Citation: 6P.176/2004 11.01.2005 E. 1

5.3 Le recourant critique le raisonnement de l'autorité cantonale, lui reprochant en particulier de ne pas avoir pris en considération les conséquences que la peine pouvait avoir sur son activité professionnelle. En effet, comme la peine infligée est supérieure à six mois d'emprisonnement, elle ne peut pas être purgée sous la forme de la semi-détention et aura donc pour effet d'exclure durablement le recourant du monde du travail. Il est vrai que le juge doit tenir compte, dans une certaine mesure, des effets de la peine sur la vie professionnelle de l'auteur (ATF 121 IV 97 consid. 2d/bb p. 102; 118 IV 21 consid. 1b p. 25; Stratenwerth, Schweizerisches Strafrecht, Allgemeiner Teil II, Berne 1989, n. 45 ad § 7). C'est ainsi que le Tribunal fédéral a considéré qu'il fallait prononcer, pour autant que cela corresponde à la culpabilité de l'auteur, une peine qu'il est possible de subir en semi-détention lorsque l'auteur a acquis une situation professionnelle stable (ATF 121 IV 97 consid. 2d/bb p. 102). En l'espèce, cette jurisprudence n'est cependant pas applicable, puisque le recourant n'exerce pas une activité lucrative et n'est donc pas inséré dans le monde du travail. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté. 5.4 En outre, le recourant invoque une violation de l'art. 64 avant-dernier alinéa CP, estimant qu'il ne saurait être condamné à une peine complémentaire de sept mois d'emprisonnement à raison de faits commis il y a près de quinze ans. Selon l'art. 64 avant-dernier alinéa CP, le juge pourra atténuer la peine en application de l'art. 65 CP lorsqu'un temps relativement long se sera écoulé depuis l'infraction et que le délinquant se sera bien comporté pendant ce temps. L'autorité cantonale a expressément retenu cette circonstance atténuante, mentionnant à décharge "l'écoulement du temps au sens de l'art. 64 CP". Conformément à la jurisprudence (ATF 118 IV 119 consid. 2b p. 121), il ne lui appartenait cependant pas de chiffrer précisément le facteur d'atténuation sur la mesure de la peine. L'autorité cantonale n'était pas non plus obligée de prononcer une des peines prévues par l'art. 65 CP (à savoir, dans le cas d'espèce, les arrêts ou l'amende), vu que la jurisprudence a précisé que, contrairement à la lettre de l'art. 65 CP, celui-ci n'avait pas d'autres conséquences que d'étendre vers le bas le cadre normal de la répression (ATF 116 IV 11 consid. 2e p. 13 s.). Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté. 5.5 Au vu des circonstances exposées ci-dessus, la peine de sept mois d'emprisonnement n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à l'autorité cantonale. Cette dernière a motivé de manière détaillée et complète la peine, et le recourant n'invoque aucun élément, propre à modifier la peine, qu'elle aurait omis ou pris en considération à tort. Le grief de violation des art. 63 et 68 ch. 2 CP est dès lors infondé.