Citation: 1C_89/2020 E. 2.3

2.3. La recourante n'explique pas dans quelle mesure les constatations effectuées lors de l'inspection locale du 8 avril 2019 et résumées dans l'arrêt entrepris n'étaient pas suffisamment détaillées compte tenu des griefs qu'elle avait formulés dans son recours contre le jugement du TAPI, ni dès lors en quoi les faits retenus seraient empreints d'arbitraire. De surcroît, la législation cantonale régissant la construction de murs en limite de propriété (en particulier art. 79 et 112 LCI) ainsi que la jurisprudence cantonale et la pratique du Département relativement aux installations assimilées à des murs ("jour fixe", palissade, panneaux de bois installés sur un muret, paroi anti-bruit) font l'objet de développements spécifiquement consacrés dans la partie "En droit" de l'arrêt entrepris (cf. consid. 6 à 9, p. 17 à 21), dont on comprend que les règles en la matière ne trouvaient pas une acception différente s'agissant du quartier en question. Ainsi, après examen, la cour cantonale est parvenue à la conclusion que les installations édifiées en limite de propriété avec les parcelles voisines et le chemin Naville répondaient à la qualification de murs au sens des art. 79 et 112 LCI, dont le Département pouvait refuser l'autorisation de construire (cf. arrêt attaqué, consid. 9c p. 21). On comprend en outre que, pour la Cour de justice, cette circonstance justifiait une remise en état, dans la mesure décrite dans la décision du Département du 14 septembre 2017, ainsi que le prononcé d'une amende administrative en raison de travaux réalisés sans autorisation et de manière non conforme aux prescriptions légales (cf. sur ce dernier point, arrêt attaqué, consid. 14b p. 24). Il est déduit de ce qui précède que les motifs déterminants en fait et en droit ressortent de manière suffisamment claire de l'arrêt attaqué en conformité à l'art. 112 al. 1 let. b LTF. Le grief doit dès lors être rejeté.