Citation: 8C_493/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1953, a travaillé dès avril 1973 comme maître d'éducation physique auprès de l'établissement scolaire B.________. A l'occasion d'une démonstration de saut en hauteur en juin 2002, il a glissé et chuté, se blessant au genou gauche. Mutuel Assurances SA (aujourd'hui: Groupe Mutuel Assurances GMA SA; ci-après: Mutuel), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le 16 août 2002, l'assuré a subi une arthroscopie - qui a révélé des lésions chondropathiques ainsi qu'une lésion méniscale postéo-interne - et une méniscectomie. Le 2 septembre 2002, un complément de méniscectomie postéo-interne ainsi qu'une greffe de cartilage du condyle fémoral interne ont été pratiqués dans le cadre d'une nouvelle arthroscopie. L'assuré a encore subi une ostéotomie de valgisation le 25 avril 2003. Mutuel a fourni ses prestations d'assurance jusqu'au 31 août 2002. A.b. Le 26 mai 2009, l'assuré s'est soumis à une arthroplastie totale (pose d'une prothèse) du genou gauche, qui a fait l'objet d'une reprise chirurgicale (changement du plateau en polyéthylène) le 22 février 2011. A.c. Le 19 avril 2011, le prénommé a glissé dans son jardin, ce qui a entraîné une flexion brutale de sa jambe gauche. Le diagnostic de rupture de la réinsertion musculaire à six semaines postopératoires a été posé. Mutuel a pris en charge le cas. Le 21 février 2012, l'assuré a subi une reconstruction chirurgicale de l'appareil extenseur supra-patellaire. A.d. Se fondant sur un rapport d'expertise du 27 décembre 2013 du docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, Mutuel a, par décision du 28 janvier 2014 confirmée sur opposition le 30 octobre 2014, mis un terme aux prestations d'assurance avec effet au 31 décembre 2013. L'assureur-accidents a considéré que l'accident du 19 avril 2011 n'avait fait qu'aggraver momentanément des troubles préexistants et que le lien de causalité naturelle entre cet accident et les affections de l'assuré n'était plus donné postérieurement au 31 décembre 2013, de sorte qu'il revenait à l'assureur-maladie de prester après cette date. A.e. Par arrêt du 22 mai 2017, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour des assurances sociales) a admis le recours formé contre la décision sur opposition du 30 octobre 2014, annulant cette décision et reconnaissant le droit de l'assuré à des prestations au-delà du 31 décembre 2013. Les juges cantonaux ont estimé que l'expertise du docteur C.________ n'emportait pas la conviction et que le statu quo sine n'était pas atteint au moment où Mutuel avait décidé de mettre un terme à ses prestations (soins médicaux et indemnités journalières).