Citation: 2C_1053/2019 E. 4

4. M.E.________ s'engage à donner les 2 actions restantes d'ici au 31 décembre 2008, sans compensation [...]." La société D.________ SA a été constituée le 16 juin 2006 et inscrite au registre du commerce le 23 juin suivant. Le transfert de la propriété des parcelles en cause à la société a été opéré en date du 21 août 2006. A.c. Le 29 octobre 2015, la fille de E.________, désignée pour l'assister et le représenter (mandat pour cause d'inaptitude), a fait savoir à la Commission foncière que son père n'avait jamais été titulaire de 98% du capital-actions de D.________ SA mais seulement de 2% au jour de sa constitution; l'opération de transfert ne pouvait ainsi pas être qualifiée de "vente à soi-même". La Commission foncière a, par décision du 8 avril 2016, révoqué sa décision d'autorisation d'acquérir du 17 mars 2006 au motif qu'elle avait été obtenue sur la base de fausses indications au sens de l'art. 71 al. 1 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur le droit foncier rural (LDFR ou la loi sur le droit foncier rural; RS 211.412.11); elle a également requis la rectification du registre foncier de Nyon en ce sens qu'elle ordonnait au conservateur de réinscrire au chapitre de E.________ les parcelles n os **, ***, ***, ***, *** et *** de la Commune de F.________; finalement, elle a déclaré que le transfert d'actions opéré par E.________ en faveur de H.________ et I.________ et portant sur un total de 98 actions de D.________ SA était nul car non conforme à la loi sur le droit foncier rural. Le 13 mai 2016, D.________ SA a attaqué la décision du 8 avril 2016 de la Commission foncière devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). Dans sa réponse du 27 juin 2016, E.________ a conclu au rejet du recours; il est décédé le 1er octobre 2016; ses trois héritiers, à savoir A.________, B.________ et C.________, ont accepté la succession et ont continué la procédure.