Citation: 7B_425/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la Cour d'appel pénal a relevé que la peine privative de liberté prononcée (21 mois) était compatible avec l'octroi d'un sursis complet; toutefois, le recourant avait été condamné à une peine privative de liberté de 16 mois dans les cinq ans qui précédaient les faits qui lui étaient alors reprochés, de sorte que le sursis n'était possible qu'en cas de "circonstances particulièrement favorables" conformément à l'art. 42 al. 2 CP. À cet égard, l'autorité précédente a relevé qu'au jour de l'arrêt attaqué, la situation personnelle du recourant, marié et père d'un enfant, ne s'était pas améliorée, voire était identique à celle qui prévalait lors de la condamnation du 27 mars 2018, et qu'elle ne l'avait pas empêché de récidiver; s'il n'avait alors aucune activité professionnelle pour des raisons indépendantes de sa volonté, il n'en demeurait pas moins qu'il émargeait à l'aide sociale et qu'il avait entrepris des démarches auprès de l'assurance-invalidité; quant aux efforts entrepris pour éponger les dettes du couple, ils devaient avant tout être mis au crédit de l'épouse du recourant, laquelle avait repris une activité professionnelle. La cour cantonale a ensuite relevé qu'il existait un rapport direct et manifeste entre les faits faisant l'objet de la présente procédure et les trois précédentes condamnations du recourant (soit en particulier les condamnations du 27 mars 2018 et du 3 septembre 2020 en lien avec des infractions à la LStup et à la LCR; cf. consid. 5.3 p. 9 s. de l'arrêt entrepris). Elle a enfin constaté que le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'un repentir sincère, au regard notamment du fait que ses regrets ne démontraient pas une réelle prise de conscience (cf. consid. 5.4 p. 10 s. de l'arrêt attaqué). Sur le vu de ce qui précède, la Cour d'appel pénal a considéré que les circonstances dans le cas de l'espèce étaient mauvaises - ne pouvant à tout le moins pas être qualifiées de "particulièrement favorables" -, si bien que le sursis, total ou partiel, ne pouvait pas être accordé au recourant (cf. consid. 5.5 p. 11 de l'arrêt entrepris).