Citation: 5A_258/2023 E. A

A.________, né en 1975, ressortissant de U.________, et C.________, née en 1978, de nationalité V.________, ont entretenu des relations intimes, sans faire ménage commun, entre avril et août 2013. Le 8 février 2014, C.________ a donné naissance à un garçon prénommé B.________. Celui-ci souffre de la drépanocytose, maladie génétique affectant les globules rouges qui se transmet à l'enfant lorsque les deux parents sont porteurs du gène de la maladie. A.________ a reconnu l'enfant le 2 juillet 2014. Le 14 janvier 2016, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de Bienne a approuvé la convention concernant la prise en charge et l'entretien de l'enfant - d'un montant de 250 fr. par mois - signée le 5 janvier 2016 par la mère et A.________. Des examens réalisés en octobre 2019 ont révélé que A.________ n'était pas porteur du gène de la drépanocytose. Il a épousé une ressortissante de U.________, avec laquelle il a eu un fils, né le 3 janvier 2020. Selon les tests effectués à sa naissance, cet enfant ne souffre pas de cette maladie. En février 2020, A.________ a réalisé des examens complémentaires dans le canton de Berne, qui ont confirmé qu'il n'était pas porteur du gène de la drépanocytose. Le 4 mars 2021, il a fait réaliser, avec l'accord de la mère, un test ADN tendant à déterminer sa paternité sur l'enfant. Dans son rapport du 19 mars 2021, le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) a conclu qu'il n'était pas le père biologique de celui-ci.