Citation: 6B_924/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que le recourant avait attaqué l'intimée par surprise, ne lui laissant ainsi aucune chance de se défendre ou de parer ses coups, ce qui était corroboré par l'absence totale de blessures défensives observées chez cette dernière. Après lui avoir asséné deux coups suffisamment violents au visage pour la faire chuter, il l'avait frappée au moins à deux reprises à coups de pied à la tête, alors qu'elle gisait par terre inconsciente. Les images de vidéosurveillance montraient que l'un des coups avait été donné avec puissance, le recourant ayant en quelque sorte " armé " sa jambe en la levant en arrière avant de la projeter en avant de toutes ses forces. Ainsi, s'il avait pu agir par impulsion en portant les premiers coups, déjà potentiellement mortels, puisqu'ils avaient fait chuter la victime à terre et l'avaient plongée dans un état d'inconscience, sa tête ayant heurté un sol dur, force était de constater que le recourant avait persisté à lui donner encore au moins deux coups de pied, démontrant ainsi sa détermination. Les risques découlant de violents coups de pied portés à la tête étaient d'autant plus élevés que l'intimée était de petite corpulence et le recourant un jeune homme de constitution très athlétique qui avait pratiqué le football à haut niveau, activité grâce à laquelle il avait développé une masse musculaire importante au niveau des jambes lui permettant de donner des coups de pied puissants. La violence des coups portés résultait aussi des différentes fractures causées à la face de l'intimée. En outre, ses gestes n'avaient pas été commis sous le coup d'un état de saisissement, le recourant ayant admis avoir patienté 30 minutes dans la rue à attendre sa victime avant de passer à l'acte. Le signe d'égorgement qu'il avait adressé à l'intimée avant de quitter le bar était également révélateur de ses intentions et plaidait en faveur d'une certaine forme de préméditation. A cela s'ajoutait que le recourant n'avait pas, de lui-même, cessé de frapper l'intimée; c'était B.________ qui avait repoussé énergiquement le recourant et mis ainsi un terme à l'agression. Enfin, il y avait lieu de relever que le recourant avait quitté les lieux sans chercher à s'enquérir de l'état de santé de l'intimée immédiatement après les faits. Dans ces conditions, le recourant n'avait pu qu'envisager et accepter les risques, y compris celui d'une issue fatale, et s'en était accommodé pour le cas où celle-ci surviendrait, même s'il ne le souhaitait pas. Et la cour cantonale de préciser que le cas d'espèce n'était pas comparable avec l'affaire thurgovienne (6B_1250/2013 du 24 avril 2015), le recourant n'acceptant manifestement pas la rupture de sa relation avec l'intimée, ayant voulu punir celle-ci en raison notamment de sa proximité avec un potentiel rival.