Citation: 5A_782/2016 E. 5.1

5.1. La Juge déléguée a retenu que, quand bien même il avait établi s'être fait licencier par D.________ avec effet au 30 avril 2016, le recourant n'avait pas fourni d'éléments concrets (avertissement, réorganisation, etc.) exposant les motifs du licenciement. Quoi qu'il en soit, même s'il fallait admettre un licenciement intervenu contre sa volonté, le recourant n'avait pas même allégué qu'il aurait tenté en vain de retrouver un emploi lui rapportant un salaire équivalant à celui réalisé auprès de D.________, de l'ordre de 150'000 fr. nets par an, alors qu'il avait lui-même déclaré en audience d'appel " valoir " 150'000 fr. sur le marché du travail en tant que juriste spécialisé dans la prévoyance professionnelle. Dès lors que la contribution d'entretien en mesures protectrices reposait avant tout sur la répartition des tâches convenues par les époux durant la vie commune (cf. art. 163 CC), la Juge déléguée a considéré que l'épouse n'avait pas à faire les frais de la formation entamée par son mari, étant relevé que si, formellement, celui-ci était engagé à 80% auprès de son nouvel employeur, E.________ AG, son activité n'était déployée qu'à raison de 60%, les 20% restants constituant du temps dédié à sa formation. Il se justifiait en conséquence d'imputer à l'époux un revenu hypothétique de l'ordre de celui réalisé auprès de son employeur précédent, soit 12'239 fr. nets, 13e salaire compris.