Citation: 6B_92/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant s'estime lésé dans l'administration des preuves par les accusations mensongères proférées à son encontre par A.________ devant le tribunal des prud'hommes. Toutefois, la procédure civile devant ce tribunal a été suspendue. A plusieurs occasions, le Tribunal fédéral a rappelé que, lorsque le litige à l'origine de la dénonciation pénale n'est pas encore terminé, on ignore si les prétendues fausses déclarations en justice auront ou non une quelconque influence sur le jugement à rendre. A ce stade, il s'agit de pures conjectures (ATF 123 IV 184 consid. 1c p. 189; arrêts 1B_649/2012 du 11 septembre 2013). Pour le surplus, le recourant n'expose pas en quoi ces déclarations prétendument mensongères auraient touché ses droits, notamment sa liberté, son honneur ou son patrimoine. Dans ces conditions, l'infraction de faux témoignage dénoncée n'apparaît pas susceptible de léser directement le recourant dans un intérêt personnel et juridiquement protégé, de sorte que la qualité pour recourir doit lui être déniée. Les griefs tirés de l'arbitraire et de la violation de l'art. 382 CPP doivent donc être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.