Citation: 6B_1124/2014 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a fondé sa conviction de la participation du recourant au recel des bijoux Cartier sur divers éléments. Elle a relevé que le bijoutier avait été confronté en audience et avait maintenu ses déclarations. Il avait formellement mis en cause le recourant, qu'il avait reconnu sur les planches photographiques, comme étant celui qui était venu à plusieurs reprises dans sa boutique avec son acolyte pour vendre des bijoux dont la dernière fois en octobre 2010. S'agissant des dates de passage des vendeurs, le bijoutier avait remis à la police un document intitulé " Reprise de métaux précieux de particuliers " en expliquant qu'il indiquait sur cette fiche la date de passage, la quantité d'or et le prix qui en était fait. Il y était indiqué deux passages le 9 décembre 2009, puis des passages les 19 janvier, 10 août, 7 septembre et 19 octobre 2010. Les bijoux Cartier avaient été vendus le 10 août 2010. La cour cantonale a aussi souligné que le recourant avait lui-même admis à plusieurs reprises s'être rendu à la bijouterie entre décembre 2009 et octobre 2010 pour y vendre des bijoux. Elle s'est référée à son audition à la police le 26 septembre 2012, ainsi qu'à deux lettres de son avocat des 27 décembre 2012 et 21 juin 2013 adressées au Ministère public dont il ressort que son client admettait les faits, dont les ventes de bijoux aux dates indiquées. La cour cantonale en a conclu que le recourant était incriminé également pour les ventes de bijoux postérieures au 21 mai 2010.