Citation: 5A_878/2024 E. A

A.________ et B.________ se sont liées par un partenariat enregistré le 20 septembre 2008. B.________ a donné naissance aux enfants C.________, né en 2010, et D.________, né en 2012; elle seule dispose d'un lien de filiation avec les enfants (art. 105 al. 2 LTF). A.a. Le partenariat enregistré des parties a été dissous par jugement du 17 novembre 2014 du Tribunal de première instance du canton de Genève. Entre autres points, ce jugement donnait acte à A.________ de ce qu'elle s'engageait à soutenir son ex-partenaire afin d'assurer l'entretien des enfants (ch. 3 du dispositif), et à B.________ de ce qu'elle s'engageait à accorder un droit aux relations personnelles sur ceux-ci à A.________, sauf accord contraire des parties, à raison d'un week-end sur deux du vendredi à 15h00 au dimanche à 18h00, un ou deux soirs par semaine d'entente entre les parties, ainsi que la moitié des vacances scolaires et des jours fériés (ch. 4). Ces dispositions avaient été prises d'un commun accord. Le jugement condamnait les parties, en tant que de besoin, à exécuter les dispositions qui y figuraient, à l'exception des chiffres 3 et 4 de son dispositif. A.b. Le 20 juin 2019, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: le TPAE) a été saisi par A.________ d'une requête de modification du jugement précité. Dans le cadre de cette procédure, le SPMi a rendu deux rapports. A.b.a. Statuant sur mesures provisionnelles le 15 octobre 2019, le TPAE a réservé à A.________ un droit aux relations personnelles sur C.________ et D.________ à raison d'un week-end sur deux du vendredi à la sortie de l'école au lundi au retour à l'école. Il a instauré une curatelle de surveillance des relations personnelles et exhorté les parties à entreprendre un travail de coparentalité. A.b.b. Statuant au fond par ordonnance du 28 novembre 2019, le TPAE a réservé à A.________ un droit aux relations personnelles sur les enfants devant s'exercer, sauf accord contraire entre les parties, une semaine sur deux du vendredi à la sortie de l'école au dimanche à 18h00, ainsi qu'une nuit supplémentaire par semaine, à fixer d'entente entre les parties et la curatrice. Une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles a été instaurée et les parties ont été invitées à entreprendre un travail de coparentalité. A.c. Par requête du 20 juin 2022, A.________, soutenue par B.________, a conclu devant la Chambre civile de la Cour de justice à pouvoir adopter C.________ et D.________, sans que le lien de filiation avec leur mère soit coupé. Par décision du 10 février 2023 (confirmée par décision du 4 juillet 2023 de la Chambre de surveillance de la Cour de justice), la requête a été rejetée au motif que les ex-partenaires ne faisaient plus ménage commun au moment de son dépôt.