Citation: 5P.374/1999 25.01.2000 E. 1

1.- a) Interjeté à temps contre une décision de mesures provisionnelles prise en dernière instance cantonale (ATF 118 II 369 consid. 1 p. 371 et les arrêts cités), le recours est recevable du chef des art. 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ. b) Sous réserve d'exceptions non réalisées dans le cas présent (cf. ATF 125 I 394 consid. 4b p. 397 et les arrêts cités), la recevabilité du recours suppose que son auteur ait un intérêt juridique, à savoir que la décision à rendre soit en mesure de lui procurer l'avantage de droit matériel qu'il escompte; un tel intérêt fait, en particulier, défaut lorsque même l'admission du recours ne permettrait pas de supprimer le préjudice allégué (ATF 116 II 721 consid. 6 p. 729 et les citations). En l'espèce, la décision attaquée retient que l'huissier chargé de procéder à l'exécution n'a trouvé aucun des objets ou des pièces dont la saisie devait être opérée au domicile indiqué dans la requête, de sorte que, "dans cette mesure en tout cas", celle-ci est devenue sans objet. A l'appui de son ordonnance sur l'effet suspensif, le Président de la cour de céans a, néanmoins, considéré que la situation n'apparaît pas claire: d'une part, on peut déduire, a contrario, de l'arrêt déféré que la requête n'est pas sans objet en ce qui concerne d'autres biens; d'autre part, la même décision constate que l'huissier a procédé à la saisie des meubles de bureau qu'il a trouvés dans les locaux du centre CFF de la Praille, en les laissant cependant sur place. Vu l'incertitude qui règne à cet égard, il convient d'entrer en matière.