Citation: 2C_956/2022 E. 7.4

7.4. Le point de savoir si la recourante peut, comme elle le soutient, se prévaloir d'une violation du principe de la spécialité en faveur de tiers peut rester indécis, puisque le grief doit de toute manière être rejeté sur le fond. En effet, il ressort des constatations de fait des juges précédents, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF, supra consid. 2.2) que le courrier du 2 janvier 2020, par lequel l'autorité requérante évoque la possibilité d'utiliser les renseignements qu'elle recevrait dans des procédures fiscales dirigées contre des tiers, est antérieur à la précision apportée le 13 juillet 2020 par le Tribunal fédéral dans l'arrêt 2C_537/2019, publié dans l'ATF 147 II 13, quant à la portée personnelle du principe de la spécialité (cf. aussi sur ce point l'arrêt 2C_795/2022 du 15 mars 2024 consid. 7.4). En outre, dans sa décision finale du 27 avril 2021, l'Administration fédérale a, conformément à l'arrêt précité 2C_537/2019 du 13 juillet 2020 publié dans l'ATF 147 II 13, dûment rappelé à l'autorité requérante qu'elle ne pourrait utiliser les renseignements obtenus qu'en relation avec la personne concernée par la demande et pour les faits décrits dans celle-ci. Le courrier du 2 janvier 2020 ne saurait ainsi constituer un indice concret de violation du principe de la spécialité propre à entraîner un refus de l'assistance administrative (cf. aussi arrêt 2C_795/2022 du 15 mars 2024 consid. 7.4), à supposer que la recourante soit légitimée à faire valoir les intérêts de tiers.