Citation: 1B_474/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant fait grief à l'instance précédente de ne pas avoir constaté que la juge intimée avait intentionnellement retardé et entravé la consultation du dossier par la défense pendant dix mois. En effet, sa demande du 28 mars 2019 tendant à l'obtention d'une copie du dossier était restée sans réponse et il n'avait obtenu les copies qu'en janvier suivant après avoir relancé le Tribunal. Le recourant se prévaut en particulier du fait que la juge intimée avait indiqué à tort le 7 mai 2020 que le dossier n'avait pas été scanné, alors que la note manuscrite du 27 mars 2019 de la greffière évoquait une copie scannée du dossier. Les éléments invoqués par le recourant ne permettent toutefois pas de retenir que la Juge intimée aurait de façon délibérée retardé la consultation du dossier par la défense. En effet, interpellée sur cet incident, la Juge intimée a exposé, dans ses observations des 9 juin et 8 octobre 2020, que c'était par erreur que les copies effectuées par le greffe en urgence le 28 mars 2019, avant la transmission du dossier au Tribunal fédéral, n'avaient pas été remises à la défense en format papier. La note de la greffière, dont se prévaut le recourant, mentionne d'ailleurs expressément que des copies devaient être faites pour les parties. Par ailleurs, lorsque le recourant a réitéré le 21 janvier 2020 sa demande d'une copie du dossier - en l'occurrence seulement dix mois plus tard -, il l'a aussitôt obtenue. Les éléments précités ne permettent pas, contrairement à ce que soutient le recourant, d'affirmer que la magistrate aurait volontairement retardé la consultation du dossier par la défense. L'existence ou non d'une copie scannée du dossier - ou d'une partie seulement de celui-ci, selon les déclarations de la juge intimée - ne modifie pas cette appréciation (cf. consid. 3.2 ci-dessous). Il n'y a pas lieu de compléter l'arrêt sur ce point. Le recourant fait ensuite grief à l'instance précédente de ne pas avoir exposé en détail le contenu des courriers de la magistrate intimée des 6, 15 et 23 avril 2020 aux termes desquels elle a rejeté ses réquisitions de preuve. Sa critique peut être écartée. En effet, les faits prétendument éludés par l'instance précédente ne sont pas déterminants pour le sort de la c ause (cf. consid. 3.2 ci-dessous). Ce premier moyen peut donc être écarté.