Citation: 5A_170/2023 E. 4.1.5

4.1.5. Si, comme dans la plupart des cas de notification par voie édictale, seul le dispositif a été notifié (irrégulièrement), il doit être fait droit à la demande de motivation écrite de la décision, si elle est déposée dans les 10 jours (art. 239 al. 2 CPC) dès le moment où l'intéressé en a eu connaissance, étant précisé que le dispositif non motivé (art. 239 al. 1 CPC) n'acquiert caractère exécutoire au plus tôt que dès le lendemain de l'échéance du délai de 10 jours de l'art. 239 al. 2 CPC. Si la demande de motivation est rejetée, l'intéressé peut contester ce refus, qui constitue une décision finale (BASTONS BULLETTI, op. cit., n° 7; cf. arrêt 5D_160/2014 du 26 janvier 2015 consid. 2.6), par la voie et le délai de l'appel ou du recours contre la décision dont la motivation a été refusée (cf. arrêt 4A_128/2017 du 12 mai 2017 consid. 5.5, publié in RSPC 2017 p. 431; BASTONS BULLETTI, in Newsletter CPC Online du 26 octobre 2017; cf. aussi arrêt 5A_129/2023 du 28 février 2023 consid. 6). La demande de motivation est un préalable indispensable à la recevabilité de l'appel ou du recours. Partant, si une partie s'adresse directement au tribunal supérieur, sans requérir préalablement de motivation, et bien que l'indication des voies de droit l'ait clairement avisé des exigences de l'art. 239 al. 2 CPC, le recours est irrecevable (arrêt 5A_678/2013 du 7 novembre 2013 consid. 2.1 et 2.2).