Citation: 5A_659/2024 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a considéré que, comme l'avait constaté la juge civile, le montant du prêt hypothécaire et celui des fonds propres que l'intimée no 1 avait admis avoir investis dans son appartement - à savoir 20'000 fr. reçus du de cujus, 58'000 fr. de prélèvements sur le 2e pilier de son conjoint et 40'000 fr. d'un avancement d'hoirie reçu par celui-ci - permettaient de considérer que le de cujus n'avait pas financé dans une plus ample mesure l'acquisition de ce bien immobilier. Le retrait d'un second montant de 20'000 fr. le 15 avril 2010 sur le compte du de cujus demeurait certes inexpliqué mais ne pouvait, dans le doute, être imputé à un avancement d'hoirie en faveur de l'intimée n° 1 uniquement sous prétexte qu'elle avait bénéficié d'une certaine somme à cette période. Partant, le recourant n'établissait pas que celle-ci avait bénéficié du second retrait de 20'000 fr., et encore moins que le montant total qui lui avait été accordé par ses parents s'élevait à 70'000 fr. comme il le prétendait. Les explications de l'intimée n° 1 étaient crédibles: elle avait fourni la seule pièce bancaire en sa possession s'agissant de l'avancement d'hoirie de son mari du fait qu'il s'agissait d'argent non déclaré. Ces déclarations devaient être prises au sérieux ne fût-ce que parce qu'en admettant avoir reçu 20'000 fr. dans ce contexte, l'intimée n° 1 desservait sa cause, ce qui renforçait la crédibilité de ses propos. En outre, les motifs exposés par le recourant à l'appui de ses conclusions ne permettaient pas d'aboutir à une autre conclusion. Il ne pouvait en effet être reproché à une partie certaines imprécisions dans ses diverses déclarations, dès lors que celles-ci étaient intervenues plusieurs années après les faits en cause. Elles s'expliquaient d'ailleurs, pour certaines d'entre elles, par la provenance de l'argent dont il était question (non déclaré).