Citation: 9C_453/2023 E. 6.2

6.2. En ce qui concerne tout d'abord le moyen relatif à l'absence de visite de l'appartement, la recourante n'indique pas en quoi les constatations de l'enquêtrice en auraient été affectées, de sorte que son argument n'est pas pertinent. Quant à la prise en considération des rapports médicaux des médecins traitants de la recourante, la juridiction cantonale a exposé les raisons pour lesquelles elle s'est écartée des avis des docteurs C.________, spécialiste en médecine interne, du 11 février 2022, D.________, spécialiste en médecine interne et en gastroentérologie, du 8 mars 2022, et E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 20 octobre 2021, en dépit des limitations fonctionnelles dûment attestées. Or la recourante n'expose pas en quoi l'appréciation de l'instance précédente serait arbitraire, en particulier en ce qui concerne les constatations des premiers juges selon lesquelles elle est capable d'effectuer des tâches ménagères légères essentielles et qu'elle a besoin d'aide seulement pour les tâches lourdes qui demeurent ponctuelles. Il ne suffit pas de citer des extraits des rapports médicaux pour mettre en évidence le caractère manifestement inexact ou insoutenable de l'appréciation cantonale, la recourante se limitant à tirer ses propres constatations des évaluations médicales, ce qui relève d'une argumentation largement appellatoire. Enfin, la recourante fait valoir en vain l'absence d'une évaluation précise de l'aide exigible de ses proches pour en déduire que la juridiction cantonale aurait surévalué celle-ci. Les constatations cantonales permettent en effet de connaître avec suffisamment de précision pour quelles tâches les premiers juges ont considéré que l'aide de l'époux et de la belle-fille de la recourante était soit déjà concrètement apportée soit pouvait être exigée de leur part (entre autres tâches, courses et soutien plus important pour le ménage). En invoquant la reconversion professionnelle avec l'aide de l'assurance-invalidité que son conjoint allait apparemment entreprendre ou l'apprentissage de sa belle-fille, la recourante ne démontre pas que les constatations de la juridiction cantonale seraient manifestement inexactes, ne serait-ce déjà que parce que celle-ci a pris en considération les limitations fonctionnelles du conjoint ainsi que la formation de la fille de celui-ci. En tant que la recourante invoque ensuite des arrêts portant sur l'évaluation des tâches ménagères dans le cadre d'une enquête économique sur le ménage pour déterminer le degré d'invalidité au sens de l'art. 8 LAI, elle n'expose pas en quoi elle se trouverait dans une situation semblable, alors qu'on ne saurait dégager des arrêts cités (dont l'arrêt 9C_183/2008 du 18 mars 2009) une règle générale sur une quantification du temps dévolu aux activités ménagères mises à la charge des proches au titre de l'aide exigible.