Citation: 1B_321/2020 E. A

A.a. A.________, ressortissant de X.________ né en 1961 et titulaire d'une autorisation d'établissement, faisait l'objet depuis le 29 juin 2012 d'une instruction pénale menée par le Ministère public de la République et canton de Genève pour abus de confiance (art. 138 CP), subsidiairement pour gestion déloyale (art. 158 ch. 2 CP), ainsi que pour blanchiment d'argent (art. 305 bis CP). Le 2 février 2019, à la suite de nouvelles plaintes, il a également été prévenu d'escroquerie (art. 146 CP), subsidiairement d'abus de confiance (art. 138 CP). Par acte d'accusation du 17 janvier 2020 adressé au Tribunal correctionnel, le Ministère public a renvoyé A.________ en jugement. A.b. Le 20 janvier 2020, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné la mise en détention de A.________ pour des motifs de sûreté, après qu'il avait été placé en détention provisoire depuis le 3 février 2019. Par ordonnance du 25 mars 2020, la direction de la procédure du Tribunal correctionnel a ordonné sa mise en liberté, moyennant la mise en oeuvre des mesures de substitution suivantes: - obligation de résider chez son épouse B.________, à U.________, - interdiction de tout contact avec les parties à la procédure, - interdiction de toute activité dans le domaine des affaires ou de la finance pendant la durée de la procédure, notamment à titre d'intermédiaire, - obligation de se présenter à l'audience de jugement, quelle que soit la date de celle-ci, sous peine d'être immédiatement jugé par défaut, - obligation de rester en contact avec son avocat afin de rester informé de toute potentielle évolution de la date de l'audience de jugement, - obligation de déférer à toute convocation du Pouvoir judiciaire.