Citation: 6P.61/2007 12.10.2007 E. 7

Invoquant l'arbitraire, le recourant explique que seules les déclarations à charge ont été retenues alors qu'elles sont pourtant contredites par d'autres pièces du dossier et semble ainsi contester sa participation à plusieurs transactions. 7.1 Au mois de septembre 2004, le recourant s'est rendu avec S.________ à Zurich, où ils ont pris en charge un kilo de cocaïne, qu'ils ont ensuite livré à T.________, à Yverdon-les-Bains. Le lendemain, il a remis le prix de vente à deux Libanais. Le Tribunal correctionnel a admis ces faits sur la base des déclarations de O.________. Il a à cet égard exposé que la mise en cause dudit témoin s'avérait particulièrement précise, ce dernier ayant donné une date, identifié l'acquéreur sur photo et décrit le paiement du prix auquel il avait assisté (jugement p. 66 s.). A la fin de l'année 2001, à Fribourg, le recourant a fait l'intermédiaire entre U.________ et un nommé V.________ pour un échange d'au moins 500 g de cocaïne, correspondant à 190 g de drogue pure, contre un kilo d'héroïne, équivalant à 190 g de marchandise pure, et du produit de coupage. Le Tribunal correctionnel a admis ces faits sur la base de déclarations précises et convaincantes de O.________, relevant que celui-ci avait été le témoin direct de cette opération dans laquelle il avait été impliqué à son insu (jugement p. 64 s.). A la fin 1999, O.________ et le recourant se sont rendus à Berne, où ils ont reçu de Q.________ 300 g de cocaïne qu'ils ont ramenée à B.________. Le Tribunal correctionnel, écartant les dénégations mensongères des deux accusés impliqués, s'est fié aux déclarations de O.________ qui a donné des détails convaincants sur cette opération et confirmé, à plusieurs reprises, ses dépositions (jugement p. 56 s.). Au mois de juillet 2003, E.________ a amené les frères B.________ et C.________ et le recourant chez un prénommé W.________, à Lyon, à qui les accusés entendaient vendre un kilo de cocaïne. B.________ transportait à cette occasion un échantillon de la marchandise. Selon le Tribunal correctionnel, ce voyage a bel et bien eu lieu, la précision et le détail des révélations faites par E.________ ne permettant pas de douter de l'authenticité de ces faits et le témoin se mettant lui-même en cause. Ce dernier s'est rétracté à l'audience par peur des accusés (jugement p. 48 s.). 7.2 L'appréciation des témoignages pour retenir les faits précités est convaincante. Le recourant se contente d'alléguer qu'un seul témoignage n'est pas suffisant, que rien ne corrobore les activités précitées, à savoir ni écoutes téléphoniques, ni traces de drogue, ni argent, et discute librement les faits, sans démontrer en quoi le raisonnement suivi par le Tribunal correctionnel serait entaché d'arbitraire. La motivation qu'il présente est insuffisante au regard des exigences minimales posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ et par conséquent irrecevable.