Citation: 6P.161/2006 08.02.2007 E. 7

Le recourant s'en prend enfin à la mesure de la peine. 7.1 Le recourant n'a pas soulevé ce grief devant l'autorité cantonale de dernière instance. Cependant, cette autorité avait la possibilité selon le droit cantonal de procédure (art. 251 al. 2 CPP NE) d'examiner aussi des questions de droit qui ne lui étaient pas expressément soumises. Une telle question peut dès lors être soulevée pour la première fois dans le cadre du pourvoi en nullité 7.2 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21 et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine, qui ont été exposés de manière détaillée dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a, ont été rappelés récemment dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1 auquel on peut donc se référer. Il en va de même s'agissant des exigences relatives à la motivation de la peine, exposées dans l'ATF 127 IV 101 consid. 2c p. 104 s. 7.3 Le recourant affirme que la peine de deux ans d'emprisonnement est extrêmement sévère. La motivation de son grief se résume, pour l'essentiel, à contester sa culpabilité, tant objective que subjective. Celle-ci ayant été examinée ci-dessus, il n'y a pas lieu d'y revenir. De même, sa condamnation pour contrainte sexuelle à l'encontre de B.________ ayant été jugée conforme au droit fédéral, c'est en vain que le recourant cherche à remettre en cause le concours d'infraction retenu entre les art. 187 et 189 CP. Le recourant prétend que les juges cantonaux auraient abusé de leur pouvoir d'appréciation en ne tenant pas compte de ses dénégations et en accordant un trop grand crédit aux allégations de ses filles. Ce faisant, il s'en prend en réalité à l'appréciation des preuves, qu'il ne saurait remettre en question dans un pourvoi en nullité. Enfin, le recourant s'écarte des faits constatés lorsqu'il conteste ne pas avoir fait preuve de repentir, ce qui est irrecevable. Le recourant n'indique finalement pas quels éléments les premiers juges auraient retenu à tort ou oubliés, ni en quoi la peine prononcée serait trop sévère. Son grief n'a pas à être examiné plus avant. Le pourvoi ne peut dès lors qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable.