Citation: 4A_493/2019 E. A

En décembre 2006, A.X.________, fonctionnaire internationale titulaire d'une carte de légitimation de type E, et son époux B.X.________ (les employeurs) ont engagé C.________ (l'employée), originaire de Tunisie, en qualité d'employée de maison pour leur domicile, à Genève. Le mois précédent, l'employée avait signé le formulaire "déclaration du/de la domestique privé/e" tandis que A.X.________ avait signé le formulaire "déclaration de garantie de l'employeur", ce qui avait permis à C.________ d'obtenir une carte de légitimation de type F. Aucun contrat écrit n'a été établi. A.X.________ et B.X.________ étaient alors parents d'un enfant et occupaient un appartement de quatre pièces dans le quartier de L.________. En mars 2008, la famille, qui comptait désormais un deuxième enfant, a emménagé dans un appartement de cinq pièces à M.________. Depuis octobre ou novembre 2009, elle vit dans une villa à N.________. De 2007 à 2009, C.________ est allée chaque année en vacances en Tunisie, pour un mois, en même temps que A.X.________ et B.X.________. Durant les rapports de travail, les employeurs ont déclaré à la Caisse cantonale genevoise de compensation les salaires suivants: 42'240 fr. en 2007, 42'600 fr. en 2008 et 48'200 fr. en 2009. C.________ a démissionné et quitté le domicile de ses employeurs le 27 février 2010. Au printemps 2010, elle s'est rendue dans un centre pour requérants d'asile et a fait appel au syndicat D.________. Par courrier du 21 juin 2010, le syndicat a exigé des employeurs la remise des documents d'identité, du contrat de travail et des fiches de salaires de C.________; il demandait également le paiement du solde de salaire dû en vertu du contrat-type de l'économie domestique, affirmant que l'employée n'avait touché que 400 fr. par mois jusqu'en février 2008 puis 500 fr. depuis lors, sans jours de congé ni vacances. Les parties se sont rencontrées à deux reprises en décembre 2010 dans les locaux du syndicat, en présence d'une collaboratrice de cet organisme. En date des 8 et 17 décembre 2010, elles y ont signé deux documents au contenu matériellement identique, intitulés chacun «Accord de règlement du litige C.________/A.X.________ et B.X.________»; en vertu de ces accords, les employeurs s'engageaient à verser 9'000 fr. à l'employée, qui s'engageait en échange à cesser toute action juridique à leur encontre; moyennant bonne exécution de ces engagements, les parties déclaraient ne plus avoir de prétentions à faire valoir l'une contre l'autre du chef du contrat de travail les ayant liées de décembre 2006 à février 2010. Le montant de 9'000 fr. a été versé à l'employée.