Citation: 5P.312/2004 07.03.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 509 consid. 8.1 p. 510, 321 consid. 1 p. 324; 129 I 185 consid. 1 p. 188; 129 II 225 consid. 1 p. 227 et les arrêts cités). 1.1 La recourante a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à l'annulation de la décision attaquée si celle-ci est constitutive d'un déni de justice formel prohibé par l'art. 29 Cst. ou si elle méconnaît arbitrairement les droits que les dispositions légales cantonales régissant les dépens confèrent aux parties. Elle a donc qualité pour recourir (art. 88 OJ). Interjeté en temps utile, pour violation de droits constitutionnels du citoyen, contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, le présent recours est dès lors recevable (art. 84 al. 1 let. a et 2, 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ). 1.2 En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558 et les arrêts cités), contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation invoquée. Il en résulte que, lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'applique pas le droit d'office. Il n'a pas à vérifier si la décision attaquée est en tous points conforme au droit. Il n'examine que les griefs invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités).