Citation: 5C.163/2005 25.08.2005 E. A

Dame X.________, de nationalités suisse et britannique, et X.________, de nationalité britannique, se sont mariés le 7 août 1993 à Londres, où le mari est encore domicilié. Deux enfants sont issus de leur union: A.________, né le 14 mai 1998, et B.________, née le 9 février 2000. Le 19 octobre 2000, l'épouse a quitté le domicile conjugal de Londres avec les enfants, pour s'installer chez ses parents, à Pully. Le lendemain, 20 octobre 2000, elle a saisi le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne d'une demande de séparation de corps, transformée ultérieurement en demande de divorce. Le 23 octobre 2000, elle a annoncé son arrivée au contrôle des habitants de la commune de Pully. Son père a signé le 27 octobre 2000, pour prendre effet au 1er décembre suivant, le contrat de bail portant sur l'appartement, sis à Pully, qu'elle habite depuis lors avec les enfants. Elle a ensuite trouvé un emploi dans la région. Le défendeur a requis à réitérées reprises, la première fois le 30 novembre 2000, la prolongation du délai qui lui était imparti pour déposer sa réponse. Il a comparu à l'audience préliminaire du 23 octobre 2002 et fait inscrire au procès-verbal son opposition au principe du divorce. Dans ses déterminations de février 2004 sur le rapport du spécialiste chargé d'une expertise pédopsychiatrique dans le cadre de l'instruction au fond, il s'est dit prêt à collaborer à une seconde expertise. La situation provisoire des parties a été réglée par plusieurs ordonnances de mesures provisionnelles successives, qui confient la garde des enfants à l'épouse.