Citation: 9C_416/2021 E. 6.2

6.2. Quoi qu'en dise la recourante, la prestation qui lui a été accordée vise en l'espèce à améliorer sa capacité de gain, en ce sens qu'elle représente une étape vers l'intégration (éventuelle) dans l'économie libre. La mesure de formation professionnelle initiale (correspondant à la préparation à un travail auxiliaire ou à une activité en atelier protégé au sens de l'art. 16 al. 2 let. a LAI) suppose en effet que ladite formation offre une perspective de mise en valeur économique suffisante et qu'il soit impossible, sans la mesure, d'envisager un placement sur le marché primaire de l'emploi ou en atelier protégé (sur l'objectif de la formation professionnelle dans une perspective économique, cf. ATF 142 V 523 consid. 5.3.1 et les références). En l'espèce, l'intimé a reconnu un potentiel de réadaptation à l'assurée au sens de l'art. 8a LAI, puisqu'il a admis que la formation accordée lui permettrait d'envisager l'exercice du métier de floricultrice. Lors de l'entretien d'évaluation, le collaborateur de l'office AI n'a pas exclu que le pronostic émis par les parents de l'assurée ("Il y aura probablement des paliers jusqu'à l'économie libre") se réalise. Par ailleurs, à l'inverse de ce que semble penser l'assurée, selon laquelle la formation professionnelle initiale ne s'inscrirait pas dans le cadre des mesures prévues par l'art. 8a LAI, ladite formation fait partie des mesures d'ordre professionnel envisageables à ce titre, en vertu de l'art. 8a al. 2 let. b LAI. Le grief d'une violation de l'art. 8a LAI est mal fondé. En tant que la recourante se prévaut ensuite de l'art. 22 al. 1bis LAI, elle perd de vue que l'art. 22 al. 5bis LAI constitue une règle particulière en relation avec les mesures prévues par l'art. 8a LAI comme l'ont dûment mis en évidence les premiers juges, en exposant les raisons pour lesquelles le législateur a considéré nécessaire que les personnes touchant déjà une rente de l'assurance-invalidité durant ces mesures devaient continuer à recevoir cette prestation (consid. 3b de l'arrêt entrepris). L'OFAS s'est au demeurant entièrement rallié aux considérations des premiers juges. Ceux-ci n'ont pas violé le droit en considérant que l'application de l'art. 22 al. 5bis LAI faisait obstacle à celle de l'al. 1bis de la disposition.