Citation: 9C_669/2022 E. 6.1

6.1. Dans un deuxième grief, on comprend que les recourants reprochent à la juridiction cantonale d'avoir mal appliqué le droit cantonal et donc d'avoir violé le droit fédéral (art. 14 LHID), notamment le principe de l'interdiction de l'arbitraire et celui de la légalité. A cet égard, ils avancent que la méthode appliquée - dite "des praticiens", découlant de la Circulaire 28 (sur cette notion, cf. arrêt 2C_866/2019 précité consid. 4.5) - et confirmée par la Cour de justice pour évaluer les titres non cotés en bourse de la Société, détenus par B.A.________, heurterait le sentiment de justice et d'équité. En substance, ils font valoir que la formule mathématique ("méthode arithmétique de la moyenne entre la valeur capitalisée des rendements moyens du passé et de la valeur intrinsèque") découlant de la Circulaire 28 serait arbitraire, dans la mesure où aucune distinction ne serait opérée entre les société de capitaux à un ou plusieurs actionnaires, alors qu'à l'inverse, une telle différence - injustifiée - serait notamment prévue pour les sociétés de gestion de fortune (prise en compte de la valeur substantielle). Les recourants font encore valoir que la structure de la Société n'a pas changé en quatre ans et que dès lors, la différence de valorisation (9'258'900 fr. en 2009 et 387'900 fr. en 2013) serait manifestement insoutenable, ce qui découlerait également du "bon sens populaire". En résumé, les contribuables soutiennent qu'il conviendrait de se fonder uniquement sur la valeur intrinsèque (fortune nette [actifs d'une société] - les dettes [fonds étrangers]) de la Société dont le résultat serait alors égal à zéro.