Citation: I 806/04 15.03.2005 E. 1

1.1 Le litige porte sur l'augmentation par voie de révision du droit à la rente du recourant, en particulier sur le jour à partir duquel celle-ci prend effet. 1.2 Selon l'office et la juridiction cantonale, l'assuré n'a pas déposé de demande de révision, enfreignant l'obligation qui lui est faite d'annoncer toute modification de sa situation personnelle ou économique susceptible d'entraîner la suppression, la diminution ou l'augmentation de son droit aux prestations de l'assurance-invalidité. Par défaut, la procédure qui a été suivie est celle d'une révision d'office entraînant l'application de l'art. 88bis al. 1 let. b RAI aux termes duquel, l'augmentation de la rente prend effet dès le mois pour lequel la révision d'office a été prévue, soit en l'occurrence dès le mois d'août 2003. Le recourant conteste ce point de vue. Se prévalant des instructions de service du Commandement de la police cantonale valaisanne aux termes desquelles la correspondance avec toute institution et autre service de l'Etat ou organisme privé est du ressort exclusif du commandement, il fait valoir qu'une demande de révision de son droit à la rente ne pouvait être introduite que par la voie de service hiérarchique, à savoir en l'occurrence par le commandement de la police cantonale valaisanne qu'il a du reste régulièrement et complètement tenu informé sur l'évolution de son état de santé, remplissant ainsi son obligation de renseigner. Il estime qu'on ne saurait lui faire supporter les conséquences résultant des manquements dudit service, en lui opposant le fait qu'il n'a pas avisé l'office de la modification de son taux d'invalidité. Invoquant, d'une part, l'art. 88a al. 2 RAI et, d'autre part, la protection de sa bonne foi, il conclut à l'octroi de la rente entière à partir du jour où l'aggravation de son incapacité de gain a atteint une durée de trois mois sans interruption notable, à savoir dès le 25 mars 2003.