Citation: 5A_328/2023 E. B

B.a. B.a.a. Le 28 mars 2022, les requérants ont déposé une requête de séquestre contre A.A.________ et B.A.________. A titre de créance, ils ont invoqué tant celle ressortant de l'état de collocation que celles qui leur avaient été cédées par l'administration de la faillite. Invoquant le cas de séquestre de l'art. 271 al. 1 ch. 2 LP, ils ont fait valoir que A.A.________, dans l'intention de se soustraire à ses obligations, faisait disparaître ses biens afin de ne pas rembourser sa dette en responsabilité. Ils ont produit un extrait du registre foncier listant les cent trente-deux biens immobiliers dont le débiteur avait été propriétaire individuel ou copropriétaire, mais ne l'était plus, et les deux immeubles dont il était encore propriétaire, à O.________, ainsi que deux extraits du registre foncier relatifs aux biens-fonds RF rrr à R.________ et RF sss à S.________, dont il avait fait donation à son épouse de ses parts de copropriété, le 1er avril 2020. Ils ont également produit l'état financier au 31 octobre 2015 de la société F.________ SA, les comptes " frais de représentation " de E.________ SA pour l'année 2014 et de F.________ SA pour l'année 2015, ainsi que le relevé de compte " xxx " de la société du 22 mai au 22 juin 2015. B.a.b. Le 29 mars 2022, la Juge de paix du district de Lavaux-Oron (ci-après: la juge de paix) a scellé dans une ordonnance de séquestre à l'encontre de A.A.________ et de B.A.________ (ci-après: les débiteurs séquestrés ou les opposants), pour une " créance en responsabilité civile, subsidiairement action révocatoire (selon état de collocation du 29.06.2018) " de 465'036 fr. 50, avec intérêt à 5% l'an dès le 14 décembre 2015. Les objets à séquestrer étaient les suivants: " Parcelles RF ttt (O.________), uuu (O.________), rrr (R.________), sss (S.________); revenus réalisés par A.A.________ (y compris treizième salaire, bonus/gratification, rémunération d'administrateur ou tout autre montant) auprès de L.________ SA, G.________ SA, H.________ SA, I.________ SA, actions détenues par A.A.________ ou dont celui-ci est l'ayant-droit, notamment par cession fiduciaire, auprès de [les quatre sociétés précitées], J.________ SA et K.________ SA; tous véhicules dont A.A.________ et/ou B.A.________ sont détenteurs, notamment le véhicule yyy, immatriculé zzz. " Les requérants ont été astreints à verser des sûretés de 23'000 fr. B.a.c. L'ordonnance de séquestre est parvenue le 30 mars 2022 à l'Office des poursuites du district de Lavaux-Oron (ci-après: office), qui l'a enregistrée sous deux numéros distincts: n° vvv (A.A.________) et n° www (B.A.________). Selon les procès-verbaux établis par l'office le 30 mai 2022, le séquestre n° www, exécuté le 20 mai 2022, a porté sur l'immeuble parcelle en PPE RF n° sss à S.________, d'une valeur estimée à 2'068'000 fr., propriété de B.A.________; le séquestre n° vvv, également exécuté le 20 mai 2022, a porté sur les biens suivants, propriété de A.A.________: cent mille actions nominatives de la société L.________ SA d'une valeur estimative totale de 245'000 fr., trente-trois actions nominatives de la société I.________ SA d'une valeur estimative totale de 33'833 fr. 25, trente-quatre actions nominatives de la société H.________ SA d'une valeur estimative totale de 13'066 fr. 20, et deux immeubles en PPE RF n° ttt et n° uuu, à O.________, d'une valeur totale estimée à 685'000 fr. Le séquestre n° vvv a également porté sur l'immeuble parcelle en PPE RF n° sss à S.________, d'une valeur estimée à 2'068'000 fr., avec la mention selon laquelle l'immeuble était immatriculé au nom de l'épouse du débiteur (art. 105 al. 2 LTF). B.b. B.b.a. Par acte du 11 avril 2022, les débiteurs séquestrés ont formé opposition au séquestre ordonné contre eux, concluant principalement à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet de la requête de séquestre, dans les deux cas à la nullité, respectivement à l'annulation de l'ordonnance du 29 mars 2022 et à la levée du séquestre, plus subsidiairement à ce que les requérants soient astreints à verser des sûretés de 9'000'000 fr. Ils ont notamment fait valoir que les poursuivants ne disposaient d'aucune créance à l'encontre de B.A.________. Ils ont affirmé en substance que celle-ci ne faisait l'objet d'aucune action révocatoire, les conditions de cette action n'étant nullement réalisées. B.b.b. Par prononcé du 2 juin 2022, dont les motifs ont été adressés aux parties le 6 juillet 2022, la juge de paix a notamment rejeté l'opposition au séquestre et confirmé l'ordonnance de séquestre du 29 mars 2022. B.c. B.c.a. Le 7 février 2022, B.A.________ a conclu un contrat de vente à terme de l'immeuble parcelle n° rrr à R.________ (qui n'était donc pas sous le coup du séquestre LP exécuté le 20 mai 2022) pour un prix de 5'450'000 fr. Le 10 juin 2022, le notaire ayant instrumenté cet acte de vente a requis l'inscription au Registre foncier de l'Est vaudois du transfert de propriété de l'immeuble à la nouvelle propriétaire. B.c.b. Le 9 juin 2022, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte a rendu une ordonnance de séquestre dans le cadre de l'enquête pénale instruite contre A.A.________. Il en résulte que le produit de la vente du bien-fonds rrr de R.________, propriété de B.A.________ seule depuis la donation de son époux du 1 er avril 2020 et qui faisait l'objet d'un contrat de vente à terme (initialement fixé au 3 juin 2022) du 7 février 2022 en faveur de M.________, pour un prix de 5'450'000 fr., a été séquestré pénalement, à la réquisition de C.C.________ et D.C.________, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, à concurrence de 500'000 fr., de même que I'immeuble sss de S.________, également propriété de B.A.________, à concurrence de 1'000'000 fr. B.c.c. A une date indéterminée, mais prétendument le 24 mars 2022, A.A.________ a conclu un contrat de vente avec N.________ SA, ayant pour objet son véhicule yyy pour le prix de 140'000 fr., payable par l'acheteur en versant un montant de 90'000 fr. à la société de leasing pour solder le contrat du vendeur et le montant de 50'000 fr. à ce dernier. B.d. Par arrêt du 28 mars 2023, expédié le 30 suivant, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a notamment rejeté le recours formé le 18 juillet 2022 par les opposants et a confirmé le prononcé attaqué.