Citation: 1A.111/2004 29.06.2004 E. 2

Selon la recourante, la demande serait lacunaire. 2.1 La demande d'entraide doit indiquer l'organe dont elle émane et le cas échéant, l'autorité pénale compétente (art. 14 al. 1 let. a CEEJ et 28 al. 2 let. a EIMP); son objet et ses motifs (art. 14 al. 1 let. b CEEJ et 28 al. 2 let. b EIMP); la qualification juridique des faits (art. 14 al. 2 CEEJ et 28 al. 2 let. c EIMP); la désignation aussi précise et complète que possible de la personne poursuivie (art. 14 al. 1 let. c CEEJ et 28 al. 2 let. d EIMP), ainsi qu'un bref exposé des faits essentiels (art. 28 al. 3 let. a EIMP). Les indications fournies à ce titre doivent simplement suffire pour vérifier que la demande n'est pas d'emblée inadmissible (ATF 116 Ib 96 consid. 3a p. 101; 115 Ib 68 consid. 3b/aa p. 77). Une demande peut se référer à une ou plusieurs demandes antérieures qu'elle complète (ATF 109 Ib 158 consid. 2b p. 161/162). Encore faut-il qu'il existe un lien suffisant entre la demande initiale et ses prolongements (arrêt 1A.231/2003 du 6 février 2004, consid. 3.2). 2.2 La demande du 20 octobre 2003 est certes lapidaire. A la lumière des précédentes toutefois, et notamment celles des 8 février 2000 et 22 avril 2003, on comprend les circonstances suspectes qui ont entouré la déconfiture de Z.________. Les crédits consentis ou garantis par le G.________ et F.________ à Z.________, notamment pour l'obtention de la garantie contre les risques à l'exportation, auraient donné lieu à des détournements de fonds, d'un montant considérable, par le truchement de documents falsifiés et de transactions simulées. S'agissant de la recourante en particulier, celle-ci aurait servi à des versements suspects, notamment celui d'un montant de 6'000'000 USD viré par D.________. L'objet des mesures requises à ce propos se distingue des investigations demandées dans la procédure précédente (CP/163/1999) et pour lesquelles les locaux de la recourante avaient déjà fait l'objet d'une perquisition. La demande du 20 octobre 2003 porte sur un autre aspect de l'affaire; elle se réfère à des infractions déterminées et un état de fait distinct, exposé de manière suffisante au regard des art. 14 CEEJ et 28 EIMP, dès lors qu'il est replacé dans son contexte d'ensemble.