Citation: 8C_672/2023 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a considéré que l'intimé avait examiné la situation médicale du recourant de manière exhaustive. Il s'était en partie fondé sur le dossier de l'assureur-accidents, lequel contenait des rapports médicaux qui dépassaient le strict cadre de l'accident du 18 juillet 2019, et l'avait complété dans le cadre de sa propre instruction. Il avait ainsi recueilli des renseignements médicaux concernant les atteintes au niveau du rachis, du genou et du coude gauches, du système cardio-vasculaire, hépatique et de la sphère psychiatrique. Sur le plan psychiatrique, s'agissant du trouble somatoforme douloureux persistant, les juges cantonaux ont retenu en particulier que les médecins de la CRR avaient suspecté un tel trouble chez un patient aux traits de personnalité narcissique, mais sans toutefois retenir de troubles psychiques patents de l'axe |, ni de limitations fonctionnelles (rapport du 14 janvier 2022 p. 5; consilium psychiatrique du 24 novembre 2021). De surcroît, dans son rapport du 19 novembre 2022, le docteur E.________, spécialiste en anesthésiologie, indiquait qu'il ne retenait pas le diagnostic de trouble somatoforme qui ne pourrait être confirmé que par une évaluation psychiatrique, laquelle avait toutefois eu lieu à la CRR. Au final, aucun médecin ne faisait état d'un quelconque trouble psychique invalidant chez un assuré ne bénéficiant pas d'un suivi sur ce plan. Dans ces circonstances, il n'y avait pas d'indice en faveur d'un diagnostic psychiatrique invalidant. Au demeurant, le docteur B.________, qui avait évalué le recourant à la CRR, n'avait identifié aucune limitation fonctionnelle sur le plan psychique, étant rappelé que, du point de vue de l'assurance-invalidité, ce n'était pas fondamentalement le diagnostic, mais l'effet de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail qui était déterminant (référence faite aux arrêts 9C_273/2018 du 28 juin 2018 consid. 4.2 et 9C_787/2015 du 31 mai 2016 consid. 6).