Citation: 6B_355/2023 E. 1.6

1.6. Le recourant conteste avoir fait venir son épouse à son domicile sous un faux prétexte en lien avec la machine à laver. C'est de manière appellatoire que le recourant semble vouloir se prévaloir du fait que l'intimée ne voulait jamais monter chez lui et qu'il n'y aurait pas de raison pour qu'elle le fasse cette fois-ci. Il en va de même lorsqu'il affirme que les déclarations de l'intimée sur les raisons de son appel téléphonique ne concorderaient pas avec le relevé de ses appels et messages. Au demeurant, la cour cantonale a retenu, à raison, qu'il était invraisemblable que l'intimée ait insisté pour venir, en laissant seuls ses trois enfants, dont un bébé de moins d'une année, en refusant la proposition de son époux de régler le problème par une conversation en vidéoconférence. De plus, les détails donnés par l'intimée sur les éléments surprenants qu'elle avait trouvés à son arrivée (machine presque vide, produit lessive en suffisance et carte à pré-paiement au crédit intact) ne paraissaient pas avoir pu être inventés et tendaient à attester que le recourant avait eu la volonté de faire venir sa femme à son domicile, alors même qu'il avait largement eu le temps de se familiariser avec le maniement de la machine à laver de l'immeuble où il vivait depuis la séparation survenue environ une année auparavant et où il demeurait seul depuis mars 2020. Partant, la cour cantonale a retenu sans arbitraire que le recourant avait fait venir sa femme à son domicile, le 15 juillet 2020, en invoquant un prétexte fallacieux.