Citation: 6B_1222/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que l'intimé, habillé en civil, s'était prévalu de sa qualité de policier au moment de se présenter, le jour des faits, vers 14 heures 45, auprès des hôtesses du service d'accueil du SIHH. Tout en leur montrant son insigne de police, il leur a également laissé entendre qu'il devait intervenir dans le cadre d'une mission professionnelle, ce qui ne correspondait toutefois pas à la réalité, dès lors que son souhait d'entrer dans le salon n'était justifié que par son seul intérêt personnel pour l'horlogerie. Dirigé ensuite par les hôtesses vers le poste de commandement des services de sécurité (PC Sécurité), où les policiers chargés d'exercer leur fonction sur le site devaient s'annoncer à l'officier de liaison afin de recevoir un badge d'accès au SIHH, l'intimé y avait été accueilli par B.________, officier de liaison de service, auprès duquel il s'était également légitimé avec sa carte et son insigne de police. B.________ avait alors demandé à C.________, responsable de la sécurité du SIHH et seule personne à être habilitée à donner accès au site, si une entrée de l'intimé, qu'il lui avait assuré être un policier, lui posait un problème. C.________ avait répondu par la négative. Lors de leurs échanges, l'intimé avait également précisé faussement à C.________ qu'il souhaitait se rendre au SIHH pour développer des contacts qui pourraient lui être utiles pour ses enquêtes. A 15 heures, D.________, agent de la police judiciaire en poste au SIHH, a reçu de C.________ un sms indiquant "A.________ gendarme sur site actuellement pour enquête +41 xxx". A la suite, D.________ avait vérifié l'identité de l'intimé et constaté qu'il était en congé. Il l'avait alors encouragé à ne pas rester trop longtemps sur place, dès lors qu'il devrait peut-être rendre des comptes à sa hiérarchie quant à sa présence (cf. arrêt attaqué, ad "En fait", let. B.d.a p. 6 s.; consid. 2.2 p. 11 s.).