Citation: 1A.26/2001 09.07.2001 E. 1

c) A teneur de l'art. 101 let. c OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable contre des mesures relatives à l'exécution des décisions. Le recours dirigé contre une mesure d'exécution ne permet pas de remettre en discussion la décision rendue au fond, définitive et exécutoire, sur laquelle elle repose. Une exception n'est envisageable que si la décision au fond a été prise en violation d'un droit fondamental inaliénable et imprescriptible, ou lorsqu'elle est nulle de plein droit (ATF 119 Ib 492 consid. 3c/bb p. 498; cf. les arrêts non publiés V. du 28 novembre 1997, S. du 7 janvier 1993, G. du 25 juillet 1990 et P. du 2 juillet 1990). Selon le Tribunal administratif, la décision du 31 août 2000 constituerait une simple mesure d'exécution de la décision du 13 décembre 1995, dont elle aurait pour seul effet de repousser le délai accordé initialement pour exécuter les travaux de rétablissement de l'état antérieur. Les recourants contestent cette appréciation, en faisant valoir que l'arrêt attaqué aurait été rendu au terme d'une procédure cantonale de révision, voire de reconsidération, des décisions de 1995. Ils se réfèrent sur ce point à leur courrier du 10 juillet 2000. Cette conception ne peut être partagée. Les recourants, assistés d'un avocat, ne peuvent pas prétendre s'être mépris sur le sens du courrier du 28 juin 2000, ni reprocher au Département cantonal de n'avoir pas considéré leur prise de position du 10 juillet 2000 comme une demande implicite de reconsidération ou de révision des décisions confirmées par l'arrêt du 27 janvier 1997, entré en force dans l'intervalle. Au demeurant, les recourants n'expliquent pas en quoi et selon quels principes l'autorité cantonale aurait été tenue d'agir comme ils l'auraient souhaité. On ne saurait en tout cas reprocher au Tribunal administratif d'avoir tenu la démarche des recourants pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une tentative d'échapper à l'exécution de décisions entrées en force. Pour le surplus, hormis la nécessité de protéger les biotopes, les recourants ne font valoir aucun motif de déroger à la règle de l'art. 101 let. c OJ. Les recours sont irrecevables à cet égard, sans qu'il n'y ait lieu d'approfondir, pour le surplus, le point de savoir si les autres conditions de recevabilité étaient remplies en l'espèce.