Citation: 1B_478/2018 E. 3

Le Juge unique a également examiné la conclusion du recourant tendant à ce qu'interdiction soit faite au Ministère public d'ouvrir, sans l'autorisation du Tribunal des mesures de contrainte, le courrier qu'il envoie à Me B.________, respectivement le courrier que celui-ci lui adresse. Il a retenu que cette problématique n'était nullement abordée par le Procureur Olivier Vergères dans sa lettre du 12 juin 2018, mais qu'elle avait reçu une réponse motivée de la part du Premier procureur Olivier Elsig dans sa lettre décision du 29 mai 2018 contre laquelle le recourant n'a pas recouru, de sorte que le grief soulevé en lien avec la surveillance du courrier était lui aussi irrecevable. Le recourant soutient avec raison qu'en ne se prononçant pas sur cette question sous le couvert d'une prétendue irrecevabilité, le Juge unique aurait commis un déni de justice formel et laisserait perdurer une situation susceptible de violer l'art. 235 al. 4 CPP.