Citation: U 335/05 12.09.2006 E. 2

2.1 En ce qui concerne tout d'abord la recevabilité de la demande de révision, l'intimée soutient qu'elle a été déposée tardivement. S'interrogeant sur l'application de l'art. 34 al. 1 let. b OJ sur la suspension des délais fixés par la loi ou par le juge du 15 juillet au 15 août inclusivement, elle fait valoir que le point de départ du délai de 90 jours est en tout cas «bien antérieur» au 15 juin 2005 et remonterait à quelques jours après la date des examens médicaux réalisés par le docteur A.________ le 15 avril 2005. 2.2 Conformément à l'art. 141 al. 1 let. b OJ (en corrélation avec l'art. 135 OJ), la demande de révision doit être présentée au Tribunal fédéral, sous peine de déchéance, pour les cas prévus à l'art. 137, dans les nonante jours dès la découverte du motif de révision, par quoi il faut entendre dès que le requérant a eu une connaissance suffisamment sûre du fait nouveau pour pouvoir l'invoquer (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, Berne 1992, p. 60 n. 1.2 ad art. 141). En l'espèce, la thèse de l'intimée selon laquelle le requérant aurait appris l'existence des faits nouveaux litigieux peu après le 15 avril 2005 relève d'une simple affirmation qui n'est étayée par aucun élément concret; elle prétend que le contenu du rapport du docteur A.________ aurait fait l'objet de discussions antérieures à son élaboration avec le requérant, sans que ses allégations quant à la description technique de l'équipement médical utilisé ne constituent un indice dans ce sens. Etant donné la date à laquelle a été rendu le rapport du docteur A.________ (le 15 juin 2005), on peut partir de l'idée que le requérant - qui ne mentionne aucune date précise à cet égard - en a eu connaissance dans la seconde moitié du mois de juin 2005. Compte tenu du fait que le délai de 90 jours n'a pas couru entre le 15 juillet et le 15 août 2005 conformément à l'art. 34 al. 1 let. b OJ, applicable au délai relatif prévu par l'art. 137 al. 1 let. b OJ (cf. arrêt non publié I. du 5 juillet 1994, 4P.271/1993), la demande de révision n'a pas été présentée tardivement, de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur la requête.