Citation: 9C_413/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il n'est pas litigieux entre les parties que l'intimée a consulté une avocate externe en 2019. La juridiction cantonale a cependant pris acte des indications de l'intimée selon lesquelles il n'y avait pas eu d'avis de droit. Le point de savoir si la juridiction cantonale a constaté de manière arbitraire que l'avocate consultée n'avait pas rédigé un avis de droit peut rester indécis. En effet, le recourant ne prétend nullement que l'institution de prévoyance se serait fondée sur les indications de cette avocate pour lui refuser des prestations de la prévoyance professionnelle ou qu'elle l'aurait consultée afin d'établir les éléments nécessaires à l'application de dispositions légales et réglementaires relativement indéterminées du droit de la prévoyance professionnelle dans son cas particulier. En réalité, l'argumentation générale du recourant dénote le caractère purement exploratoire de sa démarche, celui-ci ayant par ailleurs bien compris que l'intimée avait consulté une avocate externe concernant exclusivement "la demande de remboursement du versement anticipé adressée au notaire, M e C.________" (courrier électronique de l'institution de prévoyance du 17 octobre 2019, produit par le recourant en annexe à son recours). Au demeurant, lorsque le recourant a demandé la production du prétendu avis de droit, il avait déjà signé le 14 février 2020 une cession de créance en faveur de l'institution de prévoyance, concernant une éventuelle créance contre la notaire. Dans ces circonstances, indépendamment du point de savoir si l'avocate externe a rédigé ou non un avis de droit, l'intimée n'avait aucune obligation de produire au dossier judiciaire les éléments communiqués par cette avocate dans une affaire qui ne concernait plus le recourant. De plus, le recourant ne saurait tirer de l'échange de correspondances entre l'institution de prévoyance et l'AS-SO une quelconque violation du droit d'être entendu; on ne voit pas en quoi - et il ne l'explique pas conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF - cet échange aurait été pertinent pour faire valoir ses droits. Les considérations de la juridiction cantonale ne prêtent pas le flanc à la critique.