Citation: 6B_1109/2015 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir fait état du manque d'authenticité des déclarations de l'intimée et d'avoir admis que plusieurs hypothèses étaient crédibles, sans pour autant lui faire profiter du doute évoqué, violant ainsi le principe in dubio pro reo. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas constaté le manque d'authenticité de l'intimée. Elle a expliqué pourquoi le fait que l'intimée n'évoque le viol que lors de sa deuxième audition ne prétéritait pas sa crédibilité, cet aspect pouvant tout aussi bien refléter une manifestation de gêne et du mal-être ressenti par l'intimée. On ne perçoit aucun arbitraire dans cette appréciation des faits dès lors que la cour cantonale a également relevé que l'intimée s'était mise à pleurer en racontant cet épisode au procureur et que des témoins avaient décrit ce sentiment de peur existant chez elle. S'agissant de l'épisode du SMS, à l'inverse de ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas " balayé " cet élément. Elle a au contraire fait état de cet épisode, jugé les propos tenus à ce sujet par l'intimée surprenants et estimé que la manière dont elle banalisait cet épisode était troublante. Elle a toutefois considéré que cet élément n'était pas de nature à discréditer les déclarations de l'intimée au regard des autres éléments du dossier. Sur ce point également, le recourant ne parvient pas à démontrer que la décision cantonale serait arbitraire. Si la Cour d'appel a certes jugé le comportement de l'intimée à cet égard surprenant, elle n'a toutefois jamais retenu que celle-ci avait prêté main à cette " manoeuvre " comme le prétend le recourant. Rien au dossier ne laisse d'ailleurs penser que tel serait le cas. La Cour d'appel retient que ce SMS aurait été écrit par un ami de l'intimée auquel cette dernière se serait confiée et qui était lui-même en conflit avec le recourant. Au surplus, en tant que le recourant tente de tirer argument de l'abandon de l'accusation par le procureur, son grief est infondé. Il est vrai que le procureur s'en est rapporté à justice à l'audience d'appel. Cela est toutefois sans pertinence sur l'appréciation des preuves dès lors que l'autorité de recours n'est pas liée par les conclusions des parties (cf. art. 391 al. 1 let. b CPP).