Citation: 6B_975/2010 06.01.2011 E. 2

2.1 Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir ignoré ses offres de preuves. Celles-ci démontraient que les articles saisis avaient été fabriqués, il y a près de vingt-cinq ans, par la société C.________ qui bénéficiait alors d'une licence accordée par A.________ SpA. Aucune des preuves produites par cette dernière n'établissait le contraire. En outre, les sociétés D.________, E.________, F.________, G.________ et H.________, qui auraient pu corroborer son point de vue, n'avaient pas été auditionnées par la cour cantonale. 2.2 Il ne ressort pas de l'arrêt entrepris, ni de la déclaration d'appel, que l'intéressé aurait requis l'audition des sociétés précitées devant la cour cantonale. Il ne saurait par conséquent reprocher à cette dernière de n'avoir pas ordonné l'administration de ces moyens de preuve, un tel comportement étant contraire au principe de la bonne foi et partant abusif (cf. ATF 121 I 30 consid. 5f p. 38; 111 Ia 161 consid. 1a p. 162). Le grief est ainsi irrecevable, étant précisé qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral, en tant que juge du droit, de procéder à des mesures d'instruction complémentaires qui relèvent du juge du fait. 2.3 Au reste, le recourant soulève le grief d'appréciation arbitraire des preuves. En pareil cas, la loi sur le Tribunal fédéral exige une motivation qualifiée (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 cons 1.4 p. 287) en ce sens que l'intéressé doit expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être arbitraire. Pour qu'il y ait arbitraire (art. 9 Cst.), il ne suffit pas que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5). L'appréciation des preuves est en particulier arbitraire lorsque le juge de répression n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). En revanche, l'autorité ne commet pas d'arbitraire lorsqu'elle renonce à requérir des mesures d'instruction supplémentaires au motif que les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle acquiert la certitude que ces dernières ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429). 2.4 Se fondant sur un rapport d'expertise du 14 octobre 2009 produit au dossier par A.________ SpA ainsi que sur les déclarations du représentant de cette dernière à l'audience du 22 mars 2010, les juges cantonaux ont constaté que les biens saisis avaient été fabriqués et vendus par des firmes qui ne disposaient d'aucune autorisation, ni licence délivrée par la société prénommée. La marque A.________ ne figurait pas sur les factures des fournisseurs, de même qu'aucun hologramme n'avait été apposé sur les étiquettes des articles, contrairement à l'usage établi dans la fabrication sous licence de produits dérivés. La marchandise ne répondait pas aux critères de qualité posés par A.________ SpA. En particulier, elle n'était pas conditionnée dans des emballages en plastique scellés et ne portait ni la marque, ni les mentions obligatoires. Les tissus et coutures étaient de mauvaise qualité et les logos, grossièrement imités, ne correspondaient pas au dessin original. La cour cantonale en a inféré que les articles litigieux constituaient des contrefaçons de la marque appartenant à la société A.________ SpA. Il convenait par conséquent d'en confirmer la confiscation et la destruction afin d'éviter que de potentiels acheteurs ne soient trompés. 2.5 Le recourant conteste les constatations cantonales sans pour autant établir en quoi la cour aurait ainsi procédé à une appréciation arbitraire des preuves. S'il entendait prouver que, contrairement aux déclarations à l'audience du représentant de A.________ SpA, C.________ avait fabriqué les articles litigieux avec l'autorisation de la détentrice de la marque, il lui incombait de présenter le contrat de licence y relatif ou, à tout le moins, d'exposer les motifs qui l'en empêchaient. La production en justice d'une attestation délivrée par C.________ n'établit nullement que A.________ SpA aurait autorisé cette dernière à fabriquer sous licence des articles portant sa marque. Le condamné n'allègue pas non plus que les autorités cantonales auraient faussement retranscrit les déclarations des témoins entendus ou le contenu des pièces sur lesquelles elles se sont fondées. En particulier, il ne soutient pas que le rapport d'expertise serait faux ou contiendrait des erreurs et serait par conséquent dépourvu de force probante (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). X.________, qui ne démontre pas que l'appréciation cantonale serait insoutenable, se borne à exposer sa propre conception du litige dans une critique appellatoire qui ne remplit pas les exigences de motivation prévues à l'art. 106 al. 2 LTF et qui se révèle par conséquent irrecevable (cf. ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397).