Citation: 5A_914/2023 E. 8.2.2

8.2.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a retenu que l'intimée avait démontré qu'en droit brésilien, même si la condamnation porte uniquement sur des contributions dues à l'enfant mineur, il existe une présomption que l'enfant qui poursuit ses études après sa majorité n'est pas en mesure de pourvoir lui-même à son entretien, de sorte que l'obligation alimentaire subsiste et que l'accession à la majorité de l'enfant n'entraîne pas l'extinction automatique de la contribution d'entretien. Or, par sa critique fondée uniquement sur le droit suisse, notamment sur l'art. 277 al. 2 CC, le recourant n'attaque pas ces constatations dont il découle que le juge brésilien n'est pas supposé fixer la contribution d'entretien due à l'enfant majeur dans son principe et son montant, celle due à l'enfant mineur étant présumée simplement perdurer durant la formation de l'enfant majeur. Il omet que si, en droit suisse, un jugement constitue un titre de mainlevée définitive pour les contributions d'entretien dues après la majorité seulement s'il ordonne expressément le paiement de l'entretien après la majorité et qu'il condamne le débiteur au paiement d'un montant déterminé, dont il arrête la durée (ATF 144 III 193 consid. 2.2), c'est que le juge doit fixer la contribution d'entretien pour la période allant au-delà de l'accès à la majorité (art. 133 al. 3 et 277 CC), faute de quoi ce montant s'éteint à ce moment. Pour cette raison, un simple renvoi général à l'art. 277 al. 2 CC, sans déterminer le montant dû après la majorité, ne suffit pas à considérer que le jugement condamnant au paiement d'une contribution d'entretien en faveur d'un enfant mineur constitue un titre de mainlevée définitive aussi pour des contributions d'entretien en faveur de l'enfant majeur (ATF 144 précité loc. cit.; cp. sous l'angle de l'arbitraire: arrêt 5P.88/2005 du 19 octobre 2005 consid. 2.2). Or, l'autorité cantonale a retenu que l'intimée avait démontré qu'en droit brésilien, le système inverse prévalait par le biais d'une présomption en faveur de l'enfant majeur. C'est ainsi à raison que l'autorité cantonale a considéré que le jugement produit constituait un titre aussi pour les contributions dues à l'enfant majeur, étant donné qu'elle n'avait à statuer sur aucune question de droit matériel relative à l'existence de cette créance et que son montant était déterminé. Par ailleurs, le recourant ne démontrait pas que la condition résolutoire était réalisée. Il suit de là que le grief doit être rejeté, pour autant que recevable.