Citation: 6B_101/2021 E. 3.5.2

3.5.2. La cour cantonale n'a pas abordé la question de la violation du principe de la célérité. Déterminer si cette question aurait dû être traitée par la cour cantonale, respectivement si l'absence d'épuisement de l'instance cantonale (art. 80 al. 1 LTF) est opposable au recourant sont des points qui peuvent rester ouverts vu ce qui suit. Le recourant a été arrêté le 14 septembre 2015. L'acte d'accusation a été dressé le 27 décembre 2017. Au cours de cette période, il ressort du dossier cantonal que le ministère public a conduit de nombreux actes d'instruction, dont notamment l'audition de plusieurs personnes impliquées dans le trafic de cocaïne mis en place par le recourant. Une première audience de jugement a été agendée le 29 mai 2018 (cf. pièce 10005; art. 105 al. 2 LTF). Par courrier du 9 mai 2018, le défenseur du recourant a requis les résultats du contrôle téléphonique opéré sur les numéros d'appels de son mandant (cf. pièce 10076 s.; art. 105 al. 2 LTF). Le tribunal de première instance a ensuite renvoyé l'audience au 19 septembre 2018 (cf. pièce 10091; art. 105 al. 2 LTF). Par courrier du 17 septembre 2018, le ministère public informait le président du tribunal de police qu'en raison d'un accident, il était dans l'incapacité d'assister à l'audience prévue le 19 septembre 2018 (cf. pièce 10107; art. 105 al. 2 LTF). L'audience de jugement s'est donc tenue le 16 janvier 2019 et le jugement rendu le 28 janvier 2019 (cf. pièces 10166 ss et 10175 s.; art. 105 al. 2 LTF). A la suite de l'appel du recourant, la cour cantonale a rendu son premier arrêt le 27 janvier 2020. Puis, le Tribunal fédéral a rendu son arrêt dans la cause 6B_386/2020 le 14 août 2020. L'arrêt attaqué dans le cadre du présent recours a été rendu le 26 novembre 2020. Selon cette chronologie, il apparaît que les autorités de poursuite pénale cantonales ont fait preuve de diligence afin d'instruire une affaire portant sur un trafic de stupéfiant qui a duré plus de sept ans et qui a notamment impliqué plusieurs personnes. Les deux renvois d'audience par-devant le tribunal de première instance sont dus à une demande légitime du recourant et à un accident du représentant du ministère public, de sorte que ces retards ne peuvent être imputés ni à l'un ni à l'autre. Au demeurant, le recourant n'expose aucunement l'éventuelle gravité de l'atteinte qu'il aurait subie du fait de la longueur de la procédure. Quoi qu'il en soit, les délais entre les différentes étapes procédurales rappelées ci-dessus ne sauraient constituer des retards injustifiés qui feraient passer ceux-là comme déraisonnables, notamment au vu de la nature de l'affaire et de sa complexité. En l'absence de violation du principe de la célérité, la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en passant sous silence cet élément. Mal fondé, le grief doit partant être rejeté.