Citation: 6S.115/2001 15.06.2001 E. 3

3.- Le recourant affirme ensuite que l'autorité cantonale a violé l'art. 59 CP en confisquant les sommes perçues de 1980 à 1983. Il soutient à cet égard que ces montants ne peuvent résulter d'une infraction, dès lors que la première escroquerie retenue à son encontre n'a été perpétrée qu'en 1983. Le recourant omet toutefois que, selon l'état de fait de l'arrêt attaqué, qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 277bis PPF), la décision initiale du 8 mars 1983 prévoyait l'octroi d'une rente "avec effet rétroactif au 1er septembre 1980. " En conséquence, les prestations complémentaires relatives aux années 1980 à 1983 résultent de la décision du 8 mars 1983 seulement, si bien qu'elles découlent de la première escroquerie commise le 1er février 1983. La confiscation des prestations complémentaires afférentes à cette période est donc conforme à l'art. 59 CP, de sorte que ce grief doit être rejeté.