Citation: 2P.194/2004 23.03.2005 E. C

Le 12 mars 2003, X.________ a recouru auprès du Tribunal administratif contre la décision d'interdiction définitive de pratiquer du 9 décembre 2002 et la décision de la Commission du barreau du 3 février 2003 ordonnant, pour protéger les justiciables pendant la procédure de recours, la publication immédiate de la suspension provisoire en vigueur depuis avril 2002. Après instruction comprenant en particulier l'audition personnelle du recourant le 12 juin 2003, le Tribunal administratif a, par arrêt du 18 mai 2004, déclaré irrecevable le recours, en tant qu'il était dirigé contre la décision de publication du 3 février 2003 et l'a rejeté, en tant qu'il était dirigé contre la décision de la Commission du barreau du 9 décembre 2002. Au sujet des faits reprochés au recourant, le Tribunal administratif a considéré qu'il n'y avait pas lieu de retenir les faits relatifs aux affaires Le.________ (déjà mise de côté par la Commission), De.________, Tr.________ et N.K.________. Appliquant ensuite l'ancien droit (art. 27 et 49 de la de la loi genevoise sur la profession d'avocat du 15 mars 1985 (aLPAV) aux comportements du recourant dans les affaires D.S.________, F.________, B.________, Lu.________, M.C.P.________, C.G.________, Bo.________ et N.B.________, sur lesquelles il sera revenu dans les considérants en droit, il a jugé que les violations aux règles professionnelles constatées ne pouvaient être appréciées individuellement, mais formaient un ensemble consacrant une faute d'extrême gravité qui démontrait l'incapacité de l'intéressé à s'adapter aux exigences de la profession d'avocat. Dès lors, la destitution définitive prononcée par la Commission était la seule mesure propre à protéger le public.