Citation: 5P.122/2000 31.05.2000 E. 3

3.- a) Contrairement au Tribunal de première instance, la cour cantonale a jugé qu'il n'y avait pas lieu d'écarter de la procédure la cotation "Argus" de la Lancia Thema litigieuse, bien que les parties n'aient en principe pas le droit d'invoquer des faits nouveaux postérieurs à la clôture de l'instruction préalable. En effet, selon les juges cantonaux, "la cotation Argus, qu'aucun automobiliste n'ignore, constitue un fait notoire, c'est-à-dire susceptible d'être connu de tous et contrôlé par des moyens accessibles à chacun, sans être particulier à la cause" (arrêt attaqué, consid. 2). b) Le recourant se plaint à cet égard d'une application arbitraire du droit cantonal de procédure. Il expose qu'en vertu d'un principe établi de la procédure civile genevoise, les parties ne sont pas légitimées, postérieurement à la clôture de l'instruction préalable, à alléguer d'autres faits que ceux contenus dans leurs écritures, à moins qu'il ne s'agisse de faits nouveaux. Or en l'espèce, la "valeur Argus" du véhicule litigieux au moment de son acquisition par le recourant ne saurait être considérée comme un fait nouveau dans la mesure où l'intimée en avait manifestement connaissance longtemps avant la clôture de l'instruction préalable. C'est par conséquent à tort que les juges cantonaux n'ont pas écarté cette cotation de la procédure. c) Par cette argumentation, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale ait fait une application arbitraire du droit cantonal de procédure. En effet, les juges cantonaux ont eux-mêmes exposé que les parties n'avaient en principe pas le droit d'invoquer des faits nouveaux postérieurs à la clôture de l'instruction préalable. S'ils ont estimé pouvoir retenir la cotation "Argus" bien que celle-ci ait été alléguée après les enquêtes, ce n'est pas pour le motif qu'il s'agissait d'un fait nouveau, mais pour le motif qu'il s'agissait selon eux d'un fait notoire. Dans la mesure où le recourant ne s'en prend pas à cette motivation, son grief est irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. consid. 2 supra).