Citation: 4A_114/2023 E. 7.3.2

7.3.2. La cour cantonale a accordé aux locataires une réduction de loyer définitive de 12,75% à partir du 16 décembre 2016 pour deux défauts affectant les locaux après travaux, à savoir une diminution de 15,4 m 2 de la surface de l'arcade - qui avait passé de 190,6 m 2 à 175,2 m 2 - et l'empiétement au rez-de-chaussée des 8,9 m 2 nécessaires à la création des WC prévus au sous-sol par le protocole d'accord. L'autorité précédente a établi, sans arbitraire (cf. consid. 5.1 supra), que la surface réelle de l'arcade avant travaux était d'environ 190 m 2, et non pas de 215 m 2 comme indiqué dans le contrat de bail initial. En droit, elle a jugé qu'une différence d'environ 25 m 2 n'avait pu échapper aux locataires lorsqu'ils ont investi l'arcade en 2009 et qu'ils connaissaient la superficie réelle de l'arcade en 2012 lorsqu'ils ont déposé des plans avec métrés en vue de l'aménagement d'un café/restaurant; comme les locataires n'avaient jamais émis la moindre contestation au sujet de la surface remise à bail pendant plusieurs années, la cour cantonale en a conclu que la surface de l'arcade n'était pas un élément subjectivement essentiel à leurs yeux, de sorte que la surface de l'arcade avant travaux pertinente pour apprécier l'ampleur du défaut était bien de 190,6 m 2. Les recourants se bornent à affirmer que la Chambre des baux et loyers ne pouvait retenir que la surface de 190,6 m 2 constituait une qualité promise par les intimées puisque le bail mentionnait une surface de 215 m 2. Une telle critique lapidaire ne répond pas aux exigences de motivation d'un grief tiré de la violation du droit fédéral (art. 42 al. 2 LTF; cf. consid. 2.1 supra) et se révèle dès lors irrecevable.