Citation: 8C_42/2019 E. 5.5

5.5. Toujours sous couvert de diverses violations du droit, le recourant fait valoir, en substance, que le défaut de paiement de la taxe a entraîné le blocage de son accès à la plate-forme d'enseignement et, partant, le refus du service des bourses de lui octroyer une bourse d'études pour le semestre en cause. Selon lui, il n'avait donc pas le statut d'étudiant pendant cette période. Par ailleurs, il est d'avis que l'on ne pouvait pas attendre de lui qu'il fournisse une décision d'exmatriculation. En l'occurrence, il n'est pas contesté que le recourant est resté immatriculé durant le semestre de printemps 2018, comme cela ressort de la décision d'UniDistance du 25 juillet 2018. Dans la mesure où les frais d'études n'avaient pas à être pris en charge par l'intimé, il n'apparaît pas arbitraire de considérer que le recourant a conservé son statut d'étudiant durant le semestre de printemps et jusqu'à son exmatriculation formelle, quand bien même son accès à la plate-forme aurait été bloqué. En outre, on ne saurait partager le point de vue du recourant, lorsqu'il soutient que le blocage de son accès l'empêchait d'obtenir une décision d'exmatriculation. Le fait qu'il a finalement été en mesure de produire une telle pièce démontre précisément le contraire. Il apparaît au demeurant contradictoire de la part du recourant de soutenir qu'il n'avait pas le statut d'étudiant au printemps 2018 tout en demandant la prise en charge de la taxe universitaire correspondante. Enfin, il ne suffit pas de dire que les premiers juges auraient dû s'inspirer des directives en matière de chômage et des normes de la CSIAS (Conférence suisse des institutions d'action sociale) pour définir la notion d'étudiant, pour démontrer qu'ils ont fait preuve d'arbitraire dans l'application et l'interprétation de la LIASI (consid. 3.2).