Citation: 1B_156/2018 E. 2.3

2.3. A.________ ne s'exprime pas sur cette question. L'existence d'un préjudice irréparable n'est au surplus pas manifeste. En vertu de l'art. 141 al. 5 CPP, les pièces écartées du dossier au motif qu'elles se rapportent à des moyens de preuve non exploitables sont conservées à part jusqu'à la clôture définitive de la procédure avant d'être détruites. Le recourant ne prétend pas qu'il en irait différemment en l'espèce. A ce stade de la procédure, il n'y a dès lors aucun risque de disparition ou de destruction du rapport d'observation du 20 septembre 2017 et du lot de photographies jointes. Si, au terme de l'instruction, le Ministère public devait finalement renvoyer le recourant en jugement, ce dernier pourrait présenter d'entrée de cause une réquisition tendant à ce que les pièces écartées du dossier y soient réintégrées s'il l'estime utile à sa défense (arrêt 1B_11/2015 du 13 mai 2015 consid. 1.2.3). Une décision favorable mettrait alors fin au préjudice allégué. Dans le cas inverse, il lui sera loisible de se plaindre en appel puis dans un recours en matière pénale contre la décision finale, du fait que ces éléments de preuves auraient, à tort, été jugés non pertinents et inexploitables et écartés du dossier (arrêt 1B_21/2017 du 24 janvier 2017 consid. 2). L'existence d'un préjudice irréparable n'est dès lors pas démontrée. L'arrêt attaqué ne saurait ainsi faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral.