Citation: 6B_1073/2021 E. 7

Par surabondance, en se référant à la jurisprudence (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.2 p. 243), la cour cantonale a exposé par le menu les motifs pour lesquels la version de la recourante, selon laquelle elle aurait subi une brûlure de cigarette en recevant une seconde gifle n'apparaissait pas crédible. Elle a relevé notamment l'apparence de la marque sur les photographies produites par la recourante, l'heure de l'une des photos produites par celle-ci, la situation de cette marque en-dessous de la clavicule à un endroit dont il était peu concevable qu'il ne fût pas couvert par des vêtements, en particulier au mois d'avril à U.________, ou encore le fait que l'intéressée n'avait pas montré la marque ni n'en avait fait état lors de l'intervention des policiers. La cour cantonale a également écarté la version de la recourante selon laquelle elle avait été giflée à deux reprises " avec la main ouverte et tendue sur le visage " au motif qu'il était peu vraisemblable qu'une lésion comme celle figurant sur la photo puisse avoir été occasionnée par l'auteur d'une gifle au moment de celle-ci et a fortiori si la brûlure devait n'avoir été causée que lors d'une seconde gifle. Il apparaissait en effet bien plus vraisemblable que la brûlure ait pu survenir au moment où la recourante avait poussé son adversaire ou s'était avancée vers elle " afin de voir si elle allait vraiment [la] frapper ", tous comportements qu'elle avait admis avoir adoptés. Enfin, appréciant de manière anticipée les preuves requises par la recourante (interrogatoire de l'autre protagoniste des faits, de voisins de la recourante ainsi que de ses frères et soeur puinés), la cour cantonale a estimé qu'elles ne seraient pas de nature à modifier l'issue de la procédure. La recourante objecte, en substance, avoir immédiatement parlé de deux gifles et les avoir mentionnées " dans le feu de l'action " alors que les dénégations de son adversaire ne seraient ni fiables ni crédibles, que l'intéressée aurait menti pour protéger son mari, qu'il serait " plus que douteux " que toutes les personnes présentes aient entendu les injures sauf l'adversaire de la recourante et que sa propre version aurait été crédible dès le départ. Quant aux questions de preuves, elle estime l'enquête " largement insuffisante ". L'audition des voisins aurait, à ses yeux, pu apporter un éclairage sur l'affaire en relation avec la brûlure de cigarette cependant que l'enquête et le rapport de police seraient incomplets faute de mentionner la présence de la fratrie. Ce faisant, la recourante se borne, en ignorant nombre d'éléments relevés par la cour cantonale, à opposer à celle de cette dernière sa propre appréciation des faits et des preuves dans une démarche appellatoire qui est irrecevable dans le recours en matière pénale (ATF 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156) et qui ne serait, de toute manière, pas de nature à démontrer que la cour cantonale aurait pu arbitrairement s'écarter d'un moyen de preuve clair ou, à l'inverse, tenir arbitrairement un fait comme clairement établi (ATF 143 IV 241 consid. 2.3.2 p. 244 s.; arrêt 6B_638/2020 du 3 février 2021 consid. 2.1). La motivation du recours apparaît manifestement insuffisante sous cet angle.