Citation: 6B_383/2024 E. 10.3

10.3. La cour cantonale a en substance considéré que le recourant avait vécu plus longtemps en Turquie qu'en Suisse, où il était arrivé en 2014 à l'âge de 24 ans, rappelant qu'il avait été scolarisé, formé et avait travaillé dans son pays d'origine, où il avait encore des liens familiaux. Ses chances de socialisation et d'insertion professionnelle n'y apparaissaient en tout cas pas plus faibles qu'en Suisse. La cour cantonale a encore relevé que la seule attache du recourant en Suisse était sa fille, née en 2016. Avant sa détention, soit avant le 24 juin 2018, il bénéficiait d'un droit de visite un week-end sur deux, depuis sa séparation avec l'intimée en 2019. Il ne s'est pas régulièrement acquitté de la contribution d'entretien. Elle a finalement constaté qu'en cas d'expulsion, les contacts resteraient possibles par le biais des moyens de communication modernes, de sorte qu'une expulsion ne le mettrait pas dans une situation personnelle grave (jugement attaqué consid. 1.1, 1.2 et 10.3).