Citation: 8C_235/2020 E. 4.4

4.4. Au final, deux critères (les douleurs physiques persistantes; les difficultés apparues au cours de la guérison et les complications importantes) sont en l'état réalisés. En l'absence de documentation médicale probante et complète concernant les atteintes somatiques (cf. consid. 3.5 supra), le point de savoir si le critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail est également rempli - ce qui conduirait à admettre la causalité adéquate entre les troubles psychiques et l'accident - ne peut pas être tranché en l'état du dossier (cf. consid. 2.3 supra). Aussi, il appartiendra à la juridiction cantonale de répondre à cette question lorsque la surexpertise aura été rendue. On précisera à cet égard que le changement de jurisprudence opéré dans le domaine de l'assurance-invalidité relativement aux troubles psychiques (ATF 143 V 409 et 418; 141 V 281) vaut par analogie lorsqu'il y a lieu d'examiner le droit à une rente de l'assurance-accidents obligatoire en cas de syndrome sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique (ATF 141 V 574 consid. 5.2). Si l'existence d'une relation de causalité entre de tels troubles et l'accident est niée - en raison de l'absence de causalité naturelle ou de causalité adéquate -, un examen à l'aune des indicateurs développés par la jurisprudence est toutefois superflu (arrêt 8C_261/2019 du 8 juillet 2019, publié in SVR 2020 UV n° 5 p. 14, consid. 4.3.1 in fine).