Citation: 7B_168/2024 E. 4.4.1

4.4.1. Le recourant conteste s'être rendu coupable de viol au préjudice de son épouse le 6 juin 2023 et se plaint d'une constatation incomplète des faits à cet égard. Il fait tout d'abord valoir que ce jour-là, c'est son épouse qui aurait en premier lieu violé la mesure de substitution à laquelle il était astreint, à savoir l'interdiction qu'il avait de ne pas s'approcher d'elle dans un périmètre de 150 mètres. De plus, il relève qu'il ne serait pas clair que son épouse n'aurait pas consenti au rapport sexuel qu'ils avaient ensuite entretenu. Il se prévaut des déclarations du témoin G.________ au sujet du comportement du couple cette après-midi-là, qui contrediraient celles de la témoin H.________. En outre, ainsi que cela ressortirait du rapport du 3 octobre 2023 du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après: le CURML), il aurait prodigué un cunilingus à son épouse; ce fait contrasterait avec une scène de viol et aurait étonné le Ministère public qui aurait interpellé cette dernière à deux reprises à ce sujet, sans qu'elle parvienne à fournir une explication cohérente sur ce point. Ce faisant, il remet en cause l'existence de soupçons suffisants de culpabilité quant aux événements du 6 juin 2023.