Citation: 6B_1228/2023 E. 4.3

4.3. À juste titre, la recourante soulève que le prononcé de la peine pécuniaire de 130 jours-amende fermes intervenu le 13 août 2021 est postérieur à la commission des faits qui lui sont reprochés dans la présente procédure, qui se sont déroulés le 20 juin 2021. On ne saurait dès lors prendre en considération ces derniers pour apprécier l'effet que la peine pécuniaire concernée a déployé sur la recourante, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, qui s'y réfère pour lui nier tout effet dissuasif. Cela étant, ce constat reste sans conséquence. La recourante a été condamnée le 5 février 2020 à une peine pécuniaire de 100 jours-amende, laquelle ne l'a pas détournée de commettre par la suite plusieurs infractions à la LCR. On se réfère à cet égard aux faits commis le 1er janvier 2021, pour lesquels elle a été condamnée par jugement du 13 août 2021, ainsi qu'aux faits à la base de la présente procédure, commis le 20 juin 2021. Dans ces circonstances, même si c'est à tort que la cour cantonale se réfère à ces derniers faits pour nier un effet préventif à la peine pécuniaire prononcée le 13 août 2021, elle pouvait tout de même retenir que celle prononcée le 5 février 2020 n'avait pas suffit à prévenir la commission d'infractions et que la recourante avait récidivé en matière de circulation. Certes, seule une double récidive peut lui être imputée, et non une triple comme indiqué par la cour cantonale (jugement attaqué, consid. 5.3). On relèvera cependant que même une absence d'antécédents ne saurait automatiquement conduire à ce que le prononcé d'une peine privative de liberté au lieu d'une peine pécuniaire soit exclu; il s'agit d'un élément qui reste soumis à l'appréciation du tribunal (cf. arrêt 6B_737/2022 du 1er mai 2023 consid. 5.3). Or en l'occurrence, il était justifié de prendre en considération les antécédents susmentionnés, et la cour cantonale a en outre tenu compte de la gravité des comportements reprochés dans son appréciation. Dans ces circonstances, elle était fondée à retenir qu'une peine privative de liberté s'imposait pour des raisons de prévention spéciale.