Citation: C 82/06 24.01.2007 E. 2

2.1 Aux termes de l'art. 8 al. 1 LACI, l'assuré a droit à l'indemnité de chômage s'il remplit les conditions relatives à la période de cotisation ou en est libéré (let. e). Celui qui, dans les limites du délai-cadre prévu à cet effet (art. 9 al. 3 LACI), a exercé durant douze mois au moins une activité soumise à cotisation remplit les conditions relatives à la période de cotisation (art. 13 al. 1 LACI). 2.2 La juridiction cantonale a jugé que l'assurée ne satisfaisait pas à l'exigence relative à la période de cotisation, motif pris que la durée d'activité soumise à cotisation était seulement de 1 mois et 2.2 jours durant le délai-cadre applicable à la période de cotisation (du 9 mai 2003 au 8 mai 2005). La recourante conteste ce point de vue en se référant à l'art. 3 al. 3 let. a LAVS, selon lequel les conjoints sans activité lucrative d'assurés exerçant une activité lucrative sont réputés avoir payé eux-mêmes des cotisations, pour autant que leur conjoint ait versé des cotisations équivalant au moins au double de la cotisation minimale. Se fondant par ailleurs sur l'art. 6 LACI - qui dispose que, sauf disposition contraire de la LACI, la législation sur l'AVS, y compris ses dérogations à la LPGA, s'applique par analogie au domaine des cotisations -, elle fait valoir que les conditions relatives à la période de cotisation sont en l'occurrence réalisées en ce qui concerne l'assurance-chômage. Ce point de vue est mal fondé. L'art. 2 al. 1 let. a LACI dispose, en effet, que seuls les travailleurs (art. 10 LPGA), qui sont obligatoirement assurés au sens de la LAVS et qui doivent payer des cotisations sur le revenu d'une activité dépendante en vertu de ladite loi, sont tenus de payer des cotisations de l'assurance-chômage. Cette réglementation constitue précisément une dérogation par rapport à la législation sur l'AVS qui prévoit notamment l'obligation pour les personnes sans activité lucrative de s'acquitter personnellement de cotisations (art. 3 al. 1 LAVS), sous réserve de la règle de l'art. 3 al. 3 let. a LAVS. Il s'ensuit que la recourante ne peut se fonder sur cette disposition légale pour se prévaloir d'une période suffisante de cotisation à l'assurance-chômage.