Citation: U 187/00 22.06.2001 E. 3

3.- a) La recourante reproche à l'intimée et aux premiers juges d'avoir statué en tenant compte d'avis qui dataient de plus de six ans, violant ainsi leur devoir d'instruction d'office (allégué n° 2a du recours). Ce moyen est manifestement mal fondé. La recourante oublie que le docteur B.________ a eu l'occasion de la réexaminer une dernière fois le 11 décembre 1997, si bien que l'intimée disposait de renseignements actuels lorsqu'elle a rendu sa décision sur opposition du 22 janvier 1999. b) La recourante soutient que ses troubles psychiques sont en relation de causalité avec l'accident, eu égard à la gravité de celui-ci (allégué n° 3b/dd du recours). Pourtant, elle reconnaît elle-même que la doctoresse E.________ a conclu à l'absence de maladie psychique invalidante et de troubles de la personnalité (cf. rapport du 7 septembre 1995). Dans ces conditions, la recourante ne saurait prétendre une rente d'invalidité à raison d'affections de nature psychique qui n'existent pas. c) Les avis médicaux recueillis tant par l'intimée que par l'Office cantonal AI du Valais remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Quoi qu'en dise la recourante, ils sont donc pertinents pour déterminer le genre d'activité qui reste exigible de sa part et apprécier sa capacité de travail. En particulier, le docteur G.________ a clairement indiqué, dans son rapport d'expertise du 27 novembre 1996, en partageant l'avis de ses confrères C.________ et F.________, que la recourante avait une capacité entière de travail de 75 à 100 % dans un emploi adapté à son handicap. Le docteur B.________ n'a pas remis cette appréciation en cause dans son rapport final du 9 janvier 1998. Quant à celle du docteur A.________, elle n'est pas propre à mettre en doute, sur les points litigieux importants, l'opinion et les conclusions des experts mandatés par l'assureur-accidents et par l'assuranceinvalidité (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et la jurisprudence citée). Le rapport d'expertise du docteur H.________ du 20 septembre 1999 n'est par ailleurs d'aucun secours à la recourante. En effet, ce médecin attribue une partie de l'invalidité (qu'il évalue globalement à 35 %) à des troubles dégénératifs et à l'augmentation de l'âge de l'assurée (allégué n° 2d du recours), alors qu'il s'agit de facteurs dont l'intimée ne répond de toute manière pas (Ghélew/Ramelet/Ritter, Commentaire de la loi sur l'assurance-accidents, § 4 p. 98). Son avis corrobore ainsi les conclusions de ses confrères. d) En ce qui concerne l'évaluation de sa perte de gain, la recourante se borne à alléguer que l'enquête économique à laquelle la CNA a procédé serait dépassée, en raison du temps qui s'est écoulé depuis sa réalisation. A l'instar des précédents, ce grief est également mal fondé. D'une part, la recourante n'expose pas en quoi les revenus que l'intimée a retenus ne seraient plus conformes à la réalité. D'autre part, les données prises en considération par l'intimée restaient encore tout à fait actuelles au jour où la décision sur opposition litigieuse a été rendue (cf. ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). Aussi n'y a-t-il aucune raison de modifier le taux d'invalidité de 20 % fixé par l'intimée. e) Contrairement à ce que la recourante laisse entendre, la rente d'invalidité n'a pas été réduite mais elle a été arrêtée à 20 %, ce qui correspond à la perte de gain qu'elle subit à la suite de l'accident du 27 juillet 1991. La prétendue violation de l'art. 36 LAA (cf. allégué n° 3 du recours) n'est donc pas avérée. En procédant de la sorte, la CNA a du reste appliqué correctement les règles de coordination d'évaluation de l'invalidité dans les différentes branches de l'assurance sociale (cf. ATF 126 V 288; RAMA 2000 n° U 406 p. 402).