Citation: 5A_875/2018 E. 3.2

3.2. La chambre administrative a considéré que l'audition de l'ancien organe de révision ne se justifiait pas, excluant, par appréciation anticipée des preuves, l'existence de l'erreur comptable alléguée. Singulièrement, l'autorité cantonale a relevé qu'elle avait entendu F.________ ainsi que N.________, experte-comptable auprès de K.________ SA, qu'elle disposait de la documentation nécessaire concernant les écritures comptables de la Fondation liées à la procédure et que les explications fournies quant à l'existence de l'erreur de comptabilité n'étaient au demeurant pas crédibles. A ce dernier égard, la cour cantonale a relevé qu'aucune pièce probante (documents bancaires ou contrat) ne démontrait, ainsi que l'intéressé l'affirmait, que le montant de 701'503 fr. 01, qui lui appartiendrait, n'aurait pas été donné à la Fondation mais remis à celle-ci à titre fiduciaire ou en usufruit; lui-même avait par ailleurs approuvé les comptes 2010, 2011, 2012, lesquels ne permettaient nullement d'admettre que les fonds auraient été remis à la Fondation en simple jouissance. Il fallait ainsi en déduire que la création du compte " fondateur " et l'affectation à celui-ci de ce qu'il restait du montant initial de 701'503 fr. 01 constituait une rétrocession des biens de la Fondation au recourant, ce qui était inadmissible au regard de ses statuts.