Citation: 8C_729/2023 E. 4.4.1

4.4.1. Il estime d'abord que l'analyse du médecin d'arrondissement ne serait pas convaincante. Ainsi, ses explications ne démontreraient pas de manière suffisante l'origine maladive ou dégénérative de la lésion à l'épaule et ne permettraient aucunement d'exclure une origine traumatique. Le simple constat de l'existence d'une arthrose ne suffirait pas pour étayer de façon concluante que l'accident aurait cessé de déployer des effets à deux mois du traumatisme. Ceci d'autant moins que le médecin d'arrondissement avait lui-même évoqué à plusieurs reprises la possibilité d'une atteinte traumatique. On ne saurait toutefois suivre cette argumentation. Le médecin d'arrondissement mentionne certes à plusieurs reprises la possibilité d'une lésion traumatique. Or, comme il a été exposé ci-dessus, la simple possibilité ne suffit pas pour que l'on puisse considérer qu'un fait soit établi (cf. supra consid. 3.3). Contrairement à ce que prétend le recourant, le docteur D.________ expose les raisons pour lesquelles il conclut finalement à une origine dégénérative des lésions constatées, notamment l'absence d'une lésion aiguë structurelle (telle que fracture, déchirure tendineuse ou musculaire au niveau de la coiffe des rotateurs) et la présence d'un conflit sous-acromial au niveau de la coiffe des rotateurs (en particulier une souffrance du tendon du sus-épineux) qui rendait probable l'origine inflammatoire de la petite lame liquidienne dans la gaine du tendon bicipital. Par ailleurs, le recourant se borne à nouveau à renvoyer à l'article du docteur Laedermann cité ci-dessus et n'indique aucun élément médical concret - ressortant par exemple d'un avis d'un médecin traitant - qui serait apte à mettre en doute l'appréciation du docteur D.________.