Citation: 1C_269/2019 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, l'autorité précédente a examiné, sans la trancher, la question de la péremption des droits du recourant à la lumière de l'art. 25 LAVI. Dans ce cadre, elle a ainsi uniquement retenu qu'il paraissait " probable " que les conséquences de l'attouchement dénoncé par le recourant sur sa santé psychique soient apparus " depuis bien plus de cinq ans lorsqu'il a déposé sa demande " le 24 juin 2016. On comprend que l'autorité précédente a ensuite estimé que l'infraction de lésions corporelles dont se plaignait le recourant à l'appui de sa demande d'indemnisation sortait du champ d'application temporel de la LAVI comme de l'aLAVI dès lors qu'elle n'était pas constitutive de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP. Elle s'est référée sur ce point à un arrêt 1C_498/2008 rendu par le Tribunal fédéral le 9 juillet 2009. Elle a en conséquence confirmé le bien-fondé du rejet de la demande d'indemnisation du recourant.