Citation: 4A_188/2018 E. 2.4.2

2.4.2. C'est également en vain que l'employé soutient que l'employeuse a dispensé une formation qui se fonde sur des recommandations parfois inapplicables en pratique, que les équipes chargées des bagages étaient en sous-effectif - ce qui incitaient certains employés, en pratique, à tirer seuls des charges trop lourdes, afin d'exécuter le travail dans le temps imparti -, que l'employeuse devait être au courant de cette pratique, que les charges portées par l'employé dépassaient les valeurs préconisées par l'OLT, qu'il se serait occupé d'avions où les normes de sécurité n'étaient pas applicables et qu'il aurait démontré avoir travaillé en soute encore après l'année 2007. Ces nombreuses insertions ne changent rien au fait que l'employé n'a pas voulu collaborer avec l'employeuse, en refusant notamment une aide au placement, au motif que " tout allait bien " et qu'il entendait continuer " comme cela ". On ajoutera qu'il a lui-même choisi de porter seul des bagages qu'il estimait trop lourds, plutôt que de demander de l'aide à ses collègues. Il est établi à cet égard qu'aucune sanction ne visait les employés qui, en raison du sous-effectif, n'avaient pas exécuté leur tâche dans le temps imparti et provoqué le retard des avions. Cela étant, on ne saurait raisonnablement reprocher à l'employeuse d'être responsable de l'aggravation de l'état de santé de l'employé qui a fait le choix de porter des bagages sans l'aide de ses collègues, sans y avoir été contraint, et qui, ensuite, malgré les symptômes constatés, a refusé l'aide qui lui était proposée.