Citation: 7B_859/2023 E. 1.4.1

1.4.1. Le recourant soutient au fond que ses aveux faits à la police lors de sa première audition auraient été obtenus par le biais de méthodes interdites au sens de l'art. 140 CPP (tromperie), situation qui exclurait toute exploitation de ce moyen de preuve et de ses déclarations subséquentes devant le Ministère public (art. 141 al. 1 CPP). Sous l'angle de la recevabilité, le recourant expose que le maintien au dossier de ses procès-verbaux d'audition lui causerait un préjudice irréparable. On comprend qu'il soutient implicitement se trouver dans un cas où le caractère illicite de ses déclarations s'imposerait d'emblée au vu des circonstances du cas d'espèce. En outre, le recourant se prévaut expressément d'un préjudice irréparable qui serait causé par le fait qu'une expertise psychiatrique a été ordonnée le 23 octobre 2023 par le Ministère public. Il soutient avoir l'intention de faire valoir son droit de se taire et de ne pas y collaborer. Aussi, ses aveux faits à la police pourraient avoir une incidence sur l'expertise, dans la mesure où l'expert sera immanquablement mené à se fonder sur ceux-ci pour mener à bien sa tâche.