Citation: 2C_915/2021 E. 4.6

4.6. S'agissant de l'intégration socioprofessionnelle du recourant, celle-ci est qualifiée à juste titre par l'autorité précédente de mauvaise. En effet, le recourant n'a pas achevé de formation et n'a travaillé, durant son long séjour en Suisse, que de manière sporadique. Il ne possède donc aucun statut professionnel acquis en Suisse. D'un point de vue financier, le recourant émarge à l'aide sociale sans discontinuer depuis le 1er janvier 2017, après une première période de dépendance à l'assistance publique entre janvier 2009 et avril 2011. En tout, le recourant a perçu des prestations de l'aide sociale pour un montant de 71'208 fr. 40. Il a des poursuites pour une somme de 2'099 fr. 95 et des actes de défaut de biens ont été délivrés à son encontre pour un montant total de 21'108 fr. 80. D'après l'arrêt attaqué, le recourant n'a jamais mentionné un projet professionnel concret qui pourrait laisser espérer un changement de comportement. En outre, le fait que l'intéressé soit à nouveau dépendant à l'aide sociale depuis le début de l'année 2017 dénote une absence de prise de conscience de celui-ci et empêche de présager une modification de son comportement pour l'avenir, ce qui plaide également en faveur de l'intérêt public à son éloignement.