Citation: 5A_364/2020 E. 4.5

4.5. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir mélangé la méthode du train de vie et celle du minimum vital avec répartition de l'excédent en allouant à l'intimée une contribution d'entretien de 5'630 fr. par mois, alors même que celle-ci ne devrait couvrir que son déficit réel, lequel aurait été arrêté par la cour cantonale à 2'720 fr. par mois. Il soutient qu'en application de la méthode du train de vie, l'autorité cantonale ne pouvait pas simplement dire, sans procéder à aucun calcul de la charge fiscale de l'intimée et de celle afférente aux contributions d'entretien des enfants, qu'il se justifiait d'allouer à l'intimée plus de la moitié de son solde disponible (5'800 fr. par mois) pour couvrir un prétendu surcroît de charge fiscale inhérent à la perception des contributions d'entretien pour l'intimée et les enfants. Selon le recourant, l'intégralité de son solde disponible ne saurait ainsi être allouée à l'entretien de l'intimée et des enfants alors que le déficit de celle-ci avait concrètement été arrêté à 2'720 fr. par mois par la cour cantonale et que l'entretien des enfants du couple s'élèverait en réalité à moins de 7'700 fr. par mois. En l'espèce, il faut relever que la critique du recourant, autant qu'intelligible, ne satisfait pas aux réquisits du principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1). Au demeurant, c'est à tort que le recourant soutient qu'en application de la méthode du train de vie, il conviendrait de se limiter à couvrir le déficit actuel du crédirentier, dans la mesure où c'est le train de vie antérieur de l'époux qui constitue la limite supérieure du droit à l'entretien (cf. ATF 121 I 97 consid. 3b et les références; arrêts 5A_170/2020 du 26 janvier 2021 consid. 4.2; 5A_864/2018 du 23 mai 2019 consid. 2.1). A cet égard, le recourant ne soutient pas que la contribution d'entretien due en faveur de l'épouse excéderait le niveau de vie antérieur de celle-ci, arrêté par les instances cantonales à 8'300 fr. Autant que recevable, son grief tombe par conséquent à faux. En ce qui concerne finalement la question de l'entretien des enfants du couple, le recourant se contente de contester le montant retenu sans expliquer en quoi les postes le composant auraient été arbitrairement retenus. Il suit de là que le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.