Citation: 6B_456/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant souligne que pendant toute la durée de la procédure, soit pendant 16 mois, la direction de la procédure n'a jamais demandé sa mise en détention provisoire ou pour des motifs de sûreté. Il en déduit qu'il n'était pas possible pour les autorités compétentes d'établir un quelconque pronostic défavorable en lien avec un risque de récidive, et cela à tous les stades de la procédure. Ce raisonnement ne saurait être suivi. Le recourant perd en effet de vue que, dans le cadre de l'examen de l'art. 221 al. 1 let c CPP relatif à la détention provisoire ou pour des motifs de sûreté, il s'agit d'examiner si le prévenu compromet sérieusement la sécurité d'autrui par des crimes ou des délits graves après avoir déjà commis des infractions du même genre, alors que, pour la question de l'octroi du sursis au recourant, il s'agit - compte tenu de sa condamnation du 3 avril 2020 à une peine privative de liberté de 10 mois avec sursis - d'examiner si des circonstances particulièrement favorables au sens de l'art. 42 al. 2 CP peuvent être retenues en l'espèce, ce qui n'apparaît pas être le cas, compte tenu notamment des nombreuses infractions du même genre commises, d'une prise de conscience très limitée du recourant et du fait que sa situation personnelle et professionnelle ne s'est pas modifiée de manière particulièrement positive.