Citation: 6B_803/2024 E. 2.3.4

2.3.4. Selon le recourant, la cour cantonale aurait établi les faits de manière contradictoire, partant arbitraire, s'agissant de l'existence d'un couteau. L'existence de cette arme et le moment où le recourant s'en était débarrassé seraient déterminants. Il reproche à la cour cantonale d'avoir accordé une trop grande crédibilité aux déclarations de l'intimée 2. La cour cantonale a retenu que le recourant était effectivement muni d'un couteau lors des faits et qu'il s'en était servi pour menacer l'intimée 2 et la contraindre à subir contre son gré divers actes d'ordre sexuel, un rapport sexuel et la priver de sa liberté durant plusieurs heures. Il est admis que la cour cantonale s'est essentiellement basée sur les déclarations constantes et détaillées de l'intimée 2, selon lesquelles le recourant était en possession du couteau jusqu'à l'accident, même si celle-ci avait vu l'arme pour la dernière fois juste après la fin du rapport sexuel complet. La cour cantonale a toutefois aussi pris en compte les déclarations de l'intimée 3, qui a confirmé que le recourant sortait habituellement en possession d'une telle arme, ce que le recourant avait dans un premier temps concédé avant de nuancer son propos. Aussi, la cour cantonale a estimé que le fait que le couteau n'avait pas été retrouvé, ni sur le recourant ni dans les alentours, malgré les recherches effectuées, ne suffisait pas à mettre en doute la parole de l'intimée 2, à plus forte raison que le recourant avait pu s'en débarrasser et que les circonstances avaient rendu la quête difficile. Or, le recourant ne fait que proposer une lecture différente des éléments probatoires sans démontrer l'arbitraire de leur appréciation. Sur le vu de ce qui précède, il n'est pas décisif que la cour n'ait pas déterminé le moment où le recourant s'est effectivement débarrassé du couteau. Point n'est dès lors besoin d'examiner les développements du recourant à cet égard. Au demeurant, on comprend de l'arrêt entrepris, lu dans son ensemble, lequel renvoie également au jugement de première instance, que le moyen de contrainte utilisé par le recourant, outre le fait de brandir le couteau, a découlé de l'état de sidération dans lequel s'est trouvée l'intimée 2 après avoir vu le couteau une première fois, des circonstances et de l'usage de la force physique (cf. supra, consid. 1.1). Pour le reste, on ne décèle pas de contradiction dans l'établissement des faits, la cour cantonale ayant simplement souligné, dans la partie en lien avec les art. 90 al. 2 LCR et 144 CP, que, d'après les déclarations crédibles et convaincantes de l'intimée 2, le recourant était en possession du couteau lors du trajet de retour. En affirmant qu'il subsisterait un doute quant à l'existence du couteau, le recourant ne démontre pas plus en quoi la cour cantonale aurait violé la présomption d'innocence (art. 106 al. 2 LTF).