Citation: 2C_251/2024 E. 4.4

4.4. Le recourant considère encore qu'il serait inexact de retenir qu'il avait sciemment caché aux autorités l'existence d'une vie familiale avec D.A.________ et leurs enfants. Sur ce point, et en se fondant sur les documents en sa possession selon lesquels D.A.________ avait déclaré le recourant comme étant le père de B.A.________ et que celui-ci portait son nom dès sa naissance, ainsi que sur le témoignage de F.________ selon lequel le recourant l'avait informée, avant leur mariage, qu'il avait eu un premier enfant, la Cour de justice a conclu que le recourant savait qu'il était père avant de compléter sa demande de permis en vue du regroupement familial et a fortiori lorsqu'il a complété les formulaires suivants. Or, la Cour de justice a constaté que le recourant avait biffé ou laissé vide la rubrique "enfants" sur tous les formulaires adressés à l'Office cantonal notamment dans sa demande de regroupement familial, puis les 14 février 2008, 20 février 2009, 29 octobre 2011, 22 décembre 2011, 13 octobre 2012 et 4 décembre 2017. Dans son arrêt, elle a retranscrit les questions pertinentes et conclu qu'elles visaient bien tous les enfants et non uniquement ceux "présents à Genève", ce que le recourant ne pouvait ignorer. S'il avait bien mentionné être père, lors de son audition par l'Office cantonal le 7 avril 2010, c'était uniquement en réponse aux questions de l'autorité qui enquêtait sur la réalité de son mariage en Suisse. De plus, le recourant s'était borné à admettre avoir eu un fils d'une relation extra-conjugale, mais avait réaffirmé la réalité de sa relation conjugale avec F.________ et tu sa relation avec D.A.________. Enfin, après avoir été entendu par l'Office cantonal, il a continué à ne pas déclarer ses enfants à cette autorité, mais il a été retenu qu'il avait annoncé son fils B.A.________ à l'assurance-invalidité pour percevoir une rente complémentaire. Enfin, la naissance du second enfant C.A.________ n'avait jamais été mentionnée. Au vu de l'ensemble de ces éléments, c'est également sans arbitraire que la Cour de justice a retenu que le recourant avait sciemment caché à l'Office cantonal l'existence de sa relation avec D.A.________ ainsi que sa vie familiale. En revanche, savoir si la mention, le 7 avril 2010, de la naissance d'un enfant né d'une relation extra-conjugale permet de conclure que le recourant n'a pas dissimulé de faits essentiels ou fait de fausses déclarations relève de l'application des art. 62 al. 1 let a et 63 al. 1 let. a LEI et sera examiné ci-après (cf. infra consid. 5.3).