Citation: 2C_428/2023 E. 1.2

1.2. La qualité pour recourir auprès du Tribunal fédéral suppose un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision attaquée (cf. art. 89 al. 1 LTF). Cet intérêt doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu. Si l'intérêt actuel disparaît en cours de procédure, le recours devient sans objet, alors qu'il est irrecevable si l'intérêt actuel faisait déjà défaut au moment du dépôt du recours (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 et les arrêts cités). A priori, un intérêt actuel et pratique au recours n'existe plus lorsque la personne détenue a été libérée avant que le Tribunal fédéral ne tranche (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 et les arrêts cités). En matière de détention, notamment administrative, la Cour de céans entre toutefois en matière même s'il n'existe plus d'intérêt actuel et pratique au recours lorsque la partie recourante invoque de manière défendable un grief fondé sur la CEDH (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 et les arrêts cités; arrêt 2C_447/2019 du 31 mars 2020 consid. 1.2.2 non publié in ATF 143 I 437). En l'occurrence, le recourant a été placé en détention administrative en vue de son renvoi le 31 mai 2022, détention qui a été régulièrement prolongée depuis lors, la dernière fois jusqu'au 22 septembre 2023 par jugement du Tribunal administratif du 22 juin 2023, confirmé par arrêt de la Cour de justice du 13 juillet 2023 qui fait l'objet du présent recours. L'intéressé a été libéré de sa détention administrative le 21 septembre 2022, à la suite du refus, par jugement du 19 septembre 2023 du Tribunal administratif, de prolonger la durée de celle-ci. Dans ces circonstances, il convient d'admettre que, s'il existait encore un intérêt actuel au recours au moment de son dépôt devant le Tribunal fédéral, cet intérêt a ensuite disparu avec la mise en liberté - en cours de procédure - de l'intéressé, ce qui rend a priori le présent recours sans objet. Le recourant invoque toutefois de manière défendable la violation de l'art. 5 CEDH en lien avec le principe de célérité. Dans ces conditions, et en l'absence de retrait formel du recours, il convient d'entrer en matière sur celui-ci (cf. arrêt 2C_384/2017 du 3 août 2017 consid. 1.3 et l'arrêt cité).