Citation: 7B_506/2023 E. 3.3.3

3.3.3. L'appréciation de la cour cantonale est exempte d'arbitraire en tant qu'elle s'appuie sur un examen détaillé et précis des diverses déclarations recueillies et des autres moyens de preuve à disposition. En particulier, la cour cantonale pouvait valablement considérer qu'il convenait, en présence de plusieurs versions successives et contradictoires des faits présentés par la même personne, d'accorder la préférence à celle qui avait été donnée lorsque l'intéressée en ignorait peut-être les conséquences juridiques, alors que les explications nouvelles pouvaient être consciemment ou non le fruit de réflexions ultérieures. Une telle approche, certes fondée par la cour cantonale en référence à la jurisprudence en matière de droit des assurances sociales (cf. ATF 142 V 590 consid. 5.2; 121 V 45 consid. 2a), conserve tout son sens dans le cadre d'une appréciation des preuves opérée par le juge pénal. C'est pour le reste en vain que, dans son recours en matière pénale, le recourant revient longuement sur la crédibilité qu'il conviendrait selon lui de donner à la dernière version des faits que B.________ avait présentée, appréciation qu'il tente ainsi de substituer à celle opérée souverainement par la cour cantonale. Un tel procédé, appellatoire, ne répond pas aux exigences de motivation déduites des art. 42 al. 1 et 106 al. 2 LTF et est partant irrecevable.