Citation: 5A_843/2020 E. 1

Le 18 septembre 2018 également, les époux ont conclu deux autres conventions. La première prévoyait que le mari retirerait les plaintes déposées contre l'épouse, concernant les enfants, dans deux procédures pénales, moyennant l'homologation de la convention de divorce. La seconde, déjà évoquée ci-avant, portait sur la cession de l'épouse à son mari des parts sociales de la Sàrl E.________ qu'elle détenait dans cette société, en raison de la liquidation du régime matrimonial. B.e. Le 12 novembre 2018, l'épouse a produit la convention de divorce dans la procédure en exclusion ouverte par l'époux le 9 mai 2016 (cf. supra let. B.c). Elle a précisé qu'il convenait d'attendre le jugement de divorce permettant le retrait de la requête en exclusion et a demandé la suspension de la procédure. B.f. Il ressort du procès-verbal d'une audience tenue devant le tribunal le 7 décembre 2018, signé par les parties, que l'épouse a confirmé son accord avec les dispositions de la convention du 18 septembre 2018, telles que complétées selon le procès-verbal, à l'exception de celles concernant la question de l'autorité parentale sur les enfants. L'époux a quant à lui intégralement confirmé son accord avec la convention. B.g. Le 5 juin 2019, l'épouse a adressé au tribunal un mémoire de faits nouveaux, dans lequel elle concluait notamment à ce que le tribunal ne ratifie pas la convention de divorce en ce qu'elle avait trait à la liquidation du régime matrimonial. Elle concluait subsidiairement à la " liquidation du régime matrimonial aux acquêts d'une valeur de 480 000 CHF " et demandait au tribunal qu'il ordonne à l'époux de l'informer sur la question de la Sàrl E.________ et de sa valeur actuelle, afin de déterminer ce qui lui revenait de droit. B.h. Le 6 mars 2020, l'épouse a déposé une nouvelle écriture, dans laquelle elle demandait notamment au tribunal de prononcer le divorce, d'homologuer la convention de divorce et de fixer à 480'000 fr. la liquidation du régime matrimonial. B.i. Par jugement du 21 avril 2020, le tribunal a prononcé le divorce des parties, maintenu l'autorité parentale conjointe et attribué à la mère la garde de fait sur les enfants. Il a également ratifié la convention partielle sur les effets accessoires du divorce signée par les parties le 18 septembre 2018 et complétée lors de l'audience du 7 décembre 2018.