Citation: 6B_377/2013 E. 1

Dans ses avis des 3 et 4 octobre 2011, la Commission interdisciplinaire consultative (ci-après: CIC) a constaté que les éléments psychopathologiques et criminologiques préoccupants relevés dans son précédent avis perduraient, en l'absence de tout processus de changement. Les différents intervenants relevaient que plusieurs permissions ou conduites s'étaient déroulées de manière satisfaisante et que le comportement de X.________ en détention restait globalement adapté. Cela étant, compte tenu du rapport de la Direction de l'Etablissement pénitentaire de Bellevue, qui indiquait avoir atteint les limites de ce qui pouvait être offert au prénommé, la commission a préconisé qu'un nouvel aménagement du cursus pénitentiaire de X.________ soit étudié, pouvant comporter un changement d'établissement, ainsi que l'élaboration d'un nouveau plan d'exécution de la sanction. Elle a vivement encouragé X.________ à persévérer dans les soins dont il bénéficiait et a invité l'intéressé à accepter que des informations concernant sa prise en charge thérapeutique puissent lui être communiquées, afin d'être en mesure d'apprécier au mieux le chemin qu'il parvenait à parcourir. Le 16 décembre 2011, la Direction de l'Établissement d'exécution des peines de Bellevue a préavisé négativement à la libération conditionnelle, les progrès thérapeutiques restant fragiles et la poursuite d'un travail thérapeutique plus soutenu, sur une plus longue période et au sein d'une structure plus adaptée, étant nécessaire. Par courrier du 8 février 2012, le psychologue de X.________ a relevé que le travail effectué jusqu'ici était positif et constructif, mais qu'il paraissait impératif qu'il se poursuive avec comme objectifs l'identification des situations à risque et le développement de stratégies adaptées de gestion des situations en question. Selon lui, ce travail serait effectivement essentiel et de loin pas achevé. B.d. Le 16 mars 2012, l'Office d'exécution des peines vaudois (ci-après: OEP) a saisi le Juge d'application des peines d'une proposition tendant au refus de la libération conditionnelle et à la prolongation de la mesure thérapeutique institutionnelle pour une durée de cinq ans, afin de constater les progrès de l'intéressé sur le long terme.