Citation: U 476/06 17.09.2007 E. 5

On ne voit en l'occurrence aucun motif justifiant que l'on s'écarte des conclusions du médecin d'arrondissement de l'intimée. Certes, le docteur S.________ - que la recourante a consulté dans les semaines suivant son accident - avait initialement diagnostiqué un tassement en D8 (rapport médical LAA du 11 juillet 2005). Ce diagnostic n'a toutefois pas trouvé confirmation par la suite. Ce médecin n'en a d'ailleurs plus parlé dans son rapport ultérieur (du 28 septembre 2005). Ses observations rejoignent en fait celles effectuées par le docteur P.________ puisqu'il a mentionné un "bilan clinique relativement pauvre" sans lésion traumatique avérée. Compte tenu de l'expérience médicale dans des cas similaires et de l'état objectif de la recourante, l'avis du docteur P.________ apparaît donc convaincant. On relèvera également les résultats sans particularités des analyses de sang et d'urine auxquelles R.________ s'est soumise à l'Hôpital X.________. Dans ces conditions, les investigations complémentaires proposées par le docteur S.________, en tant qu'elles visent à élucider des symptômes non spécifiques tel que le "complex regional pain syndrome", s'avèrent - comme l'ont retenu à juste titre l'intimée et la juridiction cantonale - superflues. Quant à l'argument tiré de l'inexistence de troubles dorsaux avant l'accident, il n'est à lui seul pas suffisant pour fonder le maintien du droit aux prestations (cf. ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.). Il s'ensuit que le jugement entrepris n'est pas critiquable.