Citation: 8C_451/2023 E. 5.1

5.1. La recourante conteste que les limitations fonctionnelles de l'intimé puissent justifier en l'espèce un abattement sur le revenu d'invalide fondé sur l'ESS. Elle soutient en substance que si les activités lourdes et de précision sont à exclure, l'intimé ne subit aucun désavantage dans les activités moyennes à légères du niveau de compétence 1, lequel comporte un large éventail d'activités variées et non qualifiées, ne nécessitant pas d'expérience professionnelle spécifique ou de formation particulière, si ce n'est une phase initiale d'adaptation et d'apprentissage (référence faite à la jurisprudence). L'intimé pouvant porter des charges allant jusqu'à 10 kg et n'étant limité que dans des activités nécessitant de la dextérité et des mouvements répétitifs de la main droite, on retrouverait suffisamment d'activités compatibles sur le marché du travail. Citant divers arrêts du Tribunal fédéral, elle soutient qu'un abattement de 10 à 15 % n'est généralement approprié que dans l'hypothèse de la perte de fonctionnalité totale d'un bras et que le Tribunal fédéral a exclu la prise en compte d'un abattement dans le cas d'une assurée pour laquelle seules des activités légères, épargnant la main dominante et sans exigences en termes de force, de motricité fine et de sensibilité restaient exigibles. A titre subsidiaire, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation et requiert la prise en compte d'un abattement de 5 % tout au plus, lequel, appliqué au revenu d'invalide incontesté aboutirait à un taux d'invalidité de 9,25 %.