Citation: 1C_556/2014 E. 3.3

3.3. Pour renverser cette présomption, la recourante se prévaut de l'infidélité de son ex-époux et du souhait de ce dernier ne pas avoir d'enfant. Elle soutient en substance qu'il s'agirait d'événements extraordinaires au sens de la jurisprudence ayant causé la dégradation rapide de l'union conjugale. Les brèves explications de la recourante ne sont toutefois pas convaincantes. Celle-ci se contente en effet d'affirmer de manière appellatoire que ces éléments constitueraient la cause de la rupture. Elle ne donne aucun détail à ce sujet et ne précise en particulier pas quand elle aurait pris connaissance de cette infidélité - qu'elle ne date pas non plus - et du refus de son ex-époux concernant leur descendance. Par ailleurs, la recourante n'a pas critiqué l'appréciation de l'instance précédente qui a démontré de manière convaincante - en se fondant notamment sur les déclarations non contestées de l'ex-époux et les déclarations de celle-ci (cf. consid. 7.4.1 de l'arrêt entrepris) - que leur union n'était pas intacte et harmonieuse au moment de la procédure de naturalisation et que l'intéressée ne pouvait l'ignorer (cf. consid. 7.4.1-7.4.4 de l'arrêt entrepris); l'instance précédente relevait notamment que les difficultés conjugales - qui avaient débuté en 2006 et culminé fin 2006/début 2007 - n'avaient jamais disparu et que même si les intéressés conservaient l'espoir de pouvoir un jour repartir sur de nouvelles bases et de fonder une famille, ils menaient toujours des vies parallèles au domicile conjugal au début de l'année 2008 (au moment de la signature de la déclaration commune sur la stabilité du mariage et de la décision de naturalisation) jusqu'à ce que la recourante quitte le domicile conjugal au printemps 2009 pour "refaire sa vie" avec le père de son enfant (cf. consid. 7.4.2 de l'arrêt entrepris). En l'occurrence, le Tribunal administratif fédéral a développé une argumentation pertinente (cf. l'arrêt entrepris consid. 7.4.1-7.4.4) à laquelle il peut être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). La recourante se prévaut encore du fait que les ex-époux ont vécu ensemble de nombreuses années en Colombie, puis en Suisse avant de se marier. Il n'est pas contesté que les ex-époux se sont mariés par amour. Ces éléments ne permettent cependant pas d'établir qu'au moment de la signature de la déclaration commune l'harmonie existait toujours au sein du couple au point d'envisager la continuation de la vie commune. Enfin, la recourante invoque en vain qu'elle est mariée à un ressortissant suisse, qu'elle est parfaitement intégrée en Suisse et que son enfant est également de nationalité suisse. Ces éléments ne sont en effet pas pertinents pour déterminer si la naturalisation a été obtenue de façon frauduleuse.