Citation: 6B_427/2019 E. 2

Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Le recourant admet lui-même n'avoir aucune prétention civile à faire valoir à l'encontre de A.________. Il ne dispose donc pas de la qualité pour recourir sur le fond. Il prétend, en revanche, à une violation de son droit d'être entendu. En substance, il soutient que A.________ se serait déterminé, à la demande du ministère public, par écrit, sur les faits qui lui étaient reprochés par le recourant. Le ministère public se serait fondé sur cet écrit et ses annexes pour refuser tout autre mesure d'instruction et pour motiver son ordonnance de classement. Or, selon le recourant, ces documents ne permettraient pas d'exclure la calomnie, ni d'établir la bonne foi de A.________. Celui-ci n'aurait pas été entendu par le ministère public si bien que le recourant n'aurait pas eu l'occasion de l'interroger sur ces éléments. Le recourant ne prétend pas ne pas avoir eu connaissance des documents en question, ni qu'il n'aurait pas pu se déterminer à leur sujet. Il ne démontre ainsi pas en quoi les autorités cantonales auraient commis un déni de justice à cet égard. Pour le surplus, le grief du recourant porte sur l'appréciation des preuves et le refus d'ordonner des mesures d'instruction. Par ses critiques, il entend en réalité établir le fondement de ses accusations, de sorte que son grief ne peut être séparé du fond et ne saurait, partant, fonder sa qualité pour recourir.