Citation: I 606/06 07.09.2007 E. 5

5.1 Les experts de la Clinique R.________ ont retenu que la pathologie dont souffrait l'assurée au niveau de l'épaule droite (épaule gelée droite) influençait sa capacité de travail dans la mesure où elle n'était plus apte à exercer son ancienne activité de vendeuse ni aucune autre activité suscitant des mouvements de force et s'effectuant au-dessus de l'horizontale. En revanche, son affection ne l'empêchait pas d'exercer normalement et à plein temps une activité adaptée, ne nécessitant pas de travail lourd et répétitif au niveau du membre supérieur droit ni de mouvement au-dessus de l'horizontale. Or, quoi qu'en dise la recourante, ce rapport remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Les conclusions retenues sont fondées sur une étude circonstanciée du dossier médical et des examens cliniques approfondis réalisés lege artis. Les experts ont également tenu compte des plaintes exprimées par la recourante. Enfin, la description de la situation médicale est claire et les conclusions sont motivées de manière convaincante. 5.2 Le dossier ne contient aucun élément médical susceptible de remettre en cause la validité des conclusions de l'expertise. Au contraire, il y a lieu de constater que le docteur A.________, dans son rapport du 14 février 2006, aboutit aux mêmes constatations que les experts de la Clinique R.________. En ce qui concerne le diagnostic de subluxation sterno-claviculaire, il a précisé que celle-ci présentait un caractère léger (cf. p. 7 du rapport). Les experts de la Clinique R.________ l'avaient déjà constaté puisqu'ils indiquaient (p. 7 de l'expertise) que l'arthro-scan du 23 janvier 2003 montrait une position un peu plus haute et plus antérieure de l'extrémité distale de la clavicule droite par rapport à la clavicule gauche. Quant rapport du docteur H.________, du 30 janvier 2006, il fait état d'une douleur référée à la clavicule droite, laquelle présente une certaine proéminence et qui pourrait être une subluxation en relation avec les difficultés et les limitations de la rotation externe. Les douleurs ressenties par la recourante au niveau de la clavicule ont déjà été prises en considération par les experts de la Clinique R.________. Ces derniers en ont d'ailleurs tenu compte au moment de fixer la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée. 5.3 Les premiers juges ont déduit du rapport d'observation professionnelle que la recourante pouvait travailler avec un ordinateur et qu'elle ne s'était pas plainte de douleurs à cette occasion. Cette dernière y oppose l'argument du docteur A.________, selon lequel elle doit éviter la position en antépulsion tenue avec son bras droit (comme lors de l'usage d'un tabulateur ou de la manipulation d'une souris d'ordinateur). Les restrictions mentionnées par le docteur A.________ n'empêchent cependant nullement la recourante de se servir du bras gauche pour manipuler tabulateur ou souris d'ordinateur. Il n'est dès lors pas excessif de la part des premiers juges de retenir qu'elle serait en mesure de travailler avec l'outil informatique. Quant au rapport d'enquête économique sur le ménage, l'assurée reproche aux premiers juges d'avoir pris argument des considérations y figurant pour les lui opposer alors que son degré d'invalidité a été calculé selon la méthode ordinaire de comparaison des revenus. Il est vrai que ce rapport d'enquête n'était pas pertinent en l'espèce. Il n'a toutefois joué aucun rôle décisif en l'espèce dès lors que pour évaluer la capacité de travail résiduelle de la recourante les premiers juges se sont fondés avant tout, sinon exclusivement, sur le rapport d'expertise de la Clinique R.________. Au vu de ce qui précède, il y a donc lieu de retenir que la recourante ne subit aucune limitation de sa capacité de travail dans une activité adaptée qui tienne compte de ses limitations fonctionnelles, surtout au niveau du membre supérieur droit.