Citation: 1C_159/2018 E. 2

La voie du recours en matière de droit public, au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), est ouverte contre une décision prise en dernière instance cantonale au sujet d'une mesure administrative de retrait du permis de conduire. Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci, sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-si seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 142 II 369 consid. 2.1 p. 372). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Le recourant n'a pris aucune conclusion en lien avec l'arrêt attaqué. La portée de cette omission sur la recevabilité de son recours peut toutefois demeurer indécise car celui-ci ne répond pas aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Se fondant sur la jurisprudence publiée du Tribunal fédéral, la cour cantonale s'est estimée liée par les faits retenus dans l'ordonnance pénale du 11 août 2017, dont l'opposition a été jugée tardive, à savoir que X.________ avait conduit un véhicule automobile malgré le retrait de son permis. Elle a écarté l'argument du recourant tiré de la protection de la bonne foi au motif que le contenu de la décision du 30 janvier 2017 ne laissait subsister aucun doute quant à la date à laquelle le permis de conduire devait au plus tard être déposé ou envoyé au Service des automobiles et de la navigation. Aussi, le caractère erroné du prétendu renseignement obtenu auprès du personnel du guichet du secteur des finances de ce service devait être clairement reconnaissable par le recourant s'il avait lu avec l'attention souhaitée cette décision. On aurait ainsi pu attendre de sa part qu'il se renseigne le cas échéant plus avant en attirant l'attention sur une incohérence flagrante. Le recourant se contente d'exposer une nouvelle fois les informations qu'il dit avoir reçues le 12 juillet 2017 lorsqu'il s'est présenté auprès du Service des automobiles et de la navigation et qui expliqueraient les raisons pour lesquelles il n'avait pas encore déposé son permis de conduire lorsqu'il a été interpelé le 28 juillet 2017. Il ne cherche pas à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé le droit fédéral en se considérant liée par les faits retenus par le juge pénal ni en quoi les motifs avancés pour ne pas le faire bénéficier du principe de la protection de la bonne foi seraient insoutenables ou d'une autre manière contraires au droit, comme il lui appartenait de le faire.