Citation: 2P.273/2004 03.11.2004 E. 1

En matière d'effet suspensif ou de mesures provisoires, notamment dans le domaine des soumissions publiques, le Tribunal fédéral reconnaît un large pouvoir d'appréciation à l'autorité cantonale qui, en l'espèce, a rendu une décision qui ne saurait être considérée comme sortant de ce cadre. En effet, si l'appréciation des chances de succès est un élément important pour statuer sur la restitution de l'effet suspensif, le fait que le recours ait à cet égard des possibilités réelles d'aboutir ne conduit pas nécessairement à restituer l'effet suspensif, en particulier si des motifs importants d'intérêt public s'y opposent. Tel est bien le cas en l'espèce. On ne saurait dire que la procédure de recours devant le Tribunal cantonal puisse aboutir très rapidement compte tenu de tous les éléments à élucider. A cet égard, la durée de la procédure estimée à six mois par le Président de la Chambre administrative n'apparaît pas déraisonnable. Enfin, en matière d'effet suspensif, l'autorité appelée à statuer n'a pas à procéder à une longue instruction. On ne peut donc lui reprocher de s'être fondée sur les déclarations de l'Hôpital du Jura quant aux conséquences du vieillissement du scanner en place, en tout cas à partir du moment où la recourante n'est pas en mesure d'apporter d'autres éléments permettant d'infirmer ces explications.