Citation: 5A_339/2023 E. 1

C.b.b. Le 22 décembre 2021, A.A.________ a déposé une nouvelle requête de mesures provisionnelles, concluant à ce que la garde de l'enfant lui soit confiée exclusivement et à ce que le droit de visite de la mère s'exerce par des contacts vidéo trois fois par semaine et, le cas échéant, selon des modalités à fixer en cours d'instance, par exemple sous la forme d'un droit de visite surveillé. L'intimée a conclu à l'irrecevabilité de cette requête, subsidiairement à la suspension de la procédure et, encore plus subsidiairement, au rejet des conclusions prises dans la requête. C.c. Le 8 février 2022, la High Court of Justice a refusé à A.A.________ l'autorisation d'interjeter appel à l'encontre de sa décision des 17 et 20 décembre 2021. Elle a en revanche accueilli "dans la mesure prévue par le post-scriptum de l'arrêt rendu le 10 février 2022" la demande formulée par l'intéressé au sujet de l'éclaircissement de cette question. C.d. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 27 avril 2022, la présidente a notamment interdit au recourant d'emmener sa fille en dehors du territoire suisse sans l'accord écrit et préalable de la mère, sous la commination de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP (I), ordonné que le passeport de l'enfant soit conservé au greffe des affaires familiales du tribunal (II), déclaré irrecevables les conclusions prises par B.A.________ à l'encontre de son mari par requête de mesures provisionnelles du 22 décembre 2021 (III) et rejeté les conclusions provisionnelles prises par A.A.________ à l'encontre de son épouse le 22 décembre 2021 (IV). Statuant le 22 juillet 2022 sur appel de chacune des parties, le juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel déposé par A.A.________ et a partiellement admis celui de B.A.________. Considérant que la question du retour de l'enfant n'avait pas été définitivement tranchée en septembre 2020 ( supra let. B.b) et admettant la compétence du juge anglais pour rendre la décision des 17 et 20 décembre 2021, le juge unique a annulé les chiffres III et IV précités et a renvoyé la cause à la présidente afin qu'elle procède à une instruction détaillée sur les questions de la conformité à l'ordre public de la reconnaissance de la décision anglaise et de l'intérêt supérieur de l'enfant, puis se prononce sur celles-ci. Le recours en matière civile que A.A.________ a déposé contre cette décision a été déclaré irrecevable par le Tribunal fédéral (arrêt 5A_653/2022 du 8 septembre 2022). C.e. Dans le cadre de la procédure consécutive au renvoi, la présidente a refusé de nommer un curateur de représentation à l'enfant, décision qui a fait l'objet d'un recours par A.A.________. Dit recours a été admis par la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud, lequel a annulé ce prononcé afin que la présidente motive sa décision de refus de désigner un curateur de représentation à l'enfant. C.f. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 20 mars 2023, la présidente a partiellement admis les requêtes déposées par B.A.________; déclaré irrecevable la requête de mesures provisionnelles déposée par A.A.________ le 22 décembre 2021; rejeté sa requête tendant à la désignation d'un curateur de représentation à forme de l'art. 299 CPC en faveur de l'enfant des parties; reconnu et constaté la force exécutoire de la décision rendue les 17 et 20 décembre 2021 par le tribunal anglais; autorisé B.A.________ à venir prendre possession du passeport de l'enfant et transmis la décision à la justice de paix pour exécution. L'appel interjeté par A.A.________ a été rejeté par la juge unique de la Cour d'appel civile le 21 avril 2023, son arrêt étant déclaré immédiatement exécutoire.