Citation: B 60/04 20.04.2005 E. 1

que ledit jugement n'a en revanche pas été contesté et est donc entré en force, dans la mesure où l'intimé a été reconnu débiteur de la recourante de la somme de 15'385 fr., augmentée d'intérêt à 5 % l'an dès le 25 juin 2002 et de 150 fr. de frais de contentieux (ch. II du dispositif); qu'à l'appui de ses conclusions, la recourante fait grief aux premiers juges d'avoir appliqué faussement l'art. 88 al. 2 LP; que selon cette disposition légale, le droit du créancier de requérir la continuation de la poursuite se périme par un an à compter de la notification du commandement de payer (première phrase); que si opposition a été formée, ce délai ne court pas entre l'introduction de la procédure judiciaire ou administrative et le jugement définitif (seconde phrase); qu'en l'occurrence, le délai de péremption du commandement de payer avait commencé à courir dès la notification de l'acte au poursuivi, soit le 23 juillet 2002 (ATF 125 III 45 consid. 3b), si bien que la poursuite n'était pas périmée lorsque la recourante avait saisi le Tribunal cantonal des assurances, le 2 avril 2003; que contrairement à l'avis de la juridiction cantonale, la péremption n'est pas survenue durant la procédure judiciaire, vu l'art. 88 al. 2 LP; que la suspension de la péremption sera levée dès la notification du présent arrêt (ATF 106 III 56; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, articles 1-88, ch. 61 p. 1417); qu'en l'espèce, la conclusion portant sur la levée de l'opposition au commandement de payer n° X.________ n'avait plus d'objet à partir du moment où l'intimé avait retiré son opposition; qu'il s'ensuit que les premiers juges auraient dû donner acte aux parties du retrait de l'opposition, de sorte que le ch. III du dispositif du jugement attaqué sera réformé en ce sens; que la procédure n'est pas gratuite, s'agissant d'un litige qui ne porte pas sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurance (art. 134 OJ a contrario), si bien que les frais doivent en être mis à la charge de l'intimé qui succombe (art. 153a, 156 al. 1 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: