Citation: 4A_160/2021 E. 4.1

4.1. Dans l'appréciation des preuves, le juge du fait viole l'art. 9 Cst. lorsqu'il ne prend pas en considération, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'il n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, ou encore lorsque, sur la base des éléments recueillis, il en tire des constatations insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3; 137 III 226 consid. 4.2; 136 III 552 consid. 4.2; 129 I 8 consid. 2.1). A suivre les recourants, la cour cantonale aurait constaté sans disposer d'un quelconque élément de preuve, mis à part l'avis des experts, que la doctoresse avait informé sa patiente du risque tératogène lié à la prise de Roaccutane en cas de grossesse. Contrairement à ce que les recourants semblent croire, les juges cantonaux ne s'en sont pas remis aux experts pour retenir cet élément de fait. Ils ont relevé que le dossier médical tenu par la doctoresse ne contenait aucune indication expresse s'agissant des renseignements donnés à la patiente. Cela étant, d'autres mentions les ont convaincus que la doctoresse avait bien renseigné sa patiente sur les risques de ce traitement en cas de grossesse: le dossier médical contenait en effet des informations sur les moyens contraceptifs utilisés par la patiente parmi les notes prises par la doctoresse lors de deux des consultations en lien avec la prescription d'isotrétinoïne. A leurs yeux, ceci signifiait que les parties avaient évoqué les questions traitant de la grossesse et des moyens contraceptifs. Ces considérations n'ont rien d'insoutenable. Certes, il eût été bien préférable que les notes de la doctoresse indiquent expressément que la question des risques de ce médicament en lien avec une éventuelle grossesse avait été abordée avec la patiente. Cela étant, les juges cantonaux ne sont pas tombés dans l'arbitraire en asseyant leur conviction sur d'autres éléments.