Citation: 1B_56/2019 E. 1

Le recourant soutient à cet égard que, le 28 janvier 2019, le Tmc aurait pris la décision définitive de ne pas lui faire parvenir le document "xxx.pdf" susceptible pourtant d'éclairer l'instruction, notamment la position des animateurs de la société C.________ SA à la date de son envoi à A.________ SA, soit le 14 avril 2015. Le présent litige porte sur un seul document - qui ne devrait en outre pas matériellement disparaître (cf. les déterminations du recourant du 12 mars 2019 p. 1) - et on peine dès lors à comprendre en quoi l'accusation risquerait d'être entravée au point de rendre impossible ou, à tout le moins, particulièrement difficile, la continuation de la poursuite pénale. Cela paraît d'autant moins être le cas que tant l'intimée B.________ (cf. ad 2 p. 4 de ses déterminations du 5 mars 2019) que la banque (cf. p. 2 de ses observations du 5 mars 2019) ont relevé que cette annexe concernait une période postérieure à celle des faits sous enquête, à savoir s'agissant de B.________, celle située entre le printemps 2013 et fin mars 2015, exception faite de son congé maternité (août 2013-février 2014 [cf. ad consid. 8 p. 9 de l'ordonnance du 29 novembre 2018). Dans ses déterminations du 12 mars 2019, le recourant ne s'est pas prononcé sur cette problématique, notamment afin de contester les affirmations des intimées et/ou de soutenir que l'utilité potentielle des pièces ne se limiterait pas à la période des infractions reprochées. Par conséquent, le recours est irrecevable, faute de préjudice irréparable. En tout état de cause, le recours tend en substance à contester la protection du secret professionnel conférée par le Tmc à la pièce "xxx.pdf". Contrairement à ce que semble soutenir le recourant, cette garantie a déjà été accordée par ordonnance du 29 novembre 2018 au motif que certains avocats identifiés dans les 43 courriers en cause et/ou leurs annexes se seraient trouvés en contact direct avec le Ministère public dans le cadre d'une procédure parallèle relative à un séquestre de fonds (cf. consid. 8 p. 11 de l'ordonnance du 29 novembre 2018). Il n'est en revanche pas établi dans ce prononcé que ces avocats auraient alors agi en tant que mandataire de l'un ou l'autre des intimées. Dans la mesure où ces éléments - que n'ignorait pas le recourant à réception de l'ordonnance du 29 novembre 2018 - ne permettraient pas de comprendre pour quels motifs les échanges des intimées avec ces avocats - mandatés a priori par des tiers - seraient aussi protégés par le secret professionnel, il appartenait au recourant de contester cette décision en temps utile, notamment au motif que sa motivation serait lacunaire (A MSTUTZ/ARNOLD, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3e éd. 2018, n° 4 ad art. 100 LTF) - voire erronée (ATF 143 IV 462 consid. 2.3 p. 468) -, ce qu'il n'a pas fait (cf. consid. 1.1 ci-dessus) et qui ne saurait dès lors être réparé dans le cadre de l'exécution d'une décision devenue définitive et exécutoire.