Citation: 6B_257/2022 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient qu'il "n'était nullement question [d']empêcher [l'intimé] de partir", de sorte que les éléments constitutifs de la séquestration ne seraient pas remplis. Il fait valoir que les faits pourraient tout au plus entrer dans la qualification juridique de la contrainte définie à l'art. 181 CP. En tant que le recourant soutient que le but qu'il poursuivait n'était pas d'empêcher l'intimé de quitter les lieux, il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer l'arbitraire de celle-ci. Au demeurant, il ressort du jugement attaqué que les images vidéo permettent de retenir que le recourant était conscient que l'intimé le suppliait de le laisser s'en aller et qu'à plusieurs reprises le recourant a même laissé croire à celui-ci qu'il le laisserait partir s'il cédait à ses exigences. C'est dès lors à bon droit que la cour cantonale a retenu que le recourant avait entravé la liberté de mouvement de l'intimé, et ceci avec conscience et volonté. Le fait que le but premier du recourant aurait été d'humilier l'intimé en lui demandant notamment de baiser ses chaussures ne change rien à cette conclusion. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.