Citation: 4P.198/2004 23.03.2005 E. 4

4.1 Lorsque le Tribunal fédéral admet une demande de révision, il rend successivement deux décisions distinctes, même s'il le fait généralement dans un seul arrêt: par la première, dénommée le rescindant, il annule l'arrêt formant l'objet de la demande de révision; par la seconde, appelée le rescisoire, il statue derechef sur le recours dont il avait été précédemment saisi. La décision d'annulation met fin à la procédure de révision proprement dite et entraîne la réouverture de la procédure antérieure. Elle sortit un effet ex tunc, si bien que le Tribunal fédéral et les parties sont replacés dans la situation où ils se trouvaient au moment où l'arrêt annulé avait été rendu, la cause devant être tranchée comme si cet arrêt n'avait jamais existé (Poudret, op. cit., n. 1 ad art. 144 OJ et les auteurs cités). En l'espèce, l'annulation des deux arrêts rendus le 25 mai 2004 par la Ire Cour civile du Tribunal fédéral dans la cause divisant les parties impliquerait, en principe, qu'il faille statuer à nouveau sur le recours de droit public et le recours en réforme connexes qui étaient pendants à cette date. Toutefois, une circonstance postérieure au dépôt de ceux-ci est venue modifier la situation. Il s'agit de l'introduction, en date du 25 août 2004, de la demande de révision de l'arrêt du 10 octobre 2003 contre lequel ont été formés les deux recours fédéraux précités. La cour cantonale a admis cette demande de révision par arrêt du 17 décembre 2004, ce qui l'a conduite à annuler son arrêt du 10 octobre 2003. Son arrêt rescindant a ainsi privé le recours de droit public et le recours en réforme de leur objet.