Citation: 5A_102/2019 E. 5.2

5.2. Compte tenu de ce qui précède, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir violé le droit fédéral en ajoutant aux besoins de base de l'enfant, déterminés selon les directives applicables pour le calcul du minimum vital LP et complétés par des dépenses non strictement nécessaires, un montant supplémentaire afin de tenir compte du niveau de vie aisé du débirentier. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la Cour de justice n'a de loin pas pris en considération toute sa force contributive, puisque selon les constatations de l'arrêt attaqué relatives à son disponible (cf. supra consid. 4.2), il bénéficie encore, après paiement de la contribution à l'entretien de l'intimé, d'un solde mensuel supérieur à 20'000 fr. L'autorité précédente ne peut pas davantage se voir reprocher d'avoir estimé que, dans la mesure où la mère s'occupait quotidiennement de l'enfant - le père vivant à V.________ et exerçant un droit de visite standard -, et compte tenu des capacités contributives respectives de chacun des parents, il se justifiait de faire supporter la totalité du coût de l'enfant en argent à son père (cf. supra consid. 4.1). La cour cantonale a en effet constaté que le solde disponible du père représentait 62% de ses revenus pour les trois premiers trimestres de 2017 et 87% pour le dernier trimestre de 2017 ainsi que pour 2018, contre 46% en 2017 et en 2018 s'agissant de la mère. Partant, même si l'on exclut des charges de celle-ci les montants mensuels de 449 fr., respectivement 433 fr., montants dont le recourant n'a de toute façon pas démontré qu'ils auraient été à tort pris en compte (cf. supra consid. 3), la solution retenue par la Cour de justice n'apparaît pas critiquable.