Citation: 5A_981/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le recours formé par l'intéressé n'est guère compréhensible et il est douteux que ses critiques relatives aux droits fondamentaux (art. 5 al. 3, 9, 29 al. 1 et 30 al. 1 Cst.) invoquées pêle-mêle - et qui reposent par ailleurs sur de nombreux faits non établis (ex. : diverses sollicitations de la juge intimée durant l'expertise, report volontaire de la verbalisation d'opérations au procès-verbal) - satisfassent aux exigences de motivation imposées par l'art. 106 al. 2 LTF. (cf. supra consid. 2.1) et soient recevables. En effet, en tant que le recourant qualifie d'arbitraire la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle rien ne permettait de retenir que la juge intimée entendait taire l'entretien téléphonique litigieux avec l'experte, il lui incombait, s'agissant d'un fait relevant du for intérieur (arrêt 4A_111/2019 du 23 juillet 2019 consid. 2.1.3), de démontrer, de manière claire et détaillée, le caractère insoutenable de celle-ci, ce qu'il ne fait point (cf. supra consid. 2.2). Au surplus, la doctrine à laquelle il se réfère, supposée démontrer le caractère prohibé des contacts téléphoniques entre magistrat et expert, ne lui est d'aucun secours; celle-ci est justement d'avis que le juge devrait pouvoir, au stade de la prospection, contacter l'expert par téléphone pour connaître ses disponibilités en vue d'une mission ou s'enquérir d'éventuels motifs de récusation qui le disqualifieraient d'emblée (BOHNET, Le cadre procédural de l'expertise judiciaire en matière civile, in : L'expertise en procédure, Bâle, 2022, n° 61, p. 30 s. et les références; SCHWEIZER, in : Commentaire romand, Code de procédure civile, 2e éd. 2019, n° 3 ad art. 185 CPC). Quant son argumentation en lien avec l'art. 30 al. 1 Cst., relative aux prétendues erreurs procédurales commises par la juge intimée à l'endroit du recourant (violation de son droit d'être entendu [art. 29 al. 2 Cst.]; formalisme excessif, constitutif d'un déni de justice formel [art. 29 al. 1 Cst.]; violation des art. 183 al. 2 et 184 al. 2 CPC) qui dénoteraient une apparence de prévention à son égard, à supposer recevable, elle devrait être rejetée. L'intéressé perd en effet de vue qu'il n'appartient pas à l'autorité saisie d'une requête de récusation d'examiner la conduite du procès à la manière d'une juridiction d'appel (cf. supra consid. 3.1). Au demeurant, à supposer que la juge intimée ait effectivement commis des erreurs procédurales, cela ne suffirait pas à fonder objectivement une suspicion de partialité, en tant que seules des fautes particulièrement lourdes ou répétées, qui doivent être considérées comme des violations graves des devoirs du magistrat, peuvent avoir cette conséquence, pour autant que les circonstances dénotent que la juge est prévenue ou justifient à tout le moins objectivement l'apparence de prévention (cf. supra consid. 3.1), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Enfin, le recourant ne s'en prend pas aux motifs de l'arrêt entrepris dont il ressort que la juge intimée n'avait pas à donner de directives à la curatrice, ce qui scelle le sort de ses critiques à ce sujet. Partant, les divers arguments du recourant tendant à démontrer que l'autorité cantonale avait violé le droit fédéral en considérant que les agissements de la juge intimée dénotaient une apparence de prévention à son égard sont infondés, dans la mesure de leur recevabilité.