Citation: 4C.251/2004 07.09.2004 E. A

A.a B.________ était propriétaire d'une villa à X.________. Par contrat de bail à loyer du 15 mai 1995, il a loué à sa soeur et à son beau-frère, les époux M. et Mme A.________, un appartement de 72 m² situé au sous-sol de la villa. Les locataires avaient, en outre, la jouissance, une demi-journée par mois, du rez-de-chaussée de celle-ci. Le bail, annoté au registre foncier, est entré en vigueur le 1er septembre 1995 et a été conclu pour une durée de vingt ans, soit jusqu'au 31 août 2015. Le montant du loyer a été fixé à 7'200 fr. par an, plus un forfait mensuel de 200 fr. pour les charges de chauffage, d'eau et d'électricité. Le bailleur a consenti par écrit à ce que les locataires, qui présentent tous deux un handicap physique, fassent effectuer, à leurs frais, des travaux d'aménagement et de transformation dans l'appartement pris à bail. Ces travaux ont débuté à fin 1996 et se sont échelonnés sur une période d'environ dix-huit mois. En ce qui concerne leur coût, les documents bancaires et postaux produits par les locataires attestent des versements de l'ordre de 100'000 fr. à 120'000 fr. opérés en mains soit de B.________, chargé de l'entreprise générale, soit de l'architecte; s'y ajoutent quelque 120'000 fr. correspondant au total des factures versées au dossier, la plupart d'entre elles étant du reste adressées à B.________ SA. De l'ensemble de ces pièces justificatives ne ressort qu'un montant de 3'000 fr., s'agissant des travaux d'aménagement destinés aux handicapés. A.b Par avis du 17 octobre 1997, l'Office des poursuites et faillites a informé les époux A.________ qu'il avait instauré sur la villa de B.________ une gérance légale en faveur de la Banque cantonale de Genève (BCG) dans le cadre des poursuites en réalisation de gages dirigées contre ce débiteur. Le 15 février 2000, B.________ a demandé à sa soeur et à son beau-frère l'autorisation de sous-louer l'appartement qu'il leur avait donné à bail. Les locataires ayant accepté, l'épouse du bailleur s'est installée, deux jours plus tard, dans cet appartement avec ses enfants. Le 1er mars 2002, l'Office des poursuites et faillites a procédé à la vente aux enchères publiques de la villa appartenant à B.________. A l'issue d'une double mise à prix, ce bien immobilier a été adjugé pour le prix de 2'750'000 fr. à la Fondation de valorisation des actifs de la BCG (ci-après: la Fondation) sans la charge que représentait le bail annoté. A.c Le 11 mars 2002, la Fondation a résilié le bail des époux A.________ avec effet au 31 août 2002. Les locataires ont contesté la validité de ce congé.