Citation: 6B_63/2014 E. 4.3

4.3. Dans le cadre de son appréciation des preuves, la juridiction d'appel a retenu que le recourant avait fait preuve de violence en se débattant et en repoussant les policiers. Elle a notamment mis en exergue les déclarations du recourant, lequel aurait indiqué qu'il ne s'était pas laissé faire au moment de son arrestation. Un tel comportement - non contesté par le recourant - implique nécessairement une résistance physique de la part de la personne concernée. Dans la mesure où les agents sur place ont été contraints en définitive de le menotter, il y a lieu d'admettre que la résistance opposée par le recourant revêtait une intensité qui dépassait la simple bousculade. Compte tenu de l'ensemble des faits, la juridiction d'appel n'a pas violé le droit fédéral en considérant que la résistance démontrée par le recourant avait atteint un degré d'intensité permettant de la qualifier de violence au sens de la norme pénale. De même, il n'est guère douteux que cette résistance était portée par la volonté du recourant de s'opposer à son arrestation et, partant, d'empêcher ou, à tout le moins, d'entraver les agents présents de faire un acte entrant dans leurs fonctions (cf. arrêt 6B_708/2009 du 14 décembre 2009 consid. 2.4). La condamnation du recourant pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires au sens de l'art. 285 al. 1 CP ne prête pas le flanc à la critique.