Citation: 4A_390/2018 E. B

B.a. Par demande du 23 décembre 2013 devant le Tribunal des prud'hommes, X.________ a conclu à ce que U.________, A.________ et B.________ soient condamnés conjointement et solidairement au paiement d'une somme totale brute de 621'584 fr. Elle a ensuite réduit ses conclusions à la somme totale brute de 366'211 fr. 88, plus intérêts à 5% l'an dès le 1er novembre 2007 (date moyenne). Ladite somme se décomposait comme suit: 33'642 fr. 50 à titre de différence de salaire de 2002 à 2007; 278'818 fr. 26 à titre d'indemnité pour heures supplémentaires; 26'852 fr. 67 à titre d'indemnité pour jours fériés travaillés et 26'898 fr. 45 à titre d'indemnité de vacances. U.________ a en substance conclu au déboutement de l'employée de toutes ses conclusions, se prévalant notamment de ce qu'il n'a été l'employeur de la demanderesse que d'avril à novembre 2012, les employeurs précédents étant A.________ et B.________ personnellement. Requis par le tribunal de communiquer les adresses de A.________ et B.________, il a répondu que celles-ci lui étaient inconnues. A.________ et B.________ ne se sont pas présentés aux audiences et n'ont pas déposé d'écritures. B.b. Par jugement du 13 juin 2017, le Tribunal des prud'hommes a condamné U.________ à verser les sommes brutes suivantes à l'employée: 154'440 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er novembre 2007, sous déduction de la somme nette de 125'897 fr. 40 à titre de salaire (ch. 2 du dispositif); 240'871 fr. 20 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er novembre 2007 à titre d'indemnité pour heures supplémentaires et pour jours fériés travaillés (ch. 3); 17'359 fr. 90 avec intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 2012 à titre d'indemnité pour vacances non prises (ch. 4). B.c. Par arrêt du 28 mai 2018 rendu sur l'appel interjeté par l'employeur, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice a notamment annulé les chiffres 3 et 4 du dispositif du jugement précité et statué à nouveau sur ceux-ci, en ce sens que l'employeur est condamné à payer à l'employée les sommes brutes de 2'145 fr. 60 plus intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 2012 à titre d'indemnité pour jours fériés travaillés et de 13'341 fr. 40 plus intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 2012 à titre d'indemnité pour vacances non prises. Aucune indemnité n'a donc été accordée à l'employée pour les heures supplémentaires qu'elle a allégué avoir effectuées. Le raisonnement de la cour cantonale sur ce point, seul encore litigieux, sera repris en tant que de besoin dans la partie en droit.