Citation: 2C_344/2009 17.06.2009 E. 1

Le 18 mars 2009, le Service de la population du canton de Vaud a requis du juge de paix des districts de Lausanne et de l'Ouest lausannois qu'il prenne des mesures de contrainte à l'égard de X.________, alias Y.________, ressortissant guinéen né en 1985. Par décision du même jour, le juge de paix a ordonné la mise en détention du prénommé. Saisie d'un recours contre cette décision, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud l'a rejeté, par arrêt du 28 avril 2009, et a confirmé l'ordonnance de mise en détention. Cette autorité a relevé que le recourant s'était constamment dérobé aux convocations et avait vécu dans la clandestinité. Les rares fois où il avait pu être entendu, il avait toujours refusé de quitter la Suisse. Il n'était réapparu qu'en octobre 2008, dans le but de préparer son mariage avec une Suissesse. Il avait alors dissimulé qu'il avait fait l'objet d'un renvoi sous une autre identité. Par son comportement, X.________ avait ainsi clairement manifesté son intention de ne pas collaborer à l'exécution de son renvoi, ce qui justifiait sa mise en détention administrative en vertu de l'art. 76 al. 1 lettre b ch. 3 et 4 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005 (LEtr; RS 142.20). Par ailleurs, les juges cantonaux ont rejeté le grief selon lequel sa mise en détention serait disproportionnée compte tenu de son projet de mariage. L'intéressé ne pouvait en effet pas compter sur la délivrance d'une autorisation de séjour à bref délai (cf. arrêt 2C_575/2008 du 1er septembre 2008 consid. 5.5), notamment parce que la date du mariage n'avait pas été fixée, l'officier d'état civil s'étant dit convaincu de l'existence d'un abus manifeste du droit au mariage et ayant estimé devoir refuser son concours à la célébration ou à l'enregistrement du mariage, en vertu de l'art. 97a CC. Du reste, la procédure de mariage avait été interrompue en raison du refus du recourant de remettre son passeport aux autorités aux fins d'authentification. Le 25 mai 2009, agissant par l'intermédiaire de son mandataire, X.________ a interjeté un recours en matière de droit public à l'encontre de cet arrêt. Il a conclu, en substance, à son annulation et à ce que sa libération immédiate soit ordonnée. Il a également demandé à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire. Le 9 juin 2009, le Service de la population a ordonné la libération immédiate de X.________. Cette décision a été transmise au Tribunal de céans par le Tribunal cantonal.