Citation: 4A_372/2009 27.10.2009 E. 1

Un recours au Tribunal fédéral doit, sous peine d'irrecevabilité, exposer succinctement en quoi l'arrêt attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Les recourants commencent par affirmer que l'intimée est l'assureur LAA de la défunte. Cette assertion est contraire aux constatations cantonales - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - puisqu'il a été constaté, dans l'arrêt attaqué, que l'intimée était l'assureur obligatoire des soins en cas de maladie et d'accidents selon la LAMal. Il n'apparaît pas que la constatation cantonale soit manifestement inexacte ou établie en violation du droit (art. 105 al. 2 LTF) - ce que les recourants n'allèguent même pas (art. 97 al. 1 LTF) -, de sorte qu'il faut s'en tenir à l'état de fait cantonal. Il ressort de l'arrêt cantonal que l'intimée, en tant qu'assureur maladie, a versé des prestations à son assurée pour les soins médicaux qu'elle a reçus à la suite de l'accident de circulation dont elle a été victime. La caisse maladie a ensuite obtenu le remboursement de ces prestations de la part de l'assureur responsabilité civile du conducteur responsable de l'accident. Les hoirs ne peuvent évidemment prétendre à ces sommes, puisque l'assurée a reçu les prestations de la caisse maladie et qu'il ne s'agissait plus que de répartir cette charge entre les assureurs. Les recourants contestent avoir reçu - comme cela est retenu dans l'arrêt cantonal - un montant de 1'031 fr.20 en date du 1er janvier (recte: octobre) 2007. Savoir si cette somme a ou non été versée à l'assurée à la date indiquée est une question de fait. Le Tribunal fédéral est lié par les constatations cantonales (art. 105 al. 1 LTF). Les recourants ne démontrent pas que cette constatation serait arbitraire ou établie en violation du droit (art. 97 al. 1 LTF). Les recourants admettent que la défunte était assurée auprès de l'intimée pour l'assurance obligatoire des soins, accidents inclus, ainsi que pour les assurances complémentaires A.________ et B.________, qui assurent des prestations supplémentaires pour des traitements ambulatoires ou hospitaliers. Il apparaît cependant d'emblée que les recourants ne demandent pas des prestations pour des frais médicaux qui auraient été assumés par l'assurée. Ils ne peuvent donc en déduire aucun droit. Les recourants admettent expressément que l'assurée n'avait pas conclu une assurance complémentaire W.________ qui lui donnerait droit à un capital en cas de décès. De ce point de vue également, ils ne peuvent tirer aucun droit à l'encontre de l'intimée. Les recourants se bornent à demander trois cents jours d'indemnités journalières à 80 fr., sans même alléguer que la défunte aurait conclu avec l'intimée un contrat d'assurance lui donnant droit à une telle prestation. Leurs prétentions ne trouvent aucun point d'appui dans l'état de fait contenu dans l'arrêt cantonal, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). En lisant le recours, on ne parvient pas à discerner quelles règles de droit auraient été violées par l'arrêt attaqué et en quoi consisterait cette violation. Le recours ne répond donc pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF et doit être déclaré irrecevable. Les frais judiciaires sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 68 al. 1 LTF). L'intimée, qui n'a pas recouru aux services d'un avocat et qui n'a pas invoqué de frais particuliers, n'a pas droit à des dépens.