Citation: 9C_507/2019 E. 6

L'argumentation développée par l'assurée n'est pas fondée. Le seul reproche substantiel de la recourante selon lequel l'expertise du CEMed n'aurait pas valeur probante au motif que les experts avaient nié une incapacité de travail - aussi bien passée que présente - causée par les troubles psychiques n'est pas pertinent. Les médecins du CEMed ont certes conclu à l'exigibilité "depuis toujours" d'une activité adaptée à plein temps, sans expliquer leur divergence de vue par rapport à la capacité résiduelle de travail (70 %) retenue par le SMR puis la juridiction cantonale (jugement du 12 avril 2006). Il n'en demeure pas moins que l'évaluation de la situation en 2018 repose sur des observations concrètes et sur une analyse motivée des éléments anamnestiques; elle apparaît convaincante et garde valeur probante nonobstant l'absence d'explication sur la capacité de travail passée (voir arrêt 9C_106/2015 du 1 er avril 2015 consid. 6.2.4). En tout état de cause, le tribunal cantonal a déduit de l'expertise qu'il n'y avait pas eu d'aggravation notable de l'état de santé, ce que la recourante ne remet pas valablement en question par ses allégations. Le fait que l'incapacité de travail de 30 % constatée lors de la première décision ait perduré jusqu'au moment de la décision litigieuse ne revêt en outre pas l'importance que veut bien lui conférer l'assurée. En effet, les premiers juges en ont tenu compte pour arriver à la conclusion que même s'il fallait admettre la persistance d'une incapacité de travail de 30 %, il n'en résulterait pas un droit à une rente d'invalidité. La recourante n'apporte pas d'élément, autre que l'allégation de la détérioration de sa situation, pour critiquer ce point. On ne peut dans ces circonstances reprocher à la juridiction cantonale d'avoir constaté les faits d'une façon insoutenable ni d'avoir violé son obligation d'instruire en n'ordonnant pas la réalisation d'une expertise judiciaire.