Citation: 6B_1160/2023 E. 7.2

7.2. En l'espèce, la cour cantonale a rejeté l'appel du recourant et, par voie de conséquence, les conclusions en indemnisation formées par ce dernier. L'autorité précédente a pourtant admis l'appel de l'intéressé sur la question de l'imputation des mesures de substitution subies avant jugement, le recourant ayant, dans sa déclaration d'appel, critiqué le jugement de première instance à ce sujet. La cour cantonale a en effet déduit de la peine prononcée, contrairement aux premiers juges, 181 jours de détention avant jugement, dont 75 jours de détention et 106 jours au titre de l'imputation des mesures de substitution. Le recourant a donc obtenu partiellement gain de cause en seconde instance. Or, l'arrêt attaqué n'expose pas les motifs pour lesquels la cour cantonale a, nonobstant cette admission partielle, intégralement rejeté l'appel du recourant et ses conclusions en indemnisation. Aucune analyse des dispositions topiques en la matière, notamment des art. 428 et 436 CPP, ne ressort de l'arrêt querellé. Il s'ensuit que le raisonnement suivi par la cour cantonale s'avère lacunaire. Il convient dès lors d'annuler l'arrêt entrepris et de renvoyer la cause à la cour cantonale pour qu'elle complète son raisonnement, dans une mesure permettant au Tribunal fédéral de contrôler l'application du droit (art. 112 al. 3 LTF). Le recours doit être admis, l'arrêt querellé annulé et la cause renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais et dépens de la procédure d'appel relatifs au recourant. Dans ce cadre, elle tiendra également compte de l'admission du grief concernant la libération des sûretés (cf. supra consid. 6).