Citation: 1C_316/2024 E. 3

Sur le fond, la recourante invoque les art. 21A Cst./GE (qui, selon elle, consacrerait le droit à une vie "hors ligne" et à la déconnexion), 321 ss CO, 13 à 15 de l'ordonnance 1 relative à la loi fédérale sur le travail (OLT 1, RS 822.111), 21 de la loi genevoise sur la police (LPol, RS/GE F 1 05), 2 et 7 du règlement général sur le personnel de la police (RGPPol, RS/GE F 1 05.07). Elle relève que les policiers doivent être joignables en tout temps, mais uniquement pour les besoins du service, et non pas lorsqu'ils se trouvent en congé (heures reprises). L'obligation de consulter le téléphone toutes les douze heures et de se rendre au poste de travail en l'absence d'urgence violerait les dispositions sur la protection des travailleurs et serait arbitraire puisqu'il en résulterait une forme "d'esclavagisme moderne". Une simple directive ne suffirait pas pour déroger au droit fédéral ou au droit cantonal supérieur.