Citation: 8C_456/2012 E. A

A.________ travaillait en qualité d'aide-carreleur au service de l'entreprise X.________ Sàrl lorsqu'il a été victime, le 29 décembre 2005, d'un accident de la circulation sur l'autoroute. Le prénommé, qui avait été éjecté de son véhicule à la suite de la collision, a subi diverses lésions, en particulier une fracture de la rate grade IV, de l'olécrane gauche et de plusieurs côtes (IV à VII), ainsi qu'une fracture-arrachement du grand trochanter du fémur proximal droit. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. L'évolution a été décrite comme étant lentement favorable avec des séquelles fonctionnelles. A l'issue d'un séjour à la Clinique Y.________, les médecins de cet établissement ont décrit un certain nombre de limitations prohibant l'exercice de l'activité habituelle mais n'empêchant pas la reprise d'une activité adaptée à temps complet. Ils ont ajouté que le rendement ne pouvait pas encore être précisé et qu'une réorientation professionnelle était indiquée (rapport de sortie du 12 janvier 2007). Le 14 novembre 2006, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI). Après avoir organisé un stage d'observation professionnelle, l'Office AI du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) a accordé au prénommé un reclassement professionnel sous la forme d'une formation en mécanique. L'assuré a interrompu cette mesure en raison de douleurs trop importantes après un mois. Le 16 janvier 2008, le docteur R.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a procédé à un examen final au terme duquel il a retenu que dans une activité adaptée aux limitations décrites par ses confères de la Clinique Y.________, A.________ disposait d'une capacité de travail "proche" d'un temps complet (voir également son rapport complémentaire du 2 avril 2008). Par décision du 21 juin 2008, la CNA lui a alloué une rente LAA fondée sur un degré d'invalidité de 26 % dès le 1 er juillet 2008 ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 50 %. Saisie d'une opposition, la CNA a complété l'instruction médicale en confiant une expertise aux docteurs U.________, neurologue, et O.________, psychiatre (rapports des 25 août et 8 décembre 2009). Le premier a corroboré l'existence d'atteintes neurologiques au membre inférieur gauche tout en concluant qu'elles ne constituaient pas un obstacle à une activité adaptée à plein temps; pour les troubles orthopédiques, il a renvoyé à l'avis du spécialiste concerné (rapport du 25 août 2009). Le second a nié l'existence d'une atteinte psychique (rapport du 8 décembre 2009). Dans une nouvelle décision du 15 novembre 2010, la CNA a écarté l'opposition. Entre-temps, A.________ a été licencié par son employeur. Il s'est inscrit au chômage le 20 août 2008. Au printemps 2010, à sa demande, l'Office AI est entrée en matière sur l'octroi de mesures d'orientation professionnelle. L'assuré a suivi avec succès un cours de base de logistique puis une reconversion avec l'aide de la Fondation Z.________. Depuis le 16 avril 2011, il travaille à mi-temps en qualité de serveur-cuisinier. Par décision du 21 avril 2011, l'Office AI lui a refusé le droit à une rente d'invalidité en se référant aux pièces médicales recueillies par la CNA dont le dossier lui avait été transmis, en particulier l'appréciation du docteur R.________.