Citation: 9C_808/2019 E. 5.2

5.2. Cet argument n'est pas fondé. Le Tribunal fédéral a considéré qu'il se justifiait sous l'angle juridique, en l'état des connaissances médicales, d'appliquer par analogie les principes développés par la jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux à l'appréciation du caractère invalidant d'une fibromyalgie, vu les nombreux points communs entre ces troubles (ATF 132 V 65 consid. 4 p. 70 ss). Dès lors que les facteurs psychosomatiques avaient une influence décisive sur le développement d'une telle maladie, le concours d'un médecin spécialisé en psychiatrie était donc nécessaire pour en poser le diagnostic (ATF 132 V 65 consid. 4.3 p. 72; arrêt 9C_176/2018 du 16 août 2018 consid. 3.2.2). La modification de la jurisprudence ayant conduit à l'introduction d'une grille d'évaluation normative et structurée du caractère invalidant des troubles psychiques au moyen d'indicateurs standards (ATF 143 V 409; 143 V 418; 141 V 281) n'a rien changé à cette pratique: la fibromyalgie est toujours considérée comme faisant partie des pathologies psychosomatiques et son évaluation sur le plan de la capacité de travail est par conséquent soumise à la grille d'évaluation mentionnée (cf. notamment arrêt 9C_101/2019 du 12 juillet 2019 consid. 4.2). Dans la mesure où le docteur G.________ a expressément exclu l'existence d'un trouble somatoforme douloureux, dont les manifestations cliniques sont pour l'essentiel identiques à celle d'une fibromyalgie (plaintes douloureuses diffuses; cf. ATF 132 V 65 consid. 4.1 p. 70), il convient de déduire de ce qui précède qu'il a implicitement exclu l'existence d'une fibromyalgie. Le rapport de l'expert psychiatre ne saurait donc se voir nier toute valeur probante au motif que le diagnostic de fibromyalgie n'aurait pas été mentionné. On ajoutera par ailleurs qu'à l'instar de ce qui prévaut en matière d'expertises réalisées selon les anciens standards de procédure (cf. ATF 137 V 210 consid. 6 p. 266 ss), il n'y a pas lieu de nier d'emblée toute valeur probante au rapport d'expertise qui ne contiendrait pas une analyse selon les nouveaux indicateurs. Il convient plutôt d'examiner dans chaque cas si les expertises administratives et/ou judiciaires recueillies - le cas échéant en les mettant en relation avec d'autres rapports médicaux - permettent ou non une appréciation concluante du cas à l'aune des indicateurs déterminants (cf. ATF 141 V 281 consid. 8 p. 309). Il revient en outre aux organes chargés de l'application du droit (soit à l'administration ou au tribunal en cas de litige) de procéder à l'appréciation définitive de la capacité de travail de l'intéressé (ATF 140 V 193 consid. 3.2 p. 195). Or les premiers juges ont en l'occurrence procédé à l'examen de la fibromyalgie à l'aune des indicateurs développés dans l'ATF 141 V 281 sur la base des rapports du docteur G.________ et du psychiatre traitant notamment (cf. jugement entrepris, consid. 3.2.3-3.2.4 p. 23-28) et ont de surcroît constaté que le docteur F.________ avait procédé à une appréciation convaincante du caractère incapacitant des troubles somatiques, de sorte qu'il était possible de se prononcer sur la gravité ou l'existence même de la fibromyalgie diagnostiquée par le docteur H.________. Cette évaluation complète, tant sur le plan somatique que psychiatrique, ressortait en outre du rapport final du SMR du 30 juin 2017. Il est par conséquent erroné d'affirmer que la juridiction cantonale ne disposait pas des informations nécessaires ou du moins suffisantes pour statuer valablement.