Citation: 8C_82/2024 E. A

Licencié avec effet immédiat le 9 janvier 2018, A.________ a déposé une demande en paiement contre son ancien employeur devant le Tribunal civil des Montagnes et du Val-de-Ruz. Cette procédure a pris fin par un arrêt du Tribunal cantonal neuchâtelois du 2 novembre 2021 condamnant l'ancien employeur à lui verser un montant de plus de 40'000 fr. Ce montant a été consigné sur le compte de son précédent mandataire. Entre-temps, A.________ s'est inscrit au chômage et, après avoir épuisé son droit aux indemnités journalières, a bénéficié des prestations de l'aide sociale dès le 1er octobre 2019. Ayant pris connaissance de l'arrêt précité, le Guichet social régional de la Ville du Locle (ci-après: le guichet social) a demandé à A.________ de signer une cession de créance, ce que l'intéressé a refusé. Il s'en est suivi un important échange de courriers. Par décision du 11 octobre 2022, le guichet social a, d'une part, exigé de A.________ qu'il rembourse un montant de 43'477 fr. 90 avec 5 % d'intérêts dès la date de la décision (ch. 5.1 du dispositif) et a, d'autre part, clos le dossier d'aide sociale du prénommé au 1er juillet 2022, suspendant les prestations à cette date (ch. 5.2 du dispositif). Par décision du 21 août 2023, le Département de l'emploi et de la cohésion sociale du canton de Neuchâtel (ci-après: le département) a rejeté le recours de A.________ contre la décision du 11 octobre 2022 en tant que celui-ci portait sur la clôture du dossier de l'aide sociale et sur le principe du remboursement, mais l'a partiellement admis s'agissant du chiffre 5.1 du dispositif de ladite décision, qu'il a annulé, renvoyant la cause au guichet social pour nouvelle décision au sens des considérants.