Citation: 6B_154/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que, concrètement, il avait toujours eu accès aux services médicaux de la prison et avait bénéficié, tout au long de sa détention, de soins psychiatriques et somatiques réguliers dispensés par du personnel qualifié. Selon lui, cette affirmation serait contredite par le rapport de la Dresse D.________ du 24 février 2009, selon lequel sa pathologie n'aurait pas été traitée à la prison de C.________, ainsi que par le jugement du TAPEM du 10 janvier 2012, qui a relevé que la mesure thérapeutique dont il devait bénéficier était restée "lettre morte" et qu'il n'avait reçu pratiquement aucun soin relatif à sa maladie mentale. L'argumentation du recourant est appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, il ressort du considérant concerné de l'arrêt attaqué que, selon la cour cantonale, le recourant a eu, durant son séjour à la prison de C.________, la possibilité d'être suivi et soigné par des médecins et infirmiers qualifiés, lesquels lui ont prodigué les soins nécessaires dans le respect des règles de déontologie médicale. En outre, l'intéressé avait été hospitalisé à de nombreuses reprises en fonction de ses besoins, soit pour des traitements somatiques, soit pour une prise en charge psychiatrique. L'autorité précédente n'a en revanche aucunement cherché à affirmer, comme le prétend le recourant, que sa pathologie mentale aurait été traitée à satisfaction. Le fait que le recourant ait eu accès à des soins médicaux réguliers et à du personnel qualifié durant sa détention n'est par ailleurs en rien contredit par le rapport de la Dresse D.________, laquelle a indiqué que les soins psychiatriques avaient été impossibles à mettre en oeuvre en raison du "refus obstiné" du recourant. De même, dans son jugement du 10 janvier 2012, le TAPEM n'a nullement pointé un manque de personnel qualifié, de moyens médicaux et d'accès aux soins à la prison de C.________, mais a constaté que le recourant avait refusé tout traitement relatif à sa maladie mentale et que les médecins avaient renoncé à le traiter sous la contrainte au moyen d'injections de neuroleptiques pour des motifs éthiques et en raison des risques pour la santé de l'intéressé (art. 105 al. 2 LTF; jugement du 10 janvier 2012, p. 12). Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant que le recourant avait toujours eu accès aux services médicaux de la prison et qu'il avait bénéficié de soins psychiatriques et somatiques réguliers dispensés par du personnel qualifié.