Citation: 1C_176/2015 E. B

Le 28 avril 2013, C.________ a déposé une demande de permis de construire sollicitant notamment la pose d'un bâtiment préfabriqué "portakabin" sur la toiture du garage sis sur la parcelle n° 76. Mis à l'enquête publique du 3 mai au 3 juin 2013, ce projet a suscité l'opposition déposée le 31 mai 2013 de A.________. Celui-ci a fait valoir que le "portakabin" n'était pas en relation avec l'activité de loisirs prévue pour la zone concernée. Dans la même opposition, le prénommé a relevé qu'une entreprise de génie civil exerçait une activité industrielle sur les parcelles n° 74 et 76, activité non conforme à la zone: il a invité la Municipalité à ordonner l'arrêt de cette activité ainsi que l'évacuation des constructions illicites et le rétablissement de l'état antérieur. Par décision du 5 septembre 2013, la Municipalité a délivré l'autorisation de construire pour la pose d'un "portakabin" sur le toit du garage. S'agissant de la demande d'arrêt de l'activité de l'entreprise de génie civil, elle a considéré que l'activité industrielle était exercée sur cette parcelle depuis plusieurs années - bien avant 1999, date de l'entrée en vigueur du plan de zones et de son règlement communal -, sans qu'aucun changement notable ne soit intervenu récemment; les motifs d'une telle plainte intervenaient donc de façon très tardive: si cette activité industrielle ne correspondait plus au plan de zone actuel qui prévoit des activités de loisirs, elle n'en restait pas moins conforme à la loi en vertu du principe de la protection de la situation acquise (art. 80 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire du 4 décembre 1985 [LATC; RS/VD 700.11]). A.________ a recouru contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après: le Tribunal cantonal), qui a tenu une audience et une inspection locale le 21 mai 2014. Par arrêt du 27 février 2015, le Tribunal cantonal a admis le recours formé contre la décision municipale octroyant le permis de poser un "portakabin" sur la toiture du garage; il a en revanche déclaré irrecevable le recours dirigé contre la décision municipale rejetant la demande d'arrêt de l'activité industrielle sur les parcelles n° 74 et 76, pour cause de tardiveté.