Citation: 4A_81/2007 14.08.2007 E. 5

La recourante invoque une violation des art. 2 CC et 28 CO. Elle soutient qu'entre les deux versions du contrat, celle conclue au nom de C.________ et celle conclue à son nom, aucune négociation concernant des modifications de la version initiale n'a eu lieu. Sur cette base, la recourante estime qu'elle pouvait, de bonne foi, considérer que seule la modification demandée, qui se rapportait au nom des parties, serait effectuée. Elle en conclut que prétendre comme le fait l'autorité cantonale qu'il est peu vraisemblable, et en tout cas inexcusable, qu'elle n'ait pas remarqué la modification opérée à la clause 6.3, est contraire à l'expérience générale de la vie et donc arbitraire. La recourante ajoute que cette modification consacre un acte de mauvaise foi de l'intimée, ainsi qu'un dol, les conditions matérielles du contrat ayant été astucieusement modifiées. La cour cantonale a retenu que, tout comme le contrat précédent établi pour C.________, le contrat rédigé au nom de la recourante indiquait que les parties s'engageaient pour une période allant du 1er décembre 1999 au 31 décembre 2007. Etait toutefois modifiée la clause de dénonciation anticipée du contrat: par rapport au contrat précédent, toute résiliation de la convention intervenant avant le 31 décembre 2007 - et non plus avant le 30 novembre 2004 - était soumise à remboursement. Sur ce point, la cour cantonale a retenu que la durée de la convention, ou plus précisément la durée pendant laquelle le contrat dénoncé entraînait une indemnisation, finalement fixée à 8 ans, a été le résultat de négociations contractuelles. Ainsi, lorsque la recourante affirme pour fonder sa bonne foi qu'aucune négociation n'a eu lieu entre les deux versions proposées, elle s'écarte de façon inadmissible des faits de la cause. Elle échoue par ailleurs à établir sa bonne foi, dans la mesure où elle ne remet pas en cause le raisonnement de la cour consistant à soutenir que, puisque la clause litigieuse figurait sur la même page que celle signée par les représentants de la recourante, ceux-ci auraient dû remarquer la modification apportée à la clause. De même, en ce qui concerne la réalisation d'un éventuel comportement dolosif de la partie adverse, la recourante ne démontre pas que l'absence de dénonciation anticipée l'aurait empêchée de conclure le contrat, puisqu'elle se borne à soutenir, pour toute argumentation, que le contrat aurait été conclu sans la clause viciée, ce qui est insuffisant. Au demeurant, on ne peut qu'être convaincu que la recourante se serait engagée en dépit d'une éventuelle erreur s'agissant de la clause litigieuse, dès lors qu'il a été souverainement retenu que la recourante a, à réitérées reprises, manifesté son intention de se lier à sa partenaire contractuelle pour une longue durée compte tenu notamment des investissements qu'elle entendait réaliser pour l'exécution du projet. Il va donc sans dire que la recourante échoue à démontrer une quelconque violation du droit fédéral, sous l'angle des art. 2 CC et 28 CO, et encore moins n'établit que l'autorité cantonale a fait preuve d'arbitraire.