Citation: 1B_107/2015 E. 2.2

2.2. A l'appui de son grief, la recourante reproche à l'instance précédente d'avoir - par rapport au précédent arrêt rendu dans cette affaire - complétement modifié sa décision sans aucune explication. Elle relève que sa nationalité et son domicile en France étaient parfaitement connus, que finalement les charges portent sur un transport de cocaïne non pas de 8 kg mais de 4,5 kg et, enfin, que le montant proposé à titre de sûretés a été augmenté à 3'000 euros. Le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu est mal fondé. La recourante perd en particulier de vue que le Tribunal cantonal n'est pas lié par le raisonnement qu'il a tenu dans son arrêt du 30 janvier 2015, celui-ci ayant été annulé par le Tribunal fédéral au motif que la mesure de substitution proposée était manifestement insuffisante pour pallier le risque de fuite que présentait la recourante. Il ressort par ailleurs de l'arrêt attaqué que les juges cantonaux n'ont pas ignoré le fait que le montant des sûretés s'élevait dorénavant à 3'000 euros, ni que la recourante avait reconnu avoir transporté 4,5 k g de cocaïne. En l'occurrence, la cour cantonale a exposé de façon suffisante sous l'angle de l'art. 29 al. 2 Cst. les raisons qui l'ont amenée à confirmer l'ordonnance du 7 janvier 2015 prononçant la détention provisoire de la recourante. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.