Citation: 1C_48/2021 E. 2.2.2

2.2.2. La jurisprudence n'impose pas non plus de prévoir, au stade du plan directeur, l'ordre dans lequel les différents projets éoliens devraient être réalisés (cf. arrêts 1C_407/2020 du 27 octobre 2022 consid. 9; 1C_628/2019 du 22 décembre 2021 consid. 2.2 et 3.3). Par ailleurs, dès lors qu'il n'y a pas de motifs de revenir sur les critères de sélection prévus par le concept éolien, leur application à différents lieux du territoire cantonal pour exclure les sites non appropriés (planification négative) et ne retenir que les 5 emplacements propices à l'implantation d'éoliennes (planification positive) (cf. concept éolien, ch. 1.3, p. 1 s., et ch. 4.3, p. 16 s.) répond également à la nécessité de procéder, au stade de la planification directrice cantonale, à une étude de variantes (cf. art. 2 al. 1 let. b OAT; arrêt 1C_407/2020 du 27 octobre 2022 consid. 5.4.3 et les références). En outre, au niveau de la planification inférieure, et contrairement à ce que soutiennent les recourants, on ne voit pas non plus que le parc litigieux et le parc proche du Mont-de-Boveresse constitueraient une installation unique qui devrait faire l'objet d'une EIE commune (cf. art. 8 LPE) : il s'agit de projets clairement distincts, figurant au PDC/NE, et prenant place sur des sites séparés. Que les deux parcs soient en mains, aux dires des recourants, des mêmes promoteurs n'est pas pertinent et ne démontre pas l'existence d'un lien fonctionnel étroit (cf. ATF 146 III 36 consid. 3.4-3.5; arrêt 1C_628/2019 du 22 décembre 2021 consid. 3.3-3.3.1). L'OFEV nie d'ailleurs l'existence d'un lien commandant une analyse globale (cf. observations du 16 juin 2021, p. 3).