Citation: 5A_741/2020 E. 4

La recourante fait grief au Tribunal cantonal d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire en n'examinant pas les pièces déterminantes, à savoir l'extrait du cadastre, la requête de conciliation et l'autorisation de procéder. Singulièrement, elle reproche aux juges cantonaux d'avoir retenu que l'autorisation de procéder substituait à " Q1.________ " " T1.________ ", alors que cet acte désignait ce défendeur de la manière suivante: " T 1.________ (Q1.________), via b.________, Italie ". Au moment du dépôt de la demande, elle avait dirigé son action contre Q1.________ en complétant sa désignation au moyen des indications ressortant de l'autorisation de procéder et de l'extrait du cadastre, en mentionnant: " p/a T1.________, via b.________, Italie ". Ce n'était qu'en raison de la désignation singulière et inexpliquée de ce défendeur dans l'autorisation de procéder que, dans le doute d'une modification non reportée au cadastre, elle avait sollicité le dépôt d'un éventuel certificat d'héritiers. Le grief qui lui était fait d'avoir omis de fournir au premier juge les pièces démontrant qu'elle avait entrepris les démarches nécessaires à l'identification des héritiers de ce défendeur et de ne pas s'être réservée le droit de préciser leur identité devant le juge de commune procédait ainsi d'une appréciation arbitraire des faits et des pièces du dossier. S'agissant de l' "Hoirie de feu S1.________ " et de "M.________ ", le Tribunal cantonal avait omis de constater que l'autorisation de procéder mentionnait une adresse précise en regard de chacun de ces défendeurs (" par Mme M.________, via c.________, Italie ", respectivement " via c.________, Italie "). Or, dans sa demande, à l'instar de la citation en conciliation, elle avait regroupé ces défendeurs sous la dénomination "M.________, veuve de S1.________ et l'Hoirie de feu S1.________, c/o via c.________, Italie". Quoi qu'en dise la recourante, le complètement de l'état de fait qu'elle appelle de ses voeux n'est pas susceptible d'influer sur le sort de la cause, comme l'examen de ses griefs de droit le démontre (cf. infra consid. 5). Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ce point.