Citation: 4A_83/2007 30.07.2007 E. 5

5.1 S'agissant de sa demande reconventionnelle, la recourante expose, en fait, que, par courriers électroniques des 17 juillet, 8 et 21 août 2003, C.________ Ltd, avant d'adresser directement la même requête à l'intimée en date du 3 septembre 2003, lui avait indiqué que les collaborateurs de B.________ se rendant à Genève pour le "World Telecom 2003" seraient moins nombreux que prévu et l'avait priée, en conséquence, d'essayer de revendre les nuitées non utilisées. Sur la base de cette allégation, elle soutient avoir acquis de ce chef une créance de 22'600 fr. envers l'intimée, qui correspond au montant procuré par la location à des tiers des chambres réservées mais inoccupées. A son avis, ladite créance ne serait pas devenue immédiatement la propriété de C.________ Ltd, selon l'art. 401 al. 1 CO, étant donné qu'une condition du transfert automatique au mandant des droits acquis par le mandataire, tel que le prévoit cette disposition, n'était pas réalisée en l'espèce, à savoir la notification par le mandant de la subrogation au tiers débiteur (i. c. l'intimée). La recourante estime, en conséquence, que c'est en ses mains que le montant précité de la créance litigieuse aurait dû être versé, tant et aussi longtemps que C.________ Ltd n'avait pas acquis cette créance par l'effet de la subrogation légale, ce d'autant plus que le rapport d'obligation la liant à l'intimée n'avait pas encore pris fin au moment où cette dernière avait versé la somme en question, amputée des extras, à C.________ Ltd. 5.2 La recourante assure que C.________ Ltd l'a mandatée afin de tenter de revendre les nuitées qui ne seraient pas utilisées par les employés de B.________. Elle reproche à la cour cantonale, avec pièces à l'appui, de n'avoir pas constaté ce fait pourtant "dûment allégué" devant eux (mémoire, p. 25, n° 117). Cependant, elle n'indique pas où ni quand elle aurait allégué un tel fait. Comme il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même l'existence de la prétendue allégation dans le dossier cantonal, le grief y afférent est irrecevable faute d'une motivation suffisante (cf. consid. 2.3 ci-dessus). Des constatations faites par la cour cantonale et relatées sous let. A.d du présent arrêt, il appert, en réalité, que, lorsque C.________ Ltd a su qu'il y aurait moins de participants de B.________ que prévu à "World Telecom 2003", elle a pris contact avec la directrice de l'hôtel A.________ pour lui demander de relouer les chambres réservées mais inoccupées. Il faut en déduire que cette modification de la situation (réduction du nombre des participants) a donné lieu à un accord, dont il n'y a pas lieu d'examiner ici le contenu, passé directement entre C.________ Ltd et l'intimée, en vertu duquel celle-ci a versé à celle-là le produit de la location à des tiers des chambres inoccupées, après en avoir soustrait le montant des extras. Aussi la recourante ne peut-elle déduire aucun droit de cet accord, qui constitue pour elle une res inter alios acta.