Citation: 4A_524/2009 05.03.2010 E. 4.2.3

4.2.3.1 Dans la dernière branche du moyen en question, le recourant déplore que le TAS n'ait pas du tout répondu à son argument selon lequel une atteinte à l'honneur d'une personne morale n'est punissable que si elle résulte d'une attaque dirigée contre ce sujet de droit en tant que tel, et non pas seulement contre des personnes physiques agissant pour lui. Le TAS ne se serait pas non plus penché sur l'argument voulant que le recourant cherchât justement à protéger l'intimée, et non pas à lui nuire, en dénonçant les agissements commis à son détriment par deux de ses organes. 4.2.3.2 Cette argumentation n'est pas plus fondée que les précédentes. Le TAS s'est basé ici sur une disposition du Code disciplinaire de Y.________ - l'art. 47 - qui sanctionne spécifiquement toute atteinte à la réputation et aux intérêts de cette association en tant que telle. Il a en outre indiqué pourquoi le comportement adopté par le recourant constituait une telle atteinte, notamment en ce qu'il était propre à discréditer Y.________ elle-même, outre les deux personnes physiques victimes de cette atteinte. Au demeurant, il appert clairement des considérants de la sentence que le TAS a écarté, fût-ce de manière implicite, l'argument selon lequel le recourant aurait agi dans un but altruiste, c'est-à-dire pour venir en aide à Y.________.