Citation: 9C_384/2021 E. 4

La recourante se prévaut d'une violation des art. 9 et 29 al. 2 Cst. Elle reproche à l'instance précédente d'avoir constaté l'état de fait de façon lacunaire, sans avoir tenu compte de l'ensemble des pièces à disposition, dont celles produites avec son recours. Elle soutient que le professeur B.________ avait précisé exactement en quoi son état de santé s'était dégradé, de sorte que l'intimé aurait eu l'obligation d'ordonner une expertise et d'entrer en matière sur sa demande. Par ailleurs, la recourante invoque une violation des art. 87 al. 4 RAI (recte: al. 3 depuis le 1er janvier 2012 [cf. RO 2011 5679]) et 29 al. 1 Cst. A son avis, l'intimé serait "de facto" entré en matière sur sa nouvelle demande dès lors qu'il avait consulté le SMR. De plus, les avis de ce dernier ne lui auraient pas été communiqués, en violation de son droit d'être entendue. La recourante soutient que l'intimé aurait dû lui impartir un délai raisonnable pour que le professeur B.________ puisse la faire examiner par un rhumatologue. En statuant le 22 février 2019, soit deux mois seulement après l'intervention du prénommé du 14 décembre 2018, l'intimé aurait ainsi violé tant le principe de l'instruction d'office que son droit d'être entendue.