Citation: 1C_82/2018 E. B

Au mois d'octobre 2011, celui-ci a quitté le domicile conjugal. Le 25 novembre 2011, le Tribunal régional du Jura bernois Seeland a homologué une convention de séparation signée conjointement par les époux. La dissolution du mariage par le divorce a été prononcée par décision du 15 juin 2016. Informé de ces faits, le SEM a indiqué à A.________ qu'au vu de ces circonstances, il allait examiner s'il y avait lieu d'annuler sa naturalisation facilitée. Invité à se déterminer, l'intéressé a déclaré avoir dû quitter le domicile conjugal car il avait subi des violences de la part de son ex-épouse et avait notamment failli perdre un oeil. A la suite de cet événement, les époux s'étaient séparés et avaient pris la décision de divorcer en 2016. Auditionnée le 27 février 2017, B.________ a, entre autres, déclaré que les problèmes conjugaux étaient apparus dès le début de son mariage en raison de sa maladie (fibromyalgie) dont le traitement médical entraînait une perte totale de la libido et un état végétatif. Elle a expliqué qu'elle agressait verbalement son mari déjà depuis le début de leur relation; elle lui avait une fois lancé la télécommande de la télévision au visage, juste en dessous de l'oeil, et ce dernier avait abondamment saigné, ce qui avait nécessité des points de suture. Elle a confirmé qu'au moment de la signature de la déclaration conjointe en octobre 2010, elle formait avec son époux un véritable couple et pensait poursuivre leur vie de famille ensemble. A.________ s'est déterminé sur les déclarations de son ex-épouse. Par décision du 23 mai 2017, le SEM a prononcé l'annulation de la naturalisation facilitée accordée à A.________.