Citation: 8C_318/2014 E. A

A.________ a travaillé depuis le 28 février 2011 en qualité d'aide de cuisine auxiliaire remplaçante au Centre B.________ de la Ville de U.________. Le contrat d'engagement passé le 24 février 2011 entre l'intéressée et la Municipalité de U.________ indique que les rapports de travail reposent sur un contrat de droit privé, de durée indéterminée, fondé sur les dispositions du Code des obligations. L'horaire de travail était établi selon un planning établi par la directrice du B.________. Le 11 septembre 2012, A.________ a déposé une demande tendant à l'allocation d'une indemnité de chômage à compter du 3 septembre précédent, en indiquant qu'elle occupait encore un emploi d'auxiliaire au service de la Ville de U.________ et qu'elle était disposée à travailler à plein temps. Par décision du 27 novembre 2012, la Caisse de chômage Unia (ci-après: la caisse) a nié le droit de l'assurée à l'indemnité de chômage au motif qu'elle ne subissait pas de perte de travail à prendre en considération. Elle a considéré que le travail sur appel effectué par l'intéressée ne présentait pas un caractère régulier. L'assurée a formé opposition contre cette décision en faisant valoir que les rapports de travail la liant à la Ville de U.________ n'étaient pas régis par un contrat de travail sur appel mais qu'elle occupait un emploi d'auxiliaire. En outre, elle a indiqué que le Centre B.________ avait été restructuré et que l'engagement d'une gestionnaire en intendance au mois de septembre 2012 avait eu pour effet de réduire très nettement les heures de travail que l'employeur pouvait lui proposer. Après avoir requis la production par la Ville de U.________ de rapports détaillant les horaires de travail de l'assurée durant la période du mois de septembre 2011 au mois de juillet 2012, la caisse a rejeté l'opposition par décision du 3 mai 2013.