Citation: 6B_312/2019 E. B

Par jugement du 6 février 2019, la Cour pénale du Tribunal cantonal jurassien, statuant sur l'appel formé par X.________ contre ce jugement, a réformé celui-ci en ce sens qu'une partie de l'accusation portant sur l'infraction de faux dans les certificats est classée, que X.________ est condamné, pour faux dans les certificats et escroquerie, à une peine privative de liberté de 18 mois, avec sursis durant deux ans, peine cumulative à celle prononcée le 20 janvier 2010 par le Ministère public jurassien, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 10 fr. le jour. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________ s'est installé en 2003 en tant que thérapeute indépendant. En 2012, il a déposé une demande d'enregistrement au Registre de médecine empirique (ci-après : RME). A l'appui de celle-ci, il a renvoyé à des documents fournis à l'occasion de précédentes demandes, en particulier à des diplômes émanant de l'Université B.________ et du Collège C.________. Sa demande a été refusée en février 2012. B.b. Entre septembre 2007 et décembre 2009, X.________ a obtenu des indemnités journalières perte de gain de la part de l'assurance A.________, pour un montant total de 393'549 fr. 80. Ces montants ont été obtenus sur la base de certificats médicaux successifs faisant état d'incapacités de travail de 50% à 100%, alors que, durant la même période, le prénommé a facturé des prestations remboursées par l'assurance maladie complémentaire à raison de taux d'activité supérieurs.