Citation: 6P.37/2003 07.05.2003 E. B

En résumé, les faits à la base de cette condamnation sont les suivants: B.a A partir de 1998, X.________ et Z.________, sa belle-soeur, se sont rapprochés et ont flirté, dansant ensemble sur des rythmes "latino", se serrant, se donnant des baisers, s'embrassant sur la bouche et se caressant, tant en public qu'en privé. Ils n'ont toutefois jamais entretenu des relations sexuelles. A quelques reprises, Z.________ a dit que X.________ était son "chouchou". Elle a également déclaré plusieurs fois à ce dernier, à des dates indéterminées, que "s'ils avaient un enfant ensemble, il serait mignon". B.b Le 31 décembre 1999, X.________ et Z.________ ont passé la fin de la soirée ensemble à l'extérieur. Un peu avant 5 heures, Z.________ a invité son beau-frère à venir boire un dernier verre chez elle, ce qu'il a accepté. Entre 5 et 6 heures, elle a téléphoné à deux reprises à son ami A.________, qui passait le Nouvel an au Chili. Avant de s'absenter pour aller téléphoner depuis une cabine téléphonique, elle a demandé à X.________ de quitter son domicile. Constatant à son retour qu'il était toujours là, elle a réitéré sa demande. La situation a dégénéré aux environs de 6h30, lorsque, constatant qu'il n'avait toujours pas obtempéré, elle l'a enjoint de "se casser". Estimant qu'elle lui avait manqué de respect, X.________ l'a empoignée et le couple s'est retrouvé à terre dans la cuisine, Z.________ sur le dos, son beau-frère lui maintenant les deux bras. Ce dernier s'est couché sur sa victime, qui se débattait et qui s'est mise à crier. Pour la faire taire et l'empêcher de bouger, il lui a serré le cou au point qu'elle n'arrivait plus à respirer, resserrant son étreinte chaque fois que sa victime tentait de crier. Z.________ a cru sa dernière heure arrivée. Elle a souffert de plusieurs contusions au cou ainsi que d'un épanchement de sang dans l'oeil droit. Après lui avoir ôté sous la contrainte ses sous-vêtements dans la cuisine, X.________ lui a dit "tu ne peux rien faire, ça va se passer", lui laissant entendre qu'il voulait lui faire subir l'acte sexuel de toute façon. Il l'a ensuite conduite dans sa chambre à coucher. Z.________ n'est parvenue ni à s'isoler de X.________ en s'enfermant dans une autre pièce, ni à lui fausser compagnie. Sur le lit de la victime, X.________, après lui avoir léché le sexe, l'a pénétrée sans préservatif jusqu'à éjaculation. Encore sous le choc et la peur de l'étranglement, Z.________, résignée, n'a opposé qu'une résistance passive à son agresseur. Elle l'a prévenu que "tout le monde saurait ce qui s'est passé". Son acte accompli, X.________ s'est entretenu par téléphone avec B.________, à trois reprises entre 7h36 et 8h02. Il lui a demandé de venir le chercher. Il a pleuré dans le véhicule de B.________ et lui a dit qu'il avait couché avec sa belle-soeur et qu'elle allait déposer plainte contre lui pour viol. De son côté, Z.________ a téléphoné à C.________ et lui a annoncé en pleurant qu'elle avait été violée par X.________, ce qu'elle a répété en présence de l'épouse de C.________. Celui-ci a appelé la police judiciaire de Lausanne à 8h25. B.c X.________ et sa victime ont été soumis, le 1er janvier 2002, a un test d'alcool à l'éthylomètre qui a révélé respectivement un taux d'alcoolémie de 0,73 g o/oo à 12h00 et de 0,31 g o/oo à 10h05. Au cours des débats, le Tribunal a demandé au Dr Horisberger de l'Institut universitaire de médecine légale (ci-après: IUML) de calculer rétrospectivement le taux d'alcoolémie du couple à 06h00 et à 08h00, étant admis par les parties qu'elles n'avaient pas consommé de boissons alcooliques après 06h00. Selon que la résorption est rapide ou lente, les fourchettes minimales et maximales du taux d'alcool dans le sang de X.________ et de Z.________ s'élevaient respectivement, pour le premier, entre 1,13 et 2,06 g o/oo à 06h00 et entre 1,13 et 1,73 g o/oo à 8h00 et, pour la seconde, entre 0,50 et 1,26 g o/oo à 06h00 et entre 0,50 et 0,71 g o/oo à 08h00. La cour cantonale a dès lors retenu que le taux d'alcoolémie maximum de X.________ était proche de 2 g o/oo au moment des faits, qui se sont déroulés, à une heure indéterminée, entre 06h30 et 07h30.