Citation: 1C_525/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir passé sous silence des faits propres à démontrer sa bonne foi. Le 3 juillet 2014, il avait écrit au SAN afin de savoir si son permis de conduire français lui permettait de se déplacer sur territoire suisse. Cette lettre fait certes état d'un doute de la part du recourant sur les possibilités de conduire en Suisse. N'ayant toutefois reçu aucune réponse, il ne pouvait se prévaloir d'une assurance de l'autorité, dont les seules déclarations sont celles qui ont été faites peu avant son interpellation, soit qu'il lui était interdit de conduire tout véhicule en Suisse. Dans l'examen de la bonne foi du recourant, la lettre invoquée ne constituait dès lors pas un élément pertinent et il ne saurait être reproché à la cour cantonale d'en avoir fait abstraction. Pour le surplus, la question de la bonne foi du recourant relève elle aussi du droit (cf. consid. 4) et non des faits.