Citation: 9C_719/2015 E. 6.3

6.3. Il est en l'espèce douteux que les faits constatés par la juridiction cantonale permettent de retenir au degré de la vraisemblance prépondérante que le revenu sans invalidité de la recourante équivaut sur le principe à celui d'un médecin-dentiste à B.________. Les premiers juges n'ont en particulier pas exposé en quoi le "cabinet médico-dentaire modèle" auquel se référait la SSO dans le courrier du 10 juin 2015 reflétait la situation concrète de celui de la recourante. Cela étant, ce point peut rester ouvert, puisque les griefs de la recourante doivent de toute manière être rejetés. En tout état de cause, les circonstances du cas d'espèce ne permettent pas de donner droit à la conclusion de la recourante tendant à l'octroi d'une rente entière. Durant la procédure cantonale, elle a affirmé qu'il convenait de tenir compte d'un revenu annuel brut sans invalidité situé entre 114'709 fr. (écriture du 18 mars 2015) et 200'685 fr. (écriture du 6 juillet 2015), soit un revenu sans invalidité global d'au plus 193'736 fr. 50 ([200'685 fr. x 0.8] + 33'188 fr. 50 [soit le revenu salarié à 20 %]). Même à supposer que l'on retienne ce montant maximal, avancé par la recourante en se fondant sur la communication de la SSO du 10 juin 2015, celui-ci ne lui permettrait pas d'obtenir une rente entière de l'assurance-invalidité (taux d'invalidité de 57 % [ (193'736 fr. - 82'971 fr.) x 100 / 193'736 fr.]). Au contraire, il ne lui donnerait droit qu'à une demi-rente de l'assurance-invalidité (art. 28 al. 2 LAI), soit moins que les trois quarts de rente qui lui ont été reconnus. Le Tribunal fédéral ne pouvant aller au-delà des conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF), il n'y a pas lieu de réformer le jugement attaqué au détriment de la recourante.