Citation: 5A_49/2020 E. 4.2

4.2. La Cour de justice a constaté que, contrairement à ce qu'affirmait le recourant, ni le jugement sur mesures protectrices du 8 mars 2010, ni l'arrêt sur appel du 22 octobre 2010, ne contenaient de condamnation de l'intimée à lui payer une quelconque somme. S'il avait été mis à la charge de l'intimée de payer des " frais de logement " en 5'750 fr. par mois, ces décisions ne mentionnaient pas à qui. La possibilité que cette somme puisse être due au recourant devait être écartée, dans la mesure où, étant lui-même condamné à verser une contribution d'entretien comprenant ce montant à l'intimée, il aurait été absurde de condamner celle-ci à le lui rembourser. Il était au contraire bien plus probable que le paiement de l'intimée devait intervenir en mains d'un tiers, soit par exemple une banque. La compensation invoquée par le recourant ne pouvait donc être admise, la créance opposée en compensation ne résultant pas d'un titre exécutoire et étant contestée par l'intimée.