Citation: 6B_602/2024 E. 2.3

2.3. Se prévalant d'une violation de son droit d'être entendue (art. 3 CPP, 29 Cst. et 6 par. 1 CEDH), la recourante conteste l'exploitabilité des déclarations de E.________, au motif qu'elles ne figurent pas au dossier pénal. Certes, la cour cantonale ne pouvait prendre en compte de telles déclarations à la charge de la recourante, sans lui donner accès au procès-verbal et lui garantir ses droits de confrontation (cf. ATF 148 I 295 consid. 2; 141 IV 220 consid. 4 s.; 140 IV 172 consid. 1.2 s.). Néanmoins, les propos retenus mettent en cause la recourante uniquement en lien avec la vente occasionnelle d'ecstasys - ce qu'elle a expressément reconnu (cf. mémoire de recours ch. 2.2.1 et 2.2.4) - et de MDMA, ce qui n'est pas davantage contesté et ressort également des déclarations de F.________, sans que leur exploitabilité ne soit remise en cause. Aussi, faute de toute portée propre des déclarations de E.________, la recourante ne saurait rien obtenir en sa faveur du grief soulevé.