Citation: U 349/04 20.12.2005 E. 4

Selon l'art. 32 al. 1 LCR, la vitesse doit toujours être adaptée aux circonstances, notamment aux conditions de la route. De même, le conducteur doit rester constamment maître de son véhicule de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de prudence (art. 31 al. 1 LCR). Au moment de l'accident, le recourant circulait à la vitesse de 70 km/h soit à une allure à peine inférieure à celle normalement autorisée. Sa vitesse n'était ainsi manifestement pas adaptée aux conditions de la route alors que la chaussée était enneigée et verglacée. Compte tenu du risque accru de dérapage lié à la présence de neige et de verglas sur la route, le recourant était au contraire tenu de faire preuve d'une attention particulière. En ne se conformant pas aux devoirs de prudence s'imposant à lui, il n'a plus été en mesure de maîtriser son véhicule lorsqu'un obstacle a surgi sur la route. Ce faisant, il a transgressé des règles élémentaires de conduite et de prudence que tout homme raisonnable eût observées dans la même situation et les mêmes circonstances. Contrairement à ce que le recourant prétend, une vitesse de peu inférieure à la limitation maximale autorisée n'est pas pour autant forcément adaptée aux circonstances du lieu et du moment. C'est le cas notamment par conditions hivernales, sur une route secondaire au parcours relativement accidenté. Sur le vu de ce qui précède, on doit considérer avec les premiers juges que l'accident survenu le 9 novembre 2001 a été provoqué en raison d'une négligence grave du recourant. L'intimée était par conséquent tenue de procéder à une réduction des indemnités journalières conformément à l'art. 37 al. 2 LAA.