Citation: 8C_233/2023 E. 4.3.1

4.3.1. La cour cantonale a considéré que le dossier de la procédure était complet et que la jurisprudence tant au niveau cantonal que fédéral contenait une importante casuistique en matière de sanctions disciplinaires en droit de la fonction publique, en particulier s'agissant de révocation. En outre, il n'apparaissait pas que Ia demande de production des décisions prononcées pour d'autres enseignants concerneraient des situations identiques ou à tout le moins similaires aux faits qui étaient reprochés à la recourante. Sous l'angle de l'appréciation anticipée des preuves, ces considérations échappent à la critique et ne se révèlent en tout cas pas arbitraires. On ne voit pas que d'autres décisions non publiées soient indispensables à la résolution du litige opposant la recourante à l'intimé, même sous l'angle d'un examen de la proportionnalité. Si la recourante entend se plaindre d'une inégalité de traitement au sens de l'art. 8 Cst., alors elle doit motiver son grief de manière précise et ne peut se limiter à invoquer la probable existence d'affaires similaires. En ce qui concerne l'enseignante qui, selon les dires de la recourante, aurait été réintégrée après avoir effectué un salut nazi en classe, cette situation - pour autant qu'elle soit avérée - diffère de la présente cause, qui se caractérise par la répétition de manquements aux devoirs de service, après le prononcé d'une sanction disciplinaire portant sur des faits de même nature.