Citation: I 729/04 24.03.2006 E. A

O.________ a exercé la profession de déménageur-emballeur depuis le 3 janvier 1992. A la suite d'une entorse au genou droit, il a subi, le 23 mars 1993, une arthroscopie de débridement du condyle fémoral interne. Au cours de celle-ci, des symptômes chondromalaciques ont été observés dans l'articulation fémoro-patellaire et fémoro-tibiale. L'évolution post-opératoire s'est déroulée sans complication et l'assuré a pu reprendre son travail à 100 % dès le 1er juin 1993. Le 8 octobre suivant, O.________ a été victime d'une chute et depuis lors, il a présenté des troubles persistants au niveau du genou gauche (douleurs, tuméfaction constante, lâchages occasionnels). Le docteur M.________ (spécialiste FMH en chirurgie orthopédique) a diagnostiqué une déchirure du ménisque interne et pratiqué une première méniscectomie itérative sous arthroscopie le 18 janvier 1994, puis une seconde le 3 janvier 1995. Le 30 janvier 1995, il a fait état de suites opératoires simples avec épanchement en voie de diminution et constaté la présence de gonarthrose post-traumatique débutante, incompatible avec l'exercice du métier de déménageur-emballeur. O.________ a subi une ostéotomie de valgisation du tibia proximal gauche en date du 21 janvier 1997. Dès le 19 septembre suivant, il n'a plus été à même d'exercer son métier. Son employeur ne disposant d'aucun emploi adapté son état de santé, il a été licencié avec effet au 30 avril 1998. Le 16 mars 1998, O.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office cantonal AI de Genève (ci-après : l'office) a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur S.________ (spécialiste FMH en chirurgie orthopédique), O.________ souffre de lésions dégénératives aux deux genoux - plus particulièrement à gauche -, entraînant une incapacité totale d'exercer le métier de déménageur-emballeur (rapports des 17 avril et 22 juin 1998). Le docteur R.________ (spécialiste FMH en médecine interne et des maladies rhumatismales) indique, dans un rapport du 23 septembre 1999, que l'assuré présente un épanchement chronique douloureux du genou gauche ainsi que des lombalgies chroniques modérées et décrit l'exercice d'une activité lucrative sans port de charge sur le dos et le genou gauche comme adapté aux troubles précités. L'office a dès lors soumis O.________ à un stage d'observation professionnelle et à une mesure de ré-entraînement au travail au terme desquels il a été reconnu apte à exercer à 80 % la profession d'aide-gainier (rapports des 10 décembre 1999 et 20 juin 2000 du Centre d'intégration professionnelle [CIP]). A partir du 26 juin 2000, l'assuré a entrepris son reclassement dans cette profession sous la forme d'un stage de formation en entreprise et selon un taux d'occupation de 80 % (rapport du 10 août 2000 de la division de réadaptation professionnelle). En raison d'une recrudescence des douleurs, il a cependant diminué son temps de travail à 75 % à partir du 13 septembre 2000, puis à 50 % dès le 7 février 2001 (certificat du 6 février 2001 du docteur D.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, médecin traitant]). Sur demande de l'office, O.________ a tenté, à partir du 26 juin 2001, de recouvrer une capacité de travail de 75 % (rapport du 9 juillet 2001 de la division de réadaptation professionnelle). Cependant, le docteur D.________ a attesté une nouvelle incapacité de travail de l'assuré de 50 % dès le 27 septembre suivant (certificat du 4 octobre 2001). Au terme de son reclassement professionnel (30 septembre 2001), O.________ a été engagé en qualité d'aide-gainier selon un taux d'occupation de 57,48 %. Selon un rapport établi le 10 octobre 2001 par la division de réadaptation professionnelle, il serait toutefois apte à exercer cette activité à 75 %. Se fondant sur ces dernières conclusions, l'office a alloué à O.________ une rente entière à partir du 1er septembre 1998 jusqu'au 31 décembre 1999, puis à partir du 1er octobre 2001, une demi-rente fondée sur un degré d'invalidité de 56 % (décision du 12 avril 2002 complétée le 13 septembre suivant). De son côté, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA) a mis l'assuré au bénéfice d'une rente correspondant à un degré d'invalidité de 41 % à partir du 1er octobre 2001 également; en outre, elle lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % (décision du 11 novembre 2002 confirmée sur opposition le 17 janvier 2003).