Citation: 1P.666/2006 26.10.2006 E. A

Le 23 novembre 2005, donnant suite à une dénonciation pénale du chef du Service cantonal des mineurs et des tutelles, le Ministère public a requis le Juge d'instruction du canton de Neuchâtel (ci-après: le Juge d'instruction) d'ouvrir une information pénale contre X.________ pour escroquerie, subsidiairement abus de confiance et faux dans les titres. X.________ est soupçonné d'avoir commis ces infractions dans le cadre de son activité d'assistant social auprès de l'office des tutelles. Il a été interpellé le jour même. Le Juge d'instruction a délivré une ordonnance d'arrestation en date du 24 novembre 2005, considérant que de sérieuses présomptions de culpabilité pesaient sur le prévenu et que les circonstances faisaient craindre qu'il n'abuse de sa liberté pour compromettre le résultat de l'information, prendre la fuite ou poursuivre son activité délictueuse. Le 24 janvier 2006, la Cour de céans a rejeté un recours de droit public formé par X.________ contre l'arrêt cantonal confirmant cette décision. Par arrêt du 2 mai 2006, la Chambre d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal cantonal) a confirmé le rejet d'une deuxième demande de mise en liberté. Par décisions des 19 mai et 19 septembre 2006, le Tribunal cantonal a prolongé la détention préventive de X.________, la dernière fois jusqu'au 29 décembre 2006. Le 24 juillet 2006, X.________ a déposé une nouvelle requête de mise en liberté, que le Juge d'instruction a rejetée par décision du 28 juillet 2006, considérant qu'un risque de fuite existait objectivement et subjectivement et qu'une libération sous caution n'était pas envisageable. Renonçant à examiner la question du risque de collusion, le Juge d'instruction a néanmoins relevé qu'il lui paraissait "toujours d'actualité".