Citation: 7B_561/2024 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a relevé que le séquestre n'avait été prononcé qu'à concurrence de 40'000 fr., le solde du compte étant laissé à la libre disposition du recourant; le séquestre n'entravait par conséquent pas sa liberté économique et les clients tiers n'apparaissaient pas touchés par la mesure. Selon l'autorité précédente, si le recourant affirmait engager sa responsabilité de notaire en ne pouvant pas assurer "constamment" la disponibilité des valeurs déposées sur son compte (cf. art. 44 LNo/VD), il ne démontrait pas concrètement en quoi le séquestre litigieux se révélerait d'une rigueur excessive. Quant à la durée de la procédure, la Juge unique a considéré en substance qu'au vu de l'ampleur et de la difficulté de la cause, qui concernait deux prévenus, plusieurs complexes de faits avec de nombreuses parties plaignantes et un rapport de dénonciation de 120 pages, il n'y avait pas de carence choquante; le recourant ne se plaignait d'ailleurs pas de la durée entre sa requête de levée du séquestre à l'origine du présent litige et l'ordonnance du Ministère public y relative (cf. consid. 2.4.3 p. 20 de l'arrêt entrepris).