Citation: C 135/05 26.06.2006 E. 2.2

2.2.1 En l'occurrence, il est certes plausible que le recourant recherche une activité à plein temps et soit décidé à abandonner son activité indépendante si nécessaire, ce qui conduirait à admettre sa pleine aptitude au placement, pour une perte de travail de 100 %. Le nombre d'heures consacrées chaque semaine à cette activité, la conclusion d'un bail à loyer portant sur un local commercial - même pour un loyer limité à 850 fr. par mois - (contrat d'une durée initiale de 3 ans, renouvelé tacitement dès le 1er décembre 2004), de même que les déclarations du recourant à l'Office régional de placement, d'après lesquelles il était surpris de devoir effectuer des recherches d'emploi alors qu'il souhaitait s'établir comme indépendant constituent toutefois des indices sérieux à l'encontre de ses allégations. A cela s'ajoute, comme l'intimé n'a pas manqué de le relever, que les recherches d'emploi du recourant ont été effectuées pour l'essentiel sous la forme de visites d'entreprises; en revanche, le recourant n'a pas fait une seule postulation écrite entre les mois de janvier et octobre 2003 et n'a pas répondu à plusieurs offres d'emploi parues dans la presse régionale pendant la période entrant en considération. D'un point de vue qualitatif, force est donc de constater que ses recherches ne démontrent pas une volonté ferme de retrouver un travail à plein temps, au risque de devoir abandonner son activité indépendante. Enfin, il n'est pas déterminant que le recourant ait pu concilier cette activité avec son travail au service de X.________ SA, jusqu'au 31 janvier 2003. En effet, il ressort des informations données par son ancien employeur que ce dernier le laissait organiser son travail de manière flexible et sans contrôle du temps de travail; son contrat a par ailleurs été résilié au motif que l'employeur n'avait pas suffisamment de travail à lui confier, selon les indications figurant sur la demande d'indemnités de chômage.