Citation: 6B_906/2019 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que la fourniture de sûretés, la saisie des documents d'identité, l'obligation de se présenter dans un poste de police et de répondre à toute convocation constituaient des mesures légères, qui n'avaient porté qu'une atteinte mineure à la liberté personnelle de la recourante. Ces mesures avaient été d'autant moins contraignantes que les sûretés avaient été fournies par des membres de sa famille et que, lorsque l'intéressée avait eu besoin de se rendre en Chine pour des motifs impérieux, l'autorisation lui en avait été accordée. Les obligations de se mettre en quête d'une activité dépendante régulière et d'un logement correspondant à ses moyens financiers étaient certes plus contraignantes, sans toutefois atteindre un degré tel que la liberté de la recourante en fût substantiellement entravée. En outre, ces mesures étaient alors nécessaires compte tenu de la situation personnelle et financière de la recourante. L'interdiction de contact avec les parties plaignantes et des tiers intéressés n'avait pour sa part atteint la recourante que de manière marginale, dans la mesure où les personnes visées ne faisaient pas partie du cercle familial. En définitive, les contraintes subies par la recourante étaient restées, dans l'ensemble, d'une intensité relativement faible et avaient été incomparables avec celles qu'aurait engendrées une détention provisoire. Il n'y avait donc pas lieu de procéder à une quelconque imputation de ces mesures sur la peine de l'intéressée.