Citation: 6B_1122/2021 E. B

Par courrier du 26 avril 2021, A.________ a sollicité la révision de l'arrêt du 26 septembre 2019 de la Chambre pénale d'appel et de révision. A l'appui de sa requête, il a exposé que les réponses données par le Conseil d'État à ses courriers demandant que lui soit communiquée la date précise à laquelle le contenu de sa correspondance du 5 juin 2014 avait été communiqué à C.________ étaient contradictoires, non seulement entre elles mais également avec la version de ce dernier. Il a fait valoir que le refus des autorités politiques de révéler la date de " l'audience de justification " qui se serait tenue à la suite de l'envoi dudit courrier et lors de laquelle C.________ aurait pris connaissance de celui-ci constitue un fait nouveau et sérieux devant amener à la constatation que la plainte du 30 avril 2015 était tardive et que la procédure devait être classée en tant qu'elle concernait ce courrier. En lien avec ses observations du 7 novembre 2014, il a allégué que le Tribunal fédéral avait été la première autorité judiciaire à retenir que C.________ avait eu connaissance dès 2006 du concubinage entre D.________ et B.________, ce qui remettait en question l'issue de la procédure. Considérant que les échanges de courriers postérieurs à l'arrêt du Tribunal fédéral n'établissaient aucunement la tenue d'une " audience de justification " et que l'existence d'un échange oral et général entre un Conseiller d'État et C.________, dont on ignore au demeurant à quelle période il a eu lieu, ne constitue pas une preuve que le second connaissait avant le 30 janvier 2015 l'existence et a fortiori le contenu du courrier du 5 juin 2014, la Chambre pénale d'appel et de révision a admis que A.________ n'avait présenté aucun élément nouveau et sérieux et a, par arrêt du 20 juillet 2021, déclaré irrecevable sa demande de révision.