Citation: I 71/03 22.01.2004 E. 1

Le 10 décembre 1993, M.________ a subi une opération de C6/C7 selon Cloward avec décompression postéro-latérale. Du 6 juin au 15 juillet 1994, il a subi un traitement à la Clinique Y.________. A sa sortie, il présentait une capacité de travail nulle (rapport du 20 juillet 1994). Par décision du 13 juin 1994, la Caisse suisse de compensation a alloué à M.________ à partir du 1er septembre 1992 une rente entière d'invalidité, assortie d'une rente complémentaire pour son épouse. Dès le 1er août 1994, le secrétariat de la commission AI a procédé à la révision du droit de l'assuré à une rente entière d'invalidité. Selon un rapport intermédiaire du docteur A.________, du 30 septembre 1994, le patient présentait toujours une incapacité totale de travail. Dans un prononcé du 11 novembre 1994, le secrétariat de la commission AI a informé M.________ que son invalidité n'avait pas subi de modification susceptible d'influencer son droit à la rente. A.b Dans un examen médical final du 2 février 1995, le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a considéré qu'il n'y avait plus de capacité de travail en ce qui concerne l'activité de monteur en constructions métalliques et que l'assuré devrait choisir une nouvelle profession dépendant de sa nouvelle exigibilité. Sur ce point, il s'est prononcé dans une prise de position du 21 septembre 1995, où il indiquait que dans une occupation appropriée, en tenant compte des réserves émises, M.________ était capable de travailler toute la journée avec un rendement normal. Par décision du 15 décembre 1995, la CNA a avisé M.________ que pour les séquelles de l'accident du 26 septembre 1991 elle lui verserait une rente d'invalidité et une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Selon ses investigations sur le plan médical et économique, il avait droit à partir du 1er mai 1995 à une rente d'invalidité pour une incapacité de gain de 30 %. D'autre part, compte tenu de l'appréciation médicale dont il résultait une atteinte à l'intégrité de 15 %, il avait droit de ce chef à une indemnité de 14'580 fr. M.________ a formé opposition contre cette décision. La CNA, par décision du 20 février 1997, a rejeté l'opposition. A.c Le 27 avril 1998, l'Office fédéral des assurances sociales a invité l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud à procéder à la révision qui était prévue du droit de M.________ à une rente entière d'invalidité, le taux d'invalidité fixé par l'AI et celui retenu par la CNA étant divergents. Dans un rapport intermédiaire du 21 avril 1999, le docteur A.________ a signalé notamment la persistance de la raideur cervicale et une aggravation des lombalgies, avec impotence fonctionnelle de plus en plus importante. Il indiquait que le patient avait présenté jusque-là une incapacité totale de travail. Par décision du 23 avril 2001, l'Office AI pour le canton de Vaud, modifiant la décision initiale de rente du 13 juin 1994 d'après les règles applicables à la reconsidération, a supprimé tout droit à la rente avec effet au 1er juin 2001, l'assuré présentant une invalidité inférieure à 40 %. La Commission fédérale de recours en matière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger, par jugement du 13 août 2001, a annulé cette décision et transmis le dossier à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger. Par décision du 18 décembre 2001, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger, modifiant la décision initiale de rente du 13 juin 1994 d'après les règles applicables à la reconsidération, a supprimé tout droit de M.________ à une rente d'invalidité avec effet au 1er juin 2001, au motif qu'il présentait une invalidité inférieure à 40 %. Il indiquait qu'un recours dirigé contre cette décision n'aurait pas d'effet suspensif.