Citation: 1B_248/2014 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, l'expert psychiatre a retenu que le risque de récidive était considéré comme "faible" pour les infractions sexuels et "faible à modéré" pour les actes violents, relevant en particulier que le recourant n'avait pas d'antécédent judiciaire, qu'il ne présentait pas un diagnostic de pédophilie et qu'il était conscient du caractère illicite de ses actes. Selon l'expert, le recourant souffre d'un trouble du développement mental de sévérité moyenne; au moment des faits, il présentait également un diagnostic de trouble de l'adaptation d'intensité moyenne. Il ressort de l'expertise que l'impulsivité qui peut être associée, en cas de facteurs déstabilisants, au trouble du développement mental dont souffre le recourant nécessite encadrement et soutien personnalisé à long terme; ces mesures sont susceptibles de réduire les risques de passage à l'acte. Les facteurs déstabilisants ou à risques sont, selon l'expert, le trouble du développement du recourant, les bouleversements existentiels (professionnels ou affectifs), l'absence d'insertion sociale, professionnelles et/ou sentimentale, ainsi que l'absence d'une personne de référence investie à long terme (soutien personnel régulier). En l'occurrence, le risque de réitération n'a pas été exclu par l'expert. Certes, ce risque a été qualifié de faible pour les actes d'ordre sexuels. Toutefois, la gravité des infractions contre l'intégrité sexuelle reprochées au prévenu et leur répétition sur une certaine période - pas encore clairement définie - sont des éléments qui doivent être pris en compte au moment de l'appréciation. Le risque de comportement agressif "faible à modéré" ne doit en outre pas être entièrement ignoré. De plus, il ressort de l'expertise que le mode de vie actuel du recourant (notamment la perte de son emploi et le début d'une nouvelle relation sentimentale peu avant son arrestation) et ses projets - surévalués selon l'expert - ne sont pas de nature à assurer la meilleure stabilité, dès sa remise en liberté. Au vu de ces éléments, il n'est dès lors pas possible de retenir qu'en cas de libération, le recourant se trouverait dans une situation propre à exclure de manière suffisante pour la sécurité d'autrui tout danger de récidive.