Citation: 7B_38/2024 E. 4.3.3

4.3.3. Sous l'angle du principe de la proportionnalité, l'autorité précédente a considéré que la révocation du sursis s'imposait, dans la mesure où elle ne voyait pas quelle règle de conduite pourrait être efficace pour diminuer le risque de récidive et sauvegarder la sécurité publique. On comprend de l'appréciation globale de la cour cantonale qu'à cet égard, elle s'est fondée d'une part sur l'insoumission du recourant à son traitement ambulatoire, ainsi qu'à l'assistance de probation et aux règles de conduite, et d'autre part sur le risque de récidive qu'il persistait à présenter et qui pouvait être qualifié à tout le moins de sérieux (cf. consid. 2.2.2 supra). Le recourant perd de vue qu'il n'est pas un délinquant primaire, mais un multirécidiviste qui, comme évoqué ci-avant (cf. let. A.c supra), a été condamné à six reprises pour des infractions qui sont du même genre pour la plupart. Il fait en outre l'objet d'une procédure pénale ouverte pour violation de l'interdiction de contact (art. 294 al. 2 CP) et non-respect des règles de conduite (art. 295 CP). Or, il semble que ses antécédents et cette nouvelle procédure pénale ne l'ont pas empêché - pour autant que ces faits soient avérés - de récidiver à plusieurs reprises en juillet, septembre et octobre 2023 ainsi que d'élargir le cercle des destinataires de ses menaces à d'autres personnes que C.________. Le recourant se trouve par conséquent dans une situation alarmante de récidive spéciale. Ses allégations, selon lesquelles il n'aurait agi de la sorte qu'après avoir reçu des courriers des autorités en lien avec la présente affaire, ne sont à cet égard pas pertinentes. Désireux d'être laissé "tranquille", le recourant ne fait état d'aucune circonstance particulière permettant de justifier ses actes. Contrairement à ce qu'il soutient, sa perception du suivi thérapeutique n'a en outre pas évolué nonobstant l'accident grave subi en octobre 2023. Dans ce contexte, on peine à voir quelle mesure moins incisive qu'une réintégration pourrait, à ce stade, être mise en oeuvre afin de réduire le risque de récidive sérieux que présente le recourant. On ne voit en tout état pas ce qu'une prolongation du délai d'épreuve, assortie des mêmes règles de conduite, pourrait apporter de plus en terme de prévention du risque de récidive, puisque le recourant ne paraît pas les avoir respectées depuis sa mise en liberté en mai 2023, mais également après la décision du TAPEM du 3 août 2023 renonçant, dans un premier temps, à révoquer le sursis. L'intéressé ne propose par ailleurs aucune autre mesure propre à pallier un tel risque (cf. art. 42 al. 2 LTF). Enfin, on ne voit pas non plus quelles perspectives d'avenir pourraient être mises en péril, puisque le recourant échoue à démontrer que, malgré de récents efforts, il a pu s'insérer dans la vie active.