Citation: 5A_348/2015 E. 2.4

2.4. Le créancier gagiste peut - comme en l'espèce (ch. 6 de l'acte de nantissement spécial) - être autorisé par le contrat de gage à vendre de gré à gré l'objet du gage, pour autant que celui-ci ne soit ni saisi ni séquestré (ATF 118 II 112 consid. 2; 136 III 437 consid. 3.3, avec les nombreuses citations). D'après la jurisprudence, le débiteur qui entend faire valoir qu'une telle convention interdit au créancier gagiste d'agir par une poursuite ordinaire avant d'avoir réalisé le gage doit soulever ce moyen par la voie de l' opposition, et non par celle de la plainte aux autorités de surveillance (ATF 73 III 13; idem : ATF 54 III 241, lorsque le créancier gagiste ouvre une poursuite en réalisation de gage au lieu de procéder d'abord à une vente de gré à gré). Dans le cas présent, il ne résulte pas des faits constatés par la juridiction cantonale (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que le recourant aurait invoqué pareille exception.