Citation: 8C_152/2023 E. 4.2

4.2. Dans le cadre de l'expertise, la recourante a été convoquée dans les cabinets respectifs de la psychologue D.________ et de la neuropsychologue E.________ les 4 et 12 octobre 2021, où elle a été évaluée. Elle a donc nécessairement eu connaissance de l'identité des (neuro) psychologues, ainsi que de leur domaine de spécialisation avant la réalisation de ces examens et aurait déjà pu, à ce moment-là, récuser les expertes pour des raisons pertinentes et présenter des contre-propositions. Ce n'est finalement que le 17 mars 2022, dans son complément de recours, que la recourante s'est plainte de ne pas avoir pu exercer son droit d'être entendue, tant à propos des domaines concernés (neuropsychologie et psychologie) que sur le choix des expertes. Aussi, en vertu du principe de la bonne foi, si elle estimait avoir des objections quant aux domaines de spécialisation ou des motifs de récusation contre la neuropsychologue E.________ ou la psychologue D.________, elle aurait dû s'en prévaloir immédiatement, sous peine d'en être déchue. Au demeurant, comme l'ont dûment constaté les premiers juges, la recourante n'a toujours pas exposé quels motifs de récusation elle aurait souhaité soulever, ni pour quels motifs des examens psychologiques et neuropsychologiques n'auraient pas dû être ordonnés.