Citation: 1C_479/2014 E. 2.3

2.3. Les recourants ne démontrent pas, comme il leur incombait (ATF 133 III 629 consid. 2.3.1 p. 632), en quoi le fait de devoir attendre la nouvelle décision de la Municipalité de Montanaire, qui pourrait leur être favorable, les exposerait à un préjudice irréparable. Une décision de renvoi, par laquelle la cause est renvoyée à l'autorité précédente pour instruction complémentaire et nouvelle décision, ne provoque pas un tel préjudice, puisqu'elle conduit, tout au plus, à une prolongation de la procédure. Les recourants considèrent il est vrai que les plans de mise à l'enquête déposés en septembre 2012 étaient suffisants pour statuer et qu'un nouveau rapport de géomètre ne se justifiait pas. Même si la décision de renvoi attaquée procédait sur ce point d'une appréciation erronée des preuves, cela ne constituerait pas un dommage qui ne pourrait plus être réparé dans la suite de la procédure. Les conditions posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont pas davantage réunies. Si l'admission du recours sur la question de l'absence de qualité pour agir des intimés permettrait effectivement de clore définitivement le dossier, la seconde condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas réalisée. Tout complément d'instruction entraîne nécessairement des frais et un prolongement de la procédure; cela ne suffit toutefois pas pour ouvrir la voie d'un recours immédiat au Tribunal fédéral. Pour que la condition légale soit remplie, il faut que la procédure probatoire, par sa durée et son coût, s'écarte notablement des procédures habituelles (arrêt 2C_111/2011 du 7 juillet 2011 consid. 1.1.3 in SJ 2012 I p. 97). En l'espèce, pour donner suite à l'arrêt attaqué, la Municipalité de Montanaire devra faire vérifier par un géomètre indépendant les niveaux du terrain actuellement aménagé avant de statuer à nouveau sur les oppositions. Il n'est ni démontré ni manifeste que cette mesure d'instruction ne pourrait pas intervenir rapidement et qu'elle causerait des frais particulièrement élevés en raison de sa complexité. Il ne s'agit donc pas d'une mesure probatoire longue et coûteuse au sens où l'entend la jurisprudence rendue en application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF qui justifierait d'entrer en matière sur le recours.