Citation: 4C.5/2004 16.03.2004 E. C

L'affaire n'ayant pas été conciliée, B.________ a saisi, le 13 juillet 2000, le Tribunal des baux et loyers d'une requête en validation de hausse de loyer. Par jugement du 1er avril 2003, le Tribunal des baux et loyers a constaté que le loyer annuel de la villa louée par A.________ était de 169'500 fr., charges non comprises, dès le 1er octobre 2000 et a condamné le locataire à payer ce montant. Les juges, qui se sont rendus sur place, ont retenu que l'impression d'ensemble dégagée par la maison en cause était bien celle d'une demeure luxueuse et que, par conséquent, elle devait être qualifiée d'objet locatif de luxe, de sorte qu'elle échappait aux dispositions sur la protection contre les loyers abusifs. Le 10 novembre 2003, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers a rejeté l'appel déposé par le locataire contre le jugement du 1er avril 2003, considérant, à l'instar des premiers juges, que la propriété entrait dans la catégorie des objets locatifs de luxe.