Citation: 6B_718/2015 E. A

Par jugement du 23 février 2015, le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte a reconnu X.________ coupable d'infraction à la loi fédérale sur les étrangers et l'a condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 francs. Il a par ailleurs révoqué le sursis octroyé à l'intéressé le 25 août 2011 par le Ministère public du Valais central. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. X.________ a créé une société active notamment dans les travaux de coffrage, de ferraillage et de démolition de bâtiment, qu'il a cédée en 2010 à son épouse, laquelle l'a remise en juillet 2013 à A.________. X.________ détient en outre une entreprise de lavage express et a créé, en décembre 2012, la société B.________ SA ayant pour but toutes activités dans le domaine de la construction, principalement la direction et l'exécution de travaux. En novembre 2013, X.________ a indiqué à A.________ qu'il recherchait des ouvriers. Celui-ci lui a alors proposé les services de C.________. Ce dernier, qui était en situation irrégulière en Suisse, a été interpellé le 29 novembre 2013 alors qu'il circulait au volant d'une voiture propriété de B.________ SA. Il a immédiatement reconnu se trouver illégalement en Suisse et travailler depuis trois semaines environ pour l'entreprise B.________ SA. Il a précisé que lors de son engagement il avait eu un contact avec le patron de l'entreprise qui lui avait uniquement demandé s'il était titulaire d'un permis de conduire. Le 20 août 2014, X.________ a été entendu par le Ministère public dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite de la dénonciation par le service de l'emploi de B.________ SA et de lui-même en qualité d'employeur de fait; il n'a pas répondu à la question qui lui était posée quant aux vérifications auxquelles il avait procédé avant d'employer C.________. Au cours de la procédure consécutive à son opposition à l'ordonnance pénale rendue à son encontre, X.________ a admis devant la vice-présidente du Tribunal d'arrondissement de La Côte n'avoir procédé à aucune vérification auprès de C.________ concernant une éventuelle autorisation de travailler. Il a précisé qu'il s'était contenté de s'assurer qu'il était titulaire d'un permis de conduire.