Citation: U 231/02 10.06.2003 E. A

A.________ a travaillé pour X.________ du 1er juin 1975 au 31 décembre 1975, puis du 1er novembre 1978 au 31 décembre 1994 en qualité, successivement, d'auxiliaire, de dame d'office et d'employée affectée au nettoyage (1978 à 1988), puis à la préparation (1988 à fin 1994) des plateaux de repas. Y.________ ayant repris les activités de catering de X.________, elle a oeuvré pour cette société du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1994, date à laquelle elle a résilié son contrat de travail. Selon un rapport du 29 mai 1998 du docteur B.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et médecin traitant depuis 1981, A.________ présentait à l'époque de la première consultation une perte auditive importante, d'environ 30 % et souffrait actuellement d'une baisse (supplémentaire) de l'ouïe de 40 % sur les deux oreilles, stabilisée. Une expertise réalisée le 9 juin 1998, à la demande de l'Office cantonal AI a confirmé la présence d'une hypoacousie bilatérale de perception, avec perte auditive gauche de 59 % et droite de 54 %, correspondant à une grave surdité, avec atteinte à l'intégrité. Le 9 juillet 1998, la prénommée a annoncé à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) qu'elle souffrait d'une surdité aiguë des deux oreilles attribuable à l'exposition au bruit pendant les années où elle avait travaillé dans cette entreprise. Il résulte de ses déclarations et des pièces annexées qu'au moment de son engagement chez X.________, elle a subi une visite médicale approfondie qui n'a pas révélé la présence de lésions auditives. L'état de ses oreilles s'est dégradé de manière drastique au cours de ses années d'activité professionnelle, ainsi qu'il ressort du rapport du 29 mai 1998 du docteur B.________. Elle a été dans l'incapacité de travailler entre 1995 et 1997 pour cause de dépression qu'elle a attribué à ses problèmes auditifs. Le 18 novembre1998, A.________ a été entendue par la CNA qui a confié une mission d'expertise au docteur C.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et en médecine du travail, de sa division de médecine du travail. Se fondant sur le rapport du 24 juin 1999 de l'expert, la CNA a rejeté, par décision du 3 août 1999, la demande de prestations de l'assurée, au motif que ses troubles auditifs n'étaient pas dus exclusivement ou d'une manière nettement prépondérante à l'exercice de son activité professionnelle. Par décision sur opposition du 9 août 2000, la CNA a derechef rejeté la demande de prestations dont elle était saisie.