Citation: I 482/01 28.08.2002 E. 3

3.1 Le recourant conteste le bien-fondé des conclusions du rapport d'expertise de la Clinique X.________ du 16 août 2000, arguant notamment qu'elles n'émanaient que d'un médecin-assistant. Le recourant oublie cependant que le rapport d'expertise pluridisciplinaire, qui est également signé par le docteur D.________, constitue la synthèse de divers examens fouillés qui ont été conduits par plusieurs spécialistes (voir les rapports du chef de clinique du service psychosomatique, du chef de clinique du service de neuroréadaptation, et du chef des ateliers professionnels). Pour les motifs exposés par les premiers juges, que la Cour de céans fait siens (consid. 3a du jugement attaqué), le rapport du 16 août 2000 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (cf. le consid. 2b ci-dessus in fine, ainsi que RJJ 1995 p. 44 et RCC 1988 p. 504 consid. 2). Il n'y a donc aucune raison de s'écarter des conclusions des responsables de la Clinique X.________, que l'on pourrait du reste qualifier de surexperts (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références). On précisera que la nouvelle hernie annoncée en août 1999 était connue tant l'office intimé au moment où il a statué sur le droit aux mesures de réadaptation et sur le droit à la rente (cf. réponse du 6 septembre 1999 à une écriture du 25 août 1999) que des experts de la Clinique X.________ (cf. rapport du 16 août 2000, p. 3), si bien qu'elle ne constitue pas un fait nouveau. 3.2 A l'appui de sa décision litigieuse du 16 novembre 1999, l'intimé a retenu que le recourant avait recouvré une capacité de travail de 100 % dans un emploi de dessinateur en électricité à partir du 30 mars 1999. Ce taux a été ramené à 70 % par les experts de la Clinique X.________ (cf. rapport du 16 août 2000, p. 8) et correspond, en d'autres termes, au rendement (médicalement exigible) du recourant dans sa profession de dessinateur en électricité. Le recourant objecte à cet égard qu'il n'a, de longue date, plus exercé ce métier et que sa formation est désormais obsolète, vu l'évolution de la technique (dessin assisté par l'ordinateur). On ne saurait toutefois le suivre dans cette argumentation dès lors que le reclassement dans l'activité de dessinateur en électricité, comportant en réalité une mise à jour des connaissances et nécessaire à ses yeux, a été refusé par décision passée en force de l'office AI du 7 septembre 1999. 3.3 Pour établir le revenu d'invalide, second élément de la comparaison dont il est question à l'art. 28 al. 2 LAI, la loi commande de tenir compte du revenu provenant de l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de l'assuré, ce qui sous-entend que cette activité peut être différente de celle que l'intéressé consent effectivement à déployer. En l'occurrence, les revenus déterminants dans le cadre de la présente révision de la rente, au sens de l'art. 41 LAI, sont ceux qui se rapportent à la profession - raisonnablement exigible - de dessinateur en électricité; en revanche, l'activité de libraire indépendant n'est pas exigible, car les gains que le recourant pourrait en retirer sont minimes (voir le dossier fiscal). La réduction de la capacité de travail de 30 %, que le recourant subit à partir du 30 mars 1999 dans sa profession de dessinateur en électricité, peut être assimilée à sa perte de gain réelle dans ce métier (cf. ATF 96 V 45 consid. 1). Il s'ensuit que l'intimé a limité à bon droit le versement de la rente entière d'invalidité à la fin du mois de mars 1999, car le taux d'invalidité du recourant, désormais de 30 %, était inférieur à celui ouvrant droit à une rente de l'AI (cf. art. 28 al. 1 et 41 LAI). La conclusion portant sur le paiement d'une demi-rente, à partir du 1er avril 1999, est donc mal fondée.