Citation: 9C_279/2015 E. 2.1

2.1. La juridiction cantonale a considéré que le pied prothétique "Echelon" ne représentait pas - ou pas encore - le standard d'un moyen auxiliaire dont l'assurance-invalidité devrait assumer la prise en charge eu égard aux contraintes de simplicité et d'économicité prévalant en matière de remise de moyens auxiliaires. Elle a constaté que rien n'indiquait que le modèle de pied prothétique dont l'office intimé avait accepté la prise en charge et dont la recourante avait été équipée jusqu'à présent était contre-indiqué ou même inadéquat. La recourante n'avait pas allégué qu'elle chutait, ne serait-ce qu'occasionnellement, du fait d'un manque de sécurité ou d'équilibre imputable au pied de sa prothèse ni qu'elle ne parvenait pas ou que mal et au prix d'atteintes à sa santé à exercer ses activités tant sur le plan personnel et familial que sur le plan professionnel. Dans son rapport, la FSCMA avait indiqué que le modèle "Flex" représentait une alternative appropriée si le modèle "Echelon" ne pouvait être retenu du fait du manque de simplicité et d'économicité de ce dernier. Pour sa part, le rapport établi par le docteur B.________ reprenait, quasi mot pour mot, la description des avantages du modèle de pied prothétique "Echelon" qu'en faisait la maison représentant ce produit en Suisse et, pour le reste, ne posait pas d'indications médicales à bénéficier de ce système qui ne relevaient pas d'un ménagement de sa jambe restante et de son dos et d'un mieux-être par rapport à une situation qualifiée jusqu'alors de non problématique. La juridiction cantonale a par ailleurs relevé, s'agissant de l'accomplissement des tâches ménagères et des autres activités privées de la recourante, qu'il n'y avait pas de spécificités telles qu'il était impératif que sa prothèse de jambe soit équipée d'un pied prothétique "Echelon" plutôt que "Flex"; le fait d'habiter dans une maison ayant plusieurs niveaux et à la campagne, desservie par un chemin de terre, ne pouvait suffire à la mettre dans cette situation. S'agissant de l'activité professionnelle, la recourante exerçait à plein temps la profession de styliste et créatrice de mode indépendante, ce pour une durée probable d'une bonne décennie encore. Cette profession pouvait certes impliquer de sa part qu'elle adoptât des positions différentes, en s'accroupissant, se levant, s'assoyant, et qu'elle dût se rendre occasionnellement dans la Vieille-Ville de C.________ et, ce faisant, fût amenée à franchir des marches et emprunter des routes pavées. Toutefois, non seulement la recourante exerçait ce métier, comportant lesdites contraintes, depuis de nombreuses années, sans que l'utilisation d'un pied prothétique "Flex" l'en ait empêchée jusqu'ici, mais encore ces servitudes n'apparaissaient pas telles qu'un pied prothétique "Echelon" était désormais nécessaire pour maintenir ou même améliorer sa capacité tout en étant simple et économe.