Citation: I 337/05 23.12.2005 E. 4.2

4.2.1 Se fondant sur les examens effectués, les médecins du SMR de N.________ ont estimé que, sur le plan physique, l'intéressé était pleinement capable de travailler dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles (rapport du 12 décembre 2001). A cet égard, les rapports des 5 et 8 juillet 2002 de la doctoresse O.________ ne sont pas propres à mettre en doute soit les diagnostics posés, soit l'évaluation faite par ces médecins de la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée. En effet, il n'y a pas de véritables divergences quant aux diagnostics, lesquels sont pratiquement identiques. Et, d'autre part, si ce médecin a conclu, à l'instar des médecins du SMR de N.________, que son patient ne pouvait plus exercer son ancienne profession de conducteur typographe, il n'a pas retenu que ses limitations physiques l'empêchaient d'exercer une activité tenant compte de son handicap. 4.2.2 Sous l'angle psychique, les médecins du SMR de N.________ ont évalué la capacité résiduelle de travail du recourant comme correspondant à 50 % d'un temps complet (rapport du 30 septembre 2002). Selon le docteur C.________, psychiatre, la capacité de travail du recourant ne saurait être supérieure à 20 % sur ce plan. Son appréciation se fonde en particulier sur la considération que l'intéressé a été incapable de s'adapter à l'évolution de sa profession au motif qu'il a exercé la typographie traditionnelle durant toute sa vie professionnelle. Certes le recourant a pu continuer son activité de typographe traditionnel lorsqu'il travaillait chez son employeur dès lors qu'il était affecté à des travaux spécifiques. On ne saurait cependant en déduire, sans plus ample justification, une incapacité d'adaptation pouvant conduire à une incapacité de travail de 80 %. A tout le moins, une telle divergence dans l'évaluation de l'incapacité de travail n'est pas suffisamment motivée au point que l'on ne pourrait suivre l'opinion des médecins du SMR de N.________ donnée dans les règles de l'art. Sur ce plan, l'échec des stages d'observation auprès de la fondation Y.________ et des ateliers Z.________ (par l'entremise de la fondation W.________) n'est pas déterminant. En effet, il ressort du rapport de la fondation W.________ du 27 juin 2003 que l'intéressé a souhaité interrompre le stage après une demi-journée seulement, estimant les travaux physiquement trop pénibles. Dès lors, l'appréciation du conseiller de la fondation W.________ relative à la capacité de prendre un emploi dans l'économie ne saurait être retenue parce qu'elle est fondée sur les seules plaintes du recourant et dénuée de toute motivation convaincante. Il en va de même de la décision d'inaptitude au placement de l'ORP du 30 octobre 2003. En effet, bien que cet office ait retenu que le recourant disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 %, il a toutefois fait abstraction des considérations médicales pour ne fonder son appréciation que sur le stage d'observation pratiqué dans les ateliers Z.________. Or, ce stage a été interrompu après une demi-journée seulement - respectivement une journée pour celui effectué auprès de la fondation Y.________ - à la demande du recourant et sans qu'une quelconque constatation médicale objective corrobore ses plaintes. Cela étant, c'est à juste titre que les instances inférieures ont considéré que le recourant était apte à exercer à 50 % une activité lucrative adaptée à ses restrictions physiques.