Citation: 4A_25/2024 E. 4.2.3

4.2.3. L'intimée, dans sa réponse, estime que le recourant aurait dû individualiser les prétentions à l'égard de chacune des appelées en cause. Il se serait dérobé à cette obligation en se contentant de prendre des conclusions en paiement de 6'256'352 fr. contre chacune d'entre elles, sommes qui - additionnées - représenteraient près du double du montant que B.________ réclame au recourant. Cela étant, il tombe sous le sens que le recourant n'entend pas réclamer à chacune des appelées en cause une partie seulement de la somme qu'il pourrait devoir à B.________. Il entend de toute évidence couvrir toutes les hypothèses, ce qui peut s'expliquer tant par les sommes litigieuses que par la complexité des questions juridiques, et réclamer l'entier à chacune d'entre elles, quitte à essuyer le rejet de l'une (à tout le moins) de ses deux actions. Rien dans les allégations qu'il a formulées ne permet d'inférer qu'il en serait autrement. En cela, le présent cas se distingue de l'ATF 147 III 166 où il s'agissait de défauts affectant un immeuble pour lesquels l'appelante en cause, bien qu'ayant indiqué que certaines des appelées en cause ne répondaient que d'un seul des défauts pour lesquels elle était elle-même actionnée, n'en réclamait pas moins le tout à chacune d'entre elles (ATF 147 III 166 consid. 3.4). Pour répondre à un autre de ses arguments, il est clair que le recourant a conclu au paiement de 6'256'352 fr. car cette somme correspond au montant dont il pourrait lui-même répondre, pour ne pas l'avoir facturé à C.________ lorsqu'il était administrateur de B.________. Ceci scelle le sort de la requête d'admission de l'appel en cause à l'endroit de C.________, laquelle doit être admise.