Citation: 2C_506/2023 E. 5.2.1

5.2.1. Elle s'en prend à la règle de l'art que la Cour de justice aurait retenue, voulant que, lors de la prise en charge de l'animal dans un cabinet, celui-ci ne soit pas séparé de son propriétaire car cela le mettrait en état de stress. Elle produit une pièce nouvelle à ce sujet émanant de la Société des vétérinaires suisses en lien avec la séparation d'un animal d'avec son maître. Les juges précédents ont estimé qu'il n'était pas nécessaire de donner suite à la demande d'expertise destinée à déterminer s'il existe une règle de l'art selon laquelle, durant une consultation, l'animal ne doit pas être séparé de son maître. Ils ont en effet considéré que in casu, indépendamment de toute pratique générale en la matière, compte tenu de l'état de stress du cochon d'Inde, l'avoir séparé de ses maîtres "n'était pas souhaitable", puisque cela augmentait encore le stress. Or, la recourante ne démontre pas en quoi ceux-ci auraient versé dans l'arbitraire à cet égard, se contentant d'affirmer que l'animal peut être séparé de son maître, selon les circonstances. De plus, au regard du nombre de manquements retenus à l'encontre de la vétérinaire, il lui appartenait d'établir l'influence que la correction de ce seul élément pourrait avoir sur le sort du litige, ce à quoi elle ne procède pas. Par conséquent, il n'y a pas lieu de prendre en considération la pièce nouvelle produite en annexe au recours (cf. supra consid. 2.2). Il découle également de ce qui précède que le grief portant sur la violation du droit d'être entendu (cf. art. 29 al. Cst.; ATF 145 I 73 consid. 7.2.2.1) de la recourante, dans la mesure où la Cour de justice a refusé d'ordonner une expertise portant sur une règle de l'art tendant à ne pas séparer l'animal de son maître durant une visite chez le vétérinaire, est rejeté.