Citation: 6B_1113/2022 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant conteste la réduction du temps de visite pour préparer l'audience de première instance. A cet égard, la cour cantonale a estimé que deux entretiens de 1h30 étaient suffisants dans la mesure où le client du recourant s'était déjà longuement exprimé en cours d'instruction et n'avait pas fondamentalement varié dans sa position aux débats. Le recourant soutient que sur les 1h30 facturées pour chaque visite, 1h serait consacrée au déplacement, seules 30 minutes d'entretien effectif avec le client pouvant être retenues. Ce faisant, il se fonde sur des faits non constatés dans l'arrêt attaqué, sans démontrer l'arbitraire de leur omission. Ainsi, son argument, selon lequel les cinq visites qu'il avait facturées correspondraient à 3h d'entretien effectif (2h ayant été facturées pour la dernière visite), soit la durée retenue comme justifiée par la cour cantonale, est irrecevable. Au demeurant, même à suivre la version du recourant, celui-ci n'explique pas pour quel motif il aurait droit au paiement du plein tarif de l'avocat pour son temps de déplacement à la prison, étant souligné que, selon la pratique genevoise, le temps de déplacement n'a pas à être indemnisé au même tarif que le travail intellectuel de l'avocat (cf. arrêt 6B_1410/2017 du 15 juin 2018 consid. 4.4). Pour le surplus, le recourant se contente d'affirmer que 3h d'entretien effectif ne seraient, quoi qu'il en soit, pas suffisantes pour préparer une audience d'une telle ampleur. Cette seule allégation n'est pas propre à démontrer en quoi la cour cantonale aurait abusé de son large pouvoir d'appréciation en retenant que, dans la mesure où la position du client du recourant n'avait pas varié et qu'il s'était déjà longuement exprimé, la préparation de l'audience avec celui-ci ne nécessitait pas plus de 3h, étant souligné que le recourant a été indemnisé pour 13h de préparation de l'audience de première instance, en sus.