Citation: 9C_259/2022 E. 5.1.2

5.1.2. En l'espèce, en application de la maxime inquisitoire, la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique était nécessaire et se fondait sur plusieurs avis médicaux - et non pas sur une simple "supposition" de l'office AI -, ainsi que l'a retenu la cour cantonale sans arbitraire. En effet, plusieurs médecins consultés ont relevé une composante de type psychosomatique et préconisé un examen psychiatrique. Ainsi, les docteurs C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 17 juin 2018), D.________, spécialiste en médecine interne générale (rapport du 3 juillet 2018), E.________, spécialiste en médecine interne générale (rapport du 10 décembre 2018), ainsi que F.________, spécialiste en médecine interne générale et en pneumologie, et G.________, spécialiste en neurologie (rapport du 2 août 2019) ont tous fait état de la nécessité d'une investigation psychiatrique en présence d'hypothèses psychosomatiques. En outre, l'assurée omet de mentionner, lorsqu'elle prétend ne jamais avoir souffert de problèmes psychologiques ou pris de médicaments pour des affections psychiatriques, que son médecin traitant, le docteur H.________, spécialiste en médecine interne générale, avait au contraire mentionné un tel suivi médical; il avait en effet indiqué que l'assurée était "connue pour une structure psychologique particulière et que plusieurs traitements [avaient] été essayés", soit différents antidépresseurs et que cela avait "fonctionné" (rapport du 24 juillet 2018). Il s'en suit que la réalisation d'une expertise psychiatrique était nécessaire du point de vue de l'instruction, quand bien même la recourante fait valoir qu'elle n'avait pas déposé sa demande de prestations pour des motifs psychiatriques. De plus, une expertise psychiatrique était également exigible de l'assurée. En premier lieu, il convient d'écarter les documents nouvellement produits par la recourante en instance fédérale et qui tendraient à démontrer qu'elle a fait l'objet de diagnostics erronés et que certains examens médicaux auraient été conduits de manière imprécise. En effet, le rapport du docteur I.________ du 15 février 2019, spécialiste en cardiologie, le courriel du 7 janvier 2022 de son médecin traitant, ainsi que le rapport du docteur J.________ du 18 février 2022, spécialiste en neurologie, sont tous antérieurs à l'arrêt attaqué du 22 mars 2022. Cependant, la recourante ne démontre pas qu'elle n'aurait pas été en mesure de les produire en instance cantonale et ces pièces ne résultent pas de l'arrêt entrepris, dès lors qu'elle avait déjà invoqué en instance cantonale des erreurs de diagnostics et critiqué la manière dont certains examens médicaux avaient été effectués (art. 99 al. 1 LTF). Pour le surplus, la recourante n'invoque, pour contester l'exigibilité de l'expertise en cause, que des critiques d'ordre général sur l'objectivité d'une expertise psychiatrique et son utilité, tout en remettant en cause le fait que les résultats de celle-ci soient vérifiables et en alléguant qu'elle peut contenir des erreurs, ainsi que de fausses assertions. Or ces éléments, examinés sous l'angle objectif (consid. 5.1.1 supra) ne sont pas suffisants pour conclure qu'une expertise n'était pas exigible du point de vue subjectif. Partant, la cour cantonale n'a pas violé l'art. 43 al. 2 LPGA.