Citation: 5A_444/2017 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a considéré que les circonstances concrètes des arrêts du Tribunal fédéral dont se prévalait la recourante (ATF 142 III 1, 481; arrêt 5A_945/2015 du 7 juillet 2016, depuis lors publié in ATF 142 III 498) n'étaient pas transposables à la présente cause. Elle a ensuite examiné quelle solution commandait le bien de l'enfant dans le cas d'espèce. Comme l'avait relevé le premier juge sur la base du rapport du SPJ et des déclarations de l'assistante sociale, dont il n'y avait pas lieu de s'écarter, l'enfant était né en Suisse, où il avait depuis toujours vécu et avait un environnement social important, ayant beaucoup d'amis dans son quartier et son école. Lorsqu'il s'était entretenu avec l'assistante sociale du SPJ, il avait en outre exprimé de manière claire son souhait de rester en Suisse et avait parlé du peu de contacts qu'il avait avec sa famille en Angleterre, ce qui indiquait que les relations qu'il entretenait avec ce pays, bien que bonnes, n'étaient pas aussi étroites que celles qu'il pourrait avoir avec d'autres personnes résidant dans notre pays, tels que ses connaissances qu'il côtoyait régulièrement, voire quotidiennement. Par ailleurs, C.________ avait une excellente relation avec son père qui était très investi auprès de lui et qui, comme la mère, disposait de bonnes compétences éducatives et était apte à prendre soin de lui personnellement. A cela s'ajoutait que le SPJ estimait que l'intérêt de l'enfant était de rester dans un environnement qui lui était familier et proche de son père. Dans ces circonstances, le premier juge, se fondant notamment sur l'avis du SPJ, avait à juste titre retenu qu'à ce stade, le lieu de résidence de l'enfant devait demeurer en Suisse, afin de minimiser les changement inutiles dans sa vie dans un contexte de séparation difficile des parents. Il semblait en effet justifié de ne pas déraciner l'enfant, qui était né, avait toujours vécu et avait tous ses repères dans notre pays. Cela était d'autant plus vrai que l'on se trouvait au stade des mesures provisionnelles, qu'une procédure de divorce était pendante et que les deux parents se déclaraient prêts et semblaient a priori à même d'assumer la garde, dont l'attribution serait vraisemblablement examinée dans le procès au fond.