Citation: 5A_167/2013 E. 3.1

3.1. Comme l'a retenu à juste titre l'autorité précédente, la notification du commandement de payer n'est entachée d'aucun vice. En effet, la jurisprudence admet qu'un tel acte destiné à une personne morale soit notifié d'emblée au domicile privé d'un représentant au sens de l'art. 65 al. 1 ch. 2 LP (ATF 134 III 112 consid. 3.1 et les références); dans cette éventualité, il peut alors être remis conformément à l'art. 64 LP à toute personne adulte de son ménage (ATF 72 III 71 p. 73/74), dont l'épouse fait clairement partie. Au demeurant, il ressort de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF) que le commandement de payer est bien parvenu en main de l'administrateur de la recourante, qui l'a frappé d'opposition totale. En toute hypothèse, la notification n'était donc pas nulle (art. 22 LP; ATF 110 III 9 consid. 2 et les références) et ne pouvait plus être contestée à l'occasion d'une plainte contre le procès-verbal de saisie (art. 17 al. 2 LP).