Citation: 6B_1256/2016 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en considération ses déclarations selon lesquelles si la possibilité lui était offerte il ne se comporterait plus de la même manière, ainsi que le fait qu'il a respecté les décisions relatives aux relations personnelles avec sa fille cadette de même que les mesures préconisées par le Service de protection de la jeunesse. Il soutient par ailleurs qu'elle a méconnu le long délai d'épreuve et la règle de conduite qui assortissent le sursis. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas ignoré les efforts qu'il a faits et qu'elle a expressément relevés. Elle a néanmoins estimé ne pas pouvoir accorder un plein sursis en raison du manque de prise de conscience de la gravité de ses actes. Il ressort des constatations de la cour cantonale, non valablement remises en cause par le recourant sous l'angle de l'arbitraire et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant a constamment nié ou minimisé les faits qui lui sont reprochés, cherchant plutôt à se poser en victime. La cour a exclu une prise de conscience. Il apparaît donc que le recourant n'a pas effectué la remise en question qui s'imposait. Dans ces conditions, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a exclu un plein sursis. Elle n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en considérant que les perspectives d'amendement étaient douteuses et que ce pronostic mitigé justifiait le prononcé d'un sursis partiel.