Citation: 7B_1317/2024 E. 2.3.3

2.3.3. Même à supposer que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie familiale, son expulsion pourrait de toute manière être confirmée au regard de l'art. 8 par. 2 CEDH. En effet, sous l'angle de l'intérêt privé, un éloignement du territoire suisse ne serait pas de nature à modifier fondamentalement la relation instaurée avec son fils D.________ qu'il ne voit qu'une fois par mois depuis février 2024, étant encore une fois relevé qu'il n'a vu son second fils en présentiel qu'à une seule occasion. Une poursuite des liens après l'expulsion du recourant n'est pas d'emblée empêchée, dans la mesure où ce dernier pourra, le cas échéant, entretenir des contacts avec eux par des visites et/ou vacances hors de Suisse ainsi que par l'intermédiaire des moyens de communication modernes, comme ceux prévalant actuellement avec son dernier fils E.________ (cf. jugement entrepris, p. 76). Concernant ses possibilités de réinsertion dans son pays d'origine, il est constaté que mis à part son ex-épouse et ses enfants, le recourant n'a pas plus de proches en Suisse qu'en U.________. En effet, son frère et ses parents y vivent encore et il a une relation très étroite avec sa mère. C'est notamment dans ce pays qu'il est né, qu'il a passé son enfance et sa jeunesse et a effectué sa scolarité (cf. jugement entrepris, p. 73). Il est donc familiarisé avec le mode de vie et la culture de son pays d'origine. Il apparaît ainsi que les perspectives de réinsertion sociale du recourant dans son État de provenance ne font pas obstacle à son expulsion. Quant aux intérêts présidant à l'expulsion du recourant, ils sont importants. La culpabilité du recourant est lourde. Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme qu'il faudrait relativiser les violences commises en raison du contexte conflictuel dans le cadre duquel elles ont été perpétrées. En effet, il s'en est non seulement pris violemment à son ex-épouse, alors enceinte, mais également à un inconnu, qui connaît encore actuellement des problèmes de vue; il a également adopté un comportement agressif à l'égard de deux policiers qu'il a failli blesser. Quoi qu'en dise le recourant, et même si la relation avec son ex-épouse est aujourd'hui terminée, la gravité des faits qui lui sont reprochés est incontestable. En outre, un tel comportement, doublé des nombreuses autres condamnations pour des infractions contre plusieurs biens juridiques distincts (cf. let. A.b supra), de son absence totale de prise de conscience et de son insensibilité aux sanctions prononcées, quand bien même il s'agit de peines privatives de liberté (cf. jugement entrepris, p. 60, 66, 76 et 77), démontrent un mépris constant et total pour l'ordre juridique suisse et le sentiment de sécurité d'autrui.