Citation: I 1080/06 13.04.2007 E. A

A.a P.________, né en 1954, travaille en qualité de conseiller à la vente auprès du magasin X.________. Souffrant de lombalgies chroniques, il a déposé le 8 février 2002 une demande de prestations auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI). Selon une expertise orthopédique réalisée par le docteur M.________, l'assuré présentait des lombalgies communes sur troubles dégénératifs lombaires bas et canal lombaire étroit, avec décompression chirurgicale en juin 2002. Ces troubles ne permettaient plus l'exercice d'activités physiquement pénibles; l'activité de vendeur exercée par l'assuré n'était par exemple pas exigible à un taux supérieur à 50 %. En revanche, l'exercice à plein temps d'une activité adaptée demeurait compatible avec son état de santé (rapport du 2 mai 2003). Par décision du 29 juillet 2003, confirmée sur opposition le 17 février 2004, l'office AI a alloué à l'assuré une demi-rente d'invalidité limitée dans le temps pour la période courant du 1er mars au 31 décembre 2002. Le recours formé par l'assuré à l'encontre de la décision sur opposition a été rejeté par le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais par jugement du 25 mai 2004, entré en force. A.b Par lettre du 28 juin 2004, P.________ a présenté une nouvelle demande, invoquant notamment l'apparition d'un état dépressif réactionnel qui a motivé un arrêt de travail total à compter du 26 juin 2004. L'office AI est entré en matière sur la demande et a confié au Centre d'Observation Médicale de l'Assurance Invalidité (COMAI) la réalisation d'une expertise multidisciplinaire. Au terme de leurs examens, les experts ont diagnostiqué des lombosciatalgies bilatérales d'origine plurifactorielle (statiques, dégénératives, après cure de canal lombaire étroit et état dépressif), un syndrome somatoforme douloureux et un état anxio-dépressif sévère. Sur un plan strictement somatique, une capacité de travail de 50 % au moins était exigible dans une activité adaptée au problème lombaire. L'importance de l'état dépressif associé au syndrome somatoforme douloureux ne laissait toutefois pas subsister globalement de capacité de travail significative (rapport du 25 février 2005). Par décision du 21 mars 2005, l'office AI a rejeté la demande, considérant que celle-ci était prématurée dans la mesure où le délai d'attente d'une année, courant dès la survenance de son incapacité de travail pour troubles psychiques (juin 2004), n'était pas encore échu. Statuant sur l'opposition formée par l'assuré, l'office AI, procédant par substitution de motifs, a confirmé sa première décision. Il a estimé que sur le plan somatique, l'état de santé de l'assuré n'avait pas connu de péjoration notable, le trouble somatoforme douloureux ne constituant en l'occurrence pas une atteinte à la santé à caractère invalidant (décision du 23 juin 2005).