Citation: 5A_558/2016 E. 6.2.1

6.2.1. Il ressort de l'arrêt entrepris que le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan a considéré que le père avait donné son accord à un déplacement temporaire de sa fille en Suisse, qu'il n'avait certes pas consenti à une modification du lieu de résidence, mais que celui-ci n'avait pas pour autant spécifié que l'autorisation ne portait que sur l'exercice du droit de visite et n'avait ainsi pas fixé de date de retour. L'autorité précédente a jugé que, vu le traumatisme crânien du père, cet élément nouveau avait imposé une réglementation différente de la garde de l'enfant, commandée par le bien de la fille : le père n'étant plus à même, provisoirement, de prendre soin de celle-ci, il a donné son accord à ce qu'elle séjourne avec sa mère et que, contrairement à ce que le père avait prétendu, il ne s'agissait donc pas d'un accord sur l'exercice du droit aux relations personnelles, mais d'un document devenu nécessaire par son impossibilité d'exercer la garde.