Citation: 6B_197/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a fait sienne l'appréciation des preuves effectuée par le tribunal de première instance concernant le bénéficiaire de la commission de courtage relative à la vente du capital-actions de B.________ SA. Il en ressortait notamment que, dans son courriel du 6 août 2013, D.________ avait évoqué son téléphone avec "Mme A.________", la compensation de "Mme A.________", le "consulting fee" et les instructions de "Mme A.________" quant au fait que la commission due devait être versée directement à une tierce personne "désignée". Les termes "Mme A.________" ne pouvaient désigner que la recourante et non sa mère, nommée "F.________", car les plans de partenariat de l'intéressée avec les acheteurs du capital-actions de B.________ SA avaient été spécifiquement mentionnés. La recourante avait de surcroît rencontré à plusieurs reprises l'acquéreur et participé aux diverses étapes de l'opération - soit aux négociations ou à la signature de l'acte de vente - sans la présence de sa mère. Enfin, dès lors que la recourante avait été liée contractuellement aux autres courtiers travaillant sur la vente, l'évocation d'un potentiel conflit avec ceux-ci par D.________ ne pouvait avoir de sens que si la commission prévue devait échoir à l'intéressée, non à sa mère (cf. jugement du 12 août 2019, p. 16 ss). Pour le reste, l'autorité précédente a exposé que le courriel de D.________ du 6 août 2013 permettait d'exclure que la mère de la recourante eût fonctionné comme courtière pour la vente en question. Il y était en effet question des clients et partenaires de la recourante, qui allaient acquérir la société, ainsi que de la compensation qui serait perçue par cette dernière. En outre, il avait été établi que la recourante s'était trouvée liée contractuellement aux courtiers immobiliers auxquels la commission perçue avait été dissimulée. Dans le courriel du 6 août 2013, ceux-ci étaient présentés comme "les rongeurs qu'il faut éviter". Il était précisé que, pour ce faire, la recourante ne devait pas apparaître dans les contrats. Ces indications concernaient évidemment la commission de courtage qui devait être versée à la recourante et non aux autres courtiers immobiliers. C'était pour ce motif que les factures de la commission de courtage avaient été établies au nom de la mère de la recourante et les montants versés sur un compte dont cette dernière était titulaire.