Citation: 9C_451/2007 22.04.2008 E. A.b

De retour en Suisse le 30 mai 1998 avec le statut de requérant d'asile - la demande sera rejetée et aboutira à une décision de renvoi -, l'assuré a été traité par le docteur U.________, de l'Hôpital X.________, pour des status après accident (fractures de la jambe, probables lésions séquellaires du rachis) et tuberculose, un état anxio-dépressif, ainsi que des troubles de l'adaptation avec réactions mixtes (rapport du 22 décembre 1998). L'instruction du dossier a été reprise par l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI). Outre le rapport d'examen final établi le 21 janvier 2000 par le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, l'administration a requis l'opinion des doctoresses O.________ et P.________, de l'Hôpital X.________. Ces dernières ont attesté un état de santé stationnaire lié à un status post-traumatique du coude gauche malgré une opération intervenue le 1er septembre 2000 (rapport du 21 décembre 2001). Se référant à l'avis du docteur C.________, service médical régional de l'AI (SMR), l'office AI a rejeté la demande de l'intéressé dans la mesure où aucune des pièces transmises ne permettait d'établir une modification de l'état de santé justifiant l'octroi de prestations (décision du 13 mai 2002). H.________ a déféré cette décision à la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'AVS/AI (ci-après: la commission). Il a conclu au maintien de la rente entière au-delà du 30 juin 1996 dès lors que son état de santé s'était péjoré et a produit l'avis des doctoresses L.________, de l'Hôpital X.________, et V.________, interniste, pour étayer son argumentation. La première a fait état de lombo-sciatalgies chroniques sans déficit moteur, de discopathies protrusives L4/5 et L5/S1, d'une arthrose post-traumatique sévère du coude gauche avec status post-excision d'une souris articulaire (2000), d'un état anxio-dépressif modéré et de troubles de l'adaptation, de status après enclouage centro-médullaire pour fracture du tibia et du fémur (1994), ablation du matériel d'ostéosynthèse (1998) et tuberculose pulmonaire traitée en 1998 (rapport du 8 août 2001). La seconde a repris et développé les diagnostics de sa consoeur signalant aussi un possible état de stress post-traumatique (rapport du 27 juin 2002). Le Tribunal cantonal genevois des assurances sociales, qui assumait désormais les tâches attribuées auparavant à la commission, a admis le recours et renvoyé la cause à l'administration pour complément d'instruction (jugement du 21 janvier 2004). A.c L'office AI a recueilli des informations auprès du docteur R.________, service de pneumologie de l'Hôpital X.________, qui a mentionné une tuberculose abacillaire sans répercussion sur la capacité de travail (rapport du 23 juillet 2004) et de la doctoresse V.________ qui, se fondant sur les examens pratiqués par plusieurs confrères, a repris les diagnostics posés précédemment et mentionné un status après embolie et infarctus pulmonaire (rapport du 28 août 2004). Il a ensuite confié la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire à l'un de ses Centres d'observation médicale (COMAI). Les docteurs D.________, interniste, I.________, rhumatologue, et T.________, psychiatre, ont conclu à une incapacité totale de travail dans le circuit économique normal ou de 50% en atelier protégé due à un syndrome de stress post-traumatique, des troubles de l'adaptation avec humeur anxio-dépressive, une arthrose post-traumatique du coude gauche et un status post-toilettage articulaire (2000), un status après accident du travail (1994) avec fracture de la jambe droite, contusion des tissus mous, compliquée d'une algodystrophie de Sudeck et d'une gonarthrose débutante, ainsi que des lombo-sciatalgies sur discopathies L4/5 et L5/S1 et des troubles statiques modérés du rachis (rapport du 10 juin 2005). Reprenant in extenso l'avis des docteurs N.________ et B.________, SMR (rapport du 27 septembre 2005), l'administration a rejeté la demande de l'assuré en écartant les conclusions des experts au motif que les diagnostics énumérés ne permettaient pas de retenir une péjoration de l'état de santé somatique ou psychique (décision du 28 octobre 2005). Seul ce dernier étant litigieux, elle a confirmé sa position (décision sur opposition du 16 février 2007) en se référant au rapport du docteur S.________, expert psychiatre mandaté au cours de la procédure d'opposition, qui n'a mis en évidence qu'une dysthymie pouvant théoriquement entraîner une incapacité maximale de 30% (rapport du 4 janvier 2007).