Citation: 2C_836/2018 E. 6

S'agissant de la décision imposant un compteur électrique à prépaiement, les recourants se plaignent d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire, ainsi que du principe de la légalité, en faisant valoir qu'il est arbitraire et contraire aux règlements des SIG d'admettre, comme l'ont fait les autorités précédentes, "que des factures pas payées, puisque contestées, concernant des compteurs n'existant plus et une installation qui a été détruite, puissent permettre de placer des compteurs à prépaiement sur une nouvelle installation dont les factures sont régulièrement payées". En l'occurrence, cette argumentation tombe à faux, dans la mesure où la Cour de justice a retenu, sans arbitraire, que les recourants n'avaient pas contesté valablement dans les délais les factures en cause et que celles-ci étaient entrées en force. En outre, les arguments des recourants reposent sur des faits invoqués de façon appellatoire qui ne sont pas recevables (cf. supra consid. 3.1). Il est par ailleurs précisé que l'interdiction du déni de justice ne s'oppose pas à l'existence de conditions formelles, comme celles relatives aux exigences de forme ou au respect des délais (cf. ATF 131 II 169 consid. 2.2.3 p. 173). Enfin, une éventuelle violation du droit cantonal n'est pas motivée à suffisance (cf. supra consid. 4.2).