Citation: 5A_966/2014 E. 4

Le dispositif du jugement du 17 avril 2014, qui admet l'action en libération de dette formée par B.A.________ à hauteur de 31'325 fr. 25, ne contient aucune indication à propos d'éventuels intérêts moratoires. Si le recourant estimait que ce dispositif était contraire au droit, incomplet, ou se trouvait en contradiction avec les considérants du jugement, il pouvait exercer un recours, respectivement une requête d'interprétation ou de rectification. Il n'appartenait en revanche pas aux autorités de poursuites de l'interpréter ( PIERRE-ROBERT GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Art. 1-88, n° 121 ad art. 83 LP). On ne saurait donc leur faire grief de n'avoir tenu compte d'intérêts que sur la somme effectivement due par le débiteur, à teneur du jugement rendu. Au demeurant, le recourant fonde pour l'essentiel son argumentation sur le fait que l'action en libération de dette aurait été partiellement admise pour le motif que le débiteur a pu opposer des créances en compensation. Or, ce fait ne ressort pas de l'arrêt entrepris, sans que le recourant ne se plaigne du caractère arbitraire d'une telle omission (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252).