Citation: 1P.34/2002 31.01.2002 E. 4

Le recourant se plaint de la durée de la procédure, mais il ne paraît pas en faire un grief spécifique (art. 90 al. 1 let. b OJ). En tant que telle, la durée de la procédure pénale ne saurait de toute façon influer sur le principe même de la mise en détention préventive. 4.1 Le recourant évoque ensuite la nécessité d'assurer l'intérim de son entreprise agricole. Ce faisant, il semble invoquer le principe de la proportionnalité, mais cet argument apparaît manifestement mal fondé: même détenu, le recourant peut prendre les décisions nécessaires et donner des instructions à son épouse et à son fils pour assurer la continuation de son exploitation agricole. 4.2 Même s'il n'est pas invoqué dans ce sens, le principe de la proportionnalité commanderait aussi de renoncer à l'incarcération si d'autres mesures permettaient d'atteindre le même but, soit en l'espèce la prévention de toute nouvelle infraction. L'obligation de se présenter, ou des mesures de contrôles périodiques, qui peuvent être efficaces pour certains types d'infractions, n'est absolument pas dissuasive pour celles qui sont reprochées au recourant. Seule une surveillance continuelle présenterait des garanties suffisantes, ce qui n'est pas envisageable. 4.3 La détention préventive n'est pas non plus disproportionnée sous l'angle de sa durée. Le recourant a été détenu, en début d'enquête, durant trente neuf jours. Au regard de la peine prononcée en première instance, il n'y a guère de risque que la durée de la détention préventive apparaisse excessive.