Citation: 2C_954/2018 E. 7.3

7.3. L'instance précédente a exposé en détail la situation du recourant dans les considérants de l'arrêt attaqué auxquels il peut par conséquent être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Elle a en effet dûment pris en considération la présence en Suisse du recourant depuis sa naissance, les relations qu'il a pu tisser durant cette longue période, la présence d'une partie de la famille au Portugal et sa maîtrise de la langue portugaise. Elle a mis en évidence tant le manque d'intégration professionnelle du recourant, qui n'a jamais terminé d'apprentissage et qui a dû interrompre le dernier d'entre eux en raison d'une nouvelle incarcération, que le fait que son patron était prêt à le réengager à sa libération. Elle a également pris en compte l'intensité des liens familiaux ainsi que la santé des parents du recourant, qui souffrent de fibromyalgie et ont besoin pour cette raison d'aide à domicile. A cet égard, elle a toutefois relevé, à juste titre, que le recourant avait été dans l'incapacité de leur apporter pareille aide pendant toute la durée de son incarcération, soit au moins de janvier 2015 à octobre 2016 et depuis janvier 2018, de sorte que sa présence à leurs côtés ne paraissait pas décisive. En jugeant, compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, en particulier de la gravité des actes commis, de la réitération de ceux-ci ainsi que du risque de récidive, que l'intérêt public à éloigner le recourant de Suisse l'emportait sur son intérêt privé à y poursuivre son séjour, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral.