Citation: 2C_526/2022 E. 1.3.1

1.3.1. S'agissant de sa requête d'autorisation de séjour pour cas de rigueur, la recourante, qui a toujours vécu dans l'illégalité en Suisse, ne peut, comme on l'a vu, se prévaloir d'aucun droit à séjourner dans ce pays à ce titre (cf. supra consid. 1.2.2), de sorte qu'elle n'a pas de position juridique protégée qui lui conférerait la qualité pour agir au fond sous cet angle (cf. ATF 133 I 185 consid. 6.1). Même si elle n'a pas qualité pour agir au fond, elle peut toutefois se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2). Seuls les griefs de nature formelle qui sont séparés de l'examen de la cause au fond peuvent donc être présentés. En revanche, ceux qui reviennent à critiquer la décision attaquée sur le plan matériel sont exclus. La recourante ne peut ainsi ni critiquer l'appréciation des preuves ni, au titre de la violation de son droit d'être entendue, se plaindre du refus d'administrer une preuve résultant de l'appréciation anticipée de celle-ci, puisque de tels griefs supposent nécessairement d'examiner, au moins dans une certaine mesure, le fond du litige lui-même (cf. ATF 136 I 323 consid. 1.2; arrêt 2D_21/2018 du 19 février 2019 consid. 2.4 et les arrêts cités). En l'occurrence, dans la mesure où l'intéressée invoque l'arbitraire (art. 9 Cst.) et la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) pour se plaindre de l'appréciation des preuves par l'autorité précédente et du refus de cette dernière, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, de procéder à des mesures probatoires en lien avec l'existence d'un cas de rigueur, ses griefs reviennent à critiquer l'arrêt attaqué sur le fond et sont partant irrecevables.