Citation: 6B_708/2020 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que la faute du recourant était objectivement grave; en effet, entre le 30 avril 2015 et le 12 septembre 2018, le recourant a commis intentionnellement plusieurs crimes (cf. art. 139 ch. 2 et 147 al. 2 CP) et délits (cf. art. 123 ch. 1 al. 1 et 186 CP) au préjudice de très nombreuses victimes, s'en prenant, pour l'essentiel, à leur patrimoine et réalisant un butin important. Elle a considéré que sa faute était également subjectivement grave. Elle a relevé qu'il avait déployé, sur plus de trois ans et demi, une activité criminelle régulière et soutenue qui n'avait pris fin qu'en raison de son arrestation, qu'il avait agi par appât du gain, puisque ses besoins essentiels étaient couverts par les prestations d'aide sociale qu'il percevait, qu'il n'avait jamais exprimé le moindre remords et que son comportement en procédure était déplorable. Elle a relevé qu'aucune circonstance atténuante ne pouvait être retenue en faveur du recourant. La cour cantonale a considéré qu'une peine de dix-huit mois se justifiait pour les infractions les plus graves, à savoir les vols et les utilisations frauduleuses d'un ordinateur par métier (art. 139 ch. 2 et 147 al. 2 CP). Elle a augmenté celle-ci, à hauteur de trois mois, pour sanctionner les autres délits (cf. 123 ch. 1 al. 1 et 186 CP). Elle a estimé que cette peine devait en outre englober la sanction pour les délits ayant donné lieu à la condamnation du 5 mai 2015 (dont le sursis devait être révoqué), laquelle devait être fixée à quatre mois. Au final, elle a conclu que la peine privative de liberté devrait se monter à vingt-cinq mois (18 + 3 + 4). Du fait de l'interdiction de la reformatio in pejus, elle a toutefois confirmé la peine privative de vingt mois, fixée par les premiers juges.