Citation: U 136/04 11.05.2005 E. A

A.a F.________ a travaillé au service de la société T.________ SA, à L.________; à ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de la Mobilière Suisse Société d'assurances (ci-après : la Mobilière). Victime - en tant que passagère du siège avant du véhicule - d'un accident de la circulation survenu le 24 mai 1988, elle a souffert d'une commotion cérébrale avec un important oedème cérébral associé à des plaies de la face, une fracture du bassin de type Malgaigne à droite et une contusion rénale droite avec hématome périrénal. Les suites de l'accident ont été prises en charge par la Mobilière. Après avoir suivi différents traitements et deux interventions de chirurgie plastique au niveau du visage, l'assurée a pu progressivement reprendre son activité à partir du 12 septembre 1988. A.b Le 24 mars 2000, le docteur H.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin traitant, a annoncé une rechute, en indiquant avoir été consulté par l'assurée pour une exacerbation de douleurs situées dans la région de la hanche droite et de la sacro-iliaque. Des examens complémentaires ont mis en évidence un syndrome cervico-radiculaire irritatif déficitaire C7 à gauche progressif, ainsi que des hernies discales C5-C6 et C6-C7 gauches avec uncarthose. Le docteur A.________, spécialiste en neurochirurgie, préconisait une intervention chirurgicale (spondylodèse cervicale C5 à C7). Selon lui, au vu de l'évolution de la situation et de l'importance des troubles dégénératifs chez une patiente relativement jeune, il s'agissait de l'évolution du traumatisme subi en 1988 (rapport du 10 juillet 2000). Le chirurgien a procédé à l'opération prévue le 17 juillet 2000. Après avoir, dans un premier temps, pris en charge le cas de rechute, la Mobilière l'a ensuite soumis à son médecin-conseil, le docteur K.________, spécialiste en chirurgie. Dans un rapport du 12 septembre 2000, ce médecin a nié l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre, d'une part, les symptômes de type lombosciatalgique signalés en mars 2000 et le syndrome douloureux cervico-radiculaire apparu en avril 2000, et, d'autre part, l'événement accidentel du 24 mai 1988. Après un nouvel échange de correspondance avec le docteur H.________ et le docteur K.________, la Mobilière a, par décision du 12 juillet 2001, confirmée sur opposition le 5 février 2002, refusé toute prestation d'assurance au-delà du 1er juillet 2000; en bref, se fondant sur l'appréciation de son médecin-conseil, elle a considéré que les symptômes présentés par l'assurée au printemps 2000 ne constituaient ni une rechute, ni des séquelles tardives de l'accident du 24 mai 1988.