Citation: 1B_249/2013 E. 6.1

6.1. Le risque de fuite doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger, qui font apparaître le risque de fuite non seulement possible, mais également probable (ATF 117 Ia 69 consid. 4a p. 70 et la jurisprudence citée). La gravité de l'infraction ne peut pas, à elle seule, justifier la prolongation de la détention, même si elle permet souvent de présumer un danger de fuite en raison de l'importance de la peine dont le prévenu est menacé (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62; 117 Ia 69 consid. 4a p. 70; 108 Ia 64 consid. 3 p. 67). En l'espèce, la cour cantonale a admis l'existence d'un risque de fuite. Elle a considéré que, compte tenu de la faible insertion sociale du recourant (sans emploi, au bénéfice de l'aide sociale et vivant seul) et de la gravité de l'infraction qui lui est reprochée, il y avait lieu de craindre qu'il se soustraie à la poursuite pénale en entrant dans la clandestinité, notamment en s'enfuyant à l'étranger; s'il était ressortissant suisse, le recourant, né en Grande-Bretagne, avait néanmoins affirmé qu'il lui était aisé d'obtenir la nationalité de son père, ressortissant du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Comme relevé par le recourant, la cour cantonale tait le fait qu'il a également déclaré vivre depuis l'âge d'environ 6 ans (depuis 1989-1990) en Suisse où habitent également ses parents et sa soeur; l'intéressé a également souligné n'avoir aucun contact en Grande-Bretagne. Or, ces éléments importants ne paraissent pas avoir été pris en compte par l'instance précédente lorsqu'elle a procédé à l'examen du risque de fuite. Le fait que le recourant bénéficie de l'aide sociale et qu'il lui serait possible d'obtenir la nationalité de son père ne semblent dès lors pas constituer, dans le cas d'espèce, des indices suffisants pour conclure à l'existence d'un risque de fuite qu'il y aurait "sérieusement lieu de craindre", selon les termes de l'art. 221 al. 1 CPP. La question du risque de fuite - au demeurant délicate in casu - peut toutefois rester indécise, compte tenu de l'affirmation du risque de collusion (cf. consid. 6.2 infra).