Citation: 6B_924/2017 E. 3.4

3.4. Le recourant conteste les opérations suivantes de Me Christian Lüscher, respectivement de son collaborateur, " comptées à double ": une séance interne et un courriel à la cliente pour 650 fr. le 27 janvier 2016 (réduit à 450 fr.), la prise de connaissance du dossier pour 150 fr. le 31 janvier 2016, et une conférence avec la cliente et un entretien téléphonique avec le ministère public pour 400 fr. le 2 février 2016 (réduit à 350 fr.) en lien avec la procédure de première instance, ainsi qu'une séance de travail avec la cliente et Me Christian Lüscher pour 500 fr. (réduit à 437 fr. 50) dans le cadre de la procédure d'appel. Il apparaît que, mis à part les quelques 3 heures que Me Christian Lüscher et son collaborateur ont passées à travailler ensemble sur le mandat, pour le surplus, l'ensemble des démarches, équivalant à plus de 76 heures, ont de manière générale été accomplies par le collaborateur seul. Il ne paraît pas déraisonnable, au regard de l'affaire, que le conseil mandaté ait participé, pour une part minime, à l'exécution du mandat de manière conjointe avec son collaborateur, veillant ainsi notamment à la bonne exécution du mandat par celui-ci. En tous les cas, cela ne suffit pas à conclure que les honoraires alloués sont hors de toute proportion raisonnable avec les prestations fournies par l'avocat, étant précisé que le recourant ne subit en définitive aucun dommage découlant de la délégation à un collaborateur dès lors que le tarif horaire de ce dernier est plus bas que celui du chef d'étude (350 fr. de l'heure au lieu de 450 francs). La cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en constatant que l'activité déployée par le conseil de l'intimée était en adéquation avec la nature et la difficulté de l'affaire. Il s'ensuit le rejet du grief.