Citation: 7B_73/2024 E. 1.3.3

1.3.3. Le recourant critique l'application faite par la cour cantonale de l'art. 110 al. 4 CPP. Il réitère les propos outranciers et inconvenants qu'il a utilisés dans son recours cantonal, en persistant à traiter les magistrats fribourgeois de "criminels" et de membres de la "Mafia". Il eût été à cet égard loisible à la cour de céans de faire application de l'art. 42 al. 6 LTF, dont la teneur est analogue à celle de l'art. 110 al. 4 CPP, étant relevé que selon la jurisprudence, le fait d'accuser des magistrats d'être membres d'une organisation criminelle constitue des propos manifestement outranciers et inconvenants (arrêt 6B_1515/2021 du 17 mai 2022 consid. 2 et l'arrêt cité). Quoi qu'il en soit, en se bornant à soutenir que la cour cantonale aurait faussement considéré ses affirmations comme inconvenantes car il ne ferait que "relater des faits précis, des situations qui entravent le fonctionnement de l'institution judiciaire, mettre en lumière des crimes [et] rappeler que les magistrats judiciaires ont l'obligation d'appliquer l'art. 302 CPP relatif à l'obligation de dénoncer [...] ceux qui commettent les violations du droit", le recourant discute librement, partant de manière appellatoire et irrecevable, les faits constatés par les juges précédents. Pour satisfaire aux exigences de motivation requises, le recourant devait s'attacher à démontrer en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire ou de formalisme excessif ou qu'elle aurait violé d'une autre manière le droit en lui retournant son écriture du 16 novembre 2023 au motif qu'elle contenait des propos inconvenants et en considérant qu'il n'avait pas procédé aux corrections dans le délai imparti à cet effet puisqu'il avait renvoyé le même acte avec certains passages biffés. On cherche en vain une quelconque argumentation en ce sens.