Citation: 6B_1020/2016 E. 2.5

2.5. Le ministère public invoque encore d'une part que l'intimé occupait un rôle central en tant que " tête de pont " en Suisse d'un réseau de trafiquants internationaux, d'autre part l'intensité de son activité sur une brève période (recours, p. 7-8). Le rôle de l'intimé dans l'apport en Suisse de drogue, tel que constaté par l'autorité précédente, comme l'intensité de son activité ont été pris en considération par cette autorité. Le ministère public n'expose pas pour quel motif ces deux éléments, qu'il ne fait que citer sans plus de détails, auraient imposé une sanction plus sévère. Celle prononcée par neuf ans l'a été dans le cadre légal (art. 19 al. 1 et 2 LStup et art. 40 et 49 al. 1 CP). Le ministère public ne cite pour le surplus aucun critère qui aurait été retenu à tort par l'autorité précédente ou qui aurait été ignoré et on ne discerne pas que tel soit le cas. Au vu de ces éléments, de la nature et du nombre d'actes reprochés à l'intimé, la peine infligée, certes relativement clémente, ne saurait toutefois permettre de retenir un abus du pouvoir d'appréciation de l'autorité précédente. Le grief, tel que motivé, ne peut qu'être rejeté.