Citation: 4C.171/2005 31.08.2005 E. A

A.a A l'expiration de la durée initiale d'un premier bail les liant depuis le 1er juillet 1985, E.________, en tant que bailleur, et A.________, en qualité de locataire, ont conclu, le 28 janvier 1994, un nouveau contrat de bail portant sur les mêmes locaux commerciaux, ..., à Lausanne, dans lesquels le locataire exploitait un commerce de meubles modernes et de luminaires. Ce second bail devait durer du 1er juillet 1995 au 1er juillet 2000; il se renouvelait ensuite aux mêmes conditions de cinq ans en cinq ans, sauf avis de résiliation donné au moins une année à l'avance. Le loyer a été fixé à 2'250 fr. par mois. Les locaux situés au-dessus de ceux pris à bail ont été loués, dès le 1er octobre 2000, à une école de danse dispensant notamment des cours de claquettes. Dans le courant du premier semestre 2001, A.________ s'est intéressé à la location de locaux commerciaux ..., à Lausanne, en remplacement des locaux susmentionnés. Le 4 juillet 2001, il a conclu un bail à loyer d'une durée de dix ans ayant pour objet ces locaux-là. Le locataire, par lettre du 19 octobre 2001, a informé la gérance du bailleur de son intention de résilier le bail de manière anticipée pour le 31 décembre 2001. Faisant état d'une transformation des locaux en parking, envisagée par le bailleur, il y invitait la gérance à lui confirmer sa libération de toute charge à partir de cette dernière date, tout en soulignant, par ailleurs, que l'usage des locaux pris à bail était devenu très problématique depuis l'installation de l'école de danse. Dans une lettre du 31 octobre 2001, la gérance a répondu au locataire que sa responsabilité contractuelle demeurait engagée jusqu'au 1er juillet 2005 et qu'il lui appartenait de trouver un successeur prêt à reprendre les locaux aux mêmes conditions. Elle lui a indiqué, par ailleurs, qu'une étude était en cours quant à une éventuelle transformation des locaux en parking et lui a fait part de son étonnement au sujet des nuisances sonores alléguées. La correspondance échangée ultérieurement par les parties n'a pas débouché sur un accord. Le bailleur a renoncé à son projet de parking, celui-ci n'apparaissant pas rentable. Le 15 novembre 2001, A.________ a informé sa clientèle et ses fournisseurs que son commerce déménageait à la rue ... Par lettre du 20 décembre 2001, le locataire, qui avait consigné le loyer du mois en question, a informé la gérance qu'il résiliait le bail, en application de l'art. 259b let. a CO, pour le 31 décembre 2001 et il a enjoint le bailleur de lui payer la somme de 25'000 fr., jusqu'au 31 janvier 2002, à titre de plus-value résiduelle sur les travaux effectués par lui en début de bail. A.b Par requête du 30 décembre 2001, A.________ a saisi la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de Lausanne aux fins d'obtenir le paiement du montant précité ainsi qu'une réduction de son loyer à 1'000 fr. par mois du 1er novembre 2000 au 31 décembre 2001. E.________ est décédé le 15 mars 2002. B.________, C.________ et D.________ sont ses héritiers légaux. L'autorité de conciliation a tenu audience le 19 mars 2002. A cette occasion, les héritiers du bailleur ont conclu au rejet des conclusions prises par le locataire et, reconventionnellement, à ce que le locataire reste responsable du loyer jusqu'au 1er juillet 2005 ou jusqu'à ce qu'il trouve un locataire disposé à reprendre le bail aux mêmes conditions. Le procès-verbal de l'audience porte notamment les indications suivantes: "La conciliation est tentée. Elle n'aboutit pas. La Commission en constate donc l'échec. Le Président rappelle les conséquences juridiques de cet échec." La Commission de conciliation a également rendu la décision suivante: "1. La consignation de loyer est nulle, car le locataire n'a pas fait de mise en demeure du bailleur.