Citation: 5A_322/2022 E. 5.2.2

5.2.2. 5.2.2.1. Le recourant conteste le fait selon lequel les parties auraient organisé une prise en charge séparée des enfants dès le début de l'année 2018, exposant que cet élément temporel ne reposerait sur aucun élément du dossier, en particulier s'agissant des week-ends et des vacances. Il ajoute que les décisions de mesures protectrices de l'union conjugale réglant notamment ces points ont été rendues moins de deux ans avant le début de la litispendance. 5.2.2.2. Contrairement à ce que fait valoir le recourant, pour retenir l'existence d'une prise en charge séparée des enfants dès le début de l'année 2018, l'autorité précédente s'est fondée sur plusieurs pièces antérieures au début de la litispendance. Elle s'est ainsi basée d'une part sur l'échange de courriels entre les parties du 26 février 2018 dans le cadre duquel celles-ci se sont mises d'accord sur le principe d'une séparation et ont entamé des discussions relatives à la prise en charge des enfants; d'autre part, sur les requêtes de mesures protectrices de l'union conjugale déposées les 7 et 20 juin 2018, afin de formaliser la séparation sur le plan juridique, dont il ressort que chaque époux demandait l'attribution en sa faveur de la garde des enfants et la jouissance du domicile conjugal. Ainsi, il importe peu que les décisions en matière de mesures protectrices aient été rendues ultérieurement. A cela s'ajoute un élément issu du jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 11 octobre 2019 (art. 105 al. 2 LTF), soit le fait que l'époux, dans sa requête du 7 juin 2018, a soutenu consacrer, depuis le mois de juin 2017 déjà, la majeure partie de son temps aux enfants, assumant l'intégralité des tâches domestiques et éducatives liées à ces derniers avec l'aide ponctuelle de la nounou, son épouse s'étant complétement désinvestie de ces tâches. Pour le surplus, le recourant ne discute pas les constatations cantonales relatives à la prise en charge séparée des enfants pendant les week-ends (par ex. à Morzine et Zurich) notamment. Ainsi, pour autant que recevable, le grief doit être rejeté.