Citation: 9C_17/2024 E. 5.1

5.1. En tant que le recourant reproche tout d'abord aux premiers juges de s'être fondés sur les conclusions de l'expertise du CEMed, le grief est mal fondé. Sous l'angle du lien de dépendance économique dont il se prévaut, il est constant que le fait qu'un expert, médecin indépendant, ou une institution d'expertises sont régulièrement mandatés par un organe de l'assurance sociale, le nombre d'expertises ou de rapports confiés à l'expert, ainsi que l'étendue des honoraires en résultant ne constituent pas à eux seuls des motifs suffisants pour conclure au manque d'objectivité et à la partialité de l'expert (ATF 148 V 225 consid. 3.5 et les références). Aussi, le nombre de mandats d'expertise confiés par l'office AI intimé au CEMed ou la raison sociale de ce centre d'expertises ne sont pas de nature à justifier, en tant que tel, la "mise à néant" de l'expertise. La juridiction cantonale pouvait sans arbitraire se fonder sur les conclusions de l'expertise bidisciplinaire du 16 mai 2022.