Citation: 2D_15/2024 E. 6.4.2

6.4.2. En l'occurrence, l'objet du litige devant la Cour de justice portait sur le bien-fondé du refus de l'Office cantonal, confirmé par le Tribunal administratif de première instance, d'entrer en matière sur la deuxième demande des recourants tendant à l'octroi d'une autorisation de séjour, formée le 14 octobre 2022 alors que les intéressés étaient sous le coup d'un ordre exécutoire de quitter la Suisse. Dans son arrêt, la Cour de justice a relevé que, compte tenu de l'objet du litige devant elle, elle devait uniquement examiner si les conditions de l'art. 48 de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA; rsGE E 5 10), relatif à la reconsidération des décisions, avaient été méconnues et qu'elle n'avait pas à se prononcer sur l'octroi d'un titre de séjour en vertu des art. 30 al. 1 let. b et 31 OASA. Force est ainsi de constater que la Cour de justice n'a pas omis de traiter les griefs en lien avec les art. 30 al. 1 let. b et 31 OASA, ayant expressément exposé pour quel motif elle ne les traiterait pas. La Cour de justice a, pour le reste, examiné si l'autorité précédente avait correctement appliqué les règles sur le réexamen, ce qui exclut également un déni de justice sous cet angle (cf. arrêt 2C_650/2023 du 14 décembre 2023 consid. 4.3.2). En reprochant à la Cour de justice de ne pas avoir tenu compte de la durée de leur séjour, ainsi que de la scolarité des enfants, et en lui faisant grief d'avoir confirmé que leur demande était une demande de reconsidération irrecevable, les recourants élèvent des critiques qui relèvent du fond et qui sont partant inadmissibles.