Citation: 8C_669/2022 E. 5

Sous le titre "De la violation du principe de la légalité, de la protection contre l'arbitraire et du droit d'être entendu au regard du Catalogue des fonctions de la Ville de Genève", la recourante reprend l'argumentation qu'elle avait déjà soulevée devant la cour cantonale en lien avec la disparition de la "filière professionnelle". Elle estime que le SPVG et le REGAP imposeraient de mettre en place un système privilégiant la promotion interne et donc la filière professionnelle. Or, le nouveau catalogue des fonctions ne donnerait plus aucune garantie formelle pour un fonctionnaire de voir évoluer sa carrière dans l'administration. La cour cantonale aurait dû instruire cette problématique en convoquant les personnes à même d'en témoigner (le secrétaire général et son adjoint). S'il devait s'avérer que tel est le cas, le nouveau catalogue des fonctions violerait la loi dont il est issu. Autrement dit, la promulgation dudit catalogue aurait requis de modifier la législation en amont. La réponse toute générale donnée par les juges cantonaux - à savoir qu'en tout état de cause, rien n'empêchait un employé de postuler à une fonction qu'il estimait mieux correspondre à ses qualifications - était "singulièrement court[e]". Outre que la recourante ne fait aucune démonstration de l'existence d'un frein au développement d'une carrière dans l'administration lié à l'introduction du nouveau catalogue des fonctions, elle semble perdre de vue que l'objet du litige est strictement limité au bien-fondé de la collocation de son poste dans la fonction d'adjoint ou adjointe scientifique de ce catalogue. Or la recourante ne dirige pas ses critiques contre les motifs qui ont conduit la cour cantonale à considérer que la ville s'était fondée à bon droit sur le cahier des charges de 2018, qu'elle a signé et accepté, pour l'analyse de fonction de son poste. Par ailleurs, son argumentation est très insuffisante pour rendre même vraisemblable qu'un examen de la conformité du nouveau catalogue des fonctions au droit cantonal pourrait conduire au constat que son application entraînerait, en l'espèce, une violation du droit fédéral (cf. consid. 2.2 supra). Il ne sera donc pas entré en matière plus avant sur son argumentation en lien avec la thématique des filières professionnelles, le recours étant sur ce point insuffisamment motivé dans la mesure où il n'est pas d'emblée hors de propos.