Citation: 2C_140/2016 E. 4.3

4.3. La recourante fait valoir qu'elle s'est trouvée, durant les périodes fiscales 2010 à 2012 et en tant que ressortissante française résidant en France mais travaillant en Suisse, dans une situation comparable à celle d'un contribuable résidant en Suisse. Revendiquant le statut de "quasi-résidente", au sens des développements susmentionnés (consid. 4.2 supra), elle demande à bénéficier du même régime de barème (demande de changement de barème pour célibataire avec enfant ensuite de la naissance de sa fille en 2012) et des mêmes déductions fiscales, qui seraient selon elle notablement supérieures à celles obtenues sous le coup de l'impôt à la source. Affirmant avoir répondu précisément aux questions posées par l'Administration cantonale, la recourante reproche à cette autorité de lui avoir demandé toujours plus de documents -, ce, de façon discriminatoire et dans le but de la décourager de former ses prétentions -, y compris des documents qui n'existaient pas en France. Confirmant l'approche adoptée par l'Administration cantonale, le Tribunal cantonal a considéré que, pour pouvoir prétendre au statut de "quasi-résidente", il appartenait à la recourante de prouver qu'elle en remplissait les conditions, ce qu'elle n'avait pas fait, en dépit des demandes réitérées des autorités fiscales.