Citation: 1C_198/2008 05.05.2008 E. 4

La voie du recours en matière de droit public (art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF; RS 173.110]) est en principe ouverte contre une décision, prise en dernière instance cantonale, concernant l'application du droit de l'aménagement du territoire et des constructions. Celui qui attaque une telle décision devant le Tribunal fédéral peut faire valoir qu'elle est contraire au droit fédéral. Lorsque, comme en l'espèce, la décision attaquée est fondée sur des dispositions de la législation cantonale (sur les distances à respecter entre constructions et limites de propriété [art. 165 LATeC, art. 64 RELATeC] et sur la remise en état après des travaux exécutés en violation de la loi [art. 193 LATeC]), le recourant peut se plaindre d'une application du droit cantonal contraire au droit constitutionnel fédéral (cf. art. 95 let. a LTF). Il doit alors formuler ses griefs avec une motivation conforme aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il lui incombe donc en principe d'expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être contraire aux garanties de la Constitution (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le mémoire du recourant ne contient aucune argumentation juridique. Il se borne, en substance, à mentionner les inconvénients résultant de l'ordre de remise en état, puis à rappeler certains problèmes dans les rapports de voisinage. Manifestement, cet acte ne satisfait pas aux exigences légales précitées en matière de motivation des recours. Le recours au Tribunal fédéral est donc irrecevable et le présent arrêt doit être rendu selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.