Citation: 4A_318/2018 E. 4.2.2

4.2.2. En deuxième lieu, le recourant fait grief au TAS de n'avoir pas pris en compte la pièce 14 produite par l'intimée no 2 à l'appui de son mémoire d'appel, contenant des courriels échangés entre le U.________ et elle, dans lesquels l'établissement hôtelier mentionnait que le thé de coca était offert aux clients, uniquement sur requête expresse de leur part. La Formation aurait ainsi admis à tort que le recourant eût pu se faire servir un thé de coca, en commandant simplement un thé (sentence, n. 70 ix). Tel qu'il est présenté dans le mémoire de recours, le grief examiné ne saurait prospérer. Force est tout d'abord de relever que le recourant développe une argumentation qu'il aurait parfaitement pu présenter devant le TAS, ce qu'il s'est pourtant abstenu de faire. La recevabilité de son grief, au regard des règles de la bonne foi, est dès lors sujette à caution. Ensuite, le recourant ne démontre pas, à satisfaction de droit, que les éléments que le TAS aurait prétendument omis de prendre en considération étaient de nature à influer sur le sort du litige. En outre, le recourant se garde bien de préciser qu'il a lui-même qualifié, dans son mémoire de réponse au TAS (n. 6.223), les déclarations de U.________ retranscrites dans la pièce 14 de " suspicious and biased ", alors que toute son argumentation repose sur ladite pièce. Du reste, la Formation, qui a notamment fait référence à un courrier électronique provenant d'un dirigeant de l'hôtel (cf. sentence, n. 70 ix), a souligné le caractère peu coopératif de l'établissement hôtelier, en relevant que U.________ craignait vraisemblablement, à tort ou à raison, de voir sa responsabilité engagée à l'égard du footballeur pour lui avoir servi un thé contenant une substance interdite. Cet élément incite à penser que la Formation a apprécié avec circonspection les déclarations faites par les représentants de l'hôtel. Quoi qu'il en soit, l'intéressé cherche en réalité une nouvelle fois à remettre en question l'appréciation des preuves, telle qu'elle a été faite par le TAS, ce qui n'est pas admissible dans un recours en matière d'arbitrage international.