Citation: 2C_280/2018 E. 7.1

7.1. Le recourant tente en premier lieu de se prévaloir de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr qui dispose qu'après dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité subsiste si l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est réussie. Un tel grief n'a en l'occurrence aucune pertinence, car la disposition invoquée par le recourant n'entre manifestement pas en ligne de compte dans le cas d'espèce. Selon les constatations cantonales et comme l'admet le recourant lui-même, la durée de la vie commune des époux, qui sont mariés depuis moins de trois ans, n'a duré qu'à peine 10 mois jusqu'à ce que l'épouse du recourant décide de se séparer de celui-ci. La première des deux conditions imposées par l'art. 50 al. 1 let. a LEtr n'est donc manifestement pas remplie. Comme il s'agit de deux conditions cumulatives (ATF 140 II 289 consid. 3.8 p. 298), il importe peu que le recourant se prévale d'une intégration réussie. Le recourant cherche à bénéficier de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr en invoquant l'art. 49 LEtr, lequel prévoit une exception à l'exigence du ménage commun lorsque la communauté familiale est maintenue et que des raisons majeures justifient l'existence de domiciles séparés. Ce faisant, il présente une argumentation qui confine à la témérité. Comme il l'a déjà été vu (cf. supra consid. 6), aucun élément ne permet de retenir le maintien de la communauté conjugale, ce qui exclut d'emblée l'application de l'art. 49 LEtr.