Citation: 4A_474/2007 28.03.2008 E. 3

Le recourant prétend que la dénonciation du prêt communiquée par l'intimée le 24 juin 2002 est abusive, dès l'instant où elle sanctionne durement un débiteur qui était parvenu jusqu'alors à payer les intérêts de la dette et à procéder aux amortissements convenus. Il fait valoir que même si une banque se réserve la faculté de résilier sans motif le prêt qu'elle a octroyé, elle doit exercer son droit sans abus. Or la défenderesse aurait fait usage brutalement de son droit de dénonciation, alors qu'il serait établi qu'avant que le demandeur ne « reprenne seul les choses en mains », la créance de la banque était « pourrie ». En outre, la défenderesse aurait consacré une attitude contradictoire, puisqu'elle a imposé au demandeur un « plan pour l'avenir », auquel celui-ci s'est intégralement conformé, et qu'elle l'a néanmoins sanctionné par la suite. De toute manière, l'intimée était parfaitement au courant de la valeur du gage dès la conclusion du contrat de prêt en 1997. Le recourant affirme que l'affaire serait révélatrice de l'abus manifeste de son droit par l'intimée.