Citation: 5A_558/2016 E. 4

Le recourant s'en prend d'abord à l'établissement des faits par le juge cantonal, exposant qu'il s'est fondé sur des faits constatés arbitrairement ou que les constatations de fait sont manifestement incomplètes (art. 9 Cst.). Le père entend faire corriger l'état de fait en relation avec le déroulement de la médiation effectuée en Roumanie dans le cadre du jugement de divorce, estimant que l'état de fait tel qu'il est actuellement rédigé - il précise que la mère "ignorait, en outre, que le médiateur était un ami de son mari" - jette le discrédit sur sa personne, alors que le médiateur était en réalité un ami de l'avocat du père. Le recourant soutient aussi que le contenu de l'autorisation notariée du 28 avril 2015 n'a pas été reproduit de manière exhaustive, menant à une interprétation erronée de la volonté exprimée dans ce document, alors que le consentement ou l'acquiescement au déplacement de l'enfant est une question de fait. A cet égard, il relève que le texte clair et exhaustif du document indique qu'il a donné son consentement à ce que sa fille voyage en avion, de Roumanie en Suisse, accompagnée de sa mère, aux fins d'exercer le droit de visite, mais qu'il n'a nullement consenti à un transfert de la garde ou au déplacement du lieu de résidence. Le recourant affirme en outre que la révocation de cette autorisation de voyage a eu lieu le 11 juin 2015 déjà et non le 12 août 2015 comme cela ressort de manière erronée de l'état de fait du juge cantonal. Le père estime aussi que l'état de fait est incomplet sur trois points. En premier lieu, le père dénonce l'absence de mention que la durée de l'autorisation de voyager du 28 avril 2015, jusqu'au 28 avril 2016, est identique à la date de validité du passeport de sa fille. Deuxièmement, l'état de fait ne retranscrirait arbitrairement pas les déclarations de la mère à teneur desquelles elle a exposé que "lorsque j'ai pris ma fille pour m'établir avec elle en Suisse, je n'ai pas invité mon ex-mari à signer des documents portant sur le transfert de garde". Ces allégations seraient pourtant cruciales car elles attesteraient du fait que la mère savait que le recourant n'avait pas consenti au déplacement du lieu de résidence de leur fille. L'arrêt querellé serait aussi lacunaire sur les constatations et l'examen de la question d'un éventuel acquiescement de sa part au non-retour de l'enfant en Roumanie.