Citation: 5A_896/2024 E. 4

Le recours est ainsi admis, le ch. 1 du dispositif de l'ordonnance cantonale est annulé et réformé en ce sens que l'effet suspensif est restitué au recours pour les chiffres 1 et 2 du dispositif la décision rendue par l'APEA le 1er octobre 2024. La requête d'effet suspensif déposée pour la procédure fédérale devient ainsi sans objet. La requête d'assistance judiciaire de la recourante est admise dans la mesure où elle n'est pas sans objet (art. 64 al. 1 LTF) et son avocate lui est désignée comme conseil d'office. L'intimé sollicite également le bénéfice de l'assistance judiciaire. Si la condition des chances de succès du recours au sens de l'art. 64 al. 1 LTF est en principe considérée comme réalisée sans autre examen s'agissant d'une requête formée par une partie intimée invitée à répondre au recours, sous réserve des cas où la décision attaquée contient un vice manifeste (ATF 139 III 475 consid. 2.3), l'intimé ne démontre pas son indigence, se contentant d'indiquer avoir bénéficié de l'assistance judiciaire devant les instances cantonales, ce qui n'est pas décisif (ATF 122 III 392 consid. 3a; arrêt 5A_11/2024 du 2 juillet 2024 consid. 5 et les références). Les frais judiciaires seront ainsi mis à sa charge (art. 66 al. 1 LTF) et il versera des dépens à la recourante (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Pour le cas où les dépens ne pourraient pas être recouvrés, la Caisse du Tribunal fédéral versera au conseil de la recourante une indemnité à titre d'honoraires d'avocat d'office. par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :