Citation: 6B_965/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Les explications de l'intimée étaient complètes, claires et détaillées. Dans le cadre de sa plainte pénale, elle avait mentionné le contenu des premières conversations échangées avec le recourant, celui-ci lui ayant notamment demandé si elle "savait baiser", ce qui ne s'inventait pas. De plus, elle avait mentionné la peur ressentie à la suite de cette question et les excuses particulièrement insistantes du recourant, celui-ci profitant de la serrer dans ses bras pour "faire la paix" et de lui caresser les fesses et les seins par-dessus les vêtements. Elle avait raconté l'état de panique dans lequel elle s'était retrouvée, le subterfuge tenté et le retour dans le premier local où le recourant l'avait finalement enfermée. Elle s'était alors sentie complètement paralysée, le recourant l'embrassant de force et lui touchant les parties intimes, lui baissant brutalement le pantalon, la retournant, puis la pénétrant vaginalement sans protection jusqu'à éjaculation sur son dos, le recourant lui répétant qu'il allait la baiser tous les jours et qu'elle serait heureuse avec lui. Les émotions décrites ainsi que les paroles rapportées permettaient de considérer les allégations de l'intimée comme étant particulièrement crédibles.