Citation: I 475/03 27.04.2004 E. 4

4.1 Dans son rapport complémentaire du 4 février 2002, le docteur G.________ a constaté ce qui suit: - en ce qui concerne les problèmes circulatoires, cliniquement, il persiste bien une différence de périmètre des cuisses et des mollets, qui nécessite un traitement, mais si ces séquelles contre-indiquent un travail assis ou debout toute la journée, elles permettent un rendement normal dans une activité adaptée, avec changement de position et avec peut-être une diminution de l'horaire (capacité de travail : 75 %); - à propos des troubles rachidiens, ce sont surtout les lombalgies qui entrent en ligne de compte et il s'agit de lombalgies banales pouvant être cause d'incapacité de travail totale ou partielle pour une courte période mais certainement pas d'invalidité, et, dans une activité sans port de charges lourdes, sans mouvements répétitifs du tronc et sans travail en porte-à-faux, la capacité de travail est de 75 %, voire entière; - l'étiologie des talalgies reste indéterminée - il ne s'agit probablement pas d'un éperon calcanéum -, mais quelle qu'en soit l'origine, les talalgies ne sont ressenties que lorsque la patiente est longtemps debout. Dans toute activité où elle n'est pas journée entière sur ses pieds ou dans toute activité sédentaire, sa capacité de travail est entière. Il est possible que durant les épisodes aigus de talalgies, une incapacité de travail soit nécessaire mais cela ne mène certainement pas à une invalidité; - s'agissant des limitations fonctionnelles, il est souhaitable que la patiente n'ait pas de charges à porter et qu'elle puisse changer de position, assise-debout, durant la journée, et dans de telles activités sa capacité de travail est normale ou légèrement diminuée. L'expert G.________ n'évoque pas le diagnostic de syndrome dépressif, probablement en relation avec la maladie de son fils, la patiente étant très affectée par cette situation (école spéciale pour un très probable retard mental avec troubles rénaux d'accompagnement), ceci d'autant plus que son mari désire rentrer définitivement en Turquie alors qu'elle préférerait rester en Suisse où son fils suit une école spéciale et des traitements au Centre Y.________. Cette pathologie joue donc probablement un rôle dans l'amplitude et la durée des douleurs de la patiente. De l'avis du docteur G.________, qui considère que c'est probablement aussi l'avis du docteur M.________, ce diagnostic n'est pas responsable d'une incapacité de travail au long-court; - enfin, la différence d'appréciation de la capacité de travail par le docteur M.________ s'explique par le fait que le médecin traitant voit la patiente depuis plusieurs années, avec ses plaintes récidivantes, ses problèmes familiaux, et qu'il n'aura pas la même approche du cas que l'expert, une incapacité de travail à 75 %, difficilement justifiable au vu des seules constatations anamnestiques, cliniques et radiologiques. En toute objectivité, tenant compte de l'ensemble de la situation médicale, l'expert pense que la patiente peut mettre en valeur une capacité de travail de 60 à 75 % dans une activité adaptée, comme décrite ci-dessus. 4.2 Sur la base de cette expertise, il est donc établi au degré de la vraisemblance prépondérante que la recourante présente une capacité résiduelle de travail de 60 % au moins dans une activité légère de substitution, soit une activité dans laquelle elle n'ait pas de charges à porter et qui lui permette de changer de position, assise-debout, durant la journée, sans qu'il y ait de mouvements répétitifs du tronc ni de travail en porte-à-faux. Les constatations du docteur G.________ dans son rapport complémentaire du 4 février 2002 tiennent compte des problèmes circulatoires, rachidiens et des talalgies. Par ailleurs, le syndrome dépressif réactionnel à une situation familiale rendue difficile par la maladie du fils de l'assurée, diagnostiqué par le docteur G.________ dans son expertise du 20 octobre 1998, même s'il joue probablement un rôle dans l'amplitude et la durée des douleurs de la patiente, n'est pas responsable d'une incapacité de travail à long terme.