Citation: 6B_1047/2022 E. 4.3

4.3. La recourante reproche à la cour cantonale de ne s'être fondée sur aucune preuve matérielle ni indice concret pour démontrer qu'elle était l'auteure des actes reprochés; elle se serait basée de manière totalement arbitraire sur le fait qu'elle aurait été la seule à avoir un mobile pour causer les dommages en question et qu'elle n'aurait pas réussi à établir son innocence, violant ainsi la présomption d'innocence. La recourante ne saurait être suivie. La cour cantonale a forgé sa conviction en se fondant sur un ensemble d'indices convergents, conformément au principe de la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), soit en particulier sur la proximité chronologique entre la rayure occasionnée sur la voiture de l'intimée et l'altercation du 10 décembre 2017, le mot laissé par la recourante dans la boîte aux lettres de l'intimée le même jour, l'animosité particulière que celle-ci vouait à celle-là durant cette période et le mode opératoire similaire utilisé pour les oeufs jetés sur la voiture. Par son argumentation, la recourante ne démontre pas en quoi l'appréciation à laquelle est parvenue la cour cantonale fondée sur le rapprochement de l'ensemble de ces éléments, serait insoutenable. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante était l'auteure des faits reprochés. Le grief tiré d'une violation de la présomption d'innocence en relation avec l'appréciation des preuves doit être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité. De plus, contrairement à ce que suggère la recourante, la cour cantonale n'a pas non plus renversé le fardeau de la preuve; elle est clairement parvenue à une conviction et n'a à cet égard pas non plus violé la présomption d'innocence.