Citation: 8C_474/2024 E. 5

En l'espèce, la cour cantonale a considéré en substance que les décisions attaquées auraient dû faire l'objet d'une opposition adressée à la direction de l'Hospice général selon l'art. 51 al. 1 de la loi genevoise du 22 mars 2007 sur l'insertion et l'aide sociale individuelle (LIASI/GE; RS/GE J 4 04). Cependant, aucune opposition n'avait été interjetée auprès de la direction de l'Hospice. Partant, la cour cantonale a conclu qu'elle était incompétente pour connaître du recours et a transmis l'affaire au directeur de l'Hospice général. L'écriture de la recourante se rapporte principalement au litige l'opposant à l'Hospice général et contient donc essentiellement des griefs d'ordre matériel. Cependant, la recourante ne conteste pas que les décisions litigieuses de l'Hospice général étaient encore susceptibles d'opposition et ne remet pas en question la compétence de la direction de l'Hospice général pour statuer sur les oppositions. Pour autant qu'elle prétend que la cour cantonale serait compétente pour statuer sur cette affaire, parce que les décisions attaquées n'indiqueraient pas les voies de droit, on rappellera que, selon le principe de la bonne foi, le défaut d'indication ou l'indication incomplète ou inexacte des voies de droit ne doit entraîner aucun préjudice pour les parties (cf. art. 9 Cst; art. 47 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative [LPA/GE, RS/GE E 5.10]; ATF 138 I 49 consid. 8.3.2). Il découle également des règles de la bonne foi que l'autorité saisie est en principe tenue de transmettre l'affaire à l'autorité compétente et d'en aviser les parties, si elle décline sa compétence (art. 11 al. 3 et art. 64 al. 2 LPA/GE; cf. arrêt 8C_757/2016 du 12 décembre 2017 consid. 6.4). En l'espèce, la recourante n'expose pas en quoi la transmission de la cause à l'Hospice général comme objet de sa compétence aurait violé ces dispositions légales et constitutionnelles.