Citation: 5D_4/2025 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a d'abord relevé que le montant total des deux crédits contractés par la recourante s'élevait à 25'000 fr., alors que la créance alléguée était de 15'000 fr., et en a déduit qu'il n'était pas rendu vraisemblable que lesdits prêts eussent été conclus pour le compte de la sous-bailleresse. Sur la base des titres versés, la prétendue créance de 4'800 fr. à titre de non-restitution de la garantie de loyer ne l'était pas non plus. En effet, si le contrat de sous-location mentionnait certes ce montant versé le 2 décembre 2016, aucun autre document, tel qu'un courrier en réclamant le paiement, ne venait étayer la soi-disant absence de remboursement de cette somme lors de la restitution des lieux. Les échanges de messages "WhatsApp" ne comportaient quant à eux aucun engagement de la sous-bailleresse de rembourser une quelconque somme à la recourante. Par ailleurs, les extraits de compte postal produits par la recourante ne rendaient pas vraisemblable qu'elle eût versé la somme totale de 15'000 fr. à la sous-bailleresse. Bien qu'ils fissent état de deux retraits effectués les 26 octobre et 9 décembre 2017, le premier s'élevait à 15'000 fr. et le second à 5'000 fr., soit des montants au total supérieurs à ceux, de 10'000 fr. et de 5'000 fr., que la recourante alléguait avoir versé à la sous-bailleresse à ces mêmes dates. Enfin, s'il résultait des extraits de compte bancaire fournis que des paiements avaient été effectués entre février 2018 et janvier 2019, aucune provenance des fonds n'y était mentionnée, de sorte que la recourante ne rendait pas non plus vraisemblable que l'intéressée eût opéré des remboursements partiels de la dette alléguée. Au vu de l'ensemble de ces circonstances, l'autorité cantonale a dès lors considéré que le premier juge avait correctement établi les faits et qu'il avait par conséquent retenu à bon droit que les conditions du prononcé du séquestre n'étaient pas réunies.