Citation: 6B_1002/2021 E. 3.1.3

3.1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves en passant "complètement sous silence" le fait que l'intimé B.A.________ avait confirmé à plusieurs reprises avoir dévié volontairement sur la gauche dans le but d'"obliger" le recourant à s'arrêter, alors que celui-ci se trouvait justement à côté de son véhicule; il a notamment confirmé avoir "en quelque sorte déporté [le recourant] vers la gauche" et l'avoir "obligé à partir vers la gauche", ayant "emmen[é] avec [lui] le cycliste" d'une façon s'apparentant selon lui à "prendre un enfant par la main" (procès-verbal d'audition 4, lignes 292-293 et 427-429; audition de l'intimé B.A.________ devant le Tribunal de police du 26 novembre 2020), ce qui a été confirmé par C.________, lequel a déclaré avoir "effectivement vu Monsieur B.A.________ aller sur la gauche sur l'autre voie pour forcer Monsieur A.________ à y aller" (procès-verbal d'audition 4, lignes 410-412). Ce serait également de façon arbitraire, car "sans aucune considération des déclarations du co-prévenu lui-même", que les juges cantonaux ont retenu que rien ne permettait d'affirmer que l'intimé B.A.________ aurait "poussé", soit touché, le vélo avec sa voiture. Ces griefs tombent à faux. En effet, la juridiction d'appel a constaté que juste avant l'accident, alors que le cycliste avait entrepris de dépasser l'automobiliste par la gauche, tous deux ont roulé côte à côte un bref laps de temps, à une vitesse d'environ 20 km/h, le but de l'automobiliste étant de s'expliquer avec le cycliste; à un moment donné, pour obliger le recourant à s'arrêter pour s'expliquer avec lui, l'intimé B.A.________ a obliqué vers la gauche dans l'intention de stationner son véhicule sur un parking privé; pour sa part, le recourant a tenté de forcer le passage pour poursuivre sa route au guidon de son vélo (cf. let. B.a supra). Il a donc bien été retenu que l'intimé B.A.________, alors que l'automobiliste et le cycliste roulaient côte à côte, a déporté son véhicule vers la gauche pour forcer le recourant à y aller. C'est dans ces circonstances que le recourant, qui a tenté de forcer le passage pour poursuivre sa route au guidon de son vélo, a chuté alors qu'il se trouvait sur le trottoir et que son vélo a passé sous une des roues de l'automobile (cf. let. B.a supra), ce qui démontre que cette dernière était encore en mouvement. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'état de fait ainsi établi de manière exempte d'arbitraire, y compris dans la constatation que rien ne permet d'affirmer que l'intimé B.A.________ aurait touché le vélo avec sa voiture (cf. consid. 3.3.2 infra).