Citation: 1B_390/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a constaté que le recourant disposait d'une surface individuelle nette de 4,0475 m², soit une surface supérieure au standard minimal de 4 m². Selon lui, si la jurisprudence préconisait de déduire la surface dédiée aux sanitaires et prévoyait que la surface correspondant au standard de 4 m² soit restreinte du mobilier, il ne voyait pas pour quel motif il y aurait encore lieu de déduire de la surface brute totale de la cellule la surface de l'embrasure de la porte, espace vide effectivement à disposition. Le recourant conteste en vain l'appréciation de l'instance précédente. En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, la surface au sol de l'embrasure de la porte doit être prise en compte dans le calcul de la surface de la cellule à disposition des détenus. Le fait que la hauteur de l'embra sure de la porte est de 1,79 m alors que le recourant mesure 1,78 m ne modifie pas cette appréciation. Selon les constatations de fait du Tribunal cantonal qui ne sont pour le reste pas contestées, le recourant dispose, après déduction de la surface consacrée aux installations sanitaires, d'un espace individuel de plus de 4,0475 m², restreint du mobilier. L'occupation de la cellule litigieuse par deux détenus - chacun disposant d'un espace personnel de plus de 4 m², restreint du mobilier - n'est donc pas constitutive d'une violation de l'art. 3 CEDH et ne représente pas un traitement dégradant portant atteinte à la dignité humaine des prévenus (ATF 140 I 125 consid. 3.6.3 p. 139). Pour le surplus, le recourant n'invoque, dans son mémoire de recours, aucun autre aspect des conditions de sa détention.