Citation: 2D_25/2024 E. 6.1

6.1. L'instance précédente a correctement exposé la jurisprudence relative au droit au mariage tel que garanti par l'art. 14 Cst. et 12 CEDH, dispositions qui sont interprétées de manière analogue (cf. ATF 139 I 37 consid. 3.5.2). Il peut donc être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué sur ces points (cf. art. 109 al.3 LTF), étant rappelé que les autorités de police des étrangers sont tenues de délivrer un titre de séjour en vue du mariage lorsqu'il n'y a pas d'indice que l'étranger entende, par cet acte, invoquer abusivement les règles sur le regroupement familial et qu'il apparaît clairement que celui-ci remplira les conditions d'une admission en Suisse après son union (cf. art. 17 al. 2 LEI par analogie; ATF 139 I 37 consid. 3.5.2; 138 I 41 consid. 4; 137 I 351 consid. 3.7). Il y a mariage fictif constitutif d'abus lorsque celui-ci est contracté dans le seul but d'éluder les dispositions de la loi, ce qui est en particulier le cas si les époux, voire seulement l'un d'eux, n'ont jamais eu la volonté de former une véritable communauté conjugale. Une telle volonté est un élément intime, qui, par la nature des choses, ne pourra être établi qu'au moyen d'un faisceau d'indices (ATF 130 II 113 consid. 10.2; 127 II 49 consid. 4a et 5a; arrêt 2C_814/2020 du 18 mars 2021 consid. 5.1).