Citation: 9C_236/2024 E. 6.1.3

6.1.3. S'agissant finalement du besoin de surveillance personnelle permanente, les premiers juges se sont contentés de se référer d'une manière générale aux témoignages ou aux rapports du Service des urgences de l'Hôpital de l'enfance de U.________ (cinq rapports entre 2018 et 2023) pour en déduire un comportement dangereux de l'intimé envers lui-même ou autrui, sans expliquer pourquoi les éléments contraires retenus dans le rapport d'enquête à domicile - correspondant aux premières déclarations des parents de l'assuré - seraient manifestement erronés. On relèvera à cet égard que les blessures ayant amené l'intimé à consulter des services d'urgence (contusion nasale après s'être cogné le nez contre un bob; brûlure au deuxième degré après s'être versé du bouillon sur la jambe; plaie superficielle après s'être encoublé dans un fil de fer barbelé; traumatisme crânien mineur après une chute de trente centimètres) ne présentent pas un degré particulier de gravité, ne se sont heureusement pas produites à une fréquence singulièrement élevée et ne sont pas inhabituelles chez un enfant de moins de dix ans au point de justifier une surveillance constante par un tiers.