Citation: 4P.307/2004 16.06.2005 E. 2.2

2.2.1 Il a été retenu, sans que l'arbitraire soit invoqué à ce sujet, que la recourante a allégué dans sa demande du 9 janvier 2001, sous chiffre 5, qu'en janvier 1999 le défendeur avait fait appel à Z.________ afin de transférer le joueur C.________, moyennant paiement d'une rémunération pour cette activité. Le défendeur a admis cet allégué dans sa réponse du 8 mars 2001. A cela s'ajoute que l'acte de cession de créance du 13 décembre 2000, passé entre Z.________ et la demanderesse, mentionne explicitement que la créance cédée provient de la vente, respectivement d'une commission d'intermédiaire (Vermittlungsprovision) d'un joueur de football. Sur la base de ces données, il n'était aucunement insoutenable de retenir qu'il est établi que le défendeur et Z.________ avaient au mois de janvier 1999 la commune et réelle intention de transférer le footballeur C.________ - lequel avait donné une procuration à cet effet à l'intimé - de W.________ dans un autre club de football et que cet accord résultant de la volonté réelle des cocontractants était la cause de l'engagement pris par le défendeur le 14 janvier 1999. Il est vrai que le "mémoire-détermination" de la demanderesse, datée du 3 mai 2001, fait état, sous chiffre 35, que le défendeur a reconnu la dette en cause afin d'obtenir l'adhésion de Z.________ au concordat présenté par Y.________ à ses créanciers. Mais le défendeur a contesté cette allégation. Et aucun élément du dossier n'est venu à l'appui de cette thèse, alléguée près de quatre mois après celle exposée dans la demande. Dans un tel contexte, il est exclu d'admettre que cette version initiale est le pur fruit de l'inadvertance du mandataire de la recourante, comme ne craint pas de le soutenir sans ambages cette dernière. 2.2.2 La recourante n'indique pas en vertu de quelles règles de la procédure cantonale la cour cantonale aurait dû instruire d'office au sujet de la discordance entre son mémoire-demande et son "mémoire-détermination", de sorte que le grief n'est pas suffisamment motivé sur ce point (art. 90 al. 1 let. b OJ). De toute façon, s'agissant comme en l'état d'une procédure ordinaire, le canton du Valais, à l'instar des autres cantons suisses, a choisi la maxime des débats, laquelle impose aux plaideurs le devoir de réunir les éléments du procès (cf. art. 63 al. 1 CPC val.; Fabienne Hohl, Procédure civile, tome I, ch. 751, p. 146). L'entier du grief est dénué de fondement en tant qu'il est recevable.