Citation: C 51/02 20.06.2002 E. 4

4.- Lorsqu'elles statuent, en cours d'année, sur le droit d'un assuré à des indemnités compensatoires, les caisses de chômage ignorent si une gratification sera versée, à bien plaire, par l'employeur. Il leur appartient donc, si elles apprennent le versement d'une telle gratification, de procéder à une révision des décisions d'allocation d'indemnités compensatoires déjà entrées en force (cf. ATF 126 V 399), au motif que la prestation de travail de l'assuré s'est finalement avérée plus rémunératrice qu'initialement annoncée. Une telle révision, assortie d'une décision de restitution de prestation, se fonde sur l'art. 95 al. 1 LACI, ainsi que la jurisprudence y relative (arrêt V. du 14 novembre 2001 [C 45/01]). En l'occurrence, le calcul rectificatif de la caisse n'est pas contesté et n'apparaît du reste pas sujet à discussion. C'est donc à bon droit, dans le cas particulier, que la caisse a exigé la restitution des indemnités versées à tort pour les périodes de contrôle en cause.