Citation: 9C_377/2022 E. 3

En se fondant sur les conclusions des médecins du CEMEDEX, la juridiction cantonale a retenu que le recourant pouvait exercer son activité habituelle ou une activité adaptée à 100 %, avec une diminution de rendement de 20 % depuis juin 2018 puis de 30 % dès mars 2019. Elle a tout d'abord rappelé que le fait qu'un centre d'expertises est régulièrement mandaté par un organe de l'assurance-invalidité ne constitue pas à lui seul un motif suffisant pour conclure au manque d'objectivité et à la partialité des experts. Les quelques erreurs ou imprécisions dans le rapport n'étaient par ailleurs pas de nature à remettre en question les conclusions de l'expertise. Sur le plan somatique, les premiers juges ont retenu qu'un examen attentif du rapport d'expertise ne confirmait en outre pas les contradictions dénoncées par le recourant. Sur le plan psychique, la justification de la diminution de rendement de 30 % se déduisait enfin de l'évaluation des ressources et des facteurs de surcharges du recourant, en particulier des difficultés de flexibilité mentale, de planifier et de structurer, d'appliquer ses compétences ou encore de sa persévérance affaiblie par une fatigabilité. En fonction de la capacité résiduelle de travail ainsi déterminée, les premiers juges ont confirmé l'absence d'incapacité de gain suffisante pour ouvrir le droit à une rente de l'assurance-invalidité.