Citation: 9C_170/2008 07.11.2008 E. 3

3.1 Les premiers juges ont retenu qu'il résultait du rapport du docteur M.________ du 5 août 2002 que la recourante présentait une dysthymie depuis novembre 1998 et des épisodes dépressifs légers surajoutés, mais que ces troubles interféraient peu sur sa capacité de travail, qui était de 80 % depuis novembre 1998 jusqu'au jour de l'expertise. Ce médecin avait précisé que la capacité de travail à attendre par la suite de mesures médicales, soit d'un traitement antidépresseur, était de 100 %. Cette expertise, qui avait pleine valeur probante, devait à l'évidence l'emporter sur l'avis du docteur G.________, médecin traitant de l'assurée. Dès lors, les éléments au dossier en 2002 ne justifiaient aucunement de fixer à 50 % le degré d'invalidité et la décision de rente initiale du 5 mars 2002 était manifestement erronée. 3.2 Ce point de vue ne peut être suivi. Même en admettant, au regard du contentieux qui avait suivi la décision initiale, que les premiers juges étaient en droit de retenir l'expertise du docteur M.________ du 5 août 2002 au titre des éléments ayant amené l'office à reconnaître à la recourante une invalidité de 50 % par la décision de rente du 5 mars 2002, la confrontation de ce rapport aux autres pièces du dossier ne permet pas de considérer que la décision initiale était manifestement erronée. Ainsi, et il convient sur ce point (art. 105 al. 2 LTF) de compléter les constatations des premiers juges, le docteur L.________, chef de clinique du Centre X.________, posait-il dans un rapport du 8 avril 2001 le diagnostic d'épisode dépressif moyen avec syndrome somatique ([CIM-10] F32.11) et indiquait que la patiente avait présenté une incapacité de travail de 100 % du 12 juillet au 31 août 1999 et de 50 % du 1er septembre au 31 décembre 1999. Dans une appréciation du 21 mars 2001, le médecin de l'office AI proposait de statuer sur le droit à une rente entière sans autre mesure d'instruction et dans un avis du 5 septembre 2001, il indiquait avoir pris contact avec le docteur L.________, qui confirmait que l'assurée passait par des hauts et des bas mais qu'on pouvait s'en tenir à une incapacité de travail durable de 50 % dès le 1er septembre 1999. Au vu de ces pièces et de l'avis du docteur G.________ déjà mentionné, la décision initiale ne peut être qualifiée de manifestement erronée. En outre, on ne peut considérer que l'instruction ayant amené l'intimé à accorder à la recourante une demi-rente d'invalidité ou à ne pas modifier cette décision dans les suites de l'expertise du docteur M.________ se révèle lacunaire à un point tel que la décision de rente initiale du 5 mars 2002 prise sur cette base apparaisse manifestement erronée (arrêt 9C_575/2007 du 18 octobre 2007 consid. 3.3). Sur ce point, le jugement attaqué est erroné.