Citation: 7B.193/2005 07.10.2005 E. 2

A.________, ancien administrateur de la faillie, a déposé plainte le 20 juin 2005 contre la décision de l'office de prolonger le délai pour l'avance de frais et contre sa décision de requérir la liquidation sommaire de la faillite auprès du Tribunal de première instance. Il disait avoir eu connaissance de ces décisions le 8 juin 2005, date à laquelle il avait été convoqué à l'office pour se déterminer sur les productions. Par décision du 15 septembre 2005, la Commission cantonale de surveillance a déclaré la plainte irrecevable pour le motif que le plaignant ne justifiait pas d'un intérêt actuel et réel en se prévalant de ce qu'une action en responsabilité pourrait être dirigée contre lui une fois la créancière précitée au bénéfice d'une cession. De plus, la plainte tendait en fait à l'annulation du jugement du Tribunal de première instance ordonnant la liquidation sommaire. Or, l'examen des deux conditions légales (requête de liquidation et paiement de l'avance de frais dans le délai de 10 jours) incombait audit tribunal, qui avait seul la compétence de prolonger ou de restituer le délai légal (art. 33 al. 2 et 4 LP) et qui devait donc vérifier la date à laquelle le montant des frais avait été versé. Sa décision, qui liait l'office, n'était pas susceptible de plainte auprès de l'autorité de surveillance.