Citation: 7B_1296/2024 E. 2.6.1

2.6.1. Comme exposé ci-avant (cf. consid. 2.4.1 supra), le recourant ne s'est pas limité, dans sa requête de récusation, à se prévaloir du fait que le jugement de première instance avait été annulé par l'autorité d'appel en application de l'art. 409 al. 1 CPP, mais s'est expressément prévalu de la motivation du jugement d'appel en exposant quelles étaient les circonstances passées qui lui faisaient craindre que le magistrat intimé persisterait à refuser d'examiner certains moyens de preuve et qu'il enfreindrait à nouveau ses droits fondamentaux. Dans son recours, il soutient en outre subsidiairement qu'un examen global des motifs invoqués et du jugement de la Cour d'appel du 7 août 2024 ferait apparaître une "activité partiale du magistrat ayant déjà officié comme direction de la procédure de première instance". Cela étant, la cour cantonale ne pouvait pas considérer, sans violer le droit fédéral, que la requête de récusation du 24 septembre 2024 reposait uniquement sur des motifs qui étaient apparus lors du jugement et des débats de première instance, ni que cette requête était insuffisamment motivée.