Citation: 5A_935/2020 E. 5.2

5.2. Une telle motivation, très largement appellatoire, manque sa cible. Elle laisse en effet intact le constat des juges précédents, corroboré par le dossier cantonal, selon lequel le recourant s'est borné, dans le cadre de la procédure de première instance, à évoquer le concubinage qualifié dans lequel vivrait l'intimée dans six allégués de sa demande: il avait ainsi invoqué qu'à la suite du divorce, l'intimée avait rencontré C.________ (all. 6), qu'ils avaient débuté une relation amoureuse (all. 7), que, depuis le 1er septembre 1998, " les parties " (sic) faisaient ménage commun (all. 8), qu'elles étaient toutes deux domiciliées au même endroit (all. 9), et que leurs deux noms étaient d'ailleurs inscrits sur la sonnette ainsi que sur la boîte aux lettres de leur appartement (all. 10); s'ensuivait un allégué de droit, soumis à appréciation, qui en déduisait un concubinage qualifié depuis vingt ans (all. 11). On est donc loin de la preuve complète du concubinage qualifié qu'il incombe au débirentier d'apporter conformément à l'art. 8 CC (cf. infra consid. 6.2). C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a constaté, à la suite du premier juge, que nonobstant la durée du concubinage supérieure à cinq ans, il n'avait été ni allégué ni prouvé qu'il existerait des sentiments mutuels ou une communauté de destins entre l'intimée et C.________. Quant au témoignage de ce dernier, on ne voit pas en quoi son retrait de la procédure - qui n'a au demeurant nullement été requis en appel - aurait été susceptible de modifier un tel constat. Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que la cour cantonale en ait tenu compte dans son appréciation. Autant que recevable, la critique est infondée.