Citation: 1C_433/2012 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le juge pénal a considéré qu'aucune violation de la signalisation lumineuse ne pouvait être reprochée à la recourante puisque les ordres de police priment les règles générales, les signaux et les marques. Il a en revanche estimé que la conductrice n'avait pas fait preuve de l'attention que les circonstances exigeaient d'elle et a ainsi retenu une violation simple des règles de la circulation au sens de l'art. 90 al. 1 LCR. La cour cantonale a, quant à elle, considéré que l'appréciation juridique des faits par le juge pénal était erronée. Elle a exposé s'en écarter car cette appréciation ne prenait pas suffisamment en considération le fait que la recourante avait gravement compromis la sécurité de la route en heurtant une piétonne qui n'avait fait preuve d'aucune imprudence et qui pouvait légitimement s'attendre à voir sa priorité respectée. La cour cantonale a par ailleurs souligné que la conductrice avait admis ne pas avoir vu les sept piétons engagés sur le passage de sécurité.