Citation: 9C_181/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, il ressort des faits constatés dans l'arrêt attaqué que c'est par l'Administration fédérale des contributions que le Service cantonal a appris que les recourants disposaient, au 31 décembre 2018, d'avoirs au Portugal pour un montant de 204'598 euros sous la forme de comptes bancaires et d'assurances-vie. Cette information était un indice manifestement suffisant de l'existence d'éléments imposables. C'était donc aux recourants qu'il incombait de prouver qu'ils n'avaient pas de fortune imposable. Or ils se sont bornés à affirmer (à tort, cf. supra consid. 4) que ces avoirs n'étaient pas imposables en Suisse. Ils n'ont fourni aucune explication de nature à faire apparaître que les montants retenus par le Service cantonal ne seraient pas conformes à la réalité. Ils ont certes allégué que leurs assurances-vie n'étaient, de par leur nature, pas soumises à l'impôt sur la fortune (arrêt attaqué consid. 8.5), mais n'ont fourni aucune attestation qui auraient permis de corroborer leur affirmation (arrêt attaqué consid. 8.5.2). Dans ces circonstances, on ne peut pas reprocher au Tribunal cantonal d'avoir violé l'art. 8 CC en confirmant les reprises effectuées par le Servie cantonal dans leur fortune imposable des périodes fiscales 2010 à 2019. Au surplus, on ne saisit pas ce que les recourants reprochent aux juges précédents en lien avec leur grief de violation de l'art. 228 al. 1bis LICD. Il ne ressort au demeurant nullement de l'arrêt attaqué que les éléments de preuve rassemblés dans la procédure de rappel d'impôt l'auraient été sous la menace d'une taxation d'office ou d'une amende. Il n'y a donc pas lieu d'examiner plus avant ce grief, pas plus que celui de l'atteinte au principe de la présomption d'innocence, que les recourants se limitent à alléguer sans autre explication.