Citation: 5A_931/2015 E. 3.2

3.2. Les recourants soutiennent d'abord qu'ils ne disposeraient d'aucun moyen de droit public permettant d'assurer une issue carrossable à leur parcelle, de sorte que le litige devait s'examiner sous l'angle de l'art. 694 CC. Ils affirment ensuite que la cour cantonale n'aurait eu qu'une lecture partielle et donc fausse du rapport d'expertise. Il ressortait en effet de celui-ci que les travaux permettant de rétablir l'assiette de la servitude étaient exorbitants dès lors qu'ils nécessitaient la démolition d'un mur de soutènement, la suppression d'une fenêtre du rez-de-chaussée du bâtiment érigé sur la parcelle no 1401 ainsi que la destruction d'un balcon de cet immeuble qui empiétait sur l'assiette de la servitude. Les recourants en déduisent que ces travaux, qui, au demeurant, ne permettraient pas d'assurer l'accès suffisant pour des véhicules de chantier, seraient hors de proportion avec la concession du droit de passage qu'ils sollicitaient. Les recourants relèvent enfin que la cour cantonale aurait par ailleurs omis qu'ils ne pouvaient plus, de bonne foi, exiger le réaménagement de la servitude de passage en tant que ces limitations à l'exercice de la servitude étaient visibles sur le terrain lorsqu'ils avaient acquis leur bien-fonds.