Citation: 4P.4/2004 30.03.2004 E. A

A.________, collectionneur, a annoncé son intention d'acquérir un cabriolet Cord 812 de 1937, que X.________ lui a offert par courrier du 6 avril 2000. Après diverses tractations, le second a proposé de vendre la voiture pour le prix de 100'000 fr., sans pièces de rechange, en mettant en garde l'amateur contre le risque de surchauffe du moteur, en particulier sur autoroute ou en ville. Le 8 juin 2000, A.________ et X.________ ont essayé le cabriolet à Genève sur quelques kilomètres, à faible allure. Les parties ont convenu que la livraison se ferait à Genève le 9 juillet 2000. Le 15 juin 2000, X.________ a envoyé à A.________ une photocopie du permis de circulation et un manuel de propriétaire de Cord. Entre-temps, X.________ a reçu l'autorisation de A.________ de participer le 10 juin 2000 à un rallye en France voisine. Ce jour-là, la température était proche de 30° Celsius; la voiture, qui avait été conduite sur l'autoroute à une vitesse de 70 à 80 km/h., est tombée en panne à un péage. Après avoir attendu 35 minutes pour la remettre en marche, X.________ est retourné à son garage. Le 26 juin 2000, il a relaté les circonstances de l'incident à A.________, en annonçant une date de livraison ultérieure. Le 11 août 2000, il a informé A.________ que le véhicule avait été révisé, mais qu'il devait encore être rôdé pendant quelques centaines de kilomètres, en ajoutant qu'il ne fallait plus "trop compter sur la vente de l'automobile pour le moment", en raison de l'opposition de sa famille à la transaction. Le 20 août 2000, A.________ lui a assigné un délai au 31 août suivant pour lui communiquer une date de livraison. Le 25 août 2000, X.________ lui a répondu qu'il voulait conserver la Cord jusqu'à la fin de ses jours.