Citation: 6B_738/2019 E. 5.3

5.3. A l'instar des premiers juges, la cour cantonale a estimé que le dossier contenait suffisamment d'éléments pour conclure à la culpabilité du recourant. A cet égard, il sied tout d'abord de rappeler que le recourant a été interpellé alors qu'il venait livrer à T.________ de la cocaïne à la rue V.________, à B.________. Les fouilles successives de son véhicule ont permis de découvrir un montant de 2'450 fr. dans le vide-poche du conducteur, deux sacs plastiques jaunes cachés dans les portières, contenant 8'139 fr. et 4'220 fr., ainsi que deux paquets contenant des fingers de cocaïne d'un poids brut de 457 g (cf. jugement attaqué, p. 20). La condamnation du recourant se fonde également sur l'audition de T.________ du 17 novembre 2017, lequel a expliqué être monté dans la voiture du recourant après avoir été avisé de la présence de son livreur par son fournisseur hollandais. Il a affirmé avoir reçu de la part du recourant le paquet double portant le code " GB/F1 " contre la remise de 2'450 francs. De manière plus générale, la cour cantonale a relevé que le modus operandi résultant de l'enquête concernant le recourant était similaire à celui d'autres enquêtes menées en 2017 dans le canton de Vaud. Ainsi, le transporteur - soit le recourant - livrait des lots de fingers de cocaïne avec une inscription du lieu de destination et/ou un code identifiant un destinataire. Il recevait une liste d'adresses auxquelles il devait se rendre, rencontrer les réceptionnaires et distribuer les emballages de cocaïne. Lors de la livraison, le réceptionnaire devait payer les frais de transport, lesquels se montaient à 60 ou 70 fr. par fingers. Par la suite, le transporteur amenait l'argent récolté au référent, dont seule une partie servait à le rémunérer (cf. jugement attaqué, p. 20). Ainsi, contrairement à ce que semble penser la défense, l'individu pour lequel le recourant travaillait a bien été identifié comme étant le dénommé S.________.