Citation: 5A_353/2007 23.10.2007 E. 2

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en considérant que sa situation financière actuelle ne différait pas de celle qui était la sienne en 1996 et que les conditions de l'art. 286 al. 2 CC n'étaient par conséquent pas remplies. 2.1 L'art. 286 al. 2 CC, applicable par renvoi de l'art. 134 al. 2 CC, permet au père, à la mère ou à l'enfant de saisir le juge afin d'obtenir la modification ou la suppression de la contribution à l'entretien de l'enfant fixée par le juge du divorce. Cette modification ou suppression n'est possible que si les circonstances ayant prévalu lors de la fixation de la contribution ont subi un changement notable et durable qui n'a pas été pris en compte dans le jugement de divorce. L'application de l'art. 286 al. 2 CC ne dépend pas de la prévisibilité des faits invoqués à l'appui de la demande en modification ou en suppression de la pension (ATF 128 III 305 consid. 5b p. 310; cf. aussi, pour l'art. 129 al. 1 CC: ATF 131 III 189 consid. 2.7.4 p. 199). 2.2 La Chambre des recours a considéré que la situation financière du recourant ne s'était pas notablement dégradée depuis 1996, alors que celle de la mère et de l'enfant ne s'était pas modifiée. Ainsi, il apparaissait que les conditions pour une modification au sens de l'art. 286 al. 2 CC n'étaient pas réunies, l'action en modification ne devant pas tendre à corriger le jugement de divorce. L'autorité cantonale a toutefois estimé que cette disposition pouvait néanmoins s'appliquer dans le présent cas, le jugement de divorce étant ancien et le débiteur ayant pris, à ce moment-là, un engagement démesuré et irréaliste qui ne permettait pas d'assurer, à long terme, son minimum vital. Le grief n'a ainsi aucune incidence sur l'issue du litige et tombe dès lors à faux.