Citation: 4C.74/2007 22.01.2008 E. 6

La défenderesse se plaint enfin d'une violation de l'art. 8 CC. Elle considère que le refus de faire administrer une seconde expertise constitue une violation de son droit à la preuve consacré par la disposition de droit fédéral invoquée. L'autorité cantonale a rejeté la requête de seconde expertise au motif que les critères justifiant son administration n'étaient, en l'espèce, pas réalisés. Il s'agit là manifestement d'une question de droit de procédure cantonal, ce qui n'a pas échappé à la défenderesse qui s'est expressément référée, dans son recours, aux art. 237 et 239 CPC/VD. Cette question a du reste été traitée dans le cadre du recours en nullité déposé devant la Chambre des recours, qui a jugé que le rejet de la requête tendant à une seconde expertise était justifié. Dans la mesure où cette question ne saurait être examinée, à nouveau, dans le cadre du présent recours en réforme, le moyen est irrecevable. En tout état de cause, la règle du droit à la preuve telle que découlant de l'art. 8 CC n'a pas été violée, puisque la défenderesse a pu faire administrer la preuve par expertise conformément à ses offres de preuves. Le grief tombe donc manifestement à faux.