Citation: 6B_113/2008 11.08.2008 E. A

Par jugement du 28 juin 2007, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois a notamment condamné X.________ pour actes d'ordre sexuels avec des enfants à huit mois de peine privative de liberté avec sursis pendant deux ans et alloué 7'000 fr. de tort moral à A.________. Les faits à l'origine de cette condamnation sont les suivants. Dans le courant de l'année 2001, puis à nouveau entre les mois de février et mai 2002, X.________ a commis des attouchements sur le sexe de A.________, née le 4 février 1999. Il profitait de la sieste de sa femme chargée de garder l'enfant trois fois par semaine à son domicile comme maman de jour. X.________ a contesté les faits et exclu avoir eu un quelconque contact corporel avec l'enfant. La mère de cette dernière a déclaré que peu après ses deux ans, sa fille, qui appelait X.________ «tonton», avait dit «tonton....bobo....là» en désignant son entrejambe. L'enfant a réitéré ses déclarations en mai 2002 et depuis lors n'est plus retournée chez les époux X.________. L'enfant n'a pas été entendue lors de l'enquête, en raison de l'éloignement des faits et pour éviter de la perturber. Il est apparu en cours d'enquête que X.________ avait déjà été soupçonné d'abus sexuels en 1998, sur déclaration de B.________, née en 1971. Alors que les faits la concernant étaient prescrits, cette dernière avait fait part à la police de ses inquiétudes quant au comportement de X.________, second époux de sa grand-mère paternelle, à l'encontre des enfants qui étaient confiés au couple X.________. Elle avait expliqué que X.________ avait abusé d'elle. Après l'audition d'une fillette gardée par le couple X.________, qui ne s'était plainte d'aucun abus, il avait été renoncé à ouvrir une enquête pénale. La police a repris contact avec B.________ dans le cadre de la présente affaire et celle-ci a accepté de parler des faits la concernant, qu'elle savait prescrits, pour autant qu'elle ne soit pas confrontée à l'accusé. Elle a répété que X.________ lui avait fait subir des caresses sexuelles, des cunnilingus puis des actes de masturbation alors qu'elle avait entre trois et huit ou neuf ans, sans qu'elle puisse situer les faits exactement dans le temps. X.________ avait ensuite tenté d'obtenir des fellations. A une reprise, B.________ avait menacé de crier, car sa grand-mère était à côté et l'accusé avait alors cessé ses agissements. X.________ a contesté ces faits, mais a notamment confirmé les indications de temps et de lieu données par B.________. Selon lui, cette dernière a cherché à le salir en raison de son intervention auprès de son épouse pour qu'elle cesse de donner de l'argent à sa petite-fille.