Citation: 8C_302/2023 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a rappelé que les parties du corps en question n'avaient pas été lésées au cours de l'accident de 1990. Selon les médecins, les nouvelles lésions "[n'étaient] pas seulement liées à une sursollicitation du membre sain, mais [s'inscrivaient] dans un contexte de troubles dégénératifs progressifs". Cela ressortait notamment du dernier rapport du docteur B.________, ainsi que de l'expertise du docteur E.________. Les troubles du recourant semblaient s'être manifestés dans le cadre de son activité professionnelle, comme estimé par l'intéressé lui-même lors de sa demande de révision à l'intention de l'OAI. De même, la remarque du docteur F.________ sur les contraintes physiques considérables de l'activité exercée laissait entendre que celles-ci étaient également responsables des troubles constatés. Selon les juges fribourgeois, il était possible d'admettre que ces troubles trouvaient, en partie et de manière indirecte, leur origine dans l'accident de 1990. Toutefois, d'autres facteurs étaient intervenus au cours des 26 années subséquentes, comme l'exercice durant de nombreuses années d'une activité professionnelle physiquement contraignante. Ces facteurs étaient la cause principale des affections actuelles. Les sévères exigences quant à la preuve, au degré de la vraisemblance prépondérante, du rapport de causalité n'étaient dès lors pas respectées en l'espèce et l'intimée n'était pas tenue de prendre en charge les nouvelles atteintes au titre de séquelles tardives.