Citation: 1B_615/2020 E. 2.4

2.4. Se plaignant d'un établissement arbitraire des faits, le recourant reproche en revanche à l'autorité précédente de ne pas avoir tenu compte, dans l'examen du caractère proportionné du séquestre, du fait que l'instruction par le Ministère public avait été " particulièrement lente et passive ". Il se prévaut à cet égard d'avoir pourtant invoqué, dans son recours cantonal, que sa première audition par le Ministère public ne s'était déroulée que près de neuf mois après le séquestre de ses avoirs, que ses demandes de levée de séquestre étaient pour l'essentiel restées sans réponse, même après de nombreuses relances, et que le Ministère public avait avisé les parties à deux reprises de la prochaine clôture de l'instruction (25 juin 2016 et 14 septembre 2018), sans entreprendre d'autres mesures d'instruction dans l'intervalle.