Citation: 6B_1000/2009 23.04.2010 E. 3

Le recourant se plaint en outre d'une violation de son droit à l'administration de preuves découlant du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., "par la mise à l'écart et le refus d'examiner les procès-verbaux du Comité de banque et du Conseil d'administration" 3.1 A l'appui, il allègue que ces pièces, contrairement à ce qu'aurait admis la cour cantonale, établissent qu'il avait la compétence de décider de l'attribution de la rémunération variable et des bonus à des membres de la Direction générale, sans avoir, pour ce faire, à obtenir l'aval du Comité de banque, et qu'il a donc agi conformément aux règles en vigueur au sein de la banque. 3.2 En tant qu'il est pris d'une violation du droit à l'administration de preuve, le grief, ainsi motivé, est mal fondé. Il revient en réalité à invoquer une appréciation arbitraire des preuves, du fait que la cour cantonale aurait nié la force probante des procès-verbaux en question quant à la licéité du comportement du recourant. Comme tel, il est toutefois irrecevable. Non seulement le recourant ne démontre nullement, conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287), l'arbitraire qu'il dénonce (sur cette notion, cf. infra consid. 4.3), mais il est contradictoire d'arguer de la méconnaissance de la force probante de pièces quant à un fait tout en soutenant que, parce que caviardées, elles ne permettent pas de prouver ce fait. 3.3 En réalité, la cour cantonale s'est bornée à relever que les procès-verbaux en question, tels qu'ils figuraient au dossier, soit parce que passablement caviardés, ne fournissaient aucune indication quant au fait litigieux. Elle n'a pas nié que, dans leur version intégrale, ils eussent permis de prouver ce fait, mais a laissé cette question ouverte, parce qu'elle n'a pas été amenée à l'examiner, faute par le recourant de s'être plaint devant elle de n'avoir pas obtenu la production intégrale de ces pièces. 3.4 En conclusion, le grief est mal fondé et, pour le surplus, irrecevable.