Citation: 6B_378/2008 13.08.2008 E. 1

Conformément à l'art. 81 al. 1 LTF, a qualité pour former un recours en matière pénale quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a) et a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (let. b). La loi reconnaît notamment un tel intérêt à l'accusé (ch. 1), à son représentant légal (ch. 2), à l'accusateur public (ch. 3), à l'accusateur privé si, conformément au droit cantonal, il a soutenu l'accusation sans l'intervention de l'accusateur public (ch. 4), à la victime si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles (ch. 5) et au plaignant, pour autant que la contestation porte sur le droit de porter plainte (ch. 6). L'institution de l'accusateur privé est étrangère au droit de procédure genevois (ATF 128 IV 37 consid. 3). Il n'est, par ailleurs, pas contesté que la recourante, qui a été atteinte dans son intégrité physique lors de l'accident (cf. art. 2 al. 1 LAVI), a participé à la procédure devant l'autorité précédente en tant que plaignante et partie civile, mais la contestation ne porte pas sur son droit de porter plainte. Il convient donc d'examiner si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Cette disposition correspond à l'ancien art. 270 let. e PPF et à l'art. 8 al. 1 let. c LAVI, de sorte que la jurisprudence y relative conserve son actualité (cf. ATF 133 IV 228 consid. 2 , p. 229 ss).