Citation: 6P.60/2007 12.10.2007 E. 12

Le recourant se prévaut d'une violation du principe "ne bis in idem". Il affirme qu'il a déjà été jugé en 2002 par le Tribunal valaisan pour une partie des ventes de cocaïne à O.________. 12.1 De jurisprudence constante, le principe "ne bis in idem" appartient au droit matériel fédéral (ATF 125 II 402 consid. 1b p. 404; 118 IV 269 consid. 2; 116 IV 262 consid. 3a p. 364 et les arrêts cités), de sorte que sa violation peut donner lieu à un pourvoi en nullité (art. 269 al. 1 PPF). En matière pénale, ce principe, qui est un corollaire de l'autorité de chose jugée, interdit qu'une personne soit poursuivie pénalement deux fois pour les mêmes faits. Il suppose qu'il y ait identité de l'objet de la procédure, de la personne visée et des faits retenus (ATF 123 II 464 consid. 2b p. 466; 120 IV 10 consid. 2b p. 12 s.; 118 IV 269 consid. 2 p. 271). 12.2 L'arrêt attaqué constate, en se fondant sur la lecture du jugement en question, que le complexe de faits retenu par les juges valaisans est totalement différent de celui retenu par les magistrats vaudois, même s'il s'agit de la même période (arrêt p. 33). Sur la base de cette constatation, il ne viole pas le droit fédéral en tant qu'il nie une violation du principe "ne bis in idem". La critique du recourant se réduit d'ailleurs à affirmer le contraire à savoir que les faits jugés se recoupent et à rediscuter l'appréciation des preuves, ce qu'il n'est toutefois pas recevable à faire dans un pourvoi.