Citation: 8C_253/2020 E. 3.1

3.1. Dans un grief d'ordre formel, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir violé son droit d'être entendu et d'avoir mal apprécié les preuves en refusant d'auditionner les experts G.________ et H.________ ainsi que son ergothérapeute. Il soutient ne pas avoir refusé une ENMG, mais avoir demandé de la pratiquer sous anesthésie; les neurologues auraient alors décidé de lui épargner cet examen. Interpellés par ses soins, ils ne se seraient toutefois pas positionnés à ce propos dans leur rapport complémentaire. Or cette question serait déterminante pour l'issue du litige, dès lors que selon les médecins en cause, une ENMG aurait permis d'objectiver les douleurs et l'allodynie de son hémicorps gauche et donc de confirmer leur origine neurologique, de telle manière à faire admettre le lien de causalité entre ces atteintes et l'accident. Par ailleurs, les experts auraient admis que le lien de causalité entre le SDRC de l'index gauche et l'allodynie de l'hémicorps gauche était possible, tout en semblant exclure l'influence de facteurs étrangers à l'accident sur cette dernière atteinte. Dans ces conditions, il aurait été nécessaire de les interroger sur la nécessité d'une ENMG, sur sa faisabilité sous anesthésie et sur les circonstances les ayant conduits à renoncer à cet examen. Le recourant explique en outre qu'il aurait fallu entendre son ergothérapeute sur le recours à d'autres types d'examens médicaux aux fins d'objectiver l'allodynie.