Citation: 1B_2/2010 24.03.2010 E. 1

B.________ fait l'objet d'une enquête pénale instruite par le Juge d'instruction du canton de Vaud pour abus de confiance, d'office et sur plainte des époux C.________. Ces derniers lui reprochent d'avoir aliéné à leur insu et sans leur accord l'appartement dont ils étaient propriétaires à Montreux et d'avoir conservé le produit de la vente. Par ordonnance du 29 octobre 2009, le Juge d'instruction a ordonné le séquestre des avoirs du compte n° xxx ouvert auprès de la banque X.________, à Genève, au nom de A.________, sur lequel aurait été créditée une partie du produit de la vente. Le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision sur recours de la titulaire du compte au terme d'un arrêt rendu le 11 novembre 2009. Par acte du 28 décembre 2009, remis à la poste le 31 décembre 2009, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral. Elle demande que le séquestre de son compte soit levé dans les plus brefs délais et que "cesse la torture financière subie depuis deux mois". Invitée à élire un domicile de notification en Suisse, conformément à l'art. 39 al. 3 LTF, A.________ a déclaré ne pas être en mesure de donner l'adresse d'une personne en Suisse. De même, elle n'a pas versé l'avance de frais de 1'000 fr. requise dans le délai imparti au 16 février 2010. Un jour avant l'échéance du délai supplémentaire au 18 mars 2010 fixé pour s'acquitter de cette avance, elle a requis une prolongation de délai en précisant qu'elle ne disposait pas d'une telle somme. Sa requête a été traitée comme une demande d'assistance judiciaire partielle et il a été renoncé à la perception d'une avance de frais. Le Tribunal d'accusation a produit le dossier de la cause. Il n'a pas été demandé de réponse au recours.