Citation: 6B_1054/2021 E. B

Par jugement du 16 avril 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ et admis l'appel joint des parties plaignantes, réformant le jugement de première instance en ce sens que A.________ a été condamnée pour dommages à la propriété, insoumission à une décision de l'autorité et tentative de menaces, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 100 fr. le jour, ainsi qu'à une amende de 1'000 francs. En bref, il en ressort les faits suivants. B.a. Entre 2013 et 2015, A.________ a conclu avec C.B.________, B.B.________, E.D.________, D.D.________ et G.________, des contrats d'entreprise générale portant sur la construction, au chemin X.________, à Y.________, de trois villas contiguës en PPE et de couverts comprenant deux places de parc pour chaque villa. C.B.________ et B.B.________ sont propriétaires du lot A, E.D.________ et D.D.________ du lot B, G.________ du lot C et A.________ du lot D. Au printemps 2016, les copropriétaires ont dénoncé à A.________ des retards de livraison de leurs villas et des surcoûts. En mars 2017, ils lui ont adressé une mise en demeure avec un délai au 30 avril 2017 pour terminer les travaux. A.________ ayant contesté tous les griefs formulés à son encontre, les copropriétaires ont fait procéder à des travaux de substitution concernant les aménagements extérieurs à partir de décembre 2017. Ces derniers ont emménagé entre novembre 2016 et janvier 2017 et A.________ le 16 janvier 2018. Les copropriétaires lui ont reproché d'adopter un comportement perturbateur et intempestif en dérangeant les ouvriers et en entravant la bonne exécution des travaux de substitution. Un climat délétère s'est alors installé, chaque camp s'observant, se filmant, s'inondant de courriels divers et variés et épiant les moindres faits et gestes de l'autre, si bien que de multiples requêtes civiles de mesures superprovisionnelles et provisionnelles ont été déposées. Ainsi, par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 12 février 2018, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a interdit à A.________, sous la menace des peines d'amendes prévues par l'art. 292 CP, d'entraver de quelque manière que ce soit les travaux et/ou d'interpeller les entreprises à qui ceux-ci ont été confiés et devant être faits sur la parcelle xxx de la Commune de Y.________, et de pénétrer sur les servitudes d'usage particulier des copropriétaires. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 4 juin 2018, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a interdit à A.________, sous la menace des peines d'amendes prévues par l'art. 292 CP, notamment de prendre contact de quelque manière que ce soit, de menacer, insulter, importuner, déranger, harceler, etc., les copropriétaires et leurs proches, notamment F.________ et les enfants des copropriétaires, ainsi que, sur la Commune de Y.________, d'empêcher la plantation d'une haie sur la limite de propriété séparant les jardins des lots C et D de la parcelle xxx, de démolir ou modifier les travaux par substitution exécutés sur la parcelle xxx sans être au bénéfice d'un accord écrit de tous les copropriétaires de la PPE ou d'une décision judiciaire définitive et exécutoire, de garer son véhicule sur l'aire de stationnement et d'accès sise sur la parcelle xxx, sauf sur la partie dont elle a l'usage privatif, cette interdiction portant également sur toute entrave au trafic et stationnement des autres copropriétaires. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 3 septembre 2018, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a confirmé les mesures superprovisionnelles des 12 février 2018 et 4 juin 2018, sous la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP. B.b. A.________ a effectué les actes suivants: B.b.a. Le 1er mai 2018, vers 11h00, A.________ a ôté plusieurs pavés fraîchement posés par des ouvriers devant la villa de E.D.________ et D.D.________ et a tenté d'enlever des piquets en métal qui se trouvaient sur leur parcelle servant à délimiter la surface des pavés. B.b.b. Le 2 mai 2018 aux alentours de midi, le 4 mai 2018 vers 10h20, ainsi que les 27 mai 2018 et 10 juin 2018 aux alentours de midi, A.________ a déclaré de vive voix qu'elle allait tout démolir chez les copropriétaires en recourant à des pelleteuses. B.b.c. Le 4 mai 2018, A.________ a arraché de ses mains la haie vive de F.________ et G.________ qui venait tout juste d'être plantée et servait de délimitation entre les deux lots de la PPE. Elle a également plié les stores de la villa de E.D.________ et D.D.________ en les saisissant et en les secouant énergiquement. B.b.d. Le 25 mai 2018, A.________ a arraché une nouvelle fois la haie vive de F.________ et G.________, tout en jetant les plantes une fois déracinées sur leur parcelle. B.b.e. Le 9 juin 2018, à 23h15, A.________ a secoué à plusieurs reprises vigoureusement de ses mains la haie vive de F.________ et G.________, entraînant le déracinement de certaines pousses et la cassure de plusieurs branches. Le 10 juin 2018 à 9h45, elle a garé sa voiture sur l'une des deux places de stationnement de G.________. B.b.f. De fin septembre 2018 à fin novembre 2018, A.________ a parqué quotidiennement sa voiture hors de sa place de parc et ainsi empêché en particulier G.________ d'utiliser la sienne. Le 2 novembre 2018, elle a dérangé les ouvriers de l'entreprise H.________ en les photographiant à de multiples reprises alors qu'ils étaient en train d'effectuer des travaux sur les couverts à voitures. Entre le 2 et le 16 novembre 2018, elle a importuné plusieurs fois l'ouvrier de l'entreprise I.________ mandatée pour installer l'éclairage des couverts à voitures en photographiant celui-ci pendant son travail et en lui adressant des remarques négatives sur les installations. B.c. Le casier judiciaire suisse de A.________ contient une inscription, soit une condamnation, le 30 mai 2018, par le Tribunal d'arrondissement de La Côte, pour diffamation et injure à 40 jours-amende à 50 fr. le jour avec sursis pendant 2 ans et à une amende de 400 francs.