Citation: I 830/02 25.08.2003 E. 5

Sans qu'il faille y voir une entorse à la jurisprudence citée par les premiers juges, il convient, en l'espèce, de se rallier à l'opinion soutenue par l'office recourant. Si le docteur C.________ a certes confirmé l'existence d'une composante psychogène aux douleurs de l'assurée, l'ensemble de ses considérations médicales permettent de retenir que cet aspect ne revêt pas, dans le cas particulier, une intensité telle qu'il justifierait des éclaircissements de la part d'un médecin psychiatre. A la lecture de l'évaluation psychologique figurant dans le rapport d'expertise, on peut en effet exclure d'emblée plusieurs des critères d'importance qui fondent généralement un pronostic défavorable en ce qui concerne l'exigibilité d'une reprise d'activité professionnelle en cas de trouble somatoforme douloureux (par exemple des traits de la personnalité prémorbides, une comorbidité psychiatrique, une perte d'intégration sociale etc.; voir VSI 2000 p. 154). Il apparaît au contraire que l'intimée possède des ressources psychiques suffisantes pour faire face à ses douleurs qu'elle surmonte apparemment en pratiquant régulièrement du sport. On remarquera, au demeurant, que le dossier ne contient pas un seul document émanant du médecin traitant dans lequel ce dernier attirerait l'attention de l'office AI sur une probable problématique psychique invalidante. Devant une telle absence d'indices en faveur d'une limitation de la capacité de travail de l'intimée au plan psychique, une expertise psychiatrique s'avère ici superflue.