Citation: 6B_848/2022 E. 2.3.2

2.3.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, sur le plan de l'infraction de viol au sens de l'art. 190 CP, il ne saurait être déduit des éléments de preuve administrés, ni de la motivation du jugement attaqué, que ses agissements s'étaient limités à un seul acte contraint de pénétration péno-vaginale, qu'il aurait commis au préjudice de l'intimée alors que celle-ci était âgée de 9 ans, soit en 2016. Certes, un passage du jugement attaqué pourrait laisser entendre que l'acte de pénétration péno-vaginale s'était produit à une seule occurrence (cf. jugement attaqué, consid. 4.1.4 p. 29: "[...] la plaignante n'avait pas librement consenti aux actes qu'elle a dénoncés, à savoir des actes d'ordre sexuel, dont une pénétration vaginale avec son pénis, commis à réitérés reprises, ce d'autant plus qu'elle n'était qu'une jeune enfant"), on comprend que ce passage se rapportait aux actes que l'intimée avait été en mesure de décrire aux enquêteurs, et non à ceux qui devaient être effectivement imputés au recourant, le dispositif du jugement précisant bien que l'infraction de viol avait été commise à réitérées reprises, comme cela ressort aussi expressément de l'acte d'accusation, quand bien même un seul acte constitutif de viol (commis en 2016) y est précisément décrit. Cela étant, outre qu'il n'est guère vraisemblable qu'en dépit de ses problèmes d'éjaculation précoce, le recourant n'était parvenu à introduire son pénis dans le vagin de l'intimée qu'à une seule occasion en 2016, avant d'y renoncer, ou d'échouer sur ce plan, lors de toutes leurs "rencontres" subséquentes (soit jusqu'en 2019), l'intimée avait bien indiqué, lors de son audition du 24 avril 2020, "[qu']il avait réussi à mettre son truc" et "[qu']il n'y avait pas eu qu'une fois" (cf. dossier cantonal, P. E44). Il en va de même des propos de l'intimée tels qu'ils avaient été rapportés par la Dresse J.________, gynécologue, qui sont suffisamment éloquents à cet égard ("[l'intimée] a eu l'impression que quelque chose rentrait à l'intérieur de son corps et que l'acte en question, commis à plusieurs reprises par son beau-frère, lui produisait de grandes douleurs au niveau de la vulve et du vagin"; cf. jugement attaqué, consid. 3.2.3.3 p. 20).