Citation: 6B_398/2022 E. 4.2.1

4.2.1. Le recourant fait valoir que la cour cantonale a retenu de manière arbitraire que "la société du prévenu était donc sous-locataire des locaux de la rue Z.________ avant la Fondation, ce qui démontre bien que A.A.________ avait un intérêt personnel à louer ses locaux, que le développement du co-working était son projet et qu'il n'a fait que greffer ses activités sur la Fondation, afin de se soulager financièrement" (jugement attaqué p. 37). Il conteste qu'il y ait eu une reprise préalable des locaux de Z.________ par D.________ Sàrl. La cour cantonale s'est référée aux déclarations de H.________. Selon celui-ci, "Ensuite, A.A.________ voulait donc louer les locaux de Z.________ pour lui. La Fondation n'était pas concernée. La Direction des affaires sociales et familiales a remis les clés et A.A.________ a fait des travaux pour installer deux entités, la PMU et un ostéopathe qui sont devenus les sous-locataires de D.________ Sàrl. Je précise que A.A.________ s'est retrouvé sous-locataire de la Ville, sans bail écrit, I.________ ayant refusé que A.A.________ reprenne le bail de la Ville. D.________ Sàrl a donc sous-sous-loué les locaux à la PMU et à un ostéopathe. La Ville ne paie plus le loyer depuis le 1er janvier 2016". Au vu de ces déclarations, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la société D.________ Sàrl était sous-locataire des locaux de la rue Z.________ et que le développement du coworking était le projet du recourant, qui voulait s'enrichir personnellement par cette sous-location. Les différents documents, cités par le recourant, qui montreraient que la Fondation C.________ a sous-loué les locaux à la Ville de T.________ ne sont pas pertinents, dans la mesure où il n'est pas contesté que le loyer a été payé par la Fondation C.________ de janvier à août 2016.