Citation: 1B_530/2019 E. 4.2

4.2. Le recourant est un ressortissant turc qui est arrivé en Suisse en 2005, pour rejoindre sa première épouse dont il a divorcé en 2013. Au bénéfice d'un permis d'établissement, il est actuellement sans emploi et n'a ni revenu ni fortune. Il n'a pas d'autre famille en Suisse que les enfants issus de sa relation avec B.________, le 20 janvier 2012, respectivement le 4 mai 2017, auxquels il dit être très attaché et qu'il voit dans le cadre de l'exercice du droit de visite aménagé dans la procédure civile de divorce. Le reste de sa famille vit à l'étranger, principalement en Europe. Le recourant est accusé de nombreux actes de violence envers son épouse et sa belle-fille mineure, ayant causé des lésions corporelles médicalement constatées, de menaces et de mise en danger de la vie d'autrui, infraction dont il pouvait être tenu compte en l'état. Il s'expose ainsi à une peine privative de liberté importante, s'il devait être reconnu coupable des infractions qui lui sont reprochées, qui pourrait l'inciter à se soustraire à la procédure pénale nonobstant les relations qu'il dit vouloir maintenir avec ses enfants. Dans ces circonstances, le Président de la Chambre pénale n'a pas fait preuve d'arbitraire ni violé d'une autre manière le droit fédéral en retenant un risque de fuite, étant précisé que la probabilité d'un tel risque suffit au regard de la jurisprudence. Le recourant n'indique pas les mesures de substitution propres à pallier ce risque. Ni la saisie de ses papiers d'identité ni le port d'un bracelet électronique ne constituent des garanties suffisantes qu'il ne se soustraie pas à la procédure pénale ouverte à son encontre (cf. arrêt 1B_362/2019 du 17 septembre 2019 consid. 3.3 destiné à la publication). Dans la mesure où il considérait que le risque de fuite suffisait à lui seul à motiver la détention provisoire, le Président de la Chambre pénale pouvait se dispenser d'examiner si cette mesure s'imposait également en raison d'un risque de réitération ou d'un danger de collusion, sans violer le droit d'être entendu du recourant. Le grief que ce dernier lui adresse en ce sens est mal fondé. Pour le surplus, le recourant ne prétend pas, à juste titre, que la détention subie à ce jour serait disproportionnée par rapport à la peine encourue au vu des infractions qui lui sont reprochées (art. 212 al. 3 CPP).