Citation: I 798/04 04.11.2005 E. 2

2.1 Le recourant a été mis au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité sur la base d'un rapport d'expertise établi le 20 mars 1997 par le professeur G.________. Il en ressort que le recourant présentait à l'époque de la décision initiale d'octroi de la rente des lombalgies chroniques, des accès de torticolis et une forte surcharge fonctionnelle chez une personnalité présentant manifestement des troubles somatoformes douloureux. La capacité résiduelle de travail ne dépassait alors pas 50 %. 2.2 Dans le cadre de la procédure de révision de la rente, le professeur G.________ a réexaminé l'assuré le 28 juillet 2003 et diagnostiqué à cette occasion des lombalgies chroniques, une surcharge fonctionnelle et une discarthrose lombaire L5-S1. Selon les déclarations du recourant rapportées par l'expert, celui-ci continuait à souffrir de manière récurrente de lombalgies, mais ne ressentait plus de douleurs à la nuque. De l'avis de l'expert, le recourant disposait désormais d'une capacité de travail égale à 70% dans une activité sans port de charges lourdes, ni position assise trop prolongée (rapport d'expertise du 3 août 2003). Sur le plan professionnel, S.________ a été engagé le 22 juillet 2002 en qualité de chauffeur-couvreur par l'entreprise X.________ Sàrl. Son travail consiste plus particulièrement à conduire le camion de l'entreprise et à procéder aux opérations de chargement et de déchargement de celui-ci. Il est également affecté occasionnellement à des tâches de couverture. Jusqu'au 30 novembre 2003, il a travaillé au rythme de deux semaines de travail à plein temps, suivies de deux semaines de repos. Depuis lors, le recourant travaille à raison de trois semaines par mois, soit à un taux d'occupation de 69,23%. 2.3 Au regard de la nouvelle expertise du professeur G.________, laquelle répond aux critères jurisprudentiels permettant de lui attribuer pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références), ainsi que des renseignements économiques recueillis en cours de procédure, il convient d'admettre que l'état de santé du recourant a connu une modification notable et qu'il est dorénavant tout à fait en mesure - en faisant l'effort que l'on est en droit d'attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité (ATF 123 V 96 consid. 4c, 113 V 28 consid. 4a et les références; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], ad art. 28, p. 221) - d'exercer à 70 % une activité adaptée. L'analyse du professeur G.________ est d'autant plus convaincante qu'en sa qualité d'auteur de l'expertise médicale à l'origine de l'octroi de la demi-rente d'invalidité, il était la personne la mieux à même d'apprécier l'évolution de l'état de santé du recourant. En revanche, les différents rapports médicaux établi par le docteur R.________, médecin traitant du recourant, ne sont pas de nature à infirmer cette appréciation, dès lors qu'ils ne font mention d'aucun élément médical nouveau et ne comportent aucune appréciation générale de la capacité résiduelle de travail (rapports des 16 février 2001, 21 décembre 2002, 25 avril et 14 novembre 2003, 10 septembre 2004). C'est donc à juste titre que les premiers juges ont retenu que depuis la décision initiale d'octroi de la rente, le recourant a bénéficié d'une amélioration importante de sa capacité de travail, dès lors que celle-ci est passée de 50 à 70 %.