Citation: 2A.454/2004 02.02.2005 E. 4

Le recourant ne conteste pas les faits établis par l'Autorité de surveillance et repris par l'Autorité cantonale de recours. Comme l'intéressé fait l'objet d'actes de défaut de biens, il doit être radié du registre cantonal des avocats (art. 8 al. 1 lettre c et 9 LLCA). Le recourant a également violé différentes règles professionnelles et mis ainsi en péril les intérêts (financiers) de ses clients. De plus, même dans le présent litige où se joue son avenir professionnel et économique, il ne s'est pas montré capable de défendre ses propres intérêts (par exemple, non-utilisation de délais obtenus pour compléter une motivation ou produire des pièces). Il n'apparaît donc pas à même d'exercer sa profession avec le soin et la diligence requises. En outre, sa situation financière s'est dégradée entre le 27 novembre 2003 et le 17 mai 2004 et il n'a pas encore trouvé le moyen de remédier à ses problèmes pécuniaires, même s'il annonce une solution depuis longtemps (cf. le recours du 16 mars 2004 à l'Autorité cantonale de recours et le procès-verbal d'interrogatoire du 26 mai 2004). Compte tenu de l'incapacité actuelle du recourant, pour quelque raison que ce soit, de respecter les règles professionnelles figurant à l'art. 12 LLCA, l'Autorité cantonale de recours n'a pas violé le droit fédéral ni, plus particulièrement, excédé son pouvoir d'appréciation en confirmant l'interdiction de pratiquer pendant deux ans prononcée à l'encontre de l'intéressé. C'est donc à tort que le recourant reproche à l'Autorité cantonale de recours d'avoir fait une fausse application des art. 8, 9, 12 et 17 LLCA. Au demeurant, rien ne l'empêchera de demander le réexamen de sa situation lorsqu'il aura rétabli sa situation.