Citation: 9C_733/2017 E. 5.3

5.3. La recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle affirme que les conclusions de la juridiction cantonale sont imprécises. Contrairement à ce qu'elle soutient, on ne saurait "seulement supposer" que les premiers juges se seraient ralliés aux conclusions de l'office AI, qui avait retenu une incapacité de travail de 50 % depuis le mois de mars 2007 (décision de l'office AI du 22 février 2012 et rapport du SMR du 26 septembre 2011); ils ont en effet considéré qu'"[A]u degré de la vraisemblance prépondérante, force est dès lors d'admettre avec l'OAI que la demanderesse est en incapacité de travail à 50 % depuis 2007". S'il est vrai que cette constatation ne porte pas sur un mois précis de l'année 2007 - alors qu'une telle précision est déterminante en l'espèce -, elle ne peut être comprise, en raison du renvoi à la décision de l'office AI et des considérations de la juridiction cantonale sur l'incapacité de travail attestée après coup par les médecins, que comme se rapportant au mois d'avril 2007, voire, au plus tard, au mois de juin 2007. En particulier, la juridiction de première instance a constaté que l'assurée avait pris la décision de réduire son taux d'activité de 100 % à 60 % au mois de mars 2007, avec effet au 1er juin 2007, et que cette circonstance permettait d'expliquer pourquoi les différents médecins consultés n'avaient pas mentionné d'incapacité de travail en temps réel. A cet égard, l'assurée a en effet indiqué, tout au long de la procédure de demande de prestations de l'assurance-invalidité - alors que la date de la diminution de la capacité de travail n'était pas déterminante dans le contexte de la prévoyance professionnelle -, que la réduction de son taux de travail était intervenue en raison de "l'évolution de sa maladie". Cette affirmation est confirmée par le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale, qui a mentionné, dans un rapport du 21 décembre 2007, que l'atteinte à la santé était apparue "au début 2007". Par la suite, ce médecin a également précisé que sa patiente avait d'elle-même "diminué son taux d'activité à 50 % du fait de ses problèmes de santé et ceci depuis plusieurs années"; il a aussi indiqué que l'exercice de l'activité habituelle était exigible à hauteur de "50 % au mieux", que l'on ne pouvait pas s'attendre à une amélioration de la capacité de travail et que ces indications étaient valables depuis le mois de mai 2007 (rapport du 17 juin 2011). Cet avis était partagé par le docteur F.________, qui avait mentionné, dans son rapport d'expertise du 20 août 2014, que la maladie avait affecté la capacité de travail de l'assurée à partir du mois d'avril 2007, avec pour conséquence que cette dernière avait été contrainte de réduire son activité à 60 % depuis le 1er juin 2007. Au demeurant, en affirmant que l'hypothèse selon laquelle l'intéressée aurait diminué son taux de travail en raison de difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale à la suite de la naissance de son second enfant en 2005 n'est pas moins vraisemblable que l'hypothèse de la réduction due à la maladie en cause, la Fondation n'établit pas que l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale serait insoutenable. On rappellera à ce propos qu'il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une solution autre que celle de l'autorité cantonale semble concevable, voire préférable (ATF 141 I 70 consid. 2.2 p. 72; 140 I 201 consid. 6.1 p. 205).