Citation: 7B_65/2023 E. 10.3.2

10.3.2. Les recourants font valoir qu'il serait "surréaliste", respectivement "absurde", qu'ils soient privés de toute indemnisation alors que les séquestres en cause auraient été totalement injustifiés. Ils se prévalent du fait qu'aucune confiscation n'a été prononcée à leur endroit - à l'exception d'un montant de l'ordre de 78'000 USD au préjudice de la recourante B.________ Ltd - et que ni le bénéficiaire économique des sociétés, ni les sociétés elles-mêmes n'ont été mis en prévention à un titre quelconque. En outre, la levée des séquestres aurait été demandée à plusieurs reprises, en vain. En l'espèce, comme l'a souligné la Cour des plaintes, cette argumentation tendant à démonter le caractère disproportionné des mesures de séquestre n'est pas pertinente. La question du droit à une réparation en vertu de l'art. 434 CPP s'apprécie en effet indépendamment du caractère illicite de la mesure de contrainte. Les recourants perdent de vue que l'indemnité de l'art. 434 CPP résulte de la responsabilité causale de l'État, de sorte qu'elle est uniquement conditionnée à l'existence d'un dommage et d'un lien de causalité. Le caractère prétendument illicite des mesures de séquestre prononcées en cours de procédure n'est pas propre à fonder un dommage.