Citation: 6S.83/2003 06.08.2003 E. A

A.a B.________ et C. X.________, agriculteurs à Ollon, se sont mariés en 1976. Ils ont eu trois enfants, D.________, née en 1977, E.________, né en 1979 et F.________, née en 1983. Le couple a divorcé en 1996. B. X.________ s'est remarié en 1999. A.b Dès 1978, B. X.________ a commis des actes d'ordre sexuel sur deux de ses nièces, nées en 1970 et 1974, ainsi que sur une voisine, née en 1975. Ces faits, pas contestés, étaient prescrits lorsque l'autorité de première instance a eu à en connaître. A.c A partir de la fin de 1983 ou du début de 1984, B. X.________ s'est livré à des actes d'ordre sexuel sur sa fille aînée, D.________, née en 1977. Dans un premier temps, il s'est agi de caresses sur le corps de la fillette puis sur son sexe nu, B. X.________ amenant en outre la main de l'enfant sur son membre pour se faire masturber avant d'éjaculer sur le ventre de celle-ci. Par la suite, il a procédé à des pénétrations digitales dans le vagin et obtenu, notamment par des promesses de cadeaux, que sa fille le masturbe régulièrement. Enfin, dès 1989 en tout cas et jusqu'à l'âge de 15 ans, sa fille a été contrainte de subir des relations sexuelles complètes avec lui un nombre considérable de fois, que la cour cantonale estime être de l'ordre de la cinquantaine. A.d B. X.________ s'est en outre frotté le sexe contre le corps de sa fille cadette, F.________, née en 1983, à plusieurs reprises, alors qu'il se trouvait avec elle à la piscine et était vêtu d'un maillot de bain; il lui a également touché les fesses dans des circonstances analogues. Ces faits ont débuté lorsque la fillette était âgée de 7 ans et, selon la version la plus favorable à l'accusé, ont cessé en 1994. Au cours de la même année, alors que F.________ jouait avec une amie, B. X.________ les a toutes deux entourées de ses bras et en a profité pour leur toucher les seins et l'entrejambe par-dessus les vêtements. A.e Au cours de l'enquête, B. X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique, effectuée par les Drs O.________ et P.________, de la Fondation de Nant. Dans leur rapport daté du 3 juillet 1996, les experts posent le triple diagnostic de pédophilie, de personnalité immature à traits pervers et d'intelligence limite. Ils estiment que les troubles de la personnalité présentés par B. X.________ étaient de nature à atténuer sa faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes, la capacité de se déterminer d'après cette appréciation faisant défaut. Ils n'ont pas exclu un risque de récidive, relevant toutefois que cette éventualité était peu probable. Ils ont en outre estimé qu'un traitement ambulatoire pouvait s'avérer utile, l'exécution d'une peine privative de liberté n'entravant pas gravement la poursuite de ce traitement. Le 7 octobre 1999, dans un complément de leur rapport, les experts ont précisé que les troubles de la personnalité de B. X.________ réduisaient sa responsabilité pénale dans une mesure moyenne. Enfin, entendue lors des débats, la Dresse P.________ a confirmé cette appréciation, précisant que lors de la commission des infractions la capacité de B. X.________ d'apprécier le caractère illicite de l'acte était conservée, sa capacité de détermination étant par contre restreinte dans une mesure moyenne. B. Par jugement du 18 décembre 2001, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois a, notamment, condamné B. X.________, pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, viol et actes d'ordre sexuel avec une personne incapable de discernement ou de résistance, à la peine de 6 ans de réclusion.