Citation: 6B_872/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que la version de l'intimée, constante et cohérente, était corroborée par des photographies montrant le véhicule du recourant empiétant sur la place de celle-ci, de manière qu'il fût objectivement impossible pour ce dernier d'entrer dans sa voiture sans heurter celle de l'intimée avec sa portière. En outre, celle-ci avait produit des photographies montrant que son véhicule ne présentait pas de marques au moment où elle l'avait garé, mais qu'une trace y était visible le lendemain. Cette marque pouvait tout à fait correspondre à un dégât causé par le véhicule du recourant compte tenu de leur position respective, côte à côte, sur deux places de stationnement voisines. Enfin, l'intimée était parvenue à démontrer, par la production de plusieurs photographies des deux véhicules, que les impacts sur sa portière correspondaient à des coups de portière ayant laissé des traces sur le véhicule du recourant également, alors que celui-ci s'était garé - à plusieurs reprises - en empiétant sur sa place. L'ensemble de ces éléments probatoires, en particulier les déclarations crédibles et constantes de l'intimée corroborées par des indices photographiques et vidéographiques datant tant d'avant que d'après les faits, permettaient de retenir que le recourant était bien l'auteur des dégâts qui lui étaient reprochés. Ses dénégations, bien que constantes, devaient ainsi être écartées. Le recourant n'avait au demeurant fourni aucune explication valable sur la manière qu'il avait de se garer ou sur une autre origine des dommages. Le fait que son véhicule aurait préalablement subi des dégâts dans des circonstances inconnues n'y changeait rien.