Citation: 6B_1059/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant affirme qu'en raison de sa libération dans le dispositif pour certaines infractions, la cour cantonale aurait dû supprimer certains passages du jugement de première instance et qu'en refusant d'épurer le jugement elle aurait violé sa présomption d'innocence. Dans la mesure où le recourant entend critiquer le jugement de première instance, son grief est irrecevable. Pour ce qui est du raisonnement de la cour cantonale, elle a estimé, à juste titre, que rien n'empêchait le juge pénal amené à examiner une accusation au terme de l'enquête de déterminer si celle-là était factuellement fondée ou non, cette question restant pertinente pour statuer sur les frais et les conclusions civiles. On comprend que la cour cantonale a considéré que les premiers juges avaient constaté que les éléments au dossier permettaient de nourrir des soupçons de commission d'infractions, dès lors notamment que le recourant avait reconnu les violences verbales et physiques et que l'intimée était crédible, sans toutefois déclarer de manière claire que celui-ci se serait rendu coupable d'infractions pénales pour lesquelles il avait été acquitté définitivement. D'ailleurs, sous l'angle de l'art. 426 al. 2 CPP, la cour cantonale a estimé que le recourant, qui avait admis les violences et les menaces, avait donné lieu à cette procédure par son comportement illicite à l'égard de la personnalité de la victime et devait supporter l'essentiel des frais. La cour cantonale s'est essentiellement fondée sur une approche civile, sans donner l'impression qu'il existait une culpabilité pénale pour ces faits. La motivation de la cour cantonale n'emporte, dès lors, pas violation de la présomption d'innocence. Le grief doit en conséquence être rejeté, dans la mesure où il est recevable.