Citation: I 845/02 26.05.2003 E. 3

Selon les doctoresses B.________ et M.________ du CPS, l'intimée, atteinte d'un épisode dépressif léger à moyen, est totalement incapable d'exercer son activité de sommelière en raison d'un blocage psychologique. En ce qui concerne la capacité de travail résiduelle de l'assurée, elles ont indiqué sous la rubrique «description d'une activité adaptée à l'invalidité»: «activité dans des professions déjà exercées (aide-soignante par ex.)». A cet égard, elles ont encore précisé qu'elles estimaient important que G.________ «puisse se réinsérer dans le milieu du travail, par exemple dans la profession d'aide-soignante qu'elle a exercée dans le passé ou dans le métier de vendeuse, (...) ceci grâce à des mesures professionnelles adéquates». Cette appréciation médicale - la seule au dossier -, si elle donne des exemples d'activités adaptées que pourrait exercer l'intimée, ne permet en revanche pas d'établir clairement si celle-ci peut d'emblée reprendre l'une de ces activités et, le cas échéant, à quel taux, ou si elle nécessite au préalable des mesures de réadaptation pour ce faire. Comme le relève à juste titre la juridiction cantonale de recours, les termes du rapport médical suggèrent plutôt une réinsertion de l'intimée dans le monde du travail au moyen de mesures professionnelles adéquate. Dans ces circonstances, il y a lieu d'admettre qu'un complément d'instruction est de nature à apporter des éclaircissements tant sur la nécessité d'ordonner des mesures de réadaptation que sur l'étendue de l'activité qui peut encore être raisonnablement exigée de l'intimée, éventuellement après exécution de celles-ci. Aussi bien le recours est-il mal fondé.