Citation: 7B_607/2023 E. 1.2.1

1.2.1. Il ressort de la décision attaquée que, le 9 décembre 2021, le recourant a déposé, auprès du Ministère public jurassien, une plainte pénale contre son épouse B.________ (ci-après également: l'intimée), avec laquelle il était par ailleurs déjà aux prises dans une procédure de divorce ainsi que dans une autre procédure pénale, le recourant ayant été prévenu dans ce cadre de diverses infractions commises au préjudice de son épouse, soit notamment de lésions corporelles simples, de menaces et de contrainte. Des mesures de substitution à la détention provisoire, sous la forme d'une interdiction de contact notamment, étaient alors en cours à l'égard du recourant. Dans le cadre de sa plainte, le recourant a reproché à l'intimée d'avoir transmis au juge des mesures de contrainte, le 23 novembre 2021, un courrier dans lequel elle l'accusait faussement de s'être arrêté à 20 mètres d'elle, le 9 novembre 2021, alors qu'il circulait en voiture, pour la menacer en lui disant "bientôt ce sera ton tour"; selon ce courrier, il aurait fait de même le 15 novembre 2021 en lui disant "dans deux semaines, ce sera ton tour". Or le juge des mesures de contrainte avait tenu compte de ce courrier calomnieux dès lors que, par ordonnance du 29 novembre 2021, il avait prolongé pour une durée de six mois les mesures de substitution alors en cours (cf. décision attaquée, p. 6).