Citation: 4C.128/2004 10.06.2004 E. 2

L'autorité cantonale a estimé que le changement de dénomination du poste (infirmière B - infirmière A) et de collocation en 2001 ne constituait pas une promotion due aux mérites de la demanderesse, mais à une volonté de revaloriser, de manière générale, les conditions salariales des infirmières B. Cette revalorisation serait intervenue - ce qui aurait été reconnaissable pour la demanderesse - par anticipation d'une prochaine directive de revalorisation générale des professions de la santé que le Conseil d'Etat allait adopter. Au regard de son statut antérieur au 1er janvier 2001, la demanderesse aurait en définitive été augmentée de trois classes, ce qui correspondrait à la directive du Conseil d'Etat, de sorte qu'il ne serait pas nécessaire de trancher la question de l'application directe de la décision de reclassification prise par celui-ci. Enfin, la demanderesse ne pouvait se plaindre d'une inégalité de traitement par rapport à sa collègue C.________, première infirmière: la liberté contractuelle s'opposerait au principe d'égalité de traitement et l'augmentation de salaire de sa collègue aurait été fondée sur les qualités propres à celle-ci.