Citation: 8C_463/2022 E. 6.2

6.2. A cet égard, la cour cantonale a constaté que l'employeur n'avait pas mis en place de système de contrôle des horaires avant le 1er janvier 2019. L'employé avait rempli régulièrement un document intitulé "Horaire de travail", sans toutefois le faire viser par le chef de service selon l'art. 23 SPC 1991. Or ces décomptes étaient à la disposition de l'employeur sur le lieu de travail pendant toute la durée des rapports de service. Par ailleurs, l'employeur avait admis qu'en moyenne, les services d'exploitation par rotation représentaient deux week-ends par mois, à raison d'environ 3 heures par intervention. Cette appréciation concordait avec le fait qu'il y avait seulement deux employés jusqu'en décembre 2017 pour assurer ce service. Les décomptes d'heures fournis par l'ancien employé corroboraient ces constatations tout en tenant compte du fait qu'en l'absence d'un collègue, l'autre devait assumer une plus grande charge de travail. La prise en compte des décomptes déposés, quand bien même ceux-ci ne permettaient pas d'apporter la preuve stricte des heures supplémentaires réalisées, apparaissait appropriée pour en évaluer équitablement le nombre.