Citation: 9C_184/2021 E. 7.2

7.2. L'assuré reproche encore à la juridiction cantonale de ne pas avoir pris en considération un manque de maîtrise de la langue française ou de formation professionnelle à titre de critères d'incapacité à s'orienter dans la procédure. Il reconnaît que ces critères ne suffisent pas à eux seuls à justifier l'aide d'un avocat, mais prétend qu'ajoutés à la fragilisation psychique mise en évidence au cours de la procédure, ils l'empêchent de saisir correctement les implications d'un dossier d'assurances sociales comptant désormais près de cinq cents pages. Il ajoute que contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, ce serait une perte d'argent et de temps que de recourir à un assistant social plutôt qu'au mandataire déjà désigné dès lors que celui-ci est au courant de tous les aspects de sa situation et que celui-là maîtrise notoirement moins les aspects techniques d'une procédure en matière d'assurances sociales. Son argumentation est cependant infondée dans la mesure où il se limite à alléguer son incapacité à s'orienter dans la procédure, pour des raisons psychiques, mais ne démontre pas en quoi le trouble anxio-dépressif constaté par le tribunal cantonal, devant au demeurant encore faire l'objet d'investigations, constituerait un tel obstacle concrètement. De surcroît, le recourant fait manifestement abstraction du principe légal rappelé par les premiers juges selon lequel l'octroi de l'assistance gratuite d'un avocat en procédure administrative est plus restrictif qu'en procédure judiciaire. Or, le jugement de renvoi décrit précisément les mesures d'instruction entreprises par l'administration, y décèle des lacunes et en ordonne le comblement. Par ailleurs, le dépôt de la demande d'assistance juridique est le premier acte accompli par l'avocat (désigné au début de la procédure judiciaire seulement) à la suite du renvoi. Ces éléments justifient que, dans le cas particulier, on ne fasse pas exception au principe évoqué, faute de quoi cela reviendrait à admettre la désignation d'un avocat au seul motif qu'il était déjà mandaté dans la procédure précédente. Les circonstances de l'espèce (durée de procédure ordinaire, désignation récente de l'avocat) diffèrent de celles ayant conduit le Tribunal fédéral à adopter la solution contraire, quoi qu'en dise l'assuré.