Citation: 4A_445/2021 E. 6.4

6.4. Le recourant perd de vue qu'il souhaitait, comme la cour cantonale l'a relevé à juste titre, prendre possession de l'appartement litigieux dès que possible tout en bénéficiant d'un loyer de faveur. C'est ainsi qu'il avait proposé un loyer mensuel de 1'000 fr., tandis que l'estimation effectuée par la régie s'élevait à 2'200 fr. S'agissant de cette estimation, le recourant avait par ailleurs indiqué à l'intimé avoir " fait [...] un clin d'oeil [...] [à l'employé de la régie] pour qu'il revoit à la baisse son estimation de loyer pour [lui] permettre de le louer à bon prix ", ce qui confirme, d'une part, que le loyer mensuel usuel devait probablement être supérieur à 2'200 fr. et, d'autre part, que le recourant souhaitait obtenir l'usage dudit appartement à un prix réduit. Dès lors, le raisonnement de la cour cantonale ne saurait être critiqué: si l'administrateur officiel avait été contraint de rendre une décision conforme à son mandat de préserver la fortune de la défunte, il aurait loué l'appartement soit à un tiers, contrairement au souhait du recourant de l'occuper, soit au recourant mais à un loyer qui n'aurait pas été celui souhaité par celui-ci. Un recours pour déni de justice intenté contre l'administrateur officiel n'aurait donc pas été dans l'intérêt du recourant, de sorte que l'on ne saurait reprocher à l'intimé d'avoir violé par omission son devoir de diligence. Le recourant n'indique du reste pas quelle autre décision l'administrateur officiel aurait pu prendre. Le grief doit donc être rejeté.