Citation: 6B_1055/2021 E. 2.4.1

2.4.1. En retenant l'existence de contacts professionnels en Macédoine, la juridiction d'appel a également procédé à des constatations de fait. Or le recourant ne démontre pas non plus en quoi celles-ci auraient été établies de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (cf. art. 97 al. 1 LTF). En effet, son argumentation est derechef essentiellement appellatoire dans la mesure où il soutient simplement n'avoir aucune attache dans son pays d'origine et prétend ne s'y rendre que très rarement. Il oppose ainsi à nouveau sa propre appréciation de la situation à celle de la cour d'appel, ce qui ne suffit pas pour la considérer comme étant insoutenable. Les juges d'appel ont d'ailleurs exposé les éléments dont ils ont tenu compte pour établir leurs constatations relatives aux perspectives d'intégration. Ces dernières peuvent être déduites de la version des faits que le recourant avait donnée lors de sa première audition à la police, un mois après son interpellation, avant de se rétracter (à propos de la portée des premières déclarations, voir ATF 142 V 590 consid. 5.2). C'est au demeurant dans son pays d'origine que le recourant s'est rendu après la commission du home-jacking, s'étant ainsi soustrait à une peine privative de liberté de deux ans prononcée en 2016 qu'il aurait dû commencer à purger trois semaines après l'expédition criminelle, ce qui permet de penser que ses liens avec la Macédoine du Nord ne sont pas aussi ténus qu'il le soutient.