Citation: 4A_200/2009 26.06.2009 E. 4

4.1 Dans la partie de son mémoire intitulée "Rappel des faits", la recourante consacre un chapitre aux "faits établis, mais non retenus par la Cour d'appel" (acte de recours, p. 10 s.). L'ancien droit réservait expressément la possibilité de compléter les constatations de la dernière autorité cantonale (art. 64 OJ). Bien qu'il ne règle pas spécifiquement la question, le nouveau droit n'exclut pas cette faculté. Cependant, comme c'était déjà le cas auparavant, celle-ci n'entre en ligne de compte que si la décision attaquée ne contient pas les constatations nécessaires à l'application du droit fédéral, alors que les faits pertinents passés sous silence ont été allégués en conformité avec les règles fixées par la procédure cantonale et qu'un complètement de l'état de fait est encore objectivement possible, conditions dont la réalisation doit être établie par la partie qui se plaint des constatations lacunaires de l'autorité précédente (arrêt 4A_509/2008 du 3 février 2009 consid. 1.3 et les références). En l'espèce, la recourante n'a pas satisfait à ces exigences. Elle s'est contentée, en effet, de faire référence à des témoignages - ceux de A.________, de B.________ et du traducteur-juré - sans indiquer où et quand elle aurait allégué les faits non retenus que les dépositions visées par elle seraient censées étayer. Il n'y a donc pas matière à compléter les constatations de la Cour d'appel. 4.2 Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il peut toutefois s'en écarter si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte (art. 105 al. 2 LTF), notion qui correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité verse dans l'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1; 118 Ia 28 consid. 1b). Dans une argumentation essentiellement appellatoire, la recourante soutient, en premier lieu, que la Cour d'appel n'a pas pris en compte les déclarations de B.________, faites dans le cadre d'une autre procédure prud'homale, de même que celles faites par cette personne dans la présente procédure, lesquelles établiraient que l'intimé a été le seul employé de la recourante en Suisse à bénéficier du versement de commissions. Force est de constater ici derechef que la recourante n'indique pas où ni quand elle aurait allégué le fait à prouver par ce témoignage. En réalité, comme l'intimé le relève à juste titre dans sa réponse, il semble que la recourante ait soutenu le contraire devant les instances cantonales. Preuve en sont, par exemple, les allégations, faites sous chiffres 45 et 46 de son mémoire d'appel du 23 juillet 2008, où elle critique les premiers juges pour avoir omis de rappeler que d'autres employés avaient déjà reçu des commissions. La Cour d'appel se voit encore reprocher de ne pas avoir pris en considération les déclarations de A.________ relatives aux instructions qu'il aurait données à B.________ dans le cadre de la rédaction du contrat de travail de l'intimé. Cependant, la recourante s'abstient, une fois de plus, d'indiquer quand et où elle aurait allégué le fait que viendraient étayer les déclarations de ce témoin, ce qui rend son grief irrecevable. 4.3 Cela étant, la Cour de céans se basera sur les seuls constatations faites par l'autorité précédente lorsqu'elle examinera, ci-après, les arguments juridiques développés par la recourante.