Citation: 2C_915/2021 E. 1

En outre, le recourant ne prétend pas, à juste titre, disposer d'un droit de séjour fondé sur l'ALCP qui s'opposerait à la révocation de son autorisation d'établissement. En effet, sans emploi depuis 2016, le recourant n'a plus été actif ensuite que de manière épisodique dans le cadre de mesures d'insertion sociale. Il ne bénéficie pas de prestations-chômage et n'a pas démontré avoir effectué une quelconque démarche pour trouver du travail. Il ne peut donc pas se prévaloir du statut de travailleur au sens de l'art. 6 Annexe I ALCP (ATF 144 II 121 consid. 3.1; 141 II 1 consid. 2.2.1). Sous l'angle du regroupement familial, la relation familiale entre le recourant et son père, avec lequel il vit, n'est pas contestée. Toutefois, même si son père l'héberge et l'aide financièrement, l'entretien du recourant n'est pas garanti par sa famille, puisqu'il dépend actuellement de l'aide sociale, de sorte qu'il ne peut pas se prévaloir de l'art. 3 Annexe I ALCP en lien avec l'art. 7 let. d ALCP (ATF 135 II 369 consid. 3.1). Il en va de même concernant le droit de demeurer au sens de l'art. 4 al 1 Annexe I ALCP. En effet, le recourant ne soutient pas avoir perdu sa capacité de travail alors qu'il bénéficiait encore du statut de travailleur au sens de l'ALCP, étant précisé qu'il n'a pas établi qu'une raison de santé l'empêcherait d'exercer une activité adaptée (ATF 146 II 89 consid. 4; 141 II 1 consid. 4). Enfin, émargeant à l'aide sociale depuis le 1er janvier 2017, il ne peut pas invoquer la réglementation sur le séjour des personnes n'exerçant pas une activité lucrative au sens de l'art. 24 Annexe I ALCP pour demeurer en Suisse (ATF 144 II 113 consid. 4; 142 II 35 consid. 5.1).