Citation: 6B_1269/2017 E. 8.3

8.3. L'appréciation de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Il ressort du jugement attaqué que le recourant ne s'est pas seulement abstenu de répondre à une convocation de l'autorité, mais qu'il a délibérément décidé, après la première audience tenue par le tribunal de première instance, de se tenir à l'écart de la procédure en restant à l'étranger. Sa situation est ainsi semblable à celle d'un prévenu qui aurait pris la fuite ou se cacherait, dès lors qu'il demeure hors de portée des autorités pénales. L'intéressé ne s'est pas présenté lors de la reprise des débats de première instance, le 21 septembre 2016, alors même que la direction de la procédure avait refusé de reporter cette audience. Il ne s'est pas davantage présenté durant les audiences d'appel, sans prétendre en avoir été empêché. La cour cantonale pouvait ainsi retenir que celui-ci s'était soustrait à la procédure pénale de manière répétée. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'autorité précédente ne devait pas se borner à examiner si la dévolution des sûretés était justifiée au terme de la procédure de première instance mais, en vertu du pouvoir dévolutif de l'appel, pouvait tenir compte de l'absence de l'intéressé lors de ses propres débats. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en prononçant la dévolution des sûretés selon la répartition opérée par le tribunal de première instance. Le grief doit être rejeté.