Citation: 5A_947/2013 E. 6.1

6.1. Après avoir déterminé le droit applicable aux actions introduites par le demandeur, à savoir le droit suisse, la Chambre civile a rappelé que ce droit régissait également la prescription et l'extinction de ces prétentions (art. 148 al. 1 LDIP). L'autorité précédente a retenu que le mandat litigieux ayant lié le père et l'oncle du demandeur, dont le second intervenait en qualité de " family office ", tendait certes à la réalisation d'une opération financière, mais que rien ne permettait de retenir, contrairement à ce que soutenait le recourant, que ce rapport avait un aspect commercial, impersonnel et standardisé, tel qu'il résulte d'une relation bancaire. La cour cantonale a ainsi exclu l'application des principes jurisprudentiels relatifs à la fin du contrat de mandat bancaire et s'en est tenue aux dispositions légales (art. 127 et 405 al. 1 CO). Elle a en conséquence retenu que le mandat querellé avait pris fin au plus tard à la mort du mandant et père du demandeur, à savoir le 30 décembre 1996, de sorte que la créance en restitution et son droit à obtenir des informations étaient prescrits depuis la fin de l'année 2006, au plus tard. L'autorité précédente a donc admis l'exception de prescription et rejeté la demande au fond.