Citation: 6B_1052/2020 E. 2.3

2.3. L'essentiel de l'argumentation du recourant repose sur des hypothèses factuelles qui divergent de l'état de fait retenu par la cour cantonale, sans que l'arbitraire sur ce point ne soit démontré (cf. supra consid. 1.4). C'est le cas en tant qu'il prétend notamment que la cause et le moment du décès ne seraient pas établis et conteste son implication dans la mise à mort de B.________ ou le professionnalisme dont il a fait preuve. Sur ce dernier point, le recourant affirme, dans un procédé purement appellatoire, partant irrecevable, que le système de mise à feu était inefficace et que seule une partie des effets de B.________ aurait disparu pour contester, en vain, le caractère organisé de l'acte. Pour le surplus, le recourant prétend que, faute d'avoir établi exactement le modus operandi, ainsi que le mobile, la cour cantonale ne pouvait pas admettre que les conditions objectives et subjectives de l'assassinat étaient réalisées. Or, sur la base des faits établis sans arbitraire, la cour cantonale pouvait admettre que le recourant avait, de concert avec ses comparses, tué intentionnellement B.________ (par l'étouffement, la noyade, ou l'électrocution), sans motifs sérieux, en planifiant l'acte alors que ce dernier hébergeait deux d'entre eux. L'acte planifié, commis par trois jeunes hommes déterminés, dont le recourant qui porte des signes d'appartenance à une organisation criminelle, à l'encontre d'un homme plus âgé et affaibli, dénote une absence particulière de scrupules. Le comportement adopté immédiatement après, consistant à dépouiller le corps de la victime de ses bijoux et de ses effets personnels et à installer un dispositif de mise à feu pour faire disparaître le corps, puis enfermer la victime depuis l'extérieur, sont étroitement liés au crime et permettent de caractériser l'absence de scrupules et la froideur du recourant ainsi que son mépris pour la vie d'autrui (cf. sur l'usage de moyens dangereux, notamment le feu: ATF 118 IV 122 consid. 2b; 106 IV 342 consid. 2; cf. également CHRISTIAN SCHWARZENEGGER, in Basler Kommentar, Strafrecht I, 4ème éd. 2019, n° 23 ad art. 112 CP; HURTADO POZO/ILLÀNEZ, in Commentaire Romand, Code pénal II, 2017, n° 14 ad art. 112 CP). Contrairement à ce que prétend le recourant, la qualification d'assassinat peut aussi être admise lorsque la motivation de l'auteur est incertaine, notamment lorsque la réalisation de l'infraction et le comportement adopté ensuite de l'infraction laissent apparaître une absence particulière de scrupules (ATF 144 IV 345 consid. 2.4.1; arrêt 6B_748/2016 du 22 août 2016 consid. 2.3 et 6.2.3). Aussi, compte tenu de l'ensemble des circonstances d'espèce, la cour cantonale pouvait retenir que le recourant s'est rendu coupable d'assassinat au sens de l'art. 112 CP. C'est en vain que le recourant se prévaut des inscriptions figurant dans son casier judiciaire, lesquelles se limiteraient à des cambriolages, pour contester sa condamnation de ce chef d'infraction.