Citation: 6F_16/2023 E. 1.3.4

1.3.4. La requérante prétend que, par inadvertance, le Tribunal fédéral aurait omis de retenir que les avoirs provenant du Palais V.________ lui avaient été régulièrement cédés par le Trésor public polonais, de sorte que la détention de ces fonds n'était pas constitutive d'une situation illicite créée par un état de fait ou un comportement contraire au droit. La cour de céans aurait également omis de tenir compte de l'accord transactionnel du 7 juin 2016 pour fixer le point de départ du délai de prescription. Enfin, ce serait par inadvertance que le Tribunal fédéral aurait omis sa critique selon laquelle l'interprétation faite par la cour cantonale des termes " interdiction de disposer " contenus dans l'injonction du 2 octobre 2015 était invraisemblable, en tout cas " pour un juriste pratiquant le droit suisse ". Or, ces éléments permettraient de rejeter la thèse selon laquelle l'infraction à l'art. 292 CP pour laquelle l'intéressée avait été condamnée constituait un délit continu. En l'espèce, la requérante se borne toutefois à réitérer ses critiques formulées à l'encontre du raisonnement opéré dans le jugement du 26 novembre 2021 au sujet de la question de la prescription, lesquelles avaient été écartées par l'arrêt du 19 avril 2023. En effet, le Tribunal fédéral avait déclaré ce grief irrecevable au motif que l'intéressée ne s'en prenait pas aux deux motivations développées dans le jugement cantonal, sa critique relative à la seconde motivation étant manifestement insuffisante puisqu'elle se limitait à la qualifier de grossièrement fausse et d'absurde. La cour de céans n'a ainsi pas ignoré par inadvertance les éléments présentés par la requérante dans son recours, mais a estimé que son grief ne remplissait pas les exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.