Citation: 6B_802/2014 E. 3.2

3.2. Le recourant conteste avoir voulu tromper ses victimes. Déterminer ce qu'une personne a voulu relève des constatations de fait (ATF 138 V 74 consid. 8.4.1 p. 84), que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire. L'autorité précédente s'est référée sur ce point à l'argumentation de l'autorité de première instance qui s'est déclarée convaincue que le recourant avait inventé cette histoire de livraison pour, pressé par ses créanciers, obtenir les investissements devant servir à D.________ SA (jugement de première instance, p. 59). L'élément subjectif de l'intention, posé par l'art. 146 CP, était ainsi réalisé (idem, p. 61). Le recourant invoque que l'affaire envisagée, au vu du bénéfice annoncé, était très risquée et que ce risque s'est réalisé sans qu'il ne le provoque. La question de savoir si l'affaire mentionnée par le recourant pour recevoir les fonds était risquée ou non est sans pertinence ici dès lors qu'il est établi que le recourant n'a pas utilisé les fonds en question pour cette affaire. Son argumentation est au demeurant impropre à démontrer l'arbitraire de la volonté de tromper qui lui a été imputée.