Citation: 5A_119/2025 E. 3.2

3.2. La critique du recourant ne porte pas. En effet, fort des principes susrappelés, le Tribunal de céans a déjà eu l'occasion de juger que le droit à la rémunération du curateur ne pouvait se prescrire tant que l'autorité de protection n'avait pas rendu sa décision selon les art. 404 et 415 CC, peu importe le temps qu'elle prenait pour ce faire, cette rémunération n'étant exigible qu'une fois fixée par l'autorité de protection (cf. arrêt 5A_660/2024 précité consid. 2.8.3 in fine et les références). L'on ne voit pas - et le recourant ne l'explique pas - qu'il faudrait retenir un autre principe s'agissant du remboursement de la rémunération prélevée indûment par le curateur. C'est au demeurant au moment où l'autorité de protection rend sa décision que les motifs du remboursement peuvent être connus (cf. ATF 148 III 63 consid. 6.1), de même que le montant qui doit être restitué. Il s'ensuit que le recourant ne peut à l'évidence être suivi lorsqu'il prétend que son obligation de rembourser la différence entre les sommes prélevées sans autorisation et la rémunération admise par l'autorité de protection était prescrite au moment où celle-ci a rendu sa décision. Comme l'a relevé l'autorité cantonale, le prélèvement d'une rétribution indue sur les avoirs de la personne concernée constitue un dommage dont le curateur répond sur la base des art. 454 ss CC (arrêts 5D_215/2011 du 12 septembre 2012 consid. 3.2; 5C.162/2002 du 28 janvier 2003 consid. 2.3.3), de sorte qu'il appartient au juge ordinaire, et non pas à l'autorité de protection, d'en connaître. Le cas échéant, il appartiendra donc à la personne protégée de faire valoir sa prétention en remboursement devant la juridiction compétente.