Citation: 2D_17/2015 E. 4.3

4.3. Que le professeur ait repris les annotations figurant sur l'épreuve écrite dans ses premières déterminations de la procédure pour justifier le nombre de points accordés au recourant, puis dans des observations ultérieures du 2 novembre 2011, comme le soulève le recourant, ne rend pas pour autant l'appréciation du Tribunal cantonal arbitraire. Le professeur a forcément annoté l'épreuve du recourant en fonction des réponses de celui-ci. Or, selon les éléments recueillis par le Tribunal cantonal, les réponses fournies par le recourant aux questions posées étaient largement insuffisantes, voire contradictoires. Que le professeur ait tout de même signalé, en fonction des réponses données incorrectes, qu'il aurait pu être utile d'ajouter un certain élément à la réponse ne modifie pas le fait que les réponses données n'étaient pas celles attendues. Il n'est donc pas insoutenable de considérer, comme l'a fait le Tribunal cantonal, que les éléments signalés par le professeur n'avaient pas eu d'influence sur les notes attribuées. A cet égard, comme l'a relevé le Tribunal cantonal, l'arrêt 2D_57/2013 (qui constate que les erreurs de lecture du professeur avaient "vraisemblablement influencé les points accordés au candidat") devait être interprété en ce sens que les erreurs de lecture en cause étaient susceptibles d'avoir eu une incidence sur la note et pas qu'il était certain qu'elles l'avaient influencée. Le recourant se plaint encore du fait que le Tribunal cantonal, dans sa subsomption, ne s'est pas seulement penché sur les erreurs de lecture du professeur, mais a également tenu compte des fautes commises par lui-même lors de son examen pour justifier sa décision. On ne saurait suivre le recourant puisque, pour juger si celui-ci avait été pénalisé par l'erreur de lecture, il fallait nécessairement prendre en considération la réponse dans son entier et pas uniquement les éléments faisant débat.