Citation: 5A_432/2024 E. 4.2

4.2. La recourante expose que la Cour de justice se serait fourvoyée sur le " terrain du droit " en lui imputant arbitrairement la conséquence de l'inaction de son ex-mari qui n'avait jamais revendiqué en procédure le moindre montant périodique au titre de son occupation de l'appartement de (...) et qui n'avait d'ailleurs jamais prétendu à l'existence d'un accord à ce sujet. Elle ajoute que l'absence de constatation sur l'ampleur des charges qu'elle avait payées consacrerait " ainsi une manière de déni de justice constitutif d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ". Pareille critique laisse intacte la motivation cantonale. En effet, la recourante ne discute pas les motifs pris par la Cour de justice pour retenir l'existence d'un accord entre les parties portant sur le paiement de l'intégralité des charges et intérêts hypothécaires de l'appartement en copropriété en échange de sa mise à disposition. Singulièrement, elle ne conteste pas avoir bénéficié à compter de la séparation de la jouissance exclusive du domicile conjugal, sans contrepartie financière à l'égard de l'intimé, et s'être acquittée de l'intégralité desdits frais, sans requérir dans les années ayant suivi la séparation une quelconque participation à ceux-ci de la part de l'intimé, qui s'était constitué un nouveau domicile dans un appartement dont il s'acquittait seul des mêmes frais. Pour le surplus, l'on ne saisit pas le sens de l'argument de la recourante tiré de l'absence de revendication par l'intimé tendant au paiement de revenus périodiques au titre de l'occupation de l'appartement; il paraît en effet logique que si, comme retenu dans l'arrêt entrepris, les parties ont conclu un accord prévoyant la mise à disposition de l'appartement à la recourante en échange du paiement par celle-ci des frais courants de ce bien, l'intimé n'avait aucune prétention à faire valoir envers la recourante au titre de l'occupation dudit appartement. Quant à la considération péremptoire de la recourante relative à l'absence d'invocation de l'existence d'un accord de la part de l'intimé, elle est contredite par les constatations inverses de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal de céans (cf. supra consid. 2.2), et ne saurait donc être prise en considération. Il suit de là que la critique est irrecevable, y compris en tant qu'elle concerne le défaut de constatation sur l'ampleur des charges payées par la recourante, dont la pertinence pour l'issue du litige fait défaut.