Citation: 6B_859/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que, contrairement à ce que prétendait le recourant, ce n'était pas l'intimé 3 qui s'était dirigé contre le véhicule du recourant avec un piquet, mais bien celui-ci qui s'était dirigé délibérément à deux reprises à vive allure avec son véhicule contre les deux intimés jusqu'à arriver proche d'eux. C'était uniquement pour se protéger de l'attaque que l'intimé 3 avait saisi un piquet et l'avait utilisé. Selon la cour cantonale, il ne faisait aucun doute que le recourant avait mis en danger de mort imminent les intimés dès lors qu'il avait foncé droit sur eux, plein gaz, avec son véhicule, à plusieurs reprises, jusqu'à arriver à une très faible distance d'eux. Il était arrivé si près d'eux qu'ils ont dû se mettre à l'abri et que l'intimé 3 a pris un piquet pour essayer de se défendre. Vu l'inégalité des forces entre le recourant qui fonçait en voiture de front sur des piétons jusqu'à arriver environ à un mètre d'eux, celui-ci ne pouvait qu'avoir conscience du danger de mort imminent qu'il faisait courir à ses cibles, tant la probabilité sérieuse de causer une atteinte à la vie des deux intimés existe dans de telles circonstances. Les deux intimés avaient du reste déclaré avoir eu peur pour leur vie. La cour cantonale a considéré que, partant, la condamnation du recourant pour mise en danger de la vie d'autrui au sens de l'art. 129 CP devait être confirmée.