Citation: 2A.735/2004 01.04.2005 E. 2

Selon l'art. 104 lettre a OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation. Le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral, qui englobe notamment les droits constitutionnels du citoyen (ATF 130 III 707 consid. 3.1 p. 709 et la jurisprudence citée), sans être lié par les motifs invoqués par les parties (art. 114 al. 1 in fine OJ). En revanche, lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est alors très restreinte (ATF 128 II 145 consid. 1.2.1 p. 150). Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure (ATF 128 III 454 consid. 1 p. 457). Les parties ne peuvent invoquer devant le Tribunal fédéral des faits qu'elles auraient été en mesure - ou qu'il leur appartenait en vertu de leur devoir de collaborer à l'instruction de la cause - de faire valoir devant la juridiction inférieure déjà. De tels allégués tardifs ne permettent pas de qualifier d'imparfaites, au sens de l'art. 105 al. 2 OJ, les constatations des premiers juges (ATF 121 II 97 consid. 1c p. 100). En outre, le Tribunal fédéral ne peut pas revoir l'opportunité de l'arrêt entrepris, le droit fédéral ne prévoyant pas un tel examen en la matière (art. 104 lettre c ch. 3 OJ). Pour la première fois, le recourant fait valoir qu'il était en possession d'un permis de conduire étranger bien avant le 16 janvier 1997, date à laquelle il a reçu un permis ukrainien en remplacement de son permis soviétique obtenu le 11 août 1987, et il produit une pièce pour étayer ses dires. Il invoque aussi pour la première fois qu'il est un "grand conducteur" et voyage énormément en Suisse et dans toute l'Europe pour des raisons professionnelles. Il s'agit là de faits et moyens nouveaux ainsi que d'une pièce nouvelle que le Tribunal fédéral ne peut pas prendre en considération au regard de l'art. 105 al. 2 OJ. Au demeurant, on ne voit pas pourquoi l'intéressé n'en a pas fait état devant l'autorité intimée et il ne l'explique pas.