Citation: 6B_838/2010 24.11.2010 E. 1

Les constatations cantonales établissent en effet que le litige opposant les plaignants sur le plan civil est consécutif à l'envoi d'une note d'honoraires d'avocats de 15'000 francs après que X.________ eût mandaté Me A.________ pour l'assister dans la vente de sa collection d'art africain. Les plaintes réitérées du mandant auprès de l'Ordre des avocats ont fait l'objet d'une triple instruction et donné lieu à trois décisions prononcées les 10 février, 19 mars et 20 avril 2010. Il en est ressorti que l'avocate n'avait violé ni les règles professionnelles dans l'exécution de son mandat, ni le secret professionnel, de même que le ton familier utilisé dans la correspondance échangée entre les prénommés ne présentait pas de caractère insultant, mais attestait d'une proximité inhabituelle entre un avocat et son client. En outre, la Commission de taxation des honoraires d'avocats a considéré, par décision du 31 mai 2010, que le montant des honoraires réclamés n'était pas critiquable. Ce nonobstant, X.________ a refusé de s'en acquitter. Me A.________ a par conséquent ouvert action en reconnaissance de dette à l'encontre du mandant. Il apparaît ainsi que le différend d'ordre civil ayant présidé au classement litigieux perdure entre les intéressés depuis de longs mois. L'action en reconnaissance de dette n'en constitue qu'une nouvelle phase et n'a été évoquée par la chambre d'accusation qu'aux seules fins de souligner le caractère aigu et persistant du litige, partant, le bien-fondé du classement en opportunité dans de telles circonstances. Pour autant, cet élément n'a exercé aucune influence décisive dans la décision prise. On ne saurait donc reprocher à la juridiction cantonale de n'avoir pas ouvert d'échange d'écritures afin de permettre au plaignant de se déterminer à ce sujet, cela d'autant moins que le classement lui profite en premier lieu attendu que la chambre d'accusation a retenu à sa charge la prévention de dénonciation calomnieuse. En statuant sans échange d'écritures ni débat conformément à l'article 193B CPP/GE, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit d'être entendu de l'intéressé. La critique de celui-ci est vaine et le grief rejeté.