Citation: 4A_431/2015 E. 4

Il y a lieu d'examiner tout d'abord le grief des recourants d'après lequel les époux défendeurs se sont engagés à couvrir le dommage dans leurs courriers des 21 août 2009 et 28 octobre 2009. Bien qu'elle ne se soit pas référée expressément au courrier du 21 août 2009 dans sa motivation juridique, la cour cantonale n'a pas méconnu ce pli puisqu'elle a constaté en fait que, dans ce courrier, les voisins " s'engageaient à effectuer toutes les réparations nécessaires causées par les travaux, se réservant toutefois le droit d'examiner si des travaux effectués par les propriétaires des étages supérieurs avaient pu contribuer à ces dommages " (cf. arrêt déféré p. 5 let. l). Les recourants se méprennent sur le sens objectif (cf., sur l'interprétation normative, ATF 136 III 186 consid. 3.2.1 p. 188) qu'il y a lieu d'attribuer à la réserve émise par les époux défendeurs. Ces derniers n'ont admis leur responsabilité que pour autant que d'autres travaux n'aient pas joué un rôle dans l'apparition des fissures, ce qui serait alors de nature à écarter en tout ou en partie leur responsabilité. La réserve en question ne peut pas de bonne foi être comprise autrement. En outre, en accord avec la cour cantonale, il faut admettre que le courrier du 28 octobre 2009 ne saurait raisonnablement valoir comme un engagement inconditionnel des époux défendeurs. Les recourants ne démontrent pas la fausseté de ce raisonnement. De surcroît, ces courriers, écrits par le précédent conseil des époux défendeurs, n'est pas opposable aux autres intimés. Il n'est pas non plus possible de déduire de ces courriers, comme le souhaitent les recourants, que les époux défendeurs ont accepté la charge de la preuve que des fissures auraient été causées par d'autres travaux entrepris ailleurs dans l'immeuble. Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, parce que la cour cantonale aurait omis de retenir l'engagement pris par les époux défendeurs, est infondé dans la faible mesure de sa recevabilité.