Citation: 1A.311/2005 27.07.2006 E. C

A.________ a recouru contre la décision municipale auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud, qui a admis le recours par un arrêt rendu le 21 octobre 2005, annulé la décision rendue le 25 novembre 2004 par la municipalité et renvoyé le dossier à cette autorité pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Les frais de justice ont été mis à la charge de la commune. Le Tribunal administratif a retenu que A.________ "satisfai[sait] pleinement aux conditions, mêmes plus restrictives que par le passé, fixées par la municipalité pour pouvoir bénéficier du macaron entreprises" (consid. 3 in fine). En tant qu'exploitante de son établissement public, elle déclare effectuer elle-même deux fois par jour des achats de produits frais, et deux fois par semaine des achats en gros d'environ 100 kg auprès de commerces de la banlieue lausannoise. En outre, il n'est pas rare qu'elle doive effectuer des achats à la dernière minute, selon les réservations des clients. Son véhicule est donc "intensément utilisé". Si elle le garait dans le parking public le plus proche, à plus d'une centaine de mètres, cela entraînerait pour elle des coûts non négligeables, des déplacements à pied (quatre à sept trajets aller-retour quotidiens) ainsi que des courses supplémentaires en automobile (navettes entre l'établissement et le parking). Le quartier dans lequel se trouve l'établissement public n'est en outre pas directement desservi par les transports publics.