Citation: 2C_207/2021 E. 7.2

7.2. Le recourant a été condamné à six reprises entre 2010 et 2017. Il a d'abord fait l'objet de cinq ordonnances pénales prononçant des peines pécuniaires allant de 60 jours-amende à 180 jours-amende, ainsi qu'une peine privative de liberté de 180 jours. Puis, le jugement du 16 novembre 2017 lui a infligé une peine privative de liberté de trois ans. Les actes qui sont reprochés à l'intéressé comprennent notamment des lésions corporelles simples, agressions, vols, brigandages, violation de domicile, dommages à la propriété, infraction grave à la loi sur la circulation routière et infraction à la loi sur les stupéfiants. Les lésions corporelles, ainsi que les agressions et brigandages sont des infractions qui doivent être qualifiées de graves. En outre, on constate, à la lecture des faits retenus dans l'arrêt attaqué, que le recourant a fait un usage répété de la violence et qu'il démontre un mépris certain pour l'intégrité physique de ses victimes, n'ayant pas hésité à en rouer une de coups de pieds, notamment à la tête, alors qu'elle se trouvait au sol. Le recourant, qui a occupé différents emplois temporaires, ne possède pas de formation professionnelle. S'il prétend être dorénavant indépendant financièrement, il a toutefois perçu des prestations sociales qui se montaient à 10'605 fr. en novembre 2019. De plus, il a accumulé des poursuites pour un total de 97'391 fr. et des actes de défauts de biens s'élevant à 74'432 fr. Ainsi, on ne peut qualifier son intégration professionnelle et sociale en Suisse de bonne, étant précisé qu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il y aurait des liens sociaux particulièrement intenses. Deux seuls éléments parlent en faveur du recourant. Il s'agit, d'une part, du fait que la dernière infraction a été commise en 2013. Néanmoins, cette durée doit être relativisée car l'intéressé a passé une partie des années écoulées en prison. D'autre part, selon le jugement pénal du 16 novembre 2017, celui-ci a pris conscience de la gravité de ses actes et de la nécessité de changer de comportement. Il aurait ainsi trouvé un travail stable au bénéfice d'un contrat de durée indéterminée (art. 105 al. 2 LTF). Bien que ces changements soient à mettre au crédit du recourant, ils ne sauraient contrebalancer les éléments susmentionnés. Finalement, le recourant, qui est né en 1988, a passé presque la moitié de son existence en Macédoine, puisqu'il est arrivé en Suisse à l'âge de quinze ans. C'est donc dans ce pays, dont il parle la langue, qu'il a suivi l'essentiel de sa formation scolaire. En outre, il y possède de la famille avec laquelle il a gardé des contacts, au regard des faits de l'arrêt attaqué. Ces éléments faciliteront la réintégration de l'intéressé qui est encore jeune. Ainsi, celle-ci ne devrait pas être insurmontable.