Citation: 9C_885/2018 E. A

A.________, ressortissant portugais né en 1960, séjourne à Genève depuis le 23 juin 2003. L'Office de la main-d'oeuvre étrangère du canton de Genève lui a délivré une autorisation de séjour de courte durée (permis L) lui permettant de travailler comme cuisinier (courrier du 10 juillet 2003). Victime d'un accident du travail le 30 septembre 2003, l'intéressé a été licencié pour le 30 novembre 2003. Il n'a jamais repris d'activité lucrative par la suite. Son permis L a néanmoins été renouvelé de façon régulière pour qu'il puisse poursuivre son traitement et attendre l'issue des procédures judiciaires intentées en matière d'assurance-accidents et d'assurance-invalidité. Cette dernière procédure s'est achevée le 20 juillet 2016 par l'allocation d'une rente entière à compter du 1er septembre 2004. A.________ a requis des prestations complémentaires à cette rente le 22 novembre 2016. Il a transmis au Service des prestations complémentaires du canton de Genève (SPC) des pièces justificatives concernant sa situation. Constatant qu'il n'avait pas fourni tous les documents sollicités, en particulier son permis B ou C, le SPC a suspendu l'instruction de sa demande jusqu'à réception desdits documents (décision du 29 mai 2017). L'intéressé s'est opposé à la décision. Le SPC a rejeté l'opposition au motif que, titulaire d'un permis L, A.________ n'avait pas droit à l'aide sociale ordinaire ni, a fortiori, aux prestations complémentaires (décision du 16 janvier 2018). L'intéressé a obtenu une autorisation de séjour de longue durée (permis B) le 10 avril 2018.