Citation: 4C.17/2004 02.06.2004 E. 5

5.1 Les recourants ont encore contesté la validité de la résiliation du bail principal au motif que les formules officielles, par lesquelles A.________ et Z.________ s'étaient vu notifier séparément leur congé, ne portaient que la signature de sieur B.________, alors que dame B.________ était également propriétaire de l'immeuble loué et cobailleresse avec son mari. Cet argument n'a pas trouvé grâce aux yeux des juges valaisans. Le Tribunal cantonal souligne, en ce qui concerne les rapports internes, que dame B.________ a expressément consenti à la résiliation du bail, de sorte que la décision relative à cet acte d'administration a été prise à la majorité requise par l'art. 647b al. 1 CC. Au point de vue externe, la cour cantonale relève que le soin de donner le congé peut être confié à un représentant. Elle rappelle, en outre, que l'acte du représentant qui ne s'est pas fait connaître comme tel produit néanmoins ses effets dans la personne du représenté si le tiers pouvait inférer des circonstances qu'il existait un rapport de représentation (art. 32 al. 2 CO). Tel serait le cas en l'occurrence, eu égard en particulier à la nature des liens unissant les cobailleurs. Aussi le bail avait-il été valablement résilié. 5.2 Selon les recourants, sur le vu des constatations de fait de la cour cantonale, qu'il convient de rectifier pour cause d'inadvertances manifestes, on ne saurait admettre l'existence de circonstances propres à établir le rapport de représentation retenu par la cour cantonale en violation de l'art. 32 al. 2 CO. En effet, dame B.________ avait délivré à son mari une procuration écrite lors de la conclusion du bail et le rapport de représentation avait été expressément indiqué à cette occasion. Par conséquent, le congé litigieux doit être considéré comme inexistant.