Citation: U 86/00 21.03.2001 E. 3

3.- a) Le recourant fait grief aux premiers juges d'avoir suivi de manière presque exclusive l'opinion de l'expert de l'intimée, le docteur V.________, sans peser les constatations faites par le docteur D.________ durant son traitement des douleurs cervicales et dorsales, ni son appréciation de l'incapacité de travail qu'il estimait être totale (cf. rapports des 4 et 12 avril, 9 novembre 1995 et 23 juillet 1998). En l'absence d'une expertise neutre, les exigences sévères posées quant à l'impartialité et la fiabilité des données ressortant du dossier de l'institution d'assurance ne seraient, à son avis, pas respectées. Il se réfère enfin à l'opinion du docteur X.________ qui estime que son état est incompatible avec un emploi à temps complet et ne permet qu'un travail à 50 % dans une activité légère (rapport d'expertise du 25 mars 1999 à l'AI). b) En l'espèce, les rapports du docteur V.________ (22 septembre 1993 et 2 septembre 1994) et du professeur A.________ (11 avril 1994) remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (consid. 2b ci-dessus), si bien qu'ils sont pertinents pour trancher le litige. Le docteur X.________ a posé des diagnostics qui se superposent parfaitement à ceux qui ont guidé les docteurs V.________ et A.________ dans leur appréciation. Il ne conteste pas que l'accident dont répond l'intimée a entraîné une réduction de 40 % de la capacité de travail du recourant, mais il prend en compte, dans le taux de 50 % qu'il retient finalement (ch. 5 du rapport du 25 mars 1999), des affections d'origine non traumatique (posthernie discale) dont l'intimée ne répond pas. L'analyse tant clinique que doctrinale que fait le docteur V.________ de cette question est absolument convaincante, notamment en ce qui concerne l'absence des symptômes neurologiques, pourtant caractéristiques, lors des premiers examens cliniques. Enfin, dans la mesure où l'appréciation de la capacité résiduelle de travail du professeur A.________ diverge de celle du docteur D.________, il y a lieu d'attacher plus de poids aux constatations faites par le premier nommé, qui est spécialiste d'une clinique universitaire, qu'à celles du second, médecin de famille (RJJ 1995 p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2). c) L'ensemble des rapports médicaux en cause permet de statuer en fait, si bien que l'expertise médicale requise par le recourant, douze ans après l'accident, apparaît superflue.