Citation: 9C_719/2022 E. 5.2

5.2. On rappellera que selon les constatations cantonales, l'essentiel des kilomètres parcourus par le contribuable à l'aide du véhicule litigieux l'étaient pour effectuer le trajet entre son domicile et son cabinet (soit 10'464 km sur un total annuel d'environ 13'600 km, étant rappelé que le cabinet du contribuable, sis à V.________, se trouve à quelques pas de la Clinique E.________). De plus, il n'est pas établi que son véhicule lui serait, par exemple, nécessaire et indispensable pour transporter du matériel médical encombrant ou pour effectuer des trajets fréquents d'une distance significative entre son cabinet et des patients auxquels il devrait rendre visite. En conséquence, le véhicule litigieux n'est pas techniquement nécessaire à l'exploitation du cabinet médical, en tant qu'il sert au trajet du domicile au lieu de travail du contribuable et n'est pas déterminant pour l'affectation à la fortune commerciale. Partant, en vertu du principe de prépondérance en fonction des trajets effectués annuellement par le contribuable, le véhicule litigieux doit être considéré comme appartenant intégralement à sa fortune privée. La situation du cas d'espèce se distingue - du point de vue de la fonction technique du véhicule - de celle dans laquelle un médecin consacrerait une partie de sa journée à consulter ses patients à domicile, dispersés géographiquement et pour lesquels il devrait transporter du matériel pour ses consultations ou de celle d'un médecin urgentiste exerçant à titre indépendant. Elle se distingue également, par exemple, de celle d'un ébéniste, qui devrait utiliser son véhicule utilitaire de manière prépondérante (par rapport à ses trajets privés) non seulement pour se rendre à son atelier depuis son domicile mais également pour transporter des fournitures et livrer ses clients.