Citation: 2C_773/2018 E. 5

Le recourant ne se prévaut que de l'art. 8 CEDH et se plaint en particulier de le pesée des intérêts effectuée par l'autorité précédente (art. 8 par. 2 CEDH). Il ne peut en effet plus se prévaloir de l'art. 43 LEtr (RS 142.20), qui prévoit que le conjoint étranger du titulaire d'une autorisation d'établissement a droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité, à condition de vivre en ménage commun avec lui, dans la mesure où il est séparé depuis longtemps de son épouse. Même si le recourant ne l'invoque pas, il conviendrait en revanche de s'interroger sur l'application de l'art. 50 LEtr, notamment en rapport avec la relation qu'il a entretenue avec sa femme. A ce propos, la Cour de justice a toutefois correctement rappelé les bases légales applicables et la jurisprudence relative à l'intégration réussie (cf. arrêt 2C_455/2018 du 9 septembre 2018 consid. 4.1 et les références citées) et aux raisons personnelles majeures (cf. ATF 138 II 393 consid. 3 p. 394 ss; 137 II 345 consid. 3.2 p. 348 ss). Elle en a fait une application correcte, si bien qu'il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Il en découle que les conditions à l'octroi d'un titre de séjour sur la base de l'art. 50 LEtr ne sont pas réalisées.