Citation: 8C_746/2018 E. 6

En l'espèce, le docteur G.________ ne nie pas l'existence d'un trouble dégénératif. Il est néanmoins d'avis que la hernie discale du recourant a - de manière hautement probable - une origine traumatique au vu des faibles altérations dégénératives constatées. Toutefois, au regard de la jurisprudence du Tribunal fédéral, il n'est pas suffisant de constater qu'il existe peu de variations dégénératives pour admettre un lien de causalité entre la hernie discale et l'accident du 24 mars 2017 (cf. consid. 3.3 supra). Par ailleurs, d'après le docteur F.________, aucun des critères reconnus par la doctrine médicale pour admettre l'origine traumatique d'une atteinte intervertébrale - lesquels rejoignent somme toute les critères jurisprudentiels susmentionnés - ne sont réalisés en l'occurrence. En particulier, dans son rapport du 17 octobre 2017, ce médecin a indiqué que la chute sur les fesses - assez banale - intervenue le 24 mars 2017 ne représentait pas un événement à haute énergie et ne permettait pas d'expliquer la survenance d'une hernie discale. A cet égard, contrairement à ce que soutient le recourant, on ne peut pas déduire des constatations du docteur G.________ que la chute en question a revêtu une importance particulière ou qu'elle était de nature à entraîner une lésion du disque intervertébral. De plus, le docteur F.________ a souligné que l'assuré avait attendu deux semaines et demie avant de consulter son médecin traitant. La doctoresse C.________ (consultée selon le recourant le 11 avril 2017) a en outre précisé dans un rapport ultérieur que ce n'était pas elle mais la chiropraticienne D.________ qui avait ordonné un arrêt de travail (rapport du 26 juin 2017). D'après les pièces versées au dossier, cette dernière a attesté une incapacité de travail de 50 % dès le 21 avril 2017, ce qu'a confirmé le recourant. Or, à l'encontre de ce qu'il prétend, on ne peut considérer qu'une incapacité de travail attestée près d'un mois après l'accident est intervenue "aussitôt" après celui-ci. Au surplus, le médecin d'arrondissement de la CNA a constaté que ni le médecin traitant ni la chiropraticienne D.________ n'avaient mis en évidence de symptômes caractéristiques neurologiques censés apparaître immédiatement après le traumatisme; seul le docteur E.________ avait mentionné un "syndrome neurologique au niveau du pied gauche", mais plus de trois mois après la chute. Enfin, le docteur F.________ a écarté l'origine traumatique de la hernie discale dès lors que l'IRM réalisée le 6 juin 2017 avait mis en évidence des troubles dégénératifs au niveau lombaire. Cet examen n'avait par ailleurs révélé aucune lésion structurelle traumatique telle qu'une fracture ou une déchirure ligamentaire. Dans ces conditions, à l'instar des premiers juges, il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions du médecin d'arrondissement de la CNA.