Citation: 6B_164/2019 E. 2.4

2.4. Faute de grief d'arbitraire les accompagnant, motivé conformément aux exigences découlant de l'art. 106 al. 2 LTF, ces faits sont irrecevables dès lors qu'ils s'écartent de ceux constatés dans l'arrêt entrepris auxquels le Tribunal fédéral est en principe lié (art. 105 LTF). Quoi qu'il en soit, la cour cantonale n'a pas ignoré ces éléments, mais a considéré que dans la mesure où ils étaient tous postérieurs aux apports financiers des investisseurs, et donc à l'erreur de la dupe, ils ne permettaient pas de démontrer un dessein spécial au sens de l'art. 251 CP. Le recourant ne critique pas cette argumentation, pas plus qu'il ne remet en cause, plus généralement, l'absence de réalisation des éléments constitutifs de l'infraction de faux dans les titres. Par ailleurs, il ne répond pas à la critique de la cour cantonale qui lui a reproché de ne pas avoir identifié la/les norme (s) de comportement résultant de l'ordre juridique que l'intimé aurait violée (s). A cet égard, il se limite à évoquer les " normes comptables, commerciales et de gestion de sociétés les plus élémentaires, lesquelles leur imposaient de ne pas établir et signer des documents sociaux ou des contrats engageant les sociétés qui ne se fondaient sur aucune justification commerciale, qui n'étaient pas datés, qui ne mentionnaient pas l'objet exact de la vente, soit qui ne permettaient pas d'attester de la détention d'actifs " (recours, p. 15). Ainsi, le recourant présente certes une longue liste d'agissements qu'il estime blâmables, mais il ne précise pas quelle norme de comportement aurait ainsi été enfreinte par l'intimé, ni dans quelle mesure une telle violation pourrait se trouver en relation de causalité avec l'ouverture de l'enquête et l'étendue des frais judiciaires. L'une des conditions posées par l'art. 426 al. 2 CPP faisant défaut, la décision de l'autorité précédente de ne pas mettre de frais de première instance à la charge de l'intimé ne prête pas flanc à la critique.