Citation: 8C_505/2016 E. 1

En ce qui concerne le taux de l'atteinte à l'intégrité, on ne voit pas non plus de motif de s'écarter de l'appréciation du docteur G.________, qui retient le taux moyen (entre 5 et 10 %) attribué à une luxation de rotule (récidivante ou habituelle) d'intensité grave. Le diagnostic de luxation de la rotule gauche ne saurait guère être remis en cause. Les médecins de la CRR affirment que les examens radiologiques montrent sur la première IRM une image typique de luxation de la rotule. Pour le docteur D.________, les deux IRM montrent un status post-luxation de la rotule avec une diminution de l'oedème rotulien sur la dernière IRM. Dans son rapport du 24 février 2014, la doctoresse E.________ pose le diagnostic de status post-luxation traumatique de la rotule gauche, en bonne voie de récupération sur le plan fonctionnel. En outre, quoi qu'en dise le recourant, le docteur G.________ n'a pas fait état d'une absence de luxation de la rotule. Il a au contraire indiqué que l'événement du 27 juin 2012 avait vraisemblablement provoqué une luxation de la rotule gauche, comme le confirmaient les constatations faites par IRM ultérieurement. Quant au rapport du 31 janvier 2015 cité par le recourant, il s'agit d'un rapport de consultation aux urgences de l'Hôpital H.________, faisant état d'une exacerbation des douleurs du genou gauche dans un contexte d'un syndrome fémoro-patellaire gauche. Selon ce document, une radiographie du genou gauche aurait révélé l'absence de luxation de la rotule ou de lésion osseuse. Il s'agit cependant d'un avis isolé, qui n'est pas de nature à remettre en cause les constatations concordantes des autres médecins précités. Enfin, on peine à suivre le recourant lorsqu'il affirme, sans aucun argument médical à l'appui, que les tables 2 et 5 seraient mieux adaptées pour estimer son taux d'atteinte à l'intégrité.