Citation: 5A_989/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Un tel raisonnement relève de la question de la commission d'office d'un conseil juridique selon l'art. 118 al. 1 let. c CPC. On ne discerne pas en quoi les recourants en feraient " les frais ", s'agissant de " leur droit à l'obtention de sûretés ", point qui ressortit à l'art. 118 al. 1 let. a CPC. Quant à leur argument tiré du fait que l'autorité cantonale aurait dû tenir compte de la " possibilité coutumière " d'obtenir un report de la séance, il est vain. Les recourants oublient que la Cour d'appel civil a fondé le maintien de la défense d'office principalement sur le fait qu'aucun changement essentiel des circonstances ne justifiait de revenir sur ce qui avait été accordé le 18 mai 2021. Elle a considéré à cet égard que la Présidente du Tribunal avait déjà limité l'étendue de l'assistance judiciaire à l'échange d'écritures - désormais terminé - et à deux audiences, qu'aucun motif impérieux ne justifiait un réexamen de la décision précitée en août 2023, les moyens financiers de la requérante restant très limités, même si son déménagement au Portugal avait sans doute diminué ses charges mensuelles, que la situation financière de l'intéressée dont le minimum vital élargi avait été arrêté au modeste montant de 475 fr. par mois avait été examinée avec une grande rigueur et qu'aucuns frais de déplacement n'avaient été comptabilisés alors que celle-là devait notamment se rendre en Suisse pour participer à l'audience un mois plus tard, considérations que les recourants ne critiquent nullement (art. 42 al. 2 LTF).