Citation: 6B_1002/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant a contesté devant la juridiction d'appel la libération de l'intimé B.A.________ de l'accusation de lésions corporelles simples par négligence pour le motif, déjà retenu par le premier juge, qu'il n'y avait pas de lien de causalité entre le comportement contraire à la LCR de l'automobiliste et la blessure subie par le cycliste. II faisait valoir que le fait d'utiliser un véhicule pour forcer un cycliste à s'arrêter ou à changer de direction amenait notoirement à un risque de chute très marqué pour celui-ci. La cour cantonale a considéré, à l'instar du premier juge, que rien ne permettait de retenir que la chute ait été due à la manoeuvre de l'intimé B.A.________. En effet, il ressortait du dossier que le recourant s'était déplacé à gauche jusqu'au trottoir du côté opposé de la route, parce que la voiture gênait sa trajectoire, et que ce n'était qu'alors qu'il était tombé. Partant, ce n'était pas la manoeuvre d'obliquement vers la gauche de l'automobiliste qui avait provoqué la chute du cycliste, mais bien l'entêtement de ce dernier à dépasser par la gauche dans ces conditions. Rien ne permettait d'affirmer, comme le faisait le recourant, que l'intimé B.A.________ aurait "poussé", soit touché, le vélo avec sa voiture. Il devait bien plutôt être retenu que l'entêtement du cycliste à vouloir dépasser la voiture quand bien même celle-ci était en train d'obliquer sur la gauche constituait la cause primaire de la chute qui s'était ensuivie, dont la cause exacte n'était, selon l'acte d'accusation lui-même, pas connue.