Citation: 2C_183/2024 E. 7.2.1

7.2.1. En l'espèce, concernant la prise en compte des aides allouées pour le recul du chiffre d'affaires intervenu au cours de l'exercice 2021, la recourante n'explique pas en quoi la Cour de justice aurait procédé à une application arbitraire du droit cantonal, y compris supplétif. Elle se contente de critiquer l'arrêt attaqué, qui aurait négligé de traiter correctement son argument portant sur les sens différents donnés aux termes "année" et "annuel" présents à l'art. 12 al. 1septies de la loi COVID-19, mais sans expliquer pour quelle raison la méthode choisie par l'autorité précédente serait insoutenable. La seule interprétation prétendument "polysémique" de ces termes et l'absence de définition de la notion d'"année" dans la loi ne suffit pas pour conclure à une application arbitraire de cette norme, ni d'ailleurs, comme on l'a vu, à une violation du principe de la légalité (cf. supra consid. 6.5.1). Par ailleurs, rappelant que le principe de la participation au bénéfice vise à éviter les situations de surindemnisation, il n'est pas insoutenable de prendre en compte dans l'examen de celle-ci l'ensemble des aides versées pour la période considérée, à savoir l'exercice comptable 2021. La recourante estime également que l'arrêt attaqué, qui confirme la décision sur réclamation du Département, est arbitraire dans son résultat, en faisant valoir qu'elle a été largement déficitaire lors des années civiles 2020 à 2022. Il s'agit toutefois de faits nouveaux qui ne figurent pas dans l'arrêt attaqué et qui sont par conséquent irrecevables (cf. art. 99 LTF), la recourante ne prétendant au demeurant pas non plus que les faits auraient été sur ce point établis de manière inexacte ou en violation du droit par l'autorité précédente.