Citation: I 245/05 29.06.2006 E. B

G.________ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Il demandait une nouvelle évaluation de son état de santé. Le 12 juin 2002, le magistrat instructeur a informé les parties de sa décision de faire procéder à une expertise médicale (expertise orthopédique avec le concours d'un psychiatre). L'office AI a formé opposition contre cette décision. Par jugement incident du 17 février 2003, le Tribunal des assurances a rejeté l'opposition, les conditions mises par la loi et la jurisprudence à l'octroi d'une expertise judiciaire étant remplies. Le Tribunal des assurances a confié une expertise au docteur S.________, spécialiste en chirurgie et orthopédie et Privat-Docent à la Faculté de Médecine. Ce praticien a adressé G.________ au docteur F.________, spécialiste FMH en radiologie médicale/radiodiagnostic/médecine nucléaire et membre de l'Institut de radiologie et d'imagerie médicale X.________, pour un bilan radiologique qui figure dans un rapport du 4 décembre 2003. Le docteur S.________ a déposé ses conclusions dans un rapport du 28 janvier 2004. En ce qui concerne la capacité de travail de G.________, il indiquait qu'elle était à l'heure actuelle de l'ordre de 80 % au réveil et de 70 à 60 % une heure plus tard, puis qu'elle devait osciller entre 60 et 40 % suivant les efforts physiques accomplis sans surmenage. La labilité de la situation et ses variations horaires imprévisibles s'opposaient à une reprise de l'activité de rétameur-rémouleur, tant et aussi longtemps qu'une thérapeutique adéquate n'aurait pas fait disparaître les incidences mécaniques responsables des variations en cause. Dans le cadre de l'expertise, un consilium de psychiatrie a été organisé par la Policlinique psychiatrique universitaire Y.________. Deux consultations ont eu lieu les 9 janvier et 20 février 2004. Dans un rapport du 23 juillet 2004, les doctoresses A.________, cheffe de clinique adjointe, et R.________, médecin assistante, ont retenu le diagnostic de trouble dépressif majeur récurrent, épisode moyen avec syndrome somatique. Dans leur appréciation de la capacité de travail de G.________, ces spécialistes ont considéré que celui-ci n'était plus apte à assumer une charge de travail à 100 %, mais qu'il souhaitait maintenir une activité à 50 %, ce qui leur paraissait être un maximum exigible de la part d'un patient souffrant d'un trouble dépressif récurrent et d'une atteinte somatique multiple. Par jugement du 24 décembre 2004, le Tribunal des assurances a admis le recours, annulé la décision attaquée et renvoyé le dossier à l'office AI afin qu'il en reprenne l'instruction, conformément aux considérants, puis rende telle nouvelle décision que de droit. Retenant que G.________ présentait une incapacité de travail de 50 % tant sur le plan somatique que psychique, la juridiction cantonale a considéré qu'il appartenait à l'office AI d'examiner les mesures de réadaptation, avant tout médicales, qui étaient nécessaires dans son cas et de déterminer les mesures de réadaptation qui donnent, en l'espèce, droit à des indemnités journalières.