Citation: 8C_449/2022 E. B

B.a. Par arrêt du 20 avril 2021, la Chambre administrative a partiellement admis le recours interjeté par l'AGMEP contre la décision du 19 août 2020; elle a renvoyé le dossier au Conseil d'État pour nouvelle décision au sens des considérants, à savoir en évaluant le profil de la fonction de MEP secondaire I et II à un niveau global de MCIDG (176 points), situé en classe maximum 19 de l'échelle des traitements, le code de la fonction étant 4.03.006, et celui de MSEP du primaire à un niveau global de LCIDG (165 points), situé en classe maximum 18 de l'échelle de traitements, le code de la fonction étant 4.01.012. Donnant suite à cet arrêt, le Conseil d'État a décidé, lors de sa séance du 29 septembre 2021, de modifier les fonctions susmentionnées avec effet au 1er octobre 2019 en reprenant les considérants de la cour cantonale. B.b. Le 1er novembre 2021, l'AGMEP a interjeté un recours en matière de droit public contre l'arrêt de la Chambre administrative du 20 avril 2021. Le Tribunal fédéral a déclaré le recours irrecevable par arrêt du 18 janvier 2022. Il a exposé qu'en tant que l'arrêt du 20 avril 2021 - qui n'avait pas été attaqué dans les 30 jours ayant suivi sa notification - obligeait le Conseil d'État à rendre une nouvelle décision en évaluant les fonctions de MEP et MSEP dans une classe supérieure à celle prévue par la décision du 19 août 2020, il ne laissait aucune latitude de jugement à l'autorité administrative appelée à statuer (à nouveau) et ne servait ainsi qu'à l'exécution de ce qui avait été ordonné par l'instance supérieure; il s'agissait donc d'une décision quasi finale qui pouvait encore être attaquée par un recours contre la décision finale dans la mesure où elle influait sur le contenu de celle-ci, conformément à l'art. 93 al. 3 LTF (arrêt 8C_737/2021 du 18 janvier 2022 consid. 2.1 et 2.2). Considérant toutefois qu'au vu de la jurisprudence (ATF 143 III 290 consid. 1.5), il pouvait y avoir des doutes sur la possibilité de saisir directement le Tribunal fédéral d'un recours contre la décision finale de l'autorité inférieure, sans épuiser les voies de droit cantonales, il a transmis la cause à la Chambre administrative comme objet de sa compétence (arrêt 8C_737/2021 du 18 janvier 2022 consid. 2.3 et 3). B.c. Le 11 mai 2022, l'AGMEP a intégralement persisté dans les termes de son recours et a sollicité de la Chambre administrative une audience de plaidoiries répondant aux critères de l'art. 6 CEDH ainsi que l'audition de deux témoins visant à démontrer l'ancienneté de sa demande en réévaluation. B.d. Par arrêt du 7 juin 2022, la Chambre administrative a rejeté le recours en tant qu'il était recevable. Elle a exposé qu'elle était liée par son propre arrêt de renvoi du 20 avril 2021 (cf. BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 2e éd. 2015, p. 630 s.), que le Conseil d'État n'avait fait lors de sa séance du 29 septembre 2021 qu'exécuter ledit arrêt, qu'aucun grief n'était émis contre cet acte du Conseil d'État et que dans ces circonstances, il n'y avait pas lieu de donner suite aux mesures d'instruction sollicitées par la recourante, qui n'apparaissaient pas de nature à modifier l'issue de la procédure.