Citation: U 74/01 10.12.2001 E. A

A.- A.________ travaillait en qualité de charpentier dans l'entreprise de son père, à B.________, lorsqu'il tomba d'un toit, le 23 octobre 1992. Il subit notamment un traumatisme cranio-cérébral, une fracture-luxation ouverte du coude gauche, une luxation du coude droit avec fracture de la tête radiale et une fracture ouverte de la rotule droite. Par la suite, A.________ se brisa encore deux fois le bras gauche, à la suite de chutes survenues les 25 juin 1995 et 6 septembre 1996. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (ci-après : CNA) accepta de prendre en charge les suites de ces trois accidents. Le 31 janvier 1994, A.________, alors incapable de reprendre son ancien travail en raison des lésions subies, débuta une formation d'ingénieur ETS à l'Ecole suisse d'ingénieurs et de technicien du bois, à C.________ (ci-après : l'école d'ingénieur), dont il obtint le financement par l'assurance-invalidité, à titre de mesure de reclassement professionnel. Cette formation, devait comporter 3 semestres de cours, entrecoupés de périodes de stages. Elle déboucha après deux semestres sur l'obtention par l'assuré d'un diplôme fédéral de contremaître charpentier, en automne 1997. Depuis l'obtention de son brevet de contremaître charpentier, l'assuré n'est pas retourné à l'école d'ingénieur, mais travaille dans l'entreprise familiale. Cette dernière avait entre-temps été transformée en une société anonyme, X.________ & Fils SA, dont A.________ détient 98 % du capital social et dont il assume la direction depuis le mois de mai 1995. Il est limité dans les activités nécessitant l'extension, la prosupination étendue et fréquente, ainsi que le port de charges supérieures à 10 kg avec le bras gauche, ce qui réduit fortement sa capacité de travail comme charpentier; de même est-il très gêné par un manque d'équilibre et de sûreté, lorsqu'il doit monter sur des toits ou des échafaudages afin de surveiller un chantier. En revanche, il dispose d'une capacité de travail de l'ordre de 75 % pour les activités de bureau et de direction de son entreprise (expertise du 13 août 1997 du docteur D.________; rapport du 27 mars 1998 du docteur E.________). X.________ & Fils SA n'est toutefois pas suffisamment importante pour l'occuper pleinement dans des activités à caractère technique et dans des fonctions dirigeantes, de sorte qu'il est contraint d'effectuer des tâches plus lourdes dans lesquelles son rendement est fortement diminué (rapport d'enquête économique du 24 décembre 1997 et rapport du 22 avril 1998 du Service de réadaptation de l'assurance-invalidité). Par décision du 10 novembre 1998, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Valais (ci-après : l'office AI) a réduit à une demi-rente les prestations allouées jusqu'alors à l'assuré, considérant que celui-ci présentait un degré d'invalidité de 60 %. Pour sa part, la CNA a alloué à A.________ une rente fondée sur un taux d'invalidité de 35 %, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un montant de 26 730 fr., par décision du 30 mars 1999, confirmée sur opposition le 28 juillet 1999.