Citation: 5A_421/2015 E. 7.3

7.3. Par son argumentation, la recourante ne démontre pas que la contribution allouée, à laquelle s'ajoutent les frais d'écolage pris en charge par l'époux et la moitié des besoins extraordinaires des enfants, ne permettrait pas de couvrir les besoins des enfants, étant relevé qu'elle ne prend même pas la peine d'indiquer quelle part des 25'000 fr. mensuels qu'elle réclame serait nécessaire pour couvrir ceux-ci. S'agissant des frais extraordinaires des enfants, tels que frais orthodontique et ophtalmologiques, dont elle réclame le paiement de la totalité par son époux, la recourante ne motive encore une fois pas suffisamment sa critique, n'expliquant pas de manière claire et détaillée en quoi la décision entreprise serait arbitraire dans son résultat. En particulier, on relèvera que l'époux a été condamné à s'acquitter de la moitié de ces frais extraordinaires, et que par ailleurs, la contribution d'entretien a été fixée à 2'000 fr. par enfant, ce montant comprenant une généreuse marge pour l'ensemble des frais annexes liés à leurs activités et à leurs besoins extraordinaires. En tant qu'elle prétend que l'on ne voit pas en quoi cette marge, qu'elle évalue elle-même à 848 fr. pour le cadet et 458 fr. pour l'aîné, serait suffisante pour maintenir le train de vie qu'elle aurait pourtant démontré, elle se contente une nouvelle fois de l'affirmer, sans nullement fournir de chiffres à cet égard. La critique est irrecevable faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1).