Citation: 5A_763/2015 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il est établi que l'acquisition de l'immeuble résulte d'une donation mixte ( cf. supra consid. 3.2 et 3.3.2) et non d'un achat purement à crédit. Sur la base de ce constat, la cour cantonale a jugé que l'immeuble devait être attribué à la masse des acquêts de l'époux, au motif que la partie onéreuse de la donation mixte, financée par un crédit hypothécaire rattaché aux acquêts, représente la partie la plus importante par rapport à la partie gratuite ( cf. supra consid. 3.2). Or, conformément à l'art. 209 al. 2 CC, la dette hypothécaire est attribuée à la masse avec laquelle elle se trouve en rapport de connexité, mais n'est pas pertinente comme critère de rattachement à l'une des masses. Seule la masse ayant participé à l'acquisition du bien au comptant est pertinente ( cf. supra consid. 4.1). Dans le cas d'espèce, la masse ayant permis à l'ex-époux d'acquérir le bien "villa C.________" est la partie gratuite résultant de la donation mixte, partant, les propres de l'ex-époux. Il découle de ce qui précède que l'immeuble fait partie des biens propres du recourant, conformément à l'art. 198 ch. 2 CC. La dette hypothécaire ayant financé la partie payante de la donation mixte doit par conséquent suivre le sort du bien qu'elle grève (art. 209 al. 2 CC) et également être rattachée aux biens propres. Les travaux effectués postérieurement sur l'immeuble - dont il n'est pas litigieux qu'ils ont été financés par la masse des biens propres - ne créent aucune récompense envers les acquêts de l'ex-mari ( cf. supra consid. 4.1). En définitive, la donation mixte de l'immeuble "villa C.________" à l'ex-époux durant le mariage, puis l'amélioration dudit bien-fonds n'a aucune conséquence sur le bénéfice de l'union conjugale, dès lors que le compte d'acquêts de l'ex-mari n'est pas concerné. S'agissant du versement anticipé de la LPP à concurrence de 70'000 fr., il ne ressort pas des constatations de fait de l'arrêt déféré que cette somme aurait été utilisée, par remploi, pour l'acquisition de l'immeuble litigieux, de sorte qu'elle n'est pas affectée par le rattachement du bien-fonds "villa C.________" au compte de propres de l'ex-époux.