Citation: 9C_375/2013 E. A

B.________ est affiliée auprès de Visana pour l'assurance obligatoire des soins et diverses assurances complémentaires relevant du droit privé. L'assurée souffre d'une ostéomyélite au niveau du tibia droit. En janvier 2007, le professeur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et en traumatologie de l'appareil locomoteur, a proposé une opération consistant à réaxer et allonger le tibia de l'assurée, l'intervention étant prévue le 25 septembre 2007. Dans un rapport du 24 août 2007, le professeur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et en traumatologie, lequel pratique en Angleterre, a qualifié l'opération envisagée par son confrère D.________ de méthode conventionnelle. Sans la critiquer, il indiquait qu'il existait une méthode plus sûre. Par lettre du 9 octobre 2007, accompagnée du rapport du professeur A.________ du 24 août 2007, les parents de B.________ se sont adressés au médecin-conseil de Visana. Compte tenu des risques encourus par l'opération prévue par le professeur D.________ à l'Hôpital X.________ (un allongement sur des articulations fragiles), ils ont annoncé avoir opté pour une opération plus conservatrice, que le professeur A.________ pratiquerait le 31 octobre 2007 en Angleterre. Dans sa réponse du 16 octobre 2007, Visana a fait savoir aux parents de l'assurée qu'elle ne garantissait pas la prise en charge de l'opération prévue à l'Hôpital Y.________ (Angleterre), car selon les renseignements en possession de son médecin-conseil, une telle opération pourrait être réalisée en Suisse (Hôpital orthopédique de Lausanne, Inselspital à Berne, Unispital à Bâle). Par lettre du 24 octobre 2007, les parents de l'assurée ont manifesté leur désaccord; ils ont proposé une entrevue avec Visana, à mi-novembre à leur retour d'Angleterre, afin d'exposer les raisons qui les ont amenés à choisir la seule approche thérapeutique présentant une chance de sauver les articulations (genoux et cheville) de leur fille, savoir celle du professeur A.________. Le 31 octobre 2007, Visana a précisé que les conditions de la prise en charge du traitement à l'étranger n'étaient pas réalisées, aussi bien au titre de l'assurance obligatoire des soins que par l'assurance complémentaire. Visana a indiqué qu'elle était disposée à réexaminer le cas sur présentation des factures et du rapport du protocole opératoire du professeur A.________. Par décision du 25 juin 2009, confirmée sur opposition le 28 septembre 2009, Visana a refusé de prendre en charge, au titre de l'assurance obligatoire des soins, les coûts du traitement dispensé en Angleterre. Elle a accepté de verser une somme de 7'821 fr. 45 au titre d'assurances complémentaires LCA pour frais de guérison. En bref, Visana a retenu que le traitement prodigué en Angleterre était également disponible en Suisse et qu'il n'y avait pas d'urgence.