Citation: 5A_865/2020 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le juge de paix avait confié en janvier 2018 un mandat d'expertise à l'Institut de psychiatrie légale (IPL) lors d'une enquête en placement à des fins d'assistance faisant suite à un signalement de la Police. Le rapport établi à cette occasion, du 10 septembre 2018, a diagnostiqué une " schizophrénie paranoïde continue ". L'intéressée a été hospitalisée à de nombreuses reprises, toujours sous la contrainte, en raison de " hurlements nuit et jour, agitation psychomotrice, hallucinations auditives, cénesthésiques, visuelles ou olfactives, délire de persécution ", les persécuteurs étant au surplus mal définis. Les conditions d'un placement sont réalisées, dès lors qu'un " traitement neuroleptique " s'avère indispensable afin de stabiliser sa situation psychosociale, qui s'est profondément dégradée et engendre chez elle une grande souffrance. Au vu des tentatives de maintien à domicile qui ont déjà eu lieu et ont échoué, seule une prise en charge hospitalière permet l'administration du traitement qui lui est indispensable.