Citation: 7B_47/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le TMC a statué sur les griefs soulevés par le recourant en lien avec les modalités de la mesure de contrainte qui a conduit à la procédure de levée des scellés. Or en raison de l'irrecevabilité de la demande de mise sous scellés pour cause de tardiveté (cf. consid. 3 supra), le TMC n'avait pas à se prononcer sur cet aspect du litige et aurait dû se limiter à déclarer la procédure de levée des scellés sans objet. Le recourant ne pouvait dès lors pas faire valoir de griefs en lien avec la levée des scellés, qui n'avait pas fait l'objet de la décision querellée. Pour ce motif déjà, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les griefs accessoires relatifs à la mesure de contrainte soulevés par le recourant devant le Tribunal fédéral. Quoi qu'il en soit, le recourant fait valoir qu'il n'y aurait pas eu de soupçons suffisants permettant d'ordonner la perquisition et se plaint de la forme du mandat de perquisition. Il mentionne certes le secret professionnel de l'avocat, mais se contente de renvoyer à cet égard à son courrier du 3 juin 2022 au Ministère public et à ses déterminations du 19 décembre 2022 au TMC. Or un renvoi à des écritures antérieures ne satisfait pas à l'exigence de motivation au sens de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (cf. ATF 143 IV 122 consid. 3.3; 140 III 115 consid. 2; arrêt 6B_1299/2022 du 12 juillet 2023 consid. 4.3), dans un cas où le préjudice irréparable n'apparaît pas manifeste. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi l'ordonnance querellée serait susceptible de lui causer un tel préjudice (cf. consid. 4.2 supra). Il aura toujours la possibilité de s'adresser au juge du fond pour faire valoir le caractère inexploitable des données contenues dans les documents et supports saisis en raison d'une éventuelle illicéité de la perquisition (cf. consid. 4.2 supra). Dès lors qu'il pourra faire valoir ses griefs devant le juge du fond, ses critiques en lien avec son droit à un recours effectif selon l'art. 13 CEDH tombent à faux (cf. sur cette dernière notion l'arrêt 1B_331/2020 du 23 juillet 2020 consid. 2 et les références citées). Le grief doit dès lors être déclaré irrecevable.