Citation: I 60/05 27.04.2006 E. 2

2.1 En l'espèce, il s'agit cependant de savoir si l'on est en présence d'un motif de révision, ce qui suppose une modification notable du taux d'invalidité (art. 17 LPGA). Il n'y a pas matière à révision lorsque les circonstances sont demeurées inchangées et que le motif de la suppression ou de la diminution de la rente réside uniquement dans une nouvelle appréciation du cas. Un motif de révision au sens de l'art. 17 LPGA (ou de l'ancien art. 41 LAI) doit clairement ressortir du dossier (p. ex. arrêt P. du 31 janvier 2003 [I 559/02], consid. 3.2 et les arrêts cités; sur les motifs de révision en particulier: Urs Müller, Die materiellen Voraussetzungen der Rentenrevision in der Invalidenversicherung, thèse Fribourg 2002, p. 133 ss). La réglementation sur la révision ne saurait en effet constituer le fondement juridique à un réexamen sans condition du droit à la rente (Rudolf Rüedi, Die Verfügungsanpassung als verfahrensrechtliche Grundfigur namentlich von Invalidenrentenrevisionen, in: Schaffhauser/Schlauri [Hrsg], Die Revision von Dauerleistungen in der Sozialversicherung, Saint-Gall 1999, p. 15). 2.2 On doit convenir avec les premiers juges que les circonstances se sont modifiées entre la décision de rente du 17 mars 2000 et celle des 27 janvier/31 juillet 2003. A l'époque de la décision initiale de rente, l'office était en possession des rapports des docteurs S.________ du 3 février 1998 et H.________ des 5 janvier et 2 juillet 1999, lesquels faisaient état de la situation pour la période allant de 1994 aux suites de la quatrième opération du 19 janvier 1999. Le 2 juillet 1999, le docteur H.________ qualifiait l'état de santé de l'assuré de stationnaire. Dans l'intervalle, le recourant a subi une cinquième opération le 24 septembre 1999. La décision des 27 janvier/31juillet 2003 prend en considération les suites de cette intervention chirurgicale qui a amené à un état stabilisé au niveau de la coiffe des rotateurs (rapport du docteur L.________ du 29 novembre 2002). 2.3 Ainsi que le relève le recourant, le dossier médical pour apprécier sa capacité de travail dans une activité adaptée n'est pas très étoffé. Ceci dit, les avis médicaux et professionnels recueillis durant la procédure de révision s'accordent à considérer que le recourant est limité dans l'emploi de ses membres supérieurs au dessus-de l'horizontale, ainsi que dans les mouvements répétitifs et ceux impliquant des vibrations régulières (rapport du docteur L.________ du 29 décembre 2002). Il doit également éviter le port de charges (rapport du COPAI du 6 décembre 2002). En dehors de ces limitations, il devrait selon le docteur L.________ pouvoir travailler à plein temps avec un rendement de 70 % dans toute activité respectant les contre-indications susmentionnées. Les maîtres du COPAI concluent à une capacité résiduelle de travail de 70 % (70 % de rendement sur un plein temps ou un temps de travail aménagé et un rendement de 100 %). Ils retiennent les activités suivantes: tout domaine dans le façonnage ou la petite mécanique, le secteur de la petite livraison (analyses médicales par exemple) avec voiture adaptée (automatique), le travail de bureau simple (complément de formation). Ils précisent que l'assuré présente de bonnes aptitudes tant au niveau physique (maîtrise, précision et coordination des gestes) qu'au niveau de la cérébralité (mémoire, abstraction, capacité à suivre des cours théoriques) ou même social (contact avec la clientèle possible). Aucune pièce du dossier ne contredit réellement les conclusions du médecin et des experts du COPAI. Sur la base de ces éléments, une capacité de travail de 70 % dans une activité adaptée apparaît crédible et il ne peut réellement être fait reproche à l'administration d'avoir retenu un tel taux dans une activité adaptée, d'autant que le docteur H.________, chirurgien traitant, avait fixé la capacité de travail, certes de manière théorique et sommaire, à 100 % dans une activité ne mettant pas en charge les épaules. En l'absence de toute autre pièce médicale étayant ses dires, le fait que ce praticien soit revenu sur ses conclusions au cours de son audition par la Présidente du Tribunal cantonal des assurances sociales (cf. procès-verbal du 19 août 2004) n'est pas de nature à infirmer les conclusions du médecin et des experts du COPAI.