Citation: 4A_445/2021 E. 6.1

6.1. La Chambre patrimoniale cantonale a considéré (1) que l'administrateur officiel avait pour mission de conserver le patrimoine successoral de la défunte et que le fait de ne pas avoir mis en location l'appartement litigieux était propre à engager sa responsabilité, (2) que les loyers qui auraient pu être perçus auraient été dus à la succession et qu'il incombait donc à celle-ci dans son entier de demander la réparation du dommage causé par les manquements de l'administrateur officiel, (3) qu'aucun élément du dossier ne permettait de considérer que l'avocat aurait conseillé au client d'intenter une telle action avec E.________ mais que, étant donné que les parties avaient d'abord essayé d'obtenir la réparation du dommage par l'action en responsabilité ouverte contre D.________, " ce qui était plus favorable au [client], puisqu'il aurait ainsi été le seul créancier de ces loyers ", on ne saurait reprocher à l'avocat de ne pas avoir proposé au client l'introduction d'une telle action avant qu'une décision définitive ne soit rendue dans le contexte de l'action contre D.________, et (4) que l'action en responsabilité de l'administrateur officiel se prescrivait par dix ans et qu'au moment de la résiliation du mandat de l'avocat, l'action n'était pas encore prescrite et que le client aurait pu encore agir, ce qu'il n'a pas fait. Elle a retenu que l'avocat n'avait ainsi pas violé son obligation de diligence.