Citation: 1B_532/2017 E. A

Le 23 août 2017, A.________, ressortissant tunisien, a fait l'objet d'un contrôle de police à Villeneuve. Selon le rapport de police, il aurait fortement résisté, cherchant notamment à s'emparer de l'arme de service puis du bâton tactique d'un agent, insulté et menacé de mort les policiers. La fouille de l'intéressé et les perquisitions opérées ont permis la saisie de 13,5 g de crystal méthamphétamine, de 3,3 g d'amphétamine, de 14,5 g d'une poudre blanche non identifiée qui s'est révélée être de la caféine, de 34 g de marijuana, de 1,5 g de champignons hallucinogènes, de 966 francs, de deux balances électroniques, d'un téléphone mobile à carte prépayée et d'un lot de sachets minigrip. L'épouse de A.________, B.________, a fait appel à la police à huit reprises entre le 30 juin et le 22 août 2017 pour des violences domestiques. Le casier judiciaire de l'intéressé fait état de deux condamnations à des peines pécuniaires, l'une en 2009 pour violation grave des règles de la circulation routière et l'autre en 2015 pour conduite malgré une incapacité de conduire et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir été en possession de 63 pilules thaïes et de 3,5 g de crystal méthamphétamine. Le 24 août 2017, le Ministère public du canton de Vaud a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, injure, dommages à la propriété et infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Par ordonnance du 26 août 2017, confirmée par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal le 11 septembre 2017, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a ordonné la détention du prévenu pour une durée maximale de trois mois. Considérant qu'il existait des risques de fuite, de réitération et de collusion, il a rejeté, en date du 9 novembre 2017, la demande de libération déposée par A.________ le 30 octobre 2017 et a prolongé la détention provisoire du prévenu pour une durée maximale de deux mois, soit au plus tard jusqu'au 23 janvier 2018. La Chambre des recours pénale a confirmé cette décision au terme d'un arrêt rendu le 30 novembre 2017 sur recours du prévenu.