Citation: 6B_215/2021 E. B

Statuant par jugement du 8 décembre 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal a rejeté l'appel de A.A.________ ainsi que l'appel joint de B.A.________ et a confirmé le jugement de première instance. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.A.________ est né en 1985 à U.________, en Macédoine, pays dont il est ressortissant. Il a séjourné en Suisse avec ses parents entre l'âge de six et treize ans. Puis, il est retourné vivre en Macédoine avec eux. Il est revenu en Suisse en 2013 avec son épouse B.A.________, elle-même originaire du Kosovo. De leur union est né un garçon, en 2013. Après une première séparation au début de l'année 2016, les époux se sont officiellement séparés au mois de juin 2018. Leur fils vit depuis lors avec sa mère et A.A.________ exerçait son droit de visite de manière chaotique et irrégulière jusqu'à la convention conclue le 30 novembre 2020, qui confie la garde de l'enfant à la mère et accorde à A.A.________ un libre et large droit de visite à exercer d'entente avec son épouse et, à défaut, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires et des jours fériés. B.b. Au bénéfice d'un permis d'établissement en Suisse, A.A.________ n'y a travaillé que de façon épisodique depuis son arrivée en 2013, la famille ayant essentiellement vécu grâce au revenu de B.A.________. Il est inscrit au chômage depuis l'été 2019, par l'entremise duquel il est actuellement placé dans une entreprise en qualité d'aide-jardinier. A.A.________ dit recevoir de la caisse de chômage une indemnité mensuelle nette de 2'600 fr. après déduction de 600 fr. de pension alimentaire directement versés au Bureau de recouvrement et d'avances sur pensions alimentaires (BRAPA). Il ne verse aucune allocation familiale à son épouse et affirme vivre seul dans son appartement, dont le loyer s'élève à 1'250 fr. par mois, charges comprises. B.c. Le casier judiciaire de A.A.________ contient l'inscription suivante : - 24 juin 2019, Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois : voies de fait, injure et menaces; peine pécuniaire de 50 jours-amende à 30 francs le jour avec sursis durant deux ans et amende de 300 francs. B.d. Entre 2016 et le mois de juin 2018, dans leur appartement commun, à raison de deux ou trois fois par semaine, A.A.________ a fait usage de contrainte physique afin de pénétrer analement son épouse B.A.________, quand bien même il savait qu'elle n'était pas consentante à la sodomie. A ces occasions, alors que son épouse se trouvait couchée sur le ventre et tentait de le repousser, A.A.________ se mettait à califourchon sur elle, coinçait ses bras avec ses genoux et lui tenait les cheveux, avant de la pénétrer violemment jusqu'à éjaculation malgré ses pleurs. B.A.________ a souffert de douleurs et de saignements au niveau de l'anus. En outre, à réitérées reprises, A.A.________ a pénétré vaginalement B.A.________ avec ses doigts pendant qu'elle dormait, quand bien même il était conscient qu'elle n'était pas consentante. B.e. En 2018, dans leur appartement commun, A.A.________ a empêché B.A.________ d'aller rendre visite à son père hospitalisé en bloquant la porte d'entrée de leur domicile et en la saisissant fortement par le bras pour qu'elle reste auprès de lui.