Citation: 4A_66/2021 E. A

A.a. C.________ était propriétaire d'un appartement d'une surface d'environ 280 m 2 sis au deuxième étage de l'immeuble connu sous le nom de " U.________ ", à Genève. Il y a vécu en compagnie de A.________ avec laquelle il a entretenu une liaison intime pendant plusieurs décennies. Le 27 juillet 2012, C.________ et ses trois fils, ainsi que la mère de ceux-ci, D.________, ont signé un pacte successoral; par cet acte, C.________ léguait l'appartement en question à son fils B.________, qui s'engageait pour sa part à laisser à A.________ la jouissance gratuite du bien pour une période de deux ans à compter du décès de son père. Le 15 mars 2013, A.________ a signé une déclaration, contresignée par C.________, par laquelle elle confirmait qu'elle quitterait les lieux au plus tard deux ans après le décès du propriétaire et les restituerait alors "sans conditions" à B.________. Le 30 novembre 2013, B.________ et A.________ ont signé une déclaration, selon laquelle il était confirmé que la seconde pourrait rester dans l'appartement pendant une durée de deux ans après le décès de C.________, B.________ assumant "les frais de copropriétés (sic), sauf les frais de chauffage et de téléphone". A.b. C.________ est décédé le 15 avril 2014, de sorte que B.________ est devenu propriétaire de l'appartement. En date du 7 mars 2016, B.________ a introduit une action en revendication à l'encontre de A.________ et conclu à l'expulsion de l'intéressée. Dans sa réponse, A.________ a formé diverses demandes reconventionnelles qui fondaient, selon elle, un droit à demeurer dans l'appartement; elle invoquait notamment les travaux de décoration importants qu'elle avait fait réaliser et pour lesquels elle demandait un dédommagement. Le 10 janvier 2018, le Tribunal de première instance du canton de Genève a condamné A.________ à évacuer l'appartement de sa personne, de ses biens et de tout tiers dont elle serait responsable, avant le 1er mars 2018, et à payer à B.________ un montant de 1'200 fr. à titre de frais et de 15'000 fr. à titre de dépens. En outre, le tribunal a relevé que, même si A.________ avait été fondée à demander des indemnités pour plus-value, celles-ci avaient été éteintes par une remise de dette le 15 mars 2013. Par arrêt du 16 octobre 2018, la Cour de justice du canton de Genève, statuant sur appel de A.________, a confirmé ce jugement. A.c. A.________ a quitté l'appartement le 10 décembre 2018 et remis les clés le lendemain. A.d. Le 31 octobre 2016, B.________ a requis une poursuite à son encontre pour un montant de 130'000 fr. à titre d'indemnité pour occupation illicite du 15 avril au 31 octobre 2016. Il en a fait de même le 16 janvier 2017 pour un montant de 40'000 fr. à titre d'indemnité pour occupation illicite du 1 er novembre au 31 décembre 2016. A.________ a fait opposition aux commandements de payer correspondants.