Citation: 5P.136/2006 21.09.2006 E. 4

4.1 La recourante fait grief à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit, découlant du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., d'obtenir une décision motivée. En effet, il n'apparaîtrait pas, à la lecture de la décision attaquée, sur quelle base la Commission de surveillance a considéré que les arguments invoqués par la recourante en relation avec la péremption de la poursuite étaient infondés. Contrairement à ce qu'affirme la Commission de surveillance, celle-ci n'aurait en effet pas jugé la question de la péremption de la poursuite dans sa décision du 3 mars 2005, contre laquelle la Fédération de Russie n'avait pas à faire recours dans la mesure où le grief de la péremption n'avait pas été abordé, mais uniquement dans celle du 9 mars 2006. Or cette dernière décision ne contiendrait aucun élément justifiant et expliquant les raisons du rejet de l'argumentaire de la recourante sur la péremption de la poursuite. 4.2 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., implique notamment l'obligation pour le juge de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient; le juge doit ainsi mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause, mais aussi à ce que l'autorité de recours puisse contrôler l'application du droit (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b; 122 IV 8 consid. 2c et les arrêts cités).