Citation: 6B_1239/2018 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a estimé que les déclarations des intéressés ne permettaient pas de déceler de soupçon suffisant justifiant la mise en accusation des intimés pour une quelconque infraction. Il en allait de même des images de vidéosurveillance, qui ne couvraient que le début de la scène, soit le moment où cinq agents de sécurité du E.________ s'étaient mis à poursuivre le recourant. S'agissant en particulier des déclarations de A.________ (intimé 2) et de B.________ (intimé 3), la cour cantonale a constaté que ceux-ci avaient relaté, lors de l'audition de confrontation du 15 mars 2018, que le recourant était sorti en courant du E.________, alors qu'il lui était reproché de ne pas vouloir verser à D.________ un montant de 150 fr. réclamé par ce dernier à titre de dédommagement pour le support du flash de l'appareil-photo qu'il avait brisé. Le recourant avait ainsi été poursuivi sur quelques dizaines de mètres hors de l'enceinte de l'établissement, puis avait été rattrapé par l'intimé 2, auquel il avait alors tenté de donner des coups de pied. A ce moment, les deux précités étaient tombés. Une fois à terre, le recourant s'en était à nouveau pris à l'intimé 2, en tentant de lui donner des coups de poing. L'intimé 3 était alors intervenu et avait tenu les mains du recourant pour l'en empêcher (cf. arrêt entrepris, consid. 2.3.1 p. 5). Il ne ressortait rien de plus de l'audition de C.________ (intimé 4), qui s'était tenue ultérieurement, dès lors que le recourant l'avait reconnu, en visionnant les images de vidéosurveillance à l'occasion de l'audition de confrontation, comme étant la personne qui lui aurait tenu le visage, alors qu'il était à terre (cf. arrêt entrepris, consid. 2.3.2 p. 6).