Citation: 5A_363/2024 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, la décision du 19 mai 2022 de l'Office des poursuites (cf. supra let. A.f), qui a été communiquée à M e O.________ notamment en sa qualité de conseil de A.________, indique expressément que les séquestres devaient être maintenus notamment sur des titres (2'975'000 actions K.________ et 84'810 titres L.________) déposés sur le compte n° aaaaa dont A.________ était formellement titulaire. Cette décision mentionne aussi que l'Office des poursuites maintiendra en priorité le séquestre sur des actifs non revendiqués et, dans ce contexte, fait état de la revendication de F.________ Limited, mais non d'une quelconque revendication de A.________. Elle a en outre été précédée de discussions auxquelles a participé la recourante, par l'intermédiaire de son conseil. Ces constatations de fait ne sont pas remises en cause par la recourante, qui ne soulève à leur égard aucun grief d'arbitraire, de sorte qu'elles lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2.2). Il en résulte qu'elle a eu connaissance du séquestre portant sur le compte n° aaaaa au plus tard lorsque l'Office des poursuites lui a communiqué la décision 19 mai 2022, qu'elle ne conteste pas avoir reçue, pas plus qu'elle ne prétend, ni a fortiori ne démontre, que dite notification aurait eu lieu moins de cinq mois avant sa déclaration de revendication du 23 juin 2023 (cf. sur ce point supra consid. 4.2). Enfin, la recourante semble soutenir qu'au vu des circonstances de l'espèce, on se trouverait dans une situation permettant de déroger à la règle générale selon laquelle une déclaration différée de plus de cinq mois serait tardive. A cet égard, pour contester avoir fait preuve d'intention malicieuse procédant tardivement, elle se limite à affirmer que sa déclaration de revendication du 23 juin 2023 n'a pas provoqué de retard dans la procédure de séquestre et à soutenir que "les fonds ne sont toujours pas libérés". Elle ne s'en prend cependant pas au raisonnement de la décision querellée, dont il ressort que dite revendication a eu lieu après que l'Office eut définitivement levé le séquestre sur les autres actifs initialement séquestrés, de sorte qu'il n'était plus possible de revenir en arrière. Sa critique est ainsi irrecevable faute de motivation topique (cf. supra consid. 2.1). Enfin, en tant qu'elle réfute toute négligence grossière, son argumentation ne convainc pas et paraît au demeurant d'emblée contradictoire, dans la mesure où elle affirme, d'une part, avoir pensé que sa revendication du 29 mai 2020 (voire du 11 juin 2019) avait été prise en compte, tout en exposant d'autre part n'avoir pas eu connaissance du séquestre du compte litigieux avant la présente procédure. En définitive, c'est à juste titre que la déclaration de revendication du 23 juin 2023 a été considérée comme tardive.