Citation: 6B_44/2020 E. 11.2

11.2. Le recourant se plaint du fait que les frais de l'assistance judiciaire gratuite des parties plaignantes ne sauraient être mis à sa charge car sa situation financière ne saurait être qualifiée de bonne. En vertu de l'art. 422 al. 2 let. a CPP, les frais judiciaires incluent les frais imputables à la défense d'office et à l'assistance judiciaire gratuite. L'art. 426 al. 4 CPP prévoit que les frais de l'assistance judiciaire gratuite de la partie plaignante ne peuvent être " mis à la charge du prévenu que si celui-ci bénéficie d'une bonne situation financière ". La formulation utilisée pourrait laisser penser que tel ne peut être le cas que si l'intéressé dispose de moyens suffisants au moment où l'autorité statue. Selon la jurisprudence, l'obligation de remboursement peut toutefois être imposée au prévenu dès que sa situation financière s'améliore (cf. art. 135 al. 4 CPP par analogie; arrêt 6B_150/2012 du 14 mai 2012 consid. 2.1). La cour cantonale n'a donc pas violé l'art. 426 al. 4 CPP, dans la mesure où le chiffre VII du dispositif prévoit que le recourant ne sera tenu de rembourser à l'Etat le montant des indemnités allouées en faveurs des conseils et défenseur d'office prévues aux chiffres III à V que lorsque sa situation financière le permettra. Le grief soulevé est infondé.