Citation: 2A.3/2007 08.01.2007 E. 3

En l'occurrence, les conditions de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE sont remplies, comme cela ressort de l'arrêt attaqué auquel on peut se référer (art. 36a al. 3 OJ), sans qu'il soit nécessaire d'examiner les questions de droit transitoire résultant de l'entrée en vigueur au 1er janvier 2007 de la novelle prémentionnée. Tout porte en effet à croire qu'il existe un risque de fuite, dans le cas d'espèce. En particulier, le recourant a déclaré le 5 décembre 2006, lors d'une séance tenue par le Tribunal cantonal, qu'il ne voulait pas rentrer dans sa patrie à la suite d'une expulsion et il demande actuellement de pouvoir rester en Suisse pour se réconcilier avec sa femme. Il ne veut donc pas obtempérer à la décision de l'Office fédéral des migrations du 26 octobre 2006. Il ressort en outre de l'arrêt attaqué et du dossier que le recourant a déposé une demande d'asile au Luxembourg au milieu du mois de septembre 2006 et qu'il a séjourné illégalement en France pendant un mois et demi, avant de revenir en Suisse vers le milieu du mois de novembre 2006. Au demeurant, on n'a aucune raison de craindre que les autorités compétentes n'agissent pas avec la diligence requise. En effet, le Service cantonal a fait procéder par la Police cantonale valaisanne à l'audition du recourant dans la quinzaine qui a suivi son retour illégal en Suisse. De plus, il ressort du procès-verbal de la séance précitée du 5 décembre 2006 que le Service cantonal était alors prêt à entreprendre des démarches afin d'obtenir un laissez-passer pour le recourant.