Citation: 1P.694/2006 03.11.2006 E. 5

Le recourant reproche encore à l'autorité intimée de ne pas avoir examiné si des mesures moins coercitives s'imposaient. Il fait référence à l'un de ses précédents recours (daté du 12 juin 2006), dans lequel il proposait comme mesure de substitution, la possibilité de travailler dans le domaine agricole de sa fille, acceptant, le cas échéant, de ne pas s'en éloigner et de déposer ses papiers d'identité. 5.1 Il sera au préalable relevé que le recourant n'a - à aucun moment - sollicité de telles mesures dans le cadre de la présente procédure. Le juge d'instruction et le juge de l'arrestation ont néanmoins examiné cette question. Le premier a estimé qu'une telle mesure serait vaine, en faisant référence au contrôle judiciaire, ordonné dans le cadre d'une procédure pénale ouverte contre le recourant en France, qui n'avait cependant pas empêché ce dernier de commettre d'autres délits en 1995 et 1996. Le second a estimé que des mesures de substitution ne seraient pas suffisantes pour parer au risque de réitération. 5.2 En réponse au recours du 12 juin 2006, le juge d'instruction avait quant à lui relevé qu'au vu de la nature des infractions commises et de l'importante énergie criminelle déployée par le prévenu depuis de nombreuses années, les mesures de substitution proposées n'étaient pas adéquates et suffisantes pour éviter une réitération d'actes délictueux. Il rappelait également que le recourant avait commis diverses infractions lors de son activité sur l'exploitation agricole de sa fille, qui avait également été condamnée pour certaines d'entre elles. 5.3 Le recourant estime que la situation serait aujourd'hui différente. Il ne motive toutefois pas cette allégation. Au vu des considérations du juge d'instruction, dont il n'apparaît pas qu'elles aient perdu toute validité, il peut être retenu que des mesures de substitution ne sont effectivement pas propres à écarter le risque de réitération. Le grief doit dès lors être rejeté.