Citation: 2C_868/2022 E. 5.3

5.3. La répétition de la violation des devoirs professionnels par le recourant constitue d'ailleurs la conséquence de cette absence de prise de conscience. Celui-ci a, en effet, déjà été sanctionné à quatre reprises au cours de sa carrière: il a fait l'objet d'une amende de 4'000 fr. en 2020 pour conflit d'intérêts, d'une amende de 7'000 fr. en 2017 pour violation de la confidentialité de pourparlers transactionnels et le jugement rendu dans cette affaire mentionne que l'amende de 2017 tenait compte des condamnations antérieures du recourant, à savoir une amende de 3'000 fr. prononcée en 2009 et une de 500 fr. de 2013 infligée par la Chambre des avocats vaudois (art. 105 al. 2 LTF; cf. arrêt 2C_280/2017 du 4 décembre 2017 consid. 6). Il sied de rappeler ici que les antécédents de l'avocat mis en cause doivent être pris en compte pour fixer la sanction (arrêt 2C_354/2021 du 24 août 2021 consid. 5.1). Avec la multiplication des sanctions qui lui ont été infligées, l'intéressé démontre n'avoir que très peu d'intérêt pour le respect des règles de sa profession.