Citation: 5A_146/2023 E. 7.7

7.7. Le recourant formule encore le même reproche à l'autorité cantonale en raison de la tentative de l'exécuteur testamentaire de vendre unilatéralement l'immeuble propriété de l'hoirie de feu F.X.________ par l'intermédiaire de D.________ SA, tentative qui avait échoué grâce au refus de l'administrateur de la société d'y procéder consécutif à l'opposition du recourant, et de la procédure coûteuse en urgence que l'exécuteur testamentaire avait engagée pour nommer un nouvel administrateur. L'autorité cantonale a établi, sans que le recourant ne critique cet état de fait, que, après avoir obtenu un accord écrit des héritiers, qui étaient donc au courant de cette démarche, pour la vente précitée, l'exécuteur testamentaire avait organisé une séance à ce sujet mais n'avait pas poursuivi les démarches en raison de l'opposition du recourant exprimée à cette occasion. Le recourant qualifie d'unilatérale la démarche de vendre le bien immobilier alors que l'exécuteur testamentaire a pris une initiative dont il a informé les héritiers et qu'il n'a pas concrétisée suite au désaccord de l'un des héritiers. On ne perçoit cependant aucun abus du pouvoir d'appréciation de la part de l'autorité cantonale qui a considéré que l'exécuteur testamentaire n'avait pas violé ses devoirs en agissant de cette façon. Pour ce qui est de la requête en nomination d'un administrateur déposée par l'exécuteur testamentaire, afin de combler la carence dans l'organisation de la société (art. 731b CO), le recourant n'attaque pas la motivation de l'autorité cantonale selon laquelle cette démarche était opportune au vu du conflit entre les héritiers empêchant ceux-ci de s'entendre rapidement sur la désignation d'un administrateur. Quant à son argument selon lequel l'exécuteur testamentaire avait les pouvoirs et aurait dû nommer lui-même un administrateur pour éviter une procédure, il ne porte pas: outre qu'il n'a pas été avancé devant l'autorité cantonale (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1) et qu'on peine à en saisir les fondements juridiques vu que l'assemblée générale de la société anonyme est bloquée par une situation de "pat" dans l'actionnariat (cf. arrêt 4A_147/2021 du 27 octobre 2021 rendu au sujet de cette cause), il est en contradiction avec son propre comportement, si bien que le recourant est mal venu de reprocher sa démarche à l'exécuteur testamentaire. En effet, le recourant a demandé dans le cadre de cette procédure que le tribunal l'autorise à intervenir, déclarant précisément s'opposer à la nomination d'un administrateur et souhaitant intervenir "à la défense des intérêts de D.________ SA, dont l'hoirie est l'actionnaire unique" (cf. ATF 147 III 537). Il suit de là que le grief doit être rejeté sur ce point.