Citation: 5A_168/2016 E. 4

Le recourant s'en prend en premier lieu à la contribution d'entretien octroyée à l'ex-épouse. S'agissant du montant, il fait valoir que la contribution d'entretien fixée par l'autorité précédente viole l'article 107 al. 2 LTF, dès lors que la cour cantonale se serait totalement départie du cadre de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral du 2 février 2015 (5A_26/2014) pour fixer cette pension, en ne faisant aucune référence à des revenus hypothétiques mais en prenant en compte de vrais nova, singulièrement en se référant aux revenus mensuels nets réalisés par l'intimée en sa qualité d'employée auprès de F.________ dès le 17 mars 2014, arrêtés à 7'500 fr. Le recourant reproche ainsi à la cour cantonale de ne pas avoir raisonné sur la base d'un revenu hypothétique, affirmant que l'autorité cantonale disposait certes d'une " petite marge d'appréciation", mais qu'elle "n'avait d'autre choix que d'opérer une approche fondée sur le revenu hypothétique ", ce qui l'aurait menée à retenir une pension pour un montant plus que doublé. Le recourant affirme en outre, s'agissant du montant de la contribution d'entretien, que la Cour de justice viole l'art. 125 CC, dès lors qu'elle tient pour figé, depuis l'arrêt du 22 novembre 2013, tant son disponible (16'272 fr.) que les charges de son ex-épouse (10'414 fr. 30), alors qu'elle a déterminé les revenus de cette dernière selon ce qu'elle a réellement réalisé en 2014 et 2015. Enfin, le recourant soutient que la manière dont l'autorité précédente a déterminé le revenu mensuel net de son ex-épouse, à 7'500 fr., est contraire aux art. 8 CC, 52 et 164 CPC, dès lors que la cour cantonale aurait dû ordonner à l'intimée de produire son contrat de travail et ses relevés bancaires, dans l'optique de fixer les revenus effectivement réalisés par elle. Critiquant le dies a quo de la contribution d'entretien due en faveur de son ex-épouse, le recourant soulève la violation des art. 58 al. 1, 59 al. 2 let. e et 268 al. 2 CPC, toujours en relation avec l'art. 107 al. 2 LTF. Il part de la prémisse que les mesures provisionnelles du 25 janvier 2013 ne déploient plus d'effet depuis le 22 novembre 2013, rappelle qu'il a seul remis en cause l'arrêt cantonal du 22 novembre 2013 et dans la mesure où il était condamné à verser une contribution de 5'000 fr. par mois, en sorte que " la pension post-divorce est partiellement entrée en force et ne peut désormais excéder le montant mensuel de CHF 5'000 fixé (arbitrairement certes) par l'ACJ du 22 novembre 2013". Il déduit de ce qui précède que " il est aujourd'hui judiciairement acquis (autorité de chose jugée) qu'en aucun cas la pension post-divorce [...] ne saurait dépasser le montant mensuel de CHF 5'000 depuis le 22 novembre 2013", partant que l'arrêt entrepris contrevient au principe de l'autorité de la chose jugée et des effets produits par un jugement de divorce sur les mesures provisionnelles. Le recourant affirme que la nouvelle contribution d'entretien en faveur de son ex-épouse déploie ses effets à compter du 1 er décembre 2013. Le recourant s'en prend enfin au dies ad quem de la contribution d'entretien "post-divorce", arguant d'abord une violation de l'art. 29 Cst. Il estime que la Cour de justice se devait d'examiner la question de la durée du versement de la contribution d'entretien et que, ne l'ayant pas fait alors que cette question lui était valablement soumise - il avait conclu à un versement jusqu'au 31 décembre 2015 dans ses déterminations du 7 mai 2015 et dans sa réplique du 1er juin 2015 -, l'autorité précédente a violé l'art. 29 Cst. Soulevant ensuite la violation des art. 8 et 125 CC, le recourant expose que, dès le 22 novembre 2013, son ex-épouse pouvait être en mesure d'acquérir une complète indépendance économique en augmentant son temps de travail de " trois quart de journée par semaine " et que, dans les faits, celle-ci a retrouvé un emploi à 100% dès le 17 mars 2014, ce qui démontre que le temps consacré par son ex-épouse à l'éducation de leur fils ne l'empêche pas d'exercer une activité professionnelle à temps complet. Dans ces circonstances, le recourant considère que le versement d'une pension au-delà du 31 décembre 2015, dans l'idée que le critère déterminant serait le mois au cours duquel l'enfant atteint l'âge de 16 ans, consacre une violation de l'art. 125 al. 2 CC.