Citation: 4A_174/2009 08.07.2009 E. A

Depuis le 1er janvier 1994, X.________ loue une arcade au rez-de-chaussée de l'immeuble sis boulevard ..., à Genève. Les locaux sont destinés à l'usage d'un bar, que X.________ exploite sous l'enseigne «A.________». En dernier lieu, le loyer s'élevait à 1'388 fr. par mois. Les locaux ont été loués avec des sanitaires, qui se trouvaient dans l'immeuble. En juin 1998, X.________ a été averti de l'installation provisoire de sanitaires dans la courette extérieure en raison de travaux de transformation des caves. «A.________» dispose également d'une cheminée. Un incendie s'était produit dans cette installation en décembre 1993. En juillet 1995, un maître ramoneur a conseillé à X.________ de ramoner la cheminée quatre fois par an, même si la loi n'impose qu'un nettoyage annuel. Entre 2000 et 2003, deux ou trois ramonages ont été effectués par année. Le ramoneur a procédé au nettoyage de la cheminée le 26 février 2004. Le lendemain, le service d'incendie et secours a dû intervenir à «A.________» à la suite d'un gros feu de cheminée. A la même époque, la régie a informé le locataire que Y.________ SA était la nouvelle bailleresse. Par courrier du 22 avril 2004, X.________ a demandé à la régie quelles mesures allaient être enfin prises afin de remettre en état la cheminée; il a précisé que le froid régnait dans le bar en raison de l'absence de cheminée comme source de chauffage et que son chiffre d'affaires avait baissé pour cette raison. Par lettre du 4 février 2005, le conseil de X.________ a fait savoir au mandataire de la bailleresse que les locaux loués ne disposaient toujours pas de chauffage, que la cheminée n'avait pas été réparée, que l'évier était hors d'usage à cause d'une défectuosité de la pompe et que les sanitaires extérieurs étaient inutilisables en raison du gel; il mettait Y.________ SA en demeure d'entreprendre immédiatement les travaux nécessaires, faute de quoi le loyer serait consigné, et réservait une demande de réduction du loyer. Le 22 mars 2005, le locataire a imparti à la bailleresse un délai de trente jours pour remédier aux défauts; il a requis en outre le versement d'une indemnité journalière de 150 fr. à titre de dommages-intérêts. Comme les travaux réclamés n'avaient pas été exécutés, X.________ a informé la bailleresse, le 22 avril 2005, de son intention de consigner le loyer, mesure qu'il a mise à exécution une semaine plus tard.