Citation: 7B.4/2002 21.03.2002 E. 1

c) La SA X.________ a déposé une plainte contre l'état des charges et les conditions de vente, faisant notamment valoir que l'office n'y aurait pas inclus l'inventaire des accessoires. L'autorité cantonale de surveillance a rejeté la plainte par décision du 9 mai 2001 qui, faute d'avoir été attaquée en temps utile, est entrée en force. La SA X.________ a également contesté le montant de chacune des productions admises aux états des charges et a sollicité la suspension de la procédure de vente. L'office lui a fixé un délai de 20 jours pour ouvrir action contre les créanciers admis aux états des charges; il a refusé de surseoir à la vente. La SA X.________ a déposé plainte contre la fixation de délai, mais non contre le refus de surseoir aux enchères. d) Le 16 mai 2001 a été constituée la Société anonyme Z.________. Ses fondateurs ont signé une déclaration aux termes de laquelle la société n'avait pas repris, ne s'était pas engagée à reprendre et n'avait pas l'intention de reprendre des biens d'une certaine importance autres que ceux mentionnés dans la réquisition d'inscription au registre du commerce. Le 17 mai 2001 a été constituée W.________ SA. Ses fondateurs ont signé la même déclaration que ceux de la SA Z.________ concernant la reprise de biens. Le 25 mai 2001, V.________ SA a informé l'office qu'elle avait cédé à la SA Z.________ sa créance pour laquelle elle avait introduit la poursuite en réalisation du droit de superficie, et les neuf cédules hypothécaires y afférentes. Invitée par l'office à faire opposition dans les 10 jours, la SA X.________ n'a pas réagi. e) Le 25 mai 2001, comme prévu, l'office a procédé à la vente aux enchères du droit de superficie et des trois lots PPE, tout d'abord de manière séparée, puis en bloc. Le préposé a tout d'abord donné connaissance d'une lettre de la Ville de S.________ du 22 mai 2001 rappelant l'existence de son droit à la rente de superficie. Un représentant de la Ville de S.________ était présent dans la salle lors des enchères. Le préposé a ensuite donné lecture de l'état des charges et des conditions de vente concernant la partie "avant" du complexe, puis il a demandé si quelqu'un souhaitait prendre la parole, ce que personne n'a fait. P.________ AG, filiale de Z.________, a fait une offre de 135 millions de francs, la SA Z.________ une offre de 165 millions et Y.________ une offre de 170 millions. Invité à justifier qu'il était en mesure de respecter les conditions de vente, Y.________ a déclaré ne pas être en possession du chèque bancaire de 52,5 millions de francs requis à titre d'acompte, de sorte que son offre a été écartée. La partie "avant" du complexe a alors été adjugée à la SA Z.________ pour 165 millions de francs. Le préposé a encore demandé si quelqu'un souhaitait s'exprimer, mais personne ne l'a fait. De même, le préposé a donné lecture de l'état des charges et des conditions de vente de la partie "arrière" du complexe, et a demandé ensuite si quelqu'un souhaitait prendre la parole, ce que personne n'a fait. Il a alors adjugé la partie "arrière" à W.________ SA pour le prix de 58 millions de francs. Immédiatement après, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à ajouter, mais personne ne s'est manifesté. Le préposé a finalement procédé à une mise à prix en bloc, laquelle n'a toutefois pas suscité d'enchères. f) Y.________ est également poursuivi par O.________ en réalisation de gage mobilier portant sur le certificat de 5'500 actions de la SA X.________ qu'il détient. Après avoir estimé la valeur de ces actions à 270 millions de francs, l'office l'a ramenée à 5'000 fr. en raison des charges hypothécaires grevant les immeubles de la SA X.________. Y.________ a vainement porté plainte auprès de l'autorité cantonale de surveillance, puis recouru au Tribunal fédéral contre cette estimation. En raison d'une nouvelle plainte de Y.________, la vente aux enchères, dans cette poursuite, n'a pas encore été fixée à ce jour.