Citation: 1P.153/2000 27.04.2000 E. A

A.- Le 6 août 1996, X.________ a déposé une plainte pénale pour homicide par négligence, mettant en cause la Clinique Z.________, où sa soeur Y.________ s'était suicidée le 18 juillet 1996. Celle-ci avait été admise le 28 juin 1996 dans le service psychiatrique du Centre hospitalier de Cannes; le chef de ce service, le Docteur O.________, avait alors diagnostiqué un syndrome dépressif avec somatisations importantes sur personnalité histrionique, avec menaces suicidaires. Au début du mois de juillet 1996, elle avait été transférée, à sa demande, à Z.________. Lors de son admission, le Docteur B.________ avait diagnostiqué un état dépressif majeur avec somatisations, chez une personnalité aux traits histrioniques et psychotiques. Admise en division fermée puis, en raison de sa réticence, en division ouverte, Y.________ avait commis une première tentative de suicide dans la nuit du 9 au 10 juillet 1996 en s'infligeant de nombreuses lacérations avec un petit ciseau et un cutter qui avaient échappé à la fouille d'entrée. Soignée à l'hôpital de Nyon, elle était retournée à Z.________ le 11 juillet 1996, en hospitalisation d'office, et avait été placée dans une chambre de cure de la division fermée du "C.________", où elle était restée jusqu'au 15 juillet 1996. Dès cette date, Y.________ avait été placée en chambre normale. Le 16 juillet 1996, après que la patiente eut demandé une ceinture, une fouille de la chambre avait été menée afin de confisquer tout objet utilisable à des fins suicidaires. Le 18 juillet 1996, après le changement de garde, Y.________ avait été découverte pendue par un foulard au radiateur de la salle de bain. X.________ reprochait au personnel de Z.________, soit aux docteurs B.________ et A.________, d'avoir fait preuve de négligence dans la surveillance de dame Y.________.