Citation: 6B_473/2024 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a jugé que le recourant s'était déporté sur la gauche au moment où le motard, qui avait débuté une manoeuvre de dépassement, se trouvait au niveau de l'aile arrière gauche de son véhicule, le percutant et provoquant la chute de celui-ci et de sa passagère. La cour cantonale a notamment fondé son verdict de culpabilité sur la constance des déclarations du conducteur de la moto, de la passagère et épouse du conducteur de la moto et de la conductrice du véhicule qui précédait celui du recourant lors de l'accident, témoin des faits. Le conducteur de la moto a ainsi expliqué que durant la manoeuvre de dépassement du véhicule du recourant et de celui le précédant, alors qu'il avait atteint une vitesse d'environ 50 km/h et se trouvait au milieu de la voie de gauche à la hauteur de l'aile arrière de la voiture du recourant, ce dernier avait soudainement fait un écart sur la gauche, heurtant ainsi le côté droit de sa moto. Ces déclarations sont corroborées par celles de la passagère et du témoin, desquelles il ressort que le recourant roulait très proche de son véhicule, de manière nerveuse, et qu'il s'était soudainement déporté sur la gauche. La cour cantonale a jugé que les propos du recourant manquaient de crédibilité. À cet égard, elle a relevé qu'il avait persisté à contester les faits, indiquant que le motard, en le dépassant, l'avait touché, provoquant la chute du motocycle. Il a en particulier nié s'être déporté sur la voie de gauche, concédant que, s'il avait fait un écart, il n'avait toutefois pas été suffisant pour percuter la moto. Il a en outre indiqué que le véhicule qu'il conduisait possédait un système qui l'empêchait de franchir une ligne blanche et de se déporter sur la voie de gauche, à moins d'avoir enclenché le clignotant. Cette explication n'a jamais été démontrée par les éléments au dossier. La cour cantonale a conclu qu'il appartenait au recourant de s'assurer qu'aucun véhicule ne se trouvait derrière lui ou sur la voie de circulation opposée avant de débuter sa manoeuvre de dépassement, ce qu'il n'a pas fait. Elle a estimé qu'il n'avait pas regardé dans son rétroviseur gauche avant de procéder à la manoeuvre de dépassement pour s'assurer que la voie de circulation était libre. La cour cantonale a enfin considéré, qu'au vu de la virulente altercation verbale - admise par les parties - qui a précédé l'accident, le recourant aurait dû être d'autant plus prudent.