Citation: 1F_56/2019 E. A

Par décisions du 29 novembre 2016, le Conseil communal de Mollens a délivré à A.________ Sàrl trois autorisations de construire portant sur trois complexes hôteliers au lieu-dit L'Aminona (secteur 1 comprenant un bâtiment principal, un parking et cinq chalets, secteur 2 comprenant dix grands chalets et cinq petits chalets, secteur 3 formé de deux hameaux). Les oppositions formées par Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage, WWF Suisse et sa section cantonale WWF Valais (ci-après: Helvetia Nostra et consorts) ont été écartées. Le 25 octobre 2017, le Conseil d'Etat a rejeté le recours formé par Helvetia Nostra et consorts et confirmé les décisions communales. Par arrêt du 22 juin 2018, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais a admis le recours formé par Helvetia Nostra et consorts, dont elle a admis la qualité pour agir sous l'angle de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT, RS 700). Elle a considéré que le plan d'affectation des zones (PAZ) datait de 2002 et devait être révisé avant l'adoption du plan d'aménagement détaillé (PAD) sur lequel reposait le projet. Sous l'angle de la loi fédérale sur les résidences secondaires (LRS, RS 702), rien ne garantissait l'affectation prévue en hébergement touristique. Par arrêt du 4 novembre 2019 (1C_422/2018), le Tribunal fédéral a rejeté le recours en matière de droit public formé par A.________ Sàrl. Même s'il n'annulait pas formellement l'arrêté du Conseil d'Etat, le dispositif de l'arrêt attaqué était suffisamment clair et complet. Sur le fond, le projet ne remplissait pas les conditions pour être autorisé comme hébergement touristique (art. 7 al. 2 LRS) : les propriétaires de parts de PPE cédaient la jouissance de leurs appartements à l'exploitant, mais pouvaient séjourner pour des périodes supérieures à trois mois, sans limite de temps; un système de " bons de vacances " permettait une occupation sans paiement réel, de sorte qu'il n'y avait pas de mise à disposition durable des logements pour des séjours de courte durée. En outre, les appartements pourraient être équipés au choix des propriétaires, et la société de gestion hôtelière n'avait pas été créée avant l'obtention du permis de construire. L'indépendance des chalets par rapport au bâtiment central comprenant certaines commodités, et le fait que les appartements soient équipés de cuisines parlait également en défaveur d'un hébergement touristique. Les autres griefs (référence à la loi fédérale sur l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger RS 211.412.41, égalité de traitement, possibilité de contrôler le respect des conditions, indication de conditions supplémentaires) ont été rejetés.