Citation: 4P.205/2002 08.01.2003 E. 1

1.1 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). L'arrêt attaqué est final dans la mesure où la cour cantonale a rejeté les conclusions de la recourante, écartant ainsi ses moyens libératoires, par une décision au fond qui n'est susceptible d'aucune autre voie de droit sur le plan fédéral ou cantonal, s'agissant du grief de violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). La recourante est personnellement touchée par la décision entreprise, qui rejette ses conclusions libératoires, de sorte qu'elle a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision n'ait pas été adoptée en violation de ses droits constitutionnels; en conséquence, la qualité pour recourir (art. 88 OJ) doit lui être reconnue. Dans ses conclusions, la recourante doit préciser si elle requiert l'annulation totale ou partielle de l'acte attaqué (Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, 2e éd., p. 362), de sorte que sa demande de mettre à néant "la partie du jugement portant sur les frais de réparation des façades" remplit cette exigence. 1.2 Interjeté en temps utile (art. 89 al. 1 OJ) et dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le recours est à cet égard recevable. Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 128 III 50 consid. 1c et les arrêts cités). 1.3 En raison de la nature cassatoire du recours de droit public (ATF 127 III 279 consid. 1b et les références), la conclusion tendant au renvoi de la cause à l'instance cantonale est superflue. 1.4 La recourante reproche à la Cour d'appel de n'avoir pas sanctionné la décision du Tribunal de la Sarine, qui aurait fixé le dommage en équité, alors que ce problème technique aurait dû recevoir "l'aval d'un homme de l'art", auquel les déductions du premier juge ne pouvaient manifestement pas suppléer.