Citation: 6B_1183/2017 E. 3.5

3.5. Les recourants font grief à l'autorité précédente d'avoir indiqué que la note d'honoraires produite ne mentionnait pas la durée des opérations effectuées par leur avocat. Ils signalent avoir produit, en annexe de la note d'honoraires adressée à la cour cantonale et qui mentionnait seulement un montant de 30'646 fr. 15 TVA comprise, 11 notes d'honoraires reçues de la part de leur avocat depuis le mois de mars 2015. Les recourants précisent que sur ces 11 notes, 4 mentionnaient le temps consacré à chaque opération. Ainsi, l'autorité précédente aurait pu, selon eux, additionner les montants de ces 4 dernières notes, puis diviser la somme par le temps indiqué, ce qui aurait permis d'identifier un "tarif moyen horaire" de 340 francs. Les recourants soutiennent que la cour cantonale aurait alors pu diviser le montant total facturé par ce tarif horaire, ce qui lui aurait permis de dégager une durée d'activité de 78 heures et 30 minutes. Cette argumentation tombe à faux. Il est tout d'abord douteux que les recourants, tenus de chiffrer et de justifier leurs prétentions conformément à l'art. 429 al. 2 CPP, pussent se contenter de produire en vrac des notes d'honoraires, certaines précisant la durée des opérations et d'autres non, en attendant de la cour cantonale qu'elle procède à des calculs et autres déductions afin d'identifier la durée de l'activité facturée. En outre, la démonstration effectuée par les recourants devant le Tribunal fédéral évoque un calcul accompli a posteriori dans le but de définir une durée d'activité. Ceux-ci font en effet reposer leurs prétentions sur un "tarif horaire moyen" résultant de leurs opérations arithmétiques, sans indiquer en définitive quel tarif horaire a effectivement été appliqué à quelles opérations. Quoi qu'il en soit, à supposer même que l'activité déployée par l'avocat des recourants s'élève à 78 heures et 30 minutes, cette durée s'avère supérieure à celle que la cour cantonale a tenue pour nécessaire à une défense raisonnable - soit 34 heures et 30 minutes -, en procédant à sa propre appréciation. C'est ainsi cette durée qu'il convient d'examiner et non celle à laquelle aurait pu parvenir l'autorité précédente au moyen d'une autre méthode. A cet égard, il convient de relever qu'en fournissant une note d'honoraires à la cour cantonale, les recourants ont eu l'occasion de s'exprimer à ce propos avant qu'une décision ne soit rendue. Contrairement à ce qu'ils soutiennent, l'autorité précédente n'avait dès lors pas à les interpeller par la suite afin qu'ils donnent des explications complémentaires rendues nécessaires par le manque de clarté de leur note d'honoraires (cf. arrêt 6B_796/2016 du 15 mai 2017 consid. 2.1.6).