Citation: 1F_2/2024 E. 4

Le requérant se prévaut enfin du motif de révision fondé sur l'art. 123 al. 2 let. a LTF. A teneur de cette disposition, la révision peut être demandée, dans les affaires de droit public notamment, et des droits politiques (cf. ATF 138 I 61 consid. 4.6), si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt. Par faits pertinents, il faut entendre les faits de nature à modifier l'état de fait qui est à la base du jugement et à conduire à un jugement différent en fonction d'une appréciation juridique correcte (ATF 147 III 238 consid. 4.1). Par preuves concluantes, il faut entendre des preuves propres à entraîner une modification du jugement dans un sens favorable à la partie requérante (ATF 147 III 238 consid. 4.2). En l'occurrence, le requérant reprend à ce titre la partie en droit de son acte du 10 novembre 2023 qui aurait été ignorée illicitement par la Cour de céans dans son arrêt 1C_607/2023. Il invoque ainsi des faits et des moyens de preuve qui lui étaient déjà connus et qu'il avait déjà invoqués pour solliciter la restitution du délai. Au demeurant, ils n'ont pas la portée que le requérant leur prête, comme cela a été exposé précédemment. Ils ne sont par conséquent ni des faits pertinents ni des moyens de preuve probants au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF qui justifieraient la révision des arrêts antérieurs.