Citation: 5A_565/2020 E. 4

La recourante reproche en outre à la cour cantonale d'avoir outrepassé son pouvoir d'appréciation en tant qu'elle aurait indûment fait prévaloir le droit au mariage (art. 14 Cst.) sur le principe de l'unité du jugement de divorce et, partant, sur celui de la célérité de la procédure (art. 29 al. 1 Cst. et 6 CEDH), sans avoir au préalable examiné les raisons pour lesquelles la procédure de divorce durait depuis plus de seize ans, ni si cette durée pouvait être imputable à l'époux. L'intéressée fait au demeurant valoir que son époux ne saurait se plaindre d'un prolongement de la procédure, puisqu'il y aurait lui-même contribué. Il serait par ailleurs à craindre que, si une décision séparée pouvait être prise sur le principe du divorce, cela aurait pour effet de prolonger de manière indéterminée la résolution des autres points litigieux, l'époux n'ayant alors plus aucun intérêt à contribuer à l'avancement de la procédure. La recourante soutient de surcroît que la procédure de divorce prévue par le droit vaudois pour la liquidation du régime matrimonial passerait par un notaire et que, s'il n'y avait plus l'attente du jugement prononçant le divorce, la collaboration des parties deviendrait illusoire.