Citation: 5A_8/2010 10.03.2010 E. A

A.a L'entreprise X._________ Sàrl (ci-après X.________) est une entreprise générale du bâtiment dont le siège est à Y.________. Banque A.________ SA, anciennement Banque Z.________ SA, est un établissement bancaire, sis à Y.________ également. E.________ est l'administrateur président de Banque A.________ SA (ci-après la Banque). Il signe collectivement à deux avec B.A.________, l'un des administrateurs de la Banque. Jusqu'en janvier 2005, C.________ était titulaire d'une procuration collective à deux. Selon le Registre du commerce, D.________ n'a pas qualité pour engager la Banque. A.b Le 29 juin 2007, un compartiment de coffre-fort no 164 a été loué au sein de la Banque Z.________ SA, dont l'accès a été autorisé "collectivement à 2 impérativement une signature A et une signature B". X.________ était désignée comme "locataire A" et B.A.________ comme "fondé de procuration B", C.________ comme "2ème fondé de procuration B" et D.________ comme "3ème fondé de procuration B". A.c X.________ affirme que ledit compartiment contient une garantie signée en sa faveur par B.A.________ notamment, dans le cadre d'un chantier de construction qu'elle exécute pour le compte de certains membres de la famille A.________. Par téléfax du 19 août 2008, le conseil de la famille A.________ a résilié avec effet immédiat le contrat d'entreprise conclu avec X.________, se prévalant de justes motifs. X.________ explique que, le 17 décembre 2008, elle a obtenu l'inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs à concurrence de 2'064'685 fr. 60 sur la parcelle no 1723, propriété des maîtres de l'ouvrage. Elle ajoute avoir ouvert action en paiement et en validation de cette inscription le 16 janvier 2009. Afin de pouvoir accéder à la garantie déposée dans le safe loué auprès de la Banque, document nécessaire selon elle pour mener à bien la procédure initiée, X.________ a fait parvenir différents courriers à la Banque et aux trois fondés de procuration, les mettant en demeure de lui permettre l'accès au compartiment de coffre-fort jusqu'au 15 avril 2009 au plus tard. Ceux-ci n'ont pas donné suite aux injonctions qui leur étaient adressées.