Citation: 6B_708/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant expose qu'il a requis à quatre reprises l'audition de son médecin traitant et de sa radiothérapeute ainsi que du couple gérant le café biennois où il avait ses habitudes quotidiennes au moment des faits (à savoir de 2016 à 2018). Selon lui, faute d'avoir entendu ces témoins, la cour cantonale n'a pas pu apprécier son état de santé au moment des faits, en particulier sous l'angle de sa capacité à se déplacer ni la compatibilité de cet état de santé avec l'expulsion judiciaire. Comme vu sous considérant 2, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant la culpabilité du recourant aux différents vols qui lui sont reprochés. La présence du recourant sur les lieux des infractions a été confirmée par différents éléments (photos, aveux, ADN). Dans ces circonstances, on peine à voir l'utilité des témoignages des gérants de café et du médecin ainsi que de son physiothérapeute. Le recourant ne donne à cet égard aucune explication. S'agissant de l'expulsion, il ne prétend pas que sa maladie ne pourrait pas être soignée au Kosovo, mais que la transmission du dossier pourrait être compliquée. Dans ces conditions, on ne voit pas non plus en quoi les témoignages du médecin et du physiothérapeute pourraient être utiles. Le recourant ne donne pas non plus d'explication sur ce point. Insuffisamment motivé, le grief du recourant doit être déclaré irrecevable.