Citation: 2C_531/2021 E. A

A.________, ressortissant du Togo né le 9 mai 1972, est établi à Genève depuis 2006. Il est titulaire d'un diplôme d' Etat de docteur en médecine délivré en 2000 par l'Université de Lomé (Togo). Entre le 1er octobre 2000 et le 30 novembre 2014, A.________ a exercé la médecine au Bénin, puis en milieu institutionnel dans différentes unités de psychiatrie en Suisse. Dans un préavis du 25 janvier 2016, la Commission consultative genevoise chargée d'évaluer les titres étrangers en médecine délivrés par un pays hors Union Européenne ne s'est pas opposée à ce que le diplôme de médecin de l'intéressé soit considéré comme remplissant les conditions d'un titre de master en médecine permettant d'exercer en qualité d'assistant-médecin à titre dépendant (art. 105 al. 2 LTF); ladite commission a proposé qu'une autorisation de pratiquer au cabinet et sous la surveillance de la doctoresse B.________ lui soit délivrée, à titre exceptionnel, en tant qu'assistant pour une durée d'une année, afin de lui permettre de se présenter à l'examen fédéral de médecine humaine et l'examen de spécialiste. Ainsi, par arrêté du 1er février 2016, le Directeur général de la santé du Département de la sécurité, de la population et de la santé de la République et canton de Genève (ci-après: le Département de la santé) a autorisé A.________ à exercer en tant qu'"assistant-médecin" à titre dépendant, au sein de ce cabinet médical jusqu'au 31 janvier 2017. Par la suite, l'intéressé s'est encore vu octroyer une autorisation d'exercer sous la surveillance d'une autre doctoresse pendant un an, puis en a obtenu la prolongation jusqu'au 31 juillet 2019. En parallèle, A.________ a demandé la reconnaissance de cent neuf mois de périodes de formation postgraduée: par décision du 28 février 2018, l'Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) (ci-après: l'Institut pour la formation médicale postgraduée), après avoir rappelé les conditions de la formation postgraduée en cause (au moins deux ans de psychiatrie hospitalière, dont au moins un an dans un service hospitalier de psychiatrie générale aiguë, etc.), en a reconnu cinquante et un mois, le reste étant écarté pour des raisons formelles; l'intéressé devait encore effectuer vingt-et-un mois de formation postgraduée, pour obtenir le titre de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (neuf mois de formation spécifique en psychiatrie et psychothérapie, dont au moins trois mois en psychiatrie et psychothérapie hospitalière obligatoire, et six mois de psychiatrie gériatrique); ledit institut a également constaté que A.________ n'avait pas encore obtenu le diplôme fédéral de médecin ni réussi l'examen de spécialiste et rappelé que l'intéressé devait fournir un plan de formation postgraduée. Le 19 mars 2019, la Commission fédérale des professions médicales MEBEKO, section "formation universitaire", a enregistré le diplôme de médecin de l'Université de Lomé de A.________ au titre de "diplôme étranger non reconnaissable des professions médicales universitaires".