Citation: 6B_230/2021 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a indiqué les motifs pour lesquels elle a jugé que 15 heures étaient suffisantes pour la défense en appel des recourants, en annexant un détail du calcul à l'arrêt entrepris. Elle a exposé que, dans la mesure où la réponse à l'appel de l'intimée tendait à la confirmation du jugement de première instance, le nombre d'heures de travail destinées à la rédaction de ce mémoire (environ 15 heures) était trop élevé pour ce poste. Elle a donc brièvement indiqué les raisons pour lesquelles elle écartait certaines prétentions en lien avec la rédaction de la réponse à l'appel. Aussi, les recourants, qui ont saisi la portée de la décision sur ce point, ne sauraient se prévaloir d'une violation de leur droit d'être entendus sous l'angle du droit à une décision motivée (cf. sur ce point: ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3; 142 I 135 consid. 2.1; 141 V 557 consid. 3.2.1). Les recourants se prévalent en vain d'une affaire dans laquelle les 75 heures de travail apparaissant dans la liste de frais du défenseur ont été réduites à 25 heures (réduction de 75 %), sans que la motivation de la décision entreprise ne permette de comprendre si les notes d'honoraires déposées n'étaient pas claires ou si les opérations n'étaient pas nécessaires (cf. arrêt 6B_833/2015 du 30 août 2016 consid. 2). En l'occurrence, il ressort expressément de la motivation de l'arrêt entrepris pour quel poste le nombre d'heures indiquées était trop élevé. La cour cantonale a également expressément exposé que les courriers et téléphones (apparaissant dans plusieurs postes de l'état de frais) devaient être indemnisés de manière forfaitaire conformément au règlement cantonal. Aussi, le grief déduit d'une violation du droit d'être entendu est infondé.