Citation: 1P.601/1999 17.05.2000 E. 4

4.- Le recourant qualifie encore d'arbitraire la pratique de la municipalité, qui tolérerait la pose ou le maintien d'autres miroirs. Il n'obtiendrait donc pas le même traitement que d'autres citoyens, et cela sans motifs objectifs suffisants et sérieux. Le Tribunal administratif a constaté la présence d'autres miroirs sur le territoire communal, en retenant cependant que les situations n'étaient pas comparables à celle du recourant. Certains miroirs avaient été installés depuis près de trente ans: une tolérance sans réserve pendant une si longue durée peut en effet, suivant les circonstances, priver l'autorité du droit d'exiger la démolition (cf. ATF 107 Ia 121 consid. 1 p. 123 et la jurisprudence citée); on ne saurait la comparer à une tolérance pendant sept ans, dont le recourant a bénéficié, d'autant plus que l'autorité lui avait d'emblée indiqué à quel moment elle exigerait l'enlèvement de l'installation. Le Tribunal administratif a aussi mentionné le cas d'un miroir présentant une utilité certaine en raison de la configuration des lieux, ce qui le distingue objectivement du miroir litigieux. Enfin, certains miroirs ont été installés à l'insu de la municipalité, qui n'en a constaté l'existence qu'à l'occasion de la procédure ouverte par le recourant; on ne saurait en déduire que cette autorité les tolérera à l'avenir et qu'elle s'écartera de sa pratique constante tendant à éviter, dans toute la mesure du possible, ce genre d'installations pour des motifs d'esthétique. Le recourant n'invoque en outre pas, de façon suffisammentprécise, d'autressituationscomparablesàlasienne. Songriefd'arbitraire, tiréd'uneprétendueinégalitédetraitement, estdoncmalfondé.