Citation: 5A_950/2015 E. 5.1

5.1. Premièrement, la recourante soutient que l'avis de S._______ SA ne constate pas de surendettement manifeste au sens de l'art. 725 CO et que, en août 2014, elle a reçu un remboursement de 200'000 fr. de l'administration suite auquel elle a sollicité de S.________ SA d'établir des comptes intermédiaires, ce que celle-ci a refusé. Elle affirme que ces faits sont de nature à modifier la décision attaquée dans la mesure où ils permettent d'établir l'absence de surendettement qui est une condition sine qua non de l'ouverture de la procédure concordataire. Deuxièmement, elle soutient qu'à l'audience du 15 octobre 2014, elle s'est opposée tant à la requête de faillite sans poursuite préalable qu'au sursis provisoire et qu'elle a notamment produit un bilan intermédiaire et des relevés de comptes courants faisant état de liquidités totalisant 239'992 fr. 96 au 14 octobre 2014, ainsi qu'un bilan au 31 décembre 2014 faisant état d'avoirs bancaires à hauteur de 215'842 fr. 60. Troisièmement, elle mentionne qu'elle a recouru contre le jugement du 17 décembre 2014 devant le Tribunal fédéral, qui a octroyé l'effet suspensif s'agissant de l'avance de frais du commissaire, puis jugé irrecevable le recours le 16 mars 2015. Quatrièmement, elle ajoute que, précédemment au jugement du 4 mai 2015, elle a conclu à la révocation du sursis provisoire et au déboutement des requérantes de leurs conclusions en faillite sans poursuite préalable. Elle affirme que ces faits sont déterminants car ils démontrent son opposition claire à l'octroi du sursis provisoire. Cinquièmement, la recourante soutient que le commissaire a refusé de payer les créanciers de la société antérieurs au 17 décembre 2014, dont les réviseurs, alors que l'autorité cantonale lui reproche de n'avoir pas produit un bilan intermédiaire révisé accompagné d'un rapport de l'organe de révision. Elle soutient qu'en écartant ces faits, l'autorité cantonale a méconnu que le défaut de production de ces documents n'était pas dû à son comportement mais à l'octroi du sursis et au blocage de ses comptes. En conséquence, cette autorité ne pouvait pas nier l'absence de surendettement initial en raison de ce défaut de production.