Citation: 6B_1322/2021 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir répondu à ses arguments en relation avec l'art. 62c al. 1 let. c CP, se contentant de dire que son grief était infondé. La cour cantonale a considéré que rien n'indiquait que les EPO, un milieu structuré et surveillé, ne seraient pas en mesure d'offrir un traitement médical, en collaboration étroite avec le SMPP, tel que préconisé dans le rapport d'expertise psychiatrique du 4 février 2020, soit "une prise en charge psychiatrique au long cours de type institutionnel dans un cadre rigoureux avec des approches socio-thérapeutiques pouvant aider le recourant à développer des stratégies de responsabilisation individuelle (apprendre à fonctionner avec les autres), l'engagement dans une activité à visée professionnelle au long terme (renforcer ses compétences) et l'implication dans des activités thérapeutiques de groupe", associés à "un traitement médicamenteux antipsychotique à faible dose", pour diminuer le risque élevé de récidive. Elle a considéré que rien ne s'opposait à ce qu'un traitement des troubles mentaux soit effectué dans un établissement pénitentiaire, comme les EPO, dès lors que le SMPP disposait à l'évidence de personnel qualifié (cf. art. 59 al. 3 CP). On comprend ainsi de la motivation du jugement que la cour cantonale a rejeté le grief du recourant relatif à une éventuelle violation de l'art. 62c al. 1 let. c CP parce qu'elle a jugé que les EPO étaient un établissement approprié au sens de cette disposition, dès lors que le traitement était assuré par du personnel qualifié. En outre, la cour cantonale a relevé qu'il n'était pas démontré qu'il n'existait en Suisse aucune institution adaptée, ni aucune place disponible pour le recourant. Cette motivation est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu et le recourant pouvait la comprendre et la contester utilement, ce qu'il a d'ailleurs fait. Infondée, la critique du recourant est rejetée.