Citation: I 134/03 24.02.2004 E. A

Par décision du 31 août 1999, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après : office AI) a rejeté la demande de prestations, tendant notamment à l'octroi d'une rente, présentée le 5 novembre 1998 par S.________. Il a considéré, en substance, que le prénommé ne subissait aucune diminution de sa capacité de travail, et donc de gain, en raison d'une atteinte à la santé physique ou mentale, de sorte que les conditions d'octroi de prestations de l'assurance-invalidité n'étaient pas remplies. Cette appréciation se fondait en particulier sur les conclusions du docteur A.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales, (rapport du 15 juillet 1999), et celles du docteur B.________, psychiatre et psychothérapeute, (rapport du 1er juin 1999), selon lesquelles l'assuré était atteint d'un trouble somatoforme douloureux avec épisode dépressif réactionnel qui n'entraînait toutefois pas de diminution significative de sa capacité de travail. Le 26 novembre 1999, S.________ a derechef présenté une demande de prestations. Après avoir requis l'avis du médecin traitant de l'assuré, le docteur C.________, l'office AI a chargé le docteur D.________, psychiatre et psychothérapeute, puis le docteur E.________, neurologue, d'une expertise. Dans son rapport du 17 août 2000, le psychiatre a fait état d'un syndrome douloureux somatoforme persistant et d'un trouble dépressif léger qui ne limitaient pas la capacité de travail de l'assuré sur le plan strictement psychiatrique. De son côté, le docteur E.________ a diagnostiqué un syndrome polyalgique et polymorphe sans substrat objectif et une possible régression massive de la personnalité. Sur le plan somatique, il n'a constaté aucune aggravation de l'état de santé par rapport aux évaluations antérieures et conclu à une capacité de travail entière dans l'activité habituelle de maçon comme dans une activité adaptée (rapport du 13 décembre 2000). Par la suite, l'assuré a encore été soumis à une expertise pluridisciplinaire auprès de la Policlinique X.________, fonctionnant en qualité de Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI). Les docteurs F.________ et G.________, du COMAI, ont établi leur rapport d'expertise le 28 décembre 2001, en se fondant notamment sur un consilium de psychiatrie de la doctoresse H.________. Selon les constatations de cette dernière, une incapacité de travail en tout cas partielle devait être reconnue à l'assuré «en raison du faible espoir d'amélioration» de la situation. Par décision du 7 octobre 2002, l'office AI a refusé à nouveau toute prestation à l'assuré, attendu que l'état de santé de ce dernier ne s'était pas modifié depuis sa première décision du 31 août 1999 et qu'il n'y avait pas lieu de procéder à une révision (procédurale) de celle-ci.