Citation: 8C_563/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant, qui se plaint d'une violation du droit fédéral, reproche à la juridiction cantonale d'avoir préjugé de l'issue d'une demande en réduction/suppression de la contribution d'entretien auprès de la justice grecque en s'appuyant sur des hypothèses hasardeuses. Les premiers juges, qui n'ont cité aucune disposition de droit grec malgré le prescrit de l'art. 16 al. 1 LDIP (RS 291), se seraient référés à des critères sans pertinence pour justifier la prise en compte d'une pension de 300 euros en faveur de l'ex-épouse de l'intimé dans le calcul des prestations complémentaires. Le fait que celle-ci ait repris un emploi à temps complet, qui lui procure un revenu à peine supérieur au salaire minimum grec, démontrerait que ses besoins vitaux sont entièrement couverts par ses propres ressources. Dès lors qu'elle est propriétaire de son appartement, ses frais de logement seraient par ailleurs modestes. Le recourant ajoute que la fille, qui est sans emploi et vit encore avec sa mère, est majeure et n'est plus en formation, de sorte qu'il lui appartient de s'adresser aux organismes sociaux grecs en cas de besoin. L'absence de partage de la prévoyance professionnelle au moment du divorce ne serait pas pertinente; comme observé par le tribunal cantonal, cet élément était déjà connu des parties lors de la ratification de la convention de 2017. Le recourant expose en outre que la situation financière de l'intimé s'est péjorée depuis sa retraite, au point que le versement d'une contribution d'entretien à son ex-femme entamerait encore plus son minimum vital. En résumé, ce ne serait pas au système des prestations complémentaires de contribuer à l'entretien de l'ex-épouse, domiciliée en Grèce, sur la base d'une convention conclue sous seing privé en octobre 2017, alors que sa situation financière s'est améliorée et qu'au contraire, celle de l'intimé s'est considérablement détériorée depuis sa mise à la retraite.