Citation: 6B_1277/2020 E. 2.4

2.4. Le recourant se prévaut d'une publication selon laquelle l'infraction ne serait pas réalisée si l'auteur n'emmène le mineur qu'en excursion de courte durée. Cette opinion a en effet été soutenue en doctrine (A CKERMANN/VOGLER/BAUMANN/EGLI, Strafrecht, Individualinteressen, 2019, p. 459; ANDREAS ECKERT, Basler Kommentar, Strafrecht, 4ème éd. 2019, n° 25 ad art. 220 CP; DONATSCH / THOMMEN / WOHLERS, Strafrecht IV, Delikte gegen die Allgemeinheit, 5ème éd. 2017, p. 27 s.), de même que l'avis qu'une durée insignifiante, comme le dépassement de l'heure fixée pour le transfert de l'enfant d'un parent à l'autre, ne suffit pas (BERTRAND SAUTEREL, commentaire romand, Code pénal II, 2017, n° 26 ad art. 220 CP), point que la jurisprudence a laissé indécis (voir ATF 110 IV 35 consid. 1c) et qui n'a pas à être tranché en l'espèce puisque l'enfant devait séjourner chez la soeur du recourant pour une durée indéterminée mais à tout le moins quelques jours.