Citation: 5A_857/2014 E. 4.1

4.1. S'agissant du premier fait nouveau allégué, l'autorité cantonale rappelle qu'en application de l'art. 101 al. 1 LPA-VD, la requête de révision doit être déposée dans les 90 jours qui suivent la découverte des faits invoqués. En l'espèce, force est de constater que le recourant ne fait aucunement valoir que l'art. 101 al. 1 LPA-VD aurait été appliqué de manière arbitraire (art. 9 Cst.) ou en violation d'un autre droit constitutionnel lors du traitement du premier fait nouveau soulevé, de sorte que son grief est irrecevable faute de satisfaire aux exigences de motivation sus-évoquées (cf. supra consid. 2). En outre, même si l'on devait examiner ce grief, la motivation de l'autorité cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Elle a en effet retenu, sans que le recourant ne le conteste, qu'il aurait réceptionné la décision du Ministère public du 28 février 2014 quelques jours après le 17 mars 2014, mais selon toute vraisemblance avant le 1er avril 2014, de sorte que le délai de trois mois était échu au moment du dépôt de sa seconde requête de révision le 2 juillet 2014. Le recourant fait certes valoir qu'il avait soulevé ce fait nouveau dans les délais devant le Tribunal de céans dans le cadre de sa première requête de révision; cet allégué avait toutefois alors été déclaré irrecevable faute pour le recourant d'en avoir fait mention devant l'instance précédente (arrêt 5A_263/2014 du 19 mai 2014 consid. 4.3). Or, les deux demandes de révision du recourant sont indépendantes l'une de l'autre et ont donné lieu à deux procédures distinctes. C'est par conséquent à juste titre que l'autorité cantonale a constaté que la mention de cet élément dans le cadre de la première procédure de révision ne saurait en quelque sorte "réparer" le fait qu'il ait été allégué tardivement dans la présente procédure.