Citation: 6B_64/2023 E. 3.4.2

3.4.2. Selon les faits établis dans le jugement entrepris (consid. 2.5.1.2 in fine p. 18 s.), que le recourant ne réfute pas, J.________ et G.________, pour le compte de la commune, se sont, hormis la tâche consistant à faire publier au Bulletin officiel un avis concernant les dates de fermeture des routes, contentés de procurer trente barrières de type "Vauban" le 19 août 2013, comme ils l'auraient fait avec des organisateurs d'événements, mais sans indiquer expressément (ou ne serait-ce que suggérer) qu'elles constituaient le moyen approprié pour procéder, en toute sécurité, à la fermeture des routes en vue d'exécuter les travaux projetés. Sur la base des faits qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), il sied de considérer, à l'instar de la cour cantonale, qu'en l'absence de garantie expresse donnée au recourant par les représentants communaux, la seule publication au Bulletin officiel des dates de fermetures des routes ainsi que la mise à disposition de barrières par la commune ne dispensait pas le responsable de H.________ SA de se soucier de la manière de signaler correctement la présence même du chantier. Le recourant ne peut en particulier rien déduire du fait que son entreprise n'était pas active en génie civil, dès lors que, comme l'a constaté la cour cantonale, son but social, soit le montage de moyens de transports de personnes, impliquait nécessairement la clôture, au moins temporaire, de routes ou de chemins situés en dessous du câble à poser. La cour cantonale a également relevé à juste titre que tout automobiliste, ce qui est le cas du recourant, est supposé savoir que si son engin se retrouve immobilisé sur la chaussée par suite de panne, d'accident ou d'une halte imprévue, un signal de panne doit être placé à 50 m au moins du véhicule (art. 23 al. 2 OCR) ceci afin que ce dernier, constitutif d'un obstacle même très temporaire, puisse être remarqué à temps par les autres usagers de la route. Du reste, la nécessité de signaler la présence d'un obstacle obstruant entièrement la chaussée devait s'imposer à l'esprit du recourant par son caractère d'évidence. Il n'est en effet nul besoin de connaissance spécifique pour se rendre compte que l'installation d'une barrière métallique de couleur grise en travers de la chaussée, dépourvue de toute mesure permettant d'en signaler préalablement la présence, créait une situation hautement dangereuse pour les usagers de la route. Au regard de ce qui précède, le recourant n'a pas déployé l'attention et les efforts que l'on pouvait attendre de lui. Par conséquent, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a reconnu que le recourant avait violé de manière fautive son devoir de prudence.