Citation: 6B_1101/2023 E. 1.4

1.4. Par économie de procédure, il convient d'examiner le grief de la recourante en tant qu'elle prétend que la condition subjective de l'infraction n'aurait pas été examinée par les juges cantonaux. Dans le cadre de la subsomption, la cour cantonale a examiné si les éléments subjectifs de l'infraction étaient réalisés en l'espèce, sous l'angle de l'intention, d'une part, de provoquer une explosion et, d'autre part, d'endommager les locaux propriété d'autrui voire de blesser les personnes. Elle a expressément admis la volonté de la recourante de faire exploser les locaux du restaurant et on comprend de la subsomption ainsi que des éléments de fait retenus, que la volonté de mettre en danger la propriété d'autrui a également été retenue. Aussi, la recourante ne saurait être suivie en tant qu'elle se prévaut d'une violation de son droit d'être entendue en lien avec la condition subjective de l'infraction retenue. Si elle suggère, en soulignant un passage de son recours, un défaut d'examen de l'intention de causer des lésions corporelles ou la mort sur elle-même ou son propre époux, elle échoue à démontrer qu'un examen distinct, restreint à ces personnes, était pertinent dans le cas d'espèce (cf. supra consid. 1.1 sur les deux hypothèses alternatives de mise en danger visées par l'art. 223 ch. 1 al. 1 CP). Pour le surplus la recourante évoque l'art. 76 al. 1 CPP, sans en déduire de grief spécifique indépendant de celui tiré de la violation de son droit d'être entendue, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner ce point plus avant (cf. notamment sur cette question: arrêts 1B_160/2018 du 19 avril 2018 consid. 2.2, in SJ 2019 I 93; 6B_1387/2021 du 29 septembre 2022 consid. 1).