Citation: 2C_283/2024 E. 5.8

5.8. Au demeurant, concernant le grief d'arbitraire, la recourante perd de vue que les subventions en cause relèvent du droit cantonal (cf. arrêt 2C_356/2023 du 28 mars 2024 consid. 1.6.6 et 5). Il lui appartenait donc d'expliquer précisément quelle disposition de droit cantonal avait été appliqué arbitrairement par la Cour de justice et pourquoi (cf. supra consid. 2), ce qu'elle ne fait pas. Son recours ne satisfait ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. A cela s'ajoute que la recourante n'explique pas en quoi la décision attaquée serait arbitraire dans son résultat, ni pour quel motif il serait insoutenable de prendre en compte un chiffre d'affaires au sens large, soit l'ensemble des revenus à disposition de l'entreprise, lorsque l'aide est destinée à couvrir les coûts non couverts (cf. art. 3 al. 1 LAFE/GE-2021 et 4 al. 2 RAFE/GE-2021). La Cour de justice expose de façon soutenable que la prise en compte d'une notion large du chiffre d'affaires, comprenant l'ensemble des produits figurant dans les comptes annuels présentés, tels que les produits exceptionnels et financiers, permet de tenir compte au mieux de la situation financière réelle de l'entreprise. Comme le relève à juste titre le Département dans sa réponse, la dissolution de la provision en cause a généré un produit dans l'exercice 2020 qui ne peut être qualifié d'"artificiel" comme le mentionne la recourante. A cet égard, il ressort d'ailleurs de l'arrêt attaqué que les autorités fiscales ont pris en considération cette dissolution dans le calcul du bénéfice imposable de la recourante pour l'année fiscale 2020, sans contestation de celle-ci. Enfin, la recourante ne prétend pas que, dans son cas, la notion de chiffre d'affaires aurait été interprétée de façon différente pour examiner son éligibilité aux prestations, d'une part, et pour le calcul de l'indemnisation, d'autre part.