Citation: H 81/01 14.08.2001 E. 4

4.- a) Les premiers juges n'ont pas examiné la question de la responsabilité du recourant à la lumière des pourparlers qui eurent lieu entre X.________ et les sociétés françaises Y.________ et Z.________ (cf. les échanges de correspondance versés au dossier de la procédure cantonale). A la lecture de ces pièces, on doit toutefois admettre que le recourant ne pouvait manifestement pas inférer des déclarations d'intention desdites sociétés qu'il allait pouvoir disposer de sources de financement lui permettant de régler les arriérés de cotisations, dans l'éventualité où les projets d'installation de ces sociétés se seraient concrétisés. Quant au droit d'emption concédé à C.________, son exercice dépendait du bon vouloir de ce dernier qui jugeait d'ailleurs que le prix des terrains offerts était surévalué (cf. procès-verbal d'audience du 7 juin 2000). Il est ainsi singulier de déduire que X.________ pouvait retarder le paiement des cotisations sociales, en espérant que les capitaux provenant d'une vente immobilière hypothétique lui permettraient un jour ou l'autre d'éponger ses dettes courantes envers les assurances sociales. Enfin, les retards dans le paiement des cotisations sociales se sont étendus de l'année 1993 jusqu'à l'ouverture de sa faillite en 1998. De la sorte et contrairement à ce que soutient le recourant, X.________ a pu bénéficier durant des années d'un financement de ses activités par les deniers publics. Or, de jurisprudence constante, il n'est pas admissible de faire supporter à l'assurance sociale le risque inhérent au financement d'une entreprise en difficulté (ATF 108 V 196-197 consid. 4), ce que le recourant ne devait certainement pas ignorer. b) Vu ce qui précède, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que le recourant n'avait pas de raisons sérieuses et objectives de penser que le retard dans le règlement des cotisations aux assurances sociales n'était que passager. Le recourant n'était donc pas autorisé, aux conditions posées par la jurisprudence (cf. ATF 108 V 188; RCC 1992 p. 261 consid. 4b), à différer le paiement des cotisations qu'il avait retenues sur les salaires payés, sans que son comportement ne tombe sous le coup de l'art. 52 LAVS. c) Quant au montant du dommage, il n'est ni contesté ni sujet à discussion. Il représente les cotisations d'assurances sociales impayées par X.________ pour la période allant de février 1996 jusqu'au 30 septembre 1997, durant laquelle le recourant était administrateur de cette société.