Citation: 2C_387/2023 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, le recourant, qui est détenu administrativement en vue de son renvoi depuis le 19 juin 2022, a déposé le 18 octobre 2022 une demande d'asile. Le litige devant la Cour de céans porte sur la prolongation de sa détention jusqu'au 17 septembre 2023, qui a été ordonnée le 16 mai 2023 et confirmée le 8 juin 2023 par la Cour de justice. Au moment où la Cour de justice a statué, une décision de refus d'asile avait été rendue. La Cour de justice a relevé qu'il n'était pas établi qu'un recours avait été déposé contre cette décision. Elle a également noté qu'il s'agissait de la troisième demande d'asile du recourant et que les chances de succès d'un éventuel recours étaient faibles. Elle en a conclu que l'exécution de renvoi ne paraissait pas impossible à brève échéance. Cette conclusion n'est pas critiquable. Selon l'arrêt attaqué, les autorités ont déjà engagé avant le dépôt de la demande d'asile les démarches pour obtenir les documents nécessaires au renvoi du recourant et celui-ci a été formellement identifié par le Consulat d'Algérie le 22 novembre 2022. Rien n'indique que les démarches en vue du renvoi, dès qu'elles seront reprises, ne pourront pas aboutir dans un avenir proche et en tout cas avant que la détention n'atteigne la limite maximale des 18 mois de détention (cf. art. 79 al. 2 LEI). L'exécution du renvoi n'apparaît donc pas impossible.