Citation: 4A_116/2022 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, les conclusions soumises au Tribunal fédéral sont dirigées contre l'arrêt du 1er février 2022 de la cour cantonale, tandis que la motivation présentée tend aussi à invalider l'arrêt que cette autorité a rendu le 19 août 2020. Le plus récent arrêt de la cour cantonale est une décision finale susceptible de recours selon l'art. 90 LTF. Par arrêt du 19 août 2020, la cour cantonale a statué définitivement sur les prétentions du lésé en paiement d'une indemnité pour frais de surveillance et d'aide de ses parents. Cette indemnité d'un montant de 60'000 fr. a trait à l'aide et au travail qui ont été fournis par les parents, faute d'avoir pu trouver un répétiteur pour le lésé. Le renvoi décidé par la cour cantonale ne porte pas sur ce point, mais uniquement sur le calcul de la perte de gain. La décision prise définitivement sur l'indemnité précitée ne constitue pas une décision préalable nécessaire pour statuer sur la perte de gain. Le sort de cette indemnité est indépendant de celui qui reste en cause. Ainsi, s'agissant du paiement de cette indemnité, l'arrêt du 19 août 2020 est une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF. Elle n'a pas fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral dans le délai utile, de sorte qu'elle a acquis force de chose jugée. Elle ne peut donc plus être attaquée dans le présent recours. Les conclusions et les arguments soulevés par la recourante à ce sujet sont dès lors irrecevables. En revanche, en tant qu'il renvoie la cause à la Cour civile afin qu'elle procède à un nouveau calcul de la perte de gain, l'arrêt du 19 août 2020 est une décision incidente. Elle peut être attaquée avec la décision finale du 1er février 2022, puisqu'elle a une influence évidente sur le contenu de celle-ci (art. 93 al. 3 LTF). Dès lors, l'intimé ne saurait soutenir que l'application d'un taux de capitalisation de 2 % pour le calcul de la perte de gain serait " une chose jugée ", faute de recours immédiat au Tribunal fédéral sur ce point. Par ailleurs, il importe peu que la recourante n'ait pas pris de conclusions formelles en lien avec la décision incidente (cf. art. 42 al. 1 LTF), dès lors que celle-ci fait l'objet de griefs suffisamment motivés en droit (arrêt 4A_553/2020 du 16 février 2021 consid. 1).