Citation: 1C_297/2022 E. 2.2.3

2.2.3. Il est vrai toutefois que les parcelles environnant les fonds litigieux sont déjà bâties et que ceux-ci se situent à proximité du centre du village. Ils jouxtent cependant la zone industrielle voisine, si bien que la réalisation, dans un tel voisinage, de logements n'apparaît pas particulièrement adéquate, sur le strict plan de l'aménagement du territoire. La desserte en transport public doit en outre être qualifiée de faible dans le secteur (cf. rapport 47 OAT-ZR, p. 12), ce qu'il convient également d'intégrer à l'appréciation (cf. AEMISEGGER/KISSLING, op. cit., n. 92 ad art. 15 LAT et la référence). Enfin, chacune des deux parcelles ne présente certes pas une surface non construite supérieure à 2'500 m 2, limite fixée - en référence à l'art. 58 al. 2 LDFR (RS 210) - par la fiche d'application de l'ancien Département cantonal des institutions et du territoire (DIT; actuellement Département des institutions, du territoire et du sport) (DIT, Fiche d'application - Comment traiter les zones à bâtir d'habitation et mixtes excédant les besoins à 15 ans ou peu adéquates pour le développement ?, juin 2021), au-delà de laquelle un espace vide sera en principe affecté à la zone agricole ou en zone de verdure; il est toutefois prévu de réunir ces deux parcelles en un unique bien-fonds, qui présenterait un espace non construit dépassant cette limite, totalisant, selon les constatations cantonales, plus de 4'800 m² (2'461 m 2 et 2'346 m 2). Les parcelles en question supportent enfin une arborisation protégée importante, dont le projet entraînerait la suppression, singulièrement l'abattage de 16 spécimens.