Citation: 1P.457/2004 29.12.2004 E. 1

Le recourant critique la situation et la forme de la parcelle NE 1543 sans présenter, sur ce point, un exposé des faits essentiels de l'affaire (nature et estimation du sol, mode de culture, conditions d'exploitation, etc.). Les prétendues différences et difficultés d'exploitation sont alléguées sans la moindre argumentation, alors que, dans son arrêt, le Tribunal administratif s'est prononcé clairement sur les caractéristiques respectives de ces terrains. De ce point de vue, le grief de violation de la garantie de la propriété est donc irrecevable en vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. 1.3 Le recourant soutient que le chemin AF 3 serait, en raison du tracé retenu, utilisé non pas uniquement pour les besoins de la viticulture mais également pour accéder au parking communal (sur la parcelle NE 1545) après un agrandissement de cet ouvrage. Ce projet d'agrandissement aurait été "passé sous silence" par les organes du syndicat et le Tribunal administratif aurait, de manière arbitraire, refusé de reconnaître à cet élément un caractère décisif pour le choix du tracé. Le recourant fait encore valoir que les variantes de tracé qu'il avait proposées pour ce chemin auraient été plus respectueuses des droits des propriétaires intéressés. Ces griefs sont également présentés d'une manière qui ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. A lire le recours de droit public, qui ne contient pas non plus sur ce point d'exposé clair des faits essentiels - notamment au sujet des variantes de tracé proposées -, on ne voit pas pourquoi, à cause du tracé du chemin litigieux, le résultat du remaniement parcellaire serait contraire, pour le recourant, au principe de la compensation réelle. Le recourant n'est en effet admis à se prévaloir, dans cette procédure de recours, que de ses propres intérêts de propriétaire foncier et il ne saurait en principe critiquer les attributions d'autres membres du syndicat (à propos de l'exigence d'une atteinte aux intérêts personnels et juridiquement protégés, en vertu de l'art. 88 OJ, cf. ATF 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arrêts cités). Cela étant, le Tribunal administratif a pris en considération la fonction de la nouvelle desserte et évoqué, à ce propos, la volonté de la municipalité d'agrandir le parking du Bornalet, tout en admettant le caractère "purement hypothétique" de ce projet à l'heure actuelle. Il a encore examiné de manière détaillée les désavantages des variantes de tracé proposées par le recourant, compte tenu de l'ensemble des intérêts à prendre en compte dans le cadre du remaniement. En renouvelant simplement ses critiques devant le Tribunal fédéral, le recourant n'a en réalité pas tenté de démontrer que, dans la pesée des intérêts requise pour l'application du principe de la compensation réelle, des éléments pertinents auraient été ignorés par la juridiction cantonale. Le recours est donc irrecevable dans cette mesure, pour défaut de motivation suffisante.