Citation: 8C_373/2013 E. 4

L'intimée a supprimé le droit du recourant aux prestations d'assurance à partir du 6 juin 2011, date de la reprise du travail à 100 %, motif pris que les troubles persistant après cette date, à savoir des lombalgies séquellaires à une opération de discectomie destinée à soigner une hernie discale d'origine exclusivement maladive, n'étaient pas dus à l'accident du 17 décembre 2010. De son côté, la cour cantonale a constaté que le recourant avait été opéré d'une hernie discale L4-L5 en 2006 (soit à une époque où l'intéressé n'était pas assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de l'intimée). Par la suite, l'intéressé a annoncé deux accidents à la CNA: le 17 avril 2009, lors d'une chute, il a subi un mouvement de torsion secondaire au niveau rachidien, mais n'a pas présenté de lésion objectivable; le 17 décembre 2010, il a ressenti une douleur au dos en voulant déplacer une rampe. Selon la juridiction cantonale, ces deux accidents qui ne revêtent pas une importance particulière, ne peuvent pas être considérés comme des événements de nature à entraîner une lésion du disque intervertébral. En outre, en ce qui concerne le second accident, l'assuré n'a pas subi une incapacité de travail immédiatement après le 17 décembre 2010 et la discotomie microchirurgicale L5-S1 a été pratiquée en urgence le 12 février 2011 seulement par le docteur R.________. Aussi la juridiction précédente est-elle d'avis que cet état de fait corrobore les conclusions du docteur A.________, selon lesquelles l'événement du 17 décembre 2010 constituait seulement une décompensation symptomatique d'une hernie discale préexistante. En outre, elle a fait sien le point de vue du docteur S.________, d'après lequel il était difficile de retenir, au degré de la probabilité, une relation de causalité entre ledit événement et une aggravation durable des discopathies préexistantes; certes, celui-ci a pu jouer un rôle révélateur mais il ne produisait plus d'effet au moment de l'intervention chirurgicale au mois de février 2011. Par ailleurs, la cour cantonale a considéré que les conclusions des médecins prénommés n'étaient pas remises en cause par l'avis du docteur R.________, lequel avait indiqué que la discotomie microchirurgicale L5-S1 pratiquée le 12 février 2011 avait été rendue nécessaire par une hernie discale post-traumatique située à ce niveau (rapport du 23 juin 2011). A cet égard, elle a retenu qu'il y avait une contradiction dans les observations du médecin prénommé en ce sens qu'il qualifie l'évolution de satisfaisante, tout en indiquant la persistance de douleurs lombaires nécessitant une nouvelle intervention (rapport du 20 septembre 2011).