Citation: 1B_266/2015 E. C

Par ordonnance du 30 juillet 2015, le Tmc a rejeté une demande de mise en liberté. Il existait un risque de collusion avec les individus à qui le prévenu avait demandé de suivre, d'enlever et de violer la victime, ceux-ci n'ayant pas encore été identifiés. Compte tenu des antécédents et des conclusions du rapport d'expertise, le risque de réitération était concret. L'expertise évoquait un traitement ambulatoire, tout en relevant la nécessité d'un traitement "contraint". Le Ministère public avait ainsi requis à juste titre des précisions sur la nature de cette prise en charge. Les effets d'un tel traitement ne seraient pas immédiats et, compte tenu des antécédents et du manque d'alliance thérapeutique, une mise en liberté assortie d'un traitement ambulatoire présentait trop de risques. Par arrêt du 5 août 2015, la Chambre des recours pénale a confirmé cette décision, en substance pour les mêmes motifs. La durée de la détention provisoire (sept mois) apparaissait proportionnée, et le principe de célérité était respecté, même si la réalisation de l'expertise avait pris un certain temps.