Citation: 6B_240/2021 E. B

Par arrêt du 14 octobre 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 13 juillet 2020 et mis les frais, par 1'540 fr., à la charge de la prénommée. En bref, il en ressort les éléments suivants. Les 6 juin et 1er septembre 2019, A.________ a déposé plainte pénale contre son époux, B.________. Elle lui reprochait différents faits. Durant les années de vie commune avec son épouse, soit entre 2006 et 2015, B.________ aurait maintenu celle-ci dans un climat de peur aux fins d'obtenir de sa part des contreparties financières grâce au travail qu'elle effectuait dans un supermarché et l'aurait également déterminée, par des menaces et des violences, à lui transmettre le numéro de code de sa carte bancaire afin d'effectuer différents prélèvements (arrêt cantonal, cas no 9). Il aurait également privé celle-ci de sa liberté en la maintenant dans la soumission et en l'obligeant à se plier à tous ses désirs, sans aucune contribution financière de sa part (arrêt cantonal, cas no 10). Par ailleurs, de manière régulière durant les années de vie commune avec son épouse, il s'en serait pris physiquement à celle-ci, notamment en la poussant et en la giflant, et, le 11 août 2019, l'aurait menacée et injuriée (arrêt cantonal, cas no 15). En Algérie, à une date indéterminée en été 2012, entre 1h30 et 7h30, il aurait dissimulé le téléphone portable de son épouse, puis l'aurait enfermée à clé dans l'appartement qu'ils occupaient pendant leurs vacances (arrêt cantonal, cas no 5). Durant l'année 2009, B.________ aurait pris la carte bancaire de son épouse, notamment afin d'effectuer quatre prélèvements d'argent dans des bancomats pour un montant d'environ 2'000 fr., et aurait pris de l'essence dans une station-service pour un montant de 95 fr. 50, alors qu'il n'y était pas autorisé (arrêt cantonal, cas no 2). Au printemps 2017, B.________ aurait incité son fils à subtiliser 100 fr. appartenant à son épouse afin de les lui remettre (arrêt cantonal, cas no 12). En 2007, 2010 et 2013 (arrêt cantonal, cas nos 1, 4, 6 et 7), B.________ aurait, dans le cadre de déclarations de sinistres auprès de différentes assurances, obtenu abusivement certaines sommes et, dans le dernier cas, disposé du montant de l'indemnisation forfaitaire à l'insu de A.________ alors que la moitié de celle-ci aurait visé au remboursement de son propre dommage (bijoux de famille). En 2010 et 2013, B.________ aurait dérobé des biens et détourné à son profit un montant de 1'430 fr. au préjudice de son employeur (arrêt cantonal, cas nos 3 et 8). Entre le 2 juin 2015, date de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale, et l'année 2019, B.________ aurait reversé à son épouse la moitié du montant des allocations familiales qu'il percevait, soit 230 fr. par mois, accumulant ainsi un arriéré de 2'230 fr. au 1er mai 2019 (arrêt cantonal, cas no 13). Entre juillet 2015 et le 5 août 2015, puis au début de l'année 2019 notamment, B.________ s'en serait pris physiquement à ses enfants mineurs en leur frottant fortement sa tête contre la leur, en les secouant et en les projetant sur le canapé ou le lit, et les aurait menacés (arrêt cantonal, cas no 14). Aux alentours du mois de juillet 2016, B.________ aurait rendu son téléphone portable accessible à son fils mineur, lequel contenait notamment une vidéo pornographique (arrêt cantonal, cas no 11).