Citation: B 37/99 25.01.2000 E. 3

3.- a) Dans le cas particulier, le litige, en première instance, opposait indiscutablement un ayant droit à un employeur. Par ailleurs, la prétention de l'employé, soit le versement des cotisations arriérées par l'employeur à l'institution de prévoyance, la Fortuna, est fondée direc- tement sur l'art. 66 al. 2 et 3 et LPP et fait partie des questions spécifiques relevant de la prévoyance profession- nelle au sens large (SZS 1990 157 consid. 1, 203 consid. 2; arrêts non publiés P. du 6 décembre 1999, B 4/99 et B. du 18 juin 1999, B 5/99). Peu importe à cet égard que la solu- tion du litige dépende d'une question préjudicielle de droit civil, en l'occurrence l'interprétation du contrat de travail conclu par les parties aux fins d'en déterminer le contenu, la nature et la portée de leurs engagements. C'est à tort que les premiers juges se sont référés à l'arrêt ATF 120 V 26 ss à l'appui de leur décision. En effet, cet arrêt ne concerne pas le versement de cotisations de la prévoyan- ce professionnelle obligatoire, mais bien l'omission, par un employeur, de conclure une assurance plus étendue que le minimum légal découlant d'une convention collective de travail. L'autorité cantonale aurait donc dû entrer en matière sur le fond de la demande, sous réserve que toutes les autres conditions de recevabilité sont remplies, et non référer l'assuré au juge civil. b) Dans ces circonstances, il convient d'annuler le jugement attaqué et de renvoyer la cause à l'autorité can- tonale pour qu'elle statue sur le fond et rende un nouveau jugement.