Citation: 5A_440/2018 E. 3.2

3.2. En tant que le recourant explique avoir reçu la décision entreprise seulement le 16 mai 2018 dans l'après-midi - après en avoir appris l'existence fortuitement lors d'un appel téléphonique à son avocat - et requiert implicitement une restitution du délai de recours au sens de l'art. 50 LTF, sa demande est vouée à l'échec. Aux termes de l'art. 50 al. 1 LTF, si, pour un autre motif qu'une notification irrégulière, la partie ou son mandataire a été empêché d'agir dans le délai fixé sans avoir commis de faute, le délai est restitué pour autant que la partie en fasse la demande, avec indication du motif, dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé. La restitution d'un délai au sens de l'art. 50 al. 1 LTF suppose l'existence d'un empêchement d'agir dans le délai fixé, lequel doit être non fautif. La question de la restitution du délai ne se pose pas dans l'éventualité où la partie ou son mandataire n'ont pas été empêchés d'agir à temps. C'est le cas notamment lorsque l'inaction résulte d'une faute, d'un choix délibéré ou d'une erreur. En d'autres termes, il y a empêchement d'agir dans le délai au sens de l'art. 50 al. 1 LTF lorsqu'aucun reproche ne peut être formulé à l'encontre de la partie ou de son mandataire (arrêt 2C_108/2015 du 5 février 2015 consid. 4). En l'espèce, le recourant indique uniquement que son conseil ne l'aurait pas informé de la décision déférée et ne lui en aurait transmis copie qu'une fois le délai de recours échu, à sa demande. Aussi, le recourant ne fait nullement valoir une cause d'empêchement d'agir à temps de son mandataire qui a reçu ladite décision querellée en son étude le 4 mai 2018. La demande de restitution de délai au sens de l'art. 50 LTF doit donc être rejetée.