Citation: 1B_291/2023 E. 6

La recourante soutient également que l'aménagement d'une expertise psychiatrique d'une durée impossible à définir ne saurait être un argument pour valider son maintien en détention provisoire. La Juge unique de la Chambre pénale a relevé à cet égard en se fondant sur la jurisprudence du Tribunal fédéral qu'un délai d'un peu moins de cinq mois pour la réalisation d'une expertise psychiatrique était usuel et ne permettait pas de retenir un retard injustifié imputable à l'autorité d'instruction. La recourante ne pouvait donc pas se plaindre avec succès qu'elle n'aurait toujours pas été entendue par l'expert, sachant que le mandat d'expertise a été décerné le 8 mars 2023 et que le psychiatre doit commencer par prendre connaissance du volumineux dossier. La recourante ne développe aucune argumentation en lien avec cette motivation, qui devrait conduire à retenir une violation du droit fédéral. Sur ce point, le recours est également appellatoire.