Citation: 1C_540/2023 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le séquestre, ordonné dans un premier temps dans le cadre de la procédure pénale nationale, dure certes depuis 2001, mais la procédure ouverte dans l'Etat requérant était complexe et présentait une dimension internationale importante ayant nécessité une première procédure d'entraide judiciaire avec la Suisse; elle paraît avoir été activement poursuivie. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher aucun retard particulier ni à l'Etat requérant ni à l'autorité d'exécution, de sorte que la durée du séquestre ne suffit pas à justifier la levée de la mesure ou le refus de l'entraide judiciaire, pas plus, compte tenu de l'ampleur du dossier, que le temps pris par la Cour des plaintes pour statuer sur le recours (cf. arrêts 1C_624/2022 du 21 avril 2023 consid. 4.6 s'agissant d'une procédure de recours ayant duré un peu plus de deux ans; 1C_152/2018 du 18 juin 2018 consid. 6 concernant également un séquestre prononcé en 2001).