Citation: 9C_470/2019 E. 3.2

3.2. La juridiction cantonale a procédé à l'évaluation du niveau de la recourante et a nié qu'il fût possible d'établir que l'intéressée aurait pu obtenir un diplôme d'une école supérieure (ES) dans la filière "éducation de l'enfance" ou un diplôme d'une Haute école spécialisée (HES) dans la filière de formation "travail social" sans la survenance de l'accident. Dès lors qu'au moment de l'accident, celle-ci suivait un cursus scolaire, non pas en voie baccalauréat, mais en voie secondaire générale (VSG), dont le débouché naturel n'est pas l'entrée au gymnase, mais en apprentissage, les premiers juges ont constaté que le chemin pour obtenir un diplôme ES/HES aurait été long et parsemé de raccordements. Leurs constatations à cet égard, qui ne sont pas remises en cause par la recourante, font en effet état d'une durée de formation allant de six à dix ans pour l'obtention d'un diplôme auprès d'une HES ou ES. La juridiction de première instance a considéré qu'une projection sur une durée de cinq à dix ans depuis l'accident apparaissait "pour le moins aléatoire", ce d'autant plus qu'il n'était en particulier pas établi que la recourante avait les capacités pour entrer au gymnase, puis, dans l'affirmative, également pour suivre ensuite avec succès une formation dans une HES ou ES.