Citation: 5A_123/2022 E. 3

En l'espèce, la juridiction précédente a retenu que, d'après la décision entreprise, les parties ont été en relation commerciale durant plusieurs années et que de nombreuses factures demeurent impayées pour un montant de 29'926 fr. 45 (du 3 février 2021 au 15 octobre 2021). De surcroît, l'extrait des poursuites mentionne 99 poursuites enregistrées pour la période du 8 novembre 2016 au 8 novembre 2021, totalisant la somme de 506'081 fr. 38, dont des créances de droit public invoquées par une caisse de compensation; cet extrait fait en outre état, pour la même période, de 24 actes de défaut de biens pour un montant total de 98'982 fr. 50. En admettant même que les allégations du failli sur la viabilité de son entreprise soient véridiques, on ne peut se convaincre de la vraisemblance d'une " reprise des paiements "; l'intéressé déclare lui-même que la dette qui a provoqué sa faillite est " sur le point d'être réglée ", ce qui ne permet toutefois pas de conclure qu'il aurait opéré de nouveau des versements en faveur de la créancière afin d'honorer ses obligations à son égard. Enfin, la preuve de la solvabilité n'est pas apportée. Le failli n'allègue pas qu'il aurait remboursé, même dans une modeste mesure, les dettes de droit public constatées dans le jugement de première instance, ni qu'il aurait racheté - ou même seulement fait des propositions en ce sens - les actes de défaut de biens accumulés contre lui; il se réfère uniquement à un " plan d'amortissement " qui doit être " établi et validé " - tous les créanciers étant appelés à donner leur accord -, sans démontrer que des démarches concrètes auraient été effectuées; en tout cas, cette allégation ne permet pas de remettre en discussion le constat du premier juge selon lequel il se trouverait dans l'impossibilité de faire face à ses engagements.