Citation: 6B_1175/2017 E. 2.4

2.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir méconnu les règles du concours. Il lui reproche tout d'abord d'avoir indiqué que "l'abus de la détresse englob[ait] pleinement les faits qui [n'étaient] plus relevants sous l'angle de la contrainte sexuelle et du viol", et que, les faits lui étant reprochés se révélant très graves, "leur requalification juridique n'atténu[ait] pas sa culpabilité". Selon lui, par ces considérations, l'autorité précédente aurait soutenu "qu'il existe une sorte de concours imparfait entre l'abus de la détresse et le viol ainsi qu'entre l'abus de la détresse et la contrainte sexuelle". On comprend toutefois de la motivation de la cour cantonale que si celle-ci a tenu les faits figurant dans le jugement de première instance pour établis, elle leur a donné une portée juridique différente, en abandonnant les chefs de prévention de viol et de contrainte sexuelle. On ne distingue pas, à cet égard, une quelconque considération concernant le concours entre l'abus de la détresse, d'une part, le viol et la contrainte sexuelle, d'autre part. De tels développements n'avaient pas leur place dans le jugement attaqué, dès lors que la cour cantonale n'a retenu que la première des infractions précitées à la charge du recourant. Pour le reste, la conception du concours d'infractions retenue par le tribunal de première instance ne saurait être discutée, seul le jugement attaqué faisant l'objet du recours au Tribunal fédéral (cf. art. 80 al. 1 LTF). Le recourant soutient ensuite que l'art. 49 al. 1 CP ne pouvait trouver application sur la base de deux infractions à l'art. 193 CP, un concours réel ne pouvant selon lui être retenu qu'en présence de deux ou plusieurs infractions différentes. Or, un concours réel, permettant l'application de l'art. 49 al. 1 CP, doit notamment être admis lorsque l'auteur réalise les éléments constitutifs de la même infraction à plusieurs reprises (cf. arrêts 6S.317/2002 du 11 septembre 2002 consid. 3; 6S.699/1993 du 26 janvier 1994 consid. 2a; STEFAN HEIMGARTNER, in StGB Kommentar, 20e éd. 2018, no 1 ad art. 49 CP; DONATSCH/TAG, Strafrecht I, Verbrechenslehre, 9e éd. 2013, p. 412; JOSÉ HURTADO POZO, Droit pénal général, 2e éd. 2013, n° 868; DANIEL STOLL, in Commentaire romand, Code pénal I, 2009, no 7 ad art. 49 CP; GRAVEN/STRÄULI, L'infraction pénale punissable, 2e éd. 1995, n° 263).