Citation: 5A_880/2022 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 82 LP en considérant que le contrat de courtage constituait un titre de mainlevée provisoire, plus particulièrement en estimant que la condition stipulée ouvrant le droit au versement de la commission avait été dûment remplie par l'intimée. Il rappelle que l'art. 13 du contrat de courtage, intitulé " Conditions ", prévoyait que: " a) La vente est une vente en viager occupé (occupation à vie sur deux têtes). Un paiement unique de CHF 2 millions. Un droit d'habitation à vie sur 2 têtes (...). " Il poursuit en indiquant qu'il ressortait par ailleurs clairement des différents échanges de correspondances produits par les parties, comme d'ailleurs de ses écritures, qu'il considérait le fait de pouvoir non seulement demeurer dans son logement, mais également de ne pas avoir à souffrir d'une quelconque manière la présence des acquéreurs sur son fonds de son vivant, comme étant un élément essentiel du contrat; c'était pour cette raison qu'il avait chargé l'intimée de trouver un acheteur disposé à acquérir l'ensemble de sa propriété en viager occupé, ce que l'intimée avait été parfaitement incapable de faire malgré la confiance et les assurances données en ce sens au préalable. Le recourant fait valoir que l'arrêt entrepris serait manifestement incomplet et, partant, arbitraire s'agissant de l'établissement des faits, en ne retenant pas ces éléments pour juger la présente cause. Il constate ensuite que le contrat de vente conditionnelle/droit d'emption signé le 19 février 2021 s'écarterait de manière très significative du cadre fixé par le contrat de courtage, dès lors qu'il ne prévoyait pas un droit d'habitation sur l'ensemble de l'immeuble et que ce droit n'était pas constitué à vie, mais était limité à un éventuel départ des deux bénéficiaires en établissement médico-social. Selon le recourant, il apparaîtrait ainsi de manière manifeste que les conditions formulées comme éléments essentiels dans le cadre du contrat de courtage n'avaient pas été respectées par le courtier. Il n'apparaît pas, à la lecture de l'arrêt querellé, qu'une telle critique ait été émise dans le recours cantonal et le recourant ne le prétend du reste pas. Formulée pour la première fois devant le Tribunal fédéral, elle ne respecte donc pas le principe d'épuisement matériel des instances et, partant, est irrecevable (cf. supra consid. 2.3). Dût-on entrer en matière qu'il faudrait constater que le recourant ne démontre de toute façon pas que l'intimée n'aurait pas dûment exécuté le contrat et encore moins que les prétendus manquements le dispenseraient de s'acquitter de la rémunération convenue. En effet, il motive son allégation sur l'élément essentiel du contrat consistant à pouvoir demeurer dans son logement sans souffrir de la présence d'acquéreurs sur son fonds uniquement en évoquant " différents échanges de correspondances " et ses " écritures " sans renvoi précis à des pièces du dossier ou à des passages de ses écrits et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de faire des recherches dans le dossier cantonal pour vérifier l'exactitude des propos du recourant. Par ailleurs, ses considérations sur l'étendue et la durée du droit d'habitation prennent appui sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé, sans qu'un grief d'arbitraire soit valablement soulevé (cf. supra consid. 2.2).