Citation: 8C_501/2023 E. 5.2

5.2. La juridiction cantonale a ensuite exposé que l'enquêtrice ménagère avait retenu une invalidité ménagère de 6.73 %, qui tenait compte de l'aide susceptible d'être apportée par l'époux de la recourante. Dans son rapport d'expertise du 16 décembre 2021, le docteur C.________ avait fait état de trois hospitalisations entre septembre 2018 et mars 2019. Il avait diagnostiqué un trouble dépressif récurrent en rémission partielle ou léger, sans répercussion sur la capacité de travail, ainsi que des traits de personnalité état limite et immatures. Selon l'expert, le trouble dépressif n'était pas lié à des conflits intrapsychiques, mais était intervenu dans le contexte de tensions conjugales et surtout de difficultés économiques; l'évolution, sous traitement médical bien conduit, semblait favorable, ce constat étant validé par l'enquête ménagère et les avis d'autres médecins. En ce qui concernait le trouble de la personnalité, l'expert avait admis qu'il était difficile de savoir s'il s'agissait d'un trouble de la personnalité ou de traits de la personnalité, compte tenu de l'inadaptation socio-culturelle massive. Le docteur C.________ avait estimé que la recourante n'était pas limitée dans son activité habituelle de femme au foyer, l'activité de femme de ménage pour des particuliers étant par ailleurs tout à fait adaptée; elle pouvait donc travailler à plein temps dans toute activité adaptée à ses compétences et sa motivation dès le 16 octobre 2019, la recherche d'emploi étant toutefois limitée par l'inadaptation socio-culturelle ainsi que l'absence de maîtrise du français et de qualifications. Les premiers juges ont estimé que l'expertise était convaincante et avait pleine valeur probante. Le docteur C.________ avait confirmé la présence d'une problématique psychiatrique, mais avait considéré qu'elle ne limitait pas la capacité de la recourante à tenir son ménage, ni à exercer une activité adaptée à son état de santé. Il avait mis en exergue, de façon circonstanciée, le contexte médical ainsi que l'environnement social et familial, notamment des éléments extra-médicaux (difficultés conjugales, importante inadaptation socio-culturelle) influençant négativement le tableau clinique. Les documents médicaux produits par la recourante ne remettaient pas en cause les conclusions de l'expert, qui concordaient avec celles de l'enquêtrice ménagère.