Citation: 1B_10/2017 E. 4

Le recourant conteste également le risque de récidive. Il estime que sa condamnation en tant que mineur, en 2009, ne suffirait pas pour admettre ce risque et que les soupçons relatifs à l'affaire en cours seraient quant à eux insuffisants faute d'aveux et de constatations médicales claires. La prétendue impulsivité du recourant ne serait pas non plus démontrée, celui-ci s'étant calmé lorsque les explications voulues lui avaient été fournies au poste de police. Son attitude lors des auditions (absence de remise en question) ne saurait lui être reprochée dès lors qu'il conteste les faits. En définitive, les instances précédentes n'auraient pas fait preuve de la retenue nécessaire exigée dans l'examen du risque de récidive.