Citation: 5A_96/2025 E. B

B.a. Le 13 septembre 2024, B.________ a formé une demande de retour au sens de la Convention sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants du 25 octobre 1980 (ci-après: CLaH80; 0.211.230.02) auprès de la Cour administrative du Tribunal cantonal de la République et Canton du Jura (ci-après: cour cantonale). Il concluait principalement à ce qu'il fût dit et constaté que le déplacement en Suisse de son fils était illicite au sens de l'art. 3 CLaH80 et que le droit de garde dont il était titulaire avait été violé au sens des art. 3 et 5 CLaH80, à ce que le retour immédiat de C.________ en France fût ordonné conformément à l'art. 12 CLaH80, à ce que A.________ fût condamnée à tous les frais de retour et de déménagement en France de l'enfant ainsi qu'à tous les frais judiciaires et les dépens et au déboutement de l'intéressée de toute autre ou contraire conclusion. A.________ a conclu au rejet de la demande de retour, subsidiairement à ce qu'il soit renoncé au retour de son fils selon l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, plus subsidiairement, selon l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 et plus subsidiairement encore, conformément à l'art. 12 al. 2 CLaH80, les frais de procédure étant à la charge de sa partie adverse. Les parties ont procédé à un échange d'écritures complémentaires. B.b. Me Océane Probst a été désignée en qualité de curatrice de représentation de C.________ par ordonnance du 19 novembre 2024. Le service social régional a par ailleurs été mandaté pour effectuer une enquête portant sur l'intégration du mineur à Porrentruy. B.c. Le 22 novembre 2024, B.________ a demandé à la présidente de la cour cantonale de régler les relations personnelles entre lui et son fils. A.________ a requis des mesures superprovisionnelles et provisionnelles tendant à la suspension immédiate des contacts téléphoniques entre père et fils et au rejet de toutes autres conclusions superprovisionnelles. La demande de suspension immédiate des contacts téléphoniques a été rejetée le 26 novembre 2024. B.d. Le 28 novembre 2024, la présidente de la cour cantonale et la greffière se sont rendues à la Fondation F.________ - établissement où C.________ était scolarisé - afin d'auditionner l'enfant. Vu son importante difficulté de communication, malgré la présence de ses enseignantes, il a été renoncé à l'entendre, en accord avec sa curatrice de représentation. B.e. Les parties ainsi que la curatrice se sont encore déterminées concernant la question des relations personnelles entre C.________ et son père. Le 9 décembre 2024, l'assistante sociale a rendu un rapport concluant au défaut d'intégration de C.________ en Suisse; en cas de maintien au domicile de la mère, l'institution d'une mesure de curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles était nécessaire. Les parties se sont encore déterminées. La curatrice de l'enfant a conclu à l'admission des conclusions de la demande du père. B.f. Aucune procédure de conciliation ou de médiation n'a été initiée, le père s'y opposant catégoriquement. B.g. Par arrêt du 20 janvier 2025, la cour cantonale a admis la demande de retour en France de C.________; ordonné à la mère d'exécuter volontairement ce retour en remettant l'enfant à son père jusqu'au 14 février 2025, sous la menace de la peine d'amende l'art. 292 CP; à défaut d'exécution volontaire, ordonné à la mère, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, de remettre l'enfant à son père le samedi 15 février 2025 sous la supervision et selon les modalités d'exécution fixées par l'APEA, avec au besoin l'aide des services sociaux régionaux; réglé la question des frais judiciaires et des dépens et déclaré sans objet les requêtes de mesures provisionnelles.