Citation: 1C_587/2016 E. 1

Comme l'a relevé la Cour des plaintes, le recourant est domicilié en Suisse où il a déposé une demande de naturalisation. Ni lui-même, ni son beau-père dont l'extradition a été refusée par la France n'ont à craindre d'être remis aux autorités russes ou kazakhes. C'est ainsi à juste titre que la qualité pour invoquer l'art. 2 EIMP a été déniée au recourant (cf. ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.; 129II 268 consid. 6.1 p. 271 et les arrêts cités). L'invocation du principe de la bonne foi entre Etats, dans la mesure où elle est fondée sur les mêmes soupçons, n'apparaît pas plus recevable. A supposer qu'elle le soit, les considérants de la Cour des plaintes à ce propos ne prêtent pas le flanc à la critique. En effet, le rapport produit par le recourant ne fait pas état de certitudes, mais de simples soupçons insuffisants pour justifier un refus de l'entraide judiciaire à un Etat qui est notamment partie à la CEEJ. Le recourant invoque la décision des autorités françaises refusant l'extradition de son beau-père à la Russie. Il s'agit toutefois - tout comme le communiqué du 7 décembre 2016 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme - d'une pièce nouvelle, irrecevable en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. Dans la mesure où le recourant n'est nullement menacé d'avoir à subir une procédure en Russie - voire au Kazakhstan -, l'intervention d'une seconde instance de recours ne se justifie pas.