Citation: 5P.388/2004 20.12.2004 E. 1

Ce grief apparaît manifestement mal fondé. En effet, il résulte de la motivation énoncée par la recourante elle-même dans son recours de droit public que la comptabilisation de postes à double évoquée par le juge de district dans sa décision du 27 février 2003 concernait les opérations antérieures au 8 janvier 2001. Or le jugement du 6 septembre 2004 présentement attaqué apparaît parfaitement cohérent avec la décision du 27 février 2003 invoquée par la recourante dans son pourvoi en nullité, puisque le juge de district y a considéré que le temps consacré aux opérations antérieures au 8 janvier 2001, qui concernaient dans une mesure égale l'action en réduction et l'action en annulation, ne pouvait être rémunéré qu'en tant qu'il se rapportait à la seconde de ces actions, de manière précisément à éviter une facturation à double. Le jugement attaqué n'apparaît ainsi nullement arbitraire sur ce point. 2.3 La recourante se plaint enfin d'un déni de justice du fait que ni le juge de commune, ni l'autorité de recours n'auraient traité son grief relatif aux autres motifs de réduction des honoraires de l'intimé. Elle expose avoir dûment exposé dans son écriture de pourvoi que "le juge de commune ne s'est pas prononcé sur les griefs soulevés permettant certainement de réduire encore la rémunération éventuelle due à l'ancien mandataire, à savoir : évaluation du temps nécessaire à l'accomplissement du mandat? évaluation des fautes commises par l'ancien mandataire dans l'accomplissement du mandat?". La recourante en déduit qu'"en n'analysant pas les fautes commises par l'ancien mandataire, en ne procédant pas à l'évaluation du temps utile nécessaire à l'accomplissement du mandat et donc en ne motivant pas la fixation de l'étendue de la rémunération, le juge de district est tombé dans l'arbitraire". Ce grief se révèle manifestement mal fondé. En effet, il ressort du jugement rendu le 12 septembre 2003 par le juge de commune que ce magistrat a retenu, sur la base d'une analyse des pièces du dossier, que l'intimé n'avait pas violé ses devoirs d'information, de prudence et de diligence et que les postes mentionnés sur sa facture correspondaient à l'activité réelle déployée (cf. lettre B supra). Dans ces conditions, vu les exigences de motivation du pourvoi en nullité tirées de l'art. 229 al. 2 CPC/VS (cf. lettre C.b et consid. 2.1 supra), la recourante ne pouvait pas se borner à remettre simplement en question ces deux points comme elle l'a fait dans son pourvoi, sans aucunement préciser en quoi le temps nécessaire à l'accomplissement du mandat aurait été surévalué ni quelles étaient les violations de ses devoirs qu'elle reprochait à son ancien mandataire. Il s'ensuit qu'en déclarant le pourvoi irrecevable à cet égard, l'autorité cantonale n'a commis ni déni de justice, ni arbitraire.