Citation: 6S.105/2004 23.04.2004 E. 1

2.1.2 La condition subjective visée par l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP est réalisée si l'on peut prévoir, en fonction des antécédents et du caractère du condamné, que cette mesure sera de nature à le détourner de commettre d'autres crimes ou délits (ATF 119 IV 195 consid. 3b p. 197 et les arrêts cités). Il s'agit de faire un pronostic quant au comportement futur du condamné (ATF 123 IV 107 consid. 4a p. 111 s.). Pour décider si le sursis serait de nature à détourner l'accusé de commettre de nouvelles infractions, le juge doit se livrer à une appréciation d'ensemble (ATF 119 IV 195 consid. 3b p. 198 et les arrêts cités). Il doit tenir compte des circonstances de l'infraction, des antécédents de l'auteur, de sa réputation et de sa situation personnelle au moment du jugement, notamment de l'état d'esprit qu'il manifeste. Le pronostic doit être posé sur la base de tous les éléments propres à éclairer l'ensemble du caractère de l'accusé et ses chances d'amendement (ATF 123 IV 107 consid. 4a p. 111s; 118 IV 97 consid. 2b p. 100 s.). Pour l'évaluation du risque de récidive, un examen global de la personnalité de l'auteur est indispensable. De vagues espoirs quant à la conduite future du délinquant ne suffisent pas pour émettre un pronostic favorable (ATF 115 IV 81 consid. 2a p. 82). 2.2 En l'espèce, le recourant a été condamné par défaut le 11 mai 1999 à une peine de dix-huit mois d'emprisonnement, moins 29 jours de détention préventive, et à 10 ans d'expulsion du territoire suisse. A cette première peine s'ajoute une peine partiellement complémentaire de douze mois d'emprisonnement, ce qui donne au total 30 mois. Certes, les autorités cantonales n'ont pas précisé quelle part de la nouvelle peine devait être considérée comme le complément de la peine précédemment prononcée. Il ressort toutefois des constatations cantonales que l'infraction la plus grave, soit celle relative à la LStup, a été commise antérieurement au jugement du 11 mai 1999 lequel prononce déjà une peine de dix-huit mois. Partant, la limite requise par l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP pour bénéficier du sursis est manifestement dépassée. Partant, le refus du sursis ne viole pas le droit fédéral, une des conditions objectives n'étant pas réalisée. 2.3 Au demeurant, le recourant ne remplit pas davantage la condition subjective au sursis comme cela ressort des considérants de la décision attaquée. En effet, le recourant a de lourds antécédents (cf. supra consid. B.c), a toujours nié les faits lors des diverses procédures et peut se montrer violent et dangereux lorsqu'il est contrarié. Aucun élément ne permet de poser un pronostic favorable, si bien que le sursis doit également être refusé pour ce motif. Il peut être renvoyé au considérant de l'autorité cantonale.