Citation: C 346/99 16.03.2000 E. 1

1.- a) L'assuré a droit à l'indemnité de chômage s'il remplit les conditions de l'art. 8 LACI. Le droit à l'indemnité commence à courir après un délai d'attente de cinq jours de chômage contrôlés (art. 18 al. 1 LACI). Ce délai d'attente général ne doit être obser- vé qu'une seule fois durant le délai-cadre d'indemnisation (art. 6a al. 1 OACI, 1ère phrase). Ne peuvent compter comme délai d'attente que les jours pour lesquels l'assuré rem- plit les conditions donnant droit à l'indemnité au sens de l'art. 8 LACI (art. 6a al. 1 OACI, 2ème phrase). Le délai-cadre d'indemnisation dure deux ans (art. 9 al. 1 LACI) et commence à courir le premier jour où toutes les conditions dont dépend le droit à l'indemnité sont réunies (art. 9 al. 2 LACI). b) Il apparaît ainsi qu'avant la naissance du droit à l'indemnité journalière lorsque les conditions générales de l'art. 8 al. 1 LACI sont remplies, un délai d'attente géné- ral de cinq jours doit être observé. Celui-ci n'est donc pas comme tel une condition du droit à l'indemnité, mais retarde simplement la naissance de ce dernier. Son but est de faire participer l'assuré, dans une moindre mesure, au dommage qu'il cause à l'assurance-chômage. Aussi importe- t-il que chaque assuré supporte lui-même le dommage, obli- gation dont il ne doit s'acquitter qu'une seule fois durant le délai-cadre d'indemnisation aux termes de l'art. 6a al. 1 OACI. D'après le sens et le but de cette disposition, les jours d'attente ne doivent pas nécessairement se suivre les uns après les autres. En outre, lors de la réalisation d'un gain intermédiaire durant une période de contrôle, seuls les jours pour lesquels une pleine indemnité de chô- mage est due sont décomptés du délai d'attente, mais non ceux qui sont simplement contrôlés mais non (pleinement) indemnisés en raison d'un gain intermédiaire. A défaut, les assurés réalisant un gain intermédiaire pendant des jours pris sur le délai d'attente seraient privilégiés par rap- port à ceux n'en réalisant pas, lesquels se verraient, con- trairement aux premiers, privés d'une pleine indemnité journalière (DTA 1987 no 4 p. 65 consid. 2c; arrêt non publié C. du 8 juin 1999, consid. 3a [C 111/99]).