Citation: 6B_545/2015 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait varié dans ses déclarations. Il avait, dans un premier temps, soutenu que les bijoux retrouvés dans son appartement lui appartenaient et que seuls ceux qui se trouvaient au grenier provenaient de vols. Il avait admis quelques instants plus tard que tous les bijoux provenaient de vols. Ultérieurement, il avait encore modifié sa version des faits, affirmant qu'il ne gardait pas d'objets volés dans son appartement et qu'une certaine A.________ lui avait remis ces bijoux, seuls ceux du grenier lui ayant été remis sous la menace par des Géorgiens. Il avait également affirmé que les bijoux de A.________ étaient cachés dans une peluche après qu'il les y eut dissimulés, avant d'indiquer que ces objets se trouvaient dans un petit sac caché dans la chambre des enfants. Ces déclarations, en contradiction les unes avec les autres, ôtaient toute crédibilité aux propos tenus par le recourant. La cour cantonale a ajouté que le recourant n'avait pas manqué de relever à de nombreuses reprises la précarité de sa situation financière, laquelle contrastait fortement avec le nombre de bijoux retrouvés chez lui. Les époux X.________ ayant leur minimum vital couvert par l'aide sociale et n'ayant pas allégué disposer d'autres sources de revenus, il ne faisait aucun doute que les objets retrouvés dans leur appartement étaient issus de vols. Quant aux bijoux retrouvés dans le grenier, le recourant avait lui-même reconnu se douter qu'il ne s'agissait pas d'objets gagnés honnêtement, puisqu'ils lui avaient été remis par des personnes qu'il savait être des criminels. En plus, même si l'analyse des objets saisis n'avait pas eu lieu, il ne faisait nul doute, au vu du nombre important d'objets figurant à l'inventaire, que la valeur des biens issus d'infractions contre le patrimoine était de toute façon très supérieure au seuil de 300 fr. fixé par la jurisprudence.