Citation: 1B_176/2015 E. 5.1

5.1. Pour qu'une personne soit placée en détention préventive, il doit exister à son égard des charges suffisantes ou des indices sérieux de culpabilité, c'est-à-dire des raisons plausibles de la soupçonner d'avoir commis une infraction. Il n'appartient cependant pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure. L'intensité des charges propres à motiver un maintien en détention préventive n'est pas la même aux divers stades de l'instruction pénale; si des soupçons, même encore peu précis, peuvent être suffisants dans les premiers temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit apparaître vraisemblable après l'accomplissement des actes d'instruction envisageables (ATF 137 IV 122 consid. 3.2 p. 126 s.; 116 Ia 143 consid. 3c p. 146). Selon la jurisprudence, le cas de figure dans lequel deux versions des faits s'opposent n'impose pas nécessairement, du seul fait du principe "in dubio pro reo", une libération du prévenu. Le juge de la détention qui, sur la base d'une appréciation sommaire des preuves, tient les déclarations d'une victime présumée pour plus crédibles que celles du prévenu et considère ainsi qu'une condamnation apparaît vraisemblable ne viole pas le droit fédéral (ATF 137 IV 122 consid. 3.3 p. 127; arrêts 1B_171/2015 du 27 mai 2015 consid. 5.4.1; 1B_31/2015 du 16 février 2015 consid. 3.2).