Citation: 4P.32/2007 11.04.2007 E. 3

Dans un premier moyen, fondé sur l'art. 190 al. 2 let. b LDIP, la recourante reproche au Tribunal arbitral d'avoir exclu à tort sa compétence pour connaître des conclusions qu'elle lui avait soumises. 3.1 Saisi du grief d'incompétence, le Tribunal fédéral examine librement les questions de droit, y compris les questions préalables, qui déterminent la compétence ou l'incompétence du tribunal arbitral. Cependant, il ne revoit l'état de fait à la base de la sentence attaquée - même s'il s'agit de la question de la compétence - que si l'un des griefs mentionnés à l'art. 190 al. 2 LDIP est soulevé à l'encontre dudit état de fait ou que des faits ou des moyens de preuve nouveaux (cf. art. 95 OJ) sont exceptionnellement pris en considération dans le cadre de la procédure du recours de droit public (ATF 129 III 727 consid. 5.2.2; 128 III 50 consid. 2a et les arrêts cités). Il convient de rappeler, pour le surplus, que le Tribunal fédéral, bien qu'il examine librement les questions de droit relatives à la compétence des arbitres, n'est pas une cour d'appel. Aussi ne lui incombe-t-il pas de rechercher lui-même, dans la sentence attaquée, les arguments juridiques qui pourraient justifier l'admission du grief fondé sur l'art. 190 al. 2 let. b LDIP. C'est bien plutôt au recourant qu'il appartient d'attirer son attention sur eux, pour se conformer aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. consid. 1.5, non publié, de l'ATF 129 III 675). 3.2 L'acte de recours adressé au Tribunal fédéral ne satisfait guère à ces exigences. C'est le lieu de souligner, préalablement, que la sentence attaquée comporte une centaine de pages, si l'on fait abstraction de celles consacrées à la présentation de l'opinion dissidente de l'un des trois arbitres. Or, la recourante, au lieu de discuter, dans un ordre logique, les multiples arguments qui y sont développés sur la question litigieuse, se borne soit à formuler des critiques toutes générales à l'encontre de ladite sentence, comme si elle plaidait devant une cour d'appel, soit à contester tel ou tel point particulier sorti de son contexte. Une motivation aussi lacunaire ne permet pas à la juridiction fédérale de recours d'exercer correctement son pouvoir d'examen à l'égard du grief d'incompétence. D'ailleurs, la recourante était bien consciente du caractère étique de sa motivation, puisqu'elle a demandé à pouvoir la compléter (cf. let. C. ci-dessus). La recevabilité du grief en question apparaît ainsi plus que douteuse. Dès lors, la Cour de céans se contentera de traiter les rares arguments assimilables à des griefs en bonne et due forme.