Citation: 6B_239/2007 06.09.2007 E. 1

La décision attaquée ayant été rendue après le 1er janvier 2007, la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110) est applicable (art. 132 al. 1 LTF). 1.1 La décision entreprise statue sur une demande d'indemnité fondée sur le droit cantonal de procédure pénale. Il s'agit donc bien d'un arrêt rendu en matière pénale au sens de l'art. 78 al. 1 LTF (cf. FF 2001 p. 4111). Dirigé contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu par une autorité cantonale de dernière instance (art. 80 et 130 al. 1 LTF), le recours est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. Le recourant a pris part à la procédure devant l'autorité précédente et a un intérêt juridique à la modification de l'arrêt entrepris, dès lors qu'il requiert une indemnité prévue par le droit cantonal. Il a ainsi qualité pour recourir au sens de l'art. 81 LTF, même s'il ne figure pas dans une des catégories mentionnées sous let. b de cette disposition, cette énumération n'étant pas exhaustive (cf. FF 2001 p. 4116). 1.2 Le recours peut notamment être formé pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), y compris les droits constitutionnels (cf. FF 2001 p. 4132). Il ne peut critiquer les faits qu'au motif que ceux-ci ont été établis de façon manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (cf. FF 2001 p. 4135), ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). En vertu de l'art. 106 al. 2 LTF, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux, ainsi que celle de dispositions de droit cantonal, que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant. Comme sous l'empire de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, dont les exigences demeurent valables pour les griefs soumis au principe d'allégation en vertu de l'art. 106 al. 2 LTF (FF 2001 p. 4142), le recourant qui se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) ne peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenable. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 et les arrêts cités). En l'espèce, dans la mesure où il se contente d'affirmer que les conditions de l'indemnisation pour la détention injustifiée et pour les autres préjudices causés par la procédure répondraient à des critères plus larges que ceux qui régissent l'octroi des dépens - sans tenter de démontrer en quoi il serait insoutenable de donner le même sens aux art. 114 ch. 1, 2ème partie de la 1ère phrase, et 207 ch. 2 CPP/VS, dont les textes respectifs sont matériellement très semblables - le recourant formule des critiques purement appellatoires, et partant irrecevables, contre l'interprétation que la cour cantonale a donnée de la première de ces deux dispositions légales en se fondant sur celle qu'elle avait précédemment faite, dans son arrêt du 12 juillet 2006, de la seconde. Il n'y a dès lors pas lieu de revenir sur cette interprétation. Il reste uniquement à examiner, dans la limite des griefs soulevés, s'il était arbitraire de considérer que les conditions de l'indemnisation, telles qu'interprétées par la cour cantonale, n'étaient pas remplies en l'espèce.