Citation: U 73/07 05.09.2007 E. 1

Quoi qu'il en soit, même si l'on devait admettre le maintien d'un état pathologique au moment de l'ouverture du droit à la rente, l'existence d'un lien de causalité adéquate devrait être niée sur le vu des critères objectifs développés par la jurisprudence (ATF 115 V 133 con-sid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409) pour juger du caractère adéquat du lien de causalité entre un accident - qu'il y a lieu, en l'occurrence, de qualifier d'accident de gravité moyenne - et une atteinte à la santé psychique. En effet, on ne peut partager le point de vue de la recourante selon lequel l'accident avait un caractère particulièrement impressionnant. En particulier, il n'est pas exact que son véhicule a effectué plusieurs tonneaux, comme l'allègue l'intéressée. Sur le vu du rapport de la Police cantonale Z.________ du 2 février 2000, sa voiture ne s'est retournée qu'en fin de course, après avoir heurté un muret de protection entourant une borne de secours. Par ailleurs, on ne saurait raisonnablement soutenir que les lésions physiques ont été d'une gravité telle qu'elles étaient de nature, selon l'expérience, à entraîner des troubles psychiques. En outre, il n'apparaît pas que la durée du traitement médical ni celle de l'incapacité de travail ont été particulièrement longues, compte tenu du fait que l'état de santé de l'assurée a été rapidement influencé par des facteurs psychiques. Cela étant, l'intimée était fondée à évaluer l'incapacité de gain due à l'accident sans tenir compte de l'influence d'une éventuelle affection psychique.