Citation: 5A_907/2014 E. 4

Sous couvert de violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), le recourant se plaint de ce que la cour cantonale n'aurait pas pris en considération ses déclarations faites devant le premier juge selon lesquelles il n'avait pas l'intention de partir vivre en Côte d'Ivoire. Bénéficiant d'un emploi stable et correctement rémunéré à Genève, il n'avait aucune intention de s'expatrier. La décision entreprise était par ailleurs choquante dans la mesure où elle empêchait un père domicilié à Genève de se rendre avec son fils, également domicilié à Genève, " par exemple en France voisine pour y faire ses achats ou s'y divertir " durant l'exercice légitime de son droit de visite. Elle constituait une atteinte extrêmement grave à la liberté de deux citoyens suisses " d'aller et venir comme bon leur semble ". Le postulat de la cour cantonale selon lequel il se rendrait automatiquement en Côte d'Ivoire avec son fils pour en revenir seul - alors qu'il s'était déjà rendu dans ce pays avec son fils et qu'il en était toujours revenu avec lui - procédait d'une " attitude négative et donc critiquable ". Contrairement à l'avis " péremptoire " des juges précédents, il n'y avait aucun risque concret d'enlèvement d'enfant. Une telle critique, purement appellatoire, ne répond pas aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supr a consid. 2.1). Ne discutant pas de manière claire et détaillée les motifs ayant conduit la cour cantonale à retenir l'existence d'un risque d'enlèvement d'enfant (cf. supra consid. 3), le recourant ne parvient pas à démontrer que l'opinion des juges précédents serait manifestement insoutenable. Faute de motivation suffisante, le grief d'arbitraire est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).