Citation: 5A_57/2007 16.08.2007 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 III 747 consid. 4). La décision attaquée ayant été rendue après l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007 (RO 2006, 1242) de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours est régi par le nouveau droit (art. 132 al. 1 LTF). 1.1 La contestation, qui ne concerne que des prestations financières, est de nature pécuniaire et sa valeur litigieuse est supérieure à 30'000 fr. (art. 51 al. 1 et 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions en paiement, et dirigé contre un jugement final rendu en matière civile par une autorité cantonale de dernière instance, le recours en matière civile est recevable au regard des art. 72 al. 1, 75, 76 al. 1 et 90 LTF. Il est déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et en la forme prévue par la loi (art. 42 LTF). Il y a donc lieu, en principe d'entrer en matière sur ce recours. Par conséquent, le recours constitutionnel subsidiaire n'est pas ouvert (art. 113 LTF). 1.2 Dans le procès en divorce, le parent auquel l'autorité parentale a été attribuée fait valoir, en son propre nom et à la place de l'enfant mineur, les contributions d'entretien dues à celui-ci. Lorsque l'enfant devient majeur en cours de procédure, cette faculté du parent perdure pour les contributions postérieures à l'accès à la majorité, pour autant que l'enfant, désormais majeur, y consente (ATF 129 III 55 consid. 3). En l'espèce, les enfants majeurs ont approuvé les conclusions déposées par leur mère en leur faveur concernant les contributions à leur entretien postérieures à leur majorité. Ainsi, la mère conserve la faculté de poursuivre elle-même le procès pour cette période, de sorte que le recours en matière civile est également recevable sur ce point. 1.3 Le recours en matière civile permet notamment de soulever la violation du droit fédéral, y compris les droits constitutionnels (art. 95 let. a LTF). Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF); il n'est donc limité ni par les arguments soulevés dans le recours ni par la motivation retenue par l'autorité précédente; il peut admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont été invoqués et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation différente de celle de l'autorité précédente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4; Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale in : FF 2001 p. 4141).