Citation: 5A_456/2015 E. 4.1

4.1. La juridiction précédente a retenu que les statuts, dans leur version du 30 septembre 1997, soumettaient les transferts d'actions nominatives à l'approbation écrite du conseil d'administration, qui pouvait la refuser aux conditions et pour les justes motifs prévus à l'art. 685b CO; le recourant n'ayant pas apporté la preuve de cette approbation, la convention de vente d'actions du 2 avril 2001 n'avait pas pu produire d'effet. Le procès-verbal de l'assemblée générale tenue le 10 mai 2006 n'avait au demeurant pas été produit. Ce nonobstant, le tiers revendiquant et son frère avaient, selon toute vraisemblance, décidé de la conversion des actions, alors qu'ils ne disposaient pas du droit de vote. Partant, admettre que la conversion des actions nominatives en actions au porteur guérissait le vice affectant le transfert antérieur des actions serait revenu à éluder les dispositions légales et statutaires en la matière.