Citation: 5P.263/2005 27.09.2005 E. A

A.a Dame A.________ et A.________ sont en instance de divorce. Ils ont deux filles: B.________, née le 20 février 1994, et C.________, née le 13 juillet 1995. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 5 septembre 2002, la garde des enfants a été confiée à la mère. Le 3 décembre 2002, le Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (SUPEA), à Lausanne, a été désigné comme expert, avec l'accord des parties, aux fins de se déterminer sur la situation des fillettes et sur les capacités éducatives de chacun des parents, ainsi que de faire des propositions concernant tant l'attribution du droit de garde et de l'autorité parentale que les modalités du droit de visite. Le rapport d'expertise du 10 avril 2003 n'a relevé, en substance, aucun élément susceptible de faire suspecter de mauvais traitements du père envers les enfants. Il en résultait que les fillettes étaient très attachées à celui-ci, mais qu'elles souffraient de l'absence de dialogue entre les parties et devaient absolument être soustraites au conflit parental. Ledit rapport concluait notamment à l'instauration d'un droit de visite usuel. Par ordonnance du 23 septembre 2003, une expertise psychiatrique, confiée au Département universitaire de psychiatrie adulte de l'État de Vaud (DUPA), a été mise en oeuvre à l'égard des parents. Le rapport concernant le père a été rendu le 9 mars 2005. La mère a quant à elle refusé de se soumettre à cette expertise. Depuis le mois de septembre 2003, elle est suivie par le Dr X.________, psychiatre à Genève, à raison d'une séance hebdomadaire. Le certificat médical établi par ce médecin le 17 mars 2005 indique notamment que sa patiente ne présente pas d'atteintes à sa santé psychique ni de troubles de la personnalité et qu'il n'existe pas d'indication pour lui proposer une autre forme thérapie, notamment une thérapie de couple ou de famille. A.b Dès le début de la procédure, l'exercice du droit de visite est apparu conflictuel et a donné lieu à de nombreuses décisions préprovisoires et provisoires. Sur le vu des difficultés croissantes engendrées par les modalités - usuelles - de ce droit, il a été provisoirement suspendu. Sa reprise s'étant révélée difficile, le président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a, par ordonnance de mesures provisoires du 18 janvier 2004, suspendu derechef le droit de visite du père jusqu'à nouvelle décision consécutive à des faits nouveaux.