Citation: 5A.11/2006 27.06.2006 E. 4

Le DFJP a par ailleurs estimé que les ennuis de santé rencontrés fin 2000 par l'ex-épouse du recourant, qui avait subi une hystérectomie et s'était dès lors trouvée dans l'impossibilité d'enfanter, ne constituaient pas une contre-preuve suffisante, autorisant à penser que l'intéressé n'avait pas menti en déclarant former une union stable avec sa conjointe. 4.1 Le département intimé a considéré que les explications données par l'intéressée, selon lesquelles elle aurait incité le recourant à accepter un divorce pour qu'il puisse avoir une descendance, n'apparaissaient pas convaincantes car, bien avant la désunion, elle n'était déjà pas favorable à l'idée d'avoir des enfants En épousant une personne nettement plus âgée que lui, le recourant ne pouvait en outre ignorer que cette question serait délicate et que l'écoulement du temps ne manquerait pas d'amenuiser une telle perspective. En mars 2000, après plus de cinq ans de mariage et alors que son épouse était âgée de 45 ans, il devait savoir que les chances pour leur couple d'avoir des enfants étaient considérablement réduites, voire nulles. L'intervention chirurgicale pratiquée fin 2000 ne constituait donc pas un événement imprévu, aux conséquences si extraordinaires qu'elles auraient provoqué une brusque rupture de la communauté conjugale; au demeurant, la volonté du couple de se séparer était apparue plusieurs mois avant l'hospitalisation de l'épouse.