Citation: 6B_500/2014 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a constaté que c'est le recourant qui a présenté la mule à A.________, qui lui avait proposé d'importer de la drogue en provenance du Brésil. Le recourant a par ailleurs joué le rôle d'interprète entre eux, A.________ maîtrisant mal le français. Il a été en contact régulier avec la mule lors des deux séjours que celle-ci a effectués à Sao Paulo, lui communiquant notamment les coordonnées de son vol de retour après que l'itinéraire et la compagnie aérienne ont été modifiées. Il a par ailleurs effectué deux transferts de 300 fr. chacun à destination du Brésil en faveur de la mule, de manière à lui fournir les moyens de subsister et lui permettre d'importer la drogue en Suisse. La cour cantonale a noté de surcroît que le bénéfice qu'il a tiré de l'opération est important puisqu'il a admis avoir vendu les 150 g de cocaïne reçus en contre-partie de sa participation au premier transfert sous forme de boulettes de 0,8 g au prix de 70 à 80 fr. l'unité, générant ainsi un profit de plus de 13'000 francs. C'est en vain que le recourant cherche à minimiser l'importance de son intervention en soutenant notamment que de nombreuses conversations téléphoniques ont eu lieu entre A.________ et la mule et que la drogue reçue en rémunération de son intervention était déjà coupée et donc d'une valeur moindre. En effet, ces éléments ne ressortent pas des constatations de l'autorité cantonale, qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF dès lors qu'il n'apparaît pas d'emblée qu'elles auraient été établies de façon manifestement inexacte ou en violation du droit (art. 105 al. 2 LTF) et que le recourant ne les remet pas en question au moyen d'une argumentation satisfaisant aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Sur la base des éléments retenus par la cour cantonale, il appert clairement que la participation du recourant à l'infraction a revêtu une importance primordiale puisque sans son intervention A.________ ne serait pas entré en contact avec la mule et ne serait pas parvenu à mettre sur pied les transports de drogue à l'origine de la procédure. C'est donc sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a qualifié le recourant de coauteur.