Citation: 2C_45/2025 E. 6.3

6.3. L'autorité précédente a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. À ce titre, les juges précédents ont relevé que l'intéressé était arrivé en Suisse en 2019, à l'âge de 24 ans. Né au Kosovo, il y avait passé son enfance, son adolescence et une partie de sa vie d'adulte de sorte qu'il en maîtrisait la langue ainsi que les us et coutumes. À cela s'ajoutait que, hormis son oncle et sa tante et quelques amis, il n'avait pas soutenu avoir développé en Suisse un réseau de connaissances ni ne s'être particulièrement impliqué dans la vie culturelle, sportive ou associative. Au niveau professionnel, il travaillait en tant que coiffeur, ce qui ne supposait pas qu'il ait acquis des connaissances qu'il ne pourrait pas mettre en oeuvre au Kosovo. Le recourant avait au surplus été condamné notamment pour lésions corporelles simples. Enfin, le fait de devoir retrouver les conditions de vie usuelles de son pays de provenance ne saurait constituer une raison personnelle majeure. Il ressort encore de l'arrêt entrepris que le recourant avait allégué que son père, qui réside au Kosovo, aurait proféré à son encontre des menaces de mort. Les juges cantonaux n'ont toutefois pas retenu ce fait comme établi, faute de reposer sur des éléments probants. Ils ont précisé que, quoi qu'il en soit, le recourant pourrait au besoin solliciter la protection des autorités kosovares et s'établir en un lieu inconnu de son père. Devant le Tribunal fédéral, le recourant ne se plaint pas d'arbitraire dans l'établissement des faits ou l'appréciation des preuves. Il se contente d'invoquer de manière appellatoire la corruption de la police au Kosovo, qui ne lui serait selon lui d'aucun secours. Il ne peut être suivi (cf. supra consid. 5) et il convient de confirmer l'absence de raison personnelle majeure sous cet angle. Au surplus, c'est en vain que le recourant se prévaut du fait qu'il n'a pas de dette, qu'il parle le français, ou encore qu'il entretient une relation forte avec son oncle et sa tante qui s'occupent de lui depuis le décès de sa mère. En effet, ces éléments ne suffisent pas pour retenir que la réintégration sociale dans le pays d'origine serait fortement compromise (cf. ATF 130 II 39 consid. 3; arrêt 2C_223/2024 du 5 juin 2024 consid. 6.3).