Citation: 5P.156/2002 08.07.2002 E. 3

Le recourant soutient ensuite que l'arrêt attaqué viole l'art. 9 Cst. 3.1 Dans la mesure où le recourant dénonce une application arbitraire du droit civil fédéral, ses griefs sont irrecevables. En effet, le recours de droit public n'est recevable au regard de l'art. 84 al. 2 OJ que si la prétendue violation de droits ou de normes énumérés à l'alinéa premier de cette disposition ne peut être soumise par un autre moyen de droit au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale (ATF 124 III 134 consid. 2b). Or, les griefs relatifs à l'application du droit civil fédéral doivent être soulevés par la voie du recours en réforme lorsque celui-ci est ouvert (cf. ATF 78 II 123 consid. 1), comme en l'espèce. Est ainsi irrecevable l'affirmation du recourant selon laquelle la cour cantonale aurait omis à tort d'inclure certaines charges dans ses dépenses incompressibles, dès lors qu'en réalité, ce moyen revient à dénoncer une constatation incomplète des faits empêchant l'application correcte des art. 151 ss aCC et/ou 285 CC, ce qui ressortit exclusivement au droit fédéral. Il n'en irait différemment que si, par exemple, les omissions en cause relevaient d'une appréciation arbitraire des preuves, notamment dans l'hypothèse où la Cour de justice aurait estimé l'inclusion de ces charges en principe conforme au droit fédéral, mais y aurait finalement renoncé faute de preuve suffisante quant à leur existence. Sont pareillement irrecevables les griefs du recourant s'en prenant à l'application des principes régissant la contribution d'entretien après divorce. Il en va de même lorsque le recourant critique l'application des art. 133 et 285 CC concernant la contribution d'entretien pour B.________, ou lorsqu'il fait valoir qu'on peut attendre de l'intimée qu'elle travaille à plein temps (cf. ATF 126 III 10), ou encore lorsqu'il prétend que la cour cantonale aurait à tort retenu l'apport à l'aînée d'une aide financière de l'intimée, alors que celle-ci n'aurait jamais amené d'élément probant (art. 8 CC). 3.2 Pour le surplus, les griefs du recourant sont irrecevables sous l'angle de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Ainsi, le recourant se borne à énoncer, sans les étayer plus précisément, ses critiques contre l'évaluation de certains postes de ses charges incompressibles, à savoir le loyer, selon lui de 1'424 fr. au lieu de 1'351 fr., et l'impôt fédéral direct, selon lui de 59 fr. au lieu de 40 fr. Au mieux, le recourant mentionne le numéro d'une pièce du dossier. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral saisi d'un recours de droit public de rechercher lui-même à quoi correspondent les pièces numérotées invoquées, en particulier à quelle période, puis de comprendre en quoi celles-ci rendent arbitraire l'évaluation des charges incompressibles effectuée par l'autorité intimée. Quant aux griefs relatifs au revenu hypothétique de l'intimée, qui sont irrecevables sous l'angle de l'art. 84 al. 2 OJ en tant qu'ils concernent le droit fédéral (cf. consid. 3.1), ils sont purement appellatoires dans la mesure où ils ressortissent aux faits. Sont pareillement appellatoires les griefs remettant en cause les contestations de la cour cantonale selon lesquelles l'intimée devra assister B.________ après l'accouchement. Est enfin irrecevable sous l'angle de l'art. 90 al. 1 let. b OJ le grief reprochant à la Cour de justice d'avoir écarté du revenu de l'ex-épouse un salaire en nature sous forme de rabais sur les marchandises vendues par son employeur, représentant aux yeux du recourant 200 fr. par mois. En particulier, si le recourant affirme avoir démontré devant l'autorité de première instance ces éléments de fait, qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, il n'indique pas quels sont selon lui les allégués ou pièces probants à cet égard.