Citation: 5A_653/2023 E. 5.4

5.4. La motivation outrancière du recourant ne comporte pas non plus de critiques sérieuses des motifs des juges cantonaux, de sorte que le recours est aussi irrecevable de ce chef (art. 42 al. 2 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2, avec les références). Certes, l'intéressé s'en prend aux arguments de l'autorité précédente, mais pour les qualifier de " faux, usage de faux et abus d'autorité indéniables ", de " fraude de la Chambre colossale ", de " tactique bien connue de juges corrompus " ou de " texte tissé exclusivement de contrevérités graves ", etc., ce qui ne satisfait à l'évidence pas aux exigences légales. Comme l'a rappelé la cour cantonale, les autorités de surveillance ne sont pas habilitées à revoir dans une plainte (art. 17 LP) le bien-fondé du jugement invoqué par la partie poursuivante. C'est dès lors en vain que le recourant remet en discussion les décisions matrimoniales sur lesquelles se fondent les poursuites litigieuses, singulièrement la façon dont a été calculée la contribution à l'entretien de l'épouse (" attribution frauduleuse en 2014 de la contribution d'entretien de CHF 30'000 par mois "). Au demeurant, on peut relever, avec les juges précédents, que le litige matrimonial a donné lieu à plusieurs arrêts du Tribunal fédéral, qui a constamment débouté l'intéressé, y compris en ce qui concerne la prétendue " fraude gigantesque de la Cour de justice dans son arrêt du 11 avril 2014" (arrêts 5A_386/2014; 5A_808/2016; 5A_157/2020 et 5A_895/2021); cela étant, qualifier de " nulles " les décisions cantonales prises dans ce contexte est pour le moins audacieux ( cf. sur la notion de nullité d'un jugement: ATF 148 II 564 consid. 7.2).