Citation: 1P.532/2000 19.09.2000 E. 1

b) En l'occurrence, le dossier révèle des charges sérieuses de culpabilité à l'encontre du recourant du chef d'infraction grave à la loi sur les stupéfiants, fondées sur les déclarations de S.________ et de K.________. Ce dernier a déclaré qu'après s'être momentanément absenté de son appartement, il avait vu à son retour O.________ et S.________ en train de préparer des boulettes de cocaïne, que ceux-ci devaient se partager en vue de les distribuer à des ressortissants africains chargés de les revendre. Il a affirmé en outre que O.________ se trouvait souvent avec S.________ et que tous deux allaient rendre visite à un dénommé J.________, également impliqué dans un trafic de cocaïne. Il a ajouté avoir vu à quatre reprises le recourant en train de confectionner des boulettes avec S.________. Par la suite, il a déclaré n'avoir vu qu'à deux occasions O.________ préparer des boulettes à son domicile, la première fois avec S.________ et une tierce personne, la seconde fois uniquement avec S.________. Après avoir contesté les accusations de K.________, S.________ a reconnu avoir apporté la cocaïne au domicile de ce dernier et l'avoir confectionnée en boulettes avec l'aide de O.________. La drogue devait être partagée entre les trois hommes à parts égales. Il a précisé avoir déjà amené à trois reprises à K.________ de la cocaïne, qu'il coupait et préparait en boulettes avec K.________ et O.________. Il a également déclaré avoir remis 2,5 grammes, puis 5 grammes de cocaïne à O.________, à Berne, destinés à la revente après coupage. Lors de la confrontation avec K.________, il est revenu sur ses déclarations en admettant que celui-ci n'avait pas participé à la confection des boulettes; il a en revanche maintenu ses accusations à l'endroit du recourant. Ce dernier a pour sa part contesté l'intégralité des charges retenues contre lui. Il n'a en particulier fourni aucune explication sur les raisons de sa présence, lors de son interpellation, dans la chambre de K.________, fermée à clef de l'intérieur, qui contenait 147 boulettes de cocaïne, représentant environ 25 grammes net de cocaïne. Dans ces conditions, les juges de la détention pouvaient sans arbitraire retenir l'existence de présomptions suffisantes de culpabilité à l'encontre du recourant, à tout le moins pour les faits évoqués par ses coaccusés.