Citation: 1C_382/2018 E. 12

Les recourants prétendent enfin que ce serait à tort que la cour cantonale aurait alloué à la municipalité des dépens pour le travail effectué par son conseil. Ils invoquent une violation des art. 9 et 29 Cst. L'allocation de dépens est exclusivement régie par le droit cantonal, soit en l'espèce l'art. 55 LPA-VD, qui dispose qu'en procédure de recours et de révision l'autorité alloue une indemnité à la partie qui obtient totalement ou partiellement gain de cause, en remboursement des frais qu'elle a engagés pour défendre ses intérêts (al. 1). Force est de constater que les recourants ne se plaignent nullement d'arbitraire dans l'application de cette disposition. Ils invoquent en revanche notamment l'art. 10 al. 1 du tarif du 28 avril 2015 des frais judiciaires et des dépens en matière administrative (TFJDA; RS/VD 173.36.5.1), mais cette disposition ne fait que préciser que " les dépens alloués à la partie qui obtient gain de cause comprennent les frais d'avocat ou d'autres représentants professionnels ", sans faire aucune réserve quant à la capacité de représenter ou l'indépendance de l'avocat. Or, il n'est pas contesté que l'avocat de la commune a bien été mandaté par cette dernière, qui devra donc le rétribuer. Les conditions d'octroi de dépens sont ainsi réunies; on ne discerne dès lors aucun arbitraire dans l'application du droit cantonal et la cour cantonale n'avait pas à motiver plus avant sa décision sur ce point. Au surplus, les recourants n'ont pas contesté, dans un grief spécifique, la capacité du conseil de la commune de représenter valablement celle-ci, respectivement n'ont allégué aucune circonstance qui le ferait apparaître comme étant un organe investi d'un pouvoir décisionnel au sein de la municipalité ou un représentant incapable de pratiquer son activité professionnelle en toute indépendance. Dans la mesure où il est suffisamment motivé, le grief doit être rejeté.