Citation: 6B_150/2020 E. 4.5.3

4.5.3. Par ailleurs, on ne voit pas en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant que le fait que les intimés aient plusieurs fois emmené leur enfant à des consultations médicales pendant la période litigieuse soulignait l'attention soucieuse que ceux-ci portaient à leur fils (mémoire de recours, p. 18, jugement attaqué, p. 19). Il ressort en effet du jugement cantonal et du dossier que les intimés ont rapidement fait part de leurs doutes au pédiatre concernant la recourante et les explications de celle-ci, avant même que les fractures ne soient constatées. Ils ont également rapidement emmené l'enfant aux urgences de l'hôpital et chez le pédiatre lorsque celui-ci a présenté des épisodes de pleurs prolongés et des légères traces au visage (cf. jugement attaqué, p. 14). En outre, l'adéquation des parents a été confirmée par le pédiatre de l'enfant et par le Service de protection de la jeunesse, qui, "au vu de [ses] diverses observations et contacts avec divers professionnels", a constaté que les intimés étaient des "parents adéquats et attentifs au bien être de E.B.________" (art. 105 al. 2 LTF; cf. pièces 28 à 32 du dossier cantonal). C'est dès lors en vain que la recourante soutient que les aptitudes de chaque parent n'auraient pas été examinées par les autorités. Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en excluant toute maltraitance de la part des parents. Elle pouvait également sans arbitraire retenir que les déclarations des parents étaient crédibles.