Citation: 6B_249/2017 E. 1.2.3

1.2.3. La recourante revient sur l'interprétation objective à donner à ses déclarations. Elle soutient que la notion "d'intime" renvoie à des liens profonds existant entre des personnes, sans qu'elle ne comporte obligatoirement une connotation de relation amoureuse ou "charnelle", ce d'autant qu'elle est d'origine lusitanienne et que la notion "d'ami intime" peut comprendre plusieurs nuances entre ses acceptions dans les cultures suisse et portugaise. On comprend toutefois à la lecture de ses déclarations du 13 janvier 2010 que la recourante avait elle-même nettement distingué trois étapes dans sa relation avec D.________ : d'abord "très bon ami", celui-ci était devenu "intime", mais n'avait ensuite été plus que "bon ami". Ainsi, elle ne saurait prétendre qu'à ses yeux, les notions "d'intimes" et "d'amis" recoupaient une réalité similaire ou que leur distinction dépendait de critères culturels ou sociaux. Dans ce contexte, la définition objective de ses relations avec D.________ n'est pas décisive, pas plus que les critères de catégorisation de la recourante. Il importe notamment peu de savoir si les intéressés ont entretenu ou non des rapports sexuels. Cela étant, la cour cantonale a considéré qu'en évoquant sa seule "amitié" lors de son audition comme témoin devant le juge civil, la recourante avait cherché à cacher les liens plus étroits qui l'avaient précédemment unie à D.________, donnant ainsi une vision tronquée de la réalité. Cette appréciation n'apparaît pas insoutenable. Au surplus, la fausseté du témoignage était corroborée par les déclarations d'autres témoins entendus par le Tribunal des prud'hommes. Ainsi, le témoin E.________ avait déclaré que la recourante lui avait dit que D.________ était "son copain". Quant au témoin F.________, elle avait affirmé que la recourante lui avait laissé entendre qu'elle entretenait une "relation très amicale" avec le précité. En se bornant à soutenir que ces déclarations seraient trop imprécises pour en tirer quelque conclusion que ce soit, la recourante s'en prend à l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité précédente dans une démarche appellatoire et partant irrecevable. La recourante fait encore valoir que l'autorité précédente ne pouvait pas passer sous silence les déclarations constantes de D.________ selon lesquelles il n'avait jamais entretenu de liaison affective avec elle. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que D.________ n'ait pour sa part pas été poursuivi pour fausse déclaration d'une partie en justice (art. 306 CP) ne démontre pas encore l'exactitude de ses propos, étant observé qu'en sa qualité de partie, il avait un intérêt à l'issue de la procédure civile. On relève au demeurant que les propos tenus devant le ministère public dans le cadre de la présente procédure ne sont pas aussi univoques que le laisse entendre la recourante, D.________ ayant déclaré que celle-là l'avait hébergé durant quelques semaines, mais qu'il avait décidé de quitter son logement lorsqu'il s'était rendu compte qu'elle le considérait comme "son copain" (dossier cantonal, P. 314). La recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation cantonale serait arbitraire au regard des déclarations de D.________. Elle soutient enfin qu'elle n'avait aucune raison de mentir sur la nature de ses liens avec D.________. Sur ce point, la cour cantonale a constaté qu'il n'était pas indifférent pour le juge civil de déterminer la nature des rapports entre les intéressés, dès lors que les prétentions de D.________ à l'égard de la société se fondaient sur une attestation établie par la recourante - dans laquelle elle avait déclaré que l'intéressé avait droit à 52 jours de congé jusqu'à la fin du mois de juin 2008 (cf. jugement entrepris, consid. 5b p. 12) - et qu'il s'agissait en conséquence de déterminer la force probante de ce document. On comprend ainsi qu'aux yeux de la cour cantonale, la recourante ne pouvait pas ignorer que ses déclarations étaient susceptibles d'avoir une importance déterminante quant au sort des prétentions de D.________. Cette constatation relative au for intérieur n'apparaît pas insoutenable, de sorte que la décision entreprise ne viole pas le droit fédéral en ce qui concerne les aspects subjectifs de l'infraction. Mal fondé, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.