Citation: I 24/02 30.12.2002 E. 4

Lorsque le Tribunal fédéral des assurances rend un arrêt de renvoi - comme en l'espèce -, ses considérants lient aussi bien l'autorité de renvoi que la Cour de céans, laquelle ne saurait revenir sur sa décision à l'occasion d'un recours subséquent (RAMA 1999 no U 331, p. 127 consid. 2 et les références; Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I, n. 42 ad art. 38, p. 327 sv). En l'occurrence, il ressort sans équivoque des considérants rapportés ci-dessus (consid. 3) que le droit du recourant à la prise en charge par l'AI de son apprentissage d'opticien devait exclusivement être examiné par les premiers juges à l'aune des conditions fixées par l'art. 17 LAI. Partant, ceux-ci, ne pouvaient, comme ils l'ont fait, à la fois admettre que ces conditions étaient réunies et dénier à l'assuré tout droit aux prestations au motif qu'il avait abandonné, pour des raisons de convenance personnelle, un premier reclassement supporté par l'AI. Cette manière de voir est incompatible avec le sens de l'arrêt du 2 mai 2000, dans lequel la Cour de céans a reconnu - de manière au moins implicite - le droit de l'assuré d'interrompre une mesure de reclassement pour entreprendre une nouvelle formation aux frais de l'assurance-invalidité, sous réserve que cette seconde formation satisfasse aux exigences légales requises - ce qui est manifestement le cas en l'espèce comme l'ont constaté à juste titre les premiers juges. Le recours se révèle ainsi bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: