Citation: 9C_778/2020 E. 5.2.2

5.2.2. En outre et contrairement à ce qu'ont constaté les juges cantonaux, l'appréciation du docteur I.________ est partagée par les autres experts. Dans l'appréciation consensuelle du 4 novembre 2019, les experts de J.________ SA ont en effet validé la capacité résiduelle de travail de 50 % du recourant, retenue par leur confrère urologue sur la base de son diagnostic. C'est également à tort que la cour cantonale a retenu que le recourant souffrait d'un syndrome sans pathogenèse ni étiologie claires en se fondant notamment sur les avis du docteur I.________ et de la doctoresse M.________. Le premier nommé s'est limité à indiquer que de manière générale, des facteurs psychologiques, émotionnels ou comportementaux pouvaient induire un syndrome douloureux chronique si les douleurs persistaient, sans toutefois faire état d'un tel syndrome dans le cas du recourant. Quant à la seconde nommée, elle a exclu le diagnostic "F45" (troubles somatoformes), au motif que les douleurs du recourant étaient clairement d'origine organique comme exposé par le volet urologique de l'expertise. De même, le docteur L.________, en sa qualité d'expert neurologue, a indiqué que si le mécanisme des douleurs échappait à l'examen neurologique clinique, le comportement de l'assuré tout au long de l'entretien était crédible sous l'angle des "stimuli décrits comme algogènes".