Citation: 8C_59/2022 E. 4.2.1

4.2.1. Dans ce contexte, le recourant conteste d'abord l'appréciation des juges cantonaux selon laquelle le contrat de travail écrit conclu avec C.________ est un contrat de complaisance (cf. consid. 3.3.1 et 3.3.4 supra). Il se réfère aux déclarations faites par la témoin D.________ devant la Chambre des assurances sociales, à savoir notamment que si le salaire convenu était "beaucoup plus élevé que les salaires des autres contrats de l'exploitation", elle n'était "toutefois pas vraiment surprise vu qu'il s'agissait d'un ami du fils des époux B.________ et C.________", que "la complaisance résidait dans le fait que [le recourant] était payé plus généreusement que les autres employés" et qu' "il ne s'agissait pas d'un faux contrat, car [le recourant] travaillait dans l'entreprise". Il se réfère en outre aux déclarations de la témoin F.________ selon lesquelles "pour [elle], il s'agissait de vrais contrats". Toutefois, les déclarations de la témoin D.________ devant la Chambre des assurances sociales contredisent celles qu'elle avait faites devant la police, lesquelles sont davantage susceptibles de refléter la réalité dès lors qu'elles sont plus proches dans le temps des faits litigieux et que selon la jurisprudence, il convient en principe de retenir les premières déclarations, faites alors que leur auteur n'était pas encore conscient des conséquences juridiques qu'elles auraient, tandis les nouvelles explications peuvent être, consciemment ou non, le produit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 consid. 2a et les références). Au surplus, la témoin D.________ a précisé qu'elle n'avait jamais mis les pieds sur le site, au contraire des employés de l'exploitation qui ont tous déclaré n'avoir jamais aperçu le recourant travailler sur la ferme. Quant à la témoin F.________, une citation complète de la phrase tronquée citée par le recourant montre que celle-ci ne lui est d'aucun secours, puisqu'il en ressort ce qui suit: "Vous me questionnez au sujet de la déclaration de Mme D.________ devant la Police le 9 janvier 2020. Je vous réponds que je n'avais pas connaissance du fait que les contrats de travail et de bail avaient été rédigés sur demande expresse de Mme B.________. Pour moi, il s'agissait de vrais contrats. Ce n'est qu'en décembre 2018 que je me suis rendu compte que les contrats n'étaient pas vrais, vu qu'il n'y avait pas de contre-prestations". Le grief du recourant tombe par conséquent à faux.