Citation: I 415/99 03.01.2000 E. 3

3.- En l'espèce, il ressort des pièces produites par l'intimé que la formation dispensée par Z.________ est d'une durée de quatre ans. Comme le relève justement l'OFAS dans sa détermination sur le recours, la formation dont la prise en charge est requise englobe la période d'enseignement préprofessionnel suivi par l'intimé à l'Ecole de Jazz X.________ du mois d'octobre 1997 jusqu'à l'été 1999. Ainsi, la mesure de réadaptation requise vise une formation s'étendant sur une période de six ans au moins. Par ailleurs, comme l'atteste le directeur de Z.________, l'obtention du diplôme professionnel de cette école offre des débouchés identiques à ceux qui sont ouverts aux diplômés d'un conservatoire comme celui de Y.________, mais dans les domaines du jazz et de la musique actuelle. Compte tenu de son niveau et des perspectives de rémunération qu'elle offre, la formation dont la prise en charge est requise n'a dès lors pas le caractère d'une mesure simple et adéquate (ATF 121 V 260 consid. 2c, 110 V 102 consid. 2), en comparaison avec la profession apprise et exercée avant la survenance de l'invalidité. Par ailleurs, l'existence du caractère simple et adéquat doit être niée également eu égard aux coûts prévisibles. En effet, contrairement à ce que semblent croire les premiers juges, ces coûts ne comprennent pas seulement les frais d'écolage, mais englobent également le versement d'une indemnité journalière (art. 22 ss LAI) et d'un supplément de réadaptation (art. 25 LAI) en relation avec l'exécution de la mesure de réadaptation. Etant donné la durée de la formation envisagée, les frais prévisibles excèdent donc les coûts que l'assurance-invalidité est tenue de prendre en charge au titre des mesures de reclassement dans une nouvelle profession. Cela étant, l'office recourant était fondé, par sa décision du 7 juillet 1998, à refuser la prise en charge des coûts de la formation professionnelle envisagée par l'intimé. Le recours se révèle ainsi bien fondé.