Citation: 2C_161/2024 E. A

A.a. A.________ est professeure assistante ("Tenure Track Assistant Professor") à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (ci-après : l'EPFL) et directrice du laboratoire de nanobiotechnologie de cette école. B.________ a travaillé en tant que post-doctorant et participé à des travaux de recherche au sein de ce laboratoire, entre 2015 et 2016. Dans ce cadre, il a rédigé un projet d'article intitulé "xxx". Il a quitté l'EPFL le 14 avril 2016. A.________ souhaitant publier un article portant sur le même sujet, un conflit a opposé celle-ci à B.________. Le 20 avril 2016, un accord a été trouvé sous l'égide de l'EPFL et B.________ a publié l'article, le 23 octobre 2017, avec l'accord de la "General Counsel" de l'EPFL, qui avait constaté que les conditions de l'accord étaient respectées. La professeure a, toutefois, accusé B.________ de plagiat. En octobre 2017, elle s'est adressée à l'EPFL pour se plaindre de la publication de l'article qui, selon elle, violait les termes de l'accord du 20 avril 2016. B.________ a sollicité l'intervention de l'EPFL, en novembre 2017. A.b. Après avoir instruit la cause, le président de l'EPFL a, par acte du 20 mai 2019, déclaré que l'enquête administrative [était] close "sans aucune suite disciplinaire à l'encontre de Mme la Prof. A.________" pour ses allégations "injustifiées". Cette décision retenait notamment que B.________ n'avait pas commis de manquement à l'intégrité scientifique et qu'il avait respecté les termes de l'accord du 20 avril 2016. Par décision du 16 juillet 2019, la Commission de recours interne des EPF (ci-après : la Commission de recours) a estimé que le recours de A.________ à l'encontre de la décision susmentionnée était irrecevable. Le Tribunal administratif fédéral, dans un arrêt du 6 avril 2021 entré en force, a rejeté le recours de la professeure contre la décision du 16 juillet 2019, retenant que celle-ci, en tant que dénonciatrice, n'avait pas qualité pour recourir à l'encontre de cette décision.