Citation: 4P.157/2003 20.10.2003 E. A

Par contrats de bail conclus le 9 novembre 1982, et régulièrement reconduits jusqu'à la résiliation par le locataire pour le 30 juin 2000, la SI X.________, alors représentée par Y.________ SA, a loué à A.________ un appartement de six pièces, ainsi que deux places de stationnement, l'une intérieure, l'autre extérieure. En dernier lieu le loyer mensuel de l'appartement était de 1'400 fr., celui des places de stationnement de 160 fr., respectivement 80 fr. B.________, décédé en 1994, et D.________ étaient administrateurs de Y.________ SA, celle-là étant de plus administratrice de la SI X.________. Cette dernière société a connu deux changements d'actionnariat et de régie. A fin 1993, C.________ a repris la SI X.________ en tant que seul actionnaire, et a confié la gestion de l'immeuble à l'agence immobilière Z.________ SA. A.________ a résilié les contrats de bail le 28 février 2000, à l'échéance du 31 mai 2000, reportée au 30 juin 2000. Par courrier de son mandataire du 28 juin 2000 à l'agence immobilière Z.________ SA, il a exposé avoir remis en 1982, à B.________, une garantie de loyer de 4'050 fr., à savoir trois mois de loyer, en main propre. Il avait cependant égaré la quittance de ce montant, mais précisait que l'administratrice de la SI X.________ et de Y.________ SA se souvenait qu'à cette époque tous les locataires étaient requis de verser soit une garantie en main propre, soit de fournir une garantie bancaire. A.________ a aussi invoqué compensation de cette créance de 4'050 fr. par le non-paiement du loyer de mai et juin 2000, à hauteur de 3'680 fr., et a demandé le versement du solde, de 370 fr.