Citation: 9C_838/2018 E. 5.1

5.1. S'agissant d'abord de la constatation des faits, la juridiction cantonale a effectivement expliqué de manière circonstanciée pourquoi le fait que le recourant avait pratiqué les activités illustrées par des photographies à la date figurant sur ces photographies - soit à une date ou il était censé être totalement incapable de travailler en raison d'une intense symptomatologie douloureuse lombaire - lui semblait hautement vraisemblable (cf. ATF 135 V 39 consid. 6.1 p. 45). En effet, elle a analysé en détail, sur trois pages de son jugement, les contradictions ou incohérences existant entre les déclarations faites pas l'assuré avant et après sa confrontation avec le matériel d'observation. Elle a notamment mis en évidence que le recourant avait admis avoir séjourné aux Iles Baléares en mai 2013, exactement aux dates où les photographies correspondantes ont été publiées sur son compte Facebook; de même n'avait-il pas nié avoir skié au début de l'année 2013, soit à des dates correspondant à des photographies le montrant sur les pistes de ski. L'appréciation des premiers juges abondamment motivée ne saurait de prime abord être qualifiée de manifestement inexacte ou d'arbitraire (cf. ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62). Dans la mesure où le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés en première instance (cf. consid. 1), il appartient à l'assuré de démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits. Or la seule affirmation que les photographies analysées par le docteur I.________ avaient été prises avant la période d'incapacité et publiées durant cette période ne suffit pas à démontrer que le tribunal cantonal aurait tiré des conclusions insoutenables de l'ensemble des éléments qu'il a dûment analysés (cf. ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Ce premier grief n'est donc manifestement pas fondé.