Citation: I 743/01 12.11.2002 E. 2

En vertu de l'art. 41 LAI, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée. Une révision peut aussi se justifier, le cas échéant, lorsqu'un autre mode d'évaluation de l'invalidité est applicable. Cependant, il convient de ne pas s'écarter, sauf nécessité impérieuse, des critères utilisés lors de l'évaluation initiale. Ainsi, le Tribunal fédéral des assurances a maintes fois jugé que la méthode d'évaluation de l'invalidité valable à un moment donné ne saurait préjuger le futur statut juridique de l'assuré mais qu'il pouvait arriver que dans un cas d'espèce le critère de l'incapacité de gain (art. 28 LAI) succède à celui de l'empêchement d'accomplir ses travaux habituels (art. 5 al. 1 LAI) ou inversement (ATF 113 V 275 consid. 1a et les arrêts cités). 2.1 En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'au moment de l'octroi de la rente initiale, l'invalidité de la recourante a été évaluée conformément à la méthode mixte, applicable aux assurés exerçant une activité lucrative à temps partiel (art. 27bis RAI). En relation avec l'activité que la recourante aurait déployée si elle n'était pas atteinte dans sa santé, l'enquête économique sur le ménage du 9 septembre 1999 relève ce qui suit: