Citation: 7B_830/2024 E. 3

En définitive, la décision de la juridiction cantonale, pour l'essentiel insuffisamment motivée et étayée au sujet des conditions prévues à l'art. 221 al. 1 let. c et al. 1 bis CPP, ne permet pas de retenir que le recourant présente un risque simple ou qualifié de récidive. Il convient par conséquent d'admettre le grief du recourant. Le recours doit donc être partiellement admis et la décision querellée annulée. L'annulation de la décision cantonale ne conduit toutefois pas à la libération immédiate du recourant. L'autorité cantonale pourra tout d'abord, si elle l'estime opportun, réexaminer l'existence d'un risque de récidive, à tout le moins qualifié, en particulier si de plus amples motifs déterminants de fait peuvent être apportés (art. 112 al. 1 let. b et al. 3 LTF), notamment en ce qui concerne les faits portant sur l'infraction à la LStup qui est également reprochée au recourant (cf. dossier cantonal, demande de prolongation de la détention provisoire du 5 juin 2024, pp. 2-3). Dans ce cas de figure, il lui appartiendra notamment d'examiner les conditions prévues à l'art. 221 al. 1 bis let. b CPP. Par ailleurs, le Ministère public a également requis la prolongation de la détention provisoire du recourant sur la base des risques de fuite et de collusion (art. 221 al. 1 let. a et b CPP) et la cour cantonale, qui s'est en l'occurrence contentée de retenir un risque de réitération, n'a pas statué sur ces questions, comme elle aurait dû le faire (cf., par ex., arrêt 1B_197/2023 du 4 mai 2023 consid. 4.5 et les références citées). Il convient dès lors de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle se prononce à brève échéance sur ces points. Il y a par ailleurs lieu de rappeler au recourant, qui a discuté les risques de fuite et de collusion, qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de statuer en première instance et sans autre débat sur les motifs de détention restants. La conclusion du recourant tendant à sa libération immédiate doit donc être rejetée.