Citation: I 439/06 19.09.2006 E. 3

3.1 Procédant à la pesée des intérêts en présence, les premiers juges ont considéré que l'intérêt de l'assurée l'emportait sur celui de l'administration. Ils ont en particulier estimé que s'il apparaissait certes qu'une procédure de restitution des prestations versées à tort se révélerait infructueuse dans le cas particulier, un examen prima facie des pièces médicales, en particulier des rapports médicaux établis par le docteur L.________, médecin traitant de l'assurée, laissait néanmoins prévoir que le litige se solderait par un maintien de la rente entière d'invalidité, l'amélioration notable de l'état de santé constatée par l'office AI ne s'étant révélée en définitive être que provisoire et de fort courte durée. 3.2 L'office recourant est pour sa part d'avis que les éléments figurant au dossier ne laissent nullement à penser que l'issue du litige sera sans aucun doute la continuation du versement d'une rente entière de l'assurance-invalidité pour l'assurée. Il note que l'aggravation constatée par la juridiction cantonale constitue une réaction normale, créée par le contexte d'une situation économique devenue difficile et précaire à la suite de la diminution de la rente, laquelle ne saurait relever de l'assurance-invalidité. Dans ces circonstances, il convient d'admettre que les troubles ayant justifié l'octroi de la rente entière d'invalidité ne présentait plus le même degré de gravité aujourd'hui et que l'issue de la procédure était totalement incertaine, dès lors qu'il n'y avait pas unanimité sur la question de la capacité résiduelle de travail de l'assurée et qu'il était nécessaire d'examiner de manière plus approfondie les différents avis médicaux contenus au dossier.