Citation: 9C_383/2008 20.03.2009 E. 4

En fait, le premier juge a retenu que la naissance du droit à une rente d'invalidité du mari de la recourante remontait au plus tôt au 1er novembre 1993 compte tenu des indications de l'Office AI du canton du Jura, mais au plus tard au 1er novembre 1994 compte tenu de ses incapacités de travail à partir du 6 novembre 1993. Le point de savoir si, sous l'angle de l'art. 29 al. 1 let. a LAI (teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007), la naissance du droit du mari à la rente remonte au plus tôt au 1er novembre 1993 peut demeurer toutefois indécis. En effet, sous l'angle de l'art. 29 al. 1 let. b LAI (teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007), le premier juge a retenu que l'époux de la recourante avait présenté une incapacité de travail ininterrompue de 50 % au moins depuis le 6 novembre 1993, constatation de fait qui n'apparaît pas manifestement inexacte au regard de la motivation figurant en annexe à la décision du 21 juillet 2006 et que la recourante ne conteste pas vraiment en tant que telle. L'existence d'un droit propre de l'époux à une rente d'invalidité dès novembre 1994 en tout cas excluait dès lors bel et bien le droit pour son épouse de prétendre une rente complémentaire pour conjoint pendant la période du 1er novembre 2001 au 31 août 2003. Le recours est mal fondé de ce chef.