Citation: I 210/00 22.05.2000 E. 1

à la survenance de son invalidité que pour celle qui lui a succédé; que le tribunal cantonal, estimant les données four- nies trop imprécises, a fixé au recourant un ultime délai expirant au 29 février 2000 pour répondre à ses attentes; que par lettres des 1er et 8 février 2000, le recou- rant a encore détaillé les opérations d'exploitation des vignes et pépinières et déclaré ne pas pouvoir apporter plus de précisions à cet égard, en invitant les premiers juges à ordonner une expertise sur les points qu'ils juge- raient, le cas échéant, indispensables à la solution du li- tige; qu'au vu des pièces produites, on ne saurait suivre le tribunal cantonal, sous peine d'arbitraire, lorsqu'il con- sidère que le recourant n'a pas donné suite à ses demandes de fournir des preuves; que dans ces conditions, l'autorité cantonale n'était pas fondée à rayer la cause du rôle (cf. également RCC 1985 p. 322; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialver- sicherung, Zurich 1999, p. 109), mais il lui appartenait bien plutôt de statuer sur le litige, en l'état ou alors en procédant d'office à une instruction complémentaire; que dans cette mesure, le recours doit être admis, que la procédure n'est pas gratuite, s'agissant d'un litige qui ne porte pas sur l'octroi ou le refus de pres- tations d'assurance (art. 134 OJ a contrario), de sorte que l'office intimé, qui succombe, supportera les frais de jus- tice (art. 156 al. 1 OJ), que pour le même motif, cet office est redevable d'une indemnité de dépens au recourant (art. 159 al. 1 OJ),