Citation: 6B_956/2015 E. 2

Le 20 août 2015, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours de X.________ contre l'ordonnance précitée, dont elle a repris les arguments en les développant. Elle a souligné l'attitude contradictoire de la recourante qui n'hésitait pas à remettre en question la configuration des lieux telle que celle-ci ressortait du rapport de police établi sur la base des renseignements obtenus auprès du Point de rencontre, en même temps qu'elle s'y référait précisément pour soutenir la thèse selon laquelle les faits auraient pu se produire dans la pièce ou le couloir attenant au cabinet de toilette. La chambre cantonale a précisé que le dossier ne contenait aucun élément objectif permettant de retenir contre A.________ les actes dénoncés, lesquels, selon son fils, se seraient produits dans les toilettes des enfants - alors qu'en réalité il n'existait qu'un seul cabinet pour enfants et adultes, tout sexe confondu, lequel, de surcroît, ne permettait d'accueillir qu'une seule personne à la fois compte tenu de son volume particulièrement réduit - et dans la salle de jeux du Point de rencontre, soit dans des lieux fréquentés par d'autres enfants et parents. Un acquittement apparaissait ainsi plus vraisemblable qu'une condamnation, de sorte que la décision du Ministère public de ne pas entrer en matière au motif d'une prévention pénale insuffisante était justifiée, nonobstant que l'on se trouvât en présence d'une infraction grave. La chambre cantonale a par ailleurs rejeté la requête d'assistance judiciaire.