Citation: 5A_840/2014 E. 2

Par arrêt du 22 octobre 2014, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours de la personne concernée contre l'ordonnance précitée. L'autorité cantonale a retenu que l'intéressée souffre, depuis 2006 en tout cas, de schizophrénie paranoïde, cette affection se traduisant dans son cas par un foisonnement d'idées délirantes (par exemple: emploi à l'ONU, mariage avec une célébrité, protection par un " service secret "), lesquelles la conduisent à adopter des comportements inadéquats dans sa vie quotidienne. Quant à la nécessité d'un traitement, elle a souligné en particulier que son incapacité à adopter un comportement adapté entraîne une grande précarité de ses conditions d'existence (absence de logement, séjours dans des foyers ou à l'aéroport); par ailleurs, elle est en proie à des pulsions hétéro-agressives avec risque de passage à l'acte. Partageant l'avis de l'expert, la cour cantonale a relevé que le seul moyen avéré de pallier ces risques, de même que le danger pour la santé de la recourante elle-même, réside dans la prise du traitement psychotrope approprié, lequel ne peut être envisagé en l'état que dans le cadre stationnaire approprié de la Clinique de Belle-Idée, s'agissant d'une personne dépourvue de toute conscience de sa maladie.