Citation: 6B_1320/2022 E. 5

En l'espèce, la cour cantonale a constaté, après avoir rappelé la teneur de l'art. 385 CPP (exigences de motivation et de forme du mémoire de recours), que le mémoire du recourant ne contenait aucune argumentation, ni conclusion. Il se limitait à commenter certains des passages de l'ordonnance attaquée, sans tenter de démontrer l'existence d'une quelconque infraction ou d'expliquer en quoi, selon lui, les motifs retenus par le ministère public étaient erronés. Elle a considéré que l'écrit ne remplissait manifestement pas les conditions posées à l'art. 385 al. 1 CPP, faute de toute critique étayée, au niveau factuel ou juridique. Un tel défaut de motivation ne pouvait de surcroît justifier qu'un délai supplémentaire lui soit fixé pour compléter son acte en application de l'art. 385 al. 2 CPP. La cour cantonale a dès lors déclaré le recours cantonal irrecevable. En se limitant à affirmer que, faute d'avocat, son recours cantonal ne devait pas être rédigé dans les règles de l'art, le recourant - qui ne prétend ni ne démontre avoir requis l'assistance judiciaire au niveau cantonal - ne discute d'aucune manière l'application de l'art. 385 CPP, disposition qu'il ne cite au demeurant pas. Il est précisé sur ce point que le recourant avait été en mesure de contester valablement une précédente ordonnance de non-entrée en matière (cf. arrêt 6B_1112/2022 du 7 novembre 2022 le concernant). Pour le surplus, le recourant se borne à affirmer que son mémoire était réglementaire, sans discuter la motivation cantonale sur ce point. En particulier, il n'expose d'aucune manière en quoi il aurait formé des conclusions, tenté de démontrer l'existence d'une infraction ou contesté les motifs de non-entrée en matière retenus par le ministère public. En lieu et place d'une critique topique de la motivation de l'arrêt attaqué, le recourant se contente d'énumérer toute une série d'infractions qu'il reproche encore à la Procureure B.________ en se rapportant au déroulement de l'instruction ayant donné lieu à sa plainte et en discute librement les faits. En tant qu'il reproche au Procureur général de s'être rendu coupable de corruption d'agents suisses, il ne s'en prend d'aucune manière à la motivation de l'arrêt entrepris (cf. art. 80 al. 1 LTF) et procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. En définitive, on ne discerne aucun grief recevable, propre à établir en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en déclarant son recours irrecevable. Il s'ensuit que l'écriture du recourant ne répond manifestement pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).