Citation: 5A_1025/2015 E. 5.1

5.1. Invoquant l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves, le recourant s'en prend au raisonnement de la cour cantonale, selon lequel la baisse du bénéfice 2014 de sa société serait dénuée de pertinence, d'une part parce que les comptes 2014 auraient été grevés des investissements et charges nécessaires à l'ouverture d'un deuxième site d'exploitation, d'autre part parce que cette baisse de bénéfice aurait déjà été prise en considération dans la précédente ordonnance de mesures provisionnelles. Se référant notamment aux " écritures et décisions antérieures ", il soutient qu'en réalité, les investissements dont il est question ont été effectués en 2013 et non en 2014. Partant, la baisse du bénéfice 2014 (de plus de 50% par rapport à l'année précédente) devrait être prise en considération. Selon le recourant, il serait en outre choquant de retenir que le bénéfice 2015 de sa société serait comparable à celui de 2013, voire en tout cas supérieur à celui de 2014, et qu'il pourrait parfaitement trouver des assistants moins chers à l'étranger. En effet, selon le témoignage de E.A.________, le bénéfice 2015 devrait être similaire au bénéfice 2014, vu l'augmentation parallèle des patients et des charges. La baisse des bénéfices serait constante, puisque ceux-ci s'élevaient à fin 2012 à 129'189 fr. 27 pour 17 mois d'activité, à 128'008 fr. 18 en 2013, à 54'106 fr. 25 en 2014, les bénéfices prévisibles pour 2015 étant évalués entre 50'000 fr. et 60'000 fr. Enfin, un certain nombre de charges de fin d'exercice 2015 n'étaient pas encore comptabilisées lors de l'audition de E.A.________, comme celle-ci l'avait d'ailleurs indiqué. Par conséquent, le seul chiffre à prendre en considération serait celui du dernier exercice comptable. Le recourant en déduit qu'il faudrait ajouter à ses revenus, à titre de participation au bénéfice, non pas 6'600 fr. par mois comme cela ressort de la précédente ordonnance de mesures provisionnelles, mais 3'652 fr. 15. Enfin, l'époux considère comme arbitraire de retenir qu'il n'a pas prouvé avoir dû réduire ses activités à concurrence de 60% dès la fin de l'été 2015, ajoutant que l' " épuisement qui [l']affecte n'est pas forcément susceptible d'ouvrir la voie à des indemnités journalières; elles ne pourront toutefois que viser le salaire de base et non pas les parts au bénéfice! ". Son salaire de base a en réalité été réduit, selon lui, à 5'786 fr. 50 (à savoir 60% de 9'644 fr. 20). Pour ces motifs, ce serait donc de façon insoutenable que la cour cantonale en a déduit qu'aucune modification notable et durable des circonstances, au sens de l'art. 179 CC, n'était intervenue s'agissant de sa propre capacité contributive.