Citation: 8C_557/2023 E. 5.2

5.2. La recourante expose avoir déposé ses observations à l'encontre du projet de décision du 26 juillet 2022 dans le délai de l'art. 57a al. 3 LAI. A l'appui de son écriture, elle aurait produit plusieurs rapports médicaux, dont un avis du 18 août 2022 du docteur B.________, médecin praticien. Le SMR ne se serait toutefois pas prononcé sur cet avis dans son appréciation du 30 août 2022, ce qui serait déjà constitutif d'une violation du droit d'être entendu. La recourante soutient en outre avoir sollicité l'octroi d'un délai supplémentaire pour produire un rapport du docteur D.________. L'intimé aurait dû y donner suite, le curateur de la recourante ne pouvant de surcroît pas être considéré comme un mandataire professionnel rompu à la procédure administrative. Par ailleurs, il serait notoire qu'il faudrait parfois un certain temps pour obtenir un rapport médical auprès d'un médecin. L'intimé n'aurait eu aucune raison de s'empresser de rendre sa décision quelques jours seulement après l'échéance du délai indiqué par la recourante, sans avoir accusé réception de sa requête et sans avoir attiré son attention sur le fait que sans nouvelles de sa part, il serait statué en l'état du dossier. Dès lors que le juge de première instance ne peut pas prendre en compte des rapports postérieurs à la décision de non-entrée en matière, il aurait été d'autant plus nécessaire d'accorder à la recourante le temps utile à la production d'un rapport du docteur D.________.