Citation: 5P.15/2005 13.05.2005 E. 4

Invoquant les art. 196, 197, 215 et 255 LPC/GE, le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir arbitrairement refusé d'entendre les témoins requis et d'ordonner une expertise concernant l'attribution des enfants. L'audition de ceux-ci par l'autorité cantonale aurait de plus été inappropriée. 4.1 Dans son appel, le recourant a soutenu que l'audition des enfants par le juge n'avait pas supprimé la nécessité de procéder à des actes d'instructions complémentaires, tels que l'audition de témoins ou une expertise confiée à un professionnel en psychologie qui pourrait interpréter au mieux les déclarations des enfants, leur mère les ayant par ailleurs influencés dans leurs déclarations. L'autorité de recours a considéré que les enfants s'étaient exprimés de manière claire malgré leur jeune âge et que leurs déclarations apparaissaient comme le fruit d'une véritable réflexion. Il convenait dès lors de prendre en compte leur opinion sans qu'il soit besoin de renvoyer la cause au premier juge afin qu'il ordonne l'ouverture d'enquêtes, ni de faire auditionner les enfants par un expert pour qu'il interprète leurs dires. 4.2 Contrairement à ce que prétend le recourant, la Cour de justice n'a pas violé les dispositions cantonales précitées, relatives aux mesures probatoires, en estimant qu'il ne se justifiait pas d'entendre les témoins requis. Elle a en réalité procédé à une appréciation anticipée des preuves (ATF 129 III 18 consid. 2.6 p. 25 et les arrêts cités), laquelle est soumise à l'interdiction de l'arbitraire au même titre que toute appréciation des preuves (ATF 124 I 274 consid. 5b p. 285). Sous l'angle de l'arbitraire dans l'application du droit cantonal de procédure, en particulier des art. 197, 215 et 255 LPC/GE, le moyen est dès lors mal fondé. Par ailleurs, le recourant se contente d'affirmer que son cas a été traité différemment de ce qui s'observe à l'ordinaire, puisque le seul témoin entendu a été l'actuel mari de l'intimée. Il se plaint en outre d'avoir été empêché de fournir des preuves concernant le degré de disponibilité de celle-ci à l'égard des enfants et la place accordée à B.________ et C.________ au sein de la nouvelle famille de leur mère. Cette argumentation ne permet pas de considérer que l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la Cour de justice serait insoutenable. En effet, le recourant se borne essentiellement à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale concernant la nécessité de procéder à d'autres mesures probatoires, ce qui n'est pas suffisant au regard des exigences de motivation circonstanciée déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Dans la mesure où il se plaint du refus de l'autorité cantonale d'ordonner une expertise ou de confier l'audition des enfants à un psychologue professionnel, audition qui se serait selon lui déroulée devant la Cour de justice de manière inappropriée, ses critiques concernent l'application des art. 145 al. 2 CC, respectivement 144 al. 2 CC, donc du droit fédéral. Elles sont dès lors irrecevables ici (art. 84 al. 2 OJ; cf. supra,consid. 2.2).