Citation: H 120/05 06.09.2006 E. 2

D'après le rapport d'enquête de l'office AI du 10 mars 2003, feue J.________ vivait seule, bénéficiant des services d'une aide familiale pour le nettoyage, à raison d'une heure deux fois par semaine. L'assurée pouvait en outre compter sur ses filles pour lui amener les courses. En revanche, elle pouvait accomplir de manière autonome les actes consistant à se vêtir et se dévêtir, se lever, s'asseoir et se coucher, ainsi que faire sa toilette et aller aux toilettes. Elle n'avait pas non plus besoin d'aide pour manger dans la mesure où les plats préparés à l'avance par ses filles étaient adaptés en conséquence. Par ailleurs, elle n'éprouvait pas de limitations fonctionnelles au niveau des mains. L'assurée rencontrait cependant des difficultés pour se déplacer et ne sortait plus seule (voir au surplus pour la valeur probante d'un rapport d'enquête de l'office AI pour l'évaluation du degré d'impotence : ATF 130 V 61). Dans son recours, D.________ n'apporte aucun élément (médical ou autre) susceptible de remettre en cause l'exactitude de ces constatations, si bien que l'on peut s'y référer. Le fait que J.________ avait besoin d'aide pour faire les courses, la lessive et certaines démarches administratives, comme le souligne sa fille dans son recours de droit administratif, ne saurait constituer, comme le relève à juste titre l'office AI dans ses observations, une condition suffisante, en vertu de la loi, pour ouvrir droit à une allocation pour impotent. S'agissant d'une éventuelle aggravation de l'état de santé postérieurement à la décision sur opposition, on peut renvoyer au consid. 4c du jugement attaqué. Il en découle que le recours se révèle mal fondé.