Citation: 2C_356/2024 E. A

A.a. A.________, ressortissant suisse né en 1966, a été engagé le 1er avril 2003 en tant qu'employé de l'Office fédéral de la police (fedpol) dans la fonction d'enquêteur auprès de la Police judiciaire fédérale. Courant 2005, le comportement de A.________ sur son lieu de travail à Lausanne a été à l'origine de plusieurs litiges trouvant leur source dans des manquements aux devoirs de service de l'intéressé et des compétences professionnelles insuffisantes (art. 105 al. 2 LTF). De mai 2006 à mai 2007, son arme de service lui a été retirée pour des motifs de sécurité, liés à des problèmes survenus dans sa vie privée. En octobre 2006, à la suite d'accusations infondées de mobbing et de discrimination qu'il avait formulées contre son supérieur de Lausanne, A.________ a été, d'un commun accord, transféré à Berne (art. 105 al. 2 LTF). En mars 2007, A.________ a été formellement averti par son employeur s'agissant des incidents s'étant déroulés à Lausanne (art. 105 al. 2 LTF). A.b. Par décision du 21 août 2008, fedpol a résilié avec effet immédiat ses rapports de travail avec A.________. Il lui a en particulier été reproché des manipulations de timbrage, des absences répétées sur son lieu de travail et l'usage de véhicules de service à des fins privées. Cette décision lui a été remise lors d'un entretien de licenciement du même jour, au cours duquel l'intéressé a déclaré regretter que son ancien supérieur de Lausanne ne soit pas présent à l'entretien et qu'il pensait aller voir celui-ci "de ce pas". Il a été signalé à A.________ qu'il s'agissait-là de menaces. La reddition du matériel professionnel a été tendue et a mené à la reconduction de A.________ à son domicile par un employé de fedpol au moyen de son véhicule privé. Le même jour, fedpol a téléphoné à l'officier de piquet de la Police du canton de Vaud pour l'informer des circonstances du licenciement de A.________, ainsi que des menaces que celui-ci avait proférées à l'encontre de son ancien supérieur hiérarchique. Le retrait de son arme de service durant un an a aussi été évoqué. Il s'agissait de prendre des mesures pour garantir la protection du supérieur de l'intéressé. A.c. Par décision du 3 avril 2009, le Département fédéral de justice et police a partiellement admis le recours interjeté par A.________ contre la décision de licenciement du 21 août 2008. Il a en substance retenu que l'intéressé avait commis une violation grave des devoirs de service, mais qu'un licenciement immédiat était disproportionné. Au vu toutefois des nombreuses remises à l'ordre de l'intéressé depuis son entrée en service, de l'avertissement écrit qui lui avait été infligé en 2007, de l'insatisfaction permanente de ses supérieurs et de l'échec de chacune des tentatives d'insertion de l'intéressé tentées par fedpol (art. 105 al. 2 LTF), le lien de confiance était irrémédiablement rompu et justifiait un licenciement ordinaire. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours et est entrée en force. A.d. Le 7 juillet 2009, fedpol a déposé plainte contre A.________ pour escroquerie en lien avec le timbrage de ses heures de travail. Le jugement de condamnation de l'intéressé pour ce chef a été annulé en dernier ressort par le Tribunal fédéral en raison d'un vice de forme (cf. arrêt 6B_142/2012 du 28 février 2013, publié in ATF 139 IV 161). A.e. Le 8 juillet 2009, fedpol a établi un certificat de travail à l'intention de A.________.