Citation: 5D_4/2025 E. 3.3

3.3. La recourante se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves, d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), ainsi que d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 272 al. 1 LP. Elle fait grief à l'autorité précédente d'avoir ignoré, respectivement apprécié arbitrairement, les messages "WhatsApp" produits à l'appui de la requête de séquestre. Selon elle, ces messages corroboraient pourtant de manière claire et non équivoque que les prêts avaient été conclus pour le compte de la sous-bailleresse. Les propos de celle-ci, dénués d'ambiguïté, traduisaient une acceptation sans réserve de rembourser la somme de 15'000 fr., ce qui était également confirmé par la procédure de poursuite initiée à l'encontre de l'intéressée, celle-ci n'ayant pas formé opposition au commandement de payer. La cour cantonale avait fait abstraction de cette procédure, alors que l'absence d'opposition démontrait pourtant l'acceptation tacite de la créance par la sous-bailleresse, ce qui venait renforcer l'engagement clair exprimé dans les échanges de messages "WhatsApp". Le contrat de sous-location produit à l'appui de la requête de séquestre établissait par ailleurs tout aussi clairement que le montant de 4'800 fr. avait été versé par ses soins. Les juges précédents ne pouvaient donc pas retenir qu'" aucun autre document ne [venait] étayer l'allégation de l'absence de remboursement de cette somme lors de la restitution des lieux ". Compte tenu de la procédure de poursuite susvisée, du contrat de sous-location précité et de " l'ensemble des allégués étayés " dans la requête, il était " indéniable " que la créance de 4'800 fr. était établie, respectivement répondait, à tout le moins, au critère de la vraisemblance. Cela étant, en se limitant à affirmer que les messages "WhatsApp" ne comportaient aucun engagement de rembourser la somme de 15'000 fr. et en ne faisant pas mention de la procédure de poursuite, l'arrêt attaqué souffrait d'un défaut de motivation constitutif d'une violation du droit d'être entendu. Faute d'explication détaillée donnée par la cour cantonale, la recourante se dit en effet dans l'impossibilité de savoir pourquoi ces éléments de preuve, pourtant cruciaux pour établir la vraisemblance de la créance, n'ont pas été jugés suffisants. La recourante reproche également à l'autorité précédente d'avoir arbitrairement fondé sa décision sur la différence entre le montant total des crédits contractés et la créance alléguée. Selon elle, une telle discrépance n'exclut nullement que les prêts aient été partiellement conclus pour le compte de la sous-bailleresse, respectivement qu'elle ait prêté 15'000 fr. à celle-ci. La cour cantonale s'était par ailleurs méprise en affirmant que les extraits de compte ne rendaient pas vraisemblable la remise des fonds à l'intéressée. En effet, ces extraits contenaient une annotation explicite, libellée comme il suit: "A.________ C/O B.________ ", ce qui établissait un lien direct entre le retrait des fonds et la personne de la sous-bailleresse. En outre, les messages "WhatsApp" produits à l'appui de la requête de séquestre corroboraient la réalité de ce prêt. La combinaison des extraits de compte, de l'annotation explicite y figurant et des échanges de messages "WhatsApp" démontrait ainsi sans équivoque que la somme de 15'000 fr. avait effectivement été remise à la sous-bailleresse, rendant de la sorte vraisemblable l'existence de la créance invoquée. En jugeant le contraire, l'autorité précédente avait arbitrairement apprécié les preuves et imposé une exigence de vraisemblance qualifiée qui n'est pas requise par l'art. 272 al. 1 LP et la jurisprudence y relative. Selon la recourante, les allégués figurant dans la requête de séquestre et les pièces produites à son appui " suscitent chez tout observateur impartial et indépendant l'opinion que les faits tels qu'allégués se sont bel et bien produits ". Les créances de 8'867 fr. 05 et de 4'800 fr. reposeraient en effet sur un ensemble cohérent de titres et il n'y avait pas lieu de procéder à une analyse isolée de chacun d'entre eux, comme l'avait fait " inexactement " la cour cantonale.