Citation: 4A_573/2019 E. 3

Examinant le second grief de la recourante, tiré de la violation des art. 107 et 108 CPC, la cour cantonale a jugé que ce sont les carences de la locataire qui sont à l'origine de la procédure d'exécution forcée et qu'il n'existe aucune circonstance justifiant que les frais soient mis en équité à la charge d'une autre partie que la recourante. Dans la mesure où la recourante se base sur un état de fait différent de celui retenu sans arbitraire par la cour cantonale ( cf. consid. 2 ci-dessus), son grief de violation des art. 107 CPC (répartition en équité) et 108 CPC (frais à la charge de la partie qui les a causés inutilement) ne peut qu'être rejeté. Faute pour la locataire d'avoir procédé à l'évacuation des installations dans le délai fixé judiciairement, les frais de l'exécution forcée doivent être mis à sa charge, conformément à l'art. 106 CPC (sur la nature des frais d'expulsion, cf. DAVID LACHAT/ XAVIER RUBLI, Le bail à loyer, éd. 2019, p. 1053 n. 7.8; DAVID LACHAT/ BORIS LACHAT, Procédure civile en matière de baux et loyers, éd. 2019, p. 319 n. 3.8; FRANÇOIS BOHNET/PHILIPPE CONOD, La fin du bail et l'expulsion du locataire, in 18e Séminaire sur le droit du bail, 2014, p. 136-137 n. 227).