Citation: 2C_54/2024 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, dans la mesure où la recourante invoque l'arbitraire (art. 9 Cst.) pour se plaindre de la constatation des faits et de l'appréciation des preuves par la Cour de justice en lien avec le respect des conditions d'octroi de l'aide financière requise, le grief revient à critiquer l'arrêt attaqué sur le fond et est partant irrecevable. Il en va de même en tant qu'elle se prévaut de la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) pour se plaindre du refus des juges précédents, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, de procéder à des mesures probatoires relatives à l'octroi de ladite aide. La recourante ne peut pas non plus se plaindre de manière indépendante de la violation du principe d'arbitraire puisque ce principe ne fonde pas une position juridique protégée invocable dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire (ATF 147 I 189 consid. 1.2.1; 133 I 185 consid. 6; arrêt 2C_490/2022 du 7 mars 2023 consid. 2.2) et qu'un tel examen nécessiterait de se pencher sur le fond. La recourante n'invoque pas non plus de violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, de sorte qu'elle ne mentionne aucun droit constitutionnel de nature procédurale qui lui ouvrirait la voie du recours constitutionnel subsidiaire sous cet angle-là. Elle reproche certes aux autorités cantonales précédentes d'avoir fait preuve d'un formalisme excessif en refusant de lui accorder l'aide requise au motif qu'elle n'était ni propriétaire du fond de commerce, ni titulaire du bail, ni encore exploitante du restaurant. Un tel grief relève toutefois de l'application des normes juridiques régissant le fond du litige, non de la violation d'un éventuel droit constitutionnel procédural. En revanche, le droit à la protection de la bonne foi (art. 9 Cst.), invoqué par la recourante en lien avec la faculté pour celle-ci d'exploiter le restaurant et de requérir des aides pour cas de rigueur en lien avec celui-ci, est susceptible de lui conférer un intérêt juridiquement protégé ouvrant la voie du recours constitutionnel subsidiaire (cf. arrêts 2D_10/2023 du 20 juin 2023 consid. 3.3; 2C_638/2007 du 7 avril 2008 consid. 3.5). Ainsi, le grief de violation de ce droit formulé par la recourante est recevable, dans son principe, sous l'angle de l'art. 115 let. b LTF.