Citation: 6B_825/2018 E. 3

Aux termes de l'art. 47 al. 2 LTF, les délais fixés par le juge peuvent être prolongés pour des motifs suffisants si la demande en est faite avant leur expiration. En l'occurrence, la recourante n'a adressé que le 2 octobre 2018 sa demande de prolongation du délai fixé au 24 septembre 2018, soit plus d'une semaine après l'expiration du délai imparti. Partant, sa demande est tardive. Selon l'art. 50 al. 1 LTF, si la partie ou son mandataire a été empêché d'agir dans le délai fixé sans avoir commis de faute, le délai est restitué pour autant que la partie en fasse la demande, avec indication du motif, dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé; l'acte omis doit être exécuté dans ce délai. Pour autant que l'on doive comprendre la demande de la recourante comme une demande de restitution du délai, elle ne démontre pas en quoi elle aurait été empêchée, sans sa faute, de requérir la prolongation de celui-ci avant son expiration. Elle soutient avoir été incarcérée à B.________ sans toutefois indiquer quand son incarcération a débuté. En outre, pour autant que son incarcération l'ait empêchée d'établir son indigence et de produire les pièces nécessaires - cette question pouvant demeurer indécise en l'espèce - elle n'établit pas en quoi elle aurait été empêchée d'adresser, comme elle l'a fait le 2 octobre 2018, un courrier au Tribunal fédéral pour requérir une prolongation du délai fixé au 24 septembre 2018. Quoi qu'il en soit, à supposer que la recourante ait établi son indigence, l'assistance judiciaire doit de toute façon lui être refusée. Selon l'art. 64 al. 1 LTF, l'assistance judiciaire n'est accordée qu'à la double condition que les conclusions de la partie requérante ne paraissent pas vouées à l'échec et que cette partie ne dispose pas de ressources suffisantes. Un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les risques de le perdre, et qu'elles ne peuvent donc être considérées comme sérieuses, de sorte qu'un plaideur raisonnable et de condition aisée renoncerait à engager la procédure en raison des frais qu'il s'exposerait à devoir supporter (ATF 133 III 614 consid. 5 p. 616; 129 I 129 consid. 2.3.1 p. 135). En l'occurrence, au vu du sort du recours, celui-ci était dénué de chance de succès (cf. infra consid. 4), si bien que l'assistance judiciaire doit être refusée.