Citation: 8C_249/2016 E. 4.4

4.4. De son côté, le recourant conteste l'affirmation selon laquelle les douleurs ne devaient pas être importantes. Il fait valoir qu'il n'a pas travaillé entre son accident et la première consultation médicale du lundi 31 octobre 2011, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, et qu'une durée de six jours, week-end inclus, avant de consulter un médecin n'est pas excessive. En outre, s'il avait ensuite continué de travailler c'était seulement sous calmants et par peur d'être licencié, mais le 12 février 2012, ne pouvant plus supporter les douleurs, il avait été mis en arrêt de travail par son médecin traitant. Les douleurs n'avaient donc pas cessé et la situation ne s'était pas améliorée à l'issue du traitement préconisé par son médecin traitant. Le recourant soutient également que le docteur C.________ a tenu compte du diabète dans son rapport d'expertise (en page 3) mais que selon ce médecin il n'influençait pas de manière déterminante la relation de causalité entre l'accident et les troubles de l'épaule (cf. rapport du docteur C.________ du 19 janvier 2015). Se prévalant de la jurisprudence en matière de lésion corporelle assimilée, le recourant fait valoir que dans tous les cas, un état antérieur n'exclut pas l'existence d'une lésion corporelle assimilée à un accident, lorsque cet état est aggravé par l'accident. La présence de troubles dégénératifs, attestée par le docteur D.________, ne serait pas non plus susceptible d'exclure l'existence d'une telle lésion. Enfin, la force ou l'énergie liée au choc ne sont pas déterminantes de l'avis du recourant. Au demeurant, le docteur D.________ n'aurait pas tenu compte du fait qu'il portait 6 ou 7 assiettes lors de la chute et que le sol était mouillé.