Citation: 5A_777/2023 E. 4.4

4.4. Le recourant ne tire aucune conséquence concrète de sa remarque portant sur le fait que la juridiction d'appel n'entend pas les parties, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y consacrer plus ample développement (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Il résulte de l'arrêt attaqué que la Cour de justice a dénié l'impact décisif du mariage sur la situation du recourant au motif que les époux avaient tous deux travaillé jusqu'en 2010 - ce qui est constant - et qu'il n'était pas établi qu'ils avaient convenu que le recourant cesse toute activité pour s'occuper du ménage et de l'éducation des enfants. Cette absence de convention sur la répartition des tâches repose sur le fait que, depuis 2010, le recourant avait entrepris une formation d'ingénieur avec l'intention de retrouver un emploi, qu'il avait effectué des remplacements ponctuels, qu'il alléguait chercher un emploi depuis de nombreuses années et que les enfants fréquentaient pleinement le parascolaire et la cantine scolaire à tout le moins dans le courant de l'année 2019, sans qu'aucun élément ne démontre qu'il en aurait été autrement les autres années. Or, le recourant ne s'en prend aucunement à ce dernier constat. Ses explications sur la concomitance entre la cessation de son activité et l'arrivée des enfants, sa dépendance envers son épouse ou le trouble de l'abandon des enfants mentionnés dans le rapport d'expertise familiale, ne permettent pas de retenir qu'il se serait effectivement occupé des enfants et du ménage de manière prépondérante ou davantage que s'il avait continué à travailler et qu'ainsi il avait dû cesser son activité lucrative dans ce but. Par ailleurs, le recourant ne conteste pas avoir indiqué être à la recherche d'un travail ni avoir exercé des emplois de manière temporaire pendant la vie commune, l'état de fait cantonal constatant notamment qu'il avait effectué une mission du 26 mars au 10 avril 2015 auprès d'une agence de recrutement, soit moins de cinq ans après avoir démissionné de son travail de technicien et plus de trois ans avant que l'intimée quitte le domicile conjugal avec les enfants. En outre, sa considération relative au fait que sa formation d'ingénieur avait été effectuée en cours du soir n'enlève rien à l'argument de la Cour de justice selon lequel le suivi de cette formation montrait que les parties avaient l'intention qu'il retrouve un emploi. Quant au temps qu'il avait consacré à la rénovation du bien détenu en copropriété par les parties, l'on ne discerne pas, faute pour le recourant de l'expliquer, en quoi il serait déterminant pour juger du caractère " lebensprägend " du mariage. Dès lors qu'au surplus le recourant se limite à se prévaloir de manière générale de la durée du mariage sans exposer pourquoi ce critère serait pertinent dans les circonstances de l'espèce (cf. supra consid. 4.1) et que ses griefs en lien avec son impossibilité de retrouver un emploi ont été rejetés (cf. supra consid. 3.3 et 3.4), il n'apparaît pas que l'on puisse reprocher à la Cour de justice d'avoir violé l'art. 125 CC en jugeant que le mariage n'avait pas eu d'impact décisif sur sa vie. Autant que recevables, les critiques du recourant doivent être rejetées.