Citation: 4A_39/2022 E. 3

Il n'est pas contesté que l'action litigieuse n'a pas été précédée, à défaut de requête du demandeur, d'une tentative de conciliation, que le demandeur a déposé son action, intitulée "action en libération de dette", en indiquant dans ses motifs l'art. 83 al. 2 LP, qu'au cours de l'instruction "préparatoire", la dénomination d'action en libération de dette a été reprise par l'autorité de première instance, que les défendeurs ont conclu à l'irrecevabilité de la demande au motif que les conclusions n'étaient pas chiffrées et ont requis la limitation de la procédure à cette question. Le recourant soulève essentiellement trois griefs, citant, en vrac pour les deux premiers, toute une série de dispositions de la LP, du CPC et de la Cst. qui auraient été violées. En bref, premièrement, il remet en cause l'interprétation objective des conclusions effectuée par la cour cantonale; deuxièmement, il estime avoir été conforté dans la régularité de ses conclusions par les premiers juges qui lui avaient demandé de rectifier sa demande (art. 132 CPC) et par le fait que les défendeurs n'avaient pas soulevé d'exception à cet égard; troisièmement, il se plaint de formalisme excessif.