Citation: 1C_282/2024 E. 3.2

3.2. Les recourants font grief à la cour cantonale d'avoir écarté l'avis du Dr D.________ au profit de celui du bureau de C.________ SA dont l'analyse ne serait selon eux pas conforme aux règles reconnues en la matière. Ils n'expliquent cependant pas de quelles règles il s'agirait ni pour quelle raison la cour cantonale n'aurait pas dû suivre l'appréciation du bureau C.________ SA du fait de sa nature prétendument erronée. Les recourants renvoient sur ce point à leur écriture précédente, rendant leur critique d'emblée inadmissible sous l'angle de leur motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 140 III 115 consid. 2). Par ailleurs, le bureau C.________ SA a procédé à des observations détaillées sur place en comptant notamment les mouvements des usagers du chemin aux heures de pointes durant deux jours ouvrables. Ce comptage a démontré que le trafic motorisé était très faible pour une rue communale (entre 20 et 30 voitures par heure de pointe) et que les croisements entre véhicules demeuraient rares. Au vu de la configuration des lieux, le bureau C.________ SA a qualifié le tronçon de route d'accès (selon la norme VSS SN 640 045) pouvant absorber jusqu'à 100 véhicules par heure, de sorte que la réserve de capacité s'élevait à 70 %. Or, le projet n'augmenterait que de 12 véhicules par heure de pointe et n'aurait donc qu'un impact très limité sur le fonctionnement du secteur. Malgré les critiques des recourants, la validité de ces constatations n'est remise en cause par aucun élément concret et pertinent, le Dr D.________ n'ayant pas lui-même procédé à ses propres observations pour démontrer le caractère erroné de l'étude menée en dépit du fait qu'il se soit rendu sur place. Il ne ressort d'ailleurs pas de son rapport que la circulation serait "très difficile" comme le prétendent les recourants. L'emplacement de la personne ayant effectué le comptage pour le bureau C.________ SA lui permettait du reste d'avoir une vision d'ensemble du tronçon en question et notamment des passages les plus étroits; il n'avait en revanche aucune raison de tenir compte du trafic allant et venant du site de l'Observatoire qui se situe essentiellement sur une desserte séparée. Compte tenu du rapport détaillé produit par le bureau C.________ SA, il n'était pas arbitraire pour la cour cantonale de renoncer, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, à tenir une inspection locale. S'agissant de la génération du trafic par le projet litigieux, le bureau C.________ SA a évalué l'augmentation du trafic à 75 mouvements de véhicules par jour, en se fondant sur deux méthodes de calcul, l'une basée sur des ratios liés aux surfaces de plancher (3 à 5 mouvements par jour et par 100 m2) et l'autre en fonction du nombre de déplacements par jour et par personne. Selon le Dr D.________, le volume de trafic aurait dû être déterminé en fonction du nombre de places de stationnement (27), donnant un trafic journalier moyen de 90 à 100 véhicules par jour. Ce dernier admet cependant que ce trafic journalier moyen supplémentaire demeurait faible, ce d'autant plus qu'il a également retenu que l'offre en stationnement privé du secteur était légèrement surestimée puisqu'elle prenait aussi en compte les deux-roues (une offre adaptée conduirait ainsi à un trafic journalier moyen inférieur selon sa méthode de calcul). De surcroît, l'étude du bureau C.________ SA est non seulement basée sur un nombre de logements supérieur au projet final, mais elle ne prend également pas en compte le trafic qui était engendré par les six logements situés dans les deux immeubles à détruire. Dans ces conditions, indépendamment des différences entre les deux rapports d'experts, il n'était pas arbitraire pour la cour cantonale de retenir que la faible augmentation du trafic générée par le projet pourra être absorbée par la voie d'accès et n'aura qu'un impact limité sur le fonctionnement du secteur.