Citation: 2C_456/2024 E. 3.5

3.5. En l'occurrence, l'épouse et les enfants du recourant ne disposent que d'une autorisation de séjour. Le recourant ne prétend, ni ne démontre qu'ils disposeraient d'un droit à séjourner durablement en Suisse. Aucun élément allant dans ce sens ne ressort de l'arrêt attaqué. En particulier, l'épouse et les enfants, qui sont par ailleurs majeurs, séjournent légalement dans ce pays depuis moins de dix ans. Le recourant se contente à cet égard de mentionner, en s'appuyant sur des avis de doctrine, ainsi que sur un arrêt de la CourEDH de 2010 (arrêt Agraw c. Suisse du 29 juillet 2010, requête n° 3295/06), que " l'on ne saurait exiger un droit de présence assuré pour juger de la recevabilité du recours dès lors que la CourEDH n'a jamais requis dans sa jurisprudence une telle condition comme préalable à l'application de l'art. 8 CEDH et que ce critère est étranger à l'économie de la CEDH ". Cette seule assertion ne justifie pas de remettre en cause la jurisprudence longue, maintes fois confirmée et qui a pris en compte la doctrine, parfois critique sur le sujet, ainsi que les arrêts de la CourEDH (cf. supra consid. 3.3, en particulier ATF 130 II 281 consid. 3).