Citation: 5A_227/2023 E. A

A.a. A.a.a. C.________ SA est propriétaire de la parcelle n° (...) de la commune de U.________, sise chemin V.________ et sur laquelle est construite une maison de maître comportant notamment un appartement de cinq pièces situé aux premier et deuxième étages. Dite société a acquis cette parcelle au moyen d'un emprunt hypothécaire de 3'400'000 fr. souscrit, en 2005, par elle-même et une autre personne, auprès de la Communauté des créanciers du prêt xxxxx W.________, représentée par la Fondation E.________ (ci-après: Communauté des créanciers). En garantie du remboursement du prêt, les débiteurs ont nanti neuf cédules hypothécaires au porteur grevant en premier rang la parcelle n° (...) de la commune de U.________, d'une valeur totale de 3'400'000 fr. A.a.b. Le 20 août 2005, D.A.________ a acquis l'entier du capital-actions de C.________ SA. En 2009, il a repris conjointement avec la société le prêt hypothécaire susmentionné. A.a.c. Le 1 er septembre 2014, D.A.________ et son épouse A.A.________ ont conclu un contrat de bail avec C.________ SA portant sur l'appartement de cinq pièces précité. A.a.d. Le 3 février 2015, D.A.________ a cédé à son épouse la moitié du capital actions de C.________ SA. A.b. A.b.a. Après avoir dénoncé au remboursement le prêt hypothécaire, la Communauté des créanciers a engagé deux poursuites en réalisation de gage le 7 mars 2017 à l'encontre de C.________ SA et de D.A.________, débiteurs solidaires, en recouvrement de 3'094'000 fr. (créance en capital) et 307'799 fr. 90 (intérêts échus), montants allégués dus suite à la dénonciation de prêts hypothécaires. A.b.b. Le 15 mars 2017, l'Office cantonal genevois des poursuites (ci-après: office) a notifié à C.________ SA le commandement de payer dans la poursuite dirigée contre cette société, n° zz zzzzzz z. Le 22 mars 2017, il a notifié à D.A.________ le commandement de payer dans la poursuite dirigée contre celui-ci, n° aa aaaaaa a. Un exemplaire supplémentaire de ce commandement de payer a été notifié à C.________ SA, en sa qualité de tiers propriétaire du gage. D.A.________ n'a pas formé opposition et C.________ SA a retiré celles qu'elle avait formées aux deux commandements de payer. A.c. A.c.a. La Communauté des créanciers a requis le 23 novembre 2017 la vente du bien gagé et l'office a adressé le 7 décembre 2017 aux deux débiteurs un avis de réception de la réquisition de vente. A.c.b. D.A.________ est décédé le 9 février 2018. Depuis lors, les actionnaires de C.________ SA sont A.A.________ à raison de 50% et la succession de D.A.________ à raison de 50%. La poursuite n° aa aaaaaa a est dirigée contre la succession de D.A.________. A.c.c. La Communauté des créanciers a cédé les droits et obligations du prêt hypothécaire le 13 octobre 2020 à B.________ SA, laquelle a pris la place de la première dans les poursuites n° aa aaaaaa a et zz zzzzzz z. A.c.d. Par avis de vente du 24 janvier 2020, publié dans la Feuille d'avis officielle le 31 janvier 2020, l'office a fixé au 24 mars 2020 la date de la vente aux enchères de l'immeuble. A.d. A.d.a. Le 17 février 2020, A.A.________ a saisi la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre de surveillance) d'une plainte au sens de l'art. 17 LP. Selon elle, l'office avait violé l'art. 153 al. 2 let. b LP en omettant de lui notifier un exemplaire des deux commandements de payer, poursuites n° zz zzzzzz z et n° aa aaaaaa a, alors que l'objet du gage constituait le logement de la famille. A.d.b. Par décision du 17 septembre 2020, la chambre de surveillance a considéré que, dans la poursuite n° zz zzzzzz z dirigée contre D.________ SA, A.A.________ ne revêtait ni la qualité d'épouse du débiteur, ni celle d'épouse du propriétaire du gage. L'office n'avait donc pas à lui communiquer un exemplaire du commandement de payer. En tant qu'elle visait la poursuite n° zz zzzzzz z, la plainte était ainsi irrecevable, aucun motif de nullité n'entrant en considération. S'agissant de la poursuite n° aa aaaaaa a, elle a considéré que A.A.________ faisait preuve de mauvaise foi en invoquant la nullité de cette poursuite, faute de s'être fait notifier un exemplaire du commandement de payer en qualité de conjointe du débiteur au sens de l'art. 153 al. 2 let. b LP. A.d.c. Par arrêt du 25 mars 2021, rendu dans la cause 5A_825/2020, le Tribunal fédéral a retenu que A.A.________ n'attaquait pas l'argumentation de l'autorité de surveillance qui avait déclaré irrecevable sa plainte en tant qu'elle visait la poursuite n° zz zzzzzz z, de sorte que le recours était irrecevable à supposer que la recourante entendait conclure à la constatation de la nullité de cette poursuite également. Concernant la poursuite n° aa aaaaaa a, il a jugé que la connaissance de l'existence de la poursuite ne suffisait pas pour admettre que la plaignante avait eu connaissance de ses droits en lien avec celle-ci, en particulier le droit de former opposition. Il a donc admis le recours dans la mesure de sa recevabilité et renvoyé la cause à la chambre de surveillance pour nouvelle décision. A.e. A.e.a. Le 11 mai 2021, à la suite de l'arrêt du Tribunal fédéral précité du 25 mars 2021, l'office a notifié à A.A.________, en sa qualité de conjointe du débiteur, un exemplaire du commandement de payer dans la poursuite n° aa aaaaaa a. A.A.________ a fait opposition au commandement de payer.