Citation: K 96/03 01.10.2004 E. 3

3.1 En l'espèce, l'intimée s'est fait traiter en urgence le 27 décembre 2001 par le docteur D.________ pour un abcès à la dent n° 38. Ce traitement, d'un montant de 91 fr., a été remboursé par la recourante. Le litige porte sur la prise en charge des frais d'extraction de la dent n° 38 par le docteur O.________. 3.2 Les parties divergent sur le point de savoir si l'on est ou non en présence d'une dislocation dentaire. Selon la recourante, la formation radiculaire de la dent n° 38 n'avait pratiquement pas encore commencé. Toutefois, le germe de cette dent se trouvait à sa place anatomique correcte, dans l'alignement dentaire, uniquement avec une légère inclinaison vers la pointe mésiale ce qui, selon elle, est le cas de la plupart des germes dentaires. On pouvait s'attendre à ce que la dent se redresse lors du développement radiculaire ultérieur. Pour l'intimée, en revanche, la dent était déviée mésialement et dans le sens vestibulo-lingual et, de ce fait, se trouvait en dehors de l'alignement des dents précédentes nos 36 et 37. Sa position répondait dès lors aux critères de l'art. 17 let. a ch. 2 OPAS. 3.3 Le point de savoir s'il existait ou non une dislocation dentaire au sens de cette disposition peut cependant demeurer indécis. En effet, le traitement prodigué par le docteur O.________ n'a présenté aucune difficulté. Il s'est agi d'une extraction que l'on peut qualifier de simple pour une dent de sagesse, ayant impliqué une anesthésie, des points de suture et un contrôle (voir le devis du docteur O.________ du 15 janvier 2002). Sur le vu de la jurisprudence précitée, on doit, par conséquent, conclure à l'absence d'une maladie qualifiée. Le jugement entrepris n'est dès lors pas conforme au droit fédéral et le recours se révèle bien fondé.