Citation: 7B_143/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Quand aux circonstances de son excavation, la cour cantonale a retenu que celle-ci datait "a priori [de] 1999 (cf. consid. 6.6 p. 14 de l'arrêt attaqué). Pour aboutir à cette conclusion, elle a rappelé que les seules fouilles autorisées à Z.________ avaient été celles menées, entre 1978 et 2010, par H.________; or, à cet endroit, des fouilles illicites avaient été commises le 15 septembre 1999; enfin, la première publication relative à la stèle litigieuse était intervenue moins d'une année après cette date, soit en juin 2000 dans le catalogue de D.________ (cf. consid. 6.3 p. 12 de l'arrêt attaqué). Selon l'autorité précédente, le recourant n'avait pas non plus expliqué en quoi la taille et le poids de la stèle, ainsi que les lois applicables en 1999-2000 conforteraient une excavation antérieure notamment dans les années 1930. Enfin, l'état de conservation de la stèle litigieuse rendait plus probable l'hypothèse d'une sortie directement du sol d'un désert en B.________ que celle d'une conservation pendant 50 ans à l'extérieur, en particulier dans un pays d'Europe de l'ouest, tel que la Suisse (cf. consid. 6.4 p. 13). Ces constatations ne prêtent pas le flanc à la critique. Certes, les experts n'ont pas exclu toute excavation antérieure à 1999 (cf. ch. 1 p. 5 s. du recours). Ils n'ont cependant pas non plus écarté l'hypothèse d'une excavation cette année-là. Certains éléments permettant d'aboutir à cette conclusion sont en outre incontestés, à savoir les dates des fouilles autorisées, le défaut de découverte dans ce cadre de la stèle litigieuse et le pillage intervenu le 15 septembre 1999 sur le site en question. Le bon état de conservation de la stèle constitue un indice supplémentaire dans le sens d'une excavation en 1999. Il n'est en effet pas remis en cause par l'hypothèse d'une protection de la stèle par une bâche lorsqu'elle se trouvait dans le jardin de C.________. Le recourant ne prétend tout d'abord pas que les deux témoins dont il se prévaut pour établir la présence de la stèle à cet endroit auraient relevé l'existence d'une bâche (cf. ch. 3 p. 9 du recours). Il ne donne ensuite qu'un aperçu partiel des constatations de l'expert N.________ à ce propos (cf. ch. 3 p. 8 s. du recours). Celui-ci a certes relevé qu'un stockage "en plein air mais sous une bâche [...] serait de nature à expliquer en partie le bon état de conservation du sédiment et de la patine", mais il a également immédiatement ajouté que "D'expérience, ce type de stockage - surtout pendant une période pluri-décennale - n'empêche pas toutefois l'exposition au gel et à l'humidité susceptible d'entraîner une début de colonisation végétale" (cf. p. 1 [résumé] et 9 du rapport du 20 septembre 2020). Or le recourant ne prétend pas que tels éléments végétaux auraient été retrouvés sur la stèle litigieuse, respectivement qu'il pourrait y être constaté des dommages résultant de l'écoulement du temps et de la météo prévalant dans la région W.________ (voir d'ailleurs à ce propos le témoignage de M.________).