Citation: 4A_234/2023 E. 1.1

1.1. Le recours porte sur une décision de mesures provisionnelles aux termes de laquelle un commissaire a été désigné à la société afin de la « représenter » dans la présente procédure. Cette décision fait suite à une requête de mesures provisionnelles émise par l'intimé. Son objet est de définir qui peut s'exprimer pour la société dans la présente procédure, jusqu'à droit jugé définitif. Dans la procédure au fond, l'intimé demande la révocation du liquidateur sur la base de l'art. 741 al. 2 CO par analogie, ce qui est encore autre chose, respectivement une mesure plus étendue, puisqu'elle concerne toutes les affaires sociales dans le cadre de la liquidation. Le Tribunal civil a statué en procédure sommaire et limité l'examen de la cause à la vraisemblance des faits et à une analyse sommaire du droit. Il s'agit donc bel et bien d'une décision provisoire qui doit être suivie du procès au fond et non, comme dans d'autres affaires dont le Tribunal fédéral a été saisi par le passé, de la prétention au fond (cf. arrêts 4A_207/2022 du 17 octobre 2022 spécialement consid. 3; 4A_717/2014 du 29 juin 2015 spéc. consid. 2-3; 4A_522/2011 du 13 janvier 2012 spéc. consid. 2). Les décisions en matière de mesures provisionnelles sont incidentes, au sens de l'art. 93 LTF, lorsque l'effet des mesures en cause est limité au procès en cours ou à la durée d'une procédure que la partie requérante doit introduire dans le délai qui lui est imparti, sous peine de caducité des mesures ordonnées (art. 263 CPC; ATF 137 III 324 consid. 1.1; 134 I 83 consid. 3.1). Cette nature incidente prévaut non seulement lorsque la décision attaquée accorde ce type de mesures provisionnelles, mais aussi lorsqu'elle les refuse (arrêts 4A_137/2020 du 24 mars 2020 consid. 7; 4A_281/2018 du 12 septembre 2018 consid. 1.1 et les arrêts cités). L'arrêt entrepris, qui confirme la nomination d'un commissaire provisoire, relève donc de l'art. 93 al. 1 LTF.