Citation: 1B_622/2022 E. 3.4

3.4. Enfin, au regard des considérations précédentes, et du rapport d'expertise psychiatrique du 5 septembre 2022, les mesures de substitution proposées par le recourant, sous la forme d'une obligation de s'abstenir de tout contact avec la victime, assortie de l'obligation de se rendre hebdomadairement au poste de police, ne sont manifestement pas suffisante pour pallier le risque de récidive. Le Tribunal cantonal a à juste titre retenu que, dans la mesure où le recourant souffrait d'un grave trouble psychique, qu'il était anosognosique et que ce trouble psychique était en lien avec un risque élevé de récidive d'actes de même nature, il n'était pas envisageable de le mettre au bénéfice des mesures de substitution proposées qui laisseraient subsister ce risque. Le recourant prétend à cet égard à tort que la cour cantonale n'aurait pas suffisamment examiné la question des mesures de substitution. Dans ces conditions, on ne voit pas quelles mesures de substitution (art. 237 CPP) permettraient de réduire ce danger de réitération d'une manière suffisante dès lors que le recourant n'a pas pris conscience de ses troubles psychiques et qu'il ne bénéficie d'aucun suivi ou traitement. Ce grief doit donc également être rejeté.