Citation: 1C_257/2007 20.11.2007 E. 1

En l'espèce, il semble bien que la recourante n'ait absolument pas été entendue avant le prononcé de la décision litigieuse, ni par le SAN, ni par la Dresse C.________ qui a spontanément reporté le cas à l'autorité administrative. Son hospitalisation pendant environ un mois n'avait d'ailleurs pas été décidée pour évaluer son aptitude à la conduite d'un véhicule. Il apparaît donc que les chances de succès de la recourante devant le Tribunal administratif ne paraissent pas inexistantes sur ce point, même si on ne peut exclure que ce grief puisse être réparé par l'autorité de recours. La recourante ne fait certes pas valoir qu'elle serait en possession d'un certificat médical prouvant son aptitude à la conduite automobile. Or, comme elle l'a déjà souligné dans ses précédentes écritures, son médecin traitant est la Dresse D.________. Son séjour au sein de l'établissement psychiatrique n'a duré que quelques semaines. Dans ces circonstances, on voit mal comment la recourante pourrait obtenir un nouveau certificat médical de la cheffe de clinique du département de psychiatrie de l'Hôpital cantonal. La décision de retrait de permis conditionne pourtant la levée de la mesure à la présentation d'un certificat émanant de ce seul médecin. Dans ces conditions, il n'est pas exclu, qu'après avoir entendu la recourante, le Tribunal administratif ordonne au SAN de modifier sa décision. Il apparaît dès lors que la condition des chances de succès ne peut pas, en l'espèce, faire échec à l'octroi de l'assistance judiciaire.