Citation: 4A_455/2007 12.02.2008 E. 5

La recourante dénonce encore une violation de son droit d'être entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. Elle n'invoque aucune violation du droit de procédure cantonale, sous l'angle de l'arbitraire ou d'un autre droit constitutionnel. La recourante prétend qu'en ne donnant pas suite à son offre de preuve tendant à l'audition des témoins H.________, I.________, J.________, E.________ et K.________, les juges cantonaux ont violé son droit d'être entendue. Elle considère que ces moyens de preuve sont déterminants pour décider de l'issue du procès. H.________ aurait pu témoigner des propos et de l'ambiance qui régnait à ..., notamment de la rumeur au sujet de la « copine » de A.________ qui arrivait dans la délégation. I.________ aurait pu confirmer qu'il avait été mis au courant de la relation entre la recourante et A.________ et des problèmes engendrés par cette ancienne idylle et qu'il avait transmis ces informations aux ressources humaines avant la date du licenciement. J.________ aurait pu dire qu'il y avait un poste disponible de juriste thématique et qu'il avait proposé à la recourante d'y postuler. E.________ aurait pu confirmer le fait que la recourante avait fonctionné comme juriste thématique. Enfin, K.________ aurait pu témoigner du fait que le chef des ressources humaines a directement menacé la recourante de représailles, si elle portait plainte pour le harcèlement sexuel. La violation alléguée du droit d'être entendu n'a pas de portée propre par rapport au grief tiré de l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1; 119 Ib 492 consid. 5b/bb). Or, la recourante se contente de dire, d'une manière toute générale, pour quelle raison les témoins en question auraient dû être entendus, en passant notamment sous silence les arguments - pertinents - avancés par les juges cantonaux pour motiver leur refus d'entendre les témoins proposés. La recourante n'indique par ailleurs pas dans quelle mesure les témoignages à recueillir seraient aptes à modifier la décision attaquée. Il va donc sans dire que la recourante ne démontre pas à satisfaction que les juges cantonaux auraient fait montre d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Partant, il n'y a pas lieu de discuter plus avant le grief soulevé.