Citation: 5A_611/2022 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante allègue ensuite que l'autorité précédente aurait dû examiner la situation financière (art. 125 al. 2 ch. 5 CC) des deux parties, les juges cantonaux se bornant à retenir que celle de la recourante serait délicate à sa retraite. Ce critère serait selon elle pertinent dans la détermination de son droit à un contribution après divorce. En outre, atteignant l'âge de la retraite le 31 décembre 2022, l'absence de perspective d'amélioration quant à sa situation financière aurait dû être retenue selon elle. Elle explique à cet effet que malgré les efforts fournis depuis la séparation pour augmenter son taux d'activité, ses rentes AVS et LPP ne couvriraient pas son minimum vital. L'autorité cantonale a en l'espèce nié le caractère " lebensprägend " du mariage des parties en considérant en substance que le couple n'avait pas eu d'enfant, que l'intéressée avait toujours travaillé durant la vie commune, que les tâches ménagères effectuées à côté de son activité professionnelle n'avaient pas impliqué le sacrifice de sa carrière professionnelle et que le fait qu'elle ait, depuis la séparation, augmenté son taux d'activité à 70 % démontrait que ses possibilités de retrouver son indépendance financière étaient intactes. Dans de telles circonstances, il n'apparaît pas qu'à ce stade précis du raisonnement, le critère de la situation financière des parties aurait absolument dû être pris en considération.