Citation: 6B_966/2015 E. 4.3

4.3. Le recourant allègue que lors de l'audience du 5 février 2015, le ministère public aurait indiqué que si les parties plaignantes retiraient leur plainte respective l'entier des frais serait assumé par l'Etat du Valais. Il soutient que cette autorité lui aurait affirmé qu'il ne supporterait aucun frais. On comprend de son argumentation qu'il estime que de telles déclarations du ministère public valaient non seulement si un accord intervenait pendant l'audience de conciliation du 5 février 2015, mais également si les parties retiraient leur plainte après la clôture de celle-ci. De telles assurances par le ministère public, pour la période postérieure à l'audience de conciliation, ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Le recourant invoque à l'appui de leur existence le courrier du 9 février 2015 de A.________ par lequel elle retirait sa plainte. Que la partie plaignante exprime dans ce courrier son regret que les frais de procédure soient supportés par l'Etat du Valais et non par le recourant ne suffit pas à cet égard. Au demeurant, le recourant, dans l'un de ses courriers du 5 mars 2015 au ministère public, faisait référence à une promesse faite par cette autorité le 5 février 2015 de répartir les frais sur les deux parties. Une telle déclaration va à l'encontre de ce qu'évoque aujourd'hui le recourant. Dans son courrier du 10 mars 2015, le ministère public a en outre précisé que lors de la séance du 5 février 2015, il avait effectivement attiré l'attention des parties sur le fait que, conformément à ce qui était prévu par l'art. 427 al. 3 CPP, en cas de conciliation, les frais étaient en principe supportés par l'Etat du Valais. Il avait ensuite noté que les parties n'avaient pas trouvé d'arrangement en séance puisque A.________ avait souhaité disposer d'un délai pour réfléchir au sort à donner à sa plainte et qu'elle n'avait retiré celle-ci que le 9 février 2015. Il résulte de ce qui précède que le recourant n'a pas établi que le ministère public aurait donné des assurances s'agissant du sort des frais en cas de retrait de plainte après la clôture de l'audience de conciliation. On ne saurait dès lors faire le reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas constaté un tel engagement. Pour le surplus, faute de toute motivation conforme à l'art. 106 al. 2 LTF, on ne saurait retenir que l'autorité précédente aurait omis de constater que le recourant n'avait pris la décision de retirer sa plainte et de renoncer à une indemnité que sur la base des prétendues promesses données.