Citation: 6B_866/2014 E. 1.3

1.3. Au cas particulier, le recourant avait contesté, dans le cadre de la procédure ayant abouti à sa condamnation pénale par jugement du 25 juillet 2013, avoir conduit au moment de l'infraction. Il avait expliqué qu'il était le seul à conduire le véhicule incriminé, qu'il était resté chez lui le jour des faits, qu'il n'avait que deux trousseaux de clefs, le second se trouvant dans un casier dans son garage, dont la porte s'ouvre avec un code qui n'est connu que de lui-même, de son épouse et de sa femme de ménage et qu'à sa connaissance sa voiture se trouvait devant son garage le jour de l'infraction. Dans la procédure de révision, il déclare qu'il n'était pas sur les lieux de l'infraction le jour en question, invoque un témoignage de son père s'incriminant comme auteur des faits et différents témoignages visant à confirmer que le recourant ne se rend que dans les marchés de vente de bétail de l'Oberland bernois, qu'il se serait rendu le jour des faits à A.________ pour acheter du bétail et que c'est le père du recourant qui se serait rendu à B.________ pour y acheter du bétail. On ne comprend pas les raisons qui ont poussé le recourant à taire qu'il aurait été à A.________ le jour en question, alors que cela aurait pu le disculper. Contrairement à ce qu'il prétend, il pouvait faire une telle déclaration sans incriminer son père. Ce dernier ne figurait d'ailleurs pas parmi les personnes ayant accès, selon le recourant, au véhicule. Par conséquent, en ne l'alléguant que maintenant, sans le justifier, tout laisse supposer que, sur ce point, le comportement du recourant est contraire à la bonne foi. Cette question peut toutefois rester ouverte car le recours doit être rejeté pour les motifs suivants.