Citation: 9C_428/2022 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a retenu que l'assuré était atteint de troubles psychiatriques graves depuis de nombreuses années, soit depuis 2001. En avril 2006, à la suite d'un épisode "maniforme" survenu fin 2005, le docteur D.________, chef de clinique du Département de psychiatrie de l'hôpital E.________, avait diagnostiqué un trouble affectif bipolaire, accompagné de traits de personnalité schizoïde. Il n'existait cependant au dossier aucun certificat médical témoignant en temps réel d'une incapacité de travail de l'assuré, avant les attestations établies par le Service de psychiatrie de l'hôpital E.________ le 2 août 2006 et par la doctoresse C.________ le 7 septembre 2006. La doctoresse C.________ avait en particulier attesté - de manière rétrospective - que l'intimé était en incapacité de travail à 100 % dès le 1 er janvier 2006 (rapport du 25 octobre 2008). Les premiers juges ont considéré que la psychiatre avait cependant vu régulièrement l'assuré à sa consultation pendant plus de dix années et qu'elle était par conséquent la mieux à même d'évaluer le début de son incapacité de travail, même de manière rétroactive. La doctoresse C.________ avait du reste confirmé les conclusions de son rapport d'octobre 2008 dans ses écrits ultérieurs, notamment dans son avis du 16 juin 2021. Les constats de la psychiatre étaient au surplus corroborés par d'autres pièces médicales établies en temps réel, en particulier la lettre qu'elle avait adressée au docteur D.________ le 18 janvier 2006 et le bilan établi par ce médecin le 26 avril 2006. Reprenant l'évolution de l'atteinte à la santé depuis 2001, l'autorité précédente a fixé à janvier 2006 la survenance de l'incapacité de travail déterminante et admis que depuis cette date l'assuré n'avait plus retrouvé une capacité de travail nécessaire pour interrompre le lien de connexité temporelle. Publica était dès lors tenue d'allouer les prestations correspondantes à l'assuré.