Citation: 6B_703/2024 E. 2.3

2.3. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant, actuellement au bénéfice d'un permis de type C, est arrivé en Suisse à l'âge de 22 ans, soit à l'âge adulte, et y vit depuis 39 ans. Malgré les nombreuses années qu'il a passées en Suisse, il n'apparaît toutefois pas que le recourant dispose de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse. Certes, il parle le français, dit y avoir des amis et a oeuvré dans les domaines de l'hôtellerie et de l'horlogerie durant la quinzaine d'années qui a suivi son arrivée dans notre pays. Toutefois, il n'a par la suite travaillé dans différents secteurs d'activités qu'en qualité d'employé temporaire; il bénéficiait donc d'indemnités de l'assurance-chômage lorsqu'il n'avait pas de mission. Il ressort également du jugement attaqué que le recourant est lourdement endetté. Sous l'angle de la garantie du droit au respect de sa vie familiale, la femme du recourant, ses filles majeures et ses petits-enfants vivent en Macédoine du Nord. Son fils, également majeur, vit quant à lui au Danemark. Il n'a ainsi pas de parent proche en Suisse, à l'exception de cousins et cousines, de sorte qu'il ne saurait se prévaloir d'un droit à la protection de sa vie familiale. Par ailleurs, il apparaît douteux qu'il puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Cette question peut cependant demeurer ouverte dès lors que la cour cantonale a jugé à bon droit que l'intérêt public à son éloignement l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse (cf. infra consid. 2.4).