Citation: 6B_1054/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a indiqué que, dans sa décision du 11 décembre 2019, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois avait déclaré irrecevable la demande au fond déposée le 14 décembre 2018 par les copropriétaires, dès lors que ces derniers avaient simultanément introduit une requête de conciliation devant la Chambre patrimoniale cantonale, qui tendait également à la validation des mesures provisionnelles ordonnées. Les copropriétaires avaient par ailleurs retiré les conclusions déposées auprès de la Chambre patrimoniale cantonale concernant les mesures provisionnelles, afin de permettre l'avancement de la procédure. Selon l'autorité précédente, on ne pouvait pour autant considérer que l'irrecevabilité, respectivement le retrait des demandes au fond, avaient rendu les mesures provisionnelles caduques avec effet ex tunc. En effet, étant donné que l'ordonnance de mesures provisionnelles du 3 septembre 2018 n'avait pas fait l'objet d'un appel auprès du Tribunal cantonal, l'absence de demande au fond valablement déposée dans le délai imparti avait tout au plus entraîné la caducité des mesures provisionnelles avec effet ex nunc, soit au plus tôt au 3 décembre 2018, à l'échéance du délai de trois mois prévu dans l'ordonnance du 3 septembre 2018. Dans la mesure où les actes reprochés avaient été perpétrés entre le 1er mai 2018 et fin novembre 2018, les interdictions contenues dans l'ordonnance de mesures provisionnelles du 3 septembre 2018 déployaient encore tous leurs effets.