Citation: 6B_442/2015 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient ensuite que le sursis devrait lui être accordé parce qu'une peine ferme mettrait en péril sa réinsertion. Son comportement serait irréprochable depuis le 23 avril 2013. Il souligne, dans ce contexte, que son permis de conduire lui a été retiré pour une durée indéterminée depuis le 24 février 2013 et qu'il ne consomme plus d'alcool. La cour cantonale a relevé que les infractions à juger avaient été commises entre le 4 octobre 2012 et le 24 avril 2013, soit dans les 5 ans suivant la condamnation, en mars 2011, à une peine privative de liberté de 15 mois avec sursis pendant 3 ans, prolongé d'une année et demie en 2012. L'octroi du sursis dépendait donc de circonstances particulièrement favorables (art. 42 al. 2 CP). Dans cette perspective, la cour cantonale a souligné que le recourant était un multirécidiviste en matière de violation de la loi sur la circulation routière, qu'il avait récidivé pendant la période de sursis accordé le 31 mars 2011 et prolongée le 7 septembre 2012, de même que durant l'enquête et qu'il ne s'était pas amendé malgré les détentions provisoires subies (deux fois 8 jours en 2010), les peines prononcées (dont trois peines de prison entre 2004 et 2012), les révocations de sursis (30 avril 2007) et l'avertissement prononcé par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne le 7 septembre 2012. A cela s'ajoutait que le recourant avait fait l'objet de nombreuses mesures administratives, soit au moins 6 retraits de permis dont un de sécurité pour une durée minimale de 5 ans qui étaient demeurés sans effet. La cour cantonale a aussi relevé que tant la situation professionnelle du recourant, qui persistait à exercer de petits métiers, que sa situation familiale n'avait pas eu le moindre effet rédempteur sur sa propension à enfreindre la loi pénale, plus particulièrement en matière de circulation routière. Son abstinence à l'alcool ne constituait pas un véritable progrès spontané induit par une prise de conscience, mais une obligation comportementale imposée par l'autorité et soumise à un contrôle serré. Quant à l'apparente et récente pause dans la commission des infractions depuis avril 2013, elle n'était pas décisive non plus, la chronologie des condamnations connaissant des répits entre 2007 et 2012. Quoi qu'en dise le recourant, ces éléments permettaient, sans abus ni excès du pouvoir d'appréciation, de considérer que des circonstances particulièrement favorables, seules à même de justifier l'octroi du sursis (art. 42 al. 2 CP), n'étaient manifestement pas réunies en l'espèce. Le grief est infondé.