Citation: 6B_3/2018 E. 2.5

2.5. La recourante conteste le rôle joué par l'intimé dans les transactions conclues avec E.________. Selon elle, D.________ devait notamment négocier le meilleur prix de vente de l'acier auprès de ses clients. La recourante soutient qu'il aurait été arbitraire, pour la cour cantonale, de s'appuyer sur les déclarations de B.________, M.________ et N.________ pour retenir que l'intimé lui transmettait le prix auquel E.________ était prête à acheter l'acier proposé. Il ressort toutefois des déclarations du premier nommé que l'intimé "venait [lui] dire à quel prix E.________ était prêt à acheter" (PV d'audition du 23 décembre 2016, p. 4). N.________ a expliqué à cet égard que, pour sa part, il fixait "les prix et les quantités que [la recourante] devait vendre", "toujours en coordination et avec l'accord de M. B.________" (PV d'audition du 2 février 2016, p. 10). Enfin, M.________ a déclaré, lors de son audition par le ministère public, que l'intimé "donnait les prix d'achat de ses clients, c'est-à-dire le prix auquel ils étaient prêts à acheter l'acier" de la recourante (Idem, p. 4). Le prénommé a en outre précisé ce qui suit (Idem, p. 5) : "Lorsque [l'intimé] me communiquait le prix auquel E.________ était prêt à acheter, il s'agissait du prix final. A ce moment-là, je répondais pour [la recourante] si j'étais d'accord ou pas de vendre pour ce prix-là. C'est en effet moi qui à ce moment-là signait les contrats pour engager [la recourante] dans la transaction. [...] Je vous réponds que pour l'aciérie, ce qui était important, c'était de produire une certaine quantité d'acier; ils étaient même prêts à ne pas le vendre au meilleur prix du moment qu'ils pouvaient produire leur quantité. Le prix était donc fixé par les acheteurs. Il est donc exact que, lorsque [l'intimé] nous transmettait le prix d'achat fixé par E.________, il n'y avait pas de marge de discussion et [la recourante] ne pouvait qu'accepter ou refuser la transaction. J'ajoute qu'en général, nous n'avons jamais refusé le prix proposé par E.________ tant et aussi longtemps que nous pouvions faire notre marge de 8 euros." Compte tenu de ce qui précède, il n'apparaît pas que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant que l'intimé se bornait à communiquer à la recourante le prix offert par E.________ pour l'acier, cette dernière pouvant ensuite accepter ou refuser la transaction. Pour le reste, la recourante ne démontre pas que l'intimé aurait négocié les prix de vente d'acier avec E.________. Les éléments qu'elle invoque à cet égard, outre qu'ils ne sont pas de nature à faire apparaître comme arbitraires les constatations de l'autorité précédente, concernent l'activité déployée par l'intimé pour le compte d'une autre société et durant une période antérieure à la conclusion du contrat du 1er janvier 2007 la liant à D.________.