Citation: 9C_813/2015 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont effectivement confirmé la capacité de travail de la recourante - qui, selon l'office intimé, était de 50 % dans une activité adaptée - à l'issue d'une analyse du rapport d'examen du SMR: ils ont en substance constaté que l'appréciation administrative constituait une moyenne des conclusions des médecins-examinateurs du SMR sur les plans psychique (une capacité résiduelle de travail de 50 % en tant que nettoyeuse pour le compte d'un de ses employeurs considérée comme une activité adaptée, puisqu'elle était exercée au sein d'un groupe très compréhensif et valorisant) et somatique (une capacité résiduelle de travail de 30 % dans le métier de nettoyeuse et de 60 % dans un emploi léger, mieux adapté). Ils ont en outre relevé que l'assurée avait repris la pratique de deux de ses anciens emplois, celui de nettoyeuse au sein du groupe valorisant et celui de couturière, dont elle avait déclaré se contenter, à un taux global d'occupation de 36,5 %. L'assurée ne conteste pas cette appréciation qui, faute de griefs particuliers, ne paraît pas arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 137 I 1 consid. 2.4 p. 5) dès lors qu'elle se fonde sur les éléments médicaux récoltés et sur les propres déclarations de la recourante. Dans ces circonstances, le tribunal cantonal était en droit de se référer aux données statistiques de l'ESS pour déterminer le revenu d'invalide conformément à la jurisprudence correctement citée (cf. consid. 3.2 de l'acte attaqué). Le seul fait pour l'assurée de prétendre qu'il n'existerait sur le marché du travail aucune activité qui corresponde à sa situation, médicale, personnelle et professionnelle, ne lui est d'aucun secours, pour autant qu'un tel grief soit recevable au regard du devoir de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. L'évaluation de l'invalidité s'effectue en effet à l'aune d'un marché équilibré du travail. Il s'agit d'une notion théorique et abstraite, qui présuppose l'équilibre entre l'offre et la demande de main d'oeuvre d'une part et un marché structuré du travail d'autre part (cf. p. ex. arrêt 9C_286/2015 du 12 janvier 2016 consid. 4.2 et les références). Il n'est au demeurant nullement illusoire ou irréaliste d'admettre qu'il existe un nombre significatif d'activités adaptées aux différentes limitations de la recourantes (port de charges lourdes, travaux lourds, travail répétitif et de précision avec les mains, longues marches, nuisances telles que le froid et l'humidité, positions non-ergonomiques, stress), qui peuvent s'exercer sans nécessiter de formations autre qu'une mise au courant initiale. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.