Citation: 8C_314/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a admis la nécessité d'une aide régulière et importante pour les cinq actes suivants: se vêtir, se dévêtir; se lever, s'asseoir, se coucher; faire sa toilette; aller aux toilettes; se déplacer. En relation avec l'acte de manger, elle a retenu que le recourant n'avait besoin d'une aide régulière et importante dans aucune des fonctions partielles de cet acte. Elle a relevé en particulier que le recourant était capable de porter les aliments à sa bouche, même s'il nécessitait des couverts adaptés et prenait davantage de temps, que l'aide pour couper des aliments durs n'était qu'occasionnelle et qu'il pouvait également être exigé de lui de se servir de l'eau du robinet, évitant ainsi l'aide nécessaire pour ouvrir une bouteille fermée. Dans la mesure où l'allocation pour impotence grave ne pouvait entrer en ligne de compte qu'en cas de besoin d'une aide régulière et importante pour tous les actes ordinaires de la vie - ce qui n'était pas le cas du recourant -, il n'était pas nécessaire d'examiner si l'état de celui-ci nécessitait, en outre, des soins permanents ou une surveillance personnelle au sens de l'art. 38 al. 2 OLAA. Aussi les juges cantonaux ont-ils confirmé le droit du recourant à une allocation pour impotent de degré moyen.