Citation: 1P.105/2006 04.08.2006 E. 4

Le recourant se plaint d'un refus arbitraire de prendre en compte l'expertise privée qu'il avait produite. 4.1 La notion d'arbitraire a notamment été rappelée dans les ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et 173 consid. 3.1 p. 178, auxquels on peut donc se référer. 4.2 Le recourant allègue vainement que l'autorité cantonale a écarté l'expertise litigieuse "en quelques lignes seulement"; pour autant, il ne démontre aucun arbitraire. C'est en vain aussi qu'il invoque la renommée de l'auteur de l'expertise; ce n'est pas pour l'avoir niée que l'autorité cantonale a écarté l'expertise, mais, essentiellement, en raison des liens existant entre cet auteur et le recourant, subsidiairement en raison de la manière dont l'expertise a été établie dans le cas concret. Dans la mesure où il dénonce une contradiction dans le raisonnement du juge d'instruction, il perd de vue que seule la décision de dernière instance cantonale peut faire l'objet du recours de droit public (art. 86 al. 1 OJ). Quant au grief de "contradiction flagrante" qu'il fait à l'autorité cantonale elle-même, il se résume à une pure allégation, non démontrée. Que l'expertise litigieuse aurait été écartée arbitrairement n'est ainsi aucunement établi d'une manière qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Au demeurant, il n'y avait pas d'arbitraire à ne pas tenir compte de l'expertise privée. Les déclarations de son auteur quant à l'état de fait, au vu des liens de celle-ci avec le recourant, n'ont pas plus de crédibilité que celles de ce dernier, d'autant moins que l'auteur de l'expertise n'a pas assisté aux faits ni entendu les protagonistes de l'affaire. Au reste, c'est à l'autorité cantonale, et non à un expert, qu'il revenait de déterminer si les faits apparaissaient constitutifs de l'infraction dénoncée.