Citation: 1B_143/2023 E. 1

Le recourant conteste l'arrêt querellé en tant qu'il retient qu'aucun argument ni faits nouveaux n'étaient invoqués à l'appui de sa demande de mise en liberté, relevant avoir demandé à être entendu afin d'exposer ses motivations et à pouvoir accéder à son dossier. Il aurait présenté des arguments irréfutables notamment dans ses courriers des 25 novembre 2022, 18 janvier et 6 mars 2023. Ce faisant, il perd de vue que le prévenu n'a aucun droit à être entendu oralement par la direction de la procédure de la juridiction d'appel appelée à trancher une requête de mise en liberté en application de l'art. 233 CPP, faute de renvoi à l'art. 228 al. 4 CPP (ATF 137 IV 186 consid. 3.2; arrêt 1B_53/2018 du 15 février 2018 consid. 3.4), la jurisprudence partant en effet du principe que les faits incriminés ont déjà fait l'objet de l'administration des preuves en procédure préliminaire et devant l'autorité de première instance et que le prévenu a pu s'exprimer oralement à ces occasions. Le Président de la Cour d'appel pénale pouvait dès lors statuer sur la base du dossier et des arguments présentés dans la demande de mise en liberté sans violer le droit fédéral. Or la requête du recourant datée du 25 février 2023, dont il a joint une copie à son mémoire de recours, était dépourvue de toute motivation. Au surplus, le recourant n'indique pas les faits nouveaux que le Président de la Cour d'appel pénale aurait omis de prendre en considération et qui auraient dû l'amener à admettre que les conditions liées à l'existence d'indices suffisants de culpabilité ou d'un risque de fuite n'étaient pas ou plus réunies, se bornant à renvoyer à cet égard à sa déclaration d'appel motivée et à deux écritures ultérieures qu'il ne produit pas, dont l'une est de surcroît postérieure à l'arrêt attaqué. Il ne s'en prend pas davantage aux considérations qui ont amené le Président de la Cour d'appel pénale à retenir l'existence d'un risque de fuite propre à justifier le rejet de sa demande de mise en liberté et son maintien en détention. On cherche enfin en vain dans le recours une quelconque motivation conforme aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF en lien avec sa demande d'accès au dossier.