Citation: 1C_478/2010 02.11.2010 E. 1

Même si l'on voulait voir un tel préjudice dans les désagréments liés aux travaux litigieux, le recours n'en serait pas moins irrecevable pour un autre motif. La décision attaquée porte en effet sur des mesures provisionnelles, de sorte que le recours ne peut être formé que pour violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). Le Tribunal fédéral n'examine la violation des droits fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 192 consid. 1.5 p. 197; 133 III 393 consid. 6 p. 397). Or ce dernier ne démontre pas en quoi l'application faite en l'occurrence par la Présidente du Tribunal administratif de l'art. 66 al. 2 de la loi sur la procédure administrative genevoise, qui permet à la juridiction de recours, à la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, de retirer l'effet suspensif lorsqu'aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, serait arbitraire, résulterait d'un abus du pouvoir d'appréciation dans la pesée des intérêts en présence ou violerait d'une autre manière ses droits constitutionnels. Il se borne à affirmer que les intérêts financiers de l'intimé ne sauraient prévaloir sans chercher à démontrer à quels intérêts prépondérants l'exécution immédiate des travaux litigieux porterait atteinte.