Citation: U 29/07 16.01.2008 E. 6

Sur le plan psychiatrique, l'intimée a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'affection de cette nature et l'accident en se fondant sur les conclusions de l'expert R.________, selon lesquelles l'intéressée souffre d'un trouble dépressif récurrent avec symptôme somatique sans relation de causalité naturelle avec l'accident. De son côté, la juridiction cantonale a considéré que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles de nature psychiatrique - entraînant une incapacité de travail de 100 % - et l'accident relevait tout au plus de la possibilité. Au demeurant, elle a relevé que d'après l'expert M.________, la recourante ne souffrait pas d'une atteinte à la santé psychique, sa capacité de travail étant nulle pour des raisons étrangères à une telle atteinte. Aussi, bien que les conclusions des deux expertises psychiatriques soient contradictoires, la juridiction cantonale n'indique-t-elle pas les motifs pour lesquels elle semble se fonder sur l'appréciation du docteur R.________ plutôt que sur celle du docteur M.________. En l'état, les deux rapports d'expertise en cause ne permettent de tirer aucune conclusion fiable au sujet de l'existence éventuelle d'une atteinte à la santé de nature psychique, en ce qui concerne ses incidences sur la capacité de travail de l'intéressée, ou encore quant à l'origine d'une telle affection.