Citation: 7B_323/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant ne remet pas non plus en cause que la Directive n° 2.8 du Procureur général du 1er novembre 2016 (état au 14 octobre 2022), intitulée "Communication des décisions à l'autorité disciplinaire ou de surveillance de la profession exercée par le prévenu" (ci-après : la Directive; cf. https://www.vd.ch/mp/bases-legales, consultée le 29 mai 2024, 14h29) vient préciser, de manière non exhaustive, les professions concernées par une éventuelle communication au sens notamment de l'art. 75 al. 4 CPP (cf. ch. 2.1 p. 1 ss de la Directive). À cet égard, le recourant relève, à juste titre, que sa profession - assistant socio-éducatif - ne figure pas dans le catalogue de l'art. 2 REPS/VD ("ambulancier, assistant en soins et en santé communautaire, chiropraticien, diététicien, droguiste, ergothérapeute, hygiéniste dentaire, infirmier, infirmier assistant, infirmier praticien spécialisé, logopédiste-orthophoniste, masseur médical, médecin, médecin-dentiste, opticien ou optométriste, orthoptiste, ostéopathe, pharmacien, physiothérapeute, podologue, psychologue psychothérapeute, sage-femme, technicien ambulancier, technicien en analyses biomédicales, technicien en radiologie médicale, technicien de salle d'opération, thérapeute de la psychomotricité"; cf. p. 7 du recours), repris dans la Directive en lien avec les éventuelles communications au DSAS. Il omet en revanche de prendre en considération que cette Directive fait état de deux autres catégories de personnes susceptibles de faire l'objet d'une communication au DSAS. Or, dans celle intitulée "Personnel dont la fonction implique des contacts directs avec les patients", la profession du recourant est expressément mentionnée à titre d'exemple de celles pouvant entrer en considération. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que, dans le cadre de son emploi, il ne serait pas en contact avec des patients, à savoir en l'occurrence les personnes placées à la Fondation (cf. consid. 2.2 p. 8 de l'arrêt attaqué); au contraire, il rappelle expressément accompagner des enfants en situation de polyhandicap au quotidien ("levers, couchers, hygiène, repas, activités de loisirs, etc.") et participer à l'animation d'ateliers éducatifs en interne ainsi qu'en externe (cf. en particulier p. 8 du recours). Sur le vu de ces considérations, la profession du recourant n'exclut pas une communication au DSAS.