Citation: 9C_261/2018 E. 5.1.1

5.1.1. On comprend cependant du jugement cantonal, pris dans son ensemble, que les premiers juges ont tout d'abord tiré de l'avis de la doctoresse D.________ du 3 mars 2016, confirmé lors de l'audience d'enquêtes du 2 mars 2017, que le recourant était en mesure d'exercer à 100 % une activité adaptée à son ostéoporose après consolidation (en mars 2016) de la fracture de fatigue survenue spontanément en décembre 2015. Eu égard aux autres atteintes à la santé mentionnées dans le jugement attaqué (rachis, genou, état dépressif modéré), cette conclusion, qui ne concerne strictement que le domaine osseux, ne fournit aucune indication suffisante sur l'étendue de l'aptitude au travail du recourant. En dehors de la période qui a directement fait suite à la fracture de fatigue survenue spontanément en décembre 2015, l'ostéoporose, à elle seule, n'a en effet pas justifié une incapacité de travail déterminante dans une activité adaptée. Ce n'est donc pas cette maladie des os qui a conduit le médecin du SMR à retenir une incapacité de travail durable dès le 30 octobre 2014 ou le médecin traitant à faire état d'une totale incapacité de travail dans toute activité (avis du 23 mars 2016). L'ostéoporose conditionne en revanche les autres pathologies de l'assuré, contre-indiquant en particulier une nouvelle intervention chirurgicale au rachis (avis du SMR du 9 février 2016).