Citation: 1B_484/2017 E. 4

Pour confirmer le refus du premier juge de désigner un défenseur d'office au recourant, la Chambre des recours pénale s'est référée à un précédent arrêt rendu le 13 mars 2017 dans lequel elle avait retenu que la cause ne présentait pas de difficulté particulière en fait et en droit dès lors qu'il s'agissait uniquement d'examiner si A.________ avait omis de déclarer l'un de ses employés auprès de la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS et que celui-ci était en mesure de se défendre seul. Ces éléments gardaient toute leur actualité, d'autant que le recourant ne prétendait pas que l'affaire se serait complexifiée en ce qui concerne l'infraction qui lui est reprochée. Le recourant ne s'en prend pas à l'argumentation développée dans l'arrêt cantonal du 13 mars 2017 et reprise à son compte par la cour cantonale dans l'arrêt attaqué. Il ne prétend pas davantage que le procédé consistant à renvoyer à la motivation retenue dans une décision antérieure portant sur le même objet serait contraire au droit. Les faits évoqués dans son recours ne permettent pas de considérer que la cause serait devenue compliquée au point que la désignation d'un défenseur d'office au recourant s'impose. Que le Procureur Hervé Nicod aurait sciemment menti en retenant dans l'ordonnance pénale que A.________ aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, respectivement que la Présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois l'aurait convoqué à tort en vue de statuer sur la révocation éventuelle d'un sursis accordé le 22 mars 2017 (et non pas le 22 mars 2010, comme cela ressort tant de l'extrait du casier judiciaire que de l'ordonnance pénale) par la Préfecture du district de la Riviera-Pays d'Enhaut ne suffit pas à rendre l'affaire plus compliquée sur la question juridique à trancher. Le recourant s'est clairement exprimé sur les faits qui lui sont reprochés en lien avec l'infraction à la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants et sur les motifs qui ont conduit le Procureur à retenir, dans l'ordonnance pénale, de manière mensongère selon lui, qu'il aurait admis avoir eu le statut d'employeur. De même, il a clairement indiqué les raisons pour lesquelles il n'était plus possible de révoquer le sursis à une peine pécuniaire prononcée en mars 2010, aujourd'hui prescrite, démontrant ainsi qu'il était apte à se défendre seul.