Citation: I 798/04 04.11.2005 E. 3

Lorsqu'il s'agit d'évaluer l'invalidité d'un assuré, il n'y a pas lieu d'examiner si celui-ci peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement de se demander s'il pourrait encore exploiter sa capacité résiduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 296 consid. 3b et les références). De même, des facteurs tels que l'âge, le manque de formation ou les difficultés linguistiques ne constituent pas des circonstances supplémentaires qui, à part le caractère raisonnablement exigible d'une activité, sont susceptibles d'influencer l'étendue de l'invalidité, même s'ils rendent parfois difficile, voire impossible, la recherche d'une place et, partant, l'utilisation de la capacité de travail résiduelle (VSI 1999 p. 247 consid. 1 et les références). En l'espèce, abstraction faite des accidents répétés dont S.________ a été victime depuis le mois d'août 2003, on peut sérieusement se demander si l'activité de chauffeur-couvreur qu'il exerce à 70 %, laquelle exige parfois de travailler sur les toits et de porter des charges d'une certaine importance, est adaptée à ses handicaps. La question peut toutefois demeurer indécise. Eu égard à ses limitations fonctionnelles et aux possibilités qu'offre un marché équilibré du travail, on doit convenir qu'il est en mesure de déployer une capacité de travail de même importance dans une activité plus légère. En son temps, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, dans un rapport d'expertise du 11 décembre 2000 (établi dans le cadre de la première procédure de révision), avait d'ailleurs cité, parmi les activités exigibles de la part du recourant, celles de vendeur, d'ouvrier d'usine, de magasinier, de commissionnaire ou encore de chauffeur.