Citation: I 384/03 25.03.2004 E. 4

4.1 On ne saurait suivre le recourant lorsqu'il prétend que l'évaluation de sa capacité fonctionnelle par les médecins de la Clinique romande de réadaptation n'a qu'une valeur «théorique». Ces derniers ont eu l'occasion de l'observer durant deux semaines. Leur appréciation fait suite à des examens cliniques approfondis au cours desquels les parties du corps lésées par l'accident ont fait l'objet d'une attention particulière. Ils ont ainsi pu constater que l'anneau pelvien était restauré et consolidé à tous les niveaux de fracture (selon le docteur A.________, il pouvait subsister des douleurs cicatricielles irritantes mais en aucun cas un déficit fonctionnel si important des deux hanches), que la mobilité du poignet droit et de l'index de la main gauche était légèrement diminuée, et enfin que le coude gauche avait guéri sans laisser de séquelles. Au terme de son examen final, le docteur G.________ a confirmé ces constatations. Quant au docteur F.________, il a évoqué, dans son rapport à l'intention de l'Office AI pour le canton de Vaud, une «composante de sinistrose»; sous la rubrique «description d'une activité adaptée à l'invalidité», il a mentionné une activité sans port de charge semi-sédentaire. On peut donc admettre avec les premiers juges et l'office intimé qu'au plan strictement physique, la reprise d'une activité professionnelle est à la portée du recourant depuis novembre 1999; les certificats médicaux que ce dernier a produits en cours d'instruction de la demande AI ne sont pas de nature à mettre en doute les avis des médecins précités sur ce point. Cela étant, il est vrai qu'aucun d'entre eux n'a formellement attesté une capacité de travail entière. On doit en déduire que la reconnaissance par la CNA d'une incapacité de travail, respectivement de gain totale a été motivée avant tout par la présence chez l'assuré de troubles somatoformes douloureux tels que mis en évidence par le docteur M.________.