Citation: 1C_552/2015 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Les griefs de violation des droits fondamentaux et des dispositions de droit cantonal sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). La partie recourante doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés; de même, elle doit citer les dispositions du droit cantonal dont elle se prévaut et démontrer en quoi ces dispositions auraient été appliquées arbitrairement ou d'une autre manière contraire au droit (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 V 213 consid. 2 p. 215). Il doit par ailleurs exister un lien entre la motivation et la décision litigieuse. Lorsque le mémoire de recours consiste à reprendre mot pour mot devant le Tribunal fédéral la même motivation que celle présentée devant l'instance inférieure, un tel lien fait défaut et le recours est inadmissible sous l'angle de l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 134 II 244 consid. 2.3 p. 246). Il en va de même lorsque la partie recourante se borne à renvoyer aux motifs de recours évoqués dans son recours cantonal (ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; cf. FLORENCE AUBRY-GIRARDIN, Commentaire de la LTF, 2014, n. 33 ad art. 42 LTF, p. 314). La Chambre administrative a constaté que l'avance de frais n'avait pas été versée dans le délai imparti, bien que la demande ait été envoyée par pli recommandé à l'adresse de la recourante, laquelle connaissait l'existence de la procédure pour l'avoir initiée. Elle a retenu qu'un avis de retrait avait été déposé dans la boîte aux lettres ou dans la case postale de la société le 15 mai 2015 selon le suivi en ligne des envois recommandés par la poste, refusant de voir un cas de force majeure dans l'allégation de la recourante de ne pas avoir reçu le pli ou l'avis l'invitant à retirer le courrier. Par ailleurs, A.________ SA ne faisait état d'aucune autre circonstance propre à envisager un empêchement fautif qui ne lui aurait pas permis de s'acquitter de l'avance de frais avant le 12 juin 2015. La recourante s'oppose à la décision attaquée pour le motif qu'elle a évoqué dans son recours auprès de la Chambre administrative "à savoir qu'un empêchement non fautif ne lui a pas permis de prendre connaissance de l'avance de frais". Cette argumentation, de nature appellatoire et qui se résume en un renvoi aux motifs de son recours cantonal, ne répond pas aux exigences de motivation requises selon la jurisprudence précitée.