Citation: 9C_34/2015 E. 4.4

4.4. Cela étant, cet élément de fait ne permet pas encore de retenir que la recourante n'a pas son domicile dans la République et canton de Genève. Il ressort de l'ensemble des témoignages recueillis au cours de la procédure que la situation personnelle et financière de la recourante est précaire, ses revenus se limitant à une pension de retraite française (259,04 euros) et une rente de l'assurance-vieillesse et survivants suisse (640 fr.); pour l'essentiel, elle dépend de l'aide de ses connaissances genevoises pour le gîte et le couvert. Pour ces motifs, la recourante ne dispose pas d'un lieu fixe de résidence et peut, dans les faits, être considérée comme une "sans domicile fixe". Dans le même temps, il convient également de constater, à la lumière des témoignages recueillis, que le territoire de la République et canton de Genève constitue le lieu où se focalise un maximum d'éléments concernant la vie personnelle et sociale de la recourante. A ce titre, le fait que la recourante a conclu un abonnement de téléphonie mobile depuis le 1er juillet 2011 et est assurée à l'assurance obligatoire des soins depuis le 1er janvier 2012 au moins, soit bien avant qu'elle ne dépose sa demande de prestations complémentaires du 3 décembre 2013, plaide en faveur du déplacement du centre de ses intérêts en Suisse. De leur côté, ni le service intimé ni la juridiction cantonale n'ont à aucun moment fait état d'un quelconque indice matériel et concret laissant supposer que la recourante avait, au moment où elle a fait sa demande, sa résidence effective en France. Le fait qu'elle s'y rende régulièrement pour y faire ses achats ne constitue pas un élément dont il y a lieu de tenir compte outre mesure en l'espèce.