Citation: 1C_244/2015 E. 1

Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Il apparaît en effet que c'est l'importance du temps écoulé entre l'agression de 1997 et l'incapacité de gain alléguée dès 2007 qui permet à l'autorité précédente de nier l'existence d'un rapport de causalité entre ces deux événements. A cet argument principal, s'ajoutent les deux ruptures sentimentales vécues dans ce même intervalle, la consultation d'une psychologue uniquement à partir de 2000, le suivi par un psychiatre encore plus ultérieurement (dès 2005) et surtout l'absence de mention dans les attestations médicales de 2005, 2006 et 2011 de lien entre les troubles alors présentés et l'agression de 1997 (cf. consid. 6 p. 16 du jugement attaqué). Or, la recourante ne soutient pas que le contenu des rapports médicaux aurait été mal interprété par la cour cantonale, que celle-ci aurait omis de prendre en compte certains éléments y figurant ou qu'elle-même n'aurait pas pu exercer une activité lucrative dans les premières années suivant l'agression. Il ressort au contraire de ses propres déclarations qu'elle a pu continuer à travailler sans période de chômage jusqu'à fin 2006 (cf. l'audition du 7 février 2013; En fait ad 22 p. 8 du jugement attaqué). Cela démontre en particulier que les troubles ressentis à l'époque n'avaient alors pas d'impact sur sa capacité de travail. Ces constatations permettent d'ailleurs de rejeter la requête d'expertise médicale sur cette question formée devant le Tribunal de céans. Au vu de ces considérations, la Chambre administrative pouvait par conséquent retenir l'absence de lien de causalité entre l'agression de 1997 et la perte de gain alléguée subie à partir de 2007. Dès lors qu'une des conditions nécessaire pour l'établissement de la responsabilité en matière civile fait défaut, l'autorité précédente pouvait, sans violer le droit fédéral ou faire preuve d'arbitraire, refuser toute indemnisation de ce poste du dommage.