Citation: 5A_942/2015 E. 5.2

5.2. Le recourant conteste le refus de prise en compte des frais d'entretien du fils aîné de son épouse, B.________. Il expose qu'une telle attitude est injuste; dans le cadre du regroupement familial en 2011, singulièrement lors de l'arrivée en Suisse de B.________, déjà majeur, il avait dû signer une attestation de prise en charge financière, ce qui l'oblige à assurer son entretien et empêche les enfants d'avoir accès à l'aide sociale ou au chômage. Il serait par ailleurs inéquitable de tenir compte de la pension versée à E.________, mais non du soutien accordé aux enfants de son épouse. Quant à B.________, aurait beaucoup de difficulté à trouver une formation ou du travail, après avoir dû interrompre un apprentissage en raison de la faillite de son employeur. La cour cantonale, se référant aux conditions auxquelles un enfant majeur peut obliger ses parents à l'entretenir d'une part (art. 277 al. 2 CC), au caractère subsidiaire - eu égard aux ressources disponibles - du devoir d'entretien des beaux-parents d'autre part (art. 278 al. 2 CC), relève qu'au vu de leur situation financière, ni le recourant ni son épouse n'assument d'obligation légale d'entretien pour l'intéressé, désormais âgé de 23 ans et dont on peut attendre qu'il subvienne à son propre entretien en prenant un emploi rémunéré, démarche qu'il est en mesure d'effectuer; en particulier, l'engagement pris dans le contexte du regroupement familial ne crée pas une obligation légale vis-à-vis du jeune homme lui-même. Par sa critique, le recourant ne fait que réitérer sa désapprobation à l'égard des conséquences d'une réglementation qui ne lui permet plus de soutenir l'intéressé, précisant qu'il considère les enfants de son épouse comme les siens. Ce faisant, il ne s'en prend pas aux constatations de la cour cantonale et ne fait qu'opposer son appréciation à celle de cette dernière. Au surplus, il n'allègue ni a fortiori ne démontre que B.________ aurait effectué des démarches concrètes en vue de trouver un emploi rémunéré; de même, il se contente d'affirmer, sur un plan théorique, l'impossibilité pour lui de recourir à l'aide sociale, sans même se référer à une éventuelle démarche, vaine, en ce sens. Autant que recevable, le moyen est infondé.