Citation: 1C_651/2023 E. 6.3

6.3. Les recourants ne contestent pas que des espaces ou des locaux voués au rangement d'outils et de matériel de jardinage et à un atelier de bricolage soient conformes à la zone de faible densité. L'art. 3.3 RCAT n'impose pas qu'ils prennent place dans le bâtiment d'habitation principale et non dans un bâtiment annexe ou indépendant. L'option choisie consistant à intégrer le local destiné à ranger les outils et le matériel de jardin et à abriter l'atelier dans le prolongement du couvert à voitures et du logement du concierge ne saurait être tenue pour non conforme à l'art. 3.3 RCAT. La Municipalité de Prangins s'est conformée à l'art. 9.3 RCAT en arrêtant le besoin en places de stationnement à quatre unités pour la maison de maître et l'annexe destinée au logement du concierge. Cette disposition se limite à enjoindre les propriétaires à aménager sur leur fonds des places de parc correspondant au nombre de logements sans autre indication quant à leur emplacement. Il n'impose pas de les prévoir en sous-sol. On ne voit pas que les places de parc censées desservir la maison de maître auraient impérativement dû prendre place en annexe à celle-ci pour respecter les réquisits de l'art. 9.3 RCAT. À tout le moins, sous l'angle de l'arbitraire, l'option choisie en l'occurrence par l'intimée de regrouper les quatre places de parc sous un couvert entre le logement du concierge et l'atelier ne contrevient pas à cette disposition et n'appelle pas d'intervention de la part du Tribunal fédéral. L'allégation des recourants suivant laquelle les dimensions des garages excéderaient celles usuelles pour ce type d'ouvrage, sans référence à une norme quelconque en la matière, revêt un caractère appellatoire incompatible avec les exigences de motivation requises. Le fait d'avoir regroupé dans un seul et même bâtiment le logement du concierge, les places de parc et le local affecté au rangement des outils et du matériel de jardin et à un atelier contribue certes à donner une image massive à la construction, mais il pouvait encore être tenu pour conforme à l'affectation de la zone et à l'art. 9.3 RCAT. Il est enfin sans importance que l'intimée ait qualifié prétendument à tort d'annexe le bâtiment jouxtant la parcelle des recourants pour apprécier sa conformité aux exigences des art. 3.3 et 9.3 RCAT. Sur ce point également, le recours est infondé.