Citation: U 222/99 16.02.2000 E. A

A.- S.________ travaillait comme maçon au service de l'entreprise de bâtiments et de génie civil D.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 7 avril 1989, l'assuré a subi une forte contusion dans la région de l'épaule (ou de l'omoplate) gauche provoquée par le brusque heurt d'une plaque métallique lors du déchargement d'un camion. La CNA a pris en charge le cas, qui a nécessité des séances de physiothérapie mais n'a pas entraîné d'incapacité de travail. Le 23 août 1989, l'assuré a été victime d'un second accident de travail qu'il n'a, semble-t-il, pas annoncé à la CNA : alors qu'il coffrait une dalle en position accroupie, une planche a cogné sa tête, ce qui a nécessité des points de suture. En raison de l'exacerbation de ses douleurs scapulaires, l'assuré a annoncé une rechute à la CNA en mai 1990. Il a alors bénéficié d'un traitement de chiropractie qui est toutefois resté sans effet, si bien que son médecin traitant, la doctoresse B.________, l'a mis en arrêt de travail à partir du 15 août 1991. Par la suite, notamment à l'issue d'un séjour passé à la Clinique de médecine rééducative de Z.________ (du 22 octobre au 22 novembre 1991), l'assuré a tenté à plusieurs reprises de reprendre le travail sur recommandation médicale, sans succès. Il a également subi de nombreux examens médicaux, qui n'ont pas permis d'objectiver ses douleurs (cf. rapports du 22 juillet 1991 du docteur Y.________, neurologue; du 28 novembre 1991 de la Clinique de Z.________; du 30 mars 1992 du docteur D.________, chirurgien orthopédiste; du 13 avril 1992 de l'Hôpital cantonal de F.________; du 5 juin 1992 du docteur X.________, spécialiste en chirurgie de la division médicale de la CNA). Par décision du 9 juillet 1992, la CNA a mis fin à ses prestations à compter du 31 juillet 1992, en considérant que l'assuré, du fait des seules suites de l'accident, n'était pas empêché de reprendre le travail. Saisie d'une opposition, la CNA l'a écartée le 23 août 1993, non sans avoir préalablement une nouvelle fois soumis le cas pour appréciation au docteur X.________ (cf. son rapport du 9 mars 1993).