Citation: 5A_70/2024 E. 5.4

5.4. En l'espèce, la recourante ne remet pas en cause comme tel le fait qu'au vu de la distance entre son domicile et l'établissement scolaire qu'elle fréquente, on ne saurait exiger de C.________ qu'elle rentre prendre ses repas de midi chez son père. Il en résulte que l'existence de frais de repas pris au gymnase pouvait être considérée comme effective (et non hypothétique). Au surplus, la critique de la recourante - qui ne soutient notamment pas que sa fille amènerait en réalité ses repas depuis la maison - ne permet pas de démontrer qu'il serait insoutenable d'avoir établi les frais précités à 8 fr. 20 par repas, par référence à la fourchette basse des tarifs de la cantine. De même, le caractère effectif des frais de matériel scolaire, s'agissant d'une étudiante qui fréquente le gymnase, ne saurait être remis en cause en tant que tel. Dès lors que, comme le souligne l'intimé dans sa réponse, il ressort de l'arrêt querellé que C.________ habite avec son père et fréquente le Gymnase E.________ depuis le 18 août 2023 seulement (cf. arrêt cantonal p. 9), l'autorité cantonale, qui a confirmé aux parties par avis du 14 décembre 2023 que la cause était gardée à juger et a rendu son arrêt le 27 décembre 2023, pouvait difficilement procéder à la détermination mensualisée des frais de matériel scolaire encourus tout au long de l'année scolaire - soit des frais partiellement futurs - autrement que de manière estimative. Enfin, la critique de la recourante ne permet pas de démontrer qu'il serait insoutenable d'avoir arrêté ces frais à 150 fr. par mois: elle ne fournit aucune autre motivation à l'appui de son grief, en particulier, n'expose pas de manière claire et détaillée pour quelle raison le montant total des frais de scolarité de 150 fr. par mois pris en compte par la juridiction précédente serait arbitrairement sur-évalué. En définitive, les griefs doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.