Citation: U 25/00 08.02.2001 E. A

A.- M.________ travaillait en qualité de bûcheron au service de X.________, entreprise forestière. Le 24 juin 1996, il a donné congé à son employeur pour le 1er décembre 1996, en lui faisant part de son projet de s'établir dès cette date comme indépendant dans la même branche d'activité. A la demande de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), M.________ a rempli et signé, le 17 avril 1997, un questionnaire destiné à déterminer, au vu de sa nouvelle activité lucrative, sa situation en matière de droit des assurances sociales pour l'assurance-accidents (LAA) et l'assurance-vieillesse et survivants (AVS). Après que la CNA lui eut signifié qu'elle le considérait, à la lumière de ses réponses, comme une personne de condition dépendante, il a fait compléter et préciser celles-ci par un assureur-conseil, en soutenant que son statut était celui d'un travailleur indépendant (lettre du 23 juin 1997). A l'issue d'un nouvel examen de la situation, la CNA a maintenu son point de vue et, le 8 août 1997, elle a avisé M.________ que, vu sa qualité de salarié, il était assuré à titre obligatoire contre les accidents pour les travaux qu'il effectuait depuis le 1er janvier 1997 pour le compte de X.________. Elle portait par ailleurs à sa connaissance un «compte de primes provisoires basé sur l'estimation des salaires qui lui seront payés en 1997», en l'informant qu'il pouvait, à l'instar de l'employeur à qui ce compte de primes était également adressé le même jour, former opposition contre celui-ci. Saisie des oppositions de M.________ et de X.________, la CNA les a rejetées, par une seule et même décision du 2 décembre 1997.