Citation: 2A.149/2004 17.03.2004 E. 2

2.1 Le Tribunal administratif a retenu en fait que les époux avaient vécu ensemble pendant neuf mois avant de se séparer en septembre 2002, soit depuis près de dix-huit mois lors du jugement attaqué. Ils n'avaient quasiment plus eu de contacts depuis la séparation, en dépit des allégués contraires du recourant. Par ailleurs, celui-ci affirmait certes sa volonté de reprendre la vie commune, précisant que son épouse déclarait ne pas se sentir prête à cet égard, qu'il évitait de faire pression sur elle et que le revirement de celle-ci résultait de l'influence de son entourage. Toutefois, l'épouse soutenait à l'inverse, et avec une détermination croissante, vouloir maintenir la séparation. Les pressions subies n'étaient de plus ni démontrées, ni même crédibles. En réalité, la séparation perdurait sans que l'on ne puisse déceler de changements notables dans la relation, si bien que les chances d'une reprise de la vie commune paraissaient inexistantes. Ces éléments de fait lient le Tribunal fédéral en vertu de l'art. 105 al. 2 OJ. Il appartient ainsi au recourant de démontrer qu'ils sont mani festement inexacts ou incomplets, ou qu'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure. A cet égard, le recourant persiste à alléguer le maintien de contacts entre les conjoints et l'exercice de pressions par les proches de l'épouse, mais ses déclarations ne sont pas convaincantes et ne démontrent pas l'existence d'une perspective de réconciliation. Le recours s'épuise dès lors dans une vaine contestation des faits retenus par l'autorité intimée à l'issue d'une appréciation complète et soignée des éléments ressortant de l'instruction. Force est ainsi de constater que l'union conjugale est irrémédiablement rompue, de sorte que le recourant invoque un mariage qui n'existe plus que formellement pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour. Compte tenu du caractère irréversible de la désunion, les déclarations de l'intéressé sur son espoir de reprise de la vie commune ne sont pas décisives. Par conséquent, l'autorité intimée n'a pas violé le droit fédéral en retenant que le recourant abuse du droit conféré par l'art. 7 al. 1 LSEE. Sous cet angle, son immatriculation à l'Université de Lausanne est dépourvue de portée. 2.2 Le recourant ne sollicite pas l'octroi d'une autorisation d'établissement, à juste titre dès lors que mariage, contracté le 8 décembre 2001, avait déjà perdu sa substance avant l'écoulement du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 LSEE (ATF 121 II 97 consid. 4c). 2.3 Encore peut-on relever que la décision querellée ne viole pas l'art. 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101), cette disposition ne protégeant les liens entre époux que lorsqu'ils sont étroits et effectifs (ATF 122 II 289 consid. 1b). 2.4 Enfin, le grief visant à contester le refus de l'autorité intimée d'accorder une autorisation de séjour fondée sur l'art. 4 LSEE est irrecevable, puisqu'une telle autorisation de séjour relève précisément de la libre appréciation des autorités cantonales.