Citation: 6B_235/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que les arguments invoqués par le recourant afin de contester sa condamnation par le tribunal de première instance n'étaient à première vue pas dénués de pertinence. Ainsi, on ne voyait pas pourquoi l'intéressé s'était rendu chez son amie pour y créer un blog hébergé par un site américain et comportant des expressions en anglais, afin d'alimenter un litige circonscrit au canton de Vaud ou à la Suisse. Certaines fautes dans le texte paraissaient typées, ainsi les expressions "xxx", "violation de charte de déontologie" ou "violation de Code penal suisse". B.________ avait quant à elle des liens avec les Etats-Unis d'Amérique, d'où elle venait et où elle était retournée après les faits. Elle est anglophone, contrairement au recourant. Si ce dernier avait voulu brouiller les pistes, il aurait pu se rendre dans un endroit public pourvu d'une connexion WiFi gratuite. Par ailleurs, on peinait à comprendre pourquoi le recourant avait cru utile de diffamer publiquement l'intimée alors que ses démarches auprès des associations professionnelles n'avaient pas été dénuées de succès. Enfin, la relation sentimentale qui existait alors entre le recourant et B.________ pouvait expliquer pourquoi cette dernière aurait voulu soutenir l'intéressé et lui faire justice en s'en prenant à l'intimée. Toutefois, l'autorité précédente a estimé qu'un examen plus attentif du dossier permettait de conclure à la culpabilité du recourant. Ce dernier s'était contredit à de nombreuses reprises tout au long de la procédure. Ainsi, lors des débats de première instance, il avait déclaré que B.________ aurait voulu créer un blog et qu'il lui aurait expliqué que cela n'était pas permis en Suisse. Selon lui, la prénommée lui aurait alors expliqué qu'elle était américaine et que ce n'était pas un problème. Le recourant était ainsi au fait de ces questions. En outre, cette déclaration entrait en contradiction avec la précédente affirmation de l'intéressé, selon laquelle son amie ne l'avait pas prévenu qu'elle allait agir de la sorte. Le recourant avait affirmé s'en être aperçu par la suite, mais ne prétendait pas pour autant avoir réagi. De surcroît, il avait prétendu que B.________ le harcelait car elle était toujours amoureuse de lui et que tous deux ne s'étaient pas quittés en bons termes. Partant, on comprenait mal pourquoi le recourant avait pu conserver dans son répertoire le numéro de la prénommée, ou pourquoi il avait retiré une plainte concernant des lettres anonymes qui lui avaient selon lui gâché la vie, après avoir appris que celle-ci en aurait été l'expéditrice. Par ailleurs, il était étonnant que le recourant, s'il avait recueilli des aveux authentiques en novembre 2013, ne l'ait pas dit immédiatement, quitte à en produire la preuve ultérieurement si le tri des messages concerné se fût avéré difficile. Enfin, même si les aveux en question étaient authentiques, cela n'excluait pas la participation du recourant. Il ne faisait aucun doute que celui-ci avait pris part à l'élaboration de l'article litigieux - le blog contenant notamment des fautes et des expressions purement francophones -, ne serait-ce qu'en fournissant à B.________ les éléments permettant de le rédiger, de sorte qu'il devait à tout le moins être considéré comme co-auteur.