Citation: 8C_371/2017 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, il existe de sérieux doutes quant à la persistance, au-delà du 1 er avril 2014, de limitations significatives imputables au trouble otoneurologique indiqué par le docteur B.________ dans son rapport du 14 mars 2011. En particulier, il n'existe pas d'élément objectif permettant d'établir que le traitement de physiothérapie n'a pas permis d'apporter une amélioration de l'état de santé sur ce plan. Quant à la pièce n° 268 du dossier, invoquée à deux reprises par l'intimée, elle consiste en un rapport du docteur D.________, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique (du 28 février 2014), sans aucune relation avec un trouble otoneurologique et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les pièces du dossier s'il existe des éléments de fait pertinents à l'appui de la thèse de l'intimée. Quoi qu'il en soit, il n'est pas nécessaire de mettre en oeuvre une instruction complémentaire sur le point de savoir si le trouble constaté par le docteur B.________ est de nature à influer sur la capacité de travail et de gain de l'intéressée postérieurement au 1 er avril 2014. En effet, les premiers juges ne pouvaient retenir l'existence d'un lien de causalité naturelle entre le trouble vestibulaire et l'accident du 13 avril 2009 au seul motif que, selon ce médecin, l'intimée ne se plaignait d'aucun trouble de ce type avant cet événement car cela revient à se fonder sur l'adage " post hoc ergo propter hoc ", lequel ne permet pas, selon la jurisprudence, d'établir un tel lien (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.; arrêt 8C_485/2014 du 24 juin 2015 consid. 4.3). Vu ce qui précède, la cour cantonale n'était pas fondée à écarter deux DPT sur les cinq retenues par la CNA, au motif qu'elles n'étaient pas compatibles avec les limitations retenues par le docteur B.________. Cela étant, il n'existe pas de raison de mettre en cause l'évaluation de l'invalidité effectuée par recourante et celle-ci était fondée à retenir que le taux d'incapacité de gain (7 %) était insuffisant pour ouvrir droit à une rente (art. 18 al. 1 LAA).