Citation: 1C_380/2020 E. 1.2

1.2. La présente cause porte certes sur la transmission de renseignements bancaires, soit des renseignements touchant le domaine secret des recourants. Ceux-ci soutiennent que l'infraction préalable au blanchiment d'argent, soit la fraude à la TVA en Russie, aurait été commise en réalité par des fonctionnaires de l'administration fiscale russe, de sorte que l'accusation soulevée à leur égard aurait été montée de toutes pièces. Dans un tel cas, la demande d'entraide - apparemment recevable - devrait être qualifiée d'abusive et contraire à l'ordre public suisse au sens des art. 2 let. b CEEJ et 18 al. 1 let. a et b CBI. Ils estiment soulever ainsi une question de principe, ou à tout le moins une question délicate. Les recourants se plaignent également à ce sujet d'un déni de justice, la Cour des plaintes ayant omis de traiter ce grief.