Citation: 6B_979/2021 E. 4.5

4.5. Tout d'abord, c'est en vain que la recourante soutient que le dossier est muet quant aux dates auxquelles elle aurait insulté, maltraité et frappé ses enfants, quant au type d'insultes qu'elle aurait usées à leur égard, et quant au type de coups qu'elle aurait donnés. En effet, il ressort du jugement attaqué, qui se fonde essentiellement sur les déclarations crédibles des intimés et de leur père, que les actes reprochés à la recourante ont eu lieu de manière régulière, à raison de trois fois par mois au moins, entre octobre 2014 et le 15 janvier 2017. La cour cantonale a relevé à cet égard qu'il était impossible de déterminer, dans le cas d'espèce, la date précise de chaque acte imputé à la recourante. Elle a en tous les cas retenu la date précise du 15 janvier 2017, lors de laquelle la recourante a lancé une cuillère à café sur sa fille, qui a atteint celle-ci à la poitrine, et a saisi sa fille par le bras et le cou. Un constat de coup a d'ailleurs été dressé le 15 janvier 2017, qui fait état de deux griffures et d'une dermabrasion au niveau de la poitrine de l'intimée. Il y a donc lieu d'admettre que, même si l'on ignore le nombre exact des coups donnés aux intimés, la recourante a agi à réitérées reprises. S'agissant du type d'insultes proférées par la recourante, cet élément n'est pas pertinent dès lors que la recourante n'a pas été condamnée pour injures, aucune plainte n'ayant été déposée. Enfin, la recourante ne saurait être suivie lorsqu'elle soutient que l'on ignore quels coups elle a donnés. En effet, il ressort du jugement attaqué qu'elle a notamment plaqué ses enfants contre le mur, leur a jeté des couverts et des bouteilles en plastique, leur a donné des coups de poing et de pied, les a giflés et a tiré les cheveux de l'intimée. Il s'ensuit que le grief de la recourante doit être rejeté.