Citation: U 151/05 21.10.2005 E. A

M.________, né en 1944, travaillait en qualité d'infirmier instrumentiste pour le compte de l'Hôpital X.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de La Bâloise, Compagnie d'Assurances (ci-après : la Bâloise). Les 23 novembre et 24 décembre 2001, le prénommé a été victime de deux accidents. Le premier - un accident professionnel - lui a occasionné un important traumatisme par écrasement du gros orteil droit, une entorse bénigne du genou droit et un lumbago aigu post-effort. Le second s'est déroulé lors d'un séjour à Belgrade: alors qu'il sortait du domicile d'un ami, il a glissé sur des escaliers verglacés et a chuté; sa tête a heurté le sol, entraînant une perte de connaissance de plusieurs heures. Les médecins du Centre médical de Belgrade, où l'assuré a immédiatement été hospitalisé, ont mis en évidence une lésion hyperextensionnelle de la colonne cervicale et de la moelle épinière, une tétraparésie, une spondylarthrose cervicale et une discarthrose C5-C6. Rapatrié le 9 janvier 2002 en Suisse, il a séjourné à l'Hôpital X.________ jusqu'au 25 janvier suivant, date de son retour à domicile. Selon le rapport de sortie de l'hôpital (du 29 janvier 2002), l'assuré souffrait d'un status post-traumatisme cranio-cérébral avec parésie résiduelle du membre supérieur droit faiblement régressive, d'un état dépressif réactionnel et d'une cervicarthrose pluriétagée à prédominance C5-C6 avec status post-contusion cervicale. En raison d'une thymie à caractère dépressif, l'assuré a été adressé au docteur S.________, psychiatre et psychothérapeute, qui a diagnostiqué un épisode dépressif sévère sans symptôme psychotique (rapport du 21 mai 2002). Dans un rapport du 13 septembre 2002, le docteur H.________, spécialiste en neurologie mandaté comme expert par la Bâloise, a diagnostiqué un status après chute ayant entraîné probablement un traumatisme cranio-cérébral et une contusion médullaire s'étant traduits par un coma et une tétraparésie transitoires, des cervico-brachialgies, des troubles sensitivomoteurs hémicorporels droits persistants sans substrat organique démontrable, ainsi qu'une surcharge psychogène dans le cadre d'un état anxio-dépressif. Selon l'expert, il n'existait plus aucune lésion organique en relation de causalité naturelle avec l'accident du 24 décembre 2001, le tableau présenté par l'assuré étant essentiellement de nature psychogène. En conséquence, la Bâloise a confié à la doctoresse B.________, médecin au Centre Multidisciplinaire de la Douleur, la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. Selon le rapport du 2 septembre 2003 établi par ce médecin, l'assuré présentait une personnalité narcissique avec des défenses obsessionnelles ainsi que des traits hystériques et démonstratifs. La symptomatologie présentée n'était plus en relation de causalité avec les événements traumatiques vécus par l'assuré, mais était exclusivement d'origine maladive. Suivant l'avis des deux experts, la Bâloise a, par décision du 14 octobre 2003, constaté que les plaintes de M.________ n'étaient plus en relation de causalité naturelle avec les accidents des 23 novembre et 24 décembre 2001. Partant, elle a mis fin aux prestations de l'assurance-accidents au 31 octobre 2003. L'opposition de M.________ a été rejetée par décision du 15 janvier 2004.