Citation: C 203/06 29.08.2007 E. A

Le 20 mars 2002, W.________ a été inscrit au Registre du commerce en qualité d'administrateur, titulaire de la signature individuelle, de la succursale de X.________ de la société Y.________ (ci-après: Y.________). Durant la période du 27 mars 2003 au 7 février 2005, il a été détenu à la prison Z.________. Selon une lettre du 1er février 2004, signée par W.________, Y.________ a engagé celui-ci, à partir de cette date, en qualité de directeur de sa succursale de X.________. Le salaire mensuel convenu était de 10'100 fr. Par courrier du 30 novembre 2004, également signé par l'intéressé, Y.________ a résilié les rapports de travail avec effet au 28 février 2005, en raison de difficultés économiques. Le 9 mars 2005, W.________ a requis l'octroi d'une indemnité de chômage. Selon une attestation de l'employeur remplie par l'intéressé, celui-ci avait réalisé un salaire de 121'200 fr. durant la période du 1er février 2004 au 9 mars 2005. W.________ a produit également un procès-verbal, signé par ses soins, d'une assemblée générale extraordinaire de Y.________ tenue le 10 mars 2005 à X.________, aux termes duquel le prénommé n'était plus administrateur, et sa signature individuelle radiée. L'inscription au Registre du commerce a été radiée le 17 juin 2005 à la demande de l'intéressé, présentée le 15 juin précédent. Par décision du 14 juillet 2005, la Caisse cantonale de chômage du canton de Vaud a nié le droit de W.________ à une indemnité de chômage durant la période du 9 mars au 16 juin 2005, motif pris qu'en qualité d'administrateur de la succursale de Y.________, il avait un pouvoir de décision assimilable à celui d'un employeur. L'intéressé a fait opposition à cette décision en faisant valoir que ses pouvoirs d'administrateur lui avaient été retirés au mois de septembre 2002 déjà par le secrétaire de la société Y.________. Par décision du 23 novembre 2005, la caisse a admis partiellement l'opposition en ce sens que le refus du droit à l'indemnité de chômage ne portait plus que sur la période du 9 mars au 15 juin 2005, date à laquelle l'intéressé avait présenté sa demande de radiation de l'inscription au Registre du commerce. Saisi d'un recours contre cette décision sur opposition, le Tribunal administratif du canton de Vaud l'a rejeté par jugement du 25 juillet 2006.