Citation: 1C_658/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a constaté qu'il s'était écoulé moins de 18 mois entre la signature de la déclaration de vie commune (4 juin 2010) et la séparation des époux (30 novembre 2011). Au vu de ces éléments de fait non contestés par le recourant, le Tribunal administratif fédéral pouvait à juste titre considérer que le laps de temps écoulé entre ces deux événements permettait encore d'appliquer la présomption selon laquelle, au moment de la signature de la déclaration de vie commune, la communauté conjugale n'était plus stable et orientée vers l'avenir. Pour l'instance précédente, la présomption était renforcée notamment par les relations extraconjugales entretenues durant deux phases avec la mère de ses enfants, l'une vers le mois de novembre 2009 et l'autre vers le mois de mars 2011. Par ailleurs, son ex-épouse avait confirmé que le couple avait rencontré des difficultés durant la deuxième moitié de l'année 2009, période correspondant à la première relation extraconjugale. Conformément à la jurisprudence précitée, il s'agit donc uniquement de déterminer si l'intéressé est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.