Citation: 9C_230/2019 E. 4.1

4.1. Conformément aux instructions de la décision cantonale de renvoi du 4 mars 2016, le docteur C.________ a été invité par l'office AI à se prononcer sur la répercussion des troubles ophtalmologiques et des céphalées sur la capacité de travail de la recourante. D'après les faits constatés par la juridiction cantonale, le médecin a indiqué qu'un taux d'occupation de 50 % était le maximum exigible de la part de l'assurée, en raison de la fatigue et du trouble visuel subséquent à ses céphalées (dans l'activité habituelle et une activité de substitution). Certes, comme l'a retenu la juridiction cantonale, le docteur C.________ n'est pas un spécialiste en neurologie. On ne saurait cependant considérer que le médecin aurait méconnu sa spécialisation lorsqu'il a justifié la limitation de la capacité de travail de l'assurée en tenant compte de l'atteinte visuelle et des céphalées, dont il a exclu l'étiologie ophtalmologique (correspondance du 24 juin 2016). Il lui appartenait de donner une appréciation globale de l'état de santé et de la capacité de travail, qui n'avait pas à faire abstraction de l'éventuelle pathologie neurologique (céphalées), en fonction de son expérience et de ses connaissances médicales. Dans ces conditions, la juridiction cantonale n'était pas en droit de faire abstraction des conclusions de l'ophtalmologue. Il convenait bien plutôt de se demander si, dans le cadre d'un examen global, les indications du docteur C.________ mettaient en cause les conclusions des experts du CEMed.