Citation: 1B_60/2017 E. B

Par arrêt du 13 janvier 2017, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par A.________ AG et C.________ AG (actionnaire unique de la première). L'art. 268 CPP permettait de séquestrer des biens appartenant à un "homme de paille". En l'occurrence, l'ensemble des actions de A.________ avait été transféré par E.________ (société dont B.________ avait été actionnaire et administrateur) à C.________. B.________ était membre du conseil d'administration de cette dernière et son actionnaire unique était D.________, épouse de B.________. Il était dès lors vraisemblable que la vente de A.________ et les changements dans l'actionnariat de C.________ aient été effectués dans le but d'éviter une saisie.