Citation: 6A.51/2005 25.11.2005 E. 1

Enfin, l'autorité cantonale a considéré que le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'un besoin professionnel de conduire un véhicule. Selon la jurisprudence (ATF 128 II 285 consid. 2.4 p. 289; 123 II 572 consid. 2c p. 574), lorsqu'il s'agit d'apprécier le besoin professionnel de conduire un véhicule à moteur, il convient de respecter le principe de la proportionnalité et de tenir compte du fait que le conducteur qui a besoin de conduire un véhicule dans le cadre de l'exercice de sa profession ressent plus durement le retrait du permis de conduire. Le recourant indique dans son recours qu'il est à la recherche d'un emploi, a postulé à divers endroits en Suisse romande et que sa future activité nécessitera peut-être des déplacements réguliers. Il est évident que de telles perspectives tout à fait hypothétiques ne sauraient suffire pour faire admettre que le recourant est particulièrement touché dans sa vie professionnelle par le retrait de permis qui lui a été infligé. Ainsi, les éléments sur lesquels l'autorité cantonale s'est fondée pour déterminer la durée du retrait de permis sont pertinents et il n'apparaît pas qu'elle en aurait omis d'autres ni qu'elle en aurait apprécié la portée de manière insoutenable. C'est donc sans abuser de son large pouvoir d'appréciation qu'elle a confirmé la durée de cinq mois du retrait de permis infligé au recourant.