Citation: 2D_25/2023 E. 1.2

1.2. En vertu de l'art. 83 let. c LTF, le recours en matière de droit public est notamment irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, il suffit qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et, partant, que la voie du recours en matière de droit public soit ouverte. Le point de savoir si les conditions d'un tel droit sont effectivement réunies relève du fond (ATF 149 I 72 consid. 2.1.3; ATF 149 I 66 consid. 4.8; arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2021 consid. 1.2). En l'espèce, et même si cela a visiblement échappé à la recourante 1, celle-ci bénéficie d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour ensuite de la dissolution de la famille, fondé sur l'art. 50 LEI (RS 142.20) (cf. ATF 144 I 266 consid. 2.1; arrêts 2C_353/2023 du 22 novembre 2023 consid. 1.1; 2C_202/2018 du 19 juillet 2019 consid. 1.1). En outre, les recourants invoquent une violation de l'art. 8 CEDH (vie privée). A priori, la recourante 1 prétend de manière défendable que le respect de son droit à la protection de la vie privée, tel que garanti par l'art. 8 CEDH, lui conférerait un droit dérivé de demeurer dans le pays (cf. arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2023 consid. 1.2 non publié in ATF 149 I 207; cf. arrêts 2C_90/2023 du 31 août 2023 consid. 1.1; 2C_89/2022 du 3 mai 2022 consid. 1.1). Quant à B.________, son sort suit celui de sa mère. La voie du recours en matière de droit public est ainsi en principe ouverte, de sorte que le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable (art. 113 LTF).