Citation: 6B_129/2020 E. 2.3.3

2.3.3. Sous couvert d'une violation de son droit d'être entendu et du principe in dubio pro duriore, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré, sans motif, certaines pièces qu'il avait produites, à savoir un extrait d'une conversation " WeChat " avec l'intimé ainsi qu'une " fausse quittance ". L'extrait de conversation auquel se réfère le recourant est constitué de 12 pages sur 835, dont la numérotation n'est pas consécutive et dans lesquelles les messages (dont on ignore les expéditeurs) n'apparaissent pas dans un ordre chronologique, les dates indiquées avançant dans le temps, à l'inverse des heures (cf. pièces 15 et 55/5/1-12). S'il ressort notamment de cet extrait, parmi l'évocation de différentes transactions et des mots doux, qu'un montant de " 52k USD " pourrait être restitué à l'interlocuteur, tout en acquérant le tableau comme prévu, s'il entend construire une relation proche pour le futur (cf. pièce 15 et 55/5/2: " And also, d you wanted we build more close relationship and future? If your answer is yes as I did, then we have to accept the faith, I fix the mistake, give you the 52k USD, still get the painting as planed "), il n'y est fait aucune référence à une oeuvre ou à une convention précise. Aussi, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que cette pièce était floue et ne permettait en rien de démontrer que l'intimé eût utilisé l'argent versé à son profit en s'écartant des instructions du recourant, au contraire. Il ressort au demeurant de cette même conversation que le montant de 52'000 USD correspondrait à une commission convenue entre les parties (cf. pièce 55/5/1: " I can give you back 52K commission I suppose to have "). Quant à la quittance rédigée en chinois, sur laquelle s'appuie le recourant, elle n'est ni datée, ni signée; elle porte sur trois montants totalisant environ 46'000 yuan chinois, correspondant à environ 6'300 francs (cf. pièce 55/6). La traduction du document produite par le recourant révèle que les montants avancés concernent des pantalons et des chemises achetées au nom de " A.________ ". Cela étant, et compte tenu de la différence significative entre les montants litigieux et ceux qui ressortent de cette quittance, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que les moyens du recourant étaient relativement flous et peu documentés sur ce point également. En tout état, cette pièce ne révèle aucun emploi illicite de valeurs patrimoniales au profit de l'intimé. Le recourant reproche en outre à la cour cantonale d'avoir ignoré le fait que l'intimé aurait versé 70'000 euros au peintre C.________ près de 4 ans avant la " transaction officielle " concernant des oeuvres qu'il a acquises. Or le recourant n'expose d'aucune manière en quoi cet élément serait pertinent pour établir une utilisation illicite de l'argent confié, étant établi et incontesté qu'il est en possession des oeuvres de ce peintre. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable sur ce point. En tout état, l'artiste C.________, à l'origine de quatre des tableaux en cause, a confirmé en avoir vendu deux à l'intimé pour un prix total de 90'000 euros, précisant que deux autres ont été vendus par une galerie d'art. Sur la base de ces éléments, non contestés par le recourant, la cour cantonale pouvait, sans violer le principe in dubio pro duriore, considérer que les sommes confiées n'ont pas été utilisées au profit de l'intimé, de manière contraire à l'usage déterminé par les parties. Elle pouvait constater qu'il s'agissait d'un litige de nature purement civile et considérer que les chances de condamnation étaient notablement plus faibles que celles d'un acquittement.