Citation: 2P.207/2001 12.11.2001 E. 8

8.- La recourante reproche au Président du Tribunal cantonal d'être tombé dans l'arbitraire en lui refusant l'assistance judiciaire et d'avoir ainsi violé les art. 9 et 29 (al. 3) Cst. a) Le principe, l'étendue et les limites du droit à l'assistance judiciaire gratuite sont déterminés en premier lieu par les prescriptions du droit cantonal de procédure, dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application et l'interprétation que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Dans tous les cas cependant, l'autorité cantonale doit respecter les garanties minimales déduites de l'art. 29 al. 3 Cst. , dont le Tribunal fédéral vérifie librement si elles ont été observées (ATF 126 I 165 consid. 3). La recourante n'invoque aucune disposition cantonale relative au droit à l'assistance judiciaire. Son grief doit donc être examiné exclusivement à la lumière de l'art. 29 al. 3 Cst. Selon l'art. 29 al. 3 Cst. , toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciare gratuite; elle a en outre droit à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert. Un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les risques de le perdre et qu'elles ne peuvent guère être considérées comme sérieuses, de sorte qu'une personne raisonnable et de condition aisée renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'elle s'exposerait à devoir supporter (cf. ATF 122 I 267 consid. 2b p. 271). b) Le Président du Tribunal cantonal s'est référé à la jurisprudence relative à l'abus de droit découlant du droit de se prévaloir de l'art. 7 LSEE. Il a procédé à un examen sommaire des pièces du dossier au regard de cette jurisprudence et a notamment retenu que les époux D.________ n'avaient pratiquement pas eu de vie commune depuis leur mariage. Cette démarche l'a amené à considérer que les conclusions de l'intéressée avaient moins de chances d'être admises que rejetées, ce qui a été confirmé le même jour par l'arrêt au fond rendu le 31 mai 2001 par le Tribunal cantonal. En procédant de la sorte, le Président du Tribunal cantonal n'a pas violé la garantie constitutionnelle du droit à l'assistance judiciaire, question que le Tribunal fédéral examine librement (cf. ATF 122 I 267 consid. 2b p. 271) et non pas sous l'angle restreint de l'arbitraire.