Citation: U 254/99 23.03.2000 E. 5

5.- a) Devant la Cour de céans, le recourant produit un rapport du docteur M.________ daté du 22 juin 1998, ainsi qu'une note de l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger du 5 décembre 1997. Le recourant n'avait toutefois pas versé ces deux pièces au dossier du tribunal cantonal. En conséquence, l'invocation de ces moyens de preuve devant la Cour de céans n'est plus possible dans la présente procédure, bien que ces pièces figurent dans le dossier de la cause, également pendante devant le Tribunal fédéral des assurances, qui oppose le recourant à l'office AI précité (I 659/99). b) Le recourant soutient que l'expertise du COMAI de Bellinzone du 28 mars 1997 est de nature à prouver que les médecins qui l'avaient examiné autrefois n'ont pas apprécié correctement l'importance des séquelles de l'accident survenu en 1992. Le recourant reproche donc implicitement aux premiers juges d'avoir établi les faits pertinents de manière manifestement inexacte ou incomplète, en considérant que les constatations du COMAI n'étaient pas différentes de celles sur lesquelles l'intimée s'était fondée pour rendre la décision sur opposition du 31 janvier 1995. A la lecture du rapport du COMAI du 28 mars 1997 (pp. 9 ss) et du dossier de la CNA (rapports des docteurs H.________, du 17 décembre 1993, et L.________, du 14 décembre 1994), ce grief tombe à faux. La seule divergence, relevée par les premiers juges, réside dans une surcharge de nature psychique, dont le psychiatre du COMAI nie le caractère invalidant. Aussi les faits constatés par la juridiction cantonale, au consid. 2 du jugement entrepris, ne sauraient-ils être qualifiés d'inexacts ou d'incomplets, si bien qu'ils lient le Tribunal fédéral des assurances (art. 105 al. 2 OJ). c) Dès lors, en l'absence de faits nouveaux dûment établis, les premiers juges ont écarté à juste titre la demande de révision du jugement du 10 septembre 1996, car les conditions posées par l'art. 108 al. 1 let. i LAA n'étaient pas remplies. Le recours est manifestement mal fondé (art. 36a al. 1 let. b OJ).