Citation: 4A_408/2010 07.10.2010 E. B

Par demande du 25 août 2006, X.________ a ouvert action devant les tribunaux vaudois contre Y.________ SA, concluant à ce que celle-ci soit condamnée à lui payer la somme de 48'807 fr. 70 avec intérêts. De nombreux témoignages ont été recueillis. A.________ ne s'est pas directement exprimé sur la question d'un état conflictuel dans l'entreprise. B.________, qui n'a rien remarqué de particulier, ne travaillait pas dans l'entreprise - selon l'arrêt attaqué - pendant la période pertinente. C.________ n'était qu'un tiers client. Deux employés, D.________ et E.________, ont déclaré que X.________ n'avait pas de problèmes relationnels. En revanche, deux autres témoins, F.________ et G.________ ont parlé d'une situation de tension entre X.________ et H.________. Tous les autres témoins, en des termes différents mais de manière convergente, ont relevé le caractère irritable de X.________ et admis qu'il nuisait au climat dans l'entreprise. Ainsi, I.________ a déclaré que l'ambiance s'était détendue suite à son départ. J.________ a dit que X.________ avait un tempérament intempestif, voire irritable, et qu'il était en conflit avec certains collègues. K.________ a déclaré que X.________ s'emportait facilement, créant ainsi un climat malsain au sein de la société. L.________ a souligné que X.________ manquait de courtoisie à l'égard des collaborateurs et des clients. M.________ a affirmé que, vers juillet 2005, le comportement de X.________ a changé à un tel point que lui-même a sérieusement songé à chercher un nouvel emploi. H.________ a déclaré que la situation s'était dégradée à partir du printemps de l'année 2003 et que X.________ avait commencé à lui envoyer des courriels agressifs; il a estimé que son caractère était incompatible avec un travail d'équipe. N.________, pour qui X.________ avait effectué un travail privé, a affirmé que celui-ci l'avait menacé de mort. Par jugement du 19 juin 2008, le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a condamné Y.________ SA à payer à X.________ la somme de 3'807 fr. 70 sous déduction des cotisations sociales et avec intérêts, pour un solde de vacances, rejetant la demande pour le surplus. Les premiers juges ont considéré que le caractère abusif du congé n'avait pas été démontré et que le demandeur ne pouvait prétendre à une indemnité de ce chef. Saisi d'un recours émanant de X.________, dans lequel celui-ci a repris ses conclusions de première instance, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, par arrêt du 16 avril 2010, a confirmé le jugement attaqué avec suite de frais. La cour cantonale a retenu que le congé avait pour motif le comportement de X.________ à l'égard des autres, et non pas des prétentions qu'il aurait formulées ou des pannes informatiques dont il serait responsable. Elle a estimé que l'employeur n'avait pas failli à son obligation d'apaiser les conflits, en relevant que X.________ ne se trouvait pas impliqué dans un conflit interpersonnel dans le cadre duquel il aurait éprouvé un besoin de protection; le problème résulte en réalité de sa tendance à s'emporter et avoir des écarts de langage, ayant notamment traité son directeur de "petit bonhomme".