Citation: 6B_274/2015 E. 3.4.2

3.4.2. Le recourant estime que la distance entre les places de stationnement en épis et l'emplacement où se trouvait le véhicule qu'il utilisait était interrompue à de nombreuses reprises. La jurisprudence précitée (cf. supra let. B.d), déduisant d'une obligation de parquer dans des cases une interdiction de parquer dans une rue droite non interrompue par des intersections, sur une distance correspondant à la longueur de cinq à six voitures au-delà de la limite des cases marquées, ne serait ainsi pas applicable. Dès lors que l'argumentation du recourant se fonde sur de nombreux faits qui ne résultent pas du jugement entrepris, sans que le recourant n'invoque ni ne démontre l'arbitraire de leur omission, elle est irrecevable. Au demeurant, la présence sur la distance en question d'un passage pour piétons et, sur le côté, d'un stand pour taxi ou de trottoirs ne constitue manifestement pas une interruption suffisante au sens de cette jurisprudence. La photographie n° 9 précitée permet certes de constater que la route qui passe devant les emplacements en épis et aboutit à l'emplacement litigieux se scinde en deux bras, l'un continuant tout droit vers ledit emplacement, l'autre, à droite, permettant de faire pratiquement un demi-tour pour se rendre de l'autre côté du parking. Le recourant déclare que cette route est en sens unique dans sa " boucle ". Rien ne permet de penser que le tronçon de route droit aboutissant à l'emplacement litigieux serait en double sens. Le panneau 4.08.1 " sens unique avec circulation de cyclistes en sens inverse " (cf. annexe 2 ch. 4 a de l'ordonnance du 5 septembre 1979 sur la signalisation routière [OSR; RS 741.21]) situé quelques mètres après (cf. photographie n° 8 de la pièce 8) indique le contraire. De la sorte, faute de voitures pouvant se croiser, la disjonction précitée n'est pas une intersection constituant une interruption suffisante au sens de la jurisprudence. Ces faits, même pris en considération, auraient été impropres à conduire à une autre solution juridique. Sur le côté de la distance litigieuse se trouvaient également des places traversées de deux diagonales qui se croisent, soit des places interdites au parcage (art. 79 al. 4 OSR; arrêt 6B_238/2014 consid. 2.4). On comprend que le recourant estime que de telles places constituaient une séparation suffisante rendant inapplicable la jurisprudence susmentionnée. Tel n'est pas le cas, l'interdiction expresse sur les places précitées n'enlevant rien à celle déduite des places de parc à proximité.