Citation: 5A_484/2020 E. 4

Le même constat s'impose s'agissant de la critique que la recourante développe en lien avec la liquidation du régime matrimonial. En substance, elle considère qu'on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour défendre ses intérêts, notamment de ne rien avoir allégué ni offert de prouver s'agissant de l'utilisation par l'intimé des sommes prélevées sur les comptes communs des parties. L'argumentation proposée par la recourante s'épuise toutefois en de vaines critiques du déroulement de la procédure de première instance et de l'activité prétendument défaillante de ses anciens conseils et ne consiste, là également, qu'en une tentative vouée à l'échec de remettre en question l'appréciation des preuves sur laquelle reposent les constatations faites par la cour cantonale. Cette manière d'argumenter est dès lors totalement impropre à mettre en cause la constatation de l'autorité précédente selon laquelle la recourante, qui avait alors choisi d'assurer seule la défense de ses intérêts, nonobstant l'avis du 10 décembre 2018 de la présidente l'invitant à lui communiquer le nom de son nouveau conseil, n'avait pas requis à temps les mesures d'instruction utiles relativement à l'utilisation des sommes litigieuses. Cela étant, dans la mesure où la recourante se plaint d'une violation de la " maxime d'office " au motif que la juge de première instance, bien qu'informée du " vol intégral des comptes bancaires communs ainsi que la dissimulation du montant litigieux ", n'avait pas elle-même directement requis la production des " pièces justificatives ", sa critique apparaît également irrecevable, le recours en matière civile au Tribunal fédéral n'étant ouvert que contre les décisions prises par les autorités cantonales de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF).