Citation: 4A_486/2022 E. 6.3

6.3. A l'appui de son grief, le recourant soutient que la Formation aurait mal appliqué le principe ne bis in idem au point de le " dénaturer ". A cet égard, il souligne qu'il avait déjà été acquitté des charges qui pesaient sur lui par la yyy, raison pour laquelle le Commissaire anticorruption de l'UIT, puis le TAS, ne pouvaient pas le sanctionner à raison des mêmes faits. S'il reconnaît certes que l'étendue territoriale de la sanction que chacune des instances nationale et fédérale pouvait prononcer à son endroit est différente, l'intéressé soutient que le raisonnement tenu par les arbitres est à la fois incorrect et artificiel. A son avis, l'argumentation de la Formation repose, en effet, sur la prémisse inexacte selon laquelle la yyy n'aurait pas prononcé une suspension à son encontre, mais une expulsion, ce qui aurait entraîné la perte de sa licence nationale et, par voie de conséquence, l'impossibilité pour lui de prendre part à des compétitions de tennis au niveau international. Le recourant insiste, ensuite, sur le fait que les sanctions susceptibles d'être prononcées par la yyy ou l'UIT tendent à protéger le même bien juridique, ce qui est décisif pour apprécier s'il y a identité de l'objet du litige.