Citation: 2C_548/2022 E. A

A.________, né en 1988, exerce la profession de chauffeur professionnel depuis 2012. Il travaille comme chauffeur de taxi et occasionnellement en tant que chauffeur de maître. Il bénéficie d'une autorisation communale (concession de type A d'usage accru du domaine public) et d'un carnet de conducteur de taxi délivrés par la Municipalité de U.________. Le 3 novembre 2017, A.________ a été interpellé au volant de son taxi par une patrouille de police, alors qu'il amenait sa fille à l'hôpital pour un bras cassé, parce que les plaques du véhicule qu'il conduisait étaient signalées pour "Défaut RC". Par ordonnance pénale du 17 novembre 2017, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a reconnu A.________ coupable de circuler sans assurance-responsabilité civile (art. 96 al. 2 LCR) et l'a condamné à une peine pécuniaire ferme de 30 jours-amende à 50 francs. Le 31 mai 2018, A.________ a stationné sur le parking d'un Arsenal à V.________ après avoir traversé une zone interdite au trafic. Une collaboratrice du Service de la sécurité civile et militaire a signalé à l'intéressé qu'il n'avait pas le droit de se garer à cet emplacement. Comme l'intéressé a refusé de se déplacer, elle a pris une photographie du véhicule. A.________ est alors descendu de sa voiture et a saisi violemment le poignet de la collaboratrice. Par ordonnance pénale du 7 février 2020, le Ministère public de l'arrondissement de la Côte a reconnu A.________ coupable de lésions corporelles simples (art. 123 ch.1 CP) et de violation simple des règles de la circulation routière (art. 90 al.1 LCR) pour avoir enfreint l'art. 27 al. 1 LCR et l'a condamné à une peine pécuniaire de quinze jours-amende à 50 fr., avec sursis pendant deux ans, ainsi qu'à une amende de 100 fr.