Citation: 9C_653/2022 E. 4.1

4.1. Selon l'art. 32 al. 2, 1ère phrase, LIFD (dans sa teneur au 1er janvier 2017 en vigueur jusqu'au 31 décembre 2019 et applicable à la présente cause), "le contribuable qui possède des immeubles privés peut déduire les frais nécessaires à leur entretien, les frais de remise en état d'immeubles acquis récemment, les primes d'assurances relatives à ces immeubles et les frais d'administration par des tiers". En revanche, l'art. 34 let. d LIFD prévoit que ne peuvent pas être déduits les frais d'acquisition, de production ou d'amélioration d'éléments de fortune. Selon la jurisprudence, dans le cas de nouvelles constructions, les frais investis ne peuvent pas être considérés comme des dépenses d'entretien, mais doivent être assimilés à des dépenses d'investissement non déductibles. Le Tribunal fédéral a considéré qu'il devait en aller de même des dépenses engagées en vue de la démolition et de la reconstruction d'un bâtiment, dans le cadre d'une remise en l'état de celui-ci (cf. arrêts 2C_558/2016 du 24 octobre 2017 consid. 2.7.2; 2C_63/2010 du 6 juillet 2010 consid. 2.1; cf. aussi arrêts 9C_704/2022 du 20 février 2023 consid. 3.1; 2C_1003/2017 du 21 juin 2018 consid. 5.2; NICOLAS MERLINO, I mpôt fédéral direct, Commentaire romand de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct, 2e éd. 2017, n° 141 ad art. 32 LIFD; PETER LOCHER, Kommentar zum DBG, Bundesgesetz über die direkte Bundessteuer, vol. I, 3e éd. 2019, n° 27 ad art. 32 LIFD).