Citation: 6B_1158/2023 E. 3.3

3.3. Il est constant que le cours de la prescription a été interrompu par le jugement de première instance du 20 décembre 2019, huit jours à peine avant son échéance (v. supra consid. A.a), et que plusieurs années se sont encore écoulées jusqu'au moment où la cour cantonale a fixé la peine (le 23 août 2023) après renvoi par le Tribunal fédéral. Contrairement à ce que semble penser le recourant, une telle situation ne conduit pas nécessairement à réduire la quotité de la sanction de plus de 50 %. Le Tribunal fédéral a, par exemple, procédé lui-même à une réduction de moitié, dans une affaire où la peine avait été fixée quelque 22 ans après les faits qualifiés d'escroquerie et où le délai de prescription était, partant, de 15 ans (art. 97 al. 1 let. b CP; cf. arrêt 6B_684/2022 du 31 août 2022 consid. 4.3.2). L'infraction était certes manifestement plus grave, mais le temps écoulé même après l'échéance du délai de prescription aussi sensiblement plus long qu'en l'espèce. On recherche, en tout cas, en vain dans les quelques paragraphes de son mémoire que le recourant consacre à l'application de l'art. 48 let. e CP toute tentative de démontrer l'existence en l'espèce de circonstances spécifiques susceptibles de faire apparaître critiquable l'usage par la cour cantonale du pouvoir d'appréciation dont elle disposait en matière de fixation de la peine, dont on a déjà relevé le caractère étendu (v. supra consid. 2.2). On renvoie, pour le surplus, à ce qui sera encore exposé au considérant suivant au sujet de la violation du principe de célérité.