Citation: 6B_1253/2023 E. 2.2

2.2. Ces développements s'écartent des faits retenus par la cour cantonale. Le recourant cite certes l'art. 97 al. 1 LTF, mais n'invoque même pas expressément l'interdiction de l'arbitraire ou la présomption d'innocence dans ce contexte. On recherche, de toute manière, en vain toute critique susceptible de démontrer que la décision entreprise serait insoutenable quant à ces constatations et dans son résultat. Au mieux, cette argumentation procède d'une vaine rediscussion de témoignages (ceux des témoins de moralité, en particulier), déclarations et autres éléments de preuve où, pour tout motif, le recourant oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Il en va ainsi, singulièrement, lorsqu'il oppose sa situation professionnelle et familiale au pronostic défavorable posé par la cour cantonale en raison d'une prise de conscience inexistante. Une telle démarche, typiquement appellatoire, n'a pas sa place dans un recours en matière pénale. On peut se limiter, dans la perspective du grief de violation de l'art. 50 CP à rappeler que le juge peut passer sous silence les éléments qui, sans abus du pouvoir d'appréciation, lui paraissent non pertinents ou d'une importance mineure (ATF 134 IV 17 consid. 2.1 p. 19; 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20) et à relever ce qui suit. La cour cantonale a dûment mentionné la situation familiale du recourant. En tant que celui-ci voudrait y voir une circonstance particulière aggravant l'effet de la peine sur son avenir, il suffit de rappeler qu'un tel élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêts 6B_147/2021 du 29 septembre 2021 consid. 3.1; 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.1 et les arrêts cités; 6B_14/2007 du 17 avril 2007 consid. 5.2 et 6B_252/2008 du 23 juin 2008 consid. 6.1), que la cour cantonale a, en l'espèce, taxée de très lourde, sans que l'on ne discerne les signes d'un abus ou d'un excès dans cette appréciation. Il est, de toute manière, inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_599/2020 31 mai 2021 consid. 1.5.2; 6B_71/2016 du 5 avril 2017 consid. 4.3.3; 6B_940/2014 du 16 septembre 2015 consid. 7.3; 6B_858/2014 du 19 mai 2015 consid. 3.3), que ne constate pas la décision querellée et dont on ne conçoit pas la réalisation en l'espèce. L'autorité précédente a aussi considéré la vacuité du casier judiciaire suisse du recourant. Mais, faut-il le rappeler, il n'y a rien de contraire au droit fédéral - et moins encore d'arbitraire - à ne pas y attacher de conséquence particulière au stade de la fixation de la peine, conformément à une jurisprudence publiée et constante depuis bientôt quinze ans (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2; 136 IV 1 consid. 2.6.2; parmi tant d'autres: arrêts 6B_185/2023 du 6 décembre 2023 consid. 1.3.2; 6B_1093/2023 du 8 novembre 2023 consid. 3.3). De surcroît, les faits retenus à la charge du recourant couvrent la période de décembre 2014 à janvier 2016, soit une part conséquente du temps passé en Suisse sans permis de séjour. L'intéressé ne peut manifestement rien inférer de méritoire de ses antécédents helvétiques immaculés. Le moyen est à la limite de la témérité. Il n'en va pas différemment lorsqu'il plaide, de manière peu compréhensible, le bénéfice à sa décharge d'une enfance calme et normale ou qu'il invoque avoir fui la Suisse après son crime le plus grave.