Citation: 4A_317/2015 E. 3.1

3.1. Au consid. 3.2 de son arrêt, la Chambre des baux et loyers a rappelé les conditions cumulatives à la réalisation desquelles la jurisprudence fédérale relative à l'art. 257f al. 3 CO subordonne le droit du bailleur de résilier le bail, à titre extraordinaire, pour cause de manque persistant d'égards du locataire envers les voisins et, singulièrement, en cas d'excès de bruit (cf. ATF 136 III 65 consid. 2.5; voir aussi: arrêts 4A_485/2014 du 3 février 2015 consid. 3.1, 4A_457/2013 du 4 février 2014 consid. 2 et 3, 4A_722/2012 du 1er mai 2013 consid. 2, 4A_87/2012 du 10 avril 2012 consid. 5 et 4C.79/1998 du 4 juin 1998 consid. 2). Elle a exposé ensuite, sur la base du résultat des enquêtes diligentées par les premiers juges et en procédant à une appréciation de toutes les preuves administrées, pourquoi, à ses yeux, le maintien du bail est indéniablement insupportable pour les voisins des recourants. Aussi la cour cantonale a-t-elle jugé fondée la requête en évacuation pour fin de bail présentée par l'intimée (consid. 3.3). En revanche, elle ne s'est pas prononcée sur la demande des recourants, déduite de l'art. 30 al. 4 de la loi genevoise d'application du code civil suisse (RS E 1 05), de surseoir à l'exécution du jugement d'évacuation pour des motifs humanitaires. Selon elle, en effet, l'application éventuelle de cette disposition n'interviendra qu'au stade de l'exécution du jugement d'évacuation, étant précisé que le jugement de première instance ne prononce aucune mesure d'exécution (consid. 4).