Citation: 5A_616/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, en affirmant tout au long de son recours que l'occasion aurait dû lui être donnée de corriger son décompte, le recourant reconnaît lui-même que celui-ci était incomplet et entaché d'erreurs. Il ne conteste pas la constatation de l'autorité supérieure de surveillance selon laquelle le simple time sheet qu'il avait déposé ne répondait pas aux réquisits en la matière. Par ailleurs, l'autorité supérieure de surveillance s'est précisément appliquée à examiner les pièces fournies par le recourant et en a retenu des excès quant au temps attribué à l'exécution de différentes opérations et des manquements quant à la description des opérations effectuées, de sorte qu'il n'était même pas possible de classer certaines d'entre elles dans des catégories usuelles en la matière. Elle s'est aussi attelée à examiner les connaissances nécessaires pour accomplir les différentes activités compte tenu de la complexité de l'affaire. Au vu de ces éléments, c'est manifestement sans abuser de son pouvoir d'appréciation que, devant l'insuffisance des pièces fournies sur les opérations effectuées, notamment quant au contenu de celles-ci et à la personne qui les avait accomplies, ainsi que du temps excessif consacré à bon nombre de celles qui étaient répertoriées, que l'autorité supérieure de surveillance a procédé à une réduction forfaitaire, à raison de la moitié du montant réclamé par le recourant sur la base d'un tarif de 280 fr., au motif principal qu'une part quasi prépondérante des opérations avait relevé d'une activité purement administrative et une partie importante du travail typique de liquidation. Il suit de là que les griefs de violation des art. 47 OELP et 84 OAOF sont rejetés.