Citation: 9C_32/2015 E. 4.2.2

4.2.2. Il ressort en revanche du dossier - et il y a lieu ici de compléter les faits constatés de manière manifestement incomplète par la juridiction cantonale (supra consid. 2) - que la situation de l'intimé était suffisamment stable au 1 er octobre 2013 pour admettre une augmentation avec effet immédiat de sa capacité de gain, faisant ainsi intervenir la diminution de la rente entière à une demi-rente à partir de cette date. Ainsi, lors de l'expertise pluridisciplinaire réalisée à la fin de l'année 2011 au Centre C.________ à D.________, les médecins ont retenu un syndrome de Wallenberg droit secondairement à une dissection de l'artère vertébrale droite dans un contexte d'hypertension artérielle et d'hypercholestérolémie ainsi qu'une anxiété généralisée. Sur le plan neurologique, ils ont conclu à une capacité de travail de 70 %, voire de 100 % dans une activité essentiellement administrative, tandis que sur le plan psychique, une capacité de travail de 50 % était retenue, laquelle allait devenir entière dans un délai de deux mois grâce à un traitement antidépresseur (rapport du 21 décembre 2011). Quant au docteur E.________, médecin traitant et spécialiste en urologie, il a plusieurs fois considéré que l'état de santé de son patient était stationnaire, que l'état psychique s'était amélioré depuis début 2012 et qu'une reprise du travail était ultérieurement envisageable à 50 ou 60 % (rapports des 24 mars et 11 décembre 2012). Sur la base des renseignements recueillis, le Service médical régional de l'assurance-invalidité a constaté une capacité de travail de 50% depuis le 29 novembre 2011 puis de 100 % à partir de janvier 2012 (rapport du 7 février 2013). Finalement, en septembre 2013, au terme d'un stage d'environ deux mois effectué par l'assuré dans le cadre d'une mesure d'orientation professionnelle, les responsables des Etablissements publics pour l'intégration ont retenu que l'intéressé pouvait travailler à temps partiel dans le secteur de la restauration (avec des tâches légères) (rapport du 8 octobre 2013), ce qui s'est concrétisé par la reprise à mi-temps de l'activité exercée par l'intimé avant ses atteintes à la santé à partir du 1 er octobre 2013. Au vu de ces constatations médicales et d'ordre professionnel, on constate que les atteintes à la santé n'étaient pas évolutives - l'état de santé était stable depuis 2012 -, qu'il n'existait aucun élément en 2013 laissant présager la possibilité d'une aggravation et que l'assuré avait retrouvé une capacité de travail de 50 % dans son activité antérieure à la fin du mois de septembre 2013. Aussi, la reprise de son activité à temps partiel, alors que son état de santé était stable depuis janvier 2012, mettait en évidence une amélioration durable de sa capacité de travail, qui justifiait l'application de l'art. 88a al. 1 première phrase RAI.