Citation: 5P.318/2004 03.02.2005 E. 4

Les recourants se plaignent ensuite d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits, soit d'une violation de l'art. 9 Cst. 4.1 De jurisprudence constante, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de justice et d'équité. Pour que la décision attaquée soit annulée, il faut qu'elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais encore dans son résultat; à cet égard, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution est concevable, voire préférable (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275). Le recourant ne peut se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale; il doit démontrer, par une argumentation précise, que la décision attaquée repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Des critiques de nature purement appellatoire, ou un grief d'arbitraire reposant uniquement sur des remarques générales, sont dès lors irrecevables (ATF125 I 492 consid. 1b p. 495). 4.2 Dans le cas présent, les recourants font valoir pêle-mêle que la cour cantonale aurait procédé par copier-coller, qu'elle n'aurait, sans indiquer de motifs, pas tenu compte de faits pertinents allégués ni des preuves offertes, que cette manière de procéder heurterait particulièrement le sentiment de la justice et de l'équité, qu'elle constituerait une appréciation partiale des faits et des preuves, voire une absence d'appréciation des preuves. Ils ajoutent que la constatation partiale des faits et l'absence d'appréciation des preuves offertes ont conduit la Cour de justice à rejeter leur appel, en d'autres termes, à conclure à l'absence d'atteinte à l'honneur, ce qui serait un résultat insoutenable au regard des faits allégués et des pièces produites. Ce faisant, les recourants se limitent à affirmer, en termes généraux, que l'arrêt serait arbitraire. Ils ne mentionnent aucune disposition de droit cantonal de procédure qui aurait été appliquée de manière insoutenable et ne tentent même pas de démontrer précisément un cas concret d'appréciation arbitraire des preuves. Au surplus, ils répètent, de manière non conforme à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le grief de la violation de leur droit d'être entendu. Leur second moyen est dès lors également irrecevable.