Citation: 4A_481/2020 E. B

B.a. Par demande du 3 septembre 2015, portée devant le tribunal de première instance le 16 octobre 2015 suite à l'échec de la conciliation, l'employée a conclu au paiement de 75'432 fr. 15 par l'employeuse. Cette conclusion a ensuite été portée à 88'872 fr. 15 le 18 novembre 2015 et se compose de: - 33'600 fr. bruts à titre de salaire pour la période de septembre 2015 à janvier 2016; - 40'320 fr. nets à titre d'indemnité pour licenciement injustifié, équivalente à six mois de salaire; - 4'641 fr. bruts à titre d'indemnité pour des vacances non prises; - 2'311 fr. 15 à titre d'indemnisation des heures supplémentaires; - 8'000 fr. nets à titre d'indemnité pour tort moral. En substance l'employée reprochait à l'employeuse la pression dont elle avait fait l'objet, ainsi que l'ingérence de la propriétaire de l'établissement dans les affaires de la pharmacie, notamment dans la délivrance de médicaments sans ordonnance, engageant la responsabilité de l'employée. Elle lui reprochait encore les humiliations dont elle avait été victime sur son lieu de travail. Par demande d'intervention principale déposée le 27 novembre 2015, la Caisse C.________ a déclaré s'être subrogée dans les droits de l'employée à l'encontre de l'employeuse et conclut à ce que l'employeuse soit condamnée à lui payer le montant de 3'616 fr. 20 avec intérêts, correspondant aux indemnités versées pour la période du 18 septembre au 31 octobre 2015. Par réponse et demande reconventionnelle du 15 janvier 2016, l'employeuse a conclu à ce que le Tribunal constate que la résiliation du contrat de travail avec effet immédiat intervenue le 30 août 2015 était une résiliation pour justes motifs, qu'il déboute l'employée de toutes autres conclusions et condamne reconventionnellement celle-ci à lui verser le montant de 9'268 fr. 47 à titre de dommages-intérêts en raison de sa mauvaise gestion du stock engendrant la péremption de nombreux médicaments, et lui donne acte de son accord de verser à l'employée le montant de 4'332 fr. 60 à titre de vacances non prises. Le 9 février 2016, la Caisse C.________ a amplifié ses conclusions concluant à ce que l'employeuse soit condamnée au paiement d'un montant net de 16'127 fr. 25 avec intérêts, correspondant aux indemnités versées pour la période du 18 septembre 2015 au 31 janvier 2016. B.b. Par jugement du 20 décembre 2019, le Tribunal de première instance a condamné l'employeuse à verser à l'employée la somme brute de 38'733 fr. 60 avec intérêts sous déduction de la somme nette de 16'127 fr. 25 avec intérêts due à la Caisse C.________ à titre de salaire jusqu'au 31 janvier 2016 compte tenu de son incapacité de travail du 31 août au 12 octobre 2015, ainsi qu'à indemniser l'employée pour ses heures supplémentaires et pour ses vacances non prises. Il a condamné l'employeuse à payer la somme nette de 16'127 fr. 25 avec intérêts à la Caisse C.________. Le Tribunal a encore condamné l'employeuse au paiement à l'employée d'une indemnité pour licenciement immédiat injustifié de 27'000 fr. correspondant environ à quatre mois de salaires, et a débouté l'employeuse de ses conclusions en responsabilité considérant que les conditions n'étaient pas remplies. B.c. Statuant le 29 juillet 2020, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé sur le fond le jugement entrepris.