Citation: 5A_14/2016 E. 3.2

3.2. S'agissant de l'application au cas d'espèce des art. 135 LP et 49 ORFI, le raisonnement des juges précédents ne prête pas le flanc à la critique et le Tribunal fédéral peut s'y référer. En tant notamment que dits magistrats retiennent que les frais d'expertise ne font pas partie des frais listés à l'art. 49 al. 1 let. a ORFI - auquel renvoie l'art. 135 al. 2 LP - et ne peuvent dès lors être mis à la charge de l'adjudicataire, leur motivation ne révèle aucune violation du droit fédéral. Le texte de l'art. 49 al. 1 let. a ORFI est en effet clair et ne peut être interprété que dans le sens retenu dans la décision entreprise. Partant, comme jugé à bon droit par l'autorité précédente, la répartition des frais d'expertise se règle selon la disposition générale de l'art. 68 al. 1 1ère phr. LP, qui met ces frais à la charge du débiteur poursuivi. Les coûts d'une estimation ou d'une expertise requise par l'office (cf. par ex. art. 8 et 9 al. 1 ORFI en lien avec l'art. 97 LP) sont en effet des débours (art. 13 al. 1 OELP; Conférence des préposés des OPF de Suisse, Commentaire de l'Ordonnance du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la LP, 2009, n° 2 ad art. 13 OELP), qui doivent être remboursés à l'office et qui restent en principe à la charge du débiteur. Les frais de nouvelleestimation au sens de l'art. 9 al. 2 ORFI ne sont pas d'une nature juridique différente lorsque l'expert est mandaté par l'autorité de surveillance; ils doivent ainsi suivre le sort des autres frais de poursuite conformément à l'art. 68 al. 1 LP (dans ce sens: Cour de justice GE, in SJ 2000 II p. 220; Obergericht ZH, in ZR 1981 p. 189; cf. ég. Obergericht BE, in BlSchK 1992 p. 159). Il suit de là que le grief, infondé, doit être rejeté.