Citation: 9C_278/2024 E. 4.2.2

4.2.2. En l'occurrence, si la juridiction cantonale a retenu que l'intimé a été domicilié officiellement à U.________ (conformément à l'attestation établie par le Service du contrôle des habitants de W.________), elle n'a toutefois pas examiné si ce lieu correspondait effectivement à l'endroit avec lequel l'intimé avait les relations les plus étroites. Or en admettant que l'intéressé avait vécu en ménage commun avec B.________ au sens de l'art. 71 al. 1 let. a RPC au moins depuis le xxx novembre 2020, les juges précédents ont en fin de compte reconnu un domicile commun. En effet, il ressort de leurs constatations que, d'un point de vue objectif, le centre des relations de A.________ se trouvait à V.________ durant la période déterminante. Selon les faits constatés dans le jugement attaqué, l'intimé et B.________ étaient copropriétaires, chacun pour une demie, du logement sis à cette adresse depuis 2003 et différentes correspondances y avaient été envoyées au prénommé (s'agissant de cotisations qu'il avait acquittées dans le cadre de son activité professionnelle et des primes de l'assurance-maladie et de l'assurance-ménage, notamment). Selon les témoignages de trois habitants de l'immeuble sis à V.________, A.________ avait été présent à cette adresse sans discontinuité et le prénommé avait par ailleurs expliqué, dans ses premières déclarations, que le logement qu'il louait depuis plus de 44 ans à U.________ était destiné uniquement à des fins professionnelles. On constate effectivement, à la lecture du courrier que l'intimé a adressé à la CPEV le 20 février 2023, qu'il indiquait s'être inscrit au Service du contrôle des habitants de W.________ à l'adresse de U.________ afin de pouvoir conserver la jouissance de cet appartement pour son travail, tandis que l'appartement sis à V.________ constituait le "siège de l'activité familiale" où étaient domiciliés feue sa concubine et leurs deux enfants. Les constatations de la juridiction cantonale quant au ménage commun formé par l'intimé et feue l'assurée mettent en évidence que le centre des intérêts de l'intimé au sens de l'art. 23 al. 1 CC se trouvait au lieu où il vivait avec ses enfants et leur mère, à V.________. La recourante ne s'en prend pas à ces constatations. Elle se limite à affirmer que l'exigence d'un domicile commun qu'elle a posée dans son règlement de prévoyance est "parfaitement conforme au droit fédéral pertinent", sans se référer aux éléments constitutifs de la notion de domicile au sens de l'art. 23 CC. Ce faisant, elle méconnaît que le domicile d'une personne ne se trouve pas nécessairement à l'adresse indiquée auprès du Service du contrôle des habitants (consid. 4.2.1 supra).