Citation: 7B.149/2001 20.07.2001 E. B

B.- Par courrier du 17 octobre 2000 également, l'administration spéciale a informé la créancière qu'elle avait appris des faits nouveaux dans le cadre de l'instruction dirigée contre l'ancien administrateur de la faillie: il était en effet apparu que la faillie avait fait virer, en mars et avril 1996, divers montants totalisant environ 2'200'000 fr. en faveur d'une société monégasque dont les actionnaires étaient des proches de V.________, montants qui avaient ensuite été distribués entre diverses personnes, dont ce dernier et la créancière. Sur la base de ces faits nouveaux, l'administration spéciale a donc décidé d'annuler la collocation de celle-ci et de la suspendre en application de l'art. 59 al. 3 OAOF. La créancière a porté plainte contre cette décision en concluant à son annulation. Dans une première écriture, elle a d'abord soutenu que les versements effectués en mars et avril 1996 l'avaient été dans le cadre d'une affaire en cours; dans une seconde écriture, elle a exposé qu'il s'était agi en réalité d'opérations de change. Selon elle, les versements en cause découlaient déjà de la comptabilité de la faillie; il ne s'agissait donc pas de faits nouveaux. Par décision du 16 mai 2001, notifiée le 25 du même mois, l'Autorité de surveillance des offices de poursuites et de faillites du canton de Genève a rejeté la plainte. Elle a considéré en substance que, même si les conditions posées par l'art. 65 OAOF pour procéder à une modification de l'état de collocation n'étaient pas réalisées, l'administration de la faillite était en droit de modifier sa décision en raison des faits nouveaux invoqués.