Citation: 6B_1462/2022 E. 1.4.3

1.4.3. Le recourant méconnaît le sens à donner à la jurisprudence qu'il invoque, soit en particulier les ATF 147 I 386 et 124 I 327, mais encore l'arrêt de la CourEDH Minelli c. Suisse précité. Pour cause, il n'est en l'espèce aucunement question pour l'autorité de première instance de s'être prononcée sans établissement légal préalable de la culpabilité du recourant, en particulier sans que ce dernier ait eu l'occasion d'exercer les droits de la défense, ce qui en revanche fut le cas dans les affaires précitées. Au contraire, ce n'est qu'à l'issue d'une instruction complète, après une appréciation des éléments de preuve exempte de tout reproche - du moins le recourant n'en formule aucun - et sur la base d'une procédure dans le cadre de laquelle le recourant a eu tout le loisir d'exercer les droits de la défense, que l'autorité de première instance a considéré les faits comme établis.