Citation: 4C.398/2004 20.12.2004 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4). Le recours n'est pas ouvert pour se plaindre de l'appréciation des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 130 III 102 consid. 2.2 in fine, 136 consid. 1.4; 129 III 618 consid. 3). La cour cantonale a constaté que le demandeur, du fait de son handicap physique résultant des séquelles d'une entorse à une cheville, n'était plus occupé comme monteur spécialisé par l'intimée depuis la fin 1992, qu'il effectuait des travaux moins qualifiés et que cette modification du cahier des charges justifiait une diminution de salaire. Selon les constatations du jugement déféré, les parties sont convenues pour ce motif de réduire le salaire du travailleur, depuis le 1er octobre 1992, du montant correspondant à la rente d'invalidité que la SUVA verse à ce dernier. Le demandeur s'en prend à l'état de fait déterminant (art. 63 al. 2 OJ) lorsqu'il conteste, avec des références à des déclarations de témoins, n'être plus à même, en raison de sa capacité de travail amoindrie, d'exécuter les activités de monteur spécialisé, motif de la réduction de salaire décidée par les plaideurs. Ses critiques, en tant qu'elles concernent l'appréciation des preuves, sont irrecevables. Quant au moyen du recourant, d'après lequel il aurait renoncé à une créance en violation de l'art. 341 CO, il repose sur un état de fait qui s'écarte de celui retenu par la cour cantonale.