Citation: 9C_531/2021 E. 6.2

6.2. Cette argumentation est infondée. Le point de savoir si, en soi, le défaut de description des limitations fonctionnelles ou du déroulement d'une journée-type de l'assuré doit conduire à la négation de la valeur probante du rapport d'expertise peut rester ouvert dans la mesure où de tels éléments ont bien été décrits en l'espèce. L'expert et l'assuré ont effectivement apporté des précisions à cet égard lors de leurs auditions, ce que l'office recourant ne conteste pas. Il en va de même du point de savoir si le docteur E.________ a dépassé son champ de compétence en prenant en considération dans son rapport des troubles psychiques dans l'appréciation de la capacité de travail alors qu'il ne l'a pas fait lors de son audition. L'administration ne motive pas son allégation générale à ce propos. S'agissant des déclarations complémentaires du docteur E.________ en audience, on peine à discerner dans la motivation du recours les raisons pour lesquelles un complément d'expertise oral - dûment verbalisé - serait interdit ou aurait moins de valeur qu'un complément d'expertise écrit, ainsi que les raisons pour lesquelles un expert ne pourrait pas préciser ses conclusions en fonction des questions qui lui sont directement posées par le juge. Le fait que l'expert est en l'occurrence parvenu lors de son audition à préciser ses conclusions quant à la capacité résiduelle de travail ne constitue par ailleurs pas une incohérence mais démontre qu'il était à même de déterminer précisément la part d'influence des troubles somatiques sur la capacité de travail. Quant aux points de savoir s'il existe une incompatibilité entre la capacité résiduelle retenue par le docteur E.________ et les ressources dont disposerait l'assuré ou si une éventuelle erreur de l'expert concernant le dosage du traitement médicamenteux a influencé l'évaluation de la capacité de travail, ils ne sont pas pertinents. La juridiction cantonale a constaté qu'en l'absence de stabilisation de l'état de santé de l'intimé, seule l'incapacité de travail dans l'activité habituelle était déterminante, ce que l'office recourant ne conteste pas. Son argumentation relative à la capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée n'a pas à être examinée plus avant. L'office recourant n'a en définitive avancé aucun argument pertinent susceptible de mettre en doute la valeur probante de l'expertise judiciaire complétée par l'audition de son auteur. Son recours doit dès lors être rejeté.