Citation: 2A.225/2000 15.08.2000 E. 3

3.- a) La Confédération accorde des prestations d'assistance aux Suisse de l'étranger qui se trouvent dans le besoin (cf. art. 1 LASE). De telles prestations ne leur sont allouées que s'ils ne peuvent subvenir dans une mesure suffisante à leur entretien par leurs propres moyens ou par une aide de source privée ou de l'Etat de résidence (cf. art. 5 LASE). La nature et l'étendue de l'assistance se déterminent selon les conditions particulières du pays de résidence, compte tenu des besoins vitaux d'un Suisse habitant ce pays (art. 8 al. 1LASE). b) Selon le recourant, le montant nécessaire à l'entretien personnel devrait être déterminé non pas, comme l'a retenu le Département fédéral, sur la base de données statistiques, d'indices du coût de la vie et des salaires minimaux versés aux salariés locaux mais en se fondant sur les salaires effectivement versés à ces derniers. A son avis, un minimum de 1'500 fr. serait nécessaire pour survivre au Venezuela. Il soutient par ailleurs ne pas avoir d'autres ressources que l'aide reçue chaque mois de l'Ambassade. c) L'intéressé ne prétend pas que l'aide financière litigieuse aurait été insuffisante pour couvrir ses besoins durant la période en cause. Il ne prétend pas non plus que la décision attaquée serait contraire au droit fédéral et n'élève aucune critique à l'encontre de son argumentation détaillée confirmant le bien-fondé du montant qui lui a été alloué (cf. consid. 9 de la décision attaquée). Il se borne à émettre des considérations générales sur la meilleure manière de calculer le montant nécessaire à l'entretien personnel, sans indiquer en quoi la méthode appliquée dans son cas serait erronée. Au surplus, ses allégations selon lesquelles il ne bénéficierait d'aucune autre ressource que le montant de l'aide mensuelle reçue de l'Ambassade sont contraires à la vérité s'agissant de la période durant laquelle l'aide litigieuse lui a été accordée. En effet, le budget qu'il a lui-même établi le 7 juillet 1997 fait état de revenus provenant de traductions, d'une pension de retraite ainsi que d'un patrimoine générant des intérêts. Vu ces éléments, il est douteux que l'argumentation du recourant soit conforme aux exigences minimales de motivation posées par l'art. 108 al. 2 OJ (sur ces exigences, cf. ATF 118 Ib 134 consid. 2 p. 135-136; cf. également ATF 123 V 335 consid. 1a p. 336 et les références citée). Cette question peut toutefois demeurer indécise dans la mesure où le Tribunal fédéral peut se rallier aux motifs convaincants qui ont été retenus par la décision attaquée et auxquels l'intéressé est renvoyé (cf. art. 36a al. 3OJ).