Citation: 1B_32/2016 E. A

Par acte d'accusation du 23 novembre 2015, A.________ a été renvoyée devant le Tribunal correctionnel de La Côte pour diffamation, calomnie, injure, utilisation abusive d'une installation de télécommunication, menace et contrainte, à la suite d'une dizaine de plaintes pénales déposées à son encontre par la société B.________ Sàrl, son gérant C.________, D.________, ainsi que deux collaboratrices de dite société, E.________ et F.________. Il est reproché à la prévenue d'avoir, entre le 21 juin 2014 et le 27 octobre 2015, contacté à maintes reprises, par téléphone, courriel et sms, les personnes prénommées dans le but de les insulter, les diffamer, les calomnier et les menacer; elle aurait aussi laissé de nombreux messages d'insultes et de menaces sur le répondeur de la société précitée. La prévenue se serait livrée à du harcèlement téléphonique à l'égard de ces personnes, en particulier de C.________, à qui elle aurait dit qu'elle cesserait de les importuner seulement une fois qu'il lui aurait remboursé la somme de 200'000 euros qu'elle aurait prêtée à son père, D.________; elle aurait encore menacé C.________ de tout faire pour le "mettre en taule". Elle aurait évoqué que le but recherché était d'obtenir de l'argent, se décrivant comme une victime. Durant l'instruction de la cause, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (Tmc) a, par ordonnance du 27 juin 2015, refusé la mise en détention provisoire requise par le Ministère public et ordonné la libération immédiate de l'intéressée, celle-ci ayant subi deux jours de détention. Le 4 novembre 2015, le Tmc a ordonné la mise en détention provisoire de l'intéressée en raison du risque de réitération; il relevait que la prévenue avait persisté dans ses actes de harcèlement nonobstant un bref passage en prison et une mise en garde formelle contenue dans le dispositif de son ordonnance du 27 juin 2015. Le 30 novembre 2015, le Tmc a prolongé la détention pour des motifs de sûreté pour une durée de 4 mois.