Citation: 6B_964/2020 E. 1

"Je m'en rappelle mais je n'ai pas dit que j'avais entendu clairement ça. J'avais entendu une protestation d'une femme." Au vu de ce qui précède, l'autorité précédente pouvait, sans arbitraire, retenir que E.________ avait, dans les toilettes de la discothèque, entendu une voix féminine qui exprimait un refus. Le recourant conteste aussi de manière appellatoire que son alcoolisation au moment des faits lui eût permis de savoir ce qu'il faisait. L'autorité précédente a expliqué de manière détaillée sur quels éléments elle s'était fondée pour établir les faits sur ce point (cf. jugement attaqué, p. 31). Le recourant ne montre pas que cette appréciation des preuves serait entachée d'arbitraire, mais prétend qu'il aurait pu être davantage alcoolisé que ce qui a été retenu. Aucun des éléments qu'il évoque ne fait apparaître comme insoutenable le constat de la cour cantonale, l'intéressé insistant d'ailleurs principalement sur ses habitudes de consommation et non sur des éléments concernant directement le soir des faits. Enfin, dans la mesure où le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé d'auditionner une collègue de travail avec laquelle il avait passé le début de la soirée en question, il ne présente aucun grief recevable, motivé à satisfaction au regard des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, concernant une éventuelle violation de son droit d'être entendu. Le recourant nie encore avoir pu réaliser que l'intimée s'était trouvée hors d'état de résister au moment où il l'avait pénétrée dans les toilettes de la discothèque. Il consacre essentiellement son argumentation à démontrer que l'intimée "avait l'air d'être en possession de ses moyens" lorsqu'elle l'avait rencontré, et que ce n'était pas la première fois que l'intéressée se mettait "dans cet état". Or, l'autorité précédente n'a pas nié que l'intimée avait été capable de danser et de discuter lorsqu'elle avait rencontré le recourant. Elle a également retenu que l'intéressée s'était rendue dans les toilettes d'un commun accord avec celui-ci. Ce nonobstant, il ressort du jugement attaqué que, une fois dans les toilettes de la discothèque, l'intimée a chuté une ou deux fois, et que, lorsque le recourant a entrepris de la pénétrer, elle a exprimé son refus. Partant, il n'était pas insoutenable de retenir que le recourant avait perçu que l'intimée était alors incapable de résistance, ni qu'il avait imposé des actes sexuels à cette dernière. Le recourant rediscute enfin, de manière appellatoire, son attitude après les faits, en particulier la teneur des échanges qu'il a eus avec l'intimée, ainsi que ceux ayant existé entre cette dernière et E.________. A nouveau, aucun des éléments mis en avant par le recourant ne fait apparaître comme insoutenables les constatations de la cour cantonale concernant le déroulement des événements dans les toilettes de la discothèque, ses affirmations relatives à sa prétendue bonne foi, de même que ses conjectures s'agissant de l'éventuelle influence de E.________ ou d'un inspecteur de police sur les déclarations de l'intimée, reposant exclusivement sur sa lecture libre des moyens probatoires considérés, dont l'autorité précédente a tiré - sans arbitraire - des constats différents.