Citation: 6B_664/2007 18.01.2008 E. 2

Invoquant une violation de l'art. 47 CP, le recourant reproche à la Cour de cassation de ne pas avoir suffisamment tenu compte de sa situation personnelle et médicale au moment des faits. Il relève qu'une peine inférieure serait plus à même d'avoir un effet sur son avenir. 2.1 La fixation de la peine est régie par l'art. 47 CP, qui correspond à l'art. 63 aCP et à la jurisprudence y relative. Cette disposition pose le principe que la peine doit être fixée d'après la culpabilité de l'auteur et, à cette fin, énumère, de manière non limitative, une série de critères, qui n'étaient pas formellement prévus à l'art. 63 aCP mais dont la jurisprudence rendue en application de cette disposition exigeait qu'ils soient pris en compte (cf. ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21; 128 IV 73 consid. 4 p. 79; arrêts 6B_472/2007 consid. 8.1; 6B_264/2007 consid. 4.5). 2.2 La Cour de cassation a considéré que les faits étaient graves, d'autant que le recourant avait déjà été condamné, à plusieurs reprises, pour des actes similaires. Elle a retenu que l'intéressé avait souffert de sa maladie et de son oisiveté. Elle a aussi admis qu'il n'y avait pas de raison de penser qu'une peine plus clémente suffirait à le détourner de commettre d'autres infractions. La peine ne pouvait, par ailleurs, avoir d'effet sur son avenir professionnel, puisqu'il avait déposé une demande de rente AI. La peine a été fixée dans le cadre légal, en suivant les critères fixés par l'art. 47 CP et sans se laisser guider par des considérations étrangères à cette disposition. Les juges ont examiné l'effet de la peine sur le recourant et tenu compte de sa situation personnelle et médicale, qu'ils ont très justement appréciée au regard des autres éléments, sans qu'ils ne doivent se voir reprocher un abus de leur pouvoir d'appréciation. Le grief est dès lors infondé.