Citation: 2C_918/2018 E. 3.2

3.2. Les griefs de la recourante doivent être écartés. Il ne suffit en effet pas qu'une solution moins rigide voire même préférable puisse être choisie par le législateur cantonal pour que le choix de ce dernier soit arbitraire (sur la définition de l'arbitraire correctement exposée par la recourante, cf. ATF 143 I 321 consid. 6.1 p. 324 et les références citées). Or, le texte de la loi est clair. Pour le surplus, le grief, au moins implicite de violation principe de la primauté du droit fédéral consacré par l'art. 49 al. 1 Cst., doit être rejeté dans la mesure où il peut être examiné, la recourante n'exposant pas, même succinctement, conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, le contenu du principe ancré à l'art. 49 Cst. (sur la définition de la primauté du droit fédéral cf. ATF 138 I 410 consid. 3.1 p. 414 s.). En effet, la recourante n'explique pas et le Tribunal fédéral ne voit pas que le critère de l'inscription dans les registres de l'Office cantonal de la population et des migrations pour désigner les personnes occupant un logement en matière d'aide au logement élude l'art. 23 al. 1 CC ou en contredit le sens ou l'esprit, dont l'application en l'espèce conduit au contraire à confirmer le maintien du domicile de la fille de la recourante, en séjour pour études au Tessin, à l'adresse de cette dernière à Genève. En jugeant que le critère choisi pour définir les personnes qui occupent un logement est celui de l'inscription dans les registres de l'Office cantonal de la population et des migrations, sous réserve d'exceptions non invoquées en l'espèce, l'instance précédente n'est pas tombée dans l'arbitraire et n'a pas non plus violé le principe de primauté du droit fédéral.