Citation: 4A_450/2017 E. B

Le 8 septembre 2017, les demanderesses (ci-après: les recourantes) ont formé un recours en matière civile, assorti d'une requête d'effet suspensif, aux fins d'obtenir l'annulation de divers chefs du dispositif de la sentence attaquée. Elles y dénoncent une violation de leur droit d'être entendues et de l'égalité des parties (art. 190 al. 2 let. d LDIP) et soutiennent que la sentence est incompatible avec l'ordre public (art. 190 al. 2 let. e LDIP). Dans sa réponse, la défenderesse (ci-après: l'intimée) conclut au rejet du recours, tandis que l'arbitre ne s'est pas déterminé sur celui-ci. La demande d'effet suspensif a été rejetée par ordonnance présidentielle du 29 novembre 2017. Les recourantes, dans leur réplique du 6 novembre 2017, et l'intimée, dans sa duplique du 23 novembre 2017, ont maintenu leurs conclusions initiales. Les premières ont, en outre, soulevé un incident de procédure, dans ladite écriture, quant à une situation de conflit d'intérêts dans laquelle se serait trouvé l'un des avocats de l'intimée, mais elles l'ont retiré, par lettre du 5 janvier 2018, après que le Bureau de la Commission du barreau du canton de Genève eut constaté l'inexistence d'un tel conflit.