Citation: 4A_540/2015 E. B

B.a. Le client a saisi l'autorité de conciliation le 21 décembre 2011, puis déposé une demande le 2 mai 2012 devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Il requérait que la banque soit condamnée à lui verser EUR 991,80 et $ 30'983,21, et à lui restituer les titres énoncés ci-dessus sous la menace de peine prévue à l'art. 292 CP. Subsidiairement à sa conclusion relative aux titres, il concluait au paiement de $ 57'610.-. La banque a conclu au rejet. Par jugement du 27 juin 2014, le Tribunal de première instance a condamné la banque à restituer au client les participations précitées et à lui payer les montants de EUR 991,80 et $ 24'744,39. B.b. Statuant sur appel de la banque et appel joint du client, la Cour de justice genevoise a complété cette décision en ce sens que la banque doit de surcroît payer au client $ 6'238.- pour ses frais d'avocat avant procès. En substance, la cour a jugé que la banque ne pouvait pas se prévaloir du droit de libération conféré au mandataire par l'art. 402 al. 1 CO. Quant au droit de gage découlant de l'acte de nantissement et des conditions générales, il ne pouvait garantir que des créances auxquelles les parties pouvaient raisonnablement penser lors de la constitution du gage; or, celles-ci ne pouvaient imaginer que l'investissement dans le fonds Fairfield serait l'objet d'une escroquerie qui amènerait les liquidateurs du fonds à actionner la banque et les investisseurs. Une telle imprévisibilité excluait que la créance invoquée soit couverte par le droit de gage (cf. au surplus infra consid. 2.3.2 et 3.3.1).