Citation: I 379/01 09.04.2002 E. 4

4.- Il n'en demeure pas moins qu'il faut examiner, conformément à la jurisprudence ci-dessus exposée, si l'expertise du docteur C.________ est propre à mettre en doute, sur les points litigieux importants, les conclusions des experts mandatés par l'office AI. a) En ce qui concerne le diagnostic, les expertises médicales en cause concluent toutes deux à l'existence d'un état dépressif majeur (F 32.2) et d'un syndrome somatoforme douloureux (F 45.4). Elles divergent en revanche quant à la présence d'un état de stress post-traumatique (F 43.1), lequel est dûment constaté par le docteur C.________, mais catégoriquement nié par le docteur B.________. Cette divergence n'est toutefois pas déterminante, dès lors que le docteur C.________ ne rattache pas à ce diagnostic un effet à proprement parler invalidant. Les expertises sont surtout contradictoires en ce qui concerne le degré d'incapacité de travail et les causes de cette incapacité (partant, le moment de sa survenance) : alors que le docteur B.________ est d'avis que l'incapacité (de 50 %) est due essentiellement à l'état dépressif apparu au mois de janvier 1998, le docteur C.________ considère qu'une incapacité entière résulte du syndrome douloureux somatoforme survenu peu après l'accident. Le point litigieux est dès lors celui de savoir si les troubles somatoformes douloureux, dont l'existence est attestée par chacun des experts prénommés, ont ou non un caractère invalidant.