Citation: 6B_1015/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que, en dépit de sa présence lors des trois rendez-vous préparatoires du brigandage, il n'aurait pas "pris part" aux discussions et ne se serait "pas exprimé" lors des deux premières réunions. Cette affirmation est contraire à l'état de fait de la cour cantonale, qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) et selon lequel, le 23 mars 2013, le recourant, C.________ et D.________ ont évoqué l'idée de commettre un brigandage dans une bijouterie de I.________. Quoi qu'il en soit, l'autorité précédente n'a identifié une participation significative du recourant à la planification de l'opération que lors du rendez-vous tenu le 26 mars 2013 au bar "N.________", de sorte que son éventuel silence au cours des deux premières réunions, dont se prévaut l'intéressé, n'apparaît pas déterminant pour le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). En effet, la présence du recourant lors de la réunion de K.________ puis des deux rendez-vous à I.________ n'est pas contestée, non plus que le fait que celui-ci eût, le 26 mars 2013, expliqué à B.________ la situation de la bijouterie, l'emplacement du coffre ainsi que de ses clés. L'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle cette participation à la planification de l'opération faisait apparaître le recourant comme un coauteur de la tentative de brigandage, ne prête pas le flanc à la critique. Ainsi, le recourant fait partie des trois individus - avec C.________ et D.________ - ayant pris part aux trois réunions préparatoires du forfait. A cet égard, il s'est associé à la décision commune de commettre un brigandage le 26 mars 2013. Son rôle apparaît par ailleurs indispensable, puisque c'est lui qui, le jour de l'opération, a fourni à B.________ les informations qui devaient lui permettre de se repérer dans la bijouterie et de s'emparer du contenu du coffre. La part substantielle du butin qui devait lui revenir lors du partage dénote d'ailleurs le rôle déterminant de l'intéressé dans l'entreprise. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a considéré que le recourant revêtait la qualité de coauteur.