Citation: 6B_303/2019 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que les situations présentées dans chacune de ses deux plaintes sont en tout état différentes, de sorte que l'interdiction de la double poursuite ne saurait faire obstacle à l'ouverture d'une nouvelle procédure préliminaire. Si, dans sa première plainte, il reprochait à Y.________ et Z.________ de lui avoir vendu des diamants à un prix qui ne correspondait pas à celui de l'indice " Rapaport ", il fait grief aux précités, dans sa seconde plainte, de lui avoir fait faussement croire que cet indice était pertinent dans le commerce de diamants d'investissements. Concernant les propriétés des pierres litigieuses, il se plaignait en premier lieu de la trop faible quantité de gemmes " de qualité VV1 " parmi celles acquises par X.________ Sàrl, alors qu'il fait valoir dans sa nouvelle plainte que seuls deux diamants disposaient des qualités propres à des pierres d'investissement, Y.________ et Z.________ lui ayant livré pour le surplus des gemmes d'une valeur six fois inférieure à ce qui avait été convenu à l'origine. Cela étant, on déduit de ce qui précède que les faits dénoncés se rapportaient initialement au prix d'acquisition des diamants blancs, alors que, dans le cadre de la seconde plainte, ceux-ci étaient exposés dans la perspective de leur valeur d'investissement, soit du prix que le recourant pourrait en tirer lors de leur revente. Ainsi, si les problématiques liées à la surfacturation des diamants et à leur qualité sont abordées sous un angle différent, il n'en demeure pas moins que l'inadéquation entre le prix facturé par X.________ Sàrl et la valeur des pierres sur le marché constitue un fait qui avait déjà été dénoncé par le recourant dans le cadre de la procédure initiale, laquelle avait abouti à un classement. En outre, il n'apparaît pas que le ministère public avait entendu restreindre, à l'un ou l'autre aspect du litige, l'autorité de chose jugée conférée au classement ordonné dans le cadre de la procédure n° P/21881/2015. Dans ce contexte, il n'est pas pertinent que Y.________ et Z.________ n'avaient pas formellement été mis en prévention pour avoir trompé le recourant sur la valeur et la qualité de la marchandise vendue. Enfin, dans la mesure la qualification juridique n'est pas pertinente dans l'examen du principe ne bis in idem, il importe peu que la procédure initiale ne portait pas sur l'infraction de gestion déloyale (art. 158 CP). Compte tenu de ce qui précède, il n'était pas critiquable de considérer que la seconde plainte du recourant portait en substance sur des faits identiques à ceux ayant fait l'objet de la procédure n° P/21881/2015, de sorte que l'ouverture d'une nouvelle procédure contre Y.________ et Z.________ se heurtait à un empêchement de procéder (cf. art. 310 al. 1 let. b CPP).