Citation: 4A_429/2020 E. B

B.a. Le 23 août 2018, B.________ a assigné la société en conciliation devant le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève, juridiction compétente pour juger "[d]es litiges découlant d'un contrat de travail, au sens du titre dixième du Code des obligations" (art. 1 al. 1 let. a de la Loi genevoise sur le Tribunal des prud'hommes [LTPH]; RS/GE E 3 10). Le 1er février 2019, le prénommé a déposé devant ce même tribunal une demande dans laquelle il alléguait en substance avoir travaillé sur les chantiers en tant qu'employé de la société défenderesse, laquelle l'aurait engagé oralement à 100% pour une période indéterminée. Il concluait au paiement de 44'836 fr. 75 - dont à déduire 9'875 fr. déjà touchés -, à titre de salaires et d'indemnités de vacances notamment. La société a conclu à l'irrecevabilité de la demande, subsidiairement à son rejet. Elle a allégué avoir été liée au demandeur par une série de contrats d'entreprise plutôt que par un contrat de travail; en conséquence, elle a contesté la compétence du tribunal saisi. Par jugement du 20 août 2019, le Tribunal des prud'hommes a déclaré la demande irrecevable. Il a considéré que les quatre éléments constitutifs d'un contrat de travail n'étaient pas réunis et en a déduit qu'il était incompétent pour connaître du litige. B.b. Statuant le 24 juin 2020 sur appel de B.________, la Cour de justice genevoise est arrivée à la conclusion inverse, à savoir que les parties avaient eu la réelle et commune intention de conclure un contrat de travail au sens des art. 319 ss CO. En conséquence, elle a annulé le jugement, déclaré la demande recevable et renvoyé la cause au Tribunal des prud'hommes pour qu'il examine le bien-fondé et la quotité des conclusions en paiement, puis rende une nouvelle décision.