Citation: 4A_75/2007 05.06.2007 E. 1

Comme la décision attaquée a été rendue après l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007 (RO 2006, 1242), de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours est régi par le nouveau droit (art. 132 al. 1 LTF). 1.1 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 LTF) dans une affaire pécuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 francs (art. 74 al. 1 let. b LTF), le recours en matière civile est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (art. 46 al. 1 let. a et 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. 1.2 Les mémoires doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés (art. 42 al. 1 LTF). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). 1.2.1 Le recourant conclut à l'annulation du jugement entrepris et au rejet de la demande. Comme l'autorité cantonale a condamné le recourant et E.________, conjointement et solidairement, à verser à A.________ et B.________ une certaine somme d'argent, ces conclusions pourraient également concerner E.________, codéfendeur à l'action, qui ne saurait alors être qualifié d'« autre partie à la procédure ». De telles conclusions ne sont toutefois pas recevables, faute de tout intérêt juridiquement protégé du recourant à demander l'annulation de la décision attaquée en ce qu'elle concerne E.________ (art. 76 LTF). Il convient donc d'interpréter les conclusions du recourant, dans le sens où seul le rejet de la demande dirigée contre lui est requis. 1.2.2 La banque C.________ et la banque D.________ sont formellement désignées dans le présent recours comme « autres parties à la procédure ». Aucune conclusion n'est prise en ce qui les concerne et aucun grief ne leur est consacré. Les conclusions du recours, lues parallèlement au dispositif de l'arrêt entrepris, sont significatives: le rejet, par l'autorité cantonale, de la demande en paiement intentée contre la banque C.________ et la banque D.________ n'est pas remis en cause par le recourant. Ces parties l'ont du reste bien compris, puisqu'elles ont renoncé à se déterminer sur le recours, arguant du fait qu'elles n'étaient pas touchées par l'issue de la procédure. Il n'est donc pas entré en matière sur le recours, dans la mesure où il est dirigé contre la banque C.________ et la banque D.________. 1.3 Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Contrairement à l'avis du recourant, la constatation, selon laquelle les employés de la banque C.________ ont préparé les billets et les ont remis au convoyeur, qui les a vérifiés avant de les placer dans les enveloppes prévues à cet effet, n'a pas été établie de façon manifestement inexacte, puisqu'elle résulte de l'appréciation de dépositions concordantes de témoins. Il n'y a donc pas lieu, sur ce point, de procéder à une rectification de l'état de fait. Du point de vue du recourant, cet élément factuel est « important », dans la mesure où les juges précédents ont retenu que les fonds litigieux ont été subtilisés dans son étude. En lien avec cette dernière constatation, le recourant invoque une violation du droit, au sens de l'art. 95 LTF, et fait valoir que la constatation constitue une violation de l'art. 8 CC et qu'elle est arbitraire. Dans la mesure où de tels griefs sont admissibles au regard de l'art. 105 al. 2 LTF, il convient de les examiner.