Citation: 6B_1446/2021 E. 3.2.5

3.2.5. Quant au fait que l'autorité précédente ait rendu sa décision avant l'échéance du délai de 10 jours, on ne décèle pas qu'elle aurait violé le droit d'être entendu du recourant, puisque son défenseur s'est déterminé dans ce délai, après avoir reçu les déterminations spontanées de son mandant, sans pour autant réserver des déterminations complémentaires. Il est encore relevé, sans que cette question ne doive être tranchée, qu'il apparaît douteux que le recourant puisse invoquer une violation de son droit d'être entendu du simple fait que son défenseur n'a pas pu se prononcer sur ses propres déterminations. Dans tous les cas, comme l'a relevé l'autorité précédente à l'appui de son courrier du 13 décembre 2021, on ne perçoit pas que les déterminations du défenseur auraient pu influer sur le sort de la décision attaquée, le motif de révision faisant manifes-tement défaut (cf. infra consid. 5).