Citation: 5A_105/2023 E. 3.2

3.2. La Chambre de surveillance a bien pris en compte le fait que la recourante disposait dorénavant d'un logement stable et adéquat. Elle a toutefois considéré que cet élément n'était pas déterminant en l'état pour lever la mesure de placement de l'enfant. Elle a également constaté qu'il ressortait de l'attestation du Centre Ambulatoire de Psychiatrie et Psychothérapie Intégrée (ci-après: CAPPI) du 8 novembre 2021 que la recourante prenait dorénavant son traitement psychotrope de manière régulière et que, selon l'attestation d'avril 2022 de la psychologue du Centre Périnatal, une bonne relation mère/fille avait pu être réinstaurée depuis octobre 2021. Ces éléments n'étaient pas non plus suffisants pour considérer que la recourante était en capacité d'assumer la garde de sa fille. Il en découle que la Chambre de surveillance a bien fait état d'une amélioration dans la situation de la recourante et a tenu compte de cet élément. Partant, la recourante ne fait qu'opposer de manière irrecevable sa propre appréciation de son état de santé lorsqu'elle lui reproche de ne pas avoir tenu compte d'une évolution drastique de celui-ci depuis son déménagement. Elle n'indique en particulier pas sur quels éléments du dossier dont la prise en compte aurait été arbitrairement omise par l'autorité précédente elle se fonde pour faire valoir que son état de santé se serait amélioré de façon plus importante que ce qui a été retenu par la Chambre de surveillance, étant précisé que la motivation de cette dernière ne se fonde pas seulement sur le rapport d'expertise du 2 juin 2021 mais également sur l'attestation du CAPPI du 8 novembre 2021 et sur celle d'avril 2022 de la psychologue du Centre Périnatal. Le grief est en conséquence irrecevable, faute de motivation suffisante.