Citation: C 251/06 22.11.2007 E. 3

Par un deuxième moyen, le recourant reproche à l'intimée d'avoir réparti le délai d'attente de cinq jours sur les mois de février (1,7 jour) et mars 2005 (3,3 jours). L'art. 18 al. 1 LACI dispose que le droit à l'indemnité commence à courir après un délai d'attente de cinq jours de chômage contrôlé. Selon l'art. 6a al. 1 OACI, ce délai ne doit être observé qu'une seule fois durant le délai-cadre d'indemnisation; ne peuvent compter comme délai d'attente que les jours pour lesquels l'assuré remplit les conditions donnant droit à l'indemnité au sens de l'art. 8 al. 1 LACI. Le délai d'attente général de cinq jours n'est pas comme tel une condition du droit à l'indemnité, mais il retarde simplement la naissance de ce dernier. Il revêt avant tout un caractère de « franchise » supplémentaire, l'idée étant que l'on peut attendre d'un assuré qu'il prenne à sa charge une part financière minimale de la prévoyance chômage. Dès lors, il est conforme au but et au sens de l'art. 18 al. 1 LACI que les cinq jours de chômage contrôlés qui constituent le délai d'attente général puissent être portés en déduction des indemnités dans n'importe quel décompte mensuel durant le délai-cadre d'indemnisation (DTA 2001 no 31 p. 234, consid. 5b p. 236 s., C 341/00). En l'espèce, on ne peut donc faire grief à la caisse intimée d'avoir porté 1,7 jour en déduction des indemnités normalement dues pour le mois de février 2005 - proportionnellement au nombre de jours contrôlés (8) - et d'avoir reporté le solde (3,3 jours) dans le décompte du mois de mars suivant.