Citation: 6B_927/2021 E. 2

Par arrêt du 23 avril 2021, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ à l'encontre de l'ordonnance précitée. En bref, la cour cantonale a d'abord relevé que A.________ se répandait en reproches et en invectives diverses, notamment contre la partie plaignante et contre la procureure. La cour cantonale a, quoi qu'il en soit, considéré que dans la mesure où A.________ contestait le classement de la procédure pénale dont il avait bénéficié, ou la motivation de celui-ci, il ne justifiait d'aucun intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 382 al. 1 CPP. Dans la mesure où il contestait le refus de la procureure de lui allouer une indemnité au sens des art. 429 et 432 CPP, il fallait constater que le prénommé se contentait d'exiger qu'une telle indemnité lui soit allouée, sans exposer précisément les motifs qui commandaient - sous l'angle des faits et du droit - de prendre une autre décision. Le recours ne contenait donc aucune motivation répondant aux exigences déduites de l'art. 385 al. 1 CPP, raison pour laquelle il devait être déclaré irrecevable. Par surabondance, la cour cantonale a notamment ajouté qu'en tout état, le refus de lui allouer les indemnités requises était fondé, aucun des postes en cause, quand ils concernaient bien un dommage au sens juridique du terme, n'étant en lien avec la procédure pénale dont le prévenu avait fait l'objet, à l'exception des frais de poste et de photocopies, pour lesquels il n'avait toutefois pas chiffré ce qui était en lien avec la procédure pénale, ni établi que les frais en question étaient nécessaires, du moment qu'il avait bénéficié d'un avocat d'office. La cour cantonale a encore relevé qu'en traitant la plaignante, dans un écrit à l'attention du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne, de "voleuse", de "menteuse", de "manipulatrice", fréquentant des drogués ou des dealers, et voulant faire "fonds de commerce" des hommes qu'elle fréquentait, il avait violé les droits de la personnalité (art. 28 CC) de cette dernière. Il avait ainsi manifestement provoqué l'ouverture de la procédure pénale dirigée contre lui de manière illicite et fautive, de sorte que les frais de justice auraient dû être mis à sa charge (cf. art. 426 al. 2 CPP).