Citation: 8C_50/2023 E. 7.4

7.4. Vu ce qui précède, l'expertise du professeur E.________ ne permet pas de constater la persistance d'un rapport de causalité naturelle entre les lombalgies présentées par l'intimé et l'accident assuré, plus d'une année après cet accident. Contrairement à l'avis de la recourante, elle suffit en revanche pour admettre la persistance d'un rapport de causalité pendant une année après l'accident, ce que la jurisprudence n'exclut pas. Sur ce point, la recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle demande, en se référant aux avis des docteurs D.________ et F.________, le constat d'un statu quo sine moins d'une année après l'accident. Le docteur D.________ a certes soutenu qu'un statu quo sine était atteint six mois déjà après l'accident, mais au terme d'une analyse très schématique, sans s'appuyer sur un examen clinique de l'assuré ni analyser en détail les constatations cliniques de ses confrères. Il en va de même du docteur F.________, qui a par ailleurs pris en considération, dans son analyse du 5 avril 2022, une évolution de vie à 55 ans, alors que l'intimé était âgé de 29 ans au moment de l'accident. Dans ces conditions, les avis exprimés par ces deux médecins ne suffisent pas à établir, au degré de vraisemblance prépondérante, un statu quo sine moins d'une année après l'évènement accidentel.