Citation: 9C_465/2021 E. 4.2

4.2. Les premiers juges ont constaté ensuite, de manière à lier le Tribunal fédéral (supra consid. 1), que la situation médicale du recourant s'était améliorée dès 2014 (rapport de la doctoresse B.________ du 17 mars 2014). Contrairement à ce que soutient le recourant de manière appellatoire, le docteur E.________ a par ailleurs confirmé explicitement les conclusions de la doctoresse B.________, relevant que l'on ne pouvait pas justifier une diminution de la capacité de travail dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles sur les plans somatique et structurel, comme le médecin du SMR l'avait expliqué dans son rapport de mars 2014 (rapport d'expertise orthopédique du 24 octobre 2018, p. 10). Quant aux docteurs C.________ et D.________, ils ont dûment tenu compte dans leur appréciation de la capacité de travail du recourant des lombalgies chroniques suite à deux interventions chirurgicales dont une spondylodèse en 2007, rentrant probablement dans le cadre d'un "failed back surgery syndrome" (expertise du CEMed du 12 février 2016, p. 16). S'ils ont certes précisé que le recourant présentait un important syndrome vertébral lombaire à l'examen clinique qui n'était pas présent lors de l'examen clinique mené par la doctoresse B.________ (expertise du CEMed du 12 février 2016, p. 19), ils ont néanmoins confirmé que le recourant pouvait travailler à 100 % dans une activité adaptée, avec une diminution de rendement de l'ordre de 40 % en raison des limitations fonctionnelles ("étant donné le status post-opératoire et les troubles dégénératifs persistants"). Aussi, en retenant une diminution de rendement de 40 % dès 2014, alors que l'important syndrome vertébral lombaire n'est apparu selon les experts du CEMed que plus tard, les premiers juges n'ont manifestement pas apprécié les faits de manière arbitraire. Pour le surplus, en ce qui concerne les actes ordinaires de la vie, les experts du CEMed ont expressément constaté que le recourant, même s'il avait des difficultés à se pencher en avant, pouvait mettre et enlever ses chaussures tout seul, se laver et s'habiller tout seul, avec lenteur et en protection du dos (expertise du CEMed du 12 février 2016, p. 22). En se limitant à affirmer qu'il ne peut pas mettre ses chaussettes seul ou à renvoyer à l'avis du docteur G.________ du 15 juin 2012, qui a noté qu'il n'y avait à l'époque pas d'élément médical objectif pour attester un changement de l'état de santé, le recourant n'établit pas en quoi la juridiction cantonale a suivi de manière arbitraire les conclusions des experts du CEMed. Les premiers juges n'ont enfin pas retenu que le recourant conduisait sa voiture jusqu'à l'étranger, puisqu'ils ont laissé cette hypothèse ouverte. Ils ont en effet simplement relevé que le recourant ne pouvait pas se plaindre de ne pas pouvoir rester assis plus de 10 minutes sur une chaise (expertise du CEMed du 12 février 2016, p. 19) alors qu'il pouvait voyager en voiture jusqu'à l'étranger, que ce soit en tant que conducteur ou passager.