Citation: 6B_773/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a indiqué que C.________ n'avait pas travaillé pour le compte de D.________ Sàrl et que le recourant s'était prévalu de faux rapports de travail pour obtenir indûment des prestations d'assurance de la SUVA et de l'intimée. Elle a également exposé que le recourant n'avait jamais cessé de travailler entre le 8 mars et le 31 juillet 2013. Selon l'autorité précédente, les tromperies utilisées par le recourant s'étaient révélées astucieuses. Le 23 novembre 2012, D.________ Sàrl avait annoncé à la SUVA l'accident dont C.________ avait été victime le 14 novembre 2012, en mentionnant un salaire de 5'200 fr. versé 13 fois l'an. Dès lors que des certificats médicaux avaient été produits, la SUVA avait commencé à verser les prestations requises. Le 7 mars 2013, D.________ Sàrl avait annoncé l'accident du recourant du 5 mars précédent à la SUVA, en indiquant un salaire de 10'300 fr. payé 12 fois l'an. Le 26 mars 2013, la société avait encore annoncé à la SUVA que le salaire mensuel de C.________ avait été porté à 7'000 fr. dès le 1er janvier 2013. A l'annonce de cette augmentation, la SUVA avait réagi en demandant des fiches de salaire. Le 25 avril 2013, D.________ Sàrl avait annoncé à la SUVA que le salaire mensuel du recourant était passé de 7'200 fr. à 10'300 fr. dès le 1er janvier 2013, en produisant de fausses fiches de salaire ainsi qu'un certificat médical. A ce moment, la SUVA n'avait eu aucune raison de douter de la réalité des fiches de salaire produites ou du contrat de travail conclu entre D.________Sàrl et C.________, ni n'avait pu suspecter que le recourant continuait en réalité à travailler. S'agissant de l'intimée, la cour cantonale a relevé que la police conclue en faveur de C.________ avait pris effet au 19 juillet 2012, pour un salaire annuel de 62'400 francs. Le 30 octobre 2013, D.________ Sàrl avait annoncé à l'intimée que la prénommée était malade depuis le 7octobre 2013, en indiquant un salaire de 7'000 fr. payé 13 fois l'an et en autorisant l'assurance à recueillir les informations nécessaires à l'étude du sinistre. L'intimée n'était pas demeurée inactive, puisqu'elle avait effectué une demande de renseignements entre assurances, tout en commençant à verser les prestations pour ne pas faillir à son obligation de couverture. Le 27 février 2014, l'intimée avait appris d'un office de poursuites que D.________ Sàrl était obérée. Le 14 mars 2014, la SUVA avait informé l'intimée du fait que C.________ avait reçu des prestations de sa part et lui avait transmis une copie de son dossier. Un entretien avec la prénommée avait été tenu dans les locaux de l'intimée le 8 avril 2014. Jusqu'à cette dernière date, l'intimée n'avait pas eu de raison de douter de la réalité du contrat de travail de C.________, puisqu'elle n'avait pas encore recueilli les déterminations de cette dernière concernant ses fonctions au sein de D.________ Sàrl. Après cet entretien et après avoir eu connaissance de la lettre de dénonciation du 8 juillet 2014, l'intimée avait finalement acquis la conviction qu'il n'existait pas de rapports de travail entre C.________ et D.________ Sàrl. Pour l'autorité précédente, on ne pouvait, dans ces circonstances, reprocher à l'intimée ou à la SUVA de ne pas avoir adopté les mesures de prudence adéquates et nécessaires, dans la mesure de ce qui pouvait être légitimement attendu de leur part.