Citation: 6P.35/2006 21.03.2006 E. 6

Le recourant se plaint d'une violation de l'art. 63 CP. 6.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les références citées). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été rappelés à l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1 et, en matière de stupéfiants, aux ATF 121 IV 193 consid. 2b/aa et 121 IV 202 consid. 2d, auxquels on peut donc se référer. 6.2 Le recourant prétend que la peine est insuffisamment motivée. Ce grief est infondé. En effet, la motivation cantonale permet de discerner quels sont les éléments essentiels qui ont été pris en compte et s'ils l'ont été dans un sens aggravant ou atténuant. On comprend sans difficulté ce qui a guidé les juges cantonaux dans leur solution. 6.3 Le recourant soutient que la Cour de cassation aurait omis de tenir compte d'éléments qui lui sont favorables. Elle aurait tout d'abord méconnu le fait que D.________ se livrait déjà à un trafic de drogue avant l'arrivée du recourant et qu'il était le plus actif de la bande. Elle n'aurait pas non plus tenu compte de la courte durée du trafic, ni indiqué l'importance qu'elle accordait à son jeune âge. La Cour cantonale n'a pas ignoré que le recourant et B.________ avaient rejoint D.________ à la mi-mai 2004, alors que celui-ci se livrait déjà à un trafic de stupéfiants. Elle a tenu compte des transactions effectuées par le mineur avant l'arrivée de ses deux comparses. Elle a également admis que, dès leur association, les trois hommes avaient oeuvré sur pied d'égalité. Il s'agit-là d'une constatation cantonale que le recourant est irrecevable à critiquer dans un pourvoi. La Cour de cassation a mentionné la durée du trafic ainsi que l'âge du recourant, sans toutefois préciser quelle importance elle accordait à chacune de ces circonstances. Ce faisant, elle n'a pas violé le droit fédéral. En effet, elle n'est pas tenue d'exprimer en chiffres ou en pourcentages l'importance qu'elle accorde à chacun des éléments qu'elle cite. Elle n'est pas davantage obligée de répéter toutes les données au stade de la fixation de la peine (cf. B. Corboz, La motivation de la peine, in RJB 1995 p. 23 s.).