Citation: I 528/06 03.08.2007 E. A

A.a Par décision du 24 mars 2003, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OCAI) a octroyé à M.________, né en 1968, une rente entière d'invalidité du 1er octobre 1995 au 31 août 1998 et une demi-rente, fondée sur un degré d'invalidité de 59 %, à partir du 1er septembre 1998. S'agissant du passage à une demi-rente d'invalidité, sa décision se fondait sur un rapport d'observation du Centre d'intégration professionnelle de l'AI (CIP), du 1er septembre 1998, aux termes duquel le bilan des aptitudes de l'assuré permettait de conclure à une capacité de travail de 50 % au minimum dans des activités de conditionnement et de mise en rayon. A.b Le 13 février 2004, l'OCAI a entrepris une procédure de révision du droit à la rente d'invalidité, au cours de laquelle M.________ a indiqué qu'il exerçait une activité lucrative à 50 % pour le compte de l'entreprise X.________ (cf. questionnaire du 25 février 2004). Il travaillait en qualité de monteur depuis le 1er mars 2001, à raison d'un salaire mensuel de 3'292 fr. et avait réalisé un salaire de 38'580 fr. en 2002, de 40'600 fr. en 2003 et de 41'600 en 2004 (cf. questionnaire pour l'employeur du 29 juin 2004). Sur la base de ces nouveaux éléments, l'OCAI a, par décision du 8 décembre 2004, supprimé le droit à la demi-rente avec effet rétroactif au 1er mars 2001. Il a considéré que sa décision du 24 mars 2003 était manifestement erronée dans la mesure où les conditions d'octroi d'une rente d'invalidité n'étaient pas remplies depuis le début en raison de l'absence d'une atteinte à la santé invalidante. En outre, il a constaté que l'assuré avait omis de l'informer de l'exercice d'une activité lucrative à partir du 1er mars 2001. Or, l'exercice de cette activité lui permettait de réaliser un gain d'invalide de 39'504 fr. par année (2001), lequel, comparé au revenu sans invalidité de 57'200 fr. par an, excluait tout droit à une rente (degré d'invalidité de 31 %). La réclamation des prestations indûment perçues a quant à elle fait l'objet d'une décision séparée du 16 mars 2005. L'assuré s'étant opposé à la décision du 8 décembre 2004, l'OCAI l'a confirmée par décision sur opposition du 27 juillet 2005, tant sous l'angle de la reconsidération que celui de la révision procédurale. Il a précisé que l'instruction concernant une éventuelle péjoration de l'état de santé de l'assuré, survenue à partir de fin 2004 à la suite d'une nouvelle atteinte, était en cours et qu'une décision serait rendue à l'issue de cette procédure.