Citation: 1A.127/2005 01.06.2005 E. 1

La décision par laquelle l'OFJ accorde l'extradition (art. 55 al. 1 et 39 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale - EIMP, RS 351.1) peut faire l'objet d'un recours de droit administratif (art. 25 al. 1 EIMP). La personne extradée a qualité pour recourir au sens de l'art. 103 let. a OJ (art. 21 al. 3 EIMP). 1.1 L'extradition entre la France et la Suisse est régie par la Convention et ses deux protocoles additionnels (RS 0.353.11 et 0.353.12). Le droit interne, soit l'EIMP et son ordonnance d'exécution (OEIMP, RS 351.11), s'applique aux questions qui ne sont pas réglées par le droit conventionnel, et lorsqu'il permet la collaboration internationale à des conditions plus favorables (ATF 122 II 373 consid. 1a p. 375). 1.2 Saisi d'un recours contre une décision d'extradition, le Tribunal fédéral examine librement dans quelle mesure la coopération internationale doit être prêtée; il statue avec une cognition pleine sur les griefs soulevés sans être cependant tenu, comme le serait une autorité de surveillance, de vérifier d'office la conformité de la décision attaquée à l'ensemble des dispositions applicables en la matière (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 119 Ib 56 consid. 1d p. 59). En dépit de cette cognition étendue, le recours de droit administratif ne saurait être motivé par simple renvoi au mémoire présenté devant l'instance inférieure: lorsque, comme en l'espèce, l'autorité a pris position sur ces arguments, il appartient au recourant de critiquer, même sommairement, les motifs retenus, ce que le recourant ne prend pas la peine de faire. Dans ces circonstances, il convient de renvoyer, pour l'essentiel, aux motifs de la décision attaquée (art. 36a al. 3 OJ), lesquels ne prêtent d'ailleurs pas le flanc à la critique.