Citation: 1B_20/2016 E. 3

Devant le Tribunal fédéral, le recourant ne remet en cause ni le refus de désigner son mandataire en tant qu'avocat d'office, ni les charges suffisantes pesant à son encontre. Il ne soutient pas non plus que des mesures de substitution permettraient, le cas échéant, de pallier le danger de collusion retenu (art. 237 CPP) ou que la détention subie violerait le principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst. et 197 al. 1 let. c CPP). En revanche, il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu l'existence d'un risque de collusion. Il nie notamment avoir admis que celui-ci puisse exister et prétend que, dès lors que les personnes à entendre ne seraient pas connues, ce danger ne serait que théorique.