Citation: 2C_568/2023 E. 5

Dans une argumentation peu intelligible, le recourant, invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. Pour autant qu'on le comprenne, le recourant semble se plaindre de ne pas avoir été en mesure de comprendre l'évaluation en cause. Il expose des considérations théoriques sur le droit d'être entendu, en lien avec le devoir de motivation des décisions, mais sans procéder à une subsomption, ni même indiquer si son grief de défaut de motivation porte sur la décision du 7 mars 2023, sur celle sur opposition du 16 mai 2023 ou sur l'arrêt attaqué. Par ailleurs, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que le recourant se serait plaint d'un défaut de motivation devant la Cour de justice. Le recours ne satisfait ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Le grief de violation du droit d'être entendu est ainsi irrecevable. Au demeurant, même recevable, ce grief devrait être rejeté. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a été en mesure de comprendre pour quels motifs son travail a été jugé insuffisant et de se déterminer en connaissance de cause (concernant le droit d'être entendu en matière d'examens, cf. arrêt 2D_18/2022 du 1er novembre 2022 consid. 4.1 ss et les références). A cet égard, selon l'arrêt querellé, les experts ont notamment indiqué que les chapitres de son mémoire "saut[aient] d'une question à l'autre sans suivre une analyse claire et articulée et étaient rédigés de manière confuse" et que deux chapitres de ce mémoire "[contenaient] également de graves erreurs et imprécisions dans la présentation du cadre juridique pertinent". Toujours selon l'arrêt attaqué, l'évaluation du mémoire en cause a fait l'objet d'un examen fouillé et les 65 pages de celui-ci contenait de très nombreuses appréciations et commentaires du jury (consid. 5). La directrice de thèse et le second lecteur du mémoire préliminaire de thèse "avaient rendu des rapports détaillés et avaient soulevé avec clarté les lacunes des deux versions du [mémoire] afin d'expliquer, de manière objective et raisonnée, l'insuffisance du travail du doctorant" (let. B.b). Le recourant ne prétend pas que ces documents ne lui auraient pas été soumis. En outre, ladite directrice a été entendue par la Commission des oppositions de l'Institut et l'intéressé a eu accès au procès-verbal de l'audition de celle-ci. Le recourant a ainsi manifestement été en mesure de comprendre ce qui lui était reproché.