Citation: 6B_1362/2019 E. 2.3.3

2.3.3. Il ressort du procès-verbal d'audition de D.________ que la victime était par terre lors du rapport sexuel avec F.________, précisant: " Elle ne disait rien. Peut-être qu'elle était trop bourrée. Elle voulait peut-être se reposer par terre " (PV aud. 25 R 13 p. 7). Ces déclarations tendent ainsi à suggérer que le rapport sexuel a eu lieu au sol en raison de l'état de la victime, ainsi que l'a retenu la cour cantonale. Cette question n'est cependant pas décisive, comme on le verra ci-après. De même, on comprend de la motivation cantonale que le moment auquel la victime a ingéré le Deroxat n'est pas déterminant dans son appréciation de la capacité de discernement de G.B.________ (" Quoi qu'il en soit, il est de toute manière établi que [...] ", cf. consid. 3.2 3ème par. p. 28). Ainsi, même en l'absence de certitude sur les points relevés ci-dessus, la cour cantonale pouvait s'appuyer sur de nombreux moyens de preuve pour établir les faits relatifs à l'état de la victime. Ainsi, les images de vidéosurveillance révèlent les difficultés physiques de la victime avant même qu'elle ne rencontre les prévenus et ne continue à boire de l'alcool et fumer du cannabis en leur compagnie. La concentration d'alcool retrouvée dans son corps après son décès (1,87 g/kg dans le sang et de 2,07 g/kg dans l'urine) confirme son intoxication, l'expertise toxicologique précisant que ces taux correspondent au stade de la confusion avec notamment des troubles neurosensoriels, une apathie, une nette incoordination motrice, une exacerbation des réactions émotionnelles et le début d'une confusion mentale. A cela, il faut ajouter les déclarations des témoins (en particulier celles, constantes, de K.________) et des prévenus indiquant que la victime se trouvait dans un état physique fortement altéré (cf. consid. 2.2 et 2.3.1 supra). L'ensemble des éléments exposés ci-dessus forment un faisceau d'indices, sur lesquels la cour cantonale pouvait se fonder, pour conclure que G.B.________ présentait un état d'intoxication sévère au moment des faits incriminés. En définitive, le recourant échoue à démontrer en quoi l'appréciation des preuves serait insoutenable. Son moyen doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.