Citation: 4A_485/2019 E. 5.1

5.1. La recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir versé dans l'arbitraire au moment de déterminer le montant de l'indemnité à octroyer à l'intimée selon l'art. 337 al. 3 CO. Elle avance qu'on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir pris contact avec l'intimée, le syndicat auquel appartenait cette dernière ayant demandé par courrier à ce que toute communication à l'attention de l'intimée lui soit exclusivement adressée. De plus, rien ne permettait de retenir que le licenciement immédiat équivalait à une mesure de vengeance à l'encontre de l'intimée, le jugement de première instance étant d'ailleurs contradictoire sur ce point. Elle ajoute avoir été en droit de supposer un abandon de poste de la part de l'intimée après que cette dernière n'a pas donné suite au courrier du 19 juillet 2012 dans lequel la recourante l'enjoignait à présenter ses certificats médicaux. Elle précise à ce titre avoir été confrontée à des absences répétées de l'intimée par le passé, ces absences constituant l'élément déclencheur de la détérioration des relations de travail entre les parties. En fixant le montant de l'indemnité à verser à l'intimée au salaire pour deux mois de travail, le Tribunal cantonal aurait outrepassé son pouvoir d'appréciation de manière arbitraire.