Citation: 4C.131/2002 18.10.2002 E. 2

Dans un premier moyen, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir méconnu les art. 492 al. 1 et 493 al. 2 CO. Il rappelle que la cour cantonale a retenu que, compte tenu des difficultés financières de B.________, qui sollicitait un crédit de 30'000 fr., la défenderesse excluait de lui prêter cette somme sans l'intervention du demandeur. Celui-ci en déduit que la banque devait considérer que son engagement ne pouvait répondre qu'à la définition du cautionnement, à l'exclusion d'un engagement de débiteur solidaire. Or l'évocation de ces seuls faits ne permet pas de corroborer le raisonnement du recourant. La cour cantonale a constaté en fait, sans commettre d'arbitraire, que la banque avait raisonnablement pu penser que les parties étaient en relations d'affaires qui allaient au-delà du seul achat d'un appartement. L'intervention du recourant pouvait ainsi objectivement apparaître non seulement comme une garantie, au sens technique, de l'engagement de B.________ vis-à-vis de la banque, mais aussi comme l'engagement indépendant d'une personne directement intéressée par l'octroi du crédit. Dans la mesure où le recourant, en page 7 in initio de son recours, pose, comme prémisse de son raisonnement, que l'on "doit considérer que l'engagement d'A.________ était, de façon reconnaissable pour la banque, de garantir la solvabilité du débiteur B.________", il s'appuie sur des faits différents de ceux retenus par la cour cantonale. Au demeurant, si la garantie proprement dite de la bonne exécution des engagements d'un tiers ne peut prendre que la forme d'un cautionnement (art. 492 CO) ou d'un contrat de porte-fort (ou de garantie) (art. 111 CO), rien n'empêche un créancier de se prémunir contre le risque de ne pas être remboursé en recourant à d'autres formes juridiques, telles que, par exemple, l'engagement aux côtés du débiteur d'un codébiteur solidaire, au sens de l'art. 143 CO. Dès lors, le seul fait que la banque n'ait pas voulu avancer de l'argent à B.________ en se contentant de sa seule promesse de remboursement n'implique pas, en soi, que l'engagement du demandeur ne pouvait se réaliser que sous la forme d'un cautionnement. Le moyen doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.