Citation: 7B_564/2024 E. 1.3.3

1.3.3. Cela étant, celui qui renonce à l'envoi d'un acte judiciaire sous pli recommandé (ou tout autre mode permettant d'attester l'exécution de l'acte dans le délai) accepte le risque de voir la date exacte de l'expédition, voire même cette dernière, remise en question par l'autorité destinataire de l'envoi; aussi, celui qui ne s'aménage pas les moyens de preuve nécessaires lors de l'expédition de l'envoi - en recourant en particulier à l'envoi recommandé - ou n'invoque pas en cours de procédure des moyens propres à établir cet envoi en temps utile, supporte les conséquences de l'absence de la preuve lui incombant (cf. arrêt 6F_20/2022 précité consid. 1.3 et les réf. citées). À cet égard, les autres éléments allégués par le recourant sont impropres à apporter la preuve stricte du dépôt de son acte de recours à un office de poste suisse dans le délai imparti. Il en va ainsi en particulier de ses notes personnelles et de ses échanges avec un avocat au sujet d'un projet de recours, voire de ses lettres des 5 et 7 avril 2024 au Tribunal fédéral par lesquelles il s'est limité à annoncer qu'il interjetterait un recours contre l'arrêt attaqué en produisant une copie "des considérations" adressées au Tribunal cantonal et un "courrier de lecteur" publié dans le journal La Liberté.