Citation: 1C_575/2019 E. 16.4

16.4. Enfin, au vu des mesures de sécurité mentionnées ci-dessus, on ne discerne pas non plus en quoi le PPA contreviendrait à l'art. 6 al. 1 let. b LCPR invoqué tant par les recourants 2 à 12 que par la Commune de Cugy. Cette disposition prévoit en effet que les cantons assurent une libre circulation et si possible sans danger sur ces chemins. Cette formulation ne limite cependant pas - n'en déplaise aux recourants - l'emplacement des chemins aux seuls endroits sans danger et on en veut pour preuve les sentiers en forêt, sujets à de potentielles chutes d'arbres, les sentiers de montagne, ou encore, comme le mentionne le Conseil communal de Lausanne, certains bisses valaisans; l'art. 6 al. 1 let. b LCPR ne requiert pas une protection globale contre tout risque imaginable (OFROU/Suisse Rando, Prévention des risques et responsabilité sur les chemins de randonnée pédestre, Guide de recommandations de la mobilité douce no 15, 2017, ch. 5.1 p. 13). Au surplus, il suffit, avec la cour cantonale, de rappeler que d'autres mesures de sécurisation, à l'instar de la pose de panneaux, peuvent en cas de besoin être décidées au stade de l'autorisation de construire ou prise en cas de besoins (à ce sujet, cf. notamment, OFROU/Suisse rando, op. cit, ch. 7.5 p. 28 s.).