Citation: 6S.110/2007 25.06.2007 E. 1

3.3 La motivation de l'arrêt entrepris, qui discute largement ces différents éléments, est par ailleurs suffisante pour que l'on puisse comprendre quel raisonnement a conduit la cour cantonale à confirmer la peine prononcée par le Tribunal d'arrondissement. 3.4 Le recourant tente encore la comparaison avec d'autres peines, notamment celles infligées aux importateurs de la marchandise qu'il a revendue. Il souligne que la peine de l'un des intéressés, dont l'activité portait sur huit kilos d'héroïne, était de quatre ans de réclusion et soutient que sa propre peine aurait dû être très nettement moins lourde. Hormis le fait que les deux affaires ont été jugées séparément, le recourant, qui ne relève aucun des autres critères déterminants pour l'appréciation de la faute, méconnaît que la quantité de stupéfiants n'est qu'un élément de l'appréciation globale qui conduit à la fixation de la peine. Il en va de même lorsqu'il cite des peines appliquées dans d'autres cas portant sur des quantités plus importantes de stupéfiants sanctionnées de 9 à 12 ans de réclusion, fondées, du reste, sur des faits par trop différents du cas d'espèce pour qu'une comparaison n'apparaisse pas d'emblée stérile (cf. ATF 120 IV 136 consid. 3a i.f., p. 144). Il ressort par ailleurs du jugement auquel il se réfère, qui figure au dossier de la présente cause, que la peine de quatre ans de réclusion avec laquelle il entend comparer la sienne a été fixée en considération d'une responsabilité pénale diminuée de l'auteur, si bien que le seul écart de durée entre les deux peines ne permet pas encore, par une simple comparaison avec les volumes de stupéfiants en cause, de démontrer concrètement une violation de l'art. 63 CP sous l'angle du principe de l'égalité de traitement. Le recourant soutient également que la peine qui lui a été infligée aurait dû être plus nettement inférieure à celle de son coaccusé A.________, condamné à trois ans et demi de réclusion. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que les différents éléments relatifs à l'implication respective des deux coauteurs justifiaient d'imputer à A.________ une culpabilité plus importante que celle du recourant mais que cette circonstance ne devait pas entraîner une différence de peine importante, étant donné que les deux accusés avaient collaboré et que chacun d'eux aurait pu, à n'importe quel moment, mettre un terme à son activité délictueuse. Cette motivation, qui trouve appui dans l'état de fait arrêté en instance cantonale, est convaincante, la différence entre les deux peines n'étant, au demeurant, pas "insignifiante" comme le soutient le recourant.