Citation: 9C_178/2014 E. 6.3

6.3. Le raisonnement de la recourante, qui l'a conduite à déterminer un taux d'invalidité global de 50 % en appliquant la formule de calcul indiquée par le ch. 3101 de la Circulaire sur l'invalidité et l'impotence dans l'assurance-invalidité (CIIAI) de l'Office fédéral des assurances sociales (état au 1er janvier 2012) et reprise par l'auteur de doctrine cité (Michel Valterio, Droit de l'assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de l'assurance-invalidité [AI], 2011, ch. 1278 p. 585), comporte une erreur. Si la recourante présentait une incapacité de travail de 50 % dans l'exercice d'une activité professionnelle comme elle le soutient, elle serait en mesure de mettre en oeuvre une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée (la doctoresse B.________ mentionne l'activité de vendeuse, sans s'exprimer sur une (autre) activité adaptée [rapport indexé le 31 décembre 2009]). Elle disposerait alors d'une capacité résiduelle de travail plus étendue que le taux d'activité de 30 % qu'elle exercerait sans atteinte à la santé, tel que constaté par la juridiction cantonale (taux que la recourante ne conteste pas et qui lie le Tribunal fédéral). Elle ne subirait donc pas de perte de gain pour le temps consacré à l'exercice d'une activité lucrative (cf. ATF 137 V 340 consid. 4 p. 340 et l'arrêt cité). En conséquence, dans la formule de calcul utilisée par la recourante, le "handicap rencontré par la personne exerçant une activité lucrative, en %", soit "IE" devrait être de 0 % et non pas de 50 %, pourcentage qui correspond à l'incapacité de travail et non pas à la perte de gain subie. En d'autres termes, la recourante ne subirait aucun empêchement pour la part active, mais seulement, si l'on s'en tient à son argumentation, un empêchement de 50 % pour la part ménagère. Il en résulterait dès lors un taux d'invalidité global de 35 % (70 x 0,5), ce qui ne suffirait pas au maintien de la prestation.