Citation: 5A_11/2020 E. 4

La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 18 de la Convention d'Istanbul, le principe de l'interdiction de l'arbitraire et l'art. 125 al. 3 CC s'agissant des contributions d'entretien dues en faveur de ses deux enfants. Elle soutient que lesdites pensions, qui incluent une contribution de prise en charge, l'empêchent de bénéficier de l'indépendance économique dont elle a besoin compte tenu des abus subis. Au vu des montants fixés et du fait que des postes importants de son budget ont été exclus, son minimum vital ne serait pas couvert. Elle soutient également que l'intimé est seul responsable de sa propre situation économique et renvoie, si par impossible le Tribunal fédéral devait considérer qu'elle doit verser des pensions en faveur des enfants, aux calculs mentionnés dans son appel et à sa réponse à l'appel de l'intimé. En l'espèce, indépendamment de la pertinence et de l'applicabilité des dispositions invoquées par la recourante à la présente cause (cf., s'agissant de la Convention d'Istanbul, arrêt 6B_1015/2019 précité consid. 5.5.7 et la doctrine citéeet, au sujet de l'art. 125 al. 3 CC en mesures protectrices de l'union conjugale, arrêt 5A_405/2019 du 24 février 2020 consid. 7.2), la recourante ne développe aucune critique claire et détaillée (cf. supra consid. 2.1 et 2.2) à l'encontre des motifs de la décision querellée concernant les pensions des enfants, le simple renvoi à ses écritures d'appel étant à cet égard insuffisant (cf. supra consid. 2.1). Partant, les griefs de la recourante sont irrecevables.