Citation: I 486/00 30.09.2004 E. 3

L'office AI fait également valoir, en se fondant sur les constatations du docteur D.________, que l'intimé peut parfaitement travailler dans une activité adaptée, à condition de ménager son dos. En outre, il nie toute invalidité en raison de troubles d'ordre psychique. Cette opinion est dénuée de fondement. Certes, le docteur D.________ a-t-il relevé que, d'un point de vue somatique, l'état de santé de l'intimé était certainement compatible avec l'exercice d'une activité légère. Ce médecin n'en a pas moins mis en évidence des troubles d'ordre psychique (notamment une dépression prolongée associée à une personnalité de type bordeline) et attesté une incapacité de travail entière depuis le 30 septembre 1997, ce que ses confrères du Département de psychiatrie D.________ ont, pour l'essentiel, confirmé, complétant même le diagnostic par la mention d'un trouble somatoforme douloureux persistant. Du moment que ces constatations médicales - et les conclusions que les médecins en ont tirées - ne sont contredites par aucune autre pièce au dossier, l'office AI ne pouvait, comme il l'a fait, s'en écarter purement et simplement. S'il nourrissait des doutes sur leur bien-fondé, il devait au contraire, comme l'ont à juste raison rappelé les premiers juges, ordonner des mesures d'instruction complémentaires. Le renvoi de la cause à l'administration pour qu'elle reprenne l'instruction du cas - également sous l'angle économique - et rende une nouvelle décision, est donc justifié.