Citation: 5P.39/2005 27.05.2005 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317). 3.1 Déposé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, le présent recours est recevable sous l'angle des art. 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ. 3.2 En vertu de l'art. 84 al. 2 OJ, le recours de droit public n'est ouvert que si, notamment, la prétendue violation ne peut pas être soumise au Tribunal fédéral par un autre moyen de droit quelconque. Ce principe de subsidiarité est absolu et il ne tolère aucune exception (ATF 118 Ia 118 consid. 1a p. 119). 3.2.1 Les recourants reprochent à la Cour de justice d'avoir retenu de manière arbitraire que l'intimé ne percevait pas de bonus, dès lors que son contrat de travail ne mentionnait pas le paiement d'une telle prestation. Or, la maxime d'office imposait à l'autorité cantonale d'exiger la production des fiches de salaires complètes, l'employeur de l'intéressé «ayant versé un bonus à tous ses employés». La maxime d'office (recte: inquisitoire) constitue une règle fédérale en matière d'établissement des faits (art. 134 al. 2 et 280 al. 2 CC, pour l'enfant mineur; ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414/415, au sujet de l'effet pour le conjoint) dont l'application peut être revue en instance de réforme (cf. par exemple: ATF 128 III 411). Il s'ensuit que le moyen est irrecevable. 3.2.2 Les recourants affirment ensuite que «l'application du minimum vital élargi [i.e. augmenté de 20%] avec rajout de la charge fiscale est contraire au droit fédéral»; cette majoration se révèle «arbitraire dans son résultat», puisque les pensions ont «été réduites en conséquence à hauteur de ce montant». Comme le démontre l'arrêt que citent les recourants eux-mêmes, la question de savoir si la charge fiscale doit être ou non majorée d'un pourcentage déterminé ressortit au recours en réforme. Le recours de droit public est irrecevable à cet égard.