Citation: 5A_354/2016 E. 5.2

5.2. S'agissant des points dont la Cour de céans a relevé ci-devant qu'ils ressortissaient à l'appréciation des preuves et la constatation des faits (cf. supra, consid. 4.2.3), force est de considérer que la recourante ne fait aucune démonstration de l'arbitraire dans la partie de son recours consacré à ce sujet. On trouve toutefois sous l'intitulé de la " Violation de l'article 190 al. 1 ch. 2 LP ", lettre c. " De la suspension des paiements en l'espèce ", une motivation en ce sens pour l'un d'eux. La recourante y soutient notamment que la pièce 19 du chargé des intimés du 21 (recte 20) octobre 2015 prouve qu'elle a proposé, le 25 août 2015, une liste de quatre bateaux d'une valeur totale de 292'000 fr. en garantie du paiement du prix des actions cédées par les intimés, laquelle a été acceptée par C.________ qui l'a contresignée le 27 août 2015. Or, si ce document fait effectivement état de quatre bateaux pour un prix de vente de 292'000 fr. " sous garantie F.________ " et porte la signature du prénommé avec la " remarque " que " les bateaux ne sont pas expertiser (sic) ni essayé (sic) ", il ne permet pas de comprendre à l'évidence qu'ils auraient été cédés en garantie de la créance poursuivie. On ne saurait ainsi reprocher à l'autorité cantonale de n'avoir manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, d'avoir omis, sans raison sérieuse de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore d'avoir fait des déductions insoutenables sur la base des éléments recueillis (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 III 226 consid. 4.2 p. 234; 136 III 552 consid. 4.2 p. 560). Il en va de même lorsque la recourante prétend que, contrairement à ce qui a été retenu, elle a produit un document rendant vraisemblable l'existence ou la valeur du bateau figurant aux actifs du bilan au 31 août 2015. La pièce 6 de son chargé du 2 décembre 2015 à laquelle elle se réfère est une liste de bateaux intitulée " Stock bateaux occasion au 31/08/2015 " indiquant notamment les anciens propriétaires et la " valeur stock " dont il ne ressort pas manifestement qu'elle serait une annexe du bilan au 31 août 2015 produit sous pièce 11. Quand bien même ce point ne fait l'objet d'aucune critique motivée conformément aux exigences (cf. supra, consid. 2.2), on peut ajouter que l'autorité cantonale n'a pas non plus sombré dans l'arbitraire en retenant que la recourante n'a pas respecté les échéances de paiement figurant dans le contrat. Celui-ci prévoyait un premier versement de 120'000 fr. le 30 juin 2015, puis quatre versements de 50'000 fr. aux 30 septembre et 31 décembre 2015 ainsi qu'au 30 mars et 30 juin 2016. Or, le seul paiement qui est intervenu est celui de 40'000 fr. effectué le 27 juillet 2015.