Citation: 5A_361/2019 E. 8.1

8.1. La juridiction précédente a retenu que la recourante avait conclu au versement d'un montant de 6'000 fr. sur la base d'un décompte établi par son conseil le 7 décembre 2016 faisant état de prétendus arriérés de pensions d'un montant de 7'079 fr. (recte: 7'119 fr. 50) pour les mois de juillet à décembre 2016. Elle fondait également sa prétention sur le courrier du mandataire de l'intimé du 1 er février 2017, dans lequel, selon elle, l'ex-époux reconnaissait implicitement devoir ce montant. Toutefois, aucune pièce du dossier n'établissait à quoi se rapportait le montant de 6'000 fr. réclamé par la recourante, qui n'apportait pas la preuve des montants effectivement perçus durant la période précitée pour déduire son droit au paiement du solde. Rien n'indiquait en effet comment ces montants avaient été calculés; le montant exigé de 6'000 fr. ne correspondait du reste pas au montant du décompte du 7 décembre 2016. Le simple fait que l'ex-épouse se soit toujours prévalue de ce montant ne suffisait pas pour démontrer que celui-ci était dû. De même, s'agissant du courrier dont se prévalait la recourante, rien ne permettait de déduire du fait que l'intimé ne parvienne plus à faire face au paiement de la pension mensuelle au 1 er février 2017 qu'il reconnaissait implicitement avoir une dette pour les contributions de 2016. L'ex-épouse n'ayant pas apporté la preuve de l'existence de cette dette, c'était à tort que le premier juge avait astreint l'ex-époux à lui verser le montant de 6'000 fr. à titre d'arriérés de pensions et d'allocations familiales.