Citation: 4A_357/2010 24.09.2010 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. 2.1 Premièrement, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'un objectif de conclusion et de prime avait été retenu s'agissant du contrat avec W.________. Le recourant avait soulevé le même grief dans son recours cantonal à l'encontre du jugement de première instance. La Chambre des recours l'a rejeté; elle a constaté qu'il ne ressortait nullement dudit jugement qu'un objectif de conclusion et de prime aurait été fixé en relation avec le contrat W.________ SA; en effet, ce jugement retient uniquement que lors de la réunion du 18 avril 2002, il a été question d'un contrat d'assurance avec V.________ SA; W.________ SA n'est pas évoquée. Le recourant ne discute pas les motifs de l'arrêt attaqué; il s'ensuit l'irrecevabilité du grief (cf. art. 42 al. 2 et art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1 p 245 s.; 134 V 53 consid. 3.3). Au demeurant, le recourant ne démontre pas la pertinence du grief pour le sort du litige, qui n'est pas évidente; cela entraîne également son irrecevabilité. 2.2 Deuxièmement, les juges cantonaux auraient retenu de manière arbitraire qu'un objectif de prime de 40'000 fr. à 45'000 fr. avait été fixé et qu'il avait été question d'une commission de 8'000 fr. à 10'000 fr. dès lors que le contrat à négocier était un contrat hors norme. Le recourant critique que ces faits reposent uniquement sur les déclarations de trois témoins qui étaient des organes de l'intimée. Il soutient essentiellement que le droit cantonal exclut d'entendre ces personnes en qualité de témoins; ce faisant, il soulève un grief d'application du droit de procédure cantonal et non pas d'appréciation des preuves. Pour le surplus, il ne démontre pas en quoi il était insoutenable de prêter foi aux déclarations de ces personnes; le simple fait qu'elles étaient des organes de l'intimée ou au service de celle-ci ne l'exclut pas nécessairement. Au demeurant, les précédents juges n'ont pas méconnu qu'en leur qualité d'organes de la société, les témoins en question étaient directement intéressés au sort du procès, et ils ont apprécié leurs déclarations en conséquence. Il s'ensuit le rejet du grief dans la mesure où il est recevable.