Citation: U 343/01 20.08.2002 E. 4

4.- a) Sur le plan matériel, l'intimée a retenu un taux d'invalidité de 10 %, alors que la recourante estime que son incapacité de gain s'élève à 50 %. b) Il ressort du dossier médical que les séquelles du premier accident consistent en une limitation de la mobilité du pouce et en un état douloureux; l'aggravation consécutive au deuxième accident n'a été que passagère. Par ailleurs, au regard, notamment, du deuxième rapport du 17 mars 1999 du docteur Z.________ et du rapport du 12 janvier 2000 du docteur Y.________, médecin-adjoint au service de chirurgie orthopédique à l'Hôpital H.________, la recourante est en mesure d'exercer à plein temps, avec un rendement légèrement diminué, une activité légère tenant compte d'une diminution de la force de préhension et des difficultés pour utiliser la pince entre le pouce et le reste de la main droite et n'exigeant pas une grande dextérité du pouce. Compte tenu des minimes altérations somatiques résultant de l'accident du 2 août 1995 et des légères limitations des tâches exigibles, la fixation à 10 % du taux d'invalidité présenté par la recourante n'est pas critiquable. c) Une analyse de la question sous l'angle économique conduit à la même conclusion. L'intimée a versé au dossier dix descriptions de poste de travail (DPT) relatives à des activités légères (conditions salariales 1999), dont on doit admettre qu'elles sont adaptées au handicap de la recourante. En sus d'être légers, ces postes ne requièrent, en effet, ni un travail de trop grande précision, ni spécifiquement la saisie d'objets entre le pouce et la main droite. Dans un avis du 25 juillet 2000, le docteur Z.________ a d'ailleurs expressément indiqué au regard de chacune de ces descriptions que les activités décrites étaient exigibles de la part de la recourante. Comme en procédure cantonale, cette dernière se contente de contester cette appréciation, sans apporter d'élément susceptible de la mettre en cause. En particulier, le grief tiré du fait que les activités en question se rapportent au domaine industriel et présentent des exigences différentes de celles requises dans le secteur de la vente n'est pas pertinent sous l'angle de l'exigibilité, au regard des séquelles accidentelles présentées par la recourante. La moyenne des salaires minimums résultant de ces DPT est de 46 258 fr. par an ou de 3558 fr. par mois; elle est donc supérieure de 434 fr. au salaire réalisé par la recourante dans son activité au service de Q.________. En se fondant sur les salaires statistiques figurant dans l'enquête suisse sur la structure des salaires 1998 (cf. ATF 124 V 321), table TA1, niveau 4 pour femmes, le salaire déterminant serait de 3505 fr. (avant ajustement à l'horaire effectif de travail en 1998 et adaptation à l'évolution des salaires de 1999). Or, même en opérant une déduction globale (cf. ATF 126 V 75) de 15 %, appropriée en l'espèce, le salaire d'invalide serait (au moins) de 2980 fr. laissant apparaître un taux d'invalidité inférieur à celui retenu par l'intimée. Il s'ensuit que la décision litigieuse et le jugement attaqué sont en tous points conformes au droit fédéral, dans la mesure où le degré d'invalidité de la recourante y a été fixé à 10 % (art. 18 LAA).