Citation: 2C_777/2022 E. 3.3.5

3.3.5. En l'espèce, s'agissant de la participation du recourant à la vie économique en Suisse, il convient de prendre en considération la situation durant la vie commune avec son épouse, voire jusqu'à l'échéance de la dernière autorisation de séjour délivrée au titre du regroupement familial (cf. supra consid. 3.3.4), soit en l'espèce au plus tard jusqu'en avril 2019 (art. 105 al. 2 LTF). A ce propos, il ressort de l'état de fait de l'arrêt attaqué que, malgré des différents emplois, le recourant a perçu pour sa famille et lui des prestations de l'aide sociale, de manière discontinue et en complément de ses revenus, insuffisants pour faire vivre sa famille, dès le mois de mai 2017. Au total, le recourant a perçu de l'aide sociale un montant non négligeable de 46'155.35 fr. entre le mois de mai 2017 et le mois d'avril 2019. Il a par ailleurs connu plusieurs périodes de chômage. A cela s'ajoute que, selon une lettre de l'Office des poursuites du district d'Aigle du 1er juillet 2020, il avait des poursuites pour un montant de 57'372 fr. 35, à cette date. Il ressort d'un extrait du registre des poursuites de ce même office établi le 11 avril 2022 que le recourant a fait l'objet de 19 poursuites et actes de défaut de biens entre juillet 2017 et avril 2019, pour un montant total, restant encore à payer, supérieur à 25'000 fr. (art. 105 al. 2 LTF). De nombreuses dettes concernaient des primes d'assurance-maladie et des dettes fiscales (art. 105 al. 2 LTF), soit des obligations légales incombant à toute personne vivant en Suisse. Force est ainsi de constater que la situation financière du recourant, qui touchait durant cette période l'aide sociale, doit être qualifiée d'obérée. En outre, bien que, selon l'arrêt attaqué, le recourant a acquis une certaine stabilité professionnelle depuis l'année 2021, il avait, en date du 11 avril 2022, des poursuites pour un montant total de 61'052 fr. 98 et des actes de défaut de biens à hauteur de 40'970 fr. On ne saurait dès lors retenir que l'intéressé s'est employé de manière constante et efficace à rembourser ses dettes, celles-ci ayant augmenté, même en tenant compte de son comportement au-delà de la période déterminante en l'espèce. Les éléments qui précèdent plaident ainsi fortement en défaveur d'une intégration réussie.