Citation: 2C_431/2024 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, après avoir indiqué qu'elle laissait la question de l'applicabilité de l'art. 6 § 1 CEDH ouverte, la Cour de justice a relevé qu'elle ne voyait pas la pertinence d'ordonner une audience publique comme l'avait requis la recourante, car tous les justificatifs nécessaires avaient pu être produits sous forme d'écrits. La Cour de justice a donc appliqué l'art. 6 § 1 CEDH et les critères s'agissant de la renonciation à une audience publique. À cet égard, la recourante ne prétend pas, ni a fortiori ne démontre, que la Cour de justice aurait méconnu l'art. 6 CEDH en retenant que les conditions pour renoncer à une audience publique étaient remplies. L'indécision initiale de la Cour de justice n'a donc eu aucune conséquence pour la recourante. Celle-ci se contente pour le reste d'affirmer que "l'administration n'aurait pas garanti une instruction respectant ses droits fondamentaux". Cette critique n'est pas suffisamment motivée au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2). Elle est au surplus contredite par le fait que l'arrêt attaqué envisage l'application des garanties offertes par l'art. 6 § 1 CEDH. Infondé, le grief tiré de la violation de l'ar t. 6 CEDH est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.