Citation: 6B_1413/2020 E. 2.2.5

2.2.5. Par ailleurs, interrogée à propos des 20 cas de retraits nos 73 à 93, sur la fréquence à laquelle elle avait vu I.J.________ à V.________ durant la période litigieuse (décembre 2010 à novembre 2011), la recourante a exposé y être allée environ 8 fois l'an, sans pouvoir préciser si elle amenait chaque fois de l'argent à cette cliente mais l'avoir vue plus souvent à V.________ qu'à U.________, où cette dernière recevait les fonds dans un salon de la banque en présence de la recourante dès lors qu'elle n'avait jamais voulu venir dans les locaux de la société de celle-ci (procès-verbal du Tribunal correctionnel, p. 19 à 21). En appel, la recourante a expliqué, à ce sujet, que lorsqu'elle remettait de l'argent à cette même cliente, elle le faisait soit chez cette dernière à V.________, soit dans son propre bureau en Suisse, mais qu'il lui était également arrivé de le faire dans un restaurant, la cliente ne souhaitant pas se rendre à la banque, cela étant malgré tout arrivé plus d'une fois (procès-verbal d'audience de la Chambre pénale d'appel et de révision, p. 11). Ces quelques éléments mettent suffisamment en évidence qu'amenée à préciser et rendre plus concrètes ses explications, la recourante, confrontée à ses propres contradictions a, au mieux, cherché à les résoudre par un discours plus généralisant, mais à nouveau empreint du flou que l'on attendait qu'elle dissipât, et émaillé d'autres contradictions. Elle ne démontre dès lors pas en quoi la cour cantonale aurait établi les faits de manière arbitraire en ne prenant pas ses explications pour argent comptant et moins encore en quoi la décision querellée serait insoutenable dans son résultat.