Citation: U 138/02 06.06.2003 E. A

G.________ a travaillé pour le compte de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 14 mars 1998, il a été victime d'un accident alors qu'il travaillait sur un chantier : happé par un câble rompu qui s'était enroulé autour de sa jambe droite, il a fait une chute en arrière. Cette chute a occasionné un traumatisme crânien simple, des contusions multiples avec hématomes de tout le membre inférieur droit, diverses ulcérations cutanées pré-tibiales antérieures droites, ainsi qu'un hématome de la région péri-auriculaire droite. L'assuré a cessé son travail depuis cet accident et ne l'a pas repris depuis lors. La CNA a pris en charge le cas. Le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, ayant constaté l'existence d'une enflure persistante au niveau de la cheville gauche et d'une lésion ligamentaire au genou droit (rapport du 15 mai 1998), l'assuré a été adressé à la Clinique Y.________ où il a séjourné du 24 juin au 5 août 1998. Dans un rapport d'expertise du 15 décembre 1998, le docteur B.________, spécialiste en neurologie, a fait état d'un status huit mois après un traumatisme crânien, avec commotion cérébrale associée possible, de vertiges subjectifs sans substrat vestibulaire périphérique ou central, de céphalées sans substrat objectif et d'une décompensation psycho-pathologique grave, liée à des facteurs extra-traumatiques. Par ailleurs, dans un rapport d'expertise (du 28 septembre 1999) établi à l'intention de l'Office cantonal AI du Valais, la doctoresse C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué un trouble état de stress post-traumatique chez une personnalité mixte (histrionique, évitante et dépendante). Par décision du 25 novembre 1999, l'Office cantonal AI du Valais a alloué à G.________, à partir du 1er mars 1999, une rente entière fondée sur un taux d'invalidité de 100 %. De son côté, la CNA, par décision du 9 février 2000, confirmée par décision sur opposition du 8 mai 2000, a accordé au prénommé, dès le 1er novembre 1999, une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 30 % et une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 5 %. A l'appui de cette décision, elle a considéré que seule l'atteinte à la santé physique, à l'exclusion des troubles psychogènes, était en relation de causalité naturelle et adéquate avec l'accident du 14 mars 1998.