Citation: 9C_572/2014 E. 4.4.2

4.4.2. Quant à la problématique psychiatrique qu'invoque la recourante en se référant à l'avis de la doctoresse H.________ du 31 janvier 2008, on ne saurait retenir qu'elle avait entraîné une incapacité de travail déterminante durant les rapports de prévoyance qui liaient la recourante à l'intimée. Si, au terme de ceux-ci, la psychiatre a diagnostiqué un épisode dépressif moyen (rapport du 27 novembre 2004), elle a également indiqué que du point de vue psychique, la patiente ne présentait pas de handicaps fonctionnels dans l'activité exercée jusqu'alors (employée de bureau), ceux-ci étant uniquement liés à la pathologie lombaire. Dans l'anamnèse, la doctoresse H.________ a mentionné que la patiente avait réduit son temps de travail de 100 % à 50 % depuis le 1er janvier 2004, afin de pouvoir soigner son dos; en été 2004, elle avait reçu son congé, car son employeur avait besoin d'une personne à 100 %, situation qui avait provoqué un effondrement psychique chez la patiente qui avait fait beaucoup d'effort pour assumer son travail, malgré les douleurs intenses. Le médecin a conclu que le traitement débuté en juin 2004 (psychothérapie de soutien et traitement médicamenteux) avait entraîné une amélioration de l'état de santé de l'assurée et qu'il n'existait pas, du point de vue psychiatrique, d'incapacité de travail. Il apparaît, au regard de ces indications médicales, que l'épisode dépressif moyen diagnostiqué en 2004 n'a pas eu de répercussion déterminante sur la capacité de travail de la recourante au moment où une incapacité de travail dans sa fonction lui a été reconnue par l'intimée. Une telle appréciation est corroborée par celle du médecin-conseil de la caisse de pensions, qui n'a, comme on l'a vu (supra consid. 4.4.1), retenu aucune atteinte psychique pour justifier l'incapacité de travail reconnue.