Citation: 5A_896/2017 E. 4.3

4.3. Constitue une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP, en particulier, l'acte sous seing privé, signé par le poursuivi - ou son représentant (ATF 132 III 140 consid. 4.1.1 et les arrêts cités) -, d'où ressort sa volonté de payer au poursuivant, sans réserve ni condition, une somme d'argent déterminée, ou aisément déterminable, et exigible (ATF 139 III 297 consid. 2.3.1 et la jurisprudence citée). C'est sans arbitraire que la juridiction précédente a considéré que ces conditions étaient remplies. Dans le titre en question, la recourante a clairement reconnu devoir à l'intimée une somme de 3'638 fr. 45 à titre de solde de loyers impayés. Cet engagement est en soi inconditionnel, même s'il comporte la proposition d'un plan d'amortissement (MUSTER, La reconnaissance de dette abstraite, 2004, p. 174 ch. II; D. STAEHELIN, in : Basler Kommentar, SchKG vol. I, 2 éd., 2010, n° 22, et VEUILLET, La mainlevée de l'opposition, 2017, n° 37 ad art. 82 LP). Le refus opposé par l'intimée touche uniquement aux modalités de remboursement que la recourante avait proposées, sans affecter la reconnaissance en tant que telle. Enfin, il n'est pas nécessaire que la reconnaissance de dette soit signée par le poursuivant, mais bien par le poursuivi (ou par son représentant) (VEUILLET, op. cit., ibidem, nos 15 ss), conformément au principe posé par l'art. 13 al. 1 CO, en vertu duquel la signature doit émaner de la partie qui s'oblige (MUSTER, op. cit., p. 180).