Citation: 1C_201/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Enfin, quoi qu'en dise la recourante, la loi fédérale sur les forêts du 4 octobre 1991 (LFo; RS 921.0) ne condamne pas non plus le projet litigieux. Il est vrai que pour nier la nature de forêt au cordon boisé, les autorités cantonales se sont fondées sur la décision - déjà ancienne - de constatation négative rendue en 2001 par l'OCAN, ignorant ainsi qu'un tel constat, établi en application de l'art. 10 LFo, n'est pas illimité dans le temps, la végétation étant susceptible de poursuivre sa croissance. La négation du caractère forestier a cependant été réitérée par les autorités cantonales compétentes, sur la base d'une appréciation récente, dans le cadre de la procédure de recours cantonal (cf. notamment déterminations de l'Office cantonal des autorisations de construire du DT du 7 septembre 2020, p. 10 ss). Quant à l'OFEV, se basant sur les protocoles les plus récents de l'OCAN, il a relevé que la superficie du boisement - totalisant 347 m² - était inférieure au minimum de 500 m² défini par le droit cantonal (cf. art. 2 al. 1 let. b de la loi cantonale sur les forêts du 20 mai 1999 [LForêts; RS/GE M 5 10]; art. 2 al. 4 LFo; art. 1 al. 1 de l'ordonnance fédérale sur les forêts du 30 novembre 1992 [OFo; RS 921.01]) et qu'il présentait peu d'intérêt en matière de biodiversité. L'office fédéral a par ailleurs nié que la fonction sociale (au sens des art. 1 al. 4 LFo et 1 al. 2 OFO) soit établie; il était en particulier erroné de prétendre qu'il s'agissait de l'unique poumon vert du quartier au regard des photographies aériennes disponibles (cf. arrêt 1A.22/2001 du 22 août 2001 consid. 6 b). Quant à la résolution R170 présentée le 2 février 2021 au Conseil municipal de la Commune de Confignon ainsi que le rapport du 18 mars 2021 de la Commission des pétitions du Grand conseil genevois produits par la recourante, ils témoignent de volontés et sensibilités politiques, mais ne jouent en l'occurrence pas de rôle dans la détermination de la nature forestière du cordon boisé, ce indépendamment de leur recevabilité (cf. art. 99 al. 1 LTF). Il n'y a dès lors pas de motifs de s'écarter de l'opinion de l'instance précédente, soutenue par l'OFEV qui précise céans qu'il est défendable de retenir que l'on a ici affaire à un parc et non à une forêt au sens de l'art. 2 al. 3 LFo, "compte tenu de la composition prédominante des arbres situés sur la parcelle no 11'070 ainsi que sur la parcelle voisine no 11'551 et vu la situation géographique du peuplement (situé au centre d'un quartier d'habitation et le long d'une route d'accès) ", ce que confirment au demeurant - pour peu que recevables (cf. art. 99 al. 1 LTF) - les décisions en constatation non forestière du 1er avril 2021 (fondées sur des relevés du 17 décembre 2020) produites céans par le DT. Les questions de distance à la forêt (cf. art. 17 LFo et art. 11 al. 1 LForêts), également soulevées par la recourante, se révèlent partant aussi sans pertinence.