Citation: C 183/05 09.08.2006 E. A

A.a S.________, mariée et mère de deux enfants nés en 1996 et 1999, a travaillé à plein temps en qualité d'ouvrière qualifiée pour la société X.________ SA. Après que les rapports de travail ont été résiliés par l'employeur pour cause de restructuration économique au 31 mars 2003, elle s'est inscrite auprès de l'Office régional de placement de Cossonay-Orbe-La Vallée (ci-après : ORP), le 21 janvier 2003. Sur le formulaire de demande d'indemnité de chômage, elle a indiqué être disposée et capable de travailler à temps partiel, à savoir 60 % d'une activité à plein temps, et requis des indemnités à partir du 1er avril 2003. Un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert dès cette date jusqu'au 31 mars 2005. La Caisse publique de chômage du canton de Vaud (ci-après : la caisse) a versé des indemnités calculées en fonction d'un gain assuré de 4'008 fr. correspondant à un taux d'activité de 100 % du mois d'avril à décembre 2003. A partir du 23 février 2004, S.________ a effectué une mission temporaire à plein temps au service de la société Y.________ SA, qui l'a engagée pour une durée indéterminée dès le 1er juin 2004. A.b Entre temps, au cours d'un contrôle effectué en janvier 2004, le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco) a mis en évidence que les indemnités perçues par l'assurée avaient été calculées de manière erronée: l'assurée avait été indemnisée sur la base d'un travail à plein temps, alors qu'elle ne recherchait qu'un travail à 60 %; la caisse aurait dû calculer le gain assuré en fonction du taux d'activité réduit (60 %), soit un gain assuré de 2'405 fr. ([4'008 : 100] x 60), sur la base duquel l'indemnité journalière aurait dû être fixée à 88 fr. 65 (et non 147 fr. 75). Le 4 mai 2004, la caisse a rendu une décision par laquelle elle a réclamé à S.________ la restitution d'un montant de 10'603 fr. 95, représentant les indemnités de chômage versées en trop durant la période du 1er avril au 31 décembre 2003. Après que la prénommée s'est opposée à cette décision, elle a maintenu sa position par décision (sur opposition) du 11 janvier 2005.