Citation: K 59/05 31.05.2006 E. 3

Comme en première instance, la recourante allègue qu'elle présentait un eczéma avant la blépharoplastie de la paupière droite et soutient que cet eczéma était lié à l'anomalie de celle-ci. Elle reproche aux premiers juges de n'avoir pas administré les preuves qu'elle offrait, singulièrement le témoignage de sa soeur. La juridiction cantonale de recours a considéré que le dossier médical était « suffisamment complet », si bien qu'elle pouvait statuer en connaissance de cause sans entendre la soeur de la recourante ni recueillir d'autres preuves. A cet égard, l'intimée fait valoir, dans sa réponse au recours de droit administratif, que le témoignage d'un proche dont il n'est pas établi qu'il dispose de connaissances médicales n'est pas de nature à établir l'existence d'un fait de nature technique, telle une affection de la peau, dont il n'est, au demeurant, pas fait mention dans le dossier médical. Ainsi que l'intimée le relève à juste titre, les docteurs Z.________ et M.________ n'ont pas fait état d'un eczéma de la paupière droite ni, a fortiori, mis pareille affection cutanée en relation avec la blépharochalasis. Il n'en demeure pas moins que la recourante a produit une facture relative à un traitement dermatologique prescrit par la doctoresse C.________, en janvier 2002, et qu'elle a constamment fait état, en procédure de recours, de l'existence d'un eczéma à la paupière droite et de la possibilité qu'il fût lié à l'anomalie de cette paupière. Par ailleurs, la recourante a demandé que la réalité de ces faits fût établie par l'audition de témoins. A cet égard, si le témoignage de sa soeur n'apparaît à première vue guère utile (pour les motifs exposés par l'intimée), celui de la doctoresse C.________, voire ceux des docteurs Z.________ et M.________, aurait permis de faire la lumière sur le bien fondé de cet allégué. En l'état, on ignore si la blépharochalasis s'accompagnait d'un phénomène pathologique, de sorte qu'il n'est pas possible de savoir si l'opération de la blépharochalasis constituait ou non une prestation obligatoire à charge de l'intimée (cf. consid. 2 supra, in fine). Vu ce qui précède, à réception de la réplique de la recourante, le Tribunal cantonal aurait à tout le moins dû interpeller la doctoresse C.________, le cas échéant les docteurs Z.________ et M.________, sous peine de contrevenir à son devoir d'établir d'office les faits déterminants (art. 61 let. c LPGA). Il s'ensuit que la cause lui sera renvoyée afin qu'il procède à ce complément d'instruction et rende un nouveau jugement.