Citation: U 225/99 22.09.2000 E. 8

8.- Les faits déterminants en ce qui concerne le défaut d'information radiographique sur la position du cathéter sous-clavier et le déroulement de la réanimation sont exposés dans le jugement attaqué, auquel soit renvoi. a) Selon les recourants, l'échec de la réanimation est dû au défaut d'information radiographique sur la malposition du cathéter et à l'arrivée tardive des réanimateurs, 35 minutes au plus tôt après l'arrêt cardio-respiratoire, ce qui a provoqué le décès de l'assurée. Ils se réfèrent au rapport de l'expert judiciaire du 20 janvier 1998, dont il ressort que «(le) défaut d'information radiographique sur la malposition du cathéter a contribué sans aucun doute à l'échec de la thérapie pharmacologique lors de la réanimation». b) Toutefois, dans son rapport du 20 janvier 1998, l'expert judiciaire n'a pas imputé le décès de l'assurée au défaut d'information radiographique sur la position du cathéter, ni au délai de près d'une demi-heure qui s'est écoulé depuis l'arrêt cardio-respiratoire jusqu'à l'arrivée des anesthésistes appelés à la réanimation. Selon lui, il y a une probabilité considérable que son décès soit le résultat d'une multiplicité de problèmes médicaux et de complications associées, ci-inclus les complications iatrogènes. Compte tenu des conclusions de l'expert judiciaire, qui reprennent celles de la première expertise du 25 mars 1994, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter du point de vue des premiers juges, selon lequel il n'y a pas de lien de causalité entre l'absence initiale ou subséquente de contrôle radiographique de la position du cathéter sous-clavier et le décès de l'assurée. Il est établi que, lors de l'arrivée des réanimateurs, celle-ci faisait déjà l'objet d'une tentative de réanimation par le médecin assistant attaché au service et une infirmière. Selon l'expert judiciaire, la situation était déjà mauvaise et on peut donc dire que les actes antérieurs à la tentative de réanimation par les spécialistes n'ont pas été assez efficaces, mais qu'une arrivée antérieure des réanimateurs n'aurait pas été pour autant une garantie de succès. Dans les circonstances de l'espèce, les complications mises en évidence par l'expert judiciaire ne représentent donc pas un événement répondant à la notion juridique de l'accident (SJ 1998 p. 430, où il s'agissait de la section accidentelle de la veine épigastrique, lors de l'opération d'une hernie inguinale).