Citation: 4A_125/2023 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante ne parvient pas à démontrer l'arbitraire des deux éléments objectifs susmentionnés. Dans la mesure où la recourante soutient que, même si elle a versé l'argent sur un compte dont son mari était titulaire, son intention était de faire un prêt à la société, elle ne démontre pas que l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Certes, une déclaration de partie est un moyen de preuve (art. 168 al. 1 let. f et 191 CPC), contrairement à ce qu'a écrit la cour cantonale, mais ce moyen est soumis à la libre appréciation du tribunal (art. 157 CPC). Or, en l'occurrence, la cour cantonale a considéré que, vu le litige existant entre les associés, les déclarations de la défenderesse et de son mari n'étaient pas crédibles. En tant qu'elle soutient que la façon dont son prêt a été comptabilisé dans les comptes de la société est sans importance puisque l'argent a finalement été mis à disposition de la société et que son intention était bien de le prêter à la société, la recourante ne démontre aucun arbitraire. Elle ne fournit aucune explication plausible au fait que le contrat ne se trouvait pas comme pièce justificative dans la comptabilité de la société, ni pourquoi son mari, expert-comptable, aurait signé et approuvé les comptes de l'exercice 2011 indiquant que le prêt était le sien propre. Sa thèse est en contradiction avec ce qui a été réellement fait. Il ne lui suffit pas d'invoquer son intention pour démontrer que son prêt aurait été fait directement à la société.