Citation: I 36/06 23.02.2007 E. A

A.a B.________, a déposé le 14 juillet 1997 une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en invoquant une incapacité totale de travail dès le 4 octobre 1988, suite à divers problèmes de santé. Par décision du 3 août 1998, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève a alloué à B.________ une rente entière d'invalidité dès le 1er juillet 1996; la naissance du droit remontant au 4 octobre 1989, la demande était tardive. Le calcul de la rente se fondait sur l'échelle 30, compte tenu d'une durée de cotisations de 16 années (1966, 1967, 1969 et 1972 à 1984). Par jugement du 29 octobre 2001, la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'AVS/AI, rejetant le recours formé par B.________ contre cette décision, a confirmé la date du 1er juillet 1996 à partir de laquelle la rente lui était allouée. Par arrêt du 3 septembre 2002, le Tribunal fédéral des assurances a rejeté le recours formé par B.________ contre ce jugement. A.b Devant la commission de recours, B.________ avait également contesté le calcul de la rente, en demandant que les années de cotisations 1985 à 1991 soient prises en compte. Le Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève, entré en fonction le 1er août 2003, a repris les compétences exercées jusque-là par la commission de recours. Par jugement du 14 octobre 2003, le Tribunal cantonal a constaté que les cotisations des années 1985 à 1991 étaient prescrites et qu'elles ne pouvaient être compensées avec l'arriéré de rentes, contrairement aux cotisations dues pour les années 1992 à 1996 qui avaient fait l'objet d'une compensation selon le décompte figurant dans la décision de rente du 3 août 1998. Par arrêt du 5 avril 2004, le Tribunal fédéral des assurances a annulé ce jugement, la cause étant renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle statue à nouveau dans une composition conforme à la loi.