Citation: U 371/06 21.09.2007 E. A

Le 15 janvier 2002, F.________, né en 1959, alors directeur des ventes au service de la société Q.________, a fait une chute en se rendant à son travail dans les circonstances suivantes : il était en train de refermer le coffre de sa voiture quand il a glissé sur la neige et est tombé en arrière, heurtant avec sa tête le côté gauche du pare-chocs. Il a probablement perdu connaissance quelques instants. La Bâloise Compagnie d'Assurances (ci-après : la Bâloise), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Dans les suites immédiates de l'accident, F.________ s'est plaint de vertiges, d'une vision altérée, de cervicalgies et de lombalgies. Il a également développé des céphalées avec aura, des troubles mnési-ques ainsi que des problèmes de concentration. Un examen ophtalmo-logique a révélé une choriorétinite séreuse centrale bilatérale, décom-pensée à droite. L'assuré n'ayant plus repris son travail en raison de la persistance de ses troubles, la Bâloise a requis plusieurs expertises médicales (rapport du 6 mai 2003 de L.________ et du docteur C.________ de la division autonome de neuropsychologie du Centre X.________; rapport du 1er juillet 2003 du docteur B.________, ophtalmologue, de l'Hôpital ophtalmique Y.________; rapport du 26 mars 2004 des docteurs W.________, orthopédiste, R.________, psychiatre, et H.________, neurologue, du Centre Z.________). Se fondant sur ce dernier rapport d'expertise, la Bâloise a mis fin aux prestations d'assurance avec effet au 31 mars 2004, motif pris de l'ab-sence d'un lien de causalité entre les troubles présentés par F.________ et la chute survenue le 15 janvier 2002; elle lui reconnaissait néanmoins le droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 5% (décision du 4 février 2005). Saisie d'une opposition, elle a réformé sa décision initiale en ce sens qu'aucune indemnité pour atteinte à l'intégrité n'était allouée (décision sur opposition du 19 mai 2005).