Citation: 2C_241/2024 E. 4.5

4.5. Le recourant reproche en vain à l'instance précédente d'avoir confirmé la date de départ fixée par l'autorité intimée au 13 février 2018, date à laquelle il a été mis en détention sur le territoire suisse jusqu'au 17 août 2018. Il perd de vue que l'extinction de l'autorisation d'établissement intervient de plein droit, sans qu'il soit nécessaire qu'une autorité constate sa caducité pour que celle-ci intervienne (cf. consid. 4.2 ci-dessus). Or, il est désormais établi (cf. consid. 4.4 ci-dessus) que les séjours temporaires du recourant sur le territoire suisse, à tout le moins depuis 2016, date de son départ en France, ne permettent pas de retenir une présence physique sur le territoire suisse qui aurait pour effet le maintien de l'autorisation d'établissement, de sorte que celle-ci s'est éteinte de plein droit bien avant le 13 août 2018. La décision du 15 juillet 2022 ne revêt à cet égard qu'un caractère déclaratoire.