Citation: 6B_1003/2022 E. 1.4.5

1.4.5. Concernant le matériel informatique retrouvé au domicile des époux, la recourante considère que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en partant de l'hypothèse que plusieurs cambrioleurs auraient été présents pour commettre le vol et en considérant qu'ils auraient agi dans la précipitation, ce qui ne résulterait d'aucune pièce. La cour cantonale aurait également sombré dans l'arbitraire en omettant de prendre en compte que du matériel informatique, récent et facile à déplacer, aurait été emporté, et qu'à volume équivalent, des timbres auraient notoirement plus de valeur que du matériel informatique, l'idée sous-jacente selon laquelle il serait moins difficile d'écouler des ordinateurs protégés par des codes d'accès sophistiqués que des timbres ne serait ni établie ni vraisemblable. En l'espèce, l'usage du pluriel apparaît bien plus comme l'emploi d'un terme générique. Quoi qu'il en soit, il n'était pas manifestement insoutenable de partir de l'hypothèse selon laquelle, s'il y avait eu un cambriolage, celui-ci aurait impliqué plus d'une personne, vu l'ampleur du butin qui tenait, selon la recourante, dans trois à quatre sacs Ikea. Enfin, même si l'on peut admettre avec la recourante qu'il est plus facile d'emporter quatre iPads qu'un ordinateur fixe doté d'un écran de 47 cm x 66 cm, tel n'est toutefois pas le cas des autres appareils informatiques retrouvés au domicile conjugal, soit deux ordinateurs portables notamment. Outre que l'ancienneté de ces deux derniers appareils ne ressort pas de l'état de fait du jugement entrepris sans que l'arbitraire de son omission ne soit démontré à satisfaction de droit (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), d'éventuels cambrioleurs ne s'en seraient pas forcément aperçus et une ancienneté de six ans telle qu'alléguée par la recourante ne signifie pas nécessairement que ces objets étaient sans aucune valeur. En outre, la cour cantonale pouvait, sans verser dans l'arbitraire, supposer que de potentiels voleurs auraient agi dans la précipitation, dans la mesure où cela permettait de limiter les risques de se faire prendre. Le fait que certains iPads auraient été dérobés n'explique pas pourquoi le reste du matériel informatique (notamment deux ordinateurs portables) ne l'ait pas été. Enfin, la recourante ne prétend aucunement que les ordinateurs laissés lors du prétendu vol disposeraient de mesures de sécurité particulières, ce qui est en toute hypothèse impropre à expliquer le fait qu'ils n'aient pas été emportés alors même que selon la recourante d'autres appareils informatiques l'auraient été. Mal fondés, les griefs de la recourante doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.