Citation: 6B_157/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'il ne pouvait pas avoir conscience du caractère illicite de son comportement, lors même que la décision de la Commission fédérale des maisons de jeu (ci-après: "CFMJ") qualifiant l'appareil à sous "Stacker" de jeu de hasard n'a été rendue que le 14 octobre 2016, soit après le séquestre des machines litigieuses et l'ouverture de la procédure pénale. En outre, il indique avoir effectué toutes les vérifications qui s'imposaient, en consultant la loi et la liste des jeux de hasard disponible sur le site de la Confédération au moment de l'installation des machines. N'étant pas juriste, il avait alors constaté que les appareils en question ne figuraient pas sur la "liste des jeux qualifiés d'illicites" et qu'aucune décision de la CFMJ ne les qualifiait ainsi, de sorte qu'il était convaincu que les jeux proposés n'étaient pas interdits. N'ayant pas eu connaissance du caractère illicite de son comportement, il n'avait dès lors pas agi de manière coupable.