Citation: 1C_14/2025 E. 4.3

4.3. L'argument des recourants quant à la nécessité d'une EIE devra être traité sur le fond par le Conseil d'État. Il n'apparaît en revanche pas propre à faire apparaître comme arbitraire le refus de restitution de l'effet suspensif. En effet, s'ils affirment que les seuils formels posés par l'annexe OEIE seraient atteints, les recourants ne prétendent nullement qu'une étude d'impact permettrait de remettre en cause sur le fond l'admissibilité du projet. Ils ne font valoir à ce stade aucune atteinte inadmissible à l'environnement (le projet ne prévoit en particulier aucun défrichement, et ne porte pas atteinte à la substance de la forêt ou à un autre milieu naturel protégé) ni aucune nuisance autre que celles - provisoires - qui découlent du chantier. En outre, la commune intimée indique qu'en cas d'annulation de l'autorisation de construire, elle serait en mesure de réaliser rapidement d'éventuels travaux de remise en état, ce dont il y a lieu de prendre acte. Compte tenu de l'intérêt évident à pouvoir utiliser à nouveau la piste de ski, l'on ne saurait craindre qu'une remise en état - essentiellement sous la forme de travaux de comblement, s'agissant d'une installation en sous-sol -, prenne un temps excessif. À l'instar des nuisances du chantier de construction, celles qui seraient liées à une remise en état ne sauraient être constitutives d'un préjudice irréparable. Le grief d'arbitraire, pour autant qu'il soit suffisamment motivé, doit par conséquent être rejeté.