Citation: I 229/01 09.10.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé en qualité d'assistante sociale à l'Hôpital X.________, à plein temps dès l'année 1970, puis à 80 % à partir de 1987. Invoquant des douleurs lombaires et cervicales, une fatigue excessive ainsi que des crises de migraine fréquentes (rapport de la doctoresse B.________, du 11 novembre 1997), elle a sollicité le versement d'une rente de l'assurance-invalidité, le 7 octobre 1997. L'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (l'office AI du Jura) a recueilli l'avis des docteurs C.________ et D.________, médecins au Service de rhumatologie, médecine physique et rééducation de l'Hôpital Y.________. Dans leur rapport d'expertise du 29 juin 1998, ces derniers ont diagnostiqué, parmi d'autres affections, un syndrome douloureux chronique de l'appareil locomoteur (fibromyalgie), des lombo-sciatalgies gauches et des migraines chroniques. En raison de ces troubles, les docteurs C.________ et D.________ ont estimé que la capacité de travail de l'assurée dans son activité d'assistante sociale s'élevait entre 50 et 60 %. L'administration en a déduit que le taux d'invalidité de l'assurée dans son activité lucrative était de 50 %. L'office AI du Jura a appliqué la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité et arrêté la part des activités lucratives et ménagères de l'assurée respectivement à 80 % et 20 %. Dans l'exercice des tâches ménagères, il a retenu un taux d'invalidité de 30 % (cf. enquête économique sur le ménage du 30 septembre 1998). Par décision du 10 mars 2000, l'office AI du Jura a alloué un quart de rente simple d'invalidité à l'assurée, ainsi que deux rentes complémentaires simples pour enfant, fondées sur un degré d'invalidité de 46 % (50 % de 80 %, 30 % de 20 %). L'assurée s'est établie en Valais en décembre 1999. Le 27 mars 2000, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Valais (l'office AI du Valais) a rendu une décision portant sur les rentes complémentaires pour enfant. Ultérieurement, par décision du 17 novembre 2000, il a adapté le montant des rentes dès le 1er décembre 2000. Dans celles-ci, il n'a pas remis en cause le taux d'invalidité retenu par l'office AI du Jura.