Citation: 4A_242/2022 E. 5.4

5.4. Dans la troisième et dernière branche du moyen pris de la contrariété à l'ordre public, le recourant soutient que la sentence attaquée violerait le principe de la bonne foi. En substance, il reproche aux arbitres d'avoir considéré qu'il avait rompu le contrat de travail en manifestant sa volonté d'abandonner son poste depuis le 28 décembre 2019 alors même qu'il n'avait pas reçu la lettre de mise en demeure du 20 décembre 2019. Force est d'emblée de relever que la motivation du grief laisse fortement à désirer, de sorte que l'on peut sérieusement douter de sa recevabilité. La démonstration effectuée par le recourant présente un caractère purement appellatoire et repose notamment sur des faits s'écartant de ceux constatés par la Formation. Au demeurant, elle ne consiste qu'en une vaine tentative de remettre en cause le raisonnement tenu par les arbitres, l'intéressé se contentant de reprendre l'argument qu'il a déjà développé sous l'angle du moyen pris de la violation de son droit d'être entendu. Par ailleurs, le recourant ne fait rien d'autre que de critiquer le raisonnement tenu par la Formation mais ne démontre nullement en quoi le résultat auquel a abouti celle-ci serait incompatible avec l'ordre public matériel. Il s'ensuit le rejet du grief examiné.