Citation: 7B_1089/2024 E. 3.3

3.3. L'autorité cantonale a relevé que le recourant ne mettait en évidence aucune contradiction manifeste de l'expertise et qu'il se contentait de lui opposer le rapport du 10 juillet 2024. Elle a précisé que ce document rapportait les diagnostics posés par les experts, sans les remettre en cause, et constatait que le recourant bénéficiait du suivi mis en place, ainsi que de l'absence de prise de toxiques et d'alcool. Elle a toutefois relevé qu'une telle abstention de consommation en milieu protégé tel qu'un lieu de détention était notoirement insuffisante pour conclure à une véritable modification des habitudes de consommation. Elle a relevé, de plus et surtout, que les conclusions du rapport précité étaient logiquement influencées par la relation thérapeutique. Dans ces circonstances, la cour cantonale a considéré qu'il fallait, au stade de l'examen du risque de réitération, examiner cet avis avec prudence. Sur ce point, elle a précisé que l'avis du 10 juillet 2024 ne préconisait d'ailleurs pas de changement de cadre et ne se prononçait notamment pas sur une poursuite de la thérapie dans un autre contexte que celui de l'enfermement actuel. Elle a ajouté que ce rapport, qui rappelait le risque de récidive élevé retenu par les experts, ne revenait pas du tout sur ce constat et ne permettait ainsi pas de l'atténuer. Ainsi, nonobstant le suivi initié, la juridiction cantonale a considéré que la mesure thérapeutique institutionnelle ordonnée par l'autorité de jugement de première instance, considérée comme nécessaire par les experts, n'avait pas débuté, de sorte que le risque de récidive élevé persistait (ordonnance querellée, pp. 5-6).