Citation: 1P.275/2000 28.06.2000 E. 3

3.- Le recourant voit une violation du principe de la présomption d'innocence garanti à l'art. 32 al. 1 Cst. , envisagé tant sous l'angle de la répartition du fardeau de la preuve que de l'appréciation des preuves. Pour les raisons évoquées au considérant précédent, il est douteux que les garanties conférées par cette disposition soient en cause (cf. ATF 117 IV 233 consid. 3 p. 237). Cette question peut demeurer indécise car supposé recevable sur ce point, le recours serait de toute manière mal fondé. En effet, si le recourant a collaboré activement à la procédure en produisant des pièces censées établir l'origine réelle des fonds, il n'en demeure pas moins que certaines indications fournies doivent encore être vérifiées, en relation notamment avec l'activité déployée par la société d'import-export que le recourant dirige en Grèce et avec l'acte de vente passé sous seing privé le 25 août 1998. Il n'est ainsi pas exclu que les investigations entreprises à ce sujet aboutissent à corroborer les informations transmises par le recourant. On ne saurait donc dire que le Juge d'instruction instruirait exclusivement à charge en reportant entièrement sur les épaules du recourant le fardeau de la preuve de son innocence et qu'il aurait violé l'art. 32 al. 1 Cst. sous cet angle (cf. ATF 120 Ia 31 consid. 2c et 3 p. 37 et 39). Pour le surplus, le moyen tiré de la violation du principe de la présomption d'innocence en tant que règle d'appréciation des preuves se confond avec le grief d'arbitraire (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2e et 4b p. 38 et 40).