Citation: 9C_349/2020 E. 5.2.3

5.2.3. Quant enfin au point de savoir si le tribunal cantonal a fait preuve d'arbitraire en constatant que les docteurs D.________ et G.________ doutaient d'une incapacité de travail sensiblement plus importante à partir du 2008 que les 30 à 40 % retenus en 2005, il y a déjà été répondu, du moins en partie, dans les considérants qui précèdent. Comme indiqué (cf. consid. 5.2.1 in initio supra), on ne comprend effectivement pas comment les premiers juges sont passés d'une incapacité à se projeter dans l'avenir à un manque de motivation puis à un état psychique cristallisé ou figé. On ne trouve de surcroît dans leur jugement aucune explication leur permettant de déduire l'absence d'aggravation de l'état de santé de l'absence d'hospitalisation en milieu psychiatrique ou du soutien prodigué par l'entourage familial au moment du décès de l'épouse en relation avec une suicidalité sous-jacente, comme l'allègue l'assuré. Ce dernier ne parvient toutefois pas à démontrer que la juridiction cantonale a abouti à un résultat arbitraire dans la mesure où on ne saurait déduire des rapports d'expertise figurant au dossier qu'il présentait une incapacité de travail de 50 % depuis le mois d'octobre 2008. Même si le docteur G.________ mentionne le taux de 50 % d'incapacité de travail, on relèvera qu'il ne s'agit pas là d'une constatation ferme et définitive. L'expert indique que, s'il y a eu aggravation, il n'y a pas eu "de décompensation avec impact au-delà de 50 % d'incapacité de travail sur le plan purement psychiatrique". Or, dans la mesure où l'expert part de la prémisse erronée que le recourant est "devenu rentier à 50 % depuis 2006 et rentier à 100 % depuis 2009", on ne saurait voir dans son explication l'attestation d'une détérioration de la situation mais juste la confirmation de la situation qu'il croyait exister à l'origine de la procédure. Au demeurant, si tel ne devait pas être le cas, on rappellera que le raisonnement du docteur G.________, comme il le reconnaît lui-même, repose sur des incertitudes et des spéculations qui ne sauraient revêtir le degré de vraisemblance requis en matière d'assurances sociales (cf. consid. 5.2.2 supra). On rappellera également que, compte tenu du contexte dans lequel elles ont été rendues (cf. consid. 5.2.1 supra), les conclusions du docteur F.________ ne peuvent pas atteindre un degré de vraisemblance supérieur à celles du docteur G.________. Le docteur D.________ n'a quant à lui pas pris position sur la capacité de travail avant le 1er janvier 2014 autrement qu'en renvoyant à la situation prévalant lors de la décision initiale. Les conclusions du docteur I.________ ne sauraient par ailleurs emporter la conviction étant donné leur manque de motivation (cf. consid. 5.2.1 in fine supra).