Citation: 1C_146/2019 E. 3

La Cour des plaintes a considéré qu'une remise des fonds saisis aux autorités grecques ne saurait intervenir sur la base de l'art. 74a al. 2 EIMP, dès lors que les valeurs saisies ne constituent pas l'un des cas prévus à l'art. 74a al. 2 EIMP; seule entrait ainsi en considération l'hypothèse d'une créance compensatrice (cf. consid. 4.3.2 p. 8 de l'arrêt attaqué). Cette appréciation n'est pas remise en cause par l'Office recourant (cf. ad ch. 2.2.2 2ème paragraphe du mémoire de recours). Elle est au demeurant conforme à la jurisprudence (ATF 133 IV 215 consid. 2.2.1 p. 220; 129 II 453 consid. 4.1 p. 461), même si le MPC, qui s'est pourtant abstenu de recourir, semble la remettre en cause dans ses écritures du 8 avril 2019, sans apporter toutefois d'éléments déterminants à cet égard.