Citation: 6B_325/2021 E. 2.4

2.4. Ni la seule modification des considérants (sans aggravation de la sanction prononcée), ni le refus d'une réduction de peine en cas d'acquittement partiel, ne constituent, en eux-mêmes, une réformation en défaveur prohibée (consid. 2.1.2). Il découle de ce qui précède (cf. consid. 2.2) que la cour cantonale ne s'est pas bornée à confirmer l'appréciation des premiers juges concernant la fixation de la peine mais a usé de son plein pouvoir dévolutif (cf. art. 398 al. 2 CPP). Elle a procédé à sa propre évaluation de la culpabilité du recourant et des circonstances devant influencer la mesure de sa sanction. La motivation de la cour cantonale suffit à justifier que la peine privative de liberté prononcée en première instance ne soit réduite que d'un an malgré qu'elle ait renoncé à retenir la traite d'êtres humains par métier, respectivement que la peine pécuniaire ne soit diminuée que de 80 jours en dépit de l'abandon des chef d'infractions de l'art. 182 al. 3 CP et 305bis al. 2 CP. Le grief tiré d'une violation de l'interdiction de la reformatio in pejusest par conséquent infondé. Pour le surplus, le recourant se limite à décrier la sanction fixée comme trop sévère, sans démontrer que l'autorité précédente aurait violé le droit fédéral sur ce point. Le recourant ne peut, en particulier, simplement affirmer que les infractions de traite d'être humains par métier et de blanchiment d'argent qualifié - abandonnées en appel - sont plus graves que la violation de l'art. 116 al. 3 let. a LEI pour démontrer le caractère excessif de la peine pécuniaire prononcée par la cour cantonale, car celles-ci étaient principalement réprimées par une peine privative de liberté, la peine pécuniaire étant prononcée à titre accessoire pour ces chefs d'accusation (cf. art. 182 al. 3 CP; art. 305bis al. 2 CP). En définitive, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait méconnu des éléments déterminants, pas plus qu'elle en ait négligé certains ou ait accordé une importance excessive à d'autres. En prononçant une peine privative de liberté de huit ans sanctionnant les actes reprochés au recourant, la cour cantonale n'a pas abusé du large pouvoir d'appréciation qui était le sien. Ce qui précède conduit au rejet des griefs formulés par le recourant à l'encontre de la peine.