Citation: 2P.320/2005 27.03.2006 E. 2

La recourante reproche à la Commission de recours de n'avoir pas donné suite à sa demande d'entendre à titre de témoins les professeurs A.________, B.________ et C.________ et d'avoir ainsi violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.). L'audition de ces personnes aurait permis de démontrer que l'intéressée n'était pas restée inactive durant l'année académique 2003-2004, puisqu'elle avait rendu des mémoires à deux des professeurs précités. 2.1 Tel qu'il est garanti par la Constitution fédérale, le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour l'intéressé de prendre connaissance du dossier, de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 127 III 576 consid. 2c p. 578 et la jurisprudence citée). La jurisprudence admet que le droit d'être entendu n'empêche pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les arrêts cités). 2.2 La Commission de recours a retenu que la recourante n'avait pas a été inscrite à l'ELCF durant l'année académique 2003-2004. Elle ne conteste toutefois pas le fait que la recourante a remis des travaux à certains professeurs durant l'année en cause et ce point n'a pas eu d'influence sur la décision contestée. Seuls ont été déterminants le dépassement du temps limite d'étude par l'intéressée et l'absence de circonstances exceptionnelles qui l'auraient empêchée de se présenter en temps utile aux examens. En l'espèce, l'audition des témoins, qui semblent au demeurant avoir été requise par l'intéressée après la clôture de la procédure probatoire, n'est manifestement pas pertinente. La recourante ne dit pas d'ailleurs en quoi elle le serait. Au regard de ce qui précède, le grief relatif à la violation du droit d'être entendu est mal fondé.