Citation: 6B_728/2015 E. 4

Au demeurant, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir invité l'Office d'exécution des peines à se déterminer sur la procédure en violation de l'art. 390 al. 2 CPP. Il souligne que cet office ne saurait avoir la qualité de partie. Or, les dispositions du Code de procédure pénale ne s'appliquent, en l'espèce, soit dans une procédure judiciaire indépendante postérieure au jugement pénal, qu'en vertu du renvoi opéré par l'art. 38 al. 2 de la loi vaudoise sur l'exécution des condamnations pénales du 4 juillet 2006 (RS/VD 340.01). La violation du droit cantonal de niveau infra-constitutionnel - ce qui inclut les règles de droit fédéral appliquées à titre de droit cantonal supplétif (ATF 126 III 370 consid. 5 p. 371 s.) - ne constitue pas un motif de recours (cf. art. 95 LTF). Le Tribunal fédéral ne peut en examiner l'application que sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.), respectivement de la violation d'autres normes de rang constitutionnel ou conventionnel, pour autant que de telles critiques formulées par le recourant répondent aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Cela suppose, tout au moins, un exposé succinct du contenu de ces droits et que le recourant expose en quoi consiste la violation (cf. ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351; voir également ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). On recherche également en vain, dans les écritures du recourant toute critique de cet ordre. Pour le surplus, les développements du recourant relatifs au fond procèdent d'une longue discussion des preuves administrées en procédure cantonale, qui apparaît largement appellatoire, et est, partant, irrecevable dans le recours en matière pénale (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). De surcroît, le recourant en conclut essentiellement qu'en aboutissant à la conclusion inverse de celle de l'autorité de première instance, la cour cantonale se serait écartée sans raison des conclusions de l'expertise psychiatrique, alors qu'elle aurait dû procéder à des investigations complémentaires ou renvoyer le dossier à l'autorité inférieure pour qu'elle complète l'instruction (mémoire de recours, p. 7). Il s'ensuit que les développements du recourant ne sont, sous cet angle non plus, pas de nature à démontrer que l'admission du recours pourrait conduire immédiatement à une décision finale qui permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b CPP), cependant qu'aucun préjudice irréparable n'est même esquissé dans ce contexte non plus (art. 93 al. 1 let. a CPP).