Citation: 4A_454/2024 E. 3.3

3.3. La recourante ne discute pas véritablement l'argumentation de la cour cantonale mais invoque des éléments procéduraux postérieurs à la déclaration de compensation retenue. C'est pourtant bien la seule déclaration contenue dans le mémoire de réponse qu'il convient d'examiner, s'agissant de l'exercice d'un droit formateur irrévocable ( supra consid. 3.1.3). L'intimé a clairement invoqué la compensation à l'allégué n. 94 de son mémoire de réponse. Il est logique d'appréhender cette déclaration de compensation et de l'interpréter en lien avec les allégués qui précèdent. L'intimé a ainsi d'abord allégué (n. 83) qu'il avait versé 120'000 fr. à titre d'avance sur laquelle il n'avait plus eu de nouvelles (art. 105 al. 2 LTF), que les montants totaux versés suffisaient et allaient même au-delà. Il s'est ensuite prévalu du dommage subi en raison de défauts. Il convient également de garder à l'esprit le contexte procédural de l'époque, l'intimé contestant alors également sa légitimation passive. Sa déclaration de compensation était ainsi formulée à titre éventuel, comme moyen supplémentaire ( supra consid. 3.1.2). Dans ce contexte, on comprend ainsi clairement que l'intimé a invoqué en compensation l'avance de 120'000 fr. pour laquelle il disposait d'une créance en restitution ainsi que le dommage subi en raison des défauts invoqués. En première instance, les prétentions en raison des défauts ont été écartées au motif de la tardiveté de l'avis des défauts. En revanche, la cour cantonale a admis la matérialité de l'avance de 120'000 fr. versée par l'intimé et écarté l'argument de la recourante qui prétendait avoir déjà remboursé ce montant (arrêt attaqué p. 31 ss). Il en résulte que l'intimé disposait d'une créance de 120'000 fr. à l'encontre de la recourante. La cour cantonale a admis la compensation invoquée par l'intimé dans son mémoire de réponse sans violer le droit fédéral. Les griefs de la recourante sont infondés.