Citation: 1C_110/2018 E. 3.2

3.2. Il est constant que le projet litigieux présente une surface de plancher de 848,3 m 2. Faisant application des dispositions cantonales pertinentes, spécialement de l'art. 27 du règlement d'exécution de la loi sur les constructions du 16 octobre 1996 (RELConstr.; RS/NE 720.1) et de son annexe 1 - prévoyant, pour les habitations individuelles groupées et collectives, une case par 80-100 m 2 de surface de plancher brut, minimum une case par appartement + 10% pour visiteurs -, la cour cantonale a confirmé qu'en fixant à dix le nombre d'emplacements requis (9 places intérieures et un emplacement extérieur) le conseil communal n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation. La recourante ne critique pas cette appréciation; elle ne remet en particulier pas en cause le chiffre confirmé par l'instance précédente en application de la réglementation cantonale. Elle lui reproche en revanche de n'avoir pas tenu compte de l'augmentation du nombre de logements opérée sans droit dans l'immeuble existant. Selon elle, il serait arbitraire de n'avoir pas fixé un nombre global de stationnements en fonction de l'ensemble des logements présents et projetés sur la parcelle en cause. Pour justifier le refus de tenir compte des modifications de l'immeuble existant, le Tribunal cantonal a considéré que celles-ci ne faisaient pas partie de l'objet du permis de construire litigieux. Il a néanmoins - et en tout état de cause - estimé que, même à supposer cette augmentation du nombre de logements comprise dans l'objet de la contestation, la position du conseil communal visant à dissocier les deux projets n'était pas critiquable au regard de la législation en vigueur. La cour cantonale a ainsi implicitement confirmé que les transformations opérées dans l'immeuble existant devaient, le cas échéant, faire l'objet d'une procédure de régularisation distincte.