Citation: 8C_650/2023 E. 5.3

5.3. La recourante soutient que l'expertise d'Unisanté présenterait des contradictions. Les experts auraient retenu, d'une part, qu'elle était apte à reprendre son activité habituelle depuis au moins 2007, à temps plein et sans diminution de rendement, et, d'autre part, qu'une activité adaptée respectant ses limitations fonctionnelles était exigible. Or ces restrictions fonctionnelles seraient incompatibles avec son activité habituelle de cheffe de rayon, qu'elle devrait pourtant, aux dires des experts, exercer à plein temps. Par ailleurs, au vu des limitations décrites par l'expert en oto-rhino-laryngologie (sensation de tangage/ébriété persistante, vertiges induits par la vision), l'existence d'une capacité de travail totale, même dans une activité légère et sédentaire, serait utopique. De nombreuses attestations d'incapacité de travail auraient été produites par la recourante. Les juges cantonaux auraient notamment fait fi de l'appréciation de la Professeure D.________ de l'hôpital E.________, pourtant confirmée par la doctoresse F.________, spécialiste en médecine interne générale. La recourante serait ainsi incapable d'accomplir la moindre activité professionnelle. Compte tenu des incohérences de l'expertise d'Unisanté et des avis des médecins traitants de la recourante, la cour cantonale aurait dû mettre en oeuvre une expertise judiciaire.