Citation: 2C_489/2019 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le comportement du recourant dans la cadre de l'exécution de la mesure de traitement institutionnel est favorable et qu'il n'est pas exclu que sa libération conditionnelle soit prononcée dans un délai raisonnable. Le recourant ne prétend pas le contraire. Une décision à ce stade du traitement institutionnel permet en outre au recourant d'être définitivement fixé sur son lieu de vie au moment de sa libération et de prévoir au mieux sa réinsertion dans la société. Au surplus, l'arrêt querellé du 25 avril 2019 se fonde en particulier sur un plan d'exécution de la sanction élaboré en mai 2018, ainsi que sur une expertise psychiatrique du 4 décembre 2018, soit sur des données actuelles. Par ailleurs, l'arrêt 2C_989/2011 du 2 avril 2012, invoqué par le recourant, ne lui est d'aucun secours, puisque dans celui-ci, contrairement au cas d'espèce, l'instance cantonale avait fondé sa décision sur des données, vieilles de plus de deux ans, qui n'étaient plus actuelles. La décision de révocation en cause n'apparaît ainsi pas prématurée et est sur ce point conforme au droit.