Citation: 6B_877/2013 E. 3.3

3.3. S'agissant de sa condamnation pour menace (cf. supra consid. 2), le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir retenu la version de l'intimée et non la sienne. On comprend qu'il estime que la manière dont l'intimée a indiqué avoir réagi serait incompatible avec les accusations de cette dernière d'avoir été menacée par une arme qu'elle ignorait factice. En outre, la version de l'intimée ne serait corroborée par aucun autre élément au dossier. Le recourant soutient également que l'intimée n'a pas été effrayée. L'autorité précédente a constaté que l'intimée, après que le recourant eut brandi une arme factice dans sa direction, imité le bruit de coups de feu et ajouté à son adresse qu'il s'agissait "d'un avertissement", a suivi, à pied, le véhicule du recourant, dans lequel se trouvait aussi leur fils, jusqu'à ce qu'il s'arrête. La cour cantonale a retenu, que l'intimée avait été indubitablement alarmée. L'intimée a déposé plainte pénale, par l'intermédiaire de son conseil, deux jours ouvrables plus tard (jugement attaqué, p. 15 ch. 5.2 et p. 17 ch. 6.2). Au vu de ce qui précède, la manière dont a réagi en apparence calmement l'intimée n'était pas incompatible, compte tenu notamment de la présence de son fils dans le véhicule, avec le comportement menaçant dénoncé. Devant les autorités pénales, le recourant a toujours nié les faits. Il avait néanmoins admis dans un courrier à son avocat avoir dirigé une arme factice en direction de l'intimée et l'avoir fait cliqueter "innocemment" (jugement attaqué, p. 15 ch. 5.1.3). De tels propos corroborent les déclarations de l'intimée. Le grief d'arbitraire quant à la valeur probante donnée à ces déclarations et la constatation des faits qui en a découlé est ainsi infondé. Pour le surplus, la réaction en apparence calme de l'intimée ne rend pas à elle seule arbitraire le fait, retenu par l'autorité précédente, que l'intimée a été alarmée par le comportement du recourant. Une telle peur ressort en outre des déclarations de l'intimée à la police, selon lesquelles immédiatement après la menace elle n'était "pas tranquille du tout", s'était opposée à ce que son fils monte dans le véhicule du recourant avant d'attendre, à côté du véhicule, qu'il en ressorte pour rentrer avec lui à la maison (audition de l'intimée du 19 septembre 2008, p. 2; pièce 80). Ici encore, le grief d'arbitraire est infondé.