Citation: 6S.149/2005 31.05.2005 E. 3

Subsidiairement, le recourant se plaint du refus du sursis à l'expulsion. 3.1 Il invoque essentiellement ses liens avec ses enfants et le fait que l'exécution de l'expulsion aura pour effet de les séparer de lui, reprochant à la cour cantonale de n'avoir pas examiné la question d'un pronostic favorable au regard de cet élément. Evoquant les années qu'il a passées en Suisse en travaillant, il fait également valoir ses meilleures chances de réinsertion sociale dans le pays. 3.2 Le sursis à l'expulsion dépend exclusivement du pronostic relatif au comportement futur du condamné en Suisse. Les éléments à prendre en considération pour poser ce pronostic ont été exposés dans l'ATF 123 IV 107 consid. 4a p. 111 s., auquel on peut se référer. Il doit toutefois être rappelé que les chances de resocialisation ne jouent ici pas de rôle (ATF 123 IV 107 consid. 4 p. 111; 119 IV 195 consid. 3b et 3c p. 198 et la jurisprudence citée). Pour le surplus, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation, de sorte que sa décision ne sera annulée que si elle apparaît exagérément sévère ou clémente au point qu'on puisse lui reprocher d'en avoir abusé (ATF 119 IV 195 consid. 3b p. 198; 117 IV 3 consid. 2b p. 5 et la jurisprudence citée). 3.3 Ainsi qu'il résulte du considérant 2.4 ci-dessus, les relations du recourant avec ses enfants sont loin d'avoir l'importance et l'intensité qu'il leur prête et ne l'ont au demeurant, jusqu'ici, pas dissuadé de la récidive. De même, l'exercice d'un emploi stable, qu'il a d'ailleurs pris l'initiative de quitter pour se livrer à la fabrication de fausse monnaie, ne l'a pas incité à se détourner de la délinquance. Dans ces conditions, il n'y avait pas d'abus du pouvoir d'appréciation à nier, comme l'a fait la cour cantonale, qui a donc examiné la question, que les éléments invoqués puissent suffire à fonder un pronostic favorable quant au comportement futur du recourant. Le refus du sursis à l'expulsion ne viole donc pas le droit fédéral.