Citation: H 107/05 25.10.2005 E. 2

2.1 A l'appui de sa demande de révision, Me J.________ produit à titre de preuve un ordre de paiement électronique OPAE, duquel il ressortirait que l'avance de frais requise par le Tribunal fédéral des assurances aurait bel et bien été versée. Toutefois, à la suite d'une confusion relative à l'adresse de paiement entre la requérante et son frère - qui a procédé au versement -, les sûretés auraient été payées en mains de la Commission de recours. Invoquant l'interdiction du formalisme excessif, il invite la Cour de céans à considérer que l'avance de frais effectuée auprès de la Commission de recours est réputée avoir été accomplie en faveur du Tribunal fédéral des assurances. 2.2 Ainsi, selon l'argumentation développée par Me J.________, le versement litigieux aurait été effectué le 3 novembre 2004. Pourtant, il ressort du dossier que le jugement rendu par la Commission de recours le 25 octobre 2004 a été notifié à la requérante le 17 novembre suivant par l'intermédiaire de l'ambassade de Suisse en Israël. De même, ce n'est que le 16 décembre 2004 - un jour après le dépôt de son recours de droit administratif - que la requérante a été invitée à procéder à une avance de frais auprès du Tribunal fédéral des assurances. Dans ces conditions, Me J.________ ne saurait valablement soutenir que sa cliente a versé, le 3 novembre 2004, l'avance de frais nécessaire à l'examen de son recours de droit administratif, alors même qu'elle ignorait à cette date l'issue du litige pendant devant la Commission de recours. Malgré ce que s'efforce de faire croire cet avocat, le versement effectué le 3 novembre 2004 était destiné, sans aucun doute possible, à payer les sûretés requises par la Commission de recours. On relèvera à cet égard l'attitude contradictoire, incompatible avec le principe de la bonne foi, du mandataire de la requérante; dans le recours de droit administratif, celui-ci avait en effet expressément allégué - preuve à l'appui - que le versement effectué le 3 novembre 2004 à la Commission de recours avait pour objet l'avance de frais que celle-ci avait réclamée (voir également sa lettre du 2 décembre 2004 adressée à cette autorité, par laquelle il demandait pour le même motif la révision du jugement). Cela étant, l'argumentation de Me J.________ ne renferme pas de faits nouveaux importants au sens où l'entend la jurisprudence. A l'évidence mal fondée, la demande de révision doit être rejetée.