Citation: 2C_968/2021 E. 5.1

5.1. En principe, il n'existe pas de droit à la délivrance d'une autorisation de séjour, à moins que l'étranger ou un membre de sa famille vivant en Suisse ne puisse invoquer dans ce sens une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité (ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342; 130 II 281 consid. 2.1 p. 284 et les références citées). Un étranger peut toutefois, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'art. 8 § 1 CEDH pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille. Encore faut-il, pour pouvoir invoquer cette disposition, non seulement que l'étranger puisse justifier d'une relation étroite et effective avec une personne de sa famille, mais aussi que cette dernière possède le droit de résider durablement en Suisse, ce qui suppose qu'elle ait la nationalité suisse ou qu'elle soit au bénéfice d'une autorisation d'établissement (cf. ATF 139 I 330 consid. 2.1; 135 I 143 consid. 1.3.1;130 II 281 consid. 3.1; 129 II 193 consid. 5.3.1). De longue date, la jurisprudence a précisé que le fait qu'un étranger, en raison d'une situation personnelle difficile, soit au bénéfice d'une autorisation de séjour au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEI (anciennement art. 13 let. f OLE), ne conférait en principe pas à ses proches un droit au regroupement familial, parce qu'il ne s'agissait pas d'un droit durable (arrêt 2C_551/2008 du 17 novembre 2008 consid.4.1). En l'espèce, la recourante ne peut se prévaloir de la protection de la vie de famille dans sa relation avec C.________, qui n'est au bénéfice que d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur. Elle ne peut pas non plus se prévaloir de sa relation avec son "enfant cadet", dont l'existence n'est pas mentionnée dans l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF) et constitue par conséquent un fait nouveau irrecevable (art. 99 LTF). Le recours en matière de droit public est par conséquent irrecevable. Seul le recours constitutionnel subsidiaire pour violation des droits constitutionnels reste ouvert. Or, la recourante ne fait pas valoir de droit constitutionnel et le Tribunal fédéral ne peut en examiner la violation d'office (art. 106 al. 2 LTF).