Citation: 4A_329/2009 01.12.2010 E. C

Le 19 octobre 1992, Me Y.________ a pris contact avec W.________ en sa qualité d'assureur responsabilité civile du motocycliste, lui demandant de prendre position sur le principe et éventuellement sur le pourcentage de responsabilité qu'elle acceptait ou non d'assumer. Celle-ci a répondu le 15 décembre 1992 qu'elle n'interviendrait pas, mais se tenait prête à envisager une intervention sans reconnaissance de responsabilité, consistant à prendre en charge les frais de pension à vie de X.________ dans un home médicalisé non couverts par les assureurs sociaux. Le 27 octobre 1994, Me Y.________ a de nouveau écrit à W.________. Il expliquait ne pas avoir répondu à la lettre du 15 décembre 1992 parce qu'il convenait de voir l'évolution sur le plan médical. Il invitait W.________ à revoir sa position et à lui faire savoir si elle acceptait le principe de la prise en charge du cas et, dans l'affirmative, à concurrence de quel pourcentage. W.________ a répondu le 13 janvier 1995 que sa position n'avait pas changé. Divers courriers ont par la suite été échangés entre Me Y.________, W.________ et V.________. Le 14 janvier 1997, Me Y.________ a écrit à V.________ qu'il n'avait pas encore chiffré les prétentions de son client vis-à-vis de W.________, devant pour ce faire connaître les prestations des assureurs sociaux. Par lettre du 4 mars 1997, W.________ a renoncé à se prévaloir de l'exception de prescription jusqu'au 31 décembre 1998, pour autant que celle-ci ne fût pas déjà acquise.