Citation: 5D_83/2020 E. 5.4

5.4. Au vu des considérations qui précèdent, il appartenait en l'occurrence à la recourante, en vertu de son devoir de collaboration, d'exposer et de rendre vraisemblables les faits sur lesquels elle entendait fonder sa demande de révision et de désigner les moyens de preuve dont elle souhaitait se prévaloir. Dès lors que l'assistance judiciaire avait été requise avant la litispendance, ces éléments devaient figurer dans la requête d'assistance judiciaire (cf. supra consid. 5.3.3), voire à tout le moins dans le courrier que la recourante avait adressé à la Présidente après que celle-ci l'a interpellée afin qu'elle précise le fondement de sa prétention. Or, dans sa requête d'assistance judiciaire, la recourante a uniquement indiqué qu'elle envisageait de demander la révision de la convention du 14 janvier 2020, qui comportait la renonciation à la contribution de prise en charge, laquelle créait une disproportion évidente. Dans son courrier subséquent, elle a ajouté qu'elle entendait se fonder sur l'art. 328 al. 1 let. c CPC, seule la voie de la révision permettant de remettre en question une convention considérée comme non valable. Dans de telles circonstances, le point de savoir si, ainsi que l'allègue la recourante, les principes développés dans l'ATF 139 III 133 pourraient trouver application dans le cadre d'une procédure soumise à la maxime d'office - autrement dit, si la procédure de révision prévue par l'art. 328 al. 1 let. c CPC permettrait, dans certaines circonstances, de remettre en cause le contenu de la convention litigieuse - n'a pas d'influence sur l'issue du présent litige. En effet, la recourante n'a de toute manière pas exposé d'emblée dans sa requête (voire dans son courrier subséquent), de manière suffisamment détaillée, des éléments de fait qui permettraient de rendre vraisemblable l'existence d'un cas de nullité, de lésion ou de vices du consentement; elle s'est contentée d'y indiquer de manière toute générale que la convention par laquelle elle avait renoncé à une contribution de prise en charge ne serait pas valable en raison d'une prétendue " disproportion évidente ", sans étayer plus avant ses propos. La recourante ne démontre en tout les cas pas avoir été plus précise dans sa requête, se contentant de substituer dans une large mesure son appréciation à celle de l'autorité précédente, sans remettre en cause valablement, sur la base des éléments régulièrement versés au dossier, la décision querellée. Au vu de cette description très succincte des faits et faute d'indication de moyens de preuve, force est de retenir que la cour cantonale pouvait confirmer la décision de la Présidente, selon laquelle au terme d'un examen prima facieen procédure sommaire et sans instruction approfondie, il apparaissait que les perspectives de gagner le procès en révision étaient notablement plus faibles que les risques de le perdre. Pour le surplus, la recourante ne remet pas en cause les considérations de la cour cantonale, selon lesquelles si elle entendait faire valoir que le juge des mesures protectrices de l'union conjugale n'aurait pas dû ratifier la convention litigieuse, elle aurait dû interjeter appel (voir à ce propos par exemple l'arrêt 5A_1031/2019 du 26 juin 2020). En définitive, étant donné la retenue dont le Tribunal fédéral doit faire preuve dans ce domaine (cf. supra consid. 5.3.4), on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir manifestement abusé de son pouvoir d'appréciation en confirmant qu'au vu des éléments exposés par la recourante et au terme d'un examen sommaire, les perspectives de gagner le procès étaient notablement plus faibles que les risques de le perdre.