Citation: 5C.37/2000 24.07.2000 E. 3

3.- Le recourant soutient que le contrat de gage n'a pas été valablement conclu, faute d'accord sur tous les éléments essentiels de celui-ci. En effet, l'arrêt entrepris ne mentionnerait que l'existence d'un "crédit", sans autres précisions. La créance garantie n'aurait dès lors pas été suffisamment déterminée ou déterminable au moment de la signature de l'acte. Cette argumentation juridique n'a pas été discutée dans le jugement entrepris. Or, selon une jurisprudence constante, le recours en réforme ne peut comporter des moyens de droit nouveaux que s'ils déduisent des conséquences juridiques de faits régulièrement soumis à l'appréciation de l'autorité cantonale et constatés par elle dans la décision attaquée (arrêt du Tribunal fédéral du 15 janvier 1986 dans la cause P. c/ S., in RSPI 1986 p. 325, consid. 3 p. 327 s.; ATF 107 II 465 consid. 6a p. 472; 90 II 34 consid. 7 p. 41 et les arrêts cités; J.-F. Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, n. 1.5.2.5. ad art. 55). Ces conditions ne sont pas réalisées en l'espèce. En effet, le jugement déféré - selon lequel les parties s'accordent sur le fait qu'un contrat d'assurance a valablement été passé entre elles - ne contient pas la moindre constatation qui permettrait de vérifier s'il y a eu ou non accord des parties sur ce point. Le recourant ne saurait toutefois utiliser cet argument - la désignation insuffisamment explicite de la créance garantie - pour mettre en cause la validité du contrat de gage, dès lors que cette question n'a fait l'objet d'aucune allégation ni offre de preuve de sa part en instance cantonale; le recourant ne prétend d'ailleurs pas que le jugement soit lacunaire à cet égard (art. 55 et 64 al. 1 let. d OJ). Sur ce point, le recours apparaît ainsi irrecevable. Au demeurant, le recourant précise lui-même que, selon sa lettre à la Z.________ du 8 avril 1991, le nantissement était destiné à garantir un crédit accordé par compte courant n°.......; or, s'agissant d'un tel compte, la garantie porte en principe sur le solde négatif de celui-ci, plus les accessoires (cf. ATF 120 II 35 consid. 5). Enfin, dans la mesure où le recourant affirme que la garantie porterait aussi sur toutes créances futures que la banque pourrait avoir contre lui, ce qui serait contraire aux moeurs, ses allégations portent sur des faits qui ne ressortent pas du jugement cantonal et qui ne peuvent dès lors être pris en compte (art. 63 al. 2OJ).