Citation: 7B_746/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant se prévaut d'éléments dont la cour cantonale n'aurait pas tenu compte et qui rendraient selon lui l'état de sommeil décrit "parfaitement invraisemblable". L'autorité précédente a toutefois discuté en détail les éléments qu'il avance. Elle a notamment considéré que le fait que la victime n'avait pas travaillé particulièrement tard les jours qui précédaient et qu'elle n'était pas particulièrement fatiguée ou malade ne permettait pas de conclure que son assoupissement était impossible; une telle situation pouvait survenir en pleine journée, même dans des situations moins propices au sommeil, telles que lors de cours ou de conférences par exemple. Elle a également pris en considération les déclarations de la victime selon lesquelles elle se sentait mal à l'aise avec le recourant depuis un certain temps, qu'elle le trouvait intrusif concernant sa vie privée, jugeant toutefois que cela n'empêchait pas qu'elle ait pu s'endormir dans la situation précédemment décrite; même si elle n'était pas en confiance avec lui, elle n'avait pas peur de lui ou de ce qu'il pourrait lui faire, de sorte qu'il n'était pas invraisemblable qu'elle se soit endormie en sa présence. Le recourant ne discute pas cette motivation mais se contente de se prévaloir des éléments précités pour soutenir qu'une personne jeune et en bonne santé, qui ne serait pas particulièrement fatiguée, qui n'aurait pas consommé d'alcool et qui sombrerait dans le sommeil dans les circonstances décrites, serait "tout simplement contraire à l'expérience générale de la vie". Ce faisant, il oppose sa propre version des faits à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va de même lorsqu'il soutient que retenir que cette personne ressentirait "d'abord des gestes trop familiers (caresser la tête et masser les épaules) puis carrément des attouchements à caractère sexuel (main qui remonte sous sa robe puis caresse ses seins dans son soutien-gorge) " sans manifester aucune réaction ni protester serait "simplement insoutenable". Il n'apparaît au demeurant pas arbitraire, au vu des circonstances décrites, de parvenir à la conclusion que la victime se soit endormie ou qu'elle ait été somnolente, en phase de réveil. Cela vaut d'autant plus que lorsque la victime s'est réveillée et qu'elle s'est alors opposée aux agissements du recourant, celui-ci lui a indiqué: "lève-toi, ça va aller, je t'ai sentie dormir". En outre, l'état d'endormissement, respectivement de somnolence dans lequel se trouvait la recourante ne permet d'aucune manière de rendre insoutenable la constatation de l'autorité précédente selon laquelle elle n'a pas su réagir lorsque le recourant lui touchait certaines parties de son corps. C'est précisément lorsque les gestes du recourant sont devenus plus insistants - il avait chacune de ses mains sur chacun de ses seins à même la peau (cf. arrêt entrepris, p. 4) - qu'elle est sortie de cet état de "demi-sommeil", qu'elle a repris conscience et qu'elle a pu réagir. En d'autres termes, il n'est pas arbitraire de considérer qu'elle ait pu sentir, durant cette phase de sommeil peu profond, que le recourant la touchait partout, qu'il glissait ses mains dans sa robe pour lui caresser la poitrine à l'intérieur de son soutien-gorge et qu'il lui relevait la robe pour lui toucher les cuisses, sans qu'elle ne puisse réagir, jusqu'à ce qu'elle reprenne totalement conscience de la situation et qu'elle s'y oppose. C'est en outre en vain que le recourant se prévaut d'arbitraire en lien avec les faits subséquents, qui se sont produits une fois la victime éveillée. Il n'y a en effet rien d'insoutenable à retenir que le recourant a fait subir à sa victime un contact insistant avec son sexe par-dessus les vêtements, dans la mesure où il a été retenu, sans que le recourant démontre l'arbitraire de cette constatation, que ce dernier avait serré la victime de force contre lui, lui faisant ainsi sentir son sexe en érection (cf. arrêt attaqué, p. 13).