Citation: P 38/04 31.10.2005 E. A

A.a B.________, né en 1924 et marié à A.________, est au bénéfice d'une rente de vieillesse et de prestations complémentaires fédérales et cantonales. Après avoir reçu en retour, avec la mention «inconnu à cette adresse», une enveloppe adressée à B.________, l'Office cantonal des personnes âgées de la République et canton de Genève (ci-après : l'OCPA) a, le 11 mars 1999, pris connaissance du changement de domicile de l'intéressé survenu le 5 novembre 1998. Celui-ci avait quitté un appartement sis à la rue X.________, dont le loyer s'élevait à 560 fr. (avec charges de 30 fr.), pour s'installer au chemin Y.________. Au cours d'une enquête initiée par l'OCPA, l'assuré a indiqué être domicilié à cette nouvelle adresse où il ne payait aucun loyer, mais une participation aux charges de 100 fr. par mois. Il a également déclaré que son épouse et lui avaient été absents de Z.________ quatre à cinq mois pendant l'année 1998, une opération subie en France ayant prolongé cette absence (rapport d'enquête du 20 mai 1999). L'OCPA a repris le calcul du montant des prestations complémentaires de l'assuré en tenant compte de la diminution de ses charges et les a fixées à 2'708 fr. à partir du 1er février 2000 (décision datée du 24 janvier 2000). Sur réclamation de B.________ contre cette décision, il a rendu cinq nouvelles décisions (datées du 30 août 2001 et envoyées le 3 septembre 2001) par lesquelles il a, d'une part, porté à 2'708 fr. par mois les prestations complémentaires du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2000, puis à 2'530 fr. par mois dès le 1er janvier 2001. D'autre part, il a supprimé les prestations complémentaires de l'assuré pour le mois de décembre 1998, motif pris d'une absence de Z.________ de plus de trois mois cette année-là; il a par ailleurs réclamé la restitution de 9'542 fr. correspondant aux prestations touchées en trop du 1er décembre 1998 au 31 janvier 2000. A.b Par courrier du 25 septembre 2001, B.________ a demandé à être libéré de son obligation de restituer les montants perçus en trop, en précisant ne pas s'être absenté de Z.________ pendant plus d'un mois et demi en 1998, ainsi que la nature de ses déplacements durant l'année 1998. Le 10 décembre 2002, l'OCPA a rendu une décision sur réclamation par laquelle il a «maintenu sa décision du 3 septembre 2001», ainsi qu'une décision sur demande de remise par laquelle il a rejeté celle-ci, en considérant que B.________ ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi.