Citation: 4P.248/2003 25.05.2004 E. 5

Le recourant soulève ensuite le grief de constatation arbitraire de la ratification des actes commis par B.________ et de l'admission de la renonciation par A.________ à des dommages-intérêts. Il se plaint à cet égard de l'application arbitraire de l'art. 8 CC, lequel régit le fardeau de la preuve, ainsi que de l'art. 196 de la loi de procédure civile genevoise (LPC gen.). Pour les motifs exposés au sujet de la prétendue violation de l'art. 424 CO, le recours est irrecevable en ce qui concerne la violation de l'art. 8 CC. Le moyen est également irrecevable dans la mesure où le recourant estime que, sur la base des éléments qu'elle retenait, la cour cantonale ne pouvait pas conclure à l'existence d'une ratification par actes concluants, seule une approbation expresse et écrite pouvant valoir ratification. En effet, savoir si la ratification de tels actes de gestion pouvait intervenir tacitement ou non est une question de droit qui devait être soulevée par la voie du recours en réforme. Il peut être entré en matière dans la seule mesure où le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves et de la violation de l'art. 196 LPC gen. qui sanctionne la libre appréciation des preuves. Le recourant voit un indice contraire à la ratification dans le fait que B.________ a déclaré que A.________ n'avait pas approuvé ses acquisitions de titres U.________ et qu'il lui avait donné l'ordre de les vendre. Or, la cour cantonale n'a pas ignoré ce fait, qu'elle relate, mais elle a aussi relevé que A.________ n'avait pas exigé l'extourne pure et simple de ces achats. Le recourant se borne à prétendre qu'il n'y avait pas de marché pour ces titres, mais il ne démontre pas en quoi cette extourne eût été impossible. Puis le recourant se réfère au témoignage de H.________ qui a déclaré ne pas avoir donné d'instruction pour acheter les titres U.________ ni ratifié ces achats. Là encore, la cour cantonale a rappelé les déclarations de ce témoin. Elle les a analysées en retenant que ledit témoin, bien que réticent à l'égard de ces achats, avait encaissé des dividendes et des bénéfices de revente des titres, avait conclu un contrat de crédit destiné à les financer et n'avait protesté que de nombreuses années plus tard, les titres ayant perdu de leur valeur. Le recourant ne démontre en rien le caractère arbitraire des constatations des juges cantonaux sur ce point. Il voit cependant un indice contraire à ceux retenus par la cour cantonale dans le fait que les actions U.________ avaient été progressivement vendues et qu'aucune autre action n'avait été acquise par A.________ ultérieurement. Or, cela n'est pas exact. Des actions U.________ ont encore été achetées en juillet 1984 pour le compte "ff" . Dans la faible mesure où il est recevable, le moyen examiné apparaît dénué de fondement.