Citation: 5A_893/2013 E. 5.2

5.2. L'argumentation de la recourante ne démontre pas l'arbitraire dans l'établissement des faits (cf. supra consid. 2.2. et 4.2.1). Tout d'abord, l'indépendance de la recourante par rapport à Z.________, sur laquelle la recourante insiste principalement, n'exclut en rien que Z.________ puisse la représenter; au contraire, l'absence de dualité juridique rendrait la question de la représentation superflue. Ensuite, dans la mesure où la recourante conteste ce pouvoir de représentation en se fondant sur une loi libyenne dont elle n'a pas fait état devant l'autorité cantonale, elle invoque un moyen nouveau, irrecevable dans le présent recours (cf. supra consid. 2.3); dans la mesure où elle le conteste en affirmant que ses statuts n'y font pas référence, cette argumentation ne convainc pas, les pouvoirs de représentation pouvant trouver leur fondement dans un acte juridique distinct. Enfin, en tant que la recourante critique le terme " possible " qu'a utilisé l'autorité cantonale pour retenir l'existence d'un pouvoir de représentation, en prétendant qu'un fait " possible " n'est pas un fait " vraisemblable ", elle méconnaît la notion de simple vraisemblance, étant donné que, en matière de séquestre, le juge peut précisément tenir des faits pour vraisemblables sans pour autant devoir exclure la possibilité qu'ils se soient déroulés autrement (cf. supra consid. 3). Pour le reste, la recourante ne fait que reprendre les faits tels que retenus dans l'arrêt attaqué (relation d'affaires entre les parties, en particulier, mandat du 14 mai 2009; intervention de la recourante dans l'exécution du mandat litigieux; comportement de la recourante à la réception des factures d'honoraires) pour en tirer des déductions contraires à celles de l'autorité cantonale; cette motivation, appellatoire, ne démontre pas que cette autorité aurait versé dans l'arbitraire en suivant l'appréciation du premier juge quant à la qualité de débitrice de la recourante. Le grief de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits ne peut donc qu'être rejeté dans le mesure où il est recevable.