Citation: C 297/99 16.03.2000 E. 2

2.- L'art. 79 al. 1bis et al. 1ter RAVS, introduits par le ch. I de l'ordonnance du 29 novembre 1995 (RO 1996 668), s'appliquent par analogie quand il s'agit d'examiner si la restitution de prestations d'assurance-chômage in- dûment touchées représente pour l'assuré des rigueurs par- ticulières au sens de l'art. 95 al. 2 LACI. Selon la jurisprudence, lorsque l'octroi d'une rente à titre rétroactif entraîne l'obligation de restituer des prestations complémentaires, l'existence d'une situation difficile doit être niée si le capital obtenu grâce au paiement de la rente arriérée est encore disponible au mo- ment où la restitution devrait avoir lieu (ATF 122 V 221, 134). En pareil cas, on peut raisonnablement exiger de l'assuré qu'il s'acquitte de son obligation de restituer, car il ne serait pas satisfaisant qu'il puisse bénéficier, pour une même période, de prestations pouvant conduire à un enrichissement. Cette précision de jurisprudence s'appli- que, par analogie, quand il s'agit d'examiner si la resti- tution de prestations d'assurance-chômage indûment touchées représente pour l'assuré des rigueurs particulières au sens de l'art. 95 al. 2 LACI (arrêt non publiés P. du 21 février 1997 [C 70/93] et F. du 10 avril 1997 [C 117/95]).