Citation: 4P.274/2000 05.03.2001 E. 1

Contrairement à ce que soutient le recourant, il ne s'agit donc pas d'une composition extraordinaire. Selon les arrêts précités, celui-ci, représenté par un avocat valaisan, était ainsi censé connaître l'identité des juges appelés à statuer sur son recours, de sorte qu'il ne pouvait attendre le prononcé du jugement cantonal pour soulever une violation de l'art. 30 al. 1 Cst. devant le Tribunal fédéral. Cette conséquence peut certes apparaître comme sévère, dès lors que, dans les circonstances du cas d'espèce, le recourant aurait à la rigueur pu partir de l'idée que la juge ayant instruit l'affaire en première instance ne siégerait pas en appel. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la jurisprudence se montre à cet égard très stricte, tout particulièrement lorsque la partie qui se plaint de la composition de l'autorité est, à l'instar du recourant, représentée par un avocat. Bien qu'il s'agisse d'un cas limite, il y a donc lieu de considérer que le grief a été invoqué tardivement et qu'il n'est de ce fait pas recevable.