Citation: C 160/01 09.07.2001 E. 5

5.- a) La recourante relève que lorsque l'emploi lui fut proposé, le descriptif de l'activité de nettoyeuse à l'Hôpital X.________ ne lui a pas été communiqué, en particulier que l'aspect "ergonomique" de ce travail ne lui a pas été expliqué. Niant toute faute de sa part, elle allègue qu'elle a agi de bonne foi en refusant un emploi qu'elle pressentait comme étant contre-indiqué pour sa santé et que cela est confirmé par le certificat médical du 1er juin 1999. b) Cela n'est pas pertinent. Bien qu'étant en traitement depuis 1997 pour des affections ostéo-articulaires auprès du docteur C.________, la recourante n'était pas empêchée de se présenter à l'Hôpital X.________ le 22 avril 1999. Si, au lieu de refuser la proposition d'Y. ________, elle s'était présentée à l'hôpital, elle aurait appris que le matériel à disposition est "ergonomique", que les chariots ou autres éléments transportables sont munis de roulettes, et qu'il y avait alternance des mouvements. Il en résulte que le fait que les affections ostéoarticulaires dont est atteinte la recourante peuvent être aggravées par certains travaux de force ou certains mouvements répétitifs, comme l'atteste le docteur C.________ dans le certificat médical du 1er juin 1999, ne signifie pas que l'emploi proposé à l'Hôpital X.________, dont l'essentiel consistait dans des travaux de nettoyage, était contre-indiqué. Du reste, alors qu'elle était en traitement auprès du docteur C.________ depuis le 23 janvier 1997, la recourante a effectué en novembre 1998 des recherches d'emploi en qualité de femme de chambre dans l'hôtellerie, activité dont l'essentiel consiste également dans des travaux de nettoyage. Il est ainsi établi que la recourante a refusé sans motif valable un emploi convenable qui ne lui avait pas été assigné officiellement. Ses recherches d'emploi doivent être considérées comme insuffisantes (art. 30 al. 1 let. c LACI; art. 44 al. 2 OACI). La question qui subsiste est celle de la qualification de la faute.