Citation: 6B_451/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Pour le surplus, la cour cantonale a constaté que l'agent B.________ avait admis une perte de visibilité sur le véhicule poursuivi à hauteur du pont entre V.________ et W.________. Néanmoins, cette perte de visibilité avait été très brève vu la faible longueur du pont et la rapidité avec laquelle les agents avaient pu démarrer leur véhicule et se mettre à la poursuite de la voiture en infraction, interceptée 3 à 4 minutes plus tard. En sus, il ressortait des déclarations crédibles de l'agent B.________, confirmées par les photographies et vidéo au dossier, qu'il n'y avait personne derrière la voiture ayant commis l'excès de vitesse et qu'aucune voiture n'était venue s'intercaler entre celle-ci et la voiture de patrouille qui s'était immédiatement dirigée dans le rond-point. La cour cantonale a constaté que malgré une brève absence de visibilité due à la hauteur du pont, aucune voiture n'aurait pu s'immiscer entre elles sans que les agents ne la remarquent, la configuration des lieux l'excluant et un dépassement effectué par le recourant ayant été nié par l'agent de police. Quant à une éventuelle fuite du véhicule mis en cause, qui, selon la topographie des lieux n'aurait pu survenir que sur l'un des étroits chemins de campagne, perpendiculaires à la route U.________, la cour cantonale peinait à concevoir qu'un véhicule circulant à 120 km/h sur une route rectiligne puisse prendre la fuite en s'engageant sur un tel chemin, qui plus est de nuit et par brouillard, au moment où le conducteur de ce véhicule apercevait les agents de police dans le rétroviseur. Une telle manoeuvre, qui se serait manifestement avérée très brusque, aurait immanquablement été aperçue par les agents de police. A cela s'ajoutait que, comme relevé dans son rapport de police complémentaire, le témoin s'était également fondé sur une caractéristique particulière du véhicule pour le reconnaître, à savoir le bruit clairement perceptible émis lors de son accélération, qui correspondait à celui entendu lors de la mesure de vitesse après avoir quitté le rond-point. Ces éléments pertinents tendaient à démontrer que le témoin n'avait pas pu se méprendre sur la voiture à l'origine de l'excès de vitesse litigieux et que c'était bien ce véhicule qui avait été appréhendé, soit celui du recourant.