Citation: 6B_1087/2023 E. 1.3

1.3. La motivation de la cour cantonale est suffisante au regard de la jurisprudence pour permettre au recourant de comprendre les raisons qui ont guidé son appréciation des preuves. Par conséquent, le recourant a pu l'attaquer en connaissance de cause, ce qu'il a d'ailleurs notamment fait au point 3 de son recours. On ne décèle dès lors aucune violation de son droit d'être entendu. Il ressort du jugement attaqué et de l'enquête que B.________ a été entendu à cinq reprises durant celle-ci, deux fois sous le nom de C.________ et trois fois sous le nom de B.________ (jugement attaqué, p. 17 et PV aud. 1, 6, 16, 19 et 20). Il a été entendu à quatre reprises en contradictoire (PV aud. 6, 16, 19 et 20), soit en présence du défenseur du recourant qui a pu poser des questions. Le recourant ne soutient pas que l'une des conditions posées à l'art. 389 al. 2 CPP pour une nouvelle administration de ce moyen de preuve serait réalisée. Il n'explique pas non plus en quoi la connaissance directe de ce moyen de preuve serait nécessaire, ce d'autant plus que l'issue de cette affaire ne résulte pas uniquement de la confrontation de déclarations entre deux individus mais d'un ensemble d'éléments de preuve (cf. jugement attaqué, pp. 20-21). Il en va de même pour la trace d'ADN qui n'est pas l'unique preuve sur laquelle la cour cantonale s'est fondée pour rendre un jugement de culpabilité. Dans ces circonstance, la demande d'accès aux données brutes est infondée. Insuffisamment motivés, ces griefs sont irrecevables.