Citation: U 43/03 29.04.2004 E. A

Né en 1977, R.________ a travaillé en qualité d'aide-peintre au service d'une entreprise genevoise. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 novembre 1998, alors qu'il ponçait des portes d'armoire, il a reçu l'une d'elles sur le pied gauche, et subi une fracture du cinquième métatarsien. Il a été opéré deux jours plus tard par le docteur S.________, spécialiste en chirurgie et médecin traitant. Le 27 avril 1999, ce praticien a procédé à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse. La CNA a pris en charge les suites de cet accident. R.________ a repris le travail à 50 %, le 26 mai 1999, et à 100 % le 7 juin suivant. Le 20 septembre 1999, son employeur a annoncé une rechute sous forme de lésion du ménisque du genou gauche, révélée par une IRM du 15 juillet 1999 émanant du Centre de Diagnostic Radiologique C.________ (rapport du 19 juillet 1999 du docteur N.________, spécialiste en radiologie). L'assuré a cessé de travailler dès cette date. Le 30 septembre 1999, R.________ a subi une arthroscopie avec méniscectomie partielle de la corne antérieure du genou gauche et ablation d'une plica antéro-interne gauche. La CNA a pris en charge les troubles du genou. Le 17 janvier 2000, le docteur S.________ a posé le diagnostic de syndrome de Sudeck, en se référant à une scintigraphie osseuse du genou pratiquée le 11 janvier 2000 par le docteur N.________. Le 2 mai 2000, le docteur G.________, spécialiste en radiologie, a pratiqué une IRM du genou gauche qui n'a pas révélé d'anomalie notable, en dehors d'une discrète infiltration des tissus mous dans la région de la graisse du Hoffa, au niveau du compartiment antéro-interne, qui pouvait avoir un caractère post traumatique; il n'y avait pas d'argument en faveur d'une algodystrophie. Le 9 mai 2000, l'assuré a été examiné par le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA. Après avoir confronté les résultats de l'examen clinique avec les pièces du dossier, le docteur M.________ a conclu, au terme de son appréciation, que la fracture du pied attribuable à l'accident du 11 novembre 1998 était guérie sans séquelles, avec reprise de la charge totale et capacité de travail de 100 %, dès le 7 juin 1999. En ce qui concernait les suites de l'arthroscopie du 30 septembre 1999, le genou avait récupéré une fonction complète à sept mois de l'intervention; l'assuré pouvait se déplacer sans l'aide de cannes anglaises, une incapacité de travail n'était plus justifiée comme aide-peintre et la poursuite d'un traitement n'apparaissait plus nécessaire (rapport du 11 mai 2000). Par décision du 15 mai 2000, la CNA a supprimé, à partir du 1er juin 2000, le droit de l'assuré aux prestations de l'assurance-accidents en cours, au motif que le cas était stabilisé. Le 25 mai 2000 l'assuré a fait opposition à cette décision. Dans l'intervalle, mandaté comme expert par la Genevoise assurance-maladie collective, le docteur B.________, spécialiste en médecine interne et en maladies rhumatismales, a conclu que l'incapacité de travail de R.________ était attribuable exclusivement aux deux événements accidentels en cause. Tout en constatant que la complication survenue dans les suites de la cure de ménisque interne par arthroscopie, sous la forme d'une algoneurodystrophie, était une maladie «directement imputable au traitement de l'accident», l'expert a relevé que l'IRM du 2 mai 2000 n'avait pas montré d'argument en faveur d'une algoneurodystrophie. Il n'y avait plus d'élément objectivable empêchant la reprise de la marche avec charge complète sur le membre inférieur gauche et l'incapacité de travail totale était injustifiée. Par ailleurs, il notait une nette discordance entre les plaintes de l'assuré et les résultats de l'observation clinique ainsi que des réactions totalement inadéquates à la moindre sollicitation du genou gauche (rapport du 3 octobre 2000). Par décision du 26 octobre 2000, la CNA a rejeté l'opposition formée par l'assuré.