Citation: I 510/04 19.08.2005 E. A

M.________, mariée et mère de deux enfants, a exercé à plein temps la profession de vendeuse. Souffrant de douleurs ostéo-articulaires persistantes (lombalgies, nucalgies, douleurs au niveau des deux membres inférieurs avec prédominance à droite, céphalées), elle a présenté une incapacité totale de travail à partir du 5 mai 1999. Son médecin traitant a diagnostiqué une fibromyalgie dans un contexte dépressif entraînant une incapacité de travail totale depuis le 5 mai 1999, puis partielle (50 %) à partir du 1er décembre 1999 (rapport du 5 mai 2000 du docteur B.________ [spécialiste FMH en médecine interne]). Au cours du mois de septembre 2001, M.________ a retrouvé un emploi en qualité d'aide-ménagère dans le cadre d'un programme de soins à domicile. Le 13 avril 2000, elle a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Genève (ci-après : l'office AI). Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli divers avis médicaux. Elle a notamment requis celui du docteur C.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie), selon lequel l'assurée présente une fibromyalgie et un état dépressif de degré léger à moyen sans répercussion sur sa capacité de travail (rapports du 13 juin 2000). En regard des conclusions médicales divergentes entre cet avis et celui du médecin traitant, l'office AI a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire aux médecins du Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI). Selon le rapport établi consécutivement le 14 octobre 2002 par les docteurs P.________ et D.________, M.________ présente un syndrome somatoforme douloureux persistant de type fibromyalgie (F 45.4), un trouble dépressif récurrent de degré actuellement moyen avec syndrome somatique (F 33.11) ainsi qu'une personnalité prépsychotique (F 60.8) entraînant globalement une incapacité de travail de 50 %. Par décision du 28 janvier 2003 confirmée sur opposition le 2 juin suivant, l'office AI a rejeté la demande de l'assurée, considérant que celle-ci ne souffrait pas d'une maladie invalidante au sens de la loi.