Citation: 6B_947/2015 E. 9.6.2

9.6.2. Selon le recourant l'affirmation de la cour cantonale selon laquelle l'équipe de C.________ se serait jointe à celle de G.________ et D.________, respectivement que C.________ aurait pris la direction du groupe de ces derniers, serait purement gratuite et ne trouverait pas d'ancrage dans le dossier. Le recourant souligne que les témoins L.L.________, 18 et 12 ont systématiquement distingué " les gens de G.________ et D.________ ". Il souligne longuement qu'il aurait existé des différences d'équipement et de comportement entre les groupes de D.________ et G.________, d'une part, et l'équipe de C.________, de l'autre. Cette dernière aurait certes aussi porté cagoule, mais était vêtue d'équipements reconnaissables de la PNC, cependant que les hommes de D.________ et G.________ portaient d'autres tenues commando, respectivement des vêtements civils. Les hommes de C.________ et ce dernier n'auraient jamais fait usage de leurs armes. Seuls les hommes de G.________ et D.________ auraient ouvert le feu, cependant que ceux de C.________ les auraient suivis. Seuls les premiers seraient entrés dans la maison de M.________ en tirant. Le recourant insiste, dans ce contexte, sur les déclarations de 18, C.________ et 12, respectivement sur le fait qu'aucun d'entre eux n'aurait fait usage de son arme. Ces développements du recourant, consistant à rediscuter largement l'ensemble de la matière probatoire à l'appui de sa propre version des faits sont largement appellatoires (v. supra consid. 1). On peut, dès lors se limiter à relever ce qui suit. Il ressort des photos figurant au dossier que, notamment, 18 et un homme portant une pince hydraulique se sont trouvés mêlés dès avant l'opération avec les frères E.________ et F.________ et d'autres hommes du groupe de G.________ ou de D.________ (photo P1050158, où 18 [cagoule et AK47 en bandoulière] se trouve à la droite d'un homme portant un gilet pare-balles vert et à gauche de l'un des frères E.________ et F.________; photo P1050160 où 18 se trouve à droite de l'image et où l'on aperçoit à gauche les hommes de G.________ et D.________). Il ressort aussi de la vidéo " Assaut Est ", notamment à la minute 3'54, que C.________ donne des ordres aux membres du commando, parmi lesquels on distingue aisément, en tout cas, un homme en jeans et manches courtes, portant cagoule, ainsi que l'un des frères E.________ et F.________, portant un insigne PNC dans le dos, suivi d'un autre homme portant un casque. La suite de la séquence montre que ces hommes se sont rangés derrière C.________, suivi de l'homme portant la pince hydraulique. A la minute 4'57, alors que les hommes du commando prennent position en bas de la pente menant à la maison de M.________, ils se trouvent en groupe et se disposent presqu'en ligne. Rien ne permet d'identifier précisément deux groupes distincts dont l'un aurait été en retrait. Au contraire, l'un des hommes habillé de manière plus claire et portant manches courtes arrive de l'arrière. A la minute 5'27, alors que le groupe commence à remonter la pente, un homme vêtu de manière un peu plus claire et en manches courtes se trouve toujours légèrement en retrait des premiers hommes qui ont gagné quelques dizaines de mètres. A la minute 7'15, alors qu'un homme casqué sort de la propriété de M.________, on voit distinctement un autre homme portant uniforme de la PNC (vraisemblablement 18) à proximité d'autres hommes du commando, dont un homme en jeans et manches courtes. A la minutes 8'15, le groupe d'hommes qui investit des bâtiments dans la rue des ateliers comporte tant des hommes en uniforme de la PNC (dont celui portant la pince hydraulique) que d'autres habillés différemment, notamment en jeans et manches courtes. A la minute 8'19, C.________ (manches retroussées, gants noirs, uniforme de la PNC) donne manifestement des ordres au même groupe. A la minute 10'24, 18 (de dos portant un insigne " PNC ") est manifestement présent lors de l'interpellation de O.________, filmée par l'un des deux frères E.________ et F.________. A la minute 10'51, C.________ est présent lors de la même scène vue sous un autre angle. Il continue à diriger le groupe à la minute 11'14. On le voit, toujours à la tête du groupe, sur les photos P1050220 (7h58:47) et P1050221 (7h59:14), allant dans la rue des ateliers, de la direction de la maison de M.________ vers l'autre extrémité de cette rue (direction rectangle noir sur le plan). Au vu de l'ensemble de ces éléments, les développements du recourant ne permettent pas de démontrer qu'il était insoutenable de retenir que le premier groupe d'hommes entré dans l'enceinte de A.A.________ au point B regroupait tant C.________ que les hommes assurant sa sécurité (18, notamment), les groupes entourant G.________ et D.________ ainsi que les frères E.________ et F.________, respectivement de retenir que C.________ avait tout au moins co-dirigé ce groupe. Pour le surplus, si, comme le soutient le recourant, 18, L.L.________ et C.________ ont pu déclarer n'avoir pas fait usage de leurs armes, cette thèse ne s'accorde pas avec celle du recourant décrivant un affrontement initial. On conçoit en effet mal qu'aucun de ces hommes n'ait riposté s'ils s'étaient trouvés sous le feu de détenus (et que la position d'armes ennemies pût être localisée par les lueurs de bouche émises), alors que J.J.________, qui se trouvait en bas de la pente a lui-même ouvert le feu avant d'être désarmé par d'autres policiers. Le grief est infondé, dans la mesure où il est recevable.