Citation: 9C_767/2014 E. 6

La recourante soutient que la juridiction cantonale a violé l'art. 79 al. 2 de la loi cantonale genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA; RSG E 5.10), selon lequel "[t]outefois, l'autorité reprend d'office l'instruction du recours en l'absence de déclarations des parties, à l'échéance d'une année à compter du jour où la décision prononçant la suspension est communiquée aux parties". Elle fait valoir que la reprise de l'instruction de la procédure a été ordonnée le 8 octobre 2014, soit plus d'une année après l'ordonnance de suspension du 27 septembre 2013, qui lui avait été notifiée le 1er octobre suivant. Selon elle, l'instance ne serait plus liée et la procédure aurait pris fin, alors que la juridiction cantonale entendait maintenir son ordonnance, comme elle l'avait indiqué par courrier du 13 octobre 2014. Aussi, le Tribunal arbitral des assurances poursuivait-il l'instruction d'une procédure qui n'existerait plus. La recourante y voit un dommage irréparable, dès lors que la demande dirigée contre elle porterait sur plus de quatorze millions en capital, auxquels s'ajoutent les intérêts. Elle invoque par ailleurs que l'admission de son recours permettrait de conduire immédiatement à une décision finale, évitant une procédure probatoire longue et coûteuse.