Citation: 1C_382/2018 E. 6.3.3

6.3.3. Les recourants critiquent ensuite la non-prise en compte de la superficie de la piscine - intégrée dans l'immeuble projeté - dans le calcul de la surface bâtie admissible. A cet égard, la cour cantonale - admettant que l'art. 66 RPGA n'excluait pas expressément cette surface de la SBPU - s'est référée à l'art. 61 § 3 RPGA. Cet article dispose que la municipalité peut accorder une autorisation à une couverture des piscines. Jusqu'à 40 m 2, les piscines couvertes de manière fixe ou amovible sont considérées comme une dépendance. Au-delà, elles sont assimilées à des bâtiments et donc comptées dans le CUS. L'autorité précédente en a conclu qu'il était conforme au RPGA de ne pas tenir compte de la surface de la piscine qui était inférieure à 40 m 2. Les recourants ne partagent pas cet avis, ne voyant pas ce qui justifierait d'appliquer l'art. 61 RPGA qui se limiterait à traiter des piscines dans le terrain et à assimiler celles-ci à des SBPU séparées du logement principal lorsqu'elles dépassent une certaine taille et bénéficient d'une couverture. Les considérations des recourants sont de nature purement appellatoire et ne démontrent nullement en quoi l'arrêt attaqué aurait interprété, respectivement appliqué arbitrairement le RPGA. Au demeurant, la mention à l'art. 61 RPGA des piscines et tennis autorisés plaident pour une réglementation spécifique à ces éléments. Mal fondé, ce grief doit être écarté.