Citation: 4P.34/2005 02.05.2005 E. 1

Le recourant reproche à la Chambre des recours la constatation et l'appréciation arbitraire des preuves et invoque la violation de l'art. 9 Cst. L'autorité cantonale aurait sans motif réel écarté l'expertise sur la question essentielle du nombre d'heures supplémentaires qu'il aurait effectuées. Par ailleurs, ladite expertise n'aurait été écartée que partiellement, puisque l'autorité cantonale s'est fondée sur le rapport de l'expert pour déterminer le nombre d'heures hebdomadaires effectuées par le recourant. Cette manière de faire serait contraire au but de la preuve par expertise, telle que définie par l'art. 220 du Code de procédure civile vaudois (CPC/VD). Selon le recourant, les premiers juges n'auraient pas examiné le décompte des heures supplémentaires avec toute l'attention nécessaire. Il en résulterait notamment que, pour certaines périodes, la diminution du nombre d'heures effectuées correspondrait à des vacances prises par le recourant ou à des jours fériés. Par conséquent, l'autorité cantonale ne pouvait se contenter d'une comparaison entre le nombre d'heures effectuées par semaine et la durée moyenne de 42 heures hebdomadaires, prévue par la CCNT 1998. Enfin, la différence flagrante entre le nombre d'heures supplémentaires établies par l'expert (566,5 heures) et celles retenues par la Chambre des recours (3 heures) aurait dû amener les juges à requérir de nouvelles mesures d'instruction.