Citation: U 147/03 20.01.2005 E. 4

A la lecture du rapport d'expertise du docteur J.________ du 20 décembre 1999, il apparaît clairement que la recourante ne présentait plus de séquelles anatomiques consécutives à l'accident de la circulation, au moment où cet expert l'avait examinée, le 20 septembre 1999. Son appréciation est confortée par le rapport de sa consoeur P.________, spécialiste en médecine interne et en rhumatologie, du 28 avril 2000. En revanche, il est établi que la recourante présente des affections psychiques. Selon le docteur J.________, celles-ci prennent la forme de cervicalgies chroniques comme syndrome douloureux somatoforme persistant, ainsi qu'un état anxio-dépressif postérieur à l'accident (rapport du 20 décembre 1999), alors que le psychiatre G.________ a fait état, notamment, de dysthymie, d'un trouble somatoforme douloureux associé à des facteurs psychologiques, d'une trouble de la personnalité non spécifié, de traits de personnalité psychosomatique, ainsi que de cervicalgies et de céphalées occipitales chroniques après whiplash (rapport du 5 avril 2002). Tandis que le docteur J.________ a indiqué que la symptomatologie douloureuse et l'état dépressif réactionnel ont incontestablement été provoqués par l'accident, son confrère G.________ n'a pas été aussi catégorique sur ce point. Ce dernier a par ailleurs estimé que dans la mesure où l'on ne retenait pas d'atteinte organique, on serait alors en présence d'une comorbidité constituée d'un trouble somatoforme douloureux associé à une atteinte thymique pour le moment légère. Par ailleurs, l'expert J.________ a relevé que la symptomatologie douloureuse s'inscrit dans un contexte de fatigue chronique, doublée de la présence de plusieurs symptômes subjectifs tels qu'insomnie, céphalées de tension, manque d'entrain, perte d'envie d'entreprendre et difficultés de concentration. Pour la plupart d'entre eux, ces symptômes correspondent au tableau clinique d'un « coup du lapin » (cf. consid. 3.1 ci-dessus).