Citation: 5A_339/2023 E. 5.3

5.3. L'intimée reproche pour sa part au recourant une déformation complète de l'arrêt du 22 juillet 2022. Il ressortait de cette décision qu'en juin 2020, elle avait déposé devant les autorités anglaises une demande en attribution de la garde de sa fille et une demande de retour. Elle affirme par ailleurs avoir déposé ultérieurement, le 10 août 2020 et toujours devant les autorités anglaises, une demande de retour "tendant à remettre en question la décision fondée sur la CLaH80". La cour cantonale avait retenu que cette dernière demande était toujours à l'examen jusqu'au jugement rendu en décembre 2021, ce qui était établi. Contrairement à ce qu'affirmait le recourant, le retour de l'enfant au Royaume-Uni n'était ainsi nullement le corollaire de l'attribution de sa garde, mais c'était en réalité bien la nécessité du retour de l'enfant dans son État d'origine qui impliquait l'attribution de sa garde à sa mère. L'intimée précise par ailleurs qu'il serait parfaitement possible au parent ayant pu bénéficier des mécanismes prévus par la CLaH80 de déposer plusieurs procédures distinctes contenant des conclusions en retour dans l'État d'origine, le Manuel le prévoyant expressément; l'art. 7 CLaH96 ne disait de surcroît en aucun cas que la demande de retour visée dans cette disposition serait celle de la CLaH80 et qu'elle devrait être introduite dans le pays où l'enfant était retenu illicitement.