Citation: I 696/02 21.07.2003 E. 3

En l'occurrence, on se trouve en présence d'une assurée de 50 ans, sans formation professionnelle, dont la capacité de travail comme lingère est nulle, mais qui dispose d'une pleine capacité dans une activité adaptée permettant d'alterner les positions assis/debout et n'impliquant pas le port de charges lourdes (voir les rapports du docteur M.________). 3.1 S'il est vrai, comme le rappelle la recourante, que le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé, il n'en demeure pas moins que la prise en compte, dans la comparaison des revenus, d'un salaire provenant de la reprise d'une activité lucrative après la survenance de l'atteinte à la santé est subordonnée à certaines conditions cumulatives (à savoir : des rapports de travail particulièrement stables, une activité mettant pleinement en valeur la capacité de travail résiduelle exigible et, enfin, un gain correspondant au travail effectivement fourni; ATF 126 V 76 consid. 3b/aa, 117 V 18 consid. 2c/aa et les références). Or, il est difficile de dire, en l'état du dossier, si ces conditions sont ici pleinement réunies car la recourante n'a produit aucune pièce susceptible de renseigner la Cour de céans sur la nature de sa nouvelle activité, ni sur les circonstances de son engagement (contrat de travail de durée déterminée ou indéterminée; existence d'éléments de salaire social). 3.2 Quoi qu'il en soit, dût-on retenir à titre de revenu d'invalide le salaire effectivement réalisé par G.________ auprès de l'entreprise W.________ SA, que cette seule conclusion ne suffirait pas à lui ouvrir le droit à une mesure de reclassement, et ce quand bien même son taux d'invalidité s'éléverait alors à 19 % au lieu des 5 % retenus par les premiers juges [42'900 (revenu sans invalidité) - 34'800 (revenu d'invalide) x 100 : 42'900]. L'art. 17 al. 1 LAI suppose en effet que le reclassement soit rendu nécessaire par l'invalidité de l'assuré et que la capacité de gain de ce dernier puisse ainsi, selon toute vraisemblance, être sauvegardée ou améliorée de manière notable. Dans le cas particulier toutefois, étant donné les limitations relativement peu contraignantes de la recourante, on doit constater qu'il existe encore sur le marché du travail un certain nombre d'autres activités simples et répétitives adaptées à son handicap qui lui seraient accessibles sans aucune formation professionnelle supplémentaire, et grâce auxquelles elle pourrait obtenir un revenu à peu près équivalent à celui qu'elle gagnait dans son ancienne activité de lingère (par exemple telles celles retenues par l'office AI dans sa décision du 10 octobre 2001). Le recours se révèle ainsi mal fondé.