Citation: 4A_208/2023 E. 3.3

3.3. La recourante allègue que l'intimé aurait obtenu une rente-invalidité à 40 % du 1 er octobre 2010 au 30 avril 2011 en raison de problèmes aux épaules et qu'il aurait donc, dès le départ, répondu de manière erronée, en décembre 2015, aux questions de la proposition d'assurance et du questionnaire de santé, en indiquant notamment n'avoir jamais été frappé d'une incapacité de travail de plus de deux semaines au cours des cinq années précédentes. Elle soutient que la cour cantonale aurait à tort retenu que l'assuré intimé aurait à bon droit répondu par la négative à la question, contenue dans la proposition du 27 novembre 2020, de savoir si une personne du cercle des assurés touchait une rente, dans la mesure où il était dans l'attente de la décision de rente d'invalidité de la Suva. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir arbitrairement écarté certains éléments de preuve. Selon elle, les événements qui ressortent des dossiers Suva et AI constitueraient le genre d'informations dont une société d'assurance aurait besoin pour déterminer son risque. Dans la mesure où l'intimé n'aurait mentionné aucun de ses problèmes physiques ni au moment de la conclusion de la première police ni lors de l'adjonction du risque maladie, la recourante considère qu'il aurait commis une réticence. Elle considère que l'intimé ne pouvait se contenter de répondre par la négative aux questions de la proposition d'assurance et qu'il devait spontanément l'informer, préalablement à la conclusion des contrats, sur son état de santé.