Citation: 4A_456/2013 E. 1.2

1.2. Le 28 janvier 2013, A.X.________ et sa fille majeure B.X.________, qui occupe avec elle le studio en question, ont saisi la Cour de justice du canton de Genève d'un recours contre cette décision. A titre préalable, elles ont conclu à l'octroi de l'assistance juridique gratuite, à la désignation d'un avocat d'office et à la fixation d'un délai pour compléter leur recours. Sur le fond, elles ont requis le maintien de la cause au rôle de la Commission de conciliation et son renvoi à cette autorité pour qu'elle organise une nouvelle audience. Par arrêt du 6 février 2013, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice genevoise a déclaré irrecevable le recours de B.X.________, du fait que celle-ci n'était pas titulaire du bail résilié. Elle a, en outre, rejeté la demande de restitution du délai de recours présentée par A.X.________. Admettant, avec une grande partie de la doctrine, le principe de l'applicabilité de l'art. 148 al. 1 CPC aux délais légaux d'appel et de recours, la cour cantonale a jugé que la circonstance alléguée par la requérante - le fait de n'être rentrée que le 18 janvier 2013 d'Espagne où elle avait rendu visite à ses parents malades -, qui avait reçu la décision querellée le 27 décembre 2012, n'était pas justifiée par pièces et ne constituait pas un empêchement non imputable à l'intéressée.