Citation: 4A_286/2019 E. A

A.a. Par contrat du 24 juillet 2008, A.A.________ et B.A.________ (ci-après: les époux ou les propriétaires), qui se sont mariés par la suite, ont acheté, en copropriété chacun pour moitié, l'immeuble n° 8 de la commune de.., dans le canton de Fribourg, d'une surface de 1'080 m2, comprenant une ferme (après rénovation, un appartement de 5,5 pièces) et une habitation (appelée dépendance; après rénovation, deux appartements de 2,5 et 3,5 pièces), ainsi qu'un jardin d'agrément et un pré pour le prix de 135'000 fr. Ils ont été inscrits au registre foncier le 14 novembre 2008. L'acquisition de cet immeuble et les importants travaux de rénovation des bâtiments ont été financés essentiellement par des fonds propres des époux, un versement anticipé des avoirs de prévoyance professionnelle du mari et deux crédits de construction accordés par C.________ le 3 juin 2009. A.b. A la fin de l'année 2009, les propriétaires sont entrés en relation avec B.________ (ci-après: B.________ ou la banque) pour que celle-ci reprenne leurs crédits contractés auprès de C.________. Ainsi, le 22 décembre 2009, la banque leur a accordé deux prêts hypothécaires à taux fixe, le premier d'un montant de 410'000 fr. avec intérêts à 2,67% l'an net, et le second de 540'000 fr. avec intérêts à 2,08%, puis 2,67%, prêts garantis par quatre cédules hypothécaires et le nantissement d'une police d'assurance vie-prévoyance liée de l'époux et d'un avoir de compte épargne 3 de l'épouse. Était également prévue la cession du revenu locatif actuel et futur de l'immeuble. Les travaux de rénovation ayant nécessité des fonds supplémentaires, la banque a accordé aux propriétaires un crédit complémentaire de 70'000 fr sous forme d'une limite de crédit sur leur compte courant, avec intérêts à 3,05%, lequel a été consolidé en un troisième prêt hypothécaire à taux fixe de 88'000 fr. au taux de 1,81 %, également garanti par les quatre cédules hypothécaires et les deux nantissements, ainsi que la cession du revenu locatif. A.c. Les époux qui vivaient avec leurs enfants dans l'appartement de la ferme ont déménagé dans une villa à Marly et ont remis celui-ci en location à une société pour un loyer de 2'250 fr. par mois, charges comprises, dès le 1er avril 2011. Les circonstances de ces déménagement et mise en location sont litigieuses. Les deux appartements de 2,5 et 3,5 pièces situés dans l'habitation ont été remis à bail respectivement pour 1'100 fr., charges comprises, dès le 1er février 2011 et pour 1'450 fr., charges comprises, dès le 1er novembre 2011. A.d. Des créanciers ayant mis en poursuite les époux le 10 janvier 2012, leur capacité de rembourser la banque a été affectée. Le 17 janvier 2012, le second prêt hypothécaire a été renouvelé à des conditions différentes: il était prévu que l'intégralité du revenu locatif était cédée à la banque, que les conditions des prêts à taux variable étaient applicables et qu'une indemnité serait due à la banque en cas d'insolvabilité manifeste des emprunteurs. Le 20 avril 2012, ne percevant plus de revenus locatifs en raison de la saisie requise par les autres créanciers, la banque a dénoncé avec effet immédiat les trois prêts hypothécaires accordés aux copropriétaires et leur a imparti un délai au 22 mai 2012 pour rembourser leurs dettes, soit 410'000 fr. avec intérêts, 540'000 fr. avec intérêts, 88'000 fr. avec intérêts et deux indemnités de 14'878 fr. 20 et 691 fr. 70. La validité de la dénonciation des prêts n'est pas contestée.