Citation: 6B_1198/2020 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant soutient également que les témoignages de N.________, connaissance de l'intimée et né en 1940, démontraient que les déclarations de celle-ci selon lesquelles cela faisait longtemps qu'elle avait arrêté de se prostituer n'étaient pas conformes à la vérité. Le témoin avait su dire lorsqu'il avait des doutes ou n'était pas sûr, de sorte que son témoignage était crédible. Il était arbitraire de l'écarter au motif qu'il était dépourvu de force probante. La cour cantonale a retenu que si N.________ avait certes laissé entendre qu'il obtenait toujours des faveurs sexuelles de la part de l'intimée, tout en lui donnant de l'argent, il ne fallait pas perdre de vue que ce témoin était sous curatelle de portée générale, ce qui impliquait que sa capacité de discernement était à tout le moins douteuse. L'inspecteur de police avait du reste expressément tenu à préciser que ce témoin avait eu beaucoup de difficulté à comprendre les questions qui lui étaient posées et à y répondre. Ce témoignage n'avait ainsi aucune valeur probante. Ici également, le recourant oppose, de manière appellatoire, son appréciation du moyen de preuve à celle de la cour cantonale. En se limitant à souligner que le témoin a su exprimer ses doutes lorsqu'il en avait, il ne démontre pas encore en quoi l'appréciation cantonale, fondée sur les indications fournies par l'inspecteur de police qui a recueilli les déclarations en question, serait arbitraire. Au demeurant, le témoin n'a pas fait état de rapport sexuels complets avec l'intimée ni même de sexe oral (seulement des caresses, des baisers et l'exhibition de ses fesses et sa poitrine) et qu'il a précisé qu'il ne la payait pas pour cela, même s'il lui donnait parfois un peu d'argent lorsqu'elle se plaignait d'en manquer " en aucun cas elle m'a demandé de l'argent en échange de faveurs sexuelles ", (procès-verbal d'audition du 22 août 2017, p. 4), de sorte que même à retenir ce témoignage comme probant, le comportement qu'il décrit demeure assez éloigné de celui que le recourant veut attribuer à l'intimée (cf. consid. 2.2 supra). Il est encore précisé que le recourant a déclaré, lors de l'audience d'appel, qu'il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle l'intimée lui avait proposé une fellation et qu'il ne savait pas non plus pourquoi elle le mettait en cause (jugement entrepris, p. 5). Partant, c'est en toute hypothèse sans arbitraire que la cour cantonale n'a pas considéré que ce témoignage portait atteinte à la crédibilité de l'intimée ou renforçait celle du recourant en ce qui concerne le déroulement des événements litigieux.