Citation: 5A_763/2023 E. 4.2

4.2. Selon l'arrêt attaqué, le recourant reprochait au premier juge d'avoir considéré que sa fille avait consenti, par actes concluants, à ce que sa mère continue de la représenter après sa majorité dans le procès ouvert en été 2020 et aux conclusions prises par celle-ci dans ce cadre, au nom de l'enfant. Il relevait que sa fille n'avait pas été interpellée par le tribunal, que rien ne permettait de retenir qu'elle aurait consenti à sa représentation par sa mère après sa majorité ni même qu'elle aurait été informée de la procédure. L'autorité précédente a constaté qu'une fois devenue majeure, l'intéressée n'avait pas été formellement interpellée sur le point de savoir si elle autorisait sa mère à réclamer une contribution d'entretien pour elle-même dans la procédure en modification de jugement de divorce. Elle a toutefois estimé que le recourant ne pouvait ignorer que sa fille avait atteint la majorité le 4 avril [recte: novembre] 2021, de sorte qu'en choisissant de poursuivre le procès sans rien dire à ce sujet et en ne soulevant ce grief qu'en deuxième instance, une fois connue l'issue défavorable de la procédure - alors qu'il aurait déjà pu le soulever précédemment -, il avait adopté une attitude procédurale contraire à la bonne foi, qui ne pouvait être protégée. La cour cantonale a considéré que, quoi qu'il en soit, le raisonnement du premier juge, selon lequel l'enfant avait tacitement consenti à ce que sa mère continue à la représenter après sa majorité ne prêtait pas le flanc à la critique. En effet, d'une part, l'enfant était presque majeure au moment de l'introduction de la demande. D'autre part, un laps de temps d'une année s'était écoulé entre le moment de sa majorité et les plaidoiries finales, de sorte que l'on pouvait clairement admettre qu'elle se serait manifestée si elle avait voulu montrer un quelconque désaccord. Fondée sur ce qui précède, la cour cantonale a jugé que le grief devait être rejeté.