Citation: 6S.129/2007 28.06.2007 E. 4

Le recourant soutient encore que le sursis à l'expulsion aurait dû être accordé (art. 41 aCP). Les instances cantonale n'auraient pas suffisamment pris en compte la bonne conduite de l'intéressé depuis sa condamnation du mois de juin 2005. Il fait valoir ses missions de travail temporaire permettant le remboursement partiel de ses dettes et l'emploi trouvé dans une grande surface, où sa soeur est apprentie. La Cour cantonale a considéré que depuis la condamnation à l'expulsion durant 3 ans avec sursis (prononcée au mois d'août 2003), l'accusé savait devoir quitter la Suisse en cas de nouvelle infraction. Cet avertissement ne l'a pas dissuadé d'abandonner la délinquance. Il a trahi la confiance mise en lui. Ainsi, aucun pronostic favorable ne se justifiait. Dès lors, d'après l'autorité cantonale, il n'était pas arbitraire de conclure que les conditions de l'art. 41 ch. 1 aCP n'étaient pas réunies. Compte tenu du large pouvoir d'appréciation reconnu à l'autorité qui doit poser le diagnostic en matière de sursis, les considérants de la Cour cantonale ne violent pas le droit fédéral. Certes, le recourant semble se détourner de la délinquance. Cependant, cette attitude encourageante est trop récente pour que le refus du sursis soit contraire à l'art. 41 aCP. Le grief est rejeté.