Citation: 8C_424/2021 E. B

B.a. Le 28 juin 2019, A.________ a saisi la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre administrative) d'un recours contre la décision du 27 mai 2019. Elle concluait préalablement à ce qu'il soit, par décision sur mesures provisionnelles, fait interdiction au DIP, respectivement à l'OFPC, de mettre en oeuvre des modifications de son cahier des charges et des modifications organisationnelles concernant B.________ et la C.________, notamment l'incorporation de cette dernière sous la responsabilité du directeur de l'information scolaire et professionnelle, jusqu'à droit jugé au fond. Elle demandait également la production des dossiers des membres du conseil de direction de l'OFPC qui étaient en poste au moment de la fixation de sa rémunération, à savoir D.________,E.________, F.________, G.________, H.________ et I.________. Elle sollicitait la transmission du dossier au Tribunal administratif de première instance (ci-après: TAPI) afin de tenter la conciliation en matière d'égalité. Cela fait, elle demandait l'ouverture des enquêtes, la comparution personnelle des parties et une expertise aux fins d'analyser l'évaluation de la classe de traitement appliquée par le DIP à ses tâches et responsabilités en comparaison avec ses collègues masculins précités, membres du conseil de direction restreint. Elle concluait principalement à ce qu'il soit constaté que la décision du 27 mai 2019 était contraire au droit, à ce que sa classe salariale soit réévaluée en position 24 dès le 1 er avril 2013 et à ce que le DIP soit condamné à lui verser la différence due en conséquence pour la période du 1 er avril 2013 au 28 juin 2019 ainsi qu'à la remettre dans ses fonctions à la tête de B.________. Par décision du 1 er juillet 2019, la vice-présidente de la Chambre administrative a refusé d'ordonner des mesures superprovisionnelles et a imparti des délais au DIP pour se déterminer sur les conclusions sur mesures provisionnelles et produire son dossier, respectivement pour formuler ses observations sur les conclusions afférentes à l'instruction ainsi qu'au fond. Le 12 août 2019, le DIP a conclu au rejet des mesures provisionnelles requises, à l'irrecevabilité de la conclusion visant à ce que la recourante soit remise dans ses fonctions à la tête de B.________ et au rejet du recours. Ont notamment été produits à l'appui de cette écriture les cahiers des charges relatifs aux fonctions de directeur du service de l'information scolaire et professionnelle, de directeur du service de l'orientation scolaire et professionnelle, et de directeur de la formation continue, toutes trois colloquées en classe 24. Par décision du 2 octobre 2019, la présidente de la Chambre administrative a refusé d'ordonner des mesures provisionnelles. B.b. Le 18 août 2020, le juge délégué de la Chambre administrative a a tenu une audience de comparution personnelle, au cours de laquelle il a entendu la recourante ainsi que deux représentantes du DIP, respectivement juriste et responsable RH. A l'issue de l'audience, un délai a été imparti au DIP pour produire les cahiers des charges ainsi que les évaluations de l'OPE pour toutes les fonctions du comité de direction et du directeur général de l'OFPC, à réception desquels les parties disposaient d'un délai pour produire leurs déterminations. B.c. Par arrêt du 27 avril 2021, la juridiction cantonale a déclaré irrecevable, car exorbitante à l'objet du litige, la conclusion de la recourante tendant à être replacée dans ses fonctions à la tête de la structure B.________. Elle a en revanche examiné s'il existait une discrimination à raison du sexe dans la rémunération de la recourante au sens de la loi fédérale du 24 mars 1995 sur l'égalité entre femmes et hommes (LEg; RS 151.1) et est arrivée à la conclusion que tel n'était pas le cas en l'espèce, de sorte qu'elle a rejeté le recours.