Citation: 6B_490/2022 E. 1.1.10

1.1.10. Le recourant reproche finalement à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des démarches accomplies par l'intimée autour de son retrait de plainte. Il fait référence au courrier du 8 février 2019 (duquel il ressort que l'intimée aurait parlé avec un intervenant du point d'appui de l'Église évangélique réformée et catholique du canton de Vaud et lui aurait dit que les reproches formulés en son temps contre le recourant ne correspondaient pas à la réalité et qu'il y avait des malentendus), à l'attestation de passage à point d'appui (de laquelle il ressort que c'est la psychiatre de l'intimée qui l'aurait influencée dans le dépôt de sa plainte pénale) ou encore au courriel adressé par l'intimée au précédent conseil du recourant (duquel il ressort en substance qu'il s'agirait d'un malentendu). Ces éléments isolés ne sont pas suffisants pour conclure que les faits dénoncés par l'intimée étaient faux, tant il est connu que la victime de violences sexuelles commises dans le cadre familial peut, pour des raisons qui lui sont propres, souhaiter revenir sur ses premières déclarations et ainsi éviter de mettre l'auteur en cause. Pour autant, sans préjuger du fait qu'ils soient propres à modifier le jugement attaqué, la cour cantonale aurait dû en tenir compte au moment d'examiner la crédibilité de l'intimée. En effet, en plus d'être importants, on voit mal comment ils se justifient alors que le recourant était en détention et que rien ne laisse entendre que quelqu'un ait suggéré à l'intimée de procéder ainsi, volontairement ou non.