Citation: 9C_374/2022 E. 5.3

5.3. En ce qu'elle se limite ensuite à reprocher à la doctoresse C.________ d'avoir très clairement minimisé son vécu traumatique, la recourante ne fait pas état d'éléments concrets et objectifs susceptibles de remettre en cause l'appréciation des preuves effectuée par les premiers juges. Ils ont en effet dûment exposé les motifs pour lesquels ils ont admis une aggravation du trouble dépressif, dans le sens d'un épisode passant d'un degré de gravité léger à moyen, mais n'ont pas retenu le diagnostic d'état de stress post-traumatique. La juridiction cantonale a en particulier expliqué à cet égard que dans leur rapport du 11 octobre 2021, la doctoresse E.________ et le docteur F.________, qui étaient les seuls à retenir le diagnostic d'état de stress post-traumatique, n'avaient pas exposé les raisons de la tardiveté de ce diagnostic, respectivement de la tardiveté de l'évocation ou de l'apparition des symptômes liés à ce diagnostic, alors que les événements déclencheurs remontaient à 1992-1995 s'agissant de la guerre en Bosnie, respectivement qu'ils s'étaient apparemment manifestés jusqu'en 1998, voire 2000, pour ce qui concernait la violence conjugale. A ce propos, on ajoutera que dans son rapport du 3 décembre 2009, auquel la recourante se réfère, la doctoresse K.________, médecin auprès de L.________, avait fait état de troubles psychiques depuis l'année 2000 en lien avec le vécu de guerre de sa patiente et retenu non pas le diagnostic d'état de stress post-traumatique, mais celui d'épisode dépressif léger.