Citation: 1P.328/2003 10.10.2003 E. 1

Il ressort du dossier cantonal qu'en date du 7 août 2003, A.________ et B.________ ont vendu la villa familiale que la recourante occupait avec ses deux enfants majeurs depuis la séparation du couple. Cette circonstance nouvelle est de nature à influencer le calcul du minimum vital de l'épouse et notamment du loyer admissible après déduction de la part des enfants, dans la mesure où celle-ci est libérée des charges hypothécaires relatives à cet immeuble. Quoi qu'il en soit, la recourante conserve un intérêt pratique suffisant à faire constater que le montant séquestré jusqu'à la vente de la villa était trop élevé et entamait son minimum vital élargi. 1.4 L'allégation de faits nouveaux n'est pas admissible dans un recours de droit public soumis à l'exigence de l'épuisement des instances cantonales (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26; 114 Ia 204 consid. 1a; 113 Ia 225 consid. 1b/bb p. 229 et les arrêts cités). Les pièces nouvelles censées établir la charge hypothécaire grevant la villa dont A.________ était copropriétaire avec son mari jusqu'au 7 août 2003 ne peuvent dès lors être prises en considération, dans la mesure où elles n'ont pas pour but d'établir son indigence. 1.5 Sous cette réserve, il y a lieu d'entrer en matière sur le recours qui répond aux autres conditions de recevabilité des art. 84 ss OJ.