Citation: 5A_286/2022 E. 4

Le recourant invoque également le droit à la vie et à la liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst.) ainsi que la protection des enfants et des jeunes (art. 11 Cst.) dans le contexte du placement alterné de D.A.________ chez sa mère, qui constituerait une mise en danger de l'enfant. Indépendamment de sa recevabilité, cette critique peut être d'emblée écartée en tant qu'elle consiste essentiellement en une lecture partielle des rapports d'expertise, à savoir une mise en exergue des constatations des experts qui sont défavorables à l'intimée et sorties de leur contexte. Ceux-ci se sont limités à relever que les violences que les enfants prétendaient subir au domicile de leur mère ne pouvaient être exclues et ne devaient pas être minimisées; ils n'observaient cependant pas de symptomatologie allant dans le sens d'un impact traumatique. La DGEJ ne disposait quant à elle d'aucun indice de maltraitance physique. A plusieurs reprises également, les experts ont replacé le sentiment de maltraitance des enfants dans la perspective de la dynamique relationnelle familiale, très clivée, dans laquelle leur père était idéalisé au contraire de leur mère, objet de nombreux reproches et tenue pour responsable de leur placement.