Citation: 6B_217/2019 E. 4.2

4.2. La cour cantonale s'est déclarée convaincue que le recourant avait commis les faits qui lui étaient reprochés. Elle a ainsi relevé, d'une part, que l'intimée s'était montrée sincère et crédible tout au long de la procédure, ses déclarations, qui expliquaient de manière logique le déroulement des événements, ayant été précises, claires et convaincantes. Les émotions exprimées par celle-ci en audience d'appel tendaient également à confirmer la réalité d'une agression sexuelle. Il en allait de même des témoignages de B.________ et C.________, qui corroboraient la version de l'intimée, ceux-ci ayant notamment expliqué que l'intimée avait éclaté en sanglots après être sortie de l'établissement et leur avait alors dit qu'elle venait de s'être fait violer aux toilettes par un videur, qui était entré dans la cabine au moyen de clés (cf. jugement entrepris, p. 26). Les certificats médicaux au dossier, qui émanaient de deux médecins qui avaient successivement suivi l'intimée après les faits, mentionnaient par ailleurs l'existence de marqueurs traumatiques (cf. jugement entrepris, p. 30). Ensuite, alors que l'intimée soutenait que son agresseur avait les dents écartées, elle avait toujours fait part de ses doutes quant à l'identification de l'auteur lorsque la procédure était dirigée contre G.________, ce dernier ne présentant pas cette caractéristique physique, contrairement au recourant (cf. jugement entrepris, p. 30). Enfin, rien ne permettait d'expliquer les raisons pour lesquelles elle aurait accusé le recourant à tort, l'intimée n'ayant aucun motif d'en vouloir à celui-ci, qu'elle ne connaissait pas, hormis dans le contexte des faits qui lui étaient reprochés (cf. jugement entrepris, p. 31). Par ailleurs, les dénégations du recourant n'étaient pas crédibles. Ses explications, selon lesquelles il avait entretenu une relation sexuelle librement consentie avec l'intimée après avoir flirté avec elle dans la discothèque, n'étaient confirmées par aucun élément au dossier. Les témoins B.________ et C.________ n'avaient ainsi pas vu l'intimée danser avec un homme ou embrasser quelqu'un au cours de la soirée. Pour le reste, il n'y avait pas lieu de tenir compte des dépositions des employés du D.________ présents le soir des faits. Ainsi, I.________ et J.________ avaient menti aux autorités sur la présence du recourant dans la discothèque pour lui éviter d'être poursuivi pénalement, de sorte que leurs témoignages ne bénéficiaient d'aucune force probante. De même, K.________, un autre employé du D.________ qui avait accepté, près de 5 ans après les faits, d'envoyer aux autorités un courrier sur demande de G.________ confirmant l'absence de ce dernier, n'avait pas rétabli la vérité plus tôt, alors même qu'il savait que c'était le recourant qui était présent la nuit en question, de sorte qu'il paraît également impliqué dans la supercherie mise en oeuvre par le frère du recourant. Enfin, l'attitude du recourant depuis les faits trahissait également son implication. Au lieu d'annoncer tout de suite sa présence la nuit en question et de présenter sa version, celui-ci avait préféré attendre plus de six ans pour réapparaître et admettre que c'était finalement lui qui était présent au D.________ le soir des faits, cela pour éviter une lourde condamnation à son frère, précédemment mis en accusation pour ces mêmes faits. De surcroît, les déclarations du recourant devaient être appréciées avec une retenue particulière. Durant les six premières années de procédure, il avait en effet eu largement le temps de discuter de l'affaire avec son frère G.________, de prendre connaissance du dossier et des déclarations de l'intimée. Il avait dès lors pu élaborer une version des faits en l'adaptant le plus possible aux résultats de l'instruction. Vu les enjeux importants en cause, il était invraisemblable que son frère l'ait tenu dans l'ignorance pendant des années et qu'il ne se soit pas dénoncé sur simple ordre de ce dernier.