Citation: 5A_170/2016 E. 5.3

5.3. Dans l'arrêt déféré, la Juge déléguée a relevé que l'épouse n'avait pas rendu vraisemblable la nécessité de disposer d'un véhicule, un montant de 100 fr. étant tout de même pris en considération au titre de ses frais de transport, puisqu'il avait été retenu par le premier juge et que l'intimé l'avait admis. En revanche, la magistrate précédente a pris en considération 200 fr. de frais de transport dans les charges du mari, au vu des problèmes de santé avérés de celui-ci, et qui doit régulièrement se déplacer en taxi lorsque son état de santé ne lui permet pas d'emprunter les transports publics. Concernant les postes " loisirs ", " vacances " et " femme de ménage " allégués par l'épouse, l'autorité d'appel a retenu que, compte tenu des moyens financiers modestes des parties, ces dépenses ne faisaient pas partie des besoins vitaux entrant dans leur minimum vital, et, de surcroît, n'avaient pas été chiffrées, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'en tenir compte. En revanche, la Juge déléguée a pris en considération 200 fr. par mois de frais de femme de ménage dans les charges de l'époux, vu l'étendue et la nature de ses problèmes de santé. Enfin, la charge fiscale des parties n'a pas été prise en compte, dès lors que les impôts courants sortent des postes du minimum vital des époux, au vu de la modestie de leurs revenus.