Citation: 6B_101/2021 E. 3.4.4

3.4.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu un chiffre d'affaires important de 110'800 francs. Or, faute de pouvoir arrêter un montant de cocaïne déterminé remis à B.________, le chiffre d'affaires serait de maximum 93'800 fr., montant qui n'est pas considéré comme un chiffre d'affaires important. En toute hypothèse, la cour cantonale ne pouvait pas prendre en considération le chiffre d'affaires de 110'800 fr. dans la fixation de la peine, en raison de l'interdiction de la double prise en considération. Dans la mesure où son premier argument repose sur un chiffre d'affaires inférieur à celui retenu par la cour cantonale sans que celle-ci l'ait établi de manière arbitraire, il est sans objet. L'interdiction de la double prise en considération, dénoncée par le recourant à l'appui de son moyen, signifie que les circonstances qui conduisent à élever ou à diminuer le cadre de la peine ne doivent pas être prises en considération une seconde fois comme éléments aggravants ou atténuants dans le cadre modifié de la peine, sans quoi l'auteur pâtirait ou bénéficierait deux fois de la même circonstance (ATF 142 IV 14 consid. 5.4 p. 17; arrêt 6B_289/2020 du 1 er décembre 2020 consid. 13.3.3). Toutefois, le juge peut apprécier l'importance que ces circonstances revêtent dans le cas particulier dans le cadre de l'art. 47 al. 2 CP. En effet, le juge fixe la peine en fonction de la gravité de la faute qui doit être évaluée au regard des circonstances de l'infraction et de la personne de l'auteur (arrêt 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.3). En l'espèce, la cour cantonale a retenu le chiffre d'affaires de 110'800 fr. engendré par le trafic et en a ainsi tenu compte de manière concrète dans le cadre de la faute du recourant d'une manière qui échappe à toute critique. Le grief doit partant être rejeté.