Citation: 6B_781/2024 E. 1.2

1.2. Le recourant critique le rejet de sa réquisition de preuve tendant à l'audition du père biologique de l'intimée tel qu'il ressort du courrier de la cour cantonale du 1er novembre 2023 (pièce no 14 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Dans ce courrier, la cour cantonale a détaillé le motif du refus, soit que l'audition du prénommé, lequel n'avait pas été témoin des faits reprochés au recourant, n'apporterait pas d'éléments pertinents. Elle a expliqué que les faits visés par l'acte d'accusation s'étaient déroulés alors que le recourant se trouvait seul avec l'intimée, dans un contexte où celle-ci ne se comportait pas nécessairement comme elle le faisait alors qu'elle habitait encore chez son père biologique. Quant au comportement de l'intimée avec le recourant, la cour cantonale a relevé que de nombreux renseignements résultaient déjà du dossier, notamment des propos de l'intimée elle-même et de son frère. Elle en a conclu qu'il n'était dès lors pas nécessaire de procéder à l'audition du père de l'intimée durant la procédure d'appel. Le recourant se contente d'affirmer que, dans le cas d'espèce, s'agissant d'une situation de " parole contre parole ", il était extrêmement important de se faire une idée du caractère et du comportement général des deux parties et que le dossier devait être instruit à charge et à décharge, ce qui n'avait pas été fait. De l'avis du recourant, le dossier conservait une très grande zone d'ombre sur la question de l'expérience sexuelle de l'intimée avant les faits reprochés au recourant; les autorités pénales ne pouvaient pas ignorer que les motifs de l'expulsion de la prénommée du domicile de son père pourraient présenter une potentielle similitude avec la présente affaire et donc refuser d'investiguer sur un moyen de preuve qui permettrait de démontrer que l'intimée n'était pas dans un état d'inexpérience sexuelle, au point d'être incapable de se déterminer sur ce qui se passait avec le recourant. On cherche en vain dans cet argumentaire - au-delà de la discussion libre, partant, irrecevable, relative à l'appréciation des preuves - une motivation topique destinée à esquisser en quoi l'appréciation anticipée du moyen de preuve requis serait arbitraire. Faute de griefs répondant aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), l'argumentation du recourant est irrecevable. Du reste, dans la mesure où le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves, sa critique se confond avec le grief d'arbitraire (cf. infra consid. 2).