Citation: 5A_450/2016 E. 4.2

4.2. Le recourant estime qu'il est incontesté qu'il ne présente aucun défaut de compétences parentales, ce qui ressort selon lui du rapport du SPMi du 29 octobre 2015, lequel n'avait pas été remis en cause par l'intimée. Il relève en outre que les capacités éducatives des parents sont similaires et qu'il entretient d'excellentes relations avec ses deux filles, alors que son épouse ne peut prétendre de même s'agissant de sa relation avec sa fille aînée. En outre, il ressortirait notamment des tableaux de répartition de la garde des enfants que l'intimée est très souvent absente du domicile et délègue le plus souvent la prise en charge de ses filles à des tiers, alors que lui-même est extrêmement présent et, partant, présente une aptitude beaucoup plus grande à s'occuper personnellement des enfants. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu à tort qu'il avait sciemment empêché son épouse d'exercer la garde au domicile conjugal en refusant de quitter les lieux. Selon lui, c'est bien son épouse qui ne souhaitait plus revenir au domicile conjugal au motif qu'elle aurait à une reprise trouvé le verrou supérieur de la porte palière fermé. Il en voulait pour preuve qu'elle avait retrouvé facilement un appartement seulement quelques semaines après cet événement malgré la pénurie notoire de logements en location dans le canton de Genève. Il estime également que la cour cantonale a retenu de manière choquante qu'il peinait à se concentrer sur les besoins de ses filles en raison de sa propre souffrance liée à la séparation, ce qu'il nie. C.________ avait en outre clairement manifesté son souhait de continuer à vivre auprès de lui dans la maison où elle avait grandi et que sa soeur vienne les rejoindre. Le recourant reproche en définitive à la Cour de justice d'avoir arbitrairement attribué la garde à la mère des enfants sur la base du seul critère de sa prétendue incapacité à faire primer l'intérêt des enfants, sans tenir compte des autres critères d'appréciation pertinents.