Citation: 8C_180/2007 12.03.2008 E. 4

4.1 Le jugement entrepris expose correctement les règles et principes jurisprudentiels applicables en la matière, si bien qu'il suffit d'y renvoyer ( cf. consid. 3). 4.2 En l'espèce, on retiendra, sur la base du dossier et des constatations des premiers juges - au demeurant non contestées par l'intimée - que l'assurée, dans le cours du jeu et alors qu'elle se trouvait sous le panier, a reçu un ballon de basket de la droite et qu'elle l'a ensuite immédiatement passé sur sa gauche en faisant un mouvement énergique du tronc en torsion, cependant que les pieds restaient fixés au sol. 4.3 Par rapport aux mouvements de la vie quotidienne, le basketball présente à l'évidence un potentiel de danger accru (course, accélérations, mouvements brusques en avant, en arrière et de côté, arrêts brusques). Même pour une personne qui pratique régulièrement ce sport, cela ne représente pas des gestes de la vie courante, comme le fait de se déplacer dans une pièce, se lever, se coucher ou s'asseoir. Une brusque rotation du haut du corps dans une phase de jeu plus ou moins critique (sous le panier), alors que les pieds restent fixes, constitue une sollicitation du corps plus importante que la normale. En l'espèce, on doit admettre - contrairement à l'opinion des premiers juges - que la condition du facteur extérieur est remplie par ce mouvement plus ou moins antinomique d'un point de vue physiologique (voir par arrêt U 71/07 du 15 juin 2007 consid. 6.2). 4.4 Il n'en reste pas moins que l'on ne saurait retenir en l'espèce l'existence d'une lésion décrite à la lettre g de l'art. 9 al. 2 OLAA, contrairement à ce que soutiennent les recourants. L'IRM à laquelle a procédé le docteur D._________ six jours après l'événement n'a mis en évidence, ni déchirure de la plastie du ligament croisé antérieur, ni déchirure méniscale, mais plutôt une légère chondropathie patellaire (soit une affection dégénérative) ainsi que la présence d'une ancienne plastie. Selon les constatations du spécialiste en radiologie, la plastie du LCA était hétérogène et épaissie dans son segment intra-articulaire où elle semblait encore continue. Ces éléments ont conduit le docteur D._________ à émettre l'hypothèse qu'il y avait eu distorsion dans cette plastie ou qu'il s'agissait simplement d'un remaniement chronique. Certes, l'arthroscopie pratiquée en mars 2006 par le docteur I._________ - soit presque une année après l'événement d'avril 2005 - a révélé, dans une proportion que l'on doit qualifier d'infime, des fibres antérieures (du greffon du LCA) détendues. L'arthroscopie a consisté en une résection au shaver de quelques fibres antérieures non fonctionnelles de la plastie du LCA de 1996. Or rien n'indique que cette lésion soit à l'origine des troubles ressentis par S.________ à la suite de l'événement du 22 avril 2005. A cet égard, l'avis du docteur I._________ exprimé dans sa lettre du 9 mai 2006 au mandataire de l'assurée, qui tient en une phrase, n'est pas motivé. Comme l'a relevé l'intimée dans ses précédentes écritures, il peut s'agir d'une lésion antérieure passée inaperçue ou d'une imperfection de la plastie pratiquée en 1996, sans symptôme ou encore de simples dégénérescences sans relation avec l'événement en cause. Le docteur I._________ ne dit en tout cas rien sur son origine. Il n'est donc pas établi avec un degré de vraisemblance prépondérante que cette lésion soit en relation avec l'événement en cause. Des mesures d'instruction complémentaire - au demeurant non demandées par les parties - ne permettraient certainement pas de faire la lumière sur cette question. On doit ainsi nier la prise en charge de prestations au titre de lésion corporelle assimilée à un accident.