Citation: U 389/04 27.10.2005 E. 3

3.1 Sans même aborder la question de la causalité naturelle, la juridiction cantonale a fait application de la jurisprudence relative aux troubles du développement psychique (ATF 115 V 140 6c/aa et 409 consid. 5c/aa) pour juger du lien de causalité adéquate entre les affections présentées par B.________ et l'événement accidentel. Ce faisant, elle a implicitement retenu que ces affections étaient de nature exclusivement psychique ou, du moins, a-t-elle admis la prédominance, chez l'assuré, de tels troubles par rapport aux lésions liés au traumatisme de type «coup du lapin». Toujours selon la juridiction cantonale, la CNA n'avait plus à répondre de l'incapacité de travail de l'assuré au-delà du 31 juillet 2002, dès lors qu'aucun des critères consacrés par la jurisprudence n'était rempli. 3.2 Le recourant, pour sa part, ne s'explique pas le retournement d'opinion du médecin d'arrondissement de la CNA, le docteur G.________. Par ailleurs, les premiers juges n'auraient pas tenu compte des constatations des médecins du Centre X.________, dont il avait produit le rapport (du 2 octobre 2002) en cours de procédure cantonale et qui faisaient mention, outre la présence de cervicalgies diffuses et de céphalées bi-temporales, d'un retrait social, de troubles du sommeil, d'une irritabilité et de difficultés de concentration. Or, le cumul de ces plaintes appartenaient typiquement au tableau clinique du traumatisme «du coup du lapin», de sorte que l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate devait être admise dans son cas.