Citation: 2C_420/2024 E. 7.2

7.2. En l'espèce, le recourant, alors qu'il avait déjà été invité à modérer ses propos (cf. Faits, let. A.a), a envoyé pas moins de huit courriels à différentes autorités et fonctionnaires, pour des faits bénins, en lien avec l'agent de police, le traitant de divers qualificatifs (cf. supra consid. 5.2 et "Faits", let. A.b); l'intéressé se livrait également, dans ces courriels, à des considérations juridiques et évoquait la possibilité d'introduire des procédures judiciaires. De plus, il a accusé de contrainte des collaborateurs du Service des ponts et chaussées et les a menacés de déposer une plainte pénale à leur encontre, sans agir dans ce sens. Il a également accusé de contrainte le Conseiller d'État en charge du Département du développement territorial, qui lui avait fait remarquer le caractère infondé des accusations portées contre ses collaborateurs, ainsi que la possible atteinte à l'honneur que celles-ci constituaient et qui l'invitait à s'excuser, tout en soulignant "l'irritabilité" du Conseiller d'État (cf. supra "Faits", let. A.c). On constate que le recourant a violé son devoir de diligence dans deux affaires séparées. Il a utilisé, à plusieurs reprises, la menace du dépôt d'une plainte pénale à l'encontre de différents employés de l'État, tout en les accusant, de façon infondée, de contrainte. Il a également mentionné une "demande d'ouverture" de procédure disciplinaire envers le Conseiller communal. L'intimidation et la menace de procédures semblent être un mode de fonctionner du recourant. De plus, il a fait usage de termes particulièrement virulents et offensant dans des attaques personnelles à l'encontre d'un policier, dans une affaire qui, au surplus, ne le concernait pas. Il a également reproché à un Conseiller d'État un acte de contrainte et l'a qualifié d'irritable. À cela s'ajoute que la totalité de ces échanges ont eu lieu par écrit, mode d'expression où une retenue particulière est attendue lorsqu'une critique est formulée, compte tenu du délai de réflexion accru dont dispose l'avocat pour peser ses mots et réfléchir à leur portée (cf. arrêts 2C_137/2023 susmentionné consid. 7.2; 2C_307/2019 du 8 janvier 2020 consid. 7.3.1 et les arrêts cités). Il faut encore retenir que le recourant a laissé entendre qu'il avait des liens indirects avec la veuve d'un opposant au projet routier xxx, alors qu'il n'en était rien et que celle-ci s'en est plainte (cf. "Faits", let. A.c). Le Tribunal fédéral constate que l'attitude du recourant envers les fonctionnaires et autorités de tous les niveaux doit être qualifiée d'inadmissible et n'a pas à être tolérée de la part d'un avocat qui démontre, par ses actes, qu'il est incapable d'entretenir des relations respectueuses avec ceux-ci. Ce comportement outrancier est propre à sérieusement porter atteinte à la réputation et à la dignité de la profession d'avocat. Le recourant se prévaut de différents arrêts du Tribunal fédéral qui ne lui sont d'aucun secours, les actes commis par les avocats sanctionnés dans ces affaires n'étant pas comparables à ceux qui lui sont reprochés. Au demeurant, la sanction devant être fixée en fonction de l'ensemble des circonstances, il est difficile, voire impossible, de comparer les sanctions prononcées, qui plus est en cas de manquements différents. Finalement, selon les faits retenus par les juges précédents, aucun antécédent ne peut être retenu à la charge de l'intéressé (cf. arrêts 2C_13/2023 du 15 mars 2024 consid. 4.3.2; 2C_1006/2022 susmentionné consid. 6.1; 2C_101/2023 susmentionné consid. 8.1; 2C_868/2022 susmentionné consid. 5.3), faute d'inscription effective au registre ad hoc. Cela étant, le recourant est notoirement connu du Tribunal fédéral (cf. arrêts 2C_299/2023 du 7 mai 2024 consid. 3.1; 2C_149/2023 du 22 novembre 2023 consid. 2.1), qui a déjà rejeté un recours de l'intéressé qui avait été sanctionné d'un avertissement pour violation de l'obligation générale de courtoisie envers les autorités et les parties adverses (cause 2C_247/2014).