Citation: 2P.288/2002 24.02.2003 E. B

La Coopérative a recouru contre ces décisions auprès du Tribunal administratif qui, par arrêt du 1er novembre 2002, a décliné sa compétence. Il a considéré en bref que le retrait de l'exploitation du service d'appel des taxis n'apparaissait pas comme une décision sujette à recours, car la Municipalité de Lausanne avait choisi de régler de manière conventionnelle les modalités de la cession d'exploitation du central dont elle est propriétaire. Dès lors, il ne s'agissait pas d'une décision d'une autorité usant de ses prérogatives de puissance publique, mais de la prise de position d'une partie à un contrat administratif quant à l'application de ce dernier, ce qui excluait la compétence du Tribunal administratif en vertu de l'art. 1er al. 3 de la loi cantonale sur la juridiction et la procédure administrative du 18 décembre 1989 (LPJA).