Citation: 1A.83/2005 26.05.2005 E. 3

Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu. 3.1 Celui-ci confère aux parties le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à leur détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (art. 29 al. 2 Cst.; ATF 129 I 85 consid. 4.1 p. 88/89; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504/505; 127 I 54 consid. 2b p. 56, et les arrêts cités). Le droit de consulter le dossier n'est pas absolu (ATF 122 I 153 consid. 6a p. 161). Ainsi, à teneur de l'art. 80b al. 1 EIMP, le droit de consulter le dossier n'est garanti que si la sauvegarde des intérêts de l'ayant droit le commande. Il s'étend uniquement aux pièces décisives pour le sort de la cause (ATF 121 I 225 consid. 2a p. 227) et la consultation de pièces superflues ou qui ne concernent pas le requérant peut être refusée (arrêt 1A.149/1999 du 9 septembre 1999, consid. 4). 3.2 Le recourant se plaint de n'avoir pas pu consulter la demande complémentaire du 22 septembre 2000, ainsi que les courriers des 12 octobre et 16 décembre 2004. La demande du 22 septembre 2000 ne constitue qu'un rappel de la demande initiale, trois ans après son dépôt. Elle ne contient aucun élément nouveau et sa remise n'aurait rien appris au recourant qu'il ne savait déjà (cf. arrêt 1A.216/2001 du 21 mars 2002, consid. 2). Quant à l'échange de correspondance entre l'autorité requérante et le Juge d'instruction, il ne portait que sur l'état de la procédure, la description des voies et délais de recours, ainsi que l'objet de la décision de clôture. Ces courriers n'étaient d'aucune utilité pour le recourant, de sorte que le Juge d'instruction pouvait se dispenser de les lui communiquer.