Citation: 5A_555/2018 E. 4.3

4.3. Dans un chapitre de son recours intitulé " droit d'être entendu ", et sous le sous-titre " violation du droit à d'un double degré de juridictions nationales " (sic), la recourante affirme qu'en application de l'art. 126 CPC, le " précédent juge " aurait dû suspendre la procédure jusqu'à droit connu sur la procédure de plainte relative à la validation des séquestres, sous peine de la priver d'un procès équitable notamment " sous l'angle d'un double degré de juridiction nationale (art. 6§1 et 13CEDH) ". Elle en veut pour preuve que la Chambre civile aurait elle-même admis que la procédure de plainte déterminait l'issue de la procédure de mainlevée, dès lors qu'elle n'a prononcé la mainlevée qu'à concurrence du montant du séquestre. En affirmant que l'autorité cantonale aurait dû suspendre la cause en vertu de l'art. 126 CPC, la recourante ne soulève aucun grief d'ordre constitutionnel, pas plus qu'elle ne s'en prend à l'argumentation de l'autorité cantonale (cf. arrêt entrepris, consid. 6.2 p. 14 s.), de sorte que sa critique est irrecevable (cf. supra consid. 4.1). Par ailleurs, on ne voit pas en quoi la garantie du droit à un procès équitable, respectivement celle du double degré de juridiction, ou encore son droit d'être entendue, seraient violés, et la recourante ne l'explique pas plus avant.