Citation: 9C_179/2022 E. 7

Dans un troisième grief, la recourante reproche aux premiers juges de ne pas avoir examiné la question de l'exigibilité d'une activité profes sionnelle au vu de ses limitations fonctionnelles sur un marché équilibré du travail, puisqu'elle serait incapable de travailler dans toute activité. Bien que ce grief se confonde derechef avec celui de l'appréciation arbitraire des preuves s'agissant de la capacité résiduelle de travail de la recourante dans une activité adaptée (consid. 5.1 supra), il convient de relever que la juridiction cantonale a opéré un abattement de 10 % sur le revenu d'invalide (cf. art. 16 LPGA), pour prendre en considéra tion son taux d'occupation réduit, en plus de ses limitations fonctionnelles tant psychiques (sentiment d'impuissance, de culpabilité et fatigue) que rhumatologiques (pas de port de charge ni soulèvement de plus de 10 kg, pas de porte-à-faux du buste, pas d'effort des bras au-delà de 90° d'abduction, pas de marche prolongée ou de piétinement, éviter les travaux en hauteur et les escaliers, changement de position debout/assis chaque 60 minutes), qui restreignaient ses perspectives salariales. Les premiers juges ont par ailleurs dûment constaté qu'il existe, sur un marché équilibré du travail théorique (sur cette notion, voir par exemple arrêt 9C_597/2018 du 18 janvier 2019 consid. 5.2 et les arrêts cités), un large éventail d'activités légères, adaptées aux limitations fonctionnelles de l'assurée et qui sont accessibles sans aucune formation particulière.