Citation: 2A.16/2001 23.01.2001 E. 3

3.- Le recourant a aussi été mis, puis maintenu, en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE, des indices concrets faisant craindre qu'il n'entende se soustraire à son renvoi. Le 3 décembre 1999, l'Office fédéral a imparti à l'intéressé un délai échéant le 31 janvier 2000 pour quitter la Suisse. Le recourant qui a certes subi vingt jours de détention préventive en décembre 1999 n'a pas préparé son départ. Il ne s'est pas présenté le 2 février 2000 au rendez-vous que le Service cantonal lui avait fixé. Puis, le 7 février 2000, il a disparu et n'a donc pas donné suite aux autres convocations du Service cantonal. Il s'est ainsi soustrait à son refoulement. Par ailleurs, il a été condamné pénalement à trois reprises. Or, la jurisprudence admet un danger de fuite en présence d'un comportement pénalement répréhensible, dans la mesure où un étranger qui a commis des actes délictueux est plus susceptible de contrevenir aux instructions des autorités que celui qui n'a jamais agi de la sorte (ATF 122 II 49 consid. 2a p. 51). L'attitude du recourant peut donc sérieusement faire craindre qu'il ne se soustraie à son renvoi.