Citation: 6B_929/2020 E. 1

Par ordonnance pénale du 16 septembre 2019, notifiée par pli recommandé à A.________ le 20 septembre 2020, le Service des contraventions de la République et canton de Genève (ci-après: SdC), a condamné la prénommée à une amende pour dépassement de vitesse commis à X.________ le 27 juin 2019, au moyen d'un véhicule immatriculé, en France, avec le n° Y.________. A.________ a formé opposition à cette ordonnance par courrier du 20 septembre 2019, posté en France à une date indéterminée et arrivé en Suisse, au centre de tri international de Zurich, le 1er octobre 2019, indiquant ne pas s'être rendue en Suisse à la date de l'infraction. Le 10 octobre 2019, le SdC a transmis la cause au Tribunal de police genevois pour qu'il statue sur la validité de l'ordonnance pénale et de l'opposition, concluant à l'irrecevabilité de celle-ci en raison de sa tardiveté. Par courrier du 29 octobre 2019, A.________ a confirmé ne pas être l'auteur de l'infraction, son numéro de plaque ayant vraisemblablement été usurpé, fait pour lequel elle avait déposé plainte auprès de la police française. Sur requête du juge du Tribunal de police, les photographies radar de l'infraction ont été transmises par le SdC. Il en ressort que le véhicule litigieux portait le numéro de plaque Z.________. Par ordonnance du 23 avril 2020, le Tribunal de police a constaté la nullité de l'ordonnance pénale. Par arrêt du 16 juin 2020, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a admis le recours formé par le ministère public, annulé l'ordonnance du 23 avril 2020, constaté que l'opposition formée par A.________ n'était pas valable et dit que l'ordonnance pénale du 16 septembre 2019 était assimilée à un jugement entré en force. A.________ forme un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt précité.