Citation: 5A_444/2017 E. 4.2

4.2. La recourante soutient avoir allégué dans son appel le fait que le refus du père de laisser déménager l'enfant était uniquement motivé par la crainte de créer un for au Royaume-Uni pour la procédure de divorce. Elle aurait ainsi fait valoir que la problématique du lieu de résidence de l'enfant ne viserait plus le bien de celui-ci, mais les éventuels intérêts de l'intimé, qui instrumentaliserait son fils. En effet, le père aurait déposé une requête de mesures protectrices tendant à l'attribution de la garde deux jours avant le rejet de la procédure de divorce avec accord commun - dans le cadre de laquelle il ne réclamait ni la garde exclusive ni la garde partagée. La chronologie serait ainsi éloquente et démontrerait que l'intimé " ne s'est servi de cette problématique de garde que pour bloquer son épouse en Suisse afin de l'empêcher de créer un for au Royaume-Uni puisque le divorce suisse, qui financièrement convenait très bien ou en tout cas mieux à l'intimé, capotait ". Par ailleurs, en réaction à sa prise de connaissance de la litispendance britannique, le père se serait servi du fait que la recourante avait déménagé en France avec l'enfant pour réclamer à nouveau la garde de celui-ci. Ses conclusions superprovisionnelles du 3 octobre 2016 seraient " plus flagrant[es] encore ". Le fait que le père ait conclu à ce qu'il soit constaté que la résidence habituelle de l'enfant se trouvait en Suisse démontrerait " [son] obsession de maintenir un lien avec la Suisse afin de ne pas déplacer le for du divorce en validant la litispendance précédente britannique ". L'intimé commettrait ainsi un abus de droit en se prévalant de l'art. 301a CC dans un but nullement visé par cette disposition. La cour cantonale aurait à ce propos à nouveau " botté en touche " en estimant que ce grief ne reposait sur rien de concret. En rejetant le fait que la problématique puisse faire l'objet d'un abus, la cour cantonale aurait commis un déni de justice ainsi qu'une violation du droit d'être entendu, son argumentation tenant en une " famélique phrase ".