Citation: U 229/05 20.12.2006 E. A

V.________ est né en 1941. Il travaillait comme agent d'assurances et était assuré contre les accidents par «Elvia société suisse d'assurances» (ci-après: Elvia). A la suite d'une chute sur une plaque de glace le 21 janvier 1998, il a souffert d'une entorse de la cheville et d'une fracture de la malléole postérieure, du côté droit, le rendant totalement incapable de travailler (rapport du docteur M.________, chirurgien orthopédique et médecin traitant, du 3 février 1998). Le cas a été pris en charge par l'Elvia. Le médecin traitant a attesté et confirmé une pleine capacité de travail dès le 6 avril 1998, puis a finalement révisé ses conclusions à ce sujet treize mois plus tard et fixé rétroactivement le taux d'incapacité à 50 %. Au cours de la même période, les diagnostics ont été précisés par les docteurs P.________, radiologue (infarctus osseux diaphyso-métaphyso-épiphysaire distal du tibia côté externe, status post-fracture malléolaire externe consolidée, petite lésion ostéochondrale antérieure au niveau du pilon tibial, téno-synovie modérée au niveau du tibial postérieur; rapport du 19 novembre 1998), et S.________, service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital X.________ (status post-fracture Weber C de la cheville droite avec arrachement ligamentaire dans le compartiment interne, fracture de la troisième malléole, rupture complète de la syndesmose et de la membrane inter-osseuse jusqu'à la fracture haute du tiers proximal du péroné; rapport du 9 décembre 1998). Par la suite est encore apparue une luxation habituelle des péroniers latéraux (rapports des docteurs M.________, O.________ et C.________, service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital X.________, des 25 octobre et 11 novembre 1999) qui a été traitée chirurgicalement le 3 décembre 1999. Le cas a également fait l'objet d'une première expertise par le docteur K.________, chirurgien, dont les observations et diagnostics correspondent pour l'essentiel à ceux de ses confrères. Il estimait que l'incapacité de 50 %, attestée par le médecin traitant pour la période du 6 avril 1998 au 3 décembre 1999, et de 100 %, durant les trois mois qui ont suivi l'opération, pouvait se justifier, mais qu'elle ne saurait plus l'être après le mois de février 2000 (rapport du 1er février 2000). Il a confirmé son avis dans un complément d'expertise daté du 26 mai 2000 et nié la relation de causalité entre l'accident et les problèmes dorsaux nouvellement décelés par le docteur H.________, radiologue (discopathie en L5-S1, arthrose articulaire de L4 à S1; rapport du 24 mai 2000). Les douleurs étant toujours présentes, l'assuré a subi la révision des péroniers latéraux et du jambier postérieur, ainsi que l'ablation d'un quatrième péronier (protocole opératoire du docteur M.________ du 17 novembre 2000). Malgré plusieurs courriers de l'intéressé et du docteur M.________ contestant le rapport d'expertise sur de nombreux points, l'Elvia a mis un terme au versement des indemnités journalières dès le 1er juillet 2000 (décision du 18 septembre 2000). V.________ s'est opposé à cette décision et les arguments avancés au cours de la procédure subséquente ont conduit l'assureur-accidents à confier la réalisation d'une nouvelle évaluation médicale au service de chirurgie orthopédique de l'Hôpital Y.________.