Citation: 6B_749/2022 E. 9.2

9.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était maximale, dans la mesure où il s'était notamment rendu coupable de deux assassinats, ôtant la vie à deux de ses proches dans des circonstances effroyables. Elle a soulevé le caractère particulièrement abject et cruel de la façon dont il avait tué. Il avait assassiné son épouse dont il était jaloux et envers laquelle il était possessif, ainsi que son fils tout juste âgé de dix-huit ans. Il avait agi avec brutalité et acharnement, alors que ses proches étaient sans défense et n'avaient pas la moindre chance de s'en sortir. Il s'était acharné sur ses victimes, vidant deux chargeurs, les visant à chaque reprise, alors qu'elles gisaient au sol, ce qui attestait de sa détermination et de sa cruauté. Après ses actes, le recourant n'avait pas perdu ses moyens, sortant tranquillement de l'immeuble et prenant le soin d'éteindre son téléphone cellulaire. Ses mobiles étaient particulièrement égoïstes. Du vivant de son épouse, il n'avait cessé de se victimiser en la disqualifiant et en affirmant qu'elle montait les enfants contre lui, alors que ceux-ci ne voulaient pas le voir en raison notamment de ses agissements violents à l'encontre de leur mère. Au cours de la procédure, il avait persisté dans cette posture, en expliquant que le premier coup serait parti en raison du comportement de son fils et en niant toute préméditation. Sa responsabilité était pleine et entière. Les experts ont précisé à ce sujet que la symptomatologie dépressive du recourant au moment des faits n'était pas de nature à avoir altéré ses capacités cognitives ou volitives. À décharge, la cour cantonale a relevé que le recourant avait eu une enfance difficile empreinte de violences et qu'il avait toujours travaillé et donné satisfaction sur ce point. Elle a également tenu compte de son profil psychologique tel que décrit par les différents experts, de ses carences intellectuelles et émotionnelles, du conflit conjugal qui durait depuis un certain temps, de sa relation difficile avec son fils aîné et de son bon comportement en détention. En définitive, la cour cantonale a jugé qu'une peine de durée déterminée n'était pas suffisante et que le recourant devait être condamné à une peine privative de liberté à vie déjà pour un seul des assassinats, sans qu'il ne soit nécessaire d'examiner comment cette peine devait être augmentée, le seuil maximal de la peine privative de liberté ayant été atteint.