Citation: 6B_793/2014 E. 2.2

2.2. L'autorité précédente a estimé que les déclarations de D.________ - frère du recourant -, reproduites dans l'ouvrage de Y.________ et citées par le recourant à l'appui de sa demande de révision, ne fournissaient aucun élément révélateur de la culpabilité de D.________ et donc de nature à disculper le recourant. Considérant que D.________, en invoquant un souvenir d'enfance, n'avouait pas un fait que seul l'assassin aurait pu connaître, l'autorité précédente a également nié que ses déclarations constituent des éléments nouveaux. S'agissant de la lettre de D.________ à sa mère du 7 janvier 1997, l'autorité précédente n'a pas tranché de son caractère nouveau, se bornant à constater que cette lettre ne pouvait être interprétée comme la chronique d'un homicide annoncé huit ans à l'avance. Au vu de ces considérations, elle a jugé que les moyens de révision invoqués apparaissaient d'emblée mal fondés au sens de l'art. 412 al. 2 CPP et a déclaré la demande de révision irrecevable. On peut se demander si le raisonnement de l'autorité précédente relève encore de l'examen préalable de la recevabilité de la requête. La délimitation entre rejet après examen au fond et irrecevabilité parce que les motifs de révision invoqués apparaissent d'emblée non vraisemblables ou mal fondés est toutefois délicate à tracer (arrêt 6B_683/2013 du 26 novembre 2013 consid. 4.2). Cette question souffre de demeurer indécise. Lorsque, sous couvert d'examen préalable, l'autorité cantonale procède, en réalité, à une analyse des moyens de révision à l'aune de l'art. 410 al. 1 let. a CPP, on peut aussi considérer, même si elle déclare formellement irrecevable la requête, qu'elle a néanmoins examiné matériellement celle-ci et l'a rejetée. Dans une telle hypothèse, quelle que soit la formulation du dispositif de la décision attaquée (irrecevabilité ou rejet), le résultat est le même pour le requérant, qui se voit fermer l'accès au rescisoire après jugement de ses moyens (cf. arrêt 6B_683/2013 précité consid. 4.2). Il convient, dès lors, nonobstant l'irrecevabilité prononcée par l'autorité précédente d'examiner le bien fondé des motifs fondant sa décision.