Citation: 8C_281/2013 E. 3

En l'espèce, il est établi que le recourant a reçu en septembre 2006 une prestation (anticipée) de sortie de 305'368 fr. de la Compagnie d'assurance Y.________. Le recourant invoque les dispositions de la LPP sur l'encouragement à la propriété d'un logement (art. 30a ss LPP), ainsi que la Constitution fédérale qui prescrit que la prévoyance professionnelle (conjuguée avec l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité) doit permettre à l'assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur (cf. l'art. 113 al. 2 let. a Cst.). Il en déduit que le bien immobilier qu'il a acquis en remploi (partiel) de sa prestation de sortie ne devrait pas entrer en considération dans le calcul de l'aide sociale. Il en résulterait en outre une inégalité de traitement «par rapport aux autres assurés qui ont maintenu leur avoir sur un compte de libre passage». Le recourant méconnaît toutefois le caractère subsidiaire de l'aide sociale par rapport au revenu et à la fortune du requérant, notamment aux prétentions ou versements des assurances sociales. Ce principe implique que l'aide sociale représente le seul moyen d'éliminer une situation d'indigence. Comme l'ont relevé les premiers juges, un versement en capital de la prévoyance professionnelle tombe dans la fortune à partir du moment où il est versé et il importe peu, dans le cas particulier, de savoir si l'immeuble en question a ou non été acquis au moyen du capital de prévoyance. On ne voit pas, au demeurant, que le principe de l'égalité de traitement soit violé dans le cas du recourant. Si un affilié ne demande pas ou n'obtient pas un versement anticipé, les prestations de prévoyance deviennent de toute façon exigibles à l'âge terme ordinaire et doivent aussi, le moment venu, être prises en compte dans le calcul d'une aide sociale éventuelle. Pour le reste, les critiques du recourant ne contiennent aucune démonstration d'une éventuelle violation arbitraire du droit cantonal.