Citation: 6B_281/2009 23.07.2009 E. 2.1

2.1.1 Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1), étant précisé que cet aspect de prévention spéciale ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêt 6B_14/2007 du Tribunal fédéral du 17 avril 2007). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (art. 47 al. 2 CP). L'art. 47 CP confère un large pouvoir d'appréciation au juge. Par conséquent, celui-ci ne viole le droit fédéral en fixant la peine que s'il sort du cadre légal, s'il se fonde sur des critères étrangers à l'art. 47 CP, s'il omet de prendre en considération des éléments d'appréciation prévus par cette disposition ou, enfin, si la peine qu'il prononce est exagérément sévère ou clémente au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 134 IV 17 consid. 2.1 p. 19; 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 et les références citées). 2.1.2 Quant au choix de la sanction, la peine pécuniaire constitue la sanction principale. Les peines privatives de liberté ne doivent être prononcées que lorsque l'Etat ne peut garantir d'une autre manière la sécurité publique. En vertu du principe de la proportionnalité, il y a en général lieu, lorsque plusieurs peines entrent en considération et apparaissent sanctionner de manière équivalente la faute, de choisir celle qui restreint le moins sévèrement la liberté personnelle de l'intéressé, respectivement qui le touche le moins durement (ATF 134 IV 82 consid. 4.1 p. 84 et les références). Le choix du type de peine doit principalement tenir compte de l'adéquation d'une sanction déterminée, de ses effets sur le condamné et l'environnement social de ce dernier ainsi que de l'efficacité de la sanction dans l'optique de la prévention (ATF 134 IV 82 consid. 4.1 p. 84 et les références). 2.2 Le recourant a causé à sa victime d'importantes souffrances morales ainsi que des blessures physiques, l'écrasement du bras gauche l'ayant entravée dans sa vie quotidienne jusqu'en 2008. En réponse à ces agissements, il a été reconnu coupable de lésions corporelles simples à quatre reprises, d'instigation à lésions corporelles simples et de menaces, infractions qui entrent en concours (cf. art. 49 CP). Comme devant la juridiction cantonale, il tente de se justifier en prétendant avoir été provoqué par la plaignante. Sur ce point, les juges cantonaux ont indiqué que si cette dernière avait pu être à l'origine de certaines provocations, elle avait néanmoins tenté de sauvegarder sa relation avec X.________ en lui proposant notamment de consulter la doctoresse F.________ et ainsi témoigné des efforts consentis en vue de rétablir un climat paisible au sein du couple. Au demeurant, les éventuelles provocations de Y.________ ne fondaient aucunement le recourant à agir comme il l'a fait. En portant atteinte à l'intégrité physique et psychique de cette dernière dans le seul but qu'elle retire ses plaintes, il a agi pour des mobiles vils et strictement égoïstes. En réitérant, en novembre 2005 et mai 2006, des infractions au préjudice de la prénommée au mépris des règles de conduite qui lui avaient été fixées le 6 novembre 2005 par ordonnance de mise en liberté provisoire, il a démontré n'avoir nullement pris conscience de la gravité de ses actes. Les agressions, l'instigation et les menaces commises témoignent d'un défaut absolu de scrupule de la part du recourant dont le comportement violent et agressif est inadmissible et inexcusable. L'appréciation des juges cantonaux qui ont considéré que la culpabilité de X.________ était relativement grave, n'est pas critiquable, à tout le moins pas dans le sens invoqué par le recourant. Au vu des circonstances, la peine privative de liberté de douze mois avec sursis pendant trois ans n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Cette dernière a motivé de manière détaillée et complète la sanction retenue. En particulier, elle a largement exposé les motifs pour lesquels elle considérait le prononcé d'une peine pécuniaire comme inadéquat au cas d'espèce. En récidivant au cours de la procédure d'instruction, ce dernier a du reste démontré qu'il ne redoutait aucunement les sanctions encourues, de sorte qu'on ne voit pas qu'une peine pécuniaire suffît à exercer un quelconque effet sur le recourant, qui, au demeurant, n'a exprimé aucun regret. Le grief de violation de l'art. 47 CP est infondé.