Citation: 6B_129/2021 E. B

Par arrêt du 8 décembre 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours formé par B.________ contre cette ordonnance. Les faits à l'origine de cette procédure sont en substance les suivants. Le 8 novembre 2019, sur la base d'un signalement urgent du Service cantonal valaisan de la Jeunesse, le ministère public vaudois a ouvert une instruction contre C.A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants. Il lui était reproché d'avoir, lors de l'exercice de son droit de visite à son domicile, à D.________, commis des attouchements sur sa fille, A.A.________, née en 2014 et domiciliée chez sa mère, B.________, à E.________. Sur demande de la procureure, l'Autorité de protection de l'enfant a, par décision du 11 novembre 2019, institué une curatelle de représentation en faveur de l'enfant dans la procédure pénale et désigné Me F.________ comme curateur. La mère ne s'est pas constituée partie demanderesse au civil. Entendue par la police, l'enfant n'a pas confirmé les déclarations qu'elle aurait faites au compagnon de sa mère et que celui-ci disait avoir rapportées au Service cantonal valaisan de la Jeunesse. Elle a même déclaré qu'elle n'avait rien dit. Les examens médicaux pratiqués n'ont révélé aucun indice d'abus. Dans le récit que le compagnon de la mère a fait du dévoilement, il est apparu que l'enfant avait exclusivement répondu à des questions fermées et orientées. Par ordonnance du 16 avril 2020, le ministère public a ordonné le classement de la procédure. Aucun recours n'a été exercé contre cette ordonnance, qui a été notifiée au défenseur du prévenu et au curateur de l'enfant. Par lettre du 4 juin 2020, rédigée avec l'assistance d'un avocat, la mère, agissant " en représentation " de sa fille, a porté plainte avec constitution de partie demanderesse au pénal et au civil pour des actes d'ordre sexuel qu'elle reprochait au père d'avoir commis sur l'enfant. Elle faisait valoir qu'un événement survenu le 13 avril 2020 au domicile du père et de nouvelles déclarations de l'enfant l'avaient convaincue que les faits reprochés au père dans la procédure classée le 16 avril 2020 pourraient être vrais. Le 9 septembre 2020, la mère, agissant en son propre nom et sans l'assistance d'un avocat, a adressé au ministère public un " complément " à la plainte, dans lequel elle a formulé diverses critiques quant au déroulement de l'instruction clôturée le 16 avril 2020 et a indiqué qu'elle aurait elle-même aussi été abusée par C.A.________ alors qu'elle était en état de faiblesse en raison de sa situation.