Citation: 5A_479/2015 E. 4.1

4.1. En substance, la cour cantonale a constaté que la durée de vie commune des époux était de six ans et qu'ils avaient eu un enfant commun. L'intimé avait cessé son activité de serveur en 2007, à l'âge de 50 ans, d'un commun accord avec la recourante, afin notamment de s'occuper de leur fils, alors âgé de quatre ans. Sur la base de ces éléments, l'autorité cantonale a admis que le mariage avait eu un impact sur la situation de l'intimé, celui-ci étant raisonnablement amené à considérer qu'à part une activité indépendante dans le modélisme ferroviaire, subsidiaire à ses activités familiales, il n'exercerait plus d'activité lucrative jusqu'à sa retraite. En l'absence de salaire hypothétique raisonnablement imputable à l'intimé, les revenus mensuels de celui-ci se composaient de revenus immobiliers, réels ou hypothétiques, d'un montant total de 1'700 fr. Ses charges se montant à environ 1'860 fr., il souffrait d'un découvert mensuel de 160 fr. Dès lors, l'intimé n'était pas en mesure de pourvoir lui-même à son entretien convenable et le versement d'une contribution d'entretien en sa faveur devait être envisagé. Compte tenu de son revenu mensuel net d'environ 12'230 fr. et de ses charges d'environ 9'343 fr., la recourante jouissait d'un disponible mensuel d'environ 2'880 fr. Partant, le disponible du couple était d'environ 2'84 0 fr. L'intimé avait droit à une contribution d'entretien lui permettant de couvrir son découvert mensuel ainsi qu'à un tiers du disponible, à savoir une contribution mensuelle de 1'100 fr. Cette contribution prendrait fin au 31 décembre 2021, dans la mesure où l'intimé jouirait, à sa retraite le 3 janvier 2022, de sa rente AVS augmentée par l'effet du "splitting", d'une rente du 2ème pilier augmentée suite au partage des avoirs de prévoyance, ainsi que des revenus locatifs de ses propriétés immobilières.