Citation: C 215/06 20.03.2007 E. 3.2

3.2.1 Les premiers juges ont exposé de manière pertinente que plusieurs indices tendent à démontrer l'inaptitude au placement de la recourante. Ils ont relevé que selon le procès-verbal d'entretien du 1er avril 2005, la recourante ne s'était pas montrée enchantée à l'idée de l'inscription pour un cours «repaire» et avait «laissé entendre» que la question de la garde de son enfant n'était pas tout à fait réglée. Ce sous-entendu, tel que l'a compris la conseillère en placement en charge du dossier, est évidemment trop vague pour conduire, à lui seul, à nier l'aptitude au placement de l'assurée, mais d'autres circonstances s'y ajoutent. Ainsi, la recourante ne s'est pas rendue aux cours auxquels elle devait participer, du 2 au 20 mai 2005, et a finalement renoncé aux prestations de chômage lorsque la perspective concrète d'un emploi s'est présentée, le 11 mai 2001. Invitée à préciser à partir de quelle date cette renonciation prenait effet, la recourante a mentionné le 2 mai 2005, soit exactement le jour à partir duquel elle aurait dû commencer la formation exigée par le Service de l'emploi. Enfin, alors que ce dernier lui demandait si elle avait une solution pour la garde de son enfant dès le mois de mars 2005 et si elle pouvait l'attester, la recourante s'est limitée à répondre qu'elle se serait organisée sans problème si elle avait trouvé un emploi. Dans ces circonstances, il n'est pas démontré que la recourante avait la volonté de reprendre une activité lucrative dès le mois de mars 2005 et la disponibilité nécessaire à cet effet. 3.2.2 La recourante objecte certes qu'elle s'est conformée aux obligations de contrôle en mars et avril 2005 et que l'attestation de la crèche «D.________» produite en instance cantonale établit qu'elle avait pris des dispositions en vue de faire garder son enfant si elle trouvait un emploi; par ailleurs, d'autres personnes auraient pu s'en occuper le cas échéant, le père de l'enfant disposant notamment d'un horaire de travail relativement souple en tant qu'enseignant. Si la recourante a effectué suffisamment de recherches d'emplois et s'est présentée aux entretiens de conseil et de contrôle en mars et avril 2005, elle a néanmoins renoncé aux prestations de chômage dès le jour où elle aurait concrètement dû démontrer sa disponibilité. Elle n'a pas indiqué de motif plausible pour justifier cette renonciation précisément à la date du début des cours imposés par le Service de l'emploi, se limitant à invoquer des «raisons strictement personnelles». Par ailleurs, l'attestation de la crèche «D.________» est ambiguë et ne permet pas d'établir que la recourante y disposait d'une place pour son fils, comme l'ont mentionné à juste titre les premiers juges. Quant aux autres possibilités de garde, on ne saurait considérer d'emblée que les horaires d'un enseignant sont souples au point de lui permettre d'assumer lui-même la garde d'un enfant lorsque son conjoint travaille à temps complet; sur cette question, les allégations de la recourante sont trop vagues - elle ne présente du reste aucune offre de preuve - pour mettre sérieusement en doute le bien fondé du jugement entrepris.