Citation: U 71/00 05.09.2000 E. 2

2.- a) Le recourant conteste la valeur probante des avis des médecins de la CNA, sur la base desquels cette dernière a rendu sa décision litigieuse. b) Les griefs que le recourant adresse à l'égard des médecins de la CNA, en particulier quant à leur absence d'objectivité, ne sont toutefois ni étayés ni crédibles. Au contraire, il faut admettre que les rapports médicaux sur lesquels l'intimée s'est fondée pour statuer - en particulier celui du docteur V.________, spécialiste en chirurgie, du 16 décembre 1997 - remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références), si bien qu'ils sont pertinents pour trancher le litige. A cet égard, on rappellera qu'un assureur-accidents n'agit pas en qualité de partie, dans un cas concret, aussi longtemps qu'aucune procédure judiciaire n'est en cours, mais comme organe de l'administration chargé d'appliquer la loi (ATF 104 V 209). En outre, un assuré ne saurait exiger la mise en oeuvre d'une expertise, sous prétexte que l'avis de l'expert pourrait, le cas échéant, se révéler être favorable à sa cause. c) En l'espèce, les juges cantonaux ont exposé clairement et de manière convaincante les raisons pour lesquelles ils ont préféré l'appréciation médicale du docteur V.________ à celles des autres médecins qui ont été appelés à s'exprimer sur la présente affaire. La Cour de céans se rallie à leurs considérants.