Citation: 1C_563/2023 E. B

B.a. Le 3 août 2018, A.________ a requis la reprise de la procédure et a demandé à être exempté de l'obligation de présenter une attestation de connaissance du français de niveau A2 à l'oral. Il a précisé avoir des troubles moteurs visuels, du traitement des informations auditives, de l'attention et de la concentration; il a produit, à l'appui de sa demande, un rapport médical établi par un médecin basé au Caire, en Egypte. Dans le cadre de la procédure d'exemption, A.________ s'est soumis à un test d'évaluation du français. Il a obtenu un niveau C1 en expression écrite et un niveau A1 en expression orale. Il a expliqué cette différence principalement par le trouble du traitement des informations auditives susmentionné. Se fondant notamment sur un autre rapport médical établi par un médecin établi dans le canton de Genève, la Commission consultative "intégration et naturalisation" du canton de Genève (ci-après: CCIN) a décidé, conformément à l'art. 11 al. 4 du règlement d'application du 15 juillet 1992 de la loi sur la nationalité genevoise (RNat/GE; RS GE A 4 05.01), d'exempter A.________ de l'obligation de présenter une attestation de connaissance du français de niveau A2, à l'écrit comme à l'oral, ainsi que de l'obligation de participer aux séances d'information à l'intégration. Suite à cette exemption et à un second rapport d'enquête, les autorités cantonales ont préavisé favorablement la demande de naturalisation de A.________. B.b. Le 12 février 2021, le Conseil administratif de V.________ a préavisé favorablement la demande de naturalisation de A.________. B.c. Après un échange d'écritures, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: SEM) a, par décision du 22 octobre 2021, refusé l'autorisation fédérale de naturalisation à A.________ en raison de ses difficultés en français, qui entraînaient une intégration insuffisante dans la communauté suisse.