Citation: 9C_739/2016 E. 4.2

4.2. Par cette argumentation, le recourant ne démontre pas le caractère arbitraire des constatations de fait du jugement attaqué. L'autorité précédente pouvait se fonder sur les informations recueillies par l'office intimé auprès d'autres autorités administratives (art. 32 al. 1 et 43 al. 1 LPGA; cf. ég. art. 69 al. 2 RAI), dans la mesure où celles-ci étaient pertinentes pour l'instruction de la demande, et administrer d'office les preuves nécessaires à la solution du litige (art. 61 let. c LPGA). La valeur probante de simples extraits d'un procès-verbal, transmis par courriel et sans demande écrite de l'office intimé, est admise à certaines conditions, en particulier lorsqu'il s'agit d'établir des éléments accessoires (cf. ATF 117 V 282 consid. 4 p. 282 ss; ég. ATF 130 II 169 consid. 2.3 p. 171 ss). Par ailleurs, le recourant a eu la possibilité de s'exprimer sur le contenu des déclarations de sa fille, aussi bien devant l'expert que devant les autorités administratives, et n'a pas requis d'autres mesures d'instructions ou produit d'autres documents à l'appui de sa version des faits. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale était en droit d'apprécier l'ensemble des preuves à sa disposition (cf. ATF 125 V 251 consid. 3a p. 352). Elle a écarté les explications fournies par le recourant quant à son aptitude à conduire, dès lors qu'il n'avait produit aucune autre preuve à leur appui et avait au contraire donné des informations partiellement erronées, en affirmant n'avoir jamais possédé un véhicule de marque Audi alors qu'un tel véhicule avait bien été immatriculé à son nom du 20 septembre 2010 au 14 septembre 2011. Cette appréciation des faits n'est pas insoutenable et n'est pas remise en cause par l'argumentation du recourant, qui se contente de lui opposer sa propre version des faits. De plus, le recourant ne démontre pas que les informations reçues de l'OCN ou du SAINEC auraient influencé l'issue de la cause de manière décisive et échoue donc également à démontrer que la décision des premiers juges serait arbitraire de ce fait. En particulier, la juridiction cantonale n'a pas déduit des informations reçues de l'OCN que l'assuré conduisait lui-même chacun des véhicules immatriculés à son nom, ce qui ne ressort pas non plus du jugement attaqué. Le point de savoir si l'assuré était apte à conduire pendant de nombreuses heures ne constitue pas un fait décisif en soi au regard des constatations médicales de l'expert, qui ont convaincu la juridiction cantonale.