Citation: I 406/05 13.07.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, il s'agit tout d'abord de savoir si l'on est en présence d'un motif de révision au 31 décembre 2004, ce qui suppose une modification notable du taux d'invalidité (art. 17 LPGA). Il n'y a pas matière à révision lorsque les circonstances sont demeurées inchangées et que le motif de la suppression ou de la diminution de la rente réside uniquement dans une nouvelle appréciation du cas. Un motif de révision au sens de l'art. 17 LPGA (ou de l'ancien art. 41 LAI) doit clairement ressortir du dossier (p. ex. arrêt P. du 31 janvier 2003 [I 559/02], consid. 3.2 et les arrêts cités; sur les motifs de révision en particulier : Urs Müller, Die materiellen Voraussetzungen der Rentenrevision in der Invalidenversicherung, thèse Fribourg 2002, p. 133 ss). La réglementation sur la révision ne saurait en effet constituer un fondement juridique à un réexamen sans condition du droit à la rente (Rudolf Ruedi, Die Verfügungsanpassung als verfahrensrechtliche Grundfigur namentlich von Invalidenrentenrevisionen, in : Schaffhauser/Schlauri [Hrsg], Die Revision von Dauerleistungen in der Sozialversicherung, Saint-Gall, 1999, p. 15). 4.2 Selon le rapport du 16 février 2004 du docteur M.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, le docteur V.________ (médecin-chef du service de neuroréadaptation de la Clinique X.________) avait attesté une incapacité de travail de 50 % en fonction de la pathologie cervicale seulement. Il y avait lieu d'y ajouter la gonarthorse, devenue entre-temps symptomatique, si bien que l'incapacité de travail globale dans la profession de coiffeur était de deux tiers (66,66 %). Par ailleurs, dans un rapport du 22 avril 2004, le docteur M.________ précité a constaté que même dans une activité adaptée, la capacité de travail ne devrait pas être supérieure à 50 %. L'aggravation des cervico-brachialgies redoutée par le docteur V.________ semblait s'être produite et n'était pas compatible avec l'exercice d'un travail quel qu'il soit, se faisant la journée entière. 4.3 Contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, il ne ressort pas de ces appréciations que l'état de santé du recourant se serait amélioré dans une mesure justifiant le passage de la demi-rente d'invalidité (allouée du 1er janvier 1997 au 31 mars 2002 et du 1er novembre 2002 au 31 décembre 2004) à la suppression de cette rente dès le 1er janvier 2005. En réalité, l'état de santé de l'assuré s'est quelque peu péjoré, dans l'intervalle. En effet, selon le dossier médical les cervico-brachialgies de l'assuré se sont aggravées au cours de la première partie de l'année 2004 et ce dernier présente une nouvelle symptomatologie, la gonarthrose. Par ailleurs, les circonstances économiques ne se sont pas modifiées au cours de la période déterminante. 4.4 Sur la base de ces éléments, ainsi que le fait valoir le recourant, il n'y avait pas matière à réviser la rente selon l'art. 17 LPGA (art. 41 aLAI).