Citation: 6B_240/2009 08.05.2009 E. 4

La recourante invoque, encore, le principe de la bonne foi (art. 9 Cst.). Ce principe, qui ne peut avoir qu'une influence limitée dans les matières - tel le droit pénal - dominées par le principe de la légalité lorsqu'il entre en conflit avec ce dernier, suppose notamment que celui qui s'en prévaut ait, en se fondant sur les assurances ou le comportement de l'administration, pris des dispositions auxquelles il ne saurait renoncer sans subir de préjudice (ATF 131 II 627 consid. 6.1 in fine, p. 637). La recourante se borne sur ce point à alléguer, sans autre précision, avoir entrepris des démarches professionnelles et personnelles importantes. Elle s'écarte sur ce point des constatations de fait de la décision entreprise, qui ne constate rien de tel. Il ne ressort pas non plus du dossier de la cause qu'elle aurait entrepris des démarches professionnelles spécifiques. Certaines des pièces produites en procédure font certes état du fait que la recourante a conclu au mois de juillet 2007 un contrat de travail à 80% en qualité d'employée de bureau pour l'institution d'accueil « Association AVEC » et qu'elle s'est engagée depuis la fin de l'année 2007 dans des activités bénévoles. Le contrat de travail précité étant de durée déterminée (du 1er septembre 2007 au 31 août 2008) rien n'indique que la recourante doive renoncer à poursuivre cette activité uniquement en raison du refus qui lui a été opposé d'exécuter sa peine sous forme d'arrêts domiciliaires. Enfin, si l'interruption de cette activité devait, en définitive, résulter de l'exécution de sa peine, sa situation ne serait quoi qu'il en soit, pas différente de celle de n'importe quel autre condamné contraint à abandonner un emploi en raison de l'exécution d'une peine privative de liberté. On ne voit donc pas qu'elle puisse invoquer dans ce contexte subir un préjudice particulier. Le grief est infondé.