Citation: 6B_1297/2021 E. 1.2

1.2. L'instance précédente a retenu que l'intimée, laissée seule dans l'appartement, avait bu trois ou quatre bières de 33 cl, soit environ un litre, puis s'était endormie par terre dans le salon. Elle avait ensuite consommé trois ou quatre bouffées d'un joint confectionné avec une demi-tête de fleur de cannabis, soit la partie la plus corsée de la plante, comme le recourant l'avait lui-même expliqué. Il s'agissait de la première fois que l'intéressée fumait du cannabis. Elle avait décrit les sensations qu'elle avait ressenties (elle était "déglinguée", voyait tout tourner, notamment les carreaux des toilettes, et avait eu un black-out) et ses thérapeutes avaient fait état d'un "état d'imprégnation", qui l'avait empêchée de s'opposer au recourant, ainsi que d'un état dissociatif (anesthésie corporelle, regard fixe à l'extérieur par la fenêtre, sentiment d'être ailleurs, hors de son corps) pendant l'acte sexuel. Compte tenu de ces éléments, il ne faisait aucun doute que l'intimée n'avait plus été en état de résister au recourant ou de comprendre ce que celui-ci lui faisait subir. La mise en oeuvre d'une expertise médicale près de 15 ans après les faits n'avait aucun sens, les conclusions d'une telle expertise n'étant vraisemblablement pas de nature à modifier l'appréciation des preuves déjà administrées.