Citation: 5A_117/2014 E. B

Par demande du 1er juillet 2011, la Communauté des copropriétaires de "C.________" a requis l'inscription définitive de l'hypothèque légale et a réclamé le paiement des charges à A.________ et B.________, soit 7'494 fr. 15 avec intérêts à 5% l'an dès le 30 juin 2010. En résumé, la demanderesse a allégué que les défendeurs étaient propriétaires en main commune de la PPE xxxx du cadastre de F.________ depuis le décès de leur mère, que cela résultait de leur inscription à ce titre au registre foncier, que la répudiation ultérieure de la succession était inopérante à mesure qu'ils s'étaient immiscés dans la succession et qu'ils étaient par conséquent devenus débiteurs des charges de la PPE. Dans leur réponse, les défendeurs ont allégué qu'ils figuraient à tort au registre foncier en qualité de propriétaires de la PPE xxxx du cadastre de F.________, qu'ils étaient intervenus dans la succession de leur mère uniquement pour valider, à la demande du notaire H.________, l'opération du 14 janvier 2009 portant sur le bien-fonds no xxxx du cadastre de E.________, et qu'ils avaient l'intention de répudier la succession, ce qu'ils avaient fait le 18 février 2009. Contestant ainsi être redevables des charges de la PPE, ils ont conclu au rejet de la demande. La demanderesse a par la suite abandonné sa conclusion tendant à l'inscription définitive d'une hypothèque légale, devenue sans objet en raison de la vente aux enchères de l'immeuble par l'office des faillites. Elle a en revanche amplifié sa conclusion relative aux charges pour la porter à 9'825 fr. 15 avec intérêts à 5% l'an dès le 30 juin 2010, ceci pour tenir compte des acomptes dus jusqu'au 27 mars 2012. Les défendeurs ne s'y sont pas opposés. Par jugement du 19 août 2013, le Tribunal civil des Montagnes et du Val-de-Ruz a constaté que la conclusion tendant à l'inscription définitive d'une hypothèque légale était devenue sans objet, a ordonné, aux frais de la demanderesse, la radiation de l'inscription provisoire de l'hypothèque légale, et a rejeté la demande pour le surplus. Saisie d'un recours de la part de la Communauté des copropriétaires d'étages de "C.________", l'Autorité de recours en matière civile du Tribunal cantonal neuchâtelois a condamné solidairement A.________ et B.________ à payer à la recourante le montant de 9'532 fr. 60, dont 7'494 fr. 15 portent intérêts à 5% l'an dès le 30 juin 2010 et 2'038 fr. 45 portent intérêts à 5% l'an dès le 12 septembre 2012.