Citation: 6B_949/2016 E. 3.4

3.4. Le recourant considère que l'avis médical de son médecin traitant serait suffisant pour ordonner une mesure thérapeutique et relève qu'en cas de doute, les juges cantonaux auraient alors dû demander « un complément d'expertise ». Contrairement à ce qu'il allègue, la seule lettre du 2 mars 2015 du docteur A.________, lequel n'est pas psychiatre mais médecin généraliste, ne vaut pas expertise, respectivement n'est pas de nature à remettre en cause les conclusions de la cour cantonale, dans la mesure où elle n'évoque aucun lien entre la consommation d'alcool alléguée par le recourant et les infractions commises et ne remplit pas les conditions définies par l'art. 56 al. 3 CP. Le recourant ne requiert pas la mise en oeuvre d'une expertise et ne fait pas valoir, respectivement ne démontre pas que la cour cantonale aurait dû, au vu des circonstances, ordonner une telle expertise. Dans ces conditions, à défaut d'une expertise attestant la nécessité d'instaurer une quelconque mesure et compte tenu des faits retenus par la cour cantonale - savoir l'ambivalence du recourant sur le lien entre sa consommation d'alcool, irrégulière, et les infractions commises, et les réticences de ce dernier à prendre sa médication et à entreprendre un suivi régulier - au sujet desquels le recourant n'a démontré aucun arbitraire, on ne saurait reprocher à cette autorité d'avoir refusé d'instaurer un traitement institutionnel au sens de l'art. 60 CP. Le grief du recourant doit en conséquence être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.