Citation: 8C_220/2024 E. 5.3

5.3. Il ressort des rapports médicaux produits à l'appui de la demande de révision du 14 juin 2021 que ce n'est que le 3 mars 2021 qu'un médecin, en l'occurrence le docteur H.________, spécialiste en médecine interne générale, a pour la première fois établi un lien entre l'accident et la lésion du tronc pudendal, en posant le diagnostic d'"atteinte du tronc pudendal traumatique", sans toutefois fournir de plus amples précisions. Selon le timbre apposé sur ce rapport, l'ancienne mandataire du recourant l'aurait reçu le 5 mars 2021. Dans un rapport du 8 mars 2021 adressé au docteur H.________, la doctoresse G.________ a, de manière plus précise, imputé les douleurs lombo-pelviennes à une lésion traumatique du nerf pudendal. Le 10 mars 2021, cette médecin a rédigé un rapport à l'attention de l'ancienne mandataire du recourant; elle y défendait la causalité naturelle entre l'accident et l'atteinte du tronc pudendal à l'origine des douleurs chroniques du recourant. Le timbre apposé sur ce rapport laisse supposer qu'il a été réceptionné par l'ancienne mandataire le 15 mars 2021. Le point de savoir si le délai relatif de 90 jours a commencé à courir le 5 ou le 15 mars 2021, et donc de savoir si la demande déposée le 14 juin 2021 était ou non tardive, peut cependant rester indécis, dès lors que comme on le verra, l'intimée a rejeté à raison cette demande de révision, de même que la seconde (cf. consid. 6.3 infra).