Citation: 5A_694/2009 15.01.2010 E. 4

4.1 L'autorité précédente a d'abord retenu que, même si la différence apparaissait faible, le montant consigné au greffe du Tribunal cantonal par la débitrice (3'702 fr. 45) ne couvrait pas la dette faisant l'objet de la poursuite (3'784 fr. 50); la condition posée par l'art. 174 al. 2 ch. 1 et 2 LP (paiement de la dette, respectivement dépôt du montant total à rembourser) n'est donc pas remplie. Elle a ensuite estimé que, de toute façon, l'intéressée n'avait pas rendu vraisemblable sa solvabilité. La débitrice a allégué, sans documenter une telle assertion, la perspective de "rentrées financières" à hauteur de 18'000 fr. entre juin et juillet 2009 en plus de l'"attente imminente de deux confirmations de commande pour Fr. 65'000 environ qui dégageront une marge brute budgétée de Fr. 25'000". Or, non seulement ces allégations ne sont pas prouvées, ni même rendues vraisemblables, mais il ressort de l'inventaire établi par l'office des faillites que, au 26 août 2009, les actifs de la société ne s'élevaient qu'à 2'080 fr. 02 (liquidités sur un compte bancaire auprès du Crédit Suisse). La société a perçu des avances de clients pour un montant de 14'950 fr., qui a été transféré en Chine "comme avance en garantie de la production d'échantillons/projets/prototypes". De plus, on ne voit plus trace dans l'inventaire de la somme de 18'000 fr. qui aurait été encaissée entre juin et juillet 2009, à tout le moins son solde après la consignation du montant en main du Tribunal cantonal. Le fait que la débitrice n'ait produit aucune comptabilité ne permet pas de conclure à une "certaine vraisemblance d'un ratio de liquidités suffisant à moyen terme". Sur la base de ces éléments, l'autorité précédente a considéré qu'on ne pouvait pas affirmer que la société disposait objectivement de liquidités suffisantes pour acquitter son passif exigible, rien n'indiquant par ailleurs que ce défaut de liquidités serait passager. 4.2 Pour démontrer sa solvabilité, la recourante fait état de "rentrées financières" perçues les 25 et 29 septembre 2009 (12'287 fr. 95); elle affirme aussi avoir établi durant la période du 9 juillet au 28 septembre 2009 "5 factures pro-forma pour un montant de Fr. 56'901.-" et se réfère à une "offre de Fr. 57'840.- du 28 septembre 2009 dont les chances d'adjudication avoisine[nt] 90%". Ces faits ne ressortent aucunement des constatations de la juridiction précédente (art. 105 al. 1 LTF), sans que la recourante dénonce à cet égard un établissement lacunaire des faits. Quant aux pièces nouvelles censées corroborer les allégations précitées, la recourante n'explique pas en quoi leur présentation serait admissible sous l'angle de l'art. 99 al. 1 LTF (ATF 133 III 393 consid. 3; 134 V 223 consid. 2.2.1). Pour le surplus, la recourante ne s'en prend nullement aux motifs de la cour cantonale, mais se borne à exposer sa propre appréciation de sa situation économique, fondée au demeurant sur des faits et des pièces nouvelles. En outre, elle ne critique pas les constatations de l'autorité précédente au sujet de l'affectation de la somme de 14'950 fr. - qu'elle persiste à englober dans ses actifs disponibles - et de l'absence d'une comptabilité permettant d'évaluer la viabilité de l'entreprise. Faute de correspondre aux exigences légales de motivation (art. 42 al. 2 LTF), l'argumentation de la recourante s'avère dès lors irrecevable (ATF 134 II 244 consid. 2.1).