Citation: 6B_572/2018 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a estimé que la requête visant à l'audition de K.________ devait être rejetée. La recourante n'avait pas démontré en quoi l'audition sollicitée - à laquelle elle avait dans un premier temps renoncé en cours d'instruction - lui permettrait concrètement de mettre en lumière des éléments de fait qui lui seraient favorables. Par ailleurs, la recourante avait eu la faculté, au cours des diverses audiences, de poser des questions au représentant de l'intimée, en particulier s'agissant des raisons qui l'avaient poussée à déposer plainte. Il n'était enfin pas établi que K.________ avait eu une connaissance directe des faits à l'origine de celle-ci. Dans ses développements, la recourante s'attache à soutenir que l'audition était nécessaire afin de déterminer les raisons qui avaient amené l'intimée à déposer plainte près de quatre ans après les faits alors même que cette dernière ne l'avait pas sanctionnée en résiliant immédiatement son contrat de travail. Elle perd toutefois de vue que l'infraction de violation du secret de fonction se poursuit d'office (cf. ATF 106 IV 131 consid. 5 p. 134), de sorte que les circonstances du dépôt de la plainte importent peu. Du reste, s'il apparaît, au vu du déroulement des faits, que l'intimée a effectivement attendu, avant de dénoncer les faits au ministère public, d'en connaître plus sur l'issue de la procédure pénale initiée par la recourante contre J.________ et I.________, rien n'indique que la plainte déposée à l'encontre de la recourante constitue une opération délibérée de représailles menée par l'intimée. L'audition de K.________, qui ne paraît n'avoir eu qu'une connaissance indirecte des faits, n'est guère susceptible d'apporter des éclaircissements à ce sujet. Enfin, s'agissant des motifs pour lesquels elle n'avait pas été licenciée immédiatement après la découverte des faits répréhensibles, la recourante n'explique pas en quoi ils seraient pertinents dans le cadre de la procédure pénale. En définitive, la recourante ne démontre pas que l'appréciation anticipée des preuves par la cour cantonale est empreinte d'arbitraire. Il s'ensuit que le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu en lien avec l'audition de K.________ doit être rejeté.