Citation: I 405/03 29.07.2003 E. 5

5.1 Il ressort des avis médicaux versés au dossier, en particulier de ceux de la doctoresse A.________, médecin traitant (cf. ses rapports des 17 et 16 juillet 2002, 16 janvier 2001, 6 avril 2000, 6 août 1999 et 11 novembre 1998), que l'assuré présente un angor de stade III sur maladie coronarienne monotronculaire (coronaire droite), une insuffisance artérielle des membres inférieurs, un status après pontage aorto-fémoral commun gauche et iliaque primitif droit. Sur le plan psychique et mental, il ne présente aucune atteinte. En revanche, les limitations fonctionnelles découlant de ces affections interdisent les travaux lourds, limitent la marche à plat à un périmètre de 150 à 200 mètres et excluent le port de charges excédant cinq à sept kilos. L'assuré ne peut ainsi plus exercer l'activité de concierge, mais dispose, en revanche, d'une capacité entière de travail dans une activité s'effectuant en position assise alternée, telle que celle d'employé d'administration ou d'opérateur-programmateur, à condition qu'il puisse bénéficier de quinze à vingt minutes de pause toutes les deux heures. Contrairement à ce que le recourant laisse entendre, ces conclusions sont corroborées par celles du docteur B.________, cardiologue (cf. rapport du 19 mai 2000), les limitations fonctionnelles importantes dont ce médecin fait état, excluant l'exercice des travaux lourds. Par ailleurs, il ne saurait être question de déduire de l'annexe au rapport du 17 juillet 2002 de la doctoresse A.________, que le recourant présenterait une capacité résiduelle de travail réduite à 50 %. En effet, ce médecin n'y exclut pas que l'assuré disposât d'une capacité entière de travail. En outre, il indique que l'état de santé du recourant sur la base duquel une capacité entière de travail dans une activité exigible lui a été reconnue depuis 1999, est stationnaire (cf. rapports des 17 et 16 juillet 2002, 16 janvier 2001, 6 avril 2000, 6 août 1999 de la doctoresse A.________). Faute de péjoration des atteintes à la santé de l'assuré, il ne se justifie pas de ne pas retenir une capacité entière de travail dans une activité adaptée. Sur le vu de ce qui précède, c'est à juste titre que l'office et les premiers juges ont considéré que le recourant présente une capacité entière de travail dans une activité raisonnablement exigible, telle que celle d'employé d'administration. 5.2 Quant au revenu d'invalide, il a été calculé sur la base des statistiques sur les salaires moyens, le recourant étant sans activité lucrative. Dans ce cas, la jurisprudence considère que certains empêchements propres à la personne de l'invalide exigent que l'on réduise le montant des salaires ressortant des statistiques. Toutefois, de telles déductions ne doivent pas être effectuées de manière schématique, mais tenir compte de l'ensemble des circonstances du cas particulier, et cela dans le but de déterminer, à partir de données statistiques, un revenu d'invalide qui représente au mieux la mise en valeur économique exigible des activités compatibles avec la capacité de travail résiduelle de l'intéressé. Une déduction ne doit pas être opérée automatiquement, mais seulement lorsqu'il existe des indices qu'en raison d'un ou de plusieurs facteurs, l'assuré ne peut mettre en valeur sa capacité résiduelle de travail sur le marché du travail qu'avec un résultat économique inférieur à la moyenne. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de procéder à des déductions distinctes pour chacun des facteurs entrant en considération comme les limitations liées au handicap, l'âge, les années de service, la nationalité ou la catégorie de permis de séjour, ou encore le taux d'occupation. Il faut bien plutôt procéder à une évaluation globale, dans les limites du pouvoir d'appréciation, des effets de ces facteurs sur le revenu d'invalide, compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas concret. Enfin, on ne peut procéder à une déduction globale supérieure à 25 %. L'administration doit motiver brièvement la déduction opérée. Quant au juge, il ne peut, sans motif pertinent, substituer son appréciation à celle de l'administration (ATF 126 V 75 ss). En l'occurrence, le revenu d'invalide retenu est celui d'employé d'administration, métier dans lequel l'assuré bénéficie d'une expérience professionnelle d'une vingtaine d'années. Le montant de ce revenu est fondé sur des statistiques basées sur les salaires moyens versés en Suisse dans ce domaine. Il a été fait application de l'abattement maximal de 25 % sur le revenu d'invalide, en considération de l'atteinte à la santé de l'assuré, de sa capacité résiduelle de travail et de son âge. Dans ces circonstances, le montant de 51'160 fr. retenu par les premiers juges au titre du revenu d'invalide n'est pas critiquable. 5.3 En comparant ce montant au revenu sans invalidité allégué par le recourant (60'312 fr.), on obtient une perte de gain de 9'152 fr. correspondant à un taux d'invalidité de 15,17 %, lequel est insuffisant pour ouvrir droit à la rente. 5.4 On n'aboutirait pas à un résultat sensiblement différent si l'on se fondait sur des données existant au moment de l'ouverture théorique du droit à la rente (ATF 128 V 174; arrêt R. du 3 février 2003, prévu pour la publication, I 670/01]).