Citation: 6B_372/2016 E. 2

Le recourant soutient que sa condamnation viole l'art. 115 LEtr. Cette disposition punit quiconque contrevient aux dispositions sur l'entrée en Suisse (art. 5 LEtr) (let. a) ou séjourne illégalement en Suisse, notamment après l'expiration de la durée du séjour non soumis à autorisation ou du séjour autorisé (let. b). La punissabilité du séjour irrégulier selon l'art. 115 al. 1 let. b LEtr suppose que l'étranger ne se trouve pas dans l'impossibilité de quitter la Suisse et de rentrer légalement dans son pays d'origine, par exemple en raison d'un refus du pays d'origine d'admettre le retour de ses ressortissants ou de délivrer des papiers d'identité (cf. ATF 130 II 56 consid. 4.1.3 p. 61; arrêt 6B_783/2011 du 2 mars 2012 consid. 1.3). En effet, le principe de la faute suppose la liberté de pouvoir agir autrement (arrêts 6B_482/2010 du 7 octobre 2010 consid. 3.2.2 et les références citées; 6B_85/2007 du 3 juillet 2007 consid. 2.3). L'art. 115 al. 1 let. b LEtr est en revanche applicable lorsqu'un retour dans le pays d'origine est en principe possible. Tel est le cas lorsqu'un départ de Suisse n'est pas exclu par des circonstances externes, sur lesquelles ni l'intéressé ni l'autorité n'ont d'influence, mais ne peut pas intervenir uniquement parce que l'étranger concerné ne veut pas quitter la Suisse et fait échouer toute possibilité de retour légal dans son pays d'origine, notamment en se refusant à collaborer dans la mesure que l'on peut attendre de lui et en ne présentant pas les papiers nécessaires (arrêt 6B_482/2010 du 7 octobre 2010 consid. 3.2.3). Il ressort des constatations de la cour cantonale, qui échappent au grief d'arbitraire (cf. consid. 1.2 ci-dessus), que le recourant s'est rendu à plusieurs reprises au Kosovo en se légitimant au moyen d'un passeport de cet Etat alors qu'il prétendait avoir perdu ce document. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant en application de l'art. 115 LEtr et le grief du recourant, qui repose entièrement sur la prémisse qu'il ne disposait pas de documents d'identité valables, doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.