Citation: 4A_347/2019 E. A

A.________ a été employée par B.________ AG. Après avoir travaillé pour cet établissement bancaire du 1 er décembre 1986 au 31 juillet 1999, l'employée y a repris ses activités professionnelles dès le 1 er octobre 2003 en qualité de conseillère à la clientèle. En 2010, la banque a adopté une politique de certification ISO ayant pour conséquence que tout employé en contact avec la clientèle devait passer une certification destinée à s'assurer qu'il dispose des compétences nécessaires pour assurer un service de qualité à la clientèle. L'employée a échoué une première fois à l'examen écrit, le 30 mars 2011, puis une seconde fois le 27 avril 2012. Sur proposition de la banque, elle s'est présentée une troisième fois à cet examen, le 7 décembre 2012, sans plus de réussite. L'employée s'est trouvée en incapacité de travail à 40 % du 3 au 10 octobre 2012, à 100 % du 11 au 16 octobre 2012, et à 40 % du 17 octobre au 7 décembre 2012. Malgré l'intervention de son médecin, le 8 décembre 2012, lequel a expliqué à l'employeuse que sa patiente présentait depuis plusieurs semaines une incapacité partielle en lien direct avec une surcharge professionnelle due à la préparation et au passage de cet examen de certification, la banque a considéré que l'employée avait subi un triple échec. L'incapacité de travail de l'employée a été intégrale du 8 décembre 2012 jusqu'à fin novembre 2013. Elle a repris son travail à 40 % en décembre 2013, a traversé une période de réinsertion professionnelle à compter de janvier 2014, avant de reprendre son activité professionnelle à 100 % dès le 1 er avril 2015. La banque lui a alors donné, à titre exceptionnel, la possibilité de passer une quatrième fois ses examens en juillet 2015. L'employée a été soutenue dans sa préparation par sa hiérarchie et son équipe; ses collègues se sont mêmes relayés pour l'aider à réviser. Malgré tous ces efforts, elle a derechef échoué à cet examen. L'employée s'est alors adressée à son responsable des ressources humaines pour lui demander un soutien au replacement dès lors qu'elle savait la résiliation de son contrat inéluctable. L'intéressé l'a rencontrée deux jours après et, devant ses inquiétudes, lui a proposé de l'aider à trouver du travail à l'interne comme à l'externe. Le 8 septembre 2015, l'employée a été convoquée à une séance lors de laquelle une convention de résiliation des rapports de travail lui a été soumise. Celle-ci n'a pas obtenu l'aval de l'employée, qui a été prise de vomissements et a absorbé un calmant fourni par sa responsable hiérarchique. Il a alors été mis un terme à la séance. L'employée a été raccompagnée à sa voiture par l'une des participantes qui, à sa demande, est également allée récupérer ses affaires à sa place de travail. Tous les accès lui ont ce jour-là été retirés, ce qui correspondait à la pratique de la banque. Par courrier du 14 septembre 2015, le conseil de l'employée a informé la banque que sa mandante contestait toute résiliation et demeurait à sa disposition pour exécuter son travail. Par lettre du 9 octobre 2015, la banque a expliqué qu'elle n'avait eu d'autre choix que de mettre fin aux rapports de travail et qu'elle avait libéré l'employée de son obligation de travailler. Elle a indiqué que l'offre qu'elle avait formulée dans la convention de départ pouvait encore être acceptée jusqu'au 19 octobre 2015. L'employée n'y a pas donné suite. Par pli recommandé du 20 novembre 2015, la banque a mis fin aux rapports de travail avec effet au 29 février 2016. L'employée y a fait opposition. Le 18 février 2016, la banque a délivré à l'employée un certificat de travail, auquel celle-ci n'a pas intégralement souscrit.