Citation: 4A_208/2013 E. B

B.a. Le 17 mars 2010, X.________ a ouvert action contre Y.________ en paiement de 32'977 fr. 25 devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Elle alléguait qu'après le début des travaux, les parties avaient tacitement convenu de calculer le prix de certaines prestations non pas en fonction des métrés, mais sur une base horaire. Y.________ a conclu au rejet; elle contestait en particulier toute modification du contrat quant au mode de rémunération. Par jugement du 27 août 2012, le juge de première instance a condamné Y.________ à payer à X.________ la somme de 32'977 fr. 25 avec intérêts à 5% dès le 16 décembre 2009. B.b. Statuant sur appel par arrêt du 22 février 2013, la Chambre civile de la Cour de justice genevoise a modifié le jugement en ce sens que Y.________ est condamnée à payer la somme de 824 fr. 95 avec intérêts à 5% dès le 16 octobre 2009, la demande de X.________ étant rejetée pour le surplus. Les motifs de cette décision peuvent se résumer comme il suit: tout d'abord, il convenait d'écarter la thèse d'une modification du contrat initial relative à la rémunération; les diverses notes intitulées "facture" présentées en cours de travaux par X.________ étaient en réalité des demandes d'avances. En versant une partie des montants ainsi demandés, Y.________ n'avait pas admis l'établissement de factures intermédiaires, et donc de paiements intermédiaires en dérogation du contrat initial. Ensuite, X.________ n'avait pas pu établir que la quotité du travail (en métrés ou en régie) prétendument effectué avait été approuvée par Y.________; il n'existait pas de bons de régie signés par Y.________ et X.________ n'avait pas transmis de décompte des métrés à la fin du chantier. En conséquence, l'on ne pouvait retenir que Y.________ était tenue de rémunérer le solde réclamé par X.________, sous réserve du montant reconnu de 824 fr. 95.