Citation: 6B_1015/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était très importante. Ce dernier avait ainsi participé à une tentative de brigandage préparée dans les détails durant plusieurs jours, en prenant part à l'ensemble des réunions préparatoires de l'opération ainsi qu'en fournissant des indications très utiles. Il avait agi lâchement puisqu'il savait que le bijoutier était une personne âgée, seule et sans défense, faisant ainsi sienne la violence utilisée pour la commission de l'infraction. Sa lâcheté était d'autant plus grande qu'il n'avait pris que peu de risques, n'ayant eu des contacts qu'avec l'un de ses comparses et s'étant retranché derrière des hommes de main recrutés pour la partie active de l'opération. Même sans participer à la phase finale du forfait, le recourant avait eu un rôle actif dans celui-ci, puisque c'est lui qui avait donné les explications nécessaires à B.________ concernant la configuration des lieux. Son mobile était futile, soit l'acquisition d'argent facile, alors même qu'il avait un emploi stable et gagnait correctement sa vie. A charge, il convenait en outre de retenir le concours d'infractions. A décharge, la cour cantonale a retenu que le recourant n'avait pas été inquiété par les services de police depuis les faits litigieux et que le crime commis n'avait pas été achevé, puisqu'il n'y avait pas eu de butin. Cette dernière circonstance n'ôtait cependant rien à la gravité des faits, puisque l'intimé s'était vu infliger des lésions physiques et psychologiques dont le recourant s'était accommodé. L'attitude de l'intéressé dans la procédure avait été mauvaise, le recourant s'en étant tenu à l'"omertà" sans fournir d'explications un tant soit peu crédibles sur les moyens de preuves avancés par les enquêteurs. En définitive, l'autorité précédente a ainsi estimé que la peine infligée au recourant par le tribunal de première instance n'avait pas été suffisante, à plus forte raison si celle-ci était comparée aux peines infligées aux autres brigands, et qu'une peine privative de liberté de quatre ans devait être prononcée.