Citation: 7B_115/2023 E. 4.3.1

4.3.1. Concernant tout d'abord l'intervention de la police du 10 janvier 2022, il ressort du considérant 3.2 de l'arrêt attaqué, auquel le recourant se réfère d'ailleurs lui-même, que les juges cantonaux ont tenu compte, parmi les éléments relatifs à l'interpellation de l'intéressé, des inquiétudes exprimées par le père et le frère quant à l'état psychique de ce dernier (lequel créait du tapage à son domicile et les avait menacés ainsi que ses voisins [cf. arrêt attaqué, dans la partie "en fait", let. C]), de la vidéo postée par le recourant sur sa page facebook où il exhibait des armes blanches, ainsi que de son casier judiciaire, lequel fait état d'antécédents de menaces, injure, incendie intentionnel, violation de domicile, opposition aux actes de l'autorité et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Sur la base de ces divers éléments, qui ne sont pas remis en cause par le recourant, et des propres constatations de la police, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que face à un individu pouvant présenter un risque accru dans un état psychologique péjoré, il ne paraissait pas possible de procéder à une intervention moins sécurisée, laquelle s'était finalement limitée au strict nécessaire eu égard aux circonstances (l'usage par la police d'un bouclier anti-émeute lors de son intervention n'ayant pas été retenu [cf. consid. 1.3.4 supra]), et que le Ministère public avait refusé à bon droit d'entrer en matière sur cette partie des plaintes. Cette conclusion s'impose d'autant plus que dans son complément d'expertise psychiatrique du 28 novembre 2022, le Dr G.________, questionné sur les conséquences du mode d'intervention de la police sur le recourant, a relevé que le comportement subséquent de ce dernier trouvait son origine principale dans son état de décompensation aigu de son trouble schizotypique et que l'intervention de la police n'y avait joué qu'un rôle mineur (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2, p. 6).