Citation: 1B_422/2013 E. 2

Les recourants invoquent des violations de leur droit d'être entendus, ainsi que du principe de présomption d'innocence (art. 29, 32 Cst., 6 § 2 et 3 CEDH, 14 al. 2 et 3 du Pacte ONU II [RS 0.103.2]). Ils se réfèrent à cet égard à l'ordonnance du 15 avril 2013 rendue par le MPC. Ce faisant, ils ne formulent aucune critique à l'encontre de la décision attaquée. Ils ne prétendent en particulier pas qu'un tel grief n'aurait pas été examiné par la juridiction précédente. Cette manière de procéder n'est pas conforme aux exigences de motivation posées à l'art. 42 al. 2 1ère phrase LTF, ni a fortiori à celles relatives à l'invocation de droits constitutionnels (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 171 consid. 1.4 p. 176). Partant, ces griefs sont irrecevables. Au demeurant, les recourants se prévalent en vain d'une violation de l'art. 32 Cst. En effet, si le Procureur a constaté "en l'état" l'absence d'explication de la part des recourants sur l'origine des versements à C.________ Ltd - appréciation corroborant par ailleurs les conclusions du CCEF -, il n'en a pas pour autant mis un terme à l'instruction pénale ou mis les recourants en prévention. Au contraire, il a ordonné la mise en oeuvre d'une nouvelle analyse des flux bancaires, ne faisant ainsi pas dépendre la procédure des éventuelles informations que pourraient fournir les recourants; ce faisant, il leur reconnaît le droit de ne pas collaborer. Ces derniers disposaient en outre de toutes les pièces nécessaires à la défense de leurs intérêts dans le cadre de la présente procédure de séquestre; en particulier, le schéma du cheminement des fonds allégué par la partie plaignante figure dans le rapport du CCEF, permettant ainsi aux recourants de comprendre de manière suffisante les arguments avancés par la plaignante.