Citation: U 177/02 15.06.2004 E. 2

2.1 Il ressort des différents renseignements d'ordre médical figurant au dossier que la recourante ne subit plus d'atteinte à la santé physique en rapport avec l'accident dont elle a été victime le 22 décembre 1996. Il est en revanche constant qu'elle demeure affectée d'un état dépressif qui s'est déclaré à la suite de cet événement et qui entraîne une incapacité de travailler. 2.2 Les premiers juges et l'intimée partent de l'idée, erronée, que la question de l'existence de la causalité naturelle et adéquate entre les troubles de l'assurée et l'événement du 22 décembre 1996 a été tranchée définitivement et de manière affirmative par le jugement du 15 septembre 1998, qui a acquis force de chose jugée faute d'avoir été attaqué dans le délai utile. Or dans son premier jugement, la cour cantonale avait renvoyé la cause à la recourante pour qu'elle examine quatre aspects du litige (existence d'un dommage permanent, présence d'une incapacité de travail au-delà du 30 novembre 1997, droit éventuel à une rente et à une indemnité pour atteinte à l'intégrité). Il s'ensuit que si la question du droit de l'intimée aux prestations de l'assurance-accidents pour la période antérieure au 1er décembre 1997 était définitivement réglée, autre était celle de la causalité naturelle et adéquate pour la période postérieure à cette date (cf. ATF 122 V 356 consid. 4b). 2.3 Le litige a donc pour objet le droit de l'assurée au versement par la recourante de prestations de l'assurance-accidents obligatoire. Il s'agit, en particulier, de déterminer s'il subsiste un rapport de causalité entre l'affection psychique dont souffre G.________ et un événement accidentel assuré par la recourante, au-delà du 30 novembre 1997, date jusqu'à laquelle de telles prestations ont été versées en exécution du jugement du Tribunal administratif du 15 septembre 1998.