Citation: 6B_47/2023 E. 1.2

1.2. La recourante conteste avoir été portée par la police lors de la manifestation du 20 septembre 2019 (cf. supra consid. B.b.a et B.b.b). Elle en veut pour preuves ses propres déclarations contraires et le fait que le rapport du 5 octobre 2019 ne l'identifierait pas comme telle. Contrairement à ce que soutient la recourante, le rapport du 5 octobre 2019 fait clairement état du fait qu'elle a participé, avec 103 autres manifestants, au sit-in sur le pont Bessières, qu'elle a dû être extraite par l'usage d'une contrainte proportionnée, opération à la suite de laquelle elle a fait le mort, nécessitant qu'elle soit portée jusqu'à la zone d'identification (cf. supra consid. B.b.b in fine). Or, le nombre de personnes interpellées et identifiées correspond exactement et exclusivement au nombre de personnes ayant participé au sit-in. La cour cantonale a jugé qu'il n'existait aucune raison de s'écarter du rapport précité et ainsi, implicitement, qu'il était plus crédible que les déclarations de la recourante. En se contentant de faire référence à ses propres déclarations, sans autres explications, la précitée soulève un moyen purement appellatoire, donc irrecevable. Quoi qu'il en soit, on ne voit pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en se ralliant aux éléments détaillés figurant dans le rapport du 5 octobre 2019 en lieu et place des déclarations de la recourante, dont il est patent qu'elle avait tout intérêt à minimiser son implication réelle.