Citation: 2C_529/2008 25.08.2008 E. 1

La situation est plus délicate pour l'épouse du recourant, qui se trouve en Suisse depuis plusieurs années et y a tout sa famille. Comme l'a admis la juridiction cantonale, il n'est cependant pas déraisonnable d'exiger d'elle qu'elle retourne dans son pays d'origine avec son enfant âgé seulement d'une année et demi, si elle tient à continuer à vivre avec son mari. Sur ce point, il n'est pas nécessaire de trancher la question de savoir si elle a ou non écrit sous la contrainte la lettre du 19 février 2008, dans laquelle elle déclare notamment que l'expulsion de son mari provoquerait la dissolution de la famille et que son fils subirait les conséquences de l'absence de son père. Il n'est pas non plus pertinent de déterminer les raisons qui ont permis le classement de l'enquête instruite en octobre 2006, pour voies de fait, voire lésions corporelles, et menaces de la part de son mari à son encontre. Il suffit en effet de constater que, de toute façon, son intérêt privé et celui de son fils à demeurer en Suisse avec le recourant ne l'emporte pas sur l'intérêt public important à pouvoir renvoyer ce dernier dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, en confirmant le refus du Service de la population de ne pas prolonger l'autorisation de séjour du recourant, l'arrêt attaqué ne viole pas le droit fédéral et respecte le principe de la proportionnalité.