Citation: 4A_306/2021 E. 4.4

4.4. Force est d'emblée de relever que la motivation du grief laisse fortement à désirer, de sorte que l'on peut sérieusement douter de sa recevabilité. Quoi qu'il en soit, le recourant n'est de toute manière pas crédible lorsqu'il plaide l'effet de surprise. Il est en effet clair que la portée exacte des décisions rendues par la CNRL et le CCA constituait l'un des enjeux principaux de la procédure arbitrale conduite par le TAS. Pour s'en convaincre, il suffit d'examiner la sentence attaquée. L'arbitre a notamment souligné que la rédaction des décisions prises par les instances de C.________ était ambigüe " comme le débat entre les parties l'illustr[ait] " (sentence, n. 164). Résumant les thèses et arguments antagonistes des parties, elle a en outre relevé que le recourant prétendait que la décision rendue le 3 janvier 2018 par la CNRL n'avait eu aucune incidence sur la question de sa responsabilité au titre de la rupture du contrat de travail (sentence, n. 102). Aussi le recourant est-il particulièrement malvenu de venir invoquer aujourd'hui un quelconque effet de surprise. Pour le reste, le recourant, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, s'en prend à la motivation de l'arbitre et cherche à obtenir un examen matériel de la sentence par l'autorité de recours, ce qui n'est pas admissible. Il s'ensuit le rejet, dans la mesure de sa recevabilité, du grief tiré de la violation du droit d'être entendu.