Citation: 9C_773/2009 18.01.2010 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a constaté que le recourant n'était plus en mesure d'exercer son ancienne activité de mécanicien automobile, l'impotence fonctionnelle de l'épaule droite l'empêchant d'exécuter tout travail de force, de même que d'effectuer des gestes répétitifs avec l'épaule droite, de porter des charges moyennes à lourdes ou encore de travailler bras tendus ou en hauteur. En revanche, dans une activité adaptée à ces limitations fonctionnelles, le recourant disposait d'une capacité entière de travail. Examinant ensuite dans quelle mesure l'assuré pouvait encore exploiter économiquement sa capacité de travail résiduelle sur le marché du travail entrant en considération pour lui, les premiers juges ont retenu que grâce à une longue carrière professionnelle dans le domaine de la mécanique sur automobiles, le recourant avait acquis des compétences et une expérience susceptibles d'être mises en valeur. Il avait, par ailleurs, bénéficié de mesures de reconversion professionnelle, en particulier d'une année de stage en entreprise dans le domaine du magasinage de pièces détachées de l'industrie automobile, complétée par une formation en informatique, de nature à lui permettre de retrouver un travail. Compte tenu de ces circonstances, l'autorité cantonale de recours a considéré qu'on pouvait exiger de l'assuré, à qui il restait quelques années devant lui jusqu'à la survenance de l'âge de la retraite et qui avait suivi une formation lui permettant de travailler dans un domaine plus approprié à son état de santé, de reprendre une activité salariée adaptée auprès d'un autre employeur, sans que cela requière de sa part des efforts d'adaptation hors du commun. 3.2 En substance, le recourant se plaint de ce que les premiers juges auraient violé à la fois le droit fédéral et l'interdiction de l'arbitraire dans la constatation des faits. Il leur reproche d'avoir retenu qu'il lui était possible de retrouver du travail sans effort hors du commun, malgré son âge, les restrictions dues à son état de santé ainsi que ses difficultés linguistiques. 3.3 Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'espèce, en affirmant qu'au regard de son âge, de ses limitations fonctionnelles ainsi que de ses difficultés en lecture et en écriture du français, il lui est impossible d'exploiter sa capacité résiduelle de travail, le recourant n'établit pas, au moyen d'une argumentation précise et détaillée, en quoi le raisonnement des premiers juges serait insoutenable ou autrement contraire au droit. Quoi qu'il en dise, en effet, la juridiction cantonale a dûment pris en considération l'ensemble des circonstances et procédé à une analyse globale de la situation. Elle a ainsi aussi tenu compte de l'âge du recourant, en retenant que ce facteur ne rendait pas la perspective de retrouver un emploi illusoire, même au vu des restrictions induites par l'état de santé, puisqu'il avait bénéficié de mesures destinées à faciliter sa reconversion professionnelle. A cet égard, elle a constaté que l'assuré avait suivi ces mesures pendant deux ans, sans jamais exprimer une réserve vis-à-vis de la formation proposée, ni de l'adéquation de celle-ci à son état de santé, par exemple en signalant aux organes de réadaptation que l'activité de magasinage léger n'était pas compatible avec ses limitations fonctionnelles. Le recourant n'apporte aucun élément précis qui justifierait de s'écarter de ces constatations, puisqu'il se limite à substituer sa propre appréciation du cas à celle des premiers juges. Quant à l'allégation selon laquelle il lui serait impossible de prendre des commandes et de gérer des stocks en raison de ses difficultés linguistiques, elle ne lui est d'aucun secours dès lors qu'il a complété sa formation pratique par des cours informatiques portant sur ces fonctions et que rien ne permet de considérer qu'il n'a pas été en mesure de suivre ces cours avec succès (cf. rapport final de réadaptation professionnelle du 16 décembre 2008). Le recours est par conséquent mal fondé.