Citation: 6B_1354/2020 E. 3.9

3.9. Pour le surplus, le recourant conteste toute intention de s'enrichir illégitimement en opposant, sous cet angle également, avoir en définitive payé la facture. La cour cantonale a retenu que le recourant avait agi avec conscience et volonté en relevant qu'il avait notamment déclaré avoir donné de fausses informations pour obtenir du matériel à bon prix auprès du fournisseur et qu'il avait agi ainsi afin d'obtenir un avantage économique auquel il ne pouvait pas prétendre. En l'absence de toute critique sous l'angle de l'arbitraire, la discussion proposée par le recourant, au mieux appellatoire, est irrecevable en tant qu'il remet en question la constatation du contenu de sa pensée (v. supra consid. 2.2). Le recourant perd également de vue que si l'escroquerie suppose, au plan subjectif, un dessein d'enrichissement illégitime, l'infraction est consommée avant même tout enrichissement, dont la réalisation ne constitue donc pas un élément objectif de l'infraction (ATF 119 IV 210 consid. 4b; arrêts 6B_653/2021 du 10 février 2022 consid. 1.5.3; 6B_42/2009 du 20 mars 2009 consid. 7.3.1).