Citation: 1B_429/2012 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la cour cantonale a retenu qu'au moment des faits, le recourant se comportait comme un "gamin intenable" en se fondant sur les propos tenus par le recourant lui-même. Le Juge unique a également constaté que la situation à domicile était très conflictuelle, qu'il existait une problématique relationnelle majeure entre l'enfant et sa mère, et que cette dernière était épuisée face à l'attitude et au comportement de son fils adoptif, atteint de schizophrénie et insensible aux nombreuses et coûteuses démarches entreprises par sa mère en vue de remédier à ses troubles. Le recourant ne remet d'ailleurs pas ces constatations en cause puisque dans son mémoire de recours, il reconnaît avoir été un enfant difficile. Ce faisant, le recourant admet implicitement que sa manière d'agir pendant son enfance était propre à engendrer une réaction de sa mère en vue notamment de lui faire adopter un autre comportement, étant par ailleurs reconnu qu'il ne saurait être reproché à un enfant âgé de 12 ans de n'avoir pas su à l'époque modifier son attitude. S'agissant de la durée des enfermements, le Juge unique a constaté que même l'hypothèse la plus défavorable pour l'intimée - soit les chiffres indiqués à la police - ne permettait pas de retenir qu'elle aurait excédé de manière illicite ses prérogatives de mère en matière d'éducation, au regard du contexte difficile de l'époque. L'autorité précédente relève en outre que la version soutenue par le recourant n'a nullement été corroborée par d'autres témoignages ou constatations pendant l'instruction. Durant celle-ci, le Procureur a par ailleurs entendu trois des témoins requis. Un rapport écrit du médecin traitant du recourant répondant aux questions posées par sa propre mandataire, figure au dossier. Le recourant n'a formulé aucune autre réquisition de preuve, que ce soit avant la clôture de l'instruction alors qu'il avait été invité à le faire ou dans son recours à la Chambre pénale. En soutenant que les durées d'enfermement subies étaient disproportionnées et donc illicites, le recourant entend substituer sa propre appréciation des circonstances à celle de l'autorité précédente. Une telle argumentation, appellatoire, est irrecevable (cf. consid. 2.1). Au regard du contexte familial conflictuel, les seules déclarations du recourant - nécessairement contestées par sa mère - ne sauraient suffire pour démontrer qu'une condamnation de l'intimée aurait été plus vraisemblable que son acquittement. Cela étant, l'appréciation à laquelle la Chambre pénale a procédé en confirmant l'ordonnance de classement rendue par le Ministère public valaisan n'apparaît pas contraire au droit fédéral.