Citation: 9C_197/2019 E. 4

L'assuré reproche de manière générale aux premiers juges d'avoir pris en compte un revenu hypothétique pour son épouse dans le calcul des prestations complémentaires. Il soutient d'abord que celle-ci ne saurait exercer une activité lucrative à 50 % comme constaté dans le jugement du 29 septembre 2017. Il avait en effet besoin d'elle en permanence à cause de ses atteintes à la santé (il avait des problèmes de dos, ainsi que de coagulation sanguine, avait subi plusieurs attaques cérébrales, était épileptique [type grand mal] et avait développé des troubles de la mémoire, ainsi que de la concentration, ce qui avait pour conséquence d'entraver son autonomie) et elle devait en outre s'occuper seule du ménage et des enfants. Il prétend aussi que l'absence de formation, la mauvaise connaissance de la langue, le fait qu'elle n'a jamais travaillé et doive continuellement s'occuper de lui ainsi que des enfants constituent des obstacles à l'intégration professionnelle de son épouse. Enfin, si le Tribunal fédéral devait retenir un revenu hypothétique, il conteste celui évalué par le tribunal cantonal. Il rappelle que son épouse n'a ni formation ni expérience professionnelle et que certains critères (la formation acquise et les années de service) retenus pour décrire l'activité exigible sont erronés. Il estime que seul l'emploi de femme de ménage à mi-temps pourrait éventuellement être exigé, ce qui équivaudrait à un revenu hypothétique de 15'984 fr., dont il faudrait soustraire la franchise légale, ainsi que des frais de garde.