Citation: 1B_348/2009 14.12.2009 E. 6

Pour le surplus, le recourant se plaint d'une violation du principe de la proportionnalité, en raison d'une durée excessive de la détention préventive. 6.1 En vertu des art. 31 al. 3 Cst. et 5 par. 3 CEDH, toute personne qui est mise en détention préventive a le droit d'être jugée dans un délai raisonnable ou d'être libérée pendant la procédure pénale. Une durée excessive de la détention constitue une limitation disproportionnée de ce droit fondamental, qui est notamment violé lorsque la durée de la détention préventive dépasse la durée probable de la peine privative de liberté à laquelle il faut s'attendre. Dans l'examen de la proportionnalité de la durée de la détention, il y a lieu de prendre en compte la gravité des infractions faisant l'objet de l'instruction. Le juge peut maintenir la détention préventive aussi longtemps qu'elle n'est pas très proche de la durée de la peine privative de liberté à laquelle il faut s'attendre concrètement en cas de condamnation (ATF 133 I 168 consid. 4.1 p. 170; 132 I 21 consid. 4.1 p. 27; 128 I 149 consid. 2.2 p. 151; 107 Ia 256 consid. 2 et 3 p. 257 ss et les références). 6.2 En l'espèce, le recourant est en détention depuis le 11 mars 2009. Il a donc subi à ce jour un peu plus de neuf mois de détention avant jugement. Il lui est notamment reproché des vols et tentative de vol commis en bande et par métier, infractions passibles d'une peine privative de liberté de dix ans au plus. Pour ces faits, le recourant est renvoyé devant un tribunal compétent pour prononcer des peines privatives de liberté dépassant une année. Le juge de l'arrestation relève en outre, sans être contredit sur ce point, que les antécédents du prévenu démontrent qu'il est un habitué en matière de vols et de recel. Ainsi, compte tenu du nombre et de la nature des infractions en cause - l'une d'elle portant sur le cambriolage d'une pharmacie au cours duquel plus de 2'000 articles d'une valeur totale de 100'000 fr. ont été volés - des circonstances aggravantes du vol en bande et par métier, ainsi que des mauvais antécédents du recourant, il y a lieu de constater que la durée de la détention préventive déjà subie est encore compatible avec la peine privative de liberté à laquelle l'intéressé est exposé concrètement en cas de condamnation.