Citation: 5A_711/2014 E. 4.2

4.2. Le recourant affirme que la cour cantonale aurait omis certains faits susceptibles d'influer sur le sort de la cause au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, qui permettraient d'établir l'existence d'une violation de l'art. 2 al. 2 CC (interdiction de l'abus de droit). En substance, il expose avoir d'emblée conclu, dans sa demande en divorce, à la dissolution de la copropriété. Il ajoute que lors de l'audience du 8 mars 2011, le Tribunal aurait fait état de la difficulté de poursuivre l'instruction au vu des incertitudes relatives au sort du domicile conjugal, qui était en partie saisi à la requête de ses créanciers; que les parties ont dès lors convenu du renvoi de la cause au 30 juin 2011; que l'audience a repris le 24 novembre 2011; qu'à cette occasion, il a souhaité pouvoir conclure sur le fond en " liquidation du régime matrimonial " sans attendre la vente de sa part de copropriété; que l'intimée s'est opposée à ce que la cause soit plaidée au fond avant la vente; que par jugement du 7 mai 2012, le Tribunal a suspendu l'instruction de la cause en divorce jusqu'à droit connu sur le sort de cette part de copropriété; qu'à teneur de ce jugement, si la vente aux enchères ne devait pas aboutir, le Tribunal pourrait statuer sur le partage de la copropriété, et qu'en revanche, si la part de l'ex-époux devait être vendue à un tiers, seule subsisterait la question des dettes entre époux en relation avec l'acquisition du bien et sa rénovation. L'ensemble de ces éléments ressortiraient du jugement de première instance, et démontreraient que l'intimée s'est opposée à la poursuite de la procédure de divorce - en particulier à ce qu'il soit statué sur les prétentions en partage - pour profiter de la procédure de réalisation forcée. Or, dans le cadre d'une liquidation des rapports de copropriété en application des art. 251, 650 et 651 CC, chaque partie aurait récupéré les fonds propres investis et reçu la moitié de la plus-value, de sorte qu'il aurait eu droit à 1'023'362 fr. En définitive, le recourant se plaint d'avoir été privé d'une créance de plusieurs centaines de milliers de francs, pour le motif que l'intimée a acquis sa part de copropriété dans le cadre d'une vente aux enchères forcées plutôt que dans le cadre du divorce. La solution résultant d'une application stricte de la loi serait donc manifestement choquante, partant, devrait être " corrigée grâce à la règle de l'art. 2 al. 2 CC ".