Citation: I 484/06 30.04.2007 E. 6

6.1 Sur le plan psychique, le recourant admet implicitement ne pas avoir présenté de comorbidité psychiatrique au trouble somatoforme diagnostiqué au moment de l'expertise, mais considère que le trouble de la personnalité (émotionnellement labile, avec des angoisses persécutoires de type paranoïaque) constitue une telle comorbidité. Les premiers juges ont considéré que les conclusions de l'Hôpital X.________ ne faisaient pas état d'une péjoration de l'état de santé, mais d'une amélioration progressivement favorable. Ils considéraient que l'état dépressif majeur d'intensité légère à moyenne ne suffisait pas à fonder l'existence d'une comorbidité psychiatrique influençant la capacité de travail, d'autant plus que la plupart des critères permettant d'apprécier le caractère invalidant d'un tel trouble pouvait être niée. 6.2 Tous les praticiens concernés ont mentionné un trouble de la personnalité dont seule la qualification variait. Le docteur C.________ parlait d'un trouble de la personnalité immature avec des traits de fonctionnement de type état limite, tandis que le psychiatre traitant retenait un trouble de la personnalité sans précision. Si l'on regarde les éléments à la base de ces diagnostics, on remarquera que de façon plus ou moins détaillée, ceux-ci reposent sur une anamnèse, des plaintes et des observations concrètes similaires. On notera encore que le docteur L.________, qui n'est certes pas un spécialiste, place ce trouble dans la catégorie des affections n'ayant pas de répercussion sur la capacité de travail, tout comme l'état dépressif du reste. Le psychiatre traitant en fait de même. Quant au docteur F.________, il a spécifié que l'intervention de l'Hôpital X.________ avait un rôle thérapeutique et non d'expert. Il était intervenu dans une situation particulière de crise (peu après le refus de la rente, tentative avortée après un mois de reprendre une activité lucrative, relations conflictuelles avec l'ORP). Il ne s'est pas prononcé sur la capacité de travail, le rendement ou les limitations fonctionnelles observées et a renvoyé aux médecins traitants pour plus de précisions. 6.3 Il apparaît dès lors que le trouble de la personnalité, connu de longue date, n'a jamais été considéré comme ayant une influence sur la capacité de travail. Il ne peut donc être considéré comme une comorbidité psychiatrique grave au trouble somatoforme indifférencié diagnostiqué qui a d'ailleurs été retenu en raison de l'impossibilité de classer les symptômes dans un autre diagnostic. Le résultat auquel est parvenu la juridiction cantonale n'est donc pas non plus critiquable sur ce point, de sorte que le recours est mal fondé.