Citation: C 172/06 12.07.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont considéré que la recourante disposait d'une expérience professionnelle suffisante pour lui permettre de retrouver un emploi. En particulier, au bénéfice d'une formation de gestion commerciale et de correspondance en langues étrangères, elle avait acquis, malgré son jeune âge, une riche expérience ainsi que des connaissances étendues dans ces domaines. De surcroît, elle ne s'était lancée dans le domaine viticole qu'en 2003. Ils en ont déduit que son intention de suivre un stage en Italie était motivé plus par un désir de perfectionnement lié de manière prépondérante à une convenance personnelle. La mesure requise n'était donc pas directement commandée par la situation du marché du travail et l'on ne pouvait admettre que le placement de la recourante était impossible ou très difficile pour ce motif. Par ailleurs, les activités qu'elle a exercées dans le cadre du stage en Italie auraient pu (et dû) être accomplies dans les caves suisses, compte tenu la pratique restrictive de l'assurance-chômage en matière de stages de formation à l'étranger. Or, l'assurée n'a même pas essayé d'explorer préalablement le marché helvétique. 4.2 Reprenant pour l'essentiel l'argumentation invoquée en instance cantonale, la recourante prétend que le stage de formation litigieux était indispensable pour mettre fin à son chômage. Les employeurs dans le domaine viticole privilégient le personnel au bénéfice d'une expérience acquise dans une autre région du monde. Pour être compétitive, elle n'avait pas d'autre choix que d'offrir un profil particulier et spécialisé. Les connaissances qu'elle avait acquises en Italie étaient exceptionnelles et constituaient un avantage d'intégration réel dans le marché du travail. Par ailleurs, ce stage lui avait donné l'occasion de créer un réseau de contacts utiles à sa réinsertion dans le monde professionnel.