Citation: C 50/04 26.07.2005 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a nié le droit de l'assuré à l'indemnité de chômage durant les périodes déterminantes, au motif que, même si l'intéressé a subi un chômage complet du 1er janvier au 30 septembre 1999, son épouse a toutefois gardé sa qualité d'associée, sans que l'on puisse nier qu'elle ait eu une influence sur les décisions de l'entreprise. Cette influence est établie au degré de la vraisemblance prépondérante par le fait que la société a accepté le mandat de l'entreprise Y.________, afin de procurer un emploi au recourant postérieurement au rachat de la part majoritaire et à sa réinscription au registre du commerce en qualité d'associé gérant avec signature individuelle. De son côté, le recourant ne conteste pas qu'en sa qualité d'associée, son épouse ait pu exercer une influence sur la décision de la société de le réengager en tant que directeur, à plein temps et pour une durée indéterminée, à partir du 1er octobre 1999. En revanche, il fait valoir que la société a cessé toute activité durant les huit premiers mois de l'année 1999, de sorte qu'elle ne peut avoir eu un dirigeant susceptible d'en déterminer de manière décisive les orientations et l'activité. 4.2 Le point de vue du recourant est mal fondé. Dans un arrêt récent, le Tribunal fédéral des assurances a considéré que, tant qu'elle a la possibilité de remettre en activité l'entreprise, l'associée d'une Sàrl ne perd pas sa qualité de personne qui fixe ou peut influencer considérablement les décisions que prend l'employeur. En effet, le fait que la Sàrl n'a pas réalisé de chiffre d'affaires depuis quelques temps, n'empêche pas l'associée de la remettre en activité. Un arrêt temporaire de l'entreprise ne met pas fin à la qualité de personne assimilable à un employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI (DTA 2004 no 20 p. 195 consid. 4). En l'espèce, l'épouse du recourant ayant gardé cette qualité tout au long des périodes litigieuses, l'intéressé n'avait dès lors pas droit à l'indemnité de chômage durant lesdites périodes. Aussi, du moment que son épouse était dûment inscrite au registre du commerce en qualité d'associée de la Sàrl, l'allocation d'une indemnité de chômage au recourant apparaît-elle sans nul doute erronée. En outre, la rectification des décisions (matérielles) d'octroi de ladite prestation revêt une importance notable, ce qui justifiait leur révocation par voie de reconsidération. Cela étant, la caisse était fondée, par sa décision du 30 juillet 2002 à réclamer à l'assuré la restitution des indemnités de chômage indûment perçues durant les périodes du 1er janvier au 31 mars 1999 et du 15 juin au 30 septembre 1999. Le recours se révèle ainsi mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: