Citation: I 401/05 17.07.2006 E. 4

4.1 A l'appui de ses allégations selon lesquelles elle avait travaillé auprès du Café X.________ du mois d'avril 1993 au mois de mars 1995, soit près de deux ans, S.________ a produit, en procédure cantonale, le témoignage écrit de deux anciennes collègues de travail, A.________ et B.________. Dans ces témoignages, celles-ci confirmaient que la recourante avait été engagée au mois de mars ou avril 1993; elles précisaient également qu'elles n'avaient pas de contrat de travail écrit et que leur l'employeur (C.________) ne leur remettait pas de fiche de salaire mais leur demandait de signer ce document sur lequel, par ailleurs, elles avaient vu figurer les déductions usuelles aux assurances sociales. Faisant valoir que les dispositions de la LAVS n'avaient manifestement pas été respectées par l'employeur dans son cas, S.________ a requis l'audition de A.________, de B.________ et de C.________, de même que la production par celui-ci des fiches de salaire la concernant. 4.2 Compte tenu des arguments de la recourante, la juridiction cantonale a suspendu la procédure afin que l'office AI puisse procéder à des investigations supplémentaires. Deux pièces ont été versées au dossier dans lesquelles l'ancien employeur a derechef affirmé qu'il avait employé S.________ du 1er octobre 1994 à la fin mars 1995. Les juges cantonaux ont ordonné la reprise de la procédure et rendu leur jugement sans donner suite à la demande d'audience. Ils ont considéré qu'une telle mesure d'instruction n'apporterait aucun élément nouveau susceptible de prouver sa version des faits. Du moment en effet que l'intéressée n'était pas en mesure de produire ni attestation de salaire ni convention de salaire net, la preuve absolue que l'employeur avait effectivement retenu des cotisations sur son salaire n'avait pas été rapportée, même à supposer l'existence d'une activité lucrative sur une période plus longue que celle ressortant du compte individuel.