Citation: 6B_1052/2015 E. A

Le 29 août 2011, X.________ a déposé plainte pénale contre inconnu pour faux dans les titres. Il a exposé être propriétaire d'un bien-fonds agricole (parcelle n° zzz de la Commune de Y.________) qui constituait l'un des objets d'un remaniement parcellaire intercommunal effectué sous la direction du Syndicat d'amélioration foncière de Z.________. Dans ce cadre, il a été procédé à une rectification de limite entre la parcelle du plaignant n° zzz et la parcelle n° xxx de la Commune de Z.________, ce dont l'intéressé se serait rendu compte aux environs de la mi-juillet 2011 en constatant qu'un piquetage avait été installé en bordure de sa parcelle. Il est apparu que la modification en cause avait fait l'objet d'un plan établi le 26 février 2008, dont copie a été remise au propriétaire. Etabli en plusieurs exemplaires originaux, ce plan comporte, notamment, des signatures réputées être de la main de X.________, portant le patronyme de celui-ci, suivi de son prénom. Arguant le plan de faux, le plaignant a contesté l'authenticité des signatures en question. A.a. L'instruction ouverte à la suite de cette plainte a permis d'établir que X.________ était opposé au remaniement parcellaire dans sa globalité, que l'échange réputé prévu avec le fonds adjacent à celui du plaignant avait pour finalité de remédier à un décrochement entre les parcelles et portait sur 139 m2 de part et d'autre, que les modifications de bornage décidées au titre de l'amélioration foncière n'avaient pas encore été inscrites au Registre foncier, mais que la partie plaignante exploitait, de fait, déjà sa parcelle dans sa nouvelle délimitation, et que l'approbation du plan litigieux avait eu lieu non pas lors d'une séance, mais entre absents, par circulation des copies du document. A.b. Par arrêt du 5 mars 2014, la Chambre des recours pénale a annulé l'ordonnance de classement du 18 novembre 2013 du Ministère public et lui a renvoyé la cause pour qu'il mette en oeuvre de plus amples mesures d'instruction en relation avec le titre argué de faux, en particulier par la mise en oeuvre d'une expertise en écriture. Il ressort du rapport d'expertise en écriture du 3 novembre 2014 confiée à la police de sûreté que la comparaison des signatures figurant sur les trois exemplaires du plan du 26 février 2008 avec plusieurs échantillons de signatures de la main de X.________ n'a pas été concluante et qu'il n'a pas été possible de déterminer si les signatures incriminées étaient de la main du plaignant ou s'il s'agissait de contrefaçons.