Citation: 6B_1162/2014 E. 2.2

2.2. En bref, le recourant objecte que la Commission d'évaluation de la dangerosité ne serait pas catégorique puisqu'elle parle d'une « tendance au déni » qui « peut être » à l'origine d'un risque de récidive « relativement difficile à évaluer, compte tenu de l'âge de l'intéressé et de l'ancienneté des faits ». Un « danger contenu » ne signifierait pas encore que le détenu est dangereux et la commission ne disait pas que les congés étaient contre-indiqués. Le recourant souligne aussi, en se référant au plan d'exécution de la sanction, la difficulté de mettre en avant un contexte situationnel pouvant l'amener à récidiver et le fait qu'il n'a commis aucun acte comparable depuis 1994, notamment alors qu'il était en liberté jusqu'en 2005. La minimisation des faits ne serait pas déterminante. La difficulté à exprimer ses émotions et l'ancienneté des faits (20 ans), qu'il avait tenté d'oublier par tous les moyens, expliqueraient la distance ressentie par les rédacteurs du plan d'exécution de la sanction et les membres de la Commission d'examen de la dangerosité. Il avait exprimé des regrets face à l'expert psychiatre et fait son autocritique devant les assises. Le recourant reproche enfin à la cour cantonale d'avoir essayé de renforcer sa position en invoquant le risque de récidive d'infractions contre le patrimoine et de s'être référée aux déclarations du témoin F.________.