Citation: 6B_1131/2020 E. 1.5.3

1.5.3. Quoi qu'il en soit, il s'agit, pour le recourant, d'étayer ses allégations selon lesquelles il ressortirait de la procédure et des pièces produites que " les sociétés se sont dissoutes " et qu'elles sont depuis lors dépourvues de la personnalité juridique, de sorte qu'elles ne pourraient pas s'engager valablement ou accomplir des actes de procédure. Il en conclut qu'en tant qu'unique actionnaire et ayant droit économique des sociétés, les patrimoines de ces dernières, lésés par les actes de gestion déloyale, lui appartiendraient intégralement et qu'il serait ainsi porté atteinte à " son droit juridique individuel ". Il souligne aussi qu'il serait seul visé, à l'exception des sociétés, par les sanctions américaines. Que les deux sociétés en cause aient pu, cas échéant, être menacées de radiation du registre dans lequel elles étaient inscrites à V.________ (" struck off the register "), n'autorise toutefois aucune conclusion sérieuse quant à savoir si la menace a été mise à exécution, s'il en est résulté des effets sur la capacité d'agir de ces entités et moins encore sur le sort éventuel de leurs patrimoines. Le recourant n'a, en particulier, pas tenté de prouver ou même de rendre simplement vraisemblable qu'il aurait été en mesure, en tant qu'ayant droit économique d'en provoquer la dissolution puis la liquidation et de succéder à ces personnes morales dans leurs relations contractuelles. Pour exotiques que puissent être ces entités, il est tout aussi peu vraisemblable que la radiation du registre, supposée avérée, ait eu un tel effet par la seule force de la loi applicable, dont le recourant n'allègue pas la teneur. Quant à la comparaison proposée avec la situation de l'associé en société simple qui subirait un " dommage par ricochet ", il suffit de relever que l'auteur cité par le recourant à l'appui de sa thèse dit l'exact contraire de celle-ci et exclut un tel dommage précisément à cause de l'absence de personnalité juridique de la société simple (CAMILLE PERRIER DEPEURSINGE, in Commentaire romand, Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 18a ad art. 115 CPP). Il s'ensuit que les vagues allégations du recourant ne sont pas aptes à démontrer que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral (art. 42 al. 2 LTF) ou un droit fondamental du recourant (art. 106 al. 2 LTF) en ne tenant pas sa qualité pour recourir pour établie à satisfaction de droit. A la limite de la témérité, le moyen doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.