Citation: 6B_266/2015 E. B

Statuant sur l'appel formé par X.________, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du canton du Valais l'a rejeté par jugement du 9 février 2015. En bref, il en ressort les faits suivants. B.________, administrateur président de A.________ SA bénéficiant de la signature individuelle, a décidé de transformer la halle industrielle, propriété de dite société, en halle commerciale. Il s'agissait de l'aménagement d'une « halle de poissonnerie » et d'un « laboratoire de préparation avec chambres froides ». Les travaux d'installation électrique ont été confiés à C.________ Sàrl, dont X.________ était, en 2007, l'associé-gérant au bénéfice d'une signature collective à deux. Ce dernier s'occupait principalement « des offres, de l'achat du matériel et de la distribution du travail » tandis que l'employé D.________ était « responsable de la partie technique ». X.________ a personnellement réalisé les travaux en question de mai à juillet 2007, avec E.________, employé temporaire, et F.________, apprenti. L'ouverture du commerce au public a eu lieu à la fin du mois de juillet 2007. Un rapport de sécurité de l'installation électrique a été établi le 31 octobre 2007. Ce document comporte le nom de D.________, en qualité de contrôleur, celui-ci attestant que les installations ont été vérifiées « selon l'OIBT (art. 3 et 4) » et qu'elles sont « conformes aux règles techniques reconnues ». B.________ a demandé à X.________ d'effectuer des travaux supplémentaires, notamment en rapport avec l'installation d'aquariums et de frigos. X.________ a accepté le mandat, qui a « nécessité de nombreuses modifications de l'installation initiale, dans un délai très court ». Comme B.________ ne payait pas les acomptes demandés pour les travaux supplémentaires commandés, X.________ a décidé de quitter le chantier, alors que l'installation électrique n'était pas terminée. L'installation finale n'a pas été contrôlée puisqu'elle était inachevée. Selon X.________, sa dernière intervention sur le chantier a consisté à intervenir auprès de G.________, directeur de H.________ SA, qui a réalisé un travail de pose de disjoncteurs dans le tableau existant, avant d'envoyer une facture à C.________ Sàrl le 21 avril 2008. Le 25 novembre 2008, K.________, employé de L.________ SA (ci-après: L.________ SA), a examiné les travaux réalisés par C.________ Sàrl et rédigé un rapport relatant les problèmes constatés sur place. B.________a demandé à plusieurs reprises à C.________ Sàrl de corriger les défauts constatés; en vain. B.________ a alors chargé L.________ SA de réaliser les travaux de mise en conformité ainsi que des travaux complémentaires, achevés au début de l'été 2009. Un rapport d'expertise ainsi qu'un rapport complémentaire ont été établis respectivement les 5 novembre 2012 et 31 janvier 2013. En bref, il en ressort que les travaux réalisés par C.________ Sàrl « n'étaient pas achevés et présentaient des problèmes de sécurité déjà sur l'installation de base ». Selon l'expert, en cas d'abandon d'un chantier non terminé, l'entreprise devrait « couper les alimentations d'énergie d'une façon durable sur les installations électriques non finies et non conformes », informer le propriétaire de la situation et annuler l'avis d'installation auprès du distributeur d'énergie. Le rapport de contrôle établi par L.________ SA mettait en évidence des « manquements » qui auraient pu avoir des conséquences tragiques. Il était en outre interdit de « mettre sous tension des installations électriques inachevées, non conformes aux prescriptions »; ainsi, dans le cas d'espèce, les « installations électriques non conformes n'auraient jamais dû être mises en service », ce qui avait créé une situation de danger.