Citation: 2C_956/2022 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, la recourante, qui se prévaut de son activité de juge au sein du TANU et d'arbitre au sein du CIRDI, soutient en substance que la présente cause soulève la question juridique de principe de savoir dans quelle mesure l'assistance administrative internationale en matière fiscale est limitée par des règles prévoyant l'immunité d'une personne visée par une demande d'assistance administrative. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif fédéral a constaté que le TANU avait cessé d'exister au 31 décembre 2009 et que la recourante n'avait donc pas pu fonctionner comme juge au sein de cette instance durant les périodes 2010 à 2015 visées par la demande d'assistance administrative en cause. À cela s'ajoute que la recourante n'a pas établi qu'elle aurait perçu des revenus liés à son activité de juge au TANU sur le compte bancaire visé par la demande durant la période 2010 à 2015, qu'elle n'explique pas en quoi ces revenus seraient concernés par l'immunité dont elle se prévaut ou quelles seraient les informations figurant dans la documentation bancaire destinées à être transmises qui seraient couvertes par cette immunité. En conséquence, le fait que la recourante a exercé une activité de juge au TANU jusqu'à la fin de l'année 2009 ne soulève aucune question juridique de principe concrète et ne saurait donc justifier une entrée en matière, le Tribunal fédéral n'ayant pas pour fonction de trancher des questions abstraites (cf. ATF 142 II 161 consid. 3). En revanche, la question se pose de savoir si le fait que la recourante a fonctionné comme arbitre au sein du CIRDI durant la période couverte par la demande d'assistance administrative peut faire obstacle à l'échange de renseignements, comme elle l'allègue en invoquant plusieurs conventions internationales. Le Tribunal fédéral n'a jamais eu l'occasion de trancher cette question, qui revêt les caractéristiques d'une question juridique de principe. La condition de l'art. 84a LTF est partant remplie.