Citation: 5P.38/2001 29.03.2001 E. B

B.- Le 28 juillet 1995, la Banque a accordé àY.________ un crédit en compte courant de 200'000 fr., moyennant la remise à titre de sûreté, en pleine propriété, de la cédule hypothécaire de 200'000 fr. susmentionnée, "selon convention signée le 8 août 1994". Ladite convention indiquait, notamment, que la propriété de la cédule hypothécaire de 200'000 fr. précitée était transférée à la Banque à titre de sûreté de toutes les créances que celle-ci détenait à l'encontre du preneur de crédit; la Banque était en outre autorisée à faire valoir, en lieu et place des créances garanties, toutes les créances qu'incorporait le titre, le preneur de crédit reconnaissant expressément qu'il était débiteur du capital, des intérêts échus de trois années et des intérêts courants au taux de 10% par année. La cédule hypothécaire de 200'000 fr. précitée, établie le 18 septembre 1981, prévoit notamment qu'Y. ________ reconnaît devoir au porteur de ladite cédule la somme de 200'000 fr., que le capital de ladite cédule est productif d'intérêts et amortissable aux conditions convenues avec le créancier, porteur de ladite cédule, et que le taux maximum d'intérêts inscrit au registre foncier sera de 10% l'an.