Citation: 4A_251/2022 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, il appert que la recourante n'a jamais soulevé, dans le mémoire d'appel et de recours qu'elle a soumis à l'autorité précédente, les griefs qu'elle invoque devant le Tribunal fédéral dans son écriture complémentaire du 24 juin 2022. Dans la mesure où l'intéressée n'établit pas, avec références précises au dossier, qu'elle aurait fait valoir devant la cour cantonale de tels moyens, elle ne satisfait pas au principe de l'épuisement des griefs, raison pour laquelle ses critiques sont irrecevables. Au demeurant, les violations du droit dénoncées par la recourante n'apparaissent pas manifestes sur la base des faits constatés par la cour cantonale. Il résulte certes de la décision attaquée que l'immeuble concerné a fait l'objet d'une mesure de gérance légale. On ignore toutefois à quelle date précise celle-ci a été ordonnée et si une telle mesure était effectivement en vigueur au moment de l'avis comminatoire et de la résiliation du bail, faute de constatation à cet égard de la part de l'autorité précédente, étant précisé que l'intéressée ne sollicite aucun complètement des faits sur ce point. Dans son écriture du 24 juin 2022, la recourante ne démontre du reste pas, conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, en quoi la violation du droit serait manifeste au vu des faits constatés dans l'arrêt attaqué. Elle se borne, en effet, à émettre des considérations théoriques relatives à la gérance légale et à l'incidence d'une telle mesure sur la résiliation du bail. Force est en outre d'observer que le conseil qui a rédigé la lettre du 24 juin 2022 s'était déjà vu confier la défense des intérêts de la recourante alors que la procédure devant l'autorité précédente était pendante (cf. pièce 7 de la recourante) et que l'avocate concernée ne semble elle-même pas avoir décelé de violations du droit manifeste, puisqu'elle ne prétend pas avoir soulevé les moyens qu'elle invoque à présent devant le Tribunal fédéral.