Citation: 6B_371/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, c'est en vain que le recourant soutient que les agissements qui lui sont reprochés ne constitueraient pas une contribution causale à l'infraction permettant de retenir une complicité. Pour cause, il ressort de l'état de fait cantonal - lequel lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) à défaut pour le recourant d'avoir démontré qu'il serait entaché d'arbitraire (cf. supra consid. 1) - que le recourant a mené K.________ sur les lieux de son agression, sachant pourtant ce qui l'y attendait (l'ayant notamment constaté le jour précédent), en particulier la violence dont faisaient preuve ses comparses, ce qui l'a fait rire, et alors même qu'il considérait avoir fait une " grosse connerie " (jugement attaqué consid. 3.3). À cet égard, il sied de relever que le fait que D.________ ait demandé à un autre d'aller chercher K.________ ne constitue en aucun cas un élément propre à démontrer que la participation du recourant aurait été moindre. Au contraire, le recourant a pris la décision de participer à ce "rabattage" en toute connaissance de cause, alors que rien ne l'y obligeait, ce qui est le signe d'une forte adhésion aux agissements de ses comparses. Quant à l'argument du recourant selon lequel ses agissements n'auraient eu aucune influence, compte tenu du fait que K.________ savait parfaitement où aller, il doit également être écarté, le passage des déclarations du précité cité par le recourant (" Je savais où me rendre exactement, je peux vous montrer le lieu ") étant incomplet. Ainsi, il ressort également des déclarations en question que le rendez-vous avec K.________ avait initialement été fixé à ce qu'il appelle " l'octogone " où se trouvent des chaises en métal (procès-verbal de l'audition de K.________ du 4 septembre 2019, p. 4, soit le lieu annoté par le n° 1 sur le plan annexé), lieu exposé au public, mais qu'une fois arrivé sur place, des jeunes, dont faisait partie le recourant, lui ont dit d'aller - et l'ont accompagné - au parc situé plus bas en direction du centre-ville, soit le lieu final des agressions des 30 août et 1er septembre 2019 ( ibidem, p. 5, soit le lieu annoté par le n° 2 sur le plan annexé), lieu beaucoup plus discret que le premier. À ce propos, K.________ a par ailleurs déclaré: " Je me suis dit que ça sentait mauvais et j'ai commencé à me méfier. Je ne comprenais pas pourquoi le vendeur ne venait pas simplement à l'arrêt de bus pour la transaction. J'ai hésité à faire marche arrière [...]" ( ibidem, p. 5). Dans ces circonstances, l'utilisation par la cour cantonale du terme "guet-apens" prend tout son sens. Il convient encore de relever que K.________ n'avait jamais vu le groupe dont faisait partie le recourant ( ibidem, p. 4), de sorte que le "rabattage" auquel celui-ci a participé était d'autant plus central. Pour ces motifs, le grief est rejeté.