Citation: 6B_1235/2023 E. 3.3

3.3. En ce qui concerne les faits du 23 avril 2020, lors desquels il aurait tenté d'empêcher l'intimée de déposer plainte contre lui (v. supra B.d), le recourant ne peut être suivi lorsqu'il prétend qu'en tant que la version de l'intimée et sa propre version sont contradictoires, il s'agirait de favoriser la version qu'il présente en application du principe in dubio pro reo. On rappellera que les déclarations de la victime constituent un élément de preuve et que le juge doit, dans l'évaluation globale de l'ensemble des éléments probatoires rassemblés au dossier, les apprécier librement (v. parmi d'autres: arrêts 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 2.3.1 destiné à publication; 6B_88/2023 du 8 février 2024 consid. 2.1.1; 6B_912/2022 du 7 août 2023 consid. 3.1.2; 6B_892/2020 du 16 février 2021 consid. 6.1; 6B_332/2020 du 9 juin 2020 consid. 3.2 et les références citées), sous réserve des cas spécifiques où une expertise de la crédibilité des déclarations de la victime s'impose (cf. ATF 129 IV 179 consid. 2.4). Les cas de "déclarations contre déclarations", dans lesquels s'opposent celles de la victime en tant que principal élément à charge à celles, divergentes, de la personne accusée, ne doivent pas nécessairement, sur la base du principe in dubio pro reo, conduire à un acquittement (ATF 137 IV 122 consid. 3.3; arrêts 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 2.3.1 destiné à publication; 6B_1047/2022 du 30 juin 2023 consid. 2.1; 6B_892/2020 précité consid. 6.1; 6B_332/2020 précité consid. 3.2). Quant à la critique du recourant qu'on ne saurait retenir en sa défaveur le fait qu'il a déposé une plainte pénale contre son ex-compagne, on relèvera que la cour cantonale ne fait en réalité mention de cet élément que dans la perspective d'esquisser une image du comportement du recourant en procédure. C'est ensuite par rapport à ce comportement qu'elle retient que les propos de l'intimée sont parfaitement cohérents. Le recourant ne démontre pas qu'une telle appréciation serait arbitraire. Sa critique est d'autant plus insuffisante qu'elle est limitée à l'un des éléments retenus par la cour cantonale pour décrire le comportement du recourant, celle-ci relevant en sus à cet égard qu'il n'a pas hésité à menacer d'une plainte pénale les gendarmes intervenus le 14 avril 2020 et qu'il a demandé une correction de la main courante après coup.