Citation: BGE 150 I 50 E. 3.1.1

La cour cantonale a confirmé le refus du SPEN de permettre au recourant de rencontrer de manière privée celle qu'il considère comme sa compagne, C. Elle s'est fondée, premièrement, sur l'absence de locaux adaptés au sein de la Prison B., puis, deuxièmement, sur l'absence de toute base légale fondant l'obligation d'organiser un BGE 150 I 50 S. 53 transfert dans un autre établissement afin de fournir au recourant une telle prestation. À cet égard, elle a relevé que ce dernier ne pouvait pas se prévaloir des garanties contenues aux art. 8 CEDH et 13 Cst. ni de la règle 24 de la Recommandation Rec. (2006)2 sur les Règles pénitentiaires européennes, adoptées le 11 janvier 2006 par le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe. La cour cantonale a par ailleurs considéré que les conditions posées par l'art. 82 du règlement vaudois du 16 août 2017 sur le statut des personnes condamnées exécutant une peine privative de liberté ou une mesure (RSPC/VD; BLV 340.01.1) n'étaient pas réalisées; en sus des exigences relatives à la relation du recourant avec C., cette dernière n'avait donné son accord à une rencontre privée avec le recourant que le 6 avril 2023 et le dossier ne contenait à leur égard aucune trace de demandes de parloirs ordinaires depuis le dépôt de la demande de visites intimes. L'autorité précédente en a conclu que le recourant ne pouvait pas prétendre à des rencontres privées à la Prison B.