Citation: 2P.172/2002 10.03.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 II 13 consid. 1a p. 16). 1.1 Le recours de droit public ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 127 II 1 consid. 2c p. 5; 126 III 534 consid. 1c p. 536; 126 II 377 consid. 8c p. 395; 125 II 86 consid. 5a p. 96 et la jurisprudence citée). Toutefois, conformément à l'art. 9 al. 3 de loi fédérale du 6 octobre 1995 sur le marché intérieur (LMI; RS 943.02), lorsqu'en matière de marchés publics, un recours se révèle fondé et que le contrat d'adjudication a déjà été conclu avec l'adjudicataire, le Tribunal fédéral doit se borner à constater dans quelle mesure la décision viole les règles sur la passation des marchés publics (ATF 125 II 86 consid. 5b p. 97/98). En l'espèce, quand bien même le contrat est déjà conclu avec le consortium adjudicataire, la conclusion des recourantes tendant à l'annulation pure et simple de l'arrêt du Tribunal cantonal du 10 juillet 2002 n'est pas irrecevable, mais doit être comprise comme tendant à la constatation de l'illicéité de l'arrêt attaqué, puisqu'elle a été formulée avant qu'elles n'apprennent la conclusion du contrat avec l'adjudicataire (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2P.88/2002 du 12 août 2002, consid. 1.2). Dans ces conditions, évincées, les recourantes conservent également un intérêt juridique au recours (art. 88 OJ). 1.2 Au surplus, déposé en temps utile contre un arrêt pris en dernière instance cantonale (cf. art. 16 de la loi du canton du Valais du 23 juin 1998 sur les marchés publics; LcMP), qui ne peut être attaqué que par la voie du recours de droit public, le présent recours est recevable au regard des art. 84 ss OJ (cf. ATF 125 II 86 consid. 2 à 6 p. 92 ss). 1.3 Dans la mesure où les recourantes se bornent à reproduire leur écriture du 16 mai 2002 adressée au Tribunal cantonal, leur recours de droit public ne répond pas aux exigences de motivation au sens de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. Les recourantes ne sauraient en effet se contenter de renvoyer aux actes cantonaux en guise de motivation (cf. ATF 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). 1.4 Les recourantes demandent la comparution personnelle de leurs organes ainsi que l'audition de certains représentants du pouvoir adjudicateur. Ce faisant, elles perdent de vue que la procédure de recours de droit public est en principe essentiellement écrite (art. 91 al. 1 OJ) et que des débats ne sont ordonnés qu'exceptionnellement (art. 91 al. 2 OJ). Au demeurant, le recours ne soulève aucune question de fait ou de droit qui ne puisse être jugée de manière appropriée sur la base des pièces du dossier. Cette requête doit par conséquent être écartée.