Citation: I 665/05 06.02.2007 E. B

C.________ a déféré cette décision au Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant principalement à l'octroi d'une rente d'invalidité, subsidiairement à des mesures de réadaptation professionnelles, plus subsidiairement à la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. Il a versé au dossier un rapport des docteurs E.________ et S.________, médecins à la Fondation X.________, secteur psychiatrique de l'Est vaudois (du 19 août 2002). La juridiction cantonale a considéré, en substance, que la documentation médicale produite au dossier apparaissait insuffisante et qu'elle ne lui permettait pas de statuer en pleine connaissance de cause sur le caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux et de l'état dépressif de l'assuré. En conséquence, par jugement du 23 juin 2003, elle a renvoyé la cause à l'office AI afin qu'il fasse procéder à une expertise psychiatrique de l'assuré et statue à nouveau. Saisi par l'office AI, le Tribunal fédéral des assurances a admis qu'on ne pouvait lui faire grief d'avoir contrevenu à son obligation d'établir les faits pertinents, singulièrement l'aspect psychiatrique du cas d'espèce, si bien qu'un renvoi de la cause à l'administration pour qu'elle étende ses investigations d'ordre psychiatrique paraissait disproportionné. La Cour de céans a néanmoins précisé que le Tribunal cantonal conservait toute latitude pour mettre lui-même pareille mesure en oeuvre, s'il la jugeait nécessaire pour statuer sur le recours dirigé contre la décision du 12 avril 2002. Dans ces conditions, le jugement du 23 juin 2003 a été annulé, par arrêt du 20 octobre 2004 (I 806/03), la cause étant renvoyée au Tribunal cantonal afin qu'il en reprenne l'instruction et rende un nouveau jugement. Le Tribunal cantonal a renoncé à ordonner l'expertise psychiatrique, sans entendre à nouveau les parties. Statuant le 8 février 2005, il a arrêté le taux d'invalidité à 5,82 % et rejeté le recours.