Citation: 6P.112/2003 09.10.2003 E. B

Cette condamnation repose, en bref, sur les faits suivants. Le 5 décembre 1999, E.________ a épousé, selon le rite tamoul, une compatriote, D.________, soeur de A.________. Il a néanmoins poursuivi la liaison qu'il entretenait depuis plusieurs années avec une femme albanaise. Se rendant compte que son mari n'était pas heureux de leur union, l'épouse s'en est ouverte à sa mère et à son frère ainsi qu'à B.________, avec lequel elle entretenait de bons rapports. Après avoir tenté de diverses manières mais sans succès, en janvier 2000, d'intimider E.________, A.________ et B.________ ont décidé, après de nombreuses discussions, de le battre à mort. A cette fin, ils se sont assurés l'assistance d'un complice, C.________, et se sont procurés les accessoires nécessaires à l'exécution de leur projet, avertissant par ailleurs l'épouse de E.________ de leur intention de tuer son mari. Le 24 février 2000, vers 22 heures, A.________ et ses deux comparses se sont rendus au domicile de E.________, avec lequel ils ont entamé normalement une discussion dans le salon. B.________ s'est alors soudainement levé, a aspergé le visage de E.________ avec un spray lacrymogène, et, avec A.________, a entrepris, durant une quinzaine de minutes, de frapper la victime avec un tuyau métallique, pendant que leur comparse la bâillonnait. Après quoi, au moyen d'attaches en plastique autoblocantes, ils ont serré le cou de la victime, dont ils avaient lié les mains et les chevilles, en tirant sur le système de fermeture autoblocant jusqu'à ce que mort s'ensuive. Dans les heures qui ont suivi, ils ont tenté à deux reprises d'enterrer le cadavre dans une forêt avec une pelle emportée à cet effet; n'y étant pas parvenus, ils ont finalement brûlé le cadavre après l'avoir arrosé d'essence. Le même soir puis à nouveau le lendemain, A.________ et B.________ se sont employés à faire disparaître toute trace de leur forfait.