Citation: 5A_985/2022 E. 4.3.1

4.3.1. Concernant ces premières critiques, il ressort de l'arrêt attaqué que l'ordonnance du Tribunal donnait pour mission à l'expert d'estimer la valeur vénale des bâtiments nos 70, 190 et 815 et leurs canalisations, en tenant compte pour la variante 1 d'un droit d'accès menant de la route de U.________ à la cour intérieure et à ses places de parc à voitures seulement (cf. supra consid. B.b). Or, il n'est pas établi que les parties auraient remis en cause dite ordonnance et les recourants admettent d'ailleurs dans leur recours (p. 22) que celle-ci tenait entièrement compte de leurs suggestions de questions à l'expert en spécifiant trois droits d'accès au sol non bâti. Cela étant, il n'apparaît pas que le grief d'arbitraire en lien avec l'absence de constatation du contenu du complément d'expertise et du plan annexé à ce complément satisfasse aux réquisits en la matière (cf. supra consid. 2.2), dès lors notamment que ces éléments n'étaient déjà pas constatés dans le jugement de première instance et que les recourants ne prétendent pas s'en être prévalus dans leur appel. Dût-on prendre en compte ces compléments qu'ils ne permettraient de toute manière pas d'établir l'existence de contradictions dans l'expertise en lien avec l'étendue du droit d'accès de la variante 1, telle que définie dans l'ordonnance du 21 mai 2019. Il résulte en effet du plan précité que la surface correspondant à la variante 1 - et comprenant dans son périmètre le chemin d'accès à la route de U.________, la cour intérieure et les places de parc - jouxte l'orangerie et que ce bâtiment est attenant à la serre. Par ailleurs, les recourants admettent que ces deux bâtiments sont communicants (recours, p. 24). Ainsi, contrairement à ce qu'ils expliquent, ce plan ne permet pas de constater que la variante 1 ne donnerait pas accès à l'orangerie et à la serre par la cour intérieure, comme mentionné dans l'ordonnance. Le fait que le complément d'expertise indiquerait que les surfaces autour de l'orangerie ne sont pas incluses dans les périmètres n'amène pas non plus à un tel constat, à tout le moins en l'absence d'explications détaillées des recourants à ce propos. En outre, en tant que ceux-ci reprochent à l'expert d'avoir tenu compte d'un sentiment plutôt que du nombre de m2 pour évaluer le droit de superficie selon les trois variantes, ils perdent de vue que l'ordonnance du Tribunal n'imposait pas de procéder à une estimation en fonction des m2 nécessaires pour accéder aux bâtiments et ils n'exposent pas en quoi le critère retenu par l'expert conduirait à une estimation erronée du droit de superficie, respectivement que seule une prise en compte de la surface en m2 serait adéquate pour estimer la valeur de ce droit selon les différentes variantes. L'on peine ainsi à saisir en quoi la Cour de justice aurait violé leur droit à la preuve ou aurait eu tort d'écarter leurs griefs relatifs au mesurage des surfaces de chaque droit d'accès et aux variations des termes utilisés dans l'expertise. Il résulte de ce qui précède que les recourants ne démontrent pas que l'expert ne se serait pas conformé à sa mission, respectivement que l'expertise contiendrait des erreurs qui justifieraient la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. Le grief doit donc être rejeté pour autant que recevable.