Citation: 9C_838/2018 E. 3

Le tribunal cantonal a très partiellement admis le recours interjeté par l'assuré. Il a réformé la décision litigieuse, en ce sens que les coûts de l'enquête menée par un détective privé ne pouvaient être mis à la charge du recourant, et l'a confirmée pour le surplus. Pour ce faire, il a repris en détail le contenu de l'appréciation effectuée par le docteur I.________ (avec les descriptions précises de l'incompatibilité des positions observées sur certaines photographies produites et l'atteinte supposée à la santé) et expliqué pourquoi il jugeait cet avis convaincant. Il a en outre considéré que le fait que le médecin-conseil n'avait pas examiné personnellement l'assuré n'était en rien décisif pour évaluer la valeur probante de son opinion. Il a également analysé de manière circonstanciée les différentes déclarations faites par le recourant lors de ses auditions. Il a relevé les nombreuses contradictions ou incohérences - voire mensonges - de l'assuré quant à l'incidence de l'atteinte à la santé sur sa vie en général et à la date de survenance de certains événements en comparaison avec les situations et les dates mises en évidence par le rapport d'observation ou par les photographies publiées sur Facebook. Il en a déduit que l'assuré avait très vraisemblablement accompli les actes illustrés par les photographies aux dates indiquées sur celles-ci. Il a encore analysé de manière détaillée tous les documents médicaux disponibles. Il en a inféré que, contrairement à ce que soutenait le recourant, tous les médecins consultés n'étaient pas unanimes sur le fait qu'il souffrirait d'une spondylarthrite, dont il résulterait une incapacité de travail. A la fin de leur analyse, les premiers juges ont considéré qu'une diminution de la capacité de travail de l'assuré dès le 14 janvier 2013 n'était pas établie au degré de vraisemblance requis en matière d'assurances sociales. Ils ont dès lors nié le droit de celui-ci à des indemnités journalières et admis que l'assureur-maladie intimé pouvait légitimement réclamer la restitution des prestations versées indûment. La juridiction cantonale a par ailleurs retenu que l' assureur-maladie intimé n'avait pas le droit de mettre les frais d'investigations à la charge du recourant. Compte tenu enfin des informations erronées fournies par l'assuré, elle a confirmé son exclusion du cercle des personnes assurées avec effet au 30 novembre 2013.