Citation: 1B_273/2014 E. 3.2

3.2. L'arrêt attaqué satisfait pleinement à ces exigences. En effet, il appartient à la partie qui requiert la récusation de rendre plausibles les faits qu'il invoque (art. 58 al. 1 CPP), et non à l'autorité saisie d'examiner d'office si la procédure est menée de façon impartiale. La cour cantonale a rappelé les principes applicables en la matière en renvoyant à un arrêt rendu par le Tribunal fédéral le 21 mai 2013 concernant le recourant (1B_105/2013), ce qui constitue une motivation suffisante. Elle a ensuite examiné chacun des griefs formulés par le recourant et les a écartés: le fait de faire signer au recourant le formulaire habituel sur les droits du prévenu ne saurait évidemment fonder une apparence de prévention, pas plus que la manière de mener l'interrogatoire de sa partie adverse. Enfin, le Tribunal fédéral a déjà jugé que la récusation prononcée dans une cause précédente (en raison d'une erreur admise par la magistrate elle-même) ne suffisait pas non plus pour justifier une récusation dans les autres causes concernant le recourant (arrêt 1B_105/2013, consid. 2.2). L'arrêt attaqué n'apparaît ainsi critiquable ni sous l'angle du droit d'être entendu, ni même sur le fond, le recourant ne soulevant à cet égard aucun grief spécifique.