Citation: 6B_361/2013 E. A

Par jugement du 9 juillet 2012, le Tribunal de police de la République et canton de Genève, statuant sur opposition à une ordonnance pénale, a reconnu X.________ coupable d'abus de confiance et l'a condamné à une peine pécuniaire de 90 jours-amende à 200 fr. avec sursis pendant 3 ans et à verser à Z.________ la somme de 40'000 fr. au titre de réparation du dommage matériel. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. En avril 2006, X.________ a conclu, en qualité de bailleur, un contrat de bail avec A.________ SA, dont le but social était l'exploitation d'un restaurant, et B.________, en qualité de colocataires. Dans les locaux objet dudit contrat, Z.________ et son époux ont exploité une pizzeria en tant que gérants. Le 31 octobre 2007, le Tribunal de première instance de Genève a, sur requête du bailleur, déclaré A.________ SA en faillite. L'Office des faillites a dressé un inventaire des biens de la société, qui contient l'ensemble des meubles et autres objets nécessaires à l'exploitation du restaurant. L'Office des faillites a désigné X.________ gardien des biens inventoriés avec interdiction expresse de disposer de ces biens sans l'accord dudit office. Dans le délai imparti par l'office, Z.________ a revendiqué la propriété de l'ensemble des objets se trouvant dans les locaux loués. L'office a admis ces revendications. Il a en revanche écarté celles de X.________ qui se prévalait notamment de la propriété d'un certain nombre d'objets. A la suite d'une action en revendication intentée par X.________ à l'encontre de Z.________ et de la masse en faillite, le Tribunal de première instance l'a débouté de toutes ses conclusions au motif que son droit de propriété sur les objets revendiqués n'avait pas été rendu vraisemblable. X.________ n'a pas fait appel contre ce jugement. Le 3 novembre 2010, l'office a relevé X.________ de sa fonction de gardien d'actifs et l'a autorisé à remettre les biens à Z.________. Il ressort d'un courrier ultérieur de l'office que X.________ avait déclaré avoir détruit tous les biens dont il était dépositaire. Le 10 janvier 2011, Z.________ a déposé plainte pénale contre X.________ pour abus de confiance, subsidiairement vol.