Citation: 5D_14/2020 E. 5.4

5.4. Selon l'autorisation de procéder établie le 8 décembre 2017 par la justice de paix, la procédure de conciliation entre les parties n'a pas abouti; dite autorisation ne fait néanmoins état d'aucune transmission d'office de la requête à la municipalité, en conformité de l'art. 62 CRF (art. 105 al. 2 LTF). L'on peut certes s'interroger sur le caractère admissible d'un défaut de coordination avec l'autorité communale. En tant qu'il ressortait du dossier cantonal que la commune, interpellée en cours de procédure, par les recourants, avait indiqué que les arbres concernés ne faisaient plus l'objet d'une protection depuis 2011, il n'apparaît pas arbitraire de retenir, comme l'a considéré la cour cantonale, que cette question était définitivement réglée; les recourants ne se réfèrent au demeurant à aucune pièce permettant de retenir qu'ils auraient formellement sollicité une décision de la municipalité sur ce point et il n'appartient pas à la Cour de céans d'y suppléer en procédant à un examen du dossier cantonal. Dans la mesure enfin où les recourants ont acquiescé aux conclusions de leur partie adverse s'agissant de l'abattage de l'arbre no 6 et du rabattage des arbres nos 2 et 4, il n'apparaît pas non plus arbitraire de considérer qu'ils renonçaient ainsi à une éventuelle protection des arbres concernés, celle-ci n'entrant finalement en ligne de compte qu'en cas de désaccord entre les parties; au surplus, le principe de la bonne foi (art. 52 CPC; supra consid. 5.1.2) s'oppose à ce qu'ils se réfèrent à cette prétendue carence procédurale afin de revenir sur leur acquiescement.