Citation: U 180/03 23.12.2003 E. A

A.a B.________, né en 1985, est assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) en qualité d'apprenti-maçon. Par déclaration datée du 24 janvier 2002, son maître d'apprentissage a annoncé à cette dernière qu'il s'était luxé l'épaule gauche à la suite d'un faux mouvement effectué en classe le 18 janvier 2002. Entendu par la CNA en date du 20 février 2002, il a précisé s'être blessé alors qu'il était assis à son pupitre, après qu'il se fût retourné en levant le bras gauche en direction d'un camarade de classe assis derrière lui. Il a ajouté qu'aucun événement extraordinaire ne s'était produit et, en particulier, qu'il n'était pas tombé. Il a en outre déclaré n'avoir subi aucune luxation de l'épaule auparavant. Par décision du 27 février 2002, la CNA a refusé de prendre le cas à sa charge, en considérant que B.________ n'avait été victime ni d'un accident, ni d'une lésion corporelle assimilée à un accident. A.b Dans un courrier daté du 2 mars 2002 - dont copie a été transmise notamment à B.________ -, le docteur P.________, médecin généraliste, a indiqué à la CNA que l'anamnèse médicale de ce dernier ne laissait apparaître aucune instabilité habituelle de l'épaule gauche. Il a considéré que les circonstances exactes dans lesquelles l'affection litigieuse s'était produite s'avéraient peu claires dans la mesure où il était inhabituel qu'un premier épisode de luxation postérieure se produisît sans traumatisme, fût-il mineur. A son avis, B.________ s'était luxé l'épaule gauche à la suite d'une bousculade survenue entre apprentis à la fin d'un cours. Poursuivant l'instruction de la cause, la CNA a procédé le 12 mars 2002 à une seconde audition de B.________. Ce dernier y a confirmé en tous points ses déclarations du 20 février 2002 et précisé ne pas s'être blessé au cours d'une bousculade ou d'une bagarre.