Citation: 5A_639/2014 E. 4.3

4.3. En l'espèce, en tant que les recourants entendent se plaindre d'une violation de l'art. 204 al. 1 aCPC/FR, force est de constater qu'ils ne font valoir aucun grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal de procédure, de sorte que ce grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1.1). Cela étant, il apparaît que les recourants ont bénéficié de l'assistance d'une interprète en langue allemande. Rien dans le dossier ne démontre que la traduction fournie par cette dernière ait été défaillante ou autrement inefficace; l'argument des recourants selon lequel ils auraient droit à un interprète professionnel est erroné au vu de la jurisprudence précitée. Au demeurant, les recourants n'exposent même pas quels moyens ils n'ont pas pu développer en raison de cette prétendue défaillance et encore moins qu'ils n'ont pas été en mesure de faire réparer cet éventuel vice devant l'autorité cantonale. Il ne ressort en outre pas du procès-verbal de première instance que les recourants se soient plaints au cours des débats de la qualité insuffisante de la traduction. Or, s'ils entendaient soulever un quelconque grief à ce sujet, ils devaient le faire immédiatement en interpellant le tribunal et, le cas échéant, en exigeant qu'un éventuel refus de procéder à la traduction de certains propos soit protocolé, voire en ajoutant eux-mêmes au procès-verbal une note à ce sujet. Dans tous les cas, ils n'indiquent pas précisément les éléments de fait ou de droit essentiels que leur partie adverse aurait développés oralement à l'audience uniquement, sans qu'ils les comprennent, que le président aurait omis de faire traduire, et sur lesquels les juges précédents se seraient fondés pour statuer. Les recourants se sont enfin mépris sur la portée de l'arrêt attaqué quand ils soutiennent que l'autorité cantonale aurait considéré les plaidoiries des parties comme un élément non nécessaire au bon déroulement de la procédure, de sorte que la traduction de la plaidoirie de la partie adverse ne l'était pas davantage. La motivation de l'autorité cantonale n'a en effet pas le sens que lui prêtent les recourants, qui ne s'en prennent dès lors pas valablement à celle-ci. La cour cantonale a uniquement retenu que la plaidoirie ne constitue pas un acte de partie décisif pour le respect du droit d'être entendu de l'adversaire, si bien que le droit d'être entendu des recourants ne peut avoir été violé du seul fait de l'absence de traduction de la plaidoirie de l'intimé.