Citation: 4A_515/2017 E. 2.5.2

2.5.2. La défenderesse a d'emblée reconnu que les sociétés C.________ SA, G.________ Co., Ltd. et K.________ Co., Ltd avaient conclu un accord en vertu duquel les trois sociétés formaient une "... [recte:...] luxury business team " pour les activités commerciales des produits de luxe "... " dans les pays où C.________ SA était titulaire de la marque (arrêt entrepris p. 3). Il s'agit d'un accord global couvrant la plupart des opérations, du design des produits à leur vente (" Marketing Support, Product Design, Product Manufacturing, Business Development, Product Sales "; complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF). En partant de ce constat, la cour cantonale a retenu que la marque litigieuse était " utilisée dans le commerce international entre des sociétés qui sont étroitement liées entre elles sur le plan économique " (arrêt entrepris consid. 3.5 p. 10; ci-après également, pour simplifier: " les sociétés du ''groupe'' "). Ce lien étroit est d'ailleurs confirmé par l'activité menée par les sociétés F.________ SA (entreprise qui effectuait l'assemblage, l'emboîtage et le contrôle final) et J.________ SA (qui fabriquait les mouvements des montres et les faisait parvenir à F.________ SA), qui avaient des relations essentiellement (voire exclusivement) avec les sociétés étrangères du " groupe ", la mention de la société C.________ SA (titulaire de la marque) n'apparaissant d'ailleurs pas sur les factures émanant de ces deux sociétés horlogères (arrêt e ntrepris consid. 3.6 p. 10 et consid. 3.6.2 p. 12). Elles envoyaient toutes deux leurs factures aux sociétés étrangères (en principe G.________) et F.________ SA faisait parvenir les produits finis aux sociétés H.________, G.________ et I.________ (appartenant au même " groupe ") qui étaient censées les commercialiser à l'étranger (cf. arrêt entrepris consid. 3.6.2). Le procédé a d'ailleurs été relevé par les juges précédents qui ont explicitement noté, en désignant l'une de ces sociétés (G.________), qu'elle " s'est plusieurs fois acquittée, pour le compte de la défenderesse [titulaire de la marque], de factures émises par J.________ SA et que ces factures font référence aux montres commercialisées sous la marque "... " (arrêt entrepris consid. 3.6.3 p. 13). Enfin, dans la mention des faits pertinents, on peut encore relever que, pour chaque envoi de montres aux sociétés du " groupe ", F.________ SA établissait deux factures: une facture d'exportation sur laquelle était indiquée la valeur des montres (" valeur de la marchandise ") et une facture portant sur le travail qu'elle avait effectivement accompli dans ses ateliers (cf. arrêt entrepris consid. 3.6.2 p. 12; déclaration de V.________, directeur de la société F.________ SA, séance du 9 juin 2017, p. 3; complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF).