Citation: U 197/05 20.01.2007 E. 5

L'intimée n'ayant à aucun moment présenté le tableau typique des plaintes associées à un traumatisme du type "coup du lapin", il convient d'examiner le lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques qu'elle présente et l'accident au regard des critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa. A cet égard, la Cour de céans renvoie aux arguments développés sous chiffres 20, 21 lettres a, c, d et 22 de la décision sur opposition litigieuse auxquels elle n'a rien à ajouter, sauf à préciser que cet examen relève de critères jurisprudentiels de sorte que les avis médicaux exprimés sur ce point ne sont pas déterminants; il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur le grief de prévention soulevé par la recourante à l'encontre du docteur M.________, ni sur les critiques qu'elle émet au sujet du rapport établi par ce dernier. A défaut de lien de causalité adéquate entre les affections psychiques et l'accident, le droit de l'intimée aux prestations de l'assurance-accidents doit être examiné en regard des seules séquelles somatiques, soit des cervicalgies basses et des cervico-brachialgies gauches séquellaires au traumatisme du 1er juillet 1993 (rapports des 5 août 1998 du docteur F.________ et 26 décembre 1995 des docteurs E.________ et F.________) et constitutives d'un syndrome cervical chronique post-traumatique et d'un status post-fracture de la septième vertèbre cervicale. Cependant, il appert (voir en particulier le rapport du 3 mars 1999 du docteur C.________) que la fracture du plateau supérieur de la septième vertèbre cervicale n'a laissé aucune séquelle, ni clinique ni radiographique, et doit être considérée comme guérie. La persistance de la symptomatologie douloureuse ressortit de facteurs non pas organiques mais psychiques, dont il vient d'être établi qu'ils ne sont pas en lien de causalité adéquate avec l'accident. En outre, aucun rapport médical n'établit d'incapacité durable de travail de l'intimée résultant des troubles fonctionnels exprimés. Au contraire, la reprise progressive d'une activité lucrative par celle-ci a été évoquée à plusieurs reprises (voir rapports des 5 août 1998 du docteur F.________, 11 mars 1998 du docteur E.________, 26 décembre 1995 des docteurs E.________ et F.________, 16 février et 3 avril 1995 des docteur U.________ et A.________). Le docteur E.________ précise en outre que l'assurée est à même d'assumer une activité professionnelle analogue à celle qu'elle exerçait avant l'accident (rapport du 11 mars 1998). Aussi les conclusions formulées par le docteur F.________ dans son rapport du 5 août 1998 retenant une incapacité résiduelle de travail de l'intimée de 20 % à partir du 28 février 1997, puis une reprise en plein en début d'année 1999 ne sauraient-elles être valablement remises en cause. Cela d'autant moins, que le rapport du docteur F.________ répond aux exigences jurisprudentielles permettant de lui conférer une pleine valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c).