Citation: 1A.122/2000 24.05.2000 E. D

D.- Par ordonnance du 9 février 2000, la Chambre d'accusation a confirmé cette décision. Elle a considéré que la demande d'entraide était suffisamment précise pour juger de son admissibilité. Il ne s'agissait pas d'une recherche indéterminée de moyens de preuve. Même si A.________ et L.________, n'avaient pas été informés de leur droit de refuser de témoigner - ce qui n'était pas établi -, le recourant ne pouvait se prévaloir de cette irrégularité, laquelle ne justifiait d'ailleurs pas le refus de transmettre les procès-verbaux d'auditions. Même s'il n'était pas fait allusion à l'usage de faux documents, l'escroquerie fiscale pouvait être retenue car les prévenus auraient mis sur pied une machination frauduleuse (par le recours à une société fiduciaire étrangère et à des comptes globaux, ainsi que l'usage de quittances en blanc et le caviardage de certains justificatifs afin d'occulter leurs auteurs) dans le but de tromper le fisc allemand.