Citation: 4C.467/2004 01.04.2005 E. A

La Banque Z.________ SA, devenue par la suite la Banque X.________ SA, a engagé A.________ en qualité de gestionnaire de clientèle privée pour le Moyen-orient, auprès de son agence de Genève. La lettre d'engagement signée le 15 octobre 1997 prévoyait une rémunération annuelle brute de 160'000 fr., y compris un treizième salaire. Une clause concernant le bonus était libellée comme suit: Le système actuel prévoit un bonus de 10% du salaire annuel si le budget est réalisé, et en cas de dépassement jusqu'à 20%. Un bonus vous est garanti pour 1998, payable en mars 1999. Selon la lettre, divers documents étaient remis en annexe pour faire partie intégrante du contrat. Il s'agissait notamment du règlement du personnel daté du 1er septembre 1991. Le chiffre 4.4 de ce règlement avait la teneur suivante: Gratification de fin d'année En sus du treizième mois, qui fait partie intégrante du salaire, la banque peut octroyer au collaborateur une gratification de fin d'année "à bien plaire". Cette gratification est une libéralité qui fait chaque année l'objet d'une décision de la direction général et du conseil d'administration. En conséquence, si un collaborateur quittait la banque durant l'année, il ne pourrait prétendre à aucune gratification même au prorata temporis. Dès le 1er janvier 2001, la banque mit en vigueur de nouvelles "conditions générales d'emploi" comportant les clauses ci-après: Variable (ni garanti, ni contractuel) - L'ensemble du personnel est éligible au bonus. - Le bonus est payé en février de chaque année (dès février 2001). - Le bonus n'est ni garanti, ni contractuel. - Pour le personnel non-cadre, le bonus sera considéré comme une "prime flexible de contribution aux résultats". - Le bonus est par nature "à bien plaire" et donc non récurrent, et n'implique donc pas pour l'employeur un engagement quel qu'il soit pour l'avenir.