Citation: 1C_391/2023 E. 2.3

2.3. Les recourants soutiennent également que la saisine des autorités cantonales compétentes en matière de protection de la forêt s'imposait afin qu'elle procède à une nouvelle constatation de la nature forestière dès lors que l'horizon de planification de 15 ans prévu à l'art. 15 al. 1 LAT (RS 700) était dépassé, que les peuplements d'arbres sis sur leur parcelle répondent à la définition de la forêt et que le Conseil communal de la Ville de Lausanne a adopté en séance du 22 novembre 2022 le plan directeur communal, lequel prévoit de nombreuses mesures liées à la préservation des arbres et des forêts, notamment sous l'angle de la protection contre le réchauffement climatique. Consultée sur la question d'une éventuelle extension de la limite de la forêt existante sur la parcelle n° 1247 dans le cadre de la procédure de recours précédente (AC.2019.0209), la Direction générale de l'environnement, section biodiversité et paysage, du canton de Vaud (DGE-BIODIV), a constaté que les arbres présents sur les parcelles n os 7202 et 7203 ne présentaient pas de caractère forestier qui aurait justifié de les intégrer dans la planification communale et que la situation n'avait pas évolué depuis lors. Elle a souligné qu'une constatation de la nature forestière ne se justifiait pas au regard de l'art. 13 al. 3 LFo (RS 921.0). La cour cantonale a considéré, sur la base de cette prise de position, qu'il n'était pas nécessaire d'interpeller à nouveau le service spécialisé en matière de protection de la forêt pour savoir si le cordon boisé sis sur la parcelle des recourants en limite de propriété avec la parcelle n° 7202 présentait les caractéristiques d'une forêt. Pour les raisons évoquées ci-dessous (consid. 10.2), cette opinion n'est pas critiquable.