Citation: 5C.6/2006 31.03.2006 E. 6

La demanderesse se plaint encore d'une violation des art. 124 al. 2 et 132 CC. Elle reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir astreint le défendeur à fournir des sûretés, alors que son domicile est inconnu, que la contribution d'entretien est systématiquement versée par l'étude de son avocat et que son attitude laisse présager qu'il ne satisfera pas à ses obligations une fois la procédure terminée; l'indemnité en capital doit être prélevée sur la part de liquidation du régime matrimonial du défendeur détenue par le notaire, et la contribution d'entretien versée directement par la CAP. 6.1 En ce qui concerne le paiement de l'indemnité de l'art. 124 CC, la cour cantonale a estimé qu'aucune circonstance concrète ne permet d'affirmer que le défendeur ne se conformera pas à ses obligations; en effet, en dépit du caractère hautement conflictuel de la procédure qui oppose les parties, il s'est régulièrement acquitté de la contribution de 2'500 fr. par mois qu'il a été condamné à verser à son ex-épouse sur mesures provisoires en 1991. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de l'astreindre à fournir des sûretés sur la base de l'art. 124 al. 2 CC. Toute l'argumentation de la demanderesse consiste, en réalité, en une critique de l'appréciation des preuves effectuée à ce sujet par l'autorité cantonale; son grief est donc irrecevable (cf. supra, consid. 2.3). 6.2 S'agissant de la contribution d'entretien de l'art. 125 CC, la cour cantonale a refusé la prestation de sûretés en vertu de l'art. 132 CC en se fondant sur le même motif que pour l'indemnité équitable (cf. supra, consid. 6.1). La demanderesse s'en prend à nouveau à l'appréciation des preuves par la juridiction précédente, ce qui est inadmissible dans le recours en réforme (cf. supra, consid. 2.3).