Citation: 4A_111/2007 26.06.2007 E. 5

La recourante conteste, enfin, avoir été en demeure de payer le loyer arriéré au motif qu'elle serait titulaire, envers le bailleur, d'une créance exigible d'un montant supérieur à sa propre dette. La compensation n'a lieu qu'autant que le débiteur fait connaître au créancier son intention de l'invoquer (art. 124 al. 1 CO). Pour que la dette soit éteinte par voie de compensation en temps utile, il est nécessaire, dans la procédure de résiliation anticipée du bail en cas de demeure du locataire instituée par l'art. 257d al. 1 CO, que ce dernier l'invoque avant l'expiration du délai de grâce (ATF 119 II 241 consid. 6b/bb). Déterminer s'il y a eu ou non une déclaration de compensation pendant le délai de grâce ressortit au fait (arrêt 4C.140/2006 du 14 août 2006, consid. 4.1.1). En l'occurrence, la cour cantonale constate que la déclaration de compensation n'a pas été faite dans le délai de l'art. 257d CO, ni même, selon toute vraisemblance, avant le dépôt de l'acte de recours. Cette constatation, qui lie la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF), scelle le sort du moyen considéré. L'objection de la recourante, selon laquelle il ne lui était pas possible d'invoquer la compensation puisqu'elle n'avait jamais reçu l'avis comminatoire, tombe à faux dans la mesure où sa pertinence est liée au grief examiné au considérant précédent et jugé irrecevable.