Citation: 1B_530/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant ne remet pas en cause l'existence de soupçons suffisants des chefs de lésions corporelles simples, de menaces et d'injures. Les certificats médicaux versés au dossier pénal corroborent en effet pour l'essentiel les accusations de violences proférées à l'encontre du recourant par son épouse et sa belle-fille. Le recourant a adressé des messages Facebook à son épouse le 13 août 2019, dont il appartiendra aux juges du fond d'apprécier le contenu ("game over", associé aux prénoms de son épouse et de sa belle-fille), mais qui pouvaient être compris comme des menaces par les plaignantes dans le contexte de violences et de menaces déjà subies auparavant. Le recourant conteste en vain l'existence de soupçons fondés d'une infraction réprimée par l'art. 129 CP. Pour retenir une mise en danger de la vie d'autrui, au sens de cette disposition, il faut qu'il y ait eu un danger de mort imminent. La jurisprudence retient qu'un tel danger est inhérent au maniement d'un couteau contre la gorge d'une personne (ATF 117 IV 427 consid. 3 p. 429; arrêt 6B_144/2019 du 17 mai 2019 consid. 3.1). Or, c'est précisément ce dont B.________ accuse le recourant d'avoir fait le 28 septembre 2018. Il n'appartient pas au juge de la détention d'apprécier la crédibilité des déclarations de la plaignante sur ce point sous peine de préjuger; dans la mesure où cette accusation n'est pas d'emblée invraisemblable ni infirmée par des éléments probants du dossier, l'existence d'un soupçon fondé d'une mise en danger de la vie d'autrui pouvait aussi être retenue.