Citation: 8C_718/2022 E. 6.4

6.4. La recourante reproche ensuite au Tribunal administratif fédéral d'avoir nié qu'elle avait été privée de la possibilité de s'exprimer avant la décision de l'intimée de résilier ses rapports de service, ce qui constituait une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Dans ce contexte, elle soutient que cette décision avait été rendue alors que le délai imparti pour exercer son droit d'être entendue avait été prolongé, sur demande orale de I.________, au 18 mars 2021, date à laquelle un entretien avait été prévu avec l'employeur. Partant, le refus des juges précédents d'auditionner H.________ et I.________ qui pouvaient en témoigner était arbitraire. Le Tribunal administratif fédéral n'a pas jugé crédibles ces allégations relatives à une prétendue prolongation du délai accordé en se fondant notamment sur le procès-verbal établi à l'occasion de l'entretien du 18 mars 2021 qui avait réuni J.________ (supérieur hiérarchique), H.________, I.________ et la recourante. Cette appréciation n'est pas arbitraire. Avec le Tribunal administratif fédéral, il suffit de constater que dans le procès-verbal précité, au sujet de l'exercice du droit d'être entendu de la recourante, H.________ a indiqué que celle-ci n'en avait pas fait usage et que, de son côté, la recourante s'est limitée à faire remarquer que le courrier de l'intimée l'informant de la résiliation envisagée lui était parvenu le 10 décembre 2020 et que le délai pour se déterminer (échéant le 15 décembre 2020) était "court". Il n'y figure aucun commentaire concernant une éventuelle demande de prolongation orale du délai, ce que le représentant syndical de la recourante, présent à la réunion, n'aurait pas manqué de faire valoir à cette occasion. Il s'ensuit que le Tribunal administratif fédéral était fondé à en déduire l'absence d'une violation du droit d'être entendu par l'intimée et à renoncer, par appréciation anticipée des preuves, à l'audition des témoins demandée.