Citation: 1C_528/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir limité l'analyse de l'esthétique du lieu à la seule lecture d'un règlement communal en vigueur depuis 2016, sans égard à la réalité de la Commune. La réglementation communale aurait dû s'interpréter en tenant compte du droit cantonal. Si elle l'avait fait, la cour cantonale aurait dû constater que le projet litigieux ne s'insère pas dans l'esthétique des lieux et qu'il vient gâcher le charme du site, "tel un bloc de béton au milieu de la nature et de chalets". Le principe de la proportionnalité n'aurait pas été respecté. Sous l'angle de l'aptitude, la décision municipale n'atteindrait en rien le but de protection des sites et d'insertion des nouvelles constructions dans l'harmonie caractéristique des lieux. Sous l'angle de la subsidiarité, il aurait suffi de prescrire aux époux B.________ l'ajout ou le remplacement de quelques aspects par du bois, alternativement un aménagement différent et plus en harmonie avec les constructions environnantes. À titre d'exemple supplémentaire, on remarquera une homogénéité au niveau des toits, qui sont tous construits à angle, alors que le projet litigieux prévoit un toit plat.