Citation: 9C_131/2024 E. 6.1

6.1. L'argumentation du recourant n'est pas fondée en tant qu'elle porte sur la connaissance qu'il avait de sa maladie et l'obligation qu'il avait d'en informer le fonds de prévoyance intimé au moment de son affiliation. L'assuré se limite effectivement à reprendre des arguments qu'il avait déjà développés en première instance et auxquels le tribunal cantonal a déjà répondu de manière circonstanciée. Ce faisant, il procède à sa propre appréciation des faits et n'expose pas ni ne démontre en quoi les premiers juges auraient fait preuve d'arbitraire dans la leur. Son grief doit dès lors être rejeté. On relèvera néanmoins qu'on ne saurait valablement reprocher à la juridiction cantonale d'avoir mal interprété les faits dès lors que la question litigieuse prévoyait que, même s'il disposait d'une pleine capacité de travail, le recourant devait annoncer toute atteinte à la santé (infirmité, maladie ou suite d'accidents et pas nécessairement un diagnostic précis). Or, quoi qu'en dise l'assuré, un trouble de nature psychique présent depuis l'adolescence, nécessitant la prise d'anti-dépresseurs ainsi que d'un suivi psychothérapeutique à raison de deux consultations par semaine depuis six mois à l'époque de l'affiliation en question et attesté (quoiqu'après la date d'affiliation) tant par le psychiatre traitant que par des experts spécialisés en psychiatrie dans le cadre de procédures indépendantes de la prévoyance professionnelle constitue manifestement plus qu'une atteinte temporaire au bien-être pouvant être passée sous silence. Dans ces circonstances, le tribunal cantonal pouvait légitimement conclure à l'existence d'une réticence sans commettre d'arbitraire dans sa constatation et son appréciation des faits.