Citation: 1B_78/2023 E. 3.2

3.2. Parmi les mesures d'instruction citées par la cour cantonale (et dont le recourant ne conteste pas la pertinence), certaines d'entre elles ne sont pas susceptibles d'être compromises par une remise en liberté du recourant. Tel est le cas de l'examen en tant que tel des données contenues dans le téléphone déjà saisi, en particulier la tentative d'accès aux photos. En revanche, les autres investigations (prospection à propos de pains de haschich, recherches de traces de chaussures, autres délits non identifiés) pourraient être perturbées en cas de libération du prévenu: celui-ci pourrait effacer des traces se trouvant encore sur les lieux de certains délits, déjà ou non encore répertoriés. Les photos de pains de haschich retrouvée dans son téléphone peuvent suggérer une implication dans un trafic de stupéfiants et le recourant pourrait aussi faire disparaître les preuves à ce sujet. Quant à ses comparses, qui n'ont pas encore été retrouvés et dont le recourant dit ne connaître que les surnoms, rien n'indique qu'il ne pourrait se mettre en contact avec eux en cas de mise en liberté, les avertir sur l'enquête en cours et tenter d'influencer ou d'accorder leurs déclarations, par exemple sur leurs rôles respectifs et d'éventuels délits qui n'auraient pas encore été découverts. A ce stade précoce de l'enquête, le risque de collusion est indéniable. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu d'examiner le risque de réitération également retenu par l'autorité inférieure.