Citation: I 751/03 19.03.2004 E. 1

Par conséquent, après examen des rapports précités, l'administration ne saurait être critiquée pour avoir considéré le dossier médical comme complet et estimé, au degré de vraisemblance prépondérante requis en matière d'assurances sociales, que le recourant ne présentait pas de troubles d'ordre psychique invalidants ou des signes d'une telle affection nécessitant une instruction complémentaire. Au demeurant, ce point de vue a été confirmé par les réponses du docteur L.________ (cf. § 2 de l'avis médical complémentaire du SMR du 12 novembre 2003). En effet, ce médecin a indiqué que les symptômes psycho-affectifs relevés lors de l'examen étaient banals et d'expression normale dans une situation de perte d'emploi pour raison de santé et d'isolement par rapport à la famille. Il apparaît, dès lors, que l'intimé était capable d'exercer une activité adaptée (cf. consid. 5.1 in fine) à plein temps au moment où la décision litigieuse a été rendue. Un complément d'instruction en vue d'éclaircir la situation n'était donc pas nécessaire. On rappellera en outre que les actes médicaux ne doivent pas être complétés au seul motif qu'un examen supplémentaire pourrait éventuellement aboutir à une appréciation différente, à moins qu'ils ne présentent des lacunes ou qu'ils ne soient contestés sur des points précis, ce qui n'est pas le cas en l'espèce (ATF 110 V 53 consid. 4a). Vu ce qui précède, c'est à tort que les premiers juges ont fait grief au recourant d'avoir statué sur la base d'un dossier insuffisant.