Citation: 6B_683/2018 E. A

Par acte du 13 juillet 2016, A.________ a demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour " escroquerie au procès " contre son ex-mari X.________. A l'appui de sa plainte, elle exposait qu'il avait été convenu en 2011 avec X.________, dont elle était alors séparée, que celui-ci se chargerait de déposer une requête commune de divorce. X.________ l'avait convaincue de renoncer à l'assistance de son mandataire dans la procédure de divorce et de se faire adresser la correspondance de son avocat à une case postale lui appartenant, afin qu'elle ne puisse pas en prendre connaissance. Il avait de surcroît déclaré au tribunal ignorer le lieu de domicile de son épouse, alors qu'il avait continué d'entretenir une relation amicale avec elle. X.________ avait déposé une demande de divorce unilatérale en concluant notamment à ce qu'il ne soit pas condamné à payer une contribution d'entretien en faveur de A.________, ce qu'il avait obtenu. Le jugement de divorce, ainsi que l'ordonnance de mesures provisionnelles qui le précédait, avaient été notifiés à A.________ par voie édictale. En raison du comportement de X.________, A.________ avait été dans l'incapacité de faire valoir ses droits dans la procédure de divorce, en particulier son droit à bénéficier d'une contribution d'entretien de la part de son ex-mari. Par ordonnance du 23 janvier 2018, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a classé la procédure pénale dirigée contre X.________ pour escroquerie.