Citation: 5A_469/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant rappelle que le montant du disponible de la mère de 795 fr. n'est pas contesté et reproche à la cour cantonale d'avoir " pris pour argent comptant " les allégations non vérifiées de l'intimée aux fins d'éviter de le répartir au motif qu'il serait destiné au besoin du ménage de l'intimée et des enfants et qu'il ne servirait pas à couvrir des dépenses personnelles de l'intéressée. Le raisonnement des juges cantonaux échappait à toute logique dès lors qu'on se trouvait dans un cas où la situation financière des parties est serrée et où le minimum vital ne peut être calculé de manière plus large. Le recourant relève ensuite que même avec un revenu hypothétique, lequel était contesté, il aurait tout au plus 919 fr. de disponible, soit un montant du même ordre de grandeur que celui de l'intimée. Il avait toutefois été " reconnu " que l'enfant D.A.________ n'habitait pas chez sa mère, si bien que l'intimée ne fournissait pas plus que lui des prestations en soin et en aliments pour cette enfant. Les juges cantonaux n'avaient pas manqué de relever que D.A.________ nécessitait une attention toute particulière. Ils n'avaient toutefois pas pris en considération que D.A.________ était placée car la mère semblait incapable de s'en occuper, D.A.________ devant même être accompagnée d'un éducateur lorsqu'elle venait la visiter. Il s'agissait là de la " démonstration flagrante d'incompétence parentale de la part de la mère ". Cette situation durait depuis plusieurs années au vu des nombreux troubles que rencontrait cette enfant. Par conséquent, on ne pouvait pas retenir légitimement que l'intimée pourvoyait à l'entretien de l'enfant D.A.________ en soins et en aliments. Il était donc justifié de répartir " par équité de manière proportionnelle " les charges " des enfants " entre les parents.