Citation: 1B_13/2009 16.02.2009 E. 4

Le recourant conteste également l'existence d'un risque de récidive, en se prévalant du fait qu'il ne serait plus concrètement dangereux après quatre mois de prison détentive subis et qu'il ne serait "pas encore membre du grand banditisme". 4.1 Le maintien en détention préventive se justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un danger de récidive. Il convient de faire preuve de retenue dans l'appréciation d'un tel risque: le maintien en détention ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et que les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 133 I 270 consid. 2.2 p. 276; 125 I 60 consid. 3a p. 62, 361 consid. 5 p. 367; 124 I 208 consid. 5 p. 213; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). La jurisprudence se montre toutefois moins stricte dans l'exigence de la vraisemblance lorsqu'il s'agit de délits de violence graves ou de délits sexuels, car le risque à faire courir aux victimes potentielles est alors considéré comme trop important; en pareils cas, il y a lieu de tenir compte de l'état psychique du prévenu, de son imprévisibilité ou de son agressivité (ATF 123 I 268 consid. 2e p. 271). 4.2 En l'occurrence, les actes reprochés au recourant apparaissent d'une violence grave, les coups ayant été portés notamment à la tête à l'aide d'un poing américain. Son frère l'a décrit comme bagarreur, précisant qu'il s'en était déjà pris physiquement à leur soeur. L'intéressé a, en outre, déjà fait l'objet de deux condamnations notamment pour brigandage, menaces, incendie intentionnel, infraction à la loi sur les armes et a subi quatre jours de détention préventive. Ces condamnations ne semblent pourtant pas lui avoir permis d'intégrer le caractère prohibé de la violence au sein de la collectivité puisqu'il n'a pas hésité à commettre à nouveau des actes violents, s'en prenant à l'intégrité physique de personnes. L'usage d'armes confirme aussi ce penchant, ce d'autant plus que lors de la perquisition effectuée à son domicile, deux sprays au poivre et un poing américain ont été découverts. S'ajoute à cela le fait que le motif des actes de violence physique en cause dans cette affaire, tel qu'énoncé par le prévenu, apparaît futile et dénote un manque évident du respect de l'intégrité physique d'autrui et une absence de conscience des conséquences dommageables de ses actes: le risque de récidive doit dès lors être considéré comme concret.