Citation: 5C.192/2004 14.12.2004 E. A

A.a De 1977 à 1986, A.________ a conclu cumulativement auprès de Y.________, société reprise depuis lors par X.________, les trois contrats d'assurance-vie suivants: - une police du 24 octobre 1977, régie par les conditions générales d'assurance (ci-après: CGA) de 1974, qui lui garantissait notamment un capital de 6'210 fr. en cas de décès après maladie, en cas de vie à l'échéance du 1er novembre 2012 et en cas d'invalidité permanente; - une police du 19 janvier 1981, régie par les CGA de 1980, qui lui assurait notamment un capital en cas de décès, en cas de vie à l'échéance du 1er février 2014 et en cas d'invalidité de 10'000 fr., plus un capital complémentaire déterminé selon une échelle dégressive; - et une police du 21 mai 1986, régie par les CGA de 1983, qui lui garantissait notamment un capital de 14'000 fr. en cas de décès, en cas de vie à l'échéance du 1er juin 2019 et en cas d'invalidité. Chacune de ces polices libérait l'assuré du service des primes en cas d'incapacité de travail d'au moins 66 2/3 % et contenait une clause désignant le conjoint survivant comme premier bénéficiaire en cas de décès. A.b L'art. 16 des CGA de 1983 - dont la teneur est identique à celle des art. 16 et 19 des CGA de 1974 et 16 des CGA de 1980 - prévoit que le capital est versé en cas de décès de l'assuré ou, au plus tard, en cas de vie à l'échéance convenue dans le contrat (ch. 1). Mais il précise que l'assurance s'éteint et que le capital assuré en cas de décès n'est pas dû si l'assuré décède dans les douze mois qui suivent le paiement du capital-invalidité (ch. 2 let. a).