Citation: 6B_206/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la cour cantonale a refusé d'entrer en matière car les motifs de révision invoqués par la recourante apparaissaient d'emblée mal fondés ( supra, consid. 1.2). Dans la mesure où les éléments de preuve invoqués par la recourante n'étaient pas susceptibles de motiver une demande de révision au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP, la cour cantonale pouvait, à bon droit, considérer que la demande était dénuée de chances de succès et refuser l'assistance judiciaire. À cet égard, il n'est pas déterminant que la cour cantonale ait, dans le dispositif, déclaré la demande irrecevable, contrairement à ce que soutient la recourante ( supra, consid. 1.3), puisqu'on comprend de sa motivation que la demande était d'emblée mal fondée. La recourante ne saurait rien déduire en sa faveur de la simple adjonction, sur la première page du jugement entrepris, de la mention "défenseur d'office" à côté du nom de son avocate. Pour le reste, la recourante ne démontre pas - au moyen d'une motivation répondant aux exigences découlant de l'art. 106 al. 2 LTF - en quoi le refus de la cour cantonale de lui désigner un défenseur d'office violerait les art. 6 ch. 3 let. c CEDH et 29 Cst. dont elle se prévaut.