Citation: 2C_378/2019 E. 3.4

3.4. Sur le vu de ces éléments, le Tribunal administratif fédéral n'a pas violé le droit fédéral en retenant que l'existence récente d'un lien affectif particulièrement fort, ainsi que l'intérêt de l'enfant à vivre auprès de son père (qui doit être pris en compte dans l'examen de la proportionnalité; cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 97 s.), ne sauraient contrebalancer l'absence d'efforts entrepris pour créer un lien économique et respecter l'ordre juridique suisse. Par ailleurs, sous l'angle de la relation économique, le Tribunal administratif fédéral a, à raison, examiné dans quelle mesure on pouvait attendre du recourant qu'il entretienne une relation forte avec son fils, sans se limiter à la question de l'obligation de verser une pension alimentaire. L'arrêt rendu par la Cour EDH le 8 juillet 2014 (n° 3910/13) dont se prévaut le recourant ne lui est d'aucun secours. En effet, dans cet arrêt, il avait été reproché au Tribunal administratif fédéral d'avoir refusé l'admission provisoire d'un père sans prendre suffisamment en compte ses problèmes de santé et l'intérêt de l'enfant. Or, l'objet du présent cas est différent puisqu'il porte sur la prolongation d'une autorisation de séjour du recourant. En outre, dans la présente affaire, le recourant ne prétend pas avoir des problèmes de santé qui rendraient inexigible un retour dans son pays d'origine et l'autorité précédente n'a pas négligé les intérêts de l'enfant à vivre en Suisse auprès de son père. En particulier, elle n'a pas nié qu'un retour du recourant en République démocratique du Congo aura des effets préjudiciables sur leur relation. Elle a toutefois également relevé, à juste titre, que des contacts pourront tout de même être maintenus par le biais des moyens de communication modernes.