Citation: 2C_408/2007 05.12.2007 E. 3

Selon les recourants, le Tribunal administratif les a "gravement lésés" en ne donnant pas suite aux mesures d'instruction qu'ils avaient requises en procédure cantonale, car cette omission aurait entraîné de "nombreuses inexactitudes" dans l'état de fait de l'arrêt attaqué. Comme seul exemple à l'appui de leur grief, ils relèvent que, contrairement aux faits constatés par les premiers juges, A.________ a commis des infractions seulement "sur une courte période, de 1999 à 2000", mais non ultérieurement. Ils invoquent la violation de leur droit d'être entendus. Tel qu'allégué, il est douteux que le grief soit recevable, faute d'indiquer précisément les moyens de preuves offerts prétendument écartés à tort par la Cour cantonale et les faits déterminants que ceux-ci étaient destinés à prouver. Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que les preuves requises par les recourants en procédure cantonale (soit leur audition personnelle et celle de leur représentante ainsi que l'édition de diverses pièces en mains du Service pénitentiaire) fussent de nature à apporter un nouvel éclairage décisif sur la question litigieuse, portant sur l'existence d'un motif d'ordre public au sens de l'art. 5 annexe I ALCP (sur ce point, cf. infra consid. 4). Au surplus, l'unique exemple fourni par les recourants pour démontrer la soi-disant inexactitude des faits établis par les premiers juges tombe à faux: il ressort en effet des constatations pénales que l'activité délictuelle de l'intéressé ne s'est pas limitée à la période comprise entre 1999 et 2000, mais s'est poursuivie au-delà, puisqu'il a été arrêté et placé en détention préventive le 5 février 2002, après une opération de police menée de nuit où il a été surpris en train de mélanger et de couper d'importantes quantités de cocaïne dans un laboratoire clandestin en compagnie de deux complices (cf. jugement du 6 mai 2004 du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne, p. 26 ss).