Citation: 5A_896/2017 E. 3.3

3.3. Il convient de préciser d'emblée que, contrairement à ce qu'affirme la recourante, les poursuites en cause n'ont pas pour objet la " même créance ", encore que les prétentions de l'intimée sont bien issues du contrat de bail liant les parties: la première poursuite se rapporte à des loyers de janvier et février 2016, ainsi qu'au supplément de chauffage d'octobre 2014 à septembre 2015 ( poursuite n° y'yyy'yyy), la seconde à des loyers d'avril et mai 2016, ainsi qu'au supplément de chauffage précité ( poursuite n° z'zzz'zzz), et la troisième - qui est litigieuse en l'espèce - au " solde loyers impayés 11-12/2015 (...) + 01-02-03/2016 (...) + Dommages et int. 09/2016 impayés ", auxquels s'ajoute toujours le "[s] upplément de chauffage 2014/2015 ". Ceci posé, le moyen apparaît irrecevable à un double titre. D'une part, la recourante ne dit pas quel droit constitutionnel aurait été violé par la cour cantonale (art. 106 al. 2 et 117 LTF). D'autre part, elle se borne à objecter que l'arrêt cité par les juges cantonaux ne se référait qu'à une " seconde poursuite ", tandis que l'intimée a introduit ici une " troisième poursuite " pour la même créance. En plus de reposer sur la prémisse erronée qu'on se trouverait en présence de la " même créance ", cette argumentation ne satisfait pas aux exigences légales de motivation, à défaut de comporter une réfutation des motifs de l'arrêt déféré (art. 106 al. 2 et 117 LTF; cf. ATF 133 III 439 consid. 3.2). Au demeurant, on ne saurait affirmer, sur la base du dossier, que l'intimée aurait fait notifier plusieurs commandements de payer dans un but n'ayant aucun rapport avec la procédure de poursuite, en particulier à seule fin de tourmenter délibérément la recourante (ATF 115 III 18 consid. 3). Le reproche pris d'un " comportement abusif " de la poursuivante (art. 2 al. 2 CC) s'avère dès lors sans fondement.