Citation: 7B_839/2023 E. 2.1

2.1. Le recourant reproche à la Chambre pénale une violation des art. 132 CPP et 6 CEDH, estimant que la nomination d'un avocat d'office serait nécessaire à la sauvegarde de ses intérêts. D'un point de vue personnel, le recourant se prévaut en particulier de son absence d'attaches avec la Suisse, dont il ne connaîtrait pas les institutions et le système juridique, et du fait qu'il n'aurait aucun soutien familial et administratif; il met également en évidence sa vulnérabilité en raison de son parcours migratoire et de sa consommation de cocaïne. En lien avec les difficultés de la cause en fait et en droit, le recourant conteste en substance les faits qui lui sont reprochés, dont il ne se souviendrait pas en raison de sa consommation hebdomadaire de cocaïne, ce qui impliquerait en outre la nécessité de mettre en oeuvre une expertise; il allégue que d'autres questions difficiles se poseraient, à savoir celle de l'éventuelle révocation du sursis accordé le 17 mai 2021, respectivement d'un éventuel concours entre les infractions pour lesquelles il a été condamné par ordonnance pénale du 11 novembre 2022 - laquelle n'aurait pas été prise en compte par l'autorité précédente - et celles qui font l'objet de la présente procédure; à ces éléments s'ajouteraient une possible jonction des causes et les difficultés juridiques liées à l'application de l'art. 115 LEI. Il fait en outre valoir que les conséquences de sa condamnation sur sa situation administrative pourraient être considérables.