Citation: 5A_450/2019 E. 4.2.4

4.2.4. Lorsque le pouvoir d'examen de l'autorité cantonale est, comme en l'espèce, limité à l'arbitraire relativement aux griefs visant l'appréciation des preuves et la constatation des faits (cf. art. 320 let. b CPC), le Tribunal fédéral examine librement la manière dont celle-là a fait usage de sa cognition restreinte, en recherchant, dans le cadre des critiques formulées par la partie recourante, si c'est à tort que l'autorité cantonale a admis le caractère insoutenable de l'appréciation critiquée devant elle (" interdiction de l'arbitraire au carré "; arrêts 4D_30/2017 du 5 décembre 2017 consid. 2.2; 4A_683/2010 du 22 novembre 2011 consid. 2.1; 5A_257/2008 du 15 avril 2009 consid. 4; 4A_495/2007 du 12 janvier 2009 consid. 2.1). L'examen du Tribunal fédéral porte concrètement sur l'arbitraire du jugement de l'autorité inférieure, au regard des griefs soulevés dans l'acte de recours. Le recourant doit se plaindre non seulement de ce que les juges cantonaux ont qualifié d'arbitraire l'appréciation des preuves de l'autorité précédente, mais doit également s'en prendre aux considérations de celle-ci (ATF 125 I 492 consid. 1a/cc; 116 III 70 consid. 2b; arrêt 5D_83/2008 du 24 octobre 2008, consid. 2). En l'espèce, ainsi que la Chambre civile l'a retenu sans être contredite, le recourant a produit comme titre de mainlevée un contrat de prêt passé entre l'intimé et lui-même. Il a en outre déposé la plainte pénale du 30 novembre 2018 qui comportait un allégué selon lequel, à la date du 11 mai 2017, deux contrats de prêt distincts avaient été souscrits, dont l'un seulement - celui conclu avec lui-même - avait été exécuté. Comme il a déjà été dit (cf. supra, consid. 4.2.1), il lui appartenait, dans de telles circonstances, d'établir qu'il avait exécuté le contrat invoqué, soit qu'il avait versé le montant du prêt à titre personnel, et non pour le compte de la société tierce. Or, l'avis de débit qu'il a produit à cet effet ne mentionnait ni le titulaire du compte débité ni la cause du virement. Sur la base de cette pièce, du contrat invoqué comme titre de mainlevée et des propres allégations du créancier poursuivant quant au contrat qu'il avait exécuté - au demeurant contestées par le débiteur poursuivi (cf. supra, consid. 4.2.2) -, l'appréciation du Tribunal de première instance selon laquelle celui-là avait démontré avoir exécuté l'obligation découlant du contrat produit apparaissait manifestement inexacte et incompréhensible au regard de la preuve fournie.