Citation: 2C_215/2024 E. 5.1

5.1. D'après l'art. 50 al. 1 let. b LEI, applicable aussi dans le cadre de l'ALCP (cf. supra consid. 1.3), après dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité subsiste si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures. Celles-ci sont notamment données lorsque l'intéressé est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (art. 50 al. 2 LEI). L'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI vise à régler les situations qui échappent à l'art. 50 al. 1 let. a LEI, notamment parce que le séjour en Suisse durant le mariage n'a pas duré trois ans (ATF 138 II 393 consid. 3.1), ce qui n'est en l'espèce pas contesté.