Citation: I 603/03 17.11.2003 E. 2

2.1 Au vu de l'ensemble du dossier médical et du rapport du CEPAI, les premiers juges ont considéré que A.________ présentait une capacité de travail entière dans une activité adaptée (permettant l'alternance des positions et sans port de charges excédant 10 kilos). Le recourant estime quant à lui ne pas être en mesure de travailler à plein temps. 2.2 Selon les docteurs B.________ et C.________, médecins à la Clinique de rhumatologie de l'Hôpital X.________ (rapport du 28 décembre 1999) et E.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie (rapport du 29 mai 2001), l'assuré souffre de lombalgies d'efforts d'origine musculo-ligamentaire, de cervico-scapulalgie gauche et de périarthrite de l'épaule gauche. Appelé en consultation, le docteur F.________, neurochirurgien, a estimé qu'il n'y avait pas de syndrome vertébral et que les examens radiologiques (radiographies, CT-scanner et IRM) étaient dans les limites de la norme (rapport du 16 juillet 1999). Pour ces spécialistes, consultés par le recourant, les seuls traitements possibles consistent en une rééducation lombaire et abdominale, de la physiothérapie, ainsi qu'une activité physique en continu (cf. les rapports des médecins précités, ainsi que des docteurs G.________, médecin-conseil de la SWICA, du 1er novembre 1999, et H.________, spécialiste en rhumatologie, du 17 janvier 2001). Mais ces médecins font aussi état d'une certaine passivité de la part de l'assuré, peu enclin à se prendre en charge. Le docteur H.________ relève en particulier que A.________ ne prend pas de médicaments, ne fait pas de physiothérapie et ne pratique ni le fitness ni le sport en général. Selon ce dernier médecin, il n'y a pas, sur le plan fonctionnel rhumatologique, d'incapacité de travail pour des travaux moyennement lourds; le problème se situe surtout sur le plan social. 2.3 Pour sa part, la doctoresse I.________, médecin généraliste et médecin traitant, considère que les lombalgies accompagnées de blocages dont souffre son patient justifient une incapacité de travail de 50 %, y compris dans une activité adaptée. Elle relève que le traitement médicamenteux maximal, la physiothérapie ainsi que le séjour en milieu hospitalier sont restés sans effet et que, d'autre part, son patient a accompli des efforts considérables afin de mener à bien son stage au CEPAI. Pendant cette période, l'exacerbation des douleurs a nécessité l'intensification du traitement antalgique mais de tels efforts ne peuvent être exigibles de manière durable (rapports des 27 novembre 2000 et 3 janvier 2002). 2.4 Pour autant, les considérations de ce médecin ne sauraient prévaloir sur les avis, unanimes, des spécialistes consultés. En effet, si le diagnostic posé par la doctoresse I.________ est identique à celui retenu par ses confrères, leurs appréciations respectives de la capacité de travail divergent. Or, d'une part, en ce qui concerne la valeur probante des rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Mais, surtout, les avis des médecins spécialistes ont été donnés au terme d'examens fouillés, réalisés pour la plus grande partie en milieu hospitalier. Dans ces conditions, l'opinion au demeurant succinctement motivée du médecin traitant, fondée pour l'essentiel sur les plaintes du patient, n'est pas propre à mettre en doute le bien-fondé de leurs conclusions à tous égards convaincantes. Il résulte d'ailleurs des constatations opérées par les responsables du CEPAI au cours du stage de 13 semaines qu'il y a effectué que A.________ est à même de travailler à plein temps dans une activité lui permettant d'alterner les positions et que son rendement devrait être normal après une période d'entraînement. Dès lors c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que le recourant est capable de mettre à profit une capacité de travail entière dans une activité adaptée (port de charges de 10 kg maximum et alternance des positions assis / debout).