Citation: 1P.465/2005 30.08.2005 E. 4

Alléguant que ce danger pouvait être prévenu par d'autres moyens que la détention, la recourante se plaint également d'une violation du principe de la proportionnalité. Elle estime que le but recherché pourrait être atteint par des mesures de contrôle judiciaire telles que la saisie des papiers d'identité, l'obligation de se présenter périodiquement à une autorité ou l'assignation à résidence (art. 82bis CPP/VS). Le principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.) exige que le moyen choisi soit apte à atteindre le but visé (règle de l'aptitude) et que celui-ci ne puisse pas être atteint par une mesure moins incisive (règle de la nécessité); en outre, il interdit toute limitation allant au-delà du but visé et il exige un rapport raisonnable entre celui-ci et les intérêts publics ou privés compromis (principe de la proportionnalité au sens étroit, impliquant une pesée des intérêts - ATF 130 II 425 consid. 5.2 p. 438; 126 I 219 consid. 2c p. 222 et les arrêts cités). En l'espèce, les mesures de contrôle judiciaire auxquelles la recourante propose de se soumettre n'apparaissent pas suffisantes au vu de l'importance de la peine qu'elle encourt et de l'intensité du risque de fuite, tel qu'il ressort des circonstances particulières exposées précédemment. C'est donc à juste titre que le Tribunal cantonal a considéré que son maintien en détention était la mesure la plus apte à prévenir tout danger de fuite, ce but ne pouvant pas être atteint par une mesure moins incisive.