Citation: 2C_178/2024 E. 1.3.2

1.3.2. S'agissant du droit à la vie privée, la jurisprudence souligne que l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse ou, si la durée de la résidence légale est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable de l'art. 8 CEDH sous cet angle (cf. ATF 144 I 266). En l'espèce, si le recourant séjourne depuis 2003, soit depuis plus de vingt ans, en Suisse, seules deux années l'ont été au bénéfice d'un titre de séjour. Le reste l'a été dans l'illégalité - l'intéressé ne s'étant en particulier jamais soumis aux décisions de renvoi, pourtant entrées en force, dirigées contre lui - ou en vertu d'une simple tolérance en raison de l'effet suspensif attaché à ses nombreuses procédures de recours. Ces années ne sont pas déterminantes sous l'angle de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.3; 149 I 72 consid. 2.1.3; arrêt 2D_21/2023 du 18 décembre 2023 consid. 1.1.3 et les arrêts cités). Dans un tel cas, le recourant ne saurait donc invoquer l'art. 8 CEDH sous l'angle du droit à la vie privée.