Citation: 2A.428/2003 26.11.2003 E.

Agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, d'annuler la décision du Département fédéral du 17 juillet 2003 et de l'exempter des mesures de limitation du nombre des étrangers. Le recourant demande aussi des dépens pour la procédure devant le Département fédéral. Il se plaint de violation du droit fédéral, y compris d'excès et d'abus du pouvoir d'appréciation ainsi que de constatation inexacte et incomplète des faits pertinents, sans toutefois motiver ce dernier grief. Il demande que le Tribunal fédéral prenne en compte, dans l'application de l'art. 13 let. f OLE, différents éléments de fait pouvant être groupés en deux critères: "la réalité et les enjeux du marché parallèle du travail en Suisse" et "les conséquences de ce marché sur la vie des travailleurs clandestins". Le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir surestimé la gravité des infractions pour lesquelles il avait été condamné en 1987 et en 1995 et qu'il considère comme inhérentes au "statut" de travailleur clandestin. Il fait valoir qu'il serait contraire au but de l'art. 13 let. f OLE d'empêcher un étranger de bénéficier d'une exemption des mesures de limitation en raison d'infractions liées à un séjour illégal en Suisse. Il conteste l'importance accordée par le Département fédéral aux années qu'il a passées durant sa jeunesse dans sa patrie par rapport à celles pendant lesquelles il a vécu en Suisse. Le recourant invoque sa bonne intégration sociale en Suisse, compte tenu de sa condition de clandestin. Il se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves en raison de la façon dont l'autorité intimée a utilisé les pièces qu'il avait fournies pour établir ses séjours en Suisse. L'intéressé demande l'assistance judiciaire totale. Le Département fédéral conclut au rejet du recours.