Citation: 6B_755/2020 E. 2.2

2.2. A teneur du jugement cantonal, le recourant était tout à fait conscient de l'excès de vitesse qu'il commettait, ce que l'intéressé ne discute pas dans son recours. C'est, partant, à juste titre que la cour cantonale a exclu l'erreur sur les faits au sens de l'art. 13 CP. Elle a cependant admis, sous l'angle de l'erreur de droit (art. 21 CP), que le recourant avait agi en étant convaincu que l'objectif de sa mission de police, à savoir l'interpellation des potentiels auteurs d'un brigandage en fuite, l'autorisait à dépasser les seuils de vitesse fixés à l'art. 90 al. 4 LCR et cela d'autant plus qu'il agissait avec l'approbation tacite d'un collègue plus expérimenté et de deux supérieurs. La cour cantonale a cependant considéré que l'erreur commise par le recourant était évitable car en tant que policier au bénéfice d'une formation complète, il devait connaître les limites à ne pas dépasser dans ce genre d'intervention urgente. En outre, aucun de ses collèges ou supérieurs ne lui avait expressément donné l'ordre de poursuivre les fugitifs à une telle vitesse. En tant qu'il souligne avoir agi avec l'approbation tacite de ses collègues, le recourant ne démontre pas en quoi les considérations de l'autorité précédente, qui a tenu compte de cet élément, seraient erronées. En définitive, l'approche de la cour cantonale, qui reconnaît que le recourant a pu se croire en droit d'agir comme il l'a fait mais qui lui reproche de ne pas avoir connu la réglementation applicable à son activité professionnelle, n'est pas critiquable. Il est rappelé, de surcroît, que le dépassement de vitesse en cause est loin d'être anodin mais tombe sous le coup de la disposition légale réprimant les excès de vitesse les plus graves. Aussi la cour cantonale pouvait-elle considérer que le recourant aurait dû savoir qu'un tel excès n'était pas autorisé, même dans le cadre d'une course officielle urgente. Le grief formé par le recourant est dénué de fondement.