Citation: 2A.523/2001 18.12.2001 E. 4

4.- Mal fondé, le recours doit être rejeté. Quant à la requête d'assistance judiciaire au sens de l'art. 152 al. 1 OJ, elle doit être admise en ce sens qu'il sera statué sans frais, puisque le recourant se trouve dans le besoin et que les conclusions du recours n'apparaissaient pas d'emblée vouées à l'échec. Dans la mesure où le recourant sollicite l'assistance d'un avocat d'office, sa demande doit en revanche être rejetée. Aux termes de l'art. 152 al. 2 OJ, le tribunal peut faire assister une partie d'un "avocat". Ainsi seul un avocat patenté peut être nommé comme avocat d'office. Lorsqu'une partie est représentée par un avocat-stagiaire agissant en son nom propre et non sous la responsabilité d'un avocat, il ne peut être désigné comme avocat d'office (cf. arrêt non publié du 1er octobre 1996 dans la cause M., consid. 3b [2A. 445/1996]). Autre est la question de savoir si l'avocat-stagiaire est autorisé à agir devant le Tribunal fédéral comme mandataire (art. 29 al. 2 OJ). En l'espèce, le mandataire a déposé et signé seul le mémoire de recours en déclarant qu'il agissait, en tant qu'avocat-stagiaire, au nom et pour le compte du recourant (cf. p. 4 du recours). Il n'y avait donc pas lieu de lui fixer un délai pour faire contresigner le recours par un avocat patenté. A l'exception d'une seule lettre du 11 décembre 2001 adressée au Tribunal fédéral qui s'en prenait avant tout de manière générale à une pratique du Service cantonal, les actes de procédure n'ont pas été contresignés par un avocat patenté, ce qui confirme que celui-ci ne voulait pas intervenir dans la présente procédure.