Citation: 6B_383/2024 E. 9.3

9.3. Dans un premier grief, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte, à décharge, de sa situation personnelle et de l'effet de la peine sur son avenir. Dans ce contexte, il invoque notamment s'être volontairement soumis à un suivi psychiatrique, son comportement irréprochable durant sa détention, sa tentative de suicide par pendaison du 11 décembre 2020, le fait qu'il soit privé de s'occuper de sa fille ou encore la difficulté qu'il aura à se réinsérer dans la société une fois sa peine purgée. Étant rappelé que le jugement forme un tout et qu'il est admis que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent, indépendamment du fait qu'ils soient répétés dans le considérant relatif à la fixation de la peine (v. notamment les arrêts 6B_1268/2023 du 21 décembre 2023 consid. 3.4; 6B_1158/2021 du 14 juillet 2022 consid. 2.4; 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.7, non publié in ATF 142 IV 196), force est de constater que la cour cantonale a bel et bien tenu compte de plusieurs des éléments soulevés par le recourant. Ainsi, elle a longuement décrit sa situation personnelle, en particulier son suivi psychiatrique, son comportement en prison, sa tentative de suicide ou encore ses relations avec sa fille (jugement attaqué consid. 1.1, 1.2 et 2). À défaut pour le recourant de soulever et de démontrer que la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation dans le poids qu'elle a donné à ces éléments, aucune violation de l'art. 47 CP ne peut être constatée en l'espèce. Pour ce qui est finalement des difficultés de réinsertion invoquées par le recourant, il découle de la jurisprudence constante qu'elles ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires, tant il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et personnelle du condamné (arrêts 6B_240/2022 du 16 mars 2023 consid. 2.5.2; 6B_1403/2021 du 9 juin 2022 consid. 5.6 et les références citées). Or, n'en déplaise au recourant, sa situation ne diffère pas de celle de nombreux autres condamnés et ne justifiait pas une réduction de la peine.