Citation: 1C_510/2009 14.07.2010 E. C

Par demande du 9 janvier 2007, A.________ a conclu à ce que la commune de Servion soit sa débitrice de la somme de 887'450 fr. (qu'il a ensuite réduite à 696'000 fr.) avec intérêts à 5 % l'an dès le 10 janvier 2006. Selon le rapport du 14 mars 2008 et son complément du 16 mai 2008, l'expert C.________ a estimé que la valeur du m2 en zone intermédiaire à Servion était de 96 fr. au 10 janvier 2006. Il précisait que la parcelle 480 n'était pas inconstructible et que le prix de 4 fr. le m2 d'un terrain en zone agricole ne lui était pas applicable. En outre, un terrain constructible en zone artisanale à Servion était évalué à 150 fr. le m2 au 10 janvier 2006. Après avoir procédé à une inspection locale et entendu plusieurs témoins, le Tribunal d'expropriation de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: le Tribunal d'expropriation) a rejeté les conclusions de la demande de A.________, par jugement du 20 mars 2009. Par arrêt du 29 juillet 2009, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Chambre des recours) a rejeté l'appel de A.________ et confirmé le jugement précité. Elle a considéré en substance que, dans les circonstances du cas particulier, l'intéressé n'avait pas subi une atteinte grave à son droit de propriété, si bien qu'il ne pouvait prétendre à une indemnité d'expropriation.