Citation: 5A_914/2016 E. A

A.a. Le 1er octobre 1993, A.________ et B.________ ont acquis en copropriété, chacun pour moitié, la parcelle no 535 sise rue D.________ à E.________. La propriété par étages C.________ (ci-après: la PPE) est propriétaire de la parcelle no 874, sise rue F.________ à E.________. Les deux parcelles, contiguës, sont séparées par un mur de soutènement sis sur la parcelle no 535. Celui-ci se situe côté sud pour cette dernière parcelle et côté nord pour la parcelle no 874. Il continue sur les deux parcelles voisines, à savoir les parcelles no 1 d'un côté et no 2 de l'autre. Depuis le 1er juillet 1912, le propriétaire de la parcelle no 874 est au bénéfice d'une servitude sur la parcelle no 535. Cette servitude consiste en un droit d'appui sur le mur de soutènement séparant les biens-fonds; il a l'obligation d'en entretenir la face sud (lac). Ce droit d'appui, qui résulte de deux actes notariés du 1er novembre 1860, servait à l'époque à des écuries qui ont été détruites. A.b. Des travaux d'aménagement des bâtiments et de places de parc ont été réalisés sur la parcelle no 874. A cette occasion, le niveau du terrain de la cour a été abaissé et des bacs à fleurs ont été installés contre le mur de soutènement. L'ancien administrateur de la PPE, G.________, a déclaré qu'il pensait que ces travaux avaient été effectués il y a plus de dix ans et qu'ils remontaient probablement à la construction de la PPE. Le témoin H.________ a quant à lui indiqué qu'il n'avait jamais connu de travaux d'aménagement du mur depuis qu'il était copropriétaire, soit depuis les années 1990. A.c. Le 12 janvier 2009, G.________ a informé A.________ que le mur bombait de plus en plus sous la pression du terrain et qu'il pourrait finir par s'écrouler, au risque d'endommager les véhicules garés en contrebas, de sorte que sa responsabilité serait engagée. Le 26 janvier 2009, le notaire I.________ a informé A.________ et B.________ que, selon l'inscription figurant au registre foncier, ils devaient prendre en charge l'entretien du mur sur sa face nord, la PPE sur sa face sud, si bien que les propriétaires des deux parcelles seraient responsables d'un futur écroulement du mur et devraient donc se partager par moitié les travaux à entreprendre. Copie du courrier a été adressé à G.________. Par courriel du 11 mai 2009, B.________ a indiqué à G.________ qu'il était toujours dans l'attente d'une réponse de sa part pour trouver une solution au problème posé par le mur. G.________ a quitté sa fonction d'administrateur de la PPE au 1er juillet 2011. Le 11 août 2011, sur requête de B.________, la société J.________ Sàrl a établi un devis pour des travaux de renforcement du mur de soutènement d'un montant de 41'914 fr. 80. Le 20 février 2012, A.________ et B.________ ont informé la PPE que le crépi de la face sud était complètement fissuré, que le mur était déchaussé suite à l'érosion et au tassement de la terre végétale mise en place lors de la création des bacs de végétation, que l'on voyait nettement que le mur était suspendu, car les moellons de la base pouvaient être bougés à la main, que le mur montrait un arc d'effondrement et que des travaux de sous-oeuvre auraient dû être effectués afin de soutenir le mur lors de la création des bacs de végétation. A.d. Le 5 avril 2012, le registre foncier a informé B.________ qu'il avait procédé à la radiation de la servitude grevant son bien-fonds, sur requête du notaire I.________. Cette radiation, initialement litigieuse entre les parties, ne l'est cependant plus actuellement. A.e. Le mur de soutènement s'est effondré le 14 avril 2012. Une voiture a été endommagée. A.f. A.________ et B.________ ont fait procéder à des travaux de consolidation provisoires, avec étayage, afin que le talus ne descende pas sur la parcelle de leurs voisins. Ils ont par ailleurs sollicité un constat d'urgence le 29 mai 2012 auprès du Juge de paix du district de Nyon. Un expert a procédé à une inspection locale le 16 août 2012 et établi un rapport d'expertise en date du 22 août 2012. A.g. Le 7 juin 2012, une séance a eu lieu sur place entre B.________, l'administrateur de la PPE K.________, le propriétaire de la parcelle no 2, l'assureur responsabilité civile de A.________ et B.________, le représentant de la société J.________ Sàrl et L.________, ingénieur civil. Il a été décidé que l'entreprise de maçonnerie et l'ingénieur produiraient leurs devis respectifs. A.h. Le 23 juillet 2012, J.________ Sàrl a produit un devis pour la reconstruction du mur d'un montant de 80'660 fr. Le 18 septembre 2012, l'ingénieur L.________ a établi un devis d'un montant de 4'921 fr. 55. A.________ et B.________ ont transmis les deux devis à la PPE, en sollicitant que la question de la prise en charge des frais fût discutée. Après plusieurs échanges de courriers, la PPE a confirmé le 24 décembre 2012 qu'elle refusait d'entrer en matière.