Citation: I 207/00 06.11.2000 E. 2

2.- La recourante a droit à une rente entière d'invalidité depuis le 1er décembre 1989 en premier lieu parce qu'elle est atteinte d'un état dépressif chronique. Selon décision de l'Office AI du canton de Berne du 1er juin 1994, le rétablissement de la continuité du côlon par une opération du 21 avril 1993 n'a pas modifié son droit à une rente entière d'invalidité. Il est dès lors déterminant, s'agissant de l'amélioration litigieuse de la capacité de gain de la recourante, de savoir si elle continue de présenter un état dépressif chronique et si cette affection est à ce point invalidante que cela justifie le maintien d'une rente entière. Les premiers juges ont constaté, dans le cadre du rapport médical détaillé de l'INSS, que le psychiatre, signalant dans sa fiche du 5 juin 1998 un état d'anxiété caractérisé par une dyspnée, des tachycardies et des douleurs dans la région mammaire, avait diagnostiqué une dysthymie légère à moyenne. Sur la base de la prise de position de la doctoresse E.________ du 31 juillet 1999, ils ont retenu que, sur le plan psychique, la dépression diagnostiquée en Suisse ne nécessitait plus de soins médicaux particuliers après le retour de la recourante en Espagne, mais qu'à l'heure actuelle, une dysthymie sans symptômes dépressifs véritables avait été constatée et un traitement recommandé. Or, le rapport médical détaillé de l'INSS, et donc les prises de position du service médical de l'intimé des 11 mars et 31 juillet 1999, sont en contradiction avec l'attestation d'assistance psychiatrique du docteur A.________, du 20 mars 2000. En effet, selon cette attestation, la patiente suit un traitement psychiatrique depuis le mois de mars 1999 pour un syndrome dépressif chronique. Attendu que l'on est en présence de données médicales psychiatriques apparemment contradictoires, il se justifie pour ce motif de compléter l'instruction sur ce point, en renvoyant la cause à l'office intimé pour qu'il procède dans ce sens et statue à nouveau. En particulier, il élucidera la question de savoir si, et dans quelle mesure, au moment déterminant, la recourante était apte, sur le plan psychique, à reprendre une activité. A cet égard, on ne saurait, sans autres preuves, se fonder sur le seul rapport médical détaillé de l'INSS.