Citation: 6B_1017/2009 14.06.2010 E. A

Par jugement du 23 novembre 2007, le Tribunal de police du Val-de-Travers a reconnu X.________ coupable d'infractions aux art. 169 et 217 CP. Partant, il a révoqué le sursis qui lui avait été accordé le 12 septembre 2003 et l'a condamné à une peine d'ensemble de 600 heures de travail d'intérêt général. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. X.________ et A.________ se sont mariés en 1997 et ont une fille, née en 1998. Le couple s'est séparé en 2001. Les modalités de la séparation ont été réglées dans le cadre d'une ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue le 20 mars 2003. Cette ordonnance attribuait la garde de l'enfant à la mère et fixait la contribution d'entretien due par X.________ à 1'100 fr. plus les allocations familiales pour sa fille et à 2'300 fr. pour son épouse. Ces montants n'ayant pas été versés intégralement, X.________ a été condamné le 12 septembre 2003 à une peine de 3 mois d'emprisonnement avec sursis pendant 3 ans. Par ordonnance du 31 octobre 2003, les rentes ont, sur requête de X.________, été réduites à 1000 fr. pour l'enfant et 2'150 fr. pour la mère. Celles-là n'ont toutefois toujours pas été versées intégralement. Quelques jours avant une première audience, X.________ s'est acquitté de l'arriéré sur lequel portait la plainte de son épouse, qui a alors accepté de suspendre la procédure. Elle a toutefois rapidement déposé une nouvelle plainte, son époux ne payant toujours pas intégralement les contributions d'entretien dues et ne s'acquittant de surcroît pas de la saisie ordonnée par les autorités de poursuite pour des contributions d'entretien antérieures. En 2003 et 2004, X.________ a présenté deux nouvelles requêtes tendant l'une à une réduction des contributions d'entretien et l'autre à leur suppression pure et simple. Toutes deux ont été rejetées par les autorités compétentes.