Citation: 1B_436/2018 E. 3.3

3.3. Il résulte ainsi de la décision attaquée que le recourant dispose en tous les cas d'une fortune immobilière, puisqu'il est propriétaire d'un immeuble situé en Italie. Il n'a toutefois produit aucun document justifiant la valeur de ce bien, comme l'exige pourtant la jurisprudence (cf. supra consid. 3.1). Il n'a pas non plus démontré qu'il ne pourrait pas obtenir un prêt sur la base de cet élément de fortune. Or, au besoin, le patrimoine du requérant doit être mis à contribution, notamment par l'obtention d'un crédit garanti par un immeuble, avant d'exiger de l'Etat l'assistance judiciaire (cf. ATF 119 Ia 11 consid. 5a p. 12 s. et les références citées; plus récemment arrêt 8C_310/2017 du 14 mai 2018 consid. 11.2). En l'occurrence, le recourant se limite à dire, sans aucune pièce justificative à l'appui, que la valeur des immeubles sur le marché italien serait très largement inférieure à celle du marché suisse, éléments qui ne ressortent au demeurant pas de la décision attaquée, sans que l'intéressé n'allègue respectivement ne démontre l'arbitraire de leur omission. La seule situation du bien en Italie ainsi que la détention du recourant ne sauraient expliquer l'absence d'informations plus précises à cet égard, ce d'autant que ce dernier est assisté d'un mandataire professionnel. Quant à l'argument selon lequel l'immeuble en question est occupé par une famille, dont la cour cantonale a du reste tenu compte, il est sans pertinence, dans la mesure où ces circonstances n'excluent pas la possibilité de contracter un emprunt garanti par cet immeuble, du moins le recourant ne le prétend. Partant, on ne saurait conclure, sur la base de ces éléments, à l'indigence du recourant. Au regard de ces considérations, la Chambre des recours pénale pouvait, sans violer le droit fédéral, confirmer, en l'état, le refus du Ministère public de nommer un défenseur d'office au recourant. Il n'est par conséquent pas nécessaire d'examiner les critiques de ce dernier concernant les autres éléments d'appréciation retenus par cette autorité.