Citation: 4C.235/1999 03.07.2000 E. A

A.- a) Dame K.________ a été engagée le 1er octobre 1996 par X.________ AG comme voyageuse de commerce pour prospecter la Suisse romande à partir des bureaux de la fiduciaire Y.________ S.A., dans le canton de Neuchâtel. Son dernier salaire mensuel brut se montait à 3698 fr.10. Après des négociations relatives au salaire de dame K.________, X.________ AG lui a écrit, le 14 août 1997, pour lui proposer de mettre un terme au contrat. Le 19 août 1997, dame K.________, empêchée non fautivement de travailler depuis le 15 août précédent, a fait une contre-proposition, en indiquant à l'employeur que, au cas où cette dernière ne serait pas acceptée, X.________ AG était invitée à lui donner son mois de dédite dès la fin de son incapacité de travail et à lui payer ses jours de vacances. Le même jour, X.________ AG a eu des entretiens téléphoniques avec dame K.________. Ces entretiens ont été confirmés par dame K.________ dans une télécopie du 21 août 1997, comportant le passage suivant: "Suite à nos entretiens (...), j'ai appris (...) que vous vouliez donc me licencier avec effet immé- diat, ceci malgré mon incapacité de travail". La salariée a ajouté ce qui suit: "Je pars donc du principe que je serai licenciée, dès la fin de mon incapacité de travail". Le 22 août 1997, X.________ AG a pris position sur cette télécopie, en présentant une nouvelle contre-proposition. b) Dame K.________ a été en incapacité totale de travailler jusqu'au 1er octobre 1997, date à laquelle elle a de nouveau été apte à travailler à 50%. Par lettre du 10 octobre 1997, l'avocat de dame K.________ a formellement proposé à X.________ AG que sa cliente reprenne son travail. Par courrier du 15 octobre 1997, le conseil de X.________ AG a soutenu le point de vue selon lequel il n'existait aucun contrat de travail entre elle et dame K.________; cet avocat a clairement manifesté l'intention de X.________ AG de ne pas entrer en matière sur l'offre de reprendre le travail formulée par dame K.________. Une première procédure a opposé les parties devant le Tribunal des prud'hommes du district de la Chaux-de-Fonds, qui a condamné X.________ AG à payer à dame K.________, notamment, les salaires d'août, septembre, octobre et novembre 1997.