Citation: 7B_170/2024 E. A

A.a. Le 4 juillet 2011, A.________ a été condamné en appel à 5 ans de peine privative de liberté pour viol, tentative de viol et contrainte sexuelle. Le Tribunal de l'application des peines et des mesures du canton du Valais (ci-après: le TAPEM) a par la suite ordonné son internement (art. 64 al. 1 CP) qu'il a maintenu par décisions des 24 juin 2015, 12 juillet 2017 et 11 octobre 2018. Le 28 mai 2020, le TAPEM a refusé de libérer conditionnellement A.________ et a saisi l'autorité de jugement d'une proposition de mesure thérapeutique institutionnelle. Le 12 novembre 2020, le président du Tribunal du Ile arrondissement pour le district de Sion a astreint A.________ à un traitement institutionnel dans un établissement fermé (art. 59 al. 3 CP), mesure que le TAPEM a maintenue le 1er avril 2022. Le 20 juin 2022, l'Office des sanctions et des mesures d'accompagnement (ci-après: l'OSAMA) a placé A.________ à U.________, à V.________. A.b. Par courrier du 28 septembre 2022, Me De Palma, conseil de A.________, a indiqué au chef de l'OSAMA qu'il avait pris bonne note de la date du 21 novembre 2022 fixée pour un entretien de réseau au sein de l'établissement de U.________. Le 16 novembre 2022, il a requis l'octroi d'une assistance judiciaire à son client "pour que les frais et le temps consacré à sa défense soient rémunérés au tarif AJ", arguant de la nécessité de sa présence lors dudit entretien. Le 30 novembre 2022, le chef de l'OSAMA a rappelé au conseil de A.________ les limites du droit d'un détenu à bénéficier des services d'un avocat lors de l'exécution d'une peine ou d'une mesure privative de liberté. Il a en outre indiqué que dans la mesure où aucun motif ne justifiait l'octroi de l'assistance judiciaire, celle-ci devait être refusée. Il priait par ailleurs Me De Palma de transmettre toute information servant à éclaircir la situation financière de son client, cette requête poursuivant l'un des objectifs de transparence fixés lors du dernier entretien de réseau. Le 7 décembre 2022, Me De Palma a indiqué avoir pris note que l'OSAMA estimait que l'assistance judiciaire devait être refusée. Il l'invitait toutefois à lui notifier une décision en bonne et due forme qu'il puisse contester. A.c. Le 21 décembre 2022, le chef de l'OSAMA a repris les motifs de refus ressortant de sa lettre du 30 novembre 2022 en les complétant par le constat que l'omission de A.________ de renseigner sur ses avoirs et ses dettes avait pour conséquence l'impossibilité de déterminer s'il était indigent; il a confirmé le rejet de l'assistance judiciaire.