Citation: 4A_121/2022 E. 7

A en croire la recourante, le Tribunal cantonal n'aurait pas su lire, dans les déclarations et l'attitude de l'expert, la marque d'une prévention apparente. Il aurait violé les art. 47 al. 1 let. f CPC et 6 § 1 CEDH. On ne répétera pas ici quels peuvent être les motifs de récuser un expert: ils ont déjà été présentés dans l'arrêt de renvoi (au consid. 5.2). Pour rester dans la théorie, on concédera à la recourante que l'attitude d'un expert au cours de la procédure ou ses prises de position lorsqu'il est interpellé sur son indépendance et son impartialité peuvent révéler une apparence de partialité (cf. au surplus ALFRED BÜHLER, Erwartungen des Richters an den Sachverständigen, in PJA 1999 p. 570 s. ch. 4). De là à considérer qu'un tel cas de figure s'est vérifié, il y a un pas qui ne saurait être franchi.