Citation: 4A_311/2021 E. B

B.a. Le 8 novembre 2017, la société genevoise a déposé une requête de mesures provisionnelles contre R.________ Sàrl. Par ordonnance du 20 mars 2018, la Cour de justice genevoise a interdit à celle-ci d'exploiter un établissement ou une succursale sous cette raison sociale à la rue... à Genève. L'intimée avait en effet créé un risque de confusion découlant entre autres des raisons sociales similaires, qui contenaient toutes deux les termes génériques "..." et "...". B.b. Le 11 mai 2018, la société genevoise a déposé une demande en paiement et en cessation de trouble contre sa concurrente vaudoise, en requérant la validation des mesures provisionnelles. Peu après, la défenderesse a modifié sa raison sociale en R.________ Sàrl, qui a été inscrite au Registre du commerce en... 2018. La demanderesse a alors limité ses conclusions au paiement de 200'000 fr. plus intérêts et renoncé à celles en cessation de trouble. En substance, elle soutenait avoir subi une perte de son chiffre d'affaires imputable à la confusion entretenue par sa concurrente vaudoise, qui avait débauché une partie de son personnel et de sa clientèle et bénéficié de données confidentielles que lui avaient subtilisées ses ex-employés. La demanderesse aspirait à être indemnisée sur la base des art. 956 al. 2 CO ou 3 al. 1 let. d de la loi fédérale contre la concurrence déloyale [LCD; RS 241]), et/ou en raison d'autres actes de concurrence déloyale. Statuant en instance cantonale unique (art. 5 al. 1 let. d CPC), la Cour de justice genevoise a rejeté la demande (cf. consid. 2 infra).