Citation: 2C_859/2017 E. 3.1

3.1. La recourante est mariée à un ressortissant européen et a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE. Dès lors qu'il a été constaté que le mariage a perdu toute substance, c'est à juste titre que la recourante ne peut plus se prévaloir d'un titre de séjour ALCP en lien avec cette union (cf. ATF 139 II 393 consid. 2.1). Ne vivant plus en ménage commun avec son mari, elle ne peut davantage se prévaloir de l'art. 43 LEtr. Seul l'art. 50 LEtr entre donc en considération. Selon l'alinéa 1 de cette disposition, après dissolution de la famille, le droit du conjoint et des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu des art. 42 et 43 subsiste lorsque l'union conjugale a duré au moins trois ans et l'intégration est réussie (let. a) ou lorsque la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (let. b). Les raisons personnelles majeures visées à l'al. 1, let. b, sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (art. 50 al. 2 LEtr). Les violences conjugales doivent revêtir une certaine intensité et il doit être établi que l'on ne peut exiger plus longtemps de la personne admise dans le cadre du regroupement familial qu'elle poursuive l'union conjugale, parce que cette situation risque de la perturber gravement (arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 3.1 non publiés aux ATF 142 I 152; 136 II 1 consid. 4 et 5 p. 2 ss).