Citation: 5A_850/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant affirme d'abord que les bilans 2020-2021 qu'il avait produits étaient exploitables dans la mesure où, entendu par le tribunal, son comptable avait éclairci les erreurs y figurant. Les déclarations de celui-ci lors de son audition, partiellement reprises par l'arrêt entrepris, ne permettent cependant pas d'écarter le manque de fiabilité retenu par l'autorité cantonale (" je n'ai pas d'explications à donner sur la baisse de salaire entre 2020 et 2021 car je fonde ma comptabilité sur les explications que l'on me donne "; l'augmentation des charges de véhicules s'explique " peut-être " en raison d'un achat ou de travaux sur les véhicules existants; quant au poste caisse de 87'000 fr. qui apparaît à l'actif en 2020 et qui n'apparaît plus en 2021, " c'est qu'il y a dû y avoir un réajustement [...] une erreur informatique "). Au surplus, le recourant ne conteste pas qu'afférents aux années liées à la pandémie de Covid-19, ces bilans ne disposaient pas d'un caractère décisif, paraissant même l'admettre en reconnaissant que ces années auraient été " particulièrement faibles ". S'appuyant ensuite sur la prémisse erronée que les bilans des années 2020 et 2021, ses certificats de salaire et ses fiches mensuelles de salaires suffisaient à fonder son revenu, le recourant affirme que la production de ses décomptes bancaires ou ceux de sa société n'était pas nécessaire, puis poursuit ensuite l'essentiel de son argumentation en référence à ses fiches de salaires 2022, à son sens seules déterminantes, sans contester leur défaut de caractère décisif, pourtant expressément souligné par la cour cantonale. Cette dernière argumentation se révèle ainsi inefficace à contrer le procédé utilisé par la cour cantonale pour estimer son revenu effectif.