Citation: 6B_311/2024 E. 2.4

2.4. S'agissant des faits fondant sa condamnation pour détérioration de données (cas no 4; supra consid. B.b), le recourant fait vainement valoir que la preuve n'aurait pas été apportée quant aux éléments qui auraient figuré dans la boîte e-mail concernée, et que l'on ne posséderait aucun élément permettant de savoir si celle-ci permet, en termes techniques, la conservation d'un historique de courriels de cinq ans. Il ne formule de la sorte aucune critique propre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale des déclarations de l'intimée et la conclusion qu'elle en retire que la boîte électronique contenait les éléments indiqués par celle-ci. Aussi, contrairement à ce que le recourant soutient, la cour cantonale ne met pas à sa charge d'apporter la preuve de l'existence des éléments entre 2015 et 2018, l'existence des e-mails concernés étant tenue pour établie sur la base des déclarations de l'intimée, ni encore qu'il ne les a pas détruits ou qu'un tiers l'aurait fait. À cet égard, le raisonnement de la cour cantonale s'inscrit également dans le cadre de l'appréciation de la crédibilité des versions proposées, celle avancée par le recourant étant en définitive écartée notamment au motif qu'elle supposerait qu'un tiers ait été présent pour procéder à la destruction desdits courriels, ou que l'intimée ait elle-même procédé à leur destruction, ce que la cour cantonale juge invraisemblable. S'il fait valoir que l'intimée avait accès à sa boîte e-mail dès le 3 septembre 2020, qu'elle pouvait en disposer comme elle le souhaitait, et qu'elle n'a déposé plainte que le 26 novembre 2020, le recourant ne motive toutefois pas en quoi la cour cantonale, qui ne mentionne pas le premier élément cité, aurait versé dans l'arbitraire en omettant d'en tenir compte dans ses constatations (art. 106 al. 2 LTF; v. supra consid. 2.1). En tout état, sa critique ne constitue - au mieux - que la formulation d'une hypothèse en l'occurrence expressément écartée par la cour cantonale (v. jugement attaqué, consid. 4.2 p. 19). Le recourant ne discute par ailleurs pas véritablement les motifs retenus par l'autorité, à savoir qu'il est invraisemblable que l'intimée ait, dans le dessein de lui nuire, détruit ses propres données hébergées de longue date sous une adresse qu'elle utilisait, n'hésitant pas à se porter ainsi préjudice. Les explications qu'il évoque plus loin dans son recours quant aux motivations de l'intimée à inventer les faits qu'elle allègue, à savoir en substance qu'un raisonnement similaire aurait été suivi s'agissant des violences gravissimes sur son fils décrites par l'intimée mais pour lesquelles il a été acquitté ou qu'une confusion existerait quant aux éléments manquants dans l'une ou l'autre des boîtes électroniques, sont insuffisantes à démontrer que l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. Le fait que la brigade cybercriminelle a pu démontrer une suppression de données s'agissant de la boîte électronique afférente à l'adresse de H.________, mais non celle du serveur hotmail, ne suffit pas non plus à rendre arbitraire l'appréciation de la crédibilité des déclarations de l'intimée et du recourant opérée par la cour cantonale, qui apprécie le caractère vraisemblable des versions des faits proposées, ni la conclusion qu'elle en retire, à savoir que le recourant doit être tenu pour le seul auteur des actes incriminés. Lorsque le recourant soutient que son admission des faits du cas no 5 n'entraîne pas de facto une culpabilité pour ceux du cas no 4 puisque, pour ce dernier cas, il a agi au motif qu'il "souhaitait avoir des nouvelles de son fils qu'elle refusait de lui donner" et non pas afin d'effacer des données, il perd de vue que la cour cantonale n'a pas déduit sa culpabilité pour le cas no 4 de cette admission, mais a tenu pour établis les faits du cas no 5, auxquels elle a confronté les versions des parties pour apprécier leur crédibilité respective. Un tel raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Ensuite, la critique du recourant n'est pas topique (cf. art. 42 al. 2 LTF; v. supra consid. 1.2) en tant qu'il soutient qu'à la différence du cas n o 5 ( supra consid. B.c), il ne serait pas établi pour le cas n o 4 ( supra consid. B.b) que l'intimée n'aurait pas donné son code volontairement, dès lors que la cour cantonale n'a précisément pas retenu que tel était le cas (v. jugement attaqué, consid. 2.4). Au reste, c'est de manière appellatoire que le recourant soulève que les "faits" sont datés pour les plus vieux de cinq ans au moment du dépôt de la plainte et que l'on concevrait difficilement que l'intimée n'ait pas accédé à ses e-mails durant ce laps de temps, ou encore que l'on peine à imaginer que celle-ci conserve un historique de courriels de cinq ans. Il en va de même lorsqu'il soulève qu'il n'y a aucune explication quant aux motifs pour lesquels il aurait, en 2020, supprimé des courriels qui correspondent à des dates entre 2015 et 2018 et non plus proche de la date d'accès à la boîte e-mail, ainsi que lorsqu'il indique qu'on doit douter du fait que l'intimée puisse se rappeler des e-mails qu'elle avait et qui datent de plus de cinq ans alors qu'elle possède à tout le moins trois boîtes e-mail.