Citation: 6B_324/2021 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il ressort du dossier (art. 105 al. 2 LTF) que la recourante a requis, dans son recours cantonal du 9 novembre 2020, à titre de mesure d'instruction, "la transmission du dossier par l'autorité inférieure [i. e. le ministère public]", tout en requérant également d'être mise au bénéfice de l'assistance judiciaire. Par ordonnance du 11 novembre 2020, le Président de la Chambre pénale des recours a notamment communiqué au ministère publique une copie dudit recours, lui a imparti un délai de 20 jours pour prendre position et pour produire son dossier et a imparti à la recourante un délai de 10 jours pour compléter sa requête d'assistance judiciaire. En date du 20 novembre 2020, le ministère public a précisé confirmer en tout point sa décision de non-entrée en matière du 19 octobre précédent, précisant que sa décision s'était également basée "sur les fichiers internes du ministère public, à savoir la procédure MP 2362/2020 à laquelle la recourante avait accès en sa qualité de prévenue". Par courrier du 23 novembre 2020, la recourante a déclaré retirer sa demande d'assistance judiciaire. Par ordonnance du 26 novembre 2020, la Présidente de la Chambre pénale des recours a pris acte du retrait de la demande d'assistance judiciaire et lui a imparti un délai pour fournir des sûretés par 700 francs. Puis, par ordonnance du 10 décembre, la Présidente de la Chambre pénale des recours a donné acte à la recourante du dépôt des sûretés requises et au ministère public de sa prise de position du 20 novembre 2020 et de son dossier, a communiqué une copie de dite prise de position à la recourante, a ordonné l'édition du dossier de la procédure pénale dirigée contre la recourante (MP 2362/2020) et a informé les parties que, sous réserve d'une décision contraire de la Chambre, l'arrêt serait rendu par écrit postérieurement au 8 janvier 2021. La décision attaquée précise que les parties n'ont pas déposé d'autres déterminations. En d'autres termes, la recourante ne s'est pas déterminée sur la prise de position du ministère public et n'est pas revenue sur les mesures d'instruction requises dans le cadre de son mémoire de recours, à savoir sa requête tendant à "la transmission du dossier par l'autorité inférieure". Quoi qu'il en soit, la recourante est malvenue de prétendre, en soutenant que les faits auraient été établi de manière inexacte, que le dossier MP 2362/2020 n'aurait pas été versé à la présente procédure. Il ressort en tout état de cause de ce qui précède que la cour cantonale en a ordonné l'édition dans le cadre de la procédure de recours. En outre, la recourante ne prétend pas avoir été privée d'accès audit dossier, et ne soutient pas non plus que les éléments pris en compte par le ministère public pour rendre une décision de non-entrée en matière au sujet de sa propre plainte, tiré du dossier d'instruction dirigé contre elle, lui auraient été inconnus. A cet égard également, c'est en vain que la recourante invoque un dossier prétendument incomplet en relevant que celui-ci ne contenait que sa propre plainte, l'ordonnance de non-entrée en matière et son recours cantonal. Il s'ensuit que le grief tiré d'une prétendue violation du droit d'être entendue, en termes d'accès au dossier, s'avère manifestement mal fondé. Pour le reste, les critiques que soulève la recourante en invoquant les art. 173 ss CP et 310 CPP, ainsi que le principe " in dubio pro duriore " ont trait au fond de la cause, qu'elle n'a pas qualité pour discuter (cf. supra consid. 1.2). Elles sont par conséquent irrecevables.