Citation: 4A_493/2022 E. 1.1.2

1.1.2. On peut se demander si la prétention en reddition de documents formulée par l'employée change cette donne, sachant qu'il s'agit là aussi d'une contestation pécuniaire. Le Conseil des prud'hommes avait fait obligation à l'employeuse de délivrer à l'employée les documents demandés, dont un certificat de travail. Dans son appel, l'employeuse avait certes conclu formellement au déboutement intégral de la demanderesse, mais - à bien lire ce mémoire - elle y avait aussi indiqué qu'elle " remettra (it) à l' (employée) un certificat de travail, un certificat de salaire et un formulaire U+ ". Le mémoire d'appel était d'ailleurs dépourvu d'une quelconque motivation à ce sujet. Aussi, la cour cantonale a-t-elle constaté que l'employeuse ne s'opposait pas à la délivrance des documents en question. Partant, ce point n'était plus litigieux en appel. Il n'y a donc pas à s'interroger sur la valeur litigieuse correspondant à la prétention en reddition de ces documents. Seuls étaient litigieux en appel les 14'000 fr. réclamés par la demanderesse à titre de salaire et d'indemnité pour licenciement immédiat injustifié. D'ailleurs, pourrait-on encore observer, à défaut d'indication de la valeur litigieuse dans l'arrêt attaqué (lequel mentionne simplement, au regard des moyens de recours, que la Cour civile considère que cette valeur est supérieure à 15'000 fr.), il incomberait à la recourante, sous peine d'irrecevabilité, de donner les éléments suffisants pour permettre au Tribunal fédéral d'estimer aisément la valeur correspondant aux documents demandés, notamment le certificat de travail (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF; arrêt 8C_151/2010 du 31 août 2010 consid. 2.3 et 2.8), ce qu'elle ne fait pas: elle se contente de renvoyer à l'arrêt cantonal sur ce chapitre.