Citation: 2C_328/2021 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a rejeté les moyens de preuve proposés en considérant en substance que ceux-ci n'étaient pas essentiels pour l'issue du litige. Les recourants ne discutent pas cette appréciation anticipée des preuves sous l'angle de l'arbitraire, ce qui suffit pour écarter le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu en lien avec le refus des mesures probatoires sollicitées. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où les recourants ne remettent pas en cause l'exactitude des données de l'Office fédéral de la topographie faisant état d'une pente dépassant les 30° à l'emplacement de leur chalet respectivement des places de parc envisagées, on ne voit pas en quoi le Tribunal cantonal aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'une vision locale n'apparaissait pas essentielle sous cet angle. Il n'en va pas autrement s'agissant de la première expertise sollicitée par les recourants, en ce qu'elle aurait permis "en lieu et place d'une vision locale" d'apprécier la configuration des lieux. Quant à la seconde expertise concernant la situation des places de parc dans la Commune, dans la mesure où les recourants allèguent qu'elle aurait eu pour but de permettre de chiffrer le montant de la taxe litigieuse de manière "raisonnable et respectant les facteurs légaux", ils s'en prennent à la fixation de la contribution en cause, et en particulier au caractère proportionné de son montant. Ce moyen sera dès lors examiné dans ce contexte (cf. infra consid. 6). On ne décèle enfin pas en quoi l'autorité précédente aurait violé son devoir de motivation, dans la mesure où l'arrêt explique, sur près d'une page, qu'il ressortait du chiffre 3.21 de l'autorisation de construire du 20 juin 2012 que la taxe litigieuse serait perçue de manière générale en cas de non-réalisation des places de parc dues et que, par ailleurs, s'agissant de places sur fonds d'autrui, une servitude au registre foncier devait être inscrite avant la délivrance du permis d'habiter, si bien que le simple fait de se prévaloir de tractations en cours n'était pas suffisant. Les recourants ont au demeurant parfaitement compris le raisonnement du Tribunal cantonal, puisqu'ils ne manquent pas de le contester et de développer leurs griefs sur ce point. Autre est la question de savoir si ce raisonnement viole le droit, ce qui sera discuté ci-dessous (cf. infra consid. 5.4).