Citation: 5A_321/2021 E. 1

A.a.b. Le 22 novembre 2016, la première assemblée des créanciers a décidé de confier la liquidation de la faillite à une administration spéciale et de désigner B.________ en qualité d'administrateur spécial. Elle a en outre instauré une commission de surveillance des créanciers (ci-après: commission de surveillance) comprenant deux membres. A.a.c. Par décision du 30 mars 2017, la Chambre de surveillance des offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre de surveillance) a retenu que la liquidation de la faillite de A.________ SA présentait une certaine complexité, au vu notamment de la répartition géographique de ses actifs et des importantes prétentions de tiers sur ceux-ci. Ces éléments justifiaient qu'une modification de la tarification prévue par l'OELP soit adoptée pour l'activité de l'administration spéciale. Au vu des actes à accomplir, l'activité effectuée par l'administrateur spécial personnellement pouvait être fixée à 350 fr. l'heure. La chambre de surveillance a admis le même tarif pour les services rendus personnellement par les membres de la commission de surveillance, étant précisé que ce tarif incluait les frais de secrétariat, s'agissant de ces commissaires. A.b. Durant la liquidation, l'administration de la faillite a confié la défense des intérêts de la masse à un avocat externe, Me D.________, dans plusieurs procédures pénales et civiles. A.c. La deuxième assemblée des créanciers s'est déroulée le 27 février 2018 en présence de 17 créanciers. A cette occasion, l'administrateur spécial et les membres de la commission de surveillance ont été confirmés dans leurs fonctions. A.d. A.d.a. En mars 2018, certains créanciers ont formé des plaintes (art. 17 LP) devant la chambre de surveillance, en reprochant notamment à l'administrateur spécial d'avoir, lors de la deuxième assemblée des créanciers, fonctionné de manière à privilégier les intérêts de créanciers particuliers au détriment de l'intérêt général; il lui était également reproché de n'avoir rien entrepris pour encaisser les créances de la masse situées à l'étranger, en particulier en Afrique, en dépit de leur quotité et des liquidités dont disposait la masse en faillite. Dans le cadre de cette procédure, la question des honoraires de l'administrateur spécial a été évoquée, plusieurs créanciers s'étant étonnés de l'activité conséquente que B.________ soutenait avoir consacrée à la gestion de la faillite depuis la première assemblée des créanciers. A.d.b. Par décision du 8 février 2019, la chambre de surveillance a déclaré irrecevables, respectivement rejeté les plaintes. Elle a retenu qu'en l'état, elle n'avait constaté aucune violation flagrante de ses devoirs par l'administrateur spécial - confirmé dans ses fonctions par la deuxième assemblée des créanciers - qui justifierait d'ordonner sa révocation. En outre, la nomination d'un nouvel administrateur spécial, à ce stade des opérations de liquidation, apparaissait contre-productive en vue d'un avancement rapide de la procédure. S'agissant des honoraires de B.________, la chambre de surveillance a observé que la quotité annoncée de 700 heures de travail paraissait particulièrement élevée. Cette indication devait être toutefois relativisée, en ce sens que ce n'était pas le nombre d'heures effectuées qui était déterminant, mais le nombre d'heures taxables et justifiées par l'ampleur des tâches confiées et des mesures de liquidation exécutées. Cela étant et vu l'intensité de l'activité déployée jusque-là, la chambre de surveillance a invité B.________ à solliciter auprès d'elle, dans les meilleurs délais, la taxation intermédiaire des honoraires de l'administration spéciale, ainsi que des auxiliaires mis en oeuvre par cette dernière pour l'activité déployée en vue de la liquidation de la faillite du 22 novembre 2016 au 31 décembre 2018.