Citation: I 236/04 29.03.2005 E. A

F.________, née en 1952, est secrétaire de formation. Elle souffre de diverses séquelles d'un accident de la route survenu en 1984 (perte de la rate et d'un rein, arthrodèse de la cheville gauche avec raccourcissement du membre inférieur de six centimètres). Du 1er juin 1985 au 30 novembre 1989, elle a bénéficié d'une rente entière de l'assurance-invalidité. Par décision du 20 octobre 1989, entrée en force, le droit à la rente a été supprimé à partir du 1er décembre 1989 au motif que F.________ avait recouvré une capacité de travail et de gain totale dans une activité adaptée et refusé de se soumettre à une mesure de réadaptation professionnelle ordonnée par l'AI. L'assurée a choisi de travailler à 50 %, en qualité de dame de buffet dans l'entreprise familiale de restauration, à B.________, ce qu'elle a fait jusqu'à la fermeture de cet établissement en 1996. Par la suite, elle a perçu des prestations de l'assurance-chômage (avec une aptitude au placement de 100 %). Le 25 octobre 1999, elle a déposé une demande de prestations, sollicitant l'octroi de mesures professionnelles. Dans un rapport du 28 août 2000, le docteur H.________, médecin traitant, a fait état d'une incapacité de travail de 50 % du 1er novembre 1994 au 30 juin 2000, de 100 % du 1er au 30 juillet 2000 et de 50 %, à nouveau, dès cette date. Il a précisé que la patiente présente des oedèmes progressifs à la jambe gauche dès que ce membre n'est pas surélevé et que même dans une activité assise, la capacité de travail est limitée à 50 %. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (OAI) a confié une expertise au Service médical régional (SMR). Dans un rapport du 22 août 2001, le docteur O.________, médecin généraliste, et le docteur P.________, spécialiste en rhumatologie, ont fixé la capacité du point de vue ostéo-articulaire, à 30 % dans son activité habituelle et à 100 %, dans une activité qui ne l'obligerait pas à rester debout immobile de manière prolongée, à monter ou descendre des escaliers, donc une activité essentiellement assise. Par décision du 19 juin 2002, l'OAI a nié le droit de l'assurée à toutes prestations, au motif que le taux d'invalidité résultant de la comparaison du revenu sans invalidité de 41'730 fr. et du revenu d'invalide de 40'193 fr., n'est que de 3,8 %.