Citation: 9C_80/2009 26.10.2009 E. 3

3.1 Le juge chargé de l'instruction dans la présente affaire a recueilli des renseignements supplémentaires en soumettant au docteur A.________ des questions précises. Dans sa réponse du 9 juillet 2009, l'expert a notamment indiqué que c'est sur la base des informations données tant par l'assuré que par son père qu'il était arrivé à la conclusion que le recourant exerçait son activité d'aiguiseur de couteaux et de ciseaux en étant accompagné par son père ou par un autre proche. Il a cependant indiqué, en étant formel sur ce point, que le fait de se faire accompagner par son père ou par un autre proche ne constitue absolument pas une condition indispensable pour que l'assuré puisse oeuvrer dans son activité habituelle d'aiguiseur de couteaux et de ciseaux. Il a précisé que, s'il avait considéré que cette condition était indispensable, il en aurait attesté la nécessité, qu'il aurait alors logiquement admis une incapacité de travail psychique et qu'il aurait indiqué que l'assuré ne peut travailler en plein qu'à la condition expresse qu'il soit accompagné par une personne qu'il considère comme sûre, en constatant que cette condition aurait été difficilement exigible en l'espèce. 3.2 Les réponses du docteur A.________ sont claires et convaincantes. Elles ne laissent subsister aucun doute sur la capacité de travail du recourant, laquelle est considérée entière aussi selon les nouvelles précisions de l'expert psychiatre et a été évaluée à plus de 60 % par le docteur E.________ dans le rapport du 7 janvier 2005. Dans ces conditions, l'argumentation développée par le recourant tant dans son recours que dans sa réponse du 14 octobre 2009 ne démontre pas en quoi la juridiction de première instance se serait fondée sur des faits établis de manière manifestement inexacte, aurait violé le droit fédéral ou aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves. C'est dès lors à juste titre que le Tribunal cantonal a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité.