Citation: 1C_95/2024 E. 4

Sur le fond, le recourant se plaint d'une violation de l'art. 41 aLN. Il soutient qu'un délai de quinze mois et 19 jours entre la déclaration de vie commune et la séparation ne permettrait pas de fonder une présomption d'obtention frauduleuse de la naturalisation. Il estime ensuite qu'il existerait suffisamment d'éléments de fait pour renverser cette présomption : la rencontre en 2006 au Burkina Faso, le ménage commun durant deux ans, le mariage le 16 février 2008, l'installation en Suisse en 2009 après la naissance du premier enfant, la naissance du second enfant en 2013. Tant les déclarations du recourant que celles de son ex-épouse faisaient ressortir que le couple était tourné vers l'avenir. En 2017, ils ont continué à mener une vie de couple, partant à deux reprises en vacances ensemble; la relation se serait fortement dégradée à l'automne 2017. La découverte de l'infidélité de l'ex-épouse aurait constitué l'élément déterminant.