Citation: 9C_406/2020 E. 6.5.2

6.5.2. La recourante ne peut pas non plus être suivie lorsqu'elle affirme que le rapport d'enquête économique sur le ménage contiendrait des contradictions, et que la juridiction de première instance n'aurait pas tenu compte des différents rapports médicaux qu'elle a produits et qui font pourtant état de douleurs invalidantes l'empêchant d'accomplir ses activités de la vie quotidienne, ainsi que d'atteintes à la santé qui ont été diagnostiquées postérieurement à la date de l'enquête. 6.5.2.1. D'une part, s'agissant des contradictions qui figureraient dans le rapport établi par l'enquêtrice le 29 mars 2017, l'assurée se limite à indiquer qu'elle n'est pas en mesure de tenir le ménage, de préparer seule ses repas, d'entretenir l'appartement, de faire les courses ou de s'occuper de la lessive. Ce faisant, elle ne remet pas en cause de manière convaincante l'évaluation des empêchements résultant du rapport d'enquête économique sur le ménage (23 %), à laquelle les premiers juges se sont ralliés. Or on constate, à la suite de ceux-ci, que l'enquêtrice a fait état des diagnostics posés par les médecins de la recourante et des limitations fonctionnelles qu'ils ont décrites, et que les limitations qu'elle a retenues sont conformes à celles-ci. Les constatations de l'enquêtrice selon lesquelles l'assurée peut notamment dresser et desservir la table à manger, effectuer les travaux de nettoyage légers et quotidiens, ainsi que les courses et la lessive, mais présente en revanche d'importants empêchements s'agissant du nettoyage à fond de l'appartement, pour passer l'aspirateur et la serpillière, ou pour changer le linge de lit, par exemple, ne sont en effet pas en contradiction avec les limitations fonctionnelles attestées, en particulier par le docteur B.________ (limitations pour les stations debout prolongées ainsi que les travaux accroupis ou à genoux, pas de port de charges répété de plus de 10 kg, pas de travaux au-dessus du niveau de l'horizontale, notamment). 6.5.2.2. D'autre part, quoi qu'en dise la recourante, les premiers juges ont dûment examiné les avis de ses médecins traitants en relation avec sa capacité à accomplir ses travaux habituels. Il ressort de leurs constatations que les médecins qui se sont prononcés à ce sujet ont pour l'essentiel relaté les plaintes de leur patiente. Si les docteurs I.________ (certificats médicaux des 27 juin et 19 octobre 2018) et G.________ (rapport du 1er mai 2017) ont fait état d'un besoin d'aide de l'assurée pour le ménage et les activités de la vie quotidienne, ils n'ont cependant pas davantage précisé ni motivé leur point de vue, et la juridiction cantonale a expliqué à cet égard que l'enquêtrice n'avait pas nié que l'assurée présentait un besoin d'aide pour effectuer certaines activités ménagères (consid. 6.5.2.1 supra). Quant au docteur H.________, s'il a indiqué que sa patiente n'est pas en mesure d'accomplir les tâches simples de la vie courante, et nécessite une aide quasi constante pour "réaliser simplement les gestes de la vie réelle" (rapport du 15 octobre 2018), on constate que ce médecin s'est pour l'essentiel référé à l'avis des docteurs M.________ et N.________ de la Clinique O.________. Dans le rapport qu'ils ont établi le 2 octobre 2018, ces médecins n'ont pourtant pas fait état d'une impossibilité de la recourante à accomplir les travaux ménagers. Après avoir mentionné les nouvelles atteintes à la santé dont se prévaut l'intéressée (limitations au bras, au pouce, ainsi qu'arthrose trapézo-métacarpienne modérée), les docteurs M.________ et N.________ ont seulement indiqué que la recourante bénéficiait d'une attelle au pouce qui avait apporté un soulagement, et qu'elle connaissait les stratégies pour effectuer les activités de la vie quotidienne en ménageant son appareil locomoteur (rapport du 2 octobre 2018).