Citation: 6B_1287/2023 E. 3

En l'espèce, répondant au grief par lequel le recourant prétendait ne pas posséder de compte Facebook, la cour cantonale a relevé que lors de son audition devant la police le 7 avril 2022, l'intéressé avait contesté être l'auteur des publications. Devant le Juge de police, il avait affirmé qu'un usurpateur avait publié les textes litigieux. Or, à la suite du précédent magistrat, force était de constater sur la base des éléments de preuves disponibles qu'aucun doute raisonnable ne subsistait quant au fait qu'il était bien à l'origine des publications: celles-ci avaient été faites sur le compte de l'intéressé, elles nommaient le plaignant, étaient assorties de vidéos où ce dernier apparaissait et faisaient référence à la procédure pénale impliquant ces personnes, close par un arrêt cantonal quelques jours seulement avant les publications. ll existait aussi une situation conflictuelle récurrente entre les protagonistes. Enfin, s'il le contestait dans son appel, le recourant avait en réalité lui-même reconnu faire des publications sur ce réseau social. En effet, au stade des questions préliminaires devant le premier juge, il avait dénoncé une violation de la protection des données dans la mesure où il n'avait pas donné son consentement au transfert par la police de "données qu'il a[vait] publiées sur Facebook".