Citation: 4C.313/2001 19.04.2002 E. 1

1.- a) Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral, mais non pour violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ) ou pour violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 189 consid. 2a, 370 consid. 5). Lorsqu'il statue sur un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 127 III 547 consid. 2c; 126 III 185 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3a). b) Sous le couvert du grief de violation du droit à la preuve, les demandeurs font grief à la cour cantonale, dans un moyen qu'ils qualifient de subsidiaire, d'avoir ignoré les conclusions de l'expert judiciaire quant à l'existence et à l'ampleur des défauts affectant la chose vendue. Ce faisant, ils s'en prennent de manière irrecevable à l'appréciation des preuves. Ils conviennent du reste eux-mêmes que le dépôt d'un recours de droit public aurait pu se justifier pour formuler semblable critique, mais ajoutent qu'ils s'en sont abstenus pour une question financière. En revanche, les demandeurs ont raison lorsqu'ils affirment que la Cour civile a commis une inadvertance manifeste en écrivant, au bas de la page 12 de son jugement, qu'"aucun descriptif de la construction n'a été produit". Il ressort effectivement des indications fournies par eux qu'ils ont versé au dossier, sous pièce 9 de leur bordereau, un document intitulé "descriptif de la construction", établi en juillet 1989. Cependant, comme on le démontrera plus loin, cette inadvertance n'a pas d'incidence sur l'issue du présent litige (cf. consid. 3 ci-dessous).