Citation: 6S.458/2001 13.11.2001 E. 1

1.- a) La recourante, qui a subi des lésions corporelles à raison de l'infraction qu'elle invoque, revêt la qualité de victime au sens de l'art. 2 LAVI. Elle peut donc se pourvoir en nullité aux conditions de l'art. 270 let. e PPF. A teneur de cette disposition, la victime peut se pourvoir en nullité si elle était déjà partie à la procédure et dans la mesure où la sentence touche ses prétentions civiles ou peut avoir une influence sur le jugement de celles-ci, c'est-à-dire aux conditions de l'art. 8 al. 1 let. c LAVI (art. 270 let. e ch. 1 PPF), ou si elle peut faire valoir une violation des droits que lui accorde la LAVI (art. 270 let. e ch. 2 PPF). La recourante - qui ne fait pas valoir d'atteinte aux droits découlant pour elle de la LAVI - se prétend lésée par l'infraction qu'elle invoque. Elle a participé à la procédure cantonale, dans le cadre de laquelle elle a pris des conclusions civiles tendant au versement par chacun des accusés d'une somme de 20.000 francs à titre de réparation du tort moral et, ne pouvant chiffrer son dommage matériel du fait que son état de santé n'était pas encore stabilisé, à ce qu'il lui soit donné acte de ses réserves civiles pour le surplus, mais a été renvoyée à agir devant le juge civil pour l'entier de son dommage. La recourante a donc formulé des prétentions civiles autant que cela pouvait raisonnablement être exigé d'elle (cf. ATF 121 IV 207 consid. 1a p. 210). Au reste, il n'est pas douteux que l'arrêt attaqué, autant qu'il libère les intimés de l'infraction invoquée par la recourante, est de nature à influencer négativement le jugement des prétentions civiles que cette dernière pourrait faire valoir contre les intimés à raison de cette infraction. La recourante a donc qualité pour se pourvoir en nullité sur la base de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF. b) Saisie d'un pourvoi en nullité, qui ne peut être formé que pour violation du droit fédéral (art. 269 PPF), la Cour de cassation contrôle l'application de ce droit sur la base d'un état de fait définitivement arrêté par l'autorité cantonale (cf. art. 277bis et 273 al. 1 let. b PPF). Elle doit donc examiner les questions de droit qui lui sont soumises en se fondant sur les faits retenus dans la décision attaquée, dont elle ne peut s'écarter et que le recourant n'est pas recevable à contester (cf. ATF 124 IV 53 consid. 1 p. 55, 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités).