Citation: 1F_56/2019 E. 2.2

2.2. La requérante part de la prémisse que la conformité de son projet avec la réglementation sur les résidences secondaires pouvait faire l'objet d'un examen et d'une approbation ultérieurs. Cette prémisse est erronée: le dossier d'autorisation de construire doit permettre d'emblée de juger de la conformité du projet à la LRS, et il est exclu de renvoyer cet examen à une phase ultérieure. L'arrêt du Tribunal fédéral le rappelle à son consid. 5.4.5 en se référant à l'art. 39 al. 2 de la loi cantonale sur les constructions qui exige la production d'un dossier complet. La requérante ne saurait invoquer le principe de la bonne foi car si les premières instances ont considéré que l'examen de conformité à la LRS pourrait avoir lieu à un stade ultérieur, ce point de vue a été contredit par l'arrêt cantonal et celui du Tribunal fédéral, et il ne pouvait en découler aucune assurance en faveur de la requérante. Le respect des conditions posées par la LRS devant s'examiner sur la base de l'ensemble de renseignements figurant au dossier, c'est donc également à juste titre que la cour cantonale puis le Tribunal fédéral se sont fondés sur les éléments du dossier concernant notamment la LFAIE. Sur ces points, la demande de révision tend à revenir sur l'appréciation juridique de la cause et non sur les faits eux-mêmes. La cour cantonale a entrepris de vérifier si l'affectation du projet en complexe hôtelier était garantie ou si le promoteur entendait faire usage de l'art. 14 LRS qui permet une suspension de l'affectation prévue. Un tel examen peut être fait sous l'angle de l'interdiction de l'abus de droit, mais aussi, comme cela ressort du consid. 3 in fine de l'arrêt cantonal, sous l'angle du respect de la LRS. L'arrêt du Tribunal fédéral, qui examine la question sous ce dernier angle, ne procède donc pas à une substitution de motifs. Une telle substitution relèverait d'ailleurs de l'approche juridique de la cause, et ne pourrait être contestée par la voie de la révision. Il en va de même de la question de savoir si l'arrêt cantonal comportait l'annulation implicite de la décision du Conseil d'Etat. Le Tribunal fédéral l'a admis en se fondant sur la motivation de cet arrêt ainsi que sur les conclusions du recours cantonal, et il s'agit là encore de considérations juridiques sur lesquelles la requérante tente en vain de revenir.