Citation: 6P.96/2001 15.10.2001 E. 2

2.- Le recourant soutient d'abord que le Tribunal cantonal est tombé dans l'arbitraire en se ralliant aux conclusions des experts et en refusant d'ordonner des preuves complémentaires. Il se prévaut du principe in dubio pro reo et de la protection contre l'arbitraire. a) aa) Selon la jurisprudence, si le juge estime douteuses les conclusions d'une expertise judiciaire sur des points essentiels, il est tenu de recueillir des preuves complémentaires pour tenter de dissiper ses doutes, faute de quoi il pourrait commettre une appréciation arbitraire des preuves (ATF 118 Ia 144 consid. 1c; arrêt du 12 août 1996 reproduit in SJ 1997 58, consid. 2a). Le juge n'est en principe pas lié par les conclusions d'une expertise judiciaire. Toutefois, il ne saurait s'en écarter sans motifs sérieux et doit motiver sa décision à cet égard (ATF 118 Ia 144 consid. 1c; 101 IV 129 consid. 3a; ATF précité SJ 1997 58, consid. 2a). Autrement dit, le juge qui ne suit pas les conclusions de l'expert n'enfreint pas le droit constitutionnel lorsque des circonstances bien établies en ébranlent sérieusement la crédibilité (ATF 107 V 173 consid. 3; 101 IV 129 consid. 3a; ATF précité SJ 1997 58 consid. 2a). Si l'autorité cantonale estime une expertise concluante et adhère à ses résultats, la tâche du Tribunal fédéral se limite ainsi à examiner, s'agissant de l'appréciation des preuves, si l'autorité cantonale pouvait se rallier sans arbitraire aux résultats de l'expertise. bb) En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation.