Citation: 6B_1169/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a qualifié la faute du recourant de lourde. Elle a relevé qu'il avait profité de la faiblesse du couple dont il était curateur, puis du décès de l'épouse, pour subtiliser des valeurs importantes et en disposer sans droit, alors qu'il était chargé de la gestion et de la conservation de leur patrimoine. Le recourant n'avait au demeurant nullement pris conscience de la gravité de ses actes, puisqu'il se targuait d'avoir reçu des appréciations positives sur son activité de curateur de la part de la justice de paix - produisant à cet effet des lettres-types qui ne prenaient pas en considération les faits de la procédure. Il minimisait les conséquences de son acte en soutenant qu'on ne pouvait lui reprocher que de simples omissions de faire signer des quittances. Ce manque de prise de conscience justifiait le choix d'une peine privative de liberté pour sanctionner les deux infractions. Dans ces circonstances, la cour cantonale a confirmé la peine privative de liberté de 12 mois fixée par les premiers juges et l'a assortie d'un sursis de 3 ans afin de tenir compte du fait que le recourant oeuvrait toujours dans un domaine d'activité à risque et qu'il assumait encore des mandats de curatelle.