Citation: 2C_456/2023 E. 2.6.1

2.6.1. L'art. 89 al. 1 LTF confère la qualité pour former un recours en matière de droit public à quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a), est particulièrement atteint par la décision ou l'acte normatif attaqué (let. b) et a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification (let. c). Cela étant dit, lorsque le recours est dirigé contre un acte normatif cantonal, la qualité pour recourir appartient à toute personne dont les intérêts sont effectivement touchés par l'acte attaqué ou pourront l'être un jour; une simple atteinte virtuelle suffit, à condition toutefois qu'il existe un minimum de vraisemblance que la partie recourante puisse un jour se voir appliquer les dispositions contestées; quant à l'intérêt digne de protection, il n'est pas nécessaire qu'il soit de nature juridique, un intérêt de fait étant suffisant (ATF 147 I 136 consid. 1.3; 145 l 26 consid. 1.2; 144 I 43 consid. 2.1; 142 V 395 consid. 2). En revanche, afin d'exclure l'action populaire, les recours abstraits formés dans l'intérêt général ou qui tendent seulement à une application correcte du droit ne sont pas recevables (ATF 137 II 30 consid. 2.2.3). À cet égard, la simple appartenance à une autorité n'implique pas en elle-même une relation de proximité suffisante avec l'objet du litige et ne crée pas une qualité pour recourir particulière. Indépendamment de son appartenance à une autorité, la personne qui souhaite former un recours doit être potentiellement directement touchée par l'acte législatif qu'elle attaque (ATF 144 I 43 consid. 2.1; 137 II 30 consid. 2.2.3 et 2.3).