Citation: 7B_62/2025 E. A

A.a. B.________ (ci-après: la partie plaignante), née en 2002, a porté plainte pénale le 20 janvier 2024 contre A.________, né en 1997, son compagnon dont elle est séparée depuis le mois de décembre 2023. Celui-ci a été arrêté le lendemain. A.b. Le 22 janvier 2024, l'Office régional du Ministère public du Bas-Valais (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour menaces, utilisation abusive d'une installation de télécommunication, induction de la justice en erreur, violation de domicile, violation du domaine privé au moyen d'un appareil de prises de vues, soustraction de données personnelles, contrainte et délit à la loi fédérale du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions (LArm; RS 514.54). A.b.a. Il est notamment reproché au prévenu de s'être emparé du système informatique de la partie plaignante, après la séparation du couple, afin de lui faire croire qu'elle souffrait d'expériences dissociatives la mettant en danger. Pour lui donner l'impression qu'elle agissait et se déplaçait sans s'en souvenir, il aurait, grâce aux accès informatiques obtenus, contacté des tiers via les différents réseaux sociaux de la partie plaignante et modifié les données de géolocalisation de celle-ci. Dans ce contexte, il aurait amené son ex-compagne chez un psychiatre pour que ce dernier lui prescrive un neuroleptique et aurait contacté à plusieurs reprises les autorités pour tenter de la faire interner. Il aurait en outre requis d'un autre médecin qu'il établisse un certificat attestant de l'incapacité de celle-ci à vivre seule; il aurait ensuite remis ce certificat au gérant de l'appartement loué par la partie plaignante afin de tenter de résilier son bail. Durant cette période - soit depuis la séparation du couple, mi-décembre 2023, jusqu'à l'arrestation du recourant le 21 janvier 2024 -, il l'aurait encore obligée à prendre des médicaments et à rester à son domicile tout en lui interdisant d'utiliser son téléphone mobile; il l'aurait en outre filmée à son insu et incitée à se mutiler, respectivement à se suicider. A.b.b. Lors d'un voyage à Prague en janvier 2024, A.________ aurait acquis trois numéros de téléphone tchèques; depuis ces numéros, il aurait envoyé des milliers de messages insultants et menaçants à la partie plaignante pour notamment lui faire croire qu'elle serait la cible d'un groupe de hackers. Toujours à cette fin, il se serait introduit illicitement dans son appartement à plusieurs reprises pour mettre en scène un cambriolage et aurait appelé la police. A.c. Au cours de l'instruction, il est apparu que A.________ faisait l'objet d'une procédure pénale en France; cette dernière a été ouverte ensuite de la plainte d'une ancienne compagne de A.________ en raison notamment du piratage des réseaux sociaux de celle-ci et d'envoi à des tiers de messages suggérant qu'elle aurait des problèmes psychiques et serait suicidaire. Il est également apparu que A.________ aurait incité une autre ex-compagne, C.________, à se prostituer en Suisse dans le but d'en tirer un avantage patrimonial. Cette dernière a confirmé ses dires le 10 octobre 2024. Lors de son audition du même jour, A.________ a évoqué des projets de voyage à Londres en cas de remise en liberté et d'autorisation de l'autorité. A.d. Le Ministère public a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique de A.________. Dans leur rapport le 12 juin 2024, les experts ont considéré que celui-ci présentait des traits de personnalité narcissique sans trouble psychique: sa capacité de discernement ne serait ainsi pas altérée. Les experts ont notamment estimé que le risque de récidive de violences conjugales était moyen; ils ont relevé qu'il était probable qu'un contexte affectif ne répondant pas à ses attentes puisse générer une nouvelle fois des actes de la même nature. Ils ont encore précisé que, si les facteurs permettant le maintien aujourd'hui d'une attitude psychosociale adéquate de A.________ devaient disparaître, le risque d'un passage à l'acte délictuel et le début d'un parcours criminel affirmé, respectivement plus important, seraient à craindre. Après avoir relevé que les personnes ayant des traits de personnalité narcissique étaient peu enclines à un travail psychothérapeutique, les experts ont préconisé la mise en place de "règles de conduite", soit un suivi probationnaire, qui devrait permettre, selon eux, de vérifier le maintien des facteurs de réduction du risque de récidive, soit une bonne intégration socio-professionnelle et le maintien de liens familiaux.