Citation: 4A_493/2019 E. 1

De jurisprudence constante, l'obligation de motiver une décision déduite de l'art. 29 al. 2 Cst. n'impose pas de se prononcer sur tous les moyens des parties; l'autorité peut se limiter à ceux qui, sans arbitraire, lui paraissent pertinents (ATF 143 III 65 consid. 5.2 p. 70; 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 142 III 433 consid. 4.3.2 p. 436 et les arrêts cités). En l'espèce, la cour cantonale a jugé l'appel recevable notamment après avoir relevé qu'il avait été introduit dans la forme prescrite par la loi; elle a examiné ensuite les deux griefs soulevés par l'appelante, à savoir la violation de l'art. 20 al. 1 et de l'art. 342 al. 2 CO. Ce faisant, elle a jugé l'appel suffisamment motivé pour lui permettre d'entrer en matière et n'avait pas à répondre spécifiquement aux arguments des recourants sur la recevabilité de l'appel sous l'angle de sa motivation. Le moyen tiré d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. est manifestement mal fondé. Pour le surplus, l'arrêt attaqué relate les deux reproches adressés par l'appelante au Tribunal des prud'hommes: - ne pas avoir retenu que la convention passée entre les parties réglant le litige par le versement d'une somme de 9'000 fr. était illicite et, partant, nulle au sens de l'art. 20 al. 1 CO; - avoir violé l'art. 342 al. 2 CO dans la mesure où l'accord conclu reviendrait à éluder l'obligation de l'employeur de verser le salaire minimum, prévue dans le cadre de l'autorisation donnée par la Confédération d'accueillir l'employée étrangère. L'appel était motivé, conformément à l'exigence posée par l'art. 311 al. 1 CPC. La motivation de l'appel était en outre suffisamment explicite et intelligible (cf. ATF 138 III 374 consid. 4.3.1 p. 375) puisque la cour cantonale l'a comprise, admettant même le grief fondé sur la violation de l'art. 342 al. 2 CO, puis jugeant superflu d'examiner si l'accord était nul au sens de l'art. 20 CO. Sur ce point également, la critique des recourants est dépourvue de tout fondement.