Citation: U 24/01 02.07.2001 E. 3

3.- La juridiction cantonale a considéré que la recourante ne souffrait plus, après le 5 juillet 1995, de troubles somatiques en relation avec l'accident du 5 juillet 1992. Elle s'est fondée pour cela essentiellement sur l'avis du docteur E.________ (rapport du 22 août 1994). Il n'y a pas lieu de revenir sur ce point, lequel n'est pas remis en cause par la recourante. Certes, l'intimée est d'avis que l'existence de tels troubles doit être niée déjà à partir du 5 juillet 1994. Les griefs soulevés à l'appui de ce point de vue ne permettent toutefois pas de mettre en cause les conclusions du docteur E.________. En particulier, il faut relever que l'élément décisif pour apprécier la valeur probante d'une pièce médicale n'est en principe ni son origine, ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a; Spira, La preuve en droit des assurances sociales, in : Mélanges en l'honneur de Henri-Robert Schüpbach, Bâle, Genève et Munich 2000, p. 268; Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 297 s.; Morger, Unfallmedizinische Begutachtung in der SUVA, in RSAS 32/1988 p. 332 s.).