Citation: 4C.313/2001 19.04.2002 E. B

B.- Le 4 octobre 1996, X.________ et Y.________ ont ouvert action contre A.________. Les demandeurs ont conclu à ce qu'il soit constaté qu'ils ne sont pas débiteurs des 12 000 fr. réclamés par ce dernier, mais, bien plutôt, titulaires envers lui d'une créance d'un montant au moins équivalent du chef de la garantie des défauts affectant la chose louée. Le défendeur a conclu au rejet de la demande principale et, reconventionnellement, au paiement par les défendeurs de la somme de 16 211 fr., avec intérêts, ainsi qu'à la levée définitive de l'opposition au commandement de payer notifié à X.________. Par jugement du 9 février 2001, la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a condamné solidairement les demandeurs à payer au défendeur la somme de 12 000 fr. plus intérêts à 5% dès le 4 avril 1996. Elle a levé, à due concurrence, l'opposition formée au commandement de payer notifié à X.________ et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions. La cour cantonale a retenu, en substance, que le solde du prix de vente était dû solidairement par les demandeurs, conformément aux stipulations contractuelles et à l'art. 544 al. 3 CO. Elle a exclu l'existence d'une créance compensante des demandeurs en raison des défauts affectant la chose vendue, aux motifs, d'une part, qu'il n'était pas établi que les parties aient conclu un contrat d'entreprise relativement aux travaux en cause et, d'autre part, que les défauts allégués par les demandeurs ne correspondaient pas à des garanties ou promesses découlant du contrat de vente, aucun descriptif de la construction n'ayant d'ailleurs été produit.