Citation: 2C_994/2018 E. 4.3

4.3. Seule se pose donc en l'espèce la question de la proportionnalité de la mesure prononcée à l'encontre du recourant (art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH). L'instance précédente a procédé à un examen détaillé et circonstancié de la situation du recourant, en tenant dûment compte de la durée très longue de son séjour en Suisse, de son intégration sociale et économique, considérée comme partielle et moyenne eu égard au fait que le recourant ne dispose d'un travail fixe que depuis juin 2016, que la famille dépendait de l'assistance sociale jusqu'à cette date, au montant des dettes de plus de 100'000 fr. quasiment inchangé depuis 2011 ainsi qu'à la situation maritale et familiale, la famille faisant encore ménage commun. Il peut par conséquent être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué à cet égard (art. 109 al. 3 LTF). Il y a lieu d'ajouter, comme l'a à juste titre exposé l'instance précédente, que le très grand intérêt privé du recourant à conserver les relations intenses qu'il vit avec son épouse et ses enfants, dont il n'est pas envisageable qu'ils déménagent avec lui en Macédoine, doit néanmoins s'effacer devant l'intérêt public à défendre l'ordre et la sécurité publics, le recourant ayant commis de très nombreuses infractions, parmi lesquelles une infraction qualifiée grave à la loi sur les stupéfiants. En l'absence de circonstances exceptionnelles qui pourraient résulter d'une très bonne intégration sociale et économique du recourant en Suisse, l'intérêt public à l'éloignement de ce dernier prime sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.