Citation: 6B_107/2007 11.07.2007 E. 3

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir accordé davantage de crédit aux déclarations de son épouse qu'aux siennes. La question de la crédibilité des déclarations des protagonistes a été examinée par la cour cantonale, qui est arrivée à la conclusion que le fait que l'épouse du recourant vivait dans un climat de terreur était dûment circonstancié non seulement par les déclarations de la victime, mais encore par des certificats médicaux et différents témoignages, ce qui justifiait que les premiers juges aient considéré les déclarations de la victime comme plus crédibles que les dires du recourant, qui s'est souvent contredit, qui a cherché à cacher la vérité, notamment concernant la détention d'une arme à feu ou lorsqu'il aurait admis, selon lui à tort, avoir commis un viol, alors qu'il aurait compris vol, infraction dont il n'a jamais été question. La cour cantonale a encore souligné que la victime n'avait pas varié dans ses dénonciations et qu'une certaine pudeur, qui pouvait s'expliquer par sa culture, l'avait empêchée d'exposer d'emblée les assauts sexuels qu'elle devait subir de la part de son époux et les contraintes qui lui étaient imposées dans ce domaine, appréciation que le recourant avait persisté à nier par des arguments strictement appellatoires en substituant sa propre appréciation des faits à celle des juges, sans apporter d'éléments propres à démontrer le caractère arbitraire de l'arrêt de première instance. Devant la cour de céans, non seulement le recourant ne démontre et ne motive pas en quoi l'autorité cantonale aurait jugé à tort ses arguments purement appellatoires, mais il se contente de reprendre ces derniers, prétendant qu'il a toujours reconnu la plupart des faits qui lui étaient reprochés, qu'il n'a pas admis lors de son audition par la police, sans être assisté d'un interprète, avoir « forcé » son épouse à se soumettre et à avoir des relations sexuelles, que son épouse a varié dans ses déclarations, qu'elle n'a pas paru craindre le recourant, qu'elle frappait également ses trois enfants et qu'elle a cherché délibérément à occulter cet élément. Ce faisant, le grief du recourant, qui ne fait qu'opposer une nouvelle fois de manière appellatoire son appréciation à celle des juges cantonaux, ne remplit pas les exigences de motivation rappelées ci-dessus et il n'y a pas lieu de l'examiner. S'agissant de la tentative de viol, la cour cantonale a admis que le recourant était malvenu d'alléguer qu'aucun voisin n'avait confirmé les déclarations de la victime alors que lesdits voisins n'ont pas souhaité faire de déclarations écrites de peur de réactions violentes et de représailles de la part du recourant, que le motif pour lequel le recou-rant s'était caché dans l'appartement conjugal importait peu et qu'il ne démontrait pas qu'il lui était impossible de se cacher sous le lit d'un des enfants, partant que son épouse aurait affabulé. La cour cantonale a également admis que le recourant n'avait pas été expressément inculpé de tentative de viol, mais qu'il avait été inculpé de viol, qu'il avait ainsi bénéficié d'une instruction contradictoire et qu'il appartenait au parquet de qualifier juridiquement les faits retenus, ce que ce dernier avait fait et ce que le recourant n'avait pas contesté, ne soulevant aucun incident relatif à cette question lors des débats et s'expliquant sur ce chef d'accusation, ce qui rendait son moyen irrecevable. Le recourant se contente, comme il l'a déjà fait en instance inférieure, de contester s'être caché sous le lit, cette volonté de créer un effet de surprise ne lui correspondant pas et de prétendre qu'il lui était impossible de se cacher sous le lit de ses enfants, âgés de 7, 6 et 3 ans, que ni la police, ni des témoins, ni un certificat médical n'auraient fait état de marques sur le cou de la victime, qu'il lui est difficile de comprendre les raisons pour lesquelles la victime a renoncé à aller faire constater ses blessures auprès d'un médecin, qu'il n'avait d'ailleurs jamais été inculpé de tentative de viol et que prétendre qu'il s'agissait d'une qualification des faits par le ministère public est insoutenable et qu'enfin, la cour cantonale a renversé le fardeau de la preuve en retenant à l'encontre du recourant, le fait qu'il n'avait pas prouvé qu'il lui était impossible de se cacher sous le lit des enfants. Ce faisant, le recourant se contente une nouvelle fois d'opposer sa propre appréciation à celle des juges cantonaux, sans démontrer l'arbitraire de cette dernière. De plus, il ne motive nullement en quoi l'arrêt cantonal nierait à tort l'arbitraire ou déclarerait à tort son grief relatif à une absence d'inculpation pour viol irrecevable. Par conséquent, son grief n'a pas à être examiné. Enfin, en retenant que le recourant n'avait pas démontré son impossibilité à se cacher sous le lit de ses enfants, partant que son épouse avait affabulé, la cour cantonale n'a pas renversé le fardeau de la preuve, mais a estimé qu'en se contentant d'affirmer qu'il lui était impossible de se cacher sous le lit des enfants, sans apporter le moindre élément établissant ses dires, le recourant ne montrait pas que son épouse avait affabulé ni en quoi l'appréciation faite par les premiers juges était arbitraire. Exiger du recourant qu'il motive ses allégations ne constitue à l'évidence pas une violation du principe in dubio pro reo en tant que règle sur le fardeau de la preuve et le grief du recourant ne peut qu'être rejeté. Partant, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera les frais (art. 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas alloué de dépens à la victime qui n'est pas intervenue dans la procédure devant le Tribunal fédéral. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: