Citation: 8C_632/2024 E. 5.3

5.3. S'exprimant enfin sur la prise en considération d'un revenu hypothétique de l'épouse du recourant, le tribunal cantonal a exposé que l'admissibilité de l'imputation d'un tel revenu avait déjà été tranchée en défaveur de l'intéressé dans la décision sur opposition du 4 novembre 2022, entrée en force. Le recourant faisait alors valoir que son épouse ne pouvait pas exercer une activité lucrative, car elle s'occupait du ménage et devait lui prodiguer des soins constants, à défaut de quoi il aurait dû être placé en établissement, ce qui selon l'intimé ne ressortait d'aucun rapport médical. Faisant application des art. 17 al. 2 LPGA et 25 al. 1 let. c OPC-AVS/AI, les juges précédents ont observé que le recourant n'expliquait pas en quoi la situation aurait changé depuis lors. Il ne précisait pas quelle modification notable aurait motivé une révision de ce revenu hypothétique. Une telle modification n'étant pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante, il n'y avait pas lieu de s'écarter des montants retenus au titre de revenu hypothétique dans la décision du 29 mars 2023, confirmée sur opposition, recalculant le droit aux prestations complémentaires du 1 er janvier au 31 mars 2023. La juridiction cantonale a encore souligné que ni le recourant ni le juge ne pouvait contraindre l'intimé à reconsidérer des décisions formellement passées en force. Par appréciation anticipée des preuves, elle a renoncé à l'audition de l'épouse du recourant et du médecin de celui-ci.