Citation: 9C_98/2021 E. 4.2

4.2. Tel qu'invoqué en relation avec le choix des premiers juges de suivre certaines conclusions médicales au détriment d'autres et d'avoir renoncé à ordonner une nouvelle expertise médicale ainsi que l'audition du docteur B.________, le grief du recourant tiré de la violation de son droit d'être entendu n'a pas de portée propre par rapport à celui tiré de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves (cf. ATF 136 I 229 consid. 5.3 et les arrêts cités). Dans son argumentation qu'il y a donc lieu d'examiner sous cet angle, le recourant se limite à indiquer que l'expert B.________ et les médecins qu'il a consultés ont attesté qu'il présentait une incapacité totale de travailler. Ce faisant, l'assuré ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions médicales suivies par la juridiction cantonale, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de l'appréciation qu'elle en a faite. Les premiers juges ont en effet examiné le rapport d'expertise du docteur B.________, ainsi que ceux établis notamment par le docteur F.________, spécialiste en médecine interne générale et en médecine tropicale et médecine des voyages, et médecin traitant de l'assuré. Ils ont exposé les raisons pour lesquelles ils ont considéré que l'évaluation du premier ne remplissait pas les exigences fixées par la jurisprudence pour se voir reconnaître une pleine valeur probante, et que les conclusions du médecin traitant ne permettaient pas de remettre en cause les résultats d'une expertise pluridisciplinaire probante. A cet égard, il ne suffit pas, pour remettre en cause la valeur probante de l'expertise du CEMEDEX, d'affirmer que celle-ci est incohérente et que les constatations faites par les experts ne concordent pas avec leurs conclusions. Contrairement aux allégations de l'assuré à l'appui de cette affirmation, les médecins du CEMDEX ont tenu compte du fait qu'il avait dû changer de position à plusieurs reprises durant l'expertise en raison de douleurs dorsales. Ils ont également retenu de manière motivée différentes limitations fonctionnelles entraînées par les lésions importantes au niveau de la colonne vertébrale lombaire et la maladie de Forestier dorsale qu'ils ont diagnostiquées. L'argumentation du recourant consistant à se référer aux rapports de ses médecins traitants tend en définitive à substituer une appréciation différente à celle des premiers juges et à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires. Elle n'est dès lors pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète. Le recours est mal fondé sur ce point.