Citation: 4A_458/2023 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, l'acte de recours soumis au Tribunal fédéral ne satisfait pas aux exigences de motivation sus-rappelées. A la lecture de l'argumentation figurant dans le mémoire de recours, longue, redondante et alambiquée, il saute aux yeux que la recourante confond le Tribunal fédéral avec une cour d'appel. Dans son écriture de près de cent pages, l'intéressée en consacre en effet plus d'une cinquantaine à l'exposé d'une version de son propre cru des circonstances de la cause en litige. Ce faisant, elle se borne, de manière purement appellatoire, à substituer sa propre approche des faits à celle de l'autorité cantonale, mais ne parvient nullement à démontrer en quoi l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent seraient arbitraires (art. 106 al. 2 LTF). Pour remplir l'exigence de motivation, il ne suffit pas, comme le fait la recourante, de présenter sa propre version des faits au soutien de la solution juridique que l'on préconise mais qui a été écartée et de se référer à certaines preuves et divers passages de ses propres écritures à l'effet d'établir le bien-fondé de la thèse que l'on défend. Force est en outre de constater que l'intéressée mélange de façon inextricable les critiques relevant du fait et les arguments ressortissant au droit. La recourante n'expose ainsi pas de manière claire et succincte les violations du droit qu'elle invoque. De surcroît, bien qu'elle cite, de manière éparse, un certain nombre de dispositions légales et de normes de rang constitutionnel prétendument violées, dans la rubrique de son mémoire intitulée " De la violation du droit et de la violation de droits fondamentaux ", l'intéressée se borne, en définitive, à soumettre au Tribunal fédéral sa propre version des faits litigieux et les conséquences qu'il y aurait lieu d'en tirer à son avis, ce qui n'est pas admissible. On cherche ainsi, en vain, parmi les arguments enchevêtrés avancés dans l'acte de recours, une critique digne de ce nom des considérations juridiques que les juges cantonaux ont émises pour justifier la solution retenue par eux. La recourante ne démontre dès lors pas, de manière claire et précise, en quoi la cour cantonale aurait enfreint le droit fédéral, mais se contente, en réalité, de plaider à nouveau sa cause devant le Tribunal fédéral, contester les faits retenus et rediscuter la manière dont ils ont été établis comme si elle s'adressait à une juridiction d'appel. Au vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable, dès lors que l'argumentation développée par la recourante ne satisfait pas aux exigences minimales de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF.