Citation: 5A_97/2024 E. 4.2

4.2. Le recourant n'expose nullement en quoi la prise en compte de son changement d'avis ou son audition à ce sujet pourraient avoir une quelconque incidence sur l'appréciation de la nécessité, in casu, de l'instauration d'une curatelle, soit sur le résultat de la cause (sur cette exigence en lien avec l'art. 29 al. 2 Cst., cf., parmi plusieurs: arrêt 5A_210/2023 du 28 septembre 2023 consid. 3.4 et les références). Or, quand bien même il ne serait plus d'actualité, on ne voit pas en quoi un seul élément relevé à titre superfétatoire serait susceptible d'infirmer l'ensemble de ceux principalement retenus par les juges cantonaux pour confirmer la décision de l'APEA. Au demeurant, le recourant se borne à soutenir que l'autorité précédente aurait dû procéder d'office à l'établissement des faits en l'entendant en personne, sans indiquer sur quels faits précis, dont la décision attaquée ne ferait pas état, son audition aurait dû porter. On ne voit dès lors pas en quoi celle-ci serait en l'occurrence déterminante pour l'établissement des faits pertinents. De plus, en tant qu'il se plaint d'une violation de l'art. 447 al. 1 CC, le recourant perd de vue que l'obligation d'audition personnelle que cette disposition prévoit ne s'applique pas devant les instances de recours (art. 450 ss CC; arrêts 5A_543/2014 du 17 mars 2015 consid. 2.1 ; 5A_4/2014 du 10 mars 2014 consid. 5.1), la personne concernée par une mesure de curatelle n'ayant pas de droit à être de nouveau entendue oralement devant l'autorité de recours (arrêt 5A_706/2017 du 12 février 2018 consid. 4.3.1 et la référence). Par conséquent, l'autorité cantonale n'avait pas à procéder à l'audition du recourant. Autant que suffisamment motivé, le grief est infondé.