Citation: 6B_746/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, son attitude, consistant à asséner des coups sur la voiture dans laquelle se trouvait l'intimée, doit bien être considérée comme l'expression d'une menace grave, un tel comportement étant manifestement propre à effrayer l'intimée, au vu du contexte de violence dans lequel ces coups étaient intervenus, soit après que l'intéressée avait été insultée par le recourant et que ce dernier s'était battu avec son ami. L'intimée, qui s'est dite apeurée, pouvait en effet légitimement craindre, au moment des coups portés sur le véhicule, que le recourant s'en prenne à elle physiquement, notamment dans l'hypothèse où elle avait décidé de sortir de la voiture. Au reste, sur le plan subjectif, les circonstances permettent effectivement d'établir que le recourant avait agi dans le but d'intimider l'intimée. Dès lors, comme l'a estimé la cour cantonale, les éléments constitutifs de l'infraction de menaces sont réunis.