Citation: 6B_146/2016 E. 4.2

4.2. La recourante se contente de présenter une argumentation purement appellatoire en indiquant que les policiers, en déposant plainte pénale, ont agi comme des personnes privées, ce qui n'est pas contesté. Toutefois, cet argument n'est pas pertinent. La seule question à résoudre est celle de savoir si l'autorité précédente a, par une appréciation arbitraire des preuves, accordé à la version des faits présentée par les deux policiers et verbalisée dans le rapport de police, une force probante qui porterait atteinte à la présomption d'innocence. Or, la recourante n'indique pas en quoi les faits retenus par l'autorité précédente, et notamment la force probante donnée à leurs déclarations, seraient arbitraires. L'autorité précédente a précisé que pour douter de la version des faits provenant d'agents de police assermentés, des indices concrets étaient nécessaires. Elle a souligné que le dossier ne contenait aucun élément qui pourrait contredire la version des agents de police. En particulier, le fait que les policiers n'indiquent pas nommément quels avaient été les tiers dérangés par le comportement de la recourante ou que la plaignante n'ait pas conservé la touffe de cheveux qui lui a été arrachée par la recourante, ne sont pas des éléments de nature à mettre en doute les déclarations des agents de police sur les faits de la cause. Elle pouvait donc sans arbitraire retenir que rien au dossier ne permettait de mettre en doute les déclarations des agents assermentés. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.