Citation: I 139/01 25.07.2001 E. 2

2.- a) Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). En ce qui concerne, par ailleurs, la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Enfin, le juge pèsera avec prudence l'opinion du médecin traitant, en raison du rapport de confiance qui le lie à son patient (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et la jurisprudence citée). Le juge est toutefois tenu d'examiner si son avis est propre à mettre en doute, sur les points litigieux importants, l'opinion et les conclusions de l'expert mandaté par le tribunal ou par les organes de l'assurance (ATF 125 V 354 consid. 3c). b) En l'espèce, les rapports médicaux recueillis par l'intimé remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents. Quoi qu'en dise le recourant, on doit admettre à la lecture de ces avis qu'il ne présente pas d'incapacité de travail due à des troubles ostéo-articulaires ou psychiques. L'opinion de son médecin traitant est à cet égard isolée, si bien qu'elle ne saurait conduire le juge à lui préférer celle des spécialistes - tant somaticiens que psychiatre - qui l'ont examiné et qui l'ont unanimement reconnu entièrement capable d'exercer sa profession de magasinier. Dans ces conditions, le recourant n'est pas invalide au sens de l'art. 4 LAI. Il s'ensuit que l'intimé a nié à juste titre son droit aux prestations de l'AI (mesures de réadaptation d'ordre professionnel et rente), sans procéder à de plus amples investigations.