Citation: 5A_722/2008 12.05.2009 E. 1

L'action en dommages et intérêts intentée le 23 juillet 2004 par A.________ à l'encontre de F.________ devant le Tribunal de grande instance de Nanterre a été «déclarée irrecevable, et ainsi rejetée», par jugement du 4 novembre 2005. F.________ est décédé le 21 novembre 2006. Il a laissé comme héritiers son épouse, C.________, et ses trois fils, D.________, E.________ et B.________. B.b Par jugement du 26 septembre 2007, notifié le 18 février 2008, le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a, notamment, admis partiellement les conclusions de la demande formée le 23 juin 2003 par F.________, auquel se sont substitués ses hoirs, à savoir B.________, C.________, D.________ et E.________ (I), dit que A.________ leur doit immédiat paiement, solidairement entre eux, de la somme de 56'179 fr.15, avec intérêts à 5% l'an dès le 22 juillet 2000 (II), et levé définitivement, à concurrence de ce montant, la mainlevée de l'opposition formée par A.________ au commandement de payer n° xxx (III). En droit, les premiers juges ont considéré que le paiement effectué par F.________ pour le compte de A.________ était un cas d'application de l'art. 1251 du Code civil français et que, la subrogation étant intervenue de plein droit, les demandeurs pouvaient réclamer au défendeur le remboursement du montant versé aux autorités fiscales par F.________. A ce propos, ils ont notamment retenu que A.________ n'avait pas établi que le dépôt tardif de la déclaration de succession était dû au comportement de F.________. En ce qui concerne la compensation opposée par A.________ aux prétentions de F.________, les premiers juges ont considéré que celui-là n'avait pas démontré le dommage éprouvé ni apporté de preuves quant à son montant et que, par jugement du 4 novembre 2005, le Tribunal de grande instance de Nanterre avait déclaré irrecevable l'action en dommages et intérêts intentée par A.________ à l'encontre de F.________, de sorte que l'exception de compensation ne pouvait être retenue. B.c Par arrêt du 17 septembre 2008, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par A.________ contre le jugement du Tribunal d'arrondissement du 26 septembre 2007, qu'elle a dès lors confirmé. L'autorité cantonale a considéré que l'appréciation dudit tribunal, selon laquelle le recourant n'avait pas prouvé que F.________ fût responsable du dépôt tardif de la déclaration de succession, ne prêtait pas le flanc à la critique et se révélait conforme au dossier, ce qui scellait le sort du recours.