Citation: 5A_399/2019 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait mélangé plusieurs méthodes de calcul. Considérant - à juste titre - qu'il convenait de se fonder sur le niveau de vie de l'épouse durant la séparation, qui avait duré onze ans, et qu'aucun élément du dossier ne permettait de penser que le train de vie de l'intéressée se serait modifié pendant cette période, l'autorité précédente a pris en compte ses charges telles que retenues dans le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale, charges qu'elle a ensuite actualisées et auxquelles elle a ajouté, à l'instar du juge desdites mesures, une somme de 3'288 fr. pour tenir compte du train de vie auquel l'épouse pouvait prétendre. Après avoir déduit les revenus que celle-ci pouvait retirer de la location de son chalet, elle a arrêté le montant de la contribution d'entretien à son seul déficit. Bien que le montant de 3'288 fr. ait été qualifié de "solde disponible", l'autorité cantonale n'a pas procédé, comme dans l'application de la méthode du minimum vital, à une addition des revenus des époux, dont elle aurait déduit les charges pour parvenir à un montant à répartir. Certes, pour établir le train de vie de l'épouse, l'autorité cantonale a pris en considération, au titre des dépenses couvrant les besoins essentiels de celle-ci, le montant de base pour une personne seule, tel qu'il ressort des Lignes directrices pour le calcul du minimum vital du droit des poursuites selon l'art. 93 LP établies par la Conférence des préposés aux poursuites et faillites de Suisse. Cet élément n'est cependant pas à lui seul déterminant. En effet, si la méthode fondée sur les dépenses indispensables au maintien du niveau de vie implique un calcul concret, elle n'exclut pas toute prise en considération de montants forfaitaires, par exemple pour des postes de dépenses liés aux besoins du quotidien qu'il n'est souvent pas possible d'établir avec précision (cf. arrêt 5A_198/2012 du 24 août 2012 consid. 8.3.3). De plus, le recourant ne prétend pas que le montant de 3'288 fr., ajouté aux charges effectives de l'intimée dans le but de lui garantir son entretien convenable, ferait bénéficier celle-ci d'un niveau de vie supérieur à celui auquel elle peut prétendre. Le grief est par conséquent mal fondé.