Citation: 9C_689/2018 E. 5

La juridiction cantonale a constaté que le recourant ne remettait pas en cause les conclusions médicales - au demeurant convaincantes - des médecins de la CRR, selon lesquelles il pouvait exercer à 100 % une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles (accroupissements, activités contraignantes pour les genoux, équilibre et port de charge limité à un niveau moyen de 15-25 kg). Procédant à la comparaison des revenus au sens de l'art. 16 LPGA, les premiers juges se sont référés pour fixer le revenu d'invalide aux salaires statistiques ressortant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Ils ont retenu un montant de 63'636 fr. 50 correspondant au salaire réalisé en 2016 par un homme exerçant à plein temps des tâches physiques ou manuelles simples dans le secteur privé (ESS 2014, tableau TA 1, niveau 1, horaire usuel de travail de 41,7 heures, puis adaptation à l'évolution des salaires jusqu'en 2016), avec un taux d'abattement de 5 %. Ils ont comparé ce montant au revenu sans invalidité de 77'117 fr. 76, fondé sur la moyenne des revenus inscrits sur le compte individuel AVS de l'assuré durant les années 2009 à 2014 (après adaptation à l'évolution des salaires jusqu'en 2016) et qui correspondaient aux décomptes de salaire produits par le recourant; le degré d'invalidité s'élevait à 17 % (17,48 %). Le recourant n'avait dès lors pas droit à une rente d'invalidité ou à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel. Qui plus est, de telles mesures n'avaient pas lieu d'être dès lors que l'exercice d'activités ne nécessitant pas de formation particulière était à la portée du recourant, sans qu'un préjudice économique important ne subsistât.