Citation: 1P.471/2000 10.11.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1 p. 83 et les arrêts cités). a) Vu la nature cassatoire du recours de droit public, les conclusions tendant au renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants sont irrecevables, aucune exception à ce principe n'étant réalisée en l'espèce (ATF 125 I 104 consid. 1b p. 107; 125 II 86 consid. 5a p. 96). b) De jurisprudence constante, celui qui se prétend lésé par un acte délictueux n'a pas qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ contre le refus d'ouvrir une procédure pénale, une décision de classement ou un jugement d'acquittement, parce que la poursuite et la sanction de l'auteur d'une infraction ne le touchent qu'indirectement dans ses intérêts de fait et ne l'atteignent pas dans ses intérêts juridiquement protégés. En effet, l'action pénale appartient exclusivement à l'Etat; elle est instituée dans l'intérêt public et ne profite qu'indirectement au plaignant. Il n'est fait exception à cette règle que lorsque le lésé se plaint de la violation des droits formels que lui reconnaît le droit cantonal de procédure ou qui découlent directement des art. 29 et 30 Cst. , et dont la violation équivaut à un déni de justice formel. Le plaignant ne saurait toutefois remettre en cause, par ce biais, la décision attaquée sur le fond, en critiquant l'appréciation des preuves ou en faisant valoir que la motivation retenue serait matériellement fausse; l'examen de telles questions ne se laisse en effet pas distinguer de celui du fond (ATF 125 I 253 consid. 1b p. 255 et les arrêts cités). Ainsi, les recourants sont uniquement habilités à faire valoir que la juridiction cantonale aurait arbitrairement interprété l'art. 48 ch. 1 et 2 CPP val. concernant leur qualité de partie civile et qu'ils ont arbitrairement été condamnés au paiement de frais et de dépens en faveur des prévenus libérés. Ils ne peuvent donc remettre en cause le jugement entrepris que pour les chiffres 5, 6b et c et 8 de son dispositif. c) Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier de lui-même si l'arrêt attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Une motivation brève, comportant une référence indirecte à la violation de droits constitutionnels non expressément désignés peut, suivant les circonstances, satisfaire aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, par exemple lorsque le recours est introduit par une personne ne bénéficiant pas d'une formation juridique (cf. ATF 115 Ia 12 consid. 2b p. 14). En tout état, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher dans le jugement attaqué et le dossier cantonal les traces de l'évocation d'une atteinte à un droit constitutionnel pour y trouver un éventuel fondement au grief soulevé. Dans le cas présent, l'acte de recours ne répond d'une manière générale que difficilement aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Il ressort néanmoins des arguments développés de manière confuse et prolixe par les recourants que ces derniers reprochent à la Cour d'appel pénale d'avoir violé l'art. 48 ch. 1 CPP val. en leur déniant la qualité de parties civiles. De même, on peut comprendre de quelques remarques articulées en pages 6 § 1, 26 et 27 § 2 et 3 du recours, qu'ils estiment arbitraire d'avoir été condamnés à payer une partie des frais de première instance et d'appel, ainsi que des dépens dus aux accusés acquittés.