Citation: 4A_650/2023 E. 4.3

4.3. Tant la reconnaissance et l'exequatur que la mainlevée définitive sont soumis à la procédure sommaire (art. 339 al. 2 CPC et 251 let. a CPC). La procédure est contradictoire (art. 29 al. 2 LDIP et 84 al. 2 LP). Comme on l'a vu, lorsque le créancier choisit cette troisième possibilité, la décision de reconnaissance et d'exequatur a l'autorité de la chose jugée. Par conséquent, tant cette décision que la décision de mainlevée définitive doivent faire partie du dispositif (cf. consid. 3.2 in fine ci-dessus). Ces décisions peuvent faire l'objet d'un recours limité au droit (art. 319 let. a en relation avec l'art. 309 let. a et let. b ch. 3 CPC), puis d'un recours en matière civile au Tribunal fédéral, si la valeur litigieuse est atteinte (art. 72 al. 2 let. b ch. 1 et 72 al. 1 let. a LTF). Le Tribunal fédéral examine avec un plein pouvoir d'examen les conditions de la reconnaissance et de l'exequatur et celles de la mainlevée définitive, pour autant que le recourant ait satisfait aux exigences de motivation de son recours (art. 42 al. 2 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2, 115 consid. 2).