Citation: 2C_356/2024 E. 7.4

7.4. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que, lors de l'entretien de licenciement du 21 août 2008, le recourant a non seulement déclaré qu'il souhaitait aller voir "de ce pas" son supérieur hiérarchique, mais a aussi exprimé de l'animosité à l'égard de celui-ci (arrêt attaqué consid. 6.4.3.2). Ce fait, que le recourant ne remet pas en cause sous l'angle de l'arbitraire, lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). À cela s'ajoute que le recourant était en conflit ouvert avec ledit supérieur depuis 2005 et avait déjà, un peu plus d'un an avant son licenciement, fait l'objet d'une mesure de sécurité sous la forme d'un retrait de son arme durant un an. Enfin, après l'entretien de licenciement, la reddition du matériel professionnel de l'intéressé a été tendue et a mené à sa reconduction escortée à son domicile par un employé de fedpol. Comme l'a retenu à juste titre le Tribunal administratif fédéral, c'est cet ensemble de circonstances qui est déterminant pour évaluer le bien-fondé de l'appel à la police. Sur la base de ces éléments, et cela même si les juges précédents ont retenu que l'existence de menaces prononcées par le recourant lors de son entretien de licenciement ne ressortait pas du procès-verbal, mais que ses propos avaient été perçus comme tels par le rédacteur de ce document (cf. supra consid. 4.3), on ne voit pas que l'on puisse reprocher à fedpol d'avoir pris, conformément à ses devoirs découlant des art. 4 al. 2 let. g LPers et 328 al. 1 CO, des mesures pour protéger le supérieur hiérarchique du recourant. Contrairement à ce qu'affirme ce dernier - qui, sur ce point, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable (cf. supra consid. 2.2), se contente de substituer son point de vue à celui des juges précédents - il existait un ensemble de faits suffisamment sérieux imposant l'intervention de fedpol afin de protéger l'ancien supérieur du recourant.