Citation: 6B_599/2015 E. 2.3

2.3. Au plan subjectif, l'infraction réprimée par l'art. 320 CP est intentionnelle. Le dol éventuel suffit et doit porter sur tous les éléments objectifs. La cour cantonale a retenu que le recourant savait que tout élément relatif au conseil d'administration des SIG revêtait une confidentialité particulière impliquant qu'il ne pouvait en faire état à l'extérieur, a fortiori publiquement, sans autorisation spéciale. Le recourant ne conteste pas avoir su être soumis au secret de fonction en sa qualité de membre du conseil d'administration. Plus largement, et sous réserve de ce qui a déjà été exposé (v. supra consid. 2.2.4), il ne remet pas en question avoir voulu communiquer des informations qu'il savait confidentielles (mémoire de recours, p. 9), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'approfondir cette question. Le recourant n'invoque pas non plus expressément (art. 106 al. 2 LTF) sa liberté d'expression (art. 10 CEDH), respectivement ses libertés d'opinion et d'information (art. 16 Cst.). Seule doit être examinée sa thèse selon laquelle il pensait être autorisé à agir dans l'intérêt commun.