Citation: 5A_330/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant se réfère également sur ce point à la jurisprudence vaudoise, en vertu de laquelle il n'y a pas lieu d'inclure dans la contribution d'entretien la totalité de la part du disponible du parent débirentier qui revient à l'enfant, car une telle solution aurait pour effet de permettre à un seul des deux parents - celui en mains duquel la pension est versée - de financer des loisirs pour l'enfant. Or, dans une garde alternée, il importerait que l'enfant bénéficie des mêmes conditions de vie dans le foyer de chacun de ses parents, en particulier que chacun des parents dispose pour lui des mêmes ressources financières. Il faudrait dès lors veiller à ce que chaque parent puisse financer aussi aisément que l'autre des loisirs pour l'enfant, en faisant en sorte que chacun d'eux ait en mains la moitié de la part du disponible des deux parents qui revient à l'enfant. Toujours selon la jurisprudence vaudoise, on parviendrait à ce résultat en incluant dans la pension la moitié de la différence entre la part qui revient à l'enfant dans le disponible du parent débirentier et la part qui revient à l'enfant dans le disponible de l'autre parent, étant précisé que, dans le cas où les parents seraient d'ores et déjà convenus que l'un d'eux acquitte les frais liés à une activité de l'enfant décidée d'un commun accord, le juge pourrait en tenir compte avant de procéder à cette opération (Juge délégué CACI du 15 février 2022/82 consid. 3.2.6).