Citation: 9C_698/2014 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a retenu que, tant du point de vue médical que professionnel, la situation de l'intimée à l'époque de l'octroi des prestations était connue et ne s'était pas vraiment modifiée depuis, sous réserve toutefois de l'incompatibilité du profil de l'assurée avec les critères d'engagement des employeurs, particulièrement dans le secteur de la restauration. Elle a estimé que ce dernier fait existait à l'époque évoquée, mais qu'il n'avait pu être confirmé qu'au terme de la mesure de placement, dont l'issue (constat d'échec) constituait dans le cas très particulier un nouveau moyen de preuve qui démontrait l'impossibilité pour l'intimée de trouver un travail adapté à son état de santé. Cette conclusion valait pour le marché équilibré du travail lors de l'octroi des prestations et justifiait la mise en oeuvre d'une révision procédurale au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA.