Citation: I 659/99 23.03.2000 E. 3

3.- En l'espèce, il est établi que le recourant n'est plus apte à accomplir un travail de manoeuvre de chantier ou de machiniste. En revanche, il peut exercer une activité de substitution telle que surveillant, contrôleur, employé semi ou non-qualifié dans le commerce de détail ou une ac- tivité industrielle légère ne demandant pas l'utilisation régulière et répétée du bras et de la main gauche au-dessus de l'horizontale, dans une mesure de 75 % au moins (cf. rapport du COMAI, précité; consid. 6b p. 8 du jugement du 4 octobre 1999). Le 23 septembre 1998, les services de l'intimé ont évalué le degré d'invalidité du recourant à 36,57 % (cf. art. 28 al. 2 LAI), en se fondant sur des données relatives à l'année 1992. Toutefois, même s'ils avaient examiné le cas à la lumière de statistiques plus récentes (cf. La Vie économique 2/2000, publication du Département fédéral de l'économie, 2e partie, table B10.1 p. 28) et pris un fac- teur de réduction de 10 % eu égard à l'état de santé du recourant (VSI 1998 p. 179; SVR 1998 IV n° 8 pp. 32-33 consid. 6), la limite du taux de 50 % ouvrant droit à la demi-rente n'aurait pas non plus été atteinte. Le recourant, domicilié à l'étranger, subit désormais une perte de gain inférieure à 50 %, si bien qu'il n'a plus droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1ter LAI). A cet égard, la convention de sécurité sociale entre la Suisse et le Portugal du 11 septembre 1975 ne fait pas obstacle à l'application de cette disposition légale qui, du reste, s'applique indépendamment de la nationalité de l'assuré (ATF 115 V 20 consid. 4b).