Citation: 1B_321/2018 E. 4

Le recourant voit une circonstance propre à établir la prévention du juge cantonal Jean-François Meylan à son égard dans le fait qu'il ne peut pas envisager que la justice ou la loi aient été mal appliquées, qu'il a ponctuellement rejeté les recours dont il l'avait saisi et qu'il l'a condamné pécuniairement malgré sa situation financière désastreuse. Le fait qu'un juge ait antérieurement rendu, dans la même procédure ou dans une procédure antérieure, en sa qualité de magistrat de la même juridiction, une décision défavorable au recourant ne suffit pas pour admettre une prévention. D'autres motifs sont nécessaires pour admettre qu'il ne serait plus en mesure d'adopter une autre position de sorte que le sort du procès n'apparaît plus comme indécis (ATF 131 I 113 consid. 3.7 p. 123; 129 III 445 consid. 4.2.2.2 p. 466). Le recourant n'en fait valoir aucune. En tant qu'elles en restent au stade de simples impressions individuelles, les reproches adressés au juge cantonal Jean-François Meylan ne sauraient révéler une prévention de ce magistrat (cf. ATF 138 IV 142 consid. 2.1 précité). Au demeurant, s'il entendait que le juge cantonal ne participe pas à la décision sur récusation du Procureur Bernard Dénéréaz, A.________ aurait dû requérir son dessaisissement dans sa demande de récusation, ce qu'il ne prétend pas avoir fait. Il n'appartient au surplus pas au Tribunal fédéral de statuer sur la demande de récusation du juge cantonal Jean-François Meylan en tant qu'elle concerne la cause n° PE18.003552 pendante devant le Tribunal cantonal dans la mesure où cette question échappe à sa compétence (cf. consid. 1 ci-dessus).