Citation: 6B_1361/2021 E. 3.3

3.3. Le recourant se prévaut de son jeune âge, notamment au moment des faits commis à l'encontre de B.________, et soutient que la cour cantonale devait le prendre en considération comme élément diminuant sa faute et ne pouvait pas, comme elle l'a fait, se limiter à indiquer qu'il ne s'agissait pas d'un élément ayant favorisé le passage à l'acte. Il n'explique toutefois pas pourquoi il aurait fallu lui accorder plus de poids et il n'apparaît pas que le recourant, en raison son âge de 24 ans lorsqu'il a commis les premiers actes qui lui sont reprochés, n'aurait pas pleinement compris la notion de consentement nécessaire à tout acte d'ordre sexuel accompli avec sa partenaire. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis le fait qu'il était très épris de B.________ et qu'ils partageaient une certaine intimité. On ne voit pas en quoi cette circonstance atténuerait la gravité de sa faute. Il savait qu'elle n'entendait pas entretenir de relations sexuelles avant le mariage et le fait qu'ils aient été liés par des sentiments amoureux aurait dû l'amener à avoir des égards particuliers pour sa partenaire et à respecter les choix de celle-ci. En relation avec les actes commis à l'encontre de C.________, il se prévaut du fait que le refus de sa partenaire s'est exprimé au cours d'une relation librement consentie, ce qui aurait altéré sa faculté d'interpréter les réactions de celle-ci. Sur ce point, son argumentation se heurte aux constatations de la cour cantonale, desquelles il ressort que sa partenaire a exprimé de manière on ne peut plus claire son refus de poursuivre une relation qui lui causait de vives douleurs. Enfin, c'est également en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas mentionné dans le cadre de la fixation de la peine son attitude après que C.________ a mis définitivement fin à l'acte. La cour cantonale n'a pas méconnu cet élément puisque l'arrêt attaqué mentionne qu'il l'avait prise dans ses bras pour la réconforter puis, lorsqu'elle avait décidé de partir, qu'il l'avait accompagnée à l'arrêt de bus où il l'avait à nouveau prise dans ses bras. Elle a également noté que ce comportement pouvait s'expliquer par la volonté du recourant d'aplanir la situation et d'éviter tout reproche ou encore par le fait qu'il avait obtenu, en partie, ce qu'il voulait. Peu importe que cette motivation n'apparaisse pas expressément en relation avec la fixation de la peine mais ailleurs dans l'arrêt. La cour cantonale n'était en effet pas tenue de la répéter au stade de la fixation de la peine car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (voir, parmi de nombreux arrêts, 6B_1158/2021 du 14 juillet 2022 consid. 2.4; 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 5.3.1; 6B_906/2019 du 7 mai 2020 consid. 2.3). Le recourant allègue qu'en tenant compte de la souffrance engendrée chez les victimes, en particulier du fait que les infractions continuaient de les impacter, la cour cantonale a tenu compte de critères manifestement étrangers à l'art. 47 CP. Il omet que, ainsi que cela a été rappelé au consid. 3.1 ci-dessus, la culpabilité est déterminée notamment par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné. Enfin, le recourant soutient que la peine qui lui a été infligée aurait pour conséquence d'anéantir brutalement son insertion dans la société. Il reproche à la cour cantonale de n'avoir pas exploré les effets dissuasifs qu'aurait une peine assortie du sursis. La peine devant être fixée d'après la culpabilité de l'auteur (cf. art. 47 al. 1 CP), la cour cantonale n'avait pas, après avoir estimé qu'une peine privative de liberté de 4 ans et demi était adéquate, à se demander si cette sanction pouvait être réduite à 36 mois afin que le recourant puisse être mis au bénéfice du sursis partiel. Par ailleurs, conformément à une jurisprudence constante, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et personnelle du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_1403/2021 du 9 juin 2022 consid. 5.6; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3 et les arrêts cités). La situation du recourant ne diffère pas de celle de nombreux autres condamnés et ne peut justifier une réduction de la peine. C'est également en vain que le recourant allègue, dans la partie de son mémoire relative à sa situation personnelle, que son père n'est pas décédé et est au bénéfice d'un laissez-passer étranger qui rend pratiquement impossible une venue en Suisse. Cette argumentation repose sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué et est donc irrecevable. En définitive, le recourant ne mentionne aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale. Le grief doit être rejeté.