Citation: 1P.728/2005 15.02.2006 E. 4

Le recourant soutient que l'arrêt attaqué, parce qu'insuffisamment motivé, viole son droit d'être entendu; pour avoir qualifié son recours d'appellatoire, la cour cantonale aurait "escamoté" les griefs qu'il lui avait soumis. 4.1 Le droit à une décision motivée découlant du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. implique que le juge motive sa décision de manière à ce que le destinataire de celle-ci puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu et à ce que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236 et les références citées). Il suffit, pour satisfaire à ces exigences, que l'autorité examine les questions décisives pour l'issue du litige et expose les motifs qui fondent sa décision de manière à ce que le destinataire de celle-ci puisse en saisir la portée et exercer ses droits de recours à bon escient; elle n'est pas tenue de discuter de façon détaillée tous les arguments avancés et n'est pas davantage astreinte à se prononcer séparément sur chacune des conclusions qui lui sont présentées (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102). 4.2 Si la cour cantonale, au demeurant non sans raison, a relevé le caractère appellatoire de la motivation qui lui était présentée, elle n'en a pas moins examiné les griefs soulevés par le recourant, notamment ceux pris de lacunes dans l'état de fait du jugement de première instance, et a indiqué, fût-ce brièvement, les motifs pour lesquels elle les écartait. Le recourant, d'ailleurs, l'admet en définitive lui-même au terme de son argumentation. Pour le surplus, il n'établit pas ni même ne prétend que la motivation de l'arrêt attaqué serait insuffisante au point qu'il ne pouvait la comprendre et l'attaquer utilement. En réalité, ce qu'il reproche à la cour cantonale c'est de n'avoir pas discuté dans le détail tous les arguments qu'il avançait, notamment ceux relatifs à la "corruption" qu'il dénonçait. Au vu de leur absence de pertinence (cf. infra, consid. 7.1), elle pouvait toutefois s'en abstenir sans violer le droit d'être entendu du recourant. Le grief est donc infondé.