Citation: 8C_745/2022 E. 4.1

4.1. En l'espèce, les juges cantonaux ont retenu que dans son rapport d'expertise du 25 août 2021, le docteur B.________ avait indiqué que le genou gauche du recourant, qui présentait une arthrose moyenne débutante, allait de toute manière évoluer vers une arthrose fémoro-patellaire puis vraisemblablement globale. Ce spécialiste avait estimé l'IPAI à 15 %, précisant qu'il était certain que les troubles dégénératifs allaient s'aggraver à l'avenir, ce à quoi s'ajoutait une insuffisance du ligament croisé antérieur. L'expert en avait conclu que l'IPAI devrait être augmentée à un taux entre 20 % et 40 % selon l'importance de l'arthrose et/ou le résultat après la mise en place d'une prothèse totale du genou. L'instance précédente a ensuite considéré que les conclusions du rapport d'expertise complémentaire du 17 mars 2022 devaient être écartées, dès lors que le docteur B.________ avait, dans ce rapport, situé à tort l'accident en 2008 et non en 2018. Au vu des conclusions de ce médecin dans son rapport du 25 août 2021, l'aggravation future de l'état du genou gauche du recourant n'était en tout état de cause pas contestable. Cette aggravation n'était toutefois pas quantifiable. L'expert avait en effet très clairement indiqué que l'augmentation de l'IPAI se situerait dans une fourchette allant de 5 % à 25 %, soit une IPAI totale pouvant aller de 20 % à 40 %. Il avait justifié cet écart important en relevant que l'aggravation réelle dépendrait d'une part de l'importance de l'évolution de l'arthrose et d'autre part du résultat après la mise en place d'une prothèse totale du genou. En fixant l'IPAI à 20 %, l'intimée avait déjà tenu compte de l'aggravation minimale prévue par le docteur B.________. Ce n'était que dans le cadre d'une révision future, qui tiendrait plus précisément compte d'une évaluation objective de la situation, que l'IPAI pourrait être augmentée.