Citation: 9C_61/2024 E. 5

En l'espèce, la recourante reconnaît tout d'abord que l'assurée a repris une activité professionnelle à un taux d'activité de 80 % dès le 1er février 2011, soit à un taux d'activité supérieur à celui de 50 % pris en compte par l'office AI dans sa décision du 24 avril 2009. Dès lors, la juridiction cantonale pouvait conclure sans arbitraire à une amélioration de l'état de santé de l'assurée survenue postérieurement à sa période d'affiliation à la CPEG (de septembre 2004 à fin octobre 2008). Ensuite, bien que l'assurée ait indiqué à l'office AI qu'elle aurait travaillé à 100 % en l'absence d'atteinte à la santé (correspondance du 3 septembre 2019), cette simple déclaration, en tant que telle, ne suffit pas à établir au degré de la vraisemblance prépondérante requis en assurances sociales qu'une atteinte à la santé l'aurait empêchée de travailler à plus de 80 % dès le 1 er février 2011. L'office AI s'est d'ailleurs écarté de l'affirmation de l'assurée, considérant plutôt qu'elle se serait toujours consacrée à 80 % à son activité professionnelle, et à 20 % à l'accomplissement de ses travaux habituels dans le ménage (décision de l'office AI du 11 mars 2020). Enfin, la recourante ne prétend pas qu'un médecin aurait confirmé que l'assurée aurait été empêchée, dans une activité adaptée, de travailler à 100 % (ou à plus de 80 % [cf. ATF 144 V 58 consid. 4.4]) pour des raisons médicales dès le 1 er février 2011, et pour une période de plus de trois mois. Au contraire, dans l'expertise psychiatrique, le docteur G.________ a constaté que l'assurée avait présenté un "nouvel épisode dépressif" dès mars 2016, en raison notamment de conflits et de l'ambiance à son travail. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations des premiers juges, ni de leur appréciation.