Citation: 4A_71/2019 E. 4.1.3

4.1.3. La jurisprudence a indiqué que, pour qu'il y ait profit effectif au sens de l'art. 418u al. 1 CO, il doit être " très vraisemblable " que les clients acquis par l'agent resteront fidèles au mandant après la fin du contrat d'agence, tout en ajoutant que les exigences quant à cette deuxième condition ne doivent " pas être trop sévères " (ATF 103 II 277 consid. 3a p. 282 et consid. 4b p. 285; arrêt 4A_544/2015 du 17 mars 2016 consid. 4.1 et les arrêts cités; cf. ATF 134 III 497 consid. 4.1 p. 500, qui continue à proscrire les exigences " trop sévères ", mais ne reprend pas l'exigence selon laquelle l'agent doit rendre " très vraisemblable "...; arrêt 4A_335/2014 du 18 décembre 2014 consid. 4.4 qui renvoie exclusivement à l'ATF 134 III 497). Selon la terminologie utilisée par le Tribunal fédéral, l'exigence visée par la notion de " très vraisemblable " correspond à celle de " vraisemblance prépondérante " (cf. ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325).