Citation: 6F_10/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la requérante soutient que le Juge fédéral Muschietti, qui a fonctionné en qualité de Juge présidant et juge unique dans la cause 6B_4/2024, aurait dû se récuser, compte tenu de ce qu'il faisait partie de la composition ayant rendu l'arrêt 6B_1267/2019 le 13 mars 2020. Autant que la requérante semble invoquer, implicitement, l'art. 34 al. 1 let. a LTF, on se bornera à relever que cette disposition suppose une intervention dans la cause à un autre titre et qu'il n'en va à l'évidence pas de la sorte dans le cas en l'espèce (cf. sur ce point: FLORENCE AUBRY GIRARDIN in AUBRY GIRARDIN/DONZALLAZ/DENYS/BOVEY/FRÉSARD, Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, nos 24 et 43 ss ad art. 34 LTF). En réalité, il suffit de renvoyer à la teneur de l'art. 34 al. 2 LTF, telle que rappelée ci-dessous. La seule participation du juge concerné à la composition ayant rendu l'arrêt 6B_1267/2019 précité ne constitue nullement, comme le précise sans la moindre ambiguïté la disposition précitée, un motif de récusation. C'est également en vain que la requérante se prévaut de ce que le prénommé était déjà au courant d'éléments relatifs au contexte de la cause qui la divisait d'avec son ex-conjoint, étant au demeurant relevé qu'elle n'était pas elle-même formellement partie à la cause 6B_1267/2019. Pour le reste, on ne discerne pas non plus, dans la discussion que propose la requérante, d'autres motifs de prévention susceptibles d'entrer en ligne de compte sous l'angle de l'art. 34 al. 1 let. e LTF, la demande de révision n'étant au demeurant pas motivée à satisfaction de droit (art. 42 al. 2 LTF). Il est enfin patent que les autres motifs de récusation évoqués par l'art. 34 al. 1 LTF n'entrent pas non plus en ligne de compte. Il s'ensuit que la demande de révision doit être rejetée dans la mesure où elle est recevable.