Citation: 1C_13/2016 E. D

Par arrêt du 25 novembre 2015, la CDAP a confirmé cette décision. Les offres de preuves tendant à démontrer l'impact de la campagne de presse sur la situation professionnelle de A.________ ont été rejetées. Les griefs formés à cet égard contre la décision attaquée ont été écartés. Le Procureur général était compétent pour statuer sur une demande de consultation après classement, de nature administrative. Le refus exprimé par le Procureur Gillard n'avait pas fait l'objet d'une décision formelle et ne liait pas le Procureur général. Celui-ci n'indiquait certes pas quels passages de l'ordonnance de classement seraient caviardés, mais l'expression "passages (...) dénués d'intérêt" était suffisamment claire. Sur le fond, toutes les décisions mettant un terme à la procédure pénale devaient pouvoir être consultées lorsqu'il existait un intérêt digne de protection. Tel était le cas en l'occurrence car il y avait un intérêt à contrôler le bon fonctionnement de la justice dans une affaire déjà largement médiatisée concernant un personnage public qui avait lui-même recouru à la presse.