Citation: 8C_266/2016 E. A

A.a. Le 12 décembre 1991, A.________ est tombé d'un arbre (d'une hauteur de 3 à 4 mètres), alors qu'il travaillait comme aide-jardinier au service du pépiniériste B.________ à U.________. Il a subi une fracture comminutive intra-articulaire déplacée du radius distal droit réduite par ostéosynthèse le même jour à l'Hôpital C.________. La Vaudoise générale Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas, qui a nécessité plusieurs autres opérations (notamment une arthrodèse partielle radio-carpienne) et entraîné une longue période d'incapacité de travail, avec ensuite une reprise partielle d'activité (d'abord à 25 %, puis à 33 % et enfin à 50 % dès le 1er janvier 1995). Le 19 septembre 1995, A.________ a été victime d'un accident de la circulation qui a provoqué notamment une fracture luxation de la hanche droite. La Vaudoise est intervenue mais a réduit ses prestations en espèces de 10 %, au motif que l'assuré ne portait pas la ceinture de sécurité au moment de l'accident. Chargé de réaliser une expertise, le docteur D.________ a conclu que l'assuré présentait une capacité de travail résiduelle de 50 % dans une activité semi-assise en raison essentiellement de douleurs séquellaires à la hanche liées à une arthrose postérieure débutante et occasionnant une boiterie, une diminution du périmètre de marche ainsi qu'une difficulté à rester assis (rapport du 30 janvier 1998). Se fondant sur cette expertise, l'assureur-accidents a alloué à A.________, pour les suites des deux accidents, une rente LAA fondée sur un degré d'invalidité de 66 2/3 % dès le 1er mars 1998, de même qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 45 % (décision du 4 mars 1998). A.b. Après un rapport de visite au domicile de A.________ de deux de ses inspecteurs de sinistre en date du 1er décembre 2011, la Vaudoise a demandé au bureau d'enquêtes E.________ d'effectuer une surveillance de l'assuré, qui a eu lieu entre le 2 avril et le 28 août 2012. Le dernier jour de cette surveillance, A.________ a été convoqué à un entretien dans les locaux de l'assureur où on l'a interrogé sur son état de santé et montré les images issues de l'observation dont il avait fait l'objet. La Vaudoise a ensuite suspendu le versement de la rente à compter du 1er septembre 2012 et mandaté les docteurs F.________, spécialiste en orthopédie, et G.________, psychiatre, pour effectuer un bilan de santé de l'assuré en leur mettant à disposition le matériel d'observation. L'orthopédiste a constaté quelques signes dégénératifs mais pas d'arthrose, même débutante, à la hanche sur les clichés radiologiques qu'il avait nouvellement fait réaliser. Sur la base de son examen clinique de l'assuré et de ce que ce dernier s'était montré capable de faire lors de la surveillance (conduire une voiture, se pencher en avant et même s'accroupir, monter les escaliers et marcher sans boiterie, du moins sur une courte distance), il a retenu que l'intéressé était apte à exercer une activité lucrative adaptée s'étendant sur deux fois trois heures par jour en évitant les stations debout prolongées et les marches dépassant 500 mètres, une telle activité étant exigible dès le mois de mars 2012 (rapport du 9 juillet 2013). Quant au psychiatre, il a posé le diagnostic d'un syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4) sans répercussion sur la capacité de travail (rapport du 19 juillet 2013). Par décision du 25 octobre 2013, confirmée sur opposition le 19 septembre 2014, la Vaudoise a réduit la rente LAA à 20 % à compter du 1er novembre 2008 en précisant que les rentes allouées à tort depuis cette date, correspondant à un montant de 62'114 fr., allaient être compensées avec les rentes futures.