Citation: H 225/04 29.11.2005 E. 4

Les recourants font grief à la juridiction cantonale d'avoir admis leur responsabilité pour le dommage causé à la caisse, bien qu'on ne puisse pas leur reprocher une violation intentionnelle ou par négligence grave des obligations légales incombant à l'employeur. Ils font valoir qu'en vertu du règlement interne de la société, l'exécution des attributions administratives et financières, ainsi que la responsabilité des ressources humaines incombaient à C.________, tandis qu'ils étaient chargés respectivement de représenter les nouveaux actionnaires (B.________) et de prodiguer des conseils juridiques (A.________). Ils font valoir que C.________ et D.________ ont profité de leur double fonction d'administrateur et directeur pour s'accorder des avantages particuliers (augmentation de salaires et prise en charge de frais personnels). Ils allèguent n'avoir pas pu se rendre compte des irrégularités commises par C.________, dès lors que celle-ci ne fournissait pas des rapports détaillés. Ils estiment que les agissements de la directrice financière sont de nature à rompre le lien de causalité avec le dommage. En bref, ils reprochent à la juridiction cantonale d'avoir élargi de façon exagérée la notion de la cura in custodiendo et de leur avoir imputé à tort une faute grave.