Citation: 7B_740/2023 E. B

Par arrêt du 27 février 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement. En bref, il ressort de cet arrêt les faits suivants. B.a. Le 10 janvier 2018, A.________, qui se trouvait en U.________ depuis le mois de mai 2017, est rentré à son domicile à Genève, rue ________. Son épouse B.________ - qui avait déposé une demande de divorce et ne souhaitait pas reprendre la vie commune - ne s'attendait pas à la présence de son époux à leur domicile car elle le croyait installé durablement en Afrique. Au moment où elle a tenté de joindre la police par téléphone, A.________ l'a saisie fortement par le bras gauche, lui provoquant un hématome, qui a été objectivé dans un certificat médical daté du 12 janvier 2018. A raison de ces faits, A.________ a été reconnu coupable de lésions corporelles simples (art. 123 CP). B.b. Le même jour, alors que les agents de police alertés par B.________ entraient au domicile des époux, A.________ leur a résisté. Il les a empêchés d'accomplir un acte entrant dans leurs fonctions alors qu'ils souhaitaient procéder à une palpation de sécurité, les contraignant ainsi à recourir à la force pour le maîtriser. Le rapport d'interpellation émis par les agents de police le 10 janvier 2018 indiquait que leur présence avait été requise à l'adresse des époux par B.________ pleurant au téléphone. La porte de l'appartement avait été ouverte par A.________, lequel était resté calme jusqu'à ce que le gendarme C.________ lui demande de sortir les mains de ses poches, ce à quoi il s'était farouchement opposé malgré des injonctions répétées. Au moment où le gendarme tentait une palpation des poches avant du pantalon de A.________, celui-ci, dans une colère incompréhensible, avait posé sa main sur la poitrine de l'agent afin de le maintenir à distance et s'était opposé à la palpation de sécurité. L'intervention de force de deux collègues avait été nécessaire. A raison de ces faits, A.________ a été reconnu coupable d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP).