Citation: 6B_1365/2021 E. 3.4.1

3.4.1. En particulier, par son récit circonstancié des menaces proférées le 12 juillet 2019, l'intéressée a précisé que le recourant, énervé contre elle, avait haussé le ton lorsqu'elle était rentrée, à tel point qu'elle avait eu peur et s'était enfermée dans sa chambre. Le recourant l'avait suivie et avait tapé contre la porte jusqu'à ce qu'elle lui ouvre. A ce moment-là, le fait de baisser les yeux et de s'excuser, ce qu'elle avait l'habitude de faire par soumission au recourant, n'avait pas suffi à le calmer. Il l'avait alors menacée plusieurs fois de la tuer en lui disant qu'elle " pourrirait " dans l'appartement, sans personne pour venir la chercher. D.________ avait eu peur toute l'après-midi, jusqu'au soir à 22 heures lorsque le recourant avait finalement quitté son appartement. Les menaces proférées le 12 juillet 2019 par le recourant l'avaient ainsi amenée à parler de la situation avec B.A.________, puis au SPMi, avant de dénoncer les faits à la police (cf. arrêt attaqué, ad " En fait " let. B.d.a p. 5). Cela étant, on ne voit pas que la cour cantonale était empêchée d'écarter les rétractations ultérieures de D.________ et de se fier entièrement à ses premières déclarations. En effet, les raisons de son revirement demeuraient obscures. Ses explications selon lesquelles ses premières déclarations étaient imputables à sa colère, dont on ignore la cause, et la prise d'antidépresseurs n'étaient pas convaincantes. Au reste, sa peur de voir le recourant la quitter et enlever leur enfant n'apparaissait pas avoir poussé D.________ à dénoncer les faits en cause, celle-ci n'ayant en particulier pas insisté plus avant sur une telle crainte le jour de son audition par la police.