Citation: 4A_224/2017 E. A

A.a. Le 31 janvier 2005, B.________ a fait notifier à A.________ un commandement de payer lui enjoignant de payer 187'278 fr. plus intérêts à 5 % dès le 5 janvier 2003. Sous la rubrique «Titre et date de la créance, cause de l'obligation» figurait la mention «Reconnaissances de dettes du 14.11.2003, 27.12.2003». Le poursuivant a demandé sans succès la mainlevée de l'opposition formée par le poursuivi: sa requête a été déclarée irrecevable pour défaut de paiement de l'émolument. A.b. Le 13 mai 2011, B.________ a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une requête en protection d'un cas clair (art. 257 CPC) tendant à faire condamner A.________ au paiement de 187'278 fr. plus intérêts à 5% dès le 1 er décembre 2003. La requête mentionnait que l'intimé était sans domicile connu. Donnant suite à une ordonnance du Tribunal, le requérant a produit le 5 octobre 2011 une attestation établie par l'Office cantonal de la population le 26 juillet 2011, dont il ressortait que A.________ n'était plus domicilié dans le canton de Genève. Par jugement du 2 novembre 2011 publié dans la Feuille d'avis officielle du canton de Genève (FAO) le 4 novembre 2011, le Tribunal de première instance a déclaré la requête irrecevable au motif qu'il n'avait pas les informations nécessaires pour vérifier sa compétence à raison du lieu. Cette décision précisait que le requérant avait « produit deux actes sous-seing privé des 14 novembre et 24 décembre 2003 à teneur desquels A.________ s'[étai]t engagé à verser à B.________ les sommes de CHF 182'078.- et CHF 5'200.-». Statuant le 27 avril 2012 sur appel du requérant, la Cour de justice genevoise a annulé ce jugement et renvoyé la cause au premier juge pour qu'il rende une décision sur la requête. En substance, la Cour a constaté qu'au regard de l'information donnée par l'Office de la population, ni le nouveau domicile, ni la résidence habituelle de l'intimé n'étaient connus; en revanche, son dernier lieu de résidence connu se trouvait à... dans le canton de Genève. Par conséquent, le tribunal saisi aurait dû reconnaître sa compétence ratione locien vertu de l'art. 11 al. 3 CPC et inviter l'intimé à répondre à la requête, si nécessaire en notifiant l'ordonnance préparatoire par voie édictale. La Cour a également mentionné ce qui suit: «a. Par acte intitulé 'reconnaissance de dette' daté du vendredi 14 novembre (sic), A.________ a reconnu avoir reçu divers prêts à hauteur de 37'578 fr. de la part de B.________ et reconnu devoir la somme de 130'000 fr. Dans ce document, A.________ déclarait que ces sommes de 37'578 fr. et 130'000 fr., soit au total 167'578 fr., seraient remboursées à B.________ dès que ses fonds provenant du... et déposés à la banque X.________ seraient mis à sa disposition. b. Par acte intitulé 'reconnaissance de dette' daté du 24 décembre 2003, A.________ a encore reconnu avoir reçu divers prêts à hauteur de 5'200 fr. de la part de B.________ (...).» La Cour de justice a notifié son arrêt à A.________ par voie édictale. Par ordonnance du 5 octobre 2012 publiée dans la FAO, le Tribunal de première instance a invité le prénommé à se déterminer par écrit sur la requête en protection d'un cas clair. L'intéressé n'a pas donné suite. Le Tribunal a alors rendu un jugement non motivé daté du 9 novembre 2012, par lequel il condamnait A.________ à payer à B.________ la somme de 187'278 fr. plus intérêts à 5% dès le 31 janvier 2005. Sous le dispositif figurait la mention selon laquelle chaque partie pouvait solliciter du Tribunal une motivation écrite dans les 10 jours dès la communication de la décision; si la motivation n'était pas demandée, les parties étaient considérées avoir renoncé à l'appel ou au recours. Ce dispositif a été notifié à A.________ par voie édictale. Aucune demande de motivation n'est parvenue au Tribunal dans le délai légal. A.c. B.________ a intenté une nouvelle poursuite contre A.________ tendant au paiement de 187'278 fr. plus intérêts à 5% dès le 5 janvier 2003. L'Office des poursuites a établi le commandement de payer y relatif le 18 octobre 2013; on ignore à quelle date cet acte a été notifié à son destinataire. La rubrique «Titre et date de la créance, cause de l'obligation» indiquait «Jugement du Tribunal de 1ère instance de Genève du 9.11.12 condamnation de A.________». Le poursuivi s'est opposé à cette poursuite n°.... A.d. Le 14 avril 2014, A.________ a déposé une requête visant à ce que le Tribunal de première instance constate la nullité du jugement du 9 novembre 2012 pour défaut de citation valable, subsidiairement lui accorde la restitution sollicitée, lui permette de prendre connaissance de la procédure et lui fixe un délai pour se déterminer et produire des pièces, plus subsidiairement constate que la requête valait demande de motivation écrite. Par ordonnance du 4 septembre 2014, le Tribunal a entièrement rejeté cette requête, considérant notamment que les notifications effectuées par voie édictale étaient régulières. Aucun appel n'a été formé à l'encontre de cette décision.