Citation: 1B_72/2022 E. 1

Par ordonnance du 21 décembre 2021, le Tmc a constaté que les conditions de la détention provisoire demeuraient réalisées et a dès lors rejeté la demande de libération de l'exécution anticipée de peine déposée le 6 décembre 2021 par A.________. Le Tmc a retenu l'existence de charges suffisantes et d'un risque de fuite qu'aucune mesure de substitution ne permettait de réduire; eu égard à l'extrême gravité des faits, la durée de la détention subie demeurait proportionnée à la peine encourue. Le Tmc a ordonné la détention provisoire du prévenu pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 21 février 2022; ce laps de temps permettrait au Ministère public de rendre une décision sur la question des preuves illicites et dérivées, de clôturer le dossier et de renvoyer le prévenu en jugement. Selon le Tmc, il n'y avait pas de violation du principe de célérité, le Ministère public ayant procédé au tri des données - d'une certaine ampleur - à tout le moins cinq mois après la reddition de l'arrêt de la Chambre des recours pénale du 17 mars 2021. Au cours de l'instruction du recours formé par A.________ contre ce prononcé, il lui a été alloué un délai de cinq jours pour se déterminer sur le versement au dossier de la procédure de recours de la décision du 3 janvier 2022 du Ministère public; dans celle-ci, il a été ordonné le retrait de certaines pièces du dossier (énumérées dans des tableaux annexés), leur conservation jusqu'à la clôture définitive de la procédure, puis leur destruction; s'agissant en particulier du rapport d'investigation de la police du 19 avril 2021, le tableau intitulé "Liste des passages retranchés dans les pièces" - également en annexe de la décision - mentionnait qu'étaient retirés le troisième paragraphe et la note 99 de la page 58, ainsi que le septième paragraphe et la note 175 de la page 74. Le 14 janvier 2022, A.________ a informé le Président de la Chambre des recours pénale que les deux recours déposés ce même jour - le premier contre la décision du 3 janvier 2022 et le second contre celles d'autorisation du Tmc des 26 juin, 28 juillet, 15, 21 septembre, 15, 19 décembre 2017, 3, 4, 15, 26 janvier, 2 février, 22, 26 mars, 11, 18 et 23 avril 2018 - et produits à titre d'annexes constituaient sa prise de position. Dans les deux recours précités, il concluait en substance à l'annulation des décisions attaquées, à l'inexploitabilité des moyens de preuve récoltés et des preuves dérivées désignées dans ses écritures du 5 octobre 2021, ainsi qu'à leur destruction immédiate. La Chambre des recours pénale a, par arrêt du 18 janvier 2022, rejeté ce recours.