Citation: 5C.300/2005 20.04.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 57 consid. 1 p. 59; 130 II 65 consid. 1 p. 67 et les arrêts cités). 1.1 Le litige porte sur la modification d'une prestation d'entretien en faveur de la femme divorcée. Il s'agit d'une contestation civile de nature pécuniaire au sens de l'art. 46 OJ (cf. ATF 95 II 68 consid. 2d p. 75; 85 II 365 ss), dont la valeur litigieuse est supérieure à 8'000 fr. Le recours a en outre été interjeté en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) contre une décision finale rendue par le tribunal suprême du canton (art. 48 al. 1 OJ). 1.2 Le demandeur conclut à l'annulation de l'arrêt entrepris et à la confirmation du jugement de première instance. Selon l'art. 55 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées. Lorsqu'il exerce un recours en réforme, le recourant ne peut donc pas se borner à demander l'annulation de la décision entreprise; il doit également, en principe, prendre des conclusions sur le fond du litige. Il suffit toutefois que le Tribunal fédéral puisse déterminer avec certitude quelles sont les modifications demandées par le recourant, cela sur la base des motifs du recours et de la décision entreprise (ATF 125 III 412 consid. 1b p. 414; 101 II 372/373; 98 II 221 consid. 1 p. 223; 90 II 476 consid. 1 p. 479 et les arrêts cités). Tel est le cas en l'espèce, où le mémoire du recourant permet de comprendre aisément que celui-ci demande l'admission de son action, c'est-à-dire la suppression de la contribution d'entretien en faveur de la défenderesse. Le recours est ainsi recevable de ce chef. 1.3 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision entreprise, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106). En dehors de ces exceptions, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait - ou l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 130 III 136 consid. 1.4 p. 140; 129 III 320 consid. 6.3 p. 327) - ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Dans la mesure où le demandeur présente un état de fait différent de celui contenu dans l'arrêt entrepris sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions susmentionnées, il n'est pas possible d'en tenir compte. Tel est le cas lorsqu'il prétend qu'en 1986, la défenderesse percevait mensuellement des indemnités de chômage d'un montant de 2'600 fr., de sorte qu'en passant à 3'989 fr. par mois, ses revenus auraient augmenté de plus de 50%. Il en va de même de son allégation selon laquelle les frais d'aide de ménage supportés par la défenderesse seraient pris en charge par son assurance maladie de base.