Citation: 4C.269/2004 04.10.2004 E. B

Le 5 octobre 2001, A.________ (ci-après: la demanderesse) a saisi le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève en l'invitant à annuler le congé ou, sinon, à prolonger le bail pour une durée de six ans, soit jusqu'au 31 décembre 2007. B.________ (ci-après: le défendeur) a conclu au rejet de la demande principale. En revanche, il ne s'est pas opposé au principe d'une prolongation pour une durée limitée n'excédant pas deux ans. Par jugement du 7 novembre 2003, le Tribunal des baux et loyers a déclaré valable le congé litigieux et accordé à la demanderesse une unique prolongation de son bail jusqu'au 31 décembre 2004. Statuant par arrêt du 26 mai 2004, sur recours de la demanderesse, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers a confirmé ledit jugement. Sur la question de la prolongation du bail, qui seule est encore litigieuse devant le Tribunal fédéral, la cour cantonale, après avoir rappelé les principes applicables en ce domaine, a considéré que le besoin, prouvé, du défendeur de réhabiliter les locaux afin de s'y installer avec sa compagne et leur fille, née le 15 septembre 2003, confronté au besoin de la demanderesse et de son mari de liquider le stock de leur magasin et de terminer leur activité dans un délai raisonnable, faisait apparaître comme parfaitement justifiée l'unique prolongation de trois ans accordée par les premiers juges.