Citation: 1C_211/2024 E. 1.3

1.3. Il y a donc lieu d'examiner si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF sont réalisées. Les recourantes, a qui le caractère incident de l'arrêt attaqué a manifestement échappé, ne s'expriment pas sur cette question alors qu'il leur revenait de le faire (ATF 149 II 476 consid 1.2.1; 148 I 155 consid. 1.1 in fine). A l'exception de quelques situations particulières non réalisées en l'espèce (cf. ATF 136 II 165 consid. 1.2; 135 II 30 consid. 1.3.4), le préjudice irréparable visé à l'art. 93 al. 1 let. a LTF doit être de nature juridique et ne pas pouvoir être ultérieurement réparé par une décision finale qui serait favorable à la partie recourante (cf. ATF 149 II 170 consid. 1.3; 147 III 159 consid. 4.1). En l'occurrence, la nouvelle décision municipale pourra encore être contestée, le cas échéant, auprès de la CDAP puis, en dernier ressort, auprès du Tribunal fédéral, l'arrêt incident pouvant également être attaqué à cette occasion aux conditions de l'art. 93 al. 3 LTF. L'admission du recours, à l'un ou l'autre stade, mettrait fin au préjudice inhérent à l'arrêt incident de renvoi. Les coûts relatifs à l'allongement de la procédure ne constituent pas un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Il n'apparaît pas non plus que la condition prévue à l'art. 93 al. 1 let. b LTF soit réalisée puisque rien ne permet d'admettre que la procédure de permis de construire, voire une procédure ultérieure de recours, soit particulièrement longue et coûteuse dans la mesure notamment où le dossier soumis à la municipalité apparaît désormais complet.