Citation: 5A_513/2023 E. 4.5.1

4.5.1. Le recourant soutient encore que la cour cantonale a retenu de manière arbitraire et sans fondement que ses revenus provenant de son activité pour la société E.________ SA étaient de 16'080 fr. nets par mois depuis le mois de mai/juin 2021 à ce jour. Pour la période du 1er mai 2023 à la date du jugement le 6 juin 2023, il s'agissait d'une mauvaise appréciation des preuves et, au-delà, d'une pure spéculation. La Cour de justice n'avait pas pris en considération la réduction de son taux de travail survenue en mars 2022, ni la prise en charge de ses enfants à 50% depuis le mois de janvier 2023, ni encore la perte de clientèle intervenue en 2022, pourtant attestée par les départs d'un médecin et les interventions moins fréquentes d'un autre. Par ailleurs, le revenu de 16'080 fr. nets qu'il percevait en mai/juin 2021 était le salaire qu'il percevait lorsqu'il travaillait à plein temps. Il n'avait jamais gagné ce montant pour un travail à 80%. Il avait produit ses fiches de salaire de E.________ SA et prouvé qu'il travaillait à 90% pour cette société, son taux pouvant, par période, être réduit à 70% en raison d'un manque de clientèle mais aussi afin de prendre soin de ses enfants en garde partagée. Il était insoutenable de considérer que ses revenus étaient restés stables de mai/juin 2021 à ce jour.