Citation: 6B_1252/2021 E. 7.2

7.2. La cour cantonale a exposé qu'il était indéniable que les mois de harcèlement et de menaces, les quatre viols dont l'intimée avait été victime ainsi que le chantage concernant ses enfants et, enfin, l'humiliation subie par la diffusion des fichiers à caractère sexuel à son fils, à sa famille, à son ami C.________ et à son employeur avaient entraîné chez elle une souffrance morale, même si aucun certificat médical n'avait été produit. A cet égard, l'intimée avait expliqué avoir attendu pour consulter parce qu'elle avait l'impression de revivre les événements en les évoquant et qu'elle avait voulu les oublier; l'audience de première instance avait été "trop dure", ce qui l'avait incitée à consulter un psychologue depuis un mois; dans sa famille, plus personne ne lui parlait depuis la diffusion des fichiers par le recourant. Pour la cour cantonale, ces explications étaient convaincantes et compréhensibles. De plus, l'intimée avait exprimé en audience d'appel une angoisse réelle et authentique causée par les actes du recourant sans se montrer vindicative à l'égard celui-ci.