Citation: I 579/03 15.07.2004 E. 3

La juridiction cantonale a nié le droit de feue P.________ à une rente extraordinaire au motif que l'époux de la prénommée ne s'était pas acquitté de cotisations en 1982. Sur le vu du courrier adressé par la caisse au Tribunal fédéral des assurances le 3 octobre 2002, cette constatation est erronée. Il ressort en effet de cette écriture que le mari a payé en 1982 des cotisations consignées dans un carnet de timbres-cotisations. Il s'ensuit que l'intéressé compte le même nombre d'années de cotisation que sa classe d'âge et que l'assurée - qui avait présenté une demande de rente le 1er décembre 1999 - avait droit à une rente extraordinaire depuis le 1er décembre 1998 (cf. art. 48 al. 2 LAI). Le recours se révèle ainsi bien fondé.