Citation: 4A_225/2016 E. 5.1.1

5.1.1. La recourante reproche, tout d'abord, au juge unique d'avoir considéré que les documents produits, relativement au GBP Loan, ne correspondaient pas aux exigences formulées dans l' escrow agreement. Selon elle, l' escrow agent, en application de l'art. 4.1.5 de cette convention, devait lui remettre la somme de 1'500'000 fr. à réception d'une requête de libération valide relative au GBP Loan (" GBP Loan Escrow Release Request "). Ladite requête, qui figure à la page 19 de l' escrow agreement (pièce 5 du dossier cantonal), renvoyait à une annexe intitulée " GBP Loan Release and Assignment Confirmation ", dont le texte, reproduit aux pages 21/22 de l' escrow agreement (ibid.), comportait la mention suivante, apposée sous le nom de B.________ Ltd: " ( notarized and apostilled) ". Or, toujours selon la recourante, contrairement à ce qu'affirmerait le juge unique, ce serait "un fait notoire" que le vocable anglais notarized ne correspond pas à un terme technique définissant une opération précise, mais peut signifier, entre autres acceptions, certifier que le document est un original, que la signature est authentique ou qu'il s'agit d'une copie conforme du document. Dès lors, le juge unique aurait versé dans l'arbitraire en retenant que les documents certifiés originaux et apostillés, déposés par elle, ne correspondaient pas aux exigences de l' escrow agreement. Le juge unique se voit encore reprocher d'avoir admis arbitrairement que l'existence du contrat de cession du GBP Loan prétendument conclu le 28 juin 2012 par B.________ Ltd avec la recourante serait sujette à caution au motif que l' assignment agreement passé le 23 avril 2013 par cette dernière avec la partie intéressée n'en fait pas mention. La recourante observe, à ce propos, que, sous lettre b) d'une pièce portant la même date et nommée "Annex «Shareholders' Loans»", référence est faite à deux prêts de 600'000 et 1'200'000 GBP que B.________ Ltd avait initialement alloués à A.________ (pièce 20 du dossier cantonal). Elle ajoute qu'aucune indication n'est donnée "sur le créancier de ces prêts au moment de la signature du contrat." (recours, p. 24, 6e §). Pour la recourante, ces constatations de fait arbitraires ont influé sur l'issue du litige, car elles ont permis au magistrat intimé de considérer que le blocage de la somme correspondant au GBP Loan, que l'intimée avait déposée sur le compte ouvert auprès de W.________, n'était pas justifié et, partant, de le lever dans cette mesure.