Citation: I 334/05 28.12.2005 E. A

F.________, née en 1955, travaillait 10½ heures par semaine comme femme de ménage dans un établissement public. A ce titre, elle était assurée contre les accidents par la «SWICA Assurances SA» (ci-après: SWICA). Le 29 juillet 2002, elle s'est brisé la jambe gauche (tibia et péroné) en chutant, alors qu'elle récoltait des framboises. Souffrant toujours des séquelles de ses lésions le 6 octobre 2003, elle a requis des prestations de l'assurance-invalidité; elle souhaitait avant tout être reclassée dans une profession ne sollicitant pas l'usage de sa jambe (travail de bureau, comptabilité, classement). Au cours de l'instruction, l'Office AI pour le canton du Valais (ci-après: l'Office AI) a recueilli le dossier médical de la SWICA. Les premières constatations faisaient état d'une fracture diaphysaire du tibia gauche (rapports de l'Hôpital X.________ des 28 août et 19 septembre 2002), traitée par réduction sanglante et ostéosynthèse (rapport du 12 août 2002). Le docteur C.________, médecin traitant, signalait en outre un état anxieux réactionnel rendant la rééducation plus difficile (rapport du 26 novembre 2002), ainsi qu'une évolution lentement favorable, la flexion et le déroulement du pied étant toujours limités et douloureux, puis stagnante (rapport du 8 janvier 2003). Ces observations ont été confirmées par le docteur M.________, chirurgien orthopédique FMH, qui a notamment relevé une mauvaise mobilité de la cheville et une boiterie de décharge (rapport du 13 janvier 2003). Le docteur S.________, chirurgien FMH mandaté par l'assureur-accidents en qualité d'expert, a constaté la consolidation des fractures lors de son examen du 16 mai 2003, ainsi qu'un état stationnaire, le status local établi à cette date étant superposable à celui décrit par le docteur M.________; il enregistrait aussi des plaintes de l'assurée relatives à la marche et à la station debout. D'après lui, une reprise du travail comme femme de ménage paraissait impossible pour plusieurs mois encore, mais il estimait l'intéressée parfaitement capable d'exercer une activité en position assise (rapport d'expertise du 2 juin 2003). Constatant chez sa patiente des difficultés à marcher dues à l'impossibilité de dérouler son pied, la stabilisation de celui-ci dans une position vicieuse et l'apparition d'ankylose dans la cheville, le docteur C.________ n'attendait plus d'amélioration dès l'été 2003. Ce dernier a résumé la situation médicale de F.________ à l'intention de l'administration le 17 novembre 2003 et mis en évidence un état stationnaire, ainsi que l'impossibilité pour celle-ci de reprendre son activité de nettoyeuse. Le docteur R.________, chirurgien orthopédique à l'Hôpital Y.________, a procédé à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse le 6 février 2004. Il a informé l'Office AI que l'assurée pouvait marcher 30 à 40 minutes en évitant les terrains accidentés et travailler à plein temps, en position assise ou alternée (rapport du 19 juillet 2004). D'après le médecin traitant, l'opération en question n'avait apporté aucune amélioration. L'état de santé de sa patiente étant inchangé, il a estimé qu'elle était apte à travailler à 50 %, dans une activité adaptée permettant les positions alternées, évitant le port de charges trop lourdes (3-5 kg) et la marche de longue durée (rapports des 10 mai et 3 août 2004). Le docteur I.________, médecin-conseil de l'Office AI, a considéré l'assurée comme pleinement capable de travailler dans une activité adaptée (position plutôt assise, périmètre de marche limité; rapport du 9 novembre 2003). Par décisions des 12 et 13 novembre 2004, l'Office AI a rejeté les demandes de rente et de reclassement professionnel de F.________, lui reconnaissant un degré d'invalidité de 7,79 %. A la suite de l'opposition formée le 29 novembre 2004 à l'encontre de la décision de refus de rente uniquement, l'administration a demandé l'avis du docteur M.________ qui a confirmé d'une part que la fracture de l'assurée était largement consolidée en janvier 2003 et d'autre part que celle-ci était en mesure de travailler à 100 % dès cette date dans une activité adaptée, telle que définie par le docteur S.________ (rapport du 10 janvier 2005). L'Office AI a rejeté l'opposition de l'assurée le 20 janvier 2005.