Citation: 9C_45/2007 25.09.2007 E. 4

A la suite de l'intimé, la juridiction cantonale a procédé à l'évaluation de la situation de l'assurée en prenant en considération les rapports médicaux recueillis après le prononcé de la décision initiale, à savoir l'expertise psychiatrique du docteur E.________ (du 24 octobre 2005) et l'appréciation de la doctoresse I.________ (du 3 août 2006). De ces avis médicaux, en relation avec l'expertise du docteur B.________, la juridiction cantonale a retenu que la recourante souffrait d'un trouble somatoforme douloureux dont les effets pouvaient être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible, les critères jurisprudentiels permettant, à titre exceptionnel, d'admettre le caractère invalidant d'une telle affection en l'absence de comorbidité psychiatrique d'une intensité suffisante n'étant pas réalisés. Sur le plan somatique, les premiers juges se sont écartés des conclusions du docteur B.________ qui reposaient à leurs yeux sur des considérations relevant surtout de l'état psychique et mental de la recourante, pour suivre celles de la doctoresse I.________. Celle-ci était d'avis qu'un travail à plein temps dans une activité adaptée sur un plan ostéoarticulaire (pas de position statique prolongée debout, ni flexion/rotation du tronc et en porte-à-faux, port de charges limité à 15 kg occasionnellement; pas de travail à la chaîne, ni sur une machine vibrante) était exigible de la part de la recourante. Examinant ensuite la répercussion des troubles de la santé de la recourante sur le plan économique au regard d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée, la juridiction cantonale est arrivée à la conclusion, après comparaison des revenus déterminants, que A.________ présentait (même avec un abattement maximum de 25% sur le revenu d'invalide) un degré d'invalidité qui n'atteignait de loin pas le seuil de 40% susceptible d'ouvrir le droit à une rente d'invalidité.