Citation: I 167/03 01.07.2003 E. 5

En l'espèce, la capacité de travail de l'intimé a fait l'objet d'une expertise médicale judiciaire (rapport du docteur D.________ du 20 décembre 2001). Ce rapport d'expertise a été rendu au terme d'une étude fouillée de l'ensemble du dossier médical, est fondé sur des examens cliniques complets, et contient des conclusions motivées, de sorte qu'il remplit les exigences citées ci-dessus pour qu'on puisse lui accorder pleine valeur probante. Contrairement à ce que voudrait l'office recourant, il n'existe pas de motifs sérieux justifiant de s'en écarter. En effet, il n'apparaît pas que le rapport d'expertise contienne des contradictions ou que des opinions émises par d'autres spécialistes soient de nature à mettre en doute les conclusions de l'expert. Cela n'est pas le cas de l'avis du docteur E.________ quand bien même celui-ci bénéficie d'une formation de spécialiste: non seulement ce médecin s'est prononcé sur la seule base du dossier et de manière plutôt succinte, mais il se contente d'émettre des doutes sur la fiabilité des plaintes de l'assuré, alors que docteur D.________ a, quant à lui, étayé et expliqué ses conclusions à la lumière de sa propre expérience médicale ainsi que de la littérature médicale spécialisée. On peut encore relever que les considérations de cet expert rejoignent les observations faites par les responsables du COPAI en cours de stage, selon lesquelles l'assuré est dans l'impossibilité de maintenir une position convenable pour travailler (rapport du 8 octobre 1998). Dans ces conditions, il n'est pas nécessaire de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour une instruction complémentaire sur le plan médical. Le recours se révèle mal fondé.