Citation: 4A_298/2020 E. 5.3

5.3. Semblable argumentation ne résiste pas à l'examen. Certes, la cour cantonale a déclaré recevable le recours en ce qui concerne le mémoire de réplique de l'intéressé au motif que l'exigence d'un préjudice difficilement réparable était réalisée. Cela étant, il ne faut pas perdre de vue que, si une décision susceptible de causer un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF peut à plus forte raison entraîner un préjudice difficilement réparable au sens de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC (ATF 137 III 380 consid, 2), l'inverse n'est pas forcément vrai, dès lors que les notions de "préjudice difficilement réparable" du code de procédure civile et de "préjudice irréparable" de la loi sur le Tribunal fédéral ne coïncident pas nécessairement. Dans le cas concret, la décision incidente querellée n'est pas susceptible de causer au recourant un préjudice irréparable. Si d'aventure le recourant devait succomber, il lui resterait la possibilité d'attaquer le jugement final et, simultanément, de s'en prendre à la décision présentement examinée, ce qui lui permettrait de contester l'irrecevabilité du mémoire prétendument prolixe, des pièces produites ainsi que des conclusions nouvellement formulées, et d'obtenir, au cas où il le ferait avec succès, un nouveau jugement sur la base des éléments présentés dans ledit mémoire. Que le recourant ne puisse critiquer la décision présentement examinée qu'au prix d'une prolongation de la procédure ou d'un accroissement des frais de celle-ci n'est pas déterminant, de tels inconvénients n'étant pas considérés comme un dommage irréparable. Pour le reste, les arrêts auxquels le recourant fait référence, qui concernent des situations différentes, n'infléchissent pas la conclusion qui précède. Sur le vu de ce qui précède, il y a lieu de déclarer le recours en matière civile irrecevable selon la procédure de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.