Citation: 5A_946/2021 E. 3

Tout d'abord, l'autorité cantonale a retenu que l'intimée aurait dû déposer deux requêtes de mainlevée distinctes, soit une dirigée contre le recourant et l'autre contre I.________. Reprenant par analogie la motivation du Tribunal fédéral dans l'arrêt 4A_552/2019 du 7 avril 2020, elle a jugé que, s'il ne se justifiait pas de déclarer la requête irrecevable dans son ensemble, sous peine de formalisme excessif, le premier juge aurait dû ordonner la division des causes. Cependant, selon elle, le recourant ne disposait d'aucun intérêt à obtenir, au stade de l'appel, la division des causes, de sorte que celle-ci ne devait pas être ordonnée. Ensuite, elle a jugé que les titres produits valaient reconnaissance de dette. En premier lieu, la qualité de titre de mainlevée du contrat du 1er décembre 2017 n'était pas remise en cause par le recourant. Par ailleurs, l'avenant n° 2 à ce contrat stipulait expressément que seule F.________ Sàrl était " retirée du contrat de gérance libre ", de sorte qu'il ne libérait pas le recourant. En outre, les éléments extrinsèques que le recourant faisait valoir, découlant du fait qu'il n'était plus impliqué dans la société E.________ Sàrl ni dans la gérance du night-club à la date de la signature de l'avenant n° 2, n'avaient pas à être examinés par le juge de la mainlevée, mais relevaient de la compétence de celui du fond. Sur ces motifs, l'autorité cantonale a jugé le recours infondé.