Citation: 5A_269/2024 E. 4.1

4.1. Les parents privés du droit de déterminer le lieu de résidence et l'enfant ont le droit réciproque d'entretenir des relations personnelles (art. 273 al. 1 CC) adaptées aux circonstances, en particulier au fait que l'enfant est placé dans une famille nourricière ou une institution, ce qui impose un certain nombre de contraintes (horaires, règlement des visites dans le foyer, rythme de vie des parents nourriciers). Des limitations aux relations personnelles peuvent en outre être ordonnées si le bien de l'enfant le requiert (art. 274 CC), le retrait ou le refus constituant l' ultima ratio (art. 274 al. 2 CC; de manière générale: cf. arrêts 5A_108/2024 du 20 juin 2024 consid. 4.2.1; 5A_739/2023 du 26 mars 2024 consid. 6.1; 5A_268/2023 du 19 septembre 2023 consid. 3.1.2). Combiné au retrait du droit de déterminer le lieu de résidence, le retrait ou la limitation des relations personnelles accroît néanmoins les exigences en termes de respect de l'art. 8 CEDH et du principe de proportionnalité (MEIER, op. cit., n° 10 ad art. 310 CC; cf. arrêt 5A_911/2023 du 27 février 2024 consid. 4.1.2). L'appréciation des circonstances de fait pour fixer le droit aux relations personnelles, c'est-à-dire la détermination de leur portée juridique, est une question de droit. Le Tribunal fédéral s'impose toutefois une certaine retenue. Le juge du fait qui, par son expérience en la matière, connaît mieux les parties et le milieu dans lequel l'enfant évolue, dispose d'un large pouvoir d'appréciation en vertu de l'art. 4 CC (ATF 147 III 209 consid. 5.3; 131 III 209 consid. 3; arrêt 5A_225/2022 du 21 juin 2023 consid. 5.4). Le Tribunal fédéral n'intervient que si le juge, sans aucun motif, a écarté des critères essentiels pour la décision sur le droit de visite ou, à l'inverse, s'est fondé sur des éléments dépourvus d'importance au regard du bien de l'enfant ou contrevenant aux principes du droit fédéral (ATF 147 III 209 consid. 5.3 et les références; arrêt 5A_225/2022 précité loc. cit.).