Citation: 1C_551/2015 E. 3.3

3.3. Quoi qu'en dise le recourant, cette appréciation est conforme à la jurisprudence et à la pratique (cf. notamment arrêts 1C_674/2013 du 12 décembre 2013 consid. 3.3; 1C_172/2012 du 11 mai 2012 consid. 2.2; 1C_472/2011 du 22 décembre 2011 consid. 2.1.3). L'arrêt 1C_228/2011 du 6 décembre 2011 (en particulier consid. 2.3), dont il se prévaut, ne lui est à cet égard d'aucun secours: outre que la question de la présomption n'a pas été tranchée dans cette affaire, le laps de temps entre la naturalisation et la rupture s'avère y avoir été plus important qu'en l'espèce; de surcroît, cette séparation n'a été que momentanée, les époux concernés ayant repris la vie commune après s'être réconciliés. Pour le surplus, la critique du recourant est essentiellement dirigée contre les autres éléments retenus par l'instance précédente pour renforcer cette présomption. Il conteste ainsi longuement que son mariage ait été motivé par son statut précaire d'étudiant et que son couple ait été gangréné de longue date par des difficultés plus ou moins importantes. La recevabilité de cette argumentation apparaît douteuse, le recourant se contentant, ici encore, de reproduire ses propres déclarations et d'opposer péremptoirement sa version des faits à celle de l'instance précédente (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; cf. ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62); en tout état, elle se révèle sans pertinence: les éléments sur lesquels elle s'appuie ne constituent qu'un faisceau d'indices relevé par l'instance précédente pour asseoir sa conviction quant au caractère frauduleux de l'obtention de la naturalisation; ils n'entrent en revanche pas en ligne de compte, en tant que tels, dans l'examen de la présomption de fait.