Citation: 5A_347/2013 E. 3.1

3.1. Les recourants critiquent la manière dont l'autorité précédente a appliqué l'art. 98 al. 4 CC. Selon eux, c'est à tort qu'elle a confirmé la clôture de la procédure préparatoire du mariage. Cette décision aurait été prise pour le motif que le SPOP a refusé de délivrer une autorisation de séjour; or ce refus découlerait du fait que le SPOP a retenu l'existence d'indices d'abus de droit au mariage. Les recourants s'en prennent dans un deuxième grief au refus du SPOP d'octroyer une autorisation de séjour. Ils estiment que leur demande aurait dû être approuvée, faute par l'autorité de police des étrangers d'avoir apporté la preuve de la commission d'un abus de droit au mariage. Ils soutiennent par ailleurs que l'autorité précédente a constaté les faits et apprécié les preuves de manière arbitraire (art. 9 Cst.) en ce qui concerne l'abus du droit au mariage (art. 97a al. 1 CC), et critiquent en particulier la rigueur avec laquelle l'autorité cantonale a fait application des indices pris en compte pour apprécier l'existence ou non d'un abus du droit. Cette rigueur serait inacceptable et l'autorité aurait dû rapporter la preuve de la commission de l'abus de droit. A leurs yeux, ni la méconnaissance mutuelle, ni l'absence de projet commun autre que le mariage ne permet de retenir l'existence d'un abus de droit. Ils exposent que, si leur différence d'âge est importante, elle n'a rien d'anormal, dans la mesure où l'on ne se trouve pas dans la situation d'une personne de 18 ans qui souhaite épouser un octogénaire. Ils ajoutent que " surchargé par ses activités professionnelles, [le recourant] a cherché à rompre sa solitude via une petite annonce. Le procédé n'a rien d'insolite ". S'agissant de l'entrée en Suisse de la fiancée, ils précisent que " chercher à sauver sa peau en recourant à de faux papiers et à un passeur n'a rien de scandaleux ", et exposent qu'elle a spontanément déclaré à l'administration son entrée illégale, qui a fait suite à des troubles graves et des massacres qui auraient eu lieu dans son pays. Enfin, en ce qui concerne leur prétendue absence de projet commun autre que de se marier, les recourants soutiennent que la manière dont ils ont été interrogés n'avait rien de bienveillant et ne les incitait pas à une grande loquacité, ce qui pourrait expliquer un certain mutisme de leur part. Dès lors et fondée sur des faits non établis, l'arrêt entrepris violerait l'art. 97a CC.