Citation: 1C_460/2022 E. 1

Par décision du 11 octobre 2021, la Présidente du Conseil supérieur de la magistrature du canton de Genève (CSM) a classé la dénonciation de A.________ aux termes de laquelle il reprochait au Procureur genevois B.________ un manque d'impartialité et de célérité en lien avec la conduite d'une procédure pénale: d'une part, un prévenu aurait remis au Procureur lors de l'audience du 16 janvier 2019 une enveloppe en lui disant "Vous lisez. Il y a tout dedans. Ma fille vous connaît très bien", sans qu'il n'en soit fait mention au procès-verbal; d'autre part, le Procureur précité n'aurait pas rendu de décision depuis plus de trois ans. A.________ ayant persisté dans sa dénonciation, le CSM, siégeant in corpore, a, par décision du 15 novembre 2021, confirmé le classement au motif que le CSM n'était ni une autorité de révision ni une autorité de recours contre les décisions des juridictions cantonales et que l'examen du dossier ne révélait aucun manquement disciplinaire qui soit imputable au magistrat concerné; il a par ailleurs constaté que l'enveloppe remise par le prévenu au magistrat lors de l'audience du 16 janvier 2019 comportait des pièces comptables en lien avec la procédure pénale, que le retard à statuer ne revêtait pas de caractère disciplinaire et n'avait pas fait l'objet d'un recours pour déni de justice. Par arrêt du 3 août 2022, la Cour d'appel du pouvoir judiciaire du canton de Genève a déclaré irrecevable le recours déposé par A.________ contre la décision du CSM, faute de qualité pour recourir. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 3 août 2022 et de renvoyer la cause à l'instance cantonale pour nouvelle décision au sens des considérants. Il n'a pas été demandé de réponses au recours. Le dossier cantonal a été produit.