Citation: 4A_39/2015 E. 3.2

3.2. Les écritures déposées le 19 janvier 2015 par les recourants ne satisfont manifestement pas à ces exigences, ce qui entraîne l'irrecevabilité des deux recours. D'abord, les recourants, dans le but de démontrer que les conditions du cas clair (art. 257 al. 1 CPC) ne seraient pas réalisées en l'espèce, proposent une description détaillée de l'état - gravement défectueux selon eux - de la villa prise à bail, alors que l'arrêt attaqué est muet à ce sujet. En cela, ils s'écartent de manière irrecevable des faits établis par la cour cantonale, auxquels le Tribunal fédéral doit se tenir (art. 105 al. 1 LTF) et selon lesquels la cause ne présente pas de difficultés factuelles ou juridiques particulières (arrêt attaqué, consid. 4, p. 7). Aussi n'y a-t-il pas lieu de faire droit à leur requête en production du dossier qui serait en mains du Tribunal des baux, ce qui ne ressort d'ailleurs pas de l'arrêt entrepris, requête destinée selon eux à permettre au Tribunal fédéral d'avoir "une vue d'ensemble sur cette affaire". Ensuite, les recourants formulent, pêle-mêle, des critiques touchant la procédure conduite par le Juge de paix du district de la Riviera - Pays-d'Enhaut, sans se référer à une disposition précise du Code de procédure civile et sans démontrer concrètement en quoi ils n'auraient pas bénéficié de l'égalité des armes devant ce magistrat, puis devant la Cour civile. De toute façon, ils n'attaquent pas ou, du moins, pas valablement la constatation par laquelle les juges précédents les qualifient de "familiers des procédures judiciaires" et en déduisent, eu égard à la clarté du cas, qu'ils n'avaient pas besoin de l'assistance d'un avocat. Enfin, les recourants s'en prennent en vain à la décision de première instance en ce qui concerne les questions ayant trait à l'assistance judiciaire requise par eux. En effet, cette décision n'a pas été rendue par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF). Ils ne réclament pas non plus, comme ils auraient pu le faire en vertu de l'art. 93 al. 3 LTF, l'annulation de l'arrêt du 12 décembre 2014 par lequel la Chambre des recours civile a confirmé la décision du Juge de paix du 27 novembre 2014 portant rejet de leur requête en prolongation du délai qui leur avait été fixé pour produire des pièces justificatives à l'appui de leur demande d'assistance judiciaire, arrêt cantonal contre lequel ils ont vainement recouru au Tribunal fédéral (arrêt 4_7/2015 du 16 février 205 ).