Citation: 6B_817/2018 E. B

Statuant le 9 avril 2018 sur les appels formés par X.________ et par J.I.________ contre le jugement du 6 octobre 2017, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de X.________ et a admis celui de J.I.________. Le jugement a été réformé en ce sens que les conclusions civiles prises par J.I.________ étaient irrecevables. Il a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. Après une carrière au sein de diverses sociétés et établissements bancaires, X.________, né en 1946, a oeuvré dès 1987 comme gestionnaire de fortune indépendant. Dans ce cadre, il proposait notamment à des particuliers de participer aux placements qu'il effectuait, ceux-ci lui confiant leurs fonds qui étaient alors placés selon les opportunités qui se présentaient. X.________, alors domicilié à K.________, était perçu par les personnes qui le côtoyaient comme un gestionnaire de fortune aguerri et jouissant d'une bonne réputation. En 2007, à la suite de placements financiers malheureux et pressé par des investisseurs qui voulaient récupérer leurs fonds, X.________ s'est retrouvé à court de liquidités. Depuis cette époque et jusqu'en 2013, il s'est alors tourné vers des connaissances professionnelles et des amis, concluant avec ceux-ci des contrats de prêt. Ces démarches lui ont permis d'obtenir des fonds lui ayant permis de rembourser les premiers investisseurs tout en maintenant son train de vie, circonstances qu'il taisait à ses interlocuteurs, alors même que sa situation financière devenait catastrophique et qu'il savait qu'il ne serait pas en mesure de les rembourser. Pour convaincre les personnes qu'il côtoyait de lui prêter leur argent, X.________ a, outre l'évocation de sa notoriété en matière de gestion de fortune, fait état d'un train de vie élevé ainsi que d'une fortune personnelle. Il leur a en outre promis des plus-values et des taux d'intérêts particulièrement favorables, tout en leur faisant croire qu'il connaissait des opportunités de placements qu'il fallait saisir au plus vite ou en leur promettant un remboursement à court terme. A titre de garantie, et pour ne pas éveiller de soupçons, il présentait une feuille d'impôt sur laquelle il était fait mention d'une fortune d'environ 8'000'000 francs. A certaines occasions, il se déclarait personnellement responsable, sur sa fortune privée, en cas de non-remboursement fautif des fonds versés. X.________ s'est vu remettre dans ce contexte à tout le moins un montant de l'ordre de 1'500'000 fr. ainsi que 140'000 euros.