Citation: 8C_526/2018 E. A

Les époux A.A________ et B.A.________, nés en 1965, respectivement en 1969, ont trois enfants communs à leur charge: C.________, D.________ et E.________. Ils ont bénéficié du revenu d'insertion du 1 er octobre 2008 au 30 juin 2015, puis à nouveau à partir du mois de septembre 2016. Le 16 décembre 2016, le Centre social régional Riviera (ci-après: CSR) a enjoint à B.A.________ de s'inscrire à l'Office régional de placement (ci-après: ORP) et de déposer une demande d'indemnité auprès d'une caisse de chômage. Après avoir indiqué qu'une inscription à l'ORP n'était pas envisageable étant donné qu'elle participait à l'activité indépendante de son mari et qu'elle s'occupait de la scolarisation de ses enfants, l'intéressée s'est finalement inscrite à l'ORP à raison d'un taux d'occupation de 100 % le 7 avril 2017. Le 12 avril suivant elle a demandé que le taux de 100 % soit réduit à 50 % au motif que la scolarisation de ses enfants à domicile était incompatible avec l'exercice d'une activité lucrative à plein temps. Par décision du 18 juillet 2017, confirmée sur recours par le Service de prévoyance et d'aide sociales du canton de Vaud (ci-après: SPAS) le 27 février 2018, le CSR a maintenu son exigence formulée dans son courrier du 16 décembre 2016, motif pris qu'en application du principe de subsidiarité de l'aide sociale, l'intéressée était tenue de s'inscrire à l'ORP à raison d'un taux d'occupation de 100 %.