Citation: 4A_88/2019 E. 3.2

3.2. La recourante est d'avis que les juges cantonaux ont violé l'art. 423 CO en refusant de lui accorder, à titre de profit découlant d'une gestion d'affaires imparfaite, le produit de l'escroquerie commise au détriment des clients de l'intimé. Selon elle, la commission de cette infraction pénale dans le contexte ici examiné est une " utilisation abusive d'un droit de propriété intellectuelle ". Le maître aurait droit à la restitution de tous les avantages acquis par le gérant, soit à un montant équivalant à la totalité de l'augmentation de la fortune du gérant. Il importerait peu de savoir si, en l'absence de violation, le maître aurait lui-même réalisé un bénéfice de même ampleur, le montant de celui-ci n'étant à cet égard pas déterminant. Il est ici rappelé que seule est litigieuse la remise des montants encaissés par le gérant, au détriment des clients suisses, en sus des montants correspondant aux " prix officiels A1.________ " déjà versés à la demanderesse (cf. supra consid. 2).