Citation: 7B_420/2023 E. B

B.a. Par ordonnance du 7 mars 2023, le TMC a refusé de mettre en liberté A.________ en raison des risques de fuite et de réitération qu'il présentait. B.b. Le 8 mars 2023, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) a rendu un avis de prochaine clôture, annonçant qu'il engagerait l'accusation contre A.________ exclusivement des chefs de rupture de ban et de consommation illicite de stupéfiants. Il a en outre imparti à l'intéressé un délai au 17 mars 2023, prolongé au 24 mars 2023, pour lui faire part de ses éventuelles demandes d'indemnités. Dans ce délai, le prévenu a demandé d'être indemnisé à hauteur de 9'600 fr. (soit 200 fr. par jour de détention), avec intérêt à 5% l'an dès le 4 février 2023, pour détention injustifiée. B.c. Par arrêt du 21 mars 2023, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours ou la cour cantonale) a rejeté le recours formé par le prévenu contre l'ordonnance du 7 mars 2023 (cf. let. B.a supra). Par arrêt du 11 mai 2023 (cause 1B_211/2023), le Tribunal fédéral a admis le recours interjeté par le prénommé contre l'arrêt du 21 mars 2023, a annulé celui-ci, a renvoyé la cause à la Chambre pénale de recours pour nouvelle décision au sens des considérants et a rejeté la demande de mise en liberté immédiate. Par arrêt sur renvoi du 17 mai 2023, la Chambre pénale de recours a déclaré sans objet le recours interjeté par A.________ contre l'ordonnance du 7 mars 2023, au vu de la décision rendue entre-temps par le juge du fond ordonnant sa libération immédiate (cf. let. B.e infra). B.d. Dans l'intervalle, par ordonnance du 28 mars 2023, le Ministère public a partiellement classé la procédure dirigée contre A.________ s'agissant des faits dénoncés par B.________ (cf. let. A supra). Il a refusé d'allouer au prévenu un montant à titre de réparation du tort moral pour détention injustifiée au sens de l'art. 429 al. 1 let. c CPP (ch. 5 du dispositif), telle que requise par ce dernier (cf. let. B.b supra). B.e. Par acte d'accusation du 5 avril 2023, le Ministère public a renvoyé A.________ en jugement devant le Tribunal de police de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal de police) pour les infractions de rupture de ban et de consommation illicite de stupéfiants et a sollicité sa mise en détention pour des motifs de sûreté. Le 11 avril 2023, le TMC a ordonné la mise en détention de A.________ pour des motifs de sûreté jusqu'au 4 juin 2023, toujours en raison des risques de fuite et de réitération. Par jugement du 10 mai 2023, le Tribunal de police a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 30 fr. le jour pour rupture de ban, ainsi qu'à une amende de 300 fr. pour consommation de stupéfiants, avec suite de frais, et a ordonné la libération immédiate de A.________, qui comparaissait détenu. B.f. Par arrêt du 10 mai 2023, la Chambre pénale de recours a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance de classement partiel du 28 mars 2023 (cf. let. B.d supra), par lequel celui-ci concluait à l'octroi d'une indemnité de 13'400 fr. à titre de réparation du tort moral pour détention injustifiée, "sous réserve d'amplification".