Citation: 1B_220/2010 09.09.2010 E. 1

L'ordonnance attaquée est une décision rendue en matière pénale, au sens de l'art. 78 al. 1 LTF, puisqu'elle se rapporte à la conduite de l'instruction. La voie ordinaire du recours en matière pénale est donc ouverte. 1.1 Aux termes de l'art. 81 al. 1 let. a LTF, a qualité pour former un tel recours en matière pénale quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente et a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. L'art. 81 al. 1 let. b LTF dresse une liste des personnes ayant un tel intérêt, en particulier la victime, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles (ch. 5). Si les simples lésés n'ont en principe pas la qualité pour recourir sur le fond en vertu de cette règle (ATF 133 IV 228 consid. 2.3 p. 230), ils disposent en revanche d'un intérêt juridique à se plaindre d'une violation du principe de la célérité (art. 29 al. 1 Cst.), qui garantit le droit de toute partie à ce que sa cause soit traitée dans un délai raisonnable. 1.2 La décision attaquée est de nature incidente puisqu'elle ne met pas fin à la procédure pénale. Toutefois, dans la mesure où les recourants se plaignent d'une violation du principe de célérité, le recours en matière pénale est immédiatement recevable (ATF 135 III 127 consid. 1.3 p. 129; 134 IV 43 consid. 2.2-2.5), que l'on tienne pour établie l'existence d'une atteinte irréparable au principe de célérité, au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, ou que l'on traite d'un point de vue procédural le recours comme un recours pour déni de justice formel selon l'art. 94 LTF (cf. arrêt 1B_231/2009 du 7 décembre 2009). 1.3 Les recourants se prévalent de faits nouveaux, survenus durant la procédure de recours à la Chambre d'accusation, soit des déclarations faites par le Juge d'instruction quant à la nécessité de procéder par voie de commission rogatoire en France, pays où se trouverait l'une des personnes mises en cause. Ils estiment que ces déclarations seraient la conséquence du dépôt du recours cantonal. Les recourants ne prétendent pas avoir valablement soumis ces faits à la cour cantonale, de sorte que cette dernière aurait violé leur droit d'être entendus en omettant d'en tenir compte. Les faits invoqués ne résultent pas non plus des considérants ou du dispositif de la décision cantonale, au sens de l'art. 99 al. 1 in fine LTF, de sorte qu'ils ne sont pas recevables. 1.4 Les observations du Juge d'instruction, tardives, sont également irrecevables, de sorte que la cour de céans n'en tiendra pas compte.