Citation: 6B_159/2007 20.06.2007 E. 1

En l'espèce, il est vrai qu'en un passage de son jugement, le premier juge a constaté qu'il était face à deux versions divergentes des faits et qu'il s'est alors demandé si des indices permettaient de privilégier une version par rapport à l'autre (cf. jugement du 12 septembre 2006, consid. 10, p. 6). Cette manière de poser le problème pourrait faire penser que le premier juge s'est contenté de rechercher laquelle des deux versions était la plus vraisemblable, alors qu'il devait examiner si la version de l'accusation était prouvée, et non seulement si elle était plus vraisemblable que celle de la défense. Néanmoins, il ne fait aucun doute, à la lecture de la suite du jugement, que le premier juge a finalement tenu pour certain, sur la base d'un faisceau d'indices concordants qui lui a permis de se forger une conviction, que le collier séquestré était bien celui de la partie civile et que la découverte de cette parure en possession de la mère de la recourante ne pouvait s'expliquer que par le fait que la recourante l'avait soustraite à la partie civile pour l'offrir ensuite à sa mère (cf. jugement du 12 septembre 2006, consid. 12, deux premières phrases du dernier paragraphe de la p. 8). Le principe in dubio pro reo, en tant que règle sur le fardeau de la preuve, n'a dès lors pas été violé.