Citation: 6B_575/2015 E. 2.1

2.1. La cour cantonale a retenu qu'en accusant l'intimée d'avoir produit un faux document dans le cadre d'une procédure civile, le recourant l'avait suspectée d'avoir commis un délit intentionnel et avait jeté sur elle le soupçon d'avoir adopté une conduite contraire à l'honneur, portant ainsi gravement atteinte à sa considération, ce d'autant plus que l'intimée exerçait une profession exigeant honorabilité et intégrité. En tant que le courrier du 19 décembre 2011 était destiné aux membres d'une juridiction, il convenait néanmoins de se montrer particulièrement large dans l'appréciation de la bonne foi du recourant. Le courrier prétendument falsifié avait cependant été rédigé par B.________ au mois de mai 2009, à savoir près de deux ans avant que le recourant accusât son ancien conseil de conduite illicite. L'intéressé aurait donc parfaitement pu s'assurer auprès de son auteur de la véracité de ses allégations. Les termes incriminants utilisés sans fondement par le recourant allaient ainsi au-delà de ce qui pouvait être considéré comme admissible dans le cadre d'un conflit devant des juridictions civiles. Le recourant avait utilisé des propos attentatoires à l'honneur afin de discréditer l'intimée dans le cadre de la procédure qui les opposait et devait ainsi être reconnu coupable de diffamation.