Citation: 7B_818/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Selon l'art. 79b al. 2 CP, l'autorité compétente ne peut ordonner la surveillance électronique que s'il n'y a pas lieu de craindre que le condamné s'enfuie ou commette d'autres infractions (let. a), si le condamné dispose d'un logement fixe (let. b), si le condamné exerce une activité régulière, qu'il s'agisse d'un travail, d'une formation ou d'une occupation, pendant au moins 20 heures par semaine ou s'il est possible de l'y assigner (let. c), si les personnes adultes faisant ménage commun avec le condamné y consentent (let. d) et si le condamné approuve le plan d'exécution établi à son intention (let. e). La personne condamnée qui demande l'octroi de la surveillance électronique doit fournir les efforts nécessaires pour prouver qu'elle remplit les conditions légales de l'art. 79b al. 2 CP. Il est notamment attendu d'elle qu'elle fasse preuve d'auto-discipline et qu'elle coopère en exposant le mieux possible la nature et l'étendue de son activité (cf. arrêt 7B_1039/2023 du 25 mars 2024 consid. 4.1; voir aussi les arrêts 6B_163/2022 du 11 mars 2022 consid. 2.1.1 et 6B_813/2016 du 25 janvier 2017 consid. 2.2.2 ayant trait aux conditions de la semi-détention).