Citation: 4A_564/2023 E. 1

Par ailleurs, la Cour de céans ne discerne pas en quoi la sentence attaquée porterait atteinte au principe de l'interdiction de la discrimination. A cet égard, force est tout d'abord de rappeler qu'il est douteux qu'un athlète puisse se plaindre d'une éventuelle violation du principe de discrimination lorsque la mesure incriminée est le fait d'une personne privée, étant donné que le principe en question ne produit pas d'effet horizontal direct sur les relations entre personnes privées (ATF 147 III 49 consid. 9.4). Ensuite, la réglementation édictée par l'intimée prévoit une sanction identique pour les sportifs, indépendamment de leur âge ou de leur origine, jugeant ainsi manifestement que de tels critères ne sont pas pertinents en matière de lutte antidopage. Enfin, on relèvera que le recourant ne fournit aucun raison convaincante qui justifierait de lui réserver un traitement distinct de celui des athlètes majeurs. En l'occurrence, il faut en outre bien voir que l'intéressé avait presque atteint la majorité au moment des faits reprochés et qu'il était déjà expérimenté, puisqu'il avait pris part à plusieurs compétitions internationales. Partant, aucune raison objective ne commandait de le traiter différemment d'un autre sportif. Au vu de ce qui précède, la sanction infligée au recourant, entérinée par le TAS, n'apparaît pas incompatible avec l'ordre public matériel.