Citation: 9C_557/2021 E. 5.3.5

5.3.5. Cela étant, au cours de la procédure administrative concernant l'allocation pour impotent, l'intimé ne s'est pas référé à l'expertise du CEMed - recueillie dans le cadre de la demande de rente d'invalidité présentée par l'assurée -, ni dans le projet de décision du 7 novembre 2019, ni dans la décision subséquente du 27 avril 2020 (où il se limite à mentionner ses "investigations"). En relation avec la prétention à une allocation pour impotent, il a évoqué cette expertise seulement au moment où il a requis un avis de son SMR le 17 avril 2020, "en le priant de tenir compte du rapport d'expertise du CEMED du 26.07.2018 (...) établi dans le cadre de l'examen du droit à la rente" (avis juriste du 17 avril 2020). Ce n'est qu'à ce moment-là que l'assurée pouvait se rendre compte de l'importance du rapport d'expertise du CEMed dans le cadre de la procédure portant sur l'allocation pour impotent. Or, à ce même moment, l'intimé avait déjà connaissance des critiques concernant le défaut de communication du nom des experts exprimées par l'assurée dans ses objections du 11 février 2020 relatives à l'octroi d'une rente limitée dans le temps (projet du 15 mai 2019) et ne pouvait les ignorer sans y répondre. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher à la recourante d'avoir tardé à se prévaloir du vice en cause, exprimé dans la procédure administrative et repris expressément en lien avec l'allocation pour impotent devant la juridiction cantonale. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu est dès lors fondé.