Citation: 2A.706/2005 04.05.2006 E. A

Ressortissant de Serbie-Monténégro (Albanais du Kosovo) né le 14 juin 1973, A.X.________ est entré en Suisse le 20 octobre 1993 et y a déposé une demande d'asile. Cette demande a été rejetée par l'Office fédéral des réfugiés (devenu entre-temps l'Office fédéral des migrations). Alors qu'un recours contre cette décision était pendant, l'Office fédéral des réfugiés a décidé, le 11 mai 1994, de reconsidérer le renvoi de l'intéressé et de l'admettre provisoirement en Suisse, en se fondant sur l'arrêté du Conseil fédéral du 18 décembre 1991 en vertu duquel tous les ressortissants yougoslaves déserteurs et réfractaires devaient être admis provisoirement. Cette mesure d'admission collective provisoire a été levée le 25 février 1998. Le 8 avril 1999, en raison de la guerre, le Conseil fédéral a toutefois décidé l'admission provisoire collective des ressortissants yougoslaves dont le dernier domicile était situé dans la province du Kosovo, mesure dont A.X.________ a également bénéficié. L'admission provisoire a été levée le 11 août 1999, mais entre-temps, le 17 mai 1999, le prénommé s'était marié avec une ressortissante suisse, B.X.________, et avait bénéficié d'une autorisation de séjour à compter de cette date. Cette autorisation a été renouvelée jusqu'au 17 mai 2004, malgré un renseignement de la police cantonale, selon lequel le couple s'était séparé en mai-juin (voire août) 2000. Le 28 avril 2004, A.X.________ a averti le Service des étrangers du canton de Neuchâtel (ci-après: le Service des étrangers) qu'il était à nouveau domicilié chez son épouse à Z.________ depuis le 31 mars 2004. Interrogés par la police cantonale à la demande du Service des étrangers, A.X.________ et B.X.________ ont fait des déclarations contradictoires. Celui-ci a prétendu qu'il vivait chez son épouse, alors que celle-ci a affirmé vivre seule. Après vérification, la police cantonale est parvenue à la conclusion que A.X.________ vivait probablement chez son frère. Le 17 juin 2004, se fondant sur ce renseignement, le Service des étrangers a informé A.X.________ qu'il envisageait de ne pas prolonger son autorisation de séjour. Celui-ci a contesté l'affirmation selon laquelle il ne vivait plus de manière régulière au domicile conjugal et sollicité l'octroi d'un « permis de séjour (permis C) ».