Citation: 9C_77/2020 E. 4.2.1

4.2.1. La caisse recourante soutient que les retraits de l'associé gérant sur son compte auprès de la société intimée doivent être qualifiées de salaire. Elle fait essentiellement grief au tribunal cantonal de s'être fondé sur une jurisprudence (ATF 145 V 50 relatif au versement d'un salaire déguisé sous la forme de dividendes) et une norme (art. 23 RAVS relatif aux revenus d'une activité lucrative indépendante), non pertinentes dans le cas d'espèce, ainsi que sur la qualification de dette par l'autorité fiscale des prélèvements évoqués, non contraignante ou impérative en matière d'assurance-vieillesse et survivants. Elle considère au regard de l'ATF 134 V 297 consid. 2.1 p. 299 ss que, dans la mesure où aucun dividende n'a été provisionné pour couvrir le compte courant associé, les retraits de B.________ ne peuvent pas être considérés comme un rendement du capital mais reposent sur les rapports de travail, de sorte qu'il s'agit d'un salaire déguisé sur lequel des cotisations doivent être perçues. Elle estime par ailleurs que le fait, d'une part, que l'associé gérant rembourse 800 fr. par mois d'un emprunt de 13'000 fr. dûment inscrit comme tel dans la comptabilité mais que, d'autre part, il prélève d'une façon régulière sur son compte courant des sommes qu'il ne restitue que de manière aléatoire et ont fini par constituer un solde débiteur de 211'656 fr. 61 au 31 décembre 2017 démontre que B.________ n'a pas l'intention de rembourser la société et que celle-ci a abandonné sa créance envers lui. Elle prétend finalement que cette situation engendre des risques d'abus envers les assurances sociales dès lors qu'il suffirait au seul associé gérant d'une société de renoncer à la créance de celle-ci à son encontre après l'écoulement du délai de cinq ans du droit de réclamer le paiement de cotisations sociales pour éviter d'en payer.