Citation: 1B_172/2015 E. 2.2

2.2. Le recourant se trouve clairement mis en cause par C.________: E.________ lui aurait affirmé qu'il avait commis le brigandage du 23 septembre 2014 avec le recourant, et qu'il envisageait de recommencer mais ne pouvait se montrer devant la victime qui pourrait les reconnaître. C.________ a également donné des précisions sur l'âge de la victime, ses liens avec la drogue, l'emplacement de l'appartement et la configuration des lieux. L'ADN de E.________ (mais non celle du recourant) a effectivement été retrouvée. Arrêté en possession d'une arme, C.________ n'avait a priori guère d'intérêt à évoquer des agissements commis presque cinq mois auparavant, ni d'ailleurs à faire part d'intentions délictueuses supplémentaires. La présence du recourant à La Chaux-de-Fonds le jour du brigandage est attestée par les rétroactifs téléphoniques, et le recourant n'a pas donné d'explication quant à son déplacement dans cette ville ce jour-là. Les arguments à décharge invoqués ne sont pas propres à le mettre hors de cause. Même si, comme l'envisage la cour cantonale, le recourant ne fait pas partie des personnes qui ont directement agressé la victime, sa participation à un autre titre (une activité de guetteur, d'ailleurs également évoquée pour le brigandage à venir) apparaît possible et compatible avec ses nombreux appels téléphoniques. En l'état, il n'est pas démontré que ces appels auraient eu lieu depuis des endroits différents. En définitive, même si elles ne se sont pas notablement renforcées depuis la mise en cause initiale, les charges apparaissent suffisantes.