Citation: 6B_247/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exposé que, selon l'expertise psychiatrique diligentée, le recourant souffrait d'un trouble grave de la personnalité, assimilable à un grave trouble mental, de sévérité moyenne, comprenant une composante dyssociale et une composante narcissique. Le risque de récidive concernant des actes criminels contre la vie et l'intégrité corporelle avait été qualifié de très important par les experts. Ce risque avait été mis en relation avec la personnalité du recourant, avec les circonstances dans lesquelles il avait agi ainsi qu'avec son vécu. En revanche, ce risque n'était pas à mettre en relation avec un grave trouble mental chronique ou récurrent. Selon les experts, des mesures thérapeutiques visant à réduire le risque de récidive n'étaient pas pertinentes, puisque les agissements reprochés au recourant ne se trouvaient pas en lien de causalité direct avec le trouble dont il souffrait. Les experts avaient eu connaissance de deux rapports de la psychologue du recourant. Ils avaient indiqué qu'ils encourageaient certes le suivi initié par l'intéressé, mais en avaient relativisé la portée, eu égard à son caractère récent, au fait qu'il était intervenu peu après la condamnation en première instance, à la pathologie - laquelle ne permettait pas d'espérer une modification en profondeur de la personnalité du recourant -, ainsi qu'au fait qu'un tel suivi devait être distingué d'une adhésion au traitement. L'autorité précédente a donc considéré que les conditions d'un internement étaient remplies au regard de l'art. 64 al. 1 let. a CP.