Citation: 1B_221/2010 09.09.2010 E. A

Au mois d'avril 2008, D.________, A.________, B.________ et C.________ ont déposé plainte pénale à Genève contre des administrateurs de la société X.________, pour des actes d'escroquerie ou d'abus de confiance. L'avocat des plaignants s'est adressé plusieurs fois au Juge d'instruction chargé de la cause afin notamment de connaître l'avancement de l'enquête. Le 26 février 2009, il indiqua que de nouvelles victimes entendaient déposer plainte pénale, ce qui fut fait le 30 mars suivant. Des échanges s'ensuivirent, en rapport avec la possibilité des plaignants d'obtenir une indemnisation. Le 1er décembre 2009, l'avocat des plaignants demanda des inculpations. Par acte du 19 février 2010, les plaignants ont saisi la Chambre d'accusation genevoise d'un recours pour déni de justice, reprochant au Juge d'instruction de n'avoir effectué aucun acte d'enquête depuis le dépôt de leur plainte.