Citation: 8C_255/2023 E. 2.1

2.1. Dans leur arrêt du 10 mars 2023, les juges cantonaux ont retenu que le délai imparti au 22 avril 2022 par l'intimée constituait un délai fixé selon un terme déterminé, de sorte qu'il n'était pas suspendu par la période des féries de Pâques prévue à l'art. 38 al. 4 LPGA (RS 830.1). Par ailleurs, le délai de garde de sept jours n'avait pas été prolongé malgré la demande de garde du recourant et la notification était ainsi réputée intervenue à l'échéance dudit délai, soit le 20 avril 2022, et non le 28 avril 2022. Le recourant disposait dès lors de deux jours, soit jusqu'au 22 avril 2022, pour agir en temps utile. La requête de prolongation du 4 mai 2022 étant tardive, l'intimée avait à bon droit déclaré l'opposition irrecevable. La juridiction cantonale a en outre considéré que l'absence du recourant entre le 17 et le 28 avril 2022 pour motifs professionnels ne constituait pas un empêchement non fautif justifiant une restitution du délai pour compléter l'opposition.