Citation: 1D_2/2021 E. 2.7

2.7. Il apparaît dès lors insoutenable et ainsi arbitraire que la Cour cantonale se soit fondée uniquement sur la durée de la formation auprès d'une institution étrangère et en déduise une présomption irréfragable que le recourant ne réside plus en Suisse, sans prendre en considération d'autres éléments, notamment le lieu où séjourne effectivement la personne en question. La Cour cantonale aurait, dans un premier temps, dû examiner toutes les circonstances du cas d'espèce pour savoir si le recourant avait quitté la Suisse. Elle ne l'a pas fait. Vu ce qui suit, il n'y a toutefois pas lieu de lui renvoyer la cause pour instruction complémentaire à ce sujet. En effet, la Cour cantonale a constaté que le recourant séjournait non pas majoritairement à l'étranger, mais en Suisse pendant son inscription au King's College à Londres. Si elle a retenu que cet élément ne jouait aucun rôle, elle a encore constaté les liens personnels étroits du recourant avec la Suisse. Vu toutes les circonstances particulières du cas d'espèce, en particulier la durée de séjour à l'étranger et en Suisse et les liens personnels du recourant en Suisse où il a de toute évidence gardé le centre de ses intérêts, il faut admettre que le recourant séjournait, lors du dépôt de sa demande de naturalisation en janvier 2019, toujours en Suisse au sens des art. 9 et 33 LN ainsi que 12 LDCV. Contrairement à la conclusion des autorités cantonales, le recourant, qui séjournait depuis l'année 2008 dans le canton de Vaud et depuis 2013 dans la commune de Blonay (VD), remplissait donc les conditions formelles de séjour selon ces dispositions également entre le moment du début de ses études au King's College et celui du dépôt de sa demande.