Citation: 8C_728/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1982, a obtenu en 2003 un diplôme de l'école supérieure de commerce. Depuis le 1er janvier 2004, elle a travaillé pour l'État de Genève, d'abord à l'administration fiscale cantonale comme taxatrice 1 puis dès le 1er juillet 2007 comme taxatrice 2. Dès le 1er mai 2009, elle a été affectée à la fonction de gestionnaire en ressources humaines au service paie et administration du personnel (ci-après: SPAP) de l'office du personnel de l'État (ci-après: OPE), rattaché au département devenu depuis lors celui des finances et des ressources humaines (ci-après: le département). A.b. Après avoir obtenu un certificat d'assistante en gestion du personnel en mars 2010, A.________ a été promue à la fonction de commise administrative 6 dès le 1er mai 2011. Cette fonction de cadre intermédiaire était colloquée en classe 18; un code 9F (impliquant une diminution de deux classes par rapport à la classe prévue parce que le titulaire ne possède pas encore le titre ou le niveau de formation requis pour la fonction; cf. consid. 2.3.2 infra) a été appliqué au traitement de l'intéressée, qui a ainsi été fixé en classe 16; deux annuités lui ont été attribuées; son traitement annuel brut s'élevait à 90'612 fr. De septembre 2011 à août 2012, A.________ a suivi une formation en cours d'emploi pour l'obtention du brevet fédéral de spécialiste en ressources humaines, qu'elle a obtenu fin novembre 2012. Dès le 1er août 2012, à l'issue de sa formation mais avant l'obtention du brevet fédéral, elle a bénéficié d'une augmentation de traitement: le code 9F a été atténué en code 9E et le traitement est ainsi passé en classe 17; son traitement annuel brut s'élevait à 92'832 fr. A.c. Dès le 1er mai 2013, A.________ a été promue à la fonction de cheffe de secteur, secteur paie et administration du personnel. La fonction était colloquée en classe 22 et trois annuités lui ont été attribuées; son traitement annuel brut s'élevait à 119'159 fr. Dès le 28 octobre 2016, A.________ a été en arrêt de travail pour des raisons de santé et n'a plus repris ses activités au SPAP; elle a été en occupation temporaire à la direction de l'organisation et de la sécurité de l'information de la logistique et du contrôle interne et ses conditions d'engagement n'ont pas été modifiées. Le 13 novembre 2018, ses rapports de service ont été résiliés par la cheffe du département pour le 28 février 2019. Un recours contre cette décision est pendant devant la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre administrative). Dès le 4 mars 2019, A.________ a été engagée en tant que commise administrative, adjointe RH, sous statut d'auxiliaire, au service des ressources humaines de l'office médico-pédagogique du département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (ci-après: DIP). Elle a été colloquée en classe 18 et vingt-deux annuités lui ont été attribuées, son traitement annuel brut s'élevant à 131'172 fr. Le 16 juin 2021, elle a été nommée fonctionnaire dans sa nouvelle fonction au DIP. A.d. Le 19 décembre 2018, A.________ a demandé au département d'expliquer, sous l'angle de l'égalité des sexes, la différence de traitement entre elle et son ancien collègue chef de secteur au SPAP, B.________. En outre, le 27 mars 2019, elle a exposé au département qu'un autre collègue du SPAP, C.________, avait été promu de gestionnaire à commis administratif 6 en accédant directement à la classe 18, sans code 9 et cela sans disposer du brevet fédéral. Le 9 juillet 2019, affirmant avoir été traitée de manière différente de ses collègues masculins, elle a sollicité du département une décision constatant l'existence d'une discrimination et ordonnant le paiement de la différence de salaire. Le 13 septembre 2019, la cheffe du département a rendu une décision constatant d'une part que le traitement que recevait A.________ depuis le 1er mai 2013, ensuite de sa promotion à la fonction de cheffe de secteur, avait été fixé conformément aux dispositions légales et règlementaires ainsi qu'aux directives de l'OPE, et d'autre part qu'il n'existait aucune discrimination en raison du sexe dans la détermination dudit traitement.