Citation: 1B_277/2020 E. B

Le 12 mars 2020, A.________ a formé une nouvelle demande de récusation contre le Procureur Elsig, tendant également à l'annulation et à la répétition de tous les actes de procédure auxquels ce magistrat avait participé. Il lui reprochait d'avoir ordonné, le 4 mars 2020, la jonction à la procédure MPC 2017 1612 d'une procédure relative à une plainte déposée pour injure, menaces et tentative de contrainte. L'auteur de cette plainte (ci-après la plaignante) était son ancienne secrétaire et avait ainsi eu connaissance des communications entre le prévenu et son avocat; les deux causes ne présentaient aucune connexité et les fors n'étaient pas les mêmes. Par ordonnance du 29 avril 2020, la Chambre pénale a rejeté la demande. Par ordonnance du même jour, le recours contre l'ordonnance de jonction avait été admis: en tant que secrétaire, la plaignante avait été amenée à traiter du courrier entre le prévenu et son avocat et pouvait connaître la stratégie de défense qui avait été adoptée, ainsi que certains faits qui ne figuraient pas au dossier. Le principe d'égalité des armes commandait de renoncer exceptionnellement à une jonction. Pour autant, la décision du Procureur ne constituait pas une erreur lourde ou une grave violation des devoirs du magistrat.