Citation: 1C_392/2010 16.09.2010 E. B

Par arrêt du 2 septembre 2010, la IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a confirmé cette décision. Se plaignant de la partialité des autorités estoniennes à l'égard de la minorité russophone dont il faisait partie, A.________ invoquait le principe de la présomption d'innocence. Ses reproches ne se rapportaient toutefois pas à la procédure pénale dont il faisait l'objet. Il en allait de même des allégations relatives au recours excessif à la force durant une manifestation. Si le recourant n'avait pas été entendu par le Juge d'instruction pour certains délits, cela était dû au fait qu'il s'était soustrait à un ordre d'assignation à domicile. Le juge avait reconnu l'existence d'un fondement légal à la détention, ce qui ne portait pas atteinte au principe de la présomption d'innocence. Les questions de culpabilité échappaient au juge de l'extradition. Même si des audiences de jugement avaient été appointées au mois de septembre 2010, elles ne devaient pas forcément aboutir à un jugement par défaut.