Citation: 2C_12/2018 E. 4.2

4.2. Ce qui précède n'a toutefois pas pour effet de permettre à sa mère de rester en Suisse. Tout d'abord, le fait que l'enfant mineur possède une autorisation d'établissement ne s'oppose pas à ce que ce dernier quitte le pays pour des raisons familiales lorsque, comme en l'espèce, le parent qui en a la garde ne dispose pas ou plus d'autorisation de séjour (cf. art. 25 al. 1, art. 301 al. 3 et art. 301a CC; ATF 143 I 21 consid. 5.3 et 5.4 p. 28 s.; 137 I 247 consid. 4.2.3 p. 251; arrêts 2C_95/2018 du 7 août 2018 consid. 7.2; 2C_930/2012 du 10 janvier 2013 consid. 4.4.4). Ensuite, le droit interne ne prévoit pas de regroupement familial inversé pour les parents d'un enfant titulaire d'une autorisation d'établissement. Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, il faut relever qu'il n'y a pas atteinte à la vie familiale lorsque le renvoi de l'enfant est exigible, ce qui est en principe le cas pour un enfant en bas âge, comme dans le cas présent (cf. ATF 135 I 153 consid. 2.1 p. 155; arrêts 2C_792/2013 du 11 février 2014 consid. 5.1; 2C_467/2012 du 25 janvier 2013 consid. 2.1.4). Les faits de l'arrêt attaqué ne permettent pas de remettre en cause l'exigibilité d'un retour de la recourante 2 en Macédoine et les arguments des recourantes allant dans le sens contraire sont appellatoires et partant irrecevables (cf. consid. 2). De plus, comme cela ressort des faits de l'arrêt entrepris, le père de la recourante 2 a indiqué ne plus vouloir exercer son droit de visite, ni maintenir de relation avec celle-ci. Toute relation avec le père ayant cessé, la question du droit de visite de ce dernier, qui aurait pu justifier le maintien de la présence en Suisse de la recourante 2 et de manière dérivée celui de sa mère, ne se pose pas (cf. ATF 137 I 247 consid. 4.2.3 p. 251, arrêts 2C_1228/2012 du 20 juin 2013 consid. 6.2; 2C_467/2012 du 25 janvier 2013 consid. 2.1.5). Par ailleurs, comme le relève le Tribunal cantonal, le droit à la protection de la vie familiale ne permet pas de contraindre un parent à entretenir, contre son gré, une relation personnelle avec son enfant. En outre, il faut rappeler que l'art. 8 CEDH ne confère pas le droit d'entrer ou de séjourner dans un Etat déterminé ni le droit de choisir le lieu apparemment le plus adéquat pour la vie familiale (ATF 135 I 153 consid. 2.1 p. 154 s.;130 II 281 consid. 3.1 p. 285 et la jurisprudence citée). L'autorisation d'établissement de la recourant 2 prendra fin avec l'annonce de son départ de Suisse (art. 61 al. 1 let. a LEtr) et, en l'absence d'une telle annonce, après un séjour de six mois à l'étranger (art. 61 al. 2 LEtr) (cf. arrêt 2C_95/2018 du 7 août 2018 consid. 7.2 et référence).