Citation: 9C_326/2019 E. 4.2.1

4.2.1. En outre, en mentionnant une aggravation de la symptomatologie rhumatologique de leur patiente postérieurement à la décision du 27 mai 2016, les doctoresses I.________ (rapport du 8 août 2018) et H.________ (rapport du 10 août 2018) n'ont pas mis en évidence d'éléments objectifs dont on pourrait inférer des indices d'une modification des atteintes à la santé ou de leurs répercussions sur la capacité de travail. En particulier, la doctoresse H.________ avait déjà posé le diagnostic de "rhumatisme inflammatoire de type spondylarthropathie indifférenciée HLA B-27 négative" et fait état de "douleurs touchant l'axe rachidien en région cervicale et lombaire sans irradiation radiculaire et [de] lombopygialgies importantes" dans un rapport du 21 mars 2014, soit antérieurement à la décision de suppression de la rente du 27 mai 2016. La doctoresse I.________ avait pour sa part diagnostiqué des "douleurs extrêmement invalidantes de la ceinture musculaire cervicale et dorso-lombaire" en 2008 déjà (rapport du 7 octobre 2008); depuis lors, elle avait mentionné dans chacun de ses rapports successifs une aggravation desdites douleurs, sans corréler celle-ci avec une péjoration organique objective (rapports des 29 janvier 2013, 16 avril 2014, 18 juin 2015 et 16 septembre 2016, notamment). Quant au docteur E.________ et à la doctoresse J.________ ( rapport du 26 juin 2018), il ressort des constatations cantonales qu'ils ont considéré le diagnostic de spondylarthropathie axiale posé par la doctoresse H.________ en 2014 comme hautement probable et décrit un status médical proche de celui relevé par la doctoresse C.________ dans son rapport d'expertise du 5 avril 2016. A cet égard, la mention d'une "très forte poussée inflammatoire enthésitique au niveau lombaire et partiellement au niveau dorsal", objectivée par une IRM effectuée le 13 septembre 2016, alors qu'une IRM réalisée le 23 janvier 2014 n'avait mis en évidence qu'une "discrète activité inflammatoire", n'est d'aucun secours à la recourante. Dans la mesure où l'assurée souffre d'inflammations de "type essentiellement chronique", les premiers juges n'ont pas fait preuve d'arbitraire en considérant qu'il était normal que l'activité inflammatoire varie dans le temps, avec pour conséquence qu'ils ont nié la présence d'un indice d'aggravation de la situation médicale par rapport à celle qui prévalait au moment où l'experte C.________ avait retenu, à l'époque de la décision du 27 mai 2016, que l'assurée disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée.