Citation: 9C_76/2008 30.09.2008 E. 3

Les premiers juges ont constaté qu'au plan somatique, la recourante était capable de travailler à plein temps dans le cadre d'une activité adaptée, respectant les limitations fonctionnelles. Le syndrome algique chronique n'avait pas de substrat organique, ce qui avait conduit les médecins à poser le diagnostic de troubles somatoformes douloureux ou de fibromyalgie. Au plan psychique, la juridiction cantonale a retenu que l'assurée ne présentait pas de comorbidité psychiatrique grave et que ses troubles ne se manifestaient pas avec une sévérité telle que, d'un point de vue objectif, ils excluaient toute mise en valeur de la capacité de travail. 3.1 La recourante se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et de défaut de motivation du jugement attaqué en ce qui concerne sa capacité résiduelle de travail, dont elle allègue qu'elle est nulle dans n'importe quelle activité, ainsi que cela ressort des documents médicaux autres que le rapport d'expertise SMR du 11 janvier 2006. 3.2 Selon l'art. 112 al. 1 let. b LTF, les décisions qui peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral doivent contenir les motifs déterminants de fait et de droit. Il résulte de cette disposition légale qu'elles doivent indiquer clairement les faits qui sont établis et les déductions juridiques qui sont tirées de l'état de fait déterminant (Hansjörg Seiler, in: Seiler/von Werdt/Güngerich, Bundesgerichtsgesetz, Bern 2007, N. 9 et 10 ad Art. 112 BGG). En effet, le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral diffère selon que le recours s'en prend aux faits retenus (revus sous l'angle restreint de l'art. 105 al. 2 LTF) ou à l'application du droit matériel (contrôlé avec une cognition complète lorsqu'un grief est suffisamment motivé, art. 106 al. 1 LTF et 42 al. 1 et 2 LTF). Le Tribunal fédéral examine librement le grief tiré d'une violation du principe de la libre appréciation des preuves et du devoir de la juridiction cantonale en découlant, de procéder à une appréciation complète, rigoureuse et objective des rapports médicaux en relation avec leur contenu (ATF 132 V 393 consid. 4.1 p. 400) et d'indiquer les raisons pour lesquelles elle se fonde sur une opinion médicale plutôt qu'une autre (Yves Donzallaz, Commentaire de la Loi sur le Tribunal fédéral, N. 4465 ad Art. 112 LTF). L'appréciation des preuves n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis sans raison sérieuse de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 134 I 221 consid. 2.1; 129 I 8 consid. 2.1). 3.3 On relèvera tout d'abord que l'argument que la recourante entend tirer de l'arrêt du 31 mai 2007, dans lequel le Tribunal cantonal des assurances sociales a statué sur le recours qu'elle a formé contre une décision de l'office AI du 16 janvier 2007 rejetant sa demande d'assistance juridique, n'est pas pertinent.