Citation: 5A_1068/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant ne conteste pas que la Juge déléguée était libre de s'écarter de la convention des parties dès lors que la maxime d'office s'appliquait en l'espèce et qu'elle pouvait donc en conséquence inclure le montant afférent à l'écolage privé des enfants dans le calcul de leur entretien convenable. Il conteste cependant le montant de 71'321 fr. 65 retenu par la Juge déléguée au considérant 4.3 de l'arrêt querellé à titre de montants qu'il était en droit de porter en déduction des contributions d'entretien arrêtés dans dit arrêt. La Juge déléguée a en effet retenu que le recourant pouvait déduire un montant de 71'321 fr. 65 au total, à savoir 40'501 fr. 35 à titre de participation à l'entretien de la famille entre août et octobre 2020 et, entre novembre 2020 et avril 2021, 11'773 fr. 30 pour les charges de la maison et 19'047 fr. pour l'entretien proprement dit. Or, comme le relève à juste titre le recourant, la Juge déléguée a imputé des contributions d'entretien à charge du recourant dès le 1er août 2020, à savoir pour une période durant laquelle la convention des parties s'appliquait encore et où le recourant devait en principe toujours payer les frais d'écolage en sus des contributions d'entretien. Elle a ainsi, vraisemblablement par inadvertance, omis de tenir compte des frais d'écolage privé des enfants par 1'185 fr. par mois et par enfant dans les montants dont le recourant se serait acquitté durant cette période, ou du moins elle n'en a pas fait état dans sa motivation. Dans ces circonstances, le recours doit être admis sur ce point. Cela étant, pour que le Tribunal de céans puisse réformer l'arrêt querellé et déduire des contributions d'entretien dues par le recourant entre les mois d'août 2020 et d'avril 2021 également les frais d'écolage dont il s'est acquitté pour cette même période, encore faut-il que le paiement effectif de ces charges soit démontré. A cet égard, les pièces produites par le recourant font état d'un versement de 13'822 fr. 15 le 18 novembre 2020 et de deux versements de 14'000 fr. respectivement les 11 et 18 mars 2021 en faveur de l'école privée fréquentée par les enfants. Le montant de 13'822 fr. 15 se compose d'un montant de 6'459 fr. échu depuis le 16 février 2020 et qui ne concerne donc vraisemblablement pas la période concernée et d'un montant de 7'363 fr. échu le 11 août 2020 et dont le recourant soutient qu'il concerne le premier semestre 2021/2022 de C.A.________. Vu la date, on peut toutefois s'interroger quant à savoir s'il ne s'agirait pas plutôt des frais d'écolage pour le premier semestre 2020/2021. Sur ce point, l'intimée se contente d'opposer des faits nouveaux qui ne satisfont pas aux réquisits de l'art. 99 LTF et dont il ne peut en conséquence être tenu compte, à savoir que les frais d'écolage seraient désormais intégralement pris en charge par le père du recourant. Quoi qu'il en soit, il ressort des pièces produites par le recourant que ce dernier a manifestement réglé certains montants en lien avec les frais d'écolage durant la période concernée. Reste toutefois à vérifier le montant exact des sommes dont il s'est acquitté et si elles concernent bien la période du mois d'août 2020 au mois d'avril 2021, à savoir qu'il ne s'agit pas de factures de rappels pour des frais d'écolage dus antérieurement. L'arrêt querellé sera en conséquence annulé sur la question du montant que le recourant est fondé à déduire des contributions dues à l'entretien de ses enfants et de son épouse et la cause renvoyée à l'autorité cantonale pour complément d'instruction et nouvelle décision sur ce point.