Citation: 4P.243/2005 28.04.2006 E. 4

La requérante prétend que ses soupçons de partialité sont renforcés par la durée «excessive» et «insolite» séparant la communication du dispositif de celle des motifs (i.e. 3 août 2005). Le temps qui s'écoule entre l'envoi du dispositif et la communication des motifs - à peine plus de trois mois dans le cas présent - dépend de multiples facteurs, qui tiennent aussi bien au greffier qu'aux juges appelés à approuver le projet d'arrêt (surcharge de travail; difficulté de la cause; absences dues à la maladie ou aux vacances; etc.), étant souligné que, en l'occurrence, les motifs ont été notifiés en période de féries judiciaires (cf. art. 34 al. 1 let. b OJ). On ne voit pas en quoi l'élément mis en exergue par la requérante, fût-ce à titre additionnel, viendrait corroborer sa crainte d'un traitement partial; cela étant, aucun indice concret ne vient étayer l'allégation d'après laquelle la durée prétendument excessive aurait servi à motiver des décisions rendues en fonction d'une «opinion préétablie à l'issue d'une instruction hâtive - et «orientée » - sans examen approfondi du dossier».