Citation: 6B_121/2009 02.06.2009 E. 1

L'art. 81 al. 1 LTF confère la qualité pour former un recours en matière pénale à quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente, ou a été privé de la possibilité de le faire, et a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. La lettre b de cette disposition dresse une liste de personnes auxquelles cette qualité est expressément reconnue, à savoir l'accusé (ch. 1), le représentant légal de l'accusé (ch. 2), l'accusateur public (ch. 3), l'accusateur privé, si, conformément au droit cantonal, il a soutenu l'accusation sans l'intervention de l'accusateur public (ch. 4), la victime, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles (ch. 5) et le plaignant, pour autant que la contestation porte sur le droit de porter plainte (ch. 6). Cette liste, comme cela résulte déjà des termes "en particulier", n'est pas exhaustive. 1.1 En l'espèce, le recourant fonde sa qualité pour recourir sur la plainte qu'il a déposée et le fait qu'il était partie à la procédure cantonale. Il n'expose toutefois pas en quoi les autorités cantonales auraient violé ses droits formels, son droit de porter plainte en particulier, qui n'apparaissent dès lors pas être l'objet de la contestation. Le recourant n'a dès lors pas qualité pour recourir de ce chef. 1.2 Le lésé a également qualité pour contester le bien-fondé du refus de suivre, du non-lieu ou de l'acquittement s'il allègue, de manière recevable au regard des art. 97 al. 1, 105 al. 2 et 106 al. 2 LTF, que l'infraction dénoncée l'a directement atteint dans son intégrité corporelle, sexuelle ou psychique et démontre que le refus de suivre litigieux peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles (art. 1 al. 1 LAVI dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2009 ainsi que l'ancien art. 2 LAVI dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2008; art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF; cf. aussi ATF 126 IV 147 consid. 1 p. 149; 125 IV 79 consid. 1c p. 81/82). En principe, cette dernière condition n'est remplie que si le plaignant a pris des conclusions civiles. En cas contraire, il lui incombe d'expliquer quelles prétentions il entend faire valoir, dans quelle mesure le refus de suivre attaqué a une incidence sur leur jugement et pourquoi il n'a pas été en mesure de les exercer dans le cadre de la procédure pénale. Mais il peut s'en dispenser dans les cas évidents (cf. ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 187 et les arrêts cités). 1.3 Le recourant soutient tout d'abord que les faits qu'il reproche à divers organes de son employeur seraient constitutifs du délit réprimé par l'art. 129 CP. Cette infraction de mise en danger (BERNARD CORBOZ, Les infractions en droit suisse, vol. I, 2002, art. 129 n. 3) ne fonde pas la qualité de victime, faute de pouvoir être la cause directe de l'atteinte à l'intégrité (ATF 122 IV 71 consid. 3a, p. 76). Le recourant n'a dès lors pas qualité pour recourir sur ce point. 1.4 Selon le recourant, les personnes qu'il estime responsables se seraient, par ailleurs, rendues coupables de lésions corporelles graves (art. 122 CP) ou de lésions corporelles par négligence (art. 125 CP). Il ressort de l'état de fait de la décision entreprise que le recourant a subi lors de l'agression du 30 novembre 2001 une atteinte grave et directe à son intégrité physique au sens de la loi sur l'aide aux victimes d'infractions (ancien art. 2 et nouvel art. 1 al. 1 LAVI), qu'il impute à l'insuffisance des mesures de protection prises par son employeur. Il ne ressort en revanche pas des écritures du recourant en quoi le refus de suivre litigieux pourrait avoir une incidence sur le jugement de prétentions civiles qu'il n'allègue pas vouloir élever contre les personnes qu'il estime responsables, ni ne chiffre ou évalue. La recevabilité du recours sur ce point est douteuse. Pour les motifs qui suivent, cette question peut toutefois demeurer indécise.