Citation: 6B_469/2007 11.10.2007 E. C

Par jugement du 25 juin 2007, la IIème Cour pénale du Tribunal cantonal valaisan a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, l'appel de X.________ et confirmé la décision de première instance. Selon la Cour, qui a fondé sa conviction sur un faisceau d'indices, l'appelante a empoisonné son mari à la chloralose, en lui faisant absorber du Topex, un puissant raticide, au plus tard dès la fin du mois de mars 2004. Elle n'a pas hésité à lui faire consommer ce produit pendant plusieurs mois, provoquant des crises convulsives successives et six hospitalisations. Parce que le raticide utilisé n'avait vraisemblablement pas l'effet escompté sur son époux, elle a procédé à des recherches sur internet pour trouver la méthode adéquate afin de s'en débarrasser définitivement. Elle a ensuite augmenté les doses de poison. Après que son mari eut quitté l'hôpital le 7 août 2004, elle a derechef acquis du Topex le lundi 9 août 2004 et lui en a fait absorber une quantité mortelle, G.________ étant décédé le mardi 10 août 2004. D'après la Cour, X.________ a ainsi sacrifié son mari qu'elle n'aimait plus pour bénéficier des rentes d'assurance-vie et de veuve, entretenir sans entrave une relation amoureuse avec son amant et éviter un retrait de son permis d'établissement en cas de séparation.