Citation: 5A_560/2018 E. 1

Par arrêt du 23 mai 2018, la Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours déposé le 13 avril 2018 par A.________ et confirmé la décision rendue le 28 mars 2018 par la Justice de paix du district de Lausanne rejetant la demande de récusation du Juge B.________ déposée le 25 mars 2018 par A.________. La Cour administrative cantonale a retenu que les rapports d'amitié entre le Juge B.________ et le curateur C.________, ainsi qu'entre le Juge B.________ et le Juge cantonal D.________ et ledit curateur n'étaient pas démontrés et que ces liens ne constitueraient pas au demeurant une preuve de la partialité du juge de paix. S'agissant de la prétendue violation de l'art. 409 CC, l'autorité précédente a exposé qu'il s'agissait d'un grief relevant de la conduite du mandat par le curateur - dont l'examen échappe à la compétence de la Cour administrative - ne démontrant aucunement la partialité du juge de paix intimé, d'autant que la critique était tardive, ces faits remontant à l'an 2012. En tant qu'elle s'en prenait au refus de désigner son fils en qualité de curateur, conformément à l'art. 401 CC, la Cour administrative a aussi retenu que ce refus ne constituait pas une preuve de la partialité du Juge B.________ puisque ce magistrat s'était fondé sur des éléments concrets pour fonder sa décision. Le grief de violation du droit d'être entendue de la recourante a également été écarté par la cour cantonale, dès lors que celle-ci avait été convoquée à l'audience du 20 mars 2018 quatre mois auparavant, ce qui lui avait laissé le temps pour mandater un avocat, qu'une interprète s'était tenue à ses côtés durant l'audience, qu'elle avait pu relire ses propos verbalisés, et que le refus de laisser son fils l'assister était justifié par la nécessité d'entendre la recourante seule pour s'assurer que ses propos reflétaient sa volonté et n'étaient pas influencés par la présence de son fils.