Citation: 2A.483/2000 23.04.2001 E. B

B.- Le 26 avril 1999, R.________ a sollicité une autorisation de séjour en faveur de sa femme N.________ qu'il avait épousée, le 26 mai 1996, en Tunisie et de l'enfant H.________, né de cette union en 1997. Il exposait qu'il avait dû se marier avec sa femme, laquelle résidait en Suisse depuis le 2 février 1998, sous la pression de sa belle-famille. Il reconnaissait donc s'être rendu coupable de bigamie, mais contestait avoir dissimulé des faits essentiels aux autorités suisses dans le but d'obtenir une autorisation d'établissement. Le 6 mars 2000, le Service de la population du canton de Vaud a décidé de révoquer l'autorisation d'établissement de R.________ et, en conséquence, de ne pas délivrer, au titre de regroupement familial, une autorisation de séjour à N.________, respectivement une autorisation d'établissement à l'enfant H.________. Ledit service a considéré que, s'il avait eu connaissance du mariage conclu le 26 mai 1996, il aurait non seulement refusé d'octroyer en août 1998 l'autorisation d'établissement à R.________, mais encore mis fin au séjour de celui-ci en Suisse. Depuis son second mariage, l'intéressé n'avait donc pu rester en Suisse que parce qu'il avait dissimulé des faits essentiels. Statuant sur recours le 15 septembre 2000, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision.