Citation: 4A_386/2016 E. 2.1

2.1. La défenderesse fait grief aux juges cantonaux d'avoir violé les art. 100 et 101 CO en considérant qu'elle avait commis une faute grave dans l'exécution des ordres de transfert frauduleux. Leur analyse juridique des faits serait erronée et contradictoire. Les juges genevois ont retenu que les instructions données à la banque défenderesse par courriers électroniques du 14 juin 2012 étaient insolites à cinq points de vue - ce que l'intéressée conteste; puis, tout en concédant que celle-ci ne pouvait reconnaître "avec un quelconque degré de certitude" que les instructions reçues de l'adresse électronique C.________@hotmail.com ne provenaient en réalité pas du prénommé, les juges ont néanmoins conclu que les divergences avec le comportement normal du demandeur devaient susciter des doutes quant à la légitimation du donneur d'ordre. Or, ces doutes auraient dû conduire la banque à effectuer des vérifications supplémentaires avant d'exécuter les instructions reçues, par exemple en invitant le client à prendre contact par téléphone.