Citation: I 646/01 11.03.2002 E. 1

Les pièces médicales produites par l'intéressé à l'appui de son recours de droit administratif ne permettent pas d'aboutir à une autre conclusion. Dans une attestation datée du 4 août 2001, la doctoresse H.________, psychiatre et psychothérapeute FMH, indique certes qu'à son avis le diagnostic de troubles du comportement avec état d'angoisse dus à une situation familiale et socioprofessionnelle perturbée chez une personnalité névrotique, hyperthymique "justifie une demande AI à 50 %". Cette affirmation se rapporte toutefois à l'appréciation portée par ce médecin sur la capacité de travail de l'assuré dans un rapport du 23 février 1998, qu'elle tend à étayer. Or, il ressort des pièces du dossier que la doctoresse H.________ n'est plus le médecin traitant de l'assuré, qu'elle n'a plus examiné depuis lors. Par ailleurs, la doctoresse H.________ réaffirme dans cette pièce le caractère évolutif, dans un sens favorable, de l'atteinte psychique dont souffre le recourant. Partant, l'évaluation du docteur E.________, qui conclut dans son rapport du 17 décembre 2000, soit près de trois ans plus tard, à une incapacité de travail de 40 % en relation avec les troubles psychiques, ne saurait être remise en question par ce seul avis médical. c) Les pièces nouvelles, produites par le recourant le 11 décembre 2001 - dont il peut être tenu compte devant la cour de céans dès lors qu'elles portent des dates postérieures à l'échéance du délai de recours et se rapportent aux apnées du sommeil dont souffre le recourant (ATF 127 V 353 consid. 4) - ne permettent pas non plus de remettre en cause les conclusions du rapport de la Clinique X.________. Le 17 et 18 octobre 2001, le recourant a été soumis, auprès de Y.________, à une polysomnographie. Cet examen a permis de mettre en évidence un index d'apnées anormal malgré l'utilisation d'une CPAP (Continuous Positive Airway Pressure). Il a, par ailleurs révélé un sommeil complètement destructuré pouvant expliquer, par une dyssomnie importante, la somnolence diurne dont se plaint le recourant. Les médecins de Y.________ ont préconisé une correction de la pression de l'appareil CPAP prescrit à l'assuré, en évoquant, par ailleurs, la possibilité que la dyssomnie résulte d'un état anxio-dépressif, qui pourrait expliquer la somnolence diurne (rapport de polysomnographie du docteur I.________, du 26 novembre 2001). Dans un certificat médical du 27 novembre 2001, le docteur G.________ relève que l'atteinte à la qualité du sommeil détermine la fatigue et la somnolence diurne et est en partie responsable de l'état dépressif de son patient. Le syndrome d'apnées du sommeil est donc responsable en association avec l'état dépressif d'une incapacité de travail qu'il considère comme complète. Contrairement à l'avis du recourant et de son médecin traitant, ces éléments ne sont toutefois pas en contradiction avec les conclusions du rapport des médecins de la Clinique de réadaptation. Si le docteur D.________ indique que l'utilisation régulière de la CPAP est de nature à supprimer les effets diurnes des apnées nocturnes, les médecins de Y.________, qui suspectent un mauvais réglage de l'appareil et en préconisent l'adaptation, ne soutiennent nullement qu'un tel traitement n'est pas susceptible de réduire les troubles de la veille. Par ailleurs, le docteur E.________, dans son rapport de consilium psychiatrique du 17 novembre 2000, indique, s'agissant de l'évaluation de l'incapacité de travail du recourant, que cette dernière résulte essentiellement du sentiment de fatigue, de fatigabilité - évoqué par l'expertisé en relation avec ses apnées du sommeil - et des troubles subjectifs d'accompagnement. On ne voit dès lors pas en quoi cette analyse, qui établit un lien entre l'incapacité de travail, les apnées du sommeil et les troubles psychiques, différerait de celle du docteur G.________. Force est ainsi de constater que l'ensemble des facteurs dont se plaint le recourant a déjà été pris en compte dans le rapport de la Clinique X.________. Enfin, le certificat médical très sommaire établi par le docteur G.________ et les résultats des examens de Y.________ attestent certes l'existence de somnolences, mais ne fournissent en revanche aucune indication permettant de justifier une pleine incapacité de travail. Sur ce point, ces pièces médicales n'apportent aucun élément concret en contradiction avec l'évaluation de la somnolence à laquelle est parvenue le docteur D.________ (score peu élevé de 10, voire 11/24 sur l'échelle d'Epworth, au demeurant identique à celui relevé par le docteur G.________ dans son rapport du 22 septembre 1999).