Citation: I 497/05 26.04.2006 E. 2

La recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir mal apprécié les éléments médicaux figurant au dossier en accordant une valeur prépondérante aux rapports des docteurs D.________ et V.________, dont elle met implicitement en doute l'impartialité. 2.1 On constate tout d'abord que l'intéressée n'avance aucun élément pertinent justifiant ses griefs de mauvaise appréciation de son état de santé par les premiers juges ou de prévention à l'égard des experts mandatés par l'assurance-accidents et l'office intimé. Au contraire, il apparaît que les rapports de ces derniers sont pour l'essentiel concordants et aboutissent à des conclusions identiques. En effet, prenant en considération non seulement les conséquences directes de l'accident du 27 août 1996, mais aussi l'épicondylite et les douleurs scapulaires apparues par la suite, les docteurs D.________ et V.________ ont retenu une pleine capacité de travail dans une activité légère et ont exclu la reprise de la profession de femme de ménage. Tous deux ont également fait état de plaintes exagérées ou de discordances entre leurs observations et les déclarations enregistrées. Leurs rapports ont par ailleurs été établis en pleine connaissance de l'anamnèse; la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires; leurs conclusions sont dûment motivées (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a). On notera encore que le médecin traitant et le docteur A.________ partageaient l'avis de la doctoresse D.________, dont les rapports étaient décrits comme «tout à fait exacts». 2.2 Les nombreux certificats médicaux déposés par l'intéressée en instance cantonale ne lui sont par ailleurs d'aucune utilité. En effet, les brachialgies mentionnées par les docteurs G.________ et I.________, sont connues et figurent en tant que limitations fonctionnelles dans l'évaluation de la capacité de travail faite par le docteur V.________. Les trois corps étrangers, décelés dans la zone de la crête iliaque et dont la présence engendrait des douleurs, d'après le docteur E.________, ont été retranchés par le docteur O.________ et ne constituent plus une affection douloureuse. La minime hernie discale située en C5-C6 ne semble pas avoir d'incidence sur la capacité de travail; outre son caractère «minime» et l'absence de véritables signes de contrainte radiculaire, le médecin traitant en avait connaissance, mais n'a pas jugé utile d'en informer l'Office intimé. Il en va de même de l'incompétence cochléo-vestibulaire droite diagnostiquée par le docteur M.________ qui n'engendre aucune perte d'équilibre. Enfin, eu égard au principe de réduction du dommage (cf. ATF 129 V 463 consid. 4.2, 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités), il semble raisonnable d'attendre de la recourante qu'elle remédie à des affections bénignes (kyste synovial à la main gauche) ou qu'elle supporte quelques désagréments secondaires (hypoesthésie dans la cuisse droite). 2.3 Au regard de ce qui précède (concordance des avis médicaux, absence d'arguments propres à faire naître un doute sur l'impartialité des docteurs D.________ et V.________ [cf. ATF 123 V 175, arrêt non publié B. du 26 juillet 2002, I 19/02] ou sur la bonne appréciation des éléments médicaux par la juridiction cantonale), les premiers juges étaient fondés à retenir que l'intéressée possédait une pleine capacité de travail dans une activité légère.