Citation: 1B_494/2017 E. 2

En tout état de cause, l'utilité potentielle des pièces dont le séquestre est demandé n'est pas d'emblée apparente, notamment s'agissant du lien de connexité avec les faits reprochés, même sous l'angle de la vraisemblance (sur ces notions et le séquestre conservatoire au sens de l'art. 263 al. 1 let. a CPP, voir l'arrêt 1B_100/2017 du 25 avril 2017 consid. 2.1 et les arrêts cités). Leur saisie violerait ainsi en l'état le principe de proportionnalité. En effet, selon la jurisprudence, seuls entrent en considération, dans le cadre de l'examen de la preuve libératoire au sens de l'art. 173 ch. 2 CP, les éléments dont disposait l'auteur au moment de ses déclarations, à l'exclusion des moyens de preuve découverts ou des fais survenus postérieurement (ATF 124 IV 149 consid. 3b p. 151 s.; arrêt 6B_512/2017 du 12 février 2018 consid. 3.4.1). Sans autre explication, le recourant ne paraît ainsi pas pouvoir justifier ses allégations par des documents dont il ignorait la teneur au moment de l'envoi notamment de son courrier du 31 janvier 2017. Sa requête semble plutôt relever de la recherche indéterminée de preuves ("fishing operation"), ce qui est inadmissible. Cela vaut d'autant plus que cette démarche ne paraît de loin pas tendre à le disculper dans la cause PE17.002740-BUF, mais à obtenir des éléments à charge des personnes qu'il a mises en cause dans ses déclarations, notamment afin de contester le classement de la procédure PE16 -... BUF, et/ou à pouvoir accéder, de manière détournée, aux éléments saisis dans le cadre de cette procédure.