Citation: 6B_41/2007 19.04.2007 E. 1

2.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comporte notamment le droit d'obtenir l'administration de preuves de nature à influer sur le sort de la décision à rendre (ATF 127 I 54 consid. 2b p. 56; 127 III 576 consid. 2c p. 578). Il a pour corollaire que l'autorité doit en principe donner suite aux offres de preuve présentées en temps utile et dans les formes prescrites. Il n'y a toutefois pas violation du droit à l'administration de preuves lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence (ATF 131 I 153 consid. 3, p. 157) ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 125 I 127 consid. 6c/cc p. 134 s.; 124 I 274 consid. 5b p. 285). 2.2 La Chambre d'accusation a relevé, en bref, que le dossier comprenait autant de versions que de personnes entendues, qu'aucun témoin n'avait vu la recourante être frappée notamment au niveau de la cheville, qu'il n'y avait aucun témoignage suffisamment crédible, toutes les dépositions provenant de personnes gravitant dans le même milieu et ayant des relations plus ou moins intimes entre elles, et que les déclarations de la recourante étaient elles-mêmes peu convaincantes. Compte tenu de ces éléments, elle a jugé que les faits demeuraient flous et qu'aucune mesure d'instruction supplémentaire ne pouvait en améliorer la précision, d'une part, en raison du temps écoulé depuis lors et, d'autre part, du caractère exhaustif des auditions effectuées. Ainsi, bien qu'elle ne le précise pas expressément, c'est sur la base d'une appréciation anticipée des preuves qui lui étaient déjà fournies que l'autorité cantonale a estimé vain de procéder au complément d'instruction demandé. En l'espèce, la recourante prétend simplement que les mesures d'instruction qu'elle a requises permettraient de lever les doutes des autorités. Cependant, elle ne précise pas, conformément aux exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF, qui s'inspirent de celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra consid. 1.3), en quoi ces moyens supplémentaires pourraient constituer des éléments pertinents et résoudre utilement les incertitudes et contradictions relevées par la Chambre d'accusation. Son grief, insuffisamment motivé, est dès lors irrecevable.