Citation: 8C_443/2023 E. 3

En fait, les juges cantonaux ont constaté que l'épouse de l'intimé était nettoyeuse de profession et qu'elle présentait, selon l'attestation de son médecin traitant, des gonalgies bilatérales invalidantes allant en s'aggravant depuis plusieurs années lesquelles entraînaient des difficultés à la marche, pour monter ou descendre des escaliers, rester longtemps debout ou encore porter des poids supérieurs à 5 kg. En conséquence, ils ont considéré que l'intéressée était inapte à travailler dans son activité habituelle d'agente de nettoyage depuis le début de l'incapacité de travail médicalement attestée et qu'elle devait changer d'activité. Les juges cantonaux ont également constaté qu'elle était âgée de plus de 50 ans, qu'elle ne disposait d'aucune formation certifiée et que son expérience professionnelle passée se limitait à des activités d'auxiliaire en cuisine et d'aide dans l'agriculture. Aussi bien ont-ils jugé que le SPC n'aurait pas dû retenir un quelconque gain potentiel pour l'épouse. Invoquant un établissement des faits arbitraire, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir retenu que l'épouse de l'intimé ne pouvait plus exercer une quelconque activité professionnelle sur la base d'une unique attestation du médecin traitant portant sur la capacité de travail de celle-ci dans le domaine du nettoyage. Il leur fait également grief d'avoir mal appliqué les critères jurisprudentiels permettant d'apprécier le caractère exigible de l'exercice d'une activité lucrative par le conjoint et d'avoir ainsi violé l'art. 11 aLPC.