Citation: 6B_1297/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en constatant que l'intimée avait été incapable de résistance lors de leur rapport sexuel. En effet, les juges cantonaux auraient retenu que les effets de l'alcool sur l'intimée n'avaient pu être que modérés. En outre, ils auraient nié à tort l'applicabilité de la formule de Widmark, en application de laquelle l'alcoolémie de l'intimée se serait située entre 0.37 et 0.67 gramme par litre (g/l) de sang, en retenant que cette formule ne s'appliquait qu'aux adultes au motif que l'extrait d'un ouvrage de médecine légale produit par le recourant concernait les effets de l'alcool sur les conducteurs de véhicules automobiles. Un autre article produit par le recourant, intitulé "Cannabis et alcool, liaison dangereuse", portant sur la potentialisation des effets de l'alcool et du cannabis en lien avec la conduite de véhicules, aurait également été écarté au motif infondé qu'il ne concernerait que les adultes. A ce propos, rien ne permettrait de retenir que le joint confectionné par le recourant aurait eu une plus forte potentialisation des effets de l'alcool et du cannabis que celle reflétée par la doctrine scientifique. Par ailleurs, l'instance précédente n'aurait pas cherché à estimer la quantité de THC dans le sang de l'intimée au moment des faits.