Citation: 8C_132/2024 E. 5.1

5.1. Les juges cantonaux ont considéré que la directive JAD était applicable, le recourant étant un jeune adulte, âgé de 22 ans au moment de l'arrêt attaqué. La directive contenait en effet des règles spéciales applicables à cette catégorie de bénéficiaires et réglementait la délivrance de la prestation financière du RI de manière plus systématique et complète que les normes RI. Selon le point 14 de l'annexe 3 à la directive JAD, le recourant n'avait donc pas droit à la prise en charge de son loyer, dès lors qu'il vivait chez ses parents et que ceux-ci ne bénéficiaient pas du RI, ni des PC AVS/AI, ni de la rente-pont. La cour cantonale a retenu - à juste titre - que ni les normes RI ni les directives JAD n'ont force de loi. Le juge peut ainsi s'en écarter s'il les estime contraires à la loi ou à l'ordonnance; toutefois, il en tient compte dans la mesure où elles permettent une application correcte des dispositions légales dans un cas d'espèce (ATF 146 Il 321 consid. 4.3; ATF 142 II 182 consid. 2.3.2). La directive JAD n'est certes pas publiée. Elle a toutefois été remise au recourant, de sorte qu'il pouvait se déterminer en toute connaissance de cause devant l'instance cantonale (cf. ATF 141 IV 465 consid. 9.5.6 et la référence).