Citation: 2C_61/2020 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral, ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, il suffit, sous l'angle de la recevabilité, qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et que, partant, la voie du recours en matière de droit public soit ouverte. La question de savoir si les conditions d'un tel droit sont effectivement réunies relève du fond (ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332). En l'occurrence, dès lors que le recourant 1 est titulaire d'une autorisation d'établissement, l'art. 43 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RO 2007 5437; intitulée, depuis le 1er janvier 2019, loi sur les étrangers et l'intégration [LEI; RO 2017 6521; RS 142.20]), ainsi que l'art. 8 CEDH, invoqués dans le recours, sont potentiellement de nature à conférer un droit à une autorisation de séjour aux recourants 2, 3 et 4, étant précisé que les recourants 3 et 4, nés en 2003 et 2005, sont encore mineurs (sur la condition de l'âge de l'enfant sous l'angle du droit interne et sous l'angle de la CEDH: ATF 145 I 227 consid. 2 p. 230, 3.1 p. 231 et 6.7 p. 238). Le recours est ainsi recevable au regard de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte.