Citation: U 65/05 20.09.2006 E. 1

Selon le recourant, il semble que le docteur Y.________ soit le mari de la doctoresse B.________, de sorte que les rapports établis par le médecin-conseil de la CNA seraient empreints de partialité et, par conséquent, dépourvus de valeur probante. Supposé que le recourant entende par là se prévaloir d'un motif de récusation à l'encontre du docteur Y.________, le grief, soulevé pour la première fois en instance fédérale, doit être considéré comme tardif. Selon la jurisprudence rendue en matière de récusation d'un juge, applicable par analogie à la récusation d'expert judiciaire (ATF 120 V 364 consid. 3a), ainsi qu'aux expertises ordonnées par l'administration (cf. VSI 2001 p. 111 consid. 4a/aa; voir aussi Meyer-Blaser, Rechtliche Vorgaben an die medizinische Begutachtung, in: Schaffhauser/Schlauri, Rechtsfragen der medizinischen Begutachtung in der Sozialversicherung, St-Gall 1997, p. 45 sv.), il est en effet contraire à la bonne foi d'attendre l'issue d'une procédure pour tirer ensuite argument, à l'occasion d'un recours, du motif de récusation, alors que celui-ci était déjà connu auparavant (ATF 126 V 303 consid. 1b publié in SVR 2001 BVG 7 p. 28 et les arrêts cités). En l'occurrence, rien n'indique que le recourant n'ait pas été en mesure d'invoquer plus tôt ce grief.