Citation: 4A_617/2017 E. 1

Le parti politique soutient que la cour cantonale a arbitrairement violé l'art. 29 CC et les art. 3 et 13 LPM en retenant un risque de confusion entre les signes des parties. Dans sa motivation, il fait exclusivement référence à son signe verbal (" X.A.________ "); il ne fait par contre qu'évoquer l'utilisation de l'acronyme A.________ sur son site internet et dans son logo (signe combiné) (acte de recours p. 13 in fineet p. 14 7e par.), de sorte que la Cour de céans se limitera à examiner le risque de confusion entre la marque du groupement Z.A.________ et le signe verbal utilisé par le parti politique. L'argumentation du parti politique s'appuie sur trois éléments principaux: premièrement, la cour cantonale aurait donné trop de poids au fait que chacune des parties participe au débat politique, leurs activités concrètes respectives étant, elles, totalement différentes; deuxièmement, la cour cantonale aurait à tort " disséqué " les signes, alors qu'il s'agissait d'effectuer un examen d'ensemble et de tenir compte non pas de l'" attention portée par un lecteur peu attentif ", mais de la perception " d'un public spécifique, averti, et doté de connaissances et de compétences propres au domaine en cause " (" attention accrue "); troisièmement, le parti politique reproche à la cour cantonale d'avoir considéré qu'on ne pouvait rien inférer de l'inaction du groupement Z.A.________ vis-à-vis d'autres tiers faisant également usage de l'acronyme " A.________ " dans le commerce.