Citation: 8C_236/2019 E. 3.2

3.2. Sur le fond, la cour cantonale a retenu que la décision du Conseil d'Etat de supprimer un poste de veilleur était basée sur des motifs objectifs. Quant au choix de la personne devant supporter la suppression de poste, la décision de l'intimé n'apparaissait pas dénuée de tout fondement. Les observations faites concernant la comparaison entre l'intéressé et les autres veilleurs dont les postes ont été conservés paraissaient en effet défendables; elles étaient détaillées et tenaient compte des critères retenus par la jurisprudence cantonale (Recueil de jurisprudence neuchâteloise [RJN] 2006 p. 195), à savoir la situation matérielle et familiale, l'âge, les possibilités de trouver un nouvel emploi, les compétences de chacun et la préférence accordée à un collaborateur soumis à la LSt, plutôt qu'à celui engagé selon le droit privé et aux employés nommés s'ils ont tous un statut de droit public régi par cette loi. Il en allait de même du maintien du poste de veilleuse de la seule femme de l'effectif. Apparaissait en effet défendable l'explication de l'intimé selon laquelle la nécessité de compter sur une veilleuse femme pour l'encadrement des migrantes, qui plus est avec de l'ancienneté au sein de l'Etat de Neuchâtel et de bonnes connaissances linguistiques, prévalait sur le fait que celle-ci ne bénéficiait que d'un contrat de droit privé. Partant, les premiers juges ont considéré que la résiliation des rapports de service du recourant au 30 avril 2019 n'était pas arbitraire.