Citation: 1P.395/2005 04.11.2005 E. A

Par jugement du 23 décembre 2004, le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne a condamné A.________ à une amende de 500 fr. pour injure et violation de domicile. Le Tribunal de police a retenu, en substance, les faits suivants: A.________ avait pour habitude de stationner son vélo sur une passerelle donnant accès au commerce de B.________, ce qui gênait celui-ci. Comme le vélo n'avait pas été déplacé après plusieurs demandes, B.________ l'a immobilisé au moyen d'un cadenas. Le 25 juin 2003, malgré que B.________ lui en ait interdit l'accès, A.________ est entré dans son commerce pour discuter de ce problème. B.________ l'a prié immédiatement de sortir tout en l'empoignant en direction de la sortie. Une fois dehors, il a continué à le repousser vers les escaliers. Lorsqu'il est revenu dans son commerce, B.________ a dit à son employée que A.________ l'avait traité de connard et lui avait fait un doigt d'honneur. L'employée en question a déclaré qu'elle n'avait rien vu ni entendu, puisqu'elle se trouvait à l'intérieur du commerce et que la scène s'était déroulée à l'extérieur. Quant à A.________, il a contesté avoir traité B.________ de connard et lui avoir fait un doigt d'honneur. Le Tribunal l'a néanmoins reconnu coupable de ces actes, considérant qu'il n'y avait pas de raison de s'écarter des déclarations de B.________, dans la mesure où "on voit mal que celui-ci se soit vanté auprès de son employée d'avoir été injurié de la sorte, si tel n'avait pas été le cas". La Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a confirmé ce jugement par arrêt du 17 mars 2005.