Citation: 2C_149/2023 E. 5.5

5.5. Face à cela, le recourant ne peut pas se prévaloir d'un intérêt privé important à demeurer en Suisse, étant précisé qu'il n'y a vécu que cinq ans au bénéfice d'une autorisation de séjour et qu'il n'a, comme on l'a déjà vu, pas voulu s'y intégrer, comme en témoigne son comportement délictuel. Quant à l'intérêt de sa compagne et de ses enfants à pouvoir continuer à vivre avec lui en Suisse, il sied de souligner, comme l'a fait l'autorité précédente, que la première a commencé une relation avec le recourant en 2015, soit à une période où le statut de ce dernier était déjà précaire, dans la mesure où son permis de séjour, valable jusqu'en août 2015, découlait d'une union conjugale alors dissoute et que l'intéressé avait déjà fait l'objet de condamnations pénales lui ayant déjà valu un avertissement de la part du Service cantonal de la population. L'épouse a ainsi pris le risque de devoir vivre sa vie de couple au Kosovo, dont elle est d'ailleurs ressortissante, et doit admettre de quitter la Suisse si elle ne supporte pas de vivre loin de son époux (cf., à titre de comparaison, arrêts 2C_2/2016 du 23 août 2016 consid. 5.2 et 2C_418/2009 du 30 novembre 2009 consid. 5.2). Quant aux enfants du recourant, vu leur jeune âge, il devrait leur être possible de s'intégrer dans ce même pays, à supposer que la famille décide de quitter la Suisse pour s'installer ensemble là-bas (cf., à titre de comparaison, arrêts 2C_507/2018 du 29 octobre 2018 consid. 4.5; 2C_536/2013 du 30 décembre 2013 consid. 2.3, non publié aux ATF 140 II 129; 2C_95/2018 du 7 août 2018 consid. 7.2). Dans le cas contraire, si l'épouse du recourant et les enfants restaient en Suisse, l'éloignement du recourant n'empêcherait de toute manière pas la poursuite de contacts réguliers en Suisse par le biais de séjours touristiques, tandis que les enfants et leur mère pourraient également passer certaines périodes de vacances au Kosovo, où le recourant a indiqué avoir déjà une "maison de famille".