Citation: 6B_1345/2021 E. 6.7.4

6.7.4. Certes, les intérêts privés du recourant à demeurer en Suisse sont importants, puisque celui-ci est arrivé en Suisse à l'âge de quatre ans et a suivi toute sa scolarité dans ce pays, dans lequel vivent ses parents et son épouse. Cependant, contrairement à ce que suggère le recourant, selon la jurisprudence, l'expulsion d'un étranger né ou ayant grandi en Suisse n'est pas a priori exclue en cas d'infractions graves ou répétées (cf. supra consid. 6.4). En outre, à l'instar de la cour cantonale, force est de constater que le recourant ne peut pas se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie en Suisse. En effet, en plus de son antécédent pénal, il n'a pas de formation et exerçait son activité professionnelle depuis à peine un mois et demi au moment du jugement attaqué (cf. pièce 2097 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Pour le surplus, à part son épouse qui peut le suivre au Kosovo, ses relations familiales en Suisse se limitent à ses parents et ses soeurs, dont la présence ne l'a pas dissuadé de tomber dans la délinquance. Ainsi, la durée du séjour du recourant en Suisse ne suffit pas, à elle seule, à contrebalancer la gravité et la multiplicité des infractions commises et son absence de réelle intégration. En outre, ses relations familiales en Suisse ne sont pas de nature à empêcher son renvoi. Pour ce qui est de la réintégration du recourant dans son pays d'origine, celle-ci n'apparaît pas insurmontable, dès lors qu'il ressort des faits constatés par la cour cantonale qu'il maîtrise la langue à l'oral et à l'écrit et qu'il a rencontré son épouse au Kosovo, où vit toute la famille de celle-ci. En outre, les moyens de télécommunications modernes et les visites lui permettront de maintenir des contacts réguliers avec les membres de sa famille vivant en Suisse.