Citation: 8C_583/2008 09.06.2009 E. 4

4.1 Dans sa décision initiale (du 25 octobre 2006), la CNA a refusé de reconnaître au recourant un droit aux prestations au double motif que la présence d'une lésion assimilée au sens de l'art. 9 al. 2 OLAA n'était pas démontrée et que les douleurs étaient apparues au cours d'un geste habituel dans l'activité professionnelle, si bien qu'une cause extérieure générant un risque de lésion accru devait être niée. 4.2 A juste titre, la juridiction cantonale a estimé que les pièces médicales produites à l'appui de la demande de révision constituent des moyens de preuve nouveaux. Ces pièces sont en effet susceptibles de modifier l'état de fait à la base de la décision de la CNA en ce qui concerne la nature de l'atteinte subie par le recourant au poignet gauche. Il est désormais établi que celle-ci a consisté en une déchirure du ligament luno-triquétral, lésion corporelle qui est comprise dans la liste exhaustive énumérée à l'art. 9 al. 2 OLAA (cf. let. g). Ce constat ne suffit toutefois pas pour s'écarter de l'appréciation juridique émise par la CNA. Sur la condition de la cause extérieure (ou du facteur déclenchant), les nouveaux moyens de preuve ne sont d'aucun secours au recourant. Quant à la circonstance - invoquée pour la première fois en janvier 2007 - selon laquelle il avait soulevé, le 19 avril 2006, un pare-brise d'un poids supérieur à ceux qu'il avait l'habitude de manipuler seul compte tenu de l'absence de son collègue, elle ne peut être considérée comme un fait nouveau. Sont «nouveaux» au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA, les faits qui se sont produits jusqu'au moment où, dans la procédure principale, des allégations de faits étaient encore recevables, mais qui n'étaient pas connus du requérant malgré toute sa diligence. En l'espèce, on ne voit pas ce qui aurait empêché le recourant d'apporter ces précisions sur le déroulement de l'événement du 19 avril 2006 dans la procédure principale. On rappellera que la révision (procédurale) est un moyen subsidiaire par rapport aux voies de droit ordinaires et qu'elle ne doit pas servir à réparer une omission qui aurait pu être évitée par un requérant diligent (voir URSINA BEERLI-BONO-RAND, Die ausserordentlichen Rechtsmittel in der Verwaltungsrechtspflege des Bundes und der Kantone, thèse Zurich 1985, p. 109). En vérité, le recourant tente de faire prévaloir une nouvelle appréciation des faits retenus par la CNA dans sa décision initiale, ce qui n'est pas admissible par le biais de la révision (cf. UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 2è éd. 2009, n. 14 ad art. 53). Par conséquent, le jugement entrepris n'est pas critiquable dans son résultat et le recours se révèle mal fondé.