Citation: 9C_557/2021 E. 5.3.1

5.3.1. D'autre part, la recourante se plaint d'une irrégularité concernant la désignation des experts du Centre d'expertises médicales (CEMed), de Nyon, qui avaient été mandatés pour réaliser une expertise dans le contexte de l'examen du droit à la rente et dont le rapport (du 26 juillet 2018) constituerait l'élément médical principal utilisé par l'office intimé afin de justifier son refus. Concrètement, le nom des médecins ayant "analysé et résumé" le dossier et relu le rapport pour "juger de la clarté du texte et de la pertinence des conclusions" n'avait pas été mentionné. Elle fait grief au tribunal cantonal d'avoir considéré qu'elle avait évoqué cette irrégularité d'une manière tardive et que le rapport d'expertise du CEMed n'était pas une pièce déterminante pour évaluer l'impotence. Elle soutient qu'elle avait invoqué l'irrégularité en question moins de trois mois après la publication de l'ATF 146 V 9 relatif à cette problématique, ce qui ne saurait être considéré comme étant tardif. Par ailleurs, le rapport d'expertise était déterminant, selon elle, dès lors que l'autorité judiciaire a admis que les limitations fonctionnelles retenues par l'enquêtrice étaient extraites de ce document et que l'office intimé s'y référait pour écarter l'avis de ses médecins traitants.