Citation: 6S.45/2004 10.03.2004 E. A

Par jugement du 15 juillet 2003, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné X.________, né en 1949, pour escroquerie par métier, violation des règles de la circulation, ivresse au volant, violation des devoirs en cas d'accident et conduite sans permis, à deux ans de réclusion, sous déduction de trois cent nonante jours de détention préventive, et à une amende de 100 francs. Le tribunal a remplacé l'exécution de la peine de deux ans par un internement au sens de l'art. 42 CP. Il ressort en bref ce qui suit de ce jugement: X.________, sous tutelle depuis plusieurs années, a été décrit par les lésés comme quelqu'un de convaincant, beau parleur et sachant donner le change face à une question embarrassante. Dans tous les cas, il a menti pour obtenir l'argent, n'a jamais été en mesure de rembourser et n'avait pas l'intention de le faire. Il a déjà subi huit condamnations, principalement pour des infractions contre le patrimoine. Cette persistance dans la délinquance lui a valu d'être interné en vertu de l'art. 42 CP en 1987, 1988 et 1997. Un précédent jugement relève que son habileté et ingéniosité lui ont permis de tromper des personnes pourtant rompues aux affaires. A Lausanne, de mars à octobre 2001, X.________ s'est présenté comme prêteur de fonds, via une société régulièrement inscrite au registre du commerce. Il a fait paraître des annonces sous chiffres dans la presse. Il proposait des crédits à des personnes en difficultés financières. Il leur expliquait être en relation d'affaires avec des établissements bancaires et de riches investisseurs étrangers. Il a toujours caché sa propre situation financière et le fait qu'il était sous tutelle. Il est parvenu à soutirer de l'argent aux personnes intéressées par un prêt, sous prétexte de faire expertiser l'immeuble qu'il devait financer ou d'assumer des frais de gestion du dossier. Par ailleurs, il a obtenu 20'000 francs d'une amie, Y.________, prétendument pour financer l'achat d'une carrosserie en faillite. L'ensemble des montants détournés se monte à quelque 50'000 francs.