Citation: 7B_13/2023 E. 5.3

5.3. On rappellera tout d'abord que le recourant n'est pas parvenu à démontrer que la période d'observation pendant laquelle il a subi des restrictions particulières aurait duré davantage que quelques mois (cf. consid. 2.3.2 supra). Dans ces conditions, on ne saurait déjà retenir que le régime spécial du recourant se serait déroulé sur une longue durée, de sorte que son grief selon lequel ce serait pour ce motif que ses conditions de détention devraient être qualifiées d'illicites doit être écarté. Pour le surplus, le recourant ne s'en prend pas à la motivation circonstanciée de la cour cantonale permettant de justifier les mesures de sécurité mises en place à son égard pendant sa détention provisoire, ni à son analyse selon laquelle ces mesures ne constituaient pas des actes prohibés par l'art. 3 CEDH (jugement querellé, pp. 37-39). En définitive, il ne démontre pas que ce serait à tort que l'autorité cantonale lui aurait refusé une réduction de sa peine sur la base de l'art. 431 al. 1 CPP en raison d'éventuelles conditions de détention illicites.