Citation: 1B_521/2022 E. A

A.a. Une instruction pénale est ouverte devant le Ministère public de l'arrondissement de La Côte (ci-après: le ministère public) contre A.________ pour diffamation, injure et menaces, à la suite des plaintes déposées entre 2019 et 2021, respectivement par B.________, C.________ ainsi que par son épouse dont il vit séparé. Il est notamment reproché au prévenu d'avoir, le 4 septembre 2019, menacé par téléphone B.________ en lui disant "si vous ne me remboursez pas, je fais venir deux personnes d'Italie qui vont vous tuer". Il aurait également, à plusieurs reprises, porté atteinte à la considération de C.________ notamment en le traitant d'avocat véreux et en le qualifiant de "trou-du-cul" sur le réseau social Facebook, ainsi qu'à la considération de son épouse en la faisant notamment passer pour une mauvaise mère (cause PE19.024921-XCR). A.b. Ensuite de la requête déposée le 28 mai 2020 par le précédent défenseur d'office de A.________, le ministère public a adressé, le 18 mars 2021, au Département de psychiatrie du CHUV un mandat d'expertise psychiatrique. Par courrier du 5 juillet 2022, le ministère public a avisé le nouveau défenseur d'office de A.________, Me D.________ désigné le 27 janvier 2021, que le mandat d'expertise précité ne pourrait pas être exécuté, dès lors qu'il n'était pas possible de faire amener le prévenu auprès des experts depuis son lieu de séjour en Italie et que, par souci de célérité, la cause serait portée devant l'autorité de jugement, après disjonction des derniers faits dénoncés par son épouse dans sa plainte du 11 octobre 2021 sur lesquels le prévenu n'avait pas été entendu. Par ordonnance du 7 juillet 2022, invoquant les motifs précités, le ministère public a ordonné la disjonction des faits dénoncés par son épouse dans sa plainte du 11 octobre 2021 qui seraient repris dans le cadre de l'enquête PE22.012288-XCR. A.c. Par acte du 11 juillet 2022, A.________, agissant seul, a recouru auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Chambre des recours pénale ou la cour cantonale) contre cette ordonnance. Dans son recours, il a exprimé son incompréhension face à l'acharnement du procureur qui s'évertuerait à "vouloir exclure le fait que sa responsabilité pénale n'était ni pleine ni entière au moment des infractions contestées", malgré de nombreux certificats médicaux et hospitalisations; il s'est également plaint de la manière dont l'enquête pénale avait été menée et a affirmé que les notifications ne devaient plus être adressées à son défenseur d'office, dont il ne voulait plus, mais directement à lui.