Citation: 6B_428/2021 E. B

Par arrêt du 4 mars 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ et confirmé le jugement attaqué. En substance, elle a retenu les fais suivants: B.a. A.________ a séjourné, à U.________, du 5 janvier 2017, lendemain de sa dernière condamnation, jusqu'au 25 novembre 2019, jour de son appréhension, alors qu'il était démuni de papiers d'identité et qu'il n'était pas au bénéfice des autorisations nécessaires. B.b. Il est né en 1968 à V.________ en W.________, pays dont il est originaire. Il est célibataire, sans enfant à charge, actuellement sans emploi, mais se dit reporter. Il n'a pas de famille en Suisse, seulement des connaissances. Il a un frère et deux soeurs qui vivent en W.________ et en X.________. Il est actif dans les milieux associatifs. C'est par ce biais qu'il subvient à ses besoins, en particulier qu'il obtient de la nourriture. Il indique être toujours engagé auprès des organisations internationales. B.c. Il est arrivé à U.________ le 3 août 2002, au bénéfice d'un visa valable jusqu'au 7 octobre 2002, pour assister à la huitième session de l'Université d'été des droits de l'homme et du droit à l'éducation, qui se déroulait du 3 au 13 août 2002. Il dit n'avoir plus jamais quitté la Suisse depuis lors. Il a formé une première demande d'autorisation de séjour le 26 février 2004, laquelle a été refusée le 19 mars 2004. L'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) lui a alors imparti un délai au 21 avril 2004 pour quitter le territoire, délai qui a par la suite été renouvelé au 15 avril 2005. A cette période, A.________ a affirmé aux autorités administratives avoir quitté U.________ pour X.________. Il a été contrôlé à plusieurs reprises à partir de novembre 2014 par la police à U.________. Une procédure pénale a été ouverte à son encontre pour séjour illégal et travail sans autorisation, dans le cadre de laquelle il a été acquitté du chef de séjour illégal le 3 mars 2016 par le Tribunal de police du canton de Genève (en application de la jurisprudence relative à la " Directive sur le retour "; cf. consid. 1.1 ci-dessous), mais reconnu coupable de travail sans autorisation. Sur appel de A.________, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a, par arrêt du 7 octobre 2016, annulé ce jugement et acquitté l'intéressé du chef de travail illégal. Le 23 janvier 2015, A.________ a déposé une demande d'autorisation de séjour pour cas de rigueur. Le 12 avril 2016, l'OCPM a refusé de faire droit à sa demande et lui a imparti un délai au 12 juin 2016 pour quitter la Suisse. Les recours formés contre ce refus ont été rejetés par les diverses instances cantonales et son recours au Tribunal fédéral a été déclaré irrecevable par arrêt 2C_522/2017 du 9 juin 2017. L'OCPM a accordé à A.________ un nouveau délai au 23 septembre 2017 pour quitter la Suisse. Il ne s'est toutefois jamais présenté pour l'organisation de son départ. Une enquête a été menée pour le localiser et exécuter son renvoi, en vain. A.________ ayant adressé une demande d'attestation à l'OCPM le 14 octobre 2019, une nouvelle enquête a été effectuée, sans succès. A.________ a été contrôlé à nouveau le 25 novembre 2019, à l'OCPM, faisant l'objet de deux mandats d'arrêt bernois résultant de la conversion d'amendes. Il a refusé de s'exprimer à la police, mais s'est déterminé sur les mesures d'éloignement par l'OCPM, réaffirmant son refus de quitter la Suisse. Il a formé opposition à l'ordonnance pénale notifiée le lendemain, objet de la présente procédure.