Citation: H 194/06 25.01.2007 E. 2

Il ressort de la systématique des écritures de la recourante que celle-ci entendait que la caisse réclame à ses anciens employés la réparation du dommage pour l'entier de sa période d'engagement, soit de juin 1992 à décembre 2002. Son recours auprès de la juridiction cantonale, en tant qu'elle se plaignait de ne pas avoir été associée à la procédure au sens de l'art. 52 LAVS, n'était donc pas recevable dans la mesure où, comme l'ont déjà mentionné les premiers juges, une telle procédure n'oppose que la caisse de compensation à l'employeur, de sorte que l'intéressée ne pouvait se voir notifier les décisions afférentes, ni les contester. De surcroît, ses démarches auprès de la juridiction cantonale, en tant qu'elle se plaignait d'un déni de justice, étaient prématurées (courriers des 20, 25 janvier et 22 juin 2006), puisque la caisse intimée n'avait concrètement obtenu les pièces justificatives nécessaires à la réparation du dommage causé que le 10 janvier 2006 pour le jugement de la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes, le 16 janvier 2006 pour les certificats de travail attestant la période totale d'engagement et le 3 avril 2006 pour les certificats de salaire de 1996 et 1997; en outre, une fois en possession desdites pièces, la caisse intimée a immédiatement entrepris, les démarches requises à l'encontre de l'employeur (décomptes de cotisations et décisions en réparation du dommage datant des 30 janvier et 6 juillet 2006) dans les limites des délais de prescription. Au regard de ce qui précède, le jugement cantonal n'est donc pas critiquable dans son résultat. L'extrait de compte individuel déposé par la recourante après l'échéance du délai de recours, dans la mesure où il est erroné, n'y peut rien changer dès lors que sa rectification effective, à laquelle il ne semble exister aucun motif de ne pas procéder, relève d'une autre disposition légale (art. 141 RAVS) qui ne fait pas partie de l'objet du litige.