Citation: 9C_454/2020 E. 3.3

3.3. Si le recourant se réfère certes à l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), il se limite à présenter en l'espèce une appréciation de la répercussion de ses atteintes à la santé sur sa capacité de travail différente de celle retenue par l'autorité précédente sans démontrer le caractère arbitraire de celle-ci. Aussi, en dépit de l'énumération de ses limitations fonctionnelles et de la référence à quelques avis de ses médecins traitants, notamment à ceux des docteurs E.________ et G.________, il n'apporte aucun élément précis, objectivement vérifiable et suffisamment pertinent pour remettre en cause les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire suivies par la juridiction cantonale. Il en va ainsi, singulièrement, lorsqu'il affirme sans autre explication que l'expert psychiatre du CEMed a mis en évidence une "très longue liste" de symptômes "clairement de la lignée dépressive", qu'une perte de poids de sept kilos en quatre ans est "significati[ve] d'un mal-être des plus évidents", qu'il ne comprend que "difficilement" pourquoi son état de stress post-traumatique n'engendrerait aucune restriction au niveau de sa capacité de travail ou qu'il s'attendait à ce que l'appréciation et les conclusions de l'expertise fassent l'objet d'une approche bien plus exhaustive. De même, il affirme que les experts du CEMed ont "omis" de qualifier son TCC de sévère, mais il ne prend nullement position sur la motivation des experts, reprise implicitement par la juridiction cantonale, selon laquelle le traumatisme n'avait pas été à haute énergie car il manquait des lésions axonales diffuses et focales au-delà des contusions temporales (expertise du CEMed, p. 35). Enfin, il s'écarte des faits constatés par la juridiction cantonale lorsqu'il affirme que les experts du CEMed n'ont pas mentionné sa surdité mixte à droite, alors que les premiers juges ont retenu expressément que l'oto-rhino-laryngologiste du CEMed avait constaté une surdité à droite modérée, justifiant le port d'un appareil acoustique et accompagnée d'un acouphène. Le docteur D.________ a par ailleurs indiqué que cette surdité unilatérale droite n'entraînait aucune limitation fonctionnelle (avis du 9 janvier 2015). Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale.