Citation: 9C_483/2017 E. 2.2

2.2. En tant que la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, plus précisément de l'art. 57a LAI en relation avec l'art. 73ter al. 1 RAI, elle n'établit pas un dommage irréparable qui conduirait à ce que le grief doive être examiné par le Tribunal fédéral à ce stade de la procédure. Ce motif concerne une phase de l'instruction touchée par la décision de renvoi qui a précisément annulé la décision du 14 avril 2016, de sorte que l'office intimé devra rendre une nouvelle décision en examinant l'opportunité de rendre au préalable un préavis au sens de l'art. 57a LAI, en se fondant, selon les instructions de la juridiction cantonale, sur une base de données actualisées (consid. 14d du jugement entrepris). La recourante pourra le cas échéant réitérer son grief lorsqu'une décision finale sera rendue, si elle estime qu'il reste justifié. Quant à l'allégation d'un préjudice irréparable en lien également avec un prétendu déni de justice et la durée de la procédure, le grief de la recourante tombe à faux. Le tribunal cantonal a en effet statué, même si ce n'est pas dans le sens voulu par la recourante. Par ailleurs, le simple allongement de la procédure en raison d'une mesure d'instruction complémentaire est un inconvénient de fait qui n'est pas propre, à lui seul, à causer un préjudice irréparable (supra consid. 2.1). La recourante ne rend pas vraisemblable que cet allongement entraînerait une violation du principe de la célérité, c'est-à-dire du droit du justiciable à ce qu'il soit statué sur son droit dans un délai raisonnable (cf. ATF 138 III 190 consid. 6 p. 191). Au demeurant, on constate que ni l'intimé ni les juridictions fédérale ou cantonale saisis depuis sa demande initiale de prestations en 2009 ne sont restés inactifs.