Citation: 6B_1517/2022 E. 2.2

2.2. Aux termes de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF, le plaignant n'a qualité pour recourir en matière pénale que pour autant que la contestation porte sur son droit de porter plainte. Dans ce cadre, seuls peuvent être soulevés des griefs relatifs à l'irrégularité de ce droit et de ses conditions (art. 30 à 33 CP). En cette qualité, le plaignant ne peut s'en prendre ni à la décision rendue sur le fond, ni à la décision de non-entrée en matière ou de classement (arrêts 6B_1470/2021 du 22 février 2022 consid. 2.3; 6B_940/2016 du 6 juillet 2017 consid. 2.1; 6B_996/2013 du 22 janvier 2014 consid. 1.2 [avec renvoi à l'ATF 129 IV 206 consid. 1 p. 207, rendu sous l'empire de l'ancien art. 277 let. f PPF, qui conserve toute sa pertinence]). La cour cantonale a estimé qu'en tant que la recourante prétendait à une violation de domicile qui aurait eu lieu durant la première quinzaine de mars 2022, sa plainte du 24 juin 2022 apparaissait tardive. Elle a souligné que, quoi qu'il en soit, on ne distinguait pas quelles mesures concrètes le ministère public aurait pu entreprendre pour identifier l'auteur et la recourante ne l'indiquait pas. La recourante soutient que la cour cantonale aurait violé l'art. 31 CP dans la mesure où le délai pour porter plainte commencerait à courir dès la connaissance de l'auteur. En l'occurrence, la plainte avait été déposée contre inconnu si bien qu'elle ne pouvait pas être tardive. En tant que la contestation de la recourante porte sur son droit de porter plainte, elle devrait disposer de la qualité pour recourir. Toutefois, la décision de la cour cantonale est fondée sur une double motivation. Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 142 III 364 consid. 2.4 in fine p. 368; 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100). Or, dans la mesure où la seconde motivation cantonale se rapporte au fond du litige, la recourante n'a pas la qualité pour recourir pour la contester, faute d'avoir démontré disposer de prétentions civiles (cf. supra consid. 2.2). Ses critiques sont, partant, irrecevables sur ce point.