Citation: 1P.476/2004 23.09.2004 E. 7

Le principe de la proportionnalité impose que des mesures moins incisives que la détention (comme par exemple un traitement médical) soient ordonnées, lorsqu'elles peuvent l'être (ATF 123 I 268 consid. 2c p. 271). En l'occurrence, on ne voit guère quelle autre mesure que le maintien de la détention pourrait permettre de sauvegarder les besoins de l'enquête et pallier le risque d'entrave à celle-ci. L'engagement du recourant à ne pas entrer en contact avec ses filles et son ex-épouse ne paraissent guère crédibles au regard des menaces proférées. Sa qualité d'ancien syndic et de juge laïc ne l'a pas empêché d'abuser de ses filles. Il est à redouter que cela ne le retienne pas davantage de s'en prendre à ses victimes présumées s'il était libéré. Pour le surplus, la durée de la détention n'est pas disproportionnée en l'état, au regard de la peine privative de liberté qui pourrait être prononcée, le cas échéant (cf. ATF 126 I 172 consid. 5a p. 176/177; 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 107 Ia 256 consid. 2 et 3 p. 257ss). Le recourant ne le conteste pas, au demeurant.