Citation: 8C_554/2016 E. A

A.a. A.________ a été engagé dès le 1 er octobre 1989 par les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) en qualité d'ingénieur ETS à l'inspection de dépôt de U.________. Par la suite, il a occupé différents postes au sein de l'entreprise. Selon un contrat de travail daté du 8 novembre 2005 et valable depuis le 30 juin 2005, l'employé a été engagé en qualité de conducteur de véhicules sur rails, au sein de la division B.________, avec comme lieu de travail U.________. A.b. Le 29 septembre 2006, A.________ a signé un document intitulé "befristeter Arbeitseinsatz bei I-FW-IO" daté du 25 septembre précédent, en vertu duquel il était affecté à un taux d'activité de 92 % à la division C.________ pour la période allant du 1 er novembre 2006 au 31 octobre 2007, avec comme lieu de travail V.________. Les 8 % restant devaient être consacrés à son activité habituelle, soit la conduite de locomotives, pour laquelle le lieu de travail était à U.________. L'année suivante, les parties ont signé un document quasi similaire daté du 28 novembre 2007, pour la période allant 1 er novembre 2007 au 31 octobre 2008. A.c. Le 19 novembre 2011, A.________ a requis le paiement des indemnités journalières auxquelles il prétendait avoir droit pour ses frais résultant d'un engagement en dehors du lieu de travail pour la période du 1 er novembre 2006 au 15 novembre 2008. Le 9 janvier 2012, il a demandé que les déplacements effectués entre U.________ et V.________ durant la même période soient considérés comme du temps de travail et donc rémunérés à ce titre. Par décisions des 1 er mars et 2 mai 2012, la direction des CFF "B.________ Human Resources Operating" a refusé de donner suite aux prétentions de l'employé. Les deux recours formé contre ces décisions ont été rejeté le 8 novembre 2012 par le service juridique des CFF.