Citation: 4A_111/2021 E. A

Le 21 octobre 2009, la Ville de Genève a remis à bail aux époux H.A.________ et F.A.________ un appartement de six pièces situé au 1er étage d'un immeuble sis à Genève. Par jugement de divorce du 13 avril 2011, les droits et obligations découlant du contrat de bail ont été attribués à F.A.________, celle-ci devenant la seule titulaire du bail à loyer. H.A.________ s'est engagé à quitter le domicile conjugal au plus tard le 31 juillet 2011. Il a cependant continué à vivre chez son ex-femme après cette date. Le 19 septembre 2019, F.A.________ a décidé de résilier son bail. La bailleresse a accepté cette résiliation. Par courrier du 27 septembre 2019, H.A.________ a sollicité l'annulation de ladite résiliation est s'est déclaré prêt à reprendre le bail à son nom ou à déménager si un autre logement lui était proposé. Le 3 octobre 2019, la bailleresse a confirmé la résiliation du bail. Elle a rappelé à H.A.________ que le bail avait été attribué à F.A.________. Seule la possibilité de lui octroyer un délai de départ raisonnable pouvait dès lors être envisagée. Le 10 octobre 2019, la Ville de Genève a soumis un projet de convention à H.A.________ prévoyant un délai de départ au 31 mars 2020, moyennant le paiement d'une indemnité pour occupation illicite. H.A.________ a refusé de signer cette convention au motif qu'il lui serait impossible de se reloger d'ici la date de départ prévue.