Citation: 5A_572/2023 E. 4.1

4.1. Après avoir rappelé les principes applicables en l'espèce, l'autorité précédente a constaté que la personne concernée avait été entendue le 17 mai 2023 par la justice de paix et le 29 juin 2023 par la Chambre des curatelles. En outre, la justice de paix s'est fondée sur un rapport d'expertise du 2 mars 2023, auquel s'ajoutent des rapports médicaux des 8 juillet, 27 septembre et 13 octobre 2020 émanant des médecins de l'intéressé; tous ces documents apportent des éléments actuels et pertinents permettant d'évaluer l'état de santé de celui-ci ainsi que les risques encourus si la mesure litigieuse était levée. La juridiction précédente a retenu, en bref, que la personne concernée souffre " de dépendance à l'alcool, (...) , de troubles cognitifs et de traits de personnalité caractériels et narcissiques ". Ce diagnostic, déjà posé en 2019, a été confirmé dans le rapport du 2 mars 2023; aux dires de l'expert, ces troubles cognitifs se sont aggravés et sont à la limite des troubles majeurs; les répercussions de la consommation d'alcool sur la santé somatique et psychique sont importantes ( i.e. chutes à répétition suivies de fractures, grave diminution de l'état général avec dénutrition et carences en vitamines, ainsi qu'une atrophie cérébrale). Le besoin d'assistance par une prise en charge institutionnelle est en outre avéré compte tenu de la dégradation de l'état de santé et des conclusions de l'expert, le projet d'un retour à domicile n'étant pas réalisable; à défaut d'une telle prise en charge, l'intéressé s'exposerait à un danger sous la forme " de rechute alcoolique ", de carences alimentaires, d'aggravation de ses troubles cognitifs et de diminution irréversible de ses capacités d'autonomie déjà fortement altérées. Enfin, il est également incapable de solliciter de l'aide par ses propres moyens, comme l'a démontré la dernière tentative de maintien à domicile, à l'occasion de laquelle il est resté au sol de nombreuses heures, sans songer à appeler du secours au moyen des dispositifs dont il profitait pourtant. En conséquence, le placement contesté est justifié et proportionné, aucune mesure moins incisive n'étant propre à apporter à la personne concernée l'aide dont elle a manifestement besoin, vu les précédentes tentatives de mesures ambulatoires tenues en échec, son absence de collaboration ainsi que la péjoration de son état de santé.