Citation: 6B_803/2024 E. 2.2.3

2.2.3. S'agissant des lésions corporelles simples, la cour cantonale a notamment retenu ce qui suit (cf. arrêt entrepris, p. 38 à 42). Les parties avaient noué une relation intime dans le cadre de transactions portant sur des stupéfiants. Leur union subséquente avait été émaillée de disputes fréquentes impliquant des violences verbales de part et d'autre, des crises clastiques et manifestement aussi des épisodes de violences physiques. Il n'était pas exclu que, dans le cadre de ces disputes, comme le recourant le soutenait, l'intimée 3 avait aussi pu faire usage de violence physique à l'égard de celui-ci, qu'elle avait admis avoir pu injurier. Cela étant, l'origine des lésions subies par le recourant pouvait demeurer indécise, dès lors qu'elle ne faisait pas l'objet de la présente procédure et qu'en toute hypothèse, à supposer que la violence physique avait été réciproque dans le couple, elle ne disculpait pas le recourant pour ses propres actes de violence à l'égard de l'intimée 3 durant leur vie commune. Il était patent que dans le cadre de leur séparation conflictuelle, l'intimée 3 avait tenu des propos extrêmement sévères à l'égard du recourant, qu'elle avait dépeint sous le jour le plus défavorable possible. Cette attitude était toutefois réciproque, eu égard aux propos, de même nature, proférés par le recourant à l'endroit de l'intimée 3, de sorte que la cour cantonale n'en tirait aucune conclusion particulière s'agissant de la crédibilité des déclarations des parties en lien avec les faits survenus les 22 mars et 2 juin 2022. Pour la cour cantonale, il résultait de l'ensemble des éléments exposés que c'était bien le recourant qui était à l'origine de la lésion subie par l'intimée 3 le 22 mars 2022, ses dénégations n'emportant pas conviction, ainsi que de celle du 2 juin 2022, ses explications selon lesquelles il n'aurait pas fait usage de violence physique à l'égard de l'intimée 3 étant dénuées de crédibilité.