Citation: I 554/06 21.08.2006 E. 6

6.1 Contrairement à ce que soutient le recourant, c'est à juste titre que l'instance précédente a tenu compte d'un gain déterminant (valeur standardisée), toute activité confondue dans le secteur privé pour des travaux simples et répétitifs (niveau 4) exercés par un homme, dès lors que les limitations fonctionnelles attestées médicalement permettent à l'intéressé d'exercer de nombreuses activités issues de divers secteurs de l'économie et notamment ceux de la production et des services (cf. sur ce point: prise de position de la coordinatrice de réadaptation du 13 janvier 2006). En outre, celles mentionnées par l'office AI dans sa décision du 30 mai 2005 - après avoir requis l'avis de la coordinatrice de réadaptation - paraissent tenir compte aussi bien de ses limitations physique que psychique, si bien que l'on ne voit pas ce qui empêcherait le recourant de les exercer. L'opinion contraire de ce dernier, non étayée, n'est pas propre à mettre en doute cette appréciation. 6.2 Pour effectuer la comparaison des revenus, il convient, selon la jurisprudence, de se placer au moment de la naissance possible du droit à la rente, les revenus avec et sans invalidité étant par ailleurs déterminés par rapport au même moment (ATF 129 V 223 consid. 4.2). En l'occurrence, celle-ci doit se faire au regard de la situation existant en février 2006, dès lors que la rente a été révisée à compter de cette date (art. 88a aRAI). Dans la mesure où le revenu de personne valide n'est pas contesté et que les premiers juges se sont correctement fondés sur les valeurs statistiques pour fixer le gain déterminant d'invalide, le seul fait qu'ils n'aient pas procédé aux adaptations usuelles jusqu'en 2006, ne conduit pas à une autre solution, dès lors que les revenus à comparer doivent être adaptés dans la même proportion notamment à l'évolution des salaires. 6.3 D'après la jurisprudence constante, on applique de manière générale dans le domaine de l'assurance-invalidité le principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations de l'assurance-invalidité, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité; c'est pourquoi un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en mesure, au besoin en changeant de profession, d'obtenir un revenu excluant une invalidité ouvrant droit à une rente (ATF 123 V 96 consid. 4c, 113 V 28 consid. a; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG] ad art. 28 LAI, p. 221). En l'espèce, si l'on peut comprendre que le recourant souhaite pouvoir continuer à travailler en qualité de monteur en chauffage, activité qu'il exerce depuis environ quarante ans, la perte de gain résultant de la réduction de son temps de travail nécessité par son état de santé ne saurait être à la charge de l'assurance-invalidité dans la mesure où des activités légères sont exigibles soit à plein temps, soit en complément de sa profession, ne nécessitent aucune formation particulière autre qu'une mise au courant initiale et peuvent précisément lui procurer des revenus propres à exclure le droit à des prestations d'invalidité.