Citation: 4A_688/2016 E. 3.3

3.3. En ce qui concerne le second chef des conclusions subsidiaires du recourant, lequel tend à la constatation de l'existence de la relation de travail, la résiliation n'étant pas valable, force est tout d'abord de constater que l'arrêt cantonal ne contient aucune indication au sujet des allégués qu'aurait présentés le demandeur pour démontrer son intérêt digne de protection à son action en constatation de droit. L'état de fait doit donc être préalablement complété sur ce point (art. 105 al. 2 LTF). Dans le préambule de sa demande, le demandeur a invoqué que ses prétentions financières " dépendent de la couverture par l'employeur de la perte de gain pour maladie " et qu'il ne fait " pas valoir, en l'état, de conclusions chiffrées, convaincu que la défenderesse honorera ses obligations lorsque le Tribunal aura constaté l'absence de portée juridique de la résiliation du contrat de travail ". Il a conclu son mémoire en précisant qu'" il se réserve bien évidemment ses droits, tant à l'encontre de son employeur, que de l'assureur perte de gain maladie de ce dernier pour les prestations qui lui sont dues, tant selon le contrat de travail que selon l'assurance perte de gain maladie collective souscrite en faveur du personnel ". De telles circonstances ne justifient pas un intérêt digne de protection à une action en constatation de droit. Le demandeur ne démontre pas par là qu'une action condamnatoire n'est pas possible. Le fait qu'il soit convaincu que la défenderesse honorera ses obligations une fois que l'existence du contrat de travail sera établie judiciairement ne le dispenserait pas non plus de chiffrer les conclusions d'une action condamnatoire (cf. art. 85 CPC), ni ne lui permet a fortiori de se limiter à introduire une action en constatation de droit pour ne pas avoir à chiffrer une action condamnatoire. L'action en constatation de droit est subsidiaire à l'action condamnatoire. Il n'est dérogé à la règle de la subsidiarité que dans des circonstances exceptionnelles, qui n'existent pas en l'espèce. Le seul fait que la banque conteste son incapacité de discernement au moment de la rédaction de sa lettre de démission et que l'incertitude entourant sa capacité ne pouvait être levée que par une expertise ne justifie pas l'introduction d'une action en constatation de droit. Le second chef de conclusions subsidiaires doit être également déclaré irrecevable.