Citation: 5A_856/2017 E. 4.3

4.3. L'essentiel de l'argumentation des recourants consiste à soutenir l'existence d'un arrangement entre les époux D.________ et la magistrate mise en cause, les intéressés prétendant que celle-ci serait soumise aux instructions de ceux-là. Leurs critiques se fondent sur différents éléments factuels qui ressortent toutefois principalement d'impressions subjectives, sans que l'on puisse induire une prévention objective de la part de magistrate dont la récusation est réclamée (ainsi, prétendument: existence d'une amitié entre la magistrate et les défendeurs; direction de la procédure par les défendeurs; déclarations injurieuses du conseil sus-cité quant à leur soi-disant psychose processive; strictes exigences de forme imposées à leur égard par opposition à celles requises dudit conseil; absence de réponse de la partie adverse au fond, nécessairement justifiée par sa certitude de l'annulation du délai imparti à cet égard; caractère tardif de l'ordonnance constatant le caractère confus de leur demande ou encore erreurs dans le référencement de la procédure). Le seul reproche que l'on peut certes opposer à la magistrate consiste en l'absence de contrôle préalable de la demande au fond avant d'inviter les défendeurs à y répondre (cf. STAEHELIN, in Sutter-Somm et al. (éd.), Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], 3e éd. 2016, n. 4 s. ad art. 132 CPC; FREI, in Berner Kommentar, 2012, n. 20 ad art. 132 CPC). Ainsi que l'ont constaté à juste titre les instances cantonales précédentes, cette omission n'est toutefois pas suffisante pour retenir sa partialité ou l'existence d'une faute particulièrement grave justifiant son retrait. Les recourants mêlent également à leur critique une argumentation au fond, sans apparemment saisir que le bien-fondé de leur demande de récusation ne dépend pourtant nullement de celui de la demande déposée à l'encontre des époux D.________, ni du contenu de procédures antérieures opposant les parties. Quant aux différentes dispositions constitutionnelles fédérales (art. 7, 8, 36, 35, 40 Cst.) et cantonales (art. 40, 41 et 43 Cst. genevoise) invoquées, les recourants ne démontrent, pas plus que dans leur recours cantonal, en quoi celles-ci fonderaient un motif de récusation.