Citation: 8C_410/2017 E. 6

Le grief de la recourante est mal fondé. En effet, la soudaineté doit se rapporter au facteur extérieur qui est à l'origine de l'atteinte, mais non aux conséquences provoquées par celle-ci, qui peuvent se produire seulement à un stade ultérieur (arrêt 8C_234/2008 du 31 mars 2009 consid. 6, in SVR 2009 UV n° 47 p. 166; FRÉSARD/MOSER-SZELESS, in Soziale Sicherheit, SBVR vol. XIV, 3 e éd. 2016, p. 920 n. 79). En réalité, par son argumentation, la recourante conteste l'existence d'un rapport de causalité entre les chutes survenues le 29 juillet 2015 et les troubles présentés par l'assurée. Or, il est indéniable, en ce qui concerne en tout cas la "foulure/entorse" diagnostiquée le 1 er août 2015, que cette atteinte est due aux chutes subies par l'assurée et non à la seule pratique d'activités physiques telles que celles en cause. Au surplus, la question d'un état maladif sans lien avec l'accident fait l'objet du renvoi par la juridiction cantonale et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de se prononcer sur ce point à ce stade de la procédure. Pour le reste, il n'y a pas lieu de revenir sur les autres conditions constitutives de l'accident, qui ne sont pas discutées par la recourante et n'apparaissent pas critiquables, compte tenu de la jurisprudence susmentionnée (supra consid. 3.2).