Citation: 4P.215/2003 22.12.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 302 consid. 1). 1.1 Le recours de droit public suppose que la décision attaquée ait été prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Selon l'art. 32c al. 1 de la loi cantonale valaisanne sur le travail du 16 novembre 1966 (RSV 822.1), les jugements du Tribunal du travail peuvent faire l'objet d'un appel auprès du Tribunal cantonal lorsque la valeur litigieuse résultant des dernières conclusions prises permet la recevabilité du recours en réforme auprès du Tribunal fédéral. Dans les autres cas, le jugement est définitif au niveau cantonal (cf. RVJ 2002 p. 252). Selon les prétentions formulées devant le Tribunal du travail, la valeur litigieuse minimale de 8'000 fr. ouvrant la voie d'un recours en réforme (art. 46 OJ) n'est pas atteinte. Le jugement entrepris ne peut ainsi faire l'objet d'un recours de droit cantonal, de sorte qu'il remplit l'exigence de l'art. 86 al. 1 OJ. 1.2 Le fait que le recours en réforme au Tribunal fédéral ne soit pas recevable en l'espèce a également pour conséquence de permettre à la recourante de soulever, dans la présente procédure et sous l'angle de l'arbitraire, des critiques relevant de l'application du droit fédéral sans porter atteinte au caractère subsidiaire du recours de droit public (cf. art. 84 al. 2 OJ; cf. ATF 124 III 134 consid. 2b). 1.3 La recourante a été déboutée de ses conclusions libératoires, de sorte qu'elle est lésée par la décision attaquée qui la concerne personnellement. En conséquence, la qualité pour recourir (art. 88 OJ) doit lui être reconnue. Interjeté en temps utile (art. 32 et 89 al. 1 OJ; art. 1 de la loi fédérale sur la supputation des délais comprenant un samedi), dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le présent recours est à cet égard recevable. 1.4 Compte tenu de la nature cassatoire du recours de droit public (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1, 173 consid. 1.5), les conclusions formées par la recourante qui vont au-delà de la simple demande d'annulation du jugement entrepris sont en principe irrecevables et de toute manière superflues. 1.5 Enfin, il convient de rappeler que, saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 113 consid. 2.1; 128 III 50 consid. 1c p. 53 s. et les arrêts cités).