Citation: 6B_909/2014 E. 1.3.2

1.3.2. La recourante allègue des modifications dans la configuration des lieux survenues entre l'accident et la reconstitution. Par son argumentation, elle se contente de faire valoir que des objets (mât d'éclairage, container et voitures) auraient masqué sa vue, sans démontrer précisément, pièces à l'appui, comment cela aurait pu être le cas. Contrairement à ce qu'elle prétend, on conçoit mal, à l'instar de la cour cantonale, qu'un mât d'éclairage tel que celui figurant sur les photographies mentionnées par celle-ci (pièce 9 du dossier cantonal) puisse gêner la visibilité d'un conducteur. S'agissant du container, la recourante invoque qu'il ressort des déclarations de l'agent de police contenues dans le procès-verbal de reconstitution qu'il aurait été déplacé. Son raisonnement ne suffit toutefois pas à rendre arbitraire la constatation de l'autorité précédente, fondée sur une photographie et sur la vidéo de reconstitution, selon laquelle le container n'avait pas été déplacé. Enfin, sa critique est irrecevable en tant qu'elle allègue que la voiture " T " (cf. pièce 4/2 du dossier cantonal) parquée le jour de l'accident était 10 cm moins haute que celle stationnée lors de la reconstitution. Par son argumentation, elle ne démontre pas qu'il était arbitraire de retenir que sa vision était favorisée le jour de l'accident puisque la voiture était moins haute ce jour-là que le jour de la reconstitution.