Citation: 6B_770/2022 E. 2

Par acte daté du 8 juin 2022, remis à la poste le lendemain, A.________ recourt en matière pénale au Tribunal fédéral contre un arrêt du 2 mai 2022 par lequel l'Autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a rejeté le recours dirigé par l'intéressée contre une ordonnance du 8 décembre 2021. Par cette dernière, le ministère public a refusé d'entrer en matière sur une plainte déposée par A.________ le 10 novembre 2021 pour "fausse preuve dans une procédure dans les diplômes en Sciences et pratique du Sport (SePS) de la part de l'Université de U.________". En bref, d'après les documents annexés à cette plainte, l'intéressée avait participé à une étape de la course précitée le 24 mai 2017. Son temps officiel selon le classement en ligne était de 1 heure 10 minutes et 35 secondes. Le 29 mai 2017, un groupe de sept étudiants avait spontanément contacté le directeur des sports et indiqué que A.________ avait, en réalité, passé la ligne d'arrivée dans un temps estimé à 1 heure 25 minutes et ne portait pas de dossard durant l'épreuve (des photographies de l'intéressée sans dossard figuraient sur le site de l'organisateur). Le 1er juin 2017, elle s'était présentée au Service des sports pour confirmer son temps enregistré, qui la classait d'une manière qui lui permettait de se présenter à l'examen d'athlétisme. Elle avait signé un document en ce sens. Le directeur des sports avait ensuite obtenu des renseignements auprès de la société organisatrice de la course, notamment des images prises au cours de l'étape du 24 mai 2017. Il en ressortait qu'elle avait effectivement participé à cette étape, mais sans porter de dossard. Elle avait passé la ligne d'arrivée après 1 heure 27 minutes et 2 secondes de course, au 547e rang sur 550 participantes. Aucune image ne montrait le dossard no 882 (muni d'une puce déclenchant la prise d'une photo-finish avec enregistrement du temps), qui lui avait été attribué, passer la ligne d'arrivée alors que ce dossard était au départ de l'épreuve. La seule explication possible selon les responsables de l'épreuve était qu'une tierce personne avait eu ce dossard en sa possession et l'avait approché de la cellule de chronométrage pour la déclencher en dehors de la ligne d'arrivée et du champ des caméras, après 1 heure 10 minutes et 35 secondes de course. Entendue par le directeur des sports, A.________ avait contesté les faits. Le directeur des sports l'avait dénoncée au Rectorat pour ce qu'il considérait comme une fraude. Il ressortait aussi d'une annexe à la plainte du 27 septembre 2019 qu'ensuite de la dénonciation du directeur des sports, une procédure disciplinaire avait été ouverte contre A.________, dans le cadre de laquelle le Rectorat prenait en considération les propos de six étudiants cités nommément, qui avaient spontanément déclaré auprès du directeur des sports que l'intéressée avait franchi la ligne d'arrivée plus de 1 heure 25 minutes après le départ de l'étape.