Citation: 4A_146/2023 E. 8.4

8.4. En deuxième lieu, l'intéressé dénonce une violation de son droit d'être entendu car le Tribunal arbitral n'a pas traité son argument relatif à l'application du principe de la bonne foi lors de la mise en oeuvre de la théorie de l'immixtion. En l'occurrence, il ressort de la sentence attaquée que le Tribunal arbitral a correctement exposé les principes applicables en matière d'immixtion et a fait expressément allusion aux règles de la bonne foi. Sur la base des faits souverainement constatés par lui, le Tribunal arbitral a toutefois considéré que la volonté réelle du recourant était d'être lié par les clauses d'arbitrage insérées dans les contrats de prêt litigieux. Dans la mesure où il a recherché et établi la volonté réelle des parties, il n'avait dès lors pas besoin de recourir aux règles de la bonne foi pour étendre la portée des clauses d'arbitrage litigieuses à des tiers non-signataires. En tout état de cause, l'intéressé échoue à démontrer que son argumentation était de nature à influer sur le sort du litige, dès lors que la Cour de céans a déjà considéré que le comportement adopté par le recourant pouvait objectivement être interprété comme l'expression de sa volonté d'être lié par les clauses d'arbitrage insérées dans les contrats de prêt litigieux (cf. consid. 7.4.5 supra).