Citation: B 90/04 27.04.2005 E. A.a

R.________, né le 29 avril 1961, qui est atteint d'une forte myopie depuis l'enfance, a subi divers traitements ophtalmologiques importants depuis l'âge de sept ans et a été régulièrement suivi médicalement pour ses affections oculaires depuis lors. Le 1er septembre 1994, il est entré au service de X.________ SA. A ce titre, il était affilié à la caisse de retraite en faveur du personnel de cette entreprise (ci-après: la caisse de retraite), réassurée auprès de la Rentenanstalt Swiss Life (ci-après: la Rentenanstalt). Le 19 décembre 1994, R.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, tendant à des mesures d'ordre professionnel et à l'obtention de moyens auxiliaires, au motif que les troubles de la vision dont il était atteint depuis son enfance s'étaient sérieusement aggravés en 1994. Le 19 décembre 1994 également, X.________ SA a résilié ses rapports de travail avec le prénommé pour le 30 décembre suivant. Le 6 février 1995, R.________ a adressé à la Rentenanstalt un avis d'incapacité de gain en indiquant que celle-ci avait débuté en août 1993 «sans atteinte directe sur la capacité de travail», «aggravation depuis fin septembre 95» (recte: 1994). Dans le rapport qu'il a communiqué à la Rentenanstalt le 27 février 1995, le professeur G.________ de l'Hôpital Y.________, médecin traitant de l'assuré, a relevé que ce dernier avait perdu pratiquement la possibilité de lire, qu'il ne pouvait plus conduire une voiture et qu'il n'y avait aucun espoir pour lui de récupérer de la vision centrale à droite. Au sujet de l'aptitude de son patient à exercer une activité, le médecin prénommé a indiqué: «L'incapacité de travail telle que celle qu'il avait à la Maison X.________ est totale, tout au moins avec la correction optique que supporte son oeil gauche. Il semble cependant qu'avec des moyens auxiliaires optiques et informatiques, tels que ceux qui seront mis à sa disposition par l'assurance-invalidité, cette capacité pourrait se transformer en une excellente capacité de travail qui pourrait même être de 100 %». Sur la base de ces renseignements, la Rentenanstalt a estimé que l'assuré n'avait pas subi d'incapacité de gain (lettre du 13 avril 1995). A.b Après avoir mis l'intéressé au bénéfice de diverses mesures de réadaptation entre le 28 août 1995 et le 31 octobre 2000, l'office cantonal AI a fixé le degré de son invalidité à 60 % et lui a octroyé une demi-rente de l'assurance-invalidité, avec des rentes complémentaires pour son épouse et ses enfants, à compter du 1er novembre 2000 (décision du 25 avril 2002). La caisse de retraite a, de son côté, refusé d'intervenir en faveur de R.________.