Citation: 5P.9/2000 15.05.2000 E. 3

3.- La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, tel qu'il découle de l'art. 4 aCst. , dès lors qu'il n'a pas été formellement consigné au procès-verbal de comparution personnelle des parties que l'engagement pris par l'intimé de ne plus l'importuner, de même que la mention de cet engagement dans le dispositif du jugement, étaient des conditions sine qua non de l'accord intervenu entre les conjoints quant aux effets accessoires du divorce. a) Même lorsque la jurisprudence admet la recevabilité de moyens de droit nouveaux, celui qui n'a pas soulevé devant l'autorité cantonale de dernière instance un grief lié à la conduite de la procédure ne peut en principe plus l'invoquer devant le Tribunal fédéral; cela ne serait pas conforme à la règle de la bonne foi (ATF 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91; 117 Ia 491 consid. 2a p. 495, 522 consid. 3a p. 525/526 et les arrêts cités). b) En l'espèce, il faut admettre que le moyen n'a pas été soulevé devant l'autorité cantonale, puisqu'elle ne l'a pas examiné sans être attaquée de ce chef. Or la recourante ne prétend pas avoir été empêchée de relever l'irrégularité que constituait, à ses yeux, la rédaction du procès-verbal de comparution personnelle des époux. Son grief est dès lors irrecevable, faute d'épuisement des moyens de droit cantonal. Au demeurant, il ne saurait viser directement la Cour de justice, le procès-verbal n'ayant pas été rédigé par elle mais par le Tribunal de première instance.