Citation: 6P.43/2006 02.06.2006 E. 1

4.2 Les recourants se trompent en prétendant que le Tribunal de police les aurait acquittés de l'arrachage de la colonne de descente et des planches placées sous l'avant-toit du garage de leurs voisins. En effet, il est vrai qu'en page 4 du jugement du 14 avril 2005, l'autorité de première instance relève, sans autre précision, que les intéressés ont commis des dommages à la propriété en arrachant le chéneau du garage de leurs voisins. Toutefois, conformément aux feuilles d'envoi du 9 juillet 2004, telles que reprises en page 2 du jugement, il est évident que l'arrachage de ce chéneau, commis le 16 mai 2003, englobe la colonne de descente et les planches placées sous l'avant toit dudit garage. On comprend, sans équivoque à la lecture du jugement, que le Tribunal a considéré qu'il s'agissait-là d'un dégât global causé le même jour et pour lequel il a condamné les recourants. La Cour de justice ayant simplement confirmé les condamnations à ce sujet (arrêt p. 10 consid. 2.1.3), le grief invoqué est vain. La critique est également infondée s'agissant de l'obstruction de la conduite d'évacuation des eaux claires provenant de la parcelle des époux C.________. En effet, si l'autorité de première instance a condamné la recourante pour avoir obstrué la conduite des eaux usées, la Cour de justice a simplement confirmé ce verdict, précisant toutefois qu'il s'agissait d'une conduite d'eaux claires, le Tribunal ayant commis une erreur de plume à ce sujet. Dans ces conditions, on ne discerne aucune reformatio in pejus telle que définie ci-dessus.