Citation: 2D_58/2015 E. 7.2

7.2. En l'espèce, à supposer, ce qui n'est pas le cas (cf. consid. 6 ci-dessus), que l'instance précédente ait minimisé l'état de santé du recourant et embelli l'état du système de santé au Brésil, il résulte de la jurisprudence rappelée ci-dessus, que le grief de violation des art. 3 et, a fortiori, 8 CEDH, qui ne protège que le droit à la vie privée et la vie de famille, ainsi que celui de violation de l'art. 10 al. 2 Cst., doit être rejeté : le recourant ne se trouve pas dans un état de santé qui nécessite des mesures humanitaires impérieuses. A cet égard, l'instance précédente a du reste rappelé à juste titre les aides au retour dont le mari et sa famille pouvaient bénéficier ainsi que la possibilité d'obtenir depuis le Brésil un permis de séjour à des fins de traitement médical. En jugeant que la situation personnelle du mari n'empêchait pas le renvoi de la famille au Brésil, l'instance précédente n'a par conséquent pas violé de garanties constitutionnelles ou conventionnelles.