Citation: 6B_1192/2023 E. 1.5

1.5. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale ne s'est pas exclusivement fondée sur la version de l'intimée; elle a en effet tenu compte notamment d'une photographie prise par l'intimée, du constat du CURML et des échanges verbaux entre les parents du recourant. Lorsqu'il invoque que la cour cantonale se serait grandement écartée des faits retenus par le tribunal de première instance sans expliquer en quoi celui-ci aurait établi à tort ces faits, le recourant perd en outre de vue que la juridiction d'appel jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 CPP). Dans la mesure où il n'invoque notamment pas que la cour cantonale aurait, en violation de l'art. 404 al. 1 CPP, examiné des points du jugement de première instance qui n'auraient pas été attaqués, sa critique est insuffisamment motivée et, donc, irrecevable (art. 42 al. 2 LTF). Le recourant n'indique par ailleurs pas quels témoignages et quels autres éléments auraient été arbitrairement écartés par la cour cantonale. Pour le reste, le recourant se contente pour l'essentiel, dans une démarche appellatoire et donc irrecevable, de substituer sa version et son appréciation des faits à celles retenues par la cour cantonale. Pour autant qu'elle puisse être jugée recevable, la critique du recourant ne parvient par ailleurs pas à établir que les faits constatés par la cour cantonale et l'appréciation des preuves effectuée par celle-ci seraient arbitraires. Ainsi, le fait que le rapport du CURML ferait état d'une "très discrète" zone érythémateuse n'est pas déterminant, étant rappelé que ledit rapport a été effectué 20 jours après les faits. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a en outre retenu que les propos de sa mère enregistrés par l'intimée tendaient à établir qu'il avait peut-être reçu une gifle de la part de l'intimée. Dès lors que la cour cantonale a notamment tenu compte de cet élément dans son appréciation de la crédibilité des déclarations de l'intimée, dite appréciation ne saurait en l'espèce être taxée d'arbitraire. Le recourant ne peut par ailleurs être suivi lorsqu'il cherche à minimiser ses actes au vu des "circonstances exceptionnelles" ayant prévalu le 4 mars 2019. Il en va de même lorsqu'il plaide son acquittement au bénéfice du doute en raison du fait que ses déclarations s'opposent à celles de l'intimée; il n'était pas arbitraire pour la cour cantonale, qui a confirmé le raisonnement du tribunal de première instance, de considérer, au vu du contexte particulier dans lequel évoluait le couple, de la pression de l'intimée compte tenu des nombreuses absences de son époux, de la pression émanant des parents et des aspects culturels, ainsi que de la violence dont le recourant avait été capable pour le cas du 4 mars 2019, que le recourant était susceptible de perdre son sang-froid et de s'en prendre à son épouse, que cela soit physiquement ou en la menaçant et, partant, de privilégier la version de l'intimée. La cour cantonale n'a ainsi pas non plus violé l'interdiction de l'arbitraire en retenant que l'intimée avait présenté des marques d'ongles autour du cou et eu des maux de tête plusieurs jours durant. Dès lors que la cour cantonale n'a pas retenu qu'il avait tendance à bouder, la critique du recourant tombe à faux sur ce point. Enfin, le fait qu'il n'aurait pas été préalablement condamné pour des faits de violence ne suffisent à lui seul à rendre arbitraires les constatations de la cour cantonale. Compte tenu de la critique du recourant, la cour cantonale n'a par ailleurs pas violé le principe de la présomption d'innocence s'agissant des accusations de violences physiques.