Citation: 4A_288/2023 E. 7.4

7.4. En l'occurrence, la quasi-totalité des circonstances alléguées par la requérante au soutien de sa demande de révision sont postérieures à la reddition de la sentence entreprise, ainsi que les intimées le démontrent clairement dans leurs mémoires. En effet, l'arbitre mis en cause a accepté sa nomination en février 2019. La sentence faisant l'objet de la demande de révision a été rendue le 5 mai 2020. Les associés de l'arbitre incriminé n'ont été impliqués dans l'arbitrage CCI n.... qu'à partir de juillet 2022. Les décisions procédurales prétendument injustes, critiquées par la requérante, datent de septembre, octobre et novembre 2022. De tels éléments ne sauraient dès lors entrer en ligne de compte pour justifier la révision de la sentence attaquée.