Citation: 8C_542/2012 E. 6.2

6.2. Il ressort du calcul établi par l'intimée en fonction des renseignements recueillis auprès de l'ancien employeur du recourant que le salaire mensuel brut du recourant s'élevait à 4900 fr. en 2000 et à 5100 fr. en 2001. Au montant fixé par l'intimée pour la période précédant la survenance de l'accident, courant du 18 février 2000 au 17 février 2001 (soit 64'157 fr. 40), il convient d'ajouter les allocations familiales perçues par le recourant pendant ce laps de temps (cf. note téléphonique de la CNA du 11 septembre 2009), en vertu de l'art. 22 al. 2 let. b OLAA. Selon cette disposition, font également partie du gain assuré les allocations familiales qui, au titre d'allocation pour enfants, d'allocation de formation ou d'allocation de ménage, sont versées conformément aux usages locaux ou professionnels. Pour la période du 18 février 2000 au 17 février 2001, les allocations familiales du recourant s'élevaient à un montant total de 12'017 fr. 10 (à savoir 486 fr. 60 [1176 fr. ./. 29 x 12, 18 au 29 février 2000] + 7056 fr. [6 x 1176 fr., mars à août 2000] + 3990 fr. [5 x 798 fr., septembre 2000 à janvier 2001] + 484 fr. 50 [798 fr. ./. 28 x 17, du 1 er au 17 février 2001]). Le gain assuré pour 2001 correspond dès lors à 76'174 fr. 50. Il n'y a en revanche pas lieu de prendre en considération une gratification annuelle de 500 fr. invoquée par le recourant, dès lors qu'on ne peut déduire des déclarations de l'ancien employeur qu'il aurait versé un tel montant à son employé pour 2001 (questionnaire pour employeur du 22 mars 2002 et rapport de la CNA du 14 mai 2008). Au demeurant, ce montant n'est pas déterminant compte tenu de ce qui suit.