Citation: H 167/99 17.01.2000 E. 2

2.- Les premiers juges ont constaté, de manière à lier la Cour de céans (cf. consid. 1), que la demande en répara- tion du dommage dont ils étaient saisis portait sur des cotisations aux assurances sociales irrécouvrables, d'un montant de 76 149 fr. 80, afférentes à la période s'éten- dant de juillet 1995 à janvier 1996. Par ailleurs, ils ont constaté que la recourante avait octroyé un crédit de coti- sations de 22 199 fr. 30 à la société Z.________ SA, repré- sentant 8310 fr. 45 pour le mois de février, 7655 fr. 60 pour celui de mars, et 6233 fr. 25 pour le mois d'avril 1996. Cela exposé, les juges cantonaux ont considéré que la recourante avait eu tort d'imputer le montant de 22 199 fr. 30 sur les cotisations impayées à une époque postérieure à la démission des intimés du conseil d'admi- nistration de la société Z.________ SA, alors que des cotisations restaient dues pour une période antérieure au départ de ces derniers. Ils ont estimé, en se référant à la jurisprudence (ATF 112 V 6 consid. 3d), que de tels paiements "doivent être imputés avant tout aux positions les plus anciennes et non pas à des positions plus récentes, qui ne sont éventuellement plus à la charge des organes recherchés et que, à cet égard, la date de ces paiements est sans importance".