Citation: 6B_843/2022 E. 4.7

4.7. Le recourant conteste les éléments constitutifs subjectifs de l'infraction, en particulier le dessein d'enrichissement illégitime. Il admet tout au plus avoir fait preuve de négligence étant accaparé par son activité médicale. Dans une large mesure, le recourant se contente d'offrir une libre présentation des faits dans une démarche purement appellatoire. Il en va notamment ainsi de ses affirmations selon lesquelles l'existence de son compte personnel était connue de tous, qu'il évoluait dans une structure où il ne pouvait rien dissimuler et qu'il aurait été "proactif à certains moments mais sans succès". En prétendant qu'il aurait rétrocédé des montants supplémentaires à B.________, en 2013 notamment, il se base sur des faits ne ressortant pas du jugement entrepris sans que leur omission arbitraire ne soit établie. Par ses développements, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale, selon laquelle les versements intervenus sur le compte bancaire du recourant n'étaient pas le fruit d'une erreur mais le résultat des manoeuvres du recourant, celui-ci n'étant pas crédible en prétendant ne pas s'être rendu compte avoir reçu les versements de D.________ GmbH et C.________ AG alors qu'il recevait mensuellement les relevés de ses comptes L.________ SA et qu'il s'agissait de montants proches ou légèrement inférieurs à son salaire mensuel versé sur le même compte, lesquels ne pouvaient lui échapper vu leur importance (cf. jugement entrepris, p. 27). La cour cantonale pouvait dès lors conclure qu'il avait agi avec conscience et volonté. Il ressort en outre des faits retenus que l'argent ainsi obtenu a servi à assouvir les dépenses personnelles du recourant sans que le recourant démontre l'arbitraire de cette appréciation, se contentant d'affirmer qu'aucune preuve n'aurait été apportée par rapport à son train de vie (cf. au surplus supra, consid. 2.4). A cet égard, il suffit, sous l'angle du dessein d'enrichissement illégitime, que certains montants soient restés un certain temps sur le compte bancaire du recourant. En prétendant qu'il aurait eu en tout temps la possibilité de rembourser, le recourant procède à sa propre appréciation des preuves sans démontrer l'arbitraire de celle opérée par la cour cantonale. Le recourant affirme que ce ne serait pas la dénonciation pénale qui l'aurait motivé à rétrocéder une partie des montants reçus. Il procède, une nouvelle fois, de manière appellatoire. En particulier, il ne démontre pas qu'il était insoutenable de déduire de la date des virements que ceux-ci étaient impropres à démontrer qu'il n'aurait pas cherché à s'enrichir de manière illégitime, puisque trois des quatre versements étaient postérieurs à la dénonciation pénale, dont un à peine un mois après le dépôt de plainte. Dans la mesure où il explique ne pas avoir disposé du temps nécessaire pour procéder au remboursement avant qu'il ne quitte B.________, il ne saurait être suivi, puisqu'un premier versement de 20'000 fr. a été effectué en mai 2011 déjà. A cet égard, en prétendant qu'il s'agirait d'un montant de 70'868 fr. 85 et non pas de 20'000 fr., le recourant se base sur des faits irrecevables. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que le recourant avait agi dans un dessein d'enrichissement illégitime.