Citation: 1F_24/2008 08.12.2008 E. 1

Au terme de leur mémoire de recours, les requérants ont pris des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 19 octobre 2007, à la confirmation de la décision de la Municipalité de Montreux du 23 juin 2006 refusant le permis de construire et au renvoi du dossier à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais et dépens cantonaux. Cette dernière conclusion était étroitement liée à celles visant à l'annulation de l'arrêt attaqué et à la confirmation de la décision municipale pour les motifs évoqués dans leur recours. Dans ses observations, l'Office fédéral de l'environnement a constaté que la pratique des autorités cantonales consistant à exiger de l'opérateur de téléphonie mobile un calcul complémentaire dès la création d'un nouveau lieu à utilisation sensible dans le voisinage d'une antenne était contraire au droit fédéral et qu'il convenait de s'assurer que les valeurs limites de l'installation n'étaient pas dépassées sur les surfaces constructibles, non bâties, sises dans l'axe d'émission de l'antenne. Il a toutefois estimé que les exigences du droit fédéral étaient en l'occurrence respectées sur les surfaces concernées sur la base de ses propres calculs. Invités à se déterminer à ce sujet, les requérants, dans leurs observations du 21 mai 2008, ont contesté la possibilité pour le Tribunal fédéral de guérir les vices entachant la procédure cantonale et ont persisté dans leurs conclusions. S'agissant des frais et dépens, ils ont demandé, en cas de rejet du recours, que ceux-ci soient mis à la charge de l'opérateur et/ou des autorités vu le caractère incomplet du dossier, ce que la cour de céans a précisément fait. Elle a en effet réparti par moitié les frais judiciaires de la procédure fédérale et compensé les dépens, tenant compte ainsi dans une large mesure, par rapport à l'ensemble des éléments litigieux, du vice affectant l'arrêt cantonal. A cet égard, on ne pouvait comprendre que les déterminations des requérants auraient visé également la procédure cantonale. Au surplus, on ne saurait interpréter rétrospectivement en ce sens les conclusions prises dans le mémoire de recours et formulées avant le dépôt des déterminations de l'Office fédéral de l'environnement. Dans ces conditions, le Tribunal fédéral a statué sur l'ensemble des conclusions qui lui étaient soumises. Les conditions d'une révision fondée sur le motif de l'art. 121 let. c LTF ne sont ainsi pas réunies.