Citation: 5A_48/2015 E. 4.1

4.1. En bref, l'Autorité de surveillance a considéré que l'Office avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour instruire les faits pertinents. Il avait interrogé le débiteur, en présence de son avocat, lui impartissant un délai pour fournir les pièces relatives à sa situation financière et familiale et s'était fondé sur les constatations relatives à sa condition personnelle contenues dans le jugement du Tribunal de police. Il en était ressorti que le débiteur était analphabète, vivait dans la précarité tant en Suisse, où il effectuait des séjours de trois mois à Genève sans disposer de logement, qu'en Roumanie où il était domicilié avec son épouse, qu'il aurait des enfants, dont un handicapé, vivant dans ce dernier pays et que le couple vivrait de la vente de journaux pour un revenu compris entre 300 et 400 fr. par mois, dont une partie était envoyée aux enfants. Certes, le débiteur n'avait fourni aucune des pièces justificatives demandées. Compte tenu de sa condition personnelle telle qu'elle découlait du jugement du Tribunal de police, il n'était toutefois pas raisonnable d'exiger qu'il produise un document récapitulatif de sa situation financière et familiale, tel qu'un bordereau fiscal. Il était par ailleurs notoire qu'une telle personne n'était pas en possession des pièces permettant de justifier ses revenus. En outre, l'Office n'avait pas tenu compte des charges alléguées par le demandeur en relation avec sa situation personnelle. Dans de telles circonstances, c'est à juste titre que l'Office avait renoncé à d'autres investigations et retenu que le débiteur ne disposait pas d'autres ressources que celles qui avaient été séquestrées. Il ne pouvait par ailleurs inférer l'existence d'autres sources de revenus du seul fait que l'intéressé avait survécu au séquestre de ses économies.