Citation: 9C_458/2022 E. 4.2

4.2. Interprétant l'al. 1 des dispositions transitoires de la LAI, le Tribunal administratif fédéral a constaté que la loi ne fournissait pas de définition de la condition du "détournement du but de l'établissement". Il s'est référé sur ce point au ch. 7001 de la circulaire de l'OFAS sur le versement de subventions pour la construction et les agencements, valable dès le 1er avril 2005, qui prévoit que si, moins de vingt-cinq ans à compter du versement final des subventions, les bâtiments changent d'affectation ou sont transférés à un support juridique qui n'est pas d'intérêt public, les subventions doivent être entièrement remboursées. Il en a déduit que les termes "détournement du but de l'établissement" (au sens de l'al. 1 des dispositions transitoires de la LAI) et "changement d'affectation" du bâtiment (au sens de la circulaire précitée) désignent la même chose, à savoir un changement d'utilisation de celui-ci. La juridiction de première instance a ensuite constaté que le terme "désaffectation" se retrouve à l'art. 29 LSu (consid. 3.2 supra) et que, selon la jurisprudence (cf. décision de la Commission de recours du Département fédéral de l'économie [DFE] du 13 novembre 1995, in JAAC 60/1996 n° 66 p. 539, consid. 4.3), cette notion doit être comprise au sens large, dans la mesure où elle englobe toutes les raisons qui font que l'objet ne sert plus à l'usage auquel il était destiné et qui a motivé l'octroi de l'aide financière; le seul élément déterminant est ainsi que l'objectif initial ne soit plus atteint et les raisons qui ont conduit au changement d'affectation ne sont en principe pas décisives pour déterminer si l'objet a subi un tel changement. Les premiers juges ont considéré que même si l'art. 29 LSu ne trouve pas application en l'espèce, cela ne les empêche pas de se fier à l'interprétation faite par la jurisprudence de termes et circonstances similaires.