Citation: 1C_567/2023 E. 4.3

4.3. Pour la cour cantonale, la Ville de Sion et le Conseil d'État, le rez inférieur ne doit pas être compté comme un étage, puisqu'il est semi-enterré et que la hauteur moyenne de 2 m entre le pied de façade et le plancher fini de l'étage du dessus n'est de loin pas atteinte. L'instance précédente a exposé dans le détail le calcul lui ayant permis de retenir que les quatre hauteurs de mur dont il convenait de faire une moyenne étaient de 0 m, 2 m 89, 1 m 36 et 1 m 83, ce qui donnait une hauteur moyenne pour le rez inférieur de 1 m 52, soit une mesure inférieure à 2 m (arrêt attaqué consid. 4.4.1); cela avait pour conséquence de qualifier ce niveau de sous-sol au sens des art. 12 al. 1 OC et A1-6.2 AIHC. Les recourants reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de la hauteur de la partie arrière au nord qui se trouve au-dessus du terrain naturel. Partant, les recourants se contentent d'affirmer que le calcul serait erroné, sans expliquer quels seraient les paramètres du calcul à corriger et surtout sans démontrer qu'avec ces corrections la hauteur moyenne serait supérieure à 2 m. En effet, ils ne précisent pas qu'en prenant en compte dans le calcul de surface hors terre les portions des façades est et ouest qu'ils ont délimitées, la moyenne des 2 m hors terre ne serait pas atteinte. Ils ne parviennent ainsi pas à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire dans l'application de l'art. 12 al. 1 OC en retenant que le rez inférieur n'est pas considéré comme un étage. Les recourants se plaignent aussi à cet égard d'une violation arbitraire du droit à la preuve (art. 17 al. 2 de la loi sur la procédure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 [LPJA; RS/VS 172.6]). Ils reprochent à la cour cantonale d'avoir refusé la mise en oeuvre d'une expertise géométrique visant à vérifier la hauteur du terrain naturel reportée sur les plans autorisés. La cour cantonale a considéré que le niveau du terrain naturel reporté sur les plans n'était pas décisif pour la détermination du nombre d'étages car le terrain aménagé (ou terrain fini) était, dans le cas particulier, abaissé par rapport au terrain naturel (ou terrain de référence), situation dans laquelle la mesure de la hauteur moyenne selon l'art. A1-6.2 AIHC s'effectuait quand même depuis le pied de façade. Face à cette argumentation, les recourants se contentent d'affirmer sommairement que la détermination du terrain naturel serait essentielle notamment avec la question du nombre d'étages (en particulier de la hauteur moyenne du rez inférieur). Ils n'exposent cependant pas en quoi l'appréciation anticipée des preuves opérée par l'instance précédente serait arbitraire, de sorte que le grief doit être écarté dans la mesure de sa recevabilité.