Citation: 4A_571/2019 E. 5.3

5.3. La cour cantonale a constaté que, le 29 avril 2008, D.________ a envoyé un courriel à B.________, administrateur de X.________ SA, selon lequel Z.________ avait exprimé son intérêt à racheter l'ensemble du complexe avec la précision que, s'il renonçait à l'achat du tout, il souhaiterait alors se joindre aux autres copropriétaires pour vendre sa propre part. Selon la recourante, il s'agirait de propos émanant non de Z.________, mais de G.________, Président de W.________. Elle laisse entendre que ces déclarations ne correspondraient pas à la réalité. Toujours selon la recourante, il serait arbitraire de constater que Z.________ et Y.________ ont été régulièrement convoqués aux séances organisées sous l'égide de D.________, puisqu'un témoin aurait précisé qu'il ne se rappelait avoir vu qu'une seule fois Z.________ aux séances. Cela étant, la question de savoir si Z.________ est lié par un contrat de courtage n'est pas déterminante, puisqu'il est ici question de la créance de courtage réclamée à Y.________ seul. Chacun des deux copropriétaires était libre de mandater un courtier, sans que l'autre soit impliqué. Quant à savoir si Y.________ a été régulièrement convoqué aux séances, ceci n'a pas davantage d'impact sachant qu'il a signé le contrat de courtage le 30 octobre 2008. Pour ce même motif, il n'importe de savoir si un contrat de courtage a été conclu par actes concluants lors de la séance du 16 octobre 2008 entre X.________ SA, Z.________ et Y.________. En effet, il est en tous cas établi que ce dernier a signé un contrat en bonne et due forme. Dès lors, il n'est pas utile de trancher le grief d'arbitraire soulevé par la recourante en relation avec les faits qui précèdent, puisqu'ils ne sont pas susceptibles d'influer sur le sort de la cause.