Citation: 5A_676/2023 E. 2.3

2.3. Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Cette exception, dont il appartient au recourant de démontrer que les conditions sont remplies, vise les faits qui sont rendus pertinents pour la première fois par la décision attaquée, par exemple concernant le déroulement de la procédure devant l'instance précédente afin d'en contester la régularité, ou encore des faits postérieurs à l'arrêt attaqué permettant d'établir la recevabilité du recours (arrêt 5A_904/2015 du 29 septembre 2016 consid. 2.3 non publié in ATF 142 III 617). En dehors de ces cas, les nova ne sont pas admissibles, qu'il s'agisse de faits ou moyens de preuve survenus postérieurement à la décision attaquée (ATF 143 V 19 consid. 1.2 et les références), ou d'éléments que les parties ont négligé de présenter aux autorités cantonales (ATF 143 V 19 consid. 1.2; 136 III 123 consid. 4.4.3). L'issue de la procédure devant l'autorité précédente ne suffit pas à elle seule pour admettre la production de faux nova qui auraient déjà sans autre pu être produits en instance cantonale (ATF 143 V 19 consid. 1.2). Il appartient au recourant qui entend se prévaloir de l'admissibilité exceptionnelle de faits nouveaux de démontrer que les conditions en sont remplies (ATF 143 V 19 consid. 1.2 et la référence; arrêt 5A_904/2015 précité loc. cit. et les références). En l'espèce, le recourant n'expose pas en quoi les pièces nouvelles qu'il produit à l'appui de son recours seraient recevables au regard de l'art. 99 LTF. Quoi qu'il en soit, il ne résulte pas de la décision attaquée, ni du dossier cantonal, que le recourant aurait déposé devant l'autorité de surveillance les pièces n° 3 et 7 en lien avec un projet de construction de deux villas sur la parcelle litigieuse et un contrat de courtage non exclusif avec G.________ en vue de la vente de celle-ci. Il en va de même de la pièce n° 2 (contre-ordre à la poursuite n° mmmm), qui n'a toutefois (implicitement) été invoquée qu'à l'appui de la requête d'effet suspensif. Enfin, s'agissant de la pièce n° 4, force est de constater qu'elle n'a pas été intégralement versée à la procédure cantonale, puisque seul l'extrait de la FAO du 12 juillet 2022 figure au dossier. Cela étant, le recourant ne conteste pas ne pas avoir déposé d'observations sur nouvelle expertise dans le délai fixé par l'autorité cantonale de surveillance, ce qui lui aurait, cas échéant, permis de produire les pièces nouvelles susvisées. Il s'ensuit qu'il ne saurait en être tenu compte à ce stade.