Citation: 6B_915/2013 E. 4.2.5

4.2.5. Au surplus, le recourant ne discute pas plus avant la motivation cantonale sur le défaut de prise de conscience et d'amendement du recourant qui repose, entre autres considérations, sur le fait qu'il n'a accepté d'ouvrir un compte indemnité victime et a pris l'engagement de ne plus entrer en contact avec elle que dans la perspective d'obtenir des élargissements de régime. Il ne critique pas davantage les considérations de la CIC qui déduit de " différents traits préoccupants " qu'elle met en évidence (antécédents judiciaires, notamment en matière d'acte de violence, préméditation des actes commis, violences physiques qui ont accompagné l'agression sexuelle, absence d'empathie pour la victime, dénégation obstinée de sa culpabilité, caractère discordant des explications...) une " dangerosité élevée entraînant un risque de récidive manifeste " chez le recourant, étant précisé que la CIC n'a constaté aucune évolution du recourant depuis lors et n'a pas modifié ses conclusions. On ne voit pas en quoi le fait que le recourant, qui invoque un changement de circonstances personnelles suite à son divorce et à l'éloignement des différents membres de la famille, est de nature à modifier l'évaluation du pronostic sur sa dangerosité. La dangerosité qu'il présente n'est pas décrite comme étant circonscrite à une problématique familiale ou affective dont il suffirait de l'isoler. Elle est perçue comme étant la résultante de l'évaluation des traits de sa personnalité. Les éléments ainsi décrits sont autant de critères pertinents pour évaluer le pronostic.