Citation: I 512/05 03.05.2006 E. 4

4.1 Se fondant sur les expertises établies par la Policlinique Médicale Universitaire Z.________ (rapport du 30 mars 2001) et par le Centre Multidisciplinaire de la Douleur Y.________ (rapport du 14 novembre 2003), les premiers juges ont considéré que les décisions du 8 décembre 1995, par lesquelles l'office AI a alloué une rente entière d'invalidité, étaient manifestement erronées, partant que sa suppression à compter du 1er septembre 2002 était justifiée. Pour sa part, le recourant soutient que son état de santé ne s'est pas modifié et que les conditions d'une révision ne sont pas données. 4.2 C'est en effet à bon droit que le recourant soutient que les conditions d'application de l'art. 41 aLAI ne sont pas réunies dès lors qu'au vu de la documentation médicale recueillie durant la procédure de révision survenue en 1997 (voir notamment les rapports d'expertise mentionnés ci-dessus), l'état de fait ne s'est pas sensiblement modifié. Reste à examiner si l'administration était en droit, comme elle l'a fait, de reconsidérer ses décisions de 1995 au motif qu'elles étaient manifestement erronées. A cet égard, il y a lieu de préciser que, contrairement à l'instance cantonale, on ne saurait faire abstraction des éléments qui ont conduit l'administration à allouer une rente entière au recourant comme si l'on devait statuer pour la première fois sur les droits de l'assuré et modifier sa situation juridique à la lumière exclusivement des données médicales recueillies à l'occasion de la procédure de révision ouverte en 1997. En effet, de jurisprudence constante, une appréciation médicale différente ultérieure ne suffit pas pour faire apparaître comme manifestement erronées les décisions initiales (arrêt R. du 12 octobre 2005, (I 8/04), consid. 3.3). Aussi, convient-il d'examiner si, sur la base des éléments à l'origine des décisions initiales du 8 décembre 1995, l'office AI était alors en droit d'allouer une rente entière d'invalidité.