Citation: 1B_460/2013 E. 3.4

3.4. Conformément au principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient encore d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention. Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si celles-ci permettent d'atteindre le même but. Le recourant réitère les mesures de substitution proposées devant l'instance précédente (obligation d'avoir un travail régulier; obligation de se soumettre à un traitement psychothérapeutique; obligation de se présenter chaque semaine à un poste de police; fourniture d'une caution de 30'000.-). Or la Cour de justice a exposé de manière convaincante que ces mesures, même cumulées, étaient insuffisantes pour pallier le risque de récidive, étant relevé en particulier que le versement de sûretés n'entre pas en considération s'agissant de ce risque (cf. art. 238 al. 1 CPP a contrario; arrêt 1B_777/2012 du 15 janvier 2013 consid. 3.3). Certains éléments invoqués par le recourant (démarches entreprises pour se soumettre à un suivi psychothérapeutique; réconciliation avec sa mère) sont certes positifs; ils ne permettent toutefois pas en l'état, compte tenu de l'intensité de risque de récidive, de remettre en cause l'appréciation de l'instance précédente. La protection de la sécurité publique doit en l'espèce l'emporter sur l'intérêt personnel du prévenu à retrouver la liberté.