Citation: 4A_205/2014 E. 1.3

1.3. En l'espèce, les recourants, par le biais de la réforme, cherchent à introduire des allégations et preuves nouvelles, alors qu'ils ont laissé s'écouler, sans les utiliser, les délais que le juge instructeur leur avait fixés pour répondre et pour dupliquer. Il est indubitable que la décision incidente, qui rejette ladite requête de réforme, est susceptible d'influer sur la décision finale. Du moment que les recourants pourront ainsi s'en prendre à cette décision incidente à l'occasion d'un recours contre la décision finale conformément à l'art. 93 al. 3 LTF, ils ne subissent pas de dommage irréparable. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué ne leur cause aucunement un tel préjudice. Les recourants se réfèrent à l'arrêt 4P.200/2004 du 17 novembre 2004. Comme ce précédent concerne l'art. 87 OJ, il n'est pas décisif pour l'application des normes de la LTF. Savoir si le principe d'économie de procédure, dont les recourants se prévalent, justifie d'écarter la règle générale selon laquelle une cause ne peut être soumise qu'une seule fois au Tribunal fédéral, est une question qui a trait à l'application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, norme qui n'entre pas en considération in casu (cf. Bernard Corboz et al., Commentaire de la LTF, 2e éd. 2013, n° 33 ad art. 93 LTF; Felix Uhlmann, Bundesgerichtsgesetz, 2e éd. 2011, n° 6 ad art. 93 LTF). Enfin, la notion de « préjudice difficilement réparable » de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC, invoquée par les recourants, est plus large que celle du dommage irréparable de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 137 III 380 consid. 2.2). Il suit de là que le recours en matière civile est irrecevable.