Citation: 6B_1158/2018 E. 1.3

1.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il présente librement sa propre version des événements, sans démontrer en quoi l'état de fait de la cour cantonale serait arbitraire. Le recourant soutient qu'il aurait complètement sous-traité le chantier à la société E.________ Sàrl, qu'il s'y serait trouvé avec ses employés, le jour de l'accident, par un simple concours de circonstance et qu'il se serait alors placé sous la direction de Y.________. A supposer même que le recourant n'eût pas, à l'origine, envisagé d'engager son entreprise sur le chantier de D.________ et qu'il l'eût finalement fait en raison de l'annulation imprévue d'un autre chantier, on ne voit pas en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en ne retenant pas que, comme le prétend l'intéressé, il serait alors venu se placer sous les ordres de Y.________. En effet, lors de l'audition tenue le 2 mai 2014 par le ministère public, le recourant a décrit de la manière suivante son arrivée sur le chantier (cf. PV d'audition 3, p. 4) : "Pour vous répondre, lorsque nous sommes tous arrivés sur le chantier, nous avons réparti les tâches et avons fait un bref rappel des mesures de sécurité. Nous étions tous ensemble et tant monsieur Y.________ que moi, avons fait ce rappel plus particulièrement à destination de nos employés. Ensuite, ceux-ci se sont mélangés." Concernant plus précisément l'installation litigieuse, le recourant a déclaré ce qui suit (cf. Ibidem) : "Nous n'avions pas remarqué sur les photographies la problématique posée par les virevents et nous avons dû nous adapter. Au départ, nous avons même envisagé avec monsieur Y.________ de découper les virevents. Pour ne pas avoir à poser de surépaisseur. En effet, tout le toit devait être changé de sorte que j'imaginais que les virevents le seraient également. J'ai essayé de téléphoner au représentant de la maison J.________ pour lui demander son accord, mais je n'ai pas réussi à le joindre. Nous avons alors renoncé à découper ces virevents et opté ensemble pour le système de la surépaisseur et l'utilisation de panneaux de coffrage, qui sont des bois travaillés et résistants contrairement à de simples planches." Au vu de ce qui précède, il n'était nullement insoutenable de retenir, comme l'a fait l'autorité précédente, que le recourant ne s'était pas retrouvé, le jour des faits, dans la situation d'un simple subordonné de Y.________, mais qu'il avait alors au contraire assuré, aux côtés du prénommé, la direction du chantier - notamment en procédant à la répartition des tâches ou au rappel des règles de sécurité -, de même que décidé - conjointement avec celui-ci - de la manière de résoudre le problème des virevents. C'est d'ailleurs le recourant qui, dans le cadre de la discussion entamée avec Y.________ à ce sujet, a tenté d'obtenir l'accord de sa mandante J.________ pour découper les virevents. Ainsi, indépendamment des accords passés initialement par les sociétés C.________ Sàrl et E.________ Sàrl, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que, le jour de l'accident, le recourant et Y.________ avaient collaboré pour mener à bien les travaux et que les deux intéressés avaient conjointement pris la décision de procéder à l'installation litigieuse ayant conduit au sinistre. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.