Citation: 6B_984/2020 E. 3.4.1

3.4.1. L'autorité précédente a estimé que si le recourant n'avait, dans les mêmes circonstances, tué que l'une des deux victimes, épargnant l'autre, c'est une peine privative de liberté d'au moins 16 ans qui aurait été prononcée. En faisant abstraction de l'art. 40 al. 1 CP, qui prévoit que la peine privative de liberté est de 20 ans au plus ou à vie si la loi le prévoit, la peine justifiée, compte tenu de l'aggravation liée au concours d'infractions, serait de 26 ans. Dans la mesure où la peine hypothétique n'autoriserait pas une libération conditionnelle avant 17 ans, il était raisonnable de prononcer une peine privative de liberté à vie, qui permet une libération conditionnelle après 15 ans. La cour cantonale a encore précisé qu' " envisagé séparément, aucun des deux assassinats ne justifierait une telle peine " (jugement attaqué, consid. 8.z., p. 94 s.).