Citation: 4C.368/2004 21.02.2005 E. B

B.a Le 10 octobre 2000, A.________ a déposé une requête en validation de la consignation de loyer et en réduction de loyer. Elle concluait à la réparation du défaut lié à l'absence d'isolation phonique de l'immeuble, à une réduction de loyer de 25% dès le 26 avril 1999 jusqu'à la suppression du défaut, ainsi qu'à la libération des loyers consignés à hauteur de la réduction de loyer accordée. La Commission de conciliation en matière de baux et loyers n'a pas pu concilier les parties. Par décision du 13 mars 2001, elle a débouté la demanderesse de toutes ses conclusions. B.b Entre-temps, B.________ avait quitté l'appartement situé au-dessus de celui occupé par A.________. Une moquette a alors été posée dans le logement du deuxième étage, loué par les époux C.________ à partir du 1er février 2001. B.c Le 12 avril 2001, A.________ a saisi le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Elle a repris les conclusions formulées devant la Commission de conciliation. En cours de procès, la locataire a requis, en vain, une expertise phonique de l'immeuble. Elle a complété ses conclusions en demandant que la défenderesse soit condamnée à lui payer 1818 fr.55 à titre de frais d'avocat avant procès. Entendue par le tribunal, la locataire a déclaré que son lustre tremblait, qu'elle était dérangée par les bruits de pas de ses voisins du dessus, par une musique bruyante et des bruits sourds. Par jugement du 8 mai 2003, le Tribunal des baux et loyers a débouté la demanderesse de toutes ses conclusions et ordonné la libération, en faveur de la défenderesse, de la totalité des sommes consignées. B.d A.________ a déposé un appel, reprenant les conclusions qu'elle avait formulées en première instance. Par arrêt du 6 septembre 2004, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers a confirmé le jugement du 8 mai 2003.