Citation: 9C_363/2016 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont constaté que la situation médicale du recourant ne s'était pas améliorée depuis l'octroi de la rente d'invalidité. Le travail de direction que le recourant effectuait au sein de son entreprise n'avait toutefois plus rien des travaux de force qu'il accomplissait jadis aux côtés de ses deux uniques ouvriers. Les circonstances avaient ainsi clairement changé, car les conséquences médicales de l'atteinte à la santé étaient désormais toutes autres. De l'avis de la juridiction cantonale, il était incompréhensible que l'augmentation des activités de l'entreprise ne pût se répercuter sur la charge de travail de son patron. Cela donnait clairement à penser qu'il ne faisait pas tout ce qu'on pouvait exiger de lui pour diminuer l'impact de son état de santé sur sa perte de gain, ou tout simplement, qu'il ne désirait pas travailler plus, déléguant ses affaires aux membres de sa famille. Le fonctionnement interne de l'entreprise et le faible revenu d'administrateur-directeur suscitaient des interrogations. Dans ces conditions, les premiers juges ont admis que le calcul du taux d'invalidité s'avérait impossible.