Citation: 2C_260/2007 26.11.2007 E. A

Au mois d'août 1999, X.________ a consulté le Dr Y.________, spécialiste FMH en chirurgie, à Genève, en raison de crises hémorroïdales, pour lesquelles elle avait été déjà opérée il y a une quinzaine d'années. Souffrant de douleurs persistantes en dépit du traitement conservateur entrepris, l'intéressée a repris contact avec ce médecin le 27 novembre 1999. Lors de cette consultation, la décision a été prise de procéder à une intervention chirurgicale. Y.________ a proposé à sa patiente de l'opérer selon une technique nouvelle, dite de Longo, nécessitant l'utilisation d'une machine coûteuse mais présentant des avantages au plan de la rapidité de la guérison et des douleurs post-opératoires. Cette technique consistait en un agrafage circulaire. Un doute subsiste sur la question de savoir si ce dernier renseignement a été communiqué à X.________. L'intervention chirurgicale a eu lieu le 7 décembre 1999. Après l'opération, la patiente s'est plainte de picotements au niveau de l'anus, de douleurs du coccyx, ainsi que de saignements. Présumant que son médecin avait commis une violation des règles de l'art, l'intéressée s'est adressée à son assurance de protection juridique. D'entente entre parties, le cas a été soumis au Bureau d'expertises extra-judiciaires de la FMH. Les experts consultés ont conclu, dans leur rapport du 8 juillet 2002, qu'il ne leur était pas possible de retenir une faute à l'encontre de Y.________, ni que les plaintes de la patiente soient la conséquence d'une erreur de jugement ou d'une faute technique.