Citation: U 67/05 24.05.2006 E. A

W.________ est assuré contre le risque d'accident auprès d'ASSURA, assurance maladie et accident. Par lettre du 3 mai 2004, W.________ a informé ASSURA qu'il avait été victime le 15 avril 2004 d'un « accident masticatoire », survenu dans un restaurant de Provence lors de la consommation d'une tranche de lard contenant un petit éclat d'os. Le 6 mai 2004, ASSURA a avisé W.________ qu'elle refusait toutes prestations, au motif que l'événement du 15 avril 2004 n'était pas un accident, la condition de la cause extérieure extraordinaire n'étant pas réalisée. En effet, il n'était pas extraordinaire de trouver un petit éclat d'os dans du lard. Par lettre du 13 mai 2004, W.________ a contesté le refus d'ASSURA. Il apportait la précision suivante à la description de l'événement du 15 avril 2004 : « Il ne s'agissait pas d'une tranche de lard au sens d'oeufs accompagnés de bacon, mais de très petites tranches de lard plus communément appelés « lardons » inclus dans une tartiflette au reblochon et aux pommes de terre. Il était donc impossible pour moi de déceler visuellement la moindre anomalie dans ces lardons mêlés au fromage fondu et aux pommes de terre fondantes, comme ça aurait pu être le cas dans les oeufs au bacon ». Selon W.________, le caractère extraordinaire du facteur extérieur devait ainsi être admis, étant donné la situation d'exception caractérisée par l'oubli du cuisinier de purger un aliment avant de l'avoir incorporé dans sa préparation. Par décision du 21 juin 2004, confirmée sur opposition le 12 juillet 2004, ASSURA a informé W.________ qu'elle maintenait son refus de prendre en charge les frais de traitement de la lésion dentaire, étant donné que l'événement du 15 avril 2004 n'était pas un accident, la condition de la cause extérieure extraordinaire n'étant pas remplie.