Citation: 4A_552/2023 E. 5.2

5.2. Pour étayer son grief, le recourant fait valoir que la CRL l'a notamment condamné à payer à l'intimé n. 1 un montant brut de 2'527'222 euros, intérêts en sus, à titre d'indemnité pour rupture du contrat de travail sans juste cause. Devant le TAS, il rappelle avoir conclu, principalement, à l'annulation de la décision rendue par la CRL aux fins de faire constater le caractère justifié du licenciement et d'obtenir le paiement de dommages-intérêts. L'intéressé expose en outre avoir requis du TAS, à titre subsidiaire, que celui-ci déduise de toute indemnité brute éventuellement allouée à l'intimé n. 1 les taxes pour un taux total de 45 % ("In any case, specify that from any GROSS compensation awarded to the Player the Club has to deduct taxes at the total rate of 45 %"; sentence, n. 98). Il souligne que l'intimé n. 1, de son côté, a conclu au rejet de l'appel et à la confirmation de la décision rendue par la CRL. Le recourant expose que la Formation l'a condamné à payer à l'intimé n. 1 un montant de 1'945'103.69 euros, à titre d'indemnité pour rupture injustifiée des rapports de travail, mais sans préciser qu'il s'agissait d'une somme brute. En supprimant dans le dispositif de sa sentence le terme "brut" qui figurait pourtant dans la décision rendue par la CRL (chiffre 3), le TAS aurait ainsi implicitement reconnu qu'il s'agissait d'un montant net, sans déduction possible. A en croire le recourant, la Formation aurait dès lors statué extra petita puisqu'elle aurait accordé à l'intimé n. 1 autre chose que ce qui était demandé par l'ensemble des parties, en changeant la "nature" de l'indemnité litigieuse. L'intéressé soutient aussi que le TAS aurait statué ultra petita, en allouant un montant "qui pourrait s'avérer en définitive plus élevé que celui réclamé", si d'aventure il devait être contraint par les autorités égyptiennes à payer un impôt sur le revenu en lien avec l'indemnité octroyée à l'intimé n. 1 pour la rupture injustifiée du contrat de travail.