Citation: 6B_1079/2018 E. 1.4.1

1.4.1. La cour cantonale a exposé que le recourant était arrivé en Suisse en 2008 et y avait vécu sans titre de séjour valable, jusqu'à son mariage avec une Suissesse lui ayant permis d'obtenir une autorisation de séjour. Celui-ci avait été condamné à six reprises pour séjour illégal. Il avait entrepris une formation, accompli des stages, puis travaillé entre février et juin 2017, époque à laquelle il avait été arrêté. Les infractions commises étaient graves, compte tenu de l'importante quantité de cocaïne vendue. Les explications du recourant, selon lesquelles il ne parvenait pas à payer ses factures malgré le fruit de son travail, n'étaient pas convaincantes, puisque l'intéressé bénéficiait d'aides, sous forme notamment de prestations complémentaires famille. Le recourant était âgé de 41 ans et vivait en Suisse depuis une dizaine d'années. La durée de son séjour en Suisse n'était pas telle qu'elle justifiait de renoncer à son expulsion. Le recourant n'était pas bien intégré en Suisse d'un point de vue social et professionnel. Ses allégations, selon lesquelles il serait considéré comme un déserteur au Sénégal, ne reposaient que sur ses déclarations. Celles-ci paraissaient peu crédibles, compte tenu de l'âge de l'intéressé et de son affectation dans les A.________ sénégalais. Le recourant avait des cousins au Sénégal, auxquels il envoyait de l'argent, ainsi que des frères et son père en Italie et en France. Il souffrait depuis 2014 d'une hyperthyroïdie sur maladie de Basedow, avec suspicion d'orbitopathie basedowienne. Dans un certificat médical du 28 juin 2018, le Service médical de D.________ avait indiqué que l'intéressé avait besoin d'un suivi endocrinologique ainsi que de contrôles ophtalmologiques. Il était en outre relevé qu'une non accessibilité aux soins serait délétère pour sa santé. Selon la cour cantonale, si des soins étaient nécessaires, rien n'indiquait que ceux-ci ne soient pas disponibles hors de Suisse et en particulier au Sénégal. Une simple recherche sur Internet permettait ainsi de se rendre compte qu'à l'Hôpital universitaire de Dakar une prise en charge était possible. Il n'existait donc pas de motif médical impérieux justifiant le séjour du recourant en Suisse. Enfin, le recourant avait deux enfants en bas âge en Suisse, auxquels il était très attaché, puisqu'il leur versait notamment les faibles revenus qu'il réalisait en détention. Ces éléments ne contrebalançaient toutefois pas l'intérêt public à son expulsion du territoire suisse.