Citation: 1B_206/2018 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant ne remet pas en cause l'existence d'antécédents (infraction à la loi fédérale du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions [LArm; RS 514.54] et enquête du Tribunal des mineurs; cf. ad 4.2 p. 17 de son mémoire). Il ne développe pas non plus d'argumentation afin de démontrer que les comportements alors tenus ne présenteraient aucun lien avec ceux qui lui sont reprochés dans la présente procédure, respectivement seraient dénués de toute gravité. Cela étant, le raisonnement de la cour cantonale se fonde avant tout sur la mise en cause, le 11 janvier 2018 par trois témoins, du recourant pour une agression survenue le 1er octobre 2016, événement sur lequel le recourant ne se prononce pas dans son recours fédéral. Il s'ensuit qu'en moins de sept mois, le recourant paraît être lié à deux cas de violence, ce qui permet de retenir l'existence d'un risque de récidive. Le recourant ne saurait pas non plus tirer argument de la nature d'une décision antérieure de condamnation (ordonnance pénale) ou de la peine - légère selon son appréciation - alors prononcée. En effet, lors de l'examen du pronostic défavorable, il y a lieu également de prendre en considération les graves chefs de prévention retenus dans le cadre de la présente procédure. Ceux-ci tendent d'ailleurs à démontrer une escalade des comportements violents reprochés au recourant, ainsi que le peu, voire l'absence d'effet dissuasif sur celui-ci de sa précédente condamnation. Partant, le Juge unique n'a pas violé le droit fédéral en retenant l'existence d'un risque de récidive et ce grief peut être écarté.