Citation: 1B_405/2022 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le recourant n'a certes pas d'antécédent connu. Il ne prétend cependant pas disposer de la nationalité suisse, d'un permis de séjour et/ou d'attache dans ce pays (cf. en particulier p. 4 de son recours); en particulier, il n'y réside pas et ne fait pas état de perspective professionnelle en Suisse. Cette dernière hypothèse - que ce soit par rapport au recourant ou à son épouse - n'est pas non plus démontrée eu égard à son domicile français, lieu où il affirme qu'il se rendra en cas de libération (cf. notamment p. 3 s. du recours). Ses enfants et petits-enfants vivent en outre au Sénégal, pays dont le recourant dispose de la nationalité. A cela s'ajoutent encore la peine privative de liberté encourue - soit au moins un an (cf. art. 19 al. 2 LStup) -, ainsi qu'une éventuelle mesure d'expulsion (cf. art. 66a al. 1 let. o CP). Dans une telle configuration, la seule perspective de peut-être pouvoir obtenir une peine avec sursis (cf. art. 42 al. 1 CP) - compétence du juge du fond sur laquelle le juge de la détention ne saurait empiéter, notamment lorsque les conditions n'apparaissent pas d'emblée réalisées (ATF 145 IV 179 consid. 3.4; arrêt 1B_383/2021 du 4 août 2021 consid. 4.1) - ne saurait donc suffire pour considérer que le risque de fuite existant serait réduit dans une telle mesure que la présence en Suisse du recourant, domicilié en France, serait garantie, respectivement qu'il ne serait pas tenté de partir vers un autre pays ou de rejoindre la clandestinité. Le défaut allégué d'attache avec l'Italie - qui peut être rejointe par voie terrestre - ne permet pas non plus d'exclure une telle hypothèse, que ce soit en tant que destination finale ou de transit, puisque le recourant dispose d'un passeport italien. Partant, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, confirmer l'existence d'un risque de fuite, lequel suffit à titre de motif de détention au sens de l'art. 221 al. 1 CPP pour justifier la détention provisoire.