Citation: 4A_449/2022 E. A

Les époux M.1.________ et M.2.________ détiennent à part égale la parcelle n° xxx de la commune genevoise de X.________. Ils y ont fait construire une villa luxueuse. Ils ont confié la direction des travaux à un bureau d'architecte qui les a représentés. Le 6 janvier 2014, les époux ont conclu un premier contrat écrit avec E.________ SA. Ce contrat rédigé à l'en-tête de la direction des travaux concernait la simple fourniture du parquet. Il indiquait que les travaux étaient soumis aux « normes SIA (...) en vigueur ». Les conditions générales intégrées à cet accord prévoyaient expressément l'application de la norme SIA-118. Par la suite, les parties ont convenu oralement de la pose du parquet et de la confection de divers aménagements consistant en des meubles, boiseries et escaliers. Les époux M.1.________ et M.2.________ ont versé des acomptes à l'entreprise du 1 er avril au 18 décembre 2014. Les travaux ont débuté au mois de mai 2014. Les époux M.1.________ et M.2.________ ont emménagé dans la villa le 6 octobre 2014. Une première liste de retouches a été adressée à l'entreprise par courriel du 14 octobre 2014. Cette liste a été mise à jour en novembre 2014. L'entreprise a effectué quelques retouches avant et après ce moment. Dans un courrier du 10 juin 2015, l'entreprise a indiqué que les époux M.1.________ et M.2.________ lui devaient plus de 130'000 fr., mais qu'elle effectuerait néanmoins les retouches demandées. Le même jour, elle a adressé trois factures aux époux M.1.________ et M.2.________. Des séances de réception des travaux se sont tenues les 27 août et 15 septembre 2015. A l'issue de cette dernière, une liste de réserves comportant 33 points d'insatisfactions en lien avec les travaux de l'entreprise a été dressée et signée par les parties, ainsi que par la direction des travaux. Dans un courrier du 23 septembre 2015, l'entreprise a repris chaque poste de cette liste en indiquant le temps nécessaire pour chaque tâche et le prix y afférent. Elle a précisé que cette liste avait été établie dans le cadre de discussions transactionnelles et ne valait pas reconnaissance des défauts. Sur requête de l'entreprise, une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs a été inscrite provisoirement à hauteur de 112'562 fr. 75 sur la parcelle genevoise des époux (par décision superprovisionnelle du 6 juillet 2015, confirmée le 14 septembre 2015).