Citation: 2C_772/2017 E. 3.1.5

3.1.5. Au vu de ce qui précède, force est de constater que le statut des deux catégories de transporteurs professionnels de personnes prévues par la LTVTC/GE (chauffeurs de taxis et chauffeurs VTC) et les droits et obligations en dérivant sont suffisamment différents pour leur appliquer certaines règles ou restrictions distinctes, y compris quant aux examens à passer pour obtenir la "carte professionnelle de chauffeur" nécessaire à l'exercice de la profession en question (pour des cas analogues, cf. arrêts 2C_116/2011 du 29 août 2011 consid. 7.3.2 et 2C_410/2009 du 17 décembre 2009 consid. 4.2). Cette distinction entre chauffeurs de taxis et chauffeurs VTC poursuit en outre un intérêt public légitime, à savoir promouvoir un service public efficace et de qualité (art. 1 al. 2 LTVTC/GE). Elle limite, en effet, le nombre de personnes pouvant disposer d'une autorisation d'usage accru du domaine public, tout en veillant en même temps à ne pas restreindre de façon disproportionnée l'exploitation du service de transport professionnel de personnes dans son ensemble, conformément aux exigences posées par la jurisprudence (cf. arrêts 2C_829/2015 du 15 janvier 2016 consid. 4.3; 2P.258/2006 du 16 mars 2007 consid. 2.1; 2P.8/2006 du 29 août 2006 consid. 2.2; 2P.167/1999 du 25 mai 2000 consid. 2a). Finalement, compte tenu des différents droits et obligations imposés aux chauffeurs des deux catégories en question (consid. 3.1.4 ci-dessus), et notamment du fait que l'art. 6 al. 3 LTVTC/GE ne dispense pas les (futurs) chauffeurs VTC de tout examen, mais se limite à octroyer au Conseil d'Etat la possibilité de prévoir des examens moins contraignants, la distinction en question apparaît proportionnée. Par conséquent, le grief d'inégalité de traitement entre concurrents directs (art. 27 et 94 Cst.), formulé en lien avec l'art. 6 al. 3 LTVTC/GE, doit être rejeté.