Citation: 2C_411/2024 E. 4.4

4.4. L'instance précédente ayant constaté l'inexistence de relations étroites et effectives sur le plan financier et le Tribunal fédéral ne disposant pas des éléments de fait lui permettant d'examiner cette question, seul reste à prendre en considération le comportement du recourant en Suisse. L'arrêt attaqué retient à cet égard que le recourant fait l'objet d'une procédure pénale - suspendue pour une durée illimitée par ordonnance du 21 avril 2020 en raison de son départ à l'étranger - pour enlèvement de mineur, lésions corporelles simples, contrainte, menaces, séquestration et enlèvement, viol, injure dans le cadre de violences conjugales, que ces éventuelles infractions n'ont pas été constatées dans un jugement mais qu'il ressort de l'audition du recourant par le police le 1er juin 2019 que le recourant a admis ne pas avoir remis C.________ à sa mère du dimanche 26 mai au 1er juin 2019 sans lui donner de nouvelles, en violation de la convention réglant le droit de visite. Le recourant ayant admis les faits, c'est à juste titre que l'instance précédente a jugé que l'enlèvement d'enfant pouvait être pris en considération dans l'examen des conditions d'octroi d'un permis de séjour sans violer le principe de la présomption d'innocence. Enfin, on ne saurait passer sous silence qu'un retour du recourant sur le sol suisse entraînera la reprise de la procédure pénale pour l'instant suspendue et une possible condamnation pénale. En jugeant que le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'un comportement irréprochable, l'instance précédente n'a par conséquent pas violé le droit fédéral.