Citation: U 292/00 16.02.2001 E. 2

2.- a) Le recourant allègue qu'il n'est actuellement plus en mesure d'exercer sa profession de manutentionnaire comme par le passé, car sa santé physique ne le lui permet plus. Il reproche aux premiers juges d'avoir omis de tenir compte de cet aspect des choses. Ce moyen est mal fondé. En effet, le docteur S.________, qui a eu l'occasion d'examiner le recourant le 13 mai 1998, a précisément indiqué qu'une activité physique régulière serait bénéfique pour la santé tant physique que psychique de son patient (rapport du 19 mai 1998). Quant à son confrère G.________, il a fait état d'une capacité de travail entière (rapport du 10 juin 1998). Le recourant ne subit donc plus de perte de gain en raison de séquelles physiques de l'accident du 22 août 1996, si bien qu'il ne saurait prétendre une rente à ce titre. b) Plusieurs médecins ont évoqué l'existence d'affections d'ordre psychique (troubles anxieux, névrose posttraumatique). Toutefois, aucun d'entre eux n'a attesté ou laissé entendre que l'état anxieux du patient diminuait sa capacité de travail (voir en particulier le rapport du docteur S.________, du 19 mai 1998). Quant au recourant, il a indiqué qu'il n'avait pas consulté de psychiatre et qu'il n'était pas d'accord de subir un examen psychiatrique (note de la doctoresse L.________, de la Policlinique médicale universitaire de X.________, du 4 juin 1997). En l'état, il n'est donc ni établi ni rendu vraisemblable que le recourant présenterait des troubles psychiques invalidants. Dès lors, il ne saurait prétendre une rente d'invalidité de ce chef.