Citation: 2P.118/2001 13.07.2001 E. 2

2.- a) L'autonomie communale est garantie dans les limites fixées par le droit cantonal (art. 50 al. 1 Cst.). Une commune bénéficie de la protection de son autonomie, assurée par la voie du recours de droit public, dans les domaines que le droit cantonal ne règle pas de façon exhaustive, mais qu'il laisse en tout ou partie dans la sphère communale, conférant par là aux autorités municipales une liberté de décision appréciable (ATF 126 I 133 consid. 2 p. 136; 124 I 223 consid. 2b p. 226/227). L'existence et l'étendue de l'autonomie communale dans une matière concrète sont déterminées essentiellement par la constitution et la législation cantonales, voire exceptionnellement par le droit cantonal non écrit et coutumier (ATF 122 I 279 consid. 8b p. 290; 116 Ia 285 consid. 3a p. 287; 115 Ia 42 consid. 3 p. 44 et les arrêts cités). L'autonomie de la commune lui permet de se plaindre tant des excès de compétence d'une autorité cantonale que de la violation par celle-ci des règles du droit fédéral, cantonal ou communal qui régissent la matière (ATF 126 I 133 consid. 2 p. 136; 124 I 223 consid. 2b p. 227; 122 I 279 consid. 8c p. 291, et les arrêts cités). b) En droit neuchâtelois, l'autonomie communale est garantie dans les limites de la Constitution et des lois (art. 64 al. 3 Cst. neuch.). En matière scolaire, la loi ne laisse que peu de liberté aux communes, même si celles-ci collaborent à son application, notamment en étant responsables de l'organisation et de la gestion des écoles. En ce qui concerne plus particulièrement l'école enfantine, l'art. 5 de la loi cantonale du 17 octobre 1983 sur l'école enfantine prévoit certes que chaque commune édicte les dispositions d'organisation de son école enfantine, mais ces dispositions sont soumises à la ratification du Conseil d'Etat, lequel est chargé des modalités d'application. Ainsi, selon l'art. 6 du règlement d'application de la loi sur l'école enfantine du 12 mai 1999 (ci-après: le règlement), le Département de l'instruction publique et des affaires culturelles exerce la surveillance de l'organisation et des activités de l'école enfantine (al. 1) et détermine les modalités de cette tâche en l'attribuant au service de l'enseignement primaire et à l'inspection de l'école enfantine (al. 2). Comme pour l'école primaire (art. 13 LOS), le règlement prévoit que chaque commune dispose d'une école enfantine, mais que des communes limitrophes peuvent s'entendre pour créer une école enfantine intercommunale. Pour ce qui est du financement, l'art. 23 du règlement prescrit que les subventions cantonales en matière d'école enfantine sont régies par les mêmes dispositions que celles applicables aux écoles primaires et secondaires du degré inférieur (art. 45 à 61 LOS). D'une manière générale, le droit cantonal règle donc de manière précise et détaillée les questions touchant à l'école obligatoire, afin d'assurer l'égalité de traitement pour les prestations scolaires en faveur des élèves, quel que soit le lieu de domicile. Tel est notamment le cas de de l'art. 25 LOS, prescrivant que: "1. Les élèves fréquentent l'école primaire de la commune qu'ils habitent.