Citation: 6B_843/2022 E. 4.5.1

4.5.1. Le recourant conteste la réalisation d'un dommage. Pour autant que l'on comprenne ses développements, il fait valoir que B.________ aurait su que les montants versés se trouvaient sur un compte inscrit au bilan de l'institution si bien que celle-ci n'aurait pas été appauvrie. La co ur cantonale a constaté que le compte dont le recourant était le titulaire auprès de L.________ SA - ouvert en 2002 déjà et sur lequel D.________ GmbH et C.________ AG ont versé certaines prestations contractuelles destinées à B.________ -, était bien le compte privé du recourant. Il ne ressort pas de l'état de fait que ce compte serait lié à B.________, sans que le recourant démontre l'omission arbitraire de ce fait. Aussi, la simple affirmation du recourant selon laquelle le compte bancaire en question figurerait au bilan de B.________ est-elle irrecevable (art. 105 al. 1 LTF). Il ne ressort pas autre chose des faits retenus dans le jugement de première instance, contrairement à ce qu'affirme le recourant, qui ne fait que se référer à ses propres déclarations résumées dans ledit jugement. Pour le surplus, le recourant n'a pas démontré l'arbitraire de l'appréciation cantonale, selon laquelle, d'une part, les assertions de celui-ci au sujet de ses comptes bancaires ouverts à L.________ SA étaient contraires à la réalité et, d'autre part, aucun motif crédible n'avait été avancé quant à la prétendue impossibilité de procéder à un versement sur le compte ordinaire de B.________ à la banque I.________ pour alimenter le fonds correspondant (cf. supra, consid. 4.2.3; par. ex. le "fonds néphrologie et hématologie", cf. jugement entrepris, p. 15 in fine). Au vu des faits retenus, les prestations pécuniaires résultant des contrats conclus entre B.________ et D.________ GmbH, respectivement C.________ AG, revenaient intégralement à cette institution et lui étaient destinées. Dans la mesure toutefois où les montants qui ont été payés à ce titre ont été versés sur le compte privé du recourant, B.________ a subi un dommage. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, il importe peu que le recourant ait par la suite rétrocédé une parties des prestations (pour un total de 150'935 fr. 30), un dommage temporaire suffisant. Le raisonnement de la cour cantonale ne viole ainsi pas le droit fédéral.