Citation: 2C_713/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, à l'appui de son grief, la recourante expose la teneur des art. 19, 20 al. 1, 22, 24 al. 2, 1ère phrase, et 76 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA/GE; RS/GE E 5 10), dispositions qui régissent l'établissement des faits par l'autorité de recours. Elle cite ensuite le considérant 4.c de l'arrêt attaqué qui expose la jurisprudence du Tribunal fédéral régissant la preuve que doit fournir le justiciable pour établir qu'il n'a pas reçu un pli recommandé ou un courrier A+, bien qu'il existe une confirmation de dépôt dans sa boîte aux lettres ou sa case postale. A teneur de cette jurisprudence, l'allégation d'un justiciable selon laquelle il est victime d'une erreur par voie postale et par conséquent sa bonne foi ne peuvent être prises en considération que si la présentation qu'il fait des circonstances entourant la notification en cause est concevable et repose sur une certaine vraisemblance (ATF 142 III 599 consid. 2.4.1; arrêts 2C_382/2015 du 21 mai 2015 consid. 5.2; 2C_570/2011 du 24 janvier 2012 consid. 4.3, tous cités par l'arrêt attaqué). D'après la recourante, la Cour de justice aurait arbitrairement appliqué les dispositions légales de procédure et les principes jurisprudentiels précités, en retenant qu'elle n'avait pas réussi à rendre vraisemblable une erreur de notification s'agissant des courriers des 3 août 2021 et 22 octobre 2021 du Département cantonal à son adresse.