Citation: 6B_1196/2014 E. 1.3

1.3. Selon les constatations cantonales, C.________ a reconnu, lors de son audition devant la police le 19 décembre 2007 puis devant le juge d'instruction le 20 décembre 2007, l'existence d'une fraude, précisant qu'il était pratique de pouvoir garder le même salaire pendant les périodes où il n'y avait plus de travail. La cour cantonale a relevé que C.________ avait, par la suite, partiellement rétracté ses aveux, persistant à affirmer qu'elle avait exagéré ses douleurs, mais ajoutant que leurs causes étaient réelles (cf. arrêt attaqué, p. 13; procès-verbal d'audience du 18 février 2008, p. 5) et contestant la fraude (cf. arrêt attaqué, p. 13; procès-verbal d'audience du 7 février 2013, p. 4). Supposées recevables (art. 99 al. 1 et art. 105 al. 1 LTF), les indications du recourant selon lesquelles son épouse n'est pas de langue maternelle française et qu'elle était, selon ses déclarations, paniquée lors de son premier interrogatoire devant la police, puis traitée avec mépris par le juge d'instruction, ne sauraient suffire à démontrer qu'il était insoutenable de privilégier la première version des faits de C.________ plutôt que la seconde. Même à retenir sa seconde version, le fait qu'elle avait exagéré ses douleurs suffit à conclure, comme retenu par la cour cantonale, que le diagnostic des médecins chargés de déterminer son incapacité de travail avait été faussé, de sorte qu'aucune incapacité n'a réellement pu être établie en ce qui la concerne. Le recourant ne fait d'ailleurs valoir aucun élément qui tendrait à nier le lien causal entre les mensonges de l'intéressée et les certificats d'incapacité de travail la concernant. Il est dénué de pertinence, dans ces conditions, que la probité des médecins n'ait pas été remise en cause. Par ailleurs, la thèse du recourant selon laquelle il n'a jamais admis avoir été au courant du caractère abusif des cinq incapacités de travail de son épouse est contredite par les pièces du dossier, dont il ressort qu'il a déclaré, sans faire de réserve par rapport à l'une ou l'autre des incapacités, qu'il était au courant des exagérations de sa femme, ce que cette dernière a confirmé (cf. notamment: procès-verbaux d'audience du 20 décembre 2007, p. 3 et du 18 février 2008, p. 1 et 5).