Citation: 9C_786/2020 E. 4.1

4.1. Le recourant, se plaignant d'une violation de l'art. 16 LPGA, reproche tout d'abord à l'instance précédente d'avoir adopté un raisonnement contradictoire et arbitraire au sujet du changement de profession. Les premiers juges auraient en effet retenu qu'il s'était conformé à son obligation de réduire le dommage en maintenant son activité indépendante moyennant des adaptations, mais ils auraient calculé le revenu d'invalide selon le revenu statistique découlant d'un changement d'activité et non pas sur la base de sa capacité de travail réduite dans l'activité habituelle. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû retenir comme invalidité le taux médico-théorique de l'incapacité de travail dans l'activité de machiniste ou, plus concrètement, comparer les revenus sans invalidité et d'invalide dans cette activité. Or les juges cantonaux se seraient contentés de vagues considérations pour évaluer le revenu sans invalidité et l'auraient opposé à un revenu d'invalide dans une autre profession. En outre, ils n'auraient pas examiné certains de ses arguments démontrant qu'un changement d'activité n'était pas exigible, en violation de son droit d'être entendu. Ils se seraient contentés à ce titre de considérations générales, en faisant de surcroît référence à des précédents jurisprudentiels sans pertinence pour le cas d'espèce. Ils auraient en particulier dû tenir compte de son âge, du fait qu'il n'avait aucune formation professionnelle et du fait qu'il avait exercé l'activité de machiniste avec succès durant des dizaines d'années.