Citation: U 119/06 23.05.2007 E. 6

L'accident du 23 août 2000 revêt un degré de gravité moyen. L'assurée a certainement été très effrayée par cet événement, sans toutefois que l'on puisse le qualifier de particulièrement impressionnant ou dramatique. Les blessures constatées par les médecins des urgences de l'Hôpital Z.________ se limitaient par ailleurs à une fracture de la clavicule gauche et à une contusion du pied gauche. L'évolution a par la suite été défavorable, en raison d'une pseudarthrose et d'une mauvaise consolidation osseuse, au point que le docteur W.________ a dû pratiquer une intervention chirurgicale le 18 décembre 2001. La suite fut sans particularité, si ce n'est la persistance, jusqu'à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse, d'une gêne au niveau de l'épaule gauche et de douleurs de contact, ainsi que de difficultés lors de l'utilisation répétée du membre supérieur gauche; les plaintes au niveau de l'épaule n'étaient toutefois que partiellement explicables par une atteinte organique. L'assurée a subi une longue incapacité de travail dans sa profession d'agente de sécurité, en raison des complications médicales et d'une fragilisation de la clavicule. Il convient toutefois de relativiser l'importance de cette incapacité de travail, car l'assurée ne travaillait que le soir et le week-end, parallèlement à ses études. Elle a pu poursuivre ses études quasiment sans interruption, de sorte que celles-ci n'ont été achevées qu'avec quelques mois de retard, sans d'ailleurs que les lésions de la clavicule gauche de l'assurée soient en cause dans ce retard. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, les critères posés par la jurisprudence sont en partie réunis, sans toutefois revêtir une intensité suffisante pour établir une relation de causalité adéquate entre l'accident assuré et les troubles psychiques constatés.