Citation: U 79/02 29.09.2003 E. 5

5.1 En l'occurrence, les considérations de la juridiction cantonale sur l'absence d'un rapport de causalité entre les troubles du recourant persistant au-delà du mois d'août 2000 et le second accident (du 24 août 2000) reposent sur une appréciation correcte des pièces médicales figurant au dossier et sont convaincantes. En particulier, il n'existe pas de motifs de s'écarter de l'avis circonstancié du docteur E.________, qui a soigneusement analysé les résultats des examens spécialisés pratiqués sur le recourant et expliqué pourquoi les affections diagnostiquées ne peuvent pas, de façon probable, être imputées au traumatisme qu'il a subi. On relèvera simplement qu'aucune lésion de caractère post-traumatique n'a pu être mise en évidence (voir aussi le compte-rendu de la consultation ORL du 27 février 2001). Du reste, aucun médecin spécialiste consulté n'a attesté d'une incapacité de travail en relation avec l'une ou l'autre des affections constatées (cf. notamment les rapports médicaux LAA des 25 janvier et 9 février 2001). 5.2 En instance fédérale, le recourant a produit un lot de nouveaux rapports médicaux. Parvenus à la Cour de céans après la clôture de l'échange des écritures sans que celle-ci n'en ait ordonné un second, ils ne constituent pas des fait nouveaux importants ou des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ, de sorte qu'on ne saurait en tenir compte dans le cadre de la présente procédure (cf. ATF 127 V 357 consid. 4b). D'aucuns ne font que reproduire d'anciens examens médicaux (par exemple les certificats des 29 mai 2002 et 25 mars 2003 établis par l'unité de chirurgie maxillo-faciale de l'Hôpital Y.________, tandis que d'autres portent sur des troubles apparus postérieurement à la décision sur opposition litigieuse. C'est le cas du rapport (du 23 avril 2002) du docteur G.________, nouveau médecin traitant de S.________ depuis février 2002, selon qui le cas évolue vers un syndrome douloureux chronique, et du certificat médical (du 11 juin 2003) du professeur H.________, médecin-chef du service d'ophtalmologie de l'Hôpital Y.________, dont il ressort que le recourant a développé une rétinopathie sérieuse centrale. On notera, en passant, que l'atteinte («une altération de l'épithélium pigmentaire») touche indifféremment l'oeil droit et gauche de S.________, qu'elle survient habituellement chez des personnes jeunes en bonne santé, et se résorbe la plupart du temps de manière spontanée (voir le compte-rendu de la consultation neuro-ophtalmologique du 4 février 2003). En tout état de cause, ces documents n'apportent aucun élément susceptible d'infirmer les conclusions du médecin d'arrondissement de l'intimée. 5.3 Enfin, le recourant ne saurait non plus prétendre de prestations à raison du premier accident (du 27 juillet 2000). Lors de son examen du 23 mai 2001, le docteur E.________ n'a constaté aucune anomalie au niveau du 5ième doigt de la main touchée (absence de lésion osseuse; interlignes articulaires sans particularités) et a considéré que la lésion initiale - quelle qu'elle ait été - avait à tout le moins atteint un stade de guérison; il a également exclu un lien de causalité entre cet accident et la pseudarthrose vu l'absence d'un traumatisme important impliquant le scaphoïde gauche (rapport du 23 mai 2001). Certes, le docteur G.________ a exprimé des doutes à ce sujet (cf. sa lettre datée du 16 décembre 2002). Son opinion est toutefois trop sommairement motivée pour qu'on puisse lui accorder un caractère probant. Elle repose au demeurant sur des considérations essentiellement subjectives comme la date des premières plaintes du recourant concernant son poignet gauche. Il s'ensuit que la décision sur opposition de l'intimée (du 30 juillet 2001) n'est pas critiquable. Le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :