Citation: 1B_413/2015 E. B

Les experts ont, dans leur rapport du 17 juillet 2015, posé les diagnostics de trouble mixte de la personnalité, de trouble dépressif récurrent et de trouble panique. Selon eux, le risque de récidive d'actes analogues semblait élevé si le prévenu ne faisait pas l'objet d'un suivi contraint, dans le cadre d'une mesure ambulatoire spécialisée, de type psychiatrique intégré auprès de thérapeutes expérimentés et spécialisés dans le champ des infractions sexuelles. Ils ont également souligné que l'alliance thérapeutique du prévenu n'était pas bonne et que celui-ci montrait peu de remise en question. Enfin, les experts ont également précisé qu'une peine privative de liberté n'était pas susceptible d'entraver l'application ou d'amoindrir notablement les chances de succès d'un tel traitement ambulatoire.