Citation: 1C_38/2018 E. 6.2

6.2. Le 24 septembre 2015, le SMH a recouru auprès de la TTE contre la décision d'octroi du permis de construire du 16 mars 2015. Il critiquait en particulier le fenestrage en bois-métal autorisé au détriment de fenêtres exclusivement en bois, seules compatibles, selon le service cantonal, avec la conservation de l'état construit initial (cf. consid. 8). Par décision du 10 mars 2016, la TTE a déclaré irrecevable le recours du SMH au motif qu'il n'avait pas formé opposition au projet en cours d'enquête. Cependant, faisant application de sa compétence de réformer d'office les décisions entachées de vices importants (cf. art. 40 al. 3 LC), la direction cantonale a modifié les charges du permis de construire; elle a ainsi ordonné le remplacement des fenêtres en bois existantes (au moment de la demande d'autorisation) par des fenêtres en bois avec intégration de croisillons dans le double vitrage. Saisi du recours de la constructrice, l'instance précédente a, d'office et préalablement, examiné si la TTE avait a bon droit déclaré irrecevable le pourvoi du SMH; le tribunal s'est en particulier demandé si la direction cantonale avait à tort nié que l'avis négatif émis par ledit service - et sa prise de position ultérieure du 16 décembre 2014 - le dispensait de former, en parallèle, opposition au projet. A cet égard, le Tribunal administratif a retenu que le SMH avait, par son rapport officiel, clairement manifesté à l'autorité d'octroi du permis son désaccord quant à la pose de fenêtres en bois-métal. Le délai d'opposition était en outre encore en cours au moment du dépôt de ce rapport. Il aurait été ainsi excessivement formaliste, d'obliger le service cantonal à introduire, pendant ce délai, deux actes distincts, mais aux contenus identiques, le premier sous la dénomination de rapport officiel et le second sous forme d'opposition. Le tribunal a relevé que le rapport tendait à imposer des charges à la recourante, ce à quoi une opposition pouvait également conclure. Les premiers juges ont en outre souligné que la charge en cause, relative au matériau des fenêtres, visait à sauvegarder des intérêts publics confiés au SMH, point qui n'est d'ailleurs pas contesté. Le Tribunal administratif a jugé que, dans ces circonstances, le rapport du SMH devait être assimilé à une opposition; celui-ci bénéficiait dès lors de la qualité pour recourir à la TTE contre le permis de construire (cf. art. 40 al. 2 LC).