Citation: 1C_207/2020 E. 4

Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, la recourante se plaint sommairement d'une violation de son droit d'être entendue. Elle reproche à l'instance précédente d'avoir refusé l'audition de son mari. Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend en particulier le droit pour le justiciable de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos. Cette garantie constitutionnelle n'empêche pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion. Un tel refus d'instruire ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la portée du moyen de preuve proposé est entachée d'arbitraire (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299 et les références citées). La recourante se plaint d'un manque d'instruction portant uniquement sur la prétendue relation de son mari avec une collègue dans le cadre d'une formation professionnelle, non pas sous l'angle de la nature de cette relation, mais au sujet de la chronologie. Or on ne voit pas en quoi cette mesure d'instruction aurait été utile. En effet, il ressort du dossier que les deux formations professionnelles de l'époux ont duré de septembre 2013 à fin octobre 2015. Le Tribunal administratif fédéral n'a donc pas versé dans l'arbitraire en écartant, sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, cette demande d'audition.