Citation: 6B_991/2016 E. B

B.a. Le 9 mai 2008, A.________ a déposé plainte pénale contre X.________ pour usage de faux. Selon elle, les pièces 107 et 108 précitées auraient constitué des faux, de sorte que la collection d'oeuvres d'art énumérées dans l'annexe "A" aurait dû être incorporée dans l'inventaire de la succession de feue C.B.________. Au cours de l'enquête, A.________ a en outre reproché à X.________ d'avoir permis à la Fondation G.________ de s'approprier des oeuvres d'art qui se trouvaient dans la chambre forte de C.B.________ lors de son décès et d'avoir omis de les distribuer aux légataires, de ne pas s'être fait remettre - par la Fondation H.________ - les oeuvres d'art provenant de la collection des défunts époux B.________ en vue de les distribuer aux légataires et de ne pas avoir distribué à ces derniers les autres biens mobiliers rentrant dans la succession, tels que les actions de la société I.________ SA et d'autres valeurs mobilières constituées de titres et d'espèces. L'enquête pénale a été ouverte le 21 mai 2008. Elle a été conduite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne puis, dès le 7 avril 2011, par le Procureur de l'arrondissement de Lausanne et, depuis le mois de mars 2012, par le Ministère public central, contre X.________, pour faux dans les titres et gestion déloyale. B.b. Le 1er juin 2011, une expertise graphologique a été mise en oeuvre, afin d'établir l'authenticité des signatures et paraphes apposés par B.B.________ sur les actes de vente litigieux, ainsi que de la signature de J.________, neveu du prénommé, qui a indiqué lors de son audition du 9 décembre 2011 qu'il était l'auteur de la signature au regard du mot "witness" sur la pièce 107. La documentation contractuelle originale a été produite par le conseil commun de D.________ SA et de J.________, le 2 juillet 2010. Afin de réunir des échantillons de signatures et de paraphes pour la réalisation de l'expertise, la Fondation C.B.________ et X.________ ont produit divers documents portant ceux des époux B.________. J.________ a quant à lui fourni des copies de pièces signées de sa main. B.c. Dans son rapport du 22 septembre 2011, l'expert a indiqué qu'il avait examiné les documents désignés comme il suit : - Contrat de vente daté du 27 mai 1985, original dactylographié; - Document intitulé "Attachment A" daté du 27 mai 1985 et annexé au contrat de vente daté du même jour, photocopie imprimée au toner; - Document intitulé "Attachment B" daté du 27 mai 1985 et annexé au contrat de vente daté du même jour, original dactylographié; - Document intitulé "Attachment C" daté du 27 mai 1985 et annexé au contrat de vente daté du même jour, original dactylographié; - Lettre datée du 20 avril 1988, original dactylographié; - Document intitulé "Bill of sale" daté du 27 mai 1988, original dactylographié; - Document intitulé "Attachment A" daté du 27 mai 1988 et annexé au document intitulé "Bill of sale" daté du même jour, photocopie imprimée au toner. L'expert a indiqué que le papier des documents C-1, C-3, C-4 et C-6 avait été fabriqué en 1988 et que, par conséquent, il n'existait pas à la date que portaient les documents C-1, C-3 et C-4, tous datés de 1985. Cela démontrait que le contrat de vente du 27 mai 1985 et les annexes "B" et "C" avaient été antidatés, ce qui n'était pas le cas pour l'annexe "A". L'expert a ajouté que les résultats des examens des caractéristiques graphiques des paraphes et des signatures à disposition soutenaient très fortement l'hypothèse selon laquelle les paraphes et les signatures contestés au nom de B.B.________ étaient de sa main, ainsi que l'hypothèse selon laquelle la signature contestée au nom de J.________ était de sa main. B.d. Par ordonnance du 28 janvier 2013, le ministère public a refusé d'ordonner un complément d'expertise de signatures pour le contrat de vente précité. Il a aussi refusé à A.________ l'accès aux pièces produites dans le cadre de l'expertise graphologique pour permettre à l'expert désigné de disposer d'échantillons d'écriture. Par arrêt du 16 août 2013, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis le recours formé par A.________ contre cette ordonnance et a réformé celle-ci en ce sens que les pièces produites par le conseil de X.________ le 31 août 2010 doivent demeurer au dossier jusqu'au jugement exécutoire. Par arrêt du 2 avril 2014 (1B_370/2013), le Tribunal fédéral a rejeté - dans la mesure où il était recevable - le recours formé par A.________ contre cet arrêt. B.e. Par ordonnance du 4 avril 2016, le ministère public a classé la procédure pénale dirigée contre X.________ pour gestion déloyale et faux dans les titres.