Citation: 9C_593/2021 E. 3.2

3.2. S'agissant d'abord de l'obligation de chiffrer des conclusions, la recourante reproche au Tribunal arbitral d'avoir admis que les conclusions prises par les intimées devant la CPC dans leurs requêtes des 23 avril et 12 novembre 2014, ainsi que 23 décembre 2015 - tendant à la constatation qu'elle était leur débitrice "d'un montant à déterminer lors de la séance de conciliation" - étaient recevables et suffisantes pour préserver les délais de péremption selon l'art. 25 al. 2 LPGA. Dès lors déjà que la jurisprudence, dûment rappelée par la juridiction arbitrale, admet de manière générale l'absence de chiffrement des conclusions dans le cadre d'un procès en restitution intenté par un assureur-maladie contre un médecin pour traitement non économique, le grief de la recourante est mal fondé. En effet, un tel procès se caractérise entre autres par le fait que seule la procédure probatoire permet de déterminer par le calcul le montant de la créance en justice (cf. arrêts 9C_110/2012 du 5 juillet 2012 consid. 1.1 et les arrêts cités; 8C_699/2010 du 8 février 2011 consid. 5.1; K 142/05 du 1er mars 2006 consid. 6; arrêt K 116/03 du 23 novembre 2004 consid. 2.5). En invoquant l'art. 227 al. 3 CPC, la recourante ne met pas en évidence d'éléments qui justifieraient un changement de jurisprudence.