Citation: 6B_595/2012 E. 1.7

1.7. S'agissant de la quotité de la peine, la cour de céans observe que la qualification juridique des faits retenus n'est pas contestée. On est indiscutablement en présence d'un cas grave au sens de l'art. 19 ch. 2 let. a aLStup. Le recourant savait ou aurait dû savoir que la quantité de quelque 3 kg de cocaïne qu'il a mise sur le marché était propre à mettre en danger la santé de nombreuses personnes. La loi sanctionne les infractions de ce genre d'une peine privative de liberté d'une année au moins jusqu'à vingt ans (cf. art. 40 CP). La peine n'a pas été fixée en fonction de la seule nocivité du produit mis sur le marché par l'auteur mais d'après sa culpabilité, en tenant compte de ses mobiles, de ses antécédents et de sa situation personnelle. La cour cantonale n'a ignoré aucun des critères déterminants consacrés à l'art. 47 CP. En particulier, elle a tenu compte du fait que la culpabilité du recourant était lourde, qu'il avait agi exclusivement pour de l'argent sans être dans une situation financière difficile, non pas comme simple transporteur mais comme homme de confiance et associé de trafiquants comme lui. Au regard de ces différents éléments, la quotité de la peine, telle que fixée, ne relève ni d'un abus, ni d'un excès du pouvoir d'appréciation dont jouit l'autorité cantonale. Il s'ensuit qu'il n'y a pas eu violation du droit fédéral.