Citation: U 76/05 26.08.2005 E. A

A.a D.________, né en 1968, travaillait depuis le 1er novembre 2000 en qualité de manoeuvre au service de l'entreprise X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA). Le 15 novembre 2000, il chuta d'une échelle, ce qui entraîna une fracture bilatérale du calcaneum. La CNA prit en charge le cas. Du 11 décembre 2000 au 28 mars 2001, le prénommé séjourna à la Clinique Y.________, où une neuropathie du nerf tibial postérieur droit post-traumatique fut diagnostiquée. Le 18 septembre 2001, D.________ fut examiné par le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin-conseil auprès de la CNA, lequel recommanda un nouveau séjour de l'assuré à la Clinique Y.________ en vue d'une évaluation professionnelle stationnaire. A.b Après que l'assuré eut séjourné une nouvelle fois à la Clinique Y.________ du 24 octobre au 4 décembre 2001, les docteurs Z.________ et P.________ - respectivement médecin-associé et médecin-assistant auprès de la Clinique Y.________ - conclurent qu'en dépit d'une situation non encore stabilisée sur le plan médical, il ne faisait aucun doute que l'assuré ne pourrait reprendre son activité de manoeuvre. Ils relevèrent une tolérance très réduite au travail dans une activité adaptée, l'assuré se plaignant d'importantes douleurs au niveau de la plante des pieds et interrompant son travail. Pour lesdits médecins, de telles limitations dans une activité sédentaire ne s'expliquaient pas d'un point de vue médical, raison pour laquelle ils préconisèrent d'attendre la stabilisation du cas avant d'envisager des mesures de réorientation professionnelle (cf. rapport du 7 janvier 2002). A.c Dans son rapport du 19 février 2002, le docteur B.________, chef de clinique à l'Hôpital Z.________, posa le diagnostic de lésion du nerf tibial postérieur droit de type axonotmésis partielle et status post fracture calcanéenne bilatérale traitée conservativement. Il constata que du point de vue de la guérison osseuse, l'évolution locale était favorable. Les derniers RX révélaient une consolidation complète des deux fractures sans atteinte articulaire. Sur le plan neurologique, la doctoresse F.________, spécialiste FMH en neurologie, expliqua qu'à part le traitement de la douleur par des médicaments antalgiques, rien de plus ne pouvait être proposé à l'assuré (cf. rapport du 28 mars 2002). D.________ fut réexaminé par le docteur E.________ le 30 avril 2002, lequel constata que l'évolution subjective actuelle restait caractérisée par la persistance de douleurs locales au niveau des deux pieds, exacerbées aux sollicitations mécaniques et aux changements météorologiques et s'amendant lentement et partiellement au repos, avec caractère fluctuant. L'examen clinique révéla une limitation fonctionnelle partielle de la tibio-astragalienne et de la sous-astragalienne à droite et à gauche. Selon ce médecin, l'assuré nécessiterait probablement un suivi médical à long terme. Il ajouta que le cas pouvait être considéré comme stabilisé. Du point de vue de la capacité résiduelle de travail, le médecin-conseil de la CNA conclut que l'assuré était en mesure d'exercer des activités légères et sédentaires, permettant à l'intéressé de se dégourdir à sa guise et de pouvoir bénéficier de pauses prolongées, quantifiables par une baisse du temps de présence de 10 pour cent. A.d Par lettre du 23 mai 2002, la CNA informa l'assuré qu'elle mettait fin au paiement des soins médicaux ainsi que de l'indemnité journalière avec effet au 1er juin 2002 et que les conditions d'octroi d'une rente d'invalidité, à compter de cette date, seraient examinées. Par décision du 2 août 2002, la CNA alloua à D.________ une rente d'invalidité fondée sur un degré d'invalidité de 28 pour cent, avec effet rétroactif au 1er juin 2002, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité correspondant à un taux de 22,5 pour cent. D.________ s'est opposé à ladite décision en contestant le taux d'invalidité retenu par la CNA. Par décision sur opposition du 5 décembre 2002, la CNA a rejeté l'opposition.