Citation: 1C_404/2018 E. 1.3

1.3. Il n'y en a pas non plus en ce qui concerne le grief tiré de l'art. 8 CEDH. Cette disposition peut certes faire obstacle à l'extradition lorsque cette dernière apparaît comme une ingérence disproportionnée dans la vie familiale de l'intéressé (arrêt 1A.263/1996 du 1 er novembre 1996 consid. 3e et 4 non publiés in ATF 122 II 485). Le Tribunal fédéral a toutefois précisé à plusieurs reprises qu'un tel refus (admis dans un unique cas concernant un père de deux filles mineures en Suisse, dont l'incarcération avait mis sa compagne, invalide à 100 % et enceinte d'un troisième enfant, dans un état anxio-dépressif avec des idées suicidaires) était tout-à-fait exceptionnel (ATF 129 II 100 consid. 3.5 p. 105; arrêt 1C_173/2015 du 27 avril 2015 consid. 1.3). En l'occurrence, l'extradition de la recourante occasionnera inévitablement des difficultés dans le maintien des relations avec son mari (difficultés inhérentes à toute mesure d'incarcération), mais la situation n'est pas comparable avec celle qui est décrite ci-dessus. La recourante et son époux pourront recevoir les soins que nécessitent leurs états de santé respectifs, que ce soit en Suède ou en Suisse. L'arrêt de la Cour des plaintes est sur ce point également conforme à la jurisprudence constante.