Citation: 4A_77/2015 E. 1.3

1.3. A.A.________ et B.A.________ ont réitéré, par lettres du 16 octobre 2014, leur demande d'annulation de la susdite transaction. Invités par le juge instructeur de la Cour civile à lui indiquer si lesdites lettres devaient être considérées comme des recours contre le prononcé du 16 juillet 2014, A.A.________ a répondu par l'affirmative, tandis que D.________ a annoncé le dépôt d'une nouvelle écriture, ce qu'elle a fait le 10 novembre 2014 en déclarant recourir contre ledit prononcé et en concluant à l'annulation de la transaction judiciaire pour cause d'erreur essentielle. Par arrêt du 18 novembre 2014, la Chambre des recours civile du même Tribunal a déclaré le recours irrecevable. Invoquant l'art. 332 CPC, aux termes duquel la décision sur la demande de révision peut faire l'objet d'un recours, elle a constaté que, par leurs lettres du 16 octobre 2014, A.A.________ et B.A.________ n'avaient pas manifesté leur intention de former un recours contre le prononcé d'irrecevabilité du 16 juillet 2014 et que, lorsqu'à l'invitation du juge instructeur de la Cour civile, ils avaient articulé le mot "recours", en précisant que celui-ci était dirigé contre la décision du 16 juillet 2014, le délai de 30 jours fixé à l'art. 321 al. 1 CPC avait déjà expiré, de sorte que le recours était tardif. La Chambre des recours a ajouté que, même s'il n'avait pas été déposé tardivement, le recours en question aurait de toute façon été déclaré irrecevable dès lors que ses auteurs ne présentaient ni motifs ni conclusions qui fussent dirigés contre le prononcé d'irrecevabilité pour cause de tardiveté.