Citation: 4C.81/2001 13.07.2001 E. A

A.- Selon contrat signé le 27 mai 1998, D.________ a travaillé en qualité de représentant, à partir du 1er juin 1998, au service de X.________ S.A. Après un temps d'essai de trois mois, le contrat était conclu pour une durée indéterminée. D'après le chiffre 4.1. de l'accord, "le salaire de base [était] de 1300 fr. brut par mois; ce contrat [était] lié à l'atteinte, par le collaborateur, des objectifs de production hebdomadaires minimums fixés d'un commun accord; le collaborateur [recevait] une commission pour chaque abonnement payé". D.________, ressortissant français, avait été recruté par le biais d'annonces portées à la connaissance de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) française. Il exerçait une activité de voyageur de commerce et était chargé de vendre des abonnements de journaux édités par X.________ S.A. L'annonce parue en France mentionnait un horaire hebdomadaire de travail de trente-neuf heures pour un revenu : "fixe (FS 1'300.-) + commissions + frais". D.________ n'a reçu le montant de 1300 fr. que pour son premier mois d'activité. Par la suite, il n'a été rémunéré que par des commissions dont les montants variaient du simple au double, selon les fiches de salaire produites. Le 26 novembre 1998, les parties ont signé un avenant, prenant effet au 1er décembre 1998, modifiant le chiffre 4.1 précité du contrat de la manière suivante: "4.1 Le collaborateur reçoit un montant de Fr. 1'300.- brut par mois, représentant une avance sur commissions. Ce contrat est lié à l'atteinte, par le collaborateur, des objectifs de production hebdomadaires minimums fixés d'un commun accord. Le collaborateur est crédité d'une commission pour chaque abonnement payé. Un décompte est établi mensuellement et l'éventuel surplus de commission versé le mois suivant. Un éventuel découvert sera reporté sur le ou les mois suivants, le collaborateur s'engageant à rembourser le trop perçu à la fin des rapports de travail. ".