Citation: 1C_350/2021 E. 2.3

2.3. Les arguments soulevés par le recourant ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation des instances précédentes. En particulier, le recourant affirme, sur un mode strictement appellatoire, que pour accéder à la route communale les véhicules devront tourner à 180 degrés et que, partant, plusieurs manoeuvres dangereuses sur cette route seront nécessaires. Ce faisant, le recourant s'écarte de l'appréciation de l'instance précédente selon laquelle les véhicules légers, en entamant le virage déjà à l'écart de la chaussée sur la propriété privée de l'intimé, seront positionnés perpendiculairement à la route communale. Au vu des constatations de fait exposées ci-dessus (cf. consid. 2.2) et des plans figurant au dossier, cette considération de l'instance précédente n'apparaît pas arbitraire. Il n'est dès lors pas établi que de nombreuses manoeuvres devront nécessairement être effectuées sur la route communale, comme le soutient le recourant. Quoi qu'il en soit, s'il est vrai que l'accès à la propriété de l'intimé ne sera peut-être pas des plus aisés, il n'en demeure pas moins que les instances précédentes pouvaient sans violer le droit fédéral considérer que la configuration des lieux (tronçon de route rectiligne; largeur de la route oscillant entre 3,63 et 3,99 mètres à l'endroit du débouché critiqué; présence d'un trottoir à l'opposé de ce débouché; zone 30 km/h; nombre limité de logements desservis par cette route communale) ne permettait pas de conclure à l'existence de dangers particuliers pour les autres usagers de la route et les piétons qui bénéficient d'un trottoir. Le recourant n'apporte en l'occurrence aucun élément susceptible de mettre en doute cette appréciation, étant en outre rappelé que les instances précédentes disposent en ce domaine d'un important pouvoir d'appréciation. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, le fait qu'exceptionnellement en cas d'incendie un camion pompier en intervention puisse momentanément empêcher l'accès motorisé aux propriétés situées en amont du chemin ne permet pas de conclure que la voie d'accès serait inappropriée au sens de l'art. 19 LAT. Dans ces conditions et compte tenu de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral en matière d'appréciation des circonstances locales, il n'apparaît pas critiquable d'avoir jugé que le chemin d'accès répondait aux exigences déduites de l'art. 19 LAT. Mal fondé, le grief est rejeté, dans la mesure où il est recevable.