Citation: 9C_8/2024 E. 5

Sous couvert d'une constatation manifestement inexacte des faits, la recourante reproche en réalité aux premiers juges d'avoir arbitrairement apprécié les preuves concernant l'évolution de sa situation médicale depuis la décision du 12 août 2013. Elle soutient en substance que les avis de ses médecins traitants (établis postérieurement au rapport d'expertise et concordants quant à l'existence d'une détérioration de son état de santé) font douter de la pertinence des conclusions des experts de SMEX SA. Elle fait singulièrement grief au tribunal cantonal d'avoir ignoré le rapport établi par le docteur B.________ le 7 décembre 2022 et, partant, les différentes affections qui y sont attestées. Elle lui reproche aussi d'avoir arbitrairement interprété le rapport du docteur E.________ du 14 décembre 2022 ainsi que le rapport d'expertise quant à l'existence d'un trouble dépressif (plutôt que d'une dysthymie) et d'un trouble hypocondriaque. Elle fait finalement grief à la juridiction cantonale de ne pas avoir pris en compte le rapport de la doctoresse C.________ du 7 décembre 2022 (qui estimait nécessaire de procéder à une "évaluation standardisée") et de ne pas avoir complété l'expertise sur le plan neurologique.