Citation: 9C_557/2021 E. 5.3.6

5.3.6. Ce grief ne saurait par ailleurs être écarté au motif que l'expertise du 26 juillet 2018 n'aurait pas été pertinente pour l'évaluation de l'impotence. Les considérations de la juridiction cantonale sur ce point ne peuvent pas être suivies. D'une part, elle admet à juste titre que l'intimé s'est fondé sur ce rapport pour déterminer les limitations essentielles pour statuer sur le droit à l'allocation pour impotent. D'autre part, sa constatation selon laquelle les limitations fonctionnelles décrites par les médecins traitants rejoignent en substance celles retenues par les experts du CEMed est manifestement inexacte. Ainsi, le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale, fait notamment état d'une hyperesthésie (au moindre effleurement) avec allodynie importante de la mi-cuisse au pied et conclut à l'impossibilité d'"exercer des forces" et donc une limitation drastique des activités de ménage (en durée et en effort) (rapport du 19 mai 2020). De même, les docteurs B.________ et C.________ du Service d'angiologie de l'Hôpital D.________ diagnostiquent un lymphoedème du membre inférieur droit d'origine secondaire et une insuffisance veineuse de stade C3 sur incontinence de la grande veine saphène limitant, avec les douleurs chroniques, la mobilité de façon importante, l'assurée devant éviter les traumatismes et les infections (rapports des 26 mai et 2 juillet 2020). Ces diagnostics ne figurant pas dans la liste établie par les experts du CEMed (p. 39 du rapport du 26 juillet 2018), on doit admettre qu'ils n'en ont pas tenu compte dans leur évaluation.