Citation: I 364/04 26.07.2005 E. 4

A la lecture des avis émanant aussi bien du Centre Y.________ que de l'Hôpital X.________, il est constant qu'une comorbidité psychiatrique, d'une acuité et d'une durée importantes, n'est pas associée au trouble somatoforme douloureux. En effet, ce trouble s'accompagne d'un état dépressif léger et de traits passifs-agressifs de la personnalité, qui ne sont d'ailleurs pas traités. Quant aux autres critères retenus par la jurisprudence, singulièrement la chronicité des douleurs ainsi que l'échec de mesures de réhabilitation, il faut constater que les experts du Centre Y.________ ont admis que les douleurs n'empêcheraient pas le recourant de mettre sa capacité de travail à profit et que des mesures de réadaptation d'ordre professionnel n'étaient pas à exclure d'emblée (rapport du 7 septembre 1999, p. 18). En outre, le recourant demeure intégré socialement, dès lors qu'il s'occupe de ses deux plus jeunes enfants, qu'il entretient des contacts assez réguliers avec ses deux frères habitant en Suisse, ainsi qu'avec plusieurs beaux-frères et plusieurs neveux habitant la région (rapport du 7 septembre 1999, p. 7). Dans ces conditions, on doit nier - d'un point de vue juridique - qu'une mise en valeur de la capacité de travail du recourant, jugée complète au plan somatique dans une activité adaptée, ne puisse plus entièrement être exigée de sa part. C'est dès lors à juste titre que la juridiction de recours a réformé la décision administrative et supprimé la demi-rente, car le taux d'invalidité de 23 % (qui n'est ni contesté en tant que tel ni sujet à discussion) n'ouvre pas droit à cette prestation (art. 28 al. 1 LAI). Le recours est mal fondé.