Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 4

Le recourant dénonce ensuite une violation du droit d'être entendu, au sens des art. 29 al. 2 Cst., 6 al. 1 CEDH et 112 al. 1 let. b LTF, en faisant valoir que la plupart des griefs et moyens soulevés devant la Chambre des recours n'ont absolument pas été discutés par cette autorité. 4.1 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., implique notamment l'obligation pour le juge de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient. Le juge doit ainsi mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause, mais aussi à ce que l'autorité de recours puisse contrôler l'application du droit; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b; 122 IV 8 consid. 2c et les arrêts cités). L'art. 6 CEDH n'offre pas, s'agissant du grief invoqué, une protection plus étendue que celle déduite de l'art. 29 al. 2 Cst. 4.2 En l'espèce, la motivation de l'arrêt attaqué, renvoyant pour partie à celle du jugement du Tribunal d'arrondissement, est suffisamment claire pour permettre de saisir les raisons qui ont amené la cour cantonale à rejeter les griefs soulevés devant elle par le recourant et à écarter ainsi toute prétention en lien avec un éventuel licenciement abusif, voire un acte de mobbing. Le recourant a du reste été en mesure de contester le contenu du jugement entrepris. Au demeurant, savoir si la cour cantonale a fait une application correcte de l'art. 471 al. 3 CPC - qui prévoit que le Tribunal cantonal peut se borner à confirmer les motifs du jugement attaqué s'ils sont complets - est une question qui relève de la procédure cantonale et qui, faute de grief soulevé sur ce point (art. 106 al. 2 LTF), ne peut être examinée dans le présent recours. Partant, la Chambre des recours n'a pas failli à son devoir de motivation et le grief de violation du droit d'être entendu ne peut qu'être rejeté.