Citation: 6B_1008/2022 E. 2.3.2

2.3.2. Au reste, il n'était pas critiquable pour la cour cantonale de retenir qu'après avoir découvert la cocaïne provenant de son ex-compagnon, la recourante avait choisi de la garder dans son appartement et d'en disposer ainsi, "en attendant de trouver une idée". Elle avait en particulier concrétisé sa décision de disposer des stupéfiants par les actes, lorsqu'elle les avait entreposés sur son armoire. Il en allait en outre de même s'agissant de la remise de la drogue à un tiers, la recourante admettant avoir agi de la sorte dans le but de se tirer d'affaire. N'ignorant pas qu'elle mettait en danger la santé de nombreuses personnes (cf. jugement attaqué, consid. 4.3 p. 22), la recourante a voulu réaliser les comportements réprimés par l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup (soit détenir les stupéfiants et les remettre à un tiers), pour se dépêtrer d'une situation dans laquelle elle avait été entraînée par son ex-compagnon, dont elle savait qu'il se livrait au trafic de stupéfiants. Sa volonté délictuelle est en tout état réalisée, dès lors qu'elle considérait la réalisation des infractions comme étant indispensable pour atteindre son objectif (cf. ATF 130 IV 58 consid. 8.2). Au demeurant, il ne pouvait pas, à l'aune des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), être considéré que la recourante s'était retrouvée dans une situation telle qu'elle avait été utilisée par son ex-compagnon ou par toute autre personne comme un simple instrument, dénué de volonté délictuelle ou d'intention coupable. La recourante ne s'en prévaut d'ailleurs pas.