Citation: 5A_57/2017 E. 4.3.2

4.3.2. Pour ce qui est de la charge fiscale des parties, le juge peut parfaitement arrêter ou évaluer celle-ci sur la base des pièces du dossier sans avoir recours à la calculette mise à disposition sur Internet par l'Administration fiscale. Les données résultant de l'utilisation de dite calculette ne sont au surplus pas des faits notoires contrairement à ce que prétend le recourant puisqu'on ne peut considérer que la charge fiscale d'une partie, laquelle dépend de plusieurs facteurs dont notamment le revenu imposable et qui varie de surcroît pour un même revenu imposable d'un canton à l'autre, serait un fait connu de manière générale du public ou du juge qui serait constamment à l'esprit ou qui pourrait être aisément contrôlé par des publications accessibles à chacun (sur la notion de fait notoire en général, cf. ATF 135 III 88 consid. 4.1). Partant, en tant que le recourant se contente de reprocher à la Cour de justice de ne pas avoir évalué la charge fiscale de l'intimée - qui constitue une question de fait (arrêts 5A_165/2016 du 11 octobre 2016 consid. 3.3; 5A_329/2014 du 28 août 2014 consid. 8.3) - au moyen de cette calculette sans exposer plus avant en quoi le montant retenu à ce titre serait arbitraire, son grief ne peut qu'être rejeté. S'agissant de sa propre charge fiscale, le recourant s'est contenté de soutenir devant l'instance précédente qu'un " simple calcule (sic) permet d'affirmer que [...] X.________ ne devra pas s'acquitter seulement d'un montant d'impôt mensuel de CHF 800.--, mais bien plus d'un montant de CHF 1'200.-- ". Ce faisant, indépendamment du fait que le recourant ne peut effectivement pas connaître le montant exact de sa charge fiscale sans savoir quel sera le montant retenu par le juge à titre de contribution à l'entretien de l'enfant encore mineur des parties, il apparaît qu'il n'a en l'espèce même pas allégué le montant du revenu imposable sur lequel il s'est fondé pour obtenir un tel chiffre, de sorte que celui-ci ne peut être vérifié. Dans ces circonstances, on ne saurait faire grief à la cour cantonale d'avoir retenu que le recourant n'avait fourni aucun élément relatif à sa nouvelle taxation, ni produit d'estimation selon les outils de calcul qu'il mentionnait. Le recourant ne soulève au surplus aucun grief de violation de la maxime inquisitoire au motif que la cour cantonale aurait dû l'inviter à fournir les informations et pièces permettant une estimation plus précise de sa future charge fiscale. En tant qu'il faudrait comprendre sa critique constatant que la Cour de justice n'a donné " aucune explication sur la méthode employée pour fixer ces valeurs " comme un grief de violation de son droit d'être entendu faute d'une motivation suffisante sur la question de la charge fiscale des parties, son grief est infondé. En effet, il ressort de la jurisprudence (cf. ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; 139 IV 179 consid. 2.2) que le droit à une décision motivée est respecté dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé la décision de l'autorité, ce qui est manifestement le cas en l'espèce puisque le recourant a été en mesure d'attaquer valablement la motivation de la décision entreprise. Si le recourant estimait que la juridiction précédente avait méconnu les conditions d'une norme légale ou omis arbitrairement des faits essentiels, il devait invoquer la violation de cette norme, respectivement la constatation arbitraire des faits. Le recourant a certes soulevé ce dernier grief mais uniquement au motif que la cour cantonale n'aurait apporté aucune justification possible et légale ni raison sérieuse au fait qu'elle avait favorisé l'intimée sans pour autant exposer quels faits en particulier avaient été établis de manière arbitraire. Pour autant que recevable, le grief doit en conséquence être rejeté.