Citation: 8C_591/2022 E. 4.4

4.4. Il s'ensuit que la cour cantonale n'était pas fondée à confirmer la décision de l'intimée, qui a clos le cas et a octroyé au recourant une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 10 %. En effet, la stabilisation de l'état de santé constitue la condition sine qua non pour procéder à la clôture du cas d'assurance selon l'art. 19 al. 1 LAA et mettre fin à la prise en charge du traitement médical et au versement des indemnités journalières; de même, l'évaluation d'une éventuelle atteinte à l'intégrité ne saurait intervenir avant une stabilisation médicale de l'état de santé (cf. consid. 3.2 supra). Il convient par conséquent de renvoyer la cause aux juges cantonaux pour qu'ils mettent en oeuvre une instruction complémentaire en vue de départager les opinions des docteurs E.________ et J.________ à cet égard. Sur la base du résultat de cette instruction, il appartiendra à la cour cantonale d'en tirer les conséquences juridiques sur le droit aux prestations du recourant. A l'intention de ce dernier, on relèvera qu'à ce stade de la procédure, l'examen du lien de causalité naturelle et adéquate entre ses troubles psychiques et l'accident ainsi que de son droit éventuel à une rente d'invalidité sont prématurés, cet examen devant se faire au moment de la clôture du cas, qui fait justement l'objet de la divergence d'opinion entre les médecins précités.