Citation: C 435/00 18.05.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, il est constant que lorsque l'intimé a résilié le contrat de travail qui le liait à X.________ SA pour achever sa formation, il n'avait aucune perspective concrète de trouver un nouvel emploi. Selon la recourante, cette circonstance justifiait une suspension du droit à l'indemnité de chômage d'une durée de 31 jours en application des art. 30 al. 1 let. a LACI, 44 al. 1 let. b et 45 al. 3 OACI. Les premiers juges ont, quant à eux considéré, en substance, que l'on ne pouvait pas exiger de l'assuré qu'il conservât son ancien emploi dès lors que la continuation des rapports de travail l'aurait empêché de mener à chef une formation professionelle concrète, entreprise depuis 18 mois déjà, et qui lui donnait accès à une profession dans laquelle les chances de trouver un emploi étaient réelles. b) Contrairement à l'avis de la recourante, on ne saurait reprocher à l'intimé d'avoir résilié son contrat de travail sans avoir été préalablement assuré d'obtenir un autre emploi au sens de l'art. 44 al. 1 let. b OACI. Selon la jurisprudence, le comportement d'un assuré qui abandonne un emploi convenable dans le but d'acquérir une formation complémentaire et qui, au terme de cette dernière (survenu, le cas échéant, plus tôt que prévu), se trouve sans emploi, doit en effet être appréhendé au regard de la lettre c de cette même disposition (ATF 122 V 43). Tel est le cas, selon la jurisprudence, lorsque la formation entreprise poursuit un but professionnel concret et prépare, au sens de l'art. 14 al. 1 let. a LACI, à une future activité lucrative suivant un cycle de formation, à condition qu'il s'agisse d'un cycle (usuel) réglementaire reconnu juridiquement ou à tout le moins de fait. De plus, la formation entreprise doit requérir de l'assuré une disponibilité telle que l'on ne puisse plus exiger de lui qu'il continue à exercer en parallèle son activité auprès de son ancien employeur au risque de compromettre le succès de sa formation (ATF 122 V 44 consid. 3c/aa). Ces conditions sont données en l'espèce. Comme l'ont retenu avec raison les premiers juges, la formation entreprise par l'intimé poursuit un but professionnel concret. Il ressort des pièces du dossier qu'elle se base sur un cycle de formation consistant en diverses séries de cours et d'exercices de vol. De plus, cette formation débouche, à l'issue d'examens par l'Office fédéral de l'aviation civile, sur l'octroi d'une licence de vol reconnue (art. 60 LNA; [RS 748. 0]). Enfin, les cours étant dispensés à plein temps du 26 juin au 27 août 1999 et l'intimé ayant demandé en vain à son ancien employeur de pouvoir bénéficier d'un congé non payé, on ne pouvait exiger de lui qu'il continuât à exercer, en parallèle, son ancienne activité. Il sied encore de relever que le seul fait que le recourant a demandé à bénéficier d'indemnités de chômage dès le 1er juin 1999 déjà ne justifie pas une autre solution. Il n'y a, en effet, pas de raison, en ce qui concerne la suspension du droit à l'indemnité, de traiter plus sévèrement l'assuré qui entreprend un cursus de formation exigeant une disponibilité plus ou moins importante à certaines périodes que celui dont la formation est dispensée de manière suivie et intensive. Le cas échéant le droit aux indemnités de chômage durant la formation doit être examiné sous l'angle de l'aptitude au placement, ce qui a été fait en l'espèce dans la décision rendue par l'office le 7 octobre 1999.