Citation: 5A_915/2018 E. C

C.a. Le 5 avril 2016, B.A.________ a demandé la modification du jugement de divorce, concluant à la modification de la convention partielle susmentionnée en ce sens que la garde de l'enfant C.________ lui soit confiée, sous réserve d'un droit de visite en faveur de la mère. Des conclusions similaires ont par ailleurs été prises à titre provisionnel. C.________ a été entendue par le président du Tribunal le 3 août 2016. Elle a notamment exprimé le souhait de vivre chez son père, précisant que celui-ci habitait chez ses parents, où elle disposait d'une chambre pour elle et sa soeur, et que cela ne lui poserait pas de problème de vivre avec eux. C.a.a. Le Tribunal a confié à titre provisionnel la garde de C.________ à son père par ordonnance du 29 décembre 2016, réglé le droit de visite de la mère et institué une mesure de surveillance au sens de l'art. 307 CC en faveur de C.________. La juge déléguée de la cour d'appel civile a confirmé l'ordonnance sur ces points. C.a.b. Par ordonnance de preuves du 16 août 2017, le président du Tribunal a ordonné au service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ) de produire un compte rendu du déroulement de la mesure de surveillance au sens de l'art. 307 CC. Le SPJ a adressé son rapport au Tribunal le 10 novembre 2017. C.a.c. Lors de l'audience de plaidoiries finales du 13 décembre 2017, les parties ont convenu de modifier la convention sur les effets accessoires du divorce dans le sens de l'attribution de la garde de C.________ à son père, un droit de visite étant aménagé en faveur de la mère, et de l'institution d'une mesure de surveillance au sens de l'art. 307 CC en faveur de leurs deux filles. Les parties ont par ailleurs convenu que la convention soit soumise pour approbation à leur fille C.________; l'accord pourrait ensuite être ratifié par le Tribunal. C.a.d. C.________ a été entendue par le président du Tribunal le 20 décembre 2017 et a donné son approbation à la convention. La situation actuelle la satisfaisait et elle n'envisageait pas une nouvelle modification des modalités de garde. Sa principale préoccupation demeurait l'issue la plus rapide possible de la procédure. C.a.e. Le 25 avril 2018, C.________ a toutefois adressé au président du Tribunal un courrier dans lequel elle expliquait ne pas se sentir " chez elle " au domicile de ses grands-parents; son père, qui lui avait déclaré vouloir trouver un appartement avant l'été 2018, y avait finalement renoncé, préférant voyager avec ses filles. C.________ indiquait vouloir ainsi vivre avec sa mère, où elle pourrait par ailleurs avoir une chambre lui permettant de mieux étudier. C.a.f. Le 27 avril 2018, le président du Tribunal a rappelé à C.________ ses déclarations lors de l'audience du 20 décembre 2017 ainsi que l'approbation qu'elle avait donné à la convention; il lui était également précisé que l'instruction était close. C.b. Par jugement du 31 mai 2018, le Tribunal a ratifié pour valoir jugement en modification du jugement de divorce du 7 août 2015 la convention signée par les parties le 13 décembre 2017 et le transfert de garde qu'il impliquait; une mesure de surveillance au sens de l'art. 307 al. 3 CC était par ailleurs instaurée en faveur de C.________ et D.________, le mandat en incombant au SPJ. C.c. Le 1er octobre 2018, la cour d'appel civile a rejeté l'appel formé par A.A.________ et confirmé le jugement rendu par la juridiction de première instance.