Citation: 8C_862/2014 E. A

A._________ travaille en qualité de nettoyeuse dans un établissement médico-social au service de l'association de communes B._________ depuis 1991. A ce titre, elle est assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Le 13 septembre 2009, elle a été victime d'une chute, au cours de laquelle elle a subi une atteinte à l'épaule droite. Une arthro-IRM (imagerie par résonance magnétique) de l'épaule droite, effectuée le 23 septembre 2009, a révélé une "déchirure des fibres profondes et supérieures du subscapularis ainsi qu'à la jonction tendino-musculaire, associée à une déchirure antéro-distale du tendon du supra-spinatus sur tendinopathies et os acromial". Le 5 novembre 2011, le docteur C._________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a procédé à une intervention chirurgicale. Selon le protocole opératoire, le diagnostic posé était celui de "rupture coiffe étendue grade II épaule droite avec épaule pseudo paralytique, instabilité tendon long chef biceps et os acromial" et l'opération a consisté en une "acromioplastie, synovectomie sous-acromiale, réparation coiffe étendue et ténodèse tendon long chef biceps". La Vaudoise a pris en charge le cas. A la suite de cet accident, l'assurée a subi une incapacité totale de travail. Elle a repris son activité à 30 % à compter du 17 mai 2010, à 50 % à compter du 5 juillet suivant et à 60 % à compter du 1 er septembre 2010. En outre, son poste a été adapté par l'employeur, pour lui permettre d'effectuer des travaux légers, et son taux d'activité a été réduit contractuellement de 100 % à 60 % depuis le 1 er mars 2011. Par décision du 29 avril 2011, l'office AI du canton de Fribourg (ci-après: l'OAI) a reconnu le droit de l'assurée à une demi-rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 52 % depuis le 1 er septembre 2010. Le 20 janvier 2012, la Vaudoise a confié une expertise au docteur D._________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur. Après avoir requis l'avis du docteur E._________, spécialiste en neurologie (rapport du 20 avril 2012), l'expert a établi son rapport d'expertise le 27 avril 2012. Il a indiqué notamment que le poste de travail de l'assurée avait été adapté de façon optimale à ses limitations fonctionnelles affectant le bras droit et qu'une entière capacité de travail devrait ainsi être exigible dans ce poste ou dans tout travail ne nécessitant pas d'effort particulier ni de mouvement répétitif du membre supérieur droit. Selon lui, un horaire de travail complet devrait pouvoir être fourni, quitte à le fragmenter quelque peu pour l'entrecouper de périodes de repos. Par ailleurs, le docteur D._________ a fixé le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité à 5 %. Se fondant sur les conclusions du docteur D._________, la Vaudoise a supprimé le droit de l'assurée aux prestations d'assurance (frais de traitement et indemnité journalière) par décision du 11 mai 2012, confirmée sur opposition le 21 juin suivant. Elle a toutefois accepté de continuer à allouer l'indemnité journalière jusqu'au 31 août 2012, pour lui laisser le temps de mettre à profit son entière capacité de travail. Par ailleurs, elle a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité à partir du 1 er septembre suivant et lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 5 %.