Citation: 8C_268/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'assurée), née en 1958, bénéficie de prestations complémentaires à une rente de l'assurance-invalidité depuis 1991. Depuis le 1 er décembre 2022, elle perçoit une rente de l'assurance-vieillesse et survivants. En 2016, consécutivement à une dénonciation anonyme et à une enquête, le Service genevois des prestations complémentaires (SPC) a découvert que l'assurée avait omis de déclarer qu'elle était copropriétaire avec une cousine d'une maison située en France depuis 1995. Dans le cadre de l'enquête, l'intéressée a en outre déclaré partager son appartement à Genève avec sa fille et sa cousine et disposer d'une assurance-vie mixte à primes périodiques de prévoyance libre échéant en 2020. Par trois décisions séparées du 24 mai 2016, confirmées sur opposition le 4 mai 2017, le SPC a recalculé le droit de l'assurée aux prestations complémentaires et aux subsides de l'assurance-maladie depuis juin 2001 et lui a réclamé la restitution des prestations complémentaires (342'264 fr.) et des subsides (75'185 fr. 80) ainsi que le remboursement de frais médicaux (20'404 fr. 25), pour un montant total de 437'854 fr. 05. Le 19 mai 2017, l'assurée et sa cousine ont vendu leur maison en France devant notaire. Par arrêt du 23 juillet 2018, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre des assurances sociales) a partiellement admis le recours formé contre la décision sur opposition du 4 mai 2017, l'a annulée et a renvoyé la cause au SPC afin qu'il rende une nouvelle décision. La cour cantonale a notamment considéré que l'assurée et sa cousine étaient bien propriétaires d'un bien immobilier en France de 1995 à 2017, mais que le SPC ne pouvait pas demander la restitution des prestations allouées avant le 1 er juin 2009, compte tenu du délai de prescription applicable. Saisi d'un recours en matière de droit public de l'assurée contre l'arrêt cantonal, le Tribunal fédéral l'a déclaré irrecevable par arrêt du 10 octobre 2018, au motif que le jugement attaqué constituait une décision incidente ne pouvant pas causer de préjudice irréparable (cause 9C_616/2018). A.b. En application de l'arrêt cantonal de renvoi du 23 juillet 2018, le SPC a, par décision du 13 juin 2019 confirmée sur opposition le 27 mai 2020, requis de l'assurée la restitution de 168'782 fr., correspondant au montant des prestations versées à tort du 1 er juin 2009 au 30 avril 2016, et établi le calcul des prestations dues dès le 1 er janvier 2017. L'assurée a déféré la décision sur opposition du 27 mai 2020 à la Chambre des assurances sociales. Interprétant ce recours en partie comme une demande de révision de l'arrêt du 23 juillet 2018, la juridiction cantonale a, par arrêt du 4 mai 2021, rejeté la demande de révision et très partiellement admis le recours s'agissant de la répartition du montant du loyer qui devait être partagé par deux dès le 1 er octobre 2016. La cause a ainsi été une nouvelle fois renvoyée au SPC pour nouveau calcul et nouvelle décision. Par arrêt du 22 juillet 2021, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par l'assurée contre le second arrêt cantonal, motif pris que l'acte de recours ne contenait pas de conclusion relative au rejet de la demande de révision de l'arrêt du 23 juillet 2018 et que l'acte attaqué constituait à nouveau une décision incidente qui n'occasionnait pas de risque de préjudice irréparable (cause 9C_351/2021). A.c. Le 2 mars 2022, l'assurée a sollicité du SPC un nouveau calcul de son droit aux prestations complémentaires, compte tenu d'informations qu'elle avait données en octobre 2021 concernant la fin de son assurance-vie et l'encaissement d'une prestation à l'échéance du contrat, le 1 er septembre 2020. Le 7 juin 2022, le SPC a rendu deux décisions faisant suite à l'arrêt de renvoi du 4 mai 2021 et à la demande de réexamen du 2 mars 2022. Il a recalculé le droit de l'assurée aux prestations complémentaires à compter du 1 er octobre 2016 et a retenu qu'il en résultait un rétroactif en faveur de l'intéressée de 22'269 fr. ainsi qu'un droit à des prestations de 1'752 fr. par mois dès le 1 er juillet 2022. Par décision sur opposition du 2 août 2022, le SPC a partiellement admis l'opposition de l'assurée à la décision du 7 juin 2022, en ce sens que celle-ci avait droit à un rétroactif [supplémentaire] de 4'332 fr. pour la période du 1 er octobre 2020 au 31 juillet 2022 et à des prestations complémentaires de 2'019 fr. à partir du 1 er août 2022.