Citation: 1P.649/2004 09.02.2005 E. 1

Dans la présente affaire, le recourant affirme en premier lieu que la Chambre d'accusation a violé l'art. 29 al. 2 Cst. "en refusant, par le rejet pur et simple de son recours, de donner suite aux offres de preuves pertinentes offertes dans ledit recours [...], tout en opérant une appréciation arbitraire des faits dont elle disposait déjà". L'autorité intimée ne mentionne pas expressément les motifs l'ayant conduite à ne pas donner suite aux offres de preuves en cause; le recourant, qui n'invoque aucune autre disposition cantonale ou constitutionnelle, ne donne pas d'indication à cet égard. Il est toutefois manifeste que la Chambre d'accusation a renoncé à administrer ces preuves à l'issue d'une appréciation anticipée de celles-ci, estimant qu'elles ne pourraient l'amener à modifier sa conviction. Force est ainsi de retenir que les critiques du recourant concernent exclusivement cette appréciation, voire une constatation arbitraire des faits, de sorte qu'elles sont irrecevables faute d'être dissociables du fond. En second lieu, le recourant prétend que la Chambre d'accusation "n'a pas motivé correctement sa décision dans la mesure où elle a passé sous silence des faits arbitrairement considérés comme non établis ou sans pertinence". Tenant à une motivation insuffisante de la décision attaquée, ce grief doit être pareillement écarté, ce qui entraîne l'irrecevabilité du recours dans son entier.