Citation: 7B_510/2023 E. 2.6.2

2.6.2. En l'espèce, selon les faits retenus par l'autorité cantonale, dont le recourant a échoué à démontrer le caractère arbitraire, à tout le moins dans son résultat, l'appréciation de l'autorité cantonale selon laquelle les violences domestiques récurrentes infligées par le recourant à la plaignante étaient propres, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience générale de la vie, à impacter, voire à aggraver, l'état de santé d'une personne ne prête pas le flanc à la critique. On doit en effet admettre que le fait de réitérer, à de multiples reprises et pendant une période de plus de trois ans, des insultes et des propos dénigrants à l'égard d'une personne, qui plus est son conjoint, est de nature à lui causer des atteintes psychiques de la nature de celles dont la plaignante a souffert, à savoir un stress important, une tension artérielle inhabituellement élevée, un état d'épuisement général et des difficultés de concentration, le cas échéant à aggraver de tels symptômes ou à empêcher une guérison de ceux-ci. On rappellera en outre que, selon la jurisprudence, le rapport de causalité adéquate est également admis si le comportement de l'auteur n'est pas la cause unique ou directe du résultat. Dans ces circonstances, le fait que la plaignante ait des antécédents psychiatriques, qui n'ont au demeurant, comme on l'a vu, pas été ignorés par l'autorité cantonale, n'est pas déterminant. De plus, il ne ressort pas des faits retenus qu'il existerait en l'occurrence une autre cause concomitante qui serait plus probablement à l'origine des atteintes observées à l'endroit de la plaignante durant la période litigieuse que les violences psychologiques exercées par le recourant. A cet égard, celui-ci indique certes que, selon l'expérience médicale, de nombreux facteurs auraient pu être la cause des symptômes constatés chez la plaignante, en particulier de l'hypertension artérielle, ou que ceux-ci pourraient s'insérer dans de nombreux autres contextes que ceux auxquels l'autorité cantonale aurait voulu les attribuer. Toutefois, il se limite à formuler des affirmations qui s'écartent de l'état de fait cantonal, lequel ne retient pas que l'intéressée aurait été soumise, à un moment donné, à un de ces nombreux facteurs ou contextes propres à lui causer les symptômes en question. Sur ce point, il ne cherche en outre pas à démontrer que la juridiction cantonale aurait omis de tels faits de manière manifestement insoutenable.