Citation: 1A.25/2005 08.03.2005 E. A

Le 22 juillet 2003, Henri Pons, Vice-président du Tribunal de grande instance de Paris, a fait parvenir à l'Office fédéral de la justice (ci-après: l'Office fédéral) une demande d'entraide judiciaire fondée sur la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale (CEEJ; RS 0.351.1), entrée en vigueur le 21 août 1967 pour la France et le 20 mars 1967 pour la Suisse. La demande était présentée pour les besoins de la procédure pénale ouverte contre inconnus pour blanchiment d'argent, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, en relation avec des faits commis dans la gestion de la société française A.________. Selon la demande et ses annexes, A.________ avait passé, le 6 juin 2001, un contrat avec une société de Hong Kong dénommée D.________. Ce contrat portait sur la fourniture par A.________ d'équipements et de services en vue de la construction, pour le compte de la société russe E.________, d'un terminal pour le transport de l'azote à Volna Temryuk, sis en Russie, sur les rives de la Mer Noire. Le prix des services de A.________ a été fixé à 43'255'000 millions d'euros, dont le paiement était échelonné sur plusieurs mois. G.________ est une société bâloise, filiale de la société suisse H.________. Elle commercialise la production de E.________ et contribue au financement de ses activités. Le 7 juin 2001, G.________ a fait virer sur le compte ouvert au nom de A.________ auprès de la banque I.________ un montant de 999'984 euros. Le 10 août 2001, ce compte avait été débité d'un montant de 420'000 euros en faveur d'une société de Bélize dénommée C.________. A.________ avait en outre versé à C.________, entre novembre 2001 et mai 2002, un montant total de 3'405'122,42 euros. Entre août 2001 et avril 2002, puis entre mai 2002 et juin 2003, D.________ avait approvisionné les comptes de A.________ pour un montant total de 33'006'284 euros. Les autorités françaises soupçonnent que ces transactions suspectes masqueraient des opérations de détournement de fonds et de blanchiment d'argent. Le Ministère public de la Confédération, auquel l'exécution de la demande avait été déléguée, a ordonné des séquestres, dont l'un a fait l'objet de l'arrêt rendu le 8 janvier 2004 (cause 1A.235/2003).