Citation: 4A_321/2009 15.01.2010 E. 1

D'emblée, deux remarques s'imposent concernant les conclusions prises dans le recours dirigé contre l'intimé. Premièrement, il y a lieu de relever que la recourante a manifestement procédé à un "copier/coller" du recours déposé contre l'intimée, ce qui a singulièrement pour conséquence qu'elle a formellement pris ses conclusions contre cette dernière; il n'est pas nécessaire d'examiner si cette situation, qui dénote d'une certaine désinvolture, est en soi de nature à entraîner l'irrecevabilité des conclusions concernées, pour les raisons qui seront exposées ci-dessous. S'agissant deuxièmement de la conclusion de la recourante tendant à ce qu'il soit dit qu'elle n'a pas la qualité de partie à la procédure, il convient de rappeler que des conclusions en constatation de l'inexistence d'un rapport de droit sont recevables en cas d'intérêt juridique à une constatation immédiate (cf. art. 71 LTF et 25 PCF); or, semblable intérêt fait défaut en l'espèce, dans la mesure où il incombait à la recourante, plutôt que de faire constater son absence de légitimation passive, de prendre une conclusion au fond tendant au rejet des prétentions de son adverse partie, puisque la qualité pour défendre est une question de droit matériel qui se détermine selon le droit au fond et dont le défaut conduit au rejet de l'action (ATF 126 III 59 consid. 1a p. 63; 125 III 82 consid. 1a p. 83). Pour ce qui est des conclusions communes aux deux recours, il apparaît, à la lumière de la motivation des recours et du paragraphe récapitulatif exposé par la recourante au pied de ses écritures, que celle-ci ne conclut clairement qu'au renvoi de la cause à la cour cantonale, les conclusions en déboutement de ses adverses parties de toutes autres plus amples ou contraires conclusions, au demeurant subsidiaires, revêtant dans le cas particulier le caractère de pures formules de style et ne pouvant être considérées comme des conclusions au fond. Dans ces circonstances, les conclusions des recours sont en principe irrecevables, sauf à admettre l'existence d'une exception. Or, l'on ne voit pas en quoi la Cour de céans, si elle accueillait les recours, ne serait de toute manière pas en situation de statuer elle-même; cela ne découle pas des arrêts entrepris, ni ne fait l'objet d'une véritable justification dans les recours. Certes, la recourante soutient, dans le cadre de son grief de prétendue violation de son droit d'être entendue, que le caractère formel de ce moyen emporte en principe l'annulation de la décision concernée; cela ne change toutefois rien au fait que le Tribunal fédéral pourrait être en mesure de rendre une décision s'il admettait d'autres critiques relatives à l'application du droit matériel. Pour le surplus, l'on ne voit pas que l'on se trouve en l'espèce dans une situation qui appellerait typiquement un renvoi plutôt qu'une réforme, comme lorsqu'il s'agit de compléter l'état de fait ou d'exercer un pouvoir d'appréciation (cf. Corboz, in Commentaire de la LTF, 2009, n° 16 ad art 107 LTF): concernant la première hypothèse, l'état de fait déterminant apparaît complet, et la recourante mentionne d'ailleurs expressément, en rapport avec son argumentation relative à la question des heures supplémentaires, qu'elle "ne cherche pas, en invoquant ce grief, à compléter l'état de fait"; s'agissant enfin du deuxième cas de figure, la recourante reproche certes formellement à la cour cantonale d'avoir commis un abus ou un excès de son pouvoir d'appréciation, mais elle méconnaît cependant que l'on ne se trouve pas en l'espèce dans un domaine où la loi réserve au juge un tel pouvoir. En définitive, les recours sont donc irrecevables.