Citation: 6B_1322/2021 E. 4.4.1

4.4.1. Il ressort de la jurisprudence que l'instance de recours est elle-même compétente, dans la procédure de recours menée devant elle, pour ordonner une défense d'office et désigner un défenseur d'office (art. 133 al. 1 en relation avec l'art. 388 let. c CPP; cf. arrêts 1B_42/2021 du 2 décembre 2021 consid. 8.3; 1B_230/2019 du 8 octobre 2019 consid. 1.2; 1B_705/2011 du 9 mai 2012 consid. 2.3 et les références citées; 1B_355/2012 du 12 octobre 2012 consid. 2). Le défenseur d'office désigné dans la procédure d'instruction pénale n'intervient pas automatiquement dans la procédure de recours - du moins lorsque le prévenu est la partie recourante - en tant que conseil juridique gratuit. L'instance de recours peut faire dépendre l'octroi de l'assistance judiciaire des chances de succès du recours (arrêts 1B_42/2021 du 2 décembre 2021 consid. 8.3; 1B_705/2011 du 9 mai 2012 consid. 2.3.2 et les références citées; cf. aussi arrêt 1B_80/2019 du 26 juin 2019 consid. 2 concernant la partie plaignante; dans ce sens, NIKLAUS RUCKSTUHL, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung, Jugendstrafprozessordnung, 2e éd. 2014, n° 10 ad art. 132 CPP; JO PITTELOUD, Code de procédure pénale suisse: commentaire à l'usage des praticiens, 2012, n° 315; contra: HARARI/JAKOB/SANTAMARIA, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 71a ss ad art. 132 CPP et n° 1a ad art. 134 CPP; SCHMID/JOSITSCH, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 3e éd. 2018, n° 2 ad art. 132 CPP).