Citation: 6B_720/2022 E. B

Statuant par arrêt du 12 avril 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel formé par A.________ contre le jugement du 16 mars 2021, qu'elle a réformé en ce sens que la mesure d'expulsion était annulée. Elle a par ailleurs rejeté l'appel joint formé par le ministère public contre ce jugement, qu'elle a confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.a.a. Ressortissant français né en 1957, A.________ a été employé depuis 2003 par la Mission permanente de C.________ à Genève (ci-après: la Mission permanente), en qualité de chauffeur jusqu'en 2014, puis de concierge. Depuis 2013, il habitait un appartement au rez-de-chaussée de la résidence U.________, à Genève, dont il assumait la conciergerie. B.a.b. B.________, née en 1983 en Tunisie, vivait à Genève depuis 2004 ou 2005. Analphabète ayant quitté l'école à l'âge de 6 ans, elle souffrait de surdité et présentait des troubles du langage, un fonctionnement adaptatif et une efficience intellectuelle limitée (son quotient intellectuel se situant entre 71 et 84). Ainsi, la communication avec des tiers était difficile et nécessitait du temps afin de trouver un mode de dialogue adéquat mêlant paroles et gestes. Domestique privée au sein de la Mission permanente depuis 2014, B.________ habitait dans un appartement au sixième étage de la résidence U.________, lequel avait été préalablement occupé par A.________. Elle a dû quitter son emploi et son logement le 30 mai 2016, à la suite de l'arrivée d'un nouvel ambassadeur auprès de la Mission permanente. B.b. En mars ou en avril 2016, dans l'appartement de B.________, A.________ a imposé à cette dernière un rapport sexuel complet, ainsi que deux autres rapports lors desquels il a pénétré son vagin avec ses doigts. Pour ce faire, A.________ a utilisé sa force physique pour déshabiller B.________, avant de la pousser sur le canapé et de s'allonger sur elle pour la pénétrer de son sexe ou de ses doigts, passant outre son refus et l'exhortant à se taire. B.c. Réalisant en septembre 2016 qu'elle était enceinte, B.________ s'est rendue chez A.________ pour lui demander de reconnaître l'enfant, ce qu'il a refusé. En janvier 2017, elle a donné naissance à un garçon, D.________, dont le père biologique était A.________.