Citation: 6B_663/2014 E. 17.5

17.5. Le recourant soutient qu'il était arbitraire de considérer que le montant de 2,066 mia CZK avait été utilisé pour acquérir des actions MUS. En l'absence des comptabilités des différentes sociétés, il serait impossible d'établir que les montants versés par MUS ont servi à acheter ses actions. Le TPF a exposé en détail les indices et les motifs pour lesquels il a retenu que l'acquisition des 49,98% des actions MUS en mains de SS.________ le 22 mai 1998 avait été financée par les montants provenant de MUS en exécution du contrat du 2 janvier 1997 (cf. supra consid. 14.4 à 14.7; jugement attaqué p. 249 ss). Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Ses développements s'épuisent en une rediscussion des indices pris en considération par l'autorité précédente, à laquelle il oppose sa propre appréciation dans une démarche purement appellatoire. Pour le surplus, le recourant soutient qu'il serait établi que D._______ était l'une des sociétés de courtage les plus importantes de République tchèque et qu'elle gérait des fonds très importants. Dès lors, il ne pourrait être établi que les fonds de MUS avaient servi à l'acquisition de ses propres actions. A supposer que ce que le recourant prétend soit établi, le TPF n'a pas retenu que le groupe N._______ n'avait pas les moyens d'acheter les actions MUS. Bien plutôt, il a retenu que LL._______, MM.________ puis SS.________ n'avaient pas les fonds nécessaires pour acquérir le 49,98% des actions MUS sauf à considérer les liquidités de MUS transmises à D._______. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi cette constatation serait arbitraire. Son grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.