Citation: 6B_406/2021 E. 3

En l'espèce, le recourant ne dit mot d'éventuelles prétentions civiles, qui ne peuvent être déduites sans ambiguïté de la nature des infractions alléguées. En effet, à l'exception d'une plainte du 2 février 2021, dirigée contre un avocat, toutes les plaintes du recourant visaient des personnes mises en cause en leurs qualités d'organes de l'État, singulièrement dans le domaine de l'aide sociale et pour l'une d'entre elles dans celui de l'état-civil. Or, conformément aux dispositions de la loi neuchâteloise, du 26 juin 1989, sur la responsabilité des collectivités publiques et de leurs agents (LResp/NE; RS/NE 150.10), la collectivité publique répond du dommage causé sans droit à un tiers par ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, sans égard à la faute de ces derniers (art. 5 al. 1 LResp/NE) et le lésé n'a aucune action contre l'agent responsable (art. 9 LResp/NE). L'art. 46 CC institue un régime de responsabilité similaire pour les personnes qui travaillent dans le domaine de l'état-civil. Quant à l'avocat, la seule allégation qu'il aurait refusé de représenter le recourant après une analyse insuffisante de son dossier et lui aurait indiqué qu'une éventuelle plainte pénale dirigée contre le directeur du Service social du Locle pourrait avoir des conséquences sur ses droits, ne permet de supputer ni la nature ni l'étendue d'éventuelles prétentions.