Citation: 8C_755/2020 E. 4.4

4.4. S'agissant ensuite de l'allégation de douleurs, la cour cantonale a rappelé la jurisprudence selon laquelle les seules plaintes subjectives exprimées par une personne assurée ne sauraient suffire pour justifier une invalidité entière ou partielle. En tant que la recourante estime subir une inégalité de traitement (art. 8 al. 2 Cst.) par rapport aux assurés souffrant d'une atteinte à la santé avec un substrat organique, son argumentation tombe à faux. En effet, c'est précisément dans le but d'assurer une égalité de traitement entre les assurés et compte tenu des difficultés, en matière de preuve, à établir l'existence de douleurs que le droit à des prestations de l'assurance sociale suppose que l'allégation de douleurs corrèle à des observations médicales concluantes. Ce principe vaut aussi bien sur le plan somatique que sur le plan psychique (ATF 130 V 352 consid. 2.2.2 p. 353; arrêt 9C_911/2011 du 13 juin 2012 consid. 3.2). Au demeurant, on peine à comprendre l'avantage que la recourante semble vouloir tirer du fait que ses atteintes soient qualifiées d'objectivables, dans la mesure où l'intimée, compte tenu des conclusions de l'expertise, a admis le caractère invalidant des douleurs qui l'affectent -et ce même en l'absence d'un substrat organique -,en ce sens qu'elle ne pouvait plus exercer son ancienne activité et devait désormais trouver un emploi qui lui permettait régulièrement de changer de position, la conclusion d'une pleine capacité de travail dans une telle activité échappant, comme on l'a vu, à la critique (cf. consid. 4.3 supra).