Citation: 6B_6/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le recourant avait frappé ou tenté de frapper l'intimé à plusieurs reprises, y compris après avoir été immobilisé une première fois au sol. L'intimé avait souffert de multiples contusions. On ne pouvait ainsi soutenir que le recourant, parce qu'il était plus âgé et plus faible que son adversaire, ne représentait aucune menace pour lui. On ne pouvait davantage considérer que l'intimé, en frappant à la vitre du recourant pour lui reprocher sa manière de conduire, avait provoqué l'attaque, de sorte qu'il avait eu le droit de repousser l'assaut du recourant. L'autorité précédente a par ailleurs estimé que l'intimé n'avait pas frappé le recourant, mais s'était contenté de le repousser ou de l'immobiliser, non sans avoir esquivé un coup. Il n'avait pas volontairement fait chuter le recourant. Il l'avait repoussé une première fois. La deuxième fois, il l'avait attrapé puis avait repoussé le pied avec lequel le recourant avait tenté de l'atteindre. Ce dernier était alors tombé au sol. Repousser un coup ou ceinturer son adversaire pour l'empêcher de frapper n'avait rien de disproportionné. Le témoin D.________ avait déclaré que, lorsque l'intimé avait ceinturé le recourant, celui-ci l'avait mordu puis avait été conduit au sol au moyen d'une clé de bras, ce qui ne signifiait pas que l'intimé avait fait chuter le recourant. La cour cantonale a encore exposé que l'intimé avait immobilisé le recourant jusqu'à ce que ce dernier se calme, lors de l'annonce de l'arrivée de la police. Dès lors que l'intimé avait subi une attaque après avoir relâché le recourant une première fois, il était nécessaire d'immobiliser celui-ci jusqu'à l'arrivée des agents. La clé de bras avait aussi représenté une ultime solution, due au fait que, même sur le dos, le recourant continuait à griffer et à mordre son adversaire. Le témoin avait relevé qu'il n'avait pas vu l'intimé frapper le recourant alors que ce dernier était à terre. L'expertise médicale mise en oeuvre n'avait pu attribuer une lésion spécifiquement à des coups reçus par le recourant. C'était donc en tombant, en se débattant ou en s'agitant, et non du fait de l'intimé, que le recourant s'était blessé, son âge et son état antérieur ayant d'ailleurs aggravé la situation, à dire d'expert. Enfin, on ne pouvait reprocher à l'intimé de ne pas avoir fui l'attaque du recourant. S'il avait fui au volant de son véhicule, sans indiquer son nom et son adresse, après avoir provoqué un accident, il aurait d'ailleurs commis une infraction aux règles de la circulation routière. En définitive, la légitime défense exercée par l'intimé n'avait donc pas été disproportionnée.