Citation: 6B_1010/2018 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le recourant, c'est à bon droit que la cour cantonale a considéré que les discussions WhatsApp, l'envoi par X.________ d'annonces de biens immobiliers provenant pour la plupart d'internet, sur une période de quelques jours, ainsi que la remise de statuts d'une société non individualisée sauf sous sa raison sociale - laquelle n'avait jamais été fondée - ne permettaient pas de retenir que le recourant, qui mettait en avant son expertise, et ses plus-values, réalisées précisément dans le domaine de l'immobilier, avait été victime d'une tromperie astucieuse sur la mise en place d'une société vouée à des acquisitions immobilières. A cet égard, la cour cantonale a en particulier relevé que le recourant aurait tout à fait pu, par exemple, sur la base des statuts, exiger que l'un de ses versements soit expressément affecté à la dotation en capital de la société à fonder, ce qu'il n'a cependant pas fait. Elle a également relevé à juste titre que rien dans les messages WhatsApp ou ailleurs ne permettait de penser que X.________ aurait mis en avant une formation juridique suisse pour tromper le recourant et obtenir de lui, grâce à cela, des avantages patrimoniaux indus. En outre, le recourant a non seulement transféré à quatre reprises de l'argent à X.________ alors qu'il avait déjà reçu une première reconnaissance de dette du 8 avril 2015 signée par la prénommée qui était restée lettre morte, mais a effectué ces versements sur des comptes ouverts au nom de celle-ci seulement, renonçant ainsi à un compte joint, en se fiant uniquement aux allégations de l'intéressée selon lesquelles un tel compte ne pouvait pas être ouvert au motif qu'il n'était pas domicilié en Suisse. Or, rien n'empêchait le recourant de se renseigner directement auprès de la banque en question à propos d'éventuelles restrictions quant à l'ouverture d'un compte pour des personnes non domiciliées en Suisse, ce qu'il n'a pas fait. La cour cantonale a encore relevé, pour le surplus, que le recourant aurait également pu, par exemple, ouvrir un compte de consignation pour regrouper les fonds de la société à fonder ou encore prévoir un régime de signatures ou de procurations - qui ne dépend pas nécessairement de la nature et de la forme du compte - ce qu'il ne pouvait pas ignorer, compte tenu du niveau d'expérience en affaires dont il se prévalait. Compte tenu de ce qui précède, la critique du recourant selon laquelle, pour exclure l'astuce, la cour cantonale se serait uniquement fondée sur le fait qu'il n'aurait pas imposé " la solution la plus sûre " pour la conservation temporaire de ses fonds tombe à faux.