Citation: 5A_882/2022 E. 1

Par ordonnance du 15 mai 2017, le juge III du district de Sierre (ci-après : le juge de district) a imparti à l'épouse un délai échéant le 12 juin 2017 puis prolongé au 26 juin 2017, pour déposer une réponse. Le 28 juin 2017, l'épouse a demandé que le second et dernier délai pour déposer sa réponse lui soit notifié après les féries estivales, en raison d'une surcharge de travail de son conseil. Par ordonnance du 17 juillet 2017, un dernier délai de 10 jours lui a été imparti. Dite ordonnance précisait qu'à défaut de réponse, une décision finale serait rendue pour autant notamment que la cause soit en état d'être jugée. L'épouse a déposé une réponse le 28 août 2017. Le 1er septembre 2017, le juge de district a indiqué à l'intéressée que sa réponse était tardive et que, partant, elle ne serait pas versée au dossier. Il a en outre informé les époux qu'il examinerait prochainement si la cause était en état d'être jugée, faute de quoi les parties seraient citées aux débats principaux. Par ordonnance du 23 novembre 2018, le juge de district a constaté que la cause n'était pas en état d'être jugée, dès lors que le partage des avoirs de prévoyance ne pouvait pas être ordonné, certaines informations faisant défaut, et que le régime matrimonial ne pouvait pas être liquidé, faute d'allégués formulés à ce propos. Le 23 novembre 2018, les parties ont été citées à comparaître aux débats principaux. Par courrier du 10 décembre 2018, l'époux a fait valoir qu'aucun élément supplémentaire ne pourrait être invoqué par l'épouse lors de ces débats et que la cause était en état d'être jugée. Il a invité le juge de district à transformer les premières plaidoiries en débats finaux, respectivement à prononcer une décision sujette à recours. B.b. Lors des débats principaux du 13 février 2019, les parties ont confirmé que leur régime matrimonial était liquidé et qu'elles n'avaient plus de prétention à faire valoir l'une contre l'autre. En outre, l'épouse a formulé quatre allégués (nos 53 à 55) en lien avec le fait qu'elle avait continué pendant la procédure à chercher un emploi à un taux plus élevé, déposé des pièces, réservé l'audition de deux témoins et conclu au versement, par le mari, d'une contribution d'entretien de 1'000 fr. par mois, jusqu'à la retraite de celui-ci, subsidiairement pour la durée que le juge dira (sic). L'époux a contesté la recevabilité des allégués et des pièces. Par ordonnance de preuves du 27 septembre 2019, le juge de district a notamment fixé un délai aux époux pour communiquer au greffe du tribunal l'ensemble des pièces actualisées relatives à leur situation financière et à l'épouse pour déposer son/ses certificat (s) de salaire 2015 et ses fiches de salaire 2016 de C.________. Le 3 octobre 2019, l'époux a fait valoir que les pièces déposées par l'épouse lors de l'audience du 13 février 2019 ne pouvaient pas être versées au dossier et que les conclusions formées par celle-ci lors de cette audience devaient être considérées comme tardives. Il a requis l'annulation de l'ordonnance de preuves du 27 septembre 2019 et le prononcé d'un jugement dans un délai raisonnable. Le 11 novembre 2019, l'épouse a déposé une série de pièces complémentaires. Elle a relevé que la cause n'était pas en état d'être jugée et que ses allégations étaient liées aux écritures de son époux. Elles étaient donc recevables, tout comme les pièces l'étaient également sous l'angle de l'art. 277 al. 2 CPC. Par ordonnance du 20 mars 2020, le juge de district a écarté les allégués nos 53 à 55 de l'épouse et indiqué que les pièces déposées lors des débats principaux du 13 février 2019 n'étaient pas recevables, à l'exception du certificat de salaire 2018, du décompte de salaire de novembre 2018, ainsi que des lettres de C.________ de janvier 2018 et janvier 2019. Il a en outre précisé que les pièces jointes à l'écriture de l'épouse du 11 novembre 2019 n'étaient versées au dossier que dans la mesure où elles portaient sur les certificats et décomptes de salaire ainsi que sur les attestations relatives aux primes d'assurance maladie. Le 29 mai 2020, les parties ont été citées à comparaître en vue de leur interrogatoire et des plaidoiries finales. En audience, le mari a déposé des conclusions écrites tendant à ce que le mariage soit dissous, qu'aucune contribution d'entretien ne soit due entre époux, que le régime matrimonial soit liquidé et que le partage des avoirs de prévoyance soit ordonné. B.c. Par jugement du 5 juin 2020, le juge de district a notamment prononcé le divorce des époux et dit qu'aucune contribution n'était due entre eux. B.d. A la suite de l'appel interjeté par l'épouse, la Cour civile II du Tribunal cantonal du Valais a, par jugement du 11 octobre 2022, confirmé le jugement précité et statué sur les frais judiciaires et les dépens de deuxième instance.