Citation: 2C_747/2019 E. 6.2

6.2. On rappellera tout d'abord que le recourant a été condamné une dernière fois en juin 2015 à une peine privative de liberté de douze mois, avec sursis pendant cinq ans et que durant l'exécution de la peine, respectivement durant la période probatoire postérieure, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128; 2C_452/2019 du 30 septembre 2019 consid. 6.3). Ainsi, on ne saurait déduire de son comportement depuis sa dernière condamnation qu'il ne présente plus un risque de récidive. Par conséquent, en tenant notamment compte de la culpabilité du recourant lors de sa dernière condamnation, du fait qu'il n'ait pas démontré de capacité à reconnaître ses actes (le juge pénal ayant retenu une absence de prise conscience), qu'il n'ait pas su saisir les chances qui lui ont été offertes de reprendre sa vie en main et qu'il ait commis des infractions graves envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux, il ne saurait être question de relativiser à ce point ses agissements et ne pas admettre un risque de récidive concret (cf. arrêt 2C_127/2016 du 13 septembre 2016 consid. 5.2). Ce résultat est ainsi à confirmer, même sans aucunement prendre en compte les éléments survenus postérieurement à la dernière condamnation pénale, qui n'ont pas conduit à des condamnations.