Citation: 6B_746/2022 E. 8.3.2

8.3.2. En tant que, par ses développements, le recourant s'attache essentiellement à relativiser la gravité des blessures subies par l'intimé, de même que son état de stress post-traumatique, il ne démontre pas encore l'arbitraire des constatations de la cour cantonale quant à l'importance des lésions infligées, laquelle avait en l'occurrence été déduite du certificat médical précité, dont il ne ressort au demeurant pas du jugement attaqué qu'il avait fait l'objet, quant à l'exactitude et à la fiabilité de ses constats, d'une quelconque contestation du recourant durant la procédure cantonale. Par ailleurs, dans la mesure où le recourant se prévaut également d'avoir été acquitté en appel du chef de menaces en lien avec les faits commis au préjudice à l'intimé (cf. jugement attaqué, consid. 5.4.1 p. 29), il apparaît toutefois que ce n'est pas une atteinte provoquée à la liberté d'action de l'intimé qui a justifié l'allocation d'une réparation morale, mais bien les atteintes causées à son intégrité physique et psychique, en particulier eu égard à l'état de stress post-traumatique constaté médicalement, pour lesquelles le recourant a été condamné à titre de l'art. 123 ch. 2 al. 1 CP (cf. jugement attaqué, consid. 5.4.2 p. 29). Cela étant, il n'apparaît pas que la cour cantonale a violé les art. 47 et 49 CO en estimant que les souffrances de l'intimé avaient été suffisamment importantes pour justifier une indemnité à titre de réparation morale. Le montant alloué, par 3'000 fr., n'est au surplus pas particulièrement élevé au point de consacrer un abus du large pouvoir d'appréciation reconnu à la cour cantonale. Le grief, dans la mesure où il est recevable, est ainsi infondé.