Citation: U 324/99 10.01.2001 E. 4

4.- Il reste ainsi à examiner si ces troubles psychiques sont dans un rapport de causalité naturelle et adéquate avec l'événement assuré. En l'espèce, l'accident survenu en 1981 n'a été annoncé à la CNA que dix ans après sa survenance et un an et demi postérieurement à la consultation de l'hôpital ophtalmique. Dans ses déclarations à l'inspecteur de la CNA, le 19 novembre 1991, le recourant a précisé qu'il avait reçu un coup de pied au-dessus de l'oeil durant son enfance; il a ajouté qu'il avait ensuite subi plusieurs accidents aux yeux en 1981, restés sans séquelles. En ce qui concerne l'accident avec la meuleuse, le recourant a indiqué qu'il n'y avait pas eu de plaie ouverte à cette occasion-là, bien que le choc ait été assez violent; son oeil était seulement devenu un peu rouge, mais il n'avait pas consulté de médecin dès lors qu'il n'avait pas connu de problèmes de vue. Les circonstances de l'accident de 1981, telles qu'elles ont été décrites par le recourant, font entrer cet événement dans la catégorie des accidents de peu de gravité, au sens de la jurisprudence (consid. 2c ci-dessus). Le recourant ne paraît en tout cas pas avoir attribué une importance significative à cet incident, tout au moins au début de la procédure qu'il a mise en oeuvre. Quant au dossier, il ne contient aucune pièce qui permettrait de porter une appréciation différente. Compte tenu du peu de gravité de l'accident, les premiers juges ont considéré à bon droit que cet événement n'avait pas été propre à entraîner des troubles psychiques réactionnels, si bien que le rapport de causalité adéquate faisait manifestement défaut. On ajoutera que le recourant avait pu poursuivre son activité lucrative jusqu'en août 1995, soit durant quatorze ans après la survenance de l'accident incriminé, ce qui, à cet égard aussi, justifie de nier tout lien de causalité adéquate.