Citation: 9C_671/2022 E. A

A.a. A.________ est domicilié dans le canton de Fribourg où il est assujetti de manière illimitée à l'impôt sur le revenu. Il exerce notamment une activité lucrative indépendante agricole depuis 2016 en exploitant le domaine B.________ (entreprise agricole au sens du droit foncier rural), dont il est l'unique propriétaire depuis 2015. Auparavant, le contribuable et son frère ont été nus-propriétaires en 2006 et copropriétaires de 2008 à 2015 de ce domaine. Ensemble, ils ont exercé une activité indépendante d'affermage (bail à ferme) de l'exploitation agricole du domaine B.________ en mettant à disposition respectivement en louant les immeubles agricoles du domaine entre 2006 et 2011 à leur père pour son activité de commerce de porcs, avant qu'ils ne soient loués à des tiers entre 2012 et 2016. A.b. Par arr êt 4A_253/2017 du 18 juin 2018, le Tribunal fédéral a confirmé, en se fondant sur le principe de la confiance, que A.________, son frère et son père étaient débiteurs solidaires de C.________ d'un montant restant de 426'000 fr., plus intérêts, lié au commerce de porcs. La Haute Cour a confirmé que ce dernier pouvait se prévaloir de l'apparence juridique créée par les trois membres de la famille à son égard, à savoir de l'existence d'une société simple, quand bien même l'activité de commerce de porcs était exercée exclusivement par le père. Les parties avaient convenu d'un plan de remboursement pour la dette qui datait de l'année 2009. A.c. Dans sa déclaration fiscale 2017, déposée en 2019, A.________ a déclaré qu'il n'avait pas de revenu imposable, en faisant valoir la déduction d'une charge exceptionnelle d'un montant de 611'164 fr. comptabilisée dans le cadre de son activité agricole. A la suite d'un échange de courriels aux mois d'avril et de juillet 2019 entre le Service cantonal des contributions du canton de Fribourg (ci-après: le SCC) et la fiduciaire de A.________, celle-ci a justifié l'origine de la charge exceptionnelle en produisant une copie de l'arrêt précité du Tribunal fédéral, qui avait reconnu le contribuable débiteur solidaire avec son frère et son père d'un montant de 604'164 fr. (426'000 fr. plus les intérêts), en lien avec le commerce de porcs exercé par le père, ainsi que des frais judiciaires y relatifs de 7'000 francs. A.d. Par avis de taxation ordinaire du 17 octobre 2019, le SCC a fixé le revenu imposable de A.________ à 286'124 fr. pour l'impôt fédéral (IFD) et 284'294 fr. pour les impôts cantonaux et communaux (ICC), en corrigeant le montant de 611'614 fr. (ci-après: la dette litigieuse) et en ne l'admettant pas en définitive comme charge déductible. Il a motivé son refus d'accepter la déduction comme il suit: "Le litige concerne le prêt envers C.________. Or il s'agit donc du remboursement d'un prêt inscrit au passif du bilan de Monsieur D.________ [père du recourant]. Cette écriture est donc neutre fiscalement, la charge ayant déjà été comptabilisée auparavant ". Par décision du 9 octobre 2020, le SCC a rejeté la réclamation du contribuable en indiquant notamment que la charge n'était pas justifiée commercialement.