Citation: 9C_330/2020 E. 6.1

6.1. La recourante reproche ensuite à la juridiction cantonale de n'avoir pas cherché à déterminer concrètement la nature des polices d'assurance sur la vie et de n'avoir pas interprété les conditions générales d'assurances dans le sens voulu par les parties au moment de la conclusion des contrats d'assurance-vie en 1987. Dans un contrat d'assurance établi par G.________, qui prévoyait une "certaine similarité" avec son cas, le Tribunal cantonal n'avait ainsi pas vu en quoi "les termes d'"incapacité de gain" impliqueraient, de façon clairement compréhensible pour le cocontractant, qu'il faille prouver une diminution concrète et chiffrée des revenus pour avoir droit aux prestations convenues" (arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour civile, CO04.026660 - 35/2010/PMR du 3 mars 2010). Or, en faisant expressément référence dans les conditions générales d'assurance à l'art. 73 LCA (RS 221.229.1), l'assureur avait clairement manifesté son intention de soumettre les polices d'assurance, ainsi que les avenants, aux dispositions légales en matière d'assurance de sommes (art. 73 ss LCA). Selon elle, il n'avait en revanche jamais été établi que le montant des prestations projetées avait été fixé en fonction de ses revenus hypothétiques au moment de la conclusion de ces deux contrats d'assurance respectivement de ses revenus prévisibles. Elle soutient de plus que l'absence de toute forme de coordination avec les assurances sociales et privées, respectivement l'absence de toute possibilité d'exercer un droit de recours contre des tiers au sens de l'art. 72 LCA, ne peut que conférer un caractère non indemnitaire aux contrats d'assurance en cause. Elle reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir apprécié arbitrairement les faits en niant l'incapacité de travail pourtant mise en évidence par l'expertise du 24 septembre 2014, complétée le 20 mars 2015.