Citation: 2C_772/2017 E. 3.1.3

3.1.3. La recourante soutient que, en attribuant au Conseil d'Etat la compétence de déterminer le contenu des examens auxquels doivent se soumettre les chauffeurs VTC, qui peuvent ainsi différer des examens imposés aux chauffeurs de taxis, l'art. 6 al. 3 in fine LTVTC/GE introduirait une inégalité de traitement entre concurrents directs contraire aux art. 27 et 94 Cst. Elle affirme, en substance, que la norme contestée aurait pour effet de faciliter de manière excessive l'accès à la profession de chauffeur VTC. La Société soutient en outre que cette violation de sa liberté économique - sous l'angle de l'égalité de traitement entre concurrents - serait disproportionnée et "dépourvue de tout intérêt public ou privé" (recours, p. 17).