Citation: 1B_256/2020 E. 1

A.d. A la suite de la demande du 30 juillet 2019 du Ministère public, la FINMA a, le 11 septembre suivant, transmis une copie de son rapport d'enquête. Le 3 octobre 2019, le Procureur a avisé les parties de la réception de ce document, les invitant d'ici à la fin du mois à indiquer les actes de blanchiment visés par leur plainte. La banque a réagi par retour de courrier, indiquant avoir demandé à la FINMA la mise sous scellés à titre préventif, mesure qui a été apposée par le Ministère public le 7 octobre 2019. Le recours des parties plaignantes contre cette "décision" a été déclaré irrecevable par arrêt du 12 décembre 2019 de la Chambre pénale de recours de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours; cause AC_1). Le jour suivant, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a levé les scellés apposés sur le rapport de la FINMA, décision confirmée le 19 juin 2020 par le Tribunal fédéral (cause 1B_59/2020). A.e. Parallèlement à la procédure de levée des scellés, le Ministère public a refusé de mettre en oeuvre, en l'état, les actes d'instruction demandés; il a également indiqué à A.________ et à ses sociétés que la question n'était pas de "savoir si l'établissement bancaire [...] a[vait] violé ses obligations en matière de blanchiment d'argent, mais celle de déterminer si de tels actes [avaient] été commis en [son] sein"; un délai leur a été imparti pour préciser lesdits actes. Peu après, le Procureur a informé les parties que le délai pour ce faire était reporté et qu'il serait fixé à l'issue de la procédure de scellés. Le 20 janvier 2020, A.________ et ses sociétés ont relancé le Ministère public afin qu'il mette en oeuvre les nombreux actes d'enquête sollicités en juin 2017, certains pouvant être ordonnés sans attendre le versement au dossier du rapport de la FINMA; il importait de déterminer la validité de la thèse du "loup solitaire" défendue par la banque. Les intéressés relevaient en outre qu'au vu du temps écoulé, l'inaction du Ministère public était à la limite du déni de justice, grief qu'ils se réservaient de faire valoir en justice. Par décision du 23 janvier 2020, le Ministère public a rejeté ces réquisitions. Il a retenu qu'une éventuelle responsabilité de la banque C.________ SA dépendait (1) de l'existence d'actes de blanchiment en son sein et (2) d'un défaut d'organisation en ayant permis la commission. S'agissant de la première condition, la procédure pénale contre B.________ avait permis de mettre en évidence tous les mouvements financiers reprochés par les parties plaignantes, seule étant ouverte la question - de droit qui serait tranchée à l'issue de l'instruction - de savoir si ces transferts pouvaient être constitutifs de blanchiment. Quant à la seconde condition, la FINMA avait été saisie de cette problématique et il y avait donc lieu d'attendre l'issue de la procédure de scellés (étant rappelé qu'à ce moment-là, la décision du Tmc du 13 décembre 2019 levant les scellés n'était pas encore entrée en force [cf. let. A.d in fine]). Le Procureur a en outre considéré que les actes d'instruction requis tendaient essentiellement à mettre à mal la thèse défendue par la banque ("loup solitaire"); or, la procédure P__1 n'avait pas pour vocation de déterminer si B.________ avait agi de concert avec des tiers - complices, coauteurs ou instigateurs - puisque la cause était dirigée contre la banque.