Citation: 2C_537/2018 E. 2

L'écriture de l'intéressée et l'argumentation présentée sont peu claires: en effet, la recourante cite au début de son mémoire toutes les dispositions (constitutionnelles, fédérales et cantonales) qui, selon elle, auraient été violées, puis développe une motivation unique axée autour de la violation de la liberté économique. Il n'est pas certain que cette façon de faire remplisse les conditions de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. infra consid. 2.1) en ce qui concerne l'application arbitraire du droit cantonal que l'intéressée invoque également, plus précisément celle de l'art. 8 de l'ordonnance bernoise du 25 octobre 2006 sur l'examen d'avocat (OExA; RS/BE 168.221.1). En effet, une discussion sur les raisons de la violations de cette liberté, tout en la parsemant du qualificatif d'arbitraire, ne saurait suppléer à la démonstration d'une application arbitraire du droit cantonal. Comme le grief doit de toute façon être rejeté, il sera entré en matière. Les critiques de la recourante à cet égard sont les suivantes: elle s'en prend au fait que les juges précédents ont refusé d'imputer son activité professionnelle sur la durée totale du temps de formation exigé à l'art. 5 al. 1 OExA, plus précisément sur la période de six mois pour laquelle 5 al. 2 OExA ne prévoit pas d'obligation particulière quant au lieu de formation. Elle estime qu'il est arbitraire de nier le caractère suffisamment formateur de l'activité qu'elle a exercée auprès de l'Administration fédérale des contributions; en effet, selon elle, un juriste employé doit appréhender les problèmes juridiques de manière autonome et être en mesure de rédiger convenablement; il atteindrait un certain niveau de compétences plus rapidement qu'un stagiaire.