Citation: 5A_133/2024 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant soutient qu'il est exposé à un risque de préjudice irréparable. Il allègue que la réalisation intervenue le 27 février 2024 a été contestée dans le cadre de plaintes LP, ce qui, en l'état, empêchait l'inscription d'un transfert de propriété conformément à l'art. 66 ORFI. II demeurait donc indispensable que les poursuites litigieuses fussent suspendues et que ladite suspension puisse être prise en considération dans le cadre des plaintes déposées de manière à ce qu'une prétention très vraisemblablement prescrite ne fût pas prise en compte. En outre, indépendamment de la réalisation, si l'adjudication entrait en force et si les poursuites litigieuses n'étaient pas suspendues, une distribution pourrait intervenir en faveur de l'intimé pour une telle prétention. Le recourant considère qu'il serait ainsi privé de la possibilité d'obtenir un jugement sur la base de l'art. 85a LP après la distribution des deniers, faute de poursuite pendante et qu'il risquerait également de ne pas pouvoir agir selon l'art. 86 LP s'il devait être considéré qu'une dette prescrite a été payée (art. 63 al. 2 CO). L'absence de suspension des poursuites litigieuses était donc bel et bien de nature à lui causer un préjudice qu'une procédure au fond ne pourrait pas réparer.