Citation: 6B_564/2023 E. 5

La cour cantonale a retranscrit les dispositions légales pertinentes s'agissant de l'annonce et de la déclaration d'appel (cf. art. 398 et 399 CPP) et a relevé que le courrier annonçant l'appel n'avait pas été suivi d'une déclaration d'appel dans le délai légal de 20 jours suivant la notification du jugement motivé, conformément à l'art. 399 al. 3 CPP. Le recourant ne formule aucune conclusion dans son mémoire de recours au Tribunal fédéral. L'essentiel de son argumentation porte sur la distinction entre sa véritable identité et son nom d'alias ainsi que sur ses efforts pour régulariser ses conditions de séjour. En cela, ses développements outrepassent le cadre de la seule question litigieuse à ce stade, à savoir celle de la recevabilité de l'appel au sens des dispositions précitées. L'extrait de casier judiciaire et les différents échanges de courriels avec la police, sur lesquels le recourant fonde son argumentation, sont irrecevables car postérieurs à l'arrêt entrepris (art. 99 al. 1 LTF). Concernant la question de la recevabilité de l'appel, le recourant se contente de confirmer son annonce d'appel du jugement de première instance par courrier du 18 janvier 2023, sans pour autant faire valoir d'argumentation quant au respect du délai prévu à l'art. 399 al. 3 CPP pour la déclaration d'appel (cf. arrêts 6B_170/2023 du 13 avril 2023 consid. 4; 6B_203/2021 du 18 novembre 2021 consid. 7; 6B_1048/2018 du 11 janvier 2019 consid. 2.2, sur le respect de l'un ou l'autre des délais prévus par l'art. 399 al. 1 et al. 3 CPP). Cela étant, le mémoire de recours est exempt de tout grief topique, soulevé à satisfaction de droit, destiné à remettre en cause le raisonnement de la cour cantonale ou les constatations de fait sur lesquelles il repose (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Seules pourraient en outre, éventuellement, entrer en jeu des considérations relatives à la protection de la bonne foi de la partie, à l'interprétation d'une déclaration effectuée par celle-ci ou encore au formalisme excessif (arrêts 6B_1048/2018 précité consid. 2.2; 6B_547/2016 du 21 juin 2016 consid. 4). Le recourant n'évoque rien de tel en l'espèce. Il s'ensuit qu'à défaut de motivation recevable ciblant le motif d'irrecevabilité retenu dans l'arrêt attaqué, le recours ne répond manifestement pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).