Citation: 1B_359/2022 E. 1

A.________ a été arrêtée le 29 octobre 2019 dans le cadre d'une procédure pénale instruite à son encontre par le Ministère public de la République et canton de Genève comme prévenue de menaces, insoumissions à une décision de l'autorité, violations du devoir d'assistance et d'éducation, violations de domicile, voies de fait, injures et dommages à la propriété, puis libérée sous mesures de substitution le 20 novembre 2019. Arrêtée à nouveau le 10 novembre 2021 pour tentative de contrainte, utilisations abusives d'une installation de télécommunication, calomnie, injures, tentative de violation de domicile et violation de domicile, insoumissions à une décision de l'autorité, appropriation illégitime, séquestration et enlèvement, tentative de violence ou menace contre les autorités ou les fonctionnaires et voies de fait, elle a été libérée le surlendemain moyennant diverses mesures de substitution, dont l'interdiction de quitter le territoire suisse et d'envoyer des courriels injurieux visant tout tiers ainsi que l'obligation de respecter toute décision des autorités civiles et administratives sur ses relations personnelles avec ses enfants et d'entreprendre un suivi thérapeutique. Les mesures de substitution ont été prolongées en dernier lieu le 13 mai 2022. Le Service cantonal de probation et d'insertion a avisé le Ministère public des nombreuses indisciplines montrées par la prévenue et du fait qu'aucun suivi psychiatrique ou psychothérapeutique n'était en cours. Le 1er juin 2022, A.________ a fait défaut à l'audience d'instruction du Ministère public qui a émis un avis de recherche et d'arrestation à son encontre. A.________ a été appréhendée le 17 juin 2022. Le même jour, le Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève a ordonné sa mise en détention provisoire pour la durée de trois mois, motif pris qu'elle s'était réfugiée en Allemagne, s'était soustraite aux communications des autorités qu'elle avait transgressé les mesures de substitution en vigueur et que l'expertise psychiatrique ordonnée le 22 mai 2022 devait pouvoir être menée à chef. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette ordonnance au terme d'une décision rendue le 5 juillet 2022 que l'intéressée a déférée auprès du Tribunal fédéral le 10 juillet 2022 en concluant à sa libération immédiate. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.