Citation: I 421/06 06.11.2007 E. 3

3.1 Compte tenu des difficultés, en matière de preuve, à établir l'existence de douleurs, les simples plaintes subjectives de l'assuré ne sauraient suffire pour justifier une invalidité (entière ou partielle). Dans le cadre de l'examen du droit aux prestations de l'assurance sociale, l'allégation de douleurs doit être confirmée par des observations médicales concluantes, à défaut de quoi une appréciation de ce droit aux prestations ne peut être assurée de manière conforme à l'égalité de traitement des assurés. Demeurent réservés les cas où un syndrome douloureux sans étiologie claire et fiable est associé à une affection psychique qui, en elle-même ou en corrélation avec l'état douloureux, est propre à entraîner une limitation de longue durée de la capacité de travail pouvant conduire à une invalidité (ATF 130 V 353 consid. 2.2.2; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 382/00 du 9 octobre 2001, consid. 2b). 3.2 Les pièces produites au cours de la procédure ne permettent pas de fournir une explication claire et objective sur l'origine des douleurs du recourant. Dans un rapport du 29 mars 2005, la doctoresse Z.________, spécialiste en maladies rhumatismales, n'a pas constaté d'atteinte articulaire ni de déficit neurologique. Un bilan radiologique relevait l'existence de troubles dégénératifs normaux compte tenu de l'âge de l'assuré. Selon ce médecin, peu de chose justifiait une incapacité de travail totale sur le plan rhumatologique. Fondés essentiellement sur les plaintes subjectives du recourant, les rapports des docteurs W.________ (du 24 octobre 2003) et I.________ (des 24 décembre 2003 et 24 juin 2005) n'apportent aucun éclairage différencié sur la situation du recourant. De même ne saurait-on suivre la doctoresse Z.________, lorsqu'elle estime, malgré un tableau clinique peu évocateur, illusoire une reprise du travail, son point de vue reposant avant tout sur la longue interruption de l'activité professionnelle, critère étranger à l'assurance-invalidité. 3.3 Au vu des conclusions de l'expertise psychiatrique du 4 septembre 2003 et de l'absence de substrat organique avéré aux plaintes du recourant, et compte tenu des critères dégagés par la Cour de céans pour juger du caractère invalidant de troubles somatoformes douloureux (ATF 132 V 65 et 131 V 49 et les références), il n'y a pas lieu de retenir une incapacité de travail supérieure au taux de 30 % fixé par le docteur S.________. Il apparaît en effet que le recourant ne présente pas de comorbidité psychiatrique significative - le trouble dysthymique ne revêtant pas une importance déterminante du point de vue de sa gravité et de son acuité - et n'a pas épuisé toutes ses ressources psychiques pour mettre en valeur sa capacité de travail résiduelle sur le marché du travail. Partant, il convient de retenir que l'état de santé psychique du recourant a connu une amélioration notable depuis la décision initiale d'octroi de rente et que celui-ci est désormais en mesure d'exercer une activité adaptée à un taux de 70 %. Au regard des constatations objectives de la doctoresse Z.________, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire sur le plan rhumatologique s'avère par ailleurs superflue.