Citation: 5A_877/2015 E. 2.1

2.1. La cour cantonale a retenu que, par décision du 29 mai 2013, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: Office AI) avait reconnu à l'épouse le droit à une rente d'invalidité. Il en ressortait que seule une "capacité de travail résiduelle de 25% dans le cadre d'une activité lucrative" pouvait être retenue, conformément aux constatations de deux médecins. La fondation collective pour la prévoyance professionnelle obligatoire concernée avait d'ailleurs elle aussi retenu un degré d'invalidité de 75%. Si l'Office AI, nonobstant la capacité résiduelle de travail de 25%, avait ensuite arrêté le degré d'invalidité de l'intéressée à 55%, cela résultait du fait que celle-ci avait indiqué audit office, les 22 mars 2011 et 15 avril 2011, chercher à exercer une activité professionnelles au taux de 80% par rapport à un plein temps; le degré d'invalidité avait ainsi été évalué selon la "méthode mixte" (80% concernant la part activité lucrative, 20% concernant la part ménagère). Vu les circonstances, son souhait de ne pas travailler à plus de 80% n'était alors pas critiquable; le mari ne le prétendait du reste pas, autrement dit ne soutenait pas qu'il aurait fallu lui imputer une rente hypothétique correspondant à un 3/4 de rente ou à une rente entière d'invalidité. C'était dès lors avec raison que le Tribunal avait pris en compte une capacité de travail résiduelle de 25%. Il avait également estimé à juste titre que compte tenu de sa situation, en particulier de ses problèmes de santé, les perspectives de réinsertion professionnelle de l'épouse, et donc de gains futurs, étaient pratiquement nulles.