Citation: 5D_182/2019 E. 2.2.4

2.2.4. En l'espèce, à titre préliminaire, il faut préciser que, dans la mesure où il s'agit d'analyser les possibilités du recourant d'identifier une voie de droit ouverte contre une décision communale, le grief de la violation de la bonne foi (art. 5 Cst.) ne peut être admis qu'en conséquence d'une interprétation arbitraire du droit cantonal (art. 9 Cst.), étant rappelé que, même à supposer que le recours en matière civile eût été ouvert, il aurait seulement été possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à un droit fondamental (cf. ATF 142 I 172 consid. 4.3). Cela étant, l'argumentation du recourant ne porte à l'évidence pas: en tant qu'il soutient qu'il ne pouvait pas imaginer que la facture était attaquable, sa critique revient à remettre en cause la qualité de décision de la facture, sans toutefois dénoncer l'arbitraire (art. 9 Cst.) de la décision attaquée dans l'application de l'art. 81 LP, soit la notion de titre de mainlevée. Elle est de plus contradictoire avec le propre comportement qu'il a adopté vu qu'il a cherché à attaquer la facture. S'agissant de l'identification de la voie de droit ouverte contre une décision communale, en tant qu'il soutient que l'existence même d'une voie de droit au Conseil d'Etat n'était pas évidente, sa critique revient à soutenir qu'un avocat en exercice, s'il agit à titre privé, peut légitimement penser qu'aucune voie de droit n'est ouverte contre une décision communale finale dans le domaine du droit des constructions, en matière d'exécution par substitution, ce qui, faute d'argumentation supplémentaire, ne peut être suivi, en tout cas dans les circonstances précises de la présente cause, concernant des connaissances de base d'un avocat pratiquant dans le domaine judiciaire; en tant qu'il plaide la difficulté d'identification spécifique au domaine en cause, sous prétexte qu'il faut procéder par élimination, il ne peut pas non plus être suivi vu que l'art. 34a al. 1 LPJA prévoit précisément que la voie de la réclamation n'est ouverte que si la loi le prévoit: il n'était donc pas arbitraire (art. 9 Cst.), de la part de l'autorité cantonale, de juger que, de manière générale en droit administratif valaisan, il faut d'abord identifier l'exclusion de cette voie pour admettre que celle du recours au sens de l'art. 41 LPJA est ouverte. Il suit de là que le grief de violation de l'art. 5 al. 3 Cst. est rejeté, dans la mesure où il est recevable.