Citation: 1C_915/2013 E. 9.4

9.4. Il était conforme à l'art. 89 al. 1 LPJA de mettre des frais réduits à la charge des recourantes qui ont succombé sur la majorité des griefs invoqués et qui n'ont pas obtenu l'annulation du permis de construire complémentaire délivré à l'intimé, que ce soit dans la procédure de recours devant le Conseil d'Etat ou en dernière instance cantonale (cf. arrêt 1P.635/2002 du 12 mars 2003 consid. 3.2). La cour cantonale n'a pas abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu en estimant ne pas se trouver en présence d'une situation exceptionnelle qui aurait imposé une remise totale ou partielle des frais en application de l'art. 89 al. 2 LPJA. La violation du droit d'être entendues dont se sont successivement rendus les auteurs la Commune de Bagnes et le Conseil d'Etat n'imposait pas davantage de dispenser les recourantes de tout frais. La cour cantonale en a tenu compte en leur accordant des débours partiels à la charge de la Commune de Bagnes pour la procédure de recours administratif, respectivement à la charge de l'Etat du Valais pour la procédure de recours de droit administratif. Les recourantes n'étaient pas assistées d'un conseil juridique au sens où l'entend l'art. 4 al. 3 LTar. A tout le moins, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en déniant cette qualité à B.________, qui déclarait agir en son nom et celui de E.________ et de l'hoirie A.________ dans les deux procédures de recours cantonales, en l'absence de toute indication sur ses qualités professionnelles et sur la nature onéreuse du mandat de représentation qui la liait à ses mandantes. Cela étant, les recourantes ne pouvaient prétendre à une indemnité pour la couverture des frais de conseil juridique au sens de l'art. 4 al. 1 LTar. Elles n'étaient pas davantage habilitées à exiger le remboursement intégral de leurs débours puisqu'elles n'ont obtenu que partiellement gain de cause dans les deux procédures cantonales. L'allocation d'un montant forfaitaire de 100 fr. à titre de débours partiels pour l'une et l'autre des procédures de recours au regard des frais invoqués à ce titre n'est pas insoutenable et n'appelle pas une intervention de la part du Tribunal fédéral, sous l'angle de l'arbitraire, étant précisé que les heures de travail n'entrent pas dans les débours mais qu'elles font l'objet d'un dédommagement séparé selon l'art. 4 al. 2 LTar. Il en va de même des montants alloués à la partie intimée à titre de dépens partiels pour chacune des procédures, qui restent dans les fourchettes prévues par la loi.