Citation: 5A_83/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant soutient que la charge fiscale globale de l'intimée, estimée à 3'000 fr. par mois, aurait été établie de manière manifestement inexacte. Celle-ci s'élèverait en réalité à 1'712 fr. par mois (20'548 fr. / 12), soit un montant largement inférieur. Cette différence proviendrait selon lui d'une erreur : l'autorité précédente aurait inséré dans le simulateur le revenu net de l'intimée en lieu et place de son revenu brut, lequel s'élèverait à 58'029 fr. en 2020 (cf. pièce 132 du bordereau du 3 mars 2021). Il expose à cet effet que l'outil imposerait de calculer la charge fiscale d'un contribuable salarié sur la base de son revenu brut. La taxation 2019 viendrait par ailleurs confirmer l'existence d'une erreur (cf. pièce 135.9 du bordereau du 3 mars 2021). Il expose qu'en 2019, la charge fiscale de l'intimée s'est élevée à 24'807 fr., soit 2'000 fr. par mois en chiffres ronds, en tenant compte de 103'800 fr. de pensions et 21'435 fr. d'intérêts hypothécaires (par comparaison à respectivement 106'320 fr. et 43'000 fr.), les autres données correspondant pour l'essentiel à celles retenues dans l'arrêt cantonal. Il serait donc impossible selon lui que les impôts totaux de l'intimée atteignent en 2020 la somme de 3'000 fr. par mois, même en retenant des pensions de 106'320 fr. telles qu'arrêtées par l'arrêt entrepris. La correction de cette erreur aurait une influence sur la part des impôts tant de l'intimée que des enfants, par la diminution de leurs charges, et influerait ainsi directement sur le montant des pensions dues (dont il détaille le calcul).