Citation: 6B_604/2009 11.09.2009 E. 2

Contestant sa condamnation pour violation des art. 90 et 92 LCR, le recourant explique qu'il était à l'arrêt dans la circulation au moment des événements et que le scootériste s'est blessé en frappant avec ses pieds et mains contre le minibus. Cette critique équivaut en réalité à se plaindre d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. 2.1 L'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue en dernière instance cantonale que si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou si elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Il ne suffit pas que la motivation de la décision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat, ce qu'il appartient au recourant d'établir (ATF 134 I 263 consid. 3.1 p. 266) 2.2 Confrontée aux versions contradictoires du recourant et du scootériste, la Chambre pénale a tranché en faveur de la seconde. Elle a retenu que, si l'attitude du motocycliste n'était certes pas exempte de reproches, il apparaissait néanmoins que les déclarations du recourant selon lesquelles le scooter serait tombé tout seul au moment de la remise en marche de la circulation n'étaient pas corroborées par celles de l'accidenté et du chauffeur de bus, témoin des événements. Ce dernier avait en effet déclaré spontanément à la police, juste après l'accident, qu'il avait vu le recourant mettre la pression sur le scooter et l'avoir heurté, lui faisant perdre l'équilibre. Le recourant n'indique pas et, à plus forte raison, ne démontre pas conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF en quoi cette appréciation porterait atteinte à ses droits constitutionnels. Par ailleurs, le raisonnement précité ne soulève aucune critique. Il n'est en effet pas arbitraire de retenir la version des faits de la victime, qui est elle corroborée par un témoignage, plutôt que celle du recourant.