Citation: 8C_748/2023 E. 4.2

4.2. Comme l'ont exposé les juges cantonaux, la concordance événementielle doit être niée. Le versement de l'indemnité journalière par la recourante trouve son fondement dans la survenance de l'accident du 8 juillet 2021, tandis que l'allocation de la rente de l'AVS a pour origine l'arrivée de l'intimée à l'âge de la retraite. En outre, à supposer que l'art. 62 CO s'applique au cas d'espèce, au moins une des conditions de l'enrichissement illégitime (cf. arrêt 5A_819/2021 du 9 février 2022 consid. 3.2.1 et les références) fait défaut. Le versement de l'indemnité journalière à l'intimée ayant un fondement légal, il n'y a pas d'absence de cause légitime à son enrichissement ni paiement d'un indu à son avantage. En tout état de cause, il n'y a pas de principe général prohibant la surindemnisation dans le domaine des assurances sociales (ATF 134 III 489 consid. 4.1; 135 V 29 consid. 4.3), comme semble le penser la recourante. L'arrêt entrepris échappe ainsi à la critique également en tant qu'il écarte toute réduction des prestations dues à l'intimée pour cause de surindemnisation.