Citation: 5A_158/2007 20.09.2007 E. 2

2.1 Aux termes de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs du recours doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette obligation de motiver, qui correspond à celle de l'art. 55 al. 1 let. c OJ (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4000 ss, p. 4093 ad art. 39; ci-après: Message), le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; il n'est pas indispensable qu'il indique expressément les dispositions légales - le numéro des articles de loi - ou qu'il désigne expressément les principes non écrits de droit qui auraient été violés; il suffit qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon lui, transgressées par l'autorité cantonale (cf. à propos de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, les ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748 et les arrêts cités). Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral applique en effet d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF). Toutefois, si le recourant se plaint de la violation de droits fondamentaux ou de dispositions de droit cantonal ou intercantonal, il doit, comme sous l'empire de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, satisfaire au principe d'allégation (Message, p. 4142 ad art. 100): il doit indiquer précisément quelle disposition constitutionnelle ou légale a été violée et démontrer par une argumentation précise en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (cf. ATF 130 I 26 consid. 2.1. p. 31;130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 125 I 71 consid. 1c et les arrêts cités). Ainsi, si le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se contenter de critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où la juridiction supérieure jouit d'une libre cognition; en particulier, il ne saurait se limiter à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer par une argumentation précise que cette décision se fonde sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (cf. ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120; 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 125 I 492 consid. 1b p. 495). 2.2 Le recourant reproche en substance à l'autorité cantonale d'avoir, par le biais d'une demande d'interprétation, procédé à une véritable révision: elle aurait, en dérogation à la jurisprudence cantonale, rectifié le dispositif de l'arrêt du 7 février 2007 en aggravant sa situation de 111'584 fr.; ce montant ayant pu, selon le recourant, être invoqué dans la procédure précédente, une révision était exclue au regard de l'art. 57 al. 2 LPJA/NE. S'agissant de l'application ou de l'interprétation de dispositions de droit cantonal, le Tribunal fédéral ne peut intervenir, comme rappelé plus haut (consid. 2.1), que si des griefs y relatifs ont été expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée. Tel n'est pas le cas en l'espèce. Le recourant se contente en effet d'exposer son propre point de vue et ne discute pas vraiment les arguments de l'autorité cantonale. Il ne démontre pas - et n'entreprend même pas de le faire -, conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, que l'interprétation donnée au droit cantonal déterminant dans l'arrêt attaqué à propos de l'art. 45 al. 1 LPJA et de la jurisprudence y relative, ainsi que la décision d'appliquer cette disposition à l'exclusion de l'art. 57 LPJA sur la révision et de l'art. 45 al. 3 LPJA sur la rectification, sont insoutenables, partant arbitraires (art. 9 Cst.). Il ne s'en prend pas davantage, et de façon précise, aux considérants de l'autorité cantonale sur l'ambiguïté décelée dans le dispositif de l'arrêt du 7 février 2007 et la manière d'y remédier. Il s'ensuit que le recours est irrecevable.