Citation: 1B_430/2016 E. 5

La Chambre des recours pénale a jugé qu'il existait des soupçons de culpabilité suffisants à l'encontre du recourant qui avait reconnu, lors de son audition le 17 septembre 2016, avoir tiré des dizaines de cartouches en direction des agents de la force publique durant la nuit des faits, en rechargeant son arme. Elle relevait en outre que les policiers et gendarmes impliqués ont relaté avoir essuyé des tirs durant plusieurs minutes provenant de différents lieux du logement du prévenu. A.________ reproche à la cour cantonale d'avoir retenu à tort qu'il aurait tiré des dizaines de cartouches au motif que seule une douzaine de douilles provenant de l'arme qu'il a utilisée ont été retrouvées sur les lieux. La constatation de faits contestée repose sur les propres déclarations du prévenu de sorte qu'il est douteux qu'elle puisse être qualifiée d'arbitraire. Quoi qu'il en soit, le fait que le recourant aurait tiré moins de cartouches que ce qu'il a affirmé n'est pas propre à modifier l'appréciation retenue quant à l'existence de soupçons suffisants de culpabilité dans la mesure où il n'est pas contesté qu'il a fait feu au moins à douze reprises sur les forces de l'ordre. Le recourant conteste également avoir mis en danger la vie de l'appointée B.________. Il se base à cet égard sur la reconstitution intervenue le 3 octobre 2016, qui aurait démontré que cette agente n'aurait pas pu être atteinte par les tirs en provenance de son domicile. Ce fait n'était pas connu de la Chambre des recours pénale qui a statué sans échange d'écritures. Quoi qu'il en soit, il ne change rien au fait - suffisant en soi pour retenir en l'état des soupçons fondés de culpabilité - que le recourant a tiré à au moins douze reprises sur des agents; même si la vie de l'appointée B.________ devait ne pas avoir été mise en danger, rien n'indique en effet que cela n'aurait pas été le cas des autres agents présents lors de l'intervention. En tant qu'il remet en cause l'existence de soupçons suffisants de culpabilité, le recours est ainsi mal fondé. Pour le surplus, le recourant ne s'en prend pas aux considérations qui ont amené la Chambre pénale de recours à retenir l'existence d'un risque de réitération et à confirmer son incarcération provisoire pour ce motif. Les autres griefs, sans lien avec la détention ou l'arrêt attaqué, sont irrecevables. Il en va de même des griefs de violation du droit d'être entendu et de formalisme excessif qui ne sont pas étayés et ne répondent pas aux exigences de motivation accrue déduites de l'art. 106 al. 2 LTF.