Citation: 4A_484/2019 E. 4.5

4.5. Subsiste un argument subsidiaire, tiré de la prétendue nullité du loyer initial si l'on retient que le père de la recourante est colocataire; celui-ci n'a pas signé la formule officielle, dont il n'aurait pas eu connaissance aux dires des recourants. La nullité est susceptible d'être soulevée en tout temps, mais cette question sujette à la réserve de l'abus de droit est préjudicielle à la fixation judiciaire du loyer initial (ATF 140 III 583 consid. 3.2.3 p. 588 et consid. 3.2.4), lequel doit être le même pour tous les locataires. Les recourants, qui concluent à une baisse du loyer initial, n'échappent donc pas à la problématique des consorts nécessaires; ils l'ont du reste bien compris puisqu'ils évoquent une "nouvelle contestation". A toutes fins utiles, on renverra à l'ATF 142 III 369 consid. 4.2, en notant que le contrat de bail a été signé par le recourant et le père de la recourante et qu'il mentionne entre autres "annexes" la formule officielle.