Citation: 1B_237/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il n'y a pas lieu de revenir sur les circonstances ayant entraîné le placement en détention du recourant le 12 octobre 2017 et non pas à la suite de sa première audition le 3 août 2017. Le recourant ne saurait pas non plus se plaindre dans le cadre de la présente procédure du fait que la Chambre pénale a retenu, pour la première fois et à l'encontre de l'avis du Tmc, l'existence d'un risque de récidive à son encontre dans son arrêt du 5 décembre 2017. En revanche, dans la mesure où l'arrêt attaqué renvoie aux motifs alors retenus, le recourant est légitimé à les remettre en cause. La cour cantonale avait alors considéré que les infractions redoutées étaient graves et pouvaient menacer un nombre indéterminé de femmes; de plus, un quatrième cas était suspecté et une expertise psychiatrique allait être mise en oeuvre, ce qui justifiait d'attendre les conclusions de l'expert sur la question du danger de réitération (cf. consid. 4.2 p. 8 s. de l'arrêt du 5 décembre 2017). Ainsi que l'a relevé la juridiction précédente, la gravité et le type des infractions reprochées au recourant, respectivement leurs conséquences en cas de réitération, n'ont pas changé depuis sa précédente décision (cf. consid. 3.2 p. 7 de l'arrêt attaqué). Depuis celle-ci, le recourant a en revanche été mis en cause le 2 février 2018 pour un cinquième cas dont les faits se seraient déroulés le 8 juillet 2017. On ne peut ainsi considérer que l'intensité du risque de récidive aurait diminué. A cela s'ajoute encore l'avis de l'expert, à savoir que ce danger pouvait être qualifié de modéré à important (cf. le rapport du 13 février 2018; voire sévère selon le complément du 10 avril 2018 dès lors que le rapport a été émis sans prendre en compte les derniers faits dénoncés). L'expertise ne constituant dans le cas d'espèce qu'un élément supplémentaire lors de l'appréciation du pronostic défavorable, il n'est ainsi pas nécessaire d'examiner à ce stade les critiques émises à l'encontre de la méthodologie utilisée et des conclusions retenues, griefs que pourra au demeurant faire valoir, le cas échéant, le recourant notamment devant le juge du fond. Partant, l'ensemble de ces considérations permet de retenir l'existence d'un risque de récidive et le grief du recourant peut être écarté.