Citation: I 275/03 25.07.2003 E. 4

4.1 Selon les premiers juges, K.________ n'est plus en mesure d'exercer son ancienne profession de manutentionnaire, au vu de l'ensemble des avis médicaux versés au dossier. Ce point de vue n'étant, à juste titre, pas remis en cause par les parties, il n'y a pas lieu d'y revenir. En revanche, la juridiction cantonale est d'avis que le recourant est apte à reprendre une activité à plein temps avec un rendement de 60 % dans une profession adaptée. Elle s'est fondée sur les conclusions des médecins qui ont examiné le recourant et établi divers rapports sur son état de santé. 4.2 Dans son rapport du 16 novembre 1999, le docteur W.________, médecin traitant, a fait état chez son patient d'un syndrome vertébral lombaire douloureux, d'ulcères duodénaux récidivants et d'une bronchite chronique. Il a ajouté, dans un rapport du 30 novembre 1999, que ces différentes affections ne permettront probablement pas une reprise de son activité à 100 %. Dans un courrier du 23 mars 2000 à l'intention de l'OAI, il a indiqué que le patient était en incapacité de travail à 50 % dès le 15 mars 1999 pour une durée indéterminée. Enfin, il a précisé, lors d'un entretien téléphonique du 25 octobre 2000 avec le docteur C.________, médecin-conseil de l'OAI, qu'il n'y avait aucune limitation fonctionnelle constatée au niveau de la colonne vertébrale et que les examens radiologiques ne montraient que des "banalités" tout à fait compatibles avec l'âge. Il a conclu que médicalement il n'y avait aucune raison de limiter davantage la capacité de travail et qu'une activité à 50 % dans un poste adapté pouvait être retenue. Le docteur M.________, spécialiste en médecine interne, a lui aussi diagnostiqué, dans son rapport du 20 août 1999, des affections lombaires sous la forme d'une contracture paralombaire droite douloureuse et invalidante. Il ne s'est cependant pas prononcé sur la capacité de travail dans une activité adaptée. Dans son rapport du 8 août 2000, le docteur D.________, spécialiste en médecine interne et affections rhumatismales, a conclu à une lombalgie commune, peut-être en relation avec une discopathie dégénérative étagée. Il n'a pas trouvé de signe de souffrance radiculaire, et a ajouté que l'examen clinique aidait peu à comprendre le processus douloureux. Lors d'un entretien téléphonique du 25 octobre 2000 avec le docteur C.________, il a indiqué que médicalement une activité légère était possible à 100 %. S'agissant de l'état de santé du recourant, il apparaît que les diagnostics concordent largement par le fait qu'ils mettent tous en évidence un syndrome vertébral lombaire douloureux. De ces avis médicaux, on peut déduire qu'il subsiste, exception faite de l'avis du docteur D.________, une incapacité partielle de travail dans une activité adaptée. L'OAI a organisé à l'intention du recourant un stage d'observation professionnelle du 9 avril au 3 juin 2001 auprès du Centre d'intégration professionnelle de G.________. A l'issue de cet examen, les responsables de l'évaluation ont estimé que l'assuré était capable de travailler à plein temps, mais avec un rendement de 60 % dans une activité adaptée essentiellement en position assise et ne nécessitant pas le port de charges lourdes (rapport COPAI du 2 juillet 2001). Dans ce contexte, le docteur L.________, spécialiste en médecine interne, s'est rallié à cette évaluation. Il ressort de ces faits que le recourant est capable d'exercer une activité adaptée à son handicap, par exemple un emploi d'ouvrier en usine ou de servant de machine. Il n'y a dès lors pas de motif de s'écarter de cette conclusion, fondée sur des avis médicaux concordants et une évaluation pratique effectuée pendant plusieurs semaines. Par conséquent, on peut retenir que le recourant est en mesure de travailler à plein temps avec un rendement de 60 % dans une activité adaptée.