Citation: 6B_246/2022 E. 2.5

2.5. Le raisonnement de la cour cantonale ne se révèle pas critiquable sous l'angle du principe de la légalité déduit de l'art. 5 al. 1 Cst., pas plus qu'il ne consacre une application arbitraire du droit cantonal. Aussi, en tant que le recourant soutient que l'art. 6 al. 3 LMDPu habilite la police à procéder à la dispersion des manifestants et donc forcément également à leur formuler des injonctions, que l'art. 10 LMPDu ne renvoie qu'à l'art. 6 al. 1 LMDPu, et non aux 4 al. 5, 5 al. 4 et 6 al. 4 LMDPu, ou encore que l'exposé des motifs ne serait pas si clair que la cour cantonale le laisse entendre, il s'attache en définitive à proposer sa propre interprétation de la loi cantonale, sans toutefois parvenir à démontrer l'arbitraire de celle, suffisamment convaincante, proposée par la cour cantonale. Au reste, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que la police ne dispose d'aucun moyen de contrainte propre à assurer la dispersion d'une manifestation qui ne serait pas autorisée et dès lors dépourvue de tout responsable ou service d'ordre. Outre que la LMDPu autorise la police à utiliser des moyens proportionnés pour procéder à la dispersion de manifestations non autorisées (cf. art. 6 al. 3 LMDPu), qu'elle l'habilite par ailleurs à prendre des mesures préventives pour la sauvegarde de l'ordre public (cf. en particulier art. 6 al. 5 et 7 LMDPu) et à intervenir en cas d'actes préparatoires ou de tentatives portant sur des infractions de droit fédéral qui seraient commises lors de manifestations (cf. art. 7 LMDPu), il est à relever également que, comme on va le voir ci-après, un refus d'obtempérer à la police dans le cadre d'une manifestation reste en soi susceptible dans le canton de Genève, sous réserve des garanties offertes par l'art. 11 CEDH, d'être réprimé en vertu de l'art. 11F LPG. Le grief s'avère dès lors infondé.