Citation: 1C_14/2025 E. 1.2

1.2. Les recourants estiment que le projet litigieux serait titanesque. Il serait soumis à une étude d'impact puisque les modifications de terrain porteront sur 30'000 m³. Les travaux causeront d'importants désagréments en particulier pour les recourants (voisins directs du projet), notamment le bruit des nombreux camions et engins de chantier nécessaires aux déblaiements. En outre, compte tenu du retard notoire qu'accusent les instances cantonales dans le traitement des recours, les travaux seront bien avancés lorsque le recours sera tranché; ils seront encore prolongés si une démolition devrait être ordonnée. Selon la jurisprudence, le fait d'avoir à subir des nuisances pendant la durée d'une procédure (voire durant un temps plus long en cas d'ordre de rétablissement de l'état initial) ne constitue qu'un inconvénient de fait, insuffisant à constituer un préjudice irréparable (ATF 149 II 476 consid. 1.2.2). Par ailleurs, les travaux prévus ne sont pas susceptibles de causer un dommage irréversible puisqu'ils ne comportent notamment pas d'atteinte directe et définitive à une forêt ou à un biotope, qu'il n'est pas prévu d'abattage d'arbres ou de démolition d'un bâtiment protégé. Les recourants échouent ainsi à démontrer que la condition posée à l'art. 93 al. 1 let. a LTF est remplie. Toutefois, dès lors que la question du préjudice irréparable se pose également sur le fond, la question de la recevabilité du recours peut demeurer indécise.