Citation: 9C_159/2019 E. 5.2.2

5.2.2. Le recourant invoque l'art. 86b LPP. Il soutient que l'obligation d'informer de façon adéquate en prévoyance professionnelle se fonde sur l'obligation de renseignement et de conseil des assureurs sociaux, prévue à l'art. 27 LPGA, quand bien même cette loi ne s'applique pas en matière de prévoyance professionnelle, dans la mesure où les art. 86b LPP et 27 LPGA poursuivent un objectif comparable. Il prétend en outre que l'omission de renseigner doit être mise sur un pied d'égalité avec le devoir de conseil global prévu par la loi. Il considère singulièrement que la violation de l'obligation de renseigner par la caisse de pensions intimée ne fait aucun doute dès lors que la disposition réglementaire litigieuse avait été adoptée et validée les 4 et 9 novembre 2009, soit à une date antérieure à la déclaration signée le 18 novembre 2009 concernant les répercussions du retrait anticipé qui était elle-même antérieure à la séance d'information organisée par l'institution de prévoyance intimée le 7 décembre 2009. Il estime ainsi que cette institution est tenue de réparer les conséquences de cette violation. A cet égard, il semble soutenir que les conditions de la bonne foi, en particulier la condition de l'absence de modification de la loi, ne s'appliquent pas à l'omission d'informer. Il prétend en outre que la situation juridique n'avait pas changé dans le sens où l'abrogation de l'art. 115 al. 1 aRACPFPub n'avait pas eu pour effet de supprimer le droit au supplément temporaire mais juste de supprimer une disposition transitoire qui avait été mise en oeuvre et ne revêtait désormais plus aucune utilité. Il allègue enfin que, dûment informé, il aurait aisément pu retarder d'un mois et demi le moment de son retrait anticipé et bénéficier de la sorte d'une attribution unique plus élevée.