Citation: 1C_428/2022 E. A

A.a. Le 23 octobre 2005, A.________, ressortissant d'origine camerounaise, né en 1982, est entré légalement en Suisse dans le but de suivre des études. Le 5 février 2010, à Lausanne, le prénommé a épousé B.________, ressortissante suisse née en 1981, et a obtenu de ce fait une autorisation de séjour au titre du regroupement familial. Les époux ont eu un fils, né le 20 septembre 2011. A.b. Le 26 novembre 2012, A.________ a sollicité l'octroi de la naturalisation facilitée. Dans le cadre de l'instruction de la demande de naturalisation facilitée, le prénommé et son épouse ont contresigné, le 30 juillet 2013, une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, à la même adresse. La naturalisation facilitée a été accordée à A.________, par décision du 13 août 2013, entrée en force le 16 septembre 2013. A.c. Par courrier du 3 novembre 2016, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a informé A.________ de l'ouverture d'une procédure d'annulation de la naturalisation facilitée au vu des éléments portés à sa connaissance par le Service de la population du canton de Vaud (séparation du couple le 1 er juin 2014; divorce entré en force le 16 février 2016; dépôt en date du 28 mars 2016 d'une demande d'entrée en Suisse pour sa nouvelle fiancée camerounaise en vue de la célébration de leur mariage). A.________ s'est déterminé sur ces éléments, ainsi que sur le procès-verbal d'audition de son ex-épouse du 24 janvier 2017.