Citation: 9C_283/2018 E. 5

Ensuite des considérations qui précèdent, il convient de déterminer le taux d'invalidé de l'intimé de la manière suivante (art. 105 al. 2 LTF). En fonction des circonstances objectives et subjectives du cas, il peut être exigé de A.________ qu'il mette un terme à son activité indépendante d'agriculteur au profit d'une activité salariée plus lucrative (arrêt 9C_36/2018 précité consid. 4.2 et les références). A ce propos, les parties ne contestent pas qu'il pourrait travailler à 30 % comme conseiller en gestion et percevoir un revenu annuel de 51'911 fr. 50 (173'038 fr. 20 x 0,30). En exerçant une telle activité, l'intimé épuiserait par ailleurs totalement sa capacité de travail résiduelle. Il s'ensuit que le revenu d'invalide de l'intimé doit être fixé sur la base des données statistiques résultant de l'ESS (173'038 fr. 20 x 0,30), soit une activité de conseiller en gestion. Dans la mesure où le revenu sans invalidité, qui n'est pas contesté par les parties (173'038 fr. 20), repose déjà sur ces mêmes données de l'ESS, le taux d'incapacité de travail (70 %) se confond avec le degré d'invalidité de l'intimé. Il n'y avait dès lors aucun motif de procéder à une révision du droit de A.________ à une rente entière d'invalidité à partir de mars 2015.