Citation: 8C_565/2015 E. 6

Ces critiques sont mal fondées. A la lecture du rapport du médecin-conseil, on ne voit pas que ce dernier aurait tenu compte d'éléments erronés tant en ce qui concerne les circonstances de l'accident, que le début des plaintes et leur évolution. Que les douleurs et l'impotence fonctionnelle ne sont pas apparues immédiatement après l'accident mais progressivement au fil de son activité sont des faits qui ont été reconnus par la recourante quoi qu'elle en dise. On ne saurait non plus reprocher au docteur F.________ d'avoir estimé que le résultat de l'IRM lui apportait suffisamment d'indications sur l'état de l'épaule droite de l'assurée, ou de s'être fondé sur l'interprétation de l'imagerie par le radiologue, qui a rendu un avis de spécialiste. On ajoutera que ni le docteur D.________ ni le docteur E.________ n'ont véritablement pris position sur la question du lien de causalité. Pour terminer, il n'y aucun élément médical au dossier dont on pourrait déduire que l'accident du 8 février 2013 aurait au moins provoqué une aggravation de la déchirure du sus-épineux. La recourante ne le prétend du reste pas. En l'absence d'avis apte à éveiller un doute, même faible, sur les conclusions du docteur F.________ quant à la nature exclusivement dégénérative de l'atteinte diagnostiquée en avril 2013, il n'est pas nécessaire d'ordonner une expertise comme le demande la recourante (ATF 135 V 465). Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.