Citation: 8C_358/2021 E. 6

En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le recourant ne s'était pas présenté à l'entretien de conseil et de contrôle du 11 mars 2020 sans qu'aucune des circonstances de nature à justifier une dispense, respectivement un déplacement de l'entretien, prévues par l'art. 25 OACI (RS 837.02) ne fût réalisée. En effet, la seule existence d'un litige en cours entre le recourant et sa conseillère en placement ne constituait pas une excuse valable lui permettant de ne pas se présenter aux entretiens. En outre, à supposer que, compte tenu de circonstances exceptionnelles, il ne soit pas exigible d'un demandeur d'emploi de se rendre à un entretien de conseil et de contrôle avec son conseiller en raison d'un litige entre eux, le suivi du demandeur d'emploi pourrait être assuré par un autre conseiller. Les premiers juges ont ensuite relevé que le recourant avait demandé le report des entretiens de conseil et de contrôle le concernant par courrier électronique adressé à sa conseillère le 3 novembre 2019. Or il apparaissait que l'Unité commune ORP-CSR n'avait jamais statué sur ladite demande, étant précisé qu'elle en avait en tout cas eu connaissance par un courrier que lui avait adressé l'intéressé le 13 novembre 2019. Cela dit, le recourant ne pouvait pas se prévaloir de ce déni de justice pour justifier son absence aux entretiens auxquels il avait été convoqué depuis lors, dans la mesure où le seul dépôt d'une demande de report des entretiens n'entraînait pas d'effet suspensif. Une sanction s'imposait donc sur la base des art. 23b de la loi cantonale sur l'emploi du 5 juillet 2005 (LEmp; BLV 822.11) et 12b de son règlement d'application du 7 décembre 2005 (RLEmp; BLV 822.11.1). Il devait en revanche être tenu compte de cette circonstance dans l'appréciation de la gravité de la faute. Aussi la cour cantonale a-t-elle réduit à deux mois la période pendant laquelle le forfait d'entretien devait être diminué de 25 %.