Citation: 6B_1003/2022 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a retenu que la recourante avait produit en appel une vidéo qui démontrait que, même si la poignée était dirigée vers le bas, cela n'empêchait pas de refermer la porte de la terrasse depuis l'extérieur. Il était au demeurant exact que l'époux de la recourante avait toujours dit qu'il avait pu oublier de fermer la porte à clé. Cela étant, il fallait néanmoins relever que, dans l'hypothèse où les voleurs se seraient introduits par cet endroit, il semblait invraisemblable qu'ils aient pris le soin de refermer la porte en partant, la manipulation de celle-ci depuis l'extérieur étant d'autant moins aisée qu'elle était dépourvue de poignée à cet endroit, même si elle n'était pas impossible. En outre, en ce qui concernait la voie d'introduction des voleurs dans le logement, il y avait lieu de relever que les marques sur la porte de la buanderie pouvaient ressembler à des traces d'effraction mais qu'elles ne semblaient pas correspondre à l'ouverture d'une porte. De plus, le voisin avait indiqué que personne ne semblait être rentré chez lui. Il devait donc être retenu qu'il paraissait suspect que les auteurs de l'infraction n'aient laissé aucune trace de leur introduction clandestine dans l'appartement. Il semblait aussi particulièrement incongru que, comme le soutenait la recourante, les cambrioleurs aient pris le temps de chercher la clé de son bureau, qui était cachée dans la maison, pour ouvrir la porte de celui-ci plutôt que de la forcer (cf. jugement attaqué, consid. 4.3.5 p. 23 s.).