Citation: 4C.17/2004 02.06.2004 E. 6.1

6.1.1 La cour cantonale considère que les recourants ont échoué dans la preuve d'un accord sur un droit d'option ou de prélocation en faveur de A.________ et Z.________. Elle est d'avis que ces derniers ne pouvaient pas non plus déduire l'existence d'un tel droit de la clause 4 du contrat de bail interprétée selon le principe de la confiance. Dans une argumentation subsidiaire, les juges valaisans précisent que le droit de prélocation, à supposer qu'il existât, n'avait pas été exercé valablement. En effet, s'agissant d'un droit formateur, il ne pouvait l'être que conjointement par tous les ayants droit. Or, en l'espèce, l'avenant du 20 décembre 2001, partie intégrante du contrat de bail conclu avec C.________, n'avait été versé au dossier qu'après le décès de Z.________. De ce fait, les locataires principaux n'avaient pas pu exercer leur droit de prélocation auparavant. Ils ne l'ont pas non plus fait par la suite puisque seul A.________ avait fait part de son intention de se substituer à C.________. Mais cette manifestation de volonté, émanant d'un seul des colocataires, est demeurée sans effet. Quant à la sous-locataire, elle avait certes manifesté, elle aussi, l'intention d'assumer ledit contrat. Cependant, elle ne pouvait le faire qu'à l'égard des locataires principaux, sur la base de la clause similaire insérée dans le contrat de sous-location, mais pas envers les époux B.________, cette clause n'étant pas opposable à ces derniers (res inter alios acta). 6.1.2 Les recourants soutiennent que la clause 4 du contrat de bail principal aurait dû être interprétée en ce sens que, dans l'hypothèse où les bailleurs résilieraient le bail pour en conclure un nouveau avec un tiers, ils devraient accorder la "priorité" aux locataires actuels et leur permettre de se substituer à ce tiers. En ce qui concerne l'argumentation alternative des juges cantonaux, les recourants reprochent à ceux-ci de ne s'être pas avisés, en raison d'inadvertances manifestes, que les deux colocataires avaient exercé leur droit de prélocation avant le décès de Z.________. Ils soutiennent, en outre, que A.________ avait de toute façon valablement exercé seul le droit de priorité lors de la séance du 26 avril 2002.