Citation: 2C_746/2019 E. 5.1

5.1. En l'occurrence, les faits retenus par l'autorité précédente ne permettent pas de déterminer si le recourant se trouve dans l'une des situations de libre circulation prévues par l'ALCP, c'est-à-dire s'il peut invoquer un droit à séjourner en Suisse déduit de cet accord. On peut douter, à l'instar du Tribunal cantonal, que le recourant puisse se prévaloir d'un tel droit, que ce soit en lien avec un statut de travailleur salarié (art. 6 par. 1 et 2 Annexe I ALCP) - dès lors qu'il n'avait plus exercé d'activité rémunérée, autre que délictueuse, depuis presque 3 ans au moment de son incarcération en mai 2016 - ou en application des art. 6 ALCP et 24 Annexe I ALCP. La question d'un éventuel droit à une autorisation de séjour en application de l'ALCP peut toutefois demeurer indécise en l'espèce, la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant étant de toute manière conforme à l'art. 5 par. 1 Annexe I ALCP (cf. arrêts 2C_903/2010 du 6 juin 2011 consid. 4.2, non publié in ATF 137 II 233; aussi 2C_410/2015 du 29 octobre 2015 consid. 2).