Citation: 6B_972/2024 E. 4

En l'espèce, il ressort notamment de l'arrêt attaqué que le recourant a été valablement cité à comparaître à l'audience de débats de première instance du 30 juillet 2024 par courrier du 28 juin 2024 indiquant en caractères gras que " si l'opposant fait défaut aux débats sans être excusé et sans se faire représenter, son opposition est réputée retirée (art. 356 al. 4 CPP) ". Le recourant n'a pas comparu à l'audience. Par courrier du 31 juillet 2024 adressé à la Juge de police, il s'est excusé d'avoir manqué l'audience de la veille, expliquant l'avoir agendée au 31 juillet 2024, du fait qu'il venait de sortir de 11 mois de détention et qu'il y avait subi un traumatisme nécessitant un suivi psychologique. Il a aussi requis la fixation d'une nouvelle audience. Relevant la teneur de l'art. 94 al. 1 CPP ainsi que la jurisprudence topique dans le présent contexte, la cour cantonale a en substance considéré que les conditions de restitution de délai en cas d'empêchement non fautif n'étaient pas réunies, le recourant admettant qu'il s'était trompé dans l'inscription de la date d'audience. Les troubles dont il se prévalait n'étaient pas établis par un certificat médical et il n'expliquait pas dans quelle mesure leur existence l'aurait empêché d'inscrire la bonne date d'audience. S'agissant de la fiction du retrait de l'opposition, la cour cantonale a retranscrit la teneur des art. 356 al. 4 et 205 CPP. Elle a relevé la teneur de la citation à comparaître, notifiée au recourant. Dès lors que le recourant avait fait défaut à l'audience, qu'il n'y était pas représenté et qu'il n'avait pas présenté d'excuse, son opposition devait être considérée comme retirée.