Citation: 5A_926/2021 E. 4.3.2

4.3.2. Pour l'essentiel, l'argumentation développée par le recourant consiste à reprocher à la juridiction cantonale de n'avoir arbitrairement pas tenu compte des attestations du Professeur I.________, neurologue, lequel affirmait que B.A.________ avait la capacité de discernement le 23 décembre 2016. Il affirme que cet avis était partagé par le Dr Q.________ ainsi que par une logopédiste. Deux autres intervenants (le Dr L.________ ainsi que la neuropsychologue P.________) et de nombreuses aides-soignantes relevaient également que l'intéressé était alors capable de communiquer avec son entourage, de faire comprendre ses envies et ses besoins et d'exprimer ses émotions. Selon une expertise privée établie par le Dr R.________, aucun élément ne permettait de contester le rapport du neurologue, rédigé au moment des faits. Le recourant en déduit que ces différents avis ébranlaient la force probante de l'expertise, sans simplement relever d'une appréciation différente de la même situation médicale objective, mais très concrètement d'une meilleure connaissance du cas particulier et de ses spécificités: les experts n'avaient d'ailleurs rencontré son père que deux ans plus tard, pendant quinze minutes et n'avaient pas communiqué avec lui; ils étaient les seuls à nier la capacité de discernement de son père le 23 décembre 2016. Lacunaire, contradictoire et incomplet, l'expertise nécessitait l'administration des moyens de preuves complémentaires précisément requis (nouvel expertise; audition des experts, des médecins I.________ et Q.________ et des aides-soignantes), ce que la cour cantonale avait néanmoins arbitrairement refusé.