Citation: 8C_324/2022 E. 11.2

11.2. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral à laquelle se réfère la recourante, les prétentions pécuniaires (notamment salariales) des fonctionnaires n'ont en règle générale pas le caractère de droits acquis; elles sont en principe régies par la législation en vigueur au moment où elles doivent prendre effet, de sorte que des droits acquis ne naissent en faveur des personnes concernées que si la loi a fixé une fois pour toutes les relations en cause pour les soustraire aux effets des modifications légales, ou lorsque des assurances précises ont été données à l'occasion d'un engagement individuel. Dans la mesure où elles ne constituent pas des droits acquis, les prétentions patrimoniales des fonctionnaires sont néanmoins protégées contre les interventions du législateur par les art. 8 al. 1 et 9 Cst.; ces dispositions constitutionnelles empêchent que les prétentions en cause soient arbitrairement supprimées ou réduites, notamment quant à leur montant, et que des atteintes aux droits concernés interviennent unilatéralement et sans justification particulière, au détriment de quelques intéressés ou de certaines catégories d'entre eux (ATF 118 Ia 245 consid. 5b; 117 V 229 consid. 5b et 5c; arrêt 1P.23/2000 du 8 novembre 2000 consid. 2).