Citation: 4A_179/2024 E. C

Contre cet arrêt sur mesures provisionnelles qui lui a été notifié le 21 février 2024, le défendeur a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 22 mars 2024. En substance, il conclut à son annulation et à sa réforme en ce sens que la requête de mesures provisionnelles du 2 octobre 2023 soit déclarée irrecevable et, subsidiairement, rejetée. Plus subsidiairement encore, il conclut à son annulation et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Invoquant l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il fait valoir qu'il subit un préjudice irréparable en tant qu'administrateur puisqu'il est entravé dans la réalisation de ses tâches et que ses décisions de plus de 20'000 fr. doivent être soumises au contrôle d'un tiers. Il fait également valoir qu'il subit aussi un tel préjudice en tant qu'actionnaire unique, puisqu'il lui est interdit de vendre quelque bien que ce soit composant le patrimoine de la société C.________ et de l'hôtel lui-même. Selon lui, la décision finale ne fera pas disparaître entièrement son préjudice, puisque la mesure provisionnelle constitue une mesure de réglementation, sur laquelle il ne sera pas possible de revenir pour la période écoulée. Il se plaint également d'entrave au développement économique, car même s'il n'a pas la propriété directe des actions de C.________, il est indirectement touché par les résultats financiers de la société, par son droit au dividende, vu qu'un manque à gagner découlera inévitablement des mesures ordonnées. L'intimée a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif et du recours.