Citation: 2C_951/2019 E. 7.2

7.2. Si la motivation susmentionnée de l'arrêt attaqué est très succincte, elle permet toutefois de comprendre que l'autorité précédente a (implicitement) estimé que les notations en cause n'étaient pas arbitraires et que l'argumentation de la recourante revenait à demander à l'autorité judiciaire de substituer son appréciation à celle de l'autorité adjudicatrice, ce qu'elle ne pouvait pas faire. Rappelant qu'en matière d'appréciation et de comparaison des offres, l'examen auquel procède l'autorité judiciaire peut s'assimiler à un contrôle restreint à l'arbitraire (ATF 143 II 120 consid. 7.2 p. 134; 141 II 353 consid. 3 p. 362 s. et les références citées; arrêt 2C_58/2018 du 29 juin 2018 consid. 5.2), il faut admettre qu'au vu des critiques soulevées par la recourante en matière d'évaluation arbitraire des offres, la Cour de justice pouvait de façon soutenable, dans le cadre d'un examen prima facie, retenir que les arguments de la recourante ne rendaient pas vraisemblable l'existence d'un abus de droit dans la notation des offres et qu'ils s'apparentaient plutôt à demander à l'autorité judiciaire de substituer son pouvoir d'appréciation à celui de l'autorité adjudicatrice. En outre, la critique liée à une évaluation faite sans commentaire ni justificatif, tel que motivée par la recourante, concerne davantage le droit d'être entendu que l'arbitraire, et a été traitée sous cet angle par la Cour de justice.