Citation: 1C_497/2022 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la cour cantonale s'est appuyée sur les préavis, obligatoires, par deux fois défavorables de la CA et de la commune, pour confirmer le refus d'autoriser le projet litigieux avant et après modification. Elle a aussi tenu compte des explications fournies par le président de la CA lors son audition devant le TAPI. Le président de la CA avait précisé que la CA avait effectivement préavisé favorablement un projet de même nature sur la parcelle n° 4'265 (DD 110'434), nonobstant une architecture "peu enthousiasmante"; le contexte était toutefois très différent, ladite parcelle étant située à un angle et soumise à une circulation beaucoup plus importante que celle affectant la parcelle litigieuse, la route du Camp étant une route cantonale passante, contrairement au chemin de Vandel; par ailleurs, la parcelle litigieuse se terminait par un cordon boisé, qui traversait l'ensemble des parcelles adjacentes; la CA avait suivi le guide de densification avec la volonté de conserver la qualité paysagère de la parcelle et en évitant une "sérialisation" ou une "banalisation" du style architectural des constructions du secteur, ainsi qu'un appauvrissement du paysage; les trois motifs énoncés dans le préavis de la CA s'additionnaient, sans que l'un soit plus important que les autres; au niveau du stationnement des véhicules et de leur accès, le fait qu'ils devraient pénétrer profondément sur la parcelle constituait un élément problématique; la mitoyenneté proposée était anecdotique et semblait plutôt constituer un alibi pour la créer; la CA avait maintenu son préavis après avoir reçu un projet modifié, car celui-ci demeurait essentiellement identique au premier, s'agissant des critères mentionnés précédemment.