Citation: 5A_878/2024 E. 7.2.1

7.2.1. La recourante soutient que la cour cantonale a apprécié de manière arbitraire l'intérêt des enfants, ayant en particulier omis de tenir compte de la volonté claire et réfléchie de ceux-ci de passer autant de temps chez chacune des parties. L'autorité cantonale n'avait par ailleurs pas motivé sa décision sur ce point. Or, âgés de 12 et 14 ans, D.________ et C.________ étaient capables d'exprimer un avis clair et réfléchi. La réduction drastique de son droit de visite risquait en réalité d'exacerber le conflit de loyauté, puisque cela véhiculerait aux enfants le message selon lequel leur souffrance avait un lien avec l'étendue de ce droit et favoriserait l'intimée. Par ailleurs, selon la jurisprudence, on ne pouvait réduire sensiblement un droit de visite au motif que les parties sont en conflit, si les relations qu'elle entretient avec les enfants sont bonnes (cf. ATF 130 III 585 consid. 2.2.2). La Cour de justice avait méconnu que la qualité de son lien avec les enfants s'opposait à une telle réduction, qui ne pouvait pas non plus être justifiée par leur besoin de stabilité. Enfin, elle n'avait pas tenu compte de l'avis des curatrices, qui avaient indiqué que s'il fallait revenir à ce qui était prévu dans l'ordonnance de 2019, il y aurait un risque que cela fasse "exploser" les enfants (cf. procès-verbal d'audience du 11 janvier 2024).