Citation: 8C_106/2018 E. 4.2

4.2. La recourante reproche tout d'abord à la juridiction cantonale d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire et d'avoir violé son droit d'être entendue en ne donnant pas suite à sa requête tendant à l'audition de témoins. Tel qu'invoqué, le grief de violation du droit d'être entendu n'a en l'occurrence pas de portée propre par rapport à celui tiré de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1). Le droit d'être entendu ne s'oppose pas à ce que l'autorité mette un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui permettent de se forger une conviction et que, procédant d'une façon non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient plus l'amener à modifier son opinion (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236; 134 I 140 consid. 5.3 p. 148). Ce grief sera donc examiné avec le fond du litige. Invoquant ensuite une violation du droit fédéral (art. 337 CO), la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle avait procédé à un licenciement ordinaire. Elle soutient qu'elle s'est vue dans l'obligation de mettre un terme au contrat de travail la liant à B.________ pour de justes motifs. Celle-ci avait en effet violé son devoir de diligence et de fidélité envers l'employeur en se rendant responsable de manquements graves. Elle avait notamment cumulé les arrivées tardives et faisait non seulement preuve d'un manque d'intérêt pour son travail mais également d'un manque de professionnalisme et de collaboration avec les clients de l'entreprise. L'employée n'avait en outre pas remédié à ces manquements, malgré l'avertissement qui lui avait été signifié le 5 mai 2017, ce qui avait obligé la recourante à mettre un terme aux rapports de service afin de protéger les intérêts de l'entreprise. L'impossibilité de poursuivre les rapports de travail était par ailleurs démontrée, selon la recourante, par le fait qu'il avait été exigé de l'employée qu'elle travaille à domicile et "se limite à mettre en ordre ses dossiers en dehors de tout contact avec la clientèle de l'entreprise et de la gestion de tout nouveau contrat" durant le délai de congé.