Citation: 2C_991/2017 E. 3.1

3.1. Il ressort de l'arrêt entrepris que, le 27 janvier 2013, le recourant et trois autres personnes ont tous asséné des coups de poing et/ou de pied à un tiers qui ne s'est pas défendu, afin d'obtenir de celui-ci de la drogue. Ni le recourant, ni aucune des trois autres personnes l'accompagnant n'est intervenu pour pacifier la situation ou interrompre l'agression. Les coups ont été portés à la tête, aux côtes et sur le corps de la victime, alors que cette personne se trouvait à terre, puis accroupie. Nonobstant les supplications de celle-ci et le caractère choquant de la scène, les protagonistes n'ont pas cessé de frapper durant plus de trois minutes. Ils ne pouvaient ignorer que la victime, qui mesurait 1 m 64 pour 51 kg, était inoffensive. La victime est décédée. Dans le même jugement pénal, le recourant a encore été condamné pour recel, ayant accepté des biens provenant d'un vol et tenté de les échanger, et contravention à la LStup pour avoir consommé du cannabis. Il a été condamné, le 2 décembre 2015 sur recours, à cinq ans de peine privative de liberté. Cette condamnation a été confirmée par le Tribunal fédéral (arrêt 6B_58/2016 du 18 août 2016). Le 20 juin 2016, le recourant a été condamné pour violation grave de la LCR à 65 jours-amende avec sursis pendant deux ans. Le 3 octobre 2015 (art. 105 al. 2 LTF), il circulait sans avoir attaché sa ceinture de sécurité et avec une alcoolémie d'au moins 1,62 g/kg. Après avoir perdu la maîtrise de son véhicule et avoir en particulier croisé deux voies de circulation, il a percuté un mât de signalisation et s'est immobilisé contre un mur.