Citation: 9C_643/2023 E. A

A.a. A.________ et B.________ ont vécu en concubinage. Ils ont eu un enfant, C.________, né en 2004. À teneur d'une convention signée par les deux parents le 29 décembre 2007, A.________ s'est engagé à payer une contribution d'entretien mensuelle de 1'662 fr. 50 à B.________ pour leur fils, ainsi qu'une pension familiale mensuelle de 3'900 fr. pour elle. Dans ses déclarations d'impôt pour les périodes fiscales 2018 à 2020, A.________ a revendiqué, sous le ch. 6.10 "pensions alimentaires versées au conjoint divorcé et/ou pour enfants mineurs", des déductions totales annuelles de 66'750 fr., soit 46'800 fr. pour B.________ et 19'950 fr. pour l'enfant C.________. Par décisions de taxation du 8 juillet 2022 concernant l'impôt fédéral direct (IFD) et l'impôt cantonal et communal (ICC) pour les périodes fiscales 2018 à 2020, le Service des contributions de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: SCCO) a, notamment, refusé la déduction de la contribution annuelle de 46'800 fr. versée à B.________. A.b. A.________ a déposé des réclamations contre les décisions de taxation du 8 juillet 2022. Par décision sur réclamation du 25 novembre 2022, le SCCO a admis partiellement la réclamation en tant qu'elle concernait la déduction de frais professionnels. L'autorité fiscale a confirmé le refus de la déductibilité de pensions alimentaires en faveur de B.________ au motif que la déduction de contributions d'entretien ne valait que pour les pensions dues en application du droit de la famille et qu'elle ne s'appliquait pas aux ex-concubins.