Citation: 5A_562/2013 E. 1

Le 15 juin 2012, la fille majeure a ouvert une action alimentaire contre son père, assortie de mesures provisionnelles. Le Tribunal de première instance a refusé la suspension de la présente procédure jusqu'à droit jugé dans la procédure introduite par l'enfant majeure, estimant disposer de tous les éléments nécessaires pour statuer sur la requête de mesures provisionnelles déposée par le père dans le cadre de l'action en divorce. B.a. Par ordonnance du 19 novembre 2012, le Tribunal de première instance a débouté le père des fins de sa requête de mesures provisionnelles tendant à la modification de la contribution d'entretien de 1'800 fr. mise à sa charge par mesures protectrices de l'union conjugale du 6 mars 2009, estimant qu'il n'existait aucun élément nouveau. Le père a formé appel contre cette ordonnance le 3 décembre 2012, concluant principalement à ce qu'il soit astreint à verser une contribution à l'entretien de sa fille mineure, dès le 1 er octobre 2011, d'un montant de 500 fr. par mois, allocations familiales non comprises, jusqu'aux 14 ans de sa fille, puis de 550 fr. jusqu'à la majorité ou l'indépendance financière de celle-ci, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal de première instance. A l'appui de son appel, il expose que son salaire a connu une diminution de 125 fr. par mois (5'852 fr. - 5'727 fr.) et qu'il doit désormais supporter des charges incompressibles de 4'948 fr. 95 au lieu de 2'720 fr. 60, telles qu'arrêtées par le juge des mesures protectrices de l'union conjugale, alors que la mère a vu son salaire augmenter de 470 fr. par mois et ses charges diminuer de 1'755 fr. 90, lesquelles s'élèveraient à présent à 3'265 fr. 80, dès lors qu'elle fait ménage commun avec son ami. La mère a conclu à la confirmation de l'ordonnance entreprise, rappelant qu'elle a repris une activité lucrative à plein temps dès la séparation et a renoncé à toute contribution d'entretien pour elle-même. B.b. Statuant par arrêt du 28 juin 2013, notifié aux parties sous pli recommandé le 2 juillet 2013, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a annulé l'ordonnance du 19 novembre 2012 et modifié le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale en ce sens qu'elle a astreint le père à contribuer à l'entretien de sa fille mineure, à compter du 17 avril 2012, par le versement d'une somme de 1'100 fr. par mois, allocations familiales non comprises, jusqu'aux 18 ans de sa fille ou au delà en cas d'études sérieuses et régulières, mais au maximum jusqu'à ses 25 ans.