Citation: 4C.58/2003 08.07.2003 E. 7

7.1 Dans un dernier moyen, la recourante fait valoir que dès que le crédit a été dénoncé et que la caution a été invitée à payer à la place du débiteur principal, le créancier n'a pas le droit de tolérer, sur le compte garanti, des débits qui augmentent l'obligation de la caution. Celle-ci ne saurait être recherchée pour de tels débits s'ils sont intervenus. 7.2 Contrairement à ce que soutient la recourante, seul était déterminant, s'agissant de l'étendue de la garantie, le solde du compte courant à l'échéance du délai de dénonciation, fixée au 30 juin 1995, après écritures de bouclement, à 137 157 fr.20. En effet, dans l'hypothèse d'un compte courant, les prétentions et contre-prétentions portées en compte s'éteignent par compensation et une nouvelle créance prend naissance à concurrence du solde (ATF 127 III 147 consid. 2b et les arrêts cités). Il ne se justifiait donc pas d'entrer en matière sur les diverses opérations effectuées par le truchement du compte N° .... De toute manière, il n'a pas été constaté que la relation de compte courant se serait poursuivie après la dénonciation du prêt. Le moyen est privé de tout fondement.