Citation: 5A_27/2016 E. 4.2.2

4.2.2. La représentation (art. 32 ss CO) permet au représentant de faire des actes juridiques avec un tiers de manière à ce que les effets se produisent directement en la personne du représenté (TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des obligations, 5ème éd., 2012, n° 381). Il s'ensuit que le représentant n'est pas lié par l'acte accompli. Les effets de la représentation ne naissent que si le représentant a manifesté, expressément ou tacitement (art. 32 al. 2 CO), sa volonté d'agir au nom d'autrui et s'il dispose du pouvoir de représentation, c'est-à-dire s'il est habilité à faire naître des droits et des obligations directement en faveur et à la charge du représenté (ATF 126 III 59 consid. 1b et les références). L'application du principe de la confiance permettra de trancher la question de savoir si le tiers devait inférer des circonstances l'existence d'un rapport de représentation (ATF 130 III 633 consid. 2.2.2; 120 II 197 consid. 2b/aa; arrêts 4A_313/2010 du 3 septembre 2010 consid. 3.4.1; 4C.134/2005 du 13 septembre 2005 consid. 2.2). C'est ainsi que, lorsque le représentant ne s'est pas expressément fait connaître comme tel, l'effet de représentation ne se produit que si le tiers doit savoir, ou être à même de savoir, que le représentant agit non pas pour lui-même mais pour le représenté. Ce qui est décisif ce n'est pas la volonté interne effective du représentant d'agir pour une autre personne. Il suffit que le tiers puisse inférer du comportement du représentant qu'il existe un rapport de représentation (arrêt 4A_317/2010 du 5 octobre 2010 consid. 3.2.2 et les références).