Citation: 6B_63/2009 09.03.2009 E. 2

Le recourant allègue aussi que le premier juge l'aurait réprimandé d'un ton sec et méprisant à chaque fois qu'il voulait réfuter les accusations portées contre lui. Il se plaint ainsi d'une violation de son droit à un juge impartial (art. 30 al. 1 Cst.). 2.1 La cour cantonale, qui a - quoi qu'elle en dise - examiné ce moyen au fond, l'a rejeté, aux motifs que le premier juge avait fondé sa conviction sur les déclarations de la partie civile, sur les dépositions de deux témoins, sur un constat médical et sur le résultat d'une confrontation organisée par le juge d'instruction. 2.2 Le recourant oppose à ces motifs qu'il serait la victime d'une machination ourdie par la justice fribourgeoise. Il en veut pour preuve que le juge d'instruction ne lui avait pas parlé des photographies versées au dossier, que le juge de police l'a expulsé de la salle des débats et que la cour cantonale n'aurait pas répondu à tous ses arguments. 2.2.1 Contrairement à ce semble croire le recourant, le juge d'instruction n'a jamais eu les photographies litigieuses en mains. C'est le juge de police qui a ordonné leur apport (cf. dossier cantonal, p. 94). Cette opération, utile à la manifestation de la vérité, ne dénote aucun parti pris. 2.2.2 Pour une raison non mentionnée au procès-verbal des débats, le juge de police a "demandé" au recourant de sortir un instant de la salle d'audience. Il a ensuite interrogé la co-accusée du recourant sur sa situation personnelle à elle, puis il a fait réintroduire le recourant, pour l'interroger sur sa propre situation personnelle (cf. dossier cantonal, p. 115). Sans indication de motifs au procès-verbal, l'expulsion du recourant de la salle d'audience peut paraître discutable au regard du principe de contradiction. Mais elle ne suffit pas en soi à créer une apparence de prévention. Pour le surplus, il n'est pas établi que le juge de police se soit adressé au recourant dans des termes ou d'une manière qui justifieraient une suspicion de partialité. 2.2.3 Enfin, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait insuffisamment motivé l'arrêt attaqué. Elle n'avait pas à traiter en long et en large de tous les arguments développés par le recourant, mais seulement à énoncer pour quelles raisons elle rejetait le recours. Elle ne s'est donc pas rendue suspecte de partialité en s'en tenant aux motifs essentiels de sa décision. Le moyen pris d'une violation du droit à un juge impartial n'a ainsi aucune espèce de fondement. Dans la mesure où il est recevable, le recours doit dès lors être rejeté en application de l'art. 109 al. 2 let. a LTF.