Citation: U 217/04 15.03.2006 E. 4

En l'occurrence, le fait que la juridiction cantonale n'ait pas pris en considération l'activité de concierge n'est pas critiquable. Il ne s'agit en effet pas d'un élément de revenu perdu pour le recourant dans la mesure où celui-ci s'est régulièrement vu verser le salaire y relatif tout au long de la période litigieuse. Quant à la perte de revenu afférente à l'activité principale (X.________), elle dépend essentiellement du nombre d'heures supplémentaires que le recourant aurait vraisem-blablement accompli durant son engagement saisonnier puisque celui-ci a toujours eu un taux d'activité supérieur à l'horaire hebdomadaire usuel de l'entreprise (44 heures). Or, les déclarations de l'employeur à ce sujet sont peu claires, voire contradictoires, de sorte qu'on ne peut pas s'y fier. Faut-il alors, comme le voudrait le recourant, se fonder sur la moyenne des années 1996 à 1998 (235,75 heures) ou bien plutôt sur la dernière année précédent l'accident (218 heures), comme l'a retenu la juridiction cantonale. Une augmentation des heures de travail entre 1999 et 2001 par rapport à 1998 est tout aussi probable que l'hypothèse inverse. Rien au dossier ne permet de trancher en faveur de l'une ou l'autre de ces éventualités. A l'instar de l'intimé, on relèvera tout de même que les heures supplémentaires effectuées par le recourant ont constamment diminué depuis 1996. Dans ces conditions, il apparaît raisonnable de s'inspirer de la solution choisie par le législateur en matière de fixation du gain assuré pour le calcul de la rente - à savoir de l'art. 15 al. 1 LAA, selon lequel est déterminant pour le calcul des rentes le salaire que l'assuré a gagné durant l'année qui a précédé l'accident -, et de prendre l'année 1998 comme année de référence. Sur ce point, la solution retenue par les premiers juges peut également être confirmée. Il en va de même du montant des allocations familiales et de celui des indemnités journalières de chômage. Le gain présumé perdu du recourant s'élève donc à 52'335 fr. pour 1999 (39'240 fr. [salaire perdu auprès de X.________] + 8'568 fr. [allocations familiales : 714 x 12] + 7'884 fr. [indemnités de chômage : 21,7 jours de travail moyens x 121 fr. 10 x 3 mois], le tout rapporté sur 343 jours [du 23 janvier 1999 au 31 décembre 1999]), de 56'829 fr. pour 2000 (40'221 fr. [salaire perdu auprès de X.________] + 8'568 fr. [allocations familiales] + 8'040 fr. [indemnités de chômage : 21,7 x 123 fr. 50 x 3 mois]), et enfin de 48'346 fr. pour 2001 (41'202 fr. [salaire perdu auprès de X.________] + 8'568 fr. [allocations familiales] + 8'277 fr. [indemnités de chômage : 21,7 x 127 fr. 15 x 3 mois], le tout rapporté sur 304 jours [du 1er janvier au 31 octobre 2001]), soit au total à 157'510 fr. pour toute la période ici en cause. Vu ce qui précède, il y a lieu de constater une surindemnisation de 63'717 fr. 20 (203'398 fr. 85 - 139'678 fr. 65 [= 157'510 fr. - 17'831 fr. 15]). Le recours se révèle ainsi mal fondé.