Citation: I 93/06 18.08.2006 E. 4.2

4.2.1 Les avis médicaux du dossier sur lesquels s'est fondée l'administration pour rendre sa décision du 20 juin 2001 concordent pour l'essentiel quant au diagnostic. 4.2.2 Selon les médecins portugais A.________ (cf. rapports du 6 mars 2000 et du 26 février 2001) et F.________ (rapport du 9 mars 2000), l'intéressé était totalement incapable de travailler. Il présentait des séquelles à la suite de la pose de la prothèse de la hanche gauche occasionnant d'importants problèmes de locomotion. Se référant à la tabelle portugaise d'incapacité, ces médecins ont reconnu à l'assuré une incapacité de travail de 70 % pour les troubles liés à la hanche gauche. Appelé à se déterminer en qualité de médecin de la sécurité sociale portugaise, le docteur C.________ a estimé que les affections du recourant entraînaient une incapacité de travail supérieure à 80 % (rapport du 3 août 2000). Quant au docteur S.________, il a fait état d'une totale incapacité de travail dans l'ancienne profession de l'assuré. Selon lui, les radiographies mettaient en évidence une bonne implantation de la prothèse de hanche (rapport du 5 juillet 2000). A la suite d'un examen des documents médicaux établis par ses confrères portugais, le docteur M.________, spécialiste FMH en médecine du travail et médecin de l'office AI, a estimé que le recourant pouvait exercer une activité adaptée à son handicap à 80 % d'un temps complet. Il a notamment mentionné la profession de surveillant dans un hôtel - consistant à rester derrière le comptoir et remettre les clés - ou dans une fabrique - assis la plupart du temps devant la porte d'entrée ou patrouillant sur un territoire déterminé. Il a en outre observé que la mise en place de la prothèse de la hanche gauche n'avait occasionné aucune complication et a indiqué que cette prothèse n'empêchait pas le recourant de soulever des charges de 5 à 10 kilos. Par ailleurs, la légère différence de longueur des jambes de l'intéressé - 1,5 cm - était sans conséquence sur la capacité de travail. Quant au taux d'incapacité de travail de 70 % fondé sur la tabelle portugaise d'incapacité, il n'était pertinent, tout au plus, pour les travaux lourds (cf. rapports des 11 janvier et 27 avril 2001). 4.2.3 Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne voit pas en quoi l'avis médical du docteur M.________ serait lacunaire et inexact. En particulier, celui-ci disposait du dossier médical complet lui permettant de constater les atteintes à la santé et de présenter des conclusions motivées quant à la capacité de travail. Il pouvait dès lors se dispenser de rencontrer personnellement l'intéressé (cf. RAMA 4/2001 p. 346, consid. 3d). En outre, ce médecin a exposé de manière convaincante les raisons qui l'ont conduit à retenir une capacité résiduelle de travail dans une activité tenant compte de son état de santé global, y compris son handicap au membre supérieur.