Citation: 6B_220/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que la recourante avait informé le SdC de son intention de payer l'amende, à réception du courrier du 7 novembre 2023 de ce même service maintenant l'ordonnance pénale. Précisant que l'ordonnance de maintien indiquait que le paiement de l'amende valait retrait de l'opposition, la cour cantonale a considéré que, ce faisant, la recourante avait clairement manifesté sa volonté de mettre un terme à la procédure et dès lors retirer son opposition. En outre, la greffière du tribunal s'était assurée de cette volonté en lui en demandant confirmation. Relevant que rien ne permettait de douter de la véracité de la note de la greffière sur cette question, la recourante ne le prétendant au demeurant pas, la cour cantonale a considéré que le retrait de l'opposition était définitif, de sorte qu'il importait peu que la recourante ne se fût pas acquittée effectivement de l'amende. Ses courriers ultérieurs de décembre 2023 illustraient son changement d'avis, à savoir le fait qu'après réflexion, elle avait voulu revenir sur sa décision de retrait. Ce changement n'était pas la preuve d'un vice de consentement. Sur la base de l'art. 356 CPP et en application par analogie de l'art. 386 al. 3 CPP, la cour cantonale a considéré que la recourante avait définitivement retiré son opposition.