Citation: 8C_465/2015 E. 6.2

6.2. Les arguments de la recourante ne sont pas de nature à mettre en cause le montant de l'indemnité journalière qui lui a été allouée. En effet, de deux choses l'une: soit on suit le mode de calcul de l'intimée, confirmé par la cour cantonale, et l'on reporte sur une durée de 365 jours le gain obtenu par l'assurée durant les trois derniers mois d'activité (92 jours) après déduction des indemnités de vacances et pour jours fériés (7'395 fr. 70 [2'187 fr. 65 + 2'247 fr. 25 + 2'960 fr. 80]), ce qui donne un gain assuré annuel de 29'341 fr. 65 (7'395 fr. 70 : 92 x 365) et un gain assuré journalier de 80 fr. 40 (29'341 fr. 65 : 365 = 80 fr. 38), soit un montant encore légèrement inférieur au montant admis par la cour cantonale (81 fr. 05). Soit on tient compte des indemnités de vacances et pour jours fériés et l'on obtient, pour les trois derniers mois d'activité, un gain de 8'321 fr. 50 (2'466 fr. 35 + 2'525 fr. 65 + 3'329 fr. 50). Mais dans ce cas, les indemnités en cause, qui représentent environ 13 % (10,64 % + 2,4 % = 13,04 %) du salaire de base et qui sont destinées à rémunérer les périodes de repos, ne doivent pas être reportées sur une durée de 365 jours car cela conduirait à tenir compte deux fois de ces périodes (RAMA 1989 n° U 81 p. 382 consid. 2c), mais sur une durée de 318 jours (365 - [13 % x 365]). On obtient ainsi un gain assuré annuel de 28'763 fr.40 (8'321 fr. 50 : 92 x 318) et un gain assuré journalier de 78 fr. 80 (28'763 fr.40 : 365), soit un montant également inférieur au montant retenu par la juridiction précédente.