Citation: 4A_541/2014 E. 4.1.1

4.1.1. Sous ch. 2, la Commune s'en prend à l'imputation de 500'000 fr. résultant de l'économie réalisée par rapport à une exécution conforme au contrat et donc à la condition du dommage, semblant soutenir que la solution de fondations superficielles aurait été préférable du point de vue économique ou encore, semble-t-il, que si tous les pieux avaient été battus à la cote 417.50, il n'y aurait pas eu de surcoût, la prolongation des pieux du bassin nageur étant compensée par le raccourcissement de ceux du bassin plongeur, solution plus satisfaisante. Ce faisant, elle ne s'en prend pas véritablement à la condition du dommage et à l'imputation des coûts économisés par rapport à la solution de pieux plus longs, de 35 m, telle qu'examinée par la cour cantonale au consid. 3.3. p. 46 ss, de sorte qu'il n'y a pas lieu de considérer que le recours serait irrecevable faute de s'en prendre au dommage et au rapport de causalité, comme le soutient l'intimée. En réalité, la recourante conteste la solution de pieux de 35 m sur laquelle s'est fondée la cour, soutenant que deux autres solutions moins chères étaient préférables, à savoir celle de fondations superficielles et celle consistant à enfoncer tous les pieux jusqu'à la cote 417.50, ce d'autant qu'elle n'aurait pas poursuivi le projet de construction d'une piscine si elle avait su que les travaux coûteraient 500'000 fr. à 1'000'000 fr. de plus. Il ne s'agit pas là d'une question de droit, mais d'une question de fait.