Citation: 6P.142/2005 09.02.2006 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves. Cette notion a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être suffisamment démontré, sous peine d'irrecevabilité. 2.1 Le recourant soutient, en bref, que la Chambre pénale a interprété le jugement de divorce de manière arbitraire en considérant qu'il avait été valablement consulté pour décider de l'inscription de son fils dans une école privée. Par jugement du 27 septembre 1990, le Tribunal de première instance du canton de Genève a pris acte de l'engagement du recourant de payer la totalité de l'écolage, pour chacun des fils, entraîné par la fréquentation de ceux-ci, ou de l'un deux, d'une école privée, étant précisé que l'avis du père devait être pris en compte pour la décision d'inscrire l'un des enfants en école privée ou en internat. La Chambre pénale a estimé que ce jugement ne subordonnait nullement la prise en charge de l'écolage au consentement du recourant, mais uniquement à son avis, et qu'en l'occurrence, il avait bien été consulté puisqu'il avait pu exprimer son opposition à ce que son fils fréquentât l'école X.________ et que, dans ce sens, il avait d'ailleurs soumis au Service du Tuteur général une liste d'internats en France, moins onéreux que les écoles suisses privilégiés par son ex-épouse. Cette appréciation n'est pas arbitraire. En effet, contrairement aux allégations du recourant, un avis n'équivaut pas à un accord ou à un consentement, mais représente uniquement l'expression d'une opinion; il n'est dès lors pas arbitraire d'admettre qu'il importe peu qu'il soit donné antérieurement ou postérieurement à l'inscription de l'un des enfant en école privée, qu'il soit positif ou négatif, aucun accord ne devant intervenir entre les parties et l'engagement de l'intimée à consulter son ex-époux étant par ailleurs dénué de toute sanction. Le grief invoqué est dès lors infondé.