Citation: 6B_708/2020 E. 2.21

2.21. Selon le considérant 3.30 du jugement attaqué, le 22 août 2018 vers 11 heures 15, à CCCC.________, le recourant s'est approché de B.________ qui était en train d'acheter des billets. Il a ainsi pu voir le PIN qu'elle composait avant de lui dérober, lorsqu'elle se trouvait dans le tram, son porte-monnaie qui contenait 124 fr., son permis de conduire, deux cartes Maestro, sa carte d'identité et des cartes clients. Il s'est ensuite rendu au bancomat de la banque cantonale de CCCC.________, où il a retiré, en cinq fois entre 11 heures 53 et 11 heures 55, au moyen de l'une des cartes bancaires dérobées un montant total de 3000 fr. Ledit porte-monnaie a été retrouvé par un tiers le 25 août 2018; les cartes bancaires et le numéraire ne s'y trouvaient plus. Il n'est donc pas arbitraire de lui imputer les faits ci-dessus. La cour cantonale a admis que le recourant était reconnaissable sur les photos en lien avec le délit (cf. doss. p. 156-161). Elle a précisé que ces clichés montraient le même individu que celui qui figurait sur les photos 1, 4, 5, 6 et 8 (cf. doss. p. 75, 78-80 et 82), sur lesquelles le recourant s'était expressément reconnu. Le recourant soutient que l'individu sur la photo en page 161 (auteur de l'infraction) ne lui ressemble pas: il avait un nez plus épais qui partait vers la droite et une bouche plus petite avec une lèvre inférieure plus épaisse. Il relève en outre que, le modus operandi est différent car, dans ce cas, l'auteur a agi comme un pickpocket. En comparant l'ensemble des photos et en retenant que les clichés du délit représentaient le recourant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire. C'est donc sans arbitraire qu'elle lui a imputé les faits ci-dessus.