Citation: 1C_559/2016 E. 5.2.2

5.2.2. Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait insuffisamment motivé le rejet de son "deuxième grief [qu'il] avait formulé en voie principale, au sujet du refus de reconnaître la zone en question comme faisant partie du parc privé". Il ne se prévaut toutefois pas non plus, dans ce cadre, d'une violation de son droit d'être entendu, ce qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral - on l'a dit - d'examiner d'office (art. 106 al. 2 LTF; cf. consid. 4). Cet argument est quoi qu'il en soit sans pertinence. Contrairement à ce que soutient le recourant, la seule présence d'installations d'agrément et l'entretien régulier de celles-ci et du sol ne sont pas des éléments commandant de repousser la limite de la lisière plus au nord de manière à exclure ces aménagements de l'aire forestière. En effet, dans certaines circonstances, l'existence d'une forêt peut être admise malgré l'absence de boisement (cf. Message du Conseil fédéral du 29 juin 1988 concernant la loi fédérale sur la conservation des forêts et la protection contre les catastrophes naturelles, FF 1988 III 174 ch. 21), en particulier lorsqu'il apparaît qu'un défrichement a eu lieu sans autorisation (arrêts 1C_187/2014 du 13 novembre 2014 consid. 5.1; 1C_169/2009 du 14 octobre 2009 consid. 3.1). Or, dans le cas particulier, la présence de souches attestant de coupes effectuées sans autorisation - ce que le recourant ne nie pas - a été constatée dans la partie sud du boisement. La nature forestière de cette portion est en outre renforcée par les photographies aériennes versées au dossier, dont il ressort que la forêt était présente à cet endroit, avant la construction de bâtiments aux alentours, ce que confirme du reste l'OFEV. Enfin, que ces aménagements soient "vieux" est également sans pertinence s'agissant de la constatation de nature forestière, mais pourra, le cas échéant, comme le souligne la décision de la DGE, s'avérer décisif dans le cadre de leur éventuel démantèlement (à ce sujet cf. arrêt 1C_443/2010 du 6 juin 2011 consid. 4.4). Dans ces conditions, il n'est pas critiquable d'avoir englobé la partie sud du cordon boisé dans la limite de l'aire forestière.