Citation: 1D_1/2023 E. 4.2

4.2. L'obtention de l'autorisation fédérale ne confère aucun droit à la naturalisation. Ni le droit fédéral, ni le droit cantonal n'accordent en principe aux candidats étrangers un droit subjectif à la naturalisation. La jurisprudence a cependant considéré qu'à la suite des modifications de l'aLN - obligation de motiver et garantie des voies de recours (cf. en particulier art. 15b et 50 aLN) - entrées en vigueur le 1 er janvier 2009, la loi conférait aux candidats à la naturalisation une position juridique suffisamment précise leur permettant d'invoquer la protection contre l'arbitraire et le droit à l'égalité de traitement devant le Tribunal fédéral. Le candidat, dont la requête a été rejetée, peut ainsi invoquer les art. 9 et 8 al. 1 Cst. à l'appui d'un recours constitutionnel subsidiaire et faire valoir que toutes les conditions de naturalisation prévues par le droit fédéral et cantonal sont manifestement remplies, raison pour laquelle son refus s'avère insoutenable et inégalitaire (ATF 138 I 305 consid. 1.4.6).