Citation: 8C_426/2020 E. 3.2

3.2. La juridiction cantonale a retenu en l'espèce que si les APOP réalisées après le premier et le troisième mois d'activité pouvaient être qualifiées de bonnes, voire d'excellentes, les enquêtes menées avaient mis en lumière que les prestations professionnelles et personnelles de la recourante s'étaient nettement dégradées après le premier trimestre de l'année 2017. Plusieurs collègues de la recourante avaient fait part de retards de cette dernière à la permanence téléphonique ainsi que de ce qu'elle ne répondait souvent pas aux appels. Les enquêtes avaient également démontré que la recourante avait tendance à sélectionner les tâches qui l'intéressaient, délaissant les autres. Une différence de traitement entre les juristes était apparue, la recourante favorisant notamment l'un d'entre eux. L'insuffisance des prestations de la recourante ne pouvait s'expliquer par l'absence d'un cahier de charges précis. L'offre d'emploi était claire. La recourante avait en outre été formée par une collègue qui lui avait expliqué les différentes tâches à accomplir. Même si le service juridique connaissait à l'époque une surcharge de travail importante, cela n'expliquait ni la différence de traitement opérée par la recourante entre les juristes, ni son manque de ponctualité, ni son délaissement de certaines tâches administratives. Le comportement de la recourante avait causé un report de travail sur les juristes négligés ainsi qu'une certaine désorganisation du service au vu du manque de constance dans l'exécution des tâches. La situation ne s'était par la suite pas améliorée. Des délais dans le dépôt des plaintes n'avaient pas été respectés. Si un malentendu entre collègues ne pouvait être écarté, il n'en demeurait pas moins que la recourante n'avait pas fait preuve de la vigilance nécessaire puisque son attention avait été attirée précisément sur ce point par sa supérieure hiérarchique. La recourante avait par ailleurs écrasé des fichiers informatiques par erreur, ce qui pouvait naturellement arriver, mais témoignait d'un certain manque de rigueur dans l'exécution des tâches. Des entretiens avaient eu lieu entre la recourante et sa supérieure hiérarchique pour résoudre les problèmes rencontrés. Des contacts avaient également eu lieu avec la conseillère aux ressources humaines. La recourante avait été invitée à s'exprimer sur les difficultés qu'elle disait rencontrer avec sa supérieure hiérarchique mais elle ne s'était pas manifestée. Il ne pouvait ainsi être retenu que les intimés avaient manqué à leur devoir de protéger la personnalité de la recourante. Il n'existait au demeurant pas de lien de causalité entre les prétentions salariales de la recourante et la résiliation de ses rapports de travail puisque c'était déjà l'insuffisance de ses prestations qui avait motivé le report de sa progression salariale. Il ne pouvait dès lors être question d'un congé-représailles. En fin de compte, il ne pouvait être retenu que le congé était abusif au sens des art. 336 al. 1 let. a et d CO puisque la recourante avait présenté des manquements qui nuisaient au travail commun.