Citation: 4A_10/2010 20.12.2010 E. 2.2

2.2.1 Dans la première branche de son moyen, le recourant allègue avoir conclu, devant le TAS, à ce que l'intimé soit condamné à lui payer la somme de 83'587 euros au minimum, avec intérêts au taux légal de 5% dès le 2 août 2005, en précisant qu'il s'agissait de la "date de résiliation". Il ajoute que l'intimé n'a pas contesté que les intérêts devaient courir dès la date précitée, raison pour laquelle aucune des parties n'a développé, par la suite, une argumentation juridique sur la question du dies a quo pour le cours des intérêts. Or, poursuit le recourant, l'arbitre unique, sans même avoir interpellé préalablement les parties sur ce point, a décidé, contre toute attente, que les intérêts commenceraient à courir 30 jours après la notification de sa sentence. Il l'aurait ainsi privé de la possibilité de démontrer que la somme que lui devait l'intimé était immédiatement exigible au moment de l'extinction des rapports de travail. 2.2.2 Le recourant plaide en vain l'effet de surprise. D'abord, il convient de reproduire ici, mot pour mot, les deux passages de son mémoire de réponse du 9 juillet 2009: " 74. Au vu de ce qui précède, l'intimé [i.e l'actuel recourant] conclut à la confirmation de la décision entreprise dans la mesure où elle condamne l'appelant [i.e l'actuel intimé] à lui payer une indemnité totale égale ou supérieure à EUR 83'587 avec intérêts au taux légal de 5% dès le 2 août 2005 (date de la résiliation)." *** "III. Conclusion