Citation: 8C_42/2023 E. 5.4

5.4. Après avoir constaté que les recourants ne contestaient pas vivre la plupart du temps à quatre dans le même appartement et qu'ils ne laissaient aucunement entendre qu'ils cherchaient à trouver des logements séparés pour chacun d'eux ou pour le fils de la recourante, les premiers juges ont confirmé l'établissement par l'intimée d'un seul budget familial d'assistance. Ce dernier prenait en compte toutes les ressources du couple et des deux enfants vivant avec eux, à savoir la rente AI complémentaire pour enfant ainsi que la bourse scolaire de E.________ ainsi que les allocations familiales versées en faveur de D.________. Les premiers juges ont considéré que l'argent destiné à l'entretien et au financement de la scolarité de E.________, un des membres de l'unité familiale d'assistance, faisait partie intégrante du budget familial. S'agissant plus particulièrement de la bourse scolaire, les juges cantonaux ont constaté que celle-ci était allouée pour couvrir les frais directement ou indirectement causés par la scolarité d'un enfant et que son entourage n'était plus en mesure de lui payer; elle poursuivait ainsi peu ou prou le but visé par l'aide sociale, qui était d'assurer la couverture des dépenses strictement nécessaires, mais non pas d'engendrer un enrichissement pour ses bénéficiaires. Ces mêmes principes valaient pour les allocations familiales versées en faveur de la fille des recourants. Compte tenu de ces revenus et de l'absence de prise en compte d'un quelconque loyer au titre des dépenses, le solde du budget social retenu par l'intimée était positif à partir du mois d'avril 2022, de sorte que les recourants n'avaient plus droit à l'aide sociale à partir de cette date.