Citation: 6B_364/2024 E. 1.4

1.4. En l'espèce, la recourante se trompe en invoquant le grief de violation du droit d'être entendue au lieu de celui d'arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves (art. 9 Cst.). Au demeurant, même à retenir que ce grief serait soulevé en filigrane de son argumentation, la critique qu'elle présente ne démontre pas la violation de l'art. 9 Cst.: tout d'abord, en se bornant à soutenir que la motivation subsidiaire de la cour cantonale - selon laquelle l'infraction de violation de domicile était de toute façon réalisée à l'intérieur de la maison - "ne convainc pas", la recourante ne s'attaque pas à cette motivation conformément aux réquisits du principe d'allégation, selon lequel le Tribunal fédéral ne connaît de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a été motivé de façon claire et détaillée (cf. art. 106 al. 2 LTF; infra consid. 2.1.1). En effet, elle ne démontre pas que le refus, par appréciation anticipée des preuves, de procéder à une inspection locale aurait eu un résultat sur le sort de la cause, notamment sur la quotité de la peine si la violation de domicile se limitait à une intrusion à l'intérieur. Ensuite, la recourante n'expose pas en quoi les déclarations supposées de son époux et de sa voisine auraient été pertinentes alors que ceux-ci n'ont été témoins d'aucune des infractions qui lui sont reprochées. Elle se suffit, pour le premier, à affirmer de manière creuse que son audition " aurait permis d'établir les faits d'une manière diamétralement différente à l'état de faits que le premier juge a construit " et à se plaindre d'inégalité de traitement en raison de l'audition du compagnon de l'intimée. Pourtant, la valeur probante des témoignages n'est manifestement pas comparable car, contrairement à l'époux de la recourante, ce témoin était présent lors de la violation de domicile. Pour la seconde, elle affirme elle-même que ce témoignage n'aurait pas porté sur les faits et que la témoin ne rendrait même pas compte de ses propres relations avec les voisins. La recourante ne démontre ainsi pas en quoi, dans le cas d'espèce, alors qu'elle a pu elle-même s'exprimer durant l'instruction et tout au long de la procédure de jugement, un tel témoignage aurait pu modifier l'appréciation des preuves faite par les magistrats cantonaux. Il suit de là que le grief doit être rejeté, pour autant que recevable.