Citation: I 649/03 16.01.2004 E. 5

5.1 L'élément déterminant pour la valeur probante d'un certificat médical n'est ni son origine ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu. A cet égard, il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte médical soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références; VSI 2000 p. 154 consid. 2c). 5.2 En l'espèce, en raison des avis divergents émis surtout par les docteurs E.________ et A.________ (le premier, médecin traitant de l'assurée, a conclu à une incapacité de travail totale [rapport du 27 mai 2000], alors que le second est d'avis que l'assurée peut travailler à 50 % au moins dans une activité de type sédentaire [rapport du 26 janvier 2001]), l'administration a mandaté le SMR pour que trois de ses médecins examinent l'assurée, le 13 mai 2002. Ces derniers ont retenu les diagnostics de trouble somatoforme douloureux chronique persistant, spondylodiscarthrose stable et modérée, arthrose de la première articulation du membre inférieur gauche, nodules d'Heberden des doigts, chondropathie rotulienne, ostéopénie et status après whiplash non déficitaire en 1998. Après avoir soumis les points déterminants à une étude fouillée, le médecin généraliste, le rhumatologue et le psychiatre sont parvenu à la conclusion qu'au vu de l'ensemble des affections précitées, réputées discrètes, une capacité de travail entière était encore exigible de la part de l'assurée. Pour rendre leurs conclusions, les trois spécialistes ont effectué divers examens (général, psychatrique, ostéoarticulaire), ont pris en considération toutes les plaintes émises par l'assurée et ont acquis une pleine connaissance de l'anamnèse (familiale, personnelle, professionnelle, par système, psychosociale et psychiatrique, ostéoarticulaire), ainsi que du dossier radiologique. 5.3 Cela étant, les autres appréciations médicales ne sont pas de nature à remettre en question les conclusions du rapport du SMR. En effet, le rapport du docteur F.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, du 18 janvier 1999, ne contient aucune indication au sujet de l'évaluation de la capacité de travail. Il ne fait que mettre en évidence une «importante discordance entre l'importance des plaintes et les constatations objectives» et mentionner l'utilité d'une évaluation pluridisciplinaire dans le but de clarifier cette incohérence. Quant aux certificats du docteur E.________, rédigés les 21 août 1999, 27 mai 2000 et 1er juin 2002, bien que faisant état d'une aggravation de l'état de santé sur le plan physique et psychique, ils sont dépourvus de toute motivation. Enfin, il y a lieu de relever que l'avis du docteur A.________, du 26 janvier 2001, n'est pas non plus de nature à remettre en question le rapport d'examen du SMR; en effet, même si le praticien prénommé évalue la capacité de travail à au moins 50 % dans une activité de type sédentaire, il n'en demeure pas moins qu'il souligne lui aussi la discordance entre les plaintes avancées et les trouvailles objectives. En outre, il s'agit de l'avis d'un seul médecin, alors que le rapport du SMR est le fruit d'une discussion détaillée et récente de trois spécialistes. 5.4 Par conséquent, en l'absence d'élément permettant de mettre en doute les conclusions du SMR, et dans la mesure où ce dernier rapport répond à toutes les exigences jurisprudentielles en la matière (voir consid. 5.1), il y a lieu de lui reconnaître pleine valeur probante.