Citation: 9C_286/2008 06.11.2008 E. 6

6.1 La recourante reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir mal appliqué la notion de travail raisonnablement exigible au sens de l'art. 16 LPGA. Comme l'activité qu'elle était encore capable d'exercer à 50%, aux dires des experts, supposait (entre autres limitations) des déplacements d'une demi-heure au maximum, il n'existerait pas, selon elle, suffisamment de postes appropriés sur un marché équilibré du travail qui se trouveraient à moins d'une demi-heure de marche de son domicile. 6.2 L'ensemble des restrictions retenues par l'autorité cantonale de recours (pas de port de charges de plus de 3 kg, pas de mouvements répétés d'antéversion et de rotation du tronc, les positions assises et debout de plus d'une demi-heure devant être évitées, de même que les déplacements de plus d'une demi-heure) se rapporte avant tout à l'activité professionnelle encore exigible. Celle-ci correspond donc à un travail sédentaire qui n'exige pas de déplacements de plus d'une demi-heure au cours de l'exercice de l'activité lucrative. Il ne ressort en revanche pas des limitations constatées (et décrites par les docteurs B.________ et S.________) que la recourante serait empêchée d'utiliser une voiture ou les transports publics pour se rendre à son lieu de travail. Sa critique tirée de l'impossibilité de trouver une activité autre qu'un travail à domicile n'est dès lors pas pertinente. Pour le surplus, cette critique n'est pas susceptible de remettre en cause la constatation des premiers juges selon laquelle la profession de secrétaire qu'elle avait exercée jusqu'à la survenance de l'atteinte à la santé correspondait à une activité adaptée. Dès lors que cette constatation est fondée sur les conclusions du docteur S.________, qui a jugé la recourante apte à reprendre son activité antérieure à 50% (ou à 60% après mesures de physiothérapie; rapport du 10 janvier 2006, p. 11), elle n'est pas manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. Dans la mesure où la recourante s'en prend à l'évaluation du taux d'invalidité (par comparaison des valeurs déterminantes en pour cent) pour contester qu'on puisse raisonnablement exiger d'elle de trouver une activité compatible aux limitations fonctionnelles décrites par les médecins, son argumentation doit donc également être rejetée.