Citation: 7B_192/2023 E. 2.3.2

2.3.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a examiné l'ensemble des griefs soulevés par la recourante dans son recours cantonal (dossier cantonal, pièce 83), à tout le moins de manière implicite. Aux pages 12 à 17, elle a relevé de manière successive l'ensemble des griefs de l'intéressée (cf. consid. 2.3.1 à 2.3.6; rapport d'expertise de documents; implications des sociétés H.________ et I.________; soupçons de blanchiment d'argent; autres aspects factuels non clairs; constatation incomplète ou erronée des faits et violation de la maxime d'instruction; violation du droit d'être entendu en lien avec l'"Assets Letter" de H.________ et les ordres de paiements en faveur de I.________) et y a répondu, notamment en se référant à la position du Ministère public, en précisant que l'ensemble des investigations nécessaires avaient été effectuées et en considérant que celles-ci n'avaient pas permis d'établir les faits reprochés aux intimés. Il importe ainsi peu que la cour cantonale n'ait pas procédé, pour chaque complexe de faits et pour chaque infraction envisagée, à une application juridique de la norme au cas concret. Cela vaut d'autant plus que, dans son recours cantonal, la recourante n'a formulé aucun grief propre relatif à ces infractions. De plus, on ne saurait en l'occurrence reprocher à la juridiction cantonale d'avoir omis d'examiner les griefs tirés des art. 6 et 7 CPP, dès lors que les principes qui en découlent visent à permettre aux - respectivement à obliger les - autorités pénales de conduire leurs instructions pénales et que c'est précisément sous cet angle, par l'intermédiaire de l'examen des art. 310 al. 1 et 319 al. 1 CPP, que l'autorité cantonale a examiné la présente affaire et le recours de la recourante. Il s'ensuit en outre que les griefs invoqués par cette dernière tendent en réalité à remettre en cause l'appréciation, le cas échéant anticipée, des preuves opérée par les autorités précédentes et les motifs du classement de la procédure, respectivement du refus d'ouvrir une instruction pénale. Or il s'agit de questions qui ne peuvent pas être séparées du fond. Il résulte de ce qui précède, d'une part, que la juridiction cantonale n'a pas contrevenu à son devoir de motivation et, d'autre part, que les critiques de la recourante sont irrecevables sous l'angle de l'art. 81 al. 1 LTF.