Citation: 2P.230/2003 23.11.2004 E. 1

Le 29 octobre 1979, la Chambre des tutelles du canton de Genève a accepté de recevoir la tutelle en son for en raison du domicile genevois de A.________. Elle a désigné le Tuteur général aux fonctions de tuteur. La mesure de tutelle a été publiée à trois reprises dans la Feuille d'avis officielle du canton de Genève en novembre et décembre 1979. Le 6 octobre 1981, A.________ a été condamné par la Cour correctionnelle de Genève à une peine de deux ans d'emprisonnement pour abus de confiance, escroquerie et vol. Le 10 mai 1982, il a pu bénéficier d'une libération conditionnelle avec un délai d'épreuve et de patronage de trois ans. Les incarcérations subies par A.________ jusque-là représentaient près de dix-huit années de sa vie, soit douze ou treize infractions contre le patrimoine commises au préjudice de divers employeurs. Le 14 août 1986, A.________ a derechef été condamné par la Cour correctionnelle de Genève à douze mois d'emprisonnement pour vols et abus de confiance, commis de 1982 à 1986, au préjudice de son employeur. Le 18 novembre 1986, le Tribunal correctionnel de Lausanne l'a condamné à la peine de quarante-cinq jours d'emprisonnement pour vols commis en 1982. Les autorités de tutelle genevoises ont adressé tous les deux ans un rapport à l'autorité de surveillance au sujet de X.________. Celui-ci a retrouvé un emploi dès sa sortie de prison en 1982 et, par la suite, il a toujours travaillé. De 1985 à 1989, il a travaillé comme secrétaire pour l'avocat C.________. Durant cette période, il a commis des détournements au préjudice de son employeur en falsifiant des chèques. C.________ n'a pas dénoncé A.________ qui l'a entièrement remboursé par acomptes représentant un total de 20'000 fr. Il a établi à l'égard de A.________ un certificat de travail indiquant ses qualités professionnelles mais ne mentionnant pas les détournements commis.