Citation: 4P.343/2006 26.04.2007 E. 4

La recourante se plaint du défaut de motivation de l'arrêt cantonal. Elle s'en prend à la manière de procéder de la Chambre des recours, qui a déclaré adopter l'état de fait du jugement du 27 juillet 2005 sans rédiger elle-même une présentation des faits déterminants. La demanderesse expose qu'il a échappé à l'autorité cantonale que le jugement de l'autorité inférieure est lui-même une construction de différents états de fait, puisque la page 7 de cette décision mentionne une reprise complète de l'état de fait du jugement du 3 octobre 2003 avec encore un complètement entraîné par la reprise de l'instruction. A en croire la recourante, les témoignages retranscrits par les premiers juges présenteraient des contradictions, si bien que leur appréciation par la cour cantonale ne pouvait être que totalement arbitraire. A cela s'ajouterait que l'autorité cantonale a complété l'état de fait du jugement du 27 juillet 2005 dans la partie "en droit" de son arrêt, mêlant l'établissement des faits à des discussions juridiques. 4.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, afin que l'intéressé puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa, 97 consid. 2b; 125 II 369 consid. 2c; 124 II 146 consid. 2a). Le principe de la libre appréciation des preuves ne dispense pas le juge de l'obligation d'examiner avec soin le résultat de l'administration des mesures probatoires ordonnées. Ce sont les circonstances du cas et l'intérêt du justiciable qui sont déterminants (cf. ATF 109 Ia 217 consid. 5c p. 234). Le juge n'est donc pas tenu d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; il peut se limiter à retranscrire ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 121 I 54 consid. 2c et les arrêts cités).