Citation: U 265/06 08.06.2007 E. 7

L'intimée et les premiers juges ont considéré que l'assuré pouvait encore réaliser un revenu de l'ordre de 3700 fr. par mois en 2002, malgré son handicap. Cette constatation n'est pas critiquable, si l'on se réfère aux données salariales publiées par l'Office fédéral de la statistiques (Enquête suisse sur la structure des salaires 2002; ci-après : ESS 2002), comme l'admet la jurisprudence lorsque l'assuré n'a pas repris d'activité lucrative ou aucune activité adaptée lui permettant de mettre pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail, contrairement à ce qui serait raisonnablement exigible de sa part (ATF 126 V 75 consid. 3b/bb p. 76). D'après l'ESS 2002, le salaire mensuel brut (valeur centrale) des hommes exerçant une activité non qualifiée dans le secteur privé était de 4557 fr. Il convient d'adapter ce salaire en raison du fait que les salaires bruts standardisés sont calculés sur la base d'un horaire de travail de 40 heures par semaine, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne dans les entreprises en 2002 (41.7 heures; La Vie économique 12/2005, tableau B 9.2 p. 94). L'adaptation nécessaire conduit à un montant de 4750 fr. 70 par mois, dont il convient encore de déduire une fraction afin de tenir compte des facteurs propres à la personne de l'assuré et qui limitent ses perspectives salariales. En l'occurrence, une déduction de l'ordre de 23 %, proche du maximum de 25 % admis par la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75 consid. 5 p. 78), conduirait au revenu d'invalide retenu par l'intimée et les premiers juges. Une déduction plus importante n'est pas justifiée, de sorte que les conclusions du recourant tendant à l'octroi d'une rente fondée sur un taux d'invalidité supérieur à 29 % sont infondées.