Citation: 4A_311/2009 08.10.2009 E. 1

1.1 Interjeté par la recourante qui a partiellement succombé dans ses conclusions condamnatoires (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF) dans une affaire dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 15'000 fr. applicable en matière de droit du travail (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en matière civile présentement soumis à l'examen du Tribunal fédéral est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai prévu par la loi (art. 100 al. 1 LTF). 1.2 Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires doivent indiquer les conclusions des parties. Si le Tribunal fédéral admet le recours, il peut en principe statuer lui-même sur le fond (art. 107 al. 2 LTF). La partie recourante ne peut dès lors se borner à demander l'annulation de la décision attaquée et le renvoi de la cause à l'autorité précédente, mais elle doit également prendre des conclusions sur le fond du litige; il n'est fait exception à cette règle que lorsque le Tribunal fédéral, en cas d'admission du recours, ne serait de toute manière pas en situation de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383). En l'occurrence, la recourante conclut notamment au renvoi de la cause à la Cour d'appel pour qu'elle calcule la rente dont elle aurait pu bénéficier et en fixe le montant capitalisé. Pour trancher cette question, il semble y avoir lieu d'appliquer la loi X.________ relative à la retraite; or, le Tribunal fédéral n'examine pas si le droit étranger a été ou non mal appliqué et la nécessité d'établir le contenu du droit étranger est une situation qui appelle typiquement un renvoi (cf. art. 96 LTF; ATF 128 III 295 consid. 2b p. 300; Corboz, Commentaire de la LTF, n° 15 ad art. 96 LTF et n° 16 ad art. 107 LTF). Il apparaît donc que la Cour de céans ne pourrait a priori pas statuer sur le fond et qu'un renvoi s'imposerait, d'où la recevabilité de la conclusion. La question peut toutefois être laissée ouverte, le moyen de la recourante devant de toute façon être écarté, comme on le verra ci-dessous.