Citation: 5A_83/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant fait valoir que la période déterminante pour fixer le niveau de vie ne serait pas la vie commune, mais la période "durant la séparation", laquelle aurait atteint dix ans en 2023, ce qui serait incontestablement long au sens de la jurisprudence. Le recourant s'en prend également au train de vie antérieur tel qu'établi par l'autorité précédente, soutenant qu'elle n'aurait pas dû se hasarder à le reconstituer sur la base des charges actuelles, mais devait au contraire se référer, comme le préconiserait la jurisprudence (cf. arrêt 5A_709/2017 du 3 avril 2018 consid. 3.4), aux ordonnances de mesures protectrices de l'union conjugale ou de mesures provisionnelles précédemment rendues et ayant déjà arrêté l'entretien, à savoir en l'occurrence le prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale du 18 septembre 2014. S'agissant plus particulièrement des primes d'assurance-maladie déduites des charges de l'intimée, au motif qu'elles étaient à l'époque acquittées par l'employeur du recourant, celui-ci invoque l'arbitraire dans l'établissement des faits en tant qu'il ressortirait du prononcé précité qu'elles étaient en réalité comprises dans le montant des charges de son ex-épouse. Il reproche également à l'autorité cantonale de ne pas avoir expliqué les raisons pour lesquelles elle ne s'est pas référée au prononcé du 18 septembre 2024, invoquant la violation de son droit d'être entendu. Enfin, le recourant soutient que la contribution d'entretien d'un montant de 1'800 fr. allouée à l'intimée et ajoutée à ses revenus dépasserait le montant nécessaire pour assurer son train de vie "durant la vie commune".