Citation: 6B_295/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant déduit de son engagement à rembourser le prêt obtenu à hauteur de 1'600 fr. par mois, une prise de conscience de la gravité de ses actes. Ce faisant, il procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. En tout état, la cour cantonale n'a pas ignoré la convention de remboursement par acomptes mensuels (cf. jugement entrepris ch. 2.2.2) et en a expressément tenu compte comme un critère favorable. Cela étant, le recourant ne conteste pas que son comportement durant la procédure trahissait une absence de prise de conscience, aspect pourtant déterminant dans l'appréciation opérée par la cour cantonale. Quant à ses antécédents, il s'écarte de manière inadmissible des faits établis par l'autorité précédente en prétendant que sa première condamnation daterait de plus de 10 ans (cf. art. 105 al. 1 LTF; supra let. B.e). Quoiqu'il en soit, il semble se référer au moment de la commission de l'infraction et n'invoque aucune violation de l'art. 369 CP sur ce point (élimination de l'inscription au casier judiciaire). S'agissant de la seconde condamnation, portant sur des lésions corporelles par négligence, le recourant prétend que l'on ne peut en déduire aucun esprit délictuel car elle était consécutive à un accident de la route. Il n'en demeure pas moins que les infractions intentionnelles retenues en l'espèce font suite à deux condamnations pénales précédentes. Au vu des circonstances évoquées, essentiellement le comportement du recourant en procédure et ses deux antécédents judiciaires, les juges cantonaux pouvaient, sans violer le droit fédéral, admettre que, même si elles ne faisaient pas concrètement craindre une récidive, il existait de sérieux doutes sur les perspectives d'amendement du recourant. La cour cantonale a procédé à une appréciation d'ensemble dûment motivée et le recourant n'a aucunement démontré en quoi celle-là aurait outrepassé le large pouvoir d'appréciation dont elle dispose dans l'établissement du pronostic. Il est rappelé en outre que, contrairement à ce que semble penser le recourant, les juges cantonaux ne devaient pas et n'entendaient d'ailleurs pas établir l'existence d'un pronostic défavorable in casu. En effet, dans une telle hypothèse, même l'octroi du sursis partiel aurait été exclu (cf. supra consid. 3.1).