Citation: U 239/01 27.06.2002 E. 2

2.- A l'appui de sa décision sur opposition litigieuse supprimant tout droit à prestations à partir du 4 mars 1999, l'intimée a considéré que la recourante ne souffrait plus, après cette date, de troubles somatiques en relation avec l'accident du 28 janvier précédent. Ce point de vue a été confirmé par le tribunal cantonal. L'intimée et la juridiction cantonale se sont fondées pour cela sur l'avis des docteurs C.________ et D.________ (rapport du 4 février 1999). Selon ces médecins, les nombreuses investigations pratiquées n'avaient pas permis d'objectiver une fracture ni une contusion médullaire. Etant donné l'absence de lésion objectivable, ces médecins ont suspecté une origine psychogène (syndrome de conversion) aux douleurs invoquées et aux troubles constatés (hémisyndrome brachio-crural gauche). L'absence de troubles somatiques objectivables a été confirmée par le docteur H.________ dans son rapport d'expertise à l'intention de la Winterthur (du 29 juin 1999). Certes, dans sa prise de position sur les avis médicaux exprimés sur le cas (rapport du 9 février 2001), le docteur K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a critiqué la suspicion d'un syndrome de conversion exprimée par les docteurs C.________ et D.________. Toutefois, ce médecin, qui n'a pas examiné la recourante, ne met pas sérieusement en doute l'avis des praticiens prénommés, selon lequel des troubles de nature somatique n'ont pas été objectivés malgré les nombreuses investigations pratiquées. Cet avis n'est pas non plus remis en cause par le rapport succinct du docteur J.________ (du 21 février 2000), lequel n'a procédé à aucune investigation complémentaire. Par ailleurs, on ne peut que rejeter les griefs de violation du droit d'être entendu dans l'administration des preuves, soulevés par la recourante à l'encontre de l'intimée. L'expertise du docteur H.________ - comme celle du docteur I.________ - ayant été mise en oeuvre par la Winterthur et jointe au dossier, l'intimée n'avait pas à tenir compte des règles de procédure de la PA et de la PCF régissant la mise en oeuvre d'expertises dans la procédure administrative devant la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ATF 125 V 332), règles applicables par analogie aux cas dans lesquels des assureurs privés sont compétents selon l'art. 68 al. 1 LAA (ATF 120 V 357). Vu ce qui précède, il n'y a pas de motif de mettre en cause les conclusions des docteurs C.________, D.________ et H.________. Le point de vue des premiers juges, selon lequel la recourante ne souffrait plus, après le 4 mars 1999, de troubles somatiques en relation avec l'accident du 28 janvier précédent doit dès lors être confirmé.