Citation: 1B_325/2020 E. 4

En l'occurrence, la Présidente de la Cour d'appel pénale a rejeté la requête des recourants tendant à la désignation d'un défenseur d'office aux motifs que l'affaire ne présentait aucune difficulté, ni en fait ni en droit, qu'elle était de peu de gravité au vu de la peine infligée à A.________, que cette dernière, qui a déclaré avoir appris les langues, s'exprimait en français, qu'elle avait exposé ne pas avoir besoin d'interprète lors de son audition par la police et qu'elle comprenait à l'évidence ce qui lui est reproché. S'agissant du prévenu, seules les questions relatives à la recevabilité de son appel et, le cas échéant, aux motifs de son défaut en première instance devront être examinées. La partie plaignante n'était de surcroît pas représentée non plus dans le cadre de la présente procédure, de sorte qu'on ne discernait aucune violation du principe de l'égalité des armes. Ainsi, les conditions cumulatives de l'art. 132 al. 1 let. b CPP n'étaient pas remplies. Le refus de désigner un défenseur d'office aux recourants se fonde ainsi sur une pluralité de motivations, qu'il leur appartenait de contester dans les formes requises. Pour toute argumentation, les recourants relèvent avoir reçu un soutien juridique de la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud dans le cadre d'une action en libération de dettes ainsi que dans une autre cause pénale car ils avaient prouvé ne pas avoir les moyens légaux de payer un avocat. Ce faisant, ils perdent de vue que l'assistance d'un défenseur d'office ne leur a pas été refusée parce qu'ils n'avaient pas rapporté la preuve de leur indigence, mais parce que les conditions de l'art. 132 al. 2 CPP relatives à l'absence de difficultés, respectivement à l'absence de gravité de la cause n'étaient pas réunies. Or, ils ne développent aucun argument sur ce point dans leur recours. Ils ne cherchent en particulier pas à démontrer en quoi l'argumentation retenue pour conclure que l'affaire ne présentait pas de difficultés insurmontables sous l'angle des faits et du droit et que le cas était de peu de gravité au vu de la peine infligée à la prévenue en première instance serait insoutenable ou violerait le droit fédéral. Ils ne remettent pas davantage en cause les éléments qui ont amené la Présidente de la Cour d'appel pénale à retenir que la prévenue maîtrisait suffisamment la langue française pour se défendre seule ni ne démontrent en quoi il était insoutenable ou d'une autre manière contraire au droit de considérer que la cause ne présentait pas non plus de difficultés particulières pour le recourant, dont l'appel ne pouvait porter que sur la recevabilité de celui-ci et les raisons de son absence aux débats du Tribunal de police. Le recours ne répond donc pas aux exigences de motivation requises lorsque la décision attaquée repose sur plusieurs motifs. Le fait que les recourants aient bénéficié de l'assistance d'un défenseur d'office dans d'autres procédures n'est nullement décisif et ne justifie pas qu'il en aille de même dans la procédure pénale pendante devant la Cour d'appel pénale, dans la mesure où l'octroi de l'assistance judiciaire pour cette procédure est soumis à des conditions propres que les recourants ne cherchent pas à démontrer qu'elles seraient réunies dans le cas particulier. Pour le surplus, les autres arguments ont trait au fond du litige et à la motivation de l'appel et sont dépourvus de lien avec la question de l'assistance judiciaire qui fait seul l'objet de la contestation devant le Tribunal fédéral.