Citation: 4D_45/2009 09.06.2009 E. 4

La recourante dénonce aussi une violation arbitraire de l'art. 18 CO. Elle soutient en substance que la lettre du contrat était tout à fait claire s'agissant de l'absence de toute obligation de raccordement lui incombant et que, partant, l'autorité cantonale n'avait pas à se livrer à une interprétation du contrat. Subsidiairement, elle prétend que l'autorité cantonale aurait dû procéder à une interprétation objective et non pas, comme elle l'a fait, à une interprétation subjective. Le moyen doit être écarté dans son ensemble. Après avoir relevé qu'il est difficile de déterminer ce qu'englobent exactement les postes 330 et 331, et plus précisément de savoir si le montage porte aussi sur le raccordement litigieux - métallique -, l'autorité cantonale a souverainement constaté, à la suite d'une appréciation des preuves à disposition - exempte de tout reproche (cf. considérant 2.2.1) -, qu'il était initialement prévu entre les parties que la recourante poserait un raccord métallique. On ne saurait donc suivre la recourante, lorsqu'elle affirme, au début de son grief, que les termes du contrat sont parfaitement limpides et que, partant, « toute interprétation du contrat était superflue ». Dès lors que la réelle et commune intention des parties a, sur la question du raccordement litigieux, été souverainement déterminée, de façon définitive, par l'autorité cantonale, il n'y avait pas lieu de faire application de la théorie de la confiance ancrée à l'art. 18 CO. Cela étant, on ne voit pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé, de manière insoutenable, la disposition en question. Aucune démonstration allant dans ce sens n'est du reste entreprise, la recourante construisant l'essentiel de son grief sur une nouvelle critique de l'appréciation des preuves opérée par l'autorité cantonale.