Citation: 1C_242/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant invoque enfin son état de santé, incompatible selon lui avec un transport en avion. Il invoque l'art. 2 CEDH et estime que l'engagement de l'OFJ d'attirer l'attention des autorités américaines sur son état de santé serait insuffisant. A l'égard d'un Etat lié avec la Suisse par un traité d'extradition, celle-ci ne peut être refusée pour des motifs tenant à l'état de santé de la personne extradée, motifs qui ne sont pas prévus par le droit conventionnel (cf. ATF 129 II 100 consid. 3.1). La jurisprudence prévoit uniquement que l'Etat requérant doit être informé des problèmes de santé de l'intéressé (arrêt 1C_433/2019 du 2 septembre 2019 consid. 2.2), ce qui sera fait en l'occurrence. Le recourant ne soutient d'ailleurs pas que son état serait incompatible avec une incarcération, mais seulement avec un transport par avion. Cette question (tout comme celle du choix du moyen de transport) ne relève pas de l'admissibilité de l'extradition, mais de son exécution (même arrêt). C'est donc à l'OFJ, en tant qu'autorité d'exécution, qu'il appartiendra d'examiner avec les autorités cantonales compétentes la capacité du recourant d'être transporté par voie aérienne. L'objection du recourant ne justifie pas non plus une entrée en matière.