Citation: 1C_658/2022 E. C

Dès lors que le prénommé était judiciairement séparé de son épouse et qu'il ne vivait plus avec elle, l'accès aux données requises nécessitait son consentement. L'OCPM a sollicité le consentement de B.________, qui l'a refusé. Le 25 avril 2022, l'OCPM a demandé son préavis au Préposé cantonal à la protection des données quant à une consultation en dépit du défaut de consentement. Le 25 mai 2022, le préposé a émis un préavis défavorable. Si un intérêt digne de protection devait être reconnu, il s'effacerait dans tous les cas devant l'intérêt privé prépondérant de B.________. On ne voyait enfin pas en quoi le dossier de naturalisation constituerait un élément indispensable pour le recours de l'intéressé pendant au Tribunal fédéral. Par décision du 2 juin 2022, l'OCPM a refusé à A.________ la consultation du dossier de naturalisation de son épouse, partageant l'avis du Préposé cantonal à la protection des données. Le 2 juillet 2022, A.________ a recouru contre cette décision à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Par arrêt du 15 novembre 2022, la Cour de justice a rejeté le recours. Elle a considéré qu'au regard des faits reprochés à A.________ et du fait que des procédures pénales et civiles étaient en cours entre les époux, l'intérêt du prénommé à accéder au dossier s'effaçait devant celui - prépondérant - de son épouse à ce qu'il n'obtienne pas d'informations supplémentaires et potentiellement sensibles sur elle.