Citation: 5A_524/2017 E. 5.3.2

5.3.2. Le recourant expose qu'à compter du mois de novembre 2017, il n'aura plus droit aux prestations de l'assurance-chômage, en sorte qu'il ne disposera à partir de cette date que du revenu hypothétique immobilier de 1'600 fr. par mois qui lui a été imputé par la Cour de justice. Se référant au jugement de première instance, dont il reproduit des passages, il soutient que le Tribunal avait raisonnablement fixé la contribution d'entretien en faveur de l'épouse à 2'000 fr. par mois durant six mois, puis à 1'000 fr. par mois. Il fait aussi valoir qu'il a été mis en arrêt de travail le 23 avril 2014 en raison d'un "burn-out" attesté et certifié par son médecin traitant, et rappelle qu'il a été licencié pour le 30 septembre 2015. Aujourd'hui âgé de 60 ans, il lui serait, de façon notoire, impossible de retrouver un emploi. En omettant de prendre en considération qu'il sera privé des 90% de son revenu dès fin novembre 2017 et en le condamnant à verser une contribution à l'entretien de l'intimée d'un montant de 4'950 fr. par mois, la Cour de justice aurait arbitrairement appliqué l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC. Il serait également insoutenable de considérer qu'il doit entamer sa fortune, laquelle est constituée essentiellement de biens immobiliers hypothéqués dont la plupart ne sont pas loués. Au demeurant, l'intimée disposerait elle aussi d'une "petite fortune immobilière". A supposer qu'il faille entrer en matière sur une argumentation aussi indigente au regard des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), force est de constater que le recourant ne démontre pas que la constatation selon laquelle il est en mesure de réaliser un revenu de 12'000 fr. par mois serait insoutenable. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué qu'il dispose à nouveau d'une pleine capacité de travail depuis le 1er octobre 2015, pour autant qu'il ne l'exerce pas dans sa précédente activité. Il a du reste développé une activité indépendante de consulting en stratégie d'entreprise et déclaré à ce propos que la notoriété dont il bénéficiait était un atout. De plus, l'autorité cantonale a retenu, sans que le recourant n'établisse qu'elle ait fait preuve d'arbitraire à ce sujet, qu'il n'avait pas rendu vraisemblable ne plus percevoir de revenus de ses locaux commerciaux, revenus qui étaient de l'ordre de 9'000 fr. par mois en 2014. Il ne démontre pas non plus qu'il serait arbitraire de l'obliger à entamer sa fortune, se contentant d'affirmer, sans le démontrer, que celle-ci serait constituée essentiellement de biens immobiliers. De même, l'affirmation selon laquelle l'intimée disposerait également d'une "petite fortune immobilière" - d'une valeur en capital de 16'100 fr. selon estimation fiscale, d'après l'arrêt attaqué - n'apparaît pas décisive, pour le motif déjà, que la fortune totale du mari est sans commune mesure avec celle de l'épouse, étant précisé de surcroît que l'autorité précédente n'a mentionné la prise en compte de la fortune du débirentier qu'à titre superfétatoire. Par conséquent, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait rendu une décision arbitraire dans son résultat (ATF 142 II 369 consid. 4.3; 142 V 513 consid. 4.2) en considérant qu'il pouvait lui être imputé des ressources de 12'000 fr. net par mois, celles-ci comprenant non seulement ses prestations de l'assurance-chômage, mais encore, en particulier une fois que celles-ci ne lui seront plus versées, ses revenus découlant de son activité d'indépendant ainsi que ceux provenant de sa fortune mobilière et immobilière.