Citation: 8C_415/2008 23.01.2009 E. A

La société à responsabilité limitée «X.________ Sàrl» a été inscrite au registre du commerce en 2002. Les époux T.________ et M.________ en étaient associés-gérants, avec des parts sociales respectives de 7000 fr. et 6000 fr. Y.________ et B.________ étaient associés sans droit de signature, avec des parts sociales respectives de 1000 fr. et 6000 fr. Les parts de B.________ ont toutefois été reprises par les deux associés-gérants, et son inscription comme associé a été radiée du registre du commerce en 2004. La société avait pour but l'exploitation de l'Hôtel-Restaurant Z.________. T.________ et son époux ont été engagés en qualité de directeurs d'hôtel, par contrats de travail du 1er septembre 2002. L'exploitation de l'Hôtel-Restaurant Z.________ a toutefois cessé le 31 mars 2007. Cette date correspondait également à l'échéance du contrat de bail pour le bâtiment. Les époux se sont annoncés comme demandeurs d'emploi le 4 avril 2007 et ont présenté une demande d'indemnités journalières de chômage. A l'appui de leur demande, ils ont notamment produit une lettre du 19 avril 2007 de la fiduciaire F.________ SA attestant que la société X.________ Sàrl avait cessé son activité le 31 mars 2007, précisant que les démarches en vue de sa liquidation avaient été entreprises et confirmant que les intéressés n'avaient plus d'activité d'associés-gérants à partir de cette date. Par deux décisions séparées du 14 juin 2007, Unia Caisse de chômage (ci-après : la Caisse) a refusé d'allouer des indemnités journalières de chômage aux requérants. Elle a considéré qu'ils avaient conservé une position analogue à celle d'un employeur, dès lors qu'ils étaient toujours inscrits au registre du commerce en qualité d'associés-gérants, ce qui excluait le droit aux indemnités journalières. La société gérée par les assurés a été dissoute par décision du 22 juin 2007 de l'assemblée des associés, la nouvelle raison sociale étant, depuis le 27 juin 2007, «X.________ Sàrl en liquidation». T.________ a été désignée comme liquidatrice avec pouvoir de signature individuelle. Les conjoints en ont informé la Caisse et ont fait oppositions aux décisions du 14 juin 2007. La caisse a maintenu son refus de prester par deux décisions séparées du 13 août 2007.