Citation: 4A.8/1999 18.04.2000 E. A

A.- a) Diana Quiero travaillait depuis 1985 au Centre de langues (ci-après: le Centre) de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (ci-après: EPFL), où elle enseignait l'espagnol à titre principal. Son statut était celui d'une chargée de cours, nommée pour la durée d'une année académique. Sa dernière nomination date du 15 août 1995 pour les semestres d'hiver 1995 et d'été 1996. Le 6 mars 1995, la direction de l'EPFL a décidé de supprimer le Centre avec effet au 30 septembre 1996 et de confier l'enseignement des langues à un organisme privé. Les collaborateurs du Centre en ont été informés lors d'une séance du 27 mars 1995. Par lettre du 18 avril 1995, l'EPFL a offert aux intéressés son soutien pour la recherche d'un nouvel emploi en proposant également d'autres mesures d'appui, dont Diana Quiero n'a pas fait usage. Par courrier du 10 janvier 1996, l'EPFL a informé l'enseignante que jusqu'ici elle n'avait fait l'objet d'aucune mesure particulière tendant à mettre fin à ses rapports de service du fait qu'elle était considérée comme une chargée de cours dont la nomination viendrait à échéance pour la période précitée sans autre formalité; toutefois, afin de tenir compte de sa durée d'emploi, l'EPFL avait décidé de l'assimiler à une employée permanente et elle envisageait de la licencier pour le 30 septembre 1996. b) Diana Quiero a pu faire valoir son droit d'être entendue. Par décision du 22 février 1996, l'EPFL a résilié ses rapports de service avec effet au 30 septembre 1996. Cette décision a été annulée et remplacée par une seconde décision du 19 mars 1996. Dans la décision du 19 mars 1996, l'EPFL renouvelait son offre de soutien pour la recherche d'un nouveau poste et confirmait qu'elle entreprendrait des démarches pour faire bénéficier l'enseignante des dispositions réservées aux employés permanents dans la procédure de licenciement, en particulier de l'art. 19 de l'ordonnance sur les mesures à prendre en faveur du personnel en cas de restructurations dans l'administration générale de la Confédération (RS 172. 221.104. 0; ci-après: l'Ordonnance) prévoyant le versement d'une indemnité de départ dont le montant - à fixer par le Conseil des Ecoles Polytechniques Fédérales (ci-après: EPF) - pouvait aller jusqu'à un an de salaire, en fonction de la durée des rapports de service, de l'âge et de la situation professionnelle et personnelle de l'employé. Diana Quiero a recouru en vain contre les décisions des 22 février et 19 mars 1996 auprès du Conseil des EPF et de la Commission fédérale de recours en matière de personnel fédéral (ci-après: la Commission).