Citation: 6B_55/2025 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant soutient que le caractère causal de la tromperie fait défaut. Il relève à cet égard que le délai écoulé entre la réception des acomptes et leur affectation à ses besoins propres tend à démontrer que c'est ultérieurement qu'il aurait décidé de ne pas honorer la volonté de E.________. Il fait également valoir que les échanges de messages avec E.________ sont intervenus plusieurs semaines après la réception des fonds de sorte que ces mensonges, retenus à sa charge, ne se situent plus dans un lien de causalité avec l'appauvrissement de celui-ci, mais constituent des excuses, inventées pour le faire patienter après l'utilisation des fonds à d'autres fins. Selon le recourant, les faits reprochés relèveraient davantage de l'abus de confiance que de l'escroquerie. Ce raisonnement ne saurait être retenu. En tant qu'il se prévaut de messages postérieurs à la réception des fonds, il invoque des éléments qui ne ressortent pas du jugement attaqué sans démontrer l'arbitraire de leur omission. Par ailleurs, c'est bien la tromperie du recourant - soit la promesse fallacieuse faite à E.________, qui entretenait un lien de confiance avec son fils, de lui obtenir la montre souhaitée - qui a conduit E.________ à verser les acomptes sollicités. Dès lors, le lien de causalité entre l'acte de disposition de la dupe (les acomptes versés) et l'erreur créée par la tromperie est établi.