Citation: 6B_825/2023 E. 2.1.1

2.1.1. En ce qui concerne les oeuvres de l'artiste I.________, la cour cantonale a constaté que l'intimé avait déclaré qu'il avait acquis le crâne et les trois "Doggy John" d'environ 40 cm pour le prix de 33'000 euros, produisant un relevé bancaire attestant du versement à I.________. La recourante affirmait, quant à elle, avoir elle-même acquis les sept oeuvres remises à F.D.________ et que, de son côté, l'intimé avait également acheté à I.________ des sculptures qu'il avait ensuite offertes comme cadeaux de Noël à ses proches, à savoir un crâne et un "Doggy John" à son épouse, un "Doggy John" au fils de celle-ci et un "Doggy John" à chacun de ses trois enfants. La cour cantonale a considéré que l'avis de débit faisant état d'un ordre de paiement du 28 décembre 2010 infirmait que cette dépense ait été faite en lien avec l'acquisition de cadeaux de Noël. Par ailleurs, il était improbable que la recourante ait elle-même acheté 7 oeuvres de I.________, soit un crâne et six "Doggy John", et que son mari ait de son côté également fait l'acquisition de 6 ou 7 oeuvres similaires, soit un crâne et six "Doggy John", dans la perspective de cadeaux de Noël. La recourante n'avait du reste fourni aucune précision quant aux circonstances de sa prétendue acquisition, notamment la date, le prix, le mode de paiement, ni n'avait fourni de pièces justificatives. Le procès-verbal de l'audition du fils de la recourante, M.________, du 22 juin 2022 ne corroborait aucune des versions des parties. Il avait certes déclaré que B.A.________ avait offert des sculptures de I.________ à sa mère, à lui-même et à chacun de ses enfants. Cela ne permettait pas d'expliquer que la recourante soit devenue propriétaire de 7 oeuvres de l'artiste, puisque qu'une partie d'entre elles aurait été donnée aux enfants de l'intimé et à lui-même. Par ailleurs, M.________ n'avait pas confirmé que sa mère avait de son côté acquis directement auprès de I.________ les 7 oeuvres remises à F.D.________. Partant, la cour cantonale a retenu que le crâne et les trois "Doggy John" d'environ 40 cm remis à F.D.________ étaient bien les oeuvres acquises par l'intimé. La situation demeurait cependant incertaine en ce qui concernait les trois petits "Doggy John", pour lesquels la recourante a été libérée de toute infraction.