Citation: 2C_290/2022 E. B

B.a. Le 11 février 2020, l'Administration cantonale leur a notifié deux bordereaux de rappel pour les impôts cantonal et communal (ci-après: ICC) 2011 et 2012, et un bordereau de rappel pour l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) 2011, à teneur desquels ils étaient également redevables des intérêts y relatifs, s'élevant à 18'365 fr. pour l'CC 2011, 8'482.75 fr. pour l'IFD 2011, et 51.55 fr. pour l'ICC 2012. Le 25 février 2020, les contribuables ont formé une réclamation contre ces bordereaux, faisant valoir que les intérêts relatifs à l'année fiscale 2011 devaient être déduits de leur taxation pour l'année 2011. Par décision du 8 juin 2020, l'Administration cantonale a rejeté la réclamation en tant qu'elle portait sur les intérêts sur les rappels d'impôts. Selon cette autorité, les intérêts portant sur la période fiscale 2011 étaient dus dès le 1er avril 2012, de sorte qu'ils étaient déductibles à compter de la taxation 2012. Par conséquent, elle émettait un nouveau bordereau d'ICC 2012 tenant compte de ces intérêts. L'IFD 2012 n'ayant pas été rectifié lors de sa décision de rappel d'impôts du 11 février 2020, il n'y avait pas lieu de tenir compte des intérêts y relatifs. Le 7 juillet 2020, les époux A.________ ont recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif), argumentant que les rappels d'impôts pour l'année 2011 devaient être déduits de leur fortune imposable de cette période fiscale, et que les intérêts moratoires y relatifs devaient également être déduits de leurs revenus imposables de cette période. B.b. Le 20 janvier 2021, l'Administration cantonale a notifié aux époux A.________ des bordereaux rectificatifs pour les ICC et IFD 2019, à teneur desquels des intérêts totalisant 22'724 fr. étaient déduits de leurs revenus imposables, et deux dettes d'un montant total de 63'375 fr. chacune étaient déduites de leur fortune imposable. Par courrier du 1er avril 2021, les époux A.________ ont refusé de retirer leurs recours, au motif que la taxation rectificative du 20 janvier 2021 concernait l'année 2019, alors que la déduction des intérêts sur les rappels d'impôts de l'année fiscale 2011 devait s'opérer en 2011. L'Administration cantonale s'est engagée à déduire les dettes fiscales pour les années fiscales 2011 et 2012 de la fortune imposable des intéressés. Pour le reste, elle a maintenu sa position selon laquelle les intérêts moratoires sur rappel d'impôt de la période fiscale 2011 n'étant échus que l'année suivante, soit en 2012, ils ne pouvaient pas être déduits des revenus imposables en 2011. B.c. Par jugement du 15 novembre 2021, le Tribunal administratif a partiellement admis le recours des époux A.________ contre la décision de l'Administration cantonale du 8 juin 2020 et lui a renvoyé le dossier pour nouvelle décision autorisant la déduction des intérêts moratoires sur les rappels d'impôts de l'ICC 2011 et 2012 et de l'IFD 2011 du revenu des contribuables en 2011 et 2012. En substance, cette autorité a estimé que les intérêts moratoires étant en lien avec la dette de rappel d'impôt pour les années fiscales 2011 et 2012, ils devaient être déduits du revenu des contribuables en 2011 et 2012. Le 14 décembre 2021, l'Administration cantonale a recouru contre ce jugement auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). Par arrêt du 8 mars 2022, la Cour de justice a admis le recours, annulé l'arrêt du Tribunal administratif, donné acte à l'Administration cantonale de son engagement à déduire les dettes de la fortune imposable des intéressés pour les années fiscales 2011 et 2012, et confirmé, pour le surplus, les bordereaux de taxation du 11 février 2020 et la décision sur réclamation de l'Administration cantonale du 8 juin 2020.