Citation: 5C.110/2002 04.07.2002 E. 3

Il résulte de ce qui précède que le recours, fondé, doit être admis. En vertu de l'art. 73 al. 2 OJ, le Tribunal fédéral, lorsqu'il déclare le recours en nullité fondé, peut se prononcer lui-même sur la question de compétence si la cause est en état d'être jugée. Tel étant le cas en l'espèce, il y a lieu de constater que les tribunaux genevois sont compétents pour statuer sur la requête de mesures provisionnelles déposée le 14 janvier 2002. Obtenant gain de cause, les recourants n'ont pas à supporter d'émolument judiciaire (art. 156 al. 1 OJ). Il en va de même des intimés, qui ne peuvent être considérés comme succombant dans la mesure où ils n'ont pas conclu au rejet du recours, confirmant au contraire dans leur réponse à celui-ci qu'ils admettaient la compétence des autorités judiciaires genevoises saisies (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, 1992, p. 35 note 19 et les arrêts cités). Les frais judiciaires ne peuvent pas non plus être exigés du canton de Genève (art. 156 al. 2 OJ), qui indemnisera en revanche les recourants pour la procédure fédérale. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: