Citation: 2C_79/2022 E. 6.2.1

6.2.1. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif fédéral a procédé à l'appréciation des éléments de preuve fournis par le recourant et en a conclu qu'ils n'étaient pas propres à faire apparaître, même au stade de la vraisemblance, que l'échange automatique de renseignements entraînerait pour lui un préjudice déraisonnable concret. Il a d'abord relevé que, même s'il fallait admettre - ce qui n'était pas établi - que le recourant faisait l'objet de mesures prises par le gouvernement saoudien en lien avec sa surveillance ou son obligation de s'acquitter de montants en argent en raison de son appartenance à la mauvaise branche de la famille royale, cela ne démontrait pas encore de lien avec l'échange automatique de renseignements. Il a ensuite retenu que le recourant n'avait pas démontré que sa situation de vie actuelle pourrait être mise en péril à cause de la transmission des informations, respectivement quel serait le risque supplémentaire, voire le préjudice déraisonnable que le recourant en subirait, dès lors qu'il ne s'agissait pas de déterminer objectivement la situation réelle et concrète en Arabie saoudite de manière générale, mais celle du recourant dans le cas concret. Le Tribunal administratif fédéral a finalement souligné que l'argument selon lequel la transmission des renseignements augmenterait la visibilité du recourant était infondé, dès lors qu'au vu de son titre, de son statut social et de sa fortune, qui étaient de notoriété publique, la transmission ne pouvait pas être considérée comme un facteur créant un risque de préjudice déraisonnable.