Citation: 1P.127/2002 24.05.2002 E. 1

En l'occurrence, s'ils confirment les décisions de la Commission d'expropriation sur certains points qui sont ainsi tranchés de manière définitive, les arrêts du Tribunal administratif rendus les 22 août 1997 et 28 janvier 1999 laissent un large pouvoir d'appréciation à l'autorité inférieure sur les questions non résolues. Ils doivent ainsi être assimilés à des décisions partielles. Ce n'est qu'en matière de recours de droit administratif que de telles décisions sont considérées comme finales. S'agissant du recours de droit public, la jurisprudence assimile les sentences partielles à des décisions incidentes (ATF 127 I 92 consid. 1b p. 93; 123 I 325 consid. 3b p. 327; 116 Ia 198 consid. 1b; 116 II 80 consid. 2b p. 82; 106 Ia 226 consid. 2 p. 228 et les arrêts cités), qui n'entraînent pas de dommage irréparable au sens de l'art. 87 al. 2 OJ, lorsque, comme en l'espèce, elles peuvent être attaquées ultérieurement devant le Tribunal fédéral sur les points qu'elles tranchent définitivement en même temps que la décision finale (ATF 127 I 92 consid. 1c p. 94/95; 118 II 369 consid. 1 p. 371; 117 Ia 247 consid. 3 p. 249; 116 II 80 consid. 2c p. 83). Le recours est donc également recevable en tant qu'il est dirigé contre les arrêts de renvoi du Tribunal administratif des 22 août 1997 et 28 janvier 1999 (cf. art. 87 al. 3 OJ). 1.3 Sous réserve d'exceptions non réalisées dans le cas particulier, le recours de droit public revêt un caractère purement cassatoire (ATF 127 II 1 consid. 2c p. 5; 127 III 279 consid. 1b p. 282). Les conclusions qui vont au-delà de la simple annulation des décisions entreprises et qui tendent à l'allocation de divers montants à titre d'indemnités sont dès lors irrecevables. 1.4 Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le mémoire de recours doit notamment, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques qui auraient été violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine ainsi que les griefs exposés de manière assez claire et détaillée pour qu'il puisse déterminer quel est le droit constitutionnel dont l'application est en jeu et dans quelle mesure celui-ci a été violé (ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43). Ces principes s'appliquent également au recours de droit public interjeté contre des décisions en matière d'expropriation formelle fondées sur le droit public cantonal (ATF 122 I 168 consid. 2b p. 173). C'est à la lumière de cette jurisprudence qu'il y a lieu d'examiner les griefs des recourants.