Citation: 5A_505/2014 E. C

C.a. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 10 avril 2014, la Juge de paix a, sur requête de A.A.________, suspendu le droit de visite de C.________, compte tenu des allégations d'attouchements sexuels que le précité aurait exercés sur sa fille. C.b. Le 30 avril 2014, la Juge de paix a mis en oeuvre en qualité d'expert E.________, psychologue au sein de l'unité de pédopsychiatrie de l'Institut de psychiatrie légale du CHUV, et a pris note que le rapport d'expertise psychiatrique serait déposé dans un délai d'environ quatre mois dès le 15 juillet 2014. Le même jour, elle a également requis de la Brigade des mineurs de la Police cantonale vaudoise une copie du rapport de l'audition de B.________ intervenue suite à la plainte pénale déposée par A.A.________ contre C.________ en raison de soupçons d'abus sexuels. Dit rapport, daté du 13 avril 2014, mentionne que questionnée sur la raison de sa présence en les bureaux de la Brigade des mineurs, B.________ a répondu: " Parce que... Parce que ma maman, ne m'a pas dit ", puis a spontanément expliqué: " parce que mon papa me touche ma zizouille ", précisant, sur question et en montrant " son entre-jambe au niveau de son sexe ", qu'il le faisait par un " mouvement bref de bas en haut ". Il résulte également de ce rapport que les faits se sont passés à la " Maison des enfants " et à l'extérieur et que les attouchements ont été commis " par-dessous les pantalons, lesquels étaient descendus jusqu'aux genoux ". C.c. Statuant le 5 juin 2014 sur mesures provisionnelles, la Juge de paix a dit que C.________ exercerait son droit de visite par l'intermédiaire du Point Rencontre de Morges à raison de deux fois par mois pour une durée de deux heures, sans autorisation de sortir des locaux. Dite décision a été déclarée immédiatement exécutoire nonobstant recours.