Citation: 5A_208/2022 E. 5.1.2

5.1.2. Le recourant expose que, contrairement à ce que retient l'arrêt querellé, il lui est nécessaire de disposer d'un véhicule privé pour exercer ses activités professionnelles, ce qui aurait d'ailleurs été expressément exigé par un de ses employeurs. Compte tenu du domaine d'activité des sociétés pour lesquelles il travaille, à savoir, le développement de solutions informatiques pour des clients se trouvant éloignés des sièges respectifs de ces entreprises, les juges précédents lui auraient à tort imposé la preuve d'un fait notoire, à savoir que les clients desdites sociétés sont dispersés dans divers cantons et endroits. Cette allégation doit être rejetée d'emblée. Il faut en effet entendre par "faits notoires" (sur cette notion, cf. notamment ATF 143 IV 380 consid. 1.1-1.2 et les références) les faits non particuliers à l'affaire et qui sont connus de chacun parce qu'ils résultent de l'expérience commune ou sont de notoriété générale et manifeste, ce qui n'est à l'évidence pas le cas ici. Il incombait donc au recourant de rapporter la preuve de la nécessité d'utiliser un véhicule privé pour exercer sa profession, ce qu'il n'a pas fait. Une fois encore, il se contente d'exposer sa propre appréciation de la situation, se prévalant en outre des pièces nouvelles n° s 10 et 11, lesquelles n'apparaissent au demeurant pas pertinentes (cf. supra consid. 2.3). Son argumentation se réduit ainsi à une critique purement appellatoire, partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).