Citation: 7B_29/2022 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant entend en particulier se prévaloir des directives établies par le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) en rapport avec l'application de la LEI (SEM, Directives et commentaires, I. Domaine des étrangers, octobre 2013 [état au 1er juillet 2022], ci-après: Directives LEI), en soutenant que celles-ci imposeraient à l'autorité administrative de suspendre la décision d'autorisation dans le cas où une procédure pénale est en cours, si bien que, contrairement à ce que les juges cantonaux ont retenu, le Service des migrations n'aurait en réalité disposé d'aucune marge de manoeuvre et n'aurait ainsi notamment pas eu la latitude de lui délivrer provisoirement une autorisation de travailler. Il apparaît néanmoins que le passage des Directives LEI cité par le recourant (cf. Directives LEI, ch. 1 p. 41 [p. 46, dans leur état au 1er septembre 2023]: "si une procédure pénale est en cours, la décision d'autorisation est suspendue jusqu'à l'entrée en force du jugement pénal") a trait à l'application des critères d'intégration décrits à l'art. 58a LEI, en particulier en lien avec le respect de la sécurité et de l'ordre publics (cf. art. 58a al. 1 let. a LEI). Or ces critères ne sont pas déterminants dans le cadre d'une demande d'autorisation de séjour à titre de regroupement familial pour les membres étrangers de la famille d'un ressortissant suisse (cf. art. 42 al. 1 et 2 LEI), telle que formulée par le recourant, les critères de l'art. 58a LEI n'entrant en considération dans ce contexte que lors de l'octroi d'une autorisation d'établissement, après un séjour légal ininterrompu de cinq ans (cf. art. 42 al. 3 LEI).