Citation: 6B_1092/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant s'en prend en vain, au stade de la qualification de l'infraction, à l'interprétation qu'a faite la cour cantonale des échanges entre le SEM et l'OCPM concernant son identification et l'avancement de son dossier (cf. néanmoins s'agissant de l'impact sur la peine, infra consid. 3). En tout état, sur la base de la lettre litigieuse dont il ressort que le SEM dépendait de la coopération du recourant, "laquelle n'[était] en l'état pas donnée", la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que ce dernier ne coopérait pas à son renvoi. Or, le fait pour le recourant de demeurer en Suisse sans coopérer pour réactiver son dossier alors qu'il savait faire l'objet de deux décisions d'expulsion du territoire entrées en force, suffit pour admettre qu'il les a intentionnellement transgressées, au sens de l'art. 291 CP. Dans ces circonstances, et à défaut d'un refus des autorités algériennes d'admettre son retour ou de délivrer des papiers d'identité, le recourant ne saurait se prévaloir d'une impossibilité objective de quitter la Suisse et de rentrer légalement dans son pays d'origine. D'après les faits établis sans que l'arbitraire n'en soit démontré, il avait la possibilité d'agir autrement, notamment en coopérant avec les autorités compétentes. En faisant un mauvais usage de sa liberté sur ce point, le recourant a agi fautivement, au regard de la jurisprudence topique exposée supra (consid. 2.1.1).