Citation: 1B_348/2013 E. 2.2

2.2. Selon l'art. 221 al. 1 CPP, la détention provisoire peut être ordonnée s'il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu se soustraie à la procédure pénale ou à la sanction prévisible en prenant la fuite (let. a), qu'il compromette la recherche de la vérité en exerçant une influence sur des personnes ou en altérant des moyens de preuve (let. b) et/ou qu'il compromette sérieusement la sécurité d'autrui par des crimes ou des délits graves après avoir déjà commis des infractions du même genre (let. c). Afin de respecter le principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), l'art. 237 al. 1 CPP prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si celles-ci permettent d'atteindre le même but. En l'occurrence, le recourant ne remet pas en cause les risques de fuite (nationalité italienne, résidence dans ce pays de sa compagne et de ses enfants, déclarations de devoir y retourner) et de collusion - mesures d'instruction en cours (détermination de l'appartenance des profils ADN relevés sur les lieux des cambriolages et examen du GPS de la voiture louée) et contradictions dans les déclarations tenues par les quatre prévenus - constatés par la cour cantonale. Il ne soutient également pas, avec raison, que des mesures de substitution adéquates permettraient de palier ces risques. Les premiers juges ont encore considéré que le principe de proportionnalité était respecté, compte tenu de la durée de la détention provisoire et de la peine privative de liberté encourue au vu des charges pesant sur le recourant, raisonnement que ce dernier ne critique pas.