Citation: 8C_527/2017 E. 1

A l'issue d'une instruction commencée le 28 janvier 2016, le Conseil communal de U.________ refusa, par décision du 24 mars 2016, d'allouer à A.________ l'aide sociale qu'il avait demandée au Centre médico-social (CMS) de X.________, au motif qu'il logeait gratuitement à U.________ chez son père et qu'il n'avait pas fourni les documents nécessaires au calcul de la contribution de ménage exigible de ce dernier. Cette contribution pouvait être arrêtée à 950 francs par mois, ce qui excluait que A.________ eût droit à une aide sociale. Le 15 mars 2017, le Conseil d'Etat du canton du Valais a rejeté le recours administratif interjeté le 14 avril 2016 par A.________ contre cette décision. Il a retenu que le 5 juillet 2016, l'intéressé avait déclaré ne plus vivre chez son père (en réalité: son ex-père d'accueil). Au vu de cette déclaration et d'autres antérieures dénotant que A.________ était sans domicile fixe, le Service cantonal de l'action sociale (SAS) avait suggéré de lui allouer une aide correspondant à ce statut. A.________ avait accepté cette proposition. Le Conseil communal avait cependant subordonné son accord à celle-ci au dépôt, par le requérant, d'une liste des endroits où il avait résidé depuis le 14 avril 2016. Ce dernier avait allégué qu'il avait surtout dormi dans sa voiture et parfois chez une personne handicapée l'ayant soutenu, laquelle souhaitait rester anonyme. Le Conseil communal avait alors relevé que cette personne paraissait être domiciliée à V.________, commune où A.________ devait exercer son droit à l'aide sociale en renseignant les autorités sur sa situation personnelle de manière plus exacte et vérifiable qu'auparavant. Le Conseil d'Etat a retenu que A.________ n'avait cessé de varier ses déclarations sur les lieux où il disait vivre, de sorte qu'il n'était pas possible de déterminer son domicile d'assistance, d'évaluer correctement son besoin d'obtenir une aide et d'en chiffrer le montant.