Citation: 8C_758/2023 E. 6

La recourante conteste ensuite la négation par les premiers juges du lien de causalité entre ses lésions à l'épaule droite et l'accident du 29 août 2022. Elle fait valoir que la médecin d'arrondissement de l'intimée manquerait d'indépendance et que ses conclusions n'emporteraient pas conviction. A cet effet, la recourante met à nouveau en avant sa description de l'accident et l'existence de douleurs immédiates et persistantes. Plusieurs autres éléments plaideraient également en faveur du caractère traumatique et non dégénératif de la lésion, en particulier l'âge de 30 ans de la recourante au moment de la chute, sa bonne santé, la bonne santé initiale de son épaule, ses activités physiques saines pour les articulations et le rapport médical du 6 décembre 2022 établi par son chirurgien, constatant l'absence d'atrophie musculaire. La recourante expose encore que dans le doute, une expertise orthopédique aurait dû être mise en oeuvre. Ce faisant, la recourante échoue à démontrer, au degré de la vraisemblance prépondérante, que les atteintes subsistant au-delà du 20 octobre 2022 peuvent être rattachées à l'accident. Les critiques liées à la partialité de la médecin d'arrondissement apparaissent purement appellatoires et ne reposent sur aucun élément tangible. En particulier, le fait que cette médecin a affirmé que le mécanisme de la chute n'était pas susceptible de provoquer les lésions de l'épaule ne permet pas de remettre en cause la valeur probante de son appréciation. L'existence d'une controverse médicale sur le sujet suppose en effet que certains médecins défendent la possibilité d'un lien de causalité entre un impact direct et une atteinte des tendons de la coiffe des rotateurs de l'épaule, et que d'autres, comme la médecin d'arrondissement, la nient.