Citation: 9C_248/2022 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la recourante ne conteste nullement avoir indiqué les 18 juin 2019 et 5 août 2020 qu'elle aurait travaillé - sans atteinte à la santé - à temps partiel (80 %) pour des raisons financières et par intérêt personnel. En se limitant à indiquer que la juridiction cantonale a omis de constater qu'elle avait réduit son taux d'activité à la naissance de son fils, elle n'établit en outre pas en quoi il serait arbitraire de se fonder sur ses déclarations initiales pour retenir qu'elle aurait maintenu son taux d'activité de 80 % au-delà du seizième anniversaire de celui-ci, afin de conserver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée. En présence de deux versions différentes et contradictoires d'un fait, la juridiction cantonale ne tombe en particulier pas dans l'arbitraire en accordant la préférence à celle que la personne assurée a donnée alors qu'elle en ignorait les conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant être consciemment ou non le fruit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 consid. 2a; arrêt 9C_926/2015 du 17 octobre 2016 consid. 4.2.4). En d'autres termes, en se bornant à opposer "l'expérience générale de la vie" à l'appréciation des preuves concrètes opérée par la juridiction cantonale, la recourante n'établit pas l'arbitraire de l'appréciation des premiers juges. Mal fondé, le grief doit être rejeté.