Citation: U 45/02 13.11.2002 E. 2

2.1 Comme en instance cantonale, le recourant invoque en premier lieu une violation de son droit d'être entendu, au motif que la CNA ne lui a pas communiqué la prise de position du docteur F.________, ni lui a donné l'occasion de se déterminer sur son contenu, alors même qu'elle s'est fondée sur les conclusions de ce médecin pour confirmer sa décision de refus de prestations. 2.2 Les médecins d'arrondissement de la CNA participent, du fait de leurs connaissances spéciales, à la préparation des décisions. Même si leurs prises de position constituent un élément essentiel lors de la décision et ont, du point de vue matériel, toutes les caractéristiques d'une expertise, elles ne sont pas des rapports d'experts. Elles s'apparentent plutôt, sur le plan de l'administration des preuves, à des renseignements écrits recueillis auprès d'autorités. Aussi, les prescriptions procédurales particulières de la preuve par expertise (cf. les art. 37, 39 à 41 et 43 à 61 PCF en relation avec l'art. 19 PA) et, notamment, la protection du droit d'être entendu, ne sont-elles pas applicables (RAMA 2000 n° U 361 p. 39). Dans le cas particulier toutefois, la CNA a recueilli l'avis de sa division de médecine des accidents non pas en vue de rendre sa décision initiale, mais au cours de la procédure d'opposition. La portée à accorder à la jurisprudence précitée lorsqu'on se trouve à un tel stade de la procédure peut cependant demeurer ouverte (voir également RAMA n° U 309 p. 457). On doit en effet considérer qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu du recourant a, en tout état de cause, été réparée puisque ce dernier a eu accès à toutes les pièces de son dossier après que la CNA a rendu sa décision sur opposition (cf. la correspondance échangée à ce sujet entre son avocat et l'intimée) et qu'il a pu faire valoir ses arguments devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen - l'instance cantonale, puis la Cour de céans - (ATF 126 V 132 consid. 2b et les références; voir également Moor, Droit administratif, vol. II, p. 190).