Citation: 6P.68/2000 01.11.2000 E. 3

3.- Le recourant invoque une violation de la liberté d'expression garantie par l'art. 10 CEDH, faisant valoir que le condamner pour diffamation à raisons des propos qu'il a tenus, en tant que journaliste, n'est pas admissible au regard de la garantie ainsi consacrée. Le grief ainsi formulé revient à se plaindre d'une application de l'art. 173 CP incompatible avec la liberté d'expression garantie par l'art. 10 CEDH, soit d'une violation indirecte, et non pas directe, de la garantie de rang constitutionnel invoquée. Un tel grief, comme le recourant du reste l'admet, doit être soulevé dans un pourvoi en nullité, non pas dans un recours de droit public; il a d'ailleurs été invoqué et examiné dans le cadre du pourvoi déposé parallèlement par le recourant (cf. arrêt 6S.295/2000 consid. 6). Le moyen est par conséquent irrecevable.