Citation: 4D_97/2009 12.08.2009 E. 2.4

2.4.1 A titre subsidiaire, la recourante fait valoir que, si l'existence du mandat controversé devait être admise, force serait alors de considérer, par une application analogique du raisonnement tenu dans le précédent déjà cité, que ce mandat a été résilié en 2000. Elle en veut pour preuves, outre les deux circonstances susmentionnées (absence de ratification du règlement X 0 et refus de mentionner celui-ci sur le feuillet de son immeuble au registre foncier), l'allégation n° 16 du mémoire-demande de l'intimée, selon laquelle "à partir de l'an 2000, le représentant de la communauté X.________ a déclaré ne plus vouloir reconnaître aucune obligation à l'égard de la Fondation", ainsi que les termes utilisés par elle dans diverses pièces - il y est question de versements "à bien plaire" ou "sous la forme d'un don" -, tous éléments qui excluraient, à son avis, une quelconque obligation contractuelle pour des montants allant au-delà d'une contribution aux frais relatifs aux parties de l'ancien X 0 utilisées de manière privative par les copropriétaires de la PPE X.________. 2.4.2 Dans l'arrêt 4C.507/2007, la débitrice des contributions litigieuses avait signifié à la créancière de celles-ci qu'elle n'était pas astreinte à participer aux frais d'entretien des parcelles de l'espace X 0 et qu'elle refusait toutes les factures s'y rapportant. Interprétant cette manifestation de volonté selon le principe de la confiance, le Tribunal fédéral l'a comprise en ce sens que son auteur entendait résilier le mandat. En l'espèce, de l'avis du magistrat cantonal, la situation n'est pas la même, étant donné que la recourante, si elle a réduit ses paiements à sa guise, n'a pas remis en cause pour autant le principe même de sa participation financière, de sorte qu'elle n'a pas résilié le mandat confié à l'intimée. Il n'y avait, en effet, rien d'insoutenable à ne pas assimiler, du point de vue juridique, les deux situations à comparer dès lors que le comportement adopté par la débitrice des contributions litigieuses était beaucoup moins univoque dans le second cas que dans le premier. De fait, en continuant à verser de l'argent à l'intimée en échange des services fournis par cette dernière, de quelque nom qu'elle baptisât ses prestations financières, la recourante a manifesté de manière concluante son intention de ne pas contester le principe même de son obligation de rémunérer de tels services, contrairement à ce qui était le cas dans la précédente affaire. Il est assez significatif de constater, à cet égard, que la recourante, en réponse à l'allégation précitée de l'intimée, a qualifié de "totalement erronée" l'affirmation de la partie adverse selon laquelle elle n'avait plus voulu reconnaître aucune obligation (mémoire de réponse, p. 2 n° 16). Quoi qu'il en soit, considérée sous l'angle de l'arbitraire, l'opinion selon laquelle la recourante n'a pas résilié le mandat résiste à l'examen. 2.5 "Très subsidiairement", la recourante, par un raisonnement a maiore minus, soutient que, si le mandat n'a pas été résilié au début de l'an 2000, elle en a, à tout le moins, réduit l'étendue pour l'avenir. Aussi le juge valaisan serait-il tombé dans l'arbitraire en ignorant la chose. Il n'est pas établi que la recourante ait invité l'intimée à limiter l'ampleur de ses services, quantitativement ou qualitativement. En revanche, il est constant que l'intéressée a réduit de manière unilatérale sa contribution financière destinée à rémunérer ceux-ci. Il va sans dire qu'en diminuant de son propre chef la rémunération due au mandataire, le mandant ne procède pas à une réduction de l'étendue du mandat. Si tant est qu'il soit recevable, le moyen soulevé par la recourante apparaît ainsi dénué de tout fondement.