Citation: 4A_529/2023 E. B

La mandante a ouvert action en libération de dette contre la société de courtage devant le Tribunal de première instance du canton de Genève le 27 janvier 2020, concluant principalement à ce qu'il soit dit qu'elle ne doit pas le montant de 155'088 fr. avec intérêts à la défenderesse, subsidiairement que le montant de la commission soit réduit à 7'754 fr. et plus subsidiairement encore à ce qu'il soit constaté qu'elle ne lui doit pas le montant de 10'088 fr. La défenderesse a conclu au rejet de la demande. Par jugement du 18 juin 2021, le Tribunal de première instance a admis l'action en libération de dette de la mandante et constaté qu'elle ne doit pas le montant de 155'088 fr. avec intérêts à la société de courtage défenderesse. Il a estimé qu'il importait peu de déterminer si le premier ou le second contrat de courtage était applicable, que la rémunération du courtier supposait un lien de causalité entre l'activité du courtier et la conclusion de la vente et qu'un tel lien faisait défaut en l'espèce. Par arrêt préjudiciel du 8 avril 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a admis la causalité entre l'activité de la société de courtage et la conclusion de la vente et a renvoyé la cause au Tribunal de première instance pour examen des autres moyens de défense soulevés par la demanderesse. Dans son second jugement du 2 novembre 2022, le Tribunal de première instance a rejeté l'action en libération de dette de la mandante demanderesse. Puis, statuant le 21 septembre 2023, la Chambre civile de la Cour de justice a rejeté l'appel de la demanderesse, écartant ses autres moyens de défense. Les motifs en seront exposés dans les considérants de droit.