Citation: 5C.150/2002 10.09.2002 E. 3.2

3.2.1 Le demandeur reproche d'abord aux juges cantonaux d'avoir considéré que sa fortune restait largement supérieure à celle de son ex-épouse, alors que l'arrêt attaqué ne contient aucune constatation de fait sur la situation patrimoniale actuelle de cette dernière, ce qui consacrerait une violation des prescriptions fédérales en matière de preuve. Le demandeur sollicite ainsi du Tribunal fédéral qu'il rectifie l'état de fait en y mentionnant les données pertinentes sur la fortune actuelle de la défenderesse, qui selon l'attestation fiscale 2000 s'élèverait au 31 décembre 1999 à 523'041 fr. brut, soit à 375'041 fr. net après imputation d'une dette hypothécaire de 98'000 fr. sur un immeuble d'une valeur fiscale de 239'200 fr. et de la déduction sociale de 50'000 fr. sur la fortune. 3.2.2 Même si l'on devait compléter l'état de fait dans le sens sollicité par le demandeur, cela ne changerait rien à l'issue de la cause. En effet, la cour cantonale a constaté que selon l'attestation fiscale 1999 du demandeur, celui-ci avait au 31 décembre 1998 une fortune mobilière de 238'791 fr. et une fortune immobilière brute (valeur fiscale) de 323'557 fr. constituée par la villa de Y.________ Eu égard au fait que la valeur vénale de cet immeuble était déjà expertisée à 855'000 fr. au moment du divorce, la cour cantonale pouvait à bon droit retenir que la fortune du demandeur reste supérieure à celle de la défenderesse. Force est par ailleurs de constater que la situation de fortune de cette dernière ne s'est pas améliorée en termes réels depuis le divorce, dans lequel elle avait reçu un montant de 350'000 fr. à titre de liquidation du régime matrimonial. En définitive, dès lors qu'il n'est pas établi que la situation de fortune du demandeur se soit péjorée ni que celle de la défenderesse se soit améliorée depuis le prononcé du divorce, il y a lieu d'examiner la demande de réduction de la rente due à la défenderesse, à la lumière des conditions posées par l'art. 153 al. 2 aCC, en rapport avec l'évolution des seuls revenus respectifs des parties.