Citation: 8F_2/2018 E. II

II. La cause est renvoyée à la SUVA [CNA] pour le service des prestations de l'assurance-accidents obligatoire au sens des considérants, moyennant une nouvelle décision. " que saisi d'un recours en matière de droit public formé par la CNA, le Tribunal fédéral a annulé ce dernier prononcé et a renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouveau jugement après complément d'instruction sous la forme d'une expertise judiciaire (cause 8C_586/2017), que, par écriture du 24 janvier 2018, A.________ sollicite la révision de cet arrêt invoquant l'art. 121 let. d LTF, que la question de savoir si un motif de révision existe effectivement ne relève pas de l'examen de la recevabilité, mais du fond, qu'en revanche, la requête de révision est soumise aux exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (arrêts 8F_7/2016 du 17 octobre 2016; 1F_16/2016 du 25 juillet 2016 consid. 3; 4F_3/2016 du 27 avril 2016 consid. 1.1), que selon l'art. 121 LTF, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut notamment être demandée si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (let. d), que d'après la jurisprudence (cf. en particulier ATF 122 II 17 consid. 3 p. 18 et les références; voir parmi d'autres, arrêt 6F_22/2017 du 19 janvier 2018 consid. 3.3), l'inadvertance, au sens de l'art. 121 let. d LTF, suppose que le juge ait omis de prendre en compte une pièce déterminée du dossier ou l'ait mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur ou de son vrai sens littéral, qu'elle se distingue d'une mauvaise appréciation des preuves administrées ou de la portée juridique des faits établis, qu'il ressort de son écriture que le requérant entend, en substance, rediscuter la valeur probante de la prise de position du docteur Eblen, médecin-conseil de la CNA et spécialiste en neurologie (du 6 octobre 2016), qu'à cet égard, il soutient à tort que cette prise de position est une preuve nouvelle qui n'a pas été soumise à la juridiction précédente (voir consid. 6e du jugement de la cour cantonale du 25 juillet 2017), que ce faisant, le requérant se contente de présenter sa propre version des faits, de reprendre les arguments développés dans son recours et de critiquer la manière dont le Tribunal fédéral a appliqué le droit sans démontrer concrètement, en se fondant sur les considérants de l'arrêt entrepris, en quoi le Tribunal fédéral n'aurait pas pris en considération des faits pertinents pour l'issue du litige, qu'une telle argumentation ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation découlant des art. 121 ss en relation avec l'art. 42 al. 1 et 2 LTF et, partant, est irrecevable, qu'il est exceptionnellement renoncé à la perception de frais judiciaires (art. 66 al. 1, deuxième phrase, LTF), de sorte que la requête d'octroi de l'assistance judiciaire est sans objet, que la cause étant ainsi jugée, la requête d'effet suspensif est également sans objet, que tout nouvel acte du même style dans cette affaire - demande de révision procédurière ou abusive en particulier - demeurera sans réponse et sera classé purement et simplement, par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :