Citation: 1C_244/2008 07.08.2008 E. 1

Par décision du 30 août 2006, l'ODM a prononcé l'annulation de la naturalisation facilitée octroyée à A.________. Il a considéré qu'au moment de la déclaration du 12 août 2004, le mariage de l'intéressé n'était pas constitutif d'une communauté conjugale effective, stable et tournée vers l'avenir. L'octroi de la naturalisation facilitée s'était donc fait sur la base de déclarations mensongères voire d'une dissimulation de faits essentiels. Le Tribunal administratif fédéral a confirmé la décision de l'ODM par arrêt du 14 avril 2008. Il a considéré en substance que l'enchaînement rapide des événements − séjour illégal en Suisse, mariage, obtention de la naturalisation, séparation − fondaient la présomption de fait que A.________ avait choisi d'épouser une ressortissante suisse dans le but prépondérant de s'installer en Suisse et d'obtenir la nationalité de ce pays. Cette conviction était renforcée par divers éléments, notamment le fait que l'intéressé avait déjà voulu épouser une autre ressortissante suisse en mai 1998 − alors qu'il était encore marié à une ressortissante polonaise − le fait que la ressortissante suisse qu'il a finalement épousée le 5 août 1999 était de vingt ans son aînée et l'absence d'événement extraordinaire susceptible d'expliquer une détérioration rapide du lien conjugal après la déclaration de vie commune.