Citation: 2C_1009/2017 E. 6.1

6.1. En l'occurrence, la méthode utilisée par l'autorité précédente pour déterminer la valeur locative est fondée sur la méthode du prix comparable. Cette méthode et son choix ne prêtent pas le flanc à la critique (cf. supra consid. 5.3) et ne sont d'ailleurs pas remis en cause par la recourante. C'est ainsi bien plus de l'appréciation des preuves effectuée par la Commission de recours dont la recourante se plaint. Sur ce point, elle ne mentionne toutefois ni l'arbitraire, ni l'art. 9 Cst. Elle ne le fait qu'au sujet du refus de donner suite à ses offres de preuve et il a déjà été constaté à cet égard que la Commission de recours n'a pas versé dans l'arbitraire lorsqu'elle a écarté ses offres par appréciation anticipée des preuves (cf. supra consid. 3 et 3.3). A l'exception du grief précité, qui concerne l'évaluation anticipée des preuves, le recours ne satisfait donc pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF lorsqu'il remet en cause l'appréciation par l'autorité précédente des éléments en sa possession pour évaluer les revenus locatifs. Cela étant, même en admettant une motivation conforme à cette disposition, il conviendrait de constater que la Commission de recours ne tombe pas dans l'arbitraire lorsqu'elle relève que les revenus locatifs retenus pour les locaux commerciaux représentent un prix moyen et qu'ils prennent déjà en compte le fait que les surfaces de stockage ont une valeur moins importante que les surfaces de vente. En outre, au regard des faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), la Commission de recours explique de façon soutenable pour quelles raisons elle estime que les revenus locatifs retenus par le Service cantonal ne sont pas trop élevés par rapport à la réalité du marché. Elle mentionne en particulier le lieu de situation de l'immeuble, le fait qu'il a été rénové pour sept millions de francs entre 2007 et 2008, ainsi que les loyers comptabilisés avant les travaux de rénovation, qui étaient alors nettement plus élevés (pour 2006, le revenu locatif comptabilisé était de 516'840 fr. et pour 2010 de 152'060 fr., soit une baisse de 70%; cf. courrier du Service cantonal du 21 avril 2016; art. 105 al. 2 LTF). L'autorité précédente relève également que le Service cantonal s'est rendu sur place pour évaluer le standing de l'immeuble en cause. Dans ces circonstances, la Commission de recours pouvait sans arbitraire confirmer le standing de quatre étoiles retenu par le Service cantonal, ainsi que la comparaison effectuée par ce dernier avec des logements de standing équivalent. Elle a de plus expliqué de façon soutenable pourquoi elle ne pouvait pas prendre en compte la majoration et les déductions proposées par la recourante, celles-ci n'étant pas établies. En outre, le fait, soulevé par la recourante, que le Service cantonal a évolué dans ses estimations ne permet pas encore de conclure à une évaluation arbitraire des revenus locatifs. Enfin, l'existence de loyers moins onéreux ne peut être à elle seule déterminante, dans la mesure où il s'agit d'évaluer un prix moyen du marché et où des loyers plus chers sont également ignorés (cf. notamment l'annexe au document précité relatif à la séance du 1er juin 2016 de la Commission d'impôt; art. 105 al. 2 LTF).