Citation: 7B_51/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, aucune raison impérieuse n'oblige à s'écarter de l'appréciation effectuée par les autorités précédentes, qui ont considéré que par son comportement, le recourant avait violé les règles n os 2 et 3 FIS et, partant, les devoirs de prudence que les circonstances lui imposaient. En effet, selon le jugement attaqué, le recourant a vu, alors qu'il se trouvait en amont, un groupe d'enfants se situant au milieu de la piste avec leur moniteur et, "du coin de l'oeil gauche", d'autres skieurs, dont des enfants, en particulier la jeune B.________, qui se trouvaient sur la gauche, à proximité de la piste (cf. arrêt entrepris, p. 14). Le recourant, qui avait une position dominante lorsqu'il a aperçu les deux groupes de skieurs précités, a décidé de continuer son chemin en passant entre le bord gauche de la piste - laquelle n'était pas très large selon les propres déclarations du recourant (cf. recours, p. 7), comme l'atteste d'ailleurs la photo prise le 24 mars 2021 - et le groupe d'enfants situé au milieu de la piste. Cette position dominante lui permettait de prévoir une direction propre à assurer la sécurité de ces skieurs situés en aval. Compte tenu de ces circonstances, sachant que les conditions de neige étaient défavorables et que de nombreux usagers se trouvaient sur la piste, il appartenait au recourant d'adapter sa vitesse afin de prévenir la présence inopinée d'autres skieurs nécessitant un changement de trajectoire ou encore une manoeuvre inappropriée d'un skieur en aval, afin d'éviter toute collision. Le devoir de prudence était accru du fait que le recourant savait qu'un groupe d'enfants avec un moniteur - qu'il avait identifié - se trouvait à proximité, à l'arrêt, et qu'un autre groupe de skieurs, dont des enfants, se situait sur la gauche à proximité de la piste. Il aurait dû, au vu de ces circonstances, envisager que d'autres enfants puissent rejoindre le groupe, le cas échéant en coupant sa propre trajectoire. Pour satisfaire à son obligation de prudence, le recourant, qui n'avait aucun obstacle dans son champ de vision (cf. jugement entrepris, p. 15), aurait dû adapter sa vitesse pour être en mesure de s'arrêter ou d'éviter la victime - qui était engagée sur la piste lors de l'accident - en la contournant. Lorsqu'il y a eu violation des devoirs de la prudence, il faut encore que celle-ci puisse être imputée à faute, c'est-à-dire que l'on puisse reprocher à l'auteur, compte tenu des circonstances personnelles, d'avoir fait preuve d'un manque d'effort blâmable (cf. consid. 3.1 supra). Tel est le cas en l'espèce. En effet, il ne ressort nullement des faits retenus par la cour cantonale - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et dont le recourant n'a pas démontré l'arbitraire - que des circonstances particulières auraient empêché celui-ci de se conformer à son devoir. Il y a donc lieu de conclure qu'il a commis une négligence.