Citation: 8C_662/2022 E. 6

En ce qui concerne le lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques et l'évènement du 8 août 2018, la cour cantonale a retenu que celui-ci avait été établi de manière convaincante par le docteur G.________ de même que par les experts judiciaires français et qu'il n'était du reste pas contesté par la recourante. En effet, le docteur G.________, spécialiste FMH en psychiatrie, a retenu dans un certificat du 2 juin 2020 qu'il paraissait incontestable qu'en lien direct avec l'évènement du 8 août 2018, l'intimée avait développé un état de stress post-traumatique avec un impact majeur sévère sur son quotidien et son fonctionnement. Le docteur H.________, médecin légiste, a constaté dans son expertise de l'intimée à la demande de la juge d'instruction que les séquelles physiques ne devaient pas donner lieu à un infirmité ou un préjudice, mais que les séquelles psychiques nécessitaient un traitement régulier (rapport du 12 octobre 2018). La psychologue I.________ a également réalisé une expertise de l'intimée à la demande de la juge d'instruction. Elle a diagnostiqué en substance un état de stress post-traumatique et a recommandé la prise en charge psychothérapeutique (rapport du 25 juillet 2019). Ni par son simple allégation de ne jamais avoir admis un lien de causalité naturelle, ni par le fait que l'intimée avait repris le travail dix jours après l'évènement, la recourante démontre en quoi la constatation de la cour cantonale serait manifestement erronée.