Citation: U 511/00 28.12.2001 E. 4

4.- Le revenu sans invalidité de A.________ a été évalué par la CNA à 4800 fr. par mois en 1998. Cette appréciation, fondée sur les renseignements fournis par l'ancien employeur de l'assuré, doit être approuvée. En revanche, il convient de revoir le revenu d'invalide retenu tant par les premiers juges (3549 fr., arrondi à 3500 fr.) que par la CNA (3600 fr). En effet, leur évaluation tient compte de la capacité de travail résiduelle du recourant attestée par le docteur B.________. Or, ce praticien ne saurait être suivi lorsqu'il indique que A.________ pourrait exercer à temps complet (et, sousentendu, à plein rendement) une activité réclamant peu de force, permettant l'alternance des positions assise et debout, et ne nécessitant que des déplacements de courte durée sur terrain plat. A cet égard, le rapport très complet du COPAI, rédigé au terme d'un stage d'observation de 8 semaines, établit de manière convaincante que même dans une activité telle que décrite par le docteur B.________, l'assuré ne pourrait travailler à plein temps qu'avec un rendement de l'ordre de 60 % (70 % en travaillant 35 heures par semaines). Cette appréciation, sur laquelle il convient de se fonder, est partagée par le docteur C.________, médecin traitant de l'assuré, et s'avère du reste plus favorable que ce qu'avait pronostiqué le docteur D.________, chef de clinique à la division de médecine physique et rééducative de l'Hôpital Y.________, en août 1995; ce praticien s'était alors montré très sceptique quant à la reprise à brève échéance d'un travail à temps partiel (rapport du 14 août 1995).