Citation: 6B_988/2021 E. B

Par arrêt du 5 juillet 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours formé par A.________ SA contre l'ordonnance précitée. En substance, les faits pertinents suivants ressortent de l'arrêt cantonal. A.________ SA est une société basée à Genève, active notamment dans le commerce de pétrole et produits dérivés. B.________ était lié à la précitée par deux contrats. Le premier était un contrat d'agent (Agency Agreement) du 13 novembre 2013, selon lequel le prénommé s'engageait à participer au développement des activités commerciales et financières de la société, tout en restant soumis aux directives et instructions de cette dernière. Tout engagement contractuel devait obligatoirement être avalisé par A.________ SA. Il lui était fait interdiction de travailler pour des tiers liés à la société et de percevoir d'eux des sommes d'argent à quelque titre que ce soit. Le deuxième était un contrat de travail ayant débuté le 1er décembre 2014, selon lequel il occupait le rôle de responsable comptable et financier (Chief Accountant / Trade Finance). Ce contrat de travail a été résilié par A.________ SA le 3 avril 2018 pour des motifs économiques et a pris fin le 31 octobre 2018. Lors d'un contrôle informatique le 5 octobre 2018, une déviation de la messagerie professionnelle de B.________ vers son adresse privée avait été constatée, ce depuis le 4 septembre 2018 à tout le moins. En conséquence, les courriels adressés à la première adresse étaient automatiquement redirigés vers la seconde, sans que A.________ SA puisse y avoir accès et sans qu'une copie ne soit sauvegardée sur les serveurs de la société. En outre, la société a découvert que B.________ avait établi, en 2015, une facture d'honoraires (consulting fees) à hauteur de 3'920 fr. 28 au nom de la société C.________ LTD, laquelle était affiliée à la société D.________ SA, avec laquelle A.________ SA était entrée en relation d'affaires sur recommandation de B.________. A la suite de défauts de paiements, D.________ SA avait offert des garanties qui s'étaient révélées par la suite inefficaces. La relation s'était soldée par la délivrance à A.________ SA, le 22 juin 2018, d'un acte de défaut de biens après faillite de la première pour un montant de 394'953 fr. 43. Enfin, A.________ SA reprochait à B.________ d'avoir procédé, à trois reprises, au paiement de factures à double (de montants de 60'083.70 USD, 58'265.62 USD et de 36'971.61 USD). A.________ SA a pu obtenir le remboursement intégral des deux premiers montants et le troisième a fait l'objet d'une compensation avec la société concernée.