Citation: 1P.47/2001 26.04.2001 E. 1

1.- Aux termes de l'art. 85 let. a OJ, le Tribunal fédéral connaît des recours de droit public concernant le droit de vote des citoyens et de ceux qui ont trait aux élections et aux votations cantonales, quelles que soient les dispositions de la constitution cantonale et du droit fédéral régissant la matière. Au niveau cantonal, les droits protégés selon l'art. 85 let. a OJ correspondent donc à l'ensemble des droits que confèrent aux citoyens les dispositions constitutionnelles ou législatives qui définissent les conditions et modalités de l'exercice des droits politiques ou en précisent le contenu ou l'étendue; les règles relatives au référendum en font partie (cf. ATF 123 I 41 consid. 6b p. 46 et les références). En particulier, si le droit cantonal connaît le référendum financier, c'est par la voie du recours de l'art. 85 let. a OJ que l'on peut se plaindre du refus de soumettre une dépense à ce référendum (cf. ATF 112 Ia 221 consid. 1b p. 224). Les recourants, qui exercent leurs droits politiques dans le canton de Genève et qui, si l'acte litigieux était soumis au référendum, pourraient demander un vote populaire à ce sujet, ont qualité pour recourir même s'ils n'invoquent aucun intérêt juridique personnel à l'annulation de cet acte (ATF 123 I 41 consid. 6a p. 46 et les arrêts cités). Cela étant, la contestation a pour seul objet la clause de la loi du 15 décembre 2000 établissant le budget 2001 (loi n° 8311) qui concerne la subvention cantonale au stade de La Praille (rubrique 510100 565 03 du budget d'investissement, à laquelle renvoie l'art. 6 de la loi), et le refus de soumettre cette clause au référendum financier. Dans ce cadre, le Tribunal fédéral ne peut pas annuler d'autres décisions cantonales, ni constater leur éventuelle illégalité. Il ne peut pas davantage, en raison de la nature en principe exclusivement cassatoire du recours selon l'art. 85 let. a OJ, donner des injonctions au gouvernement cantonal (ATF 118 Ia 184 consid. 1d p. 188; 112 Ia 221 consid. 1c p. 225). C'est pourquoi seule est recevable la conclusion tendant à l'annulation de la décision du Grand Conseil d'inscrire au budget - et partant de soustraire au référendum - une subvention pour la construction du stade de la Praille dans le budget 2001. Il y a lieu, dans cette mesure, d'entrer en matière.