Citation: 6B_124/2020 E. 1

En substance, elle a retenu les faits suivants : B.a. Le 9 mars 2017, à E.________, chemin F.________, A.________ a, au cours d'une dispute, fortement saisi sa compagne B.________ par les avant-bras, puis lui a asséné une gifle sur la joue gauche. B.b. Le 12 mars 2017, à E.________, chemin F.________, alors qu'il n'avait plus accès au domicile de son ex-compagne B.________, celle-ci lui ayant signifié leur séparation, et que les serrures venaient d'être changées, A.________ a volontairement endommagé la porte séparant le garage du logement et y a pénétré sans droit. Il a emporté diverses affaires appartenant à B.________, dont un vélo, un IPad et des affaires de piscine dans le seul but de la contrarier. B.c. Les 12 et 21 mars 2017, A.________ a envoyé des messages à son ex-compagne B.________, dont la teneur était la suivante : - « Je ne te dirai pas que je pars, quand je reviens, quand je serai à l'intérieur ou pas. Voilà ce que tu as obtenu en faisant cela....de l'incertitude. Tu ne sauras jamais rien....c'est bien bête d'en arriver là »; - « Je viendrai dormir ce soir à la maison, d'une manière ou d'une autre, nous allons respecter mon délai à moi et pas le tien. Tu pourras faire ce que tu veux, je viendrais dormir à la maison juste pour te faire chier »; - « Et en plus, vu tout ce qui s'est passé et comme tu réagis, je te souhaite que de la merde et encore plus de merde. Action = réaction. J'ai essayé de t'inculquer cela pendant ces dernières années, mais je crois que tu finiras par comprendre »; - « En outre, tu as pu constater que chaque fois tu as pris des mesures unilatérales sur l'impulsion de ta colère, la réaction a été immédiate. Changement des serrures = ouverture de la porte par la force et prise en otage de certaines de tes affaires. Communication directe avec la commune sans mon autorisation, sans respect du délai que tu m'avais donné = réaction immédiate que tu découvriras sous peu ». B.d. Le 4 avril 2017, entre 5h20 et 5h49, à E.________, chemin F.________, alors que B.________ s'apprêtait à sortir de son domicile par la porte du garage dont elle venait de commander l'ouverture automatique, A.________ a surgi de l'extérieur, un couteau de cuisine à la main, et a pénétré dans le domicile de son ex-compagne, en violation de l'interdiction qui lui avait été faite. Une fois à l'intérieur, il l'a plaquée contre le mur du garage en brandissant le couteau, lui a couvert la bouche de sa main pour l'empêcher de crier et l'a menacée de mort. A.________ a ensuite contraint B.________, sous la menace d'un couteau, à se rendre dans une chambre au sous-sol, puis dans la salle à manger. En fouillant le téléphone cellulaire et l'ordinateur de sa victime et en l'injuriant, il lui a annoncé qu'elle devrait se plier à tous ses désirs sexuels pour les deux prochaines années en tout cas, à savoir se comporter comme sa « pute » et qu'elle en serait d'ailleurs rémunérée. Il lui a ordonné d'aller se doucher pour pouvoir la « baiser » ensuite. A ce moment, B.________ a sprayé le visage de son agresseur au moyen d'un spray au poivre qu'elle a sorti de sa veste. En réaction, A.________ a hurlé qu'il allait la tuer, a poussé la table contre l'abdomen de B.________, avant de la renverser. Profitant du fait que son ex-compagne était tombée, il l'a immobilisée en plaçant son genou gauche sur son épaule droite, son genou droit sur son cou, et sa main gauche sur sa bouche et son nez. Ainsi positionné, A.________ a volontairement obstrué les voies respiratoires de sa victime, qui s'est sentie perdre connaissance en raison du manque d'oxygène. Dans le même temps, avec sa main droite, il a dangereusement approché son couteau du corps de B.________. Pour éviter d'être poignardée, celle-ci a saisi fortement le couteau par la lame et s'est débattue, parvenant à libérer sa bouche de la main de son agresseur. C'est alors que A.________ a relâché son étreinte et a quitté les lieux en emportant le couteau. B.e. Le 16 janvier et le 7 février 2018, à E.________, respectivement sur la route G.________ et sur la route de E.________, A.________, circulant au volant de son véhicule, n'a pas respecté l'interdiction de périmètre prononcée contre lui par la Présidente du Tribunal d'arrondissement de La Côte le 9 mai 2017, sous peine de la sanction prévue à l'art. 292 CP.