Citation: 6B_239/2023 E. 2.3

2.3. Pour l'essentiel, le recourant se contente d'isoler les différentes parties de la motivation cantonale pour en tirer des griefs d'arbitraire. Il ne fait que substituer sa propre appréciation des moyens de preuves à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire. Il en va ainsi lorsqu'il affirme que les deux tampons présents dans son passeport constitueraient la preuve d'une entrée et d'une sortie le 6 décembre 2020 et le 5 mars 2021. Il en va de même quand il prétend que les (cinq) quittances ne couvriraient que la période de mars à novembre 2020, et non pas de 2020 à 2021 comme retenu dans le jugement entrepris. Quoi qu'il en soit, il ressort bien du dossier que les quittances sont datées entre le mois de mars 2020 et le mois de mars 2021 (cf. pièce 44/6 du dossier cantonal, qui renvoie aux annexes bien lisibles de l'audition du recourant du 3 novembre 2021). Le même constat s'impose par rapport aux explications selon lesquelles le recourant devait se déplacer personnellement pour récupérer l'argent reçu via "Ria Money Transfer". En tout état, il ressort du dossier que la pièce que le recourant invoque confirme seulement que l'expéditeur a envoyé un montant de 341 fr. 86 au recourant le 11 mars 2021 en Espagne, non pas que celui-ci est effectivement allé le récupérer (cf. pièce 21/2 du dossier cantonal). Enfin, en indiquant que la photo du 14 janvier 2021 lui aurait été envoyée et n'aurait donc pas été prise par son téléphone, le recourant se base sur des faits qui ne ressortent pas du jugement entrepris, sans qu'il ne démontre l'arbitraire de leur omission, si bien qu'ils sont irrecevables. Au demeurant, il reste que cette photo ne constitue qu'un élément probatoire parmi d'autres pris en compte par la cour cantonale dans son appréciation globale. Le recourant soutient que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte les "contradictions manifestes" contenues dans les déclarations de H.________, qui ne serait par conséquent pas crédible. Le recourant procède, une nouvelle fois, à sa propre appréciation des moyens de preuves dans une démarche appellatoire. Au demeurant, la cour cantonale en a bien tenu compte. En effet, il ressort de la motivation cantonale que les déclarations du prénommé, résumées dans le jugement entrepris, étaient claires, précises et constantes, ne comportant qu'une seule variation (cf. jugement entrepris, p. 15 s.). A cet égard, la cour cantonale a observé que cette variation avait porté sur les quantités de produits stupéfiants achetés (soit d'abord 700 g puis seulement 500 g) et que la version la plus favorable au recourant avait finalement été retenue (soit 500 g, cf. chiffre 1.6 AA). En prétendant que les explications de H.________ comporteraient d'autres "contradictions manifestes", le recourant procède de manière appellatoire, partant irrecevable. Le recourant échoue dès lors à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. En définitive, le recourant perd de vue que lorsque, comme en l'espèce, la cour cantonale a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit à lui seul insuffisant. Bien plutôt, l'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble. Or, le recourant ne démontre pas qu'il était insoutenable, fondé sur le rapprochement de l'ensemble des éléments retenus par la cour cantonale, de retenir, d'une part, qu'il se trouvait en Suisse durant les périodes visées par l'acte d'accusation et, d'autre part, qu'il était l'auteur des faits qui lui étaient reprochés (en lien avec la LStup). Le recourant soutient que la quantité de drogue achetée par les sept personnes l'ayant mis en cause devrait être fortement relativisée au regard du fait qu'il était en voyage au Nigéria du 6 décembre 2020 au 5 mars 2021 soit une période "d'environ six mois". Il subsisterait dès lors un doute raisonnable par rapport à la quantité de drogue qu'il aurait vendue. Le recourant conteste sa condamnation non sur la base des faits retenus, dont il n'a pas démontré l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'il invoque librement. Il ne démontre pas plus, eu égard aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi la cour cantonale aurait violé le principe in dubio pro reo. Ses critiques, insuffisamment motivées, sont irrecevables.