Citation: 8C_17/2022 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la cour cantonale a estimé que les auditions sollicitées s'avéraient superflues dès lors que les difficultés en français du recourant et son conflit avec certains collègues étaient attestés par de nombreuses pièces. La crédibilité des personnes à entendre n'était par ailleurs pas déterminante compte tenu du fait que les manquements reprochés reposaient avant tout sur les captures d'écran produites et dont l'existence n'était pas contestée. L'autorité cantonale a également exposé en détail pourquoi elle estimait que les publications litigieuses devaient être attribuées au recourant et pourquoi l'audition de C.________ de même que l'expertise judiciaire se révélaient ainsi inutiles. Ensuite, elle a relevé que la commission rogatoire ainsi que l'ordre de dépôt visant Facebook avaient de très faibles chances d'aboutir et n'apparaissaient pas utiles à la résolution du litige. La réouverture du compte Facebook "A.________" n'exclurait en effet pas que le recourant soit l'auteur des publications litigieuses, par exemple via un second compte auprès du réseau social. Le recourant avait finalement pu faire valoir sa position au moyen de plusieurs écritures et de nombreux chargés de pièces. Sur la base de ces éléments, l'instance cantonale a considéré disposer d'un dossier complet et a rejeté les mesures d'instruction sollicitées.