Citation: 6B_568/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que C.________ avait admis qu'il se voyait mal signer l'accord de confidentialité de A.________ SA à la place de F.________ et s'en était ouvert au recourant. Ce dernier lui avait suggéré d'apposer une signature fantaisiste sur le document. Selon l'autorité précédente, C.________ avait, depuis son audition de février 2014 par le ministère public puis durant le reste de la procédure, maintenu sa version des faits sans déviance notable quant au déroulement des événements. Le prénommé s'apprêtait, à l'époque des faits, à débuter une activité professionnelle chez E.________. Il se trouvait alors en contact depuis plusieurs mois avec le recourant, lequel avait pour sa part un intérêt certain à connaître certains aspects de l'activité d'une société concurrente. A la mise en cause du recourant par C.________ s'ajoutait un échange de courriers électroniques du 20 juillet 2010, qui avait la teneur suivante : "[C.________, par l'adresse C.________@D.________.ch] : Hello, j'ai eu A.________ SA au téléphone pendant 15 minutes. Il me prépare une offre générale et complète sur les test externe et interne que j'ai demandé, ce qui soi disant les différencies de la concurrence... j'attends l'offre pour la fin de la semaine A+ [Le recourant, par l'adresse X.________@E.________.ch] : ok " Selon la cour cantonale, cet échange contredisait les dénégations du recourant, qui avait prétendu ne pas avoir été informé de la moindre démarche concernant A.________ SA. Le recourant avait par ailleurs servi diverses explications à ce propos. Devant les prud'hommes, il avait ainsi exposé ne pas avoir compris le sens du courrier électronique du 20 juillet 2010 envoyé par C.________. Devant la police, il avait en revanche indiqué qu'il s'agissait d'un montage. Enfin, au ministère public, le recourant avait expliqué ne pas se souvenir de l'échange du 20 juillet 2010. Selon la cour cantonale, la théorie du "montage" était invalidée par la chronologie de la procédure. En effet, l'échange en question avait été produit dans la procédure par D.________, en 2010. Les messages concernés avaient été découverts dans la machine utilisée par C.________ au sein de cette entreprise. Il n'était pas vraisemblable que le prénommé - qui avait commencé par nier tous les faits devant la police puis le ministère public - eût anticipé la suite de la procédure en fabriquant de toutes pièces un échange de courriers électroniques pour appuyer une version des événements présentée pour la première fois en 2014, soit après la dégradation de ses relations avec le recourant. Il n'était pas davantage plausible que D.________ eût d'emblée créé un faux échange de messages afin de corroborer de futures déclarations de C.________ concernant ses contacts avec A.________ SA. En définitive, la cour cantonale a estimé que les déclarations du prénommé étaient crédibles et a retenu que le recourant l'avait incité à se présenter sous le nom de F.________ ainsi qu'à signer un accord de confidentialité, en vue d'obtenir des informations relatives à une société concurrente de E.________.