Citation: 4A_387/2022 E. 2.2

2.2. La présente affaire porte sur un complexe de faits similaire et soulève la même question juridique. La cour cantonale a fondé son refus de faire droit à la commission rogatoire sur la base de la même motivation que celle examinée dans la cause 4A_389/2022. Dans son mémoire de réponse, la partie intimée s'emploie à démontrer, de manière guère convaincante, que la solution retenue dans l'arrêt fédéral précité ne pourrait pas être transposée au cas d'espèce, sous prétexte que l'épouse de feu B.________, contrairement à ce qui était le cas des parties intimées dans la cause 4A_389/2022, fait l'objet de poursuites pénales dans l'Etat U.________ et allègue avoir été déjà été victime, à l'instar du défunt, de diverses violations de ses droits fondamentaux dans l'Etat précité. Ce faisant, elle ne démontre toutefois pas que l'exécution de la commission rogatoire litigieuse serait susceptible en elle-même de porter atteinte à la souveraineté ou à la sécurité de la Suisse. En raisonnant comme elle le fait, elle perd en outre de vue que la possibilité que les moyens de preuve sollicités puissent éventuellement être utilisés à d'autres fins n'est pas décisive (arrêt 4A_389/2022, précité, consid. 4.6 destiné à la publication). Au demeurant, on ne saurait priver la recourante du droit de se défendre par tous les moyens jugés utiles à ses yeux sans qu'elle doive, pour ce faire, enfreindre la législation suisse relative au secret bancaire. Il s'ensuit que, par identité de motifs avec les considérants de l'arrêt rendu le 12 mars 2023 dans la cause 4A_389/2022, le moyen pris de la violation de l'art. 12 § 1 let. b CLaH70 s'avère fondé.