Citation: 6B_662/2007 30.11.2007 E. 6

On peut encore comprendre que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu l'existence d'une astuce et d'un dessein d'enrichissement illégitime en relation avec l'utilisation des trois cartes de crédit visées au consid. B.a ci-dessus. Quant à l'astuce, le recourant ne conteste plus l'imitation des signatures des titulaires des cartes. Or, un tel procédé permet, comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale de retenir l'existence d'une astuce au sens de l'art. 146 CP (arrêt 6S.90/2005 consid. 2.3 et les références à Daniel Stoll, Les cartes et moyens de paiement analogues, thèse Lausanne, 2001, p. 285 s.; Andreas Eckert, Die Strafrechtliche Erfassung des Check- und Kreditkartenmissbrauchs, thèse Zurich, 1991, p. 110; ainsi que Martin Buser, Straftaten im Zusammenhang mit Kreditkarten, thèse Berne, 1986, p. 92). Pour le surplus, le fait que la marchandise achetée à crédit, au nom et au compte de tiers non consentants, était destinée à être revendue permet de retenir un dessein d'enrichissement.