Citation: 8C_373/2022 E. 2.1

2.1. En bref, les juges cantonaux ont constaté que le droit aux prestations de l'assurée avait bien pris fin le 25 février 2021 - ce que celle-ci admettait -, de sorte que les 23 indemnités journalières du mois de mars 2021 versées par erreur par la caisse, soit 4463 fr. 10, l'avaient été à tort. Les conditions de restitution de ces prestations indûment touchées au sens de l'art. 25 LPGA (RS 830.1) étaient ainsi réalisées. Les juges cantonaux ont également considéré que l'assurée ne pouvait pas se prévaloir du principe, invoqué par elle, de la protection de la bonne foi découlant de l'art. 9 Cst., faute d'avoir pris des dispositions qu'elle ne pourrait pas modifier sans subir un préjudice (cinquième condition y relative; cf. ATF 141 V 530 consid. 6.2). Selon la jurisprudence, en effet, les dépenses courantes que celle-ci aurait de toute façon dû prendre en charge ne constituaient pas un acte de disposition irrévocable. Enfin, eu égard aux déclarations de l'assurée selon lesquelles elle n'était pas en mesure de rembourser la somme réclamée, les juges cantonaux ont encore précisé qu'à ce stade, ils ne pouvaient pas examiner les conditions d'une remise de l'obligation de restituer la somme indue (dont l'existence de difficultés économiques). Ils ont néanmoins d'ores et déjà indiqué que la caisse était tenue de donner suite à cette demande une fois la décision de restitution entrée en force.