Citation: 8C_425/2022 E. A

A.a. Le 11 février 2005, A.________ (ci-après: l'assuré), né en 1981, a subi une fracture per-trochantérienne comminutive et diaphysaire en ailes de papillon du fémur gauche en chutant à ski. Il a été opéré le même jour. Le cas a été pris en charge par le Groupe Mutuel Assurances SA (ci-après: le Groupe Mutuel). A.b. Le 14 février 2010, l'assuré, alors employé comme charpentier auprès de Lambelet SA, a été victime d'une nouvelle chute à ski, qui a occasionné une fracture multifragmentaire du tibia droit. Il a subi le jour même une intervention chirurgicale, puis deux autres les 21 mai 2010 et 20 janvier 2011. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était obligatoirement assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. A.c. A compter d'avril 2012, l'assuré s'est plaint de douleurs à la hanche gauche. Les 4 juillet 2013 et 25 octobre 2016, il a subi deux nouvelles opérations au niveau du tibia droit. Le 31 janvier 2019, son employeur a signalé à la CNA une rechute ensuite d'une ostéotomie du grand trochanter gauche pratiquée le 17 octobre 2018. Par décision du 7 mai 2019, confirmée sur opposition le 2 avril 2020, la CNA a refusé d'allouer des prestations pour les troubles liés à la hanche gauche, au motif de l'absence d'un lien de causalité naturelle entre lesdits troubles et l'accident du 14 février 2010.