Citation: I 596/04 28.01.2005 E. 4

Le recourant reproche à la juridiction cantonale de recours d'avoir omis de tenir compte de ses douleurs lombaires lors de l'évaluation de son invalidité. 4.1 Ce grief est mal fondé, car l'intimé s'est écarté de l'évaluation de la CNA qui ne prenait en considération que l'atteinte du genou gauche. Certes, l'appréciation des conséquences de ces atteintes sur la capacité de travail du recourant diverge entre les docteurs S.________ et L.________ d'une part, et la doctoresse T.________, d'autre part. Tandis que les premiers retiennent une capacité résiduelle de travail de 80 % au minimum, dans une profession adaptée, la seconde atteste une incapacité de travail de 50 %. 4.2 Pour départager ces avis, il convient de relever que les docteurs S.________ et L.________ se fondent sur de nombreux examens cliniques effectués sur la personne du recourant ainsi que sur un stage d'observation professionnelle de plusieurs semaines; de ces avis, qui remplissent au demeurant toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a), il ressort que l'état de santé du recourant lui permet d'exercer un emploi léger dans le circuit économique normal. L'incidence de ses douleurs lombaires a cependant été prise en considération puisque certaines tâches, notamment lourdes, et combinaisons de positions ont été exclues du champ des activités exigibles du recourant. En revanche, l'opinion de la doctoresse T.________ ne saurait être suivie; en effet, contrairement aux avis retenus, elle ne motive pas le taux d'incapacité de travail de 50 % qu'elle atteste. 4.3 Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que l'instance précédente a retenu une capacité résiduelle de travail de 80 % au moins dans une activité adaptée.