Citation: 4C.239/2005 16.11.2005 E. 5

A titre subsidiaire, le demandeur conteste le fait que la cour cantonale ait calculé son indemnité journalière en divisant le salaire brut total qu'il avait réalisé du 18 avril au 24 mai 2002 par le nombre de jours du calendrier, soit 37 jours, sans distinguer les jours travaillés des autres. Il y voit une interprétation de l'art. 6.2 du contrat-cadre de travail contraire à l'art. 18 CO. Sur ce point, il peut être renvoyé aux principes déjà posés s'agissant de l'interprétation du contrat-cadre par la cour cantonale (cf. supra consid. 3.1). En ce qui concerne le nombre de jours déterminant, les juges se sont à nouveau limités à une interprétation purement littérale de l'art. 6.2 du contrat. Ainsi, cette disposition stipule que l'allocation journalière se calcule, pour les missions en cours depuis moins d'un an, en divisant le salaire AVS réalisé depuis le début de la mission par "le nombre effectif de jours compris entre ce début et celui de l'incapacité de travail". A l'alinéa suivant, il est en outre précisé que, pour les missions en cours depuis plus d'un an, il faut diviser "par 365 le salaire AVS réalisé au cours des douze mois précédant l'incapacité de travail". Ces formulations indiquent clairement que "le nombre effectif de jours" auquel il est fait référence ne se limite pas aux seuls jours travaillés, mais correspond aux jours du calendrier. L'interprétation préconisée par le demandeur ne trouve donc aucune assise dans le texte du contrat et aucun élément de fait figurant dans l'arrêt entrepris ne permet d'en conclure que le sens littéral suivi par les juges ne correspondrait pas à la volonté des parties. Le grief tiré de la violation de l'art. 18 CO est donc manifestement infondé. Compte tenu de ce qui précède, le recours ne peut être que rejeté.