Citation: 5P.489/2002 25.03.2003 E. 1

1.1 Les décisions prises en matière de mesures provisoires de divorce ouvrent la voie du recours de droit public (ATF 126 III 261 consid. 1 p. 263; 100 Ia 12 consid. 1b p. 14 et les citations). Formé en temps utile contre une décision rendue en dernière instance cantonale (Spahr, Les mesures provisoires et les procédures de recours sous l'angle du nouveau droit du divorce, in Droit du divorce et audition de l'enfant: Les premières expériences, Journées juridiques valaisannes 2001, n. 25 p. 9/10), le recours est également recevable au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.2 Des faits ou moyens de preuve nouveaux ne peuvent en principe pas être présentés à l'appui d'un recours de droit public (ATF 108 II 69 consid. 1 p. 71; Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, 2e éd., Berne 1994, p. 369-371). Les pièces annexées au recours doivent dès lors être écartées en tant qu'elles n'ont pas été soumises au juge cantonal. Il n'y a pas non plus lieu d'interroger les parties (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, n. 160 p. 231); au demeurant, le Tribunal fédéral s'estime suffisamment renseigné pour statuer sur les moyens soulevés et la recourante ne précise pas en quoi une telle mesure probatoire serait de quelque utilité. 1.3 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 127 III 279 consid. 1c p. 282). Dans la mesure où la recourante se réfère aux art. 8 et 29 Cst., sans fournir la moindre motivation concernant une éventuelle violation de ces dispositions, son recours apparaît d'emblée irrecevable.