Citation: 1P.738/2000 08.02.2001 E. 1

Aux termes de l'art. 87 al. 2 OJ, ce moyen de droit n'est recevable contre des décisions incidentes prises séparément de la décision finale, hormis les décisions concernant la compétence ou la récusation, que s'il peut en résulter un dommage irréparable. Les décisions ayant pour objet de refuser l'administration de preuves, au stade de l'instruction, ne mettent pas fin à l'instance pénale; elles n'en constituent au contraire qu'une simple étape (ATF 123 I 325 consid. 3b p. 327; 122 I 39 consid. 1a/aa p. 41; 120 Ia 369 consid. 1b p. 372). Par ailleurs, elles ne causent aucun préjudice irréparable car elles peuvent encore faire l'objet d'un recours, le cas échéant, dirigé contre le jugement final (cf. art. 87 al. 3 OJ; ATF 122 I 37 consid. 1a/aa p. 42; 117 Ia 247 consid. 3 p. 249, 396 consid. 1 p. 398; 115 Ia 311 consid. 2c p. 314). En l'espèce, si le recourant est finalement condamné à une peine et que la mesure prévue par l'art. 100bis CP lui est donc refusée, il pourra contester le jugement en faisant valoir, s'il croit cette argumentation fondée, qu'il aurait dû être préalablement placé en observation. Le recours est donc irrecevable dans la mesure où le placement en maison d'éducation au travail est demandé à titre de mesure probatoire.