Citation: 6B_1003/2018 E. 1.1

1.1. Dans un premier temps, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir considéré à tort que l'infraction dénoncée n'était poursuivie que sur plainte. Elle prétend avoir subi des lésions corporelles graves (art. 125 al. 2 CP) et non simples (art. 123 ch. 1 ou 125 al. 1 CP), impliquant une poursuite d'office. Elle relève que la cour cantonale n'aurait pas donné suite à sa requête de production de son dossier médical, lequel aurait permis d'établir qu'elle dénonçait des lésions corporelles graves, infraction poursuivie d'office. Elle invoque une violation de son droit d'être entendue, de la maxime d'instruction et du principe de la bonne foi sur ce point. Elle considère que les faits ont été établis de manière arbitraire et en violation des art. 139 al. 1 et 195 al. 1 CPP. En tant que la recourante soulève un grief équivalant à un déni de justice formel, il y a lieu d'entrer en matière.