Citation: 6B_1362/2019 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a constaté que lors des débats de première instance, le recourant avait effectivement déclaré qu'il n'avait plus vendu de cannabis depuis sa dernière condamnation pour ce motif le 23 mai 2017. Cependant, à l'occasion de son audition du 24 août 2018, il avait tout d'abord admis qu'il était un consommateur de marijuana. Ensuite, lorsque le procureur lui avait demandé s'il en avait également vendu, il avait reconnu qu'il lui arrivait d'en vendre lorsqu'il avait besoin d'argent, qu'il achetait un bout de shit à 10 fr. et le revendait à 20 fr., sans être en mesure de préciser à combien de reprises il avait ainsi agi (PV aud. 33, lignes 169 ss). A cette occasion, le recourant n'avait en revanche pas précisé qu'il avait cessé de vendre de la marijuana depuis sa dernière condamnation à une peine avec sursis. La cour cantonale d'en conclure que si cette peine avait vraiment eu l'effet dissuasif escompté, le recourant n'aurait pas manqué de le signaler. Il n'y avait donc pas lieu de s'écarter de ses aveux initiaux (jugement entrepris, consid. 5 p. 33-34).