Citation: 9C_455/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Comme l'a reconnu à juste titre la juridiction cantonale, le recourant ne pouvait pas, en l'espèce, ignorer l'influence de sa situation locative sur le calcul des prestations complémentaires, en faisant preuve de l'attention requise de sa part, examinée à l'aune de ce qui peut raisonnablement être exigé d'une personne capable de discernement dans une situation identique et dans les mêmes circonstances (ATF 110 V 176 consid. 3d; SYLVIE PÉTREMAND, Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, ch. 63 ss ad art. 25). En effet, tant la demande initiale qu'il avait remplie que le formulaire qui lui avait été adressé dans le cadre d'une révision périodique en début de l'année 2014 comprenaient une rubrique relative au logement. Par ailleurs, le recourant n'a pas non plus réagi pendant plusieurs années consécutives à réception des feuilles de calcul respectives, alors que celles-ci étaient manifestement et de façon reconnaissable fondées sur un état de fait qui ne correspondait plus à la réalité depuis le mois de juin 2014. En particulier, le recourant aurait, même s'il n'avait qu'une faible connaissance du français et un niveau de formation peu élevé, dû s'apercevoir du fait que les loyers perçus depuis le mois de juin 2014 pour la location de son propre appartement n'y figuraient pas sous la rubrique des revenus. La négligence dont il a fait preuve dans le contrôle des feuilles de calcul ne saurait dès lors être qualifiée de légère. A cet égard, il ne saurait invoquer avec succès "la mauvaise administration de la caisse" parce que celle-ci aurait dû réagir notamment lorsqu'un courrier adressé à l'ancienne adresse le 27 juillet 2015 lui était revenu avec la mention d'un déménagement. Nonobstant le moment à partir duquel l'intimée a eu connaissance du changement d'adresse, cet élément ne libérait pas le recourant de son obligation d'annoncer les nouveaux revenus résultant de la location de son appartement - soit un changement de sa situation économique - voire de vérifier les feuilles de calcul régulièrement reçues. En conséquence, la juridiction cantonale n'a pas violé l'art. 25 LPGA en retenant une négligence grave du recourant et en confirmant que les conditions d'une remise n'étaient pas réalisées. Pour le surplus, il suffit de se référer aux motifs du jugement attaqué (art. 109 al. 3 LTF).