Citation: 6B_1124/2013 E. 1.3

1.3. Ces développements, qui consistent, à rediscuter l'ensemble de la matière probatoire selon l'interprétation qu'en donne le recourant sont de nature appellatoire. Ils sont irrecevables. On peut, au demeurant, relever que cette argumentation repose, pour partie, sur une interprétation du récit de A.________ qui ne trouve pas appui dans les déclarations de celle-ci. Ainsi A.________ n'a-t-elle pas affirmé que le recourant lui aurait retiré ses vêtements avec les mains tout en la tenant par les poignets. Selon les termes de sa plainte, « [X.________] stiess mich auf das Bett. Er hielt mich auf dem Bett an beiden Handgelenken mit seinen Händen fest. Ich begann mich zu wehren... er rief mir zu.. du bist jetzt meine Frau, du musst sagen, dass du mich liebst, er drohte auf mich schiessen, wenn ich nicht sagen würde, dass ich ihn liebe und seine Frau sei. Er lag auf mir, begann mich zu küssen und mich auszuziehen » (jugement de première instance, consid. 3.1.1 p. 6). On comprend ainsi aisément qu'après l'avoir saisie par les poignets, le recourant l'a immobilisée en se couchant sur elle pour l'embrasser avant de commencer à la déshabiller. De la même manière, le recourant reproche, sur différents points, à la cour cantonale un raisonnement qu'elle n'a pas tenu. Les autorités cantonales n'ont, par exemple, pas retenu que la jeune femme était en pleurs à l'entrée de Y.________ dans la chambre, mais que celui-ci s'était ravisé dans son intention d'obtenir lui aussi un rapport sexuel face à la jeune femme qui était en pleurs, ce qui correspond aux déclarations de cette dernière ( « Dann betrat [Y.________] das Zimmer. Er war mit einem Hemd und einem Slip bekleidet. [Y.________] wollte dann auch mit mir weitermachen... Ich begann zu weinen und dann hatte [Y.________] gesagt, ... est ist schon gut A.________ und strich mich über die Hand »; jugement de première instance consid. 3.1.1 p. 7). Ce déroulement des faits a, du reste, été confirmé par Y.________ ( « Quand ils sont entrés une deuxième fois dans la chambre à coucher, je suis entré dans la chambre et j'ai demandé à la fille si elle voulait coucher avec moi [...] La fille tremblait et pleurait. J'ai remis mon pantalon et je lui ait dit de se calmer »; jugement de première instance, consid. 3.1.3 in fine, p. 12). Les autorités cantonales n'en ont pas conclu que le recourant était responsable de ces larmes, mais uniquement que les déclarations de Y.________ confirmaient le récit de A.________, qui était, partant, crédible. De manière plus générale, les deux autorités cantonales ont analysé avec le plus grand soin les dires de A.________, y compris son revirement (jugé peu crédible) censé appuyer le retrait de sa plainte. Elles y ont recherché les éléments qui étaient corroborés par les déclarations des autres protagonistes ainsi que les raisons des divergences existant entre ces différents récits. C'est sur cette base analytique qu'a été appréciée la crédibilité du récit initial de A.________ puis de celui, concordant, fait à la traductrice « B.________ » postérieurement au retrait de la plainte, alors que les deux femmes étaient seules. Le recourant, qui a été en mesure de faire interroger A.________ en cours d'instruction par le truchement de son conseil, n'expose pas précisément en quoi une audition personnelle de l'intéressée en première et en seconde instances aurait été indispensable à la manifestation de la vérité. Les autorités cantonales n'ont pas non plus ignoré le regard porté par la famille de A.________, son cousin C.________ en particulier, sur les moeurs de cette dernière. Elles ont cependant considéré que cela expliquait, pour partie tout au moins (en sus des pressions exercées par le recourant), que c'est la famille de A.________ qui avait décidé de lever la plainte et non la lésée elle-même qui n'avait eu d'autre choix que de tout arrêter même si elle se sentait toujours victime (jugement de première instance, consid. 5.1 in fine, p. 21). Du reste, cette liberté de moeurs ne remet d'aucune manière en cause, ni le droit de la jeune femme de refuser un rapport sexuel ni sa crédibilité, l'intéressée n'ayant jamais caché, par exemple, avoir entretenu un rapport sexuel consenti avec le recourant le 1er mai 2010. Les autorités cantonales ont aussi exposé précisément les raisons pour lesquelles elles ont retenu que la détresse de A.________ était réelle au moment de rentrer chez son cousin le soir des faits ( « Le fait que la lésée [a] sonné à l'interphone pour qu'on lui ouvre la porte au lieu d'utiliser la clé qui lui avait pourtant été remise est un signe clair »; jugement de première instance consid. 5.1 p. 20). La seule allégation que cette émotion « aurait pu être feinte » ne démontre pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. S'agissant des déclarations du témoin D.________, la cour cantonale a souligné que celles-ci étaient demeurées isolées, aucun des autres protagonistes (le recourant y compris) n'ayant mentionné une rigolade en sortant de l'appartement et ce témoin s'étant, de surcroît, trompé quant à l'heure des événements décrits (jugement entrepris, consid. 2.6 p. 9). L'argumentation du recourant tombe, dès lors, à faux. Quant au témoin E.________, il a exposé que le recourant avait été amené à travailler avec une de ses employées et qu'il n'avait jamais eu de plainte de celle-ci à l'endroit de celui-là pour des conduites inconvenantes (jugement de première instance, consid. 3.2 p. 16). On ne saurait reprocher aux autorités cantonales d'avoir jugé que cette information générale sur le comportement du recourant dans son cadre professionnel n'était pas de nature à renseigner sur les faits survenus, dans un contexte privé, le 2 mai 2010 et moins encore à exclure la véracité du récit de A.________. Au vu de ce qui précède, les développements du recourant ne sont, de toute manière, pas aptes à démontrer que les faits auraient été établis arbitrairement.