Citation: 2C_409/2022 E. 7.2

7.2. S'agissant du lien de dépendance entre la recourante 1 et le recourant 2, alors que celui-ci vivait encore au Brésil, force est de constater que les faits retenus dans l'arrêt entrepris sont peu clairs et lacunaires. En effet, le Tribunal cantonal retient, à ce propos, que la grand-mère soutenait son petit-fils "surtout" financièrement (consid. 4.2 de l'arrêt attaqué), ce qui implique que son soutien n'était pas uniquement financier. L'instance précédente n'explique cependant pas quels étaient les autres aspects de ce soutien, ce qui est pourtant un élément important pour déterminer s'il existait une relation de dépendance préexistante à l'arrivée en Suisse du recourant 2. En outre, le Tribunal cantonal a retenu que "bien que l'environnement familial au Brésil se soit révélé empreint de violence lorsque les parents de l'intéressé formaient encore un couple, il ne ressort pas du dossier que la mère du garçon, qui vit désormais séparée de son partenaire, soit dans l'absolue incapacité de s'occuper de son fils" (consid. 5.3 de l'arrêt attaqué). Ce faisant, il semble admettre que la mère du recourant 2 est, en tout cas partiellement, dans l'incapacité de s'occuper de son fils. Or, la capacité de la mère à prendre en charge son enfant est un élément déterminant pour examiner s'il existe un lien de dépendance entre les recourants 1 et 2 justifiant la venue du petit-fils en Suisse (cf. supra consid. 6.3). Il en va de même de l'éventuelle capacité du père de prendre en charge l'enfant, dont l'arrêt attaqué ne dit mot. Il appartenait donc au Tribunal cantonal d'établir sans ambiguïté les faits pertinents à ce propos. Par ailleurs, il ne ressort pas de l'état de fait de l'arrêt attaqué quelles pièces au dossier ou allégations les juges cantonaux ont considéré comme probantes pour établir la situation de l'enfant au Brésil. Il semble que les éléments retenus, notamment le climat de violence lorsque les parents étaient en couple, ressortent exclusivement des allégations des recourants. Or, il est étonnant que l'arrêt cantonal retiennent certains faits allégués et en rejette d'autres au motif que "rien ne vient par ailleurs (les) étayer" (consid. 4.2 de l'arrêt attaqué). Dans ce contexte, il appartenait au Tribunal cantonal d'expliquer clairement pour quels motifs certains faits allégués étaient retenus, alors que d'autres étaient rejetés.