Citation: 1C_108/2015 E. 3.2.3

3.2.3. Face à cette argumentation la recourante se contente d'affirmer au contraire que le garage n'est pas souterrain, mais qu'il s'agit en réalité de le construire au-dessus de la limite du terrain naturel et de le recouvrir de terre pour donner l'illusion qu'il serait souterrain. Elle souligne que la face supérieure du garage se trouvera à plus de 2 m au-dessus du terrain naturel. Partant, elle se borne à opposer sa propre appréciation du projet à celle de l'instance précédente qui a retenu que l'essentiel du volume du sous-sol était situé en dessous du terrain naturel, sans chercher à démontrer le caractère arbitraire des faits retenus par le Tribunal cantonal. La recourante se réfère encore à des arrêts du Tribunal cantonal vaudois, qui appliquent l'art. 84 al. 2 de la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 (LATC; RSV 700.11), lequel permet la prise en compte dans le coefficient d'occupation du sol de constructions souterraines dans la mesure où le profil et la nature du sol sont sensiblement modifiés. Une telle disposition n'existe cependant pas en droit neuchâtelois. Les références à la jurisprudence vaudoise opérées par la recourante manquent dès lors de pertinence s'agissant de contrôler l'application du droit communal et cantonal neuchâtelois sous l'angle de l'arbitraire. En définitive, la recourante ne parvient pas à démontrer que le Tribunal cantonal a fait preuve d'arbitraire, en considérant comme enterré le garage et en renonçant à compter sa surface dans le calcul du coefficient d'occupation du sol. Mal fondé, le grief doit être écarté, dans la faible mesure de sa recevabilité.