Citation: 2C_1066/2013 E. A

A.A.________ et B.A.________ sont domiciliés à C.________, dans le canton de Genève. Les taxations fiscales de ces contribuables pour les années 2001 à 2009 sont entrées en force. Le 18 janvier 2011, les époux A.________ ont déposé une demande de révision des décisions de taxation des impôts cantonal et communal pour les périodes fiscales 2001 à 2009 auprès de l'Administration fiscale cantonale genevoise (ci-après: Administration fiscale cantonale). Cette dernière avait, selon eux, appliqué indûment l'art. 14 al. 1 let. a 2 e phrase de l'ancienne loi genevoise du 22 septembre 2000 sur l'imposition des personnes physiques - Détermination du revenu net - Calcul de l'impôt et rabais d'impôt - Compensation des effets de la progression à froid (aLIPP-V; D 3 16) et non pas l'art. 2 du règlement du Conseil d'Etat de la République et canton de Genève (ci-après: Conseil d'Etat) du 1er décembre 2010 concernant la déduction en cas d'activité des 2 conjoints pour les périodes fiscales 2001 à 2009 (RDAC - 2001-2009; D 3 08 07). Le 21 mars 2011, l'Administration fiscale cantonale a rejeté la demande de révision. Elle a constaté que le RDAC - 2001-2009 était une mesure d'exécution de l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_272/2010 du 15 novembre 2010 et que ce règlement ne déployait pas d'effet pour les décisions de taxation rendues entre 2001 et 2008. L'illégalité de l'art. 14 al. 1 let. a 2 e phrase aLIPP-V aurait pu et aurait dû être invoquée par le biais des voies ordinaires de la réclamation et du recours contre les taxations en cause. L'exigence de fait nouveau important n'était par conséquent pas remplie, aucune violation de règles essentielles de procédure n'était intervenue lors des taxations en cause et l'existence d'un crime ou délit n'avait pas été constatée par une autorité compétente. Le 14 avril 2011, les époux A.________ ont recouru auprès du Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après : Tribunal administratif de première instance) contre la décision précitée. Par décision du 23 janvier 2012, communiquée aux parties le 6 février 2012, le Tribunal administratif de première instance a rejeté le recours formé par les époux A.________, considérant qu'aucun motif de révision n'était réalisé. Le 6 mars 2012, ceux-ci ont recouru auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: Cour de justice) contre le jugement du 23 janvier 2012. Ils ont conclu à l'annulation du jugement du Tribunal administratif de première instance, à ce que leur demande de révision soit admise et à ce que l'Administration fiscale cantonale émette de nouveaux bordereaux conformes au droit.