Citation: 6B_666/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant n'expose pas en quoi la constatation de la cour cantonale selon laquelle G.________ SA avait procédé aux vérifications usuelles avant la conclusion d'un contrat d'affacturage serait insoutenable (cf. consid. 1.2.1 supra). Dans cette mesure déjà, il ne démontre pas que G.________ SA aurait dû procéder à davantage de contrôles que ceux qu'elle avait effectués. Pour le reste, il n'est pas contesté que les comptes 2007 de K.________ SA présentés à G.________ SA étaient faux, puisque le bénéfice affiché de 1'073'937 fr. 24 devait être corrigé en une perte d'environ 1.4 million selon l'expert mandaté par la direction de la procédure. La cour cantonale a encore constaté que le recourant avait retardé l'audit que G.________ SA entendait effectuer, en promettant de rembourser le montant dû à G.________ SA de 1'039'316 fr. 45 au plus tard le 30 avril 2009, dans le cadre de la prochaine augmentation du capital de K.________ SA, puis en évoquant un potentiel investisseur. Aux fausses informations comptables et aux fausses promesses émanant du recourant s'ajoutent ses manoeuvres frauduleuses, en particulier la dissimulation de la vérité au sujet de la créance C.________ SA en violation de son obligation contractuelle de mentionner le litige y relatif, mais également son intention d'encaisser certaines créances non sur le compte nanti prévu par le contrat d'affacturage, mais sur d'autres comptes afin de les subtiliser à G.________ SA. Au regard de cet édifice de dissimulations et d'informations mensongères, on ne saurait reprocher un manque de prudence ou une légèreté à la banque, qui n'avait aucune raison de se méfier de sa cliente avec laquelle elle entretenait des relations commerciales préalablement à la signature du contrat d'affacturage.