Citation: 6B_975/2010 06.01.2011 E. 1

Le recourant fait valoir une violation de son droit d'être entendu. 1.1 D'une part, il se plaint de n'avoir pas pu assister à l'audience tenue le 22 mars 2010 devant la cour cantonale. Or, il ressort des constatations cantonales que la convocation à l'audience précitée lui a été notifiée par l'intermédiaire de l'Etude B.________ auprès de laquelle il avait fait élection de domicile aux fins de notification en Suisse. La mandataire précitée lui a également envoyé la convocation par télécopie et par courrier recommandé distribué au guichet postal (cf. arrêt attaqué p. 2 let. B), de sorte qu'elle lui a été valablement notifiée. Il n'est dès lors pas décisif pour l'issue du litige que la convocation que le greffe de la cour cantonale lui a directement adressée ait été retournée avec la mention "non réclamé". Les art. 6 CEDH et 29 al. 2 Cst. ne s'opposent pas à ce que les débats aient lieu en l'absence de l'accusé, lorsque celui-ci refuse d'y participer ou lorsqu'il se place fautivement dans l'incapacité de le faire (ATF 129 II 56 consid. 6.2 p. 59 ss et les arrêts cités; arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme Medenica c. Suisse du 14 juin 2001, par. 58; Poitrimol c. France du 23 novembre 1993, Série A, vol. 277A, par. 35). L'intéressé, qui n'invoque aucun motif susceptible de l'avoir empêché sans sa faute de se présenter à l'audience, ne saurait par conséquent se prévaloir avec succès d'une violation de son droit d'être entendu, faute d'avoir pu participer à une audience à laquelle il avait pourtant été valablement convoqué. 1.2 D'autre part, le condamné se plaint de n'avoir pas pu correctement assurer sa défense par la faute de l'interprète qui n'aurait pas fidèlement reproduit ses déclarations. Cependant, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris, ni de la déclaration d'appel, que l'intéressé se serait prévalu de tels vices devant les instances précédentes. Le principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.) oblige celui qui constate un prétendu vice de procédure à le signaler immédiatement, à un moment où il pourrait encore être corrigé, et lui interdit d'attendre, en restant passif, afin de pouvoir s'en prévaloir ultérieurement devant l'autorité de recours (ATF 132 II 485 consid. 4.3 p. 496; 121 I 30 consid. 5f p. 38 et les références). Si l'intéressé ne s'estimait pas en mesure d'assurer sa défense en raison de manquements imputables à l'interprète, le principe de la bonne foi lui commandait de réagir immédiatement en ce sens. Il ne pouvait s'en abstenir et attendre l'issue de la procédure pour se plaindre ultérieurement, dans un recours, d'atteintes à son droit d'être entendu et à ses droits de défense. 1.3 Le grief soulevé est ainsi mal fondé.