Citation: U 385/05 05.10.2006 E. 3

En l'espèce, il ressort des rapports des docteurs R.________ (du 22 mai 2002) et C.________ (du 18 mars 2003) que l'assurée ne présente pas d'atteinte organique objectivable consécutive à l'accident du 7 mai 2000. Par ailleurs, le dossier médical met en évidence certains symptômes entrant dans le tableau clinique typique d'un traumatisme de type « coup du lapin » (cervicalgies, vertiges). Même en admettant que la recourante a été victime de lésion au rachis cervical par accident de type « coup du lapin » ou d'un traumatisme analogue, il convient d'appliquer les critères de l'arrêt ATF 115 V 140 et 409 pour les motifs suivants : Il ressort des constatations initiales que l'assurée a subi une commotion cérébrale légère à moyenne, une distorsion cervicale et une contusion de l'épaule droite. Elle n'a souffert d'aucune lésion cérébrale, osseuse ou articulaire. En particulier, l'imagerie par résonance magnétique du cerveau (IRM) pratiquée le 26 mai 2000 était superposable à une IRM de l'encéphale antérieure de deux mois à l'accident, elle-même sans particularité. Dans les mois qui ont suivi, elle a présenté des troubles psychiques qui ont nécessité un suivi hebdomadaire auprès des médecins du Département universitaire Z.________ (rapports de ses médecins traitants du 30 octobre 2000 et du Département universitaire Z.________ du 1er mars 2001). L'importance des troubles psychiques sur l'état de santé de l'assurée a été mise systématiquement en évidence par les médecins consultés depuis l'accident. A la date de l'expertise complémentaire du docteur R.________ (22 mai 2002), l'atteinte à la santé psychique était au premier plan. Aussi apparaît-il que l'état de santé de la recourante a été très tôt affecté par des troubles psychiques, lesquels ont relégué les autres troubles à l'arrière-plan.