Citation: 4A_217/2008 03.07.2008 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 134 III 115 consid. 1; 133 I 206 consid. 2; 133 II 249 consid. 1.1, 629 consid. 2 et les références). Le jugement attaqué a été rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par l'autorité judiciaire cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF). La valeur litigieuse, qui correspond au montant encore litigieux devant l'autorité précédente (art. 51 al. 1 let. a LTF), est de 16'333 fr.40. Partant, la voie du recours en matière civile est ouverte (art. 74 al. 1 let. a LTF), si bien que celle du recours constitutionnel subsidiaire choisie par la recourante est fermée (art. 113 LTF). Sous le titre « recours constitutionnel subsidiaire », la recourante soulève exclusivement des griefs de rang constitutionnel, réservant la critique du droit fédéral au « recours en réforme » déposé dans la même écriture. La recourante a manifestement confondu le recours constitutionnel subsidiaire prévu par la LTF avec l'ancien recours de droit public relevant de l'aOJ. C'est le lieu de préciser que le nouveau droit de procédure permet de se plaindre, dans le recours (ordinaire) en matière civile, d'une violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), y compris le droit constitutionnel (ATF 133 III 446 consid. 3.1, 462 consid. 2.3). La conversion des recours est possible en l'occurrence, puisque les conditions de recevabilité du recours en matière civile qui aurait dû être interjeté sont réunies (cf. ATF 131 I 291 consid. 1.3; 126 II 506 consid. 1b). Il convient donc de traiter l'acte déposé par la recourante comme un recours en matière civile.