Citation: 6B_241/2020 E. B

B.a. Par jugement du 23 octobre 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel de A.________, a très partiellement admis l'appel du ministère public, a partiellement admis son appel joint et a rejeté l'appel joint de B.________. Ce faisant, elle a libéré A.________ du chef d'accusation d'escroquerie par métier et l'a reconnue coupable d'abus de confiance et dénonciation calomnieuse. Elle a condamné l'intéressée à une peine privative de liberté de 36 mois dont 18 avec sursis, le délai d'épreuve étant fixé à quatre ans. Elle a dit que A.________ était la débitrice d'une créance compensatrice d'un montant de 1'274'912 fr. en faveur de l'Etat et a alloué à B.________ ladite créance compensatrice. Elle a maintenu en vue de garantir le recouvrement partiel de la créance compensatrice le séquestre opéré sur divers véhicules et comptes ouverts au nom de A.________ en Suisse et en France. Elle a confirmé le jugement attaqué pour le surplus et arrêté les frais d'appel et d'indemnité de défenseur d'office. B.b. Les faits retenus par la cour cantonale sont en substance les suivants. En mai 2008, A.________ a fait la connaissance, à son salon de massage, de B.________, lequel avait obtenu ses coordonnées dans une annonce coquine de la presse écrite. Ils ont noué une relation, dans un premier temps, tarifée. B.________ qui nourrissait des sentiments à l'égard de A.________ a continué à la fréquenter régulièrement jusqu'en novembre 2014. Entre juin 2010 et décembre 2012, A.________ a convaincu B.________ de lui remettre, en plusieurs versements, un montant total de 1'274'912 fr., lequel était prétendument destiné à être investi dans une société off-shore active dans les domaines du tourisme, du pétrole et des métaux précieux - créée une soixantaine d'années auparavant par son ex-beau-père et gérée par celui-ci et son fils, C.________, ex-époux de A.________ -, dont elle a toujours refusé de communiquer le nom et les statuts. Elle lui a notamment assuré qu'il obtiendrait un rendement sans commune mesure avec les taux habituels, soit de l'ordre de 5 à 8%. Pour ce faire, B.________ a retiré son deuxième pilier, a vendu des titres ainsi que sa maison à D.________. Il a déboursé de la sorte une somme totale de 645'512 fr. provenant de ses avoirs personnels. Il retirait l'argent au comptant et le remettait en mains propres à A.________. En outre, il est parvenu à réunir une somme totale de 629'400 fr. auprès de ses connaissances et proches pour l'investir dans la société off-shore. Il s'est engagé à rembourser personnellement les tiers qui lui ont ainsi versé de l'argent. A.________ n'a jamais investi les sommes remises par B.________ dans la prétendue société off-shore, qui n'a jamais existé. Elle n'a jamais remboursé B.________. B.________ a déposé une plainte pénale à raison de ces faits. B.c. Entre le 27 janvier 2016 et le 4 mai 2017, A.________ a déposé des plaintes pénales pour calomnie à l'encontre de B.________, pour faux témoignages et calomnie à l'encontre de E.________, soeur de B.________, et pour faux témoignage à l'encontre de F.________ et G.________, auditionnés en qualité de témoins dans la procédure pénale ouverte à son encontre à raison des faits dénoncés par B.________.