Citation: 5A_483/2023 E. 3.1

3.1. Sur ce point, le Tribunal de première instance avait constaté que les avoirs de prévoyance professionnelle de A.________ - qui avait pris sa retraite au 1er avril 2022 -, s'élevaient au 31 décembre 2019 à 292'108 fr. 20, dont 224'952 fr. 65 à partager en principe par moitié entre les ex-partenaires, les 67'155 fr. 55 restants ayant été accumulés avant la conclusion du partenariat enregistré. Pour sa part, B.________ n'avait jamais cotisé durant le partenariat enregistré. Le Tribunal a en substance considéré qu'un partage des avoirs de prévoyance professionnelle des parties serait inéquitable compte tenu du fait que la vie commune n'avait duré que neuf ans, que durant le partenariat, A.________ avait soutenu financièrement sa partenaire et la fille de celle-ci, en plus de son propre fils, et que sa rente LPP de 1'804 fr. par mois serait réduite à 1'274 fr. en cas de partage, ce qui ramènerait ses revenus à 2'648 fr. et lui permettrait à peine de couvrir ses charges incompressibles. Elle avait atteint l'âge de la retraite et n'avait donc plus la possibilité d'augmenter ses avoirs de prévoyance professionnelle, alors que son ex-partenaire, qui était plus jeune qu'elle, pouvait travailler et donc cotiser encore durant plus de dix ans pour s'en constituer une.