Citation: 4C.281/2002 25.02.2003 E. A

A.a Par acte notarié du 18 août 1989, A.________ et C.________, son ex-mari, ont acquis une maison d'habitation datant de 1948. Au cours des années 1990, divers travaux ont été effectués dans cette maison; en particulier, un local a été créé au sous-sol de celle-ci. Les travaux ont été exécutés pour une bonne partie par C.________. Pendant l'année 1999, A.________ et son nouvel époux, D.________, ont procédé, eux aussi, à un certain nombre de travaux dans la maison, en particulier dans le local situé au sous-sol. D'après un expert judiciaire, A.________ a investi dans l'habitation, entre 1991 et 2000, quelque 180'000 fr. A.b Le 19 mai 2000, A.________ a mandaté une agence immobilière en vue de trouver des acquéreurs pour son immeuble. Très rapidement, les époux B.________ se sont montrés intéressés à un achat de l'immeuble et, avant d'y procéder, ils ont visité plusieurs fois celui-ci. Lors de ces visites, il n'a jamais été fait mention d'un quelconque défaut entachant la maison. Par acte notarié du 28 juin 2000, A.________ a vendu l'immeuble aux époux B.________ pour le prix de 350'000 fr. L'art. 3 du contrat, relatif à la garantie, énonce ce qui suit: "Toute garantie, pour autant que la loi le permette, est exclue, notamment en ce qui concerne le bâtiment que les acquéreurs déclarent connaître à suffisance". L'acte authentique comporte la formule de clôture suivante: "L'acte qui précède est lu par le notaire aux comparants qui lui sont connus. Ceux-ci déclarent ensuite que cet acte renferme l'expression de leur volonté, puis ils signent avec le notaire". Lors de la comparution des parties devant lui, le notaire leur a expliqué les dispositions particulières du contrat de vente, notamment la clause relative à l'exclusion de la garantie. Il a attiré leur attention sur le fait que cette clause ne pouvait s'appliquer aux défauts cachés. Les époux B.________ ont emménagé dans la maison en date du 1er octobre 2000. A.c Par lettre recommandée du 26 octobre 2000, le mandataire des époux B.________ a informé A.________ que la maison vendue présentait un certain nombre de défauts et qu'en l'absence d'une réaction de sa part, ceux-ci donneraient lieu à une action en garantie. Le même jour, les acheteurs ont mis en oeuvre un atelier d'architecture afin qu'il dresse l'inventaire des défauts entachant la chose vendue et qu'il établisse un devis quant au coût de la remise en état de la maison. Dans un rapport daté du 3 novembre 2000, l'expert privé ainsi mandaté a confirmé l'existence des défauts relevés dans le courrier du 26 octobre 2000. Il a constaté, notamment, que l'étanchéité à l'eau de pluie de la porte du sous-sol et de la porte d'entrée du rez-de-chaussée n'était pas assurée, que des traces d'humidité étaient visibles de part et d'autre de la porte du sous-sol, que le réseau de distribution électrique était hors normes et que la chaufferie se trouvait dans un local qui ne répondait pas aux prescriptions de l'assurance immobilière en matière de protection contre l'incendie. Le 6 novembre 2000, les installations électriques du bâtiment ont été contrôlées et il a été constaté une série de défauts. Certains d'entre eux pouvant manifestement provoquer un risque d'accident, en particulier d'incendie, un délai a été imparti aux époux B.________ afin qu'ils remettent en état leur installation électrique, ce qui leur a coûté 7'641 fr. 25. L'adaptation de la chaufferie aux normes contre l'incendie a entraîné une dépense de 4'231 fr. 90. Par lettre du 10 novembre 2000, A.________ a contesté dans leur intégralité les doléances des acheteurs. Elle a fait valoir, entre autres arguments, que le prix de vente consenti aux époux B.________ était inférieur à la valeur de la maison, que ceux-ci avaient visité plusieurs fois l'immeuble et qu'ils étaient conscients du fait que certains travaux devaient être entrepris. Niant l'existence de défauts cachés, la venderesse s'est référée à la clause d'exclusion de garantie contenue dans l'acte notarié. A.d Le 20 juin 2001, les époux B.________ ont déposé un requête de preuve à futur pour faire constater par expertise les défauts affectant l'immeuble vendu du point de vue de l'étanchéité, de l'humidité et des infiltrations d'eau. L'expert mis en oeuvre est arrivé à la conclusion que les travaux effectués ne l'avaient pas été dans les règles de l'art, s'agissant notamment de la conception du local du sous-sol. Il a estimé à 270'000 fr. la valeur vénale de l'immeuble, après déduction d'un montant de 35'000 fr. correspondant aux frais de remise en état.