Citation: U 448/99 26.09.2000 E. 3

3.- a) En l'espèce, la CNA a considéré que l'atteinte - de minime importance - à la hanche droite découlant de l'accident fait obstacle à l'exercice d'une activité lourde comme celle qu'exerçait précédemment l'assuré. En revanche, elle n'empêche pas ce dernier d'exercer des professions plus légères, lui permettant de réaliser, sur un marché du travail équilibré, un gain au moins équivalent à 85 % de celui qu'il percevait dans son ancienne profession. Pour fixer le gain d'invalide, la CNA s'est fondée sur les descriptions du poste de travail (DPT) dans cinq activités professionnelles compatibles avec l'état de santé de l'assuré. Le recourant conteste le montant du gain d'invalide retenu par l'intimée et confirmé par la juridiction cantonale, en faisant valoir qu'il doit être réduit de 15 %. A l'appui de ce point de vue, il allègue ne pas être en mesure d'exercer pleinement les activités professionnelles envisagées par la CNA, ni de prendre un emploi dans un des lieux où se situent les postes de travail pris en considération. b) Sur le vu des éléments au dossier, les arguments du recourant n'emportent pas la conviction, ni quant à l'empêchement d'exercer les activités envisagées, ni quant au lieu de travail. En effet, le gain d'invalide reste une donnée théorique même s'il est évalué sur la base des DPT : il ne s'agit donc pas d'imposer au recourant qui habite à C.________ un déplacement à P.________, M.________ ou G.________ où se situent les postes de travail pris en considération par la CNA. Ces données servent simplement à fixer le montant du gain qu'il pourrait obtenir, sur un marché équilibré du travail, en mettant pleinement à profit sa capacité résiduelle de travail, dans un emploi adapté à son handicap. Cela étant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.