Citation: 2C_641/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué qu'au moment où la demande de regroupement familiale a été déposée, le recourant avait onze ans et sa mère, qui a effectué cette demande, était au bénéfice d'une autorisation de séjour depuis le 16 janvier 2015. La demande devait ainsi être déposée dans le délai de cinq ans, échéant le 16 janvier 2020. Le recourant ne conteste pas que la demande de regroupement familiale du 5 février 2020 était tardive. Il fait toutefois valoir que le délai n'était dépassé que de vingt jours et reproche à l'autorité précédente de s'être rendue coupable de formalisme excessif. Or, il perd de vue que les délais fixés par la LEI ne sont pas de simples prescriptions d'ordre, mais des délais impératifs, de sorte que leur stricte application ne relève pas d'un formalisme excessif (cf. arrêt 2C_289/2019 du 28 mars 2019 consid. 5 et la référence citée). En outre, le recourant invoque en vain la durée de dépassement du délai, ainsi que l'absence d'intérêt public à respecter strictement celui-ci. En effet, comme déjà mentionné, la nécessité de respecter ce délai relève de la loi et celle-ci précise sans équivoque qu'une fois celui-ci passé, le regroupement familial différé n'est possible que pour des raisons familiales majeures (art. 47 al. 4 LEI). Par ailleurs, la détresse de sa mère à laquelle se réfère le recourant ne saurait expliquer le non-respect du délai en cause qui courrait de janvier 2015 à janvier 2020.