Citation: 6B_757/2022 E. 1.4

1.4. En substance, le recourant conteste la réalisation de l'élément subjectif de l'art. 19 al. 2 LStup. Il soutient qu'il n'avait pas connaissance de tous les éléments qui se trouvaient à son domicile ni du taux de pureté de la drogue; il vivait dans un appartement en colocation avec au moins huit autres personnes et le matériel de conditionnement ne lui appartenait pas. Il prétend ne pas avoir su s'il était prévu que cette drogue soit vendue, qu'il l'avait gardée afin de pouvoir en consommer à titre personnel et qu'il n'avait pas conscience des conséquences qu'une telle quantité de drogue pouvait avoir sur la santé de nombreuses personnes. Ce faisant, le recourant oppose sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Au demeurant, le recourant ne conteste pas avoir détenu une quantité importante de drogue. Dans cette mesure et compte tenu du fait que, comme relevé à juste titre par la cour cantonale, le recourant avait déjà été condamné le 31 janvier 2018 pour des faits similaires et notamment pour infraction grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup en lien avec l'art. 19 al. 1 let. b et d LStup, l'intéressé ne pouvait pas ignorer que la détention d'une telle quantité de drogue pouvait, directement ou indirectement, mettre en danger la santé de nombreuses personnes. Le grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.