Citation: 6B_971/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste l'argumentation de la cour cantonale quant à sa dangerosité, en relevant que, dans le cadre du dispositif autour de l'appartement protégé en place depuis 2021, le risque de récidive est contenu et qu'il n'a d'ailleurs commis aucune infraction depuis lors. Ce faisant, il oppose essentiellement sa propre appréciation à celle des experts et de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. En tout état, force est de constater, en l'espèce, que le rapport d'expertise retient un risque de récidive modéré d'actes de violence, que le recourant a commis de multiples infractions par le passé et qu'il ressort des faits du jugement attaqué une absence de reconnaissance des faits par l'intéressé. On relèvera encore que le recourant se trouvait déjà dans l'appartement protégé au moment où le rapport d'expertise a été rendu avec ses conclusions s'agissant du risque de récidive et que le fait qu'il n'ait pas commis d'infraction depuis 2021 n'apparaît pas décisif, étant rappelé qu'il ressort du jugement attaqué qu'il est en détention depuis fin novembre 2022. Par ailleurs, quoi qu'en dise le recourant, ainsi que cela ressort du jugement attaqué, les experts ont clairement indiqué que le traitement pouvait se poursuivre dans le cadre de l'exécution de la peine. Les éléments invoqués ne permettent pas de conclure que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en se ralliant aux conclusions de l'expertise judiciaire à cet égard. Le recourant semble d'ailleurs perdre de vue que, compte tenu du fait qu'il a été condamné à une peine d'une durée de cinq ans, son besoin de traitement doit être d'autant plus marqué pour qu'une suspension soit envisageable (cf. supra consid. 2.1). Dans son recours, le recourant se réfère au rapport d'expertise et au rapport de son médecin traitant pour faire valoir qu'il semble avoir bénéficié du cadre que procure un appartement protégé, qu'il était compliant à son traitement psychiatrique ambulatoire intégré, dans lequel il s'investissait de manière positive, et que la situation a été considérée par son médecin comme avoir cliniquement été "au plus stable depuis le mois de mai 2021". Ces éléments ne permettent toutefois pas de retenir que les perspectives de succès du traitement seraient considérablement compromises par l'exécution de la peine privative de liberté (cf. arrêt 6B_1150/2014 du 19 novembre 2015 consid. 3.2.2), étant rappelé que l'octroi de la suspension ne doit pas servir à contourner l'exécution de la peine (cf. ATF 129 IV 161 consid. 4.1, cf. aussi QUELOZ/ZERMATTEN, op. cit., 2021, n° 27 ad art. 63 CP).