Citation: 5A_981/2023 E. 4.1

4.1. L'autorité précédente, à l'instar de celle de première instance, a estimé que l'on ne discernait pas d'erreurs de procédure commises par la juge intimée susceptibles de constituer des violations graves de ses devoirs ni même de créer une apparence de prévention ou de faire redouter une activité partiale de sa part. S'agissant du fait que la juge intimée avait contacté l'experte par téléphone le 22 juin 2023, elle a considéré que la réponse donnée le 4 mai 2016 par le Conseil d'État genevois à une question d'un député concernant les contacts entretenus par les juge civils avec les experts judiciaires, dans le cas particulier des expertises psychiatriques, "ne constituait pas une source du droit" et ne liait pas l'autorité cantonale, de sorte que l'autorité de première instance n'était aucunement tenue de l'examiner et encore moins de s'y conformer. Par ailleurs, celle-ci avait dûment motivé les raisons pour lesquelles l'entretien téléphonique litigieux ne prêtait pas le flanc à la critique. Son argumentation - selon laquelle la mention de cette conversation téléphonique au procès-verbal des opérations du dossier suffisait à garantir le respect du principe de la transparence - devait être suivie. Le délai de deux jours ouvrables écoulé entre ledit téléphone et sa verbalisation au procès-verbal ne permettait aucunement de conclure à une quelconque volonté de dissimuler son existence au recourant, en tant qu'il n'était pas inhabituel qu'un bref délai s'écoule entre une opération et sa verbalisation, compte tenu de l'importante charge de travail des tribunaux. Au surplus, l'autorité cantonale a relevé que dans un courrier du 22 juin 2023, reçu le lendemain au greffe du tribunal, l'experte se référait à cet entretien et que le recourant avait consulté le dossier au greffe le 23 juin 2023. Elle a ainsi estimé qu'il n'apparaissait pas que cette conversation ait été cachée aux parties, singulièrement au recourant, lequel en avait eu rapidement connaissance. L'autorité précédente a également jugé qu'étaient infondées les critiques émises par l'intéressé à l'encontre de la juge intimée concernant le refus [implicite] d'entrer en matière sur sa requête de mesures superprovisionnelles envoyée par courrier électronique le 5 juillet 2023, faute d'avoir doublé l'écriture du dépôt d'un acte écrit signé. Il n'y avait en effet pas de formalisme excessif à ne pas prendre en compte un acte envoyé par courriel ne remplissant pas les conditions de la communication électronique, dès lors que le canton ne disposait pas d'une plateforme reconnue, et en n'accordant pas de délai de grâce pour rectifier une communication irrégulière. Enfin, l'autorité cantonale a estimé que la juge intimée, n'ayant pas à donner de directives à la curatrice quant à la fréquence et au mode de ses communications avec les parties, ne pouvait se voir reprocher une absence d'intervention. Par ailleurs, contrairement à ce que soutenait le recourant, les modalités de communication fixées par la curatrice ne s'opposaient pas à ce qu'il l'informe, le cas échéant, à tout moment, d'événements graves et importants concernant les enfants des parties et qu'au surplus, on en voyait pas en quoi le recourant serait désavantagé par les modalités de communication litigieuses, la curatrice ayant, de l'aveu même de l'intéressé, fixé les mêmes modalités aux parties.