Citation: 1C_622/2021 E. 3.2

3.2. Les recourants ne sauraient invoquer leur bonne foi concernant les travaux réalisés de manière non conforme aux plans établis le 23 juin 2014 et au permis de construire délivré le 17 juillet 2014 sur la base de ces plans. Ils ne peuvent davantage se prévaloir d'aucune assurance concrète de la part de l'autorité cantonale compétente en matière d'autorisation hors zone à bâtir auxquelles ils se seraient fiés en toute confiance s'agissant des aménagements extérieurs, dont ils ne contestent au demeurant pas la non-conformité au droit fédéral. Au contraire, l'architecte mandaté par A.________ avait adressé le 16 juin 2011, soit avant la constitution et l'acquisition du droit distinct et permanent, un projet de transformation du chalet pour préavis au Service du développement territorial. Le 14 juillet 2011, ce dernier l'avait rendu attentif au fait que tous projets ou travaux relatifs à la parcelle n° 3213, comprise dans la zone agricole du plan général d'affectation communal, requéraient une autorisation cantonale en vertu des art. 25 al. 2 LAT et 120 al. 1 let. a de la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC), réclamant entre autres documents un historique des travaux réalisés sur le chalet et aux alentours, un dossier photographique des façades du bâtiment et de ses abords ainsi qu'une justification des terrassements projetés. Les recourants n'ignoraient dès lors pas que les aménagements extérieurs réalisés nécessitaient l'aval du Service du développement territorial et devaient lui être soumis préalablement à leur exécution, indépendamment de ce que le droit distinct et permanent de superficie leur permettait, le cas échéant, de réaliser. Ils ont au demeurant entrepris les travaux litigieux sans s'assurer auparavant auprès de la Municipalité qu'ils respectaient le cadre de ce qui pouvait être toléré à titre d'entretien ou, s'agissant du jardin, à titre d'agrément selon le contrat de servitude. Dans ces circonstances, ils ne sauraient arguer de leur bonne foi pour s'opposer à la suppression des aménagements extérieurs et à la remise en état des lieux.