Citation: 2C_223/2024 E. 6.3

6.3. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation du cas d'espèce. En particulier, sous l'angle des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, les juges précédents ont retenu que, si le recourant avait un emploi et était financièrement indépendant en Suisse, pays dans lequel il avait séjourné à plusieurs reprises entre 1997 et 2007 et où il résidait depuis 2019, ils ont aussi relevé qu'une telle intégration - qui était du reste entachée par des condamnations pénales - n'était toutefois pas exceptionnelle au point qu'un retour en Équateur apparaîtrait disproportionné. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Selon la jurisprudence, le fait d'avoir une place de travail et de ne pas dépendre de l'aide sociale notamment ne suffit en effet pas pour retenir des raisons personnelles majeures visées à l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI (cf. arrêts 2C_103/2024 précité consid. 7.2; 2C_869/2022 du 23 décembre 2022 consid. 6.2; 2C_616/2019 du 19 août 2019 consid. 7.4). Quant à l'arrivée d'un des enfants du recourant en Suisse, les juges précédents ont considéré que le recourant ne pouvait pas en déduire un lien particulier avec ce pays, ce qui n'est pas non plus critiquable, dès lors qu'il ressort du dossier que cet enfant est entré en Suisse sur la base d'un visa de touriste valable durant 90 jours, afin de rendre visite à son père, et ne dispose dès lors pas d'un droit de résider durablement dans ce pays. Enfin, le Tribunal cantonal a à juste titre noté que le recourant avait vécu 12 ans en Équateur, pays dans lequel il avait conservé des attaches puisqu'au moins un de ses enfants y vivait toujours, et où il pouvait disposer de la maison de ses parents pour y vivre, ce qui était susceptible de faciliter son retour. Pour le reste, s'agissant du point de savoir si la réintégration du recourant dans son pays d'origine serait ou non fortement compromise, les juges cantonaux ont relevé que le recourant n'avait pas démontré en quoi les éléments qu'il avait soulevés - soit en particulier l'évasion d'une figure du crime organisé ou encore les hausses de la violence en Équateur - le mettraient personnellement et directement en danger en cas de retour dans ce pays. Le recourant, sous cet angle, se limite à opposer sa propre appréciation à celle des juges précédents, sans nullement démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. On ne peut quoi qu'il en soit que souscrire au raisonnement du Tribunal cantonal, ce d'autant plus que les allégations de l'intéressé ne reposent que sur des conseils aux voyageurs fournis par le Département fédéral des affaires étrangères notamment. Or, selon la jurisprudence, il ne s'agit là que de mises en garde abstraites sur les risques encourus dans le pays ou la région concernés et qui ne permettent pas à elles seules de démontrer le danger réel et concret que l'étranger encourrait personnellement en cas de retour dans son pays d'origine (cf. arrêts 2C_677/2018 du 4 décembre 2018 consid. 5.2; 2C_621/2015 du 11 décembre 2015 consid. 5.2.2; 2C_956/2013 du 11 avril 2014 consid. 3.3).