Citation: 2C_856/2020 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et que le recourant ne remet pas en cause sous l'angle de l'arbitraire (cf. supra consid. 4.1), que ce dernier n'a fait état d'aucune violence conjugale de la part de son épouse, mais a fait principalement grief à cette dernière de subir l'influence de ses amies, qui auraient conseillé à celle-ci de se libérer de son autorité. Il s'est pour le reste plaint de ne plus pouvoir rentrer au domicile en l'absence de l'intéressée, dès lors qu'il ne détenait plus la clef de l'appartement conjugal, et d'être la victime d'humiliations réitérées de sa part, humiliations qui, à teneur de l'arrêt attaqué, auraient été réciproques. Sous cet angle, sans les remettre en doute, l'autorité précédente a considéré que les contraintes psychiques alléguées par le recourant n'atteignaient pas la constance et l'intensité particulière susceptibles, selon la jurisprudence, de fonder un cas de rigueur au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Pour le reste, les juges cantonaux ont retenu que l'intéressé, âgé de trente-neuf ans, avait vécu ses trente-sept premières années au Cameroun et ne séjournait que depuis deux ans en Suisse, où son intégration ne pouvait être qualifiée d'exceptionnelle, si bien que sa réintégration future dans son pays d'origine, où vivait sa famille, ne semblait pas fortement compromise. L'intérêt privé du recourant à la prolongation de son titre de séjour en Suisse devait ainsi céder le pas devant l'intérêt public à son éloignement. Sur la base de ces éléments, on ne voit manifestement pas en quoi les juges précédents auraient violé les art. 50 al. 1 let. b et al. 2, ainsi que 96 LEI.