Citation: 6B_1400/2021 E. 1

A l'inverse de ce que soutient le recourant, sa participation à la commission de l'infraction ne peut ensuite nullement être qualifiée de contribution accessoire (sur les actes de participation accessoire, tels que l'instigation et la complicité, voir ATF 144 IV 265 consid. 2.3.2). Il a en effet demandé - directement ou par le biais de B.________ - l'ouverture d'un délai-cadre d'indemnisation de l'assurance-chômage, en sachant qu'il n'avait pas cotisé pour cette assurance et qu'il n'était pas domicilié en Suisse, et entendait obtenir de la sorte pour lui-même des prestations sociales manifestement indues. La contribution du recourant a donc porté sur l'élément constitutif central de l'infraction. On ne saurait enfin faire abstraction des circonstances du cas d'espèce et se référer au seul montant effectivement perçu indûment. En produisant un dossier contenant des documents qu'il savait controuvés, le recourant a, volontairement et en connaissance de cause, fait des déclarations fausses et incomplètes afin d'induire les organes de l'assurance-chômage en erreur et obtenir de la sorte l'ouverture d'un délai-cadre d'indemnisation de l'assurance-chômage au détriment de l'ensemble de la collectivité des assurés. Comme l'a relevé sans arbitraire la cour cantonale, il a de plus fait preuve d'une collaboration médiocre au cours de l'enquête et sa situation personnelle - précaire à l'époque des faits - n'explique en rien ses actes. Pour le surplus, il n'apparaît pas que la cour cantonale a méconnu des éléments déterminants, pas plus qu'elle en aurait négligé certains ou aurait accordé une importance excessive à d'autres. Dans ces circonstances, la condamnation du recourant pour obtention illicite de prestations d'une assurance sociale (au sens de l'art. 148a al. 1 CP) ne prête pas le flanc à la critique.