Citation: 4A_92/2013 E. 4.2

4.2. Il a été retenu en fait, au considérant 6.2 de l'arrêt déféré, que les listes dressées par l'intimée l'étaient pour un usage interne, qu'elles faisaient l'objet de corrections ultérieures et qu'elles n'avaient pas été approuvées par le responsable en charge chez l'intimée de la vente de dioxyde de titane pour le Moyen Orient. En admettant que de tels documents n'étaient pas aptes à prouver les sommes dues à la recourante à titre de commissions, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire. Ces documents ont été produits pour fonder la reconvention de l'intimée, qu'elle a retirée en cours d'instance d'appel. Ainsi que la cour cantonale l'a reconnu au considérant 6.2 in fine de l'arrêt attaqué, il est exclu de voir dans ces pièces une quelconque volonté de l'intimée de reconnaître une dette à l'égard de la recourante. Sous cet angle, l'appréciation des preuves opérée par la Cour de justice n'est pas indéfendable.