Citation: 8C_368/2013 E. 4.2.3

4.2.3. Cela étant, il n'en demeure pas moins que pour être prise en considération au regard de l'art. 17 LPGA, une aggravation éventuelle de l'incapacité de travail - et de gain - doit être due à une atteinte à la santé en relation de causalité avec l'accident (cf. consid. 3). A cet égard, selon le docteur T.________, la neuropathie axonale vraisemblablement totale des nerfs musculo-curané et saphène est survenue à la suite d'une fracture de Maisonneuve du tiers distal du tibia gauche et du tiers proximal du péroné gauche. De son côté, le docteur G.________ est d'avis que le recourant n'a pas été victime d'une fracture de type Maisonneuve (équivalent de la fracture de la cheville avec atteinte fibulaire haute et non malléolaire), mais bien plutôt d'une fracture de la jambe, spiraloïde longue, respectivement d'une fracture tibiale au niveau de la jonction diaphyso-métaphysaire distale en aile de papillon et d'une fracture spiraloïde de la diaphyse péronière proximale. En outre, étant donné que la fracture était peu déplacée, une lésion concomitante apparaît comme peu probable. Les suites de l'intervention ayant été simples, il n'existe, selon le docteur G.________, aucun indice de complication permettant d'expliquer la survenance d'une atteinte neurologique périphérique secondaire, du type syndrome de loge. Par ailleurs, la mise en place de l'appareillage (clou, vis de verrouillage, vis antéropostérieure distale et vis de blocage) n'a pas été de nature à entrainer l'apparition de troubles neurologiques. En revanche, il est possible que de tels troubles soient en rapport avec le canal étroit congénital et acquis sur spondylarthrose et discopathie L5/S1, à savoir une pathologie rachidienne qui est sans rapport avec l'accident. Invité par le recourant à se déterminer une nouvelle fois sur le cas, le docteur S.________ ne met pas en cause l'opinion du docteur G.________ au sujet de la nature de la fracture subie par l'intéressé et du déroulement des traitements chirurgicaux, mais il est d'avis que les troubles neurologiques localisés autour du genou sont en relation avec l'accident (rapport du 8 juin 2011). Quant au docteur T.________, également invité à s'exprimer sur le cas (rapport du 8 juin 2011), il se contente d'indiquer que les fractures de type Maisonneuve entraînent souvent des complications neurologiques du genre de celles qu'il a décrites dans son rapport du 15 septembre 2010.