Citation: 9C_324/2014 E. 4.2

4.2. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 1 supra ), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité judiciaire de première instance serait manifestement inexacte voire incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En se bornant à mentionner, en ce qui concerne l'appréciation de son état de santé sur le plan somatique, la divergence entre l'avis de la doctoresse I.________ et celui des docteurs B.________ et D.________ quant à sa capacité de travail, la recourante n'établit pas, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère manifestement inexact de l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale. Or, les premiers juges ont expliqué de façon circonstanciée les raisons pour lesquelles ils suivaient les conclusions du médecin du SMR et non pas celles des médecins traitants de la recourante, sans que celle-ci ne discute leur raisonnement. Il ne suffit pas, pour remettre en cause leur appréciation des rapports médicaux au dossier et démontrer que le résultat en est insoutenable, d'affirmer simplement, comme le fait la recourante, que l'avis du médecin mandaté par l'intimé s'opposait à celui de ses médecins traitants ou qu'il n'était pas possible de retenir une évaluation plutôt qu'une autre. Pour ce qui est de l'appréciation du volet psychiatrique de la situation médicale, la recourante s'en prend en vain à la valeur probante de l'expertise du docteur H.________ qui serait entachée d'erreurs et aurait été rendue "essentiellement sur pièces", après un bref entretien d'une trentaine de minutes. Dans le jugement entrepris (consid. 4c p. 15), auquel on peut renvoyer, la juridiction cantonale a déjà répondu de manière convaincante aux critiques identiques formulées en instance cantonale; elle a notamment retenu que l'expert s'était assuré auprès de la recourante que les formulations utilisées correspondaient à ce qu'elle avait voulu exprimer et que les éléments de fait qualifiés d'erreurs par la recourante n'étaient pas déterminants pour remettre en cause l'évaluation de l'expert. La recourante n'expose d'ailleurs pas pourquoi les faits sur lesquels celui-ci se serait trompé seraient susceptibles de modifier les conclusions médicales. Pour le reste, la recourante affirme que le choix des premiers juges de suivre l'expertise du docteur H.________ serait choquant et arbitraire, sans apporter ne serait-ce qu'un indice dans ce sens. La seule circonstance invoquée - la doctoresse C.________ a confirmé l'état stationnaire de sa patiente en mai 2012 postérieurement au rapport du docteur H.________ - n'est pas pertinent au regard des motifs, dûment exposés par la juridiction cantonale, pour lesquels celle-ci a écarté l'avis de la psychiatre traitante (notamment absence de motivation du diagnostic posé; jugement entrepris, consid. 4c p. 14). En conclusion de ce qui précède, le Tribunal fédéral n'a pas à s'écarter des constatations de fait de la juridiction cantonale, ni de l'appréciation qu'elle en a donnée.