Citation: 7B_421/2024 E. 2.3.3

2.3.3. En tout état, la cour cantonale a opéré une appréciation globale des chances de réinsertion du recourant en prenant en considération tous les éléments nécessaires et pertinents pour aboutir à un pronostic défavorable, d'une manière qui ne prête pas le flanc à la critique. En effet, les juges cantonaux ont tenu compte des très nombreux antécédents du recourant, de la gravité de certains d'entre eux et du fait qu'il avait été condamné à six reprises après sa première libération conditionnelle. Contrairement à ce que prétend le recourant, l'absence de toute récidive commise durant le délai d'épreuve d'une année assortissant sa première libération conditionnelle ne saurait témoigner de son amendement. Il perd de vue que des six condamnations précitées, cinq concernent des faits commis postérieurement à ce délai d'épreuve. On ne voit pas non plus en quoi le fait qu'il avait été autorisé à exécuter ses peines sous la forme de la surveillance électronique serait le signe qu'il ne présenterait pas de risque de récidive. Certes, le régime de la surveillance électronique et celui de la libération conditionnelle - qui sont distincts - prévoient tous deux la condition de l'absence de risque de récidive du condamné (cf. art. 79b al. 2 let. a CP). Néanmoins, le recourant n'expose pas - et on ne voit pas - que ce risque devrait être examiné de manière identique dans les deux régimes, ni en quoi la cour cantonale serait liée par le pronostic effectué à cet égard par le SAPEM dans le cadre de la procédure d'exécution de la peine sous forme de surveillance électronique. À cela s'ajoute que la cour cantonale a examiné les perspectives de réinsertion professionnelle du recourant, considérant que celles-ci n'étaient pas réalistes et qu'il n'avait en outre pas démontré pouvoir bénéficier du soutien de ses proches. Le recourant n'a pas remis valablement en cause cette appréciation, se contentant de relever qu'il ne pourrait pas entamer des démarches en vue de trouver un emploi et de se former tant qu'il est en détention. En outre, en tant qu'il soutient avoir multiplié les emplois et les expériences professionnelles au cours de ces deux dernières années, avoir déposé son dossier de postulation auprès de diverses agences de placement qui seraient prêtes à l'embaucher à nouveau "sur un simple coup de téléphone" ou subvenir de manière autonome à ses besoins depuis 2021 en travaillant dans le domaine de la construction, le recourant invoque des faits qui n'ont pas été retenus par la cour cantonale, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, de sorte qu'ils ne sauraient être pris en compte (cf. consid. 2.1.2 supra). Il en va de même lorsqu'il prétend que le pouvoir de soutien de ses proches serait suffisamment étayé par leurs visites régulières ainsi que leurs "versements" et les "commandes visiteurs" faites à son intention, visant à pourvoir à ses besoins durant sa détention. Un tel soutien financier ne ressort pas de l'arrêt attaqué. En outre, le recourant ne démontre pas que ses proches seraient en mesure de l'aider sur ce plan à sa sortie de prison. En définitive, au vu du risque concret de réitération résultant de ces différents éléments, la cour cantonale n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en posant un pronostic défavorable quant au comportement futur du recourant. Par ailleurs, eu égard au risque de récidive constaté - qui concerne en particulier des infractions violentes telles que le brigandage et les lésions corporelles simples -, la sécurité publique doit prévaloir. Partant, les avantages présentés par l'exécution de la peine sont prépondérants, ce que le recourant ne remet du reste aucunement en cause.