Citation: 6B_431/2014 E. 2.5

2.5. Le recourant soutient que la peine prononcée serait incompatible avec la jurisprudence rendue par le Tribunal fédéral s'agissant de l'application de l'art. 47 CP dans le cadre du brigandage. Eu égard aux nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine, une comparaison avec des affaires concernant d'autres prévenus et des faits différents est d'emblée délicate car il existe presque toujours des différences entre les circonstances objectives et subjectives, que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144; cf. aussi ATF 135 IV 191 consid. 3.1 p. 193). Le recourant cite trois arrêts rendus par le Tribunal fédéral. L'arrêt 6B_660/2013 du 19 novembre 2013 traite d'un braquage prémédité et au moyen d'une arme d'une banque par une personne seule, ayant de lourds antécédents. Les faits sont clairement différents. On ignore en outre la situation personnelle de l'intéressé. Au demeurant ce dernier a été condamné pour ce seul brigandage qualifié (art. 140 ch. 3 CP) et pour infraction à la LArm à cinq ans et demi de peine privative de liberté. On ne distingue pas ce que le recourant, qui s'est rendu coupable de deux brigandages aggravés et d'une tentative de brigandage aggravé, qui plus est à l'encontre de personnes le plus souvent choisies pour leur grande vulnérabilité et qui sont restées choquées par la violence de l'agression, pourrait tirer de cet arrêt en sa faveur. L'arrêt 6B_49/2012 du 5 juillet 2012 traite d'un cas relativement similaire, à l'exception d'une préparation plus complète du brigandage et de l'utilisation d'une arme pour effrayer. Il ne ressort toutefois pas de l'arrêt que les victimes aient été choisies pour leur vulnérabilité. L'intéressé avait de plus partiellement collaboré. En outre et surtout, la peine privative de liberté de quatre ans ne sanctionnait qu'un acte de brigandage aggravé et non deux ainsi qu'une tentative comme dans la présente cause. Le recourant ne peut rien en tirer en sa faveur. La cause visée par l'arrêt 6B_710/2007 du 6 février 2008 se distingue de la présente affaire par le jeune âge de l'intéressé, une responsabilité légèrement diminuée, l'admission de sa responsabilité, et, surtout, l'absence de concours d'infractions, élément qui pèse ici dans la fixation de la peine. A nouveau, le grief de violation de l'art. 47 CP ne peut se fonder sur la comparaison des deux causes.