Citation: 1C_575/2019 E. 10

Il est établi sans arbitraire - la cour cantonale disposant à cet égard des éléments suffisants - qu'au stade de la planification d'affectation le projet litigieux assure une production énergétique annuelle oscillant entre 55 et 58 GWh. Un tel rendement dépasse le seuil de 20 GWh/an fixé à l'art. 9 al. 2 OEne, disposition qui détermine, en substance, le seuil au-delà duquel une installation éolienne revêt un intérêt national. Selon l'ensemble des recourants, le projet éolien litigieux n'en revêtirait pas pour autant un intérêt national au sens de l'art. 12 de la loi fédérale sur l'énergie du 30 septembre 2016 (LEne; RS 730.0). Pour être considérée d'intérêt national, une centrale électrique doit apporter une contribution quantitativement significative à la production d'énergie renouvelable à un coût raisonnable. Or, selon les recourants, le seuil fixé à l'art. 9 al. 2 OEne serait trop bas pour admettre un tel intérêt. L'ensemble des critères énoncés à l'art. 12 LEne n'aurait pas été pris en compte. Il ne se justifierait par ailleurs pas de fixer un seuil identique pour l'énergie éolienne et pour l'hydroélectricité, cette dernière présentant l'avantage d'une production en continu. Le Conseil fédéral aurait ainsi excédé la marge d'appréciation concédée par le législateur pour fixer la taille et l'importance des installations auxquelles un intérêt national peut être reconnu; il n'aurait de même que partiellement rempli le mandat qui lui incombait.