Citation: 6B_25/2013 E. 1.4.4

1.4.4. Il ressort des déclarations de Me D.________ sur lesquelles la cour cantonale a fondé son appréciation des preuves que B.________ l'a informé qu'il comptait déposer une plainte pénale contre l'intimé pour le compte de C.________. Me D.________ a cependant précisé que la discussion qu'il avait eue avec son client à ce propos s'était tenue au début du mois de février 2009, soit postérieurement à la publication de l'article litigieux, le 28 janvier 2009. La cour cantonale n'a pas mentionné cet élément, dont elle n'a pas tenu compte. Elle invoque aux termes de ses déterminations sur le recours que le recourant a indiqué qu'il avait été en contact avec Me D.________ avant la publication de son article. Cette déclaration n'infirme cependant pas les propos du témoin. Il ne peut être déduit du fait que ce dernier a parlé au recourant avant le 28 janvier 2009 qu'il se trompe en affirmant que son mandant ne l'a informé de ses intentions qu'au mois de février. Au surplus, le fait que "l'affaire B.________" aurait été évoquée - au motif que le recourant savait, en s'adressant à Me D.________, qu'il avait affaire au mandataire de B.________ - ou que le recourant avait connaissance des liens qui unissaient celui-ci à C.________, n'était pas davantage de nature à permettre à la cour cantonale de retenir que le recourant savait que la plainte de ce dernier devait être déposée par l'intermédiaire de B.________. Le simple fait que ce dernier connaisse C.________ n'implique pas encore, en l'absence de tout autre élément permettant de le retenir, qu'il allait nécessairement déposer une plainte pénale pour son compte. En omettant de tenir compte de la date à laquelle B.________ a informé Me D.________ de ses intentions relatives au dépôt de la plainte pénale pour le compte de C.________, la cour cantonale a omis un élément déterminant puisqu'il exclut que Me D.________ ait pu informer le recourant, avant la publication de son article, des intentions de son client à cet égard. La cour cantonale a dès lors arbitrairement retenu que tel avait été le cas. Cette constatation influe sur le sort de la cause puisque la cour cantonale a déduit de la prétendue connaissance de ce fait par le recourant qu'en le taisant, il avait l'intention de nuire à l'intimé. Le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits doit être admis. En l'absence de dessein du recourant de dire du mal de l'intimé, une des conditions cumulative pour pouvoir nier son droit à apporter les preuves libératoires n'est pas remplie. L'arrêt attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle autorise le recourant à faire la preuve de la vérité de ses allégations ou qu'il avait des raisons sérieuses de les tenir de bonne foi pour vraies, conformément à l'art. 173 ch. 2 CP.