Citation: K 82/03 10.10.2003 E. 3

3.1 En l'occurrence, B.________ a affirmé depuis le début et de manière constante qu'elle a brisé sa dent en mangeant du pain aux noix contenant un élément dur, clairement identifié comme un morceau de coquille de noix. Aucun élément du dossier ne permet de mettre en doute la version de l'intéressée, laquelle a donné le nom de deux témoins pour confirmer ses dires. Par ailleurs, le dentiste-traitant en atteste du bien-fondé. Dans ces conditions, les premiers juges ont reconnu à bon droit que la présence d'un corps étranger dans le pain aux noix consommé par la recourante était établie au degré de la vraisemblance prépondérante. 3.2 Cela étant, selon la jurisprudence qui a déjà eu l'occasion d'examiner dans de nombreux cas le caractère accidentel du bris d'une dent, la présence d'un résidu de coquille de noix dans du pain aux noix constitue bel et bien un facteur extérieur extraordinaire (ATF 114 V 169). Dans ces circonstances, la juridiction cantonale a admis à juste titre que l'événement du 15 février 2002 constitue juridiquement un accident.