Citation: 1P.388/2001 28.08.2001 E. B

B.- Par arrêt du 3 avril 2001, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a partiellement admis un recours formé par X.________. Les déclarations de Y.________ à propos du premier rendez-vous dans le parking souterrain ne faisaient pas état d'actes de contrainte. S'agissant en revanche du second épisode, les explications de Y.________ faisaient apparaître que le condamné s'était servi, à un certain stade, de la force pour retenir la victime et obtenir d'elle des caresses d'ordre sexuel. L'audition du frère du recourant, destinée à prouver qu'il n'avait appris que par la suite l'âge de la victime, n'était pas pertinente, car il était déjà établi que le recourant était conscient que ce qu'il faisait "n'était pas bien", et avait ainsi le sentiment de braver les usages communément respectés. S'agissant de l'accusation de viol, la cour a retenu que les trois personnes présentes dans l'appartement au moment de l'arrivée de Y.________ et X.________, avec lesquelles ce dernier s'était entretenu un instant, n'avaient pas assisté aux faits qui s'étaient déroulés dans la chambre ultérieurement. Le recourant en avait fourni l'identité par lettre du 28 septembre 2000 - l'un d'eux était retourné au Kosovo -, mais leur témoignage était sans pertinence. La Cour a au surplus confirmé les faits retenus en première instance. La peine a été réduite à trente trois mois d'emprisonnement.