Citation: 1P.317/2001 13.07.2001 E. B

B.- Par arrêt du 12 octobre 2000, la Cour correctionnelle avec jury du canton de Genève a acquitté L.________ de la prévention de viol. Le jury a notamment retenu que les traces sur le corps de la victime attestaient d'une certaine violence, sans qu'il soit possible d'affirmer au-delà de tout doute qu'elles étaient le fruit de la contrainte. Les circonstances ne permettaient pas d'exclure que l'accusé ait pu raisonnablement penser que sa compagne d'un soir était consentante. La culpabilisation de la victime ou le sentiment d'humiliation, en raison de la volonté de L.________ de ne pas poursuivre cette aventure, ou du déroulement de l'acte qui aurait comporté un élément de brutalité non désirée, pouvaient expliquer les lésions constatées par les médecins et le dépôt de plainte. Enfin, selon le témoignage du chauffeur de taxi, les intéressés semblaient former un couple "normal", seule une suspicion de dispute conjugale étant venue à l'esprit du témoin. X.________ s'est vainement pourvue en cassation devant la Cour de cassation du canton de Genève (ci-après: la Cour de cassation ou la cour cantonale). Dans son arrêt du 23 mars 2001, cette autorité a considéré que la version des faits de L.________ était au moins équivalente à celle de la plaignante. Elle a aussi relevé que les traces sur le corps de celle-ci étaient le signe d'une certaine violence, mais elle a estimé impossible d'affirmer avec certitude qu'elles résultaient de la contrainte plutôt que d'une relation sexuelle librement consentie.