Citation: 1C_292/2019 E. 5.5

5.5. Enfin et pour peu qu'ils soient recevables sous l'angle des exigences de motivation du recours fédéral, les arguments tirés du laps de temps entre le début de l'activité et le refus de l'autorisation spéciale, de la bonne foi ou encore d'une atteinte disproportionnée au droit de la propriété, sont à ce stade prématurés. En effet, l'arrêt attaqué porte uniquement sur le refus de régulariser a posteriori l'activité déployée sur la parcelle no 1515, respectivement les aménagements en lien avec celles-ci réalisés sans autorisation cantonale. Il ne concerne en revanche pas, quoi qu'en disent les recourants, la question de la remise en état, laquelle fera, le cas échéant, l'objet d'une nouvelle procédure en application du droit cantonal, ce que confirme du reste la DAEC (cf. observations finales du 3 mars 2020; également décision DAEC du 12 juillet 2018 ch. 15 p. 14); les recourants ne prétendent d'ailleurs pas ni a fortiori ne démontrent qu'en procédant ainsi par étapes, les autorités précédentes auraient appliqué le droit cantonal de manière arbitraire, ce qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office (art. 106 al. 2 LTF). C'est ainsi dans le cadre d'une deuxième étape, consacrée à la remise en état proprement dite, que les recourants pourront, s'ils le jugent pertinent, faire valoir ces différents griefs (cf. ATF 136 II 359 consid. 6 p. 364 s.).