Citation: 2C_86/2022 E. 7.1

7.1. Sur ce point, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué qui a correctement présenté les garanties de l'art. 8 CEDH ainsi que les dispositions des art. 8 § 2 CEDH et 96 LEI (art. 109 al. 3 LTF). L'instance précédente a pris en compte tous les éléments imposés par la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l'homme pour procéder à la pesée des intérêts. Elle a ainsi correctement pris en considération la gravité de l'infraction commise, qui porte sur des actes contre lesquels le législateur a exprimé la volonté de se montrer intransigeant (délits sexuels) (cf. art. 121 al. 3 let. a Cst. et 66a al. 1 let. h CP), ainsi que les antécédents pénaux du recourant. Certes, l'infraction qui a conduit à la condamnation de septembre 2019 a été commise en juin 2011, soit il y a plus de dix ans. Toutefois, la commission de cet acte grave et qui a fait l'objet d'un premier jugement en mai 2016, de même d'ailleurs que le sérieux avertissement reçu du Service cantonal en mars 2009 n'ont pas dissuadé le recourant de commettre de nouvelles infractions puisqu'il a encore été condamné, en avril 2019, pour des infractions réalisées essentiellement en mars 2019 (art. 105 al. 2 LTF), à une peine non négligeable de 140 jours-amende notamment pour lésions corporelles simples, injure et violences contre les fonctionnaires. En outre, l'autorité précédente a correctement pris en considération l'âge du recourant, son état de santé, la durée de son séjour en Suisse, son intégration socio-professionnelle, qu'elle qualifie de mauvaise, ainsi que sa situation financière jugée très précaire. Elle a aussi tenu compte des conséquences d'un départ de Suisse pour le recourant, des possibilités pour lui de se réintégrer dans son pays d'origine et de maintenir des liens avec sa fille mineure restée en Suisse (cf. ATF 144 I 91 consid. 4.2; 140 I 145 consid. 3.1; 139 I 31 consid. 2.3.3; 145 consid. 2.4; 135 II 377 consid. 4.3). Concernant ce dernier point, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant n'a pas établi avoir des relations étroites avec son enfant et, sur le vu de ces antécédents pénaux, son comportement ne peut manifestement pas être qualifié d'irréprochable. Les conditions d'un droit à séjourner en Suisse pour le parent étranger disposant d'un droit de visite ne sont ainsi à l'évidence pas remplies (cf. ATF 147 I 149 consid. 4; 144 I 91 consid. 5.1 s.). Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).