Citation: 6P.247/2006 12.03.2007 E. 4

Le recourant conteste l'appréciation faite par la Cour de justice pour fixer la règle de conduite, soit le versement mensuel de 550 francs aux victimes. L'autorité cantonale a retenu que le recourant percevait un salaire mensuel net avoisinant les 4'800 francs, qu'il était père de deux enfants, qu'il vivait séparé de son épouse et qu'il lui suffisait par conséquent de diminuer son train de vie pour se conformer à la règle de conduite qui lui était imposée. Cette dernière constatation est insoutenable au regard du salaire retenu et en l'absence de toute appréciation sur les éventuelles obligations du recourant. En effet, la règle de conduite doit être fixée de manière à ce que l'intéressé puisse la respecter (cf. ATF 130 IV 1 consid. 2.1 p. 2 s et les arrêts cités). Or, en l'occurrence, la Chambre pénale n'a pas examiné les possibilités financières du recourant. Elle n'a rien dit au sujet des charges fixes et incompressibles de ce dernier, de sorte qu'il n'est pas possible de déterminer son disponible mensuel, ni d'apprécier s'il peut raisonnablement réduire certaines de ses obligations et par conséquent respecter la mesure qui lui a été imposée, à savoir le paiement mensuel de 550 francs. Ainsi, faute de constatations précises sur la situation financière du recourant, la seule affirmation selon laquelle il lui appartient de réduire son train de vie est arbitraire. Sur ce point, le recours doit être admis.