Citation: 6B_191/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient d'abord que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant que le message adressé le 6 novembre 2018 par l'enfant disait " je peux pas parler " alors qu'en réalité, il disait " désolé je peux pas parler ciao ". Selon lui, cette distinction démontrerait que l'enfant était preneuse du lien maintenu. La cour cantonale a relevé à cinq reprises que l'enfant ne souhaitait pas maintenir de liens avec le recourant, se fondant sur plusieurs éléments distincts, en particulier ses déclarations devant le SPMi (arrêt attaqué, p. 17 à 19). Si l'on doit effectivement constater que la cour cantonale a omis le mot " désolé ", sa décision n'en est pas arbitraire pour autant. En effet, que l'enfant ait, à une reprise, adjoint à un message le mot " désolé ", outre le fait que l'utilisation de ce terme soit d'un usage courant et banalisé, ne permettait pas de mettre en doute ses déclarations, du moins pas sous l'angle de l'arbitraire. En outre, lorsque le recourant prétend que la cour cantonale aurait arbitrairement procédé à une distinction entre les rencontres " sur le chemin de l'école " et " aux alentours de l'école ", il ne démontre pas en quoi la décision serait manifestement insoutenable dans sa motivation et dans son résultat.