Citation: 6B_666/2023 E. 4.2

4.2. Il ressort du jugement entrepris que plusieurs factures en lien avec un "projet Q.________" avaient été établies au nom de D.________ SA; deux l'avaient été le 31 août 2010, étaient adressées à Q.________ pour le montant de 167'000 fr. et portaient la référence 10-xxxx-aaa (dossier cantonal, A.10.42 et A.10.43), une troisième, datée du 3 septembre 2009 [recte: 2010], adressée à Q.________ pour le montant de 167'000 fr., portait la référence 10-yyyy-aaa (dossier cantonal, A.10.31) et enfin, une quatrième datée du 6 septembre 2010, était adressée à N.________, société dirigée par le recourant, pour un montant de 193'000 fr., et portait la référence 10-yyyy-aaa (dossier cantonal, A.10.45). La cour cantonale a constaté que le recourant reconnaissait à tout le moins être l'auteur de la facture du 3 septembre 2010 ainsi que d'une facture rectificatrice établie en vue de récupérer le montant de 167'000 fr. en faveur de sa société N.________; il s'agissait, selon toute vraisemblance, de celle du 6 septembre 2010 adressée à N.________ pour un montant de 193'000 francs. L'autorité précédente a considéré qu'en ayant intégré ces fausses factures à la comptabilité de D.________ SA, le recourant s'était rendu coupable de faux dans les titres puisque celles-ci avaient participé de la valeur probante accrue de la comptabilité de D.________ SA dans le but de maquiller l'escroquerie commise au préjudice de Q.________ grâce aux nom et comptes de D.________ SA, respectivement d'utiliser l'argent encaissé à son profit ou au profit d'autrui en ne laissant que la trace d'une opération nulle dans la comptabilité de D.________ SA.