Citation: 1B_129/2018 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste ensuite pas l'existence d'un risque de récidive (cf. sur cette notion le consid. 3.2 du jugement attaqué et l'arrêt 1B_13/2018 du 29 janvier 2018 consid. 2.1), mais soutient en substance que celui-ci ne justifierait pas son maintien en détention, puisqu'il pourrait être réduit par le prononcé de mesures de substitution (formation et suivi médical). Conformément au principe de la proportionnalité ancré à l'art. 36 al. 3 Cst., le juge de la détention doit examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention. Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. A cet égard, la cour cantonale a rappelé que les experts avaient préconisé un encadrement institutionnel; ils avaient constaté que le recourant avait besoin non seulement d'un suivi psychiatrique, mais également de diverses mesures socio-éducatives tout comme d'un appui professionnel, confirmant qu'il lui était nécessaire, du moins dans un premier temps, de bénéficier d'un cadre que seule une institution fermée pouvait lui offrir. La juridiction précédente a de plus relevé que le tribunal de première instance en avait déduit qu'un traitement thérapeutique ambulatoire ne saurait être prononcé, étant insuffisant pour réduire le risque de récidive et pour pallier les troubles du recourant. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. De manière contraire à ses obligations en matière de motivation (cf. art. 42 al. 2 LTF), il se limite d'ailleurs à proposer des mesures de substitution dans ses conclusions, sans les étayer. En particulier, il n'explique pas quel serait l'encadrement - social et/ou familial - dont il bénéficierait en cas de libération. Or, l'environnement dans lequel il se retrouverait ne paraît pas permettre de considérer que le risque de réitération serait diminué d'une manière suffisante. En effet, le recourant n'a pas d'emploi l'occupant régulièrement, les démarches dans ce sens peuvent induire des recherches sur internet - outil utilisé pour perpétrer les infractions qui lui sont reprochées - et la mise en oeuvre d'un contrôle des moyens employés n'aurait de sens que si tous les appareils pouvant être utilisés par le recourant pouvaient être cernés, ce qui ne saurait être le cas s'il est remis en liberté. Partant, faute de mesures de substitution adéquates, c'est à juste titre que la Chambre des recours pénale a confirmé le maintien en détention pour des motifs de sûreté.