Citation: 9C_232/2022 E. 4.1.3

4.1.3. Enfin, s'agissant du grief relatif à la langue dans laquelle l'expertise a été conduite, il convient de rappeler, comme le souligne du reste le recourant lui-même, qu'il n'existe pas de droit incondition nel à la réalisation d'un examen médical dans la langue maternelle de l'assuré (arrêt 9C_262/2015 du 8 janvier 2015 consid. 6 et les références). Ceci dit, le recourant ne démontre nullement que la compréhension linguistique entre lui-même et l'expert psychiatre n'était pas, en présence d'une interprète, suffisante pour garantir une expertise revêtant un caractère à la fois complet, compréhensible et concluant. De plus, l'expert psychiatre était en mesure de comprendre les différents rapports médicaux de langue française figurant au dossier, puisqu'il les a mentionnés et résumés dans le rapport d'expertise. Il a de plus, à titre d'exemple, écarté par une analyse détaillée le diagnostic d'état de stress post-traumatique posé par le psychiatre traitant du recourant, démontrant qu'il maîtrisait la langue dans laquelle son confrère s'était exprimé.