Citation: 6B_17/2021 E. 1.4.3

1.4.3. Le recourant ne tente pas de démontrer dans quelle mesure le seul fait qu'il aurait été en partie sous le régime de l'exécution de peine dans la prison du Bois-Mermet rendrait ses conditions de détention illicites, étant relevé que la jurisprudence de la CourEDH ne fait pas apparaître de distinction entre les détenus condamnés et ceux dans l'attente de leur procès, pour ce qui est de la norme minimale de surface au sol (arrêt CourEDH Mursic c. Croatie précité, § 115 et § 163, le requérant n'ayant pas travaillé pendant la détention en cause, et les arrêts cités). S'agissant des activités hors cellule, le recourant ne conteste pas avoir bénéficié d'une activité à l'atelier de sport à 50% pendant 6h30 par jour (alternativement 2 et 3 jours par semaine), de travail à l'extérieur chaque après-midi de beau temps pendant 2h45 (même lors de ses jours de congé) ainsi que d'autres sorties et activités sportives et récréatives, outre la promenade quotidienne d'une heure. C'est en vain qu'il prétend qu'il aurait eu droit à un travail à un taux de 100%, sur la base des art. 77 et 81 CP et de dispositions des RPE qui ne prévoient rien de tel, et en se contentant d'affirmer qu' "en principe dans la vie en liberté on travaille à 100% en l'absence d'une autre obligation" (cf. notamment arrêt 6B_1218/2018 du 14 janvier 2019 consid. 2.4, s'agissant de la question du droit du détenu d'exiger un travail; cf. également BAPTISTE VIREDAZ, in Commentaire romand du code pénal I, 2ème éd. 2020, n° 8 ss ad art. 81 CP). Aussi, le recourant ne saurait être suivi en tant qu'il suggère que le temps passé à l'atelier de sport et aux autres activités extérieures constituerait une circonstance aggravant ses conditions de détention, alors que celles-ci étaient variées et lui ont permis de passer plusieurs heures par jour hors cellule (cf. également arrêts 1B_377/2020 du 2 décembre 2020 consid. 2.2 et 6B_1085/2016 du 28 août 2017 consid. 3.2 s'agissant du nombre d'heures passées hors cellule).