Citation: 5A_429/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste d'abord l'appréciation cantonale selon laquelle les deux parents seraient responsables d'impliquer les enfants dans le conflit parental. Il relève qu'aucun élément au dossier ne permettait de formuler un tel reproche à son égard. Cette responsabilité incombait exclusivement à l'épouse, comme le démontraient les lettres des enfants et de leur psychologue adressées à la cour cantonale, après que leur mère leur avait communiqué sans ménagement la décision du président de les réintégrer à l'école publique. La lecture par celle-ci du jugement aux enfants, à son insu, pour les faire réagir et écrire directement au juge était contraire à l'art. 297 al. 1 CC et aux règles élémentaires de procédure en matière d'audition des enfants. Elle confirmait sans contestation possible les actes de manipulation de la mère, qui attisait chez les enfants le conflit parental avec l'aide de la psychologue, portant préjudice à leur bon développement et à leur bien-être. En choisissant d'ignorer cet élément dans son appréciation, la cour cantonale avait fait preuve d'arbitraire. Dite autorité ne pouvait pas non plus ignorer que les enfants étaient sensibles à la question de la continuation de l'école privée et que leur souhait exprimé lors de leur audition de maintenir la situation de garde actuelle auprès de leur mère était incontestablement lié à celui de ne pas changer d'école. Ainsi, la volonté des enfants devait être nuancée et les actes de manipulation de l'épouse pris en considération. Le recourant estime également que la cour cantonale s'était " lourdement " trompée en retenant que la pédiatre semblait s'inquiéter de la présence de E.________ à son domicile. La pièce 26 montrait que ce n'était pas cette présence qui était problématique mais la place qu'occupait les enfants dans le conflit parental. Selon le recourant, la cour cantonale tirait des conclusions insoutenables des éléments recueillis au cours de la procédure, ce qui l'amenait à retenir de manière arbitraire que le système mis en place jusqu'ici fonctionnait et convenait aux enfants ou qu'il paraissait le plus à même à leur apporter une certaine stabilité. Le recourant remarque encore que l'arrêt entrepris constate qu'il est en mesure de s'organiser pour assumer une garde exclusive de ses filles. Il en conclut qu'étant donné qu'il disposait d'une meilleure capacité que l'épouse à favoriser les contacts entre les enfants et l'autre parent, la garde sur celles-ci devait lui être attribuée.