Citation: 5C.65/2001 07.06.2001 E. 3

3.- a) Selon les recourants, la Chambre des tutelles n'aurait pas établi que les mesures actuellement mises en place concernant leur fils D.________ seraient insuffisantes, ni qu'ils refuseraient l'assistance des services d'aide à la jeunesse. L'autorité cantonale n'aurait en outre ordonné aucune mesure d'instruction sur ce point, bien qu'ils aient valablement proposé l'audition d'un témoin. Ils se plaignent à cet égard d'une fausse application de l'art. 8CC. b) Sous le couvert de la violation de cette disposition, les recourants reprochent en réalité à la Chambre des tutelles d'avoir enfreint le principe de la maxime d'office, applicable en la matière (Breitschmid, Basler Kommentar, n. 5 ad art. 314/314a CC et les références mentionnées), et prétendent que les conditions nécessaires pour instaurer une curatelle ne sont pas réunies. En vertu du principe précité, le juge établit certes les faits d'office. En l'occurrence, l'autorité cantonale disposait toutefois d'un dossier important, comprenant notamment un rapport de renseignements du SPJ, un préavis du Ministère public ainsi que les procès-verbaux d'audition, par la justice de paix, de représentants du SPJ, de l'enfant et de ses parents. Elle pouvait dès lors considérer, sans violer le droit fédéral, que les faits étaient suffisamment élucidés; au demeurant, il n'est pas contesté que la situation de l'enfant se soit améliorée dans un passé récent eu égard aux mesures qui ont déjà été prises, notamment son séjour dans une école spécialisée. La question de la nécessité d'une curatelle relève par ailleurs de l'application de l'art. 308 al. 1 CC. Dans la mesure où les recourants semblent vouloir déduire de l'art. 8 CC le droit de faire entendre un témoin, leur moyen est également sans fondement. Il résulte en effet de l'arrêt entrepris que la Chambre des tutelles a renoncé à ordonner les mesures d'instruction requises par les recourants, notamment, parce qu'elle s'estimait suffisamment renseignée. Or, il s'agit là d'une appréciation anticipée des preuves (ATF 125 I 127 consid. 6c/cc p. 135; 124 I 49 consid. 3a p. 51, 208 consid. 4a p. 211; 122 II 464 consid. 4a p. 469; 120 Ib 224 consid. 2b p. 229 et les arrêts cités), qui ne ressortit pas à l'art. 8 CC (notamment: ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223/224 et les arrêts cités).