Citation: 6B_922/2022 E. 7.3

7.3. Pour contester la mesure d'expulsion, le recourant se borne à invoquer qu'il est né en 1979, qu'il est arrivé en Suisse à l'âge de 15 ans, qu'il y réside donc depuis près de 30 ans, et que la majorité de sa famille, dont ses trois enfants, vit en Suisse. Il considère qu'il n'y a "pas lieu à une expulsion" et que celle-ci a été prononcée pour une durée excessive. Dans la mesure où le recourant invoque, à bien le comprendre, la clause de rigueur de l'art. 66a al. 2 CP et où il ne discute pas de la pesée entre les intérêts public et privé effectuée par la cour cantonale, son grief est irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 42 al. 2 LTF). Quand bien même son grief aurait été recevable, la prééminence de l'intérêt public à l'expulsion sur l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse retenue par la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique au vu de la gravité des infractions commises par le recourant, du risque de récidive élevé que celui-ci présente et ne remet pas en cause et de sa faible intégration. Bien qu'il puisse se prévaloir de la clause de rigueur, il n'invoque aucune violation du droit conventionnel s'agissant de son expulsion. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale n'a par ailleurs pas outrepassé son large pouvoir d'appréciation en confirmant la durée d'expulsion de dix ans fixée par le tribunal criminel (cf. arrêts 6B_1038/2021 du 9 mai 2022 consid. 4.2; 6B_690/2019 du 4 décembre 2019 consid. 5, non publié in ATF 146 IV 105).