Citation: 4A_481/2013 E. A

H.Y.________, conseiller fiscal, et son épouse F.Y.________ étaient en relation d'affaires avec H.Z.________, connu sous le nom de U.________ comme auteur de la bande dessinée "...". Entre 1990 et 1999, les époux Y.________ ont créé A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA, sociétés de droit suisse destinées à recevoir jusqu'en 2024 les droits d'exploitation et les droits d'auteur de H.Z.________ sur les noms et les personnages figurant dans les aventures de .... Ces droits étaient cédés par D.________ Ltd, société de droit britannique appartenant à H.Z.________. Les époux Y.________ étaient propriétaires de toutes les actions de A.________ SA et de B.________ SA, ainsi que de la moitié des actions de C.________ SA. L'auteur avait également créé, dans les années 1980, une société de droit panaméen, E.________, en vue de recevoir les avoirs d'une autre société panaméenne détenant la fortune privée de H.Z.________ et de son épouse F.Z.________. En novembre 1987, les époux Y.________ avaient fondé, à Genève, F.________ SA, dont le but portait notamment sur la gérance de fortune et les opérations fiduciaires. Selon deux contrats de fiducie du 5 novembre 1993, F.________ SA détenait à titre fiduciaire tous les avoirs déposés par les époux Z.________ sur des comptes ouverts auprès d'une banque genevoise sous les rubriques D.________ et E.________. H.Z.________ est décédé en juillet 2001. H.Y.________ et F.Y.________ sont alors entrés en litige avec sa veuve et unique héritière, qui les a notamment sommés de lui rendre tous les avoirs détenus par eux ou par la société F.________ SA au nom et pour le compte de feu H.Z.________. Plusieurs avocats ont été mis en oeuvre, en Belgique, à Genève et à Lausanne. Le 15 mars 2002, les époux Y.________ ont mandaté X.________. Jusqu'en décembre 2010, l'avocat a déployé une intense activité afin de défendre les intérêts de ses mandants face aux revendications de F.Z.________. En 2005, celle-ci a obtenu des mesures préprovisionnelles interdisant notamment au couple Y.________ de disposer des titres de A.________ SA, B.________ SA, C.________ SA et E.________, ainsi que de tous les avoirs dont les époux Z.________ étaient désignés comme les ayants droit économiques, en particulier ceux détenus par F.________ SA, D.________ Ltd, A.________ SA, B.________ SA, C.________ SA et E.________. F.Z.________ a résilié avec effet immédiat tous les mandats confiés aux époux Y.________ et mis ces derniers en demeure de lui remettre les actions qu'ils détenaient dans A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA, ainsi que les avoirs détenus par eux ou par F.________ SA à son nom et pour son compte. Le 10 décembre 2008, H.Y.________ et F.Y.________, F.Z.________, les Editions V.________ SA et W.________ SA ont signé un protocole d'accord, selon lequel les premiers nommés cédaient à la veuve de U.________ et à V.________ SA la totalité de leurs actions A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA pour un prix total de 5'025'000 fr. Le même jour, une autre convention a été signée par les époux Y.________, F.Z.________, D.________ Ltd et F.________ SA. Elle prévoyait que les parties mettaient un terme à toutes leurs relations contractuelles, que H.Y.________ et F.Y.________ démissionnaient de toutes leurs fonctions, que F.________ SA transférait à F.Z.________ les avoirs déposés sur le compte F.________, rubriques D.________ et G.________, que les époux Y.________ ne possédaient aucun droit de propriété intellectuelle sur l'oeuvre de U.________ et que les parties s'engageaient à retirer les procédures en cours à Lausanne et à Bruxelles; par ailleurs, aucune rémunération n'était due à H.Y.________ et F.Y.________, qui confirmaient n'avoir ni reçu ni prélevé aucun montant au titre de leur activité depuis décembre 2005, sauf sur le compte F.________, rubrique G.________. Le 14 octobre 2009, une ordonnance de mesures préprovisionnelles a interdit à la banque T.________, succursale de Nyon, d'exécuter toute opération et/ou instruction de paiement par le débit du compte ouvert au nom de F.________ SA. Lors d'une audience tenue le 25 novembre 2009, les conseils des parties ont signé et remis au juge une convention mettant fin au litige. Par la suite, X.________ a encore effectué des opérations en relation avec la remise des titres et d'autres documents revendiqués par la partie adverse. Entre le 23 septembre 2002 et le 28 septembre 2009, X.________ a établi treize notes d'honoraires intermédiaires pour un montant total de 654'451 fr. hors taxes, débours compris; H.Y.________ et F.Y.________ s'en sont entièrement acquittés. Le 25 mai 2010, l'avocat a adressé à ses clients une note d'honoraires de 72'180 fr. hors taxes, plus 481 fr. de débours, pour les opérations accomplies à partir du 1 er juillet 2009; après déduction d'un acompte de 25'000 fr. et d'un montant de TVA déjà payé de 1'900 fr., le solde s'élevait à 51'283 fr.20, TVA comprise. Le 17 janvier 2011, X.________ a établi une note d'honoraires de 8'586 fr.40, TVA comprise, pour l'activité déployée entre le 26 mai et le 31 décembre 2010. Le 16 février 2011, l'avocat a fait parvenir à ses clients une "note d'honoraires de résultat" de 150'000 fr., plus la TVA par 11'400 fr. Les époux Y.________ n'ont pas réglé ces trois dernières notes d'honoraires. Ils contestaient en particulier devoir des honoraires de résultat. Ils ont réclamé par ailleurs un décompte détaillé des prestations accomplies par l'avocat depuis 2002. X.________ a fourni ce décompte le 23 juin 2011. Le total des heures facturées s'élevait à 1'857,85; le tarif horaire appliqué était de 350 fr. du 15 mars 2002 au 29 juin 2006, de 400 fr. du 30 juin 2006 au 31 décembre 2007 et de 450 fr. depuis lors.