Citation: 2C_54/2022 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant vit en Suisse depuis 1999. Arrivé dans le pays afin de se marier avec une ressortissante suisse, il a immédiatement été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour. Celle-ci a été régulièrement prolongée jusqu'en 2015 malgré la séparation du couple en 2001, avant que l'Office de la population ne décide de ne plus la renouveler, décision qui est à l'origine de la présente procédure. A ce jour, le recourant vit donc depuis près de vingt-cinq ans en Suisse, dont presque seize au bénéfice d'une autorisation de séjour valable. Sur cette base, il faut admettre que la non-prolongation de son titre de séjour ainsi que son renvoi de Suisse porteraient une atteinte à son droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH. En revanche, l'intéressé, qui est séparé de son épouse depuis 2001 et qui n'entretient aucune relation avec la fille mineure de cette dernière, née en 2009, dont il est certes le père du point de vue légal, mais non biologique, ne peut pas prétendre qu'un éloignement de Suisse restreindrait son droit au respect de sa vie familiale, du moins tel qu'il est protégé par les art. 8 CEDH et 13 Cst.