Citation: 6B_786/2024 E. 2.3.1

2.3.1. Nonobstant la durée de son séjour en Suisse, l'intérêt privé du recourant à y demeurer peut être relativisé, dès lors qu'en dehors de son cercle amical, il n'a pas de lien particulier avec la Suisse; il n'y a pas de famille proche et n'a pas été intégré professionnellement depuis 2017. Par ailleurs, il dépend toujours partiellement de l'aide sociale, bien qu'il ait une activité dans un atelier depuis 2024. Dans son mémoire, le recourant ne fait que rappeler des éléments dont la cour cantonale a effectivement tenu compte, à savoir qu'il vit en Suisse depuis plus de dix ans, qu'il suit un traitement psychiatrique et qu'il est désormais employé au sein d'une structure de travail. Il n'expose donc pas en quoi la cour cantonale aurait accordé un poids insuffisant à ces éléments et tel n'apparaît pas être le cas. Elle a d'ailleurs constaté à juste titre que, bien que le recourant ait un intérêt privé à continuer à être suivi pour ses problèmes d'alcool, des consultations auprès de psychiatres sont également envisageables au Maroc. Dans cette mesure, rien n'indique que le recourant ne pourrait pas poursuivre son traitement dans son pays d'origine, ce qu'il ne conteste au demeurant pas. En outre, quand bien même le recourant a vécu deux mariages en Suisse et a été fortement impacté par le décès de son épouse, ce ne sont pas des éléments déterminants dans les circonstances d'espèce pour justifier d'un intérêt actuel et concret à rester en Suisse. En ce qui concerne la réintégration dans son pays d'origine, le recourant se prévaut du fait qu'il a quitté celui-ci il y a plus de vingt ans et qu'il n'y a plus de proche. Il n'apparaît cependant pas que ces faits ont été établis par la cour cantonale. En tout état, sa réintégration ne paraît pas insurmontable, dans la mesure où il a passé la majorité de sa vie au Maroc et qu'à titre comparatif, il n'a pas non plus de famille en Suisse, si ce n'est tout au plus un cousin et la femme de celui-ci.