Citation: 6B_713/2021 E. 1.4.2

1.4.2. En relation avec les constatations cantonales à teneur desquelles le recourant payait en agent liquide de la main à la main, sans quittance, le recourant, sans convaincre, a changé de version à la suite de sa première audition à la police. Les nouvelles explications apparaissaient ainsi dictées par les besoins de la cause et elles étaient de surcroît en contradiction avec les déclarations de C.________, qui avait affirmé que le recourant et lui n'avaient jamais signé de quittance ni de bon de livraison. L'employé de C.________ ne corroborait pas non plus totalement ses dires puisqu'il s'est contenté de dire qu'en l'absence de son patron, il faisait signer au recourant un " petit bout de papier " avec l'indication du nombre de cadrans qu'il remettait au recourant. Ce dernier avait d'ailleurs admis qu'il ne tenait pas véritablement de comptabilité pour ses activités en lien avec la vente de cadrans et qu'il n'avait jamais produit de justificatif de son activité par-devant le fisc français. Enfin, la cour cantonale a relevé avec pertinence que si, véritablement, les ventes réalisées en l'absence de C.________ avaient été aussi nombreuses que ce que le recourant prétendait (environ le 80 % des transactions), il aurait certainement été en mesure de produire d'autres reçus que le seul qu'il avait été en mesure de déposer. Les constatations cantonales n'ont ainsi rien d'arbitraire sous cet angle.