Citation: 6B_68/2015 E. 1.3.4

1.3.4. La recourante allègue qu'un incendie qui aurait débuté avant 11h00 (étant donné qu'elle affirme s'être trouvée à Lausanne avant midi et qu'il faut entre 45 et 60 minutes pour faire le trajet Y.________-Lausanne) aurait dû faire l'objet d'une alerte avant 12h40. Elle soutient que le Tribunal correctionnel ne serait pas parvenu à expliquer le passage dans le quartier, le matin des faits, d'une voiture rouge pouvant appartenir au véritable commanditaire de l'incendie et, par ailleurs, qu'elle n'aurait pas été en état de choc et d'hyperventilation lorsque la police est arrivée si elle avait froidement préparé l'incendie de sa maison. Sa théorie d'une machination contre elle serait confortée par le fait qu'un tiers aurait accusé réception en son nom, alors qu'elle se trouvait en détention, d'un commandement de payer à hauteur d'une centaine de milliers de francs sans y faire opposition. Enfin, le mobile financier retenu par la cour cantonale ne tiendrait pas, puisque les dégâts causés à la villa seraient tout aussi importants que les prestations d'assurance et qu'elle n'avait rempli les déclarations de sinistre que sur l'insistance de son mari. Ces arguments reposent sur des faits qui n'ont pas été retenus ou jugés décisifs par l'autorité précédente, sans que la recourante ne démontre le caractère arbitraire de leur omission ou appréciation (supra consid. 1.1). En tout état, aucun d'eux ne suffit à créer un doute sur la culpabilité de la recourante, étant précisé, en particulier, que le Tribunal correctionnel a nié toute incohérence temporelle en constatant que le feu avait été aperçu pour la première fois à 12h15 par une voisine et que la recourante serait partie de chez elle au plus tard à 11h45.