Citation: 1B_249/2013 E. 5.2

5.2. Le recourant soutient qu'il ignorait tout de l'organisation du brigandage et qu'il n'y a pas participé. Il estime que, contrairement à ce qu'a considéré le Tribunal cantonal, les propos de C.________ ne sont pas accablants et ne permettent pas de conclure au fait qu'il savait que le brigandage était préparé. Le recourant propose en l'occurrence sa propre lecture de la déposition de C.________. Or, celui-ci et D.________ ont tous deux exposé que le recourant avait assisté dans un bar à leur discussion - même s'il n'y avait pas participé activement - au sujet de la commission d'un braquage (cf. p.-v. d'audition du 5 avril 2013 de C.________ p. 2; p.-v. d'audition du 5 avril 2013 de D.________ p. 2: "Philipp était un peu à l'écart de la discussion mais il a entendu"). C.________ précise de plus que le recourant connaissait la date du braquage car elle avait été fixée lors de cette discussion (cf. p.-v. d'audition du 5 avril 2013 de C.________ p. 4). Comme constaté par la cour cantonale, ces déclarations, ajoutées au fait que l'ADN du recourant a été retrouvé sur des objets liés au crime ainsi qu'à la conversation téléphonique du 26 mars 2013 entre ce dernier et C.________, constituent des indices suffisants quant à la participation du recourant au brigandage, quant bien même l'intensité de son implication n'est pas encore clairement définie. Le fait que le jour du brigandage, C.________ n'ait contacté téléphoniquement le recourant que le soir à 20h09 ne permet pas de modifier cette appréciation, compte tenu de la teneur de la discussion. Enfin, la cour cantonale a également mis en évidence le fait que le recourant avait remis une arme à feu à un des auteurs du brigandage, même si celle-ci n'a pas servi à commettre le crime. En l'occurrence, à ce stade, cet élément peut être retenu contre lui, même si la finalité exacte de la remise de cette arme n'est pas encore clairement définie. C'est dès lors à juste titre que la cour cantonale a retenu l'existence de charges suffisantes, sans qu'il y ait en l'état à procéder à une appréciation complète des preuves à charge et à décharge (ATF 137 IV 122 consid. 3.2 p. 126). En se livrant à une telle appréciation, et en invoquant dans ce contexte le complètement des faits, le recourant confond manifestement les conditions de maintien en détention provisoire, soit l'existence d'indices suffisants, et les conditions auxquelles une condamnation peut être prononcée, soit l'absence de doutes sérieux quant à la culpabilité de l'accusé. Le grief doit par conséquent être écarté.