Citation: 7B_107/2025 E. 3.3

3.3. La condition de l'existence d'un risque au sens de l'art. 221 al. 1 let. a CPP étant réalisée, il n'y a en principe pas lieu d'examiner ce qu'il en est du danger de récidive (simple selon l'art. 221 al. 1 let. c CPP ou qualifié au sens de l'art. 221 al. 1bis CPP) ou de passage à l'acte (cf. art. 221 al. 2 CPP) également retenus par la cour cantonale (cf. consid. 4 p. 27 s. de l'arrêt attaqué). Cela étant, force est de constater qu'en l'espèce, l'autorité précédente était fondée au jour de l'arrêt attaqué à retenir un risque sérieux et imminent de passage à l'acte par le recourant après que celui-ci a menacé de commettre un crime grave (cf. art. 221 al. 2 CPP; sur cette disposition, ATF 137 IV 339 consid. 2.4, arrêt 7B_1087/2024 du 7 novembre 2024 consid. 3.1 et les arrêts cités). Eu égard au crime grave redouté, il y a lieu de prendre en compte l'escalade dans la violence que les faits du 3 janvier 2024 paraissent démontrer (saisie au cou, menace avec un couteau), la teneur clairement menaçante des propos - au demeurant réitérés - dénoncés (menaces de mort; voir aussi les inscriptions sur la boîte aux lettres et sur la porte palière de l'immeuble de la partie plaignante), ainsi que le cadre dans lesquels les infractions auraient été commises (contexte domestique et privé). Quant au caractère sérieux et imminent d'un risque de passage à l'acte, il est manifestement établi : ainsi, au cours même de la procédure d'instruction ouverte contre lui le 22 avril 2024, le recourant semble avoir réitéré ses comportements délictueux (cf. en particulier le message sur Facebook et les faits dénoncés le 14 octobre 2024); il ne conteste en outre pas avoir envoyé des messages à son épouse le 1er décembre 2024 - dont il appartiendra au juge du fond de déterminer le contenu, respectivement d'apprécier les conséquences de leur suppression immédiate par le recourant -, violant ainsi en tout état de cause, une nouvelle fois, les mesures de substitution ordonnées, soit l'interdiction de prendre contact avec son épouse (voir les ordonnances du TMC du 23 août 2024 et du 2 décembre 2024). Il apparaît ainsi que l'instruction pénale en cours, les mesures de substitution à la détention avant jugement précédemment ordonnées et le renvoi en jugement n'offrent aucune garantie quant au comportement du recourant, dont l'instabilité psychologique a en outre été relevée par l'OESP et par Addiction N. (cf. le courriel du 5 décembre 2024). Dans ces conditions et vu l'importance du bien juridique à protéger - soit l'intégrité physique de la partie plaignante -, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir qu'il existait un risque sérieux et imminent de passage à l'acte au sens de l'art. 221 al. 2 CPP et faire primer en conséquence la sécurité publique.