Citation: 6B_91/2020 E. 2

Le recourant invoque une violation de l'art. 75 al. 3 CP au motif que son plan d'exécution de la sanction (ci-après: PES) a été avalisé tardivement, soit seulement deux mois avant sa possible libération conditionnelle et seize mois après sa condamnation définitive. L'art. 75 al. 3 CP ne devait pas être considéré comme une simple prescription d'ordre. Le pronostic défavorable posé dans le cadre de l'examen de la libération conditionnelle apparaissait comme la conséquence de l'absence de PES, le recourant ayant été ainsi privé de la possibilité de réaliser les objectifs de l'incarcération. Aussi le refus d'accorder la libération conditionnelle sur la base de conditions qu'il aurait pu remplir si les seize mois d'attente d'un PES avaient pu être consacrés à suivre ledit PES violait-il le principe de la bonne foi consacré à l'art. 5 al. 3 Cst.