Citation: 6B_668/2015 E. 2

La juridiction précédente a retenu, sur la base des déclarations de A.________, que le recourant l'avait racketté pour un montant total de 12'000 fr. durant une période allant de l'été 2004 à l'été 2008. Le recourant lui reproche d'avoir arbitrairement tenu ces faits pour établis. S'il admet que ce racket a commencé à l'été 2004, il conteste que cela ait duré jusqu'en été 2008. Se fondant sur certaines déclarations de la victime elle-même selon lesquelles le racket avait duré deux ans et demi, il estime que l'infraction était prescrite puisque les actes punissables auraient cessé à fin 2006. Il est exact que A.________ a déclaré à deux reprises, lors de son audition par la police (audition du 21 avril 2011), que le racket avait commencé après la fin de son cycle d'orientation et qu'il avait duré deux ans et demi, sans préciser comment il avait évalué cette durée. Au cours de l'interrogatoire, il a déclaré que cela s'était arrêté en 2008 ou 2009 après qu'il avait été obligé par D.________ de prendre à son nom le bail d'un appartement destiné à loger celui-ci. Par la suite, A.________ a confirmé cette version des faits devant le ministère public. S'agissant d'apprécier laquelle des deux versions doit être retenue, il faut relever que, contrairement à ce que prétend le recourant, l'événement relatif à la location de l'appartement s'est bien déroulé en 2008 selon les déclarations de D.________ lui-même (cf. question à A.________ suite aux déclarations de D.________). De plus, E.________, également entendu par le ministère public (audition du 20 mai 2011), a déclaré que, 3-4 ans auparavant, le recourant lui avait dit, que « c'était bien car on était le 25 du mois » faisant ainsi allusion au fait que A.________ allait toucher son salaire et qu'en conséquence il pourrait lui soutirer de l'argent. En présence de tels éléments de preuve, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, admettre que le racket avait bien duré jusqu'en été 2008.