Citation: 8C_188/2023 E. 5.2

5.2. Il ressort des faits constatés par la juridiction cantonale que l'intimé avait correspondu avec son employeur avant et après la décision sur opposition du 12 mars 2021 au sujet de sa position au sein de la société. En effet, le 10 mars 2021, il avait écrit à son ancien employeur pour lui demander de rectifier son courrier du 15 octobre 2020 confirmant sa position de maçon auprès de la CNA. En date du 8 avril 2021, il avait réitéré auprès de son ancien employeur sa demande du 10 mars 2021. Bien qu'il estimait que sa position de chef d'équipe avait des conséquences sur son droit à une rente d'invalidité de l'assurance-accident et qu'il ait allégué ces faits devant la CNA en tentant de les étayer par divers moyens de preuve, l'intimé n'a cependant pas recouru contre la décision sur opposition du 12 mars 2021 devant la juridiction cantonale. Or rien n'indique qu'il aurait été empêché de le faire. Devant l'instance cantonale de recours, dans la mesure où la question du poste qu'il occupait au sein de la société était au coeur du litige, l'intimé aurait pu et dû défendre sa position de chef d'équipe en invoquant ses échanges de courriers avec son ancien employeur et en fournissant les moyens de preuve se trouvant déjà au dossier qu'il a produit ultérieurement devant le Tribunal de prud'hommes. Au besoin, après avoir recouru en temps utile contre la décision sur opposition du 12 mars 2021, il aurait pu demander au tribunal des assurances de suspendre la procédure jusqu'à ce que le Tribunal de prud'hommes ait rendu un jugement ou que les parties aient trouvé un accord. Pour des raisons inexplicables, il n'a non seulement pas recouru contre la décision sur opposition du 12 mars 2021 mais il a en outre attendu près de six mois après cette décision pour ouvrir action contre son ancien employeur devant le Tribunal de prud'hommes. L'intimé ne saurait cependant faire reposer sa demande de révision sur un élément qu'il aurait, à tout le moins, pu tenter d'invoquer dans le cadre de la procédure initiale. Il faut dès lors conclure à un manque de diligence de sa part puisque la découverte des éléments prétendument nouveaux sur lesquels il fonde sa demande de révision résulte de démarches qui auraient pu et dû être effectuées durant la procédure précédente. La voie de la révision ne constitue pas uniquement la continuation de la procédure précédente, mais bel et bien un moyen de droit extraordinaire et il appartient ainsi aux parties de contribuer en temps utile à l'établissement des faits litigieux conformément aux règles de procédure applicables (arrêt 8C_334/2013 déjà cité consid. 3.3 et les références).