Citation: I 869/06 06.11.2007 E. 6.2

6.2.1 En ce qui concerne les douleurs lombaires que le recourant invoque à titre d'affection corporelle chronique, il est erroné de sa part de soutenir que la juridiction cantonale ne les a pas prises en considération. Les premiers juges ont en effet admis que le recourant présentait des affections corporelles depuis 1996. En revanche, ils ont estimé que leur intensité n'était pas suffisante pour être retenues, dès lors qu'elles n'entraînaient, selon le rhumatologue G.________, qu'une incapacité de travail maximale de 25 % dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles du recourant, à savoir le port de charge de plus de 20 kg et les mouvements répétitifs du rachis. 6.2.2 Au regard des constatations des maîtres de stage selon lesquels, sur le plan social, l'assuré semblait être bien dans sa peau et pouvait être joyeux et de bonne connivence avec ses collègues d'atelier en dehors du travail d'une part, et des relations que le recourant entretient avec sa famille, notamment son fils d'autre part, le recourant ne peut reprocher aux premiers juges d'avoir constaté de manière manifestement inexacte l'absence d'une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. On ne saurait pas non plus parler d'un état psychique cristallisé dès lors que l'expert H.________ l'a expressément nié. Quant à l'absence, dans le jugement entrepris, de la mention des effets délétères d'une interruption de travail d'une dizaine d'années sur l'intégration sociale du recourant, elle n'est pas déterminante dès lors qu'il existait d'autres éléments permettant aux premiers juges de conclure à l'absence d'une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. Quoi qu'il en soit, même à supposer ce critère avéré, il ne suffirait pas à admettre le caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux, dès lors que les autres critères ne sont pas remplis de manière cumulative avec une certaine intensité et constance. 6.2.3 Quant à l'allégation du recourant en ce qui concerne les « troubles de la personnalité », elle n'est pas de nature à faire apparaître les constatations de fait des premiers juges comme manifestement inexactes. En effet, si ceux-ci n'ont pas retenu le diagnostic de « personnalité fragile », c'est parce qu'ils ont estimé que l'expert n'étayait pas en quoi la fragilité de la personnalité du recourant limitait sa capacité de travail. Quant à l'avis du docteur Y.________, il n'a pas été décisif en l'occurrence. Le recourant souligne enfin une contradiction dans le fait que le docteur Y.________ a relevé que les facteurs psychosociaux et socioculturels étaient étrangers à l'invalidité, alors que la jurisprudence du Tribunal fédéral indiquerait précisément que ces facteurs doivent être pris en considération pour évaluer l'aptitude de l'assuré à surmonter des douleurs. S'il apparaît que de tels facteurs peuvent avoir une influence sur la capacité de travail d'un assuré, il n'en demeure pas moins que seule l'existence d'une atteinte à la santé psychique équivalant à une maladie revêt une importance décisive lors de l'évaluation médicale de cette capacité. Or, les caractéristiques socioculturelles dont a fait état l'expert H.________ sont la courte scolarité de l'assuré et des acquisitions professionnelles pauvres; de tels facteurs ne relèvent pas de l'assurance-invalidité. 6.3 Compte tenu de ce qui précède, le jugement attaqué n'apparaît pas contraire au droit fédéral.