Citation: 6B_307/2013 E. 2.4

2.4. Le recourant se plaint d'arbitraire lorsque la cour cantonale retient qu'il a soustrait son enfant à la garde de ses grands-parents au Maroc à mi-juin 2008 (cf. consid. B.c). La cour cantonale s'est fondée sur plusieurs éléments pour retenir que le recourant avait réellement enlevé son fils chez ses grands-parents maternels au Maroc. D'abord, la mère de Y.________ avait déposé une plainte pénale au Maroc, ce qui était attesté par un document en langue arabe figurant au dossier. En outre et surtout, seul le recourant avait intérêt à soustraire cet enfant pour obtenir dans un premier temps une reprise de la vie commune, puis dans un deuxième temps sa propre mise en liberté ensuite du retrait de plainte. Pour sa part, l'intimée n'avait aucun intérêt à faire enlever son fils qu'elle avait placé chez ses parents. De guère lasse, par épuisement, désespoir et souci de préserver l'intérêt de son fils, elle avait fini par céder et elle avait retiré la plainte qu'elle avait déposée contre le recourant (pièce 41); l'enfant avait alors ressurgi, deux jours après la libération du recourant, au domicile marocain des grands-parents, ramené par deux jeunes femmes marocaines. Si l'intimée ou sa famille avaient été en mesure de décider du lieu de séjour de l'enfant, Y.________ n'aurait eu aucune raison de retirer la plainte déposée. Au vu de l'ensemble de ces faits, il n'est pas arbitraire de retenir que le recourant a enlevé son fils afin de faire pression sur l'intimée pour qu'elle retire la plainte déposée contre lui. Le grief soulevé doit donc être rejeté.