Citation: 8C_139/2018 E. 5.2

5.2. Dans sa décision initiale d'octroi de rente du 10 janvier 2003, Generali a fixé le taux d'invalidité de l'assurée à 100 % en se fondant, quoi qu'en dise la recourante, sur les seules conclusions du docteur C.________ (cf. rapport d'expertise du 13 novembre 2000 et rapport complémentaire du 22 mars 2002). Ce dernier avait posé les diagnostics de status après traumatisme des tissus mous lombaires le 2 mars 1995, discopathie L4-L5 de type dégénératif, status après facettectomie et discotomie L4-L5 droite le 13 juin 1995 pour sténose du récessus latéral et discopathie protrusive, status après traumatisme cervical des tissus mous le 2 mars 1995 (recte: 30 septembre 1996) avec dépression réactive et fibromyalgie secondaire, cervicobrachialgie gauche fruste d'origine incertaine, obésité, status après intervention pour syndrome du tunnel carpien bilatéral, syndrome fruste du défilé thoracique à droite, épicondylite interne humérale droite. L'expert avait retenu que l'addition de toutes les limitations de l'assurée, dont une partie étaient étrangères à l'accident, rendait une amélioration de la capacité de travail difficilement envisageable. La durée, la chronicisation et l'échec de tout ce qui avait été entrepris sur le plan thérapeutique faisaient qu'une telle éventualité ne semblait pas réalisable. A la question de savoir quelles activités professionnelles l'assurée pouvait raisonnablement exercer, compte tenu de son état médical, l'expert avait répondu qu'on pouvait imaginer un travail léger, à mi-temps, permettant, sans l'imposer, de fréquents changements de position.