Citation: 6B_383/2024 E. 6.3.2

6.3.2. Le recourant s'essaye également à réinterpréter les éléments corroborants invoqués par la cour cantonale. Il estime tout d'abord que le rapport du CHUV du 18 février 2019 contredirait amplement le témoignage de la voisine de l'intimée, sans pour autant expliquer la nature de dites contradictions. En cela, son grief est irrecevable, faute de motivation circonstanciée (art. 106 al. 2 LTF). Toujours en se référant au rapport du CHUV du 18 février 2019, duquel il ressort que l'intimée a développé une certaine tolérance aux somnifères, le recourant nie l'incapacité de résistance de l'intimée. Ce rapport ne contredit pourtant en rien l'état de fait cantonal, puisqu'il est postérieur aux faits de huit mois et qu'il ne dit rien de la situation de l'intimée entre le 18 et le 22 juin 2018. Le recourant soutient ensuite que les analyses ADN effectuées ne permettent pas de démontrer l'existence de rapports sexuels non consentis durant la période pénale dont il est question, se référant notamment à l'absence de traces de spermatozoïdes ou de liquide séminal sur la vulve, le vagin, l'urètre ou l'anus de l'intimée. Le Tribunal fédéral ayant déjà définitivement confirmé qu'il n'y avait rien d'arbitraire pour la cour cantonale de tenir compte de la présence de l'ADN du recourant sur les parties génitales de l'intimée et de l'ecchymose relevée par les médecins pour appuyer son appréciation globale de la crédibilité de l'intimée (arrêt 6B_490/2022 précité consid. 1.1.6), il ne sera pas revenu sur cette question. Le recourant soutient encore qu'une pénétration anale subie "par surprise" aurait nécessairement occasionné des lésions. Là encore, il convient de confirmer l'appréciation cantonale selon laquelle l'absence de lésions n'est pas de nature à discréditer les déclarations de l'intimée, tant il est concevable qu'une telle pénétration puisse avoir été douloureuse sans qu'elle ait engendré des lésions, d'autant plus que l'examen médical a été réalisé plusieurs jours après les faits (jugement attaqué consid. 6.3). En se contentant de prétendre le contraire, le recourant ne fait que substituer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale de manière appellatoire, donc irrecevable. Finalement, le recourant soutient que la cour cantonale aurait fait fi de l'aveu de l'intimée selon lequel elle aurait donné son consentement aux rapports sexuels dont il est question. À cette fin, il invoque et reproduit les déclarations faites par l'intimée le 11 février 2019 (soit en particulier: "[...] Je ne considère pas avoir été violée à un moment ou à un autre par mon mari. Je finissais par accepter. D'un côté, j'avais des douleurs et je ne voulais pas, et d'un autre, je voulais. C'est une autre psychologie d'avoir envie de faire quelque chose mais de ne pas pouvoir physiquement [...]"). Contrairement à ce que soutient le recourant, si l'intimée a fait preuve de nuances, elle n'a en aucun cas avoué avoir consenti aux actes perpétrés par celui-ci. La définition qu'elle peut donner à la notion de "viol" est sans pertinence à cet égard. Ce qui compte, c'est que l'intimée a confirmé qu'elle ne pouvait physiquement pas entretenir de relations sexuelles avec le recourant, ce qui explique son refus manifeste, indépendamment de son envie générale et/ou de principe d'entretenir des rapports sexuels avec le précité. L'utilisation des termes " je finissais par accepter " sont parfaitement révélateurs de cette réalité. Cet élément soulevé par le recourant ne permet ainsi en aucun cas de conclure que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire.