Citation: 1C_691/2017 E. 1.3

1.3. La recourante prétend que l'existence de vices graves de procédure en Suisse et dans l'Etat requérant justifieraient une entrée en matière. Elle se plaint de ne pas avoir eu accès à l'ensemble des pièces du dossier d'entraide, soupçonnant l'existence de documents qui ne lui auraient pas été communiqués. Selon la jurisprudence, une violation du droit d'être entendu peut certes justifier, dans certains cas, une entrée en matière. Il faut pour cela notamment que la violation alléguée soit évidente (arrêts 1C_612/2017 du 12 décembre 2017 consid. 2.2.1; 1C_563/2016 du 8 décembre 2016 consid. 1.3.1). En l'occurrence, comme le relève la Cour des plaintes, les pièces déterminantes au sens de l'art. 80b EIMP sont la demande d'entraide et l'ensemble des pièces d'exécution, qui ont en l'occurrence été remis à la recourante. Ces pièces sont suffisantes pour juger de l'admissibilité et de l'étendue de l'entraide, et il n'apparaît pas que les décisions du MPC ou l'arrêt attaqué se fonderaient sur des éléments (emails, notes internes) dont la recourante n'aurait pas eu connaissance. Il n'y a aucune violation manifeste du droit d'être entendu. La prétendue violation, par l'autorité requérante, des engagements écrits auxquels était soumise la participation de ses enquêteurs aux actes d'entraide, ne justifie pas non plus une entrée en matière. En effet, la jurisprudence constante considère qu'une remise ou une utilisation prématurée de renseignements ne peut conduire à un refus de l'entraide judiciaire si, à l'issue de la procédure, les conditions formelles et matérielles de la collaboration internationale se trouvent réunies de sorte que les renseignements en question pourront finalement être utilisés de manière régulière. Un tel refus serait notamment contraire aux engagements résultant de la CEEJ (RS 0.351.1). L'ordonnance de clôture a, dans ce cas, un effet guérisseur (arrêt 1C_517/2015 du 15 octobre 2015 consid. 1.3).