Citation: 6B_1179/2015 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas constaté, outre le fait que l'intimé B.________ a eu de la pommade " plein les mains " après avoir saisi le tube dans la poche du recourant, que ce fait a été corroboré par l'intimé E.________. Il estime que l'autorité précédente aurait dû déduire de ces déclarations que l'intimé B.________ n'avait pas mis de gants pour saisir le tube, élément important pour évaluer le risque sécuritaire dudit objet. Cette constatation serait essentielle pour apprécier tant la bonne foi des surveillants que l'opportunité de leur décision de recourir à la force. L'omission pour les surveillants de se protéger pour saisir par la force le tube démontrait qu'ils n'estimaient pas l'objet dangereux et donc que cette dangerosité invoquée n'était qu'un prétexte pour recourir à la force. Il ressort des faits constatés par l'autorité précédente que le recourant a sorti l'objet avant de le remettre dans la poche de son short. Dès lors que le recourant avait lui-même placé tout contre son corps l'objet qu'il avait refusé de montrer aux intimés, ceux-ci pouvaient bien penser que même s'il s'agissait d'un objet potentiellement dangereux, il ne l'était pas dans l'état où le recourant l'avait mis dans sa poche (par exemple lame de rasoir " emballée " dans un tube de pommade). Que l'un des intimés ait osé, dans le feu de l'action, aller prendre l'objet à main nue, n'impliquait donc pas, sous peine de tomber dans l'arbitraire, de retenir que les intimés savaient que l'objet n'était pas dangereux. Le grief est infondé. On ne voit pour le surplus pas en quoi l'omission de déduire du fait que l'intimé B.________ avait de la pommade plein les doigts qu'il n'avait pas mis de gants pour saisir le tube violerait le droit d'être entendu du recourant. Faute de motivation à cet égard, ce grief est irrecevable.