Citation: 8C_550/2017 E. A

A.________, né en 1965, enseignant primaire, est inscrit au chômage avec une disponibilité de 100 %. Vers la fin de l'année 2015, il a informé sa conseillère en personnel de l'Office régional de placement du Jura (ORP) qu'il avait obtenu un rendez-vous avec B.________, à l'époque chef du Service C.________, pour discuter de possibilités d'engagement. L'entretien a eu lieu le 2 mars 2016. Interpellé par la conseillère ORP sur le déroulement de cet entretien, B.________ a répondu, par courriel du 7 mars, ce qui suit. A.________ lui avait indiqué chercher un emploi à 50 % (14 leçons; au maximum 20) car il ne pensait plus pouvoir assumer un poste à 100 % en raison de son âge. Il avait exprimé le souhait de ne pas enseigner la branche activités créatrices manuelles ou textiles (ACM/ACT), celle-ci demandant un temps de préparation plus long, ce qui était difficile pour lui. Mais il lui avait fait part de son envie d'enseigner et de son intérêt à donner des leçons de soutien ou d'appui. Le chef du Service C.________ a encore ajouté avoir eu l'impression, d'après la teneur générale de la discussion, que A.________ ne souhaitait plus être en charge de la responsabilité d'une classe à 100 %. Pour finir, le prénommé lui avait révélé "être grillé" à l'école D.________ à U.________ vu les événements qui s'y étaient déroulés et le départ du directeur qui le soutenait, et vouloir tirer un trait sur le passé. Ces propos avaient amené le chef du Service C.________ à lui conseiller de réfléchir à se réorienter professionnellement.