Citation: 6B_77/2021 E. A

A.a. C.________ exploite à D.________ un manège pour chevaux sur la parcelle no xxx, propriété de E.________, dans laquelle est enclavée la parcelle no yyy, propriété de l'association « F.________ ». La parcelle no yyy est au bénéfice d'une servitude de passage grevant la parcelle no xxx. Sur la parcelle no yyy est construit le chalet G.________. A.________, président de l'association précitée, n'habite pas sur place mais dort régulièrement au chalet, avec B.________. A.b. Le 26 mars 2019, H.________ a déposé plainte contre C.________ pour avoir, sans autorisation, posé une caméra faisant face à la servitude d'accès au chalet G.________, auquel il se rend souvent, et fixée contre la paroi du bâtiment situé sur la parcelle no xxx, cela sans qu'un panneau signale l'existence d'une vidéosurveillance. Le 27 mars 2019, I.________ a déposé une plainte au contenu similaire. Le 21 mai 2019, A.________ a, lui aussi, déposé plainte contre C.________, en faisant valoir que trois caméras avaient été placées par la prénommée, deux d'entre elles filmant la parcelle no yyy et le chalet, la troisième étant dirigée contre la servitude. Le 6 juin 2019, B.________ a également déposé plainte contre C.________ notamment pour avoir placé des caméras donnant sur la parcelle no yyy. A.c. Le 10 octobre 2019, A.________ a, par son conseil, adressé au ministère public une plainte datée du 24 septembre 2019. Dans sa plainte, A.________ faisait valoir que C.________ aurait délibérément décidé de faire utiliser de façon « extrêmement intensive » par ses chevaux un chemin qui jouxterait immédiatement le chalet G.________. Les chevaux, ferrés, passeraient en galopant à tout moment, ce qui rendrait le sommeil impossible en raison du bruit et des vibrations. A.________ souffrirait de toux nocturnes en raison, selon son médecin, de la poussière dégagée par les chevaux, qui passeraient de manière incessante au galop sous sa fenêtre. Le 15 octobre 2019, B.________ a, elle aussi, par son conseil, adressé au ministère public une plainte datée de la veille, dans laquelle elle a fait valoir que l'animosité de C.________ lui causerait des lésions corporelles. En particulier, les chevaux galopant la nuit l'empêcheraient de dormir et elle aurait, elle aussi, développé des problèmes respiratoires, ses symptômes disparaissant après avoir quitté le chalet. Le 5 juin 2020, B.________ a adressé au ministère public un complément de plainte au contenu similaire à celui de sa plainte du 15 octobre 2019, avec la précision par son médecin que ses symptômes s'étaient atténués de l'automne 2019 au printemps 2020, soit lorsque les passages des chevaux avaient cessé, avant de reprendre en mai 2020. Le 10 juin 2020, A.________ a déposé un complément de plainte au contenu similaire, également accompagné d'un certificat médical, faisant en substance état de sinusites et de problèmes d'endormissement. A.d. Le 4 octobre 2019, la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires a procédé à un contrôle de l'exploitation de C.________. Elle a relevé un risque de blessures des chevaux en raison du fait que la clôture était trop basse sur le chemin permettant l'accès à l'abreuvoir. Une décision a été rendue par le Vétérinaire cantonal le 18 novembre 2019, prévoyant notamment que ladite clôture devait être surélevée d'ici au 31 décembre 2019. Le Vétérinaire cantonal a précisé que si la clôture ne pouvait pas être surélevée, les chevaux ne devraient plus fréquenter le chemin sans surveillance.