Citation: 1C_107/2014 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a rappelé à cet égard la jurisprudence suivant laquelle une décision qui ne fait qu'ordonner l'exécution de travaux commandés par une décision entrée en force ne peut pas faire l'objet d'un recours visant à contester le bien-fondé de cette dernière dès lors qu'elle ne modifie pas la situation juridique de l'administré et une exception à cette règle n'est consentie que si la décision de base a été prise en violation d'un droit fondamental imprescriptible et inaliénable ou si elle est nulle de plein droit (ATF 119 Ib 492 consid. 3c/cc p. 499). Elle a constaté que la décision du Service du développement territorial du 30 juillet 2012, qui ordonne la démolition du chalet avec remise en état du site, avait fait l'objet d'un recours du précédent propriétaire, qui avait été retiré, et qu'elle était définitive et exécutoire. La décision de ce même service du 30 août 2013, outre qu'elle refuse d'entrer en matière sur la demande de reconsidération de sa précédente décision, constitue également une décision d'exécution de l'ordre de remise en état en tant qu'elle impartit au propriétaire un ultime délai au 30 septembre 2013 pour s'y conformer. Conformément à la jurisprudence précitée, cette décision peut faire l'objet d'un recours uniquement dans la mesure où elle porte sur ce délai d'exécution; en tant que la recourante remet en cause la qualification de ruine du chalet et soutient qu'il peut être restauré, elle s'attaque en réalité au bien-fondé de la décision du 30 juillet 2012. Un tel grief est irrecevable dans la mesure où il aurait dû être invoqué à l'appui d'un recours contre cette décision.