Citation: 2P.303/2002 17.04.2003 E. 4

Au vu de ce qui précède, le recours doit être admis au sens des considérants et la décision attaquée annulée. Avec ce prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet. Le recourant n'obtient pas entièrement gain de cause sur le principe d'une sanction administrative. Bien que succombant partiellement, l'Etat de Genève n'a pas à supporter une partie des frais de justice, dans la mesure où ses intérêts pécuniaires ne sont pas en cause (art. 156 al. 2 OJ). Il doit en revanche verser au recourant une indemnité à titre de dépens réduits (art. 159 OJ). Pour le surplus, il y a lieu d'admettre la requête d'assistance judiciaire dont les conditions sont réunies (art. 152 al. 1 et 2 OJ). En conséquence, Me Cyril Aellen, avocat à Genève, est désigné comme avocat d'office du recourant et une indemnité lui sera versée à titre d'honoraires pour la part non couverte par les dépens réduits. Par ailleurs, il est renoncé à prélever la part de l'émolument judiciaire qui aurait dû être supportée par le recourant s'il ne plaidait pas au bénéfice de l'assistance judiciaire. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: