Citation: 6B_1062/2023 E. B

B.a. Par jugement du 7 juillet 2023, la Cour pénale II du Tribunal cantonal valaisan a rejeté l'appel de A.________ et partiellement admis l'appel joint du ministère public, en ce sens qu'il l'a condamné à 105 jours-amende à 520 fr. le jour et confirmé le jugement du 8 juillet 2021 pour le surplus. La cour cantonale a retenu ce qui suit selon l'ordonnance pénale du 29 mai 2020 tenant lieu d'acte d'accusation après opposition: B.a.a. A.________ a débuté sa carrière en 1973 en qualité d'apprenti auprès de B.________ SA. Au bénéfice d'un diplôme fédéral d'employé de banque, il a effectué toute sa carrière dans le domaine bancaire, oeuvrant au sein de divers établissements, dont 16 ans auprès d'une banque privée. En 2001, il a rejoint C._______ SA en qualité d'associé et responsable du bureau de U.________. Avec D.________, également associé de cette même firme, il a fondé l'association E.________, engagée dans la défense des intérêts de la place financière suisse et de ses acteurs. C._______ SA a pour but social la gestion, l'acquisition et l'administration de tous biens mobiliers, la prise de participations à des entreprises, pour son propre compte ou celui de tiers, ainsi que la gestion de placements collectifs de capitaux. Cette firme fournit également des services de " family office " à ses clients. De janvier 2003 à décembre 2007, H.________ a oeuvré pour le compte de C._______ SA en tant que gérant de fortune, avec notamment la mission d'acquérir une clientèle privée pour le bureau de V.________. Il était directement subordonné à A.________, qui était responsable de la clientèle valaisanne. F.F.________ était le client de H.________ au sein de C._______ SA. B.a.b. F.F.________ a affirmé à H.________ vouloir assurer la confidentialité de ses affaires, ne souhaitant pas que son nom apparaisse auprès de la banque. Afin de satisfaire aux exigences de discrétion de son client pour ses affaires commerciales, H.________ lui a alors présenté, parmi les options envisageables, l'acquisition d'une société " offshore ". F.F.________ ayant choisi cette solution, C._______ SA a contacté un bureau d'avocats à W.________ pour la constitution d'une telle société. C'est dans ce contexte que I.________ a été créée à W.________ le 12 mai 2004. Jusqu'au 31 décembre 2007, I.________ a été administrée et dirigée par une autre compagnie " offshore ", à savoir J.________, également le siège à W.________, déjà constituée par C._______ SA le 18 février 2004. B.a.c. Le 21 juin 2004, H.________ et A.________ ont signé, pour le compte de la société J.________, administratrice de la société I.________., le formulaire A (1) désignant G.F.________ comme ayant droit économique des valeurs patrimoniales déposées sur la relation bancaire xxxxxxxx-xx ouverte au nom de la société I.________ auprès de K.________. H.________, A.________ et D.________ étaient tous les trois administrateurs (" director s") de J.________, avec droit de signature collective à deux. J.________ servait uniquement d'administratrice à I.________ ainsi qu'à d'autres sociétés, telle L.________, société également fondée à W.________ le 4 mai 2005. Le 12 octobre 2007, H.________ a signé avec A.________ le formulaire A (1) attestant que G.F.________ était l'ayant droit économique du montant de 370'000 fr. déposé le même jour en espèces sur le compte susmentionné. Les 12 juillet 2006 (1), 23 août 2006 (5) et "6" [recte: 9] octobre 2006 (1), H.________ et A.________ ont signé sept formulaires A attestant que G.F.________ était l'ayant droit économique des montants crédités sur les comptes xxxxxx-xx et xxxxxx-xx-x de la société J.________ soit 70'805 fr. 59 (12 juillet 2006), 28'000 fr. (4 janvier 2005), 28'000 fr. (7 janvier 2005), 200'000 fr. (22 septembre 2005), 500'000 fr. (29 septembre 2005), 700'000 fr. (19 décembre 2005) et 15'000 fr. (9 octobre 2006). En signant ces neuf formulaires A, A.________ savait que les relations d'affaires ouvertes au nom des sociétés I.________ et L.________ étaient utilisées pour les besoins de l'activité commerciale et privée de F.F.________ et qu'il en était de même pour les transactions susmentionnées effectuées sur les comptes xxxxxx-xx et xxxxxx-xx-x de la société J.________. Ainsi, A.________ était au courant, au moment de signer les formulaires A, que l'indication de G.F.________ ne correspondait pas à la réalité, cette dernière n'ayant effectivement pas le pouvoir de décider de l'usage des valeurs déposées sur les comptes bancaires susmentionnés. En signant les formulaires A qui ne mentionnaient pas le véritable ayant droit économique, soit F.F.________, A.________ devait permettre à F.F.________ de se procurer un avantage, c'est-à-dire de réaliser son objectif qui était de casser la traçabilité entre lui et ses affaires, ce qui lui a notamment permis de soustraire des bénéfices et des revenus imposables, à travers la société écran I.________. Or, A.________, de par sa profession, ne pouvait ignorer que les formulaires A étaient susceptibles de tromper autrui. B.b. Par ordonnance du 1 er mars 2023, la Juge de la Cour pénale II du Tribunal cantonal valaisan a partiellement admis la requête en complément de preuves contenues dans la déclaration d'appel de A.________ du 29 juillet 2021 et son écriture du 24 janvier 2023, en ce sens qu'elle a admis la citation de F.F.________ aux débats d'appel du 27 mars 2023. Elle a rejeté la requête en complément de preuve pour le surplus dont notamment l'audition de H.________.