Citation: 5A_191/2021 E. 5.3.1

5.3.1. Sans d'abord réellement contester dans son recours l'empreinte économique du mariage sur la situation financière de l'intimée, le recourant soutient néanmoins dans sa réplique qu'à l'aune de la jurisprudence récente du Tribunal fédéral, le mariage des parties ne pourrait plus actuellement être qualifié de " lebensprägend ". Il n'explique cependant pas le défaut d'influence concrète du mariage sur la situation financière de l'intimée, dont il ne conteste pas qu'elle n'a pourtant jamais travaillé durant leur union pour s'occuper de leur enfant alors que lui-même poursuivait sa carrière. Sa motivation à cet égard consiste exclusivement à se référer à la brièveté du mariage (9 ans), à l'âge (40 ans) et aux expectatives professionnelles de l'intimée au moment de la séparation. Elle doit ainsi en réalité être examinée en lien avec celle de l'autonomie financière de l'ex-épouse, le recourant estimant trop faible le montant du revenu hypothétique imputé à celle-ci dès le 1er juillet 2022 et soutenant qu'elle pourrait être indépendante financièrement dès cette date. Il relève à cet égard avoir versé à l'intimée un capital de 50'000 fr. dans le contexte de la procédure de séparation de corps, montant précisément destiné à assurer sa réinsertion professionnelle et son indépendance économique. Or son ex-épouse n'avait entrepris aucune démarche depuis la séparation en novembre 2015 pour améliorer sa formation et ses possibilités d'autonomie financière. Cette attitude, non seulement passive mais également abusive, était finalement récompensée par l'arrêt entrepris, lequel faisait de surcroît primer le principe de solidarité sur celui du " clean break ".