Citation: 4P.107/2000 01.09.2000 E. 5

5.- A suivre le recourant, la Chambre d'appel aurait encore méconnu l'art. 38 al. 1 (depuis le 1er mars 2000: art. 29) de la loi genevoise sur la juridiction des prud'hommes du 21 juin 1990 (aLJP), applicable en vertu du renvoi de l'art. 65 aLJP (depuis le 1er mars 2000: art. 66), qui lui prescrivait d'établir d'office les faits, en considérant qu'il incombait au recourant "de démontrer l'existence d'un contrat de travail entre lui-même et AAA CT". Il n'en est rien. L'opinion émise par la cour cantonale est conforme à la jurisprudence fédérale concernant la répartition du fardeau de la preuve en la matière (ATF 125 III 78 consid. 3b et les références). Pour le surplus, le recourant n'indique pas quelle est l'étendue de la maxime d'office instituée par l'art. 38 al. 1 aLJP et il ne prétend pas que celle-ci irait au-delà de la maxime d'office à laquelle le droit fédéral soumet les contestations relevant du contrat de travail dont la valeur litigieuse ne dépasse pas 20 000 fr. (art. 343 al. 4 CO). Or, selon la jurisprudence relative à cette dernière disposition, l'obligation pour le juge d'établir d'office les faits ne dispense pas les parties d'une collaboration active à la procédure (ATF 107 II 233 consid. 2c p. 236). Aussi le grief, fait à la Chambre d'appel, de n'avoir pas suffisamment instruit la cause ne pourrait qu'être rejeté, si sa recevabilité n'était pas déjà sujette à caution.