Citation: 4P.161/2003 12.11.2003 E. B

Le 25 novembre 2002, la masse en faillite de Z.________ SA a ouvert action contre A.________, lui réclamant le paiement de la somme de 2'000'000 fr. plus intérêts à 5% dès le 5 septembre 2001. La demanderesse invoquait notamment la responsabilité de A.________ dans la faillite de Z.________ SA, comme fondateur (art. 753 CO) et membre du conseil d'administration (art. 754 CO). Il s'en est suivi divers incidents de procédure. Le 28 mars 2003, A.________ a déposé un mémoire d'appel en cause à l'encontre de X.________, par lequel il concluait à ce que la banque soit condamnée à lui verser "une somme à dire d'expert à titre de dommages et intérêts". Le 28 avril 2003, la masse en faillite de Z.________ SA a conclu au rejet de la requête d'appel en cause. Le 27 mai 2003, la banque X.________ a conclu à ce que "la demande d'appel en cause (soit) rejetée". Par décision du 13 juin 2003, le Juge II du district de Sion a rejeté l'appel en cause. Après avoir rappelé toutes les conditions qui doivent être réunies, en vertu de l'art. 53 CPC val., pour que l'appel en cause soit possible, le magistrat précité a retenu qu'aucun élément du dossier ne permettait d'établir qu'il existât un rapport de garantie entre la banque appelée et les parties originaires au procès et encore moins que la banque eût pu bénéficier "d'un remboursement des dettes de Y.________, par l'octroi de prêts à Z.________ SA". De toute manière, les reproches émis par l'appelant à l'endroit de l'appelée dans le cadre du financement accordé à Z.________ SA n'étaient pas en relation de connexité avec la cause principale. Le juge de district en a déduit que l'appelant tendait à attirer un tiers dans un procès qui ne le concernait pas, de sorte que, à considérer encore les difficultés d'instruction de l'espèce, l'appel en cause devait être rejeté.