Citation: U 454/06 11.04.2007 E. A

A.a Le 10 mars 1960, V.________, né en 1942, a été victime d'un accident professionnel ayant entraîné une distorsion de la colonne lombaire (sans lésion osseuse traumatique). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge. A l'issue du traitement médical, le 31 mars 1960, l'assuré a repris le travail à plein temps. A.b En juillet 1962, V.________ a annoncé une rechute de l'accident du 10 mars 1960. Par décision du 10 août 1962, la CNA a refusé d'allouer des prestations au titre de la rechute. Elle a considéré que les troubles douloureux n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident en question. Cette décision n'a pas été attaquée. A.c Le 17 juin 1980, le prénommé a subi un nouvel accident professionnel. Heurté par le chargement d'une grue, il a souffert d'une contusion cervicale. La CNA a pris le cas en charge et alloué des prestations jusqu'au 30 juillet 1985. Par décision du 20 octobre 1986, confirmée sur opposition le 15 avril 1987, la CNA a refusé l'octroi d'une rente d'invalidité ou d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Saisi d'un recours contre cette décision, le Tribunal des assurances du canton de Vaud l'a rejeté par jugement du 25 août 1988, lequel a été confirmé par le Tribunal fédéral des assurances (arrêt du 15 novembre 1989, cause U 17/89). A.d Le 7 juillet 1992, l'intéressé a annoncé une nouvelle rechute de l'accident du 17 juin 1980 dont la prise en charge a été refusée par la CNA (décision du 24 septembre 1992, confirmée par sur opposition le 15 décembre 1992). V.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, qui a admis partiellement le recours et réformé la décision attaquée en ce sens qu'un droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 15 % était reconnu au prénommé (jugement du 4 novembre 1993). Saisi d'un recours de la CNA, le Tribunal fédéral des assurances l'a admis, annulant le jugement cantonal (arrêt du 5 février 1997, U 93/96). A.e En automne 2004, V.________ a invité la CNA à assumer les suites de l'accident de 1960 en alléguant détenir des preuves des fractures des apophyses gauches. Par décision du 27 décembre 2004, confirmée sur opposition le 11 février 2005, la CNA a refusé d'entrer en matière, au motif que sa décision formelle du 10 août 1962, était entrée en force et qu'une demande de révision ne pouvait être examinée, sauf circonstances particulières non réalisées ici, au-delà d'un délai de 10 ans.