Citation: 6B_814/2022 E. 1.5

1.5. Le recourant relève n'avoir franchi aucune porte "zone 30" en raison de son parcours et prétend ainsi ne pas avoir pris conscience qu'il circulait dans une telle zone. La question de savoir si le recourant avait conscience de circuler dans une zone limitée à 30 km/h est une question de fait, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire (cf. supra consid. 1.1). Or, le recourant ne conteste en rien l'état de fait retenu et l'appréciation effectuée par la cour cantonale. En particulier, il ne conteste pas avoir vu à tout le moins un marquage au sol "30 km/h" et l'avoir explicitement admis en cours de procédure; il ne nie pas non plus que le tracé qu'il a emprunté ce jour-là était jalonné en tout de huit marquages de ce type. Il se borne ainsi, dans une démarche purement appellatoire, à opposer sa propre appréciation des faits à celle opérée par les juges cantonaux, sans démontrer ni même alléguer le caractère arbitraire de cette dernière. Il sied donc de retenir que le recourant a agi consciemment, ce qui exclut la reconnaissance d'une erreur sur les faits au sens de l'art. 13 CP. Par ailleurs, le recourant ne fait valoir aucune circonstance exceptionnelle, qui serait susceptible de renverser les présomptions de la réalisation des éléments objectif du danger qualifié et subjectif de l'intention de l'infraction réprimée par l'art. 90 al. 3 LCR (cf. supra consid. 1.2). Au surplus, le recourant mentionne en fin de mémoire qu'une révision de l'art. 90 LCR est en cours au Parlement. A défaut d'être en vigueur, elle ne saurait avoir quelque influence sur le sort de la présente cause (cf. art. 2 et 333 al. 1 CP; ATF 135 IV 113 consid. 2.1). En définitive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en jugeant le recourant coupable de violation intentionnelle des règles fondamentales de la circulation routière (art. 93 al. 3 et 4 LCR).