Citation: C 137/04 09.05.2005 E. 4

En l'espèce, le recourant a requis l'allocation d'indemnités de chômage par demande du 13 février 2001, soit quelque temps après avoir déposé, le 24 novembre 2000, une demande de prestations auprès de l'assurance-invalidité. Dès lors, les indemnités de chômage versées depuis le 21 mars 2001 jusqu'au mois de juillet 2002 doivent être considérées comme des avances de la caisse de chômage jusqu'à droit connu sur la demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par décision de l'office du 28 octobre 2002, le recourant a été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité, fondée sur une incapacité de gain de 100 % à partir du 1er janvier 2001. Dès lors qu'il a ainsi été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité pendant la même période que celle au cours de laquelle il a perçu des indemnités journalières de chômage, il est tenu de restituer ces dernières, conformément à la jurisprudence mentionnée ci-dessus. Le montant soumis à restitution étant proportionnel au degré d'incapacité de gain subi par l'intéressé, soit en l'occurrence 100 %, c'est à juste titre que la caisse de chômage a requis et obtenu la restitution de l'intégralité des indemnités journalières versées, à savoir 14'635 fr. 25. En tant que la somme des prestations d'assurance-invalidité sujette à compensation avec le montant précité s'élève à 107'772 fr., l'obligation de restituer faite au recourant ne saurait être remise, l'ensemble des dettes documentées au dossier étant couvert.