Citation: 6B_814/2023 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que la demande de révision du recourant était recevable. En effet, les échanges Whatsapp et les messages audios entre F.________ et le recourant de janvier 2023 (ci-après: pièces 3 et 4) ainsi que la conversation Messenger entre ce dernier et C.________ de décembre 2022 (ci-après: pièce 2), constituaient des faits nouveaux puisqu'ils n'avaient pas été soumis à l'appréciation des premiers juges. Ils concernaient en outre des questions déterminantes pour statuer sur la culpabilité du condamné. En revanche, la cour cantonale a considéré que ces faits n'étaient pas sérieux, rappelant notamment que, pour fonder leur conviction quant à la culpabilité du recourant, les juges de première et seconde instances avaient constaté que celui-ci avait admis avoir été contrarié par le fait que son amie C.________, avec qui il se trouvait en instance de séparation, fut hébergée par B.________, qu'il n'avait pas nié lui avoir envoyé plusieurs dizaines de messages menaçants et injurieux ni avoir cherché par tous les moyens à connaître son adresse pour aller récupérer la prénommée, et qu'il avait reconnu s'être rendu à une reprise chez B.________, en justifiant ses actes par son alcoolisation. Le tribunal de première instance puis la Cour d'appel pénale avaient en outre retenu que les déclarations de la victime étaient crédibles, contrairement à celles du recourant. Elles étaient en effet corroborées par les lésions constatées par le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), à savoir des marques de strangulation au cou, par les témoignages de F.________ et G.________, lesquels avaient attesté de l'état émotionnel de B.________ à la suite des faits et par le contexte général de l'agression, le recourant n'ayant pas supporté que son amie soit partie vivre chez ce dernier. Il ressortait par ailleurs des messages adressés par le recourant à B.________ qu'il cherchait à découvrir son adresse pour s'en prendre physiquement à lui, qu'il s'y était rendu en repérage en menaçant de revenir et qu'il avait, à une reprise, évoqué l'usage de cagoules. La victime avait ainsi été parfaitement crédible lorsqu'elle indiquait avoir entendu un des agresseurs cagoulés dire: "C'est lui qui baise ma gonzesse", déclaration qui désignait incontestablement le recourant. En l'occurrence, les échanges et les conversations rapportées par le recourant ne permettaient pas de remettre en question le jugement rendu. Les propos contenus dans les pièces produites étaient dénués de consistance. En particulier, les allégations selon lesquelles G.________ serait en possession de photographies prises quelques jours avant le 29 mai 2020, sur lesquelles B.________ aurait déjà présenté des lésions au cou en raison d'une tentative de suicide par pendaison, ne reposaient sur aucun élément concret. Il s'agissait là uniquement de vagues rumeurs énoncées à l'occasion de conversations, dont on comprenait difficilement le contexte et qui étaient initiées par le recourant lui-même. Les pièces 4 et 5 ne comportaient pas davantage d'éléments concrets susceptibles de remettre en cause les nombreux indices concordants sur lesquels s'étaient fondés les premiers juges pour asseoir leur conviction. La cour cantonale a en outre relevé que F.________ et G.________, dont les auditions étaient à nouveau demandées par le recourant, avaient été longuement entendus en cours d'enquête et ce, en présence des avocats des parties; ils avaient notamment été interrogés sur les éventuelles idées suicidaires de B.________. Or, à aucun moment, ces témoins, ni aucun autre d'ailleurs, n'avaient mentionné l'existence de photographies prises avant les faits. On ne distinguait de plus pas pour quelle raison G.________, à qui il avait été demandé si B.________ lui avait fait part de funestes intentions, aurait tu l'existence de ces photographies s'il les avait vues ou eues en sa possession. La cour cantonale a enfin ajouté que ces deux témoins avaient été parfaitement clairs sur l'état émotionnel dans lequel se trouvait B.________ à la suite de l'agression qu'il avait subie. Il s'ensuivait que les conversations et échanges écrits produits par le recourant ne constituaient pas des moyens de preuve sérieux propres à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fondait la condamnation. Cela était d'autant plus vrai que la pièce 5 laissait entendre que des tiers se seraient fait passer pour le recourant soit, en d'autres termes, qu'une agression aurait bien eu lieu mais aurait été commise par d'autres, alors que les pièces 3 et 4 démontreraient, selon le recourant, qu'il ne s'était rien passé, ce qui était contradictoire. Pour le surplus, en l'absence des photographies évoquées, dont en définitive rien n'indiquait qu'elles existaient, il n'y avait aucune raison de procéder à une nouvelle audition de F.________, de G.________ et de C.________, lesquels avaient déjà été entendus lors de l'enquête, respectivement à une, deux et quatre reprises.