Citation: 6B_1098/2023 E. 1.2.2

1.2.2. Il ressort du jugement de première instance, auquel le jugement cantonal renvoie, les éléments suivants. Le Dr G.________, vétérinaire cantonal, a conclu son rapport de dénonciation du 25 octobre 2021 en indiquant notamment que le protocole appliqué par le recourant, soit un traitement homéopathique en lieu et place d'un traitement par un médicament appelé "pergolide", avait augmenté la durée et l'intensité des douleurs de l'animal et engagé son pronostic vital. Selon lui, ces faits constituaient une négligence, voire une maltraitance importante envers l'animal (pièce 4/1 du dossier cantonal). Selon le rapport du Tierspital de Zurich du 25 mai 2021, le traitement effectué par le recourant avait été jugé non approprié, puisqu'il n'avait pas administré au cheval le traitement recommandé pour le syndrome de Cushing qu'il présentait ("pergolide"); un test urinaire n'était pas adéquat pour écarter ce syndrome. Le traitement de la fourbure avec des bandages, une élévation des talons et un appui furcal n'avait pas été entrepris alors que cette maladie était douloureuse (pièce 4/2 du dossier cantonal). Le Dr E.________ a écrit un courriel au recourant à une date indéterminée durant l'été 2020, dans lequel il lui indiquait en particulier que le syndrome de Cushing était "vraiment important" et qu'il fallait qu'il prenne en considération le bien-être du cheval également dans le choix de son éventuelle thérapie future, pour autant qu'une thérapie pût encore être mise en place. Le Dr E.________ mentionnait qu'il y avait urgence et que l'homéopathie et la phytothérapie n'étaient que des médecines complémentaires, pas alternatives à la médecine traditionnelle. La seule réponse donnée par le recourant à ce courriel avait été d'indiquer au Dr E.________ que le test urinaire qu'il avait effectué sur le cheval laissait entendre que le soupçon de Cushing n'était pas fondé (pièce 4/3 du dossier cantonal). Selon le courrier de la Dresse D.________ du 5 octobre 2020, qui était intervenue auprès du cheval au mois de janvier 2020 et avait effectué des radiographies à la demande de la Dresse F.________ au mois de septembre 2020, le cheval avait souffert de négligence et du déni des pathologies existantes. Elle indiquait que le recourant n'avait pris aucune mesure quant à la gestion de la douleur, du parage et/ou du ferrage orthopédique, de la nutrition et de la mise en place du traitement du syndrome de Cushing. La Dresse D.________ avait contacté le recourant au mois de janvier 2020 pour lui dire qu'elle suspectait un syndrome de Cushing, mais il n'avait pas mesuré l'ampleur des dégâts (pièce 4/3 du dossier cantonal).