Citation: 1B_391/2022 E. 3.5

3.5. S'agissant des écoutes téléphoniques elles-mêmes, elles ne peuvent, contrairement également à ce que retient l'arrêt attaqué, être maintenues au dossier du recourant. En effet, le Ministère public a formellement ouvert la procédure contre le recourant le 21 octobre 2020 déjà, sur la base du résultat de ces écoutes dont, manifestement, l'autorité d'instruction a pris entièrement connaissance. Compte tenu du délai écoulé, l'autorisation requise le 3 mars 2022 seulement n'aurait pas dû être accordée par le Tmc. A fortiori, on ne saurait envisager qu'une nouvelle demande d'exploitation de ces preuves puisse être encore déposée dans un délai compatible avec les exigences de l'art. 278 al. 3 CPP. Le recours doit également être admis sur ce point.