Citation: I 179/02 23.01.2003 E. 1

3.2 Appelés de leur côté à connaître des affections psychiques, les experts du Centre médical de psychothérapie Z.________ ont retenu que le recourant présente un trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et une affection médicale générale chronique d'intensité légère (amplification volontaire). Ce syndrome d'amplification de la douleur avait du reste déjà été relevé par le docteur D.________ (rapport du 10 février 2000). Ce trouble n'est toutefois pas, selon les praticiens dudit centre, associé à une comorbidité psychiatrique significative, de sorte que le recourant dispose, du point de vue psychiatrique, d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée. Ces conclusions dûment motivées doivent être suivies. 3.3 Le recourant conteste certes la valeur probante de l'expertise du docteur E.________ et de la psychologue F.________ en suggérant que le psychiatre n'aurait pas été impartial, dès lors qu'il serait fréquemment mandaté par l'intimé pour des expertises. Toutefois, le fait qu'un médecin est régulièrement chargé par un office de l'assurance-invalidité d'établir des expertises ne constitue pas à lui seul un motif suffisant pour conclure au manque d'objectivité et à la partialité de l'expert (RAMA 1999 n° U 332 p. 193 consid. 2a/bb). Au regard du déroulement de cette expertise et de son contenu, il n'y a pas lieu de mettre en doute l'impartialité du docteur E.________ au seul motif que son avis ne va pas dans le sens souhaité par le recourant. Par ailleurs, pour accorder pleine valeur probante à un rapport médical, il est nécessaire que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte médical et l'analyse de la situation médicale soient claires et enfin, que les conclusions de son auteur soient motivées (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). L'expertise du docteur E.________ et de la psychologue F.________ répond en tous points aux critères formels énumérés ci-dessus: rendue à la suite de deux consultations psychiatriques avec l'assuré et d'examens complets, en particulier des tests psychométriques et des tests de personnalité, elle repose sur une étude attentive et complète du dossier AI; en outre, l'anamnèse est fouillée et les constatations objectives sont clairement exposées. Elle revêt donc une valeur probante certaine que le certificat de la doctoresse G.________ du 14 mars 2002 n'est pas susceptible de mettre en doute, contrairement à ce que fait valoir le recourant. En effet, ce certificat très succinct ne répond pas aux exigences susmentionnées. Il ne contient par ailleurs aucune critique de l'expertise, mais se limite à constater que le recourant présente, depuis février 2002, une symptomatologie dépressive apparue dans le contexte du refus du Tribunal des assurances du canton de Vaud de reconnaître le droit de l'assuré à une demi-rente d'invalidité - le jugement ayant été notifié le 19 février 2002. La doctoresse G.________ décrit donc une crise psychique récente, sans faire état de la situation du recourant sur le plan psychique en général depuis l'apparition de ses problèmes de santé. Le certificat médical porte dès lors sur des faits survenus postérieurement à la décision litigieuse qui n'ont pas à être pris en compte, seul étant déterminant en l'occurrence l'état de fait existant au moment où celle-ci a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et la référence). 3.4 Dans ces circonstances, la situation médicale du recourant ayant fait l'objet d'investigations suffisantes, tant du point de vue physique que psychique, la mise en oeuvre d'une expertise multidisciplinaire ne se justifie pas.