Citation: 8C_591/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1971, a été engagé en qualité de technicien au service de l'entreprise B.________ Sàrl à compter du 23 janvier 2017. Le 1er février suivant, il a glissé sur le sol mouillé et a fait une chute en arrière avec un impact sur son épaule droite et sa nuque. La Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était obligatoirement assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le 21 juillet 2017, elle a averti l'assuré qu'elle le considérait désormais capable de travailler à 100 % dès le 2 août 2017. Le 10 août 2017, elle a rendu une décision dans ce sens. A.b. A.________ a formé opposition contre cette décision, indiquant qu'il avait repris le travail le 2 août 2017 et qu'il avait ressenti une forte douleur à son épaule droite dès le moment où il avait soulevé un bidon de peinture de 15 kg. Il a produit trois rapports médicaux, dont le compte-rendu d'un examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) réalisé le 4 avril 2017 faisant état d'une rupture partielle du tendon du sus-épineux non transfixiante. A la demande de la CNA, le docteur C.________, de l'Hôpital D.________, a examiné l'assuré et a préconisé une réinsertion chirurgicale de la coiffe en l'absence d'amélioration depuis le traumatisme. Après avoir dans un premier temps accepté de reprendre le versement des prestations et annulé sa décision du 10 août 2017, la CNA a rendu le 10 novembre 2017 une nouvelle décision, par laquelle elle a clos le cas au 13 novembre 2017. Le lendemain 14 novembre 2017, l'assuré, qui s'est opposé à la décision de clôture du cas, a été opéré à l'Hôpital D.________ par le docteur C.________. A.c. A l'issue d'un examen clinique du 24 mai 2018, le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a déclaré que la prise en charge initiale s'était révélée inefficace, mais que l'intervention du 14 novembre 2017 avait donné de bons résultats. Il a constaté une récupération pratiquement complète de la fonction de l'épaule de l'assuré sinon de la force et a conclu qu'une reprise de l'activité antérieure était possible en respectant les limitations suivantes: limiter les mouvements extrêmes (bras en porte-à-faux ou soulèvement au-dessus des épaules); éviter de soulever des charges de plus de 35 kg; éviter de travailler l'épaule projetée en l'air. La CNA a alors informé l'assuré qu'elle annulait sa décision du 10 novembre 2017 et reprenait le versement de ses prestations. A.d. Par déclaration de sinistre LAA du 21 juin 2018, la CNA a été avisée par l'entreprise F.________ Sàrl, nouvel employeur de A.________, que ce dernier avait ressenti de fortes douleurs à son épaule droite en soulevant un bidon de peinture de 25 kg le 18 juin 2018, premier jour de son engagement. A.e. Consulté le même jour par l'assuré, le docteur C.________ a prescrit une incapacité de travail entière dès cette date. Un examen par IRM de l'épaule droite a montré une anomalie de signal à la jonction du sus- et du sous-épineux pouvant évoquer une fissuration profonde, mais pas de rupture transfixiante. Pour le médecin précité, la situation était consolidée sur le plan chirurgical et le port de charges devait être limité à 10 kg au maximum dans une future activité. Après un refus de prise en charge, la CNA a accepté de verser à nouveau les prestations d'assurance. A.f. A partir du 13 juillet 2018, l'assuré a été suivi par la doctoresse G.________, psychiatre, pour un trouble dépressif récurrent. Dans un rapport d'examen du 3 décembre 2018, les docteurs E.________ et H.________, médecins d'arrondissement de la CNA, ont fait état d'une récidive douloureuse de l'épaule droite sur un effort sans signe radiologique de rupture. Le cas pouvait être clôturé. L'assuré devait éviter le port de charges répétitif, les charges supérieures à 15 kg, tous les travaux nécessitant l'utilisation des deux bras au-dessus de la taille et avec les bras en avant, les sollicitations répétées du bras au-dessus de l'horizontale ainsi que le maniement d'outils lourds. A.g. Le 6 décembre 2019, la CNA a informé l'assuré qu'elle mettait fin aux prestations d'assurance avec effet au 1er février 2020. Par décision du 26 mars 2020, elle a refusé d'allouer à l'assuré une rente d'invalidité ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. L'assuré a formé opposition.