Citation: 9C_560/2023 E. 6.3.4

6.3.4. L'assuré allègue finalement que l'aide exigible des proches aurait été prise en considération de manière excessive. Il fait valoir à cet égard que l'enquêtrice n'aurait pas tenu compte de l'emploi du temps des membres de sa famille et des atteintes à la santé de son épouse. S'agissant de l'aide que peuvent ou doivent apporter l'épouse et les enfants de l'assuré dans la mesure où ceux-ci forment une communauté familiale, on rappellera que, selon la jurisprudence, si la question de savoir comment s'organiserait cette communauté familiale dans le cas où elle ne devait pas percevoir de prestations d'assurance est certes importante, l'aide exigible ne doit pas devenir excessive ou disproportionnée (cf. arrêt 9C_330/2017 du 14 décembre 2017 consid. 4 in fine). Sauf à vouloir vider l'institution de l'allocation pour impotent de tout son sens dans le cas où l'assuré fait ménage commun avec son épouse ou un membre de la famille, on ne saurait exiger de cette personne qu'elle assume toutes les tâches ménagères de l'assuré après la survenance de l'impotence si cela ne correspondait pas déjà à la situation antérieure (cf. arrêt 9C_567/2019 du 23 décembre 2019 consid. 6.2). Or en l'espèce, dans la mesure où selon les propres déclarations de l'assuré, il n'effectuait aucune tâche ménagère avant d'être atteint dans sa santé (consid. 6.3.3.2 supra), il convient d'admettre que la survenance de ses diverses atteintes à la santé est demeurée sans incidence déterminante sur la répartition des tâches au sein de la famille. C'est dès lors à bon droit que les premiers juges ont considéré que l'aide prodiguée par la famille du recourant, qualifiée d'exigible par l'enquêtrice, ne pouvait être considérée comme disproportionnée. Dans ce contexte, le recourant ne conteste en effet pas que les difficultés qu'il rencontre dans la gestion des tâches administratives et pour entretenir et maintenir les contacts sociaux sont dues à des difficultés linguistiques qui n'ont pas à être prises en considération sous l'angle du temps nécessaire car elles sont étrangères à l'atteinte à la santé (consid. 6.3.3.1 supra). Quant aux empêchements en relation avec les déplacements à l'extérieur, qui étaient vraisemblablement gérés avec le soutien de son fils ou de son épouse, l'assuré ne prétend pas qu'ils étaient de nature à rendre nécessaire un accompagnement régulier à hauteur d'au moins deux heures par semaine sur une période de trois mois.