Citation: 2C_52/2025 E. 4.2

4.2. L'instance précédente a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce, à laquelle il peut aussi être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). En particulier, elle a jugé à bon droit que l'endettement du recourant était grave, puisque de juin 2012 à septembre 2024, soit en treize ans, 82 actes de défaut de biens non éteints ensuite de saisies avaient été délivrés pour un montant total de 156'264 fr. 90, auxquels s'ajoutaient deux saisies représentant ensemble 7'858 fr. 95 et une poursuite nouvellement introduite pour une créance de 545 fr. 30 pour un montant total de 164'669 fr. 15. Le recourant reconnaît lui-même du reste avoir accumulé les dettes. Elle a également confirmé à juste titre que l'endettement du recourant devait être qualifié de volontaire au regard de la jurisprudence. En effet, celui-ci devait être conscient que la poursuite de son séjour en Suisse dépendait en grande partie d'une réduction de ses dettes au plus tard depuis l'avertissement formel du 27 juillet 2016, qui avait été précédé d'un même avertissement formel en août 2014. Elle a également constaté que celui-ci n'avait pas rapporté la preuve d'efforts suffisants en vue d'exercer une activité lucrative. Il n'avait en effet déposé qu'un nombre minime de preuves de recherche d'emploi lorsqu'il était au chômage entre février 2020 et juin 2021. Il ne pouvait pas non plus se prévaloir de son incapacité de travail du 19 octobre 2019 au 31 janvier 2020, puis du 19 octobre 2021 au 30 avril 2022, puisqu'il s'était endetté aussi bien avant qu'après les incapacités de travail en cause. Enfin, bien qu'il ait récemment souligné par courrier du 7 mars 2024 qu'il avait la volonté de se désendetter, qu'il s'était adressé dans ce but à un bureau de consultation juridique et que, depuis mars 2024, il exerçait la fonction de "gérant" de l'entreprise individuelle de son épouse (récemment créée), il n'avait, au-delà des déclarations d'intention, pas démontré avoir entrepris des mesures d'assainissement sérieuses et concrètes, preuve en était que, bien qu'invité à transmettre des justificatifs attestant des "démarches d'assainissement" évoquées dans son courrier du 7 mars 2024, il n'avait transmis aucune preuve concrète en ce sens. Les objections du recourant, qui se borne à répéter que l'entreprise dont il est gérant est en plein essor et permettra d'assainir les dettes, entrent en contradiction avec les faits constatés dans l'arrêt attaqué - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - et sont donc inopérantes.