Citation: U 339/98 12.05.2000 E. 3

3.- Le litige porte donc sur le caractère adéquat de ce rapport de causalité. Là encore, les principes applicables ont été correctement exposés par l'autorité inférieure. Cette dernière pourtant, après avoir considéré à juste titre que l'accident était de gravité moyenne, n'a pas apprécié comme elle l'aurait dû les critères posés à la lumière de la jurisprudence (ATF 117 V 367 consid. 6a, RAMA 1997 n° U 272 p. 174 consid. 4a), en distinguant à tort les composantes physiques et psychiques. En réalité, il faut admettre que trois critères sont réunis, parmi ceux que la jurisprudence précitée retient. En premier lieu, la durée du traitement médical, qui n'était pas encore terminé à la date de la décision sur opposition, a été anormalement longue. Ensuite, la recourante a présenté des douleurs persistantes. Enfin, elle a subi une longue période d'incapacité de travail. En présence d'un événement accidentel de la catégorie moyenne, pas très éloigné de la limite des accidents peu graves, la réunion de trois critères remplis avec une certaine intensité suffit pour admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate (cf. Frésard, L'assurance-accidents obligatoire, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht, Soziale Sicherheit, n. 41 p. 18).