Citation: 2C_583/2021 E. 6

Finalement, c'est en vain que la recourante, se prévalant de sa relation avec ses soeurs domiciliées en Suisse, respectivement de la durée de son séjour en Suisse et de son intégration dans ce pays, tente de tirer un droit conféré par l'art. 8 CEDH lui permettant de rester en Suisse. La protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 CEDH vise en effet en premier lieu la famille nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 et les arrêts cités). Ce n'est qu'en cas de rapport de dépendance particulier avec un proche parent au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse qu'un étranger peut exceptionnellement déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 145 I 227 consid. 3.1 et les arrêts cités). Or, la recourante ne se prévaut pas d'un tel rapport de dépendance par rapport à ses soeurs, dont on ne sait du reste si elles bénéficient d'un droit de présence assuré en Suisse. Quant à la durée du séjour de la recourante en Suisse, inférieure à dix ans, celle-ci ne lui permet pas de se prévaloir d'un droit de séjour issu de la protection de la vie privée au sens de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9). Manifestement infondé, le grief de violation de l'art. 8 CEDH est rejeté.