Citation: I 657/02 16.09.2003 E. 4

Les premiers juges ont considéré que S.________ disposait encore d'une capacité de travail de 80 % dans une activité industrielle légère telle que décrite par les responsables du CIP. Ils ont pondéré l'appréciation de la capacité de travail résiduelle de l'assuré par les maîtres de stage, eu égard au rapport médical établi par le docteur F.________. Sur cette base, et en se référant notamment aux données salariales publiées par l'Office fédéral de la statistique (ci-après : OFS), ils ont fixé son taux d'invalidité à 29,65 %, ce qui lui ouvrait droit, selon eux, à des mesures de réadaptation professionnelle et à une aide au placement. L'assuré fait valoir, pour sa part, qu'il dispose, au mieux, d'une capacité de travail de 40 % dans une activité adaptée, de sorte que son taux d'invalidité serait de 64 à 71 % et lui permettrait de prétendre une rente. D'après lui, retenir une capacité de travail supérieure reviendrait à ignorer l'interruption de son stage en raison de son état de santé, ainsi que les faibles rendements observés par les responsables du CIP (de 50 à 60 % avant l'interruption du stage, selon un rapport intermédiaire établi le 16 juin 2000); S.________ se réfère, par ailleurs, à l'incapacité de travail de 60 % dans toute activité adaptée, attestée dans une lettre adressée par son médecin traitant à l'office AI, le 2 novembre 2002, ainsi qu'à l'attestation établie le 19 septembre 2002 par les doctoresses H.________ et G.________. L'office AI, enfin, propose de retenir une pleine capacité de travail dans une activité légère, et par conséquent un taux d'invalidité de 16,5 % excluant le droit à une rente ou à une mesure de reclassement professionnel. Il se déclare cependant disposé à accorder, sur demande, une aide au placement.