Citation: 7B.136/2006 18.12.2006 E. B

Par acte du 5 mai 2006, la créancière a formé une plainte contre le procès-verbal de non-lieu de séquestre. Se fondant sur les éléments invoqués dans sa requête de séquestre, elle a reproché à l'office de s'être contenté de la réponse négative de la tierce débitrice et a conclu à l'annulation de l'acte attaqué et à ce que l'office soit invité à émettre un procès-verbal d'exécution de séquestre constatant que le séquestre avait porté sur des créances de 5'300'000 et 100'000'000 USD, correspondant respectivement au solde du prix de la cargaison d'un navire "Utik" et au pré-paiement de deux cargaisons dont l'embarquement avait été prévu les 8/9 et 20/21 avril 2006. Subsidiairement, elle a conclu à ce qu'il soit enjoint à l'office de faire application des moyens prévus par l'art. 91 LP, à savoir en particulier interpeller une nouvelle fois la tierce débitrice, puis d'émettre un nouveau procès-verbal d'exécution du séquestre. Par décision du 26 juillet 2006, la Commission cantonale de surveillance a préalablement écarté certaines pièces déposées par la plaignante, ainsi que leurs commentaires, au motif que les pièces en question étaient rédigées en anglais et que la plaignante ne pouvait invoquer aucune urgence pour justifier qu'elles n'aient pas été traduites en français en temps utile comme l'exigeait le droit cantonal (art. 13 al. 1 et 2 LaLP). Sur le fond, elle a rejeté la plainte en considérant en substance que l'office avait eu raison de s'en tenir aux déclarations de la tierce débitrice et de retenir que le séquestre n'avait pas porté.