Citation: 9C_223/2010 30.12.2010 E. 4

4.1 De manière générale, on ne saurait exiger d'un assureur qu'il se substitue à un autre assureur et qu'il suppute, avec les risques d'erreur que cela comporte, le montant des prestations que ce dernier pourrait être amené à verser, quand bien même le calcul desdites prestations ne soulèverait pas de difficultés particulières. Une telle incombance nuirait manifestement à la sécurité du droit, car deux autorités procéderaient parallèlement au même examen, ce qui risquerait d'aboutir à deux solutions différentes et, le cas échéant, à une procédure de révision de la décision erronée. Ainsi, l'OCPA n'était pas tenu personnellement de déterminer le montant des allocations pour perte de gain dues à l'intimé. 4.2 En date du 19 juin 2006, plusieurs éléments essentiels - début du droit aux allocations pour perte de gain et montant de celles-ci - faisaient défaut à l'OCPA pour qu'il puisse fixer le montant des prestations complémentaires auxquelles le recourant pouvait prétendre et, partant, l'étendue de la créance en restitution. Ces inconnues n'ont été définitivement levées qu'au moment où l'OCPA a reçu les décisions rendues par la Caisse cantonale genevoise de compensation, soit le 5 octobre 2006. La seule question qui peut se poser en l'espèce est de savoir si l'OCPA aurait dû interpeller, entre ces deux dates, la caisse de compensation et l'inviter à statuer le plus rapidement possible sur le droit de l'assuré à des allocations pour perte de gain. La question peut rester indécise. Si les organes des assurances sociales sont tenus de se prêter mutuellement assistance (art. 32 al. 2 LPGA), un assureur n'a en revanche pas le pouvoir de contraindre un autre assureur à rendre une décision.