Citation: 9C_707/2008 07.08.2009 E. A

C._________, né en 1961, travaillait comme carreleur. Il n'exerce plus aucune activité lucrative depuis le 5 mars 1996 pour des raisons médicales et s'est annoncé auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) le 9 décembre suivant. L'administration a notamment recueilli l'avis du docteur F.________, service d'orthopédie du X.________, qui a diagnostiqué des lombo-sciatalgies chroniques sans trouble neurologique irritatif ni déficitaire permettant la reprise d'une activité adaptée (sans position en porte-à-faux, ni port de charges antérieures ou lourdes, avec alternance des positions; rapport du 13 janvier 1997). Elle s'est aussi procuré les rapports établis les 18 décembre 1996 et 27 mars 1997 par les docteurs R.________, généraliste, et A.________, interniste et rhumatologue, desquels ressortent, outre un diagnostic essentiellement identique qui repose sur une affection ostéo-articulaire lombaire sans signe de compression radiculaire aux membres inférieurs n'expliquant pas l'incapacité totale de travail, une surcharge psychogène importante, des facteurs de non-organicité et un état dépressif sous-jacent; la capacité de travail dans l'activité habituelle était évaluée à 50%. Les tentatives de réadaptation entreprises alors par l'office AI se sont soldées par des échecs en raison des douleurs invoquées par l'assuré (rapports de la division de réadaptation de l'AI des 12 décembre 1997 et 16 février 1998). L'administration a sollicité le docteur L.________, généraliste traitant, qui a fait état d'une incapacité totale de travail depuis le 5 mars 1996 due à des dorso-lombalgies chroniques (rapport du 1er novembre 1999), et a confié la réalisation d'une expertise à un de ses Centres d'observation médicale (COMAI). Les docteurs P.________ et O.________, avec le concours des docteurs H.________, psychiatre, et G.________, rhumatologue, ont mentionné la présence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant, d'une insuffisance intellectuelle légère, d'une personnalité mal structurée à traits masochistes, d'une hypertension artérielle et d'une possible consommation excessive d'alcool laissant cependant subsister une capacité résiduelle de travail de 40% dans l'activité habituelle (évitant le port de charges lourdes) ou de 50% dans un emploi adapté (rapport du 15 février 2001). Se référant à l'avis de son service médical régional (SMR), pour qui le rapport d'expertise n'était pas convaincant et l'assuré ne présentait aucune atteinte invalidante à la santé (rapport des doctoresses V.________ et B.________ du 23 avril 2001), l'office AI a informé C._________ qu'il envisageait de rejeter sa demande (projet de décision du 24 mai 2002). Eu égard aux objections formulées par l'intéressé et le docteur N.________, généraliste traitant, relatives notamment à l'apparition de nouvelles affections depuis l'accomplissement des dernières mesures d'instruction médicale, l'administration a mandaté son service médical pour réaliser un examen clinique bidisciplinaire. Les docteurs D.________, interniste et rhumatologue, et E.________, psychiatre, ont constaté l'existence d'un trouble somatoforme douloureux, de lombalgies communes sur anomalie de transition lombo-sacrée et discrète discopathie L4/5, d'une probable chondropathie rotulienne, d'une hypertension artérielle traitée, d'un épisode dépressif majeur léger chez une personnalité à traits masochiques et interprétatifs et d'une intelligence limite laissant néanmoins subsister une capacité de travail de 50% en tant que carreleur et totale dans une activité adaptée (sans port de charges répétitives, ni travail sur engins vibrants ou provoquant des vibrations; rapport du 10 octobre 2002). A nouveau informé de l'intention de l'office AI de rejeter sa demande (projet de décision du 14 mars 2002), C._________ et la doctoresse T.________, psychiatre traitant, ont en vain insisté sur le caractère invalidant des affections psychiatriques diagnostiquées, l'absence de motivation quant aux raisons qui ont conduit à préférer le rapport du SMR à celui du COMAI et la nécessité d'investiguer les troubles neuro-musculaires découverts récemment dans la mesure où ils pourraient expliquer la symptomatologie douloureuse. Se fondant sur l'avis de son service médical (rapport de la doctoresse B.________ du 20 mai 2003) et d'un complément apporté par les docteurs D.________ et E.________ à leur rapport d'examen, l'administration a confirmé sa position dès lors que les troubles psychiatriques et somatiques observés ne présentaient pas de caractère invalidant (décision du 8 octobre 2004). L'assuré et le psychiatre traitant, qui estimait que son patient souffrait d'une intelligence à la limite de la débilité, d'une personnalité fruste et infantile, d'un trouble anxio-dépressif chronique avec crises de panique, d'un syndrome douloureux somatoforme persistant et d'une modification de la personnalité liée à un syndrome algique chronique totalement et définitivement incapacitants (rapport du 12 novembre 2004), se sont opposés à cette décision. Le premier a complété son opposition en déposant les avis circonstanciés du second, qui, outre les diagnostics déjà mentionnés, signalait l'existence d'une personnalité schizoïde et d'un syndrome de crampes-fasciculation (rapport du 22 mai 2005), et du docteur W.________, chirurgien orthopédique, qui faisait état d'une fusion vertébrale congénitale C2/3, de discopathies ébauchées C6/7 et L4/5/S1, de contractures et maylgies paraspinales cervicales, cervico-scapulaires bilatérales et dorso-lombaires bilatérales, d'une insertionnite sacro-pelvienne bilatérale, d'une spondylarthrose L4/5/S1, d'une parésie sensitivo-motrice au pied gauche, d'une coxa epiphysaria bilatérale et d'un syndrome fémoro-rotulien douloureux bilatéral interdisant pour l'instant la reprise d'une activité lucrative (rapport du 23 décembre 2004). Estimant qu'il lui était impossible de statuer en l'état du dossier, l'office AI a demandé à son service médical de le compléter. Le docteur Z.________, psychiatre, a diagnostiqué une personnalité schizoïde, un trouble somatoforme indifférencié et un fonctionnement intellectuel limite; il évaluait la capacité de travail dans une activité adaptée à 100%, avec un rendement de 50%, en raison du manque d'énergie et d'initiative, de l'inactivité, de la passivité et du ralentissement psychomoteur observés (rapport du 30 juin 2006). Un stage réalisé dans un des Centres d'observation professionnelle de l'AI (COPAI), a permis de constater qu'en dépit de douleurs difficilement objectivables, il n'existait aucune limitation fonctionnelle (rapport du 5 octobre 2007). Le docteur Y.________, médecin-conseil du centre, s'est déclaré d'accord avec les conclusions du dernier examen réalisé auprès du SMR quant à la capacité de travail (rapport du 1er octobre 2007). Se fondant principalement sur le rapport du docteur Z.________, l'administration a partiellement admis l'opposition de C._________ et lui a octroyé une demi-rente d'invalidité à compter du 1er mars 1997 (décision sur opposition du 7 décembre 2007).