Citation: 6B_77/2021 E. 2.5

2.5. Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir retenu que le chalet était " enclavé dans le manège ", relevant que le manège et la zone équestre ne sont pas situés là où l'intimée fait passer ses chevaux depuis 2018. Ils soutiennent que l'intimée aurait la volonté de faire passer ses chevaux " précisément là où ils gênent le plus les recourants ", alors que cette " exposition voulue ", qui causerait une atteinte à leur santé, serait évitable. Selon eux, ce comportement pourrait ainsi être qualifié de comportement dangereux. Cette argumentation ne saurait être suivie. Il sied tout d'abord de relever que la cour cantonale a, en réalité, retenu que le chemin litigieux ne se situait pas sous la fenêtre du chalet G.________, et que celui-ci était construit sur la parcelle no yyy, qui, elle, était enclavée par la parcelle sur laquelle était construit le manège pour chevaux. Les recourants ne démontrent pas en quoi les juges précédents auraient versé dans l'arbitraire en tenant les éléments précités pour clairement établis. En outre, comme l'a relevé la cour cantonale, il n'appartient pas aux recourants d'interférer sur le choix de l'intimée de faire passer ses chevaux à l'un ou à l'autre endroit de sa parcelle. C'est en vain que ceux-ci contestent cette appréciation. En effet, rien n'interdit à l'intimée de faire passer ses chevaux sur ce chemin de sa parcelle; le fait que, compte tenu de la grandeur de sa parcelle, elle aurait la possibilité de les faire passer ailleurs, comme l'aurait fait l'ancien propriétaire, n'y change rien, étant précisé qu'il ressort de l'arrêt attaqué que c'est pour s'abreuver que les chevaux empruntent le chemin litigieux. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué et des vidéos produites - et les recourants ne le contestent pas - que la quantité de poussière dégagée par les chevaux n'est pas excessive, que le chemin litigieux ne se situe pas sous la fenêtre du chalet G.________ et qu'il n'a pas été rendu vraisemblable que les chevaux galoperaient la nuit, empêchant les recourants de dormir. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutiennent les recourants, c'est à juste titre que les autorités précédentes ont jugé qu'aucun comportement dangereux ne pouvait être reproché à l'intimée. Les recourants soutiennent ensuite qu'en laissant ses chevaux passer dans le chemin litigieux, l'intimée aurait pour objectif de rendre leur vie impossible afin qu'ils ne viennent plus au chalet G.________. Ce faisant, ils s'écartent de manière inadmissible des faits retenus par la cour cantonale et présentent leur propre version des événements, qui ne repose sur aucun élément figurant dans l'arrêt attaqué. Leur grief est appellatoire, et, partant, irrecevable. Il s'ensuit que c'est également à bon droit que la cour cantonale a conclu que le seul fait pour l'intimée de laisser des chevaux se promener sur sa parcelle ne reflétait aucune intention délictueuse, même par négligence.