Citation: 6B_1269/2017 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a exposé que l'attestation de la banque Y.________, datée du 14 septembre 2011 et indiquant que le recourant serait titulaire d'un compte présentant un solde actif de 35 millions d'USD, constituait manifestement un faux. Lors de son audition du 24 novembre 2011, le recourant avait admis avoir établi ce document, avec des tiers dont il préférait taire le nom. Il avait ensuite prétendu qu'il n'était pas l'auteur du document et n'en avait appris l'existence qu'en lisant et en écoutant les médias, précisant que c'était la première fois qu'il l'avait en mains, tout en admettant que le texte de celui-ci se trouvait sur son ordinateur. Devant le tribunal de première instance, le recourant s'était étonné de ses précédentes déclarations et avait indiqué qu'il avait eu des soupçons sur la rédaction de l'attestation, mais qu'il préférait ne pas en parler car il ne souhaitait pas être accusé de calomnie. Il avait en outre nié avoir jamais vu l'attestation de la banque Y.________ ou demandé à quelqu'un de la déposer. Le témoin P.________ avait déclaré qu'alors qu'il était employé par J.________ SA et devait fournir à la ligue N1.________ des pièces attestant de la situation financière de la société, il s'était rendu le 16 septembre 2011 dans les locaux de M.________ SA et que le recourant lui avait alors remis l'attestation litigieuse, en lui précisant que c'était "pour la ligue". Le recourant avait par ailleurs dit au témoin que cela allait "calmer la ligue". Le 16 septembre 2011 toujours, P.________ avait envoyé l'attestation à la ligue N1.________. La cour cantonale a considéré que les premières déclarations du recourant, confirmées par un témoin, étaient ainsi plus crédibles que ses dénégations ultérieures. Le recourant avait donc établi ou fait établir la fausse attestation du 14 septembre 2011. Concernant l'usage de cette attestation, l'autorité précédente a constaté que le recourant avait admis avoir remis celle-ci au mandataire qui l'avait représenté dans la procédure de faillite. Il avait en outre déclaré devant le tribunal de première instance avoir lui-même "décidé de produire ce document dans la procédure de faillite", avant de se raviser et d'indiquer qu'il n'avait jamais vu l'attestation ni demandé à quiconque de la déposer. Le mandataire du recourant avait déposé la pièce devant le tribunal civil, dans le cadre d'une procédure de faillite sans poursuite préalable concernant J.________ SA. Selon la cour cantonale, rien n'indiquait que ce mandataire aurait pu obtenir l'attestation autrement que par le recourant, directement ou par l'intermédiaire d'un tiers. Il n'était pas vraisemblable que l'avocat eût produit cette pièce devant le tribunal civil sans l'accord du recourant, au vu notamment de la manière d'agir habituelle de ce dernier. En définitive, les déclarations du recourant, variables mais qui comprenaient néanmoins un aveu explicite, ainsi que les autres circonstances de la cause, permettaient de conclure que le recourant avait fait usage de la fausse attestation, en la faisant produire devant le tribunal civil.