Citation: 1C_645/2017 E. 4.3.4

4.3.4. Il faut en particulier reconnaître que mesurer la distance à la limite d'un secteur de construction depuis le centre du segment/côté concerné (segment/côté ouest, faisant front à la parcelle n o 341, s'agissant du périmètre C; cf. art. 20 al. 4 RPGA) - et non depuis son "centre de gravité" - représente la seule issue si l'on entend assurer la cohérence entre le texte règlementaire, le PGA et les constructions déjà réalisées dans les périmètres A et B. En effet, s'agissant du secteur B, comme l'a démontré le Tribunal cantonal, si l'on devait suivre les recourants et calculer la distance de celui-ci à la limite de la parcelle n o 339 (fixée à 12 m; art. 20 al. 4 RPGA), depuis son "centre de gravité", cela aurait pour effet de "déporter" ce périmètre vers l'est: il en résulterait un débordement dudit secteur sur la parcelle voisine n o 339, en contradiction avec les indications figurant sur le PGA, le secteur B étant entièrement compris dans la parcelle n o 341; les constructions existantes, intégralement inscrites dans le périmètre bleu figuré sur ce plan, se retrouveraient en outre, pour partie (en particulier la construction présente sur le fond n o 341), en dehors de celui-ci. Il en irait d'ailleurs de même s'agissant du secteur A, le bâtiment existant sur la parcelle no 99, se retrouvant pour l'essentiel hors du périmètre constructible. En d'autres termes et s'agissant en particulier du secteur C, il apparaît que pour délivrer le permis de construire, la commune s'est fondée sur une interprétation différente de son règlement de celle ayant prévalu pour les secteurs A et B. Elle ne le conteste d'ailleurs que du bout des lèvres; à la comprendre - ses explications n'étant cependant guère étayées sur ce point - un régime différencié se justifierait au motif, d'une part, que les parcelles supportant les secteurs A et B n'ont pas les mêmes formes et surfaces que la parcelle n o 339 et, d'autre part, parce que celles-ci sont déjà construites. Cela étant, de telles considérations ne constituent pas, à tout le moins sans motivation et explications complémentaires, des éléments objectifs suffisants à justifier une application différenciée de la réglementation d'un bien-fonds à l'autre, au sein de la zone d'habitation individuelle B, de taille relativement modeste et composée uniquement de cinq parcelles. Or, appliquée à l'ensemble de la zone, la méthode préconisée par la commune aboutit à des résultats incohérents, exposés à l'instant; elle ne saurait partant être cautionnée, en particulier en tant qu'elle conduit à l'exclusion - en partie du moins - des constructions existantes du territoire constructible et au débordement du secteur B sur la parcelle voisine, contrairement à ce qui figure, sans équivoque, sur le PGA. En définitive, la commune ne pouvait s'abriter derrière son autonomie pour autoriser le projet litigieux. Les griefs d'application arbitraire de l'art. 20 RPGA et de violation de l'autonomie communale doivent par conséquent être rejetés.