Citation: 8C_811/2019 E. 4.3

4.3. Invoquant sa bonne foi, l'intimé se prévaut certes, pour justifier sa manière de procéder, d'une fausse information fournie par la recourante: ensuite de la décision de mise en liquidation de sa société, un collaborateur de la recourante lui aurait confirmé par téléphone son droit à percevoir une indemnité de chômage. Il ne ressort toutefois pas des faits constatés par la juridiction cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 supra), que la recourante aurait mal ou insuffisamment informé l'intimé - d'une manière qui permettrait à celui-ci d'obtenir un avantage auquel il n'aurait pas pu prétendre, en vertu du principe de la protection de la bonne foi découlant de l'art. 9 Cst. (ATF 146 I 105 consid. 5.1.1 p. 110; 143 V 341 consid. 5.2.1 p. 346) -, ce qui scelle le sort du litige.