Citation: 4A_456/2013 E. 5.3

5.3. Quant aux arguments juridiques avancés à l'appui du recours (ch. 3.6 à 3.8), ils appellent les quelques remarques faites ci-après. La recourante cite l'extrait suivant de l'arrêt rendu le 25 juin 2013 par la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral dans la cause 4C_1/2013 (consid. 4.4.2, 2e §) : "Quoi qu'il en soit, l'intérêt public prépondérant invoqué par l'intimé consisterait à éviter que le locataire soit irrémédiablement déchu de ses droits pour ne pas avoir comparu en personne à l'audience de conciliation. Or, le locataire empêché de comparaître pour un juste motif tel que la maladie, l'âge ou l'éloignement peut se faire représenter et ainsi échapper aux conséquences du défaut. En outre, celui qui a fait défaut sans avoir été préalablement dispensé peut obtenir la restitution s'il rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère; le locataire défaillant peut donc être relevé du défaut même s'il a fait preuve d'une certaine négligence." (passage souligné par la recourante) Rapportant ces principes au cas concret, la recourante soutient n'avoir manifestement commis qu'une faute légère en ne retirant pas le pli recommandé contenant la convocation à l'audience de conciliation et, par la force des choses, en ne se présentant pas à cette audience dans l'ignorance totale de sa tenue. C'est la raison pour laquelle l'arrêt attaqué devrait être annulé selon elle. En argumentant ainsi, la recourante, derechef, ne critique pas la motivation qui a guidé les juges cantonaux, ce qui rend son moyen irrecevable. L'extrait de l'arrêt fédéral cité (et souligné) par elle a trait à la possibilité pour le locataire défaillant de se relever du défaut conformément à l'art. 148 CPC (cf. le consid. 4.3, 6e §, dudit arrêt). Or, l'arrêt attaqué n'est pas une décision que la Commission de conciliation aurait prise, sur requête de la locataire, en application de cette disposition, mais une décision sur recours de la locataire contre la décision de la Commission de conciliation de rayer la cause du rôle conformément à l'art. 206 al. 1 CPC. Du reste, la cour cantonale s'est bornée, pour l'essentiel, à vérifier si la locataire avait été valablement citée à l'audience de conciliation (cf. consid. 3 de l'arrêt du 17 juillet 2013), sans se demander s'il y avait matière en l'espèce à faire application de l'art. 148 CPC et à citer les parties à une nouvelle audience de conciliation. Par identité de motif, le même sort doit être réservé au moyen, guère compréhensible au demeurant, voulant que la cour cantonale ait rendu un "jugement disproportionné et violant les règles de la bonne foi". Enfin, dans la mesure où, comme on l'a indiqué plus haut (cf. consid. 4.2, 3e §), la recourante n'a pas attaqué de manière recevable le rejet par la cour cantonale de sa demande tendant à l'octroi d'un délai supplémentaire pour lui permettre de compléter son recours, l'intéressée ne saurait se plaindre, faute d'un intérêt digne de protection, ainsi qu'elle le fait pourtant, de ce que la Chambre des baux et loyers n'aurait prétendument pas statué sur sa requête visant à la désignation d'un avocat d'office qui eût pu l'aider à procéder à ce complètement. Il faut rappeler, de surcroît, qu'elle n'a pas eu à payer de frais ni à verser de dépens pour la procédure cantonale. Au demeurant, du point de vue formel, le rejet de sa requête ad hoc est inclus dans le chef du dispositif déboutant les parties de toutes autres conclusions.