Citation: 5A_962/2019 E. 3.1

3.1. Premièrement, elle reproche à l'autorité cantonale de s'être fondée sur un fait qui n'avait pas donné lieu à une instruction et sur lequel elle n'avait par conséquent pas pu se déterminer. Ainsi, sans lui donner la possibilité de s'exprimer à ce sujet, la juridiction précédente avait retenu que le trajet en voiture entre X.________ où elle est domiciliée et U.________ où vivait sa tante durait six heures. Or, si elle avait été valablement interpellée, elle aurait pu indiquer que le temps de vol entre la Suisse et X.________ est d'à peine une heure, soit une durée comparable à celle qu'effectuerait chaque jour en train un pendulaire entre Lausanne et Berne. L'autorité cantonale aurait d'ailleurs fait preuve de mauvaise foi puisque plusieurs billets d'avion figuraient au dossier, notamment dans son dossier de naturalisation. Il sied de rappeler que le droit d'être entendu n'est pas une fin en soi, de sorte qu'il ne faut annuler la décision entreprise que si sa violation a exercé une influence sur la procédure, en particulier sur l'administration des preuves, ce que le recourant doit démontrer (cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1; arrêts 4A_590/2019 du 6 janvier 2020 consid. 6; 5A_733/2019 du 28 octobre 2019 consid. 3.3; 5A_587/2019 du 23 août 2019 consid. 4.2; 5A_141/2019 du 7 juin 2019 consid. 3.2). Or, en l'espèce, la recourante n'explique pas en quoi, sur le vu des motifs énoncés dans la décision attaquée, le fait qu'elle prenne l'avion plutôt que la voiture pour se rendre de X.________ à U.________ était de nature à influer sur le sort du litige. La critique est irrecevable.