Citation: 9C_122/2023 E. 4.1

4.1. À titre préliminaire, le recourant affirme que les assureurs intimés pouvaient facilement détecter les éventuelles erreurs - qu'il conteste - à la simple lecture de ses factures. Dès lors, le délai de péremption d'une année pour faire valoir leur créance en remboursement avait commencé à courir dès la réception par ces derniers de chacune de ses factures. De plus, s'ils avaient fait preuve de diligence, les assureurs intimés auraient pu obtenir de SASIS SA les statistiques le concernant - qui ne nécessitaient aucun traitement particulier - déjà au mois de janvier suivant l'année de référence et, en tout cas, bien avant les dates du 17 juillet 2017 (pour l'année 2016), 17 juillet 2019 (pour l'année 2018) et 11 novembre 2020 (pour l'année 2019). Au demeurant, le Groupe Mutuel lui avait indiqué le 21 janvier 2019 que ses prestations facturées pour les années 2017 et 2018 étaient "disproportionnées en comparaison à une activité à plein temps d'un infirmier indépendant". Cette correspondance établissait par conséquent que les assureurs membres du Groupe Mutuel disposaient de toutes les données de facturation des années 2017 et 2018 au plus tard le 21 janvier 2019.