Citation: 8C_664/2023 E. 5

La recourante se plaint d'arbitraire dans l'application de l'art. 25 LPGA, applicable selon elle par renvoi de l'art. 1A al. 2 let. c LPCC, en tant que l'examen de sa bonne foi ne reposerait pas sur une analyse complète du cas d'espèce. Elle fait valoir, en substance, que les premiers juges n'auraient pas pris en compte les 19 décisions rendues par l'intimé entre le 1 er septembre 2016 et le 30 novembre 2021. S'agissant pour la plupart de décisions de recalcul, sans explication ni mise en exergue des motifs, que ce soit dans la décision ou dans les plans de calcul annexés, leur lecture et leur compréhension s'avéraient très difficiles voire impossibles, même en faisant preuve de l'attention requise. Ainsi, on ne saurait lui reprocher une négligence grave, d'autant que la reconnaissance d'une négligence légère aurait conduit à une remise intégrale de son obligation de restituer le montant de 67'914 francs. En outre, selon la recourante, la jurisprudence relative aux arrêts 9C_385/2013 du 19 septembre 2013 et 9C_720/2013 du 9 avril 2014 citée par les premiers juges à l'appui de leur raisonnement, ne saurait s'appliquer en l'espèce, dès lors qu'elle réglerait des situations de bénéficiaires de prestations complémentaires AVS/AI, pour lesquels les revenus et charges seraient très stables, contrairement aux situations financières très fluctuantes des bénéficiaires de prestations complémentaires familiales ("working poors").