Citation: 6S.175/2003 07.08.2003 E. 1

Aux termes de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF, seul le lésé qui est une victime d'une infraction au sens de l'art. 2 LAVI peut exercer un pourvoi en nullité pour autant qu'il soit déjà partie à la procédure et dans la mesure où la sentence touche ses prétentions civiles ou peut avoir des incidences sur le jugement de celles-ci. Est une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI toute personne qui a subi, du fait d'une infraction, une atteinte directe à son intégrité corporelle, sexuelle ou psychique. La victime doit avoir subi une atteinte d'une certaine gravité et il faut examiner de cas en cas, au regard des conséquences de l'infraction en cause, si la personne lésée peut légitimement invoquer un besoin de protection prévue par la loi fédérale (ATF 127 IV 236 consid. 2b/bb p. 239; 125 II 265 consid. 2a p. 268). L'atteinte doit être réalisée. Un simple risque de dommage ne suffit pas (arrêt non publié du Tribunal fédéral du 25 février 2002, 6S.729/2001). Les recourants ont participé à la procédure cantonale dans le cadre de laquelle ils ont pris des conclusions civiles tendant au versement, pour chacun, d'une indemnité de 1'000 francs à titre de réparation pour tort moral. Il n'est pas douteux que l'arrêt attaqué, autant qu'il libère l'intimé de l'infraction de mise en danger du développement des mineurs, est de nature à influencer négativement le jugement des prétentions civiles que les recourants pourraient faire valoir à raison de cette infraction. Enfin, s'agissant de l'infraction reprochée à l'intimé, elle est susceptible de traumatiser les jeunes adolescents qui en sont les victimes et de les atteindre dans leur intégrité psychique et sexuelle. Toutefois, dans le cas particulier, les recourants n'allèguent pas avoir subi une atteinte directe à leur intégrité, laquelle atteinte n'est pas non plus constatée dans les faits. Partant, il est douteux que les recourants puissent être considérés comme des victimes au sens de l'art. 2 LAVI. Cette question peut toutefois demeurer ouverte, le pourvoi étant de toute manière irrecevable (cf. infra, consid.2).