Citation: 5A_1044/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant soutient qu'il est arbitraire de retenir que l'intimée n'est pas en mesure de reprendre une activité lucrative dès lors qu'elle a elle-même déclaré qu'elle envisageait de le faire et qu'après la séparation des parties, elle a placé l'enfant en crèche de sa propre initiative. Ne pas lui imputer de revenu hypothétique aboutirait à un résultat inéquitable, "même au vu du nouveau droit de l'entretien". Selon lui, cela reviendrait à inciter le parent gardien à ne pas reprendre d'activité lucrative. Il serait en outre incohérent et inéquitable de prétendre que ledit parent ne peut pas retravailler alors que l'enfant est pris en charge par des tiers. Enfin, l'intimée, qui est âgée de 37 ans, n'a été écartée du monde professionnel que pendant deux ans et sa formation, ainsi que ses compétences, permettent d'exiger d'elle qu'elle exerce à nouveau une activité lucrative. Ce faisant, le recourant se borne à soulever des arguments qu'il avait déjà soumis à la cour cantonale. Par cette motivation, il ne s'en prend pas aux considérations relatives au maintien des conditions de vie de l'enfant, sur lesquelles les juges précédents se sont essentiellement fondés. Il ne fait que reprendre, de façon appellatoire, le point de vue soutenu en appel sans démontrer que l'appréciation de la Cour de justice serait insoutenable - appréciation qui n'est à tout le moins pas contraire à l'opinion du Conseil fédéral et de la doctrine (cf. Message, in FF 2014 p. 511 ss, ch. 1.5.2 p. 536 et ch. 2.1.3 p. 556; entre autres auteurs: STOUDMANN, La contribution de prise en charge, in Entretien de l'enfant et prévoyance professionnelle, 9e Symposium en droit de la famille 2017, Université de Fribourg, 2018, p. 83 ss, 85/86; J UNGO/AEBI-MÜLLER/SCHWEIGHAUSER, Der Betreuungsunterhalt, Das Konzept - die Betreuungskosten - die Unterhaltsberechnung, in FamPra.ch 2017 p. 163 ss, 167). Par conséquent, le grief ne répond pas aux exigences de motivation requises (cf. supra consid. 2.1). Il convient toutefois de préciser que la situation actuelle ne saurait être maintenue indéfiniment et qu'il incombera au père d'intenter une procédure en modification une fois qu'il apparaîtra que la mère est en mesure de reprendre une activité professionnelle.