Citation: 8C_173/2023 E. A

A.a. En 1998, A.________, née en 1961, mère de deux enfants (nés en 1983 et 2000), a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'OAI), en lien avec des troubles du coude droit. Par décisions du 16 et 23 septembre 2003, confirmées sur opposition le 12 août 2004, l'OAI lui a accordée une rente entière d'invalidité pour la période du 1er janvier 1999 au 30 novembre 2000, suivie d'une demi-rente d'invalidité pour la période du 1er décembre 2000 au 30 septembre 2002. Par jugement du 9 novembre 2005, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejeté le recours formé contre cette décision sur opposition. Le Tribunal fédéral des assurances a déclaré irrecevable le recours de l'assurée contre ce jugement (arrêt I 255/06 du 2 juin 2006). A.b. Le 18 juin 2013, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, invoquant une spondylarthropathie inflammatoire et une discopathie avec protrusion discale. Sur le plan médical, un rapport du 5 août 2013 du docteur B.________, spécialiste en rhumatologie et médecine interne, a mis en exergue les diagnostics de spondylarthrite séronégative et de lombalgies chroniques, avec une capacité de travail nulle dans l'ancienne activité d'aide à domicile mais entière dans une activité adaptée. L'OAI a en outre fait procéder à une enquête ménagère, dont le rapport du 26 mars 2014 reconnaissait à l'assurée un statut de 60 % active et 40 % ménagère, avec des empêchements ménagers évalués à 5,2 %. Par décision du 26 janvier 2015, l'OAI a refusé une rente d'invalidité à l'assurée compte tenu d'un taux d'invalidité de 6 % pour la part active et 2,08 % pour la part ménagère, soit 8,08 %. Au cours de la procédure de recours introduite auprès de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud à l'encontre de la décision susmentionnée, l'assurée a notamment produit un rapport d'expertise privée établi le 5 octobre 2015 par le docteur C.________, médecin praticien et médecin-chef auprès du Centre médical de U.________. Ce praticien retenait une incapacité de travail totale dans l'ancienne activité d'aide-soignante et une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée. Se fondant pour l'essentiel sur cette expertise, la juridiction cantonale a, par arrêt du 7 avril 2015, admis le recours, annulé la décision du 26 janvier 2015 et renvoyé la cause à l'OAI pour qu'il mette en oeuvre une expertise administrative portant sur les aspects rhumatologique et psychiatrique. A.c. Donnant suite à l'arrêt cantonal, l'OAI a mandaté le Centre médical expertises (ci-après: Cemedex) aux fins de mettre sur pied une expertise pluridisciplinaire. Dans leur rapport du 3 mai 2018, complété le 5 novembre 2018, les experts ont estimé que la capacité de travail dans l'activité habituelle de l'assurée était nulle depuis le 10 décembre 2012 et qu'elle était totale à compter du 18 février 2014 dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles. Par décision du 10 avril 2020, l'OAI a octroyé un trois-quarts de rente d'invalidité à l'assurée pour la période du 1er décembre 2013 au 31 mai 2014, retenant un taux d'invalidité global de 62,08 %. Partant d'une capacité de travail pleine dans une activité adaptée dès le 18 février 2014, l'OAI a retenu un taux d'invalidité global de 8,08 %. Dans le cadre de la procédure de recours à l'encontre de la décision susdite, les parties ont admis que l'intéressée présentait une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée dès 2014, compte tenu notamment d'un rapport d'expertise privée établi le 2 mars 2020 et complété le 23 mars 2020 par le docteur C.________. Statuant le 3 décembre 2020, le Tribunal cantonal a admis le recours de l'assurée, a annulé la décision du 10 avril 2020 et a renvoyé la cause à l'OAI pour complément d'instruction sur le plan économique et nouvelle décision. A.d. Par projet de décision du 25 mars 2021, confirmé par décision du 7 juillet 2021, l'OAI a alloué à l'assurée un trois-quarts de rente d'invalidité pour la période du 1er décembre 2013 au 31 mai 2014, se fondant sur un taux d'invalidité global de 62,08 %. La capacité de travail dans une activité adaptée étant de 50 % à compter du 18 février 2014, la comparaison des revenus sans et avec invalidité conformément aux principes applicables jusqu'au 31 décembre 2017 en cas de statut mixte menait à un taux d'invalidité global de 12,08 % et n'ouvrait ainsi pas le droit à une rente. L'application des règles en vigueur depuis le 1er janvier 2018 aboutissait à un taux d'invalidité global de 32,08 %, lui aussi inférieur au seuil légal de 40 % ouvrant le droit à une rente.