Citation: 2A.285/2006 09.01.2007 E. A

A.A.________, ressortissant de Serbie et Monténégro, né en 1956, est marié et père de deux enfants. Après avoir travaillé en Suisse comme saisonnier, il a bénéficié dès le mois de juillet 1995 d'autorisations de séjour à l'année qui ont été régulièrement renouvelées jusqu'à l'obtention, le 16 janvier 2002, d'un permis d'établissement. Il travaille actuellement comme employé dans un hôtel à Villars-sur-Ollon. Le 13 mars 2003, son épouse B.A.________, née en 1953, et son deuxième enfant, C.A.________, né le 6 juin 1985, ont déposé une demande de visa auprès de la représentation suisse de Belgrade en vue d'entrer en Suisse et d'y séjourner au titre du regroupement familial. Au mois de janvier précédent, ils avaient chacun présenté, par l'entremise de l'employeur, une "demande de permis de séjour avec activité lucrative" afin d'occuper un emploi dans l'hôtel où travaille A.A.________; les contrats de travail joints à la demande prévoyaient notamment une déduction de 900 fr. par mois pour le logement et la nourriture pendant la durée du contrat. Le Service de l'emploi du canton de Vaud a donné son aval à l'octroi d'une autorisation de séjour à C.A.________ pour exercer l'activité lucrative envisagée. Après examen de son dossier, le Service de la population du canton de Vaud (SPOP; ci-après cité: le Service cantonal) a informé le prénommé qu'il entendait également donner une suite favorable à sa demande d'entrée et d'autorisation de séjour en Suisse et qu'il transmettait dès lors celle-ci à l'autorité fédérale compétente en vue d'obtenir son approbation. Par décision du 6 avril 2004, l'Office fédéral de l'immigration, de l'intégration et de l'émigration (IMES), devenu le 1er janvier 2005 l'Office fédéral des migrations (ODM; ci-après cité: l'Office fédéral) a opposé à C.A.________ un refus d'autorisation d'entrée en Suisse et d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour. En bref, cette autorité a estimé que la demande, présentée neuf années après l'arrivée du père en Suisse et trois mois seulement avant la majorité de l'enfant, était abusive.