Citation: H 81/01 14.08.2001 E. 3

3.- a) Parmi les divers faits qu'ils ont constatés de manière à lier la Cour de céans, les premiers juges ont tout particulièrement retenu que X.________ avait rencontré des difficultés dans le paiement des cotisations aux assurances sociales depuis l'année 1993. Ils ont également constaté que le recourant connaissait bien la situation financière de cette société qu'il avait accepté d'administrer afin de tenter de la redresser; à cet égard, les bilans intermédiaires, établis tous les trimestres, lui étaient communiqués (consid. 3c pp. 15-16 du jugement attaqué). En se fondant sur ces faits, les juges cantonaux ont déduit que le recourant n'avait pas de raisons sérieuses et objectives de penser que le retard dans le règlement des cotisations aux assurances sociales n'était que passager (consid. 3c), si bien qu'il devait être tenu pour responsable du dommage causé (consid. 3d p. 16). b) Le recourant soutient qu'on ne saurait lui reprocher d'avoir financé une entreprise hasardeuse, indirectement et en partie, par l'assurance sociale. Il en veut pour preuve qu'il avait consenti personnellement à des investissements importants dans la société, ce qui a entraîné une augmentation du carnet de commandes. Par ailleurs et comme en première instance, il prétend qu'il avait les meilleures raisons de penser que les arriérés de charges sociales pourraient être régularisés. En effet, il avait concédé un droit d'emption immobilier à C.________, promoteur immobilier; de plus, les sociétés françaises Y.________ et Z.________ projetaient de s'installer sur les communes V.________ et de W.________.