Citation: 5A_397/2022 E. 6.1.1

6.1.1. L'arrêt querellé retient que le mari avait démontré avoir subi une réduction de son horaire de travail et , a fortiori, de ses revenus, de mars 2020 à mars 2021 en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Vu que le dies a quo des contributions d'entretien ne pouvait pas être fixé à une date antérieure au 15 mars 2021, les revenus que le mari avait perçus en 2020 n'étaient pas pertinents. En dépit de cela, ses revenus de 2021 devaient néanmoins être déterminés sur l'année entière - et non à compter du 15 mars 2021 - au vu de l'impact de la réduction de l'horaire de travail sur sa situation financière et afin de prendre en compte son treizième salaire, lequel dépendait des montants perçus durant toute l'année. En 2021, le salaire net du mari, hors allocations familiales, s'était élevé à 2'629 fr. 45 en janvier, à 2'710 fr. 10 en février et à 2'557 fr. 70 en mars. Celui-ci n'avait pas démontré avoir subi une réduction de son horaire de travail et de son salaire au-delà du mois de mars 2021, alors qu'il avait encore produit une pièce nouvelle le 30 novembre 2021 à l'appui de sa duplique sur appel joint et que l'épouse soutenait, dans son écriture précédente du 18 juin 2021, que le salaire du mari devait être revenu à la normale. La cour cantonale a jugé que, dans ces conditions, le mari avait perçu son salaire plein dès le mois d'avril 2021, soit 3'383 fr. 05 nets par mois (3'888 fr. de salaire brut - 504 fr. 95 de charges sociales). Compte tenu de son treizième salaire, qui pouvait être évalué à 3'195 fr. 40 au prorata, elle a arrêté son salaire net pour l'année 2021 à 3'461 fr. 70 et, dès le 1er janvier 2022, à 3'664 fr. 95 par mois ([3'383 fr. 05 x 13 mois] / 12 mois).