Citation: 5A_635/2007 13.02.2008 E. 2

La voie du recours constitutionnel subsidiaire est ouverte dès lors que celle du recours en matière civile ne l'est pas (art. 113 LTF). 2.1 Le recours constitutionnel subsidiaire ne peut être formé que pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). Le Tribunal fédéral ne sanctionne la violation de tels droits que si ce grief est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF); les exigences de motivation correspondent à celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ; le recourant doit ainsi exposer de manière claire et détaillée en quoi des droits constitutionnels auraient été violés (ATF 133 III 439 consid. 3.2 p. 444). Des critiques de nature purement appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 592). Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 118 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis en violation de droits constitutionnels (art. 118 al. 2 et 116 LTF). S'agissant plus particulièrement du grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, le Tribunal fédéral se montre réservé, vu le large pouvoir qu'il reconnaît en la matière aux autorités cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40); il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans motifs sérieux, de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a effectué, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et les arrêts cités). Il ne suffit pas qu'une solution différente apparaisse concevable, voire préférable; la décision attaquée n'est, de surcroît, annulée que si elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1 p. 211 et les arrêts cités). Par ailleurs, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF). Le principe d'allégation consacré à l'art. 106 al. 2 LTF implique également que seuls sont recevables devant le Tribunal fédéral les moyens qui, pouvant l'être, ont été présentés à l'autorité cantonale de dernière instance (ATF 133 III 638 consid. 2 p. 640). 2.2 Le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves s'agissant de la réalité des nuisances alléguées par l'intimé. Il ne conteste pas que cinq témoins - l'épouse, la fille et le fils de l'intimé ainsi que deux voisins - ont confirmé l'existence d'importantes nuisances sonores et olfactives ainsi que la présence de mouches; il prétend cependant que ces témoins sont tous des membres de la famille ou des amis proches de l'intimé, alors que quatre autres témoins - le propriétaire des moutons ainsi que trois autres voisins - ont contesté l'existence de ces nuisances. Au surplus, la configuration des lieux exclurait la propagation du bruit et de l'odeur.