Citation: 4C.185/2002 27.09.2002 E. A

Selon lettre du 18 janvier 1994, X.________ SA a engagé A.________ en qualité de directrice, chargée de l'administration de la société, de l'informatique externe, de la vente et des travaux administratifs; les parties ont convenu d'un salaire mensuel de 4'045 fr.90, versé treize fois l'an. Fondée en janvier 1994, X.________ SA dispose d'un capital social de 150'000 fr., réparti en 150 actions dont 60 appartenaient à A.________; cette dernière était également membre du conseil d'administration, à l'instar de son frère, D.________. En 1996, le salaire de la directrice a été porté à 6'575 fr. par mois. Depuis 1994, X.________ SA est surendettée au sens de l'art. 725 CO. A partir de 1995, B.________ s'est intéressé à prendre une participation dans la société. Il était entendu que le poste de A.________ devrait être rediscuté. Lors des pourparlers qui ont précédé la reprise de la société, B.________ a proposé à la directrice un salaire mensuel brut de 2'000 fr., plus un intéressement de 1,5% sur le chiffre d'affaires; les négociations n'ont pas abouti, car A.________ est tombée malade à cette époque. Le 17 décembre 1996, B.________ et A.________ ont signé un contrat de cession d'actions et d'abandon de créance, qui contient notamment les clauses suivantes: «1. Compte tenu de l'endettement de la société, la valeur des actions cédées est fixée à zéro franc. (...)