Citation: I 467/04 23.02.2006 E. A

G.________, né en 1955, travaillait depuis le 3 janvier 1994 en qualité de chauffeur de petits engins pour le compte de X.________. A partir du mois de mars 2000, il a commencé à présenter des douleurs cervicales et lombaires qui l'ont contraint à cesser provisoirement son activité professionnelle du 20 mars au 9 avril 2000. Son médecin traitant, la doctoresse A.________ l'a mis à nouveau en arrêt de travail à partir du 13 septembre 2000. Il n'a plus repris le travail depuis lors. Le 28 mars 2001, G.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de la cause, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a notamment requis l'avis de la doctoresse A.________, laquelle a indiqué que son patient souffrait d'un état anxio-dépressif aigu avec crises de panique, d'une fibromyalgie, de cervico-dorso-lombalgies chroniques sur troubles statiques et dégénératifs de la colonne cervico-dorso-lombaire et sur discopathies C5-C6, C6-C7, C7-D1 et L5-S1, de céphalées chroniques sur probable instabilité cervicale avec rétrolisthésis de C4 ainsi que de gonalgies aiguës gauches sur lésion méniscale et tendinopathie; à son avis, l'état de santé actuel de son patient ne lui permettait pas de reprendre une activité lucrative (rapport du 19 avril 2001). Pour le docteur R.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales, l'assuré présentait cliniquement le tableau typique de la fibromyalgie; cependant, la reprise d'une activité lucrative dépendait essentiellement de l'état psychologique de celui-ci (rapport du 2 août 2001). Quant au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, il a diagnostiqué un épisode dépressif léger dans le cadre d'une fibromyalgie, précisant que ce trouble thymique ne justifiait pas en soi une incapacité de travail (rapport du 24 octobre 2001). L'office AI a soumis l'ensemble des pièces médicales versées au dossier à l'appréciation de la doctoresse L.________, médecin rattachée au Service médical régional de l'AI (SMR). Dans une note du 22 novembre 2001, cette praticienne a considéré qu'il fallait nier l'existence d'une psychopathologie invalidante entraînant une incapacité de travail pour raison psychique. En l'absence d'un trouble de la personnalité et de tout autre comorbidité psychiatrique grave, l'état dépressif ne revêtait pas en soi le caractère d'une maladie devant être prise en charge par l'assurance-invalidité. L'assuré ne présentait par ailleurs pas de pathologie ostéoarticulaire suffisamment sévère pour entraîner des limitations fonctionnelles ou une incapacité de travail durable, la fibromyalgie n'étant à cet égard pas une entité définie pouvant entraîner à elle seule une incapacité de travail. Suivant ce dernier avis, l'office AI a, par décision du 19 avril 2002, rejeté la demande de prestations.