Citation: 9C_409/2007 19.05.2008 E. A

M.________, née en 1982, est employée de commerce de profession. Depuis le 1er juin 2002, elle travaille en qualité de collaboratrice au service de X.________. Le 20 avril 2006, M.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant la prise en charge d'une greffe de cornée de l'oeil gauche. Le 28 juillet 2006, le docteur A.________, chef de clinique de l'Hôpital ophtalmique Y.________, a procédé à une greffe transfixiante de l'oeil gauche. Dans un rapport médical du 7 août 2006, le docteur G.________, chef de clinique de cet établissement, a posé le diagnostic de kératocône bilatéral, plus avancé à l'oeil gauche. Dans l'annexe à ce rapport médical, il a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'intervention était nécessaire en raison d'une cornée trop fortement incurvée parce qu'elle empêchait le port de verres de contact. Ce médecin a répondu par la négative à la question de savoir s'il s'agissait d'un stade final fonctionnel stable avec cornée déformée par des cicatrices ou d'une pointe de kératocône opaque. Il a indiqué qu'il s'agissait plutôt d'un stade final fonctionnel instable avec cornée déformée et présence de cicatrice centrale touchant l'axe visuel. Etant donné l'indication opératoire, et compte tenu de l'état de santé non stabilisé, le docteur R.________, dans un avis SMR du 6 novembre 2006, s'est rallié à la proposition de l'Office cantonal AI du Valais selon laquelle la greffe de cornée n'était pas à la charge de l'assurance-invalidité. Par décision du 20 décembre 2006, l'office AI a rejeté la demande, au motif que la kératoplastie de l'oeil gauche n'était pas à la charge de l'assurance-invalidité, vu que l'intervention avait été nécessaire en raison d'une cornée trop fortement incurvée empêchant le port de lentilles de contact et que l'état de santé de l'assurée n'était pas stabilisé en ce qui concerne l'oeil gauche.