Citation: U 249/01 30.07.2002 E. 1

- subluxation cervicale en relation avec un coup du lapin (rapport du docteur N.________, du 15 décembre 1993); - traumatisme cervical indirect en hyperextension avec probable coup du lapin (rapport du docteur E.________, du 20 avril 1995); - exposition à d'autres mécanismes conduisant au même résultat qu'un coup du lapin (rapport du docteur G.________, du 11 juillet 1995, p. 4); - distorsion de la colonne cervicale qui a inauguré une évolution défavorable comme on l'observe fréquemment dans les cas de whiplash-injury (rapport du docteur V.________, du 24 juin 1999, p. 11). Il faut déduire de ces avis médicaux, qui se réfèrent tous au mécanisme du "coup du lapin", ainsi que des conséquences immédiates de l'accident ("bosse" fronto-temporale gauche et atteinte cervicale sous forme d'hyperextension, de distorsion ou de subluxation), que le traumatisme en cause présente néanmoins d'importantes similitudes avec un accident de ce type. Celles-ci justifient que les principes développés par la jurisprudence dans ce domaine trouvent application en l'espèce (cf. en relation avec un assuré dont le véhicule a été percuté latéralement par un tram: SVR 1995 UV 23 p. 67). bb) Postérieurement à l'accident du 30 novembre 1993, la recourante s'est plainte, en résumé, de douleurs à la nuque en permanence, de céphalées diffuses et de lancées douloureuses avec, parfois, une sensation de bloquage dans la région occipitale (rapport du docteur G.________, p. 2; rapport du docteur B.________, du 29 mai 1996, p. 2; rapport du docteur V.________, p. 8). Les douleurs ainsi décrites, accompagnées de nausées et de difficultés de concentration ainsi que d'irritabilité durant les crises algiques (rapport du docteur V.________, p. 8) correspondent dans l'ensemble au tableau clinique des séquelles d'un traumatisme de type "coup du lapin" (v. supra consid. 3a) - lors même que des troubles marqués de la mémoire et de la concentration font défaut (rapport du docteur V.________, p. 13). Ce point est, au demeurant confirmé tant par le docteur G.________ que par le docteur V.________ (rapport du docteur G.________, p. 4; dito du docteur V.________, p. 8). Si, par ailleurs, les examens par imagerie médicale et radiographie réalisés au mois de février 1994 n'ont pas permis de mettre en évidence des lésions traumatiques directes ou indirectes, les plaintes précitées peuvent, sans aucun doute, être attribuées à une atteinte à la santé. Peu importe, à ce stade du raisonnement, que cette dernière soit qualifiée de fibromyalgie par le docteur G.________ (rapport précité, p. 5), de syndrome douloureux cervical subjectif post-traumatique suite à un "whiplashinjury" et de trouble somatoforme douloureux évoluant dans le cadre d'un stress post-traumatique (rapport précité du docteur B.________, p. 4) ou de syndrome douloureux craniocervical dans le cadre d'un whiplash-injury (dito du docteur V.________, p. 15). L'existence d'un rapport de cause à conséquence entre l'atteinte à la santé et l'accident étant, en outre, également confirmée tant par le docteur G.________ (rapport précité, p. 5 ad question 3) - qui relève, nonobstant son diagnostic de fibromyalgie, que les plaintes peuvent être considérées, en l'absence d'éléments étrangers à l'accident, comme étant la conséquence directe de cet événement - que par le docteur V.________ (rapport précité, p. 16 ad question 10), l'existence d'un rapport de causalité naturelle doit être admise conformément à la jurisprudence rappelée ci-dessus (consid. 3a). Il convient dès lors d'examiner si ce rapport de causalité est non seulement naturel mais adéquat de surcroît.