Citation: 1B_361/2014 E. 3.3

3.3. La Chambre pénale de recours a rappelé les conditions qui doivent être réunies, selon la jurisprudence, pour admettre que les infractions de lésions corporelles graves et de mise en danger de la vie d'autrui sont réalisées. Elle a jugé qu'en l'état, il pouvait être retenu, compte tenu de l'âge de la victime et de la durée totale de son hospitalisation (aux HUG puis à la Clinique Sainte-Claire) à la suite du malaise causé par l'absorption de diverses substances, que l'intoxication n'était pas anodine, que le mélange absorbé - qui n'avait nullement été dosé par un expert - était de nature à mettre en danger sa vie ou d'atteindre gravement à sa santé, et que l'atteinte ou le comportement de nature à créer un danger de mort imminent avaient été consciemment provoqués. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir écarté sans raison l'hypothèse que la tumeur cérébrale diagnostiquée par les HUG puisse être à l'origine des troubles constatés lors de l'hospitalisation de B.________. Ils n'auraient quoi qu'il en soit pas atteint le seuil de gravité requis pour admettre qu'elle aurait été victime de lésions corporelles graves ou qu'elle aurait été exposée à un danger de mort imminent. La plaignante n'aurait pas été transférée à la Clinique Sainte-Claire pour le traitement des suites de l'intoxication aux benzodiazépines, mais en vue de la prise en charge de sa tumeur au cerveau et de l'évaluation d'une éventuelle internalisation en établissement médico-social, de sorte que la cour cantonale ne pouvait pas se baser sur la durée totale de l'hospitalisation de la plaignante pour apprécier la gravité des lésions ou de la mise en danger de la vie de la victime. Enfin, les benzodiazépines seraient des substances sûres et efficaces, qui présenteraient peu d'effets secondaires et une faible toxicité, impropres à créer un danger pour la vie.