Citation: 6B_383/2024 E. 5.3.2

5.3.2. Dans un second grief, le recourant conteste le fait que la menace précitée aurait effectivement effrayé l'intimée. Selon lui, ce ne serait pas le cas dans la mesure où (i) l'intimée a déclaré le 10 septembre 2020 qu'il demandait toujours qu'elle soit là lors des visites avec l'enfant, (ii) leur enfant n'a pas de passeport, (iii) un retour en Turquie par le recourant impliquerait qu'il y purge une peine privative de liberté de plusieurs années, mais encore (iv) que dans le cadre des démarches accomplies par la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse, l'intimée s'est engagée à trouver un moyen d'aller en Turquie avec sa fille afin qu'elle puisse rendre visite au recourant. Le raisonnement cantonal sur la question de l'impossibilité de quitter la Suisse et de l'absence de passeport (cf. supra consid. 5.2) ne prête pas le flanc à la critique. Compte tenu du comportement généralement peu scrupuleux du recourant et des critiques ressassées par ce dernier à l'intimée, on ne voit pas que cette dernière aurait dû être rassurée par ces écueils pratiques et juridiques de manière à ce que toute crainte soit exclue. Quant aux autres éléments invoqués par le recourant, ils sont largement postérieurs aux faits reprochés et ne sont dès lors pas pertinents. Que l'intimée ait craint que le recourant enlève sa fille entre 2017 et 2018 n'empêche pas qu'elle souhaite aujourd'hui ne pas l'exclure totalement de la vie de cette dernière. Tout au plus peut-on y voir un comportement en phase avec le bien de leur enfant.