Citation: 2C_59/2020 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, dans la mesure où le recourant invoque la présence en Suisse de sa mère et de sa soeur, il faut relever qu'en tant que personne majeure, et en l'absence de toute dépendance, l'art. 8 CEDH ne protège pas cette relation. En outre, du moment que le recourant est le père d'un enfant titulaire d'une autorisation de séjour UE/AELE en Suisse, il pourrait se prévaloir de l'art. 8 CEDH, garantissant sa vie familiale. Toutefois, avec son comportement qui ne saurait être qualifié d'irréprochable, il ne remplit pas les conditions posées par la jurisprudence (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 97 s. et consid. 5.2.4 p. 100). Au demeurant, en application de l'art. 8 par. 2 CEDH, et sans qu'il soit nécessaire d'examiner plus avant si la relation qu'il entretient actuellement avec une personne au bénéfice d'une autorisation d'établissement en Suisse lui permet également d'invoquer l'art. 8 CEDH, son grief ne peut qu'être écarté.