Citation: I 161/03 21.02.2005 E. 4

Ainsi que l'intimé et les premiers juges l'ont admis à juste titre, en 1996, la question de l'étendue de la capacité résiduelle de travail du recourant dans une activité adaptée et celle de l'octroi de mesures de réadaptation d'ordre professionnel n'ont pas été abordées conformément à la loi. En effet, tandis que la doctoresse C.________ avait insisté sur la nécessité d'un reclassement (cf. rapport du 28 février 1995) et que son confrère R.________ avait attesté que des mesures professionnelles étaient indiquées dès que possible et qu'une activité légère, sans effort de charge ou de port, était adaptée (cf. rapport du 30 juin 1995), le conseiller en professions de l'AI s'était néanmoins écarté des conclusions de ces deux médecins, sans en indiquer les motifs (cf. prise de position du 27 juin 1996). C'est dire que l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud n'avait pas cherché à savoir, comme il aurait dû le faire (cf. art. 28 al. 2 LAI), si des mesures d'ordre professionnel étaient vraiment illusoires chez un assuré jadis âgé de 32 ans (à propos de la priorité de la réadaptation sur la rente, voir ATF 108 V 212 ss, 99 V 48), d'autant que le rapport du centre A.________ du 14 juin 1996 ne contenait pas non plus d'indications claires au sujet de l'exercice d'une activité légère. La décision initiale du 25 novembre 1996 s'écartait ainsi, sans motifs sérieux du dossier médical constitué à l'époque, dans la mesure où le taux d'invalidité de l'assuré était fixé à 100 %. A cela s'ajoute que la comparaison des revenus prévue par l'art. 28 al. 2 LAI n'avait pas eu lieu, l'administration ayant omis de déterminer le revenu que le recourant aurait pu retirer d'une activité raisonnablement exigible.