Citation: 1C_449/2018 E.

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ et consorts demandent au Tribunal fédéral de réformer le ch. I du dispositif de l'arrêt cantonal en ce sens que le recours cantonal est admis, les décisions attaquées annulées en ce qu'elles valident l'affectation des parcelles nos 3553, 3554, 3561, 3548, 3549, 4095, 3690, 3525, 3560, 4293, 3570, 3555, 3556, 3557, 3558 et 3559 en zone constructible, ordre étant donné à la commune de retirer ces parcelles des bilans communaux des zones constructibles et de modifier le plan de zones communal en affectant ces terrains dans la zone intermédiaire. Les recourants sollicitent par ailleurs la réforme du ch. II du dispositif de l'arrêt entrepris en ce sens que le recours cantonal est admis, les décisions attaquées annulées en ce qu'elles instituent une zone réservée sur les parcelles nos 2424, 3459, 3460, 3464, 3471, 3506, 3564, 3566, 3568, 3569, 3571, 4072, et 4117, ordre étant donné d'ajouter le potentiel constructible de ces parcelles au bilan communal des zones à bâtir et de modifier le plan de zones communal en supprimant le contour gris. Toujours à titre principal, ils concluent à la réforme des ch. III et IV du dispositif cantonal en ce sens que les frais et dépens cantonaux sont mis à la charge de la Commune de Montreux. Subsidiairement, ils concluent à l'annulation de l'arrêt attaqué. Les recourants requièrent enfin également l'octroi de l'effet suspensif. Se référant aux considérants de son arrêt, le Tribunal cantonal conclut au rejet du recours. Le SDT ainsi que la Commune de Montreux proposent également le rejet du recours, cette dernière concluant cependant principalement à son irrecevabilité. Egalement invité à se déterminer, l'Office fédéral du développement territorial ARE estime que la cause ne soulève pas, au regard du droit fédéral de l'aménagement du territoire et de la planification, des questions de principe nécessitant des observations de sa part. Dans un second échange d'écritures, les recourants et le SDT ont persisté dans leurs conclusions respectives. Le SDT s'est encore brièvement déterminé le 10 mai 2018 et les recourants, en dernier lieu, le 3 juin 2019. Par ordonnance du 8 octobre 2018, le Président de la Ire Cour de droit public a rejeté la demande d'effet suspensif.