Citation: 4A_483/2022 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, le recourant soutient que la question juridique de principe à résoudre est celle de savoir si le contenu d'une requête de conciliation est un moyen de preuve admissible au regard de l'art. 205 al. 1 CPC. Il affirme que cette incertitude doit être levée par le Tribunal fédéral. La question revêtirait d'ailleurs une portée pratique importante puisque les tribunaux devaient régulièrement juger des causes dans lesquelles les requêtes de conciliation étaient produites à l'appui de la demande ou de la réponse. La cour cantonale vaudoise serait elle-même contradictoire dans sa pratique, puisque dans un arrêt de 2020, elle aurait admis la production de la requête de conciliation, se référant à une position défendue par un auteur de doctrine, alors que dans l'arrêt attaqué, elle aurait considéré que l'allégué 7 de la requête de conciliation ne pouvait être exploité au fond. Toutefois, le recourant ne démontre pas l'existence d'une incertitude caractérisée qui appellerait de manière pressante un éclaircissement du Tribunal fédéral. En particulier, il ne suffit pas de mentionner un arrêt cantonal, dans lequel la même autorité aurait retenu une autre solution, fondée sur un avis de doctrine. Ainsi, les éléments que fournit le recourant s'agissant de l'existence d'une prétendue question juridique de principe sont insuffisants au regard des exigences de motivation prévalant en la matière. Les compléments qu'il fournit dans sa réplique concernant un autre arrêt rendu par la cour cantonale vaudoise, en 2014, sont tardifs et n'ont pas à être pris en considération. Par ailleurs, l'existence d'une question juridique de principe ne s'impose pas de façon évidente. Au demeurant, la question soulevée est susceptible d'être présentée avec une valeur litigieuse suffisante pour ouvrir la voie du recours en matière civile. Partant, le recours en matière civile est irrecevable. On peut néanmoins relever que, quoi qu'il en soit, cette question n'est pas décisive pour l'issue du litige (cf. consid. 3 ss infra).