Citation: 2C_948/2021 E. 6.2.4

6.2.4. Par cette argumentation, qui correspond du reste en grande partie à la motivation de leur recours devant le Tribunal administratif fédéral, les recourants s'en prennent avant tout à l'appréciation des preuves effectuée par les juges précédents, en leur reprochant d'avoir mal apprécié la portée des pièces qu'ils avaient produites devant eux et, au premier chef, le rapport rédigé par des avocats argentins concernant des fuites de données fiscales qui étaient intervenues dans le passé. Les recourants se limitent toutefois à opposer leur propre interprétation à celle des juges précédents, sans alléguer ni démontrer en quoi ces derniers auraient apprécié ces preuves de manière arbitraire (art. 106 al. 2 LTF). Les critiques relatives à l'absence de protection des données en Argentine, purement appellatoires, sont partant irrecevables (cf. supra consid. 2.2). Au demeurant, il convient de rappeler que le système d'échange automatique de renseignements comprend, en amont, une série de garanties et d'analyses, avant d'être mis en oeuvre entre deux Etats. Ainsi, avant d'activer l'échange automatique avec l'Argentine, la Suisse s'est notamment reposée sur les appréciations du Forum mondial et de la Commission européenne, qui ont contribué à motiver le Conseil fédéral à proposer à l'Assemblée fédérale d'activer l'échange automa-tique avec l'Argentine (à ce sujet cf. arrêt 2C_946/2021 du 6 juin 2023 consid. 5.1). Au surplus, même si l'on devait craindre pour la sécurité des données en Argentine, ce qui n'est pas retenu par le Tribunal administratif fédéral, il faudrait encore que les recourants puissent s'opposer à l'échange automatique de renseignements en application de l'art. 19 al. 2 2e phrase LEAR, à savoir qu'ils rendent vraissemblable que ce risque puisse aboutir à une violation de l'ordre public. Or, sur ce point, les recourants n'allèguent pas qu'ils seraient exposés concrètement à des actes contraires à l'ordre public de la part de l'Etat argentin.