Citation: 1B_66/2018 E. 3.2

3.2. La Chambre des recours pénale a constaté que la recourante, se rendant compte qu'elle n'avait pas les moyens d'assumer une défense de choix, avait elle-même sollicité de la Procureure la désignation de Me B.________ en tant qu'avocate d'office en remplacement de Me C.________ et qu'elle avait, ce faisant, exercé son droit de proposition au sens de l'art. 133 al. 2 CPP. Lorsque cette demande a été faite, l'intimée était depuis près de deux mois l'avocate de choix de la prévenue, avait pris connaissance du dossier, rencontré sa cliente, assisté à une audience d'une journée et écrit plusieurs courriers de sorte que, du point de vue de l'efficacité immédiate de la défense de la prévenue, sa désignation en qualité d'avocate d'office n'était pas critiquable. Le souhait de l'intéressée d'être assistée d'office par Me C.________ n'avait été exprimé clairement qu'en deuxième instance alors qu'elle avait émis divers reproches à son égard pour demander son remplacement. L'inquiétude exprimée par la prévenue de ne pas être défendue au mieux était au surplus infondée car Me B.________ pratiquait régulièrement la défense pénale et était parfaitement en mesure de la défendre. Enfin, supposé établi, le grief selon lequel l'intimée ne parlerait pas suffisamment l'anglais ou l'allemand ne justifierait pas la désignation d'un autre conseil d'office car la prévenue serait en droit d'obtenir l'assistance gratuite d'un interprète.