Citation: 8C_639/2023 E. 4.4

4.4. La recourante estime que le point de savoir si le critère de la durée anormalement longue du traitement médical est réalisé peut demeurer indécis, les six autres critères n'étant pas satisfaits. Elle soutient notamment que la simple existence d'un SDRC ne saurait conduire à admettre des difficultés apparues au cours de la guérison. L'intimée aurait souffert d'un SDRC d'une évolution et d'une durée typiques et le fait qu'elle avait pu reprendre son activité montrerait en outre que les difficultés n'étaient pas insurmontables. La recourante rejette également l'existence de douleurs physiques persistantes. Bien que des douleurs aient été présentes, celles-ci n'auraient pas revêtu une intensité particulière et n'auraient pas entravé l'intimée de manière significative et constante dans sa vie quotidienne. Elle avait d'ailleurs pu reprendre partiellement son activité habituelle dès le mois d'août 2019.