Citation: 4P.60/2006 15.06.2006 E. 3

Invoquant l'art. 9 Cst., les recourantes reprochent à la cour cantonale d'avoir commis arbitraire dans l'application du droit de procédure cantonal, parce qu'elle a reconnu informellement l'intervention de l'épouse de l'intimé et leur a reproché de ne pas avoir soulevé une exception à cet égard, alors qu'elle aurait dû elle-même déposer une requête formelle d'intervention. Se fondant sur l'art. 29 Cst., les recourantes voient également dans ces circonstances la violation de leur droit d'être entendues et d'être traitées à armes égales dans le cadre de la procédure civile. En réalité, les recourantes limitent toutefois leur argumentation à l'étude de la violation arbitraire de diverses dispositions de procédure cantonale, sous l'angle de l'art. 9 Cst., sans indiquer aucunement en quoi le grief annoncé d'atteinte à l'art. 29 Cst. aurait une portée distincte de l'interdiction de l'arbitraire selon l'art. 9 Cst. Au contraire, dans l'intitulé même de leurs moyens, elles déclarent qu'en admettant l'intervention de l'intimée "sans avoir à présenter une requête d'intervention" et en leur reprochant de ne pas avoir soulevé une exception à cet égard, "la Chambre des recours a fait une application arbitraire des règles du code de procédure civile sur l'intervention". En l'absence de motivation suffisante du moyen déduit de la violation de l'art. 29 Cst., au sens de la jurisprudence précitée (cf. consid. 2.2), il convient d'entrer en matière uniquement sur le grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal, que prohibe l'art. 9 Cst.