Citation: 1P.649/2004 09.02.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 65 consid. 1, 388 consid. 1). 1.1 Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, le recours de droit public n'est ouvert qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général, ou visant à préserver de simples intérêts de fait est en revanche irrecevable (cf. ATF 129 I 113 consid. 1.2; 126 I 81 consid. 3b). Celui qui se prétend lésé par une infraction n'a en principe pas qualité pour former un recours de droit public contre les ordonnances refusant d'inculper l'auteur présumé, ou prononçant un classement ou un non-lieu en sa faveur. En effet, l'action pénale appartient exclusivement à la collectivité publique et, en règle générale, le plaignant n'a qu'un simple intérêt de fait à obtenir que cette action soit effectivement mise en oeuvre. Un intérêt juridiquement protégé, propre à conférer la qualité pour recourir, est reconnu seulement à la victime d'une atteinte à l'intégrité corporelle, sexuelle ou psychique, au sens de l'art. 2 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI), lorsque la décision de classement ou de non-lieu peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles contre le prévenu (cf. ATF 128 I 218 consid. 1.1; 121 IV 317 consid. 3; 120 Ia 101 consid. 2f). Le recourant, qui ne revêt pas la qualité de victime au sens de l'art. 2 LAVI, n'est donc pas habilité à contester sur le fond l'ordonnance de classement attaquée. Il n'en disconvient du reste pas. 1.2 Même s'il n'a pas la qualité pour agir sur le fond, un recourant peut toutefois se prévaloir d'une violation de ses droits de partie à la procédure, lorsque cette violation équivaut à un déni de justice formel (ATF 129 I 217 consid. 1.4; 128 I 218 consid. 1.1; 127 II 161 consid. 3b; voir aussi ATF 121 IV 317 consid. 3b et 114 Ia 307 consid. 3c). Il ne lui est cependant pas permis de mettre en cause, même de façon indirecte, la décision sur le fond; le recours ne peut donc pas porter sur des points indissociables de cette dernière (ATF 120 Ia 227 consid. 1; 119 Ib 305 consid. 3; 114 Ia 307 consid. 3c). Ainsi, selon une jurisprudence de longue date, lorsqu'un recourant n'a pas la qualité pour contester une décision sur le fond par la voie du recours de droit public, il n'est pas davantage autorisé à invoquer n'importe lequel de ses droits de partie; seuls peuvent être soulevés ceux qui répondent à des critères bien déterminés.