Citation: 5A_667/2020 E. 3.3

3.3. Son argumentation ne permet pas de démontrer que le montant retenu à titre de valeur brute des options exerçables au 31 décembre 2013 serait arbitraire. En effet, en tant qu'elle émet des doutes sur l'exactitude de la pièce 109 en relevant avoir contesté cette pièce en première instance et en prétendant qu'il n'est pas possible d'en identifier l'auteur, elle omet que la cour cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur cette pièce pour déterminer la valeur des options précitées. Il ressort de l'arrêt querellé que les chiffres de cette pièce ont été retenus par les juges cantonaux car ils étaient confirmés par d'autres pièces du dossier, de sorte que l'on pouvait considérer qu'ils étaient cohérents, concordants et apparaissait conformes à la réalité. En outre, en tant qu'elle affirme que l'auteur de la pièce 109 et des pièces 105 à 108 ne peut être identifié, la recourante n'expose pas de manière claire et détaillée pour quel motif il serait arbitraire de retenir, ainsi que l'a fait la cour cantonale, que c'est l'employeur de son mari qui les a établies. Enfin, s'agissant du compte bancaire qui enregistrait les droits d'option de son époux, dont elle affirme avoir prouvé l'existence, force est de constater que la recourante ne soutient pas avoir requis production d'extraits de ce compte, ni a fortiori que ses réquisitions de preuve auraient été arbitrairement rejetées. En définitive, la critique de la recourante ne permet pas de démontrer un quelconque arbitraire dans la fixation de la valeur brute des options. S'agissant des options exerçables après le 31 décembre 2013, la recourante se limite à critiquer la réduction de 5,5 % de la valeur brute des options retenue par l'autorité cantonale à titre de charges sociales, alors que l'intimé n'avait pas prouvé (ni même allégué) cette réduction. Il n'apparaît cependant pas - et la recourante ne le prétend pas non plus - qu'elle ait soulevé ce grief en procédure d'appel. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ce point, faute d'épuisement des griefs (supra consid. 2.3). Il s'ensuit que le grief portant sur une contestation manifestement inexacte des faits et une appréciation arbitraire des preuves est infondé, autant que recevable, de sorte que le calcul de la cour cantonale en relation avec la créance issue de la liquidation du régime matrimonial n'a pas à être revu.