Citation: 6B_447/2020 E. 1.4

1.4. En appel, le recourant n'avait pas contesté qu'en tant que président de l'exécutif communal, soit membre d'une autorité, il était soumis au secret de fonction (cf. art. 87 et 88 de la loi cantonale sur les communes du 5 février 2004 [LCo; RS/VS 175.1]). En revanche, il avait remis en cause le caractère secret des informations divulguées. Selon la cour cantonale, il fallait admettre que, si des informations étaient certes déjà connues de certains habitants de C.________ avant la publication du tout-ménage (comme le licenciement de l'intimé 2), elles ne l'étaient pas de l'ensemble de la population. Par ailleurs, les motifs exacts des mesures prises par le conseil communal, ainsi que les circonstances exactes dans lesquelles elles avaient été ordonnées, ne l'étaient manifestement pas. La cour cantonale en voulait pour preuve que nombre de citoyens pensaient que ces mesures faisaient suite à un vol de désherbant (et non pas à la prétendue violation des directives internes en matière de protection de l'environnement ou à une attitude irrespectueuse). Ainsi, les rumeurs existantes au sein de la population, et dont les personnes entendues en première instance avaient fait état, ne portaient pas spécifiquement sur les faits relatés dans l'article rédigé par le recourant.