Citation: I 951/06 31.10.2007 E. 2

2.1 Aux termes de l'art. 87 al. 4 RAI, la nouvelle demande doit établir de manière plausible que l'invalidité de l'assuré s'est modifiée de façon à influencer ses droits. En tant que le principe inquisitoire ne s'applique pas à cette procédure, l'administration doit se limiter à examiner si les allégations de l'intéressé sont crédibles. Si tel n'est pas le cas, l'affaire est liquidée d'entrée de cause, sans investigations, par un refus d'entrer en matière. En revanche, si l'administration entre en matière, elle doit instruire la cause et déterminer si la modification de l'invalidité s'est effectivement produite. Le moment déterminant pour produire les moyens de preuve pertinents est celui du dépôt de la nouvelle demande; si l'assuré ne fait que de proposer de les produire, l'administration doit alors lui impartir un délai raisonnable pour les déposer (ATF 130 V 64 consid. 5.2.5 p. 68). 2.2 En l'espèce, la recourante reproche essentiellement à l'office AI, puis à la juridiction cantonale, de n'avoir pas tenu compte des pièces médicales qu'elle a déposées au cours de la procédure d'opposition. A la lumière de la jurisprudence précitée, on ne saurait toutefois faire le reproche à l'administration et à l'autorité cantonale de première instance d'avoir écarté les pièces remises par la recourante postérieurement à la décision de non-entrée en matière. Comme l'a souligné la juridiction cantonale, ces documents auraient bien plutôt dû être produits à l'appui d'une nouvelle demande de prestations. 2.3 Sur le vu de ce qui précède, c'est à juste titre que les autorités précédentes ont examiné la situation à la lumière des pièces médicales produites dans le cadre de la nouvelle demande de juin 2005. A cet égard, le tribunal cantonal des assurances a retenu que les deux rapports médicaux des docteurs W.________ et P.________ des 22 avril et 8 juin 2005 versés à l'appui de la nouvelle demande de prestations ne faisaient nullement état d'une aggravation objective de l'état de santé physique ou psychique de la recourante. Seule l'appréciation de la capacité de travail de l'assurée par le docteur W.________ (50 %) différait de celle retenue auparavant (60 %, selon les conclusions de l'expertise effectuées par le docteur S.________ en août 2003); cette divergence n'était toutefois pas déterminante dans la mesure où aucune atteinte objectivable nouvelle ne justifiait le taux retenu par ce médecin. Il ne ressort pas de l'argumentation développée par la recourante à l'appui de son recours de droit administratif que la constatation des faits opérée par la juridiction cantonale sur la base des pièces médicales précitées serait manifestement inexacte. Elle lie par conséquent le Tribunal fédéral. On relèvera en particulier que le fait d'avoir assimilé la tendomyose cervico-scapulaire diagnostiquée par le docteur W.________ à la fibromyalgie déjà diagnostiquée par le passé n'apparaît pas critiquable au regard de la jurisprudence développée en matière d'appréciation de la capacité de travail d'une personne souffrant d'une symptomatologie douloureuse (ATF 132 V 65, 131 V 47, 130 V 352 et 396). Dans la mesure où la recourante n'a pas rendu plausible le fait que son degré d'invalidité s'était modifié de manière à influencer ses droits, c'est à juste titre que l'office AI a refusé d'entrer en matière sur la nouvelle demande. Manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ.