Citation: 6B_136/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a retenu que, même si le contrôle téléphonique rétroactif effectué sur son téléphone avait fait ressortir un premier contact téléphonique entre lui-même et B.________ au 20 octobre 2018, ceux-ci pouvaient parfaitement se contacter par un autre système de communication, soit par des applications utilisant internet. En effet, d'une part, contrairement à ce que soutient le recourant, B.________ n'a pas déclaré qu'il avait " toujours " et uniquement contacté le recourant par téléphone pour lui acheter de la cocaïne. D'autre part, il ressort des faits de l'arrêt attaqué qui lient le Tribunal fédéral que des applications utilisant internet par lesquelles les intéressés ont pu se contacter ne peuvent pas être identifiées par ce moyen de contrôle. Enfin, il convient de relever que le recourant a lui-même reconnu qu'il communiquait avec B.________ entre juillet et décembre 2018 par des applications utilisant internet comme Messenger (Facebook) (cf. pièces 5019 ss du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Il ressort également du jugement de première instance - auquel la cour cantonale renvoie dans son arrêt (cf. art. 82 al. 4 CPP) - que le recourant communiquait aussi avec D.________ via Facebook et avec d'autres clients pour la vente de haschich ou de marijuana via Messenger (cf. jugement de première instance, p. 12). Le grief du recourant est donc rejeté. En outre, dès lors que c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que le recourant et B.________ pouvaient parfaitement se contacter par un autre système de communication, on ne voit pas quelle " contradiction " entre les résultats du contrôle téléphonique rétroactif et les déclarations de B.________ démontrerait que celles-ci ne seraient pas crédibles. Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, le fait que la cour cantonale a retenu le début de la vente de cocaïne à B.________ au mois d'août 2018 et non en juillet 2018 - comme indiqué par ce dernier -, en se fondant sur les déclarations du recourant lui-même, ne remet pas en cause la crédibilité des déclarations de B.________, étant relevé que, dans ses déclarations, le prénommé avait déclaré " au mois de juillet sauf erreur " (pièce 2076 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 CP) et que la version retenue par la cour cantonale est la plus favorable au recourant.