Citation: 8C_510/2018 E. 5

La recourante fait valoir que le domicile principal et le domicile secondaire sont des notions juridiques qui ne sont pas compréhensibles pour le commun des mortels, qu'il n'est pas démontré qu'elle connaissait la différence entre ces deux notions et son influence sur le droit aux prestations. Il ne serait pas non plus établi que les participants à la séance d'information ont été renseignés sur ces notions. Se référant à la décision sur opposition de la caisse de chômage du 28 septembre 2015 (niant son droit à l'indemnité), la recourante affirme en outre que l'une des secrétaires de l'ORP donne comme information que les personnes peuvent s'inscrire (à l'ORP) même si elles ne disposent que d'une résidence secondaire en Suisse. Elle fait également valoir qu'elle a toujours transmis tous les documents demandés en temps et en heure. Pour elle, il était naturel d'indiquer Lausanne comme domicile dans la mesure où depuis 10 ans elle y habitait, y travaillait, avait payé ses cotisations en Suisse et entendait y chercher du travail. La transmission en décembre 2014 de l'attestation de domicile du contrôle des habitants démontrerait aussi sa bonne foi, indépendamment de la date à laquelle la caisse de chômage a reçu le document. La recourante se prévaut enfin de pièces mentionnant l'adresse en France (décomptes de salaire; formulaire "obligation d'entretien envers des enfants") et soutient qu'elle n'avait aucun intérêt particulier à percevoir des prestations de chômage en Suisse alors qu'elle aurait pu toucher des indemnités pour le moins identiques en France.