Citation: 6A.5/2007 29.03.2007 E. 4

En l'espèce, la jurisprudence précitée s'applique au cas de l'intimé. Il ne conteste pas qu'il a circulé 200 m sur la bande d'arrêt d'urgence, en dépassant par la droite des files de véhicules ralenties. Certes, il invoque des signes avant-coureurs d'une panne. Cependant, même si l'on admet qu'une panne était à craindre, cela ne l'autorisait pas à dépasser par la droite, ce qui constitue la violation d'une règle élémentaire qui doit être impérativement respectée (voir consid. 3.3 ci-avant). Ainsi, la faute de l'intimé est moyennement grave, le risque créé ne paraît pas non plus particulièrement léger. En conséquence, l'arrêt attaqué, qui n'ordonne aucune mesure administrative, viole l'art. 16b LCR. Il est annulé. Dès lors, la Cour de céans prononce le retrait d'admonestation du permis de l'intimé pour toutes les catégories et sous-catégories, à l'exception des catégories spéciales F, G et M. Quant à la durée de ce retrait, deux mois paraissent disproportionnés pour 200 m parcourus illicitement dans les circonstances constatées, même si l'on tient compte de l'antécédent récent. Le recours du SAN n'indique aucun élément à l'appui d'une durée de deux mois, dans le cas de l'intimé. Dès lors, une durée d'un mois est appropriée (art. 114 al. 2 OJ). Le SAN fixera la date à laquelle ce retrait prendra effet. Au surplus, la cause est renvoyée au Tribunal administratif vaudois pour le règlement de la procédure cantonale (art. 157 et 159 al. 6 OJ).