Citation: 9C_26/2024 E. 4.2

4.2. En ce qu'elle se limite à affirmer que ses médecins traitants ont fait état d'une aggravation de son état de santé depuis 2018 et que le docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a retenu une capacité de travail de 50 %, l'assurée ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. Quoi qu'en dise la recourante, en se prévalant aussi d'une divergence d'opinion entre le docteur B.________ et les experts de SMEX SA, ces derniers ont constaté, au terme de leur examen clinique, qu'il n'y avait ni ralentissement psychomoteur ni trouble de la concentration. Les experts de SMEX SA ont également dûment exposé les raisons pour lesquelles ils n'ont pas retenu de diagnostics psychiatriques incapacitants. Quant à l'argument relatif à la fréquence plus rapprochée des consultations chez un psychiatre après décembre 2018, il ne suffit pas, en l'absence de tout élément objectif, pour admettre qu'une diminution de la capacité de travail serait survenue depuis la dernière décision entrée en force et reposant sur un examen matériel du droit à la rente (décision du 14 octobre 2014). Dans ce contexte, on rappellera qu'il ne suffit pas non plus d'affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires (sous la forme d'une expertise) pourrait apporter des renseignements supplémentaires pour mettre en évidence que la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète (cf. consid. 1 supra).