Citation: 6B_303/2022 E. 3.6

3.6. Pour la recourante, il est arbitraire de retenir que B.________ ne s'est pas rendu compte des débits opérés au nom de la recourante, compte tenu de son caractère contrôlant. La recourante en déduit qu'il y avait nécessairement un accord entre eux. La cour cantonale a considéré qu'il n'apparaissait de loin pas invraisemblable que l'intimé ne se soit pas rendu compte des débits effectués au profit de la recourante. Elle a exposé que celui-ci voyageait plusieurs mois par année et qu'il était souvent absent; il n'établissait, en outre, qu'une comptabilité sommaire, basée sur le solde de son compte bancaire; les transactions litigieuses avaient porté sur des sommes oscillant en moyenne entre 100 fr. et 3'000 fr., étant précisé que les dépenses personnelles de l'intimé étaient également effectuées au débit du compte; enfin, l'intimé avait une confiance aveugle en son employée, avec laquelle il avait noué, au fur et à mesure des années, une relation amicale, ce qui à l'évidence était de nature à le dissuader de procéder à de pointues vérifications (arrêt attaqué p. 35). Les explications données par la cour cantonale sont convaincantes et son raisonnement est soutenable. La recourante se borne à insister sur le caractère contrôlant de l'intimé (il contrôlait au préalable les inscriptions figurant sur les OPM et recevait un avis de débit détaillé, ainsi que les relevés de compte), l'importance des montants débités en faveur de la recourante et leur fréquence (plus de 30'000 fr. par année pendant huit ans) et, enfin, sur la gestion précise du compte par l'intimé (le compte de l'intimé était un compte à " flux tendu " et il y avait juste assez d'argent pour faire les paiements). Cette argumentation est purement appellatoire et, partant, irrecevable.