Citation: 8F_2/2016 E. 2.1

2.1. A l'appui de sa demande de révision, le requérant invoque deux rapports d'échographie du 6 octobre 2015 établis par le docteur E.________, spécialiste en radiologie, concernant les muscles dorsaux et abdominaux, d'une part, et le genou droit, d'autre part. Dans son premier rapport, ce médecin indique que les éléments mis en évidence lors de l'échographie des muscles dorsaux et abdominaux peuvent évoquer une pathologie musculaire de type myopathique, voire neurogène, un syndrome de type myasthénique pouvant même être évoqué. Dans son second rapport, il relève que les constatations effectuées lors de l'échographie du genou droit pourraient, comme pour les muscles du tronc et du dos, évoquer un syndrome dystrophique myopathique, voire d'origine neuromusculaire. Le requérant soutient que ces rapports d'échographie sont de nature à remettre en cause les conclusions de l'expert D.________, selon lesquelles l'accident du 30 septembre 2003 a aggravé de manière temporaire une ancienne lésion du ligament croisé antérieur et entraîné une décompensation temporaire des troubles préexistants au rachis lombaire, le statu quo sine ayant été atteint dans les deux cas six mois après la survenance de l'accident (rapport d'expertise du 27 août 2010). En particulier, le requérant est d'avis que les rapports d'échographie permettent de donner une explication scientifique aux constatations de la doctoresse F.________, spécialiste en anesthésiologie et thérapie neurale, selon lesquelles il existe une décompensation chronique du rachis prédominant dans les régions cervicales et lombaires, compatible avec les suites d'un traumatisme dû en partie à des torsions de l'appareil locomoteur (rapport du 19 octobre 2006).