Citation: 9C_442/2020 E. 2.2

2.2. Il en va de même du rapport établi par l'Unité de neuropsychologie et de logopédie de l'Hôpital D.________ le 19 décembre 2019. Antérieur à l'acte attaqué, ce rapport constitue un faux novum admissible seulement si l'assuré démontre que son dépôt remplit les prescriptions légales en matière de production de preuves nouvelles devant le Tribunal fédéral et explique pourquoi il n'a pas pu le produire en instance cantonale (cf. art. 99 al. 1 LTF; ATF 143 V 19 consid. 1.2). Le recourant prétend à ce sujet que le tribunal cantonal lui a reproché de manière arbitraire de ne pas avoir fourni le document en question alors que cette autorité avait été dûment avertie du dépôt d'éléments additionnels relatifs à la péjoration notable de la situation médicale en début d'année 2020. Il soutient que le rapport du 19 décembre 2019 ne reflétait plus son état de santé réel et que, compte tenu de la pandémie de Covid-19, il avait été dans l'impossibilité d'actualiser les données médicales pendant les mois de mars ou d'avril 2020. Il considère que, dans ces circonstances, la juridiction cantonale devait attendre la production du résultat des investigations annoncées avant de rendre son arrêt. Ces explications ne sont toutefois pas pertinentes en tant que, comme l'indique lui-même l'assuré, elles tendent d'abord à démontrer une aggravation de la situation médicale postérieure à la décision administrative litigieuse. En effet, le juge des assurances sociales apprécie en principe la légalité des décisions entreprises d'après l'état de fait existant à l'époque de la clôture de la procédure administrative, les faits ayant par la suite modifié cette situation devant normalement faire l'objet d'une nouvelle décision (ATF 131 V 242 consid. 2.1; 121 V 362 consid. 1b). On ne voit de toute façon pas comment une telle aggravation ainsi que l'annonce de la réalisation d'examens visant à réactualiser des données médicales, même en temps de pandémie, auraient pu empêcher le dépôt du rapport du 19 décembre 2019 établi avant le prononcé de l'arrêt attaqué le 18 mai 2020 et justifieraient aujourd'hui sa prise en considération par le Tribunal fédéral au sens de l'art. 99 al. 1 LTF.