Citation: 5P.51/2006 10.07.2006 E. B

Par demande du 22 mars 1999, X.________ a ouvert action en divorce. Le même jour, il a requis des mesures provisionnelles tendant au paiement d'une contribution d'entretien en sa faveur, lesquelles ont été rejetées le 5 mai suivant. En bref, après avoir constaté les revenus et charges des parties, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a considéré qu'il fallait s'écarter d'un strict partage par moitié du solde disponible vu les frais de dentiste importants auxquels devrait encore faire face la femme et pour tenir compte du fait que celle-ci ne devait pas pâtir du choix d'un logement plus modeste; il a ainsi jugé que l'allocation d'une contribution au mari qu'aurait induit un partage du disponible ne se justifiait pas, les budgets étant au demeurant équilibrés et dépassant chacun de façon notable le minimum vital respectif des époux. Le 22 septembre 2005, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a écarté la nouvelle requête de mesures provisionnelles du mari, lequel concluait au versement d'une contribution d'entretien de 1'000 fr. à partir du 1er juillet 2004. Statuant le 21 décembre 2005, le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a rejeté, sous suite de frais et dépens, l'appel interjeté par X.________, confirmé l'ordonnance de mesures provisionnelles du 22 septembre précédent et déclaré son arrêt immédiatement exécutoire. En bref, il a jugé que la décision du Président était conforme aux règles du droit et de l'équité (art. 4 CC) et qu'il n'existait, en l'état, aucun élément nouveau, ou qui aurait été ignoré du premier juge, justifiant que l'intimée accorde - ne serait-ce que pour quelques mois - un entretien à son époux.