Citation: 8C_693/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1981, travaillait depuis 2019 en qualité d'agent de sécurité auxiliaire pour B.________ SA à U.________. Le 3 juillet 2020, il a signé un autre contrat de travail d'auxiliaire avec la société C.________ SA, à V.________, en qualité de manutentionnaire, avec entrée en fonction le 1 er août 2020 pour une durée indéterminée. S'agissant des jours et horaires de travail, il était mentionné ce qui suit: "Les jours de travail et les horaires seront convenus d'un commun accord entre votre supérieur et vous-même. En aucun cas vous n'avez l'obligation d'accepter le travail proposé si vous êtes déjà occupé à un autre travail auxiliaire dans une autre entreprise concurrente ou non". Titulaire d'une licence "DROIT ECONOMIE GESTION" délivrée le 18 septembre 2020 par l'Université D.________, A.________ était inscrit en qualité d'étudiant régulier depuis le semestre d'automne 2020/2021 auprès de la faculté de Droit, sciences criminelles et administration publique, Baccalauréat universitaire en droit suisse, programme spécial de l'Université E.________. Par lettre du 1 er septembre 2021, la société C.________ SA a accusé réception d'une lettre de démission de l'assuré pour le 30 septembre 2021. A.b. Le 3 décembre 2021, A.________ s'est inscrit en tant que demandeur d'emploi à 60 % auprès de l'Office régional de placement (ORP) d'Yverdon-les-Bains. Dans sa demande d'indemnités de chômage du 5 décembre 2021, il a exposé qu'il poursuivait un bachelor de droit à E.________, qu'il avait travaillé à 100 % à côté de ses études, ce qui avait entraîné un surmenage, et qu'il avait été très malade entre juin et septembre 2021. Il avait en outre demandé une bourse d'études qui lui avait été refusée, décision contre laquelle il avait fait recours à la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal vaudois. Dans une attestation d'employeur du 6 décembre 2021, la société C.________ SA a certifié entre autres que l'assuré avait été malade du 22 au 30 septembre 2021. A.c. Par décision du 6 janvier 2022, le Service de l'emploi, Division juridique des ORP, a reconnu l'assuré apte au placement pour une disponibilité à l'emploi de 50 % dès le 3 décembre 2021. Par lettre du 9 février 2022, la Caisse cantonale de chômage (ci-après: la Caisse) a interpellé l'assuré sur les motifs de la résiliation de son contrat de travail avec C.________ SA. Le 17 février 2022, l'intéressé a notamment répondu qu'il était étonné de la demande dès lors qu'il avait déjà transmis le 6 décembre 2021 un courrier de 72 pages expliquant les circonstances de son chômage et qu'il contestait par ailleurs toute faute dans la survenance de son chômage, laquelle découlait selon lui du refus d'octroi d'allocations de l'Office cantonal des bourses d'études et d'apprentissage (ci-après: OCBEA). A.d. Par décision du 21 février 2022, la Caisse a suspendu le droit de l'assuré à l'indemnité de chômage pour une durée de trente et un jours dès le 3 décembre 2021, au motif qu'il avait quitté son emploi chez C.________ SA, lequel était qualifié de convenable. L'assuré s'est opposé à cette décision. Par décision sur opposition du 22 avril 2022, la Caisse a partiellement admis l'opposition en ce sens qu'elle a réduit la durée de la suspension à dix-sept jours.