Citation: 7B_624/2024 E. A

A.a. Le 20 décembre 2021, B.________ (ci-après: la plaignante) a déposé plainte contre A.________ (ci-après: le prévenu). Elle reproche en substance à ce dernier, qui se serait présenté à elle comme étant un thérapeute-magnétiseur possédant des dons, d'avoir procédé à divers types d'attouchements sur sa personne. À la suite d'un appel du prévenu, la plaignante aurait en effet accepté un premier entretien à la fin du mois de septembre 2021. À cette occasion, le prévenu lui aurait notamment, après qu'il l'avait mise en confiance et qu'elle avait accepté de se mettre en sous-vêtements sur la table de massage, massé les seins ainsi que le bas-ventre. Il aurait ensuite, après lui avoir dit qu'elle était peut-être atteinte d'un cancer, demandé d'accéder à son vagin, ce qu'elle a refusé. Le prévenu aurait par la suite relancé la plaignante par téléphone pour un second entretien au mois d'octobre 2021. Au cours de celui-là, le prévenu lui aurait à nouveau, une fois qu'elle avait accepté de se déshabiller complètement, massé les seins et proposé de lui masser l'intérieur du vagin pour la guérir. Face à la peur de la maladie dont elle pensait être atteinte, la plaignante aurait accepté qu'il le fasse rapidement avec la main. Le prévenu aurait ainsi introduit quatre doigts dans le vagin de la plaignante, touché son clitoris, puis pris sa main pour la mettre sur son sexe en érection, avant de lui demander de se laisser pénétrer afin de la guérir, ce qu'elle a refusé. Figée et anéantie, la plaignante n'aurait été en mesure de quitter les lieux que trente minutes plus tard. Par la suite, elle aurait consulté un gynécologue qui n'aurait décelé aucune maladie. A.b. Le 28 mars 2022, la police a fait une demande de contrôle téléphonique direct auprès du Ministère public de l'État de Fribourg (ci-après: le Ministère public). Le 31 mars 2022, à la suite de la requête du même jour du Ministère public, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après: le TMC) a autorisé la surveillance secrète de la correspondance par télécommunication du prévenu pour la période du 31 mars au 30 juin 2022. Le même jour, le Ministère public a également ouvert une instruction pénale contre le prévenu pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance (art. 191 CP). A.c. Le 7 juin 2022, le Ministère public a délivré des mandats de perquisition, ainsi qu'un mandat d'amener à l'endroit du prévenu. A.d. Le 2 février 2024, le Ministère public a adressé un avis de prochaine clôture aux parties. Il a précisé qu'il avait l'intention de mettre le prévenu en accusation devant le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Veveyse pour des infractions contre l'intégrité sexuelle, subsidiairement abus de la détresse (art. 193 CP), commis au préjudice de treize femmes, dont la plaignante, ainsi que pour un abus de la détresse commis au préjudice d'une quatorzième femme.