Citation: I 3/02 02.12.2002 E. 2

2.1 A l'appui de sa décision de refus d'une rente du 5 août 1993, la commission de l'assurance-invalidité avait considéré que l'assuré n'était plus en mesure d'exercer ses anciennes professions de maçon ou de plâtrier-peintre. En revanche, l'intéressé était tout-à-fait apte à exercer une «activité adaptée» lui permettant de réaliser encore 71 % du gain qu'il obtenait dans sa profession habituelle. L'administration s'était fondée pour cela sur les avis des docteur D.________, spécialiste en neurologie (rapport du 6 janvier 1993), et I.________, médecin généraliste (rapport du 23 mars 1993), lesquels avaient fait état d'un syndrome cervical, d'un syndrome de tunnel carpien bilatéral et de tendo-myalgies de la ceinture scapulaire et syndrome du défilé thoracique. Dans sa nouvelle décision de refus du 20 janvier 1998, l'administration a considéré qu'au terme de sa formation financée par l'assurance-invalidité, l'assuré était pleinement en mesure de travailler en qualité d'aide dans le domaine de l'électronique (machines à café, radio-télévision) ou encore dans le milieu industriel (montage de capteurs, montage électronique). Elle s'est fondée apparemment pour cela sur un rapport du docteur I.________, du 23 novembre 1994, qui faisait état de constatations comparables à celles qui avaient été effectuées en 1993. Invité, aux termes du jugement cantonal du 1er mars 1999, à compléter l'instruction, l'office AI a recueilli les avis des docteurs D.________ (du 23 mars 1999), Z.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales (du 18 octobre 1999), et I.________ (du 29 février 2000). Ces médecins ont fait état, outre les troubles déjà constatés précédemment, d'une polyinsertionnite dans le cadre d'une problématique socioprofessionnelle complexe et chronique (rapports des docteurs D.________ et I.________) et d'un syndrome douloureux chronique rachidien prédominant au niveau cervical (rapports des docteurs Z.________ et I.________). Selon le docteur I.________, les troubles constatés entraînent, dans l'ensemble, une incapacité de travail de 100 % dès le 21 août 1999. 2.2 Affirmant se référer à l'avis du docteur Z.________, la juridiction cantonale a considéré que les atteintes à la santé dont souffre le recourant depuis 1992 n'avaient pas subi de modification notable. Même si le docteur I.________ a fait état d'une incapacité de travail de 100 %, elle a considéré que cet avis n'était pas en mesure de mettre en doute l'appréciation du docteur Z.________, dans la mesure où le docteur I.________ n'indique pas en quoi ces troubles agiraient de façon différente depuis "1994". De son côté, le recourant est d'avis que le syndrome douloureux chronique, pourtant dûment constaté par les premiers juges, aurait dû faire l'objet d'une instruction complémentaire sous la forme d'une expertise psychiatrique dès lors qu'un syndrome somatoforme douloureux comporte une composante psychiatrique importante.