Citation: 5A_258/2023 E. 3.4

3.4. L'argumentation du recourant - dont la recevabilité est douteuse s'agissant très largement d'un "copié-collé" de l'acte d'appel (cf. supra consid. 2.1) - ne convainc pas. Il résulte en effet des faits de l'arrêt attaqué - qui lient le Tribunal de céans (art. 105 al. 1 LTF) - que le recourant a allégué que les médecins de l'hôpital bernois lui avaient fait part de leur doute quant au lien de filiation avec son fils, que seul un test ADN pouvait ôter. Or, à teneur de l'arrêt entrepris, les examens effectués auprès dudit hôpital l'ont été en février 2020. Même à suivre le recourant dans son argument consistant à dire que seul un test ADN lui permettait d'être certain qu'il n'était pas le père de l'enfant et, partant, de valablement fonder son action, on ne s'explique pas pourquoi il a attendu le 4 mars 2021, soit plus d'une année, pour faire réaliser ledit test ADN, comme la Cour de justice l'a pertinemment relevé. Affirmer qu'il aurait " aussitôt " entrepris les démarches propres à établir sa paternité apparaît ainsi contraire à la réalité et le recourant ne fait valoir aucun motif pouvant rendre excusable un tel retard. Comme l'a correctement rappelé l'autorité précédente, la méconnaissance du droit, soit en l'occurrence de la nécessité d'intenter action pour rompre le lien de filiation et des limitations dans le temps pour agir, ne fait pas obstacle à l'écoulement des délais de péremption selon l'art. 260c al. 1 CC et ne constitue pas, en tant que telle, un motif de restitution au sens de l'art. 260c al. 3 CC (cf. arrêt 5A_178/2022 précité consid. 3.3.1 [ad art. 256c al. 1 et 3 CC]). Par ailleurs, soutenir que " l'effet [...] de cette nouvelle brutale " avait eu pour effet qu'il avait été " confronté au dilemme d'agir compte tenu des conséquences importantes de sa démarche " ne suffit à l'évidence pas non plus pour retenir que le recourant aurait eu de justes motifs au sens de l'art. 260c al. 3 CC pour intenter action après l'expiration du délai. La même appréciation vaut à l'égard des affirmations appellatoires du recourant selon lesquelles il aurait été trompé, respectivement " abusé dans sa confiance ", par la mère de l'intimé, laquelle ne lui aurait jamais fait part d'un doute possible s'agissant de sa paternité, " sans quoi il aurait procédé à des vérifications à ce sujet dès la naissance de l'enfant ", et aurait agi ainsi dans l'optique que sa situation administrative soit régularisée, " la paternité du recourant lui étant plus avantageuse que celle d'un diplomate sans titre de séjour fixe en Suisse ".