Citation: I 349/00 31.01.2001 E. 1

1.- a) Selon l'art. 18 al. 2 LAI, une aide en capital peut être allouée aux assurés susceptibles d'être réadaptés, afin de leur permettre d'entreprendre ou de développer une activité comme travailleurs indépendants, ainsi que de financer les transformations de l'entreprise dues à l'invalidité. Conformément à la délégation de compétence que lui confère l'art. 18 al. 2 in fine LAI, le Conseil fédéral a précisé, à l'art. 7 RAI, les conditions auxquelles est subordonné le droit à une aide en capital. Celle-ci peut être allouée à l'assuré invalide domicilié en Suisse qui est susceptible d'être réadapté, s'il a les connaissances professionnelles et les qualités personnelles qu'exige l'exercice d'une activité indépendante, si les conditions économiques de l'affaire à entreprendre paraissent garantir de manière durable l'existence de l'assuré et si les bases financières sont saines (art. 7 al. 1 RAI). L'aide en capital peut être accordée sans obligation de rembourser ou sous forme de prêt à titre gratuit ou onéreux; elle peut aussi être accordée sous forme d'installations ou de garanties (art. 7 al. 2 RAI). L'activité est réputée garantir de manière durable l'existence de l'assuré si elle procure à celui-ci un revenu brut atteignant au moins la moyenne entre le minimum et le maximum de la rente simple de vieillesse, cela pendant une période relativement longue (VSI 1999 p. 133 consid. 2a; dans le même sens : chiffre 68.1 de la circulaire de l'Office fédéral des assurances sociales concernant les mesures de réadaptation d'ordre professionnel (CMRP), valable du 1er janvier 1983 au 31 décembre 2000, inchangé sur le fond par le chiffre 6004 du supplément 1 à la CMRP, valable dès le 1er janvier 2001). Cette solution s'inspire directement de la jurisprudence développée à propos d'une notion identique figurant au chiffre 10 de l'annexe à l'OMAI (ATF 105 V 65 consid. 2c). b) Parmi les motifs conduisant au rejet du recours, les juges cantonaux ont considéré notamment que le strict produit de la vente des 1000 exemplaires imprimés n'était pas apte à garantir de manière durable l'existence financière de l'assuré.