Citation: 6B_642/2018 E. 1

Selon l'art. 94 LTF, le recours est recevable si, sans en avoir le droit, la juridiction saisie s'abstient de rendre une décision sujette à recours ou tarde à le faire. Compte tenu du domaine du droit auquel se rapportent les conclusions du recourant, la décision à rendre par l'autorité cantonale pourrait conduire celui-ci à former un recours en matière pénale (cf. art. 78 ss LTF) au Tribunal fédéral après épuisement des instances cantonales. Selon l'art. 29 al. 3 du règlement du Tribunal fédéral (RTF; RS 173.110.131), la I re Cour de droit public traite les recours en matière pénale contre les décisions incidentes relevant de la procédure pénale. Quant à la Cour de droit pénal, elle traite - conformément à l'art. 33 RTF - notamment les recours en matière pénale dans les domaines suivants : droit pénal matériel - y compris l'exécution des peines et des mesures - (let. a), procédure pénale - sauf les recours contre les décisions incidentes relevant de la procédure pénale - (let. b), et les décisions finales en matière pénale - y compris les ordonnances de non-entrée en matière ou de classement de la procédure - (let. c). La Cour de droit pénal est compétente s'agissant du droit pénal matériel concernant l'exécution des peines et des mesures, en particulier concernant la rémunération du détenu au sens de l'art. 83 CP (cf. arrêt 6B_823/2017 du 25 janvier 2018 consid. 1.1 et la référence citée). Elle l'est également pour traiter un recours formé pour déni de justice et retard injustifié en la matière.