Citation: 6B_7/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que la fausse attestation (pièce 23/2 du dossier cantonal) certifiait que le bien immobilier prétendument vendu par la recourante était l'objet du titre foncier no xxx. Or, il avait été établi, par le résultat d'une commission rogatoire, que la recourante n'avait jamais été propriétaire enregistrée dans ledit titre foncier. L'enquête menée par les autorités judiciaires marocaines auprès du cadastre avait même permis de démontrer que la recourante n'avait jamais été répertoriée dans le registre en qualité de propriétaire pour l'ensemble des titres fonciers de la ville de C.________. En outre, l'agent immobilier F.________ avait contesté être l'auteur d'une attestation produite au dossier par la recourante et avait affirmé n'avoir aucune qualité pour établir un tel document. Les déclarations de la recourante s'étaient révélées contradictoires, en particulier au sujet du produit de la prétendue vente immobilière, lequel aurait été soit consigné, selon une version des faits, soit versé en mains de sa mère, selon une autre. En réalité, la recourante avait usé de tous les subterfuges possibles pour priver l'intimé de ce qui lui revenait dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial. Elle avait ainsi produit une traduction certifiée conforme d'un faux contrat de vente immobilière dans le cadre de la procédure pénale visant à déterminer ce qu'elle avait fait de l'argent remis par son ex-époux. En définitive, sur la base notamment de la commission rogatoire décernée au Maroc, il avait pu être établi que la recourante n'avait jamais été propriétaire d'un bien foncier à C.________ et que le bien-fonds dont elle se prétendait propriétaire avait en réalité été vendu en 2010 par l'Etat du Maroc à E.________. Les documents traduits et produits sous pièces 23/2 et 23/3 du dossier cantonal étaient donc bien des faux, puisque l'intéressée y était présentée comme la partie venderesse en lieu et place de l'Etat marocain.