Citation: 8C_495/2017 E. 3.2

3.2. La caisse recourante invoque la constatation manifestement inexacte des faits (art. 97 al. 1 LTF) et l'application erronée de l'art. 13 LACI. Elle reproche à la cour cantonale une appréciation totalement arbitraire des moyens de preuve en tant qu'elle a retenu, sans même débattre de sa pertinence, l'extrait du compte individuel AVS produit dans la procédure de recours et daté du 31 janvier 2017, alors que les deux premiers extraits recueillis par la caisse les 10 et 20 juin 2016 ne mentionnent pas d'activité au service de B.________ Sàrl durant l'année 2014. En outre, la recourante fait valoir que la juridiction précédente n'a pas examiné ni débattu de la question de l'engagement fictif. Qui plus est, elle a omis le fait que l'intimée avait été engagée par son fils, que le siège de la société se trouvait à son domicile et que l'intéressée percevait un salaire mensuel brut de 6'150 fr. pour un taux d'activité de 70 %, alors qu'elle bénéficiait au préalable d'un revenu de concierge de l'ordre de 1'500 fr. Selon la recourante, le caractère fictif du contrat de travail liant l'intimée à B.________ Sàrl est en outre corroboré par le fait qu'après avoir travaillé moins de trois mois dans sa nouvelle fonction de responsable des ressources humaines, l'intéressée a subi une période d'incapacité de travail de deux ans sans que les rapports de travail fussent résiliés au terme du délai de protection de 90 jours. Cela étant, la recourante est d'avis que la cour cantonale n'a pas tenu compte des exigences posées à l'art. 13 LACI et qu'elle a fait fi de la jurisprudence concernant la preuve du paiement d'un salaire dans le cadre des rapports de travail entre membres d'une même famille, laquelle jurisprudence pose des règles de preuve beaucoup plus strictes.