Citation: 6A.95/2006 29.03.2007 E.

Dans sa réponse, en bref, l'intimée fait valoir que les travaux de Glion ont engendré une situation exceptionnelle, que le danger invoqué par le SAN serait purement théorique et qu'elle a déjà réglé une amende préfectorale de 350 fr., ce qui rendrait démesuré le retrait du permis. Sa vitesse était de 10 km/h selon ses dires, ce qui exclurait tout danger. Sur le plan pénal, seule une amende d'ordre aurait pu être prononcée. Les aménagements et la tolérance de la police (dont la presse avait fait état) quant à l'usage de la bande d'arrêt d'urgence démontreraient l'inexistence de tout danger. Hors délai, l'intimée a produit un article de presse signalant qu'à Morges la bande d'arrêt d'urgence allait s'ouvrir pour fluidifier le trafic, avec la bénédiction de Berne.