Citation: U 393/04 08.02.2006 E. A

S.________, né en 1960, travaillait depuis le 23 janvier 1986 en qualité de monteur au service de l'entreprise T.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA). Le 27 juin 2001, il tomba d'un échafaudage d'une hauteur d'environ trois à quatre mètres et subit diverses fractures. Transporté au service des urgences de l'Hôpital X.________, il fut hospitalisé jusqu'au 2 juillet 2001. Il présenta une incapacité de travail totale jusqu'au 20 octobre 2001, date à laquelle une première reprise du travail à 50 % a été tentée sans succès. Du 12 décembre 2001 au 11 janvier 2002, le prénommé séjourna à la Clinique Y.________ de réadaptation de la CNA. Du point de vue orthopédique, il n'y avait aucun élément objectif susceptible d'empêcher la reprise progressive de l'activité de monteur en échafaudages (rapport du 12 février 2002 des docteurs L.________, et E.________. Une nouvelle reprise du travail à 50 % se solda par un échec. Le 13 mai 2002, les docteurs W.________ et M.________, respectivement médecin-chef et médecin-assistant du service de rhumatologie de l'Hôpital X.________, conclurent à l'absence d'atteinte sur le plan rhumatologique. Lors d'un examen (final) du 19 septembre 2002, le docteur B.________, médecin d'agence de la CNA, retint, à titre de séquelles de l'accident, un discret syndrome vertébral lombaire avec limitation fonctionnelle, sans trouble neurologique, ainsi qu'une limitation légère de l'épaule droite. En outre, l'assuré présentait plusieurs atteintes préexistantes, soit une arthrose cervicale, en particulier une uncarthrose bilatérale de C5 à C7, des troubles digestifs et des trouble de l'adaptation avec humeur dépressive (rapport du 23 septembre 2002). L'occupation de monteur sur les chantiers n'était plus exigible. En ce qui concerne les seules séquelles accidentelles, l'intéressé était apte à exercer, à un taux de 100 %, une activité adaptée, de type industriel, sur sol plat, avec sollicitation alternée des positions assise/debout, sans port de charges lourdes, avec un plan de travail situé entre la ceinture et les épaules (rapport du 3 octobre 2002). Par deux lettres du 29 janvier 2003, la CNA informa l'assuré qu'elle mettait fin au paiement de l'indemnité journalière avec effet au 28 février 2003 et que les conditions d'octroi d'une rente d'invalidité, à compter de cette date, seraient examinées. Dans un rapport du 7 février 2003, le docteur R.________, spécialiste en neurologie, constata l'absence d'anomalie sur le plan neurologique: il n'y avait pas de déficit neurologique objectivable aux membres inférieurs et un syndrome du tunnel carpien étant exclu. Une sucharge psychogène était envisageable. Par décision du 20 février 2003, la CNA alloua à S.________ une rente d'invalidité fondée sur un degré d'invalidité de 20 pour cent, avec effet au 1er mars 2003, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de même taux. L'opposition formée par l'intéressé fut levée par décision du 24 juin 2003.