Citation: 5A_25/2014 E. 6.2

6.2. Conformément à l'art. 100 LP, applicable en matière de séquestre (art. 275 LP; cf. ATF 41 III 129 consid. 3 in fine ), l'office pourvoit à la conservation des droits mis sous main de justice - ici des créances non incorporées dans des papiers-valeurs ( cf. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. II, 2000, n° 5 ad art. 100 LP) - et à l'encaissement des créances échues. En dépit des doutes de la juridiction précédente, on peut se demander si l'obligation de la recourante de transférer les fonds qu'elle détient ne découle pas déjà du devoir de l'office de gérer les avoirs séquestrés ( cf. Ochsner, Exécution du séquestre, in : JdT 2006 II p. 118 ss). Quoi qu'il en soit, le moyen doit être écarté à plusieurs titres: Tout d'abord, la recourante ne discute pas les motifs de la juridiction cantonale, en sorte que son grief apparaît irrecevable faute de répondre aux exigences légales de motivation (art. 42 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.1; 140 III 86 consid. 2, avec d'autres citations). En outre, le moyen repose sur les postulats que le séquestre ne frapperait pas les comptes de I.________ et J.________, dont les valeurs ne pourraient ainsi être transférées à l'Office, et qu'un transfert des fonds déposés sur le compte du débiteur ne serait pas possible, car le solde de ce compte est inférieur (7'788'459 USD au 16 mai 2013) à la revendication que la recourante serait en droit de formuler du chef des procédures ouvertes au Canada (9'100'000 USD); or, les prémisses de cette argumentation s'avèrent erronées: d'une part, le séquestre vise bien les deux comptes précités ( cf. supra, consid. 4.2.2); d'autre part, la revendication relative aux procédures canadiennes est tardive ( cf. supra, consid. 5.2.2). Enfin, la recourante n'explique pas à quel préjudice l'exposerait la remise des fonds séquestrés à l'Office, étant précisé qu'elle bénéficie d'un « droit de nantissement et de compensation », reconnu par décision judiciaire passée en force, sur les avoirs inscrits au compte du débiteur (art. 76 al. 1 let. b LTF; cf. sur cette exigence. ATF 135 III 46 consid. 4 et les arrêts cités).