Citation: 9C_198/2008 14.08.2008 E. 1

que le recours peut être formé notamment pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), que le Tribunal fédéral applique d'office (art. 106 al. 1 LTF), n'étant limité ni par les arguments du recourant, ni par la motivation de l'autorité précédente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4 p. 140); que le Tribunal fédéral fonde son jugement sur les faits retenus par la juridiction de première instance qui le lient (art. 105 al. 1 LTF), sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF en relation avec l'art. 97 LTF); qu'en l'espèce, c'est en vue d'élucider les divergences issues d'avis médicaux contradictoires se trouvant au dossier que l'administration a recueilli l'expertise du docteur E.________, du 9 mai 2005, et qu'elle s'est fondée sur cette dernière pour refuser la reconsidération de sa décision initiale; que la juridiction cantonale a constaté, en se fondant essentiellement sur l'expertise du docteur S._________ du 15 février 2001, que d'après ce médecin l'assuré ne présentait à cette époque aucune comorbidité psychiatrique significative ni aucune incapacité de travail d'origine psychique; que puisque le SMR avait cru déceler une péjoration de l'état de santé de l'assuré et avait attesté une incapacité de travail complète depuis décembre 1999 dans son rapport d'examen bidisciplinaire du 12 octobre 2004, il s'agissait d'établir si ces nouvelles constatations pouvaient remettre en cause les résultats auxquels était parvenu le docteur S._________ le 15 février 2001; que selon les premiers juges, le rapport du SMR du 12 octobre 2004, qui se fonde uniquement sur des tests passés auprès de la psychologue C.________ et que celle-ci a décrits dans son rapport du 6 octobre 2004, ne mentionne aucun facteur qui serait à l'origine de la décompensation du statut constaté par le docteur S._________ en février 2001, le rapport du SMR se limitant à relever qu'il est hautement probable que la décompensation de cette personnalité soit survenue à l'occasion des deux traumatismes subis en 1999 et que depuis cette époque l'assuré présentait une incapacité de travail entière; que la juridiction cantonale a en outre constaté que le rapport du SMR du 12 octobre 2004 est infirmé par les conclusions du docteur E.________, spécialiste FMH en psychiatrie, expert mandaté par l'office intimé dans le cadre de la procédure administrative relative à la deuxième demande de prestations en raison de la discordance entre l'opinion du docteur S._________ et celle du SMR; que dans son rapport d'expertise du 9 mai 2005, qui d'après l'autorité judiciaire cantonale répond en tous points aux critères exigés pour pouvoir lui accorder pleine valeur probante, ce spécialiste a confirmé l'opinion du docteur S._________ exprimée en février 2001, en précisant également que les troubles somatoformes douloureux dont se plaint l'assuré ne présentent aucun caractère invalidant; que selon les premiers juges, le docteur E.________ explique parfaitement les dispositions d'esprit à l'origine du retrait professionnel de l'assuré, facteurs qui à son avis ne relèvent pas de l'assurance-invalidité, l'appréciation du docteur S._________ du 15 février 2001 et celle du docteur E.________ du 9 mai 2005 étant parfaitement convergents sur tous les points examinés; que dans la mesure où le recourant conteste les résultats de nature médicale établis par les docteurs S._________ et E.________, il se prévaut de questions de fait soumises au pouvoir d'examen restreint du Tribunal fédéral (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 397), étant précisé que sont déterminants les faits qui ont permis à la juridiction cantonale de nier le caractère manifestement erroné de la décision initiale (voir arrêt H. du 21 février 2007, I 803/06); que pour demander la reconsidération de la décision du 2 novembre 2001 et la reconnaissance du droit à une rente d'invalidité, le recourant oppose à ces faits simplement sa propre appréciation, en reprochant au docteur E.________ une analyse sommaire et contradictoire de son état de santé; que dans l'ensemble, il n'invoque pas des motifs pertinents à l'appui de ses griefs; qu'en revanche, les premiers juges ont expliqué pourquoi ils ont attribué pleine valeur probante aux rapports et aux conclusions des docteurs S._________ et E.________, considérant que l'avis divergent du SMR du 12 octobre 2004 ne laissait pas apparaître la décision initiale comme étant sans nul doute erronée et qu'il ne justifiait pas de s'écarter de leur appréciation ni d'ordonner des mesures d'instruction complémentaires; qu'enfin, ils ont constaté que le SMR lui-même s'était rallié aux conclusions d'expertise du docteur E.________ par avis du 8 juin 2005; qu'au regard de l'ensemble des documents médicaux et des principes régissant le caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux dont se plaint l'assuré, il n'apparaît dès lors pas que la constatation des faits pertinents à laquelle les premiers juges ont procédé se révèle manifestement inexacte ou incomplète, ni que celle-ci présente des contradictions manifestes ou que les faits ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure et en violation du droit fédéral; que partant, c'est à juste titre que les premiers juges ont retenu que les conditions requises pour une reconsidération de la décision initiale n'étaient pas réunies; que le recours doit être rejeté, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures; que succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 1ère phrase LTF), par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: