Citation: 7B_32/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la circonstance invoquée par la recourante selon laquelle les guichets postaux et le greffe de la Chambre pénale étaient fermés le 2 janvier 2023 n'est pas pertinente. Dans la mesure où la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant que le 2 janvier n'était pas un jour férié dans le canton de Genève au sens de l'art. 90 al. 2 CPP, elle pouvait en déduire que le délai de recours avait bien expiré ce jour-là. La fermeture concomitante des guichets postaux et du greffe de la Chambre pénale n'est pas propre, en soi, à reporter un délai légal. Il aurait été parfaitement loisible à la recourante de déposer, le 2 janvier 2023, son mémoire de recours signé dans une boîte aux lettres de la Poste suisse, en faisant attester la date et l'heure de l'envoi par un ou plusieurs témoins (cf. ATF 142 V 389 consid. 2.2 et les références citées; arrêt 6B_569/2023 du 31 juillet 2023 consid. 1.1), ou dans un automate postal "Mypost24", lequel permet notamment d'expédier des envois en suivi 24/24h et est assimilé à un bureau de poste suisse par la jurisprudence, à l'instar d'une boîte postale (cf. ATF 142 V 389 consid. 2.2; arrêt 6B_569/2023 du 31 juillet 2023 consid. 1.1). La sanction du non-respect d'un délai de procédure n'est d'ailleurs pas constitutive de formalisme excessif, une stricte application des règles relatives aux délais étant justifiée par des motifs d'égalité de traitement et par un intérêt public lié à une bonne administration de la justice et à la sécurité du droit (ATF 149 IV 97 consid. 2.1). Ce grief doit dès lors être rejeté.