Citation: 5A_1030/2020 E. 1.3

1.3. La décision sur opposition au séquestre rendue par l'autorité judiciaire supérieure (art. 278 al. 3 LP) porte - à l'instar de l'ordonnance de séquestre - sur une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2; arrêt 5A_167/2015 du 29 juin 2015 consid. 2.1 et les références, publié in SJ 2016 I p. 1). Le recourant ne peut dès lors se plaindre que d'une violation de ses droits constitutionnels (ATF 134 II 349 consid. 3; 133 III 638 consid. 2). Le Tribunal fédéral ne connaît d'un tel moyen que s'il a été invoqué et motivé (principe d'allégation, art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevé, et exposé de manière claire et détaillée (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2); faute de critique régulière, il ne saurait ainsi censurer la décision attaquée, même en présence d'une violation des droits constitutionnels du justiciable (ATF 143 II 283 consid. 1.2.2, avec les arrêts cités; 142 II 369 consid. 2.1). En l'espèce, le recourant se méprend sur la nature du recours en matière civile au Tribunal fédéral contre une décision de dernière instance cantonale sur opposition au séquestre, dès lors que, se référant à tort à l'art. 95 LTF, il fait valoir, comme premier moyen, la " violation du droit fédéral ", à savoir des art. 271 al. 1 ch. 4 et 272 al. 1 LP (recours, p. 7-9). Ce faisant, il ne soulève pas de griefs de nature constitutionnelle à l'encontre de la motivation de l'arrêt attaqué. Si contrairement au premier, le second moyen invoqué est bien fondé sur la violation d'un droit constitutionnel, soit l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application du droit étranger (recours, p. 9-12), force est de constater que le recourant ne fait qu'opposer sa propre interprétation du droit français, singulièrement des art. 1321 ss CCF, à celle des juges cantonaux dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).