Citation: 5A_1069/2020 E. 3

La recourante se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) en tant que l'autorité cantonale a confirmé la suspension de la cause ordonnée par le juge instructeur. Il n'y aurait, selon elle, aucun motif justifiant une telle suspension tant la " situation de droit " serait " limpide " et commanderait un rejet immédiat du recours de l'intimée, ce que les juges cantonaux n'avaient à tort pas constaté. A l'appui d'une telle assertion, la recourante expose sur plusieurs pages les raisons qui, à ses yeux, rendent illusoire le recours formé par l'intimée contre la décision confirmant le rejet de la réquisition de transfert du 16 décembre 2019. Ce faisant, la recourante perd manifestement de vue que l'autorité cantonale a déclaré son recours irrecevable en tant qu'il portait sur la question de la suspension de la procédure (cf. arrêt attaqué, consid. 1c, p. 4). Il lui incombait ainsi de s'en prendre aux motifs d'irrecevabilité avancés par les juges cantonaux (ATF 135 II 145 consid. 3.1; arrêt 5A_80/2021 du 4 février 2021 consid. 4.2.2), en en démontrant le caractère arbitraire; elle ne pouvait se contenter de discuter du fondement de la décision de suspension du juge instructeur, qui n'est tout simplement pas examiné dans la décision attaquée. Dans cette mesure, le grief de violation du droit d'être entendu que la recourante soulève à la fin de son écriture pour se plaindre du fait que l'autorité cantonale ne s'est pas penchée sur le bien-fondé de ses arguments justifiant le refus de la suspension est privé d'objet. Le moyen est irrecevable.