Citation: 2C_536/2024 E. 6.3.5

6.3.5. Quoi qu'en dise le recourant, il n'était pas non plus insoutenable de retenir, comme l'a fait la Cour de Justice, que le législateur n'avait pas pu ignorer les conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur les chauffeurs de taxi, puisque la nouvelle réglementation avait justement été élaborée en pleine pandémie et que, s'il avait voulu prévoir des dérogations au régime transitoire pour ce motif, le législateur l'aurait indiqué. À cela s'ajoute également que la crise sanitaire a affecté l'ensemble de la profession et que tous les chauffeurs de taxi qui louaient une autorisation, dont un tiers était détenteur, n'ont pas nécessairement résilié leur contrat de bail. Il est donc défendable de nier que ces circonstances - certes exceptionnelles - permettent de déroger à la loi. Ainsi et contrairement à ce que soutient le recourant, il n'était pas arbitraire de considérer que l'on n'était pas en présence d'une lacune qu'il convenait de combler (cf. supra consid. 6.2).