Citation: 2P.278/2006 15.02.2007 E. 2

2.1 Le recourant soutient, en bref, qu'en lui refusant arbitrairement l'accès aux rapports médicaux, recueillis par la Commission à sa demande auprès de médecins déliés du secret médical, les autorités cantonales auraient violé son droit d'être entendu - garanti par la Constitution fédérale qui a force dérogatoire - ainsi que l'art. 6 CEDH, puisqu'il aurait été empêché d'entamer une procédure visant à faire constater une éventuelle faute médicale et à obtenir la réparation de son dommage. De l'avis du recourant, la restriction imposée n'a pas de fondement juridique (cf. art. 36 Cst.) et viole les garanties de procédure (art. 30 Cst.). 2.2 L'arrêt entrepris se fonde essentiellement sur l'article 32 de l'ordonnance du 20 novembre 1996 sur l'exercice des professions de la santé et sur leur surveillance (OEPSS/VS). Cette disposition prévoit que dans les causes instruites en relation avec une éventuelle violation d'un droit reconnu aux patients, le plaignant et le professionnel mis en cause ont qualité de partie (alinéa 1); dans les autres procédures, seul le professionnel concerné a qualité de partie (alinéa 2); lorsqu'une affaire a trait à un éventuel comportement professionnel incorrect, le plaignant ou, si la Commission l'estime opportun, le dénonciateur est cependant informé brièvement du déroulement et de l'issue de la procédure (alinéa 3). 2.3 En application de la disposition précitée, la juridiction cantonale retient, en résumé, que le Conseil d'Etat n'avait pas à étoffer son dossier en y intégrant les rapports médicaux que le recourant souhaitait consulter, singulièrement parce que celui-ci n'avait pas la qualité de partie et qu'il devait se contenter de l'information que la Commission pouvait porter à sa connaissance en vertu de son pouvoir d'appréciation (art. 32 al. 2 et 3 OEPSS/VS). Le recourant se borne à invoquer un droit constitutionnel à la consultation des documents litigieux, sans remettre en cause la motivation - déterminante - de la cour cantonale quant à sa qualité de partie. Ce faisant, il ne satisfait pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.