Citation: 1C_372/2020 E. 1.2

1.2. Selon son dispositif, la décision du DTE habilite l'intimée à déposer sans délai son projet de plan d'extraction et sa demande simultanée de permis d'exploiter (ch. 5.1); elle diffère pour une vingtaine d'années environ le projet et la demande de permis d'exploiter de la recourante (ch. 5.2). L'issue de la procédure d'adoption du plan d'extraction et d'autorisation d'exploiter est réservée, la décision en question "ne valant décision ni pour l'une ni pour l'autre" (ch. 5.3). Enfin, le département "se réserve la possibilité de revenir sur la présente décision au cas où le projet de plan d'extraction et la demande de permis d'exploiter déposés par la société simple B.________ différeraient de manière significative du projet présenté dans le cadre du présent arbitrage" (ch. 5.5). La décision en question ne statue donc pas définitivement sur les projets de plan d'extraction et les demandes de permis d'exploiter, mais fixe un ordre de priorité dans l'examen de ceux-ci. La recourante ne se voit pas définitivement écartée de la procédure puisque la décision réserve expressément les hypothèses dans lesquelles elle serait autorisée à présenter son propre projet sans attendre l'échéance du délai de vingt ans. Il s'agit par conséquent, à l'instar par exemple d'une autorisation préalable de droit des constructions (cf. arrêt 1C_594/2017 du 1er novembre 2017 consid 2.2 publié in SJ 2018 I 186), d'une décision d'ordre procédural, de caractère incident au sens de l'art. 93 al. 1 LTF et le recours ne serait recevable qu'en présence d'un préjudice irréparable.