Citation: 2C_337/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir établi arbitrairement les faits, en particulier concernant la dépendance à l'aide sociale de son épouse et le pronostic défavorable du couple sur le plan financier. Au chiffre III/1 de son mémoire, il se réfère toutefois aux faits retenus dans la décision sur recours et non pas aux faits constatés dans l'arrêt attaqué. En outre, l'argumentation du recourant est partiellement appellatoire, notamment lorsqu'il prétend que son épouse aurait bénéficié de l'aide publique en raison de problèmes de santé, ce qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué. Le recourant ne précise aucunement en quoi les faits auraient été retenus ou appréciés de façon insoutenable par le Tribunal cantonal. En particulier, il n'explique pas quels faits l'autorité précédente aurait omis de prendre en compte. Celle-ci n'a négligé ni l'existence de promesses d'embauche, ni celle d'une procédure visant l'octroi d'une rente d'invalidité, ni n'a affirmé, comme le soutien le recourant, que la situation financière du couple serait immuable. Les juges cantonaux ont toutefois considéré, au regard de la situation telle qu'elle prévalait lors du refus d'autorisation de séjour du 5 octobre 2018, que le fait pour les époux de faire ménage commun ne changeait rien à la dépendance à l'aide sociale de l'épouse et à la situation financière du couple. Les griefs du recourant ne portent en définitive pas sur un point de fait, mais sur l'appréciation juridique de ceux-ci, qui sera examinée ci-après. Le grief d'arbitraire dans l'appréciation des faits est ainsi infondé. Il sera donc statué sur la base des faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt attaqué.