Citation: 2C_94/2021 E. 5.2

5.2. L'autorité précédente a valablement présenté les bases légales applicables, ainsi que la jurisprudence topique et en a fait une application correcte et détaillée, si bien que, d'une manière générale, il convient de renvoyer à l'arrêt entrepris (art. 109 al. 3 LTF). Elle a justement rappelé que si le recourant avait le droit à la prolongation de son autorisation de séjour en raison de son union conjugale avec une ressortissante suisse (art. 42 LEtr), ce droit s'éteignait en cas de motifs de révocation au sens de l'art. 63 LEtr (art. 51 al. 1 let. b LEtr). Or, en émargeant continuellement à l'aide sociale depuis son arrivée en Suisse en 2014 et en présentant une dette d'aide sociale familiale de 170'322 fr. 30 au 31 décembre 2019, c'est à juste titre que l'autorité précédente a jugé que celui-ci remplissait les conditions de l'art. 63 al. 1 let. c LEtr. A ce propos, elle a constaté à raison que rien ne laissait présager que la situation financière du recourant pourrait s'améliorer à l'avenir, celui-ci n'exerçant que des emplois de courte durée et peu rémunérés, sa femme étant pour sa part sans travail. Le Tribunal cantonal a ainsi constaté que cette situation faite d'emplois précaires, si elle réduisait certes le montant d'aide sociale perçu par la famille du recourant chaque mois, faisait malgré tout augmenter la dette sociale. En outre, cette autorité a également procédé à une pesée des intérêts en présence conforme au droit. Elle a ainsi valablement tenu compte de la durée du séjour en Suisse du recourant, du fait que celui-ci avait passé la plus grande partie de sa vie, dont son enfance et son adolescence, dans son pays d'origine, qu'il présentait une intégration professionnelle médiocre en Suisse et qu'il ne pouvait pas non plus se targuer d'une bonne intégration sociale. A cette occasion, le Tribunal cantonal a mentionné les deux condamnations pénales, ainsi que les nombreuses poursuites et les actes de défaut de biens. De plus et surtout, l'autorité précédente a valablement pris en compte l'intérêt du recourant à rester en Suisse auprès de sa famille. Elle n'a toutefois pas manqué de justement expliquer que la femme du recourant avait également la nationalité tunisienne et que rien ne l'empêchait de suivre son époux dans leur pays d'origine, tel qu'elle l'avait déjà fait en 2010, accompagnée des deux enfants du couple. Quant à la réintégration du recourant en Tunisie, l'autorité précédente a considéré que celle-ci ne devrait pas entraîner de difficultés insurmontables, le recourant étant au bénéfice d'une formation reconnue dans son pays, dans lequel il avait encore de la famille. Partant, il n'est aucunement contraire aux art. 63 al. 1 let. c et 96 al. 1 LEtr, respectivement de l'art. 8 CEDH de considérer, comme l'a fait l'autorité précédente, que le recourant émarge de manière durable à l'aide sociale et que le fait de ne pas prolonger son autorisation de séjour constitue une mesure qui est proportionnée.