Citation: 6B_1323/2015 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant soutient qu'il aurait collaboré de manière efficace à l'enquête et qu'il mesurerait aujourd'hui à la fois la gravité et le caractère impardonnable des infractions commises. Ce faisant, il se borne dans une démarche appellatoire, partant irrecevable, à opposer sa propre appréciation à celle de l'autorité précédente sans la discuter. S'il a effectivement reconnu un cas de brigandage spontanément, il y a néanmoins lieu de rappeler que sa collaboration n'a pas été aussi bonne que ce qu'il laisse entendre puisqu'il a de manière générale nié les faits lors de ses premières auditions, allant jusqu'à vouloir porter plainte contre la prostituée qu'il avait menacée, les événements n'ayant pas tourné en sa faveur. Il a par ailleurs mis un certain temps à reconnaître ses actes et leurs conséquences sur ses victimes, se contentant de proposer de leur présenter des excuses « s'il le faut », d'indemniser la seule des victimes ayant émis des prétentions chiffrées, sans se soucier des autres, et se rendant même chez l'une d'entre elles pour lui demander de l'argent après lui avoir donné le nom de ses comparses. Sur le vu de ces constatations, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en relativisant la collaboration du recourant ainsi que sa prise de conscience.