Citation: 2C_380/2024 E. 2

Par décision du 15 juillet 2024, le Service de la population et des migrations du canton du Valais a placé en détention A.________ en la prison U.________ pour trois mois au plus en vue de son renvoi. Le 16 juillet 2024, A.________ a été entendu par le Juge unique du Tribunal cantonal du canton du Valais. Durant l'audition, il a allégué être algérien, n'avoir jamais eu de papiers d'identité, accepter de partir en France s'il ne pouvait rester ici et n'avoir jamais dit être tunisien. Par arrêt du 16 juillet 2024, le Juge unique du Tribunal cantonal a approuvé la décision du 15 juillet 2024. Il a jugé que les conditions de l'art. 76 al. 1 lit. b ch. 3 et 4 LEI étaient réunies. Il s'est appuyé sur la décision du 27 juin 2024 du Secrétariat d'État aux migrations et les déclarations des autorités tunisiennes selon lesquelles A.________ serait tunisien. Il a considéré qu'en mentant sur sa nationalité, l'intéressé cherchait à se soustraire à son renvoi et ajouté que rien ne laissait penser que les efforts du Service de la population et des migrations et du Secrétariat d'État aux migrations pour effectuer le renvoi ne continueraient pas avec la diligence nécessaire (art. 79 al. 4 LEI).