Citation: 6B_901/2022 E. 6.4

6.4. En tant que le recourant invoque l'art. 130 CPP, il y a lieu de rappeler que le CPP règle la poursuite et le jugement, par les autorités pénales de la Confédération et des cantons, des infractions prévues par le droit fédéral (art. 1 CPP). Il ne régit en revanche pas la procédure d'exécution des jugements rendus, en particulier celle de libération conditionnelle, qui demeure de la compétence des cantons, sauf dispositions spéciales du CPP ou du CP (cf. art. 123 al. 2 Cst. et 439 al. 1 CPP; cf. arrêts 6B_974/2021 du 11 octobre 2021 consid. 2.1; 6B_24/2021 du 5 février 2021 consid. 1.1). Par ailleurs, le recourant n'expose pas que le CPP serait applicable à titre de droit supplétif. Il ne démontre pas davantage en quoi la cour cantonale aurait procédé à une application arbitraire du droit cantonal à cet égard. Pour le surplus, la décision cantonale est fondée sur une double motivation (cf. supra consid. 4.2). En l'occurrence, le recourant s'en prend essentiellement à la seconde motivation. S'agissant de son indigence, le recourant se contente de dire que celle-ci est "incontestée", qu'il est sans revenu et qu'il ne perçoit pas de prestations complémentaires. Ce faisant, il oppose en réalité sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, de sorte que son argumentation est irrecevable. Dans la mesure où la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir que la condition relative à l'indigence n'était pas réalisée, il n'y a pas lieu d'examiner la condition relative aux chances de succès. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.