Citation: 4C.195/2001 12.03.2002 E. 1

50'000 fr. qu'ils réclamaient, la cour cantonale a violé l'art. 47 CO. On peut sérieusement se demander si le grief formulé par les demandeurs est recevable sous l'angle de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, dès lors qu'à l'appui de la violation du droit fédéral invoquée, ils présentent un état de fait ne ressortant pas de l'arrêt entrepris. Au demeurant, leur critique est infondée. En effet, l'ampleur de l'indemnité accordée sur la base de l'art. 47 CO dépend avant tout de la gravité de la souffrance ressentie par les proches et de la possibilité d'adoucir de manière sensible, par le versement d'une somme d'argent, la douleur morale (ATF 123 III 306 consid. 9b p. 315; 118 II 410 consid. 2a). La faute grave du responsable fait également partie des facteurs qui peuvent être pris en compte (arrêt du Tribunal fédéral 4C.101/1993 du 23 février 1994, SJ 1995 p. 589 consid. 10a p. 597). Le Tribunal fédéral peut revoir librement le montant de l'indemnité pour tort moral; cependant, comme cette question relève pour une part importante de l'appréciation des circonstances, la juridiction de réforme n'intervient que si la cour cantonale a mésusé de son pouvoir d'appréciation, prenant en considération des éléments qui ne devaient pas l'être ou omettant de tenir compte de facteurs pertinents (ATF 125 III 412 consid. 2a; 118 II 404 consid. 3b/bb p. 408 s., 410 consid. 2a). La cour cantonale a fixé l'indemnité pour tort moral de l'époux à 40'000 fr. en tenant compte des circonstances du cas, notamment du jeune âge et de la responsabilité de l'auteur de l'accident, ainsi que des liens existant entre la défunte, son mari et ses enfants. Il en ressort que ni les éléments pris en considération, ni le montant retenu ne permettent d'en conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation dont disposent les juges cantonaux en ce domaine.