Citation: 4P.277/2006 02.04.2007 E. 5

5.1 La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir procédé à une appréciation insoutenable des faits en considérant que A.________ avait créé une situation exceptionnelle pour avoir discuté de leur dossier avec les intimés (cf. lettre E.d supra). Selon elle, ce constat serait insoutenable et donc arbitraire en tant qu'il ne trouverait aucun fondement dans l'état de fait; celui-ci ne mentionnerait en effet que la signature des documents d'ouverture du compte le 7 décembre 2000 (cf. lettre A supra) et l'entretien ayant conduit en été 2002 à la signature d'un contrat de gestion (cf. lettre C supra). 5.2 Ce grief tombe à faux en tant qu'il vise l'établissement des faits. En effet, la cour cantonale a considéré que les intimés avaient transféré leurs avoirs à la recourante pour suivre A.________, avec lequel ils avaient une relation de confiance, et que celui-ci, après les avoir présentés à B.________ et bien qu'il ne travaillât pas au département de gestion de fortune de la défenderesse, les a régulièrement rencontrés pour discuter de l'évolution de leur dossier (cf. lettre E.d supra). Cette dernière constatation repose sur le témoignage de B.________, selon lequel le compte des intimés était «suivi et géré» jusqu'en juillet 2002 par A.________, qui avait des contacts réguliers avec sieur Y.________ (cf. lettre C in limine supra). Dans la mesure où la recourante entend contester que les éléments de fait ainsi pris en compte par la cour cantonale permettent de conclure à l'existence d'une situation exceptionnelle qui justifie selon la jurisprudence un devoir de conseil et de mise en garde (cf. lettre E.b supra), elle soulève une question qui relève de l'application du droit fédéral et donc du recours en réforme (cf. consid. 1.3 supra).