Citation: 4A_572/2018 E. 2.3

2.3. La promotrice dénonce une violation des art. 8 CC en relation avec les art. 55 al. 1 CPC et 221 al. 1 let. d et e CPC. A titre subsidiaire, elle se plaint de formalisme excessif au sens de l'art. 29 al. 1 Cst. Pour réfuter le reproche pointant le caractère trop général de ses allégations, la promotrice renvoie aux allégués 27 à 34 et 332 à 334 de ses écritures. La consultation des allégués en question confirme toutefois que les juges vaudois ont présenté fidèlement la situation; tout au plus y est-il question "des frais supplémentaires" occasionnés par l'arrêt des travaux, et de la nécessité d'assécher complètement la parcelle, pour un coût total non encore déterminé. Il est ensuite renvoyé à une facture finale récapitulant le dommage subi. Concernant l'argumentation tirée des pièces produites, la recourante se borne à objecter qu'elle a produit non moins de 4 titres destinés à démontrer l'étendue du dommage, et que la pièce 41 comportait une quantité non négligeable de factures dont certaines, de l'avis même des juges cantonaux, étaient aptes à prouver le montant du dommage. Ce faisant, elle ne contre pas l'argumentation développée par l'autorité précédente, qui repose sur le fait que des lots de pièces en vrac ont été produits à l'appui d'allégués trop généraux, qu'un non-spécialiste ne peut discerner dans quelle mesure les pièces produites présentent un lien avec le dommage, et qu'au demeurant, les pièces n'ont qu'une faible force probante en tant qu'elles émanent de la partie demanderesse elle-même. A cet égard, l'intéressée méconnaît qu'il y a là un aspect d'appréciation des preuves et s'abstient de dénoncer un arbitraire à cet égard, en expliquant où il résiderait (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266), ce qui ne s'impose pas d'emblée. Pour le surplus, la recourante prétend qu'il eût fallu isoler les pièces probantes et calculer au moins le dommage sur cette base; elle n'en dit pas plus et ne s'attache nullement à démontrer comment il eût été possible de procéder, et avec quel résultat. Il découle de ce qui précède que l'argumentation de la recourante présente de larges traits appellatoires et ne peut qu'être rejetée dans la mesure de sa recevabilité. Dans ce contexte, vu la manière dont les allégués ont été formulés et les moyens de preuve présentés, il s'ensuit le rejet du grief tiré d'un prétendu formalisme excessif.