Citation: 5A_27/2016 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la Chambre de surveillance a retenu que la recourante avait signé " pour accord " la production de créance du 25 septembre 2012 et que l'acte des 21 et 23 septembre 2011 intitulé " rétrocession aux fins de recouvrement " avait été conclu peu après que la Cour de justice eût jugé qu'une production d'une créance cédée n'était admissible que pour autant que l'identité de créancier fût indiqué. Sur ces éléments, elle a établi, en fait, la volonté réelle des parties, soit que, en concluant l'acte précité, la recourante et la masse en faillite de C.________ ont convenu d'un mandat d'encaissement en faveur de la seconde (art. 394 ss CO); en revanche, la recourante n'avait pas rétrocédé à la masse en faillite la titularité de ses créances (art. 164 ss CO). Pour cette raison, en produisant les créances le 25 septembre 2012, la masse en faillite précitée avait seulement agi en qualité de représentante de la recourante (art. 32 CO), seule titulaire des créances. En conséquence, le 17 juin 2015, la recourante n'avait pas produit une créance nouvelle, au sens de l'art. 251 LP. A titre préliminaire, il sied de relever que la recourante ne prétend pas (art. 42 al. 2 LTF) que la Chambre de surveillance aurait procédé à un examen allant au-delà du contrôle sommaire postulé par l'art. 244 LP (cf. supra consid. 4.1.2). Cette question peut dès lors demeurer indécise. Pour le reste, la recourante ne s'attaque pas à la motivation de la Chambre de surveillance: elle ne soulève pas le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits. Elle n'apporte aucun élément qui permettrait de comprendre les motifs qui l'auraient amenée à céder ses créances à la masse en faillite de C.________, ne serait-ce qu'à titre fiduciaire (elle n'évoque d'ailleurs aucun engagement interne sur l'usage que la masse en faillite aurait été en droit de faire des créances récupérées, cf. PROBST, op. cit., n° 44 ad art. 164 CO), et d'en perdre ainsi la titularité. Elle se borne au contraire, dans son grief relatif à l'art. 32 CO, à faire des développements sur ce que, à son avis, l'office a, ou non, entendu retenir dans ses décisions ainsi que, sans la moindre référence à une norme légale ou constitutionnelle, sur la bonne foi de celui-ci. De tels arguments ne sont en rien pertinents pour l'issue de la cause. Peu importe la manière dont la Chambre de surveillance a formulé son propos; seul importe les faits qu'elle a retenus. Or, en l'occurrence, elle a retenu l'existence d'un mandat d'encaissement. Même à supposer que la recourante entende, par cette critique, soulever le grief d'arbitraire, celle-ci ne répondrait pas au principe d'allégation. La recourante ne fait en effet qu'opposer sa propre version des faits à celle de la Chambre de surveillance, sans s'attaquer aux éléments décisifs de la décision. Par ailleurs, même si la recourante comptait ainsi se plaindre de la violation de l'art. 5 al. 3 Cst., son grief ne serait pas pertinent: on ne voit pas les assurances que l'office lui aurait données dans ses actes ou les inconstances dont celui-ci aurait fait preuve envers elle (cf. not. arrêt 2C_771/2010 du 22 mars 2011 consid. 2.1 et les références). Son argument selon lequel son retard n'est pas abusif est non seulement sans objet, mais il est aussi irrecevable, en tant qu'il est dirigé contre la décision de l'office, qui seul lui a opposé un tel abus. Il s'ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable.