Citation: 2A.722/2005 08.02.2006 E. 1

3.3 En l'espèce, le recourant prétend que c'est uniquement en raison des problèmes posés par l'entourage de son épouse, notamment la fille de celle-ci, qu'il a dû quitter le domicile conjugal. Lui-même aurait souhaité se réconcilier avec sa femme, ce qu'il estime encore possible puisqu'il aurait repris la vie commune avec elle à plusieurs reprises. Or, comme on l'a vu, les causes de la rupture ne jouent pas de rôle. Il suffit que les liens entre époux n'existent plus que formellement et qu'il ne subsiste aucun espoir de réconciliation. Cette condition est bien réalisée dans le cas du recourant, qui ne fournit pas le moindre indice démontrant que sa femme souhaiterait reprendre la vie commune. Au contraire, les époux ne partagent aucun intérêt commun et rien n'indique que la situation a évolué favorablement depuis le procès-verbal de leur audition du 10 août 2004, où ces derniers admettaient qu'ils étaient séparés depuis le 4 mars 2004 et ne voyaient pas de possible reprise de la vie conjugale. Pour le reste, le Tribunal fédéral peut se rallier aux considérations émises par le Tribunal administratif dans l'arrêt attaqué (art. 36a al. 3 OJ) et constater que la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral, ni abusé de son pouvoir d'appréciation, en confirmant le refus de prolonger l'autorisation de séjour de recourant pour le motif que celui-ci se prévalait abusivement d'une mariage qui n'existait plus que formellement.