Citation: 2C_489/2008 17.11.2008 E. 4

Dans le cas particulier, la recourante n'a pas pris de conclusions, contrairement à ce qu'impose l'art. 42 al. 1 LTF. Il n'est certes pas nécessaire que les conclusions soient formulées explicitement pour qu'elles soient recevables; il suffit qu'elles ressortent clairement des motifs allégués (ATF 108 II 487 consid. 1 p. 488; 103 Ib 91 consid. 2c p. 95). Toutefois, la lecture du recours ne permet pas de savoir ce que la recourante cherche à obtenir en s'adressant à l'autorité de céans: elle ne critique pas le résultat de la décision attaquée, ne conteste pas le fait que les autorités cantonales ne sont pas entrées en matière sur ses griefs relatifs à la taxe de remplacement et ne prétend pas non plus que cette taxe serait injustifiée ou disproportionnée. Son recours est par conséquent insuffisamment motivé sur ce point et, partant, irrecevable. Ensuite, l'intéressée expose une série de faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Elle ne se plaint toutefois pas de ce que le Tribunal administratif aurait établi les faits de façon incomplète ou inexacte ni n'indique en quoi la prise en compte des éléments allégués - qui ne semblent au demeurant pas forcément avoir de lien avec l'objet du litige - aurait permis d'aboutir à une solution différente. Son grief est dès lors irrecevable. Enfin, le recours est dépourvu de toute motivation. L'intéressée n'allègue pas que le Tribunal administratif aurait fait preuve d'arbitraire ou aurait mal appliqué la réglementation cantonale topique. Elle ne discute même pas les motifs de la décision attaquée, se bornant à émettre des considérations d'ordre général sur ses démêlés avec les autorités et sur sa situation financière. Le recours ne satisfait ainsi pas aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; il est par conséquent irrecevable.