Citation: 8C_357/2020 E. A

A.________ travaillait en qualité d'aide-soignante au service de psychogériatrie à l'Hôpital B.________et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accidents auprès de Generali Assurances Générales SA (ci-après: Generali). Le 17 juin 2016, un résident de l'hôpital l'a frappée à la tête alors qu'elle le réinstallait sur son lit. Il en est résulté un traumatisme crânien sans perte de connaissance avec un hématome fronto-pariétal gauche. Une radiographie du rachis cervical réalisée le lendemain à l'Hôpital C.________ n'a mis en évidence aucune atteinte traumatique. Une incapacité de travail totale a été attestée du 18 au 20 juin 2016. Generali a pris en charge le cas. Le 21 juin 2016, A.________ s'est soumise à un examen CT-Scan du crâne qui n'a rien révélé de particulier (rapport du 22 juin 2016). Par la suite, le docteur D.________, spécialiste en médecine générale et médecin traitant - qui a successivement prolongé l'incapacité de travail totale depuis le 20 juin 2016 - a diagnostiqué un état de stress post-traumatique (rapport du 26 septembre 2016). Generali a soumis le cas à son médecin-conseil, la doctoresse E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, laquelle a indiqué qu'abstraction faite des troubles psychiques, une reprise de l'activité professionnelle comme aide-soignante était exigible au maximum dans les deux mois qui avaient suivi l'accident. Se basant sur ces conclusions, Generali a indiqué, par décision du 18 janvier 2017, qu'elle prenait en charge jusqu'au 17 août 2016 les troubles organiques objectivables et qu'elle refusait de prendre en charge les troubles psychiques au motif qu'aucun lien de causalité adéquate avec l'accident ne pouvait être admis. L'assurée a formé opposition. Dans le cadre de la procédure d'opposition, un mandat d'expertise neurologique a été confié à la doctoresse F.________ et au docteur G.________, respectivement médecin adjointe et chef de clinique auprès du service de neurologie de l'Hôpital H.________, afin de déterminer la nature organique des troubles persistants et leur lien de causalité naturelle avec l'accident. En résumé, ces médecins ont démontré qu'il existait un lien de causalité entre l'agression du 17 juin 2016 et des lésions structurelles mineures, c'est-à-dire sans répercussion directe sur la vie de l'assurée ou son fonctionnement quotidien et professionnel (rapport du 20 octobre 2017). Generali a rejeté l'opposition par décision du 17 octobre 2018.