Citation: 4A_242/2023 E. 5

Ensuite, la recourante dénonce une violation de l'art. 42 CN, toujours en lien avec la fonction de chef d'équipe reconnue par la cour cantonale à l'intimé. L'art. 42 CN n'est toutefois pas une disposition du droit fédéral (art. 95 let. a LTF). En tout état de cause, la recourante reprend certains des arguments développés en relation avec son grief précédent, qui doivent donc également être rejetés. Elle reproche encore à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il "n'était pas nécessaire que les membres de la direction disent à un grutier que l'intimé était chef d'équipe pour qu'il le soit; il suffisait qu'il en ait les fonctions dans les faits et qu'il soit considéré comme tel au sein de l'entreprise". La recourante soutient que l'art. 42 CN ne précisait pas qu'un employé devait être considéré comme un chef d'équipe si ses collègues le considéraient comme tel; elle ajoute que le but de cette norme n'était en aucun cas la création d'une possibilité de s'autoproclamer chef d'équipe. Or, il est évident que la cour cantonale n'a jamais suggéré cela, puisqu'elle a non seulement fait référence aux fonctions effectivement exercées, mais aussi à la perception au sein de l'entreprise, ce qui ne se limite pas à l'appréciation de quelques collègues. Enfin, les éléments en lien avec l'interprétation de l'art. 42 CN soulevés par la recourante dans sa réplique sont tardifs et n'ont pas à être pris en compte.