Citation: 6B_866/2022 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu, comme élément de preuve principal d'une contrainte, les déclarations de l'intimée. En l'espèce, il s'agit pour l'essentiel d'un contexte de "déclarations contre déclarations", comme l'a souligné la cour cantonale, ce qui n'a d'ailleurs rien d'inhabituel pour ce type d'infractions. On ne saurait ainsi faire grief à la cour cantonale d'avoir évalué la crédibilité des protagonistes, conformément au principe de la libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP). Les multiples affirmations du recourant ne démontrent aucunement en quoi la cour cantonale aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves. Le recourant discute la crédibilité de l'intimée, dont les déclarations auraient considérablement varié au sujet de l'hypothèse de la contrainte notamment, laquelle se serait consolidée sur des éléments qui n'auraient pas même été évoqués au cours de l'audition EVIG (février 2018). Lors des débats de première instance, l'intimée aurait divulgué de nombreux détails jamais évoqués auparavant et de la sorte modifié sa version des faits. Il en irait ainsi du fait que l'intimée n'aurait pas mentionné, lors de son audition EVIG, avoir la tête coincée contre la barre du lit. De la même manière, l'intimée aurait d'abord évoqué un lit à étages alors qu'elle aurait ultérieurement parlé d'une autre chambre de l'appartement avec un lit en mezzanine, circonstances que la cour cantonale se serait abstenue d'éclaircir. Le recourant ne fait qu'offrir sa propre lecture des moyens de preuve - pour l'essentiel les déclarations de l'intimée - dans une démarche appellatoire sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. Sa motivation est ainsi largement appellatoire. Au demeurant, que l'audition devant les premiers juges ait permis d'apporter des précisions aux propos de l'intimée par rapport à ses déclarations initiales ne suffit pas à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale, selon laquelle l'intimée avait notamment livré un récit très cohérent et détaillé dont plusieurs affirmations s'étaient révélées exactes (cf. arrêt entrepris, p. 25). On ne voit pas non plus qu'il était en l'espèce insoutenable de ne pas déterminer s'il s'agissait plutôt d'un lit à étages ou d'un lit en mezzanine. Il n'en va pas différemment de l'argumentation du recourant selon laquelle la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le processus de dévoilement de l'intimée avait été long et progressif, se contentant de l'affirmer. Il soutient en outre que l'intimée n'aurait jamais mentionné la moindre contrainte à sa mère et à sa soeur. La cour cantonale a pris en compte cet élément dans son appréciation, puisqu'elle a exposé que l'intimée n'avait effectivement évoqué dans un premier temps un rapport contraint que de manière très évasive et auprès de sa soeur uniquement, en développant ensuite les motifs pour lesquels cela n'entachait en définitive pas sa crédibilité globale (cf. au surplus infra, consid. 3.2.2). Le recourant prétend que la cour cantonale aurait retenu une description "dégradante, humiliante et violente" de l'acte sexuel. Là aussi, l'argumentation du recourant revient à opposer son appréciation des faits et des éléments probatoires à celle de la cour cantonale, procédé qui est appellatoire. C'est le cas quand il affirme que l'intimée aurait expliqué avoir eu un rapport sexuel "dans une position de missionnaire, c'est-à-dire face à face". A cet égard, il ressort des faits établis par la cour cantonale que le recourant et l'intimée ont eu un rapport sexuel, au cours duquel l'intimée se trouvait sur le dos et au cours duquel le recourant a mis les jambes de l'intimée autour de son cou, laquelle a eu mal. On ne discerne dès lors pas d'arbitraire dans le raisonnement de la cour cantonale, qui a déduit de ces éléments factuels que l'intimée avait le corps plié en deux et le pénis introduit dans son sexe. Le recourant semble par ailleurs déplorer que la cour cantonale n'ait pas, sous l'angle de l'établissement des faits, examiné le poids de l'intimée. Dans la mesure où il ressort de l'état de fait que l'intimée s'est sentie, au cours de l'acte sexuel, écrasée "comme une crêpe" par le poids du recourant, on ne voit pas que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de déterminer ce point. Au surplus, on ne décèle pas de "raccourcis" arbitraires, tels que décrits par le recourant, dans le reste de l'appréciation cantonale. Le recourant soulève divers éléments qui, selon lui, auraient dû amener la cour cantonale à s'interroger sur le rôle des divers témoins entendus dans les révélations faites par l'intimée au sujet du viol. Le témoin E.________, en particulier, aurait joué un rôle instrumental dans le dépôt de la plainte de l'intimée. Le recourant ne fait toutefois que procéder à sa propre appréciation des déclarations des témoins (E.________, F.________, G.________, H.________, I.________), de laquelle il tire ses propres conclusions, notamment au sujet des raisons ayant poussé le témoin I.________ à quitter le club. Cette motivation est irrecevable. Il n'en va pas différemment lorsqu'il prétend que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant que le témoin E.________ avait supprimé le recourant de ses contacts, alors qu'il ressortirait des déclarations dudit témoin qu'il l'aurait seulement "supprimé de ses amis Facebook". Le recourant soutient que sa relation avec le témoin E.________ serait conflictuelle, s'agissant notamment d'un concurrent; dès lors, "l'absence de contradictoire" avec celui-ci serait problématique. Outre que le recourant apprécie librement les faits, il ressort des pièces du dossier que le défenseur du recourant était présent lors de l'audition du témoin et qu'il a pu lui poser des questions (cf. procès-verbal d'audition du 15 mai 2019, pièce C-95 ss). Supposé recevable (cf. art. 106 al. 2 LTF), le grief devrait donc de toute façon être rejeté.