Citation: 4A_300/2023 E. 5.4

5.4. Pour étayer son grief, l'intéressée reproche, en premier lieu, aux arbitres d'avoir méconnu le principe de la fidélité contractuelle en retenant qu'elle était l'employeur de l'intimé et qu'elle était responsable du paiement de son salaire, alors même qu'ils avaient auparavant souligné que les obligations contractuelles de nature financière étaient à la charge du Ministre des sports (...). Selon elle, une telle solution serait " arbitraire " car le TAS n'a pas indiqué les raisons pour lesquelles il estimait que la recourante devait assumer le paiement du salaire de l'intimé, alors que les versements avaient toujours été effectués par les autorités étatiques (...) durant les rapports de travail. Elle est d'avis que la Formation a appliqué une disposition contractuelle en se mettant en contradiction avec le résultat de son interprétation du contrat de travail. En second lieu, la recourante prétend que le TAS aurait enfreint le principe de la fidélité contractuelle en niant l'existence d'un juste motif de résiliation du contrat de travail, alors qu'il avait précédemment constaté que ledit contrat permettait à l'intéressée de mettre fin aux rapports de travail si l'intimé n'atteignait pas la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, ce qui avait été le cas en l'espèce.