Citation: I 609/04 20.03.2006 E. 2

Sur le plan somatique, la juridiction cantonale a implicitement nié l'existence de troubles de nature à influer sur la capacité de travail de la recourante. De son côté, celle-ci allègue de graves troubles aux niveaux cervical et dorsal qui l'empêchent d'exercer une activité quelque peu astreignante, comme son ancienne activité de nettoyeuse dans un hôpital, et lui permettent seulement d'exercer des petites activités en position essentiellement assise avec de fréquentes interruptions. Le point de vue de la recourante ne saurait être partagé. Aucun des médecins qui ont examiné l'intéressée n'a fait état d'un substrat organique aux douleurs alléguées. En particulier, les experts du COMAI ont écarté le diagnostic de maladie de Bechterew qui avait été suspecté antérieurement. De leur côté, les docteurs R.________ (rapport du 14 mars 1997) et L.________ (rapport du 24 juillet 1999) ont fait état, certes, de troubles statiques et dégénératifs aux niveaux lombaire et cervical, mais ils ont nié que ces affections fussent assez graves pour entraîner une diminution de la capacité de travail. Quant au docteur V.________, il indique bien que l'assurée est « réellement handicapée physiquement », mais ne fait état d'aucun trouble physique invalidant, se contentant de diagnostiquer un syndrome polyalgique idiopathique diffus avec des épisodes de décompensation de type fibromyalgique (rapport du 27 mai 2002). Cela étant, il y a lieu de nier l'existence d'une affection physique de nature à influer sur la capacité de travail de la recourante.