Citation: 1C_116/2019 E. 2

Selon l'art. 84 LTF, le recours est recevable à l'encontre d'un arrêt du Tribunal pénal fédéral en matière d'entraide judiciaire internationale si celui-ci a pour objet la transmission de renseignements concernant le domaine secret. Il doit toutefois s'agir d'un cas particulièrement important (al. 1). Un cas est particulièrement important notamment lorsqu'il y a des raisons de supposer que la procédure à l'étranger viole des principes fondamentaux ou comporte d'autres vices graves (al. 2). Ces motifs d'entrée en matière ne sont toutefois pas exhaustifs et le Tribunal fédéral peut être appelé à intervenir lorsqu'il s'agit de trancher une question juridique de principe ou lorsque l'instance précédente s'est écartée de la jurisprudence suivie jusque-là (ATF 133 IV 215 consid. 1.2 p. 218). En vertu de l'art. 42 al. 2 LTF, il incombe à la partie recourante de démontrer que les conditions d'entrée en matière posées à l'art. 84 LTF sont réunies (ATF 133 IV 131 consid. 3 p. 132). La décision de clôture porte bien sur la transmission de documents touchant le domaine secret. Toutefois, compte tenu des faits à l'origine de la demande et de la nature de la transmission envisagée, portant sur la documentation relative à un compte bancaire déterminé, le cas ne revêt en soi aucune importance particulière; par ailleurs, le recours ne soulève aucune question de principe, qu'il s'agisse de l'irrecevabilité des griefs tirés de la violation des art. 2 et 3 EIMP de la part d'une personne morale ayant son siège en Suisse, non visée par l'enquête pénale étrangère ou non susceptible d'être extradée à l'Etat requérant (à propos de laquelle la recourante ne s'exprime pas), ou de la violation du principe de la proportionnalité en lien avec l'utilité potentielle des documents transmis. Sur l'ensemble de ces questions, la Cour des plaintes s'en est tenue à la jurisprudence constante (cf. ATF 133 IV 40 consid. 7.2 p. 47; 130 II 217 consid. 8.2 p. 227; arrêt 1C_337/2016 du 3 août 2016 consid. 2.1; 121 II 241 consid. 3a p. 242). L'intervention d'une seconde instance judiciaire ne se justifie donc pas.