Citation: 6B_993/2023 E. 1.6.1

1.6.1. Dans l'appréciation du cas de faible gravité au sens de l'art. 148a al. 2 CP, la cour cantonale retient que le recourant a résidé en France du 23 octobre 2017 au 29 juin 2018 alors qu'il touchait des indemnités de chômage (jugement entrepris, consid. 3.3.2, voir aussi: En fait, section C.2). En outre, dans son considérant relatif à la fixation de la peine, elle constate que "[sa] culpabilité n'est pas anodine, puisqu'il a bénéficié indûment de prestations de l'assurance-chômage durant huit mois consécutifs" (jugement entrepris, consid. 4.3). On comprend donc que la cour cantonale s'est fondée sur une période de perception indue des indemnités de huit mois, étant rappelé que le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêt 6B_734/2023 du 20 octobre 2023 consid. 4.4 et les arrêts cités). Or, comme le relève le recourant, à teneur de la décision du 18 décembre 2019 rendue par la caisse de chômage D.________, "[l]a caisse [...] a indemnisé [le recourant] pour la période du 1er octobre 2017 au 9 janvier 2018, sur la base des informations mentionnées sur le formulaire Indications de la personne assurée ". Les demandes d'indemnités litigieuses produites par la caisse de chômage D.________ sont d'ailleurs celles des mois d'octobre 2017, novembre 2017, décembre 2017 et janvier 2018 (cf. pièce 5 du dossier cantonal). Selon ce qui précède, la cour cantonale a retenu de manière manifestement inexacte que la période pendant laquelle le recourant avait perçu des indemnités indues était de huit mois, la période incriminée étant en réalité de quatre mois (cf. art. 105 al. 2 LTF).