Citation: 9C_683/2023 E. 5.1

5.1. En se référant à un tableau de l'intimée daté du 30 juin 2022, la recourante reproche encore à la cour cantonale d'avoir confirmé des bordereaux d'amende IFD et ICC des années 2011 et 2012, alors que ceux-ci n'auraient pas tenu compte de la quotité d'amende fixée dans l'arrêt cantonal du 2 novembre 2021. Cette argumentation tombe à faux. Dans son arrêt du 2 novembre 2021, la Cour de justice a fixé cette quotité pour tentative de soustraction à un tiers des montants soustraits (arrêt de la Cour de justice ATA/1179/2021 consid. 8). Or par exemple, pour l'année fiscale 2011, on constate que l'intimée a infligé à la recourante une amende IFD de 3'286 fr., qui correspond à l'application de la quotité précitée sur la différence entre le montant d'impôt dû selon la déclaration d'impôt qui a été déposée (soit 813 fr.) et le montant final des impôts dus après les différentes procédures judiciaires (soit 10'672 fr.) ([10'672 fr. - 813 fr.] x 1 /3 = 3'286 fr.). En appliquant une méthode similaire pour les amendes prononcées pour les ICC de l'année 2011, ainsi que pour l'IFD et les ICC de l'année 2012, on constate que les montants des amendes prononcées par l'Administration fiscale, et qui ont été confirmés par la juridiction cantonale, sont arithmétiquement corrects. La recourante semble méconnaître que l'amende est fixée au montant de l'impôt soustrait (cf. art. 175 al. 2 LIFD; art. 56 al. 1 LHID). Le grief est mal fondé.