Citation: 2C_645/2023 E. 4.4

4.4. Selon la jurisprudence, un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH pour s'opposer à une éventuelle séparation de sa famille. L'art. 8 CEDH vise en premier lieu la famille dite nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (ATF 144 II 1 consid. 6.1; 140 I 77 consid. 5.2; 137 I 113 consid. 6.1). Le Tribunal fédéral admet toutefois qu'un étranger peut, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et un proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse allant au-delà des relations familiales ou des liens affectifs habituels, par exemple en raison d'un handicap - physique ou mental - ou d'une maladie grave dont il souffrirait (ATF 144 II 1 consid. 6.1; 140 I 77 consid. 5.2). En l'occurrence, A.________ et C.________, qui dispose d'un droit de présence assuré en Suisse, font aussi état d'une relation particulière de dépendance. Elles soutiennent que la présence de la mère auprès de sa fille serait indispensable " comme cela est attesté par rapport médical ". L'instance précédente a toutefois jugé que la symptomatologie anxieuse et dépressive que décrit le certificat médical du 25 octobre 2022 signé par un médecin psychiatre et un psychologue n'impliquait pas une prise en charge permanente par la mère de sa fille. Ce constat, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), ne fait pas l'objet d'un grief d'arbitraire de la part des recourants, qu'ils n'invoquent du reste pas. A cela s'ajoute que la fille est mariée et que l'on peut attendre du mari qu'il l'assiste dans les tâches quotidiennes. Il n'est par conséquent pas possible de retenir que la fille se trouve dans une relation particulière de dépendance avec sa mère au sens de la jurisprudence rendue en application de l'art. 8 CEDH. Les recourants ne peuvent donc pas non plus se prévaloir de manière défendable d'un droit de séjour sous cet angle.