Citation: 1C_415/2022 E. 5.2

5.2. Par ailleurs, à comprendre les recourants, il contreviendrait au principe de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.) de n'avoir pas affecté la parcelle no 7655 (modification D3) - propriété de l'un d'entre eux - à la zone constructible. A cet égard, ils prennent comme élément de comparaison la parcelle no 7212 qui présenterait, selon eux, des caractéristiques semblables et qui aurait été classée en zone constructible. Ils perdent cependant de vue qu'en matière d'élaboration des plans d'affectation, le principe de l'égalité de traitement ne revêt qu'une portée réduite; il est en effet dans la nature même de l'aménagement local que la délimitation des zones crée des inégalités et que des terrains de mêmes situation et nature puissent être traités différemment en ce qui concerne tant leur attribution à une zone déterminée que leur possibilité d'utilisation (ATF 142 I 162 consid. 3.7.2); du point de vue constitutionnel, il suffit que la planification soit objectivement soutenable, c'est-à-dire qu'elle ne soit pas arbitraire (ATF 121 I 245 consid. 6e/bb; arrêt 1C_218/2020 du 23 juillet 2021 consid. 3.1.2). Or, tel qu'il est formulé par les recourants, ce pan du grief ne remplit pas non plus les exigences de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF.