Citation: 6B_262/2015 E. 1.3

1.3. Se fondant sur l'état de fait établi en première instance, la cour cantonale a retenu que la recourante avait bel et bien proféré des menaces contre son ex-compagnon, lesquelles n'avaient toutefois pas alarmé ou effrayé ce dernier. Laissant ouverte la question de savoir si l'infraction de menaces était réalisée (à tout le moins sous l'angle de la tentative) en raison de l'interdiction de la reformatio in pejus, la cour cantonale a considéré que les propos inquiétants tenus par la recourante constituaient des atteintes illicites à la personnalité au sens des art. 28 ss CC. Compte tenu de ce comportement civilement répréhensible, elle a confirmé la condamnation de la recourante au paiement d'une partie des frais judiciaires. Sur cette base et se fondant sur la jurisprudence relative à l'acquittement partiel, la cour cantonale a par ailleurs refusé toute indemnisation au sens de l'art. 429 CPP.