Citation: 9C_261/2018 E. 5.1.2

5.1.2. S'agissant ensuite des lombosciatalgies, dont les manifestations douloureuses se sont aggravées dès octobre 2014, les premiers juges n'ont pris en compte, sans raison sérieuse, que certaines des déclarations du docteur C.________. Si le médecin traitant a admis lors de l'audience d'enquêtes que, théoriquement, l'exercice d'une activité respectant les limitations énoncées (alternance des positions, interdiction du port de charge, pas de travail en hauteur, etc.) était possible, il a ajouté d'une part qu'il ne voyait pas en quoi une telle activité pourrait consister concrètement (en présence d'une personne qui ne peut notamment conserver selon lui une situation statique plus de cinq minutes). D'autre part, il a fait état d'une diminution de rendement qu'il ne lui était pas possible d'évaluer et recommandé la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire. En tant qu'ils retiennent sur la base de l'avis du docteur C.________ que le recourant était en mesure de travailler à 100 % dans une activité adaptée dès mars 2016, sans diminution de rendement, les premiers juges ont par conséquent procédé à une constatation arbitraire. Qui plus est, au vu des déclarations du médecin traitant, la doctoresse E.________ n'a pas été la seule à évoquer une réduction de rendement (de 70 % selon elle; avis du 1er février 2017), mais sa conclusion s'inscrit en réalité dans le cadre d'une position constante du docteur C.________ et auquel elle se réfère par ailleurs expressément. On ne saurait dès lors suivre la juridiction cantonale lorsqu'elle écarte d'emblée l'avis de cette spécialiste de la médecine du travail pour le motif principal que sa conclusion n'est corroborée par aucun autre document médical.