Citation: 7B_89/2023 E. 3.4.2

3.4.2. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir considéré qu'un examen graphologique de sa signature était inutile. Elle soutient qu'elle n'aurait jamais rencontré le notaire D.________ et qu'elle n'aurait pas été présente le jour de la signature du contrat litigieux. Sur cette base, elle fait valoir qu'il existerait un doute quant à l'identité de la personne présente à l'étude du notaire précité le 30 décembre 2009 et que seul un examen graphologique serait de nature à établir qu'elle était elle-même réellement présente ce jour-là. Ici également, il n'y a pas lieu de suivre l'argumentation de la recourante. Comme l'a relevé la cour cantonale, le notaire a indiqué que les parties s'étaient présentées devant lui à la date précitée, qu'il avait vérifié leur identité et qu'elles avaient signé le contrat. Il a certes indiqué qu'il ne pouvait pas avoir la certitude que c'était la recourante qui s'était personnellement présentée le jour en question. Toutefois, il a précisé, en regardant la recourante, qu'il lui semblait que c'était bien elle qui était venue signer le contrat. L'appréciation de l'autorité cantonale, qui a relevé que l'hésitation du notaire pouvait s'expliquer par l'ancienneté des faits et que cela n'était, partant, en substance pas de nature à remettre en cause la crédibilité de celui-ci, n'est pas manifestement insoutenable. En effet, il n'existe aucun élément permettant de mettre en doute les déclarations du notaire D.________ (cf. consid. 3.4.1 supra). Par ailleurs et surtout, la cour cantonale a également retenu de manière pertinente, et sans que cela soit remis en cause par la recourante, qu'elle ne voyait pas pourquoi le notaire aurait menti ou se serait associé à la fabrication d'un faux, au risque de mettre en péril sa situation. Or, à défaut d'indice allant dans le sens contraire, on ne saurait raisonnablement admettre qu'un notaire, à savoir un officier public assermenté, puisse se rendre coupable d'une grave infraction pénale pour couv rir l'activité d'u n client. Il n'apparaît d'ailleurs pas que la plaignante aurait également déposé plainte contre ce dernier ou contre son associée. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante, contrairement à ses allégations, était bien présente le jour de la signature du contrat de mariage. Elle n'avait dès lors pas besoin d'ordonner un examen graphologique. Pour le reste, il est vrai que l'autorité cantonale a reproché à tort à la recourante de ne pas avoir produit une signature de l'époque des faits Cependant, cet élément n'est pas en soi pertinent, dans la mesure où cette autorité a valablement considéré qu'un examen graphologique était en l'espèce inutile. Enfin, quoi qu'en dise la recourante, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire, ni outrepassé les limites fixées par le principe in dubio pro duriore, en écartant le témoignage de C.________ - selon lequel elle se trouvait avec la recourante le jour de la signature du contrat -, dès lors que celle-là est une amie de celle-ci et que la force probante de ses déclarations doit être appréciée avec retenue.