Citation: 5A_493/2024 E. 4.1

4.1. En bref, l'autorité précédente a constaté, sur la base de l'expertise établie le 31 mai 2024 ( cf. supra, consid. 1), que le recourant présente des " troubles psychiques " au sens de l'art. 426 CC. Ces troubles sont persistants et peu susceptibles d'évolution favorable, mais la mise en oeuvre d'un traitement médicamenteux et d'un cadre de soins a permis une stabilisation clinique de son état; au demeurant, ils influent sur ses facultés de compréhension (volitives et cognitives) et le privent de son discernement quant à sa maladie et à son besoin de soins. D'ailleurs, une surveillance a été mise en place pour la prise de ses médicaments et des recadrages sont parfois nécessaires à cette fin; si l'intéressé est aujourd'hui abstinent, c'est uniquement grâce au milieu protégé dans lequel il se trouve. A ces troubles psychiques, s'ajoutent des altérations cognitives, qui impactent son fonctionnement et engendrent une perte d'autonomie depuis de nombreuses années. Les experts ont dès lors estimé que la poursuite du cadre de soins actuel est indispensable afin de maintenir la stabilité clinique acquise et éviter une décompensation; or, une prise en charge ambulatoire ne suffirait pas à garantir un pareil cadre, avec le risque que le traitement médicamenteux soit interrompu et que les troubles psychiques soient de nouveau exacerbés. Dans ces conditions, en particulier au regard du déni dans lequel vit le recourant à l'égard de sa maladie et de son besoin de soins, seul un placement à des fins d'assistance dans l'actuelle structure, qui dispose du personnel et de l'organisation idoines, peut lui fournir l'aide nécessaire.