Citation: 4P.51/2004 01.06.2004 E. 7

Les recourants s'en prennent ensuite à ce qu'ils qualifient de "refus arbitraire d'estimer les montants nécessaires à l'entretien de la chose". 7.1 L'autorité intimée se voit tout d'abord reprocher d'avoir retenu que les erreurs de plume relevées par les recourants dans l'ordonnance de mesures provisionnelles du 18 août 2003 étaient "sans conséquence sur l'appréciation du premier juge". Les recourants font valoir, à ce sujet, que ce magistrat a mal relevé le chef de conclusions n° 2 de leur écriture du 28 novembre 2002 par lequel ils demandent que l'intimée soit astreinte à procéder aux travaux qui permettront d'éviter les infiltrations d'eau par la toiture du bâtiment principal du manège, sans plus se limiter au remplacement des chéneaux et au comblement d'un interstice de la toiture. A leur avis, cette divergence aurait une influence sur l'importance des travaux de réfection à exécuter aux frais de la bailleresse. Tel qu'il est présenté, le grief examiné, qui revêt un caractère nettement appellatoire, est voué à l'échec. Aussi bien, les recourants n'indiquent pas quelle est la nature des travaux à entreprendre pour éviter les infiltrations d'eau par la toiture du bâtiment principal du manège et quel serait le coût prévisible de ces travaux, de sorte que l'on ignore dans quelle mesure ce coût serait supérieur à celui du remplacement des chéneaux et du comblement d'un interstice de la toiture. 7.2 N'apparaît pas davantage fondée la critique, elle aussi de nature appellatoire, faite à l'autorité intimée d'avoir retenu arbitrairement que les locataires auraient pu facilement et gratuitement obtenir des devis pour les travaux dont ils réclament l'exécution et qu'ils n'ont pas pu chiffrer précisément. En effet, les considérations émises sur ce point par le Tribunal des baux sont conformes à la jurisprudence relative à l'établissement de devis (cf. ATF 119 II 40 consid. 2 confirmé en dernier lieu in arrêt 4C.347/2003 du 1er avril 2004, consid. 2.3). 7.3 Dans ce contexte, les recourants invoquent également la violation arbitraire de l'art. 274d al. 3 CO. Ils laissent toutefois intacte la constatation de la cour cantonale selon laquelle si des montants ont certes été avancés, lors des plaidoiries, en ce qui concerne le coût des travaux, aucune pièce n'a été produite à ce sujet à l'appui du mémoire de recours ni à l'occasion du dépôt du mémoire complémentaire du 6 novembre 2003. Cela étant, le Tribunal des baux n'a pas méconnu la maxime d'office, qui n'est du reste pas absolue, en faisant supporter aux intéressés l'absence d'éléments probants quant au coût prévisible des travaux. A plus forte raison n'est-il pas tombé dans l'arbitraire.