Citation: I 555/06 23.07.2007 E. A

P.________, née en 1954, travaillait comme ouvrière d'usine non qualifiée. Elle s'est accidentellement égratigné la malléole externe gauche le 19 mai 1992. La plaie, d'abord superficielle, s'est infectée, puis a provoqué l'apparition d'un ulcère traité notamment par greffe de peau. L'évolution favorable du status local, laissant toutefois subsister des douleurs péri-lésionnelles, a permis à l'intéressée de poursuivre son activité jusqu'au 30 juin 2002, date à laquelle son contrat a été résilié pour raisons économiques. Inscrite au chômage dès cette date, cette dernière a annoncé une rechute l'empêchant de rechercher un emploi, puis a requis des prestations, à savoir des mesures professionnelles et une rente, auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) le 29 juillet 2003. L'administration a recueilli l'avis des médecins traitants. La doctoresse G.________, service de chirurgie du CHUV, a fait état d'un ulcère à la malléole externe gauche d'origine inconnue, récidivant depuis 1992 et autorisant l'exercice d'une activité à mi-temps en position assise avec la possibilité de surélever la jambe (rapport du 26 novembre 2003). Le docteur R.________, interniste, a abouti à des conclusions identiques (rapport du 19 décembre 2003). Mandatés par l'office AI, les docteurs H.________, E.________ et U.________, service de dermatologie et de vénéréologie du CHUV, ont diagnostiqué un syndrome somatoforme douloureux du membre inférieur gauche avec parésie fluctuante proximale, des status après ulcère malléolaire post-traumatique et greffe de Thiersch en 1992, ablation de la greffe de peau fine et greffe de peau totale en 2002, débridement chirurgical et greffe de Thiersch en 2003, ainsi qu'un état dépressif d'intensité modérée à sévère depuis environ 2002; ils ont retenu les mêmes limitations que les médecins traitants (rapport d'expertise du 1er juin 2004). Par décisions des 6 et 7 septembre 2004, l'administration a rejeté les demandes de P.________ estimant que sa capacité résiduelle de travail de 50% dans une activité adaptée - qu'un reclassement professionnel n'était pas susceptible d'améliorer - déterminait une invalidité de 24%. Au cours de la procédure d'opposition, l'assurée a fait l'objet d'un examen psychiatrique complémentaire auprès du service médical régional de l'AI (ci-après: le SMR). La doctoresse B.________, psychiatre, a confirmé le trouble douloureux somatoforme persistant et relevé l'existence de symptômes réactionnels typiques, ne justifiant cependant pas le diagnostic d'état dépressif, même léger. Par décision sur opposition du 3 novembre 2005, l'office AI a confirmé ses premières décisions considérant notamment que les éléments médicaux au dossier ne motivaient de loin pas la reconnaissance d'une capacité résiduelle de travail de 50% et qu'elle ne présentait aucune incapacité de gain.