Citation: 8C_450/2013 E. 5.2

5.2. On rappellera tout d'abord que le recourant a reçu des prestations légales d'assurance jusqu'au 30 avril 2008. Par conséquent, la question de son droit à une indemnité pour changement d'occupation ne se pose qu'à partir du 1 er mai 2008, date à partir de laquelle il était domicilié au Maroc. Comme l'ont relevé les premiers juges, un contrôle des revenus et des activités de l'assuré au Maroc aurait été fort difficile, voire impossible, compte tenu du fait que sa situation n'a pas pu être clairement établie dans le cadre d'une simple demande d'assistance judiciaire. Toujours est-il qu'il n'y a pas lieu de revenir sur la jurisprudence exposée à l'ATF 126 V 198, laquelle est objectivement justifiée par la nécessité de pouvoir contrôler les efforts de l'assuré pour retrouver un emploi adapté, exclure l'application de l'art. 89 al. 2 OPA et vérifier que l'intéressé ne se comporte pas de manière à aggraver sa situation sur le marché du travail. Par ailleurs, s'il est vrai que les indemnités pour changement d'occupation peuvent être exportées conformément à l'art. 9 par. 2 de l'annexe I à l'ALCP (RS 0.142.112.681; cf. ATF 134 V 284 consid. 4.4 p. 291 s.), il n'en reste pas moins que cette disposition n'est pas applicable au recourant, qui ne réside pas dans un Etat partie à cet Accord. Le maintien d'une clause nationale de résidence pour les personnes qui ne bénéficient pas d'une réglementation dérogatoire en vertu du droit international n'est à l'évidence pas contraire au principe de l'égalité de traitement.