Citation: 6B_53/2025 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que si le recourant avait passé plus de quarante ans en Suisse, soit presque toute sa vie d'adulte, il n'avait jamais coupé les liens avec son pays d'origine, où il passait la majeure partie de son temps depuis près de dix ans. B.A.________, dont il avait divorcé en 2011, mais sans que cela n'entraîne de changement notable dans leur situation, puisqu'ils avaient continué à cohabiter même après leur déménagement à X.________, avait également fait l'objet d'une expulsion, désormais entrée en force, et résidait vraisemblablement déjà dans son pays d'origine. Les enfants et petits-enfants du recourant habitaient certes la Suisse, mais cela restait insuffisant pour que le recourant puisse invoquer le respect de sa vie familiale, ce d'autant moins que ses proches, selon ses propres dires, se rendaient souvent en Bosnie-Herzégovine, notamment à l'occasion des vacances d'été ou de Noël. Force était dès lors de constater que rien ne s'opposait à son expulsion - au demeurant limitée à cinq ans, soit le minimum légal -, qui ne le placerait pas dans une situation personnelle particulièrement grave au sens de la jurisprudence. La cour cantonale a donc confirmé le jugement du tribunal de police sur ce point.