Citation: 1B_321/2020 E. 4.2

4.2. La Chambre pénale de recours a retenu que le recourant, âgé de 59 ans, de nationalité x.________ et marié à une ressortissante américaine, ne disposait d'aucune attache en Suisse, si ce n'était son fils de 24 ans, qui ne vivait pas avec lui. L'emploi d'assistant administratif d'une société d'architecture d'intérieur, qu'il alléguait avoir obtenu le 15 avril 2020, ne paraissait ainsi être que de pure convenance, alors que sa situation financière était par ailleurs mauvaise, dès lors qu'il avait de nombreuses dettes. Quant à son épouse, bien qu'inscrite auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) depuis leur mariage en 2017, elle n'était en Suisse que depuis octobre 2019 et n'y avait pas d'activité professionnelle. Enfin, le statut de séjour du recourant était incertain, puisque titulaire d'une autorisation d'établissement, il avait été domicilié pendant plus de 6 mois en France, ce dont il y avait lieu d'aviser l'OCPM, qui pourrait estimer que l'autorisation devait prendre fin en application de l'art. 61 al. 2 de la loi du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20; cf. arrêt attaqué, consid. 3.3 p. 6 s.).