Citation: 4C.334/2000 29.01.2001 E. 3

3.- a) Sur la base de l'état de fait déterminant (art. 63 al. 2 OJ), il n'est pas douteux que les plaideurs étaient liés par un contrat de courtage au sens des art. 412 ss CO. Si le défendeur a expressément accepté l'offre de la demanderesse de passer un tel contrat en signant pour accord l'écriture de celle-ci du 22 janvier 1996 qui prévoyait sa commission, la défenderesse y a consenti par actes concluants en laissant la recourante, dont la spécialisation dans le courtage immobilier rendait ses services onéreux (art. 412 al. 2 CO; ATF 82 IV 145 consid. I 2a), exercer en sa faveur une activité d'intermédiaire pour favoriser la vente d'une partie de son bien-fonds, et cela sciemment comme l'atteste la rencontre à laquelle elle a participé le 25 avril 1996, qui a réuni, outre son conjoint, un représentant de PBBG, l'architecte Siegwart et un amateur (cf. sur la conclusion du contrat de courtage par actes concluants: arrêt du 29 septembre 1992 dans la cause 4C.66/1992, consid. 2b publié in: SJ 1993 p. 189; Engel, Contrats de droit suisse, 2e éd., p. 522; Caterina Ammann, Commentaire bâlois, n. 5 ad art. 412 CO). b) L'autorité cantonale n'a pas déterminé si les services que devait rendre la demanderesse correspondaient aux tâches de courtier indicateur et/ou négociateur. Il importe peu, du moment que le droit à la commission est soumis aux mêmes conditions, quelle que soit la nature du contrat de courtage. En effet, l'art. 413 al. 1 CO dispose que le courtier a droit à son salaire dès que l'indication qu'il a donnée ou la négociation qu'il a conduite aboutit à la conclusion du contrat.