Citation: 2C_1025/2019 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il ressort des faits retenus par l'autorité précédente que l'Administration fiscale a adressé un courrier au recourant un peu plus d'un mois avant l'échéance du délai de prescription de cinq ans prévu par l'art. 120 al. 1 LIFD, respectivement 22 al. 1 LPFisc/GE (art. 47 al. 1 LHID) dans l'unique but de faire partir un nouveau délai de prescription, en application de l'art. 120 al. 3 let. a LIFD, respectivement 22 al. 3 let. a LPFisc/GE. Le courrier indiquait d'ailleurs expressément qu'il constituait un acte interruptif de la prescription. Le recourant se réfère à la jurisprudence du Tribunal fédéral contenue dans l'ATF 126 II 1 et dans laquelle il a été considéré que de simples lettres ou injonctions interrompaient le délai de prescription, mais estime que la situation de fait ayant prévalu dans cet arrêt publié est différente de la présente. Selon le recourant, contrairement à la situation traitée dans cet arrêt, dans la présente cause, l'autorité fiscale, avant d'envoyer le courrier interruptif de prescription, n'avait procédé à aucune mesure tendant à le taxer. Le recourant avance donc en substance que, lorsque l'autorité omet de taxer le contribuable ou, à tout le moins, de faire avancer la procédure en raison de sa propre négligence ou d'un manque de diligence de sa part et non en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, un simple courrier intervenant peu avant l'échéance du délai de prescription ne constitue pas un cas d'application de l'art. 120 al. 3 let. a LIFD (art. 22 al. 3 let. a LPFisc/GE).