Citation: 5A_769/2023 E. 5.3.3

5.3.3. En l'espèce, avec la cour cantonale, on ne saurait considérer que la procédure a duré " très longtemps " au sens de la jurisprudence susrappelée. Le recourant ne le prétend du reste pas, puisque, après avoir expressément admis que la procédure avait duré " peu de temps ", il se limite à se plaindre, de manière irrecevable (cf. supra consid. 5.3), de la date de l'estimation retenue par l'expert. Dans ces conditions, il n'est pas critiquable d'avoir exigé du recourant qu'il démontre à satisfaction l'augmentation de la valeur de l'immeuble considéré ainsi que le fait que l'estimation de la société G.________ SA était devenue grossièrement erronée. Cela étant, il appert que le recourant a choisi de produire les offres d'acquisition de l'immeuble en cause qu'il avait lui-même reçues, étant précisé qu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il aurait en sus produit des " statistiques de l'OFS ". Quoi qu'il en soit du point de savoir si une telle manière de procéder suffit à valablement alléguer et prouver l'évolution à la hausse du marché et, partant, l'augmentation (manifeste) de la valeur de l'immeuble litigieux, force est de constater que ces offres d'acquisition, qualifiées de nova admissibles à l'exception d'une, ont été jugées, par appréciation anticipée des preuves, comme ne permettant pas, à elles seules, de remettre en cause le rapport d'expertise et son complément. Or, à cet égard, le recourant se contente, sur un mode appellatoire, d'affirmer le contraire. Il n'expose même pas sur quelle base ni sur quels critères ces offres ont été émises. On ne sait en particulier pas si elles sont ou non fondées sur une visite de l'immeuble, alors que l'expert s'y est rendu par deux fois, ni si et comment elles tiennent compte de l'état de vétusté de l'immeuble, pourtant jugé pertinent par la cour cantonale. Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi elles auraient pu être de nature à démontrer que l'expertise judiciaire serait entachée d'un défaut manifeste que les juges cantonaux ne pouvaient ignorer. Le premier pan de la motivation cantonale résiste donc à l'analyse et scelle le sort du moyen, qui, pour autant que recevable, doit être rejeté.