Citation: 1B_603/2020 E. B

B.a. Par courrier du 16 juin 2020, l'enquêteur de l'AFC a remis à A.________, par l'intermédiaire de son conseil, un document intitulé " Procédure écrite ", comportant diverses questions auxquelles elle était invitée à répondre d'ici au 30 juin 2020. L'enquêteur a précisé à l'attention de A.________ que cette démarche était mise en oeuvre à titre exceptionnel afin de lui permettre d'exercer son droit d'être entendue, alors qu'elle n'était pas en mesure de se rendre en Suisse pour y être interrogée, ceci en raison de son état de santé et de la situation sanitaire liée au Covid-19. Le document précité mentionnait notamment ce qui suit: " [...] [N]ous vous [A.________] soupçonnons d'avoir commis, durant les périodes fiscales 2005 à 2009, des soustractions portant sur des montants importants d'impôt sur le revenu, par le fait que vous n'avez pas déclaré tous les revenus qui vous ont été versés par les sociétés de M. B.________, soit C.________ Ltd et D.________ Ltd, par l'intermédiaire de sociétés offshore situées dans des paradis fiscaux qui détiennent uniquement des comptes bancaires et dont vous êtes ayant droit économique, à savoir E.________ SA, F.________ Corp, G.________ et H.________ Inc. ". Le 30 juin 2020, A.________ a requis par courrier adressé à l'AFC, outre une prolongation du délai imparti pour répondre aux questions écrites, que celle-ci lui indique le fondement de la procédure dirigée contre elle, respectivement qu'elle lui communique l'autorisation du Chef du DFF à cet égard. Elle a en outre requis, si cette autorisation devait être inexistante, que l'AFC mette sous scellés l'ensemble du dossier fiscal constitué par ses enquêteurs, annonçant par ailleurs qu'elle refuserait de répondre aux questions écrites. Par courrier du 9 juillet 2020, le Chef de la DAPE a relevé à l'attention de A.________ que le document remis le 16 juin 2020 " formul[ait] un soupçon faux ". Il s'agissait d'une " erreur de l'enquêteur " qui devait être corrigée par le retranchement du dossier de ce document ainsi que de la lettre d'accompagnement. Le Chef de la DAPE a précisé que l'enquête " ne portait pas sur d'éventuelles propres soustractions d'impôt commises par [A.________] ", mais qu'elle devait permettre de " déterminer son rôle dans les soustractions d'impôts qu'auraient commises C.________ Inc., D.________ Ltd et B.________ ", relevant encore que " les actes d'enquête qui seront exécutés dans le cadre [de l'enquête instruite à son encontre] seront fondés exclusivement sur le soupçon de participation au sens de l'art. 177 LIFD ". B.b. Par courrier du 13 juillet 2020, A.________ a requis de l'AFC qu'elle constate la nullité absolue des mesures spéciales dirigées à son égard et à lui restituer sans délai l'intégralité des pièces la concernant. Par décision du 20 juillet 2020, l'AFC, traitant le courrier du 13 juillet 2020 comme une requête de levée du séquestre probatoire (cf. art. 46 al. 1 de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif [DPA; RS 313.0]), a maintenu les actes du dossier qui avaient fait l'objet d'un séquestre et a refusé de les retrancher du dossier. Saisie d'une plainte (art. 26 DPA) formée par A.________ contre la décision du 20 juillet 2020, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral l'a rejetée par décision du 28 octobre 2020, ce qui rendait par ailleurs sans objet la requête d'effet suspensif assortie à la plainte.