Citation: 4A_351/2015 E. A

A.a. Le 5 juin 2001, B.________ AG (ci-après: la bailleresse) a donné à bail aux époux B.A.________ et C.A.________ un appartement de 3,5 pièces au 8ème étage d'un immeuble sis à Genève. Conclu pour la période du 16 août 2001 au 30 septembre 2002, le contrat de bail était renouvelable tacitement de six mois en six mois, sauf résiliation signifiée trois mois avant l'échéance. Le loyer mensuel était de 1'396 fr., charges comprises. Selon la clause 5.7 du contrat de bail, l'appartement en question devait être occupé par le fils des locataires, A.A.________. Par courrier du 5 décembre 2012 adressé aux locataires, la bailleresse s'est plainte du comportement de leur fils et les a mis en demeure d'intervenir immédiatement afin que celui-ci cessât d'incommoder le voisinage, à défaut de quoi le bail serait résilié conformément à l'art. 257f CO. Les locataires ont informé la régie, par lettre du 16 décembre 2012, qu'ils avaient transmis le courrier à leur fils. La bailleresse a résilié le bail de l'appartement pour le 31 mars 2014 par avis séparés du 18 décembre 2013 que les locataires ont reçus le 20 du même mois. A.b. Par lettre expédiée le 17 janvier 2014 au greffe de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers du canton de Genève (ci-après: la Commission de conciliation), A.A.________ a contesté cette résiliation en ces termes: " Ma requête de contestation de congé est ci-jointe. Elle reflète ma décision de m'opposer à l'avis de résiliation de bail reçu par mes parents B.A.________ et C.A.________, qui sont les locataires du studio où j'habite. " Le formulaire de requête en contestation de congé, signé par A.A.________, indiquait que le requérant agissait en qualité de locataire, qu'il ne contestait pas les faits qui lui étaient reprochés, mais qu'il avait agi "en légitime défense, suite à des provocations massives". Le 13 février 2014, la Commission de conciliation a cité A.A.________ et la bailleresse à comparaître à une audience de conciliation fixée au 25 mars 2014. Par écriture du 17 mars 2014, l'ASLOCA a informé la Commission de conciliation de sa constitution pour la défense des intérêts des époux A.________. Elle a sollicité la rectification de la qualité de requérant au motif que le fils de ceux-ci avait agi en leur nom pour la contestation de la résiliation du bail. Les locataires ont conclu principalement à la constatation de l'inefficacité du congé, subsidiairement à son annulation et, plus subsidiairement, à une prolongation du bail de quatre ans. A l'issue de l'audience de conciliation du 25 mars 2014, une autorisation de procéder a été délivrée à B.A.________, C.A.________ et A.A.________.