Citation: 4A_93/2008 05.05.2008 E. 3

Dans un premier moyen, la recourante dénonce une violation des art. 394 ss CO. Elle reproche à l'autorité cantonale d'avoir affirmé que l'intimée Y.________ SA était intervenue en qualité de courtier d'assurances et de n'avoir pas appliqué les règles sur le mandat, plus précisément l'art. 395 CO. Pour seule motivation - presque identique à celle développée en appel -, la recourante affirme que, comme l'intimée Y.________ SA était un professionnel, il était de son devoir de la renseigner correctement. Elle ajoute que tant le timbre humide de la société Y.________ SA apposé sur la proposition d'assurance que la signature du représentant de cette société attestent qu'elles étaient liées par un contrat de mandat et non de courtage. Il va sans dire qu'une telle argumentation, qui ne consiste qu'en de pures allégations, n'est pas à même d'établir une violation du droit. Elle ne permet en particulier pas de démontrer, comme avancé par la recourante, que la société intimée a agi en qualité de représentante de la recourante et qu'elle a, de ce fait, accepté - au nom et pour le compte de la recourante - la proposition d'assurance. On ne saurait pas plus en déduire une éventuelle volonté des parties de conclure un mandat relatif à la gestion du contrat d'assurance, ce d'autant qu'aucune exception au sens de l'art. 105 al. 2 LTF n'a été soulevée sur cette question de fait. La recourante, qui se contente de citer l'art. 395 CO - qui a trait à la formation du contrat de mandat - ne parvient donc pas à établir à satisfaction que l'autorité cantonale aurait violé le droit fédéral en jugeant que les parties étaient liées par un contrat de courtage. Ce résultat s'impose d'autant plus que la démonstration de la recourante n'intègre pas le fait, déterminant et non remis en cause, selon lequel l'offre d'assurance a, le 3 avril 2002, été signée par A.________, qui l'a acceptée au nom de la société; la recourante omet également d'indiquer, sans formuler aucune critique sur ce point de fait, que l'intimée Y.________ SA n'a eu connaissance du sinistre qu'en date du 20 mars 2004, soit quelque neuf mois après l'incendie, et n'a pas été sollicitée pour intervenir auprès de l'assurance à la suite dudit sinistre. Sur la base des faits retenus - qui lient le Tribunal fédéral -, on ne voit pas que la qualification du contrat de courtage viole le droit fédéral.