Citation: 4P.19/2004 21.04.2004 E. A

L'entreprise X.________ a été assignée en paiement devant le Tribunal de la juridiction des prud'hommes du canton de Genève par demande du 19 septembre 2003. L'action, introduite par un travailleur licencié assisté d'un avocat, portait sur des montants dont le total atteignait 84'042 fr. 70, intérêts en sus. La tentative de conciliation s'est effectuée le 20 octobre 2003. Elle a échoué. Le 18 novembre 2003, le greffe du Tribunal des prud'hommes a adressé aux parties une convocation à une audience de comparution personnelle fixée le 23 décembre 2003, à 18 heures 30. Le 18 novembre également, l'avocat A.________ a déposé au greffe une lettre par laquelle il déclarait se constituer, avec élection de domicile en son étude, pour la défense des intérêts de X.________. Le lendemain, soit en temps utile, l'avocat a adressé à la juridiction des prud'hommes son mémoire de réponse. Le 3 décembre 2003, l'avocat a déposé au greffe une lettre adressée au président du Tribunal des prud'hommes par laquelle il déclarait considérer la citation adressée directement à sa cliente comme nulle. Il faisait valoir que l'élection de domicile n'avait pas été respectée, que la convocation avait été envoyée de manière prématurée (avant l'expiration du délai pour le dépôt de la réponse), et qu'il avait entre-temps pris d'autres dispositions auxquelles il ne pouvait se soustraire. Le 5 décembre 2003, la greffière lui a répondu que la convocation à l'audience du 23 décembre 2003 avait été postée avant l'arrivée de la lettre de constitution et que dès lors que les droits de la défenderesse n'avaient pas été lésés par l"irrégularité soulevée", l'audience était maintenue.