Citation: 8C_861/2012 E. A

A.a. La Fondation X.________ est une fondation de droit public qui a pour but d'assurer l'accueil d'enfants et d'adolescents, tout spécialement de ceux qui, pour des raisons d'ordre éducatif, ne peuvent être élevés dans leur famille. Membre de l'Association genevoise des organismes d'éducation et de réinsertion (ci-après; l'AGOER), la Fondation X.________ a conclu un contrat de prestations valable à partir du 1 er janvier 2008 avec la République et canton de Genève. A.b. N.________ a été engagé dès le 1 er juillet 1995 par la Fondation X.________ en qualité d'éducateur spécialisé; depuis 2001, il travaillait au foyer Y.________. En septembre 2010, N.________ a été dénoncé au "groupe de confiance" de la Fondation X.________ par l'une de ses collègues, S.________, qui s'est plainte du harcèlement psychologique qu'il exerçait à son égard. Par courrier du 8 octobre 2010, B.________, secrétaire général de la Fondation X.________, a convoqué N.________ pour un entretien de service à la date du 13 octobre 2010. Lors de cette entrevue, qui n'a fait l'objet d'aucun procès-verbal et à laquelle a également participé D.________, directeur du foyer Y.________, N.________ aurait été informé des reproches qui lui étaient adressés et du fait qu'il ne pouvait plus demeurer dans ses fonctions au foyer; il aurait aussi été invité à réfléchir à son avenir professionnel, avant d'être convoqué à un nouvel entretien le 20 octobre 2010. Par courrier du 19 octobre 2010, Maître Pascal Rytz a informé B.________ que N.________ lui avait confié la défense de ses intérêts et qu'il l'assisterait lors d'une prochaine réunion dont la date restait à fixer. Le 20 octobre 2010, B.________ a convoqué N.________ à un entretien pour le 25 ou 26 octobre 2010, en lui laissant le soin de choisir entre les deux dates. Finalement, la date de l'entretien a été fixée au 11 novembre 2010 (cf. convocation des 25 octobre et 3 novembre 2010). A la suite de ladite réunion, qui n'a pas fait l'objet d'un procès-verbal, B.________ a, par lettre du 15 novembre 2010, fait part à N.________ des difficultés rencontrées avec lui au sein du foyer Y.________. Il lui a également indiqué confirmer sa proposition d'un transfert aux foyers V.________ et Z.________ avec des objectifs d'amélioration, ou, faute d'acceptation de sa part, du "licenciement de Monsieur N.________". Il l'invitait à confirmer ou refuser la proposition par écrit jusqu'au 19 novembre 2010. En réponse, l'intéressé a sollicité le 18 novembre 2010 une prolongation de délai au 10 décembre 2010 pour se déterminer sur les reproches formulés à son égard, en relevant qu'aucune pièce étayant ceux-ci ne lui avait été transmise. Par courrier du 24 novembre 2010, la Fondation X.________ a signifié à N.________ la résiliation de son contrat de travail pour le 28 février 2011, motif pris de la rupture des rapports de confiance entre les parties et du refus de l'intéressé d'être transféré au sein d'un autre foyer.