Citation: 4A_264/2024 E. 5.2.2

5.2.2. L'argumentation présentée par la recourante n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. A la lecture des critiques formulées par l'intéressée, il est flagrant que celle-ci confond visiblement le Tribunal fédéral avec une cour d'appel et qu'elle ne cherche, en vain, qu'à refaire le procès devant la Cour de céans, en exposant une nouvelle fois le point de vue juridique qu'elle avait défendu devant le TAS. Sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendue, elle s'en prend exclusivement à la motivation des arbitres et tente ainsi, en pure perte, d'obtenir un examen matériel de la sentence par l'autorité de recours, ce qui n'est pas admissible. Quoi qu'il en soit, il apparaît, à la lecture de la sentence querellée, que la Formation a bel et bien pris en considération l'argumentation développée par la recourante, mais qu'elle l'a rejetée, à tout le moins implicitement, en aboutissant à la solution retenue par elle. Le TAS a, en effet, correctement exposé la position défendue par la recourante sur le problème considéré (cf. sentence, n. 125 ss et 332). S'il a certes reconnu implicitement que la décision attaquée n'avait pas été prise sur la base de la règle 59 de la Charte olympique, il a toutefois estimé que la mesure prononcée reposait bel et bien sur une base légale, à savoir les art. 28 et 72 du Code civil suisse (CC; RS 210; sentence, n. 338). A cet égard, la Formation a jugé que la question à résoudre était de savoir si l'intimé disposait, en vertu de l'art. 72 CC, d'une raison importante ("good cause"; sentence, n. 375) de retirer la reconnaissance de la recourante, question à laquelle elle a répondu par l'affirmative (sentence, n. 457-459). Autrement dit, elle a visiblement considéré que, contrairement à ce que soutenait la recourante, le retrait de sa reconnaissance ne devait pas nécessairement reposer sur l'un des motifs visés par la règle 59 de la Charte olympique mais pouvait être prononcé pour d'autres raisons, en vertu de l'art. 72 CC. Elle a donc écarté, à tout le moins de manière implicite, la thèse défendue par la recourante. Quant à savoir si pareille conclusion était fondée ou non, ce n'est pas un problème qui relève de la violation du droit d'être entendu et qui pourrait être examiné par la Cour de céans à ce titre.