Citation: 4P.43/2005 27.05.2005 E. 2

Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120 et les arrêts cités). La recourante a renoncé expressément à remettre en cause les constatations de fait se rapportant à la question de savoir si elle pourrait obtenir d'un nouveau locataire un loyer plus élevé - mais non abusif selon la méthode absolue - que le loyer payé par l'intimée; ces constatations ne feront donc pas l'objet du présent examen. Au demeurant, l'acte de recours laisse fortement à désirer quant à sa motivation. La recourante commence par y exposer, en détail, sa propre version des faits (ch. IV), comme elle le ferait devant une juridiction d'appel jouissant d'une pleine cognition. Sous le titre "Analyse des enquêtes", elle cite ensuite une série d'extraits de témoignages (ch. V) qu'elle ne rapporte toutefois pas à telle ou telle constatation figurant dans l'arrêt attaqué. Suit un chapitre intitulé "En droit", dans lequel la recourante propose une "bibliographie", indique les dispositions applicables et précise comment il convient de les interpréter (ch. VI), ignorant par là le principe de la subsidiarité du recours de droit public. La recourante en arrive finalement au sujet, sous la rubrique "Discussion" (ch. VII), mais, là encore, elle formule ses griefs sur un mode appellatoire en avançant un certain nombre de faits, qu'elle tient pour constants, sans faire cependant aucun rapprochement avec les éléments de preuve mentionnés préalablement par elle dans son "analyse des enquêtes". Il suit de là que le recours soumis à l'examen du Tribunal fédéral est en grande partie irrecevable.