Citation: 4C.261/2004 03.11.2004 E. B

Par requête du 6 février 2003, adressée au Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne, le demandeur a conclu au paiement par la défenderesse d'un montant brut de 4'761 fr. 40 au total, plus intérêts, à titre de solde de prime d'équipe pour le mois de février 2002 et de prime d'équipe pour les mois de mars à août 2002 ainsi que de paiement de 20,6 heures de "bonus équipe". Le demandeur a également conclu au paiement d'un montant net de 12'224 fr. 45, plus intérêts, dont 12'120 fr. à titre d'indemnité pour "atteinte à la santé et personnalité" et 104 fr. 45 à titre de remboursement de retenue non justifiée pour le mois d'août 2002. Par jugement du 10 octobre 2003, le Tribunal de prud'hommes a rejeté les conclusions du demandeur. S'agissant plus particulièrement de l'atteinte à sa personnalité, les premiers juges ont retenu qu'elle avait été réparée de façon efficace par la défenderesse, tout en reconnaissant, en substance, que le licenciement du demandeur était intervenu de façon particulièrement brutale et vexatoire. Quant à la retenue de 104 fr. 45, le Tribunal de prud'hommes a estimé que celle-ci s'expliquait par la différence entre les heures non compensées, suite à la réduction de l'horaire de travail, dont 80% étaient à la charge de la défenderesse et le solde, qui s'élevait à trois heures, à la charge de l'employé. A cela s'ajoutaient 8,77 heures que le demandeur devait rattraper au 21 février 2003 (recte: 2002). Dans son arrêt du 2 juin 2004, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis le recours formé par le demandeur. Elle a réformé le jugement du Tribunal de prud'hommes en ce sens que la défenderesse devait payer au demandeur la somme de 2'104 fr. 45, plus intérêts, à titre d'indemnité pour tort moral et de retenue injustifiée, et l'a confirmé pour le surplus.