Citation: 9C_377/2009 20.01.2010 E. 4

4.1 L'office recourant reproche également au Tribunal cantonal des assurances sociales d'avoir substitué sans raison valable son appréciation à celle de l'administration en opérant une déduction de 20 % sur le salaire d'invalide résultant des statistiques. 4.2 La réduction des salaires ressortant des statistiques ressortit en premier lieu à l'office AI, qui dispose pour cela d'un large pouvoir d'appréciation. Cela étant, le juge doit faire preuve de retenue lorsqu'il est amené à vérifier le bien-fondé d'une telle appréciation. L'examen porte alors sur le point de savoir si une autre solution que celle que l'autorité a, dans le cas concret, adopté dans le cadre de son pouvoir d'appréciation et en respectant les principes généraux du droit, n'aurait pas été plus judicieuse quant à son résultat. Pour autant, le juges des assurances sociales ne peut, sans motif pertinent, substituer son appréciation à celle de l'administration; il doit s'appuyer sur des circonstances de nature à faire apparaître sa propre appréciation comme la mieux appropriée (ATF 126 V 75 consid. 6 p. 81; 123 V 150 consid. 2 p. 152 et les références). 4.3 Dans sa décision du 21 février 2008, l'office recourant a indiqué avoir opéré un abattement de 15 % afin de tenir compte non seulement du fait que seule une activité légère était possible dans la situation de l'intimé, mais également de l'âge et de facteurs socio-culturels (niveau d'étude et aptitude à parler la langue française). 4.4 D'après le Tribunal cantonal des assurances sociales, la diminution de rendement de 15 % admise par l'office recourant ne tenait pas compte de différents facteurs qui pouvaient influencer le revenu que l'intimé pouvait obtenir en exerçant une activité lucrative adaptée, puisque l'appréciation de l'administration n'incluait comme critère déterminant que le ralentissement du rythme de travail. Un abattement de 20 % semblait plus approprié, car l'intimé ne pouvait exercer qu'une activité légère qui devait respecter d'importantes limitations fonctionnelles. Il convenait par ailleurs de tenir compte d'un certain nombre d'éléments personnels, tels que l'âge, le niveau d'étude, le manque de formation professionnelle, la capacité d'apprentissage réduite ainsi que les difficultés dans la pratique de la langue française.