Citation: 6B_93/2021 E. 5.2

5.2. Le recourant s'est rendu coupable d'infractions graves à la LStup, mettant en danger la santé de nombreuses personnes. Son expulsion doit ainsi permettre de protéger la société et l'ordre public. A cet égard, on rappellera que la Cour européenne des droits de l'homme a estimé que, compte tenu des ravages de la drogue dans la population, les autorités sont fondées à faire preuve d'une grande fermeté à l'encontre de ceux qui contribuent à la propagation de ce fléau (cf. arrêts CourEDH K.M. c. Suisse du 2 juin 2015 [requête no 6009/10], § 55; Dalia c. France du 19 février 1998, Recueil CourEDH 1998-I 76 § 54; cf. aussi arrêt 6B_143/2019 du 6 mars 2019 consid. 3.4.2). Pour le surplus, le recourant ne peut se prévaloir d'aucune attache en Suisse, si ce n'est deux enfants qu'il ne voit que très irrégulièrement, à l'entretien desquels il ne contribue pas et avec lesquels il ne fait valoir aucun lien particulier; en revanche, il est titulaire d'un permis de séjour en Espagne, pays dans lequel il a de la famille. Dans ces conditions, la durée de l'expulsion, qui correspond à la durée médiane prévue à l'art. 66a al. 1 CP, est tout à fait proportionnée. Le grief soulevé doit être rejeté.