Citation: 6B_850/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'au regard des pièces médicales produites au dossier, son affection au VIH au moment des faits devait être exclue. Appréciant la valeur probante de documents médicaux émanant du Dr C.________, qui avaient été produits par le recourant peu de temps avant l'audience d'appel ainsi que lors de celle-ci (cf. dossier cantonal, P. 78 et 80), la cour cantonale a estimé que l'on ne pouvait rien en déduire s'agissant du point de savoir si le recourant était déjà affecté par le VIH au moment des faits. Aucun de ces documents ne mentionnait le virus en question, ceux-là ne concernant au demeurant que des consultations et analyses effectuées en 2015 et 2016. Lors des débats devant le tribunal de police, le recourant avait par ailleurs produit un certificat établi par le médecin précité, attestant qu'il n'avait jamais prescrit à l'intéressé une "sérologie VIH" (cf. dossier cantonal, P. 64). Or, la cour cantonale a considéré que ce certificat n'était pas déterminant dans la mesure où il était établi que le recourant était un "porteur sain du virus" - soit un porteur asymptomatique -, n'ayant pas besoin de traitement, ce qui ressortait également du rapport d'expertise du 29 octobre 2014. Dans ses développements, le recourant se limite à donner une autre interprétation des pièces médicales versées au dossier, soutenant en particulier que la cour cantonale ne pouvait pas se satisfaire des déclarations orales des parties pour considérer une situation médicale grave comme établie à satisfaction de droit. Cette démarche revient à présenter sa propre appréciation des preuves de manière appellatoire, partant irrecevable dans le recours en matière pénale. Au surplus, compte tenu du caractère fluctuant et contradictoire des déclarations du recourant, on comprend que la cour cantonale pouvait émettre des doutes quant au fait qu'il avait bien produit l'intégralité du dossier médical que lui avait fourni son médecin, et non pas uniquement des documents non compromettants. De même, la cour cantonale pouvait considérer, par un raisonnement de bon sens, qu'il était révélateur que le recourant - qui consultait encore le Dr C.________ au cours de la procédure - n'ait pas été en mesure de fournir une attestation établissant que sa contamination était inconnue de ce médecin entre le 1er janvier 2008 et le 30 juin 2013. Une telle démarche ne procède pas d'un renversement inadmissible du fardeau de la preuve (cf. arrêts 6B_85/2012 du 21 mai 2012 consid. 3.3; 6B_148/2011 du 17 mai 2011 consid. 1.1).