Citation: 4A_370/2021 E. A

A.a. A.________ SA (ci-après: la société suisse, l'emprunteuse ou la recourante) est une société anonyme suisse cotée à la bourse de.... De janvier 2010 à décembre 2015, C.________ en a été l'administrateur. Jusqu'en janvier 2010, les actions de la société suisse étaient détenues, à hauteur de 45 % pour chacun d'eux, par son cofondateur, B.________ (ci-après: le cofondateur, le prêteur ou l'intimé), et celle qui était alors son épouse. Quatre autres actionnaires se partageaient les 10 % restant des actions. A.b. Par contrat du 8 janvier 2010 intitulé " Share Purchase Agreement ", les actionnaires de la société suisse ont cédé leurs actions à E.________ SA (ci-après: la société polonaise), société polonaise également cotée à la bourse de... et dont les administrateurs et actionnaires majoritaires étaient, jusqu'en 2014, C.________ et son fils, D.________. Dans le contexte de ce contrat, le solde du compte courant actionnaire du cofondateur auprès de la société suisse, qui s'élevait au 31 décembre 2009 à 2'945'513 fr. 13, a été converti en prêt accordé à la société suisse. Ledit contrat stipulait par ailleurs que la société suisse et le cofondateur signeraient une convention séparée relative au remboursement du prêt. A.c. Par contrat de prêt du 8 janvier 2010, le cofondateur a accordé à la société suisse un prêt d'un montant maximal de 3'000'000 fr. et dont les intérêts s'élèveraient à 3 % l'an. Ledit contrat prévoit que le solde de la dette, soit 2'000'000 fr., est considéré comme un prêt jusqu'à ce que l'emprunteuse réalise un bénéfice net de 2'000'000 fr. au cours d'une année donnée après 2010. Les remboursements ne pouvaient dépasser 20 % du bénéfice annuel net consolidé du groupe E.________ SA (ci-après: le groupe) et aucun remboursement (capital et intérêts) ne pouvait être effectué avant le 1er janvier 2013 et tant que l'emprunteuse était en situation de surendettement. Aux termes de l'art. 6 du contrat de prêt, si, dans un délai de cinq ans après la signature dudit contrat de prêt, le groupe ne réalisait pas un bénéfice net consolidé de 3'000'000 fr. sur une base annuelle, le prêt serait annulé et comptabilisé dans les revenus financiers de l'emprunteuse. A.d. L'emprunteuse s'est acquittée auprès du prêteur des intérêts convenus pour les années 2010 à 2014. A.e. Pour l'exercice comptable 2012, le groupe a réalisé un bénéfice net consolidé correspondant à environ 4'400'000 fr. Pour l'exercice comptable 2013, l'emprunteuse a réalisé un bénéfice net de 2'694'000 fr. A.f. Par courrier du 16 juin 2014, le prêteur a relevé que le groupe avait réalisé un bénéfice annuel net consolidé d'au moins 3'000'000 fr. en 2012 et que l'emprunteuse avait, pour sa part, engrangé un bénéfice annuel net de plus de 2'000'000 fr. en 2013, et a requis de celle-ci le remboursement de la moitié du solde du prêt, soit 1'000'000 fr., l'autre moitié devant revenir à son ex-épouse. A.g. En 2014, une société tierce a acquis une majorité des actions de la société polonaise. C.________ a alors vu ses mandats d'administrateur de cette société et de l'emprunteuse révoqués. L'emprunteuse a allégué que la nouvelle direction de la société polonaise avait appris que les états financiers de celle-ci avaient été établis de manière erronée au cours des années précédentes et que des transferts de fonds avaient été effectués par C.________ au détriment de la société polonaise. Deux réviseurs ont été mandatés par la société polonaise pour analyser la situation. Selon la traduction libre du rapport établi par F.________ le 28 février 2015, des irrégularités ont été constatées dans l'établissement des comptes de la société polonaise mais la comptabilité de cette société avait été effectuée conformément aux principes polonais de comptabilité et le système de contrôle interne de la comptabilité pouvait être considéré comme correct. Il ressort de la traduction libre du second rapport, effectué par G.________ le 21 octobre 2016, que, après corrections, le groupe avait réalisé des bénéfices de 955'000 fr. en 2010, de 2'852'000 fr. en 2011, de 2'824'000 fr. en 2012 et de 1'209'000 fr. en 2013, puis des pertes de 18'445'000 fr. en 2014 et de 6'284'000 fr. en 2015. A.h. Le 12 mars 2015, l'emprunteuse a produit une attestation à l'attention du prêteur, lui confirmant qu'il détenait à son encontre une créance de 1'000'000 fr. et précisant que le remboursement du prêt était soumis à certaines conditions contractuelles. A.i. Par courrier du 14 janvier 2016, l'emprunteuse a, dans le contexte de la révision de ses comptes au 31 décembre 2015, demandé au prêteur de lui confirmer le montant de sa créance à cette date-ci. Celui-ci lui a répondu qu'elle lui devait le montant de 1'000'000 fr. et les intérêts y relatifs pour l'année 2015. A.j. Le 29 août 2016, le prêteur a fait notifier à l'emprunteuse un commandement de payer pour un montant de 30'000 fr., intérêts en sus, à titre d'intérêts dus pour l'année 2015 conformément au contrat de prêt. Celle-ci a formé opposition.