Citation: 4P.179/2004 11.01.2005 E. 4

4.1 En ce qui concerne le traitement qu'il a prodigué au cheval, le recourant prétend que la Cour civile s'est écartée arbitrairement des conclusions de l'expert judiciaire. Ce dernier aurait pourtant retenu que les soins administrés à l'étalon n'étaient pas contraires aux règles de l'art et que les autres griefs adressés au défendeur - omissions d'envisager une infection, d'effectuer un prélèvement au site de la réaction, de prescrire une dose suffisante de médicaments et de surveiller de manière approfondie la réaction locale - n'étaient pas suffisamment importants pour pouvoir être qualifiés de violation des règles de l'art. Et le recourant de reprendre, pour finir, la substance de son premier moyen. 4.2 Il a été fait justice ci-dessus de la première critique du recourant. Il n'y a pas lieu d'y revenir. Savoir si une autorité a méconnu la notion de règles de l'art médical relève du droit fédéral (ATF 113 II 429 consid. 3a), d'où l'irrecevabilité du grief dans la présente procédure. En dépit des affirmations du recourant, l'expert judiciaire a dressé, comme l'a mentionné le considérant 19c let. kk des pages 37/38 du jugement entrepris, le catalogue précis des critiques adressées au vétérinaire quant à la qualité des soins administrés au cheval, et a décrit les conséquences déployées par ces manquements. Le défendeur n'a ainsi pas exploré le site de l'injection, ce qui l'a empêché d'évaluer la gravité de la lésion; le traitement manquait d'intensité, faute d'une prescription suffisante d'antibiotiques; le défendeur n'a pas suffisamment surveillé la réaction qui est apparue sur l'étalon, omission qui a accru la souffrance du cheval, retardé l'intervention chirurgicale et augmenté le temps et les coûts de la guérison. Il appert donc que les conclusions de l'expert mettaient l'accent, sans aucune ambiguïté, sur les erreurs et mauvaises appréciations de la situation qui pouvaient être reprochées au recourant. On ne voit donc pas comment la Cour civile aurait commis arbitraire en faisant sien le résultat d'une telle expertise, dont le recourant n'a du reste jamais prétendu qu'elle serait entachée de défauts, reconnaissables pour le juge, qui la rendrait incompréhensible et inutilisable (cf. arrêts 4P.205/2003 du 22 décembre 2003, consid. 2.1 et 5P.457/2000 du 20 avril 2001, consid. 4a). Le moyen n'a aucun fondement.