Citation: 6B_1297/2015 E. 2.4

2.4. Selon le recourant, la cour cantonale ne pouvait, sauf à faire preuve d'arbitraire, tout à la fois retenir qu'il se montrait objectif sur les éléments de fait qui permettaient de qualifier les actes d'assassinat, et qu'il mentait sur ceux qui établissaient qu'il s'agissait d'un meurtre commis sous le coup d'un débordement émotionnel. Selon la cour cantonale, le fait que le recourant n'aurait jamais tenté d'enjoliver la situation et aurait donné des détails accablants notamment sur la manière de transporter le cadavre et de l'enterrer, ne permettait nullement d'apporter la preuve de sa crédibilité, tant le souci d'être objectif découlait de ses traits de caractère, ce qui rendait son discours très informatif. Les considérations de l'autorité précédente méritent d'être approuvées. Que le recourant ait voulu narrer avec objectivité la manière dont il a tué la victime et fait disparaître son corps ne signifie pas impérativement qu'il a également rapporté la vérité sur les circonstances précédant l'homicide, en particulier la raison qui l'a poussé à commettre son crime. La cour cantonale a du reste exposé, d'une manière qui échappe à la critique d'arbitraire, les raisons pour lesquelles la version des faits du recourant sur l'élément déclencheur du passage à l'acte n'était pas crédible (mise en évidence répétée, par le recourant, du débordement émotionnel allégué, qui contraste avec toutes les précautions minutieusement prises pour dissimuler l'homicide, non seulement pour effacer les traces dès son forfait accompli et présenter une scène plausible de cambriolage, mais également pour simuler son inquiétude et son incompréhension, ainsi qu'en donnant le change aux enquêteurs sur les scenarii d'une disparition ou d'un enlèvement).