Citation: 1C_208/2020 E. A

Le 28 octobre 2000, X.________, ressortissante des Etats-Unis d'Amérique née en 1971, a épousé à New York Y.________, ressortissant suisse né en 1973. De cette union sont nés un fils en 2005 et des filles triplées en 2006, lesquels ont tous acquis la nationalité suisse de par leur père. Le 4 janvier 2016, X.________ a déposé une requête de naturalisation facilitée fondée sur son mariage avec un Suisse de l'étranger. Le 10 janvier 2017, les époux ont contresigné une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugaleeffective et stable et n'envisager ni séparation, ni divorce. L'attention de l'intéressée a en outre été attirée sur le fait que la naturalisation facilitée ne pouvait être octroyée lorsque, avant ou pendant la procédure de naturalisation, l'un des conjoints demandait le divorce ou la séparation ou que la communauté conjugale effective n'existait pas; si cet état de fait était dissimulé, la naturalisation facilitée pouvait ultérieurement être annulée, conformément au droit en vigueur. A cette même date, la requérante a signé une déclaration concernant le respect de l'ordre juridique. Par décision du 30 janvier 2017, entrée en force le 3 mars 2017, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a accordé la naturalisation facilitée à la prénommée.