Citation: 9C_774/2016 E. 5.3

5.3. En l'espèce, âgé de 57 ans au moment où il a été constaté que l'exercice d'une activité adaptée était médicalement exigible (rapport d'expertise du 30 juin 2015), l'assuré n'avait pas encore atteint l'âge à partir duquel la jurisprudence considère généralement qu'il n'existe plus de possibilité réaliste de mise en valeur de la capacité résiduelle de travail sur un marché du travail supposé équilibré (ATF 138 V 457 consid. 3.1 et 3.3 pp. 459 et 461). On ne saurait donc appliquer les principes y relatifs, de sorte que son argumentation tirée de l'exercice de la profession auprès d'un seul employeur et de l'absence de formation n'est pas pertinente, A cet égard, le recourant ne saurait par ailleurs être suivi lorsqu'il invoque l'arrêt 9C_612/2007 du 14 juillet 2008. Dans la situation jugée alors - comme dans celle invoquée par le recourant en référence à la situation d'un concierge (cf. apparemment arrêt 9C_651/2008 du 9 octobre 2009) - le Tribunal fédéral avait jugé qu'il ne pouvait pas être exigé de l'assuré qui avait continué à travailler (à taux partiel) dans son activité, qu'il en changeât compte tenu de l'ensemble des circonstances. La situation du recourant est différente puisqu'il n'a plus exercé d'activité après la survenance de ses atteintes à la santé. Finalement, en tant que le recourant semble invoquer que l'activité adaptée n'a pas été suffisamment examinée, en ce sens qu'on ne pourrait exiger de lui qu'un travail dans un "environnement confiné et protégé, en dehors de tout stress professionnel et social", il ne démontre pas le caractère arbitraire de l'appréciation des premiers juges quant à la nature de l'activité adaptée. Comme l'a constaté la juridiction cantonale, il ne ressort en effet ni des considérations médicales ni de celles professionnelles recueillies au cours de l'instruction que le recourant ne serait en mesure d'exercer une activité que dans un milieu confiné et protégé; celui-ci se limite à donner sa propre appréciation du rapport des responsables du Centre H.________ (du 23 décembre 2010) qui ont conclu à un "poste qui lui soit adapté", ce qui relève d'un grief appellatoire insuffisant. On ajoutera que les limitations alléguées ont été prises en considération par l'office intimé dans le calcul du revenu statistique d'invalide par la fixation d'un taux d'abattement de 15 %, ce que le tribunal cantonal a confirmé, concluant à un taux d'invalidité de 29 %. Les premiers juges ont par ailleurs précisé que même en tenant compte d'un abattement maximal de 25 %, l'invalidité aurait été de 37,52 %, soit inférieure au taux de 40 % ouvrant le droit à un quart de rente.