Citation: 1B_77/2015 E. 1

Le Ministère public de l'arrondissement de La Côte conduit depuis le 2 mai 2012 une instruction pénale contre A.________ et B.________ pour lésions corporelles simples et voies de fait qualifiées, sur plaintes respectives des prénommés. La Procureure en charge du dossier a refusé à trois reprises de désigner un défenseur d'office à A.________, que ce soit en qualité de prévenu ou de partie plaignante, aux motifs que la cause était simple tant en fait qu'en droit et qu'elle ne présentait pas de difficultés que le prévenu ne pourrait pas surmonter seul. Ces décisions ont été confirmées successivement par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud, puis par le Tribunal fédéral les 21 mai 2013 (cause 1B_107/2013), 12 décembre 2013 (cause 1B_425/2013) et 19 août 2014 (cause 1B_273/2014). Le 6 octobre 2014, le Ministère public a engagé l'accusation contre A.________ devant le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte pour lésions corporelles simples qualifiées et contre B.________ pour voies de fait qualifiées. Par ordonnance du 28 novembre 2014, cette juridiction a rejeté la requête de l'accusé tendant à se voir désigner Me C.________, avocat à Lausanne, comme défenseur d'office au motif que la cause ne présentait pas de difficultés, que ce soit en fait ou en droit. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision sur recours de A.________ au terme d'un arrêt rendu le 15 janvier 2015. Par acte du 24 février 2015 remis à l'ambassade de Suisse à Londres, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral en concluant à ce qu'un avocat d'office lui soit désigné. Il requiert l'assistance judiciaire gratuite. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.