Citation: 5A_378/2023 E. 6.2.2

6.2.2. En l'espèce, c'est à tort que l'autorité cantonale s'est contentée de considérer que l'arrêt du 24 novembre 2020 était définitif et exécutoire après le rejet du pourvoi en cassation et qu'il appartenait au seul juge du séquestre de déterminer, dans le cadre de l'opposition à séquestre, si, au moment du prononcé du séquestre le 11 mars 2022, cet arrêt était déjà exécutoire. En effet, si le juge doit, dans la procédure sur opposition, examiner l'existence du cas de séquestre, il n'en demeure pas moins que, en l'occurrence, le premier juge statuant sur l'exécution a fait remonter les effets de sa décision en date du 11 mars 2022. Il appartenait donc bien à l'autorité cantonale, sur recours de l'art. 327a CPC, de vérifier si l'arrêt en question était exécutoire à ce moment-là. Néanmoins, le recourant ne dénonce à cet égard aucune violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) sous l'aspect du droit à une décision motivée. En outre, il se borne à affirmer que le droit français a été apprécié de manière erronée. Or, dans un litige de nature pécuniaire, le recours en matière civile peut être formé uniquement pour dénoncer une application arbitraire du droit étranger (art. 96 let. b LTF a contrario; ATF 143 II 350 consid. 3.2). En l'occurrence, le recourant ne dénonce aucune violation de l'art. 9 Cst. à ce titre et ne présente aucune critique répondant aux exigences en la matière (cf. supra consid. 2.1 i. f.). Il suit de là que les griefs du recourant doivent tous être rejetés, dans la faible mesure de leur recevabilité, en tant qu'ils ne sont d'aucune pertinence pour attaquer les motifs essentiels de l'arrêt attaqué.