Citation: 8C_521/2016 E. 3.1

3.1. Sur le plan somatique, la cour cantonale a considéré que la capacité résiduelle de travail de la recourante dans des activités adaptées - relations avec la clientèle, activités d'accueil et de surveillance -, doit être déterminée en fonction des seules séquelles accidentelles au membre supérieur droit. En effet, elle a nié l'existence d'une relation de causalité entre l'accident survenu le 18 août 2009 et les différents troubles affectant le membre supérieur gauche, à savoir une épicondylite, une ténosynovite de De Quervain à la main et une tendinite du sus-épineux à l'épaule. Compte tenu des limitations fonctionnelles du membre supérieur droit portant sur les travaux fins, répétitifs ou lourds, ainsi que le besoin accru de pauses motivé par les douleurs météo-dépendantes, la juridiction précédente a fixé à 12,5 % la baisse de rendement dans une activité adaptée. Elle s'est fondée pour cela sur les conclusions des docteurs H.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA (rapports du 19 novembre et du 19 décembre 2012), I.________, spécialiste en chirurgie et médecin de la Division de médecine des assurances de la CNA (rapport du 22 mai 2014), et J.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur, médecin de la Division de médecine des assurances de la CNA (rapport du 17 mars 2015). Sur le plan psychique, la cour cantonale a reconnu l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre l'accident et le trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée (F43.21) mais elle a considéré que ce trouble n'avait pas de répercussion sur la capacité de travail dans l'activité professionnelle habituelle, ni dans une activité adaptée.