Citation: 9C_407/2021 E. 6.3.2

6.3.2. En l'occurrence, la recourante a certes formellement conclu dans ses écritures devant l'OAI et la cour cantonale à l'octroi de mesures de réadaptation. On ne saurait toutefois déduire des motifs de son opposition ou de son recours une motivation suffisante à l'égard de mesures de réadaptation. La recourante ne conteste en effet pas les constatations de la cour cantonale selon lesquelles il résultait d'un entretien ayant eu lieu dans les locaux de l'OAI le 7 novembre 2019 qu'elle s'était opposée à des mesures de réadaptation. Lors de cet entretien, une conseillère en réinsertion professionnelle l'avait informée de son droit à des mesures d'aide au placement ou à la mise sur pied d'un stage au sein d'une entreprise ou du Centre d'intégration socioprofessionnelle (unité de réadaptation professionnelle Crescendo) à U.________. La recourante avait refusé les propositions, indiquant qu'elle ne ferait aucune recherche d'emploi car elle ne pouvait pas travailler du fait de sa maladie, souhaitant conserver sa rente de l'assurance-invalidité. Par ailleurs, la cour cantonale a également retenu que l'expert E.________ avait constaté chez la recourante un manque de motivation, une absence de potentiel de réadaptation professionnelle ainsi qu'une auto-prédiction de l'échec face à toute reprise d'activité. Il résulte des constatations qui précèdent, lesquelles lient le Tribunal fédéral, que la recourante se considère comme totalement incapable de travailler, ne se voit pas en mesure d'exercer une activité lucrative et n'a ni la volonté ni la motivation d'en entreprendre une. La juridiction cantonale a ainsi nié sans arbitraire le droit à des mesures de réadaptation dans le présent contexte de la suppression de rente.