Citation: 6B_408/2008 14.07.2008 E. B

Par arrêt du 18 avril 2008, la Cour de cassation du canton de Genève a rejeté le pourvoi formé contre ce jugement par X.________ et l'a condamné aux frais. En bref, la cour cantonale a jugé que le rapport de la police argovienne, qui n'était pas mentionné dans le jugement de première instance, n'avait pas aggravé les charges retenues contre le recourant, qui n'avait pas été condamné pour d'autres faits que ceux mentionnés dans l'ordonnance de renvoi. La maxime accusatoire n'avait donc pas été violée. Le recourant avait eu connaissance du rapport avant l'audience de jugement et avait pu exercer son droit d'être entendu. L'appréciation de la cour correctionnelle, selon laquelle X.________ était le commanditaire de l'opération visant à importer 2,015 kg de cocaïne en Suisse, n'était pas arbitraire et ne violait pas la présomption d'innocence. Y.________ avait en effet clairement décrit le rôle du recourant dans le trafic. C'est le recourant qui avait proposé d'effectuer le transport. C'est également lui qui avait acheté les billets et fourni les quatre valises contenant la marchandise. Selon Y.________, X.________ lui avait indiqué que la drogue lui était destinée à Zurich, où il habitait. Un inspecteur de police avait confirmé qu'il ressortait clairement des rapports d'Interpol que le recourant était lié au trafic de stupéfiants. Enfin, l'allégation du recourant selon laquelle il n'aurait été qu'une simple mule n'était pas crédible. Il avait menti et fourni des explications fantaisistes. Pour le surplus, la cour cantonale a jugé que la peine infligée ne procédait ni d'un abus ni d'un excès du pouvoir d'appréciation et que le recourant ne pouvait rien déduire en sa faveur, sous l'angle de l'égalité de traitement, de la peine infligée à Y.________.