Citation: 8C_249/2018 E. 5.2.3

5.2.3. Le recourant invoque la durée anormalement longue du traitement médical. Il fait valoir que chacune de ses opérations a été suivie de plusieurs mois de rééducation et qu'il a dû suivre un traitement médicamenteux sur une longue période. En outre, il a perçu des indemnités journalières de l'assureur-accidents du 21 juillet 2010 au 15 mars 2011 puis à nouveau du 22 juin 2012 au 1er novembre 2015, de sorte que sa situation n'était pas considérée comme stabilisée durant cette période. Ce faisant, il perd de vue que l'aspect temporel n'est pas seul décisif; sont également à prendre en considération la nature et l'intensité du traitement, et si l'on peut en attendre une amélioration de l'état de santé de l'assuré (arrêt 8C_533/2017 du 17 avril 2018 consid. 3.3 et les références). La prise de médicaments antalgiques et la prescription de traitements par manipulations même pendant une certaine durée ne suffisent pas à fonder ce critère (arrêt 8C_804/2014 du 16 novembre 2015 consid. 5.2.2 et la référence). La jurisprudence a notamment nié que ce critère fût rempli dans le cas d'un assuré dont le traitement médical du membre supérieur accidenté avait consisté en plusieurs opérations chirurgicales et duré deux ans (arrêt U 37/06 du 22 février 2007 consid. 7.3). En l'espèce, l'assuré a certes subi quatre interventions chirurgicales. A l'instar des premiers juges, on relèvera cependant que les hospitalisations de l'assuré ont été de courte durée (du 18 au 23 juillet 2010 pour l'ostéosynthèse du trochanter; du 23 au 30 juillet 2010 pour la rééducation post-opératoire; du 22 au 23 juin 2012 pour l'AMO; du 28 septembre au 1er octobre 2012 pour la fracture du col du fémur; du 24 juin au 1er juillet 2013 pour l'ostéotomie sous-trochantérienne et du 23 au 25 juillet 2015 pour la seconde AMO). Pour le reste, l'essentiel du traitement médical a consisté en des mesures conservatrices (utilisation de cannes anglaises, séances de physiothérapie hebdomadaire, fréquentation d'un fitness), ce qui ne saurait être considéré comme un traitement pénible et invasif sur une longue durée (voir a contrario, pour un cas où ce critère a été admis, l'arrêt 8C_818/2015 du 15 novembre 2016 consid. 6.2). On ne peut dès lors pas parler d'une durée anormalement longue du traitement médical.