Citation: 5A_476/2023 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, il est établi que les parties exercent une garde alternée sur leur enfant. Par ailleurs, le recourant ne conteste pas disposer d'une capacité financière sensiblement plus importante que l'intimée ni que les revenus que celle-ci réalise ne suffisent pas à couvrir les dépenses entrant dans son minimum vital du droit de famille. Dans ces conditions et au vu de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 4.3.1), il n'apparaît pas arbitraire, nonobstant l'instauration d'une garde alternée, de mettre à la charge du recourant la moitié du minimum vital LP de l'enfant destinée à couvrir ses dépenses de base lorsqu'il se trouve chez sa mère. Le fait que ce montant soit couvert par les allocations familiales attribuées à la mère ne saurait conduire à l'admission du grief du recourant. En effet, il résulte de l'arrêt entrepris que la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte des allocations familiales dans le calcul de la contribution d'entretien en faveur de l'enfant puisqu'elle les a au préalable déduites des charges de l'enfant. L'on cherche en outre en vain sur quel élément le recourant se base pour affirmer qu'il prendrait exclusivement en charge toutes les dépenses de l'enfant devant être couvertes par la part de l'excédent qui lui est dévolue. Un tel constat ne ressort nullement de l'arrêt entrepris, la cour cantonale l'ayant uniquement condamné à s'acquitter directement des primes d'assurance-maladie de l'enfant, ainsi que des frais de crèche, puis des frais de " parascolaire ", et non des dépenses " extrascolaires " de loisirs et de voyages. Par ailleurs, il n'est pas établi que des frais médicaux non couverts devraient être pris en compte dans les charges de l'enfant comme l'invoque le recourant et celui-ci n'expose pas en quoi de tels frais devraient être couverts par la part de l'excédent. Partant, le recourant ne démontre pas en quoi une répartition par moitié entre les parents de la part de l'excédent revenant à l'enfant est insoutenable en l'espèce. Pour le surplus, faute pour le recourant d'établir que le montant de la contribution en faveur de l'enfant serait excessif par rapport aux besoins effectifs que l'intimée doit prendre en charge lorsqu'elle en a la garde, sa considération générale - car sans lien notamment avec la capacité contributive respective des parents, et plus particulièrement avec les moyens dont ceux-ci disposent effectivement une fois la contribution d'entretien en faveur de l'enfant versée - portant sur le fait que cette contribution conduirait à un déséquilibre important entre les parties ne permet pas de taxer d'arbitraire le résultat auquel arrive la cour cantonale. Autant que recevable, le grief doit donc être rejeté.