Citation: 4P.291/2001 10.09.2002 E. 2

2.1 Selon la recourante, le jugement sur incident du 1er octobre 1998, qui n'ordonne pas à B.________ de produire les pièces relatives aux anciens modèles M1, repose sur une appréciation anticipée arbitraire des preuves et consacre une violation du droit d'être entendu; en excluant du champ de son examen la problématique des défauts relatifs à ces anciens modèles, le premier juge aurait en outre commis un déni de justice formel. Pour le motif rappelé ci-dessus au considérant 1.2, ces griefs sont irrecevables. 2.2 La recourante soutient que le jugement sur incident susmentionné constitue une ordonnance préparatoire qui ne peut être attaquée qu'avec le jugement au fond. Elle estime ainsi avoir valablement saisi la cour cantonale de la problématique relative à la limitation du champ des enquêtes et lui reproche de ne pas avoir examiné les critiques qu'elle formait à l'encontre du jugement sur incident et de ne pas avoir réparé le déni de justice qu'il consacre. La recourante se plaint à cet égard d'un déni de justice formel et d'une violation de son droit à une décision motivée. La question de savoir si le jugement sur incident rendu le 1er octobre 1998 devait être attaqué immédiatement ou s'il ne pouvait l'être qu'avec le jugement au fond peut rester ouverte (il en va de même de la recevabilité de l'avis de droit produit à l'appui du recours). En effet, même si l'on admettait que le jugement sur incident ne pouvait être critiqué qu'avec le jugement au fond, force est de constater que, dans son appel, la recourante ne soulève pas de griefs particuliers à son encontre. Aux pages 39 et 40 de son mémoire d'appel, elle soutient que ce jugement n'exclut pas les anciens modèles M1 du litige et, par conséquent, sollicite de la cour cantonale la réouverture des enquêtes sur ce point. La recourante ne soutient nullement que le jugement sur incident violerait son droit d'être entendu, reposerait sur une appréciation anticipée arbitraire des preuves ou constituerait un déni de justice formel. Elle ne saurait donc reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir examiné ses critiques. Par ailleurs, la cour cantonale a longuement motivé sa décision de ne pas ordonner la réouverture des enquêtes. On ne voit donc ni déni de justice formel ni violation du droit à une décision motivée.