Citation: 6B_613/2020 E. 1.1.2

1.1.2. Le recourant ne conteste pas que le certificat médical établi le 27 octobre 2014 - lequel a par la suite été falsifié - dût être qualifié de titre. Il soutient que les deux copies de ce document - après falsification - ne revêtiraient en revanche pas cette qualité, car il s'agirait de "faux grossiers, aisément reconnaissables". Or, l'intéressé perd de vue que l'infraction de faux dans les titres peut être réalisée même par une falsification maladroite, facilement reconnaissable (cf. ATF 137 IV 167 consid. 2.4 p. 171; arrêts 6B_273/2019 du 9 octobre 2019 consid. 1.3; 6B_980/2018 du 18 décembre 2018 consid. 3.3.1). Le faux matériel ne peut être exclu que lorsqu'il n'existe aucun danger de confusion quant à l'identité de son auteur réel (cf. arrêt 6B_980/2018 précité consid. 3.3.1). Tel n'est pas le cas en l'espèce, la falsification n'étant pas grossière, ainsi que l'a constaté la cour cantonale dans le jugement attaqué. Les différences d'écritures pointées par le recourant, non plus que le caractère "inhabituel" des informations comprises dans les documents falsifiés, ne sauraient modifier cette appréciation. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour faux dans les titres en raison de ces faits.