Citation: K 56/05 31.08.2006 E. A

I.________ a travaillé en qualité de femme de chambre au service de l'Hôtel X.________. Elle a bénéficié en 2001 et jusqu'en juin 2002 de l'assurance d'une indemnité journalière collective conclue par son employeur avec la Caisse Vaudoise, prévoyant le versement d'une indemnité-maladie fixée à 80 % du salaire, avec un délai d'attente de 60 jours. A la suite de la résiliation des rapports de travail avec son employeur, elle est sortie de l'assurance collective et a bénéficié de l'assurance individuelle d'une indemnité-maladie d'un montant journalier de 91 fr. 15, avec un délai d'attente de 60 jours. Du 12 au 28 novembre 2001, I.________ a été à l'arrêt de travail pour des raisons de santé. Dès le 29 novembre 2001, elle a présenté une incapacité de travail de 50 %, attestée par son médecin traitant, le docteur H.________, médecin répondant de la Permanence médico-chirurgicale Y.________. Dans un rapport médical initial du 2 janvier 2002, le docteur H.________ a posé les diagnostics motivant l'incapacité de travail de cervico-brachialgies droites chroniques, status après entorse du rachis cervico-dorsal (chute dans un bus en mai 2000), de syndrome vertébro-dorsal sur troubles statiques et défaut de musculation (rapport du docteur B.________ du 24 janvier 2001) et de suspicion de fibromyalgies (lettre du 30 octobre 2001 de la Consultation ambulatoire de rhumatologie des Hôpitaux Z.________). Il indiquait que la patiente avait présenté une incapacité totale de travail du 8 au 28 janvier 2001 et de 50 % à partir du 29 janvier 2001 jusqu'à ce jour. Sur requête de la Caisse Vaudoise, le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales, a procédé à une expertise médicale le 10 avril 2002. Dans son rapport, ce praticien a posé les diagnostics ayant une répercussion sur la capacité de travail - avec indication de la date de leur apparition - de tableau clinique de fibromyalgie (octobre 2001), de cervico-brachialgies droites sur dysfonction segmentaire (mai 2000) et d'état anxio-dépressif probable (octobre 2001 probablement). En ce qui concerne la question de la capacité de travail de l'assurée, l'expert a répondu qu'une reprise du travail à 100 % pourrait être exigible au 1er novembre 2002, après un traitement physique actif qui permettrait à I.________ de recouvrer une capacité fonctionnelle totale. Dans un avis à l'assureur du 29 mai 2002, le docteur C.________ spécialiste FMH en médecine interne et médecin-conseil de la Caisse Vaudoise, a constaté qu'une incapacité de travail à 50 % pouvait être acceptée jusqu'au 31 octobre 2002 au maximum et qu'ensuite une reprise à 100 % pouvait être exigée dans une profession adaptée. Le 12 juin 2002, la Caisse Vaudoise a informé I.________ qu'elle ne pouvait plus envisager une activité dans la profession de femme de chambre exercée jusque-là, mais qu'elle bénéficiait d'une capacité de travail totale dans un métier moins contraignant adapté à son état de santé. Elle invitait l'assurée à rechercher un travail adapté pendant la période de transition jusqu'au 31 octobre 2002 durant laquelle la caisse continuerait de lui allouer l'indemnité, en l'avisant qu'elle suspendrait le versement de ses prestations à partir du 1er novembre 2002. L'assurée ayant contesté la position de la Caisse Vaudoise, celle-ci a confié une expertise médicale au docteur Z.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 17 novembre 2002, ce médecin a constaté qu'il n'y avait pas d'affection psychiatrique mise en évidence. Selon lui, I.________ ne présentait pas d'incapacité de travail d'origine psychiatrique. Dans un avis à l'assureur du 27 novembre 2002, le docteur C.________ a conclu que la capacité de travail de l'assurée était totale. Le 2 décembre 2002, la Caisse Vaudoise a avisé I.________ que sa capacité de travail était actuellement rétablie et qu'elle était apte à reprendre son activité professionnelle à 100 % dès le 1er novembre 2002. Elle mettait donc fin au versement de ses prestations en date du 31 octobre 2002. I.________ a formé opposition contre cette décision. Elle demandait que le rapport du docteur Z.________ lui soit communiqué, ce que la Caisse Vaudoise a fait par courrier du 26 décembre 2002. Par décision du 18 décembre 2003, la Caisse Vaudoise a rejeté l'opposition.