Citation: 1C_261/2021 E. C

Dans le cadre de la reprise de cause, la Direction cantonale générale de l'environnement (ci-après: DGE) s'est déterminée le 13 juillet 2020 et a déposé un rapport du 29 juin 2020 établi par le bureau spécialisé D.________ SA; elle précisait qu'une coordination avec la commune ainsi qu'avec le suppléant du chef de la section Protection contre les crues de l'OFEV avait été assurée et concluait, en substance, que l'ouvrage était propre à atteindre le but visé, soit d'assurer une protection pour une crue centennale ou plus rare, sans compromettre le transit de sédiments en suffisance. En réponse, les recourants se sont déterminés les 30 octobre et 6 novembre 2020, produisant notamment un rapport du 29 octobre 2020 rédigé par le bureau E.________ SA, mandaté par leurs soins. Le 29 janvier 2021, la DGE a annoncé renoncer au projet litigieux tel que mis à l'enquête. L'état de la technique avait évolué et des études complémentaires étaient nécessaires, celles-ci dépassant la simple "revue du projet". Le financement alloué par le Grand conseil vaudois venait à échéance le 31 mai 2021; les travaux ne pourraient être réalisés dans ce délai, si bien qu'ECF avait déclaré renoncer à la mesure P1B. Enfin, la DGE soulignait que, le cas échéant, l'ouvrage complémentaire à réaliser ferait l'objet d'une nouvelle procédure complète. Le 11 mars 2021, les recourants ont déposé leur liste des opérations, totalisant pour la période du 4 janvier 2016 au 11 mars 2021, un montant de 16'520 fr. 90. Ils concluaient à l'allocation de pleins dépens, majorés, compte tenu de la complexité de la cause, et au remboursement des frais de l'expertise E.________ SA à hauteur de 9'810 fr. Par arrêt du 23 mars 2021, le Tribunal cantonal a déclaré le recours sans objet. Il a condamné l'Etat de Vaud à une indemnité de 2'000 fr. à verser aux recourants à titre de dépens. L'arrêt a été rendu sans frais. La cour cantonale a en substance retenu qu'il n'apparaissait pas d'emblée que le recours aurait été admis en cas de maintien du projet; le rapport d'expertise privé ne permettait pas de renverser les conclusion du rapport de D.________ SA; l'issue du litige résultait par ailleurs, et pour l'essentiel, d'éléments survenus après la reddition de la décision attaquée, dont l'autorité ne pouvait pas tenir compte au moment de statuer. Dès lors et quand bien même les recourants obtenaient formellement gain de cause, leurs dépens devaient être largement réduits.