Citation: 8C_657/2023 E. 5.1

5.1. Selon la jurisprudence, le revenu que pourrait réaliser l'assuré sans invalidité est en principe établi sans prendre en considération les possibilités théoriques de développement professionnel (lié en particulier à un complément de formation) ou d'avancement, à moins que des indices concrets rendent très vraisemblable qu'elles se seraient réalisées. Cela pourra être le cas lorsque l'employeur a laissé entrevoir une telle perspective d'avancement ou a donné des assurances en ce sens. En revanche, de simples déclarations d'intention de l'assuré ne suffisent pas; l'intention de progresser sur le plan professionnel doit s'être manifestée par des étapes concrètes, telles que la fréquentation d'un cours, le début d'études ou la passation d'examens (ATF 145 V 141 consid. 5.2.1; arrêts 8C_287/2023 du 13 décembre 2023 consid. 2.3, 8C_45/2022 du 3 août 2022 consid. 3.2 et les références, in SVR 2023 UV n°7 p. 19). Ces principes s'appliquent aussi dans le cas de jeunes assurés (arrêts 8C_287/2023 du 13 décembre 2023 consid. 2.3; 8C_550/2009, 8C_677/2009 du 12 novembre 2009 consid. 4.2, in SVR 2010 UV n° 13 p. 52). Le point de savoir si le salaire réel aurait augmenté grâce à un développement des capacités professionnelles individuelles, notamment un changement de profession, doit être établi au degré de la vraisemblance prépondérante (arrêt 8C_45/2022 du 3 août 2022 consid. 3.2 et les références, in SVR 2023 UV n°7 p. 19).