Citation: 2C_532/2020 E. 8

Enfin, il convient de relever (art. 106 al. 1 LTF) que la décision attaquée ne va pas à l'encontre des prescriptions applicables en matière d'expulsion pénale (cf. art. 66a ss du Code pénal [CP; RS 311.0] en lien avec l'art. 62 al. 2 LEI), entrées en vigueur le 1er octobre 2016 (RO 2016 2329). En effet, le motif de refus de renouveler l'autorisation de séjour sollicitée par le recourant repose en partie sur la multiplication d'infractions pénales commises en Italie et en Suisse avant le 1er octobre 2016, ainsi que sur les fausses déclarations que l'intéressé a faites durant la procédure d'autorisation. La décision attaquée ne s'est ainsi pas uniquement fondée sur les infractions commises par le recourant après le 1er octobre 2016, qui ont fait l'objet des ordonnances pénales du 27 juillet 2017 et du 16 septembre 2018. A cela s'ajoute que le Ministère public ne pouvait en tout état prononcer une expulsion par le biais d'une ordonnance pénale (art. 352 al. 2 CPP; arrêts 2C_945/2019 du 15 janvier 2020 consid. 2.2.1; 2C_628/2019 du 18 novembre 2019 consid. 7.4). L'art. 62 al. 2 LEtr ne trouve ainsi pas à s'appliquer.