Citation: 7B_939/2023 E. A

A.a. Le 13 mai 2016, le Ministère public central du canton de Vaud, Division criminalité économique (ci-après: le Ministère public), a ouvert une instruction pénale contre B.________ et contre deux collaborateurs du syndicat C.________, à savoir D.________ et E.________ (cause PE16.xxx). Il était en substance reproché au premier d'avoir, en sa qualité d'associé gérant de deux sociétés dont l'une est en liquidation, avec le concours des collaborateurs du syndicat dont il est question ci-dessus, annoncé des employés fictifs à la Caisse cantonale de chômage afin de percevoir des indemnités en cas d'insolvabilité (à hauteur de 85 % pour B.________). Treize autres personnes ont été mises en cause pour avoir faussement déclaré avoir été employées par ces deux sociétés afin de toucher 15 % des indemnités en cas d'insolvabilité. Depuis le 18 mai 2016, A.________ fait également l'objet d'une instruction pénale pour avoir annoncé des employés fictifs dans le cadre de la faillite de la société F.________ Sàrl afin de percevoir des indemnités en cas d'insolvabilité de la part de la Caisse cantonale de chômage (cause PE16.yyy). Cette procédure a aussi été ouverte contre quatorze autres personnes qui auraient faussement déclaré avoir été employées par cette société afin de percevoir des indemnités en cas d'insolvabilité. Par décision du 7 avril 2017, les procédures PE16.xxx et PE16.yyy ont été jointes. A.b. Le 28 avril 2017, l'instruction ouverte contre A.________ a été étendue en raison de l'acquisition et de la détention d'une arme sans autorisation. Le 9 avril 2020, le Ministère public a ouvert une nouvelle instruction pénale contre A.________ pour avoir, en sa qualité d'administrateur de fait de F.________ Sàrl, prélevé la part salariale des cotisations sociales dues par ses employés pour l'année 2014 sans l'avoir reversée à la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (cause PE18.zzz); il lui est reproché d'avoir ainsi détourné un montant de 8'349 fr. 95. Cette procédure a été jointe à la cause PE16.xxx. A.c. Par ordonnance du 13 mai 2022, le Ministère public a disjoint les procédures PE16.yyy et PE18.zzz concernant A.________ de la cause PE16.xxx. Selon le Ministère public, cette mesure s'imposait car l'instruction pénale contre le prénommé - pour suspicion de participation à la fraude commise au préjudice de la Caisse cantonale de chômage, pour infractions dans la faillite en lien avec la gestion de la société F.________ Sàrl, pour détention illicite d'une arme et pour emploi de travailleurs clandestins - apparaissait complète et en état d'être jugée; tel n'était pas le cas de la cause principale PE16.xxx où des investigations complémentaires susceptibles de durer plusieurs mois devaient encore être mises en oeuvre. Le recours formé contre cette ordonnance par A.________ a été rejeté par arrêt du 22 juillet 2022 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Chambre des recours pénale), qui a confirmé l'ordonnance du 13 mai 2022. Par arrêt du 9 mars 2023 (arrêt 1B_516/2023), la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ et a réformé l'arrêt cantonal du 22 juillet 2022 en ce sens que l'ordonnance du 13 mai 2022 du Ministère public prononçant la disjonction de la procédure a été annulée, la jonction des trois causes concernées étant en l'état maintenue. La cause a été renvoyée à l'autorité cantonale pour qu'elle procède dans le sens des considérants. A réception de cet arrêt, le Ministère public a spontanément indiqué à la Chambre des recours pénale que la situation avait considérablement évolué depuis le mois de mai 2022 et a souligné un risque de prescription concernant certaines des infractions reprochées à A.________. Donnant suite à l'arrêt de renvoi du 9 mars 2023 du Tribunal fédéral, la Chambre des recours pénale a statué par arrêt du 17 mai 2023. Se considérant liée par l'arrêt fédéral, elle a uniquement statué sur les frais et dépens.