Citation: 4D_45/2007 31.10.2007 E. 2

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire et, ainsi, d'avoir omis le fait essentiel propre à modifier la décision, selon lequel le cheval Z.________ a cassé la bande électrique de son parc par deux fois, sans que la propriétaire du cheval n'en ait été informée. Selon la recourante, l'autorité cantonale a apprécié les preuves de façon insoutenable, en ayant considéré que la portée du fait litigieux, non connu lors de la rédaction du rapport d'expertise, n'était pas évidente et que dès lors le premier juge n'a pas violé son devoir d'instruction en n'ordonnant pas d'office un complément d'expertise et en n'instruisant pas sur cet élément. La recourante estime que c'est à tort que la cour a subordonné le fait litigieux à une nouvelle expertise, lors même qu'il ne revêt aucun caractère technique et qu'il a, de surcroît, été prouvé par témoignage. Contrairement à ce que soutient la recourante, la cour cantonale n'a pas fait dépendre l'admission du fait litigieux de l'établissement d'une nouvelle expertise. Elle n'a pas plus omis de prendre en considération le fait en question, qui découle de la déposition d'un témoin. Il ressort en effet des faits du jugement entrepris « qu'à deux reprises, le petit Z.________ avait cassé un fil électrique qui a dû être réparé par le palefrenier. Celui-ci avait effectué la réparation sans en parler car l'animal ne s'était pas échappé ». Il est même précisé, dans la partie « en droit » du jugement, en référence au passage susindiqué, que lorsque l'expert a procédé, il n'a pas eu connaissance des faits invoqués par la recourante. Quoi qu'en dise la recourante, qui s'est manifestement livrée à une lecture erronée du jugement attaqué, la cour cantonale a simplement estimé qu'au regard de l'analyse de l'expert, le fait nouveau apparu en cours d'instruction n'était pas à même d'invalider les conclusions de l'expertise et qu'ainsi, il n'était pas indispensable d'ordonner l'administration d'une seconde expertise. Il s'agit là d'une question de droit de procédure cantonal. Or, la recourante ne dénonce pas une application arbitraire, ou contraire à un autre droit constitutionnel, de ce droit de procédure. Elle ne remet pas plus en cause le contenu de l'expertise. En particulier, elle ne revient pas sur le fait qu'un cheval, quelle que soit sa taille, peut franchir une clôture électrique s'il est poussé par un besoin naturel irrésistible de retrouver des congénères et que, s'il reçoit une décharge électrique en touchant le dispositif, il peut reculer brutalement mais peut aussi foncer en avant. Elle laisse de même intacte la considération selon laquelle le fait, pour un cheval, de franchir une clôture électrique ne prouve pas forcément que celle-ci est défectueuse. Par ailleurs, on ne saurait inférer du fait que le petit Z.________ ait cassé la bande électrique de son parc par deux fois que la clôture n'était pas électrifiée au moment des faits, ce que prétend à tort la recourante en s'écartant de l'état de fait du jugement entrepris. La recourante prétend encore que si elle avait été informée des agissements de Z.________, elle aurait été en situation de donner des instructions, notamment celles consistant à ne pas mettre au parc son cheval en présence de congénères, ou des mesures de renforcement des clôtures. De son point de vue, l'absence d'information du fait litigieux empêche de considérer qu'elle a consenti de manière éclairée au placement de son cheval dans un parc directement adjacent à celui d'une jument. S'agissant de cette dernière critique, force est de constater que la recourante ne démontre pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé un droit fondamental, en particulier la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.). Elle se contente d'alléguer que si elle avait été informée du fait litigieux concernant le petit Z.________, elle aurait été en situation de donner des instructions, sans apporter le début d'une preuve de ses dires, qui ne sauraient par ailleurs être déduits de l'état de fait dûment établi par l'autorité cantonale. Le grief de la recourante tombe, dès lors, à faux.