Citation: 4P.35/2000 03.05.2000 E. 5

5.- Enfin, lorsque le recourant, reprochant au juge instructeur d'avoir empêché tout jugement même éventuel sur le fond, mentionne l'existence d'un déni de justice, il semble se plaindre d'un déni de justice formel. Pour autant que l'on puisse considérer ce grief comme recevable (art. 90 al. 1 let. b OJ; cf. supra consid. 1b), il apparaît comme dépourvu de tout fondement. Le déni de justice formel suppose qu'une autorité ne traite pas une affaire qui lui est soumise ou n'entre pas en matière sur un moyen de droit, alors qu'elle devait statuer à son sujet (ATF 125 III 440 consid. 2a; 117 Ia 116 consid. 3a et les arrêts cités). En l'espèce, la cause a fait l'objet d'une décision judiciaire mettant fin à l'instance et l'on ne peut reprocher au juge de ne pas s'être prononcé sur la créance du recourant, dès lors qu'il n'existait plus aucune partie défenderesse. Le recours doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.