Citation: 4P.51/2003 03.06.2003 E. 2

La Cour civile a retenu que les époux B.________ et l'entreprise A.________ n'avaient pas conclu d'accord préalable sur le coût des prestations complémentaires de peinture. La recourante soutient que cette constatation est arbitraire puisque les parties avaient intégré dans leur contrat la norme SIA 118 qui permet, par le biais de l'art. 87, de déterminer le prix d'une prestation nouvelle en cas de modification de la commande. La Cour civile a estimé que la prétention de la recourante se fondait sur le contrat la liant aux époux B.________ et non sur le contrat conclu avec l'architecte C.________. Or il n'a nullement été constaté que la recourante et les époux B.________ auraient voulu inclure dans leur accord la norme SIA 118. En affirmant purement et simplement le contraire, la recourante s'écarte des constatations cantonales sans tenter de démontrer que ces dernières étaient arbitraires sur ce point. Comme cela a été exposé ci-dessus, cette argumentation est irrecevable (cf. supra, consid. 1). En ce qui concerne l'intimé C.________, la recourante ne critique pas les motifs par lesquels la Cour civile a rejeté sa demande, à savoir le défaut de légitimation passive de cette partie. Faute de motivation répondant aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recours est également irrecevable dans la mesure où il est dirigé contre cet intimé.