Citation: 6B_1280/2018 E. 4.2

4.2. A propos de cette infraction, la cour cantonale a indiqué que le GPS litigieux avait été dérobé par effraction dans un véhicule le 9 juin 2014, puis avait été retrouvé par la police dans la voiture du recourant le 11 mai 2016. Ce dernier avait déclaré avoir acheté ce GPS durant l'été 2014, pour le prix de 100 fr., à un inconnu à F.________, aux alentours du jardin japonais. Selon l'autorité précédente, le contexte de cette vente à la sauvette par un inconnu, à proximité d'un parc public, concernant un objet électronique facile à emporter et à dissimuler, sans fourniture de garantie, imposait à l'esprit de tout honnête homme de s'inquiéter de la provenance de celui-ci, cela d'autant que l'adresse indiquée sur le GPS était celle d'un individu vivant dans une localité constituée de villas, proche de la ville où la transaction avait eu lieu. L'autorité précédente a ajouté que le recourant avait produit une offre de vente d'un GPS de la marque concernée, publiée sur Internet, mentionnant un prix de 189 fr. 95. Or, il s'agissait d'une annonce publiée en mars 2018, soit près de quatre ans après l'achat litigieux. Le prix de vente d'un GPS de cette marque variait selon les modèles, certains valant près de 600 francs. En 2014, un tel GPS devait donc objectivement valoir plus de 300 fr., de sorte qu'il ne s'agissait pas d'un objet de faible valeur au sens de l'art. 172ter al. 1 CP.