Citation: 4A_94/2021 E. B

B.a. Les locataires ont déposé une demande devant le Tribunal des baux le 5 mars 2018, au terme de laquelle elles ont conclu au paiement par les bailleresses de 47'250 fr. à titre du loyer payé en trop, 9'300 fr. à titre de remboursement des acomptes de chauffage et d'eau chaude, 20'000 fr. à titre de dommages-intérêts et 4'950 fr. à titre de restitution de la garantie de loyer. Les défendeurs, dans leur réponse, ont invoqué la compensation et conclu au rejet des conclusions de la demande. Par jugement du 12 septembre 2019, dont la motivation a été expédiée le 19 février 2020, le Tribunal des baux a dit que les défendeurs devaient paiement aux demanderesses, à titre solidaire, de 42'450 fr., avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er juillet 2012 sur le montant de 4'950 fr. En droit, les premiers juges ont considéré que le bail commercial liant les parties n'avait ni été invalidé par les demanderesses, ni résilié pour défaut de la chose louée. Il était réputé résilié pour l'échéance contractuelle du 30 septembre 2018 et le loyer était dû jusqu'à cette date. Les premiers juges ont ensuite considéré que l'humidité excessive dans les locaux était constitutive d'un défaut dont la réparation incombait au bailleur. A cet égard, ils ont retenu que les locataires avaient droit à une réduction de 40 % du loyer en raison de ce défaut pour la période du 1er décembre 2012 au 30 novembre 2017. Ils ont ainsi astreint les bailleurs à restituer les parts de loyer versées en trop, s'élevant à 36'000 fr., ainsi que la somme de 8'400 fr. correspondant au dommage subi par les locataires. Ils ont également considéré que les frais accessoires facturés par les bailleurs n'avaient pas été prouvés à satisfaction et qu'ils n'étaient pas dus. Partant, les acomptes versés par les locataires durant la période concernée, s'élevant à 7'950 fr., devaient leur être intégralement remboursés. Les bailleurs ont également été astreints à restituer aux locataires le montant de 4'950 fr. versé à titre de garantie. Les magistrats ont finalement considéré que les bailleurs pouvaient partiellement compenser les montants mis à leur charge avec les loyers impayés du 1er janvier au 30 septembre 2018 (14'850 fr.). B.b. Par arrêt du 5 janvier 2021, la Cour d'appel civile du canton de Vaud a rejeté l'appel interjeté par les bailleurs (cf. au surplus, infra consid. 3 à 8).