Citation: 4A_641/2023 E. 6.3

6.3. Tel qu'on l'a vu, la cour cantonale a retenu à juste titre que la capacité de procéder de la recourante devait être examinée d'office. Dans ces conditions, la recourante pouvait et devait s'attendre à ce que cette question soit analysée. Au demeurant, elle était déjà représentée par un avocat au stade de la requête. En lien avec le grief lié à l'inapplicabilité de la CL, la cour cantonale a effectivement apporté des compléments à l'analyse de la première juge, laquelle retenait que le jugement du 23 mai 2011 avait son fondement dans la faillite. Pour ce faire, la cour cantonale s'est basée sur des dispositions du droit étranger non invoquées. Toutefois, comme on l'a vu, ces développements n'étaient pas nécessaires pour conclure au défaut de capacité de procéder de la recourante; ils n'étaient en outre d'aucune pertinence pour l'application de la CL, puisque cette dernière devait être écartée du seul fait du statut de la requérante (recourante), liquidatrice judiciaire étrangère. Comme il ressort d'ailleurs de la motivation de la première juge, le point de savoir si le jugement étranger était assimilable à une action révocatoire et/ou avait son fondement dans la faillite n'était déterminant que sous l'angle de l'art. 174c LDIP, et non pour définir si c'était la CL ou la LDIP qui devait s'appliquer.