Citation: 1B_158/2015 E. 2

A teneur de l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. Conformément à l'art. 105 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente. Selon l'art. 105 al. 2 LTF, il peut rectifier ou compléter d'office les constatations de l'autorité précédente si les faits ont été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de façon manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 III 226 consid. 4.2 p. 234; 136 II 304 consid. 2.4 p. 314). Le recourant peut critiquer les constatations de fait aux mêmes conditions, si la correction du vice soulevé est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). En l'espèce, le recourant se prévaut de deux pièces qui ne figuraient pas au dossier pour faire compléter l'état de fait par l'indication que le Ministère public a été averti de l'ordonnance de mise en liberté par deux e-mails que le Tmc lui a adressés à 11h53 et 11h57. Conformément à l'art. 99 al. 1 LTF, ces pièces sont en principe irrecevables. Dans la mesure où tant le Ministère public que la cour cantonale adhèrent à cette version des faits, rien ne s'oppose à ce qu'ils soient pris en considération en application des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF. Ainsi qu'on le verra ci-dessous, ces faits sont toutefois sans incidence pour le sort de la cause.