Citation: 1B_255/2022 E. 1.2

1.2. Selon l'arrêt attaqué, il résultait du rapport de renseignements du 8 décembre 2020 que la police avait tenté de convoquer plusieurs fois, en vain, le recourant à son domicile en France. Il en ressortait également qu'elle avait perdu toute trace de l'intéressé à compter du 8 juillet 2020 de sorte que le dossier avait été retourné au Ministère public le 11 décembre suivant. Celui-ci, tenu d'instruire, n'avait pas enfreint le principe de la proportionnalité en décidant alors de lancer un avis de recherche et d'arrestation dès lors que le lieu de séjour du recourant apparaissait inconnu et que sa présence était nécessaire au déroulement de la procédure. En tout état de cause, le recourant se gardait bien d'indiquer à quelle adresse le Ministère public aurait dû lui adresser un mandat de comparution pour l'atteindre plus efficacement que les convocations de police. Dans ses recours et réplique, il donnait pour domicile la même adresse que celle à laquelle la police avait cherché en vain à l'atteindre en premier lieu. Pour le surplus, l'avis querellé avait été révoqué le 3 mars 2022 de sorte que l'argumentation du recourant relative au délai de prescription applicable tombait à faux. En définitive, les conditions légales pour émettre un avis de recherche et d'arrestation au sens de l'art. 210 al. 2 CPP étaient réunies et l'arrestation du recourant, sur cette base, conforme au droit.