Citation: 8C_606/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1971, a travaillé à plein temps en tant que maçon-carreleur depuis avril 2014 pour la société B.________ Sàrl, dont il est associé gérant avec signature individuelle et qui a été inscrite au Registre du commerce le 21 mai 2014. Le 30 mars 2015, il a chuté sur un chantier et s'est blessé à l'épaule gauche. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le 27 janvier 2016, l'employeur de l'assuré a annoncé à la CNA une rechute de l'accident du 30 mars 2015 depuis le 4 janvier 2016, date à partir de laquelle l'assuré était en incapacité totale de travail. L'employeur précisait dans sa déclaration de sinistre que son employé percevait un salaire mensuel brut de 4800 fr., allocations familiales par 300 fr. en sus. La CNA a pris en charge la rechute et a versé des indemnités journalières à l'assuré à compter du 4 janvier 2016. L'assuré a subi une première intervention chirurgicale le 11 mars 2016. Il a repris une activité à 20 % au sein de son entreprise dès le 1er juin 2016, se chargeant de sa gestion. Le 4 octobre 2017, il a été opéré une seconde fois. La CNA a reconnu à l'assuré une capacité de travail de 50 % dès le 1er juin 2018, puis de 60 % dès le 1er septembre 2018. Le 3 mai 2018, la CNA a requis de l'employeur qu'il lui indique quel aurait été le salaire de base de l'assuré pour les années 2016 à 2018 s'il avait été en pleine possession de ses moyens. Ce courrier a fait l'objet de plusieurs relances. A.b. Dans son rapport d'examen final du 10 octobre 2018, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'arrondissement de la CNA, a retenu que la capacité de travail de l'assuré était entière dans une activité respectant certaines limitations fonctionnelles. Ce spécialiste a en outre estimé que la situation de l'assuré ne lui donnait pas droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI). Le même jour, l'assuré a complété le courrier de la CNA concernant son salaire entre 2016 et 2018 en y ajoutant la note manuscrite "salaire inchangé". A.c. Par décision du 23 octobre 2018, la CNA a refusé d'allouer à l'assuré une rente d'invalidité, en tenant compte d'un revenu d'invalide de 60'079 fr. 40 fixé sur la base de données salariales résultant des descriptions de postes de travail (DPT) et d'un revenu sans invalidité de 57'600 fr. Elle a également refusé d'octroyer une IPAI à l'intéressé. Par décision du 4 juillet 2019, la CNA a partiellement admis l'opposition formée contre la décision du 23 octobre 2018, en ce sens qu'une IPAI fondée sur un taux de 10 % a été accordée à l'assuré, compte tenu d'une nouvelle appréciation médicale du docteur C.________. Elle a en revanche confirmé sa première décision en tant qu'elle refusait l'octroi d'une rente d'invalidité, compte tenu cette fois d'un revenu d'invalide de 67'405 fr. 97 établi sur la base des données statistiques de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) et d'un revenu sans invalidité inchangé de 57'600 fr.