Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 7

Le recourant argue ensuite d'une violation de l'art. 336 CO. Il construit tout d'abord son grief sur la base des prétentions résultant du contrat de travail élevées de bonne foi par l'employé. Dès lors que les faits n'ont pas été complétés sur ce motif, le grief tombe à faux. Au demeurant, à supposer que l'énonciation de telles prétentions ait également motivé le licenciement, le motif invoqué n'aurait pas suffi à rendre le congé abusif, puisque les autres griefs - dont le recourant ne remet pas en cause le caractère licite - soulevés par l'employeur à l'encontre de l'employé en lien avec ses difficultés relationnelles, d'intégration et de collaboration auraient justifiés la résiliation (en cas de pluralité de motifs de résiliation, cf. SJ 1995 p. 798; Philippe Carruzzo/Olivier Sandoz/Juliette Jaccard/Georges Monticelli, Le contrat de travail, Genève 2003, n. 6 ad chapitre XI, let. B15). En outre, la critique développée en lien avec l'art. 328 CO est sans consistance, puisqu'elle se fonde sur des faits qui n'ont pas été retenus. En effet, l'existence d'un conflit personnel entre le recourant et E.________ n'a pas été établie. Il en va de même d'éventuels actes de mobbing. Les difficultés relationnelles dont fait état la cour se rapportent en effet à la relation que le recourant entretenait avec C.________, dont il a été retenu qu'elle n'a pas excédé les limites de sa fonction ni méconnu la sphère de compétence du recourant. Or, ces constatations de fait n'ont pas été discutées par le recourant. Cela étant, le grief est dénué de tout fondement.