Citation: 6B_136/2021 E. 2.5

2.5. En l'espèce, le recourant a été entendu en qualité de prévenu par le ministère public, en présence de son défenseur, le 15 janvier 2019 (cf. pièces 3000 ss du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Dès cette date, il avait en principe le droit de participer à l'administration des preuves, sauf si cette participation était exclue pour des motifs résultant de la loi (cf. supra consid. 2.1 et 2.3; cf. aussi arrêt 6B_321/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.5.2). Le recourant n'a cependant pas pu participer à l'audition de C.________, entendu par la police sur délégation du ministère public en qualité de personne appelée à donner des renseignements le 7 février 2019. Lors de cette audition, le prénommé a déclaré avoir acheté, à Fribourg, une quantité d'environ 10 à 15 grammes de cocaïne au recourant (cf. pièces 2026 ss du dossier cantonal). Le recourant a eu la possibilité d'assister à l'audition de C.________ pour la première fois à l'occasion de l'audience de confrontation qui s'est tenue le 26 février 2019 devant le ministère public. Lors de cette audience, après relecture de ses déclarations du 7 février 2019, le témoin a répondu " oui ", à la question: " confirmez-vous vos déclarations? ". A ce stade, force est de constater que l'intéressé s'est limité à simplement confirmer ses déclarations antérieures faites en l'absence du recourant (cf. supra consid. 2.4). Par la suite, à la question: " maintenez-vous toujours votre version des faits? ", il a répondu: " j'ai dit à la Police que j'avais acheté 10-15 fois mais c'est parce que la Police m'avait mis la pression. Pour vous répondre, je pense que ce n'étai[t] pas 10-15 fois, je ne me rappelle pas " (cf. pièces 3007 ss du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). La cour cantonale ne peut dès lors être suivie lorsqu'elle soutient que C.________ aurait maintenu ses déclarations mais les aurait seulement nuancées. Il ressort en effet du procès-verbal que le prénommé n'a en tout cas pas confirmé ses déclarations quant à la quantité de cocaïne qu'il aurait achetée au recourant. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale a violé le droit fédéral en se fondant essentiellement sur les déclarations de C.________ lors de son audition par la police - à laquelle le recourant n'a pas pu prendre part - pour l'établissement des faits alors que lesdites déclarations n'ont pas été confirmées lorsque le recourant a pu être confronté au prénommé. Le recours doit être admis sur ce point. Il incombera par conséquent à l'autorité cantonale de procéder à une nouvelle appréciation des preuves sans se fonder sur les déclarations faites par C.________ le 7 février 2019 et qui n'auraient pas été confirmées lors d'une audition ultérieure.