Citation: 1A.170/2006 06.07.2007 E. 2

Comme cela a été exposé dans le premier arrêt du Tribunal fédéral (arrêt 1A.219/2004 du 21 septembre 2005, consid. 2), la contestation porte sur le retrait, par le département cantonal, d'une "autorisation pour usage du domaine public" (la partie du lac de Morat où est implantée la passerelle litigieuse) fondée sur le droit cantonal. Ce retrait est, selon les autorités cantonales, une mesure prise dans le but de protéger un biotope, conformément aux dispositions de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN; RS 451) ainsi qu'à celles de l'ordonnance sur les zones alluviales. Dans cette mesure, la voie du recours de droit administratif est ouverte. Les hoirs A.________, destinataires de la décision du département cantonal du 25 février 2003 qui leur impose de démolir la passerelle partant de leur propriété, ont un intérêt digne de protection à l'annulation de l'arrêt attaqué; ils ont donc qualité pour recourir au sens de l'art. 103 let. a OJ. Les conditions de recevabilité du recours de droit administratif (art. 97 ss OJ) sont remplies; il y a donc lieu d'entrer en matière.