Citation: 5P.105/2005 21.06.2005 E. 5

L'autorité cantonale a rejeté la demande de reddition de comptes au motif que les conditions de la procédure spéciale de l'art. 324 al. 2 let. b LPC/GE n'étaient pas remplies. En substance, elle a considéré que la reddition de comptes ne pouvait être demandée par la voie de la procédure de l'art. 324 al. 2 let. b LPC que si le droit à l'obtention de renseignements était évident et reconnu et que, si tel n'était pas le cas, la recourante devait agir par la voie de la procédure ordinaire (décision attaquée, consid. 4.1). Or, le droit à la reddition de comptes invoqué par la recourante n'était, selon l'autorité cantonale, ni évident ni reconnu: si les banques intimées détenaient bien des comptes au nom de V.________ et de G.________, aucun élément du dossier ne permettait, d'après l'autorité cantonale, de retenir qu'elles en auraient eu au nom de S.________; en outre, seuls les enfants paraissaient être les ayants droit économiques de G.________ et S.________, de sorte que ces sociétés n'étaient pas inclues dans la masse successorale, bien qu'elles aient été alimentées par des fonds provenant de la succession; par ailleurs, la recourante ne prétendait pas avoir été lésée dans sa réserve par des versements en faveur de ses cohéritiers (décision attaquée, consid. 4.4).