Citation: 8C_739/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale s'est limitée à citer un arrêt récent du Tribunal fédéral (8C_343/2022 du 11 octobre 2022), où celui-ci a été amené à se prononcer sur un cas particulier mais n'a pas remis en cause la jurisprudence mentionnée ci-dessus ni discuté ou examiné la question de l'effet suspensif. En revanche, elle n'a ni considéré ni appliqué les règles jurisprudentielles appropriées, violant par là le droit fédéral. Or l'examen du cas particulier à l'aune de ces principes jurisprudentiels révèle, comme on vient de le voir, que l'intimé n'a pas droit aux indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical durant la phase d'instruction complémentaire jusqu'au prononcé d'une nouvelle décision portant sur le droit aux prestations. Par conséquent, l'arrêt entrepris est contraire au droit fédéral en tant qu'il oblige la recourante à continuer de verser ces prestations temporaires et doit être annulé sur ce point, en admission de recours.