Citation: 4A_258/2023 E. 5.1

5.1. Selon l'art. 76 al. 1 LTF, applicable à l'arbitrage tant interne qu'international en vertu de l'art. 77 al. 2 LTF a contrario, a qualité pour former un recours en matière civile quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a), pour autant qu'il soit particulièrement touché par la décision attaquée et ait un intérêt digne de protection à son annulation ou sa modification (let. b). Si la qualité pour recourir n'est pas évidente, il incombe à la partie recourante de démontrer que les conditions en sont remplies et, pour ce faire, de fournir toutes les données nécessaires (arrêt 4A_560/2018 du 16 novembre 2018 consid. 2.1 et les références citées). La qualité pour recourir se détermine exclusivement selon l'art. 76 LTF (arrêt 4A_560/2018, précité, consid. 2.1). Conformément à l'art. 76 al. 1 let. b LTF, le recourant doit notamment avoir un intérêt digne de protection à l'annulation de la décision attaquée. L'intérêt digne de protection consiste dans l'utilité pratique que l'admission du recours apporterait à son auteur, en lui évitant de subir un préjudice de nature économique, idéale, matérielle ou autre que la décision entreprise lui occasionnerait (ATF 137 II 40 consid. 2.3; arrêt 4A_304/2022 du 23 novembre 2022 consid. 3.1). L'intérêt doit être actuel (arrêts 4A_460/2018, précité, consid. 2.1; 4A_426/2017 du 17 avril 2018 consid. 3.1 et les références citées). Au demeurant, le recourant doit avoir un intérêt personnel à recourir (arrêt 4A_460/2018, précité, consid. 2.1).