Citation: 9C_970/2008 02.11.2009 E. 4

4.1 Admettant que les trois premières - et de manière implicite la cinquième - conditions relatives au principe de la protection de la bonne foi étaient réalisées, les premiers juges ont examiné la quatrième exigence. Selon eux, en prenant sa retraite à l'âge de 64 ans plutôt que 65 ans, la recourante n'avait subi aucun préjudice économique. Ils ont expliqué que si la rente de vieillesse qu'elle percevait était inférieure de 76 fr. à celle qu'elle aurait perçu si elle en avait ajourné le versement, cette rente lui était versée pendant une année de plus. Il en allait de même avec la rente servie par l'institution de prévoyance professionnelle. En d'autres termes, un ajournement du début du versement de la rente de vieillesse n'apportait pas à la recourante une véritable amélioration des prestations mais lui garantissait uniquement, sous forme de rente, l'équivalent de ce qu'elle avait renoncé à percevoir pendant la durée de l'ajournement. 4.2 En tant que la recourante réitère son argumentation déjà développée devant l'instance cantonale en ce qui concerne l'existence d'un dommage découlant du non-ajournement de sa rente, sans expliquer en quoi l'argumentation des premiers juges serait manifestement insoutenable ou contraire au droit, son grief est dépourvu de pertinence. On rappellera, sur ce point, qu'en tant que telle, la différence entre le montant indiqué et le montant octroyé n'est pas constitutive du préjudice dont l'assuré peut se prévaloir au titre du principe de la protection de la bonne foi. Pour le surplus, la recourante ne fait valoir aucun autre élément de son dommage, de sorte que les premiers juges ont retenu à juste titre que la quatrième condition du principe de la protection de la bonne foi n'était pas remplie en l'espèce. Mal fondé, le recours doit par conséquent être rejeté.