Citation: 7B_230/2025 E. 2.5.1

2.5.1. Pour le reste, il ressort en substance de l'arrêt attaqué que la police a découvert, lorsqu'elle a interpellé et fouillé le recourant le 20 mai 2024, puis perquisitionné son domicile, un revolver HW munitionné et prêt au tir au pied du lit conjugal, ainsi que des munitions dans une armoire de la même pièce. En outre, lors de son audition par la police, le recourant a notamment affirmé que les autorités suisses enfreignaient la "Loi de Guerre américaine" en vigueur sur le territoire helvétique, que le système judiciaire suisse se rendait coupable de "trahison [...] à l'encontre des États-Unis, en temps de guerre" et qu'il avait été injecté trois fois en 2021 avec une "arme biologique, de grade militaire, de la marque Pfizer" par le gouvernement et des docteurs suisses; il a également remis aux enquêteurs une carte de visite selon laquelle il était membre de "l'United States Space Force" dirigée par Donald J. Trump. Le 7 août 2024, l'avocat du recourant a remis au Ministère public une attestation médicale du Dr. J.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, indiquant que le recourant souffrait de troubles psychiatriques invalidants de nature à altérer de manière significative ses capacités de jugement et de discernement ainsi qu'à entraver la réalisation des actes de la vie quotidienne. Le rapport intermédiaire établi le 14 octobre 2024 par la police relève de plus qu'elle a été dépêchée au domicile du recourant qui se trouvait alors en "totale décompensation psy" selon les ambulanciers, lesquels avaient sollicité l'intervention de la police car ils craignaient une réaction violente de sa part; le recourant avait en outre tenté à plusieurs reprises de pénétrer dans des installations militaires sensibles ou de s'en approcher, incidents qui se seraient produits les 31 juillet, 2 août, 17 et 19 septembre, 2 et 3 octobre 2024; le 4 octobre 2024, le recourant avait poursuivi une ambulance circulant en intervention d'urgence, feux bleus et avertisseurs sonores activés, comportement qui avait nécessité l'intervention de deux patrouilles de police; la compagne du recourant avait également informé la police que ce dernier avait effectué d'importants virements bancaires (80'000 $) en faveur de tiers qui exploitaient sa vulnérabilité et que selon elle, il était manipulé par des conspirationnistes qui lui faisaient notamment croire qu'il était marié à la "princesse Diana", qu'il était commandant en chef de "l'United States Space Force" et cousin de Marine Le Pen. D'autres signes de délire résultent de l'arrêt entrepris, soit le fait que dans deux courriels, l'un du 31 octobre 2024, l'autre du 3 novembre 2024, parvenus au ministère public le 7 novembre 2024, le recourant avait transmis en tant que "USSF Commander A.________" à "l'Inspector General JAG Corps CMD " deux "orders to arrest", le premier à l'encontre de Me K.________ et L.________ et le second à l'encontre de M.________ et C.________ ainsi que des membres de leur famille, faisant référence à la violation de "l'Order 13818 & 18USC2381" et en écrivant notamment "SAVE THE CHILDREN". Lors de son audition par la police à la suite de son arrestation le 12 novembre 2024, il a confirmé être le "Guardian Commander A.________ [...] de la Space Force des États-Unis" et a expliqué faire partie d'une vaste alliance de défense mondiale dont Israël était exclu. Il a répondu que la justice militaire, sous la direction du général N.________, se chargeait d'abattre les juifs, précisant qu'il n'en serait pas lui-même l'exécutant.