Citation: 8C_511/2014 E. 5.2

5.2. En l'espèce, il est incontestable que, jusqu'au 18 février 2013, date de la radiation de sa signature au registre du commerce, le recourant disposait ex lege (art. 716 à 716b CO) d'un pouvoir déterminant sur les décisions de l'employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI en sa qualité d'administrateur-président avec signature individuelle. Après cette date, son épouse a été inscrite en qualité de liquidatrice avec signature individuelle. Aussi, le recourant se trouve-t-il, par son intermédiaire, en position d'influencer de manière déterminante les décisions de son dernier employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI. Cette conclusion s'impose d'autant plus qu'il ressort du procès-verbal authentique de l'assemblée générale du 11 février 2013, que les époux A.________ sont titulaires de l'intégralité du capital social. Par ailleurs, si, comme l'affirme le recourant, la cessation des activités liées au commerce de produits alimentaires dans les locaux habituels peut être considérée comme définitive, il n'en demeure pas moins que le but de la société est large et ne se limite pas aux activités susmentionnés. Quant à l'argumentation du recourant selon laquelle la radiation de l'inscription ne pouvait être requise avant le mois de février 2014 en raison des règles inhérentes à la procédure de liquidation (art. 745 al. 2 CO), ainsi que d'une contestation au sujet de la prise en charge d'un cas d'assurance, elle ne lui est d'aucun secours. En effet, on ne voit pas en quoi elle serait de nature à mettre en cause le point de vue de la juridiction précédente selon lequel le recourant, par l'intermédiaire de son épouse inscrite en qualité de liquidatrice avec signature individuelle, se trouve en position d'influencer de manière déterminante les décisions de son dernier employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI.