Citation: 1B_116/2021 E. 4

Dans la mesure où le recours contre la décision du 30 décembre 2020 devait être rejeté sur le fond (cf. consid. 5.3 infra), la Cour des plaintes a renoncé à se prononcer sur la recevabilité du recours au regard de l'art. 382 al. 1 CPP. Elle a néanmoins tenu pour douteuse la légitimation du prévenu B.________ à engager la société recourante dans ses démarches judiciaires, alors qu'il n'était même pas acquis que celle-ci, régie par le droit de l'État caribéen de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, était encore valablement constituée au moment du dépôt du recours (cf. décision attaquée, consid. 1.3 p. 5). La recourante objecte à cet égard que les deux attestations produites devant les instances précédentes ( Certificates of Incumbency), établies le 14 août 2020, suffisaient à démontrer le pouvoir de représentation de B.________ à son égard. S'il peut paraître à première vue formaliste de considérer que ces documents - signés par des agents agréés ( Registered Agents), apostillés et relativement récents - ne permettent pas d'établir à satisfaction l'existence d'un pouvoir de représentation, il n'y a cependant pas matière à examiner plus avant cet aspect du litige, dès lors que, comme on va le voir ci-après, les critiques de la recourante, quant au rejet de son recours par l'autorité précédente, sont de toute façon irrecevables.