Citation: 5A_843/2023 E. 1

La cour cantonale a quant à elle précisé que le cas concerné se distinguait des autres cas dans lesquels elle s'était distanciée d'expertises prônant la modification de la réglementation de la garde d'un mineur et son placement en foyer notamment, en ce sens que l'instrumentalisation de l'enfant apparaissait aussi massive que l'était l'angoisse de la mère quant aux relations père-fille et son obstruction à la continuation de relations apaisées entre eux. Selon elle, une poursuite de l'exposition de l'enfant à de tels troubles était à l'évidence à même de mettre en danger rapidement le bon développement de celle-ci et le cas concerné différait également des précédents en ce sens qu'elle était encore jeune et peu affectée par les conséquences des enjeux entre ses parents et par le conflit de loyauté que le comportement récurrent de la mère faisait naître chez elle. Il était dès lors encore temps de la protéger de la nocivité de ce comportement à son égard. La juridiction précédente a relevé qu'il s'agissait en outre de prendre en considération le fait qu'alors que la mère avait bénéficié de nombreux suivis devant lui permettre, dans l'intérêt de l'enfant, de relativiser ses angoisses et de cesser de l'impliquer dans son conflit, sa bonne volonté en vue d'un changement avait confiné au néant, de sorte qu'elle avait non seulement mis en échec toutes les aides prodiguées mais qu'elle avait en outre refusé de se plier aux injonctions sous menace de sanctions pénales de l'autorité précédente. Son comportement, sourd à toute raison, et pour lequel elle refusait d'admettre la nécessité d'un traitement, constituait en lui-même un danger pour le développement de l'enfant. La cour cantonale a en outre relevé l'unanimité des curateurs (du SPMi et de représentation) à considérer avec l'autorité de première instance que le développement de l'enfant serait compromis si la réglementation de la garde et des relations personnelles existante devait être maintenue. Elle a finalement retenu que, contrairement à ce que la recourante tentait très succinctement de soutenir, il n'y avait aucune raison de s'écarter de l'expertise rendue et que, en relation avec les considérations développées dans l'arrêt querellé, le fait que l'intéressée ne décelait pas en quoi le maintien de l'enfant chez elle présenterait un danger pour son développement n'était pas un motif suffisant pour ce faire. La juridiction précédente a en outre relevé que les experts avaient été interrogés par les parties et qu'ils avaient répondu à leurs interrogations, sans remettre en cause leurs conclusions.