Citation: 7B_104/2023 E. 8.2

8.2. Il est en l'espèce constant que le recourant a été acquitté des infractions de gestion déloyale qui lui étaient reprochées au préjudice de la société C.________ SA. L'autorité précédente l'a cependant astreint au paiement des frais de la procédure de première instance en vertu de l'art. 426 al. 2 CPP au motif qu'il avait adopté un comportement contraire au devoir de fidélité lui incombant en qualité d'employé de C.________ SA - en exerçant notamment une activité concurrente, alors que son contrat de travail spécifiait qu'il devait consacrer ses heures uniquement à son employeur, qu'il ne pouvait pas exercer un autre travail rémunéré ni prendre des participations dans une société concurrente -, propre à éveiller le soupçon qu'il lésait les intérêts de cette dernière société; il avait en particulier perçu des commissions de ses clients et ce comportement illicite était en lien de causalité avec l'ouverture de la procédure du chef de gestion déloyale. L'autorité précédente a encore relevé l'absence de collaboration décisive du recourant, qui avait menti puis livré au compte-gouttes des informations sporadiques et inconstantes; la reconstitution du détail des transactions réalisées parallèlement, de leurs liens avec la marchandise vendue par C.________ SA, de leur facturation et du flux des montants encaissés par le recourant ou ses sociétés avait en outre été longue et fastidieuse. Les allégations du recourant, qui se contente d'affirmer qu'il n'aurait "aucunement rendu plus difficile la conduite de la procédure [...] qu'il s'[était] présenté aux différentes audiences fixées et qu'il [avait] fourni des explications détaillées", ne suffisent pas pour démontrer en quoi l'autorité précédente aurait violé l'art. 426 al. 2 CPP en l'espèce, ce qui n'apparaît d'ailleurs pas être le cas au vu de ce qui précède.