Citation: 6B_1002/2009 25.03.2010 E. 1

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu. Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comprend en particulier le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves, de prendre connaissance du dossier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 135 I 279 consid. 2.3). Il comprend également le droit pour l'accusé d'être jugé en sa présence, droit qui n'est toutefois pas absolu. Les débats peuvent avoir lieu en l'absence de l'accusé, lorsque celui-ci refuse d'y participer ou lorsqu'il se place fautivement dans l'incapacité de le faire (ATF 129 II 56 consid. 6.2 p. 59 s.). La recourante soutient n'avoir pas été en mesure de faire valoir son droit d'être entendue soit notamment le droit de participer à l'administration des preuves, les greffes des juridictions concernées s'étant manifestement trompés quant à son adresse, alors même que celle-ci était connue de la police. Elle s'étonne que le greffe du Tribunal de police l'ait convoquée chez A.________, bien qu'elle ait déclaré dès le début de la procédure qu'elle était domiciliée chez B.________. L'autorité cantonale indique pour sa part que malgré une citation édictale la recourante a fait défaut à l'audience du Tribunal de police. Les deux adresses apparaissent dans le dossier. La recourante a notamment signé, en date du 25 février 2008, une déclaration faite à la police judiciaire et en tête de laquelle figure l'adresse chez A.________. A la même date, elle a en outre signé un formulaire intitulé "situation personnelle et financière" dans lequel elle a indiqué, sous la rubrique "adresse complète", celle de A.________". Dans ces circonstances, reprocher à l'autorité d'avoir utilisé cette adresse pour ses communications contrevient au principe de la bonne foi, auquel la recourante doit se conformer (voir Yves Donzallaz, La notification en droit interne suisse, 2002, p. 85 n° 74). Par ailleurs, la recourante relève elle-même, que n'étant pas parvenue à l'atteindre, l'autorité l'a convoquée par voie édictale. De fait, plusieurs citations et notifications ont été effectuées, à différents stades de la procédure, par voie de publication dans la Feuille d'avis officielle. La recourante n'indique pas quels règles ou principes juridiques auraient été violés par ces notifications ou convocations effectuées dans ce contexte par voie édictale. Il n'y a pas lieu d'examiner cette question faute d'une motivation répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Dès lors, mal fondé dans la mesure où il est recevable, ce grief ne peut qu'être rejeté.