Citation: 1P.175/2001 14.05.2001 E. 1

1.- a) Le recours de droit public est ouvert à l'encontre d'un plan d'affectation tel que celui approuvé par le Conseil d'Etat. L'arrêt attaqué est une décision finale de dernière instance cantonale. b) Aux termes de l'art. 88 OJ, ont qualité pour recourir les particuliers ou les collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont de portée générale. Contre une décision relative à l'adoption d'un plan d'affectation, le recours de droit public n'est ainsi ouvert, selon la jurisprudence, qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général, ou visant à préserver de simples intérêts de fait, est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44, 81 consid. 3b p. 85; 125 II 440 consid. 1c et les arrêts cités). Le recourant est propriétaire de plusieurs immeubles à la Place du Midi et dans ses abords immédiats, où sont exploités divers commerces et établissements publics. Pour l'essentiel, le recours tend à la protection des intérêts économiques de ces commerces, dont il n'aurait pas été suffisamment tenu compte. Le recourant insiste sur la nécessité d'assurer un accès direct aux clients des commerces. Outre la liberté économique, il invoque la prohibition de l'arbitraire, en rapport également avec la pesée des intérêts. Le recourant ne prétend pas qu'il exploiterait personnellement l'un des commerces situés sur la Place du Midi. Il s'agit plutôt de surfaces commerciales louées à des tiers. Or, selon la jurisprudence rappelée ci-dessus, le recourant n'est pas admis à recourir pour sauvegarder les intérêts de tiers (ATF 125 I 161 consid. 2a p. 162). Il invoque certes la garantie de la propriété, mais uniquement en rapport avec les taxes de remplacement dont il a dû s'acquitter lors de la construction de ses immeubles. Pour le surplus, le recourant ne prétend pas être limité d'une quelconque manière dans l'exercice de son propre droit de propriété. Il n'est pas prétendu que la suppression des places de parc engendrerait une baisse significative de la valeur de ses immeubles. La qualité pour recourir sur le fond apparaît ainsi fortement douteuse. Compte tenu de l'issue du recours, la question peut demeurer indécise.