Citation: 6B_1318/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir constaté de manière inexacte qu'il avait affirmé ne pas avoir fait demi-tour après avoir vu la police, alors qu'il aurait toujours admis avoir aperçu les agents de police à son domicile avant de repartir au volant de son véhicule. Ce constat erroné aurait conduit la juridiction précédente à remettre arbitrairement en cause sa crédibilité et à disqualifier de manière insoutenable toutes les déclarations faites ultérieurement, durant la procédure. En l'espèce, l'argumentation du recourant - au demeurant largement appellatoire, celui-ci livrant sa propre lecture du jugement entrepris - est mal fondée. Ce sont ses explications sur les raisons l'ayant conduit à faire demi-tour, soit prétendument parce qu'il voulait éviter toute confrontation avec sa compagne et non pas en raison de la présence de la police à son domicile, que la cour cantonale a tenu pour invraisemblables. Elle a expliqué que cette version entrait en contradiction avec les autres déclarations données par le recourant en cours de procédure, motivation que celui-ci ne prend pas la peine de discuter. Partant, la juridiction cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que ses déclarations ultérieures n'étaient pas crédibles. Le recourant fait ensuite grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il avait fait demi-tour car il savait qu'il avait bu trop d'alcool. Il lui reproche en particulier d'avoir privilégié les premières déclarations faites à la police, au détriment de ses rétractations ultérieures. En l'espèce, contrairement à ce que prétend le recourant, on ne saurait retenir qu'il a, lors de l'audience de première instance, réfuté son aveu selon lequel il avait fait demi-tour en voyant la police à son domicile parce qu'il avait bu trop d'alcool, puisqu'il s'est contenté d'indiquer à cet égard que ce n'était "pas vraiment" le cas (cf. procès-verbal de l'audience du 2 novembre 2021 devant le Juge de police). Or préciser qu'il avait "effectivement vu les policiers" et "n'avait pas envie de discuter avec [eux]" ne veut pas encore dire qu'il ne s'était pas soustrait à un éventuel contrôle d'alcoolémie en repartant au volant de son véhicule après avoir vu la police chez lui. En l'occurrence, le recourant, interrogé par la caporale, a indiqué "c'est effectivement moi qui ai roulé avec le véhicule jusqu'au lieu précité et je reconnais avoir fait demi-tour lorsque j'ai vu votre voiture de police devant mon domicile, sachant que j'avais bu trop d'alcool". Au vu de cette déclaration claire et compte tenu de l'invraisemblance des récits apportés ultérieurement, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, se fonder sur la première version du recourant. Contrairement à ce qu'il prétend, le fait d'avoir passé une nuit en détention avant d'être interrogé ou les difficultés rencontrées avec sa compagne ne sauraient avoir eu une quelconque influence sur cette réponse, donnée spontanément et sans aucune ambiguïté. Il s'ensuit que la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que le recourant avait fait demi-tour en voyant la police à son domicile, sachant qu'il avait bu trop d'alcool. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.