Citation: 6B_405/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, les recourants ont participé à la procédure pénale cantonale en tant que parties plaignantes. En première instance, ils ont pris des conclusions civiles en ce sens que C.________, D.________, subsidiairement E.________, soient reconnus sur le principe civilement responsables du dommage causé. Ils ont également pris des conclusions en versement de montants de 3'000 fr. et 5'000 fr. à titre de réparation du tort moral (jugement de première instance p. 37). Le tribunal de première instance, qui avaient condamné les trois prévenus pour incendie par négligence, a renvoyé les recourants à agir par la voie civile et a rejeté leurs conclusions en versement de montants de 3'000 fr. et 5'000 fr. à titre de réparation pour le tort moral. Il a expliqué, s'agissant des conclusions en réparation du tort moral, qu'il n'y avait pas d'atteinte à la personnalité au sens de l'art. 49 CO qui justifierait l'allocation d'un tort moral (jugement de première instance p. 37). Les recourants n'ont pas formé appel contre le rejet de leurs conclusions en réparation du tort moral et le renvoi à agir par la voie civile. La cour d'appel a acquitté E.________ et les deux autres prévenus, confirmant pour le surplus le rejet des conclusions civiles. Comme on peut le constater, tant le tribunal de première instance que la cour cantonale ont rejeté les conclusions des recourants, respectivement renvoyé les recourants à agir par la voie civile. Ces deux points, que les recourants n'ont contestés ni en appel ni devant le Tribunal fédéral, sont entrés en force. Il faut alors considérer que la procédure pénale est liquidée sur le plan civil, de sorte que le jugement attaqué ne peut plus avoir d'effet sur l'appréciation des prétentions civiles (cf. arrêt 6B_1192/2021 du 26 novembre 2021 consid. 5). Les recourants n'abordent pas cette question dans leur recours en matière pénale et, en ce qui concerne leur qualité pour recourir, se contentent d'affirmer qu'en tant que destinataires de la décision attaquée, ils ont la qualité pour recourir au sens de l'art. 81 al. 1 LTF. Les prétentions civiles étant liquidées dans le cadre de la procédure pénale, les recourants ne sont pas habilités à recourir au pénal sur le fond. Les recourants ont également pris des conclusions en versement d'une indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure (art. 433 CP). L'indemnité fondée sur l'art. 433 al. 1 CPP ne vise pas à réparer le dommage subi par la partie plaignante ensuite de l'infraction, mais à rembourser les dépens; elle ne constitue donc pas une prétention civile au sens de l'art. 81 LTF (cf. arrêts 6B_877/2022 du 22 août 2022 consid. 4.1; 6B_1267/2019 du 13 mars 2020 consid. 1.3). Compte tenu de ce qui précède, les recourants n'ont pas la qualité pour recourir sur le fond s'agissant de l'acquittement des intimés. Ils ne soulèvent par ailleurs aucun autre grief recevable, distinct du fond, tiré d'une violation de leurs droits de parties en lien avec l'acquittement des intimés (ATF 141 VI 1 consid. 1.1).