Citation: H 435/00 05.03.2001 E. 1

que devant le Tribunal fédéral des assurances, seul doit être examiné le point de savoir si la commission fédérale a déclaré à tort ou à raison que le recours déposé le 19 mai 2000 était tardif et donc irrecevable, de sorte que les conclusions de la recourante portant sur le montant de l'indemnité forfaitaire ne sont pas recevables; qu'à propos du respect du délai de recours en première instance, la recourante allègue qu'elle n'avait pas compris ce que la commission fédérale lui avait demandé dans l'ordonnance du 24 août 2000 (rédigée en français), mais qu'elle a confirmé ses conclusions dans son écriture du 14 septembre 1999 (rédigée en espagnol); que le recours de droit administratif contient donc une esquisse de motivation topique, de sorte qu'il est recevable à ce titre (ATF 123 V 335); qu'en ce qui concerne l'ordonnance du 24 août 2000, on rappellera que selon l'art. 37 PA, in initio, les autorités fédérales notifient leurs décisions dans la langue officielle en laquelle les parties ont pris ou prendraient leurs conclusions; que l'art. 25 al. 2 de la Convention de sécurité sociale entre la Confédération suisse et l'Espagne du 13 octobre 1969, complété par un avenant du 11 juin 1982 prescrit, de son côté, que les autorités administratives et juridictionnelles ainsi que les institutions d'assurance des deux Etats peuvent, pour l'application de la présente Convention, correspondre directement entre elles et avec les personnes intéressées et leur représentants dans leurs langues officielles; que la jurisprudence a souligné à cet égard que le fait de ne pas connaître une langue (et partant la nécessité de faire traduire une décision) ne justifie pas l'inobservation d'un délai (RCC 1991 p. 333); qu'en l'occurrence, le délai de recours de trente jours contre la décision notifiée le 3 avril 2000 échéait le 18 mai 2000 (art. 84 al. 1 LAVS et 22a let. a PA), si bien que le recours, posté le 19 mai 2000, était tardif; que par ailleurs, la recourante n'a pas fait valoir de motifs de restitution du délai de recours en temps utile (art. 24 al. 1 PA); que par conséquent, la commission fédérale a appliqué correctement la loi en déclarant le recours irrecevable, si bien que le recours de droit administratif est mal fondé; que la procédure n'est pas gratuite, s'agissant d'un litige qui ne porte pas sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurance mais sur un point de procédure (art. 134 OJ a contrario), de sorte que la recourante, qui succombe, supportera les frais de justice (art. 156 al. 1 OJ),