Citation: 1B_506/2019 E. 2.2

2.2. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal a exposé les raisons pour lesquelles il considérait que la mesure d'instruction requise n'était pas nécessaire. Il a notamment relevé que la situation de la recourante sur le plan médical était très documentée, en particulier par l'expertise psychiatrique du 6 mai 2019 et son complément du 24 juillet 2019. Il en ressortait notamment qu'un suivi psychothérapeutique ambulatoire ciblé sur le trouble mixte de la personnalité était susceptible de réduire le risque de récidive, si le traitement était investi de manière authentique. La cour cantonale a relevé qu'un tel suivi ambulatoire n'avait cependant pas encore pu être réalisé, ce que corroborait la Dre H.________ du Service de médecine et psychiatrie pénitentiaire dans sa déclaration écrite du 17 juillet 2019, qui mentionnait notamment que le suivi des consultations était motivé par un trouble de l'adaptation avec une symptomatologie anxio-dépressive réactionnelle et que la prévenue exprimait sa volonté de s'investir dans un travail psychothérapeutique. Les juges précédents ont ainsi retenu que le suivi opéré au Service de médecine et psychiatrie pénitentiaire ne correspondait pas à une thérapie sur le trouble de la personnalité mixte, de sorte que, en l'absence d'un suivi psychothérapeutique centré sur le trouble psychiatrique diagnostiqué suivi d'effets observables, ils pouvaient légitimement refuser d'entendre la Dre H.________. Le Tribunal cantonal ayant procédé à l'examen anticipé du moyen de preuve demandé par la recourante, celle-ci devait démontrer, conformément aux exigences accrues de motivation rappelées ci-dessus, en quoi cette appréciation serait arbitraire. Or, le grief de la recourante ne contient aucune démonstration de ce type. L'intéressée se contente en effet d'affirmer, de manière appellatoire, que l'audition de la docteure précitée aurait permis d'établir l'état actuel de la santé mentale de la recourante et les risques qu'elle commette à nouveau des actes de violence envers B.________. Comme si elle plaidait devant une cour d'appel, elle soutient encore que la Dre H.________ serait seule capable d'apprécier l'efficacité des mesures de substitution proposées, sans répondre au Tribunal cantonal qui a expliqué que cette médecin n'avait pas mis en place un suivi psychothérapeutique ambulatoire ciblé sur le trouble mixte de la personnalité. Son grief est donc irrecevable.