Citation: 6S.379/2006 22.12.2006 E. 4

Dans la mesure où il critique les décisions d'irrecevabilité du premier juge et de la cour de cassation cantonale concernant ses conclusions civiles, le recourant, qui n'est pas assisté d'un avocat, entend manifestement se plaindre d'une violation de l'art. 9 al. 1 LAVI. 4.1 Le pourvoi en nullité au Tribunal fédéral est ouvert uniquement contre les jugements qui ne peuvent pas donner lieu à un recours cantonal pour violation du droit fédéral (cf. art. 268 ch. 1 PPF). En droit neuchâtelois, la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal peut être saisie d'un recours contre la disposition d'un jugement pénal qui statue sur les conclusions civiles (Alain Bauer/Pierre Cornu, Code de procédure pénale neuchâtelois annoté, Neuchâtel 2003, n. 3 ad art. 227 p. 476/477). Dans la mesure où il remet directement en cause la décision d'irrecevabilité rendue par le premier juge sur les conclusions civiles, le présent pourvoi est dès lors irrecevable. 4.2 Par ailleurs, la cour de cassation cantonale a déclaré irrecevable le pourvoi cantonal du recourant quant à l'action civile, pour le motif que la décision du juge précédent sur ce point devait être attaquée par les voies de recours prévues dans le code de procédure civile, et non par celles instituées dans le code de procédure pénale (cf. art. 227 al. 3 CPP/NE). Comme la LAVI ne dispense pas la partie civile de respecter les dispositions légales cantonales qui régissent la forme de son intervention, la cour de cassation cantonale n'a pas violé le droit fédéral en refusant pour ce motif - dont le recourant ne conteste du reste pas le bien-fondé - d'entrer en matière sur le pourvoi cantonal en tant qu'il concernait l'action civile. Aussi, dans la faible mesure où il est recevable, le présent pourvoi est-il mal fondé.