Citation: 4A_614/2023 E. A

A.a. La société B.________ SA (ci-après: la société viticole), active dans la viticulture, aujourd'hui en liquidation, a obtenu un crédit bancaire de 2'930'000 fr. de la Banque C.________ (ci-après: la banque). La société a garanti ce prêt par un billet à ordre du 20 mai 2014. A.b. Par convention du 19 mai 2014, "relative au blocage avec financement des vins vaudois - 2013 -", l'État de Vaud (ci-après: l'État ou le défendeur ou l'intimé) s'était engagé à garantir ce prêt accordé par la banque. Il a donné son aval au billet à ordre en apposant sa signature au dos de celui-ci le 21 mai 2014. En garantie de son aval, l'État bénéficiait d'un droit de gage, soit un droit préférentiel sur le vin bloqué, sous forme d'une hypothèque légale mobilière selon l'art. 33 al. 5 de la Loi vaudoise sur la viticulture du 21 novembre 1973 (BLV 916.125). Pour couvrir en capital et intérêts le crédit ainsi garanti, la société s'engageait d'ores et déjà à constituer en tout temps, à première réquisition de l'État, une autre garantie mobilière ou immobilière, réelle ou personnelle, que celle constituée par le vin bloqué. A.c. À l'occasion de visites de caves intervenues les 15 novembre 2014 et 23 janvier 2015, il a été constaté que le stock de vin de la société viticole ne couvrait plus le montant du prêt garanti par l'État. Par avenant du 4 février 2015 à la convention du 19 mai 2014, la société viticole et A.________, actionnaire principal et président de son conseil d'administration, d'une part, et l'État, d'autre part, ont constaté que, du prêt de 2'930'000 fr., la société n'avait remboursé à cette date que la première tranche de 586'000 fr. et qu'un solde de 2'344'000 fr. était encore ouvert. Ils ont également constaté que la valeur du vin bloqué s'élevait à 1'670'730 fr., de sorte que le blocage était insuffisant pour couvrir l'intégralité du solde du prêt, le manco s'élevant au montant arrondi de 674'000 fr. (2'930'000 - 586'000 - 1'670'730). A.________ s'est alors engagé à se porter caution simple envers l'État pour le solde du prêt. Pour le surplus, la convention du 19 mai 2014 demeurait applicable. Par acte de cautionnement du 10 février 2015, passé en la forme authentique, avec le consentement de son épouse, A.________ (ci-après: l'actionnaire/caution ou le demandeur à l'action en libération de dette ou le recourant) a déclaré se constituer caution simple de la société viticole envers l'État au sens de l'art. 495 CO pour le solde du prêt de 2'344'000 fr. à concurrence d'un montant total de 674'000 fr. A.d. Le 3 septembre 2015, la société viticole s'est vu accorder un sursis concordataire. Le 15 juillet 2016, la banque a fait appel à la garantie de l'État découlant de l'aval que celui-ci avait donné au billet à ordre. L'État lui a versé le montant de 2'241'000 fr. le 4 octobre 2016. La banque en a accusé réception, indiquant que demeuraient réservés les intérêts courus impayés depuis le 15 avril 2015 au taux de 1 % l'an, soit le montant de 32'931 fr. 70. L'État a versé ce montant le 9 décembre 2016. Au total, l'État a payé à la banque le montant de 2'274'031 fr. 70. Le 7 avril 2017, le Président du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois a homologué un concordat par abandon d'actifs proposé par la société viticole à ses créanciers. L'État a produit, dans la masse concordataire de la société viticole, une créance d'un montant de 2'241'031 fr. 70 correspondant au solde du prêt de 2'344'000 fr. au jour de l'ouverture du concordat, créance qui a été intégralement admise et mise au bénéfice du gage mobilier. En qualité de créancier gagiste, l'État a obtenu de la masse concordataire de la société, le versement de 2'241'031 fr. 70. A.e. Par courrier du 30 janvier 2020, l'État a réclamé à la caution le montant de 33'000 fr. représentant la différence entre la créance de l'État à l'encontre de la société et le montant issu de la vente des vins bloqués (2'274'031 fr. 70 - 2'241'031 fr. 70). La caution s'y est opposée.