Citation: 1C_267/2024 E. 2.3

2.3. Les recourants estiment que le Tribunal cantonal ne pouvait statuer par voie de prononcé présidentiel, dès lors que leur recours était non seulement dirigé contre la décision du conseil communal du 12 juin 2023, mais également contre celle de la DIME du 1 er juin 2023. Le projet des recourants porte concrètement sur la mise en conformité d'une remise et d'un couvert à voiture, ouvrages sis hors de la zone à bâtir et dont la qualification de constructions de minime importance n'est pas litigieuse. Aussi, dès lors que le recours cantonal était dirigé tant contre le refus de la commune de délivrer le permis de construire que contre le refus de la DIME de délivrer l'autorisation spéciale nécessaire pour les constructions hors de la zone à bâtir (cf. art. 25 al. 2 LAT et art. 136 LATeC), on se trouve dans le cas de figure de l'art. 141 al. 3 LATeC, qui ouvre la voie du recours au Tribunal cantonal, qui statue en principe à trois juges (cf. art. 44 LJ), et non dans un cas d'application de l'alinéa 2. A cela s'ajoute, comme l'expliquent les recourants, la pratique constante du Tribunal cantonal qui, dans des cas de figure similaires, statue ordinairement à trois juges (cf. arrêts cantonaux 602 2022 172 du 23 octobre 2023 consid. 1.1; 602 2022 174 du 16 mai 2023 consid. 1.1; 602 2021 147 du 3 juin 2022 consid. 1; 602 2021 106 du 23 novembre 2021 consid. 1.1 et 602 2019 158 du 16 novembre 2020 consid. 1.1; voir également arrêts cantonaux 602 2023 52 du 16 septembre 2024 consid. 1; 602 2023 74 du 16 septembre 2024 consid. 1). Aussi, en s'écartant du texte de la disposition pertinente ainsi que de sa pratique constante, l'instance précédente a-t-elle versé dans l'arbitraire en statuant par voie présidentielle.