Citation: 6B_1000/2009 23.04.2010 E. 5

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu, à raison d'une motivation insuffisante de l'arrêt attaqué en ce qui concerne l'enrichissement illégitime des bénéficiaires des montants litigieux. Il reproche à la cour cantonale de s'être bornée à examiner si les bonus litigieux avaient été accordés sans droit, donc s'ils étaient légitimes, sans justifier l'existence d'un enrichissement de leurs bénéficiaires. 5.1 Le droit à une décision motivée découlant du droit d'être entendu implique l'obligation pour l'autorité d'exposer les motifs de sa décision de manière à ce que le destinataire de celle-ci puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu. Il suffit, pour satisfaire à ces exigences, que l'autorité examine les questions décisives pour l'issue du litige et expose les motifs qui fondent son prononcé, de manière à ce que l'intéressé puisse en saisir la portée et exercer ses droits de recours à bon escient. Elle n'est pas tenue de discuter de façon détaillée tous les arguments avancés et n'est pas davantage astreinte à se prononcer séparément sur chacune des conclusions qui lui sont présentées (ATF 133 I 270 consid. 3.1 p. 277; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236). Il va par ailleurs de soi qu'elle n'est pas tenue d'expliquer ce qui relève de l'évidence. 5.2 En décidant, avec X.________, de l'octroi des bonus litigieux, le recourant entendait manifestement améliorer la situation patrimoniale de leurs bénéficiaires, par une augmentation de leur rémunération. Son comportement visait donc à leur procurer un avantage patrimonial, soit un enrichissement. Cela tombait sous le sens et n'avait dès lors pas à être précisé. Sur ce point, le grief est dénué de fondement. 5.3 Au reste, la cour cantonale, comme le recourant l'admet, s'est prononcée sur le caractère illégitime de l'enrichissement, expliquant que les bonus litigieux avaient été octroyés sans l'approbation du Comité de banque, en violation des règles internes de la banque en vigueur à l'époque des faits. A cet égard, contrairement à ce qu'affirme le recourant, elle a réfuté les arguments avancés par ce dernier pour le contester, tels qu'il les rappelle sous chiffre 82 de la page 27 de son mémoire, comme cela ressort notamment du chiffre 5 de la page 104 et du chiffre 2 de la page 78 de l'arrêt attaqué. Sur ce point également, le grief est dénué de fondement.