Citation: U 172/06 10.05.2007 E. 5

5.1 La recourante conteste le jugement de la cour cantonale, en tant qu'il retient que l'assuré a subi lors de l'accident du 6 octobre 2003 un traumatisme de type «coup du lapin». D'après elle, en tant qu'il ressort des documents médicaux que les cervicalgies ne sont apparues que quatre jours après l'accident, il ne pouvait être conclu à l'existence d'un traumatisme du type «coup du lapin», d'autant plus que l'assuré n'a présenté dans le délai maximal de 72 heures imposé par la jurisprudence aucune des autres plaintes constitutives du tableau clinique correspondant à un tel traumatisme. 5.2 En matière de lésion du rachis cervical par accident de type «coup du lapin», de traumatisme analogue ou de traumatisme cranio-cérébral, sans preuve d'un déficit fonctionnel organique, l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident et l'incapacité de travail ou de gain doit en principe être reconnue en présence d'un tableau clinique typique présentant de multiples plaintes (maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration, de la mémoire et de la vue, nausées, fatigabilité, irritabilité, dépression, modification du caractère, etc.). Encore faut-il que l'existence d'un tel traumatisme et de ses suites soit dûment attestée par des renseignements médicaux fiables (ATF 119 V 335 consid. 1 p. 337, 117 V 359 consid. 4b p. 360).