Citation: 5P.55/2005 11.02.2005 E. 1

que, sur le premier point, la recourante s'appuie sur les conclusions des experts privés essentiellement pour dénoncer l'«erreur manifeste du premier expert» et, partant, «ébranler la conviction» des juges du fond - en d'autres termes pour remettre en discussion l'appréciation des preuves (cf. Poudret/Sandoz-monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, n. 2.3.1 ad art. 137 p. 31 in fine) -, mais ne réfute aucunement les motifs de l'autorité précédente quant à l'absence d'un motif de révision fondé sur l'art. 154 LPC/GE; que, faute d'être motivé conformément aux exigences légales (art. 90 al. 1 let. b OJ; cf. ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495), le recours s'avère irrecevable à cet égard; que, de surcroît, la recourante ne saurait tirer profit de la procédure de révision pour se plaindre de vices de la procédure probatoire affectant le prononcé d'interdiction comme tel (p. ex.: refus d'ordonner l'apport du dossier pénal, déclarations des témoins quant au comportement de la recourante ou à la réalité du harcèlement), et contourner de la sorte l'irrecevabilité dont le Tribunal fédéral avait sanctionné son recours de droit public (cf., mutatis mutandis, pour la procédure fédérale: ATF 115 II 399 consid. 2a p. 400); que, sur le second point, la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 157 let. d LPC/GE, lequel serait applicable à tout fait nouveau, et non seulement à des preuves nouvelles ou nouvellement connues, hypothèse régie par l'art. 157 let. a LPC/GE; que, toutefois, il ne ressort pas de l'arrêt déféré que la recourante, qui était alors assistée d'un avocat, aurait soulevé ce motif de révision en instance cantonale, de sorte que le moyen apparaît nouveau (ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57 et les citations); que, au demeurant, la recourante n'établit nullement que les conditions d'une «surprise» ou d'une «machination frauduleuse» auraient été remplies (sur ces notions: Bertossa/Gaillard/Guyet, Commentaire de la loi de procédure civile genevoise, vol. II, n. 13 ad art. 157 LPC/GE); que, enfin, le recours est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ) s'agissant des droits constitutionnels dont la recourante dénonce «globalement» la transgression (arbitraire, droit d'être entendue), ou ne démontre pas en quoi leur violation procéderait directement de l'arrêt attaqué (droit à l'assistance juridique, déni de justice); que, en conclusion, le recours doit être déclaré irrecevable; que, vu les circonstances de l'espèce, il se justifie de statuer sans frais (cf. art. 153a al. 1 OJ), ce qui rend sans objet la requête d'assistance judiciaire; que la présente décision rend sans objet la requête d'effet suspensif. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: