Citation: I 791/05 26.06.2006 E. A

Ressortissant espagnol né en 1945, R.________ a exercé divers emplois, d'abord en Suisse de 1964 à 1975, puis dans son pays d'origine; sa dernière activité (représentant de commerce) a été suivie d'une période de chômage, puis d'un arrêt maladie dès le 6 mars 2003 en raison d'une pathologie cardiaque. Il a requis des prestations de l'assurance-invalidité suisse par l'intermédiaire de l'institut national de la sécurité sociale (INSS); sa requête, datée du 10 décembre 2003, est parvenue à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'Office AI) le 2 mars 2004. Entre autres mesures d'instruction, l'administration a recueilli l'avis du docteur L.________, médecin auprès de l'INSS, qui a, pour l'essentiel, repris les informations fournies par les docteurs H.________, D.________, A.________ et P.________, services de cardiologie et de médecine interne de l'Hôpital X.________. Constatant la présence de multiples facteurs cardio-vasculaires (hypertension, hypercholestérolémie, diabète), ces médecins ont fait état d'une cardiopathie ischémique ayant nécessité plusieurs interventions (by-pass mammaire et coronarien, angioplastie, implantation d'un stent), ainsi que d'une infection respiratoire avec réactions bronco-spasmatiques, douleurs thoraciques (angor) et crises de toux (rapports des 5 décembre 2003, 10 et 29 janvier 2004). Estimant qu'il était prématuré d'évaluer le degré d'incapacité, le docteur L.________ a précisé que l'assuré devait, à ce stade, éviter les efforts physiques. L'Office AI a confié le dossier au docteur F.________, médecin-conseil, pour évaluation. Ce dernier n'a retenu aucune incapacité de travail durable, «la maladie [étant] curable et l'activité de représentant fort bien adaptée». Par décision du 10 novembre 2004, confirmée sur opposition le 1er avril 2005, l'administration a rejeté la demande de l'intéressé, l'exercice d'une activité lucrative, dans une mesure suffisante pour exclure le droit à la rente, étant possible et l'ayant toujours été dans l'année précédant le dépôt de sa requête. Faisant valoir la reconnaissance d'une incapacité permanente totale par les autorités espagnoles, R.________ avait déposé, à l'appui de son opposition, de nombreux certificats médicaux qui, pour une partie, figuraient déjà au dossier et qui, pour le surplus, selon le docteur E.________, médecin-conseil de l'AI, confirmaient les éléments connus, le succès des opérations entreprises et le bon fonctionnement du coeur; le praticien rejoignait ainsi l'opinion du docteur F.________ selon laquelle l'activité de représentant de commerce était complètement exigible.