Citation: 6P.91/2004 29.09.2004 E. C

X.________ a reconnu les infractions qui lui étaient reprochées, à l'exception du viol. Selon ses déclarations, son amie, qui ne l'avait pas repoussé, était consentante. Avec le recul, il admettait toutefois qu'elle était très choquée par leur dispute et la violence dont il avait fait preuve. La Cour correctionnelle a accordé foi à la version de la victime. Elle a relevé que cette dernière avait fait des déclarations constantes et crédibles, corroborées par son comportement après l'agression sexuelle (vie recluse, peur de toute intimité avec les hommes, crainte de se retrouver seule à l'extérieur). Certes, la victime avait tardé à révéler le viol, ce qui s'expliquait toutefois par la nature du traumatisme qu'elle avait subi et sa personnalité introvertie. Deux médecins qui l'avaient examinée avaient d'ailleurs décrit des symptômes caractéristiques (honte, culpabilité, anxiété, sentiment d'impuissance, angoisse), en précisant qu'ils étaient compatibles avec le récit de la victime. Au stade de la qualification juridique, la Cour correctionnelle a considéré que les faits retenus étaient constitutifs de viol, la victime s'étant vu imposer l'acte sexuel dans un climat de contrainte ininterrompu depuis les violences du 1er juillet au matin et alors qu'elle se trouvait sans réaction, dans un état proche de la paralysie, ensuite des violences subies. Statuant sur le pourvoi du condamné, la Cour de cassation a jugé infondés aussi bien les griefs d'appréciation arbitraire des preuves et de motivation insuffisante de l'arrêt entrepris que celui pris d'une violation de l'art. 190 CP soulevés devant elle.