Citation: 2C_378/2019 E. 3.2

3.2. Concernant l'art. 50 al. 1 let. b LEI, le Tribunal administratif fédéral a correctement présenté la pratique en matière de raisons personnelles majeures, notamment lorsqu'il est question d'une relation avec un enfant séjournant durablement en Suisse (cf. ATF 143 I 21 consid. 4.1 p. 24; 139 I 315 consid. 2.1 p. 318 s.), en application de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 I 91 consid. 5 p. 96 ss). Il a en particulier à juste titre rappelé que, sous l'angle du droit à une vie familiale (cf. art. 8 par. 1 CEDH), le parent étranger qui dispose d'un droit de visite sur son enfant habilité à résider en Suisse peut en principe exercer ce droit même s'il vit à l'étranger (ATF 144 I 91 consid. 5.1 p. 96 s. et les références citées; 143 I 21 consid. 5.5.4 p. 32). L'autorité précédente a également mentionné, à raison, qu'un droit plus étendu ne pouvait le cas échéant exister qu'en présence 1) des relations étroites et effectives avec l'enfant d'un point de vue affectif et 2) d'un point de vue économique, 3) de l'impossibilité pratique à maintenir la relation en raison de la distance qui sépare le pays de résidence de l'enfant du pays d'origine de son parent et 4) d'un comportement irréprochable. Ces exigences doivent être appréciées ensemble et faire l'objet d'une pesée des intérêts globale (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 97 s. et les références citées). La titularité de l'autorité parentale conjointe sur l'enfant, comme en l'espèce, ne s'oppose pas à ce qui précède (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2.1 p. 98). Pour le surplus, il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).