Citation: 8C_730/2017 E. 4.3

4.3. Dans leur examen du rapport de causalité entre l'accident survenu le 14 novembre 2015 et le SDRC, les juges cantonaux ont relevé que les rapports médicaux initiaux établissaient clairement une tuméfaction au genou droit à la suite de cet accident. Par ailleurs, il n'apparaissait pas qu'un facteur autre que l'événement assuré ait pu causer le SDRC dont souffrait l'assurée. Les docteurs D.________ et E.________ n'évoquaient aucune autre cause à l'origine de leur diagnostic. De leur côté, les doctoresses F.________ et G.________ estimaient qu'il y avait une relation de causalité très probable entre le traumatisme, tout de même assez violent, et l'apparition du SDRC. En ce qui concernait le troisième critère (la courte période de latence), les premiers juges ont constaté que si le diagnostic avait certes été posé plusieurs mois après l'événement accidentel, il ressortait des différentes pièces du dossier, en particulier du compte-rendu des premières consultations médicales établi par la doctoresse I.________, que l'assurée en avait présenté les signes cliniques dans le délai des deux mois. Ainsi ce médecin soulignait que celle-ci s'était plainte de douleurs importantes et disproportionnées par rapport au traumatisme subi dès sa première consultation de contrôle en traumatologie le 21 novembre 2015. La doctoresse I.________ mettait également en exergue la description, par l'assurée, de troubles sensoriels compatibles avec une hyperesthésie voire une allodynie. Enfin, la présence d'une tuméfaction ou oedème avait été observée à l'occasion de plusieurs contrôles cliniques (les 14 et 21 novembre 2015, 4 et 15 décembre 2015 et 26 janvier 2016), de même qu'une diminution de la motricité (les 21 novembre et 15 décembre 2015). Quant à l'avis du docteur C.________, toujours selon les premiers juges, il n'était pas déterminant dans la mesure où il n'avait pas discuté les signes cliniques initiaux relevés chez l'assurée par les différents médecins (ni d'ailleurs l'importante hyperesthésie qu'il avait lui-même constatée), et que ses conclusions étaient essentiellement fondées sur l'imagerie, qui n'est pas décisive pour poser le diagnostic de SDRC.