Citation: 4A_188/2009 24.08.2009 E. 2

Il est constant que la défenderesse s'est chargée d'un mandat en faveur du demandeur, depuis le début du mois de février 2001 jusqu'à la fin du mois de juin suivant, et qu'elle devait notamment s'efforcer d'obtenir, de l'assureur Z.________ SA, le versement du capital d'invalidité au montant de 30'000 francs. Selon l'art. 398 al. 2 CO, le mandataire est responsable, envers le mandant, de la bonne et fidèle exécution du mandat. L'échec de la mission assumée n'est certes pas suffisant à engager sa responsabilité; il doit seulement réparer les conséquences d'actes ou d'omissions contraires à son devoir de diligence. En règle générale, l'étendue de ce devoir s'apprécie selon des critères objectifs; il s'agit de déterminer comment un mandataire consciencieux, placé dans la même situation, aurait agi en gérant l'affaire en cause; les exigences sont plus rigoureuses à l'égard du mandataire qui exerce son activité à titre professionnel et contre rémunération (ATF 115 II 62 consid. 3a; voir aussi ATF 127 III 328 consid. 3 p. 331). Le demandeur fait grief à la défenderesse de n'avoir pas satisfait à son devoir de diligence, et il la tient pour responsable de la perte du capital d'invalidité qui n'a pas été réclamé en temps utile.