Citation: 6B_1122/2021 E. A

A.a. Par arrêt du 26 septembre 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a reconnu A.________ coupable de diffamation et l'a condamné à une peine pécuniaire de 70 jours-amende à 275 fr., avec sursis durant trois ans. A.b. Les faits à l'origine de cette condamnation s'inscrivent dans le cadre d'un conflit opposant B.________ et D.________, notamment en lien avec la gestion d'un établissement public. Ce conflit, pour lequel A.________ a été le conseil de B.________, C.________ étant celui de D.________, a donné lieu à de multiples procédures pénales et civiles. En substance, A.________ a allégué que C.________ avait manipulé la justice, voire commis une escroquerie au procès, en contestant tout concubinage entre B.________ et D.________, notamment dans le cadre de différentes procédures ayant opposé ces derniers jusqu'à la vente d'un établissement public en 2008, alors qu'il en connaissait pourtant l'existence, ce qui avait eu pour effet d'empêcher le premier de faire reconnaître sa qualité d'associé au lieu d'employé de la seconde, lui causant un dommage supérieur à 3 millions de francs. Dans ce contexte, il a en sa qualité d'avocat et de citoyen de Genève, en date du 5 juin 2014, adressé notamment aux membres du Conseil d'État, aux députés du Grand Conseil, aux juges de la Cour des comptes et au Secrétariat général du pouvoir judiciaire un courrier dans lequel il accusait C.________ d'avoir manipulé la justice et d'avoir commis une escroquerie au procès, informations qu'il savait fausses. Par ailleurs, dans des observations déposées le 7 novembre 2014 auprès du Tribunal de première instance, il a à nouveau intentionnellement accusé C.________ d'avoir manipulé la justice et d'être intervenu dans une perspective criminelle, affirmations qu'il savait fausses. La question de la péremption de la plainte de C.________ du 30 avril 2015 relative à la lettre du 5 juin 2014 a été soulevée par A.________ devant le Tribunal de police, la Chambre pénale d'appel et de révision et le Tribunal fédéral, en alléguant que celui-là avait eu connaissance du courrier litigieux avant le 30 janvier 2015, de sorte que sa plainte était tardive. Cet argument a été examiné et écarté par les différentes instances judiciaires successivement saisies. La Chambre pénale d'appel et de révision a considéré qu'aucun élément ne permettait de retenir que C.________ avait eu connaissance du contenu de cette lettre avant le 30 janvier 2015, celui-ci ayant expliqué de manière plausible n'avoir été au courant de cet écrit qu'à la fin du mois de janvier 2015, après avoir pris connaissance sur Internet d'un autre courrier, adressé par A.________ au Grand Conseil en date du 2 décembre 2014, qui mentionnait ce premier courrier en annexe. Par ailleurs, le Tribunal fédéral, dans son arrêt 6B_1254/2019 du 16 mars 2020 consid. 4.5.2, relevant qu'au vu des pièces produites dans le cadre d'un litige de droit du bail on voyait mal comment C.________ aurait pu ignorer le concubinage entre D.________ et B.________, a estimé que cette question pouvait être laissée ouverte puisqu'il n'apparaissait pas que la correction d'un vice pourrait à cet égard influer sur le sort de la cause. Il a noté à ce propos que le litige opposant D.________ à B.________ ne portait pas essentiellement sur leur situation intime, mais sur leur statut respectif dans l'exploitation d'un établissement public, de sorte que même à supposer que C.________ pût avoir eu connaissance du lien de concubinage ayant existé entre D.________ et B.________ antérieurement à la date retenue par la cour cantonale, on ne voit pas en quoi il aurait été arbitraire de retenir que l'intéressé n'avait pas, en soutenant l'existence de rapports de travail - nullement exclus par un lien affectif entre les parties - et en contestant l'existence d'une société simple, cherché à tromper astucieusement la justice; il a ajouté que, partant, il n'était pas insoutenable de retenir que C.________ avait, en procédure, défendu la thèse selon laquelle des rapports de travail avaient existé - et non une société simple -, sans pour autant avoir astucieusement cherché à tromper les autorités judiciaires sur cet aspect.