Citation: 6B_568/2019 E. 5.4

5.4. Le recourant soutient ensuite que les faits mentionnés aux chiffres VI/2, 3 et 4 de l'accusation ne pourraient être réprimés séparément " du conglomérat de faits " visé par le chiffre VI/1 dès lors qu'ils se seraient déroulés durant la même période. On comprend toutefois à la lecture de la décision cantonale que les chiffres VI/2.6 et VI/3.3 de l'acte d'accusation visaient deux épisodes spécifiques, ponctuels et bien circonscrits, de contrainte et de menaces, alors que le chiffre VI/1 visait une situation plus globale mais aussi plus diffuse. Etant rappelé que l'entité criminologique du stalking ne constitue pas la qualification pénale d'une infraction comme telle, mais une situation sanctionnée sous l'angle de l'art. 181 CP, rien n'empêchait la cour cantonale de considérer que les faits visés par les ch. VI/2.6 et VI/3.3 de l'acte d'accusation constituaient des événements qui avaient leur portée propre, dans deux situations bien déterminées, indépendamment d'un contexte plus général de stalking. Pour le surplus, le ch. VI/4 de l'acte d'accusation imputait au recourant d'avoir frappé C.________ à l'occasion de nombreuses disputes. Rien n'indique qu'il lui ait été reproché d'avoir cherché à contraindre C.________ de cette manière, soit que ces comportements, au-delà de manifestations de violence lors de disputes, se seraient, eux aussi, inscrits dans une démarche plus vaste de stalking. On ne saurait, partant, faire grief à la cour cantonale de n'avoir pas jugé que ces voies de fait étaient absorbées par les actes de contraintes.