Citation: H 92/06 26.10.2006 E. A

A.a R.________ était inscrit au registre du commerce en qualité d'administrateur avec signature individuelle de l'entreprise X.________ SA, avec siège social à Y.________, du 7 juin 1994 au 23 février 1996. Depuis 1993, cette société ne s'est acquittée que très irrégulièrement des cotisations d'assurances sociales. La Caisse Interprofessionnelle d'Assurance Vieillesse et Survivant de la Fédération Romande des Syndicats Patronaux (ci-après: CIAM) a procédé à plusieurs reprises à l'exécution forcée des créances. Elle a aussi proposé un plan de paiement des arriérés qui n'a pas été respecté. Le 20 décembre 1996, elle a requis l'ouverture d'une procédure pénale notamment à l'encontre de R.________, laquelle a abouti à la condamnation de ce dernier pour détournement de cotisations sociales (cf. ordonnance de condamnation du procureur général de la République et canton de Genève du 15 décembre 1997). Le 27 février 1997, la société a été dissoute d'office. Comme elle n'avait ni administrateur, ni adresse, ni liquidateur, le Tribunal tutélaire de la République et canton de Genève a, par ordonnance du 25 juillet 1997, nommé une curatrice de gestion, l'invitant à rendre un rapport sur la situation financière de la société. A la requête de la curatrice, la société a été déclarée en faillite par jugement du 12 février 1999 du Tribunal de première instance de la République et canton de Genève. Le 18 mai suivant, la faillite a été clôturée faute d'actif. A.b Par décision du 11 février 2000, la CIAM a réclamé à R.________ le paiement d'un montant de 20'546 fr. 65 à titre de réparation du dommage résultant du non-paiement des cotisations sociales dues par la société. Ce montant correspondait aux cotisations des mois d'avril à octobre et décembre 1995, à des compléments pour les mois de janvier à décembre 1994 et 1995 ainsi qu'à une reprise des salaires lors d'un contrôle d'employeur pour les années 1990 à 1993.