Citation: 5A_327/2018 E. 7.2.2

7.2.2. Vu les considérations qui précèdent, il convient d'admettre que l'épouse aurait droit à une contribution d'entretien de 2'316 fr. à compter du 1er septembre 2017. Dès lors que la contribution d'entretien en faveur du conjoint est soumise à la maxime de disposition (art. 58 CPC), cette conclusion se heurte toutefois à l'interdiction de la reformatio in pejus, la Juge déléguée ayant fixé la contribution d'entretien de l'épouse à 757 fr. par mois du 1er septembre 2017 au 31 août 2018. Par ses conclusions devant le Tribunal de céans, le recourant conclut néanmoins à la confirmation de la décision de première instance, à savoir à l'attribution d'une contribution d'entretien en faveur de son épouse de 2'115 fr. par mois dès le 1er septembre 2017. L'on peut donc s'en tenir à ce dernier montant pour la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2018 sans violer le principe de l'interdiction de la reformatio in pejus en tant que le recourant conclut lui-même à devoir verser à son épouse, dans un premier temps, un montant supérieur à celui retenu par la cour cantonale pour cette période. A compter du 1er septembre 2018, le montant de 2'316 fr. retenu par la cour cantonale pourra en revanche être confirmé et versé à l'intimée.