Citation: 2C_366/2020 E. 5.2

5.2. Lorsque, comme en l'espèce, le mariage a été contracté en vue d'éluder la loi, l'octroi d'une autorisation de séjour en vertu de l'art. 50 LEtr est exclu dès le départ (art. 51 al. 2 let. a LEtr; cf. arrêt 2C_916/2019 du 7 février 2020 consid. 7 et les arrêts cités). Cela étant, en admettant que la mesure doive également être examinée à l'aune du principe de proportionnalité (art. 96 al. 1 LEtr), il faudrait conclure, en l'espèce, au respect dudit principe. Si la bonne intégration du recourant a été reconnue par l'autorité précédente, il ne faut pas oublier que celui-ci n'a pu demeurer en Suisse qu'en se prévalant d'un mariage fictif, tout en taisant une vie de famille menée parallèlement à l'étranger. Compte tenu des circonstances, cette bonne intégration doit être relativisée et ne pèse que d'un faible poids dans la balance des intérêts (cf. arrêt 2C_916/2019 susmentionné consid. 7 et les arrêts cités). Aucun élément retenu par le Tribunal administratif fédéral ne permet de conclure qu'un retour en Macédoine du Nord serait inexigible: le recourant connaît ce pays où il a vécu jusqu'à ses 28 ans et où il est retourné à plusieurs reprises; de plus, il y retrouvera son épouse coutumière et leurs trois enfants, ainsi que plusieurs membres de sa famille et pourra s'installer dans la maison qu'il a construite avec ceux-là.