Citation: 7B_506/2023 E. 5.5

5.5. On relèvera au demeurant que l'intérêt public à l'expulsion du recourant est en l'occurrence prépondérant par rapport à son intérêt privé à demeurer en Suisse (seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP). La cour cantonale pouvait ainsi valablement estimer que les intérêts publics à l'expulsion du recourant étaient importants dès lors qu'il avait commis plusieurs crimes et délits (viol, tentative de contrainte sexuelle, lésions corporelles simples, menaces, infractions à la loi sur la circulation routière) et que sa faute à ces égards avait elle-même été qualifiée d'importante. Les infractions en cause, de même que ses différentes condamnations pénales depuis 2013, mettaient en lumière un mépris des lois et de l'ordre juridique suisse, aussi bien dans ses rapports avec la collectivité publique qu'avec ses proches. L'expertise psychiatrique réalisée en cours d'instruction avait du reste fait état d'un risque de récidive "d'une probabilité très élevée" en l'absence de facteurs protecteurs (cf. jugement attaqué, consid. 10.2.d p. 45). Il fallait également tenir compte du fait que le recourant parle la langue bosnienne et qu'il a de la famille en Bosnie-Herzégovine - soit notamment son oncle et sa tante -, de sorte que son intégration en sera facilitée, même s'il prétend ne jamais être retourné dans son pays d'origine depuis son arrivée en Suisse (cf. jugement attaqué, ibidem). Au surplus, en tant que le recourant se prévaut des conséquences dramatiques que son expulsion aurait sur sa santé psychique, il ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis de prendre en considération cette circonstance, étant relevé qu'il ne précise par ailleurs pas la nature des troubles dont il serait actuellement atteint, ni ne développe au demeurant dans quelle mesure il lui serait impossible d'entamer ou de poursuivre un éventuel traitement en Bosnie-Herzégovine.