Citation: 2C_498/2018 E. 6.2

6.2. En l'espèce, c'est à bon droit que l'instance précédente a nié au recourant le droit à l'obtention d'un autorisation de séjour fondée sur la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH. Procédant à une appréciation de l'ensemble des circonstances (arrêt attaqué consid. 5c), elle a dûment relevé que le recourant avait su, au fil des années, nouer des relations amicales avec des personnes résidant en Suisse, comme l'attestaient les différentes déclarations écrites recueillies et qu'il était une personne appréciée. Elle a toutefois considéré que cela ne permettait pas encore de considérer qu'il faisait preuve d'une intégration sociale particulièrement poussée. Elle a relevé également que le recourant ne disposait d'aucune qualification particulière, qu'il n'avait pas suivi de formation en Suisse, qu'il était engagé sans autorisation de travail comme ferrailleur sans qualification dans l'entreprise de son demi-frère, qui du reste était tombée en faillite depuis 2016. Enfin, l'instance précédente a, à juste titre, souligné le fait que le recourant avait en réalité vécu et travaillé en Suisse durant 30 ans sans aucune autorisation de séjour en toute illégalité malgré les décisions de renvoi, les décisions d'interdiction d'entrée en Suisse et les amendes prononcées à son encontre. Quoi qu'en pense le recourant, il est par conséquent exclu d'accorder un poids prépondérant à ces longues années de séjour en Suisse dont l'illégalité lui a été à maintes reprises rappelée par les autorités pénales et de police des étrangers, avant même d'ailleurs qu'il n'atteigne l'âge de 66 ans : cela reviendrait à décerner une prime à l'opposition persistante aux décisions des autorités et fixer une limite d'âge à partir de laquelle un comportement illégal durable cesserait de l'être. Pour le surplus, il y lieu de renvoyer aux considérants de l'arrêt attaqué notamment quant au retour du recourant dans son pays d'origine (art. 109 al. 3 LTF).