Citation: 1P.660/2000 18.12.2000 E. F

F.- Par acte du 13 avril 2000, P.________ et R.________ ont saisi le Tribunal administratif du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale) d'un recours que cette autorité a rejeté par arrêt du 14 septembre 2000. Elle a retenu que l'un et l'autre des projets respectaient l'indice d'utilisation du sol fixé dans le plan localisé de quartier; s'agissant des servitudes, elle a considéré que le grief était irrecevable en tant qu'il relevait du droit privé et en l'absence d'intérêt direct des opposants; par surabondance, elle l'a tenu pour infondé au motif que le Département était autorisé, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, à s'écarter du préavis non contraignant de la Ville de Genève et à fixer dans les autorisations de construire la condition selon laquelle les servitudes devaient être constituées avant l'ouverture du chantier. Elle a par ailleurs admis, en ce qui concerne l'emprise supplémentaire du garage souterrain par rapport à celle autorisée par le plan, que l'invocation de ce grief contrevenait au principe de l'interdiction de l'abus de droit en ce que les surfaces de stationnement avaient été augmentées à la suite de la décision rendue sur recours des opposants par la Commission de recours, relevant au surplus qu'il existait un intérêt général à ce que les parkings souterrains soient suffisants en zone de développement.