Citation: 6B_1008/2022 E. 1.5.2

1.5.2. Sur le plan subjectif, en tant que la cour cantonale a considéré que l'infraction réprimée par l'art. 219 CP avait été commise au stade de la tentative, son raisonnement ne saurait être suivi. Si l'autorité précédente a certes retenu que le dessein de la recourante était de déconsidérer le père de sa fille aux yeux de cette dernière (cf. jugement attaqué, consid. 3.6 p. 19), il ne ressort pour autant pas du jugement attaqué que, par l'envoi de trois messages vocaux le 14 février 2018, la recourante a cherché à mettre concrètement en danger le développement de son enfant, voire qu'elle se serait accommodée d'un tel résultat. Son seul comportement le 14 février 2018 ne dénotait pas une telle intention délictuelle. Contrairement à ce qui est retenu par la cour cantonale, l'infraction en cause n'aurait pas forcément été consommée si les trois messages vocaux avaient été écoutés par l'enfant, qui n'en avait eu connaissance que d'un seul. Il n'existait pas un risque concret de mise en danger du développement de l'enfant en lien avec les messages vocaux spécifiquement. Aussi, la condamnation de la recourante pour tentative de violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 al. 1 cum 22 al. 1 CP) est contraire au droit fédéral.