Citation: 4A_137/2022 E. 4.5

4.5. A titre liminaire, il y a lieu de préciser qu'il n'est pas contesté que la défenderesse, en qualité de maître de l'ouvrage, et C.________ SA, en qualité d'entrepreneur général, ont conclu un contrat d'entreprise générale en septembre 2007. Un contrat d'entreprise générale désigne le contrat par lequel une partie (l'entrepreneur général) s'engage à l'égard du maître à réaliser la totalité d'un ouvrage ou d'une partie d'ouvrage en prenant la place des différents entrepreneurs partiels qui sont chargés de prestations spécifiques (ATF 114 II 53 consid. 2a; arrêts 4A_632/2016 du 8 mai 2017 consid. 2.1; 4A_653/2015 du 11 juillet 2016 consid. 2). Le maître n'aura de contrat qu'avec l'entrepreneur général, lequel se chargera de la réalisation de l'ouvrage, personnellement ou avec l'aide de fournisseurs et sous-traitants qu'il engagera en son nom et pour son compte (TERCIER/BIERI/CARRON, Les contrats spéciaux, 5e éd. 2016, n. 3576). En l'occurrence, il s'agit d'analyser la situation du point de vue de la demanderesse. Malgré les termes employés par les juges cantonaux, ils ont considéré que la demanderesse pouvait retenir que la défenderesse était représentée par C.________ SA, laquelle agissait en tant que direction des travaux. La notion d'entrepreneur général utilisée par la cour cantonale dans ce contexte est ainsi impropre.