Citation: 1B_387/2014 E. 2.3

2.3. L'instance précédente n'a en outre pas violé le droit en considérant que les éléments invoqués par le recourant ne permettaient pas de modifier cette appréciation. Celle-ci a en particulier considéré - sans que le recourant n'émette la moindre critique sur ce point - que l'intéressé n'avait pas démontré que le diagnostic posé en 2013 - faisant état de séquelles d'une ancienne tuberculose - et la recommandation établie par un médecin en novembre 2013 en vue de son placement dans une cellule non-fumeur, étaient toujours d'actualité lors de son incarcération en juillet 2014. Le recourant ne conteste en outre pas l'assertion de l'instance précédente selon laquelle il serait lui-même fumeur. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente sur ce point. Par ailleurs, l'absence d'un suivi complet de type psychothérapeutique pendant la période en cause - en raison de troubles psychiques dont souffrirait le recourant - ne peut en l'espèce être retenue comme portant atteinte à la dignité humaine de ce dernier. Celui-ci a certes produit deux documents attestant qu'il a connu en 2008 une symptomatologie anxio-dépressive (rapport de l'unité d'accueil et d'urgence psychiatrique des Hôpitaux Universitaires de Genève du 7 juin 2008) et qu'il a séjourné en mai 2014 au CSH de Marsens durant trois semaines après s'y être présenté pour "mise à l'abri d'idées suicidaires" (rapport du CSH du 4 juillet 2014). Il convient tout d'abord de relativiser la portée des documents transmis puisque le premier est daté du mois de juin 2008 et que le second est largement caviardé par le recourant; le caviardage ne laisse en l'occurrence apparaître qu'une très brève partie de l'anamnèse et aucun diagnostic des troubles actuels de l'intéressé n'est apparent. Au vu de ces éléments, il n'y avait pas lieu de mettre en place immédiatement un suivi complet de type psychothérapeutique. Le recourant ne démontre ainsi pas que l'accès à des soins médicaux lui aurait été refusé. Pour le surplus, l'intéressé ne saurait reprocher aux autorités pénales d'avoir attendu le mois d'octobre 2014 pour mettre en place un tel suivi psychothérapeutique complet. En effet, il ressort des faits établis par l'instance précédente que le recourant a été pris en charge par le service médical de la prison dès que le Ministère public a été informé des intentions suicidaires exprimées par l'intéressé dans les courriers adressés à sa famille début octobre 2014.