Citation: 5A_349/2019 E. 3

La cour cantonale a relevé qu'il n'était pas contesté que la convention sur les effets accessoires du divorce du 18 septembre 2004, ratifiée par un jugement de divorce définitif et exécutoire, valait titre de mainlevée définitive au sens des art. 80 s. LP dans une poursuite en paiement de montants résultant des obligations que cette convention imposait aux parties qui l'avaient conclue. Or il ressortait de cet accord que l'obligation d'entretien du recourant envers son fils était soumise à la seule condition résolutoire de l'achèvement de sa formation dans des délais normaux et le recourant n'avait pas apporté la preuve par titre de sa réalisation (art. 81 LP). L'existence de relations personnelles entre les parties au sens de l'art. 277 al. 2 CC n'était quant à elle pas une condition résolutoire selon la convention précitée, étant précisé que la procédure de mainlevée était une pure procédure d'exécution forcée, dans laquelle le pouvoir d'examen du juge saisi était limité; au surplus, le caractère définitif de la volonté de l'intimé de ne plus entretenir de relations personnelles avec son père n'était pas établi, en sorte que d'autres éléments devraient également être pris en considération pour décider d'une éventuelle extinction de la dette d'entretien: il s'agissait ainsi d'une question de droit matériel délicate qui échappait au juge de la mainlevée.