Citation: C 53/02 14.11.2002 E. 1.1

Le litige porte sur l'obligation du recourant de restituer la somme de 43 535 fr. 20 qui lui est réclamée au titre des indemnités de chômage perçues entre le 5 mai 1998 et le 4 mai 2000, à la suite de l'octroi avec effet rétroactif d'une demi-rente de l'assurance-invalidité. En revanche, le montant que la caisse de chômage a requis de la caisse de compensation AVS de la Société suisse des entrepreneurs par voie de compensation n'est pas en cause ici. 1.2 Dans la procédure de recours concernant l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral des assurances n'est pas limité à la violation du droit fédéral - y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation - mais s'étend également à l'opportunité de la décision attaquée. Le tribunal n'est alors pas lié par l'état de fait constaté par la juridiction inférieure, et il peut s'écarter des conclusions des parties à l'avantage ou au détriment de celles-ci (art. 132 OJ). Le Tribunal fédéral des assurances n'étant pas lié par les motifs que les parties invoquent (art. 114 al. 1 en corrélation avec l'art. 132 OJ), il examine d'office si le jugement attaqué viole des normes de droit public fédéral ou si la juridiction de première instance a commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation (art. 104 let. a OJ). Il peut ainsi admettre ou rejeter un recours sans égard aux griefs soulevés par le recourant ou aux raisons retenues par le premier juge (ATF 125 V 500 consid. 1, 124 V 340 consid. 1b et les références).