Citation: 4A_427/2023 E. A

A.a. A compter du 16 juillet 2012, A.________, née le (...), a été engagée par B.________ SA en tant qu'auditrice interne à Y.________ pour une durée indéterminée. Le salaire annuel brut convenu était de 102'000 fr. auquel s'ajoutait un bonus garanti de 8'000 fr. pour l'année 2012. Dès 2013, un bonus pouvait être accordé de façon discrétionnaire à l'intéressée, en fonction notamment de la performance individuelle de l'employée et des résultats financiers du groupe. Jusqu'à son engagement, l'employée, titulaire d'un bachelor en management et d'un master en droit, criminalité et sécurité des nouvelles technologies, avait travaillé en qualité de stagiaire universitaire au sein du service d'audit interne d'un autre établissement bancaire, puis comme chargée de sécurité informatique et d'organisatrice de projets de sécurité en technologies de l'information (Information Technology [IT]). Depuis 2011, elle était également chargée de cours de formation continue en sécurité de l'information à C.________. A.b. A compter du 1er septembre 2014, l'employée a quitté le secteur de l'audit interne pour occuper le poste de cheffe de l'équipe " Security Operations Center " (ci-après: SOC), nouvellement créée, au sein du département " Group Information Security " (ci-après: GIS) de son employeuse. Le département GIS chapeautait le SOC et le service " Information Risk Assurance " (ci-après: IRA). Les missions du SOC, lequel comptait à l'origine quatre collaborateurs, puis cinq, et sept par la suite, étaient de prévenir, détecter, analyser et répondre aux incidents de cybersécurité, fuites de données ou menaces internes. Les activités du SOC consistaient principalement en des contrôles, du monitoring et traitement des alertes, de la surveillance et des investigations, du traitement de demandes informatiques et des enquêtes. De son côté, l'IRA, lequel avait un domaine d'activités plus large que celui du SOC, avait notamment pour tâches d'assumer la gouvernance sécurité, d'effectuer des tests et analyses de sécurité et de sensibiliser les collaborateurs de l'entreprise aux problématiques en matière de sécurité. A.c. Selon le cahier des charges de A.________, les missions de l'intéressée consistaient notamment à gérer et superviser une équipe d'analystes de la sécurité de l'information, à la soutenir dans la détection, l'analyse et la gestion d'alertes de sécurité de l'information plus complexes, à collaborer avec d'autres départements de l'entreprise ainsi qu'à organiser et assurer une unité de service d'astreinte. Les qualifications requises pour occuper le poste de responsable du SOC étaient un degré universitaire en sécurité de l'information et une expérience de deux à trois ans en IT ou sécurité de l'information. A.d. Au cours des divers " entretiens d'évolution " de A.________, ses prestations ont été jugées très favorablement. A.e. Par avenant au contrat de travail signé en 2015, A.________ est devenue mandataire commerciale. Elle a acquis simultanément le statut d'employée intéressée, grâce auquel elle s'est vu octroyer dix parts d'intéressement lui donnant droit à un versement en espèces variant en fonction des résultats de l'entreprise. A.f. L'employée est devenue fondée de pouvoir de l'employeuse en avril 2016. A.g. Le salaire de l'employée a été augmenté à plusieurs reprises au cours des rapports de travail. Selon les certificats de salaire de l'employée, celle-ci a perçu les rémunérations annuelles brutes suivantes: - en 2014: 120'150 fr.; - en 2015: 131'852 fr.; - en 2016: 151'160 fr. (ainsi qu'un montant de 7'956 fr. à titre de frais de représentation); - en 2017 : 161'388 fr. (ainsi qu'un montant de 8'494 fr. à titre de frais de représentation). A.h. D'après l'application de gestion des salaires utilisée par l'employeuse, les membres subordonnés de l'équipe SOC (D.________, E.________, F.________ et G.________) ont perçu une rémunération annuelle globale (bonus et parts d'intéressement compris) supérieure à celle de A.________ au cours des exercices 2014 et 2015. H.________, lequel dirigeait l'IRA depuis le 1er juin 2015, a également perçu une rémunération globale supérieure à celle de A.________ entre 2014 et 2018. A.i. Par courrier du 27 avril 2018, A.________ a résilié les rapports de travail avec effet au 30 juin 2018. A.j. Par contrat de travail du 28 novembre 2018, I.________ a été engagé en tant que successeur de A.________. Il avait droit à une rémunération globale de 166'000 fr. pour l'année 2019.