Citation: 1C_567/2023 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté, d'une part, que l'art. 40 RCCZ laissait une marge d'appréciation à l'autorité communale, puisque sa lettre b était formulée de manière potestative. D'autre part, elle a considéré que les sept logements disposaient chacun de leur place de parc et que l'espace de coworking de 142 m 2 bénéficiait de deux places (une pour chaque portion complète de 50 m 2), ce qui était suffisant au sens de la réglementation communale. Elle a jugé que l'on pouvait exclure la petite cafeteria sise au rez-de-chaussée d'une surface de 26 m 2 du calcul de la surface brute des bureaux puisqu'elle ne correspondait pas à une aire de travail susceptible de contribuer objectivement au besoin en places de parc. Les recourants soutiennent qu'aucune base légale permettrait d'exclure la cafétéria du calcul topique. Ils perdent cependant de vue que l'art. 40 let. b RCCZ est formulé de manière potestative (avec le verbe "pourra") et que la commune dispose d'une marge d'appréciation. Ils font aussi valoir que trois places de parc seraient exigées pour les bureaux, une place par tranche de 50 m 2 de surface brute. Le Tribunal cantonal a jugé sur ce point que l'art. 40 let. b RCCZ ne précisait pas qu'en cas de solde, une place supplémentaire devait être attribuée. Cet argument n'est pas insoutenable. En effet, comme la surface des bureaux atteint 142 m 2 (et non pas 150 m 2), il n'est pas déraisonnable de retenir un besoin de deux places de parc, ce d'autant moins que l'immeuble litigieux se trouve au centre-ville de Sion dans une zone très bien desservie par les transports publics. Les recourants ne parviennent ainsi pas à démontrer l'arbitraire dont aurait fait preuve le Tribunal cantonal en confirmant que les neuf places de parc prévues étaient suffisantes. Le grief de violation de l'art. 40 RCCZ doit aussi être écarté.