Citation: 2C_905/2021 E. 1

A.________, ressortissant marocain né le 25 novembre 1989, est entré en Suisse le 31 août 2002 au titre du regroupement familial pour vivre avec sa mère, mariée à un ressortissant suisse. Il a obtenu une autorisation d'établissement. A l'échéance du délai de contrôle de celle-ci le 30 août 2013, le Service des habitants et services spéciaux de la Ville de Bienne a refusé de la prolonger au motif que l'intéressé aurait quitté la Suisse le 17 juillet 2010. Le 14 juillet 2015, l'intéressé a déposé une demande de renouvellement de son autorisation d'établissement, subsidiairement de délivrance d'une autorisation de séjour, auprès de la Ville de Bienne, faisant notamment valoir qu'il n'avait jamais quitté la Suisse. L'intéressé a été condamné le 8 avril 2016 par le Tribunal correctionnel de la République et canton de Genève à une peine privative de liberté de 30 mois, dont 24 mois avec sursis avec un délai d'épreuve de quatre ans, et à une amende de 300 fr. pour infraction grave à la LStup ainsi que séjour illégal et contravention d'après l'art. 19a LStup. Ce jugement n'a pas été contesté et est entré en force. Par décision du 5 décembre 2019, le Service des habitants et services spéciaux de la Ville de Bienne a révoqué l'autorisation d'établissement de A.________, refusé de lui délivrer une autorisation de séjour et ordonné son renvoi de Suisse en lui fixant un délai au 31 janvier 2020 pour quitter le pays. Par décision sur recours du 25 février 2021, la Direction de la sécurité du canton de Berne a rejeté le recours et imparti à l'intéressé un nouveau délai jusqu'au 30 avril 2021 pour quitter la Suisse. Par jugement du 10 octobre 2021, le Tribunal administratif du canton de Berne a rejeté le recours que l'intéressée avait interjeté contre la décision rendue le 25 février 2021 par la Direction de la sécurité du canton de Berne.