Citation: 6B_749/2022 E. 1.2.2

1.2.2. Même si J.________ et K.________ devaient être les seuls témoins directs de plusieurs altercations entre les époux, cela n'implique pas encore que la cour cantonale ait fait preuve d'arbitraire en refusant de les auditionner. Sur la base du dossier de la cause, elle a dressé un portrait détaillé des relations de couple du recourant, pendant la vie commune, mais surtout pendant les quelques mois précédant les faits. L'utilisation des termes " difficultés au sein du couple " ou " relations compliquées " par la cour cantonale n'est, contrairement à ce que soutient le recourant, aucunement la preuve de ce que la dynamique du couple serait floue et ambigüe. Au contraire, avec les autres éléments avancés par la cour cantonale, ils permettent parfaitement de comprendre que les conflits conjugaux étaient le fait du recourant, d'une part, mais également de E.________, d'autre part, que ce soit en réaction au comportement adopté par le précité ou de manière propre. Elle a ainsi relevé certains témoignages desquels il ressort que le recourant se faisait humilier par son épouse, qu'elle le suspectait d'être infidèle, ou encore qu'elle l'avait griffé. Il n'en demeure pas moins que, compte tenu de la séparation du couple qui remontait à près de dix mois, c'est avant tout les relations qu'il entretenait avec son épouse après la séparation qui sont pertinentes, et non celles qui la précédaient. Dans cette mesure, on ne voit pas que la cour cantonale aurait dû approfondir plus encore la manière dont fonctionnait le couple du temps de la vie commune, d'autant plus que, comme elle l'a relevé, elle disposait déjà de nombreux éléments dont le recourant ne remet pas en cause la pertinence, sous réserve des déclarations de B.________. À cet égard, bien qu'il ne fasse aucun doute que ce dernier éprouve du ressentiment à l'égard du recourant, rien n'indique pour autant que ses déclarations ne seraient pas crédibles. Du moins, le recourant n'avance aucun indice en ce sens. En définitive, il échoue à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en refusant de procéder à l'audition de J.________ et K.________, ou qu'elle n'aurait pas suffisamment expliqué en quoi sa conviction était acquise. Il est encore relevé que le nombre de personnes entendues dans le cadre de l'instruction n'y change rien, puisque l'examen de la pertinence d'un moyen de preuve doit s'effectuer de manière concrète.