Citation: 6B_432/2018 E. 3.3

3.3. En tant que le recourant se borne à affirmer que le procureur qui l'a auditionné avait de grands préjugés et a violé le CP en tenant les déclarations des policiers pour vraies, sans développer son propos, il ne formule pas de grief recevable sous l'angle de l'art. 42 al. 2 LTF. En tant que le recourant se plaint de l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité précédente, en prétendant que les faits retenus ne révèlent pas la vérité matérielle, son grief se confond avec celui d'arbitraire dans l'établissement des faits, qui sera développé infra. Reprocher aux autorités pénales de ne pas avoir interrogé l'agent B.________ sur ses connaissances en anglais ni entendu un des policiers présent au poste de police après les événements, sans exposer la pertinence de telles mesures, ne satisfait pas aux conditions minimales de motivation déduites de l'art. 42 al. 2 LTF. Au demeurant, dès lors que le comportement reproché au recourant ne s'étend pas au moment de son arrivée au poste de police, l'on ne voit pas ce que pourrait apporter l'audition d'un autre agent de police présent après les faits. Par ailleurs, il ressort de l'arrêt entrepris (consid. B.d p. 5 et 6) que l'agent B.________ a indiqué, devant la police, le ministère public et les juges de première instance qu'il parlait bien anglais, de sorte que l'audition de l'agent sur ce point n'apparaît pas pertinente.