Citation: 6B_355/2023 E. B

Par jugement du 10 novembre 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________. En bref, il en ressort les éléments suivants. B.a. Né en 1983, au bénéfice d'un permis d'établissement, A.A.________ est ressortissant du Portugal et originaire du Cap Vert, tout comme son épouse B.A.________. B.b. Alors que le couple vivait de manière séparée, le 15 juillet 2020, vers 19h00, à U.________, au domicile de A.A.________, sis route de V.________, sous prétexte de lui remettre le linge sale de leurs enfants, A.A.________ a insisté pour que B.A.________ monte dans son appartement. Dans son logement, il est allé chercher les vêtements et les a posés sur la table de la cuisine (ouverte). Alors que B.A.________ se trouvait dos à la porte, il lui a demandé de l'embrasser. Malgré son refus, il a insisté, l'a enlacée et a tenté de l'embrasser, alors qu'elle tournait la tête de gauche à droite tout en lui disant: "non". Il l'a alors encerclée avec ses bras, tout en la faisant pivoter sur le canapé (situé contre le mur) pour la poser à genoux sur le canapé, face au mur, les mains sur le dossier du canapé. Bien que B.A.________ lui manifestât à de multiples reprises son refus (en lui disant "non", qu'elle avait mal, qu'elle était la mère de ses enfants, qu'il ne pouvait "pas lui faire ça") et tentait de le repousser, A.A.________ - qui était positionné derrière elle - s'est appuyé sur elle de tout son poids et avec force, tout en lui tenant les épaules, et a ensuite baissé son vêtement (legging) et sa culotte jusqu'à ses genoux, avant de lui prodiguer de force un cunnilingus, alors qu'elle le suppliait d'arrêter. Malgré les tentatives incessantes de la prénommée de le repousser, en prenant notamment appui sur le dossier du canapé, A.A.________ - qui avait baissé son pantalon - a engagé davantage de poids sur elle, notamment sur ses jambes, et l'a pénétrée vaginalement contre son gré (sans préservatif). Déployant toute sa force, B.A.________ a ensuite réussi à se libérer et à s'enfuir, tout en se rhabillant. Le prénommé l'a alors rattrapée avant qu'elle n'atteigne la porte et l'a saisie une nouvelle fois en l'encerclant avec ses bras, pour l'emmener dans une autre pièce, avant de la pousser sur une étagère basse. Alors qu'elle se trouvait face à lui, le dos sur cette étagère, et le repoussait en se débattant avec ses bras et ses jambes tout en lui signifiant son refus, il a une nouvelle fois descendu son vêtement (legging) et son sous-vêtement (sa culotte) en la maintenant avec le poids de son corps, puis l'a une seconde fois pénétrée vaginalement (sans préservatif) contre sa volonté. A un moment donné et d'une manière indéterminée elle est parvenue à le repousser et à quitter l'appartement. B.A.________ a déposé plainte le 18 août 2020 et s'est constituée partie civile.