Citation: U 149/04 06.09.2004 E. A

T.________, né en 1967, a travaillé à plein temps depuis le 27 février 1991 en qualité de facteur au service de X.________. En tant que tel, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). A la suite d'un accident de sport survenu le 3 février 2000, T.________ a été victime de contusions cervicales sur hernie discale entre les cinquième et sixième vertèbres, latéralisée à droite (rapport du 8 mars 2000 du docteur S.________, spécialiste en radiologie), protrusion discale entre les cinquième et sixième ainsi que sixième et septième vertèbres cervicales (rapport du 29 août 2000 du docteur O.________, spécialiste en radiologie), sans signes lésionnels des territoires radiculaires, ni atteinte des nerfs médians aux carpes ou de type lésionnel radiculaire entre les septième et huitième vertèbres cervicales (rapports des 23 mars 2000 et 11 septembre 2000 du docteur G.________, spécialiste en neurologie). Souffrant depuis lors de cervicalgies chroniques, T.________ a subi de nombreuses périodes d'incapacité entière et partielle de travail. A partir du 21 mai 2001, il a présenté une capacité résiduelle de travail de 50 % - susceptible d'être augmentée à 100 % - dans une activité adaptée à son état de santé, c'est-à-dire sans port de charges ni mouvements répétés au dessus des épaules et, pour ce motif, il a été affecté au service de distribution du courrier recommandé (rapport du 11 juillet 2001 des docteurs Z.________ et D.________ de la Clinique de réadaptation Y.________). Le 27 août 2001, T.________ a été victime d'un accident de la circulation routière ayant entraîné un nouveau traumatisme cervical. A partir du 30 novembre 2001, il a derechef subi une incapacité entière de travail et se trouve sans activité lucrative depuis lors. Ayant pris en charge les conséquences économiques de ces accidents, la CNA a mis un terme au versement de ses prestations avec effet au 30 juin 2002 (décision du 19 juin 2002 confirmée sur opposition le 12 décembre suivant). Retenant que les accidents du 3 mai 2000 et du 27 août 2001 n'avaient pas causé de lésion osseuse et qu'ils s'inscrivaient dans un contexte de lésions dégénératives préexistantes, elle a considéré qu'ils avaient entraîné une décompensation douloureuse passagère de troubles antérieurs dont les effets ne s'étaient plus exercés au delà du 30 juin 2002. Estimant le statu quo sine comme ayant été alors atteint, elle a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre ces accidents et les troubles cervicaux, ainsi que l'incapacité de travail présentés par l'assuré au-delà de cette date. En outre, elle a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours contre sa décision.