Citation: 5A_377/2024 E. 3.2.1

3.2.1. L'arrêt querellé expose qu'après avoir subi un licenciement chez D.________ en 2013 et un AVC en juillet 2015, l'époux avait déposé une demande de prestations d'assurance-invalidité en novembre 2015. Dans ce cadre, il avait fait l'objet d'une expertise bi-disciplinaire, effectuée le 27 février 2020, visant à déterminer sa capacité de travail. Il ressortait de cette expertise qu'en 2015, en parallèle à son licenciement et son AVC, l'intéressé avait été diagnostiqué avec un état dépressif sévère, en rémission dès 2016. À partir de janvier 2019, l'époux avait travaillé auprès de E.________ et, selon le rapport d'expertise du 27 février 2020, il avait rencontré des difficultés à supporter le stress dans ce poste à responsabilité. Il ressortait du certificat médical établi en octobre 2021 par la médecin traitante de l'époux, la Dre F.________, qu'il avait quitté cet emploi sur son conseil pour éviter de décompenser. L'autorité cantonale a indiqué qu'il ressortait du dossier de la cause que l'époux avait rencontré des problèmes de santé qui l'avaient contraint à adapter son activité professionnelle mais qu'il n'avait pas été fait mention - hormis pour la première fois dans son mémoire d'appel - d'un empêchement de déménager en raison de sa santé. Elle a considéré que les difficultés psychologiques rencontrées par l'époux étaient apparues dans des contextes professionnels particuliers dans lesquels il évoluait et qu'elles avaient été diagnostiquées à des fins d'évaluation de sa capacité de travail. Elle a retenu que les difficultés d'adaptation et la sensibilité au stress de l'époux qui s'étaient révélées dans ces situations passées - et qui avaient été attestées par sa médecin traitante la dernière fois en avril 2023 dans le cadre de la procédure de première instance - n'avaient jamais été démontrées comme incapacitantes s'agissant d'un déménagement. Du reste, bien que l'époux avait invoqué en première instance rencontrer des problèmes de santé qui l'empêchaient d'occuper un poste lui permettant d'obtenir un revenu plus élevé et qu'il avait produit des pièces en ce sens, il n'avait pas prétendu avant la procédure d'appel que des motifs médicaux limiteraient sa capacité à se reloger. Au contraire, en première instance, il avait initialement contesté toute atteinte à sa santé à l'exception de l'AVC qu'il avait subi en 2016 ( sic, cf. toutefois supra), avant de se prévaloir de son état de santé s'agissant de sa capacité de gain. La juridiction cantonale a au final estimé que l'appréciation de l'autorité de première instance selon laquelle l'époux avait évoqué un état de santé fragile sans démontrer que celui-ci limitait sa capacité à se reloger devait être confirmée et que l'état de santé des parties ne permettait pas d'attribuer le domicile conjugal à l'une plutôt qu'à l'autre.