Citation: 6B_331/2009 13.11.2009 E. 9

Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant reproche aux autorités cantonales d'avoir refusé la production des renseignements de police et d'extraits du casier judiciaire des frères A.________, alors que ces éléments seraient pertinents pour apprécier la crédibilité de leur témoignage. 9.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. confère à toute personne le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, d'avoir accès au dossier, d'offrir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, de participer à l'administration des preuves et de se déterminer à leur propos (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 127 I 54 consid. 2b p. 56). Cette garantie inclut le droit à l'administration des preuves valablement offertes, à moins que le fait à prouver ne soit dépourvu de pertinence ou que la preuve apparaisse manifestement inapte à la révélation de la vérité. Par ailleurs, le juge est autorisé à effectuer une appréciation anticipée des preuves déjà disponibles et, s'il peut admettre de façon exempte d'arbitraire qu'une preuve supplémentaire offerte par une partie serait impropre à ébranler sa conviction, refuser d'administrer cette preuve (ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). 9.2 La Cour de cassation a jugé que les premiers juges pouvaient sans arbitraire écarter la demande du recourant pour les motifs suivants. D'une part, ils avaient pu se forger une intime conviction au sujet des dires de A.A.________ sur la base des éléments du dossier, comme les déclarations concordantes des divers protagonistes de cette affaire. D'autre part, les renseignements sollicités étaient sans rapport avec la présente cause et irrelevants pour juger de la culpabilité de l'intéressé (cf. arrêt p. 15). Dans son argumentation, le recourant soutient que les éléments requis sont déterminants pour juger de la crédibilité de A.A.________ compte tenu notamment de ses mensonges, omissions, imprécisions, de l'absence de détails dans la description des faits à caractère pénal, de l'aspect financier de la démarche du prénommé et des circonstances du dépôt de sa plainte. Cette argumentation est irrecevable car purement appellatoire, l'intéressé se contentant d'opposer son appréciation des preuves à celle des autorités cantonales pour nier toute crédibilité de la victime. Par ailleurs au regard des éléments exposés dans l'arrêt entrepris, au sujet desquels aucun arbitraire n'a été démontré (cf. supra consid. 3 et 4), l'autorité cantonale pouvait, sans violer les droits constitutionnels du recourant, rejeter les moyens requis, ceux-ci étant manifestement impropres à ébranler sa conviction quant à la crédibilité des déclarations de A.A.________ relatives aux abus commis. Le grief est donc infondé.