Citation: 4A_311/2022 E. B

B.a. Par requête du 19 décembre 2019, Z.________ (le demandeur) a introduit une nouvelle procédure de conciliation. Fort d'une autorisation de procéder, il a porté l'action devant le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers. Ses conclusions pécuniaires dirigées contre la société d'édition (la défenderesse) et contre B.________ (le défendeur) tendaient au paiement de 238'155 fr. 05 à titre d'inexécution de la convention du 20 décembre 2011, plus 30'000 fr. en guise de réparation du tort moral subi, plus 14'078 fr. 50 pour des frais d'avocat avant procès, soit au total 282'233 fr. 55. Les défendeurs ont soulevé l'exception de prescription pour les prétentions du demandeur en remboursement des prêts et ont invoqué la compensation avec les frais générés par l'entreposage du stock de livres, sa promotion, etc. Par jugement du 1 er février 2022, le Tribunal civil a pris acte du fait que la défenderesse acquiesçait devoir 363 fr. 25 au demandeur, a constaté la nullité des art. 5 et 6 de la « convention de vente d'actions » du 20 décembre 2011 et a condamné chacun des deux défendeurs à verser 237'791 fr. 80 au demandeur. Il a précisé que chaque somme versée par l'un des défendeurs pour éteindre ce montant serait déduite de la dette due par l'autre défendeur. Enfin, il a décrété que la défenderesse était propriétaire du solde du stock de livres mentionné aux art. 5 et 6 de ladite convention. Dans le corps de son jugement, le Tribunal a considéré en substance que les art. 5 et 6 de la convention du 20 décembre 2011 étaient nuls car ils imposaient des obligations objectivement impossibles dès le début: était inexigible l'obligation, non limitée dans le temps, de vendre un stock de livres dont l'obsolescence était programmée d'avance. Cette nullité affectait non seulement l'obligation de « gestion active » du stock, mais aussi le transfert de propriété des ouvrages. En raison de cette nullité ex tunc, les parties devaient être replacées dans la situation précédant la conclusion du contrat: la société d'édition devait récupérer la propriété du stock de livres tandis que Z.________ devenait à nouveau titulaire de créances à hauteur de 290'000 fr. envers la société d'édition. En définitive, celle-ci devait à celui-là 237'791 fr. 80 (290'000 fr. - 52'208 fr. 20 dus par le demandeur), tout comme B.________ personnellement puisqu'il s'était porté fort de l'engagement pris par la société d'édition. B.b. Par arrêt du 7 juin 2022, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal a réformé cette décision, en ce sens qu'elle a condamné la société d'édition à verser une somme moindre au demandeur (227'791 fr. 80 au lieu de 237'791 fr. 80) et a entièrement rejeté la demande dans la mesure où elle visait B.________.