Citation: 6B_1118/2021 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient qu'aucun élément du dossier ne permet de relier les versements à une éventuelle activité criminelle. Il ressort du jugement attaqué que ce grief n'a pas été soulevé devant la cour cantonale, de sorte qu'il apparaît irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF). En outre, contrairement à ce que soutient le recourant, la motivation que la cour cantonale donne dans son jugement (cf. supra consid. 2.3) permet de suivre les raisons pour lesquelles elle a reconnu le recourant coupable de blanchiment d'argent. Au demeurant, dès lors qu'il a été établi que le recourant s'était rendu coupable de traite d'êtres humains qualifiée, que les bénéfices provenant de cette activité étaient importants et que l'intéressé ne pouvait justifier d'aucune activité lucrative permettant de justifier de tels gains, la cour cantonale pouvait retenir que le recourant, par ses agissements, notamment par le transfert de ces fonds au Nigeria, s'était rendu coupable de blanchiment d'argent. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.