Citation: 1P.175/2001 14.05.2001 E. C

C.- Y.________ a recouru auprès de la Cour de droit public du Tribunal cantonal valaisan, en reprenant ses objections. Il soutenait que la Place du Midi était une route cantonale, de sorte que le projet n'était pas de la compétence communale. Il invoquait les intérêts économiques des commerçants, et la nécessité de maintenir les activités au centre ville. La motivation du Conseil d'Etat était insuffisante sur ce point. Il y avait inégalité de traitement au détriment des propriétaires ayant participé à l'aménagement des arcades au sud de la place. Il évoquait aussi les nuisances résultant de l'affectation piétonnière de la place. Il persistait à affirmer que 69 places de parc seraient supprimées, et se plaignait d'une atteinte à la garantie de la propriété. Par arrêt du 21 décembre 2000, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a rejeté le recours, dans la mesure de sa recevabilité. Le projet avait été établi conjointement par la commune de Sion et le Département cantonal des transports, de l'équipement et de l'environnement (DTEE) et avait été approuvé par le Conseil d'Etat. Les intérêts financiers du recourant devaient céder le pas devant l'intérêt public à un aménagement convivial de la Place du Midi. La suppression des vingt-deux places de stationnement était largement compensée par l'ouverture du Parking du Scex, qui compte 658 places et dont la sortie se situe à l'angle est de la Place du Midi. Rien ne permettait de prévoir les conséquences néfastes pour les commerçants de la place. L'argumentation du Conseil d'Etat, quoique succincte, était suffisante. La procédure de mise à l'enquête était suffisante du point de vue du droit d'être entendu. Le plan de quartier de 1965 était susceptible de révision, et les propriétaires voisins n'avaient pas de droit au maintien des places de parc.