Citation: 4C.32/2006 04.05.2006 E. 3

La question de la légitimation passive de A.________, celle d'éventuels défauts dont serait entaché l'ouvrage exécuté par la demanderesse, de même que celle ayant trait à l'ampleur de la créance de cette dernière ne sont plus litigieuses à ce stade de la procédure. De fait, les défendeurs ne soulèvent aucun grief sur ces trois points. Il n'y a donc pas lieu de s'y arrêter (cf. art. 55 al. 1 let c OJ). Seule reste, dès lors, à résoudre la question du délai de prescription applicable à la créance invoquée en justice. Il n'est pas contesté que, au moment où la demanderesse a fait valoir ses droits par des poursuites, interrompant ainsi la prescription si elle n'était pas déjà acquise (cf. art. 135 ch. 2 CO), le délai de prescription décennal (art. 127 CO) n'était pas encore échu, au contraire du délai de prescription quinquennal (art. 128 ch. 3 CO).