Citation: 2C_342/2024 E. 6.7

6.7. Il peut ainsi être reproché au recourant 1 de ne s'être jamais installé professionnellement et économiquement en Suisse, bien qu'il y réside depuis plus de vingt ans, si ce n'est durant quelques années après 2012 lorsqu'il s'est agi d'obtenir le regroupement familial de sa seconde famille. Il ressort pourtant de l'arrêt attaqué qu'il a été considéré comme valide par l'Office AI, qu'il savait parfaitement qu'un retour à une dépendance à l'aide sociale pourrait conduire à son renvoi de Suisse ainsi qu'à celui de toute sa seconde famille et que sa femme, elle-même sans emploi, pouvait s'occuper de leurs quatre enfants communs. Il a simultanément commis de nombreuses infractions pénales, dont certaines revêtent une certaine gravité, et accumulé de très importantes dettes privées. Rien n'indique enfin l'amorce d'un véritable changement dans son comportement. L'intéressé a encore été condamné pénalement en 2020 après avoir été informé d'un potentiel non-renouvellement des autorisations de séjour de la famille par l'Office cantonal. Quant à l'entreprise qu'il a créée fin 2022 après le refus de l'Office cantonal de renouveler les autorisations de séjour de la famille, elle a été déclarée en faillite en juin 2023, ce qu'il s'est toutefois bien gardé d'annoncer à l'autorité précédente, comme celle-ci l'a relevé. Il s'ensuit qu'il existe assurément des motifs sérieux de renvoi du recourant 1, dès lors que celui-ci a non seulement troublé régulièrement l'ordre public, mais aussi dépendu dans une très large mesure de l'État depuis son arrivée en Suisse. Il y a enfin lieu d'admettre que ce schéma pourrait se répéter à l'avenir et, partant, un risque de dépendance à l'aide sociale au sens de l'art. 62 al. 1 let. e LEI, même si celle-ci n'existait plus au moment du prononcé de l'arrêt attaqué, étant précisé qu'il est peu probable que la recourante 2, qui, selon l'arrêt attaqué, ne parle pas le français et n'avait jamais travaillé en Suisse jusqu'en 2023, puisse subvenir à elle seule aux besoins de toute la famille, les intéressés ne prétendant d'ailleurs pas le contraire dans leurs écritures.