Citation: 5A_392/2023 E. 3.3.1

3.3.1. En l'espèce, s'agissant des revenus réalisés en 2022 et des diverses parts variables, l'on ne saurait suivre l'argumentation du recourant. Le document du 12 janvier 2022 relatif à la nouvelle rémunération des cadres auquel il se réfère, ne mentionne précisément que la " Variablen Lohnanteils ", et non la " Top-Prämie Einzelperson ". Il ne remet ainsi pas valablement en cause la possible existence d'autres primes composant la part variable, en s'appuyant par exemple sur des documents concernant la " Top-Prämie Einzelperson " qu'il aurait produit. Il échoue donc à démontrer le caractère arbitraire du raisonnement de l'autorité cantonale sur ce point, selon lequel l'intéressé n'ayant produit aucun document qui expliquerait en quoi consisterait la " Top-Prämie Einzelperson " qui paraissait s'ajouter à la " Variabler Lohnanteil ", l'on ne pouvait pas exclure qu'il ait touché, en sus de la part variable par 12'582 fr. selon sa fiche de salaire du mois d'avril 2022, une prime d'un montant non négligeable, voire encore une partie du salaire variable, ceci un autre mois de cette même année. En tant qu'il soutient encore que pour déterminer avec précision ses revenus, il convenait de se référer à la mention figurant dans son contrat de travail laquelle prévoyait un plafond de la part variable à 8.3 %, force est de constater que sa critique n'est pas claire et détaillée comme l'exige la loi (art. 106 al. 2 LTF), le recourant ne présentant pas de calcul du montant chiffré maximal pour 2022. Quant à la solution retenue par le tribunal civil et confirmée par l'autorité précédente consistant, faute de pouvoir connaître les montants véritablement perçus dès 2022, à retenir sous l'angle de la vraisemblance que ceux-ci devaient être les mêmes que ceux de l'année 2021, il convient de relever ce qui suit s'agissant du caractère prétendument exceptionnel que revêtirait cette année-là : en premier lieu, il est pour le moins curieux de la part du recourant de préconiser une moyenne des revenus perçus en 2020 et 2021, en se référant aux déclarations d'impôts des six années antérieures (2015-2020), mais en ne tirant aucune conséquence de ces pièces dans sa moyenne sur deux ans. Ensuite, en tant que le recourant invoque - également pour établir le caractère exceptionnel de l'année 2021 -, le plafond de 8.3 % prévu dans son contrat ainsi que sa fiche de salaire d'avril 2022, sa critique tombe à faux pour les motifs précédemment évoqués (cf. supra). Partant, l'approche préconisée par le recourant est appellatoire, en tant que la démonstration du caractère exceptionnel de cette année n'est pas rapportée, celle-ci ne reposant pas sur des faits établis. Au demeurant, le raisonnement de l'autorité précédente n'est pas arbitraire, en tant que le recourant était tenu de fournir en appel les renseignements nécessaires afin d'établir sa situation financière dès 2022. Dès lors que son absence de collaboration avait été constatée sur ce point en première instance déjà, il ne pouvait pas lui échapper que, nonobstant l'application de la maxime inquisitoire illimitée - applicable dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale, lorsque l'établissement d'un fait est nécessaire pour déterminer la contribution d'entretien due aux enfants même s'il sert ensuite aussi à fixer celle du conjoint (arrêts 5A_20/2020 du 28 août 2020 consid. 4.2; 5A_245/2019 du 1er juillet 2019 consid. 3.2.1) -, il lui appartenait de déposer les documents permettant d'établir précisément ses revenus. Pour autant que recevable, le grief doit être rejeté.