Citation: 6B_1404/2021 E. 2.3

2.3. L'essentiel de l'argumentation du recourant porte sur les chiffres 1.4 et 1.5 de l'acte d'accusation (sidération de l'intimée; usage de la force par le recourant), alors que la cour cantonale retient l'usage de la contrainte en se fondant sur l'instrumentalisation des liens familiaux consacrant une violence dite structurelle (cf. infra consid. 3; jugement entrepris consid. 4 à 6: l'infériorité de la victime, de sa dépendance émotionnelle et sociale par rapport à son beau-père et de sa crainte de perdre l'amour de sa mère), ainsi que le relève d'ailleurs le recourant. Ce faisant, le recourant occulte totalement le chiffre 1.3 de l'acte d'accusation, lequel retient expressément que le recourant a profité de son concubinage puis mariage avec la maman de la victime, du jeune âge de cette dernière, de la relation privilégiée nouée avec elle, à laquelle il permettait notamment de faire de l'équitation. Or, ces faits constituent précisément le fondement de la violence structurelle retenue par la cour cantonale dans son jugement. Ainsi, le recourant ne saurait prétendre n'avoir pas su sur quoi reposait les actes de contrainte reprochés, étant rappelé que la teneur de l'acte d'accusation ne constitue pas une fin en soi, mais vise seulement à circonscrire l'objet du procès et à informer le prévenu de ce qui lui est reproché afin qu'il puisse se défendre efficacement (cf. arrêts 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 2.3; 6B_550/2019 du 8 juillet 2019; 6B_834/2018 du 5 février 2019). L'élément subjectif, intimement lié aux statuts et aux rôles des protagonistes dans l'environnement familial, se déduisait déjà suffisamment du descriptif du comportement contenu dans l'acte d'accusation. Dans ces circonstances, le recourant ne pouvait pas avoir de doute sur les comportements qui lui étaient reprochés, tant sur le plan objectif que subjectif. L'acte d'accusation lui a ainsi permis d'être suffisamment renseigné - avant l'ouverture des débats de première instance - sur les accusations qui étaient portées contre lui et les agissements reprochés. Il a pu préparer sa défense en conséquence. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé la maxime d'accusation. Le grief doit être rejeté.