Citation: 2C_188/2020 E. C

Contre l'arrêt du 14 février 2020, A.________, agissant en personne, forme un "recours" au Tribunal fédéral. En substance, il se plaint d'être en détention depuis de nombreux mois et relève qu'il "ne peut pas et ne veut pas" retourner en Algérie. Il s'en prend également à la Présidente du Tribunal cantonal, à laquelle il reproche un manque d'impartialité. Il sollicite l'assistance judiciaire. Par ordonnance présidentielle du 26 février 2020, la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral a renoncé à percevoir une avance de frais. Le Tribunal cantonal renvoie aux considérants de son arrêt et conclut au rejet du recours. Le Service cantonal ne formule pas d'observations et se réfère à l'arrêt attaqué, ainsi qu'aux décisions précédentes. Le Secrétariat d'Etat a renoncé à déposer des observations. Par décision du 27 février 2020, confirmée le même jour par le Tribunal des mesures de contrainte, le Service cantonal a placé A.________ en détention administrative pour insoumission, à partir du 28 février 2020, date de la fin de l'exécution de sa peine privative de liberté, et ce pour une durée d'un mois (cf. art. 105 al. 2 LTF). Dans le délai de recours contre l'arrêt du 14 février 2020, le Tribunal fédéral a reçu deux courriers supplémentaires de A.________. Dans le premier, il se plaint d'abus de pouvoir et sollicite l'octroi d'une autorisation de travail, ainsi que la "remise à zéro" de ses poursuites. Dans le second, il se dit victime de comportements pénalement répréhensibles de la part d'une des personnes travaillant pour le Service cantonal et demande que le Procureur fédéral soit saisi du dossier. Il critique par ailleurs la décision du 27 février 2020. Il cite aussi de nombreuses dispositions de la CEDH, des Protocoles no 7 et 12 à la CEDH, ainsi que de la législation en matière d'étrangers.