Citation: I 629/99 11.05.2000 E. 1

avait été contraint d'abandonner son activité lucrative en Suisse en raison de lombosciatalgies le 6 septembre 1996 et qu'aucune activité ne pouvait plus être exigée de lui de- puis cette date; que le recourant fait valoir que l'invalidité de l'in- timé est survenue alors qu'il était rentré en Espagne et avant son retour en Suisse, en avril 1994, pour y reprendre une activité lucrative; que l'intimé a exercé une activité soumise à cotisa- tions en Suisse en qualité de charpentier-coffreur de 1980 à 1989, à l'exception de 1982, puis d'avril à décembre 1994, de mars à décembre 1995 et de mars à septembre 1996, de sorte que la condition posée par l'art. 36 al. 1 LAI est réalisée; qu'il a été opéré d'une hernie discale en Espagne en 1991; qu'après cette opération, il a bénéficié d'un traite- ment de réhabilitation et a pu reprendre ses activités ha- bituelles (rapport du 20 mai 1998 du docteur T.________ du service de traumatologie de l'Hôpital X.________); qu'il a repris son activité lucrative en Suisse en qualité de travailleur saisonnier d'avril 1994 au 6 septem- bre 1996, date à laquelle il dû l'interrompre en raison de lombosciatalgies; que depuis son retour en Suisse et jusqu'à cette date il avait travaillé sans limitation; qu'aucun des médecins consultés n'a attesté une inca- pacité de travail antérieure au 6 septembre 1996; que le docteur G.________ a indiqué, sans précisions, que le patient travaillait au-dessus de ses forces depuis 1994; que cette opinion ne suffit pas pour établir au degré de la vraisemblance prépondérante que l'intimé était déjà invalide lors de son retour en Suisse; que par conséquent, celui-ci est resté assuré au sens de la législation suisse jusqu'au 6 septembre 1997 (cf. art. 7a de la Convention de sécurité sociale entre la Con- fédération suisse et l'Espagne du 13 octobre 1969); que selon le docteur H.________, neurologue, qu'aucun autre médecin ne contredit, depuis le 6 septembre 1996, l'intimé n'est plus en mesure de travailler en qualité de charpentier-coffreur mais peut exercer, au moins à 50 %, une activité légère exempte du port de charges, de déplace- ments en terrain inégal et permettant de fréquents change- ments de positions (rapport du 2 février 1999); que l'assuré présentait ainsi en date du 6 septembre 1997 une incapacité de travail de 40 % au moins ayant duré une année sans interruption, de sorte qu'il pouvait préten- dre une rente pour autant que son degré d'invalidité fût suffisant; que le recourant a fixé à 3200 fr. par mois le revenu réalisable par l'intimé malgré son handicap; que les premiers juges ont au contraire estimé que la capacité de gain résiduelle de l'intimé était nulle; que, d'une part, aucun élément du dossier ne permet de conclure à la possibilité pour l'intimé de réaliser un gain d'invalide de 3200 fr. par mois; que, d'autre part, selon l'avis du docteur H.________, l'intimé jouit d'une capacité de travail et de gain rési- duelle qu'il lui incombe de mettre à profit compte tenu de son obligation de réduire le dommage (ATF 117 V 278 con- sid. 2b et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 219 sv.); que faute d'une instruction suffisante sur ce point, le revenu d'invalide de l'intéressé ne peut toutefois être établi; qu'il n'est dès lors pas possible de trancher le point de savoir si l'intimé était invalide dans une mesure suffi- sante pour justifier l'octroi d'une rente d'invalidité le 6 septembre 1997 (art. 4 al. 1 et 28 al. 1 LAI); qu'il convient donc de renvoyer la cause au recourant pour qu'il complète l'instruction et rende une nouvelle dé- cision; que l'intimé qui succombe ne saurait prétendre l'oc- troi d'une indemnité de dépens pour l'instance fédérale (art. 132 en corrélation avec l'art. 159 al. 1 OJ),