Citation: 6P.117/2006 11.07.2006 E. 1

A l'appui de son recours de droit public, le recourant fait valoir une violation de la garantie constitutionnelle d'être traité sans arbitraire par les organes étatiques (art. 9 Cst.), au motif que la production du dossier administratif de l'Université de Genève relatif à son ex-fiancée a été refusée, ce qui l'aurait privé d'un moyen déterminant pour se disculper (acte de recours, p. 12 i.f. et 13). 1.1 En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir, sous peine d'irrecevabilité (cf. ATF 123 II 552 consid. 4d), un exposé succinct des droits constitutionnels prétendument violés et préciser en quoi consiste la violation alléguée. Dans le cadre d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (ATF 130 I 26 consid. 2.1). En l'espèce, le recourant ne se plaint pas d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) ensuite de la non administration d'un moyen de preuve. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner le recours sous cet angle. Au demeurant, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le recourant aurait présenté une requête formelle de production du dossier universitaire et il ne se plaint pas devant le Tribunal fédéral de ce qu'une telle requête n'aurait pas été traitée. Dans ces conditions, même s'il avait invoqué l'art. 29 al. 2 Cst., son moyen se serait donc révélé mal fondé. 1.2 La Cour de justice s'est essentiellement fondée sur la lettre du recourant aux parents de sa fiancée, ainsi que sur les aveux qu'il a passés dans son courrier du 29 juin 2004 au Procureur général. Le grief du recourant revient dès lors à faire valoir que ce serait de manière arbitraire, donc insoutenable, que la cour cantonale s'est forgé une opinion sur cette base et qu'elle a, par appréciation anticipée des preuves, retenu que le dossier universitaire n'était pas susceptible de modifier la conviction qu'elle avait déjà acquise sur ce point. Or le recourant n'indique pas pour quel motif le contenu dudit dossier rendrait insoutenable l'appréciation de la cour cantonale; il se limite à affirmer, sans autre explication, que l'examen matériel des documents transmis à l'Université de Genève aurait permis d'exclure qu'il ait joué un quelconque rôle actif dans l'immatriculation de sa fiancée. Dès lors, à défaut de motivation un tant soit peu détaillée de l'unique grief développé à l'appui du recours de droit public, celui-ci est irrecevable. Au demeurant, on relèvera que les conclusions tirées de la lettre précitée du 18 octobre 2001, dont le recourant ne discute ni le contenu ni les circonstances de la rédaction, sont évidemment tout sauf insoutenables.