Citation: 8C_249/2016 E. 4.5.2

4.5.2. En ce qui concerne la question du diabète, le docteur C.________ a relevé sous le titre "Antécédents médicaux personnels" que le recourant était traité depuis 7-8 ans pour ce trouble. Dans son rapport du 19 janvier 2015, il a mentionné qu'à son avis le diabète de type 2 dont souffre le recourant était une affection courante après la cinquantaine qui n'influençait pas de façon déterminante la relation de causalité entre l'accident et les troubles de l'épaule. Ce faisant, il ne met pas concrètement en doute l'appréciation du docteur D.________ selon laquelle il s'agit d'une maladie métabolique connue pour entraîner des troubles de la micro-circulation aggravant les atteintes tendineuses. En tout état de cause, le docteur D.________ ne fonde pas son appréciation étiologique des troubles sur la seule présence de ce diabète. Quant aux troubles dégénératifs, s'il est vrai qu'ils ne peuvent pas exclure en soi l'existence d'une lésion corporelle assimilée, ils constituaient autant d'indices plaidant dans le sens d'une origine maladive des troubles. En conclusion, les arguments du recourant ne sont pas susceptibles de remettre en cause l'avis du docteur D.________, selon lequel on ne pouvait rattacher les troubles diagnostiqués en 2012, en particulier la lésion du sus-épineux, à l'accident du 25 octobre 2011. On doit enfin admettre avec les premiers juges que le rapport d'expertise de ce médecin est plus complet que celui du docteur C.________ et qu'il se fonde sur des considérations pertinentes et une version des faits plus proche de la réalité. Le docteur C.________ a d'ailleurs reconnu la cohérence des conclusions de ce médecin dans son rapport du 19 janvier 2015, bien qu'il ne se soit pas rallié explicitement à l'avis de celui-ci.