Citation: 6B_1214/2022 E. 1.3

1.3. En l'espèce, au vu l'état de fait cantonal, un état émotionnel au sens de l'art. 113 CP ne peut être retenu. Il est évident que la situation n'était pas à ce point tragique pour amener un homme raisonnable à envisager un homicide, même compte tenu de l'origine et de la culture du recourant selon lesquelles l'honneur aurait une importance majeure, ce d'autant plus que l'intéressé et B.A.________ étaient légalement séparés depuis près de deux ans, qu'une mesure d'éloignement avait été prise à l'encontre de celui-ci et que, comme il l'admet lui-même, il n'ignorait pas que son ex-épouse et F.________ étaient proches, de sorte que la présence de celui-ci dans l'ancien domicile conjugal ne saurait l'avoir surpris. Par ailleurs, le recourant s'est rendu de son propre gré au domicile de son ex-femme sans y être invité, malgré la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le lui interdisant. En alléguant qu'il continuait de la voir après leur séparation, notamment à l'appartement de celle-ci, de sorte que son arrivée à l'improviste serait anodine, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait sombré dans l'arbitraire; il procède de manière appellatoire, partant, irrecevable (cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 88 consid. 1.3.1 p. 92). Au demeurant, comme l'a retenu la cour cantonale, cela ne signifie pas pour autant qu'il pouvait s'y rendre sans y être invité. Au surplus, il n'a aucunement été provoqué par F.________, de sorte que son état de colère ne peut être imputé à un comportement blâmable de la victime. C'est donc bien le recourant qui a provoqué la situation conflictuelle.