Citation: 6B_1305/2019 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a constaté qu'en demeurant en Suisse dès le 17 juillet 2013 sans prolongation du visa ni autre autorisation de séjour, la recourante était objectivement restée en Suisse illégalement jusqu'au 29 septembre 2014, ce qui n'était pas contesté. Sur le plan subjectif, la cour cantonale a retenu que la recourante, qui avait suivi une année de formation universitaire en droit et s'était vu refuser un visa par la Suisse quelques mois avant son arrivée en Valais, savait que son titre de séjour arrivait à échéance le 16 juillet 2013 et que, en l'absence de prolongation ou d'autorisation, son séjour en Suisse devenait illégal. Le fait qu'elle se fût inquiétée, malgré son état physique et psychologique, à de multiples reprises, auprès des membres de la Fraternité des démarches entreprises, révélait qu'elle avait le sentiment de se trouver dans une situation contraire au droit et avait conscience de l'illicéité de son séjour. La cour cantonale a retenu qu'elle était restée en Suisse au-delà de l'échéance de son visa, en s'accommodant du risque de violer les dispositions légales applicables aux étrangers. L'erreur de droit et l'erreur sur les faits ont été exclues.