Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 6

Le recourant fait encore grief à l'instance cantonale de s'être livrée à une « appréciation arbitraire des preuves s'agissant de la directive du 5 décembre 2002 ». Dans sa critique, le recourant cherche à démontrer que l'autorité cantonale aurait dû faire application de la directive interne du 5 décembre 2002, à la lecture de laquelle il ressort que l'employeur ne procéderait plus à l'avenir à aucun licenciement sans que l'employé n'ait été averti préalablement du motif et sans qu'un délai approprié ne lui ait été imparti pour améliorer son comportement. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu que le licenciement du recourant a été « décidé et annoncé peu avant », alors que le licenciement a été signifié le 11 février 2003, soit après l'entrée en vigueur de la directive interne. Dès lors qu'il ressort clairement de l'état de fait du jugement entrepris que, le 10 février 2003, l'employeur a signifié au recourant la résiliation des rapports de travail pour le 31 août 2003 et que, par lettre du lendemain, la résiliation a été motivée, on ne voit pas comment l'état de fait devrait être complété sur ce point. En réalité, le recourant s'en prend dans ce grief à l'appréciation juridique des faits. En tout état de cause, ce point litigieux est sans pertinence pour la solution du litige. En effet, comme on vient de le voir, il a été dûment retenu par l'autorité cantonale que le licenciement a été prononcé en raison des difficultés relationnelles, d'intégration et de collaboration de l'employé, qui avaient un caractère persistant. Dans la mesure où ces motifs sont à même, à eux seuls, d'entraîner le congé (cf. infra, consid. 7), il est sans importance de déterminer si l'employeur a violé une directive interne de procédure.