Citation: 5A_725/2024 E. 5.3

5.3. Les considérations qui précèdent permettent de retenir que l'arrêt attaqué est manifestement erroné. La cour cantonale ne pouvait d'abord mettre une indemnité de dépens à la charge du recourant. D'une part, à défaut de réserve émise par l'Ukraine fondée sur l'art. 26 al. 3 CLaH80, la procédure de retour était gratuite et la défense des parties devait être prise en charge par l'État. D'autre part, le recourant, qui a vu sa requête de retour rejetée, est le parent délaissé et non le parent ravisseur, en sorte que la faculté prévue à l'art. 26 al. 4 CLaH80 n'entrait aucunement en ligne de compte. A cela s'ajoute que le dispositif du jugement attaqué est en contradiction avec le raisonnement - erroné - tenu dans ses considérants: la décision querellée retient en effet que l'indemnité d'office ne serait due au conseil de l'intimée que si les dépens ne pouvaient être recouvrés; cette réserve n'est cependant pas reprise dans le dispositif, qui non seulement attribue une indemnité d'avocat d'office au conseil de l'intimée sans restriction, mais octroie en sus à cette dernière partie des dépens à la charge du recourant. En définitive et vu les dispositions ici applicables (consid. 5.2 supra; cf. art. 26 al. 2 CLaH80), le recours doit être admis en application de la procédure de l'art. 109 al. 2 let. b et al. 3 LTF et le dispositif de l'arrêt entrepris doit être réformé en ce sens que son chiffre VI est supprimé, aucune indemnité de dépens n'étant due à l'intimée.