Citation: 1C_249/2017 E. C

Par décision du 21 avril 1998, la commune de Martigny a délivré à A.A.________ - après publication officielle - l'autorisation d'édifier entre la parcelle n o 5076 et le bien-fonds n o 5075, propriété de son frère, C.A.________, un mur d'une longueur de 32 m. Le 1 er avril 1999, C.A.________ a signalé à la Commission cantonale des constructions (ci-après: CCC) que ce mur avait été autorisé par une autorité incompétente; il a en outre dénoncé la présence d'un couvert en toile/bâche disposé par A.A.________ entre le bâtiment reconstruit en 1991 et le mur en question. Interpelé par la Police cantonale des constructions (ci-après: PoCo), A.A.________ a indiqué, le 27 avril 1999, que la reconstruction de la cabane de jardin de même que l'édification du mur de clôture se fondaient sur des autorisations communales délivrées respectivement les 29 avril 1991 et 21 avril 1998. Par décision du 5 mai 1999, la CCC a formellement autorisé le mur de clôture. Sur nouvelle interpellation de C.A.________, la CCC a, par décisions des 15 et 23 mars 2000, intimé à A.A.________ l'ordre de cesser tous travaux sur la parcelle n o 5076 et de supprimer le couvert créé par la bâche susmentionnée. Le 27 mars 2000, après s'être rendu sur les lieux, le responsable de la PoCo a informé C.A.________ qu'il ne voyait, en l'état, aucun motif d'intervenir.