Citation: 1C_137/2022 E. D

Par arrêt du 18 janvier 2022, la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: la cour cantonale ou le Tribunal cantonal) a admis le recours des époux A.A.________, a annulé la décision attaquée, ainsi que celle de l'ECAP du 6 mars 2020 et a renvoyé la cause à l'ECAP pour nouvelle décision dans le sens des considérants. La cour cantonale a appliqué l'art. 15 al. 2 de la loi cantonale du 27 juin 2012 sur la prévention et la défense contre les incendies et les éléments naturels, ainsi que les secours (LPDIENS; RS/NE 861.10) selon lequel les prestations sont en principe facturées au responsable de l'événement qui a nécessité l'engagement des secours. Elle a considéré que les époux A.A.________ devaient être qualifiés de perturbateurs par situation, en leur qualité de propriétaires du bidon, mais également de perturbateurs par comportement au motif qu'ils avaient entreposé ledit bidon dans une cave inondable. Quant au commandement unique des missions de secours (CMS), qui devait répondre du comportement de ses subordonnés, il devait être qualifié de perturbateur par comportement (omission), faute d'avoir pris des mesures concrètes lors du premier signalement de l'épouse B.A.________, en violation du droit cantonal en matière de mission de secours. Les perturbateurs devaient répondre en fonction de leur degré de responsabilité. Par conséquent, la cour cantonale a enjoint l'ECAP d'établir une nouvelle facture qui comprenne exclusivement les frais qu'aurait engendrés une intervention engagée dès le premier signalement de l'épouse B.A.________.