Citation: 6B_240/2022 E. 2.3.1

2.3.1. En lien avec les infractions contre l'intégrité sexuelle, il est vrai que la cour cantonale s'est limitée à une analyse globale et succincte de la culpabilité du recourant, sans donner la moindre précision pour chaque infraction, alors même qu'elles sont de gravité variable et qu'elles ont été commises au préjudice de personnes différentes, de surcroit dans des circonstances qui n'étaient pas toujours identiques. Elle le reconnaît implicitement en ne les sanctionnant pas toutes par des peines de même durée. Au contraire, elle aurait dû expliquer pourquoi chacune de ces infractions justifiait, individuellement, que le recourant soit sanctionné par une peine privative de liberté, et comment elle en a fixé la quotité, en tenant par exemple compte de la vulnérabilité variable des victimes, de la position du recourant par rapport à celles-ci, du cadre dans lequel les infractions se sont déroulées, de l'effet que les agissements du recourant ont pu avoir sur ses victimes ou encore du caractère répréhensible de l'acte. Avec le recourant, il y a donc lieu de constater que la motivation de la cour cantonale ne permet toujours pas de comprendre les facteurs ayant guidé sa décision de sanctionner chaque infraction par une peine privative de liberté et de fixer leur quotité respective comme elle l'a fait. Partant, elle ne pouvait faire l'économie de ce raisonnement, car sans celui-ci, le Tribunal fédéral se voit dans l'impossibilité d'exercer son contrôle de la bonne application du droit fédéral en matière de fixation de la peine.