Citation: 9C_610/2014 E. 2.3

2.3. L'office recourant ne parvient cependant pas à démontrer que l'appréciation des preuves administrées opérée par l'autorité cantonale de recours serait manifestement inexacte ou incomplète. Celui-ci se trompe en effet lorsqu'il affirme que le docteur H.________ n'aurait jamais mentionné l'existence d'une incapacité de travail durable avant son dernier rapport du 27 décembre 2013. Dans son rapport initial du 17 janvier 2013, celui-ci avait clairement fait état d'une incapacité totale de travailler, ce qui n'avait pas été contesté par le docteur J.________, médecin-conseil auprès du SMR. Il est vrai que ce médecin a soutenu ensuite que l'intimée avait présenté une pleine capacité de travail à compter du 1 er janvier 2013. Dans la mesure où cette affirmation n'est corroborée par aucun élément objectif, c'est sans arbitraire que la juridiction cantonale a admis, sur la base du rapport complémentaire du 18 avril 2013 du docteur H.________, que l'état de santé psychique de l'intimée n'avait connu une évolution favorable qu'au cours du printemps 2013. En retenant après quoi, sur la base du séjour de l'intimée à la Clinique I.________, que cette évolution n'avait été que passagère (voir également le rapport de la doctoresse G.________ du 26 août 2013) et, partant, en écartant les constatations du docteur H.________ contenues dans son rapport du 27 décembre 2013 selon lesquelles l'intimée avait présenté une capacité de travail de 50 % d'avril à fin septembre 2013 (ceci en apparente contradiction avec les conclusions du rapport complémentaire du 18 avril 2013), la juridiction cantonale a procédé à une appréciation des preuves qui n'apparaît nullement entachée d'une erreur manifeste.