Citation: 6B_177/2024 E. 1

La présence ou non de marques sur le cou de l'intimée 1 n'était pas décisive, compte tenu des particularités de l'affaire. La cour cantonale a rappelé le récit d'une ex-amie du recourant, laquelle avait été étranglée par celui-ci lors d'une dispute et qui n'avait aucune marque visible à l'arrivée de la police. Le recourant avait également affirmé avoir étranglé à plusieurs reprises l'intimée 1, lors de leurs ébats les trois jours qui précédaient les faits incriminés - la dernière fois encore la veille du drame -, sans laisser pour autant de traces visibles, alors qu'il avait déclaré à la police qu'il s'attendait à ce que l'intimée 1 ait présenté des marques de strangulation. Il était indéniable que l'intimée 1 avait perdu connaissance et qu'elle avait été en proie à une amnésie partielle qui remontait manifestement à un moment antérieur à l'événement traumatique à l'origine de ses blessures. Les derniers souvenirs de l'intimée 1 se rapportaient à une scène lors de laquelle le recourant était chez elle et en train de l'agresser physiquement, en lui saisissant le cou, après une dispute. La cour cantonale a relevé qu'elle ne voyait pas à cet égard le bénéfice que l'intimée 1 aurait eu d'inventer une chose pareille, alors qu'elle était amoureuse du recourant et qu'elle souhaitait poursuivre une relation sentimentale avec lui, ni quel aurait été son intérêt d'accuser à tort son nouvel ami d'avoir été l'auteur de violences contre elle.