Citation: I 393/02 09.05.2003 E. 3

Le recourant reproche tout d'abord aux premiers juges, s'agissant de sa capacité de travail, d'avoir fondé leur appréciation sur le rapport du 20 avril 2001 du COPAI. Il allègue, d'une part, que ses auteurs ne tiennent pas compte dans leur évaluation de la nécessité pour lui de changer de positions, ni des difficultés rencontrées au cours des stages et, d'autre part, que leurs conclusions sont en contradiction avec celles du 30 juin 2001 du docteur A.________, médecin traitant, qui fait état d'une incapacité de travail de 50 % dans une activité légère. Ces moyens doivent être écartés. Le rapport du COPAI repose à la fois sur un avis médical, du docteur B.________, et sur l'observation professionnelle du recourant durant deux mois, dont l'un en atelier et l'autre dans deux entreprises. Quoi qu'en dise l'intéressé, il est exempt de contradictions et aboutit à des résultats convaincants. En particulier, les responsables de la formation ont bien pris en considération le fait qu'il ne pouvait pas conserver longtemps la même position, dès lors que l'activité légère adaptée susceptible, selon eux, d'être exercée par le recourant doit précisément permettre l'alternance des positions. Par ailleurs, si le stage au Centre X.________ a été interrompu après trois semaines, c'est en raison du fait que l'assuré faisait des efforts inconsidérés, non exigés (comme le port de charges) qui le fatiguaient inutilement. Quant à la dernière semaine passée dans l'entreprise Y.________, elle est peu indicative des possibilités physiques et professionnelles réelles du recourant, l'intérêt manifesté par ce dernier n'ayant été que moyen. Par ailleurs, l'opinion du médecin traitant est isolée. Il résulte en effet du rapport du 11 avril 2001 du docteur B.________, médecin-conseil du COPAI, de même que de nombreuses autres appréciations médicales - dont celle du 23 juin 1997 de la doctoresse C.________, spécialiste en neurochirurgie, celle du 14 octobre 1997 du docteur D.________, spécialiste en radiologie, et celle du 18 novembre 1997 du docteur E.________, spécialiste en neurochirurgie - que le recourant présente des lésions discrètes. De son côté, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin consultant depuis janvier 1997, déclarait, en mai 2000, que l'examen clinique, tout comme précédemment chez son confrère le docteur H.________, montrait une contracture lombaire bilatérale sans signe d'irritation radiculaire, mise à part une discrète hypoesthésie dans le territoire S1 gauche. Selon ce médecin, le recourant souffrait de son dos depuis longtemps déjà, sans qu'il y ait eu arrêt de travail en relation avec ses douleurs. D'entente avec l'assuré, il avait fixé une reprise du travail à 100 % à partir du 1er avril 2000 (rapport du 2 mai 2000). Dans ces circonstances, l'opinion - au demeurant non motivée - du docteur A.________, médecin généraliste, ne saurait remettre en question les conclusions du rapport du COPAI. On doit dès lors admettre que le recourant présente une capacité de travail de 75 % dans une activité légère adaptée, permettant l'alternance des positions.