Citation: 4A_455/2007 12.02.2008 E. 8

La recourante dénonce enfin une violation des art. 3 al. 2 et 9 LEg et, par renvoi, des art. 336 et 336a CO. Pour seule motivation, elle soutient que, comme l'employeur a échoué dans la preuve d'un motif objectif, le licenciement aurait dû être déclaré discriminatoire et abusif et la cour cantonale aurait dû procéder à une condamnation de l'intimé au paiement de l'indemnité due à ce titre. Comme rappelé ci-dessus en lien avec l'art. 6 LEg, la preuve de l'existence de facteurs objectifs à la charge de l'employeur n'intervient qu'à la condition que la partie recourante ait rendu vraisemblable l'existence d'une discrimination. En l'espèce, les éléments de fait retenus par la cour cantonale ne font pas ressortir d'indices objectifs permettant d'admettre qu'une telle vraisemblance aurait été établie, de sorte que la cour cantonale pouvait rejeter les prétentions de la recourante sur ce point, sans avoir à se demander si l'intimé avait démontré que la discrimination alléguée reposait sur des facteurs objectifs. La prémisse du raisonnement adopté par la recourante n'étant pas réalisée, le grief tombe à faux.