Citation: 8C_658/2021 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la juridiction cantonale a exposé au considérant 9 de son arrêt les motifs pour lesquels elle considérait qu'un abus de droit de la part de l'intimée ne saurait être admis. Elle a ainsi constaté que la situation du recourant au sein de l'entreprise B.________ Sàrl n'était pas claire, puisque, selon l'extrait du registre de commerce, il n'en était que simple gérant, alors même qu'il assumait en réalité le rôle d'associé-gérant. Ce n'était que dans le cadre d'un contrôle plus approfondi que l'intimée avait eu connaissance de faits qui l'avaient amenée à émettre des doutes sur la qualité de salarié du recourant et à investiguer plus avant, notamment en réclamant à l'intéressé des justificatifs; aussi, le simple fait que l'intimée ait demandé la restitution de prestations versées par erreur ne saurait constituer un abus de droit, à moins de vider l'art. 25 LPGA de son sens. Force est d'admettre que cette motivation est largement suffisante au regard des exigences rappelées plus haut, si bien que le grief de violation du droit d'être entendu ne peut qu'être rejeté.