Citation: 5A.25/2005 18.10.2005 E. 1

Le 27 mai 1992, X.________ a contracté mariage avec A.________, ressortissante suisse de dix-neuf ans son aînée, dont il avait fait la connaissance quelques mois auparavant. Il a alors été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour à l'année. A.b Le 13 mai 1996, il a déposé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage avec A.________, conformément à l'art. 27 de la loi sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (LN; RS 141.0). A cette occasion, les époux ont signé, le 15 janvier 1999, une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, résider à la même adresse et n'envisager ni séparation, ni divorce. Le texte pré-formulé de cette déclaration mentionnait que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée si, avant ou pendant la procédure administrative, l'un des conjoints demandait le divorce ou la séparation, ou si la communauté conjugale n'existait plus; il était en outre indiqué que si un tel événement était dissimulé à l'autorité compétente, la naturalisation facilitée pouvait être ultérieurement annulée, conformément à l'art. 41 LN. Par décision du 19 janvier 1999, X.________ s'est vu accorder la naturalisation facilitée en application de l'art. 27 LN. A.c Le 28 juin 2000, les époux ont déposé une requête commune en divorce, lequel a été prononcé le 15 février 2001 par le président du Tribunal civil du district de Lausanne. Le 10 janvier 2003, l'Ambassade de Suisse à Ankara (Turquie) a transmis aux autorités compétentes la demande d'autorisation d'entrée et de séjour en Suisse déposée le 20 novembre 2002 par B.________, pour elle et son fils C.________, en vue d'un regroupement familial avec X.________, qu'elle avait épousé en Turquie le 5 août 2002. La représentation précitée a de plus attiré l'attention des autorités chargées du dossier de ce dernier que l'examen de sa situation personnelle permettait de conclure qu'il avait obtenu la nationalité suisse de manière frauduleuse, dès lors qu'il était déjà marié en Turquie lorsqu'il avait épousé une ressortissante suisse, en 1992, et qu'il avait conçu deux enfants dans son pays d'origine durant son mariage avec celle-ci. Il ressort par ailleurs du dossier que lorsque le recourant est entré en Suisse, le 30 août 1990, il avait déjà deux filles nées de sa relation avec D.________.