Citation: I 170/02 12.03.2003 E. A

D.________, né en 1955, a exercé la profession de maçon jusqu'au 12 avril 1995. Depuis cette date, son médecin traitant, le docteur C.________, atteste d'une incapacité de travail totale, en raison de cervico-brachialgies bilatérales, dysbalances musculaires, dorso-lombo-sciatalgies bilatérales, PSH bilatérale, troubles sensitifs L5-S1 gauche et troubles statiques et dégénératifs du rachis. Du 16 janvier au 5 février 1996, D.________ a séjourné à l'Etablissement thermal Z.________, dont les médecins mirent en évidence une tendance à la fibromyalgie ainsi qu'un état dépressif. Soupçonnant une composante psychogène non négligeable dans les douleurs de l'assuré, ils proposèrent l'introduction d'un traitement antidépresseur tricyclique, de séances ambulatoires de relaxation, et la consultation d'un psychiatre. Le docteur V.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a également été consulté, le 31 mai 1996, et a lui aussi ajouté au diagnostic posé par le docteur C.________ une tendance à la fibromyalgie, une surcharge psychogène et un état dépressif, avant de recommander une prise en charge psychiatrique. Entre-temps, D.________ a adressé, le 1er mars 1996, une demande de prestations à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'office AI), auquel son nouveau médecin traitant, le docteur G.________, a décrit une incapacité de travail totale dans la profession de maçon. Ce praticien indiquait avoir choisi d'assurer un soutien psychologique à son patient et lui avoir prescrit un antidépresseur, et suggérait la mise en oeuvre d'un stage d'observation professionnelle en vue d'un reclassement à entreprendre, à moyen terme, dans une profession pouvant être exercée à mi-temps, sans port de lourdes charges, et permettant l'alternance des positions de travail (rapport du 12 octobre 1996). Un stage dans un centre d'évaluation professionnelle de l'assurance-invalidité (ci-après : CEPAI) fut donc mis en oeuvre, au terme duquel les maîtres de stage décrivirent l'assuré comme incapable d'envisager un reclassement dans une nouvelle profession; le peu d'intérêt manifesté pour les travaux qu'ils lui avaient confiés leur donnait à penser qu'il était capable d'un rendement bien supérieur à celui dont il avait fait preuve en atelier (de 18 à 37 %, selon les tâches; rapport du 16 mai 1997 du CEPAI). L'office AI mit alors en oeuvre une expertise psychiatrique, dont il confia la réalisation au docteur H.________. Celui-ci examina l'assuré le 21 novembre 1997 et indiqua qu'il ne présentait plus, au moment de l'expertise, qu'une dépression réactionnelle modérée, sans influence sur sa capacité de travail (rapport du 5 décembre 1997). Quelques mois plus tard, le docteur R.________, du service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du Centre hospitalier Y.________, faisait état d'une capacité de travail de 50 % dans la profession de maçon, et de 80 % dans une activité n'imposant pas de travaux en position penchée en avant ou d'effort lourd, ni de lever régulièrement les bras en-dessus du niveau des épaules (rapport du 24 avril 1998). Par décision du 23 septembre 1999, l'office AI reconnut l'assuré invalide à raison de 42 % et lui alloua un quart de rente, avec effet dès le 1er avril 1996.