Citation: 4C.257/2004 08.10.2004 E. A

A.a Par contrat du 22 avril 1993, B.________ a remis à bail à Me A.________, avocate, un appartement situé au sixième étage d'un immeuble, à Genève. Conclu pour une année, soit du 1er mai 1993 au 30 avril 1994, le bail se renouvelait tacitement d'année en année sauf congé notifié avec un préavis de trois mois. Le loyer annuel, payable d'avance, a été fixé à 36'000 fr., charges comprises. Le contrat, rédigé par A.________, comportait une clause particulière par laquelle la locataire s'engageait à représenter le bailleur dans toutes les questions relatives à l'appartement loué. Il était précisé que cette activité, qui faisait partie intégrante du loyer, ne donnerait pas lieu à la perception d'honoraires. Par courrier recommandé du 16 janvier 1994, C.________, ami et mandataire de B.________, s'est adressé en ces termes à A.________: "Dear A.________, ... I am writing to you concerning the above appartment that you are at present renting from Mr B.________. He has told me to advise you that he wishes to increase the rent by 5% per annum (SF 150.- per month) for the year 1st May 1994-30th. I do hope this meets with your approuval. Kind regards always." Dans une lettre du 25 janvier 1994, la locataire s'est déclarée surprise et choquée par la demande de B.________. Le lendemain, 26 janvier 1994, A.________ a eu un entretien téléphonique avec ce dernier auquel elle a ensuite confirmé, par courrier du même jour, qu'elle acceptait l'indexation du loyer, mais seulement une fois que les frais de remise en état auraient été amortis et à la condition que ses prestations d'avocat en faveur du bailleur soient négligeables. B.________ ne s'est jamais déterminé par écrit sur le contenu de ladite lettre. Dans les faits, le loyer initial a continué à prévaloir et il n'a jamais été indexé. A.b Par courrier simple du 28 mai 1996, B.________ a résilié le bail pour le 30 avril 1997 en faisant part à la locataire de son intention de vendre l'appartement en question. Les 15 juillet et 7 novembre 1996, il a notifié deux nouveaux avis de résiliation à A.________, sur formules officielles, pour la même échéance, en envoyant le premier à l'adresse privée de la locataire et le second, confirmatoire, à son adresse professionnelle qui était celle prévue dans le contrat pour les notifications du bailleur. La locataire a contesté ces trois congés. Par décision du 17 avril 1997, la Commission de conciliation a constaté la nullité du premier congé et la validité des deux autres. Elle a accordé à A.________ une prolongation unique de son bail jusqu'au 30 avril 1998. A.c Le 16 avril 1997, B.________ a conclu avec le dénommé D.________, propriétaire d'un appartement situé au-dessus de l'appartement occupé par A.________, une promesse de vente ayant pour objet ce dernier appartement, lequel serait cédé pour le prix de 1'450'000 fr. à la condition qu'il soit libéré au plus tard le 30 septembre 1997.