Citation: 6B_695/2014 E. 1

Comme exposé, il incombe au recourant de rendre vraisemblable le moment de la découverte du motif de récusation. L'argumentation du recourant consiste à soutenir que son avocat n'a eu connaissance du motif de récusation que " récemment ". Tout d'abord, le recourant ne soutient pas n'avoir lui-même pas eu connaissance de la décision du 26 août 2009, partant du motif de récusation, ni n'expose pour quel motif il ne l'aurait pas connue ou à quel moment il en aurait pris connaissance. Le fait que son avocat n'a été désigné qu'en 2012 n'empêche en particulier pas que le recourant lui-même ait eu connaissance de la décision litigieuse au moment où elle a été rendue. En l'absence de toute explication sur la connaissance par le recourant lui-même des éléments sur lesquels il fonde son motif de récusation, il n'est pas possible de savoir si et quand le recourant en a eu connaissance. Il apparaît ainsi douteux que le recourant ait rendu vraisemblable le moment où il a eu connaissance des circonstances fondant le motif de récusation invoqué, partant qu'il ait agi suffisamment tôt pour respecter le principe de la bonne foi en procédure. Le point de savoir si la prise de connaissance tardive de la décision du 26 août 2009 est imputable à faute du recourant peut toutefois demeurer indécis. A supposer que le recourant n'ait eu connaissance du motif de récusation que postérieurement à la communication du dispositif - sans qu'il ne soit besoin de trancher s'il devait faire valoir son grief dans le cadre d'une demande de révision ou dans le cadre de son recours en matière pénale au Tribunal fédéral - son grief est de toute façon infondé pour les motifs suivants.