Citation: 6P.61/2007 12.10.2007 E. 6

Invoquant l'arbitraire, le recourant conteste avoir reçu de la cocaïne de O.________. 6.1 A la fin 1999, O.________ a pris en charge auprès de l'amie de Q.________ une quantité de 180 g de cocaïne, soit 73,8 g de drogue pure, qu'il a livrée à P.________ pour le compte de B.________. Comme P.________ ne pouvait payer, il a repris la marchandise et l'a remise à B.________ et au recourant. Le Tribunal correctionnel a admis ces faits sur la base des déclarations de O.________, relevant que ce dernier avait entièrement confirmé ses accusations aux débats, s'était exprimé sincèrement et n'avait aucun intérêt à charger les accusés. Il a en revanche écarté la version de P.________, qui mettait le recourant hors de cause, expliquant que ce témoin avait minimisé ses actes délictueux à l'approche de son jugement (jugement p. 54 s.). 6.2 Pour le recourant, l'appréciation cantonale se heurte au jugement du 19 novembre 2004 du Tribunal pénal de l'arrondissement de la Broye dans la cause O.________ (pièce n° 170), ce dernier n'ayant alors porté aucune accusation à son encontre et les juges fribourgeois ayant retenu la version de P.________ qui le mettait hors de cause. La décision susmentionnée ne contredit en rien l'arrêt attaqué, puisqu'elle admet que O.________ a écoulé une quantité de 180 g de cocaïne entre 1998 et 1999, ce qui correspond aux 180 g livrés par O.________ à P.________, puis repris et remis par le premier à B.________ et au recourant, tel que retenu par les autorités vaudoises. Pour le reste, ces dernières ne sont pas liées par l'appréciation des preuves effectuée par les juges fribourgeois dans un jugement antérieur, mais sont en droit, conformément au principe de la libre appréciation des preuves, de forger leur propre conviction sur la base de tous les éléments à leur disposition, et notamment les nouvelles déclarations des participants directs à l'infraction, ce qu'elles ont fait. Les motifs donnés pour retenir la version de O.________ et écarter celle de P.________ sont par ailleurs pertinents et dénués de tout arbitraire. Le grief est donc rejeté. 6.3 Pour le reste, l'argumentation du recourant se réduit à nier les faits contestés en opposant sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité, ce qui ne suffit manifestement pas à faire admettre l'arbitraire allégué; le recours sur ce point ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 lit. b OJ, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière.