Citation: 6B_1088/2015 E. 3.4

3.4. Dans sa plainte du 9 mars 2012, l'intimée a précisé qu'en arrivant au « D.________ », elle avait vu le recourant et qu'elle avait voulu obtenir de lui des réponses concernant les raisons qu'il avait de « foutre » sa vie en l'air. Pour sa part, le recourant s'est borné à dire que l'intimée était arrivée et qu'elle avait commencé à l'insulter. E.________, entendu comme témoin, a déclaré qu'il n'était pas là « lorsqu'il y a eu le problème ». Il a toutefois entendu des insultes sans se souvenir du message que l'intimée voulait faire passer. Il lui a toutefois semblé avoir compris que le recourant suivait l'intimée et son nouvel ami. Ces faits se sont déroulés le 8 mars 2012, soit après que l'intimée a fait parvenir au recourant la lettre recommandée du 13 février 2012 dans laquelle elle lui reprochait un harcèlement téléphonique et lui demandait de cesser tout contact avec elle. Cette lettre était restée sans effet, le recourant ayant continué de lui envoyer des messages (procès-verbal d'audition du recourant du 18 juin 2012). De plus, le lendemain, soit le 9 mars 2012, l'intimée a déposé sa plainte pénale. Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que l'intimée avait abordé le recourant alors qu'elle était très énervée par ces agissements et que ceux-ci étaient à l'origine de la dispute. De ce fait, les injures du recourant ne constituaient pas une riposte immédiate à d'autres injures. Le recours doit donc également être rejeté sur ce point.