Citation: 5A_346/2007 25.09.2007 E. 6

De façon quelque peu contradictoire, le recourant adresse au tribunal cantonal une double critique: il lui reproche, d'une part, d'avoir arbitrairement (art. 9 Cst.) omis de compter dans les revenus de l'intimée la valeur locative du logement familial que celle-là occupe gratuitement; il soutient, d'autre part, qu'il serait tombé dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) et aurait violé la garantie de la propriété (art. 26 Cst.) en attribuant, au vu des circonstances du cas d'espèce, le domicile conjugal à son épouse. 6.1 Ce dernier grief est irrecevable. Le recourant se contente de plaider à nouveau une attribution en sa faveur de la villa conjugale, alors même que la cour cantonale a refusé d'entrer en matière sur ce point, dès lors que la réglementation prévue dans l'ordonnance du 13 décembre 2004 n'avait pas été remise en cause par les parties et que le renvoi, pour réexamen de la situation, à l'autorité inférieure n'avait pas porté sur cette question, et que, par ailleurs, l'appelant n'avait allégué aucun fait nouveau à ce sujet. Telles sont les considérations que le recourant aurait dû attaquer, ce qu'il ne fait pas, laissant à cet égard l'arrêt cantonal intact. 6.2 S'agissant du premier moyen, le recourant prétend que la cour cantonale a arbitrairement omis d'imputer dans les revenus de l'intimée un montant de 1'500 fr. à titre de valeur locative du logement que celle-là occupe gratuitement et dont il est propriétaire; il estime que, si son épouse se voit attribuer la villa familiale sans payer de loyer, son revenu doit être augmenté en conséquence. Opérant un nouveau calcul et une nouvelle répartition des disponibles, il en déduit que lui-même aurait eu droit à une rente, à laquelle il admet cependant n'avoir jamais prétendu, ayant limité ses conclusions en appel à une attribution en sa faveur du domicile conjugal. On peine à suivre ce raisonnement dont on peut se demander s'il ne revêt au demeurant pas un caractère appellatoire (cf. supra, consid. 2.2). Il résulte de l'arrêt entrepris que la Cour de cassation civile a inclus dans les dépenses de l'épouse un montant de 900 fr. représentant les charges de la maison, sans les intérêts et l'amortissement, l'époux se voyant quant à lui imputer les intérêts hypothécaires, soit 608 fr. en moyenne. L'autorité cantonale a adopté cette réglementation après avoir constaté l'échec de la solution - usuelle - consistant à inclure le coût du logement dans les charges de l'époux attributaire. Jugeant que l'on ne pouvait toutefois, à l'instar du premier juge, se limiter à ignorer ce coût, elle a considéré que rien n'interdisait en l'espèce de compenser la valeur du logement procuré - même contre son gré - par le mari avec sa dette d'entretien envers sa femme, considérations que le recourant ne critique pas (supra, consid. 2.2).