Citation: 6B_266/2015 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a fondé sa conviction sur la conjonction de divers éléments de preuve pour retenir que l'installation litigieuse n'avait pas été modifiée entre le moment où C.________ Sàrl avait abandonné le chantier et le 25 novembre 2008, notamment l'absence du dépôt d'un autre « avis d'installation » entre le 31 octobre 2007 et le 25 novembre 2008 auprès du distributeur d'énergie, M.________ SA (ci-après: M.________ SA); les démarches entreprises par le maître de l'ouvrage auprès du recourant dès le début de l'année 2008, en particulier pour qu'il lui adresse les rapports de sécurité et de contrôle exigés par M.________ SA et pour qu'il termine les travaux; le fait que le recourant n'ait pas prétendu que C.________ Sàrl n'était pas à l'origine des défauts de l'installation révélés dans le rapport de contrôle du 25 novembre 2008 lors de sa réception et les déclarations du recourant. Ce dernier avait notamment reconnu, en début d'instruction, que lorsqu'il avait cessé d'oeuvrer dans la halle commerciale, l'installation électrique n'était pas achevée et présentait des défauts, objets des photographies effectuées par L.________ SA. Il avait également admis que des éléments de l'installation initiale avaient été modifiés ou supprimés par ses soins, sans être protégés ou isolés. La cour cantonale a déduit de ces divers éléments qu'il était difficilement concevable qu'un autre électricien soit intervenu sur le chantier sans une autorisation valable, en violation des règles de l'Ordonnance du 7 novembre 2001 sur les installations électriques à basse tension (OIBT; RS 734.27). Toutes les démarches entreprises par le maître de l'ouvrage auprès de C.________ Sàrl en 2008 établissaient que, soucieux de régulariser sa situation envers le distributeur d'énergie, il n'avait pas sollicité l'intervention d'un autre électricien pour modifier l'installation en place. Nul doute autrement qu'il aurait demandé à celui-ci d'établir les documents exigés par M.________ SA, ce qu'il avait d'ailleurs fait plus tard, en raison du désintérêt manifeste de C.________ Sàrl. En outre, si cette dernière société estimait ne pas être responsable de la situation, elle aurait immédiatement réagi à la réception du rapport de contrôle du 25 novembre 2008 en expliquant à L.________ SA que la situation décrite dans ce rapport ne correspondait pas à l'état du chantier au moment où elle avait interrompu les travaux d'installation électrique. Une intervention malveillante de l'intimée, qui aurait modifié ou fait modifier l'installation électrique pour nuire à C.________ Sàrl, se concevait d'autant plus mal que celle-là n'avait pas cessé d'exploiter sa halle commerciale et qu'elle avait besoin d'une installation en état de marche pour satisfaire sa clientèle. Le recourant était en outre malvenu de prétendre, dans son appel, compte tenu de ses déclarations faites lors de son premier interrogatoire par la police, que l'installation examinée par L.________ SA à la fin de l'année 2009 ne correspondait pas à celle existante au moment où il avait quitté le chantier.