Citation: I 719/06 04.07.2007 E. 2

2.1 En l'espèce, J.________ soutient que la juridiction cantonale aurait constaté les faits de manière inexacte et incomplète et abusé de son pouvoir d'appréciation. Elle conteste la valeur probante de l'expertise réalisée par le docteur B.________, laquelle ne serait pas exempte de contradictions, manquerait d'objectivité et ne tiendrait pas compte de l'avis exprimé par ses médecins traitants. Or compte tenu des diagnostics contradictoires mis en exergue, l'administration ne pouvait faire l'économie de requérir le point de vue de ces médecins. Par ailleurs, elle invoque le fait que l'expertise d'une autre assurée, effectuée également par le docteur B.________, présenterait des passages identiques au rapport la concernant. 2.2 Les griefs invoqués par la recourante à l'appui de son recours de droit administratif sont, pour l'essentiel, parfaitement semblables à ceux déjà développés devant la juridiction cantonale de recours et auxquels cette autorité a répondu de manière convaincante. Les reproches formulés à l'encontre de la valeur probante de l'expertise ne sont pas de nature à justifier que l'on s'en écarte. Comme l'ont souligné les premiers juges, celle-ci remplit formellement toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). On relèvera en particulier que la durée de l'entretien entre l'expert et l'assuré n'est pas un critère reconnu par la jurisprudence pour avoir une influence déterminante sur la qualité et la valeur probante d'un rapport d'expertise. Celles-ci ne sauraient en effet être proportionnelles au temps consacré, dès lors que le travail de l'expert ne s'arrête pas au stade de l'entretien, mais qu'il consiste également et avant tout en l'analyse des propos recueillis et du comportement observé (arrêt I 764/05 du 30 mai 2005, consid. 2.3). Pour le reste, la recourante n'a produit aucun document justificatif tendant à démontrer de prétendues similitudes que compterait le rapport d'expertise la concernant et celui d'une autre assurée. De même ne saurait-on reprocher à la juridiction cantonale de n'avoir pas mis en oeuvre des mesures complémentaires d'instruction. Le juge n'est en effet pas tenu de procéder à une instruction complémentaire lorsqu'il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 et les références p. 428). En l'occurrence, la recourante n'a allégué en procédure aucun fait précis susceptible de remettre en cause les conclusions de l'expertise. Les arguments avancés par la recourante se bornent à suggérer l'existence d'une atteinte à la santé psychique plus importante que celle qui a été diagnostiquée par le docteur B.________, sans faire toutefois référence à une circonstance particulière, étayée par un élément figurant au dossier. A cet égard, la juridiction cantonale n'a pas excédé son pouvoir d'appréciation ou abusé de celui-ci en considérant que les évaluations médicales auxquelles renvoyait la recourante ne pouvaient être déterminantes pour apprécier le diagnostic ou la capacité de travail de l'assurée, dès lors qu'elles remontaient toutes à une époque antérieure à la demande de rente.