Citation: 5A_882/2018 E. 3

Le prononcé par lequel une juridiction cantonale renvoie une affaire à une autorité de première instance ne représente qu'une étape vers la décision finale, partant, constitue une décision incidente, qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation ( cf. art. 92 LTF), et qui tombe ainsi sous le coup de l'art. 93 LTF. Une telle décision peut faire l'objet d'un recours uniquement si elle est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours pourrait conduire immédiatement à une décision finale et permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF que s'il cause un inconvénient de nature juridique (ATF 139 V 42 consid. 3.1; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1); tel est le cas lorsqu'une décision finale même favorable à la partie recourante ne le ferait pas disparaître entièrement (ATF 138 III 190 consid. 6; 134 III 188 consid. 2.1). Il appartient à la partie recourante d'expliquer en quoi la décision entreprise remplit les conditions de l'art. 93 LTF, sauf si ce point découle manifestement de la décision attaquée ou de la nature de la cause (ATF 141 III 80 consid. 1.2 et les arrêts cités) et ne fait d'emblée aucun doute (art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3). En l'espèce, le recourant a considéré que la décision entreprise devait être qualifiée de décision partielle, mais a réservé l'hypothèse qu'elle soit qualifiée d'incidente au sens de l'art. 93 LTF. Les conditions cumulatives posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont manifestement pas remplies dans l'hypothèse d'une décision de renvoi à l'autorité inférieure, de sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Quant à l'éventualité visée par l'art. 93 al. 1 let. a LTF, le recourant fait valoir que le renvoi de la cause pour prononcer le partage au sens de l'art. 651 CC le prive du mode de partage prévu par l'art. 649b CC à son détriment. Or, la décision déférée ne statue pas sur le mode de partage à privilégier - l'art. 651 CC réserve plusieurs possibilités -, en sorte que le recourant, s'il s'estime lésé, devra contester la décision prise sur renvoi laquelle aura pour objet le mode de partage éventuellement dolosif. Il s'ensuit qu'un préjudice irréparable n'apparaît pas manifeste.