Citation: I 394/01 04.07.2002 E. 2

2.- Le recourant fait d'abord grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas pris en considération l'ensemble de ses atteintes à la santé pour évaluer sa capacité de travail résiduelle, mais uniquement ses difficultés respiratoires, et se réfère au taux d'incapacité de travail retenu par le docteur V.________ dans l'expertise du 14 avril 2000, ainsi que par le docteur P.________ dans ses rapports des 18 mars 1998 et 26 avril 1999. a) Dans l'expertise du 14 avril 2000, le docteur V.________ atteste d'une incapacité de travail de 50 %, principalement en raison des affections respiratoires de l'assuré, l'état anxio-dépressif modéré ainsi que le diabète sucré contribuant cependant à cette incapacité. L'expert n'explique toutefois pas à quels empêchements concrets l'assuré se trouve confronté et se borne à indiquer qu'il présente "différents problèmes médicaux qui, isolément, ne sont pas sévères", mais qui, additionnés, "représentent nettement une entrave à la santé". Si l'on peut admettre, au vu de cette brève motivation, l'existence d'une incapacité de travail partielle pour les travaux nécessitant un effort physique particulier, il ne saurait en aller de même pour les activités moins pénibles. A cet égard, le docteur V.________ indique dans son rapport complémentaire du 21 septembre 2000 que les examens des fonctions pulmonaires de l'assuré ont donné des résultats pratiquement dans la norme et que ses problèmes respiratoires n'entraînent, à eux seuls, aucune incapacité de travail. Cette conclusion permet d'exclure, sans qu'une nouvelle expertise soit nécessaire, une incapacité de travail significative dans une activité peu astreignante physiquement, même si l'on prend en considération l'influence secondaire de l'état anxio-dépressif et du diabète dont souffre l'assuré. b) Les rapports établis les 14 mars 1998 et 26 avril 1999 par le docteur P.________ ne permettent pas de s'écarter de cette analyse. Sommaires, ils se bornent à indiquer le diagnostic et le taux d'incapacité de travail retenus, ainsi qu'à décrire brièvement quelques symptômes constatés. Parmi ceux-ci, les plus gênants sont des troubles respiratoires (dyspnée) entraînant une fatigue accrue, voir des vertiges occasionnels, principalement lors d'efforts. Le docteur V.________ a toutefois souligné l'absence de gravité des atteintes respiratoires dont souffre l'assuré, ou du moins leur faible influence sur sa capacité de travail. A cet égard, les constatations dont ce praticien fait état dans son rapport du 21 septembre 2000 sont étayées par les résultats d'examens spécialisés auxquels il a procédé et revêtent une valeur probante supérieure à celles dont bénéficient les rapports du docteur P.________.