Citation: 8C_632/2020 E. 5.2

5.2. Invoquant la violation de l'art. 8 al. 1 LACI, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir mal interprété la notion de résidence habituelle. Reprenant la chronologie des faits entourant son inscription à l'OCE, il explique en particulier que si sa compagne et lui-même ont acquis un bien immobilier à l'étranger, c'est parce qu'ils ne parvenaient pas à trouver un loyer moins élevé que celui de leur appartement de W.________. En outre, il aurait été contraint d'annuler ses projets de déménagement en raison de son licenciement intervenu en octobre 2018 pour la fin de l'année et parce qu'il n'avait pas retrouvé d'emploi entretemps. Selon lui, la brève période entre l'annonce de son départ de Suisse à la fin du mois de janvier 2019 et ses démarches en avril 2019 pour s'y annoncer à nouveau ne serait pas suffisamment longue pour interrompre la résidence habituelle en Suisse et en créer une nouvelle à l'étranger, où il ne restait que le week-end. Le recourant se prévaut également des démarches entreprises en Suisse sur le plan administratif, respectivement de l'absence de démarche correspondante à l'étranger, où une attestation de domicile lui aurait d'ailleurs été refusée faute d'y avoir vécu une année au moins. Il invoque ses liens familiaux en Suisse, où il a vécu les 32 dernières années, et conclut qu'il y avait sa résidence habituelle tant au moment de l'ouverture de son droit aux indemnités de chômage que pendant la durée de l'indemnisation dont le remboursement lui est demandé.