Citation: I 674/01 28.10.2002 E. A

G.________ a travaillé à plein temps comme serrurier-soudeur et serrurier-tuyauteur de 1988 à 1998. Victime de plusieurs accidents qui ont entraîné des lésions de la main droite (1983 et 1984), une fracture de la clavicule droite compliquée d'une pseudarthrose (1987) ainsi que des contusions thoraciques avec fracture des côtes (1993), et nécessité plusieurs interventions chirurgicales (ténolyse et plastie de l'appareil fléchisseur de l'index droit en décembre 1984, synovectomie des fléchisseurs de l'index en 1986), il n'a plus exercé son activité professionnelle que dans une mesure variable, sa capacité de travail oscillant entre 0 et 100 % dès 1998, en raison de l'aggravation des symptômes de pont signalés au niveau de l'épaule et de la main droites. Après avoir subi une ténolyse de l'appareil fléchisseur et une décompression du nerf médian du poignet droit en mars 1999, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi de mesures d'ordre professionnel, le 10 mars 2000. En cours d'instruction de cette demande, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'OAI) a requis la production du dossier de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Elle-même saisie d'une demande de prestations, cette dernière a fait procéder, par les soins de la Clinique X.________, à une évaluation des capacités physiques liées au travail (ECPLT), selon la méthode Isernhagen. Sur la base des observations ainsi recueillies, les spécialistes de la réadaptation, ont conclu à une incapacité de travail totale de l'assuré dans son activité de soudeur depuis le mois de décembre 1998, les performances réalisées par l'assuré durant les tests effectués n'étant compatibles qu'avec une activité légère exercée à temps complet (rapport de la Clinique X.________, des 21 et 23 juin 2000). Dans son rapport d'examen médical final, le docteur A.________, médecin d'arrondissement de la CNA, indique, pour sa part, que l'évaluation de la Clinique X.________ n'a amené aucun élément médical nouveau, l'état séquellaire objectif au niveau de la main droite étant resté inchangé par rapport aux examens réalisés en 1985 et 1987 et la pseudarthrose claviculaire stable. Toujours selon ce médecin, l'assuré s'est installé dans un état de chronicisation et de passivité qui n'est médicalement pas explicable. L'évaluation des capacités physiques liées au travail selon Isernhagen a montré des performances compatibles avec un niveau de travail léger sur la base d'une auto-limitation importante des efforts au niveau du membre supérieur droit, étant précisé que cette évaluation se base entièrement sur la coopération du patient et que certains résultats obtenus (telle une force de préhension nulle) ne sont pas plausibles au vu des circonférences musculaires de l'assuré, qui est jeune et pèse 95 kilos. La minéralisation des os de la main droite parle en faveur d'une utilisation normale et symétrique des deux mains (rapport du 20 septembre 2000). Par décision du 19 février 2001, l'OAI a nié le droit de l'assuré à toute prestation, au motif qu'il avait retrouvé, au plus tard à fin juillet 1999 une pleine capacité de travail, si bien que le degré de son invalidité, arrêté à 0 %, ne lui ouvrait le droit ni à une rente ni à des mesures d'ordre professionnel.