Citation: 6B_151/2022 E. 5.5.2

5.5.2. Le jugement de première instance auquel la cour cantonale s'est référée retient que le recourant a commis les infractions reprochées dans le cadre de son activité professionnelle déployée à la tête de sociétés. En tant qu'entrepreneur général, il s'est mis, par ses détournements dans l'impossibilité de poursuivre les constructions. Il a également monté une escroquerie pour abuser de son propre employé et a dirigé ses sociétés sans tenir la moindre comptabilité, procédé qui représente un risque pour les créanciers, lesdites sociétés ayant d'ailleurs toutes fait faillite. Les premiers juges ont également relevé à juste titre que le recourant avait agi de la sorte, malgré des condamnations précédentes pour des infractions de type économique, en 2007, 2009 et 2010. Ils ont retenu que de nouveaux abus étaient à craindre, si le recourant entendait reprendre ses anciennes activités professionnelles dans l'immobilier et la construction.