Citation: 5A_542/2020 E. B

B.a. Le 21 mars 2017, B.________ a déposé devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers (ci-après: le Tribunal) une demande à l'encontre de la société immobilière, concluant notamment à ce qu'il soit dit et constaté que la servitude litigieuse lui garantit un droit de passage sur la terrasse pour réparations au toit de la villa article 7463 et que sa partie adverse n'est donc pas en droit de lui en empêcher l'accès (ch. 1); qu'il soit interdit à la société immobilière d'empêcher l'ouverture de la porte lui donnant accès à la terrasse et, partant, d'ordonner à l'intéressée d'enlever tous les objets entreposés sur ladite terrasse empêchant dite ouverture (ch. 2); qu'il soit dit et constaté que la servitude litigieuse subsistera sans transformation et que la pose de la porte-fenêtre par la société immobilière constitue une transformation de la terrasse contraire à la servitude qui ne l'autorise pas (ch. 3); qu'il soit ordonné à la société immobilière de procéder dans un délai de 30 jours dès l'entrée en force du jugement de supprimer la porte-fenêtre et de remettre la façade dans son état antérieur (ch. 4). La société immobilière a conclu au rejet des conclusions formulées par B.________; à titre reconventionnel, elle a notamment conclu à ce qu'il soit ordonné à celle-ci de respecter la servitude litigieuse (ch. 1 et 2) et à ce qu'il soit procédé à la suppression de la " servitude de passage sur l'escalier dépendant de l'article 7462 no 179 et aboutissant à la porte de service du bâtiment article 7463 no 181 " (ch. 3). B.________ a conclu au rejet de la demande reconventionnelle. Une inspection locale a été effectuée par le Tribunal; des témoins ont été entendus. La production de plusieurs dossiers pénaux opposant les parties ainsi que celle du dossier de droit des constructions en lien avec la pose de la porte-fenêtre litigieuse ont été ordonnées. B.b. Par jugement du 19 décembre 2019, le Tribunal a notamment constaté que la servitude litigieuse garantissait à B.________ un droit de passage sur la parcelle no 7463 pour des réparations au toit de la villa qui y était érigée et que la société immobilière n'était pas en droit d'empêcher cet accès (ch. 3), condamné celle-ci à procéder, dans un délai de 90 jours dès l'entrée en force du jugement, à la suppression de la porte-fenêtre créée en 2013 sur la façade de l'immeuble no 7462 et à la remise de ladite façade dans son état antérieur (ch. 5), l'intéressée étant à défaut condamnée à une amende de 100 fr. pour chaque jour d'inexécution (ch. 6); déclaré irrecevables les conclusions nos 1 et 2 de la demande reconventionelle (ch. 7) et rejeté celle-ci pour le surplus (ch. 8). B.c. La société immobilière a appelé de cette décision, réclamant l'annulation des chiffres 3 et 5 à 7 de son dispositif et sa réforme en ce sens que les conclusions no 1, 2 et 4 de B.________ soient rejetées, celle-ci étant condamnée à respecter la servitude litigieuse et se voyant imputer à défaut une amende d'ordre de 300 fr. par jour d'inexécution dans un délai de 7 jours dès l'entrée en force du jugement. La Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté l'appel et confirmé la décision du premier juge par arrêt du 27 mai 2020.