Citation: 2C_104/2017 E. 5.2

5.2. A ce propos, et pour autant qu'il y ait lieu d'en traiter à la suite de la libération du recourant, on relèvera que celui-ci a été placé en détention le 13 juillet 2016 et qu'un vol à destination de la Gambie était réservé pour lui initialement le 2 août 2016. Après son refus de monter dans l'avion, sa détention s'est poursuivie. Les autorités ont alors organisé un nouveau vol au mois de novembre 2016, à bord duquel il n'a pu embarquer pour des raisons de place, puis finalement un vol spécial le 1 er février 2017 (cf. décision de mise en liberté du 2 février 2017). Ce dernier n'ayant pas eu lieu, le recourant a été libéré. Dans ces conditions, et ainsi que l'a relevé l'autorité précédente, il ne saurait être question de violation de l'art. 76 al. 4 LEtr, les autorités ayant entrepris rapidement les démarches nécessaires pour procéder à l'exécution du renvoi. On ajoutera que le recourant faisait l'objet d'une décision de renvoi exécutoire. S'il a effectivement quitté la Suisse pour se rendre en France, cela ne saurait être considéré comme l'exécution du renvoi dans le pays d'origine, la Suisse ayant été tenue, selon les accords d'association à Dublin, de réadmettre le recourant sur son territoire (cf. ATF 140 II 74; arrêt 2C_689/2014 du 25 août 2014 consid. 2.2).