Citation: 2C_653/2023 E. 4

Dans son arrêt, la Cour de justice a retenu en substance que B.________, associée-gérante et présidente de la société recourante qu'elle contrôlait intégralement, avait commis une fraude à la loi en fondant et gérant la société recourante, alors qu'elle était elle-même sous le coup d'une interdiction d'accueillir des mineurs durant deux ans, prononcée le 4 juin 2020, et qui avait fait l'objet, le 30 mai 2022, d'une prolongation de 2 ans encore en force. La Cour de justice a confirmé que l'interdiction prononcée contre B.________ sur la base de l'art. 32 let. c de la loi genevoise sur l'enfance et la jeunesse (LEJ/GE; rs GE J 6 01) concernait non seulement l'accueil d'enfants, mais aussi le fait d'organiser ou de diriger leurs loisirs, soit des tâches de gestion, tâches que l'intéressée exerçait effectivement au sein de la société recourante. Cette dernière avait ainsi été créée et utilisée afin de contourner la sanction infligée à B.________. Partant, la Cour de justice a confirmé la décision d'interdiction d'accueillir des enfants prononcée contre la société recourante, celle-ci étant conforme au droit.