Citation: I 759/05 21.08.2006 E. A

R.________ travaille au service de l'entreprise O.________ SA, en qualité de chef de section de son département finances. Souffrant d'un syndrome de fatigue chronique (cf. rapport des docteurs F.________ et W.________ de l'Hôpital X.________ du 3 avril 2002), il a présenté, dès le mois de mars 2000, diverses périodes d'incapacité totale de travail, suivies de reprises de son activité à mi-temps. Depuis le 2 avril 2002, l'assuré travaille à 25% d'un temps complet auprès de son employeur. Le 2 mai 2002, il a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Berne (ci-après : l'office AI) tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli l'avis des médecins consultés par l'assuré. En particulier, le docteur V.________, psychiatre-traitant, a posé le diagnostic de syndrome de fatigue chronique sévère (G 93.3) et de syndrome douloureux fibromyalgique (F 45.4). De l'avis de ce praticien, l'intéressé pouvait travailler dans sa profession, telle qu'elle a été organisée avec l'accord de son employeur, à raison de 18% à 20%, soit entre une heure et demi et deux heures par jour (rapport du 31 janvier 2003). L'administration a aussi confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire à la Policlinique Médicale Universitaire Y.________, fonctionnant en tant que Centre d'observation médical de l'AI (COMAI). A l'issue de leurs examens, les experts ont attesté d'une neurasthénie (F 48.0) entraînant une incapacité de travail de 80% dans son activité, considérée comme adaptée à son handicap (rapport des docteurs P.________, H.________, neurologue, et D.________, psychiatre, du 10 septembre 2003, incluant des consiliums psychiatrique et rhumatologique des docteurs D.________ et E.________ des 30 avril 2003). Afin de compléter l'expertise du COMAI notamment par un examen neuropsychologique, l'office AI a mandaté les docteurs B.________, spécialiste en neurologie et psychiatrie, et I.________, neuropsychologue, du MEDAS (Medizinische Abklärungsstelle der Eidg. IV). Sur la base d'un diagnostic similaire à celui de leurs confrères du COMAI, ces spécialistes ont considéré que, du point de vue neurologique et psychiatrique, l'assuré pouvait exercer sa profession à plein temps avec une diminution de rendement de 10% à 20% (rapport du 16 août 2004). Fondé sur cette dernière expertise et après comparaison des revenus, l'office AI a nié à l'intéressé le droit à une rente de l'assurance-invalidité par décision du 17 septembre 2004, confirmée sur opposition le 30 mars 2005.