Citation: 6B_447/2020 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant soutient ensuite avoir apporté la preuve que l'intimé 2 aurait violé plusieurs règles élémentaires en matière de protection de l'environnement. La cour cantonale aurait omis de prendre en compte la loi fédérale sur la protection contre les substances et les préparations dangereuses (loi sur les produits chimiques, LChim; RS 813.1), en particulier l'art. 8. En outre, les mises en garde pour l'utilisation du "Roundup" seraient mentionnées sur tout emballage, conformément à la législation fédérale. Il appartiendrait dès lors à tout utilisateur d'en prendre connaissance et d'en respecter les règles d'utilisation et de dosage. A défaut d'avoir été instruit à ce sujet, l'intimé 2 aurait à tout le moins dû se renseigner à cet égard. A l'appui, il se réfère à un auteur de doctrine qui commente l'arrêt du Tribunal fédéral du 18 juin 2019 rendu par la Ière Cour de droit social dans cette affaire (8C_659/2018). Il ne ressort toutefois pas des faits retenus par la cour cantonale, qui lient le Tribunal fédéral, dès lors que le recourant ne démontre en quoi ceux-ci auraient fait l'objet d'une constatation on d'une omission arbitraire de la part de la cour cantonale, que le recourant n'aurait pas pris les mesures nécessaires à la protection de la vie et de la santé ou n'aurait pas tenu compte des informations fournies à ce sujet par le fabricant (cf. art. 8 LChim). Sur la base des faits constatés, c'est dès lors à bon droit que la cour cantonale a estimé qu'il n'y avait pas de violation des prescriptions en matière de protection de l'environnement, dont la LChim invoquée par le recourant. Infondé, le grief est partant rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. Le recourant se réfère ensuite à un courriel du 12 mars 2015 de D.________, duquel il ressortirait que le désherbant devait être passé uniquement du 7 au 10 avril, "plante par plante", les semaines suivantes prévoyant uniquement du fauchage. Cette pièce entrerait en "totale contradiction" avec le raisonnement de la cour cantonale concernant l'absence de directives claires. La pièce invoquée ne dit pas cela. Concernant la semaine du 7 au 10 avril 2015, était ainsi prévu ce qui suit: "Mise en eau progressive irrigation coteau et plaine + réparations fuites + désherbant, massifs fleurs, cimetières + bord des routes (sauf rte P.________) " (cf. art. 105 al. 2 LTF, pièce 422 du dossier cantonal). La méthode "plante par plante" n'y est pas spécifiée, contrairement à ce que prétend le recourant. En tout état, ce calendrier - qui ressort déjà de l'état de fait retenu par la cour cantonale et qui a été pris en compte (cf. jugement entrepris, p. 9 et 23) - ne suffit pas à démontrer en quoi la cour cantonale aurait sombré dans l'arbitraire en retenant qu'aucune des personnes entendues n'avait confirmé qu'il était d'usage d'utiliser les désherbants "plante par plante" et qu'il apparaissait plutôt que la pratique consistait à épandre les produits sur une bande de 30 cm. Il n'était dès lors pas insoutenable pour la cour cantonale de conclure à l'absence de directives claires communiquées aux employés du service des travaux publics sur ce point. Le grief est partant rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. Pour le reste, l'argumentation du recourant est irrecevable, dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait retenu par la cour cantonale. Il en va ainsi lorsqu'il affirme que l'intimé 2 aurait travaillé durant plusieurs années comme vendeur de produits phytosanitaires, qu'il serait exploitant de vignes et qu'il aurait donc suffisamment de connaissances au sujet de la toxicité du "Roundup", contrairement à ce qu'aurait retenu la cour cantonale. Enfin, c'est de manière purement appellatoire, partant irrecevable, que le recourant prétend que l'intimé 2 aurait fait de fausses déclarations en procédure pénale.