Citation: 9C_13/2017 E. 6

C'est également en vain que la recourante reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur la jurisprudence développée par la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral en matière de contrat d'assurance et d'avoir retenu qu'une déclaration de résiliation doit mentionner la question qui a reçu une réponse inexacte et préciser de façon circonstanciée en quoi consiste le fait important non déclaré ou inexactement déclaré (cf. art. 6 al. 1 LCA; ATF 129 III 713 consid. 2.1 p. 714). En l'absence de dispositions statutaires ou réglementaires, le Tribunal fédéral a en effet déjà admis l'application par analogie des art. 4 ss LCA à la réticence dans le domaine de la prévoyance professionnelle plus étendue (ATF 130 V 9 consid. 2.1 p. 11; 119 V 283 consid. 4 p. 286 et consid. 5a p. 287; 116 V 218 consid. 4b p. 225). Aussi, il y a lieu d'attendre de la caisse de prévoyance, qui invoque la réticence de l'assuré, qu'elle précise à quelle interrogation celui-ci n'a pas répondu ou répondu de manière inexacte (arrêts 9C_208/2010 du 20 mai 2010 consid. 3.1, 9C_199/2008 du 19 novembre 2008 consid. 5.1, B 103/06 du 2 juillet 2007 consid. 3.3 et les références). On ne voit par ailleurs pas en quoi la solution retenue par la juridiction cantonale, conforme à la finalité de l'art. 6 LCA, reviendrait à cautionner un abus de droit d'une assurée qui posséderait une "très bonne connaissance des règles et du mécanisme concernant la réticence".