Citation: 1B_107/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Dans de telles circonstances, ce raisonnement peut être suivi et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Il se contente d'avancer qu'il n'a aucun antécédent de "conduite automobile sans permis de conduire ou de vol d'un véhicule automobile ou d'emprunt par abus ou astuce". Cet élément n'est cependant pas pertinent pour exclure le risque de récidive de conduite sous l'influence de toxiques, ce d'autant moins que la sécurité publique est en jeu. Le recourant fait aussi valoir que la seule infraction qui lui est reprochée en lien avec une consommation d'alcool est une conduite en état d'ébriété le 1 er novembre 2017, sans accident. Le risque de récidive peut toutefois aussi se fonder sur les infractions faisant l'objet de la procédure pénale en cours, si le prévenu est fortement soupçonné - avec une probabilité confinant à la certitude - de les avoir commises (ATF 146 IV 326 consid. 3.1 et les arrêts cités). Or en l'espèce, le recourant a admis avoir conduit en état d'ébriété le 1 er novembre 2017. On peine ensuite à suivre le recourant lorsqu'il prétend que les mesures de substitution n'étaient plus en vigueur le 9 décembre 2022: en effet, l'ordonnance du Tmc du 6 juillet 2022 les avait prolongées jusqu'au 8 janvier 2023.