Citation: I 350/02 04.10.2002 E. 2

2.1 En l'espèce, la décision initiale d'octroi d'une demi-rente était fondée sur un rapport (du 8 juillet 1998) du docteur K.________, médecin traitant de l'assurée. Aux termes de cet avis, l'assurée souffrait alors d'une hernie discale L5 - S1, ainsi que de sciatalgies à gauche et présentait une capacité de travail résiduelle de 50 % dans son activité habituelle. Appelé à statuer sur la demande de révision, l'Office AI a confié une expertise à la doctoresse E.________, spécialiste en rhumatologie, en médecine physique et rééducation. Dans son rapport du 12 mars 2001, ce médecin a diagnostiqué, pour l'essentiel, un syndrome douloureux chronique dorso-lombaire sur troubles statiques dégénératifs (protrusions discales L3-L4, L4-L5 et hernie discale L5-S1) et représentés par une scoliose dorso-lombaire en S, une raideur du rachis lombaire, une étroitesse et un sévère rétrécissement du canal lombaire, une tendinite à l'épaule gauche et au coude droit, un déconditionnement musculaire global, ainsi que de l'ostéoporose au niveau du col fémoral. Selon la doctoresse E.________, l'état de santé de l'assurée lui interdit toute activité impliquant le port de charges, l'élévation répétitive ou soutenue des membres supérieurs, la position penchée en avant, ainsi que les postures debout ou assise d'une durée supérieure à une heure (l'alternance pouvant néanmoins permettre une période d'activité de 4 heures par jour). Pour cette raison, l'activité habituelle d'employée de registrature est inadaptée à l'état de santé de l'assurée, de sorte que son incapacité de travail est de 100 % dans cette profession. En revanche, l'intéressée est encore en mesure d'exercer, à raison de 50 %, des emplois en qualité de guichetière ou de réceptionniste par exemple. L'expertise de la doctoresse E.________ est établie de manière circonstanciée, en considération des antécédents médicaux et à l'issue d'un examen complet de l'assurée. Le diagnostic posé est clair, motivé et ne diverge pas des autres avis médicaux figurant au dossier. Ses conclusions sont convaincantes, dans la mesure où, en particulier, elles indiquent clairement la capacité de travail résiduelle de l'assurée ainsi que le genre d'activité professionnelle adaptée à son état de santé. Dès lors, il n'y a pas de raison de mettre en doute les conclusions de ce rapport. Cela étant, force est de constater que, depuis la décision initiale d'octroi d'une demi-rente, l'incapacité de travail de l'assurée, dans son activité habituelle, a augmenté de manière importante puisqu'elle a passé de 50 % à 100 %. Certes, la doctoresse E.________ fait état d'une capacité de travail résiduelle de l'assurée à raison de 50 % dans une activité légère de bureau en qualité par exemple de guichetière ou de réceptionniste. Cependant, il est douteux que le gain obtenu d'une telle activité soit équivalent à celui que l'assurée réalisait en qualité d'employée de registrature à mi-temps. Force est dès lors d'admettre que, sous l'angle de l'activité raisonnablement exigible, il s'est produit un changement important des circonstances qui est de nature à influencer le droit à la rente de l'assurée. 2.2 Vu ce qui précède, tant l'Office AI que les premiers juges ne pouvaient conclure, sans procéder à une comparaison des revenus déterminants, que le degré d'invalidité de l'assurée n'avait pas changé au point d'ouvrir droit à une rente entière. En effet, la notion d'invalidité est avant tout économique et non médicale, en ce sens que le degré d'invalidité ne se confond pas nécessairement avec le taux d'incapacité de travail constaté par le médecin. C'est pourquoi il s'agit de comparer les revenus déterminants (art. 28 al. 2 LAI), ce qui n'a pas été fait en l'occurrence. En l'absence de données sur le gain que l'assurée est en mesure d'obtenir en exerçant une activité légère de bureau, à raison de 50 % et faute, également, d'indication précise sur le revenu que l'intéressée réaliserait si elle était restée au service de la Caisse suisse de compensation, il n'est pas possible de savoir si le degré d'invalidité est suffisant pour ouvrir droit à une rentière entière (66 2/3 %; art. 28 al. 1 LAI). Dans ces conditions, il convient de renvoyer la cause à l'Office AI afin qu'il rende une nouvelle décision sur le droit éventuel de l'assurée à une rente entière d'invalidité après complément d'instruction.