Citation: 9C_297/2014 E. 3.2

3.2. L'argumentation de l'assurée est pertinente. Elle révèle une appréciation arbitraire des preuves médicales (à cet égard, cf. ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62) - notamment du rapport d'expertise de la doctoresse H.________ - ainsi qu'une violation de l'art. 17 LPGA. Conformément à ce que soutient la recourante, il ressort effectivement du jugement entrepris que, si la juridiction de première instance a bien analysé le rapport d'expertise du Centre G.________, dont elle a déduit une amélioration de l'état de santé de l'assurée apparemment liée à la régularisation de la problématique pondérale, elle n'a pas explicitement mentionné les affections existant lors de l'octroi initial de la rente, ni clairement comparé les situations médicales déterminantes dans le cas d'espèce. Or, toujours comme le souligne la recourante, on ne saurait inférer des pathologies constatées par la doctoresse H.________ (syndrome lombo-vertébral, syndrome radiculaire S1, spondylodiscarthrose, maladie de Scheuermann) une amélioration notable de la situation, dès lors que ces pathologies intègrent largement la seule atteinte retenue originellement par le docteur B.________ (lombo-sciatalgies S1 gauches récidivantes), d'autant moins que l'experte mandatée a expressément indiqué que le bilan radiologique étendu réalisé à l'occasion de son examen confirmait les diagnostics et les limitations fonctionnelles connues depuis vingt ans (cf. rapport p. 27) ou l'octroi de la rente (cf. rapport p. 29), qu'elle a mentionné de nouvelles atteintes à la santé (arthrose nodulaire et gonarthrose) même si celles-ci n'engendraient pas de limitations fonctionnelles supplémentaires (cf. rapport p. 24 et 25) ou qu'elle a précisé que la gonarthrose était stable depuis 1993-1994 (cf. rapport p. 25). Dans ces circonstances, il était arbitraire de retenir une amélioration de la situation médicale. Par ailleurs, la référence à une normalisation de la problématique pondérale ne change rien aux observations qui précèdent, dans la mesure où cette problématique n'a à l'origine jamais été considérée comme incapacitante mais juste comme ne "facilit[ant] pas les choses". En outre, si la perte de poids est bien la manifestation de la volonté de la recourante de maîtriser son équilibre pondéral et son image corporelle, comme le relève l'experte, elle ne constitue selon celle-ci qu'une hypothèse pouvant expliquer une amélioration de sa santé. Il en va de même des opérations de chirurgie esthétique (notamment de la pose de prothèses mammaires), dont on en voit pas en quoi elles pourraient favoriser l'amendement des affections incapacitantes connues. Il apparaît par conséquent qu'en l'absence d'examen de circonstances autres qu'un changement ou une évolution dans l'état de santé de l'assurée pouvant justifier une modification du taux d'invalidité, le Tribunal administratif fédéral et l'office intimé ont violé le droit fédéral en procédant à une nouvelle appréciation d'une situation inchangée. L'acte attaqué et la décision administrative doivent donc être annulés.