Citation: 2A.103/2006 01.06.2006 E. C

Par recours au Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral), AA.________ et ses filles E.________ et F.________ ont demandé l'annulation de la décision de l'Office fédéral du 23 juillet 2004. Le 18 janvier 2006, le Département fédéral a rejeté le recours et confirmé que AA.________ et ses filles E.________ et F.________ demeuraient assujetties aux mesures de limitation. Il a relevé que, bien que AA.________ ait vécu au total environ seize ans en Suisse, elle avait quitté volontairement le territoire helvétique en 1999 avec sa famille, ce qui démontrait que sa relation avec la Suisse n'était pas si étroite, à ce moment-là, qu'un renvoi aurait constitué une rigueur excessive. Le Département fédéral a par ailleurs observé que AA.________ avait attendu jusqu'au mois de décembre 2003 avant de revenir sur le territoire helvétique. Une rupture aussi longue s'opposait à ce que l'intéressée puisse rentrer à sa guise, après quatre ans et demi d'absence, ce d'autant qu'aucune circonstance exceptionnelle n'avait conduit AA.________ à quitter la Suisse pour retourner vivre et travailler au Chili. Quant à ses filles jumelles, E.________ et F.________, elles avaient d'abord vécu en Suisse jusqu'à moins de deux ans, puis de trois ans et demi à six ans et demi. Elles avaient passé les quatre années suivantes au Chili où elles avaient suivi les premières années de scolarité obligatoire. Compte tenu de leur jeune âge, un éventuel départ de Suisse ne pouvait entraîner pour elles des difficultés d'adaptation impossibles à surmonter dans le pays qui avait vu naître et grandir leurs parents. Au vu de la décision précitée du Département fédéral, le Tribunal administratif a constaté, le 25 janvier 2006, que le recours pendant devant lui - dont il avait suspendu l'instruction - n'avait plus d'objet et il a informé les parties que, sauf objection motivée dans un délai échéant le 9 février 2006, cette cause serait rayée du rôle.