Citation: 6B_754/2023 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a relevé que, lors de la perquisition du domicile du recourant, deux couteaux de cuisine avaient été retrouvés et l'un d'entre eux avait été désigné par D.A.________ comme ayant servi aux menaces proférées à son encontre. Le recourant n'avait pas contesté qu'il était en train d'utiliser ledit couteau au moment où la dispute avait éclaté, mais avait toujours nié avoir menacé sa femme avec celui-ci. Le récit de D.A.________ avait quant à lui été constant, sous réserve d'éléments de détails comme la distance entre le couteau brandi par son époux et son visage. Elle avait fourni des détails chronologiques quant au déroulement de cet épisode en indiquant que son époux s'était saisi du couteau alors qu'elle s'était dirigée vers lui pour reprendre ses enfants. A cet égard, les variations sur la présence d'un ou des deux enfants dans les bras pouvaient s'expliquer par le stress induit par la situation. Elle avait systématiquement indiqué que le recourant ne l'avait pas menacée de mort à ce moment-là mais uniquement de la "frapper avec le couteau", ce qui coïncidait avec le fait de "taillader le visage". L'absence de constatation policière de trou dans le mur ne portait aucune conséquence sur la crédibilité de D.A.________, les agents n'en ayant pas été informés au moment de la perquisition, réalisée avant l'audition de cette dernière et n'ayant ainsi pas porté leur examen des lieux sur cet élément. La suite du récit de D.A.________ était tout aussi cohérent et crédible. Elle s'était en effet montrée constante et même précise s'agissant des menaces de mort proférées par le recourant à son égard. Elle avait fourni des détails spécifiques qu'on l'imaginait difficilement avoir inventé, comme la référence à une peine de huit ans de prison qui le laisserait tranquille. Finalement, le recourant avait lui-même admis avoir dit à son épouse qu'il allait se jeter du balcon. Il n'était pas crédible lorsqu'il affirmait qu'il aurait proféré cette menace pour rire, compte tenu des circonstances, ce d'autant qu'il n'avait pas contesté se trouver dans un état de détresse psychologique au point de requérir la venue d'un médecin. Il ne faisait aucun doute que D.A.________ avait été effrayée par chacun desdits actes de menaces évoqués ci-dessus, sa détresse telle que constatée sur place constituant un élément de preuve supplémentaire dans ce sens. Au regard de ce qui précède, la cour cantonale a acquis la conviction que le recourant s'était fait l'auteur des actes qui lui étaient reprochés, lesquels étaient constitutifs de menaces au sens de l'art. 180 al. 1 CP.