Citation: 6B_1318/2022 E. 1.2

1.2. Pour forger sa conviction et retenir que le recourant avait fait demi-tour en voyant la police à son domicile dans le but de se soustraire à un éventuel contrôle de son aptitude à conduire, la cour cantonale a privilégié les premières déclarations que le recourant a faites à la police alors qu'il en ignorait les conséquences juridiques, au détriment de ses déclarations ultérieures, qui ne méritaient aucun crédit. Ainsi, le recourant avait déclaré à la police, sans la moindre ambiguïté "Je reconnais avoir fait demi-tour lorsque j'ai vu votre voiture devant mon domicile, sachant que j'avais bu trop d'alcool". Ses déclarations postérieures sur les raisons l'ayant conduit à faire demi-tour en arrivant à son domicile étaient en revanche fluctuantes, contradictoires et invraisemblables. Le recourant n'était notamment pas crédible lorsqu'il affirmait avoir fait demi-tour pour éviter toute confrontation avec son ex-compagne. Par ailleurs, les accusations formulées par le recourant à l'endroit de la caporale l'ayant interrogé, selon lesquelles elle aurait cherché à l'accabler plus que de raison n'avaient aucune consistance. Enfin, le fait qu'il avait été acquitté - au bénéfice du doute - de l'infraction de conduite en état d'ébriété n'avait pas, à lui seul, la portée que le recourant lui prêtait.