Citation: 5A_667/2022 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a d'abord constaté que les frais de transport de l'épouse n'avaient pas été documentés. Certes, selon un courriel de son employeur du 24 juin 2021, son lieu de travail se trouvait vraisemblablement à U.________, mais on ignorait à quelle fréquence elle s'y rendait et si elle effectuait du télétravail. Sur le vu de la teneur du courriel précité, il était cependant vraisemblable qu'elle avait cessé le télétravail au 30 juin 2021 et qu'elle était retournée sur son lieu de travail à partir du 1er juillet 2021. En se fondant sur une indemnité kilométrique de 70 ct. pour un trajet aller-retour de 146 km et compte tenu de son temps de travail, ses frais de déplacement pouvaient être arrêtés à 1'330 fr. en juillet et août 2021 ([146 x 0.70] x 21.7 x 60%) et à 1'774 fr. dès le 1er septembre 2021 ([146 x 0.70] x 21.7 x 80%). Étant donné les revenus réalisés par l'épouse, d'un montant mensuel net moyen de 7'865 fr., de tels frais apparaissent excessifs et disproportionnés. Le trajet entre la commune de domicile de l'épouse et U.________ prenant 1 h 10 en transports publics contre 50 minutes en voiture, il pouvait être raisonnablement exigé d'elle qu'elle effectuât ses déplacements professionnels en transports publics, de sorte qu'il convenait de comptabiliser dans ses charges le coût d'un abonnement de parcours en 2e classe, d'un montant de 304 fr. par mois. Comme l'utilisation d'un véhicule privé n'apparaissait pas nécessaire à l'acquisition du revenu de l'épouse et qu'aucun montant n'avait été alloué au mari pour ses frais de déplacement privés, il n'y avait pas lieu de tenir compte des coûts du leasing de l'intéressée dans son minimum vital du droit de la famille, ceux-ci devant être cas échéant financés par sa part à l'excédent.