Citation: 6B_681/2007 25.01.2008 E. B

Par arrêt du 18 septembre 2007, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours en réforme et en nullité interjeté par X.________. On peut retenir ce qui suit de cet arrêt, respectivement du jugement du 21 mars 2007, à l'état de fait duquel il renvoie: B.a Entre le 7 et le 10 janvier 2005, X.________ a brisé les fenêtres de deux immeubles à Lausanne pour s'y introduire. Il a emporté 133 francs dans le premier cas, pour lequel il a été, sur plainte, reconnu coupable de vol, dommage à la propriété et violation de domicile. Il n'a rien emporté dans le second, pour lequel seule la tentative de vol a été retenue, ensuite du retrait de la plainte. Le 4 mars 2005, il a dérobé un porte-monnaie contenant environ 100 francs, des papiers d'identité, une carte Postomat ainsi qu'une carte VISA. Il a également consommé de la marijuana depuis le 1er janvier 2005 et été trouvé en possession de cette substance à trois reprises durant l'année 2006, à raison chaque fois de quelques grammes ou dixièmes de grammes. B.b Le 3 mars 2005, vers 7h45, à la gare de Lausanne, au bar « Le Freeport », X.________, A.________ et B.________ ont demandé à C.________, D.________ et E.________ de leur payer une bière et de leur remettre de l'argent. A.________ les a menacés de leur couper la tête et B.________ a placé son couteau sur la gorge de C.________. A.________ a asséné plusieurs coups de poing au visage de D.________. Il l'a également frappé au visage avec divers objets. B.________ a tenté d'empêcher un serveur d'appeler la police en le frappant. A.________ a encore frappé E.________ et menacé les trois victimes de les « buter ». X.________ a enfin proféré des insultes en albanais et en français. Le même jour, vers 8 heures, soit environ un quart d'heure plus tard à peine, dans le train circulant entre Lausanne et Renens, A.________ a abordé F.________ et G.________ et leur a demandé de l'argent. Il leur a asséné de nombreux coups, notamment un coup de pied au visage de G.________. B.________ et X.________ avaient pris place dans des compartiments adjacents à celui des victimes et faisaient le guet. Dans ces deux derniers cas, le Tribunal correctionnel a jugé que X.________ avait agi en qualité de coauteur du crime manqué d'extorsion qualifiée (art. 156 al. 1 et 3 en corrélation avec l'art. 140 al. 3 et 4 CP). Il était, lors du premier épisode, animé de la même volonté délictueuse que ses comparses, tous ayant à l'esprit l'idée de se faire offrir des verres par des jeunes qui prenaient tranquillement un café. La tentative d'extorsion était qualifiée au sens de l'art. 156 ch. 3 par renvoi à l'art. 140 ch. 4 CP en raison de l'utilisation d'un couteau qui avait été tenu très près de la gorge de l'une des victimes. Les accusés avaient en outre agi en bande. Selon le Tribunal correctionnel, le trio était prêt à agir dès qu'une occasion favorable se présentait pour commettre des actes de violence et pour profiter de la situation afin de tenter de dérober quelque chose à leurs victimes, quand bien même ni plan ni répartition des rôles n'avaient été prédéfinis. Dans le second cas, ils avaient agi en bande pour les mêmes raisons. Même si X.________ et B.________ n'avaient pas pris une part active à l'agression, ils avaient renforcé par leur présence la volonté délictueuse de A.________ et ne se s'étaient pas distancés de l'activité coupable de ce dernier mais avaient empêché les victimes et des tiers de réagir plus vigoureusement.