Citation: 6B_1182/2021 E. B

Statuant par arrêt du 2 septembre 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel de A.________ contre le jugement du 21 juin 2021. Elle l'a réformé en ce sens que l'expulsion de A.________ a été ordonnée pour une durée de 5 ans. Le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, l'arrêt attaqué se fonde sur les faits suivants. B.a. Le 28 décembre 2020, A.________ a importé en Suisse, en provenance de France, par le passage frontalier de U.________ (GE), 99,9 grammes nets de cocaïne (taux de pureté: 26,9 %) qu'il avait dissimulés dans son caleçon. B.b. Né en 1974 en Guinée-Bissau, État dont il est ressortissant, A.________ est arrivé en Suisse une première fois en 2012. Sa demande d'asile, qu'il avait déposée sous le nom de son frère, a alors été rejetée. En 2016, après qu'il a acquis dans l'intervalle la nationalité portugaise, A.________ est revenu en Suisse, à Genève, où il a été mis au bénéfice d'une autorisation de courte durée (permis L), puis d'une autorisation de séjour (permis B). A.________ est père de trois enfants, âgés de 17, 13 et 11 ans, nés de deux unions différentes, avec lesquels il entretient des contacts réguliers. Les deux premiers vivent au Royaume-Uni, la garde de la plus jeune des deux ayant été retirée à sa mère par les services sociaux alors que l'aînée vit avec elle. Son troisième enfant vit en Guinée-Bissau avec sa mère qui est également la compagne actuelle de A.________, avec laquelle il s'est marié traditionnellement dans son pays d'origine, sans que ce mariage eût été reconnu sur le plan de l'état civil. Avant son interpellation par la police le 28 décembre 2020, A.________ exerçait à Genève un emploi de maçon, pour lequel il percevait un revenu mensuel compris entre 2'000 et 3'000 francs.