Citation: 9C_577/2021 E. 5.2

5.2. Cette argumentation est mal fondée. En exposant les raisons pour lesquelles il était convaincu par les rapports des doctoresses K.________ et J.________, en faisant siennes leurs conclusions et finalement, en rejetant les conclusions de l'assuré portant, principalement, sur l'octroi d'une rente et, subsidiairement, sur le renvoi de la cause à l'office intimé pour qu'il complète l'instruction, le tribunal cantonal a de manière implicite considéré que l'instruction de la cause était suffisante pour nier le droit à une rente. Ce faisant, il a procédé à une appréciation anticipée des preuves dénuée d'arbitraire qui n'occasionne pas une violation du devoir d'administrer les preuves nécessaires ou du droit d'être entendu (à ce propos, cf. p. ex. arrêt 9C_777/2020 du 21 septembre 2021 consid. 5.2.1) et n'a dès lors pas refusé indûment de donner suite à une offre de preuve pertinente du recourant (cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; voir aussi arrêt 8C_159/2018 du 17 décembre 2018 consid. 3.2). Ayant également expliqué de manière circonstanciée pourquoi il jugeait les rapports du médecin du SMR et de l'experte probants et convaincants, il n'a pas plus contrevenu à son devoir de motiver son arrêt (cf. ATF 143 III 65 consid. 5.2; voir aussi arrêt 8C_658/2021 du 15 mars 2022 consid. 3.2). Dès lors, on ne saurait lui reprocher d'avoir violé le droit d'être entendu de l'assuré. L'argumentation développée par le recourant n'établit par ailleurs pas une appréciation arbitraire des preuves. Faire valoir que les premiers juges se seraient limités à s'approprier les conclusions des doctoresses K.________ et J.________, sans autre forme de réflexion, n'est d'abord qu'une simple allégation non motivée. Cette allégation ne suffit d'une part pas pour démontrer que le procédé critiqué serait arbitraire, en soi, dans la mesure où le rôle d'un juge consiste justement à apprécier les preuves mises à sa disposition et à expliquer d'une manière suffisamment précise pourquoi il est convaincu par certaines conclusions plutôt que par d'autres. Il n'est par conséquent pas étonnant que ses réflexions l'amènent à faire siennes les conclusions d'un médecin particulier. Ladite allégation ne correspond d'autre part pas à la réalité puisque la juridiction cantonale a exposé, sur plus de 5 pages, les réflexions qui l'ont amenée à considérer les avis des deux médecins mentionnés comme étant probants et convaincants. Bien qu'il fasse grief au tribunal cantonal de s'être référé aux rapports du médecin du SMR et de l'experte, le recourant ne critique ensuite que les conclusions de cette dernière au motif qu'elles seraient empreintes de partialité parce qu'elles reposeraient avant tout sur une impression d'exagération et de simulation des symptômes. Il s'agit là à nouveau d'une interprétation personnelle ne reposant sur aucun fondement. On relèvera à ce sujet qu'au contraire de ce que prétend ou semble prétendre l'assuré, la doctoresse J.________ ne nie pas les affections retenues par les autres médecins mais les confirme tout en se distançant de certaines appréciations quant à leur influence sur la capacité de travail. On relèvera en outre que son rapport ne se fonde pas sur l'impression d'exagération ou de simulation évoquée, mais sur l'étude détaillée du dossier constitué par l'office intimé, les déclarations ainsi que le comportement du recourant au cours de l'expertise, les constatations effectuées durant et après l'examen clinique et une appréciation de tous ces éléments. On ajoutera que l'analyse du comportement d'un expertisé en relation avec ses plaintes et les résultats des examens cliniques est une analyse reposant sur des éléments objectifs qui doivent permettre à l'expert de déterminer si le premier amplifie, voire simule, ses troubles ou si les éléments objectifs corroborent les éléments subjectifs. Le fait que de nombreux médecins ont objectivé divers problèmes d'ordre rhumatologique, qui sont d'ailleurs les mêmes que ceux mis en évidence par la doctoresse J.________, ne suffit enfin pas à démontrer que l'appréciation détaillée des premiers juges serait arbitraire dès lors que ceux-ci se sont justement attachés à expliquer pourquoi ils trouvaient plus pertinentes les conclusions de l'experte sur les répercussions sur la capacité de travail des troubles diagnostiqués que celles de ces autres médecins.