Citation: 6B_87/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir réduit la peine en raison du délai de 7 mois entre l'acte d'accusation et l'audience de première instance. En l'espèce, il apparaît au vu du dossier cantonal que la durée de 7 mois séparant la transmission de l'acte d'accusation et la fixation de l'audience de première instance s'explique dans une très large mesure par l'ampleur de la procédure pénale. Celle-ci concernait en effet un nombre important de participants, à savoir trois prévenus et une cinquantaine de parties plaignantes. L'acte d'accusation transmis par le ministère public au tribunal de première instance faisait état de 80 points énonçant les faits reprochés aux trois prévenus mis en cause dans la procédure pénale. Le recourant était, à lui seul, soupçonné d'avoir commis 23 infractions entre le 1er janvier 2014 et le 16 juillet 2019 (cf. art. 105 al. 2 LTF). Vu le nombre de participants et le nombre important d'infractions en cause, la durée de 7 mois écoulée entre l'acte d'accusation et la tenue des débats de première instance ne paraît pas à ce point choquante qu'elle imposait de réduire la peine du recourant en raison d'une violation du principe de la célérité. En outre, le recourant ne peut tirer aucune conclusion de l'arrêt 1B_295/2007 qu'il cite. Dans cette affaire, le prévenu se trouvait en détention pour des motifs de sûretés au moment de la transmission de l'acte d'accusation au tribunal de première instance, ce qui n'était pas le cas du recourant. De plus, le Tribunal fédéral a justement admis, dans cette affaire notamment, qu'un délai de six à huit mois et demi entre la mise en accusation et l'ouverture des débats était encore conforme au principe de célérité en présence de circonstances particulières, à savoir dans des procès particulièrement complexes, aux multiples ramifications, impliquant plusieurs inculpés et nécessitant une préparation méticuleuse des débats et de nombreux actes d'instruction (cf. arrêt 1B_585/2019 du 30 décembre 2019 consid. 3.1 et les arrêts cités). Il s'ensuit que le grief du recourant doit être rejeté.