Citation: 5A_720/2015 E. 2.2

2.2. La recourante se plaint d'une violation du droit fédéral, en l'occurrence d'une mauvaise application de l'art. 74 CPC. Se référant à divers auteurs, elle soutient être la seule titulaire de la créance invoquée par l'intimé, déplore le trouble semé par celui-ci dans la relation débiteur-créancier et allègue l'existence d'un risque manifeste qu'elle soit lésée par l'issue de la procédure de séquestre, respectivement d'opposition au séquestre, en particulier quant au recouvrement de sa créance; la procédure aurait ainsi un impact sur ses droits et obligations. En outre, sa position risque d'être affaiblie si l'intimé devait obtenir gain de cause et il n'est pas garanti non plus qu'elle pourrait intervenir ultérieurement dans la procédure en validation de séquestre. Enfin, le juge cantonal a omis de tenir compte, dans son appréciation de la vraisemblance d'un intérêt juridique, du fait que l'intimé invoque abusivement une créance qui ne lui appartient plus. Force est de constater que la recourante, qui se contente de dénoncer une simple violation du droit fédéral ( cf. art. 95 let. a LTF), n'invoque aucun droit constitutionnel, partant ne soulève aucun moyen recevable dans la présente procédure ( cf. supra, consid. 1.2). Il s'ensuit que son recours est d'emblée irrecevable.