Citation: I 707/04 02.08.2005 E. 4

Pour le cas où son changement de statut ne devait pas être admis, l'intimée a demandé que lui soit reconnu un empêchement d'au moins 70 % dans l'accomplissement de ses tâches habituelles. Elle reproche à l'office recourant de ne pas avoir tenu compte des épistaxis à répétitions, des hématomes spontanés et des hémoptysies constatés dans le certificat médical des doctoresses S.________ et P.________. 4.1 Pour les personnes travaillant dans le ménage, l'administration procède à une enquête sur les activités ménagères et fixe l'empêchement dans chacune des activités habituelles conformément au supplément 1 à la Circulaire concernant l'invalidité et l'impotence de l'assurance-invalidité établie par l'OFAS (CIIAI; spécialement ch. 3095), dans sa teneur - valable en l'occurrence (ATF 121 V 366 consid. 1b) - en vigueur depuis le 1er janvier 2001. Alors que les anciennes directives concernant l'invalidité et l'impotence de l'OFAS (DII), en vigueur depuis le 1er janvier 1985, indiquaient des taux fixes pour chaque domaine d'activité, la nouvelle circulaire mentionne des taux minimum et maximum, dans le cadre desquels la part respective de chaque domaine doit être fixée. Comme la Cour de céans l'a jugé à plusieurs reprises en ce qui concerne les anciennes directives, la conformité aux articles 5 al. 1 aLAI et 27 al. 1 et 2 aRAI de cette pratique administrative doit être admise (ATF 130 V 99 ss consid. 3.3). 4.2 Contrairement à ce que soutient l'intimée, les atteintes à la santé qu'elle évoque sont connues depuis fort longtemps. En effet, des hémorragies sont mentionnées pour la première fois dans sa demande initiale du 2 mai 1978, ainsi que des saignements de nez dans une lettre explicative reçue par la CAI le 17 mai 1978. Par la suite, lors des différentes procédures de révision, elle a fait état d'hémorragies nasales constantes ou de trombopathie, diagnostiquée par les docteurs B.________ et O.________ le 18 novembre 1993. Tous ces éléments figurent donc au dossier de l'office recourant. La première page du rapport d'enquête sur le ménage établi le 8 janvier 2001 mentionne que l'intimée «vomit du sang, saigne du nez, des oreilles et des gencives». Ce rapport fixe le degré d'invalidité dans l'accomplissement des travaux habituels à 51,3 %. Ce taux, qui tient compte de l'empêchement d'accomplir lesdits travaux dans les différents champs d'activité en fonction d'une pondération de leur importance quantitative, repose sur un examen attentif et précis de la situation familiale de l'intimée, ainsi que sur les réponses que celle-ci a fourni, en toute connaissance de cause, à la personne chargée de l'enquête. Il n'y a dès lors pas de raison de s'écarter dudit taux, de sorte que le second motif de révision invoqué par l'intimée, à titre subsidiaire, ne peut être admis.