Citation: 1C_610/2020 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient enfin que les juges cantonaux ne pouvaient retenir que les violations de son droit d'être entendu constatées avaient été réparées devant eux, sous peine de porter une atteinte grave à son droit. Devant la Cour de justice, le recourant a soutenu que le TAPI n'avait pas examiné tous ses griefs et ne lui avait pas laissé la possibilité de s'exprimer sur les pièces nouvellement produites au stade de la duplique par l'OCAN. Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a, d'une part, considéré que le TAPI n'avait nul besoin de reprendre tous les griefs du recourant et que les motifs l'ayant conduit à rejeter le recours étaient aisément compréhensibles; elle a, d'autre part, retenu que le TAPI ne pouvait effectivement pas refuser de produire des écritures et en particulier des nouvelles pièces du Département. Les juges précédents ont toutefois jugé que, dans la mesure où la cour cantonale disposait en l'occurrence du même pouvoir d'examen que le TAPI, les (éventuels) vices pouvaient être considérés comme réparés devant eux. Le recourant soutient laconiquement que le raisonnement de la Cour de justice ne peut être suivi sans porter une atteinte grave à son droit d'être entendu. Ce faisant, il ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation imposées par l'art. 106 al. 2 LTF. En effet, il ne prétend pas que la cour cantonale ne jouissait pas d'un plein pouvoir d'examen et n'expose pas en quoi il serait concrètement atteint de manière particulièrement grave dans ses droits procéduraux par les vices constatés. En tout état de cause, comme cela ressort des considérants qui suivent, le renvoi constituerait en l'espèce une vaine formalité et aboutirait à un allongement inutile de la procédure. En ce sens, le grief est irrecevable.