Citation: 5C.40/2006 18.04.2006 E. 5

Le recourant soutient ensuite qu'on ne peut exiger de lui qu'il aménage le chemin herbeux pour trois raisons. 5.1 Tout d'abord, il soutient que la jurisprudence cantonale citée par la cour cantonale, en vertu de laquelle il n'y a pas nécessité lorsqu'un "accès peut être créé à travers un ou des fonds contigus appartenant au même propriétaire sans frais disproportionnés", ne s'applique pas à son cas puisqu'il n'est pas propriétaire d'un fonds contigu à travers lequel le passage pourrait s'exercer. Certes, la jurisprudence citée envisage le cas d'un fonds dont le propriétaire est également propriétaire d'un fonds contigu, mettant l'accent sur le fait que, même si le fonds n'a pas de droit sur un fonds contigu, il est suffisant que son propriétaire en ait. Mais la situation de l'espèce où le fonds lui-même bénéficie d'un droit de passage sur le fonds contigu est également un cas dans lequel on doit nier qu'un accès fait "totalement défaut" (cf. consid. 3 ci-dessus). 5.2 Le recourant estime ensuite que l'acte constitutif de la servitude mettait les frais d'aménagement du passage à la charge de G.________. Or, cet acte met les frais de construction et d'entretien du chemin à la charge du "propriétaire de la nouvelle parcelle". S'il règle les rapports entre les propriétaires du fonds dominant et du fonds servant, il ne peut être opposé par l'acheteur du fonds dominant ni au propriétaire du fonds servant, ni au propriétaire d'un fonds voisin. 5.3 Le recourant estime enfin qu'un aménagement d'un coût de 80'000 fr. laisserait subsister une déclivité importante, pouvant aller jusqu'à 12%, qui serait périlleuse en hiver, que le chemin ne pourrait pas être déneigé suffisamment tôt le matin, qu'il serait boueux et donc dangereux par fortes pluies et, partant, qu'il n'apporterait pas une issue suffisante, correspondant aux besoins actuels, à savoir permettant le passage de véhicules de tourisme. La cour cantonale retient que l'aménagement du chemin est faisable et en fera un accès praticable. Dans la mesure où elle s'écarte de cette appréciation des faits, la critique du recourant est irrecevable (cf. consid. 2 ci-dessus).