Citation: 1B_275/2020 E. 3.5

3.5. Cependant, la Cour des plaintes n'a effectué aucune constatation de fait et/ou de droit en lien avec les griefs soulevés contre les actes de la PJF, ce qui constitue en l'occurrence un déni de justice (sur cette notion, ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 135 I 6 consid. 2.1 p. 9). Il n'est ainsi pas établi au cours de quelle (s) perquisition (s) les comportements dénoncés - en substance des pressions illégitimes contre la recourante prévenue pour obtenir sa collaboration - auraient été réalisés. S'ils ont été commis pour le moins lors d'une des perquisitions où des pièces ont été saisies et placées sous scellés (cf. les mandats nos 1, 3 et 4), la recourante pourrait être en l'occurrence en mesure de faire valoir ses griefs dans le cadre de la procédure de levée des scellés. En revanche, s'ils n'ont été perpétrés que dans le cadre de l'exécution du mandat n° 2 - ce que les éléments figurant au dossier semblent démontrer (cf. les pièces en lien avec la perquisition au siège de la recourante, dont le procès-verbal y relatif [pièce 20 du bordereau du recours au Tribunal pénal fédéral] et le rapport d'exécution de la PJF du 23 octobre 2019 [pièce 21 du bordereau précité]; voir également ad 20 ss p. 7 ss du recours fédéral et ad 21 ss p. 9 ss du mémoire formé devant le Tribunal pénal fédéral) -, seule la voie du recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP permettrait à la recourante de faire examiner ses griefs. La compétence du Tmc ne saurait en effet être étendue à des questions sans lien avec les perquisitions ayant amené sa saisie. Dans une telle hypothèse et vu la nature des comportements dénoncés, ils paraissent pouvoir avoir été réalisés indépendamment de la validité du mandat à leur origine. L'irrecevabilité du recours au sens de la disposition précitée contre ce prononcé ne suffit donc pas en l'espèce pour exclure toute entrée en matière sur les conclusions en constatation de l'illicéité des comportements des policiers prises par la recourante devant le Tribunal pénal fédéral. Vu ces considérations, la cause doit être renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle complète les faits sur cette problématique, examine si les conditions d'entrée en matière sur un recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP visant les actes de la PJF - dont l'intérêt à une décision de constatation - sont réunies et, le cas échéant, statue sur cette problématique.