Citation: 4A_494/2018 E. 4.2

4.2. Dans son mémoire de recours, l'intéressée fait grief au TAS de n'avoir pas examiné l'argument selon lequel les faits pertinents pour l'application de la théorie de l'imprévision ( clausula rebus sic stantibus) n'étaient pas ceux connus en mai 2015, mais les faits de corruption survenus entre octobre et décembre 2015. Elle soutient que les événements qui se sont produits entre les mois d'octobre et de décembre 2015 - en particulier l'extension des poursuites pénales menées par les autorités américaines à l'encontre de nombreux membres de l'intimée et l'arrestation de plusieurs hauts dirigeants de celle-ci, dont son président - auraient été totalement passés sous silence par la Formation. Selon la recourante, ces éléments qu'elle avait allégués et détaillés dans son mémoire de réponse puis dans sa duplique déposés au TAS, étaient susceptibles d'influencer le litige, raison pour laquelle la Formation aurait dû les prendre en considération au moment d'examiner si les conditions de la clausula rebus sic stantibus étaient réalisées.