Citation: C 182/01 22.02.2002 E. 2

2.- a) En instance fédérale, le recourant admet désormais implicitement qu'on puisse exiger de lui qu'il mette sa capacité de travail à contribution le soir ou en fin de semaine, nonobstant les inconvénients qui en résultent dans sa vie de famille. Il précise d'ailleurs qu'il occupe un emploi impliquant un travail le week-end depuis le mois d'avril 2001. Le recourant persiste en revanche à soutenir que les deux emplois assignés par l'office de placement n'étaient pas compatibles avec son état de santé. Ce point, seul litigieux, doit dès lors être examiné, ce qui revient en d'autres termes à déterminer si lesdits emplois étaient convenables au sens de l'art. 16 al. 2 let. c LACI. On rappellera à ce sujet qu'un assuré peut refuser d'accepter un travail qui ne remplirait pas ce critère (cf. ATF 124 V 63 consid. 3b et les références, ainsi que SVR 1999 ALV n° 22 p. 53 consid. 3a). b) Dans son certificat du 30 octobre 2000, le docteur G.________ a attesté que le recourant présente des lombalgies épisodiques sur discopathie L5-S1, un status après désobstruction de l'artère iliaque commune gauche traitée par dilatation au ballonnet en novembre 1998, une discrète arthrose fémoro-patellaire du genou droit et une hyperlipémie traitée. Selon le docteur G.________, il est bien clair qu'un certain handicap peut se manifester dans certaines activités professionnelles, eu égard à l'affection artérielle et du genou droit, selon le type d'activité réalisée. Le docteur G.________ a établi son certificat postérieurement aux décisions de suspension litigieuses, à la demande - a-t-il précisé - du patient. Quoi qu'en dise le recourant, son médecin traitant n'a pas attesté que les emplois assignés par l'office de placement (un travail de nettoyeur de locaux et une place d'employé de maison) seraient incompatibles avec son état de santé. Il s'est exprimé de manière extrêmement vague, sans apporter la moindre précision sur les activités qui seraient contre-indiquées. Mais en tout cas, ce médecin n'a pas exclu que le recourant puisse exercer l'un ou l'autre des emplois assignés, d'autant que l'intéressé n'avait certainement pas manqué de lui faire connaître les raisons pour lesquelles il requérait, en procédure de recours, son témoignage. Le recourant n'a donc ni établi ni rendu vraisemblable, au sens où la jurisprudence l'entend (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références) que les emplois assignés ne convenaient pas à son état de santé. En refusant de les accepter sans raison valable, il a contrevenu à son obligation de diminuer le dommage (ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Hardy Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61) et s'est exposé aux sanctions prévues par les art. 30 LACI et 45 OACI.