Citation: 1C_658/2023 E. 5.5

5.5. Les éléments avancés par les recourants, soit le temps écoulé entre le mariage et le dépôt de la demande de naturalisation de même que la durée et l'intensité de la relation extraconjugale, ne sont pas des éléments qui permettraient d'établir que la communauté conjugale des époux était stable au moment de la signature des déclarations communes. Il n'est donc pas pertinent de comparer ces éléments. En outre, les recourants ne peuvent pas être suivis lorsqu'ils remettent en cause certaines indications de fait ressortant de l'arrêt 1C_618/2020, s'agissant de preuves de la réalité de la relation de couple, de la spontanéité de l'aveu de l'adultère et du véritable motif de rupture (voir supra consid. 4). Les recourants ne peuvent pas non plus utiliser à leur avantage des "attestations" de tierces personnes qui confirmeraient l'authenticité de la relation maritale des époux. En effet, ils ne reprochent pas à l'instance précédente d'avoir écarté arbitrairement une attestation y relative d'un ami du recourant (arrêt attaqué, consid. 4.7) et de ne pas s'être référée à l'attestation établie par la mère des enfants du recourant dans son arrêt. Quant à l'arrêt 1C_618/2020 dont se prévalent les recourants, le Tribunal fédéral a expliqué pour quels motifs un traitement particulier de ladite cause se justifiait. Or les recourants ne démontrent pas que ces motifs spécifiques seraient aussi réalisés dans la présente cause, se contentant de livrer leur propre appréciation de certains faits. Au surplus, la comparaison des états de fait ressortant de la décision attaquée et de l'arrêt 1C_618/2020, telle qu'effectuée par les recourants est loin d'être exhaustive et tait les éléments de fait qui divergent le plus entre les deux causes. En effet, à aucun moment, le recours ne fait mention de la reconnaissance, par le recourant, de son enfant adultérin intervenue en France un mois avant sa naissance, ni du fait qu'il a effectué les démarches y relatives à l'insu des autorités et de son épouse, laquelle n'a été mise au courant de la paternité du recourant qu'en 2015. S'ajoute à cela le fait que le recourant a renoué avec la mère de son enfant et a ensuite eu avec elle un deuxième enfant. On cherche en vain dans le mémoire de recours une argumentation spécifique liée à ces faits, alors même que l'instance précédente a longuement exposé en quoi ils étaient déterminants. En définitive, les éléments retenus par l'instance précédente - que les recourants ne remettent d'ailleurs pas en cause - caractérisent la différence entre la jurisprudence dont se prévalent les recourants et leur propre situation. C'est donc à bon droit que le Tribunal administratif fédéral a constaté que la situation des recourants divergeait de celle à l'origine de l'arrêt 1C_618/2020.