Citation: 1D_2/2020 E. A

A.________, né en 2000, ressortissant de la République de Maurice, a déposé une demande de naturalisation ordinaire le 12 juin 2015. À la suite d'une enquête domiciliaire effectuée les 29 septembre, 1 er, 2 et 7 octobre 2015, il a été constaté que la famille du requérant avait quitté son domicile en juin 2015. La carte de légitimation de A.________ avait été restituée le 9 octobre 2015 au motif d'un départ de Suisse. Le registre cantonal des habitants indiquait un départ de Suisse le 22 juillet 2015 pour une destination inconnue. Le 22 juillet 2016, le registre précité faisant toujours état d'un départ effectif, et aucune demande d'autorisation de séjour n'ayant été enregistrée, la demande de naturalisation a été classée. Par courrier du 3 avril 2018, adressé au Consul général de Suisse à l'Île Maurice, le père de l'intéressé a indiqué que ce dernier avait quitté la Suisse en 2015, qu'il avait été informé de ce que sa demande de naturalisation avait été mise en suspens pendant trois ans, qu'il s'était inscrit à l'Université de B.________ pour l'année académique 2018/2019 et allait revenir en juin 2018 en Suisse pour effectuer un cours préparatoire et poursuivre ses études; la mère de l'intéressé s'était renseignée sur l'avancement du dossier de naturalisation et avait appris que celui-ci était archivé. Relancé le 5 juin 2018 par le conseil de A.________, l'Office cantonal de la population et des migrations (ci-après: l'Office cantonal) a indiqué que la demande de naturalisation de celui-ci avait été classée le 22 juillet 2016 en raison du départ de Suisse de ce dernier. Insistant sur le fait que l'Office cantonal lui avait indiqué que sa demande serait suspendue pendant trois ans, de sorte qu'elle n'aurait pas dû être classée, A.________ a sollicité une décision formelle susceptible de recours. Par courrier du 5 avril 2019, l'Office cantonal a informé A.________ de son intention de classer la demande de naturalisation, celui-ci ayant quitté la Suisse en juillet 2015 et étant revenu le 6 septembre 2018 selon ses indications, sans titre de séjour. Exerçant son droit d'être entendu dans le délai imparti, A.________ a exposé être revenu en Suisse en juin 2018, de sorte que son dossier de naturalisation devait être réactivé. Par décision du 26 juillet 2019, l'Office cantonal a classé la demande de naturalisation; aucune décision de mise en suspens de la procédure n'avait été rendue, celle-ci n'ayant pas été demandée; le 22 juillet 2016, la procédure avait été classée du fait que l'intéressé avait quitté la Suisse depuis plus d'une année; par la suite, à savoir entre le 23 juillet 2015 et le 6 septembre 2018, l'administré n'avait été au bénéfice d'aucun titre de séjour; ainsi, quand bien même une décision de suspension de la procédure de naturalisation avait été rendue, le délai maximal de suspension de trois ans était dépassé. Par acte déposé le 24 août 2019 au Consulat de Suisse de l'Île Maurice, A.________ et son père ont recouru auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) contre cette décision. Par arrêt du 10 décembre 2019, la Cour de justice a rejeté le recours.