Citation: 8C_562/2020 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, l'intimée avait fondé son refus initial d'allouer des prestations d'assurance, s'agissant d'une éventuelle lésion assimilée à un accident, sur un rapport du médecin d'arrondissement du 12 octobre 2017, lequel avait indiqué que le diagnostic de dorsolombalgies ne correspondait à aucun diagnostic de la liste figurant à l'art. 6 al. 2 LAA. Ce n'est qu'en mars 2018, lorsque la recourante a demandé à l'intimée de réexaminer son dossier, en transmettant le protocole opératoire du 15 février 2018, que l'accent a été mis sur les atteintes de l'épaule droite. La décision de refus de reconsidérer respectivement de réviser la décision du 20 octobre 2017 a été rendue sans instruction médicale supplémentaire. Aussi, il se pose la question de savoir si l'assureur-accidents est en droit de procéder à une telle instruction au stade de la procédure cantonale. Cette question peut toutefois rester indécise en l'occurrence. Le rapport de la doctoresse D.________ ayant été établi sur dossier, c'est-à-dire sans la participation de la recourante, et produit en annexe au mémoire de réponse, force est de constater que le complément d'instruction n'a pas conduit à une prolongation notable de la procédure. Par ailleurs, on relèvera que la recourante a eu la possibilité de se déterminer sur le rapport de la spécialiste dans le cadre de la réplique, puisqu'elle a produit un rapport médical du docteur E.________, chiropraticien, lequel a donné son avis sur l'appréciation de la doctoresse D.________. Dès lors, le grief de violation du droit d'être entendu est dénué de fondement.