Citation: 2C_559/2018 E. 5.2

5.2. Pour sa part, le recourant relève que le courrier du 9 mars 2018 du Tribunal administratif de première instance mentionne l'envoi d'un jugement modifié, que ce jugement contient une annotation manuscrite du président avec mention de la date du 9 mars 2018 et que les voies de droit sont parties intégrantes du dispositif de la décision. Sur cette base, il estime qu'il " ne peut être nié qu'il ait pu considérer que le jugement modifié remplace le jugement notifié le 9 mars 2018, y compris dans l'application de ses voies de recours et in fine du délai pour recourir contre la décision ". Il ajoute que, dans ces circonstances, la Cour de justice a considéré à tort que le Tribunal administratif de première instance a procédé à une simple rectification de son jugement au sens de l'art. 85 LPA/GE, estimant au contraire que la notification du jugement rectifié faisait courir un nouveau délai de recours. Le recourant cite encore l'ATF 115 Ia 12 consid. 4c p. 20 et le principe de la confiance pour fonder son développement.