Citation: 9C_501/2023 E. 5.2.3

5.2.3. 5.2.3.1. En l'occurrence, la recourante a eu plein accès au dossier tel qu'il a été constitué par l'autorité précédente. Dès lors, le dossier soumis au Tribunal fédéral (art. 102 al. 2 LTF) ne contient aucune pièce supplémentaire à celles qui lui avaient déjà été transmises. En particulier, à l'inverse de ce que semble croire la recourante, l'autorité précédente n'a pas versé au dossier cantonal les deux études citées par le Conseil d'État. Comme il résulte clairement des motifs de l'arrêt attaqué, les premiers juges se sont bornés à indiquer l'adresse des sites web où consulter celles-ci, en niant une violation du droit d'être entendu de la recourante de la part du Conseil d'État. D'ailleurs, la recourante en a pris connaissance, puisqu'elle en cite de larges extraits dans son recours. Il n'y a dès lors pas lieu de donner suite à sa requête de consultation du dossier cantonal, qui était motivée par l'apport éventuel de nouvelles pièces et est sans objet (art. 56 al. 1 LTF). 5.2.3.2. Ensuite, en qui concerne les deux études, l'autorité précédente pouvait, quoi qu'en dise la recourante, renoncer à les verser au dossier. En premier lieu, s'agissant d'un litige portant sur une taxe d'encouragement au tourisme, ces deux études étaient largement connues des milieux intéressés et avaient été diffusées par les autorités cantonales. Ainsi, les discussions législatives sur la politique cantonale du tourisme reposent de manière notoire sur la base des données de ces études (voir p. ex. Message du Conseil d'État du canton du Valais du 18 avril 2007 accompagnant le projet de loi sur le tourisme, ch. 1.3.3.2 pour la première étude; Conférence de presse du Service de l'économie, du tourisme et de l'innovation du 23 mai 2016, avec publication sur le site internet du canton «vs.ch» de la deuxième étude). En deuxième lieu, ces deux études ont été publiées sous la forme de brochures et versées au réseau de bibliothèques du canton du Valais; elles sont donc largement accessibles à tous, sans aucune difficulté. Dès lors, si la recourante, représentée par un avocat, considérait qu'elle était dans l'incapacité de consulter ces études par elle-même, il lui revenait d'expliquer à l'autorité précédente, de manière au moins succincte, les raisons pour lesquelles elle ne pouvait y accéder malgré toute sa diligence. Dans son recours cantonal, elle n'a toutefois pas requis leur remise, puis s'est limitée à en demander la production sans autre explication ultérieurement (écriture du 10 novembre 2022, p. 5 ch. 4). La recourante n'a ainsi jamais prétendu de manière claire que ces études lui étaient inaccessibles ou que leur consultation dépassait ce qu'on pouvait raisonnablement attendre d'un justiciable diligent. Enfin et en dernier lieu, le Conseil d'État et le Tribunal cantonal ont reproduit des extraits de ces études et ceux-ci sont suffisants pour en comprendre le sens, et les contester utilement (au sens de l'art. 29 al. 2 Cst.). Dans cette mesure, pour l'ensemble de ces motifs, l'instance précédente pouvait rejeter la requête tendant à production de ces études au dossier et se limiter à constater qu'elles étaient largement accessibles, par exemple sur internet.