Citation: 1P.646/2004 17.01.2005 E. 1

Seul le recours de droit public pour violation des droits constitutionnels des citoyens est ouvert pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités) ou d'une atteinte directe à un droit constitutionnel ou conventionnel, tel que le droit d'être entendu ancré à l'art. 29 al. 2 Cst. ou la présomption d'innocence consacrée aux art. 32 al. 1 Cst. et 6 § 2 CEDH (ATF 127 IV 215 consid. 2d p. 218; 120 Ia 31 consid. 2b p. 35/36). Savoir si une expertise psychiatrique ou de crédibilité doit ou non être ordonnée est une question d'appréciation des preuves, touchant éventuellement au droit d'être entendu, qui ne peut pas donner lieu à un pourvoi en nullité, hormis le cas particulier - non réalisé en l'espèce - où le droit de fond lui-même exige une telle mesure, comme par exemple l'art. 13 CP (ATF 106 IV 241 consid. 1b p. 242; 105 IV 161 consid. 2 p. 163; 103 Ia 55 consid. 1a p. 57). Le recourant est directement touché par le jugement attaqué qui le condamne à une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans et qui l'astreint à verser à l'intimée une indemnité pour tort moral de 7'500 fr.; il a un intérêt juridiquement protégé à ce que ce jugement soit annulé et a, partant, qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. Formé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, le recours répond aux exigences des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ.