Citation: 6B_599/2021 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale, après avoir rappelé la teneur des dispositions précitées et de la jurisprudence topique en la matière, ainsi que la teneur de l'art. 28 CC, a considéré que le recourant notamment devait être astreint au paiement de sa part des frais de justice, car il n'avait cessé, sur des sites Internet et durant la procédure, de porter gravement atteinte à la personnalité de D._________, même à titre posthume. Il n'avait ainsi jamais cessé d'accuser le plaignant d'avoir commis de nombreux crimes (escroquerie, faux dans les titres, menaces), sans être capable de produire la moindre décision condamnant le prénommé. Dans sa plainte du 5 décembre 2016, D._________ avait fait valoir que le recourant notamment continuait à porter atteinte à sa personnalité par l'intermédiaire de sites Internet, sur lesquels il était en substance qualifié d'escroc. Force était de constater que la simple lecture d'actes déposés par le recourant suffisait à démontrer qu'il avait porté atteinte à l'honneur du plaignant et qu'il persistait à le faire. A titre d'exemple, dans son "appel contre le jugement du 28 juin 2017", le recourant avait notamment écrit que D._________ s'était rendu coupable de complicité d'escroquerie et aurait commis des crimes. Dans son recours du 22 juillet 2017, il avait écrit que D._________ avait commis des abus de droit et des faux dans les titres. De tels propos étaient d'ailleurs repris dans l'appel du recourant. Il ne faisait dès lors aucun doute que c'était bien le comportement de ce dernier notamment qui avait conduit à l'ouverture de l'action pénale et que celui-ci avait commis une faute civile, en portant atteinte à la personnalité du plaignant, justifiant que les frais judiciaires soient en partie mis à sa charge.