Citation: 5A_659/2024 E. 8.3

8.3. Pour autant qu'on comprenne le recourant, celui-ci entend déduire de l'absence de présomption d'une donation le fait que les intimées no 1 et 2 auraient indûment prélevé 12'000 fr. chacune dans le coffre-fort du de cujus et qu'elles seraient ainsi tenues de restituer cette somme. C'est toutefois perdre de vue que l'absence de présomption de donation ne dispense pas la partie qui soutient qu'un montant doit être restitué d'apporter la preuve de l'existence d'une obligation correspondante (cf. arrêts 5A_626/2017 du 29 juin 2018 consid. 3.3.1; 4A_639/2015 du 28 juillet 2016 consid. 5.1; 4A_12/2013 du 27 juin 2013 consid. 2.1 en lien avec la conclusion d'un contrat de prêt). La simple invocation de l'absence de présomption n'est donc pas de nature à démontrer que l'appréciation opérée par la cour cantonale sur la base des déclarations concordantes et cohérentes des intimées no 1 et 2 serait entachée d'arbitraire. Le fait que la cour cantonale se soit basée sur ces seules déclarations pour constater l'existence d'une donation ne prête en outre pas le flanc à la critique, le recourant ne contestant pas que les intimées no 1 et 2 étaient seules présentes au moment de se faire remettre le montant de 12'000 fr. chacune. Il s'ensuit que le grief doit être écarté, étant au surplus relevé que le recourant ne critique pas comme telle l'absence d'obligation des intimées no 1 et 2 de rapporter ce montant.