Citation: 4P.112/2004 04.06.2004 E. 2

2.1 Les premiers juges ont estimé que la rédaction peu précise du contrat avait donné lieu à une confusion quant à la volonté de la recourante, raison pour laquelle ils ont appliqué le principe de la confiance et la règle "in dubio contra stipulatorem" pour interpréter la clause de résiliation. Ils en ont déduit que la recourante, qui avait rédigé le contrat de travail, devait se laisser opposer le sens que l'intimé pouvait attribuer de bonne foi à la clause litigieuse imprécise, à savoir que le contrat pouvait être résilié moyennant un délai de préavis d'un mois pour la fin d'un mois. L'employeur a, dès lors, été condamné à payer le salaire couvrant la période du 5 au 31 mars 2003, de même que le prorata du 13ème salaire, soit 4'225 fr. La Chambre des recours a considéré, elle aussi, que l'intimé pouvait admettre de bonne foi, en l'absence de précision concernant le terme de congé, que la clause de résiliation ne s'écartait pas de la règle légale relative au terme. A son avis, si la recourante entendait s'écarter de cette règle, il lui appartenait d'être plus claire dans la rédaction de son contrat, par exemple en prévoyant un délai d'un mois pour le même quantième ou "30 jours d'avance pour une date précise". Pour le surplus, la cour cantonale n'a pas retenu le moyen de la recourante voulant que l'intimé ne puisse prétendre à un salaire pour le mois de mars 2003, faute d'avoir offert ses services. Selon elle, l'intimé n'avait eu connaissance que le 24 mars 2003 du fait que le congé ne respectait pas le contrat et il avait immédiatement écrit à son employeur. Cette réaction, intervenue trois semaines après l'échéance fixée par la recourante, n'était pas tardive.