Citation: 1B_614/2020 E. 2.2

2.2. Invoquant l'art. 29 al. 3 Cst., les recourants estiment que le refus de l'assistance judiciaire pour la procédure d'appel les priverait du droit de se défendre de manière concrète et effective. La cour cantonale relève toutefois pertinemment qu'à défaut de faire l'objet de l'appel déposé par le condamné, les prétentions civiles (auxquelles celui-ci a acquiescé en première instance) ne seront pas remises en cause. A l'instar de l'art. 136 CPP qui permet à la partie plaignante d'obtenir l'assistance judiciaire "pour lui permettre de faire valoir ses prétentions civiles", l'art. 29 al. 3 Cst. reconnaît lui aussi le droit d'une partie à l'assistance gratuite d'un défenseur "dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert". Dès lors que ni le principe, ni la quotité des prétentions civiles accordées aux recourants en première instance ne seront remis en question dans la procédure d'appel, la situation juridique des recourants ne sera pas touchée à l'issue de cette procédure. On ne voit dès lors pas - et les recourants ne l'indiquent pas non plus, alors que cette démonstration leur incombe - ce qui nécessiterait l'intervention d'un défenseur d'office à ce stade.