Citation: 9C_122/2024 E. 10.3.4

10.3.4. Sur le plan subjectif, en se limitant à prétendre que son intention "était claire et [qu'il] visait à se domicilier à Singapour", le recourant ne démontre pas que le raisonnement de la cour cantonale quant à l'aspect subjectif du domicile fiscal serait contraire au droit fédéral. En effet, on rappellera que le contribuable, qui avait indiqué selon les constatations cantonales vouloir "quitter Genève où il n'avait plus d'avenir", y a passé bien plus de jours en moyenne sur les périodes fiscales sous examen qu'à Singapour, et ce de manière constante. On ne saurait donc y voir une volonté de changer de domicile. En particulier, lorsqu'il allègue qu'il n'effectuait que des "stops" à Genève et que ses "points de chute" étaient "incontestablement Singapour, V.________ et Y.________", le recourant ne saurait être suivi. En effet, ses allégations sont contraires aux constatations cantonales et à la conclusion que les juges cantonaux en ont tiré, à savoir qu'en 2009 par exemple, il avait passé pas moins de 229 nuits dans la région genevoise (Genève et V.________) de sorte qu'il n'était pas cohérent, du point de vue subjectif, que quelqu'un qui cherchait à quitter Genève et sa région y ait passé autant de temps.