Citation: 2C_802/2018 E. 4.2

4.2. Le recourant fait également valoir que le Tribunal cantonal a indiqué à tort qu'il avait déposé sa demande de naturalisation facilitée le 14 juillet 2017, alors qu'une telle demande avait été, selon lui, formulée en août 2015, comme l'attestait le courrier du SEM du 19 août 2015, joint à son recours, qui accusait réception d'une demande de naturalisation de la part du recourant. Les juges cantonaux ont retenu que "l'ensemble du dossier laisse présager que le recourant s'est dépêché d'atteindre son objectif, celui de pouvoir résider durablement en Suisse. Il s'est marié, et a obtenu son autorisation de séjour, puis son autorisation d'établissement et a demandé sa naturalisation au plus vite. Il a requis la nationalité suisse le 14 juillet 2017 alors qu'il savait qu'il risquait de perdre son autorisation d'établissement, le [Service cantonal] l'ayant averti de ses intentions le 16 janvier 2016." En l'occurrence, le document du SEM du 19 août 2015 produit par le recourant, bien que nouveau, est recevable, puisque la question du moment du dépôt de la demande de naturalisation ne s'est posée qu'à la lecture de l'arrêt attaqué. Cette pièce nouvelle résultait donc de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Cela étant, on ne voit pas en quoi le moment d'un tel dépôt serait déterminant pour l'issue du litige qui ne concerne que la révocation de l'autorisation d'établissement et le recourant ne l'explique pas. Au demeurant, la formulation de la demande en août 2015, plutôt qu'en juillet 2017, comme semble l'avoir mentionné à tort le Tribunal cantonal, ne fait que renforcer la thèse de l'autorité précédente selon laquelle le recourant aurait cherché à obtenir au plus vite le droit de résider durablement en Suisse.