Citation: 6B_1048/2008 17.03.2009 E. 1

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir apprécié de manière arbitraire les preuves dont elle disposait. Elle conteste avoir passé de fausses écritures pour masquer des prélèvements indus et prétend avoir fourni des explications plausibles concernant les deux écritures litigieuses. Elle allègue que les pièces qu'on l'accuse d'avoir comptabilisées à double ne l'avaient pas été par la précédente responsable et qu'il n'existe aucune preuve des actes qui lui sont imputés. Enfin, elle se demande pourquoi il n'est pas question d'accuser d'autres personnes, notamment les comptables qui l'ont précédée ou le directeur de la fondation. Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue en dernière instance cantonale que si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou si elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Il ne suffit pas que la motivation de la décision soit insoutenable. Il faut encore qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1, p. 153; 132 I 13 consid. 5.1 p. 17 et les arrêts cités). L'appréciation des preuves est en particulier arbitraire lorsque le juge de répression n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Il en va de même lorsqu'il retient unilatéralement certaines preuves ou lorsqu'il rejette des conclusions pour défaut de preuves, alors que l'existence du fait à prouver résulte des allégations et du comportement des parties (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Il ne suffit pas qu'une interprétation différente des preuves et des faits qui en découlent paraisse également concevable pour que le Tribunal fédéral substitue sa propre appréciation des preuves à celle effectuée par l'autorité de condamnation, qui dispose en cette matière d'une grande latitude. En serait-il autrement, que le principe de la libre appréciation des preuves par le juge du fond serait violé (ATF 120 Ia 31 consid. 2d p. 37 s.). La recourante présente une argumentation de nature purement appellatoire, qui consiste à opposer sa propre version des faits à celle retenue par l'autorité cantonale, sans montrer en quoi celle-ci serait insoutenable. Une telle motivation ne satisfait pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF tel qu'il a été précisé par la jurisprudence (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254 et les références citées). Par ailleurs, l'arrêt attaqué constate que c'est bien la recourante, seule responsable de la caisse à cette époque, qui a passé les écritures litigieuses. L'autorité cantonale a fondé sa conviction sur des déclarations de la recourante elle-même, qui a expressément admis avoir inscrit l'une des écritures. La personne qui l'interrogeait ayant relevé que le montant en question avait été sorti deux fois de la caisse, la recourante a simplement déclaré que c'était inexplicable, précisant que c'était bien elle qui avait remis l'argent à B.________. Concernant la seconde écriture, la recourante a admis que la somme en question avait été sortie deux fois du compte alors qu'il n'y avait qu'un justificatif et que l'argent n'avait été remis qu'une fois à B.________. Compte tenu de ces éléments, l'appréciation des preuves faite par l'autorité cantonale n'apparaît pas insoutenable et l'argumentation de la recourante ne montre pas que tel serait le cas.