Citation: 9C_103/2009 26.11.2009 E. 1

A.c Du 28 novembre au 22 décembre 2005, Y.________ a effectué un stage d'observation professionnelle au COPAI de B.________. Dans un rapport du 13 janvier 2006, la directrice de W.________ et le maître socioprofessionnel ont avisé l'Office cantonal AI du Valais que l'assuré pouvait être actif toute la journée dans des travaux se rapportant à son activité actuelle, les travaux très allégés qui lui avaient été proposés pendant le stage n'ayant pas permis de mettre en évidence une dégradation de l'épiderme des mains. Une activité purement tertiaire n'étant pas adaptée, ils préconisaient une solution mixte qui mette en évidence son savoir, son savoir-faire et ses expériences professionnelles dans des travaux de surveillance de chantier, d'établissement de devis, de service et contrôle de détecteur incendie ou d'installations électriques. Bien qu'il soit difficile de mesurer un rendement dans ces activités, celui-ci pouvait être complet pour l'assuré, certaines de ces activités demandant une petite formation qu'il pouvait suivre sans problème. Dans un rapport médical annexe, la doctoresse M.________, médecin-conseil, a relevé que la situation cutanée était calme, sans aucun changement notable par rapport au début du stage. Une pleine capacité de travail pouvait être exigée de l'intéressé dans tout poste de surveillance, de conseil, de gestion ou de contrôle d'installation, n'utilisant que partiellement et ponctuellement l'informatique, et dans un secteur permettant d'utiliser les bonnes compétences professionnelles de son expérience antérieure. Aucune baisse de rendement n'était à retenir, Y.________, qui se montrait de surcroît très motivé à mettre en valeur ses ressources personnelles, ayant des capacités supplémentaires tout à fait appréciables. Dans ses précisions à l'office AI du 9 juin 2006, le docteur P.________ a relevé que la durée du stage de quatre semaines était suffisante à court terme seulement, les quelques signes de dégradation de l'état cutané et les symptômes sensitifs associés étant susceptibles de s'aggraver au fil du temps. Répondant par l'affirmative à la question de savoir s'il modifiait son appréciation du 20 mai 2005, il a déclaré que les observations effectuées au COPAI lui permettaient d'être plus optimiste, toutefois avec une réserve pour le moyen et le long terme. Une activité professionnelle à 100 % paraissait envisageable dans un milieu adapté, c'est-à-dire dénué de toutes sollicitations cutanées. Cette réserve l'amenait à nuancer son appréciation de la capacité de travail dans «une activité faisant appel aux compétences et expérience professionnelles» du patient, qui pouvait impliquer des interventions manuelles légères. Il concluait que la capacité de travail résiduelle était "actuellement" de 100 % dans une activité totalement dénuée de sollicitations cutanées et qu'elle était de 50 à 70 % dans une activité qui comportait des sollicitations cutanées légères. Dans un rapport final SMR du 17 juillet 2006, le docteur D.________ a considéré que l'état de santé de l'assuré permettait une pleine capacité de travail avec un rendement de 100 % dans une activité de surveillance, de gestion et (ou) de contrôle d'installation, car ces activités n'entraînaient pas de sollicitation cutanée; dans une activité avec des sollicitations cutanées légères, la capacité de travail n'était que de 60 %. Par sollicitation cutanée, il fallait comprendre un frottement cutané, un contact de la peau avec du froid, de l'humidité, de l'eau et des détergents. Dès le 3 août 2006, Y.________ a repris son activité antérieure d'aide-monteur électricien auprès de l'entreprise X.________ SA avec un taux d'occupation de 60 %, selon un horaire hebdomadaire de travail de trois jours consécutifs. Dans un préavis du 6 novembre 2006, l'office AI a avisé l'assuré qu'il n'avait pas droit à une rente d'invalidité, le taux d'invalidité de 5 % fixé dans la décision du 7 octobre 2003 étant maintenu. Dans un préavis du 7 novembre 2006, il a nié tout droit de celui-ci à des mesures d'ordre professionnel. Le docteur O.________, spécialiste en médecine générale et médecin traitant de l'assuré, a avisé la CNA qu'après trois jours de travail successifs, il y avait aggravation des lésions cutanées des mains et apparition de fissures, empêchant une reprise à 100 % (rapport médical intermédiaire du 7 février 2007). Le docteur C.________, dans un examen médical du 22 février 2007, a conclu que l'activité "actuelle" à 60 % paraissait parfaitement bien adaptée à la situation, la restriction du temps de travail hebdomadaire se révélant indispensable, et correspondait au maximum possible, ainsi que cela ressortait également du dernier rapport du docteur O.________. Par décision du 13 juillet 2007, l'office AI a rejeté la demande de rente, au motif que Y.________ présentait une invalidité de 5 %, taux ne conférant aucun droit à une rente. Il a également nié tout droit de celui-ci à des mesures d'ordre professionnel (droit au reclassement et aide au placement).