Citation: 8C_355/2017 E. 1.3

1.3. Contrairement à ce que soutient la recourante, la décision du 2 juin 2015 portait uniquement sur le droit au traitement médical, comme cela ressort explicitement de son dispositif. La constatation de l'absence d'un lien de causalité entre l'accident et les lésions au genou impliquait de facto la négation du droit à toute prestation d'assurance, soit non seulement le droit au traitement médical, mais également le droit à des indemnités journalières, à une rente ou à une indemnité pour atteinte à l'intégrité. La reconnaissance d'une affection causale était le préalable au droit à d'autres prestations, elles-mêmes susceptibles de faire ultérieurement l'objet de décisions séparées. Dans ces conditions, rien n'empêchait l'intimée de se prononcer uniquement sur la prise en charge d'un éventuel traitement médical. La recourante, du reste, n'a pas demandé, explicitement tout au moins, le versement d'indemnités journalières dans la procédure d'opposition. Elle s'est contentée d'indiquer qu'elle était dans l'attente d'un avis médical sur l'origine de ses douleurs (voir ses lettres du 17 juin, 12 juillet, 14 août, 12 septembre, 21 septembre 2015). Dans ces conditions, on ne voit pas que la cour cantonale ait violé le droit en déclarant partiellement irrecevable le recours porté devant elle. La recourante ne fait en tout cas pas la démonstration du contraire.