Citation: 5A_2/2023 E. 1

Cela étant, la question de savoir si la qualification d'allégué de partie, et non de titre valant moyen de preuve, est arbitraire peut dans tous les cas rester ouverte. En effet, l'autorité cantonale a exposé, dans une motivation subsidiaire, les motifs pour lesquels elle considérait que ces documents n'étaient, quoi qu'il en fût, pas probants. C'est ainsi que l'autorité cantonale a considéré que seuls les états financiers de 2017 étaient pertinents, de sorte que le rapport du premier réviseur n'était pas probant, que I.________ SA ne discutait pas les conditions d'application de l'art. 678 al. 2 CO, qu'elle avait dans un premier temps admis que son appréciation ne faisait que reprendre celle du précédent conseil, et que ses conclusions dépendaient encore de l'issue de la procédure civile pendante. Or, soit la recourante ne s'en prend pas à cette motivation, soit elle se borne à y opposer sa propre appréciation sur la base des mêmes éléments que ceux retenus par l'autorité cantonale, de sorte que cette critique est irrecevable en raison de son caractère appellatoire. Enfin, indépendamment de la qualification de titres des documents précités et de leur appréciation, la recourante s'en prend aussi de manière purement appellatoire à la dernière partie de la motivation de l'arrêt attaqué concernant les courriels du 12 juillet 2017. Or, cette motivation a permis à l'autorité cantonale d'écarter l'arbitraire de la décision du premier juge, les versements litigieux n'apparaissant selon toute vraisemblance pas disproportionnés par rapport la situation économique de la recourante. La recourante se borne en effet à affirmer que c'est suite à l'approbation de l'intimé que le remboursement des prêts a été effectué. Elle ne s'en prend pas aux éléments essentiels sur lesquels l'autorité cantonale s'est fondée, soit que des membres du conseil d'administration étaient les initiateurs du remboursement, que l'administratrice avait agi après avoir obtenu l'aval de la fiduciaire, et que ce n'est que dans ces circonstances que l'intimé a ensuite donné sa propre approbation. Il suit de là que le grief d'arbitraire dans l'application de l'art. 168 al. 1 CPC est sans objet, la qualification du document relevant de l'appréciation des preuves, et que celui d'arbitraire dans l'établissement des faits, autant que recevable, est entièrement rejeté.