Citation: 9C_662/2019 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Selon l'art. 17 al. 2 LPGA, toute prestation durable accordée en vertu d'une décision entrée en force est d'office ou sur demande augmentée ou réduite en conséquence ou encore supprimée si les circonstances dont dépendait son octroi changent notablement. Or l'allocation pour impotent de degré moyen avec supplément pour soins intenses (comprenant une surveillance personnelle permanente) d'une durée supérieure à six heures par jour dès le 1er avril 2014 est une prestation durable qui repose sur les décisions du 19 octobre 2015 entrées en force. De telles décisions peuvent en conséquence faire l'objet d'une révision (cf. 9C_350/2014 du 11 septembre 2014 consid. 2.2). Dans ce contexte, la procédure doit déterminer si les circonstances dont dépendait le droit ont changé de manière significative. Pour ce faire, l'office intimé a notamment diligenté une seconde enquête à domicile. A l'instar de la première enquête, la seconde est destinée à examiner l'impotence d'un mineur, doit évaluer non seulement le besoin d'aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie ou pour les soins ainsi que le besoin de surveillance mais aussi le temps supplémentaire par rapport à un enfant du même âge en bonne santé nécessaire pour satisfaire à ces besoins. En l'espèce, l'administration a à chaque fois évalué le temps indispensable dans le cas du recourant et dans le cas d'un enfant du même âge en bonne santé et en a inféré le supplément pour soins intenses. La comparaison des deux enquêtes diligentées au domicile de l'assuré permet ainsi de constater l'évolution des circonstances dont dépendait le droit au supplément pour soins intenses et d'en tirer les conséquences sur le plan de la révision (augmentation, réduction, suppression ou maintien du droit). Le tribunal cantonal n'a donc pas violé le droit fédéral en appliquant les principes de la révision au cas particulier. Le recourant ne saurait par ailleurs rien tirer du seul fait qu'il était plus âgé en octobre 2015 en se référant à l'annexe III de la Circulaire sur l'invalidité et l'impotence dans l'assurance-invalidité (CIIAI; état au 1er janvier 2017). A l'inverse de ce qu'il prétend, il ne ressort pas de cette annexe que l'écoulement de l'âge de l'enfant suffit à lui reconnaître un besoin d'une surveillance plus intensive.