Citation: 1P.142/2005 23.05.2005 E. 1

Malgré le fait que la décision attaquée prête le flanc à la critique, eu égard à la nature formelle du droit d'être entendu (cf. ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132; 124 V 180 consid. 4a p. 183, et les arrêts cités), la solution retenue dans l'arrêt attaqué n'apparaît pas comme arbitraire. Dans son recours cantonal, le recourant n'a en effet pas allégué en quoi le prétendu défaut de notification de l'avis de clôture l'aurait entravé dans l'exercice de ses droits. Quant aux arguments développés à l'appui du grief d'arbitraire, ils reviennent concrètement à remettre en discussion l'arrêt attaqué au fond, ce que le recourant n'est pas admis à faire. A cela s'ajoute que Me C.________ n'a pas contesté les propos que B.________ lui a attribués dans l'article du 29 décembre 2003. Il a simplement affirmé qu'à la suite du prononcé de plusieurs décisions judiciaires confirmant son opinion, celle-ci était devenue notoire. Pour le Tribunal d'accusation, cela suffisait pour écarter toute prévention de violation du secret professionnel. Son appréciation relative à la calomnie et la diffamation repose sur d'autres éléments que ceux que le recourant se proposait d'évoquer au titre des mesures probatoires complémentaires.