Citation: 2C_434/2024 E. 8.2

8.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante du cas d'espèce. Il a retenu que le recourant n'avait, dans un premier temps, pas fondé la demande de regroupement familial sur un changement de circonstances important. à aucun moment lors du dépôt de cette demande, il n'avait invoqué que la mère de son fils en Côte d'Ivoire serait confrontée à des problèmes de santé ou qu'elle ne serait plus capable de prendre soin de leur fils. Cette dernière n'avait pas non plus mentionné de telles circonstances dans son courrier adressé au Service cantonal. Ce n'était que lors de la contestation de la décision de celui-ci devant le Département cantonal que le recourant s'était prévalu de ce motif. Or, selon l'instance précédente, les documents médicaux déposés par le recourant, qui révélaient une épiphysiolyse droite ainsi qu'une spondylarthrite ankylosante, ne permettaient pas de conclure que le pronostic vital de la mère serait engagé ou qu'elle ne serait plus en mesure de prendre en charge son fils, qui, vu son âge, demandait moins d'attention et de soins qu'un très jeune enfant. Plus particulièrement, ces documents ne décrivaient pas de limitations fonctionnelles. En outre, les allégations du recourant quant à l'incapacité pour ses parents vivant en Côte d'Ivoire de s'occuper de son fils en raison de leur état de santé n'étaient pas documentées. Il n'avait ainsi pas démontré que la mère serait le seul soutien de leur fils dans ce pays et qu'il n'existerait pas de solutions de prise en charge alternatives. Sur la base de ces éléments, l'instance précédente a considéré, à juste titre, qu'il n'existait pas de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 47 al. 4 LEI justifiant un regroupement familial malgré le non-respect du délai prévu à l'art. 47 al. 1 LEI. Une telle conclusion est en outre conforme à l'art. 8 CEDH (cf. ATF 146 I 185 consid. 7.1.1).