Citation: 6B_342/2024 E. B

Saisie d'appel par A.A.________, la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a, par jugement du 8 mars 2024, confirmé le jugement du 11 juillet 2023. Le jugement sur appel, auquel on renvoie pour le surplus dans son intégralité, repose, en bref, sur les faits suivants. B.a. A.A.________ est né en 1996 au Kosovo, pays dont il est ressortissant. Il est venu en Suisse en octobre 2021 pour y retrouver sa future épouse, B.A.________, ressortissante suisse, née en 2000. Le couple s'est marié en décembre 2021. Aucun enfant n'est issu de cette union. A.A.________ s'est très rapidement montré extrêmement jaloux et possessif. Il a fait régner un climat de terreur et d'insécurité au sein de son foyer, en s'en prenant physiquement à son épouse, en tenant des propos menaçants envers elle ou en proférant des insultes à son encontre, et en la contraignant à agir selon ses propres règles. B.b. À une date indéterminée entre décembre 2021 et le 24 avril 2022, au domicile conjugal à U.________, tandis qu'ils étaient mariés et faisaient ménage commun, A.A.________ a entretenu une relation sexuelle complète avec B.A.________ alors qu'elle n'en avait pas envie, qu'elle pleurait déjà avant le rapport en question et qu'il ne pouvait ignorer sa réprobation à l'égard de l'acte sexuel. Il a en particulier pénétré avec son pénis le vagin de cette dernière, qui s'est mise à pleurer d'autant plus. Durant le rapport, il lui a dit d'arrêter de pleurer, qu'elle faisait la comédie, qu'elle aimait ça et qu'il avait bientôt fini. Alors qu'elle lui disait "non" à plusieurs reprises, qu'elle lui disait "pousse-toi, je n'ai pas envie" et qu'elle le repoussait avec ses bras, il est passé outre son refus. Il lui a également tenu les mains, avec lesquelles elle le repoussait, et a maintenu ses poignets. Il a été sur elle, en la maintenant physiquement au point qu'elle ne pouvait s'extraire de cette situation, et a finalement éjaculé sans préservatif. B.c. Dans les mêmes circonstances, à des dates indéterminées entre décembre 2021 et le 24 avril 2022, au domicile conjugal à U.________ puis à V.________, A.A.________ a, à réitérées reprises et presque quotidiennement, insisté auprès de B.A.________ pour qu'elle cède à ses demandes en matière de relations sexuelles malgré le fait qu'elle avait dit "non" et qu'elle n'en avait pas envie. Dans le contexte de violence qui régnait, la jeune femme a fini par céder aux pressions par crainte des suites d'un refus, vu l'emprise et la pression exercées sur elle ainsi que la culpabilité suscitée par l'accusation "d'aller voir ailleurs" fustigeant son absence de désir. A.A.________ a également immobilisé avec ses mains ou une ceinture les poignets de B.A.________, qui se débattait, et s'est placé sur elle en la maintenant, au point qu'elle ne pouvait s'extraire de cette situation; il l'a ainsi obligée à avoir des relations sexuelles vaginales et anales jusqu'à éjaculation. Il a également tenu de force la tête de B.A.________ avec ses mains ou en lui tirant les cheveux, l'obligeant de la sorte à lui faire des fellations. A.A.________ a agi alors qu'il savait que cette dernière n'en avait pas envie et qu'elle n'aimait pas cela, ce qu'elle lui avait dit et qu'il ne pouvait pas ignorer.