Citation: 4A_100/2020 E. 1

Qu'il a annulé le congé; Que la défenderesse a appelé du jugement; Que la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal a statué le 11 octobre 2018; Qu'elle a partiellement accueilli l'appel, constaté la validité du congé et renvoyé la cause au Tribunal régional pour instruction et décision sur les conclusions subsidiaires de la demande en justice, tendant à la prolongation du contrat; Que le Tribunal régional a rendu un nouveau jugement le 8 août 2019; Qu'il a rejeté les conclusions tendant à la prolongation du contrat; Que la Cour d'appel civile a statué le 17 janvier 2020 sur l'appel de la demanderesse; Qu'elle a rejeté cet appel, dans la mesure où il était recevable, et confirmé le jugement; Que la demanderesse exerce le recours en matière civile contre les deux arrêts de la Cour d'appel; Qu'elle articule des conclusions correspondant à celles de sa demande en justice; Que la défenderesse conclut au rejet du recours; Que du juge compétent, la demanderesse a obtenu le 27 mai 2020un sursis concordataire provisoire selon l'art. 293a LP; Que le procès concernant la résiliation du contrat de bail à loyer et l'éventuelle prolongation de ce contrat ne porte pas sur une créance concordataire aux termes de l'art. 297 al. 5 LP (ATF 143 III 173); Que le sursis n'entraîne donc pas la suspension de ce procès; Que par lettre du 14 mai 2020, le conseil de la défenderesse a sommé la demanderesse de restituer les locaux au plus tard le 20 du même mois; Que la demanderesse soumet au Tribunal fédéral une demande d'effet suspensif tendant à lui permettre de conserver l'usage des locaux jusqu'à droit connu sur le recours en matière civile; Que le présent arrêt met fin à la cause; Qu'il n'est donc pas nécessaire de statuer sur cette demande; Que la Cour d'appel s'est référée aux principes juridiques topiques concernant la validité du congé, d'une part, et la prolongation du contrat, d'autre part; Que ces principes lui conféraient un important pouvoir d'appréciation; Qu'elle a motivé ses décisions de manière détaillée et concluante sur chacun de ces objets; Que devant le Tribunal fédéral, la demanderesse reprend les éléments discutés et développe sa propre discussion; Qu'elle discute notamment l'appréciation des preuves; Qu'elle n'avance toutefois aucune critique propre à mettre en évidence une constatation manifestement inexacte des faits, aux termes de l'art. 97 al. 1 LTF; Que pour le surplus, l'argumentation présentée ne révèle aucune erreur ni lacune dans les critères pris en considération; Qu'elle ne met pas davantage en évidence un résultat manifestement injuste ni une iniquité choquante; Que le Tribunal fédéral n'a donc pas lieu d'invalider l'une ou l'autre des appréciations des juges d'appel; Qu'il s'impose au contraire de rejeter le recours; Qu'il convient de renvoyer aux motifs des arrêts attaqués, ainsi que l'art. 109 al. 3 LTF l'autorise; Qu'à titre de partie qui succombe, la demanderesse doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral et les dépens auxquels l'autre partie peut prétendre. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :