Citation: 8C_808/2014 E. 4

La recourante reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir réformé la décision sur opposition en lui prescrivant de verser des prestations sans limite de temps et de quotité alors que l'intimée elle-même avait conclu au versement d'indemnités journalières entre le 1er juillet 2007 et le 15 avril 2009. Les premiers juges n'ont fait que constater que la recourante n'avait pas le droit d'interrompre le versement de ses prestations à partir du 1er juillet 2007, ni de réclamer celles déjà versées, dès lors que l'intimée était alors totalement incapable de reprendre son ancienne profession. Pour ce qui est de la période postérieure au mois d'août 2008, rien n'empêche la recourante de mettre fin à ses prestations de courte durée (traitement médical et indemnités journalières) aux conditions fixées par la loi (art. 19 al. 1 LAA) et d'examiner, cas échéant, si l'intimée a droit à une rente et à une indemnité pour atteinte à l'intégrité.