Citation: 5A_431/2024 E. 4.4

4.4. La juge unique ne saurait se voir reprocher d'avoir arbitrairement méconnu ces principes en retenant que le recourant était payé en francs suisses et non en livres sterling comme il l'affirmait. Il convient de rappeler qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais au recourant d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait insoutenable. En l'occurrence, le recourant se borne essentiellement à opposer son opinion à celle de la juge unique, en proposant sa propre appréciation des preuves que la Cour de céans devrait adopter, notamment en procédant à la comparaison de ses fiches de salaire avec ses relevés de compte ainsi qu'à l'appréciation de ses propres déclarations en audience. C'est oublier que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Par ailleurs, les remarques du recourant au sujet de la lecture qu'il conviendrait de faire selon lui des documents intitulés " Assignment Statement " et " Global Mobility Senior Leadership Long Term Assignment Policy " ne rendent pas pour autant insoutenable le raisonnement de la juge unique, qui s'est fondée sur un rapprochement entre les différentes pièces, parmi lesquelles le certificat de salaire 2022 a emporté sa conviction. Le fait qu'au stade de la vraisemblance, dite magistrate lui ait accordé une force probante prépondérante résiste au grief d'arbitraire motivé uniquement et sans plus ample développement par référence aux mentions " proforma " et " non payé ". Autant que recevable, la critique ne porte pas.