Citation: 5A_432/2024 E. 5.4

5.4. En lien avec l'appartement R.________, la recourante fait valoir que la Cour de justice aurait violé " la loi " et procédé à une appréciation arbitraire (art. 9 Cst.) en ne donnant pas suite à ses injonctions répétées tendant à la production par l'intimé de tous documents utiles à l'établissement du coût des travaux de rénovation sur les parties communes et exclusives de l'immeuble. Elle relève que les tableaux qu'il s'était contenté de produire étaient insuffisants et rédigés en allemand, langue qu'elle ne maîtrisait pas et qui n'était généralement pas admise devant les tribunaux genevois. Elle précise par ailleurs que le seul fait que la soeur de l'intimé ait indiqué qu'elle lui faisait confiance ne changeait rien au fait qu'elle était en droit de revendiquer tous les éclaircissements utiles quant aux travaux réalisés, le Tribunal ayant aussi refusé la mise en oeuvre d'une expertise. Concernant la traduction des documents requis, la Cour de justice a considéré que la réquisition de la recourante à ce propos contrevenait au principe de la bonne foi, étant donné qu'elle soutenait pour la première fois en appel qu'elle n'était pas en mesure de se déterminer sur les pièces produites en langue allemande et qu'elle concluait de manière toute générale à la traduction de l'ensemble des pièces produites en cette langue, sans indiquer quelles pièces, respectivement quels passages topiques de celles-ci, elle n'était pas en mesure de comprendre. Faute pour la recourante de contester cette motivation, sa considération à cet égard ne peut qu'être écartée. Pour le reste, la recourante se borne à soutenir que les documents fournis par l'intimé seraient insuffisants. Or elle n'en expose pas les raisons. Elle ne démontre donc pas que l'appréciation anticipée des preuves de la Cour de justice, qui s'est considérée suffisamment renseignée sur la base des pièces produites, seraient entachées d'arbitraire.