Citation: 1B_166/2022 E. A

A.a. En date du 1er avril 2015, A.________ a déposé une plainte pénale contre B.________, respectivement l'a dénoncé, pour escroquerie (art. 146 CP), gestion déloyale (art. 158 CP), faux dans les titres (art. 251 CP) et concurrence déloyale (art. 23 de la loi fédérale du 19 décembre 1986 contre la concurrence déloyale [LCD; RS 241]). Cette écriture contient notamment les passages suivants : "Nous nous référons à l'avis de droit de Me C.________ annexé et nous portons plainte pénale pour concurrence déloyale contre B.________. Nous déclarons intervenir comme demanderesse au pénal et au civil. Nous déclarons aussi dénoncer les autres infractions qui se poursuivent d'office et qui sont analysées dans l'avis de droit. -..] Nous apportons, par ailleurs, les précisions suivantes : - Nous estimons, conformément à nos statuts et aux missions officielles qu'il nous incombe de remplir dans le domaine de l'économie vitivinicole en Valais, devoir saisir la justice. - B.________ a précisé avoir arrêté son comportement illicite en 2009. Ce point doit être vérifié par l'enquête. Il est possible que ses agissements se soient poursuivis jusqu'à l'intervention en 2011 de l'Administration fédérale des contributions". Selon l'avis de droit du 16 mars 2015 produit, A.________ pouvait être partie plaignante pour la concurrence déloyale (art. 23 LCD), mais pas pour l'escroquerie (art. 146 CP), la gestion déloyale (art. 158 CP) et le faux dans les titres (art. 251 CP), faute d'être directement lésée par ces trois dernières infractions. A.b. Une instruction pénale - référencée MPG 15 1292 - a été ouverte le 7 novembre 2017 contre B.________ en lien avec les quatre chefs de préventions susmentionnés. Le 10 avril 2019, l'Office central du Ministère public du canton du Valais (ci-après : le Ministère public) a disjoint la procédure MPG 15 1292 et a ouvert un nouveau dossier - MPG 19 773 - pour les faits postérieurs à 2009; il a également dénié la qualité de partie plaignante à A.________ pour la cause MPG 15 1292 et annoncé que, pour la cause MPG 19 773, cette question serait tranchée ultérieurement. Par ordonnance du 20 avril 2020, le Ministère public a classé la procédure MPG 15 1292 ouverte contre B.________ pour escroquerie, gestion déloyale, faux dans les titres et concurrence déloyale; le Ministère public a considéré qu'en ce qui concernait les trois premières infractions précitées, poursuivies d'office, il existait un empêchement de procéder (cf. le principe "ne bis in idem"); quant au quatrième chef de prévention susmentionné, poursuivi sur plainte, l'action pénale était prescrite. A.c. Le 17 décembre 2020, la qualité de partie plaignante a été déniée à A.________ pour la procédure MPG 19 773. Par ordonnance du 24 février 2021 (cause P3 21 3), le Juge unique de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du Valais a admis le recours formé par A.________ contre cette décision; il a considéré que A.________ était légitimée à porter plainte pour concurrence déloyale (cf. les art. 10 al. 2, 23 al. 1 et 2 LCD et 115 al. 2 CPP); au vu des termes utilisés dans son courrier du 1er avril 2015, l'intéressée avait manifesté sa volonté de voir B.________ poursuivi pour concurrence déloyale, non seulement pour les faits éventuellement survenus jusqu'en 2009, mais également pour ceux qui se seraient produits en 2010 et 2011. Le Ministère public a, le 18 décembre 2020, rejeté la demande formée par A.________ le jour précédent afin d'obtenir la restitution des pièces déposées avec sa détermination du 15 décembre 2020; il a notamment constaté que ces documents - "utiles à l'enquête" - "port[ai]ent sur un moyen de preuve [figurant] au dossier MPG 15 1292, soit le contrat conclu, le 27 novembre 2007, par D.________ SA et E.________ Ltd".