Citation: 9C_1001/2008 08.09.2009 E. 2

Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir violé l'art. 9 Cst. en procédant à une appréciation arbitraire des preuves. Il soutient en particulier que ceux-ci ne devaient pas tenir compte du rapport du docteur U.________ dans la mesure où le praticien n'avait pas fait état d'une maladie de Parkinson malgré l'observation de symptômes identiques à ceux observés par la doctoresse R.________ et ayant permis à cette dernière de conclure à l'existence probable d'une telle affection. Il estime que la distinction entre la période du 1er septembre 2001 au 31 juin 2004 et la période postérieure n'a pas lieu d'être puisque les manifestations concrètes de la maladie de Parkinson considérée comme totalement invalidante à partir du 1er juillet 2004 sont constantes depuis l'an 2000. 2.1 La notion d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst., invoquée par l'assuré en lien avec l'appréciation des preuves, correspond à celle d'inexactitude manifeste dans la constatation des faits au sens de l'art. 105 al. 2 LTF (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2C_637/2007 du 4 avril 2008 consid. 2.1 et 2.2). 2.2 Pour la période courant du 1er septembre 2000 au 31 juin 2004, la juridiction cantonale a conclu à l'existence d'une capacité totale de travail avec baisse de rendement de 30 % dans une activité adaptée donnant droit à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité. Elle a fondé son appréciation sur les rapports du docteur U.________, du département de psychiatrie de l'Hôpital Y.________ et du SMR. L'argumentation du recourant ne remet pas en question cette appréciation. En effet, le simple fait que le docteur U.________ n'ait pas diagnostiqué la maladie de Parkinson ne suffit pas pour nier la valeur probante de son travail dans la mesure où une telle valeur ne repose pas uniquement sur la présence ou l'absence d'un élément particulier, mais sur l'évaluation globale du contenu du rapport produit (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). A cet égard, s'il apparaît effectivement que certains symptômes observés par la doctoresse R.________ ont aussi été remarqués par le docteur U.________ et existaient même avant que ce dernier ne mette en oeuvre son expertise, cela ne signifie pas pour autant que celui-ci se soit trompé, que son avis doive être écarté et encore moins que l'évaluation plus générale à laquelle ont procédé les premiers juges soit erronée dès lors que les symptômes en question ont clairement été pris en considération par le praticien dans son analyse globale du cas, qu'ils peuvent trouver leur origine dans différentes pathologies et que la doctoresse R.________ en déduisait une «probable» maladie de Parkinson, sans toutefois exclure la possibilité que la symptomatologie mentionnée soit le signe de troubles psychosomatiques chez un patient anxio-dépressif. On ajoutera que la présence, en l'an 2000 déjà, de symptômes faisant suspecter l'existence de la maladie de Parkinson ne change rien à ce qui précède dans la mesure où, en matière d'assurance-invalidité, les répercussions sur la capacité de travail d'une atteinte à la santé importent plus que la qualification de cette atteinte (cf. ATF 132 V 65 consid. 3.4 p. 69 s. et les références). Or, la maladie de Parkinson est une affection évolutive et ni les documents médicaux figurant au dossier, ni le raisonnement de l'assuré ne rendent vraisemblable un impact significatif de cette pathologie sur la capacité d'exercer une activité lucrative durant la période litigieuse dans les limites retenues par l'office intimé et les premiers juges. Le recours est donc mal fondé.