Citation: 4D_37/2018 E. 3.2

3.2. Le recourant se plaint tout d'abord d'une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). L'autorité précédente aurait commis un déni de justice formel en n'examinant pas le grief tiré d'une violation arbitraire de l'art. 122 al. 1 let. a CPC et de l'art. 2 al. 1 RAJ/VD, que l'avocat d'office dirigeait contre la non-indemnisation des 15,2 heures consacrées à l'attention à divers courriers, courriels et fax. Dans son recours du 5 février 2018 adressé à la Chambre des recours civile auquel il se réfère, le recourant faisait valoir en effet que le premier juge ne pouvait pas, sous peine de tomber dans l'arbitraire, appliquer à l'ensemble des pièces en cause la jurisprudence cantonale restrictive relative à la "lecture cursive et brève" des courriers entrants, eu égard à l'ampleur et à la complexité exceptionnelle de la cause. Il exposait à cet égard que les documents concernés, dont bon nombre contenaient des éléments de fait et des raisonnements juridiques complexes, comportaient 76 courriers d'une page, 33 courriers de deux pages, 6 courriers de trois pages, 4 courriers de quatre pages et 9 courriers de plus de quatre pages et qu'ils étaient intervenus dans une affaire de droit des constructions ne répondant à aucun standard; il en voulait pour preuve la demande de 129 pages et 533 allégués, les conclusions en paiement de quelque 6 millions de francs, l'implication de huit codéfendeurs et le dépôt de 104 pièces dont une expertise privée de 186 pages. Le recourant observait du reste que les enjeux du litige étaient tels que ses mandants avaient obtenu l'assistance judiciaire malgré des revenus très élevés et qu'ils s'acquittaient d'une franchise mensuelle de 3'000 fr. Le recourant invoquait enfin le caractère insoutenable du résultat auquel le premier juge aboutissait; le retranchement de 15,2 heures correspondant à 2'736 fr. impliquait en effet que la lecture de 128 correspondances entrantes dans une procédure complexe était une activité ne donnant lieu à aucune rémunération. Devant la cour de céans, le recourant reprend également le grief tiré d'une violation arbitraire de l'art. 122 al. 1 let. a CPC et de l'art. 2 al. 1 RAJ/VD en relation avec ces heures non-rémunérées. Invoquant l'art. 9 Cst., le recourant se plaint en outre d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves s'agissant de la non-prise en compte des 4 heures comptabilisées en rapport avec le constat photographique du 22 novembre 2017.