Citation: 9C_738/2017 E. 5.1

5.1. Contrairement à ce que soutient d'abord la recourante, les premiers juges n'ont pas violé l'art. 17 LPGA en considérant que les conditions permettant une révision de son droit à la rente d'invalidité étaient remplies. Ils ont comparé la situation sur le plan médical prévalant lors de la décision initiale d'octroi de rente avec celle existant au moment de la décision litigieuse, en se fondant, d'une part, sur le rapport du docteur B.________ du 6 juin 2008 et, d'autre part, sur celui du docteur C.________ du 19 mars 2016, et ont conclu à une amélioration de son état de santé. Il ressort des constatations cantonales qu'en 2008, le docteur B.________ avait posé les diagnostics de troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de benzodiazépines, de trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère, sans symptômes psychotiques, de phobie sociale, ainsi que de personnalité émotionnellement labile de type borderline; il avait indiqué que l'assurée était en incapacité totale de travailler depuis le 4 juillet 2007, précisant toutefois que moyennant une prise en charge à long terme et soutenue ainsi qu'une mise à distance des facteurs de stress, il était tout à fait possible d'envisager une amélioration de son état de santé psychique lui permettant de reprendre son activité dans le futur. Dans son rapport d'expertise du 19 mars 2016, le docteur C.________ a en revanche retenu comme seul diagnostic incapacitant celui de phobie sociale circonscrite, relevé un "très important décalage entre troubles allégués et constats objectifs" et conclu à l'absence d'incapacité de travail dans une activité adaptée, non ou peu qualifiée et sans confrontation régulière à de nouvelles personnes. Dans la mesure où il ressort des constatations du docteur C.________, notamment, que les troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation continue à l'époque de benzodiazépines étaient en rémission complète et durable, de même que le trouble dépressif récurrent, épisode sévère sans symptômes psychotiques, les premiers juges ont à juste titre constaté que l'état de santé de la recourante avait manifestement subi des changements dans le sens d'une nette amélioration. La recourante ne peut donc pas être suivie lorsqu'elle soutient que sa situation n'aurait pas évolué au cours des dix dernières années, pas plus que lorsqu'elle allègue que le TDAH diagnostiqué par le docteur D.________ aurait été écarté par le docteur C.________ sans motivation valable; ce médecin a en effet discuté de ce diagnostic - il a constaté qu'il "n'y avait pas de symptôme majeur qui pouvait laisser penser à un trouble de l'attention et de l'hyperactivité décompensée" -, avant de le classer au sein des diagnostics sans incidence sur la capacité de travail, en tant que probable trouble hyperkinétique adulte, compensé. Quant à l'argument de la recourante selon lequel sa dépendance aux benzodiazépines ne serait que secondaire aux autres troubles, il n'est pas déterminant. La juridiction cantonale, en suivant les constatations du docteur C.________, a en effet retenu une nette amélioration du trouble dépressif récurrent, ainsi qu'une rémission complète et durable des troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de benzodiazépines, ce que la recourante ne conteste pas sérieusement, se limitant à affirmer qu'une telle rémission serait erronée.