Citation: 1B_275/2020 E. 3.3

3.3. S'agissant tout d'abord des mandats de perquisition nos 1, 3 et 4, l'autorité précédente a retenu qu'ils avaient abouti à la mise sous scellés des éléments saisis, ceux-ci faisant l'objet d'une procédure de levée des scellés devant le Tmc. Selon la Cour des plaintes, les arguments invoqués par la recourante (violations du principe de la subsidiarité des mesures de contrainte, du principe de la proportionnalité, des règles sur les scellés, de celles sur la compétence, de l'interdiction de l'auto-incrimination, du principe de la bonne foi et de l'interdiction de l'abus de droit) étaient du ressort du juge de la levée des scellés; il appartenait à celui-ci d'examiner tant l'existence de soupçons suffisants que la nécessité de la mesure, soit si celle-ci était proportionnée ou non (cf. consid. 1.3.3 de l'arrêt attaqué). Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et la recourante ne développe aucune argumentation tendant à le remettre en cause. En particulier, elle ne prétend pas que la procédure de levée des scellés ne lui permettrait pas de faire vérifier par une autorité judiciaire le bien-fondé des mandats de perquisition nos 1, 3 et 4 et/ou d'invoquer l'ensemble des griefs relevés ci-dessus. L'existence de ladite procédure permet également de considérer que l'entrée en matière sur un recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP ne saurait se justifier pour ces trois mandats indépendamment d'un intérêt actuel et pratique (art. 382 al. 1 CPP).