Citation: 4A_627/2009 10.02.2010 E. 3

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir constaté les faits de manière manifestement inexacte (art. 97 LTF), c'est-à-dire de façon arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. 3.1 Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat, ce qu'il appartient à la partie recourante de démontrer en vertu de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). Dans la mesure où l'arbitraire est invoqué en relation avec l'établissement des faits, il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir lorsqu'il apprécie les preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 4b). La partie recourante doit ainsi expliquer dans quelle mesure le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation et, plus particulièrement, montrer qu'il a omis, sans aucune raison sérieuse, de prendre en compte un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, qu'il s'est manifestement trompé sur son sens et sa portée ou encore que, en se fondant sur les éléments recueillis, il en a tiré des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1). 3.2 En premier lieu, le recourant plaide que les juges cantonaux auraient constaté de manière manifestement insoutenable qu'aucun élément du dossier ne permettait de retenir une volonté de A.________ Sàrl d'affecter l'acompte de 34'789 fr. 35 à son chantier. Sur ce point, la cour cantonale a en particulier relevé que l'acompte en question avait été versé avant même que A.________ Sàrl adresse à l'intimée la commande de menuiserie nécessaire au chantier du recourant; l'intimée avait, par la suite, indiqué qu'elle ne donnerait suite à cette commande que pour autant que "des modalités de paiement entre toutes les parties" soient définies, ce qui laissait fortement supposer que le coût des menuiseries commandées n'étaient pas garanti par l'acompte de 34'789 fr. 35; cet élément était, en outre, confirmé par le fait que le montant de 104'000 fr., objet de la stipulation pour autrui du 15 février 2007, correspondait approximativement à celui produit par l'intimée dans la faillite de A.________ Sàrl, lequel comprenait la facture de 61'521 fr. 80 du 8 mars 2007. Cela étant, le recourant ne fait que présenter une argumentation à caractère appellatoire dans laquelle il tente de faire prévaloir sa propre version des choses sur celle des juges cantonaux, qu'il se limite à qualifier d'"insoutenable", sans démontrer en quoi ceux-ci auraient commis arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits; ce procédé n'est pas admissible. 3.3 Le recourant soutient ensuite que la cour cantonale aurait apprécié les faits de manière erronée en refusant de compenser les prétentions de l'intimée avec le dommage qu'il aurait subi, et ce à trois égards. En l'occurrence, les précédents juges ont estimé, concernant les jardins d'hiver, que même s'il était avéré que l'entreprise tierce avait disposé, pour former son offre, des documents remis en son temps par le recourant à A.________ Sàrl et des devis établis par celle-ci, cet élément, de même que les déclarations imprécises du directeur de l'entreprise en question, ne permettraient pas encore de considérer que les jardins d'hiver réalisés par l'entreprise tierce étaient identiques à ceux proposés par A.________ Sàrl sous l'angle des dimensions, de la qualité des menuiseries et du verre; dans son écriture, le recourant se limite à réaffirmer sa position, sans discuter l'argumentation de la cour cantonale relative à l'absence de preuve de l'identité entre les travaux initialement commandés et ceux réalisés par l'entreprise qui s'est substituée à A.________ Sàrl; il ne démontre ainsi nullement l'arbitraire. Les juges cantonaux ont en outre considéré, en rapport avec une facture liée à la construction de garde-corps en verre pour deux fenêtres livrées par A.________ Sàrl, que si les plans prévoyaient certes une ouverture limitée à la partie supérieure des fenêtres, cela ne signifiait pas encore que cet élément ait été convenu dans le contrat ayant lié le recourant à A.________ Sàrl; en outre, lors de la livraison, le recourant n'avait fait aucune remarque concernant les fenêtres en question, alors que le défaut allégué était évident; sur ce point, le recourant se borne en bref à insister sur l'importance des plans produits, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait commis arbitraire en considérant qu'en l'absence de preuve que le contrat passé avec A.________ Sàrl prévoyait la livraison de fenêtres telles que celles qui ont finalement dû être commandées à une société tierce, ses prétentions devaient être écartées. La cour cantonale a enfin retenu, en rapport avec la livraison, par un fournisseur tiers, des huit fenêtres manquantes, que ni la facture de la société en question, ni le témoignage du directeur de celle-ci ou de son collaborateur ne permettaient de retenir que les fenêtres finalement posées étaient les mêmes que celles proposées par le devis de A.________ Sàrl; elle a précisé que le Tribunal avait d'ailleurs soulevé cette problématique, en mentionnant qu'il aurait été opportun de produire le devis portant sur les menuiseries extérieures dont le fournisseur tiers s'était chargé, ce que le recourant n'avait pas fait; dans son écriture au Tribunal fédéral, celui-ci affirme pour l'essentiel que les témoignages auraient dû conduire à la conclusion inverse de celle à laquelle sont parvenus les juges cantonaux et que les fenêtres en question devant être placées dans les ouvertures correspondantes pratiquées dans la façade, il tombait sous le sens qu'il y avait lieu de remplacer les fenêtres manquantes - construites de manière erronée, en raison de fausses dimensions - par des éléments de conception et de format absolument identiques, mais aux bonnes dimensions; de la sorte, il ne démontre en rien l'arbitraire dans l'appréciation des déclarations des témoins et se focalise pour le surplus en vain sur la question des dimensions des différentes fenêtres, le défaut de preuve de l'identité ne se limitant pas à la question des dimensions, mais comprenant par exemple également celle de la qualité.