Citation: 5A_558/2016 E. 7

Saisie d'une requête en retour de l'enfant, l'autorité judiciaire de l'État dans lequel l'enfant a été déplacé ou est retenu illicitement n'est pas compétente pour procéder à un examen approfondi de la situation complète afin de rendre une décision sur le fond de la cause statuant sur les questions d'autorité parentale et de garde de l'enfant. Dans le cadre du mécanisme de la CLaH80, il suffit que les juridictions nationales examinent et motivent succinctement les éléments plaidant en faveur du retour de l'enfant dans le pays de provenance, ainsi que les motifs invoqués d'exclusion au rapatriement de l'enfant, à la lumière de l'intérêt supérieur de l'enfant et en tenant compte des circonstances du cas d'espèce (arrêt 5A_584/2014 du 3 septembre 2014 consid. 6.2.3) Vu ce qui précède, il appartient aux autorités suisses saisies du cas d'espèce d'examiner tous les éléments justifiant et excluant le retour de l'enfant dans le pays de provenance. Dès lors que le juge cantonal a admis que tant l'art. 12 al. 2 CLaH80 que l'exception de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 constituaient des éléments justifiant le non-retour de la fille en Roumanie, il a laissé ouverte l'exception de l'art. 13 al. 2 CLaH80 ( cf. infr a consid. 7.1) et n'a pas examiné l'exception prévue à l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80 ( cf. infr a consid. 7.2). Or, l'admission du recours s'agissant des griefs des art. 12 et 13 al. 1 let. a CLaH80 ( cf. supra consid. 5 et 6) a pour conséquence que la réalisation de l'un ou de l'autre de ces deux exceptions doit être examinée, question de droit dont le Tribunal fédéral se préoccupe d'office (art. 106 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2).