Citation: 8C_453/2016 E. 4.1

4.1. Tout d'abord, son rapport reposerait sur un état de fait incomplet. L'expert n'aurait questionné que le docteur H.________, sans chercher à obtenir des renseignements auprès des autres médecins qui ont traité le patient. Le rapport contiendrait en outre des imprécisions. C'est ainsi que l'expert retient que la première consultation pour troubles psychiques est intervenue le 26 octobre 2011, alors que la première prise en charge psychiatrique, par le docteur F.________, remonte à novembre 2011. Ensuite, la réalité de la gravité de l'épisode dépressif attestée par l'expert ne serait pas établie. L'arrêt de travail du 7 au 14 mai 2012 n'a pas été ordonné par un psychiatre traitant, mais par le docteur G.________, spécialiste FMH en médecine interne, ce qui permettrait de douter qu'il fût en relation avec des troubles psychiques. L'assuré a certes dû, sur présentation d'un certificat médical, annuler un voyage à l'étranger qu'il se proposait de faire avec son amie du 16 au 23 mai 2012 (voyage payé deux semaines auparavant). Interrogé à ce sujet en audience, le docteur H.________ a confirmé avoir établi ce certificat (daté du 8 mai 2012). Toutefois, ce médecin n'a pas été en mesure de dire s'il avait rédigé cette attestation en relation avec ce voyage. On ne pouvait donc pas affirmer qu'à l'époque l'état de santé de l'assuré lui interdisait de voyager à l'étranger.