Citation: 1B_72/2016 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le recourant continue, dans le cadre de la procédure d'appel, d'être assisté par le défenseur qui lui a été désigné en février 2011, de sorte qu'il ne subit en principe pas de préjudice juridique. Le principal grief adressé à son avocat réside dans le refus de produire en appel une lettre d'un coprévenu qui tendrait à confirmer qu'il n'aurait pas eu la conscience d'agir contrairement au droit. La cour cantonale a considéré qu'un tel document ne constituait pas a priori un moyen de preuve décisif, et le recourant ne tente pas de contredire cette appréciation. Par ailleurs, selon l'ordonnance attaquée, le recourant ne mettait pas en cause le choix de l'avocat de ne former qu'un appel partiel, limité à l'infraction de faux dans les titres et à la quotité de la peine. Le recourant prétend dans son recours qu'il aurait demandé à son avocat de faire un appel général. Si tel était le cas, on ne comprend pas qu'il ait attendu - comme pour ce qui est de la pièce précitée - de nombreux mois pour réagir et demander un changement d'avocat alors que la date des débats était déjà fixée. Au demeurant, un remplacement de son avocat ne changerait rien au fait que la juridiction d'appel n'examinera que les points soulevés dans la déclaration (art. 404 CPP). En définitive, le recourant se contente de simples allégations, sans démontrer que son avocat d'office aurait gravement manqué à ses devoirs et ne serait plus en mesure d'assurer une défense effective. Les démarches effectuées par l'avocat attestent au contraire de sa volonté de défendre au mieux les intérêts de son client, en dépit de la défiance dont celui-ci semble faire preuve à son égard. La relation de confiance entre le recourant et son défenseur n'apparaît dès lors pas "gravement perturbée" pour des motifs objectifs, comme l'exige l'art. 134 al. 2 CPP.