Citation: 4A_393/2023 E. 6.3

6.3. Semblable argumentation n'emporte pas la conviction de la Cour de céans. En l'occurrence, il saute aux yeux que le recourant, sous le couvert d'une prétendue violation du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi, cherche une nouvelle fois à s'en prendre, de manière détournée, à certaines constatations de fait opérées par l'autorité précédente et à remettre en cause son appréciation juridique des faits pertinents. Il va sans dire que pareille démarche est vaine. Contrairement à ce qu'affirme l'intéressé, la juridiction cantonale a bel et bien examiné si celui-ci pouvait invoquer, avec succès, des motifs d'atténuation de sa propre responsabilité conformément au régime de la solidarité différenciée, en vertu de l'art. 759 al. 1 CO. Or, au terme de son examen, elle a jugé qu'il n'existait aucun facteur d'atténuation de la responsabilité de l'intéressé, raison pour laquelle l'intégralité du dommage subi par les sociétés demanderesses lui était personnellement imputable eu égard au degré de sa faute et au vu des circonstances. En soutenant que l'autorité précédente se serait contentée de retenir que le Tribunal fédéral avait admis l'existence d'une faute commise par l'administrateur pour en conclure que celle-ci ne pouvait de toute manière pas être qualifiée de légère, le recourant fait une relation par trop réductrice des motifs énoncés sur ce point dans l'arrêt attaqué. Quoi que soutienne ensuite l'intéressé, la cour cantonale n'a pas davantage négligé des éléments susceptibles d'influer sur le sort du litige au moment de statuer sur le problème controversé. Enfin, que l'autorité précédente ait conclu à l'absence de faute commise par l'intéressé dans sa décision précédente, laquelle a été annulée par le Tribunal fédéral, n'est pas décisif.