Citation: 6B_630/2021 E. 2.2

2.2. Selon la cour cantonale, conformément à l'art. 49 CP, il convenait de fixer une peine de base, pour les faits les plus graves, et de l'aggraver en fonction des autres infractions retenues. Il fallait pour ce faire retenir plusieurs périodes d'activité criminelle en concours. La circonstance aggravante du métier, qui absorbait les tentatives, était applicable pour chaque période d'activité du recourant, lesquelles étaient séparées par des allers-retours dans son pays. Même si ses mobiles procédaient à chaque fois du même appât du gain, il avait renouvelé son intention délictuelle à chaque fois qu'il avait repris le chemin de la région genevoise pour s'y livrer à une nouvelle série d'infractions. Il y avait donc concours de plusieurs vols par métier, chaque incidence étant passible de la peine prévue à l'art. 139 al. 2 CP. La première période s'étendait du 21 janvier au 26 février 2016; le recourant était reconnu coupable de 18 vols (dont quatre tentatives), commis par métier et en bande dans cet intervalle de cinq semaines. Pendant la deuxième période, soit l'été 2016 (22 juillet au 14 août), le recourant avait commis quatre cambriolages (dont une tentative). Une troisième période s'étendait du 13 octobre 2016 au 21 janvier 2017, au cours de laquelle 19 cambriolages (dont trois tentatives) avaient lieu, étant précisé que son activité s'était concentrée surtout entre les 8 et 26 novembre, soit 19 jours au cours desquels le recourant avait commis 16 cambriolages. Une quatrième et dernière période s'étendait entre les 6 juin et 19 novembre 2017, au cours de laquelle 29 cambriolages (dont huit tentatives) étaient perpétrés, étant précisé que son activité avait été particulièrement intense entre les 6 juin et 14 juillet (12 cambriolages dont deux tentatives) et en novembre (11 cambriolages dont quatre tentatives), et n'avait pris fin qu'avec son arrestation en France le 20 novembre 2017. Ces derniers faits de vols par métier et en bande devaient être retenus comme les plus graves, et justifiaient le prononcé d'une peine de base de trois ans. Cette peine devait être aggravée à chaque fois d'une année pour les vols commis en janvier - février 2016 et entre octobre 2016 et janvier 2017 (peine théorique : 18 mois), et encore de trois mois pour les faits de l'été 2016 (peine théorique : six mois). Enfin, le recourant était reconnu coupable de 68 cas de violation de domicile et 61 cas de dommages à la propriété, qui emportaient chacun une aggravation de 10 jours (peine de base : un mois), soit une aggravation de peine arrêtée à deux ans. Une application rigoureuse des règles sur le concours conduirait ainsi au prononcé d'une peine supérieure à celle prononcée par le Tribunal correctionnel. Compte tenu de l'interdiction de la reformatio in pejus de l'art. 391 al. 2 CPP, le sort du recourant ne pouvait toutefois pas être aggravé. Ainsi, un examen attentif de l'ensemble des éléments conduisait à la confirmation de la peine privative de liberté de sept ans prononcée par le Tribunal correctionnel, qui tenait adéquatement compte de la faute importante du recourant, de sa situation personnelle et des circonstances concrètes des faits reprochés.