Citation: I 675/04 21.03.2006 E. 3

Il n'est pas contesté que l'assuré subit une incapacité de travail quasi totale dans ses anciens métiers de magasinier-préparateur et de concierge. En revanche, le litige porte sur sa capacité de travailler dans une activité adaptée à son état de santé, considérée par l'office et les premiers juges comme raisonnablement exigible à 100 %. En particulier, le recourant critique les conclusions de synthèse du COMAI. D'une part, il reproche aux experts d'avoir sous-estimé les limitations fonctionnelles dues aux pathologies ostéo-articulaires dont il est atteint. Précisant ne pas tenir debout plus de cinq minutes et souffrir également en position assise, il considère que sur le seul plan rhumatologique, il subit une incapacité de travail de 40 % au moins. D'autre part, il indique ne tolérer aucune exposition à la poussière, de sorte que l'affection asthmatique dont il souffre exerce une influence déterminante sur sa capacité de travail, contrairement à ce que soutiennent les experts. Enfin, il reproche à ces derniers de s'être écartés des conclusions de la doctoresse M.________ dans la mesure où celle-ci lui reconnaît une incapacité de travail de 70 % en raison des seuls troubles psychiques. Sur ce point, il fait grief aux premiers juges d'avoir nié tout caractère invalidant aux troubles somatoformes douloureux et fibromyalgique diagnostiqués par son médecin traitant (cf. rapports des 26 mars 2000 et 8 juin 2002 de la doctoresse A.________). Compte tenu de l'ensemble de son état de santé, il conclut à une incapacité totale de travail dans toute activité lucrative.