Citation: I 53/03 19.08.2003 E. A

Né en 1953, S.________ a travaillé en qualité de maçon jusqu'en septembre 1998. Souffrant de douleurs à la colonne vertébrale, il s'est annoncé à l'assurance-invalidité le 16 avril 1999. Selon le docteur A.________, médecin traitant, spécialiste en médecine interne et en maladies rhumatismales, l'assuré présentait une cervicobrachialgie droite sur discarthrose C5-C6 et une lombosciatalgie droite sur spondylarthrose, qui l'empêchaient totalement d'exercer sa profession de maçon depuis le 4 juillet 1998 (ainsi qu'une activité de force) en raison de douleurs (rapports des 20 mai et 25 août 1999). De son côté, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, mandaté par l'assurance X.________, a attesté que l'assuré était probablement définitivement incapable de travailler comme maçon en raison d'une spondylose; il a ajouté que l'affection somatique était vraisemblablement compliquée par un état dépressif (rapport du 3 février 1999). Compte tenu, notamment, de ces diagnostics divergents, le docteur C.________, médecin conseil de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l'office AI), a préconisé une expertise. Celle-ci a été confiée à la policlinique médicale Y.________, fonctionnant en tant que Centre d'observation médicale de l'AI (ci-après : COMAI). A l'issue de leurs examens (cliniques, rhumatologiques et psychiatriques), les médecins du COMAI ont diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant sous forme de rachialgies et un épisode dépressif de degré léger à moyen. Selon les experts, l'assuré n'avait plus de capacité de travail dans son métier de maçon, mais conservait en revanche une capacité de 40 à 50 % dans une activité adaptée (sans travaux lourds ni port de charges supérieures à 20 kg). Un reclassement professionnel n'était pas judicieux (rapport du 25 avril 2001). Dans une appréciation du 7 mai 2001, le docteur C.________ a estimé qu'il n'existait pas d'éléments physiques réels qui empêcheraient l'assuré de reprendre son métier et que le trouble somatoforme douloureux mis en évidence ne présentait pas un caractère invalidant. Par décision du 4 septembre 2001, l'office AI a refusé d'allouer une rente d'invalidité à l'assuré. Le jour suivant, il a rendu une seconde décision, aux termes de laquelle il a nié son droit à un reclassement professionnel.