Citation: 1P.801/1999 16.03.2000 E. 2

2.- a) La LPMNS protège les sites et paysages, espèces végétales et minéraux qui présentent un intérêt biologique, scientifique, historique, esthétique ou éducatif (art. 35 al. 1 LPMNS). Constituent notamment des sites, au sens de cette disposition, les paysages caractéristiques, tels que les rives, les coteaux et les points de vue (art. 35 al. 2 let. a LPMNS). Aux termes de l'art. 38 al. 2 LPMNS, les plans de site et les règlements annexés déterminent les mesures propres à assurer la sauvegarde ou l'amélioration des lieux, telles que le maintien de bâtiments existants, l'alignement aux abords des lisières de bois et forêts ou de cours d'eau, les angles de vue, l'arborisation (let. a); les plans de site déterminent en outre les conditions relatives aux constructions, installations et exploitations de toute nature - implantation, gabarit, volume, aspect, destination - (let. b); les cheminements ouverts au public ainsi que les voies d'accès à un site ou à un point de vue (let. c) et les réserves naturelles (let. d). Ainsi défini, le plan de site est un plan d'affectation au sens des art. 14ss LAT, contre lequel seule est ouverte la voie du recours de droit public, conformément à l'art. 34 al. 3 LAT (cf. l'arrêt non publié S. du 5 novembre 1993, reproduit in: SJ 1995 p. 85). Les recourants ont eu raison d'emprunter cette voie, malgré l'indication fausse du recours de droit administratif mentionnée dans le dispositif de l'arrêt attaqué. b) Propriétaires des parcelles n°1440B, 1775, 1440D et 1777 détachées de la parcelle n°1440 dans ses limites initiales, les recourants ont qualité, au sens de l'art. 88 OJ, pour s'opposer au plan dans la mesure où celui-ci englobe ces biens-fonds dans son périmètre.