Citation: 5A_844/2014 E. 3.2

3.2. La recourante reproche en premier lieu à l'autorité cantonale de lui avoir dénié, dans son principe, le droit à une contribution d'entretien. Elle soutient que l'union a eu un i mpact décisif sur sa carrière professionnelle et sur sa capacité à générer un revenu correspondant à celui qu'elle avait au Canada avant son mariage lui permettant de pourvoir par elle-même à son entretien. Elle rappelle que lorsque les parties se sont rencontrées, elle était domiciliée au Canada où elle percevait un salaire mensuel d'environ 4'000 CAD par mois et qu'elle a quitté son pays d'origine dans la seule perspective du mariage. Après être retournée dans son pays d'origine suite à la séparation d'avec l'intimé, elle affirme avoir tenté de retrouver un poste et un salaire équivalents à ceux qu'elle avait avant son départ mais avoir perdu tous les avantages liés à son ancienneté du fait de la durée de son séjour en Suisse. La recourante fait également grief à la cour cantonale d'avoir justifié le refus de lui octroyer une contribution d'entretien par le fait qu'elle n'aurait pas fait valoir plus tôt son droit à l'entretien. Elle relève à cet égard avoir déjà conclu au versement d'une contribution d'entretien en sa faveur de 1'500 fr. par mois dans sa requête de mesures provisionnelles du 28 novembre 2011. Elle affirme également avoir jusqu'alors subvenu à ses besoins à l'aide de son avoir LPP dont elle a prélevé l'entier, à savoir 22'340 fr. 35, lors de la séparation des parties et de son retour au Canada en 2009. Elle estime par conséquent que l'instance précédente ne pouvait valablement retenir qu'elle aurait pu subvenir à ses besoins de manière autonome après la séparation et de façon à lui permettre de maintenir son niveau de vie antérieur. Finalement, elle fait grief à l'autorité cantonale d'avoir estimé qu'elle pouvait couvrir ses propres charges en retenant un revenu hypothétique incluant le revenu issu de la location éventuelle d'une des pièces de son appartement. Elle ne nie pas avoir précédemment mis une chambre de son appartement en location, mais soutient toutefois que les personnes l'ayant occupée étaient son père ainsi qu'un ami proche, de sorte qu'il serait choquant de la contraindre à cohabiter avec une personne tierce afin d'obtenir des revenus supplémentaires. Pour les motifs qui précèdent, la recourante allègue que la cour cantonale aurait violé l'art. 125 CC en refusant de lui allouer une contribution d'entretien bien que les conditions de cette disposition étaient selon elle remplies.