Citation: 6B_1146/2020 E. 5

Par surabondance, conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). Compte tenu du pouvoir d'examen restreint du Tribunal fédéral quant aux faits constatés dans la décision de dernière instance cantonale (art. 105 al. 1 et 2 LTF) et des exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1 p. 155 s.). Enfin, lorsque la décision querellée repose sur une double motivation dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller l'issue de la procédure cantonale, il importe, sous peine d'irrecevabilité, de discuter chacune de ces deux motivations (cf. ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120). En l'espèce, la cour cantonale a déclaré le recours irrecevable en raison de l'insuffisance de sa motivation. Elle a indiqué, en outre, que supposé recevable, le recours aurait dû être rejeté sur le fond et que le litige qui opposait le recourant à une entreprise de communication relevait, en l'état, de la justice civile. Dans son écriture, le recourant se borne à affirmer que sa plainte ne serait pas prise au sérieux, que l'entreprise avec laquelle il est en litige ne respecterait pas un contrat, établirait des factures pour des appareils ne fonctionnant pas et procéderait à tort au recouvrement de ces factures. Ces très brefs développements s'épuisent, au mieux, en une discussion appellatoire et sont déjà irrecevables sous cet angle. Ils ne remettent de toute manière pas en cause de façon reconnaissable le caractère essentiellement civil du litige et ne discutent, de surcroît, d'aucune manière les raisons qui ont conduit la cour cantonale à considérer le recours comme irrecevable (l'insuffisance de la motivation de la décision cantonale). Faute de critiquer ce pan des considérants de la décision cantonale, le recours apparaît donc irrecevable sous cet angle également.