Citation: 9C_980/2012 E. 3.3

3.3. La juridiction cantonale a considéré que le rapport du docteur J.________ du 9 mai 2011 répondait en tous points aux critères dégagés par la jurisprudence permettant de reconnaître une pleine valeur probante à un document médical. Dans son expertise psychiatrique, ce médecin s'était en effet fondé sur l'étude du dossier, avait procédé à une anamnèse détaillée, avait relaté les plaintes de l'assuré et complété son examen clinique par des analyses sanguines. Ses conclusions étaient par ailleurs motivées et convaincantes. Les déclarations du recourant (supra, consid. 3.1) sont une pure critique appellatoire des constats du docteur J.________ qui ont amené ce médecin à conclure qu'il n'existait sur le plan psychiatrique aucune incapacité de travail ni diminution de rendement de principe. Il n'appartient pas à la Cour de céans de vérifier si toutes les affirmations de l'expert sont exemptes d'arbitraire (supra, consid. 3.2). Dans leurs lettres des 15 août et 3 octobre 2011, les docteurs H.________ et P.________ ont qualifié de principal le diagnostic de dépression et indiqué qu'il restait actuellement le diagnostic pour lequel le patient était en incapacité de travail de 100 %, mais ils ne se sont pas exprimés sur les conclusions du docteur J.________, singulièrement n'ont fait état ni d'erreurs ni de contradictions dans l'expertise psychiatrique du 9 mai 2011. Le jugement entrepris expose que l'expert mentionné ci-dessus a examiné chacun des critères de la classification internationale pour la recherche d'un trouble dépressif (F32). Il en ressort que le docteur J.________ est arrivé à la conclusion que dans le cas du recourant les critères étaient insuffisants pour constater un état dépressif et qu'il ressortait avec clarté qu'on se trouvait plutôt dans un état de dysthymie (F34.1), ce qu'il a vérifié en examinant les critères d'une dysthymie, dont il résultait qu'ils étaient applicables. Examinant les critères du syndrome douloureux somatoforme persistant, il a considéré qu'après pondération les critères étaient insuffisants pour retenir un aspect invalidant. L'expert indiquait que s'il pouvait ainsi appliquer le diagnostic de trouble douloureux somatoforme d'une manière "phénoménologique" et descriptive, il n'en résultait aucun impact sur la capacité de travail; surtout en l'absence d'une comorbidité psychiatrique sévère et d'autres critères clés remplis, ce diagnostic résumait donc juste un état de fait. Le docteur J.________ a relevé qu'en définitive, il restait l'image d'un homme très avancé dans un processus d'invalidation, qui s'était non seulement créé une identité de handicapé lourd, mais dont il était lui-même à 100 % convaincu, vivant pour et dans sa maladie et étant justement par cette unité si convaincant que son entourage était très soutenant. Sur le vu de ce qui précède, il y a lieu d'admettre que les conclusions du docteur J.________ sont dûment motivées et que les premiers juges pouvaient sans arbitraire reconnaître une pleine valeur probante à son expertise du 9 mai 2011. Le recours est mal fondé de ce chef.