Citation: 7B_566/2023 E. B

Par arrêt du 21 septembre 2023, la Chambre pénale de recours de la Cour de Justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a rejeté le recours formé par les plaignants contre cette ordonnance et a mis les frais de la procédure de recours, par 3'000 fr., solidairement à leur charge. Elle a notamment retenu les faits suivants: B.a. B.a.a. Dès l'année 1998, les plaignants 2 et 3 ont confié à l'intimé, gestionnaire de fortune domicilié à U.________, la gestion d'un montant de 250'000 USD déposé auprès de la banque E.________ SA. Le 11 août 1998, ils ont notamment signé deux documents, aux termes desquels ils ont, d'une part, déclaré avoir connaissance du fonctionnement des produits financiers dérivés et des marchés y relatifs et être conscients des risques spécifiques à de tels produits et, d'autre part, confié à l'intimé un mandat de gestion des avoirs. En 2002, le plaignant 1 a confié à l'intimé la gestion d'un montant de 1'160'000 USD. Le 15 juillet 2004, les plaignants ont formellement transféré la gestion de leurs fonds à la société F.________ SA, dont l'intimé était le directeur. Selon les contrats signés à cette occasion, le gestionnaire disposait d'une pleine liberté de gestion et les clients comprenaient et acceptaient les risques inhérents aux contrats à terme et aux options. B.a.b. Le 28 juin 2005, les plaignants ont signé un contrat de prêt et de gestion avec la société G.________ SA (en réalité G.________ Inc.), portant sur l'emprunt d'un montant de 500'000 USD, en échange de la remise du montant de 250'000 USD, à savoir la somme de 150'000 USD correspondant au solde du compte du plaignant 1 et la somme de 100'000 USD correspondant au solde du compte des plaignants 2 et 3, laissé sur celui-ci à titre de garantie. Les parties ont prévu que la société investirait la somme de 150'000 USD pour une durée maximale de cinq ans, à savoir jusqu'au 30 juin 2010, et qu'au terme de cette période, la prêteuse était en droit de conserver un montant de 625'000 USD si le compte atteignait cette somme, étant précisé que tout montant excédentaire était ensuite réparti à parts égales entre le prêteur et les emprunteurs et que la société pouvait, le cas échéant, exiger le remboursement du montant prêté en cas de perte. Selon le contrat, le montant de 1'160'000 USD confié par le plaignant 1 à la société F.________ SA s'élevait, après des pertes sur des investissements conformes aux instructions du client, à 150'000 USD et le montant prêté permettait d'espérer récupérer la perte subie, l'attention des clients étant expressément attirée sur les risques liés aux transactions à effet de levier. Une clause du contrat prévoyait également que les parties reconnaissaient n'avoir plus de créance l'une contre l'autre, sous réserve de la signature, à la même date, d'une décharge en faveur de la société précitée, ainsi que de son directeur général, et de l'exécution des obligations mentionnées dans le contrat. Le même jour, les plaignants ont signé un document, par lequel ils ont donné décharge à la société F.________ SA, ainsi qu'à l'intimé, pour leur activité de gestion de leurs comptes auprès de E.________ SA, à condition que la société G.________ Inc. accepte de leur accorder simultanément un prêt et une convention de gestion, celle-ci rappelant le caractère discrétionnaire de la gestion et les risques des produits dérivés et des placements à terme. B.b. Le 10 janvier 2012, la société G.________ Inc. a déposé une demande en paiement devant le Tribunal de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal de première instance) contre les plaignants afin de récupérer le montant du prêt faisant l'objet du contrat du 28 juin 2005. Par jugement du 7 juin 2022, le Tribunal de première instance a déclaré cette demande irrecevable. Ce jugement a été confirmé le 2 mai 2023 par la Cour civile de la Cour de justice de la République et canton de Genève. B.c. B.c.a. Le 24 juin 2012, les plaignants ont déposé plainte contre l'intimé, F.________ SA et G.________ Inc. Ils ont expliqué qu'ils avaient convenu d'une gestion conservatrice de leurs fonds avec l'intimé et que celui-ci s'était engagé à limiter le risque de perte des capitaux sous gestion à 20%. Ils ont ajouté qu'à partir de l'année 2003, ils avaient commencé à perdre une part substantielle de leurs fonds, qui ne s'élevaient plus qu'à 100'000 USD pour les plaignants 2 et 3 et à 150'000 USD pour le plaignant 1. Ils ont précisé qu'après avoir découvert l'étendue de leurs pertes, ils avaient demandé à l'intimé et à la société F.________ SA le remboursement de celles excédant la garantie de 20%. Selon les plaignants, l'intimé leur avait expliqué que ni lui ni sa société ne disposaient de fonds suffisants pour les rembourser, mais qu'en revanche, il leur avait offert comme solution le prêt d'un tiers, à savoir la société G.________ Inc., susceptible de mettre à leur disposition des liquidités de 500'000 USD en échange de quoi le solde de leur compte serait investi pour espérer rembourser ce prêt. A cet égard, les plaignants ont relevé que l'intimé avait réfuté tout lien avec cette société, mais qu'il avait subordonné l'octroi du prêt à la signature d'une décharge à son égard et à celui de la société F.________ SA pour la gestion passée. Selon eux, l'intimé avait échafaudé un stratagème dans le but de faire apparaître la société G.________ Inc. comme une société suisse, de dissimuler les liens qu'il entretenait avec cette dernière et de présenter le prêt de la société précitée comme l'unique espoir de récupérer une partie de leurs investissements. Les plaignants ont dès lors estimé que ce stratagème, qui consistait à obtenir une décharge pour la gestion désastreuse pratiquée par l'intimé et à confier à G.________ Inc. la somme de 250'000 USD, était constitutif d'escroquerie et de gestion déloyale. Ils reprochaient en outre à la société G.________ Inc. de n'avoir en réalité, entre les années 2005 et 2010, pas investi la somme prêtée par le plaignant 1 respectivement de s'être appropriée la somme détenue en garantie sur les comptes des plaignants 2 et 3. B.c.b. Entendu plusieurs fois au cours de la procédure pénale, l'intimé a contesté les faits qui lui sont reprochés et a en particulier déclaré que les plaignants lui avaient demandé de procéder à une gestion agressive de leurs avoirs et que les risques de ce type de gestion leur avaient été communiqués.