Citation: 1C_525/2014 E. 5.2.2

5.2.2. Les critiques des recourants sont d'autant moins fondées que la cour cantonale s'est également basée sur l'avis des différents services cantonaux concernés. Après avoir mentionné que le bâtiment est situé dans le périmètre défini par la LLavaux, le SDT a estimé le projet conforme à l'exigence de regroupement des bâtiments et a émis un préavis favorable. Sur cette base, le Tribunal cantonal a jugé que le projet permet de respecter l'exigence de concentration des constructions, le rural litigieux, entièrement entouré de vignes, formant, à l'origine, un tout avec la maison des recourants et celle sise sur la parcelle voisine n° 7'907. Il a également retenu qu'il existe un intérêt public à la conservation de cette bâtisse dès lors que le projet litigieux lui permettra de retrouver un usage conforme à l'affectation de la zone. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique dès lors qu'elle répond au principe de l'utilisation mesurée du sol (cf. art. 75 al. 1 Cst. et art. 1 al. 1 LAT), qui commande, en zone agricole, de favoriser la concentration des constructions et d'examiner en premier lieu s'il est possible d'ériger les constructions nouvelles à la place des constructions existantes qui ne sont plus utiles (cf. arrêts 1C_892/2013 du 1er avril 2015 consid. 3.2, 1C_565/2008 du 19 juin 2009 consid. 5.5; cf. également ALEXANDER RUCH, op. cit. n. 25 ad art. 16a LAT).