Citation: C 20/02 04.04.2002 E. B

B.- A la suite d'un appel téléphonique de l'office régional de placement du 22 juillet 1999, A.________ a écrit le même jour à cet office pour lui confirmer "(son) travail à plein temps pour les mois de juillet et août"; l'assurée précisait que les heures supplémentaires accomplies durant ces deux mois seraient "rattrapées" durant la basse saison. Le 7 septembre 1999, probablement à la suite d'une demande de la caisse, l'assurée a envoyé à celle-ci ses "fiches horaires" depuis le mois de mai 1996. Le 24 septembre 1999, la caisse a écrit à l'assurée pour l'informer qu'elle avait réexaminé son dossier et qu'il apparaissait que, d'un commun accord avec l'employeur, l'employée avait déclaré des gains intermédiaires réguliers pour une activité à 50 pour cent, alors qu'elle travaillait selon un rythme saisonnier avec des périodes durant lesquelles elle était occupée à 100 pour cent. La caisse invitait en conséquence l'assurée à lui communiquer un relevé exact des heures effectivement travaillées dès le mois de décembre 1994. L'assurée a répondu, le 27 septembre 1999, que les fiches d'horaire de travail pour l'année 1995 n'avaient pas été conservées par l'employeur. Le 8 novembre 1999, la caisse a rendu une décision par laquelle elle a nié, avec effet rétroactif, le droit à l'indemnité pour les périodes du 1er décembre 1994 au 30 novembre 1995 et du 1er mai 1997 au 30 juin 1997. Cette décision était motivée par le fait que l'assurée n'avait pas été en mesure de fournir un relevé des heures accomplies pour les périodes susmentionnées. Par conséquent, son activité n'était pas contrôlable de telle sorte qu'il y avait lieu de considérer qu'elle avait eu un emploi à 100 pour cent et, en conséquence, qu'elle n'avait subi aucune perte de travail.