Citation: U 445/99 09.05.2000 E. 1

qu'au vrai, les médecins traitants ont pour l'essentiel forgé leur opinion sur le fait que c'est directement après la survenance de l'accident que la pathologie préexistante de l'assurée a évolué défavorablement et que cette dernière a fait état de douleurs persistantes; qu'ainsi que le docteur A.________ l'a souligné (cf. son rapport du 5 mai 1994), ce raisonnement ne peut être suivi, car il revient en réalité implicitement à conférer au principe «post hoc, ergo propter hoc» une valeur probante que ne lui reconnaît pas la jurisprudence (cf. ATF 119 V 341 sv. consid. 2b/bb; RAMA 1999 no U 341 p. 408 sv. consid. 3b); qu'à cela s'ajoute que le juge appelé à apprécier des rapports médicaux contradictoires peut et doit tenir compte du fait, tiré de l'expérience, que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références); qu'en conséquence, les premiers juges pouvaient, comme ils l'ont fait, trancher le litige en se fondant sur les conclusions du docteur H.________, et juger que la Mobilière n'était plus tenue à prestations six mois après l'accident assuré, soit à partir du 24 mai 1994; qu'au surplus, d'autres mesures probatoires ne sont pas propres, contrairement à l'avis de la recourante, d'apporter un nouvel éclairage susceptible de conduire à une autre conclusion; qu'en effet, les médecins qui se sont exprimés sur le cas - et notamment le docteur G.________ (cf. son rapport du 28 janvier 1997, p. 2) - n'ont pas jugé opportun de mettre en oeuvre d'autres investigations médicales, à l'exception du docteur E.________; que les investigations proposées par ce dernier ne visaient au surplus qu'à élucider s'il n'existerait pas, «vu la longueur de l'évolution après (le) dernier traumatisme (subi par l'assurée)», une pathologie sous-jacente non décelée ou une «certaine surcharge psychologique» (rapport du 20 septembre 1994, p. 2); qu'à l'instar des premiers juges, on doit toutefois nier, vu le déroulement de l'accident et les circonstances qui l'ont entouré, l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre celui-ci et d'éventuels troubles d'origine psychique (cf. ATF 115 V 138 ss consid. 6, 407 ss consid. 5), si bien qu'un complément d'instruction médical sur le plan psychique s'avère superflu; qu'il est pareillement inutile d'ordonner un complément d'instruction qui serait destiné à mettre à jour une hypothétique pathologie sous-jacente, car l'intimée n'en répondrait de toute façon pas non plus, sa responsabilité étant limitée aux atteintes résultant d'un accident (cf. art. 6 LAA et art. 9 OLAA); qu'il s'ensuit que le recours est mal fondé; que la recourante succombe, de telle sorte qu'elle ne saurait prétendre une indemnité de dépens pour l'instance fédérale (art. 159 al. 1 en corrélation avec l'art. 135 OJ); que l'intimée n'a pas non plus droit à des dépens, car elle est assimilée, en sa qualité d'assureur privé participant à l'application de la LAA, à un organisme chargé de tâches de droit public au sens de l'art. 159 al. 2 OJ (ATF 112 V 49 consid. 3, 112 V 361 sv. consid. 6; RAMA 1995 no U 212 p. 66 sv. consid. 6), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances p r o n o n c e :