Citation: 5A_834/2021 E. 1.2.2

1.2.2. Dans leur mémoire de recours, les intéressés n'expliquent pas en quoi l'exigence de l'art. 93 al. 1 let. a LTF serait réalisée. A lire leurs développements consacrés à leur qualité pour recourir au sens de l'art. 76 al. 1 LTF, on constate toutefois que, tout en affirmant qu'ils " ne s'opposent pas au retour de l'enfant chez leur mère ", ils soutiennent que " la décision prise par le TPAE " leur cause un " préjudice difficilement réparable " en tant qu'elle les prive de toute relation personnelle, respectivement de tout contact, avec l'enfant. Si tant est que l'on doive y voir une motivation du préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF - ce qui est douteux -, force est de constater qu'elle ne suffit pas à faire admettre l'existence d'un préjudice de nature juridique. En effet, comme le relèvent à raison les parents de l'enfant, la décision querellée - qui ne porte pas sur les relations personnelles entre l'ancienne famille d'accueil et l'enfant - n'empêche nullement les recourants de déposer une requête en fixation d'un droit de visite en leur faveur (art. 274a al. 1 CC), ce que, dans leur réplique, ils admettent du reste avoir fait le 6 septembre 2021. Il sera encore rappelé que l'exigence du préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF ne tombe pas du seul fait que la partie recourante se plaint d'un vice essentiel de procédure, soit en l'occurrence d'un déni de justice formel et d'une violation du droit d'être entendu. La " Star-Praxis " (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 141 IV 1 consid. 1.1; 138 IV 248 consid. 2; arrêt 1C_574/2019 du 13 août 2020 consid. 1.2.2.1) - que les recourants n'invoquent au demeurant pas expressément - a en effet trait non pas au préjudice irréparable de l'art. 93 LTF, mais uniquement à la qualité pour recourir devant le Tribunal fédéral (arrêts 1B_527/2021 du 16 décembre 2021 consid. 2.2; 5A_958/2020 du 21 juin 2021 consid. 2.6).