Citation: U 281/02 02.02.2004 E. A

J.________, né en 1961, a travaillé en qualité de machiniste au service de la société X.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels et contre les maladies professionnelles auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Il était par ailleurs au bénéfice d'une assurance d'indemnités journalières de la Caisse-maladie suisse pour les industries du bois et du bâtiment et branches annexes (CMBB). Le 18 novembre 1995, J.________ a consulté son médecin traitant, le docteur A.________, pour des douleurs au bras droit en raison de mouvements répétés exécutés dans le cadre de son travail. Le médecin a diagnostiqué une tendinite crépitante des tendons extenseurs d'origine professionnelle. Ce diagnostic a été confirmé par le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 11 janvier 1996). Le cas a été pris en charge par l'assureur-accidents. Après avoir subi une première intervention chirurgicale effectuée par le docteur C.________ (évidement du semi-lunaire, greffe osseuse, résection d'une pseudarthrose de la styloïde cubitale et synovectomie du poignet), J.________ a consulté la doctoresse D.________, spécialiste en chirurgie de la main à la Clinique chirurgicale et permanence de Y.________. La praticienne a constaté que l'assuré souffrait d'une maladie de Kienböck avancée, avec sclérose complète du semi-lunaire qui était fracturé. Elle a proposé une arthodèse du poignet, intervention à laquelle l'assuré s'est soumis le 23 septembre 1996. Le docteur E.________, spécialiste en chirurgie de la division de médecine des accidents de la CNA, a considéré que les troubles ressentis par l'intéressé n'avaient plus rien à voir avec les premiers diagnostics posés de tendinite crépitante (rapport du 22 juillet 1996). Se fondant sur cet avis, la CNA a réexaminé le dossier de l'assuré. Par décision du 31 juillet 1996, elle a signifié à J.________ qu'elle ne prendrait plus en charge son cas, dès lors qu'il ne présentait pas une tendinite crépitante - comme l'indiquaient les premiers diagnostics - mais une maladie de Kienböck, non assimilable à une maladie professionnelle; elle renonçait par ailleurs à lui réclamer les prestations versées à tort, mais s'adresserait directement à la CMBB à cette fin. L'assuré et la CMBB ont tous deux formé opposition contre cette décision. Le 24 avril 1997, l'assureur-accidents a rejeté l'opposition de la CMBB, au motif que les (nouveaux) troubles ressentis par J.________ n'avaient pas d'origine traumatique et que les affections dont il souffrait ne pouvaient pas être considérées comme résultant d'une maladie professionnelle.