Citation: 6B_243/2014 E. 4.1

4.1. Pour la juridiction cantonale, la manoeuvre avait pour but d'échapper à une éventuelle réclamation de l'acheteur insatisfait. L'art. 251 CP n'exige non pas que le titre soit "de nature" à tromper, c'est-à-dire que la tromperie ne puisse pas être évitée, mais seulement qu'il soit "de nature" à prouver le fait qui est faux. Il ressortait de la plainte de B.________ que celui-ci avait dû mener une véritable enquête dans le village de Z.________ pour découvrir quelle était l'identité de son vendeur. En l'occurrence, la quittance avait pour but de prouver la réalité du paiement; le vendeur attestait avoir reçu une somme d'argent, tandis que l'acheteur pouvait s'en servir dans une procédure civile, s'il avait des raisons de réclamer un remboursement. Or le faux nom porté sur la quittance litigieuse avait empêché le plaignant de faire valoir ses droits.