Citation: I 797/06 21.08.2007 E. A

T.________, née en 1946, a travaillé comme aide-cuisinière jusqu'au 28 février 2002. Ses relations contractuelles avec X.________ ont été résiliées à cause des remaniements structurels intervenus au sein de la congrégation à cette époque. Inscrite au chômage, elle a été placée en arrêt maladie de longue durée dès le 3 mai 2002. N'ayant pas repris d'activité lucrative le 20 février 2003, elle a requis des prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI). Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a recueilli l'opinion de la doctoresse R.________, psychiatre traitant (rapport du 17 avril 2003). La praticienne a diagnostiqué des douleurs fibromyalgiques et un état dépressif important que des mesures médicales étaient peu susceptibles d'influencer. Elle attestait en outre que l'assurée ne pouvait plus fournir de prestations suffisantes en raison de troubles de l'attention et de la concentration ainsi que d'un manque d'énergie qui se manifestaient par une certaine lenteur. Elle estimait encore que sa patiente ne possédait plus la flexibilité nécessaire pour s'adapter à une autre activité, mais que le métier d'aide-cuisinière, d'un point de vue strictement psychiatrique, pouvait être exercé à mi-temps avec toutefois une perte de rendement d'un tiers pour tenir compte de la lenteur et du fréquent besoin de repos de l'intéressée. L'administration s'est également procuré plusieurs rapports médicaux établis entre 1997 et 2003. Il y est fait mention d'un status après cholécystectomie, appendicectomie, hystérectomie et annexectomie, d'un dolichosigmoïde, d'hépatomégalie, d'un status hémorroïdaire et d'une symptomatologie douloureuse des ceintures avec une tendance à la fibromyalgie (périarthrite scapulo-humérale, syndromes lombo-vertébral et cervico-brachial chroniques sur troubles statiques et dégénératifs). Aucun des praticiens consultés ne s'est exprimé sur la capacité de travail ou l'existence de limitations fonctionnelles. L'office AI a également obtenu une copie du dossier médical de l'assureur maladie. Y figure l'avis du docteur O.________, médecin traitant, qui atteste notamment une incapacité totale dès le 3 mai 2002 (questionnaires des 3 juillet et 2 décembre 2002). L'administration a enfin confié un mandat d'expertise à un de ses centres d'observation médicale. Les doctoresses D.________ et E.________, internistes, ainsi que M.________, psychiatre, ont fait état d'un syndrome douloureux somatoforme persistant de type polyalgique, d'un épisode dépressif léger, sans syndrome somatique, et d'une personnalité dépendante laissant subsister une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée; les autres diagnostics (diabète, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, obésité morbide, stéatose hépatique, céphalées tensionnelles, tabagisme chronique, status après cholécystectomie, appendicectomie, hystérectomie, annexectomie et colporraphie pour cystorectocèle) n'avaient par contre aucune incidence (rapport d'expertise du 19 mars 2004). Par décisions des 31 janvier et 12 avril 2005, l'office AI a octroyé à T.________ une aide au placement, dès lors que l'activité adaptée retenue (ouvrière dans le secteur de la production) correspondait à ses aptitudes professionnelles et ne nécessitait aucune formation supplémentaire, puis une demi-rente d'invalidité, fondée sur un taux de 55 %, avec effet au 1er mai 2003. L'assurée s'est opposée à ces décisions soutenant que l'évaluation de son invalidité était entachée de plusieurs erreurs ou incohérences (choix du salaire de référence et de la durée hebdomadaire du travail erronés, mauvaise application des principes régissant la prise en considération des facteurs sociaux et de réduction) et qu'il en allait de même de l'appréciation des éléments médicaux (aucune contradiction dans les avis des médecins traitants contrairement à ce que retenaient les expertes et contrairement au contenu de leur propre rapport). Elle a également déposé deux avis complémentaires établis par les docteurs R.________ et O.________ le 24 février 2005. L'administration a rejeté l'opposition au motif que les arguments invoqués n'étaient pas de nature à faire douter du bien-fondé de l'expertise (décision du 4 octobre 2005).