Citation: 8C_542/2012 E. 5.3

5.3. Il en va de même des évaluations des docteurs P.________, A.________ et G.________ auxquelles renvoie le recourant. Dans son rapport du 22 juillet 2005, le premier médecin nommé a fait état d'une incapacité de travail de 50 % en raison de la gêne mécanique douloureuse de la hanche droite. Outre le fait qu'il s'est prononcé avant l'opération du 7 février 2007 et n'a dès lors pas pu tenir compte de l'évolution qualifiée d'"extrêmement favorable avec disparition des douleurs" par le docteur S.________ (rapport du 7 mai 2007), son appréciation de la capacité de travail à temps partiel ("demi-journée") repose essentiellement sur les indications de l'assuré lui-même ("Nul doute, effectivement, que ce sujet paraît disposé à une activité, au moins à temps partiel, à demi-journée, permettant des positions de travail alternées [...], p. 11 du rapport) et non sur ses constatations objectives. De son côté, le docteur A.________ a conclu à une incapacité de travail entière en raison de la problématique de la hanche droite et des "douleurs essentiellement dues à des lésions lombaires basses" (rapport du 23 mars 2005). Son évaluation prend donc en considération des troubles qui ne sont pas en lien de causalité avec l'accident, ce que le recourant se garde de préciser. Quant à l'avis du docteur G.________ (du 29 juin 2006), selon lequel le reclassement de l'assuré dans une activité adaptée n'est guère réaliste, il n'est pas suffisamment motivé au regard des constatations du médecin, qui ne retient aucune atteinte neurologique significative.