Citation: 5A_798/2024 E. 5.1

5.1. La juridiction précédente a estimé que les constatations qu'elle avait faites dans son arrêt du 27 février 2024 (cf. supra let. B.e) pouvaient être reprises, dans la mesure où la situation n'avait pas changé de manière notable. Il y était relevé en particulier que la recourante exerçait depuis de nombreuses années son droit de visite de manière médiatisée et que celui-ci avait été difficile à mettre en oeuvre en raison de ses incarcérations ou de son expulsion judiciaire de Suisse. L'arrêt en question contenait également des constatations quant aux débordements de la recourante dans sa communication avec l'enfant et avec les intervenants. La juridiction précédente a ensuite retenu qu'en l'espèce, il ressortait clairement de l'avis de la curatrice sur la situation et l'élargissement requis qu'elle y était opposée au titre de l'intérêt de son protégé, lequel était sans doute suffisamment " englué " dans un conflit de loyauté à l'égard de sa mère pour ne pas oser exprimer son avis profond. Certes, la curatrice s'était fait écho de la demande de C.________ d'élargir le droit de visite. Comme elle l'avait exposé, il lui avait toutefois fallu de multiples interpellations et appels à l'enfant pour que celui-ci lui indique vouloir l'élargissement requis par sa mère, alors qu'il n'avait jamais sollicité cet élargissement spontanément, et ce malgré ses 16 ans. Selon la curatrice, les agissements de l'enfant montraient qu'il se satisfaisait en réalité de la situation existante. L'instruction avait par ailleurs permis d'établir que la situation de la mère était toujours aussi floue et que celle-ci ne paraissait pas avoir saisi la nécessité absolue de cesser d'imposer à son fils de prendre parti contre son père et sa belle-mère, ce dont témoignaient ses messages à l'enfant. Il ressortait en particulier de ses échanges avec son fils qu'elle tentait de le dresser contre ceux-ci en les accusant de les priver de contacts, qu'elle culpabilisait l'enfant de ne pas lui donner de nouvelles et l'impliquait dans la procédure en l'encourageant à y prendre part et à " se rebeller ". Par ailleurs, la recourante n'avait pas non plus saisi à quel point il était inadéquat de proposer des services professionnels dans le domaine sexuel en affichant une photo de profil la montrant avec son fils. Enfin, la recourante ne collaborait pas à l'établissement de sa situation personnelle, pas même avec la curatrice. Il y avait ainsi lieu de craindre, en l'absence d'autres garanties d'une prise de conscience et d'une évolution favorable de la recourante dans ses capacités parentales, qu'elle persiste dans ses travers et mette très rapidement l'enfant sous pression pour que celui-ci prenne parti en sa faveur, contre son père et l'épouse de celui-ci, ce qui ne ferait qu'entretenir le conflit de loyauté déjà patent. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a estimé que la Juge de paix avait à juste titre rejeté la requête de la mère, l'intérêt de l'enfant commandant, en l'état du moins, le maintien des modalités actuelles du droit de visite. Elle a souligné qu'un éventuel élargissement pourrait être envisagé si les visites à Point Rencontre se déroulaient sereinement sur plusieurs mois sans avoir été annulées pour des motifs obscurs et sans nouvel élément qui démontrerait que la recourante persistait dans son attitude clivante.