Citation: 9C_252/2016 E. 5.2.2

5.2.2. Comme il ressort du jugement entrepris, il ne peut être déduit du ch. 109 de l'OIC que l'administration ne devrait intervenir que si une excision importante entre en ligne de compte. Il en résulte au contraire qu'elle n'a pas à octroyer de mesures médicales si un naevus peut être éradiqué par une simple excision. Cela n'exclut toutefois pas l'intervention de l'office recourant lorsque l'infirmité congénitale est importante (art. 13 al. 2 LAI a contrario), soit notamment lorsque, de par sa grandeur et sa localisation, elle ne peut être supprimée par une simple excision. Une intervention chirurgicale n'est pas une condition à l'admission de l'un des cas de figure prévus par le ch. 109 de l'OIC. En l'espèce, la question d'une éventuelle excision a été discutée par les docteurs B.________ et C.________ qui ont retenu qu'une telle opération était impossible (rapports des 17 août et 10 octobre 2013). Comme l'ont constaté les premiers juges, si l'administration avait procédé à une instruction complémentaire lors de la première demande de prestations, elle aurait pu obtenir la confirmation du docteur B.________ que le naevus ne pouvait pas faire l'objet d'une excision dans la mesure où le médecin avait à l'époque déjà fait des propositions thérapeutiques sous la forme d'une surveillance clinique régulière, sans évoquer la possibilité d'une intervention chirurgicale ou d'un traitement (rapport du 8 mars 1997). Si l'on se réfère en outre à l'esprit de la loi, en particulier à l'art. 13 al. 2 LAI, on comprend qu'il s'agit de refuser la prise en charge de lésions anodines. Selon les praticiens consultés, vu le nombre, la localisation et la taille des naevi, dont l'un d'entre eux - situé sur l'hémicrâne gauche de l'intimé - est considéré comme géant (vingt centimètres de diamètre), les lésions dont souffre l'intéressé ne sont pas anodines (rapports des docteurs B.________ et C.________ des 17 août et 10 octobre 2013).