Citation: C 236/01 10.10.2002 E. A

N.________ a travaillé au service de S.________ AG du 1er mars 1966 au 30 avril 1999, en qualité de délégué médical, activité pour laquelle son dernier salaire mensuel brut était de 10 667 fr. Le 3 mai 1999, il a déposé une demande de prestations à la Caisse de chômage de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (ci-après : la caisse), qui lui a alloué une indemnité journalière pendant les mois de mai à juillet 1999. Le 2 août 1999, le prénommé a été réengagé par son ancien employeur pour un salaire fixe de 1500 fr. par mois, auquel s'ajoutait une commission de 10 % sur «la plus-value réalisée annuellement». Il a annoncé à la caisse percevoir un gain intermédiaire correspondant à son salaire mensuel, en précisant qu'il toucherait peut-être des commissions, dont le montant ne pouvait pas encore être défini précisément. L'employée de la caisse en charge de son dossier lui a alors indiqué que les commissions seraient assimilées à un treizième salaire et que le calcul des indemnités compensatoires versées par l'assurance-chômage serait adapté en conséquence. De telles indemnités compensatoires, calculées sur la base d'un gain intermédiaire mensuel de 1624 fr. 95 pour les mois d'août à décembre 1999, et de 1500 fr. pour les mois de janvier à mai 2000, ont été versées à N.________. Le 18 janvier 2000, la caisse a toutefois rectifié les décomptes établis en 1999, ce qui l'a amenée à verser à l'assuré un montant complémentaire total de 480 fr. (96 fr. par mois). Jusqu'en mai 2000, S.________ AG a régulièrement attesté payer à N.________ un salaire mensuel de 1500 fr., sans faire état d'un treizième salaire, de gratifications ni de commissions. Lors d'un entretien avec les représentants de la caisse, au mois de juin 2000, l'assuré a toutefois admis avoir bénéficié d'une commission au début de l'année, en précisant qu'il s'attendait à une nouvelle prime à la fin du mois. Par télécopie adressée le 30 juin 2000 à la caisse, S.________ AG a confirmé ces propos et indiqué avoir versé à son employé des commissions de 9500 fr. en février 2000 et de 9513 fr. 20 en juin 2000.