Citation: 5A_615/2022 E. 3.2.1

3.2.1. En l'occurrence, la Cour d'appel a préalablement considéré que tous les documents nécessaires au traitement de la procédure d'appel figuraient au dossier. S'agissant de la charge fiscale de l'intimée, contestée par l'appelant, qui demandait la production de la décision de taxation de celle-ci, elle a relevé que, selon l'extrait de compte du 19 octobre 2019 figurant au dossier, les impôts cantonaux et communaux de l'intéressée s'élevaient à 4'910 fr. en 2019. Considérant que ces impôts se fondaient vraisemblablement sur des contributions à l'entretien de l'enfant d'un montant de 1'100 fr. par mois, selon le jugement de divorce du 1er février 2016, et non sur les pensions actuellement dues, elle a estimé qu'il se justifiait d'avoir recours au calculateur d'imposition de la Confédération. Prenant en compte les revenus attribués à l'enfant ainsi que ses coûts, directs et indirects, de même que les déductions automatiques et les revenus de la mère, elle a ainsi retenu que la charge fiscale mensuelle de celle-ci se montait, déduction faite de la part d'impôt de l'enfant, à 338 fr. pour la période du 1er décembre 2020 au 31 août 2026, à 566 fr. du 1er septembre 2026 au 30 juin 2028 et à 842 fr. dès le 1er juillet 2028. Le recourant prétend qu'il était non seulement incompréhensible, mais aussi arbitraire de recourir à un calculateur d'impôts et de se passer des décisions de taxation requises, qui auraient permis d'établir la charge fiscale réelle de l'intimée entre 2020 et 2022 et servir ensuite de base de calcul pour l'avenir, notamment en fonction des déductions effectivement retenues par l'autorité fiscale. Comme mentionné au considérant précédent, l'art. 8 CC confère le droit à la preuve et à la contre-preuve, mais non le droit à des mesures probatoires déterminées; il ne prescrit pas au juge les moyens d'établir les faits, ni la manière d'apprécier les preuves. Le sort du grief s'en trouve ainsi scellé, le recourant ne s'efforçant pas de démontrer, conformément aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, que l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale pour déterminer la charge fiscale de l'intimée serait arbitraire dans son résultat.