Citation: 5A_830/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, conformément à l'arrêt de renvoi du 21 février 2023, la cour cantonale a examiné si l'accord de l'intimé, cas échéant du Tribunal de protection, était nécessaire pour le déménagement de la recourante avec sa fille de Genève en Valais. Au terme de son analyse, elle a jugé que tel était le cas dès lors que le déplacement du lieu de résidence de l'enfant avait des conséquences importantes sur l'exercice des relations personnelles entre l'intimé et l'enfant ainsi que sur l'engagement des parties d'instaurer une garde alternée dès la rentrée scolaire 2022. La question qui se pose est donc celle de savoir si la cour cantonale a retenu à bon droit que le mode de prise en charge de l'enfant pratiqué jusqu'au déménagement a été rendu impossible ou excessivement difficile par le changement de domicile de l'enfant, ce que la recourante conteste. Il convient pour ce faire de s'en tenir au régime alors applicable aux relations personnelles entre l'intimé et sa fille, soit celui résultant de l'accord homologué le 3 juillet 2020 par le juge conciliateur du Tribunal de première instance de Genève. A cet égard, il ressort des constatations de la décision attaquée que les relations personnelles entre l'intimé et sa fille ont continué à s'exercer selon les modalités fixées le 3 juillet 2020 jusqu'à la fin du mois de juin 2022. Il s'ensuit que, jusqu'à cette date, le déménagement de la mère ne pouvait pas avoir de conséquences importantes sur les relations personnelles entre l'intimé et son enfant, le mode de prise en charge pratiqué jusqu'alors ayant pu être poursuivi. Demeure ainsi l'argument de la cour cantonale selon lequel, en déménageant à X.________, la recourante a compromis la possibilité d'une garde alternée dès la rentrée scolaire 2022, telle que prévue aux termes de la transaction du 3 juillet 2020. Or un tel argument n'est en l'occurrence pas pertinent s'agissant de la nécessité ou non d'une autorisation pour la modification du lieu de résidence de l'enfant. En effet, comme le soutient la recourante à juste titre, pour déterminer si une autorisation devait ou non être demandée, il y a lieu, à tout le moins dans le contexte particulier du cas d'espèce, de prendre en considération et d'apprécier les circonstances qui existaient au moment du transfert du lieu de résidence, soit en l'espèce à fin septembre 2021. Or, à ce moment-là, il a été constaté que le déménagement à X.________ n'avait entraîné aucune conséquence importante pour l'intimé. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale ne pouvait pas admettre que le déménagement de la recourante aurait des conséquences importantes sur les relations personnelles de l'intimé avec son enfant, même, le cas échéant, dans le futur. Il s'ensuit que la recourante n'avait pas besoin d'obtenir l'autorisation de l'intimé, respectivement de l'autorité de protection, pour déplacer le lieu de résidence de sa fille à X.________, ce déménagement n'ayant en soi aucune conséquence importante pour l'exercice de l'autorité parentale ou des relations personnelles au sens de l'art. 301a al. 2 let. b CC. Le grief est ainsi bien fondé.