Citation: 8C_566/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1977, travaillait en qualité de monteur en structures métalliques auprès de l'entreprise C.________ Sàrl. Le 31 janvier 2013, alors qu'il perçait une pièce en acier sur son lieu de travail, la mèche de sa perceuse s'est cassée et l'a blessé à l'index et au majeur de la main gauche. Il s'est rendu le jour même à l'Hôpital D.________ où les plaies ont été suturées. Le 14 février 2013, il a subi une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur E.________, au cours de laquelle on remarqua que les tendons fléchisseurs et les nerfs collatéraux de l'index et du majeur gauches avaient été gravement sectionnés (protocole opératoire du 20 février 2013). L'accident a provoqué une incapacité de travail oscillant entre 10 %, 50 % et 100 %. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle A.________ était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le 21 janvier 2014, un syndrome douloureux régional complexe (SDRC, en anglais complex regional pain syndrome [CRPS]) de la branche cutanée palmaire du nerf médian gauche avec allodynie mécanique a été diagnostiqué. L'assuré a par la suite développé un syndrome de compression du nerf cubital au coude gauche qui a été traité par neurolyse et transposition antérieure dudit nerf (protocole opératoire du 1er avril 2014). Début 2015, il a été adressé à la Clinique d'anesthésiologie et de thérapie de la douleur de l'Hôpital F.________, Les médecins ont mis en place un traitement médicamenteux ainsi qu'une série d'infiltrations parallèlement à un traitement ergothérapeutique et ont adressé l'assuré à la doctoresse G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, pour un éventuel traitement psychothérapeutique. Celle-ci a diagnostiqué un épisode dépressif moyen réactionnel au fait que l'état de santé somatique ne s'améliorait pas (rapport du 7 septembre 2015). L'assuré a également effectué un séjour à la Clinique H.________ du 26 août au 23 septembre 2015 pour des thérapies physiques et fonctionnelles en raison des douleurs et limitations fonctionnelles du membre supérieur gauche, lors duquel les médecins ont posé les diagnostics supplémentaires de probable SDRC de type II et de trouble de l'adaptation avec réaction mixte, anxieuse et dépressive (rapport du 2 octobre 2015). Le 1er décembre 2015, les docteurs I.________ et J.________, respectivement spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et spécialiste en chirurgie de la main, ont procédé à une expertise médicale à la demande de l'assurance responsabilité civile Allianz Suisse Société d'Assurances SA. Par ailleurs, le docteur E.________, constatant une évolution défavorable à presque trois ans postopératoire avec un SDRC de type II toujours manifeste, a préconisé un deuxième avis spécialisé en chirurgie de la main par le docteur K.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, lequel a notamment indiqué que la reprise du travail dans l'ancienne activité n'était pas possible mais qu'une activité adaptée devait être envisagée dès maintenant (rapport du 24 mars 2016). La CNA a requis l'avis de son médecin d'arrondissement, la doctoresse L.________, spécialiste en neurochirurgie, et de la doctoresse M.________, spécialiste en chirurgie générale et traumatologie de son centre de compétence, lesquelles ont établi leurs rapports respectifs les 20 juin 2016 et 25 novembre 2016. Procédant à un examen final, le docteur N.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin d'arrondissement de la CNA, a retenu une capacité de travail nulle dans l'ancienne activité mais totale dans une activité limitant le port de charges à 5 kg avec le membre supérieur gauche et n'impliquant pas une motricité fine de la main gauche. Il fallait toutefois s'attendre à une diminution de rendement se situant entre 5 et 10 % dans une activité combinant les deux mains (rapports des 11 mai et 11 octobre 2017). De son côté, la doctoresse G.________ était d'avis que les troubles psychiques de l'assuré impliqueraient probablement une diminution de rendement de 20 % à 40 % (rapport du 25 août 2017). A.b. Par décision du 30 octobre 2017, confirmée sur opposition le 15 décembre 2017, la CNA a alloué à l'assuré une rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 15 % à partir du 1er juillet 2017 ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 5 %.