Citation: 6B_191/2022 E. 1.4

1.4. En l'espèce, la présence du recourant aux débats d'appel n'était pas indispensable puisqu'il a pu s'exprimer par écrit sans restriction, que la cour cantonale n'a pas administré de nouvelles preuves et n'a pas apprécié à nouveau sa personnalité. De même, il a pu s'exprimer oralement durant la procédure de première instance, laquelle n'avait pris fin que récemment. Le jugement de première instance ayant été rendu par un juge unique, la condition de l'art. 406 al. 2 let. b CPP était également remplie. Finalement, sous l'angle de l'art. 6 § 1 CEDH, il est relevé que la cour cantonale n'a pas condamné le recourant plus sévèrement et que son appréciation des faits, certes différente, était basée uniquement sur le dossier de la cause, sans qu'elle ne doive recourir à des procédés autrement compliqués pour l'établir. À cela s'ajoute que le recourant s'est engagé sans réserve et en toute connaissance de cause dans une procédure écrite. Il devait donc se laisser opposer son consentement. Le fait de n'invoquer la violation de l'art. 406 CPP qu'à réception d'une décision cantonale défavorable pourrait s'apparenter à de l'abus de droit, dans la mesure où l'intéressé était assisté d'un avocat et savait pertinemment que la cour cantonale jouissait d'un plein pouvoir d'examen (art. 398 CPP; arrêt 6B_238/2020 du 14 décembre 2020 consid. 3.2).