Citation: U 315/02 23.10.2003 E. A

L.________, né en 1956, a travaillé en qualité de tuyauteur-soudeur au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 8 octobre 1999, alors qu'il oeuvrait sur une échelle, il a fait une chute d'un mètre cinquante environ qui a entraîné des contusions sur le côté et le poignet gauches, de même qu'une rupture traumatique de la rate, provoquée par l'enfoncement d'un pied de l'échelle dans l'abdomen. Transporté à l'Hôpital Y.________, l'assuré a subi une splénectomie le 14 octobre 1999 et développé ensuite une pancréatite aiguë, traitée dans le cadre de son hospitalisation. Une dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire droite a été également constatée à cette occasion. La CNA a pris le cas en charge. Consulté six mois plus tard, le docteur A.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué des suites hypochondriaques et anxio-dépressives dues à un accident de travail chez une personne perfectionniste et obsessionnelle (rapport du 29 juillet 2000), tandis que le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA, faisait état d'un status après splénectomie, comme seules séquelles organiques et fixait la capacité de travail s'y rapportant à 50 %, immédiatement, et à 100 % trois semaines plus tard (rapport du 8 novembre 2000). Une reprise du travail fixée au 16 novembre 2000 s'étant soldée par un échec, la CNA a confié une expertise au docteur C.________, spécialiste en chirurgie et médecin-chef de sa division médecine des accidents, à Lucerne (rapport du 18 avril 2001). Se fondant notamment sur cet avis médical, la CNA a rendu une décision, le 4 mai 2001, par laquelle elle a réduit le versement des indemnités journalières à 50 % dès le 16 novembre 2000 et supprimé le droit de l'assuré à des prestations à partir du 6 mai 2001. Dans une décision séparée du même jour, elle a octroyé à l'assuré une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 15 %. Saisie de deux oppositions, elle les a rejetées par décision du 2 août 2001.