Citation: 9C_406/2021 E. 6.2.1

6.2.1. Contrairement à ce qu'affirme d'abord de manière péremptoire la recourante, la problématique de la présence d'une hernie C5-C6 a été dûment examinée par les premiers juges. Ils ont en effet constaté que dans son rapport du 22 novembre 2018, le docteur B.________ avait posé le diagnostic avec répercussion sur la capacité de travail de cervicalgies chroniques, status-post spondylodèse C5-C6, discectomie et foraminotomie bilatérale C5-C6, et conclu à une capacité de travail de 90 % (100 % avec une diminution de rendement de 10 %) tant dans l'activité antérieure de responsable d'un laboratoire de recherches en biotechnologie que dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles, depuis janvier 2016, soit six mois après la dernière intervention chirurgicale. C'est également en vain que la recourante se réfère au rapport du docteur J.________, spécialiste en ophtalmologie et ophtalmochirurgie, du 25 novembre 2014, qui avait évoqué une possible névralgie et indiqué qu'il serait utile d'obtenir l'avis d'un neurologue concernant cette hypothèse. En ce qu'elle tend à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires, l'argumentation de la recourante n'est pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète. L'expert B.________ n'a en effet relevé aucune particularité sur la plan neurologique, qui aurait pu susciter un examen complémentaire sur ce plan (expertise du 22 novembre 2018), alors que le docteur K.________, spécialiste en neurologie, n'avait pas confirmé l'hypothèse du docteur J.________ (rapport du 17 août 2017). Pour le surplus, la recourante ne s'en prend pas aux constatations des premiers juges selon lesquelles, dans son rapport du 4 février 2020, la doctoresse E.________ avait décrit un status essentiellement superposable à celui rapporté dans l'expertise et fait état d'une stabilité de l'état de santé depuis 2016. Partant, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale d'avoir considéré qu'aucun élément médical ne laissait penser que l'atteinte somatique aurait été sous-estimée lors de l'expertise effectuée en 2018.