Citation: 9C_753/2019 E. 5.2

5.2. Le raisonnement tenu par la fondation recourante sur ce point est fondé. La juridiction cantonale a effectivement utilisé le rapport d'expertise du docteur H.________ pour étayer l'hypothèse selon laquelle, s'il avait pratiqué une activité adaptée au lieu de l'activité habituelle d'aide-peintre en bâtiment pendant son engagement pour le second employeur, l'assuré aurait disposé d'une capacité de travail de plus de 80 %. Ce rapport ne peut toutefois pas renforcer l'hypothèse de base des premiers juges. En effet, on relèvera d'abord que, comme cela a été allégué par la fondation recourante, l'expert a effectué son expertise et rédigé son rapport en novembre 2015, qu'il a formulé des conclusions visant presque uniquement la période concomitante à la réalisation de l'expertise ou la période postérieure à celle-ci et qu'il ne s'est aucunement déterminé sur la capacité de travail de l'assuré entre les 21 mai et 26 octobre 2014. Or la preuve suffisante de l'existence d'une capacité de travail dans une activité adaptée, selon le degré de la vraisemblance prépondérante, requiert davantage que des considérations ou des suppositions spéculatives faites a posteriori. On ajoutera que le tribunal cantonal ne pouvait pas se contenter de fonder son argumentation sur une partie tronquée des conclusions du docteur H.________ uniquement. L'expert a certes retenu qu'une activité adaptée pouvait être pratiquée à 100 % dans des conditions favorables. Cette capacité n'était toutefois valable que sous réserve d'un avis pneumologique contraire dûment motivé et n'excluait pas une diminution de rendement dépendant des exigences physiques et intellectuelles de l'activité dont l'exercice était envisagé. Or les mesures de réadaptation que l'office AI a réalisées ensuite ont révélé un rendement moyen de 60 % dans des travaux adaptés aux limitations de l'assuré évalué durant un stage effectué à 80 % (rapport du 1er décembre 2015).