Citation: 6B_1132/2021 E. 1.4

1.4. La recourante fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir entendu K.________, collaboratrice au Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale (SEASP), dont le rapport indique qu'elle avait affirmé que les époux B.________ n'auraient pas touché à sa fille. La cour cantonale a considéré qu'il n'y avait aucun motif de douter du contenu du rapport de cette assistance sociale et donc de lui demander dans quelles circonstances celui-ci avait été rédigé. Elle a ajouté que la recourante avait fait des déclarations très semblables lors de son audition du 20 septembre 2017 devant le Ministère public genevois. Elle a en effet déclaré ce qui suit: "Je suis allée répéter ces choses (le fait que les enfants B.________ aient été abusés) à des tiers car je cherchais de l'aide par rapport à F.________... J'ai indiqué que je le divulguerai à tout Genève et à toute la Suisse car je pensais que si tout le monde savait qu'ils sont des pédophiles maltraitants, ils ne pourraient faire de mal à F.________, contrairement à ce qu'ils avaient fait à E.B.________. Je pensais que le divulguer de la sorte permettrait de protéger ma fille" (jugement attaqué p. 15). De nouveau, la recourante ne démontre pas en quoi l'appréciation anticipée des preuves, à laquelle a procédé la cour cantonale, serait arbitraire. Elle se borne à demander l'audition de l'assistance sociale, en déclarant de manière générale que les mesures d'instruction sollicitées devaient lui permettre de prouver que son unique but était de protéger sa fille et qu'elle n'avait en aucun cas eu la volonté de nuire. Insuffisamment motivé, le grief soulevé est irrecevable.