Citation: 9F_8/2019 E. 2

La requérante fonde ses conclusions sur l'art. 123 al. 2 let. a LTF. A teneur de cette disposition légale, la révision peut être demandée dans les affaires civiles et les affaires de droit public, si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt. Dans son argumentation, la requérante se prévaut d'une erreur de la CNA. Elle soutient que la doctoresse C.________ avait mis fin à son suivi psychologique dès la fin du mois de novembre 2013, car la CNA avait refusé à tort de prendre en charge le règlement des honoraires de ce médecin pour la période courant du 30 mai au 14 juin 2013. Durant la procédure que la requérante avait intentée contre sa caisse de prévoyance, la doctoresse C.________ avait refusé de donner accès à son dossier médical, si bien qu'elle n'avait pas été en possession, sans faute de sa part, de tous les moyens de preuves concluants pour prouver l'existence d'une incapacité de travail pour des motifs psychologiques durant ses rapports de prévoyance. Dans le cadre du litige relatif aux honoraires impayés, qui a perduré jusqu'en mai 2019 lorsque la CNA a reconnu son erreur et réglé la facture de la doctoresse C.________, la requérante soutient qu'elle avait demandé et reçu son dossier médical du Centre médical D.________. Il en est ressorti que la doctoresse E.________ avait attesté la présence d'une anxiété importante à la suite d'une agression au travail et prescrit du Temesta dès le 31 octobre 2012. Selon la requérante, cette pièce est décisive, car elle démontre qu'un médecin avait constaté l'existence de telles affections psychiques dès le 31 octobre 2012, qui avaient perduré jusqu'en novembre 2013 puis resurgi dès le 4 juin 2014 de manière durable. Elle en déduit que le Tribunal fédéral aurait ainsi dû examiner le lien de connexité temporelle, en raison d'une rémission temporaire des troubles psychiques qui lui avait permis de reprendre le travail durant six mois.