Citation: I 296/01 26.11.2001 E. 1

1.- a) Seul est litigieux le point de savoir si le recourant, reconnu invalide à partir du 1er octobre 1996, a droit à une rente complémentaire pour son épouse avec laquelle il s'est marié le 24 avril 1998. Cette prétention ayant, le cas échéant, pris naissance après le 31 décembre 1996, elle doit être examinée sous l'angle des dispositions de la LAI dans leur teneur en vigueur depuis le 1er janvier 1996 (cf. ch. 2 al. 1er des dispositions transitoires relatives à la modification de la LAI dans le cadre de la 10ème révision de la LAVS en relation avec les let. c, al. 1 à 9, f al. 2 et g al. 1er des dispositions transitoires relatives à la LAVS). Aux termes de l'art. 34 al. 1, 1ère phrase LAI, les personnes mariées qui peuvent prétendre une rente ont droit, si elles exerçaient une activité lucrative immédiatement avant la survenance de l'incapacité de travail, à une rente complémentaire pour leur conjoint, pour autant que ce dernier n'ait pas droit à une rente de vieillesse ou d'invalidité. b) Dans son message concernant la dixième révision de l'AVS du 5 mars 1990, le Conseil fédéral a précisé à propos de l'art. 34 al. 1 LAI que le terme "incapacité de travail" doit être interprété dans le sens de l'art. 29 al. 1 let. b LAI. En ce qui concerne la computation, on se base donc sur le début du délai d'attente (recte : période de carence) d'une année, dès lors que l'impossibilité d'exercer une activité lucrative durant ladite période devrait être la règle, en tous les cas lorsqu'il y a invalidité grave (FF 1990 II 114). Se fondant sur le texte clair de la loi et sur ledit message du Conseil fédéral, le Tribunal fédéral des assurances a jugé que le droit à une rente complémentaire pour le conjoint doit être nié s'il s'écoule un laps de temps entre la fin de la période d'activité lucrative (ou d'une autre période assimilée au sens de l'art. 30 RAI) et le moment de la survenance de l'incapacité de travail invalidante constaté par les organes d'application de la LAI (arrêt non publié K. du 7 mai 2001 [I 584/00]). Il y a donc lieu d'examiner si le recourant exerçait une activité lucrative immédiatement avant la survenance de son incapacité de travail au sens de l'art. 34 al. 1 LAI, soit avant le 1er octobre 1995.