Citation: 5A_972/2021 E. 2.2.2

2.2.2. Devant la Cour civile, la requérante a soutenu que le contrat de mariage notarié du 3 août 2020, sur lequel la première juge s'était fondée, mentionnait que l'aide financière que lui avait octroyée son mari l'avait été non seulement en sa faveur, mais aussi en faveur de sa famille. Elle-même n'était propriétaire d'aucun bien personnel, raison pour laquelle les documents fiscaux des époux n'en faisaient pas état. Les deux extraits du registre de propriété kosovars produits démontraient incontestablement que les biens-fonds dont elle serait prétendument propriétaire appartenaient en réalité à deux membres de sa famille. Les mêmes arguments valaient pour la situation financière du mari, qui avait lui aussi constamment nié être propriétaire de biens immobiliers. La Juge civile se méprenait en outre totalement lorsqu'elle affirmait que l'avoir des conjoints dans leur pays d'origine était conséquent.