Citation: 8C_732/2009 18.08.2010 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a considéré que les documents médicaux émanant des professeurs R.________ et M.________ établissaient certes un nouveau diagnostic, mais que cela était insuffisant pour rendre plausible une aggravation de l'état de santé du recourant. En effet, les maux qui y étaient décrits recoupaient ceux que les médecins de la Clinique X.________ avaient retenus sous le diagnostic de trouble somatoforme douloureux. Par ailleurs, les professeurs M.________ et R.________ ne formulaient aucune critique à l'encontre des conclusions de l'expertise de la Clinique X.________, qui avait été jugée probante par le Tribunal fédéral des assurances, de sorte que l'office AI était fondé à rendre une décision de non entrée en matière. 4.2 Le recourant estime au contraire qu'il a satisfait aux exigences de l'art. 87 al. 3 RAI. Dans leurs rapports respectifs, les professeurs R.________ et M.________ faisaient état d'une grave discopathie C4-C5 (avec déchirure discale) ainsi que d'une discopathie débutante au niveau C2-C3. Selon ces médecins, l'ensemble des atteintes constatées au rachis permettaient d'expliquer les cervico-brachialgies et les lombalgies dont il souffrait et justifiaient une incapacité de travail d'au moins 50 % dans une activité sédentaire. Quand au docteur D.________, il concluait à un syndrome de tunnel carpien au poignet droit et relevait un état dépressivo-anxieux. Tous ces diagnostics étaient nouveaux par rapport à ceux retenus par les médecins de la Clinique X.________ et démontraient sans ambiguïté que son état de santé avait évolué depuis 2003. En méconnaissant ces changements dans sa situation médicale, la juridiction cantonale avait commis une appréciation arbitraire des preuves.