Citation: 5A_594/2009 20.04.2010 E. A

A.a E.X.________, domicilié à F.________ (Vaud), est décédé le 8 avril 2008. Il a laissé pour héritiers son fils D.X.________ et ses trois filles A.________, B.________ et C.X.________. Cette dernière fait l'objet d'une interdiction et est actuellement placée sous la tutelle d'un avocat. Le 20 août 2008, le Juge de paix du district de Lausanne a adressé aux héritiers l'inventaire imposé par l'art. 553 al. 1 ch. 1 CC en cas de tutelle d'un des héritiers. Cet inventaire faisait état d'un actif de 18'867 fr. 10. A.b Par courriers des 22/26 août 2008, A.________, B.________ et D.X.________ ont répudié la succession. Les deux filles ont exposé avoir agi de la sorte parce que, de son vivant, leur père leur avait indiqué qu'il y aurait certainement des dettes dans sa succession; par ailleurs, elles s'étaient fiées à une information de la fiduciaire de leur père qui évoquait une dette potentielle envers I'AVS. Le 29 octobre 2008, le juge de paix a établi un nouvel inventaire présentant un passif successoral de 25'315 fr. 90. Par courriers des 31 octobre et 3 novembre 2008, les héritiers susmentionnés ont derechef répudié la succession. A.c A une date indéterminée - que le juge de paix fixe "juste après le décès" -, la fiduciaire du défunt a remis à B.X.________ les papiers de ce dernier. A.________ et B.X.________ n'ont pas examiné ces documents immédiatement. Plus tard, à une date qui ne ressort pas de la procédure, elles ont trouvé parmi ces papiers une reconnaissance de dette pour un montant de 280'000 fr. signée le 24 janvier 2007 par G.________ en faveur du défunt. A ce propos, A.X.________ a allégué s'être trouvée à l'époque en période d'examens, de sorte qu'elle n'aurait découvert le document en question qu'à la fin de ceux-ci, à une date qu'elle n'a toutefois pas précisée et qui ne ressort pas de la procédure. Le 19 novembre 2008, A.________ et B.X.________ se sont rendues chez G.________ avec l'original de la reconnaissance de dette. Selon les déclarations de ce tiers, les deux soeurs lui auraient présenté un papier prévoyant de leur attribuer à elles seules la titularité de la reconnaissance de la créance de 280'000 fr.; il aurait refusé de signer ce document et elles seraient "devenues malhonnêtes". Les deux soeurs contestent avoir voulu modifier la reconnaissance de dette du 24 janvier 2007 ou avoir voulu proposer audit tiers la signature d'un autre document.