Citation: 5P.385/2002 18.03.2003 E. 3.3

3.3.1 Selon l'art. 126 LPC/GE, la partie qui se prévaut de faits est tenue de les articuler avec précision et celle à laquelle ils sont opposés doit reconnaître ou dénier chacun d'eux catégoriquement (al. 2); le silence et toute réponse évasive peuvent être pris pour un aveu desdits faits (al. 3). Cette norme de procédure, qui prévoit l'obligation de contester ou d'admettre les faits allégués par la partie adverse, fonde implicitement le droit de se déterminer à leur sujet. Les commentateurs de la loi de procédure civile genevoise relèvent à ce propos que «seule la partie qui s'exprime en dernier est en mesure de contester, avec la précision utile, les allégués de son adversaire» (Bertossa/ Gaillard/Guyet/Schmidt, Commentaire de la loi de procédure civile genevoise, vol. I, n. 3 ad art. 126). 3.3.2 Une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une règle ou un principe juridique clair et incontesté, ou encore heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que ses motifs soient insoutenables; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 127 I 54 consid. 2b; 125 I 166 consid. 2a).