Citation: 2C_411/2024 E. A

A.________, ressortissant égyptien né en 1985, est entré en Suisse le 25 janvier 2013 et s'est vu accorder l'asile le 21 mai 2013. Sa compagne, B.________, de nationalité égyptienne, l'a rejoint dans le canton de Neuchâtel et de leur union est née C.________ en 2013. B.________ a également obtenu l'asile et une autorisation de séjour pour réfugié. C.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour pour réfugié par inclusion. Le couple s'est séparé en 2015. Les parents de C.________ ont alors détenu l'autorité parentale conjointe et ont exercé une garde alternée. Durant cette période, ils sont entrés en conflit, ce qui a notamment donné lieu à une enquête sociale en 2017. Le 27 mai 2019, la mère de C.________ a déposé une plainte pénale pour enlèvement d'enfant, le père n'ayant pas ramené l'enfant à la fin de son droit de visite le 26 mai 2019. La garde de C.________ a pour ce motif été accordée exclusivement à la mère le temps qu'une enquête sociale soit mise en oeuvre et le droit de visite du père a été suspendu à titre superprovisoire par décision du 27 mai 2019 de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte. Durant son audition par la police, le 1er juin 2019, A.________ a admis ne pas avoir remis C.________ à sa mère du dimanche 26 mai au 1er juin 2019, sans lui donner de nouvelles, en violation de la convention réglant le droit de visite entre les parents. Par décision de mesures provisionnelles du 26 juillet 2019, le droit du père a été fixé à une visite tous les 15 jours au Point Rencontre, puis, sur simple avis de l'Office de protection de l'enfant, au Point Échange, tous les 15 jours, une demi-journée. A.________ a refusé d'exercer son droit de visite sous surveillance. Le 6 août 2019, A.________ a informé le Secrétariat d'État aux migrations qu'il renonçait à son statut de réfugié. Le 5 novembre 2019, le Secrétariat d'État aux migrations a mis fin à l'asile et l'intéressé a quitté la Suisse pour l'Égypte le 3 décembre 2019. Par ordonnance du 21 avril 2020, la procédure pénale ouverte pour enlèvement de mineur, lésions corporelles simples, contrainte, menaces, séquestration et enlèvement, viol, injure dans le cadre de violences conjugales à l'encontre de A.________ a été suspendue pour une durée illimitée en raison du départ de celui-ci à l'étranger.