Citation: 1B_372/2013 E. 1

Par jugement du 7 décembre 2012, le Tribunal correctionnel de la République et canton de Genève a reconnu X.________ coupable d'infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants et à la loi fédérale sur les étrangers et l'a condamné à une peine privative de liberté de cinq ans, sous déduction de la détention subie avant jugement. Il a révoqué un précédent sursis accordé à une peine privative de liberté de 18 mois et maintenu l'accusé en détention pour des motifs de sûreté. X.________ a fait appel de ce jugement le 13 décembre 2012. La Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a fixé les débats d'appel au 28 mai 2013. Le 16 septembre 2013, X.________ a requis sa mise en liberté immédiate, alléguant une violation du principe de la célérité dès lors que la décision de seconde instance cantonale n'avait pas encore été rendue. Par ordonnance du 25 septembre 2013, le Président de la Chambre pénale d'appel et de révision a rejeté la demande de libération en précisant que la question d'une éventuelle violation du principe de célérité était du ressort du juge du fond. Agissant par la voie du recours en matière pénale, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cette ordonnance, de constater la violation du principe de célérité, de renvoyer la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais et dépens de la procédure et d'ordonner qu'elle procède, sous 10 jours dès réception du présent arrêt, à la notification de son jugement. Il sollicite l'assistance judiciaire. La Chambre pénale d'appel et de révision conclut au rejet du recours. Le Ministère public n'a pas déposé d'observations. Invité à se déterminer, le recourant a persisté dans ses conclusions.