Citation: 1P.90/2003 31.03.2003 E. 1

A l'appui de sa demande de relief, puis de ses recours subséquents, la recourante explique son défaut à l'audience du 9 octobre 2001 par une erreur lors de la transcription, dans son agenda, de la date qui lui était indiquée par le mandat de comparution. Aucune circonstance particulière et exceptionnelle n'étant alléguée quant à sa situation personnelle ou au contexte dans lequel ce mandat lui est parvenu, et compte tenu de l'importance que chacun doit reconnaître à une citation en justice, cette erreur peut être considérée comme la conséquence d'une attention insuffisante de la prévenue, donc comme une faute commise par négligence. Cependant, selon la jurisprudence cantonale précitée, que, semble-t-il, la Cour de cassation n'entend pas abandonner à l'occasion de la présente affaire, une simple négligence du défaillant n'est pas assez grave pour justifier le refus du relief; il faut au contraire, de sa part, une omission intentionnelle de se présenter aux débats. Il en résulte que si l'erreur devait être tenue pour établie conformément aux affirmations de la recourante, il s'imposerait de donner suite à sa demande de relief.