Citation: 2C_631/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1986, ressortissante marocaine, est arrivée en Suisse illégalement en 2014. Depuis le 1er mai 2016, elle a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour (permis B) au titre du regroupement familial avec son époux, D.________, ressortissant français titulaire d'une autorisation de séjour UE/AELE avec activité lucrative dès le 1er mai 2016, pour une durée de 5 ans. De leur mariage, en 2006 au Maroc, sont nés cinq enfants. L'aîné, B.________ est né en France en 2012, puis sont nés en Suisse, C.________ en 2015, E.________ en 2018, F.________ en 2020 et G.________ en 2022. A.________ émarge à l'aide sociale depuis 2016, et ce pour un montant s'élevant à plus de 110'000 fr. (état en mars 2022). A.________ vit au domicile conjugal à U.________ (JU), avec quatre des enfants. Quant à son époux et leur fils aîné, ils se sont constitués un domicile à V.________, dans le canton de Berne, en raison de la scolarisation de B.________ dans ce canton (adresse pour les courriers et subventions). Le Tribunal cantonal a retenu que les époux n'étaient toutefois pas séparés, conformément à ce qu'ils avaient expliqué. Le 30 avril 2021, le permis de séjour de A.________ est arrivé à échéance. A cette date également, le permis de séjour de son époux, D.________, est arrivé à échéance.