Citation: 5A_197/2014 E. A

Le 15 janvier 1954, les époux M.C.________, née D.________ (1919) et N.C.________ (1901) ont conclu un pacte successoral par lequel il s'instituaient mutuellement héritier de l'ensemble de leurs biens, en prévoyant que, en l'absence de descendants communs, «le cinquante pour cent (50%) des biens subsistant au décès du dernier d'entre eux devrait revenir aux héritiers ci-après désignés de la famille C.________ et l'autre cinquante pour cent (50%) aux héritiers ci-après indiqués de la famille D.________». Le 4 avril 1962, les époux C.________ ont conclu un pacte successoral complémentaire, confirmant le précédent, mais précisant leur intention que «le survivant d'entre eux puisse jouir, sans aucun contrôle et sans avoir à fournir sûretés et garanties, de l'ensemble des biens laissés par le premier décédé» et modifiant certains bénéficiaires. A.a. Le 28 avril 1988, alors que son époux était décédé en 1974, M.C.________ a signé un testament authentique, dans lequel elle se déclarait liée par les pactes successoraux de 1954 et 1962 s'agissant de la famille C.________, mais non quant à la répartition des 50% de biens revenant à sa propre famille, qu'elle modifiait, tout en réservant à deux de ses nièces, la possibilité de se porter attributaire de l'immeuble à X.________, à un prix de famille. A.b. Le 15 juillet 1994, M.C.________ a épousé A.A.________ (1953), sans conclure de contrat de mariage, ni prendre de nouvelles dispositions successorales. M.C.________ est décédée le 1er juin 1996.