Citation: 9C_131/2020 E. 6.3

6.3. La recourante fait encore valoir à juste titre qu'en dépit de l'arrêt de travail partiel de l'intimé, qui était l'unique salarié de l'entreprise en 2015, le chiffre d'affaires brut de la société ("encaissement de travaux") s'est maintenu en 2015 (169'041 fr.) à un niveau comparable à celui des années précédentes (171'798 fr. 85 en 2013 et 153'642 fr. 35 en 2014). Le bénéfice de l'exercice comptable s'est de plus élevé à 17'002 fr. 05 en 2015, contre 481 fr. 50 en 2013 et 1804 fr. 40 en 2014. A l'inverse de ce que soutient la juridiction cantonale, les travaux effectués par des tiers n'expliquent nullement à eux seuls les résultats économiques stables de la société en 2015. Selon les documents comptables produits au dossier (cf. art. 105 al. 2 LTF), des tiers ont travaillé après le début de l'arrêt de travail partiel de l'intimé sur le seul "chantier U.________" (versements de 1800 fr. à E.________, de 2140 fr. 05 à F.________ [1000 fr. et 1140 fr. 05] et de 25'000 fr. à G.________). Aussi, comme le fait valoir à juste titre la recourante, la juridiction cantonale a omis de constater la part réelle des travaux réalisés par l'intimé dans les chantiers qui n'ont pas été effectués par des tiers dès le 29 avril 2015, notamment dans ceux réalisés à Genève à la demande de la société D.________ SA de juin à décembre 2015.