Citation: 9C_355/2014 E. 6.2

6.2. Dès lors que la recourante a bénéficié d'une rente d'invalidité durant plus de quinze ans (du 1er février 1997 au 30 octobre 2013), elle appartient en principe à la catégorie d'assurés dont il convient de présumer qu'ils ne peuvent en principe pas entreprendre de leur propre chef tout ce que l'on peut raisonnablement attendre d'eux pour tirer profit de leur capacité résiduelle de travail. Si l'office intimé n'a pas examiné la question de l'octroi éventuel de mesures d'accompagnement à la réintégration professionnelle, la juridiction cantonale a renoncé à appliquer la jurisprudence précitée en estimant que la recourante ne remplissait pas les conditions d'aptitude subjective puisqu'elle refusait de se sédentariser et n'avait pas requis l'aide au placement. On ne saurait cependant inférer de l'inaction de la recourante à l'égard de la proposition de l'office intimé qu'elle n'était pas prête à suivre des mesures d'ordre professionnel. De plus, le motif lié à la sédentarisation n'est pas pertinent puisque, comme on l'a vu, on doit tenir compte dans l'examen de l'aptitude subjective de la recourante de sa situation de vie particulière en tant que membre de la communauté des gens du voyage (ATF 138 I 205 consid. 6.2). Sous l'angle de l'aptitude objective, on ne saurait affirmer, en l'état, sans examen concret de la situation, que la recourante ne nécessite aucune mesure d'ordre professionnel au vu des seules activités simples et répétitives qu'elle pourrait exercer et qu'il appartient à l'office intimé de déterminer. Vu l'issue du litige, il n'est pas nécessaire d'examiner l'éventuelle violation de l'art. 21 LPGA, telle qu'invoquée encore par la recourante.