Citation: C 119/02 02.06.2003 E. 1

3.2 Le recourant conteste cette manière de voir et estime au contraire que c'était à l'intimé de prendre contact avec l'employeur et que sa négligence à le faire est à l'origine de l'échec de son engagement. Il ne pouvait se contenter de laisser un message à la secrétaire de l'entreprise et attendre d'être rappelé, d'autant plus qu'il était difficilement atteignable. Il aurait donc dû multiplier les tentatives pour entrer en contact avec l'employeur et convenir d'un entretien d'embauche. Le service de l'emploi considère dès lors que les conditions de l'art. 30 al. 1 let. d LACI sont réalisées et que G.________ doit être suspendu dans l'exercice de son droit à l'indemnité pour faute grave. 3.3 En l'espèce, force est de constater, à l'instar des premiers juges, que l'intimé, dont la disponibilité se trouvait effectivement réduite par le cours auquel il avait été astreint, a rapidement contacté l'entreprise désignée par l'ORP et qu'il a été convenu avec la secrétaire de l'employeur que celui-ci le rappellerait. Si l'assignation n'a pas débouché sur un entretien d'embauche, on ne saurait l'imputer au comportement de l'assuré. Vu qu'il ne s'est écoulé que peu de jours entre la prise de contact avec l'entreprise et la lettre par laquelle celle-ci a informé l'ORP qu'elle n'était pas intéressée par la candidature de G.________, on ne saurait en déduire une passivité fautive de ce dernier. En effet, une attente de quelques jours avant de reprendre contact avec un employeur n'apparaît pas excessive, lorsque celui-ci s'est engagé à rappeler le postulant. Enfin, les motifs invoqués pour justifier la renonciation aux services de l'assuré semblent bien plus relever du désintérêt pour sa candidature que de l'impossibilité de le joindre. En effet, comme cela ressort de sa lettre, l'employeur avait d'emblée un préjugé défavorable à l'égard de la candidature de l'intimé, puisqu'il s'est étonné qu'une personne au chômage ne puisse pas être contactée à tout moment. Dans ces circonstances, le comportement de l'intimé ne saurait être assimilé à l'état de fait visé par l'art. 30 al. 1 let. d LACI, conformément à l'opinion des premiers juges. En ce sens, le recours doit être rejeté.