Citation: I 276/05 24.04.2006 E. A

H.________, née en 1975, est atteinte d'une agénésie du bras gauche et souffre d'un syndrome thoraco-vertébral secondaire. A ce titre, elle bénéficie depuis le 1er juin 1995 d'une demi-rente de l'assurance-invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 50 % calculé selon la méthode ordinaire de comparaison des revenus. Depuis lors, elle s'est mariée (à deux reprises) et a donné naissance à son premier enfant le 17 mars 2003. Au mois de janvier 2003, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a entrepris une révision d'office de la rente et procédé à diverses mesures d'instruction. Par décision du 24 février 2004, confirmée sur opposition le 28 mai suivant, l'office AI a réduit la demi-rente accordée jusqu'alors à un quart de rente, motif pris que le degré d'invalidité s'élevait désormais à 45 %. Eu égard aux circonstances, il convenait en effet de réévaluer l'invalidité de l'assurée selon la méthode mixte d'évaluation, dès lors que celle-ci avait exprimé le souhait d'exercer une activité lucrative à raison de 50 % et de consacrer le reste de son temps à ses tâches ménagères et éducatives. L'instruction menée par l'office AI avait par ailleurs permis d'établir que l'assurée présentait une incapacité de 49,9 % dans l'accomplissement de ses travaux habituels et une incapacité de gain de 40 % dans l'exercice d'une activité lucrative, compte tenu d'une capacité résiduelle de travail de 30 %.