Citation: 6B_1046/2019 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le recourant soutient que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire en jugeant que les vêtements portés par l'individu filmé sur les images de vidéo-surveillance de la Banque C.________ du 15 août 2017 au moment du changement de code et les vêtements saisis le 2 février 2018 au domicile du recourant étaient identiques. Son argumentation se révèle toutefois appellatoire et, partant, irrecevable, dans la mesure où il se contente de soutenir que les inscriptions sur la casquette que portait l'individu filmé se situent à des endroits " banals ", que leur format serait " habituel " et que leur couleur blanche serait " courante " pour une casquette de couleur bleue (recours, p. 10). Or, ces éléments ne changent rien au constat que les vêtements sont les mêmes. Il en va de même du fait que les inscriptions sur la casquette ne seraient pas lisibles. En effet, en examinant les photographies se trouvant dans le dossier, force est de constater que les vêtements trouvés par la police au domicile du recourant - soit un t-shirt " jaune fluo " avec une bande noire sur les deux côtés, un pantalon court style militaire, une paire de sandales beiges avec velcro et une casquette bleue avec des inscriptions blanches - présentent tous exactement les mêmes caractéristiques que les vêtements que portait l'individu sur les images de vidéo-surveillance du 15 août 2017. Le recourant ne peut être davantage suivi lorsqu'il soutient - en se référant aux photos de son mariage et d'un barbecue auquel il a participé - que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, il n'y aurait aucune ressemblance entre lui-même et l'individu figurant sur les images de vidéo-surveillance de la Banque C.________ dans la mesure où ce dernier serait " plutôt élancé, svelte, voire même athlétique ", alors que lui-même était - à l'époque - " assez enveloppé, épais et massif " avec " le visage particulièrement rond et bouffi " (recours, p. 11). Ce faisant, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. En effet, comme le relève la cour cantonale, les images de vidéo-surveillance de la Banque C.________ laissent apparaître une personne d'une taille et d'une corpulence comparables à celles du recourant (arrêt attaqué, p. 9). Or, force est d'admettre, à l'instar de la cour cantonale, que la probabilité qu'une autre personne, avec une corpulence comparable et des habits identiques à ceux du recourant, se soit rendue dans la succursale de la Banque C.________ de D.________ le jour présumé du vol est extrêmement réduite. C'est dès lors en vain que le recourant soutient que sa présence dans la succursale de la Banque C.________ de D.________ le 15 août 2017 n'est " absolument pas prouvée " à la date et à l'heure en question, soit vers 18h30 (recours, p. 12). Les griefs du recourant sont rejetés dans la mesure où ils sont recevables.