Citation: 6B_12/2021 E. A

A.a. A.________, ressortissant marocain né en 2000 ou en 2001, s'est présenté le 6 mai 2020 à X.________, dans les locaux de la police, sous l'identité de B.________, ressortissant marocain né le 12 décembre 2003. Auditionné alors en qualité de prévenu mineur, il a reconnu ne pas disposer des autorisations nécessaires pour séjourner en Suisse. Il était alors dépourvu de pièce d'identité. A.b. Le 10 juin 2020, A.________ a été interpellé à X.________ en compagnie du dénommé C.________, après qu'ils avaient été observés en train de commettre le vol à la tire d'un porte-monnaie à proximité d'un arrêt de tramway. Auditionné le même jour sous l'identité de B.________, A.________ a contesté tout acte de vol, expliquant que son comparse avait agi seul. Il a en revanche reconnu séjourner en Suisse sans les autorisations nécessaires. A.c. A.________ a été entendu le 11 juin 2020 par le Juge des mineurs, en présence d'un interprète de langue arabe. Lors de cette audition, il a en substance reconnu ne pas s'appeler B.________. S'il a par ailleurs affirmé ne pas connaître sa date de naissance, le Juge des mineurs a néanmoins relevé qu'à teneur des renseignements de police et au regard des données signalétiques recueillies, il était connu en France à raison de 14 signalisations pour des vols et actes de violence commis entre mars 2017 et octobre 2019, et ce sous 9 identités différentes, qui toutes faisaient mention d'une date de naissance comprise entre 2000 et 2001. Par ordonnance du même jour, le Juge des mineurs s'est ainsi dessaisi de la procédure ouverte contre A.________ et l'a transmise au ministère public comme objet de sa compétence. A.d. Par ordonnance pénale du 11 juin 2020, le Ministère public de la République et canton de Genève a condamné A.________ pour vol (art. 139 ch. 1 CP) et pour infraction à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (art. 115 al. 1 let. a et b LEI) à une peine privative de liberté de 60 jours, avec sursis pendant 3 ans. L'ordonnance pénale lui a été notifiée en mains propres le même 11 juin 2020, à laquelle était jointe une traduction en arabe de la mention des voies de droit. A.e. Le 6 août 2020, A.________ a été entendu par le ministère public, en présence de son défenseur ainsi que d'un interprète en langue arabe, ensuite de l'opposition qu'il avait formée contre une autre ordonnance pénale, rendue le 5 juillet 2020 pour infraction à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI). Lors de cette audition, il a affirmé ne pas avoir su qu'il pouvait former opposition contre l'ordonnance pénale du 11 juin 2020, alors qu'il aurait souhaité le faire. Par courrier de son conseil, adressé le 7 août 2020 au ministère public, A.________ a formé opposition à l'ordonnance pénale du 11 juin 2020.