Citation: I 573/04 10.11.2005 E. A

S.________, né en 1949, a travaillé depuis 1981 en qualité d'aide-installateur sanitaire. Souffrant de lombo-sciatalgies, il a subi au cours de l'année 1983, le curetage d'une hernie discale lombaire avant de pouvoir reprendre à plein temps l'exercice de son métier. A la suite d'une nouvelle poussée de lombo-sciatalgies, il a présenté une incapacité totale de travail à compter du 4 novembre 1998. N'ayant repris aucune activité lucrative depuis lors, il a déposé, le 23 décembre 1999, une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur F.________ (spécialiste en orthopédie), S.________ souffre de lombo-sciatalgies gauches chroniques sur status post curetage d'une hernie discale entre les quatrième et cinquième vertèbres lombaires et d'antélisthésis de degré I avec lésion de Modic II du plateau inférieur de la quatrième vertèbre lombaire, entraînant une incapacité partielle (50 %) d'exercer le métier d'aide-installateur sanitaire (rapport du 6 avril 1999). Diagnostiquant un trouble anxio-dépressif en sus de ces affections, le médecin traitant de l'assuré considère que celui-ci subit une incapacité totale de travail dans toute activité lucrative (rapport du 17 mars 2000 du docteur J.________ [spécialiste FMH en médecine interne]). En regard du caractère contradictoire de ces avis, l'office AI a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire aux médecins de la Clinique X.________. Selon un rapport établi le 26 mars 2001 par le docteur G.________ avec le concours des docteurs E.________ (spécialiste en neurologie) et M.________ (spécialiste en psychiatrie), S.________ souffre de lombo-sciatalgies chroniques rebelles à tout traitement, entraînant une incapacité totale de travail dans n'importe quelle activité lucrative, fût-elle exercée à temps partiel et adaptée à son état de santé. Interpellé par le docteur A.________ (médecin généraliste auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité [ci-après : SMR]) au sujet de ces conclusions, le docteur G.________ les a confirmées aux termes d'un rapport complémentaire daté du 3 mai 2001. Divergeant partiellement de l'avis de ce médecin, le docteur A.________ a indiqué dans un rapport du 16 juillet 2001 que les troubles lombaires en cause empêchent certes l'exercice du métier d'aide-installateur sanitaire, mais pas celui d'une activité légère et favorisant l'alternance des positions. Suivant le point de vue de ce dernier, l'office AI a communiqué à S.________ un projet de décision aux termes duquel il a rejeté sa demande, motif pris qu'il présente un degré d'invalidité (5,6%) insuffisant pour ouvrir droit à la rente. L'assuré ayant contesté ces conclusions, l'office AI a requis un complément d'instruction sous forme d'une expertise pluridisciplinaire confiée aux médecins du SMR. Dans un rapport daté du 12 novembre 2002, les docteurs A.________, O.________ (spécialiste en rhumatologie) et V.________ (spécialiste en psychiatrie) ont posé les diagnostics de trouble somatoforme douloureux chronique et syndrome lombo-vertébral modéré et conclu à l'incompatibilité de ces affections avec l'exercice du métier d'aide-installateur sanitaire, mais pas avec celui d'une activité lucrative limitant le port de charges répétitives excédant 25 kg., permettant l'alternance des positions assise ainsi que debout et évitant les mouvements extrêmes du tronc ou en porte-à-faux, les terrains instables, les sols mouillés, la position agenouillée ou accroupie au-delà de quinze minutes, de même que l'utilisation d'engins vibrants. Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a derechef et pour les mêmes motifs que ceux invoqués initialement, rejeté la demande de l'assuré (décision du 17 janvier 2003 confirmée sur opposition le 22 mai suivant).