Citation: 2C_239/2024 E. 5.5

5.5. Relevons que, dans son recours au Tribunal fédéral, la recourante ne conteste pas fondamentalement le constat du Tribunal cantonal selon lequel le traitement de sa demande par le Service cantonal ne présenterait pas de particularité de faits ni une complexité juridique particulière nécessitant l'assistance d'un avocat. Elle se limite pour l'essentiel à faire grand cas du fait qu'une première intervention de son avocat aurait, d'après elle, déjà permis d'éviter que le Service cantonal ne déclare sa demande de permis de séjour d'emblée irrecevable, ce en retenant, à tort, qu'elle avait engagé une procédure parallèle en ce sens dans le canton de Zurich. Elle y voit la preuve de la nécessité d'être assistée d'un mandataire professionnel. Elle perd cependant de vue que le simple fait qu'une autorité administrative puisse se tromper - ou ait pu un temps faire fausse route - quant à la suite à donner à une demande formée devant elle, le cas échéant en se méprenant sur l'état du dossier, ne justifie en soi pas la nomination d'un défenseur gratuit. S'il est indéniable que la présence d'un avocat permet dans certains cas d'éviter que les autorités administratives ne commettent des erreurs, l'assistance judiciaire n'a pas pour fonction première de pallier ce risque, lequel est inhérent à toute procédure administrative. Il existe des voies de droit pour remédier à ce problème s'il se concrétise, dans le cadre desquelles la nécessité d'un avocat est en règle générale appréciée moins strictement. C'est d'ailleurs en ce sens qu'il faut comprendre la précision du Tribunal cantonal qui a expressément souligné dans son arrêt, à juste titre, que celui-ci ne préjugeait pas de l'octroi de l'assistance judiciaire pour une éventuelle procédure d'opposition, respectivement de recours, en cas de décision négative de la part du Service cantonal.