Citation: 2A.132/2005 09.03.2005 E. 3

Il convient dès lors d'examiner le recours en tant que recours de droit public. 3.1 Dans la mesure où le recours est dirigé contre la décision prise le 15 janvier 2004 par le Service cantonal, il est irrecevable, en tant que recours de droit public, au regard de l'art. 86 al. 1 OJ, car cette décision n'a pas été prise en dernière instance cantonale. 3.2 Aux termes de l'art. 88 OJ, ont qualité pour former un recours de droit public les particuliers ou les collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont d'une portée générale; cette voie de recours ne leur est ouverte que pour qu'ils puissent faire valoir leurs intérêts juridiquement protégés. Comme on l'a vu ci-dessus (consid. 2.2), les recourants ne peuvent invoquer aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour. Par conséquent, ils n'ont pas qualité pour recourir à cet égard (ATF 118 Ib 145 consid. 6 p. 153). 3.3 Même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, un recourant peut se plaindre de la violation d'une garantie de procédure qui équivaut à un déni de justice formel. Dans un tel cas, l'intérêt juridiquement protégé exigé par l'art. 88 OJ découle non pas du droit de fond, mais du droit de participer à la procédure. Un tel droit existe lorsque le recourant avait qualité de partie en procédure cantonale. Si tel est le cas, il peut se plaindre de la violation des droits de partie que lui reconnaît la procédure cantonale ou qui découlent directement de dispositions constitutionnelles (ATF 121 I 218 consid. 4a p. 223). Les recourants ne développent aucune argumentation conforme à l'art. 90 al. 1 lettre b OJ visant à démontrer la violation d'une garantie de procédure. Par conséquent, le présent recours est irrecevable comme recours de droit public.