Citation: 5C.160/2002 21.08.2002 E. 1

Dans ses remarques préliminaires, le demandeur annonce qu'il entend se plaindre de la violation de l'art. 280 CC, d'une part, et des art. 276, 285 et 286 CC, d'autre part. 3.1 Tout d'abord - comme pour le recours de droit public connexe -, le demandeur reprend mot pour mot dans la partie "En fait" de son acte de recours les 42 chiffres de son mémoire d'appel à la Cour de justice, comprenant à la fois des faits et des critiques adressées au jugement de première instance. Un tel mode de procéder ne répond manifestement pas aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. c OJ. 3.2 Puis, sous le titre de «contexte juridique», le demandeur entreprend de démontrer la violation des art. 276, 285 et 286 CC, ainsi qu'une «constatation manifestement incomplète des faits» au sens de l'art. 64 al. 1 OJ. Outre le fait que l'intéressé n'indique pas où réside la constatation incriminée (cf. art. 55 al. 1 let. d OJ), son exposé est une reprise pratiquement textuelle tant de son appel cantonal que de son recours de droit public. De surcroît, il se limite à affirmer que sa situation financière s'est notablement détériorée, puisque son revenu effectif a baissé de 37,17%, de sorte qu'il serait équitable que la pension fût réduite en proportion à 691 fr.10. Il se plaint en outre de ce que l'autorité cantonale a tenu compte de la situation financière de l'intimée «avec une superficialité qui dévoile une inéquité flagrante et même choquante» et n'a pas pris en considération les revenus de l'enfant. Faute de comporter une réfutation des motifs de la cour cantonale, une telle argumentation ne satisfait pas aux réquisits de l'art. 55 al. 1 let. c OJ (cf. ATF 127 III 481 consid.2c/cc p. 491); partant, elle est irrecevable. 3.3 Ensuite, au chapitre de la «violation de l'art. 280 CC», le demandeur cite, dans sa version originale allemande, de larges extraits de l'arrêt publié aux ATF 118 II 93 (consid. 1a p. 94/95), pour en déduire que «cette décision souligne des principes fondamentaux en la matière au regard desquels la superficialité de l'analyse des autorités cantonales apparaît évidente», et «que les impératifs sus-rappelés doivent vraisemblablement comprendre l'intérêt de l'enfant au sens large du terme et qu'une conception aussi superficielle de la maxime d'office nuit autant à l'enfant sur le plan matériel que sur le plan relationnel». Autant qu'elle est compréhensible, cette critique ne satisfait pas davantage aux impératifs légaux (cf. supra, consid. 3.2).