Citation: 1C_418/2021 E. 2.3

2.3. La Cour de droit administratif et public a retenu que la terrasse en cause, érigée sur deux côtés de la maison et surélevée, n'était pas une construction d'importance mineure. Il importait que l'aspect général du bâtiment ne soit que peu modifié par cet ouvrage et que celui-ci n'ait qu'un impact limité sur l'affectation du sol et l'environnement. Or, la terrasse constituait un promontoire et une intervention bien visible sur le terrain naturel et sur le bâtiment. Elle avait un impact considérable sur les abords du bâtiment et sa dimension, examiné pour elle-même et par rapport au reste du bâtiment, était conséquente. Si cet ouvrage n'était pas inesthétique et avait été construit avec des matériaux de qualité, il ne relevait pas de l'architecture traditionnelle de la villa du 19ème siècle et modifiait l'identité de la construction. La terrasse avait de toute évidence été créée, avec ses escaliers, pour accéder facilement à la piscine et au jardin depuis le rez-de-chaussée de la villa de maître. Or, celle-ci pouvait continuer d'être occupée sans qu'il soit nécessaire d'y adjoindre une terrasse d'une telle grandeur, manifestement supérieure à ce qui correspond aux besoins d'un logement. L'aménagement de la terrasse d'une telle importance renforçait visuellement le caractère construit et résidentiel de la parcelle, qui demeure sur ses côtés sud et ouest entourée d'un environnement rural. Il contribuait à une artificialisation des espaces extérieurs et portait atteinte au principe cardinal de la séparation du territoire bâti et non bâti, qui tend à diminuer le nombre et les dimensions des constructions en zone agricole. La terrasse ne pouvait de ce fait pas être régularisée.