Citation: 1C_382/2018 E. 9

S'agissant du grief des recourants relatif à l'aménagement d'un talus sur la parcelle voisine no 277, située au nord et classée en zone verte A, la cour cantonale s'est référée à l'art. 32 § 1 RPGA qui dispose que cette zone, qui est inconstructible, vise à protéger les caractéristiques paysagères de la commune, en particulier les espaces peu ou pas bâtis qui constituent l'arrière-plan du village. Dite autorité en a déduit que le règlement n'excluait pas des mouvements de terrain ou autres aménagements qui ne modifiaient pas les " caractéristiques paysagères de la commune ". Elle a ajouté que cette zone verte était à l'évidence un espace de verdure dans le milieu bâti, dont la réglementation relevait du droit cantonal et communal, respectivement que l'art. 24 LAT n'était pas applicable. Elle a conclu que le talus n'était en l'espèce pas critiquable. Selon les recourants, cette interprétation relèverait de l'arbitraire, dès lors que l'exclusion de " principe " permettant des exceptions à l'inconstructibilité serait prévue uniquement pour la " Zone verte B ". Ces seules allégations, outre qu'elles partent de la prémisse que le talus enherbé en question serait une " construction ", ne suffisent pas, sous l'angle restreint de l'arbitraire, pour s'écarter de l'interprétation défendue par le Tribunal cantonal, qui se concilie avec l'objectif de la disposition en cause.