Citation: 6A.51/2005 25.11.2005 E. 3

Il faut relever tout d'abord qu'un certain nombre de règles relatives à la circulation routière ont fait l'objet d'une modification (RO 2002, p. 2767) entrée en vigueur le 1er janvier 2005 (RO 2004, p. 2849). Comme les dispositions transitoires relatives à cette modification prévoient que celle-ci s'applique à ceux qui auront commis une infraction aux dispositions sur la circulation routière après son entrée en vigueur (RO 2002, p. 2781), la nouvelle version n'est pas applicable en l'espèce puisque les faits sanctionnés remontent à octobre 2004. 3.1 Comme l'a relevé l'autorité cantonale, l'art. 16 al. 3 let. b aLCR prévoit que le permis de conduire doit être retiré si le conducteur a circulé en étant pris de boisson et l'art. 17 al. 1 let. b aLCR précise que la durée du retrait est dans ce cas de deux mois au minimum. Conformément à l'art. 33 al. 2 aOAC, la durée du retrait d'admonestation est fixée surtout en fonction de la gravité de la faute, de la réputation de l'intéressé en tant que conducteur de véhicules automobiles et de la nécessité professionnelle de conduire de tels véhicules. La durée du retrait doit être déterminée, sur la base d'une appréciation d'ensemble de ces différents éléments, de manière à atteindre autant que possible l'effet éducatif et préventif auquel tend la mesure. Dans ce contexte comme dans celui de la fixation de la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation et le Tribunal fédéral n'intervient que si l'autorité cantonale a abusé de ce pouvoir, par exemple en ne prenant pas en compte certains éléments pertinents ou encore en appréciant leur portée de manière tout à fait insoutenable (ATF 128 II 173 consid. 4b et l'arrêt cité). Il y a lieu de noter d'emblée que l'argumentation du recourant ne peut pas être prise en considération dans la mesure où il prétend n'avoir roulé que sur quelques dizaines de mètres pour parquer son véhicule et avoir consommé de l'alcool entre le moment où il a quitté son véhicule et celui où il a été contrôlé. Il en va de même de son allégation selon laquelle il n'aurait qu'un seul antécédent. En effet, toutes ces affirmations vont à l'encontre des constatations de l'autorité cantonale, qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 2 OJ et qui doivent donc seules servir de base à sa décision. Etant établi que le recourant avait circulé en état d'ébriété, un retrait de permis devait lui être infligé (art. 16 al. 3 let. b aLCR). Pour en déterminer la durée, qui ne pouvait être inférieure à deux mois (art. 17 al. 1 let. b aLCR), l'autorité cantonale a tenu compte en premier lieu de l'alcoolémie constatée, savoir 1,7 g. 0/00, ce qui représente un taux élevé.