Citation: 9C_279/2018 E. A

A.________, mariée et mère de deux enfants (nés en 1990 et 1994), a travaillé à mi-temps comme aide-infirmière dans l'établissement B.________ à partir du 1er janvier 2008. En août 2012, son employeur l'a annoncée à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) pour une détection précoce, puis a, par la suite, mis fin aux rapports de travail au 31 janvier 2013. Après un entretien avec une collaboratrice de l'office AI, le 17 septembre 2012, A.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité le lendemain. L'administration a recueilli différents avis médicaux, dont il ressortait que l'assurée a été mise en arrêt de travail à des taux variables dès le 5 janvier 2012, en raison de troubles psychiques. Du 8 juillet 2013 au 19 janvier 2014, A.________ a bénéficié d'une mesure de réinsertion sous la forme d'un stage d'entraînement à l'endurance auprès du Centre d'intégration socioprofessionnelle (CIS). Elle a été soumise à une expertise pluridisciplinaire confiée aux docteurs C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, et D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Selon leurs conclusions respectives des 2 juillet 2014 et 15 janvier 2015, l'assurée avait recouvré une capacité résiduelle de travail de 50 % dès le 1er janvier 2014. L'office AI a encore mis en oeuvre une enquête économique sur le ménage, selon laquelle l'assurée aurait, sans atteinte à la santé, continué son activité lucrative à 50 % (rapport du 20 août 2015). Le 28 novembre 2016, il a mis A.________ au bénéfice d' une rente d'invalidité du 1er mars 2013 au 31 mars 2014. En bref, il a considéré qu'à partir du 1er mars 2013, le taux d'invalidité de l'assurée, qui devait être considérée comme une personne exerçant une activité lucrative à mi-temps et s'occupant pour le reste de ses travaux habituels, était de 58,38 % (soit, 50 % d'invalidité dans la sphère professionnelle [empêchement de 100 % pondéré à 50 %] et 8,38 % d'invalidité dans la sphère ménagère [16,76 % x 0,5]). Dès le mois d'avril 2014, A.________ présentait en revanche un degré d'invalidité de 16,24 % (en fonction désormais d'un empêchement de 15,72 % pondéré à 50 % [7,86 %] pour la part consacrée à l'exercice d'une activité lucrative), insuffisant pour maintenir le droit à la rente.