Citation: 6B_90/2024 E. 6.2

6.2. En l'espèce, il ressort des constatations non arbitraires de l'arrêt attaqué (cf. supra consid. 4) que le recourant avait remplacé en 2014 la responsable des questions fiscales pour la Suisse de B.________ SA et, en tant que controlling manager, avait notamment pour tâche de signer les comptes et de remplir les déclarations fiscales de la société, ainsi que de les cosigner une fois approuvées par le country manager. C'est également lui qui a été la personne de contact de la société en lien avec la procédure de contrôle de l'AFC, et c'est à lui que celle-ci a notifié son décompte. Le fait que B.________ SA ait fait appel à son organe de révision, soit C.________ SA, dans le cadre de la problématique fiscale des intérêts excessifs, et que le recourant ait dans ce contexte toujours consulté sa hiérarchie s'agissant des propositions faites par ledit organe, ne modifie en rien le rôle de l'intéressé une fois l'existence d'une prestation appréciable en argent connue et l'obligation, conformément à ses tâches, de la déclarer spontanément à l'AFC, ce qu'il n'a pas fait (cf. supra consid. 5). Au regard de ces éléments, c'est à bon droit que le Tribunal cantonal pouvait retenir que le recourant n'était pas un simple instrument aux mains d'auteurs médiats.