Citation: 2C_975/2022 E. 5

Au fond, la recourante se prévaut d'une violation tant de l'art. 3 par. 1 annexe I ALCP que de l'art. 24 par. 1 annexe I ALCP. Bien que l'art. 3 par. 1 annexe I ALCP, en lien avec l'art. 7 let. d ALCP, ne confère aux membres de la famille d'un ressortissant UE/AELE ayant un droit de séjour en Suisse qu'un droit dérivé à une autorisation de séjour (cf. ATF 144 II 1 consid. 3.1; arrêts 2C_771/2021 du 15 septembre 2022 consid. 4.5; 2C_184/2021 du 26 août 2021 consid. 3.6), alors que l'art. 24 par. 1 annexe I ALCP en lien avec l'art. 6 ALCP leur confère, pour autant qu'ils soient eux-mêmes des ressortissants UE/AELE, un droit de séjour originaire en Suisse (cf. ATF 144 II 113 consid. 4.2; arrêts 2C_580/2014 du 4 octobre 2021 consid. 1.3 et les arrêts cités; 2C_536/2016 du 13 mars 2017 consid. 2.1), toujours est-il que l'art. 24 par. 1 annexe I ALCP a vocation à s'appliquer de manière subsidiaire par rapport aux autres droits de séjour prévus par l'ALCP (cf. ATF 133 V 265 consid. 7.3.1; arrêts 2C_837/2017 du 15 juin 2018 consid. 5.2; 2C_243/2015 du 2 novembre 2015 consid. 3.4.1). Cela ressort au demeurant expressément du texte de cette disposition, en ce qu'elle concerne le droit au séjour des ressortissants UE/AELE "qui ne bénéficie[nt] pas d'un droit de séjour en vertu d'autres dispositions [de l'ALCP]" (cf. arrêt 2C_1102/2013 du 8 juillet 2014 consid. 4.1). Il convient, dès lors, d'examiner en premier lieu si la recourante remplit les conditions posées par l'art. 3 par. 1 annexe I ALCP et, si tel n'est pas le cas, si elle peut ensuite se prévaloir d'un droit de séjour en Suisse sur le fondement, subsidiaire, de l'art. 24 par. 1 annexe I ALCP.