Citation: 9C_467/2023 E. 6.1

6.1. La recourante reproche encore au tribunal arbitral d'avoir apprécié les preuves de façon arbitraire. Elle affirme que ni l'autorité précédente ni les caisses intimées n'avaient contesté qu'elle avait pratiqué près de quatre-vingt opérations en 2016 ni qu'au minimum quatre consultations étaient nécessaires pour chaque opération selon les protocoles établis par la doctrine médicale. Elle prétend par ailleurs qu'il "découle[rait] du groupe de comparaison" que les angiologues auxquels elle avait été comparée ne voyaient en moyenne qu'une seule fois leur patient. Elle déduit de ces éléments que ces angiologues n'avaient pas de pratique opératoire ou une pratique opératoire moins étendue que la sienne et que, par conséquent, le tribunal arbitral ne pouvait pas les comparer à elle, sous peine d'arbitraire.