Citation: 6B_11/2018 E. 1.2.3

1.2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée uniquement sur ses antécédents et de ne pas avoir tenu compte, dans son évaluation, de l'ensemble des faits, à savoir en particulier de son âge, de son amendement à la suite de sa condamnation et de l'état de santé de son épouse. En effet, à 51 ans, il aurait envie de se réinsérer dans la société. En outre, il s'acquitte mensuellement d'un montant de 30 fr. pour le règlement de ses frais de justice, ce qui prouverait qu'il a accepté sa condamnation infligée et qu'il en assume les conséquences. Enfin, il disposerait d'un projet de réinsertion concret et réalisable en Serbie; sa femme souffrirait d'un cancer et aurait besoin de son aide. Les griefs du recourant sont infondés. La cour cantonale n'a pas méconnu que le recourant procédait au remboursement de ses frais de justice, à raison de 30 fr. par mois (arrêt attaqué p. 4). Il ressort toutefois des préavis des différents intervenants (notamment du SAPEM) que la reconnaissance de ses agissements délictueux n'est que partielle et superficielle. Dans la mesure où le recourant soutient avoir pris conscience de ses erreurs, il s'écarte donc de l'état de fait, sans en démontrer l'arbitraire (art. 106 al. 2 et 105 al. 1 LTF); son argumentation est irrecevable. La cour cantonale a tenu compte des projets de réinsertion du recourant et de son entourage familial favorable. Elle a toutefois considéré que ceux-ci existaient déjà auparavant et ne l'avaient pas empêché de récidiver. Lorsque le recourant soutient que sa femme est malade et qu'elle aurait besoin de son aide, il s'écarte de l'état de fait cantonal. L'arrêt attaqué fait certes allusion à des problèmes de santé de l'épouse du recourant, mais il n'en ressort pas qu'elle aurait pour autant besoin de son aide. Dans sa lettre du 6 novembre 2017, sa femme s'engage à héberger le recourant à son domicile et à le prendre en charge financièrement à sa sortie de prison, mais ne mentionne pas qu'elle aurait besoin de son aide (pièce 4/2 produite par la recourante). Par son argumentation, le recourant s'écarte donc de l'état de fait cantonal, sans en démontrer l'arbitraire, de sorte que son grief est irrecevable. Enfin, la cour de céans ne voit pas en quoi l'âge du recourant le dissuaderait de commettre de nouvelles infractions. A défaut de plus amples développements, le grief soulevé est insuffisamment motivé et donc irrecevable.