Citation: 9C_83/2022 E. 5

Le recourant fait grief à la juridiction cantonale d'avoir nié l'existence d'un motif de révision. En substance, il reproche aux premiers juges d'avoir donné la priorité au rapport d'enquête du 28 septembre 2020. Ils auraient ainsi écarté ses moyens, tels que le rapport de l'école du 15 décembre 2020 et celui de l'ergothérapeute du 26 février 2021, alors qu'il en découlerait qu'il y aurait bien eu une modification notable. En particulier, pour l'acte "se vêtir/dévêtir", le recourant soutient qu'il n'est pas autonome car il n'arrive pas à adapter sa tenue aux conditions météorologiques. En procédant à une comparaison avec un enfant du même âge, il serait prouvé que les circonstances auraient significativement changé. Pour l'acte "manger", le recourant fait valoir que l'utilisation de ses doigts ne constituerait pas une simple tendance mais bien une modification notable. Enfin, il soutient qu'il devrait bénéficier d'une surveillance ininterrompue qui n'est pas usuelle pour un enfant de son âge, parce que sa mère est toujours présente, par exemple pour couper les aliments, surveiller la température et les quantités ingérées ainsi que gérer les crises consécutives à l'injonction de ne pas manger avec ses doigts et éviter toute mise en danger du recourant ou de son entourage.