Citation: 2C_103/2024 E. 7.2

7.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a réussi à s'intégrer socialement et professionnellement en Suisse. Il ne dépend pas de l'aide sociale, ne fait pas l'objet de poursuite, ni n'a été condamné pénalement. Ces éléments ne permettent toutefois pas de retenir une intégration particulièrement remarquable en Suisse. Le fait qu'il séjourne dans ce pays depuis moins de trois ans ne change rien à cette appréciation, contrairement à ce que prétend le recourant. Or, une intégration normale en Suisse ne suffit pas à remplir les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b LEI (cf. supra consid. 7.1). En outre, le recourant, qui est encore jeune et en bonne santé, bénéficie d'une expérience dans la maçonnerie qu'il pourra faire valoir au Brésil. Il a vécu 29 ans dans son pays d'origine, dont il connaît la culture et parle la langue et dans lequel il a des attaches familiales. Il ne ressort ainsi pas des faits de l'arrêt attaqué que la réintégration du recourant au Brésil serait fortement compromise, même s'il est indéniable que les conditions de vie au Brésil sont moins favorables qu'en Suisse. Dans les présentes circonstances, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit en niant l'existence d'un cas de rigueur au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Les conditions de cette disposition n'étant pas remplies, le recourant ne peut pas invoquer une violation du principe de la proportionnalité - au demeurant non avérée - pour prétendre à une autorisation fondée sur l'art. 50 LEI.