Citation: 6B_800/2022 E. 12.4.1

12.4.1. Dans son audition à la police, B1.________ a déclaré qu'elle ne savait pas comment réagir, qu'elle n'était pas bien à ce moment-là, qu'elle prenait des antidépresseurs, des calmants et des neuroleptiques, qu'elle était très influençable et qu'elle avait le sentiment que l'intimé avait profité de la situation (DO 21548, l. 55 à 60). Elle a ajouté que lorsqu'elle est partie du shooting, elle avait eu honte (DO 21548, l. 61) parce qu'elle n'avait pas eu la force de dire non, qu'elle s'était laissée faire (DO 21549, l. 65 et 66). Elle a précisé: " Je ne sais pas mais je crois que j'ai eu peur que si je disais non il allait s'en prendre à moi " (DO 21549, |. 66 et 67), puis: "... quand on ne dit pas non c'est un consentement... je ne voulais pas mais je me suis laissée faire. Il a eu une façon de parler, presque de la manipulation en fait " (DO 21549, |. 71 et 72).