Citation: 8C_418/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste la valeur probante de l'appréciation du docteur B.________, qui se serait exprimé sur la base d'un examen incomplet du dossier médical. Il se serait en effet contenté d'un examen clinique, sans réaliser de scanner ni d'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et sans faire référence à un scanner effectué en août 2017. Il n'aurait en outre pas fait état de cals osseux, alors que selon le docteur H.________, ceux-ci "rédui[raient] l'espace intercostal pouvant compromettre ou irriter le nerf intercostal". Le docteur E.________ n'aurait lui-même pas exclu l'existence d'une irritation nerveuse et le docteur G.________ aurait suspecté une composante neuropathique. En présence de cals osseux - également constatés par le docteur D.________ -, le docteur B.________ aurait dû étendre ses investigations, notamment en réalisant un nouveau scanner ou une IRM, avant d'exclure l'origine neuropathique des douleurs. Le recourant reproche également à ce médecin de ne pas avoir utilisé "l'outil DN4", qui permettrait d'établir l'existence d'un syndrome neuropathique sur la base de l'analyse des mots choisis par le patient pour décrire ses douleurs. L'avis insuffisamment motivé du docteur E.________, qui n'aurait pas examiné personnellement le recourant, ne permettrait pas de pallier les lacunes de l'examen pratiqué par le docteur B.________. Enfin, l'effet thérapeutique favorable du Lyrica constituerait un indice de diagnostic à prendre en compte, le docteur E.________ ayant admis à ce propos que ce médicament avait pour effet de réduire l'irritabilité neuronale en cas de douleurs neuropathiques.