Citation: 6P.72/2005 06.09.2005 E. A

Par arrêt du 17 mars 2005, la Cour criminelle du Tribunal cantonal jurassien a notamment condamné F.________, né en 1979 à Doiyna-Kruprivna en Bosnie, originaire de Baden (AG), pour brigandage qualifié, vol, dommages à la propriété et utilisation frauduleuse d'un ordinateur, à une peine de neuf ans de réclusion, sous déduction de 805 jours de détention préventive. En bref, l'arrêt cantonal repose sur les faits suivants: A.a Dans la nuit du 27 au 28 novembre 2002, D.________, F.________, G.________ et B.________ se sont rendus à Courrendlin au Casino du Jura, où ils ont agressé le croupier qui sortait du casino, afin de le forcer à leur ouvrir la porte principale du casino, au moyen des clés qu'il détenait. Les quatre comparses ont tabassé le croupier, le frappant violemment avant et après l'avoir menotté, et lui ont tiré une balle dans la jambe. Une fois dans l'établissement, ils ont conduit le croupier jusqu'au boîtier principal du système d'alarme, qu'il a dû neutraliser. Les malfaiteurs ont ensuite traîné leur victime dans le bureau où ils lui ont donné l'ordre d'ouvrir le coffre-fort. Après s'être emparés d'une somme d'environ 170'000 francs, ils ont abandonné la victime, gravement blessée, menottée, allongée sur le dos, à même le sol du bureau. A.b En outre, entre les 12 et 13 octobre 2002, à Nussbaumen b. Baden, F.________ a dérobé divers bijoux, deux cartes bancaires et un coffre-fort d'une valeur totale de 9'540 francs et causé des dommages pour un montant de 2'000 francs environ. Le 13 octobre 2002, il a retiré de l'argent avec les cartes bancaires dérobées, soit les sommes de 1'170 francs et de 500 francs, à Zurich et à Berne. A.c F.________ a nié toute participation au brigandage. S'agissant du second cas, il a admis avoir utilisé frauduleusement les cartes bancaires, mais a soutenu les avoir trouvées au bord de la Limmat. La cour cantonale a considéré ces explications peu plausibles, voire invraisemblables, notamment en raison du fait qu'aucune perte n'avait été annoncée. Elle a ajouté que le recourant n'avait cessé de mentir tout au long de l'instruction, ce qui constituait un indice supplémentaire de sa culpabilité.