Citation: 2C_954/2018 E. 5

Invoquant les art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH, le recourant se plaint de la violation de son droit à la preuve. Garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299; 137 II 266 consid. 3.2 p. 270). La garantie constitutionnelle n'empêche pas le juge de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 142 II 218 consid. 2.3 p. 222 s.; 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299). Lorsque la partie recourante s'en prend à l'appréciation anticipée des preuves, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (cf. ATF 136 III 552 consid. 4.2 p. 560), ce qu'elle doit démontrer au moyen d'une motivation conforme aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. En l'espèce, le recourant reproche à l'instance précédente son refus, par appréciation anticipée, d'entendre oralement ses parents sur leur maladie ainsi que sur l'intensité des liens qui les unissent. Il soutient en vain qu'elle n'a pas expliqué en quoi l'appréciation anticipée permettait d'exclure la pertinence des témoignages sur l'intensité des liens. Il perd en effet de vue, d'une part, que c'est à lui qu'il revenait, en application de l'art. 106 al. 2 LTF, de démontrer la violation de l'interdiction de l'arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves - et non pas l'inverse - et, d'autre part, que l'instance précédente n'a pas nié l'existence de la maladie de ses parents ni du reste l'intensité des liens familiaux, puisqu'elle en a dûment tenu compte dans l'examen de la proportionnalité exigé par les art. 8 par. 2 CEDH et 96 LEtr (cf. arrêt attaqué, consid. 5 p. 14). Le grief de violation du droit d'être entendu est rejeté.