Citation: 5A_395/2019 E. 5.2

5.2. Comme on l'a vu ( cf. supra, consid. 4.2), la recourante ne conteste pas le motif de l'autorité cantonale selon lequel elle n'a pas démontré que la signataire de la procuration disposait du pouvoir d'engager la société et de mandater un avocat. Quant au moyen pris d'une violation de l'art. 33 CO - faute d'avoir reconnu l'existence d'une procuration tolérée ou apparente -, il s'avère mal fondé. A supposer qu'une procuration tolérée ou une procuration apparente soit concevable en procédure (arrêt 5A_500/2010 du 12 octobre 2010 consid. 6.2.2 et les citations), la recourante ne démontre pas, en tout état de cause, qu'elle connaissait ou aurait pu avoir connaissance de l'intervention de son conseil (arrêt 5A_500/2010 précité ibidem). Quoi qu'il en soit, elle ne prétend pas, ni ne prouve, avoir ratifié les procédés judiciaires de son avocat (art. 38 al. 1 CO; BOHNET, in : Commentaire romand, CPC, 2e éd., 2019, n° 31 ad art. 68 CPC), ce qui lui aurait été pourtant aisé de faire. Au demeurant, c'est en vain qu'elle se réfère au comportement de l'intimée puisqu'une ratification par la partie adverse n'entre pas en ligne de compte (STERCHI, in : Berner Kommentar, ZPO I, 2012, n° 16 ad art. 68 CPC). La question de l'admissibilité des pièces nouvelles produites par la recourante à l'appui de ses déterminations du 3 septembre 2018, à savoir les échanges de correspondance entre l'intimée et le conseil de la recourante, peut demeurer indécise, dès lors qu'elle est dépourvue d'incidence sur le sort du grief.