Citation: 6B_48/2024 E. 2.2

2.2. Selon l'état de fait cantonal, C.________ a saisi une table en plastique pour frapper son codétenu et a lancé ce meuble sur lui. Dans un premier temps, il y a donc bien eu une attaque de la part de C.________, contre laquelle le recourant s'est défendu en saisissant deux couteaux. Les agents de détention sont toutefois intervenus et, alors qu'ils étaient dans la cellule, que les couteaux leur avaient été remis et que C.________ se dirigeait vers son lit, le recourant a saisi une paire de ciseaux et un autre couteau et s'est dirigé vers sa victime pour l'agresser. Lorsque le recourant a décidé de reprendre les hostilités, l'attaque de C.________ était achevée. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a retenu qu'il avait endossé le rôle d'assaillant. Dans ces conditions, le recourant ne peut pas se prévaloir de l'état de légitime défense ou de l'état de défense excusable (en cas de défense excessive). La cour cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour tentative de lésions corporelles graves (art. 122 en relation avec l'art. 22 CP) et lésions corporelles simples qualifiées (art. 123 ch. 2 CP; usage d'un objet dangereux), sans atténuer la peine pour tenir compte d'un état de défense excusable au sens de l'art. 16 CP.