Citation: 5D_66/2020 E. 3.2.1

3.2.1. S'agissant toutefois de la procédure de première instance, il résulte de l'état de fait de l'arrêt attaqué que les frais judiciaires, "arrêtés à 2'000 fr. et compensés avec l'avance de frais versée" par l'épouse, ont été mis à la charge des parties à raison d'une moitié chacune. Il appert ainsi que la recourante a été en mesure de payer ladite avance, dont le versement n'avait pas été suspendu. Reste la question des dépens, que le Tribunal a compensés. La Cour de justice a cependant constaté qu'au moment de l'introduction de la procédure, l'épouse disposait encore d'avoirs bancaires s'élevant à 38'461 fr. au 1er février 2019, de sorte qu'elle avait manifestement les moyens financiers d'assumer ses frais de première instance, motivation subsidiaire que la recourante ne critique pas, et qui suffit dès lors à sceller la question (art. 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4 i.f.; 138 I 97 consid. 4.1.4). En tant qu'il porte sur le refus de lui octroyer une provisio ad litem pour la procédure de première instance, le grief, autant que recevable, se révèle donc infondé.