Citation: 2C_486/2020 E. 3

Les recourants se plaignent d'une violation du droit à la preuve, qui est une composante du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.; ATF 142 II 218 consid. 2.3 p. 222). Ils reprochent à la Cour de justice de ne pas avoir donné suite à leurs offres de preuve établissant le contenu du droit espagnol. En l'occurrence, savoir si une offre de preuve ou un élément porté à la connaissance de l'autorité est pertinent, de sorte que l'autorité en n'y donnant pas suite, a violé le droit d'être entendu, se confond avec le grief d'arbitraire dans l'établissement du droit étranger soulevé par les recourants, qui sera examiné ci-après (cf. infra consid. 6.5). Il est par ailleurs précisé que, contrairement à ce que laissent entendre les recourants, la détermination du contenu du droit étranger relève du droit et non du fait (cf. ATF 145 III 213 consid. 6.1.2 p. 217; arrêt 5A_124/2020 du 15 juillet 2020 consid. 3.3). A propos de la preuve du droit étranger, le Tribunal fédéral a en outre indiqué, en lien avec l'art. 16 LDIP (RS 291), qu'il ne s'agit pas là d'une preuve au sens strict du terme ( "dabei geht es um den Nachweis, nicht um einen Beweis im eigentlichen Sinn "), de sorte que les règles ordinaires en la matière ne sont pas applicables (ATF 124 I 49 consid. 3c p. 52 s.).