Citation: 6B_717/2018 E. 3.2

3.2. L'autorité précédente a exposé que G.________ était domiciliée à L.________, auprès de la société K.________. Cette dernière fournissait des services de secrétariat à G.________, s'occupait notamment de l'administration courante et de certaines activités en lien avec le transfert d'actions, en particulier de la préparation des certificats d'actions et des actes de transfert. Le 21 avril 2009, A.________ avait mis en demeure J.________ de rembourser le prêt du 11 août 2006 ainsi que les intérêts y relatifs, dans un délai de 10 jours, en se réservant le droit de faire appel à la garantie. Le même jour, le recourant avait fait envoyer à K.________ le certificat d'actions no 6 pour annulation. Il savait qu'il devrait ensuite faire parvenir à cette société une décision du conseil d'administration de G.________ ainsi qu'un formulaire, pour procéder au transfert des actions concernées à H.________ Ltd. Le 24 avril 2009, le recourant avait demandé à M.________ - alors membre du conseil d'administration de G.________ - de signer une telle décision, datée du 22 avril 2009, en précisant que le transfert envisagé répondait à des motifs réglementaires puis, sur question de N.________ - également membre du conseil d'administration de G.________ -, que l'opération était principalement motivée par des raisons fiscales. Il avait donc, tout d'abord, tenté d'obtenir les signatures des deux prénommés au moyen d'arguments inexacts. Le 26 avril 2009, O.________ - actionnaire de G.________ - avait signalé au recourant avoir invité N.________ et M.________ à ne pas signer la décision portant sur le transfert des actions, indiquant que G.________ refusait de procéder à cette opération avant d'avoir obtenu la preuve qu'elle ne violait pas les obligations contractuelles envers la Banque P.________, responsable de la gestion des avoirs de la "cellule" Q.________ de A.________. Le recourant avait, quelques instants plus tard, adressé un courrier électronique à O.________, par lequel il lui confirmait, faussement au regard des obligations contenues dans le " Security and Pledge Agreement " - conclu le 18 août 2008 entre J.________ représentée par I.________, E.________ Ltd représentée par le recourant et A.________ -, qu'il avait le droit de transférer les actions en question sans l'accord des autres actionnaires. Quelques heures plus tard, le recourant avait transmis à K.________, par courrier électronique, la décision du conseil d'administration datée du 22 avril 2009, portant sur le transfert de 65 actions de G.________ à H.________ Ltd, signée par lui-même, N.________ et M.________, ainsi qu'un nouveau formulaire de transfert des actions signé par lui-même et F.________. La décision datée du 22 avril 2009 s'intitulait " Directors' resolution in writing pursant to article 109 of the company's articles of association ". Celle-ci précisait que le transfert d'actions avait été approuvé et qu'un nouveau certificat devait être établi pour remplacer le précédent. Elle prévoyait la signature des " Directors ", soit des administrateurs, et constituait une déclaration écrite d'une majorité des membres du conseil d'administration. K.________ avait tout d'abord invité le recourant à remplir le formulaire intitulé " transfert of shares ", puis avait relancé E.________ SA, le 27 avril 2009, après avoir reçu un exemplaire de ce formulaire portant la seule signature du recourant. Selon l'autorité précédente, les formulaires que K.________ devait faire signer pour procéder à l'enregistrement du transfert avaient été envoyés chez E.________ SA, tandis que la décision falsifiée du conseil d'administration de G.________ avait été envoyée depuis ladite société le 27 avril 2009. C'était ensuite dans les locaux de E.________ SA qu'avaient été trouvés la décision précitée ainsi que le formulaire de transfert des actions. Lors de son interrogatoire du 22 décembre 2014, le recourant avait contesté avoir falsifié la décision datée du 22 avril 2009 et avait déclaré que N.________ et M.________ avaient signé celle-ci. Toutefois, l'expertise diligentée par l'Université de R.________, dont le rapport était daté du 4 mars 2013, avait conclu que les résultats des examens soutenaient fortement l'hypothèse selon laquelle la signature au nom du recourant était authentique alors que celles aux noms de N.________ et de M.________ étaient falsifiées. Selon les experts, il était raisonnable d'admettre qu'un même stylo à bille avait été utilisé pour apposer les trois signatures. N.________ et M.________ avaient quant à eux affirmé n'avoir jamais signé la décision en question ni donné leur autorisation pour le transfert des 65 actions de G.________ - faisant l'objet du certificat d'actions no 6 - à H.________ Ltd. Selon l'autorité précédente, la version du recourant ne pouvait donc être suivie, compte tenu des conclusions de l'expertise de l'Université de R.________ et des témoignages concordant de N.________ et M.________. Par ailleurs, il était impossible que le recourant eût pu croire que ceux-ci eussent effectivement signé la décision, dès lors que ce document se trouvait - au moment des faits - en ses mains, dans les locaux de E.________ SA, en Suisse, alors que M.________ était à S.________ depuis le 28 avril 2009. Ainsi, le recourant, qui avait fait plusieurs tentatives pour obtenir les signatures des membres du conseil d'administration de G.________, avait finalement imité celles-ci sur la décision en question.