Citation: 6B_652/2023 E. 1.2.2

1.2.2. La cour cantonale a condamné le recourant pour lésions corporelles simples. Elle a retenu que le recourant était l'auteur des lésions. Celui-ci avait en effet fini par avouer avoir appuyé son front contre la joue de son épouse, précisant qu'il y avait eu un "cafouillage" et ne pas savoir si c'était cette pression ou une griffure qui avait occasionné la lésion. Le certificat médical était cependant clair à ce propos, ne relevant l'existence d'aucune griffure mais bien celle d'une plaie. Les propos de l'intimée à ce sujet avaient d'ailleurs toujours été constants et mesurés, de sorte qu'ils étaient crédibles. Aux termes du certificat médical, en sus de l'hématome et de la plaie relevés, il était encore fait état d'un choc psychologique, si bien qu'une incapacité de travail d'au moins sept jours était recommandée. Il ressortait également du dossier plusieurs arrêts de travail à compter du 3 décembre 2018. L'intimée avait également indiqué à la gendarmerie française ainsi qu'à la police avoir eu très mal et avoir crié de douleur. Pour la cour cantonale, au regard de l'intensité des souffrances et de l'état maladif consécutif, les lésions subies devaient être qualifiées de lésions corporelles simples. Le dol éventuel, si ce n'est le dessein, devait être également retenu. En effet, le recourant avait dû user d'une force considérable pour occasionner une telle lésion de son front, de sorte qu'il ne pouvait pas ne pas avoir envisagé le risque de blessure et accepté un tel résultat.