Citation: 6B_451/2023 E. 2.4.1

2.4.1. La cour cantonale a constaté, à la lecture du procès-verbal d'audition du 10 novembre 2021, qu'à la question de savoir pourquoi il circulait si vite, le recourant avait indiqué avoir accéléré entre V.________ et W.________ parce qu'il était un peu en retard. Lorsque l'agent B.________ lui a demandé s'il avait quelque chose à ajouter, il a relevé qu'il travaillait beaucoup dans toute la Suisse romande et que pour cette raison, il souhaitait garder son permis de conduire pour pouvoir travailler, mais que le week-end, il n'avait pas nécessairement besoin de son permis de conduire. A cela s'ajoutait que, selon les observations figurant dans le rapport de police complémentaire du 29 décembre 2021, le recourant était visiblement bouleversé et avait les larmes aux yeux au début de son interpellation, au point qu'il lui aurait fallu environ 10 minutes pour se calmer et permettre aux agents de procéder aux formalités écrites usuelles. A aucun moment durant son interpellation, que ce soit lors de son audition ou directement en discutant avec les agents, le recourant n'aurait contesté avoir commis l'infraction reprochée. On ne voyait ni quel intérêt ni quelle utilité l'agent B.________ aurait pu avoir à affirmer que le recourant ne contestait pas l'infraction si tel n'était pas le cas. De fausses déclarations à cet égard étaient d'autant plus improbables que l'agent en question avait exposé avoir éprouvé de la compassion pour la situation dans laquelle se trouvait le recourant du fait de l'infraction et, suite à la saisie immédiate de son permis de conduire, avoir décidé avec l'agent C.________, à bien plaire, de conduire le recourant chez son collègue afin qu'il puisse se rendre à son travail.