Citation: 4A_572/2018 E. 2.2

2.2. L'autorité précédente a relevé que la promotrice avait invoqué un dommage de 696'936 fr. 13, en se contentant d'allégués généraux (all. 31, 332-334, 344). Pour établir ceux-ci, elle avait proposé les pièces 12 à 15, 41 et 44. Sur les 21 documents composant cette pièce 44, seuls deux étaient recevables (44.2 et 44.3). Au surplus, les pièces comprenaient une septantaine de décomptes et factures établis par la promotrice à des dates différentes, plus dix documents émanant de tiers (que l'autorité précédente détaille). Il s'avérait ainsi que la plus grande partie du dommage devait être prouvée par quelque septante documents établis par la promotrice elle-même. Un non-spécialiste n'était pas à même de discerner si les interventions documentées par les pièces produites présentaient effectivement un lien avec le dommage invoqué, respectivement n'était pas apte à démêler les nombreuses pièces produites. Par conséquent, la promotrice aurait dû offrir la preuve par expertise pour établir son dommage. Les seules preuves offertes auraient pu suffire si la promotrice ne s'était pas contentée d'allégations générales prouvées par des lots de documents non détaillés; à tout le moins aurait-elle dû articuler des allégués correspondant aux postes du dommage qu'ils étaient censés établir ou faire un tableau récapitulatif des postes censés constituer son dommage. Au demeurant, les nombreuses pièces établies par la promotrice n'avaient qu'une faible valeur probante; contrairement à ce qu'elle prétendait, ces documents n'étaient pas uniquement destinés à établir les frais de déplacement ou le défraiement de l'administrateur - postes qui n'avaient au demeurant pas fait l'objet d'une allégation suffisante.