Citation: 5D_15/2020 E. 5.2.1

5.2.1. Les recourants affirment d'abord à cet égard que l'OIT se serait saisi de la requête en rétablissement des points limites alors qu'il n'en était pas compétent; un tel rétablissement relevait du juge civil dès lors qu'il était requis par le propriétaire de la parcelle no 1578. La " requête pour rétablissement des points limites " à laquelle les recourants font référence est un courrier adressé le 7 août 2013 par E.________ à l'OIT (supra let. A.c in fine), par lequel ce dernier propriétaire explique le conflit survenu avec les recourants. A sa lecture, l'on comprend qu'il s'agit d'une demande de renseignements afin d'y apporter une solution amiable. Il n'y pas " saisine " de l'office concerné sur ce point, à supposer qu'une telle possibilité fût envisageable. Le contentieux entre les recourants et leur voisin est survenu dans le cadre de la procédure de mensuration officielle et a été réglé dans ce contexte, ce qui est admissible (cf. art. 28 s. de l'ordonnance sur la mensuration officielle du 18 novembre 1992 [OMO; RS 211.432.2]; art. 29 s. de la loi cantonale vaudoise sur la géoinformation [ci-après: LGéo-VD; BVL 510.62]; infra consid. 5.2.2.2). La procédure de l'action en bornage entre en considération lorsque la limite entre deux fonds est incertaine et que les propriétaires ne se mettent pas d'accord; le tribunal fixe alors souverainement la limite des fonds (arrêt 5A_726/2020 du 25 février 2021consid. 3.1.3.1 et les références; STEINAUER, Les droits réels, tome II, 5e éd. 2020, n. 2230). Cette procédure, réglée dans le canton de Vaud par l'art. 68 du Code rural et foncier du 7 décembre 1987 (CRF; BLV 211.41; "action en abornement "), était également envisageable dans le cas particulier, comme l'indiquait d'ailleurs en 2013 le géomètre cantonal aux recourants (supra let. A.e); ce n'est toutefois pas l'option qui a été choisie par les propriétaires concernés. La critique des recourants est ainsi vaine.