Citation: 9C_429/2022 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté que le dies a quo du délai relatif de prescription de l'art. 52 al. 3 LAVS devait être fixé au 19 janvier 2018 - correspondant à la date du dépôt de l'état de collocation - et que le délai prescription relatif de deux ans, déterminé selon l'ancien droit, arrivait à échéance le 19 janvier 2020, soit postérieurement à l'entrée en vigueur du nouveau droit le 1 er janvier 2020. Par conséquent, en vertu des principes généraux en matière de droit transitoire (cf. ATF 138 V 176 consid. 7.1) ou de l'art. 49 al. 1 Tit. fin. CC, le nouveau délai de prescription relatif de trois ans s'appliquait et son échéance devait être fixée au 19 janvier 2021. Ainsi, la décision du 1 er octobre 2020 de l'intimée avait été rendue à temps et constituait le premier acte interruptif de prescription. Un nouveau délai avait alors commencé à courir et avait été derechef interrompu par la décision sur opposition rendue le 23 mars 2021, de sorte que la créance en réparation du dommage de l'intimée n'était pas prescrite.