Citation: 6B_785/2021 E. 1.2

1.2. A titre liminaire, la cour cantonale a indiqué ne pas partager l'appréciation du tribunal de première instance selon laquelle la crédibilité de l'intimée serait faible en raison de l'aggravation des faits dénoncés dans ses deux plaintes déposées à 10 mois d'intervalle, des contradictions émanant de ses versions successives et du contexte très conflictuel de la séparation des intéressés. Les juges d'appels ont considéré qu'au vu des détails fournis, en particulier l'évocation des ressentis éprouvés et la qualité du récit livré par l'intimée comme vécu tant dans sa plainte que dans la retranscription du Centre d'accueil E.________, dans les auditions du 23 janvier 2019 devant le ministère public et lors des débats de première instance, les déclarations de celle-ci n'étaient pas dénuées de toute crédibilité. Elles étaient par ailleurs corroborées par l'état de stress post-traumatique dont elle souffrait. D'après la juridiction précédente, l'intimée n'avait manifestement pas inventé les faits reprochés. Elle ne les avait pas imaginés en se persuadant faussement de leur réalité et ils n'étaient pas le produit d'un délire mais témoignaient d'une grande souffrance endurée pendant son mariage avec le recourant et enfouie jusqu'alors. Aussi, la cour cantonale a-t-elle considéré que les événements relatés, concernant certains épisodes (cf. consid. 1.3, 1.4 et 1.5 infra), étaient convaincants et que l'absence d'éléments matériels pour corroborer les déclarations de l'intimée n'était pas suffisant pour faire naître des doutes sérieux et irréductibles quant à la véracité des faits dénoncés.