Citation: 6B_819/2024 E. 2.1

2.1. La cour cantonale a retenu qu'il n'existait pas de relation stable entre le recourant et son amie assimilable à une véritable union conjugale. En effet, s'il était acquis qu'il avait passé, à intervalles réguliers, quelques nuits, chez cette dernière, aucune vie commune n'était toutefois intervenue. Il n'y avait pas non plus de ménage commun avec l'enfant, que le recourant n'avait pas reconnu et vis-à-vis duquel il n'avait aucun droit ni obligation et à l'entretien duquel il ne participait pas. La cour cantonale a constaté qu'au delà de sa relation avec son amie et son enfant, il n'avait aucune attache avec la Suisse et n'y démontrait aucune intégration sociale, culturelle ou professionnelle; il n'avait pas de réseaux et était sans perspective d'emploi; à l'inverse, il avait encore des liens étroits avec l'Algérie et avait des bonnes perspectives de réinsertion dans ce pays. En ce qui concernait les infractions, la cour cantonale a relevé que le recourant n'avait cessé d'agir selon ses priorités, malgré le fait qu'il était parfaitement conscient des interdictions de pénétrer en Suisse dont il faisait l'objet et qu'il n'a pas hésité à réitérer ses comportements délictueux en matière de trafic de stupéfiants alors qu'il était déjà sous le coup d'une procédure pénale. Elle a en outre insisté sur les nombreuses condamnations figurant à son casier judiciaire. Ainsi, à supposer même que le recourant pût se prévaloir d'un droit au respect à sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 § 1 CEDH, son expulsion se justifiait, selon la cour cantonale, au regard de l'art. 8 § 2 CEDH.