Citation: 1C_91/2015 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que l'expert judiciaire n'avait pas pu constater de nuisances olfactives provenant de l'installation litigieuse, ce en quinze visites effectuées sur huit jours différents entre le 28 mai et le 2 octobre 2014, lorsque le restaurant était en activité ou après des plaintes formulées par les recourants. Seules des odeurs qualifiées de faibles ont été constatées à une occasion, pendant la vidange de l'installation, "nez sur le regard". Les premiers juges ont suivi les conclusions de l'expert pour admettre qu'aucune émanation nuisible n'avait pu être observée. Ils se sont référés explicitement aux différentes constatations de l'expert pour justifier leur position. On comprend que la cour cantonale en a déduit, vu le nombre et les moments des visites de l'expert, qu'il n'y avait pas lieu de retenir l'existence d'odeurs. Cette motivation est complète. La question de savoir si, sur cette base, c'est à juste titre que la cour cantonale a nié la persistance d'odeurs incommodantes ne relève pas de la motivation de l'arrêt, mais bien plus de l'appréciation des faits. Quant à un éventuel problème de sécurité que pose le séparateur - et que la cour cantonale n'aurait pas tranché -, les recourants n'exposent pas en quoi cette question consistait, de sorte que le grief est insuffisamment motivé. Les recourants se plaignent de ce que la cour cantonale n'ait pas donné suite à leur réquisition du 15 juillet 2013 de faire entendre trois témoins. Ceux-ci devaient selon les recourants confirmer la persistance de relents nauséabonds en cours de procédure cantonale. Dans la mesure où la cour cantonale a par la suite ordonné une expertise, réalisée courant 2014, on pouvait attendre des recourants, s'ils estimaient ce moyen de preuve insuffisant, qu'ils reformulent leur demande d'audition de témoins - ce qu'ils n'allèguent pas avoir fait. Leur droit d'être entendus n'a ainsi pas non plus été violé de ce point de vue. Enfin, il ressort du dossier cantonal qu'à l'issue de l'audience du 17 novembre 2014, la Présidente a accordé aux recourants un délai au 1er décembre suivant "pour compléter les motifs à l'appui de leur requête de récusation [de l'expert] et se déterminer d'ores et déjà, dans l'hypothèse d'un rejet de dite requête, sur le rapport d'expertise". Dans ce contexte, il leur était loisible de requérir et produire d'autres moyens de preuve ce qu'ils n'allèguent, ici encore, pas avoir fait. Le grief de violation du droit d'être entendu est ainsi mal fondé dans la mesure de sa recevabilité.