Citation: 4P.69/2004 29.07.2004 E. A

Depuis 1995, V.________ a travaillé pour C.________ & Cie (ci-après: la banque). En 1996, la banque a créé, en commun avec une banque polonaise, un fond d'investissements dénommé «xxx» (ci-après: M.________ SA), soumis au droit polonais. Au printemps 1997, M.________ SA et V.________ ont conclu un contrat de gestion et un contrat de travail; en tant que membre et président du conseil de direction (managing board), V.________ s'engageait à gérer et à représenter la société polonaise. Dès le 1er avril 1997, la banque a expatrié V.________ en Pologne; il y a travaillé à temps complet pour M.________ SA, tout en restant employé de la banque. Pour tenir compte du coût de la vie et de l'imposition fiscale à l'étranger, la rémunération du travailleur a été adaptée. Il lui a été alloué une prime d'expatriation (hardship) d'un taux de 45% sur le salaire suisse brut (de base + parts variables + allocations) après déduction de l'impôt suisse. Le 15 septembre 1999, deux cadres de la banque, membres du conseil de surveillance de M.________ SA, ont signifié à V.________ la cessation des rapports de travail. Comme le travailleur, malade, avait été incapable d'effectuer sa prestation du 15 septembre 1999 à fin février 2000, la banque a, le 23 mars 2000, confirmé le licenciement pour le 31 mai 2000. Le 25 avril 2000, M.________ SA et V.________ ont signé une convention de résiliation des contrats de gestion et de travail. Selon ses propres termes, cette transaction ne concernait pas d'éventuels arrangements entre le travailleur et la banque, lesquels devaient être réglés séparément.