Citation: 6B_63/2009 09.03.2009 E. 1

Le recourant fait valoir que le juge de première instance lui a présenté aux débats des photographies de blessures dont il n'avait pas eu connaissance auparavant. Il soutient que c'est à tort que la cour cantonale n'a pas censuré ce procédé. L'administration des preuves est régie par le droit cantonal de procédure, sous réserve des minima garantis par le droit constitutionnel d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et le droit à un procès équitable (art. 29 al. 1 Cst. et 6 § 1 et 3 CEDH). Le Tribunal fédéral ne peut dès lors en contrôler la régularité que dans le cadre d'un moyen pris de la violation d'un droit constitutionnel (cf. art. 95 et 96 LTF, a contrario), expressément soulevé et développé avec la précision requise à l'art. 106 al. 2 LTF. En l'espèce, le recourant ne se plaint pas d'application arbitraire (art. 9 Cst.) d'une règle de procédure cantonale précisément désignée, ni d'une violation reconnaissable de l'un ou l'autre de ses droits constitutionnels ou conventionnels. Il se borne à alléguer que le procédé consistant à lui montrer pour la première fois des photographies aux débats serait anormal, sans indiquer en quoi, concrètement, il aurait été gêné dans sa défense. Son moyen ne répond dès lors pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Partant, il est irrecevable.