Citation: C 400/99 27.03.2000 E. 1

rendez-vous manqué pour la première fois à cause d'une erreur d'inscription dans l'agenda (arrêt non publié A. du 30 août 1999, C 42/99); qu'elle a jugé de la même façon le cas de deux autres assurés qui ne s'étaient pas présentés à un entretien de conseil, l'une parce qu'elle avait confondu la date de son rendez-vous avec une autre date - mais avait sans cela toujours été ponctuelle -, l'autre parce qu'il était resté endormi - mais avait immédiatement téléphoné pour excuser son absence et avait fait preuve par la suite de ponctuali- té (arrêts F. et C., respectivement des 8 juin [C 30/98] et 22 décembre 1998 [C 268/98]); qu'en l'espèce, U.________ ne s'est pas présenté au rendez-vous qu'il avait le 24 juin 1999 avec son conseiller en placement en raison d'une confusion de dates; que dès le lendemain, il a allégué - et ce fait n'est pas contesté - avoir pris contact avec le secrétariat de l'ORP pour fixer un nouveau rendez-vous; que par ailleurs, il ne ressort pas du dossier que le recourant, au chômage depuis le 15 février 1999, aurait précédemment fait preuve de négligence, par exemple en ne se conformant pas aux prescriptions de contrôle ou aux instructions de l'ORP (il a certes manqué une journée d'information organisée par l'ORP en mars 1999, mais pour des raisons qui ont été jugées excusables); qu'au vu de ces circonstances et à la lumière de la jurisprudence précitée, la mesure de suspension d'une durée de cinq jours du droit à l'indemnité prise à son encontre n'apparaît ainsi pas justifiée (sous l'angle de la propor- tionnalité d'une telle mesure, cf. arrêt non publié D. du 3 février 2000, C 261/99); qu'il s'ensuit que la caisse ne pouvait exiger la restitution de cinq indemnités journalières; que le recours se révèle ainsi manifestement bien fondé, par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances,