Citation: 8C_708/2019 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, en fixant à 9 jours la suspension du droit à l'indemnité de chômage, l'OCE a infligé la sanction minimale prévue par le barème du SECO pour les administrés ayant effectué un nombre de recherches d'emploi insuffisant pendant un délai de congé de trois mois. Or par rapport à d'autres situations, les circonstances du cas d'espèce ne présentent pas de singularités qui justifieraient de s'en écarter, ce barème tendant précisément à garantir une égalité de traitement entre les administrés. En effet, non seulement l'assurée a fait un nombre de recherches d'emploi insuffisant au cours de la période considérée dans son ensemble mais elle n'a, plus particulièrement, fait aucune recherche depuis le moment où elle a donné son congé jusqu'au 4 août 2018, ainsi qu'entre le 11 août et le 5 septembre 2018. Le Tribunal fédéral a eu l'occasion de juger que sous l'angle de l'obligation générale de diminuer le dommage ancré à l'art. 17 al. 1 LACI, le requérant de prestations avait l'obligation de postuler régulièrement à un emploi durant la période précédant son inscription à l'assurance-chômage. Ainsi, un assuré ayant fait une pause dans ses recherches d'emploi pendant plus d'un mois au cours de la période de congé devait être sanctionné quand bien même il avait fait des recherches d'emploi quantitativement et qualitativement suffisantes au cours de l'ensemble de la période précédant son chômage (cf. ATF 139 V 524 consid. 4.2 p. 530 s.). On ajoutera que l'assurée a sensiblement relâché ses efforts à mesure que son chômage devenait imminent puisqu'au cours de la période du 1 er au 15 octobre 2018, elle n'a fait qu'une seule recherche d'emploi. Partant, on doit admettre dans ces circonstances qu'en réduisant la suspension à 6 jours, la juridiction cantonale a substitué sa propre appréciation à celle de l'administration sans motif pertinent (cf. consid. 4.2 supra).