Citation: 4A_152/2024 E. 6.3

6.3. Dans la seconde branche du moyen considéré, la recourante reproche au Tribunal arbitral d'avoir conduit la procédure de manière contraire aux règles de la bonne foi. Elle formule toutefois, en substance, les mêmes critiques que celles formulées précédemment sous l'angle de la prétendue violation de son droit d'être entendue. Elle se plaint en effet, essentiellement, de ce que le Tribunal arbitral l'aurait indûment empêchée de produire, après l'audience tenue le 26 septembre 2023, des moyens de preuve visant à établir qu'elle avait remis à l'intimée les Documents pour Q3 2022 à Q3 2023. Elle fait en outre grief aux arbitres d'avoir omis de tenir compte de la procédure pénale ouverte en Suisse à l'encontre de la partie intéressée et de ne pas lui avoir indiqué les prétentions qu'ils estimaient en état d'être tranchées. Pareilles critiques sont vouées au même sort que celles qui ont déjà été écartées lors de l'examen des violations alléguées de l'art. 190 al. 2 let. LDIP. En tout état de cause, la Cour de céans estime que les éléments pointés du doigt par la recourante ne sauraient de toute façon suffire à atteindre le degré requis pour conclure à une contrariété à l'ordre public au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP.