Citation: 1C_490/2020 E. 7.2

7.2. S'agissant ensuite des intérêts de A.________ et B.A.________, au bénéfice d'un droit de passage sur la route privée que le tracé de la piste Planachaux - Grand Paradis emprunte, le Tribunal cantonal a retenu qu'il n'était pas possible d'aménager ladite route de manière sécurisée afin de leur garantir un accès à leur habitation tout en permettant aussi le passage des skieurs. La cour cantonale a considéré qu'il n'était pas possible - sans consentir à des aménagements lourds, coûteux et disproportionnés (pont, tunnel) - d'assurer de manière sécurisée ces deux usages sur un parcours aussi long (plus d'un kilomètre) et qui implique notamment des croisements dangereux. Les recourants ne contestent pas réellement cette appréciation, se bornant à relever que la possibilité d'une ouverture anticipée de la route en raison de l'absence d'enneigement n'a pas été examinée comme alternative. Ils font valoir des griefs en lien avec l'interdiction de circuler durant la saison hivernale sur la route de Planachaux, à partir du lieu dit Le Voland. Ils perdent de vue cependant que la légalité de la fermeture hivernale de ces accès au trafic routier (en raison de leur incompatibilité avec la pratique du ski) a été confirmée par le Tribunal fédéral en 1997 (arrêt 2P.377/1996 du 27 mai 1997). Partant, ils ne démontrent pas que les intérêts de A.________ et B.A.________ auraient été ignorés par la cour cantonale dans la pesée des intérêts qu'elle a opérée.