Citation: 6B_403/2017 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il souffrait de troubles chroniques de la personnalité, ce qui le condamnerait à "l'internement à vie". Certes, la chronicité des affections mentales dont souffre le recourant n'est pas évoquée expressément par l'expert dans son rapport du 21 août 2016. Celui-ci relève cependant que tous les experts ayant examiné l'intéressé ont posé le même diagnostic de trouble de la personnalité, de syndrome de dépendance à des substances psychoactives et d'intelligence limite (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 8). Il ressort de cette précision que les troubles en question sont présents de longue date et de manière invariable chez le recourant, ce que ce dernier ne conteste pas. On ne voit pas, en conséquence, en quoi il aurait été insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les troubles mentaux étaient chroniques, soit qu'ils s'inscrivaient dans la longue durée. Il ne ressort par ailleurs nullement de l'arrêt attaqué que l'autorité précédente en aurait déduit que le recourant serait incurable. Celle-ci a d'ailleurs précisé que le traitement de l'intéressé serait difficile.