Citation: 6B_150/2009 26.05.2009 E. B

S'agissant des faits pertinents pour l'issue du présent recours, cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a En réaction à une poursuite intentée contre lui pour un montant de quelque 31'000 fr. par Y.________, architecte, qui lui réclamait des impayés pour des travaux de transformation d'un café, X.________ a menacé celui-ci de le mettre à son tour en poursuite pour un montant de 95'000 fr. Il a été retenu que l'existence de cette dernière créance n'avait pas été établie et que X.________ n'avait agi que dans le but d'amener Y.________ à retirer sa propre poursuite, se rendant ainsi coupable de contrainte. Parallèlement, à raison de la poursuite intentée contre lui par Y.________, X.________ a adressé à la section genevoise de la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA), une lettre, accompagnée d'une annexe, dans lesquelles il accusait notamment Y.________ d'avoir usé d'extorsion et de chantage à son encontre. De ce fait, il a été reconnu coupable de calomnie. B.b Dans un courrier adressé à A.________, avec copie à l'ex-épouse de ce dernier, et sur un site internet qu'il avait créé, X.________ s'en est pris à Z.________, anciennement directeur d'une société dont il avait lui-même été l'administrateur. Il l'accusait notamment d'avoir, par sa gestion frauduleuse, conduit la société à la faillite, le traitait de menteur invétéré, de manipulateur et de réel danger pour la société, le décrivait comme d'une rare perversité et comme dépendant de l'alcool et faisait état de maintes condamnations dont Z.________ aurait fait l'objet. Il a été retenu que X.________ avait agi de manière totalement gratuite et que son comportement tombait sous le coup des art. 173 et 174 CP.