Citation: 2C_377/2023 E. 6.3

6.3. La recourante reproche à l'instance précédente de n'avoir pas pris en compte l'explication de son associée gérante, selon laquelle les trois personnes en cause étaient en visite durant le week-end pour apporter des produits thaïlandais, alors que cette indication figure dans le rapport des inspectrices du Service cantonal. Comme déjà indiqué, il ressort de l'arrêt attaqué que l'instance précédente a pris en considération cette information, qui figure sous la rubrique "remarques" du rapport des inspectrices du Service cantonal, dans son appréciation des preuves, mais ne l'a pas tenue pour déterminante. Le Tribunal cantonal a souligné que la recourante n'avait fourni aucune pièce, telle qu'une facture, qui confirmerait ses allégations. La recourante ne démontre pas, qui plus est pas de manière conforme aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, que le Tribunal cantonal aurait manifestement mal compris le sens et la portée des explications de son associée gérante. Elle n'expose pas non plus en quoi l'instance précédente aurait arbitrairement apprécié la situation en se fondant sur un faisceau d'indices convergents pour retenir que la recourante occupait les trois personnes sans autorisations de séjour et de travail présentes lors du contrôle. Dans son appréciation des preuves, l'instance précédente a mis en balance les déclarations de l'associée gérante de la recourante et les autres circonstances du cas d'espèce. Il n'apparaît pas critiquable de prendre en considération, dans cette appréciation, que cette dernière a déchiré des documents lors du contrôle et que les trois personnes en cause ont fuit avant l'arrivée de la police. De même, le dépôt, par la recourante, d'une demande de permis de travail en faveur de l'une des personnes ne disposant pas des autorisations requises, puis le retrait de cette demande à la suite d'un préavis négatif du Service cantonal, contredit l'hypothèse d'une visite pour le week-end. En définitive, l'évaluation du cas d'espèce par l'instance précédente, qui a retenu que les trois personnes en cause étaient occupées par la recourante, ne saurait être qualifiée d'insoutenable. Le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits doit ainsi être rejeté. Partant, le Tribunal fédéral statuera sur la base des faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt attaqué.