Citation: 9C_55/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1981, a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 27 octobre 2011. Constatant que l'assurée avait souffert d'un épisode dépressif sévère réactionnel à un conflit conjugal dont les séquelles n'influençaient plus sa capacité de travail depuis le 1er décembre 2011, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a rejeté sa requête par décision du 6 décembre 2012. A.b. Invoquant une rechute de sa pathologie dépressive, occasionnant une incapacité totale de travail depuis le mois d'août 2016, l'intéressée a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de l'office AI le 10 octobre 2016. Après avoir recueilli des renseignements auprès des médecins traitants de l'assurée, la doctoresse B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et le docteur C.________, spécialiste en médecine interne générale, l'office AI a mandaté le docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie du Centre d'expertise médicale Lancy (CEML) pour une expertise. Selon ce médecin, A.________ présentait un épisode dépressif léger sans effet sur la capacité de travail, que ce soit dans la dernière activité exercée de collaboratrice logistique ou toute activité adaptée (rapport du 13 décembre 2017). Informée que l'administration entendait rejeter sa demande sur la base du rapport d'expertise, l'assurée a critiqué le bien-fondé de ce document par le truchement de la doctoresse B.________ (rapport du 7 mars 2018). Considérant que l'intéressée ne présentait pas d'atteinte invalidante à la santé au sens de la loi, l'office AI a refusé toute prestation par décision du 19 avril 2018.