Citation: 6B_1124/2023 E. 2.4.2

2.4.2. La cour cantonale a rappelé que la requête du recourant tendant à l'audition de sa fille, déplacée au Kenya, avait été refusée par les premiers juges, par crainte d'une violation du principe de célérité et au motif que la preuve n'était pas tenue pour déterminante. Le recourant n'avait pas réitéré sa demande dans sa déclaration d'appel, ni au cours des opérations précédant les débats, attendant l'ouverture de ceux-ci. Partageant l'opinion des premiers juges, la cour cantonale a considéré que, dans les circonstances d'espèce, son procédé contrevenait au principe de la bonne foi en procédure. Dans un raisonnement subsidiaire, la cour cantonale a néanmoins apprécié la valeur probante d'une éventuelle audition de la jeune fille, qu'elle a considérée comme limitée, vu l'ancienneté des faits au regard de l'âge de l'intéressée en 2018 et vu ses liens avec son père, dans la famille duquel elle résidait et dont elle dépendait. En outre, sa déposition n'était pas déterminante eu égard aux éléments du dossier, suffisants pour se forger une conviction. Pour seul élément concernant la pertinence du moyen de preuve requis, le recourant affirme que sa fille aurait pu témoigner au sujet des événements du 4 septembre 2018 et de ceux prétendument déroulés le 4 février 2028 [ recte : 2018], sans pour autant prétendre ou tenter de démontrer que sa fille eût été présente au moment des faits. Pareille argumentation est impropre à démontrer l'arbitraire de l'autorité précédente dans l'appréciation anticipée du moyen de preuve, quant à sa pertinence, au vu des nombreux autres éléments retenus (cf. supra consid. 2.2). Pour le surplus, le recourant se confond dans des explications personnelles concernant le déplacement de sa fille au Kenya, qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner son grief sous cet angle (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Enfin, en se bornant à rappeler avoir requis l'audition de sa fille devant le ministère public, devant le tribunal correctionnel et à l'ouverture des débats d'appel, ce que la cour cantonale n'a pas ignoré, le recourant échoue à démontrer la violation du droit fédéral sous l'angle de la bonne foi en procédure.