Citation: 2C_612/2024 E. 4.4

4.4. En dernier lieu, la recourante estime que c'est de manière arbitraire que le Tribunal cantonal aurait retenu que sa prise de conscience était "fragile et récente". Les juges précédents auraient en effet omis de prendre en compte plusieurs éléments (en particulier qu'elle a proposé un plan de paiement, qu'elle s'acquitte de la somme prévue, qu'elle travaille et a commencé une formation, que sa situation financière est bonne), lesquels auraient dû les amener à qualifier la prise de conscience de l'intéressée de "profonde et durable". Or, il ressort de l'arrêt entrepris que le Tribunal cantonal a reconnu le changement de comportement de la recourante depuis sa condamnation pénale en 2023, ainsi que les efforts entrepris par cette dernière pour rembourser ses dettes et se réintégrer professionnellement. Les juges cantonaux ont également précisé que la recourante avait contracté une nouvelle dette en 2024, sans que ce fait ne soit contesté devant le Tribunal fédéral. On constate dès lors que les éléments invoqués par la recourante ressortent de l'arrêt entrepris. En outre et au vu de ce qui précède, il n'était pas arbitraire de qualifier la prise de conscience de la recourante survenue en 2023 de récente et fragile.