Citation: 2C_329/2020 E. 6.2

6.2. Selon les faits constatés, le recourant a été condamné à deux reprises pour son implication dans le trafic de cocaïne, une première fois le 25 juillet 2012 (peine privative de liberté de 33 mois) et la seconde fois le 8 mai 2017 (peine privative de liberté de cinq ans). Le tribunal qui l'a condamné le 8 mai 2017 a retenu que le recourant avait agi comme chef et organisateur d'un trafic qui avait des ramifications internationales, que sa faute était lourde, dès lors qu'il n'avait agi que par appât du gain et qu'il n'avait pas hésité à reprendre son trafic de cocaïne dès sa sortie de prison en octobre 2012, après avoir pourtant purgé une peine en partie pour les mêmes faits. A cela s'ajoute que le recourant n'a non plus hésité à poursuivre son activité criminelle même après que le Tribunal cantonal vaudois a annulé, le 28 août 2013, la décision de révocation de son autorisation d'établissement que l'autorité vaudoise de police des étrangers avait prononcée à son encontre, pour lui donner une dernière chance. Le recourant a ainsi démontré un mépris certain et persistant de l'ordre juridique suisse et des autorités de notre pays, même lorsque celles-ci lui octroient une opportunité de s'amender. Les juges précédents relèvent du reste que, dans son recours devant eux, le recourant a minimisé la gravité de ses actes, allant jusqu'à contester globalement la dangerosité du trafic de cocaïne et la sévérité sanctionnant de tels crimes. On peut au surplus souligner que la libération conditionnelle du recourant, qui est intervenue en octobre 2019, lui a surtout été accordée, non sans réticence, pour laisser un solde de peine important en cas de nouvelle récidive, et non pas en raison d'un quelconque amendement de l'intéressé (cf. arrêt attaqué p. 4 et 7). En pareilles circonstances, on ne peut que confirmer l'appréciation des juges précédents, qui ont conclu que le recourant représentait une menace réelle et grave pour l'ordre public. La révocation de l'autorisation du recourant est partant conforme à l'art. 5 par. 1 annexe ALCP, ce que le recourant ne conteste pas.