Citation: 2C_506/2023 E. 6.4

6.4. Au regard des faits retenus dans l'arrêt attaqué (cf. supra consid. 6.1), le Tribunal fédéral estime que la recourante a violé son devoir d'agir conformément aux règles de l'art, dès lors qu'elle a trop attendu pour procéder aux actes médicaux nécessaires à l'établissement d'un diagnostic en ce qui concerne un chien, compte tenu du fait que le diagnostic représente le préalable à tout traitement médical adéquat. Il en va de même en tant qu'elle n'a pas procédé ou procédé trop tardivement aux bons gestes respectivement actes médicaux dans les cas du chien souffrant d'une maladie cardiaque et du cochon d'Inde. Finalement, le fait de laisser souffrir trois animaux, alors que l'administration d'antidouleurs, d'un sédatif et d'un médicament topique aurait permis d'éviter cela, constitue une violation supplémentaire du devoir d'agir avec soin. En outre, au regard des circonstances, on ne peut que considérer que la recourante a enfreint ce devoir de manière fautive (ATF 149 II 109 consid. 9.2; 148 I 1 consid. 12.2) et qu'en conséquence une sanction s'imposait.