Citation: 6B_642/2022 E. 1.6

1.6. Le recourant critique également l'application par la cour cantonale de l'art. 22 CP s'agissant de la tentative de lésions corporelles graves. Il se prévaut d'une violation de l'art. 23 al. 1 CP, au motif qu'il s'est "forcément" désisté avant que l'intimée puisse se mouiller avec l'eau de la bassine et que, partant, il n'a pas achevé sa tentative. À l'appui de son moyen, le recourant - qui niait jusqu'alors avoir tenté de mettre le feu à l'intimée -, n'allègue ni ne démontre l'arbitraire de la version des faits arrêtée par la cour cantonale. Il paraît du reste se prévaloir qu'il s'est désisté pour la première fois au Tribunal fédéral, sans que cet élément résulte des faits de l'arrêt attaqué. La critique est dès lors irrecevable (cf. art. 42 al. 2 et 99 al. 1 LTF). Au reste, il résulte des faits constatés dans l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'en allumant un briquet à faible distance de l'intimée, aspergée du liquide inflammable, le recourant aurait effectivement pu lui mettre le feu, lors même que les vapeurs d'essence étant hautement inflammables, un contact direct entre la flamme du briquet et la victime n'était pas nécessaire. Le danger a d'ailleurs paru si concret à l'intimée qu'elle s'est aspergée le corps d'eau au moyen d'une bassine qui se trouvait à proximité (cf. arrêt attaqué, consid. 3.3.3 p. 17 s.). De telles circonstances permettent de considérer que le recourant, qui ne conteste pas avoir agi intentionnellement, est allé jusqu'au bout de sa tentative conformément à l'art. 22 al. 1 CP.