Citation: 5A_335/2019 E. 5.2

5.2. Le recourant prétend que la maxime des débats serait applicable au cas d'espèce et reproche à l'autorité précédente d'avoir versé dans l'arbitraire en ignorant ce principe juridique clair et incontesté prévu à l'art. 55 CPC. Selon un arrêt 5A_625/2017 du 5 décembre 2017 consid. 3.2.2 (qui se réfère aux arrêts 5D_8/2016 du 3 juin 2016 consid. 4.4 et 5A_2/2013 du 6 mars 2013 consid. 4.2 avec les auteurs cités, publié in FamPra.ch 2013 p. 769), la question de l'application par analogie aux mesures provisionnelles ordonnées dans le cadre d'une procédure de divorce de l'art. 272 CPC, en vertu duquel les mesures protectrices de l'union conjugale sont soumises à la maxime inquisitoire limitée (dite aussi simple ou atténuée ou encore sociale), est débattue en doctrine et n'a jamais été tranchée par le Tribunal fédéral. Dans plusieurs affaires, la Cour de céans est toutefois partie de l'idée qu'en matière de mesures provisionnelles rendue pour la durée de la procédure de divorce, la maxime inquisitoire (et non la maxime des débats) est applicable sur la base de l'art. 272 CPC, en lien avec l'art. 276 al. 1 CPC (arrêts 5A_857/2016 du 8 novembre 2017 consid. 4.3.3, non publié in ATF 143 III 617; 5A_584/2016 du 14 février 2017 consid. 5.3; 5A_524/2016 du 12 décembre 2016 consid. 6; 5A_476/2015 du 19 novembre 2015 consid. 3.3.2; 5A_360/2015 du 13 août 2015 consid. 3.2.2; 5A_593/2014 du 23 décembre 2014 consid. 4.1; 5A_317/2011 du 22 novembre 2011 consid. 8, non publié aux ATF 137 III 614; cf. aussi arrêt 5A_592/2018 du 13 février 2019 consid. 2.3). En l'occurrence, il ne saurait dès lors être reproché à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement violé l'art. 55 CPC (cf. supra consid. 2.1).