Citation: 1C_186/2018 E. 1

Dans son rapport du 13 octobre 2011, le Docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué une utilisation d'alcool nocive pour la santé ainsi qu'un trouble du caractère empêchant l'intéressé de dissocier alcool et conduite automobile et a conclu à l'inaptitude de l'intéressé à la conduite. Par décisions du 7 décembre 2011, la Commission a ordonné le retrait du permis de conduire de A.________ pour une durée de six mois. Elle a subordonné le maintien du droit de conduire à une abstinence totale de toute consommation d'alcool, à un suivi médical régulier auprès du médecin traitant à raison d'un contrôle sanguin mensuel inopiné durant une période de six mois et à un examen toxicologique par analyse capillaire au début du mois d'août 2012. Statuant le 24 avril 2012 sur recours de l'intéressé, la IIIe Cour administrative du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a confirmé la décision de retrait d'admonestation et a réformé la décision relative au maintien conditionnel du permis de conduire qu'elle a subordonné à un contrôle inopiné chaque deux mois, durant une période de six mois, sur les plans clinique et biologique. Se fondant sur le résultat des deux analyses effectuées et sur le préavis défavorable de son médecin-conseil, la Commission a prononcé le 6 décembre 2012 le retrait préventif du permis de conduire de A.________ pour une durée indéterminée. Elle l'a enjoint à se soumettre à une expertise médicale et psychologique auprès de l'Unité de médecine et psychologie du trafic du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après, l'UMPT). Le recours formé contre cette décision a été déclaré irrecevable le 8 juillet 2013. A.________ s'est soumis à cette expertise en novembre 2013 ainsi qu'à des analyses sanguines et capillaires. A la même période, il a été dénoncé pénalement pour infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants. Entendu par la police, il a indiqué fumer un joint de cannabis environ tous les cinq jours depuis un mois. Le 5 février 2014, les experts de l'UMPT ont rendu un premier rapport au terme duquel ils déclaraient ne pas pouvoir se prononcer en l'état sur l'aptitude à la conduite de A.________, préconisant pour ce faire une abstinence de toute consommation d'alcool et de drogue durant trois mois. Dans un rapport complémentaire du 3 juillet 2014, ils ont conclu à l'inaptitude à conduire de l'intéressé en raison d'une problématique d'alcool. Le 30 octobre 2014, la Commission a prononcé le retrait de sécurité du permis de conduire de A.________ à compter du 14 janvier 2013 et a subordonné sa réadmission à la circulation routière à une abstinence d'alcool contrôlée pendant six mois au moins, à la production d'un rapport attestant d'un suivi alcoologique sur la même période et à la présentation d'une nouvelle expertise simplifiée favorable de l'UMPT à effectuer au terme de la période de contrôle. Le recours formé contre cette décision a été déclaré irrecevable le 8 mai 2015. L'expertise simplifiée a été déposée le 16 novembre 2016. Leurs auteurs concluent à l'inaptitude de l'intéressé à conduire des véhicules automobiles. Ils ont estimé nécessaire avant toute remise au bénéfice du droit de conduire que A.________ poursuive une abstinence d'alcool et de produits stupéfiants, effectue une analyse capillaire et une prise d'urine, maintienne son suivi psychiatrique pendant au moins une année et présente un certificat d'un opticien attestant d'une acuité visuelle suffisante pour la conduite. L'ensemble de ces exigences ayant été satisfaites, la Commission a, par décision du 8 juin 2017, révoqué le retrait de sécurité prononcé le 30 octobre 2014 et a réadmis A.________ à la circulation routière moyennant le respect des conditions suivantes: - poursuite de l'abstinence de toute consommation d'alcool sur une période de douze mois au minimum contrôlée par deux prises capillaires (six cm de cheveux par examen), en décembre 2017 et en juin 2018; - poursuite de l'abstinence de toute consommation de produits stupéfiants contrôlée par prise d'urine au minimum trois fois par mois sur une période de douze mois au minimum, un premier rapport médical devant être présenté en décembre 2017, un second en juin 2018; - poursuite du suivi psychiatrique durant une période de douze mois et production, dans les mêmes délais, d'un rapport attestant de ce suivi et de la parfaite aptitude à conduire. Au terme d'un arrêt rendu le 9 mars 2018 sur recours de A.________, la IIIe Cour administrative du Tribunal cantonal a modifié cette décision en ce sens que, pour la seconde période (de février à juin 2018), l'abstinence de toute consommation de produits stupéfiants doit être contrôlée cliniquement et biologiquement par le médecin de l'intéressé à l'improviste et sous contrôle visuel par prise d'urine au minimum une fois tous les deux mois (soit une fois en mars/avril 2018 et une fois en mai/juin 2018). A.________ a recouru le 23 avril 2018 contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral en concluant à l'annulation des décisions prises par le Tribunal cantonal et la Commission. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. Le Tribunal cantonal a produit son dossier.