Citation: 6B_1269/2015 E. 4.3.4

4.3.4. Dans la mesure où le recourant soutient qu'aucun établissement en Valais ne serait adapté aux exigences de son internement telles qu'elles ont été posées par l'expert (intensification des liens familiaux et réinsertion professionnelle), il convient de rappeler que, pour autant qu'un risque de fuite ou de commission d'autres infractions ne soit pas à craindre, l'internement n'exclut, par lui-même, ni les visites ni les activités professionnelles, mêmes externes (art. 90 al. 2 bis CP). Pour le surplus, la question du choix de l'établissement dans lequel le recourant doit être interné ne relève pas de la compétence du TAPEM, mais, à titre de simple modalité d'exécution, de celle de l'autorité d'exécution (sur la séparation des compétences entre le juge et l'autorité d'exécution, cf. ATF 130 IV 49 consid. 3.1). Faute de décision de dernière instance cantonale sur ce point précis, le recours en matière pénale est irrecevable en tant que le recourant discute le lieu de son internement (art. 80 al. 1 LTF).