Citation: 1B_87/2014 E. 3

Le recourant conteste l'existence d'un risque de fuite. Il n'entretiendrait qu'une relation très sporadique avec ses enfants en Allemagne, auxquels il se contente de verser une pension. Arrêté le 12 juillet 2011, il avait été relâché le 21 septembre suivant et était resté en liberté jusqu'au jugement, dans la mesure notamment où il disposait d'un emploi. Il aurait dès lors pu fuir s'il le désirait puisqu'il connaissait alors la sanction encourue. Le fait qu'il conteste la quotité de la peine ne pourrait être retenu à l'appui du risque de fuite. Le recourant relève encore qu'il est marié à une suissesse avec laquelle il cohabitait en 2009 déjà, et qu'il travaille en Suisse depuis plus de quatre ans, à la satisfaction de son employeur.