Citation: 9C_31/2010 28.09.2010 E. 4

De son côté, le recourant soutient que le jugement cantonal ne s'est pas fondé sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations versées au dossier, dès lors qu'il n'a pas fait siennes les conclusions du stage d'observation professionnelle ni celles du docteur A.________. 4.1 Lorsque le pouvoir d'examen est limité, le recourant ne peut critiquer les constatations de faits que si ceux-ci ont été établis de manière manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou encore lorsque le juge a interprété les pièces du dossier de manière insoutenable, a méconnu des preuves pertinentes ou s'est fondé exclusivement sur une partie des moyens de preuve (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62, 120 Ia 31 consid. 4b p. 40, 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). En l'occurrence, les premiers juges ont indiqué les motifs pour lesquels ils ont retenu les conclusions de l'expertise du SMR. Le recourant ne dit pas en quoi ces motifs seraient arbitraires mais se contente d'affirmer que le cas doit être examiné à la lumière de rapports de l'office AI des 3 juillet et 27 novembre 2007, ainsi que de de l'avis du docteur A.________, selon lesquels sa capacité de travail n'avait pu atteindre qu'un taux de 62 % avec un rendement de 35 %, respectivement un taux de 50 % avec un rendement ne dépassant pas 65 %. Ce faisant, il ne fait que substituer sa propre appréciation des preuves à celle de la juridiction cantonale, ce qui est insuffisant pour démontrer que les faits déterminants ont été établis en violation de l'interdiction de l'arbitraire. 4.2 Se plaignant d'une violation de l'art. 17 LPGA, le recourant estime qu'entre le moment où la décision d'octroi d'une rente entière a été rendue (soit le 21 mai 1999) et celui de la décision attaquée (11 avril 2008), son état de santé ne s'est pas amélioré. Dans les cas de révision du droit à la rente, au sens de l'art. 17 LPGA, l'autorité administrative ou de recours doit comparer les circonstances existant au moment de la nouvelle décision avec celles prévalant lors de la dernière décision entrée en force, reposant sur un examen matériel du droit (ATF 133 V 108), pour déterminer si une modification notable du degré d'invalidité justifiant la révision du droit en question est intervenue. En comparant les situations prévalant lors des décisions des 27 avril 2006 (dernière décision entrée en force, reposant sur un examen matériel du droit) et 11 avril 2008 (nouvelle décision), les premiers juges ont appliqué correctement le droit fédéral et la jurisprudence précitée. 4.3 Le recourant reproche encore à l'office AI et aux premiers juges de ne pas avoir indiqué dans quels secteurs d'activité il pourrait encore concrètement mettre en valeur sa capacité de travail résiduelle, compte tenu notamment de son handicap et de son âge. D'un point de vue médical, le SMR a considéré que le recourant était en mesure de reprendre l'exercice d'une activité adaptée à 70 %. Par conséquent, le recourant est théoriquement en mesure d'exercer l'activité dans laquelle il a bénéficié d'une formation à la charge de l'assurance-invalidité et les difficultés ressenties par ce dernier durant sa formation ne sont pas directement imputables à son état de santé. Par ailleurs, il convient d'admettre que le marché du travail offre un éventail suffisamment large d'activités légères, dont on doit convenir qu'un nombre significatif sont adaptées aux limitations du recourant et accessibles sans aucune formation particulière. On rappellera au demeurant qu'il n'y a pas lieu d'examiner dans quelle mesure la situation concrète du marché du travail permettrait au recourant de retrouver un emploi. Cela étant, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en se référant - en l'absence d'un revenu effectivement réalisé - aux données salariales publiées par l'Office fédéral de la statistique, singulièrement au salaire auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de qualification 4) dans le secteur privé. En procédant de surcroît à un abattement de 20 % sur le revenu d'invalide, les premiers juges ont tenu équitablement compte des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation; cf. ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc p. 79 s.). Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.