Citation: U 80/05 18.11.2005 E. 2

A la suite de l'accident dont il a été victime le 18 septembre 2000, le recourant a souffert de douleurs cervicales et à l'épaule gauche; le traitement a consisté en des manipulations réalisées par le docteur T.________ et a pris fin, selon les indications de l'assurance, le 3 avril 2001. Durant cette période, le recourant n'a pas présenté d'incapacité de travail. Au mois de septembre 2001, le recourant a dû interrompre son activité professionnelle en raison de l'apparition de céphalées, pouvant provoquer un sentiment vertigineux et, parfois, des vomissements, ainsi que de la persistance de cervicalgies et de douleurs au membre supérieur gauche, avec phénomènes de paresthésies au niveau des 4ème et 5ème doigts. Les divers examens spécialisés requis par le docteur T.________ (IRM cérébrale du 2 octobre 2001, IRM cervicale du 3 octobre 2001, examen neurologique du 5 octobre 2001, IRM lombaire du 8 octobre 2001) n'ont pas permis d'objectiver les douleurs ressenties par le recourant. Selon les docteurs B.________ et M.________, le syndrome cervico-brachial gauche avec paresthésies dans les 4ème et 5ème doigts de la main ne s'expliquait pas par des considérations d'ordre neurologique, mais trouvait bien plutôt son origine dans un syndrome myofascial de la ceinture scapulo-humérale (rapport du 24 janvier 2002). L'atteinte a été traitée par manipulations et infiltrations du muscle grand dorsal (selon la thérapie neurale des points gâchettes) et du nerf médian. Cela a permis de rendre le recourant provisoirement asymptomatique, la pathologie nécessitant toutefois un traitement régulier. Reconnu entièrement incapable de travailler du 26 septembre 2001 au 10 février 2002, le recourant a repris son activité lucrative, à 50 % d'abord, puis à plein temps à partir du mois d'avril 2002. A la question de savoir si les troubles décrits étaient en relation de causalité naturelle avec l'accident litigieux, les spécialistes de la Clinique Y.________ ont indiqué que l'état de santé du recourant résultait très clairement du traumatisme de la colonne vertébrale subi le 18 septembre 2000, dès lors que le recourant ne présentait aucun symptôme avant l'événement accidentel. Un dysfonctionnement vertébral traumatique du type de celui qui a été constaté chez le recourant provoquait d'ailleurs, dans la plupart des cas, un syndrome myofascial, pareil à celui qui était en l'espèce responsable des troubles ressentis par le recourant (courrier du 5 mars 2002). Les experts de la Clinique Z.________ ont pour leur part retenu le diagnostic de syndrome algo-dysfonctionnel cervico-dorsal avec points gâchettes et ont considéré que le lien de causalité entre l'atteinte à la santé et l'accident était possible, sans plus, au vu du laps de temps écoulé entre l'événement accidentel et l'apparition des troubles et le fait que de telles atteintes fonctionnelles étaient fréquentes et pouvaient être engendrées par des gestes simples et quotidiens. Concernant les troubles sensitifs au niveau du membre supérieur gauche, il s'agissait d'une irritation du nerf cubital au coude et du nerf médian au niveau du poignet, sans relation avec l'accident du 18 septembre 2000.