Citation: 5C.242/2004 07.04.2005 E. B

B.a Par acte du 20 juillet 1998, A.________ a introduit action en revendication contre la masse en faillite. A l'audience de conciliation du 20 août 1998, les parties ont conclu une transaction, aux termes de laquelle il a été donné acte à la masse en faillite qu'elle admettait la revendication sur l'ensemble des objets figurant sous lots nos 1 à 9 (à savoir 84 objets, essentiellement des tapis), dont la liste détaillée était annexée au procès-verbal de conciliation, pour autant que ces objets soient effectivement en possession de la défenderesse. Le Tribunal de première instance de Genève a pris acte de cet arrangement. B.b Le 14 octobre 1998, l'office a déposé un «état de revendications» modifié. Le même jour, il a publié cette modification dans la FAO et la FOSC, et assigné aux créanciers un délai de 20 jours pour demander la «cession contre la (les) nouvelle(s) revendication(s)», faute de quoi chaque modification serait tenue pour acceptée. B.c Le 30 octobre 1998, F.________ SA a sollicité la cession du droit de contester la revendication émise par A.________, requête qu'elle a présentée derechef le 20 juin 2001. Le 30 janvier 2002, l'office des faillites a cédé à la prénommée les droits de la masse en contestation de cette revendication; un délai de trois mois, ultérieurement prolongé au 3 juin 2002, lui a été fixé à cette fin. A.________ a vainement contesté cette décision devant les autorités de surveillance cantonale et fédérale. B.d Le 31 mai 2002, F.________ SA - agissant comme cessionnaire des droits de la masse - a ouvert action en contestation de revendication, concluant à ce que les revendications de A.________ sur les biens énumérés par le procès-verbal de conciliation du 20 août 1998 soient déclarées «tardives et abusives». A titre principal, la défenderesse a conclu à l'irrecevabilité de l'action en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à la transaction judiciaire passée le 20 août 1998 et de l'impossibilité pour la masse en faillite de céder un droit d'action dont elle n'était, au demeurant, plus titulaire à la suite de la reconnaissance en justice des revendications. Par jugement du 29 janvier 2004, le Tribunal de première instance de Genève a accueilli l'action en contestation de revendication (1), rejeté les revendications formées par la défenderesse (2) et invité l'office des faillites à modifier l'état des revendications, tel que publié le 14 octobre 1998, en écartant la totalité des prétentions sur les biens visés par le procès-verbal de conciliation du 20 août 1998 (3). Statuant le 8 octobre 2004, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé cette décision.