Citation: I 419/00 27.12.2000 E. 1

que le litige porte sur le point de savoir si la réadaptation dont a bénéficié le recourant est suffisante; que le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales et les principes jurisprudentiels applicables en l'espèce, de sorte qu'il suffit d'y renvoyer sur ce point (consid. 2); que les premiers juges ont considéré que le recourant était suffisamment réadapté, dès lors qu'il a bénéficié d'une formation pratique de 18 mois, de 80 leçons de conduite et qu'il a obtenu un permis de chauffeur de camion avec remorque; que le recourant fait cependant valoir que sa formation pratique est insuffisante, dès lors que les stages dont il a bénéficié n'ont pas suffi à lui permettre d'acquérir l'expérience nécessaire pour obtenir un emploi de chauffeur de camion avec remorque; qu'en l'occurrence, le recourant a bénéficié d'un stage au sein de la société X.________ SA; que lors de ce stage, il n'a pas pu être formé pour la conduite d'un camion en raison d'une incompatibilité d'humeur avec les chauffeurs de cette société ; qu'il a ensuite accompli un nouveau stage auprès de la société Z.________ SA du 7 août 1997 au 29 mars 1998; que le chauffeur en charge de sa formation a relevé au terme du stage que l'assuré avait un rendement réduit en qualité de chauffeur de camion sans remorque et qu'il était exclu qu'il trouve un emploi de chauffeur de camion-remorque ou semi-remorque compte tenu de son défaut d'expérience; que le moniteur de conduite du recourant a précisé que la conduite de différents véhicules était seule susceptible de lui apporter l'expérience nécessaire pour compléter sa formation; que les recherches d'emploi du recourant n'ont jamais abouti en raison de son manque d'expérience, en particulier, dans la conduite de camion-remorque et semi-remorque ; que son inexpérience a en outre entraîné l'échec de sa candidature à un emploi qui lui était assigné par l'assurance-chômage; que dans ces conditions, on ne saurait admettre que la formation de chauffeur poids-lourds dont a bénéficié le recourant est complète et suffisante pour sauvegarder sa capacité de gain; que c'est ainsi à tort que l'office a considéré qu'il était pleinement réadapté et a refusé de lui accorder la mesure de reclassement litigieuse; que sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé et que le jugement attaqué, ainsi que la décision entreprise doivent être annulés; que le recourant, qui est représenté par un avocat, obtient gain de cause, de sorte qu'il a droit à des dépens (art. 159 al. 1 en corrélation avec l'art. 135 OJ),