Citation: 6B_496/2022 E. 2.2

2.2. La plainte pénale du 2 septembre 2021, sur laquelle se fonde la demande de suspension du recourant, ne ressort pas de la décision de l'autorité précédente. Le recourant ne prétend ni ne démontre en avoir fait état devant cette autorité. Alors qu'il appartient au recourant qui entend se prévaloir de l'admissibilité exceptionnelle de faits nouveaux de démontrer que les conditions en sont remplies (ATF 143 V 19 consid. 1.2 et la référence citée), il ne fait rien de tel en l'espèce s'agissant de la plainte déposée contre le MPC. Celle-ci ne concerne pas le déroulement de la procédure devant l'autorité précédente. Le moyen sur lequel se fonde le recourant pour demander la suspension de la procédure devant le Tribunal fédéral apparaît dès lors irrecevable. En outre, la requête de suspension entre en contradiction avec le fait que le recourant a formé un appel contre la décision de condamnation du 23 avril 2021, sans pour autant avoir requis la suspension de la procédure devant la Cour d'appel du TPF. En tout état, le principe de célérité doit primer en l'espèce, étant relevé que, dans ses premières écritures, le recourant requiert que le Tribunal fédéral statue rapidement sur son recours ([ " ich (...) bitte Sie um einen raschen und pragmatischen Entscheid "], mémoire de recours 1 p. 9). Par conséquent, il n'existe aucun motif de suspendre la procédure de recours devant le Tribunal fédéral. Il en résulte que la requête du recourant doit être rejetée.