Citation: 6B_171/2014 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient en outre que la cour cantonale ne pouvait pas sans arbitraire parvenir à la conclusion que c'est lui qui a effectué le retrait litigieux. Il relève que l'affirmation selon laquelle la titulaire du compte ne serait pas entrée dans les locaux de la banque le jour en question reposerait sur les déclarations de son supérieur et sur des vidéos qui ne figurent pas au dossier. Cet élément n'est pas pertinent car ce n'est pas sur lui que la cour cantonale a fondé sa conviction que le retrait n'avait pas été effectué par la titulaire du compte, mais sur l'expertise de laquelle il ressort que la signature figurant sur la quittance de retrait n'est pas la sienne. Il est ainsi établi que le recourant avait connaissance, depuis le 19 janvier 2010, de l'existence d'un compte « dormant » et qu'une personne, qui n'est pas la titulaire du compte, a effectué sur celui-ci un prélèvement de 13'000 fr. le 11 février 2010. Le raisonnement élaboré par la cour cantonale n'est pas arbitraire, à tout le moins dans son résultat. Dès lors qu'il n'appert pas qu'un autre employé de la banque aurait connu l'existence de ce compte, il n'y a rien d'insoutenable à admettre que le prélèvement a été effectué par le collaborateur dont l'attention avait été attirée moins d'un mois auparavant sur ce compte sur lequel il n'y avait eu aucun mouvement depuis plusieurs années. Les autres éléments relevés par la cour cantonale, notamment le fait que le recourant se soit trouvé dans une situation financière délicate et qu'il ait cherché à dissimuler le fait qu'il avait procédé au changement d'adresse, s'ils ne suffisent pas à eux seuls à établir la culpabilité du recourant, viennent en revanche étayer cette conviction. Le recourant invoque le fait que l'examen ADN de la quittance relative au retrait litigieux permet de conclure que celle-ci a été manipulée par une personne de sexe féminin autre que la titulaire du compte. Il y voit une preuve quasi absolue de son innocence. C'est avec raison que la cour cantonale a relevé que toute manipulation ne laissait pas forcément des traces, de sorte que si cette expertise n'apportait aucun élément à charge du recourant, elle ne le disculpait pas non plus. Enfin, la critique par laquelle le recourant soutient qu'il aurait été possible à d'autres employés de la banque de prélever le montant en question est purement appellatoire et donc irrecevable. Comme le recourant ne s'en prend par ailleurs ni à la qualification des actes qui lui sont imputés ni à la peine qui lui a été infligée, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.