Citation: 7B_403/2023 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, la cour cantonale a estimé qu'au moment de déterminer l'âge du recourant, le Tribunal pénal des mineurs, puis le Ministère public et le TMC à sa suite, pouvaient valablement se fonder sur le courriel de la police neuchâteloise du 6 mars 2023 (recte: 5 mars 2023), dont il ressortait que le SEM avait pu établir que le recourant était né le 1er janvier 2004 et donc qu'il était majeur. La cour cantonale a en outre estimé que les dénégations du recourant étaient sujettes à caution. Elle a en particulier tenu pour surprenant le fait que l'intéressé n'avait pas soulevé la question de son âge lorsque, le 29 mai 2023, le Ministère public avait requis son placement en détention provisoire, ni n'avait d'ailleurs recouru contre la décision de placement en détention rendue le 31 mai 2023 par le TMC. S'il avait bien fait état de ce qu'il qualifiait "[d']incertitude sur son âge" dans un courrier qu'il avait adressé au Ministère public le 31 mai 2023, lui demandant de lever cette incertitude auprès des autorités du canton de Berne, respectivement du SEM, il n'était par la suite plus revenu sur la question, jusqu'à ses observations du 29 juin 2023 au TMC (cf. arrêt attaqué, consid. 6f p. 12).