Citation: 2A.559/2004 01.10.2004 E. 1

Ressortissant yougoslave né en 1968, X.________ s'est marié le 17 septembre 1997 avec une Suissesse née en 1979. A cette époque, il était sous le coup d'une décision de renvoi consécutive au rejet, en mai 1995, d'une demande d'asile présentée deux ans auparavant. A la suite de son mariage, il a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour délivrée au titre du regroupement familial. De cette union est issue une fille, née le 27 mai 2000. Par décision du 12 mars 2003, le service des étrangers du canton de Neuchâtel (ci-après: le Service cantonal) a refusé à X.________ la prolongation de son autorisation de séjour ainsi que l'octroi d'une autorisation d'établissement, au motif qu'il se prévalait abusivement de son mariage pour demeurer en Suisse. Il apparaissait en effet que l'intéressé ne vivait plus avec son épouse depuis le mois de janvier 2000, qu'il avait, le 21 du même mois, épousé officiellement une compatriote au Kosovo avec laquelle il était vraisemblablement marié selon la coutume depuis 1991 et, enfin, que cette seconde épouse lui avait donné deux enfants, nés respectivement en juin 1993 et en septembre 1995. Saisi d'un recours contre la décision du Service cantonal, le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel l'a écarté, selon décision du 1er avril 2004. Par arrêt du 23 août 2004, le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal administratif) a rejeté le recours formé par X.________ contre la décision précitée, en confirmant la thèse de l'abus de droit retenue par les autorités précédentes.