Citation: 6P.22/2002 08.04.2002 E. 3

3.- Le recourant soutient que le fait qu'il a pris part aux décisions essentielles concernant les clients de N.________ SA a été retenu en violation de la présomption d'innocence, garantie par les art. 32 al. 1 Cst et 6 ch. 2 CEDH, et en violation de l'interdiction de l'arbitraire, prohibée par l'art. 9 Cst. a) La présomption d'innocence, garantie expressément par l'art. 6 ch. 2 CEDH et par l'art. 32 al. 1 Cst. , ainsi que le principe "in dubio pro reo", qui en est le corollaire, concernent tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 36). En tant que règles sur le fardeau de la preuve, ces principes signifient, au stade du jugement, que le fardeau de la preuve incombe à l'accusation et que le doute doit profiter à l'accusé (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37); comme règles de l'appréciation des preuves, ils sont violés lorsque le juge, qui s'est déclaré convaincu, aurait dû éprouver des doutes quant à la culpabilité de l'accusé au vu des éléments de preuve qui lui étaient soumis (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Le Tribunal fédéral examine librement si ces principes ont été violés en tant que règle sur le fardeau de la preuve, mais il n'examine que sous l'angle de l'arbitraire la question de savoir si le juge aurait dû éprouver un doute, c'est-à-dire celle de l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 2e p. 38). En l'espèce, le recourant fait valoir que le fait contesté n'est établi par aucun élément du dossier. Ainsi formulé, le grief revient clairement à se plaindre d'une violation de la présomption d'innocence en tant que règle de l'appréciation des preuves, de sorte que la cognition du Tribunal fédéral est limitée à l'arbitraire. Le grief se confond par conséquent avec celui d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, également invoqué par le recourant, qui ne présente d'ailleurs pas d'argumentation distincte à l'appui de l'un et l'autre grief. b) Comme déjà relevé, l'autorité cantonale a indiqué sur quels éléments de preuve elle se basait pour retenir le fait contesté (cf. supra, consid. 2b). Or le recourant n'établit nullement qu'il était arbitraire (sur cette notion: cf. ATF 126 I 168 consid. 3a p. 170; 125 I 161 consid. 2a p. 168 et la jurisprudence citée) de déduire ce fait des éléments de preuve sur lesquels s'est fondée l'autorité cantonale pour l'admettre. Sa motivation se réduit à l'affirmation que le dossier ne contient aucun élément allant dans ce sens. Le grief est par conséquent irrecevable, faute de motivation qui satisfasse un tant soit peu aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra, consid. 1).