Citation: 6B_1354/2020 E. 4.3

4.3. On comprend de la brève motivation de la cour cantonale qu'elle a tenu compte de la complexité du cas tant en fait qu'en droit, des intérêts des lésés et de la gravité des infractions. Toutes ces circonstances sont pertinentes (cf. ATF 117 IV 124 consid. 4e; arrêts 6B_1476/2020 précité consid. 2.1; 6B_790/2017 du 18 décembre 2017 consid. 2.3.2) et le recourant n'invoque pas qu'une autre circonstance topique aurait été ignorée à tort. En tant qu'il souligne que l'instruction a duré 15 ans, il sied de relever que si la procédure a été ouverte au mois de novembre 2005 ensuite d'une dénonciation déposée par B.________ SA à fin février de la même année, le recourant a poursuivi ses agissements délictuels jusqu'en 2012 et la dénonciation de R.________ SA n'a même été formulée qu'au mois de mai de l'année suivante (jugement sur appel, consid. A.a p. 2). Il s'ensuit que la circonstance que 15 années se sont écoulées entre l'ouverture de l'instruction pour les faits les plus anciens et le jugement en appel de l'ensemble des infractions n'est pas à elle seule déterminante, le recourant devant se laisser opposer que son propre comportement pénalement répréhensible n'est pas étranger à cette durée particulièrement longue. L'unique circonstance alléguée par le recourant ne démontre dès lors pas que l'importante réduction opérée par la cour cantonale pour tenir compte de la violation du principe de célérité constatée procéderait d'un abus ou d'un excès du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait pour statuer sur cette question (ATF 143 IV 373 consid. 1.4.1; arrêts 6B_1476/2020 du 28 octobre 2021 consid. 2.1; 6B_660/2016 du 23 novembre 2016 consid. 1.2.4).