Citation: 6P.214/2006 09.02.2007 E. 4

Le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans les constatations de fait et l'appréciation des preuves. 4.1 Le recourant reproche tout d'abord, à ce titre, à la Cour de cassation genevoise d'être tombée dans l'arbitraire en retenant, pour fonder la qualification de tentative d'assassinat, que lors des faits de Y.________ la sécurité de l'arme n'était pas enclenchée lorsqu'il a pointé l'arme sur la victime et fait pression sur la détente. Il souligne également que cette conclusion reposerait sur une mauvaise compréhension des explications techniques sur le fonctionnement de l'arme, fournies à la Cour d'assises par l'inspecteur de police H.________. 4.1.1 Le Tribunal fédéral ne qualifie d'arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et la jurisprudence citée) l'appréciation des preuves que si l'autorité a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et les éléments de son dossier. Une jurisprudence constante reconnaît au juge du fait un large pouvoir d'appréciation en ce domaine (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40 et les références citées). Le Tribunal fédéral n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge cantonal a abusé de ce pouvoir, en particulier lorsqu'il méconnaît des preuves pertinentes ou qu'il n'en tient arbitrairement pas compte (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 112 Ia 369 consid. 3 p. 371; 100 Ia 119 consid. 4 p. 127), lorsque des constatations de faits sont manifestement fausses (ATF 101 Ia 298 consid. 5 p. 306; 98 Ia 140 consid. 3a p. 142 et la jurisprudence citée), enfin lorsque l'appréciation des preuves est tout à fait insoutenable (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88).