Citation: 7B_849/2023 E. A

A.a. Par plusieurs ordonnances rendues les 7 octobre, 4 novembre 2021 et 26 août 2022, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) a ordonné une investigation secrète et des mesures techniques de surveillance, lesquelles visaient un bar à U.________. Il ressort de ces ordonnances que la police judiciaire menait une enquête concernant un important réseau de trafic de stupéfiants portant sur de grandes quantités de cocaïne et de haschich, substances qui étaient écoulées depuis un bar; les moyens traditionnels d'enquête n'ayant pas permis de comprendre le fonctionnement du réseau (méthodes d'approvisionnement, écoulement de la marchandise, identification des commanditaires), seul l'engagement d'un agent infiltré, respectivement l'installation de mesures techniques de surveillance, pouvait permettre de faire progresser l'enquête. Dans des ordonnances rendues le 8 octobre 2021, le 5 novembre 2021 et le 29 août 2022 (OTMC_1), le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : le TMC) a autorisé l'investigation secrète et les mesures de surveillance secrète précitées. Il les a ensuite régulièrement prolongées, notamment par ordonnances des 31 janvier 2022, 4 mai 2022, 3 juin 2022 (OTMC_2), 25 novembre 2022 (OTMC_3), 2 décembre 2022 (OTMC_4) et 6 mars 2023 (OTMC_5). A.b. Dans son ordonnance du 30 janvier 2023, le Ministère public a relevé que la mesure de surveillance secrète du bar avait permis d'établir l'implication de A.________ dans le trafic de stupéfiants s'y déroulant et qu'il se justifiait donc de placer un système de surveillance par vidéo sur la porte palière de son appartement. Ce même jour, il a également ordonné la pose d'un système de géolocalisation sur le véhicule automobile du précité. Par ordonnances du 30 janvier 2023 (OTMC_6 et OTMC_7), le TMC a autorisé ces deux mesures de surveillance secrète. A.c. Le 14 avril 2023, le Ministère public a autorisé l'exploitation des mesures de surveillance ordonnées notamment contre A.________. Selon cette ordonnance d'extension, la surveillance avait en effet révélé que le précité jouait un rôle de fournisseur; il était précisé que ce dernier était visé dès l'origine de la surveillance en tant que personne - certes alors inconnue - suspectée. Par ordonnance du 19 avril 2023 (OTMC_8), le TMC a en particulier autorisé l'exploitation des données recueillies contre A.________ par le biais de l'investigation secrète et des mesures techniques de surveillance ordonnées précédemment. A.d. A.________ a été arrêté le 30 mai 2023. Le lendemain, il a été mis en prévention pour infraction grave au sens de l'art. 19 al. 1 et 2 de la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121) en raison de soupçons de participation à un important trafic de stupéfiants. A l'issue de son audition par le Ministère public, il a été remis en liberté. A.e. Lors de l'audition du 5 juin 2023 devant le Ministère public, les prévenus - dont A.________ - ont été informés des mesures de surveillance secrète mises en oeuvre en ce qui les concerne, des ordonnances y relatives rendues par le TMC et de leur droit de faire recours contre celles-ci. A.f. Le 6 juin 2023, le Ministère public a mis un terme à l'investigation secrète.