Citation: 6B_984/2020 E. 2.4

2.4. Le recourant discute ensuite le caractère particulièrement odieux de sa façon d'agir. Il souligne qu'il n'a pas fait preuve de sauvagerie ou de sadisme dans la manière dont il a exécuté ses victimes. Par ailleurs, dans la mesure où il a été retenu une volonté homicide, le fait que le recourant n'ait pas tenté de sauver la vie de B.________ après le premier coup de feu ne constitue pas une circonstance caractéristique de l'assassinat, puisque cela reviendrait à retenir à charge l'absence d'une circonstance atténuante (celle du repentir actif au sens de l'art. 23 CP). Il fallait également tenir compte du fait qu'il avait lui-même appelé la police après les faits. Si elle n'était certes pas empreinte de cruauté, l'exécution méthodique à laquelle le recourant a procédé, dénuée de toute manifestation d'émotion, est révélatrice de son mépris de la vie d'autrui. En tirant une seconde fois sur B.________ après avoir constaté que sa première balle ne l'avait pas tuée, le recourant a démontré sa grande détermination. Pour le reste, le recourant développe une argumentation irrecevable - dans la mesure où celle-ci s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 1 supra) - en tant qu'il affirme que son état de choc expliquerait ses propos abrupts après les faits. Il échoue ainsi à remettre en cause les constatations cantonales relatives au sang-froid et à la maîtrise de soi qui ont caractérisé son comportement. Le fait que le recourant ait appelé lui-même la police et se soit rendu sans heurt n'exclut pas la réalisation d'infractions à l'art. 112 CP qui peut découler - comme en l'espèce - d'autres circonstances.