Citation: 6B_225/2019 E. 3

Dans la perspective d'une éventuelle violation d'un droit de procédure entièrement séparé du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5; 136 IV 29 consid. 1.9 p. 40 et les références citées), le recourant revient, en revanche, sur la récusation du Procureur général. Il invoque, dans ce contexte, tout d'abord les liens de l'intéressé avec le Parti A.________, respectivement des membres de ce parti. Le Tribunal fédéral a déjà été saisi par le recourant de ce type de griefs (v. arrêts 1B_78/2018 consid. 5 et 1B_82/2018 consid. 4, tous deux du 3 mai 2018), qui ont été jugés abusifs (v. arrêt 5A_818/2018 du 3 octobre 2018 consid. 3). Il n'en va pas différemment en l'espèce, où l'abus résulte, d'une part, du caractère itératif de la démarche et, d'autre part, du procédé consistant à affirmer qu'aucune cour ne pourrait juger deux fois une demande de récusation sans être " prévenue de préjuger de l'affaire, du manque d'indépendance et d'impartialité ". X.________ reproche également, dans ce contexte, au Procureur général d'avoir violé son droit d'être entendu en l'empêchant d'accéder au dossier de la cause ainsi qu'en ne respectant pas son droit d'être représenté par un avocat. Toutefois, la cour cantonale n'a rien constaté de tel, mais uniquement que l'intéressé s'était vu refuser les photocopies du dossier qu'il avait demandées. Il s'ensuit que les développements du recours ne sont pas topiques sur le premier reproche adressé au Procureur et ne répondent, de toute manière, manifestement pas aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, qui sont requises pour invoquer valablement un tel grief (cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Pour le surplus, en affirmant, en trois lignes, qu'un avocat présent aurait refusé de le représenter au motif qu'il n'avait pas de procuration à faire signer, le recourant s'écarte de manière tout aussi inadmissible de l'état de fait de la décision querellée (cf. art. 105 al. 1 LTF), qui retient que le recourant a été auditionné en présence de son défenseur d'office (arrêt entrepris, p. 2), soit qu'un avocat était présent (arrêt entrepris, p. 5) mais non qu'il aurait refusé d'assister le recourant. De tels développements ne sont donc manifestement pas suffisants pour justifier un examen plus approfondi de la question de la récusation du Procureur général fribourgeois.