Citation: 4A_40/2022 E. B

B.a. Par demande du 10 janvier 2018, suite à l'échec de la conciliation et la délivrance d'une autorisation de procéder, B.________ Sàrl a conclu à ce que A.________ soit condamné à payer à C.________ SA la somme de 284'599 fr. 75 avec intérêts à 5% l'an dès le 10 décembre 2014. La demanderesse reprochait au défendeur d'avoir passé sous silence les détails du transfert de patrimoine conclu entre C.________ SA et D.________ SA, la faillite de celle-ci, la délivrance d'un acte de défaut de biens, la cession de droits de la masse en faillite à la banque E.________ SA et le dépôt d'une plainte pénale contre lui-même, le tout en violation des garanties avancées dans la convention d'investissement et d'actionnaires du 2 mars 2007. Une première audience s'est tenue le 22 août 2019, puis une deuxième, le 31 octobre 2019, lors de laquelle un témoin a été entendu. Par mémoire du 14 novembre 2019, A.________ a requis l'administration de preuves complémentaires. Cette requête a été rejetée par ordonnance du 12 février 2020. Le recours dirigé contre cette ordonnance a été déclaré irrecevable, par arrêt du 8 avril 2020 de l'Autorité de recours en matière civile. Par jugement du 5 juillet 2021, le Tribunal de première instance a condamné le défendeur à verser à C.________ SA la somme de 284'599 fr. 75. Le Tribunal de première instance a considéré que A.________ avait violé la convention d'actionnaires, laquelle prévoyait la propriété exclusive de tout actif mobilier et immobilier de C.________ SA. Le dommage comprenait le montant déboursé pour le rachat des machines de 250'000 fr. ainsi que les frais judiciaires et dépens de l'action révocatoire, de 34'599 fr. 75. En particulier, le Tribunal de première instance a considéré que A.________ ne pouvait pas ignorer qu'en rachetant les machines à un montant très largement inférieur au prix du marché, il s'exposait à une action révocatoire, et que s'il avait au contraire acheté les machines au prix du marché, aucune action paulienne n'aurait été ouverte à l'encontre de C.________ SA, qui n'aurait pas été condamnée à payer les frais judiciaires et les dépens de la procédure. B.b. Statuant sur appel le 8 décembre 2021, la cour cantonale a rejeté le grief de violation de l'art 229 al. 1 CPC. L'appelant reprochait au Tribunal de première instance d'avoir rejeté sa réquisition de preuves complémentaires du 14 novembre 2019. La cour cantonale a ensuite réduit le montant du dommage à 191'387 fr. 75, qu'elle a déterminé en tenant compte de la valeur nette des machines acquises de D.________ de 93'212 fr., moins les frais judiciaires et dépens de 34'599 fr. 75, et moins les 250'000 fr. qu'elle a dû payer à la banque E.________ SA.