Citation: 4A_431/2020 E. 3.1

3.1. Selon l'arrêt attaqué, l'employeuse a, dans un premier temps, résilié le contrat de travail pour le 31 mars 2017 par courrier daté du 8 février 2017. Le travailleur se trouvait alors en incapacité de travail. Comme la période de protection de 180 jours ne prenait fin que le 5 avril 2017, ce licenciement, intervenu en temps inopportun (art. 336 al. 1 let. b CO), était nul. La cour cantonale a retenu ensuite que le congé avait été donné avec effet immédiat par l'employeuse lors de l'altercation d'avril 2017. Elle s'est fondée sur les déclarations d'un témoin, selon lequel C.________ avait notamment dit à A.________ qu'il était "licencié sur le champ". Elle a jugé que les insultes alors proférées par le travailleur à l'égard de C.________ en présence de clients constituaient de justes motifs de licenciement immédiat.