Citation: U 80/00 02.11.2000 E. 4

4.- Il reste à examiner si, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, l'accident du 24 novembre 1997 était propre à provoquer de tels troubles psychiques (causalité adéquate). a) Selon la jurisprudence, l'examen de la causalité adéquate entre un accident et des troubles psychiques nécessite d'abord de classifier l'accident en cause en fonction de sa gravité, en s'attachant non pas à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, mais en se fondant, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même (ATF 115 V 139 consid. 6, 407 sv consid. 5). Bien que le caractère accidentel de la chute subie par le recourant ait été initialement mis en doute, on retiendra, à la lumière des pièces versées au dossier, que celuici est tombé d'une échelle d'une hauteur de 2 mètres et qu'il s'est évanoui pendant 2 à 3 minutes avant d'être amené à une permanence médicale, d'où il a pu ensuite regagner son domicile. Objectivement, cet accident doit être classé à la limite inférieure de la catégorie des accidents de gravité moyenne, ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas (pour comp. RAMA 1998 no U 307 p. 449). En effet, dès lors qu'il a lieu de faire abstraction de la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, force est de constater que le déroulement de l'événement en cause et l'intensité des atteintes qu'il a générées se sont pas telles qu'il faille admettre l'existence d'un accident grave. b) Cela étant, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne (ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5), ne permet pas de conclure, en l'espèce, à l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre l'accident du 24 novembre 1997 et les troubles dont le recourant est affecté. D'une part, il n'existe aucune circonstance de nature à faire apparaître l'accident en cause comme impressionnant ou particulièrement dramatique : le fait que le recourant a perdu connaissance quelques instants après le choc ne représente pas, en soi, un élément suffisamment important pour admettre le contraire. D'autre part, celui-ci n'a subi aucune lésion physique sérieuse à la suite de sa chute. L'hypothèse d'une lésion ligamentaire a certes été évoquée peu après l'accident, mais ce diagnostic a pu rapidement être infirmé par deux autres médecins, neurologues, qui n'ont, au demeurant, observé aucune lésion particulière sur le plan neurologique. Quant à la durée du traitement médical, elle n'a - en ce qui concerne les troubles somatiques - pas été spécialement longue, puisqu'après un séjour hospitalier de deux semaines au mois de février 1998, les douleurs cervicales se sont notablement estompées et que c'est avant tout les troubles psychiques développés depuis lors qui ont eu une influence déterminante sur la capacité de travail du recourant et nécessité la poursuite du traitement médical. C'est dès lors à juste titre que la juridiction cantonale a considéré que l'intimée n'était pas tenue de verser des prestations pour les conséquences des affections de nature psychique dont est atteint le recourant. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.