Citation: 5A_429/2024 E. 8

Le recourant fait encore grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement calculé la charge fiscale de l'intimée jusqu'au 31 décembre 2022 et, partant, le montant de la contribution d'entretien due jusqu'à cette date. Il expose que le calculateur cantonal intégré dans les tableaux figurant dans l'arrêt entrepris et présentant la situation financière des parties est inadapté pour calculer en 2024 des arriérés de contributions, en particulier pour les années 2020 et 2022, dès lors que la charge fiscale respective des parties avait fait l'objet de taxations définitives, entrées en force. Les considérations qui en découlaient pour retenir cette charge dans le minimum vital de l'intimée et des enfants étaient ainsi insoutenables. Le fisc se fondait en effet sur le montant effectif des contributions versées et reçues durant la période fiscale concernée et non pas sur des contributions calculées, même avec effet rétroactif, par le juge civil plusieurs années plus tard. Or de jurisprudence constante, seules les charges réellement acquittées pouvaient être prises en compte pour le calcul de la contribution d'entretien. Il n'est pas constaté dans l'arrêt entrepris que les décisions de taxation 2020 et 2022 étaient définitives et entrées en force au moment du prononcé de l'arrêt entrepris sans que le recourant soulève de grief d'arbitraire en lien avec cette omission (cf. supra consid. 2.2). Quoi qu'il en soit, indépendamment du traitement par le fisc des arriérés de contributions, le recourant perd de vue que le calcul de la charge fiscale des parties tient non seulement compte des contributions que le (s) crédirentier (s) reçoi (ven) t mais également des contributions que le débirentier doit payer, dites contributions devant être portées en déduction de ses revenus imposables. En l'occurrence, le recourant ne prétend pas ni a fortiori n'établit que la cour cantonale aurait omis de déduire les contributions qu'il doit verser pour l'entretien de son épouse et de ses enfants dans le calcul de sa propre charge fiscale. Faute de tenir compte de ce paramètre dans son raisonnement, il ne démontre pas que la manière dont la charge fiscale des parties a été opérée dans l'arrêt entrepris serait arbitraire, à tout le moins dans son résultat. En tant que la cour cantonale est appelée à statuer à nouveau sur le montant des revenus du recourant (cf. supra consid. 5), il lui appartiendra de procéder, si nécessaire, à un nouveau calcul de la charge fiscale des parties.