Citation: 9C_406/2020 E. 6.5.1

6.5.1. Contrairement à ce que soutient d'abord l'assurée, le fait que l'enquête économique sur le ménage a été réalisée à une époque où elle vivait seule, alors qu'elle a depuis lors déménagé et vit en colocation, ne permet pas de nier la valeur probante du rapport du 29 mars 2017 pour la période déterminante courant dès mars 2016. Il ressort à cet égard des rapports médicaux versés au dossier que l'assurée vit depuis février 2018 dans un appartement pour personne à mobilité réduite avec une colocataire qui est également sa représentante thérapeutique (rapport des docteurs M.________ et N.________, tous deux médecins au service de réadaptation neurologique, orthopédique et rhumatologique de la Clinique O.________, du 2 octobre 2018). Les premiers juges ont d'ailleurs expliqué que dans la mesure où l'enquêtrice avait examiné la situation de la recourante en tant que personne vivant seule, cela impliquait qu'aucune aide de tiers n'avait été prise en compte au titre de l'obligation de diminuer le dommage, ce qui lui était favorable. On ne voit pas en quoi le fait que l'assurée vive avec une colocataire permettrait d'augmenter l'étendue de ses empêchements ménagers; cette circonstance peut au contraire conduire à une diminution des travaux liés à la tenue du ménage, dès lors que deux personnes sont désormais susceptibles de les accomplir.