Citation: 6B_755/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que le recourant s'était adonné à un trafic de stupéfiants d'abord pour intégrer un groupe, ensuite pour financer sa consommation et améliorer son ordinaire. Ces éléments excluaient de le mettre au bénéfice de la circonstance atténuante prévue à l'article 19 al. 3 let. b LStup qui n'entrait en ligne de compte que si le trafic servait uniquement la consommation personnelle de l'auteur. En outre, le recourant n'avait jamais évoqué de difficultés particulières pour cesser sa consommation; il n'avait pas prétendu avoir présenté des manifestations liées à un sevrage. L'énergie déployée pour aller se ravitailler en cocaïne hors des frontières cantonales et le fait qu'il revendait la majeure partie de ces acquisitions à ses amis indiquaient qu'on ne se trouvait manifestement pas en présence d'un petit trafiquant toxico-dépendant. L'appréciation de la cour cantonale est convaincante. Le recourant se contente d'arguer que le "trafic modeste" dont il était lui-même le responsable visait principalement à financer sa propre consommation de drogue et qu'aucune somme d'argent épargnée ni aucun signe extérieur de richesse n'ont été retrouvés sur lui ou dans son appartement. Ce faisant, il oppose sa propre appréciation des éléments de preuve à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire.