Citation: 5A_950/2016 E. 1

A.b. A.________, domicilié en Syrie, est un créancier colloqué de la faillie B.________ & Cie. Le 8 mai 2015, l'Office a écrit à Me H.________, avocate à Genève et précédent conseil de A.________, pour réclamer le règlement de l'émolument de prolongation s'élevant à 163 fr. 30 dans un délai au 22 mai 2015. Le 11 mai 2015, Me H.________ a répondu qu'elle n'était plus constituée pour la défense des intérêts de A.________, à qui elle remerciait l'Office d'adresser désormais toute correspondance directement en Syrie, tout en précisant qu'elle transmettait à l'intéressé une copie du courrier de l'Office afin qu'il y donne suite. Le 12 mai 2015, l'Office a adressé à A.________, en Syrie, en courrier recommandé, une lettre dont la teneur est notamment la suivante: " (...) Me H.________ nous a informés ne plus s'occuper de la défense de vos intérêts par courriers des 10 mars 2015 et 11 mai 2015. Dès lors nous vous invitons à nous faire parvenir le montant de CHF 163.30 dans un délai échéant le 1er juin 2015 sur notre compte no IBAN CH (...) auprès de la Banque cantonale vaudoise à Lausanne. Par ailleurs, nous vous conseillons de vous désigner un représentant professionnel en Suisse (agent d'affaires breveté ou avocat par exemple), faute de quoi les communications qui vous sont destinées ne vous seront pas envoyées. Elles resteront déposées au bureau de l'office tant que vous n'aurez pas élu un domicile de notification en Suisse (art. 232 LP). (...) " Le 28 mai 2015, A.________ a reçu de l'étude de Me H.________ un courriel dont le contenu n'a pas été produit, auquel il a répondu par un courriel du 24 juin 2015, indiquant que son frère avait transféré de son compte sur celui de Me H.________ un montant de 400 fr. et que l'avocate pouvait utiliser ces fonds pour payer les 160 fr. de " frais de justice " ( court fee) et régler son solde ( to settle your balance). Me H.________ a accusé réception de ces instructions le 25 juin 2015 et a viré le montant de 163 fr. 30 sur le compte de l'Office le 29 juin 2015. A.c. Par circulaire du 3 mai 2016, destinée notamment à A.________ et notifiée à l'Office, l'administration de la faillite de B.________ & Cie a indiqué avoir porté à l'inventaire, à la requête de divers créanciers, les nouveaux droits suivants: - inventaire n° 21: les droits que la société faillie possède contre C.________ en relation avec les versements effectués en faveur du compte détenu par celui-ci auprès de la Banque D._________ à V.________, Israël, à partir du compte ouvert auprès de E.________ SA, à savoir USD x'xxx'xxx, le 31 janvier 2007, et EUR xxx'xxx, le 27 avril 2007; - inventaire n° 22: les droits que la société faillie possède contre F.________ SA s'agissant d'une créance de CHF xxx'xxx.xx due au 31 décembre 2006 selon informations de la fiduciaire G.________ Sàrl. L'administration de la faillite a indiqué ne pas pouvoir engager de procédure elle-même, eu égard aux frais et à l'issue incertaine des procès éventuels, a proposé de renoncer à agir et d'offrir la cession des droits de la masse en vertu de l'art. 260 LP et a imparti aux créanciers un délai péremptoire au 24 mai 2016 pour se prononcer sur cette proposition et, le cas échéant, demander la cession des droits de la masse. Par lettre envoyée le même jour en courrier recommandé à son adresse en Syrie, l'Office a signalé à A.________ avoir du courrier déposé le concernant, relatif à la cession des nouveaux droits portés à l'inventaire. Il lui a par ailleurs conseillé de désigner un représentant professionnel en Suisse ou de communiquer à l'Office une adresse en Suisse faisant élection de domicile, faute de quoi les communications qui lui seraient destinées ne lui seraient pas envoyées et resteraient déposées au bureau de l'Office en application de l'art. 232 LP. Il n'est pas contesté que A.________ a reçu cette lettre le 25 mai 2016. Par lettre du 6 juin 2016, Me Julien Blanc a informé l'Office qu'il avait été consulté par A.________ et que ce dernier demandait notamment la cession des droits de la masse inventoriés sous nos 21 et 22. A.d. Par décision du 10 juin 2016, l'Office a rejeté la demande de cession des droits de la masse au motif qu'elle était tardive. A.e. Par acte du 23 juin 2016, A.________ a déposé une plainte contre la décision de l'Office, accompagnée d'une demande d'effet suspensif, auprès du Tribunal d'arrondissement de Lausanne. Il a conclu, principalement, à la cession des droits de la masse contre C.________ et F.________ SA inventoriés sous nos 21 et 22 dans le cadre de la faillite de B.________ & Cie, subsidiairement, à l'octroi d'un délai supplémentaire pour requérir la cession de ces droits. Il a produit, outre une procuration en faveur de son conseil, la décision attaquée, la lettre de l'Office à son adresse en Syrie du 3 mai 2016 et la lettre de son conseil à l'Office du 6 juin 2016. Le 24 juin 2016, la Présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne, en sa qualité d'autorité inférieure de surveillance (ci-après: la Présidente), a prononcé l'effet suspensif requis jusqu'à droit connu sur la plainte. L'Office a déposé des déterminations le 30 juin 2016, concluant au rejet de la plainte. Il a produit, outre les pièces déjà versées au dossier avec la plainte, la circulaire du 3 mai 2016 destinée notamment au plaignant et notifiée à l'Office ainsi que la lettre de Me H.________ du 11 mai 2015. A.f. La Présidente a tenu audience le 18 août 2016 en présence du conseil du plaignant et de deux représentants de l'Office. A cette occasion, le conseil du plaignant a conclu, subsidiairement, à la restitution du délai pour requérir la cession des droits de la masse inventoriés sous nos 21 et 22. L'Office a conclu au rejet de cette conclusion, pour tardiveté.