Citation: I 1080/06 13.04.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont constaté - de manière à lier la Cour de céans - que l'assuré souffrait d'un trouble somatoforme douloureux associé à un état dépressif sévère. Selon les experts du COMAI, la sévérité de l'état dépressif associé au syndrome somatoforme douloureux ôtait toute capacité de travail résiduelle à l'assuré. Le rapport d'expertise, qui remplissait toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document, n'était contredit par aucun avis médical susceptible de mettre sérieusement en doute sa pertinence. Au contraire, le Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) avait confirmé que les troubles psychiques étaient graves et justifiaient une incapacité totale de travail depuis le mois de juin 2004 (avis du 14 mars 2005). 4.2 A l'appui de son recours de droit administratif, l'office AI soutient que de nombreux indices issus de l'expertise laisseraient à penser que l'état dépressif présenté par l'assuré serait moins sévère que ce que les experts ont retenu. Cela étant, l'office AI n'allègue pas concrètement que les faits constatés dans la décision attaquée seraient, sur la base de l'ensemble du dossier, manifestement inexacts ou incomplets ou qu'ils auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En réalité, l'office AI se limite en l'espèce à substituer sa propre appréciation médicale à celle des experts. Or, il n'appartient pas à l'administration ou au juge de remettre en cause le diagnostic retenu par un médecin et de poser de son propre chef des conclusions qui relèvent de la science et des tâches du corps médical, d'autant moins lorsque celles-ci ne sont corroborées par aucune pièce médicale versée au dossier et qu'elles s'opposent à l'appréciation de son propre service médical. Si un doute subsiste quant au bien-fondé des conclusions d'une l'expertise médicale, il convient bien plutôt d'interpeller les experts afin qu'ils apportent les précisions requises ou de mettre en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire. Sur le vu de ce qui précède, il n'y a par conséquent pas lieu de s'écarter des faits retenus par la juridiction cantonale de recours.