Citation: U 104/02 13.02.2003 E. 3

Les premiers juges ont retenu, sur la base des différents rapports médicaux du docteur G.________ et celui du docteur V.________ (du 29 avril 1996), que les troubles au genou droit du recourant étaient déjà présents avant le premier événement accidentel du 27 mai 1992 et que les accidents subséquents n'avaient joué qu'un rôle passager sur un état antérieur maladif. En conséquence, l'assureur était en droit de refuser d'allouer des prestations au-delà du 29 février 2000, date à partir de laquelle le statu quo ante «était censé recouvré à ce moment-là». Ils ont en outre considéré qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner une expertise, étant donné que la position de la CNA était suffisamment étayée, en particulier par l'analyse approfondie du docteur V.________ du 29 avril 1996. De son côté, le recourant fait valoir qu'en procédant à une appréciation correcte des preuves, la juridiction cantonale aurait été amenée à conclure à l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles constatés et l'événement du 24 novembre 1999. Contrairement au point de vue des premiers juges, une expertise judiciaire serait à même de lever la divergence de vue entre les médecins de la CNA et les docteurs F.________ et B.________ et de permettre d'établir, avec le degré de vraisemblance prescrit par la jurisprudence, si les lésions du recourant sont dues au dernier accident.