Citation: 2C_49/2022 E. 5.4.1

5.4.1. Le sirop et les pastilles à sucer B.________ sont classés dans la catégorie de remise B car ils contiennent un principe actif présentant un risque d'abus bien connu pouvant induire une accoutumance ou une dépendance, au sens de l'art. 45 al. 1 let. c ch. 1 OMéd. Or, la recourante ne remet pas en cause les effets psychotropes du dextrométhorphane et les risques d'abus qui y sont liés. L'existence d'un tel risque concernant les monopréparations à base de dextrométhorphane est dû aux effets psychotropes de ce principe actif, dont un surdosage peut provoquer des hallucinations ou une perte des fonctions motrices, qui a fait l'objet de nombreuses publications scientifiques et articles spécialisés, selon l'arrêt attaqué (cf. aussi arrêts 2C_697/2021 du 28 juillet 2022 consid. 6 et 2C_851/2021 du 28 juillet 2022 consid. 6). La recourante focalise son argumentation sur la constatation de l'autorité précédente, selon laquelle les deux médicaments litigieux font fréquemment l'objet d'un usage (à titre récréatif) non conforme et dangereux pour la santé (cf. art. 42 let. c OMéd) et pas sur le fait qu'ils sont susceptibles d'être utilisés de façon abusive (cf. art. 45 al. 1 let. c ch. 1 OMéd). Dès lors que, comme déterminé ci-dessus, les deux médicaments en cause sont soumis à la let. f de l'art. 42, il n'y a en principe pas lieu d'examiner si, au surplus, ces produits sont ou non "fréquemment utilisés de manière non conforme à l'usage auquel ils sont destinés et que cela risque de porter une atteinte directe ou indirecte à la santé", au sens de celle-ci.