Citation: 4A_138/2024 E. B

B.a. Ensuite de l'obtention d'une autorisation de procéder, le travailleur a formé, le 20 septembre 2022, par-devant le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers, une demande en paiement contre l'employeuse pour une somme totale brute de 20'060 fr., avec les intérêts correspondants. Ce versement était réclamé au titre d'un différentiel entre le salaire brut perçu au cour des mois travaillés et le salaire mensuel minimum de 4'300 fr. brut prévu par la Convention collective nationale pour la branche suisse des transports routiers (ci-après: la CCT). Par jugement du 11 octobre 2023, la juridiction de première instance a considéré que, pour déterminer si le salaire minimum avait été respecté, la prime de sécurité ne devait pas être prise en compte, alors que la prime d'ancienneté devait l'être. Il en résultait que le travailleur n'avait pas reçu le salaire brut minimal auquel il avait droit, de sorte que le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers a condamné la défenderesse à verser au demandeur le montant brut de 14'330 fr. 30, sous déduction des charges légales et conventionnelles, avec intérêts. B.b. Par arrêt du 6 février 2024, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté l'appel de la défenderesse et l'appel joint du demandeur. Elle a notamment débouté le travailleur de ses conclusions tendant au paiement en ses mains de 16'268 fr. 30.