Citation: 6B_87/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, on comprend de la motivation de la cour cantonale qu'à l'instar des juges de première instance elle a considéré que l'art. 48 let. e CP n'était pas applicable dès lors que le recourant s'était mal comporté en 2019, ce qui n'était pas contesté. Elle a néanmoins réduit la peine à prononcer de 4 mois supplémentaires en raison de l'écoulement du temps (cf. arrêt 6B_664/2015 du 18 septembre 2015 consid. 1.2 et 1.3). C'est en vain que le recourant soutient que cette réduction serait "manifestement insuffisante" en invoquant que l'intérêt à punir aurait sensiblement diminué, étant donné qu'il ne s'est pas bien comporté, ayant récidivé pendant la procédure en commettant une nouvelle infraction en 2019. Pour le surplus, en tant qu'il soutient que, pour la grande majorité des infractions, les deux tiers du délai de prescription sont écoulés, le recourant semble perdre de vue que le temps écoulé entre la commission entre 2014 et 2015 des crimes, soit le vol qualifié et l'escroquerie, et le jugement de deuxième instance en 2021 est sensiblement inférieur aux deux tiers du délai de prescription pour ces infractions, à savoir 10 ans, l'art. 97 al. 1 let. b CP prévoyant une prescription de 15 ans pour ces infractions (cf. arrêt 6B_719/2019 du 23 septembre 2019 consid. 2.3). Compte tenu de ce qui précède et du large pouvoir d'appréciation dont dispose la cour cantonale, une réduction supplémentaire n'apparaît pas justifiée. Le grief du recourant est donc rejeté.