Citation: 5A_712/2019 E. 4.4

4.4. En tant que la recourante persiste à invoquer le risque de prédécès de l'intimé comme constituant une circonstance particulière justifiant l'octroi d'un capital sur la base de l'art. 126 al. 2 CC, son grief tombe à faux, dès lors qu'un tel motif est expressément exclu par la jurisprudence (cf. supra consid. 4.3). Quoi qu'il en soit, un tel risque est inhérent à tous rapports pécuniaires entre ex-époux et la recourante n'a mis en évidence aucun élément susceptible de faire craindre une telle éventualité. L'arrêt attaqué échappe donc à toute critique sur ce point. Quant à la lacune de prévoyance qu'elle invoque, elle serait certes susceptible d'être compensée par l'allocation d'une contribution en capital sur la base des art. 125 et 126 al. 2 CC, versée en sus de la rente mensuelle qui lui a été octroyée (cf. supra consid. 4.3; ATF 129 III 257 consid. 3.3. à 3.5). Encore faudrait-il que les besoins de prévoyance de la recourante ne soient pas déjà couverts par ladite rente, ce qu'il lui appartenait d'établir. En l'occurrence, l'autorité cantonale a estimé que la perte de prévoyance alléguée était suffisamment prise en compte par l'octroi d'une contribution d'entretien sous la forme d'une rente non limitée dans le temps. Or, la recourante ne tente pas de démontrer (art. 106 al. 2 LTF) que, sans être combinée au capital de 2'000'000 fr. qu'elle réclame, la rente illimitée de 13'000 fr. par mois qu'elle a obtenue n'est pas propre à lui assurer, déjà, un entretien convenable au sens de l'art. 125 CC, comprenant le montant nécessaire à la constitution d'une prévoyance appropriée. Il suit de là qu'autant que recevable, le grief doit être rejeté.