Citation: 4A_565/2016 E. 1.2

1.2. La cour précédente a intégralement rejeté la demande et la demande reconventionnelle. Elle a jugé que les défenderesses n'avaient pas violé le droit des designs ou les règles prohibant la concurrence déloyale, de sorte que la question d'un éventuel dédommagement ou celle de la publication du dispositif du jugement ne se posaient plus. La décision de l'autorité précédente met donc un terme à l'ensemble de la procédure et, bien qu'intitulée " jugement séparé ", elle représente une décision finale au sens de l'art. 90 LTF (cf. arrêt 4A_139/2012 du 8 juin 2012 consid. 1.4 non publié in ATF 138 III 461). S'agissant du délai de recours (art. 48 al. 1 et 100 al. 1 LTF), il résulte des pièces (page de garde accompagnant le jugement entrepris et document contenant le suivi des envois de la poste) transmises par le recourant qu'il a été respecté. Contrairement à ce que pensent les intimées, l'omission (reprochée au recourant) de joindre ces pièces ne saurait quoi qu'il en soit, à défaut d'un avertissement préalable au sens de l'art. 42 al. 5 LTF, entraîner d'emblée l'irrecevabilité du mémoire de recours (sous réserve d'un abus de droit dont les défenderesses ne se prévalent pas). Pour le reste, interjeté par la partie qui a succombé notamment dans ses conclusions en cessation de l'atteinte (art. 76 al. 1 LTF), dirigé contre un jugement rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), le recours est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans la forme (art. 42 LTF) prévue par la loi.