Citation: 5P.7/2003 22.04.2003 E. 5

La recourante soutient enfin que l'autorité cantonale ne pouvait, en l'absence de calcul, retenir que la contribution de 5'000 fr. qu'elle obtiendrait de son conjoint sur la base du jugement attaqué la placerait dans une position manifestement plus favorable que celle qu'elle avait connue durant la vie commune. Le grief d'arbitraire articulé à ce propos est sans pertinence, partant irrecevable, car l'affirmation querellée est sans conséquence sur le sort de la cause. Le refus d'une contribution dépend, en effet, de la capacité de la recourante d'assurer son entretien convenable au moyen de son revenu de 9'000 fr. et non d'une éventuelle amélioration de sa situation financière en cas d'octroi d'une contribution, argument avancé d'ailleurs, dans l'arrêt attaqué, à titre subsidiaire. Le grief de violation de l'obligation de motivation, donc du droit d'être entendu, également soulevé sur ce point est infondé, car la recourante a parfaitement compris l'argumentation de l'arrêt attaqué, qui est tout à fait clair. Le recours doit par conséquent être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.