Citation: I 370/02 30.09.2002 E. 4

L'assurée conteste les avis des docteurs C.________ et A.________ concernant son taux d'incapacité de travail. Elle estime qu'ils ne tiennent pas compte de la réalité. 4.1 Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). En ce qui concerne, par ailleurs, la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 4.2 L'expertise C.________, établie après examen de la patiente et en connaissance de l'ensemble du dossier de la cause, est complète et détaillée; la situation médicale est exposée de manière claire et les conclusions du praticien, convaincantes, sont dûment motivées. Concernant les troubles oculaires, l'expert se fonde sur l'avis motivé du Pr A.________. Soignant la recourante depuis de nombreuses années, ce dernier est à même de constater si sa patiente s'est accoutumée à sa cécité partielle de façon à ne plus en subir un handicap. Son rapport répond par ailleurs à toutes les conditions posées par la jurisprudence pour qu'il lui soit reconnu pleine valeur probante. L'avis de la Dresse D.________, médecin généraliste qui soigne la recourante, n'est pas de nature à mettre en doute les conclusions de ces spécialistes. D'une part, les diagnostics qu'elle pose ne divergent pas de ceux des Drs C.________ et A.________; d'autre part, l'évaluation divergente de l'incapacité de travail n'est absolument pas motivée par la Dresse D.________, spécialement dans le domaine ophtalmologique. Il en va de même du rapport du Dr B.________ qui a estimé de manière subjective selon ses propos et sans motivation particulière le taux d'incapacité à 33 %.