Citation: C 182/04 02.02.2005 E. 3

3.1 En l'espèce, la recourante a travaillé comme sommelière dans l'établissement qu'elle exploitait avec son époux. Ceux-ci ont convenu qu'elle percevrait un salaire mensuel de 3'400 fr. plus part au 13ème. Toutefois, pendant toute la période d'activité lucrative, aucun salaire n'a jamais été versé sur le compte bancaire personnel de la recourante. A défaut d'autres éléments permettant d'établir la réalité du salaire perçu par la recourante, respectivement la quotité de celui-ci, l'administration et les premiers juges se sont basés sur la rémunération que celle-ci a déclaré au fisc pour l'année 2001. 3.2 Selon la recourante, la différence entre le salaire convenu et celui figurant dans sa déclaration fiscale correspond à sa contribution à l'entretien de la famille, directement prélevée dans la caisse de l'exploitation. S'il est vrai que la part du salaire que l'assuré apporte à l'entretien de sa famille (art 163 CC) ne saurait être déduite du revenu déterminant le gain assuré de l'art. 23 LACI, encore faut-il que cette part de salaire ait été effectivement perçue par l'assuré ou soit suffisamment établie. En l'espèce, compte tenu de l'exploitation commune de l'établissement par la recourante et son époux, l'absence de versement de tout salaire sur un compte bancaire ou postal, ainsi que la rémunération déclarée au fisc et retenue par celui-ci au titre du revenu de la recourante, la part de salaire invoquée par celle-ci au titre de sa contribution à l'entretien de la famille n'est pas suffisamment établie. La possibilité d'abus résultant d'un accord fictif ne pouvant pratiquement pas être écartée, il y lieu d'en rester à la solution retenue par l'administration et les premiers juges, malgré le versement de contributions aux assurances sociales sur un montant plus élevé.