Citation: 6B_670/2016 E. 2.3

2.3. La recourante soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement écarté les déclarations de Me C.________ et de E.________ ainsi que le certificat médical du Dr D.________ qui attesteraient des lésions subies. A ses yeux, la cour cantonale ne pouvait, devant de telles preuves, nourrir de sérieux doutes quant à la culpabilité de l'intimé. Comme l'a relaté la cour cantonale, les pièces au dossier ont permis d'établir qu'il régnait, au sein de la copropriété de l'immeuble « Z.________ » un climat tendu. Ainsi, un des copropriétaires a confirmé, lors de son audition par le ministère public, la teneur d'un courriel du 24 juillet 2014, déposé dans le cadre de cette procédure, dans lequel il fait état de la dégradation des relations avec la recourante. Il indique en particulier que cette dernière n'a pas hésité à lui proposer des procédés critiquables et même illégaux pour parvenir à ses fins et, en particulier, pour nuire à autrui. Il ressort d'un autre courriel qu'il a rédigé à l'attention des copropriétaires de l'immeuble « Z.________ » en vue d'une assemblée générale qui devait se tenir le 29 juin 2012 qu'elle s'en est ensuite prise à l'administrateur de l'immeuble, alors que celui-ci accomplissait son travail à satisfaction. C'est dans cette atmosphère délétère que l'intimé a soupçonné la recourante, la veille de l'altercation litigieuse, d'avoir dérobé une paire de ski appartenant à l'un de ses fils. Lors de son audition le 23 février 2013 par la police en raison des faits litigieux, l'intimé a également déposé une lettre de la recourante, adressée à son père. Dans cette lettre, datée du 26 février 2013, mais dont l'intimé était déjà en possession le 23 février 2013, la recourante conseillait à B.A.________ de se méfier de son téléphone portable qui pouvait également lui servir à enregistrer, précisant encore qu'il faisait « d'excellentes vidéos et photos ». Lors de l'altercation, l'intimé avait précisément ce courrier en main. Enfin, lors de l'instruction, la recourante a prétendu que l'intimé était connu des services de police pour ses accès de violence, physique notamment, ce qui n'a toutefois nullement été établi. La cour cantonale a ensuite examiné les divers témoignages requis par la recourante. S'agissant de celui de Me C.________ et de sa secrétaire E.________, elle a considéré qu'ils étaient fiables. Elles avaient toutes deux confirmé que, lors de son deuxième passage, la recourante était choquée et pleurait, respectivement était essoufflée, disant qu'elle avait été agressée, avait cru mourir et avait besoin d'un avocat. Elle se plaignait de douleurs à la gorge et avait du mal à respirer et à déglutir. Me C.________ avait vu un hématome et des traces rouges dont elle avait estimé qu'ils pouvaient correspondre à une strangulation. Elle a déclaré qu'elle était persuadée que sa cliente avait été victime d'une agression. E.________ a également vu que le cou de la recourante portait des « marques rouges ». Cela étant, la cour cantonale a également souligné qu'aucune d'entre elles n'avait assisté à l'altercation ni n'avait observé, lors du premier passage de la recourante à l'étude, qu'il n'existait aucune trace sur le cou de cette dernière. Le certificat médical établi peu après ne disait rien des difficultés à respirer et à déglutir, pourtant alléguées par la recourante, et l'état de panique de cette dernière, constaté par Me C.________, n'était pas décisif. En effet, on ne pouvait exclure que la recourante ait simulé cette panique. De plus, il n'existait au dossier aucun certificat médical faisant état d'un stress post-traumatique. Sur la base de ces éléments, la cour cantonale pouvait, sans tomber dans l'arbitraire, éprouver des doutes non pas sur la véracité des témoignages de Me C.________ et E.________, mais sur leur force probante quant à la réalité de la strangulation. Quant au compte rendu du suivi prodigué à la recourante, établi par le Dr D.________, il indique que l'intéressée l'a, le 22 février 2013, consulté en urgence, en présence de Me C.________, à la suite d'une tentative de strangulation, selon ses dires, par l'un de ses voisins. Lorsqu'il l'a examinée, elle était « moralement choquée » et présentait une « suffusion hémorragique latéro-cervicale gauche de 4x5 cm, sans tuméfaction sous-jacente ». La recourante l'a ensuite consulté à deux reprises, le 25 février 2013, pour des douleurs à la nuque et des maux de tête - elle souffrait cliniquement d'une « contracture de la musculature paracervicale ainsi que des muscles du cou des deux côtés avec limitation de la mobilisation de la nuque estimée à 50% » - et, le 6 mai 2013, pour la persistance des maux de tête, parfois associés à des nausées avec persistance de contractures de la musculature. L'IRM ordonnée par le médecin n'a pas mis en évidence de « lésions traumatiques fraîches, tant vertébrales que discales ». Seuls des troubles dégénératifs du rachis cervical ont été constatés, antérieurs à son agression. Le médecin a encore relevé que, sur le plan psychique, sa patiente présentait « une angoisse évidente qu'un tel événement se reproduise avec souvenirs répétitifs de l'agression ».