Citation: 1B_366/2015 E. 1

Par ordonnance pénale du 10 mai 2015, le Ministère public de la République et canton de Genève a déclaré A.________ coupable d'infractions aux art. 19 al. 1 et 19a ch. 1 de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup; RS 812.121) et à l'art. 115 al. 1 let. a et b de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr; RS 142.20) et l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis, sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement, et à une amende de 100 fr. Il lui est reproché d'avoir détenu 46,5 grammes de marijuana destinés à la vente, d'avoir pénétré en Suisse à une date indéterminée en 2011, d'y avoir séjourné depuis lors jusqu'à son interpellation le 9 mai 2015 alors qu'il ne disposait pas des autorisations nécessaires, ni de documents d'identité ni de moyens suffisants pour assurer sa subsistance, et d'avoir régulièrement consommé de la marijuana durant cette période. Le 18 mai 2015, A.________ a formé opposition à cette ordonnance. Il a également sollicité l'assistance judiciaire et demandé la nomination de son conseil en qualité d'avocat d'office. Le 21 mai 2015, le Ministère public a refusé de faire droit à cette requête au motif que la cause était de peu de gravité dès lors que le prévenu n'était passible que d'une peine privative de liberté maximale de quatre mois, d'une peine pécuniaire maximale de 120 jours-amende ou d'un travail d'intérêt général de 480 heures maximum. Le 4 juin 2015, il a maintenu son ordonnance pénale et a transmis la procédure au Tribunal de police. Le recours formé par l'intéressé contre le refus du Ministère public de lui désigner Me Jacques Emery comme avocat d'office a été rejeté par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève par arrêt du 17 septembre 2015. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt, de lui accorder l'assistance judiciaire et de nommer son conseil en tant qu'avocat d'office. A titre subsidiaire, il conclut au renvoi de la cause à l'autorité précédente afin qu'elle lui accorde l'assistance judiciaire. Il a été renoncé à demander des observations.