Citation: 1B_569/2021 E. 2.2

2.2. Il ressort des écoutes techniques, telles qu'elles sont notamment mentionnées dans l'ordonnance du 5 août 2021 à laquelle l'arrêt attaqué se réfère expressément, que le recourant, ainsi que son comparse C.________, étaient désignés par leur interlocuteur comme "les petits". Il en résulte suffisamment clairement que tous deux semblaient au courant de la nature du transport qu'ils effectuaient ("C'est bon là. Ils sont à Genève. Je leur ai dit garez vous bien. Faites le tour de la voiture. Garez vous dans une zone commerciale. Regardez si les keufs vous ont pas suivis"). Il en ressort également que le commanditaire avait confiance dans les deux intéressés ("moi les petits j'ai confiance"), ce qui peut là aussi sous-entendre que tous deux connaissaient la nature du transport. En outre, alors que C.________, tentant de disculper le recourant, a affirmé que celui-ci n'était pas payé pour ce transport, le recourant lui-même a indiqué qu'il devait recevoir 100 euros. Par ailleurs, le recourant n'a apporté aucune explication crédible sur l'échange de véhicules qui a précédé l'entrée en Suisse. C.________ a encore affirmé que la remise de la drogue avait eu lieu dans le véhicule où se trouvait le recourant, et que ce dernier était stressé au moment de passer la frontière, ce qui s'expliquerait difficilement s'il s'était agi, comme prétend le recourant, d'aller simplement chercher une montre. Compte tenu de ces éléments, les charges apparaissent manifestement suffisantes à ce stade et ne se sont nullement amoindries.