Citation: 6P.120/2005 11.12.2005 E. 5

Invoquant l'arbitraire, le recourant considère qu'un simple rapport de police ne saurait être retenu comme indice suffisant de sa culpabilité s'agissant de sa prétendue opposition aux actes de l'autorité. 5.1 Il ressort du rapport de police du 8 mars 2005 que le recourant a résisté aux agents de la force publique lors de son interpellation, que lesdits agents s'étaient bien présentés comme tels et que le recourant, universitaire séjournant à Genève depuis près de 10 ans, était parfaitement à même de comprendre leurs explications. La Chambre d'accusation a jugé qu'il n'existait aucune raison de mettre en doute les termes de ce rapport et, sur cette base, a admis que le recourant avait essayé d'empêcher un fonctionnaire de faire un acte entrant dans ses fonctions et qu'il ne pouvait se prévaloir d'une erreur sur les faits. 5.2 Dans la mesure où le recourant se contente d'opposer sa version à celle de l'autorité cantonale en expliquant ne pas avoir réalisé qu'il avait à faire à la police, sa critique est purement appellatoire et par conséquent irrecevable (cf. supra consid. 2.3). Pour le reste, le grief doit être écarté. En effet, il n'est pas manifestement insoutenable de considérer le rapport de police comme un indice sérieux des faits dénoncés, même si ledit document n'a pas été confirmé lors d'une audience contradictoire. Cet élément suffit ainsi à exclure le prononcé d'un non-lieu.