Citation: 4A_95/2007 21.06.2007 E. 4

Se référant à l'art. 8 CC, les recourants se plaignent en outre d'une violation du droit à la preuve. 4.1 A teneur de cette disposition, chaque partie doit, si la loi ne prescrit pas le contraire, prouver les faits qu'elle allègue pour en déduire son droit. Lorsque l'appréciation des preuves convainc le juge qu'un fait est établi à satisfaction de droit ou réfuté, la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus et le grief tiré de la violation de l'art. 8 CC devient sans objet. Il s'agit alors d'une question de pure appréciation des preuves (cf. ATF 127 III 519 consid. 2a). 4.2 En l'espèce, l'autorité cantonale, sur la base de l'instruction, a retenu en fait que l'intimée avait fait des heures supplémentaires de "baby-sitting" et, en appliquant par analogie l'art. 42 al. 2 CO, les a estimées à six par semaine. La question du fardeau de la preuve ne se pose donc pas. La motivation du grief s'épuise d'ailleurs dans une discussion de l'appréciation des preuves, les recourants soutenant que l'autorité cantonale ne pouvait pas "tenir pour clairement prouvé que l'intimée a bel et bien effectué des heures supplémentaires".