Citation: 6B_1126/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a constaté que la recourante avait envoyé les messages suivants à son amie E.________ moins d'un mois avant le drame "Au final il veut pas avouer et admettre que j'ai des soucis avec la présence de sa fille"; "[...], et à ce que je sache je suis libre et moi j'ai rien signé pour avoir une semi garde partagé d'un gamin que j'ai pas souhaité m'occuper [sic]. Ma présence n'est pas nécessaire quand elle est là et elle, elle n'est pas nécessaire à ma survie..." (messages du 19 octobre 2018 à 16.25 heures et 16.37 heures). Le 12 janvier 2018, elle avait consulté une page internet intitulée "Je ne supporte pas l'enfant de mon conjoint - EasyTribu", et le 18 janvier 2018, elle avait effectué la recherche suivante sur Google "pas envie d'être avec enfant de mon copain". S'ajoutait à cela le fait que l'enfant était source de tensions et de disputes au sein du couple C.________-A.________, ce que tant la recourante que C.________ s'accordaient à dire. La situation était telle que la recourante éprouvait le besoin de prendre de la distance, comme elle l'avait exprimé clairement à son amie E.________ dans la journée précédant le drame: "Faut que je me casse. Je suis pas faite pour vivre cette vie"; "Je veux pas supporter ca un week sur deux"; "Meme que chaque fois qu'on pete un cable [sic] il dit qu'il sait qu'il comprend mais au final rien" (messages du 10 novembre 2018 à 11.47 heures). De plus, D.________ constituait également une entrave aux projets de voyage de la recourante, comme celle-ci l'avait confié à une connaissance (arrêt entrepris, consid. 3.6.1).