Citation: 6B_1044/2023 E. 2.2

2.2. La recourante considère que la tromperie astucieuse n'est pas réalisée car il appartenait aux acheteurs de procéder aux vérifications que l'on pouvait attendre d'eux et aux sociétés de vente en ligne d'exiger un paiement préalable avant de livrer leurs marchandises. La recourante estime notamment que les acheteurs auraient dû vérifier la date d'inscription du vendeur, son évaluation et sa solvabilité en lui demandant son identité et son adresse. Elle considère que, s'ils avaient procédé à de telles démarches, ils auraient été en mesure de se rendre compte que les informations étaient fictives et déceler la tromperie. De la sorte, la recourante présente des faits non retenus, sans établir l'arbitraire de leur omission. Contrairement à ce que la recourante affirme, son comportement doit être qualifié d'astucieux. En effet, il n'appartenait pas aux acheteurs, non professionnels, de procéder à des vérifications particulières - l'identité et l'adresse de vendeurs pouvant au demeurant facilement être usurpées - en particulier au vu de la faible valeur des articles mis en vente. Par ailleurs, l'un des buts des plateformes de vente en ligne, sur lesquelles acheteurs et vendeurs doivent préalablement s'enregistrer afin d'assurer une certaine sécurité, est de permettre les transactions entre des particuliers éloignés géographiquement. Afin que celles-ci puissent avoir lieu, elles nécessitent souvent un paiement et un envoi différés, avec les risques que cela comporte, tant pour l'acheteur que pour le vendeur (cf. jugement attaqué, p. 29).