Citation: U 37/04 28.05.2004 E. 5

Il ressort du dossier médical que les traumatismes causés au bras gauche du recourant par l'accident ont nécessité de nombreux traitements qui ont conduit à une lente amélioration de la situation. En ce qui concerne les possibilités de reprise du travail, le docteur E.________, médecin d'arrondissement (rapport du 30 septembre 1999), admet que la capacité de travail du recourant dans l'activité de manoeuvre est inexistante mais qu'elle subsiste pour des activités légères, sans sollicitation en force et répétée du bras gauche. Le docteur O.________ (rapport du 20 décembre 1999) confirme l'avis de son confrère E.________, admettant qu'une activité légère est parfaitement compatible avec le statut neurologique du patient. La doctoresse B.________ (rapport du 25 février 2000) considère qu'il appartient au recourant de se trouver un travail adapté et prévoit une reprise du travail à 50 % dès le 24 février 2000 et 100 % dès le 1er avril 2000. Le docteur O.________ constate une évolution favorable de la situation neurophysiologique et prévoit que le patient peut reprendre une activité à temps partiel (rapport du 2 mars 2001). Quant aux docteurs S.________ et L.________, ils procèdent à l'évaluation de la capacité fonctionnelle du recourant en se fondant sur plusieurs tests pratiques et en concluent qu'il ne peut plus exercer l'activité de maoeuvre sur les chantiers mais qu'un travail léger, sans port de charge à gauche de plus de 5 kg et sans utilisation répétitive du bras gauche, est exigible à plein temps et sans perte de rendement (rapport du 27 juillet 2001). La plupart des avis médicaux vont dans le sens retenu par les docteurs S.________ et L.________ en ce qui concerne l'exigibilité. Le seul avis divergent émane du docteur O.________. Dans son rapport du 20 décembre 1999, celui-ci s'était rallié à l'avis du docteur E.________. Par la suite, dans son rapport du 2 mars 2001, il a constaté une amélioration sur le plan neurologique chez le recourant et n'a prévu qu'une reprise du travail à temps partiel alors qu'on pouvait s'attendre à ce qu'une amélioration de l'état de santé de l'assuré conduise à une augmentation de la capacité de travail. Or, à défaut de motivation, l'avis du docteur O.________ ne saurait remettre en cause le rapport des docteurs S.________ et L.________ qui a pleine valeur probante au regard des critères posés par la jurisprudence (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). Il faut donc admettre qu'il est établi au degré de la vraisemblance prépondérante, exigée en matière d'assurances sociales (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b et les références), que le recourant peut encore exercer un travail léger, sans port de charges à gauche de plus de 5 kg et sans utilisation répétitive du bras gauche. Cette activité peut être exercée à plein temps et sans perte de rendement. La question de l'exigibilité étant suffisamment élucidée, il est superflu d'ordonner de plus amples investigations à ce sujet.