Citation: 6B_1044/2021 E. 4.4

4.4. Comme l'a exposé le tribunal cantonal, le lien entre l'agression du recourant et son altercation le jour précédent avec D.________, épouse de l'intimé, n'est pas invraisemblable, notamment en raison du fait que C.________, qui avait donné rendez-vous au recourant le 26 décembre 2017, est une amie de D.________. Par ailleurs, C.________ ne s'est finalement pas présentée audit rendez-vous et a fourni des explications confuses à ce sujet. Cela étant, au vu de l'ensemble des éléments figurant dans l'arrêt attaqué, un doute sérieux subsiste non seulement sur l'implication de l'intimé dans l'agression du recourant, mais également sur sa présence à X.________ au moment des faits. La cour cantonale a relevé à juste titre que malgré les déclarations imprécises et en partie discordantes de l'intimé et de son épouse quant à leurs différents lieux d'habitation, on ne pouvait pas exclure que l'intimé ait temporairement séjourné à V.________ pour un motif professionnel au moment de l'agression. A cet égard, il n'est notamment pas inconcevable que le couple, ou à tout le moins l'intimé, se soit déplacé plusieurs fois d'un endroit à l'autre durant un certain temps. A cela s'ajoute que l'intimé a produit plusieurs documents - auxquels on ne saurait nier toute force probante - pour étayer son engagement auprès de E.________ au moment de l'agression. Quant au fait allégué par le recourant que l'intimé ne serait pas titulaire d'un permis lui permettant de conduire en France, il s'agit d'une simple allégation ne ressortant pas des faits constatés dans l'arrêt entrepris. Il convient surtout de rappeler qu'en dépit de sa relation avec D.________, qui s'est disputée avec le recourant la veille de l'agression, et de son lien avéré avec un logement à U.________ au moment des faits, aucun élément tangible n'étaye la présence de l'intimé à X.________ - sur les lieux de l'agression ou ailleurs - le 26 décembre 2017. Par ailleurs, les juges cantonaux ont souligné à raison que le recourant s'était lui-même montré confus et que le processus d'identification de l'intimé souffrait de plusieurs biais. En effet, le recourant a, dans un premier temps, indiqué que sa soeur lui avait montré une photo de l'intimé le 27 décembre 2017, puis a, dans un second temps, affirmé que cette photo lui avait été soumise après l'identification sur planche photographique, qui a eu lieu le 5 janvier 2018. En outre, si l'on s'en tient à sa première version, il aurait été d'emblée convaincu de l'identité d'un agresseur qu'il ne connaissait pourtant ni de vue ni même de réputation, et il l'aurait ensuite reconnu après avoir vu une photo de lui quelques jours auparavant, ce qui a pu avoir une influence prépondérante sur le processus d'identification. L'appréciation de l'autorité précédente, qui a conclu à l'existence d'un doute raisonnable sur la culpabilité de l'intimé des chefs d'infraction aux art. 134 et 139 CP, ne prête ainsi pas le flanc à la critique. Dans ces conditions, le dernier grief du recourant, tiré d'une violation de l'art. 9 Cst. en lien avec les art. 122 et 433 CPP et portant sur ses conclusions civiles et l'octroi d'une juste indemnité, est privé de fondement au vu de l'acquittement de l'intimé et n'a pas à être examiné.