Citation: 4A_564/2023 E. 5.3

5.3. Dans son mémoire de recours, l'intéressé prétend, en premier lieu, que le principe de la proportionnalité fait partie de l'ordre public matériel visé par l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. Il procède dans la foulée à une analyse de son propre cru, fondée sur la jurisprudence suisse rendue en matière constitutionnelle, de la nécessité et de la proportionnalité au sens étroit de la sanction qui lui a été infligée. A cet égard, le recourant juge la durée de la suspension disproportionnée, dès lors qu'il n'était âgé que de dix-sept ans lorsqu'il a subi le test antidopage qui s'est révélé positif et qu'il existerait un "déséquilibre important" entre l'intérêt tendant à la préservation de l'équité des compétitions et ses propres intérêts. A son avis, une suspension d'une durée de deux ans se révèle suffisante. En second lieu, le recourant affirme qu'il est discriminatoire de sanctionner un athlète mineur découvrant le monde du sport de haut niveau de la même manière qu'un sportif majeur, ce d'autant qu'il n'avait jamais subi de contrôle antidopage par le passé. Il soutient, par ailleurs, que l'arbitre aurait dû tenir compte du fait que le produit contenant la substance interdite peut être acquis librement dans l'État dans lequel il est domicilié et prendre en considération le fait qu'il n'a reçu aucune éducation relative aux règles antidopage de la part de sa fédération nationale.