Citation: 5A_584/2014 E. 6.3.1

6.3.1. En l'occurrence, ainsi qu'il a déjà été examiné ci-dessus ( cf. supra consid. 5.2), le père a donné son accord uniquement à ce que son épouse et sa fille retournent "quelques temps" en Suisse, ce que la recourante reconnaît par ailleurs en insistant sur le fait qu'elle-même envisageait qu'une séparation soit momentanée, de sorte qu'elle n'a pu lui demander son consentement qu'en relation avec un séjour temporaire, non un changement du lieu de résidence. Les démarches procédurales rapidement entreprises par le père, singulièrement la plainte du 15 janvier 2014 pour soustraction de mineur, la demande de retour du 21 janvier 2014 formée auprès de l'Autorité centrale française, et la présente demande du 22 avril 2014 auprès de la Chambre des curatelles, démontrent que le père n'était pas d'accord pour que sa fille demeure en Suisse. Contrairement à ce que soutient la recourante, on ne saurait retenir que le père, ce faisant, a révoqué son consentement à l'établissement en Suisse, dès lors qu'il ne l'a jamais donné. Celui-ci a uniquement exprimé, sans délai, son refus de modifier le lieu de résidence habituelle de l'enfant. Dans ces circonstances, il n'y a manifestement aucune reconnaissance de la situation a posteriori de sa part. L'appel interjeté en France par la mère dans le cadre de la procédure d'attribution de l'autorité parentale étant toujours pendant, on ne saurait non plus considérer pour ce motif que le déplacement du lieu de résidence habituelle a été ratifié; partant, que le retour de l'enfant ne devrait pas être ordonné. La critique de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 est ainsi mal fondée.