Citation: 2C_873/2022 E. 1.1.2

1.1.2. La recourante se prévaut de l'art. 8 CEDH. La durée du séjour de la recourante en Suisse est inférieure à dix ans et ce séjour a en outre été illégal, de sorte que l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée n'est pas applicable en l'espèce (ATF 144 I 266 consid. 3; arrêt 2C_708/2020 du 16 septembre 2020 consid. 3.3). Par ailleurs, la recourante n'expose pas en quoi elle pourrait se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie familiale. Si elle allègue avoir un fiancé qui vit à Genève au bénéfice d'une autorisation d'établissement, elle n'établit toutefois pas la réalité de cette relation, qui n'a pas été retenue par l'autorité précédente et ne peut donc pas être prise en considération. La recourante ne peut ainsi pas se prévaloir de manière soutenable de l'art. 8 CEDH, ni du reste de l'art. 13 Cst. - qui n'a pas une portée plus grande que celle de l'art. 8 CEDH en la matière (arrêt 2C_1029/2020 du 10 mai 2021 consid. 5).