Citation: 7B_506/2023 E. 5.4

5.4. Les éléments relevés ci-avant ne permettent pas de considérer que l'expulsion du recourant le mettrait dans une situation personnelle grave (première condition de l'art. 66a al. 2 CP). En particulier, le recourant ne saurait se prévaloir d'une atteinte à la vie familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, attendu que - même avant sa détention - il ne vivait pas avec sa fille F.________, ni ne jouissait de l'autorité parentale sur celle-ci, ne s'acquittant que très occasionnellement de la pension mensuelle de 225 fr. qu'il devait payer pour son entretien et ne la voyant que dans le cadre sécurisé d'un Point rencontre. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de son projet de mariage avec B.________ et du lien "très fort" qui l'unirait au fils de celle-ci, on ne voit pas que les juges cantonaux aient versé dans l'arbitraire en considérant que les faits d'espèce étaient propres à mettre en cause le caractère stable du ménage qu'il forme avec les précités. De même, dans la mesure où il pourrait être déduit des lettres que B.________ avait envoyées au recourant que son fils H.________ l'apprécie beaucoup, l'intensité de leurs relations n'apparaît pas déterminante en l'absence d'un lien de filiation ou d'une obligation d'entretien à l'égard de l'enfant, rien n'indiquant au demeurant que le développement des deux enfants concernés (F.________ et H.________) serait menacé par l'expulsion du recourant, avec lequel ils pourraient continuer à entretenir des relations personnelles, à tout le moins à distance. C'est par ailleurs en vain qu'il fait valoir les liens qu'il entretient avec son frère, qui serait atteint de surdité, et avec son père, qui ne parlerait pas français; en effet, ces derniers, tous deux établis dans le canton de Neuchâtel, ont apparemment été en mesure, durant les périodes de détention du recourant, de se passer de l'aide que ce dernier prétend leur apporter au quotidien. Du reste, en dépit de sa longue présence en Suisse et de l'exercice régulier d'une activité professionnelle durant 10 ans environ, le recourant ne peut pas justifier d'une intégration particulièrement réussie, si l'on songe à l'existence de poursuites et surtout à ses antécédents judiciaires qui l'ont notamment conduit, dès 2013, à devoir purger des peines de privation de liberté.