Citation: 9C_778/2020 E. A

A.________, né en 1958, a travaillé en qualité de serveur à plein temps dans un hôtel à Genève du 21 mai 1988 au 1 er octobre 2011, date de son licenciement. Le 12 juillet 2011, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI). Il arguait souffrir de douleurs testiculaires chroniques en lien avec une opération des varicocèles pratiquée en janvier 2011. En raison de ces troubles, il a notamment été suivi au Centre multidisciplinaire de traitement de la douleur de l'Hôpital B.________. L'office AI a notamment confié une expertise pluridisciplinaire à la Policlinique C.________. Les doctoresses D.________ et E.________, spécialistes en médecine interne générale, ainsi que les docteurs F.________, spécialiste en urologie, G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et H.________, spécialiste en neurologie, ont rendu leur rapport le 1 er mars 2016. Ils ont retenu les diagnostics de syndrome douloureux chronique de la région inguino-scrotale, de status post cure chirurgicale de varicocèle en 2011 et de réaction dépressive, laquelle était sans effet sur la capacité de travail de l'assuré. Selon les experts, ladite capacité de travail était nulle dans l'activité habituelle de serveur; elle était en revanche entière dans une activité exercée en position assise permettant à l'intéressé de se lever et d'éviter les marches prolongées ainsi que les contacts visuels avec le public. Par décision du 3 octobre 2016, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré, motif pris que le taux d'invalidité de 11 % était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité ou à une mesure de reclassement.