Citation: 6B_269/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient que la trêve entre les deux phases de la bagarre n'avait duré que 2 ou 3 secondes, insuffisante pour considérer que sa réaction était réfléchie. D._________ avait asséné plusieurs coups de poing à la tête du recourant, qui avaient laissé des marques, attestant de la violence des coups portés. Compte tenu du fait que le recourant n'est pas quelqu'un de bagarreur, que son casier judiciaire était vierge, que son rapport de détention était irréprochable, qu'il était venu se détendre ce jour-là et que c'était lui qui s'était fait attaquer, il y avait bien lieu de considérer que l'état d'excitation provenait exclusivement de l'attaque de D._________. Le recourant était en nette infériorité physique et il ne parvenait pas à se défendre. Il faisait par ailleurs face à un bloc de plusieurs amis de D._________, qui ne prenaient pas sa défense et se tenaient autour d'eux. Le recourant savait par ailleurs que D._________ avait déjà commis plusieurs agressions au couteau, ce qui avait encore accentué sa terreur. La peur extrême dans laquelle il se trouvait était également accréditée par le fait qu'il avait appelé la police, s'estimant en grand danger et, malgré le fait qu'il avait donné un coup de couteau, impliquant immanquablement une enquête pénale. Cet état d'excitation était excusable en raison de l'ensemble des circonstances, notamment du caractère totalement inattendu de l'attaque.