Citation: 5C.267/2001 10.01.2002 E. A

A.- P.________, ressortissant portugais né en 1957, a travaillé au Locle dans diverses entreprises à partir de l'année 1989, au bénéfice d'autorisations saisonnières. En 1996 et 1997, il a été employé de l'entreprise de construction de Y.________. À ce titre, il était couvert par une assurance collective d'indemnités journalières selon la LCA conclue par l'employeur auprès de la X.________ Assurances. L'art. 2 des conditions générales d'assurance applicables disposait que "[l]'assurance couvre la perte de salaire dans le cadre des dispositions contractuelles par suite d'une incapacité de travail due à une maladie attestée par un médecin ou un chiropraticien". Les prestations prévues par le contrat consistaient en le versement d'une indemnité journalière de 80% du salaire déterminant après un délai d'attente d'un jour et pendant 729 jours. Une incapacité totale de travailler de P.________ ayant été attestée médicalement dès le 11 juillet 1997, la X.________ Assurances a alloué ses prestations pour la période du 12 juillet 1997 au 13 décembre 1997, date de la fin tant de l'autorisation saisonnière de P.________ que de son contrat de travail avec l'entreprise de Y.________, ce qui représente 155 indemnités journalières. P.________, dont l'épouse et la fille vivaient avec lui au Locle sans autorisation, n'est pas rentré au Portugal. Étant donné qu'il suivait un traitement médical, il a été mis à plusieurs reprises au bénéfice d'une autorisation de séjour de courte durée.