Citation: C 7/01 28.08.2001 E. 3

3.- Dans sa demande d'indemnité de chômage, le recourant a annoncé une disponibilité de placement de 30%. Par la suite, il a déclaré vouloir réduire ce taux à 20%, ses responsabilités au sein de la fiduciaire ne lui permettant pas de s'absenter dans une mesure plus importante (lettre du 26 avril 1999). Bien que le recourant n'ait pas l'intention d'abandonner la gestion de sa société, on ne saurait l'assimiler à une personne de condition indépendante qui n'a pas véritablement la volonté de retrouver un statut de salarié et dont la recherche d'un emploi salarié à temps partiel tend principalement à compenser un manque à gagner résultant de son affaire - circonstances qui, en règle générale, entraînent la négation de l'aptitude au placement du requérant (arrêt B du 3 mai 2001, C 421/00). Le parcours professionnel du recourant démontre en effet de manière suffisamment crédible que ce dernier a la volonté de continuer à exercer, à côté de sa fiduciaire, une activité salariée. Il n'en demeure pas moins que durant la période de chômage considérée, il a privilégié son activité indépendante au détriment de l'activité salariée que l'ORP lui proposait dans le cadre d'un programme d'emploi temporaire. Ainsi, selon les décomptes établis par l'Ecole W.________ où B.________ a travaillé durant les mois de mai à septembre 1999, son taux d'occupation n'a jamais dépassé 10% en moyenne (4% au mois de mai, 8,5% au mois de juin, et 12,5% au mois de juillet), exception faite du mois de septembre. Même si l'employeur était d'accord avec cet emploi du temps, il reste que cet arrangement était avant tout destiné à permettre au recourant de consacrer le maximum de son temps à son activité indépendante. Aussi doit-on se rallier à la solution retenue par les premiers juges et admettre que le recourant, faute d'offrir une disponibilité suffisante, était inapte au placement. Le fait qu'il a finalement été engagé comme comptable à 30% dès le mois d'octobre 1999 par un bureau d'architecte n'y change rien. Cela montre simplement qu'à partir de ce moment-là, il était à nouveau disposé à réduire la durée de l'activité qu'il avait déployée antérieurement au profit de sa société. Le recours se révèle ainsi mal fondé.