Citation: 9C_93/2014 E. 1

En formulant ensuite une décision de renvoi de la cause à l'office AI (ch. 3 du dispositif), l'autorité cantonale introduit une certaine contradiction avec le rejet du recours (et, partant, la confirmation implicite de la décision du 4 septembre 2012). En fonction des considérants auxquels se réfère le dispositif de l'arrêt cantonal, on peut cependant comprendre qu'elle voulait limiter l'instruction de la cause ordonnée à la période postérieure à la décision du 4 septembre 2012. Les premiers juges ont en effet constaté, après avoir discuté des rapports du docteur B.________ des 17 septembre 2012 et 15 mars 2013, que les conclusions du docteur C.________ restaient applicables en l'état, aucun élément ne permettant de les remettre en cause. On rappellera, à cet égard, que le cadre temporel sur lequel porte l'examen du juge quant à la légalité de la décision attaquée s'étend jusqu'au moment où la décision administrative litigieuse a été rendue (in casu, le 4 septembre 2012), les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, devant en principe faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 132 V 215 consid. 3.1.1. p. 220; 121 V 362 consid. 1b p. 366 et les références). Dès lors que la juridiction cantonale constatait qu'"en l'état", les conclusions du docteur C.________ restaient valables - et n'étaient donc pas remises en cause par un autre élément du dossier, en particulier les rapports du docteur B.________ -, l'instruction complémentaire évoquée ensuite ne pouvait concerner que des faits postérieurs au 4 septembre 2012. Dans un second temps, l'autorité cantonale de recours a toutefois indiqué dans les considérants de l'arrêt en interprétation du 10 décembre 2013 que les rapports du docteur B.________ constituaient des moyens de preuve destinés à prouver un fait survenu antérieurement à la décision litigieuse. Cette considération semble indiquer que les premiers juges entendaient faire porter l'instruction complémentaire de l'office AI sur la période antérieure au 4 septembre 2012. Or, si tel était le sens à donner au considérant du jugement du 1 er octobre 2013 sur la nécessité d'une instruction complémentaire (consid. 9 in fine), les ch. 2 et 3 de son dispositif entreraient en contradiction l'un avec l'autre. Dans ces circonstances, on constate qu'à la lecture des deux jugements cantonaux, le recourant est confronté à une première décision dont le dispositif est équivoque, voire même contradictoire, alors que la seconde décision ajoute encore à la confusion. Aux termes de ces jugements, on ne sait en effet pas à partir de quel moment l'office AI doit examiner la survenance d'une éventuelle aggravation de l'état de santé de l'assuré, singulièrement s'il doit inclure des faits antérieurs à la décision du 4 septembre 2012 (ce qui suppose que celle-ci ne puisse pas être maintenue) ou postérieurs à celle-ci (ce qui suppose que le dossier de l'assuré soit transmis à l'administration pour qu'elle examine la survenance éventuelle de nouveaux faits déterminants à partir de cette date). Le Tribunal fédéral ne saurait maintenir un tel résultat contradictoire, qui repose sur une mauvaise application du droit cantonal constitutive d'arbitraire et conduisant à une violation du droit fédéral (art. 9 Cst.). Il convient par conséquent d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause aux premiers juges pour qu'ils procèdent à l'interprétation de leur décision du 1 er octobre 2013, en application de la réglementation cantonale en matière d'interprétation, et reformulent ainsi clairement leur volonté. Les conclusions principales du recours sont, partant, bien fondées, étant précisé que les conclusions subsidiaires sont irrecevables, à défaut déjà d'être motivées conformément aux exigences de l'art. 42 LTF.