Citation: C 83/05 29.06.2006 E. 3

3.1 La recourante a nié le droit du travailleur intéressé à l'indemnité litigieuse, motif pris que l'employeur avait omis de renouveler sa demande dix jours au moins avant l'expiration de la période de réduction de l'horaire de travail - en l'occurrence, inférieure à six mois - annoncée initialement par l'employeur le 17 novembre 2003. De son côté, la juridiction cantonale a admis le droit de l'intimé à l'indemnité litigieuse en se plaçant sur un autre terrain. Elle a considéré que l'OCE n'était pas fondé, par sa décision du 4 décembre 2003, à différer au 12 décembre 2003 le début du droit de l'intéressé à l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail. En effet, selon les premiers juges, l'administration disposait de tous les renseignements nécessaires pour faire droit à la demande de l'employeur à partir du 1er décembre 2003. Au demeurant, si elle considérait que les exigences relatives au préavis n'étaient pas respectées, l'administration devait rendre une décision d'opposition partielle au lieu d'indiquer ne pas faire opposition au paiement de l'indemnité. En conclusion, la juridiction cantonale est d'avis qu'en tant qu'elle a été différée au 15 (recte: 12) décembre 2003, la période d'octroi doit s'étendre jusqu'au 14 mars 2004 pour équivaloir à une durée de trois mois, de sorte que l'employeur n'était pas tenu de renouveler sa demande pour avoir droit à l'indemnité jusqu'au 14 mars 2004. Quant à la recourante, elle reproche aux premiers juges d'avoir modifié la période d'octroi des prestations fixée par la décision de l'OCE du 4 décembre 2003, entrée en force de chose décidée. Par ailleurs, elle est d'avis que la prolongation du droit aux prestations au-delà du 29 février 2004 exigeait un renouvellement du préavis en temps utile, exigence à laquelle l'intimé n'a pas satisfait en l'occurrence.