Citation: 1B_285/2009 11.12.2009 E. 1

1.2 L'office recourant a participé à la procédure cantonale en tant qu'autorité recourante (art. 81 al. 1 let. a LTF). Touché directement par l'ordre de produire son propre dossier, il dispose d'un intérêt juridique à l'annulation de cette décision (art. 81 al. 1 let. b LTF). Dès lors qu'il agit en tant que destinataire direct de l'ordonnance attaquée, et ne prétend pas représenter le canton de Genève, il n'a pas - contrairement à ce que soutiennent les intimés - à produire d'autorisation du Conseil d'Etat. Les conclusions du recours, qui tendent à l'annulation de la décision de première instance, sont recevables. 1.3 Les intimés concluent non seulement au rejet du recours, mais à ce que l'ordonnance de la Chambre d'accusation soit complétée sur certains points (production des pièces permettant de déterminer l'auteur de la dénonciation, dans la mesure où il ne s'agit pas d'un employé de A.________; désignation d'une autorité compétente pour procéder à l'examen des pièces). Dans la mesure où les intimés n'ont pas recouru contre l'ordonnance attaquée, de telles conclusions ne sont pas recevables. 1.4 La décision attaquée ne portant pas sur des "mesures provisionnelles" au sens de l'art. 98 LTF, le recours peut être formé pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF). L'argument fondé sur les art. 44 et 44a LTr est dès lors recevable. 1.5 Conformément à l'art. 106 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral examine librement la violation du droit fédéral sans être lié par les motifs de l'autorité précédente ni par ceux des parties. Il peut donc admettre le recours pour d'autres motifs que ceux invoqués par le recourant, comme il peut le rejeter en opérant une substitution de motifs (ATF 133 II 249 consid. 1.4.1 p. 254; 133 V 515 consid. 1.3 p. 519 et la jurisprudence citée).