Citation: 5A_363/2024 E. 5.3.1

5.3.1. Force est de constater que la recourante ne prétend pas (ni a fortiori ne démontre) que contrairement à ce que retient la décision cantonale, le compte n° aaaaa aurait été expressément mentionné dans l'un ou l'autre des documents précités. Or, dans de telles circonstances, les créanciers ne pouvaient pas comprendre que ce compte était revendiqué. Pour ce motif-là déjà, il ne pouvait s'agir d'une déclaration de revendication valable à l'égard des titres figurant à l'actif de ce compte (cf. supra consid. 4.1). En outre, déjà eu égard au principe selon lequel les sociétés dominées (ou sociétés-filles) appartenant à un groupe sont juridiquement indépendantes par rapport à leur société dominante, ou société-mère (ATF 138 III 755 consid. 8.3; 137 III 550 consid. 2.3.1; 110 Ib 127 consid. 3b/bb), on ne saurait partir du principe que la société-mère de la recourante a aussi agi implicitement pour la recourante, contrairement à ce que celle-ci soutient, de surcroît de manière appellatoire. L'ensemble des autres motifs de l'arrêt querellé s'agissant de la portée des documents dont la recourante se prévaut ne procède par ailleurs pas d'une appréciation arbitraire des preuves. Il sera encore précisé que la recourante se méprend, lorsqu'elle soutient que l'Office des poursuites aurait dû l'interpeller après avoir pris connaissance du courriel du 29 mai 2020. Au vu du contenu de ce courriel, l'Office des poursuites ne pouvait aucunement se douter que l'intéressée entendait en réalité formuler une déclaration de revendication. On ne se trouvait donc pas en présence d'une déclaration de revendication insuffisante ou peu claire, au sens de la jurisprudence, qui aurait imposé d'impartir un bref délai à son auteur pour la compléter (cf. supra consid. 4.2 in fine). La recou-rante ne saurait prétendre devoir être protégée dans sa bonne foi dans un tel contexte.