Citation: 9C_265/2023 E. 1

Dans ce cadre, l'expert a retenu que l'intimé présentait des limitations relativement homogènes touchant l'intégration dans un groupe, l'adaptation aux règles et la flexibilité, la relation à deux, la proactivité, l'endurance et la résistance, la planification des tâches, et la capacité de contact et de conversation avec des tiers (associées à une atteinte légère, mais existante, de la flexibilité mentale, du contrôle inhibiteur, de l'auto-activation et de l'attention sélective mais aussi de la vitesse de traitement de l'information et de l'attention). Ces limitations, documentées et soutenues par des tests neuropsychologiques, illustrent une diminution réelle et mesurable des capacités adaptatives de l'intimé. On ne voit pas - et l'office recourant ne l'explique pas - en quoi le fait que l'intimé peut conduire une voiture ou rédiger ses prises de position dans la présente procédure changerait quoi que ce soit aux conclusions de l'expert (qui lui reconnaît une capacité de travail de 40 %). La capacité de réaliser des tâches spécifiques de manière isolée ne reflète en effet pas la capacité de travail ni l'adaptation sociale et professionnelle globale de l'intimé. Au demeurant, l'office recourant admet que l'environnement psychosocial de l'intimé n'est plus "intact". Ainsi, les constatations et appréciations de l'expert sont fondées, cohérentes et prennent en compte tous les éléments pertinents pour évaluer la capacité de travail de l'intimé à l'aune des indicateurs pertinents, y compris les tentatives de l'intimé de majorer ses symptômes pour des bénéfices secondaires. Les limitations fonctionnelles de l'intimé et la nature chronique de ses troubles justifient les conclusions tirées par l'expert sur sa capacité de travail. Il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions de l'expertise judiciaire, suivies par les premiers juges.