Citation: 5A_557/2024 E. 4.4

4.4. Une telle motivation, essentiellement appellatoire, ne saurait valablement remettre en cause les motifs de l'arrêt attaqué. Cela étant, il est de jurisprudence constante que les sûretés doivent être calculées en tenant compte du dommage éventuel résultant ou qui pourrait résulter du séquestre pour le débiteur, et non pas en tenant compte du montant de la créance sur laquelle se fonde le séquestre (ATF 126 III 95 consid. 5c). Les considérations des recourants sur le montant " plus que conséquent " de la " prétendue créance de base " sont sans aucune pertinence. Quant au fait que la banque P.________ a conditionné la poursuite du financement de la société B.________ SA à un taux d'intérêts variable de 2.95 %, il ne permet pas de retenir que les recourants auraient allégué et rendu vraisemblable, ainsi qu'ils en avaient la charge, qu'ils auraient dû emprunter pour pallier la privation de la créance séquestrée ou avoir manqué des affaires (cf. arrêts 5A_757/2010 du 20 avril 2011 consid. 3.2.2; 5P.262/1995 du 19 septembre 1995 consid. 4c). C'est donc sans arbitraire et sans violer le droit d'être entendu des recourants que la cour cantonale a considéré que la pièce 1007 était insuffisante. Pour ce qui est de l'application de l'art. 42 al. 2 CO, il n'apparaît pas que les recourants auraient invoqué la violation de cette disposition en instance cantonale, de sorte que leur critique sur ce point ne saurait être entendue, faute d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1). Au demeurant, ils ne démontrent nullement que les conditions pour que le dommage soit équitablement déterminé par le juge seraient en l'espèce réunies (cf. à ce sujet, OGer ZH, 3.5.2019, in ZR 2019 p. 215 consid. V.2 et V.4.3). Autant que recevable, la critique doit être rejetée.