Citation: 4C.347/2006 16.01.2007 E. A

Employé dès 1973 au sein de la société anonyme Y.________ SA à ..., X.________ y exerçait depuis 1996 conjointement les fonctions de directeur et d'administrateur délégué; il avait signature collective à deux avec A.________, président et seul autre membre du conseil d'administration. Selon la mise à jour de son contrat de travail datée du 16 avril 1998, il recevait une rétribution mensuelle de 14'200 fr., une prime en fonction des résultats de l'entreprise et une voiture de fonction; le délai de résiliation était fixé à douze mois. Le 17 juin 2002 ont eu lieu une séance du conseil d'administration puis l'assemblée générale ordinaire de Y.________ SA. Au cours de cette dernière, X.________ a été révoqué de sa fonction d'administrateur délégué. Le même jour, son contrat de travail a été résilié avec effet au 30 juin 2003; la lettre de résiliation, écrite au nom de Y.________ SA à ..., porte la signature de A.________, seul membre restant du conseil d'administration. X.________ a été libéré avec effet immédiat de l'obligation de travailler. Le 18 juin 2002, la signature de X.________ a été radiée au registre de commerce, et trois semaines plus tard, le 10 juillet 2002, A.________ y a été inscrit en qualité d'administrateur unique avec signature individuelle. X.________ a par la suite contesté la régularité de la résiliation du 17 juin 2002. Il soutient que son licenciement ne lui a été communiqué valablement que par l'envoi du certificat de travail du 30 juin 2003.