Citation: 9C_435/2024 E. 6

La Cour de justice a confirmé le jugement du TAPI validant les reprises (fondées sur les données de l'AFC) fixées par l'Administration fiscale cantonale, au titre de revenu complémentaire imposable. Elle a considéré, en substance, que les recourantes n'avaient pas établi les déductions qu'elles invoquaient, de sorte que celles-ci ne pouvaient pas être retenues. Elle a constaté que les recourantes n'avaient fourni ni comptabilité ni, à tout le moins, un relevé de recettes et dépenses et qu'elles avaient failli à leur devoir de collaboration en ne transmettant pas tous les relevés postaux et bancaires requis. Quant aux pièces qu'elles avaient produites, la Cour de justice a considéré que les tableaux de synthèse avec les chiffres d'affaires pour les années 2008 à 2013 - incluant selon elles les honoraires facturés par feu A.A.________ après déduction des charges - ainsi que les factures détaillées correspondantes ne pouvaient pas être pris en compte et que les déductions n'avaient pas été dûment comptabilisées. À cet égard, elle a constaté que les factures, stockées sur plusieurs clés USB, avaient été enregistrées "en vrac" pour les périodes fiscales litigieuses, ce qui ne satisfaisait pas aux exigences de preuve requises pour faire valoir des déductions. Il n'incombait dès lors pas à l'intimée de trier les éléments imposables ou non imposables sur la base de ces factures, dont la production ne permettait pas de reconstituer de manière fiable et complète les montants imposables, ni de procéder à une vérification par sondage. Les juges précédents ont encore retenu que les recourantes ne pouvaient pas se fonder sur la pratique adoptée par l'Administration fiscale cantonale pour la taxation de la période fiscale 2007, en raison du principe de l'étanchéité des exercices comptables et des périodes fiscales.