Citation: 6B_755/2024 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a estimé que les conditions formelles de recevabilité d'une demande de révision n'étaient manifestement pas réalisées, de sorte qu'elle a déclaré la demande du recourant irrecevable. Le recourant avait invoqué comme premier motif de révision, de prétendus aveux de B.A.________ et de son conseil, survenus lors d'une audience devant le ministère public après la notification de l'arrêt du 2 avril 2019, relatifs à une "fraude" judiciaire orchestrée par B.A.________ et son avocat, laquelle aurait mené au "pillage" de ses avoirs. En substance, pour la cour cantonale le procès-verbal relatif à cette audience ne revêtait aucunement la portée que lui prêtait le recourant et n'y décelait aucun indice, encore moins une quelconque forme d'aveu qui permettrait d'accréditer l'existence d'une tromperie susceptible de remettre en question l'arrêt précité. Le recourant n'avait, pour le surplus, fourni aucun détail quant au contenu d'une telle fraude, respectivement quant à la manière dont elle aurait influé sur la décision rendue par la cour cantonale. En outre, les documents produits à l'appui de son premier argument, soit le dossier du SPMi pour les années 2007 à 2014, la déclaration devant notaire du 5 août 2015 et le courrier du Département genevois des finances et des ressources humaines du 31 mars 2020, étaient, pour les premiers, largement antérieurs à l'arrêt du 2 avril 2019. Or le recourant ne consacrait pas un mot sur les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de les produire avant la reddition dudit arrêt. En tout état, leur contenu n'était nullement de nature à démontrer l'existence d'une tromperie à l'égard des autorités, laquelle aurait eu une influence sur la décision rendue dans une affaire de menaces et de violation d'obligation d'entretien. Il en allait de même du courrier du Département genevois des finances et des ressources humaines du 31 mars 2020, lequel fournissait au recourant des informations générales en matière de taxation fiscale. S'agissant des autres allégations du recourant, la cour cantonale a relevé que l'existence d'une audience s'étant déroulée le 15 mai 2013 devant un tribunal de U.________ était parfaitement connue de la CPAR à l'époque de la notification de l'arrêt. L'existence d'un procès-verbal "verbatim", de cette même audience ne constituait pas un fait nouveau et, en tout état de cause, ne concernait pas les mêmes faits que ceux visés par la procédure en question, de telle sorte qu'un tel document apparaissait d'emblée dénué de pertinence. En ce qui concernait l'attestation établie par C.________ en date du 28 avril 2015, le recourant ne disait pas mot des motifs qui l'auraient empêché de la produire plus tôt. Il ressortait dudit document que l'auteur avait lui-même nourri un conflit avec B.A.________, la procédure démontrant en outre qu'il était un ami proche de A.A.________. Aussi, son contenu, au demeurant dénué de tout détail s'agissant d'un prétendu "marché" conclu en 2012 ou 2013 entre la prénommée et le Procureur général notamment, devait être apprécié avec la plus grande prudence et, en conséquence, était impropre à ébranler en lui-même les constatations de faits sur lesquelles était fondé l'arrêt du 2 avril 2019. Alors même qu'elles n'avaient pas été produites par le recourant et indépendamment de leur éventuelle pertinence, plus que douteuse, les 16 ordonnances de non-entrée en matière rendues par le ministère public entre le 2 octobre 2023 et le 24 avril 2024, à la suite de plaintes déposées par le recourant, ne pouvaient en tout état fonder une demande de révision, puisque postérieures à l'entrée en force de l'arrêt du 2 avril 2019. Il n'en allait pas différemment de la "tentative de l'intimidation dramatique et la préparation/tentative de [sa] destruction physique" survenue en date du 23 avril 2024, à propos de laquelle il n'avait fourni aucun détail, respectivement de la production, par Me D.________, de procurations par hypothèse dépourvues de validité juridique dans le cadre de deux procédures civiles dont l'influence sur la décision rendue par la CPAR le 2 avril 2019 apparaîtrait dans tous les cas nulle. Enfin, pour la cour cantonale les faits évoqués par le demandeur en lien avec le déroulement de la procédure P/xxxxx/xxxx, ne sauraient fonder une révision de cette même décision, compte tenu du fait qu'ils sont également postérieurs à l'entrée en force de cette dernière. En outre, ils concernaient des faits clairement distincts de ceux visés par la procédure.