Citation: 6B_553/2014 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait été condamné à deux ans d'emprisonnement, à deux reprises, en 2008 et 2009, dans les cinq années ayant précédés l'infraction en cause. Le sursis ne pouvait donc lui être octroyé qu'à la faveur de circonstances particulièrement favorables, qu'elle cherchait en vain. Le fait qu'il ait raisonnablement collaboré à l'enquête avait déjà été pris en compte lors de la fixation de la quotité de la peine et n'entrait plus en considération à ce stade. L'intégration professionnelle du recourant semblait pour le moins précaire, puisqu'alors même qu'il ne pouvait quitter son employeur pour participer aux débats de première instance, il s'était rapidement trouvé au chômage durant plus d'un an, jusqu'à la veille des débats d'appel. Son emploi actuel, soumis à un temps de probation d'un mois, datait du 1 er avril 2014, soit à peine un mois avant le jugement d'appel. Enfin, contrairement à ce qu'affirmait le recourant, l'absence de récidive connue depuis les faits reprochés n'était pas pertinente, dès lors que pareille évolution correspondait à ce que l'on pouvait attendre de tout un chacun. En revanche, les mauvais antécédents sur les douze dernières années (l'un relevant de l'escroquerie et plusieurs en matière de stupéfiants), s'opposaient au prononcé du sursis, même partiel, vu l'absence de prise de conscience et de changement de comportement dont ils témoignaient.