Citation: 4C.339/2003 19.02.2004 E. A

X.________ SA a engagé le 9 juillet 2001 A.________ en qualité de courtier immobilier, dès le 20 juillet 2001 pour une durée indéterminée. Il était prévu une période d'essai de trois mois avec préavis de résiliation d'un mois pour la fin d'un mois, et par la suite un préavis recommandé de six mois. Selon un avenant du 19 juillet 2001, la rémunération devait correspondre au 32% des commissions brutes avec un salaire de 10'000 fr. par mois jusqu'au 30 octobre 2001, à titre de garantie de commissions. A mi-août 2001, A.________ a eu un entretien avec la responsable des ressources humaines de X.________ SA, qui l'a informé que l'entreprise ne souhaitait plus collaborer avec lui, car ses prestations ne correspondaient pas aux attentes de l'employeur. Pour éviter un licenciement, les parties ont convenu d'un nouvel avenant, le 17 août 2001, selon lequel le courtier devait exercer son emploi dans une autre agence de l'employeur, dès le 20 août 2001, pour un salaire mensuel brut de 7'000 fr. dès le 1er octobre 2001 et pour deux mois, à titre d'avance sur commissions. Ce dernier avenant prévoyait aussi un temps d'essai de trois mois et un délai de résiliation "selon CO". Le 19 septembre 2001, l'employeur a licencié le courtier pour le 26 septembre 2001, "selon le délai de congé stipulé sur l'avenant à votre lettre d'engagement du 17 août 2001". Cette lettre a été remise au demandeur le même jour, 19 septembre 2001, lors d'un entretien avec deux représentants de l'employeur. Le travailleur l'a signée avec la mention manuscrite "bon pour accord", afin d'en accuser réception, selon ses dires. Le 20 septembre 2001, le demandeur a contesté la durée du délai de congé, en faisant valoir que, d'après les règles de la bonne foi, il ne pouvait comprendre la modification du délai de résiliation, de sorte que le licenciement prenait effet au 31 octobre 2001. Il a formellement offert ses services jusqu'à cette date.