Citation: 9C_130/2016 E. 3.3.3

3.3.3. Pour le surplus, l'assurée effectue essentiellement une relecture personnelle du rapport d'expertise et procède à sa propre appréciation des indicateurs déterminants énoncés par la nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral. Elle estime en substance que les troubles psychiques invalidants doivent être qualifiés de graves et ne peuvent plus ou pas être traités médicalement, mais ne démontre pas en quoi les constatations du tribunal cantonal seraient manifestement inexactes, en particulier en tant qu'elles portent sur ses ressources et la cohérence de son comportement. Contrairement à ce que la recourante se contente d'affirmer péremptoirement, le volet psychiatrique de l'expertise comprend bien une description du développement et de la structure de la personnalité (cf. rapport d'expertise p. 11-13). L'expert y a motivé les raisons pour lesquelles il n'attribuait pas aux attaques de panique subies par l'assurée la valeur de pathologie psychiatrique (cf. rapport d'expertise p. 12). Il a en outre tenu compte tant de la symptomatologie anxieuse que de la dépendance affective pour évaluer les effets incapacitants du trouble somatoforme douloureux (cf. rapport d'expertise p. 15-17). En ce qui concerne les ressources personnelles, liées notamment au niveau d'activités dans la vie quotidienne, la recourante se borne à confronter la description du déroulement de ses journées (cf. rapport d'expertise p. 10) et les conclusions du docteur C.________ quant à sa capacité résiduelle de travail pour en inférer sans aucune motivation que les deux termes de la comparaison seraient contradictoires. Finalement, le fait qu'il existe un pronostic négatif lié à l'échec des traitements réalisés selon les règles de l'art aux dires de l'expert psychiatre (cf. rapport d'expertise p. 17) ne permet pas à lui seul de retenir des limitations fonctionnelles allant au-delà de celles constatées par les experts judiciaires et reprises par les premiers juges. C'est donc en vain que l'assurée en déduit que le "poids de la souffrance" aurait mal été interprété par les experts. En conséquence, le Tribunal fédéral n'a pas à s'écarter du taux de capacité de travail de 60 % dans l'activité habituelle (voire dans toute autre activité adaptée) retenu par la juridiction cantonale.