Citation: C 297/99 16.03.2000 E. 4

4.- En l'espèce, l'intimé s'est fondé sur le fait que le recourant a droit, à titre rétroactif, à une rente d'in- validité versée par l'assurance-invalidité. Dans la déci- sion administrative litigieuse, du 20 juillet 1998, il en a conclu que cela entraînait l'obligation de restituer 5538 fr., le solde de 5814 fr. (11 352 fr. - 5538 fr.) cor- respondant aux rentes des mois de janvier, février et mars 1998. Cependant, cela suppose que la somme de 11 352 fr. ait été versée au recourant en janvier 1998 déjà, de sorte qu'il ait pu en disposer au moment où la décision de resti- tution du 14 janvier 1998 a été rendue, ce qui n'est pas établi. Au demeurant, il n'est pas vraisemblable que l'as- surance-invalidité ait versé à l'avance les rentes aux- quelles avait droit l'assuré pour février et mars 1998. En effet, selon le décompte figurant au bas de la décision de rente du 3 mars 1998, le paiement rétroactif de 42 293 fr., dont il y avait lieu de porter en déduction le montant de 30 941 fr. en compensation de la créance de la caisse en restitution des indemnités perçues à tort, concernait la période allant du 1er juin 1996 au 31 mars 1998. Or, ainsi qu'on l'a vu, la somme de 11 352 fr. comprend les rentes mensuelles dues pour janvier, février et mars 1998. En réalité, le recourant, au moment de recevoir la décision de restitution du 14 janvier 1998, disposait non pas de la somme de 11 352 fr. due par l'assurance-invali- dité, mais, ainsi que cela ressort d'un extrait du compte courant bancaire dont sont titulaires les époux M.________, de 12 105 fr. 50. En effet, le 9 janvier 1998, leur compte avait été crédité d'un montant de 11 787 fr. 55, versé par la Caisse de pension du bâtiment et du génie civil du can- ton du Valais (CPCV), montant qui correspond aux rentes d'invalidité dues avec effet rétroactif à partir du 1er juin 1997 par l'institution de prévoyance. Or, s'agissant de l'octroi d'une rente à titre rétro- actif, il est de jurisprudence constante que l'existence d'une situation difficile doit être niée si le capital ob- tenu grâce au paiement de la rente arriérée était encore disponible au moment où la restitution aurait dû avoir lieu. Dans le cas particulier, où la Cour de céans ne peut s'écarter des conclusions du recourant au détriment de celui-ci, il y a lieu de constater que la décision adminis- trative litigieuse lui est plus favorable que si, comme aurait dû le faire l'intimé, le montant de 11 787 fr. 55 versé par la CPCV avait été pris en compte, les arrérages échus au 31 décembre 1997 s'élevant à 8251 fr. 30. Pour cette raison, le recours est mal fondé.