Citation: 6B_303/2022 E. 3.8

3.8. Selon la recourante, la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire, en retenant que la recourante avait eu des contacts avec F.________ après la fin des rapports de travail, ce qui lui aurait permis de s'enquérir du solde des comptes des intimés. La cour cantonale a retenu, sur la base du témoignage de F.________ - malgré quelques hésitations au niveau des dates - que " la recourante était restée en contact avec la banque, même après la fin des rapports de travail, le banquier ayant expliqué qu'il avait eu l'impression que la recourante travaillait encore pour B.________ au moment de la découverte de l'OPM litigieux ". La cour cantonale a ajouté qu'il était également établi que la recourante avait des contacts avec E.________, auprès de laquelle elle s'était notamment enquise des dates de déplacement de l'intimé (arrêt attaqué p. 34). La recourante soutient que les déclarations de F.________ seraient contradictoires. En effet, celui-ci aurait d'abord déclaré, sur question du ministère public, " de mémoire, il y a eu des contacts avec Mme A.________ l'année précédant la découverte de l'ordre litigieux. Cela étant je ne suis pas sûr au niveau des dates ". Puis, sur question du tribunal, il a exposé: " pour moi, les contacts avec Mme A.________ se sont arrêtés lorsque celle-ci a arrêté de travailler pour M. B.________. De mémoire, j'ai l'impression qu'elle travaillait encore lors de la découverte de l'ordre frauduleux ". La cour cantonale a repris les déclarations du témoin en page 15 de son arrêt et n'a pas méconnu les hésitations de celui-ci. Il ressort toutefois des déclarations du témoin qu'il avait eu des contacts au-delà de la fin des rapports de travail. La constatation de la cour cantonale n'est donc pas entachée d'arbitraire ou, à tout le moins, la recourante ne le démontre pas. Dans la mesure de sa recevabilité, son argumentation doit être rejetée.