Citation: 1C_489/2014 E. A

A.________ est propriétaire de la parcelle xxx du registre foncier de la commune de X.________, sise sur la rive nord-ouest du lac de Morat. En 1971, le Département des travaux publics du canton de Vaud avait accordé à un précédent propriétaire de la parcelle précitée une "autorisation pour usage du domaine public", personnelle et à bien plaire, lui permettant d' "utiliser le domaine public du lac de Morat (...) par une passerelle d'embarquement et un glacis". La passerelle a été construite, sur une longueur de 9,8 m pour une largeur de 1 m. Sans requérir préalablement une autorisation, A.________ a agrandi le ponton, en portant sa longueur à 19,4 m et en créant à son extrémité une plate-forme de 3 m sur 3 m. Sur demande du Service des eaux, sols et assainissements du canton de Vaud (ci-après: le SESA), A.________ a fait mettre à l'enquête publique l'agrandissement du ponton ainsi que la plate-forme aux dimensions de 2,4 m sur 2,4 m, tout en demandant que les dimensions de cette dernière puissent être maintenues à 3 m sur 3 m. Par décisions des 30 juin 2008, 22 août 2008 et 30 octobre 2008, le Service du développement territorial (ci-après: le SDT), le Service des forêts, de la faune et de la nature (ci-après: le SFFN), le Centre de conservation de la faune et de la nature et le SESA du canton de Vaud ont autorisé la construction d'un ponton sur le lac de Morat d'une longueur de 19,4 m, d'une largeur de 1,2 m et d'une plate-forme finale de 2,4 m sur 2,4 m. La décision du SESA a fixé en outre un délai au 31 mars 2009 pour ramener le ponton aux dimensions autorisées (soit une plate-forme de 2,4 m sur 2,4 m). Ce délai a été prolongé à plusieurs reprises, en dernier lieu au 31 mars 2010. Alors que les travaux requis par le SESA n'ont pas été mis en oeuvre, A.________ a soumis un nouveau projet de démolition du ponton existant et de reconstruction d'un ponton de 27 m de long, de 1,5 m de large avec une plate-forme à son extrémité de 3 m sur 3 m. Mis à l'enquête publique, ce projet a suscité les oppositions du WWF Vaud et de Pro Natura Vaud. Le SESA, le SDT et le SFFN ont refusé de délivrer les autorisations requises, par décisions du 25 mai 2012; ils ont imparti un dernier délai au 31 juillet 2012 pour ramener le ponton aux dimensions autorisées. Le Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision, par arrêt du 17 juin 2013. Après avoir procédé à une audience sur place, il a notamment constaté que le ponton existant émergeait toujours en pleine eau malgré l'extension de la roselière et que la baignade était toujours possible sans porter atteinte aux roseaux. Le 30 décembre 2013, A.________ a requis le réexamen des décisions du 25 mai 2012 relatives à l'agrandissement du ponton, au motif que la végétation aquatique proche du ponton s'était étendue. Après avoir procédé à une inspection locale le 6 février 2014, la Direction générale de l'environnement du canton de Vaud (qui a remplacé le SESA) a refusé d'entrer en matière sur cette requête, par décision du 17 février 2014. La Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette décision, par arrêt du 8 septembre 2014. Elle a considéré en substance qu'une éventuelle extension de la roselière ne constituait pas un fait nouveau important susceptible de justifier un réexamen des décisions du 25 mai 2012.