Citation: 6B_901/2019 E. B

Par arrêt du 10 juillet 2019, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté l'appel de A.________ et confirmé le jugement rendu le 27 juin 2018. L'arrêt de la cour cantonale se fonde sur les faits suivants. B.a. A.________ a acquis un immeuble sis à D.________, qui comprenait des locaux professionnels, parmi lesquels une carrosserie. Lors de l'acquisition de l'immeuble, il a repris le contrat de bail à loyer commercial qui portait sur la carrosserie et qui avait été conclu le 1er octobre 2003 entre l'ancien propriétaire des lieux et B.________, titulaire de la raison individuelle Carrosserie C.________. Le montant du loyer s'élevait à 1'800 fr. par mois pour l'exploitation d'une carrosserie, d'un bureau et de places de parc. Le 20 novembre 2015, A.________, respectant le délai de résiliation contractuel de six mois, a notifié une résiliation de bail à loyer pour le 30 juin 2016 à B.________. Le motif invoqué était que d'importants travaux de transformation allaient être réalisés dans le bâtiment. Le 17 décembre 2015, la société Carrosserie C.________ Sàrl, inscrite au Registre du commerce en 2015 et dont B.________ est le seul associé gérant, a saisi la Commission de conciliation d'une requête en annulation du congé et en prolongation de bail. A la suite de l'échec de la conciliation, elle a ouvert action contre A.________ le 3 novembre 2016 devant le Tribunal des baux de la Broye. Par décision du 4 juillet 2017, ce tribunal a rejeté la demande déposée par la société Carrosserie C.________ Sàrl au motif qu'elle n'avait pas la qualité pour agir. Par arrêt du 5 décembre 2017, le Tribunal cantonal a rejeté l'appel formé par la société Carrosserie C.________ Sàrl contre la décision du 4 juillet 2015. B.b. A partir du 30 juin 2016, date pour laquelle A.________ a résilié le contrat de bail à loyer commercial, B.________ a connu divers incidents dans le cadre de la carrosserie. B.b.a. En juillet 2016, A.________ a dispersé du silicone dans le tuyau d'aération du four à peinture de la carrosserie. En août 2016, il a brisé une caméra de surveillance que B.________ avait fixée sur la façade de la carrosserie. En septembre 2016, il a percé, à intervalles réguliers, des trous dans la toiture de la carrosserie. A la fin janvier 2017, il a cassé un store et deux vitres de la carrosserie. En février 2017, il a sectionné les câbles de la ligne téléphonique de la carrosserie. Le 12 mars 2017, il a percuté volontairement à une ou deux reprises la porte de la carrosserie avec un chariot élévateur (clark). Le 14 mars 2017, il a encastré volontairement un véhicule dans le four à peinture de la carrosserie. Pour ces faits, il a été reconnu coupable de dommages à la propriété. B.b.b. Entre le 30 juin 2016 et le 14 mars 2017, A.________ a exercé des pressions sur B.________, qui contestait la résiliation du bail à loyer commercial, dans le but de l'obliger à quitter les lieux car il voulait réaliser d'importants travaux de transformation dans son bâtiment à partir d'avril 2017. Il a notamment bloqué l'accès à la carrosserie en déplaçant une benne devant la porte de la carrosserie, enlevé les panneaux publicitaires de celle-ci sans en informer B.________ et lui a imparti un délai au 31 mars 2017 pour quitter les lieux alors que la procédure devant le Tribunal des baux était toujours pendante. Il a également commis des déprédations sur la carrosserie louée par B.________. Ce dernier a été contraint de quitter les lieux pour poursuivre ses activités dans un autre endroit. Pour ces faits, A.________ a été reconnu coupable de contrainte. B.b.c. Le 28 février 2017, A.________ a réclamé à B.________ des " indemnités de retard dans l'exécution des travaux pour cause d'occupation illicite des locaux " d'un montant mensuel de 7'200 fr. à partir du 1er mars 2017, alors que la procédure devant le Tribunal des baux de la Broye était toujours en cours. B.________ ne s'est pas exécuté. Pour ces faits, A.________ a été reconnu coupable de tentative de contrainte. B.b.d. Le 6 mars 2017, A.________ a adressé une facture pour la location de six places de parc d'avril 2011 à juin 2016, portant la mention " ultime sommation avant poursuite ", alors que le contrat de bail à loyer commercial du 1er octobre 2003 prévoyait que la location des places de parc était comprise dans le loyer de base. Il a également adressé à B.________ une facture pour ces places de parc pour les cinq années précédentes, alors que cette situation n'avait jamais fait l'objet d'une discussion préalable. Pour ces faits, A.________ a été reconnu coupable de tentative de contrainte. B.b.e. Au mois d'avril 2017, A.________ a pénétré sans droit dans les locaux loués par B.________. Celui-ci ne lui avait pas restitué les clés et la procédure devant le Tribunal des baux de la Broye était toujours en cours. A.________ a démoli la cabine à peinture de la carrosserie, le marbre (banc de mesure) et de l'outillage. Il a agi de la sorte dans le but d'empêcher B.________ de retourner dans les locaux de D.________ et d'y reprendre son activité de carrossier en cas de réparation du four à peinture. Pour ces faits, il a été reconnu coupable de dommages à la propriété, contrainte et violation de domicile.