Citation: 2C_542/2024 E. 4.3

4.3. Il ressort de l'arrêt attaqué et il n'est pas contesté que le directeur de thèse de la recourante est resté le même tout au long de la rédaction du travail. Le départ à la retraite en 2016 n'a pas eu d'incidence sur la direction de thèse, de sorte que la Cour de justice pouvait sans arbitraire ne pas mentionner cet élément. Il ressort des explications de l'Université que le départ à la retraite d'un professeur a une simple conséquence administrative, en ce sens qu'un co-directeur de thèse est en principe nommé, pour des questions d'organisation. La co-direction n'aurait pas d'influence en revanche sur l'encadrement scientifique. Le rôle exact de la co-direction de thèse et les échanges au sujet de la désignation de cette co-direction en 2020 et 2021 n'ont pas besoin d'être établis. Dans la mesure où la recourante, à la suite de son opposition en janvier 2022 à sa première élimination, a obtenu, par décision du 9 mai 2022, une prolongation de délai pour poursuivre sa thèse jusqu'au 31 décembre 2023, on ne voit en effet pas en quoi les circonstances ayant précédé cette première décision seraient déterminantes pour l'issue du présent litige, qui porte sur la seconde élimination de la recourante, prononcée le 19 février 2024. La recourante ne s'est en outre pas opposée à la décision du 9 mai 2022 lui impartissant un ultime délai au 31 décembre 2023 pour déposer sa thèse. Compte tenu de ces éléments, c'est sans arbitraire que la Cour de justice n'a pas établi en détail la situation de fait antérieure à 2022. Pour le reste, la recourante invoque de manière appellatoire et partant inadmissible une absence totale d'accompagnement dans sa thèse.