Citation: 8C_68/2018 E. A

A.________, née en 1977, a bénéficié d'indemnités journalières de l'assurance-chômage et était, à ce titre, assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Elle a été victime d'un accident de la circulation le 5 septembre 2010. Alors qu'elle circulait à une vitesse de 25 km/h sur un parking, elle est entrée en collision avec un autre véhicule qui ne lui avait pas accordé la priorité. Dans un rapport du 4 octobre 2010, le docteur B.________ a diagnostiqué un choc émotionnel ainsi que des contractures musculaires secondaires (torticolis et lombalgies) et il a nié l'existence de lésions physiques initiales. Il a prescrit un traitement par anti-inflammatoire et des séances de physiothérapie et a attesté une incapacité de travail de 100 % les 6 et 7 septembre 2010 et de 50 % du 14 au 16 septembre suivant, ainsi qu'une pleine capacité de travail à partir du 17 septembre 2010. La CNA a pris en charge le cas. Le 14 avril 2016 l'assurée a informé la CNA de la persistance de séquelles et d'atteintes neurologiques en relation avec l'accident du 5 septembre 2010 et elle a demandé la réouverture de son dossier ainsi que la prise en charge de ses frais de traitement. Après avoir recueilli divers renseignements d'ordre médical et requis l'avis du docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement remplaçant (rapport du 17 août 2016), la CNA a rendu une décision le 2 septembre 2016, confirmée sur opposition le 5 octobre suivant, par laquelle elle a refusé d'allouer ses prestations pour les troubles annoncés, motif pris de l'absence d'un lien de causalité entre ceux-ci et l'accident du 5 septembre 2010.