Citation: 1C_538/2017 E. 1

Le 29 octobre 2015, le DALE a délivré l'autorisation complémentaire requise; le préavis de la police du feu du 10 mars 2015 ainsi que celui de l'OCEN, du 18 mars 2015, notamment, en font partie intégrante. Un accès sur la toiture de dimensions minimales de 55 cm par 70 cm, sans passer chez un occupant, doit être construit et des ventilations créées pour les sanitaires, la cuisine, la buanderie et la cage d'escaliers. Selon les plans d'enquête approuvés, dans les combles inférieurs et supérieurs, la courette située à l'est est réduite; un conduit de cheminée est conservé en l'état, l'autre étant en revanche supprimé. Quant à la courette située à l'ouest, celle-ci est maintenue dans les combles inférieurs; elle est toutefois réduite dans les combles supérieurs. Les deux courettes ainsi que les deux conduits de cheminée apparaissent sur les plans du toit. Par acte du 7 décembre 2015, B.________ SA et la Communauté des copropriétaires par étages A.________ ont recouru contre cette décision au TAPI. Après avoir procédé à un transport sur place, le 3 mai 2016, le tribunal de première instance a rejeté le recours par jugement du 2 novembre 2016. Le 6 décembre 2016, B.________ SA et la communauté ont porté la cause devant la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Par arrêt du 22 août 2017, la cour cantonale a rejeté le recours dont elle était saisie. Elle a tout d'abord considéré que les recourantes n'étaient pas légitimées à se prévaloir du non-respect du seuil de 30 % d'énergie solaire pour l'ensemble du bâtiment imposé par l'OCEN, cette condition n'étant opposable qu'à la société intimée. La Cour de justice a par ailleurs estimé que les services spécialisés de l'Etat s'étaient fondés sur des plans complets et conformes et qu'il n'existait pas de motif de s'écarter de leurs préavis favorables, en particulier s'agissant de la protection contre les incendies et de la ventilation.