Citation: 1C_560/2014 E. 1

Le 7 juillet 2011, A.________ a été arrêté par la police genevoise pour conduite en état d'ébriété présumé, mise en danger, injures et menaces. Le test de l'éthylomètre auquel il a été soumis au poste de police s'étant révélé positif, son permis de conduire a été saisi sur-le-champ. Quant à la prise de sang effectuée par la suite, elle a mis en évidence un taux d'alcool situé entre 1,26 et 1,93 o/oo. Le 20 juillet 2011, A.________ a fait part à l'Office des automobiles et de la navigation de ses observations au sujet d'une éventuelle sanction administrative et requis la restitution de son permis de conduire. Il contestait être au volant de son véhicule au moment des faits et a déclaré ne jamais boire d'alcool en raison de ses traitements médicaux. Les papiers que la police lui avait fait signer étaient frappés de nullité car il n'avait pas pu les lire, ses lunettes étant cassées. Lors de son maintien au poste de police, il n'avait pas eu droit à ses médicaments, ce qui aurait pu lui coûter la vie. Il avait un besoin vital de disposer d'un véhicule car il était claustrophobe. De plus, à cause d'une de ses jambes, il ne pouvait ni rester debout dans un bus ni se déplacer à vélo. Le 26 juillet 2011, l'Office cantonal des automobiles et de la navigation lui a restitué le permis de conduire et l'a avisé le 4 août 2011 que son dossier était mis en suspens dans l'attente de la décision pénale. Par jugement du 25 avril 2013, le Tribunal de police de la République et canton de Genève a reconnu A.________ coupable de menaces, injures et conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcool qualifié. Il l'a condamné à une peine pécuniaire de 90 jours-amende - à 30 fr. le jour - assortie d'un sursis de trois ans et à une amende de 500 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement étant fixée à 16 jours. Statuant le 20 septembre 2013 sur appel de A.________, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a réformé le jugement de première instance en ce sens que la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement de l'amende a été rapportée à 5 jours. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement entrepris et débouté l'appelant de ses conclusions en indemnisation. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ contre cet arrêt en date du 27 novembre 2013 (cause 6B_999/2013). Par décision du 25 février 2014, le Service cantonal des véhicules, qui a succédé à l'Office cantonal des automobiles et de la navigation, a retiré le permis de conduire de A.________ pour une durée de trois mois, sous déduction de la période déjà subie. Le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision au terme d'un jugement rendu le 25 avril 2014. La Chambre administrative de la Cour de justice genevoise en a fait de même du recours interjeté contre ce jugement par arrêt du 28 octobre 2014. Par acte du 21 novembre 2014, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral. Il lui demande d'annuler la décision du Service cantonal des véhicules et l'arrêt de la Chambre administrative, et de faire en sorte qu'il n'y ait aucune inscription dans le registre des mesures administratives, que son permis de conduire lui soit laissé, que la facture de 250 fr. du Service cantonal des véhicules soit annulée ou prise en charge par celui-ci, que tous les frais de procédures, amendes, etc. lui soient remboursés et qu'un dédommagement pour tort moral lui soit versé. Il a déclaré enfin porter plainte contre la Police genevoise et le Conseiller d'Etat en charge de la police pour agressions policières, allégations mensongères, collusion et non-assistance à personne en danger. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.