Citation: 2C_500/2015 E. 4.2

4.2. Les précédents juges ont retenu que les problèmes de toxicomanie de B.________ ne constituaient pas de la violence conjugale à l'encontre de la recourante, parce qu'il n'était pas établi que ces problèmes avaient entraîné des maltraitances physiques ou psychiques envers A.________. La recourante affirme l'inverse, soulignant que la consommation de stupéfiants par son mari et les souffrances psychologiques en découlant ont provoqué la rupture de leur couple. Elle fait également valoir qu'elle n'était pas disposée à financer la toxicomanie de son ex-conjoint, pour laquelle elle n'était pas responsable, et que cette situation avait rendu leur vie commune insupportable. A l'appui de ses allégations, la recourante se fonde sur la lettre de pardon écrite par son ex-conjoint. Or, comme déjà indiqué (cf. supra consid. 3.2), si ce courrier relate de difficultés au sein du couple, il ne permet pas encore d'établir que l'intéressée a fait l'objet d'une maltraitance physique ou psychique de la part de son ex-conjoint. L'existence de violences conjugales exercées par B.________ n'est étayée par aucun élément concret. Le dossier ne contient en particulier aucune pièce qui attesterait que A.________ a consulté un médecin ou une institution dans le but de surmonter ses difficultés psychologiques. Certes peut-on admettre que la recourante ait souffert du comportement de son conjoint durant leur vie commune. De telles circonstances ne sont toutefois pas de nature à constituer un cas de violence conjugale, qui plus est d'une intensité suffisante pour ouvrir le droit exceptionnel à une autorisation de séjour découlant de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr au sens de la jurisprudence. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a passé son enfance, son adolescence et les premières années de sa vie d'adulte, soit jusqu'à 20 ans, dans son pays d'origine. Elle y a conservé ses attaches principales, sa famille y vivant encore aujourd'hui. L'intéressée exerce, par ailleurs, un emploi à plein temps en qualité de chauffeur. Du fait de cette expérience professionnelle, il n'apparaît pas que son intégration sur le marché du travail au Kosovo soit particulièrement difficile. La recourante prétend que sa vie serait en danger si elle devait retourner au Kosovo en raison de l'échec de son mariage qui serait ressenti négativement par la famille de son ex-conjoint. Si B.________ a certes précisé que le retour de la recourante au Kosovo serait difficile " compte tenu de la mentalité des gens du pays ", le dossier ne permet pas encore d'établir l'existence de menaces concrètes pesant sur A.________ par sa belle-famille en raison de la séparation du couple. Le Tribunal cantonal relève du reste, sans que cela ne soit contesté dans le présent recours, que l'intéressée serait retournée au Kosovo peu après la séparation, ce qu'elle n'aurait certainement pas fait si sa vie était menacée. Dans ces conditions, on n'est pas non plus en présence de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr sous ce motif. Quant à la question de l'intégration de la recourante en Suisse, elle n'est pas déterminante au regard des conditions de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, qui ne prend en considération de telles circonstances au sens de la jurisprudence qu'en tant qu'elles permettent au recourant d'invoquer des raisons personnelles majeures, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. L'art. 50 al. 1 let. b LEtr ne s'attache qu'à l'intégration - qui doit être fortement compromise - qui aura lieu dans le pays d'origine. Le grief est partant rejeté.