Citation: 4A_55/2009 04.05.2009 E. 1

Le recours en matière civile est recevable contre les décisions prises par l'autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF), soit en l'espèce le Tribunal cantonal. Dans la mesure où la recourante critique le jugement de la Chambre des prud'hommes, son recours est irrecevable. Le recours ne peut pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel (cf. art. 95 LTF). Le recourant peut le cas échéant se plaindre d'une violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire dans l'application du droit cantonal; ce grief n'est toutefois examiné que s'il est expressément invoqué et motivé de manière précise (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 462 consid. 2.3). En l'espèce, la recourante ne soulève pas un tel grief; en tant qu'elle critique l'application du droit de procédure cantonal, son recours est donc également irrecevable. Enfin, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), dont il ne peut s'écarter que s'ils l'ont été de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 134 V 53 consid. 4.3) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Si la partie recourante entend s'écarter des constatations de fait de l'autorité précédente, elle doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions de l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées (ATF 133 IV 286 consid. 6.2). Pour satisfaire à ces exigences de motivation, il ne suffit pas de relever, à l'instar de la recourante, que le grief de violation du droit d'être entendu implique nécessairement que les faits n'ont pas été constatés de manière complète et qu'ils l'ont été arbitrairement. Pour le surplus, la Chambre des prud'hommes a retenu que le contrat de travail avait été résilié avec effet immédiat, constatation de fait qui ne semble pas avoir été contestée en instance d'appel et que le Tribunal cantonal a implicitement reprise dès lors qu'il a confirmé la condamnation au paiement du salaire jusqu'à fin décembre 2004, date de l'échéance du délai de congé. Dans la mesure où la recourante objecte qu'il n'existe pas suffisamment d'éléments pour retenir que le congé a été signifié avec effet immédiat, sans démontrer que la constatation de l'autorité cantonale est arbitraire, son grief est derechef irrecevable.