Citation: 9C_308/2021 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, il faut admettre, avec le recourant, que son activité au service de l'État, telle qu'elle a fait l'objet du contrat du 7 août 2019 et de son avenant, ne peut pas servir de base au calcul du revenu d'invalide. En effet, il ressort du contrat et de l'avenant en question qu'il s'agit d'une activité de durée déterminée, pour laquelle une retenue de trois niveaux a été appliquée sur le système de rétribution compte tenu de l'absence de formation de base ou de titre pédagogique pour l'enseignement obligatoire. Les chiffres évoqués par le recourant à titre de revenus d'invalide ne peuvent pas pour autant être repris. Tout d'abord, il ne saurait se prévaloir du montant de 30'157 fr. 23 selon l'estimation de l'intimé du 6 septembre 2018 dans la mesure où l'on ignore à quelle activité correspond ce revenu. Quant au calcul du recourant aboutissant à un revenu d'invalide de 32'976 fr. 35, il n'est pas davantage fondé. En effet, il se rapporte à une activité légère dans le secteur des services alors que le recourant a suivi, à titre de mesures de reclassement, une formation pour l'enseignement (à moins de 50 %) des branches professionnelles dans les écoles professionnelles. Dans ces conditions, il y a bien plus lieu de prendre comme référence le calcul de l'office AI du 17 juin 2019, basé sur l'enseignement (ESS 2016, cat. 85, niveau de compétence 3 [brevet], adapté à 41,7 heures hebdomadaires), lequel aboutit à un revenu d'invalide de 39'789 fr. 30 compte tenu d'un abattement de 10 % et d'une activité exigible à 50 %. Un tel revenu d'invalide, comparé au revenu sans invalidité de 60'876 fr., donne une perte de gain de 21'068 fr. 70 et correspond à un taux d'invalidité arrondi de 35 %, soit un taux qui reste inférieur au taux minimum de 40 % ouvrant le droit à une rente d'invalidité.