Citation: 4A_65/2023 E. A

Par contrat de durée indéterminée du 3 juillet 2015, A.________ (ci-après: l'employé) a été engagé par B.________ (ci-après: l'employeur), titulaire de la raison individuelle C.________, en qualité de peintre en bâtiment à temps complet à partir du 1er juillet 2015. La durée du travail convenue était de 40 heures par semaine et le salaire horaire de 30 fr. brut, droit aux vacances et treizième salaire compris. Il sera augmenté à 32 fr. en 2016, 32 fr. 50 dès le 1er février 2017 et 33 fr. dès le 1er juin 2019. Son droit annuel aux vacances était de trente jours dès lors qu'il était âgé de plus de cinquante ans. Le contrat prévoyait en outre que les parties étaient liées par l'ensemble des dispositions de la Convention collective romande du second oeuvre (CCT-SOR). Aux termes de l'art. 23 al. 1 let. c CCT-SOR 2011, dont la teneur est demeurée inchangée dans la CCT-SOR 2019, le temps de transport est indemnisé selon le tarif horaire sans supplément dans la mesure où il dépasse une demi-heure par jour à compter de l'heure de rassemblement à celle du début du travail et de l'heure de la fin. Durant toute son activité, l'employé a rempli des décomptes d'heures qu'il a parfois signés, inscrivant systématiquement avoir effectué huit heures de travail par jour. Selon ses fiches de salaire, il a été rémunéré à raison de huit heures par jour travaillé. Par courrier remis en mains propres le 28 août 2020, l'employeur a résilié le contrat de travail de l'employé pour le 31 octobre 2020 en raison d'une baisse d'activité. Compte tenu d'une incapacité de travail de l'employé pour cause de maladie dès le 1er septembre 2020, le terme du contrat a été reporté au 31 janvier 2021.