Citation: 9C_584/2022 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a retenu que l'intimée avait droit à une allocation pour impotent de degré faible dès le 1 er septembre 2020. Elle a constaté tout d'abord que l'assurée était en mesure d'accomplir cinq des six actes ordinaires de la vie (se vêtir et se dévêtir; se lever, s'asseoir, se coucher; manger; faire sa toilette; aller aux toilettes), mais pas celui de se déplacer à l'extérieur. En revanche, l'intimée n'était pas capable de vivre de manière indépendante, sans l'accompagnement d'une tierce personne et requérait une aide constante. Il ressortait en effet de l'expertise pluridisciplinaire des médecins de l'Unité d'expertises médicales du Centre universitaire de médecine générale et santé publique à Lausanne (Unisanté), du 1er septembre 2020, mise en oeuvre au cours de la procédure de révision de la rente, que le mari de l'intimée réalisait la quasi-totalité de l'entretien du domicile et qu'il préparait le repas de midi la plupart du temps. Dans les cas où l'intimée préparait à manger, son époux se chargeait de la cuisson. De plus, dès lors qu'elle ne parvenait pas à se baisser, l'intimée utilisait difficilement le lave-vaisselle et ne pouvait pas remplir le lave-linge. Le mari de l'intimée effectuait encore les courses pendant qu'elle l'attendait au restaurant du magasin. L'intimée présentait enfin un cas lourd de pathologies, avec de nombreuses comorbidités somatiques et psychiques, et de multiples limitations fonctionnelles.