Citation: 1C_4/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant s'oppose également à la durée du retrait de son permis de conduire qu'il tient pour excessive au vu de ses antécédents composés d'infractions légères et des conséquences économiques d'une telle mesure. Le recourant erre lorsqu'il allègue n'avoir commis que des infractions légères puisqu'il s'est vu retirer son permis de conduire du 1er au 31 juillet 2016 en raison d'une infraction moyennement grave commise le 14 juin 2014. La qualification d'infraction grave en cas de conduite d'un véhicule automobile malgré un retrait du permis de conduire résulte de la loi (art. 16c al. 1 let. f LCR) et ne saurait dès lors être remise en cause, l'erreur essentielle plaidée par le recourant n'ayant pas été retenue. L'infraction étant intervenue moins de cinq ans après l'échéance d'un précédent retrait de permis prononcé en raison d'une infraction moyennement grave, le permis de conduire du recourant devait lui être retiré pour une durée minimale de six mois en vertu de l'art. 16c al. 2 let. b LCR, sans qu'une atténuation ne soit possible pour tenir compte du fait qu'il n'a pas mis en danger concrètement les autres usagers et que son permis de conduire lui est nécessaire dans le cadre de son activité professionnelle, l'art. 16 al. 3 LCR conférant un caractère incompressible aux durées minimales de retrait prescrites pas la loi (arrêt 1C_403/2020 du 20 juillet 2020 consid. 4).