Citation: 4D_99/2009 11.09.2009 E. 4

4.1 Dans un dernier groupe de moyens, la recourante dénonce le fait qu'elle s'est vu refuser l'assistance d'un avocat pour l'audition des témoins, alors que l'intimée aurait bénéficié, elle, de l'assistance "pratique et psychologique" de l'intervenante. Un tel refus résulterait, à ses yeux, d'une application arbitraire de l'art. 36 al. 1 de la loi du 22 novembre 1972 sur la juridiction des prud'hommes (LJP/FR; RSF 132.1), doublée d'une violation de l'art. 29 al. 1 et 2 Cst. (violation du droit d'être entendu et formalisme excessif). 4.2 Si tant est qu'ils soient recevables, ces différents moyens, présentés pêle-mêle, sont dénués de fondement. 4.2.1 Aux termes de l'art. 36 al. 1 LJP/FR, le président décide souverainement, suivant la nature et l'importance du litige, si les parties doivent être représentées ou assistées; il tient compte notamment de la nécessité d'assurer l'égalité des parties. Le second alinéa du même article réserve la faculté de représenter ou d'assister une partie aux personnes autorisées à exercer la profession d'avocat. La recourante ne soutient pas que la disposition citée serait en soi contraire à la Constitution fédérale (cf., à ce sujet, l'ATF 105 IA 288). Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question (art. 117 et 106 al. 2 LTF). Que la nature et l'importance du litige aient commandé impérativement l'assistance d'un avocat en l'espèce, la recourante ne l'allègue pas et, en tout cas, n'en fait pas la démonstration. Pour le surplus, l'intéressée n'est pas crédible lorsqu'elle feint d'assimiler le rôle joué dans la procédure par la Caisse de chômage Z.________ à celui d'un représentant de l'intimée, au sens de l'art. 36 al. 2 LJP/FR. En réalité, cette personne morale est intervenue dans le procès en vertu de la subrogation légale prévue à l'art. 29 al. 2 LACI, de sorte qu'elle ne saurait être considérée comme un avocat de la demanderesse. Il n'est d'ailleurs nullement établi, contrairement à ce que paraît vouloir soutenir la recourante, que l'intervenante ait prêté une assistance quelconque ou prodigué des conseils concrets à la demanderesse lors de la séance d'audition des témoins. 4.2.2 Les motifs indiqués au dernier paragraphe du considérant précédent s'opposent aussi à l'admission du grief tiré de l'inégalité de traitement dans la procédure. 4.2.3 Au considérant 3 de son arrêt, la cour cantonale se réfère expressément aux pages 4 à 7 du mémoire d'appel, passage dans lequel la recourante se plaint, au titre des vices procéduraux, du refus du Président de lui permettre d'être assistée d'un avocat à l'audience d'audition des témoins. L'argument soulevé par l'appelante ne lui a donc pas échappé et elle l'a écarté, à tout le moins implicitement, en indiquant, au second paragraphe du même considérant, pour quelles raisons la demande de réouverture de la procédure probatoire fondée sur la prétendue existence des vices procéduraux dénoncés était irrecevable. Dès lors, la recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle reproche aux juges précédents d'avoir violé son droit d'être entendue en tant qu'il lui conférait celui d'obtenir une décision motivée.