Citation: 6B_1183/2023 E. B

Par jugement du 8 juin 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois, statuant sur appel de A.________, l'a très partiellement admis et a réformé le jugement de première instance en ce sens qu'elle a reconnu le prénommé coupable de tentative de brigandage, de violation grave qualifiée des règles de la circulation routière, de conduite d'un véhicule automobile malgré une incapacité de conduire, de conduite d'un véhicule sans autorisation, d'infraction grave à la LStup et de contrainte sexuelle, et l'a condamné à une peine privative de liberté de cinq ans sous déduction de 114 jours de détention provisoire et de 493 jours de détention extraditionnelle. Pour le surplus, la cour cantonale a confirmé le dispositif du 30 novembre 2022, a déduit la détention subie depuis le jugement de première instance et a statué sur les frais et indemnités de la procédure d'appel. La cour cantonale a retenu les faits suivants, s'agissant des infractions encore contestées en procédure fédérale. B.a. Le 11 novembre 2011, A.________ avait convaincu E.________ de participer, avec F.________, à une expédition à U.________ chez D.________ en vue de récupérer l'argent dû lors d'une transaction de drogue (cocaïne) qui s'était déroulée la veille et qui avait mal tourné, l'acheteur s'étant enfui avec la drogue sans la payer. Les comparses pensaient que D.________ était impliqué dans cette " arnaque ". L'idée de A.________ et de F.________ était de frapper celui-ci. E.________ devait faire le guet. G.________ devait fonctionner comme chauffeur, mais était finalement resté à l'extérieur pour faire le guet. Arrivé devant la porte de chez D.________ à U.________, A.________ avait sonné à la porte de l'appartement, sans succès. Sachant que celui-là cultivait du cannabis dans sa cave, F.________ avait soulevé une grille devant l'entrée de l'immeuble pour s'y introduire. Il y avait ensuite eu à l'intérieur une altercation entre les deux précités. D.________ avait pu retenir F.________ jusqu'à l'arrivée de la police. Les autres avaient pris la fuite. B.b. À V.________, dans la nuit du 8 au 9 avril 2018, peu après minuit, A.________, qui avait consommé du cannabis, avait pris le volant de sa voiture avec, à son bord, sa compagne B.________, dans l'intention de regagner son domicile, à W.________. Parvenu au giratoire des X.________, il s'était engagé dans celui-ci sans prêter suffisamment attention aux autres usagers, de sorte qu'il avait coupé la route d'un motocycliste qui arrivait de la jonction autoroutière de Y.________. Le motocycliste avait dû effectuer un freinage d'urgence ainsi qu'une manoeuvre d'évitement pour éviter la collision. Plus loin, le motocycliste avait attendu la voiture à une intersection et, après que celle-ci l'eût dépassé, l'avait rattrapée et avait donné un coup sur le rétroviseur de la voiture. Une course poursuite s'était alors engagée entre les deux conducteurs, au cours de laquelle A.________ avait très largement excédé les limitations de vitesse, sans que sa vitesse exacte n'ait pu être déterminée. Alors que tous deux parvenaient au virage faisant l'intersection avec le chemin de Z.________, à W.________, A.________ avait perdu la maîtrise de son engin qui était parti tout droit pour terminer sa course contre le mur de la terrasse de I.________. A.________, blessé notamment à la cheville gauche, avait été acheminé en ambulance à l'Hôpital de U1.________, puis transféré au CHUV. Sa passagère, qui ressentait diverses douleurs, notamment cervicales, avait également été amenée en ambulance à l'Hôpital de U1.________. Les analyses toxicologiques ordonnées avaient démontré qu'au moment de la conduite, A.________ était sous l'influence de THC et qu'il était inapte à la conduite. B.c. À W.________, au chemin de V1.________, notamment et ailleurs en Suisse, entre novembre 2017 et le 29 avril 2019, A.________, avec l'aide d'acolytes, avait notamment importé en Suisse depuis l'Espagne de la marijuana pour des quantités mettant en danger un grand nombre de personnes faisant ainsi métier de la vente de stupéfiants sur le territoire helvétique. Ainsi, entre le 18 février 2019 et le 29 avril 2019, A.________ avait notamment acheminé vers la Suisse et vendu sur le territoire helvétique 107,50 kg de marijuana pour un chiffre d'affaires estimé à 534'100 francs. Il vendait habituellement le kilogramme de marijuana au prix de 5'000 francs. Dans certains cas exceptionnels, le kilogramme avait été vendu à 4'800 francs. A.________ avait coordonné le trafic, géré les contacts avec ses clients suisses à qui il avait remis entre 10 et 30 kg de marijuana à crédit avec un délai de paiement d'une semaine. A.________ s'était également associé à des légionnaires en vue de l'envoi d'un container de 50 kg de marijuana. Ainsi, le 18 février 2019, A.________, avec l'aide de ses acolytes, dont H.________ et un certain "J.________", avait importé sur le territoire helvétique 15 kg de marijuana et avait écoulé sur le marché suisse 11 kg de marijuana à 4'800 fr. le kilogramme, soit un chiffre d'affaires de 52'800 francs. Aux alentours du 25 février 2019, il avait, avec l'aide de ses acolytes, dont H.________, importé sur le territoire helvétique 30 kg de marijuana en vue de sa revente sur le territoire suisse pour un chiffre d'affaires de 150'000 francs. Le 27 février 2019, l'intéressé avait fait acheminer en Suisse, avec le concours d'un certain "J.________", 6 kg de marijuana qui avaient été vendus dans le quartier de W1.________ à X1.________ auprès d'un client pour le prix de 4'800 fr. le kilogramme, ce qui représentait un chiffre d'affaires de 28'800 francs. Le 28 février 2019, A.________, avec le concours de H.________, avait importé et vendu en Suisse 10,5 kg de marijuana pour un chiffre d'affaires de 52'500 francs. Entre le 6 et le 11 mars 2019, le précité avait fait livrer en Suisse 20 kg de marijuana pour un chiffre d'affaires de 100'000 fr. dont la moitié avait été déposée à son domicile à W.________, au chemin de V1.________. Entre le 15 et le 30 mars 2019, il avait fait livrer en Suisse, avec le concours d'un certain "J.________", 30 kg de marijuana pour un chiffre d'affaires de 150'000 francs. B.d. A.________ avait rencontré B.________ en novembre 2017, alors qu'elle travaillait au K.________ à Z1.________. Une relation sentimentale avait vite débuté entre les susnommés. Au premier semestre de l'année 2018, B.________ avait quitté son emploi du jour au lendemain pour suivre le prénommé et avait emménagé au domicile de celui-ci, au chemin de V1.________, à W.________. Les parents de A.________ habitaient également dans la maison familiale. Au domicile familial, de mi-mai 2018 au 13 juillet 2018, date de la fuite de B.________, A.________ avait exercé une forte emprise psychologique sur la prénommée qui était isolée en Suisse et avait perdu son emploi. Elle n'était autorisée à communiquer que depuis le téléphone portable de A.________ et uniquement avec sa famille. Celui-ci lui avait imposé une coupe de cheveux au carré sous menace de la quitter si elle n'obtempérait pas. Cette dernière ayant refusé de répondre aux désirs de son compagnon, il l'avait insultée, en la traitant notamment de " folle " et s'était violemment énervé. A.________ insultait également quotidiennement B.________, la rabaissait, la dénigrait et était violent verbalement et physiquement avec cette dernière, notamment en lui donnant des coups et des gifles. Toujours pour exercer des pressions psychologiques sur la précitée, A.________ avait indiqué à cette dernière qu'avec un maximum de 10'000 EUR, il pouvait faire supprimer n'importe qui par des albanais ou des mercenaires. Dans ce contexte d'extrême emprise, au domicile familial, à W.________, de mi-mai 2018 au 13 juillet 2018, date de la fuite de B.________, A.________ avait contraint, quasi quotidiennement, cette dernière à lui prodiguer des fellations. En cas de refus de sa part, il menaçait de la mettre à la porte ou faisait des crises de paranoïa violentes et criait alors que la fille du prénommé, âgée de trois ans au moment des faits, était présente dans la chambre et partageait le même lit que le couple. B.e. À W.________, au domicile familial, dans le courant du mois de juin 2018, A.________, sous l'emprise de l'alcool et de la cocaïne, avait baissé jusqu'aux cuisses les vêtements de B.________ couchée sur le ventre. Faisant fi du refus de celle-ci d'entretenir une relation sexuelle anale, il l'avait entravée en s'allongeant sur elle et avait commencé à frotter son sexe en érection contre les fesses de B.________. Alors que celle-ci tentait de se débattre et faisait des bruits en raison de la douleur, A.________ avait placé une main sur le bras droit de la victime et l'autre main sur sa bouche pour éviter qu'elle ne fît du bruit et pour la maîtriser, l'avait pénétrée analement et lui avait dit " Hein, tu aimes ça petite soumise ". Avec sa main restée libre, B.________ avait tenté de retirer la main de A.________ sur sa bouche qui l'empêchait de respirer. Ce dernier avait fait trois à quatre allers-retours et avait éjaculé dans la victime, ce qui l'avait brûlée à l'anus, puis s'était retiré. B.________ avait souffert de douleurs dans la région anale durant plusieurs jours.