Citation: 9C_110/2019 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a constaté que la taxe journalière de la Résidence B.________ SA comprenait le prix de pension pour une chambre à un lit (de 172 fr. 60) par jour, augmenté de la participation de l'intimé au coût des soins (de 21 fr. 60 par jour) qui lui étaient dispensés à l'EMS et qui n'étaient pas couverts par l'assureur-maladie (cf. p. ex. facture de la Résidence B.________ SA du 4 décembre 2017). Elle a retenu que la participation au coût des soins à charge du résident, qui était ajoutée à la taxe d'hébergement, était liée exclusivement à la reconnaissance LAMal de l'EMS dans lequel séjournait l'intéressé. Comprise, pour ce motif, dans la taxe journalière de tous les résidents de l'établissement en cause, cette participation aux frais de soins non couverts était donc totalement indépendante de l'impotence de l'ayant droit. Or pour qu'une allocation pour impotent fût prise en compte comme revenu dans le calcul de la prestation complémentaire, il fallait que les frais de soins dont il était question à l'art. 15b OPC-AVS/AI fussent en relation avec l'impotence du bénéficiaire de l'allocation pour impotent. Dès lors que tel n'était pas le cas de la participation au coût des soins à charge du résident incluse dans la taxe journalière de la Résidence B.________ SA, la caisse avait à tort compté dans le calcul de la prestation complémentaire valable dès le 1er janvier 2017 l'allocation pour impotent de l'intimé au titre de revenu déterminant et fixé nouvellement le montant de la prestation complémentaire à 1'479 fr. au lieu de 2'067 francs. En conséquence, selon les premiers juges, il n'y avait pas non plus lieu de considérer que l'assuré avait violé son obligation de renseigner en n'informant pas la caisse de l'octroi en sa faveur d'une allocation pour impotent; l'administration lui avait à tort réclamé la restitution de prestations qu'il aurait indûment touchées de janvier à novembre 2017.