Citation: 2A.349/2005 01.06.2005 E. 1

Né le 25 septembre 1971, X.________ est ressortissant de Serbie et Monténégro (Kosovo). Le 20 avril 2000, il a épousé Y.________, ressortissante suisse, née le 8 août 1964. Il a alors reçu un permis de séjour annuel, prolongé à plusieurs reprises. Dès courant 2002, des difficultés conjugales ont surgi entre les conjoints et l'épouse a ouvert action en divorce. En ce qui concerne la date de la séparation, la version des intéressés diverge. Selon l'épouse, qui ne veut plus reprendre la vie commune et a noué une relation avec un autre homme, cette séparation est intervenue en 2002. Pour le mari, une courte séparation est intervenue en septembre 2003, suivie d'une reprise de la vie commune jusqu'à la séparation en février 2004. Compte tenu de l'absence de vie commune, la Service cantonal de l'état civil et des étrangers a refusé de prolonger le permis de séjour de X.________ en date du 16 juin 2004. Les recours formés par l'intéressé ont été rejetés par le Conseil d'Etat le 7 décembre 2004 et par la Cour de droit public du Tribunal cantonal le 22 avril 2005. Le Tribunal cantonal a admis en fait que de sérieuses difficultés relationnelles étaient intervenues entre les époux dès mars 2002. Les intéressés ne vivaient plus ensemble depuis plus d'un an et l'épouse n'avait aucune intention de reprendre la vie commune. Dans ces conditions, le lien conjugal entre les époux semblait irrémédiablement rompu et il paraissait exclu que ceux-ci reprennent la vie commune.