Citation: 1B_571/2012 E. A

En 2003, A.________ a été condamné pour des délits en rapport avec la faillite de son entreprise, intervenue en 1995. Une nouvelle instruction a été ouverte en 2004, en particulier pour gestion déloyale et banqueroute frauduleuse, sur dénonciation notamment de la masse en faillite représentée par G.________. En 2008 et 2009, A.________ s'est plaint des circonstances de l'adjudication de 80% des actions de H.________ à D.________ et de la cession par deux banques à E.________ et F.________ de créances hypothécaires grevant des immeubles acquis par leur père D.________; il dénonçait la disparition de loyers et des produits de ventes immobilières, ainsi que la vente d'une police d'assurance à H.________; il s'est aussi plaint de ce que H.________ aurait disposé de 7'726 litres de vin blanc et 25'788 litres de vin rouge alors que cette marchandise appartenait à B.________. Par ordonnance du 30 novembre 2011 - après deux plaintes pour retard injustifié -, l'Office central du Ministère public valaisan a refusé d'entrer en matière. La vente du capital actions de H.________ s'était faite dans le respect de l'art. 256 LP; la cession de créances, même confidentielle, n'était pas illicite, de même que la renonciation de l'assemblée des créanciers à recouvrer des créances en Sardaigne. Le paiement d'une prestation d'assurance avait eu lieu malgré une décision de blocage de l'autorité d'instruction pénale, mais cette décision ne mentionnait pas l'art. 292 CP et le bénéficiaire avait restitué le montant versé. En fondant, en août 2003, B.________, le plaignant avait créé une confusion totale et ne pouvait dès lors se plaindre du dessaisissement de vins par H.________.