Citation: 6B_514/2024 E. 1.2.2

1.2.2. Selon le recourant, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il était l'auteur du coup de couteau assené à l'intimé alors qu'aucune arme n'a été retrouvée. Il soutient également que les déclarations de l'intimé auraient été arbitrairement tenues pour crédibles par la cour cantonale, notamment concernant la description du couteau. Dans ce cadre, il reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que certains revirements et certaines imprécisions dans le discours de l'intimé pouvaient s'expliquer par son alcoolisation assez prononcée le soir des faits, sans toutefois indiquer quelles parties de son récit pouvaient être jugées crédibles sans réserve ni condition, tandis que d'autres le seraient moins. En l'espèce, contrairement à ce qu'avance le recourant, la cour cantonale a soulevé le caractère relativement périphérique et peu important des points sur lesquels les déclarations de l'intimé avaient varié, puis les a recensés avec précision (visite annoncée ou non qu'il envisageait de faire à un ami, rencontre fortuite du recourant dans la rue, puis la reconnaissance que ce dernier était en réalité venu à son domicile, ou encore le fait de le traiter de simple connaissance, puis d'admettre qu'il était un ami qu'il avait même hébergé à l'occasion). Poursuivant son examen, elle a considéré que les explications successives de l'intimé concernant les points essentiels des faits dénoncés étaient demeurées constantes, au contraire des déclarations du recourant. Elle a également pris en considération le fait que les déclarations de l'intimé ont été confirmées par plusieurs personnes entendues dans le cadre de la procédure ouverte à l'encontre du recourant. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique et le recourant échoue ainsi à démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant que les déclarations de l'intimé quant au coeur des faits étaient crédibles.