Citation: I 360/02 30.04.2003 E. 3

La mise en oeuvre de mesures d'instruction ou de réadaptation et le versement d'une indemnité journalière n'entraînent pas l'extinction du droit à la rente d'invalidité allouée précédemment à l'assuré. Son versement n'est que suspendu, dès le troisième mois civil après le début de la mesure d'instruction ou de réadaptation et jusqu'à ce que celle-ci prenne fin. Par la suite, il appartient à l'administration d'examiner si les conditions d'une révision du droit à la rente au sens de l'art. 41 LAI (tel qu'en vigueur avant son abrogation par la LPGA; cf. consid. 1 supra) sont réunies et, le cas échéant, d'augmenter, de réduire ou de supprimer la rente allouée initialement à l'assuré (VSI 1998 p. 184 sv. consid. 2c). A cet égard, on rappellera que la rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 113 V 275 consid. 1a et les arrêts cités; voir également ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). Tel pourra notamment être le cas si la personne assurée a suivi avec succès une mesure de reclassement professionnel (ATF 122 V 78 consid. 2b; Meyer-Blaser, Rechtsprechung des Bundesgerichts zum IVG, ad art. 41 LAI p. 255), indépendamment du point de savoir si elle percevait des indemnités journalières ou une rente pendant l'exécution de cette mesure (SVR 1995 IV no 58 p. 166 consid. 4).