Citation: 6B_983/2023 E. B

Par jugement du 10 mai 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel du ministère public en ce sens qu'elle a reconnu A.________ coupable de brigandage qualifié au sens de l'art. 140 ch. 4 CP, l'a condamné à une peine privative de liberté de cinq ans et a ordonné son expulsion du territoire suisse pour une durée de cinq ans. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. La cour d'appel a retenu les faits suivants: B.a. A.________ est né en 1985 au Kosovo. Il vit en Suisse depuis l'âge de six ans et y a suivi toute sa scolarité obligatoire. Il a ensuite débuté un apprentissage de dessinateur en bâtiment, mais l'a arrêté une année plus tard. Par la suite, il aurait eu sporadiquement quelques emplois. Il vit toutefois, depuis plusieurs années, au bénéfice du Rl et perçoit des revenus tirés d'activités "au noir". A.________ a accumulé des dettes à hauteur de 53'000 francs. Sur le plan personnel, il consomme de temps en temps de la cocaïne et de l'alcool mais dit ne plus souffrir de dépendance comme cela a été le cas par le passé. Divorcé depuis 2021, A.________ est père d'une fille de 12 ans qui est sous la garde de sa mère mais avec laquelle il a conservé de forts liens, bien qu'il ne contribue pas à son entretien. Sa fille vient régulièrement lui rendre visite en détention, renonçant souvent à ses entraînements de basketball pour le voir; elle est très attachée à son père qui était très présent avant son incarcération. A.________ s'est marié au Kosovo en 2008 et reste lié à sa belle-famille. Il a encore un oncle et une tante dans ce pays. Sa famille proche réside en Suisse, en particulier son père et ses frères, dont l'un est handicapé. A.________ s'est par ailleurs occupé de sa mère durant ces trois dernières années, laquelle est décédée du cancer. Elle vivait en Suisse depuis 1991. B.b. Entre le mois d'août 2019, les faits antérieurs étant prescrits, et le 24 août 2021, date de son interpellation, A.________ a consommé de la cocaïne à raison de deux fois par mois au moins. B.c. À U.________, le 24 août 2021, vers 00h10, A.________, dans le but de recouvrer une prétendue créance de jeu, a contraint B.________ à lui remettre tout ce qu'il avait sur lui, en le menaçant verbalement, physiquement et en faisant usage d'un cutter. A.________ a asséné à B.________, à tout le moins, trois coups de cutter, lame déployée et de manière appuyée, sur son casque de vélo qu'il portait. Il a ensuite posé, durant environ 10 secondes" son cutter, lame ouverte, contre la gorge de B.________ en lui disant: "je vais te tuer, je vais te tuer" et qu'il allait lui "ouvrir la gueule". En même temps, il lui répétait de tout lui donner et appuyait son poing gauche contre la pomme d'Adam de B.________ qui avait la tête dans un buisson situé derrière lui, l'empêchant de respirer, mais sans pour autant lui provoquer de vision noire ou d'évanouissement. B.________ a ensuite remis son portemonnaie à A.________ qui l'a déposé sur un muret car celui-ci ne contenait pas d'argent. Après avoir fouillé le blouson de la victime, constatant qu'il n'avait pas d'argent, A.________ a reposé son poing contre la pomme d'Adam de B.________ et le cutter contre son cou durant environ 10 secondes en lui disant "donne-moi tout, je vais te tuer". B.________ lui a remis son téléphone et trois flacons de méthadone. Enfin, A.________ lui a intimé de "dégager" et lui a donné un coup de pied dans la cuisse, ce qui a fait tomber B.________ au sol.