Citation: 6B_174/2015 E. 3.3

3.3. Comme il a été vu au considérant précédent, le recourant ne peut pas se prévaloir d'un ordre de la police au sens de l'art. 27 LCR. En tout état de cause, s'il pensait avoir reçu l'injonction de conduire son véhicule, il aurait dû signaler sa récente consommation d'alcool à la police. Il ne peut rien tirer du fait que les policiers n'avaient pas remarqué son état, étant donné que les protagonistes se trouvaient sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute, de nuit, et que le recourant n'était pas impliqué dans l'accident. Le recourant peut d'autant moins invoquer sa bonne foi que, lors de son premier déplacement, il avait refusé de prendre le volant et qu'une heure au maximum s'était écoulée entre ce moment et l'acte litigieux. A la suite des juges cantonaux, il y a dès lors lieu de retenir que le recourant ne pouvait penser avoir recouvert sa sobriété en si peu de temps et ce, même en tenant compte des conditions météorologiques et des efforts entrepris pour dégager le véhicule accidenté. Il ne saurait par conséquent se prévaloir d'une erreur sur les faits au sens de l'art. 13 CP ni d'un acte licite autorisé en vertu de l'art. 14 CP. C'est dès lors à bon droit que la cour cantonale a confirmé que le recourant s'était rendu coupable de conduite d'un véhicule en état d'ébriété. On peut au surplus relever que la cour cantonale a suffisamment tenu compte des circonstances très particulières du cas d'espèce en diminuant la peine du recourant de moitié et en l'assortissant d'un sursis.