Citation: 2D_1/2023 E. 6.1

6.1. Concernant l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, l'autorité précédente a exposé correctement le droit applicable et la jurisprudence relative aux raisons personnelles majeures, en particulier en lien avec la violence conjugale (art. 50 al. 2 LEtr et 77 al. 2, 5 et 6 OASA [RS 142.201], dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2018 [RO 2007 5497]; cf. ATF 138 II 393 consid. 3.1; 138 II 229 consid. 3.2; 137 II 345 consid. 3.2; 136 II 1 consid. 5.3; arrêt 2C_731/2022 du 1 er novembre 2022 consid. 5.2 s. et les autres références citées), ainsi qu'en lien avec les difficultés de réintégration sociale dans le pays d'origine (cf. ATF 138 II 229 consid. 3.1; arrêt 2C_96/2022 du 16 août 2022 consid. 3.5 et les références). Il peut être renvoyé à l'arrêt entrepris sur ce point (cf. art. 109 al. 3 LTF). En particulier, l'autorité précédente relève à juste titre que la violence conjugale doit revêtir une certaine intensité pour tomber sous le coup de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr (ATF 138 II 229 consid. 3.1). La maltraitance doit en principe présenter un caractère systématique ayant pour but d'exercer pouvoir et contrôle sur la victime. Un acte de violence isolé ne peut conduire à admettre l'existence de raisons personnelles majeures que s'il est particulièrement grave (cf. arrêt 2C_1051/2020 du 26 mars 2021 consid. 6.1 et les références citées). Par ailleurs, le fait qu'un étranger puisse se prévaloir d'une intégration réussie ne suffit pas en soi pour remplir les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr (arrêt 2C_96/2022 du 16 août 2022 consid. 3.5 et les références).