Citation: 4A_106/2024 E. 3.1

3.1. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale estime que la recourante n'a pas établi, comme elle en avait la charge, que les prestations visées par les factures nos 37 et 39 avaient été commandées par l'intimée. Partant, elle considère que l'existence d'un contrat entre les parties n'est pas démontrée. Sur la base des preuves recueillies, elle constate que D.________ SA a passé des commandes à la recourante et sous-traité divers travaux à cette dernière. Selon les juges cantonaux, la recourante considérait que D.________ SA était sa partenaire contractuelle puisque c'est à elle qu'elle a adressé ses factures, sans opérer de distinction entre le matériel et la main d'oeuvre, avant de se retourner, dans un second temps, contre l'intimée. Si celle-ci a certes établi après coup une commande dite de régularisation, rien n'indique, nonobstant son libellé, qu'elle se rapportait effectivement à la facture no 39. Quant aux bons de régie produits par la recourante, apparemment signés par F.________ et G.________, la juridiction cantonale estime qu'aucun élément ne permet de les rattacher à une commande prétendument passée par l'intimée. Si lesdits bons se rapportaient effectivement à des travaux commandés par l'intimée, elle est d'avis que la recourante aurait dû transmettre les factures y relatives directement à l'intimée, ce qui n'a pas été le cas. Dans le courrier du 20 juillet 2010 qu'elle a adressé à l'intimée, la recourante n'a du reste jamais prétendu s'être trompée de destinataire lors de la facturation des travaux ni avoir été induite en erreur. Pour le reste, la cour cantonale observe que les témoignages recueillis divergent sur plusieurs points et que certaines déclarations démontrent une compréhension inexacte de la situation de la part des témoins.