Citation: 1C_201/2021 E. 3.3

3.3. La Cour de justice a relevé que le PLQ indiquait dans ses notes que les aménagements extérieurs n'étaient dessinés qu'à titre indicatif et que les mesures de protection de la végétation devraient se conformer aux directives du service des forêts. On ne pouvait dès lors déduire du terme de protection figurant dans ces mêmes notes une obligation de préserver toute l'arborisation existante, soit également le cordon boisé dessiné comme "maintenu" sur le PLQ. L'OCAN avait commandé une étude et était parvenu à la conclusion qu'une partie des arbres pouvaient être abattus, sous condition de conservation de certains spécimens et de replantage d'autres. En tenant ainsi compte de l'absence de pérennité d'une partie des arbres, et en subordonnant l'abattage à la condition d'un remplacement, l'appréciation de l'office cantonal ne prêtait pas non plus le flanc à la critique sous l'angle de la pesée des intérêts entre la conservation d'arbres au titre du paysage, leur état et leur viabilité et la construction de logements exigée par la loi cantonale du 4 juin 1976 sur la protection des monuments, de la nature et des sites (LPMNS - RS/GE L 4 05; voir également art. 15 ss du règlement cantonal sur la conservation de la végétation arborée du 27 octobre 1999 [RCVA; RS/GE L 4 05.04]).