Citation: 1C_354/2020 E. A

Par commission rogatoire du 27 novembre 2018, le Parquet général de Sienne (Italie) a demandé aux autorités judiciaires suisses d'obtenir, notamment, auprès des banques suisses les dossiers relatifs aux états de comptes courants ouverts aux noms de A.________ et des sociétés C.________ Ltd, B.________ Ltd et J.________ SRL, respectivement auprès de la banque I.________ toute documentation en lien avec des comptes au nom de la société C.________ Ltd. Selon l'autorité requérante, une instruction pénale était ouverte contre les représentants légaux de J.________ SRL (art. 105 al. 2 LTF) afin d'identifier l'origine criminelle de capitaux (environ EUR 11.5 millions) provenant de fraudes fiscales et comptables réalisées par le biais d'une documentation contrefaite (libéralité versée par l'entremise des sociétés B.________ Ltd et C.________ Ltd en faveur de J.________ SRL en simulant des prêts d'actionnaires). En particulier, EUR 10 millions avaient été versés par B.________ Ltd à C.________ Ltd, puis celle-ci aurait transféré cette même somme à la société J.________ SRL; la documentation comptable et les contrats justifiant ces mouvements bancaires étaient cependant des faux et avaient en substance été établis afin de soustraire lesdits montants de l'impôt, notamment en rompant la traçabilité des fonds. L'autorité requérante considérait que l'acquisition de la documentation bancaire permettrait de reconstruire le flux des capitaux, ainsi que les liens entre les individus impliqués dans les sociétés italiennes concernées. Le 9 janvier 2019, le Ministère public de la République et canton de Genève - agissant sur délégation de l'Office fédéral de la justice (OFJ) - est entré en matière sur cette demande, estimant que les faits transposés en droit suisse relevaient de l'escroquerie fiscale, de faux dans les titres et de blanchiment d'argent. Différents ordres de dépôt ont été rendus. Par décision de clôture du 17 septembre 2019, le Ministère public a ordonné la transmission à l'autorité requérante des pièces reçues des banques requises, soit la documentation bancaire relative aux comptes aux noms de A.________, de B.________ Ltd, de C.________ Ltd, de D.________ Ltd, de E.________, de F.________ Ltd, de G.________ Ltd et de H.________ Ltd, sociétés dont A.________ est l'ayant droit économique (cf. let. C, D et consid. 4.3.2 p. 12 de l'arrêt attaqué; voir également ad 45 p. 11 du recours devant le Tribunal pénal fédéral et ad 83 p. 18 des déterminations du 28 juin 2019; art. 105 al. 2 LTF).