Citation: 5A_427/2008 08.09.2008 E. 4

La recourante reproche encore à l'autorité précédente de ne pas avoir admis que ses revenus diminueront de près de 50% dès août 2008 en raison de son départ à la retraite; elle y voit une violation arbitraire des art. 198 et 287 CPC/VS. 4.1 Selon l'art. 198 CPC/VS, avant de déposer, la partie est exhortée à dire la vérité et son attention est attirée sur les sanctions pénales d'une fausse déclaration en justice, ce double avertissement étant consigné au procès-verbal. Quant à l'art. 287 CPC/VS, il prévoit notamment que le juge statue au vu des pièces, des renseignements écrits, des inspections des lieux et des dépositions des parties. 4.2 En l'espèce, l'autorité précédente n'a pas ignoré la déclaration que la recourante a faite lors de son interrogatoire du 17 octobre 2007. Elle avait alors dit qu'elle avait avisé son directeur en 2006 de son départ à la retraite pour juin 2008 et que sa rente ne s'élèverait approximativement qu'à 2'200 fr. par mois. La juridiction précédente a cependant considéré que la recourante n'avait pas allégué de tels faits dans sa requête de mesures provisoires, ni produit de pièce à ce propos; par surcroît, le montant susmentionné lui a paru peu élevé. Partant, elle a estimé qu'elle n'avait rendu vraisemblables ni le fait qu'elle prendrait sa retraite en juin 2008, ni le montant de sa rente. 4.3 L'obligation de dire la vérité qui découle de l'art. 198 CPC/VS ne saurait avoir pour conséquence que le juge est lié par les déclarations des parties. Au contraire, le juge apprécie les preuves en fonction de l'ensemble des éléments disponibles; les déclarations des parties, qui sont parfois contradictoires, ne sont que l'un de ces éléments, comme cela ressort de l'art. 287 CPC/VS. Il n'y a donc pas lieu de considérer comme incompatible avec les principes posés par les dispositions cantonales précitées l'appréciation du juge qui, au regard de l'ensemble des circonstances, ne retient pas comme vraisemblable la déclaration d'une partie. L'autorité cantonale était, en l'occurrence, d'autant moins tenue par la déposition de la recourante que sa déclaration portait sur des événements futurs, éventuels (i.e. départ à la retraite et diminution des revenus), et non sur des faits passés, certains.