Citation: 6B_1416/2021 E. B

Par jugement du 10 août 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement de première instance, qu'elle a confirmé. En substance, elle a retenu les faits suivants: B.a. Le 11 janvier 2016, vers 21 heures, à U.________, B.________, alors fortement sous l'emprise de l'alcool (alcoolémie minimale de 1,36 g/kg à 23h30), s'est assise par terre dans la rue et s'est mise à pleurer. C.________, qui se rendait chez son ami A.________, l'a abordée. Ayant constaté l'état d'ivresse avancé de la jeune femme, il a décidé de l'amener chez A.________, en se disant que ce dernier, qui n'avait pas fréquemment des relations intimes, pourrait, dans ces circonstances, avoir un rapport sexuel avec elle. La jeune fille s'est levée, mais est vite retombée. C.________ l'a alors aidée à se mettre debout et l'a soutenue. Voyant qu'elle était trop ivre, il a décidé de la laisser sur un banc, mais la jeune fille s'est mise à pleurer et a insisté pour qu'il reste avec elle. Ils ont donc repris leur route, non sans faire plusieurs pauses en chemin car B.________, en raison de son état d'alcoolisation, avait beaucoup de peine à marcher. C.________ et B.________ sont arrivés au domicile de A.________ vers 21h10-21h20. A.________ a fait remarquer à C.________ qu'elle était « trop bourrée », ce à quoi son ami lui a répondu « qu'elle baiserait avec n'importe qui ». La jeune fille s'est rendue seule aux toilettes. Après 5 à 10 minutes, s'inquiétant de ne pas la voir en revenir, C.________ s'est rendu aux toilettes dont la porte était entre-ouverte et l'a trouvée, sa culotte et son pantalon enlevés, assise sur la cuvette, la tête en bas. Il s'est assis par terre à côté d'elle, elle a posé sa tête contre lui, ils se sont embrassés et elle lui a touché le sexe par-dessus ses vêtements. C.________ a emmené B.________ jusque sur le lit dans la chambre de A.________, il a mis un préservatif, s'est allongé sur B.________ et l'a pénétrée vaginalement avec son pénis. Il s'est de suite retiré lorsque celle-ci a dit « non, non, non » et a mis sa main devant son vagin, pensant qu'elle avait mal. Il lui a demandé en anglais où elle voulait aller et elle s'est mise à pleurer. Il lui a ensuite demandé, en le désignant, si elle voulait coucher avec A.________, ce à quoi elle a répondu oui. Celui-ci a enfilé un préservatif et l'a pénétrée vaginalement avec son sexe jusqu'à l'éjaculation pendant que son ami filmait la scène. C.________ a mis un préservatif et a à nouveau pénétré vaginalement la victime avec son pénis. Avant de partir aux toilettes, il a lancé à A.________ qu'il allait « la dégager », mais ce dernier lui a répondu que « ça ne se faisait pas ». Soudainement, complètement paniquée, la jeune fille s'est levée du lit, s'est prise les pieds dans la couverture et est tombée par terre. Après s'être relevée, elle est sortie complètement nue de la chambre et s'est précipitée vers la porte principale de l'appartement qu'elle a tenté d'ouvrir sans succès, celle-ci étant verrouillée. A.________, qui la suivait sans savoir quoi faire, est parti chercher ses vêtements dans la chambre. Pendant ce temps, toujours désorientée et pratiquement nue, B.________ est montée sur la table de la cuisine, a enjambé la fenêtre, a marché sur le bord du toit du garage, puis a sauté afin de s'enfuir, chutant d'une hauteur de quatre mètres. A la suite de ces faits, la victime a souffert de plusieurs dermabrasions et ecchymoses au niveau de la tête, du dos, des fesses, du membre supérieur gauche, des membres inférieurs ainsi que d'une plaie dans la région frontale nécessitant sept points de suture. Elle a dû être hospitalisée du 11 au 18 janvier 2016, du 28 janvier au 2 février 2016, puis du 9 au 14 mars 2016, sa blessure au genou ayant nécessité deux opérations. B.b. Entre le 1er juin 2017, les faits antérieurs étant à ce jour prescrits, et le 20 février 2020, à U.________ notamment, A.________ a consommé de la marijuana à raison d'un à quatre joints par jour, ainsi que de la cocaïne, notamment 55 grammes qu'il a acquis auprès de D.________ (déféré séparément) au prix de 100 fr. le gramme. B.c. A une date indéterminée en 2018, A.________ a transporté 100 grammes bruts de cocaïne entre V.________ et U.________ puis, les 1eret 11 mars 2019, il a transporté à chaque fois 10 grammes bruts de cocaïne de U.________ à W.________. En échange de chacun de ces transports, il a reçu six grammes bruts de cocaïne pour sa propre consommation. B.d. A quatre reprises, dans une agence de transferts de fonds, à X.________, sur demande et pour le compte de D.________, A.________ a envoyé en Y.________ et en Z.________ de l'argent d'un montant total de 3'477 fr. provenant du trafic de drogue de ce dernier, ce qu'il savait pertinemment. En échange, il a reçu trois grammes de cocaïne pour sa propre consommation.