Citation: U 104/02 13.02.2003 E. A

A.a D.________, né en 1960, travaillait en qualité de contremaître auprès de l'entreprise André Sierro SA, à Sion. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (ci-après: CNA). Le 27 mai 1992, il s'est tapé le genou droit contre une cote métallique, ce qui a provoqué une lésion méniscale. Du 1er au 11 juin 1992 il a séjourné à la Clinique de Valère où il a subi une arthroscopie avec ablation d'une souris articulaire, ainsi qu'une arthrotomie antéro-externe avec ablation des deux tiers du ménisque externe. A la suite de cette intervention, son médecin traitant, le docteur G.________, chirurgien FMH, a également diagnostiqué une chondropathie sous-rotulienne et un genu valgum droit (rapport du 29 août 1992). Il a reconnu au patient une incapacité de travail de 100 % à partir du 27 mai 1992, puis de 50 % du 29 juillet au 28 septembre 1992. Dans un rapport ultérieur du 30 novembre 1992, il a indiqué que la chondropathie sous-rotulienne était l'élément majeur de la pathologie actuelle présentée par l'assuré au genou droit. Le cas a été pris en charge par la CNA. A.b Le 30 juin 1995, D.________ s'est déplacé le genou droit en glissant et en heurtant le sol, alors qu'il poussait le tuyau d'un camion-pompe. Il s'en est suivi une incapacité de travail de 100 % constatée par le docteur B.________. L'assuré a à nouveau été hospitalisé à la Clinique de Valère du 17 au 28 juillet 1995 pour subir une arthroscopie avec arthrotomie externe pratiquée par le docteur G.________. A cette occasion, le chirurgien a fait état d'une chondropathie sous-rotulienne stade II à III et d'un fragment de la corne postérieure du ménisque externe flottant dans l'articulation. Selon lui, l'affection de l'assuré relevait «surtout d'une anomalie de son genou et non d'un accident» (rapport du 31 août 1995). Par décision du 18 septembre 1995, la CNA a informé D.________ qu'elle lui allouait des prestations pour les suites de l'événement accidentel jusqu'au 31 août 1995, les troubles subsistant au-delà de cette date étant liés à une affection préexistante qui n'engageait pas sa responsabilité. A la suite de l'opposition formée par la CSS Assurance, assurance-maladie de D.________, (qui a été retirée par la suite), celui-ci s'est également opposé à cette décision et fait parvenir à la CNA un avis du docteur A.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, du 14 novembre 1995, selon lequel l'accentuation extrême du genu valgum du côté droit présentée par le patient était une conséquence de l'accident et de la méniscectomie pratiquée. Dans un avis du 7 décembre 1995, le docteur G.________ a indiqué que l'assuré avait déjà consulté un médecin, le docteur U.________, le 10 février 1992 en raison de douleurs au genou droit qui remontaient à une année en arrière; l'analyse des radiographies effectuées à cette date montrait que les lésions majeures du genou droit existaient bien avant l'accident du 27 mai 1992. Se fondant sur un rapport du docteur V.________, spécialiste FMH en chirurgie, membre de sa division médecine des accidents, du 29 avril 1996, selon lequel les lésions du genou droit de l'assuré étaient d'origine dégénérative et n'étaient pas causées par les accidents successifs de 1992 et 1995, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré par décision du 22 juillet 1996, laquelle est entrée en force. A.c Le 24 novembre 1999, D.________ a été victime d'un troisième accident; ayant glissé dans la neige, il est tombé en heurtant le haut de son genou droit contre une brique en ciment sur le sol. La chute a entraîné un oedème et une ecchymose au genou droit, ainsi que des douleurs. Le docteur U.________ a diagnostiqué une contusion au niveau du genou droit et attesté d'une incapacité de travail de 100 % du jour de l'accident au 19 décembre 1999 (rapport médical LAA du 27 décembre 1999). L'assuré a été examiné le 2 février 2000 par le docteur P.________, médecin d'arrondissement de la CNA qui a constaté une incapacité de travail de 50 % à partir de la date de l'examen. Au vu du résultat d'une échographie du genou droit effectuée à la demande du docteur P.________, laquelle ne mettait pas en évidence de signe de déchirure significative visible, le médecin d'arrondissement a estimé que l'assuré ne présentait aucune séquelle de l'événement accidentel du 24 novembre 1999. Le 9 février 2000, D.________ a ressenti une violente douleur dans son avant-bras droit en tirant un poids. Le docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a diagnostiqué une probable petite déchirure du tendon de l'extenseur du pouce, qui n'a toutefois pas empêché le patient de continuer à travailler à 50 %. Par décision du 28 février 2000, la CNA a informé l'assuré qu'elle mettait fin à ses prestations le lendemain, niant l'existence d'un lien de causalité entre l'accident du 24 novembre 1999 et les troubles subsistant au-delà du 29 février 2000. Saisie d'une opposition de D.________, elle l'a rejetée par décision du 15 mai 2000.