Citation: 6B_888/2015 E. 1.6.1

1.6.1. L'autorité précédente a estimé que l'intimée avait causé des lésions corporelles graves (art. 122 CP) au recourant, mais qu'il était en revanche exclu de retenir la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP) vu que l'intimée n'avait pas agi sans scrupules. Elle a ensuite établi que l'intimée avait tenté de fuir et de se débattre en vain, le recourant la rattrapant à chaque fois, qu'elle avait aussi tenté de solliciter l'aide d'un tiers mais que celui-ci n'avait pas entendu son appel, et qu'elle avait également essayé de prendre son téléphone mais que le recourant le lui avait enlevé des mains. Selon l'autorité précédente, retenue une fois de plus, l'intimée n'avait donc pas eu d'autre choix que de neutraliser physiquement son agresseur. Elle a ajouté que, de santé fragile en raison d'une maladie cardiaque, confrontée à un homme, l'intimée ne pouvait pas y arriver à mains nues. Sa liberté était menacée par une attaque et le danger était plus qu'imminent puisqu'elle était déjà retenue depuis un certain moment; son intégrité corporelle l'était aussi puisque le recourant venait de la violer et la retenait par la force physique. Cette attaque devait en outre être considérée comme un tout. Enfin, le bien lésé, soit l'intégrité corporelle du recourant, devait être considéré comme de valeur équivalente. L'autorité précédente a conclu que l'intimée pouvait dès lors être mise au bénéfice de l'art. 15 CP ou, à tout le moins, dans la mesure où cette tentative de séquestration avait été précédée d'un viol, on pouvait considérer que le sacrifice de sa liberté ne pouvait pas être exigé d'elle, et la mettre dès lors au bénéfice de l'art. 18 al. 2 CP.