Citation: 9C_470/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant n'expose en outre pas en quoi il aurait été empêché de prendre - conformément à son cahier des charges - les mesures appropriées pour s'assurer du règlement des cotisations sociales en souffrance et à venir. On ne saisit en particulier pas en quoi il aurait été empêché d'annoncer à la caisse de compensation l'augmentation substantielle de la masse salariale pour la saison 2016/2017. En se bornant à verser des acomptes insuffisants, alors que les perspectives d'assainissement de la société étaient pour le moins lointaines, et à s'en remettre pour assainir la société à des "rentrées d'argent" futures de la part des membres du conseil d'administration, le recourant a donc commis une faute qui doit, sous l'angle de l'art. 52 al. 1 LAVS, être qualifiée de négligence grave. En sa qualité de directeur général, il disposait en effet de la faculté de choisir les débiteurs à désintéresser lorsque les fonds disponibles étaient insuffisants et était tenu, conformément à son cahier des charges, de s'assurer que la société respectât ses obligations concernant le paiement des cotisations sociales. La négligence du recourant a donc conduit à faire supporter à la caisse intimée le risque inhérent au financement de la société, alors que le sort de celle-ci était déjà scellé. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale a retenu à juste titre que le recourant pouvait être condamné - parmi les autres responsables - à répondre du dommage invoqué par la caisse de compensation.