Citation: 6B_1364/2023 E. 2.3

2.3. D'emblée, il est relevé que les explications du recourant sont largement basées sur la prémisse de l'admission de son grief tiré d'une violation de l'art. 140 al. 1 CPP. En cela, elles sont sans objet. Pour le surplus, il convient de se rallier à l'opinion de la cour cantonale. Après être passé aux aveux, le recourant s'est vu poser de nombreuses questions visant à obtenir des précisions (par exemple: " Vous me demandez comment F.B.________ a trouvé la mort "; " Vous me demandez pourquoi j'ai couvert le corps de F.B.________ avec des roseaux et une veste "; " Vous me demandez de vous expliquer comment nous sommes arrivés vers le banc "; " Vous me demandez d'où vient le fil "; cf. procès-verbal de l'audition du 7 janvier 2020, p. 7 à 9). Par la suite, compte tenu notamment du retrait par le recourant de ses aveux, les autorités de poursuite pénale ont mené une vaste enquête dans le but d'élucider les faits, laquelle a impliqué des dizaines d'auditions, des expertises, la mise en place d'une surveillance rétroactive du raccordement du recourant ou encore la réunion de nombreuses pièces à conviction, pour ne citer que ces éléments. Cela sur une période de près de trois ans (sans tenir compte des opérations intervenues après l'établissement de l'acte d'accusation du 29 juillet 2022) et après avoir engendré des frais importants (soit plus de 207'000 fr. au stade du jugement de première instance). En cela, le grief du recourant, à la limite d'être abusif, doit être rejeté.