Citation: 6B_782/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant se contente de nier qu'il avait l'intention de participer à une rixe en rediscutant de manière appellatoire les faits constatés sans en démontrer l'arbitraire (cf. supra consid. 2.3.2). Il soutient en particulier qu'il était loin de se douter que l'intimé était accompagné de son frère - lequel se trouvait à une certaine distance de la première altercation entre lui-même et l'intimé. Il conteste ainsi avoir participé à la rixe. Cet argument n'est pas convaincant. En effet, comme susmentionné, selon la jurisprudence, celui qui prend une part active à une altercation avant l'intervention d'une troisième personne, puis qui se comporte de manière passive uniquement, se rend coupable de rixe (cf. supra consid. 5.1.1). Or, il ressort du jugement attaqué que le recourant a porté le premier coup de poing à l'intimé, initiant ainsi la bagarre avant que le troisième protagoniste intervienne pour aider son frère. Par ailleurs, la cour cantonale a également retenu, sans que l'arbitraire ne soit démontré, que le recourant avait eu un comportement actif pendant la bagarre dès lors que les images de vidéo-surveillance le montraient se dirigeant clairement vers ses adversaires. En outre, lorsque le troisième intervenant, C.B.________, était intervenu pour soutenir son frère et porter des coups au recourant, ce dernier s'était relevé et avait saisi une barrière de sécurité, ce qui avait été perçu comme relançant la bagarre alors qu'elle s'achevait. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait sans violer le droit fédéral considérer que le recourant avait participé à une rixe au sens de l'art. 133 CP et avait l'intention d'y participer. Elle pouvait également retenir que le recourant ne s'était pas borné à repousser l'attaque ou à séparer les protagonistes au sens de l'art. 133 al. 2 CP.