Citation: 5A_863/2022 E. 3.5.3

3.5.3. En lien avec ses critiques selon lesquelles d'une part la décision de placement des enfants émanerait de la curatrice et non de l'autorité et qu'aucune évaluation crédible n'aurait été effectuée, et d'autre part qu'il serait évident qu'il existerait un lien manifeste entre les deux intéressés dans la mesure précitée, la recourante se borne à contredire les constatations litigieuses par ses propres allégations, ce de manière appellatoire. Au surplus, elle ne démontre pas, par son argumentation, que la cour cantonale aurait abusé de son large pouvoir d'appréciation, en considérant notamment que la décision de placement n'était pas guidée par les intérêts pécuniaires des deux intéressés. Contrairement à ce que la recourante prétend, il n'appartient pas à la curatrice de décider de la levée ou du maintien du placement des enfants, mesure que la recourante n'a au demeurant pas contestée, l'intéressée ayant seulement été chargée, selon jugement de divorce du 30 juin 2021, d'évaluer régulièrement leur prise en charge et l'exercice du droit de visite des parents. Pour le surplus, la recourante ne peut rien tirer de l'ATF 143 III 65. Dans cet arrêt (cf. consid. 6.2), un juste motif - à savoir la rupture du lien de confiance entre d'une part la mère biologique, dont l'enfant était placé, et d'autre part le curateur - avait été retenu, ce qui avait abouti à la libération du mandataire. Il en va différemment dans le cas présent où le lien marital litigieux n'a pas permis de conclure à un manque d'objectivité de la part de la curatrice. Ce constat scelle le sort du grief qui est ainsi rejeté pour autant que recevable. Enfin, en tant que la recourante soutient que le principe de la proportionnalité commanderait que la mesure de placement soit évaluée régulièrement et que l'on chercherait en vain dans le dossier un tel rapport de la curatrice, il ne ressort pas de l'arrêt litigieux que la recourante aurait émis cette critique devant l'autorité cantonale. Faute de satisfaire au principe de l'épuisement des instances cantonales sur ce point (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1 et les références), ce moyen doit être considéré comme nouveau et, partant irrecevable (arrêt 5A_771/2018 du 28 mars 2019 consid. 4.3 et les références). Au demeurant, la recourante n'expose pas en quoi le principe de la proportionnalité imposerait ici la reddition d'un rapport et se contente d'affirmer qu'une évaluation spécifique serait nécessaire, ce qui n'est pas de nature à démontrer une violation du droit fédéral. Au vu de ce qui précède, les griefs de la recourante fondés sur l'art. 423 CC doivent être écartés, l'arrêt querellé ne violant pas le droit fédéral.