Citation: 5A_612/2019 E. 6.4

6.4. Pour le reste, il n'est pas contesté que F.________ et ses sociétés, dont G.________, ont principalement développé leurs affaires dans des zones politiquement instables ou soumises à des régimes autoritaires, dont certains étaient notoirement corrompus et étaient connus des intéressés. Il est en outre établi que des anciens cadres et employés de G.________ - dont F.________ est l'un des fondateurs, actionnaires et animateurs - ainsi que des dirigeants des pays avec lesquels ils opéraient ont été pénalement condamnés pour des actes en lien avec la corruption ou le blanchiment d'argent. Au vu d'un tel contexte, le journaliste pouvait légitimement formuler que F.________ et G.________ pouvaient être soupçonnés d'avoir commis des actes répréhensibles. Il lui appartenait toutefois, en l'absence de toute procédure pénale ouverte contre ces derniers (cf. à ce sujet : supra, consid. 4.1 et 4.2), de faire preuve d'une grande retenue dans la manière de relater ces soupçons afin qu'un lecteur moyen puisse comprendre suffisamment clairement que la commission de tels actes relevait, en l'état, de la simple supposition (cf. supra, consid. 6.1.4) ou, pour reprendre l'expression utilisée dans l'article, qu'un " parfum de corruption " entourait F.________ et G.________. Les recourants soutiennent que l'article répond à cette exigence.