Citation: 5D_119/2008 03.11.2008 E. 2

2.1 Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'application du Code de procédure civile du canton du Valais du 24 mars 1998 (RS-VS 270.1; ci-après: CPC VS). Il fait grief à l'autorité cantonale d'avoir déclaré sa demande de récusation irrecevable, faute de motivation suffisante, sans lui avoir donné au préalable la faculté, prévue à l'art. 66 al. 3 CPC VS, de compléter son argumentation si elle manque de clarté et de précision ou si elle est incomplète; partant, le juge précédent aurait violé son droit d'être entendu, concrétisé par cette disposition cantonale. 2.2 Autant qu'elle soit suffisamment motivée (cf. supra, consid. 1.4), cette critique est infondée. Certes, le juge précédent a constaté que l'intéressé se bornait à reprocher au juge de district les termes de sa détermination du 6 juin 2008, ainsi que sa manière d'appréhender le différend qui l'oppose à son épouse; il a considéré que cette motivation, par trop générale, était insuffisante et, partant, irrecevable puisqu'elle ne permettait de déterminer ni le motif de récusation (facultative ou obligatoire) ni les actes du juge qui sont en cause. Dans une motivation subsidiaire, il a néanmoins examiné le fond de la demande de récusation, qu'il a rejetée. Il a estimé que la détermination litigieuse ne souffrait d'aucune critique quant à la forme, que l'inadvertance manifeste qu'elle contenait s'agissant du point de départ du versement de la contribution de l'épouse - que le juge de district a spontanément relevée - ne saurait permettre de douter de son impartialité et enfin que l'annonce d'une dénonciation pénale pour fausse déclaration d'une partie en justice ne constitue pas non plus un motif de récusation dès lors que, ce faisant, le juge ne préjuge en rien du sort des procédures pendantes devant lui. Il résulte de ce qui précède que l'autorité cantonale a instruit les griefs que le recourant dit avoir implicitement soulevés et qu'il développe dans le présent recours. Dans ces circonstances, les moyens tirés de l'application arbitraire de l'art. 66 al. 3 CPC VS et de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. sont infondés.