Citation: C 112/01 15.02.2002 E. A

A.- C.________ a travaillé en qualité d'employée de commerce au service de X.________, puis de Y.________. S'estimant victime de pressions injustifiées de la part de cet employeur, elle a résilié son contrat de travail pour le 29 février 1996 et s'est annoncée comme demandeuse d'emploi à l'Office régional de placement de Z.________ (ci-après : l'ORP), dès le 1er mars 1996. La Caisse d'assurance-chômage FTMH (ci-après : la caisse) l'a dans un premier temps suspendue pour 14 jours dans l'exercice de son droit à l'indemnité de chômage, puis lui a régulièrement alloué des prestations. Dès le 1er mars 1996, C.________ a annoncé réaliser des gains intermédiaires en travaillant comme secrétaire à mi-temps pour la société T.________ SA. D'après la lettre d'engagement qu'elle remit à la caisse, son salaire mensuel brut était de 2000 fr. pour cinq jours de travail hebdomadaire, à raison de 4 heures par jour. Cet horaire et cette rémunération, à laquelle s'ajoutait un treizième salaire, étaient invariablement confirmés par les attestations de gain intermédiaire annexées au formulaire "Indications de la personne assurée", que C.________ adressait chaque mois à la caisse. En octobre 1997, l'assurée informa par ailleurs l'ORP qu'elle envisageait d'ouvrir une boutique d'art décoration à U.________. Dans ce cadre, elle constitua avec son père une société d'import-export établie à U.________, où elle se rendit à plusieurs reprises, avant de finalement abandonner ce projet. Le 7 avril 1998, l'ORP demanda au Service de l'emploi du Département de l'économie du canton de Vaud (ci-après : service de l'emploi) de statuer sur l'aptitude au placement de l'assurée. Invitée à se déterminer, celle-ci indiqua qu'elle serait engagée à plein temps par la société T.________ SA, à compter du 1er septembre 1998. L'instruction menée par le service de l'emploi révéla par ailleurs que cette société avait pour administrateur unique et actionnaire principal l'époux de l'assurée, A.________. Ce dernier exposa que sa femme avait travaillé jusqu'alors pour son entreprise à mi-temps en moyenne, c'est-à-dire qu'elle avait alterné des semaines de travail à plein temps avec des périodes d'activité restreinte. Par décision du 30 juillet 1998, le service de l'emploi a nié le droit de C.________ à des indemnités de chômage, à compter du 1er mars 1996.