Citation: I 657/02 16.09.2003 E. A

S.________, né en 1961, a travaillé comme aide-poseur de revêtements de sols, pour l'entreprise X.________ SA. Il était à l'époque au bénéfice d'une admission provisoire en Suisse, faisant suite au dépôt d'une demande d'asile politique. Dès le 9 juin 1998, son médecin traitant, le docteur B.________, l'a déclaré totalement incapable de travailler en raison de lombo-sciatalgies. Les radiographies effectuées à la demande de ce praticien ont permis de mettre en évidence un canal lombaire étroit congénital, une hernie discale paramédiane droite L4-L5 et une importante protrusion discale L5-S1 (rapports des 19 et 25 juin 1998 des docteurs C.________ et D.________). Depuis lors, S.________ a présenté une incapacité de travail variant entre 50 et 100 % et a dû être hospitalisé du 18 mai au 17 juin 1999 en raison d'une exacerbation de ses douleurs. Le prénommé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, le 8 juillet 1999. Selon un rapport du 1er septembre 1999 du docteur E.________, de la division de rhumatologie de l'Hôpital Y.________, l'assuré présentait une lombo-sciatique L5 droite déficitaire et une périarthrite à la hanche droite, de sorte qu'un reclassement dans une profession n'impliquant pas de positions prolongées en flexion antérieure du rachis lombaire devait être envisagée. Un stage d'observation au Centre d'intégration professionnelle de l'assurance-invalidité, à Genève (ci-après : CIP), fut mis en oeuvre, pour la période du 8 mai au 10 septembre 2000. Il dut toutefois être interrompu en raison d'une incapacité de travail de 50 à 100 % attestée dès le 20 juin 2000 par le docteur B.________. Sur la base des observations réalisées lors des sept premières semaines de stage, les responsables du CIP décrivirent une capacité de travail entièrement conservée pour des activités légères (servant de machine, monteur à l'établi et aide dans la petite serrurerie); l'interruption du stage ne remettait pas en cause cette évaluation. Une expertise fut alors confiée au docteur F.________, spécialiste en chirurgie, qui confirma les diagnostics posés précédemment, avant d'attester une incapacité de travail totale dans l'activité de poseur de revêtements de sols. Selon le docteur F.________, l'assuré conservait néanmoins une capacité de travail dans une activité ne nécessitant pas le port de charges ni de parcourir de longues distances, et permettant l'alternance des positions assise et debout. Il convenait également de veiller à une bonne ergonomie de la place de travail, vu la taille de l'assuré (2 mètres 02). Dans une activité de petite serrurerie, de montage à l'établi ou de servant de machine, «à la mesure du patient, celui-ci [pouvait] certainement travailler, si ce n'est à 100 %, au moins à 80-90 %». Par décision du 24 septembre 2001, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l'office AI) a rejeté la demande de prestations du 8 juillet 1999, au motif que l'assuré présentait un taux d'invalidité de 15,4 % ne lui ouvrant droit ni à une rente, ni à des mesures de reclassement professionnel.