Citation: I 315/03 19.08.2003 E. 4

4.1 Dans un second moyen, R.________ s'en prend à la fixation de son revenu sans invalidité. Il considère que l'attestation de l'employeur sur laquelle se sont fondés les premiers juges ne tient pas compte des vacances et que le total annuel des heures de travail doit être porté à 2340 en lieu et place de 2122. 4.2 Il convient de rappeler que le revenu sans invalidité doit être déterminé aussi concrètement que possible, de sorte qu'il se déduit en principe du salaire réalisé en dernier lieu par l'assuré, avant son invalidité (Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], p. 205). Or, en l'occurrence, celui-ci se montait en 2000 à 28 fr. 30 de l'heure pour un total de 2122 heures par années, treizième salaire en sus, selon les déclarations de l'employeur auprès duquel l'assuré travaillait à l'époque. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le recourant, le nombre d'heures par an mentionnées dans l'attestation remplie par l'employeur comprend les vacances (voir à ce sujet l'art. 24 de la Convention collective pour le secteur principal de la construction, approuvée par le Conseil fédéral le 10 novembre 1998). Le montant à retenir à titre de revenu sans invalidité en 2000, treizième salaire compris (supplément de 8,3 % sur le salaire horaire, cf. art. 50 de la convention susmentionnée), est dès lors de 65'036 fr. 95. Ce chiffre doit être adapté en fonction de l'évolution des salaires nominaux. Par conséquent, compte tenu d'une indexation de 2,8 % pour 2001 et de 1,6 % pour 2002 (évolution des salaires nominaux dans le domaine de la construction, in : La Vie économique, 7-2003, tableau B 10.2), le revenu sans invalidité à prendre en considération se monte à 67'927 fr. 70.