Citation: I 592/03 21.07.2004 E. 4

4.1 Se référant, notamment, à l'expertise psychiatrique et aux rapports des divers rhumatologues de l'Hôpital F.________ (dont le plus récent date du 27 avril 2000), les premiers juges ont retenu en substance que le recourant souffre de cervicalgies ainsi que de lombalgies chroniques non invalidantes et qu'il ne présente pas d'affection psychique pouvant exercer une influence sur sa capacité de travail, de sorte qu'il était apte à exercer une activité physique légère à 100 %. Or, il ressort du rapport (de sortie) des docteurs B.________ et I.________ du 23 janvier 2002 - établi à l'issue d'un séjour hospitalier du recourant du 3 au 12 décembre 2001 et donc postérieur aux examens du psychiatre S.________ et du rhumatologue -, que celui-ci présente des douleurs chroniques avec des lombalgies communes et un syndrome de déconditionnement à l'effort important, un syndrome douloureux récidivant à la cheville gauche, un status après entorse ainsi qu'un status après arthroscopie, synovectomie et résection du ligament de Bassett le 17 janvier 2001. L'incapacité de travail de l'assuré dépendait ainsi des suites post arthroscopie au niveau de la cheville gauche. Dans un rapport subséquent du 22 avril 2002, le docteur I.________ a précisé que l'état de santé de l'assuré s'était aggravé depuis l'intervention opératoire du 17 janvier 2001 (douleurs à la cheville en station prolongée debout et boiterie antalgique à la marche). Selon ce médecin, la capacité de travail dans une profession adaptée était de l'ordre de 50 au maximum. Au vu de l'évolution plutôt défavorable, il convenait d'envisager d'intégrer l'assuré dans un foyer protégé pour l'amener à changer de profession ou à assumer progressivement plus de responsabilités et augmenter son taux de travail. 4.2 Par ailleurs, les premiers juges ont écarté le rapport du 26 juillet 2002 des docteurs H.________ et G.________ (de la Klinik für Allgemeine Innere Medizin de l'Hôpital L.________), au motif que, postérieur à la décision incriminée, il ne serait pertinent que dans le cadre d'une procédure de révision. Le rapport en cause qui faisait suite à une consultation ambulatoire du 6 mars 2002 (rapport du 15 mars 2002 par des cliniciens bernois au Service de rhumatologie de l'Hôpital F.________) a été rédigé à l'issue d'une hospitalisation de l'intéressé du 22 mai au 12 juillet 2002. Les docteurs H.________ et G.________, relèvent la présence d'un syndrome douloureux chronifié (status après coup du lapin en 1998 ayant entraîné un syndrome cervico-spondylogène chronifié; syndrome lombo-spondylogène douloureux avec répercussions pseudo-radiculaires dans la jambe gauche; céphalées de tension intermittentes; syndrome douloureux à la cheville gauche après traumatismes de supination récidivants et après arthroscopie; chronification, généralisation et amplification des symptômes dans un contexte de surcharge psycho-sociale et d'évolution dépressive) et d'une évolution dépressive chronique (avec attaques de panique intermittentes et réaction toujours plus accentuée de repli et de conservation). Selon ces médecins, l'assuré présentait une incapacité de travail totale à la date de leur rapport. 4.3 Selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). Les faits survenus postérieurement doivent cependant être pris en considération dans la mesure où ils sont étroitement liés à l'objet du litige et de nature à influencer l'appréciation au moment où la décision attaquée a été rendue (ATF 99 V 102 et les arrêts cités). 4.4 En l'espèce c'est à tort que les premiers juges ont écarté dans leur appréciation des preuves aussi bien les rapports des médecins de l'Hôpital F.________ que ceux des médecins de la clinique bernoise, dès lors que les constatations de ces médecins concernent pour l'essentiel des faits antérieurs à la décision administrative et à tout le moins de nature à influencer l'appréciation.