Citation: 9C_605/2020 E. 5.2

5.2. S'agissant tout d'abord des critiques du recourant portant sur les lacunes de l'instruction concernant ses limitations fonctionnelles sur le plan psychique, elles sont mal fondées. Les médecins de la Clinique C.________ ont procédé à une évaluation de l'état de santé somatique et psychique de l'assuré. Au terme de celle-ci, la doctoresse L.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué - sans répercussion sur la capacité de travail - un trouble de l'adaptation avec réaction dépressive brève (consilium psychiatrique du 2 juillet 2017). Elle a rendu ses conclusions en indiquant de plus que l'assuré consultait une psychiatre une fois par mois depuis novembre 2016, à la suite du licenciement qu'il avait mal vécu. Or le recourant ne prétend nullement que son état de santé sur le plan psychique se serait dégradé entre son séjour à la Clinique C.________ et la décision de l'office AI du 7 mai 2019. Dans son avis du 25 juillet 2019, la doctoresse I.________ a d'ailleurs fait état d'une péjoration de l'état de santé psychique du recourant à compter uniquement du 9 mai 2019, soit après l'état de fait déterminant pour le juge sous l'angle temporel (à ce sujet, cf. ATF 144 V 210 consid. 4.3.1; 132 V 215 consid. 3.1.1). A l'inverse de ce que soutient le recourant, la simple circonstance qu'il faisait l'objet d'un suivi psychologique n'était pas suffisant pour justifier que les premiers juges ordonnent une expertise psychiatrique selon la grille d'évaluation normative et structurée définie à l'ATF 141 V 281. De plus, une telle évaluation est superflue lorsque, comme en l'espèce, l'incapacité de travail peut être niée de manière convaincante sur la base de rapports probants établis par des médecins spécialistes (ATF 143 V 409; arrêt 9C_101/2019 du 12 juillet 2019 consid. 4.3).