Citation: 1D_1/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient encore que l'instance précédente aurait à tort retenu que sa requête de naturalisation avait été déposée auprès du SN en 2012 - à noter que la Cour de justice a en réalité retenu la date du 13 juillet 2010. Il affirme que sa demande daterait du 1er juin 2010. Il avance également que sa demande d'autorisation de séjour au titre du regroupement familial aurait été déposée le 11 février 2022 - et non le 14 - et qu'à cette occasion, il ne se serait pas contenté de demander une telle autorisation, mais également que celle-ci lui soit restituée. Le recourant n'explique cependant pas l'influence que pourraient avoir les inadvertances alléguées dans les dates sur l'issue du litige, reconnaissant du reste en réplique - s'agissant spécialement du dépôt de la demande de naturalisation - qu'elles n'en avaient pas. C'est par ailleurs de manière strictement appellatoire qu'il affirme avoir aussi requis la restitution de son autorisation d'établissement; il ne pointe en particulier aucun élément du dossier en attestant ni ne démontre que la Cour de justice aurait versé dans l'arbitraire en l'ignorant; cela n'est quoi qu'il en soit pas de nature à influer sur l'issue du litige pour les motifs exposés au consid. 4.2.2.2 ci-après. Le recourant s'étonne ensuite du reproche qui lui est fait d'avoir failli à son devoir de renseigner en n'annonçant pas son départ de Suisse à l'autorité compétente, rappelant avoir signalé son départ à l'OCPM le 12 février 2019. La critique du recourant ne porte cependant pas sur l'existence de cette annonce, qui ressort explicitement des constatations cantonales, mais concerne la question de la compétence de l'OCPM pour recevoir cette information, respectivement celle de savoir s'il s'agit de l'autorité à qui communiquer cette annonce selon le droit cantonal. Cet aspect relève cependant du droit et sera abordé ci-dessous au consid. 4.4.4 ci-dessous. Cela étant, on ne perçoit pas la pertinence de cette problématique: que l'on puisse ou non reprocher au recourant de n'avoir pas informé de son départ l'autorité désignée à cet effet par le droit cantonal demeure sans influence sur le fait que celui-ci ne remplissait pas les conditions de résidence ou encore de titularité d'une autorisation de séjour valable durant toute la procédure de naturalisation (cf. consid. 4.3.1-4.3.2.3). On ne décèle au demeurant pas à la lecture du recours ce que le recourant entend en tirer, pas plus qu'il ne ressort de l'arrêt attaqué que cet élément aurait en soi influencé l'appréciation de la Cour de justice.