Citation: 2C_223/2020 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, tel qu'il a déjà été exposé (cf. supra consid. 5.3), l'intéressé a été condamné pénalement à trois reprises pendant son séjour en Suisse, en particulier pour des infractions graves contre l'intégrité sexuelle, pour des peines totalisant plus de 39 mois de peine privative de liberté, reflétant la gravité des actes commis. Au vu de l'importance du bien juridique auquel il a porté atteinte, il y a lieu de se montrer particulièrement rigoureux dans l'analyse de la proportionnalité (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 125 s.; arrêts 2C_95/2018 du 7 août 2018 consid. 5.2; 2C_455/2016 du 31 octobre 2016 consid. 5.3 et les arrêts cités). Les actes reprochés au recourant sont d'autant plus graves qu'ils ont été perpétrés contre des mineures. On relèvera à ce propos que ni la naissance ni la présence de ses enfants en Suisse n'ont empêché l'intéressé de s'en prendre sexuellement à d'autres enfants. L'auteur a par ailleurs réitéré son comportement délictuel en dépit d'un avertissement et d'une menace d'expulsion prononcés à son encontre en 2007. Sous cet angle, le temps écoulé depuis sa première condamnation en 2006 pour des infractions contre l'intégrité sexuelle doit être relativisé, dans la mesure où le recourant a récidivé en commettant des infractions du même genre en 2015, et pour lesquelles il a été définitivement condamné en 2018, soit relativement récemment. Il résulte de ce qui précède que l'intérêt public à éloigner l'intéressé de Suisse, fondé sur des considérations d'ordre public et de prévention des infractions pénales, est indéniablement important.