Citation: 5A_636/2015 E. B

B.a. Le 10 avril 2015, A.A.________ a déposé auprès de la Cour administrative du Tribunal cantonal vaudois une demande de récusation de la Juge cantonale X.________ (ci-après: la juge cantonale). B.a.a. A l'appui de sa requête, elle a fait valoir que la partie adverse était conseillée par l'étude E.________ Avocats, à savoir Mes C.________, D.________ et I.________, et que la juge cantonale avait effectué son stage d'avocat dans cette étude en 2006-2007 alors que B.A.________ y était déjà client. Elle a ajouté que la magistrate avait ensuite travaillé pour l'étude J.________ et que B.A.________ aurait aussi pu être client de cette étude. Elle a prétendu que, lorsqu'elle avait posé la question à ce sujet à la magistrate en audience du 20 février 2015, Me C.________ avait immédiatement fait valoir le secret professionnel et la juge cantonale n'avait pas réagi, si ce n'est par un sourire et en baissant la tête. Elle a relevé qu'aucune mention de sa question n'avait été portée au procès-verbal, ni aucune dénégation par la juge cantonale ou la partie adverse. Elle estimait que la juge cantonale avait montré tant par son attitude en audience que par ses décisions arbitraires des 20 février, 24 mars et 1 er avril 2015 une partialité évidente et un parti pris incompatible avec ses devoirs. Par courrier du 22 avril 2015, A.A.________ a encore fait valoir que la juge cantonale avait été aperçue le 31 mars 2015 déjeunant avec Me C.________ et deux autres avocats. Dans ses déterminations du 24 avril 2015, la juge cantonale a conclu au rejet de cette requête. Elle a indiqué qu'elle avait effectué son stage d'avocat auprès de l'étude E.________ G.________ H.________ & Associés (actuellement E.________ Avocats) et qu'elle avait quitté cette étude dès l'obtention de son brevet pour pratiquer auprès de l'étude J.________ à partir du 1 er juillet 2007. Elle a soutenu qu'elle n'avait jamais été mandatée par une des parties au procès, ni travaillé pendant son stage pour un avocat mandaté par l'un des époux A.________. Elle a ajouté que, pendant qu'elle effectuait son stage, Me C.________ ne pratiquait pas auprès de l'étude E.________ Avocats et qu'elle n'avait au surplus pas maintenu de contacts personnels avec les avocats de cette étude. Elle a expliqué que, à l'audience du 20 avril 2015, Me Henri-Philippe Sambuc lui avait demandé de confirmer l'information relative à l'étude où elle avait effectué son stage, ce qu'elle avait fait, et qu'il n'avait à aucun moment demandé que ce fait soit porté au procès-verbal ni requis sa récusation. Dans un courrier du 27 avril 2015, la juge cantonale a encore confirmé qu'elle avait déjeuné le 31 mars 2015 avec Mes C.________, K.________ (associée de Me F.________, co-conseil de A.A.________) et L.________. Elle a expliqué que ce déjeuner faisait suite à un week-end de formation des avocats-stagiaires organisé par Me K.________ auquel les convives avaient participé, qu'il n'avait aucun lien avec l'affaire en cause et que l'idée d'un tel déjeuner avait été lancé par Me L.________ en novembre 2014, soit avant même qu'elle ne fût saisie de l'affaire en cause. Déliés du secret professionnel, Mes C.________ et I.________ ont attesté que B.A.________ n'avait jamais été client à l'étude E.________ Avocats avant l'automne 2013 et que la juge cantonale avait ainsi quitté l'étude depuis plus de six ans lorsque ce client avait consulté l'étude pour la première fois. Egalement déliée du secret professionnel, l'étude J.________ a attesté qu'elle n'avait jamais conseillé B.A.________. B.a.b. Par arrêt du 7 mai 2015, la Cour administrative du Tribunal cantonal vaudois a rejeté la demande de récusation. B.b. Par arrêt du 18 juin 2015, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours interjeté par A.A.________ contre cette décision.