Citation: 8C_532/2022 E. 9.2

9.2. Par cette argumentation, la recourante ne démontre pas, d'une manière qui réponde aux exigences de motivation qualifiées prévues à l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1 supra), la violation alléguée du principe de la bonne foi. Selon les constatations de la cour cantonale, l'obtention d'une formation universitaire de type MAS-RH ou CAS-RH constituait une condition pour obtenir la levée du code 9F et la recourante, qui avait procédé à l'insu de ses supérieurs à des modifications sur les EEDP dans le sens de la levée du code 9F, avait considéré à tort que le seul écoulement du temps lui permettrait d'obtenir la levée dudit code sans satisfaire à l'exigence de formation. On ne voit pas en quoi le fait que l'intimé n'a pas réclamé la restitution du trop-perçu au moment où il a révoqué la recourante avec effet immédiat par arrêté du 14 octobre 2020, mais seulement après que la Chambre administrative eut annulé la décision de révocation et ordonné la réintégration de la recourante au sein de la fonction publique cantonale, serait contraire à la bonne foi. Contraint de réintégrer la recourante et de lui payer son traitement à titre rétroactif, l'intimé était en droit de réclamer la restitution du trop-perçu par voie de compensation (cf. consid. 3.2 supra et 10 infra). Au surplus, la recourante n'allègue pas qu'elle aurait pris, en raison du comportement de l'autorité intimée, des dispositions auxquelles elle ne pourrait pas renoncer sans subir de préjudice, alors qu'il s'agit là de l'une des conditions posées par la jurisprudence à laquelle elle se réfère (cf. ATF 146 I 105 consid. 5.1.1; 143 V 341 consid. 5.2.1; 131 II 627 consid. 6.1).