Citation: 5A_360/2019 E. 3.2

3.2. Selon le recourant, la décision attaquée ferait fi des déclarations concordantes des parties qui ont admis que les charges liées à l'entretien des enfants communs soient prises en compte pour fixer l'entretien après divorce, le jugement de première instance étant très clair à ce propos. L'accord de l'intimée pourrait également être déduit du fait qu'elle n'a, dans un premier temps, pas fait appel contre ledit jugement. Le recourant relève également que la règle selon laquelle la pension post-divorce l'emporte sur l'entretien des enfants majeurs est discutée en doctrine et que la jurisprudence à cet égard ne peut être appliquée sans nuance. Soulignant que les décisions de mesures provisionnelles ont toutes pris en compte les montants nécessaires à l'entretien des deux enfants pour fixer la pension post-divorce, il indique que ceux-ci ne sont pas indépendants financièrement, vivent chez lui et qu'il a été obligé de s'endetter pour leur permettre de poursuivre leurs études. Les enfants n'ayant pas les moyens de subvenir seuls à leurs besoins au vu de leurs horaires de cours et du fait qu'ils n'obtiendront aucune aide financière, il conviendrait de tenir compte de leurs charges (2'915 fr. 70 + 2'700 fr. 90) pour déterminer son disponible. Les ignorer serait arbitraire, car si les enfants étaient demeurés auprès de leur mère, il aurait été astreint au versement d'une contribution d'entretien en leur faveur et se serait ainsi retrouvé ramené à son minimum vital.