Citation: 2A.350/2006 31.08.2006 E. C

B.________ a recouru contre cette décision auprès de la Commission cantonale de recours de police des étrangers (en abrégé: la Commission cantonale), en faisant valoir que sa fille C.________ avait habité près de cinq ans chez son père, soit de huit à douze ans, ce qui impliquait des liens affectifs très étroits, de sorte qu'il se justifiait de lui délivrer une autorisation de séjour sur la base de l'art. 8 CEDH. A titre subsidiaire, elle a requis un permis humanitaire découlant de l'art. 13 lettre f OLE. Par décision du 11 avril 2006, la Commission cantonale a rejeté le recours. Constatant tout d'abord que l'enfant C.________, qui vivait avec sa mère, ne pouvait bénéficier du regroupement familial sur la base de l'art. 17 al. 2 3ème phrase de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), elle a relevé que l'intéressée ne pouvait pas non plus se prévaloir d'une relation étroite avec son père en vertu de l'art. 8 CEDH, dès lors que ce dernier ne faisait plus ménage commun avec son épouse vénézuélienne et ne bénéficiait donc plus d'un droit de présence en Suisse (art. 17 al. 2 LSEE). La juridiction cantonale a ensuite constaté que les conditions pour délivrer à la recourante et à sa fille une autorisation de séjour fondée sur l'art. 13 lettre f OLE n'étaient pas réunies.