Citation: 2A.58/2000 28.04.2000 E. 1

Il a donc décidé de son plein gré - pour le bien de l'enfant - que son fils achève sa scolarité en Roumanie et qu'il s'y crée ses attaches affectives, sociales et culturelles. A.________ est maintenant à l'âge adulte et la nécessité de reconstituer une cellule familiale avec son père n'est plus indispensable. Il apparaît dès lors que ce sont des raisons de convenances personnelles et matérielles qui ont déterminé la date du dépôt de la demande litigieuse. Or de tels motifs, au demeurant honorables, ne sauraient être pris en considération dans l'application des art. 17 al. 2 LSEE et 8 CEDH qui visent en priorité à permettre la vie en commun de l'ensemble de la famille. c) Le recourant fait certes valoir qu'il a toujours entretenu une relation étroite avec son fils. Il a constamment gardé des contacts épistolaires et téléphoniques. Depuis la chute du régime Ceaucescu en 1989, il a régulièrement invité A.________ à passer de longues vacances auprès de lui. Il a en outre constamment soutenu son fils sur le plan matériel. De tels liens ne suffisent cependant pas à démontrer l'existence d'une relation familiale prépondérante. Il paraît en revanche établi que c'est avec sa mère, auprès de laquelle A.________ a vécu pendant vingt ans, qu'une telle relation s'est instaurée. Au demeurant, le refus de l'autorisation sollicitée n'empêcherait par le maintien de la relation que le recourant a établie avec son fils. Aujourd'hui majeur, A._________ peut en effet mener une existence indépendante de ses père et mère. Il bénéficie du soutien financier de son père pour la poursuite de ses études. L'autorité intimée n'a d'ailleurs pas exclu qu'une autorisation de séjour pour étudier en Suisse lui soit octroyée. Le recourant pourrait ainsi procurer le soutien qu'il souhaite témoigner de manière plus étroite à son fils, parvenu à l'âge adulte.