Citation: 5A_754/2024 E. A

B.________ et C.________ se sont mariés en 1992. Ils ont eu un enfant, gravement handicapé, en 1999. A.a. Selon un article de journal non daté mais apparemment paru dans les années 2005-2006, la fortune de l'époux était alors évaluée à 35'000'000 USD. De 2009 à 2013, il a été imposé d'après la dépense en Suisse, sur la base de dividendes annuels déclarés à hauteur de 1'500'000 fr. Les époux se sont séparés au début de l'année 2014. Leur séparation est attestée par un courrier de l'office de la population compétent du 23 janvier 2014, de même que le départ de l'époux de Suisse. Ils sont alors convenus de ce que l'épouse resterait vivre au domicile conjugal (constitué des immeubles nos xxx, yyy et zzz de la commune de T.________, propriété commune des conjoints) avec l'enfant, dont elle aurait la garde, l'époux s'engageant notamment à assumer l'intégralité des charges du logement et des factures d'entretien de sa famille et à lui verser une contribution d'entretien de 10'000 fr. par mois. La convention n'a pas été soumise à la ratification de l'autorité compétente, mais les époux ont déclaré l'avoir exécutée. A.b. Par contrat du 25 décembre 2014, la Banque A.________ (sous son ancienne raison sociale Banque D.________) a octroyé à E.________ un prêt d'un montant maximal de 11'000'000 USD. Celui-ci devait être versé en plusieurs tranches, chacune donnant lieu à un accord complémentaire faisant partie du contrat de base. B.________, qui était actionnaire de E.________, a conclu le lendemain un contrat avec la banque précitée aux termes duquel il se portait caution pour l'exécution du remboursement du prêt. Son épouse avait consenti par écrit à cet engagement une semaine auparavant. A.c. Le 24 novembre 2015, B.________ a eu un enfant avec sa nouvelle compagne. A.d. Le dernier accord complémentaire relatif au prêt susmentionné a été conclu à la mi-janvier 2016. A.e. B.________ et C.________ ont signé le 20 février 2016 une convention sur les effets accessoires du divorce, ratifiée par jugement du 8 juillet 2016 de la Présidente du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois. Cette convention prévoyait notamment le transfert à l'ex-épouse d'un montant de 500'000 fr. et le transfert en pleine propriété à l'ex-épouse des immeubles nos xxx, yyy et zzz de la commune de T.________, l'ex-époux s'engageant à assumer l'intégralité des charges y afférentes. Il était aussi convenu que l'ex-épouse deviendrait bénéficiaire effective des actions détenues par l'ex-époux. Le transfert des parcelles a été inscrit au registre foncier le 3 juin 2016. Ensuite du divorce, l'ex-époux s'est marié avec sa nouvelle compagne et a eu un autre enfant en 2017. A.f. Par jugement du 24 octobre 2017, la High Court of Justice de Londres a condamné B.________ (débiteur) à payer à la Banque A.________ (créancière) les montants de 12'319'935.42 USD et 50'000 GBP.