Citation: 4A_148/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant fait référence à trois activités effectuées par l'intimé. Premièrement, il considère que l'intimé a violé son devoir d'indépendance en acceptant sans limitation ses sollicitations concernant des séances et des conférences téléphoniques alors qu'il n'est pas juriste et qu'il était en désarroi. Selon lui, l'intimé aurait dû attirer son attention sur le temps consacré à ces entretiens et sur le coût engendré. Il juge que c'est précisément dans les causes où le client est " particulièrement sollicitant " que le devoir d'indépendance prend toute sa dimension. Deuxièmement, le recourant argue que l'intimé a violé son devoir d'indépendance en suivant aveuglément ses instructions, même inopportunes ou déraisonnables. Il invoque une violation de son droit d'être entendu, dans la mesure où on peinerait à savoir si la cour cantonale a ou non admis la violation dudit devoir. Selon lui, l'intimé et l'avocat collaborateur l'ont entretenu dans sa pugnacité et lui ont fait croire qu'ils partageaient son indignation et que celle-ci était parfaitement légitime et l'intimé " voulait en réalité se prémunir contre la résiliation du mandat consécutive aux échecs successifs de ses différentes démarches ", dite résiliation étant synonyme d'une " perte exorbitante en termes d'honoraires ". Enfin, le recourant fait valoir que l'intimé a violé son devoir de diligence en n'adaptant pas les moyens mis en oeuvre aux moyens financiers du client et aux enjeux financiers du litige. En substance, il avance (1) que rien n'indiquerait qu'il ne s'agirait pas d'une configuration standard pour le divorce et la liquidation du régime matrimonial d'une famille relativement aisée, (2) que la demande de divorce était prolixe, et (3) que l'avocat n'aurait pas dû faire appel à des mandataires externes tels que le Prof. I.________, dans la mesure où son avis de droit n'était ni nécessaire ni même utile pour défendre sa cause et où il n'avait pas perçu l'ampleur dudit avis.