Citation: 6B_93/2021 E. B

Par jugement du 19 novembre 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a très partiellement admis l'appel formé par A.________. En conséquence, elle a réformé le jugement attaqué en ce sens qu'elle a constaté que A.________ s'était rendu coupable de blanchiment d'argent (art. 305bis ch. 1 CP) au lieu de blanchiment d'argent aggravé et qu'elle a dès lors renoncé à prononcer une peine pécuniaire de 120 jours-amende. Elle a confirmé le jugement de première instance pour le surplus. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. A.________ est né en 1994, au Nigeria, pays dont il est ressortissant. Enfant, il a quitté son pays d'origine pour le Cameroun, où il a suivi sa scolarité et a appris le métier de boulanger. Il y a une dizaine d'années, il a quitté le Cameroun pour rejoindre son père en Espagne, où il a obtenu une autorisation de séjour. Dans ce pays, il a travaillé en qualité de cuisinier dans un restaurant avec son oncle pour un revenu mensuel de 1'200 euros. Il est père de quatre enfants, dont deux âgés de huit et six ans qui vivent en Espagne avec leur mère et deux issus d'une autre relation, âgés respectivement de quatre ans et de onze mois, qui vivent en Suisse. Le 15 novembre 2011, les autorités helvétiques ont refusé d'entrer en matière sur la demande d'asile déposée le 13 mars 2011 par A.________ sous son alias B.________, de sorte qu'il n'a pas de statut légal en Suisse. B.b. Entre le mois de mai 2018 et le 24 juin 2019, date de son interpellation, A.________ a pénétré et séjourné en Suisse à plusieurs reprises pour une durée totale de plus de trois mois sur une période de 180 jours, alors qu'il n'était titulaire d'aucune autorisation de séjour. En 2019, pendant environ trois mois, A.________ a travaillé en qualité de déménageur contre rémunération quand bien même il n'était titulaire d'aucun permis de travail. En Suisse, entre le début de l'année 2019 et le 24 juin 2019, date de son interpellation, A.________ a régulièrement consommé de la marijuana, à raison d'une à deux fois par semaine. Il a également consommé de la cocaïne de manière occasionnelle. A tout le moins en 2018 et jusqu'au 24 juin 2019, dans le canton de Vaud, en particulier à X.________ et à Y.________, A.________ a participé à un important trafic de cocaïne, dont l'ampleur n'a pas pu être déterminée avec précision. Néanmoins, compte tenu des éléments recueillis en cours d'enquête, dont des surveillances téléphoniques actives et rétroactives, il a été établi que A.________ avait acquis, revendu et distribué ou voulu distribuer au moins 3'350 grammes bruts de cocaïne. Entre le 23 mars 2018 et le 19 juin 2019, A.________ a envoyé à l'étranger un montant total de 21'101 fr. 22 provenant de la vente de cocaïne, afin d'en dissimuler la provenance.