Citation: 7B_60/2024 E. 5.4

5.4. Le recourant soutient que l'extension du mandat d'expertise aux nouveaux événements ne serait pas apte à déterminer sa responsabilité pénale en lien avec l'accident de la circulation. Ce faisant, il perd de vue que l'objet de l'expertise a pour but de déterminer un éventuel trouble mental, respectivement sa responsabilité pénale au moment des faits; malgré ce que le recourant semble soutenir, il s'agira également de déterminer sa responsabilité pénale lors des événements du 3 novembre 2022. En tout état, on ne voit pas que l'extension de l'expertise aux nouveaux événements serait dénuée de pertinence pour éclairer l'expertise en lien avec l'accident de la circulation. Enfin, les explications du recourant concernant la suspension de la production de l'Antabuse ne sont pas susceptibles de modifier cette appréciation. En tant que le recourant se plaint de la violation du principe de la proportionnalité au sens étroit, il part de la prémisse erronée de l'admission de ses arguments concernant le caractère injustifié de l'extension du mandat d'expertise. En outre, la décision du 18 août 2023 revient à étendre un mandat d'expertise psychiatrique déjà mis en oeuvre pour des faits antérieurs, de sorte que l'éventuelle atteinte doit être qualifiée de légère. Dans ces circonstances, la gravité du comportement reproché au recourant (cf. let. A.d supra) permet de confirmer que l'expertise mise en oeuvre ne viole pas le principe de la proportionnalité. Les griefs de violation de la sphère privée au sens des art. 13 Cst. et 8 CEDH doivent également être écartés. Pour autant que la motivation du recourant à leur propos soit suffisante (cf. art. 106 al. 2 LTF), la restriction de ces droits fondamentaux est fondée sur une base légale suffisante, répond à un intérêt public et est proportionnée (cf. art. 36 Cst.).