Citation: 6B_362/2017 E. 2.3.1

2.3.1. S'agissant de l'erreur sur l'illicéité au sens de l'art. 21 CP, le Tribunal fédéral a indiqué, dans son arrêt du 20 juillet 2016, que c'était par l'initiative de l'intimé et non sur ordre de son supérieur que la prise en charge de B.________ avait été décidée. En outre, A.________ avait donné l'autorisation de se rendre "rapidement" à l'hôpital, "mais sans se mettre sur le toit". Ces indications étaient peu précises. L'intimé avait admis avoir éprouvé un doute quant à la licéité de son acte, en précisant que le téléphone avec son supérieur l'avait conforté dans son idée. Il avait par ailleurs admis avoir alors été humainement touché par la situation. Dans ce contexte, en se contentant d'informations peu précises pour commettre l'important excès de vitesse en question, l'intimé avait négligé de s'informer suffisamment, notamment en s'assurant que la partie du trajet concernée était couverte par la notion de course officielle urgente. En tant que policier appelé à effectuer de telles courses entre 10 et 15 fois par année, ayant en tête l'ordre de service de la police genevoise - à teneur duquel la notion d'urgence doit être comprise dans son sens le plus strict -, l'intimé ne pouvait se prévaloir d'une erreur inévitable au sens de la jurisprudence. L'ordre de service de la police genevoise prévoyait d'ailleurs que le conducteur était responsable de tous les actes qu'il commettait. En définitive, le Tribunal fédéral a considéré que la cour cantonale avait violé le droit fédéral en retenant que l'intimé avait agi sous l'emprise d'une erreur sur l'illicéité inévitable. Il a renvoyé la cause à l'autorité cantonale afin que celle-ci reconnaisse l'intimé coupable de violation grave des règles de la circulation routière et qu'elle fixe une peine adéquate en tenant compte des circonstances du cas d'espèce, notamment de l'erreur évitable.