Citation: 1P.733/2000 14.05.2001 E. D

D.- Agissant par la voie du recours de droit public pour violation du droit de vote des citoyens selon l'art. 85 let. a OJ et pour violation des droits constitutionnels des citoyens au sens de l'art. 84 al. 1 let. a OJ, May Bittel demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt et de renvoyer la cause au Tribunal administratif pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré à tort que la validité matérielle d'un référendum communal devait être contestée dans le cadre des dispositions en matière de votations et d'élections et, partant, d'avoir tenu son recours du 27 juin 2000 pour tardif faute d'avoir été interjeté dans le délai de six jours suivant la décision du Conseil d'Etat du 19 avril 2000 fixant au dimanche 25 juin 2000 la date de la votation référendaire. Invoquant les art. 9 et 29 al. 1 Cst. , il lui fait en outre grief d'avoir commis un déni de justice en ne se prononçant pas sur le fond de son recours du 27 juin 2000, au terme d'une interprétation arbitraire des actes de la procédure et des moyens juridiques invoqués, ni sur celui interjeté le 6 septembre 2000. Il requiert l'assistance judiciaire. Le Tribunal administratif persiste dans les termes de son arrêt. Le Conseil d'Etat et la Commune de Versoix concluent au rejet du recours.