Citation: I 929/06 06.11.2007 E. 1

Ces reproches ne sont pas de nature à mettre en cause la valeur probante du rapport d'expertise. En effet, la jurisprudence citée par les premiers juges rappelle qu'un rapport médical, pour être probant, doit se fonder sur des examens approfondis, tenir compte des affections dont se plaint l'assuré, être établi en connaissance de l'anamnèse, reposer sur un exposé cohérent du contexte médical, apprécier clairement la situation médicale et contenir des conclusions motivées, ce qui est le cas en l'occurrence. L'absence de réponse à une question, a fortiori le fait de répondre à une question qui ne se pose pas, ne saurait donc en aucun cas insinuer un doute quant à la valeur probante d'un tel document. Cela est d'autant plus vrai que la juridiction cantonale a pu déduire du dossier une réponse pertinente à ces questions. Ainsi, de l'analyse de pièces médicales qui rapportent l'évolution de l'état de santé ou les limitations fonctionnelles non contestées, du descriptif des tâches que recoupe l'activité de sophrologue produit par le service de réadaptation de l'administration ou esquissé par l'intéressée, les autorités compétentes ont pu inférer le taux de capacité de travail de cette dernière dans l'activité mentionnée ou la date à compter de laquelle une reprise du travail en général était exigible. On ajoutera que le fait de prendre position sur l'aptitude de la recourante à exercer le métier d'infirmière n'est pas totalement vide de sens dès lors que celle-ci est titulaire d'un tel diplôme et qu'en vertu du principe général de diminution du dommage (sur cette notion, cf. ATF 123 V 230 consid. 3c p. 233, 117 V 274 consid. 2b p. 278, 394 consid. 4b p. 399 ss et les arrêts cités), on aurait pu exiger d'elle qu'elle reprenne cette profession. Enfin, la mention de l'avis du service médical de l'office intimé dans le mandat d'expertise ne démontre pas concrètement en quoi le rapport des experts serait entaché de partialité. De plus, l'allusion de l'intéressée relative aux articles parus dans la presse au sujet du docteur O.________ est dénuée de toute pertinence dans la mesure où les compétences professionnelles de ce praticien n'ont jamais été remises en question. 4.2.2 Dans son rapport du 24 septembre 2005, le docteur B.________ fait état d'une atteinte neurologique objectivée, de douleurs persistantes et handicapantes, mais ne chiffre pas l'influence de ces éléments sur la capacité de travail. On relèvera à cet égard que le diagnostic de polyneuropathie posé par le docteur E.________ le 31 mai 2002 n'a jamais été remis en question et que l'existence de séquelles et de douleurs a été attestée par tous les médecins consultés, y compris les experts. On ne voit dès lors pas en quoi l'opinion du médecin traitant divergerait de celle des médecins de l'Hôpital X.________ ou infirmerait la position des premiers juges quant à une amélioration de l'état de santé, d'autant plus que le docteur B.________ s'est toujours contenté de rapporter les résultats des examens pratiqués par ses confrères, ne s'est jamais directement exprimé sur la capacité de travail et s'est même expressément déclaré d'accord avec les conclusions des experts. Le docteur G.________ a précisé ses conclusions à la demande de la recourante qui estimait que celles-ci avaient toujours été interprétées de manière erronée. Son rapport daté du 13 octobre 2006 ne change toutefois rien à l'appréciation du cas par la juridiction cantonale dans la mesure où il ne contient qu'une retranscription des propos de l'intéressée et de son mari quant aux douleurs ressenties en 2002/2003. On ajoutera que la mention de ces douleurs apparaît dans le premier rapport du praticien et qu'il en a été tenu compte dans l'évaluation de la capacité de travail. Ses prises de position des 23 avril et 2 juin 2004 ne sauraient en outre être considérées comme contradictoires, puisqu'il s'est successivement exprimé sur la capacité de travail dans trois activités différentes (adaptée, sophrologie, secrétariat). 4.3 La recourante reproche encore aux premiers juges de ne pas avoir tenu compte de son courrier du 30 mars 2006 faisant état d'une péjoration de son état de santé nécessitant une prochaine hospitalisation. L'argumentation consistant à produire après coup la demande d'admission à la Clinique Y.________ et à juger insuffisante la prise de renseignements par l'office intimé auprès du docteur G.________ n'est pas de nature à remettre en question la motivation de la juridiction cantonale. En effet, l'annonce du 30 mars 2006 ne pouvait en aucun cas être comprise comme une demande de suspension de la procédure puisque l'intéressée se contentait d'alléguer une aggravation de son état de santé sans produire la moindre pièce pour l'étayer. Il apparaît même que l'annonce d'hospitalisation mentionne un centre de rééducation de la CNA, ce qui laisse supposer qu'aucune affection nouvelle n'est apparue. Ce fait est d'ailleurs confirmé par la demande d'admission déposée en instance cantonale et qui fait état d'un séjour dont le but est la réadaptation ou le reconditionnement. 4.4 La recourante reproche enfin aux premiers juges d'avoir insuffisamment instruit le dossier sur le point de l'incapacité de travail en relation avec les activités ménagères. On notera à cet égard que l'enquêteur s'est fondé sur la description faite par l'intéressée des tâches qu'elle accomplissait dans son ménage. Celle-ci veut désormais revenir sur ses dires. Dans de telles circonstances, le Tribunal fédéral estime qu'il faut s'en tenir aux premières déclarations (ATF 121 V 47 consid. 2a et les références; VSI 2000 p. 201 consid. 2d; voir également le commentaire de Kieser/Pribnow, paru in PJA 2000 p. 1195). On ajoutera que l'argumentation de la recourante concernant le taux retenu dans chaque champ d'activité vise uniquement à substituer sa propre appréciation à celle du gestionnaire du dossier sans se fonder sur un quelconque élément objectif. 4.5 Il apparaît dès lors que l'argumentation de l'intéressée ne met en évidence jusque-là aucune irrégularité dans la constatation des faits par la juridiction cantonale.