Citation: 9C_406/2021 E. 6.2.2

6.2.2. La recourante ne peut pas davantage être suivie lorsqu'elle affirme, en se référant à différentes pièces médicales, que son état dépressif ne s'est pas développé récemment et qu'elle souffre d'une incapacité de travail en raison d'une atteinte à la santé psychique, à tout le moins depuis le 5 août 2016. Pour admettre que l'assurée ne présentait pas de pathologie invalidante sur le plan psychiatrique, les premiers juges ont d'abord constaté que dans son rapport du 14 novembre 2018, le docteur C.________ avait diagnostiqué un trouble anxieux et dépressif mixte léger secondaire à la douleur (F41.2), sans incidence sur la capacité de travail. Ils ont ensuite retenu que si la doctoresse G.________ avait fait état d'une dépression grave (rapport du 4 mars 2020), ses constatations étaient postérieures à la décision administrative attaquée, dès lors qu'elle n'avait suivi l'assurée que depuis le 5 février 2020. Quant à l'avis du docteur K.________, force est d'admettre, à la suite de la juridiction cantonale qu'il ne remet pas en cause le bien-fondé de l'analyse établie par l'expert psychiatre dans le champ de ses compétences propres. Dans son rapport du 17 août 2017, le médecin a en effet seulement indiqué avoir proposé à sa patiente d'augmenter le dosage médicamenteux, en précisant que cela pourrait être utile pour l'état dépressif, avec un effet antalgique pour les syndromes douloureux chroniques, sans se prononcer, notamment, ni sur la nature de l'atteinte à la santé psychique de l'assurée, ni sur sa capacité de travail. Le fait que des médicaments antidépresseurs ont été prescrits à la recourante (cf. en particulier la liste de médicaments établie le 24 juin 2020 par la doctoresse L.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant) ne suffit pas non plus pour admettre qu'elle présentait une atteinte à la santé psychique incapacitante. La doctoresse L.________ ne s'est du reste pas prononcée de manière circonstanciée sur la capacité de travail de sa patiente sur le plan psychique. Elle a seulement diagnostiqué un état dépressif réactionnel dans un rapport du 17 décembre 2015, tout en faisant état d'un pronostic favorable, au vu de l'atténuation des douleurs somatiques à la suite de l'intervention chirurgicale subie en août 2015. La recourante ne saurait finalement rien tirer en sa faveur de l'avis de la doctoresse D.________ du SMR. Quoi qu'elle en dise, dans son rapport du 27 mars 2019, ce médecin a en effet exclu toute pathologie psychiatrique et indiqué que l'assurée n'avait pas présenté de limitations fonctionnelles sur le plan psychique et ceci depuis le début de l'incapacité de travail en juin 2013.