Citation: 1P.50/2001 29.05.2001 E. 1

b) Le recourant se plaint à la fois d'une violation de la règle sur le fardeau de la preuve, et d'une appréciation des preuves contraire à la présomption d'innocence. A l'appui de son premier grief, il prétend que la Chambre pénale lui a reproché d'avoir gardé le silence ou de ne pas avoir participé à l'établissement de la vérité. Or tel n'est pas le sens de l'arrêt attaqué. La Cour cantonale n'a pas considéré que, par son silence, le recourant avait renoncé à prouver son innocence, ou avait échoué dans cette preuve; celui-ci ne s'est du reste pas prévalu, en instance cantonale, de son droit de se taire (cf. art. 14 ch. 3 let. g du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [RS 0.103. 2]; ATF 121 II 257 consid. 4a p. 265; arrêt du 3 mai 2001 de la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire J.B. c. Suisse, §§ 64 ss). Les juges ont en revanche recueilli un ensemble d'éléments ou d'indices à charge puis ils ont considéré qu'invité à s'expliquer à ce sujet, le recourant avait fourni des versions fantaisistes ou simplement renoncé à donner une justification. Dans ces conditions, la règle sur le fardeau de la preuve n'a manifestement pas été violée. Seuls subsistent les griefs relatifs à l'appréciation des preuves; à ce propos, comme cela vient d'être exposé, la présomption d'innocence a la même portée que l'interdiction de l'arbitraire selon l'art. 9 Cst.