Citation: 4A_209/2010 05.07.2010 E. 2

Le recours en matière civile peut être formé pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), y compris les droits constitutionnels (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382). Saisi d'un tel recours, le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). En tant que cour suprême, il est instance de révision du droit (Message du 28 février 2001 concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale, FF 2001 4135). Certes, il peut rectifier ou compléter les faits s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 135 III 397 consid. 1.5) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, ce pour autant que la correction soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 et art. 105 al. 2 LTF). Cette exception à la règle selon laquelle le Tribunal fédéral ne revoit pas les faits ne permet pas aux parties de rediscuter dans leurs mémoires les faits de la cause comme si elles plaidaient devant un juge d'appel. Le recourant qui entend faire rectifier ou compléter un fait doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions pour le faire seraient réalisées (cf. ATF 133 IV 286 consid.6.2). En l'occurrence, dans les parties "faits" ainsi que "droit et discussion/des griefs/de l'établissement inexact des faits au sens de l'art. 97 al. 1 LTF", la recourante prétend que la cour cantonale aurait omis sur plusieurs points d'exposer ou de reproduire des faits déterminants, essentiellement dans le cadre de la détermination du nombre d'heures travaillées par l'intimée et du nombre d'heures supplémentaires effectuées par celle-ci en janvier et février 2007. Force est toutefois de constater d'emblée que le procédé de la recourante, qui entreprend de compléter à sa guise les faits retenus par les juges cantonaux, respectivement à les rediscuter comme si elle se trouvait devant une juridiction d'appel, n'est comme précédemment rappelé pas admissible; il n'y a donc pas à entrer en matière sur un tel exposé. Au demeurant, les points évoqués par la recourante se confondent dans les grandes lignes avec les griefs d'arbitraire qu'elle soulève plus loin dans son écriture.