Citation: 9C_433/2023 E. 4.4

4.4. L'argumentation de la recourante selon laquelle la juridiction cantonale aurait exigé qu'elle apporte une "preuve complète" qu'un changement notable était intervenu dans l'état de fait depuis la décision du 4 mars 2020, en violation de l'art. 87 al. 2 RAI qui prévoit "le degré de preuve de la plausibilité", n'est pas davantage fondée. Si les premiers juges ont considéré qu'il paraissait difficile de se faire une opinion sérieuse de la situation en l'absence des clichés scintigraphiques, ils ont exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles les rapports de scintigraphie osseuse des 28 juillet 2017 et 27 octobre 2021 établis par un médecin étranger, même sans les images, n'étaient pas suffisants pour établir, au degré de preuve de la plausibilité exigé par l'art. 87 al. 2 RAI, que l'état de santé de l'assurée s'était modifié dans une mesure susceptible d'influencer ses droits depuis la décision de mars 2020. Il ressort en particulier des constatations de l'instance précédente à cet égard que le médecin ayant établi le rapport du 27 octobre 2021 n'a nullement décrit l'influence que pourrait avoir l'"augmentation de la captation du radiopharmaceutique" qu'il a attestée sur la capacité de travail de l'assurée, ni procédé à une comparaison avec la situation qui prévalait en 2017.