Citation: C 416/00 25.09.2001 E. 4

4.- a) Les premiers juges ont retenu que A.________ n'avait envoyé qu'à la fin du mois d'août 1999 ses offres de service aux sociétés Z.________ et X.________ SA. Pour sa part, A.________ soutient qu'elle a adressé son curriculum vitae à ces entreprises en date du 29 juin 1999, après leur avoir téléphoné, puis qu'elle a renouvelé ses démarches par courriers du 27 août 1999, à la demande du SPP. La version des faits présentée par l'assurée n'est toutefois pas vraisemblable. En effet, d'une part, on comprend mal que les lettres adressées selon elle le 29 juin à Z.________ et X.________ SA, aient été l'une et l'autre égarées en cours d'acheminement. D'autre part, les déclarations de B.________, en charge du dossier pour Z.________ et de C.________, pour X.________ SA, infirment ses allégations - en partie contradictoires (cf. "rapport d'entretien du G.S.P." du 26 août 1999 et lettre de l'assurée du 19 octobre 1999 au groupe réclamations) - relatives à des premières prises de contact par téléphone en juin 1999. b) La juridiction cantonale a ensuite considéré que la faute commise par l'assurée n'était que légère, car cette dernière n'a refusé aucun emploi concret. En effet, d'après les premiers juges, le SPP n'a pas assigné à l'assurée un emploi déterminé en l'invitant à se présenter à Z.________ et X.________ SA, car rien n'indique qu'elle aurait effectivement obtenu un engagement en s'adressant à ces entreprises de placement. Cet argument ne convainc pas : le SPP n'a pas exigé de l'assurée qu'elle s'inscrive sur une liste de demandeurs d'emploi tenue par des agences de placement, dans l'espoir que ces dernières puissent lui proposer un emploi dans un délai indéterminé; au contraire, X.________ SA et Z.________ cherchaient à pourvoir rapidement des postes de réceptionniste et de téléphoniste-réceptionniste tout à fait concrets, à Y.________, auprès d'une multinationale et d'une banque. Certes, A.________ n'était pas certaine d'être engagée si elle se présentait, mais une telle situation est inhérente à toute offre de service à un employeur potentiel. Dans ces circonstances, la faute commise par l'assurée est grave et le groupe réclamations de l'OCE n'a pas fait un usage critiquable de son pouvoir d'appréciation (cf. ATF 123 V 152 consid. 2) en fixant à 31 jours la durée de la suspension du droit à l'indemnité de chômage. Le recours de A.________, manifestement infondé, doit par conséquent être rejeté (art. 36a al. 1 let. b OJ) dans la mesure où il est recevable, alors que celui du SPP sera partiellement admis. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :