Citation: 6B_1268/2023 E. 2.2

2.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas violé le principe de l'aggravation découlant de l'art. 49 al. 1 CPP. Conformément à l'arrêt de renvoi précité du Tribunal fédéral, elle a jugé que chacune des infractions commises par le recourant justifiait, individuellement, une peine privative de liberté. Ainsi, elle a tout d'abord relevé que globalement, pour des motifs de prévention spéciale, seule une peine privative de liberté était susceptible de réprimer le comportement du recourant, le risque de récidive étant matérialisé tant par l'atteinte sur plusieurs années à l'intégrité sexuelle d'une pluralité de personnes que par le fait qu'il avait persisté à contester toute culpabilité ou encore par la conservation d'images à caractère pornographique ou violent (jugement attaqué consid. 4.2). Elle a ensuite, pour chaque infraction, considéré qu'une peine privative de liberté s'imposait (jugement attaqué consid. 4.2.3), ce que le recourant ne conteste pas en soi. Le seul fait que ces explications interviennent, systématiquement parlant, après que la cour cantonale ait décidé de procéder selon l'art. 49 al. 1 CP n'y change rien. En effet, de jurisprudence constante, la motivation peut être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; arrêts 6B_252/2022 du 11 avril 2023 consid. 2.7.1; 6B_425/2022 du 15 février 2023 consid. 3.1; 6B_1387/2021 du 29 septembre 2022 consid. 3.1).