Citation: 8C_730/2017 E. 4.5

4.5. En l'occurrence, contrairement à ce que voudrait la recourante, on ne voit pas de raison de mettre en cause l'analyse effectuée par la cour cantonale sur la base notamment du compte-rendu détaillé de la doctoresse I.________ des symptômes observés chez l'assurée au cours de la période déterminante. S'il est vrai que les signes cliniques d'un SDRC n'étaient pas tous présents à chaque consultation de contrôle dans les deux mois suivant l'accident, il n'en demeure pas qu'ils l'étaient au moins partiellement, ce qui suffit à l'aune de la jurisprudence pour considérer que l'algodystrophie est apparue durant la période de latence de deux mois (cf. arrêt 8C_177/2016 du 22 juin 2016 consid. 4.3 in fine). On peut au demeurant relever que les docteurs D.________ et E.________ ont fait état de tuméfactions passagères et récidivantes, ce qui peut expliquer pourquoi le docteur C.________ n'a pas constaté d'empâtement pathologique ou d'épanchement articulaire lors que son examen en mars 2016. De plus, aucun médecin n'a attesté que l'atteinte aurait été guérie. Compte tenu des nombreux avis concordants qui ont établi une relation entre le SDRC diagnostiqué et l'accident survenu dans le bus, l'argumentation contraire de la recourante ne convainc pas.