Citation: 2C_247/2008 21.04.2008 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (art. 29 al. 1 LTF). Il contrôle donc librement la recevabilité des recours qui sont déposés devant lui (ATF 133 I 185 consid. 2 p. 188). 1.1 Comme le Tribunal administratif fédéral, dans son ordonnance du 1er avril 2008, a renoncé à exiger le versement de l'avance de frais dans le délai initialement imparti au 14 avril 2008, le présent recours n'est pas devenu sans objet (cf. arrêt 2C_128/2007 du 17 octobre 2007, consid. 4). 1.2 La recourante n'a pas qualifié son recours. Cette omission ne saurait cependant lui nuire si son écriture remplit les exigences de la voie de droit entrant en ligne de compte (cf. ATF 133 I 300 consid. 1.2 p. 302 s.). 1.3 L'acte attaqué est une décision portant sur le versement d'une avance de frais requise dans le cadre d'une procédure de recours formée devant le Tribunal administratif; sur le fond, l'affaire relève de la loi du 30 avril 1997 sur les télécommunications (LTC; RS 784.10); il s'agit donc d'une décision incidente rendue dans une cause de droit public au sens de l'art. 82 let. a LTF. Pour que le recours en matière de droit public soit recevable, il faut en premier lieu que le litige sur le fond ne tombe pas sous le coup de l'une des exceptions prévues à l'art. 83 LTF (cf. arrêt 2C_128/2007 du 17 octobre 2007, consid. 2.1). En l'espèce, l'émolument administratif litigieux a été perçu en application de l'art. 40 al. 1 let. f LTC, de sorte que l'art. 83 let. p LTF, dans sa version en vigueur depuis le 1er avril 2007 (cf. art. 106 ch. 3 de la loi fédérale du 24 mars 2006 sur la radio et la télévision [LRTV]; RS 784.40), ne s'applique pas. En outre, s'agissant d'une décision incidente, la recevabilité du recours suppose que les conditions de l'art. 93 LTF soient réunies. Le Tribunal fédéral, reprenant la jurisprudence rendue sous l'empire de l'ancienne loi d'organisation judiciaire (OJ; RO 3 521), considère qu'une décision en matière d'avance de frais est de nature à causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a OJ, lorsque, comme en l'espèce, elle comporte l'indication qu'à défaut de versement dans le délai imparti, le recours sera déclaré irrecevable; la décision attaquée peut dès lors faire l'objet d'un recours séparé (cf. arrêt 2D_1/2007 du 2 avril 2007 consid. 3.2; sous la loi d'organisation judiciaire: cf. ATF 133 V 402 consid. 1.2 p. 403). 1.4 Au surplus, le recours a été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) par le destinataire de la décision attaquée qui a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification (art. 89 al. 1 LTF), de sorte qu'il y a en principe lieu d'entrer en matière. On peut toutefois se demander si l'écriture présentée par la recourante remplit les exigences de motivation prévues à l'art. 42 al. 2 LTF, dès lors qu'elle n'indique pas en quoi l'acte attaqué violerait le droit fédéral. Cette question peut toutefois demeurer indécise, car le recours apparaît de toute façon manifestement infondé.