Citation: 6B_1018/2015 E. A

Dans le cadre de la succession de C.X.________, un litige, notamment en lien avec la propriété Y.________, oppose D.________, la compagne de celui-ci désignée exécutrice testamentaire pour l'un des bâtiments, à ses deux enfants et héritiers, A.X.________ et B.X.________. A la suite de la plainte pénale déposée par le fils et la fille X.________ le 30 août 2013, le Ministère public de la République et canton de Genève a mis, le 12 février 2014, D.________ en prévention pour différents chefs d'infractions (art. 137, 139, 156 et 158 ch. 1, 181 et 24 CP), ainsi que pour n'avoir pas requis les autorisations nécessaires au sens de la loi fédérale du 16 décembre 1983 sur l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger (LFAIE; RS 211.412.41) pour son droit d'habitation. Le 27 avril 2015, A.X.________ et B.X.________ ont déposé une nouvelle plainte contre D.________, E.________ - responsable de la société chargée de la sécurité du domaine - et F.________ - administrateur de la société créée par la mise en cause pour gérer la propriété (V.________ SA) - pour violation de domicile (art. 186 CP; P/zzz). En substance, ils leur reprochaient d'occuper illicitement la propriété. Ils faisait notamment aussi grief à la première de se prévaloir d'un droit d'habitation non valable, faute d'autorisation au sens de la LFAIE. Par ordonnance du 7 mai 2015, le Ministère public a refusé d'entrer en matière sur cette plainte, considérant qu'aucune décision judiciaire ne remettait en cause la validité du testament conférant un droit d'habitation à D.________. Quant aux deux autres personnes mises en cause, le Procureur a constaté qu'ils agissaient sur instruction de D.________, qui pouvait recourir à des tiers pour l'entretien et la sécurité du domaine dans le cadre de son droit d'habitation.