Citation: 1B_229/2023 E. B

B.a. Par ordonnance du 14 janvier 2023, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 10 mars 2023. Le 1er février 2023 (cause n° 73), la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Chambre des recours) a rejeté le recours formé par le prévenu contre cette ordonnance. Elle a retenu l'existence de charges suffisantes en lien avec un trafic d'héroïne (cf. art. 19 al. 1 LStup); son raisonnement se fondait sur les déclarations - contestées - de B.________ relatives notamment à l'année 2022, sur les éléments découverts lors de la perquisition, sur les précédentes condamnations pour vente de stupéfiants et sur les constatations de la police en lien avec des sources confidentielles relatives à l'écoulement d'héroïne par A.________ à Yverdon; si celui-ci remettait en cause la réalisation d'une infraction grave à l'art. 19 al. 2 LStup, la cour cantonale a précisé que ce n'était pas une contravention à la LStup qui lui était reprochée, mais un trafic d'héroïne au sens de l'art. 19 al. 1 LStup, soit un délit susceptible d'une peine privative de liberté de trois ans. La Chambre pénale a ensuite retenu des risques de collusion (cf. les mesures d'instruction en cours afin d'identifier et d'interpeller les personnes en lien avec le trafic de stupéfiants reproché au prévenu), de récidive (cf. en particulier le risque pour la santé publique résultant d'un trafic d'héroïne et les antécédents de A.________, notamment de délits à la LStup) et de fuite (cf. notamment sa nationalité étrangère, le défaut d'attache et d'autorisation de séjour en Suisse - sous réserve de la procédure d'asile en cours - et la décision d'expulsion de ce pays). B.b. Par ordonnance du 1er mars 2023, le Tmc a prolongé la détention provisoire de A.________ pour trois mois, soit jusqu'au 9 juin 2023. Le 24 mars 2023 (cause n° 214), la Chambre des recours a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance. Elle a retenu l'existence de charges suffisantes, ainsi que de risques de récidive et de fuite qu'aucune mesure de substitution ne permettait de réduire.