Citation: 5A_512/2023 E. 6.2

6.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale n'a pas commencé par fixer l'entretien convenable des enfants à 1'835 fr., respectivement 1'795 fr. par mois. Après avoir rappelé les montants admis à ce titre par le premier juge et considéré qu'il y aurait eu lieu, en principe, d'ajouter des frais de transport et de loyer, elle a jugé qu'en l'espèce, l'entretien de chaque enfant pouvait être arrêté à 2'000 fr. par mois, sans entrer dans le détail de leurs charges. En tant que le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir arbitrairement retenu des frais de transport mensuels qui, pour son fils, ne seraient pas établis ni même allégués et qui, pour sa fille, seraient de 29 fr. au lieu de 45 fr., sa critique tombe dès lors à faux (cf. aussi supra consid. 5). Il en va de même lorsqu'il expose que les sommes mensuelles de 2'023 fr. et de 2'284 fr. mentionnées dans ses tableaux comprennent des postes dont les montants diffèrent de ceux "admis" par la cour cantonale et que seuls ceux retenus par celle-ci auraient dû être pris en compte, ce qui diminuerait les budgets des enfants de 91 fr., respectivement de 51 fr. 75 par mois. Tel est aussi le cas dans la mesure où il prétend que l'entretien des enfants a été arbitrairement augmenté par la prise en compte de charges qui relevaient de l'excédent (à savoir des frais d'examen d'anglais et de matériel extra-scolaire, l'argent de poche et le coût de l'équipement d'équitation de sa fille), lesquelles auraient par conséquent été comptabilisées deux fois: l'autorité cantonale ayant déterminé l'entretien des enfants sur la base des sommes globales énoncées par les parents, il n'apparaît pas qu'elle ait à proprement parler inclus les frais en question dans son appréciation; de plus, les enfants s'étant vu allouer une part d'excédent réduite (cf. infra consid. 8.2), il n'est pas manifeste que ces frais aient été, de manière choquante, doublement pris en compte. Dès lors que l'autorité cantonale s'est non seulement fondée sur le chiffre de 2'000 fr. par mois et par enfant allégué par l'intimée, mais aussi sur le total des coûts dont le recourant s'était lui-même prévalu, il n'est par ailleurs pas décisif que l'intimée ne les ait pas démontrés par pièces. Dans la mesure où le recourant se livre, pour le surplus, à son propre calcul de l'entretien convenable des enfants, affirmant qu'au regard des tableaux qu'il a produits, cet entretien serait au total de 3'653 fr. et non de 4'000 fr. par mois - alors même que, selon l'arrêt attaqué, les montants qu'il a allégués à ce titre s'élevaient à 2'023 fr. pour l'aîné et à 2'284 fr. pour la cadette (cf. supra consid. 6.1) -, il se borne à opposer sa propre appréciation à celle effectuée par la cour cantonale et procède ainsi de manière purement appellatoire, partant, irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Tel est aussi le cas lorsqu'il soutient que les juges précédents ont omis d'établir que, depuis le 1er novembre 2022, il assume directement des charges mensuelles de 3'044 fr. pour les deux enfants, dont 1'123 fr. de coûts faisant partie de l'excédent, en sus de s'acquitter de la participation des enfants à son loyer et de la moitié de leur "minimum vital"; on ne voit de surcroît pas en quoi les montants spontanément versés par le recourant seraient déterminants pour fixer les contributions d'entretien qu'il doit supporter. Le recourant échoue ainsi à démontrer que l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité cantonale serait arbitraire dans son résultat. Il n'établit pas non plus que celle-ci aurait violé le droit fédéral de manière insoutenable en n'appliquant pas la méthode concrète en deux étapes avec répartition de l'excédent ou en mélangeant les méthodes (sur ce dernier point, cf. ATF 147 III 265 consid. 6.6 et 7.2), le fait de répartir l'excédent familial une fois que les besoins élémentaires des parents et des enfants sont couverts correspondant précisément à la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent appliquée en l'espèce (arrêts 5A_855/2021 du 27 avril 2022 consid. 6.1; 5A_665/2020 du 8 juillet 2021 consid. 4.3). Le moyen est par conséquent mal fondé, en tant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF).