Citation: C 287/03 12.05.2004 E. 3.2

3.2. La recourante avait l'intention d'accepter le réengagement à plein temps que lui offrait son employeur à compter du 1er décembre 2002. Selon la jurisprudence, un assuré qui prend des engagements à partir d'une date déterminée et de ce fait n'est disponible sur le marché de l'emploi que pour une courte période n'est, en principe, pas apte au placement (ATF 126 V 522 consid. 3a et les références). La question de l'aptitude au placement ne doit toutefois pas s'apprécier seulement en fonction du temps à disposition que l'assuré présente, mais encore au regard des perspectives concrètes d'engagement sur le marché du travail qui entre en considération, compte tenu également de la conjoncture et de l'ensemble des circonstances particulières du cas (DTA 1988 n° 2 p. 23 s. consid. 2a, 1980 n° 40 p. 97). En outre, plus la demande sur le marché de l'emploi à prendre en considération est forte, plus les exigences relatives à la disponibilité dans le temps pour l'exercice d'une activité donnée sont généralement réduites (DTA 1991 n° 3 p. 24 consid. 3a). Ce qu'il faut examiner c'est, en définitive, s'il existe de réelles perspectives pour une telle activité sur le marché du travail (cf. ATF 115 V 433 consid. 2c/bb). Dans le cas particulier, la période pour laquelle la recourante cherchait du travail ne saurait être qualifiée de courte puisqu'elle s'étendait sur sept mois. Sa demande d'emploi portait sur l'activité de physiothérapeute, éventuellement de traductrice, domaines dans lesquels les horaires sont susceptibles d'accommodements. En outre, elle disposait d'une relativement grande souplesse pour l'organisation de son travail à mi-temps, de sorte qu'elle pouvait se rendre disponible pour un travail convenable. Dans ces conditions, il n'y avait pas lieu de retenir qu'une trop grande limitation dans le choix des postes de travail rendait très incertaine la possibilité pour l'intéressée de trouver un emploi (ATF 123 V 216 consid. 3; DTA 1998 n° 32 p. 176 consid. 2; arrêt susmentionné du 14 octobre 2002 [C 190/02]).