Citation: 2C_1020/2020 E. 4.2

4.2. En matière de marché public, le droit matériel laisse en principe une grande liberté d'appréciation au pouvoir adjudicateur, en particulier dans la phase de l'appréciation et de la comparaison des offres (ATF 141 II 353 consid. 3). Si elle substitue son pouvoir d'appréciation à celui de l'adjudicateur, l'autorité judiciaire juge en opportunité, ce qui est interdit notamment par l'art. 16 al. 2 AIMP (ATF 141 II 353 consid. 3; cf. ATF 141 II 14 consid. 2.3) et par l'art. 78 al. 1 de la loi du 6 octobre 1976 sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA; RSV 172.6), applicable par renvoi de l'art. 15 al. 1 de la loi du 8 mai 2003 concernant l'adhésion du canton du Valais à l'accord intercantonal sur les marchés publics (LcAIMP; RSV 726.1). L'autorité judiciaire ne peut intervenir qu'en cas d'abus ou d'excès du pouvoir de décision de l'adjudicateur (ATF 141 II 353 consid. 3; cf. arrêt 2D_52/2011 du 10 février 2012 consid. 3.2). En revanche, l'autorité judiciaire n'a pas à faire preuve de la même retenue lors du contrôle du respect des règles de procédure en matière de marchés publics (ATF 141 II 353 consid. 3; arêt 2C_58/2018 du 29 juin 2018 consid. 5.2).