Citation: 6B_12/2024 E. 2.4.1

2.4.1. En l'espèce, s'agissant de la vitesse, la victime circulait sur une route cantonale longiligne et prioritaire. La vitesse maximale était de 80 km/h, ce qui signifie qu'un véhicule circulant à 80 km/h parcourt 22.22 mètres par seconde, et qu'il faut ainsi moins de 5 secondes pour parcourir une distance de 100 mètres. La cour cantonale a retenu, à juste titre, que même à supposer un dépassement de la vitesse autorisée par la victime, cela ne permettait pas de conclure à un comportement irrationnel de la part du motocycliste qui circulait avec une bonne visibilité, en milieu de journée, par beau temps, à une heure de faible circulation. Ainsi, dans ces circonstances, l'hypothèse d'un dépassement de vitesse par la victime ne pouvait, de toute manière, pas apparaître comme une circonstance imprévisible et encore moins, reléguer à l'arrière-plan la faute du recourant.