Citation: 6P.20/2004 28.04.2004 E. 10

Le recourant forme également un pourvoi du point de vue civil. Il présente à ce propos une argumentation sommaire et ne prend pas de conclusions chiffrées. En première instance, le recourant a conclu à l'allocation de 123'728 fr. 95 pour la perte de gain subie et à 30'000 francs de tort moral. Le Tribunal correctionnel a rejeté ces conclusions en application de l'art. 44 CO, expliquant que le comportement du recourant avait contribué de manière essentielle à créer le dommage invoqué. De son côté, la Cour de cassation vaudoise a exposé que la perte de gain invoquée n'était pas suffisamment établie. Elle a également considéré qu'il se justifiait de refuser toute indemnité au recourant, qui avait attisé le conflit entre les familles, en particulier en blessant F. C.________ le 18 mai 1999, et qui, le 31 juillet 1999, avait relancé le combat en défiant verbalement ses adversaires (cf. arrêt attaqué, p. 20/21). Le recourant n'indique pas quelle est la valeur litigieuse de ses prétentions. Il ne prend aucune conclusion civile chiffrée. La motivation qu'il articule en quelques lignes laisse uniquement entendre que l'application de l'art. 44 CO, même dans l'hypothèse la plus défavorable, ne peut impliquer un refus total d'indemnisation. En matière de pourvoi en nullité sur le plan civil, le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, indiquer la valeur litigieuse et prendre des conclusions concrètes. Une exception peut être admise lorsque la motivation du pourvoi permet de discerner de manière certaine ce que demande le recourant (ATF 128 IV 53 consid. 6a p. 70). La motivation fournie par le recourant ne permet en l'occurrence pas de percevoir quel est le montant auquel il prétend à la suite de l'arrêt attaqué. Il s'ensuit que le pourvoi sur le plan civil est irrecevable.