Citation: 5A_844/2023 E. 4.2

4.2. Force est d'emblée de constater que, s'agissant de la constatation des faits, l'autorité précédente s'est référée au motif de l'art. 310 let. b CPC (constatation inexacte des faits) prévu dans la procédure d'appel, et non à celui figurant à l'art. 450a al. 1 ch. 2 CC (constatation fausse ou incomplète des faits pertinents), applicable en matière de protection de l'enfant devant l'instance judiciaire de recours par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC. Il en va de même pour ce qui est de la motivation de l'acte de recours, l'autorité cantonale s'étant référée à l'art. 311 al. 1 CPC et non à l'art. 450 al. 3 CC (également applicable in casu par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC), dont les exigences en matière de motivation et de forme ne doivent pas être élevées (arrêt 5A_922/2015 du 4 février 2016 et les références citées; Message du 28 juin 2006 concernant la révision du code civil suisse [Protection de l'adulte, droit des personnes et droit de la filiation], FF 2006 6635, 6717). Cela étant, le recourant ne conteste pas l'application des dispositions retenues par la juridiction précédente et n'explique a fortiori pas en quoi la subsomption cantonale relative au défaut de motivation du recours dans la critique de l'établissement des faits serait arbitraire ou violerait le droit à l'aune des art. 450 al. 3 et 450a al. 1 ch. 2 CC. Le recourant semble en outre procéder à une confusion en tant qu'il reproche à la cour cantonale d'avoir refusé de retenir de nombreux faits au prétexte qu'il n'aurait pas démontré l'"arbitraire" dans leur établissement. On cherche en effet en vain dans l'arrêt querellé la trace d'une telle motivation et il est fort probable que l'intéressé se réfère en réalité au développement selon lequel il n'aurait pas motivé en quoi les faits qu'il alléguait auraient été omis de manière "inexacte" de la décision de première instance, ce qui ne relève toutefois pas de l'arbitraire. Finalement, le recourant se méprend lorsqu'il se plaint de la violation de la maxime d'office en relation avec l'établissement d'office des faits, dès lors que cette maxime concerne les conclusions prises par les parties et non l'établissement des faits (cf. art. 446 al. 1 et 3 CC, applicables par analogie à l'autorité de protection de l'enfant selon le renvoi de l'art. 314 al. 1 CC et également applicables devant l'instance judiciaire de recours, cf. arrêts 5A_770/2018 du 6 mars 2019 consid. 3.2; 5A_922/2017 du 2 août 2018 consid. 5.1; 5A_327/2013 du 17 juillet 2013 consid. 3.1). Il s'ensuit que le grief est irrecevable.