Citation: 5A_512/2017 E. 6.1

6.1. Aux termes de l'art. 273 al. 1 CC, auquel renvoie l'art. 176 al. 3 CC, le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité parentale ou la garde ainsi que l'enfant mineur ont réciproquement le droit d'entretenir les relations personnelles indiquées par les circonstances. Le droit aux relations personnelles est conçu comme un droit et un devoir réciproque des parents et de l'enfant, qui sert en premier lieu les intérêts de celui-ci (ATF 131 III 209 consid. 5; 127 III 295 consid. 4a; 123 III 445 consid. 3b; arrêts 5A_568/2017 du 21 novembre 2017 consid. 5.1; 5A_184/201 du 9 juin 2017 consid. 4.1 et les références); dans chaque cas, la décision doit donc être prise de manière à répondre le mieux possible aux besoins de l'enfant (cf. ATF 136 I 178 consid. 5.3; 117 II 353 consid. 3; 115 II 206 consid. 4a et 317 consid. 29; arrêts 5A_745/2015 du 15 juin 2016 consid. 3.2.2.2; 5A_246/2015 du 28 août 2015 consid. 3.1; 5A_459/2015 du 13 août 2015 consid. 6.2.1), l'intérêt des parents étant relégué à l'arrière-plan (ATF 130 III 585 consid. 2.2.1 et les références). L'art. 296 al. 3 CPC, selon lequel le tribunal n'est pas lié par les conclusions des parties, instaure l'application de la maxime d'office (art. 58 al. 2 CPC). Celle-ci est avant tout prévue pour permettre une prise en compte adéquate des intérêts de l'enfant (NICOLAS JEANDIN, in CPC, Code de procédure civile commenté, 2011, n° 16 ad art. 296 CPC). La maxime d'office s'applique à la réglementation du droit aux relations personnelles, de sorte que le juge n'est pas lié par les conclusions des parties (ATF 122 III 404 consid. 3d; 120 II 229 consid. 1c; 119 II 201 consid. 1; arrêt 5A_127/2009 du 12 octobre 2009 consid. 4.4).