Citation: 8C_376/2023 E. 6.2

6.2. L'autorité précédente a ensuite relevé que la communication du recourant à l'intimée du 31 mars 2022 faisait suite à une décision du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura autorisant le Ministère public à informer les employeurs du recourant, la procédure pénale étant ouverte depuis au moins 2021. C'était toutefois par le courrier du procureur général du 26 avril 2022 que l'intimée avait été officiellement informée des faits reprochés à son employé, et qu'elle avait pris la mesure de la gravité des faits contenus dans l'ordonnance d'extension des poursuites. Par courrier du 2 mai 2022, l'intimée avait sans tarder informé le recourant de l'ouverture d'une procédure administrative et suspendu l'intéressé. Elle avait pris ensuite différents renseignements et avait notamment eu accès aux déclarations de l'abbé E.________ auprès du Ministère public. Elle avait en outre pris connaissance de la décision du tribunal cantonal portant sur l'autorisation d'informer les employeurs du recourant. Le 11 mai 2022, celui-ci s'était déterminé sur la procédure administrative ouverte contre lui. La décision de licenciement immédiat du 30 mai 2022 était intervenue dans un délai raisonnable. Le fait que le courrier du 2 mai 2022 ne mentionnait pas que la procédure administrative pouvait aboutir à une résiliation immédiate des rapports de travail n'était pas déterminant, dès lors que le recourant devait bien se douter, au vu des circonstances, que la procédure en question pouvait déboucher sur un licenciement immédiat. Il était de surcroît assisté d'une mandataire professionnelle.