Citation: 9C_81/2023 E. 4.2

4.2. Après avoir constaté que B.________ s'était associé, dans le cadre d'une société simple, avec deux autres personnes et qu'à travers cette structure, les trois associés avaient acquis successivement deux biens immobiliers en 2003, la juridiction cantonale a retenu que l'immeuble sis sur la commune de V.________ avait été vendu en 2007 et que l'autre immeuble sis sur la commune de U.________ avait été aliéné en 2013. Pour les juges cantonaux, ces opérations visaient "à première vue" le placement de capitaux et l'obtention d'un revenu locatif. Ils ont ensuite constaté que l'époux de la contribuable avait pu bénéficier des connaissances spécifiques dans le domaine immobilier de C.________, architecte de son état. En outre, le degré d'endettement excédait dans une notable mesure celui admis de 80 % par les institutions de financement et la durée de détention de l'immeuble situé à U.________ n'avait pas été particulièrement longue. De plus, l'aliénation de l'immeuble litigieux faisait suite à une première vente intervenue quelques années auparavant, ce qui dénotait une certaine systématique dans les opérations immobilières. Partant, et compte tenu de l'appréciation globale des indices posés par la jurisprudence (sur ces indices, infra consid. 5.2), le bénéfice réalisé par la recourante lors de la vente des immeubles litigieux ne pouvait être qualifié de gain en capital privé. A cela s'ajoutait que, s'agissant de la vente de l'immeuble sis à V.________ en 2007, l'autorité intimée n'avait pas de raison de remettre en cause la nature privée de l'investissement en présence d'une première vente n'ayant généré aucun gain. Concernant en outre le cas de réalisation systématique invoqué par la recourante, la cour cantonale a considéré que les immeubles litigieux sis à U.________ avaient toujours été affectés, dès leur acquisition, à l'activité accessoire indépendante du défunt, qualification dont avait hérité par la suite la contribuable. Dès lors, il n'y avait pas eu de transfert de la fortune privée à la fortune commerciale après 2007, justifiant une imposition sur la base d'une réalisation systématique.