Citation: 6S.139/2006 03.07.2006 E. 3

Le recourant se plaint, en premier lieu, d'une violation de l'art. 63 CP. 3.1 Il reproche à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte, pour fixer la peine, du fait qu'il avait déjà versé quelque 336'000 fr. de pension à son épouse de 1992 à 1999. Il lui fait aussi grief de ne pas avoir pris en considération le fait que l'épouse prolongerait le procès dans le but d'éluder les conséquences du principe de la rupture nette des liens matrimoniaux (clean break). Il critique encore la motivation de la peine, qui reposerait avant tout sur des considérations subjectives insuffisantes. Sa situation personnelle serait celle d'un homme de cinquante-sept ans sans réelles ressources, tenu de travailler pour payer des pensions disproportionnées malgré une santé chancelante (il serait atteint d'un fort diabète). 3.2 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou, enfin, si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les références citées). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été rappelés dans ce dernier arrêt auquel on peut donc se référer.