Citation: 5A_447/2023 E. 11.2

11.2. La Cour de justice a estimé que le Tribunal avait considéré à juste titre que les contributions étaient dues dès la séparation des époux, le 4 juillet 2020, puisque depuis lors, l'appelant n'avait pris que partiellement en charge les frais des enfants. Le fait que, durant la vie commune, la mère ait accepté de supporter l'entretien de ceux-ci dans une mesure plus importante que ce à quoi elle était obligée ne donnait pas au père un droit à ce que cette situation perdure postérieurement à la séparation. Le recourant ne critique pas cette motivation (art. 106 al. 2 LTF). En particulier, il ne conteste pas que depuis la séparation, il n'a assumé qu'une partie de l'entretien des enfants. Il affirme au contraire que la répartition de leurs frais entre les époux est restée identique à celle convenue durant la vie commune, de sorte que l'intimée n'a "subi aucun préjudice fait de la séparation", ce qui vient confirmer la constatation de la cour cantonale à ce sujet. Il s'ensuit que, pour autant qu'elles soient recevables, ses critiques visant le point de départ des contributions d'entretien - fixé au 4 juillet 2020, date de la séparation, alors que la présente procédure a été introduite le 5 novembre 2020 - sont à l'évidence infondées.