Citation: 8C_424/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1960, a été engagée le 1 er mars 1997 par le département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse du canton de Genève (ci-après: DIP) en qualité de collaboratrice socio-professionnelle au sein de l'office pour l'orientation, la formation professionnelle et continue (ci-après: OFPC). Dès le 1 er juillet 1998, elle a été promue au poste de responsable B.________ en tant qu'employée permanente en classe maximale 19 de l'échelle des traitements de l'État de Genève. Le 1 er janvier 2000, le poste de responsable B.________ a bénéficié d'une réévaluation et a été positionné en classe maximale 20. A.________ a été nommée fonctionnaire le 1 er mars 2000. A la suite d'une réévaluation de sa fonction de responsable B.________, elle est devenue cheffe de groupe et son traitement a été porté en classe 21 dès le 1 er novembre 2010. Dès le 1 er avril 2013, A.________ s'est vu confier la responsabilité de la C.________, tout en conservant ses responsabilités liées à B.________. A.b. Le 9 septembre 2013, la direction des ressources humaines du DIP (ci-après: DRH-DIP) a demandé à l'office du personnel de l'État (ci-après: OPE) l'évaluation du poste occupé par A.________, tout en précisant soutenir pleinement la demande de la direction générale de l'OFPC de ranger ce poste dans la fonction de cheffe de groupe, classe maximale 23. Un cahier des charges ainsi qu'un organigramme de l'OFPC, lequel faisait état des cinq services rattachés au directeur général, soit le service d'information scolaire et professionnelle, le service d'orientation scolaire et professionnelle, le service de la formation professionnelle, le service de la formation continue et le service des bourses et prêts d'études, ont été joints à cette demande. Le 28 novembre 2013, le service des ressources humaines de l'office du personnel de l'État (ci-après: SRH-OPE) a classé ce poste dans la fonction de cheffe de groupe en classe 22. Le 8 janvier 2014, A.________ a signé son nouveau cahier des charges. A la même date, le directeur général de l'OFPC a formé auprès de la DRH-DIP une demande de reconsidération afin que le poste de la prénommée soit évalué en classe 23. Cette demande a été transmise au SRH-OPE avec le soutien de la DRH-DIP, accompagnée d'un cahier des charges modifié en ce sens que l'expérience professionnelle requise était au minimum de cinq ans dans le domaine des relations extérieures et du marketing, ainsi que dans l'organisation et la mise sur pied d'événements et d'expositions ponctuelles ou permanentes. Le 14 février 2014, le SRH-OPE a informé la DRH-DIP avoir reconsidéré sa position en colloquant le poste de cheffe de groupe dans la classe de fonction 23. Le DIP ayant donné son accord quant à l'évaluation du SRH-OPE, A.________ s'est vu notifier une décision à ce sujet le 25 février 2014, laquelle est entrée en force le 1 er mars 2014. A.c. Par courrier du 27 mars 2018, A.________ a informé la directrice générale de l'office cantonal de l'inspection et des relations du travail (ci-après: OCIRT) qu'elle avait constaté une différence de traitement importante ente sa rémunération et celle de ses collègues de sexe masculin. Le 19 avril 2018, la directrice de l'OCIRT lui a répondu que si elle s'estimait victime de discrimination salariale, elle avait la possibilité de saisir la justice s'il n'était pas possible de régler la situation avec son employeur.