Citation: 2C_101/2024 E. 6.3

6.3. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a été condamné à une peine privative de liberté lourde, c'est-à-dire trente-six mois. Les faits à la base de celle-ci sont particulièrement sordides, puisque l'intéressé a violé sa nièce qui avait été enlevée en Suisse par d'autres membres de la famille et emmenée au Kosovo où elle a été séquestrée; cela afin que cette personne, qui selon l'arrêt attaqué vouait une certaine admiration et un attachement au recourant, mette fin à une relation amoureuse avec un jeune homme d'une origine culturelle différente (cf. art. 105 al. 2 LTF); c'est alors que sa nièce était séquestrée, et donc en situation de grande détresse, que le recourant l'a violée. Il s'agit là d'un comportement inqualifiable de la part de l'intéressé, qui a attenté à des valeurs fondamentales de l'ordre juridique helvétique en commettant des infractions pour lesquelles le législateur a entendu se montrer intransigeant (cf. art. 121 al. 3 let. a Cst. et 66a al. 1 let. h CP [RS 311.0]). L'absence de nouvelles condamnations ne saurait aider l'intéressé, dès lors qu'un comportement adéquat est attendu après une mise en liberté suivant une période de détention (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.5.2; 134 II 10 consid. 4.3). Il faut ajouter à cela que, dès sa libération, le recourant a été informé par le Service de la population de l'intention de refuser de prolonger son autorisation de séjour. Il est encore signalé que le jugement pénal a retenu que l'intéressé n'avait absolument pas pris conscience de la gravité de son acte. Dans ces conditions, c'est à juste titre que l'autorité précédente a confirmé qu'il existait un intérêt public très important au refus de la prolongation de l'autorisation de séjour du recourant, dont on ne peut nier qu'il représente une menace pour l'ordre et la sécurité publics.