Citation: 4A_90/2022 E. 1

Le 13 mars 2017, B.________ a été engagé en qualité de consultant et apporteur d'affaires par A.________ SA, société sise à Genève ayant notamment pour but la gestion d'actifs à destination de fonds d'investissement et de comptes gérés, la gestion de fortune, la fourniture de conseils en placement, le développement de produits financiers et d'investissement et la fonction d'intermédiaire commercial. Par contrats de travail des 13 juin et 10 août 2018, il s'est vu confier respectivement les postes de "... " et de "... " par la société précitée. Il est devenu co-administrateur de ladite société en novembre 2018. L'employé s'est contractuellement engagé, pour une période de trois ans après la fin des rapports de travail, à s'abstenir de faire concurrence à son employeuse et à ne pas débaucher ses clients, sous peine de devoir, pour chaque violation, lui verser une pénalité correspondant à six mois de salaire. Depuis le 15 septembre 2017, B.________ est également administrateur unique et seul actionnaire de la société britannique C.________ Ltd, dont l'ancienne raison sociale est D.________ Ltd. Cette dernière est une entité entièrement distincte de A.________ SA, sans rapport avec celle-ci. Par courrier du 20 mai 2019, A.________ SA a licencié B.________ avec effet immédiat et lui a interdit d'utiliser les logos et marques de la société. Elle lui reprochait d'avoir conclu des contrats avec des clients à elle pour le compte de D.________ Ltd et d'avoir, de ce fait, encaissé d'importants honoraires, privilégiant ainsi ses propres intérêts au détriment de ceux de son employeuse. Le 5 décembre 2019, A.________ SA a déposé une plainte pénale en Suisse à l'encontre de B.________ pour " gestion déloyale aggravée, usage frauduleux et concurrence déloyale ".