Citation: 1C_686/2017 E. B

Le 4 janvier 2010, le DALE a imparti à la société propriétaire un délai au 31 janvier 2010 pour évacuer l'immeuble en cause de tous ses effets personnels. Passé ce délai, les objets restants seraient évacués, sans autre préavis, pour être éliminés. En tant qu'elle constituait une décision d'exécution, celle-ci n'était pas susceptible de recours, mais était toutefois déclarée exécutoire nonobstant recours. Le 1 er février 2010, la propriétaire a recouru contre cette décision à la Commission cantonale de recours en matière administrative, assortissant son pourvoi d'une requête de mesures urgentes visant à interdire l'accès au bâtiment et tout acte en rapport avec l'exécution des travaux d'office. Le 2 février 2010, la commission a rejeté la requête de mesures provisionnelles. Le 3 février 2010, la société propriétaire a en vain recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif. Quant au recours proprement dit, la commission l'a déclaré irrecevable par décision du 4 janvier 2010, la décision entreprise ne constituant qu'une décision d'exécution. Le 4 février 2010, le DALE a invité une dernière fois la propriétaire à évacuer et quitter le bâtiment. Le 9 février 2010, les forces de l'ordre sont intervenues afin d'évacuer l'immeuble et permettre le début des travaux de sécurisation.