Citation: 6B_1280/2018 E. 3.3

3.3. En l'espèce, force est de constater, comme le soutient le recourant, que l'état de fait de la cour cantonale ne permet pas de comprendre si les feux allumés dans les trois cas précités pouvaient être - en raison de leur intensité - qualifiés d'incendie au sens de l'art. 221 CP (cf. consid. 3.1 supra). Le jugement attaqué ne comprend en effet aucune appréciation de la violence des feux ou de la possibilité qu'aurait eu le recourant de maîtriser ceux-ci. Le recours doit ainsi être admis sur ce point, le jugement attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle complète son état de fait relatif à l'importance des trois feux allumés par le recourant (art. 112 al. 3 LTF), avant d'examiner à nouveau si les actes reprochés à ce dernier pouvaient être sanctionnés par l'art. 221 CP. Le cas échéant, la cour cantonale pourra examiner si l'infraction a pu être commise par tentative seulement, voire si les faits reprochés au recourant pouvaient être constitutifs d'une autre infraction, notamment de dommages à la propriété (cf. art. 350 CPP).