Citation: 1B_18/2017 E. 3

Le recourant considère qu'au vu des actes d'instruction accomplis depuis l'ouverture de la procédure, il ne serait plus justifié d'admettre l'existence de forts soupçons qu'il ait enlevé et séquestré C.________. La Cour de céans s'est penchée sur cette question dans son arrêt du 4 novembre 2016. Elle a considéré que l'appréciation de la Chambre de recours pénale suivant laquelle les déclarations de C.________, de F.________ et des époux I.________ devaient être accueillies avec prudence, en raison notamment du jeune âge de la lésée et de l'intérêt des autres intervenants à minimiser leur implication dans les faits dénoncés, n'était pas insoutenable et qu'elle suffisait en l'état pour conclure à l'existence de charges suffisantes s'agissant des infractions d'enlèvement et de séquestration. L'argumentation développée à ce propos par le recourant, qui ne repose pas sur des éléments nouveaux mais qui se fonde sur une appréciation personnelle des pièces qui figuraient déjà au dossier, n'est pas propre à modifier l'avis de la Cour de céans sur ce point. L'arrêt attaqué doit ainsi être confirmé lorsqu'il conclut à la présence d'indices suffisamment sérieux de culpabilité à l'encontre du recourant justifiant le maintien de la détention provisoire.