Citation: 9C_423/2021 E. 5.3

5.3. L'argumentation de la recourante, selon laquelle l'absence de rémunération de l'intimée, sept ans après la création de la société B.________, n'aurait pas été prise en considération par la juridiction cantonale, n'est pas davantage fondée. Outre que durant la période concernée (du 1er juillet 2017 au 31 décembre 2019), B.________, créée en 2015, ne comptait que deux, trois, respectivement quatre années d'existence, il ressort des constatations cantonales que la société ne permettait pas encore à l'intimée de se verser une rémunération. Dans la mesure où B.________ faisait néanmoins un chiffre d'affaires et était destinée à devenir rentable à terme, les premiers juges ont considéré que l'activité avait été menée dans l'intention de réaliser un profit et était adaptée à la réalisation d'un profit durable. En ce qu'elle se limite à indiquer que l'absence de rémunération constitue un indice important en défaveur de l'existence d'une activité lucrative, la recourante ne démontre pas que et en quoi les considérations de la juridiction cantonale seraient arbitraires ou autrement contraires au droit. A cet égard, on rappellera que selon la jurisprudence, la période durant laquelle des gains doivent obligatoirement être générés pour qu'une intention de réaliser un gain puisse encore être admise ne peut pas être définie de manière générale, le type d'activité et les circonstances concrètes étant déterminants dans le cas particulier (ATF 143 V 177 précité consid. 4.2.4). Le recours est mal fondé sur ce point.