Citation: 6B_923/2016 E. B

Par arrêt du 5 juillet 2016, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par X.________ SA et confirmé l'ordonnance de classement. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. Au début de 2007, X.________ SA a reçu un mandat de vente portant sur un immeuble sis à la rue B.________, à C.________ (ancienne D.________), de la part des propriétaires, E.________ et F.________. Ce mandat a abouti à un projet de promotion immobilière consistant à vendre l'immeuble avec une plus-value après avoir fait construire des logements sur la parcelle en question. A cette fin, le projet a été présenté à un architecte, A.A.________. L'immeuble a ainsi été acquis en commun par les intéressés. A.A.________ a déclaré se porter promettant-acquéreur de l'immeuble en son seul nom, X.________ SA n'ayant que la qualité de partenaire fiduciant. L'accord, passé le 19 novembre 2007, réglait en particulier la répartition des pertes et des bénéfices de l'opération projetée par les deux parties. Le 7 décembre 2007 a été passée, en la forme authentique, une promesse de vente et d'achat conditionnelle entre les propriétaires E.________ et F.________, vendeurs, et A.A.________, acheteur, pour un prix de 5'500'000 francs. Cette promesse était soumise à diverses conditions suspensives, notamment l'obtention d'un permis de démolir et de construire définitif et exécutoire avant le 31 décembre 2008. Cette promesse a par la suite été prolongée à plusieurs reprises, jusqu'au 31 octobre 2009 en dernier lieu. Le 21 mars 2008, agissant au titre de la promesse d'achat qu'il avait passée, A.A.________ a signé avec l'architecte G.________ une convention portant sur l'immeuble en question. Les parties se sont engagées à mener ensemble une opération de promotion immobilière, le cabinet exploité par le dernier nommé, G.________ SA, se chargeant des prestations d'architecte pour l'obtention d'un permis de construire. Pour sa part, A.A.________ s'est obligé à prendre à sa charge les autres frais, à savoir en particulier ceux de géomètre, d'ingénieur CVC, d'étude, de géotechnicien, ainsi que de permis et de taxes. Il était encore prévu que 25 % du bénéfice de la promotion reviendrait à G.________ SA, A.A.________ supportant seul le risque de perte comme seul responsable économique du projet. G.________ SA a effectué les démarches pour l'obtention d'un permis de construire, qui a été délivré avec effet au 15 septembre 2009. Le 4 août 2009, X.________ SA s'est reconnue débitrice de la somme de 250'000 fr. envers un nommé H.________, à prélever sur le bénéfice lié à la promotion de l'immeuble de la rue B.________. La cause de l'obligation résidait « (....) en un remboursement partiel des sommes avancées par H.________ à I.________ (père des administrateurs de X.________ SA) pour diverses affaires immobilières ». Le 24 août 2009, A.A.________, X.________ SA et G.________ ont passé une convention, aux termes de laquelle G.________ SA s'obligeait à fournir « les prestations d'architecte pour l'obtention d'un permis de construire selon offre du 29 février 2008 »; A.A.________ s'obligeait à avancer à sa charge tous les autres frais, à l'identique de ce que prévoyait la convention du 27 mars 2008; enfin, il était prévu que X.________ SA recevrait une commission de 100'000 fr. au titre d'un «apport d'affaire». Quant à la répartition du bénéfice, G.________ devait recevoir 25 % du bénéfice de la promotion, étant réitéré que les risques étaient supportés exclusivement par A.A.________ toujours comme « responsable économique exclusif du projet ». Le bénéfice restant de 75 % devait être partagé à parts égales entre A.A.________ et X.________ SA. Un décompte provisionnel était annexé à l'accord, aux fins de servir «de base pour la répartition de bénéfice prévue». Le 13 janvier 2010, l'immeuble a été vendu à des tiers, H.________ et J.A.________, ce dernier étant le fils de A.A.________. X.________ SA soutient avoir été évincée de l'opération de promotion immobilière. Elle relève avoir, outre les prestations fournies, investi 110'000 fr. dans l'opération, cette somme ayant été payée à A.A.________. A l'appui de ce moyen, X.________ SA a produit un ordre de virement portant sur le montant de 60'000 fr., passé le 17 décembre 2008 en faveur d'une nommée K.A.________, d'une part, et un relevé bancaire attestant du versement, par elle, de 50'000 fr. en faveur de A.A.________ le 25 septembre 2009, sous le libellé d'écriture «prolongation de la promesse d'achat» avec référence à l'« Affaire rue B.________ », d'autre part. Le 4 février 2013, X.________ SA a déposé une plainte pénale contre A.A.________ pour abus de confiance et gestion déloyale.