Citation: 8C_324/2022 E. 7.3.2

7.3.2. Sur le fond, la recourante ne démontre pas en quoi la Chambre administrative serait tombée dans l'arbitraire en retenant que l'arrêt du 6 juillet 2021 - annulant la décision de révocation du 14 octobre 2020 et renvoyant la cause au Conseil d'État pour qu'il réintègre la recourante dans un poste correspondant à sa formation et aux années d'expérience acquises au 14 octobre 2020 - devait être compris en ce sens que la réintégration ne portait pas sur le poste RRH 2 que la recourante occupait ni sur un poste équivalent, mais sur un autre poste ou une autre fonction à déterminer par l'intimé selon les critères impartis. Elle se contente d'affirmer que si telle était la volonté de la Chambre administrative lorsqu'elle a rendu son arrêt du 6 juillet 2021, le résultat ainsi voulu serait contraire à la loi, dans la mesure où l'annulation de la décision de révocation entraînerait de plein droit la réintégration dans la fonction occupée au moment de la révocation, respectivement dans un poste équivalent en cas d'impossibilité objective démontrée de restituer le même poste. Cela étant, le grief de violation du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi (cf. ATF 143 IV 214 consid. 5.3.3 et les références) tombe à faux, la question étant dans ce contexte uniquement de savoir si la Chambre administrative pouvait sans arbitraire considérer que l'intimé devait, à la suite de l'annulation de la révocation de la recourante, réintégrer celle-ci dans un poste correspondant à sa formation et aux années d'expérience acquises au 14 octobre 2020, et non dans le poste même qu'elle occupait jusqu'à cette date ou dans un poste strictement équivalent, en particulier du point de vue salarial.