Citation: 8C_55/2013 E. 4.4.2

4.4.2. En l'espèce, le docteur B.________ a indiqué, le 31 août 2010, que l'assuré était très plaintif et il a suspecté une hypocondrie. En outre, l'examen neuropsychologique auquel l'intéressé a été soumis au mois de septembre 2010 a révélé notamment des troubles de l'humeur apparaissant au premier plan et justifiant l'avis d'un psychiatre (rapport du 11 octobre 2010). Aussi l'intéressé a-t-il été examiné par les doctoresses I.________ et E.________, lesquelles ont diagnostiqué un épisode dépressif moyen (rapport du 5 juillet 2011). On doit dès lors se demander si l'état de santé de l'assuré n'a pas été de manière précoce et durablement affecté par des troubles psychiques qui constituent une atteinte à la santé distincte et indépendante du tableau clinique caractéristique habituellement associé à un traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, un traumatisme analogue à la colonne cervicale ou un traumatisme cranio-cérébral (cf. ATF 134 V 109 consid. 9.5 p. 125 s.), de sorte qu'il conviendrait de trancher le cas à la lumière des principes applicables en cas de troubles psychiques consécutifs à un accident (ATF 127 V 102 consid. 5b/bb p. 103 et les références). Dans ce cas, on devrait examiner les critères de la causalité adéquate en excluant les aspects psychiques (ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409), plutôt que de renoncer à distinguer les éléments physiques des éléments psychiques (sur l'ensemble de la question, cf. ATF 127 V 102 consid. 5b/bb p. 103 et SVR 2007 UV no 8 p. 27, consid. 2 ss, U 277/04, et les références).