Citation: 4D_53/2018 E. 6

A l'appui du recours constitutionnel, le demandeur se plaint d'arbitraire et se dit « fondé à croire que Z.________ [est] l'actionnaire majoritaire, voire unique » de l'autre défenderesse, et il fait valoir que la dualité juridique d'une société anonyme et de son actionnaire unique ne doit pas être prise en considération lorsqu'il y a abus de droit à l'invoquer (cf. ATF 132 III 737 consid. 2.3 p. 742; 132 III 489 consid. 3.2 p. 493). Or, la Cour de justice ne constate pas que Z.________ fût l'actionnaire unique de V.________ SA, et le demandeur n'indique pas en raison de quels faits, constatés par la Cour, il serait par hypothèse abusif d'invoquer la dualité de la société et de son actionnaire unique. Le demandeur allègue aussi que Z.________ et V.________ SA étaient liés par un contrat de société simple. Or, la Cour de justice ne constate pas l'existence de ce contrat; elle constate seulement que Z.________ était le directeur de l'entreprise exploitée par la société anonyme. Il n'est pas non plus constaté que par son représentant, celle-ci ait traité avec le demandeur, lors de la conclusion du contrat de travail, non seulement en son propre nom mais aussi au nom de son hypothétique associé. Celui-ci ne saurait donc être devenu partie au contrat de travail conformément aux art. 32 al. 1 et 543 al. 2 CO. En vérité, l'argumentation soumise au Tribunal fédéral est inconsistante et absolument inapte à mettre en évidence une appréciation juridique éventuellement arbitraire à la base de l'arrêt attaqué. Il s'ensuit que le recours constitutionnel est irrecevable. Par ces motifs, vu l'art. 108 al. 1 let. b LTF, le Tribunal fédéral prononce :