Citation: 9C_300/2010 10.09.2010 E. 3

Se fondant sur les conclusions des docteurs O.________ et A.________ du 19 septembre 2007, la juridiction cantonale a constaté que le recourant n'était plus en mesure, en raison des limitations induites par l'atteinte rachidienne sévère, d'exercer sa profession de préparateur et négociant, respectivement d'agriculteur, mais était capable, dès le mois d'avril 2005, de reprendre une activité adaptée aux limitations décrites par les experts à raison de 8 heures par jour, avec une diminution de rendement de 40 %. Examinant ensuite l'évolution de l'état de santé de l'assuré sur le plan psychique à partir de mars 2002 à la lumière des rapports des docteurs R.________, médecin traitant, et B.________, ainsi que de l'expertise complémentaire du 7 février 2008, les premiers juges ont constaté que l'état psychique du recourant n'avait jamais justifié d'incapacité de travail, malgré un état dépressif réactionnel noté dès mars 2002 et un épisode dépressif en avril 2007 qui s'était amendé par la suite. Ils ont considéré que l'évaluation complémentaire des docteurs O.________ et A.________ ne pouvait être suivie, dès lors qu'elle était entachée de contradictions et que ses conclusions étaient peu convaincantes, comme l'avait relevé le SMR dans son avis du 20 février 2008. En effet, malgré l'absence d'un diagnostic psychiatrique à caractère invalidant reposant sur des éléments objectifs, les experts avaient retenu que l'état de santé psychique justifiait à lui seul une diminution de rendement de 50 % dans toute activité. En fonction de la capacité de travail résiduelle ainsi constatée, l'autorité cantonale de recours a confirmé la comparaison des revenus effectuée par l'intimé dont, entre autres éléments, le revenu hypothétique sans invalidité et l'abattement de 10 % sur le salaire statistique avec invalidité, ainsi que le résultat de celle-ci.