Citation: 5D_4/2016 E. 4.4

4.4. En l'espèce, il appartenait à la recourante de démontrer de manière circonstanciée que le Juge délégué a refusé d'indemniser des opérations qui relevaient incontestablement de sa mission d'avocat d'office, qu'il a apprécié de manière erronée un poste de l'état des frais ou qu'il s'est fondé sur un argument déraisonnable et que, au final, le montant global alloué à titre d'indemnité est arbitraire (cf. arrêt 5D_116/2009 du 22 septembre 2009 consid. 5.3). Une telle démonstration n'a en l'occurrence pas été faite. Aux motifs de l'autorité cantonale, la recourante oppose, pour l'essentiel, sa propre méthode de fixation de l'indemnité équitable fondée sur une sélection d'arrêts particuliers censés, pour partie, faire état d'une prétendue " pratique vaudoise ", ainsi que sur sa propre appréciation de l'ampleur de son travail; une telle argumentation ne satisfait en rien aux exigences de motivation posées par la jurisprudence (cf. supra consid. 2.1). Quoi qu'il en soit, l'examen du dossier ne permet pas de retenir que la procédure d'appel aurait été particulièrement difficile, contrairement à ce que semble prétendre la recourante. Si l'on peut à la limite admettre que la situation de fait était relativement complexe, la cause ne représentait toutefois pas une situation extraordinaire ou exorbitante de ce genre d'affaires. Le Juge délégué pouvait donc évaluer le temps nécessaire par référence à une affaire habituelle. Or, conformément à la jurisprudence susrappelée, il incombe au conseil d'office de se limiter aux opérations nécessaires à l'accomplissement du mandat officiel, sans endosser le rôle du mandataire privé appelé à résoudre toutes les questions que lui soumettrait son client. Dans cette perspective, le constat du juge précédent selon lequel la recourante est allée au-delà de ce qui était exigé d'elle n'apparaît pas arbitraire; à tout le moins la recourante ne démontre-t-elle pas à satisfaction de droit que l'ampleur de ses écritures d'appel (soit 29 pages pour l'appel et 24 pages pour la réponse) était indispensable. Quant à la correspondance du 8 septembre 2015, consistant en une télécopie d'une quinzaine de lignes sur une page et demie, la recourante n'explique pas en quoi aurait consisté l'" activité préalable " qu'elle aurait nécessitée. Il suit de là qu'autant que recevable, le grief doit être rejeté.