Citation: 6B_1232/2020 E. 1.4

1.4. Le recourant s'en prend aux faits retenus par la cour cantonale en se livrant à une argumentation largement appellatoire, partant irrecevable. C'est notamment le cas en tant qu'il précise le nombre de véhicules qu'il possède (8 voitures, une moto et un scooter), qu'il insiste sur l'ancienneté de sa BMW, et sur le nombre de personnes susceptibles d'emprunter ses véhicules, éléments au demeurant impropres à démontrer le caractère insoutenable des constatations cantonales. Il en va de même en tant qu'il présente sa propre appréciation des relevés téléphoniques pour affirmer qu'il utilisait internet chez lui dès 15h20. Les explications que livre le recourant sur ses contradictions concernant son emploi du temps, purement appellatoires, sont également irrecevables. Le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur de ses développements relatifs à la photographie du radar présentant un homme blanc portant des lunettes, dès lors que la cour cantonale n'a pas fondé la condamnation sur celle-ci, relevant simplement les contradictions du recourant à ce sujet. C'est en vain que le recourant relève la mention du rapport de police selon laquelle l'analyse CTR ne permettrait pas de confirmer ou d'infirmer formellement sa présence au volant, alors même que la cour cantonale a formé sa conviction sur la base d'un faisceau d'indices concordants, l'analyse téléphonique en étant un parmi d'autres. Contrairement à ce que prétend le recourant, la réception d'un sms à 15h14 n'exclut pas qu'il se soit connecté à internet entre 15h14 et 15h25, comme cela ressort expressément du rapport de police du 17 mai 2017, dont il se prévaut. Le recourant échoue à démontrer qu'il serait insoutenable de retenir qu'il était connecté à internet avec son téléphone portable tout en conduisant son véhicule automobile à 15h25, en se contentant d'indiquer qu'il n'a pas le don d'ubiquité, alors même qu'il ne remet pas en cause les connexions internet en conduisant de E.________ à son domicile, plus tôt dans l'après-midi (cf. jugement entrepris consid. 3.3.2 p. 9 en référence au rapport de police du 17 mai 2017). Le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur du fait que les mentions au fichier ADMAS concerneraient essentiellement des cas de peu de gravité. En définitive, la cour cantonale a retenu que le recourant était au volant de sa BMW au moment de l'excès de vitesse constaté, sur la base d'un ensemble d'indices concordants et relevant des déclarations contradictoires quant à son emploi du temps, à l'utilisation de ses véhicules et à son acuité visuelle. L'ensemble de ces éléments permettent, sans arbitraire, de retenir que le recourant était au volant du véhicule dont il est détenteur et d'écarter les différentes hypothèses soutenues. Cela étant, il n'y a pas lieu d'examiner la portée de la mention du recourant, hors procès-verbal, relative à la photographie prise de dos. Le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur de son acquittement, par la cour cantonale, de l'infraction commise le 5 avril 2016, laquelle procède d'une appréciation des preuves propre à cet événement. La libération d'une infraction au bénéfice du doute n'a pas de portée sur le jugement de l'infraction commise le 9 novembre 2016, fondé sur d'autres circonstances.