Citation: 6B_152/2014 E. A

Le 19 octobre 2011, X.________, alors en exécution de peine à la prison de Champ-Dollon, a déposé plainte contre celle-ci, soit pour elle un certain "E.________" et d'autres gardiens, dont l'identité lui était alors inconnue, pour injures, abus d'autorité, incitation au suicide ou toutes autres dispositions applicables. Il se plaignait notamment des faits suivants: - Le 19 août 2011, X.________ avait été placé dans une cellule d'isolement aménagée en cellule forte. Il avait alors protesté et demandé de voir le directeur. Il s'était ensuite mis autour du cou le câble d'antenne de la télévision, cette dernière ayant été enlevée avant sa mise en cellule, en menaçant de se "laisser tomber" si on ne le mettait pas en présence du directeur. Le chef d'étage, lors de son passage, lui aurait dit "tu n'as qu'à te pendre, cela fera bien rigoler tes victimes". X.________ s'était pendu. Il avait été ensuite amené aux urgences des HUG à moitié inconscient. - Lors de son retour des urgences à la prison, dans la nuit du 19 au 20 août 2011, X.________ avait cheminé sous les insultes de surveillants ("sale arabe, sale violeur, t'es qu'une merde connard"). - Il avait ensuite été conduit dans la même cellule. Un gardien prénommé E.________ avait désigné le câble d'antenne en disant "regarde, on t'a laissé une surprise. Cette fois-ci, j'espère que tu mourras". Durant la nuit, le même gardien s'était posté régulièrement devant la porte pour lui dire "t'es toujours pas mort, pends-toi connard". - Le 22 août 2011, X.________ a été transféré dans une véritable cellule forte et a à nouveau attenté à ses jours. Il a ensuite été conduit aux urgences, passant la nuit en observation, avant d'être transféré à l'Unité de psychiatrie pénitentiaire.