Citation: 1C_545/2020 E. 1.4

1.4. En l'occurrence, la recourante ne remet pas en cause, en tant que tel, le bien-fondé de la procédure de surveillance menée par le Conseil d'État en application des art. 144 ss LCo, ni les mesures que ce dernier l'avait dans ce cadre invité à mettre en oeuvre le 13 juin 2018. Elle conteste en revanche l'injonction qui lui a été signifiée par décision du 27 mai 2020 (cf. ch. 5 du dispositif), confirmée par l'arrêt attaqué, en tant que celle-là porterait sur le devoir de rendre des décisions de révocation relativement à des autorisations de construire qu'elle avait délivrées entre 2012 et 2016 (cf. ch. 3 du dispositif). Elle soutient que cette injonction est propre à lui causer un préjudice irréparable, dès lors qu'elle est de nature à violer son autonomie communale en matière d'aménagement du territoire et de police des constructions, garantie par les art. 50 al. 1 Cst. et 69 de la Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 (Cst./VS; RS 131.232).