Citation: 1B_79/2022 E. 3

Dans son écriture, le recourant reconnaît que les instances précédentes ont constaté que la demande de prolongation de la détention provisoire formée par le ministère public le 7 décembre 2021 avait été déposée tardivement, à savoir moins de quatre jours avant la fin de la période de détention provisoire fixée au 9 décembre 2021 (cf. art. 227 al. 2 CPP). Le recourant affirme cependant que, contrairement à l'avis de l'instance précédente, le Tmc n'aurait pas non plus statué à temps sur la prolongation de la détention, à savoir dans le délai de cinq jours prescrit par l'art. 227 al. 5 CPP. Il soutient en substance que, dans la mesure où sa réplique avait été reçue le 13 décembre 2021 par le Tmc, celui-ci disposait d'un délai au 18 décembre 2021 pour statuer; dès lors en ne statuant que le lundi 20 décembre 2021, le Tmc aurait violé les art. 227 al. 4 et 5 CPP, 31 al. 1 Cst. et 5 par. 1 let. c CEDH et sa détention serait illicite dès le 18 décembre 2021. Le recourant souligne que l'arrêt attaqué retiendrait à tort que le délai de l'art. 227 CPP correspondrait à des jours de travail, en se basant sur un arrêt 1B_304/2013 du Tribunal fédéral du 27 septembre 2013 relatif au délai imparti au ministère public par l'art. 228 al. 2 CPP. Pour le recourant, le délai de l'art. 227 al. 5 CPP correspondrait à des jours calendaires et l'art. 90 al. 2 CPP ne serait pas applicable.