Citation: 7B_104/2023 E. 2.4.5

2.4.5. Le recourant affirme enfin qu'aucun élément ne permettrait de supposer qu'il aurait eu, au moment de la conclusion du contrat le 30 mars 2011 et de l'ouverture de la lettre de crédit le 26 avril 2011, la "moindre intention de s'approprier la marchandise". En l'espèce, le montage auquel le recourant a procédé (cf. consid. 2.3 supra; voir également consid. 3.2 infra) a, quoi qu'en dise ce dernier, débuté le 30 mars 2011, au moment où il a, en sa qualité de "Managing Director" de B.________ Capital SA en liquidation, négocié le contrat de vente avec G.________ Sàrl, puis, le 26 avril 2011, l'ouverture de la lettre de crédit. En effet, au vu de la chronologie des faits et de la proximité temporelle entre la conclusion du contrat de vente le 30 mars 2011, l'ouverture de la lettre de crédit le 26 avril suivant et l'établissement les 5 et 10 mai 2011 des connaissements pour le transport de la marchandise sur lesquels la société du recourant I.________ Ltd - créée seulement quelques mois plus tôt (le 18 novembre 2010) - était mentionnée comme destinataire, et sachant que le recourant pourrait ensuite agir à sa guise compte tenu du rapport de confiance qu'il avait noué avec E.________, il n'est manifestement pas insoutenable d'en déduire qu'il avait, déjà le 30 mars 2011, l'intention de détourner la marchandise en faveur de sa société I.________ Ltd au détriment de B.________ Capital SA en liquidation.