Citation: 9C_451/2022 E. 1

qu'aux termes de l'art. 42 LTF, le recours doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve (al. 1) et exposer succinctement en quoi l'acte attaqué est contraire au droit (al. 2), qu'à défaut, il est irrecevable, que le tribunal cantonal a déclaré irrecevable un recours interjeté par l'assurée le 30 juin 2022, au motif que, malgré une ordonnance expliquant les conditions que devait remplir un tel acte et une prolongation de délai afin de le corriger, celle-ci n'avait indiqué ni les motifs ni les conclusions de son recours et n'avait pas produit la décision litigieuse, qu'il a en outre refusé de restituer le délai prolongé, dans la mesure où la recourante n'avait pas expliqué en quoi l'incapacité de travail établie par la doctoresse B.________, spécialiste en médecine interne générale, le 18 juillet 2022 l'aurait empêchée d'agir dans le délai prolongé ou de mandater un tiers à cette fin, que, se fondant sur les pièces produites devant lui, il a encore constaté la tardiveté manifeste du recours en tant qu'il aurait été dirigé contre la décision de la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS du 28 août 2019 ou contre une décision de rente de l'assurance-invalidité qui aurait été octroyée au plus tard en 2019, que dans son recours, l'assurée se contente d'indiquer être totalement incapable de discernement et ne pas être en mesure de se gérer seule, en se référant aux certificats médicaux déjà produits, qu'elle ne critique dès lors pas l'arrêt cantonal et n'établit pas que ni en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF ou constaté les faits d'une façon manifestement inexacte (notion qui correspond à celle arbitraire, cf. ATF 147 V 35 consid. 4.2) au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, en déclarant son recours irrecevable, que, même si l'un des certificats médicaux du 18 juillet 2022 attestait une incapacité de discernement (non motivée médicalement), la recourante a été en mesure de répondre aux courriers du tribunal cantonal, de produire des documents ou de recourir dans les délais impartis ou légaux, de sorte que cette incapacité ne pouvait mettre en doute sa capacité d'ester en justice (à cet égard, cf. arrêt 5A_81/2015 du 28 mai 2015 consid. 4.1), que, dans la mesure où il ne répond manifestement pas aux exigences de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF, que, vu les circonstances, il convient de renoncer à percevoir des frais judiciaires (art. 66 al. 1 seconde phrase LTF),