Citation: 6B_148/2018 E. 3.3

3.3. Le recourant requiert une restitution du délai de recours fondée sur le motif qu'il se trouvait à l'étranger du 2 février 2018 au 24 février 2018 et qu'il n'a pas pu bénéficier de l'intégralité du délai de recours de 30 jours. L'art. 50 al. 1 LTF prévoit que si, pour un autre motif qu'une notification irrégulière, la partie ou son mandataire a été empêché d'agir dans le délai fixé sans avoir commis de faute, le délai est restitué pour autant que la partie en fasse la demande, avec indication du motif, dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé; l'acte omis doit être exécuté dans ce délai. Par empêchement non fautif de la partie ou du mandataire, il faut entendre, selon la jurisprudence, non seulement l'impossibilité objective, comme la force majeure, mais également l'impossibilité subjective due à des circonstances personnelles ou à l'erreur excusable (cf. ATF 96 II 262 consid. 1a p. 265). La pratique, qui se montre stricte dans l'appréciation de la réalisation de cette condition, exige que le caractère non fautif de l'empêchement allégué apparaisse clairement (arrêt 4A_215/2008 du 23 septembre 2008 consid. 7.1 et les références). La jurisprudence précise que celui qui se sait partie à une procédure en cours est tenu de s'attendre à la notification d'un acte officiel pendant toute la durée de la procédure à compter de l'ouverture d'un procès (ATF 130 III 396 consid. 1.2.3 p. 399). Dans ce cas, celui-ci qui s'absente un certain temps du lieu dont il a communiqué l'adresse aux autorités ne saurait valablement arguer de son absence pour obtenir une restitution de délai. L'empêchement résultant d'une telle absence ne constitue pas un motif valable de restitution de délai (cf. JEAN-MAURICE FRÉSARD, Commentaire LTF, 2ème éd. 2014, n° 13 ad art. 50, p. 388). Selon les pièces produites par le recourant, ce dernier a réservé le 20 décembre 2017, un voyage prévu du 2 février 2018 au 24 février 2018. Se sachant partie à une procédure d'appel, il lui incombait d'anticiper cette absence et d'en informer la Chambre pénale d'appel et de révision afin d'éviter une notification inopportune. En outre, il a reçu notification de l'arrêt attaqué le 18 janvier 2018, de sorte qu'il disposait de 14 jours afin de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sauvegarde de son droit de recours, soit en déposant un mémoire de recours dûment achevé et en renonçant à une partie du délai de recours, soit en en confiant la rédaction à un mandataire, voire en reportant son départ. Dans ces conditions, les écritures postées les 2 et 5 mars 2018 l'ont été tardivement par la faute du recourant, de sorte qu'il n'y a pas lieu de restituer le délai de recours litigieux. Accorder une restitution du délai dans de pareilles circonstances équivaudrait de surcroît à accorder au recourant une prolongation du délai de recours, laquelle est expressément prohibée par la loi (cf. art. 47 al. 1 LTF). Le recourant ne saurait tirer un quelconque argument de l'ordonnance présidentielle du 6 février 2018 lui indiquant qu'il pouvait compléter son écriture du 2 février 2018 jusqu'à l'échéance du délai de recours, le fait qu'il en ait pris connaissance le 25 février 2018, après son retour de voyage, n'y changeant rien.