Citation: 6B_1059/2023 E. 6.3

6.3. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était lourde, qu'il avait fait preuve d'une totale absence de considération pour sa victime, qu'il avait utilisé des pressions psychiques de manière systématique pour la soumettre à sa volonté, qu'en procédure, il avait eu une attitude détachée, ne manifestant ni repentir ni empathie à l'égard de l'intimée, se considérant au contraire comme victime d'une trahison de sa part, et ne lui adressant pas un seul mot d'excuse. Il y avait en outre concours d'infractions. Comme les premiers juges, la cour cantonale a estimé qu'un seul viol méritait déjà 18 mois et qu'il fallait aggraver la peine de 9 mois pour les trois autres viols ainsi que de 3 mois supplémentaires pour la contrainte et les deux tentatives de contrainte. La peine devait encore être aggravée de 6 mois supplémentaires, afin de tenir compte de la mise en danger de la vie d'autrui dont le recourant était reconnu coupable. Si du temps s'était écoulé depuis les faits, le recourant n'avait absolument pas progressé mentalement, au contraire: au début de la procédure, il disait regretter et comprendre que la victime dépose plainte. Dorénavant, il s'estimait victime d'une trahison et considérait avoir été "piégé par la plaignante", à qui il reprochait d'avoir voulu "alourdir le dossier". Il admettait certes désormais les violences physiques et les menaces envers l'intimée, mais précisait qu'elles étaient dues à la jalousie et que la prénommée n'avait pas été affectée dans sa liberté d'action. Au vu de ces éléments, le fait qu'il se soit bien comporté depuis les derniers faits litigieux ne conduisait pas à lui seul à une baisse de la peine. La peine privative de liberté infligée au recourant s'élevait ainsi à 36 mois, permettant encore le sursis partiel accordé, avec délai d'épreuve de quatre ans, ce qui n'était pas contesté.