Citation: 5A_174/2023 E. 6.2

6.2. Le recourant taxe également d'arbitraire d'inclure dans les charges de son épouse les frais de véhicule pour le prétendu motif qu'elle s'occupait d'enfants en bas âge. Il indique que, selon la jurisprudence, les frais de véhicule privé ne doivent être pris en compte que si le véhicule est indispensable à l'exercice d'une profession d'un époux et que les parties se trouvaient dans une situation où les charges entrant dans le minimum vital du droit de la famille n'étaient pas couvertes. La cour cantonale a motivé la prise en compte des frais de véhicule, d'une part, parce que la situation financière des parties n'imposait pas de se limiter au minimum vital LP et, d'autre part, parce que, même si l'épouse vivait et travaillait à X.________, les frais de transport se justifiaient par la prise en charge des enfants en bas âge, dont elle assumait une garde partagée. La cour cantonale a donc développé une double motivation, chacune susceptible de sceller le sort du point litigieux. Or, en tant que le recourant soutient que les frais de véhicule ne peuvent être pris en compte que s'ils sont indispensables pour l'exercice d'une profession, il ne s'en prend - de surcroît de manière infondée (cf. arrêt 5A_100/2012 du 30 août 2012 consid. 5.1 et les arrêts cités) - qu'au second pan de la motivation. Dans cette mesure, son argumentation est irrecevable (parmi plusieurs: ATF 142 III 364 consid. 2.4; 138 I 97 consid. 4.1.1; 138 III 728 consid. 3.4), étant relevé que, même dans l'hypothèse où l'on devait comprendre du mémoire que le recourant entendait contester le premier pan de la motivation en affirmant qu'il était choquant de retenir ces frais lorsque le minimum vital du droit de la famille n'était pas couvert, pareille affirmation ne répond de toute manière pas aux réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1).