Citation: 5A_531/2022 E. 1

Quant au fait qu'il n'aurait pas démontré que l'appartement sis à V.________ était loué à son nom, le recourant rappelle qu'il avait expliqué qu'il louait une chambre chez B.________, route U.________ à V.________. Il s'agissait d'une sous-location, ce qui ressortait également de la décision de la caisse de compensation de V.________ du 16 février 2022. Le fait qu'il ne passe que de temps en temps des nuits à V.________ ne permettait pas de conclure qu'il aurait abandonné son domicile et son centre de vie dans cette ville pour en établir un nouveau à T.________. Depuis près de vingt ans, il louait une résidence secondaire à T.________, sans pour autant avoir abandonné son domicile à V.________. Il y avait incontestablement conservé son domicile durant toutes ces années, bien qu'il n'y passe pas toutes ses nuits. Il dormait régulièrement dans son appartement de T.________, notamment pour des raisons de santé, afin de prendre du recul. Malgré cela, son centre de vie était resté à V.________, où il payait ses impôts, et il n'y avait aucune raison que les autorités le modifient. Le domicile ne se déterminait pas en fonction du nombre de nuits que l'on passe dans un appartement, seul l'élément subjectif devant prévaloir. Enfin, selon le recourant, la cour cantonale ne pouvait rien déduire du fait que sa capacité de gain était fortement réduite pour des raisons de santé et qu'il ne pouvait plus exercer d'activité lucrative qu'à temps partiel. Ce nonobstant et indépendamment du nombre de fois par semaine où il s'y rendait, il n'avait pas abandonné son centre de vie en ville de V.________.