Citation: 4P.55/2006 03.07.2006 E. B

B.a Par acte déposé le 1er novembre 2001, B.________ SA a assigné A.________ devant les tribunaux genevois en paiement du montant de CHF 9'520,95, avec intérêts à 5% dès le 1er juin 1999, pour des factures impayées. B.________ SA a requis également la mainlevée définitive de l'opposition formée par A.________ au commandement de payer qu'elle lui avait fait notifier. Le défendeur a conclu au déboutement de la demanderesse. Il a indiqué, pour le surplus, ne pas s'opposer à l'application du droit suisse, auquel s'était référée la demanderesse, et a contesté la légitimation active de celle-ci. Par jugement du 7 juin 2002, non frappé d'appel, le Tribunal de première instance a admis la légitimation active de la demanderesse. Ultérieurement, soit le 27 novembre 2003, le défendeur a sollicité la révision de ce jugement, requête que le Tribunal a rejetée le 4 mai 2003. B.b Le Tribunal de première instance a entendu les parties le 17 avril 2002. A cette occasion, le défendeur, représenté par M. U.________, son président ad interim, a confirmé avoir bien commandé en 1999, à C.________, des cartes de visite et du matériel d'imprimerie. Entendu à titre de témoin, V.________, "chargé de la coordination" du défendeur à Genève en 1999 et 2000, a affirmé avoir été harcelé au sujet d'un paquet qu'il n'avait jamais reçu et n'avoir jamais vu les bons de livraison produits à la procédure; il a précisé qu'il ne s'occupait "pas de Paris" et qu'il ignorait si A.________ avait une adresse en cette ville. Ce tribunal a procédé à l'audition de plusieurs autres témoins, dont certains par voie de commission rogatoire. En revanche, le défendeur n'a fait ni comparaître, ni auditionner X.________. Y.________, gérante de C.________, a déclaré que les contacts entretenus avec X.________ l'avaient toujours été en France et qu'elle lui écrivait à son adresse privée à Paris. Le volume des commandes du défendeur représentait 1 à 2 m³ de marchandises, soit 6 cartons pour le journal et les chemises et 3 cartons pour la documentation; le nombre de 12 à 14 cartons figurant sur le bon de livraison du 3 mai 1999 s'expliquait par le fait qu'à titre commercial, un surplus ("la passe") de documents avait été remis à X.________. T.________, coursier de C.________, lequel ne s'occupait que des livraisons volumineuses, a confirmé avoir effectué au minimum deux livraisons pour le défendeur à l'adresse privée de X.________, consistant en une quantité très importante de marchandises, soit environ 2000 chemises enveloppées sous cellophane, qui ne pouvait dès lors correspondre à des échantillons. En revanche, il ne connaissait pas E.________. B.c Par jugement du 26 mai 2005, le Tribunal de première instance a condamné le défendeur à payer à la demanderesse la somme de CHF 9'520,95 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er juin 1999. Il a débouté les parties de toutes autres conclusions. Ce jugement a été confirmé par arrêt de la Cour de justice du 20 janvier 2006.