Citation: 4A_300/2023 E. 5.3

5.3. Dans la sentence attaquée, le TAS a considéré que le contrat signé le 27 août 2021 réunissait tous les éléments essentiels d'un contrat de travail au sens de l'art. 319 du Code des obligations suisse (CO) et de la réglementation édictée par la FIFA (art. 2 de l'Annexe 2 au Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs [RSJT]). La Formation a estimé que la relation contractuelle avait été nouée entre l'intimé et la recourante, et non pas avec les autorités étatiques (...). Elle a considéré que la recourante était en réalité l'employeur de l'intimé, raison pour laquelle elle était responsable du paiement des montants dus à ce dernier en vertu dudit contrat. Par conséquent, c'est à la recourante qu'il incombait d'assumer les conséquences financières résultant de la fin des rapports de travail, ce d'autant que c'est elle qui avait procédé au licenciement de l'intimé (sentence, n. 95 s.). Poursuivant son analyse, le TAS a jugé que la résiliation du contrat de travail avait été opérée sans juste motif. A cet égard, il a relevé que, selon l'art. 3 du contrat de travail, l'intimé était tenu de mettre tout en oeuvre pour gagner la Coupe d'Afrique des Nations ou tout au moins atteindre la finale. La Formation a estimé que l'intimé n'assumait pas d'obligation de résultat. Elle a aussi considéré que l'intéressé avait respecté ses obligations contractuelles, dès lors qu'il avait tout mis en oeuvre pour atteindre la finale de ladite compétition, qu'il avait réussi à décrocher la troisième place de la Coupe d'Afrique des Nations avec la sélection nationale (...) et qu'il était parvenu à qualifier son équipe pour la phase finale de la Coupe du monde de football 2022.