Citation: I 525/02 17.02.2003 E. 4

A l'appui de sa demande du 16 mai 2001, le recourant a versé au dossier un rapport de consultation du service de neurologie de Y.________ du 9 janvier 2001, les résultats d'un IRM lombaire et d'un contrôle sanguin effectués respectivement les 14 novembre 2000 et 19 mars 2001, ainsi qu'un rapport du docteur C.________ du 18 janvier 2001. En cours de procédure cantonale, V.________ a également produit une appréciation médicale émanant du docteur D.________, psychiatre, qui constate chez lui la présence d'un état dépressif majeur. Pour trancher le litige, le premier juge a fondé son opinion sur l'avis du médecin-conseil de l'intimé, le docteur B.________, aux termes duquel les documents médicaux versés par le recourant ne contiennent aucun élément nouveau par rapport à la situation qui prévalait lors de la décision de refus de rente. A l'instar du médecin-conseil, il a en particulier relevé que l'examen IRM indique des troubles statiques (bombement du disque L5-S1, discopathies) inchangés depuis février 2000 et que le syndrome vestibulaire, déjà signalé par le docteur A.________ dans son rapport d'expertise, n'a pas connu d'évolution significative; il a confirmé, en conséquence, la décision de l'office AI litigieuse. Si l'on peut suivre la juridiction cantonale en ce qui concerne l'état physique du recourant (on doit en effet admettre que les troubles somatiques relevés tant par les médecins du service de neurologie de Y.________ que par le docteur C.________ sont similaires, dans leur nature comme dans leur ampleur, à ceux constatés quelques mois plut tôt par le docteur A.________), on ne saurait en dire autant de son état psychique eu égard au contenu du rapport du docteur D.________. Apparemment, ladite juridiction n'a pas tenu compte de cet avis car elle n'en a pas du tout fait état dans son jugement. Le docteur A.________ avait certes déjà évoqué l'existence, chez l'assuré, d'un syndrome dépressif réactionnel, mais à l'époque de son examen, ce trouble apparaissait léger et sans influence notable sur la capacité de travail de l'intéressé, ce qui ne semble plus être le cas actuellement aux yeux du docteur D.________. Pour ce dernier, V.________ souffre en effet d'un état dépressif majeur qui justifierait une «invalidité totale». Quand bien même ce psychiatre a étayé son diagnostic sur les résultats d'un unique test effectué le 12 mars 2002 et que ses conclusions ne sont que très sommairement motivées, on ne saurait toutefois reconnaître, sans autre examen, que la capacité de travail de V.________ est demeurée inchangée également sur un plan psychique, à la date déterminante de la décision de non-entrée en matière de l'intimé. Cela d'autant moins que c'est la première fois que le prénommé a été examiné par un psychiatre. Dans ces circonstances, c'est à tort que le tribunal cantonal a estimé que le recourant n'avait pas rendu plausible une modification de son invalidité. Il convient dès lors de renvoyer la cause à l'office AI pour qu'il entre en matière et procède à une instruction complémentaire sous la forme d'une expertise psychiatrique; après quoi, l'office AI statuera à nouveau sur le droit aux prestations du recourant. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.