Citation: K 31/05 05.07.2005 E. A

I.________, alias H.________, né en 1954, a vécu en Suisse comme requérant d'asile. Il était assuré contre la maladie auprès de CSS Assurance-maladie SA pour les assurances LAMal (ci-après : la CSS). Depuis plusieurs années, il souffrait d'un mycosis fungoïde, lymphome cutané T. Le service de dermatologie du Centre hospitalier Y.________, conjointement avec les spécialistes de radio-oncologie de cet établissement, ont préconisé un traitement sous la forme d'une association d'une irradiation au photon de l'hémicorps supérieur et de l'hémicorps inférieur, à une irradiation cutanée aux électrons. Ce traitement ne pouvait pas être prodigué en Suisse. Le seul établissement qui pût le pratiquer était le Centre X.________, en France. Le 14 avril 2003, le Centre X.________ a établi un devis pour deux éventualités de traitement, savoir une radiothérapie ambulatoire (11'918  95) ou une hospitalisation au Centre X.________ (43'552  32). La CSS s'est déclarée d'accord de prendre en charge le traitement ambulatoire. L'assuré a entrepris ce traitement ambulatoire au Centre X.________. Son état de santé s'étant aggravé, il a été hospitalisé au Centre X.________ du 18 juin 2003 au 28 août 2003. Les frais de cette hospitalisation, selon facture du 31 octobre 2003 du Centre X.________, se sont élevés à 55'186  17. L'assuré est décédé le 13 février 2004. La caisse a rendu une décision, le 21 avril 2004, notifiée au Service de l'action sociale du canton du Valais, par laquelle elle acceptait de prendre en charge les divers traitements ambulatoires prodigués à l'assuré par le Centre X.________, mais limitait la prise en charge des frais d'hospitalisation jusqu'à concurrence du double du montant qui aurait été payé pour un traitement analogue en Suisse, soit deux fois 21'161 fr. 20. Par une nouvelle décision, du 17 juin 2004, la CSS a rejeté l'opposition formée contre cette décision par le Service de l'action sociale du canton du Valais.