Citation: 1D_3/2019 E. 2.3

2.3. Les recourants, qui agissent seuls et sollicitent l'octroi d'un avocat d'office, reprochent à la Cour de droit public d'avoir retenu à tort et en méconnaissance de leur prise de position du 27 novembre 2018 que leur mère avait renoncé à l'octroi du droit de cité communal, se rendant ainsi coupable d'un déni de justice. On peut admettre que le recours est suffisamment motivé au regard des exigences déduites de l'art. 106 al. 2 LTF en tant que l'on peut comprendre de quel principe constitutionnel ils invoquent la violation. Il ressort de la conclusion prise dans l'écriture précitée, adressée en réponse aux déterminations de la Commune de U.________, que la mère des recourants retirait le point 10 de sa contestation datée du 20 septembre 2018, où elle déclarait retirer sa candidature individuelle de naturalisation afin de faire avancer le dossier de naturalisation de ses enfants, et qu'elle entendait recourir aussi en son nom contre le refus de lui octroyer le droit de cité communal. La Cour de droit public ne fait aucune mention de cet élément de fait dans son arrêt. On ignore s'il lui a échappé, retenant ainsi par inadvertance que la mère des recourants avait irrévocablement renoncé à sa candidature et que le recours de ses enfants était par conséquent irrecevable, ou si elle l'a tenu pour inopérant. Il n'appartient pas à la Cour de céans d'examiner en première instance si une modification des conclusions du recours est admissible au stade de la réplique, s'agissant d'une question qui relève du droit cantonal de procédure dont l'application est revue sous l'angle de l'arbitraire. A supposer que la Cour de droit public ait jugé une telle modification inadmissible, il lui appartenait de l'indiquer dans sa décision et d'en motiver les raisons de manière à ce que les recourants puissent, le cas échéant, attaquer cette argumentation en connaissance de cause. L'arrêt attaqué n'indique ainsi pas les motifs déterminants de fait et de droit qui permettraient au Tribunal fédéral de trancher si c'est à tort ou à raison que la Cour de droit public a déclaré le recours irrecevable (art. 112 al. 1 let. b LTF).