Citation: 6B_342/2022 E. 4.3

4.3. Dans des circonstances particulières, le Tribunal fédéral entre aussi en matière, en dépit de la disparition d'un intérêt actuel, sur le recours d'une personne qui formule de manière défendable un grief de violation manifeste de la CEDH (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 p. 143). Ainsi, selon la jurisprudence, dans des circonstances particulières, il se justifie d'examiner le recours au fond malgré la libération du recourant (ATF 136 I 274 consid. 1.3 p. 276). Il en va notamment ainsi lorsque le recourant se plaint d'une violation de l'art. 5 CEDH (ATF 137 I 296 consid. 4.3.3 p. 302) et requiert une indemnité pour détention illicite (arrêts 6B_887/2021 du 24 mai 2022 consid. 4.1 et 44; 6B_939/2019 du 17 septembre 2019 consid. 1.1; 6B_362/2019 du 21 mai 2019 consid. 1.1). En l'occurrence, le recourant ne démontre aucunement en quoi les sanctions prononçant la suppression de la télévision ou du matériel média constitueraient une violation manifeste d'un quelconque droit fondamental protégé par la CEDH. Pour le surplus, bien qu'il requiert l'octroi d'une indemnité pour détention illicite, il ne prétend, pas plus qu'il ne démontre - au moyen d'une argumentation topique (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 137 I 296 consid. 4.3.4 p. 302) - que l'exécution des autres sanctions disciplinaires aurait pu entraîner une violation de l'art. 5 CEDH.