Citation: 6B_388/2018 E. 1.1

1.1. Le recourant soutient que c'est à tort que la cour cantonale a considéré que les loyers perçus étaient abusifs et dépassaient de 20 à 35 % les loyers usuels dans le quartier. Il ressort des constatations du jugement attaqué, qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 97 al. 1 LTF, qu'une décision de 2005 avait retiré le permis d'habiter les appartements en question et ordonné l'évacuation de tous les habitants. Par ailleurs, un rapport d'expertise consécutif à une visite des locaux effectuée en août 2014 fait état d'un risque de chute en raison de l'absence de barrières et d'un sol instable, de moisissures dans diverses pièces, de murs imbibés d'eau, d'absence de ventilation dans les salles bains et d'absence de fenêtres dans certaines pièces, de bonbonnes de gaz et de fils électriques non sécurisés ainsi que d'absence d'isolation dans la chaufferie; il relève en outre qu'aucune installation n'était conforme à la réglementation et que les locaux étaient dangereux et insalubres. Dans ces circonstances, ces logements n'étaient pas propres à la location et c'est à juste titre que la cour cantonale n'a pas procédé, comme le suggère le recourant, à une comparaison avec les loyers usuels dans le quartier mais a considéré que l'intégralité du loyer était en disproportion avec la prestation fournie par le recourant.