Citation: 1P.306/2001 15.06.2001 E. A

A.- Par jugement du 14 juillet 2000, le Tribunal correctionnel du district de Moudon a condamné A.________ pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants à la peine de 8 ans de réclusion, sous déduction de 779 jours de détention préventive, et à son expulsion du territoire suisse pour une durée de 15 ans. Les premiers juges ont retenu en substance qu'A. ________ avait, entre le 11 avril 1998 et le 28 mai 1998, livré à neuf reprises à des tiers une quantité totale indéterminée d'héroïne, mais au minimum 2,350 kilos, d'un taux de pureté compris entre 23,3% et 28,8%, et d'avoir négocié la livraison d'un kilo d'héroïne, dont il n'a pas été établi si elle avait eu lieu. Pour asseoir leur conviction, ils se sont notamment fondés sur les retranscriptions des écoutes téléphoniques opérées en cours d'enquête et les photographies produites aux débats par le dénonciateur. Par arrêt du 23 octobre 2000, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour de cassation pénale ou la cour cantonale) a rejeté le recours formé par A.________ contre ce jugement. Elle a estimé que les premiers juges n'avaient pas violé le droit d'être entendu de l'accusé en forgeant leur conviction sur des photographies dont celui-ci avait pu prendre connaissance et à la production desquelles il ne s'était pas opposé lors de l'audience de jugement, par voie incidente. De même, elle a relevé que les premiers juges n'avaient pas violé de règles essentielles de la procédure en prenant en considération les écoutes téléphoniques opérées légalement en cours d'enquête et qu'ils n'avaient pas procédé à une appréciation arbitraire des preuves.