Citation: 6B_1262/2023 E. 1.6

1.6. La recourante fait valoir que l'autorité cantonale n'a pas tenu compte, dans le cadre de son analyse, des conséquences de son expulsion sur son état de santé, notamment psychique. Or, la cour cantonale a soigneusement énuméré les traitements médicaux qu'elle nécessitait, tant pour son état de santé physique que psychique. Elle s'est assurée de l'existence de systèmes de soins suffisants en Italie, en relevant qu'ils sont parmi les plus performants dans le Nord, proche de la frontière avec la Suisse. La recourante ne remet pas en cause l'absence de complexité des traitements nécessaires. Elle se méprend en tant qu'elle prétend ne pas être libre de l'endroit où elle peut retourner. Pour le surplus, il est rappelé que, en principe, un étranger ne peut pas exciper de l'existence en Suisse de prestations médicales de qualité supérieure pour s'opposer à son renvoi dans un pays où le traitement s'avère disponible (cf. arrêts 6B_244/2023 du 25 août 2023 consid. 6.8; 6B_1226/2021 du 1er avril 2022 consid. 2.3.1; 6B_708/2020 du 11 mars 2021 consid. 5.3) et qu'il ne suffit pas non plus d'invoquer que le traitement ne serait pas disponible à un prix abordable (arrêts 6B_244/2023 précité consid. 6.8; 6B_822/2021 du 4 juillet 2022 consid. 2.4).