Citation: 8C_600/2020 E. 6.3

6.3. Le recourant soutient que la doctoresse J.________, chirurgienne assistante lors de sa première opération à l'Hôpital D.________, aurait commis une erreur dans l'établissement de la première feuille de suivi du patient en indiquant que la main dominante était la droite. Cette erreur initiale se serait logiquement répétée dans les feuilles de suivi établies postérieurement par la doctoresse H.________, chirurgienne lors de la seconde opération, dès lors que les médecins les compléteraient dans un ordre chronologique. En outre, seule la doctoresse E.________ aurait constaté qu'il n'y avait pas d'atrophie au niveau des bras des deux côtés. La déduction tirée de l'absence d'une telle atteinte par les premiers juges serait quoi qu'il en soit dépourvue de sens: le constat en défaveur d'une exclusion de la main gauche signifierait que l'assuré utilisait la main et le bras gauches en tant que membres dominants avant l'accident. La doctoresse E.________ aurait constaté que les valeurs musculaires des bras droit et gauche étaient équivalentes deux ans après l'accident, ce qui parlerait en faveur d'un membre supérieur gauche dominant qui n'aurait plus été utilisé ensuite de l'accident. Il ressortirait du reste de plusieurs pièces du dossier ignorées par l'autorité précédente que le recourant serait gaucher. Enfin, les docteurs E.________, G.________ et F.________ n'auraient pas souligné l'incertitude liée au côté dominant et n'auraient pas précisé que leurs conclusions étaient valables quelle que fût la main dominante. En cas de doute, une expertise aurait à tout le moins dû être mise en oeuvre pour déterminer le côté dominant.