Citation: U 313/98 10.04.2000 E. 4

4.- a) En l'espèce, le rapport d'expertise du docteur K.________ du 5 juillet 1996 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence précitée soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Il sied à cet égard de constater que l'appréciation médicale du docteur K.________, dans un domaine où des contradictions subsistent entre spécialistes, est particulièrement documentée. Ses recherches lui permettent d'affirmer, d'une manière crédible, que le facteur étiologique essentiel de l'affection, chez une personne âgée, est l'atrophie du tissu adipeux. Ce point n'est d'ailleurs pas contesté en tant que tel par le recourant. Contrairement à ce qu'affirme celui-ci, le docteur K.________ a pris en compte son activité professionnelle particulière : après avoir rappelé que l'affection, chez des personnes plus jeunes, pouvait être due, notamment, à une activité sportive spécifique (course à pied ou saut), responsable de micro-traumatismes répétitifs, il a nié un rôle comparable à l'appui sans cesse répété de l'avant-pied sur une pédale. b) Il est vrai que le membre touché est précisément celui qui était soumis à des contraintes particulières. Cela ne suffit pourtant pas à rendre vraisemblable que le facteur de l'activité professionnelle est responsable de l'atteinte constatée, à hauteur de 75 % au moins. A titre d'exemple, depuis la fixation du seuil à 75 % (ATF 114 V 109), le TFA a notamment examiné, sous l'angle de l'art. 9 al. 2 LAA, le cas d'un aide en salle opératoire victime d'un syndrome vertébral dorsal (ATF 116 V 136) et celui d'une altiste atteinte d'épicondylite (RAMA 1999 n° U 326 p. 106), niant dans les deux cas l'existence d'une maladie professionnelle. De son côté, Maurer relève que les conditions d'application de l'art. 9 al. 2 LAA ne sont susceptibles d'être remplies qu'en de rares situations, compte tenu des exigences posées (Schweizerisches Unfallversicherungsrecht, p. 222). c) Dans ces conditions, l'avis du docteur M.________, selon lequel son patient est probablement victime d'une maladie professionnelle, ne suffit pas à créer un doute. En particulier, le médecin traitant n'a pas pris position sur les autres facteurs possibles (notamment l'âge).