Citation: 6B_403/2017 E. 1.3.3

1.3.3. Le recourant soutient par ailleurs que le risque de récidive qu'il présente serait principalement lié à sa consommation d'alcool ou de stupéfiants et non à son trouble de la personnalité. Il ressort toutefois de l'expertise du Dr E.________ que le risque en question ne découle pas exclusivement de la dépendance de l'intéressé aux substances psychoactives. Selon l'expert, les infractions commises "l'ont été en raison du trouble de la personnalité mais également en raison de l'imprégnation alcoolique et parfois du haschich". Le Dr E.________ a également relevé que le risque de réitération d'actes délictueux pour lesquels le recourant avait déjà été condamné paraissait "important d'un point de vue psychiatrique", dès lors que celui-ci "minimis[ait] ses actes délictueux et s'[était] montré incapable ces dernières années de maintenir une abstinence à long terme" (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 11). S'agissant plus spécifiquement des addictions, l'expert a indiqué que la consommation de produits illicites servait au recourant "en partie à supporter les frustrations" mais aussi à montrer qu'il pouvait "braver les interdits". Il a en outre estimé que les troubles psychiques présentés par l'intéressé étaient "amplifiés" dès que celui-ci consommait de l'alcool ou du haschich (Ibidem, p. 9). Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans verser dans l'arbitraire, considérer que la consommation d'alcool ou de stupéfiants ne constituait pas la cause principale du risque de récidive présenté par le recourant, mais que celui-ci était significativement lié aux troubles de sa personnalité.