Citation: 6S.729/2001 25.02.2002 E. C

C.- Le 10 septembre 2001, les époux X.________ ont recouru contre cette ordonnance auprès de la Chambre d'accusation de la Cour de justice genevoise. Ils admettaient que la prévention d'un homicide par négligence n'était peut-être pas réalisée, dès lors que les causes du décès ne pouvaient pas être déterminées selon le rapport d'expertise neuchâtelois, le rapport d'autopsie français et l'audition des médecins français. Ils soutenaient cependant que le Dr A.________ aurait dû être inculpé du chef du crime d'exposition défini à l'art. 127 CP. Selon eux, les conséquences graves du Bactrim sur la santé seraient en effet réelles et le Dr A.________ aurait exposé leur fils à un danger grave pour sa santé, en lui administrant un traitement inadéquat de Bactrim et en poursuivant ce traitement à titre prophylactique, cela sans effectuer de contrôle sanguin. Ils prétendaient que le rapport d'expertise, qui arrivait à la conclusion que le traitement du Dr A.________ était conforme aux règles de l'art, contenait des contradictions, sur plusieurs points, au regard de la doctrine médicale et requéraient en conséquence qu'une contre-expertise soit confiée à un expert étranger, professant à l'étranger. Statuant le 7 novembre 2001, la Chambre d'accusation a confirmé l'ordonnance du 29 août 2001 du procureur général.