Citation: 9C_197/2024 E. 3

Les premiers juges ont examiné l'évolution de la capacité de travail (exigible) de l'assuré à l'aune des pièces versées au dossier. En se fondant sur les conclusions concordantes du docteur B.________ (rapport d'expertise du 17 octobre 2017), des experts de CEMEDEX SA (rapport du 26 juillet 2019) et du SMR (rapport du docteur E.________, spécialiste en médecine interne et réadaptation et en rhumatologie, du 7 août 2019), ils ont admis que le recourant avait recouvré une pleine capacité de travail exigible dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles dès le 5 juin 2017 et que cette exigibilité avait perduré jusqu'à la pose d'une prothèse du genou le 17 février 2020. Ils ont également considéré que les avis divergents des médecins traitants de l'assuré ne permettaient pas de s'écarter de ces conclusions. Après avoir confirmé que l'activité de surveillant "exclusif", sans tâches annexes ajoutées, était une activité adaptée durant la période litigieuse, la juridiction cantonale a ensuite procédé à l'évaluation du taux d'invalidité de l'assuré. Elle a comparé les revenus déterminants dans l'activité antérieure (soit un revenu non contesté de 88'393 fr. 50 fr.) et dans l'activité adaptée de surveillant (soit un revenu de 65'545 fr. 60, obtenu en se fondant sur les données statistiques du niveau de compétences 2 de l'Enquête suisse sur la structure des salaires pour les activités de services administratifs [ESS 2016 TA1_tirage_skill_level, lignes 77,79-82], à savoir sur un salaire mensuel de 5'169 fr., après adaptation à l'horaire usuel de travail de 42,1 heures et indexation à 2017). Il en résultait un taux d'invalidité de 25 %, insuffisant pour maintenir le droit du recourant à une rente au-delà du 30 septembre 2017 (art. 88a al. 1 RAI). Partant, l'instance précédente a confirmé que l'assuré n'avait pas droit à une rente de l'assurance-invalidité durant la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2020.