Citation: 8C_826/2019 E. A

A.a. Le 3 mars 2010, A.________, née en 1974, a été percutée par un véhicule de tourisme alors qu'elle traversait à pied une route à Genève. Prise en charge sur le lieu de l'accident, elle a été emmenée à l'Hôpital B.________, où elle a été hospitalisée jusqu'au 5 mars 2010 au sein du Service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur. Entre le 5 mars 2010 et le 7 avril 2010, elle a suivi une réadaptation orthopédique à l'Hôpital C.________. Le rapport médical initial LAA du 9 avril 2010 faisait état d'une fracture du plateau supérieur de L1, d'une fracture de la tête du péroné droit, ainsi que de contractures musculaires multiples (surtout dans les régions lombaire, cervicale et à la cuisse droite). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle A.________ était assurée obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. Dans leur rapport de sortie du 26 avril 2010, les médecins de l'Hôpital B.________ ont confirmé le diagnostic posé dans le rapport initial LAA. A.b. Dans le cadre de son traitement ambulatoire, l'intéressée - qui s'est plainte également de troubles d'ordre psychique - a été examinée par plusieurs thérapeutes, lesquels ont posé les diagnostics complémentaires suivants: - syndrome post-traumatique et dysfonctionnement cervico-occipital bilatéral (rapport du docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale et urgence hospitalière, du 9 juin 2010); - état de stress post-traumatique (rapport du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et du psychologue spécialisé en psychothérapie F.________, du 10 janvier 2011); - épisodes dépressifs et troubles dissociatifs de conversion mixte (rapport du docteur G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et médecin conseil de la CNA, du 14 juin 2011); - trouble dépressif léger à moyen (rapport du docteur E.________ du 18 janvier 2012). Dans un rapport du 16 août 2012, le docteur H.________, spécialiste en radiologie et neuroradiologie diagnostique, a indiqué qu'un méningiome - mis en évidence lors d'une IRM cérébrale en juin 2010 - n'avait pas grandi et que l'on pouvait encore observer des lésions punctiformes non spécifiques banales pour l'âge dans la substance blanche des lobes frontaux. A.c. Dans le cadre de l'instruction par l'assureur-accidents, l'assurée a ensuite été examinée par le docteur I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'arrondissement de la CNA. Dans son rapport du 12 février 2014, celui-ci a indiqué que l'accident survenu quatre ans auparavant n'avait pas révélé de traumatisme crânien évident. Il a précisé que quelques épisodes de lombalgies persistaient ensuite de la fracture de la première vertèbre lombaire, mais qu'ils étaient plutôt liés à une mauvaise position au poste de travail ou à la station assise prolongée. Il a enfin relevé que l'incapacité de travail de l'assurée (de 40 %) semblait liée uniquement à des problèmes neuropsychologiques et psychiatriques. Invité à évaluer l'atteinte à l'intégrité de A.________ en raison des affections à sa colonne vertébrale, le docteur I.________ a retenu un taux de 6 % dans son rapport du 25 février 2014. A.d. Dans son rapport du 1 er avril 2014, le docteur G.________ a posé le diagnostic différentiel de troubles dissociatifs de conversion versus neurasthénie et personnalité obsessionnelle ou schizoïde. En date du 18 juillet 2016, l'assurée s'est soumise à une IRM cérébrale à l'Hôpital B.________, en vue de mettre à jour une éventuelle lésion cérébrale. L'examen a révélé la présence de plusieurs anomalies de signal de la substance blanche sous forme d'hypersignal T2/FLAIR sous-corticales et périventriculaires, mais a conclu à l'absence d'hémorragie intracrânienne et de lésion structurelle post-traumatique. Au terme de son rapport du 24 mars 2017, le docteur J.________, spécialiste en neurologie du Centre de compétences de la CNA, a indiqué qu'en l'absence de traumatisme cranio-cérébral et de lésions cérébrales structurelles objectivables, un lien de causalité entre les troubles neurocognitifs de l'assurée et l'accident du 3 mars 2010 n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante. A.e. Par décision du 27 février 2018, confirmée sur opposition le 30 mai 2018, la CNA a mis fin à ses prestations pour les suites de l'accident du 3 mars 2010, avec effet au 28 février 2018 au soir, et a alloué à A.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) d'un montant de 7560 fr., correspondant à un taux de 6 %, pour les séquelles dues à la fracture de sa première vertèbre lombaire.