Citation: 4P.85/2006 04.07.2006 E. 6

Selon la recourante, la cour cantonale aurait appliqué arbitrairement l'art. 186 al. 2 LPC gen. et apprécié les preuves de manière insoutenable en refusant d'admettre l'existence de conflits d'intérêts entre l'un des responsables de la Banque, détenteur d'obligations Series A, qui aurait décidé de mettre en place l'emprunt M.________ Series B, afin de permettre le remboursement de son premier emprunt. Elle reproche en particulier aux juges d'avoir refusé d'ordonner des preuves propres à démontrer que l'un des directeurs de l'intimée possédait effectivement des titres M.________ Series A. Ces critiques sont infondées. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que le groupe Z.________ avait d'autres sources de revenus que ceux provenant de l'emprunt Series B, en particulier les revenus issus de la vente de sa production de diamants qui lui ont rapporté, en 1997, US$ 1'745'797, de sorte que la cour a indiqué qu'il n'était pas possible d'affirmer que les fonds récoltés à la suite de l'emprunt M.________ Series B avaient servi à rembourser l'emprunt Series A. Sur la base de cette constatation, il apparaît que, même si le directeur avait détenu des titres Series A dont il aurait obtenu le remboursement en 1997, on ne pourrait en déduire qu'il existait un conflit d'intérêt, dans le sens où il aurait mis en place l'emprunt Series B afin de récupérer ses fonds. En ne donnant pas suite à l'offre de preuve formée par la recourante tendant à déterminer si cel ce responsable de la banque possédait bien des titres M.________ Series A, la cour cantonale n'a donc ni procédé à une appréciation arbitraire des preuves, ni refusé d'ordonner la production des pièces déterminantes de façon contraire à l'art. 186 al. 2 LPC gen., la question n'étant pas pertinente (cf. supra consid. 4.3).