Citation: 6B_763/2022 E. 1

La cour cantonale a relevé que le recourant avait retiré les ordonnances de conversion du 18 mai 2021 et avait été invité à faire part de ses observations concernant la conversion de l'amende en peine privative de liberté, par courrier du TAPEM du 26 août 2021 retiré au guichet, resté sans réponse. Un mandat de comparution du 14 septembre 2021 pour l'audience devant le TAPEM fixée le 4 octobre suivant avait été retiré par l'intéressé le 17 septembre 2021, au guichet postal. La cour cantonale a relevé que, faute pour le recourant d'avoir saisi les occasions données de s'exprimer, notamment en ne se présentant pas à l'audience du 4 octobre 2021 à laquelle il avait été valablement convoqué, aucune violation de son droit d'être entendu ne pouvait être reprochée au TAPEM. S'agissant de la peine privative de liberté de substitution, la cour cantonale a relevé que les amendes étaient restées impayées en raison de la faute du recourant, lequel avait fait l'objet de plusieurs actes de défaut de bien en 2020 et 2021, pour des amendes impayées antérieures. Sa situation financière ne s'était donc pas détériorée entre le prononcé des ordonnances pénales concernées par la procédure et la demande de leur exécution. Exposant les principes déduits de l'art. 106 CP, elle a confirmé la conversion des différentes amendes en peines privatives de liberté de substitution. Les conclusions formées par le recourant qui outrepassent le cadre de la décision attaquée sont irrecevables (cf. art. 80 al. 2 LTF). S'agissant de la question du droit d'être entendu, traitée dans l'arrêt entrepris, le recourant estime que la cour cantonale aurait considéré à tort le courrier du 26 août 2021 comme un mandat de comparution pour l'audience du 4 octobre 2021. Il affirme avoir reçu ce courrier le 17 septembre 2021, en se référant à un suivi postal "annexé" qui ne figure pas dans les pièces jointes à son écriture. Or, si la cour cantonale a fait état de ce courrier du 26 août 2021 resté sans réponse, elle a également constaté que le mandat de comparution pour l'audience devant le TAPEM, daté du 14 septembre 2021, avait été retiré au guichet le 17 septembre 2021. Cette convocation figure dans le dossier, ainsi que le document de suivi des envois attestant de la distribution de celle-ci au guichet à la date indiquée (avis pour retrait le 16 septembre 2021). Aussi, en affirmant qu'aucune correspondance n'a été communiquée par rapport à l'audience du 4 octobre 2021, le recourant s'écarte de manière inadmissible de l'état de fait établi par la cour cantonale. Il procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable, en tant qu'il livre sa propre appréciation du courrier du 26 août 2021. Sans remettre en cause les constatations cantonales concernant le retrait des ordonnances au guichet postal, le recourant expose que son père souffre de troubles psychiques et détruisait le courrier avant qu'il n'en prenne connaissance. Or l'on ne voit pas ce que le recourant entend déduire de ces éléments, étant relevé que la cour cantonale en a pris acte (arrêt entrepris, let. B.f et D.d), contrairement à ce qu'il prétend. Pour le surplus, le recourant n'expose pas dans quelle mesure la cour cantonale aurait violé le droit fédéral concernant la notification des différentes ordonnances pénales et de la convocation à l'audience du TAPEM, respectivement s'agissant de la restitution des délais d'opposition (art. 42 al. 2 LTF; arrêt entrepris consid. 2, 3 et 4). Le recourant est irrecevable à évoquer différentes considérations personnelles et familiales, sans moyen de preuve à l'appui ni indication de dates, pour justifier une dégradation de sa situation financière, alors même qu'il ne remet pas en cause la constatation cantonale selon laquelle il faisait déjà l'objet d'actes de défaut de bien avant les ordonnances pénales fixant les amendes sujettes à conversion. La simple énumération de certaines dispositions constitutionnelles et conventionnelles et de divers droits fondamentaux (droit d'être entendu; procès équitable; respect de sa vie familiale), sans aucune argumentation y relative est irrecevable. En effet, d ans le cadre de l'art. 106 al. 2 LTF, le recourant ne peut se borner à dresser une liste de droits constitutionnels, l'arbitraire en particulier, mais doit, en partant de la décision attaquée, dire quel est le principe constitutionnel prétendument violé et pour chacun des principes invoqués, en démontrer la violation par une argumentation précise (cf. arrêts 6B_576/2022 du 12 août 2022 consid. 5; 6B_1183/2021 du 6 décembre 2021 consid. 2). L'argumentaire du recourant ne répond manifestement pas à ces exigences. Le recourant ne s'en prend d'aucune manière à la quotité de la peine privative de liberté de substitution prononcée, pas plus qu'à la clé de conversion appliquée. Ainsi, faute de comporter une discussion topique destinée à discuter les questions tranchées par la cour cantonale, l'écriture du recourant ne répond pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).