Citation: 4C.414/1999 03.05.2000 E. 5

5.- Ayant constaté que les parties ne s'étaient pas tacitement mises d'accord sur le paiement de la taxe, la cour cantonale a encore examiné, à juste titre, si, en vertu des règles sur le principe de la confiance (cf. ATF 125 III 305 consid. 2b; 124 III 363 consid. II/5a; 123 III 165 consid. 3a), la demanderesse pouvait néanmoins croire qu'un accord sur ce point existait. Après avoir relevé que cette thèse n'avait pas été véritablement défendue, la cour a souligné notamment que la demanderesse n'invoquait pas telle ou telle attitude qui lui aurait permis de déduire chez son partenaire la conscience et la volonté de devoir acquitter la taxe; dans son mémoire-conclusions, la société avançait que les bulletins de livraison auraient été la manifestation de l'accord en question, mais, a souligné la cour cantonale, cela n'avait pas été prouvé et la demanderesse avait déclaré ne plus se souvenir à quoi les documents en question avaient servi et pourquoi ils avaient été signés. A l'appui de son recours en réforme, la demanderesse fait en substance valoir qu'il serait absurde qu'elle n'ait pas voulu répercuter la taxe sur le défendeur. A défaut de tout élément concret dûment établi en ce sens, on ne saurait la suivre. La décision attaquée ne contient pas d'indication quant aux raisons qui ont amené la demanderesse à permettre au défendeur d'utiliser sa concession. Cette absence de renseignements sur les circonstances de fait entourant la conclusion de l'accord passé entre les parties rend également vain le moyen tiré de la violation de l'art. 212 al. 1 CO. La recourante, qui supportait les fardeaux de l'allégation et de la preuve des faits à l'appui de sa demande, ne prétend pas que la cour cantonale aurait violé l'art. 8 CC à ce proposlà.