Citation: 9C_290/2008 27.01.2009 E. 4

Invoquant le droit à la protection de la bonne foi (art. 9 Cst.), le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir passé sous silence l'attitude contradictoire de l'office AI, qui, à aucun moment depuis 2001, ne l'a informé sur les exigences, posées par la législation en matière d'AVS à l'exercice d'une activité comme travailleur indépendant, à satisfaire dans le cas d'une aide en capital. Toutefois, même si le recourant, au lieu d'envisager la création d'une société à responsabilité limitée, avait choisi la forme de la raison individuelle, il n'avait de toute façon pas droit à une aide en capital au regard des art. 8 al. 1 et 18 al. 2 LAI, dont il ne remplissait pas les exigences. Ses griefs tombent donc à faux. S'agissant de l'attitude prétendument contradictoire de l'intimé, qui n'a pas repris dans la décision sur opposition du 3 août 2006 le motif du refus d'aide en capital du 27 janvier 2006, les arguments du recourant ont déjà été réfutés par les premiers juges. Ceux-ci, sous l'angle de la bonne foi, ont retenu que le préavis favorable d'aide en capital du 12 août 2005 du membre de la division administrative qui avait suivi son projet ne liait pas l'office AI. En effet, dans son rapport, ledit membre B.________ laissait à l'office le soin de soumettre le dossier à la commission compétente. Ainsi, faute de renseignements erronés de la part de l'intimé, le droit à la protection de la bonne foi (ATF 131 II 627 consid. 6.1 p. 636 s. et les références) n'entre pas en considération.