Citation: 5A_61/2010 26.02.2010 E. 2

2.1 L'autorité précédente a renvoyé l'affaire à la Chambre des notaires pour nouvelle décision; son arrêt ne constitue donc pas une décision finale au sens de l'art. 90 LTF (cf. ATF 134 I 83 consid. 3.1 p. 86). 2.2 Dans sa décision du 28 juillet 2009, la Chambre des notaires est partie de la prémisse que le recourant avait agi en qualité d'exécuteur testamentaire et que, partant, il était soumis au contrôle de la Justice de paix; le litige entre les héritiers et l'exécuteur testamentaire au sujet des honoraires étant toutefois du ressort des tribunaux ordinaires, la Chambre notariale n'était pas compétente en l'occurrence, mais bien le Tribunal d'arrondissement du dernier domicile du défunt. L'autorité précédente, après avoir pris acte de l'erreur commise par la Chambre des notaires quant à l'activité du recourant, a considéré, en substance, que le présent litige relevait du "pouvoir de modération de la Chambre des notaires", excluant ainsi implicitement la compétence du juge de paix et des tribunaux civils ordinaires. Elle a donc tranché, en vertu du droit cantonal, une question de compétence matérielle; sa décision a été "notifiée" séparément du fond, dont la connaissance est réservée à la Chambre des notaires. Il s'ensuit que le présent recours apparaît recevable sous l'angle de l'art. 92 al. 1 LTF (cf. ATF 135 III 566 consid. 1.1 p. 568 s. et les citations; Corboz, in: Commentaire de la LTF, 2009, n° 9-11 ad art. 92). 2.3 La présente cause porte sur une contestation de nature pécuniaire (cf. arrêt 4A_343/2007 du 26 mars 2009 consid. 2.4 [i.c. modération des honoraires d'avocat]), dont la valeur litigieuse n'atteint pas le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recourant affirme, à tort, que l'affaire soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF; cf. sur cette notion: ATF 135 III 397 consid. 1.2 p. 399 et les références). Lorsque, comme en l'occurrence, s'agissant d'une question litigieuse ressortissant au droit cantonal, le Tribunal fédéral ne pourrait pas revoir librement celle-ci dans un recours en matière civile, mais uniquement sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.; ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 384), l'existence d'une question juridique de principe est exclue d'emblée (ATF 134 I 184 consid. 1.3 p. 187 s.; Corboz, op. cit., n° 36 ad art. 74). En conséquence, le présent recours doit être traité en tant que recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF.