Citation: 6B_644/2021 E. B

Par jugement du 5 février 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.A.________ ainsi que l'appel joint du ministère public. En substance, il en ressort les éléments suivants. B.a. Né en 1983 à V.________, au Kosovo, pays dont il est ressortissant, A.A.________ a été élevé dans son pays d'origine par ses parents avec deux frères et cinq soeurs. Il a suivi la scolarité obligatoire, puis a intégré la faculté d'économie à l'université de W.________, où il a terminé un Bachelor et suivi la moitié d'un Master. Il est venu en Suisse en septembre 2015, avant de s'y marier. Il est au bénéfice d'un permis de séjour de type B et a deux filles. II travaille dans sa propre entreprise dans la construction. B.b. B.________, née C.________ en 1994, ressortissante suisse, est la fille de D.C.________ et de E.C.________, née A.________. Cette dernière est issue d'une famille de huit enfants, dont ses frères F.A.________ et A.A.________ et ses soeurs G.A.________, H.A.________ et I.A.________. La famille A.________ possède une maison à V.________ au Kosovo, dans laquelle vivaient au moment des faits les grands-parents maternels, ainsi que I.A.________ et A.A.________. A X.________, le 29 mars 2014, B.________, qui entretenait une relation avec J.________, ressortissant italien, non acceptée par sa famille, a été attirée au domicile de son oncle F.A.________ sous le prétexte fallacieux que sa mère était à l'hôpital. En cet endroit, B.________ a mangé et bu une boisson qui a entraîné son assoupissement. Elle a par la suite été obligée de rejoindre la voiture de son père stationnée devant l'immeuble, sans pouvoir emmener ses effets personnels, tels que son téléphone portable et son sac. Malgré ses protestations, elle a été mise de force dans le véhicule par F.A.________ et son épouse. Le véhicule a ensuite pris la direction du Kosovo avec à l'intérieur son oncle, son père et elle-même, ce dernier lui déclarant que J.________ ne ferait jamais partie de la famille. Au cours du trajet, D.C.________ a obligé sa fille à consommer une pilule. Cette dernière s'est réveillée le 30 mars 2014 au Kosovo. Dans ce pays, elle a vécu au domicile de son père à Y.________, puis au domicile de la famille A.________ à V.________, sans avoir à sa disposition ses papiers d'identité, son téléphone portable et son porte-monnaie. Durant son séjour au Kosovo, elle a été constamment surveillée par les membres de sa famille. Si elle était libre de se déplacer dans l'enceinte de la propriété familiale, elle était constamment accompagnée par un membre de sa famille à l'extérieur. B.________ n'a pas eu accès librement à un moyen de communication. Elle a pu alerter J.________ en l'appelant au moyen des téléphones que ses tantes avaient laissés sans surveillance. Tant D.C.________ que F.A.________ ont été condamnés pour séquestration et enlèvement aggravés, ces condamnations étant définitives et exécutoires (cf. arrêt 6B_222/2020 du 10 juin 2020). B.c. A V.________, au Kosovo, au domicile de la famille A.________, dans la nuit du 9 au 10 avril 2014, vers 02h00, alors qu'elle dormait dans la chambre de sa tante I.A.________ les jours précédents, B.________ a dû aller dormir dans la chambre de son oncle A.A.________, soit le frère de sa mère. B.________ allait s'endormir quand A.A.________ est entré dans la pièce et s'est installé dans le lit qu'elle occupait. Il a alors commencé à la caresser et a tenté de l'embrasser. Elle lui a clairement déclaré qu'elle ne voulait pas. A.A.________ a poursuivi ses caresses à même la peau sur tout le corps de B.________, y compris la poitrine, le ventre et le sexe, la pénétrant avec les doigts. Puis, il a réussi à déshabiller le bas du corps de sa nièce, malgré que celle-ci se débattait. Il s'est ensuite couché sur B.________ qui s'est alors figée de peur. Enfin, il l'a pénétrée vaginalement sans préservatif, lui déclarant qu'elle devait se laisser faire, que c'était pour son bien. Totalement surprise par ce qui lui arrivait, B.________ était tétanisée et terrorisée. De guerre lasse, B.________ n'a ensuite plus résisté comme elle l'aurait voulu, notamment en raison des circonstances de son arrivée forcée au Kosovo et parce qu'elle estimait que la parole d'une femme n'avait que peu de valeur dans ce pays. A.A.________ s'est endormi après l'acte. B.d. A Z.________, le 12 octobre 2017, A.A.________ a été contrôlé au volant d'une voiture immatriculée à son nom dans laquelle se trouvait un bâton tactique, alors qu'il n'était pas titulaire d'un permis de port d'arme.