Citation: 1C_325/2019 E. 4.3

4.3. Dans le détail, les recourants reprochent à l'instance précédente d'avoir ignoré que la route en cause est sans issue et que son extrémité aurait été constamment utilisée comme place de stationnement depuis 1970, utilisation autorisée, à tout le moins tolérée par l'autorité communale; ils font en outre valoir que la modification de la signalisation par zone est intervenue en 1996, mais n'aurait pas changé la situation s'agissant de l'admission du stationnement à l'extrémité de la route. Les recourants se prévalent encore d'une procédure de régularisation menée en 2014, qui en réalité ne concernerait pas la route en cause. L'arrêt cantonal tairait par ailleurs qu'aucun panneau d'interdiction n'aurait été installé sur le site avant 2017, date à laquelle l'autorité communale aurait modifié la signalisation hors de toute procédure. La cour cantonale aurait enfin omis d'instruire, respectivement de retenir que les recourants n'avaient aucune autre possibilité de parcage pour accéder à leur chalet, dès lors qu'il n'existerait pas de parking public dans le secteur de xxz, que le plus proche se situerait à plusieurs kilomètres, soit à 30 minutes à pied et que sa durée d'utilisation serait limitée dans le temps. Les recourants déduisent de ces éléments l'existence d'un préjudice irréparable ainsi qu'une atteinte à leur droit de propriété. Ils soutiennent que la cour cantonale aurait à tort considéré que ce préjudice trouvait sa cause dans la situation de leur parcelle et non "dans les modifications intervenues en 2017 qui font l'objet de la procédure au fond". En outre, si le droit de continuer à stationner à l'extrémité de la route xxx devait être reconnu, le préjudice subi, le temps de la procédure au fond, ne pourrait être réparé. Ce faisant, les recourants n'expliquent cependant pas en quoi le préjudice dont ils excipent revêtirait un caractère irréparable au sens de l'art. 41 al. 2 LPJA, respectivement de la jurisprudence rendue en application de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Les faits dont ils se prévalent - dont la recevabilité peut demeurer indécise - relèvent en réalité, pour l'essentiel, de la procédure au fond et non de la question de l'existence d'un préjudice irréparable lié au refus des mesures provisionnelles. Les recourants se méprennent de surcroît lorsqu'ils voient dans l'interdiction de stationner une violation de leur droit de propriété (art. 26 Cst.) : ils perdent de vue que l'interdiction litigieuse, outre qu'elle est d'ordre général, s'avère indépendante de leur parcelle puisqu'elle concerne le domaine public, voire la propriété d'un tiers grevée d'une servitude; la substance de leur droit de propriété ne s'en trouve pas atteinte et l'on ne voit pas en quoi l'utilisation de leur chalet serait restreinte durant la procédure. Les inconvénients liés au fait - fût-il établi - de devoir stationner à 30 minutes à pied du chalet, sur des places à durée restreinte, outre qu'ils relèvent du pur fait, n'entraînent à première vue pas des modifications organisationnelles s'agissant de l'accès au chalet, sur lesquelles on ne pourrait revenir ultérieurement; les recourants n'exposent d'ailleurs rien de tel. Il s'ensuit qu'il n'est pas arbitraire, à tout le moins dans le résultat, d'avoir nié l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 41 al. 2 LPJA. Le grief est partant rejeté dans la mesure où il est recevable.