Citation: 2C_1045/2016 E. 3.7

3.7. A cela s'ajoute, en faveur du domicile fiscal principal dans le canton de Fribourg, qu'à fin 2015, la recourante habitait C.________ depuis sept ans, que l'appartement qu'elle y occupait, compte tenu de son loyer mensuel (1'800 fr.) et de sa description (loft), offrait un confort dépassant largement les besoins d'un simple pied à terre pour une personne seule durant sa semaine de travail (cf. arrêt 2C_854/2013 du 12 février 2014 consid. 5.3) et que l'intéressée a choisi d'y demeurer malgré son emploi depuis 2011 à D.________, s'imposant de la sorte des trajets quotidiens de 90 minutes environ selon les faits de l'arrêt entrepris. Un tel choix est surprenant si la recourante n'avait, comme elle le prétend, aucun lien avec la commune de C.________, d'autant qu'elle exerce une profession aux horaires longs et difficiles, pour laquelle il paraît préférable de vivre à proximité de son lieu de travail, sauf attaches particulières personnelles ou familiales avec un autre lieu. Si la profession exigeante de la recourante a certes pu l'empêcher de consacrer du temps à la recherche d'un logement plus proche de D.________ comme elle le soutient, l'argument ne paraît pas convaincant s'agissant d'une situation qui perdurait depuis quatre ans en 2015. Ces éléments considérés ensemble permettent de confirmer, comme l'a relevé le Tribunal cantonal sans tomber dans l'arbitraire, que la recourante avait, quoi qu'elle en dise, des attaches avec la commune de C.________.