Citation: 2C_1046/2020 E. 1.2

1.2. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions dans le domaine du droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, il suffit toutefois, sous l'angle de la recevabilité, qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et que la voie du recours en matière de droit public soit ouverte (ATF 136 II 177 consid. 1.1). La question de savoir si les conditions d'un tel droit sont effectivement réunies relève du fond (ATF 139 I 330 consid. 1.1). En l'occurrence, le recourant peut potentiellement déduire un droit de séjourner en Suisse de son mariage avec une ressortissante française titulaire d'une autorisation d'établissement en vertu de l'ALCP (RS 0.142.112.681, cf. art. 7 let. d ALCP en relation avec l'art. 3 par. 1 et 2 annexe I ALCP; ATF 130 II 113 consid. 8.3), ainsi que de l'art. 43 LEI (RS 142.20). Du fait de son mariage, le recourant peut aussi se prévaloir de la garantie de la protection de la vie familiale de l'art. 8 CEDH et de l'art. 13 Cst., dès lors que son épouse dispose d'un droit de séjour durable en Suisse (cf. ATF 139 I 330 consid. 2.1). Enfin, le recourant, arrivé en Suisse en 1986 à l'âge de trois ans, séjourne légalement dans ce pays depuis plus de 30 ans, de sorte qu'il peut également se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée pour prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour (cf. ATF 146 I 185 consid. 5.2; 144 I 266 consid. 3.9). Le présent recours ne tombe en conséquence pas sous le coup de l'exception prévue à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, ni d'aucune autre clause d'irrecevabilité figurant à l'art. 83 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte.