Citation: 8C_817/2021 E. 4

Les juges cantonaux ont écarté le grief de la recourante tiré d'une violation de son droit d'être entendue et ont rejeté, par appréciation anticipée des preuves, ses réquisitions de preuve tendant notamment à l'audition de témoins. Sur le fond, ils ont retenu qu'il n'y avait pas de différence significative entre le projet de description de poste de 2013, sur la base duquel la fonction de la recourante avait été classée, et la description définitive de 2016, de sorte que les griefs d'inégalité de traitement et d'arbitraire soulevés en lien avec une prétendue divergence entre ces deux descriptions de poste étaient mal fondés. L'instance précédente a ensuite exposé que selon l'intimée, l'activité principale de la recourante consistait en des prestations d'infirmière, alors que l'activité principale des conseillers-ères en insertion professionnelle (CIP), dont la fonction était colloquée au niveau 9, avait trait à l'insertion et à l'orientation professionnelles; ces deux fonctions étaient rattachées à des domaines différents de la branche "Pédagogie, insertion, prestations sociales et de santé", et la description du poste de la recourante mentionnait certaines activités dévolues aux CIP, sans toutefois intégrer l'ensemble des missions, buts et responsabilités qui leur incombaient. La cour cantonale a précisé que selon l'intimée, la fonction de CIP impliquait des exigences accrues par rapport à celles du poste de la recourante, sous l'angle de plusieurs critères secondaires, notamment ceux de la formation de base, du savoir-faire requis, de l'autonomie et de la coopération. Faisant siennes les observations de l'intimée, la juridiction cantonale a retenu que les exigences relatives aux fonctions d'infirmier-ère en santé au travail et de CIP n'étaient pas les mêmes, et que les tâches de la recourante en partie analogues à celles des CIP ne représentaient que 10 % environ de son emploi du temps à 50 %, soit 20 % pour un plein temps. Dès lors que les deux fonctions ne présentaient ni le même profil de compétences ni le même niveau d'exigences, les griefs d'inégalité de traitement et d'arbitraire étaient mal fondés. Les premiers juges ont enfin rejeté le grief de la recourante tiré d'une discrimination à raison du sexe.