Citation: 9C_232/2007 05.03.2008 E. A

S.________ était assurée par la Caisse-maladie Futura (aujourd'hui, Mutuel Assurances; ci-après: la caisse) pour la couverture obligatoire des soins. Le 28 mai 2002, elle lui a transmis la facture relative à un traitement administré entre les 22 mai et 12 octobre 2001 par le docteur R.________, dentiste, et en a requis la prise en charge. Elle estimait que la maladie psychique dont elle avait souffert était la cause directe des soins donnés (lettre du 21 juin 2002, confirmée et complétée par un certificat du docteur I.________, psychiatre traitant, et une lettre des 25 et 30 septembre suivants). En communiquant le décompte de prestations du 17 juin 2002, la caisse a signifié à l'assurée son refus d'assumer les frais du traitement en question. Se fondant sur les brèves indications fournies par le docteur I.________ aux docteurs T.________ et de R.________, psychiatre-conseil et dentiste-conseil, ainsi que sur l'avis de ceux-ci (rapports du 16 octobre 2002), elle a confirmé son refus par lettre du 2 septembre 2002, puis par décision et décision sur opposition des 22 octobre et 18 décembre suivants. Elle considérait que le trouble dépressif diagnostiqué n'avait pas atteint le degré de gravité suffisant pour empêcher le maintien d'une hygiène dentaire satisfaisante, ni n'était à l'origine des grincements de dents signalés par le psychiatre traitant et que les médicaments prescrits n'étaient pas la cause des dégâts constatés.