Citation: 8C_623/2014 E. 4

En l'espèce, la recourante se plaint d'une application arbitraire du droit cantonal, plus précisément de l'art. 24 LASoc, et invoque une violation du droit à des conditions minimales d'existence garanti par l'art. 12 Cst. Elle fait valoir qu'elle a fourni à l'intimée les informations nécessaires sur sa situation financière, en particulier concernant les revenus qu'elle avait perçus de main à main en 2013. Vu son état psychique précaire, elle avait collaboré dans la mesure de ses possibilités, d'autant que l'intimée ne lui avait pas précisé de quelle sorte de justificatif elle avait besoin. Il n'était pas raisonnable de lui reprocher de n'avoir pas pensé à des témoignages. Cela étant, au moment du dépôt de sa demande, elle ne disposait d'aucun revenu et d'aucune fortune, de sorte qu'elle n'était pas en mesure de couvrir ses besoins vitaux. Les prétendues aides évoquées par les premiers juges ne reposaient sur aucun élément factuel. En tout état de cause, vu la poursuite des investigations menées par l'intimée, celle-ci avait statué prématurément en sa défaveur.