Citation: 7B_557/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant soutient, pour sa part, que le risque de préjudice irréparable ouvrant la voie du recours selon l'art. 393 CPP résiderait dans le fait que la décision de la Direction de la procédure du 15 janvier 2024 aurait pour lui les mêmes effets qu'un refus de lever des copies du dossier entraînant une violation du principe de l'égalité des armes et de son droit à un procès équitable, ainsi que de son droit d'être entendu. Il se trouverait en effet empêché d'exercer son droit d'obtenir une copie intégrale du dossier à défaut de pouvoir acquitter l'émolument fixé par l'autorité de première instance, comme il l'aurait pourtant démontré pièces à l'appui. Le recourant conteste à cet égard l'établissement des faits opéré par la cour cantonale qui, entre autres, n'aurait arbitrairement pas tenu compte du nombre important de pièces contenues dans la clé USB en cause. Il indique que la possibilité d'obtenir une copie numérique de la clé USB aurait été fixée à un montant à ce point élevé qu'il ne serait pas en mesure de l'avancer. Son argumentation, selon laquelle l'émolument pour une telle opération devrait être fixé en application de l'art. 4 al. 1 let.d RTFMP/GE - et non de l'art. 4 al. 3 RTFMP/GE comme l'aurait laissé entendre la Direction de la procédure - ne serait à ce propos pas de pure convenance, contrairement à ce que relèverait la cour cantonale.