Citation: 5A_1000/2017 E. C

C.a. Le 10 mars 2016, la justice de paix a ouvert d'office une enquête en institution d'une mesure de protection et/ou en placement à des fins d'assistance/mesures ambulatoires à l'égard de A.________. Dans le dossier de cette enquête ont été insérés en copie le rapport du SPJ du 19 février 2014 relatif à la nécessité de soumettre A.________ à une expertise pédopsychiatrique et le rapport de l'expert D.________ sur l'état de santé psychique de A._______ du 13 novembre 2016. C.b. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 19 janvier 2017, confirmée par ordonnance de mesures provisionnelles du 9 février 2017, la Juge de paix du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut (ci-après: la juge de paix) a provisoirement retiré à A.________ le droit de déterminer le lieu de résidence de sa fille et désigné le SPJ en qualité de détenteur du mandat provisoire de placement et de garde de C.________. Par décision du 17 août 2017, la justice de paix a retiré à A.________ le droit de déterminer le lieu de résidence de sa fille. C.c. Le 27 avril 2017, dans le but de clôturer l'enquête ouverte le 10 mars 2016 à l'égard de A.________, la justice de paix a procédé aux auditions du SPJ et de la prénommée. La comparante s'est notamment opposée à ce que le représentant du SPJ prenne connaissance des conclusions du rapport d'expertise; il a été renoncé à la lecture de celles-ci. C.d. Par courrier du 4 mai 2017, la juge de paix a invité le SPJ à se déterminer sur l'opposition de A.________ à ce que la décision de clôture de l'enquête la concernant lui soit notifiée au motif qu'il n'est pas partie à la procédure. Le SPJ s'est déterminé le 12 mai 2017 en ce sens que les conclusions de l'expertise soient versées au dossier de C.________, afin qu'elle puisse se rassurer sur l'état de santé de sa mère ou sur la pertinence de ses propres choix. C.e. Par décision motivée du 6 juillet 2017, la juge de paix a reconnu au SPJ un intérêt digne de protection à être partie à la procédure concernant A.________ et a autorisé ce service à avoir accès aux conclusions de l'expertise ainsi qu'à la décision de clôture d'enquête en institution d'une mesure de protection et/ou de placement à des fins d'assistance/mesures ambulatoires ouverte à l'endroit de cette dernière. C.f. Par acte du 7 août 2017, A.________ a recouru contre cette décision, concluant à ce que le SPJ n'ait pas le statut de partie dans la procédure la concernant et à ce qu'aucune décision ni aucun élément du dossier ne lui soit notifié sans son consentement, subsidiairement à l'annulation de la décision. C.g. Par écriture du 21 septembre 2017, la juge de paix s'est déterminée sur le recours déposé, indiquant que C.________ avait atteint sa majorité le 14 septembre 2017, que, ce faisant, le mandat de gardien du SPJ avait pris fin à cette date et qu'il n'était donc plus légitimé à avoir accès aux conclusions de l'expertise ainsi qu'à la décision de clôture de l'enquête ouverte à l'endroit de A.________. C.h. Par déterminations du 12 octobre 2017, le SPJ a conclu au rejet du recours, considérant notamment que sa mission consistait à venir en aide à la jeune adulte dans ses relations avec sa mère, qu'il était donc légitimé à connaître toutes informations utiles au développement personnel, psychique et social de C.________ et qu'en conséquence, il avait un intérêt digne de protection à être partie à la procédure. Il a précisé n'avoir aucunement l'intention de consulter l'ensemble de l'expertise, mais seulement ses conclusions, et qu'il n'était pas non plus question pour C.________ de dévoiler des éléments intimes et personnels de sa mère à des tiers. En outre, il a rappelé qu'il était soumis à un secret de fonction et qu'il ne pouvait donc divulguer des données personnelles et sensibles à des tiers. C.i. Par arrêt du 24 octobre 2017, notifié le 6 décembre 2017, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours et confirmé la décision attaquée.