Citation: 4D_62/2022 E. 3.2

3.2. La défenderesse recourante invoque tout d'abord que la demanderesse intimée aurait incompréhensiblement renoncé à l'audition des employés de la défenderesse, qu'elle ne lui aurait posé aucune question pour obtenir des informations sur lesdits employés et qu'elle aurait ainsi échoué dans la preuve de ses allégués. Dès lors que le Tribunal de première instance ne l'aurait pas invitée à fournir les noms complets ou les coordonnées des personnes indiquées par la demanderesse, elle considère que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'elle aurait refusé de communiquer ces informations et fait preuve d'un manque de collaboration et devait assumer un défaut de contestation d'allégués, supprimant ainsi le fardeau de la preuve de la demanderesse. Ensuite, la recourante allègue pêle-mêle n'avoir jamais soutenu que l'intimée n'aurait pas suffisamment motivé ses allégations et avoir toujours justifié son refus de payer par le fait qu'elle ne connaissait pas les bons de commande et les factures litigieux et que l'intimée n'aurait pas prouvé que la recourante les avait reçus et que lesdites factures existaient. Dans la mesure où elle aurait déclaré ne pas connaître les bons de commande, ne pas les avoir remplis et tout ignorer des factures litigieuses, elle considère qu'elle n'avait pas à préciser dans le détail que les rubriques de ces pièces lui étaient également inconnues et que ce serait arbitrairement que la cour cantonale aurait retenu qu'elle n'aurait pas suffisamment contesté les rubriques des factures litigieuses. Selon la recourante, l'intimée aurait compris la portée de ses contestations puisqu'elle avait alors produit de nouvelles pièces. Enfin, la recourante avance qu'elle n'aurait pas reconnu la créance de l'intimée en excipant de la compensation et réitère avoir toujours contesté avoir reçu les bons de commande et les factures litigieux.