Citation: 4A_329/2020 E. 4.3

4.3. Dans sa plaidoirie écrite du 30 novembre 2018, le recourant a conclu en dernier lieu au paiement de 66'030 fr. (dont à déduire 40'711 fr. 60 opposés en compensation par l'employeuse). A plusieurs reprises dans sa motivation, il a expliqué que le montant de 66'030 fr. concernait sa créance totale en salaires fixes et variables ainsi qu'en indemnités journalières (ch. 51-52; ch. 75; ch. 88). Sous chiffres 53-55, il a tout au plus souligné que le relevé du compte " Frais de représentation et déplacement " produit par l'employeuse " établi[ssai]t une créance (...) de CHF 5'047. 41 " en sa faveur, en rappelant qu'il avait estimé sa créance à 4'000 fr. au chiffre 34 de sa demande du 11 septembre 2017 et que " cette estimation n'[étai]t pas loin " des 5'047 fr. 41 établis par le relevé en question. Le recourant soutient que le juge n'était lié que par la somme globale réclamée (66'030 fr., dont à déduire une créance de 40'711 fr. 60 opposée en compensation), et que dans la mesure où le juge n'allouait pas certains postes, il pouvait compenser en admettant un autre poste. Se pose notamment la question de savoir si les frais de représentation pourraient constituer un autre objet de litige (cumul objectif d'actions), et si le juge serait lié par les allégations dans lesquelles le recourant chiffre la créance y afférente à 5'047 fr 41. En tout état de cause, il appert que sur le plan de l'appréciation des preuves, le juge ne saurait retenir une créance supérieure à ce montant. On rappelle que le recourant avait lui-même estimé sa créance à 4'000 fr.; après avoir pris connaissance des deux pièces comptables produites, il a considéré qu'il subsistait un solde de 5'047 fr. 41 en sa faveur, expliquant qu'une des deux pièces concernait les notes de frais qu'il avait remises à l'employeuse (pour un total de 17'058 fr. 35), tandis que l'autre (Relevé de compte 2016 " Frais déplacement/représent. ") recensait les versements déjà faits par l'employeuse en règlement des notes remises, pour un total de 12'010 fr. 94; ce faisant, le recourant a reconnu avoir été partiellement indemnisé. Or, l'intégration d'une éventuelle créance de 5'047 fr. 41 dans le calcul opéré par l'autorité précédente n'a pas d'incidence sur l'issue de la cause. Il appert en effet que le montant total des créances de l'employé demeurerait (de peu) inférieur à la créance opposée en compensation par l'employeuse (40'711 fr. 60).