Citation: 5A_656/2018 E. 2

Par acte du 10 août 2018, A.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral, contestant la mise à sa charge des frais judiciaires, singulièrement des frais de l'expertise psychiatrique et des tests psychologiques. Dans son écriture, le recourant commente certains paragraphes de l'arrêt attaqué, en présentant sa propre appréciation - une vision plus optimiste de sa situation que celle retenue par l'autorité précédente -, en contradiction avec les constatations de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois fondées sur les différents rapports médicaux. Le recourant en conclut que l'expertise psychiatrique n'a pas abouti à un changement de sa situation puisqu'il se soumettait déjà, sur un mode volontaire, aux mesures ambulatoires ordonnées. Il apparaît ainsi que le recourant exagère la similitude de sa situation antérieure puisqu'il était certes suivi à l'Unité de Réhabilitation depuis octobre 2010, mais que les mesures contraignantes sont significativement plus étendues. En outre, le recourant ignore totalement la motivation de l'autorité précédente qui a jugé qu'il avait besoin de ladite prise en charge obligatoire, déterminée grâce à la mise en oeuvre de l'expertise notamment, en sorte que les frais judiciaires, comprenant les frais d'administration des preuves, devaient être mis à sa charge. A ce sujet, il peut être entièrement renvoyé à la motivation de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois exposée dans la décision déférée (cf. supra consid. 1; art. 109 al. 3 LTF). Les critiques formulées par le recourant, autant qu'elles sont suffisamment motivées (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) doivent donc être d'emblée rejetées.