Citation: I 189/01 11.09.2001 E. 4

4.- a) La recourante bénéficiait d'une assurance pour perte de gain en cas de maladie auprès de la Vaudoise Assurances. Nonobstant le peu d'informations disponibles à ce sujet, on peut néanmoins supposer, à la lecture du questionnaire pour l'employeur du 24 février 1999, que cette assurance relevait des art. 67 ss LAMal et que la Vaudoise avait ainsi requis l'avis des docteurs A.________ et D.________ en sa qualité d'autorité chargée de tâches de droit public et non d'assureur privé. b) Ce point peut toutefois rester indécis car il n'est pas décisif pour la solution du litige. Il suffit en effet de constater que le diagnostic de simulation a été dûment posé par un spécialiste en psychiatrie, au terme d'un rapport qui répond en tous points aux exigences posées par la jurisprudence rappelée au consid. 2 ci-dessus. Le rapport du docteur D.________ du 23 février 1999 a donc pleine valeur probante et doit être préféré aux avis du médecin traitant, qui est généraliste, et du mandataire de la recourante, qui est avocat. En outre, malgré l'importance que la recourante semble attacher à la calligraphie dudit rapport, il importe peu, du point de vue de sa valeur probante, que ce document ait été écrit à la main et non pas dactylographié. Quant à l'existence d'une sinistrose, les docteurs C.________ (rapports des 16 janvier et 19 novembre 1998) et A.________ (rapport du 19 septembre 1997) en ont tous deux reconnu la probabilité. Or, sous peine de provoquer des abus insupportables, l'assurance sociale ne peut couvrir les conséquences d'une telle affection (ATF 115 V 414 consid. 12, ATF 104 V 31 consid. 2b; SJ 1998 p. 429 n. 71; Maurer, Recht und Praxis der schweizerischen obligatorischen Unfallversicherung, 2e éd., pp. 255 ss). c) Enfin, de même que le rapport du docteur D.________, ceux des docteurs A.________ (du 19 septembre 1997) et B.________ (du 18 février 1998) ont également pleine valeur probante. Le docteur A.________ a clairement attesté que les affections du rachis n'avaient plus d'incidence sur la capacité de travail de sa patiente à partir du 1er novembre 1997, tandis que son confrère B.________ a précisé qu'il n'y avait pas d'indication rhumatologique à l'octroi d'une rente. A la lecture de ces avis, l'administration et les premiers juges ont donc nié à juste titre le droit de la recourante aux prestations de l'AI, sans ordonner de plus amples investigations. Le recours est mal fondé.