Citation: 6B_264/2022 E. 1.9

1.9. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de retenir que les experts auraient indiqué dans leurs rapports des 12 et 30 septembre 2019 que, concernant la plaie au cou de l'intimé, l'analyse précise et le trajet n'étaient pas évaluables en raison de l'intervention médicale. Se référant à la photographie de la lésion du cou de l'intimé, le recourant soutient qu'il en ressortirait que la plaie serait lisse en bas puis arrachée jusqu'en haut, ce qui démontrerait que le coup aurait été porté de bas en haut (soit de manière défensive) et non l'inverse. Par son argumentation - au demeurant contradictoire - le recourant tente de substituer sa propre appréciation à celle des experts médicaux qui ont, comme le relève lui-même le recourant, constaté que la trajectoire du coup ne pouvait pas être établie. L'absence d'éléments pertinents ressortant des rapports médicaux-légaux quant à la trajectoire du coup n'interdisait pas à la cour cantonale de se fonder sur d'autres éléments pour écarter la version des faits du recourant. A cet égard, elle a exposé les motifs pour lesquels elle écartait la thèse du coup involontaire. Là encore, le reste de l'argumentation du recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Concernant les autres lésions subies par l'intimé, le recourant se contente d'affirmer qu'il n'aurait pas porté les coups volontairement. Ce faisant, il ne fait, encore une fois, qu'opposer sa propre version des faits, de manière purement appellatoire, à celle retenue par la cour cantonale. Le recourant fait en outre grief à la cour cantonale d'avoir retenu que les lésions subies étaient incompatibles avec sa description des événements. A cet égard, il ne fait que rappeler que seuls deux coups ont été pénétrants et que ceux-ci ont été portés dans les cuisses. On ne distingue toutefois pas - et le recourant ne l'expose pas - en quoi ces éléments seraient propres à démontrer qu'il était manifestement insoutenable de retenir que les deux plaies pénétrantes, l'une ayant impliqué la section de l'artère fémorale et la section quasi-complète des muscles abducteurs, étaient manifestement incompatibles avec un mouvement de balayage effectué dans un but de défense. Insuffisamment motivée, la critique du recourant est irrecevable.