Citation: 6B_105/2016 E. 1.2.3

1.2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir insuffisamment motivé la révocation du sursis. Ce grief est infondé. La cour cantonale a apprécié le risque de récidive (jugement attaqué p. 15 consid. 4.3). En particulier, elle a pris en considération l'effet dissuasif que l'exécution de la nouvelle peine pouvait exercer (jugement attaqué p. 16). Le recourant fait valoir qu'il n'a plus commis de recel ou de tentative de recel à partir d'octobre 2010. Ce grief doit aussi être rejeté. En effet, le recourant oublie qu'il s'est rendu coupable de défaut d'avis en cas de trouvaille en 2011 (art. 332 CP), d'ivresse au volant qualifiée en 2012 et de consommation de marijuana jusqu'à fin 2013. Même si certaines de ces infractions ne sont que des contraventions, celles-ci démontrent que le recourant ne s'est pas détourné de toute commission d'infraction au-delà de 2010. Le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait que sa situation personnelle, familiale et professionnelle s'est fortement modifiée. Il relève notamment qu'il a quitté V.________ avec sa famille pour venir s'établir à U.________. Ce grief est également infondé. La cour cantonale n'a pas méconnu ces éléments, mais elle a considéré que ceux-ci n'étaient pas suffisants pour renverser le pronostic défavorable. Elle a notamment relevé que le recourant bénéficiait déjà au moment des faits d'une situation relativement stable - étant marié, père d'un enfant et au bénéfice de l'aide sociale - ce qui ne l'a nullement dissuadé de récidiver. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné l'effet que la nouvelle peine de six mois aura sur lui. Ce reproche est totalement infondé. La cour cantonale a examiné ce point (jugement attaqué p. 16). Elle a constaté que les sanctions antérieures n'avaient eu aucun effet sur le recourant et a donc nié tout effet choc de la nouvelle peine. Le recourant fait valoir que la décision de révocation du sursis accordé au recourant le 21 mai 2010 a été prise le 21 décembre 2015, à savoir proche de la limite prévue par l'art. 46 al. 5 CP. Outre que la date précitée n'est pas celle du jugement attaqué, mais celle de l'envoi des considérants, le grief est infondé. En effet, dans la mesure où le délai de trois ans n'a pas expiré, le tribunal peut ordonner la révocation du sursis. De plus, les infractions commises ne peuvent être qualifiées de si peu d'importance que l'écoulement du temps suffirait à leur faire perdre toute importance dans l'appréciation du risque de récidive.