Citation: 8C_691/2014 E. 5.6

5.6. Vu ce qui précède, le recourant avait besoin, en 2008, d'une aide régulière et importante d'autrui pour accomplir cinq actes ordinaires de la vie, à savoir pour se lever, s'asseoir, se coucher, pour manger, pour faire sa toilette (soins du corps), pour aller aux W.-C., et pour se déplacer à l'intérieur ou à l'extérieur et établir des contacts. Dans la mesure où l'allocation pour impotence grave ne peut entrer en ligne de compte qu'en cas de besoin d'aide régulière et importante pour tous les actes ordinaires de la vie (cf. art. 38 al. 2 OLAA), il n'est pas nécessaire d'examiner le point de savoir si l'état du recourant nécessitait, en outre, des soins permanents ou une surveillance personnelle. Le besoin d'aide régulière et importante d'autrui pour accomplir cinq actes ordinaires de la vie (sur six) ouvre droit à une allocation pour impotent de degré moyen (art. 38 al. 3 let. a OLAA). En tant que l'intimée a accordé une allocation pour impotence de degré faible en méconnaissance de la jurisprudence claire concernant l'évaluation de l'impotence des personnes incapables de marcher, la décision du 12 décembre 2008 apparaît entachée d'une erreur manifeste et sa rectification revêt une importance notable.