Citation: 6B_1457/2020 E. 1

Il en ressort notamment ce qui suit: B.a. Le 19 janvier 2020, à 20h45, A.________ et B.________ ont été interpellés à la douane alors qu'ils transportaient de C.________ à D.________, dans le véhicule du précité, une boule de cocaïne d'un poids d'environ 160 grammes. A.________ était alors porteur d'une convocation par-devant le Tribunal correctionnel de E.________, datant du 10 janvier 2020, en vue d'une audience prévue le 10 mars 2020, pour répondre d'une accusation de transport de 553 grammes de cocaïne. B.b. Lors de la perquisition intervenue dans le logement de A.________, un gramme de cocaïne conditionné sous la forme de parachute a été trouvé sur une table, de même que, dans sa cave, une quantité de 54,8 grammes de cocaïne, conditionnée en boule dans de l'aluminium. B.c. Le 13 octobre 2016, A.________ a ouvert un compte auprès de F.________ SA sous le nom de G.________ en présentant un passeport espagnol falsifié établi à ce nom. Le 10 janvier 2019, ce compte bancaire a été crédité de la somme de 9'000 euros en trois versements de 3'000 euros chacun avec la référence " achat montre Hublot ", montants transférés par la société H.________, en France. Quasiment l'intégralité de ces sommes a été retirée au bancomat entre les 10 et 11 janvier 2019. F.________ SA a effectué, le 16 janvier 2019, une communication de soupçons de blanchiment d'argent au sujet de ces faits après réception de trois messages indiquant que les transferts étaient frauduleux. B.d. Le 19 juillet 2018, A.________ a ouvert un compte auprès de Banque I.________ sous le nom de G.________ en présentant un permis G obtenu le 17 mai 2017. Entre les 17 et 18 janvier 2019, ce compte a été crédité de dix versements de 3'000 euros chacun, ces virements provenant de la société J.________, en France. Trois retraits au bancomat sont intervenus à Genève le 18 janvier 2019 sur ledit compte pour un montant total de 10'000 francs. Le 18 janvier 2019, K.________, gérant de la société J.________, a déposé une plainte pénale en France, expliquant qu'il s'agissait de virements frauduleux qui avaient pour motif " virement WEB G.________ virement 2 à 5 " et " Virement WEB G.________ Achat de montre " et avant lesquels il avait reçu un courriel pirate provenant faussement de sa banque, L.________, cette dernière ayant ensuite lancé une " alerte fraude " le même jour. B.e. Le 11 janvier 2018, A.________ a été condamné par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois à une peine privative de liberté de 180 jours pour faux dans les titres, faux dans les certificats, séjour illégal, exercice d'une activité lucrative sans autorisation et comportement frauduleux à l'égard des autorités (art. 118 al. 1 LEtr). B.f. A.________, né en 1990 au Liberia, est de nationalité guinéenne. Toute sa famille (père, frère et soeurs) est installée en Belgique, bien qu'il soit toujours domicilié en Espagne chez son père et possède un permis de résidence dans ce pays. Il a effectué sa scolarité en Guinée puis en Espagne et il a une formation d'électricien dans le bâtiment qu'il souhaite achever en Belgique. Il est marié religieusement avec M.________, vivant en Belgique. Ils comptent fonder un foyer dans ce pays et y régulariser leur union. Il est également père d'une fille de deux ans, qui vit avec sa mère à Genève et avec laquelle il avait des relations régulières et à l'entretien de laquelle il participait avant son arrestation. B.g. Outre sa condamnation du 11 janvier 2018, il ressort du casier judiciaire suisse que le recourant a été condamné: - le 1er mars 2011, par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à 10 fr. le jour, peine partiellement complémentaire au jugement du 11 août 2010, pour mise en circulation de fausse monnaie et séjour illégal; - le 22 mars 2011, par le Ministère public de Genève, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr. le jour, pour opposition aux actes de l'autorité et séjour illégal; - le 17 octobre 2011, par le Ministère public de Genève, à 720 heures de travail d'intérêt général ainsi qu'à une amende de 2'000 fr., pour délit contre la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 aLStup); - le 16 mai 2012, par le Staatsanwalt des Kantons Wallis, à une peine privative de liberté de 70 jours pour entrée et séjour illégaux; - le 17 juin 2014, par la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève, à 350 heures de travail d'intérêt général, pour violence ou menace contre les autorités et fonctionnaires et séjour illégal; - le 13 mars 2018, par le Tribunal de police de Genève, à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 10 fr. le jour, pour faux dans les certificats, conduite d'un véhicule automobile sans le permis de conduire requis et entrée illégale; - le 14 juin 2019, par le Tribunal de police de Genève, à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour, pour entrée illégale.