Citation: 8C_446/2022 E. 4.1

4.1. Le recourant invoque une péjoration des atteintes somatiques postérieurement à la décision de l'intimée du 5 janvier 2018 en se prévalant du rapport médical du docteur D.________ du 3 novembre 2018 - en tant que ce médecin relève notamment un étirement du nerf sural et des branches calcanéennes latérales aboutissant à un CRPS Type II - et du rapport d'expertise du docteur C.________ du 16 décembre 2018, évoquant une maladie de Sudeck. Il reproche en substance à l'instance cantonale d'avoir relevé que le diagnostic de maladie de Sudeck ou CRPS n'avait pas été retenu dans le cadre de la procédure de révision alors qu'il n'entendait pas contester l'arrêt rendu dans cette procédure. Le fait que les rapports médicaux susmentionnés (postérieurs à la décision sur opposition de l'intimée du 5 janvier 2018) aient été utilisés à l'appui du recours formé contre ladite décision n'empêcherait pas d'en tenir compte dans la présente procédure. Le recourant fait par ailleurs valoir qu'en juin 2019, il aurait tenté une reprise de son activité professionnelle à un taux de 50 % dans le cadre d'un stage en tant que technicien en réparation, censé correspondre à une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles; or, après une demi-journée de travail, il aurait ressenti d'importantes douleurs à la cheville avec tremblement à la jambe et aurait été pris en charge par une ambulance. Les juges cantonaux auraient ainsi dû examiner si l'état de fait avait été modifié depuis la décision du 5 janvier 2018, ce qui serait le cas. Le recourant en conclut que les conditions pour entrer en matière sur sa déclaration de rechute ou de séquelles tardives étaient réunies et, à tout le moins, qu'une expertise aurait dû être mise en oeuvre.