Citation: 2C_1125/2018 E. 6.2

6.2. S'agissant de la réintégration sociale dans le pays de provenance, l'art. 50 al. 2 LEtr exige qu'elle semble fortement compromise. La question n'est donc pas de savoir s'il est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (cf. arrêt 2C_301/2018 du 24 septembre 2018 consid. 5.1, ATF 138 II 229 consid. 3.1 p. 232 et les références). Le simple fait que l'étranger doit retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance, ne constitue pas une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 LEtr, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêt 2C_12/2018 du 28 novembre 2018 consid. 3.4). A cet égard, le recourant se borne à invoquer les troubles qui ont lieu au Togo substituant son appréciation de la situation civile et politique qui y prévaut à celle de l'instance précédente sans démontrer en quoi la situation locale, certes tendue à la veille des élections, aurait une influence sur l'exigibilité de son renvoi et sur sa situation personnelle concrète une fois sur place, alors qu'il a quitté ce pays non pas pour des raisons liées à sa sécurité mais pour se marier. En jugeant que le recourant ne remplissait pas les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral.