Citation: 1C_645/2017 E. 5.2

5.2. Les recourants se prévalent essentiellement d'un courrier de la municipalité du 16 octobre 2014 à leur attention ainsi que de deux lettres adressées, la même année, par la commune à l'ancien propriétaire de la parcelle n o 339. La municipalité y confirme en substance son "accord avec le plan du Bureau J.________ du 27 novembre 2013, à savoir celui sur lequel le périmètre de construction est centré", implantation sur laquelle se fonde le projet litigieux. La recevabilité de ces correspondances peut demeurer indécise (cf. consid. 2); il en va de même de la question de savoir si les informations qu'elle contiennent doivent être comprises comme des assurances auxquelles pouvaient se fier les recourants. Les conditions d'application de la bonne foi n'apparaissent en l'occurrence et quoi qu'il en soit pas réalisées. Les recourants n'allèguent en effet pas avoir pris, sur la base de ces prétendues assurances, des engagements auxquels ils ne pourraient renoncer sans subir de préjudice; au demeurant, rien de tel ne ressort du dossier. Il est à cet égard insuffisant, au regard des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, de prétendre, sans autre forme de précision, avoir "entrepris notoirement d'importants coûts et investissements (architectes, etc.) " ou encore d'alléguer, tout aussi appellatoirement, un dommage grandissant dû au blocage des travaux (sur les exigences de motivations des griefs constitutionnels, cf. ATF 140 II 141 consid. 1.1 p. 144 s.). On ne saurait par ailleurs - les recourants ne le prétendent naturellement pas - reprocher à la commune une attitude contradictoire, celle-ci ayant autorisé le projet. Quant au Tribunal cantonal, c'est dans le cadre du contrôle judiciaire qui lui incombait qu'il a interprété l'art. 20 RPGA et annulé le permis. Or, dans un tel contexte, la décision d'une juridiction inférieure ne peut être interprétée comme une promesse qui lierait l'autorité cantonale de recours, de sorte qu'on ne saurait faire grief à la cour cantonale de s'être écartée de la solution entérinée par la municipalité, sans quoi le contrôle judiciaire serait vidé de sa substance.