Citation: 9C_505/2023 E. A

A.a. A.A.________, née en 1981, mariée et mère de six enfants, est ménagère à plein temps. Le 23 août 2012, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli, notamment, l'avis du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport d'expertise du 21 juin 2013), ainsi qu'un rapport d'enquête ménagère du 31 mars 2014. L'administration a fixé le taux d'incapacité de l'assurée pour accomplir les travaux habituels dans le ménage à 61 % en se fondant sur le rapport d'enquête du 31 mars 2014. Tenant compte d'une exigibilité de 20 % de la part de l'époux de l'assurée retenue dans l'enquête, l'office AI lui a alloué un quart de rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 41 % (méthode spécifique), par décision du 16 octobre 2014. Par arrêt du 28 janvier 2016, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, a réformé la décision du 16 octobre 2014 et reconnu le droit de A.A.________ à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er février 2013. L'autorité judiciaire a écarté les conclusions de l'enquête ménagère du 31 mars 2014 et s'est fondée sur l'avis du docteur C.________. Ce dernier avait fixé la capacité de travail globale de l'assurée comme ménagère à 50 % dans son rapport du 21 juin 2013, en précisant qu'il avait tenu compte non seulement de sa propre évaluation médicale mais aussi de l'aide exigible de la famille de l'assurée. Par ailleurs, la juridiction cantonale a reconnu le droit de l'assurée à une allocation pour impotent de degré faible dès le 23 août 2011. A.b. Le 15 avril 2016, A.A.________ a demandé à l'office AI d'augmenter sa rente d'invalidité en raison d'une affection médicale consécutive à la naissance de son sixième enfant. Dans un rapport d'expertise du 11 novembre 2021, la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a posé les diagnostics (ayant une répercussion sur la capacité de travail) d'anxiété généralisée depuis 2008, de trouble panique depuis 2002, d'agoraphobie avec trouble panique depuis 2015, et de trouble de personnalité évitante, avec traits histrioniques depuis le début de l'âge adulte. Elle a attesté une nette aggravation de l'état de santé depuis mars-avril 2015, de sorte que la capacité de travail de 50 % qui avait été retenue en 2013 pour les tâches ménagères était réduite à 20 % depuis 2015. L'experte a précisé que l'époux était en charge de la quasi-totalité des tâches ménagères, de l'éducation des enfants (dont quatre étaient en bas âge), en sus de son travail et du soutien à ses propres parents depuis 2014-2015, si bien qu'il ne semblait pas admissible d'exiger de sa part une aide supérieure à celle qu'il apportait à l'assurée depuis 2015. L'office AI a mis en oeuvre une enquête ménagère qui a été réalisée le 13 juin 2022; l'enquêtrice a retenu un total d'empêchements de 80 % et une exigibilité de 30 % de la part de l'époux, de sorte que le total d'empêchements pondéré avec exigibilité a été fixé à 50 %. Se fondant sur cette enquête, l'office AI a tenu compte d'une aggravation de l'état de santé depuis avril 2015. Dans son projet de décision du 29 juin 2022, il a fixé les empêchements pondérés sans exigibilité à 80 % et l'exigibilité de l'époux à 30 %, l'empêchement pondéré avec exigibilité s'élevant ainsi à 50 %. Comme le degré d'invalidité de 50 % donnait droit à une demi-rente d'invalidité que l'assurée percevait déjà, l'office AI a refusé d'augmenter la rente par décision du 9 septembre 2022.