Citation: 1C_470/2010 21.12.2010 E. 1

Par arrêté du 25 août 2010 publié dans la Feuille officielle du 27 août 2010, le Conseil d'Etat de la République et canton de Neuchâtel a convoqué les électrices et les électeurs pour l'élection complémentaire d'un membre au Conseil d'Etat prévue le dimanche 31 octobre 2010. Cet arrêté comporte un article 14 qui prévoit que si seul le nom d'une candidate ou d'un candidat, au premier et au second tour, est déposé à la Chancellerie d'Etat, le Conseil d'Etat proclamera élu, sans vote (élection tacite) la candidate ou le candidat en question. Le 13 septembre 2010, A.________ est intervenu auprès du Président du Conseil d'Etat pour lui demander d'annuler l'article 14 de cet arrêté, de faire en sorte que l'élection complémentaire au Conseil d'Etat se déroule, tant au premier qu'au second tour, au suffrage universel conformément aux dispositions des art. 1er al. 2, 38 et 66 al. 2 de la Constitution neuchâteloise, de prendre l'engagement public de ne plus appliquer les art. 63 et 85 de la loi neuchâteloise sur les droits politiques et de publier cette décision dans la Feuille officielle. Sans nouvelle, il a déposé en date du 30 septembre 2010 un "recours pour inconstitutionnalité" et déni de justice auprès de la Cour de droit public du Tribunal administratif de la République et canton de Neuchâtel que ce dernier a classé au terme d'une ordonnance rendue le 19 octobre 2010. Le 11 octobre 2010, le Conseil d'Etat a transmis au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence le recours formé le 13 septembre 2010 par A.________ contre l'arrêté de convocation du 25 août 2010. Le 1er novembre 2010, A.________ a répondu ne plus avoir de famille proche en Suisse et ne pas être en mesure d'élire un domicile de notification dans ce pays. Il déclarait accepter une notification de l'arrêt par publication dans la Feuille fédérale ou à son adresse électronique. Il s'est par ailleurs opposé à la perception d'une avance de frais aux motifs qu'il n'était pas la partie qui avait saisi le Tribunal fédéral au sens de l'art. 62 al. 1 LTF et qu'il convenait de renoncer à une telle avance s'agissant d'un recours portant sur une question relevant du droit de vote. Par ordonnances du 22 octobre 2010, le Président de la Ire Cour de droit public a imparti au recourant un délai au 10 novembre 2010 pour élire un domicile de notification en Suisse et verser une avance de frais de 1'000 fr. Le 16 novembre 2010, le Président de la Ire Cour de droit public a pris acte du fait que le recourant n'était pas en mesure d'élire un domicile de notification en Suisse et lui a imparti un délai non prolongeable au 2 décembre 2010 pour verser une avance de frais de 1'000 fr. à défaut de quoi le recours serait déclaré irrecevable. A.________ a répondu le 25 novembre 2010 qu'il ne paierait pas cette somme au motif que ses moyens financiers ne lui permettaient pas de la régler étant donné qu'il était à la retraite. Il persistait au surplus à soutenir que la perception d'une avance de frais en matière de droits politiques constitue une restriction d'accès à un tribunal incompatible avec l'art. 13 CEDH. A.________ n'a ni fourni l'avance de frais, ni produit en temps utile une attestation établissant que la somme réclamée aurait été débitée de son compte postal ou bancaire dans le délai fixé au 2 décembre 2010.