Citation: 4A_594/2017 E. 4.3.1

4.3.1. Sous l'angle du contrat d'entreprise, le débat porterait en définitive - le défaut de l'ouvrage étant évident et la faute de l'entrepreneur n'entrant pas en considération - sur la défectuosité de la matière (ici l'archet à modifier) fournie par le maître au regard de l'art. 369 CO (à ce sujet, CHAIX, op. cit., n° 19 ad art. 369 CO). Le fardeau de la preuve de cette défectuosité, c'est-à-dire de la cassure antérieure à sa propre manipulation, reposerait sur l'archetier. Il n'est toutefois pas nécessaire d'en disserter plus longuement. A supposer que la prestation de l'archetier relevât du contrat d'entreprise, les droits à la garantie pour les défauts seraient de toute manière prescrits. De juin 2006 à avril 2009, date à laquelle le recourant a ouvert action en paiement contre l'intimé, quasiment trois ans se sont écoulés. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'arrêt cantonal que les parties aient convenu d'une garantie allant au-delà du délai légal d'une année (art. 371 CO dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2012) et il n'apparaît pas non plus, au regard des faits établis par les juges précédents, que la prescription ait été suspendue ou interrompue auparavant.