Citation: 4C.80/2001 19.06.2001 E. 3

3.- a) En présence d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a et les arrêts cités). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a p. 65, 120 II 280 consid. 6c), ni contre l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 126 III 189 consid. 2a et les arrêts cités). Les faits nouveaux, soit notamment ceux qui ne figurent pas dans la décision attaquée, sont irrecevables (ATF 126 III 59 consid. 2a et les arrêts cités). Au demeurant, lors de l'examen d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral n'est pas lié par les motifs que les parties ont invoqués ni par l'argumentation de l'autorité cantonale; il peut donc apprécier librement la qualification juridique des faits constatés (ATF 125 III 82 consid. 3; Corboz, Le recours en réforme au Tribunal fédéral in SJ 2000 II p. 1 ss, 58 et les arrêts cités). b) aa) A l'appui de son recours, le défendeur reproche à la Cour civile d'avoir mis en exergue le fait que l'expert est un spécialiste en mycologie, alors que l'intéressé est parfaitement à même d'apprécier les enjeux et conséquences économiques des défauts invoqués et de déterminer les incidences dommageables concrètes de ceux-ci. Au regard des principes rappelés ci-dessus, un tel grief ne peut être pris en considération dans la mesure où il se rapporte aux faits de la cause, à leur appréciation et à la valeur probante de l'expertise judiciaire. bb) Le défendeur a encore allégué avoir retiré ses conclusions reconventionnelles, de sorte que celles-ci n'avaient pas à être rejetées par l'autorité cantonale. Pour les mêmes raisons, ce moyen ne peut être pris en considération. En effet, savoir quel était le contenu des écritures, des plaidoiries et des conclusions relève de constatations de fait qui ne peuvent donc être remises en cause dans un recours en réforme (ATF 125 III 305 consid. 2e p. 311), d'autant moins que le défendeur n'a pas prétendu que le jugement attaqué serait entaché d'une inadvertance manifeste à cet égard. cc) Enfin, d'après le défendeur, le droit vaudoisprescrivait aux juges (art. 4 al. 2 CPC) de retenir et de se fonder sur des faits et des éléments constatés dans une expertise judiciaire, alors même qu'ils n'auraient pas fait l'objet d'allégués stricto sensu. Ainsi, le rapport d'expertise et son complément pouvaient et devaient être considérés, appréciés et retenus dans leur entier tant par les juges cantonaux que par le Tribunal fédéral, s'agissant d'une preuve déjà ordonnée, administrée et réunie par rapport à une preuve nouvelle évidemment exclue dans la procédure du recours en réforme. Là encore, le défendeur critique les faits et leur appréciation, de sorte que ce grief est soustrait à l'examen du Tribunal fédéral saisi d'un recours en réforme, les constatations de fait de la décision attaquée étant présumées exactes et complètes (arrêt non publié du 8 avril 1999, reproduit in SJ 2001 I p. 165, consid. 1). De surcroît, comme le défendeur se plaint en particulier de l'application du droit de procédure cantonal, ce sujet échappe au Tribunal fédéral en instance de réforme (ATF 125 III 305 consid. 2e p. 311, 123 III 414 consid. 3c p. 420).