Citation: 2C_577/2023 E. 7.2.2

7.2.2. La recourante argue aussi que l'état de Genève occuperait une position dominante au sens de l'art. 7 LCart du fait qu'il est seul habilité à délivrer les autorisations d'exploiter des crèches privées. Toutefois, elle n'expose ni ne démontre en quoi les conditions de cette disposition seraient remplies. Au demeurant, si le Service cantonal est compétent pour délivrer les autorisations d'exploiter les crèves privées, communales et subventionnées, il n'exploite pas de crèche et n'agit aucunement comme une entreprise publique sur le marché (cf. art. 2 al. 1 LCart; supra consid. 4.2; cf. également ATF 127 II 32 consid. 3), de sorte que l'on ne voit pas en quoi l'art. 7 LCart pourrait trouver application en l'espèce. De même, le fait que le canton subventionne certaines structures d'accueil de la petite enfance ne permet pas de retenir qu'il agirait directement sur le marché en cause. En effet, les subventions sont un instrument important permettant la réalisation d'objectifs politiques communaux et cantonaux sans que l'état ne doive agir directement (ATF 149 II 225 consid. 5.5.7). Partant, ce grief doit aussi être rejeté.