Citation: 5A_942/2018 E. 8

Invoquant la violation des art. 30 Cst. et 6 par. 1 CEDH, la recourante se plaint enfin d'un déni de justice. Elle estime être privée de son droit de s'adresser efficacement à la justice. En effet, les deux tribunaux roumains potentiellement compétents pour connaître de la demande en divorce ont chacun décliné leur compétence. Quant au tribunal suisse qui s'était déclaré compétent pour connaître de sa requête de mesures provisionnelles, il serait arbitrairement empêché de statuer en raison de la décision querellée. Elle ne disposerait dès lors actuellement d'aucune solution réaliste lui permettant de s'adresser efficacement à un tribunal. Le grief, au demeurant fondé sur une pièce nouvelle irrecevable (cf. supra consid. 2.3), est privé de tout fondement et doit être rejeté. En effet, il est constant que la compétence internationale des tribunaux roumains pour connaître du divorce est donnée - ce que la recourante n'a pas valablement remis en cause (cf. supra consid. 3.3) -, seule la compétence interne d'un de ceux-ci restant devoir être confirmée. Le droit d'accès au juge n'est donc nullement en jeu, étant précisé que le temps pris dans le traitement de la demande en divorce par le tribunal roumain localement compétent découle exclusivement de la position procédurale adoptée par la recourante devant les juridictions roumaines.