Citation: 9C_222/2009 03.11.2009 E. A

Victime de deux chutes survenues les 14 mars 2005 et 7 février 2006, M.________, née en 1953, a souffert des séquelles totalement ou partiellement incapacitantes selon les périodes d'une torsion du genou droit, avec rupture du ligament croisé antérieur, et d'un traumatisme à l'épaule droite, avec déchirure transfixiante au niveau du tendon du sus-épineux, qui ont d'abord été prises en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Dans l'impossibilité de poursuivre son activité de nettoyeuse, dont elle a été licenciée avec effet au 31 juillet 2006, elle s'est annoncée à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) le 24 mars 2006. Elle sollicitait l'octroi de mesures d'ordre professionnel. Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a requis de l'assureur-accidents une copie de son dossier médical. Outre la rupture du ligament du genou et la déchirure du tendon du sus-épineux, y sont mentionnées une méniscectomie partielle et une plastie du ligament croisé antérieur par arthroscopie (protocole opératoire du docteur F.________, chirurgien orthopédique, du 17 mai 2005). Y figurent également les nombreux rapports et certificats établis par les médecins consultés, attestant notamment un status post-opératoire simple, des limitations induites par l'atteinte à l'épaule constantes (impossibilité d'accomplir des tâches lourdes) et différents taux ou périodes d'incapacité, dont tous ne se recoupent pas. L'administration a encore recueilli l'avis des praticiens interrogés par la CNA et celui des nouveaux intervenants. Outre les éléments connus, il en ressort que le docteur L.________, chirurgien orthopédique, a confié sa patiente au service de chirurgie orthopédique de l'hôpital X.________ (rapport du 17 mai 2006). L'assurée y a subi une acromioplastie et une suture du tendon du sus-épineux (compte rendu opératoire des docteurs N.________, D.________ et H.________ du 20 octobre 2006) complètement incapacitantes pour une période d'au moins six mois (rapport du docteur N.________ du 12 décembre 2006). L'intéressée a également séjourné à la Clinique Y.________ (Clinique Y.________) du 7 mars au 13 avril 2007. De nouveaux troubles (lombalgies chroniques, spondylose L3 bilatérale et L5 droite, spondylolisthésis L3/4, discopathie dégénérative L3/4, arthrose et scoliose lombaire, ténosynovite sténosante du long fléchisseur du pouce gauche, trouble dépressif majeur [état actuel moyen], hypertension artérielle, obésité, insuffisance cardiaque de type diastolique), avec influence différenciée sur le taux et la durée de l'incapacité de travail, ont été mis en évidence en cours de rééducation (rapport des docteurs U.________ et V.________ du 4 mai 2007). L'office AI a aussi sollicité l'opinion de la doctoresse G.________, psychiatre traitant, qui a fait état d'un trouble dépressif majeur et de traits de la personnalité obsessionnelle, dont le cumul avec les diagnostics somatiques avait rendu sa patiente totalement incapable de travailler depuis le mois de mars 2005 (rapport du 5 février 2008), et confié la réalisation d'un examen bidisciplinaire à son service médical (SMR). Les docteurs A.________, interniste et rhumatologue, et C.________, psychiatre, ont mentionné des diagnostics identiques à ceux de leurs confrères, nié la présence d'une capacité résiduelle de travail dans l'activité habituelle, mais conclu à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée depuis le 18 avril 2005 (rapport du 19 mars 2008). M.________ a enfin été accueillie dans le service d'ergothérapie de l'hôpital X.________, du 18 janvier au 28 février 2008, pour évaluation de ses capacités fonctionnelles (rapport du 10 mars 2008). Malgré les observations développées contre le projet de décision, l'administration a rejeté la demande de l'assurée eu égard à son taux d'invalidité de 17%; cependant, le droit à une mesure d'aide au placement lui a été reconnu, sous réserve d'une demande écrite et dûment motivée (décision du 19 août 2008).