Citation: 4A_260/2023 E. 2.2

2.2. En vertu de ces préceptes, la cour de céans ne tiendra pas compte de l'exposé des faits présenté par la recourante, notamment de son "préambule" destiné à rappeler le "contexte procédural" de l'affaire, en tant qu'elle s'exprimerait de façon appellatoire, en s'écartant des constatations opérées par l'autorité précédente. Plus généralement, la recourante échoue à établir le moindre arbitraire dans l'état de fait de l'arrêt attaqué, qui ne saurait être "rectifié" comme elle le souhaiterait. Il ne suffit pas, pour satisfaire aux réquisits de motivation rappelés ci-dessus, de dénoncer un "établissement arbitraire des faits", ni de qualifier les faits d'"essentiels" pour obtenir un complètement, ou une autre correction. La recourante omet, en particulier, de dire quels allégués topiques auraient par hypothèse été introduits en temps utile selon la procédure civile applicable et auraient été négligés; un renvoi à des pièces ou à des arrêts antérieurs, ou même une simple affirmation, sont insuffisants de ce point de vue. Et encore faudrait-il démontrer que les faits passés sous silence dans l'arrêt attaqué étaient pertinents. Dans ce contexte, il ne saurait être question de faits "ignorés" par la Cour de justice, dont l'arrêt sur appel peut d'ailleurs retenir implicitement des faits retenus par les premiers juges (cf. ATF 129 IV 246 consid. 1; sous la LTF, voir par ex. arrêt 4A_488/2021 du 4 mars 2022 consid. 3.1). Et l'autorité précédente a bien noté, notamment, que dans plusieurs communications postérieures aux deux accords du 28 mai 2009, l'homme d'affaires norvégien ou son conseil évoquait le remboursement de certains montants, ainsi qu'un prêt liant le premier à la holding, lors de pourparlers transactionnels n'ayant pas abouti; la recourante ne saurait plaider que les faits ont été "ignorés" faute d'accord transactionnel, ou encore reprocher à la Cour genevoise d'avoir arbitrairement omis de constater que l'homme d'affaires précité se serait purement reconnu débiteur de 874'378 fr. sans contrepartie aucune. Et si la Cour de justice n'a pas tiré, en droit, les conséquences que voudrait la recourante, cela n'établit pas déjà un arbitraire dans l'établissement des faits. Il ne suffit pas de qualifier le résultat de "choquant" pour démontrer un établissement arbitraire des faits, ou contraire au droit. Il en va de même quant à l'existence d'une prétendue volonté concordante des parties quant au remboursement des sommes perçues, respectivement quant au fait, pour l'intimé, de n'avoir jamais invoqué une cause lui permettant de conserver les sommes "très conséquentes" qu'il aurait soi-disant reconnu devoir rembourser. La recourante, non plus, ne démontre nullement où résiderait l'arbitraire dans les constats, pourtant primordiaux, que la holding A.________ SA a conclu un (premier) accord le 28 mai 2009 par lequel elle déclarait céder à l'entreprise C.________ Ltd la créance qu'elle détenait contre B.________, respectivement, que le transfert d'actions ou autres parts sociales prévu dans le (second) accord du 28 mai 2009, initialement conclu entre C.________ Ltd et l'homme d'affaires norvégien, n'avait pas eu lieu; selon l'arrêt entrepris, il s'agit d'ailleurs d'un fait "admis". Il n'est pas non plus démontré que l'instance précédente aurait sombré dans l'arbitraire, ou enfreint le droit de toute autre façon, en méconnaissant l'anglais dans lequel s'exprimait l'intéressé. En bref, il n'y a pas de quoi modifier les constatations sur lesquelles repose la décision attaquée.