'ayant jamais émargé à l'aide sociale, ni fait l'objet de poursuites ou d'actes de défaut de biens. Il est au bénéfice d'une formation de plâtrier-peintre et d'une promesse d'embauche à sa sortie de prison. Ses collègues et supérieurs se sont généralement montrés satisfaits des compétences professionnelles du recourant. Ces éléments plaident effectivement en faveur de la poursuite du séjour en Suisse. Toutefois, à l'instar de ce qu'a jugé le Tribunal cantonal, on doit retenir que le recourant ne présente pas une intégration telle qu'elle serait prépondérante par rapport à l'intérêt public tendant à éloigner un étranger condamné à trois ans de peine privative de liberté. En outre, s'il faut reconnaître qu'un départ de Suisse ne sera assurément pas facile pour le recourant, force est quand même de relever que ce départ n'affectera aucune autre personne de sa famille, telle un enfant ou une épouse. De plus, le recourant, qui est jeune et en excellente santé, pourra mettre à profit sa formation de plâtrier-peintre pour obtenir un travail dans son pays d'origine. Celui-ci est d'ailleurs limitrophe à la Suisse, ce qui facilitera grandement la continuation des rapports entre les membres de la famille et qui permettra au recourant de maintenir sa relation amoureuse. Celui-ci aura au demeurant également la possibilité de faire valoir, après quelques années de comportement irréprochable dans son pays d'origine, son droit à la libre circulation des personnes afin de se rendre dans d'autres pays de l'Union européenne ou en Suisse selon les règles de l'ALCP et la législation interne y relative.