Citation: 6B_688/2014 E. 30.2.4

30.2.4. Le recourant soutient que le TPF aurait dû, en application de la maxime d'office découlant de l'art. 429 al. 2 CPP, examiner ses prétentions en tort moral. Son courrier du 30 août 2013 ne pourrait être interprété comme une renonciation à toute indemnisation. Il ressort du jugement attaqué que le recourant a été interpellé afin qu'il chiffre et justifie de manière détaillée ses prétentions en tort moral, le TPF remplissant de la sorte son obligation d'interpeller le prévenu sur la question de l'indemnité (cf. arrêt 6B_928/2014 précité consid. 1). Contrairement à ce qu'affirme le recourant, le TPF n'a pas considéré qu'il avait expressément renoncé à son indemnisation. Bien plutôt, il a estimé qu'il n'avait ni chiffré, ni justifié une telle demande bien qu'il ait été interpellé à ce sujet, conformément à l'art. 429 al. 2 CPP. Même si l'autorité doit examiner d'office les prétentions du prévenu découlant de l'art. 429 CPP, il incombe à celui-ci d'exposer quelle atteinte il prétend avoir subi et les circonstances qui font qu'il a ressenti l'atteinte comme étant subjectivement grave (cf. supra consid. 30.2.1 i.f.). C'est en ce sens que le recourant a été enjoint à justifier ses prétentions. Contrairement à ce qu'il affirme, ce n'est pas parce qu'il s'en est remis à justice pour le calcul de ses prétentions mais bien parce qu'il a insuffisamment exposé et justifié ses prétentions que le TPF n'y a pas donné suite. Le recourant ne démontre par ailleurs pas avoir exposé en quoi consistaient les prétendues atteintes, ni en quoi il avait particulièrement souffert. Le TPF n'a ainsi pas violé le droit fédéral en refusant au recourant toute indemnisation pour le prétendu tort moral.