Citation: 6B_55/2025 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré, à l'instar des premiers juges, que la culpabilité du recourant était très lourde. Il avait dépouillé ses victimes sans le moindre scrupule, avec, pour seule motivation l'appât du gain et le maintien d'un train de vie auquel il ne pouvait prétendre compte tenu de sa situation financière totalement obérée. Le montant du préjudice causé, soit au total 106'050 fr., était important. Ses nombreux antécédents, notamment en matière d'abus de confiance et d'escroquerie, devaient également être retenus à charge, le recourant ayant, en particulier, déjà été condamné pour des faits analogues, portant sur plusieurs dizaines de milliers de francs. Le recourant qui, à chaque fois, affirmait avoir compris, semblait incapable, malgré le soutien de son épouse, de prendre la mesure de ses agissements criminels, comme le démontraient les sanctions prononcées jusqu'ici représentant plus de cinq ans de peines privatives de liberté cumulées. De plus, il avait récidivé, la dernière fois, seulement trois mois après avoir obtenu sa libération conditionnelle. À décharge, la cour cantonale a tenu compte du fait qu'il avait admis les faits, qu'il exerçait une activité salariée depuis 2023 et qu'il avait procédé au remboursement total de E.________ et partiel de l'intimé 2, même s'il fallait aussi constater que ces remboursements avaient été effectués, à tout le moins en partie, au moyen des deniers de son épouse. Elle a également retenu que le recourant avait entrepris une thérapie. On ne pouvait toutefois accorder trop d'importance à ce suivi, qui avait été initié sur conseil de son avocat et que le recourant aurait pu entreprendre plus tôt. De plus, les pièces produites indiquaient un début de thérapie le 30 novembre 2022, ainsi que 11 séances effectuées au 29 février 2024, le suivi s'étant limité principalement à des entretiens de soutien. Ce n'était pas énorme, ce d'autant que le recourant avait déclaré ne plus avoir revu son thérapeute depuis le mois d'août, et on ne savait, en définitive, rien du travail réellement effectué et de ses effets sur la prise de conscience de l'intéressé. Compte tenu de ces éléments, la peine privative de liberté de 24 mois fixée par les premiers juges était adéquate et pouvait être confirmée. Les conditions du sursis n'étaient pas réalisées, le pronostic étant clairement défavorable au vu des nombreux antécédents du recourant et de la récidive spéciale intervenue trois mois seulement après sa dernière libération conditionnelle. La cour cantonale a considéré que les éléments mentionnés imposaient également de révoquer la libération conditionnelle accordée le 11 février 2021 par le juge d'application, étant relevé que le recourant avait déjà bénéficié d'une libération conditionnelle en 2012, sans avoir toutefois saisi sa chance dès lors qu'il avait ensuite récidivé à plusieurs reprises. En définitive, la peine privative de liberté d'ensemble de 39 mois prononcée par le Tribunal correctionnel ne prêtait pas le flanc à la critique et pouvait être confirmée.