Citation: U 113/02 23.01.2003 E. 4

4.1 Le recourant conteste la valeur probante des DPT (Description du poste de travail) que l'intimée avait produites, alléguant que les revenus afférents à des activités de surveillance ou de contrôle sont en réalité moins élevés que ceux qui ont été pris en compte. Il soutient enfin que le Tribunal des assurances a omis à tort d'appliquer un facteur de réduction lors de la détermination de son revenu d'invalide, ce qui eût pourtant été justifié eu égard à son âge, sa nationalité, sa méconnaissance de la langue française et à son illettrisme. 4.2 En l'occurrence, l'application d'un coefficient de réduction - maximal - de 25 % (cf. ATF 126 V 75) lors de la détermination du revenu d'invalide du recourant sur la base de statistiques salariales (ATF 126 V 76-77 consid. 3b), singulièrement à la lumière de celles figurant dans l'enquête suisse sur la structure des salaires, publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 124 V 321), ne suffirait pas à ramener son revenu en deçà de 3'150 fr., de façon à porter le taux d'invalidité au-delà de la limite de 33,33 % fixée par l'intimée. En effet, en partant d'un revenu statistique de 4'268 fr. pour l'année 1998 (voir l'arrêt ATF 128 V 174 et la table TA1 de l'Enquête suisse sur la structure des salaires 1998 publiée par l'Office fédéral de la statistique), et non de 4'294 fr. comme indiqué au consid. 4g p. 14 du jugement attaqué, puis en l'ajustant à la durée moyenne de travail de 41,9 heures hebdomadaires dans les entreprises (cf. Annuaire statistique de la Suisse 2002, T3.2.3.5 p. 207), on obtiendrait un gain mensuel de 4'470 fr., soit finalement 3'352 fr. (après réduction de 25 %). Vu ce qui précède, il est superflu d'examiner la question de la valeur probante des DPT de la CNA dans le cas d'espèce, d'autant moins qu'elles ne sont d'aucun secours au recourant. Il s'ensuit que les conclusions du recourant tendant au versement d'une rente d'invalidité d'un taux supérieur à 33,33 % sont mal fondées.