Citation: 4A_478/2021 E. 5.4

5.4. Cela étant, parmi ceux-ci, une critique du recourant retient l'attention. Il reproche aux juges d'appel de n'avoir discerné dans le contrat d'entreprise aucune restriction au pouvoir de représentation de l'architecte découlant du renvoi à la norme SIA 118 (2013). Cette norme contient la disposition suivante: " Art. 33 1 Le maître peut désigner une ou plusieurs personnes pour assumer la direction des travaux. 2 A moins que les pouvoirs de représentation de la direction de travaux ne soient expressément limités dans le texte du contrat [mise en exergue par le Tribunal fédéral], la direction des travaux représente le maître dans ses rapports avec l'entrepreneur; le maître est lié par tous les actes de la direction des travaux relatifs à l'ouvrage, notamment par les ordres, les commandes, les confirmations et les remises de plans; la direction des travaux reçoit pour le maître les communications et déclarations de l'entrepreneur. [...]" D'un simple revers de manche, l'autorité précédente a exclu que le contrat d'entreprise ait limité le pouvoir de représentation de l'architecte s'agissant des modifications de commande. Pareille conclusion eût mérité une motivation plus circonstanciée. La clause 3.5 du contrat traitait des modifications de commande ou "travaux supplémentaires". Elle précisait que l'offre y relative devait être "acceptée par le Maître ", tout en évoquant les devis "demandés par la Direction des travaux ". Suivait ensuite la clause 3.6, subordonnant "toute[s] prétention[s] à des plus-values" à l'acceptation écrite du maître (let. A.a supra). A l'aune d'une interprétation selon le principe de la confiance - les juges vaudois n'ont pas fait état d'une volonté réelle des parties -, il y aurait prima facie matière à retenir une limitation du pouvoir de représentation de l'architecte: au sein même d'une clause qui mentionne la direction des travaux, il est précisé que le maître doit accepter l'offre. Et il est ensuite exigé qu'il accepte par écrit la rémunération supplémentaire ("plus-value") en découlant. S'y ajoute le fait que le renvoi à la norme SIA 118 est opéré de façon globale, et que les décisions cantonales sont muettes quant à une possible expérience du recourant en matière de travaux immobiliers. Ceci dit, il est vain de discourir plus longtemps d'une éventuelle restriction du pouvoir de l'architecte puisque, encore une fois, le maître/recourant a finalement approuvé les travaux supplémentaires.