Citation: 1C_529/2024 E. 1.2

1.2. La décision refusant d'ordonner l'arrêt immédiat des travaux à titre provisionnel revêt un caractère incident qui ne met pas fin à la procédure administrative et ne peut faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral que si elle satisfait aux exigences de l'art. 93 al. 1 LTF (cf. arrêts 1C_127/2020 du 9 mars 2020 consid. 2.2 et 1C_169/2018 du 28 juin 2018 consid. 1.1). On relève premièrement qu'une admission du recours ne conduirait pas immédiatement à une décision finale, de sorte que l'hypothèse de l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas remplie. L'existence d'un préjudice irréparable selon l'art. 93 al. 1 let. a LTF (à savoir un dommage qui ne peut pas être réparé ultérieurement par une décision finale favorable à la partie recourante; ATF 137 III 475 consid. 1 et les références) pourrait être remplie si les travaux de construction litigieux étaient irréversibles et si une éventuelle remise en état apparaissait d'emblée impossible. Les recourants considèrent que tel serait le cas dès lors qu'un rétablissement conforme au droit présenterait des "inconvénients majeurs" de nature financière et organisationnelle pour la collectivité publique, ainsi que "d'importants désagréments" pour les riverains. On ne voit cependant pas pourquoi la mise en oeuvre de travaux de rétablissement de l'état conforme au droit serait nécessairement jugée disproportionnée, comme ils l'affirment péremptoirement. L'existence d'un préjudice irréparable n'apparaît dès lors pas d'emblée évidente et ne peut que difficilement être retenue sur la base de la motivation sommaire des recourants. Au vu du sort du recours, la question de la recevabilité du recours sous l'angle de l'art. 93 LTF peut toutefois demeurer indécise.