Citation: I 271/02 24.01.2003 E. 3

3.1 Les premiers juges ont considéré qu'il n'y avait pas lieu, à la lecture des avis médicaux au dossier, de retenir que le recourant subit une atteinte à la santé invalidante. De son côté, le recourant allègue qu'il n'est plus en mesure d'exercer son métier d'ébéniste en raison de troubles de la santé (allergies, asthme et rhinites), qui sont apparus au moment de son apprentissage et se sont aggravés par la suite, de sorte qu'il doit être mis au bénéfice de mesures d'ordre professionnel. 3.2 Dans son rapport du 6 juillet 1997, la doctoresse A.________ a posé le diagnostic d'allergies multiples entraînant une rhinite et d'asthme avec hyperréactivité chronique. Elle a conclu à une incapacité de travail de 100 % du recourant et proposé la mise en oeuvre d'une réadaptation professionnelle, dès lors qu'«il est illusoire que le patient puisse continuer à travailler dans son métier (ébéniste) en raison de sa pathologie respiratoire». S'il est vrai, comme le relèvent les premiers juges, que la praticienne n'indique aucune date quant au début et la fin de cette incapacité de travail, cela ne suffit pas en soi, en l'absence d'autres éléments contraires, pour écarter cet avis médical. En particulier, le rapport des docteurs B.________, C.________ et D.________ du 19 novembre 1998, complété par un rapport du 6 mars 2001, confirme le diagnostic d'allergies (rhinite per-annuelle sur hypersensibilité aux acariens, probable rhinite estivale sur hypersensibilité aux graminées, probable rhinite médicamenteuse surajoutée), ainsi que celui d'une hyperréactivité bronchique. Interrogés par l'instance cantonale de recours sur une éventuelle réactivité à la poussière et aux copeaux de bois, les médecins de la Permanence médicale X.________ ont estimé qu'il est difficile, sur la base de l'anamnèse seule, «de faire la part des choses»; il est possible, selon eux, que le patient présente des symptômes dans le cadre d'une hyperréactivité bronchique et/ou nasale d'une manière non spécifique avec un risque élevé de sensibilisation à d'autres allergènes environnementaux, notamment moisissures et bois. Ils précisent que pour juger de l'aptitude du recourant à travailler en qualité d'ébéniste, une nouvelle évaluation allergologique, ciblée sur les agents professionnels, devrait être effectuée en tenant compte du lieu de travail. Au vu de ces documents médicaux, contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, on ne saurait exclure d'emblée, sans autre examen médical, que l'atteinte à la santé du recourant n'a pas d'effet sur sa capacité de travail dans sa profession d'ébéniste. Au demeurant, l'office intimé avait à juste titre conclu, en procédure cantonale, à la nécessité d'ordonner une expertise médicale. Il convient donc de renvoyer la cause à l'administration pour instruction complémentaire sur le point de savoir si et dans quelle mesure le recourant subit une diminution de sa capacité de travail en raison de problèmes respiratoires liées aux allergies et à l'hyperréactivité bronchique et décision de mise en oeuvre, cas échéant, de mesures d'ordre professionnel. Le recours est ainsi bien fondé.