Citation: 7B_545/2024 E. 2.4

2.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en question. En effet, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme que le TPF aurait occulté les "nouveaux éléments" mis en exergue, en particulier certains messages provenant de la plaignante. L'autorité précédente ne les a pas ignorés puisqu'elle en a fait état dans la décision attaquée (cf. décision attaquée, consid. 2 p. 5, 2.2 p. 7 et 2.3.1 p. 9). Elle a néanmoins fait sienne l'appréciation du TMC-BE selon laquelle ces éléments ne permettaient pas d'affaiblir les forts soupçons existants à l'endroit du recourant s'agissant des infractions commises au préjudice de C.________, lesquels demeuraient tels que retenus par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 4 décembre 2023. L'appréciation du TPF à cet égard résiste à l'examen. En effet, le caractère suggestif et l'ambiguïté des messages envoyés par la plaignante, que le recourant met en évidence en soumettant une sélection de certains échanges, ont déjà été relevés. Le TPF et le Tribunal fédéral à sa suite ont néanmoins retenu qu'ils ne permettaient pas d'affaiblir la vraisemblance de la commission des infractions par le recourant compte tenu, notamment, des explications données à ce sujet par la plaignante lors de son audition du 31 août 2023 (cf. arrêt 7B_885/2023 du 4 décembre 2023 consid. 3.4). En tant que le recourant livre sa propre interprétation des termes utilisés par le TMC-BE dans sa dernière ordonnance pour qualifier les soupçons existants et en déduit qu'ils représenteraient "une évolution dans la perception des soupçons correspondant à un affaiblissement très net de ceux-ci", il procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. En critiquant par ailleurs la manière dont l'enquête a été menée, le recourant semble s'en prendre à l'appréciation des preuves à laquelle a procédé l'autorité cantonale pour conclure à l'existence de sérieux soupçons. Toutefois, contrairement à ce qu'il soutient, le fait qu'il n'a jamais été entendu par le MPC, mais uniquement par la PJF, ne permet pas de remettre en cause l'appréciation des preuves opérée par la juridiction précédente. En effet, à ce stade de l'instruction, les diverses auditions de la plaignante, l'analyse des téléphones mobiles du recourant et le rapport d'expertise psychiatrique du 13 mars 2023 sont autant d'éléments qui permettent de fonder de sérieux soupçons quant à la réalisation des faits qui lui sont reprochés (cf. arrêts 1B_99/2023 du 7 mars 2023; 7B_411/2023 du 6 septembre 2023; 7B_885/2023 du 4 décembre 2023). Pour le reste, et comme cela a déjà été indiqué par le Tribunal fédéral dans ses arrêts des 7 mars 2023, 23 septembre 2023 et 4 décembre 2023, c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera, le cas échéant, d'examiner en détail les éléments de fait (notamment les différents messages de la plaignante), d'évaluer la valeur probante des différentes déclarations, de faire une appréciation complète des éléments à charge et à décharge et d'en tirer les conséquences qui s'imposent en matière de culpabilité.