Citation: 5C.270/2006 01.12.2006 E. 3

Les recourants soutiennent qu'ils ont mis en demeure l'intimé et que celui-ci leur doit des intérêts moratoires de 5% dès le 22 mars 2005. Ils fondent leur argumentation sur de multiples faits et affirmations nouveaux. Ils font en outre valoir que la Cour de justice a commis une inadvertance manifeste en ne tenant pas compte d'une vingtaine d'autres allégués qu'ils auraient prouvés; ils réclament d'intégrer ceux-ci dans l'état de fait en application de l'art. 64 al. 2 OJ. De jurisprudence constante, lorsque la décision attaquée repose sur deux ou plusieurs motivations indépendantes, le recours en réforme ne peut être examiné que s'il s'en prend à chacune d'elles (ATF 121 III 46 et les arrêts cités). En l'espèce, les recourants ne s'en prennent qu'à la première motivation de la cour cantonale. Ils évoquent certes la motivation subsidiaire, mais ils ne la critiquent pas. Il s'ensuit que le recours est irrecevable. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu d'examiner si la cour cantonale a commis une inadvertance manifeste ou s'il y a lieu de compléter l'état de fait en application de l'art. 64 al. 2 OJ.