Citation: 1P.784/2006 24.01.2007 E. 1

Les critiques formulées par la recourante reviennent donc, en réalité, à se plaindre de l'application qui a été faite du droit fédéral. De tels griefs auraient dû être soulevés dans un pourvoi en nullité. Ils sont irrecevables dans un recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). 2.2 La recourante soutient également que sa peine n'aurait pas été réduite, malgré sa responsabilité retenue pour légèrement diminuée. Les griefs portant sur la valeur d'une expertise psychiatrique ou sur son interprétation par l'autorité cantonale doivent être formulés dans le cadre d'un recours de droit public (ATF 106 IV 236 consid. 2a p. 238). En revanche, la question de l'incidence de la diminution de la responsabilité sur la quotité de la peine doit faire l'objet d'un pourvoi en nullité (cf. arrêt 6S.148/2004 du 28 juillet 2004 consid. 2.3; ATF 107 IV 3 consid. 1a p. 4). Dans le cas particulier, la recourante se plaint donc d'une violation de l'art. 11 CP, de sorte que la voie du pourvoi en nullité aurait dû être empruntée. Le grief est dès lors irrecevable. 2.3 La recourante se plaint encore d'une violation du principe de la célérité, consacré par les art. 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH. Elle explique que l'enquête a été ouverte en mars 2002 et que l'affaire n'a été jugée que quatre ans plus tard, malgré sa collaboration à l'établissement des faits. Le Tribunal fédéral a récemment précisé que l'accusé qui entendait se plaindre de ce que l'autorité cantonale n'avait pas tenu compte de la violation du principe de la célérité lors de la fixation de la peine devait agir par la voie du pourvoi en nullité, sans égard au fait que l'autorité cantonale ait expressément admis ou nié la violation du principe de la célérité ou qu'elle ait ignoré la question (ATF 130 IV 54 consid. 3.3.2 p. 56). En l'espèce, la recourante prétend précisément que la violation invoquée aurait dû conduire à une réduction de sa peine. Dans ces conditions, le grief est irrecevable. 2.4 Enfin, la recourante explique que sa peine était partiellement complémentaire à la condamnation prononcée en 2000, puisque les infractions retenues remontaient à 1998. Il aurait donc fallu prononcer une peine d'ensemble. Elle se plaint cependant à nouveau d'une application du droit fédéral, à savoir de l'art. 68 al. 2 CP, de sorte que la voie du recours de droit public n'est pas ouverte. Le grief est donc irrecevable.