Citation: 4A_531/2014 E. B

Les époux C.________ et B.________ Sàrl ont ouvert action contre la bailleresse, concluant principalement à l'annulation de la résiliation, subsidiairement à la prolongation du bail pour une durée de six ans; ils ont argué du fait que le congé avait été donné durant la période de protection de trois ans (art. 271a al. 1 let. e CO). Dans sa réponse, la bailleresse a conclu à l'octroi d'une unique prolongation au 31 décembre 2014; elle justifiait la résiliation par un besoin urgent pour elle-même ou ses proches (art. 271a al. 3 let. a CO) et alléguait un besoin urgent de récupérer l'objet loué pour pouvoir détruire et reconstruire l'immeuble; lors des plaidoiries, elle s'est prévalue de justes motifs (art. 271a al. 3 let. e et art. 266g CO). Le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève (2 ème Chambre) a instruit la cause et notamment entendu des témoins au sujet de l'état du bâtiment. Par jugement du 29 octobre 2013, il a annulé le congé. La bailleresse a fait appel. Par arrêt du 6 août 2014, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice a confirmé l'annulation du congé.