Citation: 8C_220/2016 E. 4.2

4.2. Selon les rapports mentionnés par le recourant, les docteurs C.________ et F.________ ont fait état (en relation avec les troubles cervicaux) d'un whiplash injury avec cervicalgies séquellaires pour le premier et d'un status post whiplash injury avec raideur musculaire et raideur de la colonne cervicale pour le second. De tels diagnostics ne sont pas de nature à démontrer l'existence d'un substrat organique objectivable. Le docteur F.________ mentionne également des discopathies et une protrusion C3-C4 en se référant à l'IRM (sans préciser laquelle). Cela correspond toutefois à la constatation des premiers juges, selon laquelle la discrète protrusion discale constitue la seule lésion objectivable. Cela ne signifie pas encore, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, qu'il s'agit là d'une lésion structurelle significative post-traumatique. Ni le jeune âge du recourant, ni son état de santé antérieur n'est de nature à établir l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et la protrusion discale d'une part (cf. ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.), et entre la protrusion discale et les douleurs persistantes au-delà du 1 er mai 2013 d'autre part. Au contraire, comme l'ont souligné les premiers juges, le docteur F.________ mentionne l'importance des douleurs "malgré le fait que l'on ne retrouve qu'une discopathie nouvelle C3-C4 avec protrusion" (rapport du 26 avril 2013). Quant à la doctoresse D.________, elle a fixé le statu quo sine au 25 mars 2013. Le recourant ne peut dès lors se fonder sur l'avis de ce médecin pour invoquer l'existence au 1 er mai 2013 d'un rapport de causalité entre l'accident et ses troubles cervicaux. En conclusion, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant l'absence de preuve d'un déficit organique objectivable et c'est à bon droit qu'elle s'est référée à la jurisprudence en matière de traumatisme de type "coup du lapin".