Citation: 6B_239/2014 E. A

A.________ SA, qui a pour administrateur X.________, détient un cabaret à l'enseigne B.________, sis à Genève, lequel est exploité par C.________ Sàrl, dont les associés gérants sont D.________ et X.________. E.________ y travaille en qualité de barman. De janvier 2009 à juin 2010, B.________ a employé par mois, une vingtaine d'artistes originaires de pays extra-communautaires. Ces artistes étaient engagées en qualité de " danseuses de cabaret " et mises au bénéfice d'une autorisation de séjour de courte durée (permis dit " L "). Bien que leur activité officielle consistât à effectuer une représentation sous forme de " strip-tease " plusieurs fois par soir, conformément à l'autorisation qui leur était délivrée, les artistes pratiquaient également la prostitution, à l'intérieur de l'établissement dans le cadre de " séparés " aménagés à cette fin, mais également à l'extérieur de celui-ci, lors des " sorties " effectuées avec les clients. Pour ce faire, le client devait s'acquitter du prix d'une bouteille de champagne de l'ordre de 500 fr. pour un "séparé" et de 1'000 fr. pour une sortie avec la jeune femme. Il devait lui faire en plus un cadeau dont le montant était à négocier avec elle. Au regard du permis dont elles étaient titulaires, les danseuses n'étaient toutefois pas en droit de se livrer à cette activité " accessoire ".