Citation: 4C.226/2003 25.02.2004 E. 2

2.1 Dans son recours principal, la défenderesse s'en prend à la qualification du contrat, telle que retenue par la cour cantonale. Elle soutient que le jugement attaqué ne tient pas suffisamment compte du critère décisif de la subordination, lui préférant d'autres éléments moins pertinents pour conclure à l'existence d'un contrat de travail. Ces éléments seront examinés ci-après (consid. 3). 2.2 Dans son jugement, la cour cantonale rappelle tout d'abord la définition du contrat de travail (art. 319 CO) ainsi que ses quatre éléments constitutifs essentiels, dont le rapport de subordination entre l'employeur et le travailleur. Les juges cantonaux examinent ensuite, essentiellement à la lumière de la jurisprudence (cf. également ATF 129 III 664 consid. 3.2 p. 667), la distinction entre le contrat de travail ou, plus spécifiquement, le contrat d'engagement des voyageurs de commerce (art. 347 ss CO) - lequel est un contrat de travail à caractère spécial - et le contrat d'agence (art. 418a ss CO), pour en déduire que le critère de subordination doit être relativisé, plus particulièrement pour les travailleurs occupant des fonctions dirigeantes. Enfin le jugement cantonal énumère les critères additionnels permettant d'écarter une activité indépendante au profit d'un contrat de travail, avant de conclure, conformément à la jurisprudence (cf. ATF 129 III 664 consid. 3.2 p. 668; 112 II 41 consid. 1a/aa p. 46 et les références), que seul l'examen de l'ensemble des circonstances du cas particulier permet de déterminer si le travail est effectué de manière dépendante ou indépendante.