Citation: 2C_445/2020 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, l'autorité précédente a considéré que c'était en vain que la recourante arguait de son autonomie dans l'aménagement de son territoire et de la compétence législative qu'elle avait utilisée pour adopter le Règlement communal, dans la mesure où le droit communal ne pouvait pas paralyser le droit cantonal ou fédéral. L'art. 75 [recte: 71] let. c dudit Règlement, sur lequel se basait la décision de la recourante, ne pouvait dès lors servir à éluder les art. 11 LIP/VS, 12 LEP/VS, voire les art. 19 et 62 al. 2 Cst., en tant que ceux-ci ancraient un droit à des prestations communales afférentes à des transports scolaires. Il en découlait implicitement que la décision de la recourante du 15 mai 2018 refusant la requête des intimés tendant à l'organisation de transports scolaires, au moins via une prise en charge des coûts y relatifs, n'était pas conforme au droit supérieur.