Citation: 4A_189/2007 31.07.2007 E. A

A.a Le 24 janvier 1997, C.________ a ouvert un compte courant et un compte de dépôt auprès de la banque Y.________ SA (ci-après: Y.________) à Genève. Le 24 avril 1997, D.________ Inc. à New York (ci-après: D.________), organisme de dépôt collectif de titres, a confirmé à Y.________ avoir crédité le compte de C.________ de 15'000'000 d'actions « Regulation S restricted » de la société E.________ Inc. (ci-après: E.________). Simultanément, C.________ a également acquis 10'000'000 d'options lui permettant d'acquérir, au plus tard le 31 décembre 1999, des actions de E.________. Les 15'000'000 d'actions étaient représentées par un certificat d'actions n° 2103 émis par E.________ le 23 avril 1997. Ce certificat d'actions, qui indiquait que les actions étaient entièrement libérées, est resté auprès de D.________ et Y.________ n'en a pas reçu copie. A.b En mai 1997, C.________ a proposé à A.X.________ de lui vendre des actions de E.________; il l'a informé que les actions n'étaient pas librement négociables pendant une année après leur émission. En mai 1997, A.X.________ s'est présenté à Y.________, en compagnie de C.________, en lui faisant part de sa décision d'acquérir des titres de E.________; durant cet entretien, il a été informé que les titres n'étaient pas librement négociables avant le mois d'avril 1998. Les 20 mai, 22 mai et 5 juin 1997, A.X.________ a acquis de C.________ 5'300'000 actions de E.________ pour USD 250'000.-; il a également acquis 3'000'000 d'options pour USD 30'000.-. Le 16 juin 1997, E.________ a réclamé à C.________, qui ne lui avait pas fait parvenir les fonds promis, la restitution du certificat d'actions. A.c A.X.________ a souhaité que les titres qu'il avait acquis fussent transférés sur son compte ouvert auprès de F.________. Y.________ l'a toutefois informé que le transfert n'était pas possible, dès lors que le certificat portant sur 15'000'000 d'actions n'était pas transférable ni divisible durant une période d'une année. Le 24 juin 1997, A.X.________ a ouvert auprès de Y.________ à Genève, sous la relation bancaire n° xx1, un compte courant et un compte de dépôt, sur lequel les titres de E.________ ont été crédités. Le 9 octobre 1997, Y.________ à consenti à A.X.________ un crédit de CHF 80'000.- à utiliser sur le compte courant précité. A.d Le 13 novembre 1997, C.________ a informé E.________ de ses difficultés à assumer les engagements à son égard et lui a rendu le certificat d'actions n° 2103. Le 30 novembre 1997, E.________ a indiqué à C.________ qu'elle allait informer D.________ de ce que la division du certificat de 15'000'000 d'actions n'était pas légitime et exiger que les actions fussent remises à son compte; elle a relevé que le certificat avait été légitimement émis, mais que les actions étaient en pratique inexistantes, faute de paiement du solde dû; elle a exposé que pour le cas où elle recevrait le solde dû de USD 1'540'000.-, le certificat pourrait être divisé et deviendrait libre de vente un an après le paiement du solde. Le 2 décembre 1997, E.________ a indiqué à Y.________ avoir appris que le certificat d'actions n° 2103 avait été crédité sur des comptes autres que celui de C.________, alors que ce certificat ne pouvait pas être transféré ou divisé avant que C.________ se fût acquitté du solde de USD 1'540'000.-; elle a prié Y.________ de recréditer les actions sur le compte de C.________. Lors d'une réunion qui s'est tenue le 10 décembre 1997, Y.________ a informé A.X.________ - qui, entre-temps, avait revendu 1'700'000 actions de E.________ qu'il détenait pour un prix total de USD 188'000.-, réalisant ainsi un très important bénéfice - du fait que son investissement était totalement perdu, faute de libération des titres par C.________. A.e Début mars 1998, Y.________ a accordé à A.X.________ et à son épouse B.X.________, sur un nouveau compte courant ouvert sous la relation bancaire n° xx2, un crédit de CHF 50'000.-, dont le but était le remboursement de la limite en compte courant n° xx1 La limite en compte courant n° xx2 a été dépassée par les époux X.________. Après avoir plusieurs fois sollicité la régularisation de ce dépassement, Y.________ a demandé le 21 février 2001 le remboursement immédiat de l'entier de sa créance et, le 14 novembre 2002, il a fait notifier aux époux X.________, pris conjointement et solidairement, deux commandements de payer (n° ... B et n° ... A) la somme de CHF 65'356.35 plus intérêts à 11,5% dès le 1er juillet 2002, représentant le solde débiteur du compte n° ... au 31 décembre 2002. Le compte n° xx1 présentait en outre un solde débiteur de CHF 14'208.30 au 31 décembre 2002.