Citation: 5P.7/2003 22.04.2003 E. 4

La recourante se prévaut aussi, dans un quatrième grief, d'une appréciation arbitraire des preuves. 4.1 Ce serait d'abord à tort que l'autorité cantonale a retenu, d'une part, qu'aucune contribution d'entretien n'a été exigée pendant les dix-huit mois précédant le dépôt de la requête de mesures protectrices et, d'autre part, que la recourante a noué une relation affective avec un tiers. Les deux points de fait querellés sont sans influence sur le sort de la cause. Que la recourante ait attendu sept ou dix-huit mois pour requérir des mesures protectrices et qu'elle ait eu ou non une liaison avec le tiers en question est sans conséquence pour le refus d'une contribution d'entretien qui est fondé sur la capacité de la recourante d'assurer elle-même son entretien convenable. Sans pertinence et de nature appellatoire de surcroît, le grief est irrecevable. 4.2 La recourante reproche aussi à l'autorité cantonale d'avoir procédé à une appréciation erronée des revenus des parties, plus précisément d'avoir fait abstraction de la nature hypothétique des chiffres retenus au titre de ses propres revenus. Dans la mesure où la détermination de revenus hypothétiques découle de l'appréciation d'indices concrets, il s'agit d'un point de fait (ATF 126 III 10 consid. 2b p. 12) qui peut être remis en question pour arbitraire dans l'appréciation des preuves. En réalité, toutefois, l'autorité cantonale s'est fondée, non pas sur un revenu hypothétique, mais sur le revenu de 9'000 fr. allégué par la recourante en appel (et sur un montant de charges n'excédant pas 5'544 fr. 50). Au demeurant, la recourante se borne à souligner le caractère hypothétique des revenus retenus sans exposer, de façon claire et convaincante, pourquoi l'appréciation de l'autorité cantonale serait insoutenable, de sorte que son grief est irrecevable (cf. ATF 125 I 492 consid. 1b).