Citation: 5A_932/2015 E. 4.4.2

4.4.2. S'agissant du dies a quo de la contribution d'entretien, le premier juge l'avait fixé à l'entrée en force du jugement. Selon lui, une condamnation à verser la pension à compter d'une date antérieure ne se justifiait pas, dès lors que l'intimé avait contribué à l'entretien de l'épouse à raison de 5'500 fr. par mois depuis la séparation et assumé toutes les dépenses liées au domicile conjugal. Si le dispositif de l'arrêt attaqué modifie le montant de la pension due, il ne précise en revanche nullement le moment à partir duquel celle-ci doit être versée. Il ressort toutefois de la motivation de la décision querellée que l'autorité cantonale a jugé irrecevable la conclusion de la recourante relative au dies a quo, partant que la solution du premier juge n'a pas été modifiée sur ce point. Cela étant, la recourante ne fait pas grief à l'autorité cantonale d'avoir appliqué arbitrairement l'art. 317 al. 2 CPC en déclarant sa conclusion irrecevable, mais ne critique que la conséquence générale d'un dies a quo fixé à l'entrée en force du jugement. Sa motivation ne remplit dès lors pas les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1).