Citation: 6B_437/2009 28.09.2009 E. 5

Enfin, le recourant se plaint de la violation des art. 42 et 43 CP. Il soutient que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en retenant un pronostic moyennement favorable et en lui infligeant une peine privative de liberté sans sursis à raison de quinze mois. 5.1 Le sursis complet n'est possible que pour les peines de six mois à deux ans (cf. art. 42 CP). Condamné à une peine de trente mois, le recourant ne pouvait donc en bénéficier. Dans la mesure où il se plaint de ne pas avoir été mis au bénéfice d'un sursis complet, son grief doit donc être rejeté. 5.2 Seul entrait en considération le sursis partiel prévu à l'art. 43 CP, possible pour les peines de un à trois ans. Le juge ne peut ordonner le sursis partiel que si le pronostic quant au comportement futur n'est pas défavorable (cf. ATF 134 IV 1 consid. 5.3.1 p. 10). Selon l'art. 43 CP, la partie à exécuter doit être au moins de six mois (al. 3), mais ne peut pas excéder la moitié de la peine (al. 2). Le rapport entre les deux parties de la peine doit être fixé de telle manière que, d'une part, la probabilité d'un comportement futur de l'auteur conforme à la loi mais aussi sa culpabilité (art. 43 al. 1 CP) soient équitablement prises en compte. Le juge dispose à cet égard d'un large pouvoir d'appréciation (ATF 134 IV 1 consid. 5.6 p. 15). En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le pronostic n'était pas défavorable et a ordonné le sursis partiel. Si - comme en l'espèce - la peine est de trente mois de privation de liberté, le juge peut assortir du sursis une partie de la peine allant de quinze à vingt-quatre mois. Considérant la culpabilité du recourant et le pronostic moyennement favorable, la cour cantonale a fixé la durée de la peine ferme à quinze mois. Ce faisant, elle n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation. Le grief tiré de la violation de l'art. 43 CP doit être rejeté.