Citation: I 944/06 21.02.2008 E. B

M.________ a recouru contre la décision sur opposition du 9 janvier 2006 devant le Tribunal cantonal des assurances sociales de Genève. Au cours de l'instruction, la Présidente de la 2ème chambre du Tribunal a recueilli un certificat de travail établi le 16 août 2000 par Me X.________, duquel il ressort que l'assurée était employée par ce dernier "depuis 1990 environ jusqu'au 31 juillet 2000". Me X.________ a en outre précisé, par courrier du 24 avril 2006, qu'il ne se souvenait pas que le contrat de travail conclu avec l'assurée avait été modifié, si ce n'est sous forme de plusieurs augmentations successives de salaire. Dans son jugement du 3 octobre 2006, la juridiction cantonale considéra qu'en l'absence de modification du contrat de travail, il y avait lieu de considérer que les cotisations sociales avaient été prélevées entre le 1er janvier 1990 et le 31 juillet 1993, comme cela avait été le cas par la suite, même si l'employeur ne les avait pas reversées à la caisse de compensation. Elle en a conclu que la preuve du prélèvement de cotisations pendant les années 1990 à 1993 avait été rapportée. Aussi, la juridiction cantonale a admis le recours de l'assurée. Elle a annulé la décision de l'OCAI du 9 janvier 2006, dit que des cotisations sociales étaient réputées avoir été prélevées sur un salaire mensuel brut de 2'100 fr. du 1er janvier 1990 au 31 juillet 1993 et condamné la caisse de compensation - appelée en cause devant l'instance cantonale - à inscrire lesdits revenus sur le compte individuel de l'assurée.