Citation: 4C.473/2004 06.04.2005 E. B

Le 1er mars 2002, X.________ a déposé une demande auprès de la Juridiction des prud'hommes du canton de Genève à l'encontre de A.________ S.A. en paiement de 263'380 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 1er septembre 2001, se composant de 60'000 fr. pour tort moral, de 31'320 fr. à titre d'indemnité pour discrimination à raison du sexe et de 172'620 fr. à titre d'indemnité de départ. Elle a également requis la condamnation de A.________ S.A. à lui verser un complément de salaire du 1er mars 1997 au 31 août 2001 dont le montant serait précisé en cours de procédure, demandant au tribunal d'ordonner l'apport de toutes pièces utiles à la détermination d'une différence de salaire avec ses collègues masculins. Enfin, elle a conclu à la délivrance d'un certificat de travail. Par jugement du 27 février 2003, le Tribunal des prud'hommes a condamné A.________ S.A. à délivrer à X.________ un certificat de travail conforme aux exigences légales, déboutant les parties de toutes autres conclusions. Statuant sur appel de X.________, la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes, par arrêt du 8 novembre 2004, a confirmé le jugement attaqué. A l'instar des premiers juges, la cour cantonale a retenu en substance que l'appelante n'avait pas démontré que des propos sexistes aient été tenus à son encontre, ni qu'elle ait été victime de harcèlement psychologique ou sexuel. En outre, les faits ne permettaient pas de retenir que X.________ aurait fait l'objet de discrimination salariale ou à la promotion. Enfin, celle-ci ne pouvait prétendre au versement d'une prime de licenciement, dès lors que l'employeur avait renoncé à cette pratique. Quant à la conclusion tendant à la délivrance d'un certificat de travail, elle était irrecevable.