Citation: 9C_761/2019 E. 4.3

4.3. Pour juger s'il est admissible de reconsidérer une décision pour le motif qu'elle est sans nul doute erronée, il faut se fonder sur les faits et la situation juridique existant au moment où cette décision a été rendue, compte tenu de la pratique en vigueur à l'époque (ATF 125 V 383 consid. 3 p. 389 et les références). Les organes d'application de l'assurance-invalidité ne sauraient en effet procéder en tout temps à une nouvelle appréciation de la situation après un examen plus approfondi des faits. La recourante ne saurait par conséquent se limiter à relever que les organes de l'assurance-invalidité ont admis "après 5 ans d'instruction" (entre les décisions de l'office AI du 4 mars 2008 et du 7 juin 2013) qu'elle aurait vraisemblablement exercé sans atteinte à la santé une activité lucrative à plein temps et à dénoncer la lenteur de la procédure de révision de son droit à une rente d'invalidité. Il lui appartenait de démontrer précisément quel élément de fait concret aurait été arbitrairement omis par la juridiction cantonale et établirait que l'office AI avait violé le droit fédéral en s'en tenant à l'époque au principe défini par l'art. 23 al. 1, 1ère phrase, LAI (consid. 3.2 supra). Or la recourante ne se prévaut d'aucun élément de la sorte, lorsqu'elle soutient que l'office AI s'était contenté à tort des informations communiquées par son dernier employeur en 2000. On ajoutera que le jugement du 7 septembre 2015 n'a pas la portée que lui prête la recourante. La Cour de justice y a retenu qu'il convenait de prendre en compte, au 1er avril 2011, un statut d'active à 100 %, un changement de statut étant justifié au vu des précisions apportées par la recourante dans le cadre de la procédure cantonale de recours (jugement du 7 septembre 2015 consid. 15b). Ce jugement ne saurait dès lors, en tout état de cause, être propre à entraîner les modifications requises par la recourante car il ne constate nullement que la recourante aurait exercé sans atteinte à la santé une activité lucrative à plein temps en 2009 et 2010. Les griefs de la recourante doivent ainsi être rejetés.