Citation: 8C_198/2024 E. 4

La cour cantonale a reconnu une pleine valeur probante à l'expertise du CEMed et fait siennes les conclusions des experts, sur lesquelles l'intimé s'était fondé pour rendre sa décision. Sur le plan psychiatrique - seul litigieux dans la présente procédure, comme dans la précédente -, les juges cantonaux ont considéré que la durée de l'examen et le caractère ponctuel de l'expertise ne remettaient pas en cause les conclusions de la docteure M.________, du fait que son rapport satisfaisait aux exigences jurisprudentielles en matière d'expertise médicale. Ce rapport était en outre rédigé sur un ton neutre et modéré, sans que la docteure M.________ n'apporte quelque opinion ou jugement de valeur, ce qui écartait ainsi le grief de prévention. La docteure M.________ avait retenu les diagnostics de personnalité histrionique (F60.4) et de majoration de symptômes pour raisons psychologiques (F68.0), excluant les diagnostics de trouble dépressif (F33.11) et d'état de stress post-traumatique (F43.1), ceci en tenant compte tant des antécédents personnels et médicaux de la recourante que des plaintes et de ses constatations lors de l'examen. Selon les premiers juges, le fait que les diagnostics étaient différents de ceux retenus par les précédents experts ne suffisait pas à en déduire qu'ils étaient incorrects, d'autant que la docteure M.________ s'était expliquée sur ces divergences (doute sur la compliance aux différents traitements, comportements de majoration et de théâtralisme, absence des critères d'un psycho-traumatisme aigu). Enfin, les premiers juges ont constaté que l'experte du CEMed avait apprécié la capacité de travail à l'aune des indicateurs pertinents, dans le sens d'une capacité de travail qui avait toujours été de 100 %, en dehors d'une brève période "autour de l'événement traumatique".