Citation: U 368/00 31.07.2001 E. 4

4.- Lors de troubles d'ordre psychique consécutifs à un accident, l'appréciation de la causalité adéquate se fonde sur des critères différents selon que l'assuré a été victime ou non d'un traumatisme de type «coup du lapin» à la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue (SVR 1995 UV n° 23 p. 67 consid. 2) ou d'un traumatisme crânio-cérébral. En effet, lorsque l'existence d'un tel traumatisme est établie, il faut, si l'accident est de gravité moyenne, examiner le caractère adéquat du lien de causalité en se fondant sur les critères énumérés aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, sans qu'il soit décisif de savoir si les troubles dont est atteint l'assuré sont plutôt de nature somatique ou psychique (ATF 117 V 367 consid. 6a, dernier paragraphe; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 sv. consid. 3b). En revanche, dans les autres cas, l'examen du caractère adéquat du lien de causalité doit se faire, pour un accident de gravité moyenne, sur la base des critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa. Toutefois, lorsque des lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des séquelles d'un accident de ce type ou d'un traumatisme analogue, bien qu'en partie établies, sont reléguées au second plan en raison de l'existence d'un problème important de nature psychique, le lien de causalité adéquate doit être apprécié à la lumière des principes applicables en cas de troubles psychiques consécutifs à un accident (ATF 123 V 99 consid. 2a et les références; RAMA 1995 p. 115 ch. 6). b) Contrairement à ce que soutient le recourant, aucun médecin n'a fait état d'un traumatisme de type «coup du lapin», mais on peut se demander si l'on ne se trouve pas en présence d'un traumatisme analogue. En effet, le docteur B.________ a posé le diagnostic de «distorsion cervicale»; quant au professeur I.________, il a relevé «un TCC avec brève commotion cérébrale et distorsion cervicale sur antéflexion» (expertise du 27 mars 1995). Il n'est toutefois pas utile d'examiner ce point plus avant. En effet, six mois au plus tard après la survenance de l'accident et lors même que les troubles résultant du choc (céphalées, vision diminuée, paralysie faciale) avaient régressé au point de permettre au recourant de reprendre le travail, ce dernier a commencé à développer des problèmes d'ordre psychique qui sont rapidement passés au premier plan de sa symptomatologie. Cette évolution a été unanimement constatée par tous les médecins qui ont examiné l'assuré. En toute hypothèse, il y a ainsi lieu d'appliquer la jurisprudence topique en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident (cf. ATF 123 V 99). c) Compte de son déroulement et de ses conséquences, l'accident incriminé doit être rangé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Or, on ne voit pas que la chute subie par le recourant fût particulièrement impressionnante ou dramatique. Quant à la durée du traitement médical et de l'incapacité de travail, elle n'apparaît pas non plus spécialement longue, dès lors que l'évolution a été favorable en ce qui concerne les seules lésions somatiques de l'accident. Enfin, il n'y a eu ni erreur médicale ni complication dans le processus de guérison. Les critères retenus par la jurisprudence pour admettre un lien de causalité adéquate entre un accident de gravité moyenne et des troubles psychiques font donc défaut.