Citation: 1C_104/2021 E. 3

Sur le fond, le recourant se plaint d'une violation des art. 28 et 41 aLN. Il relève que le mariage a eu lieu en juillet 2008 alors que la vie commune avait commencé en 2001 déjà. Après l'obtention de la naturalisation en juin 2015, les époux étaient partis plusieurs fois en vacances ensemble, poursuivant leur vie commune. Une crise avait eu lieu en décembre 2015, mais l'épouse du recourant était revenue après quelques jours d'éloignement et la vie conjugale avait repris normalement durant les fêtes de fin d'année. En 2016, le recourant avait connu une situation professionnelle très difficile, frôlant la faillite. A l'automne 2016, son épouse avait connu des problèmes avec sa famille paternelle et avait sombré dans la dépression; elle avait été internée en décembre 2016 et avait dû faire face au décès de sa mère à Noël 2016; elle avait ensuite violemment rejeté son époux, contraignant celui-ci à demander unilatéralement le divorce le 21 avril 2017. Le recourant estime ainsi avoir à tout le moins renversé la présomption découlant d'une séparation moins de deux ans après la déclaration de vie commune. Il relève n'avoir connu aucun problème de couple avant la naturalisation. Sa femme, qui l'avait dénoncé auprès du SEM, s'était par la suite rétractée en déclarant avoir agi sous l'emprise de la tristesse.