Citation: 1B_298/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu que, par décision séparée du même jour, elle avait ordonné le placement sous scellés de la décision du 18 novembre 2018 de la FINMA; cette mesure de protection avait aussi été apposée par le Ministère public sur les autres documents demandés ultérieurement à la FINMA. Selon l'autorité précédente, il s'ensuivait qu'aucune des pièces touchant la procédure [...] conduite par la FINMA n'était accessible aux autres parties de la procédure, y compris au Ministère public; peu importait donc que la première page du prononcé du 18 novembre 2018 puisse être connue de la Chambre pénale de recours, cette autorité ne l'ayant au demeurant pas communiquée aux autres parties. Les Juges cantonaux ont ensuite relevé que si des documents étaient versés ultérieurement au dossier, en tout ou en partie, à la suite d'une décision du Tmc, il serait temps de vérifier à ce moment-là - parce que leur contenu serait alors connu, ce qui n'était en l'état pas le cas - s'ils justifiaient une restriction du droit d'être entendu en raison d'un éventuel intérêt légitime de la recourante au maintien du secret. Ils ont donc considéré qu'à ce stade, la recourante ne subissait aucun préjudice actuel et concret.