Citation: 6B_1150/2014 E. 2.1

2.1. Le recourant remet en question les indices sur lesquels les autorités cantonales se sont fondées pour déterminer la date à laquelle les actes qui lui sont imputés ont débuté. Son argumentation est en grande partie dirigée contre l'appréciation des preuves faite par l'autorité de première instance et partant irrecevable, conformément à l'art. 80 al. 1 LTF. Au surplus, il présente une nouvelle fois sa version des faits sans toutefois montrer, par une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi celle retenue par la cour cantonale serait insoutenable. Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir établi la date du début des abus qui lui sont reprochés en se fondant sur les données provenant de la caméra qu'il reconnaît avoir utilisée, mais dont il soutient que le système d'enregistrement horaire était défectueux. Il soutient que la méthode utilisée pour vérifier l'ampleur de la différence entre l'heure figurant sur l'enregistrement et l'heure réelle n'est pas fiable. La cour cantonale a expliqué que, sur mandat du procureur chargé de l'enquête, un inspecteur scientifique de la police neuchâteloise a procédé aux examens nécessaires pour déterminer si les dates des enregistrements mentionnés dans un précédent rapport étaient conformes à la réalité. Le policier a introduit une cassette dans la caméra et relevé l'heure et la date figurant sur le film réalisé. Il a ainsi pu constater que la différence entre l'heure réelle et celle enregistrée par la caméra était de l'ordre d'une heure et demie et donc parfaitement impropre à fonder un doute quant à la période à laquelle les enregistrements versés au dossier ont été réalisés. Même si la méthode utilisée est empirique, il n'apparaît pas insoutenable de partir de l'idée que le décalage relevé correspond à celui qui existe entre les autres prises de vues faites avec cet appareil et les dates qui y figurent. Le recourant fait valoir que cette question aurait dû être soumise à un expert neutre, il ne prétend nullement que le policier qui a procédé à l'examen de la caméra aurait eu le moindre motif de modifier les résultats obtenus. Par ailleurs, le recourant évoque une violation de son droit d'être entendu et de la présomption d'innocence, sans toutefois présenter une motivation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.