Citation: 2C_327/2024 E. B

B.a. Le 7 novembre 2023, A.________ a conclu un contrat de travail avec B.________, médecin généraliste pratiquant sous sa propre responsabilité dans son cabinet (ci-après : le médecin tiers). Selon ce contrat, A.________ travaillerait pour le compte, sous la responsabilité du prénommé, dans une salle d'examen médical attenante à la sienne, jusqu'au 14 octobre 2024; il fournirait ses consultations au cabinet mais pourrait aussi exercer à l'extérieur, moyennant qu'il en informe le médecin tiers; il lui communiquerait également, sur une base hebdomadaire, les traitements proposés et la facturation envisagée pour chacun des patients; l'activité du médecin serait facturée sous le numéro de concordat du médecin tiers; aucune facture ne serait envoyée aux assureurs-maladie ni aux patients sans l'approbation de celui-ci; le salaire brut de A.________ équivaudrait à 35 % des factures effectivement encaissées dans le cadre de ses consultations; le médecin tiers conclurait à sa charge un contrat d'assurance responsabilité civile professionnelle couvrant l'activité du médecin. B.b. Le 28 novembre 2023, B.________ a annoncé à la Direction de la santé que A.________ travaillait dans son cabinet, sous sa responsabilité, jusqu'au 15 octobre 2024 (recte: jusqu'au 14 octobre 2024 compris). La Direction de la santé de la République et canton de Genève (actuellement et ci-après: l'Office cantonal de la santé) a fait savoir au médecin tiers, par décision du 5 décembre 2023, que A.________ devait immédiatement cesser toute activité médicale, dès lors qu'il n'était pas titulaire d'une autorisation de pratiquer valide dans le canton de Genève; elle a ajouté que, puisque A.________ était titulaire d'un titre postgrade en médecine interne générale, il devait être au bénéfice d'une autorisation de pratiquer sous sa propre responsabilité; la pratique de la médecine sous surveillance, sans autorisation formelle, n'était possible que pour les médecins qui suivaient une formation postgrade. B.c. Par arrêt du 21 mai 2024, la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours de A.________ contre la décision du 5 décembre 2023 de l'Office cantonal de la santé. Selon les juges précédents, le courrier du 5 décembre 2023, interdisant à A.________ de pratiquer sans autorisation en qualité d'employé au sein du cabinet médical d'un autre médecin, constatait l'inexistence d'un droit et constituait une décision. Puis, la Cour de justice a jugé que l'interprétation des termes du contrat conclu avec B.________ conduisait à considérer que A.________ continuait à exercer sous sa propre responsabilité; or, celui-ci faisait l'objet d'une interdiction de pratiquer sous sa propre responsabilité professionnelle entrée en force; elle a ajouté que, même si A.________ travaillait effectivement sous la surveillance professionnelle de son confrère, il demeurait assujetti à l'obligation d'être titulaire d'une autorisation de pratiquer, en vertu de l'art. 73 al. 1 de la loi genevoise du 7 avril 2006 sur la santé (LS/GE; K 1 03 [ci-après: la loi genevoise sur la santé]); elle a rappelé que les cantons disposaient de la compétence résiduelle de réglementer l'exercice de la médecine sous la surveillance d'un médecin tiers; l'exigence d'une autorisation de pratiquer dans un tel cas reposait sur une base légale, visait à sauvegarder la santé publique et était proportionnée.