Citation: 1B_276/2022 E. A

A.________, ressortissant nicaraguayen né en [...] 2003, a été condamné, par ordonnance pénale rendue le 24 avril 2021 par le Ministère public de la République et canton de Genève, à une peine pécuniaire de 45 jours-amende (sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement) et mis au bénéfice du sursis avec un délai d'épreuve de trois ans, pour infraction à l'art. 115 al. 1 let. b de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI, RS 142.20) et empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 al. 1 CP). Par ordonnance pénale du 19 janvier 2022, le Ministère public a déclaré A.________ coupable de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), violation de domicile (art. 186 CP), violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires (art. 285 ch. 1 al. 1 CP) et infraction à l'art. 115 al. 1 let. b LEI. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 100 jours, sous déduction d'un jour de détention avant jugement, et a renoncé à révoquer le sursis accordé par ordonnance pénale du 24 avril 2021. Il est reproché à A.________ d'avoir, à Genève, le 10 décembre 2021, donné des coups de pied dans la voiture appartenant à la société B.________ SA et de l'avoir endommagée, après une altercation avec deux agents de sécurité de ladite société. Il lui est également reproché d'avoir, le même jour, pénétré sans droit dans les caves d'un immeuble et d'avoir, lors de son interpellation, empêché les agents de police de faire un acte entrant dans leurs fonctions, notamment en les injuriant, en les menaçant et en tentant à plusieurs reprises de donner des coups de poing au Gendarme C.________, lequel a dû utiliser son spray au poivre, puis d'avoir pris la fuite malgré les injonctions "Stop police". De surcroît, il est reproché à A.________ d'avoir persisté à séjourner sans autorisation en Suisse et à Genève, à tout le moins du 25 avril 2021 (date du lendemain de sa dernière condamnation) au 18 janvier 2022 (date de son arrestation). Lors de son audition par la police, A.________, assisté de son avocat de choix et d'une traductrice externe, a partiellement admis les faits reprochés. Il a notamment admis s'être rendu dans les caves de l'immeuble en cause avec son cousin et un ami le 10 décembre 2021, mais a contesté avoir donné des coups de pied dans le véhicule des agents de sécurité, avoir été menaçant ou insultant avec les policiers et avoir frappé le policier en charge de l'interpellation de son cousin. Enfin, son avocate Me Sophie Bobillier a sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire, laquelle a été rejetée le 7 février 2022 par le Ministère public au motif que la cause était de peu de gravité et ne présentait pas de difficultés particulières juridiques ou de fait. Le 21 janvier 2022, A.________, assisté de son avocate, a formé opposition contre l'ordonnance pénale du 19 janvier 2022. Lors de l'audience sur opposition du 11 février 2022, le prénommé a confirmé ses déclarations.