Citation: 1C_82/2018 E. 4.4

4.4. Dans son écriture, le recourant soutient qu'il formait une communauté conjugale effective et stable avec son épouse au moment de la naturalisation. Il conteste avoir menti dans le but d'être naturalisé. Il explique que c'est uniquement à la suite de l'événement extraordinaire du jet de la télécommande que son couple aurait décidé de se séparer. Les explications du recourant ne sont toutefois pas convaincantes et ne permettent pas de renverser la présomption établie. L'instance précédente a démontré de manière pertinente que les problèmes conjugaux étaient apparus assez rapidement après le mariage. Elle a notamment indiqué qu'il existait dès le début de l'union de l'agressivité verbale et des accès de colère de l'épouse, une absence de communication dans le couple ainsi qu'une abstinence sexuelle définitive en raison de l'état de santé de la prénommée (consid. 8.2 de l'arrêt attaqué). On constate dès lors, avec le Tribunal administratif fédéral, que les problèmes conjugaux étaient antérieurs à la signature de la déclaration de vie commune et que le recourant ne pouvait pas en ignorer la gravité. Il était notamment conscient que son épouse rencontrait d'importants problèmes, notamment d'agressivité. L'épisode de la télécommande vient s'inscrire dans cette situation préexistante et ne saurait constituer, dans ce contexte, un événement extraordinaire au sens requis par la jurisprudence.