Citation: U 315/02 23.10.2003 E. 3

3.1 Pour confirmer le point de vue de l'intimée, la juridiction cantonale s'est fondée sur le rapport du docteur C.________ du 18 avril 2001, considérant implicitement que pour la période allant du 16 novembre 2000 au 5 mai 2001, les autres atteintes à la santé n'étaient pas assurées dès lors que, par rapport aux conséquences de l'accident, il s'agissait de dommages sans effet l'un sur l'autre. Selon ce médecin, les seules séquelles organiques attribuables à l'accident du 8 octobre 1999, soit la perte de la rate compliquée par une pancréatite, ne nécessitent plus de soins médicaux et ne font plus obstacle à une reprise de l'activité antérieure depuis le 27 novembre 2000 (l'assuré ayant présenté du 16 novembre 2000 à cette date une capacité de travail de 50 %). Par ailleurs, le lien de causalité entre l'accident et les troubles somatiques de l'assuré et les douleurs dont il se plaint à la nuque et au dos est tout au plus possible, car la colonne vertébrale n'a pas été atteinte lors de la chute sur le flanc gauche et les douleurs en question sont apparues pour la première fois quelques semaines, voire quelques mois après l'accident (nuque). L'assuré n'a pas été touché à la tête, comme en témoignent aussi bien le déroulement de l'accident que l'absence de contusions sur cette partie du corps. Il est dès lors exclu que les troubles labyrinthiques (vestibulaires) et de l'équilibre, de même que la dysfonction mandibulaire soient d'origine traumatique. L'ensemble de ces symptômes et toutes les plaintes en relation avec l'appareil locomoteur apparues après l'accident s'expliquent par la dépression majeure et les troubles psychiques développés par l'assuré qui se sont greffés sur une personnalité narcissique, obsessionnelle et perfectionniste. 3.2 Contrairement à ce que semble croire le recourant, l'appréciation de l'expert prénommé n'est pas remise en cause par les rapports des docteurs D.________ (en particulier des 14 janvier et 20 juin 2002), E.________ (du 11 juillet 2000), F.________ (du 15 novembre 2000), G.________ (du 24 novembre 2000, notamment), H.________ (des 24 janvier et 15 mars 2002) et I.________ (du 29 mai 2002), pour les motifs exposés de manière pertinente et détaillée par les premiers juges, auxquels il n'y a rien à ajouter (cf. 3c et 3d du jugement attaqué). Cela étant, on ne saurait faire grief à la juridiction cantonale de s'être fondée sur l'expertise du docteur C.________, qui a été établie sur la base d'un examen approfondi du dossier et contient des conclusions convaincantes. Certes, ce praticien n'a-t-il pas examiné personnellement le recourant, mais une expertise médicale établie sur la base d'un dossier a valeur probante lorsque, comme dans le cas d'espèce, le dossier contient suffisamment d'appréciations médicales qui, elles, se fondent sur un examen personnel de l'assuré (RAMA 2001 no U 438 p. 346. consid. 3d). Au vu de l'expertise, il apparaît que sur le plan somatique, l'assuré s'est entièrement rétabli des conséquences de l'accident, en particulier des suites dues à la splénectomie et qu'il est apte à travailler à 50 % dès le 16 novembre 2000 et à 100 % depuis le 27 novembre 2000. 3.3 C'est de nouveau en vain que le recourant tente de faire accréditer la thèse qu'il a été victime d'un traumatisme crânien avec commotion cérébrale lors de sa chute du 8 octobre 1999. En effet, aucune pièce établie à l'époque ne fait état d'un tel diagnostic et les investigations menées lors de son admission à l'Hôpital Y.________ portaient uniquement sur les lésions de la rate et de la pancréatite. De plus, le recourant lui-même ne s'est pas plaint de troubles affectant la partie postérieure de la tête. La juridiction cantonale a d'ailleurs exclu l'hypothèse d'un tel traumatisme d'une manière convaincante. Ni les nouveaux rapports médicaux (au demeurant postérieurs à la décision litigieuse), ni les attestations de témoins dont le recourant se prévaut en procédure fédérale, ne sont susceptibles de remettre cette appréciation en question. De même, le recourant ne saurait-il faire grief au docteur C.________ de n'avoir pas tenu compte des quelques affections passagères mises en évidence par les examens complémentaires entrepris à l'Hôpital Y.________ en octobre 1999, dès lors que les médecins de cet établissement eux-mêmes n'ont pas jugé nécessaire de les inclure dans leur diagnostic. De surcroît, le recourant s'épuise dans la démonstration, vaine au regard de la règle de la vraisemblance prépondérante applicable en matière de preuve dans le domaine des assurances sociales (ATF 126 V 322 consid. 5a), que les céphalées dont il s'est plaint pour la première fois six semaines après sa chute (rapport du 24 décembre 1999 de l'Hôpital Z.________) sont en relation de causalité naturelle avec celle-ci. 3.4 En tout état de cause, le dossier médical étant suffisamment étayé, il n'y a pas lieu de donner suite à la demande du recourant de mettre en oeuvre une expertise médicale complémentaire.