Citation: 9C_541/2021 E. 5.2.2

5.2.2. Certes, dans leur rapport du 4 décembre 2007, la doctoresse H.________, spécialiste en rhumatologie, et le docteur I.________, spécialiste en médecine interne générale, tous deux médecins au service de rhumatologie du Département de médecine interne de l'Hôpital J.________, ont fait état d'une reprise de l'activité une semaine après la sortie de l'hôpital, le 30 novembre 2007, à 65 %. Cela étant, ce taux correspond au taux d'occupation qui était alors celui de l'assurée dans son activité de concierge auprès de B.________ SA, comme cela ressort expressément des constatations des deux médecins, ainsi que, du reste, des indications fournies par l'intéressée, notamment dans la demande de prestations de l'assurance-invalidité qu'elle avait déposée en juin 2012. Partant, en ce qu'elle se limite à affirmer que "[s]elon la logique la plus élémentaire, une reprise à 65 % et une reprise à 100 % ne sont pas la même chose!" et qu'aucun motif plausible autre que ses douleurs ne permettait d'expliquer la réduction de son temps de travail, la recourante ne remet pas sérieusement en cause les constatations cantonales selon lesquelles aucune incapacité de travail ou diminution de rendement n'avait été attestée avant le 22 décembre 2011. Quoi qu'elle en dise, son taux d'occupation n'a en effet pas diminué à la suite de l'hospitalisation survenue à l'automne 2007. C'est également en vain que la recourante reproche aux premiers juges d'avoir considéré que l'aide que lui fournissait son époux dans l'exercice de son activité de concierge, en s'occupant, selon ses dires, des travaux lourds à un taux correspondant à environ 10 % de son taux d'activité, avait pu être décidée pour des motifs de convenance personnelle et n'était donc pas suffisante pour établir qu'elle présentait une incapacité durable de travail avant décembre 2011 susceptible de lui ouvrir droit à des prestations de la prévoyance professionnelle. On rappellera à cet égard que pour que la connexité temporelle entre l'incapacité de travail survenue durant le rapport de prévoyance et l'invalidité ultérieure ne soit pas interrompue, il est nécessaire, entre autres conditions, que la diminution de la capacité fonctionnelle déterminante soit d'au moins 20 % (ATF 144 V 58 consid. 4.4 et 4.5), ce qui n'est pas le cas en l'espèce.