Citation: I 346/02 30.09.2002 E. A

M.________, né en 1949, marié et père de quatre enfants dont trois majeurs, a travaillé depuis 1977 au service de la société X.________ SA en qualité d'employé d'exploitation affecté au découpage de volailles, puis à l'inspection et au contrôle des viandes. Souffrant de douleurs rhumatismales, stomacales et respiratoires, il a présenté, le 25 novembre 1992, une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une mesure de reclassement dans une nouvelle profession et d'une mesure de placement. A partir du 1er juillet 1993, il a réduit à 50 % son taux d'occupation dans l'activité précitée et a présenté une demande de rente d'invalidité en lieu et place des mesures de réadaptation professionnelle. Dès le 1er juillet 1994, M.________ a changé d'activité professionnelle et repris à son compte, l'exploitation d'une blanchisserie et d'un pressing. Le 31 décembre 1997, il a cessé de travailler à titre indépendant et, depuis, n'effectue plus que des activités de livraison, de réception et des opérations de caisse en qualité d'employé occupé à 30 voire 40 % par l'entreprise de blanchisserie reprise par son épouse. Il ne perçoit pas de rémunération en contre-partie de cette activité. Par décision du 10 novembre 1997, l'Office AI du canton de Fribourg (ci-après : l'Office AI) a rejeté la demande au motif que le degré d'invalidité présenté par M.________ était insuffisant pour ouvrir droit à une rente d'invalidité. Par jugement du 11 février 1999, le Tribunal administratif du canton de Fribourg a annulé cette décision et renvoyé l'affaire à l'Office AI pour nouvelle décision après complément d'instruction sur le point de savoir quelles étaient les tâches concrètement réalisées par M.________ en qualité d'employé de blanchisserie. Au terme de différentes mesures d'instruction effectuées sur les plans médical et économique et à l'issue d'un stage de quatre mois accompli par M.________ au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité, à Yverdon-les-Bains, l'Office AI a alloué à l'intéressé, par décision du 15 janvier 2001, une demi-rente d'invalidité dès le 1er juillet 1994. Cette prestation est fondée sur un degré d'invalidité de 63 % calculé sur la base du revenu qu'il pourrait percevoir dans l'exercice à plein temps d'une activité industrielle légère avec un rendement de 45 % au moins.