Citation: 4C.17/2001 07.08.2001 E. 2

2.- En premier lieu, la défenderesse invoque le défaut de légitimation active de la demanderesse au motif que le premier prix du concours aurait été attribué, non pas à cette société, mais à A.________ et B.________ personnellement. a) La qualité pour agir appartient aux conditions matérielles de la prétention litigieuse. Elle se détermine selon le droit de fond et son défaut conduit au rejet de l'action, indépendamment de la réalisation des éléments objectifs de la prétention litigieuse. Cette question doit être examinée d'office à n'importe quel stade de la procédure (ATF 126 III 59 consid. 1a p. 63 et les arrêts cités). Aussi est-ce à tort que la demanderesse soutient, au ch. 3.1 de sa réponse, que ce moyen aurait été soulevé tardivement. La question de la qualité pour agir revient à savoir qui peut faire valoir une prétention, en qualité de titulaire d'un droit, en son propre nom (ATF 125 III 82 consid. 1a p. 84). b) De manière à lier le Tribunal fédéral (art. 63 al. 2 OJ), la Cour civile du Tribunal cantonal a constaté que, dans le cadre du concours en question, A.________ et B.________ avaient agi en qualité de représentants de la demanderesse. Ce faisant, ces deux personnes physiques, qui sont des organes de ladite société, ont engagé cette dernière par leurs actes juridiques (art. 55 al. 2 CC). Il s'ensuit indubitablement que la demanderesse était bel et bien partie prenante au concours d'architecture et à la relation juridique nouée avec la défenderesse à cette occasion, partant qu'elle possédait la qualité pour agir. En soutenant le contraire, non sans témérité, la défenderesse formule un grief dénué de tout fondement.