Citation: 6B_95/2023 E. 2.3

2.3. C'est en vain que le recourant soutient qu'il a déjà été condamné par le passé à 210 jours-amende pour séjour illégal, soit à plus que le maximum de la peine pécuniaire. En effet, dans la mesure où une peine privative de liberté a été prononcée en l'espèce, la peine maximale prévue par la loi est d'un an au plus (cf. supra consid. 2.2). En outre, par son argumentation, le recourant perd de vue que sa condamnation du 9 mai 2017 à une peine pécuniaire de 90 jours-amende ne portait pas seulement sur le séjour illégal mais aussi sur une infraction à l'art. 19 al. 1 LStup. Par ailleurs, cette condamnation du 9 mai 2017 sanctionnait son séjour illégal du 6 août 2016 au 7 janvier 2017, soit avant l'exécution de son renvoi dans un État tiers, le 11 mai 2017. Il en va de même de sa condamnation du 3 mai 2018 à 50 jours-amende en tant qu'elle portait sur son séjour illégal du 8 janvier au 2 mai 2017. Il s'ensuit que, dans le cadre de la somme des peines prononcées, il n'y aurait de toute façon pas lieu de tenir compte entièrement de ces condamnations. Quoi qu'il en soit, même en comptant l'ensemble des condamnations antérieures du recourant notamment pour séjour illégal, la cour cantonale n'a pas excédé la peine maximale prévue par la loi, à savoir un an au plus, en prononçant une peine privative de liberté de trois mois. Le grief est donc rejeté.