Citation: 4A_464/2022 E. 6

Dans un deuxième moyen, la recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir conclu que l'intimée avait rendu vraisemblable le défaut d'usage de la marque attaquée. A cet égard, elle fait valoir que l'intimée s'est contentée de produire un rapport d'enquête d'usage de la marque attaquée établi le 8 mars 2019 par D.________. Pour aboutir à la conclusion que la marque concernée n'était vraisemblablement pas utilisée en Suisse, D.________ se serait fondée uniquement sur l'absence d'inscription de la recourante au registre du commerce, sur des recherches effectuées sur Internet ainsi que sur un entretien téléphonique avec une ancienne standardiste de la recourante, à savoir C.________. L'intéressée souligne que ce n'est que combiné entre eux que de tels éléments peuvent suffire à rendre vraisemblable le défaut d'usage de la marque attaquée. Or, elle soutient que le caractère probant de l'entretien téléphonique avec C.________ doit être nié au vu du contenu de sa déclaration écrite postérieure. Dans ces conditions, les seuls éléments restants, à savoir l'absence d'inscription au registre du commerce et le résultat des recherches effectuées sur Internet ne sauraient suffire à rendre vraisemblable le défaut d'usage de la marque en question. Par surabondance, l'intéressée prétend que le rédacteur du rapport de recherche aurait dû interroger les acteurs de la place financière suisse, dès lors que la marque était enregistrée pour les services revendiqués en classes 35 et 36.