Citation: 4A_246/2014 E. A

A.________ SA (ci-après: A.________) est un club de football professionnel basé à X.________ et affilié à la Fédération L.________ (ci-après: L.________). De juin 2010 à septembre 2011, A.________ a conclu des contrats de travail avec chacun des neuf footballeurs professionnels ... suivants, tous domiciliés en Y.________: B.________ (ci-après: le joueur 1), C.________ (ci après: le joueur 2), D.________ (ci-après: le joueur 3), E.________ (ci-après: le joueur 4), F.________ (ci-après: le joueur 5), G.________ (ci-après: le joueur 6), H.________ (ci-après: le joueur 7), I.________ (ci-après: le joueur 8) et J.________ (ci-après: le joueur 9). Ces contrats avaient pour particularité de lier le versement des salaires mensuels entiers à la condition que les footballeurs jouent 70% du nombre total de minutes que représentaient les matchs disputés par le club pendant le mois considéré. Les 13 mars et 3 avril 2013, les joueurs ont déposé des requêtes auprès de la Chambre de Résolution des Litiges de L.________ (ci-après: la CRL) en vue d'obtenir le paiement de salaires en souffrance et de faire reconnaître qu'ils avaient valablement résilié leurs contrats de travail pour juste cause. Par décision du 23 avril 2013, la CRL a reconnu le droit des joueurs de résilier leurs contrats de travail avec effet à la même date et condamné le club à verser divers montants à chacun des joueurs à titre de salaires impayés. A.________ a attaqué ces décisions devant la Commission d'appel de L.________ (ci-après: la Commission). Statuant les 4 juin et 11 juillet 2013, celle-ci a déclaré tardifs les appels interjetés le 18 juin 2013 contre les décisions relatives aux joueurs 1 à 7. Elle a partiellement réduit le montant octroyé au joueur 8 à titre de salaire impayé et a confirmé la décision concernant le joueur 9.