Citation: 1P.504/2001 24.09.2001 E. A

A.- B.________, a épousé en quatrièmes noces, à Beida, près d'Alger, le 28 décembre 1999, H.________. De retour à son domicile, il a introduit une demande de visa pour sa nouvelle épouse au titre du regroupement familial. H.________ a quitté sa fonction dans l'armée algérienne et est venue s'installer à Genève le 2 mars 2000. Le 25 mars 2000, B.________ a écrit à l'Office cantonal de la population pour annuler sa demande de regroupement familial, se plaignant du manque de respect de son épouse à son égard, de son avidité et du fait qu'elle refusait de s'occuper de sa fille de quatre ans, qu'il voyait tous les quinze jours dans l'exercice d'un droit de visite. Le 29 mars 2000, H.________ a déposé une plainte pénale contre son mari pour menaces, coups et blessures. Selon ses dires, celui-ci l'aurait frappée à plusieurs reprises au visage et l'aurait mordue au cou lors d'une dispute survenue dans la nuit du 27 au 28 mars 2000. Il aurait également menacé de la jeter par la fenêtre de leur appartement, situé au huitième étage. Elle a produit un certificat médical établi le 28 mars 2000 par le médecin de la division des Urgences Médico-chirurgicales de l'Hôpital cantonal de Genève; ce certificat met en évidence une marque érythémateuse de forme ovale, irrégulière, sur la face latérale du cou juste sous le menton, une tuméfaction de la partie latéro-externe de la lèvre supérieure gauche avec des pétéchies sur la face muqueuse de la lèvre supérieure gauche ainsi qu'une tuméfaction arrondie au niveau fronto-pariétal gauche. En outre, lorsque la jeune femme s'est présentée aux urgences, entre 02h30 et 03h00 du matin, elle était en pleurs, apeurée et tremblante. De même, le médecin légiste, qui l'a examinée le 28 mars 2000, a attesté que les lésions rougeâtres au niveau du cou étaient compatibles avec des traces de morsures et que la patiente souffrait par ailleurs d'un état de stress aigu ainsi que d'épisodes dépressifs, rendant nécessaire une consultation psychiatrique. B.________ a contesté l'intégralité des accusations portées contre lui, en affirmant que son épouse s'était blessée à la lèvre en heurtant la tête contre les murs et que la marque sur le cou, visible sur les photographies du rapport médical établi le 28 mars 2000, était le résultat d'une succion, dont il était l'auteur.