Citation: 6F_30/2022 E. 9

Il est vrai que le Tribunal fédéral examine d'office (art. 29 al. 1 LTF) et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 147 I 89 consid. 1; 146 IV 185 consid. 2). Conformément à une jurisprudence bien établie il n'en incombe pas moins à la partie recourante, en vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, d'alléguer les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir, à tout le moins lorsque cela ne peut être déduit sans ambiguïté de la nature de l'affaire (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 et les références citées). Il lui incombait, de même, d'exposer en quoi la décision querellée violait le droit (art. 42 al. 2 LTF), respectivement en quoi ses droits fondamentaux avaient été violés (art. 106 al. 2 LTF). Il s'ensuit qu'il incombait au demandeur en révision en sa qualité de recourant dans la procédure 6B_815/2022 précitée, d'alléguer clairement une éventuelle atteinte à sa santé et que cette atteinte résultait directement de l'infraction dénoncée ainsi que de désigner sans ambiguïté les éléments de preuve ressortant du dossier censés, à ses yeux, établir ou tout au moins rendre vraisemblables ces faits, respectivement de produire ces éléments de preuve à l'appui de son recours, s'il en disposait, dans les limites fixées par l'art. 99 al. 1 LTF. L'intéressé, qui a lui-même souligné n'avoir été atteint que " par ricochet ", ne pouvait pas non plus se contenter de renvoyer à des écritures antérieures, de surcroît dans une procédure parallèle, une telle manière de procéder ne répondant manifestement pas aux exigences de motivation d'un recours au Tribunal fédéral (ATF 143 IV 122 consid. 3.3). Il ne peut donc rien déduire en sa faveur de ses développements portant sur la maxime inquisitoire. Faute d'avoir satisfait à son obligation de motiver son recours conformément aux exigences légales, il ne saurait imputer au Tribunal fédéral une inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF (cf. en relation avec les exigences de motivation accrues en matière de griefs portant sur l'établissement des faits: arrêt 2F_3/2020 du 24 juin 2020 consid. 2.2). Cela conduit au rejet de la demande de révision tant en relation avec l'insuffisance de la motivation du recours en matière pénale sur la question de la qualité de lésé en procédure cantonale, qu'en ce qui concerne la qualité pour recourir en matière pénale au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.