Citation: 7B_609/2023 E. 1

Dans le cadre de cette procédure pénale, le Centre universitaire romand de médecine légale a établi, le 20 avril 2018, une expertise psychiatrique portant sur le condamné. L'expert a posé le diagnostic d'intoxication alcoolique aiguë, de consommation d'alcool (utilisation nocive pour la santé), d'intoxication aiguë à la cocaïne, de consommation de cocaïne (utilisation nocive pour la santé) et de consommation de cannabis (utilisation nocive pour la santé). Il a indiqué que l'expertisé présentait un risque moyen de récidive violente. Il a précisé que ce risque ne serait pas négligeable si l'expertisé se trouvait confronté aux facteurs environnementaux qui lui avaient été préjudiciables par le passé, comme l'isolement affectif, l'influence du groupe et la consommation de toxiques. Afin de diminuer le risque de récidive, l'expert a préconisé une mesure ambulatoire, comprenant un suivi psychothérapeutique et des contrôles de consommations d'alcool et de stupéfiants. A.b. L'extrait du casier judiciaire suisse du condamné fait état, outre de la condamnation précitée, des trois condamnations suivantes: - 17 avril 2012, Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte, peine privative de liberté de 15 mois, sursis pendant 5 ans (révoqué le 10 janvier 2014), amende de 300 fr., vol, dommages à la propriété, violation de domicile, violation grave de la loi sur la circulation routière, vol d'usage, usage abusif de plaques ou de permis et consommation de stupéfiants; - 14 février 2013, Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public), peine privative de liberté de 6 mois, injure, dommages à la propriété et contrainte; - 10 janvier 2014, Tribunal correctionnel, peine privative de liberté de 3 ans, sursis portant sur 24 mois pendant 5 ans (non révoqué), règle de conduite, brigandage. Selon l'extrait du casier judiciaire, le condamné fait l'objet de deux nouvelles enquêtes pénales, ouvertes aux mois d'avril et d'octobre 2022 par le Ministère public, pour les chefs d'accusation de lésions corporelles simples et conducteur se trouvant dans l'incapacité de conduire (véhicule automobile, taux d'alcoolémie qualifié dans le sang ou dans l'haleine).