Citation: 9C_493/2022 E. 4.4

4.4. La recourante ne peut pas davantage être suivie lorsqu'elle affirme que les témoignages de D.________ et de E.________, qui la connaissent depuis de nombreuses années, démontrent son "incapacité de discernement claire" en 2017 déjà. Si D.________ a certes indiqué que, selon elle, A.________ "n'avait pas toute sa capacité de discernement au moment d'octroyer les prêts", elle ne l'a pas vue durant la période en cause, puisqu'elle s'est occupée d'elle uniquement à partir de l'année 2021, voire 2020. Dès lors déjà que les constatations de D.________ concernent une période postérieure à celle des prêts, c'est sans arbitraire, ni violation du droit, que la juridiction cantonale a considéré que son témoignage ne permettait pas de remettre en question la capacité de discernement de la recourante entre 2017 et 2019. Quant à E.________, qui a rendu visite à A.________ à raison d'une fois par semaine entre 2017 et 2019, elle a mentionné s'être aperçue dès 2018 que son amie était confuse, que celle-ci mélangeait les choses et qu'elle se trompait de dates, en précisant également que, selon elle, si la recourante avait été en pleine santé, elle n'aurait jamais octroyé un prêt si important. Ces éléments ne suffisent cependant pas pour admettre, au moment des prêts, un état durable d'altération mentale lié à l'âge ou à la maladie, en présence duquel la personne en cause est en principe présumée dépourvue de la capacité d'agir raisonnablement (cf. consid. 4.2 supra). Les considérations de personnes proches quant à l'ampleur et au caractère peu raisonnable des prêts que la recourante a accordés ne sauraient du reste l'emporter sur les constatations médicales figurant au dossier, en l'occurrence celles de la doctoresse C.________, qui ne fait pas mention d'un état durable d'altération mentale ni d'une incapacité de discernement pour la période antérieure à 2021, voire à 2020 (consid. 4.3 supra).