Citation: 9C_366/2020 E. 5.4

5.4. L'argumentation du recourant, selon laquelle la juridiction cantonale aurait à tort nié que les atteintes à la santé dont il souffre et l'incapacité de travail qui en découle eussent un substrat médical, est également mal fondée. Contrairement à ce qu'il allègue, les premiers juges n'ont pas fait fi des constatations médicales figurant au dossier, et n'ont pas affirmé le caractère prépondérant des facteurs extra-médicaux. Pour admettre que la limitation de la capacité de travail de l'assuré n'était plus médicalement objectivée après l'expertise médicale du CEMed, à tout le moins dans une activité adaptée, la juridiction cantonale s'est fondée sur les conclusions des experts du CEMed, selon lesquelles les atteintes à la santé dont il souffre, ainsi que l'incapacité de travail corrélative, ont manifestement un substrat médical (consid. 5.2 supra). Certes, les premiers juges ont constaté la présence d'un mécanisme de généralisation progressif des douleurs et d'une discordance des plaintes semblant avoir été induits par des facteurs extra-médicaux non susceptibles en soi d'engager la responsabilité de l'assurance-invalidité. Cela étant, ils ont relevé que lesdits facteurs extra-médicaux avaient avant tout été mis en évidence par le docteur I.________, spécialiste en anesthésiologie et traitement interventionnel de la douleur (rapport d'expertise privée du 8 mars 2019), dont ils n'ont finalement pas suivi l'avis. Le recours est mal fondé sur ce point également.