Citation: 6B_909/2014 E. 2.6.2

2.6.2. En tant que la recourante fonde son argumentation non sur la base des faits retenus, dont elle n'a pas démontré l'arbitraire (cf. supra consid. 1) mais sur la base de faits qu'elle invoque librement (arrivée inopinée de l'intimé et vitesse excessive), elle n'articule aucun grief recevable tiré de l'application erronée du droit matériel, de sorte que son grief tombe à faux. Pour le surplus, la violation par la recourante de la règle de prudence imposée par les art. 3 al. 1 et 41 al. 2 OCR (cf. supra consid. 2.2. à 2.4) était propre selon le cours ordinaire des choses à entraîner le résultat qui s'est produit. En outre, il ressort des constatations cantonales que le passage d'enfants à trottinette était fréquent dans la rue où a eu lieu l'accident, endroit que la recourante connaissait. Il n'y avait donc rien d'extraordinaire à ce que l'intimé circule à trottinette sur le trottoir. Au demeurant, même en supposant que l'intimé ait contrevenu aux dispositions de la LCR, son comportement n'avait rien d'exceptionnel au point de reléguer à l'arrière-plan le comportement de la recourante, qui n'a pas regardé sur sa gauche avant de franchir le trottoir et qui n'a donc pas vu l'intimé.