Citation: 9C_642/2014 E. 3

Se fondant sur l'expertise du 19 juillet 2012, complétée le 22 avril 2013, les premiers juges ont constaté que l'assurée disposait "désormais" d'une capacité de travail de 50 % dans toutes activités, avec une probable baisse de rendement consécutive aux restrictions fonctionnelles liées à ses pathologies somatiques. Ils en ont déduit qu'en comparaison des éléments sur lesquels reposait la décision du 18 avril 2008, l'état de santé de l'intimée s'était modifié dans une mesure susceptible d'influer sur ses droits au sens de l'art. 17 LPGA. De plus, la situation financière de l'intimée avait connu une modification puisqu'elle avait requis la réduction de son temps de travail à compter du 1er janvier 2011. Ce changement d'ordre économique justifiait d'autant plus le réexamen des droits de la recourante sous l'angle de l'art. 17 LPGA. Évaluant ensuite le taux d'invalidité de l'assurée en fonction de sa situation professionnelle concrète, soit compte tenu du fait qu'elle continuait à travailler pour l'Hôpital B.__________ à 50 %, la juridiction cantonale a fixé à 50 % l'incapacité de gain subie (qui se confondait avec le taux d'incapacité de travail). Aussi a-t-elle admis le droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er avril 2011, soit à l'issue d'un délai de trois mois suivant la réduction effective du temps de travail au sens de l'art. 88a al. 2 RAI.