Citation: 6B_101/2021 E. 3.4.8

3.4.8. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir mis en cause sa capacité d'introspection et d'avoir retenu sa mauvaise collaboration au cours de la procédure. Or, la cour cantonale n'aurait pas pris en compte le fait que le recourant avait exprimé des regrets et qu'il était sorti de la délinquance depuis sa libération le 13 juin 2016, aucune nouvelle procédure pénale n'étant ouverte contre lui depuis lors. En outre, la cour cantonale ne pouvait prendre en compte sa mauvaise collaboration, sauf à violer le principe du " nemo tenetur ", dans la mesure où le recourant avait le droit de refuser de déposer et de collaborer. L'exercice d'un droit constitutionnel ne pouvait être retenu contre lui pour relativiser sa volonté de s'amender. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale s'est prononcée sur les regrets exprimés par le recourant au cours de la procédure, mais les a relativisés dans la mesure où ceux-ci ne portaient que sur le fait d'avoir consommé de la drogue et d'avoir connu les personnes l'accusant (cf. arrêt entrepris, consid. 4.9 p. 9). Le fait que son casier judiciaire soit vierge a lui aussi été pris en compte (cf. arrêt entrepris, consid. 4.8 p. 9). Toutefois, il s'agit là du comportement que l'on est en droit d'attendre de tout un chacun, de sorte que c'est à bon droit que la cour cantonale a qualifié cet élément de neutre. Enfin, si le recourant est en droit de ne pas s'auto-incriminer (" nemo tenetur se ipsum accusare "), ce que la cour cantonale a d'ailleurs relevé, il n'est pas critiquable de tenir compte de son comportement au cours de la procédure, s'agissant d'un facteur pertinent dans le cadre de la fixation de la peine (cf. supra consid. 3.1).