Citation: 6B_311/2024 E. 2.5

2.5. En ce qui concerne les faits fondant sa condamnation pour menaces qualifiées (cas no 6), le recourant ne formule aucune critique recevable lorsqu'il fait valoir que l'éventuel échange entre les parties ne pouvait même pas être perçu par l'intimée comme étant menaçant ou que celle-ci n'aurait à tout le moins et à l'évidence guère été marquée par celui-ci. Dans la mesure où son argumentation vise l'établissement des faits, elle est irrecevable car appellatoire (v. supra consid. 2.1). Du reste, autant que le recourant eût voulu par cette argumentation s'en prendre à la qualification juridique des faits et contester la réalisation des éléments constitutifs de l'infraction, sa critique est également irrecevable faute de motivation suffisante (cf. art. 42 al. 2 LTF; supra consid. 1.2). Il en va de même lorsque le recourant indique que la cour cantonale n'aurait pas examiné si l'infraction avait été commise ou était demeurée au stade de la tentative, sans toutefois formuler de grief spécifique à cet égard. En outre, c'est en vain que le recourant critique la prise en considération du fait qu'il a menacé son ex-compagne deux ans auparavant; la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en tenant compte de cet élément, qui apparaît pertinent en vue de l'appréciation de la crédibilité des parties. En tant qu'il fait valoir, dans une critique dont la recevabilité apparaît douteuse eu égard à sa faible motivation (cf. supra consid. 2.1), que sa version des faits et celle de l'intimée sont contradictoires et qu'aucun élément permettant d'accréditer plus la version des faits de l'intimée n'existe, il perd en tout état de vue que le fait que des versions s'opposent ne mène pas systématiquement à retenir la version la plus favorable au prévenu en application du principe in dubio pro reo (v. supra consid. 2.1). Pour le surplus, l'argumentation qu'il développe est de nature appellatoire. Tel est en particulier le cas lorsqu'il fait valoir que le rapport d'investigation du 7 février 2021 indiquerait qu'il n'y aurait eu aucune menace durant le litige et que les policiers dépêchés sur place n'auraient pas constaté de climat de tension ou d'autre élément permettant de déceler une éventuelle menace. Il en va de même lorsqu'il discute les déclarations faites par l'intimée lors de son audition du 16 avril 2021 et insiste sur l'écoulement du temps entre les faits et leur dénonciation, de même que lorsqu'il fait valoir que le conflit se serait exacerbé pendant ce temps, entraînant un durcissement des positions des parties dans leur vision respective de l'autre.