Citation: 1B_35/2008 18.02.2008 E. A

Par arrêt du 8 juin 2005, la Cour d'assises de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour d'assises) a condamné A.________, par défaut, à trois ans de réclusion pour contrainte sexuelle avec cruauté, vols, dommage à la propriété et violation de domicile. Le défaut n'a pas été relevé. Par arrêt du 11 novembre 2005, la Cour de cassation de la République et canton de Genève a admis le pourvoi interjeté par la partie civile, annulé la décision du 8 juin 2005 et renvoyé la cause à la Cour d'assises pour nouvelle décision. Par courrier du 26 avril 2006 adressé au domicile élu de A.________, ce dernier a été convoqué à l'audience de la Cour d'assises du 22 juin 2006. Après avoir constaté le défaut de A.________ et mentionné que son conseil avait indiqué avoir informé les personnes de l'entourage de son client de la tenue de l'audience, mais sans succès, la Cour d'assises a, par arrêt du 22 juin 2006, condamné A.________, par défaut, à cinq ans de réclusion pour tentative de viol avec cruauté, contraintes sexuelles avec cruauté, vol, dommages à la propriété et violation de domicile, révoqué le sursis accordé par le Procureur général le 7 juin 2002 et ordonné la poursuite d'un traitement psychothérapeutique ambulatoire en application de l'art. 43 CP. L'arrêt a été communiqué à l'avocat de A.________ le 4 août 2006. A.________ a été arrêté et incarcéré le 25 août 2006. Le 28 septembre 2007, A.________ s'est adressé au Président de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: le Président de la Cour de justice) en s'offusquant de ne pas avoir été informé de la tenue de son second procès. Ce n'était qu'en juillet 2007 qu'il avait été informé de ses droits et de la teneur de son jugement.