Citation: 6P.214/2006 09.02.2007 E. 3

Le recourant invoque l'application arbitraire du droit de procédure cantonal. Il soutient qu'en s'écartant sur plusieurs points des faits retenus par la Cour d'assises, la Cour de cassation cantonale a arbitrairement appliqué les règles de procédures qui définissent le pourvoi cantonal comme une voie de droit extraordinaire, ouverte pour violation de la loi pénale (art. 340 let. a CPP/GE) et ne permettant l'examen des faits que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. ATF 128 I 177 consid. 2.2 p. 182 s., 125 I 96 consid. 2a p. 98 et les références citées). Le recourant illustre son grief en se référant à la constatation selon laquelle c'est C.________ qui a enclenché la sécurité de l'arme après l'avoir empoignée. Il ressort cependant expressément et sans ambiguïté de l'arrêt de la Cour d'assises (Verdict de culpabilité, p. 11) que cette dernière a tenu pour établi que C.________ "a pris les précautions nécessaires pour empêcher D.________ de continuer ses actes, en baissant le canon et en mettant l'arme sur la position de sécurité". Le grief est, partant, infondé sur ce point précis. Pour le surplus, dans la mesure où le recourant se borne à citer ce fait en exemple, mais ne fournit, dans cette partie de son recours, aucune précision sur les autres faits par lesquels la Cour de cassation genevoise aurait complété le jugement de la Cour d'assises ou se serait écartée des faits constatés par cette dernière, le grief est irrecevable, faute d'être suffisamment motivé. Il convient encore de souligner que le recourant ne fait pas grief à la Cour de cassation cantonale d'avoir retenu que le magasin de l'arme n'avait probablement pas été introduit correctement (arrêt cantonal, p. 10). Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner si, sur ce point, l'état de fait de la Cour de cassation cantonale s'écarte de celui retenu par la Cour d'assises.