Citation: 1A.17/2000 17.08.2000 E. 1

ves à l'appui de l'argumentation et des conclusions qui lui avaient été présentées, deux ans auparavant, selon les formes de l'art. 31 al. 2 LJPA. Le Tribunal administratif était tenu de statuer explicitement sur les griefs proprement dits (cf. ATF 115 Ia 1 consid. 3 p. 4), mais pas de prendre position dans son arrêt sur chaque élément censé étayer ces griefs (cf. ATF 124 V 180 consid. 1a in fine p. 181). Cela étant, les recourants ne cherchent pas à démontrer que le Tribunal administratif n'aurait pas lu ces documents et qu'il n'en aurait pas tenu compte de façon appropriée - en fonction de leur caractère probant sur les points décisifs ou pertinents - dans son appréciation ou dans la pesée globale des inté- rêts. Aussi le grief de violation du droit d'être entendu apparaît-il, à cet égard, mal fondé. b) Les recourants se plaignent aussi d'une viola- tion du droit d'être entendu parce que le juge instructeur du Tribunal administratif aurait rendu selon eux impossible une consultation correcte, par les parties, de certains documents volumineux: un rapport sur une étude d'opinion au sujet de la gestion future des déchets en Suisse, un rapport de la Sur- veillance fédérale des prix sur les installations d'incinéra- tion des déchets, et une étude préparatoire de deux bureaux d'ingénieurs au sujet de la réalisation d'une usine d'inci- nération vaudoise à Aclens ou Eclépens. Les recourants quali- fient en effet d'excessivement bref le délai entre l'avis du juge instructeur annonçant le dépôt de ces documents, le 25 novembre 1999, et l'audience finale du Tribunal administra- tif, le 7 décembre 1999; selon eux, leur demande tendant à différer cette audience aurait dû être acceptée. Les deux rapports précités comptent respectivement une dizaine et une cinquantaine de pages (en allemand, avec quelques annexes); quant à l'étude préparatoire des bureaux d'ingénieurs, elle consiste en environ quatre-vingts pages de texte accompagnées de quelques plans et tableaux. Quelques autres documents, moins volumineux, ont également été versés au dossier au même moment. La consultation de ces pièces peut certes prendre un certain temps, mais on peut considérer, sur le vu de leur contenu, qu'elles ne nécessitaient pas une étu- de approfondie, qui irait au-delà de quelques heures de lec- ture. La période s'écoulant entre l'annonce à toutes les par- ties de la production de ces pièces et l'audience, fixée déjà depuis le mois de septembre 1999, apparaissait suffisante pour un exercice efficace du droit d'être entendu; pendant ces quelques jours, les recourants devaient être en mesure, nonobstant leurs autres obligations (ou celles de leur manda- taire), de prendre les dispositions nécessaires pour consul- ter cette partie du dossier. C'est pourquoi le refus de pro- longer l'instruction, par exemple par un renvoi de l'audience finale, n'apparaît pas contraire aux garanties du droit cons- titutionnel en matière de consultation du dossier (cf. ATF 122 I 109 consid. 2a p. 112 et les arrêts cités). Le grief de violation du droit d'être entendu est en conséquence mal fondé.