Citation: 2P.237/2002 28.02.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179, 46 consid. 1a p. 48; 128 II 66 consid. 1 p. 67, 56 consid. 1 p. 58 et les références). 1.1 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). L'arrêt rendu par la cour cantonale, qui est final, n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan fédéral ou cantonal dans la mesure où la recourante se prévaut de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel, de sorte que la règle de subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). En outre, la recourante est personnellement touchée par l'arrêt atta- qué, qui confirme une décision de refus de lui allouer des allocations familiales, de sorte qu'elle a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à faire contrôler la constitutionnalité de cet acte; elle a donc qualité pour recourir (art. 88 OJ). 1.2 Pour le surplus, déposé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ), le recours en est principe recevable, sous la réserve que, saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43 et les références).