Citation: 5A_146/2023 E. 7.1

7.1. L'autorité cantonale a retenu que le juge de paix n'était à juste titre pas entré en matière sur les conclusions du recourant visant à déterminer le tarif horaire de la rémunération de l'exécuteur testamentaire, puisque la question relevait de la fixation de l'indemnisation de l'exécuteur testamentaire qui était du ressort du juge ordinaire. Ensuite, s'agissant de la reddition de comptes portant sur l'activité de l'exécuteur testamentaire, l'autorité cantonale a retenu que celui-ci avait transmis aux héritiers un relevé des heures effectuées et des frais facturés en relation avec l'activité fournie du 24 décembre 2017 au 21 décembre 2018, puis du 1 er janvier 2019 au 31 mars 2019. Il en allait de même des factures adressées par l'exécuteur testamentaire aux héritiers par la suite, accompagnées des relevés d'heures effectuées. Ces renseignements permettaient aux héritiers de se déterminer sur la rémunération de l'activité fournie par l'exécuteur testamentaire, de sorte que ce dernier avait rempli son devoir de rendre compte de l'activité qu'il avait déployée dans les successions des époux F.X.________ et G.X.________. A propos des manquements aux devoirs que le recourant oppose à l'exécuteur testamentaire, l'autorité cantonale a jugé qu'il ne pouvait être reproché à l'exécuteur testamentaire d'avoir procédé au partage des différents biens de la succession sans obtenir l'accord préalable des héritiers: il ressortait en effet des nombreux procès-verbaux établis lors des séances tenues par l'exécuteur testamentaire en présence des héritiers et/ou de leurs représentants que ces derniers avaient systématiquement donné leur consentement pour les attributions en nature de biens de la succession ou pour la vente de ceux-ci avec distribution du solde de réalisation. Au sujet de la vente des actions de D.________ SA, l'autorité cantonale a jugé qu'aucun manquement à ses devoirs ne pouvait être reproché à l'exécuteur testamentaire. En effet, après avoir obtenu un accord écrit de principe donné par les héritiers pour la vente des actions de cette société, l'exécuteur testamentaire avait convoqué une séance avec l'administrateur de ladite société immobilière et le courtier pour le 27 janvier 2020, mais n'avait pas poursuivi les démarches en vue de cette vente après que le recourant s'y était opposé lors de cette réunion. L'autorité cantonale a ensuite jugé qu'il ne pouvait être reproché à l'exécuteur testamentaire d'avoir engagé une procédure judiciaire en désignation d'un administrateur de D.________ SA. Selon la cour, sa démarche apparaissait opportune, vu que l'administrateur unique de cette société immobilière avait présenté sa démission à la suite de la séance du 27 janvier 2020 et que les rapports conflictuels entre les héritiers ne permettaient pas d'envisager qu'ils puissent s'entendre rapidement sur la désignation d'un administrateur. Elle a ensuite considéré, s'agissant des tableaux faisant l'objet du legs en faveur du recourant, que l'exécuteur testamentaire n'avait pas manqué à ses devoirs de diligence dans la prise de sa décision. En effet, celui-ci avait consulté la notaire I.________ sur les dispositions à prendre pour assurer le respect de la charge liée à ce legs et avait invité le recourant à constituer une fondation dans cette optique. Enfin, l'autorité cantonale a jugé que l'exécuteur testamentaire n'avait pas failli à son obligation de renseigner les héritiers. En effet, il ressortait du dossier qu'il avait régulièrement rendu compte de son activité lors des nombreuses séances tenues avec les héritiers ou leurs représentants. Les procès-verbaux établis lors de ces réunions faisaient ressortir que l'exécuteur testamentaire avait renseigné ceux-ci sur l'activité menée et les démarches envisagées avec régularité et précision. L'autorité cantonale a considéré que les requêtes du recourant tendant à ce que l'exécuteur testamentaire lui remette copie de l'intégralité de sa correspondance avec des tiers ou lui rende des comptes sur la totalité de ses échanges avec B.X.________ ou sur d'éventuels liens d'intérêts en rapport avec la vente des biens de l'hoirie excédaient le cadre de l'obligation de renseigner et apparaissaient purement chicanières. Quant au manque d'impartialité que le recourant reprochait à l'exécuteur testamentaire pour s'être prévalu de ce que B.X.________ n'avait jamais critiqué ses décisions ni demandé des renseignements complémentaires sur sa facturation ou son activité, et en raison du fait que les défenses proposées par B.X.________ et l'exécuteur testamentaire dans la présente procédure s'accordaient parfaitement, l'autorité cantonale a jugé que ces éléments ne démontraient pas que l'exécuteur aurait favorisé les intérêts de B.X.________ au détriment de ceux du recourant.