Citation: 7B_938/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant se plaint également de l'absence d'indices sérieux et concrets de son implication dans d'autres infractions. Il faut admettre avec lui que son casier judiciaire ne fait état d'aucun antécédent en lien avec des infractions contre l'intégrité sexuelle; le recourant nie en outre être l'auteur des infractions qui lui sont reprochées dans le cadre de la présente procédure. Malgré ces éléments, l'autorité précédente était cependant fondée à considérer qu'il existait des indices sérieux et concrets de l'implication du recourant dans d'autres infractions justifiant l'établissement d'un profil d'ADN. En effet, selon les faits retenus, il est reproché au recourant d'avoir commis des infractions contre l'intégrité sexuelle au préjudice de la plaignante, alors mineure; il aurait agi à plusieurs reprises et sur une période comprise entre 6 mois et 1 an et demi. Ainsi, si ces actes ont effectivement été commis au préjudice d'une seule personne, ils ont cependant attenté à l'intégrité sexuelle d'une très jeune enfant, qui plus est sur une période relativement longue. Il s'agit d'infractions qui portent atteinte à un bien juridique essentiel et particulièrement digne de protection; contrairement à ce que le recourant prétend, des infractions de cette nature doivent être qualifiées de très graves. À cet égard, elles dépassent largement les actes qui ont fait l'objet de l'arrêt du Tribunal fédéral 1B_274/2017 du 6 mars 2018, où le prévenu n'avait eu aucun contact physique avec ses victimes; en outre, dans cet arrêt, le Tribunal fédéral avait confirmé que l'établissement d'un profil d'ADN ne se justifiait pas, tout en précisant qu'il s'agissait d'un cas limite. À l'inverse, dans le cas d'espèce, malgré l'absence d'antécédents en matière d'infractions sexuelles, au vu de la nature et de la gravité des éléments décrits ci-dessus, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant qu'il existait des indices sérieux et concrets que le recourant pourrait être impliqué dans d'autres infractions du même type. Au demeurant, on rappellera que le Tribunal fédéral accorde à l'instance précédente une certaine marge d'appréciation et ne s'écarte pas aisément de sa décision (cf. ATF 115 IV 17 consid. 2b; arrêts 1B_284/2018 du 13 décembre 2018 consid. 2.3; 1B_250/2016 du 20 septembre 2016 consid. 2.3.3; 1B_497/2012 du 3 octobre 2012 consid. 2.2.3). Pour le surplus, dès lors que l'autorité cantonale n'a pas pris en considération les antécédents du recourant, celui-ci ne peut rien tirer du fait qu'ils concernent uniquement des infractions routières.