Citation: 5A_766/2019 E. 3.2

3.2. Conformément à la jurisprudence précitée, l'autorité cantonale a raisonné en deux étapes. Elle a premièrement considéré que, compte tenu de l'âge de l'épouse, de son absence de problème de santé et de ses années d'expérience en qualité de vendeuse polyvalente, on pouvait raisonnablement exiger d'elle qu'elle porte à 100 % son taux d'activité dans cette même profession. Dans la seconde étape, les juges cantonaux ont examiné si l'épouse avait la possibilité effective d'exercer son activité de vendeuse. A cet égard, ils ont relevé que lors de son interrogatoire par le juge de première instance, celle-ci avait déclaré qu'il ne lui était pas possible d'augmenter son activité auprès de son employeur actuel " car la tendance [était] plutôt au licenciement en ce moment ". Ils ont par ailleurs estimé que, contrairement à ce qu'alléguait l'époux, le manque de personnel dans la branche du commerce de détail n'était pas un fait notoire, de sorte qu'il n'était pas dispensé d'apporter la preuve de ses allégations. La cour cantonale a finalement retenu que dès lors que le dossier ne comportait aucun élément permettant de prouver la possibilité effective et concrète pour l'épouse d'augmenter son activité à 100 %, aucun revenu hypothétique ne pouvait lui être imputé.