Citation: 5A_200/2013 E. 1.3

1.3. L'ordonnance refusant le séquestre, rendue sur recours (art. 319 ss CPC; art. 75 al. 2 2ème phr. LTF) par un tribunal cantonal supérieur (art. 75 al. 2 1ère phr. LTF), est une décision de dernière instance cantonale au sens de l'art. 75 al. 1 LTF, puisqu'elle n'est suivie d'aucune autre procédure. Elle clôt en outre la procédure, de sorte qu'il s'agit d'une décision finale au sens de l'art. 90 LTF (ATF 133 III 589 consid. 1). Cette décision peut donc faire l'objet d'un recours en matière civile, si les autres conditions de recevabilité de cette voie de droit sont remplies, notamment la valeur litigieuse (arrêt 5A_508/2012 du 28 août 2012 consid. 3.2, publié in SJ 2013 I p. 33 et in Pra 2013 (56) p. 438). En revanche, l'ordonnance autorisant le séquestre, même rendue sur recours, peut encore faire l'objet d'une opposition auprès du juge du séquestre, lequel entend les parties et statue sans retard (art. 278 al. 1 et 2 LP). Dans cette procédure, le séquestré, qui n'a pas pu participer à la procédure d'autorisation du séquestre, a la possibilité de présenter ses objections. Le juge réexamine en contradictoire la réalisation des conditions du séquestre précédemment ordonné et, à l'issue de son examen, confirme ou annule l'ordonnance de séquestre. La procédure d'opposition est donc un moyen de droit, imposé par la LP, ouvert devant les juridictions cantonales, au sens de l'art. 75 al. 1 LTF, pour obtenir la modification ou la révocation du séquestre. Dès lors, le séquestré - ou le tiers touché - doit tout d'abord saisir le juge du séquestre d'une opposition à l'ordonnance de séquestre, puis interjeter un recours, au sens des art. 319 ss CPC, contre la décision sur opposition de ce juge (art. 278 al. 3 LTF), avant de pouvoir saisir le Tribunal fédéral d'un recours contre la décision rendue sur recours par le tribunal supérieur (art. 75 al. 2 et 114 LTF; arrêt 5A_925/2012 du 5 avril 2013 consid. 4.2). Par ailleurs, le séquestré qui entend contester l'exécution, par l'office, de l'ordonnance de séquestre (art. 275 LP), et non les conditions matérielles de cette mesure, doit former une plainte contre sa décision auprès de l'autorité de surveillance (art. 17 s. LP), qui contrôle la régularité formelle de l'ordonnance de séquestre ainsi que celle des mesures proprement dites d'exécution prévues aux art. 92 à 109 LP (arrêt 5A_947/2012 du 14 mai 2013 consid. 4.1 et les références). Un recours en matière civile peut ensuite être exercé contre la décision de dernière instance cantonale (art. 72 al. 2 let. a et 74 al. 2 let. c LTF; arrêt 5A_925/2012 du 5 avril 2013 consid. 4.3). Les règles précitées s'appliquent en ce qui concerne l'immunité d'un Etat (ATF 136 III 379 consid. 3.2; 135 III 608 consid. 4.1; 134 III 122 consid. 5.2). Aucune voie de droit directe au Tribunal fédéral n'est donc ouverte pour faire valoir un grief relatif à cette question contre l'ordonnance autorisant le séquestre. Il en va de même pour le grief relatif aux frais et dépens fixés par cette ordonnance.