Citation: 1P.171/2000 29.05.2000 E. B

B.- Par jugement du 18 juin 1998, le Président du Tribunal du district de Porrentruy a libéré A.________ de la prévention de menaces. Il l'a en revanche reconnu coupable de séquestration, de lésions corporelles simples et de tentative d'instigation à faux témoignage et l'a condamné à huit jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans. Statuant le 13 janvier 2000 sur appel du prévenu, la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton du Jura (ci-après, la Cour pénale) a libéré A.________ de la prévention de séquestration et l'a condamné à six jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans pour lésions corporelles simples et tentative d'instigation à faux témoignage. Elle l'a également condamné à verser à B.________ une indemnité pour tort moral de 1'000 fr. et une somme de 13'000 fr. à titre de dépens pour les deux instances cantonales, mettant à sa charge les 4/5 des frais de première instance et d'appel, à concurrence de 7'690 fr. Elle lui a enfin alloué une indemnité de 1'000 fr. à titre de dépens pour sa libération partielle. La Cour pénale s'est déclarée intimement convaincue de la réalité des déclarations de la plaignante au sujet des coups reçus, sur la base des certificats médicaux versés au dossier et du caractère particulièrement violent de A.________ attesté par les différents témoignages recueillis durant la procédure. Elle a considéré que la version des faits de F.________ à propos de la tentative d'instigation à faux témoignage dont elle aurait été l'objet était crédible et établie à suffisance de droit parce que les déclarations de la jeune femme étaient étayées par celles d'un témoin à décharge. De plus, l'acte judiciaire contenant la citation à comparaître de ce témoin avait été retiré par une collègue de travail qui l'avait remis au prévenu; la jeune femme s'était alors présentée au greffe du Tribunal de district pour retirer un double de la citation.