Citation: 4A_308/2022 E. 3.2

3.2. En substance, la cour cantonale a retenu que l'État défendeur ne disposait pas de l'immunité de juridiction à raison du contrat de travail conclu avec le demandeur, dans la mesure où celui-ci n'avait manifestement jamais exercé de tâches relevant de la puissance publique et n'avait pas bénéficié d'un quelconque statut diplomatique, ce qui avait été admis par les parties. Elle a retenu que, compte tenu des pièces et des explications fournies par le demandeur et qui n'avaient pas été valablement contredites par l'État défendeur, il ne faisait aucun doute que le demandeur avait résidé à Genève de 2008 à fin 2016 pour l'exécution de son travail de cuisinier privé de l'Ambassadeur. Il avait ensuite continué à résider à Genève et y demeurait encore fin 2018 au moment du dépôt de sa requête de conciliation. Il résidait toujours à Genève, et ce même s'il n'avait pas fourni de justificatif de domicile et si les pièces qu'il avait produites en appel étaient irrecevables. Le doute qui pouvait subsister sur sa présence effective à Genève n'était pas de nature à remettre en cause l'existence d'un lien suffisant avec la Suisse justifiant la saisine du tribunal.