Citation: 4A_622/2015 E. B

B.a. Le 12 mars 2013, les locataires W.________, X.________, Y.________ et Z.________ ont saisi l'autorité de conciliation de requêtes séparées tendant à ce que la bailleresse soit tenue de leur rembourser les frais d'exploitation payés indûment, soit respectivement 18'291 fr. 05 (W.________), 17'754 fr. 85 (X.________), 18'308 fr. 20 (Y.________) et 7'488 fr. 40 (Z.________). Ils ne contestaient en revanche pas la facturation des frais de chauffage et d'eau chaude. Ensuite de l'échec de la conciliation tentée en commun, les locataires ont actionné la bailleresse par demandes séparées déposées le 12 juillet 2013 devant le Tribunal de l'arrondissement de la Sarine, en reprenant les conclusions prises devant l'autorité de conciliation. La bailleresse a conclu au rejet des demandes. Les causes ont été jointes et les parties entendues à l'audience du 20 février 2014; à cette occasion, les locataires X.________ ont augmenté leurs conclusions à 18'271 fr. 60. B.b. Par jugement du 31 juillet 2014, le Tribunal d'arrondissement a admis les demandes et astreint la bailleresse à verser respectivement 18'244 fr. 30 aux locataires W.________ solidairement entre eux, 18'271 fr. 60 aux locataires X.________ solidairement entre eux, 7'338 fr. 95 à la locataire Z.________ et 18'308 fr. 20 aux locataires Y.________ solidairement entre eux. B.c. Statuant par arrêt du 24 août 2015, la II e Cour d'appel civil du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté l'appel formé par la bailleresse et confirmé le jugement entrepris. La cour cantonale a considéré en substance, à l'instar du Tribunal d'arrondissement, que les frais d'exploitation à la charge des locataires n'étaient pas détaillés dans le corps même des contrats de bail, qui renvoyaient à des conditions générales. L'art. 6.2 desdites conditions s'apparentait à un catalogue standardisé des frais susceptibles d'être mis à la charge des locataires, sans réelle adaptation aux biens immobiliers concernés; il ne pouvait être considéré comme une concrétisation des frais mis à la charge des locataires en fonction des appartements loués. Dès lors, le simple renvoi à cette disposition ne répondait pas à l'exigence d'une convention spéciale au sens de l'art. 257a al. 2 CO.