Citation: I 654/02 30.07.2003 E. 4

4.1 La décision du 20 avril 2000 par laquelle une rente entière d'invalidité a été allouée, avec effet rétroactif au 1er août 1998, était fondée pour l'essentiel sur les rapports des médecins du centre psycho-social neuchâtelois, les docteurs C.________ (8 juillet 1998) et D.________ (5 mars 1999). Il en ressort que le recourant présentait un état anxio-dépressif important en 1998 qui a persisté de manière sévère en 1999, accompagné d'un trouble somatoforme, justifiant l'octroi d'une rente entière d'invalidité de l'avis du deuxième de ces praticiens, compte tenu de l'ensemble de la situation. 4.2 Ces circonstances se sont modifiées par la suite, comme l'ont admis à juste titre les premiers juges, à l'appui de citations pertinentes de l'expertise. Selon le docteur B.________, les plaintes du recourant dans le domaine médical sont exclusivement d'ordre anxieux, sans pour autant relever d'une anxiété généralisée. Il ne présente ni trouble de l'adaptation, ni signes caractéristiques d'une dépression éventuelle. Au contraire, il manifeste une énergie impressionnante et soutenue. Si ses assertions sur ses maux sont crédibles, cela n'est valable que pour une brève durée. Aucun élément n'est suffisamment durable et maintenu pour voir une consistance maladive dans la pathologie. Les éléments sont mobilisés, se suivent par cours moments, changent avec d'autres pour disparaître. C'est ainsi qu'il a effectivement montré un côté malheureux à la fin de la consultation, pour ensuite s'équilibrer à nouveau, de sorte qu'on ne peut pas évoquer la présence d'un grand handicap, ni d'une invalidité psychiatrique permanente et grave, ce d'autant moins qu'une résolution de ses problèmes est imaginable. Par ailleurs, les troubles psychiques relativement graves diagnostiqués par les docteurs C.________ et D.________ en 1998 et 1999 pouvaient s'expliquer par des éléments (conflit conjugal, amorce d'une relation extra-conjugale par le recourant, tentative de suicide de sa femme, sentiment de culpabilité de l'assuré) que l'on ne retrouve plus en 2001, le recourant semblant en harmonie avec sa nouvelle compagne, qui l'a accompagné à l'entretien. En conclusion, de moindres intensité et durée, les quelques troubles diagnostiqués - qui ne présentent pas d'effet cumulatif ou amplificateur - justifient désormais au plus une incapacité de travail de 40 % (diminutions de l'horaire de travail et de rendement confondues), dans une activité adaptée, telle que travaux à l'établi, petite mécanique, tri ou contrôle de pièces. Rendu au terme d'une étude fouillée de l'ensemble du dossier médical et à la suite d'un examen personnel de l'assuré d'environ deux heures, ainsi qu'après un entretien avec le psychiatre traitant et l'épouse du recourant, ce rapport qui prend en compte les plaintes exprimées et contient un résumé des constatations cliniques selon le système AMDP (de l'Association internationale pour la méthodologie et la documentation en psychiatrie) doit se voir reconnaître entière valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et 353 sv. consid. 3b/bb).