Citation: 6P.153/2003 26.02.2004 E. B

Par ordonnance de condamnation du 17 décembre 2002, le Procureur général du canton de Genève a condamné Y.________ pour lésions corporelles par négligence (art. 125 al. 1 et 2 CP) à la peine de six mois d'emprisonnement avec sursis pendant trois ans. Il l'a en revanche expressément libéré du chef d'inculpation d'homicide par négligence, estimant que le lien de causalité adéquate entre l'accident du 30 janvier 2001 et le décès de D.________ faisait défaut. Il a considéré en effet que la détérioration de l'état de santé de la victime ayant mené au décès n'était pas imputable à Y.________, dès lors que celle-ci souffrait d'une maladie coronarienne sévère, d'une pathologie de l'aorte ascendante associée à une insuffisance rénale, d'une hypertension artérielle et d'un trouble de la conduction majeure. Les droits des parties civiles ont été réservés. Le 20 décembre 2002, A.________, l'épouse de D.________, et ses deux filles, B.________ et C.________, ont fait opposition à l'ordonnance précitée, concluant à la condamnation de Y.________ pour homicide par négligence et demandant au Tribunal de police genevois de retenir leurs conclusions civiles, lesquelles étaient chiffrées s'agissant des indemnités pour tort moral et réservées pour le surplus.