Citation: 5A_429/2024 E. 6.3.3

6.3.3. Le reproche fait à la cour cantonale d'avoir fixé le revenu de médiatrice de l'intimée à 1'500 fr. par mois, sans " réserve ni explication plausible " apparaît mal fondé. En effet, il résulte sans équivoque de la motivation cantonale que le montant de 1'500 fr. retenu correspond à la moyenne des bénéfices nets réalisés par l'intimée pour son activité de médiatrice entre 2017 et 2021, après prise en compte des charges admissibles, exception faite de l'année 2020 dont le résultat était particulièrement bas. C'est également de manière mal fondée que le recourant prétend que la motivation cantonale relative à l'absence d'imputation de revenus hypothétiques à l'intimée est obscure ou procède d'un raisonnement inversé. L'on comprend à la lecture de l'arrêt entrepris qu'en réponse au recourant qui soutenait qu'un revenu hypothétique de 5'000 fr. devait être imputé à l'intimée pour son activité de médiatrice, la cour cantonale a considéré qu'il ne se justifiait pas d'exiger d'elle, qui exerçait déjà une activité salariée à 60%, qu'elle augmente le temps consacré à son activité accessoire de médiatrice au-delà de ce qu'elle avait entrepris jusqu'en 2021 pour réaliser un revenu supérieur à ses revenus effectifs, ce jusqu'à l'entrée à l'école secondaire de la fille cadette, conformément à la jurisprudence sur les paliers scolaires. Cela étant, les considérations du recourant relatives à l'allègement de la prise en charge des enfants résultant de leur scolarisation en école privée et au fait que l'intimée avait volontairement diminué son activité de médiatrice pour se consacrer à la création de F.________ SA ne reposent sur aucun élément probant; purement appellatoires, elles ne sauraient être prises en compte. Doit également être écarté l'argument du recourant selon lequel la cour cantonale aurait dû se baser sur la seule année 2018 pour arrêter les revenus accessoires de médiatrice de l'intimée. Sur ce point, le recourant se contente de répéter la critique qu'il avait déjà formulée en appel. Ce faisant, il ne s'en prend pas à la motivation de la juridiction précédente qui avait déjà écarté cet argument au motif que les honoraires perçus par l'intimée cette année-là comprenaient des honoraires de l'année précédente. Il suit de là que les griefs du recourant en lien avec l'imputation à l'intimée d'un revenu supérieur à celui retenu par la cour cantonale manquent leur cible.