Citation: 6B_1252/2021 E. 5.5

5.5. Enfin, le recourant s'en prend à l'appréciation faite par la cour cantonale des images vidéo du rapport sexuel du 7 octobre 2019 dans les vestiaires des bains de W.________ pour retenir la qualification de viol. La cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant qu'"il faut comprendre de [ces images] que l'appelant est à bout de nerfs et que la plaignante se soumet à sa volonté sans résister dans l'espoir qu'il ne mette pas ses menaces à exécution" (p. 42 du jugement attaqué). Le recourant objecte à cet égard qu'il est incompréhensible que les juges cantonaux aient pu se faire une idée du ressenti de chacun des protagonistes en visionnant cette vidéo. Il serait arbitraire non seulement de constater qu'il se trouvait alors dans un état d'énervement, mais également d'en inférer la preuve d'une contrainte, cela bien que la cour cantonale ait relevé que l'intimée était "collaborante" durant la relation sexuelle. Le visionnage de cette vidéo mettrait largement en doute les déclarations de l'intimée. En l'occurrence, pour retenir que l'acte sexuel du 7 octobre 2019 tombait sous la qualification de viol, la cour cantonale ne s'est pas directement fondée sur les images de la vidéo enregistrée au moment de faits. Elle a également tenu compte des messages envoyés par le recourant à l'intimée avant leur rencontre aux bains de W.________ - éléments que le recourant ne discute pas - ainsi que des déclarations que celle-ci a faites à la police en date du 18 novembre 2019. La cour cantonale a ainsi constaté que le chantage sur l'intimée avait atteint son paroxysme à la fin du mois de septembre 2019 avec une augmentation du nombre de menaces proférées - en particulier au moyen de la lettre rédigée à l'attention du SPJ dans laquelle il dénonçait l'intimée pour avoir réalisé des vidéos pornographiques avec ses enfants. Quant aux explications fournies par l'intimée, la cour cantonale a considéré qu'elles permettaient de retracer le déroulement des événements de manière logique et convaincante. Le recourant ne s'en prend pas à cette partie de la motivation de la cour cantonale, de sorte qu'il n'y a pas lieu de se prononcer plus avant sur la manière dont celle-ci a perçu ce qui était représenté sur les images vidéo.