Citation: 1C_298/2007 07.03.2008 E. 6

Selon les recourants, en ne se prononçant pas sur les art. 93 al. 3 LCAT et 35 LConstr., qu'ils avaient pourtant mentionnés dans leur recours, le Tribunal administratif aurait aussi violé leur droit d'être entendus. Contrairement à ce qu'affirment les recourants, le Tribunal administratif s'est déterminé sur l'art. 93 al. 3 LCAT. Cette disposition prévoit que si le plan ne concerne qu'une partie peu importante du territoire communal, un avis personnel est envoyé aux propriétaires touchés par le plan et dont l'adresse est connue. L'autorité cantonale a en effet considéré que, par "propriétaires touchés par le plan", il fallait entendre les propriétaires directement touchés dans leur droit de propriété, c'est-à-dire ceux dont les parcelles étaient incluses dans le périmètre du plan - ce que les recourants ne remettent pas en question. Selon l'art. 35 de la loi cantonale du 25 mars 1996 sur les constructions (LContrs.), des perches-gabarits doivent être posées lors de la mise à l'enquête publique d'un projet de construction. Le Tribunal administratif s'est également penché sur ce point. Il a jugé que, s'agissant d'un plan spécial, pas plus le droit fédéral que le droit cantonal n'imposait la pose de perches-gabarits. En se bornant, devant la Cour de céans, à ajouter à leur argumentation que lorsqu'un plan spécial prévoit un projet précis de construction, la pose de perches-gabarits serait tout aussi justifiée qu'en présence d'une procédure d'autorisation de construire, les recourants ne parviennent au demeurant pas à démontrer que l'appréciation de la Cour cantonale serait arbitraire. Pour peu qu'il soit recevable, le grief doit dès lors être rejeté.