Citation: 2C_526/2022 E. 1

Le 28 février 2020, A.________ a interjeté recours contre cette décision auprès du Conseil d'Etat du canton du Valais. Pendant la procédure, le Service de la population a établi que A.________ avait été admise dans un EMS et qu'elle ne rentrerait plus chez sa soeur. Un rapport du 23 avril 2021 du Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: le Secrétariat d'Etat) sur l'accès aux soins médicaux en Roumanie a par ailleurs été produit, duquel il ressortait que ce pays disposait notamment d'EMS et d'établissements spécialisés pour le traitement hématologique et que les médicaments que prenait A.________ y étaient disponibles, parfois sur ordonnance seulement. Les individus assurés auprès de la caisse roumaine d'assurance maladie, comme l'intéressée, avaient de plus droit aux soins médicaux de base. Le Secrétariat d'Etat a toutefois précisé qu'il ne pouvait évaluer si le système roumain était adéquat pour A.________ d'un point de vue médical et que son rapport ne constituait ni une recommandation ni une détermination quant au renvoi de l'intéressée ou quant à son caractère raisonnable. Par décision du 19 juillet 2021, le Conseil d'Etat du canton du Valais a rejeté le recours. Le 14 septembre 2021, A.________ a interjeté recours contre cette décision auprès du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) et a notamment requis l'édition, par l'EMS où elle séjournait, d'un rapport relatif à son état de santé. Durant la procédure de recours, l'intéressée a notamment déposé une attestation médicale du 21 octobre 2021 établi par la Dresse C.________ de l'Hôpital du Valais, ainsi qu'un rapport du 25 octobre 2021 établi par l'infirmière en charge de ses soins au sein de l'EMS où elle résidait. Le premier document corroborait les certificats produits dans la procédure de première instance, qui faisaient état d'un besoin de suivi médical régulier et d'une durée indéterminée sur le plan hématologique, ainsi que de l'impossibilité pour l'intéressée de gérer les activités de base de la vie quotidienne et de se déplacer de façon indépendante. Il précisait toutefois que le suivi hématologique avait pu être "nettement simplifié" et que la situation somatique et psychiatrique de l'intéressée s'était "considérablement améliorée" depuis qu'elle avait été placée en EMS, seul mode de vie adapté pour elle. L'attestation concluait enfin qu'un renvoi de A.________ en Roumanie "aurait un impact grave sur son état de santé et même sur sa survie en cas d'interruption de la prise en charge médicale". Quant au second document, il confirmait également les différents rapports médicaux déjà déposés, tout en précisant que A.________ devait être transportée à l'hôpital pour ses séances de chimiothérapie et que la soeur de cette dernière était très présente. Le 4 novembre 2021, deux autres rapports médicaux, dont une attestation médicale du 2 novembre 2021 de la médecin traitante de A.________, ont été transmis. Celle-ci soulignait qu'en cas de retour de sa patiente en Roumanie, il était impératif qu'un encadrement similaire soit garanti avant son arrivée sur place, afin de lui assurer un accueil et un quotidien sécurisés, "sinon l'impact sur sa santé tant mentale que physique et même sur sa survie pourrait être grave". Par arrêt du 23 mai 2022, le Tribunal cantonal a rejeté le recours.