Citation: 6B_282/2022 E. 1.2

1.2. Les recourants consacrent l'essentiel de leur recours à rediscuter leur condamnation pour violation de domicile et contravention à l'art. 41 du règlement général de police de la commune de Lausanne, estimant que celle-ci serait incompatible avec les art. 10 et 11 CEDH. Les griefs des recourants à cet égard ont été entièrement examinés dans le cadre de l'arrêt du 26 mai 2021 (6B_1295/2020, en particulier consid. 3 et 6). La condamnation des recourants pour les infractions précitées ayant été définitivement confirmée, le principe de l'autorité de renvoi empêchait la cour cantonale de réexaminer cette question. En effet, saisie d'un arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, l'autorité cantonale ne peut traiter que les points cassés par celui-ci, tandis que les autres parties du jugement demeurent valables et doivent être reprises dans la nouvelle décision postérieure au renvoi. Peu importe, à cet égard, que le Tribunal fédéral eût annulé formellement le premier jugement dans son ensemble à l'occasion de son arrêt de renvoi. La procédure ne doit être reprise par l'autorité cantonale que dans la mesure où cela apparaît nécessaire à la mise en oeuvre des considérants contraignants du Tribunal fédéral (cf. ATF 143 IV 214 consid. 5.2.1 p. 220 et les références citées; arrêts 6B_1013/2022 du 20 décembre 2022 consid. 1.1; 6B_231/2021 du 16 août 2022 consid. 2.1). Par conséquent, la présente procédure ne peut servir à rediscuter les mêmes arguments, ni à en introduire de nouveaux sur les points définitivement tranchés par le Tribunal fédéral dans son premier arrêt. Les griefs des recourants concernant leur condamnation pour violation de domicile et contravention au règlement général de police de la commune de Lausanne sont donc irrecevables.