Citation: 1C_481/2018 E. 6.3

6.3. Les recourants se réfèrent pour leur part à une autre affaire cantonale - antérieure cependant (arrêt cantonal AC.2015.0122 du 21 avril 2016 consid. 5a) -, concernant également la Commune de Pully. La municipalité aurait, dans ce cas particulier, refusé un projet consistant à créer un local sous une terrasse entraînant une excavation du sol; elle avait considéré celle-ci contraire à l'art. 11 al. 2 RPEP. Cette excavation étant moins importante que celle entraînée par le projet litigieux, il serait, aux dires des recourants, arbitraire d'avoir jugé le projet litigieux conforme. Le consid. 5a de l'arrêt du 21 avril 2016 auquel se réfèrent les recourants, ne renferme cependant pas de considérations juridiques développées en lien avec l'interprétation ou l'application de l'art. 11 al. 2 RPEP; il résume la position adoptée par la municipalité dans cette précédente affaire. Or il s'agit d'un élément de fait que les recourants ne sont plus recevables à invoquer à ce stade (art. 99 al. 1 LTF). Dans cette affaire, la question des mouvements de terre, à proprement parler, n'était de surcroît pas litigieuse. Pour le surplus, les recourants se contentent d'opposer leur propre appréciation à celle de l'instance précédente, sans toutefois en démontrer l'arbitraire. C'est ainsi sans fournir de démonstration qu'ils affirment que le projet induirait une modification importante de la topographie; ils ne discutent en particulier pas les éléments mis en lumière par la cour cantonale pour juger de l'intégration du projet dans le terrain, allant au contraire jusqu'à reconnaître que la construction litigieuse sera "encastrée dans la pente". Il n'apparaît ainsi pas arbitraire d'avoir jugé le projet conforme à l'art. 11 al. 2 RPEP. Le grief est partant rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.