Citation: 4A_412/2022 E. A

A.a. Z.________ vivait en France avec son époux et leur fille. En 2017, son conjoint s'est vu proposer un poste au sein d'une société genevoise dont G.________ était le gérant président. Le premier a demandé au second d'aider la prénommée à trouver un emploi dans cette ville. G.________ a accédé à cette requête; il était aussi administrateur président de A.________ SA, active dans le recrutement et la mise à disposition de personnel fixe et temporaire. Par contrat de travail du 23 novembre 2017, cette entité a engagé Z.________ (ci-après l'employée) dès le 2 janvier 2018 pour une durée indéterminée. A.b. A la fin du premier trimestre 2018, les relations entre G.________ et le conjoint se sont dégradées au point que son contrat de travail a été résilié le 21 juin 2018. A.c. L'employée a quitté son travail le 5 octobre 2018. Elle a invoqué une crise d'angoisse due au climat de harcèlement et aux pressions exercées par G.________, qui voulait "la virer sans aucune raison". Elle a produit un certificat médical. Le 19 novembre 2018, elle a mis la société en demeure de respecter ses obligations légales et de prendre toutes mesures propres à protéger sa personnalité. Elle accusait G.________ de lui faire subir un harcèlement psychologique et sexuel depuis plusieurs mois. Le 21 novembre 2018, la société a licencié l'employée pour le 31 décembre 2018. Celle-ci a produit deux certificats d'incapacité de travail pour la période du 22 novembre 2018 au 2 janvier 2019.