Citation: 9C_808/2019 E. 6.5.3

6.5.3. Ce grief n'est pas fondé. Si les critères diagnostiques d'un trouble de la personnalité, tels qu'ils peuvent être énumérés dans une classification reconnue, ne ressortent pas explicitement des rapports médicaux disponibles, il n'en demeure pas moins que l'analyse de ces critères a dûment été effectuée par les différents médecins qui se sont prononcés sur le plan psychiatrique. Tous ont expliqué pourquoi ils niaient l'existence d'une problématique de personnalité ayant valeur de trouble mais admettaient l'existence d'une accentuation de certains traits de personnalité, entité que la CIM-10 retient sous code Z 73.1, indiquant ainsi qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'un trouble mental. Dans ce sens, il apparaît que les éléments nécessaires à l'examen des éventuels diagnostics et à l'analyse des indicateurs proprement dits (cf. ATF 141 V 281 consid. 2.1.1 p. 285 s.) ont été fournis de façon satisfaisante. L'exigence de motivation accrue en lien avec la personnalité évoquée par l'assuré ne vise pas directement ces critères mais vise essentiellement à pallier la perception subjective des symptômes ou du comportement de la personne expertisée que peut avoir le médecin qui procède à l'examen (ATF 141 V 281 consid. 4.3.2 p. 302). Le fait que les constatations et les conclusions de l'expert psychiatre sont comme en l'espèce pour l'essentiel identiques à celles des experts qui se sont exprimés avant lui ou corroborées par le psychiatre traitant démontre ainsi que la motivation de l'expert est exempte de subjectivité, convaincante et peut être suivie sur ce point particulier.