Citation: 9C_314/2017 E. 6.2

6.2. La juridiction cantonale n'a ensuite pas méconnu le fait que A.________ avait eu besoin d'une aide régulière et importante pour accomplir au moins quatre actes ordinaires de la vie après la survenance de son atteinte à la santé. En se fondant sur l'enquête à domicile réalisée le 19 février 2014, les premiers juges ont toutefois constaté que l'enfant pouvait se relever et s'asseoir sans l'aide de ses parents dès avril 2007, voire se déplacer seule avec l'aide d'un moyen auxiliaire (buggy), si bien que son impotence s'était atténuée. C'est en vain que la recourante reproche à cet égard à l'autorité précédente d'avoir tenu compte de cette évolution positive. L'enquête à domicile avait en effet pour but de permettre à l'administration, puis au juge en cas de contestation, de disposer d'un minimum de données concrètes pour statuer sur la situation de l'enfant ces dernières années. Le rapport rédigé par l'enquêtrice était ainsi pertinent pour statuer sur le litige, malgré l'écoulement du temps. La recourante cherche par ailleurs uniquement à minimiser la portée des constatations de l'enquêtrice sur lesquelles les premiers juges se sont fondés en substituant sa propre appréciation à celle de l'autorité précédente, comme elle le ferait devant une juridiction d'appel disposant d'un pouvoir d'examen complet en fait, ou en mentionnant de manière générale les effets de l'écoulement d'une longue période de temps sur les déclarations de sa mère lors de l'enquête. Cela étant, à défaut de griefs plus concrets à l'encontre des faits constatés (supra consid. 2), il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves opérée par les premiers juges. Aussi, au vu des faits retenus par les premiers juges, on pouvait s'attendre à ce que l'amélioration de l'état de santé de l'enfant se maintienne durant une assez longue période dès le 1er mai 2007 (art. 88a al. 1 RAI).