Citation: 2C_243/2024 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, il ressort des faits de l'arrêt attaqué que le recourant s'est déterminé le 3 février 2021 sur le préavis de la Chambre de surveillance du 12 novembre 2020 demandé par le Département et qu'il a pu faire valoir ses arguments à ce sujet non seulement devant le Département, mais aussi dans son recours devant le Conseil d'État. Ce préavis, qui précisait la composition de la Chambre de surveillance (cf. exemplaire du préavis figurant au dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), a ainsi été communiqué au recourant. Celui-ci était donc parfaitement en mesure de faire valoir d'éventuels motifs de récusation à ce stade, sans que le Département ne soit tenu d'informer au préalable le recourant sur la composition de ladite Chambre. L'autorité précédente a ainsi nié à bon droit l'existence d'une violation du droit d'être entendu de l'intéressé. Par ailleurs, celui-ci n'indique pas en quoi le droit cantonal relatif à la composition de la Chambre de surveillance aurait été appliqué de façon arbitraire. Les griefs de violation de l'art. 29 al. 1 et 2 Cst., pour autant qu'ils soient assez motivés, sont partant infondés.