Citation: 4D_71/2013 E. 2.6

2.6. Les recourants soutiennent précisément que les constatations cantonales sur le nombre d'heures facturées relèvent d'une appréciation arbitraire des preuves. On ne saurait les suivre sur ce point. En l'occurrence, il est certes exact que les paysagistes ont été mandaté par une partie (l'intimé), mais ils ont ensuite tous été entendus à titre de témoins par le juge, chacune des parties ayant la possibilité de confronter ceux-ci à leurs estimations écrites respectives. Les professionnels entendus, relevant la complexité des travaux, ont tous confirmé que le montant facturé aux recourants se justifiait eu égard au volume de travail sur le chantier en question. On peut relever à cet égard que les estimations effectuées par A.________ (48'271 fr.) et B.________ (47'432 fr.) révèlent même un montant supérieur à celui facturé par l'intimé pour son travail (42'850 fr.). On ne saurait donc reprocher à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en considérant que les estimations concordantes des paysagistes se révèlent convaincantes, ce d'autant plus que la complexité des travaux due à l'accès difficile du chantier, la nécessité d'une main-d'oeuvre qualifiée et les précautions particulières à prendre pour ce type d'ouvrage (cf. arrêt entrepris consid. 3.2 p. 13) ont été corroborés par les déclarations du transporteur qui est intervenu sur place. S'agissant du témoignage de l'employé, l'argument soulevé par les recourants n'est pas de nature à infirmer la conclusion qui précède. Même si l'arrêt entrepris (let. h p. 4) retient effectivement que l'employé n'a pas vu toutes les factures, on doit comprendre qu'il en a vu certaines et qu'il a accrédité, à tout le moins pour celles-ci, l'exactitude du nombre d'heures facturées et de leur adéquation avec les travaux effectués (cf. arrêt entrepris let. h p. et consid. 3.2 p. 13). Le moyen soulevé est infondé.