Citation: I 880/05 29.06.2006 E. 3

En référence aux conclusions du docteur A.________ qualifiant les affections dont elle souffre de progressives et d'irréversibles, la recourante allègue implicitement une aggravation de son état de santé; elle estime que son degré d'invalidité a évolué négativement et est désormais supérieur à 70 %, ce qui justifie le versement d'une rente entière. 3.1 Les informations médicales concernant la période 1993-1995 sont rares et brèves; elles ont malgré tout conduit l'Office intimé à octroyer à l'intéressée une demi-rente, temporairement, puis une rente entière dès le 1er août 1993. Les docteurs N.________ et M.________ faisaient état uniquement d'un status après microdissectomie et spondylodèse L5-S1 ayant une répercussion immédiate sur la capacité de travail. La révision de 1994-1995, concomitante à la procédure de base et qui a consacré le statu quo, n'a fourni que peu de renseignements supplémentaires. Outre les différents status post opératoires connus, le docteur N.________ a rapporté les doléances de sa patiente (lombalgies et cervicalgies) et retenu une capacité résiduelle de travail de 30 % (en atelier protégé, sans port de charges de plus de 5 kg). La procédure de 1998-2001, a donné lieu à plus d'investigations médicales; les informations recueillies auprès de différents praticiens, non seulement comparables entre elles, rejoignent pour l'essentiel celles récoltées antérieurement. En effet, on y retrouve les status post opératoires, ainsi que les séquelles en découlant, les douleurs lombaires (lombo-sciatalgies gauches en relation avec des douleurs radiculaires en L5-S1 ou bilatérales en L5, lombo-ischialgies chroniques, pathologie ou discopathie dégénérative en L5-S1, radiculopathie motrice chronique d'intensité sévère à gauche et modérée à droite, changements dégénératifs légers en L4-L5/L5-S1) et cervicales (cervico-brachialgies en probable relation avec une radiculopathie cervicale). Selon le médecin-conseil et l'expert mandaté par l'Office intimé, ces affections contre-indiquaient les efforts physiques, le port de charges et les mouvements brusques de la colonne lombaire, mais autorisaient l'exercice d'une activité légère, à mi-temps, pour autant que l'alternance des positions (assis, debout) et la marche soient possibles. Le médecin de l'INSS consulté au cours de la troisième révision n'a mentionné aucune modification notable (arthrose dorso-lombaire avec arthrodèse L5-S1, radiculopathie moteur chronique en L5 modérée à droite et sévère à gauche). Par contre, le docteur A.________, mandaté par la recourante, faisait état, en première instance, d'une radiculopathie bilatérale en L5, d'incontinence urinaire et d'une atrophie musculaire de la jambe gauche, en plus des diagnostics connus (dorso-lombo-arthrose avec changements dégénératifs en L4-L5/L5-S1, radiculopathie bilatérale en S1, status post opératoires); il soulignait l'absence de changements favorables par rapport à la situation de 1993 et le caractère progressif et irréversible des lésions à la colonne. Le médecin-conseil de l'AI ne tenait pas ces éléments pour invalidant ou témoignant d'une aggravation significative et durable. 3.2 Il apparaît dès lors que les diagnostics, répondant parfois à des dénominations légèrement différentes, font toujours référence à des troubles identiques, connus dès 1993, n'ayant pas évolué et pris en considération lors de chaque procédure de révision; cela a du reste été confirmé par les deux médecins-conseil de l'Office intimé qui se sont successivement exprimés sur le dossier et dont les appréciations qualifiaient à chaque fois de la même façon les affections rapportées par les médecins mandatés par leur propre service ou consultés directement par l'intéressée. On notera de surcroît que les conclusions auxquelles a abouti l'administration n'auraient pas été autres, pour le cas où deux dénominations différentes n'auraient pas recouvert des affections identiques, dès lors que le corps médical a toujours tenu compte de tous les diagnostics posés et en a déduit les mêmes limitations et la même capacité résiduelle de travail. Certes, le docteur A.________ a fait état de diagnostics nouveaux et conclu à une incapacité totale dans l'exercice de toutes professions. Cependant, outre le fait que ce praticien soit intervenu à la demande de la recourante (sur la valeur probante des rapports médicaux formulés par les médecins traitants, cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc) et ait fait application des critères retenus par la législation espagnole en la matière (sur le droit applicable quant à la fixation du degré d'invalidité d'un assuré résidant à l'étranger et qui sollicite une rente suisse, cf. ATF 130 V 257 consid. 2.4), les troubles constatés ont été qualifiés de non-invalidants ou ne témoignaient pas d'une péjoration significative et durable. La recourante n'ayant pas établi, au degré de la vraisemblance requis (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 192 consid. 2 et les références), une aggravation qualifiée de son état de santé, c'est donc à juste titre que les premiers juges ont conclu au statu quo sur le plan médical et substitué trois-quarts de rente à la rente entière, en raison de la modification législative intervenue. Par ailleurs, le dossier contenant suffisamment d'indications médicales fiables et concordantes, il ne se justifie pas de mettre en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire telle que requise. Le recours se révèle ainsi en tout point mal fondé.