Citation: 6B_1215/2022 E. 2.5

2.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il avait participé, respectivement qu'il savait participer, à un trafic illicite de marijuana. Par son argumentation, il s'attache cependant pour l'essentiel à critiquer certains aspects particuliers de l'appréciation cantonale des faits, sans démontrer le caractère insoutenable de celle-ci et encore moins l'arbitraire dans son résultat. Ce faisant, le recourant se limite à proposer sa propre appréciation des preuves, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale. Il en va ainsi notamment lorsqu'il soutient que les échanges téléphoniques figurant au dossier ne permettaient pas de déterminer la marchandise transportée, les termes utilisés se rapportant à toute forme de cannabis (y compris au CBD), que le fait de n'avoir jamais parlé de CBD durant les échanges téléphoniques importait peu, qu'en outre, il était notoirement connu des tribunaux que les trafiquants supprimaient usuellement tous les messages susceptibles de les incriminer et qu'ainsi, le fait pour le recourant de n'avoir effacé aucun message était une preuve de sa bonne foi, voire encore lorsqu'il relève que les surnoms "Escobar" ou "grand narco" ne faisaient pas de lui un trafiquant "chevronné".