Citation: 8C_368/2013 E. 4.2.1

4.2.1. De son côté, le recourant ne conteste pas explicitement le refus de la CNA - confirmé par la cour cantonale - de réviser sa rente d'invalidité en vertu de l'art. 17 LPGA mais concentre son argumentation sur la question de la révision procédurale. Dans son exposé des griefs sur cette question, l'intéressé soulève cependant un certain nombre d'objections en relation avec le point de vue des premiers juges au sujet de la révision de la rente. Il convient donc de les examiner en premier lieu. En particulier, le recourant conteste le point de vue des premiers juges selon lequel les neuropathies indiquées par les docteurs S.________ et T.________ ne constituent pas une aggravation de son état de santé, dans la mesure où les douleurs neurogènes ont été dûment prises en compte par le docteur L.________, sur l'avis duquel l'intimée s'est fondée pour rendre sa décision de rente. L'intéressé fait valoir que les docteurs S.________ et T.________ ont fait part d'une appréciation différente de celle du médecin prénommé, parce qu'ils ont pu définir la cause des douleurs et des limitations en objectivant des neuropathies avec atteintes neurogènes. L'aggravation indiquée par les docteurs S.________ et T.________ ne procède donc pas uniquement d'une appréciation médicale différente d'un même état de fait, mais bien plutôt d'un état de fait différent. Il convient donc de trancher le point de savoir s'il existe, par rapport aux constatations du docteur L.________, une aggravation de l'état de santé influant sur la capacité de travail - et de gain - du recourant et, le cas échéant, si cette aggravation est en relation de causalité avec l'accident.