Citation: U 21/04 20.01.2006 E. 4

Sous l'angle psychiatrique, le docteur O.________ a attesté une incapacité de travail de l'ordre de 30 à 40 %, en raison d'un trouble somatoforme indifférencié et de dysthymie (rapports des 25 août et 22 septembre 2000). Dans leur synthèse du 1er octobre 2000, les docteurs R.________ et Z.________ ont justifié une incapacité de travail de 50 % avec un rendement de 80 % dans l'activité de mécanicien automobile d'un point de vue psychiatrique et neuropsychologique. Dès lors qu'une incapacité de travail pouvait découler de telles affections, la CNA a mandaté à juste titre le docteur U.________, d'entente avec l'assuré, afin d'élucider cet aspect du dossier médical. 4.1 Avec les premiers juges, il convient d'admettre que le rapport d'expertise du docteur U.________ du 26 septembre 2001 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). On ajoutera que la CNA s'est tenue à la procédure prévue par les art. 57 ss PCF et que le droit du recourant d'être entendu a été respecté (cf. RAMA 2000 n° U 369 p. 103). Sous l'angle psychiatrique, de plus amples mesures d'instruction apparaissent également inutiles, si bien que la requête du recourant tendant à une nouvelle expertise doit être rejetée. 4.2 Au terme de son rapport, le docteur U.________ est parvenu à la conclusion que le recourant ne présentait à ce moment aucune pathologie psychiatrique cliniquement décelable, ni aucune incapacité de travail sur un plan psychique. Le recourant ne présentait pas de signes cliniques de stress post-traumatique et le syndrome post-commotionnel et/ou cervical ne pouvaient être retenus en l'absence de manifestations neuropsychiques correspondantes à ces situations. Ainsi, le recourant ne souffrait d'aucun trouble mnésique connu; la mémoire des faits anciens n'était pas perturbée, l'hypothèse d'une altération de la mémoire des faits récents était contredite par les constatations objectives et d'éventuels troubles de la mémoire immédiate ne s'expliquaient pas au plan anamnésique ou dans leurs manifestations. Quoi qu'en dise l'intéressé, les avis médicaux qu'il invoque ne contredisent pas les conclusions de l'expert U.________ et ne sont pas non plus susceptibles de jeter un doute justifiant un complément d'instruction. En effet, l'écriture du docteur M.________ du 4 avril 2002 est dépourvue de toute motivation, de sorte qu'elle n'a aucune valeur probante (cf. ATF 125 précité). Quant aux docteurs T.________ et L.________, ils n'attestent, dans leur rapport du 11 juillet 2002, ni lien de cause à effet entre les accidents survenus en 1999 et l'état dépressif apparu deux ans plus tard, ni incapacité de travail; en revanche, ils insistent sur le fait que ce trouble psychique est consécutif à un processus de marginalisation qui a débuté avec la fin du droit aux prestations de l'assurance-accidents.