Citation: 8C_471/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1975, a travaillé dès l'année scolaire 2005-2006 comme enseignant primaire au sein de l'école B.________. Il a obtenu le titre de maître généraliste dans l'enseignement primaire le 1 er septembre 2007 et a été nommé fonctionnaire par le canton de Genève le 1 er septembre 2008. Le 25 octobre 2013, le Département de l'instruction publique, de la culture et du sport (actuellement Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse; ci-après: le département) a adressé au Groupe de confiance une demande d'ouverture d'investigation contre A.________ et sa collègue C.________ pour des soupçons d'atteinte à la personnalité, voire de harcèlement, dans leurs rapports l'un avec l'autre. Dans son rapport d'investigation du 30 avril 2014, le Groupe de confiance a exclu l'existence d'un harcèlement psychologique de A.________ à l'encontre de C.________, de même que l'existence d'une atteinte d'une certaine gravité à la personnalité ou d'un harcèlement psychologique de celle-ci à l'encontre de celui-là. En revanche, il a retenu que pour la période du 10 juin au 27 août 2013, A.________ avait porté atteinte à la personnalité de sa collègue, motif pris que ses tentatives de rétablir une bonne relation avec celle-ci avaient été contreproductives et qu'il n'avait pas respecté le besoin de distance de l'intéressée. Par décision du 15 mai 2014, le département a ordonné le changement d'affectation de A.________, sur la base du rapport du Groupe du confiance du 30 avril 2014. Cette décision précisait que le changement d'établissement devait être considéré comme un sévère avertissement. A.b. Dès la rentrée scolaire 2014-2015, A.________ a été affecté à l'école primaire D.________ (ci-après: l'école D.________). Le 3 novembre 2016, un entretien de régulation s'est tenu entre le prénommé et E.________, directeur de l'école D.________ (ci-après: le directeur), ensuite de plaintes émises par une collègue, F.________, à l'endroit de A.________. Le 11 novembre 2016, le directeur a demandé à ce dernier de ne contacter F.________ que par courriel et uniquement pour des raisons professionnelles. Le 11 avril 2018, le directeur a convoqué A.________ à un entretien de service agendé au 4 mai 2018, en vue de l'entendre au sujet de reproches formulés à son encontre par deux collègues, G.________ et H.________; il l'a par ailleurs informé qu'il était provisoirement libéré de son obligation de travailler. Ensuite de l'entretien de service du 4 mai 2018, le directeur a maintenu cette libération provisoire de l'obligation de travail et a indiqué qu'il envisageait de demander à sa hiérarchie de saisir le Groupe de confiance d'une nouvelle demande d'investigation à l'encontre de A.________. Par décision du 20 juin 2018, le Conseil d'État a confirmé la libération de l'obligation de travailler de l'employé à compter du 11 avril 2018. A.c. Le 14 janvier 2019, le Groupe de confiance a rendu un rapport d'investigation qui faisait suite à une demande d'ouverture d'investigation du 30 mai 2018 du département contre A.________. Il a conclu à l'absence d'atteinte à la personnalité d'une certaine gravité et de harcèlement psychologique de la part du prénommé à l'encontre de ses collègues F.________, G.________ et H.________. Il relevait toutefois que la similarité des plaintes émises contre l'intéressé avait révélé chez lui un mode relationnel inadéquat, caractérisé par la recherche d'une complicité allant au-delà du cadre professionnel, une insistance créant un malaise chez l'interlocutrice, une sensibilité aigüe à la manière dont ses collègues le considéraient, une propension à se sentir traité avec hostilité, ainsi qu'une communication complexe, souvent contradictoire et ambiguë. Le Groupe de confiance indiquait encore que ces traits de caractère avaient déjà été relevés en 2014 et que la répétition des comportements problématiques dénotait une absence de prise de conscience. Il s'interrogeait sur la capacité de A.________ à maintenir dans la durée des relations adéquates et respectueuses, en particulier dans des contextes de collaboration étroite avec ses collègues. Par décision du 1 er mars 2019, le département a repris les conclusions contenues dans le rapport du Groupe de confiance du 14 janvier 2019, en relevant que les remarques complémentaires y figurant concernant le comportement de A.________ appelaient une réaction de l'autorité d'engagement.