Citation: 6B_313/2021 E. 9

En l'espèce, la cour cantonale a jugé que le recourant, en invoquant l'obtention de son permis le 18 janvier 2018 ainsi que la décision du SCAN du 6 février 2020 levant l'interdiction de conduire n'avait apporté aucun élément nouveau qui aurait été inconnu du Ministère public lorsqu'il avait rendu l'ordonnance pénale du 15 octobre 2019. Il n'avait pas non plus rendu vraisemblable une erreur de l'administration française. Il aurait pu invoquer ces moyens par la voie de l'opposition, dont le délai n'était pas échu lors du second contrôle de police. La requête apparaissait ainsi abusive. En ce qui concerne l'ordonnance pénale du 6 février 2020, il n'apportait non plus aucun élément nouveau sérieux permettant d'envisager ou de rendre vraisemblable qu'il était en droit de conduire à La Chaux-de-Fonds le 29 octobre 2019, compte tenu de la décision d'interdiction de conduire du 30 septembre 2019.