Citation: 6B_444/2015 E. 5.1

5.1. Le recourant estime qu'il ne pouvait être condamné en l'absence d'expertise graphologique, ni sans que l'original du contrat de prêt n'ait été produit. Il conteste le travail du conseil qui l'a défendu dans la procédure ayant abouti à l'ordonnance objet de sa demande de révision. Soulever de tels griefs à ce stade, dans le cadre d'une demande de révision, est abusif (cf. ATF 130 IV 72 consid. 2.3 p. 74 s.) De tels moyens, qui ne pouvaient échapper au recourant à l'époque de sa condamnation, auraient dû être soulevés, en temps utile, dans le cadre d'une opposition formée contre l'ordonnance de condamnation et de la procédure qui s'en serait suivie. L'autorité précédente pouvait d'emblée refuser d'entrer en matière sur la demande de révision dès lors qu'elle était fondée sur de tels motifs (cf. supra consid. 4.3). Le recourant conteste l'appréciation des preuves par le procureur général et en particulier la valeur probante accordée à plusieurs témoignages recueillis durant la procédure. Il ne formule de la sorte aucun motif de révision, tout du moins aucun motif qui ne serait pas abusif au sens de l'arrêt publié aux ATF 130 IV 72 précité. L'autorité précédente pouvait juger la demande de révision irrecevable à cet égard également.