Citation: U 386/99 22.08.2000 E. 5

5.- Selon l'expert H.________, l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre les troubles accessoires présentés par l'assuré et l'accident incriminé apparaît tout au plus possible. A ses yeux, ces troubles relèvent bien plutôt d'un état maladif. Pour établir son rapport, cet expert s'est fondé sur les résultats des examens auxquels il a lui-même procédé, sur le dossier médical de la clinique L.________ ainsi que sur les clichés radiologiques pris par le docteur C.________; il a également tenu compte des plaintes exprimées par l'assuré. Aussi bien son expertise remplit-elle les exigences mises par la jurisprudence pour lui accorder pleine valeur probante, contrairement à ce que soutient le recourant. Que le docteur H.________ n'ait pas pu déterminer précisément le genre de pathologie dont l'assuré est atteint - évoquant l'hypothèse d'une neuropathie ou encore d'une radiculopathie - n'y change rien, car est seul déterminant au regard de l'art. 6 al. 1 LAA que l'on ne puisse retenir, au degré de vraisemblance requis, une origine traumatique à l'atteinte en cause. Il reste à examiner si le dossier contient des éléments concrets de nature à remettre en cause le bien-fondé des conclusions de l'expert. En l'occurrence, le docteur P.________ constate que le membre supérieur droit de l'assuré n'est pas altéré morphologiquement mais cause des douleurs importantes; d'après lui, il s'agit de «douleurs réflexes intervenant en réponse aux douleurs permanentes et probablement au maniement altéré du membre supérieur droit dans son ensemble en raison des lésions post-traumatiques (du poignet)» (rapport du 12 mai 1999). Cette appréciation, qui repose plutôt sur des conjectures que sur des constatations médicales objectives, ne saurait toutefois suffire pour établir, au degré de la vraisemblance prépondérante, une relation de causalité naturelle entre les cervicalgies et l'accident du 15 novembre 1995, fût-elle indirecte. En effet, les examens complémentaires effectués à la suite des plaintes de l'assuré n'ont révélé aucune atteinte neurogène au niveau du tronc cubital (rapport du docteur R.________ du 13 février 1997) mais la présence de signes de dégénérescence sous la forme de troubles cervicaux et dorsaux (rapport du docteur C.________ du 11 mars 1997). Enfin, le docteur W.________, qui a suivi l'évolution du cas depuis l'accident, s'est également rallié à l'opinion du docteur H.________ (communication à l'intention de la CNA du 22 décembre 1997). Il n'y a pas dès lors pas lieu de s'écarter de l'expertise du 25 septembre 1997. Par ailleurs, le dossier est suffisamment instruit au plan médical, si bien que d'autres mesures probatoires s'avèrent superflues. Dans ces conditions, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que l'intimée n'a pas à répondre de l'incapacité de travail du recourant découlant des troubles accessoires. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.