Citation: 6B_246/2022 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant conteste cette appréciation, arguant que l'existence de sommations policières pouvait clairement être déduite tant du rapport de police établi ensuite des faits que des déclarations de l'auteur de ce rapport, le sergent-chef L.________, qui avait été entendu comme témoin aux débats de première instance. Certes, comme l'a relevé la cour cantonale, le rapport de police du 6 juin 2019 faisait état de l'existence de sommations réitérées effectuées par les services de police, avec ou sans mégaphone, en sus des deux premières faites entre 16 heures 50 et 17 heures, sommations qu'une centaine de manifestants avaient toutefois décidé d'ignorer. Pour autant, contrairement à ce que soutient le recourant, le sergent-chef L.________ n'avait pas expressément confirmé, lors de son audition, l'existence de telles sommations formulées après 17 heures à l'attention de l'ensemble des manifestants encore présents. Il en ressort bien plutôt que le policier avait expliqué s'être alors adressé à " certains jeunes " ayant entrepris un sit-in et les avoir convaincus de partir, ce qui avait également entraîné le départ d'autres manifestants. Si l'auteur du rapport avait certes aussi répété que seule avait été contrôlée l'identité de ceux qui étaient restés, il avait néanmoins reconnu qu'il ne s'était pas chargé lui-même d'identifier les intimés comme des manifestants récalcitrants.