Citation: 5A_399/2019 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, l'autorité cantonale a considéré que l'épouse avait d'abord conclu, dans sa demande unilatérale en divorce du 10 décembre 2010, à l'octroi d'une contribution d'entretien de 10'000 fr. par mois, prétention qu'elle avait ultérieurement réduite à 7'000 fr. par mois dans sa réponse à la demande en divorce du mari. Examinant, à l'aune de l'ancienne loi de procédure civile genevoise, si l'appelante était liée par ce dernier montant ou si elle était autorisée à le porter, comme elle l'avait fait, à 21'000 fr. dans ses écritures après enquêtes du 3 juin 2016, respectivement à 13'239 fr. dans son mémoire d'appel, la Cour de justice a considéré que l'amplification de ses conclusions au stade de ses écritures après enquêtes était due, entre autres, à l'actualisation de charges alléguées dans sa demande unilatérale en divorce, notamment de son minimum vital, des frais d'entretien relatifs à ses biens immobiliers, de ses frais médicaux, des frais d'entretien de son véhicule, de sa charge fiscale et de ses frais de vacances. Il y avait donc lieu d'admettre que cette amplification se fondait, à tout le moins en partie, sur des faits nouveaux au sens de l'art. 133 al. 1 aLPC/GE. Compte tenu de la part d'augmentation due à dite actualisation, l'allocation à l'épouse d'une contribution d'entretien après divorce de 7'950 fr. par mois demeurait dans le cadre de ses conclusions recevables.