Citation: U 336/02 12.01.2004 E. A

W.________ travaille en qualité de boucher au service de la Société coopérative X.________. A ce titre, il est assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Il a été victime d'un accident professionnel le 12 mai 1998. Alors qu'il était occupé à décharger des containers de viande, une pile d'une dizaine de caisses a été déséquilibrée et a menacé de basculer dans sa direction. Voulant retenir le chargement, l'assuré a chuté en arrière sous le poids des caisses. Un examen radiologique a révélé l'existence d'une hernie discale L5-S1 extra-foraminale à gauche, laquelle a été opérée le 28 juillet 1998. La CNA a pris en charge le cas. L'assuré a repris son travail à plein temps le 1er février 1999. Le 25 mars suivant, l'employeur a toutefois annoncé à la CNA une rechute entraînant une incapacité de travail de 50 % dès le 30 mars 1999. Le 17 juillet suivant, l'assuré a été victime d'un nouvel accident : alors qu'il était occupé à scier une planche, celle-ci est tombée sur son pied et la scie lui a occasionné une plaie au bras gauche. La CNA a pris en charge ce cas. Au terme d'un séjour à la Clinique de réadaptation (CRR), (du 21 septembre au 20 octobre 1999), les médecins de cet établissement ont attesté que l'intéressé était à même de reprendre son activité habituelle, une réévaluation de son poste de travail étant toutefois prévue trois semaines après la reprise de l'activité. Le 28 octobre 1999, l'assuré a été victime d'un accident de la circulation sous la forme d'une collision en chaîne. Le médecin consulté a fait état d'une contusion cervicale entraînant une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 16 novembre 1999. Le 18 janvier 2000, l'employeur a annoncé une rechute de l'accident du 12 mai 1998. Le docteur S.________, médecin traitant de l'assuré, a fait état d'une incapacité de travail de 50 % depuis le 24 janvier 2000 en raison d'un syndrome lombo-vertébral résiduel et de cervicalgies après whiplash. Ce médecin indiquait également un état dépressif réactionnel. Le 3 avril 2000, l'assuré a repris son activité habituelle à raison d'un horaire de travail de 75 %. Une reprise à 100 % a toutefois échoué. L'assuré a alors été soumis à divers examens médicaux. En particulier, il a séjourné à la CRR du 28 août au 19 septembre 2000 en vue d'effectuer une approche multidisciplinaire. Les médecins de cet établissement ont indiqué notamment une discordance entre les plaintes et le handicap fonctionnel perçu, d'une part, et les anomalies constatées à l'examen physique, d'autre part (rapport du 11 octobre 2000). Dans un rapport d'examen médical final du 12 janvier 2001, le docteur K.________, spécialiste en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a constaté que la situation était stabilisée et les mesures thérapeutiques épuisées. En ce qui concerne la capacité de travail, il a indiqué que l'intéressé ne pouvait pas porter de poids supérieurs à 20 kg, ni travailler dans des positions pénibles, ni encore rester longtemps assis. Moyennant ces restrictions motivées uniquement par l'état après hernie discale lombaire, un horaire de travail de deux périodes de trois heures séparées par une pause prolongée était exigible. Par décision du 22 janvier 2001, la CNA a supprimé, à partir du 31 janvier suivant, le droit de l'assuré à des prestations pour l'accident de la circulation du 28 octobre 1999. En ce qui concerne l'accident professionnel du 12 mai 1998, elle a indiqué qu'un traitement médical n'était plus nécessaire, le droit éventuel à d'autres prestations étant réservé. Saisie d'une opposition contre cette décision, la CNA l'a rejetée par décision du 3 avril 2001, motif pris que l'accident du 28 octobre 1999 n'entraînait pas de troubles engageant la responsabilité de l'assureur-accidents au-delà du 31 janvier 2001. Le 29 juin 2001, la CNA a rendu une autre décision, confirmée sur opposition le 19 décembre suivant, par laquelle elle a alloué à l'assuré, à partir du 1er février 2001, une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 30 % et une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 10 % pour les suites de l'accident professionnel du 12 mai 1998.