Citation: I 459/99 25.01.2000 E. 3

3.- Cette motivation repose sur des prémices contra- dictoires. D'une part, la juridiction cantonale admet une perte de gain durable de 30 %, sur la base d'une incapacité de travail de même taux, attestée médicalement. Cela signi- fie qu'elle considère que l'assurée est toujours apte à exercer, avec un rendement appréciable (70 %), une profes- sion assez pénible, comme son ancienne activité d'employée d'étage dans un hôpital. D'autre part, elle nie l'aptitude de l'intéressée à exercer toute activité, même très légère, sans que soient mis en cause une diminution de la capacité de gain que l'assurée pourrait empêcher en faisant preuve de bonne volonté (cf. ATF 102 V 165; VSI 1996 p. 318 con- sid. 2a, p. 321 consid. 1a, p. 324 consid. 1a; RCC 1992 p. 182 consid. 2a et les références), ou des motifs étran- gers à l'invalidité, comme l'âge, la formation insuffisante ou des difficultés linguistiques (cf. ATF 107 V 21 consid. 2c; RCC 1991 p. 333 consid. 3c, 1989 p. 325 con- sid. 2b). Cela laisse supposer que la capacité résiduelle de gain a peut-être été surestimée par la juridiction can- tonale. Sur le vu des pièces versées au dossier, il n'est pas possible, par ailleurs, de lever ce doute en ce qui concer- ne tant la capacité résiduelle de gain de la recourante que son aptitude à améliorer cette capacité grâce à la mise en oeuvre d'une mesure de réadaptation sous la forme d'un reclassement dans une nouvelle profession. Dans ces condi- tions, il s'impose de renvoyer la cause à l'administration pour qu'elle statue à nouveau sur la demande de prestations de l'assurée, après instruction complémentaire sur ces points.