Citation: 6B_573/2022 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a jugé que le recourant avait agi avec conscience et volonté, soit intentionnellement, dans la mesure où il savait devoir obtenir une autorisation pour commercialiser le produit litigieux. Elle a déduit de ce qui précède que le cas de peu de gravité de l'art. 86 al. 1 LPTh était exclu, au motif que seul celui qui agi par négligence peut s'en prévaloir. Alternativement, elle a relevé qu'indépendamment de ces considérations, le cas de peu de gravité était exclu, le recourant ayant tenté de vendre de faux médicaments, même en faible quantité, à des patients atteints d'une maladie grave comme le cancer, dont la détresse et la fragilité psychique sont notoires.