Citation: 6B_1361/2021 E. 3.4

3.4. En relation avec la peine qui lui a été infligée, le recourant se plaint encore d'une violation de l'art. 49 CP au motif que le calcul effectué par la cour cantonale serait contraire au principe de l'aggravation qui devait trouver application. Conformément à l'art. 49 al. 1 CP, si, en raison d'un ou de plusieurs actes, l'auteur remplit les conditions de plusieurs peines de même genre, le juge le condamne à la peine de l'infraction la plus grave et l'augmente dans une juste proportion. Il ne peut toutefois excéder de plus de la moitié le maximum de la peine prévue pour cette infraction. Il est en outre lié par le maximum légal de chaque genre de peine. Lorsqu'il s'avère que les peines envisagées concrètement sont de même genre, l'art. 49 al. 1 CP impose au juge, dans un premier temps, de fixer la peine pour l'infraction abstraitement - d'après le cadre légal fixé pour chaque infraction à sanctionner - la plus grave, en tenant compte de tous les éléments pertinents, parmi lesquels les circonstances aggravantes ou atténuantes. Dans un second temps, il augmentera cette peine pour sanctionner chacune des autres infractions, en tenant là aussi compte de toutes les circonstances y relatives (ATF 144 IV 313 consid. 1.1.2; voir aussi ATF 127 IV 101 consid. 2b; arrêt 6B_762/2021 du 8 juin 2022 consid. 3.1). C'est bien ainsi qu'a procédé la cour cantonale en fixant la peine pour le viol de B.________ et en l'augmentant de la durée des peines sanctionnant les deux autres infractions, réduites pour tenir compte du fait qu'il s'agit d'une peine d'ensemble. Si elle avait procédé, comme le recourant lui en fait grief, à un cumul de peines, elle aurait additionné les différentes peines hypothétiques. En conclusion, la cour cantonale a motivé la peine de manière détaillée et complète et le recourant n'invoque aucun élément, propre à modifier la peine, qu'elle aurait omis ou pris en considération à tort. Comme par ailleurs la peine privative de liberté de 4 ans infligée au recourant n'apparaît pas sévère au point qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale, le grief de violation des art. 47 et 49 CP est infondé.