Citation: 1C_468/2017 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a souligné l'incertitude que l'art. 2 al. 1 LML soulevait quant à savoir si les pêcheurs de loisirs, non titulaires d'un permis, pouvaient se prévaloir de cette disposition. Elle a toutefois laissé cette question indécise, constatant que les recourants n'avaient apporté aucun élément permettant de considérer qu'ils faisaient partie des bénéficiaires du droit de marchepied de la LML, ce en dépit des doutes émis par l'autorité concernée quant à leur droit à s'en prévaloir. Sur ce point, on ne saurait qualifier l'appréciation de la cour cantonale d'arbitraire. Lorsqu'ils contestent avoir omis de faire la démonstration de leur qualité pour recourir en vertu de la LML, les recourants admettent toutefois que la Direction générale de l'environnement avait mis en doute leur qualité pour agir sur le plan individuel et fait valoir qu'ils ne faisaient pas partie des personnes visées par l'art. 1 LML, donc contestait manifestement tant leur éventuelle qualité de "personnes qui exercent le halage des bateaux", de "bateliers", de "personnes justifiant de "besoins de la navigation", que de "pêcheurs". Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait sans arbitraire attendre d'eux que, dans la réplique qu'ils ont déposée ensuite, les recourants apportent la démonstration de leur appartenance au cercle des personnes visées par la LML s'ils entendaient persister à s'en prévaloir. La non-tenue d'une audience par la CDAP ne saurait justifier une telle lacune de leur part, dès lors qu'ils ne démontrent pas que cette pratique serait imposée par la loi ou à tout le moins systématique. Ils ne font au demeurant pas valoir de violation de leur droit d'être entendus à cet égard. En tout état, les recourants échouent à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation de la cour cantonale qui a considéré qu'il n'y avait pas lieu de retenir une qualité pour agir des recourants en tant qu'éventuels pêcheurs.