Citation: 7B_156/2024 E. 3.3

3.3. Dans une argumentation circonstanciée, la Chambre pénale d'appel et de révision a écarté les griefs - dans la mesure où ils étaient compréhensibles - soulevés par le recourant en lien avec le défaut de suspension de la procédure d'appel. Elle a en particulier relevé que le choix de la Juge intimée de procéder par des prolongations successives de délais pour déposer le mémoire d'appel motivé en lieu et place d'une suspension de la procédure démontrait qu'elle avait, sur le principe, accédé à la demande du recourant, lequel était ainsi mal venu d'y voir une démonstration de prévention (cf. consid. 2.2.1 p. 8 de l'arrêt attaqué). Le recourant ne développe aucune argumentation permettant de comprendre en quoi cette appréciation serait erronée. En particulier, le seul fait qu'il n'adhère pas au mode choisi par la Juge intimée, ainsi qu'aux motivations retenues par celle-ci notamment pour rejeter ses réquisitions de preuve (cf. l'ordonnance du 17 mai 2023) ou refuser la suspension de la procédure d'appel (cf. l'ordonnance du 31 mai 2023 et le courrier du 27 septembre 2023 [cf. notamment p. 20 du recours]) ne constitue pas en soi un motif démontrant une apparence de prévention à son égard. Il en va de même du fait que la Juge intimée n'ait pas modifié sa position sur la question de la suspension de la procédure et ait continué à procéder par le biais de prolongations de délais à la suite du dépôt de la première, puis de la deuxième requête de récusation (cf. en particulier p. 22 du recours). Le recourant ne saurait en effet utiliser cette voie particulière pour s'opposer, y compris de manière anticipée, aux décisions relatives au déroulement de la procédure d'appel qui lui déplaisent (cf. ATF 143 IV 69 consid. 3.2; arrêt 7B_677/2023 du 24 novembre 2023 consid. 3.2 in fine).