Citation: 6B_1429/2019 E. 2.6

2.6. En l'espèce, la cour cantonale a recherché la réelle et commune intention des parties. On comprend qu'elle a exclu que celles-ci se fussent entendues concernant une affectation spécifique des 100'000 fr., lorsque cette somme avait été versée à titre d'acompte à D.________ Sàrl. Selon l'autorité précédente, la recourante et D.________ Sàrl - à travers l'intimé - s'étaient alors bien comprises sur ce point. Il s'agit d'une constatation de fait, qui ne peut être contestée devant le Tribunal fédéral que sous l'angle de l'arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). Contrairement à ce qu'affirme la recourante, l'autorité précédente ne s'est pas contentée d'interpréter littéralement le contrat du 5 juillet 2017 et la demande d'acompte du 12 juillet 2017, mais a expliqué quelles étaient les diverses relations contractuelles entre les parties ainsi que leur comportement respectif antérieurement et postérieurement à la conclusion du contrat d'entreprise. La cour cantonale a notamment relevé que la recourante et D.________ Sàrl étaient liées par divers contrats et que la première avait - dans ce cadre et de manière singulière - versé à la seconde des montants qui excédaient même le montant total des travaux fixé contractuellement. L'argumentation de la recourante, selon laquelle le contexte particulier et la nature des travaux à effectuer démontreraient que les parties étaient convenues d'une affectation de la somme litigieuse à la commande de la charpente se révèle purement appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va de même lorsque l'intéressée livre sa propre interprétation de la clause du contrat d'entreprise relative au paiement des travaux, laquelle n'aborde aucunement la question des acomptes et de leur affectation. Enfin, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle soutient que les indications fournies par le responsable de la succursale de sa banque et le procès-verbal de chantier du 15 novembre 2017 feraient apparaître comme insoutenables les constatations de la cour cantonale. Le procès-verbal en question révèle qu'il a alors été demandé à D.________ Sàrl de transmettre la "preuve de commande de la charpente, comme promis devant M. M.________ (directeur de la banque N.________ à O.________) et Mme P.________ (propriétaire) " (cf. pièce 32/19 du dossier cantonal, p. 5). Un courriel de M.________ du 4 septembre 2018 exposait par ailleurs à K.________ que, conformément à un entretien téléphonique "de cet instant", l'intimé aurait - le 15 novembre 2017 - confirmé au prénommé "avoir reçu la somme de CHF 100'000 pour dite charpente", l'intéressé ayant encore précisé avoir demandé à l'intimé de fournir à K.________ la copie du bon de commande (cf. pièce 32/20 du dossier cantonal). Ces éléments sont tous postérieurs à la survenance du litige entre les parties, puisque la recourante avait déjà, le 23 octobre 2017, réclamé une copie de la "commande de la charpente" (cf. pièce 5/7 du dossier cantonal), avant de mettre D.________ Sàrl en demeure sur ce point puis de lancer une poursuite portant sur la somme litigieuse de 100'000 fr. le 8 novembre 2017 (cf. pièces 5/8 et 5/9 du dossier cantonal). Ainsi, lorsque le représentant de la banque de la recourante s'est rendu sur le chantier et a fait inscrire au procès-verbal les éléments dont se prévaut cette dernière, il n'a fait que répéter à l'intimé les exigences qui lui avaient déjà été précédemment expliquées. Il n'était aucunement arbitraire de considérer que cette démarche ne révélait pas la volonté qui avait animé la recourante lors de la conclusion du contrat et du versement de l'acompte litigieux, mais uniquement une posture postérieure à ces événements. Dès lors que la cour cantonale a, sans arbitraire, retenu que les parties n'étaient pas convenues d'affecter l'acompte litigieux à la commande de la charpente, comme l'a prétendu par la suite la recourante, celle-ci n'avait pas à rechercher leur volonté objective selon le principe de la confiance (cf. consid. 2.4 supra). Le grief de la recourante doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, ce qui scelle le sort du recours.