Citation: 5A_127/2025 E. 7.2.3

7.2.3. La recourante revient ensuite sur la position de la pédiatre E.________, reprochant à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu un changement de positionnement de ce médecin quant à un possible retour de son fils en Suède alors qu'elle n'aurait en réalité jamais pris position sur ce point. 7.2.3.1. Il ressort de la décision attaquée qu'initialement, la pédiatre ne s'est pas exprimée au sujet d'un éventuel retour de l'enfant en Suède. Selon le jugement querellé, la pédiatre a en effet simplement indiqué, après avoir vu l'enfant en consultation, que celui-ci présentait un trouble du comportement sévère et a conseillé une prise en charge médicale, sans se prononcer sur la possibilité pour le mineur de retourner en Suède auprès de son père (cf. supra let. A.i.a). La pièce 143bis à laquelle la recourante se réfère dans son recours est le rapport établi par le département femme-mère-enfant du CHUV à l'attention de la pédiatre (cf. supra let. A.i.a); contrairement à ce que la recourante laisse entendre, ce rapport ne se prononce aucunement sur l'éventuel retour de l'enfant en Suède, singulièrement sur son caractère "inenvisageable". Dans cette mesure, l'on ne peut ainsi admettre un "repositionnement" de la Dre E.________. Certes, les propos tenus en audience par la curatrice et tels que rapportés par le jugement entrepris laissent penser que, désormais, la pédiatre n'exclurait pas un retour de l'enfant en Suède. La recourante le conteste, mais en référence à des pièces irrecevables (cf. supra consid. 7.1). En réalité, la position de la pédiatre - qu'elle s'exprime ou non à propos du retour du mineur - peut rester indécise, son éventuel "repositionnement" constituant en effet un élément, parmi plusieurs, que la cour cantonale a pris en considération pour ordonner le retour de l'enfant en Suède, sans que l'on puisse affirmer qu'il aurait constitué l'élément décisif fondant le jugement querellé. Il est en revanche incontesté que les déclarations de ce médecin soulignent l'état préoccupant du mineur, également reconnu par l'ensemble des intervenants, élément qui a été pris en compte dans la décision entreprise (cf. infra consid. 7.2.4.3). 7.2.3.2. La recourante s'en prend également dans ce contexte au changement de position de la curatrice, qui, après avoir vu C.________, avait d'abord exclu son retour en Suède, pour finalement l'admettre à l'issue de l'audience tenue le 20 janvier 2025 devant la cour cantonale, ce sans avoir revu l'enfant et en se fondant sur le prétendu "repositionnement" de la pédiatre, lequel devait pourtant être écarté. Il est ici indiscutable qu'il est particulièrement difficile d'entrer en communication avec C.________. L'on ne saurait ainsi reprocher à la curatrice de ne l'avoir rencontré qu'à une occasion, ce d'autant plus qu'il est âgé de cinq ans seulement et dispose d'un degré de maturité insuffisant pour exprimer une opinion quant à la procédure de retour (art. 13 al. 2 CLaH80; ATF 133 III 146 consid. 2.3; arrêt 5A_482/2023 du 31 août 2023 consid. 4.1.1 et les références). L'on rappellera de surcroît que le curateur désigné pour représenter l'enfant dans le contexte d'une procédure de retour (art. 9 al. 3 LF-EEA) doit se démarquer par son aptitude à sauvegarder les intérêts de l'enfant en toute indépendance, sans dépendre des parents et se laisser influencer par ceux-ci, étant en effet fondamental qu'il puisse assurer une représentation judiciaire de l'enfant objective et expérimentée au regard des situations généralement très conflictuelles ayant conduit à un enlèvement (arrêt 5A_91/2023 du 6 avril 2023 consid. 6.2 et les références). Or aucun élément ne permet ici de retenir que la curatrice aurait manqué d'objectivité ou que ses conclusions finales ne reposeraient pas sur l'intérêt de l'enfant. Le seul fait qu'elle ait finalement modifié celles-ci dans un sens qui déplaît à la recourante est à cet égard insuffisant.