Citation: 5A_450/2019 E. 4.2.1

4.2.1. Le commandement de payer notifié à l'intimé indiquait sans autre précision que le titre de l'obligation était un " prêt ". A l'appui de sa requête de mainlevée, le recourant a produit la copie d'un document intitulé " contrat de prêt " daté du 11 mai 2017 le désignant comme prêteur tandis que l'emprunteur était l'intimé. Selon les articles 1 et 5 dudit contrat, le montant prêté était de 400'000 fr., moyennant un taux d'intérêts de 5% l'an payable trimestriellement. Le prêt était destiné à la souscription par l'emprunteur du capital-actions de " C.________ SA " en cours de constitution (art. 2) et était consenti " moyennant remboursement intégral 9 mois au plus tard après utilisation des fonds " (art. 5). Ces derniers devaient être versés sur un compte de consignation ouvert au nom de l'entité précitée dans un délai de cinq jours dès la signature de la convention (art. 3), laquelle valait reconnaissance de dette (art. 8). De l'aveu même du recourant et ainsi qu'il ressort de l'arrêt cantonal, à la même date, un second contrat de prêt, de la même teneur, sous réserve du taux d'intérêt, a été passé entre la société tierce, représentée pas le recourant, et l'intimé. Dès lors qu'il se prévalait de l'exécution du premier contrat, et non du second, il appartenait au recourant de démontrer qu'il avait versé le montant du prêt à titre personnel, et non pour le compte de la société tierce. Il s'agissait là de la condition mise à l'admission du contrat de prêt produit comme titre de mainlevée provisoire (cf. supra, consid. 3.2). Contrairement à ce que pense le recourant, ce fait était donc manifestement pertinent au sens de l'art. 150 al. 1 CPC " pour statuer sur la demande de mainlevée provisoire ".