Citation: 4P.191/2004 22.11.2004 E. 1

1.1 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). L'arrêt attaqué, qui est final, n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan fédéral ou cantonal permettant de soulever le grief de violation directe d'un droit de rang constitutionnel, de sorte que la règle de la subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). En particulier, le recours en réforme au Tribunal fédéral ne permet pas de critiquer les constatations de fait ni l'application du droit étranger (art. 43 al. 3, art. 43a OJ). Le recourant est personnellement touché par la décision entreprise, qui rejette entièrement ses prétentions, de sorte qu'il a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision soit annulée; en conséquence, la qualité pour recourir (art. 88 OJ) doit lui être reconnue. Sous réserve d'exceptions qui ne sont pas réalisées en l'espèce, le recours de droit public ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132; 129 I 173 consid. 1.5 p. 176; 128 III 50 consid. 1b p. 53). La conclusion tendant à faire débouter l'intimé de ses propres conclusions, superflue, est irrecevable. Pour le surplus, introduit en temps utile et dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le recours est en principe recevable. 1.2 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1; 128 III 50 consid. 1c p. 53). Il fonde son arrêt sur les faits constatés dans la décision attaquée, à moins que le recourant ne démontre que la cour cantonale a retenu ou omis de manière arbitraire certaines circonstances déterminantes (ATF 118 Ia 20 consid. 5a).