Citation: 6B_903/2023 E. 2.4.2

2.4.2. Il ressort de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral, que la haie n'a pas été durablement abîmée par l'intervention de l'intimé, outre que l'usage de désherbant sur la parcelle des recourants n'a pas été établie. En affirmant que la taille des haies aurait modifié l'apparence des arbres et que cette atteinte ne serait pas immédiatement réversible sans frais ni efforts, respectivement que l'intimé aurait intentionnellement versé du désherbant sur la haie, les recourants s'écartent de l'état de fait cantonal, sans démontrer que celui-ci est manifestement inexact ou arbitraire, si bien que son grief est irrecevable. Il ne démontre pas plus, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis de prendre en compte le témoignage de E.________, respectivement aurait omis d'établir que la taille des haies aurait provoq ué des trous. Cette motivation est par conséquent aussi irrecevable. A cet égard, on peut rappeler que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183); la motivation peut par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565; arrêt 6B_388/2023 du 4 décembre 2023 consid. 1.3.1). Sur la base des faits établis sans arbitraire, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en concluant à l'absence d'atteinte à la substance de la chose et, partant, de tout dommage. Le grief tiré de la violation de l'art. 144 CP se révèle infondé. Il est, partant, rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.