Citation: I 304/04 28.10.2004 E. 3

3.1 Interpellé par la juridiction cantonale, le docteur W.________ a déclaré que P.________ l'avait consulté en août 2001 sur recommandation de son médecin traitant, le docteur G.________, en raison d'une décompensation douloureuse du pied droit survenue trois mois plus tôt (mai 2001); il avait posé l'indication de supports plantaires à cause de cette décompensation et en tenant compte de la déformation du pied du patient; ce dernier ne lui avait signalé aucune douleur au niveau de son pied droit avant cette date; d'après lui, tant que le patient ne présentait pas de symptomatologie douloureuse, un support plantaire ou une chaussure orthopédique adaptée n'était pas indispensable (voir ses rapports des 6 octobre 2003 et 2 février 2004). Se fondant sur ces indications, les premiers juges ont considéré que l'invalidité du recourant était survenue en mai 2001, l'atteinte à la santé dont il souffrait n'ayant pas rendu nécessaire, par sa nature et sa gravité, la remise de moyens auxiliaires avant cette date. 3.2 Pour l'OCAI, la prescription de moyens auxiliaires était, dans le cas du recourant, indiquée dès l'enfance ou pour le moins dès que celui-ci était en âge de marcher. De l'avis de son médecin-conseil, le docteur C.________, dans des cas similaires concernant des enfants nés en Suisse, il y avait pratiquement toujours la prescription de chaussures adaptées, même si l'enfant ne se plaignait d'aucune douleur; par ailleurs, le recourant présentait, en sus d'une déformation du pied, une différence marquée dans la longueur des pieds (2 pointures), si bien que le besoin de chaussures adaptées existait depuis toujours (voir les notes du médecin-conseil des 11 mars 2002, 12 novembre 2003 et 25 mai 2004).