Citation: 5A_75/2019 E. 3.1

3.1. Le principe de la bonne foi (art. 2 al. 1 CC) et l'interdiction de l'abus de droit (art. 2 al. 2 CC) sont des principes fondamentaux de l'ordre juridique suisse (art. 5 al. 3 Cst.). Ils s'appliquent aussi en procédure civile (ATF 132 I 249 consid. 5; 128 III 201 consid. 1c; 123 III 220 consid. 4d), loi dans laquelle ce principe est désormais codifié à l'art. 52 CPC. Il s'adresse à tous les participants au procès, parties et juge (ATF 132 I 249 consid. 5). Une décision est qualifiée d'arbitraire (art. 9 Cst.) si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 142 II 369 consid. 4.3; 141 III 564 consid. 4.1 et les références). En vertu de l'art. 311 al. 1 CPC, le recours doit être interjeté dans un délai non prolongeable de 30 jours. Le délai légal d'appel ne peut pas être prolongé par l'envoi d'une déclaration d'appel annonçant un mémoire motivé ultérieur (SPÜHLER, Basler Kommentar zum schweizerische Zivilprozessordnung, 2ème éd., N. 18 ad art. 311 CPC). Cependant, l'envoi d'un acte d'appel n'épuise pas le droit de faire appel. En effet, une fois l'appel introduit, l'appelant conserve le droit de produire des compléments à son écriture, pour autant que ces écritures soient introduites dans le délai d'appel (VERDA CHIOCCHETTI, Commentario pratico al Codice di diritto processuale civile svizzero, vol. 2, 2ème éd., N. 42 ad art. 311 CPC). A cet égard, la réglementation relative à la suspension des délais de l'art. 145 CPC est applicable en procédure d'appel également (MATHYS, Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO), Baker & McKenzie (éd.), N. 5 ad art. 311 CPC). Un acte d'appel introduit tardivement est sanctionné par la non-entrée en matière sur celui-ci (MATHYS, op. cit., N. 7 ad art. 311 CPC).