Citation: 8C_400/2020 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a retenu que l'événement dommageable du 20 novembre 2016 devait être qualifié d'accident. Appliquant la jurisprudence développée en matière de traumatisme de type "coup du lapin" et de traumatisme cranio-cérébral sans preuve d'un déficit fonctionnel organique (cf. consid. 2.2 supra), elle a considéré que le lien de causalité naturelle devait être admis s'agissant des tensions musculaires cervicales, des maux de tête et du nystagmus, dès lors que ces symptômes n'étaient pas ressentis antérieurement à l'accident, à tout le moins pas de manière durable. Il en allait de même des symptômes de "light headed sensation" et de "dizziness", qui s'étaient aggravés ensuite de l'accident puisqu'ils se déclaraient depuis lors également à l'effort. En revanche, le lien de causalité naturelle avec les sensations de vertiges chroniques, présentes depuis plusieurs années et qui n'avaient subi aucune aggravation, devait être nié. Les juges cantonaux ont ensuite procédé à l'examen du lien de causalité adéquate sans opérer de distinction entre les éléments physiques et psychiques des atteintes (cf. consid. 2.3 supra). Pour qu'un tel lien puisse être admis, il fallait selon la jurisprudence un cumul de trois critères sur sept ou qu'au moins l'un des critères se soit manifesté de manière particulièrement marquante, dès lors que l'accident devait être qualifié de gravité moyenne stricto sensu. Estimant que seul l'un de ces critères était rempli sans qu'il se soit manifesté de manière particulièrement marquante, la juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles du recourant, de sorte que l'intimée lui avait refusé à bon droit l'octroi de prestations au-delà du 31 décembre 2017.