Citation: 1C_104/2021 E. A

A.________, ressortissant français né en 1977, s'est marié en France le 4 juillet 2008 avec B.________, ressortissante suisse née en 1978. Le 3 juillet 2014, il a introduit une requête de naturalisation facilitée, certifiant qu'il vivait (alors en France) à la même adresse que son épouse sous la forme d'une communauté conjugale effective et stable et qu'il n'avait aucune intention de se séparer ou de divorcer. Cette déclaration a été renouvelée le 10 avril 2015. Par décision du 8 juin 2015, il a été mis au bénéfice d'une naturalisation facilitée. Par courrier du 10 avril 2017, l'épouse de l'intéressé a porté à la connaissance du Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après : le SEM) que son mari avait définitivement quitté le domicile conjugal (alors en Valais) au mois de décembre 2015 avec l'intention de divorcer. Cet envoi comprenait trois attestations de tiers portant sur la réalité du départ de l'intéressé du domicile conjugal au mois de décembre 2015. Le 21 avril 2017, A.________ a introduit en Valais une demande unilatérale de divorce.