Citation: 2C_1102/2015 E. B

B.a. Par décision finale du 14 octobre 2014, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à la France s'agissant de A.________ et décidé de lui transmettre la liste des versements d'origine française ou supposée telle ayant eu lieu sur les comptes du recourant durant les années 2010 à 2012. A.________ a interjeté recours contre la décision du 14 octobre 2014 auprès du Tribunal administratif fédéral, demandant principalement son annulation, subsidiairement sa réforme en ce sens que seuls les paiements qu'il énumérait dans son recours soient transmis au fisc français. Par décision incidente du 29 juillet 2015, le Tribunal administratif fédéral a invité l'Administration fédérale à communiquer à A.________ les pièces qu'il demandait à pouvoir consulter. L'Administration fédérale a recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. La cause a toutefois été radiée du rôle à la suite du retrait du recours (ordonnance 2C_668/2015 du 15 septembre 2015). B.b. Dans un arrêt A-6843/2014 du 15 septembre 2015, le Tribunal administratif fédéral a conclu à l'irrecevabilité de la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 dans une procédure qui concernait un autre contribuable figurant sur l'une des listes qui y étaient jointes. Le 7 octobre 2015, l'Administration fédérale a demandé au Tribunal administratif fédéral de suspendre toutes les procédures pendantes fondées sur la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 jusqu'à droit connu sur le recours qu'elle avait déposé auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt A-6843/2014. B.c. Par arrêt du 24 novembre 2015, le Tribunal administratif fédéral a rejeté la requête de suspension de procédure (chiffre 1 du dispositif), admis le recours (chiffre 2 du dispositif) et annulé la décision de l'Administration fédérale du 15 octobre 2014 (chiffre 3 du dispositif), sous suite de frais et dépens (cf. chiffres 4 et 5 du dispositif). En substance, les juges précédents ont retenu que la violation du droit d'être entendu que les intéressés avaient fait valoir avait été guérie devant eux. Se référant ensuite au raisonnement développé dans l'arrêt A-6843/2014 précité, ils ont considéré que la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 était irrecevable, en vertu de l'art. 7 let. c de la loi fédérale sur l'assistance administrative internationale en matière fiscale [LAAF; RS 651.1], car elle était fondée sur des actes punissables au regard du droit suisse.