Citation: 8C_56/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les premiers juges n'ont pas ignoré les avis des médecins de V.________ et des docteurs C.________ et D.________ mais ils ont privilégié l'appréciation du docteur E.________, spécialiste en neurologie et médecin conseil de la CNA, lequel a écarté le diagnostic de traumatisme crânio-cérébral simple (rapport du 15 novembre 2016). Or, c'est l'ensemble des éléments médicaux recueillis au dossier, en particulier les constatations médicales initiales (faites à l'étranger) et les résultats des examens neuroradiologiques qui ont amené le docteur E.________ à cette conclusion. Ce médecin a expliqué que si le recourant avait certes indiqué, en novembre 2015, avoir perdu connaissance à la suite de l'accident - ce qui plaiderait en faveur d'un traumatisme crânio-cérébral simple - aucun document médical du jour de l'accident ne corroborait cette information. En outre, les médecins l'ayant examiné ce jour-là avaient diagnostiqué des lésions traumatiques superficielles de la tête, ce qui démontrait qu'ils n'avaient disposé d'aucun indice évocateur d'une perte de connaissance ou d'une lacune mnésique de l'intéressé, auquel cas ils auraient diagnostiqué un traumatisme cranio-cérébral significatif. Il n'y avait dès lors pas de raison d'admettre, d'un point de vue neurologique, que l'assuré avait souffert d'un traumatisme crânio-cérébral simple, ce d'autant plus que les IRM cérébrales réalisées les 21 octobre 2015 et 20 septembre 2016 n'avaient mis en évidence aucune contusion cérébrale. En l'occurrence, ces explications sont convaincantes et ne sont pas remises en cause par le recourant. Vu ce qui précède, la cour cantonale était fondée à nier l'existence de séquelles organiques objectivables en lien de causalité naturelle avec l'accident du 31 juillet 2015.