Citation: 2C_998/2018 E. 5.2

5.2. La recourante conteste l'appréciation des juges précédents. Le fait que son père ait obtenu la garde et l'autorité parentale sur elle le 6 septembre 2014 constituerait une raison familiale majeure. Son bien-être ne pourrait être garanti que par le regroupement familial; elle n'avait vécu que par obligation avec sa grand-mère depuis cinq ans, dans l'attente de pouvoir rejoindre son père qui s'était toujours occupé d'elle. Les juges précédents s'étaient arbitrairement écartés des conclusions des certificats médicaux concernant la capacité de sa grand-mère à s'occuper d'elle. Il était par ailleurs aberrant d'affirmer qu'il était dans son intérêt de rester au Kosovo, parce qu'elle y avait toujours vécu, alors que son intérêt était de grandir auprès de son père, et choquant de ne pas tenir compte de sa volonté de vivre auprès de sa famille proche. Finalement, il était arbitraire de suggérer que la demande avait pour but l'accès facilité au marché du travail et qu'elle pourrait, vu son âge, s'assumer de plus en plus seule, alors que la demande avait été formée lorsqu'elle n'avait que quatorze ans et qu'elle n'était pas responsable de l'écoulement du temps causé par la durée de la procédure.