Citation: 9C_186/2024 E. 6.3

6.3. En se référant avant tout à l'existence d'un "préjudice [...] idéal" et en soutenant que les principes sur la recevabilité d'un recours en lien avec l'intérêt pour agir devraient être pondérés, la recourante ne présente pas une argumentation qui démontrerait que les facteurs déterminants relatifs à sa taxation IFD et ICC de l'année 2020 auraient dû être fixés de manière plus basse par l'Administration fiscale, pas plus qu'elle n'établit pouvoir obtenir une diminution de sa charge fiscale par rapport à celle qui a été fixée par les décisions de taxation du 12 septembre 2022. Partant, elle ne montre pas qu'elle aurait eu un intérêt de fait à recourir contre le jugement du TAPI parce qu'elle aurait bénéficié d'une diminution des impôts dus pour la période fiscale litigieuse. Par ailleurs, en alléguant que le fond du litige ne porterait pas sur le montant des impôts dus mais sur "la pertinence et la légalité même de la taxation de la VL [valeur locative]", la recourante ne met pas en évidence que les décisions de taxation rendues en cours de procédure auraient déployé des effets juridiques immédiats, dont la clarification aurait justifié un intérêt juridique suffisant en lien avec l'année fiscale concernée. Il s'ensuit que c'est à bon droit que les juges cantonaux ont confirmé que la recourante ne disposait pas d'un intérêt digne de protection à contester le jugement de la juridiction administrative de première instance, puisqu'elle avait obtenu gain de cause pendant la procédure devant celle-ci (sur la possibilité pour l'autorité de taxation de revoir sa décision en cas de recours, arrêts 2C_637/2012 du 4 octobre 2012 consid. 5.1; 2C_653/2012 du 28 août 2012 consid. 4).