Citation: 1C_8/2023 E. 6

Les recourants reprochent finalement à la cour cantonale d'avoir arbitrairement décidé qu'un rapport géologique et géotechnique n'était pas nécessaire, alors que la jurisprudence constante l'exigerait si des indices sérieux faisaient penser que le terrain ne se prêtait pas à la construction ou qu'il imposait des précautions spéciales. Selon les recourants, les conduites existantes seraient insuffisantes et entraîneraient par conséquent des inondations dans des garages, des caves et des sous-sols d'immeubles situés sur des parcelles voisines. Les recourants semblent également reprocher à la CDAP de ne pas avoir suffisamment motivé sa décision sur ce point, ce que l'on peut comprendre comme la dénonciation d'une violation de leur droit d'être entendus. En l'espèce, il est douteux que les exigences de motivation en lien tant avec la prétendue application arbitraire de la jurisprudence constante qu'avec l'alléguée violation du droit d'être entendu soient réalisées (art. 106 al. 2 LTF; cf. ci-dessus consid. 2.1) : les recourants n'indiquent en effet ni la jurisprudence à laquelle ils se réfèrent, ni une éventuelle norme sur laquelle ils fonderaient leur grief. Au surplus, il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a clairement mentionné les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision. En tout état, l'ECA, dans ses déterminations du 7 février 2023, a rappelé que le projet se trouvait dans une zone dans laquelle aucun danger dû aux inondations par les crues des cours d'eau n'était signalé. Devant l'instance cantonale, la Direction générale de l'environnement du canton de Vaud (ci-après: DGE) avait également confirmé ce point, précisant que la parcelle n o 1320 n'était pas exposée à un danger d'inondation. Au vu de ces différents éléments, il ne paraît pas arbitraire que les autorités précédentes aient considéré être suffisamment renseignées quant au risque d'inondation pour octroyer, respectivement confirmer, le permis de construire sans qu'un rapport géologique et géotechnique ne soit nécessaire. Par conséquent, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.