Citation: 4C.95/2000 13.06.2000 E. 4

4.- a) En ce qui concerne les salaires qui restent dus, la défenderesse se plaint de la manière dont le point de départ de l'intérêt moratoire a été fixé. Sous réserve des exceptions prévues par la loi, le salaire est payé au travailleur à la fin de chaque mois (art. 323 al. 1 CO). Si l'employeur ne s'exécute pas le dernier jour du mois, il est en demeure dès le lendemain (art. 102 al. 2 CO; Manfred Rehbinder, Commentaire bernois, art. 323 CO n° 24); il doit dès lors l'intérêt moratoire au taux de 5% l'an, sauf convention contraire (art. 104 al. 1 et 2 CO). b) L'autorité cantonale a condamné l'employeur à verser l'intérêt moratoire à compter d'une date moyenne. Elle a cependant perdu de vue que, le premier mois ayant été partiellement payé, la somme due pour celui-ci est inférieure à celle des autres mois. Il en résulte une erreur mathématique qui doit être corrigée. Le demandeur, dans ses observations, n'émet d'ailleurs aucune objection à ce sujet. L'intérêt de 5% sera donc fixé à partir du 1er août 1998 sur la somme de 1'200 fr. correspondant au solde du salaire de juillet et dès le 1er octobre 1998 pour les trois mois suivants.