Citation: 6B_403/2017 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient qu'il présenterait actuellement un risque de récidive relatif à la consommation de substances psychoactives et non aux infractions cataloguées à l'art. 64 al. 1 CP. Le Dr E.________ a toutefois indiqué, dans son rapport du 21 août 2016, que l'intéressé présentait le même trouble de la personnalité qu'à son arrivée en Suisse en 1982, lequel se trouvait en lien de causalité avec les actes délictueux commis. Il a précisé que le risque de récidive "d'actes délictueux de même nature que ceux pour lesquels [le recourant] a été condamné [paraissait] important d'un point de vue psychiatrique" (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 11). Contrairement à ce que soutient le recourant, l'expert n'a ainsi nullement retenu que la consommation de substances psychoactives constituait l'infraction redoutée, mais bien plutôt l'un des facteurs aggravant le risque de commission de délits et crimes de même nature que ceux pour lesquels il avait été condamné par le passé. En l'occurrence, ces infractions sont notamment le brigandage, le crime manqué de meurtre et celui de viol ou encore l'incendie. Or, à cet égard, le recourant ne prétend pas que les infractions en question seraient impropres à justifier un internement au sens de l'art. 64 al. 1 CP. Le recourant soutient que son internement ne se justifierait plus, dès lors qu'il n'a pas, au cours de ses années passées en détention, commis l'une des infractions énumérées par l'art. 64 al. 1 CP. Cet argument tombe à faux. En effet, l'internement vise précisément à éviter la commission de nouvelles infractions graves. Le recourant ne saurait dès lors tirer argument de l'absence de récidive tant que cette mesure est maintenue. Par ailleurs, le Dr E.________ a formulé son pronostic relatif au risque de récidive en tenant notamment compte de l'évasion de l'intéressé en 2013. L'expert a, malgré l'absence de nouvelles infractions durant l'escapade, considéré que ledit risque s'avérait élevé. On ne voit pas, pour le surplus, qu'une absence de récidive durant quelques congés ou la dizaine de jours passés en liberté en 2013 dénoteraient une absence de danger chez le recourant. Enfin, le recourant soutient que son internement générerait un stress important qui affecterait sa santé physique et psychique. L'argumentation qu'il développe à cet égard est largement irrecevable, dès lors qu'elle se réfère à des éléments qui ne ressortent pas de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (art. 105 al. 1 LTF). Pour le reste, si le Dr E.________ a certes reproduit dans son rapport certaines doléances du recourant concernant sa lassitude de la détention, l'expert a indiqué que celui-ci ne présentait aucun trouble dépressif ni idée suicidaire. Il a également précisé que, malgré les plaintes de l'intéressé, ce dernier était reposé, affichait un poids stable, disait aimer la vie et ne présentait aucun trouble de mémoire, de l'attention ou de la concentration (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 7 et 9).