Citation: 4A_466/2015 E. B

La procédure de conciliation, introduite le 31 janvier 2012, ayant échoué et une autorisation de procéder ayant été délivrée à l'encontre de H.X.________, alors à St-Sulpice (VD), et H.Y.________, à Chigny, Z.________ (demanderesse) a déposé le 14 mai 2012 une demande contre ces derniers devant la Chambre patrimoniale du canton de Vaud. La demanderesse a conclu à ce que H.X.________ est le débiteur de Z.________ de la somme de 100'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er septembre 2011 (I), à ce que H.Y.________ est le débiteur de Z.________ de la somme de 100'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er septembre 2011 (II), l'opposition à la poursuite notifiée à H.Y.________ étant définitivement levée à concurrence de 100'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er septembre 2011 (III). Par réponse commune du 26 octobre 2012, les défendeurs ont conclu à leur libération. Une expertise judiciaire a été confiée à B.________, expert-comptable. Il ressort du rapport de l'expert, déposé le 24 mai 2013, que les décomptes de la demanderesse pour le compte n° xxx, qui font ressortir un montant dû de 199'241 fr.10, avec les frais de poursuite de 203 fr., sont parfaitement exacts, à l'exception d'une commission de 499 fr.89 facturée à tort à A.________ en liquidation et des intérêts, commissions et frais, d'un total de 119 fr.05, versés en trop à ladite société. Par jugement du 24 avril 2014, la Chambre patrimoniale a condamné chacun des défendeurs à payer à la demanderesse la somme maximale de 100'000 fr., avec la précision que le paiement total des cautions en capital ne doit pas dépasser le montant de 198'860 fr.26, chacun des défendeurs devant s'acquitter en mains de la demanderesse d'un intérêt à 5% l'an dès le 1er septembre 2011 sur le montant qu'il aura payé en capital; la Chambre patrimoniale a encore levé définitivement l'opposition formée par H.Y.________ à la poursuite qui lui a été notifiée. Saisie d'un appel des défendeurs, qui reprenaient leurs conclusions libératoires, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois l'a rejeté par arrêt du 22 mai 2015, le jugement attaqué étant intégralement confirmé. En substance, la Cour d'appel a retenu que chacun des défendeurs a souscrit un acte de cautionnement formellement valable le 18 mars 2004, indépendant de toute autre garantie que la demanderesse posséderait pour sa créance en remboursement du solde débiteur du compte courant octroyé à A.________, de sorte que chacun d'eux répond de manière indépendante pour le montant de 100'000 fr. comme caution solidaire (art. 496 CO). Les cautionnements n'ont pas été modifiés par la suite dans leur teneur ou leurs conditions et la dette garantie n'a pas été éteinte par novation. Quant aux modifications subséquentes des conditions de la ligne de crédit, elles ne nécessitaient pas l'accord écrit des conjoints, car elles n'aggravaient pas notablement la situation des cautions. De toute manière, le consentement écrit des conjoints (art. 494 al. 3 CO) résulte explicitement du dernier document signé entre parties le 21 décembre 2009 à propos d'une augmentation de crédit.