Citation: I 777/01 14.10.2002 E. A

G.________ a obtenu un brevet de technicienne supérieure en comptabilité et gestion de l'Académie X.________ (France), en juin 1994. Elle a ensuite travaillé en Suisse en qualité de sommelière, d'abord au Café Y.________, du 8 août 1994 au 8 octobre 1995, puis au Restaurant Z.________ du 1er septembre 1996 au 31 mai 1997. Victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) le 28 mai 1997, qui s'est compliqué d'une hydrocéphalie justifiant une crâniotomie, elle a déposé, le 14 janvier 1998, une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à une réadaptation dans le secteur de la comptabilité. Constatant qu'elle n'était plus en mesure de reprendre son activité de sommelière en raison des séquelles de l'AVC, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après : l'office) lui a accordé des indemnités journalières, ainsi que des mesures de réadaptation sous forme d'un stage de réentraînement au travail dans le domaine du bureau auprès de l'entreprise W.________. A l'issue de la période de réadaptation, l'assurée a trouvé un emploi en qualité de comptable à mi-temps, sa capacité de travail étant limitée à ce taux (rapport de l'office du 3 août 1999). Le 31 mai 1999, G.________ a requis une demi-rente de l'assurance-invalidité. Par décision du 9 octobre 2000, l'office a nié le droit de l'assurée à une rente, au motif que le degré de son invalidité (25,50 %), calculé sur la base d'un revenu mensuel d'invalide de 1900 fr. et d'un revenu sans invalidité de 2550 fr., correspondant à son salaire de sommelière, était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.