Citation: 6B_785/2016 E. 1

En substance, elle a retenu les faits suivants: B.a. X.________ est né en Sicile en 1961 et est venu en Suisse avec sa famille alors qu'il était enfant. Durant un séjour en Serbie, d'octobre 2000 à mai 2001, il a rencontré C.________, alors âgée de 22 ans, qui était déjà mère d'une fillette prénommée B________, née en 1997. Le 29 juillet 2001, C.________ a donné naissance à D.________. Condamné par défaut le 13 mars 2001 pour actes d'ordre sexuel et contraintes sexuelles au préjudice de sa nièce E.________, X.________ a demandé le relief de ce jugement. Rejugé, il a été condamné à nouveau à une peine privative de liberté de trois ans. A sa sortie de prison, il a divorcé de sa première épouse et s'est remarié avec C.________ en 2004. Le couple a encore eu deux enfants, A.________, née en 2005, et F.________, né en 2007. En mai 2005, B.________, fille de C.________, âgée d'un peu moins de huit ans, est venue rejoindre la famille entre-temps installée à U.________. En 2009, B.________ a passé ses vacances en Serbie avec sa mère. Elle a souhaité rester vivre chez son père, au motif que sa mère la frappait. Le 27 août 2009, un tribunal serbe a attribué la garde de l'enfant au père. B.________ est rentrée en Suisse durant l'été 2013. B.b. Le 6 novembre 2009, C.________ s'est présentée dans les locaux de la police, en exposant que, deux ou trois jours plus tôt, son mari, X.________, avait sexuellement agressé leur fille A.________. Interrogée par une inspectrice de police le 9 novembre 2009, la fillette n'a pas confirmé les faits relatés par sa mère. L'inspectrice de police a relevé qu'il était difficile de tirer une conclusion de l'entretien tant l'audition de l'enfant était incompréhensible en raison de sa mauvaise connaissance du français. Le ministère public neuchâtelois a donc classé la plainte de C.________ par décision du 6 janvier 2010. Le 13 février 2010, C.________ a été hospitalisée, en raison d'une forte alcoolisation. Ses enfants D.________, F.________ et A.________ ont été placés en institution. Le 20 avril 2010, A.________ a déclaré à une éducatrice spécialisée et à une psychologue-psychothérapeute qu'elle avait été victime d'actes d'ordre sexuel de la part de son père. Le 7 septembre 2010, entendue selon les règles de la LAVI, la fillette a confirmé avoir été victime d'actes de nature sexuelle de la part de son père. B.c. Le 18 janvier 2012, le Dr G.________, pédiatre, a signalé à la police que sa patiente, K.________, née en 2006, avait été victime, le 24 décembre 2011, d'un acte d'ordre sexuel de la part de X.________. L'enfant avait relaté à sa mère que X.________ avait sorti son sexe de son pantalon pour le frotter contre la poupée de la fillette, lui expliquant qu'il s'agissait d'un grand doigt. La fillette a confirmé ces faits au pédiatre, puis à la police. B.d. Le 6 septembre 2013, B.________ a déposé une plainte pénale contre X.________ au motif qu'elle avait été victime d'actes d'ordre sexuel de 2004 à 2009 de la part de celui-ci. L'enfant a expliqué qu'entre 2004 et 2009, elle avait subi des attouchements de la part de X.________, dans la cuisine, dans une chambre de l'appartement où la famille habitait et dans la voiture lorsqu'elle allait à l'école. X.________ lui caressait souvent la poitrine et le sexe par-dessus et par-dessous les vêtements et se masturbait en même temps, parfois jusqu'à éjaculation; à une occasion, elle a dû mettre sa main sur son pénis.