Citation: 2C_90/2024 E. B

B.a. Par décision en constatation du 5 juillet 2022, la Commission foncière agricole a relevé qu'il n'était pas contesté qu'au moment du décès de C.A.________ les immeubles et bâtiments en cause constituaient une entreprise agricole, au sens du droit foncier rural, dès lors qu'ils représentaient plus de 0,6 UMOS, à savoir 2,77 UMOS. Puis, elle a décrit toutes les parcelles colloquées en zone 4B protégée et, pour chacune d'entre elles, a déterminé si elles étaient ou non nécessaires à l'entreprise viticole. Elle a ainsi, notamment, estimé que la parcelle n° yyy de P.________ n'y était pas indispensable et n'en faisait pas partie, à l'inverse de la parcelle n° zzz sur laquelle se situait la maison de la défunte. B.b. B.A.________ a attaqué la décision du 5 juillet 2022 de la Commission foncière agricole devant la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice), dans la mesure où celle-ci excluait les parcelles n° vvv (qui ne fait plus partie de l'objet du litige devant le Tribunal fédéral) et n° yyy de l'entreprise agricole. Après avoir tenu une audience de comparution personnelle, la Cour de justice a, par arrêt du 19 décembre 2023, admis le recours, annulé la décision susmentionnée en tant qu'elle concernait ces deux biens-fonds et a constaté que ceux-ci faisaient partie de l'entreprise agricole: il ressortait des déclarations concordantes des deux parties que la parcelle n° yyy comportait notamment une maison d'habitation (n° uuu), qui communiquait par une porte intérieure avec le bâtiment n° xxx, dans laquelle B.A.________, exploitant de l'entreprise, et sa famille logeaient au moment du décès; de plus, le bâtiment n° xxx comprenait une grange qui abritait deux enjambeurs depuis des années, ainsi qu'un magasin où étaient vendus les vins produits sur le domaine.