Citation: 5A_125/2019 E. 6.2

6.2. L'ex-épouse soutient que lorsque la situation financière du crédirentier n'est pas destinée à s'améliorer - ce qui est son cas en l'espèce -, il n'y a pas lieu d'appliquer de limite quant au versement de la pension. Elle souligne qu'elle n'a pas accumulé d'avoirs de prévoyance professionnelle notables ni cotisé à l'AVS de sorte à pouvoir bénéficier d'une rente vieillesse complète et qu'elle ne pourra pas combler ces lacunes d'ici l'âge de sa retraite, alors que l'intimé dispose d'une fortune dont on ignore l'étendue, touchera selon toute vraisemblance une rente AVS suisse complète et n'aura pas à assumer un loyer ou d'autres charges équivalentes à celles auxquelles les résidents suisses doivent faire face. Par ailleurs, la recourante relève que si elle ne reçoit plus de rente, elle sera contrainte de solliciter l'aide sociale, alors que celle-ci doit rester subsidiaire à la solidarité entre époux. Partant, il y aurait lieu de lui allouer une pension sans limitation dans le temps.