Citation: P 49/00 20.03.2001 E. 2

2.- En l'espèce, l'intimée et les premiers juges n'ont pas établi formellement que le recourant exerce une activité lucrative. Aussi ne peut-on pas inclure dans le calcul du revenu déterminant le gain hypothétique que l'assuré serait censé retirer de cette activité lucrative. Dans cette mesure, la décision administrative contestée et le jugement attaqué sont contraires à la loi car ils prennent à nouveau en compte un "gain hypothétique" tiré d'une prétendue activité lucrative (voir, à cet égard, les consid. 4 et 5 de l'arrêt du 5 février 1999, P 12/98, auxquels il suffit de renvoyer). On ajoutera que selon le texte clair tant de l'ancien art. 3 al. 3 let. a LPC (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 1997) que de l'art. 3c al. 2 let. a LPC (dans sa teneur en vigueur dès le 1er janvier 1998), ne font pas partie des revenus déterminants les aliments fournis par les proches au sens des art. 328 et suivants du code civil. En l'occurrence, les repas que prennent le recourant et son épouse sont fournis - dans une certaine mesure, semble-t-il (cf. lettre du 11 septembre 1999) - par les enfants du recourant. Dans ces conditions, la solution adoptée par les premiers juges ne se concilie pas avec le texte de la loi, si bien que la prise en compte d'un revenu annuel de 12 960 fr. est contraire au droit fédéral. Pour ce premier motif, le recours doit être admis et la cause renvoyée à l'intimée pour nouveau calcul de la prestation complémentaire.