Citation: 5A_450/2016 E. 3.3

3.3. Il est vrai que la Cour de justice a retenu qu'en appel, " les époux [avaient] tous deux encore produit des attestations de tiers, démontrant l'implication de chacun d'entre eux dans la prise en charge des enfants ", sans se référer expressément à tous les courriers adressés aux parties par les époux E.________ et F.________. Cela étant, il ressort de la lecture de ces pièces que celles-ci tendent pour l'essentiel à attester de l'implication des deux époux dans le conflit conjugal et d'une présence beaucoup plus marquée du recourant au domicile conjugal. Or, dans la mesure où la cour cantonale a uniquement constaté l'existence d'un conflit important entre les époux sans pour autant en imputer la faute à l'un ou l'autre d'entre eux et a bien retenu que le recourant disposait de plus de temps pour les enfants, on ne perçoit pas en quoi ces pièces auraient modifié son appréciation sur ces questions. Partant, il apparaît que la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte de ces pièces puisqu'elle les a mentionnées et n'a donc pas violé l'art. 29 al. 2 Cst. Elle ne les a au surplus pas appréciées arbitrairement au sens de l'art. 9 Cst. puisque ces courriers ne révèlent rien qui ne ressortirait pas déjà de sa motivation. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il était toujours présent au domicile conjugal ainsi que des dissensions existant entre C.________, sa mère et sa grand-mère. Ce grief est infondé dans la mesure où la cour cantonale a mentionné dans sa motivation que le recourant était " plus disponible en temps ", ce qui reflète bien une présence plus importante que son épouse auprès des enfants. Elle a également fait état de l'existence de tensions en relevant notamment que C.________ refusait de passer la nuit chez sa grand-mère maternelle et qu'elle en voulait à sa mère qu'elle tenait pour responsable de la séparation de ses parents. Enfin, en tant que le recourant soutient que la Cour de justice a retenu à tort qu'il impliquait les enfants dans le conflit conjugal, il ne fait qu'opposer de manière irrecevable sa propre appréciation des faits à celle de l'autorité cantonale.