Citation: 4A_559/2017 E. 3.2.3

3.2.3. Les recourants reviennent, par ailleurs, à la charge en ce qui concerne le grief que la cour cantonale n'aurait pas traité, mais cette fois-ci au titre de la violation de leur droit d'être entendus. Ils tirent argument, à ce propos, d'un passage de l'arrêt non publié 5A_579/2017 du 13 septembre 2017 consid. 1.3.3.1, où l'on peut lire ce qui suit: " Il convient cependant de relever que, sous l'angle de la violation de son droit d'être entendu, la recourante reproche aux magistrats cantonaux de ne pas avoir examiné la recevabilité du recours formé devant eux par l'intimée n° 1 sous l'angle de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC, grief qu'elle avait pourtant expressément soulevé devant l'instance cantonale. Or il convient d'entrer en matière sur ce grief de violation du droit d'être entendu en tant que celui-ci ne pourra plus être invoqué ultérieurement, sauf à être déclaré tardif. L'exigence du dommage irréparable est donc ici réalisée. " A suivre les recourants, il s'imposerait d'entrer en matière sur le grief se rapportant à la violation de leur droit d'être entendus (i.c. la violation de leur droit de réplique), étant donné que pareille violation, qui influe directement sur la régularité de la procédure incidente, ne pourra pas être réparée ultérieurement (recours, n. 5, 9, 2eet 3e tirets, et 15-26). L'arrêt invoqué par eux a été rendu dans des circonstances tout à fait particulières, si bien que le principe énoncé dans le passage précité n'est guère extrapolable à la cause en litige, si tant est qu'il soit en accord avec la jurisprudence rendue en la matière. Dans cette affaire relative à l'inscription d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs, la recourante - i.e. la société requérante, dont la faillite avait été déclarée entre-temps - se plaignait de ce que l'autorité cantonale était entrée en matière sur un recours que lui avait soumis l'une des intimées - en l'occurrence la société propriétaire de l'immeuble où avaient été exécutés les travaux litigieux, laquelle société était au bénéfice d'un sursis concordataire provisoire - contre une décision maintenant la suspension de la procédure au fond jusqu'à droit connu sur le sursis concordataire et d'avoir annulé cette décision, le tout sans avoir examiné, au préalable, l'exception d'irrecevabilité dudit recours que la recourante, alors intimée, avait valablement soulevée devant elle. Il va sans dire que les circonstances de la cause opposant les parties litigantes ne sont pas comparables à celles caractérisant ladite affaire. En particulier, on ne discerne pas en quoi le vice formel allégué par eux ne pourrait pas être réparé par la suite. Aussi bien, à supposer que la décision finale leur donne tort, ils conserveraient la faculté, en l'attaquant, d'obtenir, le cas échéant, que le Tribunal fédéral l'annule, motif pris de la violation de leur droit d'être entendus, et qu'il ordonne à la cour cantonale de faire en sorte que le droit de réplique leur soit accordé ex post par la fixation d'un délai pour qu'ils puissent se déterminer sur le courrier que le conseil des intimés avait adressé le 9 février 2017 au Tribunal (cf. recours, n. 19) et obtenir qu'une nouvelle ordonnance de preuves soit rendue sur la base de leurs déterminations.