Citation: I 199/01 04.07.2001 E. 1

En l'occurrence, le recourant a été soumis à un examen psychiatrique complet pratiqué par le docteur E.________. Selon le rapport établi par ce médecin, il n'existe pas de trouble psychique qui ait une incidence sur la capacité de travail, considérée comme entière. On relève, en particulier, que le psychiatre ne fait pas état d'éléments qui fondent généralement un pronostic défavorable quant au caractère exigible de la reprise normale par l'assuré d'une activité professionnelle (traits prémorbides, comorbidité psychiatrique, perte d'intégration sociale etc. ; voir VSI 2000 p. 155 consid. 2c). Il n'y a pas de motif de s'écarter des conclusions de ce rapport qui, au demeurant, répond aux critères formels permettant de lui attribuer une valeur probante. Comme il s'agit en l'espèce d'apprécier les conséquences de troubles de nature psychique sur la capacité de travail de l'assuré, le rapport du docteur E.________ l'emporte sur les conclusions du docteur C.________. d) Quant au fait que, dans son jugement du 14 juillet 2000, le tribunal cantonal des assurances a reconnu - peu importe ici de savoir si c'est à tort ou à raison - que l'assuré subissait une incapacité de travail de 50 pour cent, justifiant le versement d'indemnités journalières réduites dans la même proportion, il n'avait pas d'effet contraignant pour l'autorité administrative ou judiciaire appelée à statuer sur le droit à la rente. Il peut en effet arriver qu'un expert exprime, au sujet de la capacité de travail de l'assuré, dans un litige en matière d'assurance-maladie, une opinion différente de celle d'un autre expert mandaté ultérieurement par l'assurance-invalidité et dont le rapport, finalement, présente une valeur probante supérieure à celle que l'on pouvait accorder aux avis médicaux antérieurs (cf. RAMA 1998 no K 990 p. 251). e) En conclusion, il y a lieu d'admettre que le recourant n'a pas subi une incapacité de travail au-delà du mois de mai 1998. Eu égard à l'art. 29 al. 1 let. b LAI, aucun droit à la rente n'a donc pris naissance en sa faveur. Il s'ensuit que le recours est mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :