Citation: 6B_1269/2017 E. 3.4.2

3.4.2. A la lecture du jugement attaqué, on ne perçoit pas pourquoi il aurait été impossible, pour la cour cantonale, de déterminer quelles avaient été les conséquences financières des licenciements reprochés au recourant, en additionnant les montants payés à ce titre par J.________ SA, ou les créances correspondantes produites dans la faillite. Quoi qu'il en soit, si le recourant déplore l'absence de chiffre précis sur ce point, il ne conteste pas que les licenciements auxquels il a procédé eussent coûté plusieurs millions de francs à la société. Le recourant affirme que les licenciements de joueurs auraient permis au club d'améliorer sa position dans le classement du championnat. Or, l'existence d'une telle relation de causalité ne ressort nullement du jugement attaqué. En ressort en revanche le caractère impulsif des licenciements, de même que l'absence de toute considération relative aux coûts qui pouvaient en résulter. L'argumentation du recourant est par ailleurs appellatoire et, partant, irrecevable, dans la mesure où elle consiste à affirmer que le licenciement du directeur administratif B1.________ aurait été justifié par des erreurs comptables ou par des prélèvements indus sur les comptes de la société. Celui-ci se prévaut à cet égard du rapport de sa fiduciaire, sans démontrer en quoi il aurait été arbitraire, pour l'autorité précédente, de retenir que le licenciement en question n'avait en réalité eu aucun lien avec les faits évoqués par le recourant. Au demeurant, la cour cantonale a considéré que la gestion fautive du recourant avait consisté à procéder de manière irréfléchie et injustifiée à de nombreux licenciements, ce qui avait causé un préjudice considérable à J.________ SA. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire, nonobstant le caractère justifié de l'un des licenciements, de sorte que la correction d'un éventuel vice à cet égard ne serait pas susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il était responsable d'une absence de suivi des affaires de la société en raison d'une complète désorganisation de celle-ci, d'une part, et, d'autre part, qu'il s'était séparé des personnes qui auraient pu administrer J.________ SA et assurer une gestion suivie sans les remplacer par des personnes idoines. Son argumentation est à cet égard purement appellatoire et, partant, irrecevable, dans la mesure où elle consiste à opposer sa propre version des événements à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il prétend avoir licencié les anciens dirigeants comptables et administratifs en raison de "graves manquements comptables", ou lorsqu'il met en avant les compétences de N.________ et E1.________, dont l'autorité précédente n'a d'ailleurs pas critiqué les qualifications pour leur poste respectif. Le recourant ne prétend d'ailleurs nullement que ces deux personnes auraient été à même de remplacer efficacement tous les employés expérimentés dont il s'est privé. Enfin, on voit mal en quoi le fait d'avoir successivement fait appel à trois fiduciaires et six comptables en quelques mois ferait apparaître comme arbitraire les constatations de la cour cantonale relatives à la désorganisation au sein de la société, un tel fonctionnement apparaissant au contraire problématique pour la stabilité et la gestion de J.________ SA.