Citation: I 35/07 14.11.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont retenu, de manière à lier la Cour de céans (cf. ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 397), qu'au vu des pièces médicales se trouvant au dossier, la recourante pouvait encore mettre à profit une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée respectant ses limitations fonctionnelles. Ils ont cependant admis que l'OAI fixe cette capacité résiduelle de travail à 70 %, afin de tenir compte de la situation particulière de l'assurée, laquelle exerçait une activité de concierge qu'elle souhaitait conserver à tout prix mais qui ne mettait pas pleinement à profit sa capacité de travail exigible. Cette motivation est convaincante et il n'y a pas lieu de s'en écarter. Aussi, les griefs de la recourante en ce qui concerne l'appréciation de sa capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée se fondent, à tort, sur l'ancien art. 132 let. b OJ, inapplicable au cas d'espèce, et ne font aucunement apparaître que la juridiction cantonale aurait retenu des faits pertinents de manière manifestement inexacte, incomplète ou en violation d'une règle de procédure (cf. consid. 2). 4.2 Examinant ensuite les revenus sans et avec invalidité fixés par l'intimé, les premiers juges ont confirmé le revenu sans invalidité de 43'217 fr., correspondant au salaire d'une femme de ménage employée à 80 % ainsi qu'au salaire de concierge au taux de 20 %. Au titre du revenu d'invalide, la juridiction cantonale s'est fondée sur les données statistiques de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) en 2002. Elle a ainsi pris comme référence le salaire de 3'820 fr., correspondant à celui versé à des femmes pour des activités simples et répétitives dans le secteur privé en 2002 (TA1, ESS 2002), qu'elle a adapté à l'horaire usuel de travail de 41,7 heures, pour obtenir un montant de 3'982 fr. 35 par mois, soit un salaire annuel de 47'788 fr. 20 pour un plein-temps ou de 23'894 fr. 10 pour un taux d'activité de 50 %. Ce montant a encore été réduit de 10 % pour tenir compte du handicap au poignet droit présenté par la recourante et des restrictions fonctionnelles en découlant, ce qui laissait apparaître un revenu de 21'505 fr. 10, auquel il fallait encore ajouter le revenu de concierge de 10'272 fr. en 2002, soit un revenu d'invalide total de 31'777 fr. La comparaison des revenus donnait un taux d'invalidité de 26 % . En ce qui concerne le revenu de concierge, les premiers juges ont indiqué que le dossier faisait tantôt mention d'un montant de 10'272 fr., tantôt de 10'373 fr. mais que cette différence n'avait pas d'incidence décisive sur le résultat de la comparaison des revenus. La juridiction cantonale a par ailleurs considéré que même en se fondant sur les données de l'ESS 2002 pour le revenu sans invalidité, soit 47'895 fr. 80 comme le demandait la recourante dans son recours, la comparaison avec le revenu d'invalide de 31'777 fr. donnait un degré d'invalidité insuffisant pour ouvrir droit à une rente. Le résultat de la comparaison des revenus n'ouvrait pas non plus droit à une rente si l'on retenait les revenus de l'ESS 1998 adaptés au niveau 2002. Il en allait de même si l'on se fondait, pour calculer le revenu sans invalidité, sur les revenus totaux résultant du compte individuel. Quelles que soient les données sur lesquelles la juridiction cantonale était en droit de se fonder, le résultat de la comparaison des revenus restait inférieur à 40 %. 4.3 Dans la mesure où la recourante conteste le revenu d'invalide déterminé sur la base d'une appréciation concrète des preuves, il s'agit d'une question de fait que le Tribunal fédéral revoit avec un pouvoir d'examen restreint (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399). Or, là non plus il n'y a pas lieu de remettre en cause le résultat des constatations des faits opéré par l'instance précédente. La recourante ne démontre de toute façon pas en quoi la comparaison des revenus à laquelle ont procédé les premiers juges serait manifestement inexacte ou incomplète. Quoi qu'il en soit, même en tenant compte des données statistiques de l'ESS 2002 tant pour le revenu sans invalidité (47'788.20 x 80 % + 10'373 = 48'603 fr. 60) que pour le revenu d'invalide (47'788.20 x 50 % - 10 % + 10'373 = 31'877 fr. 70), on aboutit à un degré d'invalidité de 34 % (34.41 %), insuffisant pour ouvrir droit à une rente. Au vu de ce qui précède, le recours s'avère par conséquent mal fondé.