Citation: 5A_287/2023 E. 5

Invoquant les art. 117 CPC et 29 al. 3 Cst., le recourant estime que le rejet de sa requête d'assistance judiciaire repose sur une argumentation insoutenable. Il relève que la décision du 9 août 2022 de l'APEA mentionnait, en page 6, qu'il se trouvait à l'aide sociale. Il ressortait par ailleurs de la décision du 13 juillet 2020 de cette autorité qu'il avait été mis au bénéfice de l'assistance judiciaire totale car il percevait des prestations d'aide sociale. En réalité, il bénéficiait déjà de prestations d'aide sociale lorsqu'il vivait dans le canton du Jura et, depuis la décision de l'APEA du 27 mai 2019 " de reprendre le for ", il en avait toujours bénéficié. Ainsi, cela faisait plus de trois ans qu'il touchait des prestations d'aide sociale lorsque la décision querellée a été rendue, ce qui impliquait qu'il n'exerçait pas d'activité lucrative, respectivement qu'il n'avait pas d'éléments de fortune. Il avait en outre fait l'objet de très nombreux examens de sa situation financière de la part des autorités jurassiennes et valaisannes. Le recourant précise que, dans sa requête d'assistance judiciaire jointe au recours cantonal, il avait indiqué que la condition de l'indigence était manifestement remplie, dès lors qu'il était en prison depuis le 4 août 2022, qu'il ne percevait aucun revenu et qu'avant son incarcération, il bénéficiait déjà de l'aide sociale. Il était notoire qu'étant privé de liberté, il ne pouvait pas réaliser des revenus et il lui était impossible d'obtenir un quelconque budget d'aide sociale. Ainsi, l'examen de l'ensemble des circonstances devait conduire l'autorité intimée à admettre qu'il était indigent. Aucun élément au dossier ne permettait d'affirmer qu'il avait perçu des revenus depuis qu'il habitait à W.________ puisqu'il touchait l'aide sociale.