Citation: 6B_1192/2023 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être aveuglément fiée au témoignage de l'intimée et estime que le simple fait que les deux instances cantonales sont parvenues à des conclusions différentes devrait suffire à établir l'existence d'un doute raisonnable s'agissant de sa culpabilité. En substance, le recourant invoque (1) que l'intimée n'est pas entièrement crédible non plus, (2) que des violences physiques et sexuelles sont deux choses complètement différentes et que le fait d'être potentiellement coupable de l'un ne rend pas automatiquement coupable de l'autre, (3) qu'une personne faisant une fausse déclaration peut se renseigner avant de déposer sur la manière de rendre ses accusations plus crédibles, que l'intimée a d'abord rédigé sa plainte avec l'aide d'une avocate, qu'elle n'avait donc qu'à donner toujours la même version et que n'importe quel avocat aurait rendu attentif son client au fait qu'il est important d'être constant dans ses déclarations et de donner un maximum de détails, (4) que l'intimée aurait pu se confier à ses collègues de travail ou à des amis, (5) qu'elle avait évoqué les violences sexuelles alors qu'elle avait vraisemblablement l'intention de déposer une plainte pénale et qu'elle était juridiquement conseillée à cet égard, comme le prouverait le rapport du CURML effectué 20 jours après les faits, (6) qu'"il est établi qu'[il] n'était pas attiré par son épouse et évitait au maximum le domicile familial en raison de sa présence [et qu'i]l serait tout de même surprenant qu'il ne rentre qu'une fois tous les deux mois uniquement pour violer une femme qu'il essayait de fuir la majeure partie du temps", (7) que, "même dans une ambiance familiale oppressante la plus rudimentaire des pudeurs pousserait toute personne raisonnable à ne pas vouloir être entendu [sic] lors de tels actes et encore moins par ses propres parents", (8) que, dans l'hypothèse d'un mensonge ou d'une vengeance, il n'est pas étonnant de multiplier les accusations afin d'augmenter les chances qu'une des deux charges au moins soit retenue et d'aggraver la situation du prévenu, (9) que les messages d'amour de l'intimée ne prouvent pas les viols et qu'"[o]n peut aussi être légèrement surpris par l'absence de message téléphonique reprochant au recourant d'avoir violé l['intimée] comme cela arrive fréquemment dans ce genre de cas", et (10) que son affirmation selon laquelle l'intimée "le sollicitait à outrance pour des rapports sexuels" était "compatibl[e] avec les faits de la cause relatif [sic] à une femme mariée dans la culture albanaise qui subissait une très importante pression pour procréer".