Citation: 2C_590/2022 E. 9.2

9.2. Comme susmentionné, la reconnaissance dont se prévaut le recourant avait été requise par celui-ci, afin d'être admis au programme d'études menant à l'habilitation. Elle émane de l'Ecole nationale d'architecture, qui a estimé que le master suisse, couplé à l'expérience professionnelle de l'intéressé, permettait l'accès à cette formation. Il s'agit donc d'une reconnaissance académique, comme l'ont retenu les juges précédents, et non pas d'une reconnaissance à des fins professionnelles (cf. supra consid. 6). Partant, cette reconnaissance n'est pas pertinente dans le cadre de la présente cause. Le Tribunal fédéral constate d'ailleurs que ladite école a pris en considération l'expérience pratique du recourant, afin de lui octroyer l'accès à leur programme d'études, car le master ne figurait pas sur la liste des titres suisses reconnus en France. Or, la reconnaissance automatique à des fins professionnelles ne permet pas de tenir compte de cette expérience, seule la présence d'un titre sur la liste du point 5.7.1 de l'Annexe étant déterminante (cf. supra consid. 7.5).