Citation: 5A_484/2020 E. VIII

VIII. Les frais judiciaires seront partagés par moitié entre les parties, ces dernières renonçant réciproquement à l'allocation de dépens. " Les chiffres II, III et V de la convention ont été ratifiés sur le siège pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles exécutoire. Il est expressément mentionné dans le procès-verbal de l'audience du 12 novembre 2018, qui porte la signature des parties et dont une copie leur a été remise à l'issue de la séance, que la conciliation a été tentée et a abouti sur le fond. Il est également indiqué que " c ompte tenu de l'accord quasi global sur le fond signé ce jour par les parties, il est convenu que les conseils indiquent à l'autorité [...], d'ici au 14 décembre 2018, quelles sont les mesures d'instruction encore utiles sur les éventuels points encore litigieux ". A.c. Dans un courrier du 27 novembre 2018 adressé à la présidente du Tribunal, l'épouse a demandé que son conseil de l'époque, soit le troisième depuis le début de la procédure de divorce, soit relevé de son mandat. Elle faisait notamment valoir qu'elle avait clairement indiqué à son mandataire, lors des deux rendez-vous ayant précédé l'audience du 12 novembre 2018, qu'elle n'entendait pas accepter la proposition transactionnelle de la partie adverse. Cet avocat avait toutefois, juste avant l'audience en question, longuement insisté et " maintenu une grande pression " pour lui faire signer une convention qu'elle estimait contraire à ses intérêts. Par lettre du 6 décembre 2018, ledit conseil a contesté ne pas avoir défendu les intérêts de sa cliente lors de l'audience du 12 novembre 2018 et durant l'exécution de son mandat. Il a notamment indiqué que la proposition transactionnelle de la partie adverse avait été examinée lors d'un rendez-vous en son étude le 9 novembre 2018, puis rediscutée avant et pendant l'audience. La convention avait en outre été relue par l'intéressée avant qu'elle la signe. Elle n'avait pas montré de réticence ni manifesté son désaccord, si bien qu'il était incompréhensible qu'elle l'accuse de l'avoir forcée à accepter une convention dont elle ne voulait pas. Par avis du 10 décembre 2018, la présidente a invité l'épouse à lui indiquer, dans les meilleurs délais, le nom du nouveau conseil qu'elle entendait consulter, en précisant qu'il s'agirait du quatrième avocat à intervenir dans la procédure et qu'il ne serait ultérieurement plus entré en matière sur cette même question. A.d. Le 13 décembre 2018, l'épouse a adressé à la présidente du Tribunal un nouveau courrier dans lequel elle déclarait avoir signé la convention susvisée ensuite des " a rguments très pessimistes " de son avocat. Elle a précisé qu'elle souhaitait revenir sur les termes de cet accord et a pris de nouvelles conclusions en lieu et place de celles déposées à l'audience du 12 novembre 2018, soit les mêmes que celles figurant au pied de sa réponse du 16 janvier 2018 à la demande en divorce du mari. Elle a ainsi conclu à ce que l'entretien convenable de l'enfant soit fixé à 1'145 fr. 30, dont à déduire les allocations familiales, et " à ajouter " une contribution de prise en charge de 1'604 fr. 95, le mari étant condamné à contribuer à l'entretien de son fils par le versement d'une pension mensuelle de 1'795 fr. 75 dès le 1er janvier 2018, respectivement à payer une contribution de 1'604 fr. 95 par mois en sa faveur dès cette même date pour le cas où aucune contribution de prise en charge ne serait incluse dans la pension due à l'enfant. Elle a en outre sollicité, au titre de la liquidation du régime matrimonial, le versement d'une somme qui ne soit pas inférieure à 40'100 fr., alléguant que le mari s'était unilatéralement servi sur les comptes communs des parties à hauteur de 85'200 fr., alors qu'elle n'avait retiré que 5'000 fr. Elle a en outre requis la tenue d'une audience de mesures provisionnelles. A.e. Par avis du 17 décembre 2018, la présidente du Tribunal a appointé une audience au 7 janvier 2019 " pour des débats d'instruction (invalidation d'une convention de mesures provisionnelles "). A.f. Dans un courrier du 2 janvier 2019, l'épouse a informé cette magistrate qu'elle ne souhaitait plus bénéficier des conseils d'un avocat. A.g. Le 4 janvier 2019, le mari a adressé à la présidente du Tribunal une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles concernant la vaccination de C.________. A.h. Une audience a été tenue le 7 janvier 2019 par ladite présidente, lors de laquelle il a été question de la vaccination du fils des parties. Il ressort du procès-verbal de cette audience qu'aucune réquisition d'entrée de cause n'a été présentée et qu'à l'issue de l'audience, l'instruction a été close faute de réquisition supplémentaire. A.i. Le 20 mars 2019, l'épouse a requis la production en mains du mari de pièces relatives aux opérations effectuées sur ses comptes ainsi qu'aux éventuels placements financiers opérés du 1er avril 2015 au 19 octobre 2016. Par avis du 21 mars 2019, la présidente du Tribunal n'a pas donné suite à cette requête, considérant qu'elle était intervenue à tard. A.j. L'audience de plaidoiries finales a été tenue par le Tribunal le 25 mars 2019.