Citation: 5A_887/2022 E. 6.1

6.1. Dans l'arrêt déféré, l'autorité cantonale a indiqué que les premiers juges avaient retenu que les intérêts de l'époux à pouvoir finir ses jours en étant marié à sa compagne l'emportaient sur l'intérêt purement successoral de l'épouse. En soutenant que l'époux souhaitait divorcer uniquement pour l'exclure de sa succession, l'épouse se limitait à formuler une pure conjecture, sans critiquer la pesée des intérêts opérée par les premiers juges, de sorte que son grief était vain. Les juges cantonaux ont relevé que, en tout état de cause, l'épouse semblait ignorer la modification législative à intervenir en matière successorale. Ainsi, peu importait l'issue de la procédure ou de celle pendante devant la Chambre patrimoniale puisque l'épouse aurait perdu sa qualité d'héritière réservataire au 1er janvier 2023. La juridiction précédente a retenu que, au vu du recours qui pourrait encore être interjeté contre l'arrêt entrepris auprès du Tribunal fédéral et de la durée prévisible de la procédure devant cette autorité, les intérêts successoraux des uns et des autres apparaissaient relégués au second plan au moment de statuer sur le principe du divorce. Au surplus, l'épouse ne faisait valoir aucun autre intérêt, notamment en lien avec la liquidation du régime matrimonial, qui justifierait de traiter le principe du divorce en même temps que les effets de celui-ci, et se limitait à soutenir, de manière infondée, que l'époux commettrait un abus de droit.