Citation: 8C_718/2022 E. 5

En résumé, sur le fond, les juges précédents ont constaté qu'au moment de la décision de résiliation, la recourante se trouvait en incapacité de travail à 100 % depuis dix huit mois. Ils ont également constaté que pour des raisons somatiques liées à une arthrite psoriasique - atteinte qui avait déjà considérablement affecté la recourante dans son activité professionnelle par le passé avec de nombreuses heures d'absence - celle-ci n'était plus en mesure de porter l'équipement de garde-frontière armée (uniforme, arme, ceinture de charge et gilet pare-balles), ni d'effectuer une activité nécessitant d'être longtemps debout ou imposant des horaires irréguliers. A cet égard, ils ont relevé que l'existence de ces restrictions, évoquées par la doctoresse D.________ au cours de l'entretien du 17 septembre 2020, avait fait l'objet d'une prise de position du docteur E.________, du service médical de l'employeur, à la demande de celui-ci. Ce médecin avait confirmé que les restrictions en cause étaient médicalement justifiées et que l'employée était inapte à exercer la fonction de garde-frontière. Les objections y relatives de la recourante devaient être écartées. Par ailleurs, les juges précédents ont retenu qu'elle avait été engagée par contrat de travail du 23 septembre 2019 en qualité de suppléante cheffe de team à B.________, fonction qui comprenait la formation des aspirants et impliquait de porter l'équipement de garde-frontière armé. S'agissant du poste en surnuméraire à C.________ que la recourante aurait dû occuper à partir du 1er octobre 2019, c'était une affectation provisoire et il était prévu qu'elle travaille à nouveau comme garde-frontière. Au demeurant, l'intimée avait précisé que les agents travaillant en 2ème ligne effectuaient leurs tâches en uniforme et avec une arme. Le fait d'être en mesure de porter l'équipement de garde-frontière était donc un élément pertinent pour juger de la capacité de la recourante à exécuter le travail convenu. Enfin, les juges précédents ont constaté que la reprise d'activité partielle de la recourante le 15 avril 2021 avait été organisée par l'intimée en collaboration avec l'assurance-invalidité dans un poste administratif très différent de celui pour lequel elle avait été engagée et dans une perspective de réinsertion professionnelle.