Citation: 5A_678/2017 E. 1

La cour cantonale a rappelé que l'autorité de surveillance ne peut pas déclarer nulle une décision judiciaire, puisque les autorités judiciaires ne font pas partie des entités soumises à sa surveillance; en revanche, elle est habilitée à constater d'office et en tout temps la nullité d'une telle décision, tout comme l'office peut refuser d'exécuter une décision entachée d'un pareil vice. En l'espèce, toutefois, aucune des décisions judiciaires énumérées par le requérant n'est entachée d'un grave vice de procédure ou ne procède d'une incompétence qualifiée de l'autorité qui l'a rendue. Le fait que la communication des écritures et l'avis au sujet des débats ou de l'avance de frais soit signé par un Président du Tribunal civil de la Sarine différent de celui qui a finalement statué n'a aucune incidence sur cette décision. Dans les causes de mainlevée, la litispendance est créée par le dépôt de la requête, et ses effets sont décrits par l'art. 64 CPC. L'attestation du dépôt de l'acte introductif ne sortit aucun effet sur la litispendance. L'art. 62 CPC arrête le moment de l'ouverture d'action du droit matériel; lorsqu'une décision est prise, c'est bien à la suite d'une ouverture d'action entraînée par le dépôt de la requête de mainlevée. On ne peut donc affirmer que la litispendance n'a pas été prouvée, et il ne saurait y avoir de nullité des actes pour ce motif.