Citation: 6B_373/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il substitue sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va notamment ainsi lorsque le recourant prétend pointer de prétendues contradictions ou variations dans les déclarations faites par l'intimé durant l'instruction - ou qu'il tente de mettre en cause la "crédibilité" de celui-ci -, puisqu'il ne démontre pas que l'autorité précédente aurait pu en tirer une constatation insoutenable. Il en va de même lorsque le recourant conteste le déroulement des événements retenus en confrontant ceux-ci à son "fonctionnement psychologique" à l'époque des faits. L'intéressé conteste avoir étranglé l'intimé au cours de l'altercation du 25 avril 2018, en rediscutant librement la portée des déclarations de ce dernier et de M.________ sur ce point, ainsi qu'en livrant sa propre lecture du constat médical effectué le 26 avril 2018 par l'Unité de médecine des violences. On ne voit pas quelle constatation insoutenable aurait pu être tirée de l'un ou l'autre de ces moyens probatoires, en particulier du témoignage de M.________, qui a déclaré à la police : "En fait, [le recourant] étranglait [l'intimé] avec ses deux mains", ou encore : "Ensuite, quand j'ai vu [que le recourant] étranglait tellement fort [l'intimé], je l'ai pris par l'épaule pour essayer de le calmer" (cf. PV d'audition 4, p. 3). En outre, on ne perçoit pas en quoi cet aspect pourrait avoir une influence sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF), la strangulation n'ayant pas été considérée comme un élément décisif afin de condamner le recourant pour tentative d'extorsion et chantage. Le recourant conteste avoir demandé de l'argent à l'intimé, en reprochant à la cour cantonale la lecture faite des déclarations de M.________. Ce dernier a expliqué ce qui suit lors de son audition par la police (cf. PV d'audition 4, p. 8) : "Je n'ai pas entendu [que le recourant] a demandé de l'argent ou 300'000.- à [l'intimé]. Entre la musique forte et mon état de choc à cause de la situation, je n'ai rien entendu." Au vu de ces déclarations, il n'était aucunement insoutenable, pour l'autorité précédente, de retenir que le recourant avait réclamé de l'argent à l'intimé - comme ce dernier l'a indiqué -, même si M.________ n'a pas entendu les propos concernés. Le recourant tente ensuite longuement d'expliquer que la tentative d'extorsion retenue ne serait pas vraisemblable en l'absence de toute "mesure d'organisation" idoine. Son argumentation se révèle totalement appellatoire, puisqu'elle repose sur des conjectures et une appréciation de l'intéressé concernant un plan qu'il aurait jugé crédible ou cohérent, sans mettre en évidence le caractère arbitraire de l'état de fait de l'autorité précédente. Celle-ci n'a d'ailleurs aucunement retenu que le recourant aurait savamment mûri son projet ni entendu développer un plan complexe. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.