Citation: 8C_184/2007 19.06.2008 E. 6

En l'espèce, à juste titre, les premiers juges ont estimé que la recourante avait été victime d'un accident de gravité moyenne, à la limite de l'accident de peu de gravité. En effet, les véhicules en cause circulaient à vitesse réduite et la collision n'a été que légère. Les circonstances concomitantes n'ont été ni dramatiques, ni impressionnantes. Le rapport de police ne fait état que de dégâts matériels de peu d'importance. En particulier, les dommages occasionnés à la voiture dont la recourante était la passagère n'apparaissent que mineurs, au vu des photographies versées au dossier. B.________ n'a manifestement pas subi de lésions physiques graves ou particulières à la suite de cet événement. Le traitement médical (port d'une minerve, prise de myorelaxants et physiothérapie) n'a pas été pénible et aucune erreur médicale, ni difficulté ou complication n'ont compromis la guérison. En définitive, seule l'intensité des douleurs est à prendre en considération. Ce critère doit toutefois être relativisé en l'espèce dans la mesure où d'après le docteur S.________, l'importance des douleurs dont se plaint la recourante est disproportionnée par rapport aux constatations objectives (exagération de la réponse verbale, projection non anatomique de la douleur, extension et aggravation des douleurs sans explication, malaises et vertiges d'origine indéterminée durant l'examen clinique et résistance à la mobilisation également durant l'examen clinique). Dès lors, au regard de l'ensemble des circonstances du cas, le critère de l'intensité des douleurs ne revêt pas, à lui seul, une importance telle qu'il permette de retenir l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 19 février 2002 et les cervicalgies ainsi que la dysthymie dont est atteinte la recourante au-delà du 31 août 2002. La juridiction cantonale a dès lors admis à juste titre que l'intimée était en droit de mettre un terme à ses prestations dès cette date. Le recours est donc mal fondé.