Citation: 6F_4/2022 E. 4

La demanderesse en révision entend, ensuite, apporter la preuve d'un dysfonctionnement de l'automate My Post 24. Elle produit, à cet effet, une photocopie couleur de l'enveloppe ayant contenu son premier envoi. Elle relève que cette enveloppe porte le timbre postal du 23 septembre 2021 et souligne qu'il serait "de jurisprudence connue" que les timbres postaux de My Post 24 dateraient du lendemain du dépôt. Elle relève également que l'adresse figurant sur l'enveloppe comporte la mention "MM" en lieu et place de "av. du Tribunal Fédéral 29", ce qui prouverait le dysfonctionnement. La demanderesse en révision invoque aussi qu'ayant agi au mois de septembre 2021, elle n'aurait pas été en mesure de savoir qu'il était admissible de se filmer pour prouver le dépôt du recours en temps utile. Dans un ultime moyen, elle taxe enfin d'arbitraire l'arrêt dont elle demande la révision au motif qu'il serait insoutenable de lui imputer à faute la tardiveté de son recours pour avoir attendu les toutes dernières minutes du délai de recours de 30 jours pour remettre son envoi à La Poste par l'intermédiaire d'un service automatisé, alors qu'il serait toléré d'un avocat, qu'il agisse le dernier jour d'un délai de recours, même de 10 jours.