Citation: I 909/06 27.04.2007 E. 4

D'une manière générale, l'office AI reproche à la juridiction cantonale d'avoir modifié l'abattement permettant de tenir compte de la situation personnelle et professionnelle de S.________ en substituant un taux de 20% à celui de 10% qu'il avait lui-même retenu. L'argumentation de l'administration porte en particulier sur la prise en considération de la mauvaise connaissance du français comme critère de réduction. On notera que si la notion d'abattement en soi constitue un concept juridique et que son étendue relève du pouvoir d'appréciation à disposition du juge des assurances sociales ou de l'administration, le point de savoir si l'intéressé parle correctement, ou non, le français constitue une question purement factuelle que les premiers juges ont résolu par la négative. Compte tenu du pouvoir de cognition limité du tribunal de céans dans ces circonstances, le raisonnement de l'office AI n'est pas susceptible de remettre en cause la constatation des faits réalisée par la juridiction cantonale dans la mesure où il n'est constitué que d'une allégation (les éléments figurant au dossier ne permettent pas d'établir le niveau des connaissances de la langue française de S.________) et d'une hypothèse (les difficultés linguistiques n'auraient jamais empêché, ni limité l'intéressé dans l'exercice des ses activités lucratives antérieures) toutes deux non étayées. Il n'est par ailleurs pas possible de tirer une conclusion concrète du fait que S.________ soit domicilié en Suisse depuis 1981. Le recours de l'administration, qui ne met en évidence aucune imperfection ou violation de règles de procédure dans l'établissement des faits, apparaît dès lors comme manifestement infondé et doit être rejeté selon l'art. 36a al. 1 let. b OJ.