Citation: 7B_238/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient ensuite que l'indemnité réduite allouée à titre de dépens pour la procédure devant la Chambre pénale de recours, soit 500 fr., correspondrait à une seule heure d'activité d'un "avocat Chef d'Etude à Genève". C'est toutefois en premier lieu aux autorités pénales cantonales qu'il appartient d'apprécier le caractère raisonnable de l'activité de l'avocat et elles disposent dans ce cadre d'un pouvoir d'appréciation considérable (ATF 142 IV 163 consid. 3.2.1; arrêt 6B_1493/2021 du 20 juin 2022 consid. 6.2). En l'espèce, la quotité d'heures retenues par l'autorité précédente apparaît, à la lecture de l'art. 16 al. 1 let. c du règlement genevois du 28 juillet 2010 sur l'assistance juridique et l'indemnisation des conseils juridiques et défenseurs d'office en matière civile, administrative et pénale (RAJ; rs/GE E 2 05.04), porter sur environ deux heures, soit une quotité raisonnable au vu de la cause dans le cadre de laquelle Me Cédric Kurth est intervenu. Quoi qu'il en soit, même en tenant compte du tarif usuel du canton de Genève (cf. arrêt 6B_120/2018 du 31 juillet 2018 consid. 7.1), le recourant ne démontre pas et on ne voit pas que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire ou excédé son pouvoir d'appréciation en arrêtant l'indemnité de son conseil à 500 fr. pour le travail effectué. Ce grief est rejeté.