Citation: 2C_821/2014 E. 1

Par arrêt du 17 juillet 2014, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours que A.A.________, son épouse B.A.________ ainsi que leurs enfants C.A.________, D.A.________ et E.A.________ avaient déposé contre le jugement du Tribunal administratif de première instance du 18 juin 2013 confirmant le refus du Service de la population et des migrations du canton de Genève de leur délivrer une autorisation de séjour fondée sur l'art. 30 LEtr et leur renvoi au Kosovo. En particulier, l'art. 3 CEDH ne s'opposait pas à leur renvoi. Certes, ils avaient produit un jugement kosovar du 11 septembre 2008, mais qui était antérieur au départ de A.A.________ du Kosovo, reconnaissant la légitime défense et acquittant son frère du meurtre de B.________, des articles de journaux concernant le « C.________ » mais pas leur cas particulier, ainsi qu'un courrier du 1er juillet 2013 signé par un autre frère de A.A.________, qui se trouvait encore au Kosovo et exprimait avoir peur pour sa vie car la situation «avec les cousins» n'était pas bonne. Or, entendu par l'Office cantonal de la population et des migrations en juin 2012, l'intéressé avait à l'époque expliqué être venu en Suisse dans le but d'améliorer sa situation et celle de sa famille car il avait vu sa maison détruite par un tremblement de terre et percevait un salaire très bas. Il ne souhaitait pas retourner au Kosovo puisqu'il était intégré en Suisse et y avait un emploi. Sa venue sur le territoire helvétique avait donc pour origine des raisons économiques, et non la fuite en raison d'une vengeance. Ce n'était qu'en fin d'audition et uniquement en relation avec sa femme que l'intéressé avait indiqué l'existence de «gros problèmes avec nos voisins (famille) » qui empêchait cette dernière de sortir de la maison. Elle-même avait déclaré qu'il s'agissait «d'une vengeance, d'un règlement de compte entre nos familles». Lors de la même audition, les intéressés avaient cependant tous deux confirmé qu'ils avaient de la famille - mère, frères et soeurs notamment - au Kosovo, qui y menaient une vie «normale», ce que A.A.________ avait par ailleurs confirmé lors de son audition par le Tribunal administratif de première instance en juin 2013. Les pièces produites ne suffisaient par conséquent pas à démontrer l'existence d'un danger concret, qui empêchait la réintégration au Kosovo, en particulier dans d'autres régions que celle de D.________.