Citation: 1B_169/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant expose que sa famille vit à U.________, dans une région particulièrement touchée par la pandémie de Coronavirus. Il dit n'avoir plus de nouvelles depuis le 23 décembre 2019 et avoir saisi les instances diplomatiques. Cela étant, le recourant ne conteste pas que les conditions posées par le CPP pour un maintien en détention (charges suffisantes, risque de fuite et de réitération) sont réalisées à son égard. Les difficultés de contact avec sa famille sont inhérentes à toute détention dans un pays étranger, le recourant ne prétendant pas être privé des moyens de communication - en particulier dans un régime d'exécution anticipée de peine - lui permettant d'obtenir des nouvelles de ses proches, conformément à la garantie de la liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst.) et au droit au respect de la vie privée et familiale (art. 8 CEDH et 13 Cst.; cf ATF 145 I 318 consid. 2.1 p. 321). Le recourant invoque l'art. 54 CPP mais cette disposition, relative à la procédure d'entraide judiciaire internationale, est sans rapport avec sa propre situation.