Citation: 9C_263/2021 E. 9

Les recourants font enfin valoir que l'intimée aurait manqué de leur transmettre une information importante relative à la possibilité, prévue par l'art. 16 (par. 2) du règlement n° 883/2004, de demander leur exemption de l'application de la législation de l'Etat de résidence. S'ils expriment ainsi leur regret "de ne pas avoir activé la clause prévue" par cette disposition, ils n'en déduisent cependant pas de conséquence concrète quant à l'issue du litige. En particulier, ils n'exposent pas, ni ne démontrent partant, en quoi les conditions dans lesquelles un défaut de renseignement peut obliger une autorité à consentir à un administré un avantage auquel il n'aurait pu prétendre, en vertu du principe de la protection de la bonne foi découlant de l'art. 9 Cst. (ATF 131 V 472 consid. 5), seraient réalisées. En tout état de cause, dans la mesure où le grief se rapporte à la question d'une éventuelle exemption de l'obligation de s'assurer à l'assurance obligatoire des soins suisse, on peut renvoyer aux considérations de la juridiction cantonale quant à l'autorité compétente pour traiter d'une demande d'exemption (consid. 3.3 de l'arrêt entrepris).