Citation: 8C_370/2018 E. A

Le 22 mai 2017, A.________, qui travaillait depuis le 15 juin 2015 pour le compte de l'entreprise de placement B.________ SA chez C.________ SA, a résilié son contrat de travail avec effet au 23 juin suivant. Du 8 au 30 juin 2017, son médecin traitant, le docteur D.________, l'a mise en incapacité de travail à 50 % en raison d'un état de burnout et de dépression aiguë. Le 26 juin 2017, A.________ a déposé une demande d'indemnités de chômage, indiquant comme motif de résiliation un "surmenage avec impact sur la santé". Dans un courrier complémentaire, elle a précisé que la démission s'était imposée à elle comme la seule issue possible pour préserver son état de santé. Par décision du 18 août 2017, confirmée sur opposition le 26 octobre 2017, la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (ci-après: la caisse) a suspendu le droit de l'assurée pour une durée de 31 jours, au motif qu'elle avait commis une faute grave en quittant son emploi sans s'être préalablement assurée d'un autre emploi.