Citation: 5A_141/2017 E. 2.4

2.4. Dans leur écriture, les recourants se basent sur des éléments de fait non constatés par l'autorité cantonale, sans pour autant soulever un grief quant à l'arbitraire dans la constatation des faits. Ils font grief à la cour cantonale d'avoir "bafoué leur droit fondamental inscrit dans la Cst. ainsi que dans la CEDH", faute d'avoir organisé des débats publics. Sous un titre "Violation du principe de la maxime d'office et maxime inquisitoriale", les recourants se plaignent de ce que la juge de paix a utilisé le français comme langue de la procédure, alors que cette magistrate serait parfaitement bilingue, affirment qu'ils perdent 129 fr. par mois sur leur future rente AVS à cause du Service social, "ce qui va probablement aboutir à une action en responsabilité de l'Etat de Fribourg", et regrettent que le montant de la LPP à retenir ne soit pas mentionné alors qu'il s'agirait d'une "rente LPP dérisoire". Les recourants évoquent à nouveau le problème de la langue dans un paragraphe - guère compréhensible - intitulé "Décision disproportionnée", en soutenant que la démarche de la Justice de paix est "complètement exagérée". Ils se réfèrent ensuite "aux délibérations du parlement zurichois" en relation avec les demandes faites aux recourants par le Service social de vendre ou louer leur maison au Kosovo et de vendre leur voiture. Enfin, ils critiquent le refus de l'assistance judiciaire sur la base de l'art. 27 al. 3 Cst. A la lecture de l'acte de recours, il appert que les recourants, qui critiquent essentiellement les actes du Service social (rente AVS, maison et voiture) et la langue de la procédure, ne s'en prennent pas à la motivation de l'autorité cantonale. De surcroît, ils ne soulèvent distinctement aucun grief tendant à démontrer que le raisonnement de la décision cantonale querellée serait contraire au droit ou à la Constitution. Aucune norme ne donne de droit absolu à des débats publics, et les recourants ne citent d'ailleurs aucune disposition à cet égard, les "délibérations du parlement zurichois " ne constituent pas une base légale et l'art. 27 al. 3 Cst. n'existe simplement pas. Il s'ensuit que leur recours ne correspond pas aux exigences minimales de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit en conséquence être déclaré irrecevable pour ce motif également.