Citation: 8C_605/2022 E. 4.2.4

4.2.4. Ces considérations ne prêtent pas le flanc à la critique et il convient de s'y rallier. Certes, l'activité d'aide-soignante, respectivement d'assistante en soins et santé communautaire, peut s'exercer dans le secteur public. Il n'en reste pas moins qu'il est établi que l'intimée ne peut plus exercer son activité habituelle. On ajoutera, au demeurant, que l'activité d'aide-soignante de l'intimée auprès de la clinique C.________ relevait du secteur privé. En ce qui concerne ensuite la branche d'activité "Assurances", comme l'ont relevé les premiers juges, elle recouvre la souscription de contrats d'assurance de rente et d'autres formes de contrats d'assurance ainsi que l'investissement des primes pour constituer un portefeuille d'actifs financiers en prévision des sinistres futurs ainsi que la fourniture de services d'assurance et de réassurance directe (cf. notes explicatives de la nomenclature NOGA 2008). En l'occurrence, la formation d'aide-soignante et d'assistante en soins et santé communautaire, ainsi que l'expérience accumulée dans ce domaine, ne justifient en rien de se fonder sur cette branche d'activité. La faculté reconnue par la jurisprudence de se référer aux salaires de secteurs particuliers plutôt qu'à la ligne "total" concerne les cas dans lesquels, avant l'atteinte à la santé, l'assuré concerné a travaillé dans un domaine pendant de nombreuses années et où une activité dans un autre domaine n'entre pratiquement plus en ligne de compte (cf. consid. 4.3.1 supra). Or, en l'espèce, l'intimée n'a pas travaillé dans le domaine des assurances pendant de nombreuses années. Même si elle pouvait hypothétiquement trouver un emploi dans le secteur administratif d'une assurance, en référence aux offres d'emploi produites par la recourante, on ne peut pas encore en déduire que cette branche d'activité soit exigible de sa part, alors qu'il n'apparaît pas - en tout cas la recourante ne le soutient pas - qu'elle aurait bénéficié de mesures de réadaptation dans ce secteur. C'est donc à raison que les premiers juges se sont référés à la ligne "total" de la table TA1, dès lors que l'intimée ne peut raisonnablement plus exercer son activité habituelle et qu'elle est tributaire d'un nouveau domaine d'activités pour lequel l'ensemble du marché du travail est en principe disponible.