Citation: 5A_174/2018 E. 3

Le recours est dirigé contre une décision de mesures protectrices de l'union conjugale, à savoir une décision de mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5), en sorte que seule la violation de droits constitutionnels peut être invoquée. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 139 I 229 consid. 2.2; 134 II 244 consid. 2.2, 349 consid. 3). Or, la recourante critique le montant alloué à son entretien soutenant que "l'arrêt entrepris consacre une violation de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, de l'art. 163 CC, de l'art. 4 CC et de l'art. 8 Constitution fédérale ". Les griefs de violation du droit fédéral, singulièrement du Code civil sont donc d'emblée irrecevables dans le cadre d'un recours soumis à l'art. 98 LTF. Pour le surplus, en tant que la recourante se prévaut de l'art. 8 Cst., son recours est également irrecevable. La garantie constitutionnelle de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.) s'adresse à l'État et ne produit pas d'effet horizontal direct sur les relations entre personnes privées (ATF 136 I 178 consid. 5.1; 133 III 167 consid. 4.2; 114 Ia 329 consid. 2b). La recourante ne peut donc pas s'en prévaloir à l'appui d'un recours dirigé contre une décision rendue dans une affaire matrimoniale opposant deux particuliers, à l'instar des mesures protectrices de l'union conjugale (arrêt 5A_63/2012 du 20 juin 2012 consid. 3.1 et les références). Toutefois, à la lecture du mémoire, il apparaît que la recourante - pourtant représentée par un avocat - entend en réalité se plaindre d'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst. Cela étant, la simple énonciation de l'arbitraire ne suffit pas à démontrer, avec précision et de manière détaillée en quoi cette garantie fondamentale aurait été violée et pour quelle raison une telle violation devrait être admise. Le recours ne satisfait par conséquent aucunement aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF et doit donc être déclaré irrecevable. En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.