Citation: 7B_30/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant se prévaut d'un tort moral qu'il chiffre à 7'000 francs. Il allègue qu'il serait directement lésé par la procédure pour actes d'ordre sexuel endurée; il affirme qu'il aurait été atteint dans son honneur et sa santé en raison des accusations portées contre lui. L'indemnité pour tort moral allouée dans le cadre de la procédure pénale ouverte à son endroit serait d'ailleurs la preuve de la souffrance éprouvée. En l'espèce, les accusations formulées contre le recourant dans la procédure pénale précitée n'ont effectivement rien d'anodin en tant qu'elles portaient sur des actes d'ordre sexuel dont il se serait rendu coupable au préjudice de sa fille mineure. Cependant, comme le souligne le recourant, dans le cadre de l'ordonnance de classement de la procédure pénale évoquée ci-dessus, une indemnité lui a été allouée en réparation du tort moral "au vu de la gravité des faits reprochés [...] et de l'atteinte à sa réputation", aucun lien n'ayant en revanche été établi entre la procédure et les problèmes de santé invoqués par le recourant. Dans cette mesure, le recourant a déjà été indemnisé pour les atteintes inhérentes à la procédure pénale pour actes d'ordre sexuel initiée à son égard. A défaut de plus amples explications, le recourant ne démontre pas à satisfaction de droit qu'il aurait subi une atteinte non couverte par l'indemnisation perçue, ni à plus forte raison en quoi elle atteindrait la gravité objective et subjective que la jurisprudence exige pour l'allocation d'une indemnité pour tort moral. En outre, le recourant s'abstient de tout développement quant à l'atteinte à la santé alléguée, en particulier s'agissant de l'éventuelle souffrance morale qu'il aurait ressentie en raison de la procédure pénale initiale. Il ne prétend à cet égard pas que son état psychique aurait été atteint gravement au point, par hypothèse, de rendre nécessaire une consultation médicale, voire un suivi thérapeutique ou, d'une autre manière, de mettre en péril son bien-être ou sa faculté à gérer le quotidien, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Faute de motivation quant à l'ampleur de l'atteinte à l'honneur et à la santé subie, le recourant échoue à démontrer sa qualité pour recourir s'agissant du classement de la procédure pénale (cf. art. 42 al. 2 LTF). Il s'ensuit que les conditions de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF ne sont pas remplies en l'espèce et que le recourant n'a pas qualité pour recourir sur le fond de la cause. Son recours doit dès lors être déclaré irrecevable sous cet angle.