Citation: 5A_59/2024 E. 4.1

4.1. La motivation du recours, essentiellement appellatoire, ne permet pas de conclure à l'arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale concernant l'état de santé du débirentier et la capacité de celui-ci d'exercer une activité lucrative. En particulier, vu les principes susmentionnés (cf. supra consid. 3.1.2), on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir donné aux certificats médicaux attestant d'une incapacité de travail du 30 septembre 2019 au 31 mai 2020 et du 12 septembre 2020 au 11 décembre 2020 la portée que le recourant leur confère. Dès lors que l'arrêt entrepris constate, sans être contredit, que ces certificats ne posaient aucun diagnostic, ne mentionnaient pas l'opération chirurgicale que le débirentier disait avoir subie et restaient muets sur les éventuelles limitations fonctionnelles observées chez lui, il n'était pas arbitraire de retenir qu'il n'était pas démontré qu'au cours de l'année 2020, l'intéressé avait été incapable " d'entreprendre toute activité accessoire ", aucun autre élément ne venant un tant soit peu étayer cette allégation, étant au contraire relevé qu'il a été retenu, sans contestation de la part du recourant, qu'il avait poursuivi cette année-là certains travaux d'entretien pour son bailleur (cf. supra consid. 3.2). Quant aux explications de celui-ci fournies en première instance relativement à son état de santé, qui ne concernent du reste que sa prétendue impossibilité de travailler dans le domaine de la construction, il s'agit de simples allégations, qui ne sont aucunement établies. En tant que le recourant reproche en outre à l'autorité précédente de s'être fondée sur des éléments aléatoires antérieurs à ses problèmes de santé, en considérant que jusqu'à ce que le sort de sa demande de réinsertion professionnelle soit connu, il pouvait être attendu de lui qu'il reprenne et augmente ses précédentes activités accessoires, il ne démontre pas non plus que les faits auraient été arbitrairement établis. En effet, il ne critique pas la constatation selon laquelle les certificats médicaux précités ne permettaient pas d'établir que les problèmes de dos qu'il alléguait seraient incompatibles avec d'autres activités occasionnelles rémunérées que la construction. Enfin, contrairement à ce qu'affirme le recourant, sans tenter de démontrer l'arbitraire à ce sujet, il n'est nullement établi qu'il serait incapable de reprendre une quelconque activité à 100%. On ne voit pas non plus en quoi il était insoutenable de retenir qu'il avait la possibilité effective de réaliser, dès avril 2021, un revenu hypothétique de 3'825 fr. par mois. Le recourant invoque à cet égard son état de santé, son âge et sa faible activité depuis 2007 comme dessinateur, sans s'en prendre à la motivation de l'autorité cantonale sur ce point (cf. supra consid. 3.2). Il se limite à exposer qu'en 2019, il a dû renoncer à son activité d'indépendant à cause de ses problèmes de dos, qu'il est de bonne foi et fait preuve de bonne volonté, mais que son âge et son état de santé ne lui permettent pas de retrouver du travail à plein temps, sa faible activité en tant que dessinateur lui procurant en outre peu de chances dans ce domaine, et que, pour ces raisons, la diminution du taux de chômage retenue par l'autorité cantonale ne garantit pas l'attractivité de son profil sur le marché du travail. Purement appellatoire, cette argumentation ne peut être prise en considération (art. 106 al. 2 LTF).