Citation: 6B_1030/2016 E. 2.2.2

2.2.2. Quant à l'exécution d'une peine pécuniaire ou d'un travail d'intérêt général, l'autorité précédente a constaté que le recourant avait été condamné par le passé à une peine privative de liberté de huit mois pour infraction à la LStup avec sursis, qu'il n'avait pas hésité à commettre de nouvelles infractions à l'échéance du délai d'épreuve en particulier dans ce domaine spécifique, que la première interpellation en novembre 2014 ne l'avait pas dissuadé d'agir, qu'il persistait à rester en Suisse en l'absence de toute autorisation et aussi qu'il était démuni de moyens de subsistance. Elle a souligné sa désinvolture et le fait qu'il n'assumait pas les conséquences de ses actes. Le recourant ne saurait se plaindre d'un défaut de motivation quant au choix de la peine prononcée. La motivation cantonale permet aisément de discerner quels éléments essentiels ont été pris en compte dans l'examen de l'art. 41 CP et cette motivation est suffisante pour permettre au recourant de la comprendre et de l'attaquer utilement. En outre, le raisonnement conduit dans le jugement attaqué ne prête pas le flanc à la critique. Au vu des éléments retenus que le recourant ne discute pas (art. 105 al. 1 LTF), la cour cantonale était d'abord fondée à exclure le travail d'intérêt général, cette sanction étant au demeurant d'emblée inadaptée vu la situation administrative du recourant (voir sur cette question arrêt 6B_709/2013 du 27 janvier 2014 consid. 2). Il en allait de même de la peine pécuniaire, principalement en raison du défaut d'efficacité préventive de la peine privative de liberté précédemment prononcée, tout comme des précédentes interpellations. Or, lorsque des motifs de prévention spéciale permettent de considérer qu'une peine pécuniaire ou une peine de travail d'intérêt général seraient d'emblée inadaptées (arrêt 6B_889/2015 du 30 mai 2016 consid. 4.3), l'autorité peut prononcer une peine privative de liberté de courte durée.