Citation: 2A.206/2000 24.07.2000 E. 2

2.- La recourante allègue, pour la première fois devant le Tribunal fédéral, qu'elle vit depuis cinq ans une relation intime avec un citoyen suisse qu'elle a l'intention d'épouser. Ce faisant, elle se réclame implicitement de l'art. 8 CEDH. Or cette disposition n'a pas de portée propre dans le présent contexte: l'art. 8 CEDH ne peut être directement violé dans la procédure relative à l'assujettissement aux mesures de limitation, puisque la décision qui est prise ne porte pas sur le droit de séjourner en Suisse. En revanche, les critères découlant de l'art. 8 CEDH peuvent être pris en considération pour examiner si l'on est en présence d'un cas personnel d'extrême gravité au sens de l'art. 13 lettre f OLE, dans la mesure où des motifs d'ordre familial seraient liés à cette situation (arrêt non publié du 8 janvier 1997 en la cause Impose c. DFJP, consid. 4a/bb). En principe, sous réserve de circonstances particulières telles que le mariage sérieusement voulu et imminent, les fiançailles ou le concubinage ne permettent pas d'invoquer le respect de la vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH pour s'opposer à un éventuel départ du pays (voir notamment, arrêt non publié du 21 mai 1999 en la cause Delfino Lucas c. DFJP, consid. 2a). Or, en l'occurrence, aucune démarche concrète en vue de la célébration du mariage n'a été entreprise. La recourante relève d'ailleurs elle-même qu'elle hésite à s'engager pour la vie. Dans ces conditions, il n'existe aucun motif d'ordre familial justifiant l'admission d'un cas personnel d'extrême gravité.