Citation: 6B_1175/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a relevé que l'extrait du registre des mesures administratives du recourant comportait dix retraits de permis de 2003 à 2019 dont deux cas d'ébriété et cinq cas de conduite en dépit du retrait du permis de conduire. En outre, les trois condamnations pénales qui s'enchaînaient en 2016, 2017 et 2018 concernaient de l'alcool au volant et deux conduites sous retrait et démontraient une gradation des sanctions: jours-amende avec sursis pendant 3 ans, jours-amende avec sursis pendant 4 ans et jours-amende ferme. La cour cantonale a également relevé que l'insertion professionnelle du recourant dans une entreprise familiale était bonne. La cour cantonale a jugé que l'infraction la plus grave était l'excès de vitesse, l'art. 90 al. 3 et 4 LCR imposant une peine privative de liberté comme genre de peine et d'une quotité minimale de 12 mois. Au vu des antécédents du recourant et de la gratuité de cet excès sur une route de campagne, dans un dépassement, la peine de base devait être arrêtée à 14 mois. Elle a considéré que la conduite sous retrait établissait, à l'époque, une indifférence inquiétante aux décisions de sécurité routière et justifiait, pour des motifs de prévention spéciale, un supplément de 4 mois de peine privative de liberté. Par ailleurs, selon la cour cantonale, l'instigation à induction de la justice en erreur entraînait une majoration de 40 jours de peine privative de liberté, ce genre de peine étant imposé là également par la prévention spéciale, et le vol d'usage au détriment de son amie intime, qui n'avait pas déposé plainte, justifiait encore une augmentation de 20 jours pour des motifs similaires. La cour cantonale a donc confirmé la peine privative de liberté de 20 mois prononcée par les premiers juges. Quant au sursis, elle a considéré qu'il était vrai que le rythme annuel des condamnations routières s'était ralenti sans toutefois qu'on bénéficie d'un recul étendu. Elle a relevé que le recourant était maintenant confronté à une privation de liberté. Par ailleurs, la prise de conscience dont il se prévalait se heurtait aux antécédents. En définitive, la cour cantonale a considéré que le pronostic était mitigé dans la mesure où l'expérience effective d'une privation de liberté permettait de l'améliorer. Il se justifiait donc d'accorder un sursis partiel portant sur 14 mois avec un délai d'épreuve pendant 3 ans, cette durée prenant en compte les deux ans déjà écoulés depuis les faits. Le recourant pourrait ainsi purger les 6 mois ferme en semi-détention et maintenir son insertion socio-professionnelle.