Citation: 8C_442/2015 E. 8

Le jugement attaqué se fonde sur l'art. 18 de la loi [du canton de Vaud] sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA-VD; RSV 173.36), qui traite des conditions du droit à l'assistance judiciaire, ainsi que sur les garanties minimales en la matière offertes par l'art. 29 al. 3 Cst. Le tribunal cantonal a retenu que la recourante remplissait la condition d'indigence. Il a toutefois nié que la désignation d'un avocat d'office fût nécessaire pour la procédure administrative au motif que l'affaire ne soulevait pas de difficultés en fait et en droit telles qu'elle n'était pas en mesure de les résoudre seule. A cet égard, il a relevé que les causes étaient soumises à la maxime d'office, que les exigences de motivation n'étaient pas très élevées en matière d'aide sociale, que le SPAS avait accepté que la recourante procède dans sa langue maternelle (l'anglais), que celle-ci avait produit tous les documents utiles à l'appui de ses prétentions et s'était déterminée spontanément à plusieurs reprises. Enfin, le tribunal cantonal a rejeté la demande d'assistance judiciaire pour la procédure cantonale, faute de chances de succès des recours.