Citation: 6B_583/2018 E. 1

B.d. Peu après la naissance de D.C.________, L.________ a fait la connaissance de X.________. Celui-ci a, par la suite, partagé de nombreux repas avec les époux C.________. Au mois de décembre 2012, I.C.________ a fait appel à son ami X.________, afin que ce dernier l'assiste lors de ses rencontres avec L.________. Il souhaitait pour sa part reprendre la vie commune. A compter de janvier 2013, nonobstant la mesure d'éloignement ordonnée, la prénommée, sensible à la détresse exprimée par son époux, a consenti à le revoir, en présence de X.________. Ce dernier a, par la suite, assisté L.________. Dès le mois de février 2013, il s'est installé chez elle. A compter du mois d'avril suivant, tous deux ont officialisé leur relation. Ils ont projeté de se marier et ont fait part de cette idée à leurs proches. I.C.________ a alors harcelé son épouse par le biais d'appels téléphoniques et de messages électroniques. En avril 2013, ce dernier a séjourné à l'hôpital en raison d'un état anxieux exacerbé. Aucun élément de la lignée dépressive n'a alors été mis en évidence par les médecins l'ayant examiné. Au mois d'avril 2013 toujours, I.C.________ s'est présenté au domicile de L.________ et de X.________. Agité, il a menacé celui-ci au moyen d'un couteau de cuisine, lui reprochant de lui avoir "piqué" sa femme. X.________ a pu désarmer l'intéressé. A une autre occasion, X.________ et I.C.________ se sont battus au cimetière de M.________. Ce dernier a jeté des cailloux sur l'intéressé, lequel lui a asséné une gifle, puis quatre coups de poing au visage, lui cassant ainsi le nez. Au mois de mai 2013, I.C.________ a derechef été hospitalisé à M.________, en raison de troubles de la personnalité de type borderline. Il ne présentait cependant pas d'idées suicidaires. En juin 2013, le prénommé a encore fait part de sa détresse, voire d'idées suicidaires, à plusieurs tiers. B.e. En février 2013, K.________ a fait la connaissance de L.________ sur un réseau social. Au mois de mai 2013, elle l'a rencontrée physiquement, ainsi que X.________. Elle a, par la suite, très régulièrement fréquenté les deux intéressés, soit deux à trois fois par jour, à tout le moins trois fois par semaine. Tous trois ont noué des relations privilégiées. A cette époque, I.C.________ téléphonait régulièrement à son épouse et à X.________, lesquels actionnaient la fonction haut-parleur de leur téléphone cellulaire pour que K.________ puisse entendre les conversations. I.C.________ exprimait sa souffrance, tandis que X.________ essayait de le calmer et de le raisonner. Durant la nuit du 6 au 7 juin 2013, I.C.________ a, à plusieurs reprises, appelé L.________. Comme celle-ci avait laissé son appareil éteint, il a cherché à joindre X.________. Entre minuit et 18 h 25, il lui a envoyé 118 messages électroniques et l'a appelé à huit reprises. B.f. Le 7 juin 2013, X.________, L.________ et K.________ ont passé l'après-midi ensemble au domicile de cette dernière à N.________. Peu avant 18 h, I.C.________ a appelé X.________ et celui-ci a actionné le haut-parleur de son téléphone. I.C.________ a pleuré et manifesté la volonté de mettre fin à ses jours. X.________ a tenté de le calmer et de le consoler. Il a convaincu I.C.________ de le rencontrer à O.________. X.________ a rejoint l'intéressé vers 18 h. Tous deux se sont rendus à P.________, dans un établissement public, puis ont gagné la chapelle Q.________. A cet endroit, ils ont discuté et fumé quelques cigarettes, assis sur le muret sis devant l'oratoire central. Après s'être assuré de l'absence de tiers sur la route et à proximité, X.________, qui s'était levé, a précipité I.C.________ au bas de la falaise Q.________. Il a replié ses doigts pour ne pas laisser d'empreintes sur la jaquette de l'intéressé, puis a fait basculer celui-ci dans le vide. X.________ entendait ainsi tuer le mari de sa compagne. Il avait évoqué ce projet durant plusieurs semaines, lors de conversations avec L.________ et K.________. Après avoir précipité I.C.________ du haut de la falaise, X.________ a regagné le domicile de la dernière nommée. Il a relaté les événements à cette dernière ainsi qu'à L.________ et leur a fait écouter et visionner des enregistrements effectués au moment des faits au moyen de son téléphone cellulaire. B.g. Le 6 août 2013, le curateur officiel de la région de M.________ a signalé à la police qu'un certain "X.________" s'était vanté d'avoir poussé I.C.________ du haut d'une falaise dans le F1.________. Le même jour, les agents de la police judiciaire ont découvert le corps sans vie du prénommé, au lieu-dit Q.________, à P.________. Le cadavre a été trouvé au bas de la falaise surmontée, quelque 120 m plus haut, par la chapelle Q.________. Le rapport d'autopsie a mis en évidence un polytraumatisme extrêmement sévère, compatible avec une chute d'une hauteur de 120 m. Les analyses toxicologiques pratiquées ont conclu à l'absence de consommation d'alcool par I.C.________ durant les heures ayant précédé son décès. Elles ont par ailleurs révélé, chez le prénommé, une consommation régulière d'éthanol au cours des mois ayant précédé le 7 juin 2013. B.h. Le 29 juillet 2013, X.________ et L.________ ont pris le train à N.________ en direction de H.________, sans acheter de titres de transport. Entre R.________ et H.________, le chef de train, B.________, a procédé au contrôle des billets et a constaté que les deux intéressés en étaient dépourvus. Durant la discussion qui a suivi, B.________ a refusé d'établir deux factures au nom de X.________, comme ce dernier le lui demandait. Le prénommé s'est alors énervé, a injurié le chef de train puis lui a notamment déclaré : "Tu vois pourquoi je pète la gueule à tes collègues quand je prends le train ? Faut pas t'étonner quand il y aura un mort ! Ça pourrait commencer par toi ! " B.________ a derechef refusé de se plier aux injonctions de X.________ et a sollicité l'intervention de la police à H.________. Jusqu'à la descente du train de l'intéressé, B.________ n'a plus été tranquille en raison des menaces de mort dont il avait été l'objet. B.i. Dans le cadre de la procédure, X.________ a fait l'objet d'une expertise psychiatrique, confiée à deux médecins de l'Institut de psychiatrie légale de l'hôpital S.________. Les experts n'ont retenu aucun élément indiquant un trouble dissociatif au moment des faits ou évocateur d'autres formes d'amnésie d'origine psychiatrique ou organique. Ils n'ont pas pu, par ailleurs, dire si, à la suite des faits, l'intéressé avait présenté une amnésie fonctionnelle, telle que celles que l'on peut rencontrer dans des situations traumatiques, ou une amnésie "stratégique", liée à l'ouverture d'une instruction pénale. Ils ont mis en évidence un retard mental léger et une personnalité à traits immatures, narcissiques et émotionnellement labiles de type impulsif. Ces troubles n'étaient selon eux pas de nature à altérer la capacité de X.________ d'apprécier le caractère illicite de ses actes ni à influencer sa faculté de se déterminer d'après cette appréciation. Celui-ci était ainsi pleinement responsable de ses actes. Les experts ont qualifié de faible le risque de récidive.