Citation: 5A_609/2023 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a estimé que les conclusions de l'appel, lesquels étaient confuses, n'avaient pas de rapport immédiat avec l'ordonnance de première instance, l'époux sollicitant pêle-mêle "la constatation de la violation" de ses droits, la récusation de la présidente du tribunal ou encore l'octroi d'une indemnité pour tort moral. Elle a également relevé qu'il avait conclu à l'annulation pure et simple de l'ordonnance de première instance sans prendre de conclusions en réforme sur les points tranchés et ne précisait en particulier pas ce qu'il souhaitait obtenir s'agissant de l'organisation de son droit de visite. Par ailleurs, il n'expliquait aucunement en quoi l'ordonnance contestée serait erronée et se contentait d'exposer - de manière prolixe et peu claire - sa propre version des faits en s'attardant sur des procédures annexes (devant la justice de paix et les autorités pénales) et en invoquant comme moyen de preuve principal "l'appréciation du tribunal", sans préciser en quoi il y aurait lieu de compléter l'état de fait de l'ordonnance entreprise. Elle a encore relevé, s'appuyant sur la jurisprudence topique, que même rédigé par un non-juriste, l'appel devait permettre de comprendre sur quels points la décision attaquée serait erronée et que l'exigence d'une motivation minimale ne saurait constituer une violation du droit d'être entendu ou de l'interdiction du formalisme excessif. Elle a ainsi considéré qu'à défaut de conclusions et de motivation suffisantes, au sens de l'art. 311 al. 1 CPC, l'appel devait être déclaré irrecevable.