Citation: 6B_24/2015 E. 1.3

1.3. Le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale en contestant le caractère circonstancié du récit de l'intimée au motif qu'elle aurait parlé avec imprécision des coups reçus, la condamnation du recourant ne portant pas sur les violences physiques évoquées en procédure mais sur les injures et menaces proférées. En tout état, l'usage des termes " parfois " ou " régulièrement " ne permet pas de mettre en doute le caractère circonstancié d'un récit. Outre le fait que cela ne soit pas de nature à infirmer la crédibilité des déclarations de l'intimée, c'est à tort que le recourant prétend qu'elle n'était capable de citer qu'une seule insulte (cf. arrêt entrepris consid. A.c p. 3; PV d'audience du 15 mai 2012 au Ministère public p. 2: " qu'une merde, qu'une pute " ). Affirmer qu'une contre-vérité peut être déclarée modérément et avec constance n'est pas apte à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale. Le recourant ne tente pas de démontrer dans quelle mesure il serait insoutenable de se fonder sur le récit de l'intimée du fait qu'elle a déposé plainte pénale le 31 janvier 2012 alors que les faits reprochés s'étalent sur une durée de 7 ans. En effet, se contenter d'indiquer que le temps écoulé est un indice qui aurait dû rendre la cour cantonale circonspecte n'est pas suffisant sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF. Sur ce point, force est d'ailleurs de constater que le dépôt de la plainte suit de près l'épisode de menace d'étranglement (rapprochement des mains du recourant au cou de l'intimée) en janvier 2012, de sorte que le dépôt de la plainte le 31 janvier 2012 est inapte à remettre en cause l'appréciation cantonale. Le recourant ne démontre pas non plus que la cour cantonale a arbitrairement considéré que le temps écoulé s'expliquait par la volonté de l'intimée de calmer la situation et de préserver ses enfants.