Citation: 1C_85/2024 E. 2.2

2.2. Les juges cantonaux ont relevé que la pratique de la Municipalité s'agissant des ouvertures telles que celles réalisées au nord et au sud des villas des recourants apparaissait fluctuante. Il était incontestable qu'elle en avait autorisé par le passé, comme cela résultait du dossier et des constatations faites lors de la vision locale. La Municipalité considérait à tort être en présence de pignons secondaires qui n'étaient pas prohibés par la règlement communal. Dans le cadre de la présente affaire, elle avait à juste titre considéré que ces ouvertures devaient être assimilées à des lucarnes qui ne pouvaient pas être autorisées à défaut de respecter l'art. 19 RPGAC. Par la suite, de manière surprenante, elle avait autorisé un projet du fils du recourant 1 comprenant ce type d'ouvertures. Cela étant, on pouvait partir de l'idée que, après avoir pris connaissance du jugement, elle ne tolérera plus ces ouvertures et, outre les ouvertures en façade pignon, n'autorisera l'éclairage des combles que par des lucarnes respectant les exigences de l'art. 19 RPGAC. Les recourants ne pouvaient ainsi pas se prévaloir de l'égalité dans l'illégalité et leur grief relatif à l'égalité de traitement devait par conséquent être écarté.