Citation: 4A_297/2013 E. A

A.a. A l'automne 2008, Y.________, qui souhaitait ouvrir une discothèque au centre de Lausanne, s'est intéressé aux locaux du cabaret V.________ sis sur deux fonds contigus, l'un où se trouve la salle principale, situé rue ... à Lausanne et propriété de X.________ SA, l'autre où se trouve un local annexe de 54 m2, sis rue ... et propriété de A.________. Le cabaret V.________ était alors exploité, avec licence de type « night-club avec restauration » (également valable pour une discothèque), par la société S.________ SA, laquelle avait pour administrateurs, chacun avec signature individuelle, B.________ et C.________. Y.________ a ainsi pris langue avec les derniers nommés, leur faisant part d'emblée de son intention d'exploiter une discothèque dans les locaux du cabaret. Y.________ s'est associé avec Z.________ dans le cadre des pourparlers menés avec les administrateurs de S.________ SA, lesquels ont porté sur la vente du fonds de commerce et le transfert du bail aux deux premiers. Les négociations ont abouti à la signature d'une " Convention de Vente du Cabaret « V.________ »", préparée par B.________ et C.________. Il résulte d'un exemplaire de l'accord, daté du 8 décembre 2008 et signé par Y.________ et Z.________, et d'un second exemplaire de l'acte, daté du 9 décembre 2008 et signé par B.________, que le prix de vente du cabaret a été fixé à 180'000 fr. et que le loyer des locaux a été arrêté à 7'000 fr. par mois, un bail à loyer de dix ans devant être établi ultérieurement; un premier acompte sur le prix de vente, par 5'000 fr., devait être payé immédiatement et un second, par 15'000 fr., était à verser avant la fin de l'année 2008. Il a été retenu que, pendant les pourparlers, les administrateurs de S.________ SA ont assuré à Y.________ et Z.________ qu'ils pourraient exploiter l'établissement comme discothèque dès le 1er février 2009. Lesdits administrateurs savaient que les locaux souffraient de problèmes d'isolation phonique, car des voisins s'étaient plaints du bruit (art. 105 al. 2 LTF). A.b. Y.________ et Z.________ ont remis à S.________ SA le montant de 5'000 fr. le 9 décembre 2008, puis la somme de 15'000 fr. le 29 décembre 2008. En vue de la reprise de l'établissement, Y.________ et Z.________ ont recruté du personnel, recherché du matériel de sonorisation, passé des commandes et développé un projet d'aménagement intérieur et de décoration pour la discothèque. En janvier 2009 a été organisé un état des lieux de l'établissement « V.________ », auquel les administrateurs de S.________ SA n'ont pas assisté. Il s'est avéré que des travaux étaient nécessaires, concernant en particulier l'électricité, les toilettes, la cuisine et les réfrigérateurs (hors d'usage), que les locaux ne répondaient pas aux normes de l'assurance-incendie et que l'isolation phonique était insuffisante. A cette occasion, Y.________ a encore rencontré la fille de A.________, à laquelle S.________ SA louait le local annexe du cabaret, qui lui a fait part de l'opposition de sa mère à tout projet de discothèque. Par décision du 8 janvier 2009, basée sur une visite du 4 décembre 2008, la capacité d'accueil de l'établissement a été réduite à zéro par l'ECA, avec une tolérance de 50 personnes, en raison de la non-conformité des issues de secours aux normes incendie. Le 31 janvier 2009, le Service vaudois de l'économie, du logement et du tourisme a annulé la licence de « night-club avec restauration » du cabaret V.________ pour cause de cessation d'activité. Le 6 mars 2009, cette autorité administrative a informé S.________ SA que la réouverture de l'établissement ne pourrait se faire qu'après la mise en conformité de l'insonorisation et de la ventilation, ainsi que la délivrance par l'ECA d'une autorisation quant à la capacité d'accueil. Par courrier électronique du 5 février 2009 adressé au conseil de S.________ SA, Y.________ et Z.________, par leur mandataire, ont déclaré annuler « la vente (du) fonds de commerce en invoquant la tromperie » et demandé le remboursement des acomptes versés, par 20'000 fr., dans les cinq jours. S.________ SA leur a opposé une fin de non-recevoir. Divers courriers ont été échangés par la suite, chaque partie restant sur ses positions. A.c. Le 7 juillet 2009, T.________ SA a racheté à S.________ SA le fonds de commerce du cabaret V.________ pour la somme de 90'000 fr. et a signé un bail pour les locaux situés rue .... T.________ SA n'a pu ouvrir à nouveau l'établissement que le 1er décembre 2009 sous forme de night-club sans restauration, après avoir reçu notamment l'autorisation de l'ECA et effectué des travaux d'insonorisation et de mise en conformité aux normes de l'assurance-incendie. A.d. Par contrat de fusion du 11 septembre 2009, X.________ SA a repris, avec effet au 29 septembre 2009, tous les actifs et passifs de S.________ SA.