Citation: 6B_25/2013 E. 1.4.3

1.4.3. La cour cantonale a retenu que le recourant ne pouvait être suivi lorsqu'il tentait de minimiser sa connaissance des liens qui unissaient C.________ et B.________. En effet, ses déclarations étaient contraires à celles faites par Me D.________ dans le cadre de la procédure en qualité de témoin. Or, on ne voyait pas les raisons qui auraient pu inciter cet avocat à dire autre chose que ce qu'il avait rapporté au recourant. La preuve que l'affaire B.________ avait été évoquée, quand bien même l'enquête journalistique ne portait que sur l'implication de l'intimé à l'occasion de l'élection de Barack Obama, résultait du fait que le recourant savait, en s'adressant à Me D.________, qu'il avait affaire au mandataire de B.________. Pareille information ne lui aurait été d'aucune utilité si les liens entre ce dernier et C.________, qui l'avait dirigé vers Me D.________, n'avaient pas été évoqués. Partant, il devait être retenu, en se fondant sur les déclarations convaincantes de Me D.________, que le recourant connaissait les liens qui unissaient C.________ et B.________ et qu'il savait, en particulier, que la plainte pénale que C.________ s'apprêtait à déposer contre l'intimé devait l'être par l'intermédiaire de B.________.