Citation: 6B_491/2021 E. 2.5.4

2.5.4. La recourante considère qu'au vu de la complexité et de la longueur du traitement, ainsi que de l'impact sur sa qualité de vie en général, les interventions effectuées par les intimés auraient dû conduire la cour cantonale à les qualifier de lésions corporelles graves. En outre, ce serait à tort que la cour cantonale se serait fondée sur le dossier AI de la recourante pour nier le lien de causalité entre ces interventions et ses souffrances. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que les interventions nécessaires à la réhabilitation de la dentition de la recourante n'étaient pas particulièrement complexes ou lourdes, et étaient sans commune mesure avec celles rendues nécessaires par les agissements du technicien-dentiste ayant fait l'objet de l'arrêt 6B_447/2014 du 30 octobre 2014, raisonnement que la recourante ne discute pas. Elle se limite à relever que les coûts nécessaires à une réhabilitation s'élèveraient à plus de 20'000 francs. Ce faisant, elle n'explique pas en quoi les opérations de réhabilitation nécessiteraient plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail. Elle se contente en définitive d'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que les différents praticiens n'aient pas pu établir de corrélations entre les faits reprochés et les douleurs affectant la recourante, sans se fonder sur le dossier AI de celle-ci, tend plutôt à renforcer la conclusion de la cour cantonale sur l'absence de causalité qu'à l'affaiblir. De même, les références au dossier AI opérées par la cour cantonale viennent confirmer la position de ces praticiens. Le fait que le dossier AI ne serait apparu que quelque jours avant l'audience par-devant le tribunal de police ne ressort pas de l'état de fait tel que retenu par la cour cantonale sans que l'arbitraire de son omission n'ait été démontré par la recourante. Dans cette mesure, cet argument est purement appellatoire et, partant, irrecevable. S'agissant de l'impact sur la qualité de vie en général de la recourante, la cour cantonale a retenu que, quant au grave mal-être psychologique, associé à un état dépressif et d'épuisement, il apparaissait qu'il existait à tout le moins depuis l'ouverture du dossier AI de la recourante et s'était notablement aggravé avec le temps, ce qui avait d'ailleurs justifié l'octroi d'une rente entière d'invalidité en mars 2013. Il n'était dès lors pas possible d'en imputer l'existence aux interventions des intimés, lesquelles n'étaient en toute hypothèse pas propres à entraîner un tel résultat. Or, la recourante n'émet aucune critique à cet égard. Enfin, outre qu'il est sans pertinence que le ministère public ait qualifié les lésions subies par la recourante d'irréversibles dans son acte d'accusation, celui-ci avait conclu au rejet de l'appel formé par la prénommée devant la cour cantonale (cf. arrêt attaqué, consid. C/e p. 20), de sorte que cet argument est malvenu. Les griefs doivent donc être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.