Citation: 6B_119/2017 E. 3.3.1

3.3.1. L'auteur d'une calomnie sait que le fait qu'il évoque dans sa communication au tiers est faux. Le fait qu'il sait être faux est le fait attentatoire à l'honneur, c'est-à-dire la conduite contraire à l'honneur de la personne visée ou l'autre fait propre à porter atteinte à sa considération (BERNARD CORBOZ, op. cit., n° 12 p. 613). Selon l'art. 13 al. 1 CP, agit sous l'emprise d'une erreur sur les faits celui qui n'a pas connaissance ou qui se base sur une appréciation erronée d'un élément constitutif d'une infraction pénale. L'intention de réaliser la disposition pénale en question fait alors défaut. Dans une telle configuration, l'auteur doit être jugé selon son appréciation erronée, si celle-ci lui est favorable (cf. ATF 129 IV 238 consid. 3.1 p. 241; arrêt 6B_220/2015 du 10 février 2016 consid. 3.4.1).