Citation: 2C_298/2022 E. 4.3

4.3. La recourante se contente d'opposer sa version des faits à celle retenue par les juges précédents, sans démontrer en quoi celle-ci serait manifestement insoutenable: une telle façon de procéder ne répond pas aux exigences procédurales, le Tribunal fédéral n'étant pas une juridiction d'appel (cf. art. 97 al. 1 LTF; ATF 142 II 355 consid. 6; 139 II 373 consid. 1.6). Tel est notamment le cas lorsqu'elle affirme, de manière appellatoire et partant irrecevable, que son mari aurait tout mis en oeuvre, après l'avoir "jetée" hors du domicile conjugal, pour qu'elle ne puisse pas prendre connaissance de la requête de mesures protectrices de l'union conjugale, respectivement lorsqu'elle soutient que ces mesures étaient d'une "absolue inutilité", puisqu'elle s'était notamment déjà constituée un domicile séparé, si bien que le but de celles-ci n'avait pu être que celui d'entraîner l'intervention du Service cantonal, afin de mettre un terme à son séjour en Suisse, ce qui constituait un acte de violence. Quoi qu'il en soit, dès lors que les faits précités sont intervenus, comme la recourante le précise du reste elle-même, alors que les époux vivaient déjà séparés et qu'aucune violence durant la vie conjugale n'a été établie, ils ne sauraient être considérés comme des actes constitutifs de violence conjugale au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. La recourante soutient pour le reste qu'il ressort des déclarations de son mari qu'elle avait tenté de se suicider à cause du stress provoqué par ce dernier, ce qui constituerait une preuve suffisante attestant de violences psychologiques. Or, il ressort desdites déclarations que la recourante s'était, en 2019, enfermée dans l'appartement conjugal et avait menacé de se suicider après que son époux lui avait parlé de séparation (art. 105 al. 2 LTF). On ne voit pas, et l'intéressée ne le démontre pas non plus, en quoi le comportement de son mari serait constitutif de violence psychologique, si bien que l'autorité précédente pouvait sans arbitraire retenir que de telles violences ne ressortaient pas du dossier. Enfin, on peine à comprendre en quoi le Tribunal cantonal aurait versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante n'avait pas démontré avoir tenté d'introduire, de pair avec son mari, une requête commune de divorce, sans nécessairement attendre la fin du délai légal de deux ans depuis la séparation du couple pour déposer une demande de divorce unilatérale. Le simple fait de soutenir, de manière purement appellatoire, qu'elle n'avait "pas eu d'autre choix", ne suffit pas à tenir la motivation des juges précédents pour insoutenable. Au demeurant, ce point n'est pas de nature à influencer l'issue du litige.