Citation: 9C_179/2019 E. 2.3

2.3. La suppression du droit aux prestations complémentaires avec effet au 31 juillet 2018 et l'obligation de restituer les prestations versées du 1er mai 2016 au 30 septembre 2018 soulèvent en l'occurrence la même question de l'existence d'un domicile de la recourante dans le canton de Genève. Si les deux objets soumis à la juridiction cantonale sont certes subordonnés à des conditions légales différentes (cf. l'art. 4 al. 1 LPC s'agissant du droit à des prestations complémentaires, respectivement l'art. 25 LPGA concernant la restitution de prestations), ils sont en l'espèce étroitement liés, puisque leur examen suppose de répondre à la même question litigieuse entre les parties. Ils portent par ailleurs en partie sur la même période temporelle (août et septembre 2018). Dans ces circonstances, le Tribunal fédéral n'a pas à se prononcer sur le fond du litige, dont l'issue pourrait être influencée par les considérations à venir de la juridiction cantonale sur l'objet dont elle n'a à tort pas traité. Par conséquent, il appartient à la juridiction cantonale de statuer conjointement sur les deux objets dont a traité le SPC dans la décision sur opposition du 24 septembre 2018, mais certainement pas en préjugeant du sort d'une éventuelle demande de remise de l'obligation de restituer.