Citation: 9C_207/2017 E. 5.2

5.2. Ce grief n'est pas plus fondé que le précédent. On soulignera en premier lieu que, comme l'affirme l'assurée, si le Tribunal fédéral admet certes un renversement du fardeau de la preuve en cas de violation de l'art. 46 LPGA, encore faut-il que cette violation soit la cause de l'impossibilité de fournir une preuve (cf. ATF 138 V 218 consid. 8.1.1 p. 223). Or tel n'est pas le cas en l'espèce. A la suite des premiers juges, on constate que le courriel en question ne permettait pas de prouver la transmission du devis original puisqu'il ne contenait aucune indication relative à ce document ou à son envoi. De plus, on ne voit pas en quoi une notice téléphonique aurait pu servir de preuve de cet envoi; le fait qu'une telle note aurait porté immanquablement sur la confirmation de la réception du document par la collaboratrice de l'intimée relève d'une hypothèse. Au demeurant, la recourante se borne à vouloir démontrer que l'assureur-maladie intimé a manqué à son devoir de constituer et de tenir un dossier, ce qui est unanimement reconnu, mais n'apporte aucun élément qui permettrait de déterminer la date à laquelle le devis du Centre C.________ a été transmis, sa transmission effective étant d'ailleurs également admise. Les conditions d'un renversement du fardeau de la preuve ne sont dès lors pas réalisées et le recours doit être rejeté.