Citation: 4A_48/2023 E. 5.3

5.3. Il ressort de ce qui précède que les juges cantonaux ont pu déterminer la volonté subjective des parties. Il incombait ainsi à la recourante de démontrer l'arbitraire de leurs constatations. Or, elle se limite, dans une large mesure, à opposer sa propre appréciation à celle des juges précédents, sans parvenir à démontrer un tel arbitraire. En particulier, elle se contente de mettre en avant le fait que la notaire ne se souvenait pas des explications données. Ce point a pourtant été pris en considération par la cour cantonale. La notaire a quoi qu'il en soit déclaré clairement que " la cause du prêt " résidait dans les avances que B.________ avait concédées à A.________. Par ailleurs, la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du courriel du 11 septembre 2017 de la notaire, indiquant n'avoir reçu aucune somme d'argent de B.________ et ne pas être en mesure d'opérer le versement demandé; la recourante en déduit qu'on ne pouvait affirmer d'une part qu'elle aurait été informée par la notaire que la cause du prêt consistait en une avance, et d'autre part constater que cette notaire s'attendait à recevoir l'argent du prêt. Toutefois, il ne peut être raisonnablement déduit du seul courriel précité que la notaire s'attendait à recevoir une quelconque somme d'argent de B.________. Au final, la recourante propose sa propre interprétation de cette pièce, qui ne peut en aucun cas être suivie. Il en va de même du courrier du 18 mars 2016 de la notaire. Certes, cette dernière s'y engageait à remettre la cédule hypothécaire " pour autant seulement que vous teniez le prêt hypothécaire directement à la libre disposition de nos clients communs ". La notaire a pourtant clairement reconnu, devant le tribunal, qu'il s'agissait là d'une phrase-type qui n'avait aucun sens dans le contexte de la convention de prêt signée par les parties. Enfin, la recourante affirme que si elle n'avait pas vérifié dans un délai raisonnable que l'argent lui avait bien été versé, c'est parce qu'il s'agissait pour elle d'une garantie, qui n'avait pas eu besoin d'être utilisée vu qu'une partie des travaux avaient été exécutés par le compagnon de sa fille. Ce faisant, la recourante se contente encore une fois de se fonder sur ses propres déclarations et celles de sa fille, tout comme lorsqu'elle soutient n'avoir jamais entendu parler des frais litigieux ou que les factures n'avait jamais été présentées. En définitive, les quelques explications fournies par la recourante ne permettent pas de mettre en évidence le moindre arbitraire dans l'appréciation détaillée présentée par la cour cantonale.