Citation: 2C_690/2023 E. 7.2

7.2. Il découle de ce qui précède que le grief est manifestement infondé. Le recourant perd en effet de vue que l'art. 46 al. 13 LTVTC/GE ne restreint d'aucune manière sa liberté économique. Une telle restriction résulte en effet de l'art. 13 al. 3 et 9 LTVTC/GE, qui consacre le caractère strictement personnel et intransmissible des autorisations d'usage accru du domaine public, ce qui revient à en interdire la location à des tiers. Or, le recourant ne critique pas cette disposition, de sorte que le Tribunal fédéral n'a pas à se prononcer sur ce point (art. 106 al. 2 LTF). Le fait que l'art. 46 al. 13 LTVTC/GE prévoie la possibilité - et non pas le droit, contrairement à ce que soutient le recourant - de se voir attribuer en priorité une autorisation personnelle pour les chauffeurs qui en louaient une à leur titulaire au moment de l'adoption de la loi, condition qu'il ne remplit pas, ne signifie pas que cette disposition consacre, comme il le prétend, une violation "directe" de sa liberté économique. Comme indiqué, la jurisprudence admet que le droit cantonal puisse limiter l'utilisation du domaine public par les chauffeurs de taxi en soumettant celle-ci à autorisation. Or, le recourant reste libre d'obtenir une autorisation d'usage accru du domaine public aux conditions prévues par la loi, en déposant une demande d'inscription sur une liste d'attente à cet effet. C'est également en vain que l'intéressé se plaint d'une atteinte à son "droit acquis" à une autorisation d'usage accru du domaine public puisque, comme déjà évoqué, il n'existe pas de droit acquis au maintien d'une telle autorisation (cf. supra consid. 5.2). Enfin, si le recourant mentionne laconiquement dans son recours le principe d'égalité de traitement entre concurrents, il n'expose à aucun moment, d'une manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi ce principe serait violé en l'espèce, de sorte que le grief n'a pas à être examiné.