Citation: 2C_39/2025 E. B

Par courrier du 11 août 2023, D.________ SA, A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA ont demandé au Conseil administratif de la ville de Genève de "bien vouloir renoncer à ce changement de pratique, consistant à requérir qu'elles déposent une demande d'autorisation d'usage accru du domaine public pour chaque intervention ou, à défaut, de bien vouloir leur notifier un acte administratif formel sujet à recours". Par courrier du 11 septembre 2023, la cheffe de Service de l'espace public a répondu à ces sociétés qu'elles n'étaient pas concernées par la plate-forme. Les activités de vidange et d'assainissement n'étaient en effet pas considérées comme des occupations ponctuelles, "mais comme des travaux impliquant la nécessité de formuler une demande de chantier, au moins cinq jours avant l'intervention, les cas d'urgence étant réservés, auprès du Service de l'espace public au moyen du formulaire idoine". La teneur des principales bases légales applicables était rappelée et il était précisé que ces dispositions mentionnaient expressément les opérations de vidange et définissaient les modalités spécifiques à ce type de travaux. Il était ensuite indiqué que la mise en conformité administrative de leurs activités répondait non seulement à une obligation légale, mais s'avérait également nécessaire pour des prérogatives d'ordre sécuritaire et la coordination des différents usages du domaine public. Enfin, la cheffe de Service de l'espace public a évoqué une discussion ayant déjà eu lieu, afin de rappeler le cadre légal à certaines des sociétés concernées, ainsi que le fait que des pistes d'amélioration et de simplification étaient à l'examen. Par acte du 18 octobre 2023, D.________ SA, A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA ont recouru auprès du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève (ci-après: le Tribunal de première instance). Elles ont conclu au constat de la nullité de la décision du 11 septembre 2023 du Service de l'espace public, subsidiairement à son annulation; il devait être dit et constaté qu'aucune autorisation ne pouvait être requise de la part des sociétés exerçant des activités liées à la vidange. Par jugement du 22 août 2024, le Tribunal de première instance a considéré que le courrier du 11 septembre 2024 n'était pas un acte attaquable, mais une simple communication. Il a déclaré le recours irrecevable. Contre le jugement précité, D.________ SA, A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA ont interjeté recours devant la Chambre administrative de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice), qui a rejeté le recours par arrêt du 26 novembre 2024.