Citation: 9C_463/2023 E. 3.2.3

3.2.3. Le recourant rappelle ensuite qu'il n'était pas gérant de la société d'octobre 2017 à mars 2018. Il en déduit que l'intimée le recherche à tort pour le dommage causé durant cette période. Le retrait temporaire du recourant de la gestion de la société faillie, effectif du 28 octobre 2017 au 14 mars 2018, ne lui est toutefois d'aucun secours. Les cotisations qui sont restées en souffrance résultaient de décomptes qui avaient tous été adressés à la société et qui étaient exigibles lorsque le recourant en était gérant, aussi bien antérieurement que postérieurement aux deux dates précitées. En ce qui concerne plus particulièrement le décompte final de l'année 2017, daté du 22 mars 2018 et dont l'échéance de paiement était fixée au 23 avril 2018, il faut rappeler qu'un gérant d'une sàrl (ou un administrateur d'une SA) ne peut être tenu pour responsable que du dommage résultant du non-paiement des cotisations qui sont venues à échéance et qui auraient dû être versées entre le jour de son entrée effective en fonction et celui où il les a quittées, soit pendant la durée où il a exercé une influence sur la marche des affaires (cf. arrêt 9C_713/2013 du 30 mai 2014 consid. 4.3.2 et les références). Or une telle éventualité est réalisée en l'espèce, puisque le recourant était à nouveau gérant de la sàrl depuis le 15 mars 2018, date à partir de laquelle de nouvelles cotisations étaient venues à échéance et auraient dû être payées.