Citation: 7B_889/2023 E. 4.4.2

4.4.2. La juridiction cantonale a considéré que le Ministère public avait à juste titre déduit des éléments du dossier que le comportement de l'intimé ne réalisait pas l'élément subjectif de l'infraction de contrainte sexuelle, dès lors qu'il ressortait en particulier des déclarations de la recourante que l'intimé n'avait pas pu reconnaître qu'elle n'était pas consentante au rapport sexuel litigieux et qu'il n'avait pas utilisé de contrainte lors de celui-ci. Elle a dès lors retenu que, selon les déclarations non contestées de la recourante elle-même, une condamnation de l'intimé apparaissait a priori improbable au sens de la jurisprudence, dans la mesure où, selon elle, les deux versions des parties étaient plausibles et ne pouvaient pas être départagées par de nouvelles mesures d'instruction. Elle a précisé que cette conclusion n'était pas contredite par les autres éléments du dossier, à savoir en particulier que les parties avaient été en couple et se connaissaient bien au moment des faits, en particulier sur le plan intime. Elle a ajouté que la recourante avait admis avoir déjà signifié des refus à l'intimé, notamment lors de rapports anaux, et que celui-ci s'était alors arrêté (cf. arrêt querellé, pp. 28-29).