Citation: 6B_99/2025 E. 7

Conformément à l'art. 139 al. 1 CPP, qui consacre la liberté de la preuve, les autorités pénales mettent en oeuvre tous les moyens de preuves licites qui, selon l'état des connaissances scientifiques et l'expérience, sont propres à établir la vérité. Le recourant ne tente pas de soutenir que, d'un point de vue scientifique, technique ou selon l'expérience, le nitrate d'argent n'aurait été apte ni à marquer discrètement les coupures ni à maculer de manière visible à l'oeil nu, durable et résistante au lavage de la peau en contact avec ce produit. Il n'invoque pas avoir vainement requis la mise en oeuvre d'une expertise sur ce point, ne se plaint plus en instance fédérale qu'une comparaison avec les siennes des empreintes digitales figurant sur l'enveloppe n'ait pas été effectuée (arrêt entrepris consid. 10.3 p. 13) et n'affirme pas plus que les autorités cantonales n'auraient pas disposé des connaissances et des capacités nécessaires pour constater ou juger l'état de fait (art. 182 CPP). Il n'explique pas non plus en quoi l'auteur du rapport ou l'inspecteur entendu en appel n'auraient pas été en mesure de décrire le procédé mis en place, d'attester l'identification et le traitement des billets, de "[voir] qu'on était sur une personne qui avait clairement manipulé les billets " lors du contrôle et de décrire le résultat obtenu (les taches sur les mains) puis le déroulement de la perquisition domiciliaire. Il n'expose pas plus en quoi il aurait été privé de la possibilité de contester les affirmations contenues dans le rapport précité ou les explications fournies par l'inspecteur en appel. On recherche de même toute indication sur ce qui pourrait susciter fût-ce un simple doute quant au fait que le billet de 200 fr. retrouvé dans l'enveloppe escamotée dans son pantalon aurait bien été l'un de ceux marqués par la police. En se bornant à reprocher à la cour cantonale d'avoir accordé une valeur " prépondérante " au rapport du 5 mai 2022, sans tenter de démontrer qu'il aurait été insoutenable de taxer de " fantaisiste " sa version des faits ou de tirer des conclusions de son comportement " agité " lors de la perquisition, l'argumentaire du recourant n'est pas de nature à mettre en évidence une appréciation des preuves insoutenable, moins encore dans son résultat. Ses développements ne sont manifestement pas aptes non plus à suggérer que des preuves effectivement retenues contre lui auraient été "celées" au mépris de l'art. 192 CPP ou en violation du principe de la bonne foi (art. 3 al. 2 let. a CPP) ou encore à rendre simplement vraisemblable une violation de ses droits fondamentaux, respectivement des droits élémentaires de la défense, qu'il ne mentionne que de manière générique et toute générale, sans égard aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.