Citation: 5F_25/2023 E. 2.3

2.3. L'argumentation développée par la recourante procède manifestement d'une mécompréhension de la décision dont elle souhaite la révision. Pour l'essentiel, elle vise à faire passer la décision rendue par les tribunaux anglais les 17 et 20 décembre 2021 comme une "décision de retour" fondée sur l'art. 7 CLaH96 permettant de faire revenir immédiatement sa fille au Royaume-Uni. S'ensuit une explication par laquelle la recourante prétend que l'arrêt déféré, s'écartant de la teneur exacte de la décision anglaise susmentionnée, retiendrait que celle-ci se basait sur le droit anglais et non sur la disposition précitée, circonstance induisant une erreur déterminante pour le sort de la cause. A l'évidence, la recourante confond compétence et droit applicable, lui étant rappelé que l'art. 7 CLaH96 traite de la compétence préservée de l'État de l'ancienne résidence habituelle de l'enfant suite à un déplacement illicite, et non du droit applicable, et que l'arrêt déféré n'exclut pas la compétence des tribunaux anglais sur le fondement de la disposition invoquée, question qui fait précisément l'objet du renvoi à la cour cantonale (arrêt 5A_339/2023 consid. 5.5.3). Dans cette perspective, sa motivation - dont on peut douter qu'elle porte sur une question factuelle - apparaît dépourvue de toute pertinence. L'on renverra enfin la recourante au consid. 5.4 de l'arrêt querellé s'agissant des possibilités d'obtenir le retour de l'enfant sur la base de la CLaH96, étant souligné qu'une telle éventualité n'est qu'indirecte.