Citation: K 31/04 09.12.2004 E. A

M.________ exploite en qualité d'indépendante depuis 1971 un salon de coiffure. A ce titre, elle est assurée auprès de Helsana Assurances SA (ci-après : la caisse) pour une indemnité journalière de 70 fr. en cas d'accident (police d'assurance LAMal) et pour une indemnité journalière de 70 fr. en cas de maladie, avec délai d'attente de 7 jours (police d'assurance LCA). L'assurée a présenté dans son activité de coiffeuse une incapacité de travail de 50 % du 5 au 19 mars 2003 et de 100 % depuis le 20 mars 2003. Dans un rapport médical sur l'incapacité de travail, du 30 avril 2003, la doctoresse H.________, spécialiste FMH en allergologie et immunologie et en médecine interne, a posé le diagnostic d'allergie de type immédiat aux produits de coiffure avec symptômes oculaires et respiratoires. A la question de savoir si la patiente pourrait exercer une autre profession et à quel degré, ce médecin a répondu « oui, probablement 100 % ». Par décision du 21 mai 2003, la caisse a avisé M.________ qu'elle avait l'obligation en cas d'incapacité de travail durable dans la profession exercée jusque-là d'épuiser toutes autres possibilités envisageables de travail, et au besoin de changer de profession. Il résultait des renseignements médicaux en sa possession qu'elle pourrait exercer une activité lucrative à 100 % dans une autre profession. Helsana était prête à lui octroyer une indemnité journalière transitoire pendant trois mois, soit jusqu'au 21 septembre 2003. Produisant un certificat médical du 28 mai 2003 dans lequel la doctoresse H.________ attestait un arrêt de travail jusqu'au 13 juillet 2003, tout en indiquant une reprise à 100 % selon évolution, M.________ a formé opposition contre cette décision. Sur requête du médecin-conseil de la caisse, la doctoresse H.________ a produit un rapport du 7 juillet 2003, dont il ressort que la patiente présente une situation exceptionnelle d'allergie de type immédiat aux produits de coiffure (coloration capillaire) sans eczéma de contact. A la suite des recherches effectuées pour savoir si M.________ pourrait reprendre son activité de coiffeuse, cette spécialiste était arrivée à la conclusion à mi-juin 2003 qu'une reprise du travail dans sa profession n'était plus possible. Par décision du 14 août 2003, Helsana a admis partiellement l'opposition, prolongeant le versement de l'indemnité journalière transitoire jusqu'au 31 octobre 2003, au motif qu'il était établi depuis mi-juin 2003 que l'assurée ne pouvait plus du point de vue médical reprendre son activité de coiffeuse et que le délai d'adaptation de quatre mois pour changer de profession courait ainsi dès ce moment-là. A la suite de la décision de la caisse, M.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, datée du 25 août 2003.