Citation: 8C_846/2014 E. A

A.________ travaille en qualité de chef de cuisine dans un établissement médico-social à B.________, au service de la Fondation C.________, depuis 1984. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Le 26 novembre 2011, l'assuré a été victime d'un accident de la circulation, lequel a entraîné une "contusion en regard de la coiffe des rotateurs" de l'épaule droite, selon le rapport médical initial du 13 janvier 2012. La Vaudoise a pris en charge le cas. Le 9 décembre 2011, le docteur D.________, spécialiste en radiologie, a réalisé une imagerie par résonance magnétique (IRM) de l'épaule droite. Ses conclusions sont les suivantes: "Rupture complète avec rétraction du tendon du sus-épineux, subtotale du tendon du sous-scapulaire et au niveau de la jonction tendino-musculaire du sous-épineux avec ascension de la tête et conflit sous-acromial. Important oedème spongieux de la tête, en rapport avec une importante contusion osseuse considérant le traumatisme. Remaniement sévère de l'articulation acromio-claviculaire, probablement mixte sur ostéo-arthropathie dégénérative (amyloïde ?) pré-existante décompensée par le traumatisme. Epanchement articulaire et de la bourse sous-acromio-sous-deltoïdienne. Amyotrophie musculaire touchant essentiellement le sus-épineux et le sous-épineux". Dans une lettre du 9 décembre 2011, adressée au physiothérapeute de l'assuré, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin traitant, constate que l'IRM a montré "une large rupture de coiffe ancienne, avec amyotrophie et dégénérescence graisseuse du sus-épineux droite". Dans un rapport du 21 décembre 2011, ce médecin atteste un état dégénératif préexistant au membre supérieur droit. Le dossier de l'assuré a ensuite été soumis au médecin-conseil de la Vaudoise, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, lequel indique que l'incapacité de travail sera encore due à l'accident jusqu'à "fin mars - fin mai" (rapport du 22 février 2012). Par la suite, ce médecin s'est adressé au docteur E.________ pour lui demander de préciser la date à partir de laquelle la Vaudoise pouvait considérer que "l'incapacité de travail n'était plus en rapport avec l'accident du 26 novembre 2011 mais avec la sérieuse atteinte dégénérative de la coiffe des rotateurs" (lettre du 20 avril 2012). Le docteur E.________ a répondu ce qui suit: "Sur le plan de la causalité naturelle, au vu de sa chute à moto, d'un état antérieur important, je pense qu'on peut accepter le cas durant quatre mois comme suites de l'accident, et vu que l'accident a eu lieu le 26 novembre 2011, je pense que l'on peut stopper la causalité au 31 mars 2012, date du statu quo sine, date au-delà de laquelle, la persistance de la symptomatologie est en rapport de causalité avec l'état antérieur". Par décision du 6 décembre 2012, confirmée sur opposition le 29 janvier 2013, la Vaudoise a supprimé le droit de l'assuré aux prestations d'assurance (frais de traitement et indemnité journalière) avec effet au 31 mars 2012, motif pris qu'il n'existait pas de lien de causalité entre les troubles persistant après cette date et l'accident du 26 novembre 2011.