Citation: 8C_394/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'assurée), née en 1993, a travaillé du 15 août au 11 novembre 2012 comme serveuse dans un restaurant à U.________. Le 18 novembre 2012, elle a été victime d'un accident de la circulation alors qu'elle se trouvait assise à l'arrière d'un véhicule, ce qui a entraîné un traumatisme crânio-cérébral de grade V sévère. Les examens médicaux effectués dans la foulée à l'Hôpital B.________ ont mis en évidence un hématome épidural aigu frontal gauche, des contusions hémorragiques bi-frontales à prédominance à gauche, des contusions parenchymateuses en frontal droit, une fracture crânienne frontale gauche s'étendant aux sinus frontaux, au toit de l'orbite et aux lames papyracées, ainsi que des fractures para-sagittales de l'os sphénoïdal gauche. Le jour même de l'accident, l'assurée a subi une double opération maxillo-faciale et neurochirurgicale. Dans les suites de l'accident, des examens neuropsychologiques ont notamment mis en exergue des céphalées, une douleur psychique liée aux séquelles de l'accident (cicatrices sur le visage et le crâne), des troubles de la mémoire et de la concentration, un ralentissement cognitif, de l'apathie et de la fatigue. Par décision du 5 août 2014, SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA) a confirmé la prise en charge des suites de l'accident, en précisant qu'elle réduisait le montant de l'indemnité journalière de 10 % en raison de l'absence de port de ceinture de sécurité. En parallèle à la procédure en matière d'assurance-accidents, l'assurée a déposé une demande de prestations auprès de l'assurance-invalidité le 24 mars 2016. Entre autres mesures d'instruction, SWICA a confié une expertise pluridisciplinaire à la clinique C.________, dont les experts ont rendu leur rapport le 1 er avril 2016, complété le 19 septembre 2016. Par décision du 29 décembre 2016, SWICA a, sur la base de cette expertise, mis un terme au paiement du traitement médical et de l'indemnité journalière au 31 octobre 2016 et octroyé à l'assurée une rente fondée sur un taux d'invalidité de 10 % dès le 1 er novembre 2016 ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 20 %. A.b. Le 16 avril 2018, l'assurée a sollicité la révision de la décision du 29 décembre 2016, au motif que la clinique C.________ s'était vu retirer son autorisation d'exploiter. Statuant le 3 décembre 2018, SWICA a rejeté cette demande de révision. L'assurée s'est opposée à cette décision. Dans le cadre de la procédure en matière d'assurance-invalidité, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève a chargé le Centre d'Expertises Médicales (CEMed) de réaliser une nouvelle expertise pluridisciplinaire (en neuropsychologie, neurologie et psychiatrie). Les experts ont rendu leur rapport le 24 octobre 2019 et l'ont complété les 2 décembre 2019 et 15 mars 2021. Par décision sur opposition du 30 août 2022, SWICA a rejeté l'opposition formée contre la décision du 3 décembre 2018. Elle a considéré que si les conditions d'une révision procédurale de la décision du 29 décembre 2016 étaient bien réunies, il n'y avait toutefois pas lieu, au vu de l'appréciation des experts du CEMed, de revenir sur cette décision.