Citation: 6B_239/2023 E. 4.4

4.4. La cour cantonale a relevé que la condamnation du recourant pour toutes les transactions retenues à sa charge dans l'acte d'accusation était confirmée. Il s'était ainsi adonné - entre 2013 et juin 2021 - à un trafic de stupéfiants de grande ampleur, portant sur une quantité totale pure comprise entre 385.5 et 591.38 g de cocaïne. Comme les premiers juges, la cour cantonale a retenu que sa culpabilité était lourde, les quantités de stupéfiants vendues dépassant largement le seuil du cas grave qui justifiait à lui seul une peine privative de liberté d'un an. Son activité criminelle avait duré à tout le moins huit ans et n'avait cessé qu'à la suite de son arrestation. Il avait agi par appât du gain alors même qu'il disposait d'un permis de séjour en Espagne et qu'il lui était dès lors loisible d'obtenir un revenu par le biais de son travail dans ce pays. Il n'avait pas fait preuve de la moindre collaboration et ce même lorsque les éléments pertinents de l'enquête lui avaient été présentés et n'avait pas démontré de réelle prise de conscience malgré la détention subie, les regrets exprimés aux débats d'appel paraissant plus de façade que sincères. A décharge, la cour cantonale retenait que le recourant n'avait pas reçu d'éducation et que son parcours de vie semblait avoir été difficile, bien qu'il avait toutefois un permis de séjour en Espagne où il pouvait travailler et gagner sa vie honnêtement. Les infractions entraient en concours. L'infraction la plus grave, soit le trafic de stupéfiants, devait être sanctionnée par une peine privative de liberté de 36 mois. Par l'effet du concours, la cour cantonale augmentait cette peine de dix mois pour sanctionner le blanchiment d'argent et de deux mois pour le séjour illégal, ce qui donnait un total de 48 mois. Cette peine était partiellement complémentaire avec celles déjà prononcées par le ministère public de l'arrondissement de Lausanne les 25 septembre 2015 (peine privative de liberté de 20 jours), 4 juillet 2017 (peine privative de liberté de 180 jours) et 6 mai 2019 (peine privative de liberté de 135 jours). La peine arrêtée par les premiers juges était ainsi confirmée.