Citation: 9C_703/2018 E. 4

L'office recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé l'art. 42 al. 3 LAI, en relation avec l'art. 38 al. 1 let. a RAI, en admettant que l'intimée avait besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie, particulièrement d'aide pour la tenue de son ménage. Il soutient que, dans la mesure où l'assurée a un statut mixte de personne active à 60 % et de ménagère à 40 % pour le droit à la rente, les travaux domestiques avaient déjà été pris en compte dans l'évaluation de l'invalidité (taux d'empêchement: 46 %) et que les premiers juges ne pouvaient en tenir compte une seconde fois et indemniser l'intimée à double. L'administration fait en outre grief au tribunal cantonal de ne pas avoir indiqué comment il avait fixé l'aide d'un tiers à deux heures par semaine au moins, d'avoir analysé la situation réelle de l'assurée sans exclure son environnement et de ne pas avoir examiné si, sans l'aide d'un tiers, l'intimée devrait être placée dans une institution.