Citation: 6S.916/1999 17.03.2000 E. 2

2.- a) Le recourant conteste également le bien-fondé de la décision d'expulsion. Il estime que les autorités cantonales ont abusivement minimisé ses attaches avec la Suisse alors qu'il est né en Suisse, qu'il est titulaire d'un permis C, qu'il a passé toute son existence dans ce pays et que ses parents se trouvent en Suisse. Il souligne que c'est ici que se trouvent les personnes qui lui prodiguent soutien moral, assistance personnelle et matérielle et qui sont susceptibles de lui apporter à l'avenir le suivi et l'encadrement indispensables à sa réinsertion, comme le Centre du Levant qui s'y est déjà engagé. En outre, le recourant rappelle qu'il souhaite reprendre la vie commune avec la mère de son enfant qui habite en Suisse et qui est prête à recommencer sa relation avec lui. Le recourant relève que les infractions qu'il a commises de même que ses antécédents découlent de l'engrenage de la dépendance aux produits stupéfiants plus que de la volonté de nuire à autrui. Il estime en outre qu'en prononçant son expulsion, l'autorité cantonale a porté une atteinte disproportionnée à son droit à la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH. Ce dernier grief est irrecevable dans le cadre d'un pourvoi en nullité (art. 269 al. 2 PPF; ATF 121 IV 104 consid. 2b p. 106 s.). Dans sa réponse, le Ministère public se réfère aux considérants de l'arrêt attaqué et allègue des éléments de fait non constatés par l'autorité cantonale. De telles allégations sont irrecevables puisque le Tribunal fédéral est lié par l'état de fait arrêté par la cour cantonale (art. 277bis al. 1 et 273 al. 1 let. b PPF). b) Selon l'art. 55 al. 1 CP, le juge peut expulser du territoire suisse, pour une durée de 3 à 15 ans, tout étranger condamné à la réclusion ou à l'emprisonnement. Il dispose d'un large pouvoir d'appréciation et ne viole le droit fédéral que s'il ne fonde pas sa décision sur les critères pertinents ou s'il abuse de son pouvoir d'appréciation en prenant une décision exagérément sévère ou clémente (ATF 123 IV 107 consid. 1 p. 108 s.; 104 IV 222 consid. 1b p. 223 s. et l'arrêt cité).