Citation: 6B_1228/2023 E. 4.2

4.2. Faisant sienne l'appréciation de la juge de première instance quant à la lourde culpabilité de la recourante, la cour cantonale relève que les antécédents et l'attitude de déni dans lequel elle s'enferme quant à la responsabilité de ses actes démontrent qu'elle ne s'est toujours pas remise en question, persistant à adopter une posture victimaire, alors même qu'elle a déjà été condamnée pour des faits similaires en 2020. La prise de conscience de la gravité des infractions commises est inexistante, la recourante ne formulant aucun regret alors que l'accident aurait pu avoir des conséquences dramatiques. La cour cantonale souligne en outre que les peines pécuniaires prononcées en 2020 et 2021 n'ont eu aucun effet préventif sur le comportement de la recourante, qui récidive en matière de circulation routière pour la troisième fois, et en conclut que ce mode de sanction est manifestement dépourvu d'effet dissuasif en ce qui la concerne. De l'avis de la cour cantonale, une peine privative de liberté s'impose pour des raisons de prévention spéciale, ce d'autant plus que les comportements reprochés sont graves. Quant à l'effet de la peine sur l'avenir de la recourante, l'autorité relève que celle-ci n'exerce pas d'activité lucrative, que son entretien est assuré par la pension versée par son époux et qu'elle n'a personne à charge, de sorte que le prononcé d'une peine privative de liberté n'est pas de nature à compromettre son évolution.