Citation: 5P.38/2001 29.03.2001 E. 3

3.- La recourante se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) sur la fixation par la cour cantonale tant du taux des intérêts (cf. consid. 2a supra) que du point de départ de ceux-ci (cf. consid. 2b supra). a) Sur le premier point, la recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir statué de manière arbitraire, car en claire contradiction avec la situation de fait. En effet, selon eux, la Banque n'aurait pas indiqué en vertu de quoi l'intimé serait soumis au taux maximum de 10% inscrit au registre foncier, et le débiteur n'aurait pas donné son accord à cet égard (cf. consid. 2a supra). Or les juges cantonaux ont eux-mêmes constaté que par convention signée le 8 août 1994, le débiteur avait autorisé la Banque à faire valoir, en lieu et place des créances garanties, toutes les créances qu'incorporait le titre, et qu'il avait reconnu expressément être débiteur du capital, des intérêts échus de trois années et des intérêts courants au taux de 10% par année. b) En ce qui concerne le point de départ des inté-rêts réclamés, la recourante se plaint d'une application arbitraire de l'art. 818 al. 1 ch. 3 CC. Selon elle, il est arbitraire de retenir, comme l'ont fait les juges cantonaux, que l'intérêt afférent à la dette incorporée dans une cédule hypothécaire ne peut être réclamé par le créancier que dès la date d'exigibilité du capital. En effet, lorsque les parties passent une convention par laquelle le débiteur transfère au créancier la propriété d'une cédule hypothécaire et se reconnaît débiteur du capital, des intérêts échus de trois années et des intérêts courants à un taux convenu, elles ne font que fixer l'étendue du montant servant au total de sûretés (cf. ATF 115 II 349 consid. 3 p. 355).