Citation: 4A_280/2021 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le demandeur devait s'attendre à recevoir un jugement dans le cadre de la procédure civile, qu'il avait lui-même initiée et qui était gardée à juger depuis le 24 janvier 2020, ce dont son conseil avait été informé. Il incombait donc à ce dernier de prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que le pli recommandé contenant le jugement lui parviendrait malgré le déménagement. La diligence professionnelle lui imposait de communiquer son changement d'adresse au tribunal, ce qu'il n'avait pas fait. Les explications en lien avec un supposé manquement de la Poste étaient sans portée. En communiquant sa nouvelle adresse à la Commission du barreau, laquelle tenait la liste publique des avocats inscrits au registre cantonal, le conseil n'avait fait que se conformer à ses obligations d'avocat. Une telle communication ne le dispensait pas de s'adresser directement aux greffes des juridictions, en particulier lorsqu'il se savait constitué dans des procédures pendantes. Il ne pouvait être escompté que le secrétariat de la Commission du barreau procède instantanément à toute modification requise auprès d'elle, de sorte que celle-ci soit immédiatement disponible dans les greffes des juridictions. Les conséquences des inactions du conseil du demandeur devaient être imputées à ce dernier. Dès lors, le jugement du 28 avril 2020 avait été valablement notifié à l'échéance du délai de garde, soit le 13 mai 2020, de sorte que le délai pour former appel était arrivé à échéance le 12 juin 2020. L'appel expédié le 11 septembre 2020 était ainsi irrecevable.