Citation: 2C_488/2022 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la recourante invoque une violation de son droit d'être entendue par le Département cantonal. Une telle critique est irrecevable, en raison de l'effet dévolutif du recours à la Cour de justice (cf. ATF 136 II 539 consid. 1.2), le recours devant le Tribunal fédéral devant porter sur l'arrêt attaqué et expliquer en quoi celui-ci viole le droit (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.3). La recourante fait également valoir que la Cour de justice a violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) en ne motivant pas et en ne définissant pas la notion de "commerce de gros", laquelle est déterminante pour fixer le taux de subventionnement applicable. Pour trancher le bien-fondé de cette critique, il est nécessaire d'examiner si, dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision et si elle a tenu compte de tous les éléments pertinents soulevés par la recourante susceptibles d'influer sur l'issue du litige, notamment si la notion de "commerce en gros" était pertinente (cf. ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 et les arrêts cités). Une telle analyse est indissociable du fond de la cause. En conséquence, le grief de violation du droit d'être entendu formulé par la recourante est irrecevable.