Citation: 6B_1365/2022 E. 6.2.2

6.2.2. Les recourants soutiennent que l'intimé avait, par la force et contre leur gré, repris le véhicule avec des pneus qui leur appartenaient et dont l'usure était moindre que ceux dont le véhicule était équipé au moment où ils en avaient pris possession. En l'espèce, il est incontesté que l'intimé avait mis à disposition le véhicule E.________ équipé de pneus. La cour cantonale a retenu qu'en reprenant le véhicule avec des pneus également, l'intimé pouvait raisonnablement penser qu'il reprenait simplement une chose qui était déjà en sa possession auparavant. Par ailleurs, l'autorité précédente a relevé qu'il n'existait aucune preuve que les pneus, lors de la reprise du véhicule par l'intimé, étaient de meilleure qualité que les pneus initiaux, ce que les recourants ne contestent du reste pas. Déterminer ce qu'une personne a su, envisagé, voulu ou accepté relève du contenu de la pensée, à savoir de faits "internes", qui, en tant que tels, lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'ils n'aient été retenus de manière arbitraire (ATF 147 IV 439 consid. 7.3.1; 141 IV 369 consid. 6.3). Les recourants ne démontrent pas et on ne décèle pas, sur la base de ces éléments, que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant que l'intimé n'avait pas la volonté d'incorporer à son patrimoine des pneus appartenant à autrui. Dans la mesure où ce qui précède suffit pour confirmer l'acquittement de l'intimé, au motif qu'il ne peut être démontré son dessein d'enrichissement illégitime, il convient de rejeter les griefs des recourants, dans la mesure de leur recevabilité. Au demeurant, compte tenu de ce qui précède, il importe peu de connaître le degré d'usure des pneus lors de la reprise du véhicule ou si la propriété des recourants sur ces pneus a été prouvée.