Citation: 1B_120/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'autorité précédente a tout d'abord rappelé les éléments soulevés par la recourante à l'appui de sa requête de récusation du 6 février 2017, à savoir (1) la plainte pénale déposée contre la Procureure intimée, (2) les propos tenus par cette dernière lors de l'audition du 19 janvier 2017 et (3) le courrier de la magistrate du 1er février 2017 (cf. consid. 2/a p. 3 de l'arrêt entrepris). La cour cantonale s'est ensuite prononcée sur les deux premiers points susmentionnés (cf. ses consid. 3/b et 4/b). En revanche, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le troisième grief - pourtant identifié - aurait été traité par l'autorité précédente. Partant, en l'absence de toute motivation sur cette question pourtant soulevée, le grief de violation du droit d'être entendu doit être admis. Cela vaut au demeurant d'autant plus qu'à suivre la recourante, seul le courrier du 1er février 2017 serait l'objet de sa requête de récusation, à l'exclusion des propos tenus le 19 janvier 2017.