Citation: 4C.352/2005 17.01.2006 E. A

A.a X.________ S.à r.l., de siège social à Genève, est une société dont le but est décrit ainsi: "courtage en assurances, travaux de fiduciaire, de comptabilité et de crédit, ainsi que toutes opérations en relation avec son but". Le 17 avril 2002, X.________ S.à r.l. a engagé A.________ en qualité de courtier, avec pour mission d'acquérir pour l'agence susmentionnée des propositions d'assurance, principalement en branche "vie, maladie et protection juridique". Elle s'engageait également à vouer tous ses soins au développement et au maintien du portefeuille d'assurance acquis pour X.________ S.à r.l., qui intervenait en tant qu'agent entre les compagnies d'assurances et les personnes désirant conclure des contrats d'assurance. Le contrat signé par les parties prévoyait à son art. 6, consacré à l'octroi de commissions, que: "La collaboratrice a droit à une commission sur les affaires qu'elle conclut elle-même et dont elle a signé les propositions, après acceptation auprès de la compagnie. Ces commissions figurent dans l'avenant faisant partie intégrante du présent contrat" (al. 1) et que: "Toutes commissions citées dans ce contrat sont acquises intégralement, à la condition exprès que la collaboratrice se charge elle-même de toutes les démarches, calculs et conclusions relatifs aux propositions établies pour ses clients et que ces propositions ne soit (recte: soient) pas annulées ou extournées par les compagnies auxquelles elles s'adressent" (al. 2). L'art. 18 stipulait, quant à lui, qu'"en cas d'incapacité due à la maladie ou à un accident, la collaboratrice à (recte: a) droit à 80% du salaire AVS, calculé au prorata temporis des salaires de l'année en cours et ce dès le 4ème jour pendant une durée de 620 jours". Les parties ont, le 17 avril 2002, signé un avenant au contrat précité. Son art. 1er mentionnait, sous le titre salaire, que: "le salaire est fixe comme suit: Frs 2'500.-- (Deux mille cinq cent francs) avance sur commissions". Sous le titre frais, il indiquait: "les frais sont variables selon la production réalisée dans le mois, mais au minimum Fr. 100.-- et maximum Fr. 500.-- par mois". Les parties ont également convenu, qu'en garantie des débits éventuels de commissions (extourne) et d'autres prétentions de l'agent découlant du contrat, ou de sa violation ou inexécution, une caution devrait être fournie (art. 11 de l'avenant). Dans cette hypothèse, la caution serait perçue sur le total des commissions d'assurance et s'élèverait à 10%, ce pourcentage pouvant varier selon les types d'assurances (art. 5 de l'avenant). A.b A.________ a débuté son activité pour le compte de son employeur, à la fin avril 2002. Du 3 décembre 2002 au 29 avril 2003 inclus, elle a été en incapacité totale de travailler pour cause d'"état dépressif réactionnel à des difficultés professionnelles". Le 4 février 2003, X.________ S.à r.l. a résilié le contrat de travail conclu avec A.________, avec effet le 31 mars 2003. A.c A.________ était assurée contre la perte de gain en cas de maladie auprès de Y.________ Assurances. Celle-ci a versé à X.________ S.à r.l. la somme de 9946 fr. pour la période allant du 2 janvier 2003 au 29 avril 2003, dont 2445 fr. pour le seul mois d'avril 2003. Ce dernier montant a été remboursé à l'employée, dès lors qu'il concernait la période postérieure à la fin des rapports de travail. Durant l'ensemble des relations contractuelles, X.________ S.à r.l. a versé à A.________, à titre de "salaire", plus précisément d'avance sur commission - sur le vu de l'interprétation donnée, et aucunement contestée, de la clause y relative (art. 1er de l'avenant) -, la somme de 48'945 fr., comprenant les 2445 fr. susmentionnés. X.________ S.à r.l. s'est également acquittée de deux factures de A.________, à concurrence de respectivement 384 fr.70 et de 716 fr.15, réglant ainsi partiellement sa dette de "salaire" à l'égard de son employée.