Citation: 1C_122/2016 E. 6.2.3

6.2.3. Avec les recourants, il faut en revanche reconnaître que l'appréciation de la cour cantonale ne peut être transposée aux acquéreurs ultérieurs. Ce constat demeure toutefois sans influence sur le sort du litige. En effet, selon la jurisprudence, les acquéreurs sont entrés en possession de leurs lots de PPE respectifs avec les droits et obligations qui leur sont rattachés (cf. ATF 99 Ib 392 consid. 2b p. 396; arrêt 1C_24/2012 du 19 avril 2012 consid. 3 et les arrêts cités; voir également MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. II, 3 e éd. 2011, n. 1.2.3.2 p. 79), en particulier ceux découlant du droit public des constructions (cf. arrêt 1C_337/2008 du 18 novembre 2008 consid. 3.3 et les références). A ce titre, ils doivent également se laisser opposer la mauvaise foi de leurs prédécesseurs ( ibid). Les recourants ne sauraient par ailleurs se prévaloir d'éventuelles assurances que les constructeurs leur auraient communiquées quant au caractère prétendument habitable des surcombles; comme ces indications n'émanent pas d'un organe de l'Etat, les recourants ne peuvent en déduire une violation du principe de la bonne foi dont la protection est ancrée à l'art. 9 Cst. (cf. arrêt 1C_396/2015 du 13 novembre 2015 consid. 2.4 et la référence à l'ATF 127 I 31 consid. 3a p. 36).