Citation: 5A_396/2024 E. 5.2

5.2. Cette argumentation, au demeurant essentiellement appellatoire, manque à nouveau sa cible. En effet, le recourant se limite à rependre presque mot pour mot les arguments présentés dans son appel (p. 48 à 49). Ce faisant, il laisse intact les motifs pris par la cour cantonale pour attribuer l'autorité parentale exclusive en faveur de l'intimée. Le recourant perd en particulier de vue qu'afin de démontrer l'existence d'un conflit important et persistant entre les parents ainsi que l'incapacité du père à prendre en compte les intérêts de ses enfants dans les décisions les concernant, la cour cantonale a retenu qu'il était établi que les parties avaient été incapables de s'entendre sur plusieurs questions relevant de l'autorité parentale, notamment celles relatives à l'éducation religieuse et scolaire, aux papiers d'identité, à la santé, aux loisirs et au lieu de résidence des enfants. Il perd également de vue que, s'agissant de l'exemple évoqué par le Tribunal civil quant à la scolarisation des enfants, la cour cantonale a constaté que le père ne s'était pas limité à vouloir désinscrire les enfants de l'école catholique. Il avait aussi multiplié les envois à différents collèges afin d'inscrire et désinscrire ses enfants. En mai 2023, il disait vouloir s'absenter pour un séjour d'une certaine durée en Amérique du Sud et avait indiqué, par courriel du 24 mai 2023 adressé à différents membres du réseau, souhaiter que ses enfants soient placés en foyer d'accueil durant son absence prolongée. Par courriel du 24 mai 2023, il avait émis le souhait que ses filles soient scolarisées à l'école catholique, puis le lendemain exigeait qu'elles soient finalement inscrites à l'école publique. En juin 2023, il avait encore fait part de sa volonté de scolariser ses fils dans un collège à Lausanne et en septembre 2023 en Angleterre. Le recourant perd encore de vue que la cour cantonale a considéré que les enfants avaient pu être perturbés par le comportement de leur père, à mesure notamment qu'en juin 2023, ils ne savaient pas où ils feraient leur rentrée scolaire d'août et que le risque existait concrètement que le maintien de l'autorité parentale conjointe retarde la prise de décisions importantes, par exemple en lien avec la situation scolaire, des suivis ou des traitements médicaux. Il suit de là que, non valablement motivé, le grief du recourant doit être déclaré irrecevable.