Citation: 9C_332/2015 E. 5

Cette argumentation est manifestement infondée et doit être rejetée selon la procédure simplifiée de l'art. 109 LTF. En effet, les recourants méconnaissent que la reconnaissance d'un intérêt digne de protection à recourir, au sens de l'art. 59 LTF, présuppose forcément l'existence d'une décision pouvant faire l'objet d'un recours. Or si, contrairement à ce qu'a constaté la juridiction cantonale, les décisions du 14 octobre 2014 ont bien fait l'objet d'une opposition, aucune décision sur opposition n'a encore été rendue en l'espèce comme l'ont dûment relevé les premiers juges; la mention par l'assureur-maladie intimé d'une "levée" des décisions en procédure cantonale ne peut être considérée comme une telle décision. On rappellera à cet égard que selon l'art. 56 al. 1 LPGA, seules les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont susceptibles d'un recours devant les tribunaux de première instance en matière d'assurances sociales. Le tribunal cantonal pouvait donc légitimement déclarer le recours irrecevable dès lors que la procédure d'opposition contre les décisions d'assureurs-maladie levant les oppositions interjetées contre des commandements de payer est prévue par le droit fédéral (cf. art. 1 al. 1 LAMal qui renvoie aux art. 49, 51 et surtout 52 LPGA; ATF 121 V 109 consid. 2 et 3 p. 110 ss). La manière dont l'assureur-maladie intimé a géré le dossier des assurés ne saurait rien changer à ce qui précède. La protection d'un éventuel intérêt juridiquement protégé ne peut faire échec aux voies ordinaires de contestation des décisions.