Citation: 2C_519/2021 E. 1

Par jugement du 6 septembre 2018, le Tribunal criminel de Lausanne a reconnu A.________ coupable de brigandage qualifié, induction de la justice en erreur, blanchiment d'argent et usage abusif de plaques de contrôle, et l'a condamné à une peine privative de liberté de quatre ans. Il était principalement reproché à l'intéressé d'avoir, le 30 décembre 2015, officié en qualité de chauffeur dans le cadre du braquage d'un fourgon blindé, lors duquel une somme de plus de 2'000'000 fr. avait été dérobée. Il avait perçu 50'000 fr. pour ce travail. Par ordonnance du 5 mars 2019, le juge d'application des peines du canton de Vaud a ordonné la libération conditionnelle de A.________ le jour même, lui fixant un délai d'épreuve d'un an, deux mois et sept jours et ordonnant une assistance de probation pendant la durée dudit délai. A.c. Entre mai et octobre 2018, A.________ a sollicité la prolongation de son autorisation d'établissement. Il a notamment fait état de son mariage, précisant que son épouse, de nationalité brésilienne et domiciliée à Genève, ne disposait pas de titre de séjour. En date du 6 novembre 2018, il faisait l'objet de poursuites pour un montant total de 46'017.07 fr. Depuis sa sortie de prison, A.________ a occupé différents emplois dans les cantons de Fribourg, puis de Vaud en tant qu'employé polyvalent dès le 1er avril 2019, puis en tant que "casserolier" du 1er mai 2019 au 1er août 2019, et en tant qu'assistant des opérations depuis le 9 octobre 2019. Il a toutefois perdu cet emploi au début de l'année 2020. A.d. Le 1er mars 2019, l'Office cantonal a fait part à A.________ de son intention de proposer au Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé du canton de Genève (ci-après: le Département) la révocation de son autorisation d'établissement et le prononcé de son renvoi de Suisse. Le 20 mai 2019, l'intéressé a fait valoir qu'une telle révocation serait disproportionnée et qu'un "nouvel et ultime" avertissement apparaissait adéquat.