Citation: 5A_399/2019 E. 3.2.3

3.2.3. Tel est aussi le cas de la prétendue violation de l'art. 170 al. 2 CC, que la recourante soulève également en lien avec le refus de l'autorité cantonale d'administrer des preuves supplémentaires quant à la situation financière de l'intimé. Elle prétend qu'à l'issue de la procédure de divorce, il serait apparu que l'intimé n'avait pas collaboré à l'établissement complet de ses revenus et de sa fortune. Il aurait au contraire fait de la rétention d'information, s'employant surtout à détourner l'attention des énormes montages financiers qu'il aurait mis en place (à savoir: prétendu prêt d'un ami d'un montant de 4'000'000 fr., remboursement d'une dette fiscale de 200'000 fr. en une seule fois et récupération d'une somme de 500'000 fr. provenant soi-disant de la restitution anticipée d'un appartement). L'autorité cantonale a cependant retenu, sans que les critiques formulées par la recourante aient été admises, que le prêt de 4'000'000 fr. était établi et qu'en tout état de cause, l'épouse n'avait pas prouvé que cette somme existait déjà au moment de la liquidation du régime matrimonial. Quant aux dettes fiscales, d'un montant de 201'612 fr., il résulte de l'état de fait de l'arrêt attaqué qu'au stade de l'appel, il n'était plus contesté que l'intimé les eussent réglées au moyen d'un prêt de 220'000 fr. qu'un ami lui avait accordé. Enfin, l'autorité précédente a estimé que le dépôt de pièces supplémentaires n'était pas utile pour juger si l'indemnité de sortie de 500'000 fr. perçue par le mari devait être prise en compte dans la liquidation du régime matrimonial. Dans la mesure où la recourante contredit ces constatations, ou s'en écarte, sans démontrer en quoi elles seraient entachées d'arbitraire, ses allégations sont irrecevables. Quoi qu'il en soit, elle ne critique pas non plus à satisfaction de droit (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF) la motivation de l'autorité cantonale selon laquelle, d'une part, elle ne pouvait être autorisée à contourner les règles de procédure applicables par le biais du dépôt d'une demande de reddition de comptes et, d'autre part, qu'il apparaissait douteux qu'elle disposât d'un intérêt juridiquement protégé à obtenir les renseignements sollicités: elle se limite en effet à affirmer péremptoirement qu'elle disposait, à n'en pas douter, d'un intérêt à être renseignée pleinement, vu les enjeux que cela représentait pour la liquidation du régime matrimonial, sans se donner la peine de contester les arguments de l'autorité cantonale (cf. supra consid. 3.1). Fondé sur des faits qui ne résultent pas de l'arrêt attaqué, le grief, au demeurant insuffisamment motivé, est par conséquent mal fondé.