Citation: 9C_524/2022 E. 1

D'emblée on relèvera que la conclusion principale, par laquelle le recourant requiert le renvoi de la cause à l'intimé "pour entrer en matière sur la demande" au titre de l'aggravation de son état de santé, est irrecevable. En effet, selon les constatations de la juridiction cantonale, l'intimé a effectivement requis l'avis des médecins traitants de l'assuré et les a soumis à l'appréciation du SMR avant de rejeter la nouvelle demande du 11 juin 2020. Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, l'intimé est entré en matière sur sa demande au sens de l'art. 87 al. 3 RAI et a traité celle-ci sur le fond. Le recourant n'a dès lors pas d'intérêt digne de protection à recourir pour obtenir l'examen de sa demande, déjà effectué (cf. art. 89 let. c LTF). Dans la mesure où en se plaignant d'une constatation et appréciation inexactes des faits en violation des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, le recourant cherche à démontrer la plausibilité d'une aggravation de son état de santé, son argumentation tombe dès lors à faux. En admettant par ailleurs que son recours tendrait à démontrer l'existence d'une aggravation de son état de santé (qui pourrait justifier le droit à une rente) - et pas uniquement à la rendre plausible - il serait irrecevable. En effet, les premiers juges ont exposé de manière circonstanciée pour quels motifs ils se rallient aux avis du SMR et nient une aggravation ainsi que les raisons pour lesquelles les rapports des médecins traitants ne remettent pas valablement en cause l'évaluation du SMR, tant sur le plan somatique que psychiatrique. Or se contenter d'opposer des extraits de l'arrêt cantonal à des passages contraires des rapports médicaux et de reprendre des griefs auxquels la juridiction cantonale a déjà répondu sans plus ample motivation ne suffit pas à démontrer que l'appréciation des premiers juges serait arbitraire et constitue une argumentation appellatoire qui ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 140 V 213 consid. 2). En faisant valoir son propre point du vue, le recourant ne démontre en outre pas l'existence d'une constatation manifestement inexacte des faits au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, et encore moins en quoi la correction de l'établissement des faits aurait une incidence sur le sort du litige.