Citation: I 683/01 09.04.2002 E. 4

4.- Cela étant, on ne peut entièrement suivre la juridiction cantonale lorsqu'elle affirme que les nouvelles pièces médicales produites par la recourante "ne contredisent pas les rapports sur lesquels s'est fondé l'OAI (et) ne mènent donc pas à une autre conclusion quant à l'existence d'une invalidité". Les attestations de la doctoresse V.________ (des 3 mai et 30 octobre 2001) se rapportent clairement à des faits postérieurs à la décision de l'office, de sorte que c'est à raison que le premier juge n'en a pas tenu compte dans la présente procédure (ATF 121 V 366 consid. 1b et la référence). Mais on ne saurait en dire autant du certificat du docteur W.________ (du 8 mai 2001). Ce dernier atteste qu'"actuellement (P.________) présente une affection neurologique avec hémisyndrome sensitivomoteur gauche sur thrombose veineuse cérébrale (sinus latéral droit)" et qu'elle "est inapte au travail à 100 % dans sa profession d'infirmière, ce pour une période indéterminée". Si l'on ne peut en déduire avec certitude que cette affection - diagnostiquée postérieurement à la décision litigieuse - était préexistante aux expertises commises par l'office comme le prétend la recourante, de la même manière, l'on ne peut encore l'exclure, faute de données médicales plus précises. Il est possible que cela ne change par ailleurs rien aux conclusions des deux experts, mais l'avis d'un médecin est nécessaire pour s'en assurer. En tout état de cause, le premier juge ne pouvait, sans autre examen, partir de l'idée que tel était le cas (cf. ATF 122 V 162 consid. 1d). Dans ces conditions, il s'impose d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause à l'office pour qu'il procède à une instruction complémentaire sur ce point, le cas échéant en requérant l'avis d'un expert; après quoi, ledit office statuera à nouveau sur le droit aux prestations de l'assurée.