Citation: 8C_268/2024 E. 5.3.2

5.3.2. A l'appui de sa demande de révision, la recourante a produit des déclarations écrites de juin 2020, signées par trois personnes attestant avoir été remboursées de l'argent qu'elles avaient investi pour l'achat de la maison. Une quatrième déclaration émanait d'une personne qui avait déjà attesté un remboursement le 7 juin 2016. Deux des déclarations étaient confirmées par des ordres de virement en leur faveur donnés par la recourante le 26 mai 2017. Comme retenu par les juges cantonaux, celle-ci n'a pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, qu'elle n'avait pas été en mesure, malgré toute sa diligence, de produire ces moyens de preuve au cours de la procédure ayant conduit à l'arrêt du 23 juillet 2018. Pour justifier son inaction à cette époque, elle a indiqué que les personnes concernées ne souhaitaient alors pas s'exprimer ou qu'elle-même n'avait pas osé leur demander de le faire. L'identité des donateurs et les informations qu'ils détenaient lui étaient donc connues. Son choix de ne pas solliciter les intéressés à l'époque, qui lui appartient, ne pouvait pas fonder une demande de révision de l'arrêt précité, d'autant moins qu'elle n'a jamais expliqué pour quel motif les intéressés n'auraient pas été d'emblée disposés à témoigner. Elle n'a par ailleurs jamais soutenu avoir connu des difficultés pour les identifier, les localiser ou les contacter. Les ordres de virement établis le 26 mai 2017 auraient clairement pu être produits dans la procédure antérieure. Les conditions de l'art. 61 let. i LPGA n'étaient donc pas réunies. La recourante ne prétend pas que celles posées par l'art. 80 let. b LPA - disposition dont le Tribunal fédéral ne peut revoir l'application que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. consid. 2.2 supra) - seraient moins restrictives. Compte tenu de ce qui précède et de son devoir de collaboration, on ne voit pas non plus que les juges précédents auraient violé son droit d'être entendue en ne procédant pas à des mesures d'instruction pour connaître les raisons de son inaction lors de la première procédure judiciaire. Ses griefs s'avèrent mal fondés.