Citation: 5A_639/2014 E. 11.1

11.1. Les recourants soutiennent que l'injonction figurant au chiffre 3 du dispositif de la décision de première instance porte sur les brochures B.________-News des années 2006 (à l'exception du numéro d'avril 2006) et 2010, de sorte qu'elle englobe également des articles sans lien pertinent et direct avec l'intimé et serait en conséquence disproportionnée. Ils font valoir le même raisonnement s'agissant de l'ordre de suppression, respectivement l'interdiction de toutes prises de position ou articles publiés dans la presse passés ou futurs en lien avec l'intimé. Les recourants estiment également que la publication du jugement de première instance dans la brochure B.________-News aurait été suffisante pour atteindre le même cercle de lecteurs que celui qui a eu accès aux publications incriminées, comme l'exige la jurisprudence, et considèrent la publication dans tout autre média comme non pertinente, disproportionnée et visant à les punir. Dans la mesure où l'autorité cantonale n'aurait pas du tout traité leurs griefs à cet égard, ils font également valoir une violation de leur droit d'être entendus. Ils relèvent enfin que, selon la jurisprudence, la publication du jugement constitue en règle générale une réparation suffisante et que les conditions pour allouer une indemnité pour tort moral en sus de la publication n'étaient en l'espèce pas remplies puisque l'intimé n'avait pas démontré, conformément à l'art. 49 CO, que la gravité de l'atteinte justifiait une telle réparation. Dans la mesure où l'autorité cantonale avait tout de même alloué une telle réparation, elle avait violé les art. 57 CPC, 8 CC et 49 CO. Ils considèrent que si, par impossible, une indemnité devait être allouée à l'intimé, un montant de 500 fr. serait suffisant pour compenser le dommage immatériel subi.