Citation: 6B_590/2020 E. 1.6

1.6. Ce qui précède conduit à l'admission du recours, puisqu'il apparaît que la circonstance atténuante de l'art. 48 let. e CP n'a pas été appliquée à toutes les infractions qui étaient concernées par l'écoulement du temps au regard de la jurisprudence précitée (cf. consid. 1.1 supra). L'arrêt attaqué doit être annulé et la cause ren-voyée à l'autorité cantonale pour nouvelle décision. L'autorité cantonale devra tenir compte, à cet égard, de la date à laquelle elle établira les faits concernant la fixation de la peine, soit la date de la décision à venir. Elle devra également, conformément aux principes rappelés précédemment (cf. consid. 1.5 supra), infliger au recourant la peine qui, au vu de l'ensemble des circonstances, lui paraîtra appropriée, en tenant compte notamment de la situation personnelle de ce dernier au moment de statuer à nouveau. Sous cette réserve, l'autorité cantonale pourra se fonder sur les quotités des peines fixées dans l'arrêt attaqué, le recourant n'ayant aucunement critiqué celles-ci, non plus que la méthodologie employée pour cal-culer la sanction. Enfin, s'agissant des infractions pour lesquelles les deux tiers du délai de prescription de l'action pénale ne seront pas encore écoulés, l'autorité cantonale demeurera libre d'apprécier si et dans quelle mesure l'art. 48 let. e CP pourrait trouver application. Dès lors que l'autorité cantonale devra se prononcer à nouveau sur la question de la peine et sur celle du sursis à l'exécution, le Tribunal fédéral peut, en l'état, se dispenser d'examiner les critiques formulées par le recourant concernant la durée du délai d'épreuve.