Citation: 6B_991/2016 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante a participé à la procédure cantonale en tant que partie plaignante. Dans ce cadre, elle indique qu'après avoir pris des "conclusions chiffrées" - dont elle ne précise nullement la teneur -, elle a requis, par courrier du 14 septembre 2015, "qu'il lui soit donné acte de ses réserves civiles, notamment contre [l'intimé]". Dans cette mesure, conformément à la jurisprudence précitée (cf. consid. 1.1 supra), la recourante n'a pas pris de conclusions civiles sur le fond. Pour le reste, la recourante s'attache à démontrer que l'arrêt attaqué pourrait avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Elle soutient qu'elle devrait, en sa qualité de légataire, percevoir un sixième des biens mobiliers compris dans la succession de C.B.________, ou qu'elle devrait hériter - dans cette même proportion - des actifs de sa tante, en cas d'annulation de l'institution d'héritière de la Fondation C.B.________. La recourante prétend avoir "un intérêt civil" dans la cause pénale, "parce qu'il s'agit notamment de prouver que la collection de 83 oeuvres d'art majeures et celle des oeuvres d'art prélevées dans la chambre forte de Mme C.B.________ peu de jours après son décès font partie des actifs successoraux de Mme C.B.________, d'élucider le sort de ces biens et de déterminer le rôle que [l'intimé] et/ou d'autres personnes ont joué dans la disparition de ces oeuvres d'art et aussi d'autres actifs mobiliers de la succession de Mme C.B.________". Elle précise que la "production par les défendeurs des titres argués de faux tend à priver la demanderesse de la protection judiciaire de ses droits de légataire ou d'héritière". Selon l'intéressée, "la production du faux visait précisément à lui nuire et à affecter son droit à un sixième des biens mobiliers de sa tante C.B.________, y compris les oeuvres d'art". De manière générale, la recourante prétend être "directement touchée dans ses droits par ces agissements, ce notamment pour les procédures civiles qu'elle a engagées contre [l'intimé] et la fondation C.B.________ et qui sont actuellement encore pendantes". Enfin, elle ajoute que la "valeur litigieuse est de plusieurs dizaines, voire centaines de millions de francs". Il convient tout d'abord de relever que la recourante ne saurait déduire une quelconque prétention civile de sa prétendue qualité d'héritière de C.B.________, dès lors qu'elle revêt uniquement la qualité de légataire de la prénommée. Elle a certes conclu, dans le cadre d'une procédure civile, à l'annulation de l'institution d'héritière de la Fondation C.B.________, mais il n'apparaît pas que l'intéressée aurait, à ce jour, obtenu gain de cause à cet égard. L'art. 251 CP protège, en tant que bien juridique, d'une part la confiance particulière placée dans un titre ayant valeur probante dans les rapports juridiques et, d'autre part, la loyauté dans les relations commerciales (ATF 142 IV 119 consid. 2.2 p. 121 s. et les références citées). Le faux dans les titres peut également porter atteinte à des intérêts individuels, en particulier lorsqu'il vise précisément à nuire à un particulier (ATF 140 IV 155 consid. 3.3.3 p. 159; 119 Ia 342 consid. 2b p. 346 s. et les références citées). Tel est le cas lorsque le faux est l'un des éléments d'une infraction contre le patrimoine, la personne dont le patrimoine est menacé ou atteint ayant alors la qualité de lésé (ATF 119 Ia 342 consid. 2b p. 346 s.; arrêts 6B_96/2017 du 16 octobre 2017 consid. 2; 6B_1315/2015 du 9 août 2016 consid. 1.2.2). En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que les documents dénoncés comme faux par la recourante auraient été conçus ou utilisés par l'intimé dans le but de nuire aux intérêts de l'intéressée, mais plutôt de se défendre dans le cadre d'un procès civil. Il n'apparaît pas non plus que les pièces litigieuses auraient été utilisées en relation avec une infraction qui aurait pu menacer ou atteindre le patrimoine de la recourante, de sorte que celle-ci ne saurait se prévaloir de la qualité de lésée à cet égard. Enfin, pour autant que la recourante envisage un préjudice résidant dans l'influence des documents en question sur la décision du tribunal civil devant lequel ceux-ci ont été produits, la jurisprudence considère que, lorsque le litige civil à l'origine de la dénonciation pénale n'est pas encore terminé, on ignore si la prétendue infraction pourrait avoir eu une quelconque influence sur le jugement à rendre (cf. arrêt 6B_982/2013 du 6 février 2014 consid. 1.2 et les références citées). Par ailleurs, c'est en vain que l'on cherche, dans les développements de la recourante, quelles sortes de prétentions civiles elle entend faire valoir contre l'intimé concernant l'infraction de faux dans les titres. L'intéressée explique que la procédure civile ouverte contre l'intimé et la Fondation C.B.________ vise à faire entrer dans la masse successorale diverses oeuvres d'art de grande valeur. Elle ne prétend cependant nullement que l'intimé serait impliqué d'une quelconque manière dans la vente litigieuse de ces oeuvres survenue en 1985. Partant, il n'apparaît pas que l'intimé aurait, par la production des pièces 107 et 108 le cadre de la procédure civile ouverte en 2005, causé à la recourante un dommage consistant dans la soustraction desdites oeuvres de la masse successorale. On ignore ainsi quel dommage pourrait découler, pour la recourante, de l'infraction de faux dans les titres qu'elle reproche à l'intimé. L'intéressée ne le précise pas, mais soutient disposer d'un intérêt à voir la procédure pénale "prouver" que les oeuvres d'art litigieuses entreraient dans la succession de feue C.B.________. Or, la recourante ne saurait s'opposer à une décision seulement parce que celle-ci ne facilite pas son action sur le plan civil (cf. consid. 1.1 supra). On ignore également quelles prétentions civiles la recourante entend faire valoir contre l'intimé s'agissant de l'infraction de gestion déloyale. Celle-ci indique à cet égard avoir, devant l'autorité civile, pris des conclusions tendant à ce que lui soient délivrées principalement la totalité, subsidiairement une part d'un sixième de divers biens mobiliers, dont "des avoirs en banque inventoriés dans la succession de Mme C.B.________, ainsi que 1'275 actions au porteur de la société I.________ SA et les titres de la société K.________", "des oeuvres d'art et objets d'art qui avaient été inventoriés au domicile de Mme C.B.________", "les tableaux et oeuvres d'art qui avaient été recensés dans le document dit « attachment A »", "les oeuvres d'art qui, au jour de son décès, se trouvaient dans la chambre forte de Mme C.B.________ au port-franc de l'aéroport de Genève", ainsi que "tous autres biens mobiliers qui appartenaient à feue Mme C.B.________ au moment de son décès et n'étaient pas des pièces antiques de valeur, propres à un musée ni n'avaient été compris dans les lots de biens de Lausanne et Paris destinés à être distribués aux légataires". La recourante soutient qu'elle aurait subi un préjudice "dès lors que l'exécuteur testamentaire gérait la masse des biens d'où devaient être prélevés les legs". Or, on ne sait pas quelles seraient la nature et l'étendue de ce préjudice, dès lors que la recourante ne prétend pas que l'absence des biens précités - dont elle entend obtenir le retour dans la masse successorale de feue C.B.________ - constituerait un dommage découlant directement d'une infraction de gestion déloyale. Enfin, la recourante n'indique pas quelle prétention civile elle entend déduire d'une éventuelle infraction d'escroquerie, qu'elle évoque dans son mémoire de recours - sans plus d'explications - et qui ne fait au demeurant pas l'objet de la décision attaquée. En définitive, contrairement à ce que semble soutenir la recourante, ses prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF ne se confondent pas avec les conclusions prises à l'encontre de l'intimé et de la Fondation C.B.________ dans le cadre du procès successoral pendant devant la justice civile. En particulier, il n'apparaît pas que celle-ci aurait pu être frustrée d'un bien dont elle revendique l'appartenance à la masse successorale par le biais d'une infraction de faux dans les titres ou de gestion déloyale commise par l'intimé. Faute de satisfaire aux conditions posées par la disposition précitée, l'intéressée ne dispose pas de la qualité pour recourir sur le fond de la cause.