Citation: 6B_850/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a relevé que, s'il avait pu être établi, selon le rapport d'expertise réalisé le 29 octobre 2014, que le recourant était alors atteint du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), les experts n'avaient pas en revanche été en mesure de déterminer depuis quand le recourant était atteint de ce virus, et en particulier s'il l'était déjà en 2007. Dans ces circonstances, le dossier médical de l'intéressé avait été requis à plusieurs reprises au cours de l'instruction auprès du Dr C.________, médecin-traitant du recourant depuis 2008 et établi en France. Toutefois, en raison de la conception française plus stricte du secret médical, que même le patient ne peut pas lever, les démarches en ce sens avaient été infructueuses - seuls quelques documents émanant du médecin précité ayant été produits par le recourant directement -, de sorte qu'au regard des pièces médicales à disposition, il n'était pas possible ni d'établir, ni d'exclure que le recourant était atteint du VIH entre les années 2008 et 2013. Pour la cour cantonale, à défaut de preuve médicale, la date du début de l'affection du recourant devait être déterminée au regard des autres moyens de preuve à disposition, en particulier des déclarations des parties. A cet égard, l'autorité précédente a considéré qu'il y avait lieu de se référer aux premières dépositions du recourant à la police - lors desquelles il avait admis avoir été testé positif à l'hépatite B et au VIH en 2006 ou 2007 -, qui étaient seules crédibles, même s'il avait persisté à prétendre par la suite que ces déclarations avaient été mal comprises. Ces dernières corroboraient en effet le récit de l'intimée, qui avait affirmé dans sa plainte avoir découvert en juin 2013, au moment de sa rupture avec le recourant, une analyse sanguine datant de fin 2009, sur laquelle il était indiqué que le recourant présentait un "taux VIH" supérieur à la norme. En outre, l'intimée avait expliqué qu'au cours de leur relation, elle l'avait questionné à plusieurs reprises sur sa séropositivité, lui demandant de faire des tests, en vain. La gynécologue de l'intimée en avait fait de même à la naissance de leur premier enfant en 2011. Par ailleurs, dans le cadre de la procédure, le recourant n'avait cessé de vouloir se soustraire aux examens médicaux - la délivrance d'un mandat d'amener ayant été nécessaire pour qu'il effectue une analyse sanguine -, ce qui était révélateur. Au surplus, les déclarations du recourant recueillies lors des auditions ultérieures étaient fluctuantes et contradictoires sur les dates et d'autres points. Il avait par exemple admis lors de sa première audition que l'intimée lui avait demandé de faire des tests, ce qu'il avait nié par la suite. Enfin, le recourant avait admis lors de son audition par l'autorité précédente qu'il avait menti dans certaines de ses déclarations devant le tribunal de police, ce qui confortait l'idée qu'il tentait d'adapter sa version des faits au fur et à mesure de l'évolution de l'instruction.