Citation: 1B_66/2019 E. 4

La Cour des plaintes a rejeté le recours pour déni de justice et retard injustifié au motif que le Ministère public de la Confédération avait indiqué le 29 mars 2018 au directeur de A.________ Ltd, B.________, dans le même contexte, concernant des sociétés et personnes représentées par celui-ci, dont les avoirs ont également été séquestrés dans le cadre de la même procédure, qu'il ne serait plus donné suite à tous les courriers de sa part portant sur les mêmes sujets et dépourvus d'éléments nouveaux pertinents. Or, l'écrit de B.________ du 30 juillet 2018 ainsi que les rappels des 11 et 20 août 2018 ne contenaient aucun élément nouveau relatif aux séquestres en cours. Le Ministère public de la Confédération était par conséquent en droit de considérer que sa réponse du 29 mars 2018 était suffisante même pour les demandes à venir, ayant expliqué clairement quelles seraient les exigences mises pour statuer à nouveau sur les séquestres. La Cour des plaintes a relevé de surcroît que la lettre et les rappels de la recourante étaient intervenus quelques semaines après qu'elle a statué dans le même contexte (décision BB.2017.212 du 27 juin 2018). Rien n'indiquait que ces écritures aient été transmises au Ministère public de la Confédération alors que, de jurisprudence constante, celui qui s'apprête à déposer un recours pour déni de justice ou retard injustifié contre une autorité doit en avertir cette dernière afin que celle-ci ait l'occasion de statuer rapidement. Enfin, le procédé consistant à submerger l'autorité de demandes infondées à la forme et au fond et persévérer sans tenir compte de l'issue de recours et des incombances fixées par l'autorité devait être qualifié d'abusif. Ainsi, pour rejeter le recours de A.________ Ltd, la Cour des plaintes s'est fondée sur plusieurs motivations que la recourante se devait d'attaquer dans le respect des exigences déduites de l'art. 42 al. 2 LTF, voire de l'art. 106 al. 2 LTF, sous peine de voir son recours déclaré irrecevable.