Citation: 2F_3/2023 E. 5.2

5.2. Aux termes de l'art. 121 let. d LTF, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier. Ce motif de révision vise le cas où le Tribunal fédéral a statué en se fondant sur un état de fait incomplet ou différent de celui qui résultait du dossier. L'inadvertance implique une erreur et consiste soit à méconnaître soit à déformer un fait ou une pièce. Elle doit se rapporter au contenu même du fait, à sa perception par le tribunal, mais non pas à son appréciation juridique. Les faits doivent ressortir du dossier, à savoir non seulement de la décision attaquée, mais aussi de l'ensemble des actes de procédure comprenant le dossier complet de l'autorité cantonale ou inférieure et les mémoires et pièces adressés au Tribunal fédéral dans la mesure où ils sont recevables (arrêt 2F_3/2020 du 24 juin 2020 consid. 2.2 et les références). L'inadvertance doit, en outre, porter sur un fait pertinent, c'est-à-dire susceptible d'entraîner une décision différente, plus favorable à la partie requérante (ATF 122 II 17 consid. 3; arrêt 2F_21/2021 du 27 juillet 2021 consid. 2). En l'occurrence, le requérant soutient que le Tribunal fédéral n'a pas tenu compte du fait que le recours du 7 septembre 2022 (considéré comme une action directe devant ce dernier) mentionnait dans son titre expressément l'art. 1 al. 1 let. e LTF. Le Tribunal fédéral aurait ainsi commis un abus de pouvoir en confondant les lettres de l'art. 1 al. 1 LRCF. Le requérant perd de vue à cet égard que le Tribunal fédéral applique le droit fédéral d'office (art. 106 al. 1 LTF) et qu'il décide si la cause dont il est saisi, en l'espèce une action pour les dommages causés par les membres du Tribunal fédéral, relève de la compétence du Tribunal administratif fédéral ou du Tribunal fédéral. En se plaignant du défaut d'application de l'art. 1 al. 1 let. e LRCF, le requérant tente en réalité, sous couvert d'inadvertance du Tribunal fédéral quant à la prise en considération de faits pertinents, de remettre en cause l'appréciation juridique faite par le Tribunal fédéral s'agissant de l'art. 1 al. 1 let. c LRCF et de lui demander de revoir son approche juridique. Or, la voie de la révision n'est pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur l'arrêt au fond et elle ne saurait être utilisée aux fins de remettre en question la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral (cf. arrêt 2F_14/2022 du 27 avril 2022 consid. 3.2). Le motif de révision prévu par l'art. 121 al. 1 let. d LTF n'est par conséquent pas non plus réalisé.