Citation: 2F_4/2020 E. 4

En l'occurrence, force est tout d'abord de constater qu'il est hautement douteux que le requérant puisse demander la restitution d'un délai qu'il a respecté. Il a certes déposé un acte ne remplissant pas les conditions de l'art. 42 al. 2 LTF, cet acte a malgré tout été transmis au Tribunal fédéral dans le délai légal. En tout état de cause, quand bien même il faudrait considérer que le requérant peut invoquer l'art. 50 LTF, le délai de recours ne saurait de toute façon pas être restitué. En effet, rien n'indique en l'espèce que l'avocate du requérant a agi sans faute. Quoi qu'en dise celui-ci, la transmission au Tribunal fédéral du recours destiné au Tribunal cantonal constitue une erreur qui n'ouvre pas la voie à une restitution du délai de recours. Tout d'abord, le certificat médical produit, qui ne renseigne aucunement sur l'état de santé de l'avocate du requérant, ne mentionne pas que celle-ci aurait été dans un état tel qu'il lui aurait été impossible de se rendre compte des documents qu'elle signait. De plus, l'acte de recours a été envoyé au Tribunal fédéral le 18 mars 2020. Or, le certificat médical ne fait état d'une incapacité de travail que depuis le 19 mars 2020. Finalement, dans sa requête du 24 mars 2020, l'avocate du requérant reconnaît elle-même que, au moment de signer le recours au Tribunal fédéral, elle a constaté une erreur de date sur la dernière page et a demandé que celle-ci soit modifiée et réimprimée. Par conséquent, cela démontre qu'elle était pleinement capable de se rendre compte d'éventuelles erreurs. La constatation qu'elle a faite sur la dernière page aurait d'ailleurs dû la conduire à contrôler les autres pages. En ne le faisant pas, l'avocate du requérant a commis une faute qui ne saurait être réparée en restituant le délai de recours. Pour être complet, on relèvera que le requérant ne fait à raison pas mention d'un cas de révision, aucune des conditions posées par les art. 121 ss LTF n'étant en l'espèce réunies.