Citation: 8C_25/2024 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont considéré que le recourant se savait objectivement menacé d'une situation de sans-emploi dès qu'il avait reçu la lettre de licenciement de son ancien employeur le 24 septembre 2019 pour le 28 février 2020. Il devait ainsi entreprendre des recherches d'emploi afin de diminuer le dommage à l'assurance; ce devoir était une règle élémentaire de comportement qui ne pouvait être ignorée et dont la violation entraînait une sanction même si l'assuré n'avait pas été renseigné précisément sur les conséquences de son inaction (ATF 124 V 225 consid. 5b; arrêt 8C_211/2022 du 7 septembre 2022 consid. 4.3.3). L'ORP n'avait vérifié la suffisance des postulations que pour la période du 15 décembre 2019 au 15 mars 2020 (l'intéressé ayant bénéficié d'une prolongation de son contrat jusqu'à cette date) et avait pris en compte un arrêt de travail du 20 au 29 décembre 2019 à cause d'une maladie. Selon le formulaire de preuves de recherche d'emploi remis le 28 mars 2020, il avait effectué cinq postulations en janvier 2020, cinq en février 2020 et une seule en mars 2020. Il se trouvait ainsi légèrement en-dessous des objectifs fixés par l'ORP (entre six et huit candidatures par mois) et n'avait en outre pas intensifié ses recherches à mesure que le chômage se rapprochait, étant néanmoins précisé qu'en raison de son inscription au 16 mars 2020 à l'ORP, l'exigence quantitative devait être revue proportionnellement à la baisse (soit trois à quatre recherches).