Citation: 5A_769/2023 E. 3.3

3.3. À titre liminaire, il sera relevé que, nonobstant la mention dans la convention du 17 juillet 1998 selon laquelle le prêt était " soumis à rapport", la cour cantonale l'a à juste titre traité comme une créance, soit un actif de la succession, et non comme une libéralité sujette à rapport. Cela étant, par sa critique, le recourant perd de vue que, pour déterminer le point de départ du délai de prescription de la créance litigieuse, la cour cantonale a, sur la base notamment d'indices et de circonstances postérieures à la conclusion du contrat (cf. ATF 144 III 93 consid. 5.2.2), procédé à l'interprétation subjective du " contrat de prêt et reconnaissance de dette " du 17 juillet 1998 pour en déduire que la défunte entendait récupérer dite créance " au plus tard lors de sa succession ", respectivement "lors de son décès". Or, selon la jurisprudence, déterminer ce qu'un cocontractant savait et voulait au moment de conclure relève des constatations de fait qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'elles ne soient manifestement inexactes (art. 97 al. 1 et art. 105 al. 2 LTF), c'est-à-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 144 III 93 consid. 5.2.2 et les arrêts cités). Il appartenait donc au recourant de démontrer que la constatation de fait de la cour cantonale portant sur le remboursement de la créance en cause était arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. L'intéressé ne motive toutefois pas valablement un tel grief, dès lors que sa critique s'épuise, en substance, en des considérations péremptoires selon lesquelles la cour cantonale aurait renversé le fardeau de l'allégation et de la preuve ainsi qu'en une affirmation non argumentée qualifiant le raisonnement cantonal d'erroné. Faute d'invocation et, a fortiori, de démonstration du caractère arbitraire de l'interprétation subjective à laquelle s'est livrée la cour cantonale, la critique est ainsi irrecevable.