Citation: 5A_218/2014 E. 4.1

4.1. S'agissant de la compétence ratione loci, la Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte a d'office examiné cette question et admis que pour connaître du litige relatif à l'attribution du droit de garde de l'enfant dans la présente cause, les autorités suisses étaient compétentes, en vertu de l'art. 7 CLaH96. Constatant que la mère ne conteste ni que la résidence de l'enfant jusqu'au 3 août 2013 était à D.________, ni que le père exerçait jusqu'à cette date, conjointement avec elle, le droit de garde, l''autorité précédente a retenu que le non-retour de la fille d'Espagne est illicite au sens de la convention. La cour cantonale a relevé que cette appréciation est d'ailleurs conforme au dossier de la cause, singulièrement au document rédigé par les autorités grecques à la suite de l'altercation du 3 août 2013 entre les parents et dont la mère se prévaut; le père s'était déclaré d'accord pour que la mère parte avec l'enfant pour la durée des vacances initialement prévues, afin que sa fille puisse voir ses grands-parents, mais il était convenu qu'elles rentrent toutes deux le 17 août 2013. La décision unilatérale de la mère de rester en Espagne après cette date, puis de réclamer les affaires de sa fille, ne permet pas d'inférer que le père a consenti au non-retour. La Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte a ainsi considéré que le Président de l'APEA était compétent pour rendre l'ordonnance attaquée attribuant la garde exclusive au père et a confirmé dite décision de mesures provisionnelles, dans l'intérêt de l'enfant, en précisant que l'APEA devra procéder à une instruction circonstanciée avant de statuer sur le fond.