Citation: 2C_135/2024 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le montant de l'avance de frais de 500 fr. a été débité du compte de la mandataire des recourants avant l'échéance du délai de paiement fixé par le Tribunal administratif de première instance au 11 octobre 2023. Selon le document bancaire du 28 septembre 2023, l'ordre de paiement a été donné le 26 septembre 2023 et exécuté le 27 septembre 2023 (pièce n° 3 jointe au recours du 17 novembre 2023; art. 105 al. 2 LTF). Dans les informations additionnelles pour le destinataire du paiement, l'avocate a indiqué les éléments suivants: le numéro de facture, la mention qu'il s'agit d'une "avance de frais (LPA) ", la procédure concernée "A/2768/23-TRA-2-OCPM", ainsi que le nom des recourants. Le numéro de compte IBAN utilisé correspondait à celui indiqué dans le courrier du Tribunal administratif de première instance du 11 septembre 2023. La mandataire a en revanche inscrit un numéro de référence erroné, indiquant le numéro 000128 [...], en lieu et place du numéro 000127 [...] mentionné dans le courrier du 11 septembre 2023. En raison de cette erreur, le montant de l'avance de frais a été crédité sur le compte de l'Administration fiscale cantonale et non sur celui du pouvoir judiciaire. Toutefois, les informations transmises par la mandataire des recourants permettaient à l'Administration fiscale cantonale d'identifier sans difficulté le bénéficiaire et la cause du paiement. En outre, contrairement à ce que retient l'autorité précédente, on pouvait difficilement attendre de la mandataire des recourants qu'elle procède à une vérification allant au-delà de celle visant à s'assurer que son compte avait été débité en faveur du compte de l'État de Genève. En outre, elle a procédé à l'ordre de paiement bien avant l'échéance du délai, en fournissant les informations nécessaires à l'identification du bénéficiaire et pouvait partant s'attendre à ce qu'une éventuelle erreur, telle que celle qui est survenue, puisse être corrigée avant l'échéance fixée. Dans ces circonstances, l'erreur imputable à la mandataire des recourants est excusable et ne saurait conduire à l'irrecevabilité du recours du 4 septembre 2023 sans verser dans le formalisme excessif. En définitive, en confirmant l'irrecevabilité du recours déposé auprès du Tribunal administratif de première instance, la Cour de justice a violé l'art. 29 al. 1 Cst.