Citation: 7B_51/2024 E. 2.3.3

2.3.3. C'est à tort que le recourant invoque une omission arbitraire des faits. Contrairement à ce que fait valoir l'intéressé, il n'y a pas lieu de reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré que les faits qu'elle aurait prétendument écartés de manière manifestement insoutenable - figurant dans l'ordonnance d'effet suspensif du 27 juillet 2023, dans la requête du Ministère public du 4 juillet 2023 et dans le chapitre concernant la demande d'effet suspensif contenu dans son mémoire de recours cantonal - n'étaient pas pertinents. On ne saurait tout d'abord suivre le recourant lorsqu'il estime que l'autorité cantonale aurait dû se référer à la requête qu'il a adressée au Ministère public le 4 juillet 2023, dans laquelle il aurait décrit et motivé son intérêt juridique à obtenir une décision d'exclusion de la qualité de partie plaignante du plaignant. En effet, lorsqu'il recourt contre une décision, le recourant doit, d'une part, se conformer aux exigences prévues par l'art. 385 al. 1 CPP, qui a pour but de déterminer l'étendue du recours, et l'autorité de recours n'a en principe à connaître que ce qui lui est soumis (cf. RICHARD CALAME, op. cit., n. 5 ad art. 385 CPP). D'autre part, le recourant doit, comme on l'a vu, établir sa qualité pour recourir sur la base de l'art. 382 al. 1 CPP. On ne saurait dès lors admettre qu'une autorité de recours doive aller rechercher, qui plus est sans que le recourant s'y soit référé, des informations dans le dossier afin de pallier les manquements de celui-ci. Quoi qu'il en dise, et pour les mêmes motifs, le recourant ne pouvait pas non plus partir du principe qu'il n'avait pas besoin, dans son recours cantonal, de formuler de développement spécifique relatif à l'art. 382 al. 1 CPP, parce que le Ministère public aurait implicitement admis qu'il avait un intérêt juridiquement protégé. Le recourant fait ensuite valoir qu'il aurait donné des indications relatives à son intérêt juridiquement protégé dans la partie de son mémoire de recours dédiée à sa requête d'effet suspensif, dans laquelle il a notamment relevé, d'une part, qu'il se trouvait dans l'obligation "de tolérer que le produit de l'administration de telles preuves soit rendu accessible à une partie dont il conteste la participation à la procédure et avec laquelle il pourrait se retrouver en litige sur le plan civil" et, d'autre part, que "les actes accomplis par [le plaignant] dans la suite de la procédure (par exemple, recours contre l'ordonnance de classement partiel ou opposition à l'ordonnance pénale) s'en trouveraient rétroactivement invalidés, avec ce que cela comporte de complication procédurale inutile". Cependant, le recourant ne saurait valablement se fonder sur ces affirmations pour tenter d'en tirer, après coup, une argumentation visant à établir que la participation du plaignant dont le statut est contesté serait de nature à influencer le sort de la procédure et donc à établir son intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 382 al. 1 CPP. En effet, la simple lecture de ces affirmations dans le cadre de la systématique du recours cantonal, qui ne contient ni le développement précédent relatif à l'intérêt juridiquement protégé ni de références aux arrêts du Tribunal fédéral évoqués ci-dessus (cf. consid. 2.3.2 supra; arrêts 1B_304/2020 du 3 décembre 2020 consid. 2.1; 1B_431/2019 du 6 janvier 2020 consid. 2.2), ne permet pas de démontrer que le recourant disposerait d'un tel intérêt pour recourir contre le rejet de sa requête tendant à dénier la qualité de partie plaignante au plaignant. Il ne suffit de surcroît pas de se référer à des dispositions légales ou à des arguments formulés au fond pour considérer qu'il existerait nécessairement un intérêt immédiat à l'examen de la qualité de partie plaignante (cf. arrêts 1B_304/2020 du 3 décembre 2020 consid. 2.1; 1B_317/2018 du 12 décembre 2018 consid. 2.4).