Citation: 5A_399/2019 E. 3.2.1

3.2.1. Sous l'angle de l'établissement des faits et de l'appréciation des preuves, la recourante expose d'abord sur plusieurs pages, pêle-mêle et de manière essentiellement appellatoire, des éléments tendant à démontrer qu'il était insoutenable de retenir que sa demande de reddition de comptes et d'obtention de renseignements était tardive. Ce faisant, la recourante commence par méconnaître que la Cour de justice n'a pas examiné si le Tribunal avait erré en considérant que les conclusions en réquisition de pièces formulées par l'épouse dans ses écritures après enquêtes étaient tardives, faute pour elle d'avoir critiqué le raisonnement du premier juge, et ce en violation de l'art. 311 CPC. L'autorité cantonale n'est donc pas entrée en matière sur ce point, pour un motif que la recourante ne conteste au demeurant pas. Or il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner le fondement d'un moyen que l'autorité cantonale n'a pas examiné. Pour le surplus, elle se contente de soutenir, en substance, que ses demandes ne pouvaient être considérées comme tardives et chicanières, dès lors qu'on ne saurait lui reprocher de vouloir défendre ses intérêts dans la procédure de divorce. Elle affirme en outre qu'en la renvoyant d'une procédure à une autre pour requérir les renseignements sollicités, les juridictions précédentes n'ont de toute évidence pas voulu entrer en matière sur une instruction plus poussée de la situation financière de l'intimé, et que les pièces dont la production lui a été refusée, de même que l'audition, respectivement la réaudition des témoins, ne pouvaient être requises au préalable. Cette argumentation, de nature essentiellement appellatoire, n'est cependant pas propre à démontrer un quelconque établissement arbitraire des faits par l'autorité cantonale (art. 106 al. 2 LTF). Enfin, dans la mesure où elle estime que, "pour les mêmes motifs", les juges cantonaux ont apprécié et administré les preuves de manière arbitraire, sa critique n'est guère mieux étayée. A supposer qu'il soit suffisamment motivé, le moyen est donc infondé.