Citation: 5A_504/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant soulève une série de griefs, en particulier la violation de l'art. 34 CL, pour soutenir en substance que le jugement estonien n'est pas exécutoire en Suisse, de sorte qu'il ne constitue pas un titre de mainlevée définitive. L'intimée répond tout d'abord que le recours est irrecevable au motif que le recourant n'a pas recouru, au sens de l'art. 327a al. 1 CPC, contre la décision de reconnaissance du jugement estonien, de sorte que, en vertu du principe de la force de chose jugée, cette question ne peut plus être remise en cause. Subsidiairement, contestant les critiques du recourant relatives au caractère exécutoire du jugement estonien, elle conclut au rejet du recours. Aux arguments de l'intimée, le recourant réplique qu'il a déposé un recours au sens de l'art. 327a al. 1 CPC mais que l'autorité cantonale a jugé que seul celui de l'art. 319 CPC était ouvert. Il soutient aussi qu'aucune autorité ne s'est prononcée sur le caractère exécutoire du jugement estonien au cours de la procédure de séquestre, le juge de paix ayant, dans son jugement du 15 septembre 2020, seulement rejeté l'opposition au séquestre. Dans sa duplique, l'intimée affirme que, conformément à la jurisprudence fédérale, le juge qui autorise un séquestre admet implicitement l' exequatur de la décision étrangère même s'il ne statue pas expressément à ce sujet.