Citation: 1C_80/2023 E. 3.5

3.5. Enfin le recourant se plaint d'une violation arbitraire de l'art. 22 al. 1 et 2 LCR. Il explique que l'OCV genevois n'est pas compétent pour décider de mesures liées à l'aptitude à la conduite envers des conducteurs non domiciliés dans le canton de Genève. Sa critique est vaine. Le recourant perd en effet de vue l'art. 22 al. 3 LCR. Selon cette disposition, lorsqu'un conducteur n'est pas domicilié en Suisse, la compétence se détermine d'après le lieu où il se trouve le plus fréquemment; dans le doute, le canton compétent est celui qui s'est saisi le premier du cas. Or, dans le cas d'espèce, il est évident que les autorités genevoises étaient compétentes. Le recourant est domicilié à Saint-Julien-en-Genevois, commune limitrophe du canton de Genève; de plus, les faits qui lui sont reprochés et qui sont à l'origine de la décision de l'OCV ont été commis dans le canton de Genève.