Citation: 2C_25/2023 E. 5.1

5.1. L'instance précédente a constaté que le droit de visite du recourant sur son fils s'exerçait le lundi après-midi toutes les deux semaines durant une heure depuis le mois de novembre 2021. Elle a également retenu que le curateur proposait à I'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte de passer à une rencontre par semaine durant deux heures, avec la possibilité d'exercer ce nouveau droit de visite en dehors du foyer, après discussion avec les éducateurs, ce qui s'est fait dès le 12 avril 2022. Toutefois, l'instance précédente a également constaté que le recourant n'avait pas cherché à voir son fils avant d'avoir été informé en 2021 de la possibilité de se prévaloir du lien avec son fils pour rester en Suisse. Au vu de ces éléments, elle a constaté, sans que le recourant ne s'y oppose avec succès (cf. consid. 3.4 ci-dessus), que le droit de visite exercé jusqu'à la date de l'arrêt attaqué ne correspondait pas un droit usuel et que la relation père-enfant n'était qu'en cours de construction. Il est vrai, comme le lui reproche le recourant, que l'instance précédente ne fait pas expressément état dans la pesée globale des circonstances du fait que son fils est affecté d'un trouble du spectre autistique (TSA). Il perd toutefois de vue que l'instance précédente en a objectivement tenu compte en exposant les modalités du droit de visite du recourant largement conditionnées par le TSA de l'enfant, pour juger de la qualité des relations personnelles entre le père et le fils. Par conséquent, en jugeant que la relation entre le recourant et son fils ne revêtait pas l'intensité exigée par le Tribunal fédéral lorsque le parent n'a jamais disposé au préalable d'un droit de séjour en Suisse, le Tribunal cantonal s'est conformé à la jurisprudence en lien avec l'art. 8 CEDH.