Citation: 8C_464/2014 E. 4.4

4.4. On doit admettre avec les premiers juges que l'expertise n'emporte pas entièrement la conviction. En retenant que l'assuré aurait dû évoluer vers une rémission complète de ses troubles psychiatriques post-traumatiques cinq ans après l'événement en cause s'il n'y avait pas eu de facteurs étrangers, l'avis de l'expert repose davantage sur des considérations d'ordre général (l'expérience médicale et le cours ordinaire des choses) que sur les données individuelles du cas. On ajoutera que l'expert ne s'exprime pas de manière catégorique sur la question centrale de la causalité naturelle, respectivement de la survenance du statu quo sine ("l'assuré aurait dû évoluer vers la rémission " ou encore " l'état maladif antérieur est probablement parvenu au stade d'évolution qu'il aurait atteint sans l'accident"). Dans la mesure toutefois où, dans leur précédent jugement, les premiers juges ont estimé nécessaire de recourir à une expertise psychiatrique, ils ne pouvaient s'en écarter sans ordonner une nouvelle expertise. Il convient dès lors de renvoyer la cause à la juridiction cantonale afin qu'elle mette en oeuvre une expertise judiciaire.