Citation: 8C_420/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1954, travaille en qualité d'opticien optométriste auprès de B.________ Sàrl, dont il est également associé-gérant avec son épouse. Le 1er juillet 2016, après avoir glissé sur le sol et chuté à plat ventre, il a subi une rupture quasi complète du muscle dr oit antérieur du quadriceps de la cuisse gauche, traitée de façon conservative. Helsana Accidents SA (ci-après: Helsana), auprès de laquelle il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. Par décision du 8 décembre 2016, Helsana a mis un terme aux prestations accordées avec effet au 31 octobre 2016. Elle s'est fondée sur l'avis de son médecin-conseil, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, qui retenait que pour une telle lésion, le status quo ante ou sine était atteint en trois ou quatre mois et que la situation semblait stabilisée. A.b. L'assuré a formé opposition contre cette décision, p roduisant les avis de ses médecins traitants (les docteurs D.________, E.________ et F.________, respectivement spécialistes en médecine interne, en médecine physique, rééducation et médecine du sport, et en chirurgie orthopédique). Pour ces médecins, le status quo ante ne pouvait être retenu et la situation n'était pas stabilisée. À la demande d'Helsana, une expertise a été mise en oeuvre auprès du docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, traumatologie de l'appareil locomoteur et chirurgie de la main. Dans son rapport du 22 mars 2017, l'expert a retenu que l'état actuel de la cuisse gauche était en relation de causalité avec l'accident du 1er juillet 2016. Il s'agissait d'une aggravation déterminante de l'état normal avec une perte fonctionnelle définitive, mais isolée, du muscle droit antérieur. La situation n'était pas encore complètement stabilisée et le traitement de physiothérapie devait être poursuivi jusqu'à la fin de l'année 2017. Une reprise du travail était néanmoins exigible à 75 % dès le 1er avril 2017, puis à 100 % dès le 1er juillet 2017. Selon l'expert, les séquelles définitives de ce type de lésion étaient généralement très modestes, correspondant à un taux d'atteinte à l'intégrité situé entre 0 % et 5 %. L'assuré a contesté la valeur probante de l'expertise, produisant de nouveaux avis de ses médecins traitants. A.c. Le 16 mai 2017, A.________ a été victime d'un nouvel accident. Il a fait une chute provoquant des douleurs musculaires à la cuisse gauche ainsi qu'une contusion lombaire. Un examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) lombaire réalisé le 19 mai 2017 a mis en évidence une discopathie L4-L5 avec rétrécissement canalaire. En raison d'une paresthésie dans la région lombaire et des membres inférieurs, l'assuré a consulté le docteur H.________, spécialiste en neurologie, qui a constaté des troubles neurologiques protéiformes d'origine fonctionnelle sans origine neurologique (rapports du 26 juillet 2017 et du 21 août 2017). A.d. Le docteur G.________ a effectué un complément d'expertise le 12 septembre 2017. Il a retenu que l'état actuel n'était plus en lien de causalité avec les accidents du 1er juillet 2016 et du 16 mai 2017, ce dernier ayant consisté en une simple contusion sans entraîner de lésion anatomique traumatique. Selon lui, la totalité des troubles fonctionnels des membres inférieurs pouvaient être expliqués par les comorbidités présentées par l'assuré, notamment la présence d'un canal lombaire étroit. L'état de santé était maintenant stabilisé avec des séquelles minimes sous la forme d'un discret remaniement post-traumatique de l'un des quatre corps musculaires du quadriceps gauche. Au vu de la bonne récupération anatomique et fonctionnelle de cette cuisse, il a conclu que le taux d'atteinte à l'intégrité minimum de 5 % n'était pas atteint. L'assuré a encore transmis un rapport établi le 13 février 2018 par le docteur I.________, spécialiste en médecine physique, rééducation et médecine du sport, qui a fait pratiquer un examen IRM des deux cuisses ainsi qu'un bilan musculaire isocinétique. Selon ce médecin, ce dernier examen montrait une différence en termes de force et de puissance musculaire de l'ordre de 50 % en défaveur de la jambe gauche. Après avoir pris connaissance de ces nouveaux éléments, le docteur G.________ a confirmé ses conclusions. Le docteur C.________ s'est rallié à la position de l'expert. A.e. Par décision sur opposition du 6 septembre 2018, Helsana a partiellement admis l'opposition de l'assuré en ce sens qu'elle a pris en charge les frais de traitement jusqu'à la stabilisation de son état de santé, fixée au 24 août 2017. Elle a également accepté de verser des indemnités journalières en raison d'une incapacité de travail de 100 % du 1er novembre 2016 au 31 mars 2017, puis de 25 % du 1er avril 2017 au 30 juin 2017. Enfin, elle a nié le droit à une rente d'invalidité ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité.