Citation: 6B_252/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que la faute du recourant était relativement lourde. Elle a relevé que les deux intimées lui avaient offert le gîte et qu'il s'en était pris successivement à l'une puis à l'autre. Il s'était ainsi exhibé, excité, devant la fille, puis avait profité de l'endormissement de la mère pour satisfaire ses envies et se livrer à des attouchements. Il ne s'était pas soucié des victimes pendant les faits, ni après, en cours de procédure, ni même encore aux débats d'appel, se disant par contre lui-même très affecté. La cour cantonale a mentionné les antécédents du recourant, condamné à trois reprises, dont deux fois en 2019 à des peines fermes (jugement attaqué p. 21). S'agissant du choix du type de la peine, elle a considéré qu'une peine privative de liberté s'imposait pour des motifs de prévention spéciale et compte tenu des précédentes condamnations à des peines pécuniaires prononcées à son encontre. Compte tenu de la gravité des actes commis, elle a estimé qu'une peine privative de liberté de huit mois se justifiait. Elle a prononcé une peine ferme, dès lors que le pronostic était défavorable même en l'absence de récidive spéciale. Elle a constaté qu'il n'y avait en effet pas eu l'once d'un début de prise de conscience chez le recourant, qui persistait à ne pas reconnaître la souffrance de ses victimes (jugement attaqué p. 22). Elle a ajouté une peine pécuniaire ferme de trente jours-amende à 30 fr. le jour pour réprimer l'exhibitionnisme (jugement attaqué p. 22).