Citation: I 592/01 22.07.2002 E. 3

3.- a) Conformément aux règles posées par la jurisprudence en matière d'objet de la contestation et d'objet du litige (consid. 1) et à l'art. 41 LAI, il importe d'établir l'existence d'un changement important des circonstances propre à justifier le prononcé de rentes échelonnées ou limitées dans le temps. Or un tel examen ne peut intervenir que par le biais d'une comparaison entre les différents états de faits successifs. b) En l'espèce, l'office intimé a mis le recourant au bénéfice d'une rente entière d'invalidité pour la période du 1er avril 1998 au 31 mars 1999, et a simultanément supprimé cette prestation dès le 1er avril 1999. A l'instar de l'office intimé, les premiers juges ont considéré que la suppression d'une rente entière d'invalidité était justifié par le fait que la santé du recourant s'était améliorée dans l'intervalle. Cette considération découle des conclusions de l'expertise du docteur Z.________, selon lequel, à partir du début 1999, l'assuré était à même de reprendre son ancienne activité à raison de 100 %. Dans un tel cas, la suppression de la rente prend effet au 1er avril 1999 (art. 88a al. 1 RAI; VSI 2000 p. 313 sv. consid. 2d). Le moyen du recourant tiré du fait que le changement d'appréciation pour la période avant et après le début 1999 n'est pas motivé ne résiste pas à l'examen. Il ressort en effet sans ambiguïté du rapport d'expertise du docteur Z.________ qu'entre mars 1996 et décembre 1998, le patient a été fortement perturbé par des crises de laryngospasme extrêmement angoissantes. Durant cette période, il a été pris en charge par une logopédiste et a suivi un traitement de physiothérapie. Selon les informations données à l'expert par la doctoresse W.________, médecin à l'unité de phoniatrie et de logopédie du service ORL du Centre Hospitalier H.________, ces mesures ont eu pour effet une amélioration considérable de l'état de santé du recourant. En particulier, depuis décembre 1998, ce dernier n'a plus présenté de crise de dyspnée aiguë. Aucun élément médical pertinent ne remet en cause cette appréciation. Dès lors, on doit admettre que le recourant a recouvré son entière capacité de travail dans son ancienne activité de ferblantier/appareilleur, à partir de janvier 1999, et par voie de conséquence, son entière capacité de gain.