Citation: 4A_80/2018 E. 2.4.3

2.4.3. Les parties sont divisées quant à la recevabilité d'une sentence arbitrale produite par les intimées à l'appui de leur duplique. Cette sentence du... 2018 est postérieure à la sentence objet du présent recours. Elle a en outre été rendue dans une procédure visant également la recourante et se prononce aussi sur la nature de la "taxe solaire". Or, les intimées ne sauraient tirer profit des compléments d'informations pouvant résulter de cette sentence - à propos, par exemple, de la jurisprudence et de la doctrine xxx - alors qu'elles auraient dû effectuer ces apports en temps utile. Qui plus est, l'autorité de céans a déjà souligné, dans le domaine de la protection internationale des investissements notamment, que les solutions dégagées dans d'autres affaires arbitrales ne lient pas un tribunal arbitral, de sorte qu'on ne saurait voir dans la jurisprudence arbitrale une source à proprement parler du droit de l'arbitrage (ATF 144 III 559 consid. 4.4.2 p. 569; arrêt 4A_616/2015 du 20 septembre 2016 consid. 3.4.1 et le renvoi, mutatis mutandis, à l'arrêt 4A_110/2012 du 9 octobre 2012 consid. 3.2.2 en matière d'arbitrage sportif). Pour ces motifs déjà, la cour de céans ne tiendra pas compte de la sentence xxxet des commentaires qu'elle a suscités auprès des parties, tous ces éléments étant irrecevables. Par ailleurs, fidèle à sa pratique, elle s'attachera à dégager elle-même le sens des traités en cause, conformément aux méthodes d'interprétation applicables, en tenant compte le cas échéant de la doctrine, mais en toute liberté par rapport aux autres sentences arbitrales rendues en la matière, même si elle n'ignore pas la place importante que celles-ci occupent dans les ouvrages spécialisés.