Citation: 9C_318/2018 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que voudrait le recourant, cette conclusion ne scelle en revanche pas l'issue du recours. La juridiction cantonale a en effet constaté, de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 1.1 supra), que l'assuré avait, par l'intermédiaire de son conseil, donné son accord à la compensation des paiements rétroactifs de l'assurance-invalidité le 15 mai 2009 et que la correspondance accompagnant le formulaire démontrait clairement la manifestation de volonté portant sur la compensation par voie de cession d'une créance future. Dans ces circonstances, la caisse de prévoyance s'est assurée qu'elle disposait de l'accord écrit de la personne assurée avant de verser une prestation, alors que ni la loi ni le règlement de prévoyance applicable ne contenait de disposition expresse stipulant un droit d'obtenir le remboursement des avances directement de l'AI. Il ne fait par conséquent aucun doute que l'avance des prestations au sens de l'art. 85bis al. 2 let. b RAI n'a été effectuée que sous la réserve non équivoque d'une compensation ultérieure avec des rentes de l'assurance-invalidité accordées rétroactivement pour la même période (consid. 3.3 supra).