Citation: 8C_741/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1962, travaillait depuis le 1er juillet 2018 comme instructeur de fitness pour la société B.________ SA et était à ce titre obligatoirement assuré contre le risque d'accident auprès d'AXA Assurances SA (ci-après: AXA). Le 13 juillet 2018, il a chuté dans les escaliers du studio dans lequel il travaillait et a subi des lésions au niveau de l'épaule et du genou gauches. Sur la base d'une échographie réalisée le même jour, le docteur C.________, spécialiste FMH en radiologie, a conclu à une enthésopathie de l'insertion du supra-épineux associée à une calcification tendineuse de 7 mm et à une bursite sous-acromio-deltoïdienne expliquant vraisemblablement la symptomatologie. Le 19 septembre 2018, l'assuré a bénéficié d'une intervention au genou gauche. A.b. Le 12 février 2019, l'assuré a consulté le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et spécialisé en chirurgie de l'épaule et du coude, en raison de douleurs persistantes à l'épaule gauche. Après avoir fait faire un bilan radiologique et arthro-IRM (imagerie par résonance magnétique), le docteur D.________ a indiqué, dans un courrier du 27 février 2019, douter que l'assuré puisse reprendre une activité professionnelle avec les lésions d'allure traumatique retrouvées au niveau de son tendon sous-scapulaire. Selon lui, l'état de l'assuré nécessitait une arthroscopie du long chef du biceps, une réinsertion du tendon sous-scapulaire et une simple évaluation de la coiffe des rotateurs supérieurs. Le même jour, AXA a indiqué qu'elle garantissait la prise en charge des frais induits par le traitement stationnaire prescrit à la suite de l'accident, sous réserve de renseignements complémentaires. A.c. Mandaté afin d'examiner l'assuré, le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a informé AXA que lors de son examen de l'assuré effectué le 7 mai 2019, ce dernier avait fait état d'un faux mouvement survenu en mai 2016 et intéressant l'épaule gauche. Il avait également appris que l'assuré avait été opéré le 4 mars 2019 par le docteur D.________ et demandait à l'assurance de lui transmettre divers rapports médicaux (rapport de l'IRM de l'épaule gauche effectuée en mai 2016, rapport d'arthrographie de l'épaule gauche et images de 2019, protocole opératoire de l'épaule gauche du 4 mars 2019). Dans son rapport du 11 juillet 2019, le docteur E.________ a conclu que la contusion de l'épaule gauche de l'assuré avait dû cesser de déployer ses effets délétères après un délai maximal de trois mois. Au-delà, le cursus de cette épaule était régi par son état pathologique préexistant. La relation de causalité naturelle entre l'événement du 13 juillet 2018 et les lésions de la coiffe des rotateurs de l'épaule était hautement, voire très hautement improbable. Il en allait de même pour l'arthropathie acromio-claviculaire. L'assuré est resté en incapacité de travail totale jusqu'au 8 août 2019. A.d. Par décision du 15 août 2019, AXA a mis un terme à ses prestations concernant l'épaule gauche à compter du 12 octobre 2018 et concernant le genou gauche à compter du 18 mars 2019, en se fondant sur le rapport du docteur E.________. L'assuré a fait opposition à cette décision, en concluant à la reprise de l'instruction du dossier et à la nomination d'un expert neutre d'entente entre les parties. Par décision sur opposition du 15 janvier 2020, AXA a confirmé sa décision du 15 août 2019.