Citation: 1C_173/2018 E. 1

Par courrier du 7 janvier 2016, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a avisé A.________ qu'il allait examiner s'il y avait lieu d'annuler sa naturalisation facilitée. Celui-ci s'est déterminé en date du 15 février 2016, expliquant entre autres qu'il avait été extrêmement surpris par la décision unilatérale de son ex-épouse de mettre un terme à la vie commune et que la déclaration concernant la communauté conjugale signée le 18 juin 2013 était sincère. Dans le cadre de cette procédure, son ex-épouse a été auditionnée le 25 juillet 2016. Interrogée sur les raisons de la séparation du couple survenue le 22 avril 2014 - date à laquelle son mari avait quitté le domicile conjugal pour s'établir à Genève -, elle a principalement évoqué son surmenage au travail et sa santé défaillante (grande nervosité, bouffées de chaleur, pertes de cheveux). Concernant ce dernier point, elle a laissé entendre qu'elle avait déjà rencontré de tels problèmes par le passé et que ceux-ci avaient mis à rude épreuve la relation du couple, précisant que son époux avait toujours connu la précarité de son état de santé; l'incapacité de son mari de trouver un emploi dans le canton de Berne avait également fortement pesé sur la vie du couple. Enfin, elle a insisté sur le fait que la décision de se séparer et de divorcer avait été prise conjointement, contestant l'affirmation contraire de son ex-époux selon laquelle elle avait pris seule la décision de mettre un terme à la vie commune. A.________ s'est déterminé sur les déclarations de son ex-épouse. Par décision du 20 octobre 2016, le SEM a prononcé l'annulation de la naturalisation facilitée accordée au prénommé.