Citation: 9C_1072/2008 13.10.2009 E. 1

2.3 A cet égard, l'assuré estime qu'une juste appréciation des pièces médicales disponibles ne pouvait amener la juridiction cantonale à privilégier le rapport d'expertise au détriment de celui des médecins traitants. Il convient toutefois de constater avec les premiers juges que les considérations développées par le docteur R.________, qui situait l'origine des problèmes de sa patiente essentiellement sur la plan psychiatrique et suggérait la mise en oeuvre d'une expertise médicale sur ce plan, ne sont pas susceptibles de faire douter du bien-fondé du jugement cantonal dès lors que lesdites considérations sont insuffisamment précises et ne permettent pas de déterminer objectivement les symptômes qui justifieraient le syndrome de stress post-traumatique ou l'état dépressif majeur. Au contraire, il apparaît dans le rapport d'expertise que la recourante axe avant tout son discours sur des problèmes somatiques, qui n'ont du reste pas trouvé d'échos dans son comportement durant l'examen clinique ou la réalisation des tests psychométriques. S'il ressort effectivement de l'examen clinique quelques éléments phobiques avec anxiété et angoisses mal systématisables, ces éléments ne sont pas suffisamment prégnants pour confirmer le syndrome de stress post-traumatique selon l'expert. Il en va de même de la symptomatologie anxio-dépressive réactionnelle observée qui ne justifie pas l'état dépressif majeur. Le docteur S.________ atteste d'ailleurs une amélioration de l'état de santé à ce propos, même s'il maintient le diagnostic posé antérieurement. Les considérations des premiers juges au sujet de la période plus ou moins longue durant laquelle ladite symptomatologie se serait manifestée ne changent rien à ce qui précède dès lors qu'il s'agit de l'intensité avec laquelle se manifestent encore ces symptômes qui a conduit le docteur E.________ à ne plus retenir les mêmes diagnostics. 2.4 Au regard de ce qui précède, il apparaît que les griefs soulevés ne remettent pas fondamentalement en question le rapport d'expertise de sorte que la juridiction cantonale pouvait légitimement s'en servir pour déduire une amélioration de l'état de santé de l'assurée entraînant la suppression de la rente servie jusque-là. Le recours est donc entièrement mal fondé.