Citation: C 299/03 02.04.2004 E. 1

Selon les pièces versées au dossier, en particulier la demande d'indemnité de chômage du 5 avril 2001 et un courrier du 17 octobre 2001 de la recourante, celle-ci recherchait un emploi à temps complet lui permettant de mettre à profit sa formation de biologiste dans des domaines aussi divers que la flore, la végétation, les espaces verts, l'agronomie ou l'agriculture. Or, la mesure du marché du travail en cause s'inscrivait dans le cadre d'un programme d'occupation national intitulé « Recherches biomédicales et scientifiques » organisé au Centre d'arboriculture et d'horticulture situé à C.________, soit à proximité du domicile de la recourante. Elle avait pour objectif de favoriser l'acquisition d'expériences professionnelles et l'insertion de l'intéressée dans le secteur souhaité. Ainsi que la caisse de chômage l'a observé à juste titre, elle constituait une solution adaptée au profil professionnel de la recourante et s'avérait de nature à améliorer ses chances d'insertion future. Quant au caractère temporaire du programme d'occupation - qui est par définition limité dans le temps -, ce critère ne fait pas partie des motifs prévus par le législateur permettant de déroger à l'obligation d'accepter le poste (art. 72a al. 2 1ère phrase LACI en corrélation avec l'art. 16 al. 2 let. c LACI). Si l'assurance-chômage a certes entre autres buts de favoriser la réinsertion la plus durable possible du chômeur dans le circuit économique (cf. art. 1a al. 2 LACI, anciennement art. 1er al. 2), l'assuré n'en demeure pas moins tenu d'entreprendre tout ce qu'on peut raisonnablement exiger de lui pour sortir du chômage. Cela signifie qu'il doit, le cas échéant, accepter une occupation temporaire, quand bien même celle-ci a un caractère subsidiaire par rapport à l'assignation à un emploi fixe et d'autres mesures relatives au marché du travail (art. 72a al. 1 LACI; cf. Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], ch. 667 p. 242). En tout état de cause, si la recourante s'était vue proposer un travail en cours de programme pour occupation temporaire, elle aurait pu interrompre celui-ci en faveur du poste fixe, sans s'exposer à une quelconque sanction. Enfin, dans la mesure où la recourante s'est déclarée apte à travailler à 100 % et que depuis l'ouverture du délai-cadre, elle a perçu des indemnités journalières correspondant au 80 % du gain assuré, elle ne saurait se prévaloir de ses obligations familiales pour justifier son refus d'effectuer à plein temps le programme d'emploi temporaire qui lui a été assigné. Dans ces circonstances, il y a lieu de considérer que l'emploi litigieux répondait aux critères d'un travail convenable (cf. consid. 2.3 supra), de sorte qu'en s'abstenant, sans motif valable, de répondre à l'assignation litigieuse, la recourante a commis une faute, justifiant la suspension de son droit à l'indemnité journalière (art. 30 al. 1 let. d LACI), dont, au demeurant, la durée de 21 jours ne saurait être remise en cause. 4.3 Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: