Citation: 6B_422/2013 E. 12

Les recourants soutiennent encore que la cour cantonale aurait violé l'art. 72 CP en corrélation avec l'art. 3 CP. En résumé, ils soutiennent que les actes reprochés à K.________ au Luxembourg, qui ne constitueraient, selon eux, que du blanchiment, ne pourraient être soumis au Code pénal suisse. Quant aux actes présentant un lien de rattachement avec la Suisse (faux dans les titres constitué par l'usage de fausses pièces de légitimation pour l'ouverture de relations bancaires en Suisse; blanchiment constitué par un ordre de transfert de DEM 156,3 millions du compte J.________ Ltd ouvert auprès de Banque P.________ en faveur du compte de Q1.________ Ltd au Luxembourg), ils ne seraient pas rattachables aux actions et avoirs bancaires confisqués. Il est vrai que selon la jurisprudence, la confiscation de valeurs patrimoniales soumises au pouvoir de disposition d'une organisation criminelle suppose que la juridiction suisse soit compétente aux fins de poursuivre la personne propriétaire des valeurs patrimoniales, pour appartenance à une organisation criminelle au sens de l'art. 260ter CP (ATF 134 IV 185). Comme on l'a vu (v. supra consid. 11), toutefois, l'absence de condamnation formelle en suisse de l'auteur ne s'oppose pas par elle-même à la confiscation et l'art. 260ter ch. 3 CP fonde une telle compétence en l'espèce s'agissant de la participation à une organisation criminelle (v. supra consid. 7). Il s'ensuit que la compétence juridictionnelle pour juger K.________ est donnée, ce qui fonde également la compétence juridictionnelle pour confisquer. Le grief est infondé.