Citation: 6B_88/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Selon la cour cantonale, il fallait relever que les troubles de la mémoire de la recourante avaient occasionné des souvenirs peu fiables et parfois contradictoires. En particulier, les déclarations de la recourante sur le nombre de fois où elle avait exprimé son désaccord à entreprendre une relation sexuelle avaient varié. Elle avait dans un premier temps indiqué lui avoir dit qu'elle n'avait pas envie, mais que, sous l'insistance de l'intimé, elle s'était tue et n'avait plus rien dit. Elle avait aussi spécifié avoir clairement dit non " une fois ", mais qu'ensuite, ses refus n'avaient pas été exprimés verbalement; elle avait encore déclaré que ses " non " n'étaient pas aussi catégoriques par la suite; elle avait enfin affirmé qu'elle avait dit " non " à trois reprises. Finalement, la recourante avait encore admis que l'intimé aurait pu penser qu'un " non " pouvait dire " oui ". Elle-même avait donc admis avoir eu un comportement ambigu. En définitive, il demeurait un doute sur le nombre de fois et la manière avec laquelle la recourante avait dit " non ". Il fallait donc retenir, au bénéfice du doute, que la recourante avait, dans un premier temps, exprimé une fois, verbalement, son désaccord à entretenir une relation sexuelle mais que, par la suite, son opposition n'était pas reconnaissable pour l'intimé. D'autres éléments avaient amené ce dernier à penser qu'elle avait changé d'avis et fini par accepter la relation sexuelle.