Citation: 5A_164/2022 E. 5.2.1

5.2.1. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que, le 17 septembre 2021, la recourante avait confié avoir " attaché son fils sur une chaise " et " vouloir le tuer ", fait qui n'était pas contesté par l'intéressée, et que, à l'arrivée de la police, elle avait encore déclaré avoir voulu prendre des médicaments afin de mettre fin à ses jours. Contrairement à ce que prétendait la recourante, ce n'étaient pas ses difficultés à poser un cadre au mineur - qui s'expliquaient en grande partie à la lumière du TSA qu'il présentait - mais bien son épuisement face au comportement de son fils et la mise en danger qui en découlait pour l'intégrité physique et psychique de celui-ci qui avaient conduit l'APEA à prononcer un placement. Or, l'évolution de la situation depuis le prononcé de cette mesure ne permettait pas d'envisager la levée du retrait du droit de garde de la mère, en particulier au vu des évènements du 14 décembre 2021, survenus pour des motifs futiles. Sur ce point, la co-directrice de D.________, en charge d'accompagner la visite, avait indiqué dans son rapport du 17 décembre 2021 que la recourante, déjà mécontente de l'horaire de la rencontre, avait présenté un " état d'agitation sévère " dès qu'elle avait constaté que son fils portait des chaussures achetées par le foyer. La co-directrice a en particulier relevé l' " imprévisibilité " de la recourante, son " débordement émotionnel et psychique sévère " ainsi que sa " virulence verbale " à son égard. L'autorité cantonale a estimé qu'un tel comportement, qui plus est en présence du mineur, était de nature à mettre en péril le bien de celui-ci et que la recourante n'était pas en mesure de se centrer sur les besoins de son fils, de gérer son état émotionnel ainsi que de faire preuve de la collaboration nécessaire avec les différents intervenants amenés à collaborer avec elle dans l'intérêt de l'enfant. Enfin, à de nombreuses reprises dans le passé, l'intéressée avait éprouvé de grandes difficultés dans la prise en charge de B.________, qui avaient conduit à son hospitalisation et à celle de l'enfant, voire au retrait provisoire du droit de garde. La juridiction cantonale a en outre constaté l'absence d'amélioration de la situation familiale entre le printemps 2019 et l'automne 2021 et le besoin d'aide persistant de la mère pour assurer à son fils un développement adéquat dans un environnement serein, ce d'autant si ce dernier présentait un TSA. Elle a relevé qu'une aide avait bien souvent été refusée par la recourante, qui avait par ailleurs de la peine à maintenir un suivi durable en faveur de l'enfant.