Citation: 6B_1180/2022 E. 3.2.2

3.2.2. La cour cantonale a retenu que le recourant avait sciemment trompé la Suva et que la déclaration de sinistre et les échanges qui avaient suivi étaient trompeurs et comportaient des affirmations fausses sur la date de l'arrêt de travail et sur l'absence de prise en charge par une autre assurance. En particulier, le recourant avait prétendu, dans sa déclaration, que l'incapacité de travail commençait à la date de l'accident, soit le 7 juillet 2019, alors même qu'il était déjà bénéficiaire de prestations de la part de E._________ pour une incapacité de travail pour des motifs psychiques depuis le 13 février 2019. Il n'était pas concevable qu'il n'eût alors pas conscience d'être déjà au bénéfice d'indemnités et qu'il était donc exclu d'en solliciter d'autres sans l'expliquer. La cour cantonale a jugé que le recourant ne pouvait ignorer que la dissimulation d'informations essentielles pour statuer sur ses prétentions était de nature à tromper la prestataire. Il avait en outre conforté l'assurance dans son erreur en s'abstenant de rétablir la vérité lorsqu'elle sollicitait des informations et des documents complémentaires. Cette tromperie ne saurait relever d'une simple mégarde, dès lors qu'un administrateur de société avec des prérogatives en matière de gestion du personnel prétendant à un salaire tel que le sien au moment des faits n'est pas ignorant des usages et des réglementations en matière d'assurances.