Citation: 6B_1172/2023 E. 2.3.3

2.3.3. En l'espèce, les conditions de l'état de nécessité ne sont pas réalis ées. Il re ssort du dossier que le recourant est resté dans la file d'attente du bar avec son ami. Ce fait est établi et n'est pas contesté. Les preuves, dont l'absence d'administration a été dénoncée par le recourant (notamment l'audition de B.________, la production de son dossier pénal, l'audition des agents de sécurité), ne seraient pas susceptibles d'influencer sur ce fait. Or, la seule présence du recourant dans la file d'attente à l'extérieur du bar, dans laquelle il a patienté avec son ami - son intention important peu -, s uffit à exclure qu'il puisse se prévaloir de l'état de nécessité. En ef fet, la condition de la subsidiarité absolue n'était clairement pas remplie, puisque le recourant pouvait s'en aller et emporter le couteau. Il disposait ainsi d'un autre moyen pour préserver le bien en danger. En affirmant que son comporte ment, soit désarmer son ami et l'accompagner à l'intérieur du bar pour que la situation ne dégénère pas, était le meilleur face à la situation, le recourant procède de manière purement appellatoire, partant, irrecevable. Il en va de même lorsqu'il prétend qu'il ne pouvait pas laisser son ami seul au risque que celui-ci perde son calme s'il venait à recroiser ses agresseurs. Dans ces circonstances, il n'est pas décisif de savoir si le recourant s'est emparé du couteau et du spray, ou seulement du couteau. Il est donc inutile de déterminer si l'inventaire de la police était erroné. Au vu de ce qui précède, la co ur cantonale n'a pas violé le droit fédéral en refusant d'admettre que le recourant aurait agi dans un état de nécessité licite.