Citation: 1C_870/2013 E. 1

Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. En effet, l'ex-épouse a bien expliqué que lors de la signature de la déclaration commune elle espérait que les problèmes allaient se résoudre. Cet affirmation témoigne que l'union conjugale entre les ex-époux ne présentait pas la stabilité requise au moment déterminant. Le recourant l'a d'ailleurs lui-même confirmé dans sa réplique du 23 avril 2013 où il admet avoir eu des disputes avec son ex-épouse même si, à ses yeux, celles-ci n'auraient pas entravé la vie ordinaire du couple. Au demeurant, le fait qu'il n'y ait pas eu "de violences physiques et intensives" durant la vie commune ne peut être considéré comme un gage d'une vie conjugale harmonieuse et tournée vers l'avenir. En réalité, la signature de la déclaration commune n'a pas permis d'améliorer une union déjà chancelante. Il apparaît par conséquent que la présomption de fait selon laquelle l'intéressé a fait une déclaration mensongère peut effectivement se fonder sur un enchaînement relativement rapide des événements (cf. arrêt 1C_172/2012 du 11 mai 2012 consid. 2.3). Conformément à la jurisprudence précitée, il convient donc de déterminer si l'intéressé est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.