Citation: I 623/00 21.05.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé comme employé de voirie à Y.________ depuis 1988. Après plusieurs périodes d'arrêt de travail en 1995, son médecin traitant, le docteur B.________, a attesté d'une incapacité de travail complète dès le 30 mars 1996. A.________ était au bénéfice d'une assurance perte de gain en cas de maladie, conclue par son employeur auprès de l'Elvia société suisse d'assurances. Celle-ci a chargé le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, d'une expertise relative à la capacité de travail du prénommé. Dans son rapport, daté du 7 octobre 1996, ce praticien a fait état de lombo-sciatalgies droites chroniques sur spondylolisthésis de degré II de L5 sur S1, entraînant une incapacité de travail de 50 % dans la profession exercée jusqu'alors; ces affections n'empêchaient en revanche pas l'assuré d'exercer une activité semi-assise ne nécessitant pas le port de charges supérieures à 10 kg de façon régulière. Le docteur C.________ a également constaté qu'une forte surcharge psychogène pouvait avoir une influence supplémentaire sur la capacité de travail de l'assuré. Le docteur D.________, spécialiste FMH en psychiatrie et en psychothérapie, a notamment posé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux chroniques. Selon ce praticien, l'incapacité de travail en relation avec les troubles psychiques constatés était alors de 20 %, mais une réadaptation professionnelle devait être entreprise rapidement pour avoir des chances de succès (rapport du 26 novembre 1996). Entre-temps, A.________ avait demandé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) de lui allouer des mesures de reclassement dans une nouvelle profession (demande de prestations du 7 novembre 1996). Le 21 novembre 1996, le docteur B.________ a adressé à cet office un rapport médical faisant état d'un spondylolisthésis entraînant une incapacité de travail de 50 % dans la profession exercée jusqu'alors, à laquelle s'ajoutait une incapacité de travail de 10 à 20 % en raison de troubles psychiques. Le médecin traitant de l'assuré se référait aux expertises dont avaient été chargés les docteurs C.________ et D.________ et indiquait que des mesures d'ordre professionnel devaient être allouées immédiatement par l'assurance-invalidité. Le conseiller en orientation professionnelle de l'office AI a considéré que A.________ ne disposait plus des ressources physiques et morales nécessaires à son retour dans l'économie. Seule était envisageable une reprise du travail dans une structure protégée, ce qui ne permettait d'espérer qu'un revenu de l'ordre de 650 fr. par mois; il n'était pas même certain que l'assuré puisse travailler dans un tel cadre, au vu de son état psycho-affectif (rapport du 23 décembre 1997). Par décision du 1er février 2000, notifiée le 14 février 2000, l'office AI a rejeté sa demande de prestations.