Citation: 6B_387/2008 15.08.2008 E. 4

Dans un troisième moyen, le recourant conteste avoir enfreint l'art. 217 al. 1 CP. Cette disposition punit, sur plainte, celui qui n'aura pas fourni les aliments ou les subsides qu'il doit en vertu du droit de la famille, quoi qu'il en eût les moyens ou pût les avoir. 4.1 En l'espèce, la Cour de justice a reconnu X.________ coupable de violation d'une obligation d'entretien, au motif qu'il n'avait versé aucune contribution durant les mois d'avril à juillet 2006. En particulier, elle a retenu que le revenu de 3614 fr. considéré comme exigible de sa part selon l'arrêt du Tribunal de première instance du 22 septembre 2005 n'apparaissait pas excessif, cela d'autant moins que sa situation personnelle ne s'était pas modifiée depuis lors. Elle a ajouté qu'il n'appartenait pas au juge pénal de réexaminer le bien-fondé du jugement du 22 septembre 2005 en tant qu'il imputait à sa seconde épouse, de subvenir à ses propres besoins. Ainsi, il demeurait tenu de s'acquitter de son obligation d'entretien, ce qu'il n'avait pas fait. 4.2 Le recourant objecte qu'il ne disposait pas des moyens financiers suffisants. Il fait grief à la Cour de justice d'avoir procédé à une constatation erronée des faits en ne revoyant pas le montant des charges familiales lui incombant. Sa seconde épouse ne travaillant pas, il se verrait contraint de subvenir par substitution aux besoins de celle-ci, de telle sorte que le revenu de 3614 fr. ne lui permettrait pas de couvrir à la fois le minimum vital de sa famille et le versement de contributions d'entretien de ses enfants issus d'un premier lit. 4.3 Selon les constatations cantonales, les circonstances du cas d'espèce ne se sont pas modifiées depuis l'arrêt du Tribunal de première instance du 22 septembre 2005. Le recourant ne fait valoir aucun motif empêchant sa seconde épouse de travailler et de subvenir à ses propres besoins, comme ce jugement lui en fait le devoir. Il n'y a ainsi pas lieu de revenir sur l'état des charges familiales lui incombant. Comme le précédent, ce grief se révèle également mal fondé.