Citation: 9C_77/2024 E. 4.1

4.1. La Cour de justice genevoise a constaté que le Tribunal de première instance avait ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par A.________ et B.________ et que les dates déterminantes pour le partage étaient, d'une part, celle du mariage, le 23 décembre 2006, et d'autre part, celle à laquelle la demande en divorce avait été déposée, le 17 juillet 2018. Selon l'accord intervenu entre les ex-conjoints (conclusions d'accord du 9 mars 2021 et jugement du Tribunal de première instance du 25 juin 2021), il y avait lieu de réintégrer dans les avoirs de prévoyance de B.________ l'équivalent en francs suisses du montant de 45'000 euros retiré par le prénommé pour indemniser sa précédente épouse. À cet égard la Cour de justice a précisé que devant elle, lors de l'audience du 27 avril 2023, les parties avaient convenu d'appliquer le taux de conversion au 9 juin 2022 (soit le jour de l'acte du partage de leur bien immobilier), à savoir 1 euro = 0,9704 franc suisse; il en résultait que la somme à réintégrer s'élevait à 43'668 fr. Selon les documents produits, la prestation acquise pendant la durée du mariage par B.________ était, après réintégration du montant de 43'668 fr., de 35'037 fr. 20 (soit [43'668 + 189'447,20] - 198'078). La prestation acquise par la recourante s'élevait pour sa part à 96'188 fr. 44 (soit 88'146,19 + 3'348 + 4'694,25). Ainsi, B.________ devait à son ex-épouse le montant de 17'518 fr. 60 (35'037,20 : 2) et A.________ devait à son ex-époux le montant de 48'094 fr. 20 (96'188,44 : 2). Il en résultait que la prénommée devait à B.________ la somme de 30'575 fr. 60 (48'094,20 - 17'518,60).