Citation: 2A.485/2006 22.02.2007 E. B

A.________ et sa fille ont recouru, par écriture du 10 février 2006, contre la décision précitée du Service de la population, en indiquant que les faits motivant le regroupement familial étaient "essentiellement les suivants": le frère de la requérante avait débuté des études universitaires et ne vivait plus à la maison, sa mère avait de plus en plus de peine à faire face à ses frais d'entretien et d'éducation, tandis que l'intéressée vivait depuis plus de six mois en Suisse où elle était scolarisée et faisait de rapides progrès en français. Le 17 mars suivant, les recourants ont déposé un certificat médical attestant que la mère de la requérante souffrait depuis le mois de novembre 2003 de certains troubles (perturbations du sommeil, tension nerveuse, dépression, perte de résistance), que son état de santé s'était depuis lors progressivement aggravé, qu'elle avait été hospitalisée le 1er mars 2006 en raison d'une dépression majeure avec idées suicidaires, qu'elle avait perdu la volonté de s'occuper d'elle-même, de sa famille et de ses enfants, et qu'elle avait besoin d'être soignée par ses proches. Le Service de la population a conclu au rejet du recours, en relevant que la production du certificat médical précité paraissait "tardive et assez opportuniste". Par la suite, les recourants ont encore déposé trois déclarations écrites de membres de la famille établis en Suisse confirmant que la mère de la requérante n'était plus en mesure de s'occuper correctement de sa fille en raison de ses problèmes de santé. Par arrêt du 21 août 2006, le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif) a rejeté le recours et confirmé la décision attaquée, en reprenant à son compte, pour l'essentiel, les motifs développés par le Service de la population.