Citation: 1C_433/2012 E. 2.2

2.2. La recourante fait grief aux juges cantonaux de ne pas avoir retenu, dans leur raisonnement juridique, qu'elle "roulait au pas en traversant le carrefour suite à un ordre d'un gendarme lui faisant signe de circuler". Or, si, dans sa partie droit, l'arrêt attaqué ne reprend effectivement pas certains de ces éléments, ceux-ci ressortent dûment de la partie fait ( "Déférant aux signes des gendarmes, Mme X.________ a franchi le carrefour...", arrêt attaqué, p. 2 consid. 2). Quant à l'allure de circulation de la recourante, elle est exposée avec les éléments retenus par le juge pénal ( "...compte tenu du fait qu'elle roulait au pas...", arrêt attaqué, p. 5 consid. 4). Le seul fait que le résultat de l'appréciation juridique à laquelle s'est livrée la cour cantonale ne soit pas celui escompté par la recourante ne signifie pas que les faits précités n'ont pas été pris en considération dans la subsomption. Rien n'indique qu'au moment de procéder à son appréciation juridique, la Cour de justice se serait basée sur d'autres éléments ou aurait méconnu ceux-ci. Au contraire, elle a expressément relevé ne pas s'écarter des faits retenus par l'autorité pénale qui les avait établis au terme d'une procédure contradictoire. Le grief est ainsi mal fondé.