Citation: 9C_501/2016 E. 6

Le grief de l'office recourant est bien fondé. Selon les constatations de la juridiction cantonale - qui ne sont pas contestées par les parties (supra consid. 1) -, les cours de français correspondant à la mesure de réadaptation avaient eu lieu pendant une heure et demie deux fois par semaine. De manière incontestée, leur durée ne correspondait pas à trois jours consécutifs au moins, de telle sorte que les conditions de l'art 22 al. 1 LAI ne sont pas réunies. L'octroi d'indemnités journalières ne peut pas non plus être fondé sur l'art. 17 bis RAI, qui exige que l'assuré se soumette à une mesure de réadaptation durant au moins trois jours isolés au cours d'un mois. Cette durée n'est pas atteinte au regard des heures quotidiennes de cours suivis par l'intimé, qui s'élevaient à bien moins qu'une demi-journée (cf. arrêt 9C_631/2015 du 21 mars 2016, consid. 4.4). En outre, la jurisprudence retient que l'assuré n'a pas le droit au paiement d'indemnités journalières lorsque la mesure de reclassement est prévue sous la forme de cours effectués en dehors des heures usuelles de travail (ATF 139 V 399 consid. 7.2 p. 406). La formation en cause, organisée entre 12h00 et 13h30, ne peut par conséquent donner lieu à l'octroi d'indemnités journalières. Aussi, le jugement entrepris doit-il être annulé et la décision du 21 mai 2015 confirmée.