Citation: 5D_205/2018 E. 1

La décision litigieuse, qui nie tout retard injustifié du Président du Tribunal d'arrondissement à statuer, est une décision incidente susceptible de causer un dommage irréparable à la recourante (art. 93 al. 1 let. a LTF; arrêts 5A_804/2017 du 31 août 2018 consid. 1.1; 5A_207/2018 du 26 juin 2018 consid. 1 et les références) dans la mesure où l'écoulement du temps ne ferait que prolonger la situation dommageable alléguée, à savoir la violation du droit à ce qu'une chose soit jugée dans un délai raisonnable (art. 29 al. 1 Cst.). La voie de droit contre une telle décision est déterminée par le litige principal (ATF 137 III 380 consid. 1.1). En l'occurrence, la cause concerne une action en prévention et cessation de trouble, à savoir une affaire de nature civile (art. 72 al. 1 LTF) et pécuniaire. Comme l'indique l'arrêt querellé, la valeur litigieuse n'atteint pas le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), ce que la recourante ne conteste pas; dès lors qu'elle ne soutient pas non plus que la cause soulèverait une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF), seule la voie du recours constitutionnel subsidiaire est ouverte (art. 113 ss LTF). Le recours a été formé en temps utile (art. 100 al. 1 et 117 LTF) et dans la forme légale (art. 42 al. 1 LTF). Dès lors qu'elle invoque la violation d'une garantie de procédure, la recourante possède - indépendamment de sa qualité pour agir sur le fond (cf., concernant la légitimation passive de la communauté des propriétaires d'étages, arrêt 5A_340/2017 du 11 décembre 2018 consid. 4, destiné à la publication) - un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 LTF; ATF 137 II 305 consid. 2; arrêts 5A_1004/2015 du 23 février 2016 consid. 1; 4A_612/2014 du 3 mars 2015 consid. 2.1). Le recours est ainsi en principe recevable.