Citation: 4A_479/2008 21.01.2009 E. 2

La recourante invoque une violation des art. 18, 269b, 269d, 261 et 263 CO ainsi que de l'art. 2 CC. Elle fait valoir qu'à la suite du changement de propriétaire du local remis initialement à bail à B.________ SA, un nouveau bail a été conclu le 19 octobre 2001 prévoyant un mode différent de fixation du loyer et une autre échéance contractuelle. Dès l'instant où « l'avenant du 19 octobre 2001 est un nouveau bail », poursuit la locataire, et que ce bail n'a été conclu que pour trois ans, soit du 31 octobre 2003 au 1er octobre 2006, il conviendrait d'admettre qu'une adaptation du loyer à l'IPC n'était plus possible dans ce contrat, car la durée contractuelle n'était pas conforme aux réquisits de l'art. 269b CO. Le renvoi au contrat initial ne suffirait pas à établir que cette méthode de calcul du loyer a été conservée au-delà de la durée primitivement convenue. Enfin, la recourante soutient que le comportement de l'intimée serait contraire aux règles de la bonne foi. Elle allègue sous cet angle que par un jeu de transferts successifs de bail s'étalant sur 20 ans, soit de 1993 à 2013, la locataire est privée du droit de demander une réduction de loyers sur la base des multiples baisses du taux hypothécaire intervenues depuis 1993, voire en requérant un calcul de rendement.