Citation: U 187/05 23.12.2005 E. 2

Le recourant reproche tout d'abord à la juridiction cantonale d'avoir insuffisamment motivé son jugement quant à l'inexistence d'un rapport de causalité entre l'accident du 29 avril 2002 et les troubles oculaires dont il souffre. 2.1 Selon les art. 35 al. 1 et 61 al. 2 PA (applicables par renvoi de l'art. 1er al. 3 PA, en liaison avec l'art. 61 LPGA), les juridictions cantonales de dernière instance compétentes en matière d'assurances sociales sont tenues de motiver leurs décisions, afin de permettre à leur destinataire d'en comprendre la portée et de les attaquer s'il y a lieu; il s'agit aussi pour l'autorité de recours d'être capable d'exercer son contrôle (ATF 124 V 181 consid. 1a). Pour répondre à cette exigence, il faut au moins que le juge mentionne brièvement les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision (ATF 126 I 102 consid. 2b; RSAS 2001 p. 563 consid. 3b); l'étendue de la motivation peut dépendre de la complexité de l'affaire à juger, de la liberté d'appréciation dont jouit le juge et de la gravité des conséquences de sa décision (cf. ATF 112 Ia 110 consid. 2b). Dans la mesure où les premiers juges ont fidèlement et précisément présenté les faits déterminants, ainsi que la jurisprudence pertinente et qu'ils en ont déduit, après discussion des éléments circonstanciels et médicaux, un lien de causalité possible mais non probable, le jugement entrepris est suffisamment motivé, contrairement à ce que prétend le recourant. Certes, l'argumentation peut sembler brève, mais elle permet amplement de comprendre la portée de la décision. Le recours est donc mal fondé sur ce point.