Citation: 5C.34/2003 01.04.2003 E. 2

En l'espèce, le demandeur se limite à conclure à l'annulation de l'arrêt attaqué, le point litigieux étant la pension allouée à l'épouse. Il ne conclut ni au rejet total des conclusions tendant au versement d'une contribution d'entretien, ni ne prend de conclusions chiffrées quant au montant d'une pension réduite, ni de chef de conclusions sur la durée de celle-ci. Dans la motivation de son recours, il met en cause la quotité et la durée de la contribution allouée à la défenderesse. Il soutient que la cour cantonale doit tenir compte, dans l'application de l'art. 125 CC, des montants obtenus par celle-ci au titre de liquidation du régime matrimonial et d'indemnité équitable au sens de l'art. 124 CC, du fait que la maison familiale a été aménagée pour près de 200'000 francs et que la défenderesse a touché une créance sur mesures provisoires bien supérieure au devoir d'entretien tel qu'il résulte finalement du jugement de divorce, ce pendant toute la durée de la procédure. Il estime que la cour cantonale doit être invitée à revoir les éléments précités dans l'application de l'art. 125 CC et à réexaminer le principe même de l'allocation d'une contribution d'entretien. Toutefois, rien dans son argumentation ne permet de dire que le Tribunal fédéral ne serait pas en mesure de statuer sur ces questions sur la base des faits souverainement constatés par l'autorité cantonale. Le demandeur ne pouvait donc pas se limiter à conclure à l'annulation de la décision attaquée. Dépourvu de conclusions réformatoires précises sur le fond, son recours doit à l'évidence être déclaré irrecevable (cf. supra, consid. 1.2.).