Citation: 5A_557/2024 E. 4.3

4.3. Les recourants considèrent que la cour cantonale " cède à l'arbitraire " lorsqu'elle affirme qu'ils n'ont pas établi leur dommage. Ils lui reprochent d'avoir " purement et simplement " écarté la " prétendue créance de base ", alors que celle-ci s'élèverait à plus de 12'000'000 fr., soit, " à l'évidence ", un montant " plus que conséquent ". De surcroît, il serait, selon eux, " manifeste " qu'un tel séquestre, " qui plus est injustifié ", avait pour effet de priver les sociétés séquestrées des moyens leur permettant de poursuivre leurs activités et de couvrir leurs charges salariales, sociales et même fiscales. Les recourants font également grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de tenir compte de la durée de la procédure. En effet, déjà en 2024, B.________ SA s'était vue refuser le renouvellement du taux fixe pour cinq ans de 2.35 %, en raison du séquestre de ses avoirs. La banque P.________ avait ainsi conditionné la poursuite de son financement à un taux d'intérêts variable de 2.95 %. À la période précitée, la société subissait déjà un surcoût de 0.6 %, correspondant à un montant minimum de 41'000 fr. Dans ces circonstances, tout portait à craindre que le préjudice subi du fait du " séquestre injustifié " ne ferait qu'accroître. Les éléments précités, dont notamment la pièce 1007, n'avaient nullement été pris en considération par la cour cantonale, ce de manière arbitraire et en violation du droit d'être entendu, ainsi que de la jurisprudence. Les recourants ajoutent qu'" [e]n tout état de cause ", le principe du dommage aurait au moins dû être apprécié à l'aune de l'art. 42 al. 2 CO.