Citation: 5A_639/2014 E. 5

Les recourants reprochent ensuite à l'autorité cantonale d'avoir violé le principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst.), leur droit à un procès équitable (art. 6 CEDH) ainsi que leur droit d'être entendu (art. 6 CEDH, 29 al. 2 Cst. et 53 CPC), au motif qu'elle n'aurait pas traité leur grief selon lequel le tribunal de première instance s'est référé au jugement pénal du 28 avril 2009 les reconnaissant coupables de diffamation et d'injures. Par cette argumentation, les recourants ne prétendent pas que l'autorité cantonale se serait, elle-même, référée d'une quelconque manière au jugement pénal; ils s'attaquent donc en réalité, de manière irrecevable, au jugement de première instance. Du reste, il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité précédente ne s'est pas prononcée sur les griefs pertinents (ATF 138 IV 81 consid. 2.2; 134 I 83 consid. 4.1; 133 III 439 consid. 3.3 et les références). Or, les recourants n'expliquent pas en quoi cette éventuelle référence au jugement pénal aurait influencé le sort de la cause; leur argumentation ne répond ainsi pas aux exigences du principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1.1). Il suit de là que le grief doit être déclaré irrecevable.