Citation: 6B_711/2021 E. 2.2

2.2. En l'espèce, se référant à une correspondance adressée le 11 juin 2020 par le SEM à l'OCPM, l'autorité précédente a d'abord relevé que le Gabon ne connaissait pas une situation de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée susceptible de mettre concrètement en danger des ressortissants de cet État, même si des troubles y avaient certes eu lieu lors de la crise électorale de 2016 - lors de laquelle des opposants au régime avaient été emprisonnés - et si la situation politique y restait tendue. S'agissant particulièrement du recourant, qui résidait en Suisse depuis 2002, celui-ci n'avait toutefois pas établi avoir conservé depuis lors des liens avec des mouvements d'opposition politique au Gabon. Il n'apparaissait dès lors pas qu'en cas de renvoi dans son pays d'origine, l'intéressé serait concrètement exposé à des persécutions ou à d'autres traitements inhumains ou dégradants. La cour cantonale en a déduit que son expulsion n'avait pas à être différée (cf. arrêt attaqué, consid. 5.2 p. 8 s.).