Citation: 9C_142/2008 16.10.2008 E. 1

Le droit à la rente est fonction de l'exigibilité objective selon l'art. 16 LPGA en relation avec l'art. 28 al. 2 LAI. Ainsi, en ce qui concerne la capacité de travail exigible au plan somatique, sur laquelle seul le docteur H.________ s'est prononcé, les mesures d'instruction proposées par le recourant ne se justifiaient nullement. Il n'apparaît pas que les faits pertinents retenus sous cet angle par la juridiction cantonale aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Sur ce point, le recours est mal fondé. 3.6 Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir retenu qu'il pouvait travailler à 100 % et que seuls des éléments psychiques faisaient obstacle à un tel taux d'activité. Selon lui, ce raisonnement est contradictoire, dans la mesure où l'on ne peut pas d'un côté admettre que l'expertise du docteur S.________ niant toute composante psychogène a pleine valeur probante et de l'autre conclure que ce sont des troubles somatoformes qui l'empêchent d'augmenter sa capacité de travail. Cet argument est mal fondé. S'agissant de sa capacité de travail du point de vue psychique, la juridiction cantonale, se fondant sur le rapport du docteur S.________ du 7 juillet 2004, a retenu qu'il ne présentait aucune atteinte psychiatrique invalidante et qu'il était totalement capable de travailler sous cet angle. Il n'a jamais été question de troubles somatoformes, dont l'absence a été constatée dans l'expertise psychiatrique. Les premiers juges ont admis que l'expertise psychiatrique du 7 juillet 2004 remplissait tous les critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) qui permettent de reconnaître aux rapports médicaux pleine valeur probante. On relèvera notamment que les conclusions du docteur S.________, selon lesquelles il n'y a plus à chercher du côté psychiatrique car il n'y a pas d'incapacité de travail, sont dûment motivées. La composante psychogène évoquée par le docteur H.________ dans l'examen médical final du 10 février 2004 n'est pas un élément objectif susceptible de remettre en cause le bien-fondé des conclusions de l'expert S.________ et dont celui-ci n'aurait pas tenu compte. Le rapport du 3 octobre 2003 des médecins de la Clinique Y.________ (cf. les conclusions du docteur F.________ dans le cadre du consilium psychiatrique du 12 septembre 2003) ne contient pas non plus d'élément objectif susceptible de remettre en cause les conclusions de l'expertise du 7 juillet 2004. Dès lors il n'apparaît pas que les faits pertinents retenus par la juridiction cantonale en ce qui concerne la capacité de travail exigible du recourant au plan psychiatrique aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Le recours est également mal fondé de ce chef. 3.7 Il s'ensuit que l'on pouvait raisonnablement exiger du recourant qu'il exerce l'activité adaptée auprès de son employeur avec une capacité de travail exigible de 100 % dès le 11 février 2004, jour qui a suivi l'examen médical final du docteur H.________ du 10 février 2004.