Citation: 1B_528/2022 E. 5

Se prévalant notamment des art. 29 al. 2, 29a Cst. et 127 al. 1 CPP, les recourantes reprochent à l'autorité précédente d'avoir refusé la levée partielle du séquestre opéré sur le compte n° yyy afin qu'elles puissent s'acquitter des frais nécessaires à la défense de leurs intérêts juridiques dans le cadre des séquestres opérés en lien avec la procédure pénale ouverte contre leur ayant droit économique. Elles soutiennent en particulier que la levée du séquestre afin de payer les provisions et honoraires de leurs avocats ne saurait se limiter au cas où l'origine des avoirs saisis serait licite. Selon les recourantes, l'autorité précédente procéderait également à une appréciation arbitraire en distinguant, sans motivation, les prestations effectuées par un avocat de celles assurées par d'autres prestataires de service, lesquels avaient pu être acquittés par les avoirs sous séquestre (cf. le paiement autorisé par le MPC des frais courants d'administration et des impôts).