Citation: 6B_347/2020 E. B

Par arrêt du 13 décembre 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement. La cour cantonale a retenu les faits suivants s'agissant de l'infraction encore contestée devant le Tribunal fédéral. B.a. A.________ est né en octobre 1998 à F.________. Il a suivi sa scolarité obligatoire dans cette ville, puis a débuté un apprentissage qu'il n'a pas achevé. Le prénommé a ensuite intégré une école de commerce. Il suivait les cours de deuxième année au moment de son incarcération. Après sa mise en liberté, il a poursuivi ses études en troisième année, a entamé une psychothérapie et a entrepris une activité bénévole auprès d'un établissement médico-social. Son casier judiciaire fait état d'une condamnation, en 2017, pour infraction à la législation sur les armes. B.b. Le soir du 6 janvier 2017, A.________, G.________, H.________, I.________ et J.________ se sont retrouvés dans un préau pour y consommer de l'alcool. Le 7 janvier 2017, vers 00 h 30 ou 01 h 00, ils se sont déplacés pour atteindre les voies couvertes, au lieu-dit des "K.________", où ils ont aperçu B.________ et C.________. I.________ s'est approché de ces derniers, prétextant demander une cigarette à B.________, puis déclenchant une échauffourée. Dans ce cadre, A.________ a asséné deux frappes à ce dernier avec une batte de baseball, dont l'une à la tête. Après que B.________ eut reçu plusieurs coups, C.________ a pris la fuite en direction d'un arrêt de bus, où il a été rattrapé par A.________, G.________ et H.________. Il a été mis à terre et a été frappé à coups de pied, de batte de baseball et de casque par les trois prénommés, qui ont finalement pris la fuite en entendant les sirènes de police, laissant C.________ seul au sol. La police a découvert C.________, gisant à terre, inconscient, à côté de l'arrêt de bus. Vers 04 h 45, elle a découvert B.________ en état de semi-conscience, baignant dans son sang. B.c. Pris en charge par les secours, B.________ a été examiné par des médecins légistes, qui ont constaté les lésions suivantes : - au niveau de la tête, de très nombreuses fractures et blessures, soit des fractures pariéto-temporale et du rocher gauche, une fracture du plancher de l'orbite droite, des hémorragies, des hématomes et tuméfactions, des ecchymoses et dermabrasions, une plaie béante hémorragique du sourcil droit, ainsi qu'une ecchymose s'étendant entre la paupière supérieure et les deux tiers inférieurs du front, à gauche, dont la forme évoquait un impact contre une semelle de chaussure; - au niveau du reste du corps, des dermabrasions de la face dorsale de tous les doigts à gauche, des doigts 2 à 5 à droite, une dermabrasion de la face antérieure du tiers distal du bras gauche, une dermabrasion au niveau du pied droit, des érythèmes de la face antérieure des deux genoux ainsi que des ecchymoses au niveau de la main gauche. La vie de B.________ avait été concrètement mise en danger, son état de conscience, lors de l'intervention médicale, ne lui permettant pas de maintenir une fonction respiratoire spontanée et efficace. B.________ a été hospitalisé jusqu'au 31 mai 2017, date à laquelle il a regagné son domicile. Il a connu plusieurs épisodes de mal épileptique et a dû être hospitalisé à nouveau dès le mois de juillet 2017. Il suit un lourd traitement médicamenteux, qui entraîne des effets secondaires invalidants. Il souffre également de différents troubles neurologiques. Les conséquences du traumatisme induisent la nécessité d'une curatelle, un lieu de vie en milieu protégé, une capacité limitée à déployer une activité rémunérée et l'inaptitude à la conduite automobile. Ces conséquences sont durables, vraisemblablement permanentes et ne sont pas susceptibles de s'améliorer de façon marquée, même avec une prise en charge médicale optimale. Il vit désormais dans un foyer et une rente de l'assurance-invalidité lui est allouée depuis janvier 2018. B.d. Durant l'instruction, une expertise psychiatrique a été diligentée concernant A.________. Les experts ont posé un diagnostic de trouble mixte de la personnalité, avec caractéristiques dyssociale et émotionnellement labile, dans un contexte d'immaturité. Ils ont ajouté que le prénommé présentait un syndrome de dépendance à l'alcool de sévérité faible. Selon les experts, le trouble dont souffrait A.________ n'entraînait pas d'altération des capacités cognitives ni d'altération de la faculté d'appréciation du caractère illicite d'un acte. La dimension immature de la personnalité de ce dernier restreignait sa faculté de maîtrise des impulsions, ce qui altérait légèrement sa faculté à se déterminer d'après l'appréciation du caractère illicite d'un acte. A.________ était persuadé que sa participation aux événements de janvier 2017 était uniquement liée au phénomène de groupe et à l'alcool.