Citation: 8C_102/2024 E. 6.1

6.1. La recourante conteste que son époux ait conservé un pouvoir de décision effectif en lien avec la Société. Elle estime qu'il serait contraire à l'art. 31 al. 3 let. c LACI de considérer que l'inscription au registre du commerce suffirait à elle seule à exclure le droit aux indemnités; il s'agirait d'une présomption réfragable et non d'une fiction. Selon elle, les juges cantonaux auraient ainsi dû examiner la situation concrète, à savoir si son époux avait rompu définitivement tout lien avec la Société et n'était plus en mesure d'influencer les décisions de l'employeur. Ils auraient ainsi violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.).