Citation: 9C_437/2014 E. 6

Contrairement à l'opinion du recourant, la décision du 25 mai 2010 reposait sur un examen matériel des faits pertinents, singulièrement sur le rapport d'expertise pluridisciplinaire du CEMed du 26 mars 2010. Si les experts avaient certes fait état d'une intelligence limite, ils avaient néanmoins clairement pu se prononcer sur la situation du recourant sous les angles somatique, neurologique, psychique et neuropsychologique, et constater qu'une activité simple et répétitive était possible à 100 %. En tout cas, on ne saurait déduire de la lecture du rapport du 26 mars 2010, au demeurant co-signé par un spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, que le recourant se trouvait au moment de l'expertise dans une situation qui ne lui permettait pas de comprendre les conséquences de ses actes ou de se conduire d'une manière censée, comme il le laisse entendre, aucune maladie ou débilité mentale n'ayant été attestée par les experts du CEMed. Le recourant ne démontre d'ailleurs pas et ne rend pas non plus vraisemblable qu'une telle éventualité était réalisée à l'époque où il avait été examiné au CEMed. Dans ces conditions, on doit admettre, avec la juridiction cantonale, que la décision entrée en force du 25 mai 2010, fondée sur les conclusions du CEMed du 26 mars 2010, constituait bien le point de départ temporel pour l'examen de la nouvelle demande du 30 septembre 2011, car elle reposait sur un examen matériel du droit à la rente avec une constatation des faits pertinents, une appréciation des preuves et une comparaison des revenus conformes au droit (cf. ATF 130 V 71). A la lecture des conclusions du CEMed du 26 mars 2010, ainsi que des rapports de la professeure B.________, du 23 novembre 2010, et du docteur D.________, du 9 décembre 2011, on ne peut faire grief aux premiers juges d'avoir considéré que les documents médicaux invoqués à l'appui de la nouvelle demande n'apportaient aucun élément dans le sens d'une modification significative de la situation du recourant depuis la dernière décision de refus passée en force; il apparaît plutôt que les médecins de l'Hôpital C.________ ont procédé à une appréciation différente d'une situation inchangée. Le recourant ne démontre donc pas en quoi la juridiction cantonale aurait constaté les faits médicaux de façon manifestement inexacte ou en violation du droit (cf. art. 97 al. 1 LTF), puisqu'il ne fait qu'opposer sa propre appréciation de l'évolution de son état de santé à celle des premiers juges, ce qui ne suffit pas pour remettre valablement celle-ci en cause. C'est donc à juste titre que le refus d'entrer en matière sur la nouvelle demande a été confirmé. Il s'ensuit que le recours est mal fondé.