Citation: 6B_277/2017 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient qu'il n'a jamais été condamné pour des actes de violence et que rien ne permettrait de redouter qu'il commette à l'avenir des infractions d'une autre nature que d'éventuelles menaces. Il prétend en outre que le risque de récidive serait faible à l'encontre de son ex-épouse, avec laquelle il n'entretiendrait plus de liens affectifs. Cette argumentation tombe à faux. En effet, comme l'a relevé la cour cantonale, le risque de récidive spéciale n'est pas lié à la seule personne de son ex-épouse, mais à toutes les personnes avec lesquelles l'intéressé pourrait entretenir des relations affectives. A cet égard, le risque de récidive a été qualifié d'"important" par le Dr E.________. Le recourant ne saurait davantage être suivi lorsqu'il prétend que les menaces proférées à l'encontre de son ex-épouse n'étaient "pas particulièrement graves" et que sa réaction envers celle-ci pouvait "se comprendre dans une certaine mesure", puisqu'elle se serait inscrite dans une crise conjugale ayant conduit au divorce du couple. Par ailleurs, la mesure dont fait l'objet le recourant apparaît propre à améliorer son pronostic légal, ainsi que nécessaire afin de lui permettre le développement de stratégies visant à maîtriser, à l'avenir, sa consommation d'alcool ainsi que les influences de sa pathologie mentale. En l'occurrence, aucune autre mesure portant une atteinte moins grave aux droits du recourant n'apparaissait envisageable au moment de l'appréciation cantonale, le Dr E.________ ayant en particulier, dans son expertise, exclu l'opportunité d'un élargissement ou d'un placement en appartement protégé. Enfin, compte tenu du risque de récidive présenté par le recourant et de son placement relativement récent dans l'EMS C.________ - remontant au mois d'août 2015 -, le maintien de la mesure thérapeutique institutionnelle n'apparaît pas disproportionné. Il convient sur ce point de relever que le recourant ne séjourne pas dans un établissement carcéral, mais dans un EMS, dans lequel il bénéficie régulièrement de congés et de sorties. A cet égard, on ne saurait d'ailleurs suivre le recourant lorsque ce dernier prétend avoir déjà été "lourdement sanctionné" pour ses actes, dès lors qu'une mesure au sens de l'art. 59 CP ne vise pas à punir l'auteur mais à permettre sa resocialisation par un traitement adéquat. Il découle de ce qui précède que le maintien de la mesure thérapeutique institutionnelle n'est pas disproportionné et ne viole pas, partant, l'art. 56 al. 2 CP. Le grief doit être rejeté.