Citation: 8C_111/2025 E. 2.1

2.1. Les juges cantonaux ont retenu que le fils de la recourante avait touché un salaire de 2'300 fr., versé sur le compte de son père, pour le mois d'août 2016. En violation de l'obligation de renseigner (art. 38 de la loi sur l'action sociale vaudoise du 2 décembre 2003 [LASV; RS/VD 850.051]), ce montant n'avait pas été annoncé dans le formulaire de déclarations des revenus du mois en question. Le fait que la recourante n'ait pas perçu le salaire de son fils n'était pas déterminant, dès lors qu'il découlait notamment des art. 31 LASV et 26 al. 1 (recte: 2) let. c du règlement d'application de la LASV du 26 octobre 2005 (RLASV; RS/VD 850.051.1) que les revenus réalisés par les enfants mineurs n'étant pas en formation devaient être pris en compte, peu importe qu'ils aient été versés directement à l'enfant, au parent bénéficiaire de l'aide ou à l'autre parent. Par conséquent, la DGCS avait confirmé à juste titre la prise en compte du salaire non déclaré du fils de la recourante dans le calcul du RI pour le mois d'août 2016. Les frais occasionnés par ce dernier pour ce mois étant plus élevés que le salaire perçu, c'était bien la totalité de ce revenu, par 2'300 fr., qui devait être prise en considération au titre d'indu en application de l'art. 26 al. 2 let. c RLASV. Les premiers juges ont ajouté que la recourante faisait valoir implicitement sa bonne foi en alléguant avoir ignoré que son fils avait travaillé en août 2016 et touché un salaire. À cet égard, ils ont observé que ni l'intimé ni la DGCS n'avaient statué sur la remise de l'indu et qu'au demeurant, la recourante ne pouvait pas se prévaloir de la méconnaissance de l'activité professionnelle de son fils et du salaire reçu par celui-ci. L'obligation de renseigner s'étendait au fils et la recourante avait indiqué avoir été informée du fait qu'il partait au travail tous les matins avec son père en août 2016.