Citation: I 513/03 18.11.2003 E. 3

3.1 En l'espèce les premiers juges ont nié le droit du recourant à une rente, motif pris qu'il avait présenté une période d'incapacité de travail de durée insuffisante. A l'appui de leur point de vue, ils se sont fondés sur les avis médicaux versés au dossier. En particulier, il ressort d'un certificat du 6 juin 2000 du docteur B.________, que le recourant a subi une incapacité entière de travail à compter du 14 juillet 1999. Dans un rapport subséquent du 21 août 2002, il a précisé que ledit arrêt de travail avait pris fin le 1er juin 2000. Ce point de vue est corroboré par le docteur A.________ dans un rapport du 29 mars 2000. Dans la mesure où les rapports médicaux versés au dossier répondent aux exigences permettant de leur reconnaître pleine valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c), il n'existe aucun élément susceptible de mettre sérieusement en doute leurs conclusions, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. En particulier, le recourant ne saurait se prévaloir du rapport du 17 septembre 2002 du docteur D.________, ophtalmologue. Dans cet avis, ce médecin indique qu'il suit le recourant depuis le 15 mai 2002 en raison d'une rétinopathie centrale séreuse. Pour autant, ce médecin ne fait état d'aucune incapacité de travail relative à cette affection pas plus qu'il n'indique que le recourant en aurait souffert en 2000 déjà. Or, selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 121 V 366 consid. 1b et la référence). Dans ces circonstances, c'est à juste titre que les premiers juges ont retenu que l'incapacité de travail en cause avait commencé le 14 juillet 1999, qu'elle s'était achevée au mois de juin 2000 et dès lors nié le droit à la rente du recourant, au motif qu'il n'avait pas présenté une incapacité de travail pendant une année sans interruption notable (art. 29 al. 1 LAI dans sa teneur en vigueur au 31 décembre 2002). Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé sur ce point.