Citation: 6B_115/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fixé une peine exagérément sévère, soit d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation et d'avoir rendu une décision inopportune. Il estime qu'une peine ne dépassant pas 120 jours-amende à 10 fr. le jour, avec sursis pendant deux ans au maximum, serait proportionnée. En substance, il invoque (1) qu'une peine pécuniaire constituerait la sanction principale dans le domaine de la petite et moyenne criminalité, (2) que sa faute ne serait pas négligeable mais qu'il n'aurait commis des infractions qu'en raison de sa consommation importante d'alcool le jour des faits, (3) qu'il s'agirait d'un acte isolé dont il aurait parfaitement compris les conséquences et que son casier aurait été vierge jusqu'au moment des faits, (4) que sa collaboration aurait été bonne, qu'il n'aurait varié dans ses déclarations qu'au tout début de l'instruction et qu'il aurait ensuite confirmé et assumé les faits reprochés, sa prise de conscience ayant grandi tout au long de la procédure, (5) qu'il aurait décidé de réparer le dommage qu'il avait causé à la Ville de V.________ et (6) que, depuis la commission des faits ici litigieux, il n'aurait plus jamais été concerné par une procédure pénale. S'agissant de la quotité de la peine, il soutient que la cour cantonale n'aurait pas intégré dans sa motivation les possibilités offertes par l'art. 35 CP, de même que la peine privative de liberté de substitution au sens de l'art. 36 CP, la sécurité publique étant selon lui garantie, et qu'elle aurait ainsi violé l'art. 41 CP, dans la mesure où une peine privative de liberté ne paraîtrait pas justifiée pour le détourner d'autres crimes ou délits. Le recourant considère que la durée d'épreuve de quatre ans confirmée par la cour cantonale serait arbitraire et ne serait pas nécessaire, dans la mesure où il se serait agi d'un acte isolé.