Citation: 1B_35/2008 18.02.2008 E. 3

Le recourant ne cite aucune norme, ni de droit cantonal de procédure, ni de droit constitutionnel. On peut toutefois comprendre que, non assisté, il invoque implicitement la garantie générale et subsidiaire de l'art. 29 al. 3 Cst., selon laquelle toute personne a doit à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert (ou, en d'autres termes, lorsque les intérêts de la justice l'exigent [art. 6 par. 3 let. c CEDH]). En l'espèce, l'objet du litige est limité à la question de l'assistance d'un avocat au stade du dépôt de la demande de relief et de son examen par l'autorité compétente. Par courrier du 28 septembre 2007, le recourant a manifesté son opposition au jugement par défaut auprès du Président de la Cour de justice. Conformément à l'art. 331 du Code de procédure pénale genevois (ci-après: CPP/GE), il a, à cette occasion, fait valoir les motifs pour lesquels il ne s'était pas présenté à son deuxième procès. Il a également allégué n'avoir eu que tardivement connaissance de son jugement. L'opposition motivée a été déposée et le recourant n'expose pas en quoi l'assistance d'un avocat lui serait au surplus nécessaire à ce stade. Il ne fait en particulier pas valoir qu'il devrait encore, d'une manière ou d'une autre, se déterminer sur la recevabilité de son opposition. Dans ces circonstances, on ne voit donc pas en quoi le Président de la Cour de justice aurait violé le droit constitutionnel fédéral en déniant au recourant le bénéfice de l'assistance judiciaire à ce stade. Cela ne signifie cependant pas que le recourant ne pourra pas requérir à nouveau l'assistance judiciaire en fonction des démarches qu'il pourrait être amené à entreprendre dans le cadre de cette procédure.