Citation: 6B_346/2016 E. 3.4.2

3.4.2. Selon leur rapport d'expertise du 22 avril 2015, les Drs C.________ et D.________ ont constaté que même s'il n'existait pas dans les antécédents délictueux de l'expertisé des passages à l'acte aussi violents que celui pour lequel il était jugé dans la présente procédure, on relevait dans son passé de nombreux passages à l'acte hétéro-agressifs. Toutes les prises en charge psychiatriques et socio-éducatives tentées n'avaient pas permis de limiter l'expression du trouble de la personnalité ni des comportements agressifs et destructeurs. Dans la mesure où le trouble de personnalité dont souffrait l'expertisé était de nature à persister dans le temps, les experts ont qualifié " le risque de récidive pour de tels agissements [en référence à l'inculpation pour tentative de meurtre] comme étant présent ", ajoutant que le recourant ne semblait pas avoir eu de prise de conscience particulière ni n'avoir appris de ses condamnations passées. La multiplication des délits était de " mauvais pronostic quant au risque de récidive général " (dossier C-226-228). A la question " le prévenu présente-t-il un risque de commettre à nouveau des infractions? Si oui, à quel genre d'infractions peut-on s'attendre? ", les experts ont répondu " oui, l'expertisé présente un risque de récidive et l'on peut s'attendre à des infractions du même type que celles pour lesquelles il a été condamné par le passé ou du type de celles actuellement reprochées " (dossier C-229). Par ailleurs, selon l'expertise du Dr E.________ du 13 avril 2010, tant les antécédents que la situation d'alors du recourant montraient un risque de récidive majeur dans des actes de délinquance contre les biens ou les personnes (dossier C-257-269).