Citation: I 539/04 16.08.2005 E. 4

4.1 Pour rendre leurs conclusions, les experts du COMAI ont procédé à un examen clinique complet de l'intimée le 20 novembre 2001. Ils se sont adjoints les services d'un rhumatologue, le docteur H.________, et d'un psychiatre, le docteur N.________. Se fondant sur l'examen clinique, sur les observations du rhumatologue et du psychiatre ainsi que sur l'ensemble du dossier médical, les experts du COMAI ont retenu les diagnostics de syndrome douloureux somatoforme persistant sous forme de douleurs diffuses au niveau de l'appareil locomoteur (F 45.4), de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen (F 33.1), de somatisations (F 45.0) et de trouble hypocondriaque (F 45.2). A leur avis, l'élément moteur, sur le plan psycho-pathologique, est représenté par l'interconnexion des somatisations et du trouble hypocondriaque, l'état dépressif étant en quelque sorte apparu progressivement et de façon réactionnelle aux troubles susmentionnés qui relèvent plutôt de la sphère psychotique. Leur appréciation globale, selon le modèle bio-psycho-social, permettait de conclure à une capacité de travail résiduelle en tant qu'employée de conditionnement de l'ordre de 30 à 40 %. 4.2 Se fondant sur le rapport d'expertise du COMAI du 12 mars 2002, les premiers juges ont admis l'existence d'un trouble somatoforme douloureux ainsi que d'une fibromyalgie ayant des répercussions invalidantes sur la capacité de travail de l'intimée, à hauteur de 60 à 70 % (capacité de travail de 30 à 40 %). 4.3 Selon le recourant, la condition d'une comorbidité psychiatrique importante par sa gravité, son acuité et sa durée fait défaut, étant donné que l'intimée n'a jamais présenté de symptomatologie dépressive sévère nécessitant une prise en charge psychiatrique spécialisée et que l'état dépressif moyen mis en évidence par les experts du COMAI ne constitue pas une comorbidité psychiatrique autonome. Par ailleurs, l'office AI nie que les autres critères consacrés par la jurisprudence, dont l'existence permet d'admettre le caractère non exigible de la reprise de travail, soient réunis dans le cas particulier.