Citation: 1C_160/2017 E. 6.1

6.1. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal a considéré que les conditions d'une révocation du permis de construire n'étaient pas réalisées. Il relevait qu'il avait déjà jugé dans la cause A1 14 180 du 17 juillet 2014 que l'aménagement de la route d'accès communale vers les parcelles n os 1738 et 1747 ne pouvait pas conduire à invalider le permis de bâtir délivré et entré en force en ce qui concernait la construction du bâtiment prévu sur ces parcelles. Il convenait de distinguer ces deux objets. Selon l'instance précédente, l'existence d'incertitudes liées aux modalités d'aménagement de la voie publique située à proximité ne signifiait pas que le terrain sur lequel était prévu le bâtiment locatif contesté ne disposait pas d'un accès à la voie publique suffisant au regard des exigences posées par le droit public. Le sort réservé au projet d'aménagement routier n'avait donc aucune incidence sur la validité du permis de bâtir (cf. arrêt précité A1 14 180 consid. 5.3). Les recourants invoquaient à tort l'existence de liens entre la réalisation de l'accès à la voie publique et celle du projet de construction qui contraindraient l'autorité communale à révoquer le permis existant, à suspendre les travaux en cours et à réexaminer l'admissibilité de ce projet de construction de manière conjointe avec l'aménagement de la route d'accès communale vers les parcelles litigieuses.