Citation: I 375/01 09.10.2001 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 41 LAI, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée. La rente n'est susceptible d'être révisée qu'en cas de changement important des circonstances, propre à influencer le degré de l'invalidité, donc le droit à la rente, soit non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque ce dernier est en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 113 V 275 consid. 1a et les arrêts cités; voir également ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). Le point de savoir si un tel changement s'est produit doit être tranché en comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la situation initiale de rente et les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 125 V 369 consid. 2 et les références). Il ne suffit toutefois pas qu'une situation demeurée inchangée pour l'essentiel, soit appréciée de manière différente (ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). b) En l'espèce, comme l'ont constaté à juste titre les premiers juges, les conditions d'une révision au sens de l'art. 41 LAI ne sont pas remplies. En effet, il ressort des diverses expertises médicales précitées que l'état de santé de l'intimé ne s'est pas modifié entre le moment des décisions initiales d'octroi de la rente et celui de la décision administrative litigieuse. Si l'on pouvait, au vu des recommandations des médecins de X.________, espérer qu'une amélioration de la santé de l'intimé surviendrait grâce aux mesures d'accompagnement préconisées, celle-ci ne s'est pas confirmée par la suite. En effet, ni les experts du COMAI (rapport du 21 avril 1997), ni les médecins de Z.________ (rapport du 29 septembre 1999) ne font état d'une amélioration notable de l'état de santé de l'intimé. Interrogés précisément sur le point de savoir si l'état de santé de l'assuré en 1999 était "globalement similaire ou notablement différent de celui décrit dans l'expertise de 1995 (Hôpital X.________)", les experts de l'Hôpital Z.________ ont relevé que l'état de santé actuel était tout à fait similaire à celui de 1995 et paraissait stationnaire. La seule divergence entre le médecin traitant et les experts de X.________ d'une part, et les médecins du COMAI et de l'Hôpital Z.________ d'autre part, concerne l'appréciation de la capacité de travail de l'assuré. Alors que les premiers ont estimé que celui-ci était incapable de travailler à 100 % en raison de ses douleurs lombaires chroniques, les seconds sont d'avis qu'il serait capable de reprendre sa dernière activité professionnelle de vigile à 80 %. On constate donc que les médecins de X.________, ceux du COMAI et ceux de l'Hôpital Z.________ ne font qu'émettre une appréciation médicale différente sur la base d'un même état de fait. Par ailleurs, contrairement à ce qu'allègue le recourant, la nouvelle évaluation de la capacité de travail de l'intimé faite en 1997 et confirmée en 1999, ne suffit pas, en soi, à démontrer que sa capacité de gain s'est effectivement améliorée de manière sensible. En effet, aucun élément du dossier ne permet de constater un changement déterminant en ce qui concerne la situation économique de l'assuré qui n'a plus travaillé depuis le 27 octobre 1993. Dès lors, en l'absence d'une modification de la situation par rapport à la décision initiale, il n'y a pas matière à révision au sens de l'art. 41 LAI.