Citation: I 166/00 22.05.2000 E. 3

3.- En l'espèce, il est incontestable que les deux dernières conditions précitées sont réalisées : l'obtention d'un certificat d'enseignement spécialisé est de nature à améliorer notablement la capacité de gain du recourant et les frais d'interprète dont celui-ci sollicite la prise en charge représentent des coûts supplémentaires élevés qu'un non-invalide n'aurait pas à assumer pour suivre la forma- tion envisagée. En revanche, il n'apparaît pas que le recourant subit une atteinte importante à sa capacité de gain en dépit des mesures qui lui ont permis d'acquérir une formation d'élec- tronicien. En effet, ni les allégations à l'appui du recours, ni les pièces du dossier ne laissent supposer que l'intéressé subirait, en raison de son état de santé, une quelconque diminution de gain s'il exerçait la profession en cause. Aussi, un perfectionnement professionnel n'ap- paraît-il pas nécessaire pour améliorer cette capacité de gain. Pour ce motif déjà, le recourant n'a pas droit à la prise en charge par l'assurance-invalidité des coûts sup- plémentaires occasionnés par la formation envisagée. Au surplus, sur le vu des renseignements versés au dossier, la profession d'enseignant spécialisé offre des perspectives de rémunération et un niveau de responsabilité notablement plus élevés que ceux qui sont généralement offerts dans une profession relevant d'un certificat fédéral de capacité. Aussi, qu'on la considère comme un perfectionnement professionnel au sens de l'art. 16 al. 2 let. c LAI ou comme un reclassement au sens de l'art. 17 LAI, la formation envisagée n'a-t-elle pas le caractère simple et adéquat requis par la jurisprudence ci-dessus exposée.