Citation: I 855/06 04.10.2007 E. 3

Comme en instance cantonale, la recourante se prévaut d'une violation de son droit d'être entendue, au motif que les premiers juges n'ont pas ordonné la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire mais se sont fondés sur un rapport d'expertise privée, établie sur mandat de son assureur perte de gain et dépourvue des garanties d'indépendance afférentes à un expert judiciaire, de sorte qu'il présente au plus la même valeur probante que les rapports des docteurs F.________, C.________ et A.________. Contestant par ailleurs la valeur probante du rapport d'expertise de l'Hôpital Y.________, elle invoque le fait que son contenu est lacunaire, l'incapacité de travail imputable à l'asthénie n'ayant pas été chiffrée; qu'il est contradictoire en ce sens que les experts attribuent à l'asthénie - principale cause d'incapacité de travail selon la consultation spécialisée d'oncologie - une incidence marginale sur la capacité de travail, dès lors que cette dernière est d'emblée diminuée de 40 % sur le plan rhumatologique; qu'il est entaché d'un vice de procédure, les spécialistes des consultations d'oncologie (les docteurs Z.________ et B.________) et de rhumatologie (le docteur H.________) n'ayant pas été associés au colloque de synthèse final. Enfin, l'assurée met en cause le calcul du degré d'invalidité opéré par les premiers juges, attendu qu'ils ont retenu au titre d'activité lucrative raisonnablement exigible de sa part, celle de directrice administrative et qu'ils n'ont par conséquent procédé à aucune comparaison des gains déterminants, ni constatation de fait établissant le revenu sans invalidité.