Citation: 6B_666/2019 E. 3.4

3.4. Le recourant prétend avoir acquis, de bonne foi, les montres concernées, dont il était possesseur au moment de son appréhension. En tant que possesseur des objets en question, le recourant devait, en principe, en être présumé propriétaire (cf. art. 930 al. 1 CC). Cependant, le recourant ne pouvait, au regard de l'art. 3 al. 2 CC, se prévaloir de sa bonne foi dans le cadre de l'acquisition des montres (cf. consid. 2.3 supra). Partant, l'intéressé n'a pas pu devenir propriétaire de ces objets, qu'il pouvait être contraint de restituer en tout temps (cf. art. 714 al. 2 a contrario, 934 al. 1 et 936 al. 1 CC). De ce point de vue, la cour cantonale pouvait considérer que A.________ - auquel les montres avaient été volées - était la personne la mieux légitimée pour en revendiquer la propriété. Ainsi, l'autorité précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, attribuer les objets concernés au prénommé (cf. art. 267 al. 4 CPP). Il convient par ailleurs de considérer que la situation juridique était claire, puisque la seule question à résoudre était celle de l'éventuelle bonne foi du recourant au moment de l'acquisition des montres. Partant, il ne se justifiait pas de faire application de l'art. 267 al. 5 CPP. Le grief doit ainsi être rejeté.