Citation: 1C_229/2020 E. 2.2

2.2. Le Tribunal cantonal a considéré qu'on aurait pu attendre de la Municipalité que, après la remise des documents intervenue le 28 juin 2019 et la visite du chantier du 1 er juillet 2019, elle informe la recourante du fait qu'elle entendait rendre une décision de retrait du permis de construire en application de l'art. 118 al. 3 LATC en indiquant les motifs de sa décision et qu'elle lui donne l'occasion de se déterminer à ce propos. Il a jugé que dans ces conditions c'était a priori à juste titre que la recourante invoquait une violation de son droit d'être entendu; cela étant, cette violation avait été réparée dans le cadre de la procédure devant le Tribunal cantonal, dès lors que la recourante avait pu se déterminer par écrit et par oral lors de l'audience devant une autorité de recours disposant d'un pouvoir d'examen complet en fait et en droit. La recourante ne développe aucun élément afin de contester cette motivation. En particulier, elle ne conteste pas avoir eu accès au dossier complet de la Municipalité durant la procédure cantonale de recours et avoir eu l'opportunité d'exposer ses moyens. L'intéressée a en effet pu produire notamment trois rapports d'architecte, devant une autorité jouissant d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit. Elle a aussi participé à une audience et à une inspection locale. La cour cantonale pouvait ainsi retenir, sans violer le droit fédéral, que s'il y avait eu violation du droit d'être entendu, celle-ci avait été réparée au cours de la procédure cantonale. Enfin, dans la mesure où la recourante a eu l'occasion de s'exprimer sur l'expertise de F.________, son droit d'être entendue a été respecté. Contrairement à ce que la recourante soutient, la garantie du droit d'être entendu ne lui conférait pas en plus le droit d'exprimer son avis sur le choix de l'expert (cf. ATF 125 V 401 consid. 3 p. 404 s.), pas plus que d'être entendue directement par les auteurs de l'expertise (arrêt 1C_36/2010 du 18 février 2011 consid. 3.2). Partant, le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. peut être écarté. C'est en vain également que la recourante - qui n'a répondu que de manière incomplète à la demande de la Municipalité en ne lui remettant que quelques pièces ne correspondant pas à la liste détaillée des documents et des information exigés - se prévaut d'une violation du principe de la bonne foi (art. 9 Cst.), au motif que la Municipalité aurait dû l'informer de ce que les documents fournis le 28 juin 2019 étaient incomplets.