Citation: 9C_151/2022 E. 3.2.1

3.2.1. En ce qu'elle se réfère d'abord à la jurisprudence rendue en matière d'entretien après divorce (cf. ATF 144 III 481 consid. 4.7.6) pour affirmer que les premiers juges lui auraient fait grief d'avoir réduit son taux de travail à 60 % après la naissance de sa première fille, la recourante se méprend sur les considérations de la juridiction cantonale. Celle-ci ne lui a en aucun cas reproché la réduction de son temps de travail. Pour le reste, la recourante ne démontre pas que et en quoi les constatations de la juridiction cantonale seraient arbitraires ou autrement contraires au droit. En effet, quoi qu'elle en dise, les premiers juges ont dûment pris en compte sa volonté d'exercer (hypothétique) une activité à temps partiel afin de s'occuper de ses enfants. Ils ont à cet égard constaté que dans le formulaire de détermination du statut du 1er mai 2017, la recourante avait indiqué, sans ambiguïté, qu'elle travaillerait à 60 % si elle n'était pas atteinte dans sa santé, par intérêt personnel, soit pour s'occuper de ses enfants. Elle avait ensuite réaffirmé cette volonté, notamment dans un courrier du 14 mars 2018 adressé à l'office AI, selon lequel un taux d'activité de 60 %, qu'elle ne souhaitait pas augmenter à l'avenir, lui convenait parfaitement, celui-ci lui permettant de concilier parcours professionnel et vie privée. De plus, l'entretien de placement du 24 juin 2019 corrobore la volonté de l'assurée de travailler à temps partiel puisqu'elle a exprimé le souhait de "décrocher un emploi" à temps partiel comme assistante administrative, en plus de son poste chez B.________ SA, les deux postes en cause ne correspondant pas à une activité à temps plein.