Citation: 1B_453/2016 E. 4.2

4.2. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal s'est intégralement référé aux considérants développés dans son arrêt du 19 juillet 2016 qui conservaient, à ses yeux, toute leur pertinence. Ainsi, l'instance précédente relevait que le recourant avait commis de nouveaux agissements en cours d'enquête, alors qu'il faisait déjà l'objet d'une instruction pénale en raison d'une multitude d'actes délictueux commis au préjudice des mères de ses deux enfants, sur une période relativement longue. Elle précisait en outre que le prévenu avait poursuivi ses agissements malgré les mises en garde formelles du procureur; elle ajoutait que son absence de respect des décisions de justice ne plaidait pas non plus en sa faveur. Enfin, l'expertise psychiatrique retenait que le prévenu présentait un risque de réitération d'actes illicites de même nature que ceux qui lui étaient reprochés. L'appréciation du Tribunal cantonal n'apparaît pas critiquable et l'on peut s'y référer. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, cette autorité ne s'est pas fondée sur le fait qu'il aurait persisté à envoyer des lettres d'amour à sa compagne en dépit de l'interdiction de prendre contact avec celle-ci qui lui avait été notifiée. Elle s'est avant tout basée sur les actes de violence commis de manière réitérée à l'encontre des mères de ses deux enfants, ainsi que sur le rapport d'expertise retenant un risque de réitération. La critique du recourant doit donc être rejetée.