Citation: 6B_95/2023 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré qu'au vu du retour du recourant en Suisse à la suite du renvoi dont il avait fait l'objet le 11 mai 2017 vers l'Espagne, la Directive sur le retour ne faisait pas obstacle au prononcé d'une peine privative de liberté. Les précédentes condamnations du recourant pour le même type d'infractions à des peines pécuniaires prononcées, à quatre reprises depuis 2017, avec sursis n'avaient pas eu l'effet dissuasif escompté malgré les multiples chances accordées au recourant d'amender son comportement. Le recourant ne disposait d'aucune source de revenu, rendant ainsi totalement illusoire toute perspective de recouvrement d'une peine pécuniaire. Partant, le choix d'une peine privative de liberté s'imposait, comme retenu à juste titre par le premier juge. De ce fait, l'application de l'art. 34 al.1 CP n'entrait pas en considération. Les conditions d'une exemption de peine plaidées par le recourant n'étaient pas réalisées.