Citation: U 21/07 20.11.2007 E. A

Ressortissante française née en 1953, C.________ a été engagée à partir du 7 juillet 2003 par l'établissement médico-social (EMS) X.________ à Y.________, en qualité d'aide-soignante. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de la caisse HOTELA (ci-après Hotela). Le 29 août 2004, C.________ a été victime d'un accident sur son lieu de travail. Elle a décrit par la suite cet événement comme suit: Lors d'un colloque, alors qu'elle s'asseyait sur un tabouret, celui-ci s'est dérobé et elle a fait une chute en arrière en percutant le bord d'un lavabo avec le bras et le haut du dos. Dans les minutes suivantes, elle a ressenti une vive douleur à la main et au coude gauches, puis après un quart d'heure des douleurs cervicales à gauche et au niveau de l'épaule gauche. Les douleurs se sont amplifiées dans l'heure qui a suivi à tel point qu'elle peinait à s'allonger et ne parvenait plus à lever son bras gauche. Le jour même, elle a consulté un ostéopathe à Y.________. Son incapacité de travail était totale. Le 30 août 2004, C.________ a consulté le docteur P.________. Ce médecin a constaté la présence de cervicalgies et de scapulalgies gauches et diagnostiqué une entorse cervicale avec névralgies cervico-brachiales gauches. Il a prescrit un traitement antalgique, le port d'une minerve et des séances de physiothérapie (rapport médical initial LAA du 13 recte: 31 août 2004). Le 2 septembre 2004, l'employeur a rempli une déclaration d'accident en indiquant ce qui suit « C.________ s'est assise à côté du tabouret et a chuté en arrière contre un lavabo ». L'employeur a précisé que l'assurée s'était blessée le dos à cette occasion et que la nature de la lésion consistait en un pincement du nerf cervical et en une contusion. Hotela a pris le cas en charge. Le 18 octobre 2004, une imagerie par résonance magnétique (IRM) de la colonne cervicale a mis en évidence l'absence d'anomalie osseuse ainsi que la présence d'une petite hernie discale paramédiane gauche en C4-C5 et d'une petite hernie non significative au niveau C5-C6. Dans un rapport du 16 novembre 2004, le docteur F.________, neurochirurgien, a indiqué avoir reçu en consultation C.________. Celle-ci lui avait déclaré qu'elle avait fait une chute assez sévère « a priori » et présenté immédiatement une douleur cervico-brachiale gauche, irradiant dans les deux derniers doigts, de type C8. La patiente avait un bilan radiologique initial normal, une exploration fonctionnelle de l'épaule normale et des douleurs insomniantes ne cédant pas aux différents traitements. Le docteur F.________ a précisé que l'RM n'était absolument pas inquiétante, dans la mesure où l'on retrouvait une petite discopathie C5-C6 qu'il qualifiait de bénigne, sans contrainte radiculaire ou neuro-méningée significative. Il n'y avait aucune indication chirurgicale. Le docteur F.________ a proposé de soumettre la patiente à un électromyograme pour objectiver l'origine neurologique ou non de la douleur. Si cet examen devait se révélait normal, il conviendrait tout simplement de s'abstenir de tout traitement, car l'évolution se faisait souvent vers une amélioration. En revanche, si l'examen montrait une souffrance radiculaire séquellaire, la patiente devrait être mise sous médication (Neurotin) à doses progressivement croissantes pendant quelques semaines. Ce médecin a encore indiqué qu'il trouvait une épaule bloquée sur le plan clinique, avec une petite péri-arthrite scapulo-humérale sans atteinte radiologique. Le 27 novembre 2004, l'employeur a signifié son congé à C.________ pour le 31 janvier 2005. Le 9 décembre 2004, le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin-conseil de Hotela, a estimé que l'action vulnérante décrite était inappropriée pour « faire » ou déclencher une hernie discale, que la causalité était possible et que le statu quo sine était atteint au plus tard à la date de l'IRM (18 octobre 2004). Le 15 février 2005, C.________ a été engagée à un taux d'occupation de 30 % comme aide-soignante à domicile par une entité genevoise. Par décision du 18 mars 2005, Hotela a mis un terme à ses prestations avec effet au 18 octobre 2004. L'assurée a fait opposition à cette décision. Le 13 avril 2005, C.________ a été examinée à la demande d'Hotela par la doctoresse F.________, spécialiste en rhumatologie. Dans un rapport du 16 avril 2005, cette praticienne a constaté des douleurs à la palpation paravertébrale C2-C6 à gauche, à la palpation de l'insertion de l'angulaire de l'omoplate gauche, avec tension du trapèze et sterno-cléiodo-mastoïdien marquée ainsi qu'une importante limitation de la mobilité cervicale. En outre, elle a mentionné des douleurs à la palpation épicondylienne et épitrochléene gauche, comme le long du sillon épitrochléo-olécrânien. La doctoresse F.________ a posé le diagnostic de syndrome cervico-brachial sans signes neurologiques déficitaires et de status après traumatisme d'accélération crânio-cervical vraisemblablement dans l'axe antéro- postérieur. Une IRM cervicale du 19 octobre 2005 a mis en évidence des discopathies dégénératives modérément protrusives C4-C5, sans conflit disco-radiculaire associé, inchangées par rapport au dernier contrôle. Une écographie de l'épaule gauche du 15 décembre 2005 a révélé la présence d'une capsulose évolutive (capsulite) gléno-humérale gauche, sans atteinte concomitante à la coiffe des rotateurs. Par décision sur opposition du 1er novembre 2005, Hotela a confirmé sa décision du 18 mars 2005. Elle a retenu que l'assurée souffrait principalement d'une hernie discale et que celle-ci n'avait été ni provoquée ni déclenchée par l'accident, mais tout au plus favorisée par cet événement puisqu'elle s'inscrivait dans un contexte de lésions dégénératives préexistantes. Hotela a ainsi considéré que l'accident du 29 août 2004 avait entraîné une décompensation douloureuse passagère de troubles antérieurs dont les effets ne s'étaient plus exercés au-delà de la date de l'IRM du 18 octobre 2004.