Citation: 4A_243/2022 E. 8.2

8.2. Selon la jurisprudence relative à l'art. 9 Cst., le juge apprécie librement la force probante d'une expertise. Dans le domaine des connaissances professionnelles particulières de l'expert, il ne peut toutefois s'écarter de l'opinion de celui-ci que pour des motifs importants. A l'inverse, lorsque l'autorité précédente juge une expertise concluante et en fait sien le résultat, le grief d'appréciation arbitraire des preuves ne sera admis que si l'expert n'a pas répondu aux questions posées, si ses conclusions sont contradictoires ou si, d'une quelconque autre façon, l'expertise est entachée de défauts à ce point évidents et reconnaissables, même sans connaissances spécifiques, que le juge ne pouvait tout simplement pas les ignorer (cf. ATF 138 III 193 consid. 4.3.1; 136 II 539 consid. 3.2; 133 II 384 consid. 4.2.3; 132 II 257 consid. 4.4.1; arrêt 4A_543/2014 du 30 mars 2015 consid. 5 non publié in ATF 141 III 97). Pour les quatre phases présentées comme litigieuses par le recourant, les taux d'exécution des prestations retenus par l'experte et repris dans l'arrêt attaqué ne sont que légèrement inférieurs aux taux préconisés par l'architecte (8,25 % vs 9 %; 20,25 % vs 21 %; 15,5 % vs 18 %; 9 % vs 11 %). Dans ces conditions, il apparaît d'emblée que la cour cantonale ne s'est pas livrée à une appréciation arbitraire des preuves en se ralliant aux conclusions de l'experte sur le niveau d'exécution des prestations par l'architecte. Par sa critique largement appellatoire, le recourant n'est en tout cas pas à même de contester sérieusement le caractère concluant de l'expertise. En tant que recevable, son grief ne peut qu'être écarté.