Citation: 8C_501/2023 E. 6.1

6.1. Se plaignant d'une violation de l'art. 28a LAI, la recourante s'oppose à l'application de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité. Elle soutient que ses recherches d'emploi n'auraient pas forcément dû être intensives. Selon la jurisprudence (cf. ATF 147 III 308), l'obligation de rechercher un emploi à 50 % commencerait dès que le plus jeune des enfants débute sa scolarité obligatoire, de sorte que les exigences posées par la juridiction cantonale dans le cas d'espèce seraient trop élevées. En outre, la production de trois réponses négatives ne dirait rien de l'intensité des recherches d'emploi, en l'absence de toute obligation de conserver d'éventuelles recherches. Celles-ci ne feraient du reste pas toujours l'objet de réponses, lesquelles se feraient parfois par oral. L'absence de démarches auprès de l'assurance-chômage ne serait pas pertinente, dès lors que la recourante n'aurait pu se prévaloir d'aucun délai-cadre d'indemnisation. Les premiers juges auraient omis de prendre en considération la dégradation de son état de santé - qui l'aurait empêchée de travailler - ensuite de ses recherches d'emploi. Ils n'auraient pas non plus tenu compte du fait que l'état de santé de son mari se serait aggravé une année après ces recherches. Au final, l'instance précédente aurait écarté de manière arbitraire "les critères [permettant] de retenir la recherche d'une activité lucrative". La recourante expose encore que compte tenu de la diminution des prestations complémentaires perçues par son mari, elle serait contrainte de travailler. A cet égard, elle conteste que le docteur C.________ ait constaté une capacité de travail dans l'activité de femme de ménage, les rapports de ses médecins traitants faisant du reste état d'une incapacité de travail totale sur le marché libre de l'emploi.