Citation: 7B_53/2022 E. 1.3.2

1.3.2. La recourante se plaint ensuite d'une violation du principe de la présomption d'innocence, dès lors que le Procureur général aurait retenu qu'elle avait traité l'agent intimé de "raciste" et de "connard" (cf. ch. 16 ss p. 5 s. du recours). Elle fait valoir que si elle a la qualité de partie plaignante dans la présente procédure, elle est également mise en cause, dans une instruction parallèle relative aux mêmes faits, pour injures contre l'agent intimé. Selon la jurisprudence, l'éventuelle violation du principe précité peut constituer dans certaines circonstances une atteinte particulière aux droits de partie susceptible d'habiliter la partie plaignante à recourir (ATF 147 I 386 consid. 1.1). Le recours au Tribunal fédéral serait-il recevable dans la présente cause sous cet angle qu'il devrait toutefois être déclaré irrecevable pour un autre motif. En effet, la recourante ne développe dans son recours au Tribunal fédéral aucune argumentation visant à remettre en cause la motivation retenue par la cour cantonale en lien avec ce même grief (cf. art. 42 al. 2 LTF), à savoir qu'elle conservait intacts tous ses moyens de défense dans la procédure séparée qui la visait (cf. consid. 5 p. 9 de l'arrêt attaqué). En tout état de cause, on ne saurait considérer que la présomption d'innocence dont bénéficie la recourante dans la procédure pénale parallèle aurait été violée du seul fait que le Procureur général a fait état des déclarations émises par les personnes entendues au cours de l'enquête effectuée par l'IGS (cf. ch. 6, 11 [agent intimé], 13.2 et 13.3 [deux autres agents présents]), respectivement des reproches émis contre la recourante (cf. ch. 13.1 [rapport de renseignements]). Certes, le Procureur général paraît avoir retenu, dans la partie "En Fait" de son ordonnance de non-entrée en matière, que la recourante aurait tenu certains propos (cf. ch. 16 p. 5 de ce prononcé). Au vu de la configuration du cas d'espèce - dont l'existence d'une procédure parallèle portant sur cette problématique et instruite par un autre représentant du Ministère public genevois -, cette absence de nuance dans la présente cause n'apparaît pas exempte de tout reproche. Cela étant, cela ne saurait suffire pour considérer que la présomption d'innocence serait violée par ce contenu. Tout d'abord, les déclarations litigieuses, figurant uniquement dans la partie "En fait" de l'ordonnance de non-entrée en matière, n'ont pas été reprises dans l'arrêt attaqué. La recourante ne prétend ensuite pas que ces propos auraient fondé l'appréciation du Procureur général ou de la cour cantonale pour écarter l'infraction d'abus d'autorité, par exemple en tant que motif justificatif du comportement adopté par l'agent intimé. Elle ne soutient pas non plus qu'il pourrait être déduit des motivations retenues par les deux autorités susmentionnées dans leur partie "En Droit" qu'elle-même aurait réalisé l'infraction d'injures qui lui est reprochée (cf. au demeurant les qualificatifs utilisés par le Procureur général : "état d'énervement", "animosité flagrante", "comportement inadéquat"; respectivement ceux de l'autorité précédente : "agacement", "animosité", "tapage", "incendier"). Le grief ne peut dès lors qu'être écarté dans la mesure où il est recevable.