Citation: 2P.303/2002 17.04.2003 E. 1

Le recourant se plaint tout d'abord d'une violation de son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. 1.1 Dans la mesure où le recourant reproche au Tribunal administratif de ne pas avoir procédé à son audition personnelle, son grief est mal fondé. En effet, la garantie constitutionnelle du droit d'être entendu n'implique en principe pas le droit d'être entendu oralement. Elle ne confère pas à la partie à une procédure administrative le droit absolu d'être auditionnée par l'autorité avant que celle-ci rende sa décision (ATF 125 I 209 consid. 9b p. 219 et les références citées). Pour le reste, le recourant ne conteste pas, à juste titre, qu'il a pu s'exprimer par écrit à loisir sur toutes les circonstances pertinentes de son affaire et de produire toutes les pièces qu'il jugeait utiles avant que la décision attaquée ne soit rendue. Sur la base des pièces du dossier, le Tribunal administratif était suffisamment renseigné sur tous les faits pertinents de l'affaire et donc en mesure de juger en connaissance de cause. En conséquence, le Tribunal administratif pouvait, par une appréciation anticipée des preuves proposées échappant à tout grief d'arbitraire, refuser d'entendre oralement le recourant.