Citation: 5A_929/2019 E. 5.1

5.1. En l'occurrence, l'autorité précédente a retenu que l'épouse était inscrite au chômage depuis septembre 2018, vraisemblablement pour une activité à 50 % et percevait à ce titre une indemnité mensuelle de 1'300 fr. Compte tenu de l'âge de la plus jeune des enfants (9 ans) et des démarches de réinsertion professionnelle déployées par l'épouse, la Cour de justice a renoncé à lui imputer un revenu hypothétique. L'autorité précédente a par ailleurs retenu qu'il était vraisemblable que l'épouse ait puisé dans sa fortune depuis la séparation des parties, mais a considéré ce fait comme dénué de pertinence s'agissant de la fixation de l'entretien des enfants, car la mise à contribution de cette ressource - fût-elle encore existante - ne saurait être exigée d'elle, au vu de la situation respective des parties, et a estimé s'agissant du versement d'une provisio ad litem, vraisemblable que l'épouse ne dispose actuellement plus d'aucune fortune, alors que son mari dispose d'environ 1'600'000 fr. de fortune.