Citation: 5C.133/2001 02.11.2001 E. A

A.- D.________ le 5 octobre 1964, est assurée chez X.________ depuis le 1er janvier 1997 pour l'assurance obligatoire des soins ainsi que pour les asssurances complémentaires. Lors de sa demande d'affiliation, elle a rempli un questionnaire, le 26 septembre 1996. Elle a répondu "oui" aux questions suivantes: subsistait-il des suites d'une maladie ou d'un accident, avait-elle été en traitement dans un établissement thermal, et un médecin lui avait-il prescrit une cure qui n'avait pas encore été effectuée. Concernant les affections dont elle avait souffert, elle a mentionné une maladie de l'urètre et de la vessie ainsi que des troubles des intestins. En complément du questionnaire, elle a notamment indiqué qu'elle connaissait des problèmes de spasmes de l'urètre et des intestins depuis plus d'un an, que ces affections étaient en voie de guérison et qu'elle avait subi une cure à Châtel-Guyon, en Auvergne. X.________ l'a acceptée comme assurée en instituant toutefois une réserve sans limitation de durée concernant les assurances complémentaires, formulée ainsi: "Pour état spastique abdominal". Cette réserve n'a pas fait l'objet de contestations. En 1997, l'assurée a suivi, sur ordonnance de son médecin traitant, une cure thermale de trois semaines qui a été prise en charge par l'assureur; il en a été de même l'année suivante. Le 7 mars 2000, son médecin lui a prescrit une cure thermale de consolidation de trois semaines à Châtel-Guyon, en raison de cystites récidivantes et de syndrome du côlon irritable. Par lettres du 14 avril et du 5 mai 2000, puis par décision du 5 juin suivant, l'assureur a signifié à l'assurée son refus de prendre en charge les frais de cette dernière cure, au vu de l'avis de son médecin-conseil qui estimait que celle-ci était en relation directe avec la réserve grevant les assurances complémentaires.