Citation: 6B_327/2017 E. 2

Dans un premier grief, le recourant soutient que l'autorité précédente a écarté les doutes qu'elle éprouvait sur les déclarations de l'intimée en se fondant sur des condamnations antérieures du recourant pour viol alors qu'elles ne figuraient plus au casier judiciaire. L'instance précédente a admis que si des doutes pouvaient surgir sur les accusations de viols et de séquestration en raison de la persistance des sentiments de l'intimée envers le recourant, ils pouvaient être levés pour plusieurs motifs. Elle a confirmé l'appréciation des premiers juges qui, ayant longuement vu et entendu les parties, ont souligné le contexte de violence dans le couple, l'emprise du recourant sur l'intimée et les nombreuses menaces proférées, expliquant ainsi l'absence de réaction de l'intimée face aux agressions subies. L'autorité précédente s'est également appuyée sur les déclarations des thérapeutes de l'intimée qu'elle a jugées crédibles. Elle s'est également fondée sur l'expertise psychiatrique du recourant qui met en évidence l'angoisse profonde du traumatisme lié à la perte du lien. L'autorité précédente a souligné que les épisodes d'enfermement dans les toilettes sont si particuliers qu'ils ont l'accent de la vérité. L'intime conviction de cette autorité n'est donc pas fondée, comme le prétend le recourant, sur ses antécédents judiciaires, dont l'inscription a été radiée. L'autorité précédente a indiqué, en réponse au grief du recourant, que la jurisprudence fédérale exclut de tenir compte des condamnations radiées à charge dans le cadre de l'appréciation de la peine ou de l'octroi du sursis. Une fois écoulé le délai d'élimination, il n'est plus possible de tenir compte des antécédents que pour l'établissement d'une expertise (ATF 135 IV 87 consid. 5 i.f. p. 96). En l'espèce, l'expertise psychiatrique a pris en compte les antécédents du recourant pour apprécier la personnalité du recourant, ce que précisément la jurisprudence citée autorise.