Citation: 9C_599/2014 E. 4.2.2

4.2.2. L'intimée a pris en compte la valeur locative de l'immeuble en lieu et place du loyer qui pourrait être obtenu si le logement était loué (ch. 3433.03 DPC) et s'est dès lors fondée sur le montant de 10'065 fr. selon l'estimation opérée par l'autorité fiscale le 13 septembre 2011 (art. 12 OPC-AVS/AI). Les premiers juges ont relevé que la recourante ne contestait pas ce montant en tant que tel et n'avait produit aucun document de nature à étayer que la prise en compte d'un loyer au titre d'"autres revenus" serait plus favorable dans le calcul de la prestation complémentaire. Prenant note que l'intimée s'était dite disposée à réexaminer sa décision si l'assurée démontrait que la prise en compte d'un loyer au lieu de la valeur locative lui était plus favorable, ils ont considéré que selon toute vraisemblance tel n'était pas le cas et admis le montant de 10'065 fr. comme produit de la fortune immobilière. Le jugement entrepris est conforme au droit fédéral. Certes, la recourante affirme qu'elle n'est pas en mesure de financer les investissements importants qui sont nécessaires pour la mise en location de l'immeuble. Cela n'est toutefois pas décisif. Le produit de l'usufruit représente une valeur économique, qu'il convient de prendre en compte à titre de produit de la fortune immobilière selon l'art. 11 al. 1 let. b LPC (supra, consid. 3). Sur le vu des considérations émises par la juridiction cantonale, la prise en compte par l'intimée du produit de l'usufruit sous forme de valeur locative n'apparaît pas critiquable. Le recours est mal fondé.