Citation: 4A_209/2009 03.06.2009 E. B

B.a Les locataires ont contesté le congé par courrier des 17 et 20 décembre 2008. Ils ont également requis une prolongation de leur bail. Quant aux bailleurs, ils ont déposé, le 9 janvier 2009, une requête d'expulsion. En application de l'art. 274g al. 1 CO, les deux causes ont été attribuées à l'autorité chargée de statuer sur cette requête. Par jugement du 3 février 2009, le magistrat saisi a ordonné aux locataires de quitter les locaux pris à bail le 27 février 2009 à midi au plus tard. Au pied du jugement figure l'indication selon laquelle celui-ci peut être attaqué par la voie du pourvoi en nullité, au sens des art. 360 ss du Code de procédure civile du canton de Berne. B.b Le 25 février 2009, les locataires ont formé un recours, intitulé "pourvoi en nullité", contre le jugement précité. Par ordonnance du 3 mars 2008 de son président, la 2ème Chambre civile de la Cour suprême du canton de Berne, constatant que l'indication de la voie de droit donnée par le premier magistrat était erronée, a décidé de traiter le pourvoi en nullité comme un appel auquel l'effet suspensif a été octroyé par la même occasion. Statuant par jugement du 8 avril 2009, l'autorité de recours a déclaré irrecevable une partie des conclusions prises par les appelants et condamné ceux-ci à quitter les locaux litigieux jusqu'au 4 mai 2009 à midi. Elle a mis les frais et dépens des deux instances à la charge solidaire des appelants.