Citation: 5A_760/2015 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a considéré que, dans le cas d'espèce, les éventuels loyers ou autres revenus obtenus par la succession non partagée en contrepartie de l'usage des trois immeubles lui appartenant constituaient, le cas échéant, des revenus de l'hoirie et non du débiteur. L'hoirie était libre de les utiliser comme bon lui semblait, notamment pour acquitter des charges communes. Si elle décidait d'en attribuer tout ou partie au débiteur, le montant ainsi échu à ce dernier serait saisi et l'art. 8 al. 2 OPC lui serait applicable. Aucun élément du dossier ne permettait cependant de penser que l'on se trouvait dans cette hypothèse. En tout état, l'Office avait, conformément à l'art. 6 OPC, formellement invité les membres de l'hoirie, par avis des 8 novembre 2011, 16 janvier 2012 et 31 juillet 2012, à s'acquitter en ses mains de " toutes sommes pouvant revenir au débiteur pendant la durée de la saisie, en vertu de ses droits dans la communauté [...] ", sous peine d'être tenu pour responsable du préjudice subi par le créancier. En d'autres termes, une saisie des loyers éventuellement dus à l'hoirie n'était pas possible, alors que l'Office avait d'ores et déjà fait le nécessaire en vue de l'exécution de la saisie, en tant qu'elle portait sur les revenus du patrimoine successoral susceptibles d'échoir au débiteur après son exécution.