Citation: 1P.170/2003 04.06.2003 E. A

Le 21 juin 2000, le Ministère public du canton de Neuchâtel a renvoyé devant le Tribunal correctionnel du district du Locle S.________, requérante d'asile originaire de l'ex-Yougoslavie, comme prévenue d'escroquerie et d'usure. S.________ aurait, entre 1997 et 1998, soutiré à C.________, née en 1919, un montant de plusieurs dizaines de milliers de francs, mais d'au moins 34'000 fr., sous des prétextes fallacieux, en profitant de la santé mentale déficiente de sa victime. Le 2 avril 2001, le Tribunal correctionnel a acquitté S.________, au motif que l'élément constitutif de l'astuce faisait défaut en l'occurrence. Par arrêt du 14 juin 2002, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a admis le pourvoi formé par le Ministère public contre ce jugement qu'elle a cassé en renvoyant la cause au Tribunal correctionnel du district du Val-de-Travers pour nouvelle décision au sens des considérants. Saisi d'un recours de droit public formé par S.________ contre cet arrêt, le Tribunal fédéral l'a déclaré irrecevable au regard de l'art. 87 al. 2 OJ (cause 1P.426/2002). Le 27 janvier 2003, le Tribunal correctionnel du Val-de-Travers a reconnu S.________ coupable d'escroquerie, à raison des faits mentionnés dans la décision de renvoi, et l'a condamnée à la peine de sept mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans.