Citation: I 275/03 25.07.2003 E. 5

5.1 Cela étant, il convient d'examiner dans quelle mesure le recourant subit une diminution de sa capacité de gain en exerçant une activité adaptée à l'atteinte à sa santé. 5.2 Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une comparaison des revenus. Pour cela, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 28 al. 2 LAI). La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 128 V 30 consid. 1, 104 V 136 consid. 2a et 2b). 5.3 Sont déterminants, lors de la comparaison des revenus au sens de l'art. 28 al. 2 LAI, les rapports existant au moment de l'ouverture du droit à une éventuelle rente, ainsi que les modifications significatives des données hypothétiques déterminantes survenues jusqu'au moment de la décision qui ont des conséquences sur le droit à la rente (ATF 128 V 174; arrêts L. du 18 octobre 2002, I 761/01, et G. du 22 août 2002, I 440/01). Selon l'art. 29 al. 1 let. b LAI, le droit à la rente prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré à présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au moins pendant une année sans interruption notable. Il ressort du rapport du docteur W.________ que l'assuré est en arrêt de travail depuis le 24 novembre 1998, si bien que le délai d'une année était écoulé au mois de novembre 1999. C'est dès lors cette période qui correspond au moment de l'ouverture du droit à une éventuelle rente. Dans son préavis du 14 janvier 2002, l'OAI a tenu compte pour la première fois de la progression du salaire dont le recourant aurait bénéficié s'il avait continué à travailler pour son ancien employeur Y.________ SA. Cette progression se fonde sur les renseignements fournis par l'employeur lui-même pour un ouvrier débutant et sur le calcul du 7 décembre 2001 de la technicienne en réadaptation professionnelle de l'OAI. Passant de 32'931 fr. en 1999 à 42'250 fr. en 2000, le revenu aurait subi une augmentation de plus de 28 %. Or, si l'on se réfère à l'évolution générale des salaires de 1999 à 2000, on observe une progression de 1,3 % (La Vie économique 12/2002 p. 89 tableau B10.2). Le montant du salaire communiqué par l'ancien employeur pour l'année 2000 a évolué dans une proportion telle qu'il peut être considéré comme une modification ultérieure significative des données hypothétiques. Partant, les premiers juges étaient en droit de procéder à la comparaison des revenus en se référant à l'année 2000.