Citation: 7B_45/2023 E. 2.2

2.2. La juridiction précédente a constaté que la recourante était indigente et que la cause n'apparaissait pas dénuée de chances de succès. Elle a néanmoins rappelé que l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite à la partie plaignante visait à permettre à celle-ci de faire valoir ses prétentions civiles et qu'elle ne comprenait la désignation d'un conseil juridique que si la défense de ses intérêts l'exigeait. Or tel n'était pas le cas en l'espèce. En effet, aucune difficulté en droit ou en fait, qui aurait commandé que la partie plaignante fût assistée d'un avocat pour faire valoir ses intérêts, ne ressortait du dossier. La recourante avait obtenu entièrement gain de cause en première instance sur toutes les infractions et sur ses prétentions civiles, soit un tort moral de 1'000 francs. Seul le prévenu avait attaqué le jugement du tribunal de première instance, la partie plaignante et le Parquet général n'ayant pas déposé d'appel, ni d'appel joint. Le rôle de la recourante dans la procédure d'appel se limiterait ainsi tout au plus à demander la confirmation de la condamnation du prévenu et de l'indemnité pour tort moral. De surcroît, la gravité des infractions (lésions corporelles simples, injures, voies de fait) était relative, le prévenu ayant été condamné à une peine pécuniaire de 30 jours-amende et le dossier étant bien étayé. Le montant du tort moral alloué par la première Juge était modeste et serait apprécié d'office par la 2e Chambre pénale. La question du recouvrement des prétentions civiles constituait au demeurant un pur aspect de procédure civile auquel le besoin pour la partie plaignante d'être assistée en procédure pénale ne s'étendait pas. En définitive, il n'était attendu de la recourante aucune démarche particulière qu'elle ne serait pas capable d'entreprendre seule. Sa faible maîtrise de la langue de la procédure n'y changeait rien; la recourante pouvait être assistée d'un traducteur ou d'un interprète conformément à l'art. 68 al. 1 CPP, comme cela avait été le cas en première instance. L'autorité précédente a encore souligné que le prévenu, dont la défense d'office avait également été révoquée, avait déclaré vouloir poursuivre la procédure sans avocat; l'égalité des armes était donc respectée.