Citation: 6B_458/2021 E. 3.4

3.4. C'est en vain que le recourant cherche à minimiser la portée des déclarations qu'il a faites devant le ministère public le 15 juin 2018. Il ressort clairement du procès-verbal de cette audition qu'il a admis sans la moindre ambiguïté la fausseté de ses accusations. Il n'a certes pas admis expressément en avoir eu conscience au moment où il a écrit les courriers litigieux, se contentant, en réponse à la question de savoir si tel était le cas, de répondre " je ne crois pas que j'ai réfléchi clairement ". Il ne prétend toutefois pas avoir eu connaissance ultérieurement de la fausseté de ses allégations, ce qui ne ressort par ailleurs nullement de l'arrêt attaqué et le recourant lui-même ne le prétend pas, pas plus qu'il n'indique que le dossier contiendrait des éléments allant dans ce sens. S'agissant d'un avocat qui a admis connaître l'infraction de calomnie, il paraît évident que si tel avait été le cas il n'aurait pas manqué de s'en prévaloir. Dans ces circonstances, étant admis qu'il connaissait la fausseté de ses accusations et qu'il ne soutient pas que cette connaissance serait postérieure à l'envoi des écrits litigieux, la cour cantonale pouvait sans s'exposer au grief d'arbitraire considérer qu'il a agi en sachant que ses allégations étaient fausses et l'argumentation du recourant, outre son caractère largement appellatoire et donc irrecevable, n'est pas de nature à remettre en question cette constatation. Enfin dans la mesure où le reproche qu'il fait à la cour cantonale de lui avoir refusé la possibilité de démontrer qu'il pouvait tenir ses propos pour avérés devrait être interprété comme un refus de la possibilité de rapporter la preuve de sa bonne foi, il y a lieu de rappeler que la preuve libératoire est exclue s'agissant de calomnie.