Citation: 4P.43/2000 12.05.2000 E. B

B.- Par demande du 19 avril 1996, l'intimé a ouvert action contre la recourante, concluant à ce que la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud ordonne la dissolution de la société et nomme des liquidateurs chargés de procéder à la liquidation de celle-ci dans un délai de six mois dès jugement définitif et exécutoire. Il alléguait, en substance, que la défenderesse, du fait qu'elle était mal gérée, enregistrait des pertes annuelles constantes, qui avaient nécessité la dissolution de réserves latentes et un accroissement de l'endettement de la société envers son actionnaire majoritaire. Selon lui, le défaut de rentabilité de l'entreprise conduirait tôt ou tard à un surendettement et, finalement, à la faillite. La recourante a conclu au rejet de la demande. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 3 décembre 1996, le Juge instructeur de la Cour civile, saisi d'une requête ad hoc de l'intimé, a fait défense à la recourante d'aliéner, de mettre en gage ou de céder, de quelque manière que ce soit, l'immeuble de la rue Saint-François.