Citation: 2C_191/2020 E. 4.2

4.2. Certes, comme cela ressort de l'arrêt entrepris, le collaborateur de la fiduciaire des recourants est décédé le 3 septembre 2019, c'est-à-dire un jour avant l'envoi prévu du recours au Tribunal cantonal. Il ne fait aucun doute que cet événement, tragique et subit, a bouleversé l'organisation de la fiduciaire, comme l'affirment les recourants. Néanmoins, on relèvera que la décision sur réclamation date du 15 août 2019 et que le délai de recours de 30 jours prévu par l'art. 140 al. 1 LIFD n'était encore aucunement échu le 4 septembre 2019. Même sans connaître exactement la date de la notification de la décision sur réclamation, on doit retenir que la fiduciaire bénéficiait d'encore plus de dix jours pour recourir. Un tel délai devait lui laisser le temps de se réorganiser. Au demeurant, quand bien même le décès de son collaborateur aurait à ce point désorganisé la fiduciaire, il faut rappeler qu'à teneur de l'art. 140 al. 4 LIFD, par renvoi de l'art. 133 al. 3 LIFD, le recours doit être déposé dans les 30 jours qui suivent la fin de l'empêchement. Or, le recours n'a été interjeté que le 20 janvier 2020, soit plus de quatre mois après le décès du collaborateur de la fiduciaire. Un tel délai ne saurait être considéré comme admissible en l'espèce, ce d'autant moins que l'acte de recours était déjà rédigé et qu'il ne restait qu'à procéder à son envoi. On doit donc retenir, avec l'autorité précédente, que si le recours a été déposé hors délai, c'est en raison de la négligence des recourants, respectivement de la fiduciaire de ceux-ci. En procédant tel que l'aurait fait un homme d'affaire avisé, les recourants ou leur fiduciaire auraient pu procéder dans le délai de recours, ou à tout le moins demander une restitution de délai bien avant le 20 janvier 2020.