Citation: 6B_222/2019 E. 1.4.1

1.4.1. Sur ce point, l'autorité précédente a exposé que l'enquête effectuée parmi les personnes ayant côtoyé la recourante et F.________ avait permis de constater que celle-ci avait toujours connu des problèmes relationnels et de violence. Le prénommé avait quant à lui été décrit unanimement comme non enclin à la violence, ou tout au plus à la violence verbale. Rien ne permettait de retenir que, le soir des faits, F.________ aurait initié l'altercation. Ce dernier connaissait alors une période calme sur le plan psychique et ne consommait plus d'alcool. Il faisait des reproches à la recourante concernant sa consommation de boisson et cela générait des tensions. Le déroulement de la journée du 19 mai 2015, décrit par la recourante, attestait d'ailleurs de sa volonté de provoquer une dispute avec son compagnon. L'intéressée avait en outre une propension à inverser les rôles et à se présenter comme la victime de la violence d'autrui. Elle avait ainsi maintenu avoir été agressée par un cuisinier le jour des faits, affirmant que les témoins qui avaient contredit sa version des événements mentaient. Par le passé, la recourante avait déjà affirmé à la police avoir été battue durant des heures mais n'avait pas été crue puisqu'elle ne présentait pas la moindre trace de coups. En outre, compte tenu de l'état de santé de F.________ - lequel souffrait alors notamment d'une perte de la fonction active de l'épaule, soit d'une limitation des amplitudes articulaires et d'un manque de force -, il était invraisemblable que ce dernier eût accompli les gestes décrits par la recourante, l'eût frappée et menacée de mort en brandissant un couteau au-dessus de sa tête pour le lui planter dans le coeur. Partant, rien ne permettait de croire la recourante lorsqu'elle prétendait avoir été battue ou attaquée au couteau par son compagnon.