Citation: 5D_74/2019 E. 1.1

1.1. La décision attaquée, rendue en procédure sommaire (art. 251 let. d CPC), prise en application de l'art. 265a al. 1 LP ensuite d'une opposition pour non-retour à meilleure fortune, est une décision finale (art. 90 LTF) de nature pécuniaire, rendue en matière de poursuites pour dettes et faillites au sens de l'art. 72 al. 2 let. a LTF (ATF 134 III 524 consid. 1.1 et 1.2). Cette décision n'est sujette à aucun recours (cantonal) (art. 265a al. 1 in fine LP; ATF 138 III 130 consid. 2.2; 134 III 524 consid. 1.3). Dès lors que le recourant ne dénonce pas une fausse application du droit des poursuites (ce qu'il devrait faire valoir par la voie de cadre de l'action en constatation du non-retour ou du retour à meilleure fortune [art. 265a al. 4 LP]), mais une violation de son droit d'être entendu, le recours au Tribunal fédéral est ouvert du chef de l'art. 75 al. 1 LTF, puisqu'une telle violation ne pourrait pas être guérie dans le cadre des actions précitées (ATF 138 III 44 consid. 1.3; 134 III 524 consid. 1.2; voir aussi arrêt 5D_194/2016 du 5 avril 2017 consid. 1.1). En ce sens, l'art. 265a al. 1 LP constitue une norme spéciale qui déroge au principe de la double instance et à l'exigence d'un tribunal supérieur posée à l'art. 75 al. 2 LTF.