Citation: 6B_236/2021 E. 2.2

2.2. Il ressort du jugement attaqué que, s'agissant des conséquences médicales des faits reprochés au recourant, tant l'expert que les autres intervenants ont relevé que l'intimée avait développé d'importants symptômes de stress post-traumatiques et avait présenté une rechute dépressive ainsi que des troubles alimentaires (cf. jugement attaqué, consid. 5.4.2 à 5.4.4, 5.6 et 5.7). Le fait qu'elle ait déjà été hospitalisée par le passé ou qu'elle ait souffert de dépression ne change rien au fait que les actes du recourant ont causé chez elle des lésions psychiques. Pour le surplus, même si, comme il le soutient, le recourant n'avait pas connaissance des problèmes de santé passés de l'intimée, il ressort des faits établis par la cour cantonale qu'il était au courant du retard mental de l'intéressée et de sa nature accommodante (cf. supra consid. 1.4) et qu'il a profité de sa docilité pour l'amener à faire preuve de complaisance en matière sexuelle (cf. jugement attaqué, p. 40). Dans ces conditions, il n'était pas arbitraire pour la cour cantonale de retenir qu'il ne pouvait pas ignorer que les abus commis au détriment de l'intimée pouvaient causer une souffrance morale ou psychique à celle-ci. Le grief du recourant est rejeté.