Citation: 6B_198/2017 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante affirme avoir appris que l'intimé détenait le rapport du 8 mars 2007 à réception d'une ordonnance de classement rendue le 5 décembre 2014 dans le cadre d'une procédure pénale qui avait été introduite par une plainte de l'intimé contre les administrateurs et le conseil de la recourante pour tentative de contrainte. Quant aux autres documents litigieux, la recourante explique n'avoir pris connaissance de leur détention par l'intimé qu'en janvier 2015 à l'occasion d'une audition de ce dernier par la Chambre patrimoniale, au cours de laquelle celui-ci aurait déclaré - sans pour autant que cela n'ait été verbalisé par l'autorité - "détenir un dossier complet déposé en lieu sûr". Il ne suffit pas de substituer sa propre appréciation des faits pour démontrer qu'une décision serait empreinte d'arbitraire (cf. supra consid. 2.3). On relève à cet égard que la cour cantonale a estimé que la plainte de la recourante était tardive, dès lors que cette dernière avait elle-même relevé savoir depuis 2012 que l'intimé détenait le document litigieux. Elle se fondait sur le fait que, dans un courrier adressé à la recourante et daté du 11 septembre 2012, le conseil de B.________ avait fait référence au rapport litigieux du 8 mars 2007, dont "manifestement" - selon les termes utilisés par la recourante dans sa plainte (cf. plainte du 3 mars 2015, p. 3 ch. 14) - B.________ ne pouvait avoir connaissance "que par le biais de l'intimé", s'agissant d'un document "strictement interne" à la société. Quant aux autres documents litigieux, elle s'est référée au fait que la recourante avait elle-même indiqué que ces documents avaient été produits par l'intimé en août 2012 dans le cadre de la procédure provisionnelle qui les opposait alors devant la Chambre patrimoniale au sujet de prétentions découlant de la fin de leurs rapports de travail, de sorte qu'elle savait depuis cette date au moins que l'intimé les détenait (cf. courrier de Me Diserens du 10 juillet 2015, P. 7; copie du bordereau de pièces produit par l'intimé le 13 août 2012 devant la Chambre patrimoniale, P. 8). La recourante se bornant à contester, dans une démarche appellatoire, l'appréciation des faits par l'autorité précédente, ses développements sont irrecevables dans le recours en matière pénale.