Citation: 8C_768/2023 E. 4

Exposant que le recourant présentait, selon le docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, un épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques, les juges cantonaux ont nié le lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques de l'intéressé et les accidents des 27 juin 2016 et 15 décembre 2018. Se prononçant ensuite sur la date de stabilisation de l'état de santé, ils se sont ralliés à l'appréciation du docteur E.________, qui était corroborée par d'autres avis médicaux. Il ne pouvait pas être tenu compte des atteintes psychiques dont avait fait état le docteur F.________, dès lors qu'elles n'étaient pas en relation de causalité adéquate avec les accidents. L'intimée avait ainsi estimé à raison que la situation médicale était stabilisée au 31 octobre 2020. S'agissant du droit à la rente, les premiers juges ont également accordé foi aux observations du médecin d'arrondissement, qui avait retenu une pleine capacité de travail dans une activité adaptée aux restrictions fonctionnelles, à savoir sans port de charges avec la main droite et sans exposition à des vibrations ou à des à-coups au niveau de la main droite, et en utilisant cette main uniquement comme appui pour les activités effectuées de la main gauche. Le taux d'invalidité de la rente accordée par l'intimée, fixé à 19 % de manière conforme au système légal, devait être confirmé.