Citation: 4D_45/2010 31.05.2010 E. C

X.________ a maintenu ses prétentions devant la Chambre d'appel en matière de baux et loyers, laquelle a statué le 15 février 2010; elle a confirmé le jugement. En raison d'une valeur litigieuse inférieure à 8'000 fr., elle ne contrôlait les constatations de fait du tribunal qu'avec un pouvoir d'examen limité à l'arbitraire. Contrairement à l'opinion des premiers juges, la Chambre d'appel retient que les conclusions articulées devant eux étaient entièrement recevables parce que les faits de la cause avaient été discutés devant la Commission de conciliation; l'autorisation d'introduire la demande, délivrée par cet organe, portait donc sur le solde du décompte présenté le 3 février 2006 et aussi sur le remboursement des acomptes et des forfaits de la période concernée. Les acomptes et forfaits de l'année 2005 sont l'objet d'une demande additionnelle qui, selon le droit cantonal de procédure, est recevable sans essai préalable de conciliation. Cependant, le tribunal n'avait pas pour tâche de dresser ni de redresser lui-même les décomptes des frais de chauffage et le demandeur avait omis d'indiquer avec précision en quoi les justificatifs de l'adverse partie n'étaient pas suffisants ou devaient être retranchés. Le demandeur n'avait pas non plus, en appel, contesté de manière suffisamment motivée le montant du forfait d'eau chaude.