Citation: 5A_775/2021 E. B

B.a. Le 12 mai 2021, C.________ a saisi la justice de paix de l'arrondissement de la Gruyère, concluant, sur mesures superprovisionnelles, à ce que le droit de déterminer le lieu de résidence de A.A.________ soit provisoirement retiré à B.A.________ et à ce que celle-ci soit placée auprès de lui, son père pouvant venir la voir librement; il a par ailleurs conclu à ce qu'un curateur soit désigné à l'enfant pour la représenter en justice. A titre de mesures provisionnelles, il a conclu à ce que l'autorité parentale soit retirée à B.A.________, la marraine de A.A.________ étant nommée tutrice. La démarche de C.________ était motivée par les craintes formulées par sa fille quant à la personnalité et aux capacités éducatives de B.A.________ et par la volonté exprimée par la défunte de ne pas déplacer et séparer ses deux filles. Or par le biais de son avocat, B.A.________ avait indiqué à C.________ qu'il souhaitait venir chercher sa fille le 16 mai 2021. B.b. Après s'être entretenue avec le Président de l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du Jura bernois, autorité qui avait entendu E.A.________ à l'hôpital le 30 avril 2021, la Juge de paix, statuant sur mesures superprovisionnelles le 12 mai 2021, a provisoirement retiré à B.A.________ le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant et l'a placée chez son grand-père maternel, son père pouvant venir la voir librement. Me Marielle Dumas a été désignée comme curatrice de représentation de l'enfant au sens de l'art. 314a bis CC. B.A.________ s'est déterminé le 2 juin 2021. Contestant fermement les reproches formulés à son encontre, il a conclu au rejet de la requête et à ce que le droit de déterminer le lieu de résidence de sa fille lui soit confié. Me Marielle Dumas s'est déterminée le 10 juin 2021, soutenant la démarche du grand-père maternel de l'enfant et précisant le refus catégorique de A.A.________ de vivre chez son père, refus appuyé par la collaboratrice de la Ligue bernoise contre le cancer. Une séance s'est tenue devant la justice de paix le 15 juin 2021. C.________, B.A.________ et Me Marielle Dumas ont été entendus. B.c. Par décision de mesures provisionnelles du 29 juin 2021, la justice de paix a placé A.A.________ chez son grand-père maternel pour une durée indéterminée, le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant étant retiré au père; une enquête sociale a été ordonnée; une curatelle éducative et une curatelle de surveillance des relations personnelles ont été instaurées en faveur de l'enfant, le curateur devant en particulier se charger de mettre en place les modalités du droit de visite; la curatelle de représentation a été maintenue. Le 7 juillet 2021, la justice de paix a décidé d'entendre lors d'une séance ultérieure F.________, psychologue de feu E.A.________, G.________, médiatrice, H.H.________ et I.H.________, marraine de A.A.________ et son époux, J.________, assistante sociale auprès de la L igue fribourgeoise contre le cancer, et D.________. Le 13 juillet 2021, la justice de paix a limité encore l'autorité parentale de B.A.________ en instaurant en faveur de A.A.________ une curatelle avec pouvoir particulier s'agissant du suivi pédopsychiatrique, le père s'étant opposé à ce que le suivi psychologique de A.A.________ soit initié dans le Jura bernois et souhaitant qu'il le soit dans le canton de Fribourg. B.d. Statuant le 18 août 2021 sur le recours formé par B.A.________ contre la décision de la justice de paix du 29 juin 2021, la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg l'a partiellement admis et réformé la décision entreprise, notamment en ce sens que la requête de mesures provisionnelles du 2 juin 2021 de B.A.________ est partiellement admise, que la décision de mesures superprovisionnelles du 12 juin 2021 de la Juge de paix est révoquée et que le retrait du droit de B.A.________ de déterminer le lieu de résidence de sa fille et le placement de celle-ci auprès de son grand-père maternel C.________ sont maintenus jusqu'au 31 décembre 2021. Le rôle de la personne chargée du mandat de curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles dans la perspective du retour de l'enfant a été précisé. La cour cantonale a par ailleurs relevé que, dans son recours, B.A.________ n'indiquait pas clairement s'il souhaitait la suppression pure et simple de l'ensemble des mesures prises par la justice de paix; ses conclusions laissaient au demeurant apparaître qu'il ne considérait pas que l'autorité de recours devrait elle-même mettre un terme à la procédure: l'enquête sociale, la curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles, de même que la curatelle de représentation devaient ainsi être maintenues, la cour cantonale considérant qu'elle n'avait pas à intervenir d'office sur ces points dès lors que l'intéressé était assisté d'un avocat.