Citation: 5A_200/2013 E. 1.1

1.1. S'agissant de la recevabilité de son recours, la recourante soutient que, si la décision autorisant le séquestre est rendue par une autorité de première instance, elle doit faire l'objet d'une opposition au sens de l'art. 278 LP. En revanche, si cette décision est rendue, comme en l'occurrence, par une autorité de dernière instance cantonale, statuant sur une question relative à l'immunité d'un Etat étranger, soit sur la compétence du tribunal, elle doit être considérée comme une décision préjudicielle au sens de l'art. 92 al. 1 LTF, de sorte que le recours en matière civile est ouvert. Elle soutient ensuite que, si tel ne devait pas être le cas, il faudrait alors traiter son recours comme un recours constitutionnel subsidiaire et que, dans tous les cas, le recours en matière civile est ouvert pour contester l'attribution des frais et dépens, qui constitue une décision finale dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr., étant donné que les avoirs séquestrés sont de plusieurs millions de francs.