Citation: 8C_327/2019 E. 4.2

4.2. Ce grief est infondé. On ne saurait partager le point de vue du recourant quant à l'influence de la rectification réclamée sur l'issue du litige. En effet, le raisonnement de la juridiction cantonale a consisté à nier le lien de causalité entre l'absence de cotisation durant plus de douze mois pendant le délai-cadre de cotisation et l'incapacité de travail due à la maladie, en raison du recouvrement d'une capacité de travail de 20 % avant que la période de douze mois d'incapacité totale de travail se soit écoulée. Il ressort du jugement entrepris que les premiers juges étaient conscients de l'amélioration progressive de la capacité de travail de l'assuré à partir du 1 er août 2017. Il n'ont cependant pas jugé nécessaire d'établir précisément cette progression dès lors qu'une capacité de travail de 20 % suffisait déjà à rendre exigible la reprise à temps partiel d'une activité soumise à cotisation. La constatation d'une augmentation rapide de la capacité de travail à 50 % puis à 100 % ne peut donc rien changer quant à l'exigibilité de la reprise mentionnée depuis le 1 er août 2017 et, partant, quant à la négation de la libération des conditions relatives à la période de cotisation.