Citation: 7B.225/2005 28.11.2005 E. 1

que dans le cadre de la poursuite en réalisation de gage mobilier n° xxx requise par S.________ Ltd et de la poursuite ordinaire n° xxx requise par la Société Anonyme Y.________ contre X.________, l'Office des poursuites de Genève a saisi une collection d'oeuvres d'art japonais comprenant 552 pièces, dont 80 ont été estimées par lui à 207'300 fr.; que le débiteur a contesté cette estimation et requis que l'expertise de toute sa collection soit confiée à la maison C.________; que la créancière S.________ Ltd a fait valoir que la maison proposée ne pouvait établir une expertise neutre, du moment qu'elle avait manifesté son intérêt commercial pour la collection en question; que le 2 mars 2005, l'office a écrit à la créancière et au débiteur pour les inviter à s'entendre sur le nom d'un expert et leur a imparti un délai au 20 mars 2005 pour ce faire, faute de quoi il mandaterait la maison B.________; que par courrier du 14 mars 2005, le débiteur a demandé la levée immédiate de la saisie de sa collection afin d'avoir accès à la chambre forte et de pouvoir montrer sa collection à des acheteurs potentiels et à des banques susceptibles de lui accorder un prêt, priant en outre l'office d'inviter C.________ à communiquer la date de son expertise et le sollicitant de répondre positivement à sa demande au plus tard le 17 mars 2005; que par courrier du 14 mars 2005 également, le fils du débiteur a confirmé en substance que seule C.________ était en mesure d'effectuer l'expertise, invitant aussi l'office à répondre positivement avant le 18 mars 2005; que le 6 avril 2005, l'office a écrit au débiteur pour l'informer de sa décision de mandater la maison B.________, dès lors qu'aucun accord n'était intervenu entre lui et la créancière; que le 24 juin 2005, le débiteur a formé une plainte contre "la décision de l'Office du 2 mars 2005 désignant B.________ à titre d'expert"; concluant notamment à ce que sa "plainte du 14 mars 2005" soit déclarée recevable; que par décision du 27 octobre 2005, la Commission cantonale de surveillance a déclaré la plainte irrecevable pour tardiveté; qu'elle a considéré que la décision de confier l'expertise à B.________ n'avait été prise que le 6 avril 2005 et qu'aucune plainte n'avait été formée contre cette décision dans le délai de dix jours; que selon la commission, l'invitation faite par l'office aux parties le 2 mars 2005 de se mettre d'accord sur le nom d'un expert, faute de quoi il mandaterait la maison précitée, ne constituait pas une mesure ou décision ayant une incidence concrète sur les poursuites en cours, condition de recevabilité de la plainte selon l'art. 17 LP; qu'en outre, les courriers du débiteur et de son fils du 14 mars 2005, vu leur contenu, ne pouvaient ni ne devaient être considérés comme des plaintes, les intéressés n'y faisant que réaffirmer leur position;