Citation: 4A_96/2021 E. A

Par une offre du 8 juillet 2003 déposée suite à un appel d'offre de la société A.________ SA (ci-après: la mandante, la défenderesse, la recourante), la société B.________ SA (ci-après: la mandataire, la demanderesse, l'intimée), ingénieur civil, s'est engagée dans le cadre d'un projet de construction d'un ensemble immobilier comprenant deux immeubles et un parking sis sur la commune de U.________. Suite à l'émergence de différends dans le déroulement de la réalisation du projet de construction entre 2008 et 2009, la mandante a résilié le 9 juillet 2009 le mandat de la mandataire pour l'un des deux immeubles, pour qu'elle se concentre sur l'autre immeuble et le parking. La mandataire a contesté cette résiliation qu'elle a considéré comme intervenant en temps inopportun et a contesté les reproches formulés à son encontre. La mandataire a suspendu toutes ses activités sur le chantier et a facturé le solde de ses honoraires. Elle a invoqué une exception d'inexécution au sens de l'art. 82 CO et indiqué surseoir à l'exécution de ses prestations tant que la mandante ne se serait pas acquittée des montants ouverts, qui lui étaient dus. Pour terminer les travaux, la mandante a dû confier l'exécution de ceux-ci à un autre ingénieur civil, l'entreprise C.________ SA dont la note d'honoraires finale a dépassé de 52'000 fr. le montant de l'offre de la mandataire.