Citation: 6B_858/2014 E. 2.4

2.4. Le recourant relève que la dépendance psychique à la cocaïne se traduit par une envie impérieuse de poursuivre sa consommation. Il ne démontre pas que l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en ne retenant pas une telle envie de sa part ou, surtout, en constatant qu'il n'avait présenté ni signe de dépendance psychique ni troubles du comportement liés au manque après son arrestation. Le renvoi sur ce point à ses prétendues déclarations en cours de procédure, sans détail, est insuffisant à fonder son grief d'appréciation arbitraire des preuves. Une consommation même importante n'est pas non plus propre à démontrer, sous peine d'arbitraire, que le recourant était dépendant, dès lors qu'il pouvait l'interrompre pendant de longues périodes. Le recourant a d'ailleurs confirmé lors de l'audience de première instance qu'il avait cessé toute consommation depuis sa libération de préventive. Il n'allègue toutefois pas avoir entrepris une quelconque démarche durant sa détention provisoire, effectuée dans le canton de Vaud, pour y parvenir, et notamment une thérapie cognitivo-comportementale dont il invoque l'efficacité dans son recours. Durant toute la période litigieuse, le recourant a travaillé, exerçant plusieurs activités en même temps. Il a déclaré faire des économies (jugement du 11 février 2014, p. 5) au lieu de tout dépenser pour acquérir de la cocaïne. Il a également partagé la vie de sa future épouse sans que celle-ci ne remarque quoi que ce soit, et affirmé dans son recours être parfaitement intégré dans la société. Ces éléments ne permettent pas de retenir un désinvestissement progressif des autres activités et obligations au profit de la consommation de drogue, autre critère retenu par la CIM-10. Au vu de l'ensemble de ces éléments, on ne peut suivre le recourant lorsqu'il soutient remplir plusieurs des critères posés par la CIM-10. L'autorité précédente pouvait sans arbitraire retenir qu'il n'était pas toxico-dépendant et par voie de conséquence refuser d'appliquer l'art. 19 al. 3 LStup. Dans ces conditions, le grief mettant en cause le constat que le trafic du recourant n'était pas opéré exclusivement pour financer sa consommation personnelle n'est pas susceptible de modifier le refus d'application de l'art. 19 al. 3 LStup.