Citation: 8C_315/2023 E. 6.3

6.3. Comme on l'a vu, les avis des docteurs E.________, C.________ et D.________ sont convergents quant à l'existence d'une discopathie préexistante à l'accident du 24 août 2021. Alors que l'imagerie médicale fait état d'une discopathie tant avant (IRM du 20 janvier 2020) qu'après l'accident (IRM du 11 octobre 2021), le docteur E.________ mentionne la présence d'une hernie discale avant l'accident du 24 août 2021 alors que le docteur D.________ estime qu'une hernie discale n'est apparue que dans les suites de l'accident, ce dernier ayant aggravé la discopathie préexistante. Les considérations du docteur D.________, en lien avec celles précitées du radiologue C.________, sont de nature à jeter un doute certain sur l'avis du docteur E.________, qui fait état d'une hernie discale préexistante à l'accident sans aucune preuve médicale, l'imagerie antérieure à l'accident se contentant de faire état d'une discopathie, soit une atteinte moins grave que la hernie discale.