Citation: U 390/00 29.10.2001 E. 1

qu'ils se sont fondés sur l'expertise du docteur F.________, à laquelle ils ont à juste titre conféré une pleine valeur probante (sur les exigences posées par la jurisprudence en la matière : cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références); qu'en particulier, l'expert, nonobstant les qualificatifs qu'il a utilisés à propos de l'accident - "discret" et "de peu de gravité" -, destinés à l'opposer aux cas, exceptionnels, dans lesquels un traumatisme unique est de nature à causer une hernie discale (expertise p. 12; cf. également RAMA 2000 U 379 p. 193 consid. 2a et les arrêts non publiés cités), a pris pour hypothèse de travail la survenance d'un accident tel que décrit par l'assurée (expertise, p. 6, 9 et 12); que d'après l'expert, il est théoriquement possible que cet accident ait causé l'extrusion de matériel discal à partir d'un disque préalablement dégénéré; que toutefois, au vu des circonstances (peu de gravité de l'accident, longue période écoulée entre la chute de l'ascenseur et l'exacerbation des douleurs, importance des altérations dégénératives discales), il convient, toujours selon l'expert, de nier l'existence d'un lien de causalité naturelle dans le cas d'espèce, l'hernie discale dont souffrait l'assurée ayant existé probablement avant même la survenance de l'accident allégué; qu'il ressort de ces indications que le docteur F.________ considère comme possible, mais très peu vraisemblable, que les douleurs et l'incapacité de travail subies dès le 23 juin 1996 soient en relation avec un accident; que, contrairement à ce qu'a soutenu la recourante, le docteur G.________ ne contredit pas cette opinion, puisqu'il considère l'existence d'un lien de causalité naturelle comme possible, sans se prononcer de manière plus approfondie (rapport du 11 mai 1998); que dans ces conditions, il n'est pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante que les douleurs et l'incapacité de travail subies depuis le 23 juin 1996 sont en relation de causalité naturelle avec un accident, sans qu'il soit utile de procéder aux compléments d'instruction requis par les recourants, par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :