Citation: 1P.214/2004 02.06.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 337 consid. 1 p. 339; 129 II 453 consid. 2 p. 456). 1.1 La décision attaquée maintient les saisies opérées sur différents comptes bancaires dont le recourant demandait la levée. Il ne s'agit pas d'une confiscation définitive au sens des art. 58 et 59 CP, dont la violation devrait être invoquée par la voie du pourvoi en nullité (art. 269 PPF; ATF 128 I 129 consid. 1 p. 131; 126 I 97 consid. 1c p. 101). Seul le recours de droit public est en l'occurrence ouvert. 1.2 L'ordonnance de la Chambre d'accusation du 11 février 2004 ne met pas fin à la procédure pénale dirigée contre A.________; elle revêt un caractère incident en tant qu'elle porte sur les comptes bancaires détenus par le recourant et sur ses cartes de crédit; une telle décision est de nature à causer un dommage irréparable en tant qu'elle porte au droit de propriété de l'intéressé une atteinte qui ne saurait être réparée par une décision finale favorable (ATF 128 I 129 consid. 1 p. 131; 126 I 97 consid. 1b p. 101 et les arrêts cités); elle présente au surplus les traits d'une décision finale pour le recourant en tant qu'elle lui dénie la qualité pour recourir contre le refus de lever la saisie des comptes bancaires de sa fille et de diverses sociétés dont il est l'administrateur unique ou l'ayant droit économique. Le recours est ainsi recevable au regard de l'art. 87 OJ. Par ailleurs, il a été interjeté dans le délai fixé à l'art. 89 al. 1 OJ, compte tenu des féries judiciaires de Pâques (cf. art. 34 al. 1 let. a OJ). 1.3 L'objet du litige consistant exclusivement dans l'ordonnance de la Chambre d'accusation du 11 février 2004, les griefs que le recourant fait valoir en relation avec la légalité de sa détention préventive ou avec la réalité des infractions qui lui sont reprochées sont hors de propos et sont, partant, irrecevables. Il en va de même des arguments développés à l'égard de la décision du Juge d'instruction du 31 octobre 2003 ou en réponse aux observations des parties civiles à sa demande de levée de saisie du 11 juillet 2003. En outre, les conclusions du recours qui vont au-delà de l'annulation de la décision attaquée sont incompatibles avec la nature cassatoire du recours de droit public et sont, partant, irrecevables (ATF 129 I 173 consid. 1.5 p. 176).