Citation: K 121/00 15.02.2001 E. 4

4.- a) En instance fédérale, la recourante produit diverses pièces (annexes 101 à 108) dont il faudrait inférer, à ses yeux, que l'intimé avait demandé de modifier son contrat d'assurance à partir du 1er septembre 1994. En particulier, elle verse au dossier une proposition que l'intimé a signée le 27 décembre 1994, dont il ressort que l'assurance est souhaitée à partir du 1er septembre 1994. Par ailleurs, la recourante reconnaît que les polices d'assurance datées du 11 juin 1995 portent bien la date d'entrée en vigueur du 1er juillet 1995, mais elle soutient qu'il s'agit d'une erreur imputable à son système informatique qui ne permettait pas d'afficher la date réelle. Dans ces conditions, elle estime que le Tribunal administratif aurait dû requérir la production de justificatifs complémentaires s'il estimait les preuves offertes insuffisantes, cela conformément à son devoir d'établir d'office les faits déterminants. La recourante allègue qu'elle n'a pas produit en première instance la proposition signée par son assuré parce qu'elle estimait que cette pièce n'était pas nécessaire à l'instruction de la cause. Cependant, elle s'en excuse et «regrette que cette appréciation de la situation ait conduit les juges à retenir des faits manifestement erronés», tout en invitant le Tribunal fédéral des assurances à les corriger en application de l'art. 105 al. 2 OJ. b) Les pièces que la recourante verse au dossier de la procédure fédérale ne peuvent être prises en considération, car elle aurait pu les produire en première instance (consid. 3 ci-dessus). A cet égard, il lui incombait d'invoquer tous les moyens de preuve dont elle disposait, d'autant plus que la date du début de l'assurance (1er septembre 1994 ou 1er juillet 1995) était précisément litigieuse devant le Tribunal administratif. Aussi la recourante ne saurait-elle faire grief aux premiers juges d'avoir constaté les faits pertinents de manière inexacte ou incomplète. En effet, à la lecture des polices du 11 juin 1995, la juridiction cantonale pouvait parfaitement tenir la date du 1er juillet 1995 pour déterminante, sans commettre un abus ou un excès de son pouvoir d'appréciation (art. 104 let. a OJ), du moment que la caisse n'avait pas rapporté la preuve de son inexactitude. Le recours est mal fondé.