Citation: U 281/00 30.04.2001 E. 4

4.- a) Selon le professeur G.________, qui s'est exprimé en qualité d'expert commis par l'intimée, l'assuré souffre de troubles somatoformes dans le cadre d'un état dépressif et de céphalées favorisées par des facteurs indépendants de l'accident. Ce spécialiste considère par ailleurs que la relation de causalité entre ces affections et l'accident "est seulement partielle", ajoutant que l'incapacité de travail qui en découle n'est en tout cas plus due à l'événement accidentel au-delà du 18 septembre 1997 (rapport du 12 mai 1997). Basé sur une étude attentive du dossier et rendu après un examen neurologique relativement fouillé, ce rapport remplit toutes les conditions requises par la jurisprudence pour se voir reconnaître pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). A cet égard, les objections du recourant sont dénuées de pertinence. Certes le docteur H.________ a-t-il formulé, dans un rapport du 9 février 1998, certaines réserves au sujet de la valeur probante de l'expertise du professeur G.________. Celles-ci ne sont toutefois pas de nature à remettre en cause les conclusions de cette expertise, car elles reposent moins sur des considérations médicales que sur des spéculations sans fondement qui se sont d'ailleurs, pour certaines d'entre elles, révélées fausses. En particulier, l'audition du recourant par la Cour cantonale a démontré que celui-ci comprenait bien le français et pouvait s'exprimer correctement dans cette langue, ce qui a permis d'éliminer les doutes exprimés à ce propos par le docteur H.________, qui soutenait que l'expert aurait dû, pour exécuter correctement son mandat, s'associer le concours d'un interprète lors de son entretien avec l'assuré. b) En l'absence de relation de causalité naturelle entre l'accident assuré et l'incapacité de travail du recourant, celui-ci ne peut donc plus prétendre de prestations de l'assurance-accidents au-delà du 18 septembre 1997.