Citation: 2P.343/2006 26.03.2007 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 I 140 consid. 1.1 p. 142). 1.1 L'arrêt attaqué a été rendu avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007, de la nouvelle loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110). Le présent recours doit dès lors être examiné au regard des dispositions de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 (OJ; art. 132 al. 1 LTF). 1.2 Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 132 III 291 consid. 1.5 p. 294; 131 I 166 consid. 1.3 p. 169). Les conclusions du recourant qui sortent de ce cadre sont dès lors irrecevables. 1.3 Selon l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. L'arrêt attaqué est une décision d'irrecevabilité; la Cour de justice a en effet considéré qu'il n'y a pas, en droit genevois, de voie de recours contre les décisions d'irrecevabilité des présidents des tribunaux de première instance pour cause d'absence de paiement de l'émolument d'introduction d'instance. Le recourant, dont les griefs portent exclusivement sur le fond, ne remet pas en cause cette appréciation, conforme du reste à la jurisprudence cantonale (arrêt de la Cour de justice du 28 janvier 1994, in SJ 1994, p. 518). Le recours ne répond donc manifestement pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ (cf. consid. 1.4 ci-dessous) de sorte qu'il doit être déclaré irrecevable. Au demeurant, supposée recevable, l'argumentation développée sur le fond contre le jugement du Tribunal de première instance du 23 octobre 2006 devrait être rejetée pour les motifs suivants. 1.4 Selon l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilité - contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier, de lui-même, si l'acte attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité; il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle, invoqués et suffisamment motivés dans le mémoire de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261/262; 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4). En outre, dans un recours pour arbitraire, le recourant ne peut pas se contenter de critiquer l'acte entrepris comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi l'acte attaqué serait arbitraire (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312). C'est à la lumière de ces principes que doivent être appréciés les moyens soulevés par le recourant.