Citation: 9C_273/2022 E. 5.2.1

5.2.1. Conformément à l'art. 43 LPGA, il incombe en premier lieu à l'administration de prendre d'office les mesures d'instruction nécessaires, singulièrement de recueillir un avis médical circonstancié lui permettant de statuer en connaissance de cause. Or en l'espèce, la juridiction cantonale a dûment apprécié le rapport médical de la doctoresse B.________ du 29 août 2020, en procédant également à l'audition de ce médecin (procès-verbal d'enquêtes du 25 février 2022). Elle a exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que les conclusions et déclarations de la psychiatre traitante étaient suffisantes pour admettre que l'état de santé de l'assurée s'était modifié depuis 2019 et que celle-ci présentait une incapacité totale de travail depuis le 26 avril 2019. Les premiers juges ont en effet expliqué que la doctoresse B.________, qui avait suivi l'assurée à compter de 2017, n'avait pas tout de suite constaté d'incapacité de travail puisqu'elle n'en avait attestée une que depuis le 26 avril 2019, en faisant alors état d'une aggravation de l'état de santé de sa patiente (cf. rapport du 29 août 2020). Lors de son audition du 25 février 2022, la doctoresse B.________ avait précisé que l'intimée présentait seulement, au début du suivi, un état dépressif léger à moyen en relation avec les difficultés avec sa fille aînée et qu'elle était capable de travailler, le trouble dépressif s'étant ensuite aggravé lorsque les troubles psychiques de sa fille s'étaient péjorés avec des crises classiques et un comportement violent.