Citation: 5A_645/2022 E. 5.3.2

5.3.2. Le recourant s'en prend également au montant de ses frais de transport, arrêté par la cour cantonale à 213 fr. 10, reprochant à celle-ci de ne pas avoir retenu qu'outre des frais de voiture, il supportait également des frais de moto. Il se plaint par ailleurs que l'amortissement de ces deux véhicules n'aurait pas été pris en compte alors que l'intimée avait pu faire valoir dans ses charges ses frais de leasing, voyant ainsi sa situation privilégiée par rapport à la sienne. 5.3.2.1. L'on ne saisit pas la raison pour laquelle les frais liés à la moto du recourant auraient dû être retenus dans ses charges dans la mesure où l'intéressé ne démontre pas son caractère indispensable, en sus de sa voiture. L'on ignore d'ailleurs à quelle "jurisprudence susmentionnée" il se réfère pour parvenir à cette conclusion. 5.3.2.2. Il ressort ensuite du jugement querellé que le montant des charges relatives au véhicule automobile du recourant se justifie ainsi: 70 fr. ressortant du premier jugement; 22 fr. 40 pour les "taxes" et 120 fr. 70 pour l'assurance. L'amortissement du véhicule n'est pas abordé par les juges cantonaux. Le recourant soutient pourtant que les coûts d'amortissement de sa voiture se chiffreraient à 483 fr. par mois (hors moto), l'intéressé se fondant sur le prix d'achat de son véhicule (58'000 fr.), amorti mensuellement sur dix ans. L'intimée relève sur ce point que le montant de l'amortissement se fonderait sur le prix "catalogue" de la voiture du recourant et non sur son prix de vente effectif, en sorte que le montant avancé ne serait guère probant. Cette dernière remarque est pertinente: l'on ignore en effet à quel prix le recourant a acquis son véhicule, indication pourtant nécessaire pour fixer son amortissement. Le recourant renvoie sur ce point à son contrat d'assurance automobile (pièce 6, chargé d'appel), qui, pour arrêter le montant de la prime, se réfère lui-même au "prix catalogue" de la voiture. Or, faute de se référer à sa valeur d'achat, cette pièce est effectivement inapte à déterminer le montant de l'amortissement effectif du véhicule. La prise en compte de frais de leasing de l'intimée, également invoquée par le recourant pour justifier qu'un amortissement soit retenu en sa faveur, n'est enfin pas déterminante, l'intéressé ne démontrant pas que cette charge aurait été retenue arbitrairement chez sa partie adverse. Au sujet ensuite du montant de 70 fr. sus-évoqué, le recourant prétend qu'il correspondrait en réalité au montant d'un abonnement de transports publics et qu'il pourrait être écarté, à la faveur de l'amortissement susmentionné. L'arrêt attaqué reprend ce montant en se limitant à se référer au premier jugement; selon celui-ci, le montant de 70 fr. ressortait du jugement de divorce et le recourant avait produit "les cartes d'immatriculation de sa voiture et de sa moto" (jugement de première instance, p. 19), ce qui justifiait sa prise en compte. Les explications du recourant et la motivation du premier juge apparaissent ainsi contradictoires et la décision querellée n'apporte pas de clarifications. Vu toutefois le faible montant de ce poste au regard de la situation financière des parties et l'absence de prise en considération de tout amortissement, la décision cantonale ne sera pas modifiée à cet égard.