Citation: 1P.308/2001 12.06.2001 E. 1

b) En l'espèce, le recourant reproche à l'autorité intimée de ne pas avoir tenu compte des divers éléments à décharge postérieurs à la sentence municipale litigieuse, qui démontreraient, selon lui, le caractère infondé et calomnieux de la dénonciation. Il se réfère notamment à une lettre de D.________ du 5 novembre 1997 établie à sa requête à l'attention de la Commission de police de Lausanne, confirmant qu'il n'avait pas participé activement à la dispute. Ce témoignage ne porte pas sur un fait nouveau, car le recourant avait déjà affirmé, dans le cadre de son opposition, qu'il avait assisté comme témoin à la dispute et qu'il n'y avait pas pris part, pour contester sa condamnation. Il doit en revanche être considéré comme un moyen de preuve nouveau dans la mesure où il était inconnu du juge qui a statué. Le recourant aurait certes pu requérir l'audition de D.________ dans le cadre des voies de droit ordinaires à sa disposition. Cependant, ni l'art. 397 CP, ni le droit cantonal de procédure ne font dépendre la recevabilité d'une demande de revision fondée sur un moyen de preuve nouveau de l'impossibilité pour le requérant de le faire valoir dans le cadre de la procédure ayant abouti à sa condamnation (cf. sur ce point, François de Montmollin, op. cit. , p. 120). De ce point de vue, la lettre de D.________ constitue un nouveau moyen de preuve recevable. Pour le surplus, l'arrêt attaqué ne fait aucune référence à ce témoignage, sans toutefois que l'on puisse dire que la Commission de revision l'aurait ignoré. Peu importe en définitive de savoir ce qu'il en est réellement, car ce moyen de preuve n'est de toute manière pas de nature à modifier la sentence municipale attaquée. T.________ a en effet été condamné pour avoir troublé l'ordre et la tranquillité publics sur la base des témoignages concordants de A.________ et du gérant du pub, suivant lesquels D.________ et T.________ avaient agressé verbalement les clients attablés sur la terrasse de l'établissement. Le fait que le recourant n'a pas participé activement à la dispute qui s'ensuivit n'exclut pas qu'il ait troublé la tranquillité publique lors de l'altercation verbale qui l'a précédée. De ce point de vue, il n'est pas insoutenable de retenir que le témoignage de D.________ était impropre à remettre en cause les constatations de fait sur lesquelles se fonde la condamnation du recourant et, partant, à entraîner un jugement plus favorable. Quant à la déclaration de la mère de A.________, la Commission de revision pouvait sans autre admettre qu'elle ne constituait pas un moyen de preuve sérieux, au sens de la jurisprudence précitée, pour les motifs invoqués dans l'arrêt attaqué. Le fait que A.________ ne soit, d'une manière générale, pas digne de foi parce qu'il aurait une mauvaise conduite et serait porté à la délinquance ne signifie en effet pas qu'il aurait menti concernant le déroulement des faits survenus le 12 octobre 1996, ce d'autant que son témoignage est corroboré par celui du gérant du pub. Pour le surplus, les critiques du recourant revêtent un caractère appellatoire qui n'est pas compatible avec les exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ et sont de ce fait irrecevables.