Citation: 2C_183/2024 E. 4.5.1

4.5.1. La Cour de justice a nié l'insuffisance de la motivation de la décision sur réclamation précitée après avoir relevé que le Département avait répondu au grief de l'intéressée qui ne contestait pas les chiffres retenus dans la décision du 7 juin 2023, mais la méthode utilisée et que l'autorité n'était tenue de traiter que les griefs jugés pertinents. La Cour de justice a également estimé qu'en mentionnant les dispositions appliquées, le Département avait implicitement répondu au grief relatif à l'interprétation prétendument contraire à l'esprit de la loi et relevé que le " recours circonstancié de 74 pages formé par la recourante " démontrait que celle-ci avait " parfaitement compris le raisonnement du département et pu, en connaissance de cause, contester la décision attaquée ". La Cour de justice retenait au surplus qu'une éventuelle violation du droit d'être entendue de la recourante sur ce point aurait été réparé devant elle. Dans son mémoire de recours, la recourante n'explique pas en quoi ces considérations seraient erronées. Elle se contente d'indiquer de façon générale que la décision sur réclamation souffrait d'un défaut de motivation en lien avec la méthode prise en compte et les calculs effectués par le Département et que celle-ci ne traitait pas l'ensemble des griefs pertinents. Elle n'expose aucunement les griefs concernés, ni n'explique en quoi il n'était pas possible de considérer qu'une éventuelle violation aurait pu être réparée devant la Cour de justice. Sur ce point, le recours de l'intéressée ne respecte pas les exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1). Celle-ci complète certes son argumentation au stade de la réplique, mais perd de vue que cet acte ne peut pas servir à compléter, hors délai, une motivation, comme en l'espèce, insuffisante (cf. arrêt 1C_644/2022 du 11 mars 2024 consid. 4.1).