Citation: 6B_1107/2017 E. C

C.a. Par ordonnance du 21 octobre 2014, le ministère public a classé la procédure, considérant que rien au dossier ne permettait de retenir la réalisation des éléments constitutifs des infractions dénoncées. Il a notamment relevé que le temps mis pour saisir le juge de la faillite n'avait ni causé, ni aggravé la faillite de la société. Une expertise n'était pas nécessaire. C.b. Par arrêt du 22 avril 2015, la Chambre pénale de recours a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours intenté par X.________ Sàrl contre cette décision. C.c. Par arrêt 6B_551/2015 du 24 février 2016, le Tribunal fédéral a annulé cet arrêt. S'agissant de l'infraction de gestion fautive visée par l'art. 165 CP, il a rappelé que cette disposition ne s'applique en principe que subsidiairement aux art. 163 et 164 CP. Or, une infraction à ces dispositions ne pouvait pas être exclue à ce stade et la question d'une éventuelle application de l'art. 165 CP pouvait donc rester indécise. Le Tribunal fédéral indiquait en conséquence qu'il appartiendra, le cas échéant, à l'autorité précédente, à celle d'instruction ou au juge du fond d'examiner son éventuelle application. Cela justifiait également de ne pas entrer en matière sur le grief relatif au droit d'être entendu soulevé en lien avec l'art. 165 CP, soit l'absence alléguée de motivation du rejet de la requête d'expertise visant à établir la date du surendettement de A.________ SA. Cette question pourra en effet à nouveau être soulevée devant l'autorité précédente, respectivement celle d'instruction.