Citation: 1B_532/2017 E. 3.2

3.2. La Chambre des recours pénale a considéré que la quantité de crystal méthamphétamine saisie, supérieure à 13 gr, n'était pas négligeable et que l'on pouvait douter qu'elle était destinée à la seule consommation personnelle du prévenu oscillant, selon ce dernier, quotidiennement entre 0,2 et 0,3 g. Par ailleurs, les perquisitions avaient permis la saisie de deux balances électroniques, d'une poudre blanche non identifiée qui serait, selon les dires du recourant, de la caféine destinée à couper la drogue, d'un lot de sachets minigrip vides, d'un téléphone mobile à carte prépayée et de 966 fr. en liquide. La quantité importante de marijuana saisie dans un casier de consigne de la gare de Montreux, dont le recourant détenait la clé, suggérait également qu'il pourrait s'adonner à un trafic de cette substance pour financer sa propre consommation de stupéfiants. Enfin, depuis sa mise en détention, le recourant avait fait l'objet de trois mises en cause pour s'être livré à un trafic de crystal méthamphétamine, qui venaient conforter les indices de soupçons sérieux d'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants déjà disponibles. Le recourant conteste l'existence d'indices de culpabilité suffisants pour retenir une infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants susceptible d'entraîner une privation de liberté d'une année au minimum. La quantité pure de méthamphétamines saisies s'élèverait à 9,84 g selon le rapport d'analyse toxicologique du 31 octobre 2017, et non à 13 g comme l'a retenu à tort la Chambre des recours pénale, et se situerait en-deçà du seuil de 12 g évoqué par certaines études pour un cas grave. L'expertise aurait en outre confirmé que les 14,5 g de poudre blanche sont bien de la caféine comme il l'a toujours affirmé. Les 16 g de marijuana saisis ne permettraient pas davantage de retenir un cas grave. Quant aux déclarations de D.________, qui l'implique dans un trafic de crystal méthamphétamine et de pilules thaïes, elles ont été réfutées par les autres personnes auxquelles il se référait et ne seraient pas crédibles.