Citation: 4P.29/2000 23.03.2000 E. 4

4.- a) Le recourant se plaint d'un formalisme excessif. L'interdiction du formalisme excessif peut être déduite du droit à un procès équitable (art. 29 al. 1 Cst.) ou de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Il y a formalisme excessif lorsqu'il est prévu pour une procédure des règles de forme rigoureuses, sans que cette rigueur ne soit matériellement justifiée; cependant, le Tribunal fédéral a toujours déclaré que les formes procédurales sont nécessaires dans la mise en oeuvre des voies de droit pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement, ainsi que pour garantir l'application du droit matériel; toutes les exigences formelles ne se trouvent donc pas en contradiction avec le droit constitutionnel. Il y a formalisme excessif seulement lorsque la stricte application des règles de procédure ne se justifie par aucun intérêt digne de protection, devient une fin en soi et empêche ou complique de manière insoutenable la réalisation du droit matériel (ATF 125 I 166 consid. 3a; 121 I 177 consid. 2b/aa; 120 II 425 consid. 2a; 120 V 413 consid. 4b; 119 Ia 4 consid. 2a et d; 118 Ia 14 consid. 2a, 241 consid. 4; 118 V 311 consid. 4). b) Il y a un intérêt majeur, notamment pour le créancier, à savoir si un jugement est ou non entré en force. Il est donc légitime de se montrer strict en ce qui concerne le respect des délais dont dépend la recevabilité d'un recours. Il n'y a donc pas d'excès de formalisme à déclarer un recours irrecevable lorsque l'acte est déposé tardivement ou lorsque l'avance des frais n'a pas été faite en temps utile.