Citation: 9C_253/2024 E. 5.1.1

5.1.1. Selon les constatations cantonales, lors de la décision du 19 août 2021, une intervention chirurgicale n'avait été envisagée qu'en cas de succès réitéré des infiltrations diagnostiques, ce qui n'était alors pas le cas compte tenu de leur inefficacité constatée notamment par le docteur C.________ (rapport du 12 mars 2021). Le recourant admet à cet égard que les douleurs étaient revenues avec la même intensité après une injection effectuée en février 2021. Cela étant, contrairement à ce qu'il affirme, dans son rapport du 15 juillet 2021, la doctoresse G.________, spécialiste en anesthésiologie, qui avait pratiqué les infiltrations en cause, ne s'était pas prononcée en faveur d'une prise en charge opératoire. Elle avait en effet seulement référé son patient à la doctoresse F.________ afin que sa consoeur procède à une "réévaluation d'une indication opératoire" (rapport du 15 juillet 2021). À ce propos, ce n'est que le 12 mai 2022 que la doctoresse F.________ avait indiqué que se posait la question d'une prise en charge chirurgicale, tout en rappelant qu'il y avait un risque que son intervention ne permît pas d'améliorer la situation de son patient. Auparavant, on constate, à la suite des premiers juges et comme le fait également valoir l'intimée, que dans son rapport du 23 décembre 2021, soit plus de quatre mois après la décision litigieuse du 19 août 2021, la doctoresse F.________ avait expliqué qu'elle n'avait plus revu le recourant depuis le 21 septembre 2021, date à laquelle elle avait "écarté" un problème neurochirurgical, en se référant aussi à la stagnation de la situation médicale de son patient. À ce moment-là, la neurochirurgienne traitante n'avait alors pas posé d'indication à une prise en charge chirurgicale. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de la considération des premiers juges, selon laquelle les éléments qui précèdent justifiaient que l'assuré dût s'orienter sans attendre vers une activité adaptée afin de réduire le dommage. Cette conclusion vaut au demeurant d'autant plus que le recourant s'était inscrit auprès de l'assurance-chômage dès le 23 août 2021 et avait produit un certificat du docteur H.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant, qui confirmait qu'il disposait d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée légère respectant les limitations qu'il avait décrites. Pour le surplus, en ce qu'il se limite à affirmer que le docteur C.________ n'est pas neurochirurgien, mais spécialiste en rhumatologie et en médecine interne générale, le recourant ne s'en prend pas sérieusement à la valeur probante de l'expertise du 12 mars 2021 (cf. arrêt 9C_157/2016 du 4 août 2016 consid. 4.2 et la référence).