Citation: 5A_194/2024 E. A

A.a. B.________, née (...), A.________ et C.________ sont les enfants de feu D.________, décédée en 2012 à U.________, et de feu son mari E.________, décédé en 1995. Ils sont les seuls héritiers de leur mère et il est acquis que la part de chacun dans la succession de celle-ci est d'un tiers. A.b. A.b.a. E.________ était propriétaire unique de la parcelle n° xxx sise (...) à (...) (Genève) sur laquelle était érigée une maison familiale. La maison comportait trois appartements répartis sur trois étages, une buanderie, deux caves et un carnotzet en sous-sol, un local technique, un escalier intérieur en sous-sol, deux places de parking extérieures et un atelier situé entre les deux places de parking. L'appartement du rez-de-chaussée était occupé par les époux E.________ et D.________. A.b.b. Le 1 er janvier 1986, B.________ a emménagé dans l'appartement situé au premier étage, qu'elle décrit comme étant un cinq pièces d'une surface de 81.60 m 2. En 1991, C.________ s'est installé dans l'appartement situé au deuxième étage, qu'il décrit comme étant un trois pièces d'une surface de 75 m 2, transformé plus tard en un quatre pièces. A.b.c. Par acte authentique du 19 octobre 1994, E.________ a fait donation, à titre d'avance d'hoirie, à ses trois enfants de la propriété de la parcelle n° xxx à raison d'un tiers chacun. L'acte prévoyait la constitution d'une servitude d'usufruit à son profit et à celui de son épouse s'exerçant leur vie durant. Simultanément à la donation, la cédule hypothécaire de premier rang qui grevait le bien immobilier pour 290'000 fr. a été remplacée par un nouveau titre de même nature par lequel les nouveaux copropriétaires reconnaissaient devoir cette dette conjointement et solidairement. Le solde du prêt hypothécaire s'élevait à cette époque à 255'000 fr. A.________ ne s'est jamais acquitté des intérêts de la dette hypothécaire et n'a pas contribué aux frais d'entretien extraordinaire de la parcelle. A.c. Le 18 février 1999, feu D.________ a signé une reconnaissance de dette, par laquelle elle reconnaissait devoir une somme de 50'000 fr. à son fils A.________ et à l'épouse de celui-ci, F.________. A cette époque, feu D.________ bénéficiait d'avoirs bancaires supérieurs à 90'000 fr. Par courrier du 11 janvier 2016, A.________ et son épouse ont réclamé à l'hoirie de feu D.________ le remboursement de cette somme. A.________ a allégué avoir, le 18 février 1999, avec son épouse, prêté une somme de 50'000 fr. à feu D.________, remise de main à main, qui ne leur avait jamais été remboursée. A.d. À la suite du décès de feu D.________, les parties ont décidé, d'un commun accord, de laisser à A.________ la jouissance de l'appartement du rez-de-chaussée. En raison de conflits relationnels avec ses frère et soeur, A.________ n'a toutefois jamais souhaité habiter l'immeuble. A.e. En avril 2012, B.________ a chargé un notaire de procéder au partage de la succession. Celui-ci n'a pas pu être exécuté en raison de différents conflits au sein de Ia fratrie portant en particulier sur l'existence de libéralités faites par la défunte à B.________ et C.________ en lien avec l'occupation des appartements. A.f. La déclaration de succession, uniquement signée par B.________ et C.________, a été déposée dans le courant de l'année 2013 auprès de l'administration fiscale cantonale. Au moment de l'établissement de cette déclaration, A.________ n'a pas fait état du prêt de 50'000 fr. accordé à sa mère. A.g. Des discussions au sujet de la transformation de la propriété de l'immeuble en une copropriété par étages ont eu lieu au sein de la fratrie pendant de nombreuses années, sans toutefois qu'un accord ait pu voir le jour, chacun se rejetant la responsabilité de cet échec. A.h. A.h.a. En juillet 2013, A.________ a voulu proposer l'appartement du rez-de-chaussée en location à un tiers pour un loyer mensuel de 2'100 fr. (charges comprises). Le contrat de bail prévoyait un libre accès à la buanderie, au jardin et à la cave. B.________ et C.________, qui n'avaient pas été informés préalablement ni donné leur accord, se sont opposés avec succès à la conclusion de ce bail dans le cadre d'une procédure judiciaire, initiée par A.________. Ils souhaitaient que la maison familiale soit au préalable constituée en propriété par étages. Préalablement à l'introduction de cette procédure, B.________ a, par courrier du 10 octobre 2012, indiqué qu'elle n'était pas opposée à ce que l'appartement du rez-de-chaussée soit occupé ou mis en location par A.________, comme mentionné lors d'une réunion entre mandataires, lors de laquelle une mise en propriété par étages avait été discutée, cette forme étant plus adaptée pour un immeuble divisé en appartements. Par courrier du 22 octobre 2012, C.________ a également indiqué qu'il n'était pas opposé à l'occupation par son frère de l'appartement de leur défunte mère, mais vu la propriété indivise de l'immeuble, les décisions concernant cet appartement devaient être prises d'entente entre tous les copropriétaires. A.h.b. Du 8 mars 2012 au 30 septembre 2013, A.________ a réglé les factures de consommation d'électricité, gaz et eau du compteur de l'appartement du rez-de-chaussée pour un montant total de 2'207 fr. 10.