Citation: 6B_997/2015 E. 2.2

2.2. Cette argumentation n'est pas pertinente. En effet, l'intimé, qui a été entendu par la police alors qu'on lui prodiguait des soins, n'a pas donné de signes permettant de déduire une quelconque déficience physique ou psychique. Il a décrit clairement le déroulement de l'accident jusqu'au moment du choc, précisant qu'il ne se souvenait plus très bien de la suite, ce qu'on peut comprendre compte tenu de l'importance des blessures. Dans de telles circonstances, la juridiction cantonale pouvait admettre que les renseignements de l'assurance-invalidité ne modifieraient pas sa manière de voir et refuser, en conséquence, ce complément de preuve, par appréciation anticipée des preuves, sans verser dans l'arbitraire.