Citation: 7B_1089/2024 E. 3.5.1

3.5.1. Le recourant, qui ne conteste pas la réalisation des conditions prévues aux art. 221 al. 1 let. c ou al. 1 bis CPP, expose qu'il ne présenterait plus de risque de réitération. Il fait valoir qu'il serait désormais suivi depuis dix mois et abstinent depuis environ une année, que la thérapie qu'il a initiée porterait ses fruits et qu'il ne consommera vraisemblablement plus de toxiques. Il relève que les experts avaient évalué le risque de récidive en lien avec ses consommations et que, dans la mesure où il n'en n'aurait plus, ce risque s'effondrerait. Il ajoute que la situation ne serait plus la même qu'à l'époque de la réalisation de l'expertise et qu'il faudrait tenir compte des efforts qu'il a entre-temps fournis pour se soigner. À cet égard, il fait valoir que le traitement institutionnel a été suggéré par les experts en raison de son manque de collaboration aux soins et qu'il serait désormais collaborant, de sorte qu'il y aurait lieu d'admettre que la nécessité d'une telle mesure ne serait plus d'actualité et qu'il pourrait donc être libéré de sa détention pour des motifs de sûreté. Il expose encore qu'il n'aurait pas récidivé pendant la période durant laquelle il avait été libéré au profit de mesures de substitution.