Citation: 6B_1011/2023 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le décès avait été causé par une asphyxie mécanique bucco-nasale, ainsi que l'ont déterminé les experts judiciaires aux termes d'une expertise rigoureuse et cohérente et contrairement aux avis des experts privés en médecine légale produits par la défense, lesquels ont été écartés. Relevant le caractère tardif des révélations de l'intimé du 31 janvier 2023, la cour cantonale a considéré que sa crédibilité ne pouvait être mise à mal de ce seul fait, dès lors qu'il avait fait état de relations sexuelles avec force devant la police (en mars 2016), devant le ministère public (en octobre 2016), ainsi que devant le Tribunal de première instance. Sa psychologue en prison avait par ailleurs constaté les émotions exprimées par l'intimé, congruentes au récit. La cour cantonale a considéré que divers indices soutenaient les dernières allégations de l'intimé, tandis qu'ils permettaient de sérieusement douter d'une volonté homicide de sa part.