Citation: 6F_41/2018 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le requérant reproche au Président de la Cour de droit pénal Christian Denys d'avoir fonctionné en cette qualité dans les causes ayant donné lieu aux arrêts 6B_322/2016 du 7 avril 2016, 6B_883/2017 du 8 novembre 2017, 6B_709/2018 du 24 juillet 2018 et 6F_24/2018 du 24 septembre 2018, dans lesquelles il était recourant ou requérant, ce qui ne constitue pas en tant que tel un motif de récusation (cf. art. 34 al. 2 LTF). Dans la mesure où le requérant se plaint du sort de ses précédents recours ou demande de révision, celui-ci ne fait valoir aucun motif de récusation au sens de l'art. 34 LTF et ne rend en particulier pas vraisemblable une éventuelle prévention au sens de l'al. 1 let. e de cette disposition. Le requérant reproche par ailleurs au greffier Numa Graa d'avoir pris part au prononcé de l'arrêt du 3 décembre 2018 en s'étant "aligné avec la manière d'agir" du Président de la Cour de droit pénal Christian Denys. On ne voit pas davantage quel motif de récusation pourrait, à cet égard, entrer en ligne de compte. Le requérant n'établit donc nullement que la cause 6B_1230/2018 aurait été tranchée au mépris d'un motif de récusation. La demande de révision se révèle mal fondée sur ce point. Il est rappelé que les membres d'un collège ayant rendu un arrêt peuvent valablement statuer sur la demande de révision de celui-ci (cf. arrêts 9C_248/2018 du 19 septembre 2018 consid. 1 et les références citées; 6F_8/2015 du 30 avril 2015 consid. 3). Compte tenu de l'inconsistance de l'argumentation du requérant concernant les motifs qui auraient dû, selon lui, conduire à la récusation du Président de la Cour de droit pénal Christian Denys et du greffier Numa Graa, ces derniers peuvent prendre part au présent arrêt.