Citation: 7B_103/2023 E. 3.5

3.5. La période temporelle indiquée par l'acte d'accusation est certes large. On notera cependant que selon la jurisprudence, on ne peut pas exiger, en particulier en ce qui concerne des infractions répétées commises dans la cellule familiale, un inventaire détaillant chaque cas (arrêts 6B_1235/2023 du 8 juillet 2024 consid. 5.1; 6B_979/2021 du 11 avril 2022 consid. 5.3; 6B_1498/2020 du 29 novembre 2021 consid. 2.4 non publié in ATF 147 IV 505), et qu'il est suffisant, sous l'angle temporel, que les actes reprochés soient circonscrits de manière approximative (arrêts 6B_1235/2023 et 6B_979/2021 précités, ibidem). On ne voit par ailleurs pas en quoi le fait d'ignorer à quelle date précise, entre 2012 et le 5 octobre 2018, les événements ont pu prendre place aurait empêché le recourant de préparer efficacement sa défense. Le recourant se contente de relever que des jours exacts "auraient éventuellement permis d'exclure des actes", respectivement que sans ces dates, il ne serait pas possible de présenter "par exemple des messages entre les parties qui seraient à décharge", sans toutefois prétendre qu'il aurait éprouvé une quelconque incertitude relative aux faits qui lui étaient reprochés. Les fonctions de délimitation et d'information de l'acte d'accusation n'ont dès lors pas été mises en péril, de sorte que le grief tiré de la violation du principe d'accusation doit être rejeté.