Citation: 7B_559/2024 E. 4.4.4

4.4.4. Le recourant soutient qu'il n'aurait pas violé intentionnellement l'art. 169 CP et que la dernière procédure ouverte contre lui pour cette infraction aurait été classée, ce dont la cour cantonale n'aurait à tort pas tenu compte. En tant que le recourant rediscute ses précédentes condamnations du chef de l'art. 169 CP, en soutenant qu'il n'aurait jamais défendu correctement ses droits - notamment en sollicitant de l'autorité compétente un réajustement des saisies en fonction de ses revenus -, il se prévaut d'éléments qui ne ressortent pas de la décision attaquée sans invoquer l'arbitraire de leur omission. Ceux-ci ne peuvent donc pas être pris en compte (art. 106 al. 2 LTF). En tout état, le recourant perd de vue qu'il n'est pas admis à remettre en cause sa culpabilité devant la Cour de céans. Les condamnations pénales prononcées contre lui sont entrées en force et ne constituent pas en tant que telles l'objet du présent recours (cf. art. 80 al. 1 LTF). Il s'ensuit qu'il n'y a pas lieu d'examiner plus avant ses griefs quant au bien-fondé des ordonnances pénales dont il a fait l'objet, en particulier celle du 28 août 2023. Quant au classement de la dernière procédure pénale ouverte contre le recourant pour violation de l'art. 169 CP, on ne voit pas que la cour cantonale aurait dû en tenir compte. En effet, si le Ministère public a retenu que le recourant n'avait pas violé cette disposition, faute d'avoir été en mesure financièrement de s'acquitter des montants mis sous main de justice entre le 6 mai et le 15 juin 2023, ces considérations valent pour une période des faits postérieure à celle visée par l'ordonnance pénale du 28 août 2023. Il s'ensuit que pour autant que recevable devant la Cour de céans, l'ordonnance de classement du 16 avril 2024 n'a aucune incidence sur les précédentes condamnations du recourant du chef de l'art. 169 CP. Au demeurant, on ne voit pas ce qui aurait empêché ce dernier - qui se plaint du manque de moyens financiers pour s'acquitter des sommes saisies antérieurement au 6 mai 2023 - d'agir, par la voie légale, pour contester les décisions prises par l'Office des poursuites quant à son minimum vital et les montants saisis. Ses griefs à cet égard doivent donc être rejetés.