Citation: 2C_370/2019 E. 3.1

3.1. La Commission de recours a en premier lieu considéré que les déclarations fiscales 2010 et 2011 du recourant étaient incomplètes, dès lors qu'elles ne faisaient pas mention des honoraires perçus par le recourant durant ces années. Elle en a déduit que l'élément objectif de l'infraction de soustraction d'impôt (2010), respectivement de tentative de soustraction d'impôt (2011) était réalisé. S'agissant de l'élément subjectif de ces infractions, il ressort de l'arrêt entrepris qu'aussi bien pour les infractions de soustraction d'impôt consommées, que pour les tentatives de soustraction, le recourant a agi intentionnellement ou à tout le moins par dol éventuel. L'autorité précédente a en effet jugé qu'au vu de l'importance des montants qui n'ont pas été déclarés, en comparaison de ceux qui l'ont été, il devait sauter aux yeux du recourant que les déclarations d'impôt étaient incomplètes. La Commission de recours a ensuite examiné la question de l'existence d'une dénonciation spontanée. A ce propos, elle a retenu que, dans la mesure où le contribuable a lui-même reconnu que c'est à la suite d'une interpellation des autorités fiscales fribourgeoises que sa fiduciaire l'a contacté et qu'il a annoncé les montants perçus en 2010 et 2011 au Service des contributions, la dénonciation ne pouvait pas être considérée comme étant spontanée. Finalement, sur le vu de l'importance des montants soustraits sur deux ans et l'absence de circonstances atténuantes, l'autorité précédente a confirmé la quotité de l'amende. Elle a par ailleurs ajouté qu'au stade de la procédure de soustraction d'impôt il n'était plus possible de s'écarter du revenu imposable fixé par des taxations entrées en force et a refusé de déduire des montants de TVA sur les honoraires 2010 et 2011, tel que demandé par le recourant.