Citation: 5A_520/2021 E. A

A.a. A.A.________ (1985) et C.B.________ (1986) se sont rencontrées en 2013. Quelques mois après leur rencontre, elles ont emménagé ensemble et vécu en concubinage. En 2014, elles ont décidé de recourir à la procréation médicalement assistée et acquis des paillettes auprès d'un donneur à l'étranger. Le 4 avril 2015, A.A.________ a donné naissance à l'enfant D.A.________. En décembre 2015, A.A.________ et C.B.________ ont mis fin à leur relation de couple. Elles ont décidé de continuer à vivre sous le même toit. Dans un article paru le 6 août 2017 A.A.________ a affirmé ceci: " J'ai toujours su qu'un jour je deviendrai mère. D.A.________ a deux mamans et beaucoup d'amour. Et c'est l'amour qui fait une famille, indépendamment de sa composition. Nous sommes une famille comme les autres. Nos journées se déroulent dans la simplicité: maison, travail, école, changer les coucher, trouver un jardin d'enfants... Bref, nous sommes des parents comme les autres ". A.b. Durant l'été 2017, C.B.________ a informé A.A.________ qu'elle souhaitait avoir un enfant et sollicité son accord pour recourir aux paillettes du même donneur que pour D.A.________. A.A.________ a consenti à cette utilisation. A.c. Par requête du 10 janvier 2018, C.B.________ a demandé à adopter l'enfant D.A.________. Le 11 juin 2018, le Juge de paix du district de Lausanne a attesté du fait que A.A.________ avait consenti, le 17 avril 2018, à l'adoption de D.A.________ par C.B.________. A.d. Le 24 août 2018, C.B.________ a donné naissance à l'enfant B.B.________. A.A.________ était à son chevet lors de l'accouchement. Sa mère et D.A.________ étaient également présents à l'hôpital.