Citation: 1B_273/2019 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient encore que la communication du 9 avril 2019 (indication sur la durée de la mesure insuffisante) et le rapport de police du 28 mars 2019 (défaut de production des données enregistrées mentionnées) seraient incomplets, ce qui constituerait une violation de l'art. 279 al. 1 CPP. Ces griefs n'ont pas été soulevés devant l'autorité précédente; il ne peut donc pas lui être reproché, sous l'angle du droit d'être entendu, de ne pas s'être prononcée sur ces questions particulières. Le recourant ne le soutient d'ailleurs pas. En tout état de cause, on peine à comprendre quel complément relatif à la durée de la mesure de surveillance le recourant entend obtenir; il connaît en effet la date de la pose de l'installation - le 17 juin 2018 - ainsi que celle de son retrait, le 30 août 2018, ce qui permet de calculer la durée de la mesure (cf. art. 279 al. 1 CPP). Quant à l'absence de transmission des données enregistrées au cours de la surveillance par une balise GPS, aucun élément dans l'arrêt attaqué ne permet de considérer que le Ministère public aurait renoncé à procéder au versement de ces éléments au dossier pénal auquel le recourant, en tant que prévenu, a en principe un large droit d'accès (cf. art. 101 CPP; THOMAS HANSJAKOB, Überwachungsrecht der Schweiz, Kommentar zu Art. 269 ff. StPO und zum BÜPF, 2018, nos 1244 s. p. 347 et n° 1290 p. 357, qui mentionne cependant les limites en matière de découvertes fortuites, cf. sur cette problématique l'ATF 140 IV 40; SCHMID/JOSITSCH, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 3e éd. 2018, n° 8 ad art. 279 CP; JEANNERET/KUHN, Précis de procédure pénale, 2e éd. 2018, n° 14099 p. 407; THOMAS HANSJAKO b, in Donatsch/Hansjakob/Lieber (édit.), Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordunung [StPO], 2e éd. 2014 [ci-après : Kommentar StPO], n° 13 ad art. 279 CPP; BACHER/ZUFFEREY in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 10 ad art. 279 CPP); le recourant ne prétend d'ailleurs pas avoir formé une telle demande et/ou que celle-ci aurait été rejetée. De plus, dans le cadre particulier d'une mesure technique de surveillance, le recourant dispose également d'un droit à obtenir, le cas échéant, accès aux éléments qui auraient été écartés par le Ministère public faute de pertinence (cf. art. 276 CPP applicable par renvoi de l'art. 281 al. 4 CPP; arrêt 6B_403/2018 du 14 janvier 2019 consid. 2), appréciation qu'il pourra ensuite contester devant le juge du fond (HANSJAKOB, Kommentar StPO, op. cit., n° 31 ad art. 279 CPP). C'est également devant cette autorité qu'il pourra remettre en cause la valeur probante des données découlant de la surveillance éventuellement retenues à sa charge (ATF 140 IV 40 consid. 1.1 p. 42 s.; arrêt 1B_487/2019 du 11 novembre 2019 consid. 1). Le recourant ne soutient enfin pas n'avoir pas disposé, dans le cas d'espèce, des éléments suffisants - soit en particulier ceux ayant permis d'aboutir à l'ordonnance du Tmc (sur cette question voir ATF 142 IV 289 consid. 2.2.2 p. 294 s.) - pour lui permettre de contester la légalité de la mesure ordonnée à son encontre, notamment sous l'angle de la réalisation des conditions la permettant, du respect du principe de la proportionnalité et/ou de l'existence de soupçons suffisants de la commission d'une infraction figurant dans le catalogue de l'art. 269 al. 2 CPP (ATF 140 IV 40 consid. 1.1 p. 42; arrêt 1B_487/2019 du 11 novembre 2019; MARC JEAN-RICHARD-DIT-BRESSEL, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 196-457 StPO, 2e éd. 2014, no 13 ad art. 279 CPP; HANSJAKOB, Kommentar StPO, op. cit., n° 29 ad art. 279 CPP). Partant, ces griefs peuvent être écartés.