Citation: 9C_782/2018 E. 4.2

4.2. En reprenant le contenu des avis émis par son médecin traitant pour en déduire que sa vision avait fortement baissé en 2004, la recourante ne démontre pas que les constatations des premiers juges sur l'absence d'incapacité de travail pendant les rapports de travail en cause sont manifestement inexactes. Si la doctoresse D.________ a certes fait état d'une "baisse de vision [...] suite à des problèmes généraux" dans le rapport qu'elle a adressé au Service du personnel de l'employeur de la recourante le 16 avril 2004, il faut admettre, à la suite de la juridiction cantonale, que son avis est superposable, en ce qui concerne les limitations sur le plan ophtalmologique, à ceux qu'elle a émis en juin 1998 et mars 2003. Déjà dans le certificat médical du 22 juin 1998, le médecin traitant avait indiqué que la recourante nécessitait "une place de travail où les efforts visuels de lecture sont minimes, ceci en raison d'une acuité visuelle limitée". Au mois d'avril 2004, il a indiqué qu'un "poste de travail où l'activité de lecture est peu importante et peu soutenue serait idéal pour elle". Il n'apparaît donc pas que la baisse ultérieure de vision, attestée dans l'avis du 16 avril 2004, ait entraîné de nouvelles limitations qui se seraient répercutées sur la capacité de travail concrète de la recourante en 2004. A cet égard, la doctoresse D.________ n'a pas fait état d'une baisse de la capacité de travail ou de rendement qui serait survenue avant le terme des rapports de travail, à fin juin 2004. Du reste, selon les constatations de la juridiction cantonale, aucune des pièces recueillies par la recourante auprès de son ancien employeur n'établissait l'existence d'une telle diminution. L'affirmation de la doctoresse D.________ du 21 novembre 2014 selon laquelle sa patiente "avait dû cesser ses activités comme caissière, ne distinguant pas les chiffres", n'y change rien puisqu'elle n'est corroborée par aucun document de l'ancien employeur.