Citation: 4A_90/2014 E. B

B.a. Le 1er novembre 2012, le joueur a interjeté appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Il a conclu à l'annulation de la décision rendue par la Commission de C.________ et à la condamnation de A.________ au paiement des 2'100'000 USD précités. Dans ses moyens de défense, A.________ s'est prévalu, au premier chef, de l'incompétence du TAS pour statuer sur le fond, faute d'épuisement de la première instance. Il a donc invité le TAS à renvoyer l'appelant à mieux agir et à présenter sa réclamation devant un tribunal arbitral n'ayant pas de liens avec C.________, conformément à la législation xxx sur l'arbitrage. A titre subsidiaire, A.________ a conclu, sur le fond, à ce que le montant dû au joueur fût fixé à 500'000 USD. Un arbitre unique (ci-après: l'arbitre) a été désigné en la personne d'un avocat et professeur de droit xxx. L'espagnol a été choisi comme langue de la procédure. B.b. Après avoir instruit la cause, l'arbitre a rendu sa sentence le 31 décembre 2013. Admettant partiellement l'appel du joueur, il a annulé la décision du 9 octobre 2012 de la Commission de C.________ et condamné A.________ à payer au joueur la somme de 1'750'000 USD avec intérêts à 5% l'an dès le 15 juin 2012. Les quelque 11 pages de ladite sentence consacrées à la motivation du rejet de l'exception d'incompétence peuvent être résumées comme il suit. La clause arbitrale insérée à l'art. 8 du contrat se divise en deux parties bien distinctes: sa première phrase établit un cadre général pour la résolution des litiges relatifs à l'exécution ou à l'interprétation du contrat liant les parties, lesquels litiges seront soumis à un tribunal arbitral désigné par celles-ci conformément à la loi applicable, la sentence rendue par ce tribunal arbitral pouvant ensuite faire l'objet d'un appel au TAS; la seconde phrase règle, de manière spécifique et à titre subsidiaire, la situation particulière d'un litige lié à l'intention du joueur d'être transféré dans un club étranger ou à son transfert effectif, pareil litige devant être porté en première instance devant la Chambre de Résolution des Litiges de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ou la Commission du Statut du Joueur, selon ce qui correspond, puis être déféré au TAS en appel. En l'espèce, c'est la seconde partie de la clause arbitrale qui est applicable puisque le différend est né du transfert du joueur du club A.________ au club D.________. Le mécanisme prévu dans cette seconde partie de la clause arbitrale soulève un certain nombre de questions d'interprétation qu'il convient de trancher de la manière suivante: d'abord, la Commission du Statut du Joueur à laquelle il est fait référence à l'art. 8 du contrat n'est pas celle de la FIFA, mais celle de C.________. Ensuite, c'est bien cette Commission-ci, et non la Chambre de Résolution des Litiges de la FIFA, qui est compétente in casu, s'agissant d'un litige ne comportant pas de dimension internationale, au sens du règlement ad hoc de la FIFA, puisqu'il a trait à l'exécution d'un contrat liant un club et un footballeur xxx. Enfin, un tel litige entre dans les prévisions de l'art. 55 des statuts de C.________, en vigueur à l'époque déterminante, de sorte que la compétence ratione materiae de la Commission de C.________ n'est pas sujette à caution. Semblable conclusion est confirmée, de manière indirecte, par le fait que, dans un cas similaire jugé par le TAS (affaire Bobadilla, TAS 2011/A/2532), la clause de résolution des litiges figurant dans le contrat liant A.________ à un autre joueur prévoyait expressément la compétence de la Commission de C.________. En tout état de cause, les arguments, d'ailleurs divergents, avancés tant par A.________ que par ladite Commission pour justifier le refus de cette dernière de se saisir du litige sont dénués de pertinence. Au demeurant, l'interprétation proposée par A.________, poussée à l'extrême, aurait pour conséquence d'exposer le joueur au risque de ne plus pouvoir soumettre sa réclamation à aucun tribunal, en violation de ses droits fondamentaux. Elle ne saurait donc être retenue, d'autant que la règle in dubio contra proferentem, ancrée dans le code civil du xxx, commande d'interpréter en défaveur du club, lequel a pris une part plus qu'active à la rédaction du contrat, les ambiguïtés que contiendrait le texte de celui-ci.