Citation: 5C.114/2004 21.10.2004 E. 2

Les recourants reprochent tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir commis une double inadvertance manifeste: il résulte des témoignages recueillis, d'une part, que l'accident cérébral dont a été victime l'intimé était «mineur» et, d'autre part, que ce problème de santé est étranger au taux d'activité professionnel de l'intéressé (50%). 2.1 D'après la jurisprudence, on est en présence d'une inadvertance manifeste, au sens de l'art. 63 al. 2 OJ, lorsque l'autorité cantonale a omis de tenir compte d'une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b p. 162); il faut qu'elle ait omis de mentionner un fait clairement établi, ou qu'elle se soit trompée sur un fait établi sans équivoque, et qu'une telle méprise ne s'explique que par une simple inattention (ATF 121 IV 104 consid. 2b p. 106). L'acte de recours doit indiquer exactement la constatation incriminée et la pièce du dossier qui la contredit (art. 55 al. 1 let. d OJ). 2.2 La cour cantonale a tenu pour établi que l'intimé avait été victime, le 17 mars 2001, d'une «probable attaque cérébrale transitoire», mais sans affirmer que cet accident n'aurait pas été «mineur». En outre, elle n'a pas déduit du témoignage du Dr R.________ la conclusion que c'était pour de tels «problèmes de santé que [l'intéressé] travaill[ait] à mi-temps». En réalité, sous le couvert d'inadvertances manifestes, les recourants cherchent à compléter l'état de fait de la décision attaquée, ce qui est inadmissible en instance de réforme (art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ). Au demeurant, les magistrats précédents ayant imputé au débirentier un «gain théorique» mensuel de 8'666 fr., ces prétendus vices dans la constatation des faits eussent été dépourvus d'incidence sur le sort du recours (cf. ATF 95 II 503 consid. 2a p. 506/507; 61 II 114 consid. 2 p. 117).