Citation: 7B_635/2024 E. 3.2

3.2. La Chambre des recours pénale a relevé que le recourant ne contestait pas que les faits reprochés étaient constitutifs de lésions corporelles simples qualifiées, soit une infraction pour laquelle le Ministère public est tenu de renseigner le DEF. Au contraire du recourant qui soutenait que ces faits n'étaient pas suffisamment graves pour justifier la communication de l'ouverture de l'instruction pénale, la juridiction cantonale a considéré que les faits reprochés n'étaient pas anodins, qu'ils paraissaient répétitifs et s'inscrivaient dans la durée, malgré une première condamnation pénale en 2019 et trois interventions de police depuis 2016. Lors de la pesée des intérêts en présence, l'autorité cantonale a en substance retenu une récidive vu la condamnation du recourant en 2019 pour des faits similaires. À ces faits s'ajoutait une condamnation pour violence et menace contre les autorités et les fonctionnaires et le comportement oppositionnel adopté par le recourant contre les policiers intervenus à son domicile le 1 er janvier 2024. La Chambre des recours pénale a souligné l'importance pour le corps enseignant d'avoir en toute situation un comportement exemplaire; cela ne semblait pas être le cas du recourant dont les agissements récurrents inquiétants et susceptibles de réaliser les éléments constitutifs d'une infraction intentionnelle, sur fond de consommation d'alcool, remettaient en cause sa capacité à garder son sang-froid devant une classe, par hypothèse, difficile.