Citation: 9C_538/2016 E. 4.2.1

4.2.1. L'argumentation de la recourante ne suffit pas à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation de la juridiction cantonale. On relèvera d'abord que, telle qu'invoquée par la recourante, la violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst) n'a pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation des preuves. Le juge peut effectivement renoncer à accomplir certains actes d'instructions, sans que cela n'entraîne une violation du droit d'être entendu, s'il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourront plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157). En l'espèce, l'autorité précédente a considéré qu'une expertise multidisciplinaire n'était pas nécessaire et que le rapport du docteur I.________ suffisait à établir l'amélioration de l'état de santé de l'intéressée, dès lors que les douleurs ressenties par celle-ci étaient à placer dans un contexte de manifestations psychosomatiques et que la situation du point de vue somatique ne paraissait pas avoir connu une péjoration importante. Ce raisonnement n'est pas manifestement insoutenable. Contrairement aux affirmations de la recourante selon lesquelles son état de santé physique n'avait jamais été investigué, l'office intimé n'avait pas limité ses investigations aux aspects psychiques lors de la procédure initiale. Sa décision se fondait au contraire aussi sur l'avis du docteur C.________, spécialiste en rhumatologie, et des experts de la Clinique G.________, dont le docteur J.________, spécialiste en médecine interne, et le docteur K.________, spécialiste en rhumatologie. Au terme de cette procédure, l'incapacité de travail avait été admise en raison d'un état dépressif de gravité sévère, mais aucune atteinte somatique invalidante n'avait été retenue, hormis des cervicalgies, lombalgies et douleurs rachidiennes aspécifiques (qui ne reposaient pas sur un déficit organique). Comme, depuis lors, rien ne laissait supposer une péjoration significative de la situation sur le plan somatique, la renonciation à des investigations médicales sur ce point n'apparaît pas arbitraire.