Citation: 6B_1078/2014 E. 3.3

3.3. En cours d'instruction, B.________ a été entendu contradictoirement à quatre reprises et s'est exprimé, dans ce contexte, notamment sur les prétentions du recourant à son encontre (arrêt entrepris, consid. g p. 14 s.). Le recourant ne peut dès lors pas déduire la violation de son droit d'être entendu du fait qu'il n'aurait pas été en mesure de poser des questions à l'intéressé. Lors de ces interrogatoires, B.________ a notamment produit diverses pièces correspondant à celles produites par le recourant. Il a ainsi fourni sa position à ce propos. Le recourant aurait, quant à lui, souhaité, postérieurement, l'entendre sur d'autres documents, soit quelque 150 pièces produites en procédure. La question est donc moins de savoir s'il pouvait prétendre être confronté une fois au moins à B.________ que de savoir s'il était arbitraire de lui refuser l'administration de preuves complémentaires consistant en l'audition de B.________ sur les pièces produites. Le recourant objecte que la question des relations existant entre lui et B.________ avant la création de la société C.________, soit notamment la problématique de ses prétentions envers l'investisseur, aurait exclusivement trait au dessein d'enrichissement illégitime et qu'au moment où il a été confronté à B.________, l'enquête concernait l'infraction de gestion déloyale, dont le dessein d'enrichissement n'est pas un élément constitutif. Il en conclut n'avoir jamais été confronté à B.________ sur ce point précis. Cette objection n'est cependant pas pertinente. Hormis que le dessein d'enrichissement n'est pas totalement étranger à l'infraction visée par l'art. 158 CP, dont il constitue une circonstance aggravante, l'inculpation du recourant pour gestion déloyale portait sur le fait d'avoir, en compagnie de A.________, reçu entre août 2003 et avril 2004 1'100'000 euros de B.________ en vue d'investissements et d'avoir acheté le fonds de commerce de " L.________ " pour 700'000 fr., soit le double de son prix réel, tout en étant dans l'incapacité de restituer les fonds (arrêt entrepris, consid. d.c p. 8). On comprend ainsi que le complexe de faits qui lui était reproché englobait non seulement la violation des devoirs d'une saine gestion comme telle, mais aussi une utilisation des fonds non conforme à leur destination et l'incapacité de les restituer. Il s'ensuit que, dans ce contexte, la capacité, respectivement la volonté, de réparer le dommage (Ersatzbereitschaft) constituait un élément de l'inculpation. Or, cette question n'est pertinente, en matière de gestion déloyale, qu'autant que cette infraction est réalisée de manière comparable à un abus de confiance, soit dans un dessein d'enrichissement illégitime (ATF 121 IV 104 consid. 2e p. 108 s.; arrêt 6B_825/2010 du 27 avril 2011 consid. 6). Le recourant ne s'y est, du reste, pas trompé dès lors qu'il a lui-même, d'emblée, invoqué avoir eu des prétentions à l'égard de B.________.