Citation: 6B_66/2015 E. 1.3

1.3. Il ressort de l'arrêt cantonal que A.________ et B.________ ont admis les faits qui leur étaient reprochés. En revanche, ils ont refusé de divulguer le nom de leur comparse. S'agissant de l'implication du recourant dans le brigandage, la cour cantonale a jugé que le faisceau d'indices réunis ne laissait subsister aucun doute raisonnable (arrêt attaqué, p. 27 à 30). En bref, il ressortait des images de vidéosurveillance du kiosque que l'homme qui avait sauté par-dessus le comptoir était en possession d'un sac de sport, sac qui avait été retrouvé à proximité du lieu d'arrestation de A.________ et qui, de l'aveu du recourant, lui appartenait. Ce sac contenait par ailleurs un déodorant portant l'ADN du recourant. La cour cantonale a également relevé que ses empreintes digitales avaient été retrouvées à l'intérieur et à l'extérieur de la porte arrière droite du véhicule utilisé pour le brigandage, ce qui correspondait aux déclarations des co-prévenus et du témoin C.________, tous ayant indiqué que le troisième homme s'était positionné à l'arrière de la voiture. De surcroît, après les faits, le recourant se trouvait dans le même hôtel que B.________, lequel l'avait en outre accompagné le lendemain à la gare V.________, afin que le premier puisse quitter la Suisse pour l'Espagne, avec 3'000 euros en poche. La cour cantonale s'est également fondée, sur le fait que la mère de A.________ avait recueilli les confidences d'une personne liée à la même bande que les protagonistes de cette affaire, mettant en cause de manière claire le recourant, sur les excuses présentées par la mère du recourant aux victimes du brigandage ainsi que sur un courrier qu'elle a adressé au Procureur le 11 octobre 2013 indiquant notamment, en parlant de l'incarcération de son fils, " que lui seul était responsable de cette situation " ou " qu'il devait réfléchir aux conséquences de ses actes pour sa famille ". L'autorité précédente a aussi exposé qu'une conversation téléphonique du 27 mai 2014 entre B.________ et D.________, ayant fait l'objet d'une mesure de surveillance rétroactive, permettait de confirmer non seulement la participation du recourant au brigandage, mais encore le fait qu'il s'agissait d'un projet élaboré entre lui et B.________. De même, les allusions faites par ce dernier dans différents courriers, se plaignant du fait que l'enquête ne pouvait avancer en raison du fait que le troisième homme, son " fréro " avait été arrêté alors que le recourant se trouvait précisément dans cette situation au même moment, tendaient à démontrer qu'il s'agissait bien de la même personne. Finalement, la cour cantonale a relevé que les protagonistes se connaissaient depuis de nombreuses années, faisaient partie d'une même bande et avaient des antécédents judiciaires communs, le recourant et B.________ se considérant par ailleurs comme des frères.