Citation: 2A.272/2000 03.07.2000 E. B

B.- Le 25 avril 2000, le Service cantonal a requis la prolongation, pour six mois au plus, de la détention de l'intéressé, au motif que les autorités palestiniennes et israéliennes refusaient de fournir un document de voyage. Entendu le 10 mai 2000 par le Tribunal cantonal, X.________ s'est opposé à l'admission de la requête et a conclu à sa libération immédiate. Persistant dans son refus de rentrer en Palestine, il a argué du caractère purement passif de sa résistance à l'exécution du renvoi. En outre, le Service cantonal échouait depuis au moins dix mois à obtenir un laissez-passer, que les autorités palestiniennes et israéliennes ne manifestaient nullement l'intention d'établir. L'exécution du renvoi s'avérait dès lors impossible, de sorte qu'il devait être libéré, conformément aux art. 13c al. 5 lettre a LSEE et 5 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101). Statuant le même jour, le Tribunal cantonal a confirmé le prononcé du Service cantonal.