Citation: 5A_162/2019 E. 6.1

6.1. Le recourant reproche ainsi à la cour cantonale de ne pas avoir suffisamment établi le caractère intolérable du retour de l'enfant (art. 13 al. 1 let. b CLaH80). L'autorité cantonale se serait principalement fondée sur l'existence de la procédure pénale ouverte à son encontre pour refuser de faire droit à sa requête, sans pourtant tenir compte de la présomption d'innocence dont il bénéficie, ni de plusieurs aspects problématiques ressortant des accusations dont il fait l'objet. Soulignant la simultanéité de l'ouverture de l'instruction pénale contre lui et le dépôt de la présente procédure, le recourant relève en effet que l'intimée avait invoqué des soupçons d'abus sexuels de sa part en 2016 déjà, alors qu'elle était en Suisse, pour finalement rentrer en Thaïlande et convenir avec lui d'une garde alternée sur l'enfant; entre 2016 et août 2018, il n'avait plus jamais été question d'abus sexuels ou de violences, et il avait exercé la garde alternée sur sa fille; aucun suivi pédopsychiatrique n'avait de surcroît été effectué par l'enfant entre 2016 et 2018, si ce n'est une consultation dans l'urgence, préalablement à son déplacement illicite en Suisse. Le discours de l'enfant au travers des déclarations des différents intervenants était lui aussi problématique du fait de son jeune âge et de son absence de constance. Le recourant souligne par ailleurs qu'il était choquant que les juges cantonaux se réfèrent à un arrêt de la Cour de céans (arrêt 5A_558/2016 du 13 septembre 2016) dont les circonstances factuelles étaient totalement différentes pour justifier le caractère intolérable du retour de C.________ en Thaïlande. Le recourant reproche enfin à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la possibilité d'un éventuel retour de la mère avec l'enfant dans le pays requis, ni d'avoir établi son caractère intolérable (art. 5 let. b LF-EEA).