Citation: 9C_123/2022 E. 4.2

4.2. Invoquant une violation du droit fédéral et des principes juridiques clairement établis qui en découlent concernant la prise en charge par l'assurance obligatoire des soins d'un traitement lié à la dysphorie de genre, ainsi qu'une appréciation des preuves arbitraire et un établissement des faits manifestement inexact, la recourante reproche en substance aux premiers juges d'avoir nié que les coûts de l'intervention litigieuse dussent être pris en charge par l'intimée. En particulier, elle fait valoir que l'opération en cause visait à corriger un caractère sexuel secondaire. De plus, la juridiction cantonale aurait arbitrairement écarté l'avis de ses médecins traitants, selon lesquels l'intervention de rabotage était utile dès lors qu'elle lui permettait de vivre de manière plus harmonieuse avec son identité de genre féminine, diminuant fortement sa dysphorie de genre. Elle se prévaut également d'une violation de la maxime inquisitoire et de son droit d'être entendue en ce que la juridiction cantonale n'a pas donné suite à sa requête d'expertise médicale et ne l'a pas entendue sur son revirement de jurisprudence.