Citation: 5C.18/2006 18.10.2006 E. 1

La défenderesse soutient, il est vrai, que le grief relatif au prononcé de la mainlevée ne serait pas suffisamment motivé, puisque le demandeur se contente d'invoquer l'art. 80 al. 1 LP et que, d'ailleurs, un tel grief relève de la violation du droit d'être entendu garanti par la Constitution fédérale et doit par conséquent être soulevé dans un recours de droit public. Toutefois, comme la défenderesse le précise elle-même, la Cour de justice, qui a "débouté les parties de toutes autres conclusions", a de ce fait rejeté le chef de conclusions relatif à la mainlevée. Certes, elle n'en a pas exposé les motifs et le demandeur aurait pu se plaindre, dans son recours de droit public, d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) sous son aspect du droit à une décision motivée. Dans le présent recours en réforme, il peut néanmoins faire valoir une mauvaise application du droit fédéral - ce qu'il a fait en soulevant le grief de violation de l'art. 80 al. 1 LP et en exposant brièvement que l'autorité cantonale a omis de statuer sur le chef de conclusions qu'il avait pris à ce sujet. Or, la cour de céans doit appliquer le droit d'office, sur la base des faits constatés (art. 63 al. 1 et 2 OJ). Dès lors que les faits nécessaires au prononcé de la mainlevée définitive résultent de l'arrêt entrepris, il y a donc bien lieu d'ordonner celle-ci.