Citation: 6B_316/2021 E. 2.7.1

2.7.1. La cour cantonale a retenu que les faits reprochés au recourant étaient graves: il avait mis en place un trafic de stupéfiants très important, non seulement par les quantités vendues, mais également au vu de sa durée, de sa clientèle et des nombreux produits proposés. Il avait en outre continué d'exercer son activité délictueuse malgré les différentes condamnations (pour d'autres infractions) prononcées à son encontre durant cette période. Son activité criminelle n'avait cessé qu'à son arrestation. La cour cantonale a également souligné qu'en cas de trafic de stupéfiants les intérêts de l'État au renvoi étaient importants, au vu des ravages que provoque la drogue dans la population. En outre, elle a retenu que le recourant avait été condamné à une peine de 7 ans de peine privative de liberté, ce qui permettrait une révocation de son autorisation d'établissement sur la base de l'art. 63 al. 1 let. a en lien avec l'art. 62 al. 1 let. b LEI. Ainsi, selon la cour cantonale, même en prenant en compte des éventuels intérêts du prévenu à demeurer auprès de son fils en Suisse, pays où il était lui-même né, les intérêts publics à son renvoi étaient bien plus importants en particulier au vu de la gravité de l'atteinte portée au bien juridique considérable qu'est la santé publique.