Citation: 8C_418/2022 E. 3.4

3.4. Le rapport du 16 décembre 2019 du docteur B.________, qui se fonde notamment sur un examen du recourant effectué le même jour, comporte une anamnèse complète et décrit précisément les affections consécutives à l'accident du 22 janvier 2014, leur évolution ainsi que les plaintes résiduelles du recourant. Le spécialiste en neurologie fait en outre référence à un "scanner 3D du gril costal" mettant en évidence les fractures. Le recourant n'explique pas - et on ne voit pas - pour quel motif de nouvelles imageries auraient dû être réalisées. S'agissant des cals osseux, leur existence n'est pas contestée et les fractures à leur origine sont mentionnées dans le rapport précité. Confirmant l'existence de "thoracodynies après fractures de côtes", le docteur B.________ a estimé qu'il n'y avait aucune anomalie sur le plan neurologique, en particulier pas d'altération de la sensibilité dans le territoire des nerfs thoraciques. Son appréciation, motivée et convaincante, est non seulement partagée par le docteur E.________, autre spécialiste en neurologie, mais est également en adéquation avec celle d'autres médecins. Le docteur D.________, qui a fait état de "gros cals", n'a pas suspecté de douleurs neuropathiques dans son rapport du 15 juillet 2019; il a en revanche relevé une certaine discordance entre "l'ampleur du handicap anamnestique et les constatations objectives de l'examen radio-clinique qui n'ont rien de catastrophiques", et a été rejoint sur ce point par le docteur C.________, qui a diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant. Dans un rapport du 23 octobre 2020 soumis par le recourant à l'intimée, le docteur I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, n'a pas non plus fait allusion à une possible origine neuropathique des douleurs thoraciques. Les autres avis médicaux dont se prévaut le recourant dans son recours ne sont pas de nature à faire naître un doute sur la pertinence des conclusions du docteur B.________, qui est au demeurant un médecin indépendant de l'intimée. Dans son rapport du 3 juin 2020, le docteur H.________ a indiqué que les cals osseux "pouva[ie]nt compromettre ou irriter le nerf intercostal"; ce médecin n'a toutefois fait état d'aucun élément objectivable susceptible d'étayer cette simple hypothèse. Dans son bref avis du 14 décembre 2021, le docteur G.________ s'est pour sa part limité à "suspecter une composante neuropathique" aux douleurs du recourant. Cette simple supposition, qui n'émane pas d'un spécialiste en neurologie, se fonde de surcroît uniquement sur un "questionnaire DN4" (résultat de "4/10") adressé à un patient souffrant d'un syndrome douloureux somatoforme persistant. Enfin, le docteur E.________ a exposé de manière convaincante que le Lyrica était également efficace contre les troubles psychiques. Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que les juges cantonaux ont reconnu une pleine valeur probante au rapport du docteur B.________ et nié toute origine neuropathique aux douleurs thoraciques du recourant.