Citation: 6B_800/2014 E. 1.3

1.3. Le recourant objecte que les photographies initialement présentées à A.________ n'ont pas été formellement versées au dossier et n'ont pas fait l'objet d'un rapport de police. Elles auraient été exploitées arbitrairement. Le recourant souligne, dans ce contexte, qu'avant la confrontation de 2013 ne figurait aucune photo au dossier ni aucune description par la police permettant de vérifier si la description donnée par la plaignante correspondait au recourant et que celle-ci n'a, dans la suite, été affirmative ni face à la planche-photo ni lors de la confrontation. Les détails donnés par la plaignante (type de l'Est, cheveux noirs mi-longs, barbe assez longue de même couleur) ne seraient pas déterminants pour identifier un habitant d'un campement de Roms, lesquels portent fréquemment la barbe en signe de deuil. Les autres renseignements (tranche d'âge et corpulence trapue) ne permettraient pas à eux seul d'identifier une personne, moins encore au sein de la population dense d'un campement rom. A.________ n'avait pas non plus pu identifier le cabanon dans lequel se seraient produits les faits et celui habité par X.________ ne correspondait pas à la description donnée. Les connaissances de ce dernier ne lui auraient pas permis de tenir une véritable conversation (offrir une bière, demander à A.________ si elle n'avait pas peur de se trouver seule à cet endroit, l'inviter à entrer dans l'un des cabanons, lui intimer de s'allonger puis de s'en aller) et A.________, qui avait fait état dans sa plainte de 15 à 20 minutes de discussion, avait varié dans ses explications sur le contenu de celle-ci.