Citation: 5A_187/2013 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a confirmé la décision du premier juge ratifiant pour valoir jugement la convention signée par les époux le 4 septembre 2012 pour régler les effets accessoires du divorce et plus particulièrement son chiffre V traitant de la liquidation du régime matrimonial. Examinant le grief de vice du consentement - découvert le 14 octobre 2012 - invoqué par l'ex-épouse, la cour cantonale a relevé que le jugement de première instance ne prétend pas énumérer exhaustivement l'ensemble des comptes bancaires dont les parties sont titulaires puisqu'il mentionne que "l' [ex-mari] dispose d'autres avoirs bancaires"et ne contient de surcroît aucun élément sur l'état de la fortune de l'ex-épouse alors même qu'une pièce produite par son ex-mari postérieurement à l'audience de jugement et déclarée recevable par la cour cantonale démontre qu'elle détient également des avoirs en banque. L'autorité cantonale estime que ces éléments tendent à démontrer que chaque partie avait connaissance de la situation financière de l'autre au moment de la signature de la convention ou du moins que rien ne laisse envisager le contraire. Examinant ensuite les pièces nouvelles produites par l'ex-épouse pour appuyer sa version des faits, l'autorité cantonale a déclaré deux des relevés de la Banque K.________ irrecevables au motif qu'elle aurait pu, en sa qualité de cotitulaire de ce compte, y avoir accès et les produire déjà avant l'audience de jugement. Quant aux autres pièces produites qu'elle aurait découvertes postérieurement à l'audience de jugement, à savoir d'autres relevés bancaires ainsi qu'une facture d'un opérateur téléphonique laissant apparaître que son ex-mari a été en contact avec une banque au Liechtenstein, la cour cantonale a estimé que ces éléments ne permettent pas d'établir qu'elle ignorait que son ex-mari détenait ou pouvait détenir des fonds dans ces diverses banques et que même si l'on devait tenir compte de l'ensemble des sommes alléguées, ceci ne permettait pas, sur le vu de l'ensemble des éléments de fortune des parties, de rendre la convention manifestement inéquitable.