Citation: BGE 141 IV 1 E. 3.4.1

L'art. 325bis CP constitue une forme particulière de contrainte, ou à tout le moins de tentative de contrainte. Il vise ainsi, comme l'art. 181 CP, à protéger la libre formation et le libre exercice de la volonté du locataire, en particulier la liberté de faire valoir les droits que lui confère la loi (TRECHSEL/OGG, in Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, Trechsel/Pieth [éd.], 2e éd. 2013, n° 2 ad art. 325bis CP; STEFAN FLACHSMANN, in StGB Kommentar, Andreas Donatsch [éd.], 19e éd. 2013, n° 1 ad art. 325bis CP; DUPUIS ET AL., op. cit., n° 1 ad art. 325bis CP; cf. aussi MARIANNE WANNER, in Basler Kommentar, Strafrecht, vol. II, 2e éd. 2013, n° 3 ad art. 325bis CP; DAVID LACHAT, Le bail à loyer, 2008, p. 842). Les remarques formulées supra consid. 3.3.2 valent dès lors mutatis mutandis. Une personne morale peut, par conséquent, être lésée par l'infraction prévue à l'art. 325bis CP et, partant, revêtir la qualité de partie plaignante. BGE 141 IV 1 S. 10