Citation: 5A_235/2016 E. B

B.a. Le 16 juillet 2014, le mari a déposé une demande unilatérale en divorce. Par requête de mesures provisionnelles du 4 février 2015, il a notamment conclu à une diminution de la contribution d'entretien due pour l'entretien des siens à 9'000 fr. par mois dès et y compris le 1er janvier 2015. L'épouse a conclu au rejet des conclusions prises par le mari et reconventionnellement à ce que, notamment, la contribution d'entretien soit portée à 17'885 fr. 75 par mois dès le 1er juin 2015, allocations familiales en sus. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 13 octobre 2015, le Président du Tribunal a, entre autres points, très partiellement admis la requête du mari (I), rejeté les conclusions reconventionnelles de l'épouse (II) et astreint le père à acquitter seul les frais d'école privée de sa fille D.________ pour l'année scolaire 2015-2016 (III). En ce qui concerne l'entretien de la famille, le Président du Tribunal a retenu que les modifications invoquées par les parties dans le budget mensuel de l'épouse et des enfants, arrêté à 16'261 fr. 05 par le Juge délégué dans son arrêt du 15 janvier 2014, ne constituaient pas des modifications substantielles des charges alors retenues, l'augmentation ou l'apparition de nouvelles dépenses étant compensée par la diminution ou la disparition d'autres postes et le train de vie mené jusqu'à la cassation de la vie commune constituant la limite supérieure du droit à l'entretien. Il y avait dès lors lieu de confirmer la contribution d'entretien fixée à un montant arrondi de 15'100 fr. par mois, sur la base du budget précité, déduction faite du revenu mensuel net de l'épouse par 1'150 fr. En contrepartie de l'absence d'augmentation de cette contribution, il se justifiait en outre de mettre à la charge exclusive du mari les frais d'écolage privé de l'enfant D.________ pour l'année 2015-2016. Le premier juge a par ailleurs estimé qu'il n'y avait pas lieu, à ce stade de la procédure, d'imputer un revenu hypothétique à l'épouse. B.b. Par arrêt du 18 janvier 2016, notifié le 2 mars suivant, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: Juge déléguée) a partiellement admis l'appel interjeté par le mari contre cette ordonnance et l'a réformée en ce sens que celui-ci est astreint à contribuer à l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 10'500 fr., allocations familiales non comprises, dès le 1er mars 2015, chacune des parties devant acquitter les frais d'écolage privé de leur fille D.________ pour l'année 2015-2016 au prorata de leurs revenus respectifs découlant de l'exercice d'une activité lucrative, la participation du père se montant dès lors à 90% desdits frais et le solde étant pris en charge par la mère.