Citation: 5A_457/2023 E. 4.2

4.2. La Chambre civile a retenu qu'en première instance, la débitrice poursuivie avait relevé qu'à la suite d'un problème de qualité de la marchandise visée par la facture n o 78 du 31 juillet 2020, il y avait d'abord eu un accord de remise, qui s'était concrétisé par la note de crédit émise le 20 novembre 2020 par la créancière, mais que finalement le client final destinataire de la marchandise avait élevé une contestation. La débitrice s'était référée à cet égard, sans autres explications, à une réclamation du 14 juin 2021 d'une (ou deux) société (s) russe (s) et ne s'était exprimée ni sur le principe, ni sur l'exigibilité, ni sur le montant de la créance compensante. L'autorité cantonale a jugé que, sur la base des affirmations vagues de la poursuivie, le tribunal de première instance ne pouvait que considérer que le moyen libératoire de la compensation n'avait pas été rendu vraisemblable.