Citation: 1C_644/2023 E. 2.2.3

2.2.3. Compte tenu des caractéristiques des parcelles concernées, de l'important surdimensionnement que connaît la commune de Mies, l'instauration de la zone réservée litigieuse, en tant qu'elle permet de surseoir à l'application de la planification actuelle et de préserver la marge d'appréciation des autorités pour l'adoption et la mise en vigueur d'une planification conforme au droit fédéral et au PDCn (cf. respectivement art. 15 al. 2 LAT et mesure A11; voir également rapport 47 OAT, ch. 1.1 p. 3; ALEXANDER RUCH, in Commentaire pratique LAT: Planifier l'affectation, 2016, n. 53 et la référence), répond au critère d'aptitude découlant du principe de la proportionnalité (cf. arrêt 1C_114/2023 précité du 21 mars 2024 consid. 3.1). La zone réservée correspond par ailleurs au périmètre concerné par l'obligation de planifier s'accordant en cela, quoi qu'en dise la recourante, également au critère de nécessité: les parcelles litigieuses, partiellement bâties, comprennent en effet d'importantes réserves qui, comme le souligne le Tribunal cantonal, doivent faire l'objet d'un examen soigné en lien avec la révision de la planification communale (cf. arrêt 1C_114/2023 précité du 21 mars 2024 consid. 3.1). Enfin, étant donné que la zone réservée vise à favoriser la réduction de la zone à bâtir surdimensionnée et garantit à cette fin la marge d'appréciation nécessaire (cf. art. 15 al. 2 LAT), elle répond - comme déjà mentionné -, à un intérêt public important (cf. ATF 144 II 41 consid. 5.2 et les arrêts cités). On ne voit d'ailleurs pas que la présence de la commune, respectivement des parcelles litigieuses, au sein du périmètre de l'agglomération franco-valdo-genevoise du Grand Genève enlèverait au redimensionnement conforme de la zone à bâtir son caractère d'intérêt public, et la recourante ne s'en explique pas.