Citation: 9C_664/2017 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a constaté que, pour admettre l'exigibilité d'une période d'abstinence destinée à faciliter la détermination du diagnostic et l'étendue de la capacité de travail de l'assuré, l'office intimé s'était fondé sur l'expertise du CEMed. Elle en a résumé la teneur qu'elle a jugée concordante avec la position du SMR. Elle a déploré l'existence d'erreurs dans le rapport d'expertise mais a relevé que celles-ci n'influençaient en rien les conclusions médicales. Elle a également déploré que les experts du CEMed n'aient pas eu connaissance des résultats d'une autre expertise mise en oeuvre sur demande de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA; rapport des services psychiatriques C.________ du 9 avril 2014) mais a souligné que ce rapport ne remettait pas en cause l'objectif visé par la période d'abstinence dans la mesure où les services psychiatriques C.________ ne s'étaient pas attachés à déterminer l'origine de la symptomatologie psychotique (indépendante ou liée à la consommation de produits stupéfiants) déterminante seulement dans le cadre de l'assurance-invalidité. Elle a dès lors reconnu le caractère convaincant de l'expertise du CEMed. Elle a confirmé que l'administration pouvait légitimement exiger du recourant une période d'abstinence en vue de procéder à des investigations plus approfondies et, compte tenu du défaut de collaboration de l'assuré, refuser d'entrer en matière sur la demande de prestations.