Citation: 6P.9/2004 22.04.2004 E. 5

Le recourant soutient que la quotité de la peine est exagérément sévère. 5.1 Il reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir tenu compte de son rôle de simple exécutant dans l'incendie de Monthey, dès lors qu'il avait agi à l'instigation de G.________. Contrairement à ce que croit le recourant, le fait d'avoir agi à l'instigation d'un tiers ne constitue pas une circonstance atténuante. L'instigué est en effet un participant principal, avec la volonté autonome de commettre l'infraction. Il ressort du reste de l'arrêt attaqué que le recourant, s'il a certes été instigué par G.________, a mis lui-même le feu à l'immeuble, avec l'aide de F.________. Sa volonté délictuelle était donc autonome. Son rôle ne peut en aucun cas être qualifié de subalterne. Autre est la question de savoir si le recourant a agi sous l'ascendant d'une personne à laquelle il doit obéissance ou de laquelle il dépend (art. 64 al. 1 CP; voir ci-dessous). Mal fondé, le moyen du recourant doit donc être rejeté. 5.2 Le recourant fait valoir que l'autorité cantonale n'a pas tenu compte de son attitude coopérative durant les différentes enquêtes. Selon les constatations cantonales, qui sont le résultat d'un choix dans l'appréciation des preuves et qui ne résultent pas d'une inadvertance manifeste (cf. consid. 2.3), le recourant a commencé par nier les faits s'agissant de l'incendie du Sépey et a avoué le brigandage commis à l'encontre des employés de la BCV après 23 jours d'incarcération. Son attitude ne saurait donc être qualifiée de particulièrement coopérative. En affirmant avoir participé activement à l'éclaircissement des faits, le recourant s'écarte en conséquence de l'état de fait cantonal, ce qu'il n'est pas habilité à faire dans le cadre du pourvoi. Son moyen est donc irrecevable. 5.3 Le recourant soutient qu'il a été soumis à l'influence de N.________ en ce qui concerne l'incendie du Sépey et qu'il devrait donc bénéficier de l'application de la circonstance atténuante prévue à l'art. 64 al. 1 CP. Selon l'art. 64 al. 1 CP, le juge peut atténuer la peine lorsque le coupable a agi sous l'ascendant d'une personne à laquelle il doit obéissance ou de laquelle il dépend. Selon les constatations cantonales, le recourant avait cessé à cette époque ses activités de recouvrement pour le compte de R.________ SA, dont N.________ était l'administrateur. Il ne lui devait donc obéissance ni du point de vue juridique ni du point de vue moral. En dehors du cas de l'obéissance, la dépendance peut résulter de relations de fait. Il convient à cet égard de tenir compte des circonstances concrètes, telles la situation financière, la personnalité plus ou moins forte des intéressés, l'intensité et les caractéristiques de leurs relations réciproques (ATF 102 IV 237 p. 238). En l'espèce, l'arrêt attaqué ne décrit pas un tel état de dépendance. Au contraire, selon les constatations cantonales, le recourant a pris à l'époque certaines distances par rapport à N.________, dont il se méfiait, car ce dernier avait essayé de le "rouler", en prétendant de façon mensongère n'avoir pas encaissé certaines créances, ou en s'arrangeant pour finalement encaisser l'argent lui-même, pour éviter d'avoir à lui verser des commissions. Ne se trouvant pas sous l'ascendant ni d'une personne à laquelle il doit obéissance ni de laquelle il dépend, le recourant ne saurait bénéficier de l'application de l'art. 64 al. 1 CP. Infondé, le moyen du recourant doit être rejeté.