Citation: 1B_571/2019 E. A

Le 22 mars 2019, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte a ouvert une instruction pénale contre A.________, ressortissant du Sri Lanka, pour menaces qualifiées (art. 180 al. 1 et 2 let. a CP). Il lui est reproché d'avoir menacé sa femme de la tuer, en pointant un couteau dans sa direction, à deux reprises. Il lui est aussi fait grief d'avoir menacé son fils de 17 ans en lui disant que s'il ne trouvait pas de place d'apprentissage, il allait le tuer ainsi que sa soeur et sa mère, puis se suicider. Le 3 avril 2019, l'épouse et le fils de A.________ ont retiré les plaintes pénales qu'ils avaient déposées contre ce dernier le 21 mars 2019. En octobre 2016, le prénommé avait déjà fait l'objet d'une enquête pénale à la suite de violences domestiques. Il lui était reproché d'avoir frappé son épouse avec un bâton et d'avoir menacé de détruire le mobilier familial avec une hache; l'épouse ayant donné son accord à une suspension provisoire de la procédure sans la révoquer après une période de six mois, la procédure s'était soldée par une ordonnance de classement. Par ordonnance du 23 mars 2019, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (Tmc) a ordonné la détention provisoire de A.________ pour une durée de trois mois, pour risques de réitération et de collusion. Par la suite, la détention provisoire a été régulièrement prolongée par cette autorité, en dernier lieu par ordonnance du 16 octobre 2019 pour une durée de trois mois, soit jusqu'au 21 janvier 2020. Par arrêt du 1 er novembre 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours déposé par l'intéressé contre l'ordonnance du 16 octobre 2019. En substance, la cour cantonale a considéré que les charges étaient suffisantes, que des risques de collusion, de récidive et de passage à l'acte existaient qu'aucune mesure de substitution ne pouvait pallier et que le principe de la proportionnalité était respecté.