Citation: 4D_57/2013 E. 3.4

3.4. Il reste à examiner si le juge aurait arbitrairement omis d'offrir à la recourante un délai supplémentaire pour rectifier son acte (art. 132 al. 1 CPC), ou de l'interpeller en application de l'art. 247 al. 1 CPC. L'art. 132 al. 1 CPC prévoit que le tribunal fixe un délai pour la rectification de vices de forme telle l'absence de signature ou de procuration. Devant l'autorité précédente, la recourante n'avait pas soulevé de grief quant à l'application de cette disposition, se contentant de dénoncer un formalisme excessif. Il n'y a pas à examiner plus avant si elle a respecté l'exigence de l'épuisement des griefs, le moyen devant de toute façon être rejeté. En effet, l'art. 132 CPC régit le vice de forme affectant un acte de procédure, par quoi il faut entendre une écriture ( Eingabe; cf. art. 130 CPC). Or, il n'apparaît pas que la demande simplifiée déposée le 22 février 2012 ait été entachée d'un vice au regard de l'art. 244 CPC; elle n'avait pas à contenir une motivation en fait, et la recourante elle-même ne plaide pas que la description de l'objet du litige était insuffisante. La recourante tente ainsi vainement d'établir un parallèle avec d'autres affaires concernant des vices de forme tels que l'absence de signature. L'on ne discerne aucune trace d'une application arbitraire de l'art. 132 al. 1 CPC. Reste à savoir si le premier juge aurait dû interpeller la demanderesse et l'aviser que ses allégations étaient insuffisantes pour statuer sur sa prétention. L'autorité précédente a répondu à cette question par la négative, en expliquant pour quel motif une violation de ce devoir ne pouvait pas être retenue. La recourante ne discute pas cette argumentation et ne dit pas en quoi elle serait entachée d'arbitraire, ce qui suffit en soi à écarter le grief. Au demeurant, force est de constater que l'autorité précédente n'a pas fait une application insoutenable de l'art. 247 al. 1 CPC (cf. supra consid. 3.2), un positionnement par rapport aux avis exprimés par la doctrine étant superflu dans le cadre d'un grief d'arbitraire (sur cette notion, cf. par ex. ATF 138 I 305 consid. 4.3). L'on se contentera de souligner que la recourante est une étude d'avocats agissant par son organe, lui-même décrit comme un avocat expérimenté (jgt du 22 mai 2012, p. 4 i.f. ). Dans ces circonstances, et dès lors qu'elle concluait sans arbitraire que les allégations étaient insuffisantes pour allouer la prétention demandée, l'autorité précédente n'avait d'autre issue que de rejeter la demande. Contrairement à ce que plaide la recourante, il est patent que le juge n'a pas rejeté l'action en présumant que le mandat avait été mal exécuté.