Citation: 1P.454/2001 13.09.2001 E. 1

Que D.________ a adressé plusieurs plaintes pénales aux autorités judiciaires genevoises, dirigées contre diverses personnes habitant dans le voisinage de son propre domicile; Qu'elle accuse ces personnes, surtout, de diffuser des rumeurs injurieuses et calomniatrices à son sujet; Qu'elle a également adressé à la police de nombreuses lettres pour confirmer ses accusations, dénoncer diverses altercations avec bousculades et insultes, et réclamer l'intervention des autorités; Que le Procureur général a ordonné le classement des plaintes pénales, "faute de prévention"; Que la plaignante a recouru sans succès, contre cette mesure, à la Chambre d'accusation du canton de Genève; Que l'ordonnance de la Chambre d'accusation, rendue le 3 juillet 2000, n'a pas été déférée au Tribunal fédéral; Que la plaignante a encore envoyé de nombreuses lettres pour réclamer la continuation des poursuites et l'accès à divers procès-verbaux de la police; Qu'elle s'est plainte de l'inaction du Procureur général dans une dénonciation adressée au Conseil supérieur de la magistrature; Qu'elle a en outre saisi le Tribunal fédéral d'un recours pour retard injustifié; Que cet acte contient surtout une longue récapitulation des nombreux incidents et démarches qui ont alimenté le litige; Qu'à l'examen des dossiers transmis par le magistrat intimé, il apparaît que la recourante entre systématiquement dans des relations conflictuelles et dégradées avec ses voisins et, de surcroît, avec les autorités et organismes dont elle demande ensuite l'intervention; Qu'à l'instar des plaintes et requêtes adressées aux autorités genevoises, le recours de droit public est introduit de manière procédurière au sens de l'art. 36a al. 2 de la loi fédérale d'organisation judiciaire; Qu'il est donc irrecevable au regard de cette disposition;