Citation: 9C_31/2008 06.10.2008 E. A

Ebéniste de profession, A.________ (né en 1952) exerce son métier à titre indépendant depuis 1978. Souffrant notamment de cervico-brachialgies, de lombalgies et d'un état dépressif récurrent, il a réduit son temps de travail, puis présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une orientation profession-nelle, en mars 2004. Après avoir recueilli des renseignements médicaux et économiques, l'Office cantonal AI du canton du Valais (ci-après: l'office AI) a chargé le docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, d'une expertise. Dans son rapport du 21 décembre 2005 - qui comprenait également une évaluation psychiatrique de la doctoresse D.________ -, le médecin a indiqué que la poursuite de l'activité d'ébéniste n'était exigible qu'à 50 %; en revanche, une activité plus légère et mieux adaptée pouvait être exercée à 100 % par l'assuré depuis le mois de mars 2004. L'administration a alors examiné les possibilités d'une nouvelle orientation professionnelle de A.________, qui lui a cependant indiqué vouloir poursuivre son activité habituelle. Le 13 juin 2006, l'office AI a rendu une décision par laquelle il a rejeté la demande de rente, au motif que l'assuré ne présentait qu'un taux d'invalidité de 20 %, insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. Le lendemain, il a refusé une mesure de reclassement et une aide au placement, en considérant, entre autres raisons, que des mesures professionnelles - que l'intéressé ne souhaitait par ailleurs pas entreprendre - n'étaient pas susceptibles d'améliorer la capacité de gain de A.________, compte tenu de son âge et de sa formation antérieure. L'assuré s'est opposé à ces décisions, en produisant un avis complémentaire de la doctoresse D.________ daté du 11 septembre 2006, puis de la doctoresse U.________, également psychiatre (du 20 novembre 2006). L'office AI l'a alors soumis à une expertise auprès du docteur R.________, spécialiste en psychiatrie, qui a conclu à l'absence de limitation de la capacité de travail sur le plan psychique, en dehors de la révolte de l'assuré à l'encontre des institutions dont il sollicite de l'aide et de son opposition aux mesures professionnelles proposées (rapport du 28 janvier 2007). Le 8 mars 2007, l'office AI a confirmé le refus de prestations, en rejetant l'opposition de A.________.