Citation: 1B_247/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant ne s'exprime pas sur la question du préjudice irréparable comme il lui appartenait de le faire. L'existence d'un tel préjudice n'est au surplus pas manifeste au regard des arguments développés dans le recours. Le reproche adressé à Me B.________ de ne pas avoir recouru contre sa désignation en qualité de défenseur d'office en remplacement de Me D.________ est pour le moins téméraire et ne constitue pas un motif objectif propre à établir une rupture du lien de confiance. Il en va de même du grief qui lui est fait de ne pas avoir recouru contre l'ordonnance de séquestre rendue par le Ministère public le 21 février 2020 puisque le recourant a finalement renoncé à recourir alors même que Me F.________, avocat stagiaire au sein de l'étude de Me B.________, s'était dit prêt à le faire. L'affirmation selon laquelle la contribution de l'intimé se serait limitée à " faire du banc " puis à déléguer son stagiaire pour cette tâche n'est pas étayée et est au moins partiellement contredite par la liste des opérations intermédiaire produite le 26 février 2020 qui fait état de 31 heures de travail depuis sa nomination. De même, les allégations du recourant selon lesquelles Me B.________ ne viserait que ses propres intérêts, irait jusqu'à le dénigrer, refuserait toute action positive et se bornerait à transmettre courriers et décisions sans jamais suggérer une réaction ne sont pas étayées par des éléments précis et tangibles, le recourant relevant lui-même avoir quitté les lieux lorsque son avocat a voulu assister à l'unique conférence planifiée à l'étude. Enfin, le recourant ne conteste pas que Me B.________, respectivement Me F.________, ont assisté aux nombreuses auditions conduites par la direction de la procédure et qu'ils ont reçu copie de la majorité des correspondances échangées dans le cadre de la procédure pénale et ne prétend pas que les conclusions qu'en a tirée la Chambre des recours pénale sur la connaissance du dossier de l'intimé seraient insoutenables. En définitive, les arguments du recours ne permettent pas de retenir que les conditions posées par la jurisprudence pour admettre l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF sont réalisées.