Citation: 2C_1039/2022 E. 2

Par arrêt du 15 novembre 2022, le Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté le recours que l'intéressé avait déposé contre la décision rendue le 19 mai 2021 par le Conseil d'Etat du canton du Valais. Les conditions de l'art. 63 al. 1 let. c LEI, applicable par renvoi des art. 42 al. 1 et 51 al.1 let. b LEI, étaient réalisées pour la révocation respectivement le non-renouvellement de l'autorisation de séjour au vu des montants d'aide sociale perçus par l'intéressé (au 30 juin 2022 : 266'410 fr. 75). A ce jour, les seules activités déployées par celui-ci avaient consisté en une activité d'ouvrier agricole durant trois mois en 2011, en un stage de trois jours en 2014, en un stage de quatre mois en 2015 et en un autre stage, organisé par le Service de l'action sociale, en 2015/2016. Rien ne laissait présager que sa situation financière pourrait s'améliorer à l'avenir. L'intéressé s'obstinait à vouloir étudier et n'avait jamais trouvé de travail fixe rémunéré. Il séjournait en Suisse depuis plus de dix ans, mais ne pouvait se prévaloir ni d'une bonne intégration professionnelle, ni d'une bonne intégration sociale. Il détenait en revanche depuis 2011 un diplôme de médecin-chirurgien homologué en Espagne, complété d'un master en neurologie décroché le 12 juillet 2019, ce qui lui permettait de trouver une activité lucrative en Argentine. Sa réinté-gration en Argentine, même si elle n'était pas simple, puisqu'il était âgé de 56 ans et n'avait plus de famille sur place, ne causerait pas de difficultés insurmontables. Il était en effet arrivé en Suisse à l'âge de 44 ans, de sorte qu'il avait vécu la plus grande partie de sa vie en Argentine, dont il connaissait parfaitement les us et coutumes, dont il parlait couramment la langue et où il avait fait sa formation universitaire. La pesée des intérêts en application des art. 96 LEI et 8 § 2 CEDH montrait que l'intérêt public à l'éloignement de l'intéressé l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.