Citation: 6B_827/2018 E. 2

Par surabondance, conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit être modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2; 134 II 244 consid. 2.1); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). En l'espèce, le recours cantonal a été jugé irrecevable. La cour cantonale l'a principalement jugé tardif. Elle a aussi indiqué qu'à ses yeux aucune demande de restitution de délai n'avait été formulée, que l'acte de recours ne contenait ni motivation ni conclusions et qu'à supposer qu'une demande de restitution du délai de recours eût été présentée, le recours eût dû être rejeté parce que la motivation de l'ordonnance de non-entrée en matière ne prêtait pas le flanc à la critique. Or, dans son écriture du 24 août 2018, la recourante n'aborde d'aucune manière les questions de recevabilité de son recours devant l'autorité cantonale (délai et motivation). Il s'ensuit que les explications de la recourante, qui ne sont, pour l'essentiel, pas topiques, laissent également subsister un pan de la motivation de la décision cantonale suffisant à sceller l'issue de la procédure, ce qui conduit aussi à l'irrecevabilité du recours en matière pénale (ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120).