Citation: 6B_849/2014 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a relevé que le casier judiciaire du recourant présentait, lors du prononcé du jugement de première instance, quatre inscriptions préalables pour des infractions telles que lésions corporelles simples, injure, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, ivresse au volant, opposition ou dérobade aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire. Ces condamnations, intervenues entre février 2006 et mai 2009, ne paraissaient pas avoir permis au recourant de prendre conscience de la gravité de ses agissements et, malgré les différents sursis octroyés, il n'avait pas hésité à commettre de nouvelles infractions du même genre. De plus, il avait encore été condamné deux fois durant l'année 2014 pour des actes similaires, alors qu'il se trouvait dans l'attente du jugement sur appel, ce qui ne plaidait pas en sa faveur. Les antécédents du recourant, s'ils étaient importants de par leur répétition, ne pouvaient cependant être qualifiés de graves au sens de l'art. 42 al. 2 CP, dans le sens qu'ils empêcheraient à eux seuls l'octroi du sursis. La situation personnelle du recourant semblait s'être quelque peu stabilisée: il vivait avec son amie, avec qui il avait eu un enfant en 2013 et avait acheté une maison en copropriété, et avait un nouvel emploi. Néanmoins, le fait qu'en 2014, alors qu'il savait qu'il allait prochainement comparaître, il ait commis à nouveau des infractions, pour lesquelles il a été condamné à des peines fermes, amenait à poser un pronostic défavorable quant à son comportement futur. Le fait que, selon l'expert psychiatre, le risque de récidive ait été faible en 2013, n'était pas décisif, vu la commission de nouvelles infractions en début d'année 2014; d'ailleurs, ce médecin avait indiqué que ce risque pourrait devenir élevé si le recourant venait à être confronté à des facteurs psycho-sociaux déstabilisants ou dans les phases de consommation accrue d'alcool, ce qui s'était effectivement produit. Dès lors que le recourant n'avait apparemment toujours pas pris conscience de la nécessité de cesser d'enfreindre l'ordre juridique, la cour cantonale a décidé de ne pas assortir la peine infligée du sursis, tout en rappelant que l'exécution de la sanction pourrait avoir lieu sous la forme de la semi-détention (art. 77b CP). Vu l'absence de l'octroi du sursis, elle a considéré qu'il n'y avait pas à examiner la question de savoir s'il fallait ordonner une assistance de probation et imposer des règles de conduites pour la durée du délai d'épreuve (art. 44 al. 2 CP).