Citation: 6B_292/2017 E. B

Statuant le 27 janvier 2017, la Cour pénale II du Tribunal cantonal valaisan a partiellement admis l'appel déposé par X.________ contre ce jugement, qu'elle a réformé en ce sens que la durée de la peine privative de liberté a été réduite à 4 ans. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. Le 13 décembre 2015 vers 1h45, X.________ accompagné de deux de ses frères et d'un ami se sont rendus à une discothèque à C.________. L'accès à cet établissement leur a été refusé, en raison de leur état d'ébriété, par les agents de sécurité A.________ et B.________. X.________, qui avait consommé du cannabis dans les heures ou les jours précédents et dont l'alcoolémie était comprise entre 1,27 et 2,25 g 0/00, était très agité. Il avait une main dans la poche droite de sa veste, qui contenait un couteau de marque " Opinel " muni d'une lame de 9 cm de longueur et de 1,5 cm de largeur. A un moment donné, il l'a discrètement sorti de sa poche, la lame demeurant pliée, et l'y a rapidement remis, laissant sa main dans la poche. Comme les agents leur refusaient toujours l'entrée dans l'établissement, l'un des frères de X.________ a soudainement donné un coup de tête à A.________, qui l'a esquivé et, dans un réflexe de défense, a visé son agresseur avec un spray au poivre. X.________, qui avait assisté à la scène sans toutefois qu'on puisse affirmer avec certitude qu'il a vu le coup de tête donné par son frère, s'est rapproché de l'agent, qui a alors dirigé son spray dans sa direction. A ce moment-là, X.________ a sorti le couteau qu'il tenait fermement, lame déployée, dans sa main droite et, dans un mouvement de haut en bas, a porté, avec force et détermination, au moins trois coups rapides sur le haut du corps et la tête de A.________, qui s'était recroquevillé pour se protéger des coups de pied et de poing que lui infligeaient les deux frères de son agresseur. Ces coups de couteau ont traversé les vêtements d'hiver que portait la victime et lui ont causé trois blessures: la première, d'une longueur de 3 cm et d'une profondeur de l'ordre de 0,5 à 1 cm, sur l'omoplate droite, la deuxième, de longueur et de profondeur analogues, sur la partie postérieure de l'épaule gauche et la troisième, d'une longueur de 2 cm avec une atteinte superficielle, sur l'occiput. Ces lésions, qui n'ont pas mis en danger la vie de la victime, ont justifié un arrêt de travail et une intervention chirurgicale. Pour protéger son collègue, B.________ a repoussé X.________ lequel, dans un mouvement de haut en bas, lui a asséné un coup de couteau sur la tête lui causant une plaie frontale d'une longueur de 4 cm et d'une profondeur d'un demi centimètre, qui n'a pas mis sa vie en danger.