Citation: 8C_184/2007 19.06.2008 E. 2

En l'espèce, la juridiction cantonale a retenu que la recourante n'avait pas présenté le tableau clinique typique d'un « coup du lapin » et qu'elle souffrait d'une affection de nature psychique, sous la forme de troubles somatoformes douloureux persistants, sans lien de causalité naturelle ou adéquate avec l'accident du 19 février 2002. Pour appuyer leur raisonnement, les premiers juges se sont fondés en particulier sur le diagnostic de syndrome somatoforme douloureux persistant posé par le docteur S.________, spécialiste en rhumatologie et médecine interne (expertise du 26 juin 2003). Or, dans le cas particulier, ce diagnostic - qui relève de la psychiatrie - n'émane pas d'un spécialiste dans ce domaine médical, comme le requiert pourtant la jurisprudence (cf. ATF 131 V 49, 130 V 398 consid. 5.3 et 6). Au surplus, dans son expertise du 10 novembre 2003, le docteur Morand, psychiatre et psychothérapeute, n'a pas retenu un tel diagnostic. Il a posé seulement celui de dysthymie, estimant au demeurant que cette affection n'entraînait aucune limitation d'ordre psychiatrique à l'exercice d'une activité lucrative. En l'absence d'un diagnostic psychiatrique clairement établi, c'est à tort que les premiers juges ont appliqué la jurisprudence développée en matière de troubles somatoformes douloureux pour apprécier l'existence d'un lien de causalité entre l'accident en cause et les atteintes à la santé présentées par la recourante.