Citation: 7B_145/2023 E. 3

L'ordonnance attaquée porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 137 III 475 consid. 2 et les réf. citées; arrêts 6B_809/2021 du 15 février 2023 consid. 2; 6B_371/2019 du 28 mars 2019 consid. 4), l'autorité précédente n'ayant pas statué de manière définitive sur la restriction de droits fondamentaux (ATF 143 IV 330 consid. 2.1; 140 IV 57 consid. 2.2). Dans le recours au Tribunal fédéral contre une telle décision, seule peut dès lors être invoquée la violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF), limitation qui s'applique à l'ensemble de la procédure de mesures provisionnelles, y compris d'éventuels incidents (ATF 138 III 555 consid. 1; arrêt 6B_809/2021 du 15 février 2023 consid. 2 et les réf. citées). La recevabilité de tels moyens suppose qu'ils soient invoqués expressément et motivés de manière précise (art. 106 al. 2 LTF; ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2; 143 IV 500 consid. 1.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2; 146 IV 88 consid. 1.3.1). En l'espèce, l'autorité précédente a indiqué que l'effet suspensif aurait dû être restitué si, dans l'intervalle, la décision de l'OEP du 15 juin 2023 n'avait pas déjà été exécutée. Constatant que le recours gardait un objet en tant qu'un placement auprès de l'EPF de Curabilis pourrait encore intervenir, elle a toutefois considéré peu satisfaisant d'ordonner le retour de l'intéressé dans cet établissement pénitentiaire, avant qu'il fût statué sur son recours, d'autant que selon l'issue de celui-ci, il devrait être à nouveau transféré au Pénitencier des EPO. Le recourant se prévaut en substance d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) en lien avec l'établissement des faits et l'application du droit cantonal, ainsi que d'une violation de son droit à un recours effectif (art. 13 CEDH). Par ses développements, il se limite cependant essentiellement à reprocher à l'autorité précédente de ne pas avoir accordé l'effet suspensif à son recours immédiatement dès réception de celui-ci le vendredi 16 juin 2023. Il perd ainsi de vue qu'une fois le transfert au Pénitencier des EPO exécuté le lundi 19 juin 2023 durant la matinée, sa requête tendant à la restitution de l'effet suspensif est devenue sans objet. Aussi, en tant que le recourant se borne à critiquer le refus d'accorder l'effet suspensif, en ne présentant ni conclusion ni grief topique, son recours est irrecevable. Dans la mesure où le recours est dirigé pour le surplus contre le refus d'ordonner des mesures provisionnelles tendant à obtenir son retour auprès de l'EPF de Curabilis jusqu'à droit connu sur l'issue du recours cantonal, le recourant ne présente aucune motivation susceptible de démontrer que l'autorité précédente aurait violé des droits constitutionnels au sens de l'art. 98 LTF. Son recours est à cet égard également irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).