Citation: 8C_15/2010 23.12.2010 E. 3

3.1 Aux termes de l'art. 90 LTF, le recours en matière de droit public est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure. Il est notamment recevable contre toute décision qui statue sur un objet dont le sort est indépendant de celui qui reste en cause ou qui met fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts (décision partielle; art. 91 let. a et b LTF). Le recours est également recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (art. 92 al. 1 LTF). Les autres décisions préjudicielles ou incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. a et b LTF). 3.2 Un jugement qui ne tranche que certains aspects d'un rapport juridique litigieux n'est en principe pas un jugement partiel, mais un jugement incident qui ne peut faire l'objet d'un recours qu'aux conditions des art. 92 et 93 LTF. Tel sera généralement le cas, par exemple, d'un jugement par lequel un tribunal renvoie la cause à une administration pour nouvelle décision, en lui donnant des instructions sur la manière de trancher certains aspects du rapport de droit litigieux (ATF 133 V 477 consid. 4 p. 480 ss). Il en va différemment, en revanche, si le jugement de renvoi contient des instructions très précises à l'intention de l'autorité administrative, au point que cette dernière ne dispose plus d'aucune latitude pour statuer et qu'il ne lui reste finalement qu'à exécuter le jugement. Dans une telle hypothèse, le jugement de renvoi doit être qualifié de final (ATF 135 V 141 consid. 1.1 p. 143). 3.3 Le jugement entrepris constate que les rapports de travail ont pris fin le 7 janvier 2009 au plus tard; il renvoie la cause à l'intimé pour qu'il détermine si cette échéance ne doit pas être fixée, éventuellement, à une date antérieure. Les premiers juges ont ajouté que cette date devrait correspondre au jour où la limite de 360 jours d'absence dans une période de 540 jours précédant le 7 janvier 2009 a été atteinte. Ils ont précisé, enfin, ce qu'il faut entendre par jours d'absence. Devraient être qualifiés comme tels, en particulier, les jours pendant lesquels la recourante ne pouvait pas travailler parce que l'intimé n'avait pas réorganisé son activité de manière à lui permettre d'éviter la participation aux animations extérieures ou intérieures. En revanche, les jours pendant lesquels la recourante avait travaillé, mais sans participer à certaines activités d'animation, parce que son employeur avait pris des mesures d'organisation pour l'en dispenser, ne pouvaient pas être qualifiés de jours d'absence. Ce jugement contient des instructions précises sur la manière, pour l'employeur, de comptabiliser les jours d'absence de la recourante pour constater la date exacte de la fin des rapports de travail. Il ne laisse pas à l'intimé de latitude pour statuer et constitue par conséquent un jugement final au sens de l'art. 90 LTF, pouvant faire l'objet d'un recours en matière de droit public au Tribunal fédéral. 3.4 Les autres conditions de recevabilité ne prêtent pas à discussion, de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur le recours.