Citation: 1B_172/2015 E. C

Par arrêt du 22 avril 2015, l'Autorité de recours en matière pénale du canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé contre cette dernière ordonnance. Les charges, qui ne reposaient au départ que sur les déclarations - crédibles - de C.________, s'étaient renforcées: certes, le prévenu n'avait pas été reconnu par la victime et son infirmité (moignon au bras gauche) était difficilement compatible avec une agression physique, de même que l'intense activité téléphonique déployée au même moment. Le prévenu pouvait toutefois avoir fait le guet au bas de l'immeuble. Le risque de fuite n'était pas déterminant, compte tenu des liens de l'intéressé avec la Suisse (reconnaissance du droit d'asile, présence de sa mère et de sa soeur, suivi d'une école professionnelle, soins médicaux). En revanche, il existait un risque de collusion car le recourant pouvait être tenté d'influencer C.________ afin d'obtenir une version plus favorable des faits. Aucune mesure de substitution n'était envisageable.