Citation: 8C_660/2015 E. 4.2

4.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a retenu qu'il n'y avait pas lieu de suspendre l'instruction de la cause dans l'attente des résultats de l'opération envisagée par le docteur F.________, étant donné que celui-ci n'avait pas mis en évidence d'élément nouveau en relation avec l'état de santé du patient et qu'il était le seul médecin à être favorable à une nouvelle intervention, tout en admettant que les résultats n'étaient pas garantis, au vu du contexte psychologique et des comorbidités psychiatriques du patient. Ces constatations ne sont pas remises en cause par le recourant. Dans ces conditions, les premiers juges n'ont pas violé l'art. 61 let. c LPGA en considérant qu'il n'y avait pas lieu d'attendre les résultats d'une opération qui, d'ailleurs, n'a été envisagée qu'en mars 2015. En outre, on ne peut pas déduire des rapports des 13 mars et 22 juin 2015 du docteur F.________ que l'état de santé du recourant n'était pas stabilisé au 1 er août 2012, quand bien même il proposait une nouvelle intervention. Pour le surplus, on ne voit pas non plus que le devoir de collaboration prévue par l'art. 61 let. c LPGA imposerait au juge de faire droit d'emblée à une requête de suspension de la procédure, quand la partie adverse ne s'y oppose pas. Vu ce qui précède, les premiers juges n'ont pas ignoré l'avis du docteur F.________, contrairement à ce que soutient le recourant. On ne peut pas non plus leur reprocher un défaut de motivation (cf. p. 30 du jugement attaqué).