Citation: 9C_560/2023 E. 6.3.3

6.3.3. C'est également en vain que le recourant affirme qu'il présente un besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie. 6.3.3.1. Contrairement à ce qu'allègue d'abord le recourant, l'enquêtrice n'a pas "oublié de chiffrer en heures et minutes [son] besoin d'aide" pour faire face aux nécessités de la vie. Elle a indiqué que l'aide apportée n'atteignait pas deux heures par semaine, si bien qu'un besoin d'accompagnement au sens de l'art. 38 RAI ne pouvait pas être retenu (sur ce point, cf. ATF 133 V 450 consid. 6.2), comme l'a dûment exposé la juridiction cantonale. S'agissant de l'art. 38 al. 1 let. a RAI ("vivre de manière indépendante sans l'accompagnement d'une tierce personne"), on constate, à la suite des premiers juges, que l'enquêtrice a mentionné que l'assuré était capable de structurer son quotidien sans difficultés substantielles, en précisant également que dans la mesure où le recourant ne participait pas aux courses ni ne s'occupait de l'entretien du domicile, un besoin d'aide pour l'accomplissement de ces tâches ne pouvait pas entrer en ligne de compte. Par ailleurs, l'assuré était en mesure de participer à certaines tâches respectant ses limitations fonctionnelles, moyennant un encouragement. Quant à l'aide pour la gestion des tâches administratives (cf. art. 38 al. 1 let. a RAI), ainsi que pour entretenir et maintenir les contacts sociaux (cf. art. 38 al. 1 let. b RAI), elle a été examinée en tenant compte du fait que "[l]e temps d'aide est relatif à l'irrégularité de la survenue du besoin (pas tous les jours) ". En relation avec ces tâches, l'enquêtrice a également constaté des difficultés dues au fait que l'assuré ne maîtrise pas la langue française, si bien que le temps d'aide relatif à ces difficultés ne devait pas être pris en considération, car il était sans lien avec l'atteinte à la santé. L'instance précédente a déduit des constatations de l'enquêtrice que les seuls empêchements de l'assuré avaient trait aux déplacements à l'extérieur, qui étaient vraisemblablement gérés avec le soutien de son fils ou de son épouse. Or à ce propos, le recourant ne s'en prend pas à la considération de la juridiction cantonale selon laquelle ces empêchements ne permettaient pas de retenir qu'un accompagnement serait nécessaire régulièrement à hauteur d'au moins deux heures par semaine sur une période de trois mois. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas les constatations des premiers juges selon lesquelles il n'est pas exposé à un risque important de s'isoler durablement du monde extérieur (cf. art. 38 al. 1 let. c RAI), dès lors qu'il est entouré des membres de sa famille. 6.3.3.2. Quant à l'énumération des limitations fonctionnelles retenues par les experts de la PMU (intolérance à une structure hiérarchique ou à des contraintes socioprofessionnelles même minimales, incapacité à accomplir une activité spontanée ou à organiser et planifier des tâches, problèmes relationnels, positions de travail alternées, pas d'activité physiquement lourde, notamment) à laquelle l'assuré procède dans son écriture de recours, il ne saurait pas non plus en tirer argument en sa faveur. Outre que ces limitations fonctionnelles ont été retenues et décrites par les experts dans le contexte professionnel, comme l'a constaté la juridiction cantonale à la suite de l'enquêtrice, cette dernière en a tenu compte lors de son évaluation, en expliquant, pour chaque acte ordinaire de la vie, les motifs pour lesquels les limitations fonctionnelles décrites n'empêchaient pas l'assuré de réaliser l'acte de manière autonome, en se dotant au besoin de moyens auxiliaires pour pallier les douleurs physiques (cf. rapport d'enquête, ch. 1.3, 4.1 p. 2 et 4-7). L'enquêtrice les a également dûment prises en considération dans le cadre de l'évaluation du besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie, en expliquant aussi qu'un tel besoin ne pouvait pas être retenu, dès lors déjà que l'aide apportée n'atteignait pas deux heures par semaine (cf. rapport d'enquête, ch. 4.2 p. 7-10; consid. 6.3.3.1 supra). A cet égard, l'assuré ne peut en particulier pas être suivi lorsqu'il qualifie de "péremptoire", de "dénuée de toute consistance médicale" ou encore de "mauvaise foi" la constatation de l'enquêtrice selon laquelle il pourrait participer à la tenue du ménage, sur encouragement. Contrairement à ce qu'il affirme, cette constatation ne méconnaît pas gravement les limitations fonctionnelles retenues par les experts de la PMU, dès lors déjà qu'il a indiqué à ceux-ci qu'il n'effectuait aucune tâche ménagère avant d'être atteint dans sa santé, comme cela ressort de l'arrêt entrepris (cf. rapport d'expertise de médecine interne du 19 novembre 2019, p. 13). Dans ce contexte, on peine à comprendre ce que le recourant entend déduire en sa faveur de son "absence de collaboration" et de son "caractère violent" à l'égard de son épouse.