Citation: 1B_185/2020 E. 3

Le recourant reproche aux instances cantonales précédentes d'avoir omis d'analyser la proportionnalité de sa détention provisoire. Le Ministère public se serait limité à indiquer qu'il serait prématuré de le remettre en liberté avant son jugement. Le Tribunal des mesures de contrainte aurait uniquement affirmé, sans autre analyse, que l'octroi ou non du sursis n'entrait pas en considération alors que la jurisprudence admet de tenir compte de ce critère dans des situations évidentes. Enfin, le Président de la Chambre pénale se serait contenté de renvoyer à son ordonnance du 27 septembre 2019, alors même que la situation a évolué et que des arguments nouveaux étaient développés. La décision attaquée devrait ainsi être annulée et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle analyse.