Citation: 5A_181/2014 E. 5.2

5.2. S'agissant ensuite des perspectives de gain de l'intimée, il y a lieu de relever que l'autorité cantonale s'est effectivement méprise sur l'âge de l'intimée qui avait près de 44 ans et non 45 ans lors de la séparation des époux, de sorte que la présomption qui veut qu'on ne puisse exiger d'elle qu'elle reprenne une activité lucrative n'est effectivement pas donnée (cf. supra consid. 4.2). Il n'en demeure pas moins que l'autorité cantonale a exposé précisément pour quels motifs on ne pouvait exiger d'elle qu'elle perçoive un revenu mensuel hypothétique supérieur à celui de 2'700 fr. net arrêté par le premier juge. Outre et indépendamment de l'âge de l'intimée, la juridiction cantonale a ainsi notamment évoqué que celle-ci n'avait jamais pu se réinsérer professionnellement en dépit d'un dossier ouvert depuis le 28 septembre 2009 auprès de l'Office régional de placement et qu'elle avait effectué sans succès des recherches d'emploi dans ce contexte bien qu'elle ait exercé des emplois temporaires auprès de diverses institutions qui lui avaient apporté une certaine expérience pratique. Ce faisant, l'autorité cantonale a examiné concrètement et en conformité avec la jurisprudence susmentionnée (cf. supra consid. 4.3) quel revenu l'intimée pouvait percevoir, compte tenu de l'état actuel du marché du travail dans le type d'activité qu'on peut raisonnablement exiger d'elle qu'elle accomplisse. Elle en a déduit qu'on ne pouvait en tout cas pas exiger qu'elle perçoive un revenu supérieur à celui arrêté par le premier juge sur la base d'un document du 19 août 2011 relatif à un emploi temporaire effectué à cette époque par l'intimée. Le recourant ne démontre pas en quoi la constatation factuelle de l'autorité cantonale, selon laquelle l'intimée serait dans l'incapacité de trouver un emploi avec une rémunération supérieure à celle retenue, est arbitraire. Il se méprend également lorsqu'il reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir pris en compte pour l'intimée un revenu situé dans une fourchette de 2'989 fr. à 4'287 fr., correspondant au revenu qu'une femme de 47 ans sans formation peut réaliser en tant qu'employée polyvalente. En effet, le procédé consistant à ne pas se fonder sur le revenu hypothétique que l'intimée peut concrètement réaliser dans le cas d'espèce mais à prendre en compte de manière abstraite le revenu que toute personne sans formation devrait être en mesure de réaliser a déjà été considéré comme arbitraire par le Tribunal de céans (cf. notamment ATF 137 III 118 consid. 3.2). Enfin, dans la mesure où l'autorité cantonale a bien imputé un revenu hypothétique à l'intimée, et ce sans lui fixer de délai d'adaptation, mais a toutefois refusé d'en élever le montant compte tenu de sa situation concrète, les critiques du recourant, qui reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait que son ex-épouse n'avait jamais souhaité travailler et était restée passive sans se préparer à la perspective de devoir reprendre un travail un jour, sont infondées. En conséquence, les griefs du recourant afférents au calcul du revenu hypothétique de son ex-épouse doivent être rejetés.