Citation: 1C_119/2017 E. B

Les époux ont cessé de faire ménage commun le 19 juin 2015 (cf. convention de mesures protectrices de l'union conjugale signée par les époux le 11 juin 2015 et procès-verbal de l'audience devant le Tribunal régional du 14 septembre 2015). Par courrier du 1 er septembre 2015, le SEM a informé A.________ qu'il se voyait contraint d'examiner s'il y avait lieu d'annuler sa naturalisation facilitée, compte tenu de cette séparation. Invité à se déterminer, le prénommé a, par pli du 15 septembre 2015, exposé que les époux ont pris la décision de se séparer lorsqu'il est arrivé en fin de droit des prestations de l'assurance-chômage afin de pouvoir bénéficier de mesures d'insertion professionnelle; il n'avait pas droit à ces mesures de soutien s'il faisait ménage commun avec son épouse, celle-ci étant propriétaire d'une maison et disposant par ailleurs d'économies considérables. Interrogée le 12 janvier 2016 dans le cadre de la procédure en annulation de la naturalisation facilitée de A.________, B.________ a déclaré qu'ils n'avaient pas connu de problèmes conjugaux et qu'ils avaient décidé de se séparer en raison des renseignements obtenus au sujet des mesures d'intégration professionnelle. A la question de savoir si une reprise de la vie commune était envisagée, la prénommée a répondu: "c'est une question à laquelle je ne peux pas répondre; notre but est qu'il puisse trouver du travail et avoir une situation professionnelle stable; s'il devient autonome financièrement, qu'il trouve un travail fixe et stable, nous pourrons discuter de la reprise de la vie commune ". A.________ a déposé des observations à ce sujet en date du 18 février 2015. Par décision du 8 avril 2016, le SEM a prononcé l'annulation de la naturalisation facilitée accordée à A.________.