Citation: 2C_901/2019 E. 4.4.5

4.4.5. Ainsi, juger que le message radiophonique en cause constitue une publicité diffusée à large échelle et, en conséquence, tombe sous le coup de l'interdiction de l'art. 82 al. 1 LSP cum art. 24 al. 2 RES ne prête pas le flanc à la critique, sans compter que la recourante ne démontre pas en quoi l'arrêt attaqué serait arbitraire dans son résultat. A cet égard, on peut se demander si est vraiment en cause un simple parrainage, ainsi que la chronique litigieuse est qualifiée dans l'arrêt attaqué. En effet, compte tenu du message annonçant celle-ci (cf. "Faits" let. A.a), de sa forme, à savoir un présentateur qui pose des questions à un/une médecin qui sont toujours des médecins qui travaillent pour une des cliniques contrôlées par la recourante et qui sont présentés comme tels, ainsi que de sa conclusion lors de laquelle le journaliste remercie le/la médecin par son nom et mentionne à nouveau la/les clinique/s pour laquelle/lesquelles cette personne travaille, la publicité litigieuse est plus proche d'un publireportage expressément interdit par l'art. 24 al. 2 RES que du parrainage. La question de savoir si ce message ne tombe pas sous le coup de l'art. 40 let. d LPMéd peut également se poser, puisqu'interviennent des médecins dont le nom est cité à plusieurs reprises. Tel n'est toutefois pas l'objet de la présente procédure.