Citation: 5A_146/2010 25.03.2010 E. 5

Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 118 let. c CPC/NE. Ayant reçu l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale le 16 décembre 2009, le délai de vingt jours prévu par l'art. 416 CPC/NE venait à échéance le 21 janvier 2010. Interjeté à cette date, son recours à la Cour de cassation civile était ainsi recevable. 5.1 Aux termes de l'art. 118 let. c CPC/NE, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2008, les vacances judiciaires sont fixées du 18 décembre au 2 janvier «inclusivement». L'art. 120 CPC/NE prévoit que les délais fixés par la loi ou par le juge sont suspendus pendant la durée des vacances judiciaires. Tout délai commence à courir dès la notification de l'acte par lequel il est fixé ou dès le moment prévu par la loi (art. 107 CPC/NE). Lorsque le délai est fixé en jours, celui où il commence à courir n'est pas compté et il n'expire qu'à la dernière heure du dernier jour (art. 108 al. 1 CPC/NE). 5.2 En l'espèce, il est admis que l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 11 décembre 2009 est parvenue au recourant le 16 décembre suivant. Le délai de recours de vingt jours (art. 416 CPC/NE) a donc couru un jour, le 17 décembre 2009, puis a été suspendu du 18 décembre 2009 au 2 janvier 2010 inclusivement et a recommencé à courir le 3 janvier 2010. Il est ainsi arrivé à échéance dix-neuf jours après la fin des vacances judiciaires, soit le 21 janvier 2010, et non, comme l'a retenu arbitrairement l'autorité cantonale, le 20 janvier 2010. Interjeté le 21 janvier 2010, le recours de X.________ a donc été formé en temps utile, comme l'admettent du reste les juges précédents et l'intimée.