Citation: 1P.458/2003 29.08.2003 E. B

Par ordonnance du 5 juin 2003, le juge d'instruction a rejeté une nouvelle demande de mise en liberté. Les experts avaient déposé leur rapport le 7 mai précédent. Par décision du 28 mai 2003, le juge d'instruction avait refusé d'ordonner un complément, ce rapport lui apparaissant clair et complet. Il en résultait que le risque de récidive ne pouvait être exclu, "en raison du trouble dyssocial dont souffre l'expertisé". Par arrêt du 8 juillet 2003, le Tribunal d'accusation a rejeté les recours dirigés, d'une part, contre le refus d'ordonner un complément d'expertise, et, d'autre part, contre le refus de mise en liberté. Le rapport d'expertise était convainquant et les parties auraient l'occasion d'obtenir des précisions lors de l'audience de jugement. Les experts avaient retenu un risque de récidive, l'incarcération n'ayant que peu d'impact sur la personnalité du prévenu. Le trouble dont souffrait le prévenu n'était pas "accessible à un traitement", de sorte qu'un suivi médical n'apparaissait pas comme une alternative envisageable.