Citation: 9C_252/2016 E. 5.2.1

5.2.1. Le fait qu'aucun traitement ni intervention chirurgicale ne soit possible n'empêche pas que les mesures médicales consistant en une surveillance clinique régulière (examens de contrôle effectués chaque année et surveillance vidéo-microscopique ainsi que par IRM; rapports du docteur B.________ des 8 mars 1997 et 28 décembre 2012) soient à charge de l'assurance-invalidité. Le but thérapeutique visé en l'espèce (art. 2 al. 3 OIC) était celui de prévenir plusieurs complications, soit notamment une transformation mélanomateuse avec éventuellement métastases cérébro-méningées ainsi qu'une méningite mélanocytaire (mélanose neuro-cutanée; rapports du docteur B.________ des 8 mars 1997 et 17 août 2013). Dans la mesure où une excision n'était pas envisageable (cf. consid. 5.2.2), la mise en oeuvre d'une surveillance clinique régulière était selon le docteur B.________ le seul traitement possible tendant à maîtriser l'infirmité congénitale dont souffrait l'intimé, en particulier à éviter les risques accrus de développement des maladies susmentionnées. Dans ces circonstances, un tel contrôle régulier doit être considéré comme une mesure thérapeutique et non purement prophylactique, puisqu'elle est indispensable pour pouvoir intervenir de manière adéquate en cas de transformation maligne de l'atteinte cutanée (cf. arrêts 9C_190/2013 du 23 avril 2013 consid. 2.2.3 et I 271/76 du 28 octobre 1976, in RCC 1977 p. 203).