Citation: 7B_91/2023 E. 5.4.1

5.4.1. Le recourant conteste la réalisation des éléments constitutifs objectifs du brigandage qualifié (art. 140 ch. 3 al. 3 CP). S'agissant du professionnalisme de l'organisation, le recourant se contente toutefois d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il soutient que le fait d'avoir mis leur plan à exécution en présence d'un grand nombre de personnes dans la rue et en pleine journée et d'avoir agi "avec une certaine lenteur" dénoteraient au contraire un manque flagrant d'organisation et de professionnalisme. Il en va de même en tant qu'il soutient que les perruques portées par ses acolytes démontreraient que leur organisation n'avait rien de minutieux. On cherche en vain, dans l'argumentation du recourant - frisant la témérité - une quelconque critique sur les nombreux éléments ayant permis à la juridiction précédente de retenir que lui et ses comparses avaient minutieusement planifié et organisé le brigandage (cf. consid 5.3.1 et 5.3.2 supra); la motivation des juges cantonaux ne prête pas le flanc à la critique. Concernant le rôle que le recourant a joué dans l'entreprise délictuelle, l'argumentaire de celui-ci n'est pas davantage recevable dans la mesure où il expose sa propre version des faits sans même tenter de démontrer que l'instance précédente aurait apprécié les preuves de manière arbitraire sur ce point. Le recourant conteste encore la prise en compte des violences exercées sur l'intimé, dans l'examen de la circonstance aggravante, arguant que l'usage de la violence serait inhérente au brigandage (simple). Son grief tombe à faux. En effet, la juridiction cantonale n'a pas considéré que la circonstance aggravante était réalisée en raison des violences exercées sur l'intimé, mais elle a considéré que celles-ci démontraient la façon particulièrement audacieuse et téméraire avec laquelle les auteurs avaient agi; cette appréciation résiste à l'examen. L'argumentation du recourant qui met en évidence des affaires où il estime que les auteurs auraient adopté un comportement plus dangereux que le sien, ne lui est d'aucun secours. Les exemples cités ne permettent en effet nullement de démontrer que son comportement à lui n'était pas particulièrement dangereux. Enfin, le recourant ne conteste pas l'importance du butin, dont la cour cantonale était fondée à tenir compte dans son examen du caractère qualifié du brigandage (cf. consid. 5.2 supra). En conséquence, au vu des circonstances concrètes du brigandage réalisé le 14 octobre 2020, la cour cantonale a considéré, à juste titre, que les éléments objectifs définis à l'art. 140 ch. 3 al. 3 CP étaient réalisés.