Citation: U 195/05 31.01.2006 E. A

S.________, né en 1964, travaille en qualité de monteur de cuisine au service de l'entreprise P.________ AG. A ce titre, il est assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 3 mai 1998, l'assuré s'est blessé à l'épaule gauche en chutant lors d'une rencontre de football, ce qui a entraîné une incapacité de travail jusqu'au 10 mai suivant. A l'hôpital X.________, les médecins ont diagnostiqué une entorse stade I acromio-claviculaire gauche, sans lésion traumatique décelable (rapports des docteurs N.________ et D.________ des 3 et 4 mai 1998). La CNA a pris en charge le cas. Ressentant à nouveau des douleurs à l'épaule gauche, l'assuré a notamment consulté le docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, le 3 octobre 2002. Ce dernier a constaté une tendinopathie de la coiffe des rotateurs avec une déchirure partielle du tendon du muscle sus-épineux, ainsi qu'un remaniement dégénératif de la tête humérale avec formation kystique antéro-supérieure. A son avis, une suture de la coiffe des rotateurs par voie arthroscopique était nécessaire (lettre du 20 janvier 2003 à l'attention du médecin-conseil de la CNA). Dans son rapport du 5 février 2003, ce médecin a fait état d'une totale incapacité de travail dès le 4 octobre 2002. Par décision du 25 février 2003 contre laquelle l'assuré s'est opposé le 25 mars suivant, la CNA a refusé de prendre en charge le cas, dès lors que l'événement dommageable ne présentait pas le caractère d'accident et que l'atteinte à la santé ne pouvait être assimilée à un accident ou qualifiée de maladie professionnelle. Le 3 avril 2003, le docteur G.________ a pratiqué une arthroscopie. Celle-ci a mis en évidence, en sus des lésions déjà diagnostiquées, une désinsertion du bourrelet glénoïdien antérieur et antéro-inférieur qui, de l'avis de ce docteur, résultait probablement d'un accident dont l'assuré avait été victime 3 ou 4 ans auparavant. Il a en outre précisé que si la tendinopathie de la coiffe des rotateurs pouvait être d'origine dégénérative malgré le jeune âge du patient, la désinsertion du bourrelet glénoïdien avait sûrement une origine traumatique (lettre du 18 septembre 2003 à l'attention du docteur E.________, médecin-conseil de la CNA). Par décision du 22 juillet 2003, la CNA a rejeté l'opposition, après avoir requis l'avis du docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin de sa division de médecine des assurances (appréciation médicale du 27 juin 2003).