Citation: 6P.71/2004 18.02.2005 E. 2.2

2.2.1 Le recourant affirme qu'il n'était pas au courant des remises d'intérêts, d'un montant total de 542'683 fr. 70, accordées par X.________. Dès qu'il aurait eu des soupçons de non-facturation d'intérêts, soit en avril-mai 1998, il aurait informé le bureau, puis serait intervenu auprès du conseil d'administration lors de la séance du 7 octobre 1998; à la suite de son intervention, le conseil d'administration aurait demandé un rapport à une fiduciaire. D'après le recourant, ces remises n'étaient du reste pas décelables dans la comptabilité, et il ne peut dès lors avoir agi avec conscience et volonté. Par cette argumentation, le recourant se contente de critiquer la décision cantonale comme il le ferait en appel. La cour cantonale a retenu que Z.________ ne connaissait certes pas les détails des remises d'intérêts accordées par X.________, mais qu'il était au courant de cette pratique dès fin 1995, et qu'il n'était intervenu auprès du bureau qu'en 1998, juste avant que l'expert N.________ ne remette son rapport et alors que des questions avaient déjà été posées au conseil d'administration par un administrateur, O.________ (arrêt attaqué, p. 79). Ne satisfaisant pas aux exigences de clarté et de précision posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le grief d'arbitraire soulevé par le recourant doit être déclaré irrecevable. 2.2.2 Selon le recourant, la cour cantonale aurait retenu à tort qu'il existait une hiérarchie verticale entre lui et X.________, qui l'aurait obligé à un devoir de direction et de surveillance à l'égard de ce dernier. D'après lui, les éléments (titre de directeur, respectivement de fondé de pouvoir; différence de salaire; déclarations du recourant; témoignage de B.________) sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour admettre un rapport hiérarchique ne seraient pas pertinents. Le recourant se contente de critiquer un à un les éléments qui ont conduit la cour cantonale à retenir une hiérarchie verticale, mais ne soulève aucune lacune ou contradiction permettant d'établir que l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Le grief du recourant ne satisfait donc pas aux conditions de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Au demeurant, l'argument du recourant est sans pertinence. En effet, le recourant aurait dû réagir dès qu'il a eu connaissance de la pratique des remises d'intérêts, dans la mesure où la gestion des débiteurs entraient dans la compétence de la direction, et ce qu'il soit ou non le supérieur hiérarchique de X.________. En ce qui concerne les faux dans les titres, sa faute consiste à avoir signé les comptes en s'accommodant du fait que ceux-ci puissent être entachés d'irrégularités (et, non en n'intervenant pas en tant que supérieur). Au vu de ce qui précède, le grief du recourant doit donc être écarté. 2.2.3 Invoquant le principe de l'égalité, le recourant considère injuste que les membres du conseil d'administration aient échappé à toute responsabilité pénale. Ce grief n'est cependant pas pertinent. Le fait que les administrateurs ont été libérés de toute poursuite à tort ne saurait en effet conduire à l'acquittement du recourant.