Citation: 5A_683/2021 E. 5.1

5.1. En particulier, la recourante soutient que le résultat de l'arrêt querellé est choquant et arbitraire, et relève en substance: qu'en 2018, l'intimé avait déjà obtenu une réduction des contributions d'entretien basée sur des revenus qui n'avaient en réalité pas baissé; qu'elle conteste toute nouvelle baisse des revenus de son époux, et s'est vue refuser des mesures d'instruction portant sur des variations extraordinaires observées en 2019 dans la comptabilité des sociétés de son époux; que celui-ci, ainsi que l'a retenu la cour cantonale, n'a pas dit toute la vérité sur ses revenus en 2018; que lors du premier divorce de son époux, les revenus de celui-ci avaient déjà baissé de manière très surprenante, sans qu'il ait pu donné d'explication fondée et probante à ce sujet, la recourante reproduisant à cet égard les déclarations faites par l'intimé en cours de procédure. Elle expose que selon les déclarations de son époux, la dernière fois que ses revenus avaient été équivalents ou inférieurs à ceux qu'il a déclaré réaliser en 2019-2020, c'était avant l'ouverture de son entreprise, soit il y a 22 ou 23 ans. En omettant de mentionner cet élément ainsi que le fait que l'intimé ne se souvenait pas du doublement de ses revenus entre les années 2006 et 2007, soit après son précédent divorce, le Juge délégué serait tombé dans l'arbitraire. Il serait particulièrement choquant, dans ce contexte, que l'intimé se retrouve dans la même situation qu'un justiciable honnête qui se serait toujours comporté conformément au principe de la bonne foi. En définitive, selon la recourante, les contributions d'entretien n'auraient pas dû être réduites, sous peine d'arbitraire et de violation de l'art. 2 al. 2 CC.