Citation: 6B_358/2024 E. 1.3

1.3. Premièrement, le recourant soutient que la cour cantonale aurait à tort retenu que les déclarations de l'intimée étaient détaillées et constantes, dès lors que celle-ci n'a mentionné son nom que lors de sa première audition par la police et qu'elle n'est par la suite plus revenue sur les faits, à l'exception de son audition par le Tribunal criminel. Deuxièmement, le recourant invoque (1) qu'aucune expertise n'a été ordonnée et que le dossier repose essentiellement sur les déclarations de l'intimée, (2) que les déclarations de l'intimée ont varié au fil du temps et que la responsable du foyer dans lequel séjournait l'intimée a indiqué que celle-ci avait dénoncé un homme vivant avec sa mère alors qu'elle avait sept ans, (3) que les rapports versés au dossier, qui se fondent sur les déclarations de l'intimée, mentionnent des âges compris entre huit et douze ans, (4) que les affirmations de la cour cantonale relatives à l'écoulement du temps et aux notions de chronologie s'agissant des enfants ne reposent sur aucun élément du dossier, (5) que l'affirmation de la cour cantonale d'après laquelle les enfants seraient incapables d'ancrer précisément les souvenirs se heurte aux explications de la responsable dudit foyer selon lesquelles l'âge peut être problématique pour certaines victimes alors que pour d'autres la situation est clairement ancrée dans le temps, et (6) qu'il s'agit d'un acte unique qui se serait produit durant sa seule visite en Suisse en octobre 2016 et non d'événements qui "s'étalent sur la durée". Partant, le recourant estime que l'âge auquel les abus auraient été commis n'a pas été déterminé de façon certaine, de sorte que la cour cantonale ne pouvait pas retenir qu'il était l'auteur des infractions dénoncées par l'intimée. Troisièmement, le recourant fait valoir qu'en l'absence d'expertise, il n'existe aucun document médical déterminant l'origine exacte et l'époque à laquelle la détérioration de l'état de santé de l'intimée est survenue. Il allègue que l'intimée a fugué avant qu'il n'effectue sa visite en Suisse, qu'elle rencontrait des difficultés suite au divorce de ses parents et à la maltraitance de sa mère et que sa situation avait fait l'objet d'un signalement par la Direction générale de l'enfant et de la jeunesse dès avril 2016, soit avant ladite visite. Selon le recourant, la dégradation de l'état de santé et les fugues de l'intimée ne viennent donc pas conforter ses déclarations. Quatrièmement, le recourant invoque que ses propres déclarations n'ont pas évolué, dans la mesure où il s'est limité à préciser qu'il était possible qu'il fût resté seul avec l'intimée avant de relever que, selon ses souvenirs, la mère de celle-ci était toujours présente dans l'appartement. Le recourant argue que ce seul élément ne permet pas à lui seul de retenir qu'il aurait violé l'intimée.