Citation: 2C_951/2020 E. 4.5

4.5. Comme un mariage de complaisance exclut de toute façon le regroupement familial (cf. art. 51 al. 1 et 2 let. a LEI), il n'y a en soi pas lieu d'examiner si le recourant remplirait a priori les conditions à l'octroi d'un titre de séjour par regroupement familial une fois l'union célébrée (cf. arrêt 2C_585/2018 du 14 janvier 2019 consid. 3.4), qui sont énumérées à l'art. 43 LEI pour les conjoints de titulaires d'une autorisation d'établissement. On notera néanmoins en l'espèce, que, parmi ces conditions, figurent notamment l'absence de dépendance à l'aide sociale et l'absence de perception de prestations complémentaires annuelles au sens de la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'AVS et à l'AI du 6 octobre 2006 (LPC; RS 831.30) (art. 43 al. 1 let. c et e LEI). Or, à teneur de l'arrêt entrepris, la compagne du recourant perçoit des prestations complémentaires à hauteur de 693 fr. par mois. L'extrait des poursuites fait en outre état d'actes de défaut de biens à son encontre pour un total de 68'756 fr. 75 et son budget mensuel est déficitaire à hauteur de 999 fr., ce qui laisse apparaître une situation financière précaire. La simple possibilité que le recourant puisse obtenir un emploi ne suffit pas à retenir que la famille ne dépendrait pas à l'avenir de l'assistance publique (arrêt 2C_154/2020 du 7 avril 2020 consid. 3.5). Au vu de ces circonstances, il n'apparaît pas clairement que le recourant pourrait être admis à séjourner en Suisse après l'union, ce qui exclut aussi sous cet angle l'octroi d'un titre de séjour de courte durée en vue du mariage.