Citation: 5A_155/2015 E. A

A.a. A.A.________, née en 1971, et B.A.________, né en 1960, tous deux de nationalité française, se sont mariés le 7 juillet 2001 à X.________ (France), sous le régime de la séparation de biens. Deux enfants sont issus de cette union: C.________ et D.________, nés en France respectivement en 1999 et en 2004. Le mari est également le père de deux enfants majeurs issus d'une précédente union. Le mari a quitté le domicile conjugal le 12 juillet 2012. A.b. Le 27 février 2013, les époux ont déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale avec accord complet. Par jugement du 17 juin 2013, rendu sans motivation, le Tribunal de première instance de Genève a, notamment, autorisé les conjoints à vivre séparés (ch. 1 du dispositif), donné acte aux parties de ce qu'elles continueraient à exercer la garde de leurs enfants, de manière alternée, à raison d'une semaine sur deux, les vacances scolaires étant réparties par moitié entre les parents (ch. 4), donné acte au mari de ce qu'il s'engageait, d'une part, à verser à l'épouse, à titre de contribution à l'entretien des enfants, la somme de 2'000 fr. par mois, allocations familiales ou d'études non comprises, avec effet rétroactif au 1er janvier 2013, et, d'autre part, à s'acquitter directement des frais d'écolage privé des enfants ainsi que de ceux relatifs à leurs activités sportives jusqu'à la fin de leur scolarité, chacune des parties assumant les frais courants des enfants durant sa période de garde (ch. 6). Le Tribunal a en outre attribué à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal (ch. 7), donné acte au mari de son engagement à contribuer à l'entretien de celle-ci en prenant à sa charge durant 18 mois, de janvier 2013 à juin 2014 inclus, le loyer du logement conjugal, à hauteur de 12'400 fr. par mois, charges comprises, étant précisé que si l'épouse parvenait à se reloger dans l'intervalle, le mari lui verserait toujours 12'400 fr. jusqu'au mois de juin 2014 inclus, la différence revenant à l'épouse, et donné acte à celle-ci de ce qu'elle renonçait à toute autre contribution d'entretien, y compris dans le cadre d'un divorce (ch. 8).