Citation: 5P.255/2005 25.08.2005 E. 5

Les juges d'appel ont retenu que le recourant pourrait, s'il le voulait, réduire ses charges, notamment de loyer et de déplacements. Dans son recours cantonal en nullité, le recourant a attaqué cette constatation de fait, comme étant arbitraire, en soutenant, d'une part, que l'obligation d'exercer le droit de visite en Suisse le contraignait à engager des frais de déplacement importants et, d'autre part, que son loyer n'était pas excessif, sur le marché londonien, pour un appartement de la catégorie de celui qu'il occupe. La Chambre des recours a rejeté ces griefs aux motifs, premièrement, que le recourant pourrait choisir une compagnie aérienne moins coûteuse pour venir en Suisse et, deuxièmement, que l'adéquation du montant de son loyer aux prix du marché londonien pour un appartement de même standing ne contredisait en rien le constat des juges d'appel, puisqu'il était précisément demandé au recourant de réduire son standing. Devant le Tribunal fédéral, le recourant qualifie ce second motif d'arbitraire, en invoquant le fait qu'il ne repose sur "aucun élément de preuve concret". Toutefois, il ne démontre pas en quoi les autorités précédentes seraient tombées dans l'arbitraire en considérant, au vu des ressources de parties, que des frais de déplacement de 1'892 fr. par mois et un loyer de 2'714 fr. sont exorbitants. Pour satisfaire aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il ne suffit pas d'affirmer que les frais concernent le logement familial de trois pièces, qui n'est pas luxueux et que s'il est exorbitant par rapport au standard suisse, il ne l'est pas au regard du standard londonien déterminant. Le grief est ainsi irrecevable.