Citation: 4P.89/2002 20.06.2002 E. C

Agissant par la voie du recours de droit public, les époux M.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt cantonal et de renvoyer la cause à la Chambre des recours pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Invoquant l'art. 9 Cst., ils font valoir en substance que seule dame M.________ était partie au contrat de conciergerie passé avec les copropriétaires, ce pourquoi elle avait droit à 209 fr. au titre de complément pour la gratification 2000, et à 590 fr. comme salaire pour la période du 1er au 30 novembre 2000. De son côté, M.________ devait recevoir 1770 fr. représentant son salaire pour la période du 13 décembre 1999 au 15 mars 2000, pendant laquelle il avait remplacé son épouse, en incapacité de travail. En retenant que M.________ devait être considéré également comme concierge, et qu'il n'avait pas droit de ce fait à une rémunération indépendante de celle versée à son épouse, le Tribunal cantonal aurait arbitrairement appliqué les art. 319 et 324a CO. De plus, les compléments de salaire et la gratification pour novembre 2000 auraient été refusés par une interprétation arbitraire de l'art. 336c al. 1 let. b CO et de l'art. 324a CO, ainsi que de l'échelle bernoise. Les intimés concluent au rejet du recours, alors que la cour cantonale se réfère à son arrêt.