Citation: 5A_45/2023 E. 1

Elle a en outre relevé, " par surabondance ", qu'en l'absence d'une annotation d'une restriction du droit d'aliéner, le risque d'atteinte au sens de l'art. 262 al. 1 CPC [ recte : art. 261 al. 1 CPC] était " ténu ", partant, insuffisant pour justifier la mesure requise. L'administration d'office avait en effet été mise en oeuvre, l'appartement ayant été loué à des tiers. La situation particulière affectant l'immeuble était dès lors relativement perceptible pour tout tiers intéressé et la possibilité pour C.________ de trouver un acquéreur de bonne foi, au préjudice du requérant, s'en trouvait " réduite ". Enfin, selon la Juge cantonale, le fait qu'entre le moment du prononcé de l'administration d'office et la mention du nom de l'administrateur au registre foncier, B.B.________ et C.________ aient conclu un acte de donation tendant à ce que cette dernière se voie attribuer la pleine propriété des biens ne laissait pas craindre qu'une vente ou une donation à un tiers de bonne foi puisse aisément survenir, les circonstances dans lesquelles l'acquisition pouvant intervenir étant différentes.