Citation: 7B_747/2024 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient ensuite que la secrétaire de direction aurait discuté de l'affaire en cause avec la procureure et la procureure générale adjointe; il serait insoutenable de considérer que tel ne serait pas le cas au regard du cahier des charges de la secrétaire et de sa "nécessaire collaboration" avec les magistrates. Il ajoute que le caractère "anecdotique" du dossier et l'"intérêt" de la secrétaire à en parler avec les magistrates ne seraient pas pertinent et que le devoir d'indépendance et d'impartialité des autorités pénales ne devrait pas dépendre de l'"importance" à donner aux dossiers traités. Ces allégations ne suffisent toutefois pas pour taxer d'arbitraire le constat de la cour cantonale que la secrétaire n'a jamais parlé du dossier avec la procureure et la procureure générale adjointe (cf. arrêt attaqué, p. 6). En effet, il n'est pas insoutenable d'admettre que la secrétaire de direction est crédible lorsqu'elle indique n'avoir pas parlé du dossier avec les deux magistrates, compte tenu de l'intervention anecdotique de l'avocat pour lequel elle a travaillé sur le dossier en lien avec la société C.________ SA (intervention depuis la fin du mois de juillet au 16 septembre 2015) en comparaison de l'ensemble des accusations dont le recourant fait l'objet, du temps écoulé depuis cette intervention, des délits mineurs dont il est question et de sa participation marginale à l'affaire en tant que secrétaire de direction. L'argumentation sommaire du recourant sur ce point - en particulier qu'il "doute (objectivement) " que la secrétaire n'ait jamais discuté de l'affaire avec les deux magistrates - est insuffisante pour démontrer un quelconque arbitraire dans l'établissement des faits par la cour cantonale.