Citation: C 309/01 16.09.2002 E. 3

Les premiers juges ont admis à juste titre - les parties ne le contestent du reste pas -, que l'intimée ne remplissait pas les conditions relatives à la période de cotisation et qu'elle ne justifiait pas de l'exercice d'une activité salariée à l'étranger, dans la mesure où elle y travaillait en qualité d'indépendante. Ils ont ensuite considéré qu'elle était libérée des conditions relatives à la période de cotisation, au motif qu'elle avait été contrainte, ensuite de son divorce, d'abandonner l'activité indépendante exercée aux côtés de son ex-époux pour rechercher un emploi salarié. Toutefois, comme le soutient la recourante, une libération des conditions relatives à la période de cotisation n'est possible que s'il existe un lien de causalité non seulement entre le motif invoqué et la nécessité de prendre ou d'augmenter une activité lucrative, mais aussi entre ce motif de libération et l'absence de durée minimale de cotisation (SVR 2000 ALV no 15 p. 42, consid. 6d non publié dans l'ATF 124 V 400). L'art. 14 al. 2 LACI ne vise ainsi que les situations où l'intéressé a été empêché d'accomplir une période minimale de cotisation parce qu'il s'est consacré exclusivement à la tenue du ménage et au confort domestique de sa famille; ne peut en revanche pas s'en prévaloir celui qui, à l'instar de l'intimée, n'a pas exercé d'activité salariée parce qu'il exerçait une activité indépendante en compagnie de son ex-conjoint (cf. ATF 125 V 125 sv. consid. 2c.; consid. 6d non publié dans l'ATF 124 V 400). Aussi le motif de libération retenu par les premiers juges ne peut-il être admis en l'espèce. Comme aucun autre motif de libération n'entre en considération, le recours est bien fondé.