Citation: 2C_210/2024 E. 6.6

6.6. Il ressort de l'arrêt entrepris que les recourants ont annoncé déménager, le 1er mai 2018, dans un studio à V.________, comprenant une seule chambre et se situant dans un chantier naval. Les juges cantonaux ont retenu, au terme d'une appréciation non arbitraire des preuves et d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que les recourants n'avaient toutefois pas résidé dans cette habitation. En effet, hormis les déclarations du père, rien n'indiquait que le studio avait effectivement été occupé (cf. supra consid. 5.2 ss). C'est donc à raison que la Cour de justice a confirmé les décisions des instances inférieures retenant que le studio loué par les recourants leur servait principalement d'adresse postale et était partant un domicile fictif leur permettant de maintenir leur autorisation de séjour, quoi qu'en disait les recourants. Le fait que les recourants aient pu sporadiquement y dormir n'y change rien. Dans ces circonstances, c'est également de manière exacte que la Cour de justice a examiné le critère des "centres d'intérêts" et que, au terme d'une appréciation des preuves globale et non arbitraire, elle a retenu que le centre de vie des recourants était en France, auprès de leur femme respectivement mère, à tout le moins durant la période concernée (cf. supra consid. 5.2 ss). Les déclarations du recourant lors de l'audience de première instance, indiquant qu'il se rendait tous les jours en France et s'occupait de sa femme malade (cf. supra consid. 5.2), suffisent à le confirmer.