Citation: 6B_859/2022 E. 1.5

1.5. Le raisonnement de la cour cantonale est conforme au droit fédéral. C'est en vain que le recourant soutient qu'il ne s'agissait pas d'une caresse "insistante" sur le sexe, mais d'un geste furtif, l'intimée 2 ayant elle-même déclaré qu'il avait duré une ou deux secondes. En effet, il ressort des faits de l'arrêt attaqué que le recourant a usé d'une contrainte physique sur sa victime en prenant fermement sa main et en la plaquant sur son sexe en érection. Par ailleurs, si l'intimée 2 a certes déclaré que le contact entre sa main et le sexe en érection du recourant avait été très rapide, soit une ou deux secondes, il n'en demeure pas moins que l'intéressée a dû user de force pour retirer sa main. On relèvera enfin le lieu choisi par le recourant, soit son taxi en mouvement au milieu de la nuit alors qu'il était seul avec la recourante, laquelle était sa cliente. L'on ne se trouve ainsi clairement pas dans la configuration des "mains baladeuses" (cf. supra 1.3). Pour le surplus, contrairement à ce que soutient le recourant, l'acte du recourant ne saurait être comparé au fait pour un auteur de caresser la cuisse d'un jeune de 17 ans dans une voiture. Il en va de même d'un simple baiser dans un ascenseur (cf. arrêt 6B_7/2011 du 15 février 2011), étant relevé que, selon la jurisprudence, le fait de donner un baiser usuel ou d'enlacer ne constitue en général pas un acte d'ordre sexuel (ATF 125 IV 58 consid. 3b). Partant, c'est à bon droit que la cour cantonale a retenu qu'il s'agissait d'un geste dont l'intensité dépassait le simple attouchement sexuel au sens de l'art. 198 al. 2 CP et constituait un acte d'ordre sexuel.