Citation: I 338/02 14.01.2003 E. 4

4.1 Le revenu d'invalide de l'intimé a été estimé par les premiers juges à 26'840 fr. Ce montant correspond à la valeur médiane annualisée des revenus d'activités simples et répétitives (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, TA1, niveau de qualification 4) auxquels peut prétendre un homme actif dans le secteur privé (12 x 4'268 = 51'216 fr.), après adaptation à un horaire de travail hebdomadaire de 41,8 heures (53'520 fr.) et à l'évolution des salaires nominaux de 1998 à 1999 (53'680 fr. = 53'520 x 100,3 %), compte tenu d'une capacité de travail de 66 2/3 % (35'786 fr.) et sous déduction d'un abattement maximal de 25 % (35'786 x 75 % = 26'840 fr.). Le recourant conteste la quotité de 25 % de cette déduction. 4.2 Sur ce point, force est de constater que le seul motif invoqué par les premiers juges - le manque de formation de l'assuré - ne saurait justifier, à lui seul, la déduction maximale de 25 % du revenu statistique. Compte tenu de l'âge de l'intéressé, né en 1954, de sa capacité de travail encore importante, de sa nationalité (suisse), une déduction de 10 % permet de tenir équitablement compte de son manque de formation. Le revenu d'invalide doit ainsi être arrêté à 32'207 fr. (35'786 x 90 %).