Citation: 6B_1272/2019 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a considéré que la durée de sept heures et 45 minutes indiquée par le recourant pour le poste " Recherches juridiques et préparation de l'audience d'appel au Tribunal cantonal. Rédaction d'une plaidoirie et préparation d'un chargé de pièces " du 14 mai 2018 était excessive au regard des opérations utiles, une durée de six heures apparaissant adéquate. En effet, le jugement frappé d'appel avait déjà fait l'objet d'une déclaration d'appel déposée par le précédent défenseur et d'une analyse d'une durée de deux heures et 45 minutes le 2 mai 2018, ce qui était à l'évidence de nature à fournir d'amples éléments à la rédaction de la plaidoirie d'appel. Ainsi que cela ressortait de la durée de l'audience (1h38 minutes incluant notamment l'interrogatoire du recourant et le réquisitoire de la Procureure), cette plaidoirie (à deux débattues) n'était pas d'une ampleur particulière. Les opérations du 14 mai 2018 apparaissaient ainsi en partie redondantes par rapport à celles du 2 mai précédent. L'autorité précédente a toutefois tenu compte du fait que les conclusions d'appel avaient été modifiées en plaidoirie. Le recourant soutient qu'à la lecture de la déclaration d'appel motivée, le Tribunal fédéral pourra se faire sa propre idée de l'appui qu'a pu représenter cette écriture pour le conseil soussigné dans la défense des intérêts de son client. Par cette formule elliptique, le recourant ne motive pas son grief à satisfaction de droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). En effet, il lui appartenait à tout le moins de démontrer dans quelle mesure son nouveau conseil avait élaboré une stratégie de défense et des arguments différents de ceux initialement présentés par son ancien défenseur. Le recourant fait aussi valoir que la plaidoirie de son conseil a duré plus d'une heure. Il n'en découle pas encore que l'appréciation cantonale quant à l'ampleur de la plaidoirie serait insoutenable, ni que le nombre d'heures jugées utiles par la cour cantonale en vue de la préparation de l'audience serait abusif, compte tenu de la durée totale de l'audience et de la redondance, mise en exergue par la cour cantonale, entre les opérations du 14 mai 2018 et celles du 2 mai précédent. Au vu de son large pouvoir d'appréciation, la réduction d'une heure et 45 minutes opérée par la cour cantonale n'apparaît pas excessive.