Citation: 7B_662/2024 E. 4.3

4.3. Le TMC a retenu que, sur la base des déterminations du 3 avril 2024 et de ses annexes 1 et 1bis, il n'était pas possible d'établir la nature des mandats dont les recourantes se prévalaient ou le nom du mandataire professionnel en cause; les annexes précitées se résumaient à une liste mentionnant le numéro d'indexation du courriel concerné, son objet (titre), sa date ainsi que le nombre de pièces jointes sans autre explication; aucune information sur une activité typique d'un avocat ne pouvait d'ailleurs être tirée de la lecture des objets, faute de mention spécifique. Selon l'autorité précédente, au regard du volume important des données et du devoir de collaboration incombant aux recourantes, celles-ci ne pouvaient pas se limiter à renvoyer le juge des scellés à la lecture des courriels litigieux; il leur aurait ainsi appartenu de démontrer que le mandataire en cause - soit celui concerné pour chaque courriel - avait été consulté dans le cadre d'une activité professionnelle typique de cette profession, ce qu'elles n'avaient pas fait (cf. consid. 5.2 p. 13 de l'ordonnance attaquée).