Citation: 1B_186/2008 29.07.2008 E. 5

Le recourant nie encore l'existence d'un risque de fuite au seul motif que la peine qu'il risquerait serait nulle. Selon la jurisprudence, le risque de fuite ne peut cependant pas s'apprécier sur la seule base de la gravité de l'infraction (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62); Il doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger (ATF 117 Ia 69 consid. 4 et les arrêts cités). Or en l'espèce, le recourant, requérant d'asile, n'a aucune attache personnelle, ni professionnelle en Suisse, ce qu'il ne prétend d'ailleurs pas. Il reçoit des prestations sociales et n'a aucune autre ressource financière licite. On peut dès lors sérieusement redouter qu'il cherche à se soustraire à la procédure pénale en quittant le pays ou en entrant dans la clandestinité. A cela s'ajoute la perspective proche d'une éventuelle condamnation, l'audience de jugement devant vraisemblablement avoir lieu le 25 août 2008. L'arrêt attaqué ne paraît ainsi guère critiquable sur ce point. Le recourant avait certes sollicité l'adoption de mesures de substitution, sans toutefois en spécifier la forme. Il suggère pour la première fois devant la Cour de céans sa présentation quotidienne à un poste de police, précisant être dans l'impossibilité de fournir des sûretés financières. Compte tenu de l'existence d'un risque de récidive, la cour cantonale n'avait pas à s'interroger sur une telle mesure. Au demeurant, la solution proposée par le recourant n'apparaît pas suffisamment contraignante pour prévenir le risque fuite.