Citation: 2A.478/2002 28.02.2003 E. 3

3.1 Le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir "prononcé matériellement une mesure provisionnelle" sans en avoir été requise par le Département cantonal ou ses services et d'avoir ainsi statué ultra petita. S'étant fondé sur l'art. 24 al. 3 LFPr, le Tribunal administratif aurait empiété sur le domaine de compétence du pouvoir exécutif. De plus, la disposition précitée ne saurait servir de base à une interdiction de former des apprentis, de sorte que la mesure litigieuse serait dépourvue de base légale et devrait être annulée. Au demeurant, le recourant fait valoir qu'une conclusion prise sur le fond ne peut pas être "transformée" en mesure provisionnelle. Il se plaint encore que l'autorité intimée ait prononcé la mesure querellée en se fondant sur des éléments de fait établis en violation du droit d'être entendu, comme elle l'avait elle-même constaté. Enfin, le Tribunal administratif ayant annulé la décision du Service cantonal du 16 mai 2002 et renvoyé le dossier à l'autorité compétente pour complément d'instruction et nouvelle décision, il avait en fait donné gain de cause au recourant, de sorte qu'il ne pouvait pas mettre un émolument judiciaire à sa charge ni refuser de lui allouer des dépens.