Citation: 8C_495/2024 E. 6.2

6.2. Cette critique est mal fondée. L'art. 25 al. 2 LPGA règle exclusivement l'extinction du droit de demander la restitution de prestations indûment perçues. Cette disposition ne concerne pas l'exécution de la décision en restitution, pour laquelle est prévu un délai de péremption de cinq ans dès l'entrée en force de celle-ci, ce délai ne commençant à courir, lorsqu'une demande de remise est déposée, que lorsque la décision de rejet est entrée en force (arrêt 8C_129/2015 du 13 juillet 2015 consid. 2.2 et les arrêts cités). En l'espèce, la décision de restitution du 15 février 2019 est entrée en force, de sorte que le point de savoir si l'intimée a exigé la restitution des prestations en respectant les délais (relatif et absolu) de l'art. 25 al. 2 LPGA ne peut plus être examiné dans le cadre du présent litige, qui porte uniquement sur la remise de l'obligation de restituer. Par ailleurs, le délai de péremption de cinq ans pour exécuter la décision de restitution n'a pas encore commencé à courir, la décision de rejet de la remise n'étant pas encore entrée en force.