Citation: 6B_115/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant ne prétend ni n'établit que la cour cantonale n'aurait, dans la fixation de la peine, pas tenu compte d'éléments d'appréciation importants ni qu'elle serait sortie du cadre légal. En se contenant de substituer son appréciation des faits à celle de la cour cantonale et d'alléguer des faits qui n'ont pas été retenus par celle-ci, le recourant ne satisfait pas aux exigences de motivation d'une critique de l'art. 47 CP (art. 42 al. 2 LTF), disposition dont il n'invoque du reste pas clairement la violation. Il oppose ainsi notamment son appréciation de sa "bonne collaboration" et de la gravité de sa faute; la cour cantonale ayant motivé en quoi la collaboration du recourant devait être qualifiée de "moyenne", sa faute de "très importante" et sa prise de conscience de la gravité de ses actes de partielle, la critique du recourant est irrecevable. Le recourant perd en outre de vue que la cour cantonale a déjà, à bon droit, relevé que l'absence d'antécédents dont il se prévaut a un effet neutre sur la peine (ATF 136 IV 1 consid. 2.6; arrêt 6B_631/2022 du 2 mars 2023 consid. 4.4). Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas ignoré l'état d'ébriété dans lequel se trouvait le recourant au moment des faits litigieux. Le fait qu'il ait été alcoolisé le soir des faits n'a pas entravé sa responsabilité, qui a été considérée comme pleine et entière, et ne saurait justifier une diminution de sa peine. En somme, le recourant échoue à démontrer une violation de l'art. 47 CP dans les critères de fixation de la peine. Le recourant ne critique pas la motivation de la cour cantonale, qui a jugé, dans une motivation certes succincte, que la gravité de la faute du recourant justifiait le prononcé d'une peine privative de liberté pour les infractions de mise en danger de la vie d'autrui, de dommages à la propriété et d'infractions à la législation sur les armes. Il ne formule ainsi pas de grief recevable de violation de l'art. 49 CP. Au vu de la culpabilité du recourant et de la motivation cantonale, l'exclusion d'une peine de jours-amende pour chacune des infractions retenues ne viole pas le droit fédéral. Une violation de l'art. 41 CP n'entre donc pas en considération. Le grief du recourant tombe donc à faux et il en va de même des griefs de violation des art. 35 et 36 CP, applicables en cas de prononcé d'une peine pécuniaire. Enfin, le recourant n'établit pas que la cour cantonale aurait violé son large pouvoir d'appréciation en fixant la durée d'épreuve du sursis à quatre ans, compte tenu notamment de la gravité des agissements en cause et de la prise de conscience insatisfaisante du recourant. Insuffisamment motivée, la critique du recourant est irrecevable.