Citation: 6B_805/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que, s'agissant des actes qu'elle avait à juger, la culpabilité de la recourante était importante. Cette dernière n'avait pas hésité à falsifier des documents dans le seul but de soutirer de l'argent à celui qui était pourtant son compagnon de vie. La recourante n'avait été guidée que par l'appât du gain et sa volonté de financer un train de vie supérieur à ses moyens. Ses agissements s'étaient étendus sur plusieurs mois. A charge, il convenait de tenir compte de ses antécédents. A décharge, il fallait relever la pathologie mise en évidence par l'expertise psychiatrique, même si celle-ci n'entraînait pas de diminution de la responsabilité. Il convenait enfin de tenir compte des aveux de la recourante et du fait que celle-ci semblait désormais s'investir dans son traitement psychiatrique. Pour fixer la peine privative de liberté complémentaire, l'autorité précédente a indiqué que la recourante avait été condamnée, le 3 juillet 2018 dans le canton de Neuchâtel, à une peine privative de liberté de 20 mois, pour escroquerie et faux dans les titres. Les infractions réprimées dans ce jugement - soit une escroquerie commise par la recourante au détriment de son employeur, portant sur près de 300'000 fr., à l'aide de divers faux titres - étaient plus graves que celles faisant l'objet de la présente procédure. Si toutes les infractions n'avaient fait l'objet que d'un seul jugement, la peine de 20 mois - prononcée dans le canton de Neuchâtel - aurait dû être augmentée d'un mois pour sanctionner chaque faux dans les titres retenu dans la présente cause, ce qui représentait une peine privative de liberté complémentaire de quatre mois.