Citation: 6B_705/2023 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a relevé que le recourant avait exposé qu'il vivait en Suisse depuis 32 ans, qu'il n'avait pas d'attache avec son pays d'origine et que sa famille, particulièrement son épouse et leur fille, née en 2015, ainsi que son fils, né en 2005 d'une précédente union, résidaient dans notre pays. Par ailleurs la tombe de sa fille C.A.________ se trouvait également en Suisse, ce qui n'était pas sans importance. La cour cantonale a rappelé que le recourant avait volontairement agressé E.________ à l'aide d'une arme tranchante, lui assénant plusieurs coups qui l'avaient blessé, dans le but de le tuer. Son intention ne faisait aucun doute au vu des messages vocaux qu'il avait envoyés à sa victime quelques jours avant son passage à l'acte. Le comportement du recourant était grave et représentait une mise en danger actuelle de l'ordre public, la sécurité des personnes étant mise en péril. A l'instar du ministère public, la cour cantonale a considéré qu'un comportement aussi infâme ne méritait aucune protection. Elle a par ailleurs relevé que le recourant n'avait pas de formation ou de travail dans notre pays et avait fait l'objet de plusieurs condamnations par le passé, de sorte que son intégration n'était pas bonne. Tout bien considéré, l'intérêt public à l'expulsion du recourant l'emportait très clairement sur son intérêt à pouvoir continuer à vivre en Suisse, l'exception de la renonciation à l'expulsion ne primant manifestement pas le principe de celle-ci. Il se justifiait par conséquent de prononcer l'expulsion du recourant pour une durée de dix ans, ce dernier pouvant préserver ses liens familiaux par le truchement des moyens de technologie modernes. Il convenait également d'ordonner l'inscription de cette expulsion au Système d'information Schengen (SIS).