Citation: 6B_780/2022 E. 2.5.1

2.5.1. S'il pouvait certes être conçu, compte tenu du comportement adopté par l'intimée le soir des faits, que celle-ci avait au moins accepté l'éventualité, au moment d'entrer dans la chambre d'hôtel du recourant, d'entretenir une relation sexuelle avec lui, il pouvait également être compris, sans arbitraire, du récit de l'intimée qu'après avoir entrepris de son plein gré des rapports intimes avec le recourant, s'étant en particulier laissée toucher les parties génitales lorsqu'elle était encore partiellement vêtue, voire s'étant livrée à l'acte sexuel, elle n'avait ensuite plus consenti à d'autres actes, et ce, quelles qu'en fussent les raisons, au plus tard au moment où elle s'était retrouvée entièrement dénudée. Aussi, à défaut d'éléments laissant supposer que l'intimée avait accepté de se livrer à des rapports sexuels violents, impliquant des douleurs physiques dans une démarche qui pourrait être assimilée à du sadomasochisme, ce que le recourant ne prétend du reste pas, il apparaît que le recours à la violence physique, dont l'existence doit être déduite des lésions constatées médicalement sur le corps de l'intimée, avait bien été employé par le recourant pour la mettre hors d'état de résister et ainsi lui imposer des actes analogues à l'acte sexuel et des actes d'ordre sexuel, alors que, par des pleurs et des gémissements, l'intimée avait pour sa part signifié son absence de consentement.