Citation: I 362/04 30.08.2005 E. A

A.a Alors qu'il effectuait un cours de répétition en décembre 1972, C.________, né en 1951, a été victime d'un accident de la circulation qui a entraîné notamment une fracture multifragmentaire sous-trochantérienne du fémur gauche. Les suites de cet événement, de même que celles d'une chute survenue le 12 novembre 1975 qui a provoqué une fracture identique, ont été prises en charge par l'assurance-militaire. Le 16 octobre 1990, l'assuré a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'office AI), en raison de lombalgies et douleurs liées à une fracture lente au niveau du fémur. Mécanicien-électricien de formation, il a été mis au bénéfice de mesures de réadaptation d'ordre professionnel et a suivi des cours de représentant, puis de chef de vente. Le 1er mai 1994, il a débuté une activité d'agent technico-commercial auprès de la société X.________ SA, puis travaillé comme représentant auprès de diverses entreprises. Il n'a plus exercé d'activité depuis le 10 novembre 2000, date à laquelle s'est terminé son temps d'essai auprès de la société Y.________ SA. A.b A la suite d'une nouvelle demande de prestations déposée le 6 décembre 2000, l'assuré a effectué un stage d'évaluation au centre de formation professionnelle Z.________, à O.________, dont les responsables ont proposé la mise en oeuvre d'un stage pratique dans le secteur bureautique. Au cours de l'instruction, l'office AI a par ailleurs recueilli divers avis médicaux, dont celui du docteur K.________, médecin traitant, du 22 décembre 2000. Il a également fait verser au dossier le rapport du docteur W.________ du 17 juillet 2002 qui avait été chargé d'une expertise par l'assurance-militaire. Ce médecin a fait état d'une très probable fracture lente sous-trochantérienne du fémur après ostéosynthèse itérative et conclu à une incapacité de travail de 100 % à partir du mois de novembre 2000, dans la profession de conseiller technique, puis de 50 % dès le 1er avril 2002. Fort de ces conclusions, l'office AI a alloué à l'assuré une rente entière d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 100 % du 1er novembre 2001 au 31 mars 2002, puis une demi-rente fondée sur un degré d'invalidité de 50 %, à partir du 1er avril 2002 (décisions du 23 janvier 2003). Saisi d'une opposition de C.________ contre ces décisions, l'office AI a requis de nouveaux renseignements médicaux de l'assurance militaire qui lui a fait parvenir deux avis complémentaires du docteur W.________ (des 10 avril et 20 mai 2003). Selon ce médecin, la situation de l'assuré était restée inchangée depuis la première expertise; seule une prise en charge chirurgicale (ostéotomie de réaxation du fémur proximal gauche associée à un enclouage centromédullaire) pouvait permettre de guérir la fracture. L'assurance militaire a informé l'assuré qu'elle le mettait au bénéfice d'une rente d'invalidité fondée sur un degré d'invalidité de 50 % du 1er au 31 décembre 2003 et lui impartissait un délai de réflexion jusqu'à cette date pour décider s'il acceptait de se faire opérer conformément à la proposition du docteur W.________. Elle l'a par ailleurs averti qu'à défaut, le droit aux prestations pourrait se limiter à celles qui lui reviendraient si la mesure envisagée était appliquée, ce qui pourrait conduire à la cessation du versement des prestations en espèces (préavis du 5 septembre 2003). De son côté, l'office AI a rejeté l'opposition de C.________ par décision sur opposition du 10 septembre 2003.