Citation: 4P.82/2002 25.04.2002 E. A

A.- X.________ a reçu un prêt de la banque Y.________ de 9 950 000 fr., garanti par la remise de deux cédules hypothécaires de 6 800 000 fr. et 3 500 000 fr. La banque Y.________, qui a par la suite cédé sa créance à la Fondation de valorisation de la banque Y.________, a introduit une poursuite en réalisation de gage immobilier et obtenu la mainlevée provisoire de l'opposition faite au commandement de payer. En date du 4 décembre 2001, X.________ a ouvert action en libération de dette, au motif qu'il n'aurait jamais acheté les immeubles, dont il est devenu propriétaire, au prix excessif auquel la banque Y.________ les avait expertisés et surévalués, ce qui impliquait l'octroi du prêt mentionné ci-dessus. Les immeubles en question étaient en réalité d'une valeur très inférieure, de l'ordre de 3 975 000 fr. Dans cette procédure, X.________ a conclu à la réduction de sa dette d'un montant de 6 325 000 fr. Ayant sollicité l'assistance juridique, X.________ était ainsi provisoirement dispensé du paiement des "frais d'introduction" (avance de frais sous peine d'irrecevabilité) jusqu'à droit jugé sur la requête, étant précisé que cette avance s'élève à plus de 44 000 fr. selon le Tribunal de première instance, ou à environ 47 500 fr. d'après le recourant.