Citation: 4A_523/2022 E. A

Par contrat du 22 septembre 2015, A.________ (ci-après: le bailleur, le recourant) a remis à bail à B.________ (ci-après: le locataire) un appartement de 4,5 pièces à la Côte-aux-Fées, pour un loyer mensuel de 1'170 fr. brut, composé d'un loyer net de 820 fr. et d'un acompte de charges de 350 fr. Le bail commençait le 1 er novembre 2015 et se terminait le 31 mars 2017. Il se renouvelait tacitement pour une durée indéterminée, avec faculté de résilier pour les 31 mars, 30 juin et 30 septembre, moyennant avis donné trois mois à l'avance. Le 20 mars 2020, les parties sont convenues d'un nouveau loyer sur demande du locataire, de 775 fr. 15 net et d'un acompte de charges de 300 fr., dès le 1 er juillet 2020. Le 8 décembre 2021, le bailleur a notifié au locataire un décompte de charges pour la période du 1 er juillet 2020 au 1 er juin 2021, portant sur un solde en faveur du bailleur, de 627 fr. 15. Par lettre recommandée du 9 mars 2022, reçue par le locataire le lendemain, le bailleur a mis le locataire en demeure de payer 637 fr. 15, soit le montant en souffrance augmenté de 10 fr. de frais de rappel, jusqu'au 10 avril 2022. Le bailleur précisait qu'à défaut de paiement dans le délai imparti, le contrat de bail serait résilié dans un délai de 30 jours. Le locataire a contesté ce décompte de charges par courrier du 2 avril 2022 adressé à la régie représentant le bailleur. Le même jour, il a saisi l'autorité de conciliation en matière de bail d'une requête dirigée contre le bailleur. Faute de paiement intervenu dans l'intervalle, le bailleur a résilié le bail par formule officielle du 11 mai 2022, pour le 30 juin 2022, invoquant le non-paiement par le locataire du décompte de charges en souffrance. Le 25 mai 2022, le locataire a saisi l'autorité de conciliation en matière de bail d'une requête tendant à l'annulation de la résiliation précitée.