Citation: 1B_384/2016 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant, père d'un enfant de dix ans et séparé de la mère de ce dernier, est sans emploi, ni revenu. Entre mars 2006 et décembre 2012, il a été condamné à six reprises, notamment trois fois pour des actes de violence et une fois pour une infraction contre le patrimoine. Ces différentes condamnations ne semblent pas avoir eu l'effet d'amendement escompté; en effet, ce sont des faits de nature similaire qui lui sont reprochés dans la présente cause. Ces actes paraissent de plus démontrer une escalade dans la violence, puisque le prévenu est mis en cause pour des infractions plus graves; cela vaut en particulier pour les chefs de préventions d'escroquerie, de brigandage qualifié et les infractions à l'intégrité sexuelle retenus par l'autorité de première instance, puis confirmés par la juridiction d'appel. Les différents antécédents du recourant, les nombreux actes qui lui sont reprochés dans la présente cause et l'absence de stabilité, tant sur le plan privé que professionnel, ne permettent pas de retenir que la relation l'unissant à son fils - non contestée - exclurait, dans une proportion suffisante, de nouveaux comportements notamment violents. Cela vaut d'autant plus que ce lien ne l'a pas empêché de s'en prendre à la mère de son fils. Il convient par conséquent de privilégier la sécurité d'autrui. Partant, la Cour d'appel n'a pas violé le droit fédéral en retenant l'existence d'un risque de récidive et ce grief doit être écarté.