Citation: 1B_248/2007 20.11.2007 E. 6

En l'espèce, le Tribunal d'accusation a retenu que le recourant avait déjà fait l'objet d'une condamnation en 2002, notamment pour vol, violation de domicile ainsi qu'infraction et contravention à la loi fédérale sur le stupéfiants. Il a également souligné que les faits qui étaient actuellement reprochés à ce dernier étaient graves. Par ailleurs, le recourant avait admis consommer occasionnellement de la marijuana. Le soir des faits, il était sous l'emprise d'alcool (1,02g ‰ à l'éthylomètre) et de marijuana. Sa femme avait confirmé que, environ quatre mois avant l'incident, il avait changé de comportement et que cela se traduisait notamment par des excès d'alcool de plus en plus fréquents. La Cour cantonale a également mentionné qu'il ressortait d'un entretien avec la Dresse B.________, psychiatre en milieu pénitentiaire, que le recourant présentait un "tableau psychiatrique important" justifiant la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique, qui était la seule à même de déterminer l'existence d'un risque de récidive. Le Tribunal d'accusation a enfin relevé que la Dresse B.________ avait déclaré, le 21 septembre 2007, que l'état du recourant se détériorait, qu'il était médicalisé de force pour dépression et qu'il était impulsif de même que potentiellement auto-, voire hétéro-agressif.