Citation: 5A_826/2020 E. 5.4

5.4. En l'espèce, et indépendamment de la question de savoir si les faits litigieux soulevés par le recourant seraient effectivement établis, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait outrepassé son pouvoir d'appréciation en retenant que l'union conjugale des parties avait durablement marqué de son empreinte la situation de l'intimée. En particulier, et comme cela ressort de l'arrêt attaqué, cette dernière peut en tous les cas se prévaloir de nombreuses années de concubinage et de la naissance d'un enfant commun en 2002. En outre, au moment de la conclusion du mariage en 2010, elle ne travaillait déjà plus depuis l'année 2008 et, après le mariage, elle n'a pas - ou très peu - travaillé. Par ailleurs, il en va de même de l'affirmation selon laquelle le recourant n'aurait pas assumé l'entretien de l'intimée durant la vie commune et que celle-ci aurait essentiellement pourvu aux besoins financiers de la famille au moyen de sa " substantielle " fortune, dès lors que cela ne change rien au fait que la capacité de gain de l'épouse, comprise dans le sens de l'exercice d'une activité lucrative, ait été impactée par l'union conjugale. Le grief est, par conséquent, infondé.