Citation: 4A_59/2018 E. 2

La cour cantonale considère que le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) du coopérateur a été respecté, mais que celui-ci a toujours refusé de participer aux séances durant lesquelles il aurait pu s'exprimer. Elle rappelle qu'il a reçu de la coopérative un courrier du 12 octobre 2012 contenant une énumération des reproches qui lui étaient adressés et qu'il était invité à se déterminer, ce qu'il n'a pas fait. Ce dernier a ensuite été prié de participer à la séance de l'administration qui s'est tenue le 7 novembre 2012, à l'issue de laquelle son exclusion a été décidée, mais il a renoncé à y participer. Enfin, le coopérateur a été convoqué à l'assemblée générale extraordinaire du 20 février 2013, mais il a lui-même décidé de ne pas y participer. Les magistrats cantonaux ont retenu que l'exclusion du coopérateur était justifiée pour trois motifs distincts (cf. art. 846 al. 1 et 2 CO). Premièrement, le coopérateur a acquis, pour le compte de la coopérative, des moteurs de stores au prix de 25 ou de 50 euros/pièce qu'il a ensuite facturés à la coopérative à 486 fr./pièce, sans qu'il puisse démontrer avoir entrepris un travail justifiant une plus-value de plus de 400 fr. Deuxièmement, il a bénéficié gratuitement des services de certains employés de la coopérative. Troisièmement, le coopérateur a tenté de convaincre certains employés de la coopérative de donner leur démission, afin de " casser la société ".