Citation: 2C_611/2023 E. 1.5

1.5. Le recourant fonde son argumentation sur une inégalité de traitement (art. 8 al. 1 Cst.) et l'existence d'une discrimination (art. 8 al. 2 Cst.) entre les titulaires d'un permis F ("admission provisoire") et les détenteurs d'un permis S ("protection provisoire"), statut accordé aux ressortissants ukrainiens. La jurisprudence n'exclut pas que l'interdiction de la discrimination fondée sur l'art. 8 al. 2 Cst. puisse, à titre exceptionnel, fonder un droit potentiel à l'obtention d'une autorisation de séjour ouvrant la voie du recours en matière de droit public, à condition que le recourant rende plausible qu'il peut tirer de l'art. 8 al. 2 Cst. un droit potentiel à une autorisation de séjour (ATF 147 I 89 consid. 1.1.4; arrêt 2D_7/2022 du 12 janvier 2023 consid. 1.1.2). En l'occurrence, le recourant ne rend nullement vraisemblable, et on ne le discerne pas du reste, que la discrimination puisse conduire à lui accorder un droit à une autorisation de séjour, alors qu'actuellement aucune personne titulaire d'un permis S ne peut faire valoir un tel droit.