Citation: 2C_525/2019 E. 6.1

6.1. Selon la jurisprudence, lorsque l'étranger réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse, il y a lieu de partir de l'idée que les liens sociaux qu'il a développés avec le pays dans lequel il réside sont suffisamment étroits pour que celui-ci bénéficie d'un droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266; arrêt 2C_459/2019 du 17 mai 2019 consid. 3.1). Lorsque la durée de la résidence est inférieure à dix ans mais que l'étranger fait preuve d'une forte intégration en Suisse, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse peut également porter atteinte au droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266). Lorsqu'il réside en Suisse au bénéfice d'une autorisation de séjour pour études, l'étranger ne peut pas se prévaloir de la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH, dès lors qu'une telle autorisation ne confère précisément pas un droit de séjour durable (ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 277). En l'espèce, le recourant est arrivé en Suisse le 23 novembre 2001 au bénéfice d'une autorisation de séjour pour études et a résidé à ce titre jusqu'au 20 septembre 2012. Ce n'est que le 3 décembre 2014 qu'il a obtenu une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, renouvelée jusqu'au 8 décembre 2016, avant de partir en France en 2017. La durée de résidence légale de l'intéressé en Suisse, hors études, s'avérant ainsi inférieure à dix ans, le recourant doit faire preuve d'une forte intégration au regard de la jurisprudence précitée pour bénéficier d'un droit au séjour sur la base de l'art. 8 CEDH. A cet égard, selon les constatations de l'autorité précédente, l'intéressé a entrepris de nombreuses formations académiques depuis 2001, dont une nouvelle en France, sans toutefois que celles-ci n'aboutissent à l'obtention d'un quelconque emploi. Le recourant ne bénéficie par ailleurs d'aucune autonomie financière, et ne vit que des revenus de son épouse. Il ne ressort également pas du dossier qu'il ait tissé des liens étroits avec des personnes en Suisse et participe à la vie sociale et associative locale. En l'absence de liens sociaux et professionnels spécialement intenses, le recourant ne peut par conséquent pas invoquer de manière soutenable la protection de sa vie privée garantie par l'art. 8 CEDH.