Citation: 1A.245/2006 26.01.2007 E. 3

Les recourantes invoquent ensuite le principe de la proportionnalité en rappelant qu'elles seraient des tiers non impliqués. Elles prétendent que, n'ayant elles-mêmes commis aucune infraction, les renseignements requis à leur sujet seraient sans pertinence. L'argument est manifestement mal fondé. Comme le rappelle la cour cantonale, il suffit qu'il existe un rapport objectif entre la mesure d'entraide et les faits poursuivis, sans que la personne soumise à la mesure n'ait forcément participé aux agissements décrits. En l'occurrence, le lien entre les recourantes et les infractions poursuivies réside notamment dans le fait que l'un des comptes visés a servi à la vente d'actions Livedoor, ainsi que dans le fait que l'ayant droit d'un compte de K.________ est Takafumi Horié lui-même. L'autorité requérante est ainsi légitimée à vouloir vérifier si les comptes dont ce dernier disposait ont pu servir à commettre les infractions ou à en recueillir le produit. En outre, comme le relève la Chambre d'accusation, l'ayant droit de l'autre compte de K.________ aurait participé au financement d'achat de titres Livedoor. Quant à l'ayant droit de H.________, il s'agit, comme l'affirme le Juge d'instruction sans être contredit par les recourantes, d'un partenaire commercial de Takafumi Horié. La documentation bancaire révèle également des liens avec d'autres sociétés mentionnées par l'autorité requérante, ce qui vient confirmer la pertinence à tout le moins potentielle des renseignements transmis. A cet égard, le fait que des comptes n'aient été ouverts qu'après la divulgation des fausses informations n'enlève en rien la pertinence des renseignements y relatifs, s'agissant en particulier de rechercher la destination finale des fonds.