Citation: 2P.199/2004 31.08.2005 E. 3

3.1 Les recourants soutiennent que leur bonne foi a été trahie. Le fisc leur aurait communiqué que seuls les versements au troisième pilier A effectués après le début d'assujettissement dans le canton de Vaud étaient déductibles. Selon cette autorité, dans le cas des recourants, les cotisations payées après le 1er octobre 1996 seraient prises en considération lors de la période fiscale 1997/1998. 3.2 Ancré à l'art. 9 Cst., et valant pour l'ensemble de l'activité étatique, le principe de la bonne foi confère au citoyen, à certaines conditions, le droit d'exiger des autorités qu'elles se conforment aux promesses ou assurances précises qu'elles lui ont faites et ne trompent pas la confiance qu'il a légitimement placée dans ces promesses et assurances (ATF 130 I 26 consid. 8.1 p. 60; 129 I 161 consid. 4 p. 170 et les arrêts cités; 118 Ib 580 consid. 5a p. 582/583). Entre autres conditions toutefois, l'administration doit être intervenue à l'égard de l'administré dans une situation concrète (cf. ATF 125 I 267 consid. 4c p. 274) et celui-ci doit avoir pris, en se fondant sur les promesses ou le comportement de l'administration, des dispositions qu'il ne saurait modifier sans subir de préjudice (cf. ATF 121 V 65 consid. 2a p. 66/67, 114 Ia 209 consid. 3a p. 213 ss). 3.3 Le fisc n'a pas fait de promesse aux contribuables. Il a simplement constaté que, d'après les dispositions applicables et la pratique de l'autorité de taxation, seuls les versements faits après l'arrivée dans le canton de Vaud seraient déductibles durant la période fiscale 1997/1998. Tel a bien été le cas: les cotisations versées après l'élection de domicile dans le canton de Vaud ont été prises en compte puisque le paiement effectué entre le 1er octobre et le 31 décembre 1996 - période de calcul pour la taxation 1997/1998 - a été déduit du revenu imposable de la période fiscale 1997/1998. Contrairement à ce que prétendent les recourants, les instructions qui préconisent d'annualiser le revenu de la période de calcul ont été respectées. Au surplus, les recourants n'établissent pas qu'ils auraient pris des dispositions préjudiciables. Par conséquent, le principe de la bonne foi n'a pas été violé.