Citation: 6B_1277/2015 E. 3.3.2

3.3.2. Lorsque le recourant affirme, par différents moyens, notamment que les pièces produites à l'appui de sa demande de report de l'audience fixée le 17 septembre 2015 démontreraient que sa participation aux conférences du groupe qui l'emploie était nécessaire, qu'il n'avait d'autre choix que de se plier aux demandes de son employeur, qu'il pouvait légitimement redouter, dans le cas contraire, de voir son contrat résilié, et que sa volonté, affirmée, de se tenir prêt à faire face à ses juges à une autre date que celle du 17 septembre 2015, attesterait qu'il n'aurait jamais eu l'intention de se soustraire à la justice, il ne tente pas de démontrer une violation de l'art. 368 al. 3 CPP mais il s'en prend en réalité à des constatations de fait. De manière générale, le recourant se contente de rediscuter l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale. En outre, il se prévaut d'éléments qui n'ont pas été retenus ou jugés décisifs par cette autorité, sans démontrer l'arbitraire dans leur omission ou appréciation, ou passe sous silence ceux qui ne vont pas dans son sens, sans établir leur caractère insoutenable. Il en va en particulier ainsi lorsqu'il prétend que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte le « passage topique » du courriel du 17 août 2015, dont les termes allemands « Ihnen sehr verbunden » indiqueraient clairement que sa participation était requise par son employeur, malgré les formes de politesse d'usage utilisées. Outre que cette formule ne signifie pas que sa présence était absolument nécessaire, le recourant omet que la cour cantonale a relevé à ce sujet que la fin du courriel en question, tel que produit en première instance, établissait clairement que cette participation n'était pas impérative. Il en va de même de la pièce 16 du bordereau du 23 octobre 2015; la cour cantonale a jugé qu'elle attestait uniquement le fait que le recourant avait accepté l'invitation dans l'intervalle, mais non que sa présence aurait d'emblée été jugée nécessaire. Le recourant ne démontre pas en quoi ce raisonnement est arbitraire, et tel n'apparaît pas être le cas. Pour le reste, le recourant n'est guère crédible lorsqu'il affirme qu'il n'aurait jamais eu l'intention de se soustraire à la justice au seul motif qu'il aurait proposé au tribunal de première instance de reporter l'audience de jugement au 18, respectivement au 22 septembre 2015. Cette autorité lui a en effet répondu que les multiples contraintes liées à son agenda ne permettaient pas la fixation des audiences selon la volonté ou l'organisation des parties, respectivement de revoir le temps prévu pour l'audience de jugement du 17 septembre 2015, compte tenu de la complexité de l'affaire à juger (art. 105 al. 2 LTF; pièce 161 du dossier cantonal). Dès lors, le recourant savait pertinemment que ce tribunal n'était pas en mesure de modifier son agenda en fonction des dates proposées et que l'audience du 17 septembre 2015 serait maintenue. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a retenu qu'il avait préféré se rendre aux conférences organisées par son employeur, plutôt que de se présenter aux débats fixés le 17 septembre 2015. On ne saurait dès lors reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit d'être entendu du recourant en n'abordant pas ses courriers proposant d'autres dates au tribunal de première instance, puisqu'ils n'étaient pas pertinents en l'espèce. Ainsi, les griefs de violation du droit d'être entendu et d'arbitraire doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité. On ne voit pas, pour le surplus, que la cour cantonale aurait, sur la base des éléments exposés ci-dessus, méconnu le droit fédéral en considérant que le recourant avait fait défaut aux débats sans excuse valable et qu'il n'était, par conséquent, pas fondé à demander un nouveau jugement.