Citation: 1B_344/2019 E. B

A la suite de procédures de récusation, le Procureur général est désormais en charge du dossier (cf. arrêts 1B_398/2017 du 1er mai 2018 et 1B_257/2019 du 7 octobre 2019). Par courrier du 17 avril 2019, A.________ a demandé que les sociétés G.________ SA, B.________ SA et C.________, ainsi que leurs conseils (ci-après: les parties plaignantes) n'aient pas accès aux éléments du dossier PE17.002740 le concernant et la confirmation qu'à compter du 30 mai 2018, celles-ci n'avaient pas eu accès à des informations qui n'étaient pas exclusivement liées aux plaintes pour atteinte à l'honneur qu'elles avaient déposées et qui n'étaient pas dirigées contre A.________. Par ordonnance du 23 avril 2019, le Procureur général a rejeté les requêtes formulées le 17 avril 2019 par A.________. Par arrêt du 28 mai 2019, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours de A.________ (I) et a confirmé l'ordonnance du 23 avril 2019 (II). Elle a mis les frais de 1'100 fr. à la charge de A.________ (III) et a déclaré l'arrêt exécutoire (IV). Elle a retenu en substance qu'il existait une unité du dossier, une connexité des faits et des infractions de sorte qu'il fallait reconnaître un droit pour toutes les parties - y compris G.________ SA, B.________ SA et C.________ - de consulter l'ensemble du dossier en vertu des art. 101 al. 1 et 107 al. 1 let. a CPP (arrêt attaqué, consid. 2.3, p. 8). Elle a considéré que le recourant disposait "d'autres moyens de protection qu'offre le CPP" à faire valoir contre les conséquences négatives sur les plans personnel et professionnel découlant de l'accès au dossier des parties plaignantes. Elle s'est référée à la mise sous scellés de l'art. 248 CPP, qui permet notamment à l'autorité de levée des scellés d'écarter les pièces couvertes par un secret professionnel (cf. ATF 143 IV 462). Cette procédure avait déjà eu lieu devant le Tribunal des mesures de contrainte dans la présente affaire et faisait l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral. Elle a estimé que le tri des pièces en fonction de la qualité de partie à la procédure ou non serait "impraticable" et reviendrait par ailleurs à contourner les règles du CPP prévoyant la mise sous scellés (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3, p. 9). Elle a également souligné que le recourant pouvait avoir recours à l'art. 108 CPP qui prévoit la restriction du droit d'une partie à être entendue - et donc à accéder au dossier - en cas d'abus de droit ou pour assurer la sécurité de personnes ou protéger des intérêts notamment privés. Elle a considéré qu'en l'espèce, le recourant n'avait pas établi l'implication des parties plaignantes dans les atteintes qu'il prétendait subir par voie de presse ou d'une quelconque manière et qu'il n'avait pas fourni d'indices d'abus de droit de leur part (arrêt attaqué, consid. 2.3, p. 9).