Citation: 6B_45/2022 E. 2.2.3

2.2.3. En l'espèce, la phrase à laquelle s'en prend le recourant ne porte pas sur l'établissement de sa culpabilité mais s'insère dans le raisonnement en lien avec l'indemnité à titre de tort moral requise par l'intimée. A ce propos, il ne conteste pas la motivation cantonale, ni la matérialité des faits classés en lien avec le coup de poing, mais s'en prend uniquement, sous l'angle d'une violation de sa présomption d'innocence, à la prise en compte de ces faits dans le calcul de l'indemnité pour tort moral. Or, bien qu'il s'agisse d'un classement de la poursuite en raison de la prescription d'une infraction dont le recourant était accusé, on peut considérer que l'issue de la procédure se rapproche de celle d'un acquittement (notamment cf. art. 320 al. 4 CPP), de sorte que les développements de la CourEDH ci-dessus sont applicables (cf. supra consid. 2.2.2). Il n'apparaît ainsi pas que la fixation d'une indemnité pour tort moral était limitée par l'art. 6 § 2 CEDH aux seuls actes ayant conduits à une condamnation pénale. La cour cantonale n'a donc pas violé la présomption d'innocence du recourant déduite de l'art. 6 § 2 CEDH. Au surplus, la seule référence aux faits classés par la cour cantonale lors de la détermination de l'indemnité pour tort moral ne permet pas de retenir qu'un verdict de culpabilité a été prononcé à l'encontre du recourant en violation de sa présomption d'innocence. La cour cantonale a expressément indiqué dans son jugement que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour qu'une responsabilité pénale imputable au recourant puisse être retenue s'agissant des accusations classées. Elle n'a dès lors pas outrepassé le cadre civil du jugement des prétentions civiles.