Citation: 9C_277/2021 E. 1

Reconnaissant une pleine valeur probante à l'expertise psychiatrique du 2 octobre 2019, les juges cantonaux ont relevé que selon l'experte, il y avait une discordance entre l'importance du handicap allégué par la recourante et les faits observés; malgré les plaintes de celle-ci, aucun ralentissement psychomoteur, trouble de la mémoire, de l'attention ou de la concentration n'avait été objectivé, et la fatigabilité n'avait pas été constatée. Il ressortait en outre de l'expertise que la recourante menait une vie normale; elle disposait d'une pleine autonomie dans les activités de la vie quotidienne ainsi que dans la tenue de son ménage et avait des loisirs, sortait et partait en vacances. L'expertise avait également mis en exergue les ressources personnelles et externes dont disposait l'intéressée. L'instance précédente a encore souligné que la doctoresse C.________ avait tenu compte des symptômes engendrés par les myoclonies du voile du palais, en retenant une diminution de rendement de 10 % en raison des troubles ponctuels de l'attention et de la concentration qui pouvaient apparaître lors des épisodes myocloniques. Les médecins traitants de la recourante, parmi lesquels la doctoresse D.________, n'avaient pas quantifié la diminution de la capacité de travail de la recourante du fait des symptômes myocloniques. La psychiatre traitante (à savoir la doctoresse E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie), quant à elle, avait certes évalué la capacité résiduelle de travail à 50 % en 2019, mais elle avait déclaré par la suite avoir elle-même de la peine à estimer les effets des troubles diagnostiqués sur la capacité de travail. Enfin, la doctoresse D.________ avait fait état d'une amélioration de l'état de santé de la recourante en 2017 et malgré une recrudescence des symptômes en 2018, le comportement de l'intéressée avait démontré une réticence à un traitement allopathique, ce qui témoignait de l'absence de sévérité des symptômes. La cour cantonale en a déduit qu'en dépit des atteintes à sa santé, la recourante conservait une capacité de travail médicale objective de 100 %, sous réserve d'une baisse de rendement de 10 % qui n'était pas suffisante pour atteindre un taux d'invalidité justifiant l'octroi d'une rente.