Citation: 4P.244/2003 15.04.2004 E. 2.1

La recourante, qui a été déboutée entièrement de ses conclusions au fond, a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que la décision attaquée n'ait pas été adoptée en violation de ses droits constitutionnels; en conséquence, la qualité pour recourir doit lui être reconnue (art. 88 OJ). Exercé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ), dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ), contre une décision finale prise en unique instance cantonale, le recours de droit public soumis au Tribunal fédéral est recevable sous cet angle. Il ne le serait pas, en revanche, en vertu de l'art. 84 al. 2 OJ, si son auteur y soulevait des moyens relevant du recours en réforme. Demeure réservé l'examen de la recevabilité des différents griefs articulés par la recourante. 2.2 Dans un premier groupe de moyens, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves pertinentes (art. 9 Cst.). En second lieu, elle se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.). La logique veut toutefois que l'on commence par examiner ce dernier grief (ATF 124 I 49 consid. 1), dès lors que son admission entraînerait ipso facto l'annulation de l'arrêt attaqué, quel que soit le mérite du moyen dirigé contre l'appréciation des preuves, vu la nature formelle de la garantie du droit d'être entendu (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437 et les arrêts cités).