Citation: 7B_268/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir accordé une valeur probante accrue aux déclarations de l'intimée. Il ne discute toutefois pas valablement les critères ayant conduit les juges cantonaux à retenir que les déclarations de celle-ci étaient crédibles. En effet, il se contente de soutenir que les explications de l'intimée sur les raisons l'ayant poussée à différer sa dénonciation "ne seraient pas suffisantes pour le condamner"; il ne remet cependant pas en cause la motivation par laquelle la cour cantonale a considéré que celles-ci donnaient justement du crédit au récit de l'intimée. En outre, contrairement à ce qu'il soutient, la juridiction précédente n'a pas usé d'une "liberté d'appréciation insoutenable" en retenant que les difficultés psychiques de l'intimée correspondaient à celles des victimes d'abus sexuels. Elle est parvenue à cette appréciation en se référant notamment au rapport du docteur H.________ du 1er octobre 2021, que le recourant ne prend pas la peine de discuter. Le recourant ne saurait davantage être suivi lorsqu'il soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement privilégié les déclarations des deux témoins soutenant la version de l'intimée au détriment des deux personnes confortant la sienne. Les juges cantonaux ont expliqué de manière claire et convaincante pourquoi les contradictions dans les récits des membres de la famille A.________ et leurs dénégations peu convaincantes discréditaient leur discours. Là encore, le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il se contente de livrer une appréciation personnelle de sa propre crédibilité en affirmant qu'il serait beaucoup plus digne de confiance "selon les dires de son fils et de ses beaux-parents, son absence de problèmes avec la justice, sa culture musulmane traditionnelle, son sens de l'honneur et son grand respect pour les femmes de la famille". Un tel procédé, purement appellatoire, est irrecevable. On relève au demeurant que ce ne sont pas deux mais quatre personnes qui n'ont pas douté de la véracité des déclarations de l'intimée, soit son compagnon de l'époque, son compagnon actuel et les deux spécialistes consultés, étant rappelé au surplus que ces derniers ne sont pas des proches de l'intimée. Le recourant ne remet pas en cause le témoignage de ces quatre personnes. Il se borne à soutenir - dans une argumentation purement appellatoire - que les déclarations de E.________ seraient inexactes s'agissant de l'âge qu'il a indiqué avoir lorsqu'il fréquentait l'intimée, sans démontrer en quoi cet élément serait susceptible de rendre arbitraire la prise en compte du témoignage de celui-ci. Le recourant ne saurait non plus être suivi lorsqu'il soutient que les amies d'enfance de l'intimée n'auraient pas été capables de donner "un début d'indice". I.________ a indiqué qu'il lui semblait que l'intimée ne voulait pas aller chez sa soeur quand elle était seule avec son beau-frère; la prise en compte de cet élément par la cour cantonale dans l'examen de la crédibilité de l'intimée est exempte d'arbitraire. Enfin, le recourant ne discute pas le raisonnement de la cour cantonale quant au caractère improbable d'une dénonciation mensongère.