Citation: 8C_80/2007 14.06.2007 E. 2

2.1 Selon l'art. 21c LAlloc, les allocations en faveur des familles s'occupant d'un mineur handicapé à domicile sont destinées à reconnaître l'action particulière de l'un des parents lorsqu'il doit réduire ou cesser son activité lucrative afin d'aider et soutenir un enfant handicapé. Conformément à l'art. 21d LAlloc, les allocations se composent d'un montant mensuel fixe de 180 fr. destiné à couvrir divers frais non pris en charge par d'autres régimes sociaux (ch. 1), ainsi que d'un montant mensuel de 550 fr. au maximum, déterminé en fonction de l'intensité de l'assistance prodiguée par le parent (ch. 2). L'art. 21f LAlloc, subordonne le droit aux allocations à plusieurs conditions cumulatives, en particulier relativement à l'âge de l'enfant et aux ressources des parents. 2.2 Le premier juge a constaté que la mère recourante avait travaillé jusqu'au mois d'avril 2000, soit le mois précédant la naissance de la fille aînée, C.________. A cette époque, le mari exerçait une activité salariée. C'est donc pour se consacrer à sa famille que l'épouse a abandonné son emploi à cette époque et qu'elle n'en a plus repris depuis lors. Quant au mari, il a continué à travailler après la naissance de sa fille cadette, ayant perdu son emploi en janvier 2005, soit environ neuf mois plus tard. L'autorité cantonale retient donc qu'aucun des deux époux n'a dû réduire ou cesser son activité lucrative afin d'aider et de soutenir l'enfant handicapée, née en mars 2004, même si l'ampleur des soins personnels nécessités par l'atteinte à la santé de la cadette et la modicité de leurs revenus sont établies. Il conclut que la cessation ou l'interruption de l'activité lucrative des époux n'est pas en lien avec le handicap de l'enfant D.________. Par conséquent, l'une des conditions de base auxquelles l'art. 21c LAlloc soumet le droit à l'allocation n'est pas remplie en l'espèce. 2.3 Les recourants critiquent le jugement attaqué en tant qu'il retient que c'est pour des motifs indépendants du handicap de l'enfant que l'épouse a cessé son activité professionnelle. Ils font valoir que l'épouse, après la naissance de la fille aînée, a cherché un travail mais que, en raison de ses qualifications insuffisantes et de la précarité des postes offerts, elle n'a pas pu reprendre une activité lucrative. Ce faisant, ils n'expliquent pas de manière circonstanciée, comme exigé par la loi, en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées. Le fait que l'épouse aurait cherché du travail après la naissance de son premier enfant ne repose sur aucun indice concret. Le Tribunal fédéral s'en tient donc aux faits établis par la juridiction cantonale. Par ailleurs, les recourants n'exposent aucun motif précis démontrant en quoi la décision attaquée violerait le droit. En particulier, s'agissant, comme en l'espèce, d'une question relevant du droit cantonal, les recourants ne soulèvent aucun grief en relation avec une éventuelle mauvaise application de ce droit par le premier juge.