Citation: 5A_289/2024 E. 3.3.4

3.3.4. En l'espèce et s'agissant d'une question relevant de la compétence matérielle impérative du juge de paix, la motivation sommaire et péremptoire des recourants ne permet pas de contester valablement les considérations cantonales, lesquelles s'appuient sur la jurisprudence fédérale susmentionnée. C'est en outre en vain que les recourants se prévalent de l'arrêt 5A_347/2018 du 26 octobre 2018 de la Cour de céans, dès lors notamment que cette jurisprudence concerne un défaut préalable de conciliation et non, comme en l'espèce, un défaut de compétence matérielle impérative au regard du droit cantonal. Au demeurant, il ressort de l'arrêt querellé que les intimés avaient déjà soulevé la question de la compétence du juge de paix dans leur réponse de première instance, en indiquant que la valeur litigieuse articulée par les recourants dans leur demande ne reposait sur aucune base concrète et que, si la valeur litigieuse devait être plus élevée, la magistrate de première instance ne serait pas compétente pour connaître du litige. On ne peut dès lors pas considérer qu'ils auraient agi contrairement aux règles de la bonne foi en soulevant l'incompétence de cette autorité en deuxième instance et le fait qu'ils n'aient pas formellement conclu à l'irrecevabilité de la demande des recourants en première instance n'y change rien. Au vu de ce qui précède, la critique est infondée dans la mesure où elle est recevable.