Citation: 9C_406/2020 E. 6.3

6.3. La recourante ne peut pas davantage être suivie lorsqu'elle reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une interprétation pour le moins arbitraire des conclusions du docteur D.________. Les premiers juges ne se sont en effet pas fondés sur le rapport d'expertise de ce médecin, qu'ils ont considéré comme dépourvu de toute valeur probante, relevant à cet égard que le médecin lui-même avait indiqué que son expertise ne pouvait pas être conclusive, dès lors qu'il n'avait pas disposé d'un dossier d'imagerie complet et n'avait pu procéder qu'à un examen clinique partiel en raison des dangers affirmés par l'assurée. La juridiction de première instance a simplement constaté que certains éléments mis en évidence par le docteur D.________ allaient dans le sens des conclusions du docteur B.________, à savoir que la capacité de travail de l'assurée n'était pas autant restreinte qu'elle le prétendait. Or cette constatation n'apparaît pas arbitraire au regard des observations du docteur D.________. Tout comme son confrère B.________, qui avait indiqué que les plaintes de la recourante étaient "hors de proportion" par rapport à son examen clinique et aux bilans radiologiques en sa possession, le docteur D.________ avait en effet relevé des incohérences entre les déclarations de l'assurée et son comportement durant l'expertise.