Citation: 4C.201/2005 21.02.2006 E. A

Depuis 1987, A.________ a travaillé en qualité de boursière communale non permanente à la Municipalité de la Commune X.________ (ci-après: la Commune), en vertu d'un contrat de travail conclu les 11/19 mai 1987. Son taux d'activité a été fixé à 60 % jusqu'au printemps 2000. Au moment de son engagement, A.________ n'avait pas l'obligation de tenir un horaire particulier, sous réserve de quelques heures de réception. Jusqu'au milieu des années 1990, le travail fourni par A.________ a donné satisfaction et les comptes communaux étaient bien tenus. Parallèlement à son activité de boursière, A.________ a travaillé au service de Y.________, jusqu'à la fusion de cette banque avec la banque Z.________ (ci-après : Z.________). A une époque, son taux d'activité à Z.________ était de 80 ou 90 %. A compter du 1er septembre 1997, il a été ramené à 50 %. En 1994, la Commune s'est dotée d'un statut particulier pour le personnel communal, qui a été remis à A.________ le 16 décembre 1994. Selon l'art. 6 de ce statut, la Municipalité pouvait en tout temps licencier l'employé pour de justes motifs, en l'avisant trois mois à l'avance au moins si la nature des motifs ou de la fonction n'exigeait pas un départ immédiat. Constituaient des justes motifs notamment l'incapacité ou l'insuffisance, ainsi que l'empêchement durable d'exercer ses fonctions. A partir de l'exercice 1995, le Préfet du district de W.________ a formé diverses réserves et remarques au sujet des comptes tenus par A.________. Il ressort des procès-verbaux des séances des années 1996 à 2001 que la Municipalité a dû très fréquemment discuter de A.________. Lors de sa séance du 26 janvier 1998, la Municipalité a eu un entretien avec A.________ et lui a indiqué qu'elle devait effectuer ses heures de travail, soit 4,5 heures par jour représentant un 60 %, au bureau communal. Instruction lui a également été donnée de marquer ses heures. Dès ce moment, A.________ est devenue plus stressée et pressée. Des problèmes sont survenus avec ses heures de présence au bureau communal, qui ne correspondaient pas à son taux d'activité. Le 10 février 1998, la Municipalité a écrit à A.________ en lui demandant de fournir un effort pour améliorer l'ambiance, le climat et la collaboration au sein du bureau communal.