Citation: 7B_33/2022 E. 3.2.1

3.2.1. En l'espèce, la cour cantonale a observé que le Ministère public avait classé la procédure dirigée contre le recourant en considérant que les infractions qui lui étaient reprochées avaient été réalisées dans un contexte général de conflit ayant suivi la séparation du couple; cette même autorité avait prononcé un classement en vertu de l'art. 55a al. 5 CP pour les infractions de contrainte et menaces; les infractions de dommages à la propriété et d'utilisation abusive d'une installation de télécommunication, qui n'étaient pas directement concernées par cette dernière disposition, avaient également été classées; le Ministère public avait tenu compte notamment de l'écoulement du temps, de la gravité des infractions en cause, de la connexité des faits évoqués avec ceux susceptibles de faire l'objet d'un classement fondé sur l'art. 55a CP et de l'accord de la partie plaignante. L'autorité précédente s'est ensuite référée à la jurisprudence qu'elle a citée en lien avec le classement en vertu de l'art. 55a al. 5 CP et à celle relative à un classement pour opportunité; elle a considéré qu'au vu des faits qui étaient reprochés au recourant dans le cadre de la présente procédure pénale, force était d'admettre que le Ministère public aurait dû mettre les frais de la procédure à la charge de celui-là, en application de l'art. 426 al. 2 CPP, en plus de lui refuser une indemnité selon l'art. 430 al. 1 let. a CPP. Toutefois, le recours étant limité à la contestation du refus d'une indemnité, elle a observé qu'il ne lui appartenait pas d'examiner si les conditions de l'art. 426 al. 2 CPP étaient en l'espèce réalisées. Cela étant, l'autorité précédente a relevé qu'il était suffisamment établi, au vu des faits recueillis et rappelés dans sa décision (cf. arrêt entrepris, p. 1 ss), que par ses très nombreux messages SMS et WhatsApp et appels téléphoniques à la plaignante (soit 24 messages WhatsApp, 2 SMS, 24 appels WhatsApp et une vingtaine de tentatives d'appels téléphoniques entre le 31 août et le 11 septembre 2019 [cf. arrêt entrepris, p. 2 et 10]), ainsi que sa surveillance exercée sur celle-ci, à toute heure, le recourant avait eu un comportement fautif; or ce comportement fautif, réprimé par les dispositions civiles protégeant des atteintes illicites à la personnalité (art. 28 ss CC), avait provoqué l'ouverture d'une procédure pénale à son égard et les actes d'enquête effectués.