Citation: 6B_778/2013 E. 2.5.2

2.5.2. Le danger que le recourant commette d'autres infractions graves (en particulier des actes de viol et de séquestration) en cas de levée de la mesure pour une mesure moins incisive tel un traitement ambulatoire est concret et justifie la prolongation du traitement institutionnel comme l'a retenu le Tribunal cantonal. Le recourant conteste la durée de la prolongation. L'autorité cantonale a motivé sa décision de prolonger la mesure pour cinq ans sur la base des avis médicaux qui retiennent tous que la problématique psychiatrique du recourant est lourde et incurable en l'état actuel des connaissances. Si la médication adaptée permet une bonne compensation des troubles, il n'en demeure pas moins qu'elle doit s'envisager sur le (très) long terme, peut-être même à vie. Compte tenu de la gravité des infractions et de l'évolution très lente du recourant, une telle durée, bien qu'elle corresponde à la durée maximale prévue par la loi ne paraît pas disproportionnée. Au demeurant, comme le relève l'autorité cantonale, cette prolongation n'exclut pas dans l'avenir un assouplissement, voire même - à un terme qu'il est très difficile à évaluer - une libération conditionnelle que l'autorité compétente doit examiner une fois par an.