Citation: 8C_799/2023 E. 3.5.3

3.5.3. En l'occurrence, les conclusions relatives à l'IPAI du 18 mai 2020 du docteur E.________ - qui a examiné personnellement le recourant en octobre 2019 - font partie de son appréciation globale du 25 mai 2020, laquelle tient compte des pièces jusqu'au 11 mai 2020 et non jusqu'en février comme le soutient le recourant. Son avis n'est pas dépourvu de motivation dès lors que le médecin indique la table sur laquelle il s'est fondé et, à l'intérieur de celle-ci, l'atteinte retenue (degré et échelle d'appréciation des douleurs), en précisant que le taux tient compte d'un état préexistant et de l'évolution à moyen terme. A cet égard, les critiques du recourant sur le descriptif lacunaire de l'accident (absence de mention d'un atterrissage sur sol rocailleux) sont dépourvues de pertinence, l'IPAI ne s'examinant pas au regard du déroulement d'un accident mais à l'aune des lésions subies. Quant aux rapports médicaux qu'il invoque, ils ne contiennent aucune estimation de l'atteinte à l'intégrité. Enfin, comme l'ont relevé les premiers juges, l'appréciation du docteur D.________ du 25 novembre 2020 (soit après l'annonce de la rechute) relève d'un cumul erroné entre un taux de 15 % pour des fractures de catégorie 10-20° et un taux de 15 % pour une spondylodèse. Or, selon la table 7 appliquée par ce médecin, les taux décrits sous fractures cervicales, dorsales ou lombaires comprennent précisément les cas de spondylodèse, cyphose ou scoliose. C'est bien ce qu'explique le docteur C.________ dans son rapport relatif à l'examen du 5 mai 2021, qui ne contredit pas expresséement l'appréciation du docteur E.________ mais tient compte de l'état de santé au jour de l'examen (et donc postérieur à l'annonce de la rechute). En conclusion, le recourant échoue à mettre en doute le taux de 15 % retenu par les premiers juges, sur la base des conclusions du docteur E.________ du 18 mai 2020.