Citation: 6B_539/2014 E. 3.2

3.2. Il apparaît douteux que l'argumentation du recourant soit conforme aux exigences minimales de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF. Outre le fait qu'on ne saisit pas quelle conséquence il entend tirer au regard de l'art. 15 CP lorsqu'il écrit que "les menaces et le crachat sont pénalement relevants", il se borne à mentionner un extrait de doctrine, sans indiquer précisément le pan de la motivation cantonale qu'il conteste (imminence de l'attaque ou défense proportionnée; cf. arrêt 6B_600/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.1). Quoi qu'il en soit, même si l'on devait admettre que le recourant a fait l'objet d'un crachat, le bien juridique menacé par sa riposte, concrétisée par un coup de poing au visage, potentiellement dommageable, était nettement plus important que celui qu'il cherchait à défendre. Quant aux menaces dont il a fait l'objet, rien dans l'arrêt entrepris n'indique que le détenu ait adopté un comportement ou des gestes donnant à penser qu'il allait s'en prendre au recourant. Au moment où il a agi, ce dernier n'avait donc pas de raison de croire à une attaque imminente de son adversaire. Enfin, l'attitude adoptée par le recourant sitôt après le coup initial porté, consistant à frapper le détenu à au moins une reprise avant qu'il ne réagisse ne dénote guère une volonté de se défendre. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant qu'il n'avait pas agi en état de légitime défense. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :