Citation: 6B_403/2016 E. 4.2

4.2. Se fondant sur le rapport d'expertise, Z.________ fait valoir qu'il était peu probable qu'il soit à l'origine de l'avalanche, puisqu'il était descendu en premier la pente et qu'il était loin devant lorsque l'avalanche s'est déclenchée. Il en conclut que son comportement n'était pas causal et qu'il ne s'est pas rendu coupable d'entrave à la circulation publique, du moins pas en tant qu'auteur principal. L'intimé Z.________ ne peut pas s'exonérer de toute responsabilité, en niant le caractère causal de son comportement, du fait du comportement parallèle des deux autres intimés. En effet, les trois intimés ont décidé ensemble de quitter la piste sécurisée et d'emprunter la piste surplombant la piste dite " E.________ " en vue d'accéder à la " O.________ ". Chacun des intimés a par son comportement imprévoyant provoqué l'avalanche, que ce soit par l'effet de son poids ou parce qu'il a appuyé les autres dans leur résolution de quitter la piste balisée (cf. ATF 113 IV 58; arrêt 6B_360/2016 du 1er juin 2017, destiné à la publication; BERNARD STRÄULI, in Commentaire romand, Code pénal I, n° 115 ss ad intro aux art. 24 et 27 CP; JOSÉ HURTADO POZO, Droit pénal, partie générale, 2008, n° 1409). Il existe donc bien un lien de causalité naturelle et adéquate entre le comportement de l'intimé Z.________ et l'avalanche.