Citation: 6B_915/2018 E. 3

En l'espèce, bien que la cour cantonale ait indiqué que le recourant serait " débouté de ses conclusions civiles ", il est manifeste que les prétentions de l'intéressé ne présentent pas ce caractère. Elles sont en effet dirigées contre un fonctionnaire de police, ayant agi dans l'exercice de ses fonctions. Or, conformément à l'art. 2 de la Loi genevoise sur la responsabilité de l'Etat et des communes (LREC/GE; RS/GE A 2 40), l'Etat de Genève et les communes du canton sont tenus de réparer le dommage résultant pour des tiers d'actes illicites commis soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence par leurs fonctionnaires ou agents dans l'accomplissement de leur travail (al. 1). Les lésés n'ont aucune action directe envers les fonctionnaires ou agents (al. 2). La législation genevoise renvoie certes aux règles du droit privé fédéral, mais celui-ci ne s'applique alors qu'à titre de droit cantonal supplétif (art. 6 LREC/GE), ce qui ne change rien à la nature cantonale et publique du régime de responsabilité (v. déjà: ATF 126 III 370 consid. 5 p. 371 s.; v. aussi, plus récemment: arrêt 6B_728/2015 du 12 février 2016 consid. 4). Il est donc exclu que les prétentions du recourant puisse être considérées comme " civiles " au sens défini ci-dessus. Il s'ensuit, tout d'abord, que le recourant n'est pas habilité en application de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF à recourir en matière pénale. On ne discerne, par ailleurs, dans l'écriture du 13 septembre 2018 aucun moyen qui puisse être compris comme un grief formel entièrement séparé du fond équivalant à un déni de justice formel (ATF 136 IV 29 consid. 1.9 et les références citées) et le recourant n'invoque non plus d'aucune manière la violation de son droit de porter plainte (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF). Le recours en matière pénale est, dès lors, irrecevable en tant que le recourant conteste le point pénal. Pour le surplus, en tant qu'il critique le rejet de ses conclusions tendant au paiement d'une somme d'argent à titre de réparation morale, on peut se demander si ces prétentions fondées sur la LREC/GE (dont le jugement constitue, devant le Tribunal fédéral, une cause de droit public: v. p. ex.: arrêt 2C_1150/2014 du 9 juin 2015 consid. 1.1) et portant sur une somme de 3000 fr., ne devraient pas plutôt faire l'objet d'un recours constitutionnel subsidiaire (cf. art. 82 let. a LTF; art. 85 al. 1 let. a LTF et art. 113 ss LTF). Ce point souffre toutefois de demeurer indécis. Comme on vient de le voir, les prétentions formulées par le recourant sont entièrement régies par le droit public cantonal de rang infra-constitutionnel, dont la violation ne constitue un motif invocable ni dans le recours en matière pénale (art. 95 LTF) ni dans le recours constitutionnel subsidiaire (art. 116 LTF). Seules des critiques portant sur la violation des droits fondamentaux permettraient ainsi de remettre en question cet aspect de la décision cantonale dans l'une ou l'autre de ces voies de droit. Or, on recherche en vain dans l'écriture du 13 septembre 2018 tout grief répondant aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF (v. sur ces exigences formelles: ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368), singulièrement toute critique d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application du droit cantonal. Il s'ensuit que le recours ne contient, sous cet angle, aucun grief topique ou pertinent motivé à satisfaction de droit.