Citation: 6B_1238/2019 E. 1.2

1.2. Selon la cour cantonale, le recourant et l'intimée avaient tous deux indiqué avoir entretenu une relation intime durant deux ans environ, laquelle avait pris fin trois mois avant le début du mois d'octobre 2017. Les intéressés s'étaient par la suite revus, entretenant alors des relations sexuelles consenties, cela à deux ou trois reprises. Ils étaient convenus de passer la soirée du 3 octobre 2017 ensemble. Tous deux s'étaient alors retrouvés dans l'allée de l'immeuble du recourant vers 17 h 30, s'étaient salués, puis l'intimée avait détourné plusieurs fois la tête, tandis que celui-ci cherchait à l'embrasser, comme cela ressortait des images de la vidéo-surveillance de l'entrée. L'intimée et le recourant avaient ensuite partagé un repas, au cours duquel ce dernier avait consommé plusieurs verres d'alcool. L'intimée avait, de manière crédible, indiqué qu'après le repas elle avait déclaré souhaiter s'en aller et retrouver une amie hors la présence du recourant. Celui-ci s'était ensuite énervé contre elle. Il l'avait poussée sur le lit, s'était placé à califourchon sur elle et lui avait asséné plusieurs coups de poing, dont l'intéressée avait tenté de se protéger. Le récit de l'intimée sur ce point avait été corroboré par les constatations des médecins du Centre universitaire romand de médecine légale, concernant la présence de diverses dermabrasions, ecchymoses et tuméfactions visibles sur le visage, les bras, la main droite, le front, la mandibule et la tempe gauches de l'intéressée, compatibles avec les frappes décrites. Alors que l'intimée s'était mise à crier, le recourant s'était levé, avait fermé la fenêtre et verrouillé la porte d'entrée, avant de se rendre à la cuisine, d'où il était revenu avec un couteau. Le recourant avait par la suite ramené cet objet dans la cuisine. L'intimée, terrorisée par les coups reçus et par la menace proférée avec un couteau muni d'une lame de 15 cm environ, n'avait pas réussi à quitter les lieux. Elle avait invariablement décrit ensuite la présence d'un canif sur la table de nuit, le fait que le recourant lui avait indiqué qu'elle n'irait nulle part, qu'elle dormirait chez lui et ferait ce qu'il voudrait. Le recourant avait ensuite amené l'intimée à se dévêtir. Cette dernière avait indiqué qu'elle ne voulait pas de rapports sexuels puis, comprenant qu'elle n'y échapperait pas, avait insisté pour que le recourant mît un préservatif, ce qu'il avait refusé de faire. Durant près d'une trentaine de minutes, l'intimée avait subi l'acte sexuel, en pleurant et en étant contrainte de changer de position en raison de douleurs causées par une opération récente. Après ces événements, l'intimée avait subi une crise d'angoisse. La crise passée, elle n'avait pu quitter l'appartement du recourant, lequel lui avait, au cours de la nuit, déclaré qu'elle devrait demeurer chez lui à tout le moins jusqu'à 5 h du matin. A cette heure, l'intimée avait quitté les lieux, en refusant que le recourant l'accompagnât chez elle. Les images du hall de l'immeuble avaient révélé que l'intéressée avait quitté les lieux plus d'une minute avant le recourant, lequel l'avait suivie dans le bus, puis dans le tram, contre sa volonté. Durant ce trajet, les deux intéressés ne s'étaient pas adressé la parole, comme cela ressortait des images de vidéo-surveillance. La cour cantonale a ajouté que, moins de 24 h après ces événements, l'intimée avait présenté, selon les constatations des médecins légistes, des lésions d'aspect ulcéré au niveau de la paroi postérieure du vagin, compatibles avec la pénétration décrite. Elle avait ensuite été suivie, durant 11 mois, par l'Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence. En définitive, l'intimée avait livré un récit crédible et n'avait pas cherché à accabler le recourant, ce qui commandait de retenir sa version des événements.