Citation: 1P.30/2007 27.03.2007 E. 5

La recourante voit également une violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire dans l'absence de traitement de son offre de preuve. Pour le surplus, la décision attaquée serait arbitraire, car s'il est vrai que le couteau n'avait pas été retrouvé, il fallait relever qu'aucune perquisition n'avait été effectuée le soir même des faits au domicile de l'intimé. Pour le reste, les variations mentionnées par la Chambre d'accusation ne concerneraient que des détails. 5.1 Une décision est arbitraire, donc contraire à l'art. 9 Cst., lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si sa décision apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision soient insoutenables; encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat. A cet égard, il ne suffit pas non plus qu'une solution différente de celle retenue par l'autorité cantonale puisse être tenue pour également concevable, ou apparaisse même préférable (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 II 259 consid. 5 p. 280 s.). 5.2 En l'espèce, même à considérer que la recourante n'ait pas menti s'agissant de la commande des taxis, il n'en demeure pas moins que les déclarations de cette dernière sont émaillées de contradictions, qui, comme on l'a vu, ne sont pas négligeables. Il n'a du reste pas été possible de découvrir le moindre élément de nature à établir la réalité des faits dénoncés, de sorte qu'un classement apparaît justifié. La recourante ne démontre au demeurant pas en quoi cette conclusion serait arbitraire, de sorte que le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).