Citation: 5A_967/2023 E. 7.2

7.2. La recourante rappelle avoir 53 ans, ne plus avoir exercé d'activité lucrative depuis plus de treize ans et n'avoir réalisé que de petites activités de conseil entre 2004 et 2010 pour un salaire moyen approximatif de 2'000 fr. par mois. Elle n'avait pas été en mesure de travailler plus en raison de la répartition des tâches du ménage adoptée par les parties puisque les fréquents voyages à l'étranger de son ex-mari la contraignaient à prendre en charge les enfants. Elle avait renoncé à toute activité lucrative en accord avec son époux et en tenant compte de la situation financière des parties et de son investissement dans les travaux sur les immeubles hérités par l'intimé. Elle reproche à la Chambre civile d'avoir insuffisamment tenu compte de ses problèmes de santé actuels, corroborés par les importants frais médicaux auxquels elle fait face. L'autorité cantonale s'était également fondée à tort sur une prétendue expérience et formation dans les domaines social et culturel. En effet, son diplôme dans le domaine social datait de 1997 et attestait uniquement d'un titre d'animatrice socioculturelle diplômée ESTS et d'assistante sociale. Elle avait travaillé dans ce domaine durant deux ans et n'avait plus exercé dans ce secteur d'activité depuis 1999. Quant à son diplôme culturel, il s'agissait d'un certificat de formation continue délivré par l'UNIL en 2002. Enfin, son diplôme d'architecte d'intérieur était un certificat obtenu durant des cours du soir et non un diplôme, ce qui ne lui permettait pas de porter le titre d'architecte d'intérieur. Ses compétences professionnelles obsolètes ne pouvaient lui permettre de trouver un emploi en six mois. La Chambre civile avait donc établi les faits de manière arbitraire en estimant à tort qu'elle bénéficiait d'une formation et d'expérience dans les domaines social, culturel et d'architecture d'intérieur et avait omis de tenir compte dans son appréciation de sa capacité auditive fortement réduite. Elle sollicite que le montant qui lui a été alloué à titre de contribution d'entretien le soit sans limite dans le temps dans la mesure où il ne lui permet pas de couvrir ses charges minimales et donc d'assurer sa subsistance au-delà de la retraite.