Citation: 4A_378/2014 E. B

Trois nouveaux arbitres ont alors été désignés. Après avoir entendu les mandataires des parties, le 28 juin 2013, le Tribunal arbitral a établi un acte de mission, signé le 26 août 2013, avant d'ordonner l'audition de D.________ et de E.________, administrateurs de C.________ Holding SA, puis associés gérants de A.________ Sàrl. A l'issue de l'audience d'instruction du 4 octobre 2013, les parties sont convenues de plaider par écrit. Dans ses notes de plaidoirie du 10 janvier 2014, la demanderesse a conclu, à titre principal, au paiement de 319'121 fr., avec intérêts à 5% dès le 29 septembre 2001, en se fondant sur le rapport d'expertise, et, subsidiairement, à l'allocation des sommes figurant dans le dispositif de la première sentence. Quant à la défenderesse, elle a persisté dans ses précédentes conclusions. Le Tribunal arbitral a rendu sa sentence le 9 mai 2014. Il a donné acte à la défenderesse de ce qu'elle s'engageait à rembourser à la demanderesse la somme de 19'152 fr., l'y condamnant en tant que de besoin, débouté A.________ Sàrl des fins de sa demande, mis les frais de l'arbitrage, par 124'975 fr., à la charge de la demanderesse, condamné celle-ci à verser à la défenderesse la somme de 75'000 fr. à titre de dépens et rejeté toutes autres conclusions. Appréciant les preuves administrées, le Tribunal arbitral a retenu, contrairement aux dires de l'intéressée, que la demanderesse, non seulement avait été informée bien à l'avance de la résiliation à venir des contrats de maintenance souscrits par la défenderesse, mais, qui plus est, en proposant une modification du texte de la lettre ad hoc, avait accepté le principe même d'une telle résiliation pour le 31 décembre 2000 et, partant, la fin, à cette date, du devoir de maintenance souscrit par la défenderesse, laquelle ne pouvait dès lors se voir imputer une quelconque violation de son obligation de diligence. Pour le surplus, les arbitres ont écarté, au regard des circonstances factuelles de la cause en litige, l'hypothèse d'un acte de concurrence déloyale qu'aurait pu commettre la défenderesse. Dans ces conditions, ils ont rejeté intégralement la demande, donné acte à la défenderesse de son engagement à payer la somme de 19'152 fr. à titre de solde de crédit pour la période durant laquelle le contrat était resté en vigueur, soit jusqu'au 31 décembre 2001, dit que la demanderesse supporterait l'intégralité des frais de la procédure et condamné l'intéressée à verser des dépens à son adverse partie.