Citation: 8C_461/2023 E. 6.3

6.3. Dans son rapport du 31 mars 2021, le docteur G.________ a conclu que l'otoscopie au microscope et le reste du status ORL étaient rassurants et l'acoumétrie normale. Il a précisé que l'audiogramme tonal révélait une presbyacousie bilatérale précoce, légèrement en défaveur du côté gauche; cette asymétrie audiologique n'était pas assez importante pour confirmer la présence d'un traumatisme acoustique mais cette cause était probable compte tenu des circonstances et expliquerait l'acouphène persistant. Il résulte de ce qui précède que le docteur G.________ n'a pas pu objectiver une atteinte audiologique d'origine accidentelle. Or selon la jurisprudence, en présence d'un tinnitus (ou acouphène) non attribuable à une atteinte à la santé organique d'origine accidentelle qui soit objectivable (grâce à des investigations réalisées au moyen d'appareils diagnostiques ou d'imagerie à laquelle associer les acouphènes), le lien de causalité adéquate avec l'accident ne peut pas être admis sans faire l'objet d'un examen particulier comme pour les autres tableaux cliniques sans preuve d'un déficit organique. Cela signifie qu'en l'absence de lésion organique spécifique, le lien de causalité adéquate entre les acouphènes et l'accident doit être examiné selon les critères objectifs applicables en cas de troubles psychiques (ATF 138 V 248; arrêt 8C_867/2014 du 28 décembre 2015 consid. 2). Comme pour les troubles psychiques, il est prématuré à ce stade d'examiner si la cour cantonale était fondée à nier tout lien de causalité entre l'acouphène du recourant et l'accident. Il appartiendra à l'intimée de procéder, cas échéant, à un examen circonstancié du lien de causalité adéquate.