Citation: I 177/03 18.06.2004 E. A

C.________, née en 1961, travaillait en qualité d'aide de cuisine. Le 30 juin 1997, elle consulta le docteur B.________, médecin généraliste, en raison de lombalgies. Celui-ci attesta une incapacité de travail totale du 30 juin au 1er juillet 1997 et du 8 juillet au 2 novembre 1997, de 50 % entre le 3 novembre 1997 et le 15 avril 1998, puis à nouveau de 100 %, pour une durée indéterminée. Opérée le 20 août 1998 pour une hernie discale L4-L5 gauche, elle déposa une demande de rente de l'assurance-invalidité le 1er octobre 1998, en raison de la persistance des douleurs malgré l'opération. Le docteur I.________, spécialiste en rhumatologie, assurait le traitement post-opératoire. Il attesta une incapacité de travail totale jusqu'au 31 décembre 1998, puis de 50 % dès le 1er janvier 1999, en raison d'un syndrome lombo-radiculaire irritatif discret. L'assurée reprit son activité professionnelle à mi-temps, mais consulta rapidement le docteur B.________ en raison de ses douleurs. Ce praticien attesta une incapacité de travail variable jusqu'à 15 avril 1999, date à partir de laquelle il fit état d'une incapacité de travail totale. Dans le cadre d'un mandat d'expertise confié par l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : office AI), le docteur O.________, spécialiste en neurochirurgie, posa le diagnostic de failed-back syndrome et de possible instabilité segmentaire L4-L5, et attesta une capacité résiduelle de travail de 50 % dès le 1er janvier 1999 (rapport du 9 août 1999). Selon le docteur O.________, une nouvelle intervention chirurgicale serait susceptible d'améliorer cette situation, mais ses chances de succès étaient limitées, compte tenu du psychisme de l'assurée. Pour sa part, le docteur A.________, spécialiste en rhumatologie, considéra qu'une opération serait vouée à l'échec, compte tenu notamment de l'évolution vers un état douloureux chronique, avec des signes d'amplification selon Waddel et un possible état dépressif (rapport du 25 septembre 1999). Cette opinion était également partagée par le docteur G.________, psychiatre, qui posa le diagnostic de syndrome somatoforme douloureux persistant associé à un état anxio-dépressif (préoccupations, troubles du sommeil, sentiment de tension, d'inquiétude), dans un rapport établi le 28 septembre 1999. A réception de ces rapports médicaux, le docteur O.________ attesta une incapacité de travail totale dès le 1er octobre 1999. Il précisa qu'il maintenait les diagnostics somatiques posés précédemment, mais qu'il y avait lieu d'y ajouter celui de syndrome somatoforme douloureux persistant; les troubles fonctionnels en rapport avec cette dernière affection étaient désormais nettement prédominants (rapport du 15 octobre 1999). Chargé d'une expertise psychiatrique par l'office AI, le docteur H.________ nia, pour sa part, l'existence de troubles somatoformes douloureux et posa le diagnostic de faible hypochondrie (CIM F42.2), sans influence sur la capacité de travail de l'assurée (rapport du 9 mars 2000). Il confirma ces constatations dans un rapport complémentaire établi le 28 juin 2001, en dépit d'avis contraire émis par les docteurs W.________ et K.________, médecins au Service de rhumatologie, médecine physique et rééducation de l'Hôpital F.________ (rapport du 15 septembre 2000), ainsi que par le docteur B.________ (rapport du 1er mars 2001). L'assuré produisit encore un rapport psychiatrique établi le 1er octobre 2001 par les docteurs D.________ et L.________, lesquels ont attesté une incapacité de travail totale en raison de troubles somatoformes douloureux. Par décision du 14 novembre 2001, l'office AI alloua à C.________ une rente entière pour la période du 1er juin au 31 décembre 1998, puis une demi-rente d'invalidité dès le 1er janvier 1999. S'y ajoutaient une rente complémentaire pour le conjoint et deux rentes pour enfant.