Citation: 5C.140/2002 16.08.2002 E. 1

2.3 D'après le recourant, tant les modifications intervenues dans la situation de son épouse que celles apparues dans la sienne propre, doivent conduire à supprimer la rente allouée à l'intimée. 2.3.1 Toutefois, d'une part, l'amélioration des ressources de l'épouse ne justifie pas une modification de la rente allouée en sa faveur. En effet, l'accession des enfants à une autonomie permettant au parent gardien d'alléger les soins qu'il leur voue et d'augmenter son taux d'activité lucrative relève d'une évolution naturelle. L'extension à 100% du temps de travail du parent gardien - partant une amélioration consécutive de ses revenus - en raison de l'avancement des enfants en âge et en maturité n'est donc pas imprévisible. De plus, le recourant n'indique aucun motif propre à infirmer la présomption selon laquelle la modification en cause a été prise en considération par le jugement de divorce. 2.3.2 D'autre part, une modification au sens de l'art. 153 aCC ne peut davantage se fonder sur une dégradation des facultés du recourant. Il ressort de l'arrêt attaqué que les revenus du recourant n'ont pas diminué, ni ses charges augmenté. En particulier, comme l'ont expressément constaté les juges cantonaux, son remariage n'a guère modifié sa situation pécuniaire; au demeurant, selon la jurisprudence précitée, il pourrait être exigé de sa nouvelle épouse qu'elle l'assiste dans le paiement de ses contributions envers l'intimée. Quant à la péjoration avérée de l'endettement du recourant, elle ne conduit pas à une autre conclusion. Certes, le recourant conteste qu'un abus de droit au sens de l'art. 2 CC puisse résulter du seul fait qu'une grande partie de ses dettes découle précisément du non paiement des pensions alimentaires à sa charge. Toutefois, le recourant n'étaye pas son argumentation de manière conforme aux exigences de motivation posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ (cf. ATF 121 III 397 consid. 2a; 116 II 745 consid. 3; 106 II 175 s.; 93 II 317 consid. 2d). Ainsi, par exemple, il ne soutient pas qu'il se serait trouvé sans faute de sa part dans l'impossibilité de s'acquitter de ces aliments, ou que les juges n'auraient pas donné suite à ses offres de preuves, ou encore que les faits déterminants en cause n'auraient pas été constatés (art. 64 OJ). Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur cet argument.