Citation: 6B_1246/2022 E. 7.2

7.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué qu'à la suite du recours du ministère public, la cour cantonale a relevé que les faits reprochés au recourant s'étaient déroulés en octobre 2017 et a constaté que la prescription de l'action pénale avait été acquise en octobre 2021 au plus tard. L'action pénale était donc prescrite au moment du jugement de première instance, lequel n'est intervenu que le 29 mars 2022. On relèvera à cet égard qu'il ressort du dossier que, par ordonnance pénale du 19 août 2021 - soit avant que les faits ne soient prescrits -, le ministère public a rendu une ordonnance pénale par laquelle il a reconnu le recourant coupable de diffamation et de dénonciation calomnieuse et l'a condamné à une peine pécuniaire de 90 jours-amende avec sursis pendant deux ans. Le recourant ayant formé opposition contre l'ordonnance précitée, le ministère public a décidé de transmettre la cause, en septembre 2021, au tribunal de première instance, conformément aux art. 355 et 356 CPP. Il s'ensuit que c'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que le ministère public aurait commis un abus de droit.