Citation: 4A_48/2023 E. B

B.a. Le 27 février 2020, A.________ a introduit une action en libération de dette devant le Tribunal de première instance, en concluant à ce qu'il soit dit qu'elle ne devait pas la somme de 200'000 fr., ni aucune autre somme, à B.________, et à ce que la poursuite précitée n'irait pas sa voie. Elle a fait valoir que la banque G.________ avait exigé un apport minimal de 835'000 fr. pour ouvrir un compte de construction afin de financer les travaux sur sa villa. Or, le solde issu de la vente des 2/3 de la parcelle n° xxx, soit 637'000 fr., était insuffisant pour répondre aux exigences de la banque. Afin de débloquer la situation, B.________ avait accepté de lui prêter la somme de 200'000 fr. Au final, elle n'avait pas eu besoin de faire appel à ce montant, que B.________ n'avait jamais versé en mains de la notaire et qui n'avait jamais été mis à sa disposition. Dans sa réponse, B.________ a en substance conclu au rejet de la demande. Il a soutenu que les parties s'étaient mises d'accord sur le fait que cette somme ne serait pas directement versée à A.________, mais qu'il prendrait en charge, pour le compte de celle-ci, diverses factures en lien avec la parcelle faisant l'objet de la promotion immobilière et qu'il renoncerait dans un premier temps à lui facturer les honoraires et frais auxquels il avait droit. Le montant avancé, arrêté forfaitairement à 200'000 fr., se composait des sommes de 53'850 fr. à titre d'honoraires d'architecte, de 10'000 fr. à titre d'honoraires de courtier, de 120'000 fr. à titre de frais de mise en valeur de la parcelle, et de 40'000 fr. pour ses propres honoraires de promoteur. Par ailleurs, B.________ a allégué que la société F.________ SA, qui détenait des droits en lien avec la promotion immobilière développée sur la parcelle n° xxx, lui avait cédé l'ensemble des créances dont elle était titulaire envers A.________. Le tribunal a procédé à l'audition de plusieurs témoins. En particulier, la notaire a notamment déclaré que B.________ lui avait expliqué avoir effectué des avances en faveur de A.________ sur les frais de mise en valeur de la parcelle n° yyy. Il s'agissait de la " cause du prêt ". Elle n'avait pas de souvenir précis quant aux explications fournies à A.________ à ce sujet. Toutefois, elle exerçait son métier avec sérieux, de sorte qu'elle avait dû lui en parler. A.________ avait reconnu devoir le montant de 200'000 fr. à B.________. La notaire a précisé que le deuxième paragraphe de son courrier du 18 mars 2016 était une phrase-type envoyée au créancier hypothécaire, et n'avait aucun sens dans le contexte de la convention de prêt signée par les parties. I.________ a déclaré qu'il était le compagnon de C.________. Il avait travaillé sur le chantier de la maison de A.________, ce qui avait permis de diminuer le coût des travaux et de ne pas avoir eu besoin d'utiliser le prêt consenti par B.________. Par jugement du 5 novembre 2021, le tribunal a constaté que A.________ ne devait pas la somme de 200'000 fr. avec intérêts à B.________, et a dit que la poursuite précitée n'irait pas sa voie. Il a considéré que l'existence d'une créance en remboursement du prêt octroyé à A.________ n'était pas établie. B.b. B.________ a interjeté un appel à l'encontre de ce jugement auprès de la Chambre civile de la Cour de justice du canton Genève. Par arrêt du 1er décembre 2022, la cour cantonale a annulé le jugement attaqué. Statuant à nouveau, elle a débouté A.________ des fins de son action en libération de dette et prononcé la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer précité.