Citation: B 80/01 17.10.2003 E. 5

5.1 En substance, les premiers juges ont nié toute prétention de l'assuré envers la défenderesse avant la date du 1er décembre 1999, considérant qu'aussi longtemps que les rentes AI concouraient avec les indemnités journalières de la CNA, l'intéressé était d'ores et déjà indemnisé à hauteur du gain annuel dont on pouvait présumer qu'il se trouvait privé, si bien que le versement d'une rente LPP aurait conduit à une surindemnisation (art. 40 LAA en relation avec l'art. 24 al. 1 OPP 2). Pour la période postérieure, soit à partir du passage à la rente complémentaire LAA, les premiers juges ont en revanche estimé qu'il fallait procéder à un nouvel examen de la situation. Ils ont retenu, au titre du revenu hypothétique réalisable sans invalidité, le montant de 60'680 fr. 40 correspondant au salaire annuel que T.________ aurait pu obtenir auprès de son ancien employeur en 1999 s'il n'avait pas été accidenté, et rejeté les affirmations du prénommé qui soutenait, en se référant aux données statistiques, pouvoir réaliser un salaire annuel d'au moins 76'000 fr. en 1999 comme personne valide; en particulier, les juges cantonaux n'ont pas estimé nécessaire d'ordonner une instruction complémentaire à ce sujet. Ils ont dès lors fixé le seuil de la surindemnisation à 54'612 fr. 35 (90 % de 60'680 fr. 40) et condamné le défendeur au paiement de la différence entre ce montant et la somme des autres prestations sociales à prendre en compte (art. 24 al. 2 OPP 2), soit les rentes versées par l'AI (48'636 fr.).