Citation: 2C_428/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant se prévaut d'une violation du principe de célérité à trois égards. Tout d'abord, il reproche aux autorités de n'avoir entrepris aucune mesure en vue de son identification entre le 25 janvier 2021 et le mois de décembre 2021, soit pendant qu'il se trouvait en détention pénale provisoire. Il leur fait ensuite grief de n'avoir pas remplacé l'agent qui devait l'escorter à son audition du 29 novembre 2022 par la délégation de Gambie, avec pour conséquence que celle-ci n'avait pas pu avoir lieu et avait été repoussée à une date indéterminée au second semestre de 2023. Enfin, il leur reproche de ne pas avoir repris contact avec les autorités sénégalaises depuis le 16 mars 2023, afin de savoir où en étaient les vérifications supplémentaires sur son identité que ces autorités avaient annoncé vouloir effectuer, et d'être ainsi demeurées inactives pendant plus de deux mois au moment de l'arrêt attaqué.