Citation: 6B_1284/2019 E. B

Par jugement du 7 octobre 2019, la Cour pénale II du tribunal cantonal valaisan a admis partiellement l'appel interjeté par A.________ contre ce jugement, qu'elle a réformé en ce sens que la durée de la peine privative de liberté a été ramenée à 6 ans. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. A.________, requérant d'asile kosovar né en 1971, a été présenté par C.________ à son mari, lequel l'a accueilli dans son foyer, à une époque où les trois enfants du couple étaient en bas âge. A.________ s'est souvent occupé des enfants, avec lesquels il était très attentionné et s'entendait très bien. Même s'il disposait d'un studio, il dormait fréquemment au sous-sol de la villa familiale, dans une chambre située sur le même l'étage que celles des enfants, souvent à la demande de ces derniers, qui sollicitaient sa présence. Après le décès subit du père de famille, survenu le 12 septembre 2004, A.________ a en principe passé ses nuits dans son studio; il est venu s'installer dans la villa familiale six à huit mois après ce décès. C.________, qui entretenait depuis de nombreuses années une relation amoureuse avec A.________, a épousé celui-ci le 6 juin 2006 au Kosovo. Cette année-là, il est resté plusieurs mois au Kosovo dans l'attente des documents lui permettant de revenir en Suisse. A son retour, peu avant Noël 2006, il a regagné la villa familiale. Vers la fin de l'année 2002, A.________ a passé avec la fille de C.________, B.________ née en 1988, des siestes à l'occasion desquelles il a caressé les seins et les parties intimes de la jeune fille à même la peau. Elle ne l'a pas repoussé mais lui a dit qu'il n'était pas correct d'agir ainsi. Après plusieurs épisodes de ce genre, B.________ a alerté sa mère, qui a interpelé A.________, lequel a nié tout comportement volontaire mais a admis avoir peut-être agi ainsi pendant son sommeil. Craignant de créer des tensions dévastatrices au sein de sa famille, la jeune fille s'est ensuite rétractée. Entre le décès du père de famille, en septembre 2004, et son départ au Kosovo au début 2006, A.________ s'est rendu à de nombreuses reprises dans la chambre de B.________ et l'a caressée, sans que celle-ci n'ose réagir. Il a par ailleurs obtenu d'elle des fellations; à une occasion, il l'a sodomisée. Dès son retour en Suisse, à la fin de l'année 2006, A.________ s'est installé dans la villa familiale. Après quelques semaines, il a recommencé à commettre des actes de sodomie et a obtenu de B.________ qu'elle lui fasse des fellations; il a par ailleurs entretenu avec elle des relations sexuelles complètes. Ces faits se sont déroulés une ou plusieurs fois par semaine. B.________ demeurait passive et n'opposait aucune résistante physique. Elle pleurait après chaque acte et répétait à A.________ que ce qu'il faisait n'était pas correct. A partir d'une certaine époque, elle a commencé, notamment par dépit, d'exiger une contrepartie, sous forme d'argent ou d'un cadeau, lors de chaque rapport. Ces actes se sont poursuivis jusqu'en octobre 2011, date à laquelle B.________ a fait la connaissance de son futur mari et a quitté le domicile familial pour s'installer avec lui.