Citation: 5A_96/2025 E. 6.2.3

6.2.3. 6.2.3.1. La recourante affirme d'abord que le rapport d'évaluation sociale ne démontrait nullement que son fils serait à présent placé dans une situation intolérable. La question n'est cependant pas de déterminer si l'enfant se trouve actuellement dans une situation de danger, mais bien si son retour risque de l'y placer. La critique est ainsi dépourvue de pertinence. 6.2.3.2. La recourante reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir examiné une pièce relative à un suivi neuropédiatrique, antérieure à la décision entreprise et se fonde sur l'attestation du Dr E.________ selon laquelle un retour de l'enfant en France le placerait dans une situation de danger immédiat en raison d'une "insuffisance thérapeutique". Elle affirme par ailleurs qu'en tant que l'enfant souffrirait d'un TSA et d'un retard de langage, les juges cantonaux auraient dû déterminer si placer le mineur du jour au lendemain dans la famille de son père - avec un nouveau-né et nouvelle belle-mère, dans un nouveau logement - ne constituait pas en soi une situation intolérable. Dans son argumentation relative à la requête d'effet suspensif, la recourante relève encore que l'on ignore le soutien dont pourra bénéficier l'enfant à son retour en France. Il faut d'emblée relever que la pièce que la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examinée - à savoir le compte-rendu d'une consultation neuropédiatrique du 12 décembre 2024 - a été transmise à dite autorité postérieurement au jugement attaqué, ce qui explique son défaut de prise en considération. L'on relèvera ensuite qu'il s'agit certes ici d'ordonner le retour d'un enfant souffrant de difficultés comportementales et sociales, en sorte que l'argument de la recourante quant au bouleversement particulier qu'un retour pourrait impliquer pour son fils n'est pas dépourvu de pertinence. Ainsi que le constate toutefois la cour cantonale - sans aucune contestation de la mère - le père a été en mesure de prendre en charge son fils lorsqu'elle le lui a confié pendant plus d'une année et s'est impliqué pour mettre en place un accompagnement global afin d'assurer son suivi; aucun élément ne permet ainsi de douter de l'instauration d'un encadrement adéquat en cas de retour de son fils à son domicile. Si la singularité de la situation ne peut être niée, il faut toutefois reconnaître qu'au regard de l'investissement apparent du père, elle n'apparaît pas suffisante pour admettre qu'il existe un risque grave que le retour de l'enfant auprès de lui ne le place dans une situation intolérable. En tant que le retour de C.________ peut ici s'envisager sans sa mère, c'est à juste titre que la cour cantonale a retenu que les considérations relatives à l'éventuelle incarcération de l'intéressée sur le territoire français n'apparaissaient pas déterminantes. De même, la relation nouée avec son nouveau compagnon ne se révèle pas décisive, étant précisé que, contrairement à ce qu'allègue l'intéressée, il n'appartenait pas à la cour cantonale d'instruire sur la nature - maritale ou non - de la relation dont elle se prévaut pour faire échec au retour de l'enfant. 6.2.3.3. Au sujet des modalités du droit de visite prévues par les autorités françaises, la recourante relève que celles-là prévoyaient qu'elle devait se déplacer en France, ce qui ne serait pourtant pas envisageable en l'état, vu le risque d'incarcération. Il ne ressort pas du jugement du 22 février 2024 que le droit de visite de la recourante, prévu sur les périodes de vacances scolaires, devrait nécessairement être exercé en France. Si, selon cette dernière décision, l'on attend certes de la recourante qu'elle vienne chercher son enfant pour exercer son droit aux relations personnelles, le recours à une personne de confiance est expressément réservé. La recourante n'est donc pas contrainte de se rendre sur le territoire français pour exercer son droit de visite et risquer une incarcération. Son argument doit ainsi être écarté.