Citation: 1C_452/2023 E. 5.4

5.4. Face à ce raisonnement détaillé, la recourante se contente de reprocher, de façon appellatoire, à la Cour de justice de ne pas avoir considéré que le courrier du 21 juillet 1993 était une décision lui permettant d'exploiter ses installations au-delà de l'échéance de l'exploitation de la gravière. Partant elle ne répond pas à l'argumentation de la cour cantonale qui a exposé pourquoi cette lettre ne pouvait être qualifiée de décision et ne démontre pas en quoi le raisonnement des juges cantonaux serait arbitraire. En effet, ce courrier ne règle pas une situation concrète de façon impérative mais vise à informer l'intéressée des conditions posées à la suite de sa demande de prolongation provisoire des autorisations qui lui avaient été précédemment délivrées: il y est énoncé les conditions préalables qui devaient être remplies avant que le Département n'entre en matière sur l'octroi de la prolongation, soit le fait que les délais soient définis d'entente avec les autorités communales et le fait que le Département ait statué sur la requête n° 92'383. À cet égard, la commune d'Avusy s'est opposée à la prolongation des délais en question et la décision du Département dans le dossier n° 92'383, délivrant une autorisation de construire à la requérante, a été définitivement annulée par le Tribunal fédéral le 13 février 1998. Ainsi, les deux conditions fixées par le Département pour entrer en matière sur la prolongation des installations n'ont jamais été remplies. Par conséquent, le grief d'application arbitraire de l'art. 4 LPA doit être écarté dans la faible mesure de sa recevabilité.