Citation: 2C_485/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'instance précédente a à bon droit considéré que les motifs exposés dans la demande de révision de la décision de taxation du 6 octobre 2017 sont identiques à ceux qui ont été invoqués dans la réclamation du 7 novembre 2017, de sorte qu'en application de l'art. 147 al. 2 LIFD et 51 al. 2 LHID, ils ne peuvent plus être invoqués comme motifs justifiant l'ouverture d'une révision. L'instance précédente a égalementexposé à bon droit que l'erreur d'adressage, dénoncée par la recourante comme constitutive d'un fait nouveau démontrant que le système Track and Trace de la Poste suisse n'était pas fiable, ne remettait pas en cause le relevé Track and Traceen ce qu'il désigne la date à laquelle le courrier A Plus, qui contenait en l'occurrence la taxation d'office du 6 octobre 2017, a été déposé dans la case postale de la recourante. Cette dernière ne conteste du reste pas qu'elle a récupéré le courrier en cause dans sa case postale, de sorte que ce dernier était correctement adressé. Seule la date de dépôt dans la case postale est en l'espèce déterminante. Or, une erreur d'adressage survenue ultérieurement n'ayant aucun effet sur la date de dépôt de la décision de taxation d'office du 6 octobre 2017 dans la case postale de la recourante et partant sur le début du délai de réclamation, c'est à juste titre que l'instance précédente a jugé que les faits invoqués par la recourante n'ouvraient pas la voie de la révision. Le recours est par conséquent rejeté en tant qu'il concerne l'impôt fédéral direct et l'impôt cantonal et communal de la période fiscale 2015, dans la mesure où il est recevable.