Citation: 9C_660/2021 E. 5.3.2

5.3.2. Quoi qu'en dise ensuite le recourant, le rapport d'expertise ne contient pas de contradictions. En particulier, la constatation du docteur B.________, selon laquelle l'assuré présente une intelligence dans la norme, n'est pas contradictoire, ni incomplète du seul fait invoqué que l'expert ne lui a pas fait passer de test d'intelligence. Elle résulte des observations faites par le médecin durant l'examen et a ensuite été confirmée par un test d'intelligence effectué par les psychologues D.________ et E.________ ("efficience intellectuelle" et "indice d'aptitude générale" dans la zone dite "moyenne"; rapport du 22 février 2022), comme l'admet du reste l'intéressé. Le docteur B.________ ne s'est pas non plus contredit lorsqu'il a indiqué que la dépendance aux sédatifs n'avait pas de conséquence sur la capacité de travail et que la problématique anxieuse était objectivement modeste. S'agissant de la dépendance aux sédatifs, l'expert a posé le diagnostic de troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation de sédatifs, utilisation continue sous prescription médicale (F 13.25). Il a expliqué les raisons pour lesquelles ce diagnostic n'était pas incapacitant. D'une part, le docteur B.________ a exposé qu'il n'y avait jamais eu d'excès dans l'utilisation des sédatifs; d'autre part, le médecin a expliqué qu'un sevrage était exigible et techniquement possible et qu'il existait des alternatives médicamenteuses et non médicamenteuses. Concernant la problématique de l'anxiété, le docteur B.________ a posé le diagnostic d'autre trouble anxieux mixte, d'incidence clinique faible (F 41.3), après avoir confronté les plaintes de l'assuré aux résultats des tests psychologiques et complémentaires qu'il avait effectués et à ses propres constatations. Il a considéré que les "quelques traits anxieux constatés étaient très peu spécifiques, diffus et accentués de la part de l'assuré" et qu'ils n'atteignaient pas le niveau d'une "pathologie anxieuse sévère/significative/invalidante". A cet égard, comme l'ont dûment expliqué les premiers juges, le docteur B.________ a en particulier relevé un décalage entre l'importance des symptômes anxieux décrits par le recourant et ses observations cliniques ("décalage entre subjectif et objectif"), ainsi que les effets positifs que pourrait avoir une médication anxiolytique ponctuelle.