Citation: 4A_470/2019 E. 6

Quoique l'on puisse penser de l'allégué n° 43 et de son aptitude à délimiter adéquatement une mission d'expertise, la procédure adoptée par le juge instructeur ne peut causer à la défenderesse aucun préjudice de nature à se prolonger au delà d'un jugement final qui, par hypothèse, rejettera entièrement l'action en dommages-intérêts. A supposer que l'action soit au contraire accueillie, la défenderesse pourra appeler du jugement et dénoncer, s'il y a lieu, les lacunes et autres vices de l'expertise. Il est sans importance que l'ordonnance du 20 juin 2019 soit éventuellement nulle parce que présentée sous forme d'une lettre à l'en-tête de la Chambre patrimoniale, signée du juge mais dépourvue de la signature du greffier et du sceau du tribunal. Il est sans importance, aussi, que l'art. 185 al. 2 CPC paraisse en l'état méconnu. La défenderesse insiste longuement sur les graves inconvénients qu'il faut à son avis attendre de la procédure adoptée; néanmoins, cette argumentation ne met en évidence que le risque d'un accroissement de la durée et des frais du procès, risque qui n'est pas pertinent au regard des art. 90 et 93 al. 1 let. a LTF. En conséquence, le recours en matière civile doit être jugé irrecevable en application de ces dispositions.