Citation: 8C_173/2019 E. 7.2.1

7.2.1. Le tribunal cantonal a retenu que le SPAS n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant que la désignation d'un avocat d'office ne fût pas nécessaire pour la procédure administrative. Il a relevé que le litige ne relevait pas d'une complexité particulière, que le SPAS avait accepté que la recourante procède dans sa langue maternelle (l'anglais), que la Justice de paix avait relevé que selon les experts mis en oeuvre, l'atteinte à sa santé n'empêchait pas la recourante d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts patrimoniaux et/ou personnels et que la recourante avait au demeurant de manière récurrente attaqué seule et sans assistance de nombreuses décisions du CSR lorsqu'elle n'avait pas saisi elle-même la juridiction cantonale de recours contre les décisions du SPAS. La recourante avait en revanche obtenu l'assistance judiciaire pour la procédure cantonale. Elle avait recouru par la plume de M e Laurent Fischer, désigné conseil d'office, lequel s'était déterminé sur les écritures de l'autorité intimée en produisant deux écritures par la suite. Cet avocat avait ultérieurement informé le juge instructeur de ce qu'il n'était plus le conseil de la recourante, sans attendre d'avoir été formellement relevé de son mandat. Selon la juridiction cantonale, il ne s'imposait toutefois pas de désigner un nouveau conseil d'office à la recourante car après deux échanges d'écritures, il apparaissait que la recourante avait été en mesure de faire valoir ses droits à l'encontre de la décision attaquée.