Citation: 5C.230/2003 17.02.2004 E. 7

La défenderesse reproche aussi à l'autorité cantonale d'avoir mal appliqué l'art. 125 al. 2 ch. 5 CC en ajoutant à son revenu le produit de sa fortune, évalué à 1'700 fr. par mois. Dès lors qu'une partie des 655'000 fr. qu'elle a obtenus dans la liquidation du régime matrimonial a été investie dans l'achat d'une maison familiale, le rendement à prendre en considération serait selon elle de 802 fr. par mois, comme il résulterait de l'ordonnance de mesures provisoires du 18 octobre 2001. Si la défenderesse entend ainsi prétendre qu'il ne pourrait être tenu compte du produit de sa fortune immobilière, son moyen apparaît mal fondé. Dans le cas où l'une des parties habite un immeuble dont elle est propriétaire, un rendement doit en principe être pris en considération pour cette utilisation. A défaut, l'époux qui aurait placé sa fortune sous une autre forme serait désavantagé par rapport audit propriétaire (Hausheer/Spycher, Handbuch des Unterhaltsrechts, Berne 1997, n. 0.41). Pour le surplus, la défenderesse se borne à soutenir que le produit de sa fortune serait de 802 fr. et non de 1'700 fr. par mois, sans expliquer - sur la base des faits constatés par les juges précédents, qui lient la cour de céans (art. 63 al. 2 OJ) - en quoi l'arrêt entrepris consacrerait une fausse application du droit fédéral. Son recours, sur ce point, est manifestement insuffisant au regard des exigences légales de motivation (art. 55 al. 1 let. c OJ).