Citation: 5A_1016/2017 E. 4.1

4.1. Se fondant sur les différents témoins entendus en cours de procédure, la cour cantonale a jugé que le gravier et les tubes de ventilation devaient être tolérés par la recourante, celle-ci ne pouvant tirer argument de l'absence de dérogation prévue par la servitude inscrite au registre foncier. L'architecte D.________ avait prévenu la recourante et son époux que le toit de la villa propriété de l'intimée ne pouvait être libre de toutes installations et que certains éléments techniques devaient nécessairement être aménagés en toiture, ce qui était du reste usuel pour les tuyaux de ventilation. S'il était techniquement possible de faire sortir ceux-ci en façade, cette solution n'était cependant pas adaptée pour ce type de construction moderne et de surcroît inesthétique. Quant au pourtour en gravier, l'architecte E.________ ainsi que le paysagiste F.________ avaient tous deux confirmé que cet aménagement constituait un système de drainage nécessaire en cas de construction d'un toit végétalisé. Une végétation par gazon était certes faisable sans gravier mais n'était pas réalisable in casu dans la mesure où, nécessitant une sur-isolation et une importante quantité de terre, les prescriptions imposées par la servitude de hauteur seraient alors dépassées.