Citation: 1A.165/2005 07.07.2005 E. 3

3.1 Le recourant reproche à l'Office fédéral de n'avoir pas pris en considération un document qu'il aurait signé et qui l'aurait "laissé libre", à condition de quitter l'Allemagne. Il ressort de ses diverses explications figurant au dossier que le document en question serait le fruit d'un arrangement passé avec les autorités judiciaires allemandes en audience de jugement, en vertu duquel il aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés, renoncé à recourir et promis de quitter le pays en échange de sa libération immédiate. Le recourant n'a toutefois pas produit ce document et a échoué à rendre vraisemblable l'existence de l'arrangement allégué, qui ne ressort nullement du jugement définitif du Tribunal régional de Münster. A cet égard, il y a lieu de relever que les aveux du recourant ont déjà été pris en considération dans le cadre de la fixation de la peine, la durée de celle-ci ayant été diminuée de manière importante pour ce motif. Ce grief, dénué de pertinence, doit donc être rejeté. 3.2 Dans un second moyen, le recourant expose avoir quitté l'Allemagne en 1999 et n'y être plus retourné depuis. Ainsi, il aurait été absent du pays en 2000, lorsque les faits pour lesquels il a été condamné ont été commis. Ces allégations sont contredites par les déclarations du recourant lui-même, qui confirme notamment qu'il était présent lors de l'audience du 30 octobre 2000. Au demeurant, il ne saurait être question d'alibi au sens de l'art. 53 al. 1 EIMP (cf. supra consid. 2). Dénué de tout fondement, ce grief est donc également rejeté.