Citation: 6B_237/2021 E. 4.4

4.4. L'appréciation de la cour cantonale n'est pas critiquable. En effet, il ressort de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF), d'une part, que l'intimé a d'emblée pris un certain nombre de précautions avant d'enlever le lierre de la façade. Il s'est ainsi basé sur une expérience précédente lors de laquelle il avait effectué le même travail sur une autre maison voisine, sur demande et selon les conseils de son employeur, propriétaire de cette maison, et tout s'était bien passé. En outre, il avait agi conformément aux conseils que lui avait prodigués un professionnel d'une entreprise de peinture, lequel possédait des connaissances en la matière qui pouvaient justifier que l'intimé se fie à ses instructions. En effet, il avait notamment indiqué s'être rendu sur place avec l'intimé et avoir regardé la façade de la grande maison. Il avait précisé que son conseil pour enlever le coeur de lierre était toujours le même et que " cette procédure était protocolée et conforme aux règles de l'art " (cf. PV d'audition du 2 avril 2019, p. 2, pièce 88). Enfin, ni son employeur, également propriétaire de la maison incendiée, ni le professionnel de l'entreprise de peinture, n'avaient spécialement rendu attentif l'intimé sur la potentielle dangerosité de la planche en bois. Partant, on ne voit pas comment l'intimé aurait dû prendre davantage de précautions, quelles informations ou instructions supplémentaires il aurait dû requérir, et auprès de qui, en sus, afin d'éviter la survenance de l'accident. D'autre part, au moment des faits, l'intimé n'avait pas travaillé sur un matériau combustible, soit du bois. En effet, les photographies des lieux montraient que la façade sur laquelle il oeuvrait était en béton et seulement très partiellement couverte de lierre. De surcroît, il ressort de l'état de fait que l'intimé ne se trouvait pas à proximité immédiate de la planche en bois, mais à 50 cm du sous-toit, et qu'à supposer que celle-ci était visible depuis là où il travaillait, l'utilisation d'un chalumeau de petite taille émettant une flamme courte, ne déployant pas d'étincelles, - hypothèse retenue par l'autorité cantonale sans arbitraire (cf. consid. 3 supra) - ne pouvait raisonnablement pas laisser entrevoir qu'un incendie allait se déclencher. Enfin, lorsque la recourante soutient que l'intimé n'avait pas scrupuleusement suivi les directives qui lui avaient été données, à savoir qu'il avait directement entrepris de brûler le lierre encore présent sur les façades, au lieu de brosser celui-ci avec une brossette métallique, elle se fonde sur des faits en contradiction avec l'état de fait cantonal dont elle ne démontre par l'arbitraire. Dans cette mesure, son grief est, à cet égard, irrecevable. En définitive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'intimé n'avait pas fait preuve d'une négligence coupable en lien avec l'incendie survenu.