Citation: 1B_3/2019 E. 1

Au vu des nombreuses infractions reprochées au recourant et de la récidive commise en cours d'enquête et malgré une condamnation pour des faits similaires, une remise en liberté immédiate sans autre mesure d'accompagnement n'entre en l'état pas en considération. Le suivi psychothérapeutique auprès de la psychologue Camille Imesch, auquel le recourant a déclaré vouloir se soumettre et qui pourrait être mis en place sans attendre, va certes dans le bon sens. Toutefois, il ne constitue manifestement pas en soi une garantie suffisante que le recourant ne commettra pas de nouvelles infractions aux règles de la sécurité routière au vu notamment du fait qu'il a récidivé en cours d'enquête malgré une précédente condamnation et la menace d'un placement en détention provisoire en cas de nouvelles infractions. Le recourant a également entrepris des démarches en vue de son admission dans le Foyer de la fondation Le Relais, à Morges; un tel placement, combiné au suivi psychothérapeutique proposé, pourrait certes constituer une mesure propre à pallier le risque de récidive (arrêt 1B_654/2011 du 7 décembre 2011 consid. 4.2 in Plaidoyer 2/2012 p. 51). Ces démarches n'ont toutefois, en l'état du dossier, pas pu se concrétiser faute d'une place disponible au sein de cet établissement avant le début de l'année 2019. Cela étant, le refus d'ordonner la mise en liberté provisoire immédiate du recourant sous traitement psychologique jusqu'à son placement en foyer est en l'état conforme à l'art. 221 CPP. Il appartiendra néanmoins au Ministère public de faire diligence pour mettre rapidement en oeuvre les mesures proposées qui paraissent, en l'état, aptes à réduire le risque de récidive.