Citation: 6B_1332/2023 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était importante, celui-ci ayant pris la fuite, démontrant par là qu'il n'avait aucune conscience de la gravité de son comportement. S'il s'était spontanément présenté au poste de police le lendemain de l'accident et avait reconnu les faits, il n'avait eu, le soir même aucun égard pour les occupantes du véhicule accidenté. Il s'était dérobé, sans s'enquérir de l'état de celles-ci et sans appeler les secours, alors que trois passagères étaient blessées, ce qu'il avait pu supposer. Ce comportement est intervenu seulement trois mois après l'échéance du délai d'épreuve fixé à la suite de sa libération conditionnelle, étant précisé que celle-ci avait été ordonnée alors qu'il purgeait une peine privative de liberté de 4 ans, 11 mois et 20 jours prononcée à la suite de sa condamnation en 2020 pour tentative de meurtre et rixe. Il avait en outre précédemment été condamné pour délit contre la loi fédérale sur les armes et en 2018 pour agression. Dans ces conditions, pour des motifs de prévention spéciale, seule une peine privative de liberté était susceptible de sanctionner les infractions commises, les précédentes peines pécuniaires (prononcées en 2016 et 2018) étant restées sans effet sur son comportement délictueux. Malgré la lourde condamnation de 2020, il avait persisté à enfreindre la loi, en commettant en 2022, des infractions à la circulation routière d'une gravité certaine. La cour cantonale a relevé que ce genre de peine n'entraverait pas considérablement sa réinsertion, puisque, étant en emploi, il lui était loisible de demander l'exécution de la peine sous le régime de la semi-détention. Retenant que la violation des obligations en cas d'accident au sens de l'art. 92 al. 2 LCR, était l'infraction la plus grave, la cour cantonale a fixé la peine privative de liberté pour celle-ci à 60 jours. Elle a augmenté la peine de 30 jours pour la violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 al. 2 LCR) (excès de vitesse, dépassement inopportun et perte de maîtrise du véhicule). Enfin, une amende de 500 fr. a été arrêtée pour la conduite d'un véhicule défectueux.