Citation: 2C_164/2024 E. 5.2.3

5.2.3. Le Tribunal cantonal a reconnu que la décision sur opposition du 21 août 2023 n'expliquait que sommairement la raison pour laquelle une autorisation de séjour fondée sur l'art. 29 LEI ne pouvait pas être délivrée en faveur de la recourante, à savoir que cette dernière n'avait pas démontré que son départ de Suisse était garanti à l'issue du traitement suivi. Les juges précédents ont toutefois considéré que cette motivation était suffisante sous l'angle des garanties de l'art. 29 al. 2 Cst., ce d'autant plus qu'elle avait permis à l'intéressée de déposer un recours en toute connaissance de cause. Une telle appréciation n'est pas critiquable. On doit admettre que le Service cantonal a, dans sa décision sur opposition du 21 août 2023, clairement indiqué, bien que brièvement, les motifs pour lesquels il fondait sa décision de refus, étant rappelé que l'autorité administrative n'avait pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par la recourante lorsqu'elle a rendu sa décision. D'ailleurs, celle-ci a bel et bien compris le raisonnement suivi par le Service cantonal sur ce point, puisqu'elle l'a valablement contesté sur près de trois pages de son recours cantonal. Quant à l'arrêt attaqué, il expose pour sa part de manière étayée, en fait et en droit, les motifs pour lesquels les conditions à l'octroi d'une autorisation de séjour pour traitement médical au sens de l'art. 29 LEI n'étaient pas réunies. Il a en particulier souligné que la recourante n'avait apporté aucune garantie qu'elle quitterait la Suisse à la fin de son traitement et que la fin de son séjour dans ce pays n'était pas clairement défini, ce d'autant moins que si elle avait tout d'abord déclaré qu'elle avait l'intention de rentrer en Russie, elle avait par la suite déposé une demande de séjour pour cas de rigueur et avait fait valoir qu'elle ne pouvait plus vivre seule dans son pays d'origine. Cette motivation est d'ailleurs discutée par la recourante sur le fond dans son recours. Il ne reste ainsi pas de place pour un défaut de motivation au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. Mal fondé, le grief est partant rejeté.