Citation: K 112/02 30.01.2004 E. 4

C'est à raison que la recourante ne conteste pas la valeur probante de l'expertise judiciaire du 29 janvier 2002 (sur les critères pour la valeur probante d'un rapport médical voir ATF 125 V 352 consid. 3a et 3b/ee). Cela étant, c'est en vain qu'elle tente de faire dire à l'expert que le programme de physiothérapie qu'elle a entrepris satisfait aux critères d'efficacité, d'adéquation et d'économicité. Pris isolément, les propos du docteur C.________ cités par la recourante peuvent certes paraître équivoques, mais au regard de l'ensemble de ses considérations médicales, il ne fait pas de doute que celui-ci entendait confirmer la prise de position du professeur B.________, ce qu'il a d'ailleurs fait de manière explicite à plusieurs endroits dans son rapport d'expertise (pages 25, 27 en haut, et 28). L'interprétation des premiers juges sur ce point ne souffre dès lors aucune critique. En outre, le docteur C.________ a expliqué clairement, et de manière convaincante, les raisons pour lesquelles il considérait que le traitement prescrit dans les termes du docteur D.________ ne répondait pas aux exigences légales requises par l'assurance obligatoire des soins; il n'existe pas de motif sérieux de s'écarter de ses conclusions, même si celles-ci ne vont pas dans le sens des avis des médecins traitants de R.________. A cet égard, on ne peut que renvoyer la prénommée aux considérants de l'arrêt du 6 novembre 2000, dans lequel la Cour de céans a retenu que ces avis accordaient une place trop importante aux plaintes subjectives de l'assurée par rapports aux constatations objectives - c'était d'ailleurs l'un des motifs qui a justifié le renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour nouvelle expertise. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.