Citation: 1P.52/2001 29.03.2001 E. A

A.- Dans une déclaration commune d'intention signée le 30 juin 2000, le Conseil fédéral, le Conseil d'Etat du canton de Vaud (ci-après: le Conseil d'Etat) et le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève ont manifesté leur soutien au projet d'innovation et de coordination "Sciences, Vie, Société" élaboré le 20 octobre 1998 par la direction de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et les rectorats des Universités de Lausanne et de Genève. Ce projet comporte un volet d'innovation comprenant le développement d'un pôle de génomique fonctionnelle et d'un pôle de sciences humaines et sociales sur l'arc lémanique. Il prévoit également un volet de coordination de différentes disciplines, destiné à renforcer la complémentarité des trois Hautes Ecoles, qui implique le transfert des sections de mathématiques, de physique et de chimie de l'Université de Lausanne aux domaines correspondants de l'EPFL, le déplacement subséquent des laboratoires de physique nucléaire et d'astronomie de l'EPFL à l'Université de Genève et le regroupement de l'Ecole romande de pharmacie dans ce dernier établissement. La Confédération s'engageait à mettre à disposition de l'EPFL un montant de l'ordre de 60 à 70 millions de francs, en addition des ressources internes, afin de réaliser les objectifs du projet. Les gouvernements des cantons de Vaud et de Genève prenaient pour leur part l'engagement de soutenir durablement, au travers de leur Université, les pôles de génomique fonctionnelle et de sciences humaines et sociales du projet lémanique. A ce titre, le Conseil d'Etat vaudois s'obligeait à demander au Grand Conseil de maintenir durablement dans le budget de l'Université de Lausanne les montants consacrés jusqu'ici aux sections de mathématiques, de physique et de chimie (32, 8 millions, valeur 1999) après leur transfert progressif à l'EPFL, les sommes et les infrastructures libérées étant réaffectées dans le projet lémanique. Il s'obligeait en outre à demander au Grand Conseil de garantir au canton de Genève le transfert des ressources annuelles nécessaires au fonctionnement de l'Ecole romande de pharmacie (estimation entre 4 et 5 millions, valeur 1999). Quant au Conseil d'Etat genevois, il s'engageait, avec l'aide financière de la Confédération, à entreprendre la construction de la deuxième étape de Sciences III, afin de pouvoir accueillir l'Ecole romande de pharmacie dans les locaux libérés à Sciences II, et à mettre à disposition les locaux nécessaires au déplacement subséquent à Genève des laboratoires de physique nucléaire et d'astronomie de l'EPFL.