Citation: 4P.8/2003 11.03.2003 E. A

A.a La société X.________ SA (ci-après: X.________) a été inscrite au registre du commerce de Genève le 29 avril 1996; son but consistait notamment en l'exploitation d'un établissement public dans cette ville. Le capital-actions était détenu à raison de 60% par C.________ et de 40% par D.________, ex-épouse du prénommé et directrice de la société. Le 24 avril 1997, C.________ a été inscrit au registre du commerce comme nouvel administrateur unique de X.________. Le 17 octobre 1997, la société a été dissoute d'office pour défaut de domicile au siège statutaire et C.________ désigné comme liquidateur. Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de X.________ a été tenue le 31 octobre 1997 en l'étude de l'avocat A.________, sans que C.________ y soit convoqué. A cette occasion, D.________, agissant comme actionnaire et représentante de sa fille mineure E.________, a formellement accepté la démission de C.________ de sa fonction d'administrateur, lequel a été remplacé à ce poste par B.________ Toutefois, une procédure judiciaire subséquente, close par arrêt de la Cour de justice genevoise du 11 décembre 1998, a abouti à l'annulation des décisions prises lors de l'assemblée générale précitée. A.b X.________ avait signé, le 26 mai 1996, en qualité de locataire, un bail avec la société Y.________ SA pour l'exploitation de l'établissement public. Ce bail ayant été résilié en octobre 1997 pour défaut de paiement du loyer - résiliation contestée au sujet de laquelle une procédure est toujours pendante -, la locataire a cherché le moyen de récupérer l'investissement déjà consenti. C'est ainsi que, par le truchement de C.________, X.________ a conclu avec les époux F.________., en date du 20 octobre 1997, une convention de vente du fonds de commerce pour le prix de 135'000 fr., dont à déduire un acompte de 15'000 fr. versé le même jour. Le 3 novembre 1997, les mêmes parties ont conclu une convention de gérance libre, d'une durée initiale d'un an, portant sur l'établissement public. Les époux F.________. ont pris possession des locaux à fin octobre 1997. Dans le même temps, D.________, A.________ et H.________, premier administrateur de X.________, ont négocié la vente du même fonds de commerce à G.________ et sollicité de la bailleresse le transfert à ce dernier du bail relatif aux locaux abritant le restaurant. Puis, en date du 4 novembre 1997, A.________, déclarant agir pour X.________, a déposé une requête en réintégrante en vue de récupérer ces locaux. Ladite requête a été rejetée, le 11 décembre 1997, ce qui n'avait toutefois pas empêché A.________ et G.________ de prendre possession des locaux, le 6 novembre 1997, et d'en faire changer les serrures des portes. Sur quoi, X.________, représentée par C.________, a déposé une plainte pénale dirigée contre A.________, B.________, D.________, G.________ et une cinquième personne. Les époux F.________ en ont fait de même à l'encontre de G.________. Le 14 janvier 1998, nonobstant une mise en garde de C.________, qui avait fait état de sa qualité d'administrateur unique de X.________, et malgré la contestation de son congé par cette dernière, Y.________ SA et X.________, prétendument représentée par A.________, qui agissait simultanément comme conseil de G.________, ont signé une convention prévoyant la conclusion d'un nouveau contrat de bail relatif aux locaux de l'établissement public en faveur de G.________. En contrepartie, ce dernier s'engageait à verser à Y.________ SA les arriérés de loyer de X.________ et à payer à celle-ci la somme de 70'000 fr. pour l'achat de son fonds de commerce. Le même jour, G.________ a versé un acompte de 40'000 fr. sur cette somme, acompte que X.________ a immédiatement utilisé, à concurrence de 37'508 fr. 05, pour payer des arriérés de salaire de D.________.