Citation: 2C_114/2021 E. 7.2

7.2. La recourante n'explique pas de façon claire et précise en quoi le droit cantonal aurait été violé. Elle reprend pour l'essentiel l'argumentation développée devant l'autorité précédente sans s'en prendre à l'arrêt attaqué, ni démontrer en quoi les considérations des juges cantonaux seraient insoutenables. La motivation du recours est ainsi insuffisante (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En outre, la recourante fonde son argumentation sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, ce qui n'est pas admissible. Par ailleurs, la recourante conteste la décision du Département du 26 février 2020, ce qu'elle ne saurait faire en raison de l'effet dévolutif complet du recours au Tribunal cantonal (cf. supra consid. 1.4). En tout état de cause, même à considérer le grief d'arbitraire soulevé par la recourante comme étant suffisamment motivé, force serait de constater qu'il n'est en rien question d'arbitraire en l'espèce. En effet, l'arrêt entrepris, qui traite certes à tort le grief de violation de l'art. 16 de la directive du DFS sous l'angle de l'arbitraire, limitation de la cognition qui ne saurait être admise de la part du Tribunal cantonal car contraire aux art. 29a Cst. et 110 LTF qui garantissent pour tous les litiges l'accès à au moins un tribunal qui peut contrôler exhaustivement les questions de fait et de droit (arrêt 2C_212/2020 du 17 août 2020 consid. 3.2 et les références), reprend sur plus d'une vingtaine de pages le grief de la recourante. La lecture de ces considérants permet d'écarter, concrètement, une limitation de la cognition de l'autorité précédente à l'arbitraire, malgré la formulation malheureuse de cette autorité en relation avec cet examen. Quand bien même, la recourante n'a de toute façon formulé aucun grief à ce propos. Ainsi, l'autorité précédente s'est fondée sur le rapport du Conseil d'Etat adressé au Grand Conseil de la République et canton de Neuchâtel pour rappeler que chaque EMS est libre d'entrer ou non dans le système du financement étatique et que les prix des prestations édictés par l'Etat sont calculés de manière à permettre à un EMS efficient, soit qui optimise le rapport qualité/économicité, de couvrir ses coûts. Par ailleurs, l'autorité précédente ajoute que le système des bonus/malus favorise un financement basé sur les prestations rendues plutôt que sur la reconnaissance des coûts et la couverture du déficit des homes. Elle a également rappelé, que lorsqu'ils sont considérés d'utilité publique, ces établissements concluent un contrat avec l'E tat, dans lequel les modalités et les conditions sont fixées, notamment quant à la détermination des prestations allouées. Après avoir encore une fois présenté le système de détermination de la prestation journalière loyer, le Tribunal cantonal a repris dans le détail et de façon convaincante les diverses étapes ayant conduit à la fixation de cette prestation pour la recourante. Il a mentionné que les bonus/malus avaient été définis par quatre membres de la commission selon des critères définis et expliqués à la recourante. Le Tribunal cantonal a finalement repris les différents points contestés. Sur la base de ces éléments, on ne saurait considérer comme étant arbitraire le fait d'avoir confirmé le calcul du bonus/malus de la recourante. Au demeurant, la recourante, qui se contente d'une argumentation appellatoire, ne démontre pas l'arbitraire des critères choisis. Sur ce point, le Tribunal cantonal indique d'ailleurs à bon droit qu'il ne lui appartient pas de substituer sa propre appréciation à celle du Département, lequel dispose d'un large pouvoir d'appréciation au vu de la technicité de la matière, d'une meilleure connaissance des spécificités de chaque EMS concerné par l'évaluation des infrastructures au sens de la LFinEMS, ainsi que d'une meilleure vision globale de ce domaine.