Citation: 5P.298/2003 28.10.2003 E. 3

Les recourants reprochent tout d'abord au Tribunal cantonal d'avoir violé l'art. 229 al. 2 let. c CPC/VS en déclarant irrecevables deux de leurs griefs, soit ceux traités aux considérants 12 et 9a de l'arrêt cantonal. 3.1 Dans son considérant 12, la cour cantonale retient que le premier juge n'a pas commis d'arbitraire en considérant que la limite fixée par inGeo SA ne correspond pas à la réalité et que, pour le surplus, les recourants n'ont pas avancé d'argument pertinent pour démontrer en quoi il aurait été arbitraire de fixer la limite en se basant sur de pures raisons d'opportunité, soit en optant pour la solution semblant la plus équitable et la moins dommageable pour les deux parties et en retenant la proposition de l'expert. Dans leur recours de droit public, les recourants se bornent à soutenir qu'ils ont avancé "dans un deuxième temps de multiples arguments pertinents pour démontrer qu'il était arbitraire de fixer la limite en se basant sur de pures raisons d'opportunité, précisant entre autres arguments pourquoi c'est arbitrairement que le juge de première instance n'a pas tenu compte du piquetage effectué par inGeo SA dans la détermination de la limite". Ils renoncent à reproduire l'intégralité de leurs développements et renvoient le Tribunal fédéral à la pièce 17 p. 6 ss annexée à leur recours de droit public et à l'extrait qu'ils en citent dans leur exposé des faits. Ce faisant, les recourants ne font que soutenir qu'ils ont avancé des arguments pertinents, mais ils n'indiquent pas dans l'exposé même de leur grief quels sont ces arguments et en quoi la cour cantonale s'est trompée en estimant qu'ils n'en avaient soulevé aucun de pertinent. Pour satisfaire aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra consid. 2.1), il ne suffit pas de reproduire un extrait du recours cantonal dans la partie "Faits" et de demander au Tribunal fédéral de comparer ce texte avec le passage de l'arrêt critiqué et d'en tirer lui-même les conclusions qui s'imposent. La démonstration doit être faite par le recourant et non par la juridiction constitutionnelle, qui n'est pas une cour d'appel. Le grief est donc irrecevable. 3.2 Dans son considérant 9a, la cour cantonale examine le groupe de griefs par lesquels les recourants reprochent au premier juge d'avoir arbitrairement apprécié l'expertise et, partant, de n'avoir pas considéré la limite tracée par inGeo SA comme exacte et comme reconnue pour justifiée par l'expert. Selon la cour cantonale, leur critique est appellatoire dès lors qu'ils ne font que substituer leur propre vision des choses à celle du juge, sans essayer de démontrer en quoi les éléments de son raisonnement seraient arbitraires. Dans leur recours de droit public, les recourants se réfèrent et renvoient le Tribunal fédéral à consulter la page 10 ch. 3 de leur pourvoi en nullité cantonal, dont ils reproduisent un extrait dans leur exposé des faits, affirmant qu'ils y exposent avec clarté et précision leur démonstration de l'arbitraire du premier juge. Ce grief, exposé selon le même mode que le précédent, est irrecevable pour les motifs ayant conduit à l'irrecevabilité de celui-ci (cf. supra consid. 3.1).