Citation: I 591/01 17.07.2002 E. 2

2.1 Les premiers juges ont rappelé tout particulièrement que la notion d'invalidité est, en principe, identique en matière d'assurance-accidents, d'assurance militaire et d'assurance-invalidité. Dans ces trois domaines, elle représente la diminution permanente ou de longue durée, résultant d'une atteinte à la santé assurée, des possibilités de gain sur le marché du travail équilibré qui entre en ligne de compte pour l'assuré (ATF 119 V 470 consid. 2b, 116 V 249 consid. 1b et les arrêts cités). Par ailleurs, les juges cantonaux ont exposé que ce principe connaît des exceptions, notamment lorsque l'évaluation de l'invalidité résulte d'une erreur de droit, si elle procède de l'exercice insoutenable du pouvoir d'appréciation ou si le degré d'invalidité est le fruit d'une transaction passée avec l'assureur-accidents (ATF 126 V 288). 2.2 Dans le cas d'espèce, le Tribunal des assurances a considéré que l'assurance-militaire ne s'était pas simplement basée sur le taux d'incapacité de travail médico-théorique pour fixer le degré d'invalidité de l'intimé à 50 %. Selon les premiers juges, l'appréciation de l'assurance-militaire se fondait également sur des renseignements d'ordre économique, soit sur deux rapports des 18 et 29 janvier 1999. Comme le taux d'incapacité de travail médico-théorique correspondait en l'espèce à la diminution des possibilités de gain de l'assuré sur le marché du travail, les premiers juges en ont déduit que l'office AI ne pouvait pas s'écarter, sans motivation particulière, du taux d'invalidité retenu par l'assurance-militaire. Pour ce motif, les juges cantonaux ont accueilli les conclusions de l'assuré.