Citation: 5A_683/2023 E. 7.3

7.3. Les recourants indiquent ne pas contester que l'enfant avait été en proie à de l'angoisse, à de l'anxiété ou à de l'inconfort mais soutiennent que l'expert aurait fait des liens insoutenables entre ces symptômes et l'existence d'un conflit de loyauté. Selon eux, les développements de l'expertise auraient dû amener les juges cantonaux à conclure que l'anxiété et l'inconfort de la mineure seraient les causes d'un trouble de l'attachement dont l'origine remonterait à la rupture du lien mère-fille. Ces symptômes seraient ainsi directement liés, par le vécu de l'enfant, au sentiment d'avoir été abandonnée lors de son placement et la crainte que cela engendrerait chez elle, raison pour laquelle l'expert préconiserait la poursuite du suivi pédopsychiatrique.