Citation: 4A_513/2023 E. 4.2

4.2. La recourante présente d'abord sa version des faits sans soutenir que celle retenue par la cour cantonale l'aurait été de façon arbitraire, de sorte qu'il n'en sera pas tenu compte (art. 106 al. 2 LTF cf. consid. 2.2). Elle expose ensuite que son recours était recevable, prétendant avoir contesté la décision de la Juge de paix conformément aux exigences légales. Sa démonstration tend à confirmer l'appréciation de la cour cantonale. Elle reprend en effet dans son recours constitutionnel subsidiaire ce qu'elle a exposé devant la cour cantonale, à savoir une motivation juridique devant mener à la qualification du contrat de contrat innomé auquel les règles du mandat ne seraient pas applicables. Devant la cour de céans, la recourante ne démontre pas avoir discuté devant la cour cantonale, la solution retenue par la Juge de paix et critiqué la motivation de celle-ci, mais seulement qu'elle a exposé une argumentation juridique autonome devant mener à la conclusion que le contrat était un contrat sui generis. Ce faisant, elle ne présente pas une argumentation suffisant à démontrer que la cour cantonale aurait appliqué l'art. 321 CPC de manière arbitraire, de sorte que pour cette raison déjà, son recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. La recourante ne fait toutefois aucune mention des quelque cinq pages de l'arrêt cantonal, dans lesquelles la cour cantonale expose pourquoi le recours devrait être rejeté même s'il était recevable. La cour cantonale y a pourtant exposé en détail pourquoi, au terme d'une interprétation du contrat fondée sur l'art. 18 al. 1 CO, elle considérait que le contrat litigieux était bien un contrat de mandat. Or la recourante aurait dû s'en prendre également à cette motivation, laquelle est indépendante et subsidiaire à la motivation principale d'irrecevabilité du recours, ce qu'elle n'a pas fait. Son recours constitutionnel subsidiaire est donc irrecevable pour cette raison également.