Citation: 5A_738/2015 E. A

A.a. A.________, C.________ et B.________ sont les fils de D._______, décédée ab intestat le 11 novembre 1998. A.b. Le partage de la succession de feue D.________ fait l'objet de la présente procédure, le litige se concentrant actuellement exclusivement sur l'appartenance à la masse successorale de différents immeubles, inscrits sous le nom de la défunte au registre foncier. A.b.a. E.________ SA, société fondée le 25 août 1982 sous la raison sociale initiale F.________ SA par D.________, A.________ et C._______, administrateur unique, avait pour but l'achat, la vente, la construction, la location, la gérance d'immeubles et, en général, toutes opérations immobilières pour son propre compte. Si B.________ n'apparaissait pas dans la société E.________ SA, les témoignages et les déclarations des parties en cours de procédure ont néanmoins démontré qu'il avait joué un rôle actif dans la constitution de cette société ainsi qu'une influence prépondérante dans sa gestion, étant au demeurant précisé qu'il exerçait l'activité de promoteur immobilier. A.b.b. Le 28 septembre 1982, B.________ a vendu à E._______ SA la parcelle no 14108 de la commune de U.________ pour le prix de 105'000 fr., montant payable par reprise partielle de la dette hypothécaire jusqu'à due concurrence. Le 27 octobre 1982, B.________ a cédé à la même société cinq immeubles situés sur la commune de V.________ et 22 immeubles sis sur la commune de U.________, ce pour un prix global de 2'636'000 fr., payable par reprise des dettes hypothécaires. Les transactions effectuées étaient bien en-deçà de la valeur réelle des biens-fonds transférés. A.b.c. B.________ s'est séparé de son épouse en 1982, séparation qui a donné lieu à une procédure de divorce particulièrement contentieuse. A.b.d. Par acte du 13 décembre 1986, la société E.________ SA a transféré à D.________ la presque intégralité des immeubles acquis en automne 1982, la parcelle no 216, sise sur la commune de V._______ et acquise en 1982 de A.________, ainsi que différentes unités de propriété par étages, situées sur les communes de U.________ et de W.________. La vente a été réalisée pour un prix global de 2'892'000 fr. A nouveau, le prix de vente était nettement inférieur à la valeur du marché. La société E.________ SA a également cédé à D.________ le mobilier se trouvant dans l'appartement PPE no 35474 de la parcelle de base no 14108, sise à U.________, pour un montant de 24'530 fr. D.________ était alors âgée de 74 ans, ne disposait d'aucune fortune et n'exerçait pas d'activité lucrative; elle avait pour seule ressource une rente AVS et bénéficiait des prestations complémentaires de cette assurance sociale. Le même jour, D.________ a signé une procuration en faveur de B.________, légalisée par le notaire I.________, afin que son fils puisse " gérer les immeubles " acquis de E.________ SA, " disposer de ces immeubles par tout acte juridique utile ou nécessaire " ainsi que " gérer tous comptes bancaires " et " en disposer ". La parcelle no 216 susmentionnée a été ultérieurement cédée à G.________, épouse de A.________, pour le prix de 238'000 fr., moyennant un droit de réméré du même montant, cessible et transmissible. A.b.e. Par jugement du 27 avril 1990, le Tribunal cantonal du canton du Valais a acquitté B.________ et C.________ de l'infraction d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse en relation avec les actes de vente conclus entre B.________ et E.________ SA, puis entre celle-ci et D._______. Les juges cantonaux ont néanmoins souligné que, selon les actes du dossier, B.________ était " demeuré économiquement propriétaire, notamment des actions de E.________ SA, et que les actes instrumentés étaient destinés à occulter aux tiers le véritable propriétaire économique ". L'autorité judiciaire a conclu en relevant qu'il s'agissait d'actes " conclus à titre fiduciaire ". Bien que A.________ le nie actuellement, cette conclusion ressort également de différents courriers et écritures rédigés par ses conseils de l'époque. A.b.f. La société E.________ SA a été radiée d'office du registre du commerce selon publication parue à la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC) du xx.xx.xxxx (art. 159 al. 5 let. a de l'Ordonnance sur le registre du commerce [ORC; RS 221.411]).