Citation: 6B_1022/2023 E. 2.2

2.2. Pour autant que l'on comprenne le recourant, il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir déterminé le lieu précis de son centre d'intérêts à l'étranger. A défaut d'avoir localisé son nouveau domicile, il aurait fallu retenir, en application de l'art. 24 CC, que Genève demeurait son centre de vie et d'intérêts. Le recourant ne saurait être suivi. La cour cantonale a en effet retenu que le centre d'intérêts du recourant s'était trouvé successivement en Normandie, où vivaient sa fille et son chien, puis à W.________ à partir du début de l'année 2016, lorsque sa fille a déménagé au Canada pour ses études. Sur la base des faits retenus, dont le recourant n'a pas démontré l'arbitraire ( supra, consid. 1.3), la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant qu'il s'était créé un nouveau domicile hors de Suisse. Il s'ensuit que c'est à bon droit que la cour cantonale n'a pas fait usage de la fiction de l'art. 24 al. 1 CC. Quoi qu'il en soit, peu importe, puisque la cour cantonale a conclu à l'absence d'une résidence habituelle en Suisse, sans que le recourant ne démontre l'arbitraire de cette appréciation ( supra, consid. 1.3). Or, le droit aux prestations complémentaires fédérales et cantonales ne dépend pas uniquement de la condition d'un domicile en Suisse, mais aussi d'une résidence habituelle en Suisse (cf. art. 4 al. 1 LPC [respectivement dans le canton de Genève, art. 2 al. 1 de la loi genevoise du 25 octobre 1968 sur les prestations complémentaires cantonales [LPCC; RSG J 4 25]; cf. arrêt 9C_741/2019 du 2 juin 2020 consid. 4.4). Infondés, les griefs sont partant rejetés. Pour le reste, le recourant ne conteste pas sa condamnation sous un autre angle (art. 42 al. 2 LTF).