Citation: I 717/99 22.09.2000 E. 2

2.- La recourante a droit à une rente entière d'invalidité depuis le 1er janvier 1996 parce qu'elle est atteinte en particulier d'état dépressif majeur récidivant. Il est dès lors déterminant, s'agissant de l'amélioration litigieuse de sa capacité de gain, de savoir si elle continue de présenter un état dépressif majeur et si cette affection est à ce point invalidante que cela justifie le maintien d'une rente entière. Se fondant sur le rapport de psychiatrie déposé par le Département portugais des relations internationales de sécurité sociale, du 9 septembre 1997, les premiers juges ont retenu que l'état de santé de l'assurée s'était amélioré depuis son retour au Portugal, qu'elle n'avait pas consulté de psychiatre ni ressenti la nécessité de le faire, et qu'il n'y avait pas de signes d'état dépressif majeur. Or, sur ce point, le rapport précité est en contradiction avec l'attestation des Services de psychiatrie des Hôpitaux de l'Université de Coimbra, du 3 septembre 1999. En effet, selon cette attestation, la patiente est suivie depuis près d'un an pour une symptomatologie dépressive et anxieuse. Il en ressort qu'elle présente un état dépressif majeur, ce qui nécessite un traitement psychopharmaceutique et des consultations régulières. Attendu que l'on est en présence de deux rapports psychiatriques apparemment contradictoires, il se justifie pour ce motif de compléter l'instruction sur ce point, en renvoyant la cause à l'office intimé pour qu'il procède dans ce sens et statue à nouveau. En particulier, il élucidera la question de savoir si, et dans quelle mesure, au moment déterminant, la recourante était apte, sur le plan psychique, à reprendre une activité. A cet égard, s'agissant de sa capacité de travail, on ne saurait, sans autres preuves, se fonder sur le seul rapport de psychiatrie du 9 septembre 1997.