Citation: 8C_244/2015 E. A

A.________, née en 1954, a travaillé en qualité d'infirmière au service de l'institution B.________ à un taux d'occupation oscillant entre 40 % et 50 %. A ce titre, elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès d'Helsana Assurances SA (ci-après: Helsana). Le 16 juillet 2002, elle a été victime d'un important polytraumatisme lors d'une chute survenue au cours d'une randonnée en montagne. Après avoir trébuché sur une pierre, elle a dévalé une pente abrupte sur environ septante mètres et a perdu connaissance en heurtant sa tête à une pierre. Helsana a pris en charge le cas. L'assurée a été hospitalisée durant une longue période et elle a subi diverses interventions chirurgicales. Elle a repris le travail à un taux de 10 % dès le 1 er novembre 2003, puis à 20 % à compter du 29 décembre 2004 et à 40 % à partir du 1 er septembre 2005. Helsana a confié une expertise aux médecins du Centre C.________. Dans leurs rapports des 21 mai 2004 et 10 mai 2005, ces médecins ont indiqué que la situation n'était pas stabilisée sur les plans tant physique que psychique. Par décision du 26 juin 2007, Helsana a suspendu le droit de l'assurée à la prise en charge des frais de traitement, a nié son droit à une rente d'invalidité et lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 30 %. Saisie d'une opposition, elle l'a rejetée, tout en reconnaissant le droit de l'intéressée à une physiothérapie d'entretien pour ses troubles au genou, à raison d'une à deux fois neuf séances par an, ainsi qu'à la prescription d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (décision sur opposition du 13 février 2008).