Citation: 2P.46/2002 03.07.2002 E. 3

Enfin, le recourant estime que le Tribunal administratif ne pouvait retenir que, dans une activité à 50 pour cent, il serait empêché de travailler correctement ou présenterait un danger pour la sécurité du service. Il souligne que "le nombre d'absences a diminué de manière drastique" depuis qu'il travaille à mi-temps. Ces points mériteraient, à ses yeux, d'être éclaircis au moyen d'une expertise. Cette argumentation revient, en réalité, à critiquer la constatation des faits et l'appréciation des preuves effectuées par l'autorité cantonale. En recours de droit public, le Tribunal fédéral ne revoit toutefois cette question que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 119 Ia 362 consid. 3a p. 366). Or, en l'espèce, la manière dont le Tribunal administratif a constaté les faits échappe à l'arbitraire. Il ressort en effet du dossier que la santé psychique du recourant est fragile et entraîne régulièrement des incapacités depuis de nombreuses années déjà (été 1996); en l'absence de signes ou d'indices concrets laissant entrevoir une évolution positive de la situation, les premiers juges pouvaient donc retenir, avec le Conseil communal, qu'il y avait là un juste motif de résiliation des rapports de service au sens de l'art. 45 al. 1 de la loi neuchâteloise du 28 juin 1995 sur le statut de la fonction publique. Que dans une activité exercée à mi-temps l'absentéisme du recourant ait, comme il le soutient, sensiblement diminué, n'est pas une circonstance décisive, du moment que le Conseil communal a expliqué qu'il ne pouvait pas maintenir son poste à 50 pour cent; or, le recourant ne soutient pas que son statut - qu'il ne précise d'ailleurs pas - lui conférerait le droit d'avoir un emploi au sein de l'administration communale à n'importe quelles conditions, y compris à temps partiel. Au demeurant, on ne voit pas que la diminution de son temps d'activité ait supprimé les risques, sur la sécurité du travail, liés aux effets secondaires de son diabète (troubles de mémoire, pertes d'équilibre, hypoglycémie...), lesquels faisaient également partie des justes motifs de résiliation des rapports de travail mis en avant par l'intimée. C'est donc d'une manière exempte d'arbitraire que les premiers juges ont apprécié la situation.