Citation: 9C_267/2024 E. 4.3.5

4.3.5. 4.3.5.1. En quatrième lieu, l'assuré reproche au tribunal cantonal de ne pas avoir tenu compte, dans son appréciation de la valeur probante du rapport de CEMEDEX SA, de différentes erreurs factuelles (relatives à la date de son premier accident, à sa capacité de conduire, à l'ampleur du soutien apporté à son père, à l'indication opératoire concernant son épaule gauche et à l'évaluation de sa capacité de travail par le docteur G.________), de l'absence de motivation sur certains points de l'expertise (en particulier le fait que des diagnostics reconnus comme étant incapacitants n'entraînent qu'une baisse de rendement et que de telles baisses constatées sur les plans somatique et psychique ne se cumulent pas), de contradictions internes à l'expertise (entre la reconnaissance d'une pleine capacité de travail et le fait de retenir l'existence d'un potentiel de reprise d'activité restant très sensible à la pression temporelle et du rendement) et l'oubli des experts de mentionner certains faits importants (tels que le traitement par traction cervicale et un accident survenu durant son enfance en 1973). 4.3.5.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Le recourant se contente effectivement de soutenir d'une manière toute générale que les erreurs factuelles mentionnées pouvaient avoir eu une influence sur le résultat des examens médicaux réalisés par les experts et que l'absence d'une motivation suffisante, des contradictions importantes et une anamnèse incomplète étaient des motifs permettant de nier la valeur probante de l'expertise. Il ne démontre cependant pas en quoi ces divers éléments auraient concrètement influencé les conclusions des experts et le sort du litige. On relèvera au demeurant que son argumentation correspond en substance à celle développée de manière encore plus succincte en première instance. Or, pour satisfaire à son devoir de motivation, la cour cantonale n'était en l'occurrence pas tenue de répondre de manière détaillée à tous les griefs soulevés par l'assuré devant elle (d'autant moins à ceux qui n'étaient pas motivés ou l'étaient peu), mais pouvait légitimement se limiter à ceux qui, sans arbitraire, apparaissaient comme pertinents (cf. notamment ATF 143 III 65 consid. 5.2), ce qu'elle a fait aux considérants 7b/aa et 7b/bb de son arrêt. Dans ces circonstances, on ne saurait lui reprocher d'avoir procédé à une constatation ni à une appréciation arbitraires des faits.