Citation: 6B_1374/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche essentiellement à la cour cantonale d'avoir fondé sa condamnation sur les seules déclarations de l'intimé et d'avoir mésinterprété différents éléments qui auraient dû la conduire à à considérer l'existence d'un doute insurmontable concernant sa culpabilité. Or, que ce soit en lien avec la question de l'absence de traces d'ADN de contact, avec celle du cutter, la temporalité ou des témoignages pris en compte, le recourant, dont les critiques s'avèrent très largement appellatoires et, partant, irrecevables, échoue à mettre en exergue un élément propre à rendre insoutenables les constatations cantonales. On ne discerne pas d'élément que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte et qui aurait privé de crédibilité les déclarations de l'intimé au point de ne pouvoir s'y fier. De même, rien dans ce qu'avance le recourant n'est de nature à rendre insoutenable le constat selon lequel l'intimé n'avait aucune raison d'accuser à tort le recourant. Au surplus, ce dernier se contente pour l'essentiel de substituer sa propre appréciation des éléments du dossier à celle de la cour cantonale. Il faut en tout état souligner que l'intimé a une nouvelle fois confirmé ses déclarations aux débats d'appel, tout en ajoutant qu'il connaissait le recourant et qu'il n'avait pas pu se tromper. Avec les juges précédents, il convient également de relever que si les experts psychiatres ont écarté la présence d'un trouble chez le recourant, ils n'en ont pas moins mis en exergue certains traits de sa personnalité plus marqués, à savoir des aspects paranoïaques, avec notamment un besoin de contrôle sur autrui et des aspects narcissiques, un sens exagéré de son importance et de ses capacités, une sensibilité à la critique, de l'arrogance et de l'irritabilité. Comme relevé également, les interactions décrites par l'intimé avec le recourant étaient cohérentes avec les constatations des experts, étant rappelé que l'agression est survenue alors que l'intimé avait eu à se défendre d'accusations formulées par le recourant quant à un vol de vélo et avait voulu mettre un terme à la discussion. Au regard de ce qui précède, on ne saurait retenir que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant la version de l'intimé pour établir les faits, ni qu'elle aurait, ce faisant, violé la présomption d'innocence. Le grief doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.