Citation: 4A_252/2024 E. A

Le 7 septembre 2008, A.________ (le lésé, la victime) a subi un accident de la circulation. Un véhicule assuré contre le risque de la responsabilité civile automobile auprès de B.________ SA (la société d'assurances) a heurté, en reculant, la moto conduite par le lésé, lui causant des dommages physiques et matériels. La victime a allégué avoir, en particulier, subi des lésions au genou, à la hanche, au bassin et aux organes génitaux, lesdites lésions ayant nécessité divers soins médicaux et provoqué des atteintes permanentes à sa santé. D'après un rapport d'imagerie médicale du 9 septembre 2008, le lésé a souffert d'une "blessure au poignet gauche". Un autre rapport d'imagerie médicale établi en février 2016 fait état d'un "discret épaulement à gauche sans pincement significatif coxo-fémoral et de discrètes calcifications au niveau des insertions des tendons fessiers, évoquant une tendinopathie calcifiante". Le rapport indique "notion d'un ancien traumatisme sur la hanche droite". Un troisième rapport d'imagerie, datant du 26 mai 2021, concerne une radiographie du genou gauche, avec l'indication "gonalgie gauche chronique apparue après un AVP en 2008". Le 26 septembre 2008, la société d'assurances s'est acquittée des frais de réparation de la moto du lésé, à hauteur de 807 fr. Elle a également payé, le 29 septembre 2008, 30 fr. 70 pour l'établissement d'un certificat médical ainsi que 147 fr. 05 pour frais de traitement par la Doctoresse C.________ le 15 avril 2009. Le dossier a été liquidé par la société d'assurances le 17 juin 2010. Le 22 mai 2020, le Docteur D.________ a adressé un courrier à la société d'assurances pour lui demander la prise en charge des séquelles de l'accident subies par son patient. L'intéressée lui a répondu, le 24 juin suivant, que dans la mesure où l'accident remontait au 7 septembre 2008, la prescription était acquise.