Citation: 6B_1246/2022 E. 8.4

8.4. En l'espèce, il ressort du dossier que, par courrier recommandé du 21 juin 2022, la cour cantonale a informé les parties qu'elle envisageait de faire application de l'art. 403 al. 1 let. c CPP au motif que la prescription pour les faits reprochés au recourant avait été atteinte en octobre 2021, soit avant le jugement de première instance, et a octroyé aux parties un délai de 20 jours dès réception dudit courrier pour se déterminer. Le recourant a produit ses observations le 21 juillet 2022. Par courrier du 3 août 2022, la cour cantonale l'a informé que ses observations étaient tardives et qu'elles seraient versées au dossier, sans suite. Par courrier du 5 août 2022, le recourant a argué en substance que le délai de 20 jours devait courir dès sa réception effective du courrier le 16 juillet 2021 après une prolongation du délai de garde par La Poste. L'on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir répondu à ce courrier, étant rappelé que le défaut pour retard dans le dépôt d'une écriture provoque en principe l'irrecevabilité de cette dernière, de sorte qu'elle n'est pas prise en compte (DANIEL STOLL, in Commentaire romand du Code de procédure pénale, 2e éd., 2019, n° 3 ad art. 93 CPP) et qu'au demeurant, les écritures du recourant des 21 juillet et 5 août 2022 concernaient la "rectification" du courrier de la cour cantonale du 21 juin 2022 s'agissant de l'identité des parties, ce qui n'apparaît pas déterminant sur l'issue du présent litige. A supposé recevable, le grief du recourant doit être rejeté.