Citation: 5A_804/2020 E. B

B.a. B.a.a. Le 1 er février 2018, B.________ a introduit une demande auprès du Tribunal régional Jura bernois-Seeland, Agence du Jura bernois (ci-après: tribunal) contre A.________. Il a conclu à ce qu'il soit autorisé à exercer son droit de préemption sur les immeubles feuillets n° 26 de U.________ et n° 866 de V.________ et qu'il soit ordonné au Conservateur du registre foncier du Jura bernois, à V.________, d'inscrire le demandeur en qualité de seul propriétaire des immeubles feuillets n° 866 du ban de V.________ et n° 26 du ban de U.________, à la place du défendeur et aux conditions du contrat de vente conclu le 10 octobre 2016 entre le défendeur et C.________, par exercice du droit de préemption, inscription à opérer après que le demandeur aura remis au registre foncier l'autorisation d'acquérir à délivrer par la Préfecture du Jura bernois. A.________ a conclu à ce que le demandeur soit débouté de toutes ses conclusions. Dans sa réplique, B.________ a ajouté une conclusion subsidiaire à sa demande, à savoir que l'exercice du droit de préemption dans l'étendue du contrat de bail à ferme du 29 janvier 2000 conclu entre D.________, en qualité de fermier, et C.________, en qualité de propriétaire, soit admis. B.a.b. Par décision incidente du 19 mars 2019, le tribunal a autorisé le demandeur à exercer son droit de préemption sur la parcelle de l'immeuble n° 26 du ban de U.________ dans l'étendue du contrat de bail du 29 janvier 2000. B.b. B.b.a. Par mémoire du 17 avril 2019, A.________ a formé appel contre cette décision auprès de la Cour suprême du canton de Berne (ci-après: cour suprême). Il a conclu à sa réforme, en ce sens que l'intimé soit débouté de ses conclusions portant sur l'exercice d'un droit de préemption sur les immeubles feuillets n° 26 du U.________ et n° 866 de V.________. Le 11 juin 2019, B.________ a conclu au rejet de l'appel précité et a déposé un appel joint par lequel il a conclu à la réforme de la décision attaquée, en ce sens qu'il lui est accordé le droit de préemption aussi sur l'immeuble feuillet n° 866 du ban de V.________, et, en tout état de cause, que le dossier soit renvoyé à la première instance pour qu'elle fixe les modalités de l'exercice du droit de préemption. A.________ a conclu au rejet de l'appel joint. B.b.b. Par arrêt du 25 août 2020, la cour suprême a rejeté l'appel et admis l'appel joint. En conséquence, elle a autorisé B.________ à exercer son droit de préemption sur la " parcelle de l'immeuble " n° 26 du ban de U.________ dans l'étendue du contrat de bail du 29 janvier 2000 et sur l'entier de la " parcelle de l'immeuble " n° 866 du ban de V.________, puis elle a renvoyé la cause à la première instance pour qu'elle statue sur les modalités de l'exercice du droit de préemption.