Citation: 1C_238/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le grief de violation du principe de l'égalité de traitement a été traité par le Tribunal cantonal, lequel a commencé par rappeler la portée limitée de ce principe en matière d'aménagement du territoire et a jugé que les terrains pris pour comparaison par les recourants ne sont pas dans une situation similaire aux leurs. La Cour administrative a souligné que la parcelle no 4318 est moins large que celle des recourants, ce qui n'est pas contesté par ces derniers. Elle a, en effet, une largeur de 17 m environ alors que celle des recourants mesure au minimum 21.5 m de large. La grande distance à la limite prévue dans le plan spécial est de 4 m. Ainsi, si l'on soustrait la distance à la limite, il ne resterait que 13 m pour une construction alors qu'il en reste 17.5 m sur les parcelles des recourants. Du point de vue de l'aménagement du territoire, il paraît donc logique que le chemin d'accès à toutes les parcelles ait davantage d'emprise sur les parcelles Ouest, à savoir celles des recourants, y compris la place de rebroussement. Par ailleurs, comme l'a souligné la cour cantonale, l'accès prévu sert également à desservir une des parcelles, non encore équipée, qui appartient aux recourants (parcelle no 2674). Dès lors, il apparaît que l'autorité a précisément traité de façon différente des situations qui diffèrent sensiblement. La différence de traitement entre les parcelles des recourants et la parcelle no 4318 était ainsi fondée sur des considérations objectives suffisantes, ne consacrant aucune inégalité de traitement. Au vu de ces différences pertinentes et de l'intérêt privé des recourants qui est également sauvegardé par le choix de la planification, la cour cantonale n'a pas violé le principe de l'égalité de traitement en confirmant le tracé de la route d'accès ainsi que de la place de rebroussement. Les recourants soulèvent, de façon lapidaire, une violation de l'interdiction de l'arbitraire et du principe de la bonne foi, sans remettre en cause les considérants pertinents du Tribunal cantonal. Une telle manière de procéder ne remplit pas les exigences de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF et le grief est par conséquent irrecevable.