Citation: I 594/03 20.10.2004 E. A

D.________, né en 1960, travaille comme ouvrier pour la société C.________ depuis 1989. Il souffre de lombosciatalgies depuis le mois de mars 1995. Dès le mois de novembre 1996, son médecin traitant, le docteur T.________, puis les médecins de l'Hôpital H.________ ont attesté une incapacité de travail totale. Hospitalisé à l'Hôpital H.________, du 25 novembre au 6 décembre 1996, le prénommé a subi une hémilaminectomie L4-L5 gauche le 24 février 1997 dans ce même établissement. A la suite de l'opération, le docteur F.________, chef de clinique adjoint du Service de neurochirurgie de l'Hôpital H.________, attesta une incapacité de travail totale jusqu'au 12 mai 1997, puis une incapacité de travail de 50 %, pour une durée indéterminée (rapports des 6 mars et 16 avril 1997). Dès le mois de mai 1998, la société C.________ a affecté son employé à une tâche plus légère que celle effectuée précédemment, dans des travaux d'aide au service de conciergerie en gare de L.________; le médecin traitant attesta cependant plusieurs périodes d'incapacité de travail dans cette nouvelle activité. D.________ fut à nouveau hospitalisé à l'Hôpital H.________, du 14 au 25 septembre 1998, où les examens pratiqués ont permis d'exclure une récidive de hernie discale. Au terme de cette hospitalisation, les docteurs G.________ et S.________ ont fait état de troubles somatoformes douloureux, syndrome lombo-vertébral irritatif non déficitaire et status post-hémilaminectomie L4-L5 gauche, en précisant qu'il n'y avait pas, de leur point de vue, d'incapacité de travail dans des activité adaptées (rapport du 8 octobre 1998). Pour sa part, le docteur E.________ examina D.________ le 7 décembre 1998, à la demande de la société C.________, et proposa de retenir une incapacité de travail de 50 % (rapport du 2 février 1999). A réception de ce document, le docteur F.________, pour le Service médical de la société C.________, a proposé de mettre D.________ en retraite anticipée partielle, pour raisons médicales, en précisant partager l'opinion du docteur E.________ relative à l'incapacité de travail de l'intéressé (lettre du 8 février 1999 du docteur F.________ au docteur T.________). Le 24 février 1999, ce dernier a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport du 10 juillet 2000 à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : office AI), le docteur T.________ décrivit une capacité de travail de 80 à 100 % dans l'activité de conciergerie pour laquelle l'employaient désormais la société C.________; l'assuré lui avait toutefois déclaré être incapable de travailler plus d'une demi-journée. Selon le médecin traitant, toute activité légère ne mettant pas à contribution le dos, spécialement la région lombo-sacrée, était exigible, l'assuré présentant une limitation pour les activités impliquant une position orthostatique ou assise prolongée. Dans une lettre du 29 août 2001 à l'office AI, il revint toutefois sur cette appréciation et attesta une incapacité de travail de 50 % dans l'activité exercée par l'assuré depuis mai 1998. Sur la base du dossier constitué par l'office AI, le Service médical régional L.________(ci-après : SMR) attesta une capacité de travail entière dans une activité n'impliquant pas la mise à contribution du dos, en position penchée en avant ou lors du port de lourdes charges (rapport du 26 juin 2001). Par décision du 27 septembre 2001, l'office AI rejeta la demande de prestations de l'assuré, eu égard à la capacité de travail résiduelle attestée par le SMR.