Citation: 6B_991/2016 E. A

A.a. B.B.________, riche armateur, a fait, seul ou avec sa femme C.B.________, l'acquisition de prestigieux tableaux et sculptures constituant une collection connue sous le nom de "collection B.________", parmi lesquels figuraient diverses pièces de grands maîtres. B.B.________ est décédé en 1994. C.B.________ est décédée en 2000. Elle a laissé un testament olographe, daté du 7 octobre 1997, instituant comme héritière la Fondation C.B.________ et léguant à son frère et à ses quatre nièces, dont A.________, des biens mobiliers et immobiliers. Elle a par ailleurs désigné X.________ en qualité d'exécuteur testamentaire. A.b. A la suite du décès de C.B.________, A.________ a tenté de faire porter à l'inventaire fiscal de la succession de sa tante les oeuvres d'art de la collection précitée. Ces démarches n'ont alors pas abouti. A.________ a donc ouvert action en Suisse, devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois, contre la Fondation C.B.________ et contre X.________. Cette action a été ouverte par demande du 4 février 2005 et tendait notamment à faire condamner la fondation en question à délivrer aux légataires, dont A.________, outre certains autres biens mobiliers, les divers tableaux et sculptures précités. Dans le cadre de ce litige civil, les défendeurs ont, le 7 mai 2008, produit une pièce 107 - à savoir un contrat de vente d'oeuvres d'art du 27 mai 1985, conclu à Nassau, aux Bahamas, entre B.B.________ et la société de droit panaméen D.________ SA, domiciliée aux Bahamas - ainsi qu'une pièce 108, soit une quittance d'exécution du contrat de vente précité. La pièce 107 est un contrat de vente établi en anglais, selon lequel le vendeur, soit B.B.________, accepte de vendre et de transférer à l'acheteur, D.________ SA - qui accepte de les lui acheter -, les oeuvres d'art énumérées dans une annexe "A" datée du 27 mai 1985, le prix de vente ayant été fixé à xxx USD. Ce contrat concerne l'aliénation d'un lot de 83 tableaux et autres oeuvres d'art de la collection des époux B.________. Il ressort en outre du contrat que cette transaction réservait la faculté au vendeur d'obtenir de l'acheteur qu'il lui prête momentanément et à bien plaire quelques-unes des oeuvres vendues afin qu'il puisse les exposer à son domicile. Ledit contrat stipulait par ailleurs que les oeuvres d'art vendues devraient être livrées à l'acheteur entre le 27 mai et le 27 décembre 1988 et que, jusqu'à cette livraison, le vendeur en garderait la jouissance et la titularité. La pièce 108 constitue quant à elle le reçu des oeuvres en question. Celui-ci est daté du 27 mai 1988 et a été établi en anglais, à New York. Cette pièce a été produite sous la forme d'une photocopie d'un texte dactylographié sur un papier de D.________ SA. Elle comporte une signature sous un texte intitulé "receipt", signature apposée au-dessus de la mention "D.________ SA, Purchaser, E.________ Président". Ce document précise notamment que l'acquéreur reconnaît avoir reçu les oeuvres d'art conformément à la convention du 27 mai 1985, qu'il accepte cette vente et le transfert des oeuvres valeur 27 mai 1988, qu'il certifie avoir accepté et être pleinement satisfait de l'état des oeuvres livrées et qu'il certifie que le prix d'achat de xxx USD règle définitivement toute prétention d'ajustement du prix selon la clause numéro 6 du contrat. Le reçu lui-même est suivi, selon la photocopie, d'une attestation signée, au-dessus d'un sceau au nom de "F.________", la signataire certifiant qu'a comparu devant elle, le 27 mai 1988, E.________, qu'elle connaît et qui, après avoir dûment prêté serment, a déclaré qu'il avait signé le reçu de sa propre et libre volonté. A.c. En 2011, A.________ a en outre ouvert une procédure civile, notamment aux fins d'annuler l'institution d'héritière de la Fondation C.B.________.