Citation: 4C.295/2001 24.01.2002 E. A

A.- Dès 1974, la Société Immobilière Y.________ S.A. a remis à bail à P.________ des locaux destinés à un commerce de véhicules automobiles avec atelier de réparation. Pendant de nombreuses années, P.________ fut l'un des administrateurs et actionnaires de la SI Y.________ S.A. Le 11 janvier 2000, X.________ S.A., qui était devenue l'actionnaire unique de la SI Y.________ S.A., a acquis la propriété de l'immeuble; à cette occasion, il fut précisé que X.________ S.A. se substituait à la SI Y.________ S.A. (alors en liquidation) pour tous droits et obligations résultant des baux en cours. Par avis comminatoire du 20 mars 2000 établi au nom de la SI Y.________ S.A., P.________ fut mis en demeure de payer, dans les trente jours, la somme de 25 505 fr.50 avec intérêt à 5 % dès le 30 avril 1997, à titre d'arriéré sur les frais de chauffage et d'eau chaude pour les saisons de 1995 à 1999, ceci sous menace de résiliation du bail, conformément à l'art. 257d CO. Par courrier du 12 avril 2000, l'avis comminatoire fut rectifié, en ce sens que le créancier et bailleur était désormais X.________ S.A. (et non pas la SI Y.________ S.A.); un nouveau délai de grâce de trente jours fut alors accordé à P.________ pour régler l'arriéré de 25 505 fr.50 en capital. En date du 12 mai 2000, P.________ a versé la somme de 15 701 fr.70 avec la mention "solde décompte chauffage Y.________". Bien qu'invité à expliquer pour quelles raisons il n'avait pas payé l'intégralité du montant réclamé, P.________ ne fournit aucune réponse. Le 7 juin 2000, X.________ S.A. lui notifia la résiliation du bail pour le 31 juillet 2000. P.________ n'a pas contesté le congé dans les trente jours suivant sa réception.