Citation: 4P.78/2006 09.06.2006 E. 4

La recourante reproche enfin aux juges valaisans d'avoir apprécié arbitrairement les preuves. A cet égard, elle part de l'idée que le Tribunal cantonal s'est fondé sur la réelle et commune intention des parties pour conclure à l'existence d'un contrat entre les marchands de fer et l'intimé de même que pour déterminer le contenu de ce contrat. Cette prémisse est erronée, comme on l'a déjà relevé. La cour a bien plutôt interprété le comportement et les déclarations des représentants de l'intimé selon le principe de la confiance. Ce principe permet d'imputer à une partie le sens objectif de sa déclaration ou de son comportement, même si celui-ci ne correspond pas à sa volonté intime (ATF 130 III 417 consid. 3.2 et les arrêts cités). Aussi la cour cantonale n'a-t-elle pas versé dans l'arbitraire en ne tenant pas compte des preuves relatives à la volonté intime de l'intimé, resp. à celle des représentants de cette partie. Il n'est pas arbitraire de ne pas prendre en considération des faits qui ne sont pas pertinents pour résoudre le problème juridique litigieux. Le moyen pris de l'appréciation arbitraire des preuves est, dès lors, infondé.