Citation: 1C_480/2022 E. 4.3

4.3. Enfin, que la nouvelle loi sur la nationalité ne prévoie désormais plus la naturalisation facilitée pour les personnes visées par l'art. 58a aLN ne saurait justifier une appréciation différente en l'espèce, quand bien même le présent refus ferme définitivement toute possibilité aux recourants d'accéder à la naturalisation facilitée dans le cadre d'une demande ultérieure. C'est en effet délibérément que le législateur a prévu de ne plus octroyer la naturalisation facilitée aux petits-enfants d'une Suissesse ayant épousé un étranger, partant d'une présomption que les liens de la personne concernée avec la nationalité suisse sont aujourd'hui lâches (cf. Message du 4 mars 2011 concernant la révision totale de la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse; FF 2011 2683 (2678) ad art. 51). La lâcheté de tels liens peut d'autant plus être présumée lorsque, comme en l'espèce, ce sont les arrière-petits-enfants (ou arrière-arrière-petits-enfants) de la Suissesse ayant perdu la nationalité à la suite de son mariage qui font la demande.