Citation: 6B_1126/2023 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante ne conteste pas être montée dans la chambre de D.________ à deux reprises, à tout le moins entre 10.39 heures (moment où C.________ a joint le CEA) et 10.46 heures (après l'appel de 20 secondes passé à E.________ à 10.46.02 heures). Or, comme la cour cantonale l'a relevé, rien ne prouve la chronologie alléguée par la recourante entre les divers appels précités et les deux montées à l'étage qu'elle admettait avoir effectuées. Il est ainsi concevable que la recourante ait passé les premiers appels après que C.________ l'a informée du décès de D.________, mais avant de se rendre dans la chambre de celle-ci. Au demeurant, la motivation de la cour cantonale n'a rien de choquant en tant qu'il en ressort qu'une marge d'erreur de 2 à 3 minutes au plus dans l'enregistrement des montées d'étage ne justifiait pas de remettre en question l'existence même des élévations d'altitude détectées par l'application, les paramètres d'enregistrement des données n'étant pas connus. A cela s'ajoute que, comme la recourante l'admet, les montées d'étage enregistrées dans la journée du 11 novembre 2018 avaient bien toutes eu lieu. Dans ce contexte, la cour cantonale pouvait également considérer qu'il n'était pas significatif que l'application ait enregistré une montée de deux étages à la place de deux montées d'un seul étage effectuées dans la foulée.