Citation: 5A_146/2023 E. 4.2

4.2. Au sujet du devoir de renseigner de l'exécuteur testamentaire, le recourant oppose à l'autorité cantonale d'avoir omis de constater que l'exécuteur testamentaire n'avait pas établi l'état des lieux de la fortune, des frais courants des hoiries et des inventaires à ce jour. Dans la suite de son recours, le recourant se borne à se prévaloir de l'abus du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale qui a refusé de révoquer, voire de blâmer, l'exécuteur testamentaire. Il ne présente aucune motivation sur le devoir de ce mandataire de renseigner en tant que tel. Partant, sa critique de fait doit être déclarée irrecevable déjà au motif que le recourant n'expose pas en quoi les faits dont il dénonce l'omission arbitraire influenceraient le résultat du litige. Dans tous les cas, le recourant se fonde sur son mémoire complémentaire du 19 mai 2021 où il a certes, en page 19, formulé cette affirmation sur l'administration de l'exécuteur testamentaire. Cependant il ne s'est pas prévalu d'un fait nouveau, portant un numéro d'allégué et une offre de preuve; il n'a pas davantage articulé le moindre grief relatif à l'établissement des faits à l'encontre du premier juge qui, au vu du rejet de la plainte, avait retenu des renseignements complets de la part de l'exécuteur testamentaire. Son reproche d'arbitraire dans l'établissement des faits ne porte dès lors pas, étant donné qu'on ne peut retenir que l'autorité cantonale devait statuer sur cet élément de fait. Par ailleurs, même à supposer que l'autorité cantonale aurait dû comprendre que le recourant alléguait un fait nouveau, celui-ci aurait dû à l'évidence être déclaré irrecevable au sens de l'art. 317 al. 1 CPC, vu que le recourant aurait pu alléguer l'absence d'inventaire et d'autres documents devant le premier juge. Toujours au sujet du devoir de renseigner, le recourant oppose aussi à l'autorité cantonale d'avoir omis de constater le contenu laconique et insuffisant à son égard des réunions d'hoirie. A l'appui de son propos, il souligne avoir démontré que la réunion du 7 décembre 2020 avait consisté pour l'exécuteur testamentaire à recueillir des avis sur ce qu'il fallait faire, et pas à rendre des comptes. Or, l'autorité cantonale a établi, pour l'année 2020, pas moins de neuf autres réunions en vue d'aborder l'ensemble des questions en suspens avec les héritiers. Partant, même à suivre le recourant sur le contenu de la réunion du 7 décembre 2020, cet élément ne fait pas apparaître arbitraire la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle l'exécuteur testamentaire avait suffisamment renseigné les héritiers sur son administration.