Citation: 1C_552/2016 E. 5.4

5.4. Selon les recourants, dès lors que l'adoption du plan de quartier est soumise à l'approbation du pouvoir législatif communal et partant au référendum facultatif (cf. art. 107 ss de la loi cantonale sur les droits politiques du 16 mai 1989 [LEDP; RS/VD 160.01]), celle-ci constituerait nécessairement une mesure assimilable à un nouveau classement; les aléas liés à cette procédure commanderaient, à les suivre, de nier le caractère constructible du périmètre. Il est vrai que la jurisprudence mentionne qu'une procédure complète de planification comprend, en règle générale, l'adoption du plan par le législatif communal. Il ne s'agit cependant pas d'un critère exclusif: il faut au contraire prendre en considération l'ensemble des circonstances, en particulier si la zone à planification obligatoire comporte les règles fondamentales à respecter par le plan de détail ultérieur (BRANDT/MOOR, op. cit., n. 125 ad art. 18 LAT); il s'impose par ailleurs d'examiner si les motifs ayant conduit à opter pour l'adoption d'une planification de détail sont de nature à remettre en cause le statut de principe du périmètre défini par le PGA, plus spécialement le caractère constructible du périmètre (cf. ATF 131 II 151 consid. 2.3 p. 156; MARC-OLIVIER BESSE, Le régime des plans d'affectation, en particulier le plan de quartier, thèse 2010, p. 106 et 108; FLÜCKIGER/GRODECKI, Commentaire LAT, 2010, n. 51 ss LAT; voir également JEANNERAT/ MOOR, Commentaire pratique LAT: planifier l'affectation, 2016, n. 63 ad art. 14 LAT).