Citation: 2C_583/2021 E. A

Le 10 août 2018, A.________, ressortissante brésilienne née en 1978, a épousé au Portugal B.________, ressortissant portugais né en 1954, résidant en Suisse au bénéfice d'une autorisation d'établissement. A la suite de cette union, l'intéressée est entrée en Suisse le 15 août 2018 et a obtenu une autorisation de séjour UE/AELE, valable jusqu'au 13 octobre 2022. Aucun enfant n'est issu de cette union (art. 105 al. 2 LTF). Par courrier du 26 mars 2020, l'un des fils de B.________, en possession d'une procuration générale signée par ce dernier, a informé le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal) que son père ne faisait plus ménage commun avec son épouse depuis la fin de l'année 2019, date à laquelle il avait emménagé chez son second fils. Interrogée sur sa situation conjugale, A.________ a informé le Service cantonal que son époux était décédé le 13 avril 2020 d'un cancer du pancréas. Elle a contesté toute séparation du couple avant le décès et a déclaré que, si son mari était parti vivre chez son fils, c'était d'un commun accord avec elle, vu les soins que sa maladie occasionnait, afin qu'elle puisse conserver l'emploi qu'elle venait d'obtenir. Les époux avaient par la suite maintenu des contacts téléphoniques, chaque fois que cela était possible. Par courrier du 2 juin 2020, l'un des fils du défunt a exposé que le couple vivait séparé depuis le 31 décembre 2019, que les époux ne formaient déjà plus une communauté conjugale depuis plusieurs mois, qu'ils géraient leur vie chacun de leur côté et que A.________ se rendait régulièrement au Portugal auprès de ses enfants. En outre, une reprise de la vie commune aurait sans doute été impossible au vu de la manière dont l'intéressée s'était comportée envers son père, raison pour laquelle ce dernier l'avait exhérédée. Enfin, son père avait demandé l'intéressée en mariage uniquement après avoir eu connaissance du diagnostic posé, afin qu'elle s'occupe de lui, en échange de quoi elle obtiendrait un permis de séjour. Auditionnés par le Service cantonal, les deux fils du défunt, ainsi qu'un des amis proches de ce dernier ont tous trois déclaré que le mariage procédait d'un arrangement entre les époux et que l'union conjugale avait cessé avant le décès déjà. L'intéressée a contesté cette version.