Citation: 5A_360/2019 E. 8

Le recourant reproche enfin à la cour cantonale d'avoir omis de tenir compte du fait que l'intimée atteindra l'âge de la retraite le 20 avril 2028, à savoir avant lui. A partir de cette date, elle percevra des rentes (AVS, LPP et assurance-vie). La juridiction précédente aurait ainsi violé l'art. 125 CC en ne limitant pas la durée de la pension litigieuse au jour de la retraite de l'intimée ou, à tout le moins, en ne portant pas en déduction les montants perçus par elle à ce titre du montant de la contribution d'entretien qui pourrait encore lui être allouée après sa retraite. En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - et l'ex-époux ne le prétend pas dans son présent recours - qu'il aurait fait valoir ce grief en appel, alors que le premier juge l'avait astreint à verser la pension litigieuse jusqu'à l'âge de sa propre retraite et non de celle de l'ex-épouse et que la durée de la contribution d'entretien était discutée en appel, l'intimée souhaitant que la pension soit fixée pour une durée illimitée. Faute d'épuisement des griefs en instance cantonale, cet argument est irrecevable (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1).