Citation: 6B_474/2022 E. 2.6

2.6. Le recourant estime que sa situation personnelle n'aurait pas été abordée. En particulier, la cour aurait fait abstraction du fait qu'il aurait toujours travaillé, avant d'être au chômage, et qu'il suivrait une formation de pâtissier; elle n'aurait pas tenu compte du fait que son fils C.________ avait un trouble autistique et qu'il se serait beaucoup impliqué dans sa prise en charge, notamment en créant et présidant une association pour le défendre; elle n'aurait pas abordé la question de sa sensibilité à l'exécution de la peine. L'ensemble des éléments cités par le recourant ressortent toutefois de l'arrêt attaqué. Ils n'ont ainsi pas été omis par la cour cantonale, qui n'était pas tenue de les répéter au stade de la fixation de la peine car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts : 6B_1361/2021 du 25 août 2022 consid. 3.3; 6B_892/2021 du 30 mars 2022 consid. 2.4; 6B_568/2021 du 11 mars 2022 consid. 5.3). En outre, la cour cantonale a clairement exposé les éléments qui lui apparaissaient déterminants pour qualifier la faute du recourant de grave. Elle a de plus souligné que le comportement de ce dernier au cours de la procédure pénale démontrait une absence totale de prise de conscience. La simple énumération des circonstances personnelles invoquées par le recourant, sans autre explication, n'est pas propre à démontrer en quoi la cour cantonale aurait dû pondérer différemment les éléments cités. Quant à sa sensibilité à la peine, conformément à une jurisprudence constante, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et personnelle du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. parmi d'autres : arrêts 6B_1441/2021 du 28 septembre 2022 consid. 1.4; 6B_1361/2021 du 25 août 2022 consid. 3.3; 6B_1403/2021 du 9 juin 2022 consid. 5.6). Le recourant ne prétend aucunement que de telles circonstances extraordinaires existeraient en l'espèce, pas plus qu'il ne démontre, ni même ne soutient, que sa prétendue sensibilité à la peine rendrait la sanction qui lui est infligée considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés. Le recourant affirme que la cour cantonale aurait fixé la peine à trois ans et demi notamment pour le dissuader de réitérer dans ses agissements à l'avenir. Or aucun élément ne permettrait de conclure à un quelconque risque de récidive, le recourant n'ayant aucun antécédent et ayant suivi un parcours sans faute depuis sa séparation. Contrairement à ce que semble penser le recourant, la cour cantonale n'a pas expressément retenu un risque de récidive mais a souligné, dans la conclusion de sa motivation quant à la peine, qu'entre autres motifs, la peine se justifiait pour le dissuader de réitérer ses agissements à l'avenir. Ce faisant, la cour cantonale n'a fait que rappeler l'un des buts du prononcé de toute peine, soit éviter la récidive (cf. ATF 118 IV 337 consid. 2c p. 340; 118 IV 342 consid. 2g p. 350 s.). Le recourant estime en outre que sa peine doit être réduite, parce qu'il aurait été injustement provoqué par son épouse, qui a élevé le ton en premier le 27 janvier 2019 et l'a provoqué à plusieurs reprises pour qu'il la menace de mort le 21 mars 2019. On ne saurait valablement considérer qu'une provocation orale de l'intimée ait si sérieusement provoqué le recourant que celui-ci ne paraît pas pouvoir être tenu entièrement responsable des lésions qu'il a infligées à celle-là. La reconnaissance d'une circonstance atténuante au sens de l'art. 48 let. b CP est exclue dans ces conditions. Enfin, le recourant considère que son droit d'être entendu a été violé, parce que la cour cantonale, en présence d'une peine proche de la limite supérieure de la peine compatible avec l'octroi d'un sursis partiel, aurait dû examiner la possibilité d'une sanction ne dépassant pas les trois ans. On ne saurait raisonnablement considérer qu'une peine de trois ans et demi est une peine proche de la limite des trois ans prévue par l'art. 43 CP (cf. arrêt 6B_101/2021 du 22 décembre 2021 consid. 4.2). Par ailleurs, comme vu précédemment, la cour cantonale a examiné de manière détaillée les critères pertinents gouvernant la fixation de la peine l'ayant conduite à prononcer une telle sanction à l'encontre du recourant. La cour cantonale n'a donc pas violé son obligation de motivation, ni dès lors le droit d'être entendu du recourant. En définitive, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre élément. Au regard des circonstances, il n'apparaît donc pas que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en fixant la quotité de la peine privative de liberté infligée au recourant. Le grief du recourant est infondé dans la mesure où il est recevable.