Citation: 2C_1020/2022 E. 5.4

5.4. S'il est vrai que, ni la LPIEN/VD, ni le RLPIEN/VD, ne prévoient que l'absence non justifiée à un contrôle des connaissances constitue un échec à celui-ci, toujours est-il qu'il ressort expressément de l'art. 10 al. 3 RLPIEN/VD que la réussite à un tel contrôle, lorsque celui-ci est organisé par l'Etablissement cantonal, constitue une condition au renouvellement de l'autorisation de pratiquer la profession de maître ramoneur. Or, quoi qu'en dise le recourant, toute réussite à un examen présuppose que le candidat se présente et participe à celui-ci. A cet égard, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que l'autorisation de pratiquer du recourant, dont la validité arrivait à échéance le 31 décembre 2021, a été prolongée provisoirement jusqu'au 31 mars 2022, afin de lui permettre de passer le contrôle du 27 janvier 2022. Or, celui-ci ne s'y est jamais présenté, sans motif justificatif valable, bien que l'Etablissement cantonal lui ait donné de nombreuses occasions de se rendre à ce contrôle. Il importe dès lors peu, dans ces circonstances, que l'Etablissement cantonal ait qualifié l'absence du recourant d'échec, puisque, au moment de la décision du 22 mars 2022, et dans la mesure où aucun autre contrôle n'était organisé avant l'échéance de validité du 31 mars 2022 (ce qui, au demeurant, aurait pu être le cas si le recourant avait fourni une excuse valable à son absence; cf. supra consid. A.f), il était clair que l'intéressé ne remplissait plus, à partir du 1er avril 2022, les conditions lui permettant de prétendre au renouvellement de la validité de son autorisation de pratiquer. Il découle de ce qui précède que la décision constatant la caducité de l'autorisation de pratiquer du recourant à partir du 1er avril 2022, qui repose sur une base légale précise, à savoir l'art. 10 al. 3 RLPIEN/VD, ne consacre pas une violation manifeste (cf. supra consid. 5.1) du principe de la légalité. Au surplus, l'intéressé ne soutient pas que la constatation de la caducité de son autorisation de pratiquer procéderait d'une application arbitraire du droit cantonal, et on ne voit au demeurant pas que tel serait le cas.