Citation: I 277/03 08.07.2003 E. A

A.a V.________, né en 1968, exerce la profession de boucher à titre indépendant depuis l'obtention de son CFC en 1988. A la suite d'une chute survenue le 21 juillet 1992, il a souffert de douleurs persistantes au genou gauche et subi deux arthroscopies (la première, le 20 octobre 1992 et la deuxième, le 19 février 1993). Exception faite des périodes d'incapacité de travail consécutives à ces arthroscopies, il a poursuivi l'exercice de son activité professionnelle. Victime d'une seconde chute survenue le 6 juillet 1996, V.________ s'est à nouveau blessé au genou gauche et il a subi une troisième arthroscopie, le 19 août 1996. Selon un rapport daté du 23 février 1998 du docteur A.________, médecin traitant, V.________ a présenté, à la suite de cette affection au genou gauche, une incapacité de travail de 100 % à partir du 10 juillet 1996 et de 50 % à compter du 14 octobre 1996. L'assurance-accident a pris en charge le cas. Le 13 février 1998, V.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rééducation dans la même profession, de mesures médicales de réadaptation spéciales ou d'une rente correspondant à un degré d'invalidité de 50 %. Selon un rapport d'enquête économique du 7 juillet 1998 de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après : l'office), V.________ a exploité la boucherie familiale en collaboration avec son père jusqu'au mois de décembre 1995, date à laquelle ce dernier a été victime d'un accident de la circulation et n'a plus été en mesure de reprendre son métier. V.________ a ensuite travaillé seul, en se chargeant des activités de boucherie (abattage, laboratoire, vente) et d'administration courante. Le cumul des tâches le contraignant à une fermeture hebdomadaire de la boucherie, deux jours durant au lieu d'un seul, il a engagé son frère, également boucher, à temps complet dès le 1er juin 1996. Durant la période suivant sa chute du 6 juillet 1996, V.________ a présenté une faible capacité de travail, ses activités se limitant à diriger la boucherie, enregistrer les commandes et effectuer les livraisons, ce qui l'occupait entre deux et trois heures par jour. Dès le 14 octobre 1996, il a travaillé toute la journée, confiant à son frère la responsabilité des tâches les plus lourdes et se chargeant des livraisons, ainsi que de la vente au magasin. Au mois de novembre 1997, V.________ a ouvert une succursale à X.________ et engagé à plein temps un boucher supplémentaire. Par décision du 30 mars 1999, l'office a rejeté la demande de V.________, motif pris qu'à l'échéance du délai de carence, celui-ci présentait une capacité de travail supérieure à 60 % et que sa perte de gain était par conséquent inférieure à 40 %. Par jugement du 13 octobre 2000, le Tribunal cantonal des assurances du Valais a partiellement admis le recours interjeté contre cette décision et renvoyé la cause à l'office afin qu'il ordonne une expertise médicale définissant la capacité de travail de l'assuré, la mesure exigible de l'exercice par celui-ci de la profession de boucher et nouvelle décision sur son degré d'invalidité. A.b L'office a dès lors confié une expertise au docteur B.________, spécialiste en orthopédie. Dans un rapport du 25 mai 2001, ce médecin indique que V.________ présente un status après deux distorsions du genou gauche, avec lésions des deux ménisques et arthroscopies répétées et souffre de gonarthrose gauche modérée, bicompartimentale, fémoro-tibiale interne et fémoro-patellaire. Il présente une capacité résiduelle de travail de 75 % dans les tâches lourdes (laboratoire et abattage). Dans les travaux de direction, d'administration et de relations publiques avec les fournisseurs et la clientèle, sa capacité de travail est entière. Un changement de profession ou d'activités ne s'impose pas et un horaire à plein temps est exigible à ces conditions. Sur la base de cet avis médical, l'office a procédé à la comparaison des activités habituelles que V.________ exerçait avant et celles qu'il était encore en mesure d'accomplir après la survenance de son affection au genou gauche. Il en résulta un taux d'incapacité de travail dans les activités habituelles de l'assuré de 17,30 %, correspondant à une perte de gain 7'906 fr. 30. Par décision du 17 décembre 2001, l'office a, derechef, rejeté la demande de l'assuré, motif pris qu'il ne présente pas un degré d'invalidité suffisant (16,20 %).