Citation: 9C_231/2020 E. 5.1

5.1. S'agissant ensuite des effets de la capacité résiduelle de travail sur le plan économique, singulièrement de l'abattement de 15 % que les premiers juges ont appliqué au revenu d'invalide, ils l'ont motivé par les limitations fonctionnelles qui empêchent, en particulier, le recourant de travailler debout, de marcher longtemps et de porter des charges de plus de 3 à 5 kg, ainsi que par son âge (52 ans au moment de la naissance de son droit à une rente d'invalidité). En se contentant de soutenir que son absence de formation et son âge "présentaient une importance particulière au vu de son parcours professionnel et des perspectives d'emploi durant la période du 1er mai 2011 au 31 juillet 2016", d'où la nécessité d'opérer une réduction de 25 % sur le revenu statistique d'invalide, le recourant n'établit pas que la cour cantonale aurait de quelque façon violé le droit ou outrepassé son pouvoir d'appréciation (ATF 137 V 71 consid. 5.2 p. 73 ss) en retenant un taux d'abattement de 15 %. C'est également en vain que le recourant se réfère à ses "capacités linguistiques déficientes" comme facteur d'abattement. S'il est exact que l'assuré a été assisté d'une interprète en langue portugaise lors de l'audience de comparution personnelle du 22 janvier 2020, il ressort cependant d'un rapport d'intégration socioprofessionnelle établi par le directeur de l'Orif le 23 novembre 2016, qu'il a "un niveau moyen en français pour non francophone". De telles connaissances linguistiques ne constituent pas un handicap pour occuper des postes dans le secteur du conditionnement léger de médicaments ou du polissage de petites pièces horlogères, tels que ceux décrits comme adaptés par le directeur de l'Orif. On ajoutera que les experts ayant examiné l'assuré ont également relevé qu'il était en mesure de s'exprimer correctement en français: alors que le docteur D.________ a fait état d'une "bonne maîtrise du français", le docteur E.________ a constaté que le recourant avait répondu "de manière claire" aux questions qu'il lui avait posées durant son expertise (rapport du 3 mars 2016). Quant au fait que l'assuré "a toujours exercé une activité de maçon depuis son adolescence", il ne s'agit pas d'un facteur limitant les perspectives salariales admis par la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc p. 79 s.).