Citation: 4C.234/2004 05.10.2004 E. 5

La cour cantonale a laissé ouverte la question de savoir si la personne qui avait signé le contrat de prêt pour le compte de la demanderesse avait les pouvoirs d'engager cette dernière. Elle a, en effet, considéré que la demanderesse avait de toute façon ratifié le contrat de prêt en exécutant sa propre prestation (art. 38 al. 1 CO). Dans un dernier moyen, le défendeur conteste qu'il y ait eu ratification valable dudit contrat par la demanderesse, au motif que celle-ci n'aurait pas exécuté ses obligations contractuelles, d'une part, en transférant le montant du prêt à une autre personne (D.________ SA) que la personne désignée dans le contrat (le défendeur) et, d'autre part, en n'exigeant pas le nantissement des actions de A.________. Cette argumentation est dénuée de toute pertinence. Dans sa première branche, elle ne consiste que dans la remise en cause - irrecevable - de la constatation des juges précédents selon laquelle le montant du prêt a été transféré à D.________ SA conformément aux instructions de l'emprunteur. Dans sa seconde branche, elle porte sur une circonstance sans intérêt pour le sort du litige, attendu que le nantissement prévu par le contrat était un droit consenti à la demanderesse et non pas une obligation à exécuter par elle.