Citation: 4A_501/2017 E. 2.2.1

2.2.1. La recourante admet que des honoraires forfaitaires ont été convenus et que ce n'est que pour des prestations excédant celles couvertes par le forfait qu'elle pourrait être rémunérée en supplément. Elle supporte le fardeau de la preuve des prestations qui sont incluses dans le forfait comme de celles qui excèdent celui-ci (cf. arrêt 4A_291/2007 du 29 octobre 2007 consid. 4.3), ce qu'elle ne remet pas en question. S'agissant des prestations rémunérées forfaitairement, la recourante fait grief à la Cour d'appel civile de ne pas avoir repris des faits que la Chambre patrimoniale cantonale aurait retenus. Il s'agirait du contenu du descriptif de construction du 20 janvier 2006 - dont les premiers juges auraient reproduit le contenu in extenso aux pages 3 à 9 de leur jugement - et du document intitulé « comparatif du coût estimé et du coût final utilisé pour le calcul d'honoraires» du 28 janvier 2013. Elle reproche également à l'autorité précédente d'avoir constaté de manière arbitraire que, sur le procès-verbal du 27 décembre 2005, les prestations comprises dans le forfait n'étaient pas détaillées, puisque - à l'en croire - ce détail ressortirait du descriptif de construction du 20 janvier 2006. Cela étant, l'existence des pièces susmentionnées n'a pas été passée sous silence par la cour cantonale. Et surtout, la recourante ne démontre pas, références à l'appui, avoir allégué dans les formes en procédure les prestations qui seraient incluses dans le forfait. Au regard des exigences strictes qui prévalent à cet égard (cf. consid. 1.2 supra), c'est sans arbitraire que l'autorité précédente a constaté que l'accord initial ne décrivait pas dans le détail ce qui était compris dans le forfait.