Citation: 1B_232/2014 E. 3.3

3.3. Conformément au principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient encore d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention. Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si celles-ci permettent d'atteindre le même but. Il apparaît que les mesures de substitution proposées par le recourant ne permettent pas en l'état d'assurer de manière suffisante la sécurité publique, notamment routière. En particulier, tant la remise des clés de ses véhicules, l'engagement personnel de ne pas conduire - qui par ailleurs ne repose que sur la volonté du recourant - que les contrôles inopinés de l'alcool ne donnent aucune garantie que celui-ci ne prendrait pas le volant d'une automobile; cela vaut d'autant plus que le comportement du prévenu n'a pas évolué à la suite des décisions de justice rendues à son encontre pour des faits similaires. Quant à l'engagement allégué d'un chauffeur dès novembre 2013 pour ses déplacements professionnels (cf. le procès-verbal de l'audition du 19 novembre 2013), cette mesure n'a pas non plus suffit à le dissuader de se mettre au volant ultérieurement. A ce jour, la détention subie ne viole pas le principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.) au vu de la peine privative de liberté ferme envisageable supérieure à trois mois, ainsi que de la durée de la détention provisoire subie (trois mois jusqu'au 8 août 2014). Au regard du mandat donné le 12 mai 2014 pour l'établissement d'un rapport d'expertise psychiatrique, il sied également de rappeler que, dans certaines circonstances, il n'est pas contraire à la jurisprudence d'attendre l'avis de l'expert (arrêts 1B_49/2014 du 19 février 2014 consid. 5.2; 1B_305/2013 du 26 septembre 2013 consid. 3.2; 1B_41/2013 du 27 février 2013 consid. 3.2; 1B_705/2012 du 10 décembre 2012 consid. 2.9 à 2.11). Il n'est d'ailleurs pas non plus exclu, notamment dans le cadre de l'examen d'une éventuelle prolongation de la détention, que l'expert puisse être interpellé sur la question du danger de réitération, pouvant ainsi, cas échéant, indiquer si d'éventuelles mesures d'ordre médical permettraient de pallier, respectivement de réduire, ce risque. L'autorité ne manquera d'ailleurs pas si elle envisage de prolonger la détention d'examiner de manière approfondie les conditions de celle-ci, notamment par rapport aux circonstances d'espèce, aux chefs d'infraction reprochés et au respect du principe de proportionnalité.