Citation: 9C_109/2014 E. 3.2.1

3.2.1. À la lecture du jugement entrepris, on peut déduire des considérations de l'autorité cantonale de recours relatives à l'évolution de l'état de santé de l'assurée entre le mois de novembre 2007 et la fin de l'année 2010 - qui consistent pour l'essentiel à citer des extraits de rapports médicaux sans procéder à des constatations propres - que les premiers juges ont, dans un premier temps, admis que la capacité de travail de la recourante avait été limitée à 20 % pendant toute cette période. Dans un second temps, pour la période postérieure, ils ont constaté que la diminution de rendement de 25 %, seule limitation de la capacité de l'assurée retenue par l'office AI à partir du 1er janvier 2011, ne pouvait se fonder sur les conclusions du Centre d'expertise médicale (du 4 mai 2010), telles que complétées par le docteur I.________ (le 28 mai 2010). Celui-ci mentionnait une capacité de travail de 75 % dans une activité adaptée, en s'écartant des conclusions du rapport de synthèse du 4 mai 2010 (faisant état d'une capacité de travail de 50 % seulement), alors que l'activité administrative exercée par la recourante avant la survenance de l'atteinte à la santé correspondait à l'activité la mieux adaptée, comme l'avait indiqué le docteur D.________ dans son rapport du 9 juin 2010. Examinant alors si d'autres documents n'attestaient tout de même pas d'une récupération de la capacité de travail à partir de l'année 2011, la juridiction cantonale a constaté que l'assurée présentait un trouble somatoforme douloureux, diagnostiqué par les médecins du Centre de la douleur à V.________ (consultés par l'assurée au printemps 2011; rapport du 18 mai 2011), mais qui n'était cependant pas invalidant; l'état de l'avant-bras gauche était par ailleurs stabilisé, aucun traitement n'étant plus à envisager et le déficit fonctionnel résiduel semblant moins gênant que les douleurs. Les premiers juges ont ensuite cité l'appréciation médicale du docteur D.________ du 31 octobre 2012, selon laquelle le tableau clinique était grosso modo superposable à celui de 2009 et la capacité de travail de 50 % dans une activité de comptable adaptée au handicap. Se fondant sur les indications du médecin, qui mentionnait que l'assurée continuait à gérer sa fiduciaire et à monter à cheval régulièrement et avec passion, ainsi que sur le fait que la recourante avait réussi trois examens dans le cadre de sa formation d'experte fiscale, ils en ont déduit que l'état de santé de la recourante s'était sensiblement amélioré à tout le moins depuis le mois de janvier 2011. À leur avis, "il subsist[ait] certes encore quelques limitations objectives au niveau du bras gauche, mais celles-ci ne la [l'assurée] handicap[ai]ent apparemment presque plus du tout dans sa vie de tous les jours ou dans l'accomplissement de ses loisirs (équitation), si bien qu'elle ne [pouvait] dans le même temps continuer à se prévaloir d'une plus importante limitation de sa capacité de travail dans l'accomplissement de tâches de nature administrative sur son lieu de travail". Ils en ont conclu que les séquelles de l'atteinte au niveau de l'avant-bras gauche avaient favorablement évolué à partir de l'année 2011, ne générant "probablement plus qu'une seule diminution de rendement de 25 %", ce qui apparaissait assez logique au regard des cinq années écoulées depuis l'accident. Compte tenu de cette diminution de rendement de 25 % qui se répercutait sur un revenu provenant du même type d'activité que celui exercé par la recourante avant la survenance de l'atteinte à la santé, l'autorité judiciaire cantonale a fixé à 25 % le taux d'invalidité de la recourante à partir du 1er janvier 2011.