Citation: 4C.426/2006 18.06.2007 E. A

A.a Selon contrat de bail du 17 août 1997, Y.________ a mis à la disposition de X.________ des locaux se trouvant dans l'immeuble « A.________ » et destinés à l'exploitation d'une école hôtelière, moyennant un loyer représentant 20 fr. par élève et par jour à concurrence de quarante élèves sur l'ensemble de l'année fixée à trois cents jours. Ainsi, le plafond annuel du loyer prévu par le contrat était de 240'000 fr. Par ailleurs, il a été convenu qu'il serait fixé ultérieurement une contribution spéciale pour les élèves ne résidant pas dans l'immeuble, mais profitant, durant la journée, des infrastructures de celui-ci. Les locaux ainsi loués pouvaient loger au moins trente-cinq élèves. A.b Par courrier du 31 juillet 1999, X.________ a fait part de son intention de « résilier le contrat de location existant pour le 31 janvier 2000 », en indiquant que « nous comptons quitter A.________ à la fin du mois de novembre 1999 ». Cette résiliation, hors délai, a finalement été acceptée par Y.________. Du 1er janvier au 31 octobre 1999, X.________ s'est acquitté d'un loyer représentant 145'200 fr. Du 1er novembre 1999 au 30 janvier 2000, X.________ a mis à disposition d'au moins trente-cinq élèves une chambre à l'Hôtel B.________, ce qui a représenté 1'623 nuitées jusqu'au 31 décembre 1999 et 1'050 nuitées jusqu'au 30 janvier 2000. Au cours de cette période, X.________ a versé à Y.________ la somme de 7'800 fr. à titre de loyer. Ainsi, dès le mois de novembre 1999, X.________ n'a plus logé d'élèves dans les locaux loués. D'un commun accord entre les parties, le contrat les liant a pris fin le 31 janvier 2000 et les locaux ont été restitués au bailleur au plus tôt le 30 janvier 2000. Par courrier du 10 mai 2000, Y.________ a interpellé X.________ pour obtenir le paiement de la créance qu'il détenait envers lui.