Citation: 9C_250/2020 E. 4.4.2

4.4.2. Pour admettre que la capacité de travail de la recourante ne s'était depuis lors pas modifiée au sens de l'art. 17 LPGA, les premiers juges se sont fondés sur le rapport du docteur I.________ des 20 et 30 mars 2017, selon lequel l'assurée souffrait d'un trouble somatoforme indifférencié (F45.1) sans comorbidité et sans répercussion sur la capacité de travail. A la suite de la juridiction cantonale, on constate que le docteur I.________ a discuté les diagnostics posés par le docteur E.________, et qu'il a expliqué les raisons pour lesquelles il ne pouvait pas retenir que l'assurée souffrait d'anorexie restrictive atypique (F50.1) ou d'un trouble de personnalité borderline (F60.30). La recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle soutient que l'anorexie atypique "n'avait pas pu être diagnostiqué[e] par le [docteur] I.________ en avril 2017 puisque les crises remontaient au printemps 2017 et [étaient] survenues après la mise en oeuvre de [son] expertise", au motif déjà que le docteur E.________ n'a lui-même plus retenu ce diagnostic postérieurement à son rapport du 20 février 2016. Dans un rapport établi le 24 novembre 2017, le psychiatre traitant ne mentionne en effet plus le diagnostic d'anorexie mentale atypique, mais relève uniquement une "perte d'appétit" s'inscrivant au sein des symptômes inhérents à la dépression. Quant au diagnostic d'état dépressif modéré à sévère posé par le docteur D.________ dans son rapport du 4 octobre 2015, le docteur I.________ l'a également exclu, après l'avoir discuté, faute d'avoir pu authentifier un nombre assez important de symptômes de cette pathologie. Un diagnostic d'état dépressif (F32.1) n'a par ailleurs jamais été retenu par le docteur E.________, psychiatre traitant, qui a uniquement mentionné une grande anxiété et des symptômes inhérents à la dépression, tels que les sautes d'humeur et l'isolement (rapport du 24 novembre 2017). L'aggravation invoquée par la recourante n'est dès lors pas établie.