Citation: 7B_57/2022 E. A

A.a. Le 5 mars 2022, Me B.________, avocat de A.________, a déposé une plainte/dénonciation pénale pour atteinte à l'honneur contre la Juge itinérante D.________, en lien avec un courrier que celle-ci avait rédigé le 10 décembre 2021 dans le cadre d'une procédure civile alors en cours. La Juge D.________ répondait, dans ce courrier, à une correspondance que lui avait adressée le 23 novembre 2021 l'avocat précité, à la suite de l'audience qui avait eu lieu la veille. Me B.________ y a joint, entre autres, une plainte/dénonciation pénale similaire de sa cliente, datée du 3 mars 2022. En substance, Me B.________ et A.________ reprochaient à la magistrate d'avoir écrit dans son courrier du 10 décembre 2021 ce qui suit: "Finalement, vous évoquez la grave agression verbale que vous auriez subi[e] de ma part, qui aurait entraîné une extinction de [ma] voix, le fait que de tels éclats de voix sont à proscrire et qu'une gestion des émotions est nécessaire en audience. Je me dois de relever le caractère à la fois sexiste et exagéré de vos propos (...) ". A.b. Dans sa plainte/dénonciation pénale du 5 mars 2022, Me B.________ a demandé que le dossier soit pris en charge par un procureur hors du canton de Fribourg, ceci aux fins, d'une part, d'éviter d'exposer la personne chargée de la direction de la procédure à d'éventuelles pressions, notamment dans le cadre de l'Association Fribourgeoise des Magistrats de l'ordre judiciaire (ci-après: l'AFM), et, d'autre part, de garantir l'application de l'art. 3 al. 2 let. c CPP. Dans un courrier du 16 mars 2022, le Procureur général de l'Etat de Fribourg (ci-après: le Procureur général) a en substance répondu à Me B.________ qu'une pression telle qu'il la redoutait n'était pas envisageable, qu'il était tenu par le Code de procédure pénale, comme tout magistrat pénaliste, et qu'il ne se permettrait aucune entorse; il a imparti un délai de 10 jours à l'avocat précité pour lui demander s'il maintenait sa requête de récusation comprise dans sa plainte/dénonciation pénale du 5 mars 2022 à l'endroit non seulement de lui-même, mais de tout magistrat fribourgeois, auquel cas il transmettrait le dossier au Tribunal cantonal pour décision. Le 3 juin 2022, Me B.________ a répondu qu'il n'avait pas demandé la récusation de l'ensemble du Ministère public, mais la nomination d'un procureur extraordinaire hors du canton, et qu'il renonçait à la nomination d'un tel procureur. A.c. Par ordonnance du 18 août 2022, le Ministère public de l'Etat de Fribourg (ci-après: le Ministère public) n'est pas entré en matière sur les plaintes pénales de A.________ et de Me B.________. L'ordonnance retient en outre que dès son entrée en force, elle sera communiquée à la Commission du Barreau pour d'éventuelles suites administratives.