Citation: 9C_393/2021 E. 6.1

6.1. Contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, on ne saurait nier le droit à la prise en charge de la formation sollicitée au motif que le recourant n'aurait pas établi que, sans atteinte à la santé, il ne se serait pas orienté dans un établissement privé comme l'Ecole C.________. En effet, dans son rapport du 19 mars 2019, la doctoresse B.________ a attesté que le recourant avait été suivi de novembre 2016 à juin 2018 pour un état anxio-dépressif avec des difficultés de gestion de l'humeur et pour une phobie scolaire, et qu'une médication avait été prescrite à la suite d'une consultation en urgence en mai 2017. A ce moment-là, alors que le recourant fréquentait l'école publique de U.________ (jusqu'en 2017), il avait commencé à être extrêmement angoissé malgré de très bons résultats scolaires en développant une phobie scolaire; il avait repris l'école en intégrant l'Ecole C.________ en septembre 2017. Dans son avis du 20 août 2019, la doctoresse B.________ a précisé que le passage à l'école spécialisée avait été nécessaire en raison de la situation catastrophique. Par ailleurs, l'assuré n'était pas en mesure de suivre le gymnase public en raison d'hypersensibilités en lien avec le trouble du spectre autistique. Sur ce point, la doctoresse B.________ a indiqué que le recourant avait besoin d'aménagements spécifiques en raison de son trouble du spectre autistique et qu'il pouvait poursuivre sa scolarité seulement si l'environnement était adapté (cf. rapport du 18 juin 2019). Dans ces circonstances, du point de vue médical, le besoin de soutien particulier et la nécessité d'une scolarisation en école privée avec des aménagements spécifiques en raison du trouble du spectre autistique sont dus à l'atteinte à la santé. Par conséquent, la preuve requise par la jurisprudence, soit que sans invalidité l'assuré aurait manifestement bénéficié d'une formation moins onéreuse (cf. arrêt 9C_83/2014 précité, consid. 3.2), est apportée.