Citation: 4P.245/2006 10.01.2007 E. A

A.a La Caisse de retraite des entreprises X.________, devenue entre-temps la Caisse de pensions X.________, et Y.________ ont, le 24 janvier 1974, conclu un contrat de bail à loyer portant sur un appartement de quatre pièces et demie, à V.________. Le loyer initial mensuel s'élevait à 404 fr., y compris le chauffage, l'eau chaude et l'électricité. A partir d'une certaine date, les charges accessoires ont été séparées du loyer. A.b Les décomptes de chauffage concernant les exercices 1998-1999 et 1999-2000, qui se soldaient en faveur de la bailleresse, ont été contestés par Y.________. Selon ses propres calculs, les acomptes versés étaient supérieurs aux coûts effectifs qu'il devait supporter, à concurrence de 193 fr.30 pour le premier décompte et de 237 fr.40 pour le second. Le litige a été soumis à l'autorité régionale de conciliation, qui a constaté l'échec de la conciliation. La Caisse de pensions X.________ a agi en paiement de 89 fr.95 devant le Tribunal civil du district de Neuchâtel, mais s'est par la suite désistée de son action. Le décompte 2000-2001, qui présentait également un solde en faveur de la bailleresse, a aussi été contesté par Y.________, qui estimait qu'un solde de 85 fr.10 apparaissait en sa faveur. La tentative de conciliation ayant une nouvelle foi échoué, Y.________ a, le 4 juin 2002, ouvert action en paiement de 430 fr.70 et de 85 fr.10 à l'encontre de la Caisse de pensions X.________. Il réclamait la restitution des montants perçus en trop par la bailleresse, exposant que certains des postes des décomptes litigieux ne pouvaient pas être pris en charge par les locataires. Il s'agissait des coûts liés, d'une part, à la consommation excessive de mazout due à un réglage inapproprié de la chaufferie et, d'autre part, au traitement des eaux de chauffage et de l'eau chaude sanitaire. La Caisse de pensions X.________ a, à titre reconventionnel, conclu au paiement par le demandeur de la somme de 237 fr.30.