Citation: 5A_790/2023 E. 6.1

6.1. Elles soutiennent tout d'abord que l'autorité cantonale n'a pas compris la portée du contrat de mariage conclu le 22 novembre 2011 entre les époux, par lequel ceux-ci ont adopté le régime matrimonial de la communauté de biens restreinte avec effet rétroactif au jour du mariage et convenaient qu'en cas de prédécès, la totalité des biens communs reviendrait à la recourante et que les intimés n'avaient qu'une créance obligataire de 3/16 de la valeur des biens communs. Ainsi, selon elles, les biens communs des époux ne rentrent pas dans la succession. Seul un compte en banque et des oeuvres d'art listées en annexe au contrat de mariage étaient attribués aux biens propres du de cujus. Or, les détails de ce compte bancaire et le sort de ces biens propres étaient connus des intimés. Elles en déduisent que ceux-ci n'ont aucun intérêt digne de protection à la requête d'information déposée. Les recourantes affirment ensuite qu'étant donné qu'elles ont déjà produit tous les documents pertinents, les ordonnances devaient formuler plus précisément quels documents devaient encore être produits. Selon elles, la formulation " tous renseignements " et " en lien " manque de précision et de proportionnalité.