Citation: 2P.66/2002 05.03.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179, 46 consid. 1a p. 48). 1.1 Fondée exclusivement sur le droit cantonal, la décision entreprise ne peut être attaquée devant le Tribunal fédéral par aucune voie de recours ordinaire, de sorte que le présent recours de droit public est recevable de ce point de vue (art. 84 OJ). 1.2 Selon l'art. 55a de la loi cantonale sur le statut général de la fonction publique du 5 novembre 1992 (loi sur le personnel, LPers), le Conseil-exécutif statue en unique et dernière instance cantonale sur les recours et les oppositions contre les décisions de transfert des agents et agentes dans le nouveau système de traitement. Par ailleurs, sous l'angle de l'art. 6 par. 1 CEDH, le Tribunal administratif a déclaré irrecevable le recours parallèle qui lui avait été adressé. Le présent recours est donc bien dirigé contre une décision prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). 1.3 Sauf exceptions dont aucune n'est ici réalisée, le recours de droit public a une fonction purement cassatoire (ATF 128 III 50 consid. 1b p. 53; 126 II 377 consid. 8c p. 395; 125 II 86 consid. 5 p. 96 et la jurisprudence citée). Dans la mesure où le recourant demande autre chose que l'annulation de la décision attaquée, ses conclusions sont dès lors irrecevables. 1.4 Le recourant a qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ, du moment qu'il entend défendre ses intérêts patrimoniaux, en faisant valoir qu'à l'occasion de son transfert dans nouveau système de rémunération, il a été privé du bénéfice d'une allocation d'ancienneté à laquelle il avait droit en 1996 pour le calcul du salaire déterminant de 1997.