Citation: 6B_873/2014 E. 2.3

2.3. Dans la mesure où la cour cantonale n'a pas retenu de faute du recourant en lien avec le type d'éclairage utilisé, son grief sur ce point tombe à faux (mémoire de recours, p. 10). Compte tenu de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral, faute pour le recourant d'en avoir démontré l'arbitraire (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF), c'est sans violer le droit fédéral que l'autorité cantonale a retenu que le recourant a violé ses devoirs de prudence dérivant des art. 31 al. 1 LCR et 3 al. 1 OCR. En effet, quelle que fût la raison de sa distraction, le recourant n'a pas été en mesure de parer rapidement aux dangers qui menaçaient à tout le moins l'intégrité corporelle de l'intimée, pas plus qu'il n'a actionné les commandes du véhicule de manière à tenter d'éviter le danger, puisqu'il n'a pas même vu l'intimée avant que deux mètres ne les séparent. Ce, alors qu'au vu des circonstances d'espèce, soit l'heure nocturne, la pluie, l'absence d'éclairage public, l'existence d'un trottoir et la proximité d'un virage, le recourant se devait d'être particulièrement attentif. Quant à la faute imputée au recourant en lien avec la vitesse, c'est en vain qu'il prétend ne pas avoir commis de dépassement de limitation de vitesse, puisque ce n'est pas le comportement qui lui est reproché, mais celui d'avoir violé une règle de prudence tendant à prévenir le risque de rencontrer un obstacle. Cela étant, la cour cantonale n'a pas non plus violé le droit fédéral en retenant, au vu de la collision résultant du fait que l'intimée n'a pu être vue à temps, que le recourant n'a pas respecté les règles de prudence résultant des art. 32 al. 1 LCR et 4 al. 1 OCR.