Citation: 6B_1043/2023 E. 1.3

1.3. De manière générale, la cour cantonale a retenu que les frères A.________ avaient des pratiques claires d'abus de cartes d'identité pour demander des cartes de crédit, qu'ils utilisaient pour commander des objets ensuite revendus sur internet. S'agissant des actes ressortant du ch. 3 de l'acte d'accusation, la cour cantonale a notamment retenu que le recourant avait été filmé lors du premier retrait au distributeur et que la carte avait été retrouvée chez D.A.________, lequel avait expliqué l'avoir reçue du recourant. La cour cantonale a relevé que le recourant n'avait, à l'époque, pas pu être entendu parce qu'il était à l'étranger, signalé au Ripol. Appréciant ses déclarations en première instance, selon lesquelles il avait donné la carte avec l'argent du premier retrait à son cousin, la cour cantonale a considéré que cette version n'était pas crédible puisque la carte avait été retrouvée chez son frère. Le recourant ne cessait de mentir. En outre, la plupart des paiements litigieux avaient été effectués dans la région de U.________, où habitait le recourant, puis à X.________, où habitait son frère, D.A.________. La cour cantonale a également apprécié les déclarations de D.A.________ et de l'amie intime de ce dernier, s'agissant des documents retrouvés au domicile du premier nommé. Elle a considéré que le petit conflit entre les frères, qualifié de broutilles par D.A.________, ne permettait pas d'envisager sérieusement que ce dernier mentait dans l'intention de mettre faussement en cause le recourant. La cour cantonale a également fait sien le raisonnement des premiers juges concernant la mise en cause du recourant par I.________ s'agissant des cartes d'identité volées dans une mairie ainsi que la carte B.________. En définitive, il ne faisait aucun doute que le recourant avait utilisé la carte jusqu'au moment où il l'avait donnée à son frère.