Citation: 6B_687/2007 11.04.2008 E. 3

Le recourant conteste enfin sa condamnation pour omission de prêter secours (art. 128 CP). Il ne conteste pas que la victime fût en danger de mort imminent. Il ne soutient pas non plus que la placer en position de sécurité fût une mesure suffisante ou la seule mesure exigible, mais uniquement qu'il aurait été dissuadé d'appeler une ambulance par des menaces de mort proférées par un coaccusé. 3.1 Conformément à l'art. 128 CP, celui qui n'aura pas prêté secours à une personne qu'il a blessée ou à une personne en danger de mort imminent, alors que l'on pouvait raisonnablement l'exiger de lui, étant donné les circonstances (al. 1), celui qui aura empêché un tiers de prêter secours ou l'aura entravé dans l'accomplissement de ce devoir (al. 2) sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire (al. 3). Le secours qui doit être prêté se limite aux actes que l'on peut raisonnablement exiger de l'auteur compte tenu des circonstances. Seuls sont exigés les actes de secours qui sont possibles et qui peuvent être utiles. Il s'agit de prendre les mesures commandées par les circonstances et un résultat n'est pas exigé (ATF 121 IV 18 consid. 24, p. 20 s.). 3.2 Sur ce point, le Tribunal correctionnel n'a pas nié l'existence des menaces alléguées par le recourant, mais a précisé qu'elles n'avaient été proférées qu'une fois tout le monde de retour à Lausanne et que le recourant aurait ainsi pu faire appel plus tôt à une ambulance en quittant les lieux de l'agression (jugement, consid. III.6, p. 42). Ce faisant, le Tribunal correctionnel a constaté qu'avant que les menaces fussent proférées, on pouvait raisonnablement exiger du recourant qu'il appelle une ambulance, si bien que l'argumentation du recourant ne lui est d'aucun secours. Le grief est infondé.