Citation: 1B_358/2022 E. 3.2

3.2. A teneur de l'art. 235 al. 5 CPP, les cantons règlent les droits et les obligations des prévenus en détention, leurs droits de recours, les mesures disciplinaires ainsi que la surveillance des établissements de détention. Le droit genevois prévoit ainsi, d'une part, un recours auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice - qui est l'autorité supérieure ordinaire de recours en matière administrative (art. 132 al. 1 de la loi cantonale du 26 septembre 2010 sur l'organisation judiciaire [LOJ; rsGE E 2 05]) - contre toute décision prise par le directeur général de l'office cantonal de la détention, le directeur de la prison ou leur suppléant délégué (art. 60 al. 1 RIPP) et, d'autre part, un recours auprès de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice dans les cas prévus par l'art. 30 LaCP, soit contre les décisions et les mesures relatives à l'exécution de la détention provisoire ou de la détention pour des motifs de sûreté (art. 60 al. 2 RIPP). Dans cette seconde hypothèse, les art. 379 à 397 CPP s'appliquent à titre de droit cantonal supplétif (art. 30 al. 2 LaCP). S'agissant en particulier de la sécurité renforcée, l'art. 50 al. 1 RRIP prévoit que le procureur général, le directeur de l'office cantonal de la détention et le directeur de la prison sont compétents pour interdire la détention en commun si elle présente des inconvénients ou des risques, notamment pour ce qui concerne la sauvegarde de la sécurité collective. Elle constitue une exception au régime normal (art. 49 RRIP) et ne figure pas dans la liste des sanctions énoncées à l'art. 47 al. 3 RRIP. Selon l'alinéa 1 de cette dernière disposition, si un détenu enfreint le RRIP, une sanction proportionnée à sa faute, ainsi qu'à la nature et à la gravité de l'infraction, lui est infligée.