Citation: 6B_10/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant évoque les art. 35 ss de l'ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets (OLED; RS 814.600), en particulier l'art. 37 OLED, qui fixe les volumes utiles que doivent au minimum présenter les décharges. Il indique ensuite que le volume de déchets sur lequel portent les infractions qui lui sont reprochées atteindrait au plus 4'000 m3. Outre que le volume précité ne ressort pas de l'état de fait de la cour cantonale - par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) -, qui évoque uniquement "une grande quantité de mètres cubes de gravats", le recourant n'indique nullement quelles conclusions il prétend tirer de l'art. 37 OLED. Il ne présente de la sorte aucun grief répondant aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Au demeurant, pour autant que le recourant entende contester l'illicéité de son comportement faute d'avoir stocké des volumes atteignant les seuils fixés à l'art. 37 OLED, son argumentation tombe à faux. En effet, la disposition précitée définit des limites minimales de volumes utiles concernant l'aménagement de décharges. On pourrait ainsi uniquement inférer de cette norme que le recourant aurait pu se voir refuser une autorisation d'exploiter son site, à défaut d'atteindre le volume utile suffisant, ce qui n'est même pas certain puisque l'aménagement de décharges présentant un volume moindre n'est pas exclu à certaines conditions (cf. art. 37 al. 3 OLED). Pour le reste, l'art. 38 OLED rappelle expressément que quiconque entend aménager une décharge ou un compartiment doit obtenir de l'autorité cantonale une autorisation d'aménager (al. 1), tandis que quiconque entend exploiter une décharge ou un compartiment doit obtenir de l'autorité cantonale une autorisation d'exploiter (al. 2). On ne voit pas, en définitive, dans quelle mesure le comportement du recourant aurait pu apparaître licite au regard des dispositions auxquelles il se réfère.