Citation: 6B_53/2021 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le recourant a été appréhendé par des garde-frontières, à U.________, en février 2020. Le 17 avril 2020, il a reçu dans sa boîte aux lettres un avis l'invitant à venir retirer un acte judiciaire au guichet de la poste. Il devait s'attendre à ce qu'il s'agisse d'une communication officielle et était en conséquence tenu de prendre les mesures à la sauvegarde d'un éventuel délai qui pourrait lui être imparti (arrêt 6B_723/2020 du 2 septembre 2020 consid. 1.1.1; ATF 130 III 396 consid. 1.2.3 p. 399). L'indication de la cour cantonale selon laquelle le recourant aurait pu établir une procuration au moyen de sa carte d'assurance-maladie n'apparaît pas pertinente puisqu'une procuration postale doit être établie en ligne, respectivement par téléphone au numéro indiqué sur l'avis de retrait. Quoi qu'il en soit, est seul déterminant en l'espèce le fait que le recourant est demeuré totalement passif malgré l'avis de retrait. Il ne saurait dès lors se prévaloir de sa bonne foi. Au vu de son absence de toute démarche nonobstant sa connaissance de l'avis de retrait, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en concluant qu'il n'avait pas été empêché sans sa faute de former opposition à l'ordonnance pénale en temps utile et en rejetant sa demande de restitution de délai.