Citation: I 631/02 21.01.2003 E. 4

Par ailleurs, l'Office AI et les premiers juges ont considéré que l'assurée présentait un degré d'invalidité de 50 %, sans procéder à une comparaison des revenus déterminants. A l'appui de leur point de vue, ils se sont exclusivement fondés sur la capacité de travail du même taux que l'assurée présente dans son activité professionnelle habituelle, selon l'expertise psychiatrique versée au dossier. Cependant, la notion d'invalidité est avant tout économique et non médicale, en ce sens que le degré d'invalidité ne se confond pas nécessairement avec le taux d'incapacité de travail constaté médicalement. Dès lors, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une comparaison du revenu que l'invalide obtiendrait sans invalidité avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui (cf. art. 28 al. 2 LAI). En l'occurrence, l'administration et la juridiction n'ont pas procédé à une telle comparaison. En particulier, l'administration a omis d'examiner si une autre activité que celle de secrétaire serait mieux adaptée à l'état de santé de la recourante, de surcroît, en tant qu'il appartient au premier chef à l'assurée d'atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité (ATF 113 V 28 consid. 4a et les références). Dès lors, en l'absence de données sur le gain que l'assurée serait en mesure d'obtenir en exerçant une activité adaptée à son état de santé, il n'est pas possible de procéder à la comparaison des revenus déterminants et de calculer le degré d'invalidité de la recourante. Pour ce motif également, il convient d'admettre le recours et de renvoyer la cause à l'Office AI afin qu'il rende une nouvelle décision après complément d'instruction.