Citation: 4P.54/2000 16.08.2001 E. 4

4.- De ce qui précède, il résulte que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en refusant d'établir les faits d'office, mais qu'elle pouvait, sans arbitraire, rejeter la requête de la recourante tendant à l'apport de la procédure pénale. Il y a donc lieu d'examiner sur la base du dossier en son état actuel (consid. 3 ci-dessus) si la décision cantonale est arbitraire non seulement dans sa motivation (consid. 2 ci-dessus), mais également dans son résultat. A cet égard, la recourante fait valoir que la justification du licenciement immédiat et la longue détention préventive résultent, d'une part, des explications contradictoires et incohérentes données par l'intimé au long de la procédure et, d'autre part, des déclarations de trois personnes qui l'ont mis directement en cause. Ces explications contradictoires et la mise en cause par trois personnes expliqueraient la rupture des rapports de confiance nécessaires à l'exécution du contrat de travail. La recourante prétend que l'intimé a donné, tout au long de la procédure, des explications contradictoires et incohérentes. Toutefois, elle n'indique ni quelles sont ces déclarations, ni en quoi elles seraient contradictoires et incohérentes. Les références de la recourante à sa pièce 2 de la procédure cantonale ne lui sont d'aucun secours à cet égard. Seules deux d'entre elles se rapportent à une déclaration de l'intimé. On ne voit pas en quoi ces déclarations seraient incohérentes et contradictoires. Sur ce point, il ne saurait être question de considérer que, quant à son résultat, la décision cantonale est insoutenable. D'autre part, la recourante reproche à la cour cantonale de n'avoir pas accordé une importance décisive au fait que, selon trois personnes, l'intimé a participé au brigandage. Elle se réfère à divers passages du premier arrêt de la Cour d'assises, du 13 mai 1992. Il faut concéder à la recourante que, dans son premier arrêt, la Cour d'assises a attaché une grande importance à la mise en cause de l'intimé par trois personnes. Toutefois, dans son second arrêt, la Cour d'assises estime que, s'agissant de la communication aux malfaiteurs, par l'intimé, d'informations relatives au système de sécurité, seules peuvent être prises en considération les accusations portées par F.________. En effet, l'accusé C.________ s'est rétracté et le nommé B.________ n'a pas pu être confronté à l'intimé. Or, selon la Cour d'assises, les déclarations imprécises et quelque peu obscures de l'accusé F.________ ne sont pas suffisamment dignes de crédit. Dans ces conditions, la Chambre d'appel pouvait, sans parvenir à un résultat insoutenable, écarter le premier verdict de la Cour d'assises et s'en tenir aux faits établis par la Cour d'assises dans son second arrêt.