Citation: 2C_216/2024 E. 3.1

3.1. Elle reproche en particulier à la Cour de justice d'avoir établi les faits de manière manifestement inexacte et, partant, arbitraire en ne faisant aucune référence aux conditions de vie difficiles qui ont été les siennes entre 2021 et 2023. Une telle critique tombe cependant à faux. Selon la jurisprudence, il n'y a arbitraire dans l'établissement des faits ou l'appréciation des preuves que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2; 136 III 552 consid. 4.2). Or, en l'occurrence, il faut admettre que la Cour de justice n'évoque pas les difficultés auxquelles la recourante a pu être confrontée dans sa vie ces dernières années dans la partie "en droit" de son arrêt, étant néanmoins précisé que cet aspect ressort - à tout le moins en filigrane - de la partie "en fait" de celui-ci, lequel résume la procédure antérieure et les différents actes des parties. On ne voit toutefois pas que, ce faisant, l'autorité précédente ait établi arbitrairement les faits de la cause. Elle n'a en effet procédé à aucun constat en contradiction avec les pièces au dossier, mais à simplement considérer que, d'un point de vue juridique, les difficultés de vie dont se prévalait la recourante n'étaient pas pertinentes pour l'issue de la cause. Le point de savoir si le Tribunal cantonal aurait dû en tenir davantage compte au moment de rendre son arrêt - comme le soutient la recourante - ne relève pas d'un éventuel établissement arbitraire des faits, mais du contrôle de l'application du droit, auquel il sera procédé ci-après.