Citation: 9F_16/2018 E. 3.2

3.2. Dans sa décision du 26 juin 2017, l'office intimé avait supprimé, par voie de révision (art. 17 LPGA), la demi-rente d'invalidité dont la requérante bénéficiait depuis le 1er avril 2001, dès lors que sa capacité de travail était entière dans toute activité et qu'elle avait refusé les mesures de réadaptation qui lui avaient été proposées. Saisie d'un recours contre cette décision, la juridiction cantonale avait informé les parties de son intention d'examiner la décision administrative sous l'angle du motif substitué du réexamen de la rente basé sur la let. a, al. 1, des Dispositions finales de la modification du 18 mars 2011 de la LAI (6ème révision de l'AI, premier volet). Dans le cadre de son droit d'être entendue sur la substitution de motifs, la requérante avait déclaré qu'il n'était pas admissible de procéder à un réexamen de sa rente selon les dispositions finales, car cette prestation lui avait été allouée avant tout en raison d'un état dépressif moyen ayant contribué d'une manière autonome à l'incapacité de travail, la fibromyalgie n'ayant fait que renforcer les effets délétères du trouble dépressif. Elle avait ajouté que si le Tribunal cantonal estimait néanmoins que les conditions de la let. a, al. 1, desdites dispositions finales étaient remplies, la décision de l'intimé devait tout de même être annulée et la cause lui être renvoyée afin qu'il reprît le versement de la rente dès le 1er août 2017 et mît en oeuvre des mesures de nouvelle réadaptation, pendant lesquelles elle allait continuer de toucher sa demi-rente durant deux ans (cf. détermination du 17 août 2018). Dans son jugement du 3 septembre 2018, la juridiction cantonale avait confirmé la décision du 26 juin 2017 pour le motif substitué, ce qui l'avait amenée à rejeter le recours (consid. 5.1 et ch. I du dispositif). Il s'agissait là d'une décision partielle (art. 91 let. a LTF) que la requérante n'avait pas remise en cause devant le Tribunal fédéral, dès lors qu'elle n'avait pas pris de conclusions formelles dirigées contre le ch. I du dispositif, mais développé une argumentation portant essentiellement sur son droit à des mesures de nouvelle réadaptation. La requérante ayant succombé en procédure cantonale où elle avait conclu en vain à l'annulation de la décision du 26 juin 2017 aussi bien dans ses conclusions principales que subsidiaires, elle devait supporter les frais judiciaires et n'avait pas droit aux dépens (cf. consid. 5.1 et 5.3, ch. III et IV du dispositif du jugement du 3 septembre 2018). Les ch. III et IV du dispositif ne sont du reste pas contestés en tant qu'ils constituent l'accessoire du ch. I.