Citation: 4C.74/2007 22.01.2008 E. B

Le 1er avril 2003, X.________ a ouvert action à l'encontre de Y.________ SA en vue d'obtenir le paiement de 159'500 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 6 août 2002, sous déduction des indemnités journalières versées par la Compagnie E.________. La défenderesse a conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, au paiement par le demandeur de la somme de 15'963 fr.45, avec intérêts à 5% l'an dès le 25 septembre 2002. Par jugement du 25 octobre 2006, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a considéré qu'aucun juste motif de licenciement immédiat n'était réalisé et que la résiliation du contrat de travail intervenue le 6 août 2002 était contraire à la loi. Elle a alloué au demandeur, sur la base de l'art. 337c al. 1 CO, un montant de 3'469 fr.05, avec intérêts à 5% dès le 31 mars 2003, à titre de manque à gagner pour la période du 1er octobre 2002 au 31 mars 2003, selon les conclusions du demandeur. La juridiction cantonale a en outre octroyé au demandeur une indemnité de 26'743 fr.05 - arrondie à 27'000 fr. -, avec intérêts à 5% dès le 31 mars 2003, fondée sur l'art. 337c al. 3 CO, laquelle indemnité correspond à trois mois de salaire. L'autorité cantonale a également alloué au demandeur une indemnité en réparation du tort moral subi, à concurrence de 8'000 fr., avec intérêts à 5% dès le 31 mars 2003. Toutes autres ou plus amples conclusions ont été rejetées. Par arrêt du 2 mai 2007, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours en nullité déposé par Y.________ SA pour violation des règles essentielles de procédure, notamment des art. 146ss et 445 al. 1 ch. 2 CPC, 234 CPC et 8 CC. Alors que le grief de violation du droit à la preuve a été déclaré irrecevable, les autres griefs ont été jugés infondés.