Citation: 5A_893/2013 E. 4.2.2

4.2.2. 4.2.2.1. La recourante soutient qu'il est arbitraire de déduire du courrier précité du 15 janvier 2010 que le montant de la créance serait vraisemblable, l'intimée n'ayant jamais allégué les détails de la discussion qui y est mentionnée et cette discussion n'apportant dans tous les cas aucune preuve d'un usage selon lequel le montant des honoraires équivaudrait à 1% de la valeur de la transaction. 4.2.2.2. En l'espèce, alors que, dès la fin du mandat, l'intimée a, dans le courrier du 15 janvier 2010, réclamé des honoraires de l'ordre de 1% de la valeur de la transaction, soit un montant minimum de 540'000 GBP, qu'elle a ensuite envoyé à la recourante une facture de 544'000 GBP, taxes comprises, le 14 février 2010, puis à nouveau le 20 décembre 2010, puis encore trois rappels concernant cette facture les 20 décembre 2011, 27 mars et 14 mai 2012, la recourante ne s'est interrogée sur ces honoraires qu'environ deux ans après l'exécution du mandat, dans un courrier du 22 mai 2012, après l'arrivée à sa tête de nouveaux dirigeants, sans même remettre expressément en cause la méthode de calcul des honoraires mais en demandant à l'intimée de lui exposer les fondements de l'étude afin de pouvoir se déterminer sur le montant réclamé. A cela s'ajoute qu'il ressort du dossier que l'intimée a fourni une étude, plusieurs fois complétée sur plusieurs mois, concernant l'achat d'actions de A.________, visant notamment à déterminer la valeur de ces titres et l'étendue de l'achat, que, sur la base de cette étude, la recourante a présenté une proposition détaillée à B.________, propriétaire des actions, en vue d'obtenir une position majoritaire, que l'intimée a assisté la recourante durant les réunions qui suivirent, et, enfin, que l'acquisition des actions a pu se faire, étant précisé que l'intimée a allégué, sans que ce fait ne soit contesté, que l'actionnariat de la recourante dans la banque a alors passé de 26,29% à 83,48% et qu'elle est parvenue à réduire la valorisation de A.________ de 224,6 millions à 108 millions. Au vu de ces éléments, la critique de la recourante n'est clairement pas suffisante pour démontrer l'arbitraire de la décision cantonale sur la vraisemblance du montant de la créance. Dès lors, pour autant que recevable malgré le caractère nouveau de ce moyen (cf. supra consid. 2.3), le grief de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement du montant de la créance doit être rejeté.