Citation: 2C_742/2016 E. 10.2

10.2. Dans son arrêt attaqué, le Tribunal cantonal a jugé que le droit d'être entendu du recourant avait été violé par la décision de la Direction cantonale du 20 janvier 2016 constatant que les recours pour déni de justice, déposés le 20 août 2015 et le 7 novembre 2015, étaient devenus sans objet. Préalablement à sa décision, la Direction cantonale avait en effet omis de communiquer les observations du Service cantonal au recourant et ainsi empêché ce dernier de se déterminer utilement. Le Tribunal cantonal a toutefois retenu que cette violation avait été réparée devant lui, en tant qu'il aurait été loisible au recourant, dans le délai qu'il avait lui-même requis pour répliquer aux observations de la Direction cantonale et que le juge délégué du Tribunal cantonal avait, par ordonnance du 18 mai 2016, prolongé une dernière fois jusqu'au 31 mai 2016, de s'exprimer sur le contenu des observations du Service cantonal, au besoin après avoir demandé la consultation du dossier. Au demeurant, le Tribunal cantonal a considéré qu'un renvoi de la cause pour nouvelle décision à la Direction cantonale aurait constitué une vaine formalité, dans la mesure où les diverses réclamations et demandes du recourant avaient effectivement été traitées par décisions sur réclamation du 25 novembre 2015 et par courriers antérieurs et postérieurs au dépôt des recours pour déni de justice déposés le 20 août et le 7 novembre 2015 par le recourant. Il a partant rejeté, en tant que recevable, le recours du 30 janvier 2016 contre la décision du 20 janvier 2016 (cause cantonale 604 2016 7). En se fondant sur l'ATF 137 I 195 (consid. 2.6 p. 198 s.; cf. aussi arrêt 8C_478/2016 du 7 octobre 2016 consid. 5.2.1), qui expose le droit de réplique tel qu'il a été développé par la Cour EDH dans le cadre de l'art. 6 CEDH et repris par la jurisprudence relative à l'art. 29 Cst., le recourant conteste que le Tribunal cantonal ait pu guérir la violation du droit d'être entendu commise par la Direction cantonale. D'après l'intéressé, il aurait, en substance, à tout le moins incombé au Tribunal cantonal de lui transmettre les observations du Service cantonal du 11 janvier 2016, afin de lui permettre d'exercer son droit à la réplique en la procédure 604 2016 7; partant, il ne suffisait pas, en vue de réparer la violation du droit à la réplique constatée, que le Tribunal cantonal accorde, comme il l'a fait, un délai supplémentaire au recourant pour répliquer ou de retenir qu'il aurait permis à ce dernier de consulter les pièces au dossier pour autant qu'il l'eût requis.