Citation: 2C_213/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant mentionne encore certains éléments de fait susceptibles à son avis de prouver que sa vie ou son intégrité corporelle seraient en danger en cas de renvoi dans son pays d'origine. Il en va ainsi de son enregistrement comme demandeur d'asile en Malaisie (procédure dont l'issue est toutefois inconnue), des "problèmes" que sa famille aurait prétendument eu "avec l'une des franges séparées des Tigres tamouls", du témoignage de son père et de son frère affirmant qu'il serait en danger en cas de retour à Sri Lanka, ainsi que du statut de réfugié reconnu à son frère par la Suisse en 2014 (recours, p. 8 s.). L'arrêt entrepris ne fait pas état de ces éléments de fait, lesquels pourraient être pertinents pour établir la présence d'obstacles à l'exécution du renvoi. Cependant, au vu des circonstances du cas d'espèce, c'est sans arbitraire que le Tribunal cantonal a considéré - implicitement - que les éléments en question n'étaient pas propres à modifier sa décision et ne les a donc pas mentionnés. En effet, comme on le verra ci-dessous (cf. infra consid. 5.2 in fine), après son mariage, le recourant a pu voyager et séjourner pendant une année à Sri Lanka sans être inquiété, ce qui permet d'exclure, indépendamment des éléments de fait dont il se prévaut dans son recours auprès du Tribunal fédéral, qu'il serait exposé à des menaces concrètes et réelles pour sa vie et son intégrité physique en cas de retour dans son pays. Au demeurant, les critiques du recourant à ce sujet sont fondées essentiellement sur les affirmations de son père et de son frère, lesquelles - au vu du lien de parenté unissant les intéressés - devraient de toute manière être appréciées avec circonspection.