Citation: I 432/04 24.02.2005 E. 4

En l'espèce, il ne ressort du dossier aucun indice concret permettant de douter du bien-fondé de ces conclusions. Les différentes pièces médicales produites par la recourante durant la procédure ne lui sont à cet égard d'aucun secours. Les unes - datées des années 90 - sont trop anciennes pour avoir une quelconque pertinence pour le droit litigieux et font mention d'affections (épicondylite, troubles lombaires) que le docteur M.________ n'a pas relevé lors de l'expertise qu'il a effectuée le 16 janvier 2003. Quant aux autres pièces, elles font référence au syndrome du tunnel carpien bilatéral, dont on sait qu'il a évolué favorablement à la suite de deux interventions chirurgicales. La recourante se prévaut en outre du jugement du 31 mai 2004 du Tribunal des affaires sociales de La Corogne, lequel la reconnaît définitivement incapable de travailler dans sa profession habituelle d'auxiliaire dans une conserverie. Ce jugement constitue un fait postérieur à la décision litigieuse et n'est donc pas décisif pour l'issue du présent litige (ATF 121 V 366 consid. 1b). Il ne saurait en outre lier la Cour de céans, dès lors que la décision prise au sujet de l'état d'invalidité d'un requérant par l'institution d'un Etat membre de la Communauté européenne ne saurait s'imposer aux institutions suisses d'assurances sociales (cf. consid. 2). On peut dès lors tenir pour établi qu'entre le 16 janvier 2003 et le 27 février 2004, date de la décision litigieuse, la recourante ne présentait pas un taux d'invalidité ouvrant droit à une rente.