Citation: 6B_691/2021 E. 1.3

1.3. Le recourant se plaint d'un déni de justice formel en lien avec ses réquisitions de preuves formulées devant la cour cantonale. Au pied de son recours cantonal, le recourant avait, à titre préalable, requis que soient ordonnées une expertise financière portant sur le calcul du dommage économique subi ainsi que l'audition en qualité de témoins de divers employés de H.________ SA. Dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale a constaté - sans que le recourant ne se plaigne d'arbitraire sous cet angle - que le recourant invoquait la violation de son droit d'être entendu au motif que le ministère public n'avait ni parlé de sa requête d'ordonner une expertise financière du compte H.________ SA, ni de l'audition des employés de la banque (question abordée ci-dessus, consid. 1.2). Il ajoutait qu'en conséquence, " si la Chambre de céans devait s'estimer insuffisamment renseignée, il lui appartiendrait d'annuler la décision et de renvoyer la cause au ministère public pour qu'il procède dans le sens des considérants " (arrêt entrepris, En Fait, D. a. p. 11). Pour le reste, le recourant ne faisait aucune allusion, dans sa motivation, à d'éventuelles réquisitions de preuves complémentaires. Aussi l'autorité précédente pouvait-elle comprendre que le recourant ne réitérait pas formellement devant elle l'administration de moyens de preuve, mais se limitait uniquement à l'enjoindre d'ordonner au ministère public d'administrer les preuves complémentaires indiquées dans ses conclusions dans le cas où elle estimait que l'état de fait était incomplet et ne lui permettait pas de trancher la cause. En se prononçant sur le dommage économique allégué par le recourant en l'état du dossier, il ressortait implicitement des considérants de l'arrêt attaqué (consid. 4.2.2 en particulier) que la cour cantonale s'estimait suffisamment renseignée pour connaître de l'affaire, de sorte que la demande d'annulation et de renvoi de la cause au ministère public n'avait plus d'objet. En définitive, n'ayant pas motivé de façon suffisante et pertinente une éventuelle requête d'administration de preuves complémentaires (art. 389 al. 1 CPP) adressée à la cour cantonale, le recourant ne saurait se plaindre d'un déni de justice formel sous cet angle.