Citation: 1B_500/2021 E. 3

En matière de détention provisoire ou pour des motifs de sûreté, le recours en matière pénale doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée sans tenir compte des féries judiciaires (cf. art. 46 al. 2 et 100 al. 1 de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF; RS 173.110]; ATF 133 I 270 consid. 1.2.2). Dans ce domaine, l'exigence de célérité de la procédure ne se concilie pas avec la suspension des délais (arrêt 1B_275/2015 du 29 septembre 2015 consid. 2 in SJ 2016 I p. 91 et les références citées). En vertu de l'art. 48 al. 1 LTF, les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse. Les délais dont le début dépend d'une communication ou de la survenance d'un événement courent dès le lendemain de celles-ci (art. 44 al. 1 LTF). Si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (art. 45 al. 1 LTF). En l'occurrence, l'exemplaire du jugement d'appel motivé destiné au recourant a été retiré par son avocat le 23 juillet 2021. Le délai de recours contre ce jugement en tant qu'il porte sur le maintien de la détention pour des motifs de sûreté a ainsi commencé à courir le jour suivant pour arriver à échéance le 23 août 2021. Daté du 14 septembre 2021 et remis à la Poste suisse le même jour, en tenant compte à tort des féries judiciaires, le recours est ainsi manifestement tardif. Le recourant est ainsi déchu du droit d'invoquer le défaut de motivation qui entacherait le jugement d'appel sur la question de son maintien en détention.