Citation: 2C_893/2021 E. 3.2

3.2. L'argumentation des recourantes repose sur la prémisse selon laquelle l'autorité requérante aurait affirmé des faits de manière contraire à la vérité en indiquant que des enquêtes en Inde ont révélé l'existence de sociétés non déclarées en Inde, alors que ces informations proviendraient, selon les recourantes, de la fuite des Panama Papers. Or, l'allégation des recourantes repose sur l'argumentation subsidiaire du Tribunal administratif fédéral, mais perd de vue que celui-ci a retenu à titre principal qu'il n'y avait pas lieu de mettre en doute l'affirmation présentée dans la demande, selon laquelle les enquêtes menées en Inde avaient révélé l'existence de sociétés non déclarées aux autorités fiscales. C'est pour ce motif principal qu'il a estimé qu'il n'y avait pas à mettre en doute la bonne foi de l'Inde. Ce n'est qu'à titre hypothétique qu'il a envisagé l'existence d'informations provenant de données volées. Les questions soulevées par les recourantes ne portent donc pas sur des aspects déterminants pour l'issue du litige et elles ne peuvent partant pas revêtir les caractéristiques de questions juridiques de principe (cf. supra consid. 2.2). Au demeurant, le Tribunal fédéral a déjà tranché la question de savoir si et dans quelle mesure l'utilisation de données provenant des Panama Papers peut représenter une violation des règles de la bonne foi et de l'art. 7 let. c LAAF (cf. arrêt 2C_545/2019 du 13 juillet 2020 consid. 6).