Citation: 8C_911/2014 E. 6.1

6.1. Par un deuxième moyen, la recourante invoque une violation de l'art. 25 al. 2 LPGA en tant que la cour cantonale a considéré que le point de départ du délai de péremption d'une année se situe au mois de janvier 2008. Se référant à des déclarations du collaborateur de la caisse à la police et au juge d'instruction, elle allègue que la caisse ne prenait aucune mesure de précaution, même élémentaire, en ce qui concerne les modifications rétroactives du gain assuré sur son système informatique, quand bien même une telle opération est exceptionnelle. En outre, elle se fonde sur le témoignage de A.________ selon lequel le collaborateur avait signé avec un autre membre de la direction pour tous les montants détournés, et impute dès lors à l'intimée une erreur grossière qui s'est répétée durant plusieurs années. Ces deux éléments de faits, ignorés par la juridiction précédente, permettent d'inférer que l'intimée a omis de prendre des mesures de précaution élémentaires sur le plan informatique et qu'elle a failli à son devoir de contrôle au moment de la validation des paiements. Aussi le point de départ du délai de péremption d'une année se situe-t-il au moment des premiers versements rétroactifs indus voire, au plus tard, après une période de deux ou trois ans durant laquelle l'attention requise aurait dû conduire la caisse à découvrir le caractère indu desdits versements. La recourante infère de cela que le droit de l'intimée de réclamer la restitution des prestations indûment perçues était éteint lorsqu'elle a rendu sa décision du 17 juillet 2008.