Citation: 6B_888/2015 E. 1.5.2

1.5.2. L'autorité précédente a retenu qu'un médecin avait indiqué qu'il était tout à fait impossible que le recourant n'eût pas été réveillé par le coup reçu et que, si on pouvait admettre que la cocaïne rendait moins sensible à la douleur, elle n'avait pas pour effet de faciliter le sommeil. Ensuite, l'autorité précédente a jugé que les photos de la blessure du recourant étaient cohérentes avec le récit de l'intimée car on ne comprenait pas pourquoi celle-ci aurait effectué un geste de « balayage » si, comme le soutenait le recourant, elle était venue « en finir » avec son cousin endormi sur le lit. Enfin, elle a retenu que le rapport de police constatait que l'endroit où il y avait le plus de gouttes tombées était la chambre, sur le lit et au bord du lit, et en déduisait que le lieu de l'agression se trouvait vraisemblablement à cet endroit, mais qu'il ne s'agissait pas d'une certitude. Elle a alors ajouté qu'aucune artère n'avait été touchée, que le sang n'avait donc pas giclé instantanément, mais goutté, et que l'intimée avait affirmé, avant que les conclusions de la police ne fussent rendues, qu'après le coup de couteau, le recourant s'était dirigé vers la chambre et s'était penché sur le lit. L'autorité précédente a alors conclu qu'on ne pouvait pas exclure que le sang eût goutté à ce moment-là dans la chambre, d'où les traces retrouvées.