Citation: 6B_325/2021 E. B

Par jugement du 16 décembre 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par A.________ à l'encontre de la décision de première instance. Elle a libéré le prénommé des infractions de traite d'êtres humains par métier et de blanchiment d'argent qualifié et l'a reconnu coupable de viol, d'encouragement à la prostitution, de pornographie, de blanchiment d'argent, d'infraction à la LEI, d'incitation qualifiée à l'entrée, à la sortie et au séjour illégaux et d'infraction grave à la LStup. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de huit ans et à une peine pécuniaire de 100 jours-amende, le montant du jour-amende étant fixé à 10 francs. Elle a confirmé le jugement de première instance pour le surplus. La cour cantonale a notamment retenu les faits suivants. B.a. En 2016, mue par l'espoir d'un avenir meilleur, B.________ a quitté le U.________ dans des circonstances indéterminées. Elle a franchi la Méditerranée depuis la V.________ à l'aide de passeurs. Après un bref séjour dans un camp de réfugiés, elle a été hébergée dans la région de W.________. B.________ a par la suite quitté W.________ pour se rendre en Suisse où elle a rencontré A.________. Dès octobre 2016, A.________ a exigé de B.________ qu'elle se prostitue. Le 1er mai 2017, A.________ a contraint B.________ - qui venait à son domicile lui remettre la somme de 1'500 fr. qu'elle avait gagnée en se prostituant pour lui -, à entretenir une relation sexuelle vaginale complète. Pour ce faire, il a fait boire de l'alcool à B.________. Après la consommation d'une première bouteille, il lui a demandé d'aller en acheter, ce qu'elle a fait. A son retour, il l'a à nouveau servie, ajoutant une substance non déterminée dans sa boisson, alors qu'elle n'avait par ailleurs pas l'habitude de boire des boissons alcoolisées. Elle s'est par la suite sentie mal, ressentant les effets de l'alcool et du produit introduit dans sa boisson. Elle s'est par conséquent mise à vomir. A.________ lui a fait prendre une douche, dans la baignoire, après l'avoir déshabillée. Dans la salle de bain, il a commencé à lui caresser les seins et le vagin. B.________ a alors tenté de le repousser, mais elle était sans force. A.________ a porté sa victime jusque sur le lit où il l'a pénétrée vaginalement sans préservatif. Lorsqu'elle s'est réveillée quelques heures plus tard, elle a notamment constaté que du sperme s'écoulait de son vagin. Elle s'est ensuite à nouveau rendormie jusqu'au matin où A.________ l'a laissée quitter l'appartement sans dire un mot. Deux jours après ces faits, B.________ a interrogé A.________ à ce sujet par téléphone et lui a demandé qu'il lui procure un médicament pour ne pas tomber enceinte. Le jour-même, mais sans admettre la relation sexuelle, il lui a apporté le médicament topique. Par la suite et pendant trois mois, B.________ a poursuivi son activité, mais a refusé, malgré les demandes de A.________ - et ses menaces de s'en prendre à elle -, de lui transmettre l'argent ainsi acquis. B.b. En ce qui concerne les autres comportements de A.________ reconnus constitutifs d'infractions pénales, il peut être renvoyé à l'état de fait du jugement entrepris, qui n'est pas contesté sous cet angle.