Citation: 5A_717/2019 E. 5.3

5.3. Le recourant conteste le point de départ de la contribution d'entretien en faveur de son fils aîné. Selon les constatations de l'autorité cantonale, le recourant n'a plus participé à l'entretien de C.________ depuis le 1er septembre 2017 - soit dès l'accession de celui-ci à la majorité -, bien qu'il sache que son fils n'avait pas achevé sa formation (cf. arrêt cantonal consid. 4.4.2 et 4.4.2.2 p. 40). La contribution d'entretien devait dès lors lui être versée avec effet rétroactif au 1er mai 2018, comme le réclamait l'intimée. Le recourant soutient en substance que pour pouvoir bénéficier de l'effet rétroactif prévu par l'art. 279 al. 1 CC, il appartenait à C.________ d'une part de faire preuve de suffisamment de diligence pour poursuivre sa formation, d'autre part de lui communiquer avant la survenance de sa majorité ses projets de carrière et l'évolution de sa formation. Ne l'ayant pas fait, son fils aurait violé ses obligations légales et ne saurait prétendre à une contribution d'entretien rétroactive. De telles considérations sont dénuées de pertinence. En effet, la cour cantonale a simplement précisé que la contribution d'entretien en faveur de C.________ restait due dès le 1er mai 2018 (soit postérieurement à la date à laquelle a été rendu le jugement de première instance), conformément aux conclusions prises par la mère, sans aucunement prévoir un véritable effet rétroactif au sens de l'art. 279 al. 1 CC, à savoir un effet antérieur à l'ouverture de l'action. Pour le surplus, il ressort clairement de l'arrêt entrepris que le recourant savait que son fils aîné n'avait pas achevé sa formation au moment où il a cessé de lui verser une contribution d'entretien. Quant aux considérations émises par le recourant s'agissant du prétendu manque de diligence de son fils dans le suivi de son cursus, elles sont purement appellatoires, partant, irrecevables (cf. supra consid. 2.3; sur ce point, voir aussi supra consid. 5.2.4).