Citation: 1C_160/2017 E. 7.2

7.2. L'instance précédente a retenu que les travaux avaient débuté au plus tard en automne 2015 par la démolition du chalet existant, à savoir dans le délai de validité du permis expirant en janvier 2016. Elle relevait que, selon la clause litigieuse, le permis de construire était soumis au respect de deux délais différents, dont l'un était manifestement plus court que l'autre. La formulation de cette clause était ambiguë et manifestement contradictoire. Elle a considéré que, dans ces circonstances, on ne pouvait opposer aux constructeurs l'écoulement du délai échéant à la fin juin 2015 qui ne correspondait pas au système légal en vigueur dans la commune et le canton. Les art. 53 al. 1 de l'ordonnance sur les constructions (OC; RS/VS 705.100) et 10.2 let. a RIC prévoyaient en effet que l'autorisation de construire devenait caduque si l'exécution du projet n'avait pas commencé dans les trois ans dès son entrée en force, la construction d'un bâtiment étant réputée commencée lorsque les semelles ou le radier de fondation sont exécutés. En l'occurrence, les recourants se contentent d'affirmer que les dispositions légales fédérales, cantonales et communales n'empêchaient pas une autorité de police des constructions d'imposer un délai supplémentaire plus contraignant. Ils ajoutent que le Tribunal cantonal aurait arbitrairement fait abstraction de cette condition pourtant claire et précise imposée par l'autorité. Ce faisant, les recourants ne font que substituer leur propre appréciation à celle de l'instance précédente, sans critiquer les motifs retenus par celle-ci. Leur argumentation ne répond ainsi pas aux exigences accrues de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, de sorte que leur critique est irrecevable. En tout état, la motivation développée par l'instance précédente ne saurait être taxée de choquante ou de contraire à l'équité.