Citation: 1B_356/2021 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu qu'il n'était pas établi, ni même vraisemblable, en l'état de l'instruction, que le légitime propriétaire du montant de 50'000 fr. soit la société B.________ Sàrl: cette somme ne se trouvait pas au siège de la société, mais au domicile du prévenu et était bien plus élevée que le solde en caisse aux 31 décembre 2018 et 2019 ressortant de la comptabilité. En outre, l'autorité précédente a relevé que les documents concernant les liens entre le prévenu et C.________ et/ou D.________ Sàrl n'avaient pas été retrouvés au domicile du prévenu mais dans les bureaux de sa société, de sorte que les activités de l'un et de l'autre partenaire n'apparaissaient pas distinctes. Dans ces circonstances, elle a jugé que le procureur était fondé à considérer, en février 2021, que la somme trouvée dans le coffre au domicile du prévenu appartenait à ce dernier et qu'il n'était pas établi, à ce stade de l'enquête, que B.________ Sàrl était propriétaire de cette somme. Les recourants prétendent le contraire. A cette fin, ils allèguent que, à cause de la crise Covid-19, la trésorerie aurait augmenté en raison d'une diminution des sorties de caisse et qu'ils auraient préféré ne pas laisser cette dernière au siège de l'entreprise, dès lors que les employés faisaient du télétravail. Selon eux, la somme séquestrée, retrouvée dans une enveloppe sur laquelle était mentionné " caisse B. ", proviendrait de cinq retraits effectués dans le courant de l'année 2020 du compte bancaire de la société pour un montant total de 52'000 fr. De plus, ils considèrent qu'il n'y aurait rien d'insolite à conserver des documents privés sur son lieu de travail plutôt qu'à son domicile lorsqu'on est l'associé gérant et directeur unique d'une société. De manière générale, l'argumentation des recourants se fonde sur des éléments que la cour cantonale n'a pas ignorés, considérant toutefois qu'ils n'étaient pas convaincants. Ce faisant, les recourants se contentent d'opposer leur propre appréciation des faits à celle opérée par l'instance précédente sans toutefois en démontrer l'arbitraire. Quant à leurs explications liées aux retraits effectués dans la caisse de B.________ Sàrl, elles ne sont pas de nature à démontrer que le raisonnement effectué par la cour cantonale serait insoutenable. Quoiqu'il en soit, au vu de l'ensemble des éléments retenus par la cour cantonale, et du stade auquel se trouvait l'enquête lorsque l'arrêt entrepris a été rendu, il n'était pas arbitraire de considérer que la somme trouvée dans le coffre au domicile du prévenu appartenait à ce dernier, respectivement qu'il n'était pas établi que B.________ Sàrl en était propriétaire.