Citation: 5P.237/2005 12.08.2005 E. 2.2

2.2.1 Contrairement à ce que semble croire le recourant (acte de recours p. 10 ch. 10), l'autorité cantonale ne lui a pas imputé un revenu futur hypothétique (cf. sur cette notion l'ATF 128 III 4 consid. 4 p. 5 s.); au contraire, elle a constaté son revenu effectif sur la base des pièces qu'il avait produites et en tirant, dans le cadre de l'appréciation des preuves, les conséquences qui découlaient de son manque de collaboration à l'établissement précis de son revenu. 2.2.2 Dans le mémoire d'appel qu'il a adressé à l'autorité cantonale, le recourant soutenait qu'"il [était] impossible d'estimer le montant de sa participation au chiffre d'affaires pour l'année 2005 et qu'il [était] injuste, puisque le montant des commissions n'[était] versé qu'une fois par année, en fin de celle-ci, d'ajouter un montant mensuel hypothétique à son salaire comme on le ferait d'un treizième salaire". Le tribunal n'a ainsi manifestement pas méconnu que le montant de la participation au chiffre d'affaires annuel 2005 ne serait déterminée qu'en fin d'année 2005 et que la rémunération de 2004 n'avait été versée qu'à la fin de l'année 2004. Il a toutefois considéré que, faute de disposer d'un contrat de travail clair et d'informations convaincantes du recourant et de son employeur, et au vu du salaire antérieur du recourant dans le même domaine d'activité, qui bénéficie actuellement d'un climat favorable, il convenait de retenir que la participation au chiffre d'affaires constituait une part effective de la rémunération du recourant, s'ajoutant au salaire fixe, et que le seul moyen de l'évaluer était de calculer la moyenne mensuelle des commissions des trois derniers mois de 2004. Le recourant ne s'en prend pas de manière conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ à la motivation de l'autorité cantonale. Dans la mesure où ils ne visent pas l'appréciation des preuves, ses griefs consistent simplement dans l'affirmation qu'il est injuste d'ajouter la moyenne mensuelle de ses commissions à son salaire net, parce que sa participation ne lui sera versée qu'en fin d'année et qu'il sera contraint d'emprunter pour couvrir son minimum vital. Cependant, pour ce qui concerne ce grief, il reprend presque textuellement les motifs du mémoire qu'il avait adressé à l'autorité cantonale. Sa critique, de nature purement appellatoire, est dès lors inadmissible; en particulier, elle ne s'en prend pas à l'argument de l'autorité cantonale selon lequel le recourant devait se laisser opposer la manière, assez approximative, qu'elle avait adoptée pour estimer son revenu effectif, dès lors qu'il est responsable du manque de clarté à ce sujet. Au demeurant, le recourant ne prétend pas, ni ne tente de démontrer en satisfaisant aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, qu'il ne pourrait pas obtenir des avances mensuelles sur ses commissions. Il s'ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable pour défaut de motivation conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.