Citation: 6B_473/2016 E. 1.2.1

1.2.1. L'art. 127 CP suppose que l'auteur assume un devoir de garde ou un devoir de veiller sur la victime, synonymes de position de garant (arrêt 6S.167/2000 du 24 juin 2000 consid. 1a/cc; TRECHSEL/ FINGERHUTH, in TRECHSEL/PIETH, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 2e éd. 2012, n° 2 ad art. 127 CP; DUPUIS et al., Petit Commentaire, Code pénal, 2e éd. 2017, n° 3 ad art. 127 CP), qui peut résulter d'une relation de fait qualifiée tenant à un engagement de protéger autrui, dans le cadre de rapports de confiance et de proximité particuliers dont découle une obligation personnelle de sécurité à l'égard de la victime (arrêts 6S.70/2002 du 15 avril 2002 consid. 2b; 6S.167/2000 du 24 juin 2000 consid. 1a/cc; DUPUIS et al., op. cit., n° 5 ad art. 127 CP). Cette dernière doit de surcroît se trouver hors d'état de se protéger. Est visé le cas d'une personne qui, dans une situation concrète, n'est pas elle-même en mesure de sauvegarder ou de retrouver son intégrité corporelle ou sa santé, en raison de diverses circonstances telles que, notamment, l'infirmité ou la maladie (arrêt 6S.167/2000 du 24 juin 2000 consid. 1a/cc; TRECHSEL/ FINGERHUTH, op. cit., n° 1 ad art. 127 CP; DUPUIS et al., op. cit., n° 6 ad art. 127 CP). En l'espèce, l'engagement pris par le recourant de rester constamment auprès de A.________ et de veiller au respect du suivi de son traitement crée un devoir de garant. Le recourant conteste cependant que A.________ se soit trouvé, à l'époque des faits, hors d'état de se protéger. Il se méprend lorsqu'il voit un anachronisme dans la référence, s'agissant de l'état de santé du prénommé, à un certificat de son médecin traitant établi au mois de mars 2015, près d'un an après les faits. Ce certificat mentionne en effet des troubles cognitifs durables l'astreignant à un suivi médical très rigoureux consécutifs à un AVC subi en 2010, donc nettement antérieur à l'épisode litigieux. Ce même certificat permet aussi de constater que A.________ avait besoin d'une tierce personne pour lui administrer son traitement deux fois par jour. Le suivi et l'encadrement infirmier mis en place démontrent ainsi sa dépendance à l'égard d'autrui et suffisent à établir qu'il était hors d'état de se protéger, étant rappelé qu'il était placé sous curatelle de gestion et de représentation. Au surplus, la vulnérabilité du prénommé transparaît du simple fait qu'en l'absence d'encadrement, ce dernier s'est perdu en se rendant aux toilettes, a quitté sans raison l'aéroport avant d'être retrouvé errant et désorienté dans le métro new-yorkais. Pour le surplus, en évoquant les mandats politiques assumés par A.________ pendant et après le voyage à New York, le recourant se réfère à des éléments qui ne sont pas retenus dans l'arrêt querellé (cf. art. 105 al. 1 LTF), sans pour autant démontrer, en soulevant un grief conforme aux exigences de motivation (art. 106 al. 2 LTF), en quoi l'autorité cantonale aurait arbitrairement omis d'en tenir compte. Sur ce point, son argumentation, appellatoire, est irrecevable (cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). En définitive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant la position de garant du recourant, ni en admettant que A.________ était hors d'état de se protéger seul.