Citation: 2A.455/2000 12.10.2000 E. 3

3.- Il convient d'examiner si les autorités ont agi avec diligence et si le renvoi paraît possible dans un délai prévisible (art. 13b al. 3 et 13c al. 5 lettre a a contrario LSEE). Le manque de coopération de la part de l'étranger ne permet pas aux autorités cantonales de rester inactives; elles doivent au contraire essayer de déterminer son identité et d'obtenir les papiers nécessaires à son renvoi, avec ou sans sa collaboration (cf. ATF 124 II 49). Il ressort du dossier que le Service cantonal a effectué différentes démarches. Il a adressé le 18 août 2000 à l'Office fédéral une demande de soutien à l'exécution du renvoi et de couverture financière et lui a demandé le 7 septembre 2000 si un rendez-vous avait été pris auprès du Consulat de la République de Sierra Leone. A la suite des renseignements fournis par les autorités françaises, le Service cantonal a fait procéder à l'audition de l'intéressé, le 13 septembre 2000. Le 15 septembre 2000, le Département fédéral de justice et police, agissant sur la base de l'art. 22a LSEE, a demandé au Consulat de la République de Guinée à Genève d'établir un laissez-passer permettant à Y.________ de retourner dans son pays d'origine, sur la base de la photocopie de sa carte d'identité. Dans ces conditions, force est de constater que le Service cantonal a mené avec une diligence suffisante la recherche de l'identité de l'intéressé et les démarches en vue de son renvoi dans son pays d'origine. De plus, en l'état, rien n'indique que ces efforts ne pourraient aboutir, ni que le renvoi ne pourrait être réalisé dans un délai prévisible.