Citation: 5A_844/2017 E. 6

Le recourant soutient que la mesure ordonnée ne serait ni nécessaire ni appropriée. Il estime qu'en ordonnant une telle mesure, la cour cantonale a violé le principe de la proportionnalité résultant des art. 390 à 392, 394, 395 et 396 CC ainsi que de l'art. 5 al. 2 Cst. Le recourant réitère son argumentation quant au fait que la gestion par une gérance et son secrétariat serait suffisante pour pallier des problèmes tels que la réception de rappels voire de commandements de payer, lesquels seraient selon lui dus à la situation équivoque qui existe quant à savoir qui gère les biens mobiliers et peut accéder aux comptes bancaires. Cette question ayant déjà été traitée, il n'y a pas lieu d'y revenir, ce d'autant que l'existence de poursuites, factures impayées et retards dans l'encaissement des loyers est l'un des motifs qui ont initialement conduit à la mise sous curatelle du recourant. Ces manquements n'apparaissent dès lors aucunement dus à une confusion dans le rôle et les fonctions du curateur. Le recourant s'en prend ensuite aux " arguments avancés par l'expert-psychiatre pour préconiser la gestion du patrimoine immobilier par un curateur " qui ne " résist[eraient] pas à l'examen " sous l'angle de la proportionnalité de la mesure ordonnée. Lors de son audition, l'expert avait en effet affirmé que le recourant avait des difficultés à gérer des tâches organisationnelles complexes en lien avec la gestion de son patrimoine immobilier tels que les travaux, le calcul des loyers et sa déclaration fiscale. Selon le recourant, de telles tâches sont de toute façon généralement confiées à des entreprises, à un architecte, à un gérant d'immeubles ou à une fiduciaire. L'on ne pouvait par conséquent lui imposer une curatelle au motif qu'il n'était pas en mesure de prendre " la place de tous ces professionnels ". Ce faisant, il ne soutient une fois de plus pas que les experts auraient omis de répondre aux questions, que leurs conclusions seraient contradictoires ou que l'expertise serait entachée de défauts, de sorte que c'est sans violation du droit que les juges cantonaux ont suivi les conclusions des experts. Compte tenu de l'issue du recours et du fait que la mesure instituée respecte le principe de la proportionnalité, il n'y a pas lieu de traiter les développements relatifs aux conclusions subsidiaires du recourant qui tendent à l'instauration d'une curatelle d'accompagnement, voire d'une curatelle de gestion limitée à la gestion de ses immeubles.