Citation: 5A_513/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant fait valoir qu'il n'y avait pas eu de renoncement à un double échange d'écritures. Il était évident que l'envoi de la duplique et de ses annexes s'était croisé avec la communication que la cause était gardée à juger. La Cour de justice avait par ailleurs jugé recevables la réplique spontanée du 13 janvier 2023 et le courrier de l'intimée du 9 février 2023, reçu plus d'une semaine après la communication précitée, ainsi que sa duplique spontanée du 3 février 2023. En outre, l'arrêt entrepris tenait compte du contenu de la duplique et du courrier précité et mentionnait en page 18 qu'il incombait à l'intimée de " répliquer [à la duplique] en temps utile si elle le jugeait opportun ". Il en résultait qu'en toute logique, les délibérations n'avaient pas débuté le 3 février 2023. Il était inéquitable de ne pas prendre en considération ses pièces, déposées dans un délai de dix-sept jours après la réplique, soit moins que le délai de vingt jours retenu par la jurisprudence pour dupliquer. En réalité, la Cour de justice avait gardé la cause à juger trop tôt, sans respecter le délai de duplique. Les pièces jointes à la duplique étaient essentielles dès lors qu'elles permettaient de constater sa capacité financière. Elles montraient en particulier que ses comptes bancaires suisses et français étaient quasiment vides, qu'il avait dû emprunter des montants considérables pour parvenir à assumer le paiement des contributions en faveur des enfants, que sa société allait mal vu notamment qu'elle n'avait pas les moyens de prendre un appareil en leasing et qu'elle perdait des clients, conduisant certains médecins à s'en aller. En tenant compte de ces éléments, la Cour de justice n'aurait pas considéré que le salaire versé à l'épouse avant son licenciement et les commissions perçues par les médecins qui avaient quitté sa société sans être remplacés devaient désormais être ajoutés à ses revenus. Par ailleurs, la pièce IX jointe à la duplique aurait pu renseigner la Cour de justice sur ses hypothétiques revenus en France, de sorte qu'elle n'aurait pas constaté qu'il avait reçu des montants considérables de sa société française.