Citation: 8C_320/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1961, travaillait comme chef d'entreprise dans le domaine de la rénovation depuis le 7 janvier 2018 et était assuré pour cette activité contre les accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Il donnait également des cours en tant que professeur de sport. Le 1 er novembre 2018, il a fait une chute après avoir perdu l'équilibre et s'est blessé à la colonne vertébrale cervicale. L'évolution du cas a montré une fracture du corps vertébral D7. L'assuré présentait déjà d'autres atteintes à la colonne vertébrale, notamment un ancien tassement du corps vertébral L2, causé par un accident de ski en 2012 (pour lequel la CNA ne répond pas) ainsi qu'un ancien tassement du plateau supérieur du corps vertébral D10. Par décision du 26 novembre 2019, confirmée sur opposition le 26 mars 2020, la CNA a mis fin à ses prestations le jour même. Le recours interjeté contre la décision sur opposition a été rejeté par arrêt de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois du 13 juillet 2021. Au cours de la procédure, l'assuré a communiqué au Tribunal cantonal qu'il souffrait d'une maladie osseuse idiopathique de type ostéoporose. L'arrêt cantonal a été confirmé sur recours par le Tribunal fédéral le 31 mars 2022 (arrêt 8C_615/2021). A.b. Entre-temps, par déclaration d'accident du 26 août 2020, l'assuré a annoncé à la CNA avoir fait une nouvelle chute le 7 août 2020, se réceptionnant sur le dos. Dans des rapports des 12 et 24 août 2020, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a indiqué avoir revu l'assuré en raison de douleurs dorsales qui étaient apparues progressivement depuis deux à trois mois. Il a posé comme diagnostics des dorsalgies, une fracture fraîche de D5 avec un oedème selon une imagerie par résonance magnétique (IRM) du 18 août 2020, un status post fracture de D7 avec cyphose de 7°, de D10 non déplacée et de L2 avec cyphose de 12° asymétrique, ainsi que des lombalgies chroniques. Le 14 septembre 2020, le professeur C.________, spécialiste FMH en radiologie ostéo-articulaire, diagnostique et interventionnelle, a procédé à une biopsie et à une cimentoplastie des fractures aiguës du plateau vertébral supérieur des vertèbres D5 et D6, ainsi qu'à des infiltrations. Dans un rapport du 16 septembre 2020, ce praticien a indiqué que l'assuré avait très bien évolué à la suite de cette intervention, avec une diminution significative de sa symptomatologie. Par décision du 25 novembre 2020, confirmée sur opposition le 17 novembre 2021, la CNA a refusé d'allouer des prestations à l'assuré, au motif que l'assurance-accidents ne produisait plus d'effets le 7 août 2020. Le recours interjeté contre cette décision a été admis par arrêt de la Cour des assurances sociales du 21 juin 2022, laquelle a annulé la décision sur opposition du 17 novembre 2021 et a renvoyé la cause à la CNA pour complément d'instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants. A.c. Dans une appréciation du 19 janvier 2023, le médecin d'arrondissement de la CNA, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a indiqué que la santé de l'assuré était déjà, au degré de la vraisemblance prépondérante, altérée avant l'accident sur le plan symptomatique avec des douleurs depuis deux ou trois mois avant l'événement accidentel et avec la présence d'une ostéoporose, suspectée par des faisceaux d'éléments diagnostiqués et confirmés par la doctoresse E.________, spécialiste FMH en rhumatologie et maladies osseuses. L'accident du 7 août 2020 avait provoqué de façon nette des fractures des plateaux vertébraux supérieurs de T5 et T6, lesquelles avaient été traitées sans délai par cimentoplastie. Sur le plan clinique, les effets de l'accident avaient pris fin très rapidement puisque la cimentoplastie avait eu une action immédiate ou à tout le moins rapide sur la douleur et avait permis de guider la consolidation osseuse. L'ensemble des symptomatologies, gênes et autres handicaps étaient la conséquence, à la date de son examen, de la pathologie ostéoporotique. Par décision du 24 janvier 2023, la CNA a mis fin à ses prestations d'assurance au 31 janvier 2023. L'assuré s'est opposé à cette décision. Il a transmis à la CNA un rapport du docteur F.________, spécialiste en rhumatologie, du 18 avril 2023, lequel estimait nécessaire de procéder à une densitométrie osseuse de contrôle. Par décision du 19 mai 2023, la CNA a accepté de prendre en charge les frais de déplacement de l'assuré en voiture à hauteur de 60 centimes par kilomètre jusqu'au prestataire le plus proche pouvant effectuer les soins prodigués. Elle remboursait un montant de 3 fr. 50 par trajet pour se rendre auprès des prestataires de soins de Vevey et a considéré que l'hospitalisation de l'assuré aurait pu s'effectuer à l'Hôpital G.________, si bien qu'elle remboursait un montant de 12 fr. par trajet. L'assuré a fait opposition à cette décision. Le 4 juillet 2023, A.________ a complété son opposition contre la décision du 24 janvier 2023 en produisant un rapport du docteur H.________ du 3 juillet 2023. Il a également transmis à la CNA un rapport du docteur F.________, du 11 juillet 2023, selon lequel les valeurs de la nouvelle densitométrie osseuse étaient normales à l'exception du col fémoral. Le docteur D.________ a pris position le 8 août 2023. L'assuré a produit un rapport du docteur B.________ du 22 août 2023. Par décision sur opposition du 1er septembre 2023, la CNA a rejeté les deux oppositions formées par l'assuré, après les avoir jointes.