Citation: 5D_121/2019 E. 5.2

5.2. La recourante ne critique pas les motifs des juges précédents de manière conforme aux exigences strictes de l'art. 106 al. 2 LTF ( cf. sur ce point: ATF 136 I 332 consid. 2.1 et les citations). Elle se borne pour l'essentiel à exposer sa propre argumentation, sans démontrer en quoi il était arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion: ATF 144 I 318 consid. 5.4 et les arrêts cités), dans les circonstances de l'espèce, d'admettre une " ambiguïté " quant à la personne du véritable débiteur des obligations découlant des contrats passés en 2017; à ce sujet, il sied de rappeler que la partie poursuivante doit prouver, et non pas simplement rendre vraisemblable, l'identité entre le poursuivi et le débiteur désigné par le titre ( cf. sur les conditions de la mainlevée en général: ATF 144 III 552 consid. 4.1.4, avec les références). En outre, elle ne conteste pas de manière motivée l'argument (supplémentaire) déduit de la procédure en contestation de la résiliation introduite par la société elle-même. Au demeurant, la doctrine est d'avis que la mainlevée provisoire peut, à certaines conditions, être prononcée contre la personne morale elle-même, alors que la reconnaissance de dette émane d'un représentant non inscrit au registre du commerce (AMBRE VEUILLET, in : La mainlevée de l'opposition, 2017, n° 20 ad art. 82 LP, avec les références). Toute l'argumentation de la recourante au sujet de l'absence de pouvoirs de représentation du poursuivi apparaît dès lors insuffisante à démontrer le caractère arbitraire de l'arrêt attaqué, étant d'ailleurs précisé que les juges précédents n'ont jamais affirmé que le poursuivi était légitimé à engager la société à teneur du registre du commerce.