Citation: 1C_622/2023 E. 2.2

2.2. Dans leur recours cantonal du 28 septembre 2022, les recourants formaient des griefs à propos de la rampe, du terrain naturel, de la pente du talus et des arbres à abattre. Les recourants ont ensuite produit un mémoire complémentaire le 8 février 2023 portant sur les mêmes points et sur la nécessité, selon eux, de présenter une nouvelle demande de permis de construire. La notice jointe à ce mémoire concerne les mêmes questions. Dans leurs déterminations du 15 mai 2023, les recourants contestaient les explications fournies par les intimés et relevaient que des motions et postulats avaient été déposés au Conseil communal de Pully afin de réduire le nombre de logements dans la zone villas, et de modifier les dispositions réglementaires relatives aux terrains en pente et à l'indice de pleine terre. Les recourants se sont encore déterminés après l'inspection locale du 23 mai 2023 en relevant que la municipalité avant annoncé la mise en place d'une zone réservée sur l'ensemble du territoire communal, en prévoyant certaines exceptions non applicables au projet litigieux. La cour cantonale s'est prononcée (consid. 9 in fine de l'arrêt attaqué) sur cette objection soulevée in extremis, en relevant que la zone réservée n'avait pas été mise à l'enquête publique au moment de la délivrance du permis de construire, au mois d'août 2022. S'agissant en outre des motions et de postulats tendant à d'éventuelles modifications législatives, ils sont eux aussi largement postérieurs à l'octroi du permis de construire, la cour cantonale constatant au surplus que leur issue était incertaine. D'un point de vue formel, les considérations de la cour cantonale répondent aux objections des recourants. Quant au contrôle préjudiciel de la planification, force est de constater qu'aucun grief correspondant n'a été valablement soumis à la CDAP, de sorte que celle-ci n'a commis aucune violation du droit d'être entendu en n'examinant pas la question. Le grief doit dès lors être écarté.