Citation: U 493/06 05.11.2007 E. 1

3.2 Par un premier moyen, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé de façon manifeste son droit d'être entendu, en considérant - sur la base du rapport du docteur M.________ du 17 juin 2005 - que l'intéressé souffrait déjà d'un trouble anxio-dépressif avant l'accident, sans mettre en oeuvre des investigations complémentaires et approfondies sur la nature et l'importance de ce trouble. Ce grief est mal fondé. La juridiction cantonale a nié le droit du recourant à des prestations, motif pris de l'absence d'un lien de causalité adéquate. L'existence d'un tel lien est une question de droit qui doit être tranchée par l'administration ou le juge à l'aune d'une appréciation juridique (ATF 107 V 173 consid. 4b p. 176). En revanche, le point de savoir quelle est la nature et l'influence sur l'état de santé du trouble anxio-dépressif préexistant est une question de fait qui concerne la causalité naturelle, laquelle n'est pas déterminante pour trancher le présent litige si, comme l'a jugé la juridiction cantonale, l'existence de la causalité adéquate doit, de toute façon, être niée. 3.3 Par un deuxième moyen, le recourant conteste le point de vue du tribunal cantonal, selon lequel les troubles caractéristiques d'un traumatisme de type « coup du lapin » étaient relégués au second plan en raison de l'existence d'un problème important de nature psychique. Tant le rapport de la gendarmerie vaudoise du 19 décembre 2004 que la déclaration d'accident mentionnent des douleurs à la tête, à la jambe droite et au dos, de sorte que ces troubles, qui ont continué à évoluer, n'ont jamais été relégués au second plan par l'affection psychique. Ce moyen est également mal fondé. Non seulement certains troubles allégués (douleurs à la jambe et au dos) ne sont pas caractéristiques d'un traumatisme de type « coup du lapin » (cf. ATF 117 V 359 consid. 4b p. 360), mais encore il ressort incontestablement de l'ensemble des avis médicaux versés au dossier que seuls les troubles psychiques ont influencé l'évolution de l'état de santé du recourant. Cela étant, la juridiction cantonale était fondée en l'occurrence à nier l'existence d'un lien de causalité adéquate sur le vu des critères objectifs développés par la jurisprudence (ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409) pour juger du caractère adéquat du lien de causalité entre un accident et une atteinte à la santé psychique. Renvoi soit à cet égard à l'argumentation convaincante du jugement entrepris.