Citation: 8C_219/2018 E. 5.1

5.1. Les premiers juges ont en l'espèce constaté qu'en retenant le taux inférieur (10 %) prévu pour les cas d'arthrose moyenne par la "Table 5: Taux d'atteinte à l'intégrité résultant d'arthroses" publiée par les médecins de la CNA, le docteur B.________ avait pris en considération la péjoration prévisible de la coxarthrose qui était qualifiée de débutante. Ils se posaient cependant la question de savoir si l'implantation d'une prothèse totale de hanche pouvait être prise en compte au même titre. La juridiction cantonale a relevé que le médecin cité n'avait pas évoqué la pose d'une prothèse dans son rapport du 29 avril 2015, mais qu'il avait mentionné une aggravation progressive de l'arthrose pouvant déboucher à terme sur une telle opération dans son rapport du 1er avril 2014. Elle a aussi rapporté les avis des docteurs C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, D.________, médecin adjoint de la clinique de chirurgie orthopédique de l'hôpital X.________, et E.________, spécialiste en médecine interne générale: le premier considérait dans ses rapports des 13 janvier 2014 (recte: 10 mars 2014) et 10 janvier 2015 qu'il était trop tôt pour envisager l'implantation d'une prothèse mais que le mauvais pronostic à moyen ou long terme soutenait cette solution; le deuxième proposait dans son rapport du 13 janvier 2014 la pose d'une prothèse à titre de mesure thérapeutique; le troisième estimait dans son rapport du 3 janvier 2015 qu'une arthroscopie de la hanche était prématurée. Le tribunal cantonal a déduit de ces divers éléments que l'évolution de la coxarthrose allait aboutir à la pose d'une prothèse totale de hanche et que la prévisibilité de cette intervention chirurgicale était acquise de sorte qu'il fallait en tenir compte dans la détermination du taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité.