Citation: 1B_353/2016 E. 3.2

3.2. A l'appui de son grief, le recourant reproche à l'ordonnance entreprise d'avoir exposé de façon laconique sa version des faits, contrairement à celle de son épouse, et de ne pas avoir relevé les contradictions dans les déclarations de cette dernière. Il insiste sur le fait que, s'agissant des accusations de viol et contrainte sexuelle, les versions des protagonistes s'opposent et qu'il n'était dès lors pas possible de retenir la commission de ces infractions. Il se prévaut à cet égard également d'une violation du principe de la présomption d'innocence et de la garantie d'un traitement équitable. En l'espèce, l'ordonnance du 26 août 2016 présente certes de façon relativement détaillée les déclarations de la partie plaignante en lien avec les événements des 9 juin et 27 août 2015, contrairement à celles du prévenu; dans sa décision, le Tribunal cantonal s'est ainsi limité à relever - en lien avec les faits commis le 9 juin 2015 - que le recourant a reconnu avoir poussé son épouse dans les escaliers et lui avoir menotté la main gauche, contestant en revanche le viol dès lors que le rapport sexuel était consentant. Cela étant, le recourant ne démontre pas - comme il lui appartenait de le faire (cf. consid. 3.1) - en quoi un éventuel complément de l'état de fait sur ses déclarations permettrait de trancher différemment la question de sa mise en liberté, celui-ci ne contestant au demeurant pas avoir poussé sa femme dans les escaliers, ni l'avoir menacée avec une arbalète chargée (cf. ci-dessous consid. 4). Il n'y a dès lors pas lieu de compléter l'ordonnance entreprise. Par ailleurs, l'état de fait de la décision attaquée ne viole pas le principe de la présomption d'innocence, ni la garantie d'un traitement équitable, puisque le Tribunal cantonal se contente d'exposer les déclarations de l'épouse et qu'il ne s'est pas exprimé de manière définitive sur la culpabilité du recourant, mais seulement sur l'existence d'indices suffisants justifiant un maintien en détention provisoire. Au demeurant, par sa critique, le recourant semble perdre de vue qu'il n'appartient pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu (cf. ATF 137 IV 122 consid. 3.2 p. 126); il incombera aux juges du fond de prendre position sur les déclarations divergentes des protagonistes. La critique du recourant doit donc être rejetée, dans la mesure de sa recevabilité.