Citation: 5A_137/2009 08.11.2010 E. 7

7. Acomptes d'impôts 2002 7.1 La cour cantonale a retenu que, au cours de l'année 2002, les parties ont payé des acomptes provisionnels d'impôt cantonal à hauteur de 78'090 fr. par le débit de leur compte professionnel commun; les parties ont été taxées séparément pour l'année 2002. L'époux a établi que 38'237 fr. 25 ont été prélevés par l'administration fiscale sur ces acomptes, pour être affectés au paiement des impôts cantonaux 2001 des parties, les taxations adressées au seul nom de l'époux concernant également l'épouse puisque les parties étaient encore taxées ensemble cette année-là. Selon un courrier de l'administration fiscale cantonale du 10 juillet 2007 répartissant entre les parties l'impôt cantonal et communal (ci-après: ICC) et l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) pour l'année 2001, l'époux était débiteur de 71'750 fr. 35 à titre d'ICC et de 25'618 fr. 15 à titre d'IFD, alors que la recourante était débitrice de 109'931 fr. 40 à titre d'ICC et de 33'868 fr. 30 à titre d'IFD. La cour cantonale a considéré que, dans la mesure où la recourante n'a pas établi avoir versé plus que les montants qu'elle doit encore pour l'année 2001, c'était avec raison que le tribunal de première instance l'avait déboutée de ses prétentions concernant les acomptes provisionnels pour l'année 2002. 7.2 La recourante invoque qu'elle "ne voit pas en quoi le fait qu'elle (et d'ailleurs pourquoi elle seule ?) doive ou non encore des montants au fisc pour 2001 serait relevant pour 2002, le compte professionnel de chèques postaux des parties ayant versé une série d'acomptes pour un total de 78'090 fr. à valoir sur l'imposition 2002, tandis que le montant restitué par l'Administration Fiscale a été porté au seul crédit de l'intimé". 7.3 Par cette seule affirmation, la recourante ne démontre pas que la cour cantonale aurait, à tort, pris en considération le solde d'impôt 2001 des parties pour trancher sa prétention en rapport avec les acomptes provisionnels 2002, ni qu'elle aurait payé plus que ce qu'elle devait pour 2001. Partant, son grief est infondé.