Citation: I 524/00 15.12.2000 E. 2

2.- Selon l'art. 6 al. 1 LAI, les ressortissants suisses, les étrangers et les apatrides ont droit aux prestations conformément aux dispositions ci-après de la loi, s'ils sont assurés lors de la survenance de l'invalidité (première phrase). Sauf cas particuliers qui n'entrent pas en considération en l'espèce, les personnes physiques sont considérées comme assurées à l'AVS/AI soit en raison de leur domicile en Suisse, soit en raison de l'exercice d'une activité lucrative en Suisse (art. 1er al. 1 let. a et b LAVS, applicable par analogie en matière d'assurance-invalidité en vertu de l'art. 1er LAI). D'autre part, selon l'art. 4 al. 2 LAI, l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération. Ce moment doit être déterminé objectivement, d'après l'état de santé; des facteurs externes fortuits n'ont pas d'importance. Il ne dépend en particulier ni de la date à laquelle une demande a été présentée, ni de celle à partir de laquelle une prestation a été requise, et ne coïncide pas non plus nécessairement avec le moment où l'assuré apprend, pour la première fois, que l'atteinte à sa santé peut ouvrir droit à des prestations (ATF 126 V 9 consid. 2b et les références). Quand des moyens auxiliaires doivent être remis, l'invalidité est réputée survenue lorsque l'atteinte à la santé rend objectivement nécessaire, pour la première fois, de tels appareils; ce moment ne doit pas forcément coïncider avec celui où le besoin d'un traitement est apparu pour la première fois (ATF 108 V 63 consid. 2b, 105 V 60 consid. 2a; RCC 1992 p. 384 consid. 2). Si plusieurs moyens auxiliaires entrent en considération, le moment de la survenance de l'invalidité doit est déterminé au regard de chacun d'entre eux, même s'ils remplissent la même fonction ou une fonction analogue. Ainsi le fait qu'un fauteuil roulant remplit le même but de mobilité que des prothèses pour les jambes ne change rien à la circonstance qu'il s'agit de prestations différentes, pour lesquelles la condition d'assurance posée par l'art. 6 al. 1 LAI doit être examinée séparément (RCC 1992 p. 384 consid. 3).