Citation: 4C.388/2006 30.01.2007 E. 2

Selon l'arrêt attaqué, le comportement reproché à l'employeur ne réalise pas les conditions d'un congé abusif au sens de l'art. 336 al. 1 let. c CO. La cour cantonale nie en effet que le versement de cotisations ordinaires de prévoyance professionnelle, au même taux que précédemment, constitue une prétention juridique résultant du contrat de travail. De surcroît, la Chambre des recours ne considère pas comme un prétexte le motif de congé invoqué par le défendeur, soit le non-respect par la demanderesse des nouvelles exigences en matière de contacts avec la clientèle. Comme l'application de l'art. 336 al. 1 let. c CO suppose que le congé soit exclusivement dicté par la volonté d'échapper à des prétentions juridiques de l'autre partie, l'existence d'un autre motif de congé, réel, suffit ainsi à exclure d'emblée une résiliation abusive selon la disposition précitée. Enfin, la cour cantonale est d'avis que le congé litigieux ne peut être qualifié d'abusif pour un autre motif.