Citation: 5A_174/2023 E. 9

Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement constaté qu'il percevait les allocations familiales et qu'il devait les affecter aux prestations afférentes aux enfants. Selon lui, serait tout autant arbitraire la précision dans le dispositif de l'arrêt querellé du versement des allocations familiales en sus des contributions d'entretien. À l'appui de sa critique, le recourant se réfère d'abord aux allégués 63 et 64 de sa requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Ce faisant, il oublie que ces allégués ont été contestés par son épouse; si celle-ci avait mentionné dans sa détermination sur l'allégué 64 réaliser de l'épargne à hauteur de 100 fr. par mois et utiliser intégralement les 200 fr., par mois et par enfant, restant pour couvrir les besoins de la famille, l'on ne saurait en déduire qu'elle perçoit elle-même les allocations familiales. Le recourant fait ensuite valoir que son épouse percevait ces allocations parce que son propre employeur se situait dans un canton autre que celui dans lequel les enfants étaient domiciliés. Or, outre le fait que l'on ignore dans quel canton se trouve l'employeur du recourant (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2), celui-ci ne dit pas sur quelle base il se fonde pour affirmer que ce critère serait déterminant pour l'attribution des allocations familiales lorsque, comme en l'espèce, les deux parents ont l'autorité parentale conjointe et gardent chacun les enfants à temps égal. Au demeurant, la décision de première instance précisait déjà que le montant des contributions d'entretien en faveur des enfants s'entendait hors allocations familiales et que celles-ci devaient être versées à l'épouse en sus. Dès lors qu'il ne ressort pas de l'arrêt querellé qu'une critique à cet égard ait été soulevée en appel et que le recourant ne démontre pas le contraire, le grief ne respecte pas le principe d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Partant, la critique est irrecevable. Eu égard au rejet, dans la mesure de leur recevabilité, de l'ensemble des critiques émises par le recourant en lien avec les contributions d'entretien, point n'est besoin d'examiner le nouveau calcul des contributions basé sur ces critiques tel qu'exposé aux pages 29 à 34 du recours.