Citation: 6B_591/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a condamné le recourant pour lésions corporelles simples qualifiées. Elle a retenu que la version de l'intimée était crédible, compte tenu des éléments suivants: Le 13 janvier 2020, le F.________ avait établi un constat médical à la suite d'un examen effectué le 10 janvier 2020. Il mentionnait les déclarations de l'intimée qui étaient identiques aux allégations contenues dans la plainte pénale. Les spécialistes avaient ainsi constaté la présence, au niveau du membre supérieur gauche, des lésions suivantes: à la partie antéro-externe du tiers moyen du bras, deux ecchymoses jaune rosé mesurant, pour la plus grande, 3 cm de diamètre et, à la partie postéro-externe du tiers moyen du bras, deux ecchymoses jaune violacé mesurant, pour la plus grande, 1 cm de diamètre. L'intimée se plaignait également de douleurs au niveau du bras gauche irradiant vers l'épaule, la nuque et l'omoplate, partiellement soulagées par la prise de Dafalgan et d'Irfen. L'intimée avait expliqué que son mari l'avait saisie à chaque bras, puis l'avait plaquée contre un mur en lui tordant le bras gauche dans le dos. Elle avait hurlé et s'était débattue. Pour la cour cantonale, les lésions constatées ci-dessus et dont les photographies figurent au dossier étaient tout à fait compatibles avec la clé effectuée sur le bras gauche. La cour cantonale a exclu que l'intimée ait pu se faire de telles marques elle-même dans le seul dessein de nuire à son mari ou pour avoir la garde exclusive des enfants, alors qu'elle avait précédemment signé une convention portant sur la garde partagée. L'intimée avait bénéficié d'un arrêt de travail signé par la Dre G.________ du 9 au 22 janvier 2020, à 100 %, puis du 23 au 31 janvier 2020, à 100 % également. Elle avait consulté à l'Hôpital de X.________ en urgence le lendemain des faits. Les médecins lui avaient alors prescrit du Dafalgan et de l'Irfen. Dans un certificat médical du 15 décembre 2020, la Dre H.________ avait attesté que l'intimée était suivie à sa consultation et que, le 28 janvier 2020, sa patiente avait sollicité un nouveau suivi à la suite de violences conjugales subies le 8 janvier 2020, l'intimée affirmant avoir été agrippée par les bras et plaquée contre le mur par son ex-époux qui était venu chercher les enfants et qui aurait embarqué son fils D.A.________ avec violence. La cour cantonale a finalement retenu que l'avis médical dont se prévalait le recourant constituait une expertise privée. Les médecins de l'Institut médico-légal de Y.________ n'avaient pas examiné l'intimée. La cour cantonale ignorait même sur la base de quelles photographies leur appréciation avait été faite. Formulé au seul vu d'éléments du dossier plusieurs mois après les faits incriminés, cet avis ne saurait contredire des appréciations concordantes émises en consultation peu après les faits, y compris par des médecins d'une institution universitaire (F.________), indépendants des parties.