Citation: 4A_552/2008 12.03.2009 E. A

A.a Par contrat de travail du 10 septembre 2005, Y.________ SA, exploitante du café V.________ à ..., a engagé X.________ en qualité de sommelière pour un salaire mensuel de 3'150 fr. bruts, respectivement de 2'811 fr. nets. Le contrat stipulait un délai de congé d'un mois. Le 1er janvier 2006, l'exploitation du V.________ a été reprise par A.________, sans que l'employée n'y fasse opposition. Le 15 du même mois, B.________ était engagée par le nouvel exploitant pour le 1er mars suivant, dans le but de remplacer X.________. Celle-ci a été licenciée le 24 janvier 2006 pour le 28 février 2006 par Y.________ SA, en raison de la remise de l'exploitation du café. Cette société confirmait, par courrier du 14 février 2006, que le contrat de travail ne pouvait être prolongé, l'activité commerciale prenant fin pour des raisons économiques. A.b Agissant pour le compte de X.________, le syndicat Unia a, par lettre du 28 mars 2006, contesté le licenciement qu'il qualifiait de nul; il faisait valoir le fait que l'employée était enceinte au moment du licenciement. Le 3 avril 2006, Y.________ SA a répondu au syndicat que la grossesse de l'employée ne lui a jamais été annoncée, tout en faisant valoir son droit au licenciement immédiat pour faute grave.