Citation: 2P.104/2000 06.10.2000 E. 1

d) Le recourant se plaint d'une motivation insuffisante. Il reproche au Tribunal cantonal d'avoir statué sur la base d'un dossier ne contenant pas une décision d'échec motivée par la Commission d'examen ni un procès-verbal des épreuves orales de l'intéressé. aa) Le 15 décembre 1998, la Commission d'examen a transmis les résultats du recourant au Département cantonal. Ce document contenait des observations du 12 décembre 1998 relatives à l'examen oral indiquant que le candidat avait été nettement insuffisant dans toutes les branches, qu'il tentait constamment d'éluder les questions en restant dans des généralités et qu'il avait des faiblesses manifestes dans les notions juridiques de base. De plus, dans ses déterminations des 27 mai et 19 août 1999 au Conseil d'Etat, la Commission d'examen a complété la motivation de ses appréciations portant sur les différentes composantes de la note de l'examen oral. La motivation des appréciations dela Commission d'examen est dès lors suffisante au regard des principes rappelés ci-dessus (lettre b). Le Tribunal cantonal pouvait par conséquent rendre l'arrêt attaqué sur cette base. bb) Quant à l'exigence de l'établissement d'un procès-verbal relatant chaque épreuve orale par la Commission d'examen, elle ne figure pas dans la législation valaisanne et ne saurait découler d'une disposition constitutionnelle. On ne peut donc pas considérer que la Commission d'examen ait violé une obligation en ne dressant pas un compte-rendu des épreuves orales de l'intéressé. Le Tribunal cantonal pouvait donc statuer en l'absence d'un tel compte-rendu. Au demeurant, la jurisprudence que le recourant invoque n'est pas pertinente en l'espèce, car elle se rapporte à des situations conflictuelles faisant l'objet d'une procédure contentieuse, alors qu'au moment où l'intéressé a subi l'examen oral, il n'y avait pas encore de litige. e) Le recourant fait valoir qu'il n'a pas pu consulter le dossier complet de la cause, dans la mesure où ledit dossier ne contient pas les notes prises par les membres de la Commission d'examen durant ses épreuves orales. Selon la jurisprudence, le dossier de la cause n'a pas à contenir les notes internes (arrêt non publié du 28 juin 1985 en la cause A. contre SH, Tribunal cantonal, consid. 2b; cf. aussi l'ATF 113 Ia 286 consid. 2d p. 289). Or, les notes auxquelles se réfère l'intéressé sont précisément de cette nature. En outre, leur contenu a été transcrit dans les déterminations précitées de la Commission d'examen des 27 mai et 19 août 1999, dont le recourant a eu connaissance. Le moyen de l'intéressé n'est donc pas fondé. f) Le recourant se plaint que l'autorité intimée n'ait pas donné suite à sa demande d'audition de deux témoins. Par cette audition, l'intéressé voulait en particulier démontrer l'agressivité et la partialité des experts. Le Tribunal cantonal pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant, écarter la réquisition d'audition de témoins par une appréciation anticipée des preuves, c'est-à-dire en estimant sur la base des pièces du dossier qu'il était suffisamment renseigné et que la preuve proposée ne lui serait pas utile. g) Compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré d'une soi-disant violation du droit d'être entendu n'est pas fondé.