Citation: 4A_445/2013 E. A

A.a. En été 2005, A.________ (ci-après: l'acheteuse) s'est intéressée à acquérir la parcelle no xxx (sur laquelle est construit un chalet) située au lieu-dit X.________, dans la commune de Y.________ (Valais), mise en vente par les copropriétaires B.________, C.________ et D.________ (ci-après: les venderesses). Durant les pourparlers contractuels, l'acheteuse a visité l'habitation à plusieurs reprises. A.b. Par acte notarié du 7 octobre 2005, les trois copropriétaires ont vendu à l'acheteuse la parcelle no xxx pour le prix de 230'000 fr. Les parties sont convenues de la clause suivante: " Le chalet est vendu dans son état actuel, connu des parties, et sans garanties particulières, sauf pour des défauts connus qui auraient pu être cachés. Il est précisé que des dégâts d'eaux se sont produits en 1993 et que des réparations sont intervenues immédiatement après. ". La cour cantonale a relevé qu'en inscrivant la date de 1993 dans la clause d'exclusion de garantie, le notaire faisait référence à la date du règlement du litige ayant débuté en 1988. Dès le 30 septembre 2005, l'acheteuse a occupé le chalet à titre de résidence principale. Elle a fait réaliser divers travaux pour un montant total qu'elle a chiffré à 23'364 fr. 25. De nouvelles fissures étant apparues, l'acheteuse a fait procéder à une expertise par un ingénieur-géomètre (rapport E.________). A.c. Plusieurs défauts ont été invoqués par l'acheteuse. Seul celui portant sur les fondations du chalet est encore litigieux. A ce sujet, la cour cantonale a retenu qu'au moment de la conclusion du contrat, l'acheteuse connaissait la planéité déficiente et l'affaissement manifeste du sol dans le sens nord-sud qui étaient visibles (arrêt entrepris consid. 4.2.3 p. 14). L'autorité cantonale a établi que les différences de niveaux, à l'instar des fissures apparues progressivement, constituaient la manifestation visible d'une inadéquation des fondations du chalet (celui-ci n'étant pas ancré dans le terrain), ces défauts étant connus de l'acheteuse (arrêt entrepris consid. 4.2.3 p. 14 et consid. 4.2.4 p. 14 s.). A une occasion, C.________ a d'ailleurs déclaré à celle-ci " que le chalet bougeait ". A.d. Deux sinistres avaient précédemment touché l'immeuble en cause. Le premier, survenu au mois de mai 1985, avait pour origine une rupture de la conduite d'eau potable qui a entraîné le ravinement de la terre et l'affaissement d'un angle du chalet avec d'importantes fissures au rez-de-chaussée. Divers travaux ont alors été entrepris pour un montant total de 18'057 fr. 05. Ensuite, au mois de juin 1988, la pompe de refoulement des immeubles situés au nord-est de la parcelle litigieuse est tombée en panne plusieurs semaines, ce qui a entraîné l'écoulement d'eaux usées en direction du chalet. Celui-ci s'est fissuré sur trois côtés et s'est affaissé vers l'aval de 10 cm environ de juin à septembre 1988. L'ingénieur F.________, alors mandaté dans le cadre d'une action judiciaire qui opposait les parents des venderesses à la communauté des propriétaires d'étages de ces immeubles, a rendu un rapport daté du 13 juin 1989. Il a affirmé que le renforcement en béton réalisé en 1985 sous la fondation du chalet n'était pas ancré dans le terrain et que, lors de l'arrivée des eaux usées (en 1988), il ne pouvait donc " exercer un rôle stabilisateur sur le terrain en glissement ". Il a proposé de stabiliser le chalet par des ancrages permanents. Un entrepreneur a estimé le coût de ces travaux à 320'000 fr. Ce montant excédant la valeur du chalet (alors chiffrée à 190'000 fr.), l'expert a préconisé de régler le litige par le versement de 26'000 fr. Les parents des venderesses ont renoncé à stabiliser le chalet par des ancrages permanents. Des travaux d'un coût de 20'000 fr. ont en revanche été exécutés afin de renforcer la semelle de l'habitation par des injections de béton. Selon les constatations cantonales, l'acheteuse savait que des réparations étaient intervenues après ces sinistres, mais qu'elles n'avaient pas visé à redresser le chalet (arrêt entrepris consid. 4.2.3 p. 14). Il ne résulte pas des constatations cantonales que, par la suite, l'inclinaison de l'habitation se serait aggravée (arrêt entrepris, ibidem). A.e. L'acheteuse s'est plainte auprès des venderesses de ne pas avoir été informée de l'expertise, pourtant en mains de celles-ci, effectuée à l'époque par F.________.