Citation: 9C_738/2023 E. 5

La juridiction cantonale a examiné les nombreux rapports déposés par les médecins traitants depuis le dépôt de la demande de prestations, y compris celui des docteurs B.________ et C.________ du 23 mars 2023. Elle en a déduit que, malgré les différents termes utilisés, l'assuré souffrait de lombalgies chroniques sur troubles dégénératifs pluri-étagés, de douleurs chroniques diffuses (polyarthralgies) et d'une coxarthrose bilatérale. Elle a constaté que les divers examens avaient permis d'exclure une étiologie inflammatoire, infectieuse, auto-immune, métabolique, toxique, fracturaire ou tumorale. Elle a en outre relevé que l'examen psychiatrique réalisé dans le cadre de l'expertise avait mis en évidence un syndrome de détresse physique léger révélant un état douloureux chronique, sans anomalie ostéo-articulaire ou neurologique susceptible d'expliquer l'intensité des plaintes ou d'évoquer une maladie spécifique. Elle a dès lors apprécié la situation à l'aune des indicateurs jurisprudentiels établis en matière de troubles sans substrat organique. Elle a inféré du rapport d'expertise pluridisciplinaire que les atteintes à la santé dont souffrait le recourant n'étaient pas graves, les constatations objectives faites par les experts contrastant avec les limitations fonctionnelles sévères rapportées sur le plan somatique et une accentuation du degré d'attention porté aux douleurs ayant été relevé sur le plan psychiatrique. Elle a considéré qu'il n'existait vraisemblablement plus d'option thérapeutique susceptible de soulager les douleurs étant donné la nature non objectivable des pathologies diagnostiquées mais que des mesures de réadaptation étaient à même d'exercer une influence positive sur la capacité de travail. Elle a en outre constaté que les comorbidités orthopédiques avaient été retenues comme facteurs réduisant la capacité de travail de moitié dans l'activité habituelle mais pas dans une activité adaptée, que l'assuré possédait de nombreuses ressources tant sur le plan personnel qu'externe et que le maintien d'un certain niveau d'activité exigeant un investissement physique plus ou moins important (apiculture, bricolage) mettait en lumière un comportement partiellement incohérent et incompatible avec les douleurs alléguées. Elle a en conséquence considéré que les atteintes à la santé diagnostiquées ne présentaient pas un caractère suffisamment invalidant qui empêcherait le recourant de travailler dans une activité adaptée. Elle a constaté, en fonction des proportions admises par les experts, une capacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle et 100 % dans une activité adaptée. Elle a en outre indiqué ne pas tenir compte de l'avis des docteurs B.________ et C.________ du 23 mars 2023 dans la mesure où ces médecins ne prenaient pas position sur le rapport d'expertise et fondaient leur évaluation principalement sur les plaintes de l'assuré.