Citation: U 39/02 17.02.2003 E. 3

La reconnaissance d'une atteinte durable à l'intégrité nécessite de poser un pronostic relatif à l'évolution future de la santé de la personne assurée, dont on ne peut pas exclure qu'il se révèle par la suite erroné; par ailleurs, l'existence d'une atteinte à l'intégrité n'implique pas nécessairement une incapacité de travail et de gain ouvrant droit à une rente (cf. art. 36 al. 1 2ème phrase OLAA; ATF 115 V 147 consid. 1, 113 V 221 consid. 4b). Pour ces motifs, la jurisprudence considère que l'assureur-accidents n'est en principe pas lié par une décision entrée en force dans laquelle il a reconnu l'existence d'une atteinte à l'intégrité imputable à un accident, lorsqu'il est saisi ultérieurement d'autres prétentions de la personne assurée en raison de cet accident (arrêts F. du 21 août 2002 [U 314/01] consid. 3, F. du 28 juin 2001 [U 50/99] consid. 3b ). Il s'ensuit que l'intimée pouvait examiner l'existence d'une incapacité de travail et de gain, ainsi que, le cas échéant, d'un rapport de causalité entre cette incapacité et les accidents subis, sans être liée par la décision rendue le 8 août 1997.