Citation: 1B_357/2018 E. 1

A cet égard, la recourante soutient en substance que les garanties assurées par les confiscations et les séquestres prononcés par le tribunal de première instance en mai 2017 par rapport à ses prétentions seraient mises en danger par la procédure civile intentée en France en décembre 2017 par les deux sociétés intimées; dans ce cadre, ces dernières auraient conclu à la constatation de la nullité des sociétés immobilières, propriétaires notamment des deux biens immobiliers à Paris dont la saisie est demandée dans la présente cause, afin de pouvoir solliciter ensuite l'exécution de leur créance contre B.________ et sa co-prévenue directement sur ces immeubles. Si cette action devait aboutir, la recourante prétend qu'elle subirait un préjudice irréparable puisque les confiscations et séquestres tels qu'ordonnés dans le jugement genevois ne portaient que sur les parts des deux sociétés immobilières, qui n'auraient donc plus aucune valeur. Elle soutient de plus que les autres montants/objets confisqués ou séquestrés - à hauteur de 6 millions (cf. ad 4 p. 13 s. du mémoire de recours) - ne garantiraient pas le paiement de son dommage. Vu la répartition par pourcentage entre les trois parties plaignantes du montant qui pourrait être recouvré à l'issue de la procédure pénale, il ne paraît pas exclu que la recourante subisse dès lors un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) si la somme en cause était diminuée de la valeur des parts sociales des sociétés F.________ 1 et F.________ 2 (cf. environ 6'000'0000 fr. [total estimé des confiscations ad 15.2.1 p. 112 du jugement de première instance] - EUR 850'813.- [parts confisquées de F.________ 1] - EUR 2'793'812.- [parts confisquées de F.________ 2] = 2'355'375 fr., en admettant par simplification une parité entre l'euro et le franc suisse; soit en application de la proportion de 0.1 % : 2'355 fr. 38 au lieu des 6'000 fr. espérés). Cela étant, vu l'issue du litige, cette problématique, ainsi que les autres questions de recevabilité peuvent rester indécises. En tout état de cause, la recourante ne subit aucun préjudice irréparable en lien avec le "I.________ 2" sis à Megève, puisque l'action intentée en France - à l'origine de la demande de garanties supplémentaires - ne le vise pas (cf. les conclusions en p. 24 de l'assignation devant le Tribunal de Grande Instance de Paris du 19 décembre 2017 [pièce une produite en annexe de la requête du 7 juin 2018]) et, sous cet angle, son recours est irrecevable.