Citation: 1C_459/2013 E. 2

La voie du recours en matière de droit public est ouverte en l'espèce, la décision attaquée ayant été rendue dans une cause de droit public (art. 82 let. a LTF), en une matière où aucune des clauses d'exception de l'art. 83 LTF ne s'applique. La question de savoir si l'arrêt attaqué revêt un caractère final ou incident peut rester indécise (cf. arrêt 1C_374/2012 du 19 octobre 2012 consid. 2 et les arrêts cités); dans cette dernière hypothèse, il est de nature à causer un préjudice irréparable aux recourants en raison de l'atteinte que la cessation immédiate de l'exploitation de la piste de motocross et de quads porterait à leur droit de propriété et à leur liberté économique, ouvrant ainsi la voie à un recours immédiat au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Conformément à l'art. 100 al. 1 LTF, le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. Dans certaines causes, ce délai est suspendu du septième jour avant Pâques au septième jour après Pâques inclus (art. 46 al. 1 let. a LTF). Cette suspension ne s'applique cependant pas, en vertu de l'art. 46 al. 2 LTF, dans les procédures concernant l'octroi de l'effet suspensif ou d'autres mesures provisionnelles. En l'occurrence, il résulte de l'arrêt attaqué que l'ordre d'arrêt des travaux et de cessation immédiate de toute activité de motocross et/ou de quads notifié aux époux A.________ et B.________ par le Service du développement territorial a été pris dans l'attente d'une décision définitive quant aux travaux effectués sans autorisation sur leur parcelle; on peut se demander s'il ne s'agit pas d'une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF (cf. arrêts 1C_123/2009 du 17 juillet 2009 consid. 1.2, 1C_470/2008 du 11 novembre 2008 consid. 2.2, 1C_253/2008 du 20 juin 2008 consid. 5.1 et 1C_283/2007 du 20 février 2008 consid. 2 in DEP 2008 p. 620) et si les recourants ne devaient pas contester cette décision sans tenir compte des féries de Pâques (cf. art. 46 al. 2 LTF). Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise.