Citation: 1C_380/2019 E. B

Par arrêt du 27 juin 2019, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours formé par A.________ et les deux sociétés précitées. Les recourants n'avaient pas eu accès à une lettre envoyée le 17 mars 2017 par le MPC à l'autorité requérante, mais cela ne constituait pas une violation de leur droit d'être entendus puisque les décisions attaquées ne se fondaient pas sur ce document. Les recourants invoquaient l'art. 2 EIMP, mais A.________ n'avait pas qualité pour le faire car il n'avait fourni aucune indication quant à son lieu de domicile. S'agissant des griefs soulevés par les deux sociétés, ils concernaient d'une part la question de la détention (que les recourantes n'avaient pas qualité pour faire valoir) et d'autre part des magistrats qui n'étaient pas chargés de la procédure pénale. Rien ne permettait de soupçonner que des motifs politiques soient à l'origine de la procédure étrangère. Le principe de la proportionnalité était respecté.