Citation: 1B_521/2017 E. 1

Selon l'art. 78 LTF, le recours en matière pénale est ouvert contre les décisions rendues en matière pénale. La notion de "décisions en matière pénale" comprend toutes les décisions qui se fondent sur le droit pénal matériel ou le droit de procédure pénale. Elle peut donc en principe s'étendre à une décision cantonale de dernière instance concernant le droit d'accès au dossier, pour autant qu'une telle décision soit susceptible de causer à l'intéressée un préjudice juridique irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (arrêt 1B_340/2017 du 16 novembre 2017 consid. 1.3). La recourante devrait démontrer, dans ce sens, que le risque d'utilisation de renseignements recueillis en Suisse par la partie plaignante est susceptible de l'affecter de manière personnelle et irréparable, notamment en tant que partie impliquée dans une procédure à l'étranger pour laquelle l'entraide judiciaire est requise de la Suisse. Cette question a été laissée indécise dans l'arrêt du 17 octobre 2017, et elle peut l'être aussi dans la présente cause. En effet, à supposer qu'il existe un risque de préjudice irréparable et que la recourante dispose d'un intérêt juridique à s'opposer à la consultation du dossier par l'Etat reconnu comme partie plaignante et à la participation de celui-ci aux actes de la procédure, le recours devrait de toute façon être rejeté.