Citation: 6B_1348/2017 E. 2.1.2

2.1.2. La cour cantonale a constaté que les experts concluaient à la possibilité d'un traitement médical, de nature institutionnelle, à même de diminuer le risque de récidive élevé, comprenant des actes hétéro-agressifs à l'instar notamment de la tentative de meurtre du 10 octobre 2014. Si la composante dyssociale du trouble de la personnalité du recourant ne répondait effectivement pas ou peu aux traitements psychiatriques actuels, il pouvait en aller différemment des caractéristiques impulsives et de perte de contrôle (capacité d'inhibition). Bien qu'il faille selon eux, à teneur du rapport complémentaire du 3 juillet 2017, attendre un travail thérapeutique de " très longue durée ", eu égard au grave trouble de personnalité, et que l'issue de ce travail thérapeutique spécifique " demeure à ce point incertaine ", une mesure thérapeutique en milieu fermé, au sens de l'art. 59 al. 3 CP était préconisée. Interrogés sur les chances de succès d'une telle mesure dans le délai de cinq ans, les experts ont répondu que " [c] es approches possibles sur le plan thérapeutique permettraient peut-être une évolution de la structure psychique, sans garantie à long terme. I l s'agissait en tout cas et évidemment de thérapie à très long terme, en milieu fermé, allant bien au-delà de cinq ans (...). Comme ils avaient jusqu'à présent constaté nombre d'épisodes hétéro-agressifs en prison, il serait possible de voir dans les prochaines années l'effet d'une mesure sur ce genre de comportement. " (arrêt attaqué consid. 2.2.3 p. 23-24).