Citation: 4A_666/2012 E. 4.2

4.2. L'intimée conteste, tout d'abord, la recevabilité de la demande de révision. Selon elle, la requérante, qui avait la charge de cette preuve, n'a pas établi que sa prétendue connaissance des faits et moyens de preuve nouveaux remontât au 11 juillet 2012 seulement. En réalité, le contenu de l'assignation qu'elle avait annexée à sa requête, précitée, du 28 juin 2012, soumise au premier président de la Cour d'appel de Paris, démontrerait qu'elle avait, alors déjà, une connaissance suffisante du fait nouveau invoqué dans sa demande de révision. Ainsi, en prenant cette date comme dies a quo, ladite demande aurait dû être déposée le 29 octobre 2012 au plus tard. Formée le 8 novembre 2012, elle serait, partant, irrecevable pour cause de tardiveté. Sur le fond, l'intimée plaide l'absence de faits pertinents ou de moyens de preuve concluants prétendument découverts après coup. Elle souligne, en outre, que la requérante n'a jamais demandé, au cours de la procédure arbitrale, la production des factures finales des entreprises V.________ ou W.________ concernant la réparation de la climatisation défectueuse et qu'elle n'a pas non plus contesté la production de devis pour les travaux y afférents. L'intimée fait encore valoir, sur la base des pièces annexées à sa réponse à la demande de révision, que les devis en question ont bel et bien été exécutés par ces deux entreprises et qu'elle a payé les factures correspondantes. Au reste, le montant total effectif des travaux de réparation de la climatisation serait supérieur à celui qu'elle avait estimé le 30 septembre 2011, date ultime que le Tribunal arbitral lui avait fixée pour chiffrer de manière définitive son dommage. Dès lors, toujours selon l'intimée, la prise en compte desdites factures n'eût pas amené les arbitres à rendre une sentence plus favorable à la requérante. L'intimée s'inscrit, par ailleurs, en faux contre le reproche qui lui est fait d'avoir commis un crime ou un délit ayant influencé la décision des arbitres au préjudice de son adverse partie. Elle affirme, à ce propos, n'avoir aucunement trompé le Tribunal arbitral en lui soumettant les contrats, devis et factures qui étaient en sa possession à la date butoir du 30 septembre 2011, étant donné qu'il lui était impossible de chiffrer plus précisément son dommage, les travaux de réfection confiés aux entreprises W.________ et V.________ étant en cours d'exécution et n'ayant été achevés qu'à fin mars-début avril 2012.