Citation: 4A_11/2023 E. 6.3.2

6.3.2. Deuxièmement, la recourante se plaint, dans son 5e grief, d'appréciation arbitraire des preuves en ce qui concerne les circonstances de fait retenues pour la subsomption de cette première condition. Lorsque la recourante taxe de non crédibles les déclarations des représentants de la défenderesse, selon lesquelles l'employé corrompu était le responsable des achats, connaissait personnellement les fournisseurs et avait le plus d'influence sur le choix d'un fournisseur, elle se limite à de pures affirmations. De son côté, l'intimée a objecté dans sa réponse que l'employé lui-même a confirmé son influence en déclarant: " J'intervenais pour donner des conseils s'agissant des fournisseurs"; "si cela a été fait ainsi, c'est parce que j'avais une meilleure connaissance du terrain"; "je pouvais alors intervenir pour signaler que tel fournisseur était trop chargé"; or, la recourante s'est abstenue de réfuter cette objection dans sa réplique. En réalité, les critiques de la recourante manquent leur cible: en effet, sous couvert d'appréciation arbitraire des preuves, elle remet en cause l'interprétation du droit hongkongais effectuée par le Tribunal, dont il a été admis qu'elle n'est pas arbitraire. Au surplus, la recourante tente à nouveau de soutenir que certains faits n'auraient pas été allégués par la défenderesse; or, le sort de cette critique a été scellé ci-dessus (cf. consid. 6.2).