Citation: 5A_678/2023 E. 4.4

4.4. Les développements qui précèdent permettent de conclure que la motivation cantonale ne convainc pas. Outre la moitié des vacances scolaires, le recourant a ses filles auprès de lui une fin de semaine sur deux, du vendredi à 18 heures au lundi matin à la reprise de l'école ainsi que, chaque semaine, les mardis et jeudis de la sortie de l'école jusqu'à la reprise scolaire du lendemain. Il a certes été relevé dans l'arrêt entrepris et par l'intimée elle-même que celle-ci assurait les rendez-vous scolaires, extra-scolaires et médicaux des enfants; cette situation se justifie cependant dans la mesure où elle travaille à un taux inférieur au recourant, dont une activité à temps plein est exigée ( infra consid. 5.3); celui-ci allègue au demeurant assurer les entraînements de volley-ball de sa fille aînée à des moments où il n'en a pas la garde, ce qui n'est pas contesté. Dans cette mesure, il faut retenir qu'il s'occupe de manière déterminante de ses enfants au sens de la jurisprudence, son taux de prise en charge étant d'ailleurs identique à celui décrit dans l'arrêt publié aux ATF 147 III 121. Il faut en outre admettre que la convention conclue entre les parties en cours de procédure et les termes utilisés par celles-ci ne sont pas décisifs, les relations parents-enfants n'étant pas soumises à la libre disposition des parents, mais devant être réglées d'office par le tribunal; le fait que le recourant aurait ainsi signé cet accord en pleine connaissance de cause importe donc peu. L'on ne saisit pas ensuite en quoi les décisions antérieures - à savoir l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 15 mars 2018 ( supra let. B.a), puis les mesures provisionnelles du 8 septembre 2021, confirmée le 18 février 2022 ( supra let. C.b) - empêcheraient la qualification demandée par le recourant, dites décisions étant revêtues d'une autorité de chose jugée limitée. Dans cette perspective, il apparaît vain de lui opposer la nécessité d'établir un fait nouveau justifiant une modification des modalités de prises en charge, sauf à lui imposer une justification que la jurisprudence a précisément écartée. Le grief du recourant doit en conséquence être admis sur ce point et la cause renvoyée à l'autorité cantonale pour qu'elle ordonne ou désigne dans le dispositif la forme de prise en charge comme garde alternée; l'autorité cantonale devra également désigner le domicile des enfants dans le dispositif (cf. ATF 147 III 121 consid. 3.2.3).