Citation: 7B_1112/2024 E. 1.3.2

1.3.2. Or les explications du recourant à l'appui de ses prétentions civiles n'apparaissent pas suffisantes pour fonder sa qualité pour recourir sur le fond de la cause. Le recourant ne prétend en particulier pas que, précisément en raison des propos incriminés dont il aurait eu connaissance, son état psychique aurait été atteint si gravement au point, par hypothèse, de rendre nécessaire une consultation médicale, voire un suivi thérapeutique, ou, d'une autre manière, de mettre en péril son bien-être ou sa faculté à gérer le quotidien, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Du reste, il admet lui-même avoir retrouvé du travail à l'Université de X.________. On relèvera par ailleurs que le recourant a attendu presque 10 mois avant de déposer plainte pénale pour les propos tenus lors de la séance du 13 janvier 2021 (plainte qui a du reste été déclarée tardive), ce qui relativise d'autant plus l'"impact psychologique" que pourrait avoir eu sur lui, par la suite, la prise de connaissance, en août 2021, de la confirmation écrite de ces propos par leur auteur le 23 février 2021. C'est le lieu de rappeler qu'en matière de délit contre l'honneur, il ne suffit pas d'invoquer une telle infraction pour que l'on puisse automatiquement en déduire l'existence d'un tort moral. Une atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie en principe pas une réparation. L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose en effet que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (arrêts 7B_1018/2024 du 21 octobre 2024 consid. 1.3.2; 7B_705/2023 du 20 novembre 2023 consid. 1.2; 7B_546/2023 du 6 septembre 2023 consid. 1.2). Cela étant, à défaut de plus amples explications quant à l'ampleur de l'atteinte subie en raison des agissements reprochés à B.________, le recourant échoue à démontrer sa qualité pour recourir s'agissant du classement de la procédure pénale en ce qu'elle concerne les infractions attentatoires à l'honneur.