Citation: 8C_418/2013 E. 4.6.2

4.6.2. Dans le cas particulier, il est constant que la collocation du recourant, impliquant une pénalité, correspond aux règles applicables à la rétribution des collaborateurs de l'Etat de Vaud, singulièrement des enseignants. Même en admettant que l'une ou l'autre catégorie d'enseignants (musique et/ou arts visuels) du degré secondaire ne soit titulaire ni d'un master ni d'un titre équivalent, le recourant ne pourrait se prévaloir du principe d'égalité dans l'illégalité. Par rapport à l'ensemble des agents de la fonction publique du canton et même du corps enseignant, le nombre de situations prétendument illégales serait très limité et circonscrit à des branches particulières, pour lesquelles, au demeurant, il paraît difficile - les témoignages recueillis en attestent - de juger de l'équivalence de la formation. On ne voit pas qu'il y ait une pratique généralisée qui consisterait à renoncer à une large échelle aux exigences de titre requises. L'intention de poursuivre une pratique qui serait illégale n'a, en l'état, pas été manifestée par l'Etat de Vaud. Une violation de l'égalité de traitement n'est donc pas démontrée par le recourant.