Citation: 6B_566/2024 E. 4.2

4.2. Le recourant s'est rendu coupable d'infractions graves. Comme l'a relevé la cour cantonale, il a fait l'objet de plusieurs condamnations et a récidivé en commettant de graves infractions alors que son permis d'établissement avait été révoqué en raison de ses antécédents. À cet égard, la critique que le recourant soulève en lien avec ces derniers, soit qu'ils sont anciens (2013-2017), qu'ils n'ont pas de lien, de par leur nature, avec ce qui lui est reproché à ce jour et que les peines prononcées à son encontre n'étaient pas d'une extrême gravité, est infondée, en ce sens les antécédents ont été, à juste titre, pris en compte dans l'appréciation du risque de récidive. La cour cantonale a jugé, qu'au vu de son parcours pénal particulièrement inquiétant, une expulsion de douze ans était adéquate et proportionnée. Au vu de ce qui précède, compte tenu notamment du risque de récidive ainsi que de la nature et de la gravité des infractions qu'il est susceptible de commettre à l'avenir, la cour cantonale n'a pas outrepassé son large pouvoir d'appréciation en confirmant la durée d'expulsion de douze ans fixée par le tribunal correctionnel. Pour le surplus, bien qu'il puisse se prévaloir de la clause de rigueur, il n'invoque aucune violation du droit conventionnel. Le grief doit être rejeté.