Citation: 6S.36/2003 10.04.2003 E. 1

3.2 Sur la base d'un examen des pièces du dossier, la cour cantonale a calculé que le minimum vital du recourant était de 3'100 fr. Dans ce contexte, elle n'a nullement méconnu qu'un arrêt du 8 janvier 2002 de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois avait retenu un minimum vital de 5'150 fr., mais a expliqué que ce montant tenait compte de charges afférentes essentiellement à la propriété immobilière du recourant et à son véhicule privé, lesquelles ne pouvaient toutefois être prises en considération, les créances d'aliments découlant du droit de la famille étant prioritaires par rapport à des créances ordinaires. Le recourant n'indique nullement, comme l'exige l'art. 273 al. 1 let. b PPF, en quoi ce raisonnement violerait le droit fédéral. La motivation de son pourvoi sur ce point se réduit à invoquer une nouvelle fois l'arrêt de la Cour des poursuites et faillites du 8 janvier 2002 et à affirmer qu'il était "arbitraire" de retenir que son minimum vital était de 3'100 fr. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière. 3.3 Pour le surplus, le recourant n'établit aucune violation de l'art. 217 CP et on n'en voit du reste pas. En particulier, il n'est pas douteux, au vu des faits retenus, qu'il a agi avec conscience et volonté, ce qui n'est du reste pas contesté.