Citation: 1C_385/2013 E. 2.2.1

2.2.1. Selon la jurisprudence cantonale, une autorisation de construire délivrée au terme d'une procédure d'enquête publique ne peut plus être remise en cause, du moins lorsque les plans étaient suffisamment explicites et que l'avis d'enquête publique contenait les éléments objectivement nécessaires (RVJ 1990 consid. 2a p. 40). Le contenu de cet avis est réglé par l'art. 37 LC, aux termes duquel la publication doit contenir le nom du requérant et de l'auteur du projet (let. a), la désignation exacte de la parcelle (numéro, plan et nom local), les coordonnées de la carte topographique, le nom du propriétaire et la nature du projet (let. b), l'affectation de la zone et l'indication des dispositions spéciales relatives à la construction pour les plans d'aménagement détaillés ou les plans de quartier (let. c), l'indication que le projet comporte des dérogations par rapport à la législation en vigueur, notamment à l'article 24 LAT (let. d), l'indication du lieu et de la date du dépôt du dossier et de la possibilité de faire opposition avec mention du délai d'opposition (let. e). En l'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que la description figurant dans le Bulletin officiel correspondait strictement au projet dont le plan de coupe A-A ou celui de façade ouest illustre exactement la démolition du seul chalet préexistant sur la parcelle n° 2149, sa reconstruction dans le même gabarit de hauteur que l'ancien avec l'adjonction d'un deuxième corps en décalé en façade est, corps de chalet individuel mesurant 213,15 m 2 de surface habitable, que complète un niveau de parking enterré pour quatre véhicules avec accès en sous-sol à la parcelle n° 2151. Il en a déduit qu'il y avait concordance entre la description du projet dans le Bulletin officiel et sa délimitation dans les plans que tenait à disposition le bureau communal. Si la description du projet telle qu'est formulée dans l'avis de mise à l'enquête est imprécise, l'argumentation du Tribunal cantonal ne paraît pas manifestement contraire au sens et au but de l'art. 37 let. b LC. Les recourants ne démontrent pas que la solution retenue par l'instance précédente aurait été adoptée sans motifs objectifs. Ils soutiennent qu'ils ne pouvaient pas déduire de l'avis d'enquête la construction d'une deuxième habitation mitoyenne à celle qui allait être reconstruite après démolition du chalet sis sur la parcelle n° 2149. Cela ne permet toutefois pas de retenir que le Tribunal cantonal aurait appliqué la disposition précitée de manière arbitraire, dans la mesure où l'adjonction d'un second corps de chalet mitoyen peut être raisonnablement comprise dans l'expression "reconstruction avec agrandissement". Le grief doit donc être écarté.