Citation: I 592/99 13.03.2000 E. 2

2.- Pour l'essentiel, le recourant soutient que le rapport d'expertise du SAM - sur lequel les premiers juges ont fondé leur appréciation - est dénué de valeur probante, au motif que les examens qui ont prévalu à son établisse- ment sont sommaires et incomplets. A ses yeux, une nouvelle expertise doit être ordonnée. a) En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points liti- gieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références). b) En l'espèce, les experts du SAM ont posé le dia- gnostic de status après discectomie L5-S1 à droite (remon- tant à 1992) et de syndrome lombovertebrale chronique sans déficit neurologique ou radiculaire. Comme affections secondaires, ils ont retenu que l'assuré souffrait d'un diabète sucré insulino-dépendant sans altération organique et d'un trouble dysphorique hypochondriaque avec conversion partielle en troubles somatoformes douloureux. A leurs yeux, ces affections secondaires ne sont pas invalidantes, tandis que les troubles dorsaux limitent la capacité de travail de l'assuré dans une mesure de 50 % dans sa der- nière activité (polisseur de montres) ou dans une activité légère (employé de commerce, gardien d'immeuble, portier, surveillant ou encore réceptionniste). Pour rendre leurs conclusions, les experts se sont fondés sur les résultats des examens pluridisciplinaires réalisés durant le séjour au SAM (examens de laboratoire, électrocardiogramme, consultations orthopédique et psychia- trique), ainsi que sur l'ensemble des pièces au dossier, y compris les rapports médicaux (établis au Portugal ou par le docteur A.________, médecin traitant) que l'assuré a produits durant l'instruction. Les plaintes de ce dernier ont également été prises en compte. Aussi bien, le rapport d'expertise du SAM a pleine valeur probante pour trancher le litige, conformément à la jurisprudence rappelée plus haut. Le grief du recourant selon lequel le diabète dont il souffre n'aurait pas fait l'objet d'un examen attentif est dénué de pertinence. En effet, des tests de glycémie ont été réalisés à différents moments de la journée, ainsi qu'une hémoglobine glycosée et des examens urinaires. Cons- tatant par ailleurs qu'il n'y avait ni rétinopathie, ni lésion organique (la fonction rénale est normale), ni neu- ropathie périphérique diabétique, les experts ont conclu que le diabète présenté par l'assuré n'était pour l'heure pas invalidant, même si le pronostic à long terme demeurait réservé. Il n'y a donc pas de motif de s'écarter de cette appréciation étayée, qui est au demeurant aussi partagée par les médecins conseils de l'intimé (rapports des 22 avril 1997 et 16 mars 1998 du docteur M.________, et des 21 octobre 1998 et 4 mars 1999 de la doctoresse E.________). Une mesure d'instruction complémentaire s'avère superflue.