Citation: 5A_985/2022 E. 4.1

4.1. Selon l'arrêt querellé, les constatations de l'expert concernant l'étendue du droit de servitude n'étaient pas contradictoires, ni arbitraires. L'expert avait établi trois variantes: la première correspondant à un droit de superficie avec un usage limité aux constructions et un accès restreint à celles-ci par la cour nord, la deuxième tenant compte d'un droit s'étendant aux cheminements (allées en gravier) entourant les bâtiments ainsi qu'à la terrasse (partie plate d'environ 700 m2) et la troisième comprenant l'accès au parc entourant " X.________ ". Bien que certains termes pouvaient légèrement varier, par exemple: " terrasse ", " terrasse-jardin " ou " terrasse-jardin (en gravier) ", ces variantes correspondaient et répondaient aux exigences de l'ordonnance d'expertise et ne différaient pas de celles figurant dans le rapport complémentaire du 12 mars 2021, qui ne faisait qu'en préciser les surfaces en m2. Dans la mesure où ces trois variantes avaient pour but de permettre trois évaluations du droit de superficie selon son étendue et que ces évaluations n'étaient que des estimations en vue de la vente aux enchères à venir, il ne revenait pas à l'expert de délimiter chaque hypothèse de manière plus précise. À cet égard, les griefs des appelants quant au mesurage des surfaces en m2 effectué par l'expert tombaient à faux dès lors que celui-ci avait indiqué en audience ne pas avoir tenu compte, dans les trois variantes, des surfaces exactes en m2. Selon l'expert, il convenait davantage de prendre en considération une appréciation subjective que procuraient les trois différentes variantes, le nombre de m2 étant relégué au second plan.