Citation: 9C_748/2019 E. A

A.________, née en 1963, occupait le poste de responsable "administration des ventes et comptabilité" au sein de B.________ SA. Elle a été licenciée pour le 31 mai 2015. Indiquant être totalement incapable de travailler depuis le 1 er novembre 2014 en raison des séquelles d'un cancer du sein, elle a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) le 7 mai 2015. Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a recueilli l'avis des médecins traitants. La doctoresse C.________, spécialiste en médecine psychosomatique et psychosociale, a fait état d'un carcinome lobulaire invasif multifocal au sein gauche et d'un trouble anxio-dépressif sévère à l'origine d'une incapacité de travail de 80 % du 1 er mai au 20 novembre 2014 puis de 100 % (rapport reçu par l'administration le 19 juin 2015). La doctoresse D.________ a évoqué l'existence d'un état d'épuisement avec état dépressif aggravé par une affection médicale générale totalement incapacitant depuis le mois d'octobre 2014 mais autorisant éventuellement la reprise d'une activité de comptable indépendant à mi-temps dès le mois de septembre 2015. Elle a également mentionné un trouble dysthymique chronique sans incidence sur la capacité de travail (rapport du 25 juin 2015). Par la suite, elle a attesté une amélioration de la situation dans le sens d'une rémission de l'état dépressif depuis la mi-décembre 2015 permettant l'exercice du métier de comptable à mi-temps (rapport du 23 décembre 2015). Elle a précisé que l'absence de symptômes dépressifs s'inscrivait dans le cadre d'un trouble anxio-dépressif récurrent et constituait une rémission fragile et circonstancielle qui limitait l'exigibilité de la reprise d'activité à 50 % au plus (avis du 22 avril 2016). Le docteur E.________ de l'Unité d'oncogynécologie médicale de l'hôpital F.________ a indiqué avoir pratiqué une mastectomie le 28 novembre 2014 ainsi qu'une reconstruction mammaire le 24 septembre 2015, laquelle avait justifié une incapacité totale de travail du 25 octobre au 30 novembre 2015 (rapport du 11 février 2016). Une seconde intervention de chirurgie reconstructive a entraîné une incapacité totale de travail du 8 avril au 15 mai 2016 (certificats de l'Unité d'oncogynécologie médicale de l'hôpital F.________ des 8 et 29 avril 2016). L'assurée ayant à nouveau été totalement incapable de travailler pour des raisons psychiques depuis le 15 juin 2016 (certificats de la doctoresse G.________, médecin interne auprès du Service de psychiatrie générale de l'hôpital F.________ des 15 juin et 18 juillet 2016), l'administration a complété l'instruction médicale. Elle a recueilli de nouveaux avis des psychiatres consultés de l'hôpital F.________ (rapports de la doctoresse H.________ du 17 octobre 2016 et de la doctoresse G.________ du 18 octobre 2016). L'office AI a encore mandaté le docteur I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, pour une expertise, qui a été mise en oeuvre le 3 juillet 2017. L'expert a diagnostiqué une dysthymie et un trouble anankastique de la personnalité et conclu à une capacité de travail entière dans l'activité habituelle et dans toute activité correspondant aux aptitudes de l'assurée (rapport du 22 décembre 2017). Le docteur J.________ du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) a déduit du dossier que les différents troubles diagnostiqués par les médecins traitants ou l'expert avaient engendré une incapacité de travail de 100 % du 21 novembre 2014 au 30 novembre 2015, de 50 % jusqu'au 31 décembre suivant et de nouveau totale entre les 6 avril 2016 et 2 juillet 2017. Dans l'intervalle et par la suite, la capacité de travail était entière selon lui (rapport du 23 janvier 2018). L'office AI a informé l'intéressée qu'il envisageait de lui octroyer une rente entière d'invalidité du 1 er novembre 2015 au 29 février 2016 puis du 1 er avril 2016 au 30 septembre 2017 (projet de décision du 7 février 2018). A.________ a contesté le projet de décision par le truchement du docteur K.________ du Service de psychiatrie adulte de l'hôpital F.________. Le praticien a attesté la persistance d'une symptomatologie anxio-dépressive totalement incapacitante et a critiqué les diagnostics retenus par l'expert (rapports des 22 février et 26 mars 2018). Se fondant sur les conclusions du SMR (des 19 mars et 2 mai 2018), l'administration a reconnu le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité pour les périodes indiquées dans le projet de décision (décision du 13 septembre 2018).