Citation: 6B_946/2015 E. 3.3

3.3. Se référant à un rapport du Directeur de la prison M.________ du 22 juin 2015, la juridiction cantonale a constaté que le recourant avait séjourné à trois reprises dans une cellule lui offrant un espace individuel net de 3,39 m 2, une première fois pendant 62 jours, une seconde fois pendant 361 jours, et une dernière fois pendant 259 jours. Les juges cantonaux ont toutefois considéré que ces conditions de détention n'étaient pas contraires à la dignité humaine. En effet, la première période de détention n'était pas illicite, aux motifs qu'elle avait duré un tiers en deçà du seuil de trois mois évoqué par la jurisprudence, et qu'elle avait suivi un séjour de 291 jours et précédé un séjour de 39 jours dans un espace individuel net de 5,09 m 2. Concernant les périodes ultérieures, la juridiction cantonale a relevé que le recourant avait été inscrit sur une liste d'attente le 31 mai 2012, en vue d'obtenir une place de travail au sein des ateliers. Le 4 octobre 2012, un transfert vers l'aile Est de la prison, destiné aux travailleurs et plus confortable, lui avait été proposé. Le recourant avait refusé ce transfert, alors qu'il aurait pu occuper un espace individuel net supérieur à 4 m 2et passer davantage de temps hors cellule en intégrant la place de travail qui lui avait été trouvée. Par la suite, il ne s'était pas réinscrit sur la liste d'attente. Aussi le recourant avait-il démontré qu'il se satisfaisait de ses conditions de détention au sein de l'aile Sud. En outre, il avait exercé la fonction de nettoyeur d'étage à partir du 27 mars 2013, ce qui lui permettait de passer davantage de temps hors cellule que la seule heure de promenade quotidienne.