Citation: 1C_361/2020 E. 2

La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir établi les faits de manière inexacte et en violation du droit (art. 97 LTF). Contrairement à ce que retient l'arrêt attaqué, la dernière planification ne daterait pas de 1982, mais de 1996, et intégrerait le plan de quartier "Cité d'Ogoz". En outre, d'autres éléments de fait concernant l'historique de la planification locale auraient été ignorés: un permis de construire délivré en 1988, l'équipement du secteur, les conventions passées avec l'autorité communale garantissant le maintien en zone à bâtir, un permis de construire délivré en 2003, prolongé plusieurs fois et remplacé par un permis délivré en mai 2013 et toujours valable, des remaniements parcellaires, les travaux commencés en 2011, une demande d'examen préalable préavisée positivement en 2015. En outre, le nouveau PDCn de 2018 intègre le secteur litigieux dans le territoire d'urbanisation, à titre de tissu construit périurbain. L'ensemble de ces éléments devait être pris en compte dans la pesée d'intérêts, car la recourante pouvait en déduire des attentes légitimes quant au maintien du secteur en zone à bâtir. La recourante reproche aussi à la cour cantonale d'avoir méconnu que le PDCn prévoyait une valorisation touristique du lac de la Gruyère dans cette zone, ce qui justifiait le maintien de la zone d'intérêt général. La cour cantonale aurait aussi passé sous silence les différentes propositions de la recourante et de la commune visant à réduire la zone à bâtir (notamment en supprimant la zone libre) afin de la rendre conforme. Enfin, l'arrêt attaqué considérerait à tort que le PAD "Les terrasses d'Ogoz" consisterait en une densification du PQ "Cité d'Ogoz" puisqu'en réalité, la zone constructible du PAD serait réduite par rapport au PQ. Il n'y aurait donc pas de densification au sens du PDCn.