Citation: 5A_349/2019 E. 3.2

3.2. Le recourant se plaint également de la violation des principes d'économie de procédure et de célérité, se référant aux art. 29 al. 1 Cst. et 6 § 1 CEDH: en prononçant la mainlevée définitive de son opposition, la décision querellée l'obligerait " à déposer une action visant à faire constater que la condition résolutoire à la fin de la contribution d'entretien, soit le fait qu'il n'y ait plus de relations personnelles père-fils, est réalisée ". L'obliger à déposer une telle action serait un " un non-sens absolu " et consacrerait par ailleurs l'arbitraire de l'arrêt attaqué. Cette critique apparaît manifestement mal fondée. A l'évidence, le recourant méconnaît le pouvoir d'examen du juge de la mainlevée - largement décrit dans l'arrêt entrepris -, à qui il incombe uniquement d'examiner la force probante du titre produit par le poursuivant, sa nature formelle, et de lui attribuer force exécutoire si le poursuivi ne rend pas immédiatement vraisemblables ses moyens libératoires (ATF 142 III 720 consid. 4.1; 132 III 140 consid. 4.1.1); il ne lui appartient pas de trancher des questions de droit matériel délicates (ATF 124 III 501 consid. 3a), qui sont l'objet d'une procédure séparée. Ainsi que l'a parfaitement relevé la cour cantonale, le titre de mainlevée définitive produit par l'intimé, à savoir la convention de divorce sur les effets accessoires conclue par ses parents et ratifiée par le Tribunal, ne prévoit pas que la rupture des relations personnelles entre les parties constituerait une condition mettant un terme au versement de la contribution d'entretien. La question de savoir si le recourant peut s'appuyer sur l'apparente rupture des relations personnelles entre lui-même et son fils pour cesser de lui verser des contributions d'entretien relève à l'évidence du droit de fond, savoir d'une éventuelle action en modification des contributions d'entretien fondée sur l'art. 286 al. 2 CC.