Citation: 1C_50/2018 E. 1

Le recourant ne développe aucune argumentation en lien avec les motifs qui ont amené le Juge unique à déclarer son recours irrecevable pour non-paiement de l'avance de frais requise. Il soutient avoir rendu vraisemblable, au travers des témoignages produits à l'appui de sa demande de réexamen, qu'il vivait dans une communauté conjugale stable lors du dépôt de sa demande de naturalisation facilitée et dénonce une violation de l'art. 41 al. 1 de l'ancienne loi fédérale sur la nationalité. Le Tribunal administratif fédéral aurait ainsi considéré à tort sa demande de réexamen comme vouée à l'échec et rejeté sa demande d'assistance judiciaire partielle. Ce faisant, il s'en prend à la décision incidente du juge instructeur du 12 septembre 2017. Pour arriver à la conclusion que le recours était voué à l'échec, le juge instructeur a considéré que les déclarations de l'ex-épouse et de l'ex-belle-mère du recourant des 19 et 22 septembre 2010 ne sauraient ouvrir la voie du réexamen du moment qu'elles pouvaient déjà être produites dans le cadre de la procédure ordinaire de recours devant le Tribunal fédéral. Il en allait de même de la déclaration écrite de l'ex-épouse du recourant du 19 mai 2017 dès lors que les faits qu'elle constate étaient antérieurs à la décision du 11 septembre 2008 et pouvaient déjà être invoqués dans le cadre de la procédure ordinaire. Par surabondance, le juge instructeur a relevé que la déclaration écrite du 19 septembre 2010 et qu'une déclaration écrite de l'ex-épouse du recourant au contenu similaire datée du 28 janvier 2017 avaient déjà été produites à l'appui d'une précédente demande de réexamen présentée le 6 février 2017 et rejetée par le Secrétariat d'Etat aux migrations le 5 avril 2017. On cherche en vain dans le recours une argumentation en lien avec cette motivation. Le recourant ne prétend pas que le juge instructeur serait parti d'une conception erronée des conditions posées par la jurisprudence en matière de réexamen d'une décision entrée en force. Il ne démontre pas en quoi le juge instructeur aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant que les témoignages invoqués à l'appui de sa demande de réexamen auraient pu l'être dans la procédure ordinaire. Le recours ne répond ainsi pas sur ce point aux exigences de motivation requises. Il n'est pas mieux motivé en tant qu'il est dirigé contre le refus du Juge unique de donner suite à la réquisition du recourant du 29 novembre 2017 tendant à son audition et à celle de son ex-épouse. A.________ ne cherche pas à démontrer en quoi ce refus, motivé principalement par le fait que l'avance de frais n'a pas été payée et subsidiairement par le fait que la question de savoir si la communauté conjugale formée par les ex-époux présentait l'intensité et la stabilité requises lors du prononcé de la décision de naturalisation avait déjà été examinée de manière approfondie dans le cadre de la procédure ordinaire, serait insoutenable ou violerait d'une autre manière le droit. Il ne suffit pas à cet égard de se plaindre d'une violation du droit d'être entendu pour satisfaire aux exigences de motivation.