Citation: U 243/02 30.12.2002 E. 3

En l'espèce, les premiers juges ont considéré, se fondant sur l'ensemble des avis médicaux versés au dossier, qu'au moment de la suppression de son droit aux prestations de l'assurance-accidents, P.________ ne souffrait plus, sur le plan somatique, de séquelles de l'accident du 18 novembre 1998. Ce point de vue est convaincant et il n'y a pas de motif de le remettre en cause, cela d'autant moins que le médecin traitant de l'assuré, dans son rapport intermédiaire du 31 mai 1999, n'atteste plus de troubles somatiques et renvoie, pour le diagnostic, au rapport de la Clinique Y.________ qui estime le recourant psychiquement et non physiquement atteint (rapport du 31 mars 1999). L'électroneuro-myographie réalisée par les médecins du service de neurologie de X.________ est d'ailleurs normal (rapport 12 janvier 1999) et les rhumatologues de X.________ (rapport des docteurs E.________, G.________ et F.________ du 20 juin 2001) diagnostiquent un trouble somatoforme douloureux de l'hémicorps droit, un état de stress post-traumatique, des troubles dépressifs récurrents sans symptômes psychotiques et des troubles hypochondriaques.