Citation: 6B_563/2020 E. 2

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit être modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). En l'espèce, il ressort de l'arrêt du 6 mai 2020 de la Chambre des recours pénale que le Président de dite cour a indiqué à A.________, par avis du 22 avril 2020, que son acte de recours daté du 8 avril précédent comportait des propos inconvenants et lui a imparti un délai de dix jours pour corriger et motiver son recours conformément à l'art. 385 al. 1 CPP, à défaut de quoi il ne serait pas entré en matière sur son recours conformément aux art. 110 al. 4 et 385 al. 2 CPP. Le 28 avril suivant, A.________ a retourné son acte daté du 8 avril 2020 à la Chambre des recours pénale, accompagné de la décision rendue le 6 avril 2020 par la Cheffe du Service pénitentiaire et de l'avis qui lui avait été adressé le 22 avril 2020, annoté par ses soins. La cour cantonale a retenu en substance que l'écrit du recourant ne permettait pas de comprendre quels points de la décision du 6 avril 2020 étaient contestés et qu'il comportait en outre des propos outranciers et inconvenants à l'égard des autorités pénitentiaires et de la magistrature vaudoises, lesquelles étaient assimilées à une mafia. A.________ n'avait pas corrigé le contenu de son acte daté du 8 avril 2020, se contentant de remplacer quelques expressions par la mention "CENSURE". La cour cantonale a encore relevé qu'il y subsistait des propos inconvenants, notamment l'accusation selon laquelle les intervenants du Service pénitentiaire étaient selon lui "tous des scientologues". Il y assimilait l'administration vaudoise à une organisation criminelle et indiquait que le Président de la cour cantonale serait inculpé avec le juge cantonal B.________, ajoutant qu'il ne négociait pas avec des terroristes. Sur cette base, la cour cantonale a considéré que le recours n'avait pas été rectifié en temps utile et que l'acte déposé le 8 avril 2020 devait être déclaré irrecevable. Devant le Tribunal fédéral, le recourant ne discute nullement les motifs qui ont conduit la cour cantonale à déclarer irrecevable son recours en application des art. 110 al. 4 CPP et 385 al. 2 CPP, après lui avoir imparti en vain un délai pour déposer une écriture exempte de propos outranciers et inconvenants à l'égard des autorités pénitentiaires et de la magistrature vaudoises. En lieu et place d'une motivation topique destinée à démontrer en quoi la cour cantonale aurait violé les dispositions précitées, le recourant ne fait que reprendre le même discours. Il s'avère ainsi patent que les écritures du recourant ne sont pas conformes aux exigences déduites des art. 42 al. 1 et 2 LTF.