Citation: 1C_562/2022 E. 1.3

1.3. Ces arguments ne permettent pas d'admettre l'existence d'un déni de justice évident. Les exigences de la Cour des plaintes concernant des procurations récentes ne procèdent en rien d'un formalisme excessif, s'agissant de démontrer l'existence des entités recourantes au moment du dépôt du recours, ainsi que les pouvoirs effectifs des personnes censées les représenter (cf. arrêt 1C_38/2022 du 27 janvier 2022). Le cas de la recourante E.________ illustre le bien-fondé de cette exigence, puisqu'elle a été dissoute en mars 2021, soit deux mois seulement après être intervenue auprès du MPC. Les pièces demandées aux recourantes étaient clairement identifiables (procurations récentes, respectivement datée, documents attestant de l'existence actuelle des sociétés et des pouvoirs de représentation) et il appartenait aux recourants, s'ils entendaient contester la pertinence de ces exigences, de le faire dans le délai fixé ou de demander un délai supplémentaire en cas de difficulté à se les procurer. Au lieu de cela, les recourants n'ont pas réagi dans le délai fixé, puis prolongé par la Cour des plaintes.