Citation: 4A_177/2022 E. 4.2.2

4.2.2. En l'occurrence, la requérante devrait rendre vraisemblable que le contrat de vente soumet la libération du montant consigné, non seulement à l'accord entre venderesse et locataire, mais également à sa propre approbation de cet accord. Lorsqu'il s'agit d'interpréter un contrat, il y a lieu d'examiner en premier lieu la volonté subjective des parties; c'est même celle-ci seule qui est déterminante lorsque des faits postérieurs sont pris en considération (ATF 144 III 93 consid. 5.2). En réalité, la recourante ne se plaint pas d'arbitraire dans l'application de l'art. 261 CPC, mais uniquement d'appréciation insoutenable des preuves, soit de différents courriels. La recourante se borne à affirmer qu'il fallait déduire de son courriel du 10 juillet 2021 qu'elle entendait s'en tenir strictement aux termes du contrat et que, d'ailleurs, par son courriel du 27 septembre 2021, la venderesse elle-même requérait son approbation et non sa confirmation qu'elle pouvait agir sans la participation de l'acheteuse, qualifiant l'appréciation des preuves de la cour cantonale d'insoutenable. Ce faisant, la recourante ne parvient pas à démontrer qu'il était arbitraire, de surcroît au degré de la simple vraisemblance, de retenir que les parties n'avaient pas voulu soumettre l'accord entre venderesse et locataire à l'approbation de l'acheteuse. Elle ne cite d'ailleurs aucun article du contrat de vente qui aurait subordonné cet accord à son approbation. Le grief est irrecevable.