Citation: 5P.221/2004 02.07.2004 E. A

A.a X.________ exploite un salon de coiffure. Par contrat du 1er mai 2001, Y.________ SA lui a confié la conciergerie de plusieurs immeubles sis à Genève contre une rémunération mensuelle brute de 2'552 fr.; ce contrat prévoyait la mise à disposition d'un logement de service. Le 2 mai 2001, Y.________ SA lui a ainsi donné en location un appartement de trois pièces situé au 2ème étage de l'un des immeubles susmentionnés, pour un loyer mensuel de 1'200 fr. X.________ n'a jamais occupé ledit logement. Elle l'a sous-loué et a affirmé avoir perçu les loyers de 1'200 fr. par mois du 1er mai au 31 octobre 2003. Dans un premier temps, elle a reversé ces montants à la bailleresse. Depuis le 1er février 2002, X.________ ne s'est plus acquittée du loyer de cet appartement. Y.________ SA a dès lors dénoncé le bail. En août 2003, les arriérés de loyer ainsi que les indemnités pour occupation illicite se montaient à 22'800 fr. A.b Dans le cadre de la poursuite qu'elle a intentée contre X.________, Y.________ SA a reçu, le 23 juin 2003, un acte de défaut de biens pour un montant de 16'387 fr.50. Cet acte faisait état d'un procès-verbal de saisie ayant la teneur suivante: "la débitrice est coiffeuse à son compte et possède un salon de coiffure : [...] et déclare un revenu d'environ 2'000.- p/mois (estimation de la débitrice) ...".