Citation: 4C.140/2004 19.07.2004 E. B

Le 30 avril 1999, X.________ SA a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une action en paiement et en mainlevée. Par jugement du 6 mars 2003, cette autorité a condamné les époux à verser à X.________ SA les sommes de 59'100 fr. plus intérêt à 7,25 % l'an dès le 30 septembre 1997, 40'600 fr. plus intérêt à 7,25 % l'an dès le 30 octobre 1997 et 57'688 fr. 85 plus intérêt à 7,25 % l'an dès le 12 juillet 1998, le tout sous déduction de 20'000 fr. - montant admis par X.________ SA -, ainsi qu'à des dépens. En cours d'instance, une expertise judiciaire a été mise en oeuvre, dont il ressort en substance ce qui suit. Le prix demandé est normal pour un ouvrage que l'on peut qualifier de haut de gamme. L'étanchéité de la plage en encorbellement est vraisemblablement fissurée, mais les règles de l'art n'envisagent pas la pose d'une étanchéité de ce type ou à fortiori de type lourd (toiture). L'ouvrage est acceptable sous réserve des travaux de réfection décrits (20'000 fr.). La moins-value équivaut à ce chiffre. Les travaux proposés par les époux (dépôt du granit afin d'installer une étanchéité lourde, enlèvement du béton, mise en place de l'étanchéité, repose du béton et du granit) sont disproportionnés. Répondant précisément à la question numéro neuf libellée "quels sont les travaux nécessaires pour rendre l'ouvrage conforme aux règles de l'art et conforme à ce que les maîtres de l'ouvrage pouvaient raisonnablement en attendre relativement à l'environnement, au cadre et au coût de l'ouvrage", l'expert a décrit les travaux à entreprendre et les a chiffrés à 18'000 fr., montant auquel s'ajoute la réfection du fronton circulaire de la plage, pour un coût de 2'000 fr. Entendu le 4 décembre 2002, l'expert a confirmé son rapport et considéré qu'aucune nouvelle intervention lourde n'était nécessaire, que des travaux de démolition et de reconstruction seraient disproportionnés et qu'ils ne se justifiaient pas au regard de quelques gouttes d'eau qui pourraient suinter. Statuant sur appel des époux du 5 mai 1993 (recte: 2003), la Cour de justice du canton de Genève a, par arrêt du 13 février 2004, confirmé le jugement rendu par le Tribunal de première instance et condamné ceux-ci aux dépens d'appel.