Citation: 1C_684/2020 E. 4

Dans un second grief fondé sur l'art. 16 al. 1 LPA/GE, la recourante soutient avoir été empêchée sans sa faute et en raison d'un cas de force majeure de verser l'avance de frais dans le délai prolongé imparti à cet effet. Elle se prévaut notamment d'un certificat médical établi le 2 décembre 2020 par son médecin-traitant selon lequel elle présente actuellement et depuis quelques mois une situation difficile tant sur le plan personnel que psychologique nécessitant un suivi spécialisé et que l'état constaté ce jour a certainement pu affecter sa capacité à faire un recours dans les délais auprès des autorités judiciaires au courant du mois d'octobre 2020. L'art. 16 al 1 LPA/GE auquel se réfère la recourante ne s'applique qu'aux délais fixés par la loi, ce qui n'est pas le cas du délai qui lui a été imparti par la Chambre administrative pour verser l'avance de frais. L'argumentation relative à un empêchement non fautif d'agir dans le délai relève plutôt d'une demande de restitution de délai au sens de l'art. 16 al. 3 LPA/GE. Or, il appartient à l'autorité compétente sur le fond de se prononcer sur une telle demande et non au Tribunal fédéral (cf. arrêts 2C_674/2019 du 29 juillet 2019 consid. 2.2 et 4A_467/2017 du 22 mai 2018 consid. 1.3; JEAN-MAURICE FRÉSARD, in Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, n° 19a ad art. 50 LTF), qui ne pourrait au demeurant pas entrer en matière compte tenu du principe d'épuisement matériel des instances, dès lors que le grief porte sur l'application du droit cantonal (cf. arrêt 1C_242/2018 du 27 novembre 2018 consid. 4). Par ailleurs, en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF, l'allégation de preuves nouvelles n'est pas admissible devant le Tribunal fédéral qui n'aurait ainsi pas été en mesure de prendre en considération le certificat médical produit par la recourante pour tenter de démontrer qu'elle se trouvait dans un cas de force majeure l'ayant empêché sans sa faute de verser l'avance de frais dans le délai. En application de l'art. 30 al. 2 LTF, il convient de transmettre l'écriture de la recourante du 7 décembre 2020 à la Chambre administrative en tant qu'elle vaut demande en restitution de délai au sens de l'art. 16 al. 3 LPA/GE pour qu'elle se prononce à ce sujet (cf. arrêts 2C_674/2019 du 29 juillet 2019 consid. 2.2 et 4A_467/2017 du 22 mai 2018 consid. 1.4).