Citation: 6B_70/2024 E. 1.2.2

1.2.2. En l'occurrence, le recourant ne s'en prend pas à la motivation cantonale. Il ne fait qu'affirmer, de manière purement appellatoire, qu'il avait été appréhendé à la hauteur du no xx rue de V.________ alors qu'il venait de quitter le jardin de U.________, qu'aucun stupéfiant n'avait été retrouvé sur lui, que si la police l'avait vu cacher un objet, elle l'aurait certainement immédiatement arrêté et qu'il avait été constant dans ses déclarations tout au long de la procédure, en expliquant qu'il ne vendait pas de drogue ni ne consommait de produits stupéfiants. Il procède également de manière appellatoire lorsqu'il soutient que les policiers n'avaient pas attendu près du buisson où la drogue avait été trouvée de sorte que n'importe quel toxicomane ou dealer aurait pu déposer un sachet à déjection canine - lequel était de surcroît en libre accès - rempli de drogue dans la végétation du parc réputé pour son trafic de stupéfiants ou lorsqu'il relève que la cour cantonale avait estimé que la police avait vu le recourant déposer le sachet rouge dans le buisson du parc, sans pour autant indiquer à quelle distance du prénommé les agents de police se trouvaient. On ne discerne du reste pas la pertinence de ce dernier argument. Au demeurant, la cour cantonale a mentionné la raison pour laquelle le recourant n'avait pas été arrêté immédiatement après avoir été vu cacher le sachet rouge dans la végétation. Elle a en effet relevé que le caporal C.________ avait précisé à ce sujet qu'une importante opération de lutte contre le trafic de stupéfiants était en cours dans le secteur du jardin de U.________, ce qui exigeait que les agents évitaient d'être repérés afin de procéder à d'autres interpellations, raison pour laquelle le recourant n'avait d'ailleurs pas été suivi dans son déplacement à la rue de V.________ (cf. arrêt attaqué consid. h en fait p. 4 et consid. 2.4.1 p. 7). La cour cantonale a de plus expliqué que peu de temps s'était écoulé entre l'observation au jardin de U.________ et l'interpellation, ce qui renforçait encore l'absence de doutes quant au fait que les policiers avaient identifié le recourant comme l'individu ayant dissimulé les stupéfiants dans la végétation. Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, rien ne permet de douter du rapport et des déclarations du caporal C.________, lequel n'avait pas fait que relire son rapport avant l'audience. Comme souligné par la cour cantonale, il avait en effet précisé certains points de son rapport et apporté d'autres éléments du contexte (notamment en lien avec l'opération de lutte contre le trafic de stupéfiants en cours), ce qui démontrait que ses souvenirs étaient intacts. Encore, le fait qu'aucun prélèvement ADN n'ait été fait sur la drogue retrouvée ne change rien à l'appréciation cantonale, l'implication du recourant ayant en effet été établie par d'autres éléments probants. De même, le fait que, lors de sa seconde interpellation, aucun stupéfiant n'ait été retrouvé sur le recourant ou à proximité directe de lui est aussi sans pertinence. Du reste, aucune violation à l'art. 19 al. 1 let. d LStup n'est reprochée au recourant pour les faits du 11 août 2022, mais uniquement une violation à l'art. 286 CP. Le recourant se contente pour le surplus de mettre en exergue une variation dans les déclarations du caporal C.________, qui ne porte, quoi qu'il en dise, que sur des éléments secondaires, respectivement ne permet pas de remettre en cause l'appréciation de l'autorité précédente, ni de discréditer la version des faits donnée par le policier. Dès lors, les critiques du recourant doivent être rejetées, dans la mesure de leur recevabilité.