Citation: 6P.99/2003 09.12.2003 E. 2

Invoquant une violation de l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé la production du dossier ouvert à la suite d'une instruction dirigée contre Z.________ et de nature à l'éclairer sur le comportement et la crédibilité de ce dernier. Il allègue que ce témoin présente probablement une polytoxicomanie active et des troubles consécutifs à son état de santé, ce qui réduirait sa crédibilité. 2.1 En principe, l'autorité doit donner suite aux offres de preuves présentées en temps utile et dans les formes prescrites. Il n'y a toutefois pas violation du droit à l'administration de preuves lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 125 I 127 consid. 6 c/cc p. 134 s.; 124 I 274 consid. 5b p. 285 et les références citées). 2.2 En l'espèce, la cour cantonale n'a pas ignoré que le témoin Z.________ était un toxicomane notoire, ni qu'il venait de reprendre la consommation de drogues. Elle a donc apprécié les déclarations de ce dernier en connaissant son état et sa dépendance aux stupéfiants, précisant encore qu'il n'avait aucun intérêt à charger faussement le recourant puisqu'il s'exposait lui-même à une condamnation. En outre, on ne voit pas en quoi une nouvelle procédure ouverte à l'encontre de ce témoin pourrait influencer les déclarations faites dans la présente affaire et le recourant n'indique pas davantage quel autre fait pertinent aurait pu être établi par ce moyen de preuve. Dans ces conditions, le refus de la mesure probatoire demandée ne viole pas le droit d'être entendu du recourant.