Citation: 1B_528/2022 E. 5.2

5.2. S'agissant ensuite du séquestre opéré sur leurs avoirs, les recourantes ne remettent pas en cause le principe de celui-ci (cf. notamment ad ch. 69 p. 21 du recours), soit que les fonds saisis pourraient avoir une origine illicite vu la procédure pénale ouverte pour blanchiment d'argent contre leur ayant droit économique et pourraient donc faire l'objet d'une confiscation par le juge du fond en tant qu'éventuel produit de l'infraction (cf. art. 263 al. 1 let. d CPP et 70 CP; consid. 2.1.1 p. 9 et 2.3 p. 10 de l'arrêt attaqué). Les recourantes ne développent pas non plus d'argumentation afin de démontrer que le séquestre devrait être - partiellement - levé en application de l'art. 70 al. 2 CP (tiers de bonne foi et ayant déjà assuré une contre-prestation adéquate; sur ces notions, cf. arrêts 6B_1227/2021 du 10 octobre 2022 consid. 1.4; 1B_321/2021 du 29 octobre 2021 consid. 3.1 in fine; 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Il n'y a pas non plus lieu d'examiner cette disposition eu égard à leurs avocats, notamment ceux mandatés dans le cadre de la cause pénale; en effet, ce ne sont pas les tiers saisis dans le présent cas.