Citation: 5A_300/2016 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher de ne pas avoir requis d'office un extrait des poursuites en cours contre la recourante à la date de l'échéance du délai de recours cantonal. Si la jurisprudence admet qu'un tel extrait peut être requis d'office par l'autorité saisie d'un recours contre un prononcé de faillite, la maxime inquisitoire simple applicable ne l'oblige toutefois nullement à le faire. Ceci vaut d'autant qu'en l'espèce, la recourante était assistée d'un avocat, de sorte que la maxime inquisitoire sociale ne s'applique qu'avec retenue à la présente procédure. En effet, alors même qu'elle a joint plusieurs pièces nouvelles à son mémoire de recours, la recourante n'a pas produit un extrait des poursuites plus récent que celui sur lequel s'est fondé la cour cantonale. Le fait qu'elle a choisi de déposer son acte de recours devant l'instance précédente sept jours avant l'échéance du délai de recours ne saurait à cet égard être retenu comme un motif justificatif. La recourante était en effet libre de le déposer à l'échéance du délai de recours et aurait dû percevoir l'importance de produire un extrait des poursuites actualisé à cette date puisqu'elle soutient s'être acquittée de plusieurs dettes dans l'intervalle. En outre, la recourante n'expose pas pour quel motif elle n'a pas produit un extrait des poursuites plus récent sachant que celui sur lequel s'est fondée la cour cantonale date du 5 décembre 2015 et que le recours a été déposé le 21 décembre 2015. Elle n'expose pas davantage pourquoi elle n'a pas attiré l'attention de la cour cantonale sur le fait que des paiements susceptibles d'avoir une incidence sur l'état des poursuites avaient été effectués entre le 5 et le 28 décembre 2015. Compte tenu des éléments qui précèdent, et en particulier du fait qu'elle était assistée d'un avocat, il apparaît que la recourante n'a pas satisfait à son devoir de collaboration. Pour les mêmes motifs, l'autorité précédente n'avait pas à interpeller la recourante pour qu'elle actualise ou complète les estimation, attestation et bilan produits à l'appui du recours. La recourante, assistée d'un avocat, devait en effet se rendre compte de l'importance de fournir des pièces attestant de sa situation financière actuelle, dans la mesure où elle soutient elle-même avoir procédé à plusieurs paiements durant les mois de septembre à décembre 2015. S'agissant enfin des documents censés attester de futures rentrées d'argent, la recourante perd de vue que la Cour de justice les a considérés comme dénués de force probante. Or, si, aux termes de l'appréciation des preuves, le juge parvient à la conviction que les faits pertinents ne sont pas prouvés, la question d'une violation de la maxime inquisitoire ne se pose pas, seul un grief d'appréciation arbitraire des preuves pouvant entrer en considération (cf. arrêts 5A_524/2014 du 21 août 2014 consid. 2.2; 5A_829/2014 précité consid. 2.4). Ce point sera dès lors examiné, en tant que de besoin, à l'aune du grief d'appréciation arbitraire des preuves soulevé (cf. infra consid. 6). Il suit de là que le grief de violation de l'art. 255 let. a CPC est infondé.