Citation: 6B_1078/2014 E. 2.2.2

2.2.2. En l'espèce, le recourant affirme que B.________ aurait agi de mauvaise foi parce que les prétentions de ce dernier auraient été inexistantes, qu'il aurait menti sur le sérieux de ses créances ou les risques liés à leur recouvrement ou encore parce qu'il n'aurait pas fourni toute la documentation nécessaire. Ce faisant, le recourant se limite à formuler des hypothèses. On ne perçoit, au demeurant, pas quel intérêt B.________, qui tentait de recouvrer des créances contre des tiers, aurait pu avoir à donner de fausses informations au recourant, respectivement à ne pas lui fournir la documentation nécessaire. De son côté, le recourant, faute de fournir toute indication précise, temporelle en particulier, sur le déroulement des démarches qu'il affirme avoir entreprises, ne démontre pas avoir pu savoir, au mois d'octobre 2003 déjà (prélèvement du chèque de 180'000 euros), ni même au mois de février 2004 (émission du chèque " O.________ "), que ses efforts seraient vains. Il n'allègue, du reste, pas avoir demandé des informations supplémentaires à B.________ ni lui avoir fait part, durant l'exécution de sa mission, de l'insuffisance des informations ou des documents dont il disposait ou encore lui avoir adressé des reproches quant à l'impossibilité de sa tâche. Aussi, si tant est que les informations fournies au recourant aient été fausses ou insuffisantes, ces seules circonstances ne démontrent pas encore en quoi le comportement de B.________ aurait relevé de la mauvaise foi. Elles ne permettent pas, au plan subjectif, d'établir que le recourant, au moment où il a bénéficié des fonds de B.________, pouvait s'estimer fondé à obtenir une rémunération nonobstant la non-réalisation de la condition liée au résultat.