Citation: 1C_455/2014 E. D

Par arrêt du 5 septembre 2014, la Cour des plaintes a refusé de suspendre la procédure et rejeté le recours. La demande d'entraide du 20 avril 2009 et ses compléments de décembre 2012 étaient suffisamment motivés. L'évocation d'une soustraction fiscale ne permettait pas de refuser l'entraide dès lors qu'il était également fait mention de délits de gestion déloyale et d'exploitation de faits confidentiels. Il était sans pertinence que l'entraide soit demandée sur la base de renseignements fournis par la Suisse. L'escroquerie au détriment de l'Etat tchèque suffisait à satisfaire à la condition de la double incrimination; l'art. 322ter CP pouvait aussi s'appliquer, même s'il n'était pas en vigueur au moment des faits. Les sociétés recourantes n'étant pas prévenues dans la procédure étrangère, elles ne pouvaient invoquer le principe "ne bis in idem". Le principe de la proportionnalité était respecté et, au regard de l'exigence de célérité, il n'y avait pas lieu de suspendre la procédure d'entraide. Les conditions d'une saisie conservatoire au sens des art. 74a EIMP et 33a OEIMP étaient réunies dès lors qu'une demande de restitution en vue de confiscation n'était pas à exclure.