Citation: U 471/06 05.11.2007 E. 1

5.3 Le recourant conteste le point de vue de la juridiction cantonale selon lequel l'événement du 20 janvier 2003 doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité. Il soutient que cet événement se situe à la limite supérieure des accidents de gravité moyenne. Il se fonde pour cela sur un rapport biomécanique succinct du docteur W.________, spécialiste en médecine légale (du 14 mai 2003), selon lequel la différence de vitesses des deux véhicules au moment de la collision était au-dessous ou au-dessus de la limite supérieure de la fraction comprise entre 10 km/h et 15 km/h. Les allégations du recourant ne sont pas de nature à mettre en cause le point de vue de la juridiction cantonale. Pour classer les accidents en fonction de leur degré de gravité, il convient non pas de s'attacher à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, mais bien plutôt de se fonder, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même (ATF 117 V 359 consid. 6a p. 366). De simples collisions avec un véhicule à l'arrêt (devant un passage à piétons ou un feu rouge) sont classées, en règle générale, dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité (RAMA 2005 no U 549 p. 236, U 380/04, 2003 no U 489 p. 357, U 193/01). Sur le vu des circonstances du cas concret, en particulier la différence de vitesses des deux véhicules au moment du choc, il n'y a pas lieu de déroger à cette règle et l'événement du 20 janvier 2003 doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité. 5.4 Par ailleurs, l'existence d'un lien de causalité adéquate doit être niée sur le vu des critères objectifs développés par la jurisprudence (ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409) pour juger du caractère adéquat du lien de causalité entre un accident - en l'occurrence de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité - et l'atteinte à la santé psychique subsistant après le 24 septembre 2004. En particulier, les circonstances concomitantes n'ont pas été particulièrement dramatiques ni l'accident particulièrement impressionnant. Par ailleurs, les lésions physiques n'étaient pas d'une gravité telle qu'elles étaient de nature, selon l'expérience, à entraîner des troubles psychiques. Enfin, il n'apparaît pas que la durée du traitement médical ni celle de l'incapacité de travail ont été particulièrement longues, compte tenu du fait que l'état de santé de l'assuré a été rapidement influencé par les facteurs psychiques relevés par les docteurs F.________ et S.________. Cela étant, le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident du 20 janvier 2003 et les troubles dont souffre encore le recourant après le 24 septembre 2004 doit être nié et l'intimée était fondée, par sa décision sur opposition, à supprimer le droit de l'intéressé à des prestations après cette date. Le recours se révèle ainsi mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: