Citation: 6B_1266/2018 E. 1.6

1.6. Le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas réentendu d'office B.________, autre victime du recourant. A l'appui de son grief, il invoque que B.________ avait une alcoolémie de 1,4 pour mille au moment de son audition. Le recourant n'allègue pas que l'audition de B.________ aurait été faite en violation de règles de procédure au sens de l'art. 389 al. 2 CPP. Il n'invoque pas non plus que l'autorité précédente aurait constaté une incapacité de cette personne à témoigner, respectivement qu'elle serait tombée dans l'arbitraire en ne le faisant pas. La lecture du procès-verbal d'audition de B.________ permet au contraire de constater que cet homme avait des propos cohérents et précis quant au déroulement de la soirée. Le fait pour l'autorité précédente de n'avoir par ordonné la réaudition d'office de cette personne, au motif qu'elle était alcoolisée au moment de son audition, ne saurait par conséquent être considéré comme une violation du pouvoir d'appréciation lui revenant s'agissant de la nécessité d'entendre elle-même un témoin. Il ressort au demeurant du jugement attaqué que la version des faits retenue ne l'a pas été sur la seule base de ce témoignage, dont l'autorité précédente a jugé qu'il devait être relativisé, vu l'implication de B.________ dans le litige (jugement attaqué, p. 16).