Citation: 6B_845/2020 E. 1.5.1

1.5.1. A cet égard, l'autorité précédente a indiqué que les déclarations du prénommé concernant la remise de 250 fr. à la recourante - à la demande de celle-ci - avaient été claires et constantes. Les notes versées à la procédure par sa psychologue, première personne auprès de laquelle D.________ avait évoqué la situation, étaient sans ambiguïté. Le fait que la relation de confiance entre la psychologue et le prénommé se fût dégradée durant la même période ne permettait pas de mettre en doute ces déclarations, que l'intéressé avait répétées quelques jours plus tard à son IPA, puis à la police. Certes, D.________ avait varié sur certains points dans son discours et avait contesté que la facture présentée à la recourante fût le rappel de paiement du 6 mai 2014. II s'était cependant montré précis et constant concernant le déroulement essentiel des événements, en particulier sur le montant impliqué et la part prélevée par la recourante, sur sa venue au guichet du Service F.________ le jour des faits, ainsi que sur les circonstances du partage de la somme. On ne voyait pas pourquoi D.________ aurait porté une fausse accusation, qui ne lui avait pas été profitable et dont il n'avait rien essayé de tirer. Les déclarations de la recourante avaient quant à elles été peu crédibles, en particulier lorsque celle-ci avait affirmé avoir décidé de remettre au prénommé un montant suffisant pour payer les prétendues deux tranches restant à payer, tout en reconnaissant que cela ne lui avait pas été demandé et qu'elle n'avait pas vu la facture relative à la seconde tranche. Les autres explications fournies par la recourante - concernant un éventuel emprisonnement de D.________ en cas de non-paiement ou une prétendue gratification offerte par ce dernier pour récompenser l'intéressée - étaient également dépourvues de crédibilité. En outre, D.________ avait été décrit par son IPA comme une personne non influençable ou manipulable, sa curatelle n'ayant aucun lien avec une éventuelle faiblesse mentale ou une désorientation. Enfin, le prénommé n'avait pas aggravé les accusations portées à l'encontre de la recourante au cours de la procédure, notamment après avoir appris que d'autres personnes protégées y prenaient part.