Citation: 6B_992/2014 E. 1

La cour cantonale a noté que bien qu'approximatives, les quantités de cocaïne vendues par le recourant restaient importantes. Elle a également admis qu'il ne représentait pas un échelon particulier dans une organisation. Il ressort par ailleurs de l'arrêt attaqué qu'il s'est adonné au trafic de stupéfiants pendant une durée de trois ans et n'a mis fin à son activité coupable qu'à la suite de son arrestation. Même si elle a pris en considération, à décharge du recourant, le fait qu'il consommait de la cocaïne, la cour cantonale a relevé qu'il avait agi par appât du gain. Elle n'a pas méconnu le fait qu'il avait exprimé des regrets; il n'apparaît toutefois pas qu'il aurait véritablement pris conscience de la gravité de ses actes. Par ailleurs, même s'il tente de les minimiser, force est de constater que les antécédents du recourant sont mauvais puisqu'il a fait l'objet, entre janvier 2009 et février 2011 de trois condamnations, l'une pour infraction à la LStup et opposition aux actes de l'autorité, les deux autres pour séjour illégal, ce qui ne l'a nullement dissuadé de récidiver. Enfin, l'infraction grave à la LStup dont il a à répondre entre en concours avec d'autres délits, à savoir le séjour illégal, le blanchiment d'argent et la contravention à la LStup. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en qualifiant de lourde la culpabilité du recourant et c'est sans violer le droit fédéral qu'elle a fixé à 4 ans la durée de la peine privative de liberté à lui infliger.