Citation: 2C_562/2024 E. 1.4

1.4. En revanche, même si le droit interne ne confère pas de droit au regroupement familial, il est admis que l'art. 8 CEDH (RS 0.101), dont le recourant se prévaut dans son écriture, peut conférer, à certaines conditions, un droit de séjourner en Suisse à l'enfant étranger mineur, notamment si le ou les parents dont dépend le regroupement ont un droit certain à une autorisation de séjour, à savoir un droit de présence assuré en Suisse leur permettant de résider durablement dans le pays (cf. ATF 146 I 185 consid. 6.1; 137 I 284 consid. 2.6). Or, le recourant, du fait de son mariage avec une compatriote titulaire d'une autorisation d'établissement UE/AELE en Suisse, a un droit à la prolongation de son autorisation de séjour en vertu de l'art. 43 LEI et jouit ainsi d'un droit de présence assuré dans le pays (arrêt 2C_215/2023 du 6 février 2024 consid. 1.3). Il n'est par ailleurs pas contesté que le fils de l'intéressé, né en 2010, est encore mineur. Le recourant peut donc se prévaloir d'un droit potentiel à voir son fils le rejoindre en Suisse déduit du droit au respect de la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte sous cet angle.