Citation: 6A.45/2003 07.08.2003 E. 2

Selon le recourant, est manifestement inexacte la constatation selon laquelle il n'était pas le seul médecin à pouvoir intervenir pour sauver la vie et l'intégrité corporelle de l'enfant à naître. L'autorité cantonale relève qu'on ose espérer que la clinique dispose d'autres médecins déjà sur place pour pratiquer une telle intervention d'urgence et note que tel est d'ailleurs le cas si l'on se réfère aux indications du site internet de la clinique. Celui-ci contient en effet une liste de près de quarante spécialistes en gynécologie et obstétrique pratiquant à la clinique en question et qui ont presque tous leur cabinet à Lausanne ou dans les environs immédiats. Dans ces circonstances, on ne saurait dire qu'il est manifestement inexact de considérer qu'un autre médecin était susceptible de venir assister la cliente du recourant jusqu'à ce que lui-même parvienne à la clinique; il serait au contraire beaucoup plus surprenant, et même inquiétant, de penser qu'en cas d'intervention urgente en pleine journée il faille absolument attendre l'arrivée d'un médecin qui doit parcourir plus de vingt kilomètres, partiellement en milieu urbain ainsi que sur des tronçons qui sont régulièrement perturbés par des surcharges de trafic et des accidents. Force est donc de constater que l'autorité cantonale a fondé sa décision sur une constatation qui ne saurait être qualifiée de manifestement inexacte. Dans ces circonstances, elle n'a pas violé le droit fédéral en refusant de mettre le recourant au bénéfice de l'art. 34 CP pour le motif que le danger, s'il était effectivement imminent, n'était pas impossible à détourner autrement.