Citation: 8C_235/2020 E. 3.3.3

3.3.3. Dans ses déterminations du 13 novembre 2019, la recourante soutient qu'un lien de causalité entre l'accident du 18 mai 2007 et les atteintes précitées ne serait pas établi à satisfaction de droit, en renvoyant à l'appréciation du 8 novembre 2019 de la doctoresse I.________. Celle-ci admet d'emblée que la tendinopathie de surcharge des épaules à la suite de l'utilisation de cannes sur une longue période a été clairement établie par la littérature médicale. En revanche, elle ne connait aucune littérature allant dans ce sens quant aux coudes ou au rachis. Pour ce qui est en particulier de l'épicondylite, dont la genèse est multifactorielle avec prédominance d'un processus dégénératif, il s'agit en fait d'un type d'enthésopathie; or les enthésopathies mécaniques sont liées à la pratique d'une activité physique intense entraînant des microtraumatismes à répétition, ce qui n'est pas le cas de l'intimé. La doctoresse I.________ en conclut que l'origine des épicondylites est maladive. Rappelant que lors de son accident du 18 mai 2007, l'intimé a été atteint au niveau de ses deux membres inférieurs, la spécialiste de la CNA indique qu'elle peine à comprendre pour quelle raison il ne pourrait pas exercer une activité professionnelle sédentaire, la surcharge des ses épaules limitant principalement le port de charges, qui n'aurait pas lieu dans l'exercice d'une profession sédentaire.