Citation: 6P.110/2006 13.10.2006 E. 1

Aux termes de l'art. 251 al. 2 CPP NE, la Cour de cassation n'était pas liée par les moyens invoqués par les parties, ce qui implique qu'elle pouvait revoir librement les questions de droit même si elles n'avaient pas été discutées dans la décision entreprise ou dans le pourvoi (Alain Bauer et Pierre Cornu, Code de procédure pénale neuchâtelois annoté, Neuchâtel 2003, p. 525 et l'arrêt cité). Dans ces circonstances, il y a lieu de considérer qu'elle avait pour le moins la possibilité de se prononcer sur la question, ce qui suffit pour que le recourant soit légitimé à la soulever dans le cadre de son pourvoi. Ce grief ne peut toutefois qu'être rejeté puisqu'il ressort des constatations de fait, qui lient le Tribunal fédéral, que le recourant n'est, à dire d'expert, affecté d'aucun trouble mental réduisant sa responsabilité pénale.