Citation: 4A_459/2021 E. 5.1

5.1. Le recourant se plaint ensuite du caractère abusif de son licenciement. En appel déjà, il l'avait relié à son incapacité de travail, que la banque aurait provoquée fautivement. ll persiste dans cette voie et réclame une indemnité de ce chef (art. 336a CO), couplée avec une réparation pour le tort moral subi (art. 49 CO). La Cour cantonale a brandi les objections suivantes: Les certificats médicaux produits faisaient certes état d'une dépression engendrée par une surcharge de travail. Cependant, il n'était pas prouvé que l'employeuse aurait causé cette incapacité de travail en violant ses obligations contractuelles, en particulier en négligeant son devoir de protéger la personnalité du travailleur. - Rien n'indiquait qu'elle aurait ordonné des heures supplémentaires non compensées par un congé, ni que son intérêt eût exigé l'accomplissement de telles heures, en raison notamment de déplacements et/ou d'objectifs particuliers. - En tout état de cause, elle n'était pas en mesure d'agir pour préserver la santé de l'employé, puisque celui-ci n'avait pas annoncé ses heures, qui n'étaient pas commandées par les circonstances, et qu'elle ne pouvait pas suspecter un surmenage. - Il n'était en outre pas prouvé que le climat de travail aurait pu conduire l'employé à un burnout : aucun des témoins entendus n'avait constaté directement que les conditions de travail étaient mauvaises, et l'inspection menée par le Service ad hoc n'avait révélé aucun problème à cet égard.