Citation: I 1084/06 26.11.2007 E. 1

Il n'est pas contradictoire de conclure à l'absence de «limitations fonctionnelles objectives bien marquées» malgré les constatations figurant dans certains rapports médicaux (protrusion en L4/5; arthrose en L4/5; radiculopathie en S1) dans la mesure où le docteur P.________ n'a jamais prétendu qu'il n'existait pas de limitations, mais uniquement affirmé que celles-ci n'étaient pas bien marquées. On relèvera d'ailleurs à ce propos que la protrusion était qualifiée de légère et que la situation n'avait pas évolué depuis plus d'une année (rapport de la doctoresse M.________, radiologue, du 5 août 2003), que le docteur A.________, neurochirurgien, ne faisait que mentionner l'arthrose parmi d'autres atteintes légères ou modérées (rapport du 9 octobre 2002) et que le docteur D.________, neurologue, ne faisait qu'évoquer la radiculopathie sans pouvoir en déterminer l'origine malgré un EMG (rapport du 5 juin 2003). Aucun de ces praticiens n'a fait allusion à une quelconque influence sur la capacité de travail. Au contraire, les qualificatifs utilisés ou l'absence de résultats aux examens laissaient supposer le caractère relativement bénin des affections diagnostiquées. On ajoutera qu'il n'est pas plus contradictoire d'observer l'absence de lésions justifiant le syndrome douloureux et de proposer d'éviter l'exercice de métiers nécessitant des positions statiques prolongées dès lors que l'expert rhumatologue n'a suggéré ces limitations que pour tenir compte des plaintes de l'intéressée. On mentionnera enfin que même si la doctoresse G.________ n'a pas fait référence à un système de classification reconnu sur le plan psychiatrique, le seul diagnostic d'«épisode dépressif léger» n'ôte pas toute valeur à son travail dans la mesure où il est connu et permet de se faire une idée précise de l'étendue du trouble dont souffre la recourante. Le reste de l'argumentation de cette dernière ne remet pas plus en question le rapport d'expertise dès lors qu'elle se contente, sans fondement objectif, d'apporter sa propre appréciation de la situation en prétendant que six des neuf critères retenus par le «Diagnostical and Statistical Manual of Mental Disorders», 4e révision, publié par l'Association américaine de psychiatrie (DSM IV), pour qualifier un épisode dépressif majeur, étaient remplis. Pour le surplus, le diagnostic de troubles somatoformes douloureux persistants n'ayant pas été retenu, il n'y a pas lieu de déterminer si de tels troubles peuvent être surmontés par un effort raisonnable de volonté comme le fait l'intéressée. Le recours est donc en tout point mal fondé.