Citation: I 794/04 01.05.2006 E. 4

Dans un premier moyen, la recourante fait grief à la juridiction cantonale d'avoir entériné le taux d'invalidité ménagère retenu par l'office en regard d'un rapport d'enquête économique contradictoire et incohérent. En particulier, elle leur reproche d'avoir retenu un empêchement de 25,5 % dans l'accomplissement des tâches ménagères alors que les constatations de l'enquêtrice auraient dû conduire à lui reconnaître un taux minimal de 67,5 % en regard des atteintes physiques dont elle souffre. Cette appréciation est selon elle d'autant plus critiquable que l'office et la juridiction cantonale lui ont reconnu une incapacité totale de travail dans un domaine d'activité quasiment identique puisque l'assurée exerçait le métier de concierge. Elle ajoute que les méthodes d'évaluation bien que différentes selon que l'on envisage l'invalidité sur le plan professionnel ou ménager ne suffisent pas à justifier une discordance aussi flagrante. En conclusion, elle considère comme inconcevable qu'une personne souffrant d'atteintes à la santé telles qu'elle ne puisse plus du tout travailler comme concierge soit en revanche reconnue apte à près de 75 % à effectuer ses propres tâches ménagères. Dans un second grief, la recourante se prévaut d'une constatation incomplète des faits dans la mesure où ni l'office ni la juridiction cantonale n'ont tenu compte du caractère invalidant du trouble dépressif récurrent dont elle souffre et requiert un complément d'instruction en ce sens.