Citation: 9C_360/2014 E. 5.1

5.1. En premier lieu, il y a lieu d'examiner si, comme l'ont retenu les premiers juges, l'acte ordinaire de la vie consistant à se déplacer englobe pour un enfant le fait de marcher à quatre pattes, de ramper ou de pouvoir se déplacer sur les fesses. Il n'est pas contestable que l'acquisition de l'un ou l'autre de ces modes de déplacement fait partie du processus normal de développement de l'enfant en bas âge, tout en constituant la première étape concrète vers son autonomie. Dans la mesure où les recommandations concernant l'évaluation de l'impotence déterminante chez les mineurs reconnaissent le fait pour l'enfant de se tenir assis bien droit à dix mois comme constituant un acte ordinaire de la vie, il n'y a objectivement aucune raison de ne pas reconnaître le fait de marcher à quatre pattes, de ramper ou de pouvoir se déplacer sur les fesses comme une des fonctions partielles de l'acte ordinaire de la vie consistant pour un enfant à se déplacer, dès lors qu'il s'agit également d'une étape significative du développement de l'enfant. L'interprétation à laquelle a procédé la juridiction cantonale ne viole par conséquent pas le droit fédéral.