Citation: 8C_477/2022 E. 6.2.3

6.2.3. Dans la procédure enregistrée sous 8C_693/2022, le manquement reproché au recourant est d'avoir quitté son emploi qualifié de convenable. Dans la présente procédure, il lui est reproché de n'avoir pas fait de recherches d'emploi pendant la période qui s'est écoulée entre la résiliation de son contrat de travail et son inscription au chômage. On se trouve donc en présence de deux motifs de suspension de nature différente, lesquels procèdent en outre de deux comportements distincts, même si l'état de fait initial à la base de ces comportements est le même, à savoir la résiliation par le recourant de son contrat de travail. Si le recourant avait fait des recherches d'emploi suffisantes après avoir donné son congé, il aurait fait l'objet d'une seule sanction en vertu de l'art. 30 al. 1 let. a LACI. Par sa volonté de ne pas chercher du travail pendant le délai de congé jusqu'à son inscription au chômage, il a péjoré sa situation par sa propre faute et s'est donc vu infliger une nouvelle sanction en vertu de l'art. 30 al. 1 let. c LACI. Si, comme on l'a vu ci-dessus, en cas de recherches d'emploi insuffisantes, des décisions de suspension distinctes peuvent être prises, même rétroactivement, pour chaque mois pendant lequel l'assuré a contrevenu à ses obligations, à plus forte raison les autorités de l'assurance-chômage pouvaient-elles prendre des décisions de suspension distinctes dans le cas d'espèce puisque le recourant a non seulement abandonné son emploi, mais qu'il n'a par-après fait aucune recherche d'emploi avant de s'inscrire au chômage. Les deux fautes du recourant justifiaient dès lors deux mesures de suspension distinctes.