Citation: 6B_370/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, différents éléments sont incontestés, soit les relations d'amitié liant les recourants à l'intimé, la vente d'actions par le second aux premiers (respectivement en 2003 pour Y.________ et 2004 pour X.________) et le fait que le second n'était pas officiellement le propriétaire de ces titres. En revanche, il n'est pas établi à quel moment les recourants ont eu connaissance de cette information. Cependant, peu importe les circonstances - certes troubles - entourant l'achat des titres et les renseignements alors peut-être donnés. En effet, contrairement à ce que soutiennent les recourants, ils n'ont été à aucun moment empêchés ou dissuadés de procéder à des vérifications sur la société, son partenariat, sur l'investissement en cause et/ou sur son avancement. Aucun des deux recourants ne prétend d'ailleurs que le projet présenté par l'intimé - transformation d'une ferme en restaurant - n'aurait eu aucune réalité et aurait été monté de toutes pièces dans le seul but de leur soutirer de l'argent. Il ressort ainsi de l'arrêt attaqué qu'un terrain a été acquis en 2000/2001 et que, sur place, l'intimé, qui se comportait comme le promoteur du projet, s'investissait pour le faire avancer. Les deux recourants se sont également rendus sur ledit terrain en Italie, opportunité leur ayant ainsi été offerte de se renseigner sur place, cas échéant, de procéder à des vérifications. De plus, en 2006/2007, le recourant X.________ a requis et reçu de l'administrateur de la société différents renseignements; l'obtention de ces informations ne semble pas avoir soulevé de difficulté particulière. Quant à la revente du terrain en 2011, elle ne vient pas infirmer la réalité du projet, mais résulte de l'échec, après plusieurs années, des démarches administratives tendant à l'obtention de subsides de la part de l'Etat italien; cette revente apparaît dès lors comme une mesure afin de tenter de limiter les éventuelles pertes. On ne voit ainsi pas où se trouverait le montage astucieux mis en place par l'intimé pour abuser de l'amitié et de la confiance des recourants, notamment au moment où ceux-ci ont procédé à l'achat des titres. En tout état de cause, une telle conclusion ne découle pas de l'absence de réussite d'un investissement - si important soit-il - et/ou du défaut des profits espérés. Partant, la condition de l'astuce n'étant pas réalisée, c'est à juste titre et sans violer le principe "in dubio pro duriore" que la Chambre pénale a confirmé le classement des plaintes des recourants s'agissant de l'infraction d'escroquerie (art. 319 al. 1 let. b CPP et 146 CP) et ce grief doit être rejeté.