Citation: 1P.331/2003 14.08.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 185 consid. 1 p. 188; 129 II 225 consid. 1 p. 227 et la jurisprudence citée). 1.1 A teneur de l'art. 84 al. 2 OJ, le recours de droit public n'est recevable que dans la mesure où les griefs présentés ne peuvent pas être soumis au Tribunal fédéral par un autre moyen de droit, tel que le pourvoi en nullité (art. 268 ss PPF; ATF 128 I 3 consid. 1a p. 6; 126 I 97 consid. 1c p. 101; 124 I 223 consid. 1a p. 224; 123 I 313 consid. 1a p. 315). Celui-ci est ouvert contre les jugements cantonaux relatifs à des infractions de droit pénal fédéral, mais seulement pour violation du droit fédéral; il ne permet de critiquer ni les constatations de fait et leur appréciation, ni l'application du droit cantonal (art. 247, 268 ch. 1, 269 al. 1, 273 al. 1 let. b PPF; ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83; 121 IV 104 consid. 2b p. 107). Ces points - mais eux seuls - peuvent donc être contestés par la voie du recours de droit public. En tant que le litige a pour objet le rejet d'une demande de révision et que cette décision pourrait être contraire à l'art. 397 CP, le recours de droit public permet de faire valoir que les faits ou moyens de preuve prétendument nouveaux, allégués ou offerts à l'appui de cette demande, ont été arbitrairement considérés comme déjà invoqués devant le premier juge, ou arbitrairement considérés comme insuffisamment vraisemblables ou convaincants, et ainsi inaptes à modifier les constatations déterminantes pour l'application du droit (ATF 122 IV 66 consid. 2a p. 67; 116 IV 353 consid. 2b p. 356; 109 IV 173 et les références citées). Le recours de droit public est à cet égard recevable, dans la mesure où la contestation porte sur l'appréciation anticipée des nouveaux moyens de preuves offerts par le recourant. C'est également par cette voie que le recourant doit se plaindre d'une atteinte à ses droits constitutionnels ou conventionnels, tels que le droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. ou le droit à un procès équitable déduit de l'art. 6 § 1 CEDH (ATF 127 I 133 consid. 3 p. 135; 127 IV 215 consid. 2d p. 218). 1.2 Le recourant est directement touché par l'arrêt attaqué qui rejette sa demande de révision d'un jugement pénal le condamnant à dix ans de réclusion et à son expulsion à vie du territoire suisse; il a qualité pour agir selon l'art. 88 OJ (ATF 127 I 133 consid. 3 p. 135). Les conclusions qui vont au-delà de la simple annulation de l'arrêt attaqué sont irrecevables, dans la mesure où aucune des exceptions à la nature cassatoire du recours de droit public ne sont réunies (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176); il en va de même des griefs qui portent sur l'appréciation de faits déjà soumis à la Cour d'assises (ATF 122 IV 66 consid. 2b p. 68/69). Sous ces réserves, il y a lieu d'entrer en matière sur le recours qui répond aux conditions des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ.