Citation: 2C_562/2024 E. 3.2.1

3.2.1. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal a relevé que le recourant et son épouse faisaient chacun l'objet de plusieurs actes de défaut de biens et des poursuites pour un montant total de presque 163'000 fr., et que la famille avait bénéficié de prestations de l'aide sociale entre novembre 2019 et septembre 2020 et émargeait à celle-ci depuis avril 2022 sans discontinuer. La dette sociale, qui avait passé de 88'400 fr. en août 2023 à plus de 118'500 fr. en mai 2024, ne cessait ainsi de s'accroître. Le recourant, malgré ses recherches d'emploi intensives et sa mise à niveau en français, n'avait pas travaillé depuis octobre 2019, soit depuis cinq ans, de sorte que rien ne permettait de retenir qu'il pourrait trouver un emploi à brève ou moyenne échéance. Quant à l'éventuelle rente d'impotence en faveur de sa fille, celle-ci ne pouvait être prise en compte au titre de revenus de la famille, car aucune pièce au dossier n'établissait qu'une procédure en octroi de cette rente était en cours auprès de l'Office de l'assurance-invalidité. L'attestation du pédiatre selon laquelle la fille de l'intéressé présentait un probable trouble du spectre autistique avec un retard du développement n'était à cet égard pas suffisante. S'agissant enfin de son épouse, qui n'avait plus d'emploi depuis 2019 et qui s'était exclusivement consacrée à la prise en charge de sa fille depuis sa naissance en 2020, il ne pouvait pas être considéré que la future activité lucrative qu'elle disait vouloir reprendre dès la rentrée scolaire 2025/2026 permettrait, à elle seule, de faire sortir la famille de l'aide sociale, au vu des charges de celle-ci.