Citation: 6B_283/2022 E. 2.4.5

2.4.5. S'il est vrai que le recourant n'a pas fait précisément état de huit tours de corde lors de sa première audition par la police, indiquant simplement que la victime avait commencé à attacher la corde à la barrière (audition du 15 mai 2018, dossier cantonal p. 19), il a précisé au ministère public moins d'un mois plus tard que la victime avait " fait plusieurs tours " (audition du 6 juin 2018, dossier cantonal p. 229), ce qui suffirait déjà à exclure que le recourant ait pu méconnaître qu'une extrémité de la corde était fermement fixée à la balustrade. Quoi qu'il en soit, il n'apparaît, de toute manière, pas que la solidité de l'arrimage de la corde à la rambarde, respectivement ce que le recourant pouvait en savoir, aurait joué un rôle quelconque dans le raisonnement de la cour cantonale. Il est en effet objectivement constant que la corde ne s'est pas détachée nonobstant une sollicitation importante lors de la chute de la victime. Et, au plan subjectif, la cour cantonale a de toute manière retenu, d'une part, que le recourant pensait que sa compagne ne faisait que feindre une intention suicidaire (v. infra consid. 2.4.7) et, d'autre part, que l'intention homicide portait sur le fait d'avoir serré le cou de la victime par dessus la corde qui le ceignait et non d'avoir provoqué la pendaison. Les développements du recourant ne démontrent donc pas en quoi cet élément pourrait avoir conduit à une décision arbitraire dans son résultat. Dût-il n'apparaître pas appellatoire, que ce moyen n'en devrait pas moins être écarté.