Citation: 5A_444/2020 E. 6

6. (...) " A.c. A.c.a. Par courrier recommandé du 19 septembre 2018 adressé à A.________ Ltd, le conseil de B.________ a confirmé que les 20 " xx Boxes " seraient prêtes pour la livraison à la date prévue. Il lui demandait d'organiser le transport conformément à la convention et lui rappelait qu'elle avait connaissance du fait que le livre n'était pas encore publié en raison de circonstances ne relevant pas de la responsabilité de son client. Il l'informait en conséquence que le nombre de livres prévu par la convention ne pourrait être livré avec les " Boxes " et qu'il lui serait livré dès sa publication, conformément aux modalités prévues pour la première livraison partielle. Il soutenait que, contrairement à ce qu'elle prétendait, elle était tenue d'accepter les 20 " Boxes ", même si le nombre de livres prévu par la convention ne pouvait être livré. Il précisait à cet égard que son client était d'accord d'étendre à la livraison partielle en cause l'autorisation de vendre les " Boxes " avant la livraison des livres, telle que prévue pour la première livraison partielle, en précisant que cela n'entraînerait aucun dommage pour elle-même ou ses clients. Il s'opposait en conséquence à toute prétention en dommages-intérêts ou action récursoire. A.c.b. Par courriel du 25 septembre 2018 adressé à B.________, le conseil de A.________ Ltd a informé celui-ci que sa cliente était prête à accepter la livraison prévue par la convention du 23 octobre 2017 et qu'elle mandaterait une entreprise de transport pour ce faire, mais qu'elle refusait une livraison partielle, à savoir sans les 40 livres prévus par ladite convention, étant précisé qu'elle ne prendrait aucune mesure préparatoire dans cette hypothèse. Il demandait en conséquence d'être informé rapidement si la livraison complète pouvait être effectuée le 30 septembre 2018. Il a fait valoir à l'appui de sa position que la volonté de ne pas séparer la vente de la " Box " de celle du livre résultait de la volonté du vendeur, volonté exprimée par celui-ci dans la convention, que celle-ci ne prévoyait pas l'hypothèse d'une livraison, partant d'une demeure partielle. Il a ajouté que le vendeur ne pouvait s'exonérer d'une faute dans le retard dans la parution du livre, celui-ci ayant été planifié dès l'année 2008, de sorte qu'il devait être conscient, au plus tard au début de l'année 2016, qu'il devait sérieusement penser à son achèvement, ce délai pour respecter ses obligations étant largement suffisant. Par ailleurs, les clients des " Boxes " ayant donné lieu à la première livraison partielle attendaient une parution rapide du livre, ce qui pouvait entraîner des prétentions en dommages-intérêts de leur part. Il l'avisait en conséquence que si le poursuivi ne pouvait effectuer une livraison complète dans un délai de 14 jours, il tomberait en demeure dès le 15 octobre 2018 et aurait ainsi à payer, dans un délai échéant le 14 novembre 2018, la peine conventionnelle de 164'800 fr., faute de quoi une poursuite serait introduite. A.c.c. Par courriel du 27 septembre 2018 adressé à A.________ Ltd, le conseil de B.________ a confirmé que la livraison était prête pour réception. Il a exigé de la société qu'elle informe C.________ GmbH, dans un délai échéant le lendemain à midi, de la date à laquelle elle prendrait possession des 20 " Boxes ". Il a confirmé que l'obligation conventionnelle de ne pas séparer la vente de la " Box " de celle du livre tombait, en application par analogie des modalités prévues pour la première livraison partielle, ce qui n'entraînait aucun dommage, soutenant que selon le droit suisse une prestation pouvait être divisée si elle n'entraînait aucune diminution de valeur. Il a relevé que cette division entre " Box " et livre résultait du calcul de la peine conventionnelle. Il en concluait que l'acheteuse ne pouvait refuser la livraison des " Boxes " et que si elle persistait à le faire, son client serait en droit de lui facturer les frais d'entreposage et s'opposerait à toute poursuite, étant précisé que cela vaudrait également pour les livres qui seraient livrés après coup et qui devraient être transmis aux clients finaux. A.d. Le 10 février 2019, à la réquisition de A.________ Ltd, l'Office des poursuites du district de Lavaux-Oron a notifié à B.________, dans la poursuite n° x'xxx'xxx, un commandement de payer la somme de 164'800 fr. avec intérêt à 5 % dès le 1 er octobre 2018, indiquant comme titre de la créance ou cause de l'obligation: " Vereinbarung vom 23.10.2017. Ziff. 2. " Le poursuivi a formé opposition totale.