Citation: 7B_330/2024 E. 2.3.1

2.3.1. Face à la motivation cantonale, la recourante se borne pour l'essentiel à reprocher à l'autorité précédente d'avoir considéré qu'elle n'était plus habilitée à agir au nom et pour le compte de sa fille. Elle ne conteste toutefois pas qu'une curatelle de représentation a été instituée en faveur de son enfant par décision du 20 décembre 2022 du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de la République et canton de Genève, afin qu'elle soit représentée dans la procédure pénale, au vu du conflit d'intérêts pouvant exister à l'égard de ses parents. Cela étant, on rappellera que le pouvoir de représentation conféré à un curateur en raison d'un conflit d'intérêts entre les parents et les enfants est exclusif de celui du représentant légal (art. 306 al. 3 CC; arrêts 7B_170/2023 du 15 novembre 2023 consid. 2.4; 5A_382/2021 du 20 avril 2022 consid. 3.3 non publié in ATF 148 III 353). Aussi, en remettant en cause l'existence de cette curatelle, la recourante s'attache à revenir sur la validité de celle-ci, alors qu'elle devait faire valoir ses griefs sur ce point devant les juridictions civiles. Elle confond ainsi l'objet de la présente procédure (refus de la qualité de partie plaignante) avec celui de la procédure civile (nomination d'un curateur de représentation en faveur de sa fille).