Citation: 2C_452/2024 E. 4.3.1

4.3.1. Le Tribunal cantonal a d'abord pris en compte, sous l'angle de l'intérêt public à l'éloignement, l'absence de participation du recourant à la vie économique. Il a constaté que l'intéressé était sans activité lucrative et dépendait quasi entièrement de l'aide sociale depuis le mois de janvier 2006. Sur ce point, les faits de l'arrêt entrepris font état d'une dette d'aide sociale de 490'306.70 fr., de poursuites d'un montant de 114'854.20 fr et de 163 actes de défaut de biens, pour un total de 125'029.55 fr. en 2024. Le Tribunal cantonal a ensuite retenu que le recourant rencontrait certes des problèmes de santé, toutefois les instances de l'assurance-invalidité avaient à plusieurs reprises considéré qu'il ne présentait pas de troubles de la santé invalidant, de sorte que l'on pouvait raisonnablement exiger de lui qu'il mette à profit sa capacité de travail. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal a retenu qu'une part importante de responsabilité était imputable au recourant s'agissant de sa dépendance à l'aide sociale, en dépit de son état de santé. Le Tribunal cantonal a ensuite constaté que le recourant avait été condamné à d'innombrables peines privatives de liberté pour des délits divers, ce qui dénotait une tendance à ne pas respecter le cadre légal. Il ressort à ce titre de l'arrêt entrepris que, avant qu'une décision de rétrogradation du permis d'établissement ne soit rendue, le recourant avait été condamné à 6 reprises, à des peines allant de 20 à 110 jours de peine privative de liberté, et pour des infractions variées (escroquerie, injure, menaces, dénonciation calomnieuse, incendie par négligence, lésions corporelles simples, violation de domicile et tentative de violation de domicile). Il ressort ensuite de l'arrêt entrepris que, ensuite de la décision de rétrogradation, il a encore été condamné à trois reprises. Deux condamnations concernaient des faits postérieurs à la délivrance de l'autorisation de séjour, qui ont conduit à des condamnations à 30 jours de peine privative de liberté pour incitation à l'entrée, à la sortie et au séjour illégal, et à 20 jours de peine privative de liberté pour des dommages à la propriété. Sur cette base, le Tribunal cantonal a conclu, malgré le fait que l'agent de probation retienne un risque de récidive restreint, que l'intérêt public à l'éloignement du recourant était important également sous cet angle.