Citation: 8C_683/2017 E. 4

La recourante relève tout d'abord que l'examen par les juges cantonaux du lien de causalité adéquat entre les troubles psychiques de l'assurée et l'accident est prématuré. En tout état de cause, elle conteste qu'un tel lien doit être admis au regard des critères déterminants consacrés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident. La recourante reproche ensuite aux juges cantonaux d'avoir retenu, sur la base de la seconde expertise judiciaire bidisciplinaire à laquelle ils se sont ralliés, que l'assurée avait présenté, à raison des troubles somatiques et psychiques mis en évidence, une incapacité de travail de 50 % du 1er mai au 31 décembre 2011. Dans ce contexte, elle fait essentiellement valoir que l'évaluation de la capacité de travail par les experts judiciaires n'est pas convaincante, surtout en considération des avis exprimés par ses médecins-conseil (les docteurs E.________, G.________ et K.________). Enfin, la recourante fait grief aux juges cantonaux de s'être contentés de reprendre à leur compte le taux auquel l'assurée avait effectivement travaillé pour fixer le droit aux indemnités journalières pour la période antérieure au 1er mai 2011 (soit 0 % jusqu'au 11 janvier 2011, puis 25 % jusqu'au 30 avril 2011).