Citation: 4P.12/2006 30.03.2006 E. 1

La banque A.________ a conclu au rejet de la demande. Les conseils des deux parties plaidèrent la cause à l'audience du 4 octobre 2005. Immédiatement après, interpellés par la Cour, ils acquiescèrent à une mesure d'instruction tendant à l'apport des actes de la procédure pénale en cours contre Y.________. Par lettre du même jour, également par son conseil, la banque A.________ demanda de pouvoir d'abord prendre connaissance de cette procédure pénale à laquelle elle n'était pas partie, puis d'être autorisée à plaider ou à prendre position par écrit sur les éléments dont elle aurait nouvellement connaissance. Le lendemain, X.________ adressa elle aussi une lettre à la Cour de justice. Elle s'opposait à ce que son adverse partie pût prendre connaissance de la procédure pénale et elle demandait de pouvoir elle aussi prendre position par écrit. La Cour a statué le 18 novembre 2005 sans avoir ordonné l'apport du dossier pénal. Elle a jugé que la demande de révision était irrecevable parce que son auteur l'avait introduite plus de deux mois après qu'elle avait connu les faits invoqués à l'appui de cette même demande. De plus, ces faits étaient impropres à influencer le jugement rendu sur l'action en libération de dette; celui-ci pouvait au contraire subsister avec la même motivation. La demande de révision était donc irrecevable en raison de ce fait également.