Citation: 8C_559/2023 E. A

A.________, née en 1970, a travaillé comme vendeuse pour le compte de B.________ dès novembre 2006. Le 22 décembre 2020, elle a été victime d'un accident de la circulation. Selon le rapport de police y afférent, elle s'est assoupie un court instant alors qu'elle circulait sur l'autoroute, perdant ainsi le contrôle de son véhicule. Celui-ci a effectué un tête-à-queue, a heurté violemment le dispositif central de sécurité puis a réalisé d'autres tête-à-queue, avant de s'immobiliser. Le lendemain de l'accident, les diagnostics de contusions et de contractures paravertébrales post-traumatiques, sans complication autre au bilan clinique et radiologique, ont été posés. SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA), alors assureur-accidents de l'assurée, a pris en charge le cas. En février 2021, le docteur C.________, médecin praticien, a fait état de douleurs cervico-dorso-lombaires, de céphalées, de vertiges, d'insomnie et de douleurs à l'épaule gauche avec fourmillement, dans le cadre d'un syndrome post-commotionnel. En mars 2021, la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué un état de stress post-traumatique lié à l'accident. Par la suite, l'assurée a subi plusieurs IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et d'autres examens médicaux, pratiqués notamment par la doctoresse E.________. Dans un rapport non daté reçu par SWICA le 21 décembre 2021, cette spécialiste en neurologie a estimé que les lésions somatiques structurelles consécutives à l'accident étaient guéries. Par décision du 1 er février 2022, confirmée sur opposition le 7 juin 2022, SWICA a mis un terme à ses prestations au 20 décembre 2021, au motif que les troubles somatiques étaient guéris et qu'il n'y avait pas de lien de causalité adéquate entre les affections psychiques et l'accident du 22 décembre 2020.