Citation: 1C_347/2022 E. 4.4

4.4. Dans leur réplique, les recourants soutiennent qu'une application coordonnée des alinéas 1 et 3 de l'art. 74 RGA a pour conséquence que les bâtiments B et C seraient positionnés 62 centimètres trop haut. L'art. 74 al. 1 RGA dispose que la hauteur d'un bâtiment ainsi que le nombre de niveaux visibles se calcule sur la façade aval au point le plus défavorable (cf. consid. 4.1. ci-dessus) alors que l'alinéa 3 prévoit que si le terrain est particulièrement accidenté au droit de la façade aval, il appartient à la municipalité de fixer l'altitude qui toutefois ne peut être supérieure à 1.20 mètre de la cote du point le plus défavorable. L'autorité précédente était fondée à retenir que le terrain se trouvant sur la façade aval des bâtiments B et C n'est pas particulièrement accidenté, ce que les recourants ne soutiennent d'ailleurs pas. C'est sans arbitraire qu'elle s'est fondée sur l'alinéa 1 de cette disposition et qu'elle a constaté l'existence de deux niveaux visibles sous la corniche sur la façade aval (art. 10 RGA). Quant à la question de déterminer le terrain naturel, ainsi que le point le plus défavorable, elle fait l'objet du considérant précédent. Il s'ensuit que le grief tiré d'une interprétation arbitraire de l'art. 74 RGA tombe à faux.