Citation: I 382/03 21.01.2004 E. 4

La juridiction cantonale a estimé que l'expertise du docteur S.________ remplissait les réquisits jurisprudentiels et avait en conséquence pleine valeur probante. Elle a considéré, sur cette base, que l'intimée souffrait d'un trouble dépressif moyen à sévère chronique accompagné de probables symptômes de conversion et que l'atteinte à la santé psychique ainsi définie entraînait une incapacité de travail de 80 %. Se prononçant sur les facteurs socio-culturels mentionnés par l'expert, elle a conclu qu'il s'agissait d'éléments causals de la maladie, et non de facteurs influençant directement l'incapacité de travail. En revanche, tant pour le recourant que pour l'OFAS, l'expert n'a pas voulu reléguer les facteurs d'ordre socio-culturel à l'arrière-plan. Ceux-ci jouant un rôle théorique de 50 à 60 %, l'intimée doit être encore capable d'exercer une activité lucrative à 50 %. Quant à cette dernière, elle soutient que si le diagnostic médical retient une atteinte à la santé psychique entraînant une diminution de la capacité de travail et de gain, les facteurs socio-culturels sont relégués à l'arrière-plan. L'expert ayant déclaré que le trouble dépressif en tant que tel justifiait une incapacité de travail de 80 %, il n'y a pas lieu de s'écarter de cette conclusion.