Citation: 5A_376/2010 24.12.2010 E. 5

Enfin, la recourante dénonce une violation du «principe de la légalité», puisque le refus de lui accorder une seconde prolongation ne repose sur «aucune base légale formelle». Elle reproche en outre au magistrat intimé de n'avoir pas usé de la «liberté d'appréciation qui lui permettait d'atténuer les conséquences du calcul schématique de l'émolument de mise au rôle» et, partant, de s'être rendu coupable d'un «excès négatif de la liberté d'appréciation». 5.1 Les conséquences procédurales attachées au défaut de paiement de l'avance de frais doivent découler d'une loi au sens formel (ATF 133 V 402 consid. 3.4). Le Tribunal fédéral a jugé que la sanction de l'irrecevabilité de la demande trouve une pareille base légale dans l'art. 32 LPC/GE, l'art. 3 al. 1 RTGMC/GE n'ajoutant rien qui ne se déduise déjà de cette norme (arrêts 5P.317/2006 précité consid. 6.3; 4A_481/2008 du 8 janvier 2009 consid. 3). Le jugement attaqué ne prête pas le flanc à la critique sous cet angle. 5.2 Selon la jurisprudence, le principe de la légalité ne constitue pas (sauf en droits pénal et fiscal) un droit constitutionnel distinct; il s'agit d'un principe constitutionnel dont la violation ne peut pas être invoquée séparément, mais uniquement en relation avec la violation, notamment, du principe de la séparation des pouvoirs, d'un droit fondamental ou de la prohibition de l'arbitraire (ATF 136 I 241 consid. 2.5). Le recours ne satisfait nullement à cette exigence, de sorte qu'il est irrecevable à cet égard. Enfin, il n'y a pas lieu de connaître du moyen tiré d'un excès du pouvoir d'appréciation; cette critique ressortit à la procédure en contestation de la taxation (cf. supra, consid. 3) et ne peut plus être soulevée à l'appui du recours dirigé à l'encontre de la décision d'irrecevabilité en raison du non-paiement de l'émolument de mise au rôle. Les explications de la recourante apparaissent ainsi hors de propos.