Citation: 6B_1014/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il cherche à pointer des contradictions ou imprécisions dans les déclarations de l'intimée, en les comparant aux déclarations des témoins E.________ ou F.________ concernant le baiser que les protagonistes ont échangé sur le quai de la gare de Lausanne, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait tiré des conclusions insoutenables de ces moyens de preuves. Au demeurant, l'autorité précédente n'a nullement retenu que, déjà à ce stade, le recourant aurait contraint l'intimée à échanger un baiser, mais a indiqué que celle-ci avait été "quelque peu surprise" et s'était "laissée faire". Pour le reste, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant, sur la base des explications de l'intimée qu'elle a jugées crédibles, que cette dernière n'avait "pas particulièrement apprécié l'expérience" et s'était éloignée du recourant, puis que celui-ci l'avait rejointe et tenté de l'embrasser derechef. On ne voit pas, par ailleurs, en quoi le fait que l'intimée n'aurait pas fait part à sa mère et à son amie de son propre "comportement actif" à l'égard du recourant sur le quai de gare aurait dû amener la cour cantonale à constater que celle-ci avait "délibérément menti sur ces faits". On ne voit pas davantage en quoi le fait que l'intimée eût échangé un baiser avec le recourant sur le quai de gare rendrait arbitraire la constatation de la cour cantonale, selon laquelle, une fois dans le wagon, le recourant a forcé l'intéressée à entrer dans les toilettes. Enfin, l'argumentation du recourant s'avère appellatoire et, partant, irrecevable, lorsqu'il affirme qu'il serait "surprenant qu'un homme fasse entrer de force une jeune femme dans les toilettes d'un train et que personne ne réagisse" et que "les deux protagonistes n'ont pu que rentrer volontairement dans ces toilettes", sans démontrer en quoi les constatations de la cour cantonales seraient arbitraires sur ce point. A propos des événements qui ont pris place dans les toilettes du train, le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu la version des faits de l'intimée, selon laquelle cette dernière s'est débattue et a manifesté son refus d'entretenir des relations sexuelles. Il invoque sur ce point le rapport médical du 19 août 2016, aux termes duquel "les ecchymoses cervicales constatées chez [l'intimée] peuvent dater des faits en question et sont compatibles avec les mécanismes proposés, à savoir une pression manuelle forte à une main ou un mécanisme de succion". Il se prévaut également des déclarations de l'intimée selon lesquelles il lui aurait fait des suçons, ainsi que des déclarations de la témoin E.________, qui a indiqué avoir vu "des marques, comme des bleus, des suçons" sur le cou de l'intimée. On ne voit cependant pas en quoi il aurait été insoutenable, pour la cour cantonale, de retenir que les marques en question provenaient des pressions sur le cou décrites par l'intimée - et compatibles avec les constatations médicales - et non de suçons prodigués par le recourant. Le recourant développe encore une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il se contente d'affirmer qu'il lui aurait été impossible de contraindre l'intimée à lui prodiguer une fellation tandis que son sexe n'était pas en érection et qu'en conséquence cette faveur lui aurait été accordée volontairement par l'intéressée. L'autorité précédente n'a au demeurant nullement retenu que le recourant aurait constamment tenu la tête de l'intimée de ses deux mains, de sorte qu'il n'apparaît pas arbitraire de considérer que celui-ci a pu introduire de force son sexe dans la bouche de l'intimée. Il en va de même lorsque le recourant affirme que les actes sexuels auraient été forcément consentis, dès lors qu'il lui aurait été "physiquement impossible" de baisser le pantalon et le slip de l'intimée alors que celle-ci se trouvait à genoux, la tête touchant presque le sol. Enfin, le recourant ne démontre pas davantage en quoi il aurait été insoutenable, pour la cour cantonale, de retenir, sur la base des explications de la psychologue de l'intimée, que le comportement de cette dernière après la sortie des toilettes - soit en particulier le baiser échangé, le fait que l'intéressée aurait touché son bras et rigolé - pouvait découler d'un état de choc et relevait d'un mécanisme de défense visant à se protéger d'autres violences. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.