Citation: 4A_41/2018 E. 3

L'arrêt de la Chambre des recours renvoyant la cause au Juge de Paix ne met pas un terme à la procédure de preuve à futur; il s'agit au contraire d'une simple décision incidente intervenue au cours de cette procédure. A ce titre, l'arrêt ne sera susceptible d'un recours auprès du Tribunal fédéral qu'avec la décision qui terminera la procédure, décision finale selon l'art. 93 al. 3 LTF, dans la mesure où il influera sur cette décision; l'arrêt ne serait susceptible d'un recours séparé que si les conditions énoncées à l'art. 93 al. 1 LTF étaient satisfaites. Ces conditions sont en réalité défaillantes; en particulier, l'arrêt n'expose pas la recourante à un préjudice irréparable aux termes de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. L'arrêt comprend un prononcé accessoire sur les frais et dépens de l'instance cantonale de recours. C'est ce prononcé que la recourante attaque, en tant qu'il ne lui alloue pas de dépens. Or, ledit prononcé n'est pas non plus susceptible d'un recours séparé auprès du Tribunal fédéral; il ne pourra être attaqué qu'après la notification de la décision finale, le cas échéant avec celle-ci (ATF 135 III 329; voir aussi ATF 143 III 416 consid. 1.3 p. 419). A ce sujet, la recourante se réfère inutilement à l'arrêt 5A_345/2013 du 19 septembre 2013, consid. 1.2. Il est vrai que cet arrêt diverge de la jurisprudence topique mais celle-ci n'y est pas rapportée et moins encore discutée; elle n'a pas été abandonnée mais au contraire confirmée plus récemment encore (ATF 143 III 416 du 2 juin 2017). Ainsi, le recours en matière civile se révèle irrecevable au regard de l'art. 93 al. 1 LTF.