Citation: 4A_520/2021 E. A

A.a. A.________ est un ressortissant xxx, né le..., domicilié à xxx. Il était le vice-président de la Confédération Brésilienne de Football entre 2012 et 2015, avant d'en assumer la présidence du 16 avril 2015 au 15 décembre 2017. Il était aussi membre de divers Comités de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ainsi que du Comité exécutif de la Confederación Sudamericana de Fútbol (CONMEBOL), association regroupant les fédérations nationales de football sud-américaines. La FIFA, association de droit suisse ayant son siège à Zurich, est la structure faîtière du football au niveau international. Elle dispose d'un pouvoir disciplinaire sur les fédérations nationales de football, les joueurs ou les officiels qui méconnaîtraient ses règles, en particulier son Code d'éthique (ci-après: CEF). A.b. La présente affaire concerne la participation alléguée de A.________ à un système de corruption impliquant d'autres officiels des organisations actives dans le domaine du football portant sur la vente de droits relatifs à plusieurs compétitions de football, qui a été révélé à la suite d'une longue enquête menée par les autorités américaines. A la suite de ces investigations, plusieurs individus, dont A.________, ont été inculpés aux États-Unis d'Amérique de diverses infractions, notamment de racket, de blanchiment d'argent et d'escroquerie par le moyen des télécommunications (wire fraud conspiracies). Ces événements sont connus sous le nom de " FIFA-Gate ". A.c. Le 23 novembre 2015, la Chambre d'instruction de la Commission d'éthique de la FIFA a ouvert une procédure disciplinaire contre A.________ en raison de la violation possible par celui-ci de diverses dispositions du CEF. Par décision du 15 décembre 2017, le Président de la Chambre de jugement de la Commission d'éthique de la FIFA (ci-après: la Chambre de jugement) a suspendu provisoirement A.________ de toute activité liée au football pendant une durée de 90 jours. Une fois l'instruction close, la Chambre de jugement a rendu sa décision en date du 25 avril 2018. Retenant que A.________ avait violé les art. 13, 15, 19, 20 et 21 CEF, elle lui a interdit, à vie, d'exercer toute activité en lien avec le football à un niveau national et international, tout en lui infligeant, de surcroît, une amende de 1'000'000 fr. A.d. Par décision du 7 février 2019, la Commission de recours de la FIFA (ci-après: la Commission de recours), saisie par A.________, a confirmé intégralement la décision rendue par la Chambre de jugement.