Citation: 9C_39/2021 E. 4

La recourante critique l'appréciation des preuves et l'établissement des faits opérés par les premiers juges. Elle leur reproche de n'avoir pas constaté que l'intimé ne s'était pas procuré une expertise psychiatrique probante relative à sa capacité de s'occuper de ses tâches ménagères, en violation des instructions données aux consid. 7b et 8 de l'arrêt du 15 novembre 2016. Elle soutient que le docteur B.________ n'avait fourni aucune appréciation de la capacité de travail sur le plan domestique, car il avait indiqué qu'"aucune appréciation précise ne peut être faite, vu le tableau excessif et contradictoire quant au fonctionnement de l'assurée dans son quotidien". Dans ce contexte, la recourante fait grief aux juges cantonaux de n'avoir pas tenu compte de la diminution de son rendement dans la réalisation proprement dite des tâches ménagères en raison de ses troubles psychiques. A son avis, il ressort du rapport d'enquête économique sur le ménage du 23 avril 2018, du rapport du docteur D.________ du 8 septembre 2015, du rapport du cabinet d'ergothérapie F.________ du 16 novembre 2018, ainsi que des déclarations de son époux devant la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine, le 5 juin 2019, que ses troubles psychiques induisent des limitations non seulement dans la planification des tâches ménagères mais aussi dans leur exécution. Elle en déduit que le taux d'invalidité dans la sphère ménagère est à tout le moins équivalent à celui retenu sur le plan professionnel (55 %), de sorte que son taux d'invalidité global est de 55 %.