Citation: 6B_717/2018 E. 5.3

5.3. Le recourant conteste tout d'abord que les 24 actions de G.________ eussent été transférées à un tiers, en relevant que les ayants droit économiques de E.________ Ltd et de H.________ Ltd étaient les mêmes. L'intéressé en déduit qu'il n'aurait ainsi pas outrepassé ses pouvoirs. Il ressort pourtant du jugement attaqué que E.________ Ltd devait conserver les actions concernées et les remettre à A.________ sur demande de cette société, ce qui n'a pas été fait. Il apparaît en outre que le recourant s'est précisément prévalu du transfert effectué en faveur de H.________ Ltd afin de soustraire les actions au mécanisme de garantie institué et d'en refuser la transmission à A.________. Il n'est, pour le reste, pas contesté que E.________ Ltd et H.________ Ltd fussent des entités juridiques distinctes, indépendamment de leurs ayants droit économiques identiques. Partant, il apparaît que le recourant n'a pas respecté l'accord conclu entre A.________, J.________ et E.________ Ltd, et qu'il a fait des 24 actions litigieuses un usage contraire à celui pour lequel celles-ci avaient été confiées à cette dernière société. Il ne saurait ainsi être suivi lorsqu'il prétend s'être simplement abstenu d'observer ses obligations. Pour le reste, le recourant développe une argumentation irrecevable, dans la mesure où celle-ci s'écarte de l'état de fait de l'autorité précédente, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsqu'il soutient que les 24 actions litigieuses n'auraient pas été valablement mises en gage, qu'il n'avait pas l'intention de s'enrichir mais simplement d'exercer des "pressions" sur la Banque P.________ - ce qui a été expressément écarté par l'autorité précédente -, ou lorsqu'il affirme que les actions en question ne "valaient rien", ce qui rendrait au demeurant difficilement explicable ses efforts pour en priver A.________, respectivement les velléités de cette société pour les récupérer. Sur ce point, le recourant se contente de rediscuter de manière appellatoire et, partant, irrecevable, l'existence du dommage retenu par l'autorité précédente, sans démontrer en quoi son appréciation des preuves aurait été arbitraire en la matière. Celui-ci ne présente aucun élément propre à infirmer la valeur des actions retenue par l'autorité précédente, mais se borne à indiquer que la "réalité" des différents accords de prêts et de garanties serait "douteuse et nébuleuse", tout en soutenant que la valeur des actions n'a pas été établie au moyen d'une "expertise crédible", dont il ne ressort par ailleurs pas du jugement attaqué qu'elle aurait été requise. Il découle de ce qui précède que l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour abus de confiance aggravé au sens de l'art. 138 ch. 1 al. 2 et ch. 2 CP. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.