Citation: 6B_1385/2019 E. 2.3.3

2.3.3. Selon le recourant, il était " discutable " de retenir une intention de tirer à hauteur d'homme alors qu'il était admis que le projectile avait été dévié. Il ressort cependant des constatations cantonales, fondées sur le rapport de la Brigade de police technique et scientifique, que le projectile avait tout d'abord frappé le véhicule à 1,08 m du sol et à 1,45 m à l'arrière avant d'être dévié et de se ficher dans le montant supérieure de la portière. L'emplacement du premier impact permettait donc de déterminer la hauteur du tir avant sa déviation. Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir procédé à un raisonnement par analogie en imputant au (premier) tir effectué dans la direction de C.________ toutes les caractéristiques du (second) tir dont l'impact a été retrouvé sur le véhicule de D.________. Or, d'une part, il était pertinent, pour asseoir la qualification de meurtre par dol éventuel, de relever que ce second tir, qui visait lui aussi C.________, avait terminé sa course à hauteur d'homme (cf. arrêt attaqué, En fait, B.d.b. p. 15). D'autre part, selon les témoins, le recourant avait tiré devant lui (arrêt attaqué, consid. 2.9 p. 28); cela constitue un indice supplémentaire quant à ses intentions lorsqu'il a fait usage de son arme, que ce soit la première ou la seconde fois. On ne voit pour le surplus pas en quoi la cour cantonale aurait indûment imputé les caractéristiques du second tir au premier. Par ailleurs, c'est sans arbitraire que la cour cantonale n'a pas restreint l'intention du recourant à celle de blesser plutôt que de tuer, dès lors qu'il est question ici de tirs au moyen d'une arme à feu, volontairement dirigés sur un individu. Enfin, puisqu'il n'a pas été constaté que D.________ aurait été la cible des tirs, à la différence de C.________, la décision cantonale n'est pas contradictoire en tant qu'elle retient l'intention de tuer par dol éventuel au préjudice du second et non du premier. Cela n'empêche pas non plus de considérer que D.________ a été victime de mise en danger de la vie d'autrui en raison de ce même tir (cf. consid. 3 infra). Etant établi que le recourant a tiré à deux reprises dans la direction de C.________, la cour cantonale pouvait ainsi retenir sans arbitraire que par son geste, le recourant avait à tout le moins accepté le risque de tuer le prénommé. Sur le vu de ce qui précède, la condamnation du recourant pour l'infraction de tentative de meurtre au préjudice de C.________ ne viole pas le droit fédéral.