Citation: 2F_3/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, les requérants se prévalent des "faits et moyens de preuve essentiels et pertinents" (demande de révision, p. 8) suivants: - un mandat de répression rendu le 23 octobre 2017 par la Division affaires pénales et enquêtes de l'Administration fédérale; - le "résultat des dernières investigations menées fin 2017/début 2018 par le Ministère public de la Confédération" (demande de révision, p. 8), plus précisément "les nombreuses auditions de l'ensemble des administrateurs de l'époque de la société suisse Y.________ SA, ainsi que du comptable, M. I.________, intervenues entre fin 2017 et début 2018" (demande de révision, p. 18); - une décision rendue le 18 juin 2018 par la Division principale de la taxe sur la valeur ajoutée de l'Administration fédérale. Ces moyens de preuve existaient certes déjà au moment du prononcé de l'arrêt du Tribunal fédéral du 13 décembre 2018 (cf. supra consid. 2.1. in initio). Ils sont cependant tous postérieurs à l'arrêt du Tribunal administratif fédéral du 2 mars 2017. Les requérants admettent du reste qu'il s'agit de "nouveaux faits et moyens de preuve qui sont apparus en cours de procédure devant votre Haute Cour" (demande de révision, p. 14). Dans la procédure ayant conduit à l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_382/2017, les intéressés n'ont pas eu la possibilité de les invoquer en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF (cf. arrêt 8F_8/2016 du 5 avril 2017 consid. 3.2; demande de révision, p. 14). Il est donc a fortioriexclu que les requérants puissent s'en prévaloir dans le cadre de la présente demande de révision (cf. arrêt 8F_8/2016 du 5 avril 2017 consid. 3.2; voir aussi ELISABETH ESCHER, in NIGGLI/ UEBERSAX/WIPRÄCHTIGER/KNEUBÜHLER [éd.], Basler Kommentar - Bundesgerichtsgesetz, 3e éd., 2018, n. 6 ad art. 123 LTF p. 1887; YVES DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral - Commentaire, 2008, n. 4691 ad art. 123 LTF p. 1689 s. et n. 4707 ad art. 123 LTF p. 1696). Dans le cas contraire, un justiciable pourrait, par le biais d'une procédure de révision, demander au Tribunal fédéral de rendre un (nouvel) arrêt fondé sur des faits qui se sont produits après la décision de l'autorité précédente et contourner ainsi la règle posée par l'art. 99 al. 1 LTF, ce qui n'est pas concevable.