Citation: 1C_340/2014 E. 1

Il est certes contestable de considérer que les avis favorables de toutes les autorités concernées puissent remplacer la participation des voisins intéressés prévue par l'art. 148 al. 2 LATeC. La solution à laquelle parvient la cour cantonale n'est toutefois pas arbitraire dans son résultat. En effet, il ne saurait être reproché aux intimés de ne pas avoir adressé la demande de dérogation avec le demande de permis de construire puisque c'est d'office que les autorités sont parvenues à cette solution. S'agissant de l'avis aux voisins intéressés, tous les opposants au projet ont été informés par courrier de la modification du projet et, partant, de l'intention d'accorder une dérogation. Le recourant ne démontre pas que d'autres voisins particulièrement touchés par cette dérogation n'en auraient pas eu connaissance. Il convient à cet égard de souligner que le projet initial prévoyait déjà la même dérogation (mais dans une autre mesure puisque six places de parc étaient alors concernées), de sorte que les autorités pouvaient considérer sans arbitraire que les tiers concernés par cette problématique - en particulier les usagers de la place publique - avaient déjà eu l'occasion de se manifester. Il s'ensuit qu'en dépit de la motivation retenue, l'arrêt attaqué est exempt d'arbitraire.