Citation: 1B_426/2022 E. 1

La procédure de tri prévue à l'art. 271 CPP tend à soustraire de la connaissance des autorités pénales des éléments mis en évidence au cours d'une surveillance secrète qui seraient couverts par un secret professionnel, dont celui de l'avocat (HANSJAKOB/PAJAROLA, in DONATSCH/LIEBER/SUMMERS/WOHLERS [édit.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3e éd. 2020, vol. II, n° 26 ad art. 271 CPP; SYLVAIN MÉTILLE, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, no 13 ad art. 271 CPP). Cette procédure poursuit donc un but similaire à celui de la procédure de levée des scellés (MÉTILLE, op. cit., no 14 ad art. 271 CPP; voir en matière de scellés, ATF 142 IV 372 consid. 3.1 p. 374; arrêt 1B_432/2021 du 28 février 2022 consid. 2.1 destiné à la publication). Lorsque d'autres personnes que celui pouvant se prévaloir d'un secret professionnel (cf. art. 271 al. 1 et 2 CPP) sont mises sous surveillance, un tri des données - qui ont généralement déjà été portées à connaissance de la police, voire du Ministère public (MÉTILLE, op. cit., no 24 ad art. 271 CPP) - ne s'impose que s'il existe un soupçon raisonnable, pour les autorités pénales d'instruction, que des informations protégées par un secret puissent tomber sous le champ de la surveillance (cf. art. 271 al. 3 CPP; MÉTILLE, op. cit., no 27 ad art. 271 CPP).