Citation: 5A_159/2025 E. 4.1

4.1. Après avoir admis que l'avis de vente était une mesure susceptible de plainte au sens de l'art. 17 LP, l'autorité cantonale a constaté que le plaignant ne formulait aucun grief à l'encontre des opérations de vente, mais tentait de faire réexaminer des critiques déjà soulevées à l'appui d'une précédente plainte, de sorte qu'il n'avait aucun " intérêt actuel et concret " à porter plainte à l'encontre d'une mesure de l'Office prise en exécution de décisions entrées en force. En outre, ainsi qu'elle l'a jugé dans la plainte contre l'avis d'enlèvement, il incombait à l'intéressé de porter plainte dans les dix jours suivant la notification du procès-verbal de saisie du 20 juin 2024, au plus tard à l'expiration du délai de garde postal de sept jours, car il devait s'attendre à recevoir cet acte. Enfin, dans sa précédente décision, elle a considéré que le plaignant n'avait fourni aucun élément concret et étayé démontrant que le véhicule saisi était absolument indispensable à l'exercice de sa profession, d'autant qu'il possédait un autre véhicule utilitaire; cela étant, l'éventuelle nullité de la saisie du véhicule litigieux est exclue. Par ailleurs, en vendant son second véhicule utilitaire, alors qu'il était au courant de la saisie de son autre fourgon, le poursuivi s'est placé lui-même dans la situation de ne pas avoir un véhicule de remplacement.