Citation: 4C.201/2005 21.02.2006 E. 7

Dès lors qu'aucune des deux motivations présentées par la cour cantonale ne permet de justifier le rejet des prétentions en dommages-intérêts pour harcèlement psychologique formées par la demanderesse, le recours doit être admis dans la mesure où il est recevable et le jugement attaqué doit être annulé. Comme le point de savoir si la demanderesse a effectivement été victime de mobbing à l'origine de son invalidité durant son emploi auprès de la défenderesse n'est pas définitivement établi (cf. arrêt 4P.239/2005 précité), la Cour de céans ne peut statuer sur les dommages-intérêts réclamés à ce titre. De toute manière, comme le relève pertinemment la demanderesse, il lui manquerait les éléments de fait suffisants pour établir le dommage. Cette incertitude ne permet pas non plus d'exclure d'emblée l'existence d'un licenciement abusif (cf. supra consid. 3). Il convient donc, en application de l'art. 64 al. 1 OJ, de renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle statue dans le sens des considérants.