Citation: 8C_159/2015 E. A

B.________, née en 1976, a bénéficié de prestations de l'assurance-chômage. En février 2013, elle a été engagée par la société A.________ SA en qualité de "responsable développement marketing et communication" à compter du 5 mars suivant. Les parties au contrat de travail ont déposé une demande d'allocations de retour en emploi (ARE) auprès de l'Office cantonal de l'emploi de la République et canton de Genève (ci-après: l'OCE). Selon le formulaire de demande, signé par l'employeur, celui-ci "s'engage à conclure avec l'employée un contrat de travail à durée indéterminée [...]. A l'issue de la période d'essai, le contrat de travail ne peut être résilié pendant la période de l'ARE ou dans les 3 mois suivants que sur présentation de justes motifs au sens de l'art. 337 CO". Par décision du 11 mars 2013, l'OCE a accepté la demande et indiqué notamment que les allocations seraient versées pour une durée allant du 5 mars 2013 au 4 mars 2014. Par lettre du 7 novembre 2013, A.________ SA a résilié les rapports de travail la liant à B.________, avec effet au 4 mars 2014. En réponse à un courrier de l'OCE, la société a précisé par lettre du 30 avril 2014 que le licenciement était uniquement motivé par des raisons économiques et que l'échéance avait été fixée au 4 mars 2014 "afin de respecter le délai de l'ARE". Par décision du 17 juin 2014, confirmée sur opposition le 12 septembre suivant, l'OCE a demandé à l'employeur le remboursement de la totalité des allocations perçues, soit 45'000 fr. En résumé, il a considéré que l'employeur avait contrevenu à son obligation de ne pas licencier B.________ pendant la durée de la mesure et qu'aucun juste motif de licenciement n'avait été invoqué.