Citation: 6B_55/2025 E. 2.4.3

2.4.3. Le recourant soutient enfin que les faits retenus par la cour cantonale - à savoir qu'il a exploité un lien de confiance en impliquant son propre fils et que E.________ n'avait aucune raison de se méfier - sont insuffisants pour exonérer ce dernier de toutes vérifications, d'autant plus qu'il ignorait la situation du recourant et que les montants transférés étaient importants. Il fait également valoir qu'aucune précaution élémentaire n'a été prise, comme vérifier la commande auprès du concessionnaire. En tant qu'il soutient que E.________ "ignorait sa situation", il oppose sa propre version des faits à celle retenue par la cour cantonale, selon laquelle son fils avait informé l'intéressé que son père était en mesure d'obtenir des montres rares en raison de son expérience dans le domaine de l'horlogerie. De plus, compte tenu du fait que E.________ connaissait le fils du recourant et s'est fié aux informations fournies par celui-ci, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir fait preuve d'une plus grande diligence. On rappellera que, selon la jurisprudence, il n'est pas nécessaire que la dupe ait recouru à toutes les mesures possibles pour éviter d'être trompée (cf. supra consid. 2.1.2). Le grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.