Citation: 8C_559/2023 E. 6

Quoi qu'en dise la recourante, les juges cantonaux ont clairement retenu que celle-ci avait souffert d'un syndrome post-commotionnel causé par l'accident du 22 décembre 2020. Ce traumatisme a été diagnostiqué, de manière concordante, par la doctoresse E.________ et le docteur C.________. Il ne souffre d'aucune discussion. Les premiers juges ont en outre détaillé les troubles neuropsychologiques, associés à ce syndrome, qui ont touché la recourante. Selon les avis médicaux au dossier, en particulier celui de la doctoresse E.________, dont se prévaut la recourante, les lésions somatiques consécutives à l'accident étaient toutefois guéries au plus tard le 21 décembre 2021. Cette spécialiste en neurologie a précisé qu'aucune lésion n'avait été détectée sur les imageries réalisées et qu'il était impossible de mettre en évidence, par le biais d'examens, la douleur chronique de la recourante. Précédemment, elle avait indiqué en juin 2021 que l'incapacité de travail ne trouvait pas son origine dans une cause neurologique, mais psychiatrique. La recourante ne se prévaut d'aucun autre avis médical donnant à penser que des troubles somatiques - causés par un traumatisme crânien - auraient perduré au-delà du 20 décembre 2021. En ce qui concerne plus précisément les possibles lésions axonales diffuses dont fait mention la recourante, force est de constater qu'aucun médecin n'a évoqué, même à titre de simple hypothèse, l'existence de telles lésions, ni proposé ou mis en place des examens permettant de les déceler. L'arrêt 8C_120/2023 du 11 octobre 2023, cité par la recourante, ne lui est d'aucun secours. Dans cette affaire, à l'inverse de celle qui nous occupe, un médecin avait fait état d'une lésion axonale diffuse, de sorte que les juges fédéraux ont - en présence d'avis médicaux divergents sur l'évolution des symptômes - ordonné une expertise médicale, portant notamment sur le lien de causalité naturelle entre cette lésion et l'accident (cf. consid. 6.1 et 6.2). Vu les avis concordants des médecins, notamment d'une neurologue, et en l'absence de tout indice allant dans le sens de la persistance de troubles somatiques au-delà du 20 décembre 2021, l'instance précédente n'a pas versé dans l'arbitraire en ne donnant pas suite à la requête de la recourante tendant à la mise en oeuvre d'une expertise neurologique et neuropsychologique (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1; 144 II 427 consid. 1.3; 141 I 60 consid. 3.3). En outre, le tribunal cantonal a motivé de façon suffisante le rejet de cette réquisition de preuve, sans violation de son obligation de motiver (cf. arrêt 8C_376/2023 du 29 novembre 2023 consid. 8.2.1 et les arrêts cités). Pour le reste, la juridiction cantonale a, au vu des éléments médicaux, retenu à juste titre que les affections psychiques développées par la recourante étaient distinctes et indépendantes des troubles propres au syndrome post-commotionnel, appliquant ainsi à bon droit les critères jurisprudentiels en cas de troubles psychiques (cf. consid. 3.2 in fine supra). A cet égard, la recourante ne conteste pas qu'aucun de ces critères n'est rempli et que le lien de causalité adéquate entre ses atteintes psychiques et l'accident doit être nié.