Citation: 4A_667/2020 E. 6.2

6.2. A en croire le recourant, pour peu qu'on le comprenne, la CCA, en statuant le jour même de l'audience tenue le 16 avril 2019, sans respecter le droit qu'elle avait accordé aux parties de produire des mémoires complémentaires, aurait refusé " d'appliquer le contrat " conclu avec les parties. Semblable argumentation, au demeurant difficilement intelligible, tombe manifestement à faux. On relèvera d'emblée que la manière dont le recourant formule sa critique, laisse fortement à désirer du point de vue des exigences de motivation d'un recours en matière civile dirigé contre une sentence arbitrale internationale. Quoi qu'il en soit, le recourant critique une nouvelle fois, en vain, la manière dont la CCA a conduit la procédure pendante devant elle. Ce faisant, il ne démontre nullement en quoi la sentence attaquée serait contraire à l'ordre public. Indépendamment de cela, le grief formulé n'a rien à voir avec le principe de la fidélité contractuelle au sens restrictif que la jurisprudence lui donne sous l'angle de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. En effet, n'en déplaise au recourant, la CCA n'a jamais conclu de " contrat " avec les parties. Au demeurant, la notion restrictive de fidélité contractuelle, visée par l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, ne vise que les clauses contractuelles liant les parties à une procédure arbitrale. Partant, le grief examiné, qui confine à la témérité, ne peut qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable.