Citation: 8C_982/2008 02.04.2009 E. A

M.________ a bénéficié d'avances de contributions d'entretien, pour elle-même et son fils, que lui a versées le Bureau des pensions alimentaires du canton de Fribourg (ci-après : Bureau des pensions alimentaires). A sa demande, les avances ont été payées sur le compte «client» de l'étude de son mandataire, K.________, dès le 1er octobre 1997. Le 16 mai 2001, le Service de l'aide sociale de la Ville de Fribourg (ci-après : Service de l'aide sociale) a invité le Bureau des pensions alimentaires à lui verser directement les avances de contributions d'entretien allouées à M.________. Il lui a remis une procuration et une «cession-délégation» attestant qu'il soutenait financièrement l'intéressée, contre cession des avances en question. Le Bureau des pensions alimentaires n'a pas donné suite à cette demande, mais a suspendu le paiement des avances, avec effet rétroactif au 1er mai 2001, en raison d'un manque de collaboration de M.________ (décision du 17 mai 2001). Le 29 avril 2002, le Bureau des pensions alimentaires a décidé de reprendre le paiement des avances de contributions d'entretien, avec effet rétroactif au 1er mars 2002. Les avances ont alors été directement versées à M.________. Par décision du 17 juillet 2001, le Service de l'aide sociale a exigé de K.________ qu'il lui restitue le montant des avances sur pensions alimentaires allouées à sa cliente et versées sur un compte «client» de son étude. Le montant exigé était de 27'300 fr. A la suite d'un échange de correspondances entre le Service de l'aide sociale et K.________, ce dernier a effectué un premier versement de 10'000 fr. Par une nouvelle décision du 6 septembre 2002, le Service de l'aide sociale lui a réclamé paiement du solde du montant exigé initialement, soit 17'300 fr. K.________ a adressé une réclamation contre cette décision à la Commission sociale de la Ville de Fribourg, en précisant agir au nom de sa cliente et «si besoin est» en son propre nom. Il a fait valoir qu'il était en droit de déduire ses honoraires d'avocat de la créance en remboursement dont se prévalait le Service de l'aide sociale. La Commission sociale de la Ville de Fribourg a rejeté cette réclamation par décision du 28 novembre 2002.