Citation: 1C_209/2022 E. 5.2

5.2. Les recourants reconnaissent que les deux procédures d'autorisation de construire ont été suivies en parallèle, qu'elles ont fait l'objet de décisions simultanées et finalement d'une jonction devant la cour cantonale. Aussi ne voit-on pas, d'un point de vue formel, où résiderait la violation du principe de la coordination; l'argumentation des recourants quant au caractère "particulièrement problématique" de "la réalisation d'une partie seulement du projet ou une réalisation différée" n'est du reste guère compréhensible. Il n'apparaît d'ailleurs pas d'emblée évident qu'une coordination entre la réalisation des deux projets eût été nécessaire. Rien dans les propos des recourants ne permet de conclure que leur approbation séparée, ou l'une sans l'autre, matérialiserait un risque de décisions contradictoires. Quoi qu'il en soit, le Conseil d'Etat a examiné la question de la sécurité des accès en tenant compte des deux projets. Le Tribunal cantonal a lui aussi procédé à cet examen en prenant en considération l'ensemble des constructions projetées; le fait d'avoir mené deux procédures parallèles n'a ainsi pas - et quoi qu'en disent les recourants - empêché un examen d'ensemble, respectivement de procéder à une pesée complète des intérêts. Au surplus, en soutenant que les autorités précédentes n'auraient pas analysé les aspects sécuritaires du projet, les recourants ne discutent en réalité pas tant la question de la coordination, mais l'appréciation de la cour cantonale quant à la prétendue dangerosité routière du projet, anticipant ainsi leur grief de violation de l'art. 19 LAT, examiné ci-après (cf. consid. 6 ci-dessous). On ne voit dès lors pas non plus en quoi, sous l'angle matériel, le principe de coordination aurait été violé. Le grief est rejeté.