Citation: 2D_38/2021 E. 4.3

4.3. Il est vrai que les factures en cause ne contiennent pas un intitulé qui précise leur nature de décision. Cet élément ressort cependant de manière explicite, comme l'a jugé sans arbitraire l'instance précédente, des décisions de base de la commune des 9 octobre 2014 et 8 décembre 2015 qui mentionnent clairement " qu'à défaut d'une réclamation écrite dans un délai de trente jours, la permission en question serait exécutoire et que toutes factures en découlant seraient réputées exigibles dans un même délai à compter de leur date d'émission respective ". Les factures en cause doivent par conséquent être qualifiées d'accessoires aux décisions de base et ont la même nature que ces dernières. Par conséquent, dans la mesure où le grief des recourants peut être examiné, en ce qu'il ne respecte pas complètement les exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 3 ci-dessus), il doit être rejeté. Il n'était en effet pas insoutenable de qualifier les factures en cause de décision.