Citation: 9C_774/2023 E. 6.1

6.1. Se référant ensuite à l'art. 9 Cst., les recourants reprochent au Tribunal cantonal de ne pas avoir constaté que la prescription relative du droit de taxer de cinq ans avait été acquise pour les périodes fiscales 2009 et 2010. Ils font valoir que la suspension de la prescription ne se justifiait aucunement dans le cas d'espèce, puisqu'en raison de la négligence de l'autorité de taxation, il se serait écoulé un délai de dix ans, respectivement huit ans "entre la décision de taxation initiale et la première mesure d'instruction". L'office d'impôt aurait dès lors commis un abus de droit en se prévalant de la suspension du délai de prescription relatif du droit de taxer, sans que l'on pût reprocher aux contribuables aucun manque d'initiative ou un comportement qui aurait "engendré la durée excessive de la procédure de réclamation".