Citation: 6B_381/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant soutient que la durée de son expulsion est manifestement disproportionnée par rapport aux faits qui lui sont reprochés. Il souligne à cet égard que les infractions n'auraient pas de caractère international, qu'elles ne lui auraient pas rapporté de gains significatifs et qu'elles avaient une nature ponctuelle. Or, c'est en vain que le recourant tente de minimiser sa faute, dès lors que cet élément n'est pas déterminant dans la fixation de la durée de l'expulsion (cf. supra consid. 5.1). En l'occurrence, compte tenu en particulier de la gravité de l'infraction commise dans le domaine des stupéfiants et des antécédents du recourant, la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en confirmant la durée d'expulsion de dix ans fixée par le tribunal correctionnel, qui correspond à la durée médiane prévue à l'art. 66a al. 1 CP (cf. arrêts 6B_1038/2021 du 9 mai 2022 consid. 4.2; 6B_259/2020 du 17 août 2020 consid. 4; 6B_690/2019 du 4 décembre 2019 consid. 5 non publié à l'ATF 146 IV 105, ZURBRÜGG/HRUSCHKA in: Basler Kommentar, Strafrecht I, 4e éd. 2019, nos 27 ss ad art. 66a CP; LUZIA VETTERLI, in: StGB Annotierter Kommentar, 2020, n° 15 ad art. 66a CP).