Citation: 2C_663/2007 05.12.2007 E. 1

Le Tribunal administratif a suspendu la procédure devant lui jusqu'à droit connu sur la demande de réexamen. Par décision du 13 juillet 2007, le Service de la population est entré en matière sur la demande de réexamen mais l'a rejetée, pour le motif que l'enfant n'était pas encore né et que X.________ n'avait pas démontré se trouver dans une situation personnelle d'extrême gravité au sens de l'art. 36 de l'ordonnance fédérale du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21). Le 27 août 2007, X.________ a déféré cette décision - qui s'était substituée à celle du 29 mars 2007 - au Tribunal administratif. Par arrêt du 23 octobre 2007, celui-ci a rejeté le recours. Il a considéré que la prénommée ne pouvait invoquer l'art. 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101), puisqu'elle ne pouvait faire valoir qu'elle avait entretenu des relations étroites et effectivement vécues avec Y._________ depuis suffisamment longtemps - ils ne cohabitaient que depuis février 2006 - ni que leur mariage était imminent, du moment qu'aucune démarche ne pouvait être entreprise tant que le divorce de ce dernier n'avait pas été prononcé. Le fait que celle-ci attendait un enfant ne changeait rien à cet égard, ce d'autant qu'il n'était pas établi que le prénommé était le père de l'enfant à naître. Par ailleurs, le Tribunal administratif a estimé que X.________ ne pouvait non plus prétendre à une autorisation de séjour sur la base de l'art. 36 OLE. A cet égard aussi, le fait qu'elle attendait un enfant ne changeait rien à l'issue du litige.