Citation: 4C.294/2005 21.12.2005 E. A

X.________ SA est une société active dans le conseil en matière économique, commerciale et fiscale. Dès le 1er août 2003, elle a engagé A.________ au sein de son service juridique et fiscal. Le salaire fut d'abord fixé à 7'500 fr., puis à 7'600 fr. par mois dès janvier 2004, pour quarante heures de travail par semaine; un treizième salaire de 7'700 fr. et une indemnité mensuelle de 200 fr. pour les frais étaient également convenus. En mars 2004, le directeur fit remarquer à A.________ qu'il n'accomplissait pas suffisamment d'heures de travail susceptibles d'être facturées aux clients. Au mois de mai suivant, une demande d'augmentation de salaire fut rejetée au motif que l'activité fournie était jugée insuffisante. Peu après, le président du conseil d'administration chargea plusieurs collaborateurs de contrôler les heures de présence de A.________. Il rappela à celui-ci qu'il était tenu à quarante heures de travail par semaine et que les collaborateurs devaient en principe être présents au bureau dès neuf heures le matin. Le 3 juin 2004, en présence de quatre témoins, il lui remit une note ainsi libellée: « A.________, nous te rappelons une nouvelle et dernière fois que les horaires de travail dans notre société sont de huit heures par jour, cinq jours par semaines, ce que tu sembles avoir manifestement oublié ». A.________ refusa de contresigner ce document. Dans l'après-midi du lendemain, le vendredi 4 juin, A.________ se mit à lire un journal dans la pièce où se trouvait la réception. Le directeur lui demanda s'il n'avait rien d'autre à faire, de sorte qu'il interrompit sa lecture et retourna travailler. Il revint toutefois à la réception et emmena ostensiblement le journal dans son bureau. Ce fait fut rapporté au directeur. Le mardi 8 juin 2004, A.________ fut licencié avec effet immédiat.