Citation: 8C_794/2014 E. 2

La cour cantonale a jugé que Allianz ne pouvait se prévaloir d'un titre de révocation (au sens de l'art. 53 al. 1 et al. 2 LPGA [RS 830.1]) pour reconsidérer ses décisions (matérielles) d'octroi des prestations et réclamer à l'assuré la restitution de la totalité des montants alloués. D'une part, il n'y avait pas de faits nouveaux ouvrant la voie de la révision. D'autre part, même si différentes versions d'accidents figuraient dans les pièces du dossier, il n'était pas possible d'exclure l'existence d'un événement traumatique à l'origine de l'ulcère constaté à l'Hôpital C.________, si bien que l'allocation des prestations jusqu'au 16 juillet 2010 n'était pas entachée d'une erreur manifeste. Il n'y a pas lieu de revenir sur ces aspects du jugement entrepris, en particulier sur la question de la survenance même d'un événement accidentel en date du 22 juin 2003. En effet, l'intimée a expressément déclaré renoncer à contester ce point dans son mémoire de réponse (voir n. 73 p. 15). On voit d'autant moins de raisons d'en discuter que l'intimée a alloué ses prestations durant sept ans et qu'elle a fait valoir des motifs de doute à ce sujet seulement après l'opposition formée par l'assuré contre sa décision du 16 juillet 2010, soit à un moment où il s'avère difficile, voire impossible, de mener une instruction sur les faits.