Citation: 4A_480/2020 E. 2

Après une tentative de conciliation infructueuse initiée le 9 mai 2018, B.________ et A.________ SA ont saisi le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève d'une demande dirigée contre C.________ et D.________ SA. Elles ont conclu à l'octroi d'une réduction de loyer de 75 % pour les mois de mars à août 2017 et à ce que D.________ SA soit condamnée à leur verser la somme de 23'400 fr., ainsi que le montant de 438'349 fr., intérêts en sus, au titre de l'indemnité due pour les travaux à plus-value. Dans sa réponse, la bailleresse a conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, au paiement de divers montants à titre d'arriérés de loyers. Par jugement du 2 septembre 2019, le Tribunal des baux et loyers a réduit de 15 % le loyer de l'arcade commerciale pour les mois de mars à août 2017. Il a en outre fait droit aux conclusions reconventionnelles. Saisie d'un appel formé par les demanderesses, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève, par arrêt du 6 août 2020, l'a rejeté dans la mesure de sa recevabilité. En bref, elle a considéré que les infiltrations d'eau constituaient un défaut de la chose louée, raison pour laquelle les premiers juges avaient accordé, à juste titre, une réduction de loyer de ce chef. La cour cantonale a souligné que la thèse selon laquelle les fuites d'eau auraient retardé les travaux d'aménagement du local commercial n'était pas établie. S'agissant des travaux à plus-value, l'autorité précédente a estimé que les parties avaient contractuellement exclu le droit à une indemnité fondée sur l'art. 260a al. 3 CO. Par ailleurs, la théorie de l'imprévision n'était en l'occurrence pas applicable. Aussi les appelantes ne pouvaient-elles pas prétendre à la moindre indemnité en raison des travaux effectués par leurs soins.