Citation: C 262/00 05.03.2001 E. 1

1.- a) Le recourant soutient que sa cause n'a pas été jugée par un tribunal indépendant et impartial au sens des art. 6 CEDH et 30 Cst. , dans la mesure où le Juge cantonal a statué tant dans le jugement du 1er juillet 1999 que dans le jugement du 13 juillet 2000 dont est recours. Ce moyen est mal fondé, car la participation du même juge à deux arrêts successifs d'un Tribunal cantonal est compatible avec l'art. 6 ch. 1 CEDH (SJ 1996 p. 611 consid. 3). Au demeurant, ces principes s'appliquent aussi à la composition de la Cour appelée à rendre le présent arrêt. Pour le surplus, contrairement à ce que le recourant soutient, le jugement du 1er juillet 1999 ne constitue pas l'objet du présent litige. b) En instance fédérale, ne doit être examinée que la légalité du jugement du 13 juillet 2000, aux termes duquel le Tribunal administratif a confirmé la décision du 2 août 1999, par laquelle la caisse avait refusé d'entrer en matière sur la demande de reconsidération de sa décision du 22 avril 1999. Il s'ensuit que la Cour de céans ne saurait constater la nullité d'autres décisions (conclusion n° 3), dès lors qu'elles ne constituent pas l'objet du litige. Pour le même motif, les conclusions du recourant sont irrecevables dans la mesure où elles portent sur le versement d'indemnités de chômage (conclusion n° 2). Par ailleurs, vu la nature du litige (confirmation, par le juge, du refus de l'administration de reconsidérer une décision entrée en force), le sort d'une décision d'exécution n'est pas susceptible d'influencer l'issue du présent procès. La demande de suspension de la procédure (cf. art. 6 al. 1 PCF, en corrélation avec les art. 40 et 135 OJ) est donc mal fondée (conclusion n° 4).