Citation: 6B_1269/2017 E. 9.5

9.5. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des condamnations de N.________ et de O.________ par ordonnances pénales, alors que, selon lui, les infractions de gestion fautive, de gestion déloyale et de détournement d'impôt à la source étaient les mêmes. Il soutient que l'autorité précédente aurait dû "se demander" dans quelle mesure les prénommés auraient été ses co-auteurs ou ses complices, et établir s'ils avaient "commis leurs actes de manière indépendante" ou agi sur ses instructions. Dès lors que les deux prénommés ont été condamnés par ordonnances pénales, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir examiné leur situation, au risque de rendre un jugement entrant en contradiction avec lesdites ordonnances. Pour le reste, en matière de fixation de la peine, le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion d'indiquer que des disparités en matière de sanctions s'expliquaient normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur, et ne suffisaient pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 69). En l'occurrence, on ignore tout de la situation personnelle de N.________ et de O.________, laquelle pouvait difficilement être identique à celle du recourant. Il ressort par ailleurs du jugement attaqué que ce dernier occupait une position unique au sein de J.________ SA, qu'il a commis certaines infractions pour lesquelles les prénommés n'ont pas été condamnés, cela dans un contexte et une situation singuliers. Le recourant ne saurait dès lors se prévaloir d'une "disproportion" entre les différentes peines prononcées afin de démontrer un abus du pouvoir d'appréciation en matière de fixation de la peine.