Citation: 8C_651/2014 E. B

B.a. A.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, en concluant à l'octroi des indemnités journalières au-delà du 1er avril 2010, à la prise en charge intégrale des frais médicaux à partir du 25 août 2009, à l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité à fixer suite à une expertise médicale à ordonner et à l'octroi d'une rente d'invalidité dont le taux devait être fixé suite à cette expertise, après la cessation du droit aux indemnités journalières. B.b. A.________ a été victime d'un nouvel accident de la route le 28 novembre 2011. Le véhicule dont il était passager a été embouti par l'arrière à une vitesse de 17 à 20 km/h à l'approche d'un giratoire. Il a ressenti une douleur irradiante vers la nuque, ce qui a occasionné un arrêt complet de travail jusqu'à fin décembre 2011. Aucun document en rapport avec cet accident n'a été produit et la suite donnée par SWICA est inconnue. La juridiction cantonale a mandaté le Bureau romand d'expertises médicales (BREM) pour examiner l'assuré. L'expertise a été confiée à la doctoresse P.________, spécialiste en rhumatologie et en médecine interne, à la doctoresse Q.________, psychiatre et psychothérapeute, au docteur R.________, neurologue, et au docteur S.________, chirurgien orthopédiste. Dans leur rapport du 25 mai 2012, les experts ont diagnostiqué une anxiété généralisée (F 41.1), un syndrome douloureux somatoforme persistant (F. 45.4), un syndrome de dépendance aux benzodiazépines, utilisation continue (F 13.25), un status après fracture comminutive du tibia distal gauche ostéosynthésée, status après AMO, arthrose secondaire (M 19.1), un status après probable contusion du nerf sciatique poplité externe droit sans séquelle significative (G 57.3), un syndrome cervical modéré et un syndrome lombo-vertébral variable sur spondylodiscarthrose avec lipomatose péridurale lombaire, sans myélopathie ni radiculopathie, sans instabilité (M 47.8), un status après entorse de la cheville droite (M 19.1), un status après splénectomie pour rupture traumatique de la rate (S 36.0), un status après contusions multiples et fracture de la côte basale gauche (T 00.9), une gonarthrose à prédominance fémoro-patellaire, status après méniscectomie droite dans sa jeunesse (M 17.9), un syndrome du canal carpien bilatéral (G 56.0), un excès pondéral (R 63.2), une hypertension artérielle I 10 avec dyslipidémie (E 78.0), un status après carcinome papillaire de la vessie de haut grade, stade (G3 T1) traité (C 67.9) et un syndrome d'apnée du sommeil de degré léger (R 06.8). Pour les experts, le status après fracture comminutive du tibia distal gauche ostéosyntésée, status après AMO, arthrose secondaire, le status après entorse de la cheville droite, le status après splénectomie pour rupture traumatique de la rate, le status après contusions multiples et fracture de la côte basale à gauche résultaient de façon certaine de l'accident du 16 août 2008. La contusion du nerf sciatique poplité externe n'était qu'en relation de causalité possible avec l'accident de 2008. De plus, il y avait eu une bonne récupération au niveau de cette atteinte, si bien qu'il ne subsistait aucune séquelle neurologique significative sur le plan clinique. Ainsi, la "faiblesse" et la boiterie ne s'expliquaient pas par une atteinte neurologique ou par une atteinte du nerf sciatique poplité externe mais par une parésie fonctionnelle. Concernant le syndrome cervical modéré, les experts l'ont mis en lien de causalité vraisemblable avec l'accident du 28 novembre 2011. Le syndrome du canal carpien était pour sa part sans lien avec l'accident. S'agissant du syndrome lombo-vertébral, les experts ont retenu un état préexistant pour lequel l'accident avait provoqué une décompensation passagère au niveau lombaire dont la causalité avec l'accident était largement éteinte. Quant à la gonarthrose bilatérale, ils ont admis un état antérieur pour lequel l'accident de 2008 ne déployait plus d'effet. Concernant l'anxiété généralisée et le syndrome douloureux somatoforme persistant, les experts ont retenu qu'ils étaient dus de façon probable à l'accident de 2008. Dans l'historique des troubles psychiques, ils ont estimé qu'après ce premier accident, l'assuré avait souffert d'un trouble anxieux d'intensité moyenne et qu'après l'accident de 2011, le syndrome douloureux somatoforme persistant s'était développé. Dans leurs conclusions, les experts ont considéré que, sur le plan somatique, le statu vel ante était atteint pour les affections existantes au moment de l'expertise du docteur M.________. Les problèmes somatiques antérieurs à l'accident de 2008 entraînaient déjà une incapacité totale de travail dans une activité de cuisinier-traiteur comprenant un travail en cuisine, le service, la livraison de produits et les achats. Les seules séquelles somatiques de l'accident de 2008 entraînaient une incapacité de travail partielle dans l'activité de patron d'un restaurant-traiteur, liée aux limitations dans toutes les tâches exigeant la station debout ou la marche prolongée. Le taux de cette incapacité pouvait varier selon le poste occupé dans l'établissement. Par contre, il n'existait aucune incapacité de travail pour une activité de nature purement administrative. Sur le plan psychiatrique, l'aggravation du trouble anxieux sous forme d'anxiété généralisée et d'un syndrome douloureux somatoforme persistant entraînait une incapacité de travail de 40 % dans toute activité, un traitement correct devant pouvoir réduire cette incapacité à 20 %. Par jugement du 8 juillet 2014, la juridiction cantonale a rejeté le recours et confirmé la décision sur opposition de SWICA du 16 avril 2010.