Citation: 5A_478/2018 E. B

B.a. Le 27 septembre 2016, la Procureure du Ministère public central, Division affaires spéciales, a informé l'autorité de protection de l'existence d'une instruction pénale à l'encontre de A.________ pour tentative de meurtre sur sa fille C.________ et a requis la désignation d'un curateur de l'enfant au sens de l'art. 306 al. 2 CC. Par courrier du 4 octobre 2016, F.________, assistante sociale pour la protection des mineurs, a informé la Justice de paix du district de Lausanne (ci-après: la Justice de paix) que A.________, incarcéré depuis le mois de septembre 2016, était détenteur de l'autorité parentale et du droit de garde sur sa fille C.________. Au vu des événements ayant conduit à son arrestation, il lui paraissait opportun que le droit de déterminer le lieu de résidence soit retiré au père et que le Service de protection de la jeunesse (ci-après: le SPJ) évalue, dans le cadre d'une enquête, les modalités d'un éventuel exercice des relations personnelles. B.b. Le 11 octobre 2016, la Justice de paix a institué une curatelle de représentation en faveur de l'enfant C.________ et a désigné Me G.________ en qualité de curatrice afin de représenter l'enfant dans le cadre de la procédure pénale. B.c. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 15 novembre 2016, le Juge de paix a ouvert une enquête en limitation, respectivement en retrait, de l'autorité parentale et en fixation du droit de visite de A.________ sur sa fille C.________, a retiré provisoirement au père le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant, a suspendu provisoirement le droit aux relations personnelles et a confié au SPJ un mandat d'évaluation. B.d. Dans le cadre de la procédure pénale, A.________ a fait l'objet d'une expertise psychiatrique. Dans son rapport du 27 février 2017, la Dresse H.________, psychiatre-psychothérapeute FMH, a notamment relevé que la représentation que A.________ avait du monde extérieur et de lui-même était clivée et amenait un décalage déroutant entre la violence de ses actes et son positionnement face à ceux-ci, marqué par la banalisation, voire la dénégation de la réalité. Posant le diagnostic de trouble mixte de la personnalité, à traits impulsifs, immatures et dissociaux pouvant être considérés comme graves, l'experte a estimé que le risque de récidive était élevé pour des infractions susceptibles de mettre autrui en danger, que ce soit dans un contexte parental, conjugal ou en lien avec la circulation routière. Elle a qualifié de faibles les chances de succès d'un traitement psychothérapeutique ciblé sur la gestion de l'impulsivité et des frustrations. B.e. Selon leur rapport d'expertise du 14 mars 2017, les Dresses I.________ et J.________, respectivement cheffe de clinique, spécialiste en médecine légale et médecin assistante auprès de l'Unité de médecine forensique du CHUV, ont conclu que du point de vue médico-légal, la vie de C.________ avait été concrètement mise en danger, précisant que le tableau clinique présenté par l'enfant entrait dans le cadre du " syndrome du bébé secoué ", lequel s'inscrivait dans une forme de maltraitance. B.f. Dans son rapport du 1 er mai 2017, F.________ a indiqué que C.________ allait bien mais qu'il restait une interrogation quant aux apprentissages cognitifs futurs dus aux séquelles. Elle a proposé de confirmer le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant à A.________, de déchoir celui-ci de l'autorité parentale, d'accorder au père un droit de visite médiatisé et minimal (trois ou quatre rencontres par année par l'intermédiaire du centre K.________ et du SPJ) et de désigner celui-ci pour exercer une mesure de surveillance au sens de l'art. 307 CC visant à préserver la mère de l'organisation du droit de visite et permettre de réévaluer régulièrement le bien-fondé et l'adéquation de la mesure. B.g. Lors de son audition par la Procureure le 18 mai 2017, A.________ n'a pas confirmé ses déclarations du 16 septembre 2016. Il a soutenu qu'il avait entendu des bruits d'étouffement (le doudou de C.________ se trouvait sur sa figure) et qu'assis, il avait fait sautiller sa fille sur ses genoux pour la stimuler. Il a ajouté qu'il était fortement alcoolisé au moment des faits. B.h. Lors de l'audience tenue le 15 août 2017, F.________ a confirmé les conclusions de son rapport du 1 er mai 2017 concernant la garde et l'autorité parentale de A.________. S'agissant des relations personnelles, elle a précisé qu'il était indispensable, pour que le centre K.________ puisse travailler, que le père reconnaisse avoir fait du mal à sa fille, ce qui n'était plus le cas.