Citation: 1C_119/2017 E. 2.5

2.5. Pour renverser la présomption établie, le recourant affirme qu'il a rendu vraisemblable qu'il vivait dans une communauté conjugale stable avec son épouse malgré la séparation et qu'il n'a pas menti au moment de sa naturalisation facilitée. Il se prévaut du fait qu'il n'était alors pas au chômage et qu'il ne pouvait pas prévoir se retrouver en fin de droit et devoir entreprendre des mesures d'insertion professionnelle pour ne pas être exclu du marché de l'emploi. Les arguments du recourant ne permettent toutefois pas de renverser la présomption établie. Celui-ci ne répond en particulier pas à l'argumentation de l'instance précédente qui a exposé de façon convaincante que la situation professionnelle du recourant était instable depuis des années (celui-ci avait notamment déjà connu une période de chômage de 18 mois dès 2011) et que cette situation n'avait pas créé des différends conjugaux au sein du couple avant la séparation. Aussi, il n'apparaît pas crédible que les difficultés professionnelles de l'intéressé aient conduit à la rupture définitive de l'union conjugale, prétendument effective et stable, seulement deux mois après la fin de son droit aux prestations de l'assurance-chômage. Avec l'instance précédente, force est d'admettre que les éléments invoqués par le recourant ne sauraient suffire, à eux seuls, pour expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal. L'intéressé n'a pas non plus rendu plausible qu'il formait avec son épouse une communauté conjugale effective et stable au moment de la signature de la déclaration de vie commune et de l'octroi de la naturalisation facilitée.