Citation: 1C_265/2021 E. 4.4.4

4.4.4. Cela étant, il est relevé que, même à considérer les différents documents en cause dans leur ensemble (tout-ménage de novembre 2018, courrier du 8 février 2019, échanges de correspondances produits le 10 juillet 2020), les propos qui y sont tenus ne sauraient refléter d'une manière suffisamment manifeste, chez les membres du Conseil communal a.i. ayant potentiellement pris part à la décision du 6 mai 2019, une antipathie à l'égard du recourant personnellement ou à celui de son mandataire, ni ne permettent d'en déduire que les membres concernés du Conseil avaient une opinion définitivement fixée quant au sort à réserver à l'opposition au PAL formée par le recourant. Ces propos ne sont ainsi pas de nature à compromettre d'emblée l'intégrité des membres du Conseil communal a.i., dont on relève qu'il est une autorité administrative composée en l'espèce de personnes qui n'exercent pas leurs fonctions en tant que professionnels; on rappellera du reste que le Conseil communal exerce des charges exécutives et gouvernementales, dans le cadre desquelles les exigences en termes d'indépendance et d'impartialité doivent être appréhendées avec plus de retenue que celles prévalant à l'égard d'une autorité judiciaire.