Citation: 6B_869/2016 E. 1

Quant à la question du sursis partiel, l'autorité précédente a jugé que les conditions d'octroi n'en étaient pas remplies. Elle a considéré qu'on ne discernait aucun élément positif concret permettant de s'écarter d'un pronostic manifestement défavorable. Le recourant s'était comporté comme un mafieux violent durant les infractions et sa condamnation au Kosovo confirmait sa propension à une criminalité de ce type. Il lui semblait d'ailleurs que le recourant avait déjà été condamné au Kosovo à une peine privative de liberté de quatre ans avant sa condamnation du 17 juin 2013. Les renseignements sur son comportement en détention n'étaient pas bons, puisqu'il avait été sanctionné disciplinairement à deux reprises. Quant aux indications qu'il avait fournies sur ses moyens d'existence au Kosovo, savoir qu'il exploiterait une pizzeria, une boutique de vêtements et une station de lavage, elles étaient très vagues. Une procédure d'extradition était en cours. Tous les renseignements obtenus au sujet du recourant montraient qu'il était un délinquant endurci qui ne méritait pas un sursis partiel. Partant, il y avait lieu de modifier le jugement de première instance en ce sens qu'une peine privative de liberté ferme devait être prononcée.