Citation: 6B_558/2023 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a condamné la recourante pour dénonciation calomnieuse. La cour cantonale a retenu, s'agissant de l'incendie intentionnel qualifié, que la recourante avait en toute conscience et volonté d'emblée dénoncé faussement l'intimé comme étant l'instigateur de l'incendie et de la tentative d'homicide sur sa personne. La cour cantonale a retenu que rien ne permettait de mettre en doute le raisonnement des premiers juges sur les multiples contradictions et incohérences de la recourante tout au long de la procédure. La cour cantonale a relevé les déclarations claires faites par la recourante devant la procureure valaisanne, le motif invoqué à l'appui de ses mensonges, soit avoir un prétexte pour divorcer, correspondant par ailleurs parfaitement avec la procédure de séparation des parties. En outre, l'intéressée avait été incapable de donner des détails concrets relatifs aux agressions soi-disant subies. Même soumise à plusieurs reprises aux questions de son propre défenseur, elle n'avait jamais été en mesure d'indiquer comment les faits s'étaient produits, quel avait été le moyen de contrainte utilisé, voire à quel stade elle avait changé d'avis et n'avait plus consenti à avoir des relations sexuelles avec l'intimé, après l'avoir embrassé de manière consentante. Enfin, l'instruction valaisanne relative aux faits de 2016 et la minutie de l'audition de la recourante par la procureure mettaient à mal les déclarations faites par celle-ci lors de l'audition du 27 février 2020. L'exagération des faits était manifeste puisqu'elle disait avoir été couverte d'hématomes là où la police n'avait constaté que des petites rougeurs sur le cou et les épaules, l'intimé présentant quant à lui des griffures au niveau du cou. Par ailleurs, alors qu'elle avait été entendue par la gendarmerie le 12 novembre 2018, la recourante ne mentionnait pas le viol prétendument subi en 2017, mais se contentait de revenir sur ses allégations de violences physiques, psychiques et sexuelles subies en 2016. Ce silence ne trouvait pas d'autre justification que dans l'invention d'une nouvelle agression lors de son audition de 2020, dans une tentative désespérée d'améliorer sa situation procédurale. La cour cantonale a retenu que la recourante avait délibérément et en toute connaissance de cause, réitéré ses accusations de tentative de viol, de menaces et de lésions corporelles datant de 2016, allant jusqu'à inventer une nouvelle agression sexuelle en 2017. A cet égard, la recourante n'avait d'ailleurs donné aucune indication précise quant à la contrainte subie, voire même quant à son refus de se livrer à des relations sexuelles. Aux débats de première instance, elle a été jusqu'à expliquer qu'elle était consentante et participait activement aux baisers, puis, sans transition, qu'elle avait été violée. Pour ce qui est des faits relatifs au dépôt de plainte du 23 juillet 2019, la cour cantonale a retenu que ces faits s'inscrivaient dans la continuité des précédentes dénonciations calomnieuses avérées qui mettaient déjà à mal sa crédibilité. En outre, la fausseté des allégations était clairement établie sur certains points, par exemple par les déclarations de son employeur G.________. Finalement, pour les faits relatifs à la plainte pénale du 12 août 2019, la cour cantonale a retenu que le seul mot "Kanun" ne constituait pas déjà une menace. Les témoins, qui n'étaient autres que le cousin et le frère de la recourante, n'avaient fait état d'aucune menace proférée par l'intimé à l'encontre de la recourante, qui était pourtant leur parente. Là encore, la recourante avait dénoncé l'intimé de manière à faire ouvrir contre lui des poursuites pénales, alors qu'elle le savait innocent.