Citation: 6S.100/2003 04.07.2003 E. 1

Le recourant conteste que l'art. 34 al. 4 LCR soit applicable à son comportement. Il fait valoir que le ralentissement qui lui est reproché peut tomber sous le coup de l'art. 37 al. 1 LCR, mais non de l'art. 34 al. 4 LCR retenu à sa charge, quand bien même la violation de la première comme de la seconde de ces dispositions peut être constitutive d'une violation grave des règles de la circulation au sens de l'art. 90 ch. 2 LCR. 1.1 S'agissant du ralentissement litigieux, le jugement de première instance condamnait le recourant pour violation grave des règles de la circulation, en application de l'art. 90 ch. 2 LCR, précisant dans sa motivation que l'infraction ainsi retenue sanctionnait le fait par le recourant d'avoir ralenti de manière inopportune, alors qu'il était suivi de près par la Rover, cela en violation de l'art. 34 al. 4 LCR. Statuant sur le grief pris d'une violation de cette dernière disposition, la cour cantonale a relevé que le comportement reproché au recourant "n'apparaît pas tant sanctionné par l'art. 34 al. 4 LCR que par l'art. 37 al. 1 LCR". Elle a observé que cette dernière disposition réprimait le fait de créer une situation obligeant un autre conducteur à freiner brusquement, ce qui constituait une faute, surtout lorsque, comme dans le cas particulier, un tel comportement provoque un accident. Elle a ajouté qu'il en allait de même d'un ralentissement brusque visant à donner une leçon à un autre conducteur ou à le contraindre à s'arrêter par chicane ou par représailles. De tels faits étaient constitutifs d'une faute grave au sens de l'art. 90 ch. 2 LCR. Dès lors, même si, dans le cas d'espèce, on retenait une violation de l'art. 37 LCR, et non de l'art. 34 LCR, le comportement du recourant constituerait une violation grave des règles de la circulation.