Citation: 5A_484/2015 E. C

C.a. Par courriers du 11 décembre 2014, A.A.________ et C.A.________ ont tous deux sollicité la récusation de l'expert, ainsi que l'annulation et le renouvellement des expertises qu'il avait diligentées, au motif que l'impartialité de l'intéressée avait été gravement mise à mal par les déclarations tenues au terme de l'audience du 11 décembre 2014, ainsi que par celles faites à l'attention de leurs conseils en sortant de la salle d'audience, à savoir : " c'est vraiment honteux et dégueulasse, ce que vous avez fait ". C.b. Le 6 janvier 2015, la Dresse B.________ a contesté la demande de récusation, arguant de son impartialité. Revenant sur le contexte de son audition du 11 décembre 2014, elle a relevé les circonstances difficiles de celle-ci, précisant qu'après avoir longuement répondu au Tribunal de protection sur une question aussi difficile que la psychopathologie et les carences parentales de A.A.________, le conseil de celle-ci lui avait demandé de manière répétitive de développer un seul point de son expertise. Elle avait en outre été choquée par l'interruption brutale de ladite audience à la veille des fêtes de Noël, annulant ainsi tout le processus engagé par différents professionnels depuis plusieurs semaines, alors qu'il était dans l'intérêt des enfants de comprendre comment les protéger et de leur permettre de voir leurs parents durant cette période de fêtes. Les propos qui lui étaient reprochés visaient la manière dont les conseils de C.A.________ et A.A.________ avaient agi, et non les parents eux-mêmes ou les autres personnes présentes dans la salle. C.c. Le SPMi a rendu un rapport complémentaire le 15 janvier 2015, concluant notamment à la confirmation de l'expertise réalisée par la Dresse B.________ et de ses conclusions. C.d. A.A.________, C.A.________, le curateur des enfants et la représentante du SPMi ont été entendus par le Tribunal de protection le 15 janvier 2015. C.e. Par ordonnance du 15 janvier 2015, le Tribunal de protection a rejeté les requêtes formulées par C.A.________ et A.A.________ tendant à la récusation de la Dresse B.________ (ch. 1), à l'annulation, au renouvellement de l'expertise et à la privation de la rémunération de l'expert (ch. 2), renonçant à l'audition de D.________ et E.________ (ch. 3). La juridiction a par ailleurs réglé la garde des enfants sur mesures provisionnelles, maintenant notamment le retrait du droit de garde et du droit de déterminer le lieu de résidence de A.A.________ sur ses fils D.________ (ch. 4) et E.________ (ch. 5), levé le placement de ceux-ci auprès du foyer J.________ (ch. 6), ordonné le placement à l'essai du mineur D.________ chez sa mère (ch. 7) et du mineur E.________ chez son père (ch. 8), accordé à C.A.________ un droit de visite sur son fils D.________ (ch. 9), accordé à la mère un droit de visite sur son fils E.________ (ch. 10), maintenu la curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles entre E.________ et sa mère (ch. 11), instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles entre D.________ et son père (ch. 12), maintenu la curatelle aux fins d'organiser et de surveiller le placement de D.________ chez sa mère (ch. 13), instauré une curatelle aux fins d'organiser et de surveiller le placement de E.________ chez son père (ch. 14) C.f. A.A.________ et C.A.________ ont tous deux formé recours contre l'ordonnance, sollicitant l'annulation des chiffres 1 à 5 et 7 à 14 de son dispositif. La Cour de justice a rejeté les recours le 13 mai 2015. L'arrêt a été notifié au conseil de A.A.________ le 18 mai 2015 .