Citation: U 151/05 21.10.2005 E. 6

6.1 De la documentation médicale figurant au dossier, on peut retenir que le recourant a présenté, à la suite d'un accident, une parésie résiduelle du membre supérieur droit faiblement regressive et des douleurs au rachis cervical (rapport de l'Hôpital X.________ du 29 janvier 2002, rapports du professeur Z.________ des 20 juillet, 28 août et 27 décembre 2002). Sur le plan psychique, le recourant a également présenté des signes importants d'une dépression sévère, ainsi que l'a mis en évidence l'Hôpital X.________ (rapport du 29 janvier 2002), puis le docteur S.________ (rapport du 21 mai 2002). 6.2 Dans son rapport d'expertise du 13 septembre 2002, le docteur H.________ a relevé une limitation apparemment majeure et fortement douloureuse de la mobilité du rachis cervical, et des troubles sensitivo-moteurs hémicorporels droits apparemment majeurs avec des incongruités témoignant, sans aucun doute, du caractère non somatique des atteintes dont souffrait le recourant (faiblesse majeure en présence d'une bonne préservation de la trophicité musculaire et des réflexes tendineux; troubles sensitifs superficiels et profonds avec une sensibilité posturale nulle, mais une bonne préservation de la pallesthésie). Les différents examens pratiqués (radiographies standards, EMG, IRM cervical) permettaient raisonnablement d'écarter une atteinte neurogène périphérique à l'origine des déficits moteurs au niveau du membre supérieur droit et mettaient en évidence de discrets troubles dégénératifs au niveau des vertèbres cervicales, sans compression radiculaire ou médulaire. En tout état de cause, ils n'apportaient pas la preuve d'une atteinte somatique expliquant le tableau actuel, même si l'importance des éléments de surcharge ne permettaient pas d'écarter l'existence d'une épine organique sous-jacente. Il n'existait par conséquent aucun élément permettant de conclure que les troubles somatiques actuels étaient la conséquence d'un traumatisme cranio-cérébral, d'une compression radiculaire ou d'une contusion médullaire survenue lors de l'accident du 24 décembre 2001. De l'avis de l'expert, le tableau présenté par le recourant était clairement dominé par des facteurs de surcharge psychogène. 6.3 En ce qui concerne l'origine organique des troubles ressentis par le recourant, le rapport du docteur H.________, qui répond en tous points aux réquisits jurisprudentiels (consid. 4.2), n'est pas sérieusement contredit par d'autres avis médicaux figurant au dossier. Les examens réalisés par le docteur E.________, spécialiste en neurologie, les 13 et 20 novembre 2003 (EMG et potentiels évoqués somesthésiques) ne permettaient pas, selon ce médecin, d'expliquer l'anesthésie du membre supérieur droit signalée par le recourant. Certes, le professeur Z.________, spécialiste en orthopédie et en traumatologie au Centre médical de Belgrade, a indiqué, dans un rapport du 21 octobre 2003, que l'imagerie médicale permettait d'établir l'existence d'une instabilité de la colonne cervicale de type dynamique, consécutive aux lésions subies lors de l'accident du 24 décembre 2001 (voir également les rapports de ce même médecin des 20 juillet, 28 août et 27 décembre 2002). Mais retenant par ailleurs que l'accident ne pouvait être que la cause de l'état actuel du recourant, le professeur Z.________ a tenu un raisonnement fondé sur la seule apparition de symptômes postérieurement à l'accident, lequel ne saurait suffire à retenir leur origine accidentelle (raisonnement « post hoc, ergo propter hoc »; ATF 119 V 341 consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 consid. 3b).