Citation: 2C_97/2018 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, il ressort du jugement entrepris que, dans sa décision du 10 juillet 2017, la Juge administrative, tout en déclarant irrecevable le recours déposé le 15 mai 2017 par l'intéressé, avait également pris position sur le fond de la cause et avait retenu, dans une motivation subsidiaire, que "la facturation des émoluments sur la base de l'article 13 du règlement communal [était] conforme aux principes généraux en matière de perception de taxes". Dans ces conditions, il aurait été tout à fait possible pour le recourant de formuler, devant la Présidente de la Cour administrative, également des griefs contre la motivation subsidiaire concernant le fond de la cause, à savoir l'application des règles relatives aux émoluments facturés dans le cadre de la procédure de permis de construire. La décision de cette autorité de ne pas renvoyer la cause à la Juge administrative et d'examiner également la motivation subsidiaire (sur le fond) retenue par celle-ci ne saurait donc procéder d'une violation du droit d'être entendu de l'administré (cf. arrêt 2C_497/2014 du 26 octobre 2015 consid. 3.2; voir aussi, s'agissant de la procédure devant le Tribunal fédéral, ATF 139 II 233 consid. 3 p. 235 s.). Partant, la critique du recourant relative à la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. ne peut qu'être rejetée.