Citation: 7B_76/2022 E. A

A.a. A.A.________, né en 1970, était résident d'une institution accueillant des personnes en situation de handicap, la Fondation D.________, E.________ (ci-après: la Fondation), depuis 1990. Le 22 janvier 2017, vers 18h30, il a été découvert inconscient à côté de son lit, par le personnel de la Fondation. Malgré l'intervention du SMUR, son décès a été constaté à 19h21. A.b. A.b.a. F.________, éducateur à la Fondation, a été entendu par la police le jour-même, à 20h55. Il a indiqué que A.A.________ n'était pas connu pour des problèmes de santé et qu'il n'avait jamais fait de malaise. Il a expliqué que vers 8h, il l'avait retrouvé nu, dans sa salle de bain. Le prénommé avait vomi et semblait inconscient. Il s'était néanmoins réveillé après avoir été sollicité et était retourné dans sa chambre se recoucher. F.________ avait alors fait appel au service de garde pour l'informer de la situation. Il avait demandé que quelqu'un passe régulièrement prendre la température de l'intéressé et le surveiller. Au cours de la matinée, G.________, assistante en soins et santé communautaire, était venue pour vérifier les constantes de A.A.________. Durant toute la journée, le service de garde s'était occupé de lui. Le prénommé n'était pas bien; il était resté dans son lit, mais n'avait plus vomi. Vers 18h30, F.________ l'avait retrouvé inconscient au sol. Il y avait du vomi et peut-être du sang sur le sol. Il avait directement appelé H.________, aide-soignante, le service de garde, puis le 144. Sur les conseils des ambulanciers, ils avaient tenté un massage cardiaque. À leur arrivée, ceux-ci avaient pris en charge A.A.________ et lui avaient prodigué un massage cardiaque pendant environ 20 minutes, sans succès. A.b.b. H.________ a été entendue par la police le même jour à 21h05. Elle a expliqué qu'elle avait pris son service à 9h, sous la responsabilité de F.________. Celui-ci l'avait informée que A.A.________ était malade; elle était venue prendre de ses nouvelles durant la journée, mais il voulait qu'on le laisse tranquille. Il n'avait rien mangé et avait bu de l'eau uniquement pour prendre ses médicaments. Elle l'avait encore vu vers 17h45, avant le souper. Aux alentours de 18h30, F.________ était venu la chercher pour l'informer que A.A.________ avait fait un malaise. Arrivée dans sa chambre, elle avait constaté que celui-ci était allongé au sol avec une flaque brunâtre devant sa bouche. Il respirait encore, mais très légèrement. En raison des fluides corporels inondant le sol, il n'avait pas été possible de le mettre en position latérale. Ils avaient immédiatement appelé le 144 et elle avait fait ce qu'elle avait pu en attendant les secours. A.b.c. Toujours le 22 janvier 2017, G.________ a été entendue par la police à 21h50. Elle a indiqué que vers 9h, F.________ l'avait informée que A.A.________, qui avait été retrouvé dans la salle de bain et avait vomi, avait repris conscience, mais semblait faible. Elle avait demandé des précisions quant à sa température et son état. Vers 10h, H.________ l'avait rappelée pour l'informer que A.A.________ était "toujours KO", mais qu'il n'avait pas de température; il était conscient et répondait aux questions. G.________ avait demandé qu'un anti-vomitif lui soit donné. Elle s'était ensuite rendue dans la chambre de l'intéressé pour prendre ses constantes. Tout était en ordre; il répondait bien et n'avait pas de douleurs. Elle avait dès lors demandé à ce qu'il soit bien hydraté, qu'on lui donne un régime léger, qu'on lui prenne la température trois fois par jour et qu'elle soit rappelée en cas de problème. Vers 18h30, F.________ l'avait informée par téléphone qu'il avait retrouvé A.A.________ inconscient sur le sol et qu'il y avait beaucoup de sang. Elle s'était immédiatement rendue sur place. A.c. Le 23 janvier 2017, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction. A.d. D'après le rapport d'autopsie établi le 17 décembre 2017 par le Centre Universitaire Romand de médecine légale (ci-après: le CURML), les causes du décès n'avaient pas pu être établies avec certitude. Il avait pu s'agir d'un décès par asphyxie mécanique consécutif à une broncho-aspiration massive du contenu gastrique ou lié à la pathologie cardiaque observée (trouble du rythme cardiaque induit par la cardiopathie ischémique chronique, en présence également de rares micro-foyers inflammatoires intra-myocardiques). Les résultats des analyses de chimie clinique parlaient en faveur de cette deuxième hypothèse (broncho-aspiration induite par la décompensation de la pathologie cardiaque). Les médecins légistes ont également relevé que la concentration d'olanzapine (neuroleptique, substance active du Zyprexa) mesurée dans le sang se situait au-dessus de la fourchette des valeurs thérapeutiques, plus précisément dans celle des valeurs toxiques. Ils ont toutefois précisé que le taux d'olanzapine dans le sang ne se trouvait pas dans la fourchette des valeurs létales et n'avait probablement pas joué de rôle dans le décès de A.A.________ car il ne présentait pas les symptômes neurologiques attendus lors d'une telle intoxication.