Citation: 2C_882/2018 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, le recourant n'explique nullement en quoi l'application faite par l'autorité précédente de l'art. 14 al. 2 LVEBA/GE serait arbitraire ou contraire à un autre droit constitutionnel. Il se contente d'affirmer qu'on ne saurait retenir à sa charge ses anciennes infractions pour prononcer la présente sanction administrative, ce qui ne saurait être admis comme étant une motivation suffisante au sens de l'art. 106 al. 2 LTF. Il en va de même en ce qu'il se prévaut du principe de proportionnalité, ne démontrant aucunement en quoi l'application du droit cantonal contreviendrait à ce principe. Quand bien même le recourant aurait motivé à suffisance son grief d'arbitraire, force serait de constater que l'art. 14 al. 2 LVEBA/GE n'a pas été appliqué arbitrairement par l'autorité précédente et que celle-ci n'a pas fait une application insoutenable du principe de proportionnalité. En effet, l'art. 14 al. 2 LVEBA/GE dispose en particulier que le département ordonne la fermeture, pour une durée maximum de quatre mois, de tout commerce vendant des boissons distillées et/ou fermentées à l'emporter dont l'exploitation perturbe ou menace l'ordre public, notamment la sécurité et la tranquillité publiques, ou en cas de violation de la LVEBA/GE. Or, il est pleinement soutenable, compte tenu du fait que le recourant a vendu de l'alcool en-dehors des heures autorisées, de prononcer la fermeture de son magasin pour une période de moins de quatre mois, en l'occurrence 20 jours. En outre, le prononcé d'une fermeture de 20 jours n'est pas arbitrairement disproportionné, dans la mesure où l'autorité précédente a tenu compte du fait que ce n'était pas la première fois que le recourant se faisait sanctionner pour une vente d'alcool en-dehors des heures autorisées et qu'en plus de cela, il a usé d'un stratagème visant à limiter au maximum les risques d'être pris. Ajouté au fait que, dans son magasin, le recourant n'a pas dissimulé l'alcool de la vue des clients, comme l'exige la loi cantonale, il est pleinement soutenable de prononcer une mesure telle que celle contestée. Les griefs de violation du principe de proportionnalité et de l'art. 14 al. 2 LVEBA/GE doivent donc être écartés.