Citation: 4A_139/2023 E. 2

Le 8 juillet 2021, A.________ a appelé de ce jugement auprès de la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève. Elle a produit diverses pièces nouvelles. Statuant par arrêt du 23 janvier 2023, la cour cantonale a rejeté l'appel et confirmé le jugement attaqué. En bref, elle a constaté que, lorsque l'appelante avait pris à bail l'appartement concerné en 1994, celui-ci était vétuste, ce que savait l'intéressée puisque le loyer avait été fixé en conséquence à 600 fr. par mois. Par jugement du 30 mai 2005, le Tribunal des baux et loyers genevois avait ordonné au bailleur d'exécuter dans les règles de l'art des travaux de suppression de la cause des infiltrations d'eau dans l'appartement concerné et de remise en état de la tabatière située en toiture, tout en accordant une réduction de loyer de 20 % dès le 1er mars 2004 jusqu'à l'exécution de ceux-ci. Sur la base des preuves à sa disposition, la cour cantonale a retenu que le défaut lié à la tabatière avait été supprimé en juillet 2008 et que la cause des infiltrations d'eau ayant partiellement justifié la baisse de loyer avait été éliminée dès août 2015. L'appelante n'était ainsi pas en droit de retenir 20 % du loyer pour ce motif après cette date. Par ailleurs, s'il avait manifesté, par actes concluants, son intention de renoncer à 20 % du loyer pour la période comprise entre août 2015 et octobre 2017, le bailleur avait indiqué à l'appelante qu'il entendait percevoir l'entier du loyer convenu dès le 1er novembre 2017. Le montant réclamé par le bailleur à l'appelante était dès lors justifié. La cour cantonale a en outre estimé que l'appelante n'était pas en droit de refuser de payer le montant des loyers en souffrance, dans le délai comminatoire qui lui avait été fixé à cet effet par le bailleur, en opposant en compensation une créance en lien avec l'aggravation d'anciens défauts et la présence de nouveaux vices. Si l'intéressée souhaitait faire valoir une créance en compensation, elle aurait dû consigner son loyer, ce qu'elle n'avait pas fait. Enfin, l'appelante avait échoué à démontrer que le congé litigieux avait été donné en représailles à sa réclamation de février 2017 relative à de nouveaux défauts.