Citation: 5C.269/1999 12.02.2001 E. 3

3.- a) Le recourant se plaint d'une autre violation de l'art. 8 CC, en tant qu'il règle le fardeau de la preuve. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir admis que le tableau de répartition des frais du 19 août 1988 ne constituait qu'un simple devis, de sorte qu'en application de l'art. 374 CO, le prix de la construction devait être déterminé selon la valeur du travail et les dépenses de l'entrepreneur. Il soutient qu'il incombait à l'intimée de prouver qu'un tel mode de fixation du prix avait été convenu; or, elle ne l'avait jamais démontré, ni même allégué. b) Selon le jugement entrepris, le défendeur a fait parvenir à la demanderesse, le 19 août 1988, un tableau de répartition des frais de construction du chemin, valant devis. Le prix de la construction ayant été fixé approximativement, au sens de l'art. 374 CO, et non à forfait, selon l'art. 373 CO, le prix de la construction du chemin d'accès devait être calculé selon la valeur du travail et les dépenses de l'entrepreneur. Contrairement à ce que semble croire le recourant, il ne s'agit pas de questions de fait, le jugement entrepris ne contenant au demeurant aucune constatation sur la volonté interne - implicite ou explicite - des parties à ce sujet. En considérant que le tableau susmentionné valait devis, l'autorité cantonale a procédé à une appréciation juridique de celui-ci. Elle en a ensuite tiré les conséquences quant au mode de fixation du prix, en application des règles du droit des obligations. Le grief déduit de l'art. 8 CC tombe dès lors à faux.