Citation: 1B_410/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir donné sa propre interprétation de la décision du Ministère public et d'avoir ainsi procédé à une substitution de motifs qui violerait son droit d'être entendu. Ce grief peut d'emblée être écarté. En effet, le Tribunal cantonal, tout comme le Ministère public, a fondé sa décision sur l'art. 63 RSDAJ limitant la fréquence des appels téléphoniques du prévenu à un par semaine en principe. Dans l'arrêt entrepris, l'instance précédente a simplement répondu au grief du recourant qui soutenait que cette disposition était contraire au droit fédéral, en particulier à l'art. 235 CPP. L'instance précédente a à cette occasion précisé l'un des intérêts publics à la base de cette disposition de droit cantonal limitant les appels téléphoniques en prison, à savoir permettre le contrôle des appels par le personnel pénitentiaire. Quoi qu'en pense le recourant, la motivation de l'instance précédente n'avait en l'occurrence rien de surprenant. Pour le reste, en tant que le recourant se plaint du fait que la décision du Ministère public ne serait pas suffisamment motivée, son grief est irrecevable dès lors qu'il n'est pas dirigé contre l'arrêt entrepris (art. 42 al. 1 LTF).