Citation: 9C_191/2021 E. A

Le 27 janvier 2014, A.________, née en 1963, mère de trois enfants (nés en 1996, 1998 et 2009), a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité en raison d'un état dépressif et anxieux, d'une obésité et d'une gonarthrose. Elle indiquait en particulier être femme au foyer depuis le 29 septembre 2000, à savoir depuis son arrivée en Suisse. Après avoir recueilli les rapports des médecins traitants, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a confié une expertise au docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 8 avril 2016, complété le 13 mai suivant, l'expert a posé les diagnostics de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen (F33.1), et de trouble de l'anxiété généralisée (F41.1). Il a conclu à une incapacité de travail de 50 % dans l'activité ménagère ainsi que dans une activité professionnelle adaptée. Considérant que l'expertise n'était pas probante, l'office AI a confié une seconde expertise au docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Ce médecin a posé le diagnostic de trouble dépressif, éventuellement récurrent, de gravité légère à moyenne, qui n'avait cependant pas de répercussion sur la capacité de travail de l'intéressée (rapport d'expertise du 28 juin 2018). Par projet de décision du 12 octobre 2018, l'office AI a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité, motif pris de l'absence d'affection entravant de façon durable et importante l'exercice d'une activité lucrative. L'assurée a contesté le refus de rente d'invalidité et a informé l'office AI qu'elle avait été engagée en qualité de coordinatrice pour clients de langue arabe à un taux d'activité de 30 % depuis le 15 octobre 2018. Sur le vu des nouvelles pièces médicales recueillies, l'office AI a ordonné une expertise orthopédique. L'expert mandaté, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a rendu son rapport le 9 décembre 2019. Il a posé le diagnostic incapacitant de gonarthrose primaire varisante et conclu que la capacité de travail était totale dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles de l'assurée, à savoir une activité sédentaire, n'impliquant que de courts déplacements à plat, sans nécessité de se mettre à genoux ou accroupie, sans marche en terrain irrégulier, montée ou descente de pentes/escaliers, et sans port de charges lourdes. Dans une telle activité adaptée, une diminution de rendement de 25 % paraissait justifiée en raison des importantes difficultés pour les déplacements. Après avoir soumis les conclusions de l'expertise à son Service médical régional (ci-après: le SMR), l'office AI a rejeté la demande de rente d'invalidité, toujours au motif que l'assurée ne présentait pas d'atteinte à la santé invalidante (décision du 23 mars 2020).