Citation: 5A_1001/2020 E. 4.3

4.3. Lorsque le recourant soutient qu'il serait inadmissible d'exiger de sa part de changer d'emploi compte tenu de ses problèmes de santé en se fondant sur un certificat médical établi après que l'arrêt cantonal a été rendu, il base sa critique sur une preuve nouvelle irrecevable (cf. supra consid. 2.3). En tant qu'il expose que ses formations et ses expériences professionnelles ne lui permettraient pas de trouver une autre activité que celle d'instructeur de fitness au motif qu'il ne serait plus compétitif sur ces marchés du travail en se référant aux nombreuses réponses négatives qu'il aurait reçues à ses demandes d'emploi, il fonde sa démonstration sur des faits irrecevables car non établis par l'arrêt attaqué sans qu'un grief d'arbitraire ait été valablement soulevé (cf. supra consid. 2.2) ainsi que sur de nouveaux moyens de preuve eux aussi irrecevables (cf. supra consid. 2.3). S'agissant de l'argument du recourant selon lequel le mariage a eu une influence concrète sur sa situation financière et qu'il peut compter sur le maintien de la répartition des rôles librement consenties par les époux pendant le mariage, il est dénué de pertinence dans la présente procédure puisque le juge appelé à statuer en mesures provisionnelles ne doit pas trancher les questions de fond objet du procès en divorce, en particulier celle de savoir si le mariage a influencé concrètement la situation financière du conjoint (ATF 137 III 385 consid. 3.1). Quant au fait qu'il ne serait pas possible d'exiger de sa part qu'il augmente son taux d'activité en raison de la limite d'âge de 45 ans posée par la jurisprudence, il convient de relever que cette limite n'a jamais constitué une règle stricte dispensant en toute circonstance un époux de reprendre ou d'augmenter son activité lucrative - surtout lorsqu'il s'agissait d'une augmentation d'une activité déjà exercée (voir notamment arrêt 5A_801/2019 du 26 mai 2020 consid. 3.3.2 et les arrêts cités) - et qu'elle a récemment été abandonnée au profit d'une évaluation globale des circonstances concrètes, tenant compte de critères décisifs tels que notamment l'âge, la santé, les activités antérieures, la flexibilité personnelle et la situation du marché du travail (sur l'abandon de cette limite d'âge, voir arrêt 5A_104/2018 du 2 février 2021 consid. 5 destiné à la publication). Cela étant, en exposant qu'il est notoirement difficile de trouver un emploi à son âge et que son absence de formation continue et d'expérience professionnelle récente ne permettrait pas d'exiger de lui qu'il exerce une activité lucrative à 100% dès février 2021 dans le domaine de la vente ou des services, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer par une argumentation claire et détaillée en quoi celle-ci aurait abusé de son pouvoir d'appréciation, à tout le moins aurait versé dans l'arbitraire, en lui imputant un revenu hypothétique. Autant que recevable, la critique doit donc être rejetée.