Citation: I 325/00 29.12.2000 E. 1

b) Par décision du 5 juillet 1996, confirmée par jugement du tribunal cantonal du 19 juin 1997, l'office intimé a toutefois dénié au recourant le droit à une rente. Il ne pouvait donc revenir sur cette décision qu'aux conditions qui président à la révocation, par son auteur, d'une décision administrative. A cet égard, la jurisprudence constante distingue la reconsidération d'une décision formellement passée en force de chose jugée et sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au fond, à laquelle l'administration peut procéder pour autant que la décision soit sans nul doute erronée et que sa rectification revête une importance notable (ATF 122 V 21 consid. 3a, 173 consid. 4a, 271 consid. 2, 368 consid. 3, 121 V 4 consid. 6 et les arrêts cités) d'avec la révision d'une décision entrée en force formelle, à laquelle l'administration est tenue de procéder lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (ATF 122 V 21 consid. 3a, 138 consid. 2c, 173 consid. 4a, 272 consid. 2, 121 V 4 consid. 6 et les références). En l'espèce, une révocation de la décision administrative du 5 juillet 1996 n'entre pas en considération, notamment parce qu'elle n'apparaît pas sans nul doute erronée sur le vu des renseignements d'ordre médical dont on disposait au moment du prononcé. Par ailleurs, si l'apparition d'un état psychique maladif doit être qualifiée de fait nouveau susceptible de conduire à une appréciation juridique différente, l'office intimé ne pouvait pas procéder à la révision de la décision en cause. Celle-ci ayant été déférée à la juridiction cantonale, seule cette dernière pouvait en effet être valablement saisie d'une demande de révision de son jugement par lequel elle a confirmé cet acte administratif. c) Vu ce qui précède, la cour de céans n'a pas à examiner si le recourant a droit à la rente d'invalidité pour la période précédant le 5 juillet 1996. En revanche, dans la mesure où il présentait, au mois d'août suivant, une incapacité de travail moyenne - due à une atteinte à la santé - de 40 % au moins depuis une année, sans interruption notable, il a droit à la rente d'invalidité depuis le 1er août 1996.