Citation: I 210/06 19.10.2006 E. 3

L'intéressée sollicite en outre la mise en oeuvre d'une nouvelle enquête économique sur le ménage. 3.1 On relèvera au préalable la contradiction entre cette demande et le fait de soutenir, en première instance, que son statut aurait été celui d'actif si son état de santé le lui avait permis. Cet argument a d'ailleurs été discuté par la juridiction cantonale qui a justement retenu que la recourante avait toujours travaillé à mi-temps, même lorsqu'elle avait débuté son activité en 1990 et que ses problèmes de santé ne se posaient pas encore, mais que d'autres facteurs, tels que les enfants en bas âge, auraient pu influencer son taux d'occupation d'alors. 3.2 Quoiqu'il en soit, une telle enquête détaillée a été réalisée en octobre 2000; l'Office intimé n'a toutefois fourni les résultats découlant de ses constatations (pondération du champ d'activité, empêchement, degré d'invalidité) qu'en septembre 2004 (taux d'invalidité de 23 %). Dans la mesure où aucun élément médical n'attestait une aggravation de l'état de santé de la recourante prévalant à l'époque, cette façon de faire n'est pas critiquable, d'autant plus que les chiffres avancés par cette dernière en instance cantonale ne reposaient sur aucun fondement médical, uniquement sur des impressions subjectives. On ajoutera au vu de ces résultats que le degré d'invalidité obtenu ne justifierait pas l'octroi d'une rente, quelque soit le statut retenu (actif ou mixte). On constatera enfin que c'est seulement quatre ans après l'établissement des faits que l'intéressée en a modifié sa version. Dans de telles circonstances, le Tribunal fédéral des assurances estime qu'il faut s'en tenir aux premières déclarations (ATF 121 V 47 consid. 2a et les références; VSI 2000 p. 201 consid. 2d; voir également le commentaire de Kieser/Pribnow, paru in PJA 2000 p. 1195). 3.3 Au regard de ce qui précède, il n'est donc pas nécessaire de procéder à une nouvelle enquête économique sur le ménage, les résultats figurant au dossier étant suffisamment clairs pour en déduire des conclusions pertinentes quant à la capacité d'accomplir les tâches habituelles. Le recours est donc en tout point mal fondé.