Citation: 1B_181/2015 E. 2.2

2.2. On peut se demander si le Tribunal de police devait se prononcer sur la détention pour des motifs de sûreté dans son jugement rendu le 18 mars 2015 et notifié le 15 avril 2015 et s'il peut lui être reproché d'avoir omis de le faire, comme l'a retenu la Vice-Présidente de la Cour pénale, étant donné que le recourant devait en principe être détenu en exécution de peine jusqu'au 21 avril 2015. Peu importe en définitive. Si les motifs retenus pour ordonner la mise en détention du recourant ne sont certes pas nouveaux, la nécessité de statuer à ce propos est apparue durant la procédure d'appel, suite à sa remise en liberté une semaine avant l'échéance prévue. Il s'agissait à l'évidence d'un fait nouveau au sens de l'art. 232 al. 2 CPP de nature à justifier une décision en appel sur la mise en détention. La Vice-Présidente de la Cour pénale pouvait ainsi ordonner la mise en détention du recourant pour des motifs de sûreté en application du principe général exprimé à l'art. 62 al. 1 CPP selon lequel la direction de la procédure ordonne les mesures nécessaires au bon déroulement et à la légalité de la procédure (cf. arrêt 1B_219/2013 du 16 juillet 2013 consid. 2 précité). En tant qu'il dénonce une violation de l'art. 232 al. 1 CPP, le recours est mal fondé.