Citation: 6B_219/2009 18.06.2009 E. 1

2.2 En l'espèce, le recourant s'est rendu coupable de brigandage qualifié au sens de l'art. 140 ch. 4 CP, passible d'une peine privative de liberté minimale de cinq ans. Mû par l'appât du gain, il a agi avec brutalité et professionnalisme, dans deux opérations préméditées, allant jusqu'à mettre en danger de mort C.________ lors de la première. Il convient également de tenir compte du concours comme circonstance aggravante, puisque le recourant a commis deux actes de brigandages distincts en l'espace de quelques jours. Sa responsabilité pour ses actes est pleine et entière. A juste titre le recourant mentionne que son casier judiciaire est vierge, ce qui a été relevé en instance cantonale. Contrairement à ce que soutient encore le recourant, sa participation aux brigandages n'a pas été secondaire. Comme l'a déjà retenu la cour cantonale, il a agi en tant que coauteur dès lors qu'il s'était muni d'un couteau de cuisine pour ces deux expéditions auxquelles il s'est pleinement associé. Enfin, c'est en vain que le recourant fait valoir à décharge qu'il a travaillé pour divers employeurs dans la construction jusqu'à son arrestation. Cet élément serait plutôt de nature à aggraver sa faute, dans la mesure où cela montre que malgré une certaine intégration et la perception d'un salaire pour son travail, il s'est néanmoins livré à des actes de violence par pur appât du gain. En conclusion, la peine privative de liberté de sept ans n'apparaît pas, au vu des circonstances, sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Cette dernière a motivé de manière détaillée et complète la peine, et le recourant n'invoque aucun élément, propre à la modifier, qu'elle aurait omis ou pris en considération à tort. Contrairement à l'avis du recourant, le fait qu'il est père ne saurait conduire pour ce seul motif à une réduction de la peine, car il est inévitable qu'une peine privative de liberté d'une certaine durée ait des répercussions sur les membres de la famille du condamné. Le grief de violation de l'art. 47 CP est dès lors infondé. La quotité de la peine exclut l'octroi du sursis (art. 42 et 43 CP).