Citation: 6B_845/2020 E. 2.3

2.3. La recourante prétend qu'entre son audition par la police le 30 octobre 2014 et l'ouverture d'une instruction à son encontre le 23 février 2016, "rien ne s'est passé", ce qui ferait apparaître une période d'inactivité de 16 mois de la part des autorités. Cette affirmation est contredite par le dossier cantonal, dont il ressort que le ministère public a, entre juin 2015 et février 2016, procédé à de nombreux actes d'enquête, en récoltant notamment des documents et renseignements auprès du Service F.________, de l'Office des poursuites ou du Service des contraventions genevois (cf. pièces B-51 ss du dossier cantonal). On ne distingue, à cet égard, aucune période d'inactivité particulière de la part des autorités pénales. La recourante énumère ensuite différents actes d'instruction réalisés par le ministère public, tout en relevant que ladite instruction a duré plus de quatre ans et que dix mois ont séparé les décisions de première et de deuxième instances, sans mettre en évidence une période d'inactivité notable de la part des différentes autorités concernées. On ne voit pas, compte tenu de la nature de l'affaire, que la procédure - considérée globalement - aurait connu un déroulement particulièrement long. Le grief doit être rejeté.