Citation: 9C_703/2018 E. 3

Le tribunal cantonal a d'abord rappelé que le besoin de soins n'entrait en considération dans l'appréciation de l'impotence qu'en relation avec le besoin d'aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie (art. 37 al. 1 RAI) ou que si les soins étaient particulièrement astreignants (art. 37 al. 3 let. c RAI). Il a constaté que ces conditions n'étaient nullement réalisées en l'espèce dès lors que l'intimée n'avait pas besoin d'aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie et que le rythme auquel se succédaient les soins (injections, prises de sang ou physiothérapie) ne les rendait pas spécialement astreignants. Il a en revanche admis que l'assurée avait besoin d'un soutien régulier et durable d'au moins deux heures par semaine pour vivre chez elle de manière indépendante (art. 38 al. 1 let. a RAI), en particulier pour la tenue de son ménage, indépendamment de l'aide déjà apportée par les membres de la famille, surtout des trois enfants dont on ne pouvait exiger plus dans la mesure où ils présentaient tous de sérieux problèmes de santé. Ces circonstances suffisant à justifier l'octroi d'une allocation pour impotent de degré faible, il n'a pas jugé utile d'examiner le besoin d'accompagnement pour les déplacements dès lors que la prestation maximale prévue par la loi était déjà acquise. Il a fixé le début du droit à l'allocation pour impotent au 1er août 2016.