Citation: 4A_650/2023 E. 5.3

5.3. En l'espèce, il a été constaté que le débiteur recourant, domicilié à U.________, a signé un contrat de garantie personnelle le 8 décembre 2010, par lequel il s'est engagé en faveur de la banque intimée, dont le siège est à U.________. Il n'est pas contesté que ce contrat revêt la forme écrite et ne comporte pas d'indication numérique du montant total à concurrence duquel le débiteur est responsable. Ledit contrat est soumis au droit des Émirats arabes unis. Il a été signé notamment par le débiteur, ce qui n'est pas contesté. Par arrêt de la Cour d'appel de Dubaï, légèrement modifié par l'arrêt de la Cour de cassation de Dubaï, le débiteur a été condamné solidairement, avec d'autres défendeurs, à payer à la banque le montant de 211'299'040,31 AED, dont le montant exact sera encore examiné au consid. 6 ci-dessous. Il n'a pas été allégué, ni n'est présentement invoqué, que le débiteur aurait été domicilié en Suisse au moment de la conclusion de ce contrat, ce qui ne changerait d'ailleurs rien au sort du litige. En effet, comme on l'a vu, les exigences de l'art. 493 al. 1-2 CO, soit la forme authentique et l'indication du montant maximal auquel la caution est tenue, ne font pas partie de l'ordre public matériel suisse. Le débiteur recourant ne peut donc s'opposer avec succès à la reconnaissance et à l'exequatur des arrêts dubaïotes en invoquant la réserve de l'ordre public matériel suisse.