Citation: 7B.206/2005 02.02.2006 E. 3

En deuxième lieu, la recourante reproche à la Commission cantonale de surveillance d'avoir en réalité procédé à une prolongation de délai non conforme au droit. Elle estime que l'égalité de traitement des créanciers imposerait que tous les créanciers disposent d'un seul et même délai pour solliciter la cession au sens de l'art. 260 LP. La recourante semble ignorer que le délai imparti pour requérir l'autorisation d'ester en justice est un délai pour agir, prolongeable et restituable (Gilliéron, op. cit., n. 48 ad art. 260 LP), ce qui peut conduire à une certaine disparité des délais fixés aux créanciers. Elle omet de considérer en outre le cas du créancier produisant tardivement (art. 251 LP) et demandant simultanément la cession des droits de la masse, créancier qui a le droit d'obtenir la cession si sa production est admise à l'état de collocation (arrêt 7B.94/2003 du 24 juin 2003). Le deuxième grief doit donc également être rejeté.