Citation: 9C_352/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1985, a interrompu ses études gymnasiales en janvier 2004 pour raisons médicales. Invoquant souffrir d'angoisses permanentes, de grandes difficultés relationnelles, d'un isolement croissant, d'un sentiment de persécution et d'une impossibilité à s'exprimer oralement ou par écrit, il a requis des prestations de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) le 19 mars 2004. Les médecins traitants de l'assuré ont fait état d'une structure psychotique de la personnalité totalement incapacitante (rapports du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 4 juin 2004, et du docteur B.________, médecin praticien, du 16 juillet 2004). L'office AI a en outre mis en oeuvre une expertise psychiatrique; celle-ci n'a finalement pas eu lieu, compte tenu du risque avancé par le médecin traitant, qu'un tel examen ne provoque de l'anxiété chez l'assuré et ne déstabilise les acquis des mois précédents. Le médecin du Service médical régional de l'office AI (SMR) a évoqué une psychose massive totalement incapacitante. Par décision du 13 juin 2005, l'office AI a reconnu le droit de A.________ à une rente entière d'invalidité à compter du 1er novembre 2003. A.b. Se fondant successivement sur deux rapports établis par le docteur B.________ les 19 septembre 2006 et 7 mai 2010, selon lesquels l'état de santé de l'assuré était stationnaire, l'office AI a maintenu le droit aux prestations par communications respectives des 22 février 2007 et 23 juin 2010. Il a par ailleurs accordé rétroactivement à l'assuré une allocation pour impotent de degré léger à compter du 1er janvier 2004 (décision du 17 juillet 2007). A.c. Au mois de janvier 2015, l'administration a initié une nouvelle procédure de révision du droit aux prestations. Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a recueilli des renseignements auprès du psychothérapeute traitant, D.________, et confié au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, un mandat d'expertise. Le psychiatre a exclu le diagnostic de structure psychotique et retenu une accentuation de certains traits de personnalité anxieuse sans incidence sur la capacité de travail (rapport du 9 janvier 2016). Le psychothérapeute traitant a également écarté l'aspect psychotique au profit d'une problématique anxieuse et posé un pronostic positif, soulignant la possibilité de la reprise d'une activité lucrative à 50 % dans une activité adaptée (rapport du 4 juin et annexes des 15 et 16 juin 2015). Le droit à l'allocation pour impotent a été supprimé par décision du 24 février 2016, ce qui n'a pas fait l'objet d'une contestation de l'assuré. A la suite d'un projet de décision portant sur la suppression de la rente qui lui a été adressé le 15 janvier 2016, l'assuré a déposé des objections Il a également produit un rapport établi le 4 octobre 2016 par le docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qu'il avait mandaté pour une expertise. Ce médecin a posé les diagnostics de syndrome d'Asperger et de récurrence d'épisodes de troubles de l'adaptation, avec réaction mixte, anxieuse et dépressive, et conclu à une incapacité totale de travail. Se fondant sur l'expertise du docteur E.________ et la prise de position subséquente de celui-ci au sujet de l'expertise privée (rapport du 3 décembre 2016), l'office AI a supprimé la rente d'invalidité avec effet au 1er février 2017 (décision du 6 décembre 2016).