Citation: 1C_405/2023 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a considéré que le court laps de temps (six mois) séparant la date d'entrée en force de la décision de naturalisation (2 décembre 2018) et la fin du ménage commun (1 er juin 2019) était de nature à fonder la présomption de fait selon laquelle, au moment de la déclaration commune, respectivement lors de la décision de naturalisation, la communauté conjugale des époux n'était plus stable et orientée vers l'avenir. Cette appréciation, que le recourant ne discute au demeurant pas, apparaît conforme à la jurisprudence et doit être confirmée (cf. notamment arrêt 1C_82/2018 du 31 mai 2018 consid. 4.3 et les arrêts cités). Il s'agit dès lors uniquement de déterminer si la relation ambiguë entre l'épouse du recourant et le parrain de leur fille, événement dont celui-là se prévaut, constitue un événement extraordinaire susceptible de renverser cette présomption, singulièrement d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal.