Citation: 1B_507/2018 E. A

Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 juillet 2016, cinq personnes se sont introduites par effraction dans une partie habitable de la ferme - alors inoccupée - sise à C.________. Les malfaiteurs ont intercepté les quatre habitants de la ferme, ainsi qu'une personne accompagnant l'un d'eux, rentrés à des heures différentes. Ils ont été ligotés et bâillonnés; certains ont également reçu des coups et ont été maintenus au sol. Les auteurs se sont attaqués au coffre-fort au moyen d'une meuleuse; lorsque ce coffre a été ouvert, ils ont emporté une importante somme d'argent s'élevant à plusieurs dizaines de milliers de francs, un lingot d'or d'une valeur de 40'000 fr. et divers bijoux. Une fois le butin dérobé, les auteurs ont pris la fuite avec le véhicule M.________ de l'une des habitantes; cette voiture a été retrouvée par la police trois jours plus tard sur le parking d'un restaurant à P.________. Quant aux victimes, séquestrées pendant plus de deux heures, elles ont pu se libérer et appeler la police; elles n'ont pas été blessées, mais ont été fortement choquées. Malgré un important dispositif, les auteurs n'ont pas pu être appréhendés. Le Ministère public de Fribourg a ordonné la mise en oeuvre de nombreuses investigations, qui n'ont toutefois pas permis d'identifier les auteurs. Des traces pertinentes ont été prélevées et analysées, dont une empreinte digitale découverte sur un morceau de plastique trouvé dans un sac abandonné dans la voiture volée. Dans un premier temps, ces traces n'ont pu être attribuées à personne. Des empreintes digitales retrouvées sur des outils utilisés par les auteurs ont été attribuées à un employé d'un magasin d'outils en France, à la frontière franco-suisse. Le 27 novembre 2017, A.________, ressortissant moldave détenu en Belgique et faisant l'objet d'une enquête distincte pour effraction sur un véhicule diligentée par les autorités belges, a été identifié comme la personne dont provenait l'empreinte digitale prélevée sur le morceau de plastique. Le Ministère public fribourgeois a alors initié une procédure en vue de son extradition, celle-ci ayant finalement eu lieu le 19 juin 2018. Par ordonnance du 22 juin 2018, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné la détention provisoire de A.________ jusqu'au 19 septembre 2018, retenant des risques de fuite et de collusion. Le 24 août suivant, A.________ a sollicité sa libération, requête rejetée le 7 septembre 2018 par le Tmc. Cette même autorité a, le 19 suivant, prolongé la détention provisoire jusqu'au 19 décembre 2018. A.________ a formé, le 17 septembre 2018 (cause 50 2018 218), respectivement le 20 suivant (cause 502 2018 225), recours contre ces deux ordonnances, prenant dans ses deux mémoires de recours des conclusions similaires et développant de mêmes arguments.