Citation: 1P.24/2001 30.01.2001 E. 1

b) En l'occurrence, l'autorité intimée ne s'est pas limitée à renvoyer aux motifs exposés à l'appui de ses arrêts des 24 mars, 30 mai, 9 octobre et 23 novembre 2000 et de l'arrêt du Tribunal fédéral du 7 juillet 2000 pour conclure à l'existence d'indices suffisants de culpabilité à l'encontre du recourant, mais elle a rappelé les diverses infractions reprochées au prévenu en indiquant les actes de la procédure qui fondaient, selon elle, ces indices, respectant ainsi son obligation de motiver ses décisions. Au demeurant, le renvoi à des jugements antérieurs ne viole pas nécessairement le droit du détenu à titre préventif à une décision motivée, pour autant que ce dernier ne fasse pas valoir d'éléments nouveaux pertinents qui conduiraient à une appréciation différente des faits (cf. ATF 111 Ia 2 consid. 4a p. 4). Or, la situation de fait n'a pas évolué de manière significative par rapport à celle qui prévalait lorsque le Tribunal fédéral a statué le 7 juillet 2000. Les investigations en cours à l'étranger n'ont en effet pour l'heure révélé aucun indice à charge ou à décharge. De même, les auditions auxquelles le Juge d'instruction a procédé n'ont pas amené d'éléments nouveaux propres à modifier l'appréciation du Tribunal de céans quant à l'existence d'indices suffisants de culpabilité à l'endroit du recourant. Par ailleurs, il n'est pas établi que tous les actes d'instruction envisageables auraient été accomplis, de sorte qu'il n'y a pas lieu de se montrer plus strict, du fait de l'écoulement du temps, dans l'appréciation de la valeur probante des éléments à charge et à décharge résultant du dossier. L'autorité intimée n'a par conséquent pas violé le droit d'être entendu du recourant ni porté atteinte à la liberté personnelle garantie à l'art. 10 al. 2 Cst. en considérant qu'il existait encore des indices suffisants de prévention à son égard justifiant de le maintenir en détention.