Citation: 7B_630/2023 E. 3.1

3.1. En ce qui concerne ensuite les accusations portées contre l'intimé, la cour cantonale a tout d'abord retenu, s'agissant des accusations de contrainte sexuelle voire de viol, que le récit de la fille des recourants selon lequel elle aurait été contrainte à coucher avec l'intimé et C.________, sous la menace de la diffusion d'une vidéo intime entre elle et D.________, n'était pas crédible à la lumière de tous les moyens de preuve disponibles; les probabilités d'un acquittement de l'intimé étaient très nettement supérieures à celles d'une condamnation, de sorte que le classement de la procédure ne saurait être contesté (cf. consid. 4.3 p. 19 ss de l'arrêt attaqué). S'agissant ensuite du reproche de violation du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de vues, elle a conclu que les locaux dans lesquels le contact sexuel entre la fille des recourants et C.________ avait été enregistré ne relevaient pas du domaine privé; en outre, rien n'était visible sur la vidéo réalisée par l'intimé, de sorte que les éléments objectifs de l'art. 179quater CP n'étaient manifestement pas réunis (cf. consid. 5.3 p. 27 s. de l'arrêt entrepris). Les recourants contestent le classement de la procédure tant pour le reproche de contrainte sexuelle (art. 189 CP; consid. 3.3 infra) que pour le reproche de violation du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de vues (art. 179quater CP; consid. 3.4 infra). Ils invoquent dans les deux cas une violation de l'art. 319 al. 1 CPP, à savoir du principe " in dubio pro duriore ".