Citation: 6B_1132/2021 E. 2.3.2

2.3.2. La cour cantonale a considéré que l'élément subjectif était également réalisé, dans la mesure où la recourante savait que les intimés étaient innocents et qu'elle avait agi dans le but qu'une poursuite pénale soit ouverte à leur encontre. En effet, la cour cantonale est arrivée à la conclusion que la recourante n'avait jamais eu d'informations selon lesquelles les enfants B.________ avaient été abusés à l'instigation de leur mère ou même directement par leurs propres parents. D.B.________ avait déclaré n'avoir jamais dit à la recourante que son frère lui avait confié avoir été victime d'abus sexuels instigués par leur mère ou avoir été lui même victime d'abus sexuels. L'oncle des concernés avait informé la recourante ne pas avoir eu connaissance de tels abus sexuels et E.B.________ n'avait jamais parlé directement à la recourante de ce qu'il était supposé avoir subi durant son enfance. La cour cantonale a également retenu que F.________ n'avait jamais fait de révélations à la recourante, au motif que celle-ci ne se souvenait pas de la date de ces révélations et que, si tel avait été le cas, elle aurait dû en parler immédiatement à la psychologue qui suit l'enfant, voire immédiatement déposer une plainte pénale. Du reste, lors de son audition vidéo, F.________ n'avait nullement mis en cause ses grands-parents pour des abus sexuels. Enfin, la cour cantonale s'est référée au rapport d'évaluation du 22 juin 2020 signé par K.________ et à l'audition du 20 septembre 2017 de la recourante devant le Ministère public genevois, d'où il ressortait qu'elle avait admis avoir propagé ses accusations sur les intimés pour empêcher que ceux-ci ne fassent du mal à sa fille. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante savait que les intimés étaient innocents et qu'elle avait agi dans le but qu'une poursuite pénale soit ouverte à leur encontre. Dans son argumentation, la recourante soutient qu'au moment où elle a porté plainte pénale contre les époux B.________, aucune décision n'établissait leur innocence. Elle insiste sur le fait que son compagnon, D.B.________, lui aurait indiqué avoir été soumis, ainsi que son frère, à des abus sexuels de la part de ses parents et que de la sorte elle avait de bonnes raisons de croire à la culpabilité des époux B.________. Par cette argumentation, elle s'écarte toutefois de l'état de fait retenu par la cour cantonale, sans établir que celui-ci aurait été retenu de manière arbitraire (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Essentiellement appellatoire, son argumentation est irrecevable.