Citation: 6B_668/2014 E. 16.3

16.3. Le recourant soutient qu'il n'aurait pas pu reprendre à son compte les propositions d'administration de moyens de preuve concernant l'infraction d'escroquerie requises par le Juge Popp, ni formuler ses propres propositions dès lors qu'elles auraient été discutées dans le cadre de la procédure où il n'était plus partie en raison de la disjonction (cf. à ce sujet également consid 7.4 supra). Si ce dernier élément est certes exact, il n'en demeure pas moins que le recourant a eu connaissance des propositions en question et de la décision du 22 mai 2013 qui lui a été notifiée. Il était ainsi libre de formuler les mêmes requêtes lors de la reprise de la procédure le concernant. Quoi qu'il en soit, la question de savoir si le recourant peut contester le refus de procéder aux mesures d'instruction requises par le Juge Popp alors que la proposition d'administration de preuve n'émane pas de lui et qu'il ne l'a pas reprise à son compte peut demeurer indécise, son grief étant irrecevable car insuffisamment motivé. En effet, le recourant ne démontre pas que l'appréciation anticipée de la pertinence des moyens de preuve à laquelle le TPF a procédé serait manifestement insoutenable. Il n'expose en particulier pas en quoi les différentes mesures proposées auraient été pertinentes, se contentant de l'affirmer. Il ne s'en prend pas à la motivation figurant dans la décision du 22 mai 2013 du TPF qui a exposé, de manière détaillée, pour chacune des mesures proposées, les motifs de son rejet. Il ne fait que prétendre que le TPF aurait écarté les propositions sur la simple motivation que les documents en question n'auraient eu aucune influence et seraient donc inutiles pour juger de la cause. Cette argumentation n'est pas propre à démontrer que l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve du TPF serait arbitraire et le grief du recourant ne répond pas aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, partant est irrecevable.