Citation: 5A_930/2014 E. 6.2.2

6.2.2. La recourante ne soulève pas de grief de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80. Elle prétend en revanche qu'un retour au Bélarus mettrait l'enfant dans une situation intolérable, puisqu'un placement auprès de son père ne serait manifestement pas dans son intérêt (art. 13 al. 1 let. b CLaH80). Or, sa critique se fonde essentiellement sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, et dont elle ne prétend pas qu'ils auraient été arbitrairement omis, à savoir des faits irrecevables (cf. supra consid. 1.2). Il en va notamment ainsi des allégations selon lesquelles le père aurait accusé l'enfant d'être à l'origine des disputes du couple; selon lesquelles l'appartement du père à U.________ serait délabré; selon lesquelles le père aurait à de réitérées reprises menacé son fils de le placer en foyer. S'agissant des doutes exprimés en relation avec l'emploi du père à U.________, outre qu'ils ne sont pas de nature à démontrer qu'il serait arbitraire d'avoir retenu que le père a un emploi dans cette ville, on ne discerne quoi qu'il en soit pas l'influence qu'ils pourraient avoir sur le sort de la cause. Quant aux faits dont la recourante affirme qu'ils ont été arbitrairement omis, à savoir notamment que le père serait psychologiquement instable et aurait fait preuve de violence à son égard devant l'enfant, il a déjà été relevé que la critique était irrecevable (cf. supra consid. 5.3). S'agissant des craintes d'être placé en foyer exprimées par l'enfant, il a été relevé à juste titre par la Chambre des curatelles qu'elles devaient être appréciées avec la plus grande circonspection, au vu de son jeune âge et du fait que l'on ne pouvait exclure que ses propos aient été induits par sa mère. Il est au demeurant douteux qu'elles suffisent à démontrer l'existence d'un risque grave pour l'enfant au sens de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80. Les considérations de la recourante au sujet du risque qu'elle n'obtienne pas la garde à l'issue de la procédure d'attribution du droit de garde, au regard du droit biélorusse, sont mal fondées, puisqu'elles reviennent à procéder à un examen sur le fond de la question du droit de garde (cf. supra consid. 6.1.2). Enfin, les allégations relatives à l'interdiction de périmètre qui aurait été prononcée à l'encontre du père ne sauraient être prises en considération dans la mesure où elles se fondent sur une pièce irrecevable (cf. supra consid. 1.2). En définitive, au vu des faits de la cause, les considérations de la Chambre des curatelles selon lesquelles le père s'est souvent occupé de son fils, rien n'indiquant par ailleurs qu'un placement de l'enfant auprès de son père ne serait pas manifestement dans son intérêt, la séparation d'avec la mère ne constituant en outre pas à elle seule une cause de refus du retour puisque l'enfant est âgé de plus de 8 ans et demi, sont conformes aux art. 13 al. 1 let. b CLaH80 et 5 LF-EEA.