Citation: 2C_456/2024 E. 3.3

3.3. Toutefois, même si le droit interne ne confère pas de droit au regroupement familial, il est admis que l'art. 8 CEDH - dont se prévaut le recourant dans son mémoire - peut fonder, à certaines conditions, un droit de séjourner en Suisse pour les époux et enfants étrangers encore mineurs si leurs conjoints ou parents disposent d'un droit certain à une autorisation de séjour, soit d'un droit de présence assuré en Suisse leur permettant de résider durablement dans le pays, ce qui suppose que ceux-ci aient la nationalité suisse, qu'ils soient au bénéfice d'une autorisation d'établissement ou d'un droit certain à une autorisation de séjour (cf. ATF 146 I 185 consid. 6.1 s.; 144 I 266 consid. 3.3; 137 I 284 consid. 2.6; 135 I 143 consid. 1.3.1; 130 II 281 consid. 3; arrêt 2C_341/2024 du 2 octobre 2024 consid. 1.2). Selon la jurisprudence établie en lien avec la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH, la reconnaissance d'un droit à une autorisation de séjour peut s'imposer en cas de séjour légal en Suisse depuis dix ans (ATF 144 I 266 consid. 3.9) ou, exceptionnellement - même sans séjour légal de dix ans - en cas d'intégration particulièrement réussie dans le pays (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.1 s.; 144 I 266 consid. 3.8 s.). Un droit à une autorisation de séjour peut aussi résulter d'accords internationaux, comme l'ALCP (RS 0.142.112.68; cf. notamment arrêt 2C_210/2024 du 18 juillet 2024 consid. 1.1).