Citation: 1B_90/2020 E. 3.2

3.2. Le prévenu est mis en cause par son épouse pour des voies de fait et/ou des lésions corporelles, des menaces et des injures prétendument commises en août 2018, et pour de nouveaux actes de violence perpétrés en juillet 2019 corroborés par leur fils Marc et par le constat médical effectué le même jour. Il existe ainsi, en l'état, des soupçons suffisants en ce qui concerne les infractions contre l'intégrité corporelle reprochées au recourant. Le fait que celui-ci ne s'est pas signalé par d'autres actes de violence après le dernier épisode du mois de juillet ne suffit pas pour retenir que les charges se seraient amoindries. Les évènements du mois de juillet se sont déroulés à huis clos de sorte qu'il importe peu que les témoins dont le recourant a requis l'audition n'aient pas encore été entendus. Le témoignage écrit produit en réplique constitue une pièce nouvelle qui ne peut, en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF, être prise en considération à ce stade. En tant qu'il conteste l'existence de soupçons suffisants en lien avec les actes de violence envers son épouse, le recours est ainsi mal fondé.