Citation: 1C_466/2020 E. 1

Appliquant ces principes au cas d'espèce, le Tribunal administratif fédéral a constaté que le recourant n'avait pas rendu plausibles les motifs pour lesquels il vivait séparé de son épouse depuis juillet 2008. Il ne ressortait nullement des certificats médicaux versés au dossier que des lieux de vie séparés seraient dictés par une nécessité médicale, respectivement par la maladie de son épouse qui souffre de troubles psychotiques avec de fréquentes décompensations et épisodes hallucinatoires. Le recourant ne pouvait prétendre à la fois devoir être présent aux côtés de son épouse en permanence et toujours, pour des raisons médicales, être dans l'obligation d'avoir un logement séparé. Ainsi, la séparation des logements relevait bien plutôt d'un choix de vie que d'une situation imposée par des circonstances extraordinaires sur lesquelles les époux n'auraient aucune influence. Même si l'on pouvait envisager qu'elle n'est pas totalement vidée de sa substance, l'union que le recourant forme avec son épouse ne répondait pas à la définition d'une communauté conjugale vécue au sens de l'art. 27 aLN et de la jurisprudence y relative. Le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours pour ce motif sans examiner si les autres conditions posées à l'octroi de la naturalisation facilitée étaient réalisées. Le recourant s'en prend aux constatations faites par le Secrétariat d'Etat aux migrations dans sa lettre du 12 juin 2018 selon lesquelles il était illégalement en Suisse, que sa femme était plus âgée que lui et qu'il était demandeur d'asile, qui seraient tour à tour non pertinentes, attentatoires à sa vie privée et discriminatoires au sens des art. 8 et 12 CEDH. Ce faisant, il perd de vue que seul l'arrêt du Tribunal administratif fédéral fait l'objet du recours devant le Tribunal fédéral et que cette juridiction n'a nullement confirmé le refus de la naturalisation facilitée du recourant pour l'un ou l'autre de ces motifs, de sorte que la violation alléguée des art. 8 et 12 CEDH tombe à faux. Le Tribunal administratif fédéral a considéré que le recourant n'avait donné aucune explication convaincante sur les raisons pour lesquelles le couple disposait de deux domiciles séparés depuis plus de dix ans, en répondant aux arguments soulevés à ce propos. Or, le recourant ne s'attache pas à démontrer, comme il lui incombait de le faire en vertu des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, en quoi ces constatations seraient insoutenables. Il se borne à affirmer de manière appellatoire que le Tribunal administratif fédéral n'aurait " absolument pas écouté pourquoi il a rencontré cette situation avec sa femme " et cherché à dissimuler tout ce que les autorités suisses ont fait durant vingt ans. Son recours ne répond donc manifestement pas aux exigences de motivation requises et est irrecevable.