Citation: 4A_368/2022 E. B

Après une procédure de conciliation infructueuse initiée le 2 juin 2020, l'employé a assigné A.________ SA devant le Tribunal des prud'hommes genevois en vue d'obtenir le paiement de la somme totale de 47'630 fr. 10, intérêts en sus, comprenant une indemnité pour licenciement abusif représentant six mois de salaire ainsi qu'une indemnité pour tort moral. Le demandeur alléguait, en substance, avoir été licencié de manière abusive à l'issue du délai de protection contre la résiliation en temps inopportun car il avait demandé à la défenderesse de prendre des mesures visant à le protéger de D.________ qui l'avait agressé le 24 mai 2019. Par jugement du 17 août 2021, le Tribunal des prud'hommes genevois a condamné la défenderesse à verser à son ancien employé la somme nette de 15'000 fr., intérêts en sus, à titre d'indemnité pour licenciement abusif. En bref, il a considéré que le motif de licenciement invoqué n'était pas réel et que le demandeur avait été victime d'un congé-représailles, puisqu'il avait été licencié après avoir vainement requis la mise en place de mesures de protection légitimes. Saisie d'un appel formé par la défenderesse, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice du canton de Genève, statuant par arrêt du 1er juillet 2022, a confirmé le jugement entrepris.