Citation: 6B_396/2022 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait suivi "aveuglément" la déposition de l'intimée et que son appréciation des déclarations de l'intimée, et de ses propres déclarations, serait "tendancieuse". Ces considérations générales sont appellatoires, partant irrecevables. Le recourant prétend que les déclarations de l'intimée auraient été arbitrairement tenues pour crédibles en raison notamment d'incohérences s'agissant de l'usage de préservatifs durant les deux viols et en raison de contradictions ressortant des déclarations de l'intimée et de celles de sa soeur. Cependant, il ne fait que livrer sa propre lecture des déclarations de l'intimée et de sa soeur, sans exposer en quoi l'appréciation opérée par la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Au demeurant, dans son appréciation des déclarations de l'intimée, la cour cantonale a relevé que l'intimée n'avait eu aucune peine à admettre qu'un certain flou subsistait dans son esprit, l'empêchant notamment de se rappeler du moment auquel le recourant avait fait usage d'un préservatif. La cour cantonale a relevé - à juste titre - que ce type d'aveu et l'attitude globale de l'intimée qui n'avait jamais cherché à charger inutilement son père, ni à combler les maigres lacunes de ses souvenirs, conduisaient à renforcer la crédibilité de son récit. Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de prendre en compte de nombreuses preuves, soit notamment une publication de l'intimée sur Facebook, datant de janvier 2019, qui mettrait en scène un homme enlaçant une femme qui faisait des tâches ménagères, ainsi que plus généralement "la parfaite" image qu'arborait l'intimée sur le réseau social durant la période incriminée. Contrairement à ce que semble penser le recourant, ces éléments ne permettent pas de mettre en doute la crédibilité des déclarations de l'intimée. Pas plus qu'ils ne permettent d'affirmer que l'intimée se serait inspirée de cette image publiée sur Facebook pour "inventer" l'épisode de la vaisselle et qu'elle n'aurait jamais vécu d'abus sexuels. Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis des photos montrant ses filles heureuses en sa compagnie. Outre que le recourant ne démontre pas par une critique répondant aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF, que ces preuves auraient été arbitrairement omises, sa critique est sans portée. En effet, même dans l'hypothèse où de telles photos montreraient effectivement certains moments de vie heureux, ces éléments ne sont pas propres à mettre en doute la crédibilité des déclarations de l'intimée. Au vu de ce qui précède, le recourant ne démontre nullement qu'il était manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les déclarations de l'intimée étaient crédibles. Conformément à la jurisprudence, le principe in dubio pro reo n'a ici pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. Partant, le grief est rejeté, dans la mesure où il est recevable.