Citation: I 701/04 27.07.2005 E. 2.2

2.2.1 En l'occurrence, le rapport du docteur G.________ ne suffit pas à mettre sérieusement en doute les conclusions de la doctoresse Z.________. Au terme d'un rapport fouillé, qui revêt une pleine valeur probante, cette dernière a proposé de retenir une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée. Selon elle, l'impulsivité, l'irritabilité, l'instabilité affective, la mauvaise gestion de ses émotions par le recourant, en relation avec le trouble de la personnalité diagnostiqué, ainsi que l'humeur dépressive constituaient des limitations fonctionnelles à la reprise d'une activité lucrative, la déficience mentale légère pouvant également jouer un rôle. La doctoresse Z.________ insistait sur le fait qu'un travail adapté aurait une valeur thérapeutique et que des mesures professionnelles seraient idéales. Pour sa part, le docteur G.________ a également exposé que les limitations fonctionnelles découlaient principalement des troubles de la personnalité; ces derniers rendaient le recourant hypersensible à la critique, méfiant envers d'éventuels collègues (traits paranoïaques) et induisaient un comportement impulsif et hétéro-agressif. Par ailleurs, il a mentionné une légère déficience intellectuelle exacerbant un sentiment de dévalorisation et d'infériorité à la base de l'hypersensibilité du recourant. Le docteur G.________ a encore décrit un trouble somatisation qui pouvait, avec d'autres facteurs (dévalorisation importante, culpabilité massive, troubles cognitifs et intellectuels, ainsi que symptômes neurovégétatifs de l'anxiété), avoir un impact limitatif sur le plan professionnel. Les rapports des docteurs Z.________ et G.________ mettent ainsi en évidence, l'un et l'autre, une altération de la personnalité à laquelle ils attribuent un rôle fondamental dans l'incapacité de travail décrite. Certes, le docteur G.________ ajoute le diagnostic de trouble somatisation, mais cette atteinte ne revêt qu'une importance secondaire dans la motivation de l'expertise. En réalité, les deux médecins procèdent à une analyse quasiment identique des mécanismes psychiques conduisant à l'incapacité de travail, malgré leur appréciation divergente de cette dernière. Dans ce contexte, l'appréciation émise par le docteur G.________ n'emporte toutefois pas la conviction contrairement à celle de la doctoresse Z.________. L'expert mandaté par le recourant ne semble pas, en effet, avoir sérieusement envisagé la possibilité pour ce dernier de travailler avec un rendement réduit, et surtout à temps partiel, ni l'influence qu'une telle activité pourrait avoir sur ses problèmes psychiques. Il pose, par ailleurs, le diagnostic de dépendance au benzodiazépines, alors même que l'assuré lui a indiqué avoir cessé de prendre les médicaments prescrits depuis plusieurs semaines et que le docteur O.________ a établi une mauvaise compliance médicamenteuse au moyen d'un prélèvement sanguin. Enfin, il convient de souligner que le docteur G.________ a établi son expertise le 17 septembre 2004, soit près d'une année après la décision sur opposition litigieuse, de sorte qu'il n'est pas exclu qu'une éventuelle péjoration de l'état de santé du recourant depuis cette décision ait été prise en considération par l'expert. Une telle péjoration serait, le cas échéant, dépourvue de pertinence dans le cadre de la procédure, le Tribunal fédéral des assurances appréciant la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 129 V 356 consid. 1, 121 V 366 consid. 1b).