Citation: 4A_504/2021 E. A

A.a. B.________ (ci-après: le joueur ou le footballeur), footballeur professionnel de nationalité xxx, qui évoluait alors sous les couleurs de l'équipe xxx C.________, a signé, le 11 janvier 2018, un contrat de travail échéant le 30 juin 2019 avec le club de football suisse A.________ SA (ci-après: A.________), membre de l'Association Suisse de Football, laquelle est affiliée à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Le contrat fixait la rémunération du joueur à 13'000 dollars américains (USD) par mois pour le restant de la saison 2017/2018 et à 17'000 USD par mois pour la saison 2018/2019. Le 16 janvier 2018, C.________ et A.________ ont conclu un contrat prêt, cosigné par le joueur, prévoyant le transfert provisoire de celui-ci à A.________. Ledit contrat, conclu pour une durée déterminée échéant le 30 juin 2019, contenait une option d'achat permettant à A.________ de recruter définitivement le joueur à l'expiration du prêt. A.b. Le 13 juin 2018, le joueur a ressenti des douleurs au niveau de son talon lors d'une séance d'entraînement. Dans son rapport établi le 15 juin 2018, le médecin de A.________ a indiqué avoir identifié certains problèmes médicaux chez le footballeur. A.________ a annoncé le sinistre à son assureur. Celui-ci a versé des indemnités d'assurance au joueur entre le 19 et le 29 juin 2018. Selon A.________, l'assureur a refusé de verser des prestations supplémentaires car l'incapacité du joueur résultait d'une maladie et non d'un accident. Le 22 juin 2018, A.________ a avisé C.________ qu'il renonçait à exercer son option d'achat. En date du 16 juillet 2018, le joueur, après avoir obtenu l'autorisation de consulter un chirurgien orthopédiste en Espagne, a informé A.________ que celui-ci préconisait de réaliser une intervention chirurgicale au niveau des deux talons. Le 19 juillet 2018, le footballeur a indiqué à A.________ que l'opération s'était très bien déroulée et l'a prié de lui fournir les informations nécessaires afin que la clinique espagnole puisse lui facturer son intervention. Il a précisé avoir dû avancer lui-même les frais médicaux s'élevant à 8'536 euros. A.c. En juillet 2018, A.________ a prétendu s'être rendu compte qu'il avait payé par erreur un salaire mensuel net de 20'000 USD au joueur entre février et juin 2018. Selon A.________, le salaire était dû au footballeur durant 21 jours uniquement conformément au système de l'échelle bernoise. A.d. Le 14 décembre 2018, le joueur a mis en demeure A.________ de lui payer dans les quinze jours ses salaires des mois de juillet, août, septembre, octobre et novembre 2018. Le 2 janvier 2019, le footballeur a avisé A.________ qu'il mettait un terme à son contrat de travail. A.________ lui a répondu qu'il considérait cette résiliation comme injustifiée tout en confirmant néanmoins que celle-ci déployait ses effets. A.e. Le 23 janvier 2019, C.________ a indiqué à A.________ vouloir prêter le joueur au club D.________. A.________ a accepté de libérer le footballeur. En mars 2019, le joueur a été prêté à D.________. A.f. Le 1er juillet 2019, le joueur a assigné A.________ devant la Chambre de Résolution des Litiges (CRL) de la FIFA en vue d'obtenir le versement de divers montants à titre d'arriérés de salaire, de remboursement de frais médicaux et de sa garantie de loyer ainsi que le paiement de dommages-intérêts en raison du salaire moins élevé qu'il percevait de la part de son nouvel employeur. Le défendeur a conclu au déboutement du demandeur et a pris des conclusions reconventionnelles. Par décision du 25 février 2020, la CRL, admettant partiellement la demande et rejetant intégralement les conclusions élevées à titre reconventionnel, a condamné A.________ à verser au joueur 67'811.48 USD à titre de rémunération (chiffre 2 du dispositif) et 80'800 USD pour violation du contrat de travail (chiffre 3 du dispositif), le tout avec intérêts.