Citation: 1P.156/2001 01.05.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42 et les références citées). En vertu de l'art. 34 al. 3 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700), la voie du recours de droit public est en principe seule ouverte contre les décisions prises par les autorités cantonales de dernière instance concernant des plans d'affectation. La jurisprudence admet cependant qu'une décision relative à l'adoption d'un plan d'affectation fasse l'objet d'un recours de droit administratif, lorsque l'application du droit fédéral de la protection de l'environnement est en jeu, notamment quand le plan se rapporte à un projet concret (ATF 125 II 10 consid. 2a p. 13; 123 II 88 consid. 1a p. 91, 231 consid. 2 p. 233; 121 II 72 consid. 1b p. 75 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant ne se plaint pas formellement de l'inobservation des normes du droit fédéral relatives à la protection contre le bruit. Il voit une violation du principe de la coordination des procédures, ancré à l'art. 25a LAT, dans le fait que la Direction des travaux publics a statué sur son opposition au projet routier litigieux et a approuvé les plans y relatifs par deux décisions distinctes, contrairement au texte de l'art. 26 de la loi cantonale du 9 mai 1983 sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC). Ce grief concerne l'application des normes cantonales régissant la procédure d'approbation des plans, lesquelles ne se trouvent pas dans un rapport de connexité si étroit avec le droit fédéral que le grief devrait être examiné dans le cadre d'un recours de droit administratif (ATF 124 II 409 consid. 1d/dd p. 414). De ce point de vue, seul le recours de droit public est ouvert (cf. Arnold Marti, Commentaire de la LAT, n. 14 ad art. 25a). Le recourant reproche également au Tribunal administratif d'avoir commis un déni de justice formel en ne se prononçant pas sur des éléments de fait contenus dans la décision d'approbation des plans, et d'avoir ainsi empêché l'application correcte du droit fédéral, sans autre précision. La question de savoir si ce grief doit être invoqué par la voie du recours de droit administratif peut rester ouverte, car le recourant a de toute manière qualité pour se plaindre de la violation de garanties de procédure, qui équivaut à un déni de justice formel, que l'on applique les exigences de l'art. 88 OJ ou celles de l'art. 103 let. a OJ, (cf. ATF 118 Ib 137 consid. 3c p. 143).