Citation: 8C_685/2022 E. A

A.________ travaille comme gendarme pour la République et canton de Genève depuis le 1 er février 2007. Il a été nommé appointé le 1 er février 2012, puis promu sous-brigadier le 1 er juillet 2012, caporal le 1 er février 2018, sergent le 1 er mai 2019 et sergent-chef le 1 er mai 2020. Il est soumis à des horaires continus, sans pause, et a toujours exercé ses fonctions en uniforme, à l'exception de la période allant du 1 er au 30 septembre 2014, durant laquelle il était affecté à la police judiciaire. Le 26 mars 2021, l'Union du personnel du corps de police (ci-après: UPCP) a demandé au Conseil d'Etat de la République et canton de Genève (ci-après: le Conseil d'Etat) l'indemnisation du temps nécessaire au changement de tenue, pour les dix dernières années, pour l'ensemble de ses membres. Elle alléguait que quinze minutes étaient nécessaires pour chaque changement de tenue et fondait sa demande sur l'art. 13 al. 1 de l'ordonnance 1 du 10 mai 2002 relative à la loi sur le travail (OLT 1; RS 822.111). Le 20 octobre 2021, le Conseil d'Etat a répondu qu'il n'entendait pas accéder à la demande d'indemnisation ou de compensation, en motivant brièvement son refus. L'UPCP a demandé qu'une décision formelle concernant quatre de ses membres (à savoir deux membres du corps de police et deux gardiens de prison), dont A.________, soit notifiée. Par arrêté du 30 mars 2022, le Conseil d'Etat a rejeté la demande de A.________. Il a notamment considéré que la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (LTr; RS 822.11) et l'OLT 1 n'étaient pas applicables aux rapports de service entre le canton de Genève et son personnel affecté à la police et au domaine de la détention. La législation cantonale ne prévoyait par ailleurs pas d'indemnisation ni de compensation pour le temps consacré au changement d'uniforme. Enfin, il n'était pas crédible que le demandeur consacrât quinze minutes à chaque changement de tenue.