Citation: I 349/00 31.01.2001 E. 2

2.- a) Il ressort du dossier que le revenu du recourant a fluctué depuis le début de l'exploitation de son entreprise indépendante en 1993. C'est ainsi qu'en 1993 et 1994, il a réalisé des revenus nets de 7552 et de 9981 fr., si l'on ne tient pas compte des prestations de l'assurance-chômage. Ses revenus d'indépendant en 1995 et 1996 ont atteint 20 357 fr. et 31 566 fr. Par ailleurs, le recourant aurait, selon ses dires, réalisé un revenu de 32 891 fr. 80 en 1997 et de 6887 fr. 85 en 1998, sans compter le produit de la vente de 500 exemplaires de son dernier ouvrage paru en 1998. b) Il apparaît ainsi que la publication des trois ouvrages du recourant en 1994, 1995 et 1996, n'a pas été de nature à garantir son existence de manière durable, et que les retombées financières de leur commercialisation se sont faites ressentir sur une période de douze mois au plus, sinon les effets cumulés des ventes se seraient répercutés sur les revenus du recourant. Même si le dernier livre paru en 1998 semble adressé à un public plus large, il n'y a pas de raison de considérer que sa vente garantira au recourant son existence sur une période relativement longue, comme l'exige la jurisprudence (VSI 1999 p. 133 consid. 2a). La circonstance que 500 ouvrages seulement sur 1000 avaient été vendus à la date du 3 décembre 1998 tend plutôt à accréditer la thèse de la courte durée des retombées financières des ventes. Quant à l'impact de la publication sur d'autres affaires du recourant, il est trop aléatoire pour que l'on puisse en tenir compte. Il en résulte qu'une des conditions cumulatives prévues à l'art. 7 al. 1 RAI, l'effet durable de l'aide en capital, fait défaut dans le cas d'espèce. c) Dans ce contexte, les arguments du recourant qui consistent, notamment, à invoquer le caractère original de la publication justifiant une aide pour elle-même susceptible de lui permettre de surmonter les obstacles liés à son invalidité, et à critiquer l'assimilation par les premiers juges de la publicité d'un ouvrage à une campagne d'annonces sont inopérants. Par ailleurs, le fait que les juges civils ont retenu - aux fins de calculer si son ex-épouse a subi un dommage du fait du divorce - que la publication de son dernier ouvrage lui rapporterait 10 000 fr. par an pendant quatre ans, ne lie pas le juge des assurances sociales (RJAM 1982 N° 481 p. 77 consid. 4). Il s'ensuit que le recours est mal fondé.