Citation: 6B_1305/2019 E. 1.3

1.3. En substance, la recourante conteste avoir agi intentionnellement, prétendant notamment avoir été certaine que les membres de la Fraternité s'occupaient de tout pour régulariser sa situation. Dans une longue argumentation, la recourante se limite pour l'essentiel à présenter sa propre appréciation des faits et à l'opposer à celle de la cour cantonale, sans démontrer dans quelle mesure elle serait arbitraire (art. 106 al. 2 LTF). Largement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Il en va ainsi en tant qu'elle prétend notamment qu'elle n'aurait pas décidé personnellement de venir en Suisse, qu'elle était en détresse psychologique, choquée et épuisée de sorte qu'elle ne savait rien de la situation, qu'elle ignorait que la Fraternité avait renoncé à annoncer sa présence aux services compétents et qu'elle n'était pas clandestine, ses enfants étant scolarisés. En tout état, l'essentiel de l'argumentation de la recourante, consistant à insister sur le fait qu'elle pensait que des tiers se chargeaient des démarches de régularisation de sa situation est vaine. En effet, contrairement à ce que suggère la recourante, il ne lui est pas reproché d'avoir omis d'entreprendre (personnellement ou par des tiers) les démarches en vue de l'obtention d'une autorisation de séjour, mais d'avoir intentionnellement continué de séjourner en Suisse sachant que son visa n'était plus valable. Or, même à admettre qu'elle pensait que des tiers se chargeaient de régulariser sa situation, il est établi et incontesté (art. 105 al. 2 LTF), qu'elle avait conscience de l'échéance de son visa au 16 juillet 2013 et du fait qu'elle ne bénéficiait pas de prolongation ou d'autorisation. En insistant sur ses nombreuses inquiétudes exprimées aux membres de la Fraternité concernant l'avancement des démarches administratives, la recourante ne fait que confirmer ce qui précède. Sur la base des éléments de fait retenus, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que la recourante était consciente de séjourner en Suisse après l'expiration de la durée de séjour autorisé et acceptait cette situation. Elle reconnaît d'ailleurs avoir " découvert le 25 février 2014 que rien n'avait été fait " concernant sa régularisation. Au vu de ce qui précède, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a condamné la recourante pour séjour illégal au sens de l'art. 115 al. 1 let. b LEtr et a exclu l'erreur.