Citation: 5A_809/2023 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante relève avoir critiqué les outils d'analyse dans son recours déposé devant l'autorité précédente. Elle indique renvoyer "à cet égard, et de manière générale (...) à un article publié par l'Association Francophone des femmes autistes et à la prise de position du Dr M.________" et procède à une critique de la psychanalyse fondée sur plusieurs sites internet, dont " Wikipedia ", avant de conclure en mentionnant que, de son point de vue, cette théorie se base sur des concepts dépassés et que les outils de la psychanalyse ne sont pas adaptés pour évaluer les individus souffrant de TSA. Elle fait en outre valoir que les conclusions des expertes à propos de l'enfant et à son propos montrent à quel point celles-ci ignoraient les avancées faites en matière de diagnostic de l'autisme. Elle constate enfin que la fiabilité et la validité des tests projectifs sont remises en question en raison de leur manque de standardisation et de rigueur scientifique et qu'en l'espèce les expertes n'ont pas présenté le test en lui-même ni la méthode utilisée pour interpréter ses résultats de sorte qu'il y a lieu de s'interroger sur leurs qualifications en lien avec ce test. Selon la recourante, la cour cantonale n'avait pas tenu compte de ces explications ni n'avait essayé de comprendre son argumentation relative à l'absence de force probante de l'expertise, se bornant à constater que les expertes avaient mené des entretiens avec la mère et l'enfant, et rencontré les personnes qu'elles avaient jugé nécessaires. Le fait que l'arrêt entrepris relève que les discussions des expertes avec la Dresse E.________ permettaient d'évincer la critique selon laquelle le TSA de l'enfant n'aurait pas été pris en compte démontrait que la cour cantonale n'avait rien compris à son argumentation qui consistait à dire, non pas que le TSA de l'enfant n'avait pas été pris en compte, mais que " l'analyse effectuée ne pouvait l'être en raison de son TSA ". La cour cantonale avait au surplus balayé d'une simple phrase la problématique de son TSA en admettant que ce diagnostic la concernant n'était pas de nature à ébranler la valeur probante de l'expertise, par rapport à une situation de fait demeurée inchangée s'agissant de sa relation avec l'enfant et les intervenants, alors qu'en réalité personne n'avait jamais relevé aucun élément problématique dans la relation entre elle et son fils. Ce faisant, elle lui avait refusé le droit à ce qu'un moyen de preuve important dans le cadre de la procédure soit établi en tenant compte de son autisme, sans que l'on en comprenne d'ailleurs les raisons. La recourante ajoute encore que c'était de manière subsidiaire qu'elle s'était référée à l'expertise.