Citation: 6B_71/2020 E. 1.3.1

1.3.1. Le recourant soutient que dans les 50 mètres précédent le lieu de l'accident, la visibilité était mauvaise, en raison des nappes de brouillard. Il reproche à la cour cantonale de n'avoir constaté la visibilité qu'au lieu et au moment de l'accident. Or la cour cantonale a relevé les différentes déclarations du recourant sur les conditions de visibilité prévalant sur l'ensemble du tronçon ainsi que les divergences entre sa première version livrée à la police, dont il ressort que la visibilité était étendue et qu'il n'y avait pas de brouillard, et sa dernière déclaration devant la cour cantonale à teneur de laquelle il y avait des nappes de brouillard éparses. Les juges précédents se sont également référés aux déclarations du témoin - arrivé une à deux minute (s) après l'accident - à teneur desquelles il y avait peu de brouillard et les nappes de brouillard apparaissaient par moments. Elle en a déduit que la visibilité était suffisamment bonne pour permettre au recourant, qui roulait avec les feux de croisement, de commencer à accélérer au panneau de fin de limitation de vitesse à 60 km/h. Aussi, si la cour cantonale a constaté qu'il n'y avait pas de brouillard à l'endroit de l'accident et que la visibilité était bonne, elle ne s'est pas limitée au seul examen des conditions de visibilité au moment précis de l'accident mais également des secondes entourant le choc et du tronçon le précédant. Cela étant, la cour cantonale n'a pas ignoré les déclarations faites par le recourant aux débats de première et seconde instance relatives à l'existence de nappes de brouillard, mais a considéré qu'elles n'entravaient pas la visibilité sur le tronçon en cause. Pour asseoir son argumentation selon laquelle la visibilité était mauvaise dans les dizaines de mètres précédant le choc, le recourant se prévaut de sa faible accélération, de sa vitesse et de l'usage des feux de croisement. Or il échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation cantonale relative à la visibilité, au motif qu'il aurait choisi d'enclencher les feux de croisement plutôt que les feux de route. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de retenir que les conditions de visibilité n'étaient pas suffisamment bonnes pour lui permettre de circuler à une vitesse de 80 km/h et qu'il affirme n'avoir procédé qu'à une très légère accélération après le panneau de limitation de vitesse pendant une durée indéterminée, au motif qu'il y avait du brouillard, il procède de manière appellatoire et substitue sa propre appréciation de ses déclarations à celle de la cour cantonale, étant relevé qu'il n'a rien déclaré de tel lors de ses précédentes auditions. En tout état, au vu de la configuration des lieux et des différentes déclarations (du recourant et du témoin) la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que le recourant n'aurait pas accéléré à 70 voire 75 km/h après avoir passé le panneau de fin de limitation de vitesse (à 60 km/h) en présence d'un brouillard entravant la visibilité sur la chaussée à quelques dizaines de mètres de l'impact, respectivement, exclure que les conditions de visibilité auraient notablement varié sur les 50 mètres précédant l'accident.