Citation: 1C_276/2023 E. 2

Lorsqu'une partie n'a pas la qualité pour agir sur le fond, elle ne peut se prévaloir d'une violation de ses droits de partie qu'en présence d'un déni de justice formel (cf. consid. 1.2 ci-dessus). Dans ce cadre, elle peut faire valoir que son recours a été déclaré à tort irrecevable, qu'elle n'a pas été entendue, qu'on ne lui a pas donné l'occasion de présenter ses moyens de preuve ou qu'elle n'a pas pu prendre connaissance du dossier. Elle ne saurait toutefois se plaindre ni de l'appréciation des preuves, ni du rejet de ses propositions si l'autorité retient que les preuves offertes sont impropres à ébranler sa conviction, dès lors que ces griefs sont indissociablement liés à l'examen du fond (ATF 148 IV 82 consid. 6; 136 IV 41 consid. 1.4). La recourante se plaint d'une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Elle reproche à l'autorité précédente de ne pas avoir donné suite aux mesures d'instruction qu'elle estimait nécessaires pour établir que les bâtiments visés par l'autorisation de démolir répondaient à la notion d'ensemble des art. 89 ss LCI/GE. En réalité, sa critique, dont la motivation est au demeurant lacunaire, vise à démontrer que les bâtiments concernés par l'autorisation de démolir répondaient à la notion d'ensemble des art. 89 ss LCI/GE. Elle revient à se plaindre du fait que l'autorité précédente a rejeté ses offres de preuves, se considérant comme suffisamment renseignée pour statuer en l'état du dossier. Par conséquent, ce grief ne peut être séparé du fond et ne saurait fonder la qualité pour recourir de la recourante (ATF 114 Ia 307 consid 3c).