Citation: 4P.31/2006 13.03.2006 E. 2

2.1 En l'espèce, le jugement attaqué repose sur plusieurs motivations. A titre principal, le Président a en substance estimé que le revenu mensuel de A.________, consistant en une rente AI de 1'407 fr., après déduction de son minimum d'existence, arrêté à 1'089 fr. 45, lui permettait de faire face aux frais probables du procès, s'élevant à 13'132 fr. sans les sûretés, à répartir sur une durée prévisible de procédure de quarante-deux mois; elle n'était donc pas indigente, constat d'autant plus fondé que les rentes complémentaires pour l'entretien des deux enfants, soit 2 x 563 fr. par mois, et la pension mensuelle de 1'110 fr. versée par le mari pour l'enfant dont il est le père, autorisaient à penser que les deux enfants contribuaient au paiement des frais du ménage, tels que charges hypothécaires ou primes d'assurances et taxes concernant l'immeuble occupé par A.________ et son concubin. A titre surérogatoire, le Président a rappelé que l'assistance judiciaire était subsidiaire au devoir d'entretien des époux et qu'en conséquence, A.________ devait solliciter de son mari, dont elle n'était pas divorcée, le versement d'une provisio ad litem; il importait peu, à cet égard, que les époux soient séparés. 2.2 Dans son écriture, la recourante ne s'en prend qu'à la première de ces motivations. En effet, elle soutient en bref que la décision attaquée est arbitraire dans l'appréciation des charges hypothécaires, de diverses taxes, du coût probable de la procédure et de sa durée. Elle n'attaque en revanche pas la motivation alternative selon laquelle elle aurait pu demander à son mari une provisio ad litem sur la base des devoirs généraux du mariage. Or, celle-ci suffisait à justifier le jugement entrepris, de sorte qu'au vu de la jurisprudence susmentionnée, le recours de droit public ne peut qu'être déclaré irrecevable.