Citation: 6B_1059/2023 E. 6.5

6.5. Le recourant invoque une violation des art. 48 let. e et 50 CP; il se plaint également dans ce contexte d'un déni de justice. À titre liminaire, il sied de souligner que le recourant se prévaut, à tort, du délai de prescription de l'art. 178 al. 1 CP en lien avec le cas 9 (injure), dès lors que l'art. 48 let. e CP s'applique uniquement aux infractions soumises au délai ordinaire de prescription. Il ne s'applique pas au délai plus court prévu par l'art. 178 al. 1 CP (cf. ATF 132 IV 1 consid. 6.1.1; 89 IV 3 consid. 1; arrêt 6B_395/2009 du 20 octobre 2009 consid. 6.6.3). En outre, le recourant affirme, en substance, que, dans l'hypothèse où les infractions des cas 3, 4, 7 se seraient réalisées au début de l'intervalle temporel retenu, alors les deux tiers du délai de prescription seraient atteints au moment du jugement cantonal (cf. art. 97 al. 1 let. b et c CP). Savoir, si effectivement, en fonction du moment où les infractions se situent dans les intervalles temporels retenus, les deux tiers du délai de prescription seraient écoulés est sans pertinence dans la mesure où l'autre condition de l'art. 48 let. 2 CP n'est assurément pas réalisée dans cette hypothèse, au vu des infractions intervenues ultérieurement, notamment les insultes réalisées entre le 13 octobre 2018 et le 13 janvier 2019 et, pour certaines infractions, le viol intervenu en janvier 2016. La cour cantonale a certes relevé que le recourant s'était bien comporté depuis les derniers faits et que ce seul élément ne pouvait pas à lui seul justifier l'atténuation de la peine malgré l'écoulement du temps. Cela étant, la circonstance selon laquelle il ne s'est pas bien comporté dans l'intervalle, au sens de l'art. 48 let. e CP, ressort quoi qu'il en soit du jugement attaqué au regard précisément de ces derniers faits plus récents. Il ne doit pas être perdu de vue que le jugement forme un tout et qu'il est admis que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent, indépendamment du fait qu'ils soient répétés dans le considérant relatif à la fixation de la peine (cf. arrêts 6B_328/2024 du 27 février 2025 consid. 2.7; 6B_383/2024 du 7 juin 2024 consid. 9.3; 6B_1210/2023 du 24 avril 2024 consid. 4.3). Force est de constater qu'il ressort implicitement des motifs que la circonstance atténuante de l'art. 48 let. 2 CP ne peut être retenue au vu des derniers faits retenus. On comprend ainsi à la lecture des motifs, que, dans l'hypothèse où les deux tiers de la prescription seraient atteints, l'intérêt à punir n'aurait pas diminué faute pour le recourant de s'être bien comporté dans l'intervalle, ce qui est suffisant, de sorte que les critiques du recourant relatives à un défaut de motivation et un déni de justice sont infondées.