Citation: 2C_467/2020 E. 1

A.b. En février 2008, A.________ a épousé, dans son pays d'origine, une compatriote. Cette dernière est arrivée en Suisse la même année et a obtenu une autorisation de séjour par regroupement familial. Deux enfants sont issus de cette union, nés en 2009 et 2013. Tous deux sont titulaires d'une autorisation d'établissement. A.c. Entre 2006 et 2012, A.________ a été condamné pénalement à trois reprises, à savoir le 23 mars 2006 à une peine privative de liberté de 20 jours avec sursis pendant deux ans pour lésions corporelles simples, le 21 mai 2012 à une peine pécuniaire de 30 jours-amende avec sursis pendant trois ans et une amende de 500 fr. pour détournement de valeur patrimoniale en main de justice, et le 24 octobre 2012 à une peine pécuniaire de 30 jours-amende avec sursis pendant trois ans et une amende de 600 fr. pour emploi d'étrangers sans autorisation. A la suite de sa première condamnation en 2006, l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a adressé à l'intéressé un avertissement formel concernant les conséquences que pourraient avoir des infractions pénales sur son séjour en Suisse. A.d. Par jugement du 10 octobre 2014, le Tribunal criminel du canton de Genève a reconnu A.________ coupable de tentative d'assassinat, le condamnant à une peine privative de liberté de 7 ans. Il lui a principalement été reproché d'avoir, entre l'été 2011 et le mois de février 2012, à la demande de l'époux de la victime, décidé un tiers à la tuer, puis d'avoir accompagné ce tiers au domicile de la victime au moins à vingt reprises, afin d'y effectuer des repérages, ainsi que le jour de la tentative d'assassinat. Il avait agi par appât du gain, avec une absence particulière de scrupules et en faisant preuve du mépris le plus complet pour la vie de la victime, qui n'avait survécu que par miracle à son agression. Après avoir laissé celle-ci pour morte, A.________ et l'homme de main étaient allés faire la fête ensemble. Sur appel du Ministère public du canton de Genève, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale d'appel) a fixé la peine privative de liberté à 9 ans. Par arrêt 6B_445/2016 du 5 juillet 2017, le Tribunal fédéral a admis le recours interjeté par le Ministère public à l'encontre de l'arrêt de la Chambre pénale d'appel et a renvoyé la cause à l'autorité précitée pour fixation d'une nouvelle peine. Il a en effet considéré que celle fixée à 9 ans procédait d'une clémence excessive. L'intéressé avait joué un rôle déterminant dans l'exécution du plan d'assassinat, avait agi pour de l'argent et avait été faire la fête avec l'homme de main après que celui-ci avait accompli son forfait. Sa faute était particulièrement lourde, et sa collaboration comme sa prise de conscience inexistantes. Par arrêt du 27 décembre 2017, la Chambre pénale d'appel a statué à nouveau et condamné A.________ a une peine privative de liberté de 12 ans. La fin de l'exécution de celle-ci était prévue le 11 décembre 2023. A.________ a été libéré conditionnellement le 9 décembre 2019. Il a immédiatement repris une activité professionnelle dans le domaine du bâtiment, lui permettant de renoncer à l'aide sociale dont bénéficiait son épouse depuis le 1er mai 2013.