Citation: 9C_397/2018 E. A

A.________, né en 1965, a travaillé en qualité de mécanicien sur machines agricoles au service de la société B.________ SA du 1 er mars 2000 au 7 mars 2006. A ce titre, il était assuré pour la prévoyance professionnelle auprès de la Caisse de pensions PV-Promea (ci-après: PV-Promea). Le 16 mai 2006, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, invoquant des douleurs dorsales et des faiblesses dans les jambes. Compte tenu d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée et d'un taux d'invalidité de 16 %, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) a rejeté la demande, par décision du 10 juin 2008. Le Tribunal cantonal du canton du Valais l'a confirmée par jugement du 5 décembre 2008, lequel n'a pas été contesté. Le 17 décembre 2010, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, en faisant état d'une opération de la prostate et de dépression, en sus des problèmes invoqués en 2006. Par décision du 18 janvier 2012, l'office AI lui a alloué une rente entière d'invalidité à compter du 1 er septembre 2011. Se fondant sur le rapport final du SMR Rhône du 28 juin 2011, l'administration a retenu que l'incapacité de travail était totale dans toute activité lucrative depuis le mois de septembre 2010 en raison de l'état dépressif majeur (diagnostic principal). Le 7 février 2012, A.________ a demandé à PV-Promea de lui servir des prestations en relation avec son invalidité. A l'issue d'un échange de correspondance, l'institution de prévoyance a opposé un refus; elle a relevé qu'une capacité de travail quasi entière avait perduré durant plusieurs années et qu'un lien de connexité temporel et matériel faisait de toute manière défaut (lettre du 27 octobre 2015).