Citation: 6B_330/2019 E. 1.3.1

1.3.1. S'agissant de la date à partir de laquelle la détention doit être jugée illicite, le recourant ne saurait rien déduire de l'arrêt 6B_842/2016, faute de toute précision sur ce point dans cette affaire. Au demeurant, l'arrêt porte principalement sur le droit d'obtenir une décision relative au caractère illicite de la détention par une autorité compétente. En tout état, il en ressort notamment qu'un séjour dans un établissement d'exécution des peines est envisageable pour autant qu'il soit nécessaire afin de trouver un établissement approprié, en fonction des efforts fournis par les autorités d'exécution (cf. arrêt 6B_842/2016 du 10 mai 2017 consid. 3.1.1 et les références citées). Cela étant et compte tenu de l'impossibilité pratique et financière d'assurer immédiatement une place à toute personne soumise à un traitement (cf. arrêts CourEDH Brand c. Pays-Bas du 11 mai 2004 [requête n° 49902/99], § 64; Morinsk c. Pays-Bas du 11 mai 2004 [requête n° 48865/99], § 67; arrêt 6B_817/2014 du 2 avril 2015 consid. 3.5.2), le recourant ne peut pas prétendre à un constat d'illicéité à partir du 2 décembre 2015, date du prononcé de la mesure. Au vu des circonstances et sur la base de la jurisprudence précitée, la cour cantonale pouvait admettre un délai de carence entre le prononcé de la mesure et la prise de connaissance, par l'autorité d'exécution, de l'entrée en force de celle-ci.