Citation: 6B_1296/2023 E. B

Par arrêt du 16 octobre 2023, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté les appels formés par A.________ et l'appel joint formé par B.B.________ à l'encontre du jugement du 19 mai 2021, ainsi que l'appel formé par A.________ à l'encontre du jugement du 14 septembre 2021. Après jonction des causes et en tenant compte d'une violation du principe de célérité, elle a reconnu A.________ coupable des chefs d'accusation de lésions corporelles simples, de voies de fait et d'injure et l'a condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 40 fr. le jour, ainsi qu'à une amende additionnelle de 200 fr. et contraventionnelle de 500 fr. avec un sursis de deux ans. La cour cantonale a retenu les faits suivants encore litigieux devant le Tribunal fédéral: B.a. B.B.________ est le parrain de confirmation de A.________. Tous deux sont voisins à U.________, un hameau de la commune valaisanne, où ils s'occupent chacun de leur bétail. À l'époque des faits litigieux, les deux hommes étaient en conflit. A.________ reprochait notamment à B.B.________ de l'avoir dénoncé à la commune pour avoir déversé du purin dans une zone interdite et de l'avoir dénoncé à différents services dont le service cantonal des affaires vétérinaires pour maltraitance envers ses animaux, ce que B.B.________ a nié. B.b. Le 21 avril 2019, D.B.________ avait constaté la présence des vaches de A.________ à proximité du terrain de la famille B.________. Après 40 minutes, il a alors crié en direction de son père, qui se trouvait dans sa maison, que si personne ne venait les récupérer, il les chasserait vers la route et ferait appel à la police, afin de faire réagir A.________ pour qu'il vienne chercher son bétail. A.________ a traversé le pré en sa direction et a, à plusieurs reprises, fait référence à son père en utilisant un sobriquet. Alors que le ton était monté entre les deux hommes, B.B.________ les a rejoint. A.________ s'en est pris verbalement à B.B.________ et s'est alors emparé d'un gros caillou qui se trouvait à ses pieds. Il l'a pris dans sa main gauche et a levé le bras comme pour le jeter sur B.B.________ et en lui disant "Je t'écrase". D.B.________ lui a dit à cinq reprises "Essaie" alors que celui-ci continuait à insulter son père. À cette occasion, il a traité B.B.________ de "trou du cul". Pour finir, il a jeté la pierre à côté de lui et est allé récupérer ses vaches. B.c. Entre le 21 avril et le 24 avril 2019, A.________ a publié sur les réseaux sociaux des messages dans lesquels il est fait référence à un "Démon" et à un "cochon". Ces messages faisaient référence à B.B.________, "Démon cochon" étant le surnom qui était donné à l'intéressé alors qu'il était enfant, ce qui était connu des personnes de son entourage. B.d. Au mois de juillet 2020, A.________ a fait un doigt d'honneur à B.B.________. B.e. Le 4 février 2021, entre 10h00 et 11h00 à U.________, A.________ a eu une interaction verbale et physique avec C.B.________, le père de B.B.________ âgé de 74 ans au moment des faits.