Citation: 2C_285/2021 E. 1

A.________SA, auparavant B.________SA (ci-après : l'intéressée), société inscrite au registre du commerce du canton de Genève, a obtenu de l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève, le 22 septembre 2014, en faveur de C.________, ressortissante mexicaine, une autorisation de séjour avec activité lucrative valable douze mois et subordonnée à la concrétisation des projets exposés à l'appui de la demande. Cette autorisation a été renouvelée régulièrement sous conditions, la dernière fois, jusqu'au 13 octobre 2019. Par décision du 20 décembre 2019, l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de C.________. Les objectifs annoncés dans le business plan fourni dans le cadre de la première demande d'autorisation de travail de février 2014 n'avaient pas été atteints. En effet, il était prévu que la société (family office) ait des fonds sous gestion de CHF 150'000'000.- la première année, CHF 250'000'000.- la deuxième année, CHF 350'000'000.- la troisième année, avec des revenus nets respectifs de CHF 207'000.-, CHF 960'000.- et CHF 1'438'000.-. L'effectif devait s'élever après trois ans à cinq employés, soit une masse salariale de CHF 550'000.-. Or, la réalité était bien différente puisque la société avait fait en 2018 un bénéfice avant impôt d'un peu moins de CHF 3'000.- et qu'une perte était attendue pour 2019. L'effectif se réduisait à C.________. Par jugement du 13 août 2020, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a rejeté le recours que l'intéressée avait déposé contre le décision rendue le 20 décembre 2019 par l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève. Par arrêt du 2 mars 2021, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours que l'intéressée avait déposé contre le jugement rendu le 13 août 2020 par le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève.