Citation: 8C_738/2015 E. 6

Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement sur la base des faits établis par la juridiction précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte - à savoir arbitraire (ATF 140 III 115 consid. 2 p. 117; 137 II 353 consid. 5.1 p. 356). En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat. Par conséquent, le recourant doit exposer, de manière détaillée et pièces à l'appui, que les faits retenus l'ont été d'une manière absolument inadmissible, et non seulement discutable ou critiquable. Il ne saurait se borner à plaider à nouveau sa cause, contester les faits retenus ou rediscuter la manière dont ils ont été établis comme s'il s'adressait à une juridiction d'appel (ATF 141 IV 369 consid. 6.3 p. 375; 133 IV 286). En l'occurrence, le recourant ne démontre pas en quoi les constatations du jugement attaqué seraient manifestement inexactes. Son écriture consiste plutôt en un exposé des faits qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente et qui n'apparaissent en outre pas décisifs pour l'issue du litige. Ce qui est déterminant dans le cas d'espèce - et non contesté par le recourant - c'est que celui-ci a été nommé administrateur unique de B.________ SA puis administrateur liquidateur une fois la société dissoute. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné plus avant les rapports internes de la société et si le recourant avait un réel pouvoir décisionnel. En effet, selon la jurisprudence susmentionnée (supra consid. 3.2), le droit à l'indemnité de chômage est d'emblée exclu pour les membres du conseil d'administration. Vu ce qui précède, le recours se révèle mal fondé et doit être rejeté.