Citation: 9C_550/2014 E. 4.3.4

4.3.4. Les premiers juges ont admis que l'expert n'avait que très brièvement mentionné le traitement médicamenteux préconisé par ses confrères, sans en discuter l'adéquation. Ils ont considéré que ce point ne saurait limiter la valeur probante du rapport du docteur D.________, du fait que les éléments médicaux essentiels à la fixation des droits de l'assuré en matière AI (diagnostics et capacité de travail) avaient été exhaustivement analysés. Il n'apparaît pas que le jugement entrepris soit arbitraire sur ce point. Dans son avis du 11 mars 2013, le SMR a indiqué qu'il était inexact de dire que le docteur D.________ n'avait pas pris connaissance du traitement et de ses "effets potentiels", attendu que ledit traitement (Médicament G.________ 5 mg/jour; Médicament H.________ 10 mg le soir) était mentionné dans le rapport de la doctoresse C.________ du 15 mars 2012 que le docteur D.________ citait expressément en page 2 de son rapport d'expertise du 1er octobre 2012. Au demeurant, la doctoresse C.________, dans son avis du 19 avril 2013, n'a pas fait état d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés par l'expert et soient suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions du docteur D.________ selon lesquelles l'examen psychiatrique du 27 septembre 2012 n'avait pas mis en évidence de maladie psychiatrique responsable d'une atteinte à la capacité de travail de longue durée. Sur le vu de l'avis du SMR du 11 mars 2013, qui confirme son rapport précédent du 18 octobre 2012, il convient d'admettre que les conclusions de l'expert sont dûment motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232; 133 V 450 consid. 11.1.3 p. 469; 125 V 351 consid. 3a p. 352). Ainsi, les premiers juges pouvaient, sans violer le droit fédéral, accorder pleine valeur probante au rapport d'expertise du docteur D.________ du 1er octobre 2012.