Citation: P 55/02 19.11.2003 E. 5.4

Pour le reste, les premiers juges ont considéré à juste titre que l'octroi rétroactif, à partir du 1er août 1985, de prestations d'invalidité par l'assurance militaire fédérale constituait le motif permettant à l'intimé de révoquer les décisions attributives de prestations complémentaires du 1er octobre 1991 au 30 septembre 1996. Intervenue après que l'OFAM avait avisé l'intimé le 6 septembre 1996 de la notification prochaine de sa décision, la demande de restitution du 10 octobre 1996 n'était pas prescrite et le recourant ne pouvait se prévaloir du droit à la protection de la bonne foi, dans la mesure où les décisions originelles avaient été modifiées en raison d'un fait nouveau. Enfin, c'est à juste titre que les montants alloués au titre des prestations complémentaires LPC, tels que précisés par l'intimé dans ses dernières écritures, de 58'280 fr. et 2'250 fr., avaient été confirmés au vu des pièces produites. Sur ces points, le recourant est renvoyé aux considérants pertinents du jugement attaqué, qu'il semble au demeurant ne pas contester. Quant aux pièces produites par l'intimé en procédure fédérale, elles ne permettent toujours pas de déterminer si le montant écarté par les premiers juges a réellement été pris en charge par les prestations fédérales octroyées au recourant.