Citation: 6B_159/2020 E. 2.4.2

2.4.2. Il ressort des constatations de la cour cantonale que le recourant a durant de nombreuses années exercé une constante autorité sur son épouse, qui ne parlait pas le français et était très isolée. Il faisait en outre régner une ambiance tyrannique au sein de son foyer, frappant régulièrement son épouse et la menaçant de violences et même de mort, sort qu'il affirmait en outre réserver aux personnes auprès desquelles elle pourrait chercher du secours. Le médecin auquel elle a fini par se confier a constaté que l'intimée se trouvait dans un état de détresse extrême et avait une peur panique du retour de son mari, qui était alors en vacances, et des conséquences de ce retour pour elle et son enfant. Dans ces circonstances, il est compréhensible que l'intimée, qui n'était pas en mesure de résister physiquement et n'avait personne dont elle pouvait espérer du secours, ait considéré comme vaine, voire dangereuse, toute tentative de résister aux actes sexuels que lui imposait le recourant, lequel pouvait dès lors passer outre à son refus sans avoir recours à la violence ou à la menace. C'est donc sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a considéré que l'élément constitutif de la contrainte était réalisé.