Citation: 5A_427/2008 08.09.2008 E. 2

La recourante se plaint tout d'abord d'une violation des garanties de procédure instituées par l'art. 30 Cst., en particulier la garantie d'un juge impartial dont découle la possibilité de récuser les magistrats; elle prétend qu'il est indispensable que les parties connaissent la composition du tribunal avant toute décision et que le défaut d'information à ce sujet entraîne la «nullité» de la décision attaquée. 2.1 La récusation d'un juge doit être demandée aussitôt que possible (ATF 119 Ia 221 consid. 5a p. 228/229); mais, tant que le justiciable n'a pas connaissance de la composition du tribunal, il n'est pas en mesure de discerner et, le cas échéant, de faire valoir un ou des motifs de récusation. La garantie d'un juge impartial comprend donc aussi le droit de connaître la composition de l'autorité appelée à statuer (ATF 117 Ia 322 consid. 1c p. 323). Toutefois, lorsque la partie est - comme en l'espèce - représentée par un avocat, elle est censée connaître la composition ordinaire d'une cour; il lui appartient dès lors de requérir d'emblée la récusation, sans attendre le jugement lui indiquant la composition du tribunal (EGLI/KURZ, La garantie du juge indépendant et impartial dans la jurisprudence récente, RJN 1990 p. 9 ss, 29 ch. IV B in fine; ATF 117 Ia 322 consid. 1c p. 323). En tant qu'il vise le juge unique de la juridiction précédente, le grief s'avère ainsi manifestement infondé. 2.2 La recourante soutient en outre, d'une part, que, selon l'art. 17 de la loi valaisanne d'organisation judiciaire, il faut être porteur du brevet d'avocat ou de notaire pour être nommé greffier et, d'autre part, que le juge qui a rendu l'arrêt attaqué était assisté d'une greffière ad hoc qui n'a pas justifié d'une formation pratique suffisante. Toutefois, elle n'expose pas de façon précise quel serait le droit constitutionnel violé, en sorte que le grief est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2).