Citation: 1B_374/2016 E. 1

Le 18 mai, puis le 8 juin 2016, A.________ a appelé d'un jugement rendu le 13 mai 2016 par le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois qui la condamne pour calomnie notamment à une peine privative de liberté de 15 jours, révoque un précédent sursis et accorde au plaignant 500 fr. d'indemnité pour tort moral. Les 3 et 13 septembre 2016, A.________ a demandé la désignation d'un nouveau défenseur d'office, soit Me C.________, en remplacement de son avocat Me B.________ auquel elle reprochait de refuser de défendre son point de vue; elle évoquait aussi de la corruption. Le 22 septembre 2016, Me C.________ a déclaré qu'il renonçait à reprendre le mandat. Par décision du 23 septembre 2016, la Présidente de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté la requête. Me B.________ assurait la défense de la prévenue depuis le début de l'enquête en 2014, et rien dans le dossier ne faisait apparaître un quelconque manquement dans l'accomplissement du mandat d'office. La procédure d'appel était déjà avancée et il n'était pas dans l'intérêt de la prévenue de changer d'avocat à ce stade. L'audience fixée au 10 octobre 2016 a été annulée, dans la perspective d'une éventuelle procédure écrite. Par lettre datée du 5 octobre 2016 et mentionnant le numéro de référence de la décision précitée - sans toutefois la produire -, A.________ évoque sa mise sous curatelle ainsi que les faits à l'origine de la plainte. Elle reproche à Me B.________ de défendre ses intérêts "à l'opposé de sa requête de médiation et de paix", et d'avoir notamment laissé un journaliste la présenter comme une personne dérangée. Elle lui reproche encore de gagner "énormément d'argent sur son dos". Il n'a pas été demandé de réponse.