Citation: 2A.620/2003 28.01.2004 E. 3

3.1 En l'occurrence, les recourants - qui n'invoquent la violation d'aucun droit constitutionnel, du moins expressément - se plaignent que la décision attaquée serait "totalement fausse" dans la mesure où elle retient que la diminution de la surface de la parcelle s'est faite du côté ouest, en relation avec les travaux d'aménagement de la chaussée, alors que, selon eux, la surface retranchée se trouve à l'opposé, du côté est de l'immeuble. Ils produisent plusieurs plans à l'appui de leurs dires. Les recourants soutiennent également qu'ils ont eu connaissance de la nouvelle mensuration de leur immeuble seulement au travers de la décision du Service des contributions du 21 novembre 2000. En effet, lors du dépôt public, le recourant se serait renseigné au bureau du géomètre communal, afin de savoir si son immeuble était également concerné par la nouvelle mensuration. On lui aurait répondu que celle-ci portait seulement sur les terrains agricoles. 3.2 La présente procédure porte sur la taxation de la valeur officielle de l'immeuble des recourants. Or, la façon dont s'est faite la diminution de la surface de la parcelle est sans importance pour la fixation de cette valeur: seule importe à cet égard la surface du terrain, en proportion de laquelle la valeur du terrain a été calculée (83'360 fr. = 1'042 m2 à 80 fr. le m2). Le grief en question se rapporte en réalité à la procédure de mensuration cadastrale des immeubles de la commune de Courrendlin et n'est pas pertinent dans le cadre de la présente procédure de taxation de la valeur officielle. Par conséquent, même à supposer qu'il équivale au grief d'arbitraire dans la constatation des faits, il n'est pas recevable. Quant au fait que les recourants auraient eu connaissance de la diminution de la surface de leur immeuble seulement au travers de la décision du Service des contributions du 21 novembre 2000, il est également sans pertinence pour la taxation de la valeur officielle. Il ne saurait avoir d'importance qu'en relation avec la procédure de mensuration. Or, les résultats de cette dernière, entre-temps inscrits au registre foncier, ne peuvent être remis en cause dans le cadre de la présente procédure de taxation de la valeur officielle. L'autorité de taxation est en effet liée par les indications ressortant du registre foncier, qui relèvent d'une autre procédure. C'est dire que la mensuration de l'immeuble et plus particulièrement la diminution de sa surface ne peuvent être contestées dans le cadre de la présente procédure de taxation de la valeur officielle, qui n'a de son côté aucune portée s'agissant de la mensuration. Du moment que les recourants s'en prennent - uniquement - à la "diminution de la parcel- le" (mémoire, p. 2), le recours doit donc être déclaré manifestement irrecevable faute de motivation pertinente et conforme à l'art. 90 al. 1 lettre b OJ.