Citation: 2C_172/2019 E. 6

La recourante invoque la liberté économique sous l'angle du droit à une libre concurrence (art. 27 al. 1 Cst.). Elle fait valoir qu'en favorisant l'établissement situé dans le quartier de D.________, le Service cantonal a porté une atteinte injustifiée et disproportionnée à sa liberté économique. Le grief de la recourante rejoint celui-ci tiré de l'art. 8 al. 1 Cst. précédemment examiné (cf. ATF 143 I 37 consid. 8.1 et 8.2 p. 47 s., sur la relation entre les art. 8 al. 1 et 27 Cst.; cf. arrêt 2C_881/2013 du 18 février 2014 consid. 4.3). Dès lors qu'il a été constaté que les situations étaient différentes, la recourante ne peut rien déduire de la comparaison avec l'établissement situé dans le quartier de D.________ et son grief tombe à faux. Pour le surplus, elle n'expose pas en quoi l'atteinte à sa liberté économique que constitue l'imposition d'heures d'ouverture et de fermeture (cf. ATF 137 I 167 consid. 3.1 p. 172; arrêt 2C_881/2013 du 18 février 2014 consid. 4.2) ne respecterait pas les conditions de l'art. 36 Cst. et on ne voit pas que tel serait le cas. En effet, les horaires d'ouverture et de fermeture sont fixés par la loi et poursuivent un but d'intérêt public, à savoir la tranquillité publique (arrêt 2C_881/2013 du 13 février 2014 consid. 4.6). Le refus du Service cantonal, confirmé par la Cour de justice, d'accorder une dérogation des horaires d'exploitation à la recourante n'apparaît en outre pas contraire au principe de proportionnalité. En effet, la recourante continue à pouvoir exploiter son restaurant selon les horaires d'exploitation déjà étendus (de 6 h à 1 h et 2 h les fins de semaine) accordés dans son autorisation. Le grief tiré de la violation de l'art. 27 Cst. est partant rejeté.