Citation: 8C_108/2022 E. 4.3

4.3. On ne saurait suivre l'argumentation de la recourante en tant qu'elle cherche à remettre en cause l'arrêt du 10 décembre 2008 en soutenant que les premiers juges auraient commis une "erreur manifeste" en se fondant sur l'expertise du docteur C.________ alors que l'expertise recueillie à ce moment-là, soit celle du docteur D.________, mettait en évidence une capacité de travail de 100 % avec une réduction de rendement de 20 % dans une activité adaptée. En effet, sous l'angle procédural, les seules voies de droit possibles pour attaquer l'arrêt du 10 décembre 2008 étaient, d'une part, la voie de droit ordinaire d'un recours de droit public au Tribunal fédéral (art. 82 ss LTF) et, d'autre part, la voie de droit extraordinaire d'une requête de révision de l'arrêt cantonal selon le droit jurassien (cf. art. 208 de la loi du 30 novembre 1978 de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle; RS/JU 175.1). Or, la recourante n'a utilisé aucune des voies de droit possibles contre cet arrêt, qui ne peut plus être remis en cause, étant précisé que seule une décision ou une décision sur opposition peut faire l'objet d'une reconsidération au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA, à l'exclusion d'un jugement cantonal (ou fédéral).