Citation: 5A_873/2021 E. 4.1

4.1. Il considère ainsi que la décision de première instance ne permettait pas à l'autorité cantonale de retenir l'existence d'une reconnaissance de dette, à savoir qu'il aurait reconnu expressément être débiteur d'une somme d'argent déterminée à l'égard de l'intimée. Il affirme que ce " postulat retenu à tort dans l'arrêt attaqué " était fondé sur une décision judiciaire intervenue " dans le cadre d'une procédure distincte ". Cela était expressément indiqué dans l'arrêt attaqué, celui-ci se référant à la procédure sous référence " xxx xxxx ". Selon le recourant, l'autorité de recours ne pouvait donc pas en tenir compte, dans la mesure où cet " état de fait " n'avait pas été repris par l'autorité de première instance et que l'intimée, alors recourante, n'avait pas motivé dans son acte de recours un établissement incomplet des faits portant sur l'absence d'indication d'une éventuelle reconnaissance de dette dans la décision de première instance. L'autorité cantonale n'aurait donc pas dû constater l'existence d'une reconnaissance de dette et aurait dû rejeter le recours. Sous couvert d'une violation de l'art. 82 LP, le recourant reprend cette critique, en relevant derechef que la décision de première instance ne faisait pas mention d'une reconnaissance de dette de sa part à l'égard de l'intimée. Il soutient qu'il ne s'agissait pas là " d'une petite erreur pouvant être corrigée d'office sur recours ", de sorte que " ni l'instance de recours ni le Tribunal de céans ne saurait palier (sic) à (sic) cette absence ". Le recourant estime également que l'autorité cantonale n'était pas autorisée à procéder à l'interprétation de l'art. II de la convention du 18 juin 2018 en tentant de déterminer ce qu'il voulait au moment de sa conclusion. Il s'agissait en effet d'une question de fait, qui ne pouvait pas être réexaminée sur recours, ce d'autant que l'intimée, alors recourante, avait uniquement invité l'autorité cantonale à constater que l'art. II § 3 de la convention contenait une unique condition. En procédant toutefois de la sorte, l'autorité cantonale avait à tort retenu que la remise des montres consistait en une dation en vue du paiement et que le montant de la créance poursuivie était suffisamment déterminé. Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir constaté que l'art. II de la convention mentionnait qu'il avait déjà remis à l'intimée deux garde-temps à titre de remboursement du stock d'or. Il estime que dès lors que ce fait ne résultait pas de la décision de première instance, l'autorité de recours n'était pas en droit de le constater sur le vu de la convention, ce d'autant que l'intimée, alors recourante, ne l'avait jamais invitée à constater que l'existence de ce fait n'avait pas été prise en compte par le premier juge. Sans cette constatation, l'autorité cantonale n'aurait pas pu retenir que les montres avaient été remises à titre de dation en vue du paiement, de sorte qu'elle aurait été forcée d'admettre que le montant de la dette invoquée par l'intimée était insuffisamment déterminé.