Citation: 8C_731/2021 E. 4.3.1

4.3.1. Pour l'expert privé mandaté par la recourante, le docteur D.________, le traumatisme du 13 septembre 2009 et ses suites sont à l'origine du développement de l'arthrose mise en évidence par l'arthro-IRM du 19 octobre 2015. En effet, les imageries réalisées en 2009 et 2010 ne montraient pas d'arthrose; d'ailleurs, le docteur B.________ n'avait fait aucun geste au niveau de l'articulation acromio-claviculaire, ce qu'il n'aurait pas manqué de faire en présence d'une arthrose douloureuse. Même s'il fallait retenir l'hypothèse - soutenue par le médecin-conseil de l'intimée - d'un début d'arthrose avant l'accident, celui-ci l'avait durablement décompensée. Dans ses divers rapports, le docteur D.________ a présenté de nombreuses objections à l'encontre de l'argumentation du médecin-conseil sur ce point. Par ailleurs, selon l'expert privé, l'élément plus important expliquant la diminution de l'amplitude et l'augmentation des douleurs est le problème de la coiffe des rotateurs avec la dégénérescence du sous-scapulaire et du sus-épineux. Celle-ci est secondaire à l'intervention chirurgicale et à l'utilisation diminuée des muscles en raison de la limitation fonctionnelle douloureuse de l'épaule accidentée (en sus de l'évolution liée à l'âge); la causalité avec l'accident est indirecte. Vu l'importante ankylose de l'épaule droite, le taux d'atteinte à l'intégrité atteint désormais au moins 15 %, ce qui correspond à une mobilité jusqu'à l'horizontale.