Citation: 8C_548/2018 E. A

A.________, née en 1973, travaillait en qualité de greffière au service de l'autorité B.________. A ce dernier titre, elle était assurée contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 27 juin 2014, la prénommée a été victime d'une morsure de tique. Le 4 juillet suivant, elle a consulté son médecin de famille le docteur C.________, spécialiste en médecine interne générale, lequel a constaté un érythème migrant et un méningisme clinique, et a prescrit un traitement antibiotique (rapports des 22 août 2014 et 28 décembre 2015). Par la suite, divers examens médicaux ont été pratiqués afin de déterminer la nature et l'origine des troubles de l'assurée. Le docteur D.________, spécialiste en neurologie, a écarté la possibilité d'une neuroborréliose et évoqué une éventuelle maladie démyélinisante (rapport du 6 mars 2015). Le docteur E.________, spécialiste en neurologie, a exclu également une neuroborréliose, du fait de la négativité des tests sérologiques, sans que cela ne mette en doute la probabilité d'un tableau méningitique après morsure de tique sur un autre agent non identifié à ce stade (rapport du 7 avril 2015). Dans un rapport du 24 juin 2015, la doctoresse F.________, spécialiste en radiologie et neuroradiologie diagnostique, a expliqué qu'il n'y avait pas d'arguments de laboratoire pour une maladie de Lyme. Après avoir soumis le cas à sa division de médecine du travail, la CNA a refusé de prendre en charge les suites de l'accident du 27 juin 2014, au motif qu'un lien de causalité entre celui-ci et les troubles annoncés n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante (décision du 24 mars 2016, confirmée sur opposition le 13 mai 2016).