Citation: 6B_1153/2018 E. 2.4

2.4. Se prévalant de sa présomption d'innocence et d'une constatation erronée des faits, le recourant soutient qu'en ce qui concerne sa fille B.________, il n'existe au dossier aucune preuve incontestable que les faits se sont bien déroulés comme rapportés par les témoins indirects, alors qu'aucune mesure n'a été mise en oeuvre pour recueillir directement la parole de l'enfant, malgré son refus de s'exprimer. Le recourant n'apporte toutefois aucun élément propre à démontrer que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire et a violé sa présomption d'innocence en considérant que les témoignages de l'épouse et de sa grand-mère étaient fiables et crédibles, dès lors qu'ils étaient détaillés, concordants pour l'essentiel et corroborés par d'autres éléments au dossier. Dans ses développements, le recourant se borne ainsi, dans une démarche essentiellement appellatoire - et partant irrecevable dans le recours en matière pénale -, à soutenir que les déclarations en cause ne seraient que de " pures inventions " destinées à l'accabler. Il suffit ainsi de constater que, si le recourant se prévaut en particulier du fait que l'arrière-grand-mère avait été entendue plus de 15 jours après les faits - laissant entendre que cette dernière s'était accordée avec son épouse -, il n'apporte toutefois aucun élément pouvant suggérer l'existence d'un complot à son égard. Contrairement à ce que soutient le recourant, on observe du reste qu'il a été tenu compte de ses qualités de bon père, la cour cantonale ayant retenu que son épouse l'avait décrit comme tel, relevant qu'il s'occupait de ses enfants. Le recourant ne saurait non plus prétendre que B.________ l'avait dénoncé en agissant par mimétisme avec sa grande soeur C.________, le déroulement des faits retenus démontrant que B.________ s'était plainte avant sa soeur du comportement du recourant. On ne voit par ailleurs pas en quoi, dans ce contexte, la cour cantonale aurait dû ordonner une nouvelle audition de H.________ ou encore ordonner une commission rogatoire au Brésil afin de déterminer si une procédure pour attouchements sexuels sur mineurs avait effectivement été ouverte contre le mari de l'arrière-grand-mère des fillettes. Peu importait enfin de connaître le lieu exact des révélations de B.________ à sa mère le 18 mars 2017 au soir.