Citation: 2C_770/2009 02.06.2010 E. 1

Le mémoire de recours contient à la fois un recours en matière de droit public et un recours constitutionnel subsidiaire (cf. art. 119 al. 1 LTF). Ce dernier est irrecevable si le recours en matière de droit public est recevable (art. 113 LTF), de sorte qu'il faut commencer par examiner si la voie de droit ordinaire est ouverte en l'espèce. 1.1 Selon la jurisprudence, le recours en matière de droit public est recevable contre la révocation d'une autorisation de séjour qui déploierait encore ses effets s'il n'y avait pas eu de révocation (ATF 135 II 1 consid. 1.2.1 p. 4). Dans un tel cas, la recevabilité du recours en matière de droit public se fonde en effet sur la confiance légitime que l'autorisation qui a été accordée durera jusqu'à l'échéance de sa validité (cf. arrêt 2C_21/2007 du 16 avril 2007, consid. 1.2; 2D_8/2007 du 24 mai 2007, consid. 1.2.1), sans égard à l'existence d'un droit à ladite autorisation au sens de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF (arrêt 2C_635/2009 du 26 mars 2010, consid. 1.1). Comme le litige porte en l'occurrence sur la révocation d'une autorisation de séjour CE/AELE valable jusqu'au 6 août 2011, la voie du recours en matière de droit public est en principe ouverte. Le recours constitutionnel subsidiaire est partant irrecevable. 1.2 Dirigé contre un jugement final (cf. art. 90 LTF), rendu par une autorité judiciaire cantonale supérieure de dernière instance (cf. art. 86 al. 1 let. d et al. 2 LTF), le recours en matière de droit public a été déposé dans le délai prévu par la loi (cf. art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes prescrites (art. 42 LTF). Il convient donc d'entrer en matière.