Citation: 6B_1096/2018 E. A

En date du 6 décembre 2017, X.________ a déposé plainte pénale contre A.________ pour calomnie, subsidiairement diffamation. X.________, qui était en conflit avec le prénommé dans le cadre d'un projet immobilier, reprochait en substance à A.________ de l'avoir accusé d'être à l'origine de menaces de mort dont ce dernier avait été la cible. Le ministère public a transmis la plainte pénale de X.________ pour complément d'enquête à la police, qui a auditionné les dénommés B.________ et C.________ en qualité de personnes appelées à donner des renseignements. Elle a ensuite entendu A.________ en qualité de prévenu. Par ordonnance du 30 mai 2018, le ministère public a refusé d'entrer en matière sur les faits dénoncés par le plaignant. Pour le ministère public, les propos tenus par A.________ se limitaient, s'agissant des menaces qu'il avait reçues, à l'évocation d'une suspicion à l'égard des personnes impliquées dans le projet immobilier de X.________, voire d'un doute quant à une éventuelle implication de ce dernier, étant précisé qu'il avait lui-même déposé plainte contre inconnu. Ses propos n'étaient donc pas attentatoires à l'honneur. Les conditions à l'ouverture de l'action pénale n'étaient manifestement pas réalisées.