Citation: 4P.44/2006 12.04.2006 E. 3

Dans son écriture de recours, la recourante cite, à l'appui de son argumentation, les dépositions de L.________ et M.________ faites le 23 décembre 2005 devant le juge du district de Y.________ saisi d'une procédure distincte, soit ultérieurement au prononcé entrepris. 3.1 Dans le recours de droit public soumis à l'épuisement des moyens de droit cantonal, la présentation de nouveaux éléments de fait ou de droit, de même que la formulation de nouvelles offres de preuve ne sont, en principe, pas admissibles. A titre exceptionnel, le Tribunal fédéral admet la présentation de nova, lorsque c'est la motivation elle-même de la décision attaquée qui les justifie (ATF 128 I 354 consid. 6c in fine et les références), s'ils ont trait à un point de vue qui s'imposait à l'autorité cantonale, de sorte que celle-ci aurait manifestement dû les prendre en compte d'office en instance cantonale (ATF 129 I 49 consid. 3; 99 Ia 113 consid. 4a), s'ils se rapportent à des faits qui ne sont devenus déterminants qu'au cours de la procédure probatoire instituée par l'art. 95 OJ (ATF 107 Ia 187 consid. 2b) ou s'ils sont liés à de nouveaux moyens de droit, recevables devant le Tribunal fédéral parce que l'autorité de dernière instance cantonale disposait d'un pouvoir d'examen libre et devait appliquer le droit d'office. Cette dernière exception vaut pour tous les griefs qui ne se confondent pas avec l'arbitraire, à la condition que le comportement du recourant ne soit pas contraire à la règle de la bonne foi (ATF 131 I 31 consid. 2.1.1 et les références citées). 3.2 Dans la mesure où aucune de ces exceptions n'est réalisée en l'espèce, la Cour de céans ne saurait valablement tenir compte des deux dépositions nouvellement produites, ce à plus forte raison que les témoins en question ont été entendus dans le cadre de la procédure litigieuse. En sus, la recourante n'avance pas le début d'une justification à "l'administration de nova". Partant, les pièces nouvellement produites à l'appui du recours sont irrecevables. Il n'en sera donc pas tenu compte dans les considérants suivants. Quoi qu'il en soit, supposés admissibles, ces éléments de preuve n'auraient été d'aucun secours à la recourante, dès lors qu'ils ne sont que des moyens parmi d'autres, dont notamment les rapports des 26 février 2003 et 21 novembre 2003, ainsi qu'un certain nombre de dépositions, dont celles d'autres infirmiers(ères), collègues de travail de la recourante, de médecins et de ses supérieurs hiérarchiques. Ainsi, sans revêtir de poids prédominant, le contenu de ces deux déclarations n'aurait pas suffi à faire apparaître la solution retenue par l'autorité cantonale comme insoutenable ni, par conséquent, à la taxer d'arbitraire.