Citation: I 512/01 06.06.2002 E. 4

4.- a) En l'espèce, les avis de la doctoresse C.________ et du professeur T.________ diffèrent tant sur l'existence d'une intoxication aux métaux lourds et la manière de la diagnostiquer, que sur le degré de la capacité de travail du recourant. Si le médecin traitant a bien attesté une telle intoxication, elle n'a toutefois guère documenté son avis. Quant à l'expert mandaté par l'AI, il a certes infirmé le diagnostic de sa consoeur, mais en même temps il a fait part de son inexpérience en la matière et a laissé à l'intimé le soin de consulter un expert en toxicologie industrielle ou en médecine du travail. De son côté, le docteur F.________, médecin conseil de l'assurance-invalidité, a renoncé à s'impliquer dans un débat sur les métaux lourds et leurs inconvénients sur la santé ne s'estimant pas compétent en la matière. b) L'expertise du docteur T.________ ne répond ainsi que partiellement aux critères posés par la jurisprudence (cf. consid. 3 ci-dessus). En effet, le diagnostic d'intoxication chronique aux métaux lourds reste douteux, si bien que la Cour de céans ignore toujours l'incidence qu'une telle intoxication, si elle était avérée, pourrait le cas échéant avoir sur la capacité de travail du recourant. En conséquence, il s'agit d'élucider ces deux points auprès d'un spécialiste en toxicologie. Encore faudra-t-il que l'activité lucrative habituelle du recourant soit clairement établie. En effet, tandis que le médecin traitant a pris un travail d'installateur sanitaire en considération, l'expert de l'AI a retenu un emploi de dessinateur sanitaire et de directeur de succursale, ce qui semble être l'éventualité la plus plausible à la lecture du questionnaire pour l'employeur du 17 août 2000.