Citation: 8C_626/2021 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont d'abord exposé que le cas devait être examiné sous l'angle de l'art. 9 al. 1 LAA, les pneumoconioses et les affections de l'appareil respiratoire faisant partie de la liste à l'annexe 1 de l'OLAA. Ils ont ensuite considéré que les rapports des médecins consultés par le recourant n'étaient pas de nature à remettre en cause le bien-fondé des conclusions du docteur C.________, selon lesquelles la maladie professionnelle affectant le recourant n'était pas due à une activité exercée en Suisse dans une entreprise assurée au sens de la LAA. S'agissant du diagnostic de silicose, les juges cantonaux ont observé que celui-ci avait été mis en doute par le docteur D.________, médecin associé au Service de pneumologie de l'Hôpital E.________, mais qu'il avait en revanche était confirmé par la doctoresse F.________, médecin hospitalier au Service de pneumologie de l'Hôpital G.________, dans son rapport du 19 juillet 2020. Même si l'on retenait le diagnostic de pneumopathie interstitielle comme suggéré par le docteur D.________, celui-ci ne pouvait pas être mis en lien de causalité avec l'activité de fromagerie comme l'avait clairement indiqué ce spécialiste. Quant à la vasculite à ANCA, il n'existait pas de cas documenté dans la littérature en lien avec une activité dans la production de fromage. S'agissant enfin de l'asthme non allergique non éosinophilique diagnostiqué en juillet 2020, il était déclenché par l'effort et n'avait pas de lien avec les autres diagnostics, mais permettait d'expliquer les symptômes respiratoires déclenchés au travail.