Citation: 1C_442/2022 E. 4.2.1

4.2.1. En l'espèce, le TAF a retenu que la chronologie des événements depuis la signature de la déclaration de la vie commune (7 novembre et 20 décembre 2018), en particulier le temps relativement court séparant celle-ci, la décision de naturalisation (23 janvier 2019), la requête commune de divorce (3 septembre 2019) et la fin du ménage commun (1 er novembre 2019), intervenue moins de dix mois après l'octroi de la naturalisation facilitée, était de nature à fonder la présomption de fait selon laquelle la communauté conjugale des époux n'était plus stable et orientée vers l'avenir au moment de la décision de naturalisation. Le recourant, qui alléguait pour l'essentiel que la tâche était devenue trop lourde et qu'il souhaitait changer de vie face aux récents développements de la maladie de son épouse, n'était en outre pas parvenu à renverser cette présomption. En effet, la maladie de son ex-épouse - au bénéfice de prestations de l'assurance-invalidité depuis 2003, qui avait développé par le passé un cancer dont elle avait guéri et à qui il restait une tumeur au cerveau - était une situation qui avait prévalu pendant toute la durée du mariage. A ce sujet, le recourant avait encore déclaré au SEM le 1er mai 2018 qu'il était prêt à maintenir son union conjugale en cas d'éventuelle péjoration de l'état de santé de son épouse, dans la mesure où il s'était engagé, selon ses termes, "pour le meilleur et pour le pire", et espérait que leur histoire continuerait. Il n'avait fourni aucun détail ni moyen de preuve ni démontré quel type de pathologie médicale souffrait désormais son épouse, autre que celle déjà présente.