Citation: 8C_146/2023 E. A

A.________, né en 1979, a exercé une activité saisonnière en tant que serveur à la buvette B.________ depuis 2016, dans le cadre de contrats de travail successifs. Pendant les périodes de fermeture de la buvette B.________, il a bénéficié régulièrement de prestations de l'assurance-chômage. A la fin de la saison 2021 - durant laquelle il avait travaillé du 1er juin au 30 novembre 2021 -, l'assuré s'est annoncé à l'Office cantonal genevois de l'emploi (ci-après: l'OCE), en indiquant une disponibilité à l'emploi de 100 % dès le 1er décembre 2021. Par décision du 17 janvier 2022, confirmée sur opposition le 23 février suivant, l'OCE a déclaré l'assuré inapte au placement. Il a relevé que dans une précédente décision du 10 février 2021, par laquelle l'assuré avait été déclaré apte au placement à compter du 25 novembre 2020, l'attention de celui-ci avait été attirée sur le fait que s'il devait se réinscrire au chômage au terme d'un nouveau contrat avec la buvette B.________, son aptitude au placement serait à nouveau examinée; il lui appartenait dès lors de rechercher, durant toute l'année et notamment durant la durée de son contrat de travail avec la buvette B.________, un poste à durée indéterminée au besoin en dehors de sa profession et de conserver les justificatifs relatifs à ses démarches qui lui seraient alors demandés. Or, en l'espèce, l'assuré n'avait pu justifier que de recherches durant les trois derniers mois précédant sa réinscription et d'une attestation selon laquelle il serait à nouveau engagé à la buvette B.________ dès le 2 mars 2022.