Citation: 5A_146/2023 E. 7.3.3

7.3.3. En l'espèce, comme dit précédemment, le recourant n'a pas démontré que l'autorité cantonale aurait arbitrairement omis de retenir que des agissements illicites tels que mensonges et tromperies intentionnels ressortaient des pièces qu'il a citées (cf. supra consid. 4). C'est donc à juste titre que l'autorité cantonale a retenu que le litige avait uniquement trait à l'indemnisation de l'exécuteur testamentaire (art. 517 al. 3 CC), raison pour laquelle elle a considéré qu'elle n'avait pas à entrer en matière sur la question. Dans tous les cas, les arrêts sur lesquels le recourant se fonde pour démontrer que les comportements qu'il dénonce justifierait une révocation par l'autorité de surveillance ne sont pas pertinents: l'arrêt 5A_183/2022 du 7 juillet 2022 concernait un cas où les prélèvements effectués par l'exécuteur testamentaire s'apparentaient manifestement à une soustraction d'actifs parce qu'ils avaient été opérés sans en informer les héritiers et sans que l'exécuteur testamentaire ne cherche à justifier ses supposées provisions pour honoraires; quant aux arrêts 5D_136/2015 du 18 avril 2016 et 5A_107/2014 du 1 er avril 2014, ils rappellent les situations où certaines mesures financières opérées par l'exécuteur testamentaire révèlent que celui-ci est indigne de confiance parce qu'il mélange son patrimoine avec celui de la succession. Le recourant s'emploie à tenter de faire entrer les prélèvements d'avances dans la catégorie de tels actes ayant donné lieu à une destitution, uniquement parce qu'il les considère indus au vu de la nature et de l'étendue de l'activité développée ainsi que des compétences de l'exécuteur testamentaire qui ne justifieraient selon lui pas le taux horaire appliqué. Or, dans le cas présent, l'autorité cantonale a établi que l'exécuteur testamentaire avait précisément informé les héritiers de son activité et de sa rémunération, ainsi que des prélèvements qu'il estimait dus à titre d'avances et de frais induits par l'exécution de son mandat. Les griefs soulevés par le recourant entrent dès lors dans la compétence du juge civil, et non dans celle de l'autorité de surveillance. Il suit de là que le grief d'abus du pouvoir d'appréciation dans l'application de l'art. 518 CC (en lien avec l'art. 517 al. 3 CC) doit être rejeté.