Citation: 5A_399/2019 E. 4.2.2

4.2.2. S'agissant des actions que la recourante voudrait voir comptabilisées dans les acquêts de l'intimé, l'autorité cantonale a considéré qu'elle ne contestait pas le raisonnement du premier juge, selon lequel ses allégués relatifs à l'existence desdites actions, formulés pour la première fois dans ses conclusions après enquêtes du 3 juin 2016, étaient tardifs; il n'y avait donc pas lieu de revenir sur ce point. En tant qu'elle soutenait, en revanche, que les actions concernées auraient néanmoins dû être intégrées dans la liquidation du régime matrimonial, dès lors que leur existence et leur valeur ressortaient des pièces figurant au dossier, les juges précédents ont estimé que, tant sous l'empire de l'ancien droit de procédure, en l'occurrence applicable en première instance, qu'à teneur du nouveau code de procédure civile, la maxime des débats atténuée applicable à la liquidation du régime matrimonial autorisait le juge à faire compléter les allégués, sans toutefois qu'il en ait l'obligation. Il en résultait que si le Tribunal avait la possibilité de tenir compte de faits allégués tardivement ressortant des pièces recevables versées au dossier, il n'en avait nullement l'obligation. Son refus de faire usage de cette faculté ne pouvait en conséquence entraîner une modification du jugement attaqué sur ce point. Selon toute vraisemblance, la recourante se méprend sur le sens de cette motivation. Elle prétend en effet que la Cour de justice, à la suite du Tribunal, a estimé "arbitrairement" qu'il n'y avait pas lieu d'intégrer ces actions dans les actifs du compte d'acquêts de l'intimé, au motif que ces prétentions avaient été formulées tardivement. Soutenant qu'au contraire, lesdits faits ont été apportés et prouvés bien avant le stade de ses conclusions motivées, elle fait valoir qu'il importait dès lors peu de savoir si le juge avait la faculté ou l'obligation d'en tenir compte dans son calcul des acquêts, le montant des actions en question étant aisément chiffrables. Par cette argumentation, la recourante ne remet pas en cause le constat de l'autorité cantonale, selon lequel elle n'a pas contesté le caractère tardif de ses allégués relatifs aux actions de l'intimé. Elle ne saurait dès lors prétendre dans le présent recours que ce constat était erroné. De plus, elle ne critique pas l'opinion de la cour cantonale, selon laquelle le Tribunal n'avait pas l'obligation de tenir compte de prétentions alléguées tardivement quand bien même celles-ci ressortaient du dossier, se limitant à soutenir - à tort - que cette question ne se posait pas.