Citation: 9C_689/2020 E. 4.3

4.3. Les recourantes se contentent en l'espèce d'opposer leur propre appréciation de la valeur des témoignages requis à celle de la juridiction cantonale, sans démontrer en quoi il serait insoutenable de considérer, par appréciation anticipée des preuves, que les témoignages - même concordants - de personnes liées à A.A.________ ou C.A.________ ne pourraient l'emporter sur les autres éléments du dossier, notamment les circonstances extérieures et objectives constatées par les premiers juges. Les recourantes se réfèrent certes aux six témoignages écrits versés en procédure. Dans ces différents courriers, des amis et connaissances de A.A.________ mentionnent simplement des excursions, des repas partagés en commun et des sorties dans des boutiques de la région de C.________, soit des éléments qui concordent avec l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale. Les premiers juges ont en effet constaté que les époux A.________ avaient conservé un appartement en Suisse et que A.A.________ s'y rendait à certains moments de l'année. Ils ont retenu qu'elle avait ainsi séjourné temporairement en Suisse en avril, novembre et décembre 2014, du 26 mai 2015 au 20 juin 2015 et du 5 au 20 avril 2016. Aussi, le fait que A.A.________ a maintenu des liens d'amitié ou familiaux lors de ses séjours en Suisse n'établit nullement qu'elle n'était pas domiciliée aux Etats-Unis d'Amérique pendant la période litigieuse. Les témoignages écrits n'apportent par ailleurs aucune date ou éléments précis. Au contraire, l'un des témoins affirme avoir fait la connaissance de B.A.________ à son retour de la maternité avec ses parents, alors que l'enfant est né aux Etats-Unis. Dans ces circonstances, le simple fait que les recourantes estiment nécessaire de compléter l'état de fait par l'audition de témoins - dont certains ont déjà pu s'exprimer par écrit - ne signifie pas qu'il était arbitraire d'y renoncer. Au vu des pièces versées au dossier, notamment au vu des six témoignages écrits, la juridiction cantonale pouvait, sans violer le droit d'être entendues des recourantes, retenir que les auditions requises n'auraient pas apporté plus d'éléments pour apprécier leur situation. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation (anticipée) des premiers juges.