Citation: 5A_228/2020 E. 4.2

4.2. La Cour d'appel a constaté que le Tribunal avait refusé la requête d'expertise au motif que l'enfant avait été entendu par sa psychologue, par la police, par les intervenants du foyer, par le SEJ et par sa curatrice de représentation. Le premier juge avait souligné que l'audition filmée de l'enfant par la police, le 5 mars 2018, avait été visionnée par lui le 10 juillet 2019. Il avait en outre retenu qu'aucun des intervenants n'avait relevé un quelconque problème psychique ou comportemental de l'enfant. Aussi avait-il estimé qu'une expertise pédopsychiatrique n'était pas nécessaire et ne ferait que perturber une nouvelle fois l'enfant. Pour l'autorité cantonale, cette appréciation ne prêtait pas le flanc à la critique, d'autant qu'une expertise pédopsychiatrique ne constituait pas l'unique moyen pour apprécier la situation d'un enfant. En l'espèce, différents professionnels avaient eu l'occasion d'entendre le fils des parties et avaient donné leurs avis sur sa situation. Aucun élément particulier ne venait en outre renforcer la nécessité de la mise en oeuvre d'une telle expertise. Par ailleurs, l'enfant ayant déjà pu s'exprimer, il ne se justifiait pas de l'entendre à nouveau.