Citation: 1C_356/2024 E. 2.1

2.1. Le droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment celui de faire administrer les preuves, pour autant qu'elles apparaissent utiles à l'établissement des faits pertinents (cf. ATF 139 II 489 consid. 3.3). En revanche, il ne comprend en principe pas le droit d'être entendu oralement (ATF 140 I 68 consid. 9.6.1), la procédure régie par la loi fédérale sur la procédure administrative (PA, RS 172.021) étant en principe écrite (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3; arrêts 1C_411/2021 du 17 août 2022 consid. 2.3 et les arrêts cités). En outre, l'autorité peut mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 137 III 208 consid. 2.2). En l'occurrence, le SEM a requis et obtenu la production des dossiers relatifs à la procédure de divorce. Les griefs de l'épouse à l'encontre du recourant y figurent, notamment dans la demande unilatérale du 22 septembre 2021. Les époux ont par ailleurs été entendus personnellement dans ce cadre et ont pu exposer leurs doléances réciproques. Le recourant a produit, avec ses observations au SEM du 9 janvier 2023, des extraits de la procédure (procès-verbaux; rapport d'enquête sociale du service de protection de l'enfance ayant également procédé à des auditions personnelles) ainsi que des copies des messages échangés. Le 14 février 2023, l'épouse du recourant a répondu par écrit à un questionnaire du SEM et s'est exprimée de manière complète sur l'évolution de la relation du couple. Le centre LAVI a également été interpellé à propos des violences conjugales subies par l'épouse. Le 24 mai 2023, le recourant s'est déterminé, également par écrit, sur l'ensemble des renseignements recueillis. Il a ensuite été invité par le SEM à proposer les questions qu'il entendait faire poser par écrit à son épouse. Le 29 juin 2023, il a à nouveau requis une audition personnelle, sans toutefois proposer de questions supplémentaires à poser à son épouse. L'autorité précédente pouvait donc sans arbitraire considérer que les faits pertinents étaient suffisamment établis par les éléments du dossier. Le recourant a disposé de nombreuses occasions de contester les faits allégués, sans qu'il soit nécessaire de les entendre personnellement, lui ou son épouse. L'absence d'audition par le SEM ne contrevient donc pas au droit d'être entendu et le grief doit être écarté.