Citation: 1C_208/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que les autorités de Vully-les-Lacs avaient engagé une procédure de révision des plans généraux d'affectation des anciennes communes afin d'adopter un plan d'affectation communal mettant en oeuvre notamment les principes de la mesure A11 du plan directeur cantonal (PDCn) concernant le dimensionnement des zones d'habitation et mixtes. La cour cantonale a en substance exposé que l'existence d'une procédure de révision du plan d'affectation ne justifiait toutefois pas en l'espèce un contrôle incident du plan d'affectation communal en vigueur. Elle a constaté qu'aucune zone réservée n'avait été adoptée ni envisagée dans le secteur de zone de village où se trouve la parcelle litigieuse. Elle a ajouté que le projet, situé dans une zone largement construite, était assez modeste et n'avait pas d'influence sensible sur le développement de la commune ni sur les données démographiques déterminantes pour la mise en oeuvre de la mesure A11 du PDCn. Ce faisant, la cour cantonale a implicitement écarté la réquisition de preuve du recourant tendant à la production du dossier relatif à la révision du plan d'affectation communal. Au vu des éléments précités et, comme exposé ci-dessous (cf. consid. 5), il n'était pas arbitraire de ne pas exiger la production de ce dossier, lequel n'était pas décisif pour trancher le présent litige. Les recourants se plaignent, encore à tort, que l'instance précédente ne se serait pas déterminée sur l'application de l'art. 47 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 (LATC; RS/VD 700.11). En effet, dans l'arrêt attaqué, l'instance précédente a retenu que la Municipalité avait à bon droit estimé que des mesures conservatoires au sens des art. 46 ss LATC n'étaient pas justifiées. Les recourants se prévalent encore en vain d'un déni de justice par rapport aux critiques qu'ils auraient soulevées en lien avec le dépassement des limites de croissance de la population fixées par le PDCn (cf. mesure A11 du PDCn). En effet, la cour cantonale a exposé, pour répondre à la critique des recourants liée à la croissance excessive de la population, que la réalisation de ce projet, assez modeste, n'avait pas d'influence sensible "sur les données démographiques déterminantes pour la mise en oeuvre de la mesure A11 du PDCn". Pour le surplus, cette critique n'était pas décisive, comme exposé ci-après (cf. consid. 4). Enfin, la cour cantonale a examiné la question de l'abattage des arbres, de sorte que le grief de déni de justice (art. 29 Cst.) invoqué par les recourants est infondé. Pour le surplus, s'agissant du prétendu déni de justice soulevé en lien avec l'art. 69 al. 1 let. g du règlement d'application de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et des construction (RLATC), les recourants ne démontrent pas, conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, que cette critique aurait été soulevée et suffisamment motivée devant les instances précédentes; sur ce point, le recours est insuffisamment motivé et donc irrecevable