Citation: 8C_809/2008 19.06.2009 E. 3

Les premiers juges ont considéré que, sans invalidité, le recourant aurait pu réaliser un revenu de 65'040 francs par an (revenu hypothétique sans invalidité). Ils se sont fondés, d'une part, sur le revenu réalisé par le recourant comme directeur artistique jusqu'à la faillite de son dernier employeur, en 1999 (4594 fr. par mois), et d'autre part, sur les renseignements obtenus par l'intimée auprès du Syndicat J.________, qui estimait ce revenu conforme aux pratiques de la branche; toutefois, eu égard à l'augmentation des salaires prévue par la convention collective de travail à laquelle il était partie, celui-ci ajoutait que l'assuré aurait pu gagner un salaire mensuel de 5000 à 5500 francs compte tenu de son âge et de son expérience professionnelle, soit un salaire moyen de 5250 francs, ou 63'000 francs par an. Le revenu hypothétique sans invalidité pris en considération par les premiers juges est légèrement supérieur à ce montant; il est également supérieur au dernier revenu de l'assuré, même après adaptation à l'évolution de l'indice des salaire entre 1999 et 2006. On doit en conclure que le montant retenu par la juridiction cantonale ne lèse en tout cas pas le recourant. Ce dernier soutient, certes, qu'il a été engagé en octobre 2002 par la société V.________ pour un revenu mensuel de 3500 francs à mi-temps; sans atteinte à la santé, il aurait pu continuer cette activité, et même l'exercer à temps complet pour un revenu mensuel de 7583 francs, treizième salaire compris. Mais les premiers juges ont considéré à juste titre que le recourant avait travaillé pour V.________ pendant une période trop brève - moins d'un mois - pour qu'on puisse en tirer une conclusion suffisamment fiable quant à son revenu hypothétique sans invalidité. Par ailleurs, contrairement à ce qu'allègue le recourant, il n'y a pas lieu de retenir que le revenu qu'il tirait de son activité à la discothèque Y.________ ne correspondait qu'à un emploi à temps partiel (21 heures par semaine). En effet, selon ses allégations devant le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel, il a été engagé en qualité de directeur artistique dès le mois de février 1999. Sa tâche consistait à organiser des soirées à thèmes et recruter des artistes à cet effet; mais lorsqu'il n'était pas occupé à 100 % pour la préparation d'une soirée, il travaillait au bar les vendredi et samedi soir, ce qui lui permettait, l'un dans l'autre, d'arriver à un taux d'activité de 100 % (cf. décision du 14 février 2001 du Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel, p. 12 sv.).