Citation: 1B_54/2023 E. 2

La voie du recours en matière pénale au sens des art. 78 ss LTF est en principe ouverte contre l'arrêt d'irrecevabilité rendu par la Chambre pénale des recours. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). Ces exigences sont connues de la recourante (cf. arrêt 1B_468/2022 du 14 septembre 2022 consid. 2). La recourante ne conteste pas que son courrier du 16 novembre 2022 ne répondait pas aux exigences de l'art. 385 al. 1 CPP et qu'il pouvait être déclaré irrecevable au titre d'un recours en application de l'art. 385 al. 2 CPP, ce qui scelle le sort du présent recours au regard des exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Elle fait certes valoir qu'elle était malade et n'était pas capable de répondre au délai de cinq jours imparti par le juge. Cette argumentation relève plutôt d'une demande de restitution de délai au sens de l'art. 94 al. 1 CPP qui doit être adressée à l'autorité auprès de laquelle l'acte de procédure aurait dû être accompli (cf. art. 94 al. 2 CPP). Une telle demande ne saurait être présentée pour la première fois devant le Tribunal fédéral, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF), de sorte qu'elle est irrecevable. Au demeurant, la recourante ne précise pas la nature et la gravité de sa maladie ni n'étaie par pièces son incapacité à procéder dans le délai de cinq jours imparti par le Président de la Chambre pénale des recours pour compléter son recours et préciser ses intentions; elle ne prétend pas davantage avoir réagi en sollicitant un report du délai ni s'être adressée à son mandataire d'office pour la suppléer ou la conseiller comme le lui suggérait ce magistrat. Aussi, à défaut pour la recourante d'avoir établi avoir été empêchée d'agir sans sa faute, il n'y a pas lieu de transmettre son écriture du 9 janvier 2023 à l'autorité précédente pour être traitée comme une demande de restitution de délai.