Citation: U 46/00 22.05.2000 E. 4

4.- a) Dans son arrêt du 9 juin 1997, la Cour de céans a retenu, en se fondant notamment sur l'avis du docteur Favarger, que la tenosynovite de de Quervain, diagnostiquée par le docteur E.________, n'était pas en relation de causalité avec l'accident. S'appuyant sur l'opinion de l'expert X.________ dont le rapport a été produit pour la première fois devant le Tribunal fédéral des assurances, le recourant soutient dans la présente procédure que l'existence de cette relation de causalité est établie. Ce faisant, il met en réalité en question les faits définitivement constatés par le Tribunal fédéral des assurances dans son arrêt du 9 juin 1997. b) Selon la jurisprudence, l'expertise qui déduit de faits connus au moment de la décision attaquée des conclusions différentes de celles que l'autorité a retenues, n'est pas une preuve nouvelle propre à motiver la révision; il en est autrement de celle qui conteste une appréciation officielle émise dans l'ignorance de circonstances essentielles ou en l'absence de preuves à leur sujet (Grisel, Traité de droit administratif t. II p. 944; ATF 110 V 141 consid. 2, 293 consid. 2a, 108 V 171 consid. 1; cf. aussi ATF 118 II 205). En l'espèce, les conditions permettant de revenir sur les constatations de faits, partant sur les conclusions qu'en a tirées la Cour ne sont pas réunies. La relation de causalité entre l'accident et la tenosynovite de de Quervain a été niée sur la base de l'avis du docteur FF.________, médecin spécialiste. Dès lors que cette constatation reposait sur les preuves administrées, l'opinion contraire d'un expert privé ne constitue pas une preuve nouvelle propre à justifier une éventuelle révision. c) Les autres critiques du docteur X.________ à l'adresse des différents médecins qui ont examiné ou traité le recourant ne permettent pas d'aboutir à des conclusions différentes quant à la relation de causalité entre l'accident et les affections dont il se plaint. D'une part, cette expertise se fonde essentiellement sur des diagnostics dont la relation de causalité avec l'accident n'était pas tenue pour établie. D'autre part, elle a été réalisée sans examen du patient et sans consultation de l'ensemble des pièces du dossier ce qui ne confère pas à ce rapport pleine valeur probante (cf. dans ce sens ATF 125 V 352 consid. 3b, 122 V 161 consid. 1c), notamment au regard des autres avis médicaux donnés en toute connaissance de cause. Le jugement entrepris qui confirme le refus de prester de la CNA n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.