Citation: 1B_59/2020 E. B

Le 7 juin 2017, le Ministère public de la République et canton de Genève a ordonné la disjonction de la procédure P__2015 - concernant notamment B.________ - et a ouvert un nouveau dossier sous référence P__2017. B.a. Dans le cadre de la procédure P/24473/2015, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a, par arrêt du 26 juin 2019, reconnu B.________ coupable d'escroquerie par métier, d'abus de confiance aggravé, de gestion déloyale simple, de gestion déloyale aggravée et de faux dans les titres. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de cinq ans. Le recours formé notamment par B.________ contre cette décision a été partiellement admis le 19 février 2020 par le Tribunal fédéral. B.b. La procédure P/11842/2017 porte sur une éventuelle responsabilité pénale de la banque A.________, fondée sur les art. 305biset 102 al. 2 CP. Sur interpellation du Ministère public sur les éventuels actes de blanchiment d'argent pouvant entrer en cause, les parties plaignantes, par courriers des 29 avril, 31 mai et 7 juin 2019, ont en substance relevé les éléments suivants : - l'enquête menée par la FINMA et ayant abouti au communiqué de presse du 17 septembre 2018; - les infractions contre le patrimoine retenues contre l'employé de la banque constituant les "infractions préalables" nécessaires à celle de blanchiment d'argent; - l'existence d'actes d'entraves nécessaires au blanchiment d'argent vu l'absence de traçabilité des fonds détournés par B.________, actes réalisés de manière intentionnelle et notamment à l'aide de faux documents; - la réalisation de la condition de l'infraction aggravée prévue à l'art. 305bis ch. 2 CP au regard de l'ampleur, du nombre, de la durée, de la variété, du caractère sophistiqué et du volume des actes de blanchiment; il en allait de même de celle du métier au vu des escroqueries par métier retenues contre B.________.