Citation: 5A_321/2021 E. 5

En l'espèce, la recourante dénonce, dans ses conclusions et sans citer de norme constitutionnelle, la violation de son droit d'être entendue. Toutefois, dans son recours, elle ne développe nullement cette critique, de sorte que son argumentation ne répondant pas aux réquisits du principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1), ce grief droit être déclaré d'emblée irrecevable. Pour le reste, dans la mesure où la recourante entend dénoncer la violation de l'art. 47 OELP, plus précisément l'abus du pouvoir d'appréciation de l'autorité de surveillance dans l'application de cette norme, son écriture consiste en un récit du déroulement de la liquidation de la faillite, sans toutefois y dénoncer l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits tels qu'arrêtés dans l'arrêt attaqué, ponctué de vagues reproches envers l'appréciation de l'autorité de surveillance. Une telle critique pose à peine la question de l'inopportunité de la décision attaquée; elle ne suffit a fortiori pas à retenir un quelconque abus du pouvoir d'appréciation de l'autorité de surveillance. En effet, cette autorité reproche en substance à l'administrateur spécial d'avoir facturé de trop nombreuses heures compte tenu de la nature des activités qu'il avait accomplies lui-même, soit des tâches de nature administrative au lieu des tâches usuelles inhérentes à sa mission vu que celles-ci avaient été en grande partie déléguées à des mandataires externes, alors qu'il aurait pu confier ces tâches à des auxiliaires rémunérés à un tarif moindre. Or, la recourante ne s'attaque pas précisément à cette motivation de façon à en démontrer que, globalement, elle conduit un résultat choquant. En outre, l'absence d'une liste détaillée conforme aux exigences légales des opérations auxquelles l'administration spéciale a procédé permet déjà à l'autorité de surveillance, sans abuser de son pouvoir d'appréciation, de ne prendre que partiellement en compte les opérations effectuées. Tel est pourtant bien l'un des reproches que l'autorité de surveillance a adressé à la recourante et celle-ci n'attaque pas non plus clairement cette motivation. Il suit de là que le grief doit être rejeté, dans la faible mesure de sa recevabilité.