Citation: 7B_35/2025 E. 3.4.1

3.4.1. Contrairement à ce que le recourant soutient, ni la jurisprudence de la CourEDH, ni celle du Tribunal fédéral ne posent de limite temporelle fixe relativement aux expertises psychiatriques: il ressort expressément de celles-ci que, pour déterminer si une expertise est suffisamment récente, il faut, avant tout, tenir compte des circonstances du cas d'espèce et examiner si la situation a évolué depuis la dernière expertise (cf. consid. 3.1.2 s. et 3.2.2 supra). C'est pourquoi la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral, ni le droit conventionnel, en examinant si la situation du recourant s'était modifiée pour déterminer si une nouvelle expertise était nécessaire, et ce quand bien même la dernière expertise datait de six ans et demi (cf. arrêt CourEDH Dörr c. Allemagne du 22 janvier 2013 [requête no 2894/08] et arrêt 6B_72/2020 du 8 avril 2020 consid. 2.3 concernant tous deux des expertises datant de six ans). Cet examen s'imposait d'autant plus en l'espèce au vu du nombre important d'expertises déjà réalisées au sujet du recourant et de leurs conclusions convergentes quant à ses troubles et au risque de récidive qu'il présente concernant les infractions sexuelles.