Citation: 2C_244/2023 E. 1

A.d. Dans la nuit du 3 au 4 novembre 2020, il a été constaté que des débordements avaient eu lieu dans l'établissement, que des clients se trouvaient debout sans porter le masque et consommaient debout, que de nombreux clients ne respectaient pas les distances sociales et que de nombreux clients dansaient dans l'établissement. A.e. Par décision du 17 février 2021, sur la base de l'ensemble des faits constatés entre le 20 juin et la nuit du 3 au 4 novembre 2020 précités, la Police du commerce a notamment ordonné le retrait de la licence et la fermeture de l'établissement à compter de la date de ladite décision, le retrait de l'autorisation d'exercer de D.________ pour une durée de 5 ans à compter de la décision, soit jusqu'au 16 février 2026, et refusé toute nouvelle demande d'autorisation en son nom pour cette même période, ainsi que le retrait de l'autorisation d'exploiter de la Société pour une durée de 5 ans à compter de la décision, soit jusqu'au 16 février 2026, et refusé toute nouvelle demande d'autorisation d'exploiter au nom de la Société, ainsi qu'à celui de B.________ et de C.________, ou de toute autre personne morale à laquelle ceux-ci pourraient être associés. A.f. Le 26 février 2021, B.________, C.________ et D.________ ont requis la reconsidération de la décision précitée. Ils évoquaient en particulier la situation financière de la Société et le fait que le retrait durable de l'autorisation d'exploiter signifiait la fermeture définitive de l'établissement. A.g. Par décision sur reconsidération du 3 mars 2021, la Police du commerce a notamment ordonné le retrait de la licence et la fermeture de l'établissement pour une durée de 4 mois à compter du 17 février 2021, soit jusqu'au 16 juin 2021, la réouverture étant soumise au dépôt d'une nouvelle demande d'autorisation d'exercer et à l'octroi d'une nouvelle licence d'établissement, le retrait de l'autorisation d'exercer de D.________ pour une durée de 3 ans à compter de la décision, soit jusqu'au 16 février 2024, et refusé toute nouvelle demande d'autorisation en son nom pour cette même période, ainsi que le retrait de l'autorisation d'exploiter de la Société pour une durée de 4 mois à compter de la décision, soit jusqu'au 16 juin 2021, et refusé toute nouvelle demande d'autorisation d'exploiter au nom de la Société, ainsi qu'à celui de B.________ et de C.________, ou de toute autre personne morale à laquelle ceux-ci pourraient être associés. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours et est entrée en force. A.h. B.________, C.________ et D.________ ont été dénoncés aux autorités pénales en raison des faits reprochés sur le plan administratif. Par dispositif du jugement rendu le 11 juin 2021, le Tribunal de police de Lausanne a acquitté les intéressés du chef d'accusation de contravention à l'Ordonnance COVID-19 situation particulière. Les faits objets de la procédure pénale ne ressortent pas du dispositif précité. Par ordonnance du 31 mai 2022, le Ministère public lausannois n'est pas entré en matière sur les faits s'étant déroulés les 20 juin et 3 novembre 2020. S'agissant des premiers, l'autorité pénale a retenu leur réalisation mais a toutefois considéré que la mesure administrative de fermeture durant 4 mois de l'établissement et le manque à gagner consécutif étaient plus répressifs qu'une condamnation pénale avec sursis, ce qui rendait inexistant l'intérêt à punir. S'agissant des faits du 3 novembre 2020, le Ministère public retenait que plusieurs clients s'étaient réunis à l'intérieur de l'établissement, sans y respecter les mesures sanitaires en vigueur relatives à la capacité d'accueil, aux distances de sécurité et au port du masque notamment. L'autorité pénale a toutefois retenu, à la suite des auditions des prévenus, que ceux-ci avaient pris le maximum de précautions et appliqué les mesures en vigueur, et que l'établissement n'endossait aucune responsabilité dans le mouvement de foule des clients. Il s'agissait de l'accumulation d'actes individuels engagés à la seule initiative des clients souhaitant profiter d'une dernière soirée avant la fermeture des bars et restaurants. A.i. Le 3 août 2022, la Société et D.________ ont demandé la reconsidération de la décision sur reconsidération du 3 mars 2021 de la Police du commerce, en se fondant en substance sur les décisions pénales des 11 juin 2021 et 31 mai 2022 précitées.