Citation: 1C_551/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que la mesure de police litigieuse - cas échéant son exécution par substitution - respectait le principe de la proportionnalité: en effet, elle était manifestement apte à atteindre le but escompté de sécurité. En outre, l'instance précédente ne voit pas quelle mesure moins incisive pourrait être envisageable. Elle a relevé que le recourant n'en proposait aucune, alors même qu'il avait disposé de plus de trois ans pour envisager une alternative propre à atteindre le but d'intérêt public poursuivi; certes, il affirmait qu'un simple déblaiement de sa parcelle serait suffisant. Pour les juges cantonaux, vu les rapports mentionnés au consid. 2.3, une telle mesure ne pouvait à l'évidence pas entrer en ligne de compte: il convenait de ne pas perdre de vue que le mur en question retient, respectivement retenait un remblai d'une hauteur de 3.50 m, respectivement 2.80 m, par endroit et que des mouvements de basculement avaient été constatés; la poursuite des mouvements avait par ailleurs été observée, ainsi que le vieillissement de la maçonnerie. Le Tribunal cantonal a ajouté qu'en-dessous dudit mur, se trouvaient les terrasses des parcelles n° s 355 et 369, qu'il y avait lieu non seulement de déblayer, mais également de sécuriser. Dans ces circonstances, la cour cantonale a jugé que la conclusion du rapport du 18 février 2021 tendant à la reconstruction du mur et à la libération des gravats en aval (étant par ailleurs rappelé que l'expert avait été nommé d'un commun accord entre le recourant et la commune) s'avérait proportionnée.