Citation: 6B_1257/2023 E. 1.2

1.2. Face aux versions divergentes des intéressés, la cour cantonale a retranscrit l'appréciation livrée en première instance, selon laquelle il convenait de donner davantage de crédit à la version des faits de l'intimée, les explications du recourant étant peu crédibles. Il avait ainsi été retenu que le recourant avait agi sous l'effet de la colère et que ses actes avaient laissé des ecchymoses sur le dos de l'enfant, constatées par la voisine et attestées par les photos prises par l'intimée. Quant à la lésion alléguée par cette dernière, elle était documentée, compatible avec la version des faits de la victime et confirmée par le témoignage de la voisine. La cour cantonale a rappelé le caractère conflictuel des rapports entre les époux, ainsi que l'appel à la police du 20 mars 2016, ayant donné lieu à un rapport de constat de violence domestique. Relevant que le rapport de police ne faisait pas état des ecchymoses et lésion, elle a néanmoins retenu que l'incident avait donné lieu à une violence certaine et avait durablement marqué C.A.________, laquelle avait indiqué dans le cadre de la procédure de divorce, que son papa l'avait tapée, que sa maman avait voulu l'amener à la salle de bain, et que son père avait cassé le téléphone. L'enfant avait par ailleurs déjà évoqué l'incident du 20 mars 2016 (tape, blessure par le téléphone portable) lors d'une visite du Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ) en mars 2017. S'agissant en particulier des actes commis sur C.A.________, la cour cantonale a relevé les déclarations des deux parents au SEJ ainsi que durant la procédure pénale. Dans le cadre de la procédure pénale, le recourant avait admis avoir donné une fessée mais avait prétendu que les rougeurs sur le dos de l'enfant provenaient d'une excursion en luge effectuée ce jour-là. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que le comportement de l'intimée, en plein souper, consistant à prendre des photos des ecchymoses de sa fille dans la salle de bain, était admise par les deux parties. Or seule la version de l'intimée pouvait expliquer cette soudaine initiative. En définitive, à l'instar de la juge de première instance, la cour cantonale a retenu que, le 20 mars 2016, le recourant avait tapé sa fille de manière suffisamment forte pour provoquer des ecchymoses. Il ressortait des photos produites que l'enfant avait été frappée à plusieurs reprises puisque les rougeurs s'étendaient quasiment sur la moitié du dos. La cour cantonale en a déduit que des coups laissant de telles séquelles sur le dos d'un enfant, peu de temps après avoir été reçus, avaient certainement causé une douleur non négligeable. S'agissant des faits commis au préjudice de l'intimée, la cour cantonale a apprécié les déclarations des protagonistes lesquelles convergeaient en tant que le recourant avait cassé ("plié") le téléphone à la seule force de ses mains. Elle a retenu que le recourant avait rejoint l'intimée dans la salle de bain, que les parties en étaient sorties, tout en en venant aux mains et que le recourant avait plié le téléphone portable alors que l'intimée le tenait dans sa main ou essayait de le lui arracher. L'intimée s'était ainsi retrouvée avec des éclats de verre dans la main, ce qui avait conduit à un saignement, constaté par la voisine et attesté par une photo qui paraissait bien avoir été prise ce jour-là. Compte tenu de la force avec laquelle le recourant avait plié l'engin, il ne faisait aucun doute qu'il avait cherché à le briser le plus totalement possible et que, ce faisant, il avait pris le risque que des éclats de verre causent des blessures et s'en était accommodé.