Citation: 9C_406/2022 E. 7.4

7.4. Finalement, le recourant se plaint à tort d'une violation du principe de solidarité passive, en ce que l'intimée lui aurait réclamé le paiement de la totalité des arriérés de cotisations afférents à la période durant laquelle il avait été président de l'association, alors même que d'autres procédures seraient également en cours contre les autres membres qui avaient un "statut de gérants" de l'association pour la même période. S'il existe une pluralité de responsables, la caisse de compensation jouit d'un concours d'actions et le rapport interne entre les coresponsables ne la concerne pas (cf. ATF 133 III 6 consid. 5.3.2); elle ne peut prétendre qu'une seule fois à la réparation du dommage, chacun des débiteurs répondant solidairement envers elle de l'intégralité du dommage. Il est donc loisible à la caisse de compensation de rechercher tous les débiteurs, quelques-uns ou un seul d'entre eux, à son choix (ATF 134 V 306 consid. 3.1 et les références; arrêt 9C_779/2020 du 7 mai 2021 consid. 6.3). Au demeurant, il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (supra consid. 3), que pour les cotisations litigieuses (d'octobre 2006 à novembre 2007), la caisse de compensation n'a fait valoir son dommage que contre le recourant, après réception des actes de défaut de biens datés du 22 avril 2016, les autres présidents ayant été recherchés pour d'autres périodes de cotisation. En tout état de cause, on rappellera, à la suite des premiers juges, qu'il appartient au recourant de se retourner, par la voie civile de l'action récursoire, contre l'association, de même que contre les potentiels autres coresponsables, s'il l'estime nécessaire.