Citation: 8C_690/2015 E. 6.3

6.3. Le recourant fait valoir qu'une expertise eût été nécessaire pour bien mesurer "l'approche traumatologique du cas". Selon lui, on ne pouvait affirmer, sur la base des seuls éléments au dossier, que la condition du facteur extérieur faisait défaut en l'occurrence. Il fait valoir que sa posture non ergonomique au moment du sinistre, laquelle s'apparentait plus à un mouvement d'haltérophile que d'ouvrier-serrurier, constituait clairement une cause extérieure. Ce faisant, le recourant se contente de simples allégations, qui ne résultent au demeurant pas de ses déclarations antérieures et qui ne suffisent pas à établir, au degré de vraisemblance requis (cf. ATF 129 V 177 consid. 3.1 p. 181 et les références), la présence d'un facteur extérieur. Sur ce point, son argumentation extrêmement sommaire se situe à la limite de la recevabilité. S'agissant de l'expertise qu'il sollicite, on ne voit pas ce que celle-ci pourrait apporter comme éléments utiles, plus de quinze ans après l'événement en question, pour établir l'intervention d'une cause extérieure dans le déroulement des faits. Dès lors qu'un facteur extérieur fait défaut dans le cas d'espèce, il n'est pas nécessaire d'examiner si les troubles invoqués par le recourant entrent dans la liste exhaustive des lésions corporelles assimilées à un accident prévue à l'art. 9 al. 2 OLAA, question également laissée indécise par la juridiction cantonale.