Citation: 5A_37/2021 E. 3.5

3.5. L'autorité cantonale a ensuite statué sur le paiement de différentes créances que la recourante réclamait à l'intimé, soit des montants que ce dernier lui aurait fait payer dans le cadre des " frais du ménage " - la répercussion de ses cotisations sociales, le rachat de sa LPP, le paiement de ses cotisations 3ème pilier -, ainsi que la moitié du solde du " compte commun " au moment du divorce. Elle a retenu qu'on ignorait si les comptes manuscrits élaborés par l'intimé, sur lesquels la recourante fondait ses prétentions, reflétaient la réalité des flux d'argent entre les parties puisque la recourante n'avait pas prouvé avoir versé le moindre argent à l'intimé. A cela s'ajoutait que les documents étaient difficilement compréhensibles et il ne pouvait être tenu compte de l'analyse de ceux-ci qui avait été effectuée par une fiduciaire à la demande de la recourante s'agissant de simples conclusions tirées de documents non probants et difficilement compréhensibles. Par conséquent, nul n'était besoin d'exiger de l'intimé qu'il produise l'ensemble de ses comptes manuscrits puisque la recourante devait en premier lieu prouver avoir versé l'argent dont elle réclamait le remboursement, ce qu'elle n'avait pas fait. Il en allait de même de l'audition de témoins, que l'appelante ne sollicitait plus en appel. L'autorité cantonale a par ailleurs établi que l'intimé avait versé en 2010 à la recourante le solde du compte ayant recueilli les loyers de la location de W.________, étant précisé que la recourante n'avait jamais contesté le montant reçu, de sorte qu'il fallait retenir que l'intimé avait versé à la recourante ce qui lui revenait à ce titre. Enfin, elle a admis que les parties étaient cobailleresses des dépôts de l'immeuble D.________, que l'intimé avait perçu l'ensemble des loyers relatifs à ces locations et qu'il les avait utilisés pour payer les intérêts hypothécaires et les amortissements de l'emprunt relatif à cet immeuble, étant précisé que la recourante ne faisait pas valoir que les montants des loyers encaissés pendant onze années auraient été supérieurs aux frais hypothécaires acquittés pour l'immeuble, de sorte qu'elle échouait à prouver que l'intimé aurait gardé par devers lui des loyers lui revenant pour moitié.