Citation: 1C_394/2019 E. 1

Dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF) dans une cause relevant de l'aménagement du territoire (art. 82 let. a LTF et 34 al. 1 LAT), le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public, aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. Les recourants ont pris part à la procédure devant l'instance cantonale; ils sont particulièrement atteints par l'arrêt attaqué et ont un intérêt digne de protection à sa modification, celui-ci confirmant l'affectation en zone réservée des parcelles dont ils sont propriétaires. Ils ont ainsi qualité pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF. La jurisprudence voit en l'adoption d'une zone réservée au sens de l'art. 27 LAT un processus indépendant de planification ordinaire et considère qu'il s'agit d'une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. En dépit de sa nature temporaire destinée à préserver une planification future, l'adoption d'une zone réservée ne peut être assimilée, procéduralement, à une mesure provisionnelle, contrairement à ce que soutiennent le SDT et la commune. Il s'ensuit au demeurant que la limitation des griefs (art. 98 LTF) ne s'applique pas (arrêts 1C_141/2014 du 4 août 2014 consid. 1.1, in ZBl 116/2015 p. 194; 1C_518/2019 8 juillet 2020 consid. 1.3; 1C_532/2019 du 18 mai 2020 consid. 1). Les autres conditions de recevabilité sont réunies si bien qu'il y a lieu d'entrer en matière sur le recours.