Citation: 4A_524/2008 10.02.2009 E. 2

En quelques lignes, le recourant Y.________ reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir sombré dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) en retenant que le bail litigieux portait également sur le bureau du 5ème étage et la vitrine du rez-de-chaussée de l'immeuble. Il soutient que la Chambre des recours a fait cette constatation en se fondant sur la déposition d'une personne qui a de l'animosité à son endroit. 2.1 En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité verse dans l'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsqu'elle tire des conclusions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 118 Ia 28 consid. 1b et les arrêts cités). 2.2 In casu, les juges cantonaux ont relevé que la constatation incriminée ne reposait pas uniquement sur le témoignage en question - émanant au demeurant du gérant de l'immeuble lors de la conclusion du bail, ce qui en faisait un observateur privilégié - , mais singulièrement sur le propre comportement du recourant, qui n'a jamais remis en cause l'occupation du bureau et de la vitrine par le locataire pendant plusieurs lustres. A cela s'ajoutait que la gérance légale avait mentionné explicitement le bureau du 5ème étage dans le congé du 16 juillet 2003. Le recourant ne prend pas position sur cette appréciation des probatoires, de toute manière convaincante. Le moyen est donc irrecevable, faute de motivation (art. 106 al. 2 LTF).