Citation: 5A_740/2013 E. A

Par lettre du 30 juillet 2013, la Dresse B.________, médecin psychiatre, a signalé au Juge de paix du district de l'Ouest lausannois (ci-après : le juge de paix) le cas de A.________, né en 1954, dont elle avait été le médecin traitant jusqu'à fin 2012. Elle indiquait que l'intéressé souffrait de schizophrénie paranoïde, et que son état de santé nécessitait un suivi psychiatrique ainsi qu'un traitement antipsychotique continu, de même qu'un bon encadrement; la vie commune avec sa mère n'étant plus possible, il s'était installé à la pension X.________. Par courrier du 5 août 2013, le Dr C.________, médecin généraliste, a également fait part au juge de paix de ses inquiétudes concernant la situation du prénommé, qui était sans suivi psychiatrique depuis plus de neuf mois. Selon ce médecin, les relations de celui-ci avec les responsables de la pension X.________ n'avaient cessé de se détériorer, de sorte qu'il avait été renvoyé de cet établissement, sans qu'il soit possible de lui trouver un autre lieu de vie. Le lendemain, la mère a confirmé que son fils ne suivait aucune psychothérapie, qu'il ne prenait plus de médicament depuis mars 2013, qu'il se montrait agressif et que son état se dégradait. Le 7 août 2013, la mère, le frère et les soeurs de l'intéressé ont requis son placement à des fins d'assistance. Le lendemain, la curatrice de celui-ci a confirmé qu'il allait incessamment être expulsé de la pension X.________, qu'il n'y prenait plus aucun repas et qu'il était impossible de l'encadrer.