Citation: 6B_788/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient d'abord en vain qu'il était sous le choc et ne pouvait pas concevoir que l'intimée l'aurait seulement épousé dans le seul but de venir s'installer en Suisse. En effet, cette explication ne change rien au contenu des messages, élaborés dans le but de causer des désagréments à l'intimée, et remplissant ainsi le caractère de méchanceté requis. Il soutient ensuite que les messages auraient dû être interprétés comme une tentative " de reconquérir l'intimée et, surtout, de lui démontrer son amour ". A cet égard, il se réfère à un premier message - dans lequel il a dit à l'intimée: "le divorce au Maroc je l'ai annulé. J'avais de bonnes intentions avec toi " (dossier cantonal, pièce 20, p. 4) - et à un second message dans lequel il lui a déclaré qu'il voulait qu'ils se parlent " comme des gens responsables de notre âge et qu'on se quitte en amis " (dossier cantonal, pièce 20, p. 8). En se fondant uniquement sur ces deux messages - sortis de leur contexte - le recourant n'établit nullement en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en admettant la méchanceté. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication.