Citation: 7B_356/2024 E. 1

Le Président de la cour d'appel a examiné si la condition de l'indigence de la recourante était remplie et a constaté que tel n'était pas le cas au vu des documents auxquels elle se référait (cf. pièces 107/1 ch. 2 du dossier cantonal). Il en ressortait qu'elle disposait encore au 30 juin 2019 d'un solde de EUR 10'536.18 sur un compte courant et de EUR 100'000 sur un compte épargne. Ces montants apparaissaient suffisants pour lui permettre de couvrir ses frais de défense privée tant en première qu'en deuxième instance, aucun élément concret ne permettant de conclure que cette épargne ne pourrait plus suffire à cette fin. En effet, la recourante avait conclu à l'octroi d'un montant de 59'234 fr. pour ses frais de défense de première instance, tandis que ceux prévisibles en appel devraient être notablement inférieurs à cette somme. En outre, les engagements pris dans la convention passée devant le Tribunal correctionnel ne concernaient que la fortune immobilière de la recourante, qui n'était pas prise en compte. Il n'y avait donc pas lieu de lui désigner un défenseur d'office. La recourante conteste cette appréciation. Elle fait valoir que les économies en question, inscrites le 30 juin 2019 au crédit du compte courant et du compte épargne de son époux, auraient depuis lors été entièrement consommées pour payer les frais de défense du couple. En effet, les honoraires de sa mandataire et ceux de l'avocat de son époux pour la procédure de première instance se seraient élevés à 59'234 fr. respectivement à 99'300 fr. Sur cette somme, seuls EUR 40'959.60 (EUR 14'348.08 + 26'611.50) auraient été versés avant le 30 juin 2019, au moyen des économies sur les comptes précités, alors que le solde aurait été acquitté par la suite. Partant, elle ne disposerait plus de quoi couvrir ses frais de défense en appel. Elle relève en outre être la débitrice solidaire d'une dette de plus de 3 millions de francs envers la plaignante, qu'elle n'aurait qu'en partie honorée au moyen de sa fortune immobilière. Par ailleurs, elle et son époux ne disposeraient pas d'autres revenus que leur pension mensuelle de EUR 2'500 et elle ne posséderait pas (d'autre) fortune mobilière. Partant, sa situation financière serait indubitablement obérée.