Citation: I 669/00 21.02.2001 E. A

A.- R.________ souffre d'une myopie grave, avec dégénérescence vasculaire et cataracte présénile. Son acuité visuelle est nulle à droite et de 30 % à gauche avec correction. Sans formation professionnelle, il a exercé plusieurs activités non qualifiées dont en dernier lieu celle de manoeuvre d'usine dans une entreprise de fabrication de panneaux isolants, interrompue en 1995 pour des raisons économiques. Depuis lors, il a bénéficié de prestations de l'assurance-chômage, hormis quelques périodes d'activité pour la commune de Porrentruy, puis dans les ateliers de Caritas Jura. R.________ a déposé une première demande de prestations de l'assurance-invalidité le 27 septembre 1993, qui a été rejetée par la Caisse de compensation du canton du Jura, le 26 septembre 1994. En date du 1er septembre 1997, R.________ a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après : l'OAI). A la demande de l'OAI, l'assuré a été examiné par les médecins de la Clinique ophtalmologique universitaire de X.________ (ci-après : la clinique ophtalmologique), qui ont confirmé le diagnostic de myopie grave dégénérative bilatérale avec cataracte présénile. Selon ces praticiens, R.________ est incapable de travailler dans la profession exercée jusqu'alors en raison de son acuité visuelle très fortement réduite; il est en particulier incapable d'effectuer des travaux manuels de précision; il ne peut travailler à moyenne ou grande hauteur (travaux sur des échafaudages par exemple) ou avec des machines potentiellement dangereuses; il est en outre inapte aux travaux requérant la lecture et l'écriture, aux travaux de mécanique et ne peut ni conduire de véhicules ni se servir de machines; de même, les travaux de chantier lui sont inaccessibles à cause du danger accru résultant de son acuité visuelle très réduite et de l'absence de perception de l'espace. Les médecins de la clinique ophtalmologique concluent qu'un travail simple dans un environnement familier sans dangers potentiels serait indiqué (rapport du 15 avril 1998). L'assuré a suivi un stage au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (ci-après : COPAI), à Y.________, du 16 novembre au 11 décembre 1998. Selon les responsables de la réadaptation et le médecin-conseil du centre, il ne présente pas de limitations significatives de ses capacités gestuelles et fonctionnelles; en revanche, sa faible acuité visuelle le gêne dans l'ensemble des gestes de la vie quotidienne; bien qu'ayant de bonnes capacités en motricité fine, il se montre peu précis par déficit visuel; tous les travaux avec des machines présentent des dangers potentiels et doivent être évités; les rendements de l'assuré n'ont jamais dépassé 40 à 50 % dans les activités proposées et il doit constamment trouver des stratégies de compensation par le toucher; enfin, les troubles de la vision le fatiguent rapidement et, dans l'après-midi, ses rendements chutent fortement. Seules des activités répétitives simples telles que de petits montages ou travaux de manutention sont encore à sa portée (rapport d'observation professionnelle du 21 janvier 1999). Par décision du 26 novembre 1999, l'OAI a fixé le degré de l'invalidité de R.________ à 55 % et lui a alloué une demi-rente d'invalidité pour lui-même, une demi-rente complémentaire pour son épouse ainsi que des rentes simples complémentaires pour enfants, avec effet au 1er août 1999.