Citation: 9C_174/2013 E. 4.2

4.2. Cet argument n'est pas plus pertinent que le précédent. Eu égard au devoir accru de motiver la violation des droits fondamentaux prévu à l'art. 106 al. 2 LTF, conformément à la pratique qui prévalait pour les recours de droit public (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261), comme en l'espèce la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. comprenant l'obligation pour l'autorité judiciaire de motiver ses décisions (ATF 134 I 83 consid. 4.1 p. 88), le seul fait pour la caisse de pension recourante d'affirmer que la juridiction cantonale a omis de répondre à certains griefs ne suffit pas à démontrer une violation effective de son droit d'être entendu. L'autorité judiciaire n'a effectivement pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais elle peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, lui paraissent pertinents (ATF 134 I 83 consid. 4.1 p. 88; 133 III 439 consid. 3.3 p. 445) et GastroSocial n'établit nullement en quoi ses griefs étaient de nature à influencer le sort de l'affaire. Son argument est d'autant moins pertinent que le tribunal cantonal a brièvement mais explicitement évoqué les raisons pour lesquelles il estimait que les troubles dépressif et de la personnalité étaient invalidants quelle que soit leur origine et qu'il a expressément constaté l'échec des mesures d'insertion professionnelle sans qu'aucune faute ne soit imputable à l'intéressé. Le jugement doit dès lors aussi être confirmé sur ce point.