Citation: 5C.156/2001 20.12.2001 E. 2

2.- a) Tant l'autorité de première instance que la Chambre des recours ont appliqué le nouveau droit du divorce, conformément à l'art. 7b al. 1 Tit. fin. CC. Se fondant sur le jugement du Tribunal de district, l'autorité cantonale a considéré que l'épouse avait retiré sa requête de mesures protectrices du 7 septembre 1998, les parties s'étant réconciliées dans le courant de ce mois. Or, tous les griefs retenus à l'encontre du défendeur par ledit jugement se rapportaient à des faits antérieurs à cette réconciliation. Le seul événement postérieur était le téléphone du mari à la police le 18 novembre 1998, signalant que l'épouse n'était pas rentrée au domicile conjugal. Vu l'absence de tout fait déterminant et dûment établi expliquant ce nouveau départ de l'épouse après une période de réconciliation, aucun élément ne permettait d'admettre l'existence de motifs sérieux, au sens de l'art. 115 CC, pour lesquels on ne pourrait lui imposer la continuation du mariage jusqu'à l'écoulement du délai de quatre ans fondant un droit absolu au divorce sur la base de l'art. 114 CC. b) La recourante reproche à la Chambre des recours d'avoir interprété l'art. 115 CC de manière trop restrictive s'agissant d'une situation de droit transitoire, la procédure de divorce étant déjà très avancée au moment de l'introduction du nouveau droit. Elle soutient en outre que l'autorité cantonale a violé le droit fédéral en ne retenant pas l'existence de motifs sérieux au sens de la disposition précitée.