Citation: 4A_67/2020 E. 9

Il est constant que durant le deuxième trimestre de 1996, l'intimé était empêché de travailler par de graves troubles de santé et que le recourant l'a alors remplacé dans la gestion des affaires de ses clients. Il est également établi par les arrêts de la Cour de justice que le recourant pouvait prétendre à rémunération pour l'activité ainsi fournie et que la créance correspondante est apte à compenser, à due concurrence, la dette du recourant constatée par la sentence du 4 octobre 2007. Au cours de la procédure qui a abouti à la sentence présentement attaquée, les parties et le tribunal arbitral ont convenu que celui-ci avait pour seule mission, à ce stade de la cause, de chiffrer en équité le montant de cette créance et d'arrêter également en équité les intérêts qui s'y ajoutent. Dans la sentence attaquée, le tribunal arbitral discute les arguments que chaque partie a avancés et prétendus aptes, en équité, à augmenter ou au contraire à réduire la rémunération en cause. Parmi les facteurs de réduction, le tribunal retient que certains des clients de l'intimé ont directement rémunéré le recourant; les sommes qu'ils ont ainsi versées ne sont pas plus précisément constatées ni indiquées. Le tribunal évalue ensuite le temps que le recourant a consacré aux clients de son associé. Sur la base d'un décompte établi par le recourant, le tribunal retient 50,4 heures d'activité et il écarte de manière motivée les durées plus importantes alléguées à titres principal et subsidiaire par le recourant. Le tribunal évalue ensuite le taux horaire à appliquer; il retient 400 fr. par heure et il écarte de manière également motivée le taux plus élevé avancé par le recourant. Enfin, le tribunal applique une réduction de 20 % pour « tenir équitablement compte des autres revenus tirés de l'activité en cause ». Le tribunal parvient ainsi au montant de 16'128 fr. en capital.