Citation: 9C_427/2022 E. 4.2

4.2. Rien dans l'argumentation du recourant ne permet de revenir en l'espèce sur cette interprétation. La disposition transitoire n'accorde pas aux hommes assurés nés en 1956 ou avant la possibilité de bénéficier - lors de leur retraite effective - d'un taux de conversion supérieur à celui auquel ils auraient eu droit s'ils avaient pris (fictivement) leur retraite (anticipée) en 2016. Par conséquent, les considérations de la juridiction cantonale ne prêtent pas le flanc à la critique. Le fait que l'institution de prévoyance a donné des informations contradictoires au recourant jusqu'au 28 décembre 2020, soit jusqu'à l'intervention du réviseur et de l'expert en matière de prévoyance professionnelle, n'y change rien. Dans sa correspondance datée du 28 décembre 2020, l'intimée a en effet reconnu sans ambiguïté son erreur d'interprétation antérieure du règlement de prévoyance. Dès lors, le recourant ne pouvait comprendre de bonne foi que l'intimée s'engageait à lui garantir un taux de conversion de 6,4 % au moment de sa retraite (en juin 2021). Par ailleurs, comme le mettent en évidence tant l'instance cantonale que l'intimée, le recourant ne soutient nullement qu'il aurait pris des mesures irrévocables auxquelles il aurait été contraint de s'astreindre en raison des informations erronées fournies par l'intimée. Dans ces circonstances, il ne peut pas se prévaloir de la protection de la bonne foi (ATF 148 II 233 consid. 5.5.1; 143 V 341 consid. 5.2.1).