Citation: I 437/02 13.05.2003 E. 1

3.4 Compte tenu de l'ensemble des rapports médicaux au dossier, il n'y a pas lieu de remettre en cause l'appréciation du service médical de l'intimé quant à l'état physique du recourant. En effet, à teneur des dernières informations, la cataracte bilatérale ainsi que la hernie inguinale ont été traitées avec succès (voir les rapports de l'Hôpital Z.________), et le status après transplantation du rein est sous contrôle. En ce qui concerne l'aspect psychique, en revanche, la situation est différente. Même si on peut émettre des réserves au sujet de la valeur probante du certificat médical du 13 octobre 2000 dès lors que le diagnostic posé n'a pas trouvé confirmation auprès de la doctoresse F.________ quatre mois plus tard, et qu'il est en outre établi que A.________ n'a eu recours à aucun traitement psychiatrique entre 1996 et 1999, date de l'ouverture de la seconde procédure de révision de la rente, rien ne permet encore de retenir une amélioration durable de l'état psychique du recourant au moment déterminant de la décision litigieuse (voir l'attestation médicale du Centre régional de santé mentale du 27 juin 2001). Dans son rapport du 6 août 2001, le docteur G.________ laisse d'ailleurs cette question ouverte (voir aussi l'appréciation du prénommé du 23 août 2002). Or, il n'y a matière à suppression en tout ou en partie du droit aux prestations que si l'on peut s'attendre à ce que l'amélioration constatée se maintienne durant une assez longue période (art. 88a RAI). On ajoutera encore que s'agissant de questions d'ordre psychique, il y a lieu de se montrer d'autant plus exigeant pour apprécier la valeur probante d'un rapport médical que les conclusions du médecin se fondent sur un dossier et non pas sur un examen personnel de l'assuré (RAMA 2001 n° U 438 p. 346 consid. 3d). Cela étant, on ne saurait non plus faire droit aux conclusions du recourant, l'attestation du 27 juin 2001 ne contenant que des indications médicales sommairement motivées. Il convient dès lors de renvoyer la cause à l'office afin qu'il mette en oeuvre une expertise psychiatrique. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.