Citation: 6B_363/2020 E. 3.4

3.4. De manière générale, les peines doivent être exécutées sans retard. Cette exigence se justifie d'autant plus à l'égard d'une peine importante pour des infractions graves en considération de la crédibilité du système pénitentiaire et de l'effectivité des sanctions (cf. arrêt 6B_1252/2013 précité consid. 4.3). En l'occurrence, le jugement du 20 août 2018 a été définitivement confirmé par l'arrêt 6B_1160/2018 précité du 12 juin 2019. On ne voit pas quel motif aurait justifié un ajournement de la sanction. Il ressort d'ailleurs de l'arrêt attaqué que le recourant était convoqué le 28 janvier 2020 pour l'exécution d'une peine privative de liberté, l'intéressé ayant en outre mentionné une convocation pour février 2020. Lors de son audition par le ministère public du 14 janvier 2020, le recourant a déclaré qu'il avait l'intention d'accepter son incarcération, mais qu'il ne trouvait "pas normal" d'avoir fait l'objet d'un mandat d'amener (cf. PV d'audition du 14 janvier 2020, p. 11). La mise en détention du recourant le 14 janvier 2020 a donc uniquement eu pour effet d'avancer de quelques jours l'exécution des peines privatives de liberté à laquelle le recourant était préparé et acceptait de se soumettre. Ce dernier ne peut désormais s'opposer à l'exécution des sanctions simplement car il estime que sa mise en détention a été effectuée quelques jours trop tôt. Le recourant n'a donc pas d'intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de l'arrêt attaqué (cf. art. 81 al. 1 LTF), dans la mesure où il conteste la nature de la détention ordonnée ou encore le déroulement des événements du 14 janvier 2020. Il ne peut tirer argument, à cet égard, des prétendues demandes de révision qu'il aurait déposées concernant diverses décisions, le recourant ne contestant pas le caractère définitif et exécutoire du jugement du 20 août 2018, en raison duquel il exécute actuellement ses peines privatives de liberté.