Citation: 7B_84/2025 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a renvoyé aux considérations de son arrêt du 23 octobre 2024 s'agissant des risques de fuite et de réitération (art. 82 al. 4 CPP). Sur ce dernier point, elle a notamment considéré que depuis la mise en liberté du recourant le 31 mai 2023, celui-ci - déjà prévenu de vols, dommages à la propriété et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires - était fortement soupçonné d'avoir commis de nouvelles infractions, en particulier deux nouveaux vols, des lésions corporelles à un résident de son foyer et la profération de menaces de mort. D'après l'autorité cantonale, les lésions corporelles simples menaçaient l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique et les menaces de mort constituaient un délit grave en tant qu'elles s'en prenaient à la paix intérieure et au sentiment de sécurité des personnes auxquelles elles étaient adressées. L'accélération de l'activité délictuelle du recourant, qui augmentait également en intensité, était inquiétante sous l'angle de la sécurité publique et permettait de redouter la commission d'actes plus graves. Cette préoccupation étaient renforcée par les multiples antécédents du recourant et le sentiment d'impunité qu'il semblait ressentir; le recourant avait récidivé après chacune de ses remises en liberté. Il était maintenant soupçonné de diverses infractions dont on ne pouvait pas considérer qu'elles constituaient des cas bagatelles dont la société pouvait s'accommoder. La sécurité de tiers était désormais compromise; le risque de réitération était ainsi avéré (cf. arrêt de la Chambre pénale de recours du 23 octobre 2024 consid. 5.2 p. 8-9).