Citation: 5A_685/2018 E. 5.3.3

5.3.3. L'autorité cantonale aurait par ailleurs retenu de manière contradictoire, et par conséquent choquante, que l'on ne pouvait reprocher à l'intimé d'avoir pris la décision de regagner son pays d'origine dans le but d'améliorer ses perspectives de trouver un emploi lui permettant de continuer à assumer ses obligations d'entretien envers ses enfants mineurs. Elle fait valoir que, ce faisant, la Cour de justice n'a pas tenu compte du fait qu'il est établi que le mari a quitté la Suisse pour entamer une reconversion professionnelle impliquant qu'il ne percevrait aucun revenu durant plus de deux ans, période à l'issue de laquelle ses revenus escomptés seraient en tout état de cause inférieurs de près d'un quart à ceux qu'il serait en mesure de réaliser, en Suisse ou à l'étranger, dans son domaine de formation. La critique est sans pertinence. L'autorité cantonale a en effet retenu, sans faire preuve d'arbitraire (cf. supra consid. 5.3.2), que le mari avait entrepris tous les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour retrouver un emploi en Suisse, afin de réaliser un revenu équivalent à celui qu'il percevait précédemment. Dès lors, il n'était pas insoutenable de considérer qu'on ne pouvait lui reprocher d'avoir pris la décision de regagner son pays d'origine (cf. notamment à ce sujet: arrêt 5A_662/2013 du 24 juin 2014 consid. 3.3, publié in FamPra.ch 2014 p. 1110), et ce quand bien même le motif qu'il avait invoqué pour justifier son déménagement ne pouvait être admis (cf. supra consid. 5.2).