Citation: 8C_218/2024 E. 5

La juridiction cantonale a constaté que le recourant n'avait pas fait valoir son droit à l'indemnité en remettant les documents requis dans le délai de trois mois prévu à cet effet. Si, certes, il ne disposait pas de tous les éléments demandés, il était toutefois en mesure d'établir une liste des curatelles qu'il exerçait depuis novembre 2019, de fournir les décisions de nomination de l'APEA, la durée d'activité par mandat, les revenus obtenus ainsi que d'estimer les montants qu'il était encore amené à percevoir. Au demeurant, ses allégations quant à l'exercice de deux curatelles depuis sa période de chômage (courrier du 27 août 2021) s'avéraient bien en deçà des douze mandats effectivement gérés depuis novembre 2019, dénotant d'autant plus son absence de volonté de collaborer avec l'autorité intimée. En tout état de cause, les documents produits en 2022 et le 31 août 2023 l'avaient été tardivement et ne rendaient pas excusable l'absence répétée de collaboration durant la période de chômage. Enfin, le recourant n'étant pas empêché d'envoyer en temps opportun les documents transmis le 31 août 2023 (notamment les nombreuses décisions et lettres de nomination de curateur après avoir caviardé les données personnelles de ses pupilles, les certificats et décomptes de salaires portant sur les années 2019 à 2021, les décisions d'approbation des comptes en sa possession en mars 2021), les conditions d'une restitution de délai au sens de l'art. 41 LPGA n'étaient pas données.