Citation: 7B_747/2023 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a considéré, s'agissant des actes d'ordre sexuel et de la contrainte sexuelle (cf. let. B supra), que la faute du recourant était grave. Il avait, sur une longue période, trahi la confiance et l'affection de sa belle-fille, portant atteinte à son développement et à sa libre détermination en matière sexuelle. Les conséquences avaient été lourdes pour la victime, dont les sentiments éprouvés au moment et après les faits n'avaient pu que nuire à son bien-être psychologique. Si le comportement "difficile" de l'intimée 1 durant son adolescence ne pouvait pas être exclusivement imputé à ces événements, la "grave" atteinte que lui avait portée le recourant, alors qu'elle avait déjà été exposée à de la violence intrafamiliale, s'ajoutait à son traumatisme. Il avait agi avec lâcheté, vraisemblablement pour assouvir ses pulsions sexuelles; en tout état, son mobile était égoïste. Quant aux menaces commises au préjudice de l'intimée 2 en 2017 (cf. let. B supra), cet épisode était moins sérieux (en comparaison avec les violences sexuelles), mais il n'était néanmoins pas anodin, d'autant moins qu'il ne s'agissait pas du premier événement de ce type. Le mobile, qui relevait de l'intolérance à la frustration, était égoïste. La collaboration du recourant avait été inexistante en ce qui concernait les infractions les plus graves et médiocre s'agissant des menaces. Il n'avait manifesté aucune volonté d'introspection, dès lors qu'il niait les violences sexuelles commises sur l'intimée 1 et ne regrettait pas avoir effrayé l'intimée 2. Ses dénégations et sa ligne de défense quant aux infractions de nature sexuelle n'avaient pu que causer une souffrance supplémentaire à l'intimée 1. Sa situation personnelle n'excusait en rien ses actes; tout au plus fallait-il tenir compte de ce qu'il semblait avoir été lui-même victime de violence de la part de son frère lorsqu'il était très jeune. En outre, il disposait d'un antécédent de menaces envers l'intimée 2, pour des faits survenus en février 2016. Ainsi, il était exclu de prononcer une peine pécuniaire pour l'infraction de menaces, un "signal sévère" étant nécessaire. Au regard de l'ensemble de ces éléments, en particulier de la faute, l'autorité précédente a considéré que la sanction fixée par les premiers juges était adéquate. La peine de base de 24 mois pour l'infraction la plus grave - la contrainte sexuelle - devait être augmentée de 11 mois pour tenir compte des actes d'ordre sexuel avec un enfant (peine hypothétique de 12 mois) et encore d'un mois pour l'infraction de menaces (peine hypothétique de 2 mois). Le recourant devait dès lors être condamné à une peine privative de liberté d'ensemble de 36 mois avec sursis partiel, la partie à exécuter étant fixée à 12 mois.