Citation: 1P.153/2003 25.04.2003 E. 3

Les recourants ne contestent pas que le chalet d'agrément litigieux s'implanterait à moins de trente mètres de la lisière de la forêt en contravention avec l'art. 11 al. 1 LForêts; ils prétendent que le droit d'exiger la démolition de cet édifice serait prescrit, dans la mesure où sa construction remonte à plus de trente ans. Ils se réfèrent en cela à la jurisprudence parue aux ATF 107 Ia 121. Ce faisant, ils perdent de vue qu'ils ont déplacé le chalet de cinq à dix mètres en direction de la lisière de la forêt après l'acquisition des parcelles en 1974 et que cette opération était sujette à une autorisation qu'ils n'ont ni demandée ni obtenue. Dans ces conditions, les recourants ne sauraient se prévaloir de la prescription acquisitive pour s'opposer à l'évacuation du chalet d'agrément. Il n'est pas établi non plus que le Département aurait eu connaissance de cette situation irrégulière, qu'il l'aurait tolérée et qu'il serait ainsi déchu du droit d'exiger la remise en état des lieux (ATF 107 Ia 121 consid. 1c p. 124; 105 Ib 265 consid. 6c). Pour le surplus, les recourants ne contestent pas l'ordre de démolition dans ses modalités; il n'appartient pas au Tribunal fédéral, saisi d'un recours de droit public, d'examiner d'office si une mesure moins grave, telle que le déplacement du chalet, serait envisageable (cf. ATF 128 III 50 consid. 1c précité). Sur ce point, l'arrêt attaqué doit être confirmé.