Citation: 5A_300/2016 E. 4

Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 237), la recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Elle soutient que la Cour de justice a omis de l'interpeller sur le fait que sa situation financière devait être examinée à l'échéance du délai de recours cantonal, à savoir le 28 décembre 2015, notamment à la lumière de l'état des poursuites en cours à cette date. Ce faisant, elle ne lui avait pas donné la possibilité, comme la maxime inquisitoire l'imposait, de produire les pièces utiles à cette date et démontrer que les conditions d'une faillite sans poursuite préalable n'étaient pas réunies. Au surplus, en écartant les pièces qu'elle avait produites, en déniant leur valeur probante, ou en ne requérant pas leur production, la Cour de justice avait également violé la maxime inquisitoire et, partant, son droit d'être entendu. Au vu de cette motivation, force est de constater que les critiques de la recourante se confondent entièrement avec son grief de violation de la maxime inquisitoire (art. 255 let. a CPC), lequel sera examiné ci -après (cf. infra consid. 5).