Citation: 8C_515/2022 E. 4.1

4.1. Les juges cantonaux ont constaté que le recourant ne contestait pas avoir rencontré des difficultés d'ordre managérial et d'encadrement durant son premier mandat de professeur associé, ce qui avait conduit à la mise en place d'un comité d'accompagnement, avec la fixation d'objectifs et de délais en vue de les atteindre. Son comportement avec D.________ (cf. let. A.c supra) n'était pas celui que l'on était en droit d'attendre d'une personne occupant une fonction professorale à l'Université; une telle attitude constituait un manque non seulement de distance mais également d'encadrement de la prénommée, laquelle n'avait pas pu bénéficier du soutien académique nécessaire à la réalisation de son projet de master, dont le recourant assurait la supervision. L'intimée avait ainsi retenu à juste titre qu'eu égard à son comportement avec D.________, le recourant n'avait pas satisfait aux conditions énumérées à l'art. 119 al. 1 let. b et e RPers (adéquation des aptitudes pédagogiques aux exigences de la fonction et respect des devoirs incombant aux membres du corps enseignant). S'agissant de la conduite du recourant avec E.________, les premiers juges ont retenu qu'il lui avait envoyé des messages à caractère ouvertement sexuel qui la concernaient directement dans son intimité. Ces messages étaient sans commune mesure avec ceux de E.________, qui contrairement au recourant n'avait pas employé de termes crus et à forte connotation sexuelle. En outre, elle n'avait pas répondu à certaines questions, n'avait pas réagi aux relances du recourant - qui lui avait fait savoir qu'il était très désireux d'avoir une relation sexuelle avec elle - et avait dévié la conversation sur des aspects plus scientifiques. Comme elle l'avait expliqué, elle n'avait pas pu adopter un ton sec avec le recourant, étant donné qu'elle occupait alors la fonction de maître-assistante et que l'intéressé faisait partie du corps professoral. Les messages du recourant avaient suscité un malaise chez son interlocutrice, qui s'était vue contrainte de changer de bureau. La cour cantonale a par ailleurs relevé que le recourant s'était livré à des regards déshabillants sur E.________, tout comme d'ailleurs sur D.________. Par son attitude, le recourant avait contrevenu aux devoirs incombant aux membres du corps enseignant.