Citation: 5P.12/2004 01.04.2004 E. 3

Le recourant fait en outre grief à l'autorité cantonale d'avoir fixé son droit de visite du mardi à 18h30 au mercredi à midi, au lieu de 18h30. 3.1 La Cour de justice a considéré sur ce point que le père ne garantissait pas qu'il s'occuperait personnellement des enfants durant la journée du mercredi, mais proposait de les confier à ses parents lorsqu'il ne serait pas disponible. Bien qu'un élargissement du droit de visite en semaine tous les quinze jours fût favorable aux enfants, il se justifiait par conséquent de le limiter au mercredi à midi, le curateur pouvant, le cas échéant, adapter ces horaires. 3.2 Le recourant soutient qu'il dispose d'une grande souplesse dans l'organisation de son travail et qu'il fera donc en sorte de passer le plus de temps possible avec ses enfants le mercredi. En outre, le fait de les confier pour quelques heures à leurs grands-parents paternels ne constituerait pas un problème, dès lors qu'ils ont également besoin d'entretenir des relations avec ceux-ci et avec leurs cousins, qui habitent dans le même immeuble. L'intimée confierait du reste aussi parfois les enfants à ses propres parents, voire à des tiers. Ce faisant, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en estimant qu'il ne donnait aucune garantie de passer personnellement toute la journée du mercredi avec ses enfants, de sorte qu'un droit de visite limité à 12h30 ce jour-là apparaissait adéquat. Il se contente d'opposer son opinion à celle de la Cour de justice, ce qui est à l'évidence insuffisant au regard des exigences de motivation du recours de droit public. Quant à l'allégation selon laquelle son fils aurait désormais cours le mercredi matin, il s'agit d'un fait nouveau et, par conséquent, irrecevable, le recourant ne faisant pas valoir sur ce point, d'une manière conforme à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, que l'état de fait de l'arrêt attaqué serait arbitrairement lacunaire (cf. ATF 118 Ia 20 précité et les références).