Citation: 1B_178/2019 E. 1

Par ailleurs, l'instance précédente a retenu que faute de toute information (date, heure et contenu) quant au sujet dont le recourant aurait fait l'objet sur la radio Rhône FM, il n'y avait pas lieu d'en tenir compte. Le recourant ne répond aucunement à l'argumentation du Tribunal cantonal et le dossier ne contient aucune mention d'une quelconque émission sur cette radio, de sorte que cet élément est irrecevable. Quant au reproche fait au Juge Epiney d'être à l'origine de la campagne de presse en ayant transmis l'acte d'accusation non anonymisé aux journalistes accrédités, il ne permet pas non plus de prouver la partialité dudit magistrat. En effet, à teneur de l'art. 9 let. d du règlement sur l'accréditation des journalistes auprès des tribunaux valaisans du 21 décembre 2010 (RS/VS 173.104), en cas de débats publics, sur demande adressée au tribunal compétent, au plus tard trois jours avant la tenue des débats, dans les affaires pénales, l'acte d'accusation (ou la décision remplaçant l'acte d'accusation) est distribué aux journalistes accrédités. S'ajoute à cela que la décision du 14 novembre 2018 du Tribunal du IIe arrondissement pour le district de Sierre - non contestée et entrée en force - autorisait les journalistes accrédités auprès des tribunaux valaisans à assister aux débats qui se tiendraient à huit clos. Enfin, le recourant fait valoir, pour la première fois devant le Tribunal fédéral, que le Juge Stéphane Epiney serait le cousin du Directeur de l'école ayant dénoncé les faits litigieux, ce que le Juge prénommé conteste. Nonobstant le fait que le Tribunal fédéral ne saurait se prononcer sur les motifs de récusation évoqués pour la première fois devant lui (art. 99 al. 1 LTF), le recourant se contente d'affirmer cet élément, sans en apporter la preuve. Il n'y a dès lors pas lieu d'en tenir compte.