Citation: 9C_423/2021 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, pour admettre que l'activité exercée par l'intimée devait être qualifiée d'indépendante, les premiers juges se sont essentiellement fondés sur les sommes importantes qu'elle avait investies dans B.________, circonstance dont ils ont déduit que l'intéressée supportait le risque économique. Or le fait qu'un assuré opère des investissements dans une société ayant la personnalité juridique ne constitue pas un élément suffisant, à lui seul, pour admettre qu'il supportait le risque économique. En cas de faillite de la société, les pertes seraient en effet supportées par celle-ci, et non par la personne assurée (en l'espèce, l'intimée). Par ailleurs, si la juridiction cantonale a constaté que l'intimée coordonnait et gérait de manière indépendante ses propres activités et celles de la société, ces constatations ne sont toutefois pas étayées par des pièces du dossier établissant les activités que l'intéressée aurait exercées en son nom et pour son propre compte. Il ne ressort en outre pas de l'arrêt entrepris que l'intimée aurait déployé des activités pour d'autres mandants, ce qui constitue un indice en faveur de l'existence d'un lien de dépendance économique de l'intimée à B.________. A la lecture du rapport établi par les directeurs de la société pour l'année 2017, on constate au demeurant que la société compte deux employés, avec la précision que ce chiffre inclut les deux directeurs.