Citation: 9C_516/2018 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir nié la nécessité de l'assistance gratuite d'un conseil juridique, au sens de l'art. 37 al. 4 LPGA. Il soutient plus particulièrement que l'assistance d'un avocat était en l'espèce justifiée en raison de la complexité de sa cause découlant sur le plan médical de la nature - psychique et somatique - des troubles dont il souffrait, de la dépendance aux opiacés engendrée par le traitement de son atteinte à la santé et du traitement antidépresseur compensatoire instauré par la suite. Il prétend en outre que seule une connaissance approfondie en droit des assurances sociales permet d'appréhender l'ensemble des conditions d'octroi des mesures d'ordre professionnel dans la mesure où, selon la 5e révision de l'AI, la notion d'invalidité en matière de réadaptation ne serait pas la même que celle applicable en matière de rente. Il considère encore ne pas avoir la capacité de s'orienter dans la procédure en raison de sa formation, de sa symptomatologie dépressive ou de son déficit intellectuel et nie que l'on puisse inférer une capacité à saisir la portée des actes de la procédure de l'absence de difficultés à mener une vie quotidienne ordinaire. Il conteste par ailleurs la compétence d'assistants sociaux ou d'autres représentants d'association à comprendre les difficultés particulières de la procédure en cause. Il souligne aussi que son avocat le représente déjà auprès de l'assurance-accidents et de l'assurance-chômage de sorte que le recours à un tiers pour défendre ses intérêts entraînerait une perte de temps considérable. Il soutient finalement que la demande d'assistance juridique ne pouvait être qualifiée de prématurée au moment de son dépôt dans la mesure où les éléments disponibles démontraient déjà la complexité de la cause.