Citation: 6B_35/2018 E. 1.3

1.3. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsque le recourant prétend qu'il aurait pu se croire, pour son commerce de stupéfiants, au bénéfice d'une "tolérance tacite" de la police, ou qu'il aurait "grandement facilité le déroulement de l'enquête" en tenant un décompte de ses ventes. On voit mal, au demeurant, en quoi ce dernier élément, qui dénote le caractère méthodique du trafic, devrait peser en faveur d'un pronostic non défavorable. Le recourant soutient que sa propre consommation de stupéfiants constituerait un "élément atténuant", puisqu'elle démontrerait qu'il considère ces substances comme "des cigarettes" qui, si elles n'étaient "pas dangereuses pour lui", "ne l'étaient pas non plus pour des tiers". Sur ce point également, on ne perçoit pas en quoi cette banalisation de la consommation de stupéfiants constituerait un élément fondant un pronostic non défavorable, l'argument du recourant démontrant au contraire une absence complète de prise de conscience. Il en va de même s'agissant de son explication selon laquelle "de plus en plus, en Suisse et dans le monde, tout particulièrement en Californie, on a légalisé la vente de marijuana". Le recourant, en tentant de présenter son trafic comme une erreur vénielle, appuie l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle l'intéressé ne fait montre d'aucune repentance. Le fait qu'une créance compensatrice et les frais de justice eussent été mis à la charge du recourant apparaît par ailleurs - contrairement à ce que prétend ce dernier, qui affirme à cet égard avoir déjà subi une "lourde sanction" - dénué de pertinence concernant la formulation du pronostic. Par ailleurs, l'âge du recourant, son état civil ou encore sa situation familiale - dont ce dernier se prévaut - constituent autant d'éléments ressortant expressément du jugement attaqué et qui n'ont dès lors pas été méconnus par l'autorité précédente. Enfin, il n'apparaît pas qu'une absence de récidive depuis l'année 2016 serait de nature à modifier le pronostic, étant rappelé que, même si une partie des faits remonte à l'année 2010, le recourant n'a pas hésité, après sa libération de la détention provisoire en décembre 2013, à reprendre son trafic sans désemparer. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en formulant un pronostic défavorable et en refusant, en conséquence, d'assortir la peine privative de liberté du recourant d'un sursis partiel à l'exécution. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.