Citation: 1C_391/2023 E. 3.3

3.3. Le deuxième élément que l'instance précédente n'aurait, selon les recourants, pas suffisamment motivé dans son arrêt a également trait au parking souterrain et concernerait l'art. 81 al. 1 RPGA. Ils avaient allégué que la topographie des lieux allait être sensiblement modifiée du fait des travaux. Il existerait une différence de plus d'un niveau entre la partie est et la partie ouest du terrain alors que celui-ci est pratiquement plat. La motivation retenue par la cour cantonale à ce propos serait insuffisante et ne permettrait pas de comprendre pourquoi leur grief a été écarté. La cour cantonale s'est référée à la motivation retenue dans son précédent arrêt dont il reproduisait la teneur et qui restait entièrement valable sans procéder à des mesures d'instruction complémentaires. On comprend ainsi qu'elle n'a pas jugé les arguments de recourants pertinents ou propres à justifier des investigations complémentaires. À ce propos, les recourants mentionnaient une différence de près d'un niveau (soit au moins deux mètres) entre la villa C1/C2 et la villa A1/A2, respectivement entre la villa C1/C2 et la limite de leur parcelle. En réplique, ils évoquaient des divergences de l'ordre de 50 centimètres entre les mesures d'altitude situées sur la limite entre les parcelles n os 7202 et 7203 et figurées sur les plans versés au dossier et celles indiquées sur le plan de situation de géomètre qu'ils ont produit. La cour cantonale pouvait admettre de manière soutenable que ces allégations ne permettaient pas de mettre en cause la constatation selon laquelle le terrain aménagé se situera 70 centimètres plus bas que le terrain naturel et que la condition d'une modification sensible de la topographie posée à l'art. 81 al. 1 RPGA à l'octroi d'une dérogation en faveur du parking souterrain n'était pas réalisée. Cela étant, elle pouvait s'abstenir de développer une argumentation spécifique à ce propos sans violer l'art. 29 al. 2 Cst.