Citation: U 65/04 01.02.2005 E. 4

4.1 A l'instar des premiers juges, le Tribunal fédéral des assurances n'a aucun motif de s'écarter des conclusions de l'expert R.________. Son appréciation répond en tous points aux exigences permettant de lui reconnaître pleine valeur probante au sens de la jurisprudence (ATF 125 V 352 consid. 3a). L'expertise repose sur une étude complète de la situation médicale de la recourante, ne contient pas d'incohérences et aboutit à des conclusions motivées. Les critiques formées par la recourante à son encontre sont dénuées de pertinence. 4.2 En premier lieu, la recourante ne saurait valablement opposer le rapport du COMAI à celui du docteur R.________ pour les motifs exposés pertinemment par la juridiction cantonale (cf. consid. 2b in fine p. 9 et 10 du jugement attaqué). De toute manière, les premiers juges ont tenu compte du rapport du COMAI, dès lors qu'ils ont examiné si les affections psychiques inventoriées en 2003 par ses auteurs sont d'origine traumatique (consid. 3). Pour le surplus, il convient de rappeler que l'assurance-accidents ne prend en considération que les affections en relation de causalité avec l'événement assuré, contrairement à l'assurance-invalidité et que les tâches respectives des experts de l'une et l'autre institution diffèrent nécessairement. 4.3 On ne saurait faire grief au docteur R.________ d'avoir retenu au titre de diagnostic uniquement un syndrome douloureux chronique de l'hémi-thorax droit et, en particulier, de n'avoir pas ordonné une investigation de l'état psychique de la recourante, quand bien même le docteur F.________ avait évoqué la présence d'une dépression post-traumatique le 22 mai 2001. En effet, ce médecin (traitant) n'est pas psychiatre et, à l'époque considérée, aucun spécialiste en psychiatrie n'avait diagnostiqué une affection psychique. Traitée uniquement pour des séquelles physiques, la recourante a d'ailleurs repris le travail quatre mois plus tard après l'événement accidentel. Quoi qu'il en soit, le dossier contient de nombreux éléments permettant de mettre en doute l'origine traumatique des troubles psychiques allégués (diverses incapacités de travail pour cause de maladie dans l'intervalle, licenciement une année après l'accident). C'est le lieu de rappeler qu'à l'époque où la recourante a repris le travail, le 4 octobre 1999, ne subsistaient plus que des douleurs thoraciques, qui se produisaient de temps à autre, puisqu'elles étaient traitées par prescription intermittente d'antalgiques selon le médecin traitant de l'époque. Deux ans plus tard, une radiographie du thorax (pratiquée le 26 mars 2001) révélait que les fractures des côtes étaient guéries sans déplacement. Quant aux autres affections signalées à l'assurance-accidents par le docteur F.________, soit les céphalées et le polype angiomateux, elles ne sont pas en relation de causalité avec l'accident pour les motifs indiqués pertinemment par les premiers juges (cf. consid. 2b p. 9 du jugement attaqué). La situation ne serait pas différente, si la prétendue chute (non documentée) d'août 2000 avait aggravé provisoirement l'état de santé de la recourante (sous forme de symptomatologie dorsale), puisque le statu quo ante est rétabli après trois semaines dans le cas d'une contusion dorsale. 4.4 En dépit de quelques imprécisions, l'expert R.________ a exclu qu'il puisse exister une relation de causalité entre la symptomatologie douloureuse alléguée (douleur de l'hémi-thorax droit) et une incapacité de travail, même partielle. Il ressort, sans la moindre ambiguïté, de son rapport que ni le résultat de l'examen clinique, ni celui des radiographies ne justifient une atteinte à la capacité de travail. ll invoque expressément à cet égard les avis similaires de plusieurs confrères, dont celui (du 18 décembre 2000) du docteur B.________, spécialiste en médecine générale, selon lequel la reprise du travail est possible à 100 % dès le début de l'année 2001 (époque coïncidant avec l'annonce de la rechute). Pour sa part, le rapport du 22 avril 2002 du docteur K.________, incorporé à celui de l'expert, fait également état de l'aptitude de l'assurée à reprendre le travail à 100 %. Dans ce contexte, quoi qu'en dise la recourante, il n'y a pas de place pour une relation de causalité partielle ni, partant, pour une incapacité de travail partielle fondée sur l'art. 36 LAA. 4.5 ll convient dès lors de retenir que la recourante ne présente aucune diminution de sa capacité de travail en raison des douleurs thoraciques/sternales et que les autres affections mentionnées par le médecin traitant, au titre de rechute, ne sont pas en rapport de causalité naturelle avec l'accident.