Citation: I 787/04 09.08.2005 E. 1

1.1 Dans un premier moyen, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir méconnu son droit d'être entendue en renonçant à ordonner une nouvelle audition personnelle et la mise en oeuvre d'une expertise médicale. D'ordre formel, ce grief doit être examiné en premier lieu, car son admission pourrait amener le tribunal à renvoyer la cause sans en examiner le fond (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa, 126 V 132 consid. 2b, 124 V 92 consid. 2 et les arrêts cités). 1.2 En procédure administrative, le droit d'être entendu découlant de l'art 29 al. 2 Cst ne comprend pas le droit d'être entendu oralement (ATF 130 II 429 consid. 2.1, 125 I 219 consid. 9b, 122 II 469 consid. 4c et les références), ni celui d'obtenir la mise en oeuvre d'une expertise médicale. En effet, l'autorité peut mettre un terme à l'instruction, si se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles elle doit procéder d'office, elle est convaincue que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (appréciation anticipée des preuves [ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d]). 1.3 En l'espèce, le moyen soulevé par la recourante est mal fondé. Au regard du dossier et des motifs retenus ci-après, les mesures d'instruction requises apparaissaient superflues, de sorte que l'administration et les premiers juges pouvaient s'en dispenser par appréciation anticipée des preuves. Du reste, et comme l'ont à juste titre souligné les premiers juges, la recourante a largement eu la possibilité de s'expliquer durant la procédure administrative, que ce soit oralement (enquête du 15 mars 2004, entretien du 27 avril 2004) ou par écrit (procédure d'opposition, procédure devant le tribunal cantonal des assurances, procédure devant le Tribunal fédéral des assurances), ce qui lui a permis d'exercer pleinement son droit d'être entendue.