Citation: 4A_105/2021 E. 3.2

3.2. Comme le rappelle la recourante, un recours peut être formé pour inapplication du droit étranger désigné par le droit international privé suisse (art. 96 let. a LTF). Mais encore faut-il connaître la portée exacte de l'art. 57 CPC. Aux termes de l'art. 57 CPC, le tribunal applique le droit d'office. Cela n'implique pas que la cour cantonale doive examiner toutes les questions qui pourraient se poser. L'art. 311 al. 1 CPC astreint en effet le justiciable à motiver son appel, et cette exigence vaut aussi pour l'appelé qui doit soulever ses griefs dans sa réponse. L'autorité d'appel n'est pas tenue, à l'instar d'un tribunal de première instance, d'examiner les questions qui pourraient se poser lorsque les parties ne soulèvent pas de griefs correspondants en deuxième instance. Sauf violation manifeste du droit, la cour d'appel se contentera en principe d'examiner les griefs formulés dans le mémoire d'appel et dans la réponse à l'encontre du premier jugement et de sa motivation. Les moyens des parties forment le cadre de l'examen que va conduire l'instance d'appel, laquelle ne traitera en principe que des points du jugement remis en cause. Cela étant, lorsque des questions de droit sont ainsi discutées, la cour cantonale revoit librement l'application du droit sans être liée par l'argumentation juridique développée par les parties, ni par la motivation du tribunal de première instance (ATF 144 III 394 consid. 4.1.4; arrêts 4A_45/2021 du 14 mai 2021 consid. 4.3.3; 4A_40/2021 du 10 juin 2021 consid. 3.2; 4A_245/2021 du 26 octobre 2021 consid. 4.1).