Citation: 8C_806/2019 E. 5

En ce qui concerne l'accident du 24 mai 2013, la cour cantonale a fait siennes les conclusions médicales des doctoresses K.________ et L.________ de la CNA, selon lesquelles cet événement avait causé à l'assuré une contusion au coude droit avec un statu quo sine largement atteint au 13 septembre 2015, les atteintes tendineuses décrites sur la base de l'imagerie du 4 juillet 2013 (tendinopathie avec déchirures interstitielles et non transfixiantes) étant dues à une pathologie essentiellement dégénérative. Elle a considéré que ces médecins avaient expliqué de manière circonstanciée et convaincante que le choc direct d'une canne de hockey ne pouvait pas entraîner une épicondylite (ou enthésopathie) car une telle atteinte survenait à la suite de sollicitations du bras importantes et répétées, et était d'étiologie multifactorielle avec la prédominance d'une dégénérescence. Quant aux pièces médicales produites en cours de procédure par l'assuré (en particulier du docteur M.________ du Service médical régional de l'AI), elles ne contenaient rien qui pût démontrer l'existence d'un lien de causalité entre une telle atteinte et l'accident du 24 mai 2013. Toujours selon la cour cantonale, les éléments médicaux au dossier ne permettaient pas non plus de retenir que l'épicondylite constituait une maladie professionnelle. S'agissant des suites de l'événement du 20 janvier 2015, la cour cantonale s'est essentiellement fondée sur l'avis exprimé par les mêmes doctoresses K.________ et L.________ dans leur appréciation du 4 mai 2016, à laquelle elle a accordé pleine valeur probante. D'après ces médecins, sur les images IRM du genou gauche du 5 février 2015, on pouvait visualiser que les ménisques tant interne qu'externe étaient touchés et qu'ils présentaient une fissure horizontale caractéristique d'une atteinte dégénérative du ménisque; du côté interne, la fissure était associée à un kyste méniscal, ce qui parlait en faveur d'une dégénérescence dès lors qu'un tel kyste ne se développait pas en peu de temps; par ailleurs, l'assuré présentait une altération du cartilage sous la forme d'une chondropathie de grade IV. Ils en ont conclu que l'atteinte méniscale ne pouvait qu'être antérieure à l'événement du 20 janvier 2015 et que ce dernier avait uniquement causé une rupture du ligament latéral interne, laquelle était cicatrisée au 13 septembre 2015. En conséquence, en l'absence d'un lien de causalité entre les troubles encore présents à cette date et les accidents assurés, la cour cantonale a jugé que la décision de suppression des prestations de la CNA était justifiée.