Citation: U 59/03 23.01.2004 E. 3

Se référant à la jurisprudence en matière de lésions du rachis cervical par accident de type «coup du lapin» et qualifiant l'accident en cause de peu de gravité, la juridiction cantonale de recours a, en substance, nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident assuré et les atteintes à la santé subies par l'assuré au-delà du 30 septembre 2001 et constaté que la responsabilité de l'intimée n'était pas engagée au-delà de cette date. Le recourant reproche tout d'abord aux premiers juges d'avoir examiné la question de l'existence du lien de causalité adéquate en appliquant la jurisprudence relatif aux troubles du développement psychique consécutifs à un accident et non selon les principes dégagés en matière de lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des séquelles d'un accident de type «coup du lapin» (ATF 117 V 367). Selon lui, dès lors qu'il est établi, au vu des rapports médicaux au dossier qu'il ne souffrait pas d'un problème psychique préexistant et n'avait pas d'antécédent psychiatrique, il convient d'analyser le rapport de causalité selon les critères posés par l'ATF 117 V 367. Par ailleurs, il allègue que l'accident du 10 novembre 2000 doit être qualifié pour le moins de moyennement grave. Enfin, il fait valoir qu'il ressort du rapport du docteur H.________ du 8 juillet 2002 que l'affection psychique dont il est atteint serait directement liée à l'accident du 10 mars 2000, de sorte que le lien de causalité entre celle-ci et cet événement doit être admis.