Citation: 2F_10/2023 E. B

Agissant le 14 octobre 2021, A.________ et 21 autres personnes (ci-après: les recourants) ont formé auprès du Tribunal fédéral un recours en matière de droit public contre l'ordonnance fribourgeoise restriction d'accès. Au moment du dépôt du recours, un certificat COVID-19 attestait une vaccination contre le COVID-19 (certificat de vaccination COVID-19), une guérison après une infection au SARS-CoV-2 (certificat de guérison COVID-19) ou un résultat négatif de l'analyse pour le SARS-CoV-2 (certificat de test COVID-19). Un certificat de test COVID-19 était soumis à la condition d'un test négatif. Ce test pouvait consister en une analyse de biologie moléculaire pour le SARS-Cov-2, à savoir un test PCR, ou en un test rapide SARS-CoV-2. La durée de validité du certificat de test, calculée à partir du prélèvement de l'échantillon, était de 72h pour le test PCR et de 48h pour le test rapide. A compter du 11 octobre 2021, les tests n'ont plus été pris en charge financièrement par la Confédération. Par arrêt du 31 mars 2023 (2C_810/2021), le Tribunal fédéral a admis le recours, dans la mesure où il était recevable. Il a constaté que l'art. 2 de l'ordonnance fribourgeoise restriction d'accès était contraire à la Constitution. Il n'a pas perçu de frais judiciaires et a condamné le canton de Fribourg à verser aux recourants, créanciers solidaires, la somme de 3'000 fr. à titre de dépens. En substance, le Tribunal fédéral a retenu que l'exigence du certificat COVID-19 pour accéder aux cours et activités de recherche en présentiel portait atteinte à la liberté personnelle et à la garantie de la sphère privée des recourants, en ce qu'elle les astreignait à se soumettre à un acte médical (vaccination ou test) ou à renoncer à la poursuite de leur formation en présentiel (consid. 5.4). Il a constaté que l'obligation de présenter un certificat de test COVID-19 reposait sur une base légale suffisante (consid. 6.3), poursuivait un but d'intérêt public (consid. 6.4), était apte et nécessaire à atteindre ce but (consid. 7.4 et 7.5), mais que, faute de disposition prévoyant une aide financière pour la prise en charge des tests COVID-19 à tout le moins pour les étudiants disposant de moyens financiers limités, cette obligation ne respectait pas le principe de proportionnalité au sens strict (consid. 7.7).