Citation: 6B_735/2014 E. 1

Par arrêt du 12 juin 2014, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a confirmé la condamnation de X.________ à 40 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant 3 ans pour diffamation et menaces proférées entre août 2011 et janvier 2012 au détriment de Y.________, propriétaire de la maison dans laquelle il louait un appartement de 2 1/2 pièces depuis le mois de mars 2010. Selon la juridiction cantonale, le recourant avait fait preuve d'un comportement attentatoire à l'honneur de Y.________ en déclarant que sa place se trouvait dans un asile d'aliénés, qu'elle avait un sourire de « bobet », qu'elle n'était pas de bonne foi et ne faisait que salir ses locataires, le tout dans des termes imagés particulièrement dégradants et dans un climat délétère où les rapports tendus entre propriétaire et locataire n'avaient été que le prétexte à des propos désobligeants et à des débordements verbaux. Il l'avait de surcroît dénigrée non seulement auprès des professionnels du secteur immobilier, mais également sur les réseaux sociaux en dissuadant les locataires intéressés de louer l'appartement de l'intimée qu'il faisait passer pour une propriétaire indigne et de mauvaise foi. La juridiction cantonale a également retenu la prévention de menaces après que le recourant avait déclaré à l'intimée qu'il n'entendait pas se laisser faire, qu'il allait lui faire la peau, lui arracher la tête et qu'elle n'avait qu'à faire attention. Ces propos menaçants avait à l'évidence effrayé l'intimée qui en avait perdu le sommeil et pris soin de solliciter le soutien de son amie A.________ comme intermédiaire dans le contentieux l'opposant à son locataire.