Citation: 6B_370/2022 E. B

Par jugement du 31 janvier 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement de première instance, qu'elle a confirmé. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. A U._______, sur le pont B.________, le 20 septembre 2019, entre 11h25 et 19h55, à l'appel du mouvement C._______, sans avoir obtenu d'autorisation formelle préalable, plusieurs manifestants, dont A.________, ont occupé la chaussée dudit pont par leur présence et des objets afin de bloquer la circulation. Des manifestants ont alors scandé des slogans au moyen de mégaphones. Le trafic des véhicules, notamment ceux d'urgence (police, pompiers, ambulances) et les bus de la ligne n° 16, a dû être dévié sur d'autres artères. Dans un premier temps, les forces de l'ordre ont demandé aux manifestants de quitter les lieux de leur propre chef. Face à leur refus, les agents de police ont dû évacuer les manifestants par la force, un par un. A.________ a été informé de la manifestation par le biais des réseaux sociaux, mais n'a pas participé à son organisation. Durant la protestation, à laquelle il a admis avoir participé du début à la fin, il n'a pas utilisé de mégaphone. Il a reconnu qu'il avait entendu, mais volontairement ignoré les injonctions de la police d'évacuer les lieux. B.b. A.________ est né en 1981 à V._______. Il a notamment oeuvré dans le bâtiment et l'industrie et fait des études dans le domaine de l'écologie. Il travaille actuellement à mi-temps en tant que coordinateur de projets en matière de durabilité au Centre W._______, à X._______. Il dit qu'il a été impliqué dans divers mouvements associatifs et politiques, notamment avec D._______, et qu'il a rejoint le mouvement C._______ après avoir observé les manifestations de Londres et ailleurs dans le monde. Il n'a pas d'antécédent inscrit au casier judiciaire suisse. B.c. Dans sa déclaration d'appel, A.________ a contesté le jugement de première instance dans son ensemble. Il critiquait sa condamnation pour entrave aux services d'intérêt général, empêchement d'accomplir un acte officiel et violation simple des règles de la circulation routière et concluait à son acquittement. Il requerrait la tenue de débats publics et réservait son argumentation à un stade ultérieur de la procédure d'appel. Le 5 janvier 2022, le Président de la Cour d'appel pénale cantonale a informé A.________ que son appel serait traité d'office en procédure écrite et lui a imparti un délai au 25 janvier 2022 pour compléter éventuellement sa déclaration d'appel. A.________ a requis une prolongation de délai au 20 mars 2022 au motif que le délai de recours au Tribunal fédéral contre les décisions du 5 janvier 2022 de la Cour d'appel pénale arrivait à échéance le 7 février 2022. Le Président de la Cour d'appel pénale lui a accordé un ultime délai au 28 janvier 2022 pour déposer un mémoire complémentaire, la déclaration d'appel étant déjà motivée. Le 28 janvier 2022, A.________ a fait valoir que la position de la Cour d'appel pénale était incompatible avec les principes de la bonne foi, de l'égalité des armes et des garanties d'un procès équitable, se réservant par ailleurs tous ses droits, dont celui de compléter sa déclaration d'appel ultérieurement.