Citation: 1P.417/2006 14.07.2006 E. 3

La recourante se plaint d'une violation du droit d'être entendu parce que le Tribunal administratif a statué au terme du premier échange d'écritures. Elle se réfère à l'art. 44 al. 3 de la loi cantonale sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA), selon lequel le magistrat instructeur peut exceptionnellement ordonner un second échange d'écritures pour inviter les parties à se déterminer sur les moyens invoqués de part et d'autre. La recourante n'allègue pas avoir demandé l'autorisation de répliquer, en dérogation à la règle de l'unique échange d'écritures (art. 44 al. 1 LJPA). Le Tribunal administratif lui avait pourtant communiqué une copie des réponses des autres parties quelques semaines avant son arrêt, soit à un moment où la fixation d'un délai pour se déterminer aurait encore pu être requise. La recourante soutient toutefois que cette mesure d'instruction aurait dû être ordonnée d'office, la municipalité ayant pris position dans sa réponse au sujet de la situation du propriétaire voisin, autorisé à effectuer des travaux de transformation ou d'agrandissement d'un bâtiment sis lui aussi en zone agricole. Or, comme cela ressort de l'arrêt attaqué, ces ouvrages avaient été autorisés le 25 septembre 2000 et la situation du voisin - dans la mesure où elle était déterminante du point de vue de l'égalité de traitement - pouvait être invoquée déjà dans la procédure ouverte en 2002, lorsque la question de la régularisation des travaux effectués sans autorisation par la recourante a été traitée par la municipalité et le service cantonal. Le recours au Tribunal administratif n'étant actuellement dirigé que contre un refus de reconsidération des premières décisions administratives entrées en force, et en l'absence d'allégation d'éléments factuels nouveaux dans la réponse de la municipalité, le Tribunal administratif n'a manifestement pas violé le droit d'être entendu de la recourante en statuant à l'issue du premier échange d'écritures. Il convient en outre de relever qu'après le dépôt du recours en mains de la municipalité, la juridiction cantonale a permis à la recourante de déposer un mémoire complétif et lui a ainsi donné une occasion supplémentaire de présenter ses arguments. Les conclusions de la recourante doivent donc être rejetées, dans la mesure où elles sont recevables.