Citation: 9C_720/2018 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Selon la jurisprudence, une expertise devrait certes être ordonnée si subsistent des doutes, même faibles, quant à la fiabilité ou la pertinence de constatations effectuées par le SMR (à cet égard, voir ATF 142 V 58 consid. 5.1 p. 64 s.; 135 V 465 consid. 4.4 p. 470). Ces doutes ne sauraient toutefois découler de la seule existence de rapports médicaux contradictoires, contrairement à ce que laisse entendre l'assurée. Ils doivent au contraire ressortir de l'appréciation des preuves. Or, tel n'est pas le cas en l'occurrence. Les premiers juges ont effectivement clairement considéré en se référant à l'appréciation du médecin du SMR que la situation de la recourante ne s'était pas modifiée de manière significative. Aucun doute ne subsistait à ce propos. On ne peut donc reprocher à l'autorité précédente d'avoir violé son devoir d'instruction en n'ordonnant pas une expertise.