Citation: 6B_1199/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu en fait que les filles avaient subi des actes de violence physique, à savoir des coups de ceinture, coups portés suffisamment fort pour laisser des marques. C.A.________ a reçu, tout au plus à trois reprises, des coups de ceinture de la part de l'intimé, qui a cessé de lui infliger ce type de punition, en juillet 2018, à savoir lorsqu'elle a atteint l'âge de sept ans. D.A.________ a été plus fréquemment punie que sa soeur; les faits ont cessé à la même période, à savoir lorsqu'elle était âgée de cinq ans environ. Les fillettes ont également été contraintes par l'intimée de se mettre à genoux les mains en l'air ou sur la tête, punition qui a perduré au-delà de juillet 2018. En revanche, la cour cantonale n'a pas retenu, à la charge des intimés, les autres punitions infligées aux enfants, notamment celle consistant à forcer les filles à se mettre à genoux avec les mains en l'air, une brique de lait sur chacune des mains, et celle consistant à mettre du piment sur le corps de C.A.________, notamment sur les bords des yeux, lui causant ainsi des brûlures; elle a considéré en effet que les faits à la base de ces punitions n'avaient pas été suffisamment établis. Elle n'a pas non plus retenu, à la charge des intimés, la "parentification" des filles, en particulier l'aînée, qui avaient dû pallier les carences des parents et s'occuper du ménage et de leur frère dans des proportions dépassant ce qui pouvait être attendu d'elles à leur âge, dès lors que ces faits ne figuraient pas dans l'acte d'accusation.