Citation: 1C_490/2020 E. A

Le 18 décembre 2009, les communes de Monthey, Troistorrents, Val- d'Illiez et Champéry ont mis à l'enquête quatre plans d'aménagement détaillés (PAD) dont le PAD du domaine skiable des Portes du Soleil pour les quatre communes et le PAD Grand Paradis - Barme (commune de Champéry). Le dossier mis à l'enquête comprenait aussi les règlements relatifs à chacun des PAD, les projets de défrichements (cinq demandes portant sur environ 4,3 ha) et le rapport d'impact sur l'environnement. Cette planification a notamment fait l'objet des oppositions de A.________ et B.A.________, de C.________ et de D.________ (ci-après: A.________ et consorts). Ces oppositions ont été rejetées le 8 février 2010 par le Conseil communal de Champéry. Le 18 mars 2010, chacune des quatre communes concernées a adopté le PAD qui la concernait. Par décisions du 18 avril 2012, le Conseil d'État du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'État) a rejeté les recours déposés par les opposants qui contestaient notamment l'enneigement artificiel de routes utilisées comme piste de ski (Planachaux - Grand Paradis) ainsi que la régularisation des installations et aménagement réalisés illégalement. Par décision du même jour, il a homologué, avec quelques modifications, les PAD et leurs règlements et a autorisé, sous diverses conditions et moyennant compensation, les défrichements requis. Par arrêt du 15 février 2013, la Cour de droit public du Tribunal cantonal valaisan (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours formé conjointement par les opposants. Par arrêt du 17 avril 2014 (1C_319/2013), le Tribunal fédéral a admis le recours interjeté contre l'arrêt du 15 février 2013 qu'il a annulé. Il a renvoyé la cause à la Cour de droit public du Tribunal cantonal pour nouvelle décision au sens des considérants. Il a considéré que faute de démonstration suffisante quant à la justification du projet s'agissant des pistes Ripaille - Grand Paradis et Planachaux - Grand Paradis et de leur enneigement artificiel, et d'une pesée des intérêts prenant en compte les objections soulevées par les recourants et les intérêts plus généraux de l'agriculture, les deux pistes litigieuses ne pouvaient en l'état être homologuées.