Citation: 4A_587/2023 E. A

A.a. Par contrat de travail de durée indéterminée du 26 juillet 2013, A.________ (ci-après: la travailleuse, la demanderesse ou la recourante) a été engagée par B.________ SA (ci-après: l'employeuse ou l'intimée) en qualité de gérante de portefeuilles à compter du 1er novembre 2013 pour un salaire annuel de 140'000 fr., versé douze fois l'an. Le contrat de travail prévoyait notamment le versement d'une prime sur " return on assets " (ci-après: la prime sur ROA), dont le montant correspondait, sous certaines conditions, à 20 % de la " rentabilité générée par la clientèle apportée par l[a travailleuse] ". Le nombre de jours de vacances de la travailleuse a en outre été fixé à 25 par année. A.b. En février 2019, un important client de la travailleuse a résilié son mandat. A.c. Faisant suite à un contrôle fiscal ayant conduit à une remarque sur les notes de frais, C.________, administratrice secrétaire de l'employeuse, a, le 15 avril 2019, remercié trois personnes dont la travailleuse d'indiquer sur leurs notes de frais le détail précis des dépenses. A.d. Entre le 22 juillet et le 22 août 2019, la travailleuse a posé, à de multiples reprises, des questions à C.________ sur le mode de calcul de ses primes. Le 26 août 2019, elle a rencontré, à cette fin, D.________, président du conseil d'administration de l'employeuse. A.e. Le 3 octobre 2019, la travailleuse a, sous la plume de son conseil, écrit à l'employeuse afin de réclamer le versement d'une différence de rémunération pour les années 2015 à 2018, ses prétentions restant réservées pour l'année 2019. Le 21 octobre 2019, les conseils de l'employeuse ont contesté le bien-fondé des prétentions de la travailleuse. Le 1er novembre 2019, la travailleuse a réitéré sa demande et imparti à l'employeuse un délai de dix jours pour s'acquitter des montants réclamés. A.f. Par courriel du 20 novembre 2019, D.________ a transmis à la travailleuse un formulaire à utiliser pour le rapport annuel de ses prospects. A.g. Du 23 novembre au 10 décembre 2019, la travailleuse a pris des vacances. A.h. Le 11 décembre 2019, l'employeuse a résilié le contrat de travail la liant à la travailleuse pour le 29 février 2020, exposant que les raisons qui motivaient cette décision tenaient en la baisse de ses performances et en son manque de respect délibéré des procédures applicables. Elle a immédiatement libéré la travailleuse de son obligation de travailler. Par courrier du 16 décembre 2019, la travailleuse a formé opposition à son licenciement, qu'elle a qualifié d'abusif. A.i. Du 10 au 16 février 2020, la travailleuse a été en incapacité totale de travailler pour cause de maladie. Après que la travailleuse a transmis à l'employeuse un nouveau certificat médical pour une incapacité de travail du 17 mars au 17 avril 2020, l'employeuse a accepté que la fin des rapports de travail fût reportée au 30 avril 2020. La travailleuse a fourni à l'employeuse de nouveaux certificats médicaux prolongeant son arrêt maladie au 17 mai, puis au 18 juin, puis enfin au 18 juillet 2020.