Citation: 6B_1183/2017 E. 3.4

3.4. Les recourants reprochent tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir appliqué un tarif horaire de 300 fr., alors que, selon eux, leur défenseur aurait facturé 340 fr. par heure d'activité. Contrairement à ce qu'ils soutiennent, la cour cantonale ne s'est pas estimée dans l'impossibilité de déterminer le tarif horaire moyen de leur avocat, mais a choisi de fixer ledit tarif à 300 fr., soit dans la fourchette fixée par l'art. 26a al. 3 TFIP/VD. A cet égard, les recourants ne démontrent pas que la cour cantonale aurait arbitrairement appliqué cette disposition en fixant le tarif horaire de leur avocat. Il importe peu que le tarif horaire de 340 fr., auquel prétendent les recourants, corresponde au tarif horaire usuel pratiqué dans le canton de Vaud (cf. arrêt 6B_111/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4.3). La question de la complexité de la cause, qui aurait selon les recourants pu justifier une augmentation du tarif horaire jusqu'à 400 fr. en application de l'art. 26a al. 4 TFIP/VD est quant à elle sans pertinence, dès lors que ceux-ci ne prennent aucune conclusion supposant l'application d'un tarif supérieur à celui fixé à l'art. 26a al. 3 TFIP/VD. Au demeurant, si l'autorité précédente a estimé que la cause, malgré le fait qu'elle concerne une contravention, n'était "pas simple" et justifiait le recours à un avocat, celle-ci n'a aucunement retenu que l'affaire se servait révélée "particulièrement complexe", comme le soutiennent les recourants. En définitive, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait excédé la grande latitude dont elle dispose et versé dans l'arbitraire en fixant le tarif horaire à l'intérieur de la fourchette découlant de l'art. 26a al. 3 TFIP/VD.