Citation: 6B_86/2021 E. 2.4.2

2.4.2. A teneur de l'état de fait cantonal, l'intimée a indiqué à son avocat que le père de D.A.________ avait " ramassé " sa fille à la sortie de l'école et lui avait en quelque sorte forcé la main. La cour cantonale a retenu que l'emploi du terme " ramassé ", certes peu adéquat, était compréhensible dans la mesure où le recourant s'était présenté, sans l'en avoir informée à l'avance, à la sortie de l'école pour exercer un droit de visite en dehors des jours convenus, en exploitant un effet de surprise. Elle a considéré que l'intimée était crédible lorsqu'elle avait déclaré qu'elle n'avait pas employé le terme d'enlèvement, mais celui de " ramasser ", qu'elle n'avait pas non plus dit " de force " et qu'elle avait trouvé les mots utilisés dans le courrier de son avocat " forts et exagérés ". Les recourants ne critiquent pas l'appréciation cantonale portant sur la crédibilité de l'intimée. Ils ne se prévalent d'aucun moyen de preuve qui tendrait à indiquer que l'intimée a employé les termes que l'on peut lire dans le courrier en question. Par ailleurs, il ne ressort pas de l'état de fait cantonal que l'intimée aurait exprimé son refus de délier son avocat du secret professionnel, sans que les recourants n'établissent que cet élément de fait aurait été arbitrairement omis. On peut encore ajouter que, si le conseil de l'intimée a écrit que le recourant avait " enlevé de force l'enfant à sa mère ", il n'est pas contesté que l'objet de ce courrier était d'obtenir une décision sur la garde afin que le père n'agisse plus comme il l'avait fait ce matin-là, et non de le dénoncer pour avoir commis un enlèvement de mineur au sens de l'art. 220 CP. Dans cette mesure, il n'était pas insoutenable de conclure, au bénéfice du doute, que l'intimée ne s'était pas plainte auprès de son avocat d'un acte d'enlèvement, mais souhaitait uniquement obtenir un respect strict des modalités du droit de visite. Le grief d'arbitraire élevé à l'encontre de l'état de fait cantonal est ainsi infondé, dans la mesure de sa recevabilité.