Citation: I 1009/06 14.11.2007 E. A

T._______ est titulaire d'un certificat fédéral de capacité de mécanicien-électronicien et souffre des séquelles d'une poliomyélite contractée durant la première année de sa vie. Il travaillait comme technicien radio/télévision et a été licencié pour la fin du mois d'août 1992. Il n'a pas repris d'activité professionnelle et s'est annoncé auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) le 25 juillet 1994. Se référant à l'avis du docteur L._______, chirurgien orthopédique, qui rapportait uniquement les séquelles de la poliomyélite, sans incidence sur la profession apprise pour autant que celle-ci se pratique en atelier, et recommandait le port d'un orthèse cruro-jambière avec genou verrouillable (rapport du 21 novembre 1994), l'office AI a nié le droit de l'assuré à une rente, des mesures d'ordre professionnel et des moyens auxiliaires dès lors qu'il n'y avait pas d'atteinte invalidante à la santé et qu'il ne remplissait pas les conditions d'assurance lors de la survenance de l'invalidité (décision du 23 mars 1995). Cette décision a été confirmé sur recours par le Tribunal des assurances du canton de Vaud (jugement du 31 août 1995), puis annulée par le Tribunal fédéral des assurances et renvoyée à l'administration pour complément d'instruction sur le plan médical (arrêt I 352/95 du 29 novembre 1996). Sur la base de l'opinion des médecins traitants (rapports des docteurs S._______, orthopédiste et traumatologue, I._______ et M._______, clinique X.________, et H._______, généraliste, des 17 mars et 24 septembre 1997, 23 juin 1998) et d'une expertise réalisée dans l'un de ses Centres d'observation médicale (COMAI; rapport des docteurs D._______ et P._______ du 7 juillet 1999), l'office AI a octroyé à l'intéressé une demi-rente dès le 1er janvier 1995 (décision du 11 avril 2000). Cette décision a été confirmée en instance cantonale (jugement du 31 octobre 2000), puis annulée en instance fédérale et renvoyée à l'administration pour qu'elle détermine dans quelle mesure T._______ pouvait mettre en valeur sa capacité de travail dans la profession apprise ou dans un autre emploi adapté (arrêt I 86/01 du 9 juillet 2001). L'office AI a mandaté l'un de ses Centres d'observation professionnelle (COPAI) dont les conclusions (rapport du 10 avril 2002), soutenues par le docteur A._______, médecin-conseil du COPAI (rapport du 18 mars 2002), rejoignaient celles du Centre Y.________ (rapport du 14 avril 2003). Il en ressort que l'assuré était apte à travailler à 50 % dans une activité s'exerçant essentiellement en position assise, sollicitant modérément les membres supérieurs et privilégiant le recours aux ressources cognitives. Par décision du 8 juillet 2004 confirmée sur opposition le 21 juillet 2005, l'administration a reconnu le droit de l'intéressé à une demi-rente dès le 1er janvier 1995, puis à trois quarts de rente dès le 1er janvier 2004 (taux de 62 %). L'évaluation du degré d'invalidité résultait de la comparaison du revenu sans invalidité, déterminé d'après les informations obtenues auprès de trois entreprises régionales, et celui d'invalide, calculé selon le revenu moyen réalisable après une formation pratique d'employé de bureau, théorique d'employé de commerce B et dans une entreprise de la région occupant ce type d'employé.