Citation: 2A.356/2001 28.01.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42; 126 II 506 consid. 1 p. 507; 126 I 81 consid. 1 p. 83 et la jurisprudence citée). 1.1 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Aux termes de l'art. 4 LSEE, les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 126 II 335 consid. 1a p. 337/338, 377 consid. 2 p. 381, 425 consid. 1 p. 427; 126 I 81 consid. 1a p. 83 et les arrêts cités). 1.2 D'après l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE, les enfants célibataires âgés de moins de 18 ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. En l'espèce, le recourant est titulaire d'une autorisation d'établissement depuis 1997. Ses enfants B.________, C.________ et D.________ étaient, au moment déterminant du dépôt de la demande de regroupement familial (cf. ATF 120 Ib 257 consid. 1f p. 262; 118 Ib 153 consid. 1b p. 156/157), âgés de moins de 18 ans. Le recours de droit administratif est dès lors recevable. 1.3 Le recourant se réfère en outre à l'art. 8 CEDH, qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale. La recevabilité du recours de ce point de vue dépend de la question de savoir si le recourant entretient des liens étroits et effectifs avec ses fils (cf. ATF 125 II 633 consid. 2e p. 639; 122 II 1 consid. 1e p. 5). En l'occurrence, cette question peut toutefois demeurer indécise de même que, par conséquent, celle de la recevabilité du recours au regard de l'art. 8 CEDH, car le Tribunal fédéral doit de toute façon entrer en matière sous l'angle de l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE. 1.4 Au surplus déposé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi, le présent recours est en principe recevable en vertu des art. 97 ss OJ.