Citation: 6B_1160/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Le recourant invoque tout d'abord une violation de la maxime d'accusation en ce sens que la qualification de brigandage aggravé aurait été écartée par le ministère public dans son acte d'accusation du 9 mai 2022, que ce dernier ne décrirait pas cette qualification et qu'aucun complément de l'acte d'accusation ne s'en serait suivi. En l'espèce, outre que le recourant se limite à une critique générale, il ressort à l'évidence de l'acte d'accusation que celui-ci décrit tous les faits sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour retenir l'infraction de brigandage aggravé au sens de l'art. 140 ch. 3 al. 3 CP. En outre, contrairement à ce que l'intéressé affirme, l'acte d'accusation retenait aussi un brigandage aggravé à son encontre, au sens toutefois de l'art. 140 ch. 2 CP. Or, la cour cantonale n'était pas liée par la qualification juridique des faits opérée par le ministère public (cf. art. 350 al. 1 CPP), et pouvait sur la base des faits tels que décrits dans ledit acte d'accusation retenir l'aggravante prévue à l'art. 140 ch. 3 al. 3 CP. Le recourant avait en outre été informé de cette nouvelle qualification juridique tant en première instance qu'en appel. Infondé, le grief doit, partant, être rejeté.