Citation: 6B_955/2020 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a relevé que dans le cas d'espèce, on constatait une correspondance non seulement temporelle entre le coup, le symptôme du souffle coupé et la survenance du pneumothorax, mais aussi physique entre l'emplacement de l'impact du poing laissant un hématome cutané au niveau de la 4ème côte et l'emplacement du pneumothorax en haut du poumon. Aucun des médecins qui avaient pris en charge l'intimée, que ce soit à l'hôpital E.________ ou à l'Unité de médecine des violences, n'avaient émis un quelconque doute quant au rapport de causalité entre le coup donné par le recourant et les lésions constatées sur l'intimée. L'hypothèse d'un pneumothorax spontané survenant par hasard à la seconde et à l'endroit où le coup de poing avait été administré était farfelue et ne pouvait être retenue. Selon le recourant, les rapports médicaux ne seraient pas de nature à établir que le coup qu'il aurait asséné serait la cause du pneumothorax. Un pneumothorax spontané ne saurait être écarté, à plus forte raison que l'intimée ne se souviendrait pas ce qu'elle avait fait durant la matinée du 19 mai 2019 et qu'elle serait sortie la veille. Il résulte cependant de la motivation cantonale que la cour cantonale a dûment exposé les motifs qui l'ont amenée à tenir pour établi que le coup porté par le recourant était à l'origine du pneumothorax diagnostiqué sur l'intimée. Cette motivation est dès lors suffisante sous l'angle du droit d'être entendu, grief que le recourant n'invoque ni ne motive (art. 106 al. 2 LTF). Pour le surplus, le recourant se limite à contester l'existence du lien de causalité en substituant, de manière purement appellatoire, sa propre appréciation des éléments probatoires à celle de la cour cantonale. Par conséquent, le grief doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.