Citation: 6B_303/2021 E. 2.4

2.4. L'argumentation du recourant repose, pour l'essentiel, sur une appréciation personnelle des faits qui se substitue à celle de la cour cantonale. Cette démarche est dans cette mesure purement appellatoire, et partant irrecevable. C'est le cas notamment lorsque le recourant conteste l'appréciation de la cour cantonale sur la nature purement circonstancielle de ses regrets ou encore sur sa faible prise de conscience. La cour cantonale a motivé les raisons pour lesquelles elle émettait ces appréciations, à savoir d'une part la tardiveté de la reconnaissance des faits et des regrets, exprimés uniquement dans le cadre de son audition en vue de sa libération conditionnelle devant les premiers juges, et d'autre part en raison du fait qu'il persistait à rejeter la faute sur son épouse et ses anciennes relations. Que ses mauvaises fréquentations soient la raison de ses infractions, comme il l'allègue, révèle bien qu'il cherche à minimiser sa responsabilité en rejetant la faute sur d'autres. Il en va de même lorsqu'il affirme en référence à sa femme qu'il devait fournir des efforts financiers dans le cadre du ménage. S'agissant de son défaut de collaboration à la préparation de sa réinsertion dans son pays d'origine, le recourant se borne à réitérer les explications fournies auparavant selon lesquelles il n'avait pas compris les enjeux de l'expulsion judiciaire, ce qui n'a nullement été établi par la cour cantonale (art. 105 al. 1 LTF). Pour le surplus, au vu des différents comportements oppositionnels du recourant à son renvoi (aucune ébauche de projet de réinsertion socio-professionnelle, refus de collaborer avec les autorités ou de prendre les engagements demandés dans le PES), la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire que le recourant avait démontré qu'il n'avait pas l'intention d'y collaborer. Enfin, le recourant ne conteste pas que les critères pris en considération par la cour cantonale pour établir le pronostic sont pertinents (faible prise de conscience, peu de remord, amendement limité et absence totale de préparation de sa réinsertion socio-professionnelle dans son pays d'origine). Le grief est rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité. Au vu de ce qui précède, on ne saurait retenir que l'autorité cantonale a abusé de son pouvoir d'appréciation en établissant un pronostic défavorable vis-à-vis de l'intéressé. La cour cantonale pouvait ainsi, sans violer le droit fédéral, considérer que les conditions pour octroyer la libération conditionnelle n'étaient pas réalisées en l'espèce.