Citation: 4A_92/2013 E. 3.2

3.2. In casu, la cour cantonale n'a pas été à même d'établir la volonté réelle et concordante des parties sur le point soulevé. En conséquence, il sied de procéder à une interprétation au regard de la théorie de la confiance. Comme on l'a vu, le contrat indique clairement que la recourante n'a pas l'exclusivité pour les divers pays mentionnés. On doit en inférer que l'intimée se réservait d'y conclure elle-même des affaires ou de mandater un ou plusieurs autres agents. La clause litigieuse convenue, qui oblige l'agent à « faire ses meilleurs efforts » pour promouvoir la vente et solliciter des commandes de dioxyde de titane, n'est pas d'un libellé limpide. Le droit dispositif a précisément pour but de compléter des accords lacunaires ou ambigus. Seule une clause explicite permettrait de retenir que le mandant se soit engagé à verser une provision sur toute affaire conclue, quand bien même celle-ci n'aurait pas été procurée par l'activité de l'agent. Or la clause afférente à la provision n'exprime pas clairement l'idée d'une renonciation à tout rapport de causalité. Partant, la recourante n'est pas parvenue à prouver (art. 8 CC) que sa partie adverse lui aurait promis une provision indépendamment de tout rapport de causalité entre ses démarches et la conclusion des ventes de dioxyde de titane. Aucune violation de l'art. 18 al. 1 CO n'est démontrée.