Citation: U 157/02 09.10.2003 E. 6

En résumé, les affections somatiques de la recourante consécutives à l'accident du 11 novembre 1996 n'engendrent aucune diminution de la capacité de travail. Quant aux affections psychiques, elles ne sont pas en relation de causalité adéquate avec cet événement. C'est dès lors à juste titre que l'intimée a refusé d'allouer une rente d'invalidité. A cet égard, il faut préciser que l'assureur-accident n'est pas lié par l'évaluation de l'invalidité à laquelle l'assurance-invalidité a procédé de son côté (à propos de la coordination du degré de l'invalidité entre ces deux assurances sociales, voir ATF 126 V 288). En effet, le taux d'invalidité de 100 % que l'AI se propose de retenir trouve sa justification uniquement dans des affections d'ordre psychique consécutives à l'accident du 11 novembre 1996 (cf. rapport du docteur I.________ du 23 novembre 1998; rapport d'expertise pluridisciplinaire du 23 février 1999, p. 27), dont - on vient de le voir - l'intimée ne répond pas.