Citation: 6B_336/2024 E. 1.5

1.5. Le recourant conteste enfin les faits du 27 janvier 2022. La cour cantonale a constaté que les déclarations de l'intimée et de sa soeur se recoupaient (sans être exactement identiques) et que leurs déclarations étaient mesurées (puisqu'elles avaient précisé que le conducteur s'était remis de son propre chef sur sa voie de circulation). Elle a écarté les déclarations du recourant au motif que celles-ci avaient varié et que le motif du complot de sa belle-famille n'était guère crédible. Elle a exclu que le comportement de mise en danger soit le fait d'un tiers, conduisant également une voiture orange (couleur peu commune) et portant aussi une doudoune à fourrure. Elle a relevé que le recourant venait d'être entendu en qualité de prévenu à la suite d'une plainte déposée par son épouse et qu'il avait quitté le domicile familial. Vu ces éléments, le contexte conflictuel entre les époux et les antécédents de violence et d'intimidation (menace d'enlèvement des enfants, exhibition d'une arme), elle a admis qu'il était très vraisemblable que le recourant, reconnaissant la voiture conduite par sa belle-soeur, ait décidé de l'effrayer, sans scrupule ni pour la conductrice ni pour les passagers éventuels. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir procédé à l'administration des moyens de preuves qu'il lui avait demandés, à savoir notamment le bornage des téléphones de l'intimée, de sa soeur et de leur mère le jour en question, ainsi que l'audition d'un chauffeur de bus. Il ne mentionne toutefois pas en quoi ces moyens de preuves seraient nécessaires au traitement du recours (art. 389 al. 3 CPP) ni en quoi l'appréciation anticipée des moyens de preuves à laquelle la cour cantonale a procédé serait entachée d'arbitraire (violation du droit d'être entendu). Insuffisamment motivé, le grief soulevé est irrecevable. Le recourant soutient que l'intimée et sa soeur se sont concertées par rapport aux faits relatés. Il relève qu'il ne pouvait pas savoir que son épouse se trouvait sur le parcours entre V.________ et X.________ le jour et à l'heure en question. Cette argumentation, purement appellatoire, est irrecevable. Enfin, le recourant soutient que la cour cantonale n'aurait pas traité certains griefs soulevés devant elles. Ce grief est irrecevable dans la mesure où le recourant ne dénonce ni la violation de son droit d'être entendu ni n'invoque un déni de justice formel.