Citation: 4A_123/2022 E. 4.5

4.5. Force est de constater que les magistrats cantonaux sont parvenus à déterminer la volonté subjective des parties à la convention sans avoir dû recourir à l'interprétation objective. En particulier, au terme de l'appréciation des preuves, ils n'ont pas indiqué avoir échoué à déterminer leur volonté réelle ou être arrivés à la conclusion qu'une partie n'avait pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion de la convention (arrêts 4A_180/2022 précité consid. 4.2; 4A_177/2021 du 6 septembre 2021 consid. 6.3). Le recourant ne le conteste pas valablement. Ainsi, il incombait à ce dernier de démontrer que les juges précédents avaient sombré dans l'arbitraire en jugeant que par la convention litigieuse, les parties étaient convenues de régler leurs relations dans le sens exposé au considérant 4.3 supra. Or, le recourant s'est, en somme, contenté d'opposer sa propre appréciation à celle des juges cantonaux, sans parvenir à démontrer le caractère arbitraire de cette dernière. Il ne suffit pas de soutenir que les parties à la convention n'avaient jamais voulu le résultat auquel a abouti la cour cantonale, puis de présenter sa propre interprétation de la convention, pour mettre en évidence un quelconque arbitraire. La cour cantonale a expliqué de manière détaillée les éléments l'ayant amenée à son raisonnement. Elle a d'abord relevé à juste titre la subrogation légale prévue par l'art. 827 CC, puis a examiné les rapports internes réglés par la convention. Contrairement à ce qu'allègue le recourant, elle s'est clairement fondée sur le texte de la convention et y a fait référence pour déterminer la volonté subjective des parties. Elle a d'ailleurs expressément reconnu que ce texte ne contenait aucun engagement de A.A.________ à verser la somme de 50'000 fr. à son frère, et que ce montant avait bel et bien été prêté par la banque. Elle s'est ensuite basée sur la distinction entre les deux montants explicitée dans la convention. Son raisonnement n'est en aucun cas insoutenable. En effet, le texte de la convention prévoit dans un premier temps le montant de 114'000 fr. investi pour les travaux de rénovation, puis indique que le recourant doit s'acquitter des intérêts et des amortissements dus à la banque, faisant office de loyers, et que lorsque le recourant et sa famille auront quitté les locaux, le solde sera repris par D.A.________ ou ses ayants droit. Ce n'est que dans un second temps que la convention fait état de la somme de 50'000 fr. affectée à l'acquisition d'un bien immobilier en Colombie, avec la précision qu'elle restera due par le recourant dans tous les cas. Ainsi, la cour cantonale n'a pas sombré dans l'arbitraire en retenant que le " solde " précité repris par D.A.________ ou ses ayants droit - et restant à leur charge - ne correspondait pas d'emblée au solde de l'entier de la dette (101'800 fr. en 2017), comme le soutient à tort le recourant. Le détail des différents calculs opérés par la cour cantonale, avant d'aboutir à la somme de 31'377 fr. avec intérêts due aux appelantes, n'est pas contesté explicitement par le recourant. Il n'y a ainsi pas lieu d'y revenir. Pour le surplus, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il allègue que la somme de 63'000 fr. qu'il a versée à la banque couvrait celle de 50'000 fr. précitée. En effet, il perd de vue que, selon les constatations de la cour cantonale liant le Tribunal fédéral, ce montant de 63'000 fr. correspondait à des intérêts et à des amortissements sur le montant total de la dette (164'800 fr. en 2013), et non pas au seul remboursement du capital de 50'000 fr. et d'un montant de 13'000 fr. à titre d'intérêts de la dette totale et d'amortissements du reste de la dette. On doit encore relever que, contrairement à ce que soutient le recourant, l'appréciation de la cour cantonale n'aboutit manifestement pas au résultat que le recourant doit payer deux fois le capital de 50'000 fr., ou qu'il n'aurait eu aucun intérêt à rembourser le montant de 63'000 fr. puisqu'il resterait définitivement débiteur de la totalité de la somme de 50'000 fr. Enfin, lorsque le recourant se prévaut de travaux s'élevant à 300'000 fr. qu'il aurait effectués sur le bien immobilier de son frère, il se fonde sur des faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale, sans pour autant requérir un complètement de l'état de fait sur ce point. Il n'en sera donc pas tenu compte.