Citation: 6B_347/2020 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a exposé que la faute du recourant était extrêmement lourde, puisque ce dernier s'en était pris à l'intégrité physique et à la vie de plusieurs personnes, de manière totalement gratuite, détruisant l'existence des deux victimes les plus lourdement touchées et de leur famille. Lors des deux agressions, d'une violence extrême, seule l'intervention de la police avait mis un terme à ses agissements. Après l'altercation du lieu-dit des "K.________", le recourant et ses comparses avaient échangé des messages au ton léger sur leur groupe de discussion, évoquant - quelques heures après les faits - leurs futurs loisirs ou vacances. Selon l'autorité précédente, le recourant avait alors un certain ascendant sur les autres membres de son groupe, mais n'avait rien fait pour calmer les ardeurs criminelles de ses comparses. Après s'en être pris à l'intégrité physique et à la vie de plusieurs personnes, l'intéressé avait poursuivi sur la voie de la délinquance, dérobant plusieurs cycles afin de financer un voyage avec des amis. Sa collaboration durant l'enquête avait été très mauvaise, le recourant ayant tout d'abord nié tout acte de violence. Sa prise de conscience semblait quant à elle très limitée. La situation personnelle du recourant était bonne à l'époque des faits. Celle-ci n'expliquait en rien les actes commis. Il convenait cependant de tenir compte du jeune âge du recourant, d'une légère diminution de sa responsabilité due à son trouble de la personnalité, ainsi que d'une très faible atténuation de la peine en vertu de l'art. 22 CP.