Citation: 6B_64/2020 E. 1.4.5

1.4.5. Enfin, le recourant fait valoir un droit de recours en vertu de l'art. 13 CEDH et invoque une violation de l'art. 8 CEDH (mémoire de recours, p. 12-13). En l'occurrence, c'est en vain que le recourant se prévaut de l'ATF 138 IV 86 dans la mesure où il ne fait nullement valoir qu'il aurait été victime de traitements inhumains ou dégradants et tel n'est manifestement pas le cas. Au demeurant, la jurisprudence ne reconnaît pas un droit de recours à celui qui se prétend victime d'une violation de l'art. 8 CEDH, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale (cf. arrêts 6B_493/2019 du 1er juillet 2019 consid. 2.4; 6B_96/2019 du 7 juin 2019 consid. 2.1; 6B_996/2018 du 31 octobre 2018 consid. 3.2; 6B_695/2017 du 26 avril 2018 consid. 1.3; 1B_729/2012 du 28 mai 2013 consid. 2). Par ailleurs, on ne voit pas en quoi le recourant, qui a pleinement pu soumettre ses moyens devant la cour cantonale aurait été privé "du droit de bénéficier d'une voie de recours effective", au sens de l'art. 13 CEDH (cf. arrêt 1B_729/2012 du 28 mai 2013 consid. 2.3). A cet égard, le fait que, dans une affaire parallèle, il ait obtenu à deux reprises gain de cause comme prévenu devant le Tribunal fédéral (arrêts 1B_402/2018 du 5 novembre 2018 et 1B_243/2019 du 19 décembre 2019) n'est pas pertinent. Pour le surplus, c'est également en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la question de savoir si sa sphère privée avait été atteinte au sens de l'art. 8 CEDH. En effet, le recourant ne prétend pas qu'il aurait soulevé un tel grief dans son recours cantonal contre l'ordonnance de non-entrée en matière et que la cour cantonale aurait commis un déni de justice en ne l'examinant pas. Le grief est donc irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF).