Citation: 6B_642/2018 E. 2.2

2.2. Par courrier du 28 août 2017, le Président de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a indiqué au recourant que cette instance était dépourvue de compétence en matière de rémunération fondée sur l'art. 83 CP. Cette appréciation n'a pas été contestée par le recourant et celui-ci ne la remet pas en cause devant le Tribunal fédéral. Par courrier du 22 septembre 2017, le recourant s'est adressé à l'OEP pour lui signaler qu'il n'était pas "satisfait" des réponses reçues de la Direction de la prison A.________, de la prison B.________ ou encore du SASPP concernant sa demande de rémunération à titre de l'art. 83 CP. Il a annoncé à l'OEP qu'il s'estimait fondé à s'adresser au SPEN "afin d'obtenir une réponse écrite sur ses droits", en précisant que s'il n'obtenait pas de "réponse claire" il se tournerait vers "le Tribunal fédéral afin que sa situation soit analysée", tout en demandant qu'il lui soit expliqué quelle était la "situation applicable" afin qu'il puisse "faire valoir ses droits". Par courrier du 22 septembre 2017 également, le recourant s'est plaint, auprès du SPEN, de l'absence de réponse, de la part des diverses autorités interpellées, lui permettant de "connaître ses droits afin de pouvoir prétendre à l'obtention de son pécule". Il lui a demandé de lui indiquer "pour quelle (s) raison (s) son pécule ne lui a-t-il pas été versé; pour quelle (s) période (s) de détention et en vertu de quelles bases légales". Le 6 octobre 2017, la cheffe du SPEN a répondu au recourant que la problématique soulevée "nécessit[ait] quelques recherches" et qu'une réponse plus complète lui parviendra[it] dans les meilleurs délais". Le recourant s'est encore adressé au SPEN, par courrier du 29 novembre 2017, en demandant à cette autorité de le renseigner sur les recherches effectuées concernant la "problématique" soulevée dans son envoi du 22 septembre précédent. Il n'apparaît pas, à la lecture de ces échanges, que le recourant - lequel a en définitive demandé des renseignements relatifs à sa situation juridique - aurait vainement requis l'OEP ou le SPEN de rendre une décision à bref délai le concernant. L'absence d'une telle démarche exclut d'emblée de pouvoir se plaindre avec succès d'un retard injustifié ( cf. ATF 126 V 244 consid. 2d p. 248; arrêt 1B_231/2018 du 4 juin 2018 consid. 3).