Citation: U 20/01 04.09.2001 E. A

A.- P.________, a travaillé en qualité d'infirmière en soins généraux au service de la Fondation X.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de la Vaudoise Assurances. Le 1er août 1992, elle a fait une chute d'une hauteur de 3,05 m. Elle a été hospitalisée jusqu'au 10 août 1992 à l'Hôpital Y.________. Dès juin 1994, P.________ a bénéficié d'un reclassement professionnel pris en charge par l'assurance-invalidité, sous la forme d'une spécialisation en sophrologie-réflexologie. Chargés d'une mission d'expertise par la Vaudoise Assurances, les docteurs A.________, médecin assistant, et B.________, médecin-chef de la Clinique Z.________, ont posé, dans un rapport du 3 août 1994, le diagnostic de suspicion de décompensation post-traumatique de lésions dégénératives de la colonne cervicale, de status après traitement conservateur d'une fracture des plateaux supérieurs des vertèbres D 12 et L1, de status après fracture peu disloquée du sacrum à gauche à la hauteur S3 et d'hypoacousie bilatérale. Selon eux, les douleurs cervicales dont se plaignait l'assurée n'étaient pas dues uniquement à l'accident, mais également à des lésions dégénératives préexistantes. Ils ont estimé à 66% la capacité de travail dans la profession d'infirmière (rapport du 3 août 1994). A l'issue du reclassement professionnel de P.________, le docteur B.________ a retenu une incapacité de travail de 40 % en qualité d'infirmière, entièrement imputable à l'accident. Il a précisé qu'aucune modification ne devait être attendue à l'avenir sur ce point (rapport du 14 mai 1997). Par décision du 4 juillet 1997, la Vaudoise Assurances a admis une incapacité de gain de 40 % comme infirmière en soins généraux, et de 0% dans sa spécialisation en sophrologie. Elle a alloué à l'assurée une rente d'invalidité dégressive sur 4 ans, dès le 1er avril 1997, à raison d'un taux de 40 % la première année, 30 % la deuxième, 20 % la troisième et 10 % la quatrième. Selon elle, cette période devait suffire à la prénommée pour se constituer une clientèle dans sa nouvelle activité et pour réaliser un gain équivalent à celui qu'elle aurait obtenu dans l'ancienne profession. Une indemnité pour atteinte à l'intégrité physique correspondant à 10 % du salaire annuel assuré a été également accordée. Cette décision est entrée en force. Le 26 octobre 1998, P.________ a demandé le réexamen de sa situation, en expliquant que les douleurs rachidiennes dont elle souffrait l'empêchaient d'exercer à plein rendement sa nouvelle activité. Chargé d'une mission d'expertise par la Vaudoise Assurances, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a, dans un rapport du 24 juin 1999, diagnostiqué une cyphose résiduelle de la jonction dorso-lombaire d'environ 25°, stable depuis 1993, une probable décompensation traumatique d'un état dégénératif préexistant de la colonne cervicale sur chute du 1er août 1992 et des cervico-dorso lombalgies persistantes. Du point de vue orthopédique, les séquelles d'une fracture de D12 et L1 pouvaient, selon lui, tout à fait bien expliquer les dorso-lombalgies que présente l'assurée. En revanche, il ne pouvait pas infirmer ou affirmer que les troubles de la colonne cervicale fussent véritablement en relation avec l'accident. Il a exclu toute aggravation de l'état de santé de l'assurée depuis l'expertise du 14 mai 1997 du docteur B.________. Quant à la capacité de travail de P.________, il l'a fixée à 60% dans son activité d'infirmière en soins généraux, et à 80% dans l'occupation d'infirmière sophrologue-réflexologue. Par décision du 11 octobre 1999, la Vaudoise Assurances a rejeté la demande de révision formée par la prénommée, au motif que son incapacité de travail était imputable aux troubles cervicaux et que ceux-ci n'avaient plus de rapport avec l'accident. Par décision sur opposition du 11 novembre 1999, la Vaudoise Assurances a rejeté l'opposition formée par l'assurée contre cette décision.