Citation: 1C_252/2023 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, l'arrêt attaqué impose à la commune recourante, en coordination avec l'autorité cantonale compétente, de réaliser, dans un délai d'une année, l'assainissement d'un tronçon routier traversant son territoire (DP 35). En tant qu'autorité propriétaire de la partie de l'installation en traversée de localité, elle devra en supporter les coûts (cf. art. 2 LPE; voir également brochure Bruit du trafic routier-Assainissement publiée par l'ancien service cantonal de l'environnement et de l'énergie [SEVEN] et l'ancien service cantonal des routes, avril 2007, p. 16). La recourante allègue à cet égard en particulier que cela impliquera d'obtenir un financement extraordinaire ainsi que la mise en place de mesures de régulation du trafic. Il ressort du rapport d'assainissement let. A 2e § p. 2 2013 que les coûts estimatifs pour cette mesure sont devisés à 357'000 fr. (mesure B1, coûts total à la charge du bruit, hors subventions; cf. rapport acoustique 2013, ch. 6.2, p. 37; voir également ch. 4.2.2, p. 24). Dans ces conditions, on peut se demander si la commune bénéficie de la qualité pour recourir sur la base de l'application combinée des art. 89 al. 2 let. d LTF et 57 LPE, ou encore si elle est particulièrement touchée comme un particulier ou atteinte dans ses prérogatives de puissance publique au sens de l'art. 89 al. 1 LTF. Compte tenu de l'issue du litige, ces questions peuvent cependant demeurer indécises.