Citation: 4C.34/2004 26.02.2004 E. A

A.a La S.I. Z.________ S.A. (ci-après: Z.________), société anonyme ayant son siège à Genève, est propriétaire d'une villa de dix pièces. Toutes les actions de la société, sauf une, sont détenues par les membres de la famille X.________. Jusqu'à fin 1992, X.________, sa soeur dame A.________ et sa demi-soeur dame B.________ possédaient chacun 7 actions; dame C.________, autre soeur de X.________, en possédait 27, alors que leur mère dame D.________ et E.________, les deux administrateurs de la société anonyme, détenaient chacun une action. Le 13 janvier 1993, dame C.________ a cédé ses 27 actions à dame D.________, laquelle en détient désormais 28. A.b Depuis le 28 juin 1971, Z.________ a loué la villa à dame C.________ et à son mari. Les époux C.________ ayant divorcé, dame C.________ en est depuis lors l'unique locataire. Le 31 octobre 1990, elle a conclu avec Z.________ un nouveau contrat de bail d'une durée de cinq ans, fixant à 24'000 fr. le loyer annuel qui se montait à 18'000 fr. jusque-là. Lors de l'assemblée générale extraordinaire de Z.________ du 13 janvier 1993, tous les actionnaires ont décidé de maintenir le loyer mensuel payé par dame C.________ à 2'000 fr., à l'exception de X.________ qui avait contesté dès 1990 les conditions de location consenties à sa soeur. Le loyer a été porté à 27'600 fr. par an dès le 1er novembre 1995. Le 31 mars 1998, dame C.________ a résilié son bail. Dès le 30 septembre 1998, la maison a été louée à un tiers pour un loyer annuel de 135'336 fr., entretien du parc compris. A.c Le 21 février 1993, X.________, représenté par l'avocat F.________, a introduit simultanément une action en annulation des décisions de l'assemblée générale précitée et une action en responsabilité contre les deux administrateurs de Z.________, concluant dans celle-ci au paiement de 678'400 fr. en capital à ladite société. Le demandeur reprochait à l'administration de Z.________ d'avoir lésé celle-ci en louant la villa à un prix nettement inférieur à celui qui aurait pu être obtenu à Genève pour un objet du même genre. En septembre 1993, le demandeur a consulté l'avocat G.________, lequel a émis les mêmes réserves que Me F.________ quant aux chances de succès de ces procédures. F.________ ayant résilié son mandat, X.________ s'est alors adressé à l'avocat Y.________, qui a accepté, le 27 septembre 1993, de le représenter. Y.________ a déposé de nouvelles écritures dans les procédures pendantes. Il a encore introduit trois autres actions en annulation de décisions d'assemblées générales subséquentes de Z.________, actions qu'il a toutefois retirées après avoir pris connaissance du sort reservé à la première action. Effectivement, par jugement du 28 septembre 1995, confirmé par la Cour de justice en date du 22 novembre 1996, le Tribunal de première instance du canton de Genève a rejeté l'action en annulation des décisions de l'assemblée générale du 13 janvier 1993. Aux mêmes dates, les juridictions genevoises ont rendu un jugement et un arrêt déboutant le demandeur de son action en responsabilité dirigée contre les deux administrateurs de GGL. Y.________ a déconseillé à son client de recourir contre les arrêts du 22 novembre 1993. A son avis, seul entrait en ligne de compte un recours de droit public pour arbitraire, dans le cadre de l'action en responsabilité, puisque les arguments de droit, à faire valoir par la voie du recours en réforme, étaient "comptés". Après avoir indiqué, dans un premier temps, qu'il ne voulait plus exposer davantage de frais, X.________ a décidé de former un recours de droit public. Statuant par arrêt du 8 juillet 1997, le Tribunal fédéral a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable. Il a considéré que nombre de griefs articulés dans ce recours auraient dû l'être dans un recours en réforme. Par la suite, des discussions ont eu lieu entre l'avocat et son client au sujet de l'exécution du mandat. Le second n'a pas été satisfait par les explications du premier. Il a cherché sans succès un avocat qui acceptât d'introduire une action en responsabilité contre Y.________ et a sollicité en vain sa mise au bénéfice de l'assistance juridique. La commission de taxation a réduit les notes d'honoraires de l'avocat, demeurées impayées, à 13'722 fr. 70. X.________ s'est vu notifier, à concurrence de ce montant, un commandement de payer auquel il a fait opposition.