Citation: 1B_516/2022 E. 1.3

1.3. L'arrêt attaqué ne met pas un terme aux procédures pénales ouvertes contre le recourant. En cas de décision de disjonction - respectivement refusant la jonction - de causes relatives à plusieurs prévenus, la personne concernée subit en principe un dommage juridique constitutif d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. En effet, elle perd ses droits procéduraux dans la procédure relative aux autres prévenus (cf. la perte de la qualité de partie, respectivement des droits qui y sont attachés dont celui de participer à l'administration des preuves [cf. art. 147 CPP]; ATF 147 IV 188 consid. 1.3.4 et 1.3.5 p. 191 s.; 140 IV 172 consid. 1.2.3 p. 176). La question de savoir si la perte des droits de partie dans le cas concret constitue effectivement un préjudice irréparable pour la partie concernée ou, exceptionnellement, s'il n'y a pas de menace de préjudice irréparable, est une question importante tant pour la recevabilité du recours que pour le fond. Ces faits dits à double pertinence sont en principe examinés dans le cadre du fond de l'affaire. Pour la recevabilité, il suffit qu'ils soient allégués de manière concluante ou avec une certaine vraisemblance (ATF 147 IV 188 consid. 1.4 p. 192; arrêt 1B_58/2022 du 30 juin 2022 consid. 1.3.1 et les arrêts cités). Dans la partie de son recours relative à la recevabilité, le recourant se limite à rappeler la jurisprudence susmentionnée, sans autre explication (cf. ad ch. I p. 2 du recours), ce qui est contraire à ses obligations en matière de motivation (cf. art. 42 al. 2 LTF). Cela étant, au vu de l'objet du litige et de l'argumentation soulevée au fond, on comprend que le recourant se plaint en particulier d'être écarté des mesures d'instruction qui pourraient être entreprises dans le cadre de la procédure principale PE16.009100, ainsi que d'être privé d'accès à ce dossier, le Ministère public n'entendant verser aux dossiers le concernant qu'une sélection des pièces de la cause PE16.009100 (cf. en particulier ad ch. 4/c[1] p. 7 s., ch. 4/c[2] p. 8, ch. 4/d p. 10 du recours). Au stade de la recevabilité, ces éléments sont suffisants.