Citation: 5A_755/2023 E. 6.2.2

6.2.2. Le recourant relève qu'il ressort de l'arrêt querellé qu'il s'est occupé des enfants de 2014 à 2018 et qu'il bénéficie, du fait de son taux d'activité réduit, d'une plus grande disponibilité que la mère pour ce faire. Il se prévaut d'un arrêt 5A_916/2019 du 12 mars 2020, dans lequel la Cour de céans a jugé que, dans le cas concerné, les deux parents présentaient des capacités parentales adéquates pour la prise en charge de leur fils, qu'ils avaient tous deux été très présents depuis sa naissance, qu'ils avaient développé de forts rapports affectifs avec l'enfant et qu'ils lui avaient apporté soins et éducation dans une mesure équivalente. Elle a toutefois relevé que, quand bien même le père avait toujours été très impliqué dans la prise en charge de son fils, la situation professionnelle de la mère lui avait permis de passer beaucoup de temps avec l'enfant depuis sa naissance et d'aménager son emploi du temps en fonction de ce dernier. Que la situation soit inhérente au fait que le père travaillait à plein temps alors que la mère avait connu une période de chômage était sans pertinence. Celle-ci avait disposé d'une plus grande disponibilité qui lui avait permis d'alléger au maximum la prise en charge de l'enfant par des tiers durant les jours où l'enfant était auprès d'elle (consid. 5.2). La situation d'espèce n'est pas comparable à celle exposée dans l'arrêt précité dès lors que, dans ce dernier, l'enfant était âgé de 4 ans et que la séparation des parents était récente, de sorte que l'organisation relative à sa prise en charge durant la vie commune revêtait une importance accrue par rapport à une situation dans laquelle, comme c'est le cas en l'espèce, les parents avaient déjà exercé une garde partagée durant plusieurs années préalablement à la décision litigieuse. Au demeurant, le fait que, comme le relève le recourant, la mère aurait exercé une activité à un taux d'activité supérieur au sien durant les dernières années n'est pas déterminant. L'intéressé ne discute en effet pas le fait que, dès l'arrivée de la famille à X.________ et jusqu'en 2018, et quand bien même il aurait bénéficié d'une disponibilité supérieure à celle de la mère, C.________ a tout de même été inscrit à l'accueil parascolaire du midi et que D.________ allait à la crèche le matin, ni que, à tout le moins depuis 2020, les enfants ont fréquenté l'accueil parascolaire du midi et du soir. Il n'explique en outre pas de quelle manière et selon quelles modalités il aurait personnellement pris en charge les enfants dans une mesure supérieure à la mère. Le recourant appuie son argumentation sur des faits qui auraient été arbitrairement omis dans l'arrêt querellé, concernant notamment le taux d'activité à plein temps de l'intimée à P.________, l'intention de celle-ci de le remercier dans l'un de ses ouvrages en le qualifiant de "primary caregiver" ainsi que plusieurs déclarations écrites de tiers. Le recourant relève en outre qu'il ressort du compte rendu du Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale (SEASP) des auditions des enfants du 31 mars 2023 que "concernant les activités qu'il aime faire chez sa mère, C.________ dit qu'il n'en ont pas beaucoup, car sa mère travaille beaucoup" et que "[D.________] précise qu'elle fait beaucoup ses activités seule avec son frère car sa maman a beaucoup de travail". Cela étant, l'intéressé ne soutient pas avoir soulevé, devant l'autorité cantonale, un grief relatif à l'absence de prise en compte des faits litigieux, de sorte que sa critique est vaine (cf. supra consid. 2.3). Le grief doit, partant, être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.