Citation: U 183/00 29.01.2001 E. 3

3.- a) Interrogé par les experts du COMAI sur les circonstances de son accident, le recourant a apporté les précisions suivantes : à la suite de la collision, il avait glissé avec sa moto et s'était finalement trouvé immobilisé sous une voiture garée quelques mètres plus loin sur l'aire d'une station d'essence; comme il n'arrivait pas à bouger et que le réservoir de la moto fuyait, il craignait qu'il fût paralysé et que l'engin n'explosât devant lui. Des tiers étaient rapidement intervenus pour couper le contact de sa moto et le dégager; une ambulance l'avait ensuite transporté à l'hôpital où il était resté durant cinq jours. La juridiction cantonale a considéré que l'accident entrait dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Ce point de vue doit être confirmé. En effet, dès lors qu'il y a lieu de faire abstraction de la manière dont l'assuré a ressenti le choc traumatique, force est de constater que le déroulement des événements en cause et l'intensité des atteintes qu'il a générées ne sont pas tels qu'il faille admettre l'existence d'un accident grave (pour comp. voir RAMA 1998 no U 306 p. 442 consid. 3a). b) Cela étant, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne (ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5), ne permet pas de conclure, en l'espèce, à l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre l'accident du 13 mai 1993 et le syndrome de stress post-traumatique dont le recourant est affecté. D'une part, il n'existe aucune circonstance de nature à faire apparaître l'accident en cause comme particulièrement impressionnant ou dramatique; quelques qu'aient pu être les craintes subjectives éprouvés par le recourant durant les événements, celles-ci se sont rapidement révélées infondées : il a été immédiatement secouru par des tiers et n'a subi aucune lésion physique sérieuse à la suite de sa chute. D'autre part, dès le mois d'avril 1994, les médecins ont considéré que le statu quo ante avait été atteint, si bien que la durée du traitement médical et de l'incapacité de travail afférente aux seuls troubles somatiques n'apparaît pas non plus spécialement longue. Enfin, il n'y a eu ni complications importantes, ni erreur médicale dans le processus de guérison. Dans ces conditions, force est de constater que c'est avant tout en raison de l'apparition d'un état psychique défavorable que le recourant n'a jamais repris son travail. c) C'est dès lors à juste titre que les premiers juges ont considéré que l'intimée n'était pas tenue de verser des prestations pour les conséquences de l'affection de nature psychique dont est atteint le recourant.