Citation: 1C_55/2009 13.05.2009 E. 1.3

Le recourant se contente en effet de persister dans sa version des faits: pour des motifs "privés et familiaux", il lui serait impossible de dénoncer la personne - en l'occurrence une femme - qui conduisait son véhicule. 1.3.1 La cour cantonale et le Conseil d'Etat ont toutefois écarté les explications avancées après coup par le recourant: celui-ci avait d'abord spontanément déclaré à la police qu'il conduisait lui-même le véhicule. Il ne s'était rétracté qu'après avoir été informé de la possibilité d'une sanction administrative. On ne voit toutefois pas, comme le relève la cour cantonale, ce qui l'empêchait d'expliquer d'emblée qu'il n'était pas au volant du véhicule et qu'il ne pouvait révéler l'identité de la personne qui conduisait. Le recourant ne tente pas de démontrer que l'appréciation des preuves serait manifestement inexacte. 1.3.2 La décision du Conseil d'Etat, à laquelle renvoie l'arrêt attaqué, retient également que la personne que le recourant entendait protéger - soit une amie - n'entrait manifestement pas dans le champ d'application des dispositions relatives à la dispense de témoigner. Le recourant ne tente pas non plus de démontrer que cette appréciation serait arbitraire.