Citation: 6S.120/2007 07.06.2007 E. 4

Le recourant conteste le refus de lui accorder le sursis. 4.1 Il se prévaut d'abord de la jurisprudence, selon laquelle il peut être tenu compte, dans l'interprétation du droit en vigueur, d'une révision en cours de ce droit (cf. ATF 128 IV 3 consid. 4c p. 9). En particulier, il y aurait lieu de prendre en considération le fait que le nouvel art. 42 CP ne permet de refuser le sursis à une peine privative de liberté inférieure à 6 mois que si le pronostic est défavorable, alors que, selon l'art. 41aCP, il suffit qu'un pronostic favorable ne puisse être posé. On peut s'interroger quant à une réelle différence entre l'ancien et le nouveau droit sur le point litigieux. Dans le cas concret, la question peut toutefois demeurer indécise, dès lors que les éléments retenus par l'autorité cantonale pouvaient de toute manière conduire à poser un pronostic défavorable. 4.2 Le recourant a récidivé dans le délai d'épreuve d'une précédente condamnation, de plus malgré les 14 jours de détention préventive qu'il avait subie, ce qui incline sérieusement à penser qu'une peine assortie du sursis ne suffit pas à le détourner de commettre de nouvelles infractions. Il n'a émis aucun regret ni exprimé la moindre excuse, se présentant, jusqu'à l'audience de jugement, comme la victime d'un acharnement des témoins; une telle attitude tend à démontrer une absence de conscience de sa faute, faisant redouter la commission de nouveaux actes punissables. Selon les constatations de fait cantonales, qu'il est irrecevable à contester dans son pourvoi, son engagement à rembourser partiellement le dommage n'a jamais dépassé le stade des promesses. Ces éléments pouvaient conduire, sans abus du pouvoir d'appréciation, à poser un pronostic défavorable. Le grief doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.