Citation: 8C_443/2014 E. 4.2

4.2. Le recourant invoque une violation de son droit à la protection de la bonne foi consacré à l'art. 9 Cst., ainsi qu'une violation des art. 8 al. 1 let. f et 15 al. 1 LACI. Bien qu'il ait eût l'intention de reprendre son activité au Café B.________, il avait la réelle volonté de rechercher et d'accepter un emploi au service d'un autre employeur. Cette volonté ressort non seulement des recherches d'emploi effectuées mais également des autres éléments ressortant du dossier. En particulier, il n'a pas cherché à obtenir des prestations de l'assurance-chômage lorsque cela n'était pas justifié. Ainsi, il s'est résolu à requérir une indemnité seulement au mois de décembre 2011, lorsqu'il a su que le Café B.________, auprès duquel il avait travaillé jusqu'au 31 juillet précédent, allait rester fermé pour une longue période. En outre, il a toujours fait preuve de sérieux et de diligence, puisqu'il n'a pas sollicité de vacances et a annoncé qu'il allait pouvoir reprendre son activité auprès de l'établissement susmentionné. Il n'a pas non plus refusé un stage ou une formation, ni manqué à son devoir d'assister aux entretiens. En ce qui concerne ses recherches d'emploi, l'intéressé fait valoir que sa conseillère en placement ne lui a jamais indiqué qu'elles étaient inappropriées ou insuffisantes. Si tel avait été le cas, elle était tenue, en vertu des principes de proportionnalité et de la bonne foi, de suspendre le droit à l'indemnité ou, à tout le moins, de lui adresser un avertissement. Cela étant, le recourant est d'avis que la juridiction précédente n'était pas fondée à le déclarer inapte au placement et, partant, à lui dénier le droit à l'indemnité de chômage.