Citation: 8C_704/2019 E. 3.2

3.2. Bien qu'ils ne le mentionnent pas expressément, les premiers juges ont confirmé le bien-fondé de la créance en restitution en application de l'art. 53 al. 1 LPGA. En effet, ils ont retenu que les salaires annoncés dans les déclarations de sinistre, sur lesquels s'est initialement fondée l'intimée pour calculer le montant de l'indemnité journalière, ne correspondaient pas aux gains assurés à prendre en considération. De l'avis de la cour cantonale, cette découverte constituait indéniablement un fait nouveau permettant la révision d'une décision (cf. consid. 8c du jugement entrepris). Cela étant, dans la mesure où elle est parvenue à la conclusion que les conditions d'une révision procédurale (53 al. 1 LPGA) étaient remplies, elle pouvait renoncer à examiner le cas sous l'angle de la reconsidération (art. 53 al. 2 LPGA). Le point de savoir s'ils ont appliqué à juste titre l'art. 53 al. 1 LPGA, plutôt que l'art. 53 al. 2 LPGA, relève du fond et non des exigences de motivation découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. Le recourant ne développe toutefois aucune argumentation sur cette question. Au demeurant, le raisonnement de la cour cantonale n'apparaît pas critiquable dans la mesure où l'intimée se prévalait d'une inexactitude initiale sur les faits (art. 53 al. 1 LPGA) et non d'une application initiale erronée du droit ou d'une appréciation insoutenable des preuves (art. 53 al. 2 LPGA).