Citation: 7B_373/2024 E. 2.4

2.4. Le recourant souligne avoir indiqué, au premier point de la partie "En fait" de son recours cantonal, premièrement, qu'"Afin d'éviter d'inutiles redites, le Recourant prie la Chambre pénale de recours de bien vouloir se référer au contenu de sa plainte du 23 janvier 2020" et, deuxièmement, que "Monsieur A.________ a toutefois produit une expertise démontrant que la signature apposée sur l'attestation de remboursement n'est pas celle de Monsieur D.________". Il estime avoir, ce faisant, contesté l'ordonnance du Ministère public dans son ensemble. Il ajoute qu'à la lecture de son recours, la Cour cantonale aurait dû constater qu'il n'avait pas saisi les "tenants et aboutissants" de cette ordonnance; cela résultait en effet du fait qu'il avait soutenu devant cette instance l'existence d'un faux dans les titres et avait produit une expertise destinée à le démontrer. L'argumentation du recourant ne résiste pas à l'examen. Dans son recours cantonal, le recourant s'est contenté d'un renvoi général à sa plainte, ainsi qu'à la mention du prétendu faux. Or, ces éléments figurent uniquement dans la partie "II. En fait" de son écriture et le recourant n'a développé aucun grief à ces égards. Dans la partie "III. En droit", le recourant n'a invoqué au fond que l'art. 146 CP relatif à l'infraction d'escroquerie, en en détaillant les éléments constitutifs sur près de cinq pages et en concluant à ce que ceux-ci soient considérés comme réalisés. Le recourant ne saurait donc raisonnablement prétendre avoir contesté l'ordonnance du Ministère public dans son ensemble, y compris s'agissant de l'infraction de faux dans les titres, ni arguer que la cour cantonale aurait dû retenir qu'il n'avait pas saisi la teneur de l'ordonnance en question, a fortiori dans la mesure où il a agi devant elle par l'intermédiaire d'un avocat.