Citation: 5A_476/2023 E. 3.1

3.1. Le recourant expose qu'en appel, il s'était notamment prévalu du fait que le Tribunal avait procédé à la répartition de l'excédent - censée couvrir le train de vie - en se fondant sur ses salaires pour l'année 2022. Or, il avait non seulement bénéficié d'une augmentation, mais également d'un bonus exceptionnel et discrétionnaire, dont il ne disposait pas avant la séparation. Les époux ne s'étant pas endettés, le train de vie avant séparation ne pouvait dépasser les montants perçus en 2021. Partant, les calculs qui tiennent compte des revenus augmentés après la séparation avaient nécessairement pour effet de faire bénéficier à l'intimée d'un train de vie supérieur à celui qui prévalait réellement. Sur ce point, la Cour de justice s'était contentée d'affirmer que le revenu supplémentaire réalisé depuis la séparation permettait d'absorber les frais supplémentaires engendrés par la constitution de deux domiciles séparés, et ne procurait dès lors pas à la famille un niveau de vie supérieur, sans toutefois procéder à la moindre vérification concrète. Or, dite autorité avait elle-même constaté que, durant l'année 2021, soit durant la vie commune, les époux réalisaient des revenus de 1'614 fr. 40 s'agissant de l'épouse, respectivement de 10'367 fr. s'agissant de l'époux, soit un total de 11'981 fr. 40. Concernant les revenus 2022, soit post-séparation, elle avait tenu compte d'un montant mensuel de 3'500 fr. pour l'épouse (revenu hypothétique inclus) et de 13'000 fr. pour l'époux (bonus discrétionnaire inclus), soit un total de 16'500 fr. Les époux bénéficiaient ainsi d'une augmentation globale de 4'518 fr. 60. À suivre la Cour de justice, cette augmentation couvrirait l'augmentation de charges découlant de domiciles séparés. Or, les parties n'avaient allégué aucune augmentation de leurs charges après la séparation, sous réserve du loyer de l'appartement de l'épouse (1'450 fr.), de la conclusion d'une nouvelle assurance responsabilité civile en faveur de l'époux (34 fr. 20), et de l'augmentation du minimum vital LP (qui passait de 1'800 fr. pour le couple, à 1'350 fr. par époux, soit une augmentation de 900 fr.). Le recourant ajoute que les charges de la famille se verraient réduites, à partir du mois de septembre 2023, dans la mesure où l'enfant C.________ serait scolarisé. Les frais de crèche, à hauteur de 1'425 fr., seraient ainsi remplacés par les frais de parascolaire, à hauteur de 250 fr., ce que la Cour de justice avait également dûment constaté, sans toutefois en tirer la moindre conséquence. Le recourant déduit de ce qui précède que la séparation des époux avait induit une augmentation de leurs charges à hauteur de 2'384 fr. 20 jusqu'en septembre 2023, puis de 1'209 fr. 20 à compter de cette date. Or, le résultat auquel la Cour de justice était parvenue était choquant dès lors qu'il revenait à faire bénéficier à l'intimée de revenus dont elle ne bénéficiait pas pendant le mariage et, partant, à lui assurer un meilleur train de vie. En réalité, la quotité disponible à partager aurait dû être réduite à raison du ratio entre l'augmentation des revenus et l'augmentation des charges. Ainsi, la somme de 2'134 fr. 40 (4'518 fr. 60 - 2'384 fr. 20), puis de 3'309 fr. 40 (4'518 fr. 60 - 1'209 fr. 20) à compter du mois de septembre 2023, correspondant au ratio entre l'augmentation de charges et l'augmentation de revenus, devait être retranchée de la quotité à partager telle que retenue par la Cour de justice (soit 5'560 fr. puis 6'340 fr.), afin d'assurer la limite du maintien du train de vie prévalant avant la séparation. Partant, l'excédent de la famille qu'il convenait de partager s'élevait à 3'425 fr. 60 (5'560 fr. - 2'134 fr. 40) jusqu'au 31 août 2023, puis à 3'030 fr. 60 (6'340 fr. - 3'309 fr. 40). Aussi, la part revenant à l'épouse s'élevait à 1'370 fr. (3'425 fr. 60 / 5 x 2), puis à 1'212 fr. (3'030 fr. 60 / 5 x 2). Les contributions d'entretien en faveur de l'épouse devaient donc être revues à hauteur de 1'370 fr. jusqu'au mois d'août 2023, puis de 1'212 fr. dès le mois de septembre 2023. Quant à l'enfant C.________, la part lui revenant était, selon le recourant, de 685 fr. (3'425 fr. 60 / 5), respectivement de 606 fr. (3'030 fr. 60 / 5) à compter du mois de septembre 2023. Ainsi, le coût de l'enfant C.________ s'élevait à un montant arrondi de 2'625 fr. (1'620 fr. + 685 fr. + 320 fr.) jusqu'au 31 août 2023, puis à 1'416 fr. (450 fr. + 606 fr. + 360 fr.). Par conséquent, après déduction des montants dont il s'acquittait directement ou dont l'enfant profitait lorsqu'il en avait la garde (soit sur ce dernier point la moitié de l'excédent en 342 fr. 50 pour la période courant jusqu'au 31 août 2023, puis 303 fr.), le recourant est d'avis qu'il devrait verser, tout au plus, une contribution d'entretien en faveur de l'enfant d'un montant arrondi de 560 fr. (2'625 fr. - 342 fr. 50 - 200 fr. - 1'425 fr. - 97 fr. 40) jusqu'au 31 août 2023, puis de 565 fr. (1'416 fr. - 303 fr. - 200 fr. - 250 fr. - 97 fr. 40).