Citation: I 545/02 17.08.2005 E. 1

De son côté, la CNA a alloué une rente d'invalidité de 20 % dès le 1er avril 1993, par décision du 30 juin 1993, confirmée sur opposition le 11 janvier 1994. Dite décision est motivée par le fait que l'assurée peut reprendre une activité lucrative à plein temps dans le domaine des services (employée de bureau) ou de la vente, pour autant qu'elle ne soit pas exposée à certains allergènes (cf. rapport des docteurs H.________ et P.________, du 2 novembre 1993). Le droit de l'assurée à la rente AI a été confirmé lors de plusieurs procédures de révision, après que les médecins eurent à chaque fois constaté que l'état de santé de l'assurée demeurait inchangé. A.b A l'occasion d'une nouvelle procédure de révision du droit à la rente, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (l'office AI) a confié un mandat d'expertise à la Policlinique de dermatologie de l'Hôpital X.________. Dans un rapport du 1er février 1999, la doctoresse P.________ a attesté que la situation demeurait sensiblement identique d'un point de vue dermatologique. Quant aux activités exigibles, elle a renvoyé à l'expertise qu'elle avait réalisée en 1993 avec son confrère H.________ pour le compte de la CNA, en précisant que les conclusions jadis rendues demeuraient actuelles. Elle a confirmé ce point de vue, dans un rapport du 18 juin 1999, en ajoutant qu'il serait judicieux, eu égard à la dermatose actuelle, que sa patiente reprenne une activité à 50 %; l'évolution cutanée devrait être réévaluée lors de la reprise de cette activité. L'office AI a examiné les possibilités de reclassement de l'assurée, compte tenu des allergies dont elle souffre. En particulier, il a recueilli les avis du Centre d'intégration Y.________ (rapport du 4 août 2000) et du Centre d'intégration Z.________ (rapports des 25 octobre et 22 décembre 2000). Dans un rapport du 21 décembre 2000, le docteur L.________, spécialiste en médecine interne, a précisé que la dermite de contact allergique demeurait chronique, mais que depuis le stage d'observation, des douleurs cervico-dorso-lombaires, jadis épisodiques, étaient passées au premier plan; il a retenu une capacité de travail de 50 % dans une activité d'aide-soignante, pour une durée indéterminée dès le 27 novembre 2000. Interpellé par le docteur A.________, médecin-conseil de l'AI, le docteur L.________ a suggéré à son confrère A.________ d'examiner lui-même la patiente et de mettre en oeuvre une expertise (écriture du 21 février 2001). En procédant à la synthèse de ses investigations, l'administration est parvenue à la conclusion que la capacité de travail de l'assurée serait de 100 % dans une activité légère (un problème de dos excluant désormais toute activité lourde physiquement), sans contact avec des produits allergènes. Un emploi non qualifié dans le domaine du conditionnement serait ainsi exigible (appréciation du docteur A.________ du 26 février 2001; rapport de la Division réadaptation professionnelle de l'office AI du 13 mars 2001). Pour déterminer le taux d'invalidité, l'office AI a comparé un revenu sans invalidité de 53'846 fr., que l'assurée aurait pu obtenir en 2001 si elle était restée au service de son ancien employeur, avec un gain annuel de 43'550 fr., correspondant au salaire moyen d'un emploi non qualifié dans le domaine du conditionnement. Le degré d'invalidité s'élevant ainsi à 19 % (43'550 / 53'846), l'office AI a supprimé la rente d'invalidité et refusé de prendre en charge de plus amples mesures de réadaptation d'ordre professionnel (à l'exception d'une aide au placement), par décision du 25 mars 2001.