Citation: 5A_141/2019 E. 3

Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 138 I 232 consid. 5.1), les recourants se plaignent de la violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst. et 53 CPC), sous l'aspect du droit à une décision motivée. Ils soulèvent également dans ce contexte un grief de constatation manifestement inexacte des faits, lequel n'a toutefois pas de portée propre. Les recourants reprochent à la Cour de justice de ne pas avoir analysé la portée de la révocation (invalidation) de l'accord de 2014concernant l'attribution de la chevalière en or jaune à F.________. La Cour de justice avait retenu à tort et de manière arbitraire que l'argumentation relative à l'erreur de base et à l'invalidation de l'accord de 2014 aurait été soulevée pour la première fois dans le cadre de la réplique du 3 septembre 2018. En effet, la révocation (invalidation) de l'accord susmentionné était déjà clairement contenue au paragraphe 20 de leur mémoire d'appel, qui se lit comme suit: "... au vu des dernières déclarations des Intimés devant le juge de première instance, les Appelants s'opposent à ce que M. F.________ puisse conserver la chevalière familiale qui lui avait été remise sur la base de la liste à laquelle il dénie aujourd'hui toute valeur. Leur consentement à une telle remise, lors du processus de médiation était vicié puisque fondé sur la croyance - erronée - que leur frère acceptait de respecter les listes d'attribution de meubles établies par leur père. Il est ainsi révoqué en tant que de besoin dans un délai inférieur à un an, l'audience de plaidoiries ayant eu lieu en janvier 2018. " La cour cantonale aurait donc dû retenir qu'ils avaient révoqué l'accord de 2014 suite à une erreur de base et elle aurait dû se prononcer à ce sujet. Les éventuels arguments supplémentaires développés au stade de la réplique ne changeaient rien à ce propos.