Citation: 4A_437/2023 E. 6.3

6.3. Le recourant considère que la mise en cause d'un colocataire qui n'habite pas dans les locaux justifie l'assistance d'un mandataire, dans la mesure où il n'aurait pas pu identifier seul qu'il lui appartenait de mettre en cause également un colocataire garant dans la procédure, où le formalisme procédural exige, déjà au stade de la requête de conciliation, la mise en cause de toutes les parties qui doivent l'être, et où une erreur à ce stade ne peut pas être corrigée ultérieurement. Le recourant avance que la résiliation d'un bail d'habitation ne saurait constituer un cas bagatelle, que l'assistance par un mandataire qualifié permet à la personne qui reçoit un congé de procéder à des vérifications en amont et d'ainsi éviter une procédure au tribunal et qu'il serait absurde de ne pas lui accorder une assistance à ce stade, dans la mesure où cela reviendrait à pousser la personne qui a reçu un congé à ne pas transiger en conciliation pour ensuite bénéficier de l'assistance judiciaire devant le tribunal. Enfin, le recourant invoque que le fait qu'il est allophone constitue une circonstance devant être prise en compte dans la pesée des intérêts devant être effectuée pour déterminer la nécessité de l'assistance d'un mandataire. Selon lui, la Commission de conciliation en matière de baux et loyers tire argument du fait que les débats sont confidentiels au stade de la conciliation pour ne pas nommer d'interprète. Il argue qu'un interprète n'est de toute façon pas une personne outillée juridiquement pour orienter quelqu'un dans la phase de conciliation et que le concours d'un mandataire qualifié est décisif pour le succès de la conciliation.