Citation: 4A_86/2017 E. 4.3.1

4.3.1. Le recourant fait grand cas de la méthode utilisée pour calculer l'EBITDA normalisé moyen: selon lui, la cour cantonale a retenu la méthode FIFO, utilisée par E.________ SA dans son rapport, alors qu'il existerait un accord des parties sur la méthode PUMP, qui n'a notamment pas été valablement modifié de manière unilatérale. Il s'en plaint à la fois sous le titre d'établissement arbitraire des faits et sous celui de violation de l'art. 18 CO dans la détermination de la volonté subjective des parties sur dite méthode. Or, dans son second motif, la cour cantonale constate que le demandeur n'a pas démontré que si E.________ SA avait utilisé, en lieu et place de la méthode FIFO, la méthode PUMP, l'EBITDA normalisé moyen des années 2011-2012 aurait nécessairement été de 7'870'000 fr. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation et ne démontre donc pas que les deux méthodes aboutiraient à des résultats différents (sur la valorisation de la performance de l'entreprise). Il s'ensuit que la méthode appliquée ne peut pas être examinée par la cour de céans. Le grief du recourant n'est recevable qu'en tant qu'il oppose aux chiffres du rapport E.________ SA, auquel s'est ralliée la cour cantonale, les chiffres du document annexé au courriel du 19 novembre 2013 de D.________, auxquels les parties seraient liées " par un accord ". Les critiques du recourant qui s'en éloigneraient sont donc sans pertinence. En particulier, il n'y a pas lieu d'examiner selon quelle méthode - prétendument la méthode PUMP - la société a établi ses comptes par le passé et quelle méthode elle appliquait au moment de la signature du contrat d'intéressement du 3 février 2011; il n'est pas non plus décisif de savoir quelle méthode était appliquée au moment de l'accord de cession d'options du 20 décembre 2013, dès lors qu'il y est expressément rappelé que les parties divergent sur les définitions des termes servant au calcul de l'EBITDA normalisé. Il sied d'ailleurs de relever que si le rapport d'activité et de gestion de l'exercice 2011 contient le nom de " FIFO ", c'est en ces termes: " Le principe de valorisation des stocks de métaux précieux correspond à un FIFO basé sur les achats effectifs de la Société. Ces stocks ne sont pas réévalués sur la base des cours de fin d'année. Les stocks " façon " sont valorisés à un coût standard en conformité avec les méthodes générales admises dans la branche d'activité " (art. 105 al. 2 LTF). Quant au grief tiré de l'invalidité d'une modification unilatérale de la méthode de calcul, il est sans pertinence, au vu de ce qui précède.