Citation: 6B_666/2023 E. 1.3.3

1.3.3. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. On comprend en particulier que dans le contexte de l'époque, alors que R.________ avait indiqué vouloir cesser de livrer à la concurrence les composants horlogers produits par son groupe et que la Commission de la concurrence avait donné son feu vert à une réduction progressive desdites livraisons (cf. jugement du tribunal de première instance du 7 octobre 2021, consid. 3.3 p. 13), la stratégie du recourant, qui consistait à présenter K.________ SA comme un partenaire incontournable et très sollicitée par de nombreux clients, dont des sociétés de renom, avait conduit O.________ à signer le contrat-cadre qu'il lui avait soumis sans plus attendre. Par ailleurs, le recourant n'indique pas sur quel fondement O.________ aurait dû douter de la véracité des informations qu'il lui communiquait et procéder ainsi à davantage de vérifications. En particulier, il ne démontre pas que O.________ aurait dû se méfier de l'état des comptes présentés et, partant, requérir une entrevue avec T.________, respectivement soumettre les comptes à ses collègues en leur demandant d'en vérifier l'exactitude. Au demeurant, le recourant s'écarte de l'état de fait cantonal sans en démontrer le caractère arbitraire lorsqu'il affirme que les falsifications des comptes auraient pu être aisément décelées par des tiers. Il n'est ainsi nullement établi que les démarches qu'il évoque auraient permis d'éviter que O.________ ne se fasse une représentation erronée de la situation de K.________ SA, encore moins de révéler les intentions de son dirigeant de détourner à son profit une partie des acomptes versés par C.________ SA. Ainsi, en communiquant des informations financières erronées au sujet de K.________ SA, notamment en fournissant de faux documents créés dans le but de mettre C.________ SA en confiance et de l'inciter à se contenter des garanties insuffisantes qu'il pouvait lui offrir, dans un contexte économique et concurrentiel chahuté dont il a su tirer avantage, le recourant, qui avait en réalité l'intention d'utiliser à son profit une partie de l'argent versé par C.________ SA en violation de l'accord conclu, a bien usé d'une tromperie astucieuse, une coresponsabilité de la dupe étant exclue.