Citation: 2C_429/2021 E. 5.6.5

5.6.5. En définitive, les recourants ne parviennent pas à démontrer en quoi il existerait un rapport déraisonnable entre les potentiels effets négatifs du port du masque sur leur intégrité et le résultat escompté du point de vue de l'intérêt public à la lutte contre les risques de propagation du coronavirus. La mesure apparaît d'autant moins disproportionnée qu'elle ne vise pas tous les enfants, mais uniquement ceux susceptibles, de par leur âge, de jouer un rôle plus actif dans la transmission du virus. Ce serait une erreur rétrospective inadmissible que de qualifier la mesure contestée d'illégale au motif que l'évolution redoutée de la pandémie ne s'est pas confirmée par la suite. Il faut au contraire admettre, compte tenu de l'état des connaissances et de la situation épidémique du moment, que l'intérêt des recourants à ne pas porter le masque devait céder le pas face à l'intérêt public prépondérant à la protection de la santé de la population. Au vu de ce qui précède, et eu égard à la marge de manoeuvre dont disposent les cantons (cf. supra consid. 5.3.3), on ne voit pas que le Tribunal cantonal ait méconnu le principe de la proportionnalité en confirmant l'obligation du port du masque facial dans les écoles à partir du cycle d'orientation.