Citation: 2C_1025/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant fait également valoir que la Cour de justice a arbitrairement retenu, s'agissant de sa condamnation pénale, qu'"aucune pièce du dossier ne confirme qu'il s'agit uniquement d'un banal accident de la route". D'après lui, cet élément ressort de l'ordonnance pénale du 15 novembre 2017 qui le condamne et qui figure au dossier. Or, dans cette ordonnance, le Ministère public a retenu que les motivations du prévenu relevaient de la pure désinvolture vis-à-vis des règles instaurées par la loi fédérale sur la circulation routière et a condamné le recourant pour lésions corporelles par négligence, la victime de l'accident ayant subi un arrêt de travail à 100% puis à 50% durant plusieurs mois pour avoir souffert d'une distorsion cervicale lui causant des douleurs importantes encore sept mois après les faits, ainsi que d'un état psychologique compatible avec un état de stress post-traumatique aigu. On ne saurait déduire de ces faits qu'il s'agissait d'un "banal" accident de la route. Partant, on ne perçoit pas non plus en quoi les faits auraient été établis de manière arbitraire sur ce point.