Citation: 1C_641/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, l'autorité précédente a considéré qu'il n'existait pas de document d'identité susceptible de prouver la minorité du recourant, dans la mesure où un acte de naissance ne constituait pas un document d'identité probant au sens de l'ordonnance 1 sur l'asile relative à la procédure (RS 142.311). A l'instar du SEM, elle s'est par conséquent livrée à une appréciation globale des autres éléments plaidant en faveur et en défaveur de la minorité alléguée. Le TAF a ainsi retenu que la date de naissance inscrite dans le CS-VIS sur la base du visa octroyé par les autorités polonaises constituait un indice fort que le recourant était né en 1999 et était par conséquent majeur. Elle a estimé que les autorités polonaises n'auraient pas délivré ce visa si le passeport avait été falsifié, comme le recourant semble l'alléguer, et que le scandale polonais de corruption ne changeait rien à cette affirmation. Le TAF a au surplus relevé que les dates mentionnées par le recourant relatives à l'obtention de son passeport, respectivement de son acte de naissance, étaient incohérentes. Il a par conséquent considéré que la minorité du recourant n'était pas vraisemblable, raison pour laquelle il ne se justifiait pas d'entreprendre de nouvelles mesures d'instruction; le SEM avait ainsi procédé à une appréciation anticipée des preuves conforme au droit.