Citation: 6B_61/2024 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que le recourant et B.________ avaient entretenu une relation de couple plus ou moins suivie dès 2006, celle-ci ayant évolué au rythme de nombreuses disputes et ruptures. Ils avaient d'abord vécu séparément jusqu'en 2013, puis s'étaient installés ensemble dans un appartement et ce, jusqu'en décembre 2014. Durant cette période, ils avaient eu un fils, né en 2009. En 2016, le recourant avait recontacté son ex-compagne, puis, entre 2017 et 2018, il avait fait des allers-retours entre le domicile de cette dernière et celui de sa nouvelle amie. Ils ont ainsi continué à avoir des rapports amoureux et sexuels. C'était du reste durant cette période que B.________ était tombée enceinte et avait donné naissance, en 2017, à une fille, dont il était admis que le recourant en était le père biologique. Finalement, en octobre 2018, après s'être séparé de sa nouvelle compagne, le recourant était revenu vivre au domicile de B.________, qu'elle occupait avec leurs deux enfants. Il n'en était parti que deux ans plus tard, soit le 14 décembre 2020, date de l'intervention de la police et de son expulsion du logement. Pendant cette période, le couple avait continué à entretenir des relations sexuelles et avait, selon les dires du recourant, pour projet de déménager en France avec leurs enfants. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a considéré que les faits reprochés au recourant s'inscrivaient bel et bien dans une relation de couple et non de colocataires, contrairement à ce que tous deux soutenaient, de sorte que les faits se poursuivaient d'office. En ce qui concerne les faits proprement dits, la cour cantonale a admis que le recourant n'était pas crédible lorsqu'il prétendait qu'il n'avait pas commis les violences qui lui étaient reprochées à l'égard de B.________. Celle-ci avait livré un récit détaillé des coups qu'elle avait reçus et n'avait jamais varié dans ses déclarations. Elle n'avait de plus jamais clairement accusé le recourant de viol, contrairement à ce que celui-ci prétendait pour tenter de la discréditer. La cour cantonale a insisté sur le fait que le témoignage de la victime était d'autant plus fiable que ce n'était pas la première fois que les tribunaux avaient à juger de violences commises par le recourant au sein de son couple; dans son jugement du 8 octobre 2018, le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte s'était déjà déclaré convaincu que le recourant avait frappé son ex-compagne à réitérées reprises, ce dernier ayant du reste reconnu avoir exercé des violences physiques sur celle-ci. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale a jugé que le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutenait que B.________ aurait menti, aurait agi par vengeance et qu'il serait incapable de s'en prendre à elle, alors que son casier judiciaire attestait au contraire d'une propension à la violence et à l'agressivité.