Citation: 5P.336/2003 21.11.2003 E. 4

Par l'argumentation résumée ci-dessus, le recourant ne démontre nullement que l'arrêt attaqué serait arbitraire dans son résultat. 4.1 En effet, le recourant cherche avant tout à mettre en cause la vraisemblance des allégations de l'intimé, notamment en soulignant certaines différences dans les chiffres allégués par ce dernier (cf. consid. 3.1 supra), sans faire allusion aux éléments (cours de change, temps écoulé ou pièces établies de tête) dont l'autorité cantonale a retenu qu'ils expliquaient ces différences (cf. lettre I.f supra). Pour autant, le recourant ne démontre pas que sa propre version des faits serait plus vraisemblable que celle de l'intimé, d'autant moins qu'au contraire de celle-ci, elle n'est étayée par aucune pièce du dossier. 4.2 Le recourant ne démontre pas non plus qu'il serait arbitraire d'accorder une portée déterminante au fait qu'il n'a pas contesté le décompte de juin 2000 avant la procédure de séquestre (cf. consid. 3.7 supra). De fait, force est de constater que les arguments que le recourant soulève aujourd'hui à l'encontre de ce décompte (cf. consid. 3.3 et 3.5 supra) pouvaient déjà être soulevés lorsqu'il a reçu le document. Il en ressortait en effet déjà le prix de vente total des actions de Z.________ SA - 3'300'000 CHF, montant que le recourant ne conteste pas puisqu'il en part au contraire pour réclamer à l'intimé un solde de 1'350'000 CHF (cf. consid. 3.4 et 3.6 supra) - de même que les diverses déductions opérées, notamment celle du prix de vente des terrains A.________ SA et B.________ et celle de la commission de l'agence immobilière, dont les quotités sont confirmées par d'autres pièces (cf. lettre I.d supra). Quant à l'article du journal "Le Parisien" qui citait un prix de 11'918'400 FRF pour l'achat d'une villa à Ibiza sans plus de précisions, le recourant ne taxe pas d'arbitraire l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il est tout aussi plausible que ce montant ait en réalité inclus aussi les autres propriétés A.________ SA et B.________ transmises en même temps que Can L.________ (cf. lettre I.d supra). 4.3 Par ailleurs, le recourant soutient que la télécopie de juin 2000 ne reflétait pas un accord sur la répartition du bénéfice de la société simple (cf. consid. 3.4 et 3.7 supra). Il cherche toutefois précisément à se prévaloir d'un tel accord dans la mesure où celui-ci calculait sa part à raison de 50%, comme s'il avait exercé l'option lui permettant d'acquérir une part supplémentaire de 25% du capital-actions (cf. consid. 3.3 et 3.6 supra). Or comme l'a relevé à juste titre l'autorité cantonale (cf. lettre I.e supra), dont la décision n'est pas taxée d'arbitraire sur ce point, le recourant ne saurait se prévaloir d'une partie seulement de la télécopie de juin 2000, dans la mesure où il ne rend pas vraisemblable que ce document ne refléterait que partiellement la réalité des accords passés avec l'intimé. En effet, dès lors qu'il y a eu un accord pour partager le bénéfice de la vente de la propriété Can L.________ selon une clé de répartition spécifique, qui n'était pas calquée sur la participation effective des associés au capital de Z.________ SA, le recourant ne peut pas se prévaloir seulement de l'un des éléments de cet accord (la répartition par moitié du bénéfice) et rejeter les autres, notamment la déduction du prix de vente relatif aux terrains A.________ SA et B.________ et la déduction de la commission de l'agence immobilière. L'argumentation du recourant apparaît encore plus contradictoire dans la mesure où il prétend à la répartition du bénéfice par moitié, comme si les parties avaient été actionnaires à parts égales, tout en refusant de se voir imputer le prix de la tranche supplémentaire de 25% du capital qui aurait porté sa participation à 50% (cf. consid. 3.6 supra). 4.4 Dans ces circonstances, il n'apparaît pas que l'autorité cantonale soit tombée dans l'arbitraire en tenant pour le plus vraisemblable que le solde dû au recourant, en raison de la vente de la propriété Can L.________ à travers la vente des actions de Z.________ SA à la société de S.________, S.________ Ltd, était bien de 770'500 CHF, le créancier séquestrant n'ayant pas établi la vraisemblance d'un autre montant (cf. lettre I.e supra). Par ailleurs, l'autorité cantonale pouvait retenir sans arbitraire que le paiement intégral de ce solde à concurrence de 770'500 CHF a été rendu plus vraisemblable que l'inverse (cf. lettre I.f supra). En effet, le recourant ne démontre aucunement (cf. consid. 3.6 supra) en quoi cette conclusion - fondée notamment sur le fait qu'il est en tout cas hautement probable, compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, que le recourant n'aurait pas manqué de réagir à la réception de la télécopie de juin 2000, si le solde indiqué en sa faveur n'avait pas été entièrement payé en dépit de ce qui était mentionné (cf. lettre I.f supra) - serait arbitraire.