Citation: 6B_45/2022 E. 2.3.5

2.3.5. Le recourant se prévaut ensuite de plusieurs précédents jurisprudentiels. 2.3.5.1. La comparaison avec d'autres affaires doit se faire avec prudence, dès lors que le tort moral touche aux sentiments d'une personne déterminée dans une situation donnée et que chacun réagit différemment au malheur qui le frappe. Cela étant, une comparaison n'est pas dépourvue d'intérêt et peut être, suivant les circonstances, un élément utile d'orientation (cf. ATF 138 III 337 consid. 6.3.3 et l'arrêt cité; arrêt 6B_1072/2020 du 26 mai 2021 consid. 5.1). 2.3.5.2. En l'occurrence, le recourant ne peut rien tirer de l'arrêt de la Cour de justice AARP/324/2020 du 15 septembre 2020 consid. 5.2.2. Dans cette affaire - n'ayant en l'occurrence pas fait l'objet d'un contrôle par le Tribunal fédéral - la partie plaignante n'avait pas été hospitalisée et n'avait pas été en incapacité de travail. Le recourant se réfère encore à l'arrêt 6B_135/2008 du 24 avril 2008, dont il ressort que le Tribunal fédéral avait réduit l'indemnité pour tort moral attribuée à une victime de mise en danger de la vie d'autrui et de prise d'otage qualifiée de 10'000 à 6'000 francs. Vu l'ancienneté des faits et le fait que la victime avait bénéficié d'une indemnité supérieure à celle contestée par le recourant, ce dernier ne peut tirer aucune conclusion de cet arrêt. C'est également en vain que le recourant se réfère à l'arrêt 6B_128/2017 du 9 novembre 2017. En effet, dans cette affaire, le Tribunal fédéral - qui statuait sur le recours de l'auteur de l'infraction et non celui de la victime - avait indiqué qu'il n'avait pas arrêté lui-même le montant de l'indemnité mais avait estimé que le montant de 2'500 fr., s'il se trouvait dans la limite inférieure de ce qui demeurait équitable dans le contexte d'une blessure par arme blanche, ne relevait pas, au regard des circonstances, d'un abus du pouvoir d'appréciation. Cela étant, il ressortait de cette affaire que les séquelles dont souffrait la victime n'étaient pas exclusivement dues à l'agression qui faisait l'objet de la procédure pénale (cf. consid. 5.4), ce qui n'est manifestement pas le cas de la présente affaire, le lien de causalité entre l'agression du 10 juin 2017 et les problèmes psychiques de l'intimée ayant été suffisamment établi par les différents certificats et rapports médicaux versés au dossier.