Citation: 1C_48/2025 E. 5

Le recourant s'oppose également au maintien dans son dossier de police de la pièce 3 correspondant à un signalement donné à la police le 29 septembre 2023 par le directeur de l'École B.________ à Lausanne d'une voiture stationnée devant le bâtiment au volant duquel il se trouvait. La cour cantonale a considéré qu'il existait clairement un intérêt public à ce que l'information selon laquelle le recourant avait proposé à des étudiants de l'École B.________ de se faire payer pour obtenir des informations sur d'autres étudiants soit conservée. Même s'il s'était engagé à ne plus recommencer, cette information conservait, un peu plus d'une année après ces faits, une importance certaine pour le travail de la police et restait utile "à la prévention, la recherche et la répression des infractions" dans le sens que lui donne l'art. 2 LDPJu. Cet intérêt était à ce jour tout aussi clairement supérieur à celui du recourant de voir ces données personnelles effacées de son dossier de police judiciaire (considérant 4e). Le recourant fait valoir qu'il était venu chercher son épouse qui étudiait dans l'établissement avec le véhicule de son entreprise et que le stationnement dans l'espace public ne constituait pas un délit. Il ajoute ne jamais avoir reconnu de faits "ni signé aucun document officiel ou dans un poste de police" et que le signalement dont il a fait l'objet de la part du directeur de l'établissement n'a donné lieu à aucune suite judiciaire. Cette argumentation essentiellement appellatoire ne se rapporte pas à la motivation retenue dans l'arrêt attaqué pour justifier le maintien de la pièce 3 au dossier et n'est pas de nature à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation faite par la cour cantonale de l'utilité de conserver les informations qu'elle contient au dossier pour la prévention d'éventuelles infractions. Sur ce point, le recours doit être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.