Citation: 5A_17/2022 E. 5.3.3

5.3.3. En l'espèce, l'autorité cantonale n'a pas méconnu que la partie adverse peut admettre que la décision dont l'exécution est demandée est passée en force ou que ce fait peut être démontré par des pièces du dossier autres que l'attestation officielle. La seule question qui se pose est donc celle de l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation du document produit à cet égard par la recourante à titre de preuve, soit un avis de droit du cabinet d'avocats qui l'avait représentée dans la procédure aux termes de laquelle la décision dont elle demande la reconnaissance a été rendue. Or, force est de constater que la recourante ne dénonce cet arbitraire qu'en lien avec le manque d'indépendance du cabinet d'avocats. Elle n'attaque sinon nullement l'appréciation de la preuve par l'autorité cantonale. Pourtant, celle-ci a précisément motivé son appréciation en relevant que la probité et l'intégrité dudit cabinet n'étaient pas remises en cause, mais que la recourante n'avait toutefois offert aucun moyen de preuve pour démontrer le fait litigieux, l'avis de droit devant être considéré comme un simple allégué de partie. Il suit de là que, purement appellatoire, le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves quant au caractère exécutoire de la décision étrangère doit être déclaré irrecevable et que cette conclusion entraîne le rejet de l'entier du recours, sans qu'il y ait besoin d'examiner les autres griefs de la recourante dirigés contre les quatre autres motivations de l'arrêt attaqué.