Citation: 1C_644/2012 E. 7

La cause est renvoyée au DSE pour reprise de l'instruction et nouvelle décision. Le département devra en particulier faire compléter le dossier dans le sens préconisé par l'expert Löw, puis statuer en fonction des intérêts publics que sont en premier lieu la sécurité des biens et des personnes - dont le canton, et, le cas échéant, l'exploitant, apparaissent en premier chef les garants (cf. art. 19 LFo, art. 2, 10 et 59a LPE; cf. également art. 41 ss et 61 CO) - , en second lieu la protection du paysage et accessoirement la renaturation du site, l'intérêt économique de l'intimée n'étant pas déterminant à ce stade. Les opérations devront être menées dans les meilleurs délais au vu des problèmes de sécurité inhérents à l'exploitation de cette carrière. Dans cette nouvelle procédure, le DSE veillera à coordonner (cf. art. 25a LAT) les travaux de sécurisation de la carrière, visés par le présent litige, avec la demande de prolongation du permis d'exploitation, mise à l'enquête le 12 juin 2012. A cet égard, il sied de rappeler que l'extraction de roches supplémentaires dans le Châble du Midi ne peut être justifiée que dans le contexte de la sécurisation des lieux (cf. consid. 2.2 ci-dessus). Enfin, pour éviter toute confusion et recentrer la problématique, il serait judicieux d'abandonner la dénomination utilisée jusqu'ici de "plan d'extraction" en relation avec les travaux de sécurisation du sommet de la falaise mais de parler, par exemple, de "plan de sécurisation".