Citation: 2C_208/2020 E. 5.2

5.2. L'autorité précédente a ainsi valablement constaté que l'union conjugale du recourant n'avait pas duré trois ans (arrivée en Suisse en août 2016 et séparation en avril 2019), ce que celui-ci ne conteste d'ailleurs pas. S'agissant de la réintégration dans le pays d'origine, le Tribunal cantonal a considéré que le recourant n'avait pas allégué que celle-ci serait fortement compromise. Le recourant n'a pas non plus fait valoir de difficultés particulières relatives à un retour en France, où il est au bénéfice d'un titre de séjour. Dans la pesée des intérêts en présence, l'autorité précédente a certes pris en compte la bonne intégration du recourant en Suisse et le fait qu'il y bénéficie d'un travail et s'investit en tant que coach sportif. Elle a néanmoins jugé que l'intégration n'était pas à ce point exceptionnelle qu'elle doive justifier la poursuite du séjour en Suisse. Elle a finalement ajouté que le recourant n'avait pas de famille en Suisse, pays dans lequel il séjourne depuis moins de quatre ans. Les arguments avancés par le recourant devant le Tribunal fédéral, outre qu'ils sont partiellement fondés sur des éléments de faits qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente et qui ne sauraient donc être pris en compte dans la présente cause (cf. consid. 4 ci-dessus), ne permettent pas de retenir que la pesée des intérêts effectuée par le Tribunal cantonal est contraire au droit. Le fait qu'il travaille et qu'il soit indépendant financièrement sont des éléments qui ont en effet été considérés par l'autorité précédente et rien ne permet de retenir que celle-ci n'a pas procédé à une pesée des intérêts conforme au droit. On ajoutera qu'à la suite de la dissolution de l'union conjugale, la bonne intégration de l'étranger est prise en compte à l'art. 50 al. 1 let. a LEI et qu'elle constitue une condition cumulative à la durée de trois ans de cette union (ATF 140 II 345 consid. 4 p. 347), durée qui n'a pas été respectée en l'espèce.