Citation: 2A.85/2007 07.05.2007 E. A

Ressortissante brésilienne née le 9 juillet 1983, A.________ est arrivée en Suisse, comme touriste, le 4 octobre 2000. A la fin de son séjour touristique, elle est restée illégalement en Suisse. Le 6 avril 2001, elle a demandé une autorisation de séjour en vue de son mariage avec un ressortissant suisse. Le 9 août 2001, elle a annoncé le décès de son fiancé au Service de la police des étrangers et des passeports, actuellement Service de la population et des migrants, du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal). Le 22 septembre 2001, A.________ a épousé un autre Suisse, B.________, né le 4 avril 1964. Elle s'est par conséquent vu octroyer une autorisation de séjour qui a été régulièrement prolongée jusqu'au 21 septembre 2003. Le 11 juin 2002, C.________, le fils brésilien que l'intéressée avait eu le 4 janvier 1999 d'une relation antérieure, est venu la rejoindre. Au mois de mars 2003, les époux B.________ se sont séparés. Par décision du 9 mai 2003 de la Justice de paix du 2ème cercle de la Singine, C.________ a été placé dans une famille d'accueil. Le 16 septembre 2003, A.________ a été mise sous tutelle volontaire. Le 28 septembre 2004, le Juge d'instruction du canton de Fribourg a condamné A.________ à 30 jours d'arrêts, avec sursis pendant un an, et à 400 fr. d'amende pour contraventions à la loi fédérale du 4 octobre 1985 sur les transports publics (LTP; RS 742.40) et à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (loi sur les stupéfiants; LStup; RS 812.121). Le 5 avril 2005, A.________ a mis au monde un enfant prénommé D.________. Une action en désaveu de paternité ayant abouti le 8 juin 2005, l'enfant D.________ est de nationalité brésilienne. Par décision du 15 novembre 2005, le Service cantonal a refusé de renouveler les autorisations de séjour de A.________ et de son fils C.________, respectivement d'en octroyer une à son fils D.________, et leur a fixé un délai de départ de 30 jours dès la notification de cette décision. Le Service cantonal a considéré que A.________ commettait un abus de droit en invoquant un mariage n'existant plus que formellement pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour. Il a aussi relevé que l'intéressée n'était pas intégrée, qu'elle était totalement assistée, qu'elle avait fait l'objet d'une condamnation pénale et qu'elle pourrait certainement trouver de l'aide en cas de retour au Brésil. A.________ a divorcé le 2 juin 2006.