Citation: 5C.239/1999 31.01.2000 E. 5

5.- a) La défenderesse reproche également aux juges cantonaux d'avoir violé l'art. 8 CC en retenant comme établis les revenus du demandeur alors que celui-ci n'a produit aucune pièce concernant les revenus qu'il a réalisés en 1999. La cour cantonale aurait ainsi tenu compte, pour fixer la contribution d'entretien due jusqu'aux vingt ans de Javier, soit jusqu'au 1er janvier [recte: 1er juin] 2004, d'indemnités journalières versées par une assurance perte de gain maladie qui, par définition, ne sont que temporaires, et sans savoir si le demandeur avait retrouvé sa capacité de travail. b) Force est de constater que la cour cantonale, en fixant la contribution du demandeur à l'entretien de Javier à 350 fr. par mois depuis le 2 février 1998, puis à 150 fr. par mois depuis le 1er octobre 1998, a retenu que le revenu du demandeur ne serait plus compris qu'entre 3'600 fr. et 3'720 fr. nets dès cette date (cf. consid. 2 supra). Or l'arrêt attaqué ne contient aucun élément permettant de conclure que la baisse des revenus du demandeur, constatée sur trois mois seulement, soit appelée à durer, ce qui constitue pourtant une condition nécessaire de la modification du jugement de divorce (cf. consid. 2 supra). Les allégations contenues à cet égard dans la réponse au recours en réforme ne peuvent être prises en considération par la cour de céans (art. 55 al. 1 let. c, 59 al. 3 et 63 al. 2 OJ). Il appartiendra à l'autorité cantonale, à laquelle la cause doit être renvoyée en application de l'art. 64 al. 1 OJ, de compléter le cas échéant sa décision sur ce point.