Citation: C 63/06 11.10.2006 E. A

H.________ a été engagée le 17 décembre 1998 comme employée d'hôpital (veilleuse de nuit) auprès de X.________; son statut était celui d'auxiliaire, hormis durant la période du 1er août au 31 décembre 1999. Dès la fin de l'année 2002, avec l'aide de la fédération syndicale SUD, elle s'est plainte auprès de son employeur de ses conditions de travail (mobbing, horaire hebdomadaire de 80 ½ heures, etc.), ainsi que de la précarité de son statut et en a exigé la régularisation. Placée dans le même temps en arrêt maladie en raison d'un état anxio-dépressif, elle n'a plus été en mesure de reprendre son activité. Les rapports de travail ont été résiliés d'un commun accord le 1er septembre 2003, avec effet au 31 août précédent, par la signature d'une convention de départ; contre le versement d'un montant unique de 10'000 fr. bruts, soumis à charges (AVS, AC, LAA) et pour solde de tout compte, l'intéressée s'engageait à ne pas intenter d'actions en justice du fait des plaintes mentionnées. H.________ a requis des prestations de l'assurance-chômage dès la date de résiliation de son contrat. La Caisse cantonale vaudoise de chômage (ci-après: la caisse), puis le Service de l'emploi, première instance cantonale de recours en matière d'assurance-chômage (ci-après : le service de l'emploi), ont refusé d'indemniser les jours contrôlés entre le 1er septembre et le 31 octobre 2003 (décision du 2 décembre 2003 confirmée le 15 juillet 2004), l'employeur ayant certifié que le montant de 10'000 fr. correspondait grosso modo aux deux mois de salaire qu'il aurait dû verser en cas de résiliation du contrat dans les délais légaux.