Citation: 6B_78/2020 E. 1.2

1.2. Selon la cour cantonale, le recourant avait soutenu qu'une expertise serait nécessaire pour lever le doute existant à propos de la vitesse calculée par le système de mesure concerné, cela "de l'avis même de l'Institut suisse de métrologie". En se fondant sur les photographies prises au début et à la fin du contrôle routier - lesquelles divergeaient quelque peu -, le recourant avait tout d'abord soutenu que la mesure n'était pas valable car l'angle des caméras avait varié. Or, les échanges de correspondances entre l'intéressé et le METAS avaient révélé que le déplacement en question était sans incidence sur le résultat, que seul le déplacement du capteur pourrait en avoir une et qu'il était impossible, sans expertise, de dire si ledit capteur avait bougé. Un courrier du METAS du 23 mai 2019 indiquait en outre que le déplacement pouvait avoir lieu dans trois directions, dont deux étaient sans influence sur le résultat d'une mesure de vitesse. Le recourant n'avait apporté aucun indice permettant de penser que le capteur aurait bougé pendant le contrôle, à plus forte raison dans la seule direction pouvant avoir un impact sur le résultat du contrôle. C'était à tort que le recourant avait soutenu que l'altération de l'alignement aperçu sur deux photographies pouvait impliquer une modification du capteur. En effet, dans son courrier du 4 juillet 2019, le METAS avait indiqué que la vitesse était mesurée exclusivement à partir du capteur, que la caméra n'avait aucune influence dans la mesure et que "vu que le capteur [était] ici notamment séparé de l'appareil photo, il n'[était] pas possible de dire s'il y [avait] eu un déplacement du capteur ou pas". Il n'y avait donc pas lieu de vérifier, par le biais d'une expertise, si le capteur avait ou non bougé. La cour cantonale a encore exposé que l'argumentation du recourant portant sur une éventuelle modification de l'angle d'inclinaison ou d'alignement du système de mesure était sans portée puisque, même à suivre son raisonnement, la marge d'erreur pouvant en résulter restait inférieure à la marge de sécurité de 4 km/h qui avait été déduite de la vitesse constatée pour parvenir à la vitesse retenue de 111 km/h.