Citation: 5D_76/2013 E. 1

La poursuivie ayant fait opposition totale, la Banque A.________ a requis la mainlevée définitive de l'opposition le 26 janvier 2012. Le 1 er mars suivant, la poursuivie s'est vue impartir par le Juge de paix du district de B.________ un délai au 16 avril 2012 pour se déterminer et produire toute pièce utile. Le 19 mars 2012, F.X.________ a demandé que ce délai soit suspendu, motif pris qu'un recours avait été déposé le 1 er février 2012 auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt du 23 septembre 2011 de la Chambre des recours civile (cf. supra, consid. A). Par courrier du 21 mars 2012, le juge a maintenu le délai fixé au 16 avril 2012 vu l'arrêt du 24 février précédent du Tribunal fédéral statuant sur ce recours (arrêt 4A_67/2012 de non-entrée en matière), que la poursuivante a par ailleurs produit en copie le 23 mars suivant. Le 16 avril 2012, F.X.________ a informé le juge de paix que " n'étant pas propriétaire et ne l'ayant jamais été ", elle n'était " absolument pas concernée " par la présente poursuite. Elle a en outre requis un délai supplémentaire pour se déterminer et déposer toute pièce utile, vu la complexité de l'affaire. Par lettre du 17 avril 2012, ce magistrat lui a rappelé qu'aucune prolongation de délai ne lui était accordée. Le 25 juin 2012, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours du 30 avril 2012 interjeté par la poursuivie contre ce refus. Dans l'intervalle, par prononcé du 20 avril 2012, le juge de paix avait levé définitivement l'opposition à concurrence de 20'720 fr., plus intérêts à 5% dès le 24 décembre 2011. Selon les motifs communiqués aux parties le 12 octobre 2012, la débitrice avait utilisé toutes les voies de droit qui étaient ouvertes contre l'arrêt du 23 septembre 2011, qui était un jugement définitif et exécutoire valant titre de mainlevée, le Tribunal fédéral ayant refusé d'entrer en matière sur le recours formé devant lui; elle n'avait par ailleurs pas justifié de sa libération. Le 29 octobre 2012, F.X.________ a recouru contre cette décision, concluant à son annulation. Le 13 février 2013, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours et confirmé le prononcé attaqué. L'assistance judiciaire, sous la forme d'une exonération des avances et des frais judiciaires, ayant été accordée à la recourante, elle a laissé les frais judiciaires de deuxième instance à la charge de l'Etat, réservant leur remboursement ultérieur conformément à l'art. 123 CPC. Elle n'a pas alloué de dépens, l'intimée ayant procédé sans l'assistance d'un mandataire professionnel.