Citation: 1C_602/2015 E. B

Par arrêt du 3 novembre 2015, la Cour des plaintes a déclaré irrecevables les deux recours. L'autorisation du Tmc de procéder à des écoutes téléphoniques constituait une décision incidente; une telle décision était susceptible de causer un préjudice irréparable puisque la décision d'entrée en matière autorisait une certaine utilisation des renseignements avant toute décision de clôture. S'agissant du raccordement non utilisé par les recourants, ceux-ci n'avaient pas qualité pour agir. Par ailleurs, ils ne donnaient aucune précision sur l'existence d'un préjudice irréparable. S'agissant de l'ordonnance d'entrée en matière, elle ne causait pas non plus de préjudice irréparable puisque l'autorité requérante s'était engagée (certes par simple courrier électronique) à respecter les restrictions d'utilisation posées. Il ressortait en outre d'une note au dossier qu'aucun élément n'avait été découvert lors des écoutes permettant de justifier une transmission immédiate. La présence d'enquêteurs étrangers lors de la séance de tri (après que le MPC eût retranché les conversations non pertinentes ou couvertes par un secret professionnel) ne changeait rien à l'absence de préjudice irréparable.