Citation: 8C_929/2015 E. A

A.________ a exercé diverses activités jusqu'au mois de septembre 2001, époque à partir de laquelle elle a perçu des indemnités de chômage. À ce titre, elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 17 septembre 2002, l'assurée a été victime d'un accident alors qu'elle circulait à bicyclette. Selon le rapport de la gendarmerie du 19 novembre 2002, l'intéressée, qui circulait entre deux voies de direction, s'est déplacée sur la droite pour une raison inconnue et l'automobile qui la suivait a heurté l'arrière du vélo. Le croquis de l'accident établi par la gendarmerie indiquait que le point de chute de l'assurée se situait à 22 mètres environ du lieu de l'impact. L'assurée a été emmenée en ambulance à l'Hôpital B.________ où les médecins ont diagnostiqué une large plaie de type dégantage située au niveau de la partie postéro-latérale du mollet gauche, associée à une fracture du péroné. La CNA a pris en charge le cas. Dans un rapport du 17 février 2003, le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a indiqué l'existence d'un état dépressif consécutif à l'accident. La CNA a recueilli de nombreux avis médicaux, en particulier un rapport d'expertise (du 26 novembre 2008) établi à l'intention de l'Office de l'assurance-invalidité par le docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. En outre, elle a confié une expertise neurologique au docteur E.________, médecin à la policlinique de neurologie de l'Hôpital B.________ (rapport du 18 septembre 2006). Par des décisions du 6 janvier 2010, confirmées sur opposition le 28 octobre 2013, la CNA a supprimé le droit de l'assurée à des prestations d'assurance (frais de traitement et indemnité journalière) à compter du 31 janvier 2010. En outre, elle a nié le droit de l'intéressée à une rente d'invalidité et lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 20 % en raison des séquelles au membre inférieur gauche. Elle a nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques présentés. Quant aux séquelles physiques de l'accident, elles n'entraînaient pas, selon la CNA, de limitation dans l'activité professionnelle exercée par l'intéressée avant son chômage.