Citation: 6B_1027/2008 30.01.2009 E. 2

Le recourant conteste toute infraction et maintient que la voiture de Y.________ était en mouvement, ce qui aurait causé l'accident. Invoquant l'arbitraire et la violation de la présomption d'innocence, il reproche à l'autorité cantonale d'avoir privilégié la version de l'autre partie, sans tenir compte de certains éléments et en appréciant les preuves de manière insoutenable. 2.1 Dans la mesure où, comme en l'espèce, l'appréciation des preuves est critiquée en référence avec le principe in dubio pro reo, celui-ci n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41). Cette dernière notion a été rappelée récemment dans l'ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, auquel on peut donc se référer. 2.2 Les autorités cantonales ont été confrontées à deux versions des faits, la divergence déterminante portant sur la question de savoir si le véhicule de Y.________ était en mouvement ou non au moment du choc. Elles ont admis la seconde hypothèse en se fondant essentiellement sur le témoignage d'un des policiers, qui était sur place le jour des faits, et qui, lors des débats, a confirmé la teneur du rapport de police du 11 mai 2008 et en particulier le fait que tant le recourant que sa passagère avaient déclaré que le véhicule de Y.________ n'avait pas bougé, le recourant reconnaissant alors ses torts. 2.2.1 Le recourant reproche aux juges d'avoir écarté la version de sa mère sans pousser plus à fond les mesures d'instruction. Cette critique est vaine. En effet, d'une part, l'intéressé ne s'en prend pas aux motifs avancés par les magistrats pour mettre en doute la crédibilité de sa mère. D'autre part, les autorités se sont fondées sur des éléments pertinents et suffisants (cf. supra consid. 2.2) pour préférer une des versions des faits à l'autre et admettre que le véhicule de Y.________ était à l'arrêt au moment de l'accident, de sorte que d'autres mesures d'instruction ne s'imposaient pas. 2.2.2 Se référant au rapport de police, le recourant conteste avoir reconnu, devant les agents, que la voiture de Y.________ était à l'arrêt. Il se réfère également aux traces laissées par ce véhicule, lesquelles attesteraient que l'engin était bel et bien en marche au moment de l'accident. Certes, il découle du rapport de police et du procès-verbal d'audition de Y.________ (pièces n° 3/3 et 3/8) que le recourant n'a pas immédiatement admis que l'autre véhicule n'était pas en mouvement, raison pour laquelle d'ailleurs les protagonistes ont fait appel à la police. Reste que, selon les pièces du dossier (pièces n° 3/3 et 3/8), le recourant et sa mère ont, suite à l'intervention des agents, reconnu que l'engin de Y.________ ne bougeait pas au moment de la collision. Partant, on ne discerne aucun arbitraire dans l'appréciation des preuves effectuées par les autorités cantonales. Pour le reste, le recourant se réfère aux traces de ripages laissées par la voiture de la partie adverse. La Cour de cassation a exposé son appréciation sur cette question (arrêt consid. 2d). Or, l'intéressé n'indique pas en quoi celle-là serait manifestement insoutenable, de sorte que sa critique est irrecevable. 2.2.3 Le recourant reproche à la Cour de cassation d'avoir écarté des éléments pertinents tels que les intentions de déplacement prêtées au conducteur Y.________ pour rendre visite à sa famille, les manoeuvres de dissimulation de la clé du véhicule imputée à ce dernier, la manière dont celui-ci avait parqué sa voiture ou encore la position des roues de cet engin. Cette argumentation se réduit à nier le fait contesté en opposant sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité, ce qui ne suffit manifestement pas à faire admettre l'arbitraire allégué; le recours sur ce point ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière.