Citation: 8C_176/2023 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont relevé que la doctoresse G.________ avait observé qu'une fracture telle que celle subie par l'intimé était en principe consolidée à trois mois, et que les soins s'étaient déroulés sans complication, aucune reprise chirurgicale n'ayant été préconisée. En l'absence de nouvelles lésions, de lésion d'un segment adjacent ou d'une pseudo-arthrose/descellement des vis, sans geste chirurgical recommandé depuis de nombreuses années avec des doutes sur l'origine des douleurs et l'échec des nombreuses infiltrations, une cimentoplastie ou l'injection d'ozone ne pouvaient pas, sous l'angle de la vraisemblance prépondérante, être considérées comme des gestes opératoires permettant de rétablir la stabilité de la colonne vertébrale ou d'améliorer l'état de santé. En outre, l'intervention avait eu lieu quatre ans après l'accident, alors que la littérature médicale et la pratique préconisaient de la réaliser dans un délai de trois semaines à quatre mois après l'épisode fracturaire. Les traitements proposés par le docteur E.________ consistaient ainsi en un traitement de la douleur sans impact sur les lésions structurelles, ce d'autant que le docteur F.________ ne proposait pas réellement la spondylodèse évoquée comme alternative.