Citation: 4A_320/2008 06.10.2008 E. 3

La recourante dénonce également une mauvaise application de l'art. 337c al. 1 et 3 CO. 3.1 A suivre la recourante, l'autorité cantonale a enfreint l'art. 337c al. 1 et 3 CO pour avoir considéré que le contrat du 1er février 2004 a été résilié avec effet immédiat de manière injustifiée. Dans son argumentation, la recourante reconnaît qu'il n'existait pas de justes motifs pour licencier l'employé, puisqu'elle affirme que « la logique veut que l'employeur a mené des négociations précisément parce qu'il ne disposait pas de justes motifs ». Il n'y a donc pas lieu d'examiner la violation du droit fédéral sous l'angle des justes motifs de résiliation. Pour le surplus, la recourante soutient que les faits de la cause ne laissent aucune place à une manifestation unilatérale de volonté de l'employeur valant résiliation immédiate du contrat. Pour elle, le fait d'avoir mené des négociations dément l'existence d'une résiliation immédiate. Il est manifeste que, sous le couvert d'une violation du droit, la recourante remet en cause, une nouvelle fois, la constatation des faits, puisqu'elle cherche à démontrer que l'employeur n'avait pas la volonté de résilier les rapports de travail la liant à l'intimé. Dès lors qu'il ressort des faits souverainement retenu que la résiliation a été donnée unilatéralement par l'employeur en raison de ses difficultés financières, et non pas - comme reproduit à tort par la recourante - parce qu'aucun accord n'a été trouvé entre les parties, le grief tombe à faux. La recourante prétend encore qu'une éventuelle déclaration unilatérale de résilier le contrat conclu pour une durée déterminée n'aurait strictement aucune portée juridique, sauf à invoquer une faute grave de l'employé. L'argument est infondé, puisque la résiliation immédiate, qu'elle soit justifiée ou non, entraîne la fin immédiate des rapports de travail (ATF 117 II 270 consid. 3b). 3.2 Dans un autre grief et à titre subsidiaire, la recourante conteste le calcul de la prétention en dommages-intérêts due sur la base de l'art. 337c al. 1 CO. Elle reproche à la cour cantonale de l'avoir condamnée à payer la différence entre le salaire prévu par le contrat du 1er février 2004 pour la quatrième saison 2007/2008 à « option » et celui que l'intimé a effectivement reçu du Hockey Club V.________. La recourante soutient que les juges cantonaux ont considéré à tort que le contrat aurait dû prendre fin à l'issue de la saison de hockey 2007/2008, dès lors qu'il a été constaté que le contrat ne durait que trois saisons. Il ressort des faits de la cause que la durée du contrat est de trois saisons, soit les saisons 2004-2005, 2005-2006 et 2006-2007, plus une saison en option (en faveur du joueur). Comme il a été retenu que la saison 2007-2008 était une saison en option en faveur du joueur, la cour en a déduit que le contrat aurait dû prendre fin à l'issue de cette saison. La recourante ne démontre pas, ni même ne soutient, que ces faits auraient été constatés de manière arbitraire. Il n'y a donc pas lieu de s'en écarter. Cela étant, on ne voit pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé le droit fédéral en ayant pris en compte, dans le calcul de l'indemnité fondée sur l'art. 337c al. 1 CO, la rémunération qui devait être perçue par l'employé durant la saison 2007-2008.