Citation: U 388/04 16.02.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, il n'est pas contestable que la recourante a subi sinon un traumatisme du type «coup du lapin», du moins un traumatisme analogue, à la suite de son accident de la circulation du 13 avril 1999. A ce jour, elle présente encore un tableau douloureux comprenant surtout des cervicalgies droites irradiant dans le membre supérieur, l'hémicrâne et l'hémi-visage droits (accompagnées de vertiges lors de crises douloureuses aiguës), ainsi que des troubles de la mémoire. Cependant, les examens pratiqués (radiographies; IRM; myélographie) n'ont révélé aucun indice de hernie ou d'instabilité ligamentaire; le status neurologique et neuropsychologique a été qualifié dans les normes. En l'absence de substrat organique décelable, et au regard du contexte psychologique de l'assurée, les médecins du COMAI ont posé, au premier plan, le diagnostic de trouble somatoforme douloureux. Il n'y a pas lieu de remettre en cause ce diagnostic qui entre, nonobstant ce que semble penser la recourante, dans la catégorie des atteintes à la santé psychique (CIM-10 F45.4; voir aussi ATF 130 V 353 consid. 2.2.2). A l'instar des premiers juges, on doit dès lors admettre qu'au moment déterminant de la décision litigieuse, celle-ci souffrait avant tout d'une affection psychique, dont le rapport de causalité naturelle avec l'accident assuré ne fait, au demeurant, pas de doute. Il y a également lieu de se rallier à l'opinion de la juridiction cantonale en ce qui concerne le caractère prédominant des facteurs psychiques dans l'évolution de l'état de santé de P.________ depuis le 13 avril 1999. On constatera en particulier : que la prénommée a consulté un psychiatre un mois après l'accident; que les points douloureux relevés trois mois plus tard par le docteur O.________, «ne correspondai(en)t pas», selon ce médecin, «aux séquelles d'un whiplash injury tel qu'on avait l'habitude de les observer» (rapport du 19 août 1999); que devant la diffusion de ces points douloureux, le docteur E.________ a lui aussi évoqué une problématique dépassant «largement» le rachis cervical, éventuellement une fibromyalgie (rapport du 11 octobre 1999); qu'enfin, les considérations des médecins du COMAI vont dans le même sens (voir surtout la page 19 de leur rapport où ils ont émis l'hypothèse que «les douleurs chroniques représentent somatiquement des conflits et tensions internes inabordables» pour l'assurée, l'entorse cervicale et le traumatisme crânio-cérébral mineur ayant, dans ce contexte, joué un «rôle déclenchant» du processus).