Citation: 6B_852/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que la falsification du titre de transport était grossière; on remarquait à l'oeil nu et sans agrandissement, que le 16 avait été falsifié sur la carte journalière. Même en passant le doigt dessus, il était possible de constater que le titre de transport avait été creusé et l'ancienne date, soit 04 en lieu et place de 16, était aisément perceptible. Elle a retenu que les écritures sur le document litigieux provenaient de la main de la recourante; le graphisme de la date manuscrite ressemblait au spécimen d'écriture d'une pièce figurant au dossier comportant la signature de la recourante et présentait une similitude avec le spécimen d'écriture figurant sur une autre carte journalière utilisée et produite par la recourante. La juridiction cantonale a par ailleurs relevé que la recourante aurait pu composter le titre de transport à la gare de U.________, ville où elle avait acheté son billet et où elle savait, selon ses propres dires, qu'il y avait un composteur, au moins. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale a considéré que la recourante ne pouvait que se rendre compte de la falsification du titre de transport; les éléments constitutifs de l'infraction réprimée par l'art. 150 CP (ad. art. 172ter CP) étaient réalisés, la recourante ayant agi dans un dessein d'enrichissement.