Citation: U 211/05 11.04.2006 E. 4

4.1 Selon le docteur D.________, si l'accident survenu en 2001 a pu occasionner une contusion du rachis, le statu quo sine était certainement atteint, au plus tard, six mois après cet événement. Cette appréciation repose aussi bien sur les observations et constatations de ses confrères I.________ (rapport du 8 octobre 2003) et B.________ (rapport du 11 juillet 2003) que sur le rapport de radiologie du docteur S.________, qui n'a mis en évidence aucune lésion traumatique (rapport du 4 juillet 2003). Il a également tenu compte du fait que l'accident en cause n'a entraîné aucune incapacité de travail. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'analyse du médecin d'arrondissement, certes succinte, se fonde sur un dossier médical comprenant tous les éléments déterminants utiles à la résolution de la question litigieuse du lien de causalité. Ainsi, le seul fait qu'il ne disposait ni du rapport de police, ni des éventuels documents médicaux établis à l'époque de l'accident survenu en 2001 n'est pas propre à remettre en cause sa conclusion, dont la motivation ressort à satisfaction de droit de la lecture de son rapport. Au regard de la jurisprudence (cf. RAMA 2001 n° 438 p. 345), il pouvait également renoncer à examiner personnellement le recourant. Un tel examen n'aurait au demeurant pas été déterminant, dès lors que le litige ne porte pas en l'espèce sur la nature des lésions actuelles - le médecin d'arrondissement ne contestant pas les diagnostics posés sur ce point - mais bien plutôt sur le lien de causalité naturelle entre celles-ci et l'accident de 2001. 4.2 Quant l'opinion du docteur I.________, elle ne permet pas, au degré de vraisemblance prépondérant requis, d'aboutir à la conclusion que le lien de causalité naturelle est donné pour les troubles actuels. Dans une lettre du 21 janvier 2004, le docteur I.________ - à la demande du mandataire du recourant - a expliqué les motifs qui l'ont conduit à conclure, dans son rapport du 8 octobre 2003, à l'existence d'un lien de causalité entre les troubles cervico-lombaires diagnostiqués et l'accident de 2001. Ce médecin a estimé, qu'au vu de l'absence de trouble dégénératif au niveau discal et articulaire, il est fort probable que les troubles vertébraux sont la conséquence du traumatisme subi lors de l'accident. On constate ainsi qu'il a conclu à l'existence de l'origine traumatique des affections actuelles - excluant dès lors toute autre étiologie possible - au motif que le recourant aurait continuellement souffert de douleurs cervicales et lombaires depuis l'événement accidentel, inexistantes antérieurement. Ce faisant, il a basé son appréciation davantage sur les déclarations subjectives de l'intéressé que sur des considérations médicales objectives et a tenu un raisonnement fondé sur le principe « post hoc, ergo propter hoc », lequel est impropre à établir un rapport de cause à effet entre un accident assuré et une atteinte à la santé (ATF 119 V 341 consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 consid. 3b). En effet, et comme l'ont relevé pertinemment les premiers juges, aucun signe clinique n'est susceptible d'établir clairement aussi bien les éventuelles lésions que plus particulièrement leurs séquelles. A cet égard, le certificat médical du docteur I.________ du 20 avril 2005 déposé par le recourant avec son écriture ne saurait rien y changer. Certes ce médecin retient l'existence de quelques signes objectifs à l'appui de son diagnostic de syndrome lombo-vertébral mais ce certificat n'apporte pas la preuve, au degré de vraisemblance requis, du lien de causalité entre l'accident et les séquelles alléguées. Cela étant, les premiers juges étaient fondés, sans qu'il soit nécessaire de mettre en oeuvre une expertise médicale complémentaire, à s'écarter de l'appréciation des docteurs Burgi et I.________ pour suivre celle du docteur D.________ et nier l'existence d'une lien de causalité. Aussi, l'intimée était-elle en droit, en l'absence de lien de causalité naturelle entre les lésions actuelles et l'accident du 4 mars 2001, de refuser d'allouer ses prestations. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.