Citation: 6B_1063/2018 E. 1

La recourante fait tout d'abord grief à la cour cantonale d'avoir déclaré son recours irrecevable en lui déniant la qualité pour recourir contre l'ordonnance de classement du 20 mars 2018. Dans l'arrêt attaqué, l'autorité précédente a certes indiqué que la recourante n'avait pas la qualité pour recourir, au sens de l'art. 382 CPP, dès lors que l'intéressée n'était pas directement lésée par les infractions dénoncées concernant ses deux fils et qu'elle ne pouvait, par ailleurs, fonder une telle qualité sur son statut de proche des victimes. Le dispositif de cette décision fait état d'une irrecevabilité. La cour cantonale a cependant ajouté que, "supposé recevable, le recours interjeté par [la recourante] aurait dû être rejeté". Elle a ensuite consacré plus d'une dizaine de pages à traiter tous les griefs de fond soulevés par la recourante (cf. arrêt attaqué, p. 12-23). Concluant son analyse, la cour cantonale a exposé que "le recours interjeté par [la recourante] d[evait] être déclaré irrecevable, étant précisé que supposé recevable, il aurait de toute manière dû être rejeté". Il apparaît ainsi que l'autorité précédente est, de facto, entrée en matière sur le recours de l'intéressée, cette dernière ayant d'ailleurs formulé des griefs de fond devant le Tribunal fédéral. Partant, il apparaît expédient de considérer que la cour cantonale est entrée en matière sur le recours de la recourante et qu'elle a rejeté celui-ci. Cela rend sans objet les griefs de la recourante consacrés au déni de sa qualité pour recourir devant l'autorité précédente.