Citation: 5A_23/2023 E. 4.3

4.3. Lorsque la Cour de justice indique que la recourante n'a pas critiqué son droit de visite, elle estime en réalité que la recourante n'a pas rempli les exigences de motivation de l'art. 311 al. 1 CPC. Or l'application des maximes inquisitoire et d'office en instance cantonale ne dispense pas le recourant de motiver son appel, la motivation de l'acte de recours étant indispensable au déroulement régulier de la procédure d'appel (art. 311 al. 1 CPC; ATF 147 III 176 consid. 4.2; 141 III 569 consid. 2.3.3 et les références; 137 III 617 consid. 4.6). En l'occurrence, la recourante ne démontre pas avoir satisfait à son devoir de motivation. Le simple fait qu'elle mentionne avoir contesté son droit de visite dans d'autres actes de procédure ou pris des conclusions tendant à l'instauration d'un droit de visite plus large ne permet pas de considérer qu'elle a valablement motivé son appel sur ce point. Au demeurant, en tant que la recourante reproche à la Cour de justice de n'avoir pas examiné son droit de visite, elle perd de vue que la Cour de justice a relevé que la solution proposée par la recourante dans ses conclusions sur mesures provisionnelles, à savoir un transfert de l'enfant chaque deux semaines au Portugal, était impraticable et contraire à son bien. Ce faisant, la Cour de justice a au moins implicitement admis que le droit de visite tel qu'instauré par le Tribunal ne prêtait pas le flanc à la critique sous l'angle du bien de l'enfant. Si cette motivation peut paraître succincte, la recourante ne soulève aucun grief de violation de son droit d'être entendue pour défaut d'une motivation suffisante (art. 29 al. 2 Cst.). Du reste, elle la conteste en mentionnant qu'elle n'a jamais voulu retenir l'enfant au Portugal, que le bien de l'enfant ne serait pas affecté s'il devait se rendre dans ce pays, que l'enfant a la possibilité de voyager entre la Suisse et le Portugal tant qu'il n'est pas scolarisé et qu'il serait préférable qu'il reste deux semaines en un seul lieu plutôt que deux week-ends par mois. Toutefois, il découle de cette argumentation que la recourante se limite à présenter son point de vue, sans même exposer en quoi la solution qu'elle propose serait plus conforme au bien de l'enfant que l'exercice d'un droit de visite d'au minimum une fois par mois à Genève, comme retenu par la Cour de justice. Ce faisant, elle échoue à démontrer que l'arrêt entrepris serait contraire au droit sur cette question. Il résulte de ce qui précède que, pour autant que recevables, les critiques en lien avec la réglementation du droit de visite en faveur de la recourante doivent être rejetées.