Citation: 6B_84/2021 E. 2

Par arrêt du 9 novembre 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ par acte daté du 13 août 2020, posté le 14 août 2020, contre l'ordonnance du 17 juillet 2020, au motif qu'il était manifestement tardif. En substance, la cour cantonale a retenu que l'ordonnance querellée avait été envoyée pour notification à A.________ par pli recommandé, lequel n'avait pas été retiré dans le délai postal de garde, qui arrivait à échéance le 27 juillet 2020. Constatant que cette dernière se savait partie à la procédure, puisqu'elle avait fait opposition à l'ordonnance pénale du 12 juin 2020 le 21 juillet 2020 et qu'elle avait été convoquée à une audience le 17 juillet 2020, la cour cantonale a relevé qu'elle devait s'attendre à recevoir des actes judiciaires relatifs à son opposition. Conformément à la jurisprudence, il lui incombait de relever son courrier ou de prendre les mesures appropriées pour que celui-ci lui parvienne. L'ordonnance du 17 juillet 2020 était donc réputée avoir été valablement notifiée à l'échéance du délai de garde, soit le 27 juillet 2020, si bien que le délai de recours avait commencé à courir le 28 juillet 2020 et était arrivé à échéance le 6 août 2020. Le recours, posté le 14 août 2020, était ainsi manifestement tardif et, partant, irrecevable.