Citation: I 497/05 26.04.2006 E. 3

Pour le surplus, la détermination des revenus avec et sans invalidité n'est pas contestée et n'est du reste pas critiquable, de même que le taux d'invalidité (0 %) qui résulte de leur comparaison. 3.1 On notera cependant que l'employeur n'a pas été en mesure de fournir les données salariales concernant l'intéressée, de sorte que l'Office intimé s'est fondé sur l'Enquête suisse sur la structure des salaires, publiée par l'Office fédéral de la statistique (cf. ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). Etant donné les circonstances (limitations fonctionnelles quasi-inexistantes, recourante âgée de 34 ans au moment des faits litigieux, faible durée du contrat de travail, taux d'occupation de 100 %, mais absence d'autorisation de séjour, cf. ATF 126 V 80 consid. 5b/bb), aucun abattement n'a été pris en considération. 3.2 On notera également que le revenu d'invalide tient compte d'un large éventail d'activités légères existant sur le marché du travail. Un nombre suffisant d'entre elles peut être exercé sans efforts et ne nécessite pas le port de charges, de sorte que ces activités sont adaptées aux handicaps de la recourante. De plus, la majeure partie de ces postes ne nécessite pas de formation particulière autre qu'une mise au courant initiale. L'absence de perte de gain de l'intéressée n'entraîne donc pas l'ouverture du droit à la rente (cf. art. 16 LPGA et 28 al. 2 aLAI; ATF 128 V 30 consid. 1, 104 V 136 consid. 2a et 2b) et n'atteint de loin pas les 20 % requis par la jurisprudence pour l'octroi de mesures d'ordre professionnel (cf. ATF 124 V 110 consid. 2b et les références). 3.3 Au regard de ce qui précède, on peut dès lors tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références), que les affections dont souffre la recourante n'entraînent aucune incapacité de travail dans une activité adaptée et de gain, de sorte que le droit à la rente ou à des mesures d'ordre professionnel lui ont été niés à juste titre, un abattement maximum de 25 % n'y aurait rien changé (taux d'invalidité de 11,6 %). Le recours se révèle ainsi mal fondé.