Citation: 5P.167/2001 30.07.2001 E. 3

3.- a) La recourante reproche tout d'abord à l'autorité cantonale de n'avoir pas pris en considération son incapacité totale de travailler à partir du 7 juillet 2000, en raison de laquelle elle perçoit des allocations de 2'150 fr. par mois; elle fait, en outre, valoir qu'il lui était impossible d'établir sa situation financière sur une période de six mois, car les pièces utiles se trouvaient au domicile conjugal qu'elle avait dû fuir à la suite des violences de son mari. b) A la lecture du pourvoi, il ressort que la recourante n'a pas soulevé devant la juridiction inférieure les moyens qu'elle invoque maintenant, mais s'est plainte de ce que le juge de district n'avait pas tenu compte du salaire réalisé en juin 2000 et de sa charge personnelle à l'entretien de son fils, griefs qui ne sont plus formulés en instance fédérale; fondé sur la présentation de faits nouveaux, le moyen est dès lors irrecevable (ATF 107 Ia 265 consid. 2a). A cela s'ajoute que, après avoir rectifié à la hausse le minimum vital de la requérante, les magistrats cantonaux ont retenu que les frais de la procédure provisionnelle - seule en cause dans le cas présent - sont notablement inférieurs à ceux d'une procédure en divorce; constatant que le premier juge avait "largement surestimé" les frais nécessaires à la défense de l'intéressée et, partant, son besoin d'assistance judiciaire, ils ont vu là un argument supplémentaire pour nier l'indigence. Or, ce motif indépendant n'est pas réfuté (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 119 Ia 13 consid. 2 p. 16).