Citation: 5C.189/2001 02.11.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 II 198 consid. 2 p. 201; 127 III 41 consid. 2a p. 42; 126 I 81 consid. 1 p. 83, 257 consid. 1a p. 258 et les arrêts cités). a) Le recours en réforme pour violation du droit fédéral n'est en principe recevable que dans les contestations civiles (art. 44, 46 OJ) ainsi que dans les cas énumérés à l'art. 44 let. a-f OJ. La présente affaire ne constitue pas une contestation civile, dès lors qu'il ne s'agit pas d'une procédure contradictoire entre au moins deux personnes physiques ou morales prises en leur qualité de titulaires de droits privés, ou entre de telles personnes et une autorité à laquelle le droit fédéral reconnaît la faculté d'être partie (ATF 124 III 44 consid. 1a p. 46, 463 consid. 3a p. 464; 123 III 346 consid. 1a p. 349 et les arrêts cités). Il convient dès lors d'examiner si l'une des éventualités expressément prévues par la loi est réalisée. b) Selon l'art. 44 let. d OJ, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000, le recours en réforme est notamment ouvert en cas de "retrait ou rétablissement du droit de garde" (cf. FF 1996 I p. 172). En l'espèce, l'arrêt entrepris ne porte sur aucune de ces deux hypothèses, dès lors qu'il concerne le refus de l'autorité tutélaire d'attribuer le droit de garde sur l'enfant à sa grand-mère, qui le demande. Le recours en réforme apparaît donc déjà irrecevable pour ce premier motif. A cela s'ajoute qu'en tant que tiers, la recourante n'est pas susceptible d'avoir un droit de garde sur l'enfant (cf. l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public connexe [5P. 238/2001], consid. 4). Elle ne peut donc pas se prévaloir d'un intérêt juridique digne de protection et, par conséquent, n'a pas qualité pour recourir.