Citation: 6B_831/2009 25.03.2010 E. 2.4

2.4.1 Les juges ont ainsi reconnu le recourant coupable d'avoir laissé aboyer son chien entre les 20 novembre 2008 et 14 janvier 2009 sur la base des multiples plaintes déposées auprès de la municipalité de Goumoens-la-Ville, des témoignages -concordants- de plusieurs de ses voisins immédiats, d'une lettre de résiliation de bail attestant qu'en 2004 son chien aboyait nuit et jour et qu'à cette même époque, il s'était engagé à le rentrer de 22 h. 00 à 05 h. 00 du matin. Ce faisant, ils ne l'ont pas condamné pour le motif que son innocence ne serait pas établie ou parce qu'il n'aurait pas levé les doutes planant sur son innocence ou sa culpabilité ou que cette dernière serait plus vraisemblable que son innocence (c. 2.2.1). Contrairement à ce que le condamné prétend, les autorités cantonales n'ont aucunement renversé le fardeau de la preuve, étant précisé que ce principe n'empêche pas l'application, en procédure pénale également, de la règle selon laquelle chacun doit prouver ce qu'il allègue (cf. arrêt 1P.71/2007 du 12 juillet 2007 consid. 3.3). Mal fondé, le grief est rejeté. 2.4.2 Sous l'angle de l'arbitraire, le recourant n'allègue pas que les déclarations des témoins ou le contenu des pièces écrites auraient été faussement retranscrits. Il ne prétend pas non plus que l'autorité cantonale aurait ignoré une preuve essentielle à la procédure. Il se borne, sur certains points, à opposer son appréciation des circonstances à celle des juges dans une démarche de nature appellatoire. Le grief est irrecevable (consid. 2.2.3), étant précisé qu'en considérant que le chien aboie par ennui et dans le but de capter l'attention de son maître, les juges tentent d'expliquer le comportement de l'animal sans pour autant procéder à une constatation de faits.