Citation: 1C_391/2023 E. 9.2

9.2. La cour cantonale a repris in extenso le raisonnement développé dans son arrêt du 28 avril 2021 en l'absence d'évolution sensible de la situation de la végétation existante sur la parcelle n° 7202 depuis lors (consid. 3e). Elle a ajouté que des objectifs généraux des autorités communales en matière de politique climatique tels que matérialisés dans un plan climat et que le nouveau plan directeur communal, qui prévoit des mesures visant à renforcer la protection du patrimoine arboré, n'avaient pas d'effets contraignants pour les autorités chargées d'appliquer les normes du plan général d'affectation ou les règles du droit cantonal sur la protection des arbres. Les recourants ne développent aucun argument à l'encontre du raisonnement tenu dans l'arrêt AC.2019.0209 se bornant à reprendre les arguments exposés dans leurs écritures cantonales dont la cour cantonale aurait prétendument fait fi en renvoyant à cet arrêt. Comme évoqué précédemment (cf. consid. 3.1 in fine), le procédé de la cour cantonale consistant à renvoyer aux considérants de son arrêt de renvoi s'agissant des griefs qui pouvaient être écartés en l'absence de modifications des circonstances n'est pas critiquable. La recevabilité du recours sur ce point est douteuse. Quoi qu'il en soit, les critiques sont infondées. Les recourants relèvent que le préavis favorable émis par la DGE-BIODIV, dans le cadre d'une version antérieure du projet, datant de 2015 ou 2016, reposerait sur l'avis d'un paysagiste mandaté par la constructrice n'ayant aucune autorité en la matière et contredit par un autre paysagiste. L'avis auquel ils se réfèrent date du 2 février 2018. Son auteur répond aux inquiétudes des recourants quant à la protection des arbres situés sur leur parcelle durant le chantier. Il exprime en outre ses regrets à propos de l'abattage d'arbres de valeur, notamment de l'érable proche de la limite est ou encore du tilleul situé à l'opposé. Cet avis ne vient nullement contredire celui du paysagiste sur lequel se fonde la DGE-BIODIV à l'appui de son préavis favorable, selon lequel aucun des arbres à abattre ne serait occupé par de la faune cavernicole et revêtirait un caractère exceptionnel du point de vue paysager. Le Service des parcs et domaines de la Ville de Lausanne a au surplus émis un préavis favorable, partageant ainsi cet avis. Cela étant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en refusant de s'écarter des préavis établis tous favorables à l'abattage des arbres. En soutenant qu'une exploitation rationnelle du fonds ne nécessite pas d'abattre les arbres, les recourants ne font qu'exposer leur propre point de vue par rapport à celui exprimé par les autorités communales et la cour cantonale; au demeurant, leur raisonnement se fonde sur la prémisse erronée que le projet ne serait pas réglementaire et porterait atteinte aux objets inscrits à l'ISOS, ce qui n'est pas le cas pour les motifs exposés dans le présent arrêt. Les recourants arguent du fait que les arbres se situeraient dans une liaison biologique stratégique reconnue dans le plan directeur communal pour s'opposer à leur abattage. La cour cantonale a relevé à cet égard dans son arrêt du 28 avril 2021 que l'appartenance de la parcelle à un tel réseau n'imposait pas à la commune, dans une zone à bâtir existante, de réduire les possibilités de construire par rapport à ce que prévoient les plans d'affectation et que la DGE-BIODIV n'avait pas mentionné qu'elle ferait obstacle à la délivrance du permis de construire. L'argumentation des recourants sur ce point ne répond pas aux réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF. Pour le surplus, un refus d'autoriser l'abattage d'arbres protégés fondé sur des principes généraux qui doivent être concrétisés ou sur une révision en cours du plan général d'affectation n'est pas critiquable. Le recours est infondé pour autant que recevable en tant qu'il porte sur l'abattage des arbres d'essence majeure.