Citation: 1C_182/2023 E. 4.5

4.5. À cela, la recourante oppose une violation grave de son droit de propriété. On ne saurait cependant la suivre dès lors qu'une utilisation conforme à la zone demeure possible (cf. ATF 140 I 168 consid. 4; arrêt 1C_600/2023 du 26 avril 2024 consid. 5.1, destiné à publication). À la comprendre, elle invoque également une violation du principe de l'égalité de traitement, ancré à l'art. 8 Cst.: elle se contente à cet égard cependant d'affirmer sans réelle explication qu'elle devrait bénéficier d'un traitement similaire à celui de l'association concernée dans l'arrêt 1A.1/2005 du 11 novembre 2005, ce qui est insuffisant, s'agissant d'un grief constitutionnel, sous l'angle des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. C'est également en vain que la recourante se prévaut de la liberté d'association ancrée à l'art. 23 Cst., arguant que l'interdiction querellée entraînerait sa disparition, son but statutaire étant, selon ses dires, "d'utiliser l'art. 1515 RF Bulle pour l'aéromodélisme": outre que cette critique n'est pas suffisamment motivée (cf. art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4), il n'apparaît pas que la recourante serait empêchée de poursuivre son activité sur une autre parcelle présentant une affectation compatible à ce type d'activité. Dans le même ordre d'idée, elle fait encore valoir que l'aéromodélisme revêtirait un intérêt important qui ne se limiterait pas à ses seuls membres et présenterait une portée économique certaine. Elle se réfère à cet égard à un "rapport du 2 novembre 2020 relatif à la motion 20.3916 du Conseil national, Ne pas appliquer à l'aéromodélisme la réglementation de l'UE relative aux drones". Il s'agit cependant des développements en lien avec le dépôt de cette motion et de propos d'ordre général (cf. rapport de la Commission des transports et des télécommunications du 2 novembre 2020, ch. 1.2, p. 2) dont on ne peut déduire - la recourante ne fournissant au demeurant aucun élément supplémentaire - que, dans le cas particulier, l'activité d'aéromodélisme sur la parcelle no 1515 dépasserait le simple intérêt privé de ses membres à pratiquer leur hobby, intérêt qui - à l'instar d'un intérêt strictement économique - ne pèse pas lourd face au principe de la séparation du territoire bâti et non bâti (cf. arrêt 1C_131/2019 du 17 juin 2019 consid. 3.4). La recourante avance aussi l'intérêt public à concentrer l'activité d'aéromodélisme en un seul lieu. Si cela est certes défendable, comme l'a reconnu l'instance précédente, cela accroît non seulement l'atteinte au principe de la séparation du territoire bâti et non bâti, mais également, par l'effet de cette concentration et la création de rassemblements d'une certaine importance, les nuisances hors de la zone à bâtir pour l'exercice, sans autorisation, d'un loisir privé.