Citation: 9C_519/2008 10.03.2009 E. 1

Même si le raisonnement des premiers juges tend à montrer de façon convaincante que les conclusions mentionnées ne sont pas justifiées par l'appréciation des médecins qui les ont faites, il n'appartenait pas auxdits juges de substituer leur opinion à celle du corps médical sous peine de violer le droit fédéral cité (cf. consid. 2.1). S'ils avaient des doutes quant à la valeur probante des documents médicaux à disposition, ils avaient le choix entre renvoyer la cause à l'office intimé - qui avait d'ailleurs abouti à la même solution par un raisonnement analogue mais plus succinct - ou mettre en oeuvre une expertise judiciaire, d'autant plus que les documents médicaux en question ne contiennent pas de constatations si inconséquentes qu'on puisse les considérer comme étant sans valeur. Il convient dès lors de renvoyer la cause à l'administration afin qu'elle complète l'instruction et statue à nouveau. Dans ce sens, le recours est bien fondé.