Citation: 4C.95/2002 13.06.2002 E. A

De 1992 à février 1998, X.________ (ci-après: le demandeur), de nationalité portugaise, a travaillé comme ouvrier agricole au service de Y.________ (ci-après: le défendeur). D'après les contrats saisonniers établis par ce dernier, le demandeur a été occupé du 15 mai au 15 septembre 1993, du 21 février au 21 novembre 1994, du 20 février au 20 novembre 1995, du 15 mai 1996 au 15 février 1997 et du 15 mai 1997 au 15 février 1998. Il était durant toutes ces périodes au bénéfice d'un permis A. Sur la base des décomptes de salaire, la cour cantonale a retenu que le demandeur avait travaillé quatre mois en 1993, puis de fin février 1994 au 21 novembre 1994 et du 20 février 1995 au 20 février 1998 avec des interruptions d'un mois à fin 1995, du 1er avril au 26 mai 1996 et du 8 février au 5 mai 1997. Aux termes des contrats de travail, le demandeur était employé comme ouvrier agricole durant les trois premières années et, à partir de 1996, comme ouvrier agricole avec bétail. L'exploitation du défendeur était vouée à l'élevage du bétail ainsi qu'à la culture des arbres et de la vigne. Le demandeur était affecté à toutes les activités agricoles de l'entreprise, taillant les arbres, gardant les vaches et travaillant à la vigne. Il s'occupait toutefois exclusivement du bétail lorsqu'il demeurait sur l'alpage en été durant trois mois et demi environ. Les contrats conclus entre le défendeur et le demandeur étaient des formulaires édités par la Chambre valaisanne d'agriculture que les parties ont complétés. Sous les "dispositions générales", figurait la clause suivante: " Les dispositions du code des obligations et du contrat-type concernant l'agriculture font parties intégrantes de ce contrat individuel. Des dérogations selon l'art. 3 du contrat-type sont exclues pour les travailleurs étrangers". Les contrats signés en 1994 et 1995 prévoyaient en outre que l'employeur devait respecter les exigences salariales minimales en vigueur dans la profession. A la main, les parties ont fixé la durée hebdomadaire normale de travail à 55 heures par semaine (54 heures en 1993) réparties sur six jours. Elles ont également indiqué le montant du salaire mensuel en espèces puis en nature, le montant de l'indemnité pour vacances et ont rajouté une rubrique pour la rémunération des heures supplémentaires. Il a été constaté que le demandeur a accompli 54 respectivement 55 heures de travail hebdomadaires du 15 mai au 15 septembre 1993, du 21 février au 21 novembre 1994, du 20 février au 20 novembre 1995, du 27 mai 1996 au 8 février 1997 et du 6 mai 1997 au 20 février 1998. Le montant du salaire mensuel brut en espèces et en nature s'est élevé à 2'380 fr. en 1993, à 2'480 fr. en 1994, à 2'591 fr. en 1995, à 2'893 fr. en 1996 et jusqu'en février 1997, et à 2'885 fr. dès le 6 mai 1997 jusqu'en février 1998. S'y ajoutait une indemnité de vacances fixée à 9% du salaire brut. Le demandeur recevait encore 200 fr. par mois pour la rémunération forfaitaire du travail qu'il exécutait en plus de celui prévu dans les contrats.