Citation: 6B_598/2022 E. 1.2.1

1.2.1. C'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à l'appréciation inverse de celle de l'autorité de première instance "sans que l'on sache réellement sur quoi se fond[e] cette divergence d'opinion". En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a exposé les motifs qui l'ont amenée à retenir les déclarations de l'intimée plutôt que celles du recourant - ne partageant ainsi pas l'appréciation du tribunal de police. La cour cantonale a notamment expliqué que l'intimée avait été constante dans ses déclarations, même si elle avait parfois confondu des événements et qu'elle "a[vait] sauté du coq à l'âne" en relatant certains événements ou en évoquant d'autres actes de violence devant le premier juge (qu'elle n'avait pas rapportés jusque-là). La cour cantonale a considéré que ceci ne remettait pas en cause la crédibilité de l'intimée et relevait plutôt de son fonctionnement intellectuel voire d'une confusion en raison du nombre d'épisodes. Elle a par ailleurs souligné que certains des dires de l'intimée, constants, étaient corroborés par d'autres éléments: d'une part, le fait que le recourant se mettait en colère lorsqu'elle refusait de lui donner de l'argent pour acheter des cigarettes avait été mis en avant par un témoin; d'autre part, les menaces liées aux velléités de l'intimée de mettre un terme au mariage avaient été retranscrites dans un message aux termes duquel le recourant menaçait l'intimée de punition divine. Le grief du recourant doit ainsi être rejeté sur ce point.