Citation: 8C_1025/2008 19.10.2009 E. 4.3

4.3.1 La recourante soutient que ces constatations sont contredites par les autres rapports médicaux figurant au dossier. Elle se réfère d'abord au rapport du docteur N.________ du 4 avril 2006, qui conclut à une rupture du ligament croisé exclusivement due à l'accident du 6 janvier 2006. Cette constatation ne signifie toutefois pas que la rupture ligamentaire en question soit encore à l'origine des symptômes présentés par l'assurée en mars 2007, plutôt que des atteintes dégénératives. Dans ce contexte, on rappellera que le docteur T.________ a lui aussi tenu pour probable que l'accident du 6 janvier 2006 avait causé une déchirure du ligament croisé antérieur. 4.3.2 La recourante se réfère ensuite aux rapports du docteur S.________, du 5 avril 2006, et de la doctoresse K.________, du 21 avril 2006, qui ont considéré que les paresthésies dont elle se plaignait dans le membre inférieur droit principalement (mais également dans le membre inférieur gauche), étaient dues à l'accident du 6 janvier 2006. On observera toutefois que le docteur S.________ a fait état de « possibles » paresthésies traumatiques dans le territoire du nerf péronier superficiel des deux côtés, en précisant qu'elles étaient probablement dues à l'accident. Pour sa part, la doctoresse K.________, neurologue, à précisé que les paresthésies étaient probablement secondaires à la diffusion des hématomes. Il paraît pour le moins douteux qu'elle aurait émis le même avis près d'une année plus tard. Quoi qu'il en soit, la doctoresse K.________ n'a proposé aucun traitement particulier et la recourante ne rend pas vraisemblable que les paresthésies, si tant est qu'elles aient persisté, justifieraient l'octroi de prestations de l'assurance-accidents. En particulier, rien n'indique qu'elles seraient d'une telle intensité qu'elles entraînerait une atteinte à l'intégrité pouvant faire l'objet d'une indemnisation. 4.3.3 Dans un rapport du 6 juin 2006, le docteur A.________ a mentionné l'existence d'un instabilité antérieure et rotatoire du genou droit, en rapport avec la rupture du ligament croisé. Pour sa part, le docteur S.________, dans un rapport du 1er décembre 2006, a constaté la persistance de gonalgies dues à une rupture du ligament croisé antérieur droit. Ces rapports semblent effectivement contredire les constatations du docteur T.________ du 5 juin 2007. Ils sont toutefois l'un et l'autre particulièrement brefs - quelques mots -, sans anamnèse ni autre explication ou motivation des constatations effectuées; ils revêtent par conséquent une valeur probante insuffisante pour mettre sérieusement en doute les constatations du docteur T.________. Au demeurant, l'absence d'instabilité de l'articulation du genou droit, décrite par le docteur T.________, a également fait l'objet de constatations des docteurs E.________ et G.________. Le premier a précisé, dans une lettre du 5 novembre 2006 à l'assurance de protection juridique de la recourante, qu'il n'avait pas constaté d'instabilité du genou droit lors d'examens pratiqués les 10 février et 25 avril 2006; le second a également mentionné l'absence de laxité interne ou externe de l'articulation du genou droit, dans un rapport du 8 janvier 2007, ainsi que l'absence d'instabilité de cette articulation, dans un rapport du 6 juin 2008. 4.3.4 La recourante souligne, enfin, que dans un rapport du 15 avril 2008, le docteur L.________ a décrit un status après résection partielle de la corne postérieure du ménisque interne et un status sur ancienne déchirure du ligament croisé. Toutefois, ce médecin s'est abstenu de toute constatation relative au lien de causalité entre les symptômes pour lesquels l'assurée l'avait consulté et la lésion du ligament ou la déchirure méniscale traitée par arthroscopie en décembre 2006. Il a par ailleurs également constaté l'existence de lésions dégénératives (chondropathie fémoro-tibiale de grade II du compartiement interne et du compartiment externe, lésion mucoïde de grade III de la corne antérieure du ménisque externe et chondropathie fémoro-patellaire de wgrade II). Enfin, le docteur L.________ a décrit une déchirure horizontale de la corne antérieure du ménisque externe, sans que l'on puisse attribuer cette lésion à l'un des événements des 14 décembre 2004 et 6 janvier 2006, le docteur G.________ ayant exclu une telle atteinte à la santé en décembre 2006.