Citation: 2C_1003/2018 E. 4

D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions dans le domaine du droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit et celles qui concernent les dérogations aux conditions d'admission (cf. art. 20 de l'ordonnance du 22 mai 2002 sur l'introduction progressive de la libre circulation des personnes entre, d'une part, la Confédération suisse et, d'autre part, l'Union européenne et ses Etats membres, ainsi qu'entre les Etats membres de l'Association européenne de libre-échange; ordonnance sur l'introduction de la libre circulation des personnes, OLCP; RS 142.203). Le recours en matière de droit public est par conséquent irrecevable s'agissant des griefs tirés de la violation de l'art. 20 OLCP. Le recours constitutionnel l'est également en raison de la nature potestative de l'art. 20 OLCP, la recourante, qui ne peut pas se prévaloir d'un droit tiré de l'art. 20 OLCP, n'ayant pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (arrêt 2C_374/2018 du 15 août 2018 consid. 12). En revanche, en application de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681), la recourante, de nationalité allemande, peut se prévaloir d'un droit à séjourner en Suisse (cf. art. 4 ALCP), de sorte que la voie du recours en matière de droit public est ouverte à cet égard.