Citation: 1B_302/2020 E. D

Par acte du 11 juin 2020 (cause 1B_302/2020), A.________ forme un recours en matière pénale contre cet arrêt, concluant à l'inexploitabilité de l'ensemble des données de localisation et des conversations recueillies à l'étranger (Allemagne, Espagne, France, Pays-Bas, Kosovo et Albanie), à leur retrait du dossier et à leur destruction immédiate (ch. IV). Il demande également le renvoi de la cause au Ministère public afin qu'il détermine les moyens de preuves dérivés de ceux visés par la conclusion précédente, ordonne leur retrait du dossier et leur destruction immédiate (ch. V). Subsidiairement, il requiert le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision (ch. VII). Le 15 juin 2020 (1B_307/2020), B.________ forme également un recours en matière pénale contre l'arrêt cantonal précité, concluant à son annulation (ch. III), à la fixation par l'autorité précédente d'un délai de deux mois pour désigner les preuves dites dérivées, puis à la destruction immédiate des enregistrements et données de localisation collectés à l'étranger - soit en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, au Kosovo et en Albanie - dans les véhicules qu'il avait utilisés, ainsi que des preuves dites dérivées (ch. IV). C.________ a aussi déposé, le 23 juin 2020 (cause 1B_317/2020), un recours en matière pénale contre l'arrêt cantonal, concluant à sa réforme en ce sens que les données de géolocalisation et les écoutes recueillies à l'étranger soient inexploitables et soient, en conséquence, retranchées du dossier, puis immédiatement détruites (ch. IV). A titre subsidiaire, elle demande le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision (ch. VII). Les trois recourants ont demandé, à titre de mesures provisionnelles, la suspension de la procédure PE17.011760-OJO, ainsi que l'octroi de l'assistance judiciaire. L'autorité précédente ne s'est pas opposée aux mesures provisionnelles requises et, sur le fond, a en substance conclu au rejet des recours. Quant au Ministère public, il a conclu au rejet des demandes de mesures provisionnelles, ainsi que des recours. Le 1er septembre 2020, respectivement le 25 août 2020, les recourants A.________ et B.________ ont persisté dans leurs conclusions. Par ordonnances du 10 juillet 2020, le Juge présidant de la Ire Cour de droit public a rejeté les requêtes d'effet suspensif.