Citation: 1C_360/2018 E. 2.3

2.3. Les recourantes reprochent tout d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas mentionné que la commune de Lausanne était l'un des titulaires de la servitude grevant la parcelle n o 1012 et que dite commune, en y renonçant, aurait démontré sa volonté de maximiser le potentiel constructible de la parcelle, respectivement envisagé la présence d'un immeuble de cinq niveaux avec deux attiques. On peut toutefois déduire ces éléments de la décision entreprise, en particulier du contenu de la lettre adressée le 27 novembre 2013 par la Commission immobilière de la commune de Lausanne à la communauté héréditaire et de la convention de renonciation partielle de dite servitude établie les 27 novembre 2014 et 16 janvier 2015, repris sous lettres A et B de l'arrêt attaqué (p. 3 s.). Le fait que la renonciation a été obtenue moyennant le versement d'une indemnité et à la condition qu'un permis de construire définitif et exécutoire soit délivré y figure également. Il n'y a dès lors pas lieu de compléter la décision à cet égard. S'agissant des discussions et échanges avec les services concernés de la commune de Lausanne qui démontreraient, selon les recourantes, qu'ils avaient approuvé le projet, cela se déduit également de la décision entreprise sous lettre C in fine (p. 4; cf. également supra lettre C). Qu'il n'y ait eu aucune remarque au sujet de l'esthétique du projet et de son intégration dans le quartier, respectivement que la seule observation en relation avec l'esthétique émise par une personne du service d'architecture aurait été favorable (point qui ressort déjà du procès-verbal de l'inspection locale repris sous la lettre E de la décision entreprise, p. 6), ne sont pas des éléments susceptibles d'influer sur le sort de la cause, dans la mesure où les recourantes n'allèguent pas que leur prise de position portait précisément sur ces questions et que la décision finale ne leur revenait pas. Il n'en va pas différemment de l'allégation des recourantes selon laquelle le projet s'inscrirait dans la droite ligne de la simulation de novembre 2013 de la Commission immobilière de la commune de Lausanne prévoyant cinq niveaux et deux attiques. L'arrêt entrepris fait en effet état, sous lettre B, du résultat des possibilités constructibles de la parcelle n o 1012 avec et sans la servitude en cause, tout en mentionnant les deux attiques et les cinq niveaux admissibles sous lettre A (p. 3). On ne voit dès lors pas ce qui aurait dû être ajouté sur ce point et les recourantes ne l'expliquent pas de manière circonstanciée comme il leur appartenait de le faire (cf. ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356 et la référence citée). Pour le reste, les recourantes soutiennent que la décision attaquée devrait également être complétée au sujet du gabarit du projet dès lors qu'il aurait été validé par l'Office de la police des constructions et qu'il serait parfaitement conforme aux exigences du RPGA. Là encore, et quoi qu'en disent les recourantes, cet élément est sans influence sur le sort de la cause; ce point n'est en effet pas litigieux puisqu'il n'est pas contesté que le projet est réglementaire sous l'angle de la police des constructions. Les griefs relatifs à l'établissement des faits doivent dès lors être écartés.