Citation: I 49/02 14.10.2002 E. 1

Par ailleurs, on rappellera que l'assuré a le devoir de faciliter toutes les mesures prises en vue de sa réadaptation à la vie professionnelle (art. 10 al. 2 LAI) et que s'il s'oppose ou se soustrait à une telle mesure, la rente lui sera refusée ou retirée (art. 31 al. 1 LAI). 3.2 En l'espèce, l'expertise psychiatrique ordonnée par l'OCAI était nécessaire au vu du dossier médical. En effet, dans son rapport du 17 septembre 1996, le docteur R.________ avait posé, notamment, les diagnostics d'état de stress post-traumatique et d'état dépressivo-anxieux. De son côté, la psychologue-psychothérapeute ayant suivi l'assurée de septembre 1995 à octobre 1996, M.________, n'a pas été en mesure de donner des informations sur l'état de santé qu'elle présentait deux ans plus tard (rapport du 4 juin 1998). Par ailleurs, l'expertise était exigible de la part de l'assurée. Aucun élément du dossier n'indique, contrairement aux allégations de E.________ L.________, qu'elle était dans l'impossibilité de se soumettre à une telle mesure d'instruction ou que sa capacité de discernement fût fortement diminuée à ce moment. En particulier, les problèmes rencontrés avec l'autorité tutélaire au sujet de la garde de sa fille ne constituent pas un tel empêchement. Dès lors, on doit admettre que la prénommée a bel et bien refusé de coopérer à la mesure d'instruction. A cet égard, c'est le refus formel de poursuivre l'expertise auprès du docteur Y.________ - après avoir été dûment informée par l'office intimé le 8 janvier 1999, qu'à défaut de prendre rendez-vous avant le 26 janvier 1999, il statuerait sur la base du dossier- qui constitue le comportement incriminé et non le fait de ne pas s'être présentée au rendez-vous de l'expert du 20 novembre 1998. Dans ces circonstances, on ne saurait faire grief à l'administration d'avoir statué en l'état, conformément à l'art. 73 RAI.