Citation: 2A.268/2001 21.08.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. D'après l'art. 4 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), l'autorité statue librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi de l'autorisation de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas de droit à l'octroi, respectivement à la prolongation, d'une autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 126 II 81 consid. 1a et les arrêts cités; 124 II 110 consid. 2; 123 II 145 consid. 1b; 122 II 1 consid. 1a, 145 consid. 3a). b) En l'espèce, le recourant ne peut se prévaloir d'aucune disposition particulière du droit interne ou d'un traité international lui accordant le droit au renouvellement d'une autorisation de séjour, subsidiairement à l'octroi d'une autorisation d'établissement. En particulier, il ne saurait tirer un tel droit de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823. 21), notamment de l'art. 36 OLE (ATF 122 II 186 consid. 1a; 119 Ib 91 consid. 1d) ni de l'art. 4 LSEE. De même, le recourant ne peut pas se réclamer de l'art. 8 CEDH pour rester en Suisse auprès de son fils; en effet, ce dernier est majeur et ne souffre d'aucun handicap ou maladie grave qui le mettrait dans un rapport de dépendance à l'égard de son père, et vice versa (ATF 120 Ib 257 consid. 1d/e; 115 Ib 1 consid. 2). Le présent recours doit dès lors être déclaré irrecevable en tant que recours de droit administratif. c) A cet égard, il y a lieu de relever que, même si ce moyen avait été recevable, il aurait été néanmoins rejeté. En effet, au vu des nombreuses condamnations pénales subies par le recourant ainsi que du montant élevé de ses dettes, la décision attaquée apparaît tout à fait justifiée, et ce pour les motifs convaincants qui y sont développés et auxquels il peut être renvoyé (art. 36a al. 3 OJ). Au vu de ce qui précède, la Cour de céans n'aurait pas procédé aux mesures d'instruction requises (audition du médecin traitant, expertise médicale de l'état de santé du recourant), celles-ci n'apparaissant pas nécessaires.