Citation: 2C_481/2022 E. 1

Par décision du 30 novembre 2021, le Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé du canton de Genève a ordonné à A.________, sous la menace des peines prévues à l'art. 292 du Code pénal suisse du 21 décembre 1937, la fermeture immédiate et définitive des salons érotiques B.________, sis à U.________ et de l'agence d'escorte C.________, lui a interdit d'exploiter tout autre salon de massages et agence d'escorte pendant une durée de dix ans, lui a infligé une amende de CHF 500.- et a déclaré la décision exécutoire nonobstant recours. Selon un rapport de police, lors du contrôle effectué le 22 février 2021 au sein des deux salons précités, les conditions sanitaires visant à lutter contre la propagation du virus du Covid-19 n'étaient pas respectées. Aucun fichier ne permettait de récolter les données des clients et aucun gel désinfectant n'était mis à leur disposition. Par ailleurs, l'intéressé ne remplissait plus la garantie de solvabilité exigée par la loi pour exploiter un salon de massages et une agence d'escorte. Dès lors qu'il n'avait pas manifesté son intention de cesser l'exploitation des salons de massage et de l'agence d'escorte, mais entendait continuer à se soustraire à ses obligations légales, il convenait d'ordonner la fermeture des salons et de l'agence d'escorte et de lui interdire d'en exploiter pendant une certaine période. Le 17 janvier 2022, l'intéressé a recouru devant la Cour de justice du canton de Genève contre la décision rendue le 30 novembre 2021 par le Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé du canton de Genève, dont il a demandé l'annulation. Par arrêt du 4 mai 2022, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours.