Citation: U 188/01 05.10.2001 E. 2

2.- La juridiction cantonale a correctement exposé les règles découlant de l'art. 24 LAA et de la jurisprudence y relative, si bien qu'on peut sur ce point se référer au jugement entrepris. a) Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir fixé l'indemnité pour atteinte à l'intégrité sans prendre en compte l'ensemble des atteintes à son intégrité consécutives à l'accident du 12 juillet 1995, en particulier les céphalées et vertiges. Les juges cantonaux ont, quant à eux, estimé qu'il n'y avait pas lieu de prendre en considération "des céphalées qui auraient été reconnues par un rapport médical établi le 31 mars 1999" : d'une part, cet avis n'avait pas été produit et, d'autre part, il n'apparaissait pas que le premier accident eût pu causer de tels symptômes (consid. 5b du jugement attaqué). b) Cette constatation est manifestement erronée. En procédure cantonale, le recourant avait allégué qu'il souffrait de céphalées et de vertiges à la suite de l'accident de 1995 et produit, à l'appui de ses dires, un certificat du 12 septembre 2000 de son médecin traitant, le docteur C.________. C'est donc vraisemblablement par erreur que les premiers juges ont fait état d'un prétendu rapport médical du 31 mars 1999 dont il n'a jamais été question dans la procédure. De même, c'est sans doute à la suite d'une inadvertance qu'ils n'ont pas vu le certificat médical du docteur C.________ du 12 septembre 2000. c) Pour autant, la Cour de céans n'est pas en mesure d'établir si le recourant peut de ce chef prétendre une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux plus élevé. En effet, cette pièce médicale, dès lors qu'elle fait état d'affections différentes de celles documentées par le dossier médical, apparaît partiellement en contradiction avec les autres avis médicaux versés au dossier, en particulier celui du docteur D.________ (du 4 septembre 1998) et plus encore celui du docteur B.________ (du 1er février 2000), lequel a pourtant recensé les plaintes de l'expertisé. En raison de cette incertitude notamment, il n'est en outre pas possible de déterminer si cette atteinte à la santé découle véritablement du seul accident assuré. Enfin, les données médicales à disposition ne permettent pas de dire s'il s'agit véritablement d'une atteinte durable et importante à l'intégrité physique ou mentale au sens de la loi et de la jurisprudence. d) Il s'ensuit que sur ce point, le jugement attaqué doit être annulé et le dossier renvoyé à la juridiction cantonale afin qu'elle procède à un complément d'instruction portant sur les questions évoquées ci-dessus. Au besoin, il conviendra de fixer, sur la base de facteurs médicaux objectifs valables pour tous les assurés sans égard à des considérations d'ordre subjectif ou personnel, le taux éventuel de l'atteinte à l'intégrité pour les affections alléguées par le recourant.