Citation: 7B_260/2023 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la chronologie de l'espèce suffit pour écarter toute violation des droits de procédure du recourant de la part de la Chambre pénale de recours en lien avec le délai de cinq jours qu'elle lui a accordé pour se déterminer sur les observations du Procureur intimé du 6 décembre 2022. Le recourant ne conteste tout d'abord pas avoir pu déposer ses observations - de 16 pages - dans le délai qui lui a été imparti; il n'explique d'ailleurs pas devant le Tribunal fédéral quels auraient été les arguments qu'il aurait pu faire valoir si un délai plus long lui avait été accordé. La jurisprudence précitée serait-elle en outre applicable dans le présent cas - où l'autorité cantonale a expressément fixé un délai au recourant pour se déterminer - qu'il pourrait en tout état de cause être constaté qu'elle n'a statué que le 18 janvier 2023, soit plus de vingt jours (i) après la réception par le recourant des déterminations du Procureur du 6 décembre 2022, (ii) après l'envoi des observations du précité du 11 décembre 2022 et (iii) après la réception de celles-ci par le Ministère public le 16 décembre 2022 (cf. le tampon apposé sur la lettre de transmission de la Chambre pénale de recours du 15 décembre 2022). On relèvera enfin qu'au cours de la procédure devant l'instance précédente - durant laquelle le Procureur intimé ne s'est plus déterminé après ses observations du 6 décembre 2022 -, le recourant a encore pu déposer trois écritures, soit le 19 décembre 2022, le 11 et le 13 janvier 2023 (cf. let. D p. 6 de l'arrêt attaqué), lesquelles n'ont pas été déclarées formellement irrecevables en raison d'un dépôt tardif (cf. consid. 1 p. 7 de l'arrêt attaqué). Sur le vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que le recourant ait été privé, en raison du délai de cinq jours qui lui a été accordé, de faire valoir l'ensemble de ses moyens au cours de la procédure de récusation devant la Chambre pénale de recours.