Citation: 2C_901/2019 E. 7.2

7.2. La décision d'interdiction susmentionnée a été prise dans l'intérêt public prépondérant (art. 36 al. 2 Cst.) que représente la santé publique. Dans ce cadre, comme le mentionne le Tribunal cantonal, l'objectif consiste à éviter les traitements inutiles ou inadéquats. Par conséquent, des informations sur le lifting, l'augmentation mammaire ou une puce électronique dans les implants mammaires ne vont pas dans ce sens. A cet égard, contrairement à ce que prétend la recourante, il est bel et bien fait, dans le cadre de ces chroniques, de la publicité pour des prestations médicales; et ce non seulement pour des prestations de chirurgie esthétique, mais également dans d'autres domaines à l'instar, par exemple, des techniques de dépistage du cancer du sein ou du laser et de la chirurgie pour le glaucome (plus particulièrement de la technique du stent dont la publicité souligne qu'elle est pratiquée dans une clinique contrôlée par la recourante; art. 105 al. 2 LTF). Quant à l'importance de fournir des renseignements au public, il est douteux que des chroniques de deux à trois minutes soient susceptibles de contenir d'autres informations sur des sujets aussi vastes que, notamment, le cancer du sein ou le glaucome que ceux déjà connus de celui-ci. En outre, la publicité à la radio touche un large public et donc des personnes malades et fragilisées qu'il convient de protéger.