Citation: 1B_376/2014 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement les recours qui lui sont soumis. La décision litigieuse émane de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral et concerne une demande de récusation de deux procureurs fédéraux. Elle ne porte pas sur une mesure de contrainte au sens de l'art. 79 LTF (ATF 136 IV 92 consid. 2.1 p. 94; cf. art. 196 à 298 CPP), de sorte qu'elle n'est pas attaquable par un recours ordinaire auprès du Tribunal fédéral en vertu du texte clair de cette disposition. Le fait qu'elle aurait été rendue par des juges que le recourant considère comme prévenus à son égard ou en violation de son droit d'être entendu n'y change rien (cf. arrêt 1B_321/2014 du 1 er octobre 2014 consid. 3). Le Tribunal fédéral n'entre en matière sur de tels griefs que s'ils sont connexes à une mesure de contrainte susceptible d'un recours en matière pénale en vertu de l'art. 79 LTF, ce qui n'est pas le cas (cf. arrêt 1B_692/2012 du 21 décembre 2012 consid. 2). Le recourant invoque le fait nouveau que le Procureur fédéral Graziella de Falco Haldemann, dont il demande la suspension, aurait ordonné de nouvelles mesures de contrainte à son endroit, démontrant ainsi l'acharnement dont elle fait preuve envers lui. S'il estime ces mesures infondées, il pourra les contester par les voies de droit ouvertes, le cas échéant, à leur encontre. S'il considère qu'elles sont le signe d'une prévention de cette magistrate à son égard, c'est par le biais d'une demande de récusation qu'il devra agir. En tout état de cause, elles ne permettent pas à la Cour de céans de rendre un arrêt différent de celui rendu le 22 octobre 2014 et d'entrer en matière sur le nouveau recours formé par A.________ contre la décision de la Cour des plaintes du 15 octobre 2014. La décision litigieuse n'est pas non plus susceptible d'être contestée par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, qui n'est ouverte qu'à l'encontre des décisions des autorités cantonales de dernière instance (art. 113 LTF).