Citation: 6B_1248/2021 E. 2.2.3

2.2.3. S'agissant plus précisément des échanges litigieux survenus entre 2007 et 2008 qui avaient conduit l'intimé à porter plainte, force était de constater qu'en raison de la situation délicate dans laquelle il se trouvait par sa propre faute, il n'était pas invraisemblable que l'intimé ait interprété ces correspondances comme étant un moyen de pression contre sa personne. Quand bien même le recourant était légitimé à interpeller l'intimé pour obtenir des informations au sujet de l'accord successoral compte tenu de son mandat et au vu du fait qu'il était en possession d'éléments permettant de douter de l'intégrité de l'intimé quant à la gestion de la succession D.C.________, il n'en demeurait pas moins que la tournure des échanges et certains mots employés pouvaient légitimement amener l'intimé à croire qu'il était victime de pressions illicites en lien avec les honoraires non déclarés au fisc italien. En effet, le recourant avait mentionné expressément à plusieurs reprises que l'intimé se trouvait dans une situation délicate par sa propre faute et qu'il était vivement souhaité qu'il rendît des comptes ou que la transaction envisagée fût poursuivie en lieu et en place d'une procédure judiciaire (cf. let. B.c et B.d supra). Certes, lors des pourparlers, le recourant n'avait jamais mentionné expressément les dénonciations rédigées par la suite. Toutefois, au vu du contexte, les échanges pouvaient être interprétés par l'intimé comme des allusions sous-jacentes liées à sa situation fiscale et lui donner à penser qu'une procédure civile, pénale, administrative ou disciplinaire, dans laquelle il serait en mauvaise posture, pouvait survenir à tout moment.