Citation: 2C_692/2023 E. 4.1.2

4.1.2. Dans leur mémoire, les recourants invoquent l'art. 8 CEDH. Ils se prévalent du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH. Ils font valoir à cette fin leur forte intégration socio-économique et la longue durée de leur séjour en Suisse. Ils perdent cependant de vue qu'ils n'ont pas séjourné légalement en Suisse et qu'ils ne peuvent donc pas bénéficier de la présomption selon laquelle, après un séjour légal en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux que l'étranger a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). En outre, il ne ressort pas des faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'ils puissent se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie qui justifierait, exceptionnellement, un droit de séjour issu de l'art. 8 CEDH (ATF 149 I 207 consid. 5.3.4). Au contraire, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a été condamné pour séjour illégal en 2021 et que, malgré cette condamnation, il a continué à vivre dans la clandestinité et à travailler sans autorisation, marquant ainsi un manque de respect de l'ordre juridique suisse qui considère que la lutte contre le travail au noir est une priorité politique (ATF 141 II 57 consid. 5.3 et 7). Au surplus, rien dans la vie profesionnelle des recourants ou dans leur vie privée démontrerait une intégration particulièrement réussie justifiant à titre exceptionnel, qu'ils puissent invoquer de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.