Citation: 4A_311/2019 E. 9

Le recours constitutionnel subsidiaire est recevable au regard de l'art. 113 LTF. A l'appui de ce recours, la demanderesse invoque l'art. 5 al. 3 Cst. selon lequel les organes de l'Etat et les particuliers doivent agir de manière conforme aux règles de la bonne foi. Son argumentation se limite à un simple renvoi aux développements du recours en matière civile concernant l'abus de droit qui est prétendument imputable aux défendeurs. Ce procédé n'est pas concluant car l'art. 5 al. 3 Cst. vise essentiellement les rapports réciproques des organes étatiques et des particuliers (Benjamin Schindler, in Sankt Galler Kommentar, 3e éd., n° 53 ad art. 5 Cst.); à l'égard des rapports entre particuliers, y compris les personnes morales de droit privé, cette disposition n'est pas destinée à reproduire l'art. 2 CC au niveau de la Constitution. Le recours constitutionnel est ainsi recevable mais privé de fondement, ce qui conduit à son rejet.