Citation: 6S.280/2003 07.11.2003 E. B

Statuant à nouveau suite à l'arrêt de cassation du 11 septembre 2002, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois, par arrêt du 9 décembre 2002, a réformé le jugement de condamnation du 18 octobre 2001 en ce sens qu'elle a libéré X.________ de l'accusation d'injure et réduit la peine à 18 mois d'emprisonnement, l'assortissant d'un sursis de 5 ans, qu'elle a subordonné à une règle de conduite, à savoir que le condamné "s'abstienne d'approcher le domicile de Z.________, ainsi que celui des membres de sa famille, ou de les importuner de quelque manière que ce soit". Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a Ressortissant polonais né en 1960, X.________ a contracté un premier mariage en 1980, dont est issue une fille née en 1984, et qui a été dissous par le divorce en 1987. En 1990, il a rencontré une Suissesse, qu'il a suivie en Suisse; le couple, qui a eu une fille trisomique, s'est séparé en 1993. La même année, X.________ a fait la connaissance de Z.________, avec laquelle il a eu deux enfants, nés respectivement en décembre 1994 et juillet 1996. Le couple s'est marié en juillet 1997. Suite aux faits décrits ci-après, l'épouse a quitté le domicile conjugal le 10 novembre 1997. Elle a ouvert action en divorce le 12 juin 1998. B.b Dès le 25 septembre 1997, après son aveu d'une relation extra-conjugale, Z.________ a été contrainte, dans un climat de terreur, de subir les coups, les exigences sexuelles et d'autres actes d'humiliation de X.________. Elle est restée au domicile conjugal et a enduré ces actes jusqu'au 10 novembre 1997, en raison d'un grave conflit de loyauté à l'égard de ses enfants. Durant cette période, elle a subi une trentaine d'agressions sexuelles. Elle a déposé plainte pénale le 20 décembre 1997. B.c L'expertise psychiatrique à laquelle a été soumis X.________ conclut à une diminution moyenne de sa responsabilité. Elle fait état de troubles de la personnalité se caractérisant par une tendance à agir avec impulsivité et sans considération pour les conséquences possibles, d'une image grandiose de soi et d'une tendance à l'exploitation par la manipulation et la séduction. Elle évoque en outre des éclats de colère pouvant conduire à la violence et à des comportements explosifs, en particulier lorsque l'expertisé voit ses actes contrariés ou critiqués. Elle n'exclut pas la commission d'actes de violence dans le futur. Il a été relevé qu'à l'audience de jugement, X.________ avait adopté une attitude de dénigrement et avait montré une incapacité totale à se remettre en question et à assumer, même partiellement, ses responsabilités; s'estimant la seule victime, il n'avait exprimé aucun regret d'avoir frappé son épouse. Il a par ailleurs été rappelé que, selon le rapport de police du 10 mars 1998, X.________ était connu pour boire de l'alcool avec excès, utilisait des méthodes violentes pour parvenir à ses fins et ne se souciait aucunement du bien-être de ses enfants.