Citation: 1C_485/2023 E. 2.5

2.5. Dans ces conditions, la mesure litigieuse de retrait du permis de conduire pour un mois, durée correspondant au minimum légal en cas d'infraction moyennement grave (art. 16b al. 2 let. a LCR), est conforme au droit fédéral. Cette durée minimale étant incompressible en application de l'art. 16 al. 3 2ème phrase LCR, il n'y a en principe pas de place pour une violation de la liberté de mouvement (art. 10 al. 2 Cst.) encore invoquée par le recourant, en particulier sous l'angle du principe de la proportionnalité: celui-ci doit céder le pas au principe de la légalité lorsque l'autorité s'en tient au minimum prévu par la loi (cf. CÉDRIC MIZEL, Droit et pratique illustrée du retrait du permis de conduire, 2015, ch. 73.2, p. 530 s. et les références); l'argumentation du recourant sur ce point demeure d'ailleurs strictement appellatoire: le besoin de pouvoir conduire un véhicule automobile en sa qualité de proche aidant de sa compagne âgée ne ressort en effet pas des faits constatés par l'instance précédente, sans que pour autant le recourant ne se plaigne à cet égard d'une constatation manifestement inexacte des faits (cf. art. 97 al. 1 LTF); le recourant n'a du reste pas décrit en quoi sa disponibilité en tant que conducteur serait concrètement indispensable. Cette critique est ainsi irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 145 I 26 consid. 1.3).