Citation: 6B_393/2015 E. 2.2

2.2. La cour cantonale s'est référée à l'appréciation des premiers juges, qui ont acquis la conviction générale de la sincérité de l'intimée en considérant plusieurs éléments convergents, savoir, d'une part, les déclarations constantes et immuables de la prénommée - corroborées par les témoignages de ses proches, de même que par les constatations médicales et les photos qui les étayaient - et, d'autre part, les antécédents du recourant déjà condamné en 2006 pour des lésions corporelles simples et en 2013, pour des faits comparables commis à l'encontre de sa nouvelle compagne. La cour cantonale a estimé que cette appréciation échappait à la critique et devait être confirmée. Elle s'est rapportée à la chronologie des plaintes et dépositions de l'intimée, à propos desquelles elle n'avait pas remarqué d'incohérence ou de variations majeures. Les constatations médicales au dossier corroboraient les récits de l'intimée. S'agissant des agressions sexuelles dénoncées par cette dernière, il était notoire que de telles infractions ne laissaient pas forcément des traces. De plus, la crédibilité de l'intimée reposait sur la constance de ses déclarations, sur les détails sonnant vrais qui les émaillaient (notamment l'évocation d'un saignement à l'anus), sur l'émotion congruente manifestée lors de certains récits aux médecins, sur le diagnostic de stress post-traumatique et sur le schéma habituel du tyran domestique qui étend la domination de sa victime au domaine sexuel. En outre, aucun indice ne supposait que les témoins B.________, C.________ et D.________, qui avaient fait des témoignages précis, mesurés et convaincants, auraient fait des dépositions fausses, en particulier menti sur les confidences de femme battue, marquée de coups et abusée que l'intimée leur avait faites. Il n'y avait dès lors aucun motif d'écarter leurs déclarations. S'agissant du témoignage indirect de E.________ selon lequel F.________, précédent ami de l'intimée, lui aurait dit que celle-ci aurait accusé celui-là de viol en criant par la fenêtre, et qu'elle aurait réitéré cette accusation en le croisant dans la rue alors qu'elle était accompagnée du recourant, la cour cantonale a considéré qu'il ne pouvait être pris en considération. Le témoin n'avait pas assisté aux faits qu'il évoquait et ne pouvait ainsi en attester ni la véracité ni la fausseté.