Citation: U 171/05 23.05.2006 E. A

P.________ est sapeur-pompier de profession et travaille au service de X.________. A ce titre, il est assuré contre les accidents par La Suisse Assurances (ci-après: La Suisse). Le 17 septembre 2003, l'intéressé a fait une chute en voulant escalader le toit d'une péniche. Eprouvant des difficultés à mouvoir son épaule ainsi que des douleurs dans celle-ci, il a consulté la Permanence chirurgicale Y.________ le 23 septembre 2003. L'assureur-accidents a pris en charge le cas. Dans un rapport du 7 octobre 2003, le docteur S.________, radiologue FMH auprès de l'Institut d'imagerie médicale Z.________ SA a pratiqué une arthro-IRM de l'épaule droite de l'assuré. Il a posé le diagnostic de tendinopathie des tendons des muscles sus et sous-épineux, déchirure du muscle sous-scapulaire associée à une déchirure du ligament gléno-huméral moyen. P.________ a subi une opération le 15 janvier 2004, effectuée par les docteurs T.________ et G.________, chirurgiens orthopédistes de la Permanence chirurgicale Y.________, laquelle consistait en une réinsertion de la partie supérieure du sous-scapulaire, une ténodèse du long chef du biceps (LCB) dans sa gouttière, une exploration du sus-épineux ainsi qu'en une acromioplastie de l'épaule droite. L'assuré a repris son activité professionnelle à raison de 33 1/3 % à partir du 3 mai 2004 et de 66 2/3 % dès le 26 juillet 2004. L'assureur-accident a confié un mandat d'expertise au docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, lequel a déposé son rapport le 6 mai 2004. Il a notamment posé les diagnostics suivants: status huit mois après contusion du coude droit et probable entorse bénigne de l'épaule droite, tendinopathie dégénérative de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite, status quatre mois après révision de la coiffe des rotateurs, suture d'une lésion profonde du tendon du muscle sous-scapulaire, ténodèse du LCB et acromioplastie de l'épaule droite. Dans ses conclusions, le docteur D.________ a nié toute relation de causalité naturelle, à l'échéance d'une période maximale de six semaines, entre la chute du 17 septembre 2003 et les troubles, qui étaient selon lui dégénératifs, constatés au niveau de l'épaule droite de l'intéressé et à l'origine de l'intervention chirurgicale du 15 janvier 2004. D'après ce médecin, l'événement accidentel, ayant tout au plus entraîné une entorse bénigne de l'épaule, a surtout révélé un état pathologique préexistant, avancé. Se fondant sur l'expertise du docteur D.________, La Suisse a mis un terme à ses prestations à compter du 22 octobre 2003, au motif qu'à partir de cette date, les troubles de santé de l'assuré n'étaient plus en lien de causalité naturelle et adéquate avec l'accident du 17 septembre 2003 (décision du 17 mai 2004). P.________ ayant formé opposition à cette décision, en demandant la mise en oeuvre d'une contre-expertise, La Suisse l'a rejetée, par une nouvelle décision du 24 juin 2004, considérant que le statu quo sine devait être arrêté au 22 octobre 2003.