Citation: 4A_126/2014 E. 2.3

2.3. La recourante conteste avoir eu connaissance du rapport J.________ de 1986. La cour se serait arbitrairement fondée sur les déclarations de l'architecte A.A.________ qui avait un intérêt à l'issue du litige; elle aurait méconnu un autre témoignage pourtant jugé "particulièrement sincère et convaincant", dont il ressort que la recourante n'avait aucune idée des problèmes du terrain. La recourante propose la même argumentation qu'en appel, sans expliquer en quoi l'appréciation portée par l'autorité précédente serait arbitraire, ce qui entraîne l'irrecevabilité du grief. Il est au demeurant infondé. La séance du 23 novembre 1994 a fait l'objet d'un procès-verbal, dont il ressort que l'architecte A.A.________ a évoqué, en présence de la constructrice et de la commune, un rapport géotechnique mettant en évidence la présence de molasse rouge à moins de cinq mètres, qui engendrerait vraisemblablement des complications. La recourante avait donc à tout le moins connaissance de l'existence d'une étude géotechnique et d'un risque de complications liées à la nature du sol. Par ailleurs, la constructrice savait qu'un rapport géotechnique complémentaire était attendu, puisqu'elle avait cosigné en juin 1996 le mandat donné en ce sens au bureau E.________ SA. La Cour d'appel n'a donc pas versé dans l'arbitraire en refusant de constater que la constructrice n'avait aucune connaissance des problèmes concernant le sous-sol du terrain.