Citation: 6B_452/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que si, depuis le dernier examen de la libération conditionnelle du recourant, le comportement de ce dernier en détention s'était quelque peu amélioré, le pronostic demeurait défavorable. Tout d'abord, il convenait de tenir compte des très nombreux antécédents du recourant, lequel avait été condamné à 12 reprises entre 2011 et 2018, notamment en raison d'infractions commises par métier, ce qui commandait une grande prudence. Ensuite, le prétendu amendement du recourant manquait de sincérité et était à l'évidence dicté par les besoins de la présente procédure. Le recourant ne s'était ainsi que très récemment intéressé au remboursement des frais de procédure. Enfin, l'intéressé refusait désormais de collaborer en vue de son renvoi dans son pays d'origine, alors qu'il avait jusqu'ici toujours déclaré vouloir s'y plier. C'était en vain que le recourant prétendait vouloir se rendre en France, où il signalait pouvoir être logé chez sa soeur et travailler. Celui-ci n'indiquait d'ailleurs aucunement comment il entendait s'y rendre, alors qu'il ne disposait pas des autorisations pour le faire, non plus que pour s'y établir. Pour le reste, en Suisse, le recourant ne disposait d'aucune attache ni d'aucun projet. Il était donc sérieusement à craindre que le recourant, en cas d'élargissement anticipé, commette de nouvelles infractions graves et répétées contre le patrimoine.