Citation: 1C_452/2023 E. 3

La recourante énonce son planning de déménagement sur un site en zone industrielle de la commune de Vernier. Elle relève qu'un tel déménagement n'a de sens que si la coordination des actions permet d'éviter une interruption de l'activité de la société, ce d'autant plus que l'aménagement du nouveau site réclamerait un investissement supplémentaire de 13,5 millions de francs, investissement qui ne pouvait se justifier que si la société pouvait survivre économiquement dans l'intervalle. Elle prétend que si l'interdiction de reprise de nouveaux déchets devait prendre effet avant le début de l'exploitation sur le site de Vernier, elle ne pourrait survivre économiquement. Elle se plaint d'une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), au motif que ses demandes d'instruction complémentaires en lien notamment avec sa proposition d'un nouveau calendrier de remise en état des terrains ont été refusées. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle "pourra continuer à traiter les matériaux déjà présents sur le site jusqu'au 31 décembre 2024, moment auquel elle devrait pouvoir commencer son exploitation sur le nouveau site": cela ne correspondrait pas à la réalité du marché. Elle fait grief à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte "du lien indissoluble, sur le marché du recyclage, entre le transfert des matériaux depuis les chantiers, avec leur transformation, leur recyclage en sable et leur revente". À cet égard, elle se plaint aussi d'un établissement arbitraire des faits (art. 97 LTF; sur cette notion voir infra consid. 4.1).