Citation: U 21/07 20.11.2007 E. B

Par acte du 2 février 2006, C.________ a interjeté un recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève. Elle a conclu à ce qu' Hotela soit condamnée à lui verser des prestations au-delà du 18 octobre 2004. A l'appui de son recours, elle a produit deux avis de la doctoresse H.________, médecin traitant et spécialiste en médecine physique et en rééducation (rapports des 8 décembre 2005 et 17 janvier 2006). Selon le premier rapport (sous forme de réponses à un questionnaire), l'assurée a présenté une incapacité de travail de 100% du 28 (recte: 29) août 2004 au 28 février 2005 et de 50 % dès le 1er mars 2005. Au titre de diagnostic(s), la doctoresse H.________ a mentionné des cervicobrachialgies gauches chronicisées, une absence de souffrance radiculaire C5-D1 ou tronculaire en dehors d'un syndrome du tunnel carpien gauche. Dans le deuxième rapport (du 17 janvier 2006), la doctoresse H.________ a décrit l'événement du 29 août 2004 comme suit: l'assurée a fait une chute en arrière en s'asseyant sur un tabouret défectueux; elle s'est retenue à la table devant elle puis est partie en arrière avec contusion dorsale et probablement mécanisme de whiplash à l'origine de cervicalgies gauches immédiates, accompagnées rapidement, entre autres, de brachialgies gauches. Par ailleurs, la doctoresse H.________ a retenu comme diagnostic des séquelles douloureuses chronicisées après entorse cervicale traumatique avec développement d'une capsulite rétractile dans un contexte de conflit d'assurance qui pourrait contribuer à entretenir un comportement algique. Ce médecin a conclu son appréciation en ces termes: « Je ne pense pas que la minime hernie discale vue à la première IRM soit à considérer comme élément causal des cervicalgies et brachialgies, mais des évolutions chroniques jusqu'à deux ans peuvent se voir dans les suites d'un traumatisme cervical avec mécanisme de whiplash, mécanisme que l'on peut retenir comme à l'origine des cervicalgies dans le cas présent ». Par jugement du 30 novembre 2006, le Tribunal cantonal des assurances sociales a partiellement admis le recours, dit que C.________ avait droit à des prestations jusqu'au 28 août 2006 et renvoyé la cause à Hotela pour calcul desdites prestations. S'appuyant sur l'avis de la doctoresse H.________, il a considéré que l'assurée avait été victime d'un traumatisme de type coup de lapin et admis l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les douleurs cervicales alléguées et l'accident pour une période de deux ans.