Citation: 8C_580/2019 E. 4.4

4.4. En l'espèce, l'argumentation de la recourante n'est pas de nature à démontrer l'existence des nombreuses contradictions et incohérences qu'elle invoque en relation avec le rapport d'expertise judiciaire. Premièrement, en tant qu'elle conteste les reproches formulés à l'encontre du docteur E.________ (d'avoir offert une version très personnelle de la description de l'accident) et fait valoir que ce médecin n'a plus insisté sur le type d'implant dans son dernier rapport du 19 avril 2019, ces arguments sont sans pertinence pour mettre en cause la valeur probante de l'expertise judiciaire du docteur H.________. Ensuite, lorsque ce dernier indique qu'on ne peut pas parler d'état maladif antérieur, c'est en considération du fait que toute prothèse avec une interface céramique-polyéthylène ou métal-polyéthylène entraîne automatiquement une usure et la présence d'un granulome et que l'intimé se soumettait à des contrôles réguliers et satisfaisants de sa hanche chez son médecin traitant, à qui il n'avait jamais mentionné de symptomatologie douloureuse (rapport d'expertise judiciaire p. 4). Cela étant, le docteur H.________ n'a pas omis les antécédents cliniques de l'intimé. Dans ce contexte, on ne saurait non plus lui reprocher d'avoir ignoré d'autres atteintes à la santé qui ne portaient pas sur la hanche droite alors que son mandat d'expertise ne concernait que cette problématique, comme il l'a lui-même indiqué en première page de son rapport d'expertise. En outre, lorsque la recourante se prévaut d'une expertise diligentée par la clinique I.________ en août 2015 en rapport avec un traumatisme de l'épaule droite qui aurait eu lieu en mars 2015, son argumentation se fonde sur des faits et sur un moyen de preuve nouveaux, de sorte qu'elle n'est pas recevable (art. 99 al. 1 LTF; ATF 135 V 194). Enfin, il n'est pas contesté que le docteur H.________ est un spécialiste en chirurgie orthopédique disposant des connaissances requises pour examiner la problématique de l'atteinte à la hanche droite de l'intimé, de sorte qu'il n'est pas pertinent que ce médecin ait mentionné ne pas être "médecin expert" en réponse à une question sur le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité selon les tables de la CNA. En définitive, il n'existe aucun motif de s'écarter des conclusions de l'expertise judiciaire. Les premiers juges étaient donc fondés à retenir que la chute survenue le 14 janvier 2016 avait causé à l'intimé la fracture périprothétique au niveau de sa hanche droite.