Citation: I 416/05 24.07.2006 E. A

M.________, est atteint de paraplégie sensitivo-motrice complète à la suite d'un accident survenu en 1975. Au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité, il exploite en raison individuelle une entreprise spécialisée dans la taille de diamants industriels. Le 16 mai 2002, l'assuré a demandé le remboursement des frais engagés pour l'adaptation à son handicap de sa nouvelle demeure, pour un montant total de 64'845 fr. et, le 27 mai 2002, la prise en charge des frais liés à l'installation d'un ascenseur dans son entreprise, en lieu et place d'un élévateur mural, dont la remise en prêt a été octroyée par communication du 22 mai 2002. Par quatre décisions du 10 mars 2004, l'OAI a décidé de prendre en charge les coûts pour la plus-value nécessitée par l'invalidité concernant les cheminements extérieurs de la maison (fourniture et pose de pavés). Il a par ailleurs décidé, en complément à sa communication du 22 mai 2002, le paiement d'un forfait supplémentaire de 2000 fr. pour le raccordement au tableau électrique. L'OAI a en outre décidé la prise en charge de l'adaptation de la salle de bains, des seuils de porte et la pose d'armoires coulissantes. En revanche, il a refusé la prise en charge des frais liés à la création d'un local de rangement pour fauteuils roulants ainsi que l'installation d'une porte supplémentaire. Le solde de la prise en charge des cheminements extérieurs, plus particulièrement la pose d'un revêtement en dur pour l'accès à la maison, et l'installation d'un moteur pour un store en toile, ont également été refusés. M.________ s'est opposé à ces décisions, en concluant à ce que l'AI prenne à sa charge les frais supplémentaires liés à l'installation d'un ascenseur, la création d'un local de rangement pour ses chaises roulantes ainsi que la porte supplémentaire entre ce local et la maison, les frais de goudronnage des chemins d'accès à sa maison, ainsi qu'un moteur pour un store en toile. Dans la mesure où elle portait notamment sur la prise en charge des frais supplémentaires liés à l'installation de l'ascenseur, l'opposition a été déclarée irrecevable, car la décision du 10 mars 2004 relative à cet objet ne constituait, selon l'OAI, qu'un complément à une décision entrée en force presque deux ans plus tôt. Sur le fond, l'OAI a débouté le recourant de toutes ses conclusions (décision sur opposition du 23 juin 2004).