Citation: 5A_608/2009 16.10.2009 E. 3

Le mémoire de recours doit, notamment, contenir des motifs à l'appui des conclusions (art. 42 al. 1 LTF), lesquels doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Le recourant qui se plaint, comme en l'occurrence, d'une violation de ses droits constitutionnels (art. 106 al. 2 LTF), doit motiver ce grief conformément aux exigences posées précédemment par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 134 I 83 consid. 3.2 p. 88; 134 II 244 consid. 2.2 p. 246 et les arrêts mentionnés), c'est-à-dire démontrer par une argumentation précise en quoi consiste cette violation, les critiques de nature appellatoire étant irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 591/592). Le présent recours ne satisfait pas à ces exigences. En effet, le recourant ne réfute aucunement les motifs de l'autorité précédente, mais se borne à présenter sa propre argumentation, difficilement intelligible de surcroît; en particulier, il n'explique pas pourquoi la Cour des poursuites et faillites ne pourrait pas examiner dans le cadre d'un recours de poursuites des questions qui relèvent du "droit administratif cantonal", en l'espèce "la forme et l'absence de motivation" du mandat d'amener préfectoral (sur la notion de "loi" au sens des art. 17/18 LP: Giliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, n° 88 ss ad art. 17 et n° 22 ad art. 18).