Citation: 6B_360/2024 E. B

Par arrêt du 1 er mars 2024, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par A.________ et admis celui formé par B.________ contre le jugement du 23 juin 2023. Elle a classé la procédure à l'encontre de B.________ s'agissant de l'infraction de lésions corporelles par négligence (art. 125 al. 1 CP cum art. 329 al. 4 CPP) et lui a alloué, à la charge de l'État, une indemnité pour la procédure préliminaire et de première instance, respectivement pour la procédure d'appel (art. 429 al. 1 let. a et al. 3 CPP), confirmant la culpabilité et la peine infligée à A.________. Elle a par ailleurs condamné A.________ à la moitié des frais de la procédure de première instance, soit 1'796 fr. 50, le solde étant laissé à la charge de l'État ensuite du classement, condamné A.________ à verser à D.C.________ un montant de 3'804 fr. 50, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance au sens de l'art. 433 al. 1 CPP (constatant que C.C.________ n'avait pas remis en question en appel l'absence de condamnation solidaire des prévenus, de sorte que ce montant maximal était acquis à A.________), ainsi qu'un montant de 582 fr. 40 pour la procédure d'appel au sens de l'art. 433 al. 1 CPP. Elle a par ailleurs mis la moitié des frais de la procédure d'appel (1'565 fr.) à la charge de A.________, soit 782 fr. 50, 25 % de ces frais à la charge de D.C.________, qu i concluait à la confirmation du premier jugement, et laissé le solde à la charge de l'État pour tenir compte du classement. Enfin, elle a rejeté les conclusions en indemnisation de A.________. Les faits suivants ressortent de l'arrêt entrepris. À teneur de l'ordonnance pénale du 22 décembre 2022, valant acte d'accusation, il est reproché à A.________, maman de jour des jumelles E.C.________ et D.C.________, nées en 2018, représentées par leur mère, C.C.________, d'avoir, le 8 novembre 2019, en fin de matinée, au centre commercial G.________ à Genève, laissé D.C.________ sans surveillance pendant une vingtaine de secondes (cf. infra, consid. 2.2), alors qu'un chien se trouvait à proximité, laps de temps durant lequel l'animal a mordu l'enfant au visage. L'enfant a souffert de multiples plaies faciales, lesquelles ont nécessité notamment une reconstruction des voies lacrymales gauches. Par ailleurs, il était reproché à B.________, détenteur du chien F.________, né en 2007, d'avoir, dans les mêmes circonstances, causé par négligence à D.C.________ les blessures susdécrites, en ne prenant pas les précautions nécessaires afin d'éviter que son chien n'échappe à son contrôle et ne morde l'enfant (ordonnance pénale du 22 décembre 2022).