Citation: 5D_69/2017 E. 1

Par décision du 7 octobre 2016, la requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée faute d'urgence particulière. Le 7 novembre 2016, les époux B.________ ont conclu au rejet de la requête dans la mesure de sa recevabilité, sous suite de frais et dépens. B.b. A l'issue de l'audience du 8 novembre 2016, la juge de district a partiellement admis la requête de mesures provisionnelles (ch. 1), a ordonné aux époux B.________, sous la menace de la sanction prévue à l'art. 292 CP, de remettre en état la servitude de passage en nivelant celle-ci pour éliminer tous les nids-de-poule et en ôtant les cailloux rendant le passage difficile dans un délai de 30 jours (ch. 2 et 4), dit qu'à défaut, les précités paieront solidairement 1'000 fr. par jour d'inexécution (ch. 3), dit que le passage devra rester en état jusqu'à droit connu sur l'action au fond (ch. 5), dit que les frais, ceux du Tribunal étant fixés à 500 fr., sont partagés par moitié, chaque partie conservant ses frais d'intervention (ch. 6), et a condamné les époux B.________ à payer à aux époux A.________ 250 fr. à titre de remboursement des avances (ch. 7). Le 18 novembre 2016, les époux B.________ ont requis la motivation écrite dudit prononcé. La décision du 8 novembre 2016 a été envoyée en expédition complète le 17 janvier 2017. B.c. Le 30 janvier 2017, les époux B.________ ont appelé de la décision du 8 novembre 2016 auprès du Tribunal cantonal valaisan. Ils ont conclu à son annulation et à sa réforme en ce sens que la requête de mesures provisionnelles formée par les époux A.________ est rejetée, sous suite de frais et dépens. Les époux A.________ ont conclu au rejet de l'appel, sous suite de frais et dépens, par détermination du 6 mars 2017. Les époux B.________ se sont déterminés sur les allégués de la réponse par écriture du 13 mars 2017, soit dans le délai imparti à cet effet par ordonnance du 8 mars précédent. Les parties ont encore spontanément déposé des écritures les, respectivement, 13 et 15 mars 2017. Le 16 mars 2017, les époux B.________ ont déposé une requête en restitution de l'effet suspensif, dont les époux A.________ ont sollicité le rejet par détermination du 21 mars suivant. Les parties ont encore adressé des écritures spontanées les 21 et 22 mars 2017. B.d. Par décision du 30 mars 2017, expédiée le lendemain, le Président de la Cour civile I du Tribunal cantonal valaisan a déclaré sans objet la requête en restitution de l'effet suspensif (ch. 1 du dispositif), admis l'appel et en conséquence réformé la décision attaquée en ce sens que la requête de mesures provisionnelles du 6 octobre 2016 est rejetée pour autant que recevable (ch. 2), dit que les frais de première instance, par 500 fr., sont mis à la charge des époux B.________, solidairement entre eux, à raison de 125 fr. et à la charge des époux A.________, solidairement entre eux, à raison de 375 fr. (ch. 3), dit que les époux B.________ verseront aux époux A.________ 125 fr. à titre de remboursement d'avances et 450 fr. à titre de dépens réduits de première instance (ch. 4), dit que les frais d'appel, par 1'000 fr., sont mis à la charge des époux A.________, solidairement entre eux (ch. 5), et dit que les époux A.________ verseront aux époux B.________ 1'000 fr. à titre de remboursement d'avances et 1'700 fr. à titre de dépens d'appel (ch. 6).