Citation: 6B_1204/2019 E. 2.3

2.3. La jurisprudence reconnaît aux personnes qui se prétendent victimes de traitements prohibés au sens des art. 10 al. 3 Cst., 7 Pacte ONU II, 3 CEDH ou 13 par. 1 de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants conclue à New York le 10 décembre 1984 (RS 0.105), d'une part, le droit de porter plainte et, d'autre part, un droit propre à une enquête prompte et impartiale devant aboutir, s'il y a lieu, à la condamnation pénale des responsables. La victime de tels traitements peut également bénéficier d'un droit de recours, en vertu des mêmes dispositions (ATF 138 IV 86 consid. 3.1.1 p. 88 et les arrêts cités). Les art. 10 al. 3 Cst. et 3 CEDH interdisent la torture, ainsi que les peines ou traitements inhumains ou dégradants (sur ces notions, cf. arrêt 6B_465/2016 du 17 mars 2017 consid. 1.2 et les arrêts cités). Ces dispositions sont appliquées la plupart du temps dans des cas où l'individu est soumis à des actes de violence infligés par des agents de police ou de détention (ATF 138 IV 86 consid. 3.1.2 p. 88 s. et les arrêts cités). Un mauvais traitement doit en principe être intentionnel et atteindre un minimum de gravité (arrêts 6B_1135/2018 du 21 février 2019 consid. 1.2.1; 6B_1120/2017 du 30 juillet 2018 consid. 1.3 et les références citées). En l'occurrence, la recourante se contente d'affirmer que la manière dont elle a été traitée constituerait de la torture, énumérant les différents effets secondaires dont elle souffrirait à la suite de sa prise en charge. Il apparaît douteux que la motivation présentée par la recourante soit suffisante au regard des exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que la recourante ait subi des actes de violence intentionnels de la part des médecins des HUG qui l'ont prise en charge; rien ne permet de penser qu'on ait cherché à péjorer son état de santé physique et/ou psychique, à l'humilier ou à réduire sa dignité humaine. Une violation des art. 10 al. 3 Cst. et 3 CEDH apparaît ainsi d'entrée de cause exclue et la recourante ne peut ainsi pas non plus fonder sa qualité pour recourir sous cet angle.