Citation: 1B_404/2017 E. 4.2

4.2. On ignore sur quels éléments le recourant se fonde pour affirmer que l'enquête aurait commencé en mai 2016 déjà. Il ressort au contraire du dossier que l'enquête a débuté en juin 2017. Le recourant a été interpelé le 19 juin 2017 et la surveillance rétroactive de ses télécommunications a été autorisée le 27 juin suivant. Dans ce contexte, la poursuite des auditions, en particulier celle de personnes devant encore être identifiées par le biais du contrôle téléphonique rétroactif, était propre à justifier le maintien du recourant en détention provisoire pour éviter tout risque de collusion. La cour cantonale a confirmé l'appréciation du Tmc selon laquelle celui-ci, s'il devait être libéré, pourrait contacter ses présumés clients pour influencer leurs déclarations en sa faveur. Si, à ce stade de l'instruction, des personnes appelées à donner des renseignements avaient déjà été entendues, l'audition de présumés clients n'avait en revanche pas encore eu lieu. Cela étant, vu les opérations à effectuer, une durée de trois mois apparaît d'emblée excessive. La première détention avait été ordonnée pour deux mois et on ne voit pas pour quel motif une durée de trois mois pour cette seconde période de détention était justifiée. Les seules mesures d'instruction pouvant justifier le risque de collusion étaient celles liées aux auditions de présumés clients du prévenu, identifiés par les mesures de surveillance téléphonique. Ces auditions, s'agissant d'un supposé trafic local de cannabis, pouvaient être menées à bref délai. A défaut, les autorités cantonales devaient préciser pour quels motifs un délai plus long était nécessaire. L'état actuel de l'instruction le confirme dès lors que le Ministère public a indiqué que les auditions dont il était question ont eu lieu et que le risque de collusion avait disparu (cf. demande de libération de la détention provisoire du 22 septembre 2017, pièce 73). Au jour où la prolongation de la détention provisoire a été ordonnée, le risque de collusion pouvait encore être retenu mais ne justifiait pas une prolongation de trois mois de la détention. Il apparaît retrospectivement qu'un mois supplémentaire était suffisant aux enquêteurs pour achever les opérations sujettes à collusion en cas de libération du prévenu.