Citation: 6B_257/2022 E. 3.5

3.5. En l'espèce, s'agissant de l'atteinte à sa vie privée, il y a lieu d'admettre, comme l'a retenu la cour cantonale, que le recourant ne peut pas se prévaloir de liens spécialement intenses avec la Suisse, dès lors qu'il est né et a grandi au Portugal, qu'il est arrivé en Suisse à l'âge de quinze ans, qu'il a été condamné à plusieurs reprises par le passé, déjà par le tribunal des mineurs, et qu'il fait l'objet de plusieurs actes de défaut de bien. S'agissant de l'atteinte à sa vie familiale, le recourant n'est pas marié avec sa compagne, avec laquelle il habite depuis décembre 2019. Le recourant ne peut ainsi pas se prévaloir de sa relation de couple sous cet angle, l'art. 8 CEDH ne trouvant en principe pas application dans le cas des concubins, sous réserve de conditions particulières dont il ne prétend pas qu'elles seraient réalisées en l'espèce (cf. supra consid. 3.3). S'agissant de sa fille, née en 2019, il ressort des faits du jugement attaqué que le recourant l'a reconnue la même année et qu'il vit en ménage commun avec elle. Même s'il ne ressort pas du jugement attaqué qu'il dispose de l'autorité parentale sur sa fille, il y a lieu d'admettre qu'il entretient une relation étroite et effective avec elle. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la cour cantonale, le départ de l'enfant, qui est certes encore très jeune, ne peut être d'emblée exigé sans autres difficultés (cf. supra consid. 3.3) dès lors que la compagne du recourant et mère de l'enfant est d'origine brésilienne et vit en Suisse depuis 2014 au bénéfice d'un permis B. Le seul fait qu'elle parle le portugais ne suffit pas à exiger que l'enfant et la mère suivent le recourant au Portugal. Il y a donc lieu d'admettre que le recourant pourrait ainsi se prévaloir d'un droit au respect de sa vie familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH et que la première condition de l'art. 66a al. 2 CP est réalisée.