Citation: 4A_322/2007 12.11.2007 E. A

Depuis 1961, les époux R.X.________ et F.X.________ habitaient un appartement sis à Genève. Après le décès de R.X.________ en 1995, son épouse a continué à occuper le logement, et son fils L.X.________, né en 1960, est alors revenu s'y installer. En 2000, Y.________ a acquis l'immeuble dans lequel se trouve l'appartement. La même année, F.X.________ et L.X.________ ont contesté une hausse de loyer et demandé, à titre reconventionnel, une baisse de loyer. La procédure devant le Tribunal des baux et loyers s'est terminée le 13 novembre 2000 par transaction, les deux parties renonçant à leurs prétentions réciproques. F.X.________ est décédée en 2002. Depuis lors, L.X.________ est seul locataire de l'appartement. Par avis de résiliation sans indication de motifs du 21 novembre 2003, adressé à F.X.________, Y.________ a résilié le bail pour l'échéance contractuelle du 30 juin 2004. Le 19 décembre 2003, L.X.________ a saisi la Commission de conciliation en matière de baux et loyers du canton de Genève d'une requête en nullité de congé et, à titre subsidiaire, en prolongation de bail. Le 12 janvier 2004, L.X.________ a été informé que le congé était motivé par le souhait de vendre l'appartement. Par avis du 1er mars 2004 adressé cette fois à L.X.________, Y.________ a une seconde fois résilié le bail pour le 30 juin 2004. Le 15 mars 2004, L.X.________ a déposé une nouvelle requête en contestation de congé. Le 7 mai 2004, la Commission de conciliation a ordonné la jonction des procédures, déclaré les congés valables et accordé à L.X.________ une première prolongation de bail échéant le 30 juin 2006.