Citation: 5P.45/2002 31.05.2002 E. 2

2.- Dans un recours de droit public pour arbitraire (art. 9 Cst.), les moyens de fait ou de droit nouveaux sont prohibés (ATF 118 III 37 consid. 2a p. 39 et la jurisprudence citée). Le Tribunal fédéral s'en tient, dès lors, aux faits constatés par l'autorité cantonale, à moins que le recourant ne démontre que ces constatations sont arbitrairement fausses ou incomplètes (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Il n'y a pas lieu, en l'occurrence, de s'écarter de l'état de fait de la décision attaquée, puisque la recourante n'établit pas, en conformité avec les exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. infra, consid. 3a), qu'il serait arbitrairement lacunaire. Par conséquent, sont irrecevables les allégations de la recourante d'après lesquelles des personnes proches d'elle l'auraient informée de ce que S.D.________ était pressé de vendre, à bas prix et pour partie au noir, le café-restaurant le "X.________", qu'E. D.________ aurait communiqué pas moins de trois domiciles différents au cours de la procédure de séquestre et que, en qualité d'associée de la société E & S D.________ Snc, elle aurait donné son accord à la vente de cet établissement ainsi qu'aux modalités déterminées par son ex-mari.