Citation: I 182/02 20.03.2003 E. A

M.________, née en 1967, mariée et mère de famille, a travaillé en qualité d'aide de cuisine au service d'un établissement médico-social. Le 30 octobre 1997, elle a glissé sur un sol mouillé à son lieu de travail. Elle a effectué un mouvement de forte hyperextension du rachis, sans véritable chute et a ressenti immédiatement des douleurs à la colonne vertébrale, ainsi qu'à l'épaule gauche. Elle n'a toutefois consulté son médecin traitant qu'une semaine plus tard, en raison d'une exacerbation de ses douleurs. Le docteur W.________, médecin généraliste, a attesté une incapacité de travail entière à partir du 18 novembre 1997 (rapport du 30 août 1999). L'assurée a repris son emploi à mi-temps dès le 17 février 1998. A la suite de son licenciement, le 31 août 1998, l'intéressée a perçu des indemnités de chômage, ainsi que des indemnités journalières de l'assurance-maladie. Le 18 mai 1999, elle a présenté une demande d'octroi de mesures de réadaptation (sous la forme d'un reclassement dans une nouvelle profession et d'une aide au placement) et d'une rente de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a recueilli divers avis médicaux, en particulier un rapport du docteur R.________, spécialiste en médecine interne (du 11 juin 1999), établi à l'intention de l'assureur-maladie de l'intéressée. Ce médecin a fait état de cervico-brachialgies gauches chroniques, d'un status après traumatisme mineur au mois de novembre 1997, d'une dysthymie et de troubles somatoformes chroniques. L'administration a alors confié une expertise au Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI), à Lausanne. Dans leur rapport du 12 janvier 2001, les médecins du COMAI ont fait état d'un syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4), d'une personnalité dépendante (F 60.7) et d'une dysthymie (F 39). Ils ont attesté une capacité de travail de 50 % dans l'activité d'aide de cuisine, pour autant que l'intéressée soit exemptée des travaux lourds, ou dans une activité légère permettant des changements de position. Dans un projet de décision du 14 mars 2001, l'office AI a informé l'assurée que sa demande devait être rejetée, motif pris qu'elle ne subissait pas une atteinte à la santé invalidante. L'intéressée ayant contesté ce point de vue, l'administration lui a notifié une décision de refus de prestations le 26 avril 2001.