Citation: 1A.161/2000 15.06.2000 E. 3

3.- La recourante soutient que la demande complémentaire ne satisferait pas à la condition de la double incrimination. Les faits décrits dans la première demande avaient été qualifiés d'abus de confiance par le juge d'instruction, d'usure et d'escroquerie par la Chambre d'accusation, et d'appropriation illégitime par le Tribunal fédéral. La requête du 8 avril 1998 se référerait à la précédente demande. Or, l'usure et l'escroquerie seraient exclues pour les motifs évoqués par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8 avril 1997. L'abus de confiance, retenu par le juge d'instruction dans son ordonnance de clôture du 24 juin 1999, serait également exclu puisqu'on en ignorerait la victime: la recourante se serait bornée à suivre les instructions de son mari, et, après le décès de celui-ci, il n'existait aucun rapport de confiance avec les héritiers, qui serait fondé sur une convention ou découlerait de la loi. La qualification d'appropriation illégitime, retenue par le Tribunal fédéral, serait erronée, car les fonds déposés sur un compte bancaire ne constitueraient pas une chose mobilière au sens de l'art. 137 CP. La recourante exclut aussi l'application de l'art. 141bis CP. Elle relève enfin que l'infraction relative à l'omission de déclarer des avoirs dans l'inventaire successoral, d'ailleurs prescrite en droit finlandais, ne constituerait pas une infraction pénale en droit suisse, mais tout au plus une infraction fiscale. a) La question de la double incrimination a déjà été examinée à l'occasion de la première demande d'entraide judiciaire; elle a fait l'objet d'un arrêt du Tribunal fédéral définitif et passé en force de chose jugée (art. 38 OJ), et ne saurait en principe être revue à l'occasion d'une demande complémentaire, sauf en cas de faits nouveaux déterminants.