Citation: 6P.20/2004 28.04.2004 E. 1

Dans certains cas, il peut arriver qu'une exemption totale n'entre pas en considération, mais que l'importance de l'atteinte directe subie par l'auteur justifie une diminution de la quotité de la peine. Dans ces cas, l'art. 66bis CP prévoit aussi une atténuation de la sanction selon le pouvoir d'appréciation du juge. Toutefois, il convient de relever que la disposition précitée, si elle n'est certes pas conçue comme une règle d'exception, ne doit cependant pas faire partie du quotidien des tribunaux, ni être interprétée extensivement (ATF 119 IV 280 consid. 1b p. 283). 9.2 En l'espèce, le recourant insiste tout particulièrement sur ses souffrances psychiques qui perdurent. Ce faisant, il s'écarte largement des constatations cantonales ou introduit des éléments non constatés. Dans cette mesure, son argumentation est irrecevable. La Cour de cassation vaudoise n'a pas retenu l'existence de problèmes persistants du point de vue physique pour le recourant. Elle a minimisé l'importance des problèmes psychiques. Elle a relevé que le recourant suivait toujours une psychothérapie légère. Elle n'a pas tenu pour établi que l'incapacité de travail du recourant découlât de l'agression du 31 juillet 1999. Elle a observé que certains des troubles, notamment les difficultés relationnelles du recourant avec son épouse, sa psychorigidité et son orgueil, étaient antérieurs à l'agression (cf. arrêt attaqué, p. 17/18). Il résulte des constatations cantonales que l'atteinte subie par le recourant ne saurait être qualifiée de particulièrement grave du point de vue de la durée de ses effets. Sans se référer expressément à l'art. 66bis CP, le Tribunal correctionnel a pris en compte les blessures subies dans un sens atténuant (cf. jugement de première instance, p. 67). La mise en balance de la faute du recourant pour sa participation à la seconde phase du combat et le coup de couteau porté à J.________ et des conséquences physiques et psychiques qu'il a encourues ne permettent pas de conclure à une exemption de la peine. On ne peut en tout cas pas faire grief à l'autorité cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en se limitant à réduire la peine. Le grief doit être rejeté.