Citation: 5A_520/2023 E. B

B.a. B.a.a. Par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: tribunal) le 20 décembre 2018, déclaré non concilié et introduit le 5 juin 2019, A.________ a formé une action visant à ce qu'il soit constaté qu'il est le seul et unique propriétaire de la Montre et que Yoko Ono Lennon n'est pas propriétaire et ne dispose d'aucun droit sur cette Montre. Il a exposé que Yoko Ono Lennon n'avait jamais fait état d'un vol de cette Montre et n'avait jamais entrepris de démarches à ce propos. Par réponse du 29 novembre 2019, Yoko Ono Lennon s'est opposée à la demande et a conclu, reconventionnellement, à ce que le tribunal constate qu'elle est la seule et unique propriétaire de la Montre. Elle a soutenu que la Montre lui avait été volée par D.________, ce que la procédure pénale, diligentée en Allemagne, avait permis d'établir. Ce dernier n'avait donc pas pu en acquérir la propriété. De même, E.________, qui ne pouvait ignorer l'origine de la Montre, n'avait pas pu en devenir propriétaire. De ce fait, A.________ n'avait également pas pu en devenir propriétaire. Suite à la requête de sûretés de A.________, le tribunal a condamné, le 18 mai 2020, Yoko Ono Lennon à fournir des sûretés en garantie des dépens à hauteur de 67'970 fr. Par réponse à la demande reconventionnelle du 4 septembre 2020, A.________ a persisté dans ses conclusions. Il a contesté que la procédure pénale avait permis d'établir que la Montre avait été dérobée, et a soutenu que Yoko Ono Lennon en avait fait donation à D.________, se fondant notamment sur la déclaration de ce dernier devant notaire et sur la déclaration de Yoko Ono Lennon devant la police, selon laquelle elle admettait avoir donné une montre à D.________. Enfin, il a produit diverses pièces relatives à la vente de montres Patek Philippe identiques par J.________ dont le prix se situe entre (...) fr. et (...) fr. Dans sa réplique sur réponse à la demande reconventionnelle du 7 décembre 2020, Yoko Ono Lennon a persisté dans ses conclusions, relevant que la Montre présentait un caractère exceptionnel et avait été évaluée entre USD (...) et USD (...) par M.________. Dans sa duplique sur la demande reconventionnelle du 8 février 2021, A.________ a également persisté dans ses conclusions. Lors de l'audience du 16 mars 2022, le tribunal a procédé à l'audition du témoin K.________, lequel a confirmé qu'en 2014, il avait été approché par un certain L.________, responsable du département haute-horlogerie de J.________ à New York, pour l'informer qu'un individu s'était présenté avec la Montre chez J.________ et souhaitait en connaître la valeur. Lorsqu'il avait informé Yoko Ono Lennon que sa Montre était à Genève, elle lui avait répondu que la Montre devait être toujours chez elle car elle l'avait mise dans une pièce sous clé. Dans cette pièce spéciale, il y avait beaucoup d'objets qui étaient placés dans des armoires. Elle avait vérifié, et s'était aperçue que la Montre avait disparu. Cette montre était le dernier cadeau que Yoko Ono Lennon avait fait à John Lennon avant son assassinat. Jusqu'au contact avec J.________, il ne savait pas, ni Yoko Ono Lennon, que la Montre avait été volée. Dès qu'il l'avait su, il avait pris contact avec le Ministère public de New York, qui lui avait dit que du moment où la Montre n'était plus aux Etats-Unis, il n'y avait pas de sens de déposer une plainte pénale dans ce pays. B.a.b. Par jugement du 17 août 2022, le tribunal a débouté A.________ de toutes ses conclusions (ch. 1 du dispositif), constaté que Yoko Ono Lennon était la seule et unique propriétaire de la montre Patek Philippe P xxx Series IV, Movement number yyy, Number zzz (ch. 2), arrêté les frais judiciaires à 85'360 fr., compensés avec les avances fournies par les parties et mis à la charge de A.________, celui-ci étant condamné en conséquence à verser 51'500 fr. à Yoko Ono Lennon et à verser 3'660 fr. à l'Etat de Genève (ch. 3), condamné en outre A.________ à verser 67'970 fr. à Yoko Ono Lennon à titre de dépens (ch. 4), ordonné la restitution à Yoko Ono Lennon par les Services financiers du Pouvoir judiciaire des sûretés de 67'970 fr. versées en garantie des dépens (ch. 5) et débouté les parties de toutes autres conclusions. B.b. B.b.a. Contre ce jugement, A.________ a interjeté appel par acte déposé au greffe de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: cour de justice) le 15 septembre 2022, concluant à son annulation et à ce qu'il soit en conséquence constaté qu'il est le seul et unique propriétaire de la Montre, les conclusions reconventionnelles de Yoko Ono Lennon devant être déclarées irrecevables, sous suite de frais et dépens. Par réponse du 21 novembre 2022, Yoko Ono Lennon a conclu au rejet de l'appel et au déboutement de l'appelant de toutes ses conclusions, sous suite de frais et dépens. Elle a conclu préalablement à ce que la conclusion de l'appelant en irrecevabilité de sa demande reconventionnelle soit déclarée irrecevable. En substance, s'agissant de ce dernier point, elle considère que cette conclusion n'ayant pas été prise en première instance, elle ne pouvait l'être en appel, les conditions à la recevabilité d'une conclusion nouvelle n'étant pas réalisées. B.b.b. Par arrêt du 7 juin 2023, expédié le 12 suivant, la cour de justice a confirmé le jugement attaqué, débouté les parties de toutes autres conclusions, mis les frais d'appel, arrêtés à 27'000 fr. à la charge de A.________ et condamné celui-ci à payer à Yoko Ono Lennon la somme de 30'000 fr. à titre de dépens d'appel.