Citation: 4P.34/2006 26.07.2006 E. 4

Le recourant se plaint de violation du droit d'être entendu, cependant sans se référer à une règle particulière de droit cantonal. Il reproche à la Cour de justice de n'avoir pas donné suite, sans explication, à ses offres de preuves et contre-preuves, pertinentes, présentées selon lui en temps utile dans sa demande en justice et dans son mémoire d'appel. La cour aurait dû l'entendre personnellement, ainsi que son médecin traitant et divers spécialistes ou experts. Une nouvelle expertise aurait dû être ordonnée en raison des divergences qui apparaissent dans les rapports et avis médicaux. Contrairement aux allégations que le recourant adresse au Tribunal fédéral, ce plaideur n'a pas requis la Cour de justice de le convoquer pour être entendu oralement et il n'a pas non plus requis l'administration des preuves dont il fait présentement état. Il soutenait que les accidents de 1992 se trouvent en lien de causalité adéquate avec le dommage et le tort moral qu'il subit. Il devait donc prévoir que la Cour de justice, si elle admettait sa qualité pour agir, examinerait ensuite le bien-fondé de ses prétentions. Il lui incombait alors d'invoquer d'emblée, aux fins de cet examen, tous les moyens de preuve qu'il jugeait nécessaires, ce qu'il n'a pas fait. Dans ces conditions, les juges n'ont pas violé le droit d'être entendu en statuant sur la base des documents déjà versés au dossier.