Citation: 2C_788/2022 E. 7.3.1

7.3.1. D'après l'arrêt attaqué, D.________ est suivi par le service de l'équipe mobile du Centre U.________. Il a connu plusieurs séjours hospitaliers à V.________ (hôpital psychiatrique) suite à des décompensations psychotiques. La Dre E.________, cheffe de clinique adjointe au Centre U.________, a exposé dans un rapport du 4 janvier 2021 que D.________ avait été bouleversé par le décès de sa mère en 2017 et le départ de sa soeur de la maison parentale. Il avait accompli une veinosection à but suicidaire en 2018 et certaines décompensations psychiques pouvaient être reconduites aux consommations illicites et/ou abus d'alcool. La Dre E.________ a précisé que la prise en charge de D.________ ne pouvait pas être assurée si son père séjournait en Suisse dans le cadre d'un séjour touristique, D.________ étant dépendant dans la plupart des activités de la vie quotidienne. Elle a indiqué que plusieurs organismes pourraient toutefois assurer certaines tâches dévolues au père (courses, ménage, contrôle sur l'adhérence au traitement et abus de substance). Le patient avait en outre été sensibilisé à l'idée d'intégrer un foyer adapté à ses besoins, proposition qu'il avait bien accueillie. La Dre E.________ a également noté qu'aucun organisme public ou privé ne pourrait remplacer la figure paternelle, qui représentait actuellement le seul repère socioaffectif de D.________. Dans un rapport du 11 mars 2021, elle a précisé qu'en cas de placement en institution, D.________ pourrait bénéficier d'un contexte stimulant du point de vue des interactions psycho éducationnelles et sociales. A une date non précisée dans l'arrêt attaqué, D.________ a été placé au foyer de W.________. Après quelques semaines, le 17 juin 2021, il a été admis en mode non volontaire à V.________ à la suite d'une décompensation psychotique au cours de laquelle il a notamment agressé physiquement son père. Dans un rapport du 14 août 2021 relatif à cet événement, le Dr F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, mandaté par l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte, a fait état d'une décompensation psychotique très probablement sous les effets d'une consommation de cannabis sur une probable polypathologie périnatale. Ce médecin a précisé que D.________ était actuellement dans l'incapacité d'assurer les tâches les plus élémentaires d'une vie autonome et qu'une prise en charge hospitalière était indispensable dans le but d'un sevrage aux toxiques.