Citation: 2A.424/2001 29.01.2002 E. 1

Le 1er juillet 1998, le Service cantonal a renoncé à renvoyer D.________ en raison de son évolution, de ses attaches familiales en Suisse et de la durée de son séjour dans ce pays. Il lui a alors demandé d'envoyer certains documents nécessaires pour rédiger son autorisation d'établissement, tout en lui adressant une menace d'expulsion. Il a en outre invité l'intéressé à adopter une conduite irréprochable, expliquant qu'une nouvelle condamnation entraînerait une procédure d'expulsion. Le 3 septembre 1999, le Service cantonal a refusé de prolonger l'autorisation de séjour à l'année de D.________ et fixé à l'intéressé un délai de départ dès la fin de sa détention. Il s'est notamment référé à l'art. 10 al. 1 lettres a et b de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20). Il a considéré que l'intérêt public à l'éloignement de Suisse de D.________ primait sur l'intérêt privé de ce dernier à y vivre. Il a retenu en particulier que l'intéressé vivait séparé de sa femme qui n'avait pas l'intention de reprendre la vie commune et qu'il pourrait continuer à exercer son droit de visite sur ses enfants à partir de l'étranger.