Citation: 8C_324/2015 E. A

A.a. A.A.________, né en 1943, marié, perçoit une rente de l'AVS d'un montant mensuel de 2'228 fr. Son épouse B.A.________, née en 1955, travaille à temps partiel depuis le 1er avril 2011. Entre les mois de janvier et août 2013, son salaire net ne dépassa jamais le montant mensuel de 1'780 fr. Les époux A.________ se sont vus refuser l'octroi de prestations complémentaires en raison d'un dessaisissement de fortune retenu par le Service des prestations complémentaires (ci-après: SPC) à la suite de pertes au jeu subies par A.A.________. Ils ont cependant été mis au bénéfice de prestations d'assistance, sous la forme d'un subside pour l'assurance-maladie, dès le 1er janvier 2012. Le 8 octobre 2013, les époux A.________ ont informé le SPC que B.A.________ avait augmenté son taux d'activité à partir du mois de septembre 2013. Son salaire net pour le mois de septembre 2013 s'élevait à 2'812 fr. 85. Par décision du 6 novembre 2013, le SPC a repris le calcul des prestations d'assistance des époux A.________ à partir du 1er décembre 2013. Le SPC a fixé les dépenses reconnues à 39'048 fr., soit le forfait annuel pour l'entretien d'un couple de 23'448 fr. (1'954 x 12) ainsi que le loyer de 15'600 fr. (1'300 x 12); quant au revenu déterminant, il l'a établi à 60'528 fr., les rentes de l'AVS ascendant à 26'736 fr. (2'228 x 12), le gain de l'activité lucrative à 33'754 fr. 20 (2'812.85 x 12) et les produits de la fortune à 37 fr. 95. La situation financière du couple justifiait la suppression du paiement du subside d'assurance-maladie à partir du 1er décembre 2013. Dans une seconde décision du même jour, le SPC a en outre réclamé le remboursement des subsides d'assurance-maladie versés aux époux A.________ au cours de l'année 2013, pour un montant total de 8'998 fr. Les époux A.________ ont formé opposition contre ces décisions. Ils ont contesté le montant pris en compte au titre du gain de l'activité lucrative et le montant des subsides à rembourser. Par une nouvelle décision du 7 février 2014, le SPC a repris le calcul des prestations d'assistance en tenant compte d'un montant de 25'333 fr. 30 pour l'année 2013 en tant que gain d'activité, lequel correspondait au salaire net total perçu par B.A.________ au cours de l'année 2013. Même en retenant ce montant, le droit aux subsides devait être refusé.