Citation: I 716/02 04.12.2003 E. A

M.________, né en 1957, est divorcé et père de deux enfants, A.________ et B.________. En raison d'un état dépressif, il a réduit dès octobre 1993 son activité de designer en automobile, qu'il exerçait en raison individuelle, jusqu'à sa faillite en mars 1994. Saisi d'une demande de prestations tendant à l'octroi de mesures de réadaptation d'ordre professionnel, l'Office AI du canton du Jura (ci-après : l'office AI) lui a accordé la prise en charge d'une formation d'agent technico-commercial. A l'obtention du diplôme, l'assuré a été considéré comme étant réadapté, et son droit aux indemnités journalières a été supprimé au 18 décembre 1997. Par la suite, M.________ s'est inscrit au chômage et a été indemnisé par la Caisse d'assurance-chômage de la CSI jusqu'au 31 décembre 1998; il a également bénéficié de l'aide sociale. Le 1er avril 1999, il a présenté une demande de rente d'invalidité. Après avoir recueilli l'avis des médecins traitants de M.________, l'office AI a rendu, le 20 juillet 2001, deux décisions par lesquelles il a alloué au prénommé une rente d'invalidité entière avec effet au 1er février 2000, assortie des rentes complémentaires pour ses deux enfants. Au bas des décisions, il était précisé que les arriérés de rente de l'assuré étaient retenus «dans l'attente des décomptes de l'office des oeuvres sociales de Porrentruy, de la caisse d'assurance chômage CSI à Porrentruy, du service de l'aide sociale à Délémont, ainsi que de la caisse-maladie Helsana à Bienne», et que ceux pour enfants seraient versés à C.________, curatrice de A.________ et de B.________, conformément à la décision de l'autorité tutélaire du 26 juin 2001. Par lettre du 24 août 2001, la Caisse de compensation du canton du Jura a informé l'assuré qu'elle répartissait les arriérés de rente de la manière suivante : 19'928 fr. revenaient en mains de la Municipalité de Porrentruy tandis que chacun de ses enfants recevait sur son compte bancaire propre le montant de 7'971 fr.