Citation: 6B_437/2009 28.09.2009 E. 3

Dans un troisième moyen, le recourant se plaint de l'insuffisance de la motivation de l'arrêt attaqué. 3.1 Le droit d'être entendu implique notamment pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision. Il ne lui impose cependant pas d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; l'autorité peut, au contraire, se limiter à ceux qui, sans arbitraire, lui paraissent pertinents (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540). Savoir si la motivation présentée est convaincante est une question distincte de celle du droit à une décision motivée. Dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé la décision des juges, le droit à une décision motivée est respecté même si la motivation présentée est erronée (arrêt 4P.308/2005 du 1er juin 2006, consid. 3.2). 3.2 Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné les relevés téléphoniques et visionné la bande de vidéosurveillance de la banque, analyse qui l'aurait amenée à conclure qu'il n'avait pas participé à l'agression de Z.________. Ce reproche est infondé. La cour cantonale a expliqué que les relevés téléphoniques du recourant ne mentionnaient certes pas le contact téléphonique qu'il avait eu avec A.________, mais que le recourant avait vraisemblablement utilisé une autre puce ou un autre téléphone portable (cf. consid. 1.2). En outre, elle a visionné la bande de vidéosurveillance, puisqu'elle a retenu que le recourant avait téléphoné. Pour le surplus, le point de savoir qui avait observé la victime retirer l'argent n'était pas déterminant pour l'issue du litige (cf. consid. 1.3), de sorte qu'elle n'avait pas besoin d'examiner la bande de vidéosurveillance sous cet angle. Le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir motivé les conditions d'application de l'art. 146 al. 1 CP, en particulier les conditions de l'astuce, qu'il conteste. Ce grief tombe également à faux. La cour correctionnelle a expliqué que la notion d'astuce était réalisée, "dès lors que l'accusé savait dès le début qu'il n'avait pas l'intention de payer les mensualités prévues dans les contrats de location des téléviseurs" et qu'il avait "spéculé sur le fait que le magasin ne contrôlerait pas sa situation financière" (arrêt de première instance, p. 18; cf. aussi arrêt attaqué p. 3). C'est donc à juste titre que la cour cantonale a considéré que les premiers juges avaient suffisamment motivé leur verdict.