Citation: 6B_1151/2017 E. B

Par arrêt du 6 septembre 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a très partiellement admis l'appel formé par X.________, réduit le délai d'épreuve à deux ans et l'indemnité accordée à A.________. En substance, elle a retenu les faits suivants: - B.________ et X.________ se sont mariés sous le régime de la séparation de biens le 16 février 2008. Le 16 mars 2010, B.________ a révoqué ses précédentes dispositions testamentaires, dont un testament olographe daté du 15 février 2008 par lequel il avait institué X.________ comme son unique héritière, et déclaré léguer la quotité disponible de ses biens à sa nièce A.________. En mai 2010, il a annoncé aux autorités compétentes son départ de Suisse, puis a déposé une demande de divorce en France. - Le 22 juin 2010, X.________ a déposé en France une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, précisant qu'elle s'était vue retirer fin mars 2010 la carte de crédit dont elle bénéficiait jusqu'alors et que B.________ avait donné instruction à ses banques de ne plus honorer les prélèvements au titre des cartes bancaires confiées à son épouse. - Par courrier du 5 octobre 2010, B.________ a signifié à X.________ qu'il lui était fait interdiction de " vendre/donner/ faire disparaître " quelque bien que ce soit lui appartenant ou faisant partie de la succession de sa première épouse. - Par contrat du 8 octobre 2010, X.________ a vendu une automobile de marque C.________ appartenant à B.________ à une société tierce pour le prix de 7'000 francs. - Le 19 novembre 2010, lors d'un inventaire des meubles et objets se trouvant dans la villa de D.________ appartenant à B.________ et occupée par X.________, il a été constaté que ce véhicule ainsi qu'un véhicule de marque E.________ appartenant également à B.________ avaient disparu. - Le 14 décembre 2010, X.________ a immatriculé le véhicule précité de marque E.________ à son nom. - Le 7 février 2011, B.________ a déposé plainte pénale contre la société acquéreuse de la voiture C.________ et contre inconnu pour le vol de ce véhicule. Le 18 février 2011, il a déposé plainte pénale contre X.________ pour, notamment, le vol des deux véhicules précités. - Le 20 avril 2011, le Ministère public de la République et canton de Genève a rendu une ordonnance de non-entrée en matière dans la procédure dirigée contre la société précitée et son administrateur (procédure P/2102/2011). - B.________ est décédé le 20 septembre 2012. - Par arrêt du 17 octobre 2013, la Chambre pénale de recours de la République et canton de Genève a notamment considéré que B.________, malgré son état de santé début 2011, était en capacité de déposer personnellement plainte pénale. - Par ordonnance pénale du 27 avril 2016, le Ministère public de la République et canton de Genève a condamné X.________ pour le vol des deux véhicules à une peine pécuniaire de 60 jours-amende, à 30 fr. le jour avec sursis pendant trois ans (procédure P/2908/2011). X.________ a fait opposition à cette ordonnance, ce qui a conduit au jugement indiqué supra en let. A.