Citation: 7B_91/2023 E. 4.4.2

4.4.2. Le recourant conteste la réalisation des éléments constitutifs objectifs de la complicité de brigandage (art. 25 cum 140 CP). Il nie en particulier avoir apporté une contribution causale à la réalisation de l'infraction. Toutefois, il ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que la pioche fournie aux auteurs du brigandage n'auraient pas favorisé la réalisation de l'infraction, ni augmenté ses chances de succès, au motif que ceux-ci auraient "aisément pu s'en saisir eux-mêmes". En effet, le recourant a lui-même indiqué que la pioche se trouvait dans un chantier à proximité. Ainsi, aussi proche que fût ledit chantier, il apparaît peu probable que l'objet en question se soit trouvé "à portée de main", comme il le soutient péremptoirement. Dans tous les cas, en se chargeant d'aller la chercher en personne, le recourant a indubitablement voulu favoriser la commission de l'infraction. Par ailleurs, c'est en vain qu'il soutient que ses repérages n'auraient pas contribué au succès du brigandage, arguant qu'une simple recherche sur Internet aurait permis aux auteurs de repérer eux-mêmes les lieux et de s'y rendre. En l'occurrence, le recourant ne s'est pas contenté d'une simple localisation sur Internet, mais s'est rendu dans les locaux de la bijouterie pour y faire des repérages. Ceux-ci lui ont permis de désigner la bijouterie à attaquer; l'assistance, à tout le moins intellectuelle, prêtée par ce biais aux auteurs de l'infraction, ne fait par conséquent aucun doute. Compte tenu des éléments qui précèdent, la cour cantonale était fondée à retenir que les éléments constitutifs objectifs de la complicité de brigandage étaient réalisés. Le recourant soutient également que l'élément subjectif de la complicité de brigandage ne serait pas réalisé. Il prétend qu'il aurait ignoré les plans des voleurs. En faisant l'acquisition d'une masse, il se serait tout au plus douté qu'il apportait "une assistance minime" à la commission d'un vol, mais n'aurait à aucun moment su, ni même accepté, apporter son concours à un potentiel brigandage. L'argumentation du recourant à l'appui de son grief est toutefois irrecevable. En effet, il se contente d'opposer sa propre appréciation à celle de la juridiction précédente sans même discuter le raisonnement par lequel celle-ci a retenu qu'il connaissait tout de l'activité délictueuse prévue. Il ne conteste en particulier pas avoir expliqué aux débats de première instance qu'il indiquait lui-même aux exécutants ce qu'ils devaient faire. La motivation de la cour cantonale ne prête au demeurant pas le flanc à la critique; cette dernière pouvait retenir que la condition subjective était remplie.