Citation: U 300/06 22.06.2007 E. B

C.________ a recouru contre la décision sur opposition devant le Tribunal cantonal des assurances sociales du canton de Genève en concluant, principalement, à ce que cette décision soit annulée pour violation du droit d'être entendu. A cet égard, il faisait grief à la CNA d'avoir demandé au docteur D.________ une appréciation médicale, sans l'en avoir avoir informé et sans lui avoir donné l'occasion de s'exprimer sur son contenu. Subsidiairement, il concluait à ce que la CNA soit condamnée à prendre en charge les suites des affections lombaires dont il souffrait. Dans le cadre de l'instruction, l'assuré a déposé un nouvel avis du docteur O.________ (du 9 mai 2005), lequel évoque deux hypothèses susceptibles de confirmer l'existence d'un lien de causalité entre la symptomatologie dorsale de son patient et l'accident. Tout d'abord, l'onde de choc a pu vraisemblablement cheminer au niveau de la charnière lombo-sacrée et entraîner une décompensation du spondylolisthésis existant, qui était jusque-là asymptomatique. Alternativement, la longue période de boiterie consécutive à l'accident aurait également pu jouer un rôle dans cette décompensation. Selon ce médecin, le docteur D.________ n'aborde pas la possibilité d'une décompensation d'un spondylolisthésis existant par un traumatisme violent et n'a donc pas trouvé d'argument allant contre l'aspect plausible de cette hypothèse. Par ailleurs, le docteur D.________ réfute la deuxième hypothèse en se fondant sur des analyses de marche effectuées sur des sujets présentant des inégalités des membres inférieurs, omettant de dire qu'une inégalité de ces membres n'entraîne pas systématiquement une boiterie qui est généralement due à une insuffisance des fessiers; il n'a pas non plus pris en considération l'amélioration de la symptomatologie lombaire après la mise en place de la prothèse de la hanche qui a permis la régression de la boiterie. Le 24 novembre 2005, la juridiction cantonale a procédé à l'audition du docteur B.________. Ce médecin n'avait pas de preuve absolue que la décompensation du spondylolisthésis du patient était d'origine traumatique: aucun examen médical quelconque ne pouvait prouver ce fait. Cependant au vu de l'anamnèse et des rapports de confiance qui le lient à son patient, le docteur B.________ pouvait affirmer, avec un degré de probabilité confinant à la certitude, que tel avait été le cas en l'occurrence. Le docteur D.________, s'est prononcé à son tour sur ces appréciations dans un rapport complémentaire du 1er février 2006. Par jugement du 3 mai 2006, la juridiction cantonale a rejeté le recours.