Citation: 5A_267/2008 16.10.2008 E. 2

La Cour de justice a déclaré l'appel irrecevable, considérant qu'en vertu de l'art. 296 LPC/GE (loi de procédure civile genevoise), l'appel devait être interjeté dans un délai de 30 jours dès notification, et, qu'en raison de l'absence de signature valable, un acte transmis par télécopie n'était pas recevable. Dans sa détermination du 18 août 2008, l'autorité cantonale a néanmoins reconnu ne pas avoir tenu compte de la mention figurant sur l'enveloppe ayant contenu l'acte d'appel et a dès lors proposé l'admission du recours. Le recourant admet que son acte transmis par télécopie n'est pas recevable. Il soutient néanmoins qu'il a déposé l'original signé dans la boîte aux lettres du bureau de poste de Morges le dernier jour du délai, à savoir le 25 janvier 2008 à 22h19. Son conseil avait en effet chargé Me A.________ d'expédier l'acte d'appel et, par mention signée figurant au dos de l'enveloppe, Me B.________, qui accompagnait le confrère mandaté, a attesté que celui-ci avait bien déposé le pli à l'heure et à la date susmentionnées. Citant l'art. 9 Cst., les art. 1 et 3 de la CEDH, ainsi que l'art. 31 al. 1 LPC/GE, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des faits et des moyens de preuve ainsi que d'avoir violé les dispositions de droit fédéral et de droit cantonal concernant la computation et le respect des délais. L'intimée soutient que la preuve de l'envoi exigeait la présence de deux témoins.