Citation: 5A_616/2022 E. 6.1

6.1. Dans une première critique, il reproche à l'autorité supérieure de surveillance d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en procédant à une réduction forfaitaire de sa rémunération. Il soutient en substance qu'elle a simplement voulu, ce faisant, s'épargner un travail au lieu de définir un tarif horaire selon les catégories d'activités déployées et de procéder à des estimations plus précises du temps à y consacrer, par pointage. Dans une seconde critique, il invoque que l'autorité supérieure de surveillance aurait dû fixer et appliquer des tarifs plus élevés, se rapprochant de celui appliqué dans sa note d'honoraires, soit 280 fr., qui est déjà inférieur au tarif usuel pratiqué dans l'exercice du barreau. Il souligne à cet égard qu'elle s'est fondée sur des décisions trop anciennes et que récemment, le Tribunal fédéral a confirmé un tarif horaire de 235 fr. (arrêt 5A_321/2021 du 24 août 2021). Le recourant se livre ensuite à de longues explications sur le type d'activités qu'implique une faillite complexe et, abstraitement, à une estimation du temps consacré à chacune d'elles ainsi que du tarif différencié applicable. Il s'étend aussi sur une comparaison avec le tarif retenu pour la fiduciaire dans la faillite en cause, envers laquelle l'autorité de surveillance se serait montrée plus bienveillante. S'agissant des débours, le recourant soutient encore une fois que c'est pour s'épargner du travail que l'autorité supérieure de surveillance n'a pas procédé à une vérification détaillée et qu'elle aurait dû l'inviter à corriger sa note au moyen de commentaires.