Citation: 4C.55/2001 04.07.2001 E. 3

3.- Sous le couvert d'une prétendue violation des art. 8 CC et 274d al. 3 CO, la défenderesse s'en prend derechef, à un autre endroit de son mémoire de recours, aux constatations de la cour cantonale relatives à l'immeuble et à l'appartement litigieux. Dans cette mesure, son recours en réforme est irrecevable (art. 63 al. 2 OJ). Au demeurant, les juges précédents n'ont pas méconnu l'art. 8 CC, qui répartit le fardeau de la preuve entre les parties (ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223) et détermine laquelle d'entre elles doit assumer les conséquences d'un échec de la preuve (ATF 125 III 78 consid. 3b p. 79). En effet, l'appréciation des preuves administrées les a convaincus que le loyer incriminé est inférieur aux loyers usuels dans le même quartier. Dès lors, en tranchant en faveur du bailleur, à qui incombait le fardeau de la preuve (ATF 123 III 317 consid. 4a et les références), ils ont appliqué correctement la disposition citée. Quant à l'art. 274d al. 3 CO, qui institue une maxime inquisitoire sociale (ATF 125 III 231 consid. 4a), la défenderesse ne démontre en rien sa prétendue violation. Elle soutient du reste que cette disposition permet de répartir le fardeau de la preuve, ce qui est faux. Le grief correspondant est, en conséquence, irrecevable.