Citation: 6P.206/2006 09.02.2007 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec un plein pouvoir d'examen la recevabilité d'un recours de droit public (ATF 131 I 366 consid. 2, p. 367 et l'arrêt cité). 3.1 Les deux arrêts entrepris ont été rendus en dernière instance cantonale. Contrairement à celui rejetant le pourvoi cantonal du recourant (arrêt no 14/06), l'arrêt rendu sur recours du Procureur général (arrêt no 13/06) n'est cependant pas final, puisque la Cour de cassation genevoise, annulant partiellement le jugement au fond en tant qu'il libérait notamment le recourant de l'accusation de lésions corporelles graves pour les faits survenus à X.________, renvoie la cause à la Cour d'assises pour nouvelle décision au sens des considérants. Il s'agit donc d'une décision incidente qui, selon l'art. 87 al. 2 OJ, ne peut être attaquée par la voie du recours de droit public que s'il en résulte un dommage irréparable (ATF 128 I 177 consid. 1.1 p. 179; 116 Ia 41 consid. 1b p. 43). En relation avec l'application de l'art. 122 CP aux faits survenus à X.________, ce dernier arrêt tranche cependant définitivement la question de la participation du recourant en tant que coauteur des lésions corporelles graves, ce qui constitue un point de droit fédéral sur lequel la Cour de cassation cantonale ne pourra pas revenir. Il s'ensuit que le recours de droit public, interjeté parallèlement à un pourvoi en nullité - lui-même recevable - est recevable (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179 ss). 3.2 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Il n'est en revanche pas ouvert pour se plaindre d'une violation du droit fédéral, qui peut donner lieu à un pourvoi en nullité (art. 269 al. 1 PPF). Un tel grief ne peut donc pas être invoqué dans le cadre du recours de droit public, qui est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ; art. 269 al. 2 PPF). En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si la décision attaquée est en tous points conforme au droit ou à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 258 consid. 1.3, p. 261 s.; 129 I 185 consid. 1.6 p. 189, 113 consid. 2.1 p. 120; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Le Tribunal fédéral n'entre pas non plus en matière sur les critiques de nature appellatoire (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495).