Citation: 4P.224/2003 22.12.2003 E. 2

Le recours, non intitulé, a été adressé directement au Tribunal fédéral et son auteur y invoque les griefs d'arbitraire et de formalisme excessif. Aussi sera-t-il traité comme un recours de droit public au sens des art. 84 ss OJ. 2.1 Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel soulevés et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495; 122 I 70 consid. 1c; 121 IV 317 consid. 3b p. 324). Au demeurant, si la violation alléguée peut être soumise au Tribunal fédéral par un autre moyen de droit, le recours de droit public n'est pas recevable, étant donné son caractère subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ). C'est le lieu de rappeler qu'un arrêt de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois prononçant l'expulsion d'un locataire dont le bail a été résilié pour cause de demeure est susceptible de recours en réforme (ATF 119 II 241 consid. 4c), lorsque la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), ce qui est manifestement le cas en l'espèce. 2.2 Confronté à ces règles et principes, le présent recours apparaît de toute évidence irrecevable. Dans la mesure où le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir violé l'art. 207 LP, en refusant d'admettre qu'il y avait matière à suspension de la procédure d'expulsion en raison de la faillite de l'intimée, il soulève une question qui relève de l'application du droit fédéral et, partant, du recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ). Sur ce point, son recours est irrecevable en vertu de l'art. 84 al. 2 OJ. Pour le surplus, le recourant n'indique pas en quoi il pouvait être arbitraire d'admettre, comme l'a fait l'autorité cantonale, que ses recours étaient sans objet dès lors qu'ils visaient à empêcher une expulsion qui avait déjà été exécutée. Enfin et en tout état de cause, les griefs articulés par le recourant ne satisfont pas à l'exigence de motivation d'un recours de droit public, telle qu'elle a été fixée par la jurisprudence susmentionnée.