Citation: 7B_1126/2024 E. C

Par acte du 21 octobre 2024, A.________ (ci-après: le recourant) interjette un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cette ordonnance, en concluant à sa réforme en ce sens que les scellés soient maintenus sur le téléphone mobile précité. À titre subsidiaire, il conclut à l'annulation de l'ordonnance et au renvoi de la cause au TMC pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il demande en outre l'effet suspensif et l'assistance judiciaire. Le 12 novembre 2024, le TMC a déposé des observations et a conclu au rejet du recours. Le Ministère public a déposé ses observations le 15 novembre 2024; il a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif et à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet. Invité à remédier au défaut de procuration, le défenseur a, le 22 novembre 2024, produit une photocopie ou un scan d'une procuration contenant la signature du recourant, ainsi que la date du 25 octobre 2024. Dans sa lettre, le défenseur a indiqué que l'incarcération du prévenu en France réduisait grandement, voire annihilait, les possibilités d'obtenir des pièces. Il a précisé qu'il avait toutefois pu établir un contact avec l'avocat français du recourant et que cela lui avait permis d'obtenir la procuration manquante. Par ordonnance du 27 novembre 2024, le Président de la II e Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a admis la requête d'effet suspensif. Les 3 et 9 décembre 2024, le Ministère public, respectivement le TMC ont déposé des écritures. Par courriers des 17 décembre 2024 et 7 février 2025, le défenseur du recourant a demandé une prolongation de délai pour produire des pièces relatives à la situation financière de ce dernier. Il a notamment indiqué que le recourant était incarcéré au centre pénitentiaire de W.________, que cela limitait de manière significative les moyens de communication avec ce dernier et qu'il demeurait dans l'attente de nouvelles de l'avocat français de l'intéressé. Le 14 mars 2025, le défenseur du recourant a produit des pièces relatives à la situation financière de celui-ci. Il a précisé que le recourant était incarcéré en France et inatteignable, malgré tous les efforts entrepris.