Citation: 5P.403/2001 19.04.2002 E. 5

Enfin, le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir refusé d'ordonner le régime de la séparation de biens. Il dénonce à cet égard une application arbitraire de l'art. 176 al. 1 ch. 3 CC. La Cour de justice a estimé qu'il n'existait pas de motifs sérieux imposant d'ordonner la séparation de biens, dès lors que les éléments évoqués par l'intéressé relevaient avant tout de sa convenance personnelle. En particulier, celui-ci n'alléguait nullement en quoi le maintien du régime actuel de participation aux acquêts était susceptible de mettre en danger ses intérêts économiques. Dans son mémoire de recours, l'intéressé convainc aisément que ses intérêts pécuniaires profiteraient d'un régime de séparation de biens. Toutefois, il ne s'attache nullement à établir que le maintien du régime ordinaire les exposerait à un véritable danger. Dans cette mesure, ce grief s'avère appellatoire. Par ailleurs, c'est en vain que le recourant tente de s'appuyer, sous l'angle de l'art. 114 CC, sur le caractère supposé définitif de la désunion. En effet, cet argument ne suffit pas à démontrer que la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire en refusant d'ordonner la séparation de biens pour le seul motif que le recourant exclut toute réconciliation.