Citation: 1C_338/2023 E. 3.2

3.2. En application de l'art. 18f al. 1 de la loi fédérale sur les chemins de fer du 20 décembre 1957 (LCdF; RS 742.101), le TAF a jugé tardives les critiques soulevées par la recourante, en cours de procédure, lors de l'inspection locale, en lien avec la sécurité des voyageurs, en particulier les élèves du cycle d'orientation (CO), et la conformité du projet à la loi fédérale sur l'égalité pour les handicapés du 13 décembre 2002 (LHand; RS 151.3), ces aspects ne ressortant pas de son opposition (à ce propos, cf. ATF 133 II 30 consid. 2.2, 2.4 et 3). Le TAF a de surcroît relevé que ces éléments n'étaient en tout état pas de nature à légitimer la recourante à agir: celle-ci n'ayant pas démontré être personnellement touchée par les problématiques soulevées, ses griefs relevaient de l'action populaire. La recourante ne le discute du reste pas en lien avec son grief de violation de l'art. 48 PA, ni ne prétend être personnellement et directement atteinte par ces questions. En revanche, s'agissant des griefs portant sur la prétendue augmentation du trafic routier entraînée par la création de la nouvelle halte CFF, le TAF a retenu que cet aspect ressortait à tout le moins indirectement de l'opposition. Le tribunal a cependant nié que la recourante puisse s'en prévaloir pour fonder sa qualité pour agir. Le tribunal a retenu qu'au regard de la situation géographique du bien-fonds de la recourante, éloigné du projet et séparé de celui-ci par des obstacles naturels, il ne subissait pas une augmentation sensible des nuisances liées à une éventuelle augmentation du trafic générée par le projet ferroviaire litigieux; de même, le projet ne modifiait pas sensiblement les possibilités d'exploitation agricole de cette parcelle, celle-ci n'étant au demeurant pas cultivée. La recourante n'apparaissait en définitive pas particulièrement touchée par une éventuelle augmentation du trafic routier induit par la nouvelle halte CFF.