Citation: 2P.107/2001 31.07.2001 E. B

B.- L'Association et Y.________ SA ont recouru au Tribunal administratif du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif) contre la décision prise le 1er février 2001 par le Département cantonal. Elles ont demandé que cette décision soit annulée et que l'Association soit autorisée à exploiter les machines "Bonheur" et "Vidéo Bonheur". Elles ont requis la restitution de l'effet suspensif. Elles ont notamment fait valoir que les machines en cause étaient des jeux d'adresse autorisés et non pas des jeux de hasard prohibés. Par décision du 9 mars 2001, le Vice-Président du Tribunal administratif (ci-après: le Vice-Président) a rejeté la requête de mesures provisionnelles. Après avoir indiqué qu'il traiterait la demande de restitution de l'effet suspensif comme une requête de mesures provisionnelles, il a relevé que les intéressées n'étaient au bénéfice d'aucune autorisation d'exploiter les jeux "Bonheur" et "Vidéo Bonheur" et qu'elles ne pouvaient pas obtenir l'autorisation sollicitée par le biais d'une décision sur mesures provisionnelles. En effet, un tel octroi équivaudrait à l'admission du recours sur le fond. En outre, les intérêts publics protégés par la loi fédérale du 18 décembre 1998 sur les jeux de hasard et les maisons de jeu (loi sur les maison de jeu; LMJ; RS 935. 52) l'emportaient sur l'intérêt de l'Association et de Y.________ SA à exploiter les appareils "Bonheur" et "Vidéo Bonheur" sans être au bénéfice d'une autorisation ad hoc et sans que ces appareils aient été homologués conformément à la loi sur les maisons de jeu.