Citation: 2C_201/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir retenu qu'il avait été violent à l'encontre de son épouse et qu'il n'avait pas subi de violences conjugales systématiques et graves. Dans l'arrêt querellé, le Tribunal cantonal a retenu que l'on ne pouvait pas exclure l'existence de violences mutuelles, exercées dans un contexte de graves dissensions conjugales. Selon lui, le recourant n'avait produit aucune preuve des violences dont il aurait été la victime et l'intensité de la violence verbale qu'il aurait subi n'était pas démontrée. En particulier, les juges cantonaux ont estimé que le certificat médical du 21 septembre 2017 indiquait seulement que le recourant avait souffert d'un état dépressif et anxieux consécutif à la séparation du couple, mais ne prouvait pas les violences alléguées ou leur intensité. En l'espèce, le recourant se contente d'opposer sa propre version des faits à celle retenue par les juges précédents, sans démontrer en quoi cette dernière serait insoutenable. Il mentionne certes l'existence de certificats médicaux versés au dossier et les déclarations de son employeur qui démontreraient, selon lui, les effets des violences subies sur sa santé, mais sans indiquer de quels certificats ou déclaration il s'agit. Il ne précise pas non plus en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des pièces figurant au dossier, notamment pour ce qui concerne le certificat médical du 21 septembre 2017. L'argumentation du recourant est ainsi insuffisante au regard des exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Le grief tiré d'un établissement des faits arbitraire doit, sur le vu de ce qui précède, être écarté. Le Tribunal fédéral examinera donc le recours sur la seule base des faits retenus par l'autorité précédente.