Citation: 5A_685/2018 E. 4.5

4.5. Selon la recourante, l'établissement des budgets des parties et des enfants auquel a procédé la cour cantonale serait également arbitraire. Elle fait d'abord grief aux juges précédents de n'avoir pas admis dans ses charges ses frais de 3e pilier, de nourriture, de vêtements, de téléphone, de loisirs, de soins personnels, de vacances et d'abonnement Swisspass, charges qui auraient dû être prises en considération compte tenu de la situation financière favorable des parties. Elle ne s'en prend toutefois nullement à la motivation de l'autorité cantonale, selon laquelle ces coûts ne devaient pas être comptabilisés dès lors que la cotisation au 3e pilier constituait une épargne et que les autres charges étaient incluses dans le montant de base du droit des poursuites. La critique est ainsi irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Dans la mesure où elle prétend de surcroît que l'autorité précédente a violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) en retenant un montant mensuel de 2'300 fr. au lieu de 2'500 fr. au titre de sa charge fiscale, sans l'interpeller sur les chiffres de la calculette d'impôt utilisée manifestement après que la cause a été gardée à juger, son grief tombe à faux. Selon la jurisprudence constante, le juge peut évaluer la charge fiscale des époux en ayant recours à la calculette mise à disposition sur Internet par l'Administration fiscale, qui constitue un simple outil de calcul. Dès lors, on ne voit pas en quoi le droit d'être entendu, qui n'est du reste pas une fin en soi (cf. infra consid. 4.8), aurait été violé. Au demeurant, le grief d'arbitraire dans l'établissement des revenus de l'épouse ayant été admis, et la constatation incriminée ayant, comme il sera vu ci-après, une incidence sur le calcul des contributions d'entretien, la charge fiscale de l'épouse devra de toute façon être réévaluée (cf. infra 5.3.6.2).