Citation: 5A_847/2021 E. 10.2

10.2. Le grief du recourant est fondé. En effet, aux termes de l'art. 315 al. 1 CPC, l'appel suspend la force de chose jugée et le caractère exécutoire de la décision dans la mesure des conclusions prises en appel. Or en l'espèce rien n'indique - et l'intimée ne le soutient pas - que l'effet suspensif aurait été retiré à l'appel. Par ailleurs, les conclusions en appel portaient bien sur la question du montant dû au titre de la liquidation du régime matrimonial, y compris sur les intérêts moratoires. Dans la mesure où la requête d'effet suspensif a été rejetée en instance fédérale, la décision portant sur le montant dû au titre de la liquidation du régime matrimonial est entrée en force au jour du prononcé de l'arrêt ici querellé, soit le 31 août 2021. Or e n cas de liquidation judiciaire, les intérêts commencent bien à courir au moment de l'entrée en force du jugement de divorce (cf. ATF 141 III 49 consid. 5.2.2 et les références citées). En revanche, le recourant ne saurait être suivi en tant qu'il conteste le taux de 5% des intérêts moratoires. En effet, au regard de la jurisprudence, cette question relève de l'appréciation du tribunal (ATF 141 III 49 précité). En soutenant qu'au vu des montants discutés, un taux d'intérêts de 2% paraît " tout à fait équitable ", le recourant ne fait cependant qu'opposer sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale sans pour autant démontrer en quoi celle-ci aurait excédé son pouvoir d'appréciation en fixant les intérêts moratoires au taux usuel de 5%. Il suit de ce qui précède que le recours doit être admis sur ce point et l'arrêt attaqué annulé et réformé en ce sens que les intérêts portant sur la créance due au titre de la liquidation du régime matrimonial ne seront dus qu'à compter du 31 août 2021.