Citation: 1B_346/2020 E. 1

La recourante allègue avoir produit le 7 septembre 2019 auprès de la Cour des affaires pénales l'original du certificate of incumbancy attestant de son existence et des pouvoirs de représentation de B.________. Elle souligne que ces pouvoirs n'ont pas été modifiés depuis que son compte a été bloqué et qu'elle a été requise à trois reprises de produire un document original, de sorte qu'il serait abusif de lui reprocher de n'avoir produit qu'une copie à l'appui de son recours. Ce faisant, on peut admettre qu'elle s'en prend à la première motivation développée par la Cour des plaintes. Cette dernière n'a toutefois pas rejeté le recours parce que la recourante n'avait pas démontré les pouvoirs de représentation de B.________ et qu'elle n'avait pas établi son existence au moment du dépôt de son recours, laissant cette question indécise. Elle a considéré le recours comme infondé parce que la recourante ne faisait valoir que des arguments généraux qui ne permettaient pas de comprendre pour quelles raisons le séquestre devrait être levé et qu'elle n'avait ni étayé ni prouvé ses allégués, notamment quant à l'identité de l'ayant droit économique des avoirs séquestrés. La recourante ne s'en prend pas à cette argumentation. Elle se borne à faire valoir que les soupçons de culpabilité ne se sont pas renforcés à l'égard de B.________, que la qualité d'ayant droit économique du recourant est incontestée, que " UBO " ne serait pas concernée par la procédure pénale et que le séquestre devrait être levé après onze ans de procédure. Le recours ne répond ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises en tant qu'il porte sur le refus de lever le séquestre. La recourante ne développe au surplus aucune argumentation en lien avec les motifs qui ont amené la Cour des plaintes à déclarer ses recours pour déni de justice irrecevables. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office ce qu'il en est.