Citation: 6B_32/2022 E. 1.11.1

1.11.1. Dans son mémoire, le recourant soutient essentiellement que les déclarations du Procureur général - telles que reproduites dans l'ouvrage - démontreraient que le jugement "résulte[rait] des images de flash[es] du procureur, en l'absence de preuves des accusations de celui-ci" (cf. recours, p. 5). Cette argumentation ne saurait être suivie. D'une part, contrairement à ce que soutient le recourant, il ne ressort pas des extraits du livre que le Procureur général aurait "avoué avoir fondé la culpabilité du [recourant]" sur des images de flashes. Les extraits cités hors contexte par le recourant n'ont pas la signification que celui-ci leur prête. En effet, il ne ressort pas des propos retranscrits que le Procureur général aurait prétendu avoir fondé l'accusation sur des visions, mais bien plutôt qu'il aurait expliqué que les éléments du dossier permettaient d'obtenir certains "flashes", soit certains instantanés des événements - par exemple le fait qu'une des victimes tenait des ciseaux en mains et que le recourant se trouvait à l'autre bout - et qu'à partir de ces différentes séquences, le Procureur général avait pu proposer au tribunal un scenario relatif au déroulement des faits. D'autre part, le recourant perd de vue que c'est un tribunal criminel - et non le Procureur général - qui a prononcé sa condamnation - laquelle a été confirmée par les autorités de recours -, après avoir apprécié librement les preuves recueillies selon l'intime conviction qu'il retirait de la procédure (cf. art. 10 al. 2 CPP). Or, rien dans les extraits cités ou dans la décision attaquée n'indique que le jugement de condamnation lui-même se serait fondé sur des "images de flashes" qu'aurait eues le Procureur général. C'est ainsi en vain que le recourant compare la situation à celle dans laquelle des méthodes, qui ne reposent pas sur la raison, telles les ordalies ou la cartomancie, doivent être écartées (cf. JÉRÔME BÉNÉDICT, in Commentaire romand, Code de procédure pénale, n° 9 ad art. 139 CPP). Pour le surplus, en tant que le recourant fonde son argumentation sur le fait que le jugement de condamnation serait "dépourvu de preuves de [sa] culpabilité" (recours, p. 6), il s'en prend à l'appréciation des preuves opérée dans ledit jugement, de sorte que ses griefs apparaissent irrecevables (cf. supra consid. 1.1).