Citation: 4P.229/2003 20.02.2004 E. 3

La recourante prétend également que la cour cantonale a apprécié arbitrairement les preuves. 3.1 D'après l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Celui qui forme un recours de droit public pour arbitraire doit ainsi démontrer, par une argumentation précise, que la décision attaquée repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 120 Ia 369 consid. 3a; 117 Ia 412 consid. 1c; 110 Ia 1 consid. 2a). Il ne peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel (ATF 117 Ia 10 consid. 4b; 110 Ia 1 consid. 2a), ni se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale (ATF 120 Ia 369 consid. 3a; 116 Ia 85 consid. 2b). En matière d'appréciation des preuves, domaine dans lequel le Tribunal fédéral reconnaît au juge du fait un large pouvoir d'appréciation (ATF 120 Ia 31 consid. 4b), il incombe au recourant de démontrer précisément, pour chaque constatation de fait incriminée, comment les preuves administrées auraient dû, à ses yeux, être correctement appréciées, et en quoi leur appréciation par l'autorité cantonale enfreint l'art. 9 Cst. (cf. ATF 118 Ia 28 consid. 1b et les arrêts cités). 3.2 La recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir ignoré qu'elle était désireuse de louer son chalet. Les juges cantonaux ont pourtant expressément retenu que la défenderesse désirait louer cet immeuble dès le printemps 1997. 3.3 La recourante fait valoir que ce sont les problèmes de chauffage qui ont dissuadé les locataires potentiels et non - comme l'a relevé la cour cantonale - le montant excessif du loyer. A lire attentivement son mémoire, il apparaît qu'elle se réfère à des témoignages. Toutefois, sur ce point précis, l'un desdits témoins (l'agent immobilier C.________) a déclaré que le couple intéressé avait spécifiquement renoncé à louer le chalet en raison du prix de location trop élevé (p. 394 du dossier cantonal). La recourante ne démontre absolument pas en quoi il était arbitraire de retenir ce témoignage plutôt qu'un autre, de sorte que ce grief n'est pas suffisamment motivé. 3.4 La défenderesse soutient que la Cour civile a ignoré qu'elle a été empêchée de longs mois de mettre en location son chalet. La recourante se limite à ce propos à des considérations purement appellatoires, ce qui n'est pas admissible dans un recours de droit public.