Citation: 5A_916/2019 E. 6.2

6.2. S'il est vrai que le Juge délégué a fait usage pour la première fois dans la procédure du site https://thetax.nl, il apparaît toutefois que l'intimée avait été rendue attentive déjà dans ses échanges d'e-mails avec son futur employeur produits en première instance de la possibilité de demander une exonération fiscale à hauteur de 30% de ses revenus. Partant, dans la mesure où il n'apparaît pas que le premier juge a tenu compte de cet élément, il appartenait au recourant de s'en plaindre devant le Juge délégué, ce qu'il n'a pas fait. Faute d'avoir satisfait au principe de l'épuisement des griefs sur ce point (cf. sur cette notion: ATF 143 III 290 consid. 1.1 et les références; arrêts 5A_605/2018 du 7 décembre 2018 consid. 5.2; 4A_32/2018 du 11 juillet 2018 consid. 5.2.1-5.2.2), le recourant ne peut s'en prévaloir devant le Tribunal de céans. Cela étant, il apparaît que le premier juge avait tenu compte, s'agissant de l'établissement du revenu de l'intimée, à la fois d'une indemnité de fin d'année de 8.3% et d'une indemnité pour vacances de 8% résultant du même échanges d'e-mails, puisqu'il a majoré le salaire de 3'637 euros de l'intimée de 16.3%. Or, si le Juge délégué a effectivement majoré le salaire de l'intimée de 8% correspondant à son indemnité de vacances puisque c'est bien un salaire annuel brut de 47'135 euros ( (3'637 euros [salaire mensuel brut] + 290.96 euros [8% de 3637]) x 12) qu'il a introduit dans le calculateur en ligne https://thetax.nl tout en cochant la case " Holiday allowance included " pour établir le salaire mensuel net de l'intimée, rien n'indique pour quel motif il a renoncé à ajouter également l'indemnité de fin d'année de 8.3%. L'intimée n'apporte pas davantage d'explication à cette omission, se contentant d'alléguer, sur la base de pièces nouvelles irrecevables, que son revenu serait en réalité encore inférieur à celui retenu par le Juge délégué. En augmentant le revenu annuel brut de l'intimée de 8.3% et en l'intégrant dans le calculateur en ligne dont le recourant ne critique pas l'utilisation, on obtient au final un revenu mensuel net de 2'771 euros, à savoir 3'100 fr. 50 au taux de 1.1189. Pour la période du 1 er septembre au 31 décembre 2019, le budget de l'intimée demeure déficitaire nonobstant la correction de son revenu (3'100 fr. 50 - 3'809 fr. [charges de l'intimée en Suisse]). Le recourant ayant été condamné à couvrir à la fois les coûts directs de l'enfant (907 fr.) et le déficit de l'intimée, l'admission de son grief aurait toutefois pour seul effet de réduire la contribution mensuelle due à l'entretien de son fils durant ces quatre mois de 172 fr. 35 par mois. Une telle différence ne saurait conduire à une décision arbitraire dans son résultat eu égard au disponible mensuel de 2'650 fr. 45 dont le recourant bénéficie durant cette même période. Pour ce qui est de la période postérieure au 1 er janvier 2020, le budget de l'intimée présentera un disponible de 927 fr. 40 (3'100 fr. 50 - 2'173 fr. 10 [charges de l'intimée aux Pays-Bas]) contre 2'150 fr. 45 pour le recourant. Compte tenu de la différence des disponibles des parties, il n'y avait rien d'arbitraire, pour cette période également, à mettre l'intégralité de l'entretien convenable de l'enfant s'élevant à 1'090 fr. dès le 1 er janvier 2020 à charge du recourant.