Citation: 2C_467/2023 E. A

A.a. A.________, ressortissante tunisienne née en octobre 2001, est la fille de B.________, ressortissant d'origine tunisienne né en 1955 et naturalisé suisse en 2014. A.b. Le 24 septembre 2019, A.________ s'est rendue à l'Ambassade de Suisse à Tunis (ci-près: l'Ambassade). Le même jour, B.________ a adressé un courriel à l'Ambassade, intitulé "RDV pour regroupement familiale [sic] ou (obtention passeport Suisse) ", dont la teneur était la suivante: "Suite au passage de ce matin de ma fille A.________ à votre ambassade, et concernant le dépôt de dossier (obtention passeport Suisse ou regroupement familiale), à l'accueil votre collègue l'a informée de prendre un rendez-vous afin de connaître les démarches à suivre. Je suis le père et j'ai un passeport suisse, je vis à Genève depuis 1977. Ma fille est toujours en possession d'un visa valable. Elle a un frère Suisse [sic] âgé de 13 ans. Par la présente je vous prie de bien vouloir lui accorder rendez-vous". Il a aussi contacté l'Ambassade par téléphone. Le lendemain, l'Ambassade a répondu à l'intéressé. Elle a listé les documents à produire et a indiqué que "le 05.10.2019, votre fille aura 18 ans et l'autorisation de la mère ne sera plus nécessaire. La demande devra être déposée en personne. Je vous prie de bien vouloir prendre contact avec moi dès que les documents auront été préparés, afin de lui accorder un rendez-vous. Je tiens à vous rappeler que la décision est de l'unique compétence des autorités cantonales de migrations en Suisse et je vous conseille dès lors de bien vouloir prendre contact avec [l'Office cantonal de la population et des migrations (ci-après: l'Office cantonal)] à Genève. Je vous prie par ailleurs de prendre note de la législation en vigueur, notamment des art. 42 et 47 [LEI]". L'Ambassade a transposé intégralement les dispositions légales précitées et a conclu en exposant pour quelle raison A.________ ne pouvait pas obtenir la nationalité suisse par filiation, naturalisation facilitée ou réintégration. A.c. Le 25 février 2020, soit après avoir atteint l'âge de 18 ans révolus, A.________ a déposé une demande de regroupement familial auprès de l'Ambassade, afin de rejoindre son père en Suisse. A.d. Par courrier du 13 octobre 2021, l'Office cantonal a informé A.________ de son intention de refuser sa demande de regroupement familial et lui a imparti un délai de 30 jours dès la notification dudit courrier pour exercer, par écrit, son droit d'être entendue. A teneur d'une note de l'Ambassade du 11 janvier 2022, le courrier précité a été transmis à A.________ le 23 décembre 2021.