Citation: C 51/02 20.06.2002 E. A

A.- M.________, né en 1961, s'est annoncé à l'assurance-chômage le 1er septembre 1996. A partir du 21 octobre 1996, il a été engagé à plein temps en qualité de gérant au service de la société A.________ SA, à N.________. La Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (CCNAC) a considéré comme gain intermédiaire les revenus réalisés par l'assuré au service de cet employeur. A l'occasion d'un contrôle pratiqué en juillet 2000, la caisse d'assurance-chômage a appris que l'assuré recevait chaque année de la société A.________ SA une prime ("Erfolgsbeteiligung") payable une fois dans l'année, en règle ordinaire au printemps et qui se rapportait à l'activité de l'année précédente. Les primes n'ont pas été déclarées par l'intéressé au titre de gain intermédiaire. Elles se sont élevées pour les années 1996, 1997, 1998 et 1999 à, respectivement, 833 fr., 4500 fr., 3000 fr. et 6000 fr. La caisse a procédé à un nouveau calcul des indemnités de chômage en fonction de ces primes. Par décisions du 13 février 2001, elle a exigé de l'assuré la restitution d'un montant de 5034 fr. 75 correspondant aux indemnités de chômage touchées, à tort selon elle, pour la période du 21 octobre 1996 au 30 juin 1998 et d'un montant de 23 269 fr. 30 représentant les indemnités versées du 1er juillet 1998 au 30 juin 2000. L'assuré ayant réalisé un salaire mensuel supérieur à l'indemnité de chômage dès le 1er janvier 1999, la restitution portait, à partir de cette date, sur la totalité des indemnités de chômage. Par décisions du 14 septembre 2001, le Département cantonal neuchâtelois de l'économie publique a rejeté les recours interjetés contre ces décisions par M.________.