Citation: U 504/05 11.01.2007 E. 4

4.1 Le recourant demande que le dossier de la procédure en matière d'assurance-invalidité soit versé au dossier de la présente cause. Il convient de faire droit à cette demande, qui n'entraîne aucune complication de la procédure, dès lors que le dossier en question a été remis au Tribunal fédéral des assurances dans la procédure de recours contre le jugement du Tribunal cantonal jurassien du 27 septembre 2005 (I 778/05). On relèvera cependant que le dossier de l'assurance-invalidité ne contient aucune pièce essentielle dont l'intimée n'aurait pas eu connaissance avant de rendre la décision sur opposition litigieuse. 4.2 Le recourant demande que le dossier soit complété par des renseignements pris auprès des docteurs M.________, du docteur V.________, chirurgien orthopédiste, D.________, chirurgien orthopédiste, et E.________, médecin généraliste. Il allègue notamment que selon un rapport d'expertise du 13 mai 2004, le docteur D.________ estime qu'une reprise de l'activité professionnelle ne peut être envisagée qu'avec ménagement, à un taux de 50 %. Les autres médecins mentionnés auraient exprimé le même avis, dans différents rapports invoqués par le recourant. Plusieurs rapports du docteur M.________ se trouvent au dossier, desquels on peut déduire que ce médecin atteste une incapacité de travail totale dans l'activité de maçon. En revanche, il ne ressort pas des rapports établis par ce médecin, en particulier des attestations des 22 mars et 5 avril 2004 auxquelles se réfère le recourant, qu'une incapacité de travail de 50 % subsisterait dans une activité adaptée, telle que décrite par les responsables du COMAI et le docteur S.________. Par ailleurs, aucun rapport établi par le docteur V.________, D.________ ou E.________ ne figure au dossier, excepté un rapport du 8 novembre 2005 du docteur V.________ ne contenant aucune constatation relative à la capacité de travail résiduelle de l'assuré. Contrairement à ce que demande le recourant, il n'y a pas lieu de compléter l'instruction sur ce point, en dernière instance, dans la mesure où les pièces médicales figurant au dossier permettent déjà de statuer en connaissance de cause, comme on le verra ci-après (consid. 5). Au demeurant, si le recourant entendait que les rapports médicaux auxquels il se réfère soient pris en considération par les premiers juges, puis en instance fédérale, il lui appartenait de les produire à l'appui de ses recours successifs.