Citation: 6B_623/2014 E. 1

La condamnation de X.________ pour escroquerie, notamment, repose sur les faits suivants: B.a. Le 5 mars 2009, A.________ SA, sis à B.________, a adjugé à X.________, né le *** 1949 et qui s'était présenté comme le représentant de l'entreprise de constructions métalliques C.________ SA, des travaux de transformation de certaines vitrines de l'hôtel pour un montant de 37'000 francs. Cette somme lui a été versée en partie sous forme de chèques WIR. X.________ a fonctionné en qualité d'entrepreneur général. Lesdits travaux ont été effectués; toutefois, X.________ a conservé les 37'000 fr. pour ses besoins personnels et n'a pas payé C.________ SA qui a fourni les vitrines. Le 7 mai 2009, X.________ s'est vu adjuger de nouveaux travaux pour la rénovation de trois autres vitrines se trouvant dans le même établissement. Il a alors demandé et obtenu, de la part de D.________, représentant de A.________ SA, le versement de 27'000 fr. en chèques WIR, afin de pouvoir passer les premières commandes urgentes pour les travaux à effectuer. Par la suite, X.________ ne mettant pas ses promesses à exécution, D.________ est entré en contact avec le représentant de C.________ SA, E.________. Ce dernier lui a alors indiqué qu'il n'avait pas été payé pour les vitrines qu'il avait livrées dans le cadre des travaux effectués au printemps 2009, de sorte qu'il ne fournirait pas les trois nouvelles vitrines demandées. X.________ a finalement fait poser les trois dernières vitrines, qui ont été fournies par les sociétés F.________ SA et G.________ SA. Toutefois, celles-ci n'ont également jamais été payées par X.________, qui a conservé les 27'000 fr. pour ses besoins personnels. B.b. Le 25 mai 2010, X.________, dans le but d'obtenir une villa en location, a imité la signature de son fils A.X.________ sur un contrat de bail à loyer, liant ainsi ce dernier en qualité de co-débiteur solidaire pour un loyer mensuel de 1'850 francs. L'intéressé a ensuite fait usage de ce faux document en le remettant, fin mai 2010, à H.________, propriétaire de la villa. Il a également fourni à ce dernier divers documents concernant son fils, soit une copie de son passeport, de ses fiches de salaires et un extrait des poursuites à son nom. X.________ ne s'est pas acquitté de son loyer entre les mois de juillet 2010 et février 2011. Pour ce motif, A.X.________, en qualité de co-débiteur solidaire, a fait l'objet de poursuites pour un montant total de 14'800 fr. correspondant aux loyers impayés. Pour dissimuler ses agissements envers son fils, X.________ est allé à deux reprises prendre le courrier de celui-ci dans sa boîte aux lettres personnelle, dont il avait la clé, et a retiré, à l'insu de son fils, le commandement de payer que H.________ lui avait envoyé, en y faisant opposition totale. B.c. Le 23 juillet 2010, X.________ a, en imitant la signature de A.X.________ sur un formulaire de demande I.________, obtenu une carte de crédit de la part de la Banque I.________ SA. Avec cette carte, il a procédé à divers retraits d'argent et a effectué une croisière en Grèce pour un montant total de 9'574 fr. 95 entre le 23 juillet et le 6 décembre 2010 au préjudice de son fils. Ce dernier a par la suite fait l'objet de poursuites à hauteur de 10'763 fr. 10, montant qu'il a dû payer à la Banque I.________ SA. B.d. Entre le 3 et le 23 décembre 2010, X.________, après avoir négocié avec le garage J.________ à K.________ un leasing portant sur un véhicule BMW 325i xDrive Touring d'une valeur de 65'980 fr., a imité la signature de L.________, administratrice avec signature individuelle de la société M.________ SA, afin de conclure, au nom de cette société, le contrat de leasing sur le véhicule précité qu'il voulait à des fins personnelles. X.________ a par la suite fait usage de ce faux document en le déposant auprès du garage J.________ en date du 23 décembre 2010. Durant la même période, X.________ a également imité la signature de L.________ sur divers documents afin, d'une part, de conclure une assurance RC automobile auprès de la société N.________ et, d'autre part, d'immatriculer ledit véhicule au nom de M.________ SA auprès du Service cantonal des automobiles à Neuchâtel. X.________ s'est vu remettre le véhicule en question, avec lequel il a circulé, à son profit, pendant trois semaines, sur une distance de 9'000 kilomètres. Le véhicule a été repris par le garage J.________, lorsque celui-ci a appelé L.________ le 23 décembre 2010 et ainsi découvert la supercherie. X.________ n'a versé aucun acompte ni aucune mensualité pour l'usage du véhicule.