Citation: 6B_979/2021 E. 7.2.2

7.2.2. La cour cantonale a qualifié la faute de la recourante de relativement lourde. En effet, celle-ci avait multiplié, de manière régulière, divers actes de maltraitance à l'égard de ses enfants mineurs allant notamment des gifles, des coups de pied et de poings aux projections d'objets divers. Ces agissements n'avaient cessé qu'avec le départ des enfants du domicile familial de U.________. La cour cantonale a considéré que le comportement procédural de la recourante avait été particulièrement critiquable puisque, hormis le jet de la cuillère lors de l'épisode du 15 janvier 2017, qu'elle avait finalement reconnu lors des débats d'appel, elle n'avait eu de cesse de nier avoir jamais porté la main sur ses enfants. Elle n'avait pas même hésité à prétendre que ceux-ci avaient, à l'instigation de leur père, inventé les faits en question. Pareille attitude dénotait une absence totale de prise de conscience des torts causés. La cour cantonale a considéré au surplus qu'il n'y avait pas de place pour une exemption de peine au sens de l'art. 54 CP, dans la mesure où la recourante avait agi intentionnellement, que sa faute ne pouvait être qualifiée de légère et qu'elle n'avait pas été gravement et directement atteinte par les conséquences de ses actes.