Citation: I 719/00 10.09.2001 E. 1

Ce médecin a d'ailleurs admis lui-même que "pour justifier (...) la situation dans laquelle on se trouve, il faudrait faire appel à des diagnostics (du ressort) de la psychiatrie", domaine qui ne relève toutefois pas de sa spécialité. Il convient par conséquent de renvoyer à la cause à l'office recourant afin qu'il en complète l'instruction en ordonnant une expertise psychiatrique. Il appartiendra en particulier à l'expert psychiatre de poser un diagnostic clair en se conformant, au besoin, aux critères mentionnés par la jurisprudence relative au syndrome somatoforme douloureux (VSI 2000 p. 155 consid. 2c), et de déterminer si et dans quelle mesure la mise à profit de la capacité de travail résiduelle de l'intimé ne peut plus être raisonnablement exigée de lui; le cas échéant, il examinera également l'opportunité de mettre en oeuvre des mesures médicales d'ordre psychiatrique si celles-ci sont de nature à favoriser le succès d'une réadaptation professionnelle qui, en l'état, a été abandonnée. Après quoi, l'office statuera à nouveau sur la demande de prestations de l'intimé. Dans cette mesure, le recours est bien fondé.