Citation: 8C_280/2022 E. 7.2.4

7.2.4. En ce qui concerne les autres circonstances étrangères à l'invalidité que mentionne le recourant, on rappellera d'abord que la prise en compte d'un abattement en raison des années de service ne se justifie guère dans le cadre du choix du niveau de compétences 1, l'influence de la durée de service sur le salaire étant peu importante dans cette catégorie d'emplois qui ne nécessitent ni formation ni expérience professionnelle spécifique ni par ailleurs une bonne maitrise d'une langue nationale (cf. par exemple arrêts 8C_608/2021 du 26 avril 2022 consid. 4.3.3 et 4.3.4; 8C_64/2021 du 14 avril 2021 consid. 6.3; 8C_46/2018 du 11 janvier 2019 consid. 4.4). Par ailleurs, il sied de souligner que les conditions de la déduction résultant du parallélisme des revenus à comparer (cf. consid. 7.1.2 supra) et de l'abattement sur un revenu statistique pour circonstances personnelles et professionnelles sont dans une relation d'interdépendance, dans la mesure où les mêmes facteurs qui ont une influence sur le revenu ne peuvent pas justifier à la fois une déduction en raison du parallélisme des revenus à comparer et un abattement pour circonstances personnelles et professionnelles (ATF 135 V 297 consid. 6.2). En l'occurrence, cela a comme conséquence que les facteurs énumérés par le recourant (notamment ses connaissances linguistiques et son statut en droit des étrangers) ne pourraient être pris en compte qu'une seule fois, soit dans le cadre du parallélisme des revenus ou dans le cadre d'un éventuel abattement. Si l'on fait abstraction du parallélisme, force est de constater qu'un abattement pour les facteurs invoqués n'entre guère en considération au vu de l'éventail suffisamment large d'activités accessibles au recourant sur un marché du travail équilibré. A cela s'ajoute que le recourant a suivi une formation de technicien en informatique à l'étranger et a travaillé durant deux ans dans la domotique avant d'être employé comme monteur électricien, ce qui montre un potentiel d'adaptation à différents postes. En tous les cas, ces facteurs ne sauraient justifier l'abattement maximal de 25 % nécessaire pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité. Si, par contre, on admet le parallélisme des revenus à cause de ces critères, il n'y aurait plus lieu d'effectuer un abattement. Or, comme on vient de le voir, le revenu avec invalidité reste supérieur à celui sans invalidité même après avoir effectué un parallélisme (cf. consid. 7.1.3 supra), de sorte que le droit à une rente devrait également être nié sous cet aspect.