Citation: 9C_346/2021 E. 4.3

4.3. Les autres griefs du recourant, en relation avec ses faibles connaissances linguistiques, son manque de formation et sa très longue absence du marché du travail, ne sont pas davantage fondés. Certes, si ces éléments font partie des circonstances personnelles qui doivent être examinées en relation avec le revenu au sens de l'art. 24 al. 1 let. d LPP (arrêt 9C_73/2010 du 28 septembre 2010 consid. 6.1), ils n'excluent cependant pas en tant que tels le caractère exploitable d'une capacité de travail résiduelle; ils doivent bien plutôt être appréciés à l'aune des exigences de l'activité susceptible d'entrer en ligne de compte (arrêt 9C_1033/2012 du 8 novembre 2013 consid. 5.3, non publié aux ATF 140 I 50). On rappellera à cet égard que dans la procédure de l'assurance-invalidité, les organes d'exécution sont tenus de prendre en considération une mise en valeur réaliste de la capacité de travail résiduelle lors de l'évaluation du revenu d'invalide (arrêts 9C_313/2007 du 8 janvier 2008 consid. 5.2; I 537/03 du 16 décembre 2003 consid. 3.1 et les arrêts cités). Dans le contexte de la surindemnisation, l'examen de l'institution de prévoyance (ou du juge) n'a donc plus à porter sur les aspects de l'exigibilité de la capacité résiduelle de travail ou le caractère réaliste de la mise en valeur de celle-ci sur le plan économique. Elle doit se limiter à vérifier, au regard des éléments que fait valoir l'assuré à l'encontre de la présomption d'équivalence, si le marché du travail entrant concrètement en considération pour l'intéressé comprend des postes de travail adaptés à sa situation. Il en découle que l'assuré ne peut pas invoquer, au titre de "circonstances personnelles" dont il y a lieu de tenir compte sous l'angle de l'exigibilité d'un revenu résiduel, des éléments qui ont déjà été pris en considération par les organes de l'assurance-invalidité pour déterminer l'exigibilité de la capacité de travail résiduelle et son étendue (arrêt 9C_673/2007 précité consid. 4.3; cf. aussi arrêt 9C_912/2009 du 8 juillet 2010 consid. 5.4.1). Or en l'occurrence, lorsqu'ils ont déterminé l'activité raisonnablement exigible sur le marché équilibré du travail et le revenu d'invalide, les organes de l'assurance-invalidité ont déjà tenu compte des circonstances personnelles dont se prévaut le recourant. Ils ont en effet considéré que seule une activité d'employé d'usine, d'ouvrier ou de contrôle qualité était exigible de l'assuré et ont procédé à un abattement de 10 % sur le revenu d'invalide qu'ils ont fixé en se fondant sur le salaire brut standardisé auquel peuvent prétendre des hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé (production et services), compte tenu notamment de son manque de formation et de ses difficultés linguistiques. Quant à la "très longue absence du marché du travail" dont se prévaut le recourant en se référant à l'arrêt 9C_495/2017 du 16 avril 2018, elle ne constitue pas non plus une circonstance déterminante dans le cas d'espèce, dès lors déjà qu'aucune recherche infructueuse d'emploi ne vient concrètement confirmer qu'il ne pourrait pas exercer une activité adaptée telle que celle retenue par les organes de l'assurance-invalidité (comp. arrêt 9C_495/2017 précité consid. 3.4.2 et 3.5; cf. aussi arrêt 9C_416/2011 du 19 juillet 2011 consid. 4.3). L'assuré ne conteste en effet pas les constatations cantonales selon lesquelles il n'aurait pas fait des efforts, à tout le moins depuis la constatation d'une capacité de travail de 60 % en 2012, afin de trouver une activité adaptée.