Citation: 6B_545/2017 E. 2.3

2.3. Dans une section de son mémoire de recours intitulée "en fait", le recourant livre son propre exposé des événements. Il se distancie sur plusieurs points des faits retenus par l'autorité précédente et introduit par ailleurs divers éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, en se référant aux pièces du dossier. Il fait ainsi grief à la cour cantonale d'avoir ignoré divers faits qu'il considère comme pertinents, tout en critiquant implicitement l'appréciation de certains moyens de preuve. Ce faisant, le recourant développe une argumentation purement appellatoire, dès lors qu'il ne prétend, ni ne démontre, que la cour cantonale aurait apprécié les preuves ou établi les faits de manière arbitraire. Son argumentation est ainsi irrecevable à cet égard. Le recourant tente ensuite de pointer des incohérences dans l'état de fait de la cour cantonale. Il se réfère, pour ce faire, à la section de l'arrêt attaqué dans laquelle l'autorité précédente résume les actes de procédure et les mesures d'instruction effectuées. On ignore ainsi ce que le recourant entend tirer d'une telle démonstration. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il n'avait pas regardé attentivement à gauche en traversant le carrefour C.________. Il ne démontre cependant nullement en quoi il aurait été insoutenable, pour l'autorité précédente, de considérer que si l'intéressé avait bien regardé à gauche, il aurait nécessairement aperçu l'approche de l'intimé et aurait freiné avant l'impact, au lieu de stopper son véhicule après le choc seulement. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir retenu qu'il avait circulé "lentement" pour traverser le carrefour C.________. Selon lui, l'autorité précédente ne pouvait lui reprocher de ne pas avoir ralenti, alors que sa vitesse "était déjà très faible". Outre que le recourant développe à cet égard une argumentation purement appellatoire, on ne voit pas quelles conséquences il entend tirer de cet argument. En effet, la cour cantonale n'a pas reproché à l'intéressé d'avoir circulé à une vitesse excessive, mais de ne pas avoir prêté attention aux véhicules prioritaires qui pouvaient circuler depuis sa gauche. Il n'apparaît pas, partant, que la correction d'un éventuel vice serait, sur ce point, susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). Le recourant développe enfin une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il soutient que l'intimé l'aurait "surpris" par son arrivée "impromptue", sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait établi les faits de manière insoutenable à cet égard. Au demeurant, le recourant ne soutient pas que l'intimé n'aurait pas été prioritaire lorsqu'il s'est engagé dans le carrefour, ni que sa vitesse aurait alors été excessive. Il ne démontre pas, enfin, en quoi le changement de présélection auquel s'est livré l'intimé aurait pu l'empêcher d'apercevoir celui-ci avant la collision. Le grief doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.