Citation: 6B_320/2024 E. 3

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (arrêt 6B_1511/2021 du 9 février 2022 consid. 6 et les références citées). En outre, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par le jugement entrepris (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 143 IV 241 consid. 2.3.1 p. 244) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 148 IV 409 consid. 2.2 p. 412 s.; 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118; 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156). En l'espèce, la recourante débute ses écritures en se plaignant d'une violation de son droit d'être entendue et d'une appréciation arbitraire des preuves, sans fournir une quelconque explication à cet égard, se bornant à indiquer " Déjà la toute première condamnation sans aucune instruction était injuste P/xxx/2016 ". En outre, dans une argumentation difficilement compréhensible, la recourante expose différents jugements dont elle a fait l'objet dans le cadre d'autres procédures, et consacre l'essentiel de son recours à reproduire des considérants de fait et de droit d'une décision autre que l'arrêt attaqué, sans discuter du raisonnement suivi par la cour cantonale. La recourante entend ensuite se fonder sur un rapport d'expertise du 5 février 2023 et reproche à la cour cantonale de ne pas l'avoir pris en compte. Or, cette affirmation est manifestement fausse, puisque la cour cantonale a expressément mentionné ledit rapport qui constatait que l'intéressée souffrait d'un trouble mixte de la personnalité à traits narcissiques, émotionnellement labiles de type borderline et paranoïaque, sa responsabilité étant entière (cf. arrêt querellé, consid. A.c p. 7). Pour ce motif, l'on ne discerne pas - et la recourante ne l'explique d'ailleurs pas - en quoi il serait pertinent, dans le cadre du présent recours, d'invoquer l'art. 410 CPP pour critiquer l'arrêt querellé. La recourante échoue également à exposer en quoi la cour cantonale aurait, nonobstant l'existence de cette expertise, violé le droit fédéral en lui interdisant d'apporter la preuve libératoire ou la preuve de sa bonne foi, et en confirmant sa condamnation des chefs de diffamation et d'insoumission à une décision de l'autorité, infractions que la recourante ne discute pas. Au surplus, l'on cherche en vain dans les écritures de l'intéressée une quelconque motivation de ses autres conclusions. Il s'ensuit que faute de développer une argumentation topique répondant aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le recours est irrecevable.