Citation: 5A_263/2024 E. 5.2.2

5.2.2. Le recourant expose ensuite que la Cour de justice a arbitrairement omis de constater quand il avait été en mesure de prouver, pour la première fois, le mariage de l'intimé et sa date. Il s'agissait pourtant de faits essentiels pour déterminer si l'on était en présence de vrais nova ou de faits devant être assimilés comme tels. Il lui était impossible de déposer une demande de révision puisqu'au moment du dépôt de sa demande en modification, il ne possédait pas de confirmation formelle du mariage de l'intimé ni d'un quelconque moyen de preuve lui permettant de démontrer son existence. L'on ne pouvait donc pas lui reprocher d'avoir introduit une demande en modification, alors que les éléments propres à déterminer s'il fallait agir en modification ou en révision avaient été découverts par la suite. Dès lors qu'il ne disposait d'aucun moyen de preuve propre à prouver que l'intimé était marié au moment de conclure la transaction, il fallait assimiler ce fait comme un vrai novum ouvrant la voie à l'action en modification. Il résulte des principes jurisprudentiels précités (cf. supra consid. 5.1.1) que la voie de la modification est ouverte lorsque le fait allégué est un vrai novum, la jurisprudence assimilant également à de vrais nova les faits qui existaient déjà au moment de la procédure précédente et qui étaient connus de la partie qui les invoque, mais qui ne l'ont pas été faute pour celle-ci de pouvoir les prouver. En l'occurrence, il est constant que le mariage du recourant est un pseudo novum puisque intervenu le 2 octobre 2019, soit avant la conclusion de la transaction judiciaire le 10 octobre 2019. Par ailleurs, l'hypothèse susmentionnée envisagée par la jurisprudence ne s'applique pas au cas d'espèce. Celle-ci vise les cas dans lesquels le demandeur connaissait un fait qu'il était dans l'impossibilité de prouver au moment de la fixation de la contribution faute de moyen de preuve existant. Or il est établi ici que le recourant ignorait que l'intimé était marié au moment de conclure la transaction. Le recourant ne saurait donc être suivi lorsqu'il soutient que le mariage de l'intimé devrait être assimilé à un vrai novum ouvrant la voie à une demande de modification, la question de savoir quand et comment le recourant a appris l'existence du mariage du recourant n'étant au surplus pas déterminante dans ces circonstances.