Citation: 5A_524/2016 E. 5.3.1

5.3.1. S'agissant des frais liés au logement, le recourant en conteste la répartition entre les crédirentières, soutenant qu'un quart du loyer devrait être imputé à chacune de ses filles. Selon lui, la répartition retenue par la cour cantonale - consistant à imputer un sixième des frais liés au logement à chaque enfant - reviendrait en réalité à allouer à l'intimée un montant mensuel que celle-ci n'a jamais allégué. En l'occurrence, le recourant inclut dans son calcul uniquement la charge de loyer de 15'691 fr., à l'exclusion des autres frais liés au logement (parking, alarme, eau et électricité, assurance-ménage, abonnement et redevance TV, salaire de l'employée de maison), dont la cour cantonale a pourtant tenu compte dans sa répartition. Si l'époux indique en avoir contesté certains en première instance, force est de constater qu'il n'a pas réitéré sa critique en instance fédérale (cf. supra consid. 2.2; concernant le salaire de l'employée de maison, cf. ég. infra consid. 9.1), en sorte qu'il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de la cour cantonale à ce propos. Pour le surplus, le recourant se contente de présenter sa propre appréciation de la répartition des frais qu'il conviendrait d'effectuer, sans démontrer en quoi celle retenue par l'autorité cantonale serait insoutenable. A cet égard, le fait que l'intimée n'aurait jamais fait valoir pour elle-même une part de loyer de deux tiers n'est pas déterminant, le juge n'étant, en présence d'une enfant mineure, lié ni par les faits allégués ni par les faits admis (art. 296 al. 1 CPC; ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 413; arrêt 5A_151/2016 du 27 avril 2016 consid. 4).