Citation: 1B_120/2017 E. B

Par arrêt du 13 mars 2017, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté la demande de récusation. Cette autorité a considéré que la plainte pénale déposée par la requérante contre la Procureure ne constituait pas un motif suffisant de récusation (art. 56 let. a CPP); la première ne démontrait pas que la seconde y aurait donné une suite propre à établir qu'elle ne serait plus en mesure de prendre la distance nécessaire entre l'instruction en cours et cette plainte (cf. consid. 3/b). La cour cantonale a ensuite examiné les deux remarques tenues par la Procureure lors l'audition du 19 janvier 2017 ("Souhaitez-vous que j'ouvre une instruction pénale contre [votre collaborateur] et[/ou] contre B.________ selon l'art. 102 CP ?" et "Parce que vous êtes gentille et que vous lui [son collaborateur] rendez service ou parce que l'argent va dans la caisse de B.________ SA ?"). S'agissant de la première, la juridiction cantonale a retenu que sa formulation et le fait de poser une question étaient certes peu habiles, mais que la manière de procéder de la Procureure demeurait conforme à son devoir d'instruire, notamment à la suite des nouvelles précisions temporelles sur la fin alléguée par la requérante de son mandat d'expert LPP et la reprise de celui-ci par son collaborateur. Quant à la seconde remarque, les juges cantonaux ont relevé qu'elle devait être contextualisée, ayant été émise afin notamment d'éclaircir les éventuelles responsabilités découlant des nouvelles informations temporelles données par la requérante; le procédé utilisé par la Procureure - explications données en "grossissant le trait" - pouvait être toléré s'il n'était pas répété. La Chambre pénale a dès lors estimé que, dans ces circonstances, le comportement de la magistrate n'apparaissait pas de nature à mettre objectivement en doute son impartialité (art. 56 let. f CPP; consid. 4/b).