Citation: 8C_329/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1959, travaille en qualité de directeur commercial pour B.________ Sàrl. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 23 juillet 2013, il s'est blessé à l'épaule droite en heurtant un mur après avoir perdu l'équilibre dans un escalier. La CNA a pris en charge le traitement médical et a alloué des indemnités journalières à partir du 26 juillet 2013. A.b. Par décision du 1er juin 2017, la CNA a considéré qu'une capacité de travail de 80 % pouvait être reconnue à l'assuré à compter du 1er mai 2017 dans son activité professionnelle habituelle. En outre, elle a confirmé la fin du paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière avec effet au 31 mai 2017. L'assuré s'est opposé à cette décision. Par décision sur opposition du 26 juillet 2017, la CNA a partiellement admis l'opposition en ce sens qu'elle a pris à sa charge les frais d'un examen radiographique et d'une imagerie par résonnance magnétique (IRM) de la colonne cervicale réalisés le 17 janvier 2017; elle a maintenu sa décision du 1er juin 2017 pour le surplus. A.c. Le 7 août 2017, A.________ s'est soumis à une nouvelle IRM réalisée par la doctoresse C.________, spécialiste en radiologie, laquelle a mis en évidence l'apparition d'une déchirure de la face profonde, distale et antérieure du tendon du sus-épineux prenant 20 % d'épaisseur du tendon, une petite augmentation de la bursite sous-acromio-deltoïdienne, une petite augmentation de la taille de la déchirure du labrum antéro-supérieur de type SLAP 2A (Superior Labrum Anterior Posterior), qui paraissait actuellement irrégulière, et l'apparition d'une tendinopathie modérée du long chef du biceps sans fissuration. Sur la base de cette IRM, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a recommandé une intervention chirurgicale sous la forme d'une arthroscopie de l'épaule droite avec ténodèse du long chef du biceps (rapport du 16 août 2017). Le 23 août 2017, le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué qu'il existait une probable relation de causalité entre les troubles constatés par le docteur D.________ et l'événement du 23 juillet 2013. Il a toutefois relevé que tous les (autres) médecins spécialistes consultés s'étaient exprimés contre une intervention chirurgicale. Se fondant sur cet avis, la CNA a informé l'assuré qu'elle ne prendrait pas en charge l'intervention proposée par le docteur D.________. A.d. L'assuré a déféré la décision sur opposition du 26 juillet 2017 (cf. lettre A.b supra) à la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Par réponse du 10 janvier 2018, la CNA a conclu au rejet du recours; elle s'est référée à un rapport du 14 décembre 2017 de la doctoresse F.________, spécialiste en chirurgie générale et en traumatologie, dont elle a fait sienne les conclusions. A l'appui de sa réplique, l'assuré a transmis un rapport du docteur D.________ du 5 mars 2018. A.e. La Cour des assurances sociales a rejeté le recours par arrêt du 20 décembre 2019. Saisi d'un recours en matière de droit public contre cet arrêt, le Tribunal fédéral l'a partiellement admis et a renvoyé la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle rende une nouvelle décision après avoir mis en oeuvre une expertise médicale afin de départager les avis contradictoires du docteur D.________ et de la doctoresse F.________ quant à la présence ou non d'une déchirure du labrum antéro-supérieur de type SLAP 2A d'origine traumatique (arrêt 8C_89/2020 du 4 décembre 2020).