Citation: 9C_388/2017 E. 3

L'instance précédente a constaté que l'assuré présentait des atteintes aux deux épaules qui avaient entraîné des périodes d'incapacité de travail dès le 18 décembre 2009. La perte de gain qui en découlait fondait le droit à une rente entière d'invalidité à compter du 1er novembre 2013. En revanche, elle a considéré que la suppression de la rente d'invalidité dès le 1er novembre 2014 était justifiée. Selon elle, l'état de santé de l'assuré était stabilisé dès sa sortie de la CRR, le 9 juillet 2014, et ce dernier disposait depuis lors d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Pour déterminer la capacité de travail du recourant, les premiers juges se sont fondés sur les conclusions des médecins de la CRR, auxquelles ils ont accordé pleine valeur probante. Ils ont indiqué que celles-ci étaient corroborées par les conclusions du médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 12 novembre 2014) ainsi que du médecin du Service médical régional de l'office AI (SMR; avis du 1er décembre 2014) et qu'elles n'entraient au demeurant pas en contradiction, notamment, avec l'avis du médecin traitant de l'assuré (rapport du docteur B._______, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, du 22 mai 2014). La juridiction cantonale a également relevé que le fait que le recourant était au bénéfice d'indemnités journalières de la CNA ne permettait pas de retenir une autre solution. Elle a en outre jugé que la mise en oeuvre d'un complément d'instruction au plan médical, sous la forme d'une expertise, n'apparaissait pas nécessaire, dès lors qu'un tel complément n'aurait pas été de nature à modifier ses conclusions, les faits pertinents ayant pu être constatés à satisfaction de droit. Par ailleurs, l'autorité cantonale de recours a évalué l'invalidité du recourant. Elle a augmenté de 10 % à 15 % l'abattement opéré par l'intimé sur le revenu d'invalide et confirmé que le taux d'invalidité (33,72 %, soit 34 %) était insuffisant pour maintenir le droit à une rente.