Citation: 6B_1407/2022 E. B

Statuant par jugement du 19 octobre 2022, la 2 e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a, en substance, pris acte du retrait de l'appel formé par B.________ et rejeté celui formé par A.________, fixant en outre le montant du jour-amende à 70 fr. le jour. En substance, elle a retenu les faits suivants. B.a. Alors que B.________ travaillait à U.________ comme escort girl, A.________ l'a contactée par téléphone le 8 avril 2019 en fin d'après-midi dans le but de faire appel à ses services et de lui demander de passer la nuit avec lui, ce qu'elle a accepté au prix de 2'000 francs. B.________ et A.________ se sont dès lors retrouvés à 20h00 à la gare de U.________. Ils sont ensuite allés manger dans un restaurant, avant de se rendre au domicile de A.________. Ils ont pris un bain ensemble. A.________ a, déjà à ce moment-là, manifesté son désir d'avoir une relation sexuelle non protégée dans la baignoire avec B.________. Celle-ci lui a clairement dit une première fois qu'elle n'était pas d'accord d'avoir une relation sexuelle avec lui sans préservatif. Ils se sont rendus dans la chambre à coucher de A.________. Celui-ci a donné à B.________ un billet de 1'000 fr., en précisant qu'il lui donnerait le reste du prix convenu et peut-être même un peu plus le lendemain matin "si tout se passait bien". B.________ s'est ensuite couchée sur le dos sur le lit, tout en tenant un préservatif sorti de son emballage dans sa main droite. A.________ s'est alors mis à califourchon sur elle au niveau du haut de ses jambes, de telle manière que la pression exercée sur ses cuisses empêchait B.________ de les fermer complètement. Il a ensuite immédiatement réitéré sa volonté d'entretenir une relation sexuelle non protégée avec elle, en frottant son pénis contre son vagin, suite à quoi celle-ci l'a repoussé avec ses mains, tout en tentant de fermer ses jambes et en lui rappelant qu'il fallait d'abord qu'elle lui mette un préservatif. A.________ a refusé de mettre un préservatif, disant à B.________ qu'il voulait la "sentir", ce à quoi elle lui a répété une nouvelle fois qu'elle devait quand même lui en mettre un. Alors que B.________ avait commencé à lui mettre un préservatif, il a enlevé les mains de celle-ci de son pénis et a ôté le préservatif qui avait été partiellement mis sur son pénis. Il s'est ensuite appuyé sur B.________ en posant une main sur ses cheveux et en lui maintenant la tête contre le matelas, de sorte que sa tête était bloquée, tout en étant toujours assis à califourchon sur ses cuisses, de sorte que B.________ ne pouvait toujours pas se relever, ni fermer ses cuisses complètement. A.________ est ainsi parvenu un court instant à pénétrer B.________ sans préservatif et contre sa volonté, malgré la résistance affichée par celle-ci, qui tentait de le repousser avec les mains. Il a introduit brièvement son pénis dans son vagin sur environ deux centimètres et a ensuite dû abandonner parce que B.________ continuait de le repousser avec ses mains et qu'il a perdu son érection. B.b. Immédiatement après, A.________ s'est levé du lit et a dit à B.________ que, pour ce qu'elle avait fait, 300 fr. étaient suffisants. Il s'est alors emparé du sac à main de B.________ dans le but de récupérer le billet de 1'000 fr. qu'elle avait préalablement rangé à l'intérieur dans un étui à lunettes, a fouillé à l'intérieur du sac et en a sorti plusieurs effets, dans le but de trouver l'argent. A.________ a tiré fortement sur le sac à main de B.________, qui le retenait par les poignées, dans le but de l'arracher des mains de celle-ci. À cette occasion, il a cassé la fermeture et la décoration du sac. A.________ a fortement agrippé et tapé l'avant-bras et le poignet droit de B.________ pour qu'elle lâche prise, ce qui lui a provoqué une forte douleur. Il n'a finalement pas réussi à récupérer l'argent, B.________ étant parvenue à récupérer son sac avant. B.c. Alors que B.________ s'était rhabillée et qu'elle souhaitait quitter l'appartement en passant par la porte d'entrée, et alors que l'appartement de A.________ se situait au 3 e étage de l'immeuble, de sorte que la seule issue possible était la porte d'entrée de l'appartement, A.________ s'est placé dans le corridor en travers du chemin de B.________. Il l'a agrippée avec ses mains au niveau des épaules et l'a poussée contre un mur, puis contre une table haute près de la cuisine, la faisant tomber en arrière. Il lui a alors dit "tu ne pars pas comme ça" et a exigé qu'elle lui rende le billet de 1'000 fr. qu'il lui avait préalablement donné. Il a ainsi empêché B.________ de quitter l'appartement pendant 15 à 20 minutes, et ce jusqu'à l'intervention de la police sur les lieux.