Citation: 1P.556/2004 18.11.2004 E. B

X.________ a recouru auprès du Tribunal administratif cantonal contre ce prononcé, en demandant l'annulation de l'autorisation de construire. Le Juge Philippe Thélin a été chargé de l'instruction de la cause. Il a ordonné une inspection locale (transport sur place) qui a eu lieu le 21 juin 2004 dans le jardin de Y.________, en présence des parties. Le Juge Thélin a dressé un procès-verbal qui pour l'essentiel a la teneur suivante: "M. Y.________ décrit l'auvent projeté. Ce dernier commencerait à mi-hauteur du balcon sur une surface délimitée par la terrasse actuelle. Il serait constitué de trois piliers et d'un toit monobloc translucide anti-rayonnement afin que cette construction ne se transforme en serre. Un échantillon du matériau prévu pour la couverture sera fourni au Tribunal administratif. M. Y.________ souligne qu'il ne prévoit pas de fermer la surface sous le couvert. M. X.________ s'oppose à cette édification car il craint que cette surface ne devienne habitable et qu'elle serait inesthétique depuis son jardin. Il souhaiterait également obtenir un plan de coupe du projet. Le tribunal se déplace dans le jardin de M. X.________, voisin direct de M. Y.________. Depuis le milieu du jardin, l'auvent serait visible pour un observateur debout." Le procès-verbal a été envoyé aux parties, qui étaient priées de le retourner signé. Le 12 juillet 2004, X.________ a répondu qu'il était inexact d'écrire que l'auvent serait visible pour un observateur debout, placé au milieu du jardin; cet auvent serait en réalité visible "simplement depuis la terrasse", à travers une haie vive. Il a ajouté des remarques sur le matériau choisi et sur d'autres ouvrages réalisés par Y.________, selon lui en violation des normes du droit cantonal des constructions. Le Juge Thélin a répondu à X.________ par une lettre du 29 juillet 2004. Il a rappelé le but de l'inspection locale et notamment expliqué que le procès-verbal reproduisait les constatations faites à propos de l'auvent litigieux, ce qui ne signifiait "évidemment pas qu'il ne puisse être aperçu à travers le feuillage de la haie, en cas de disparition de cette dernière, ou pendant l'hiver".