Citation: 6B_700/2017 E. 1.4

1.4. Dans ces conditions, il est sans incidence que le contrat de courtage ait pu contenir une clause d'exclusivité, le recourant n'ayant, en toute hypothèse, pas respecté les termes de sa mission, que ce soit sous l'angle du contrat initial (vendre le fonds de commerce) ou d'un accord ultérieur (remettre ou résilier le bail). Par ailleurs, le recourant ne saurait prétendre avoir agi dans l'intérêt de l'intimée au motif que celle-ci a déclaré que rétrospectivement, elle aurait dû vendre le matériel seul et remettre le bail ensuite. En effet, le cas de figure évoqué par l'intimée exclut manifestement l'intervention du recourant comme courtier et le paiement d'une commission. Il n'est pas non plus nécessaire d'examiner la question des factures que le recourant aurait payées pour le compte d'A.________ ou de C.________ SA, car il n'a pas été établi qu'elles auraient été en lien avec le contrat de courtage. Il y a d'ailleurs plutôt lieu de penser qu'elles étaient en rapport avec la gestion fiduciaire de « C.________ SA ». Enfin, il est sans pertinence que le recourant ait pu verser le produit de la vente du matériel sur le compte de B.________ Sàrl grâce à la procuration signée par l'intimée, qui ne saurait légitimer l'encaissement d'une commission qui n'était pas due. Le grief pris de la violation de l'art. 97 al. 1 LTF doit être écarté dans la mesure où les faits invoqués ne sont pas susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Il en va de même du grief tendant à faire constater que la cour cantonale aurait violé le droit du recourant d'obtenir une décision motivée (art. 29 al. 2 Cst. et 3 al. 2 let. c CPP), l'autorité n'ayant pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais pouvant au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157).