Citation: 6B_590/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient que les éléments invoqués par la cour cantonale à l'appui de la confirmation de sa condamnation étaient postérieurs à l'immatriculation du véhicule, de sorte qu'ils n'étaient pas pertinents. Elle aurait dû constater qu'il avait agi sur demande de E.________ qui lui avait présenté, au restaurant, un couple en provenance de Bosnie devant débuter une activité professionnelle en Suisse. Conforté par les explications et les garanties de E.________, avec qui il entretenait une relation de confiance, le recourant ne pouvait se douter, au moment où il avait procédé à l'immatriculation du véhicule, que celui-ci serait ensuite utilisé par un réseau international de stupéfiants. Il était également inconcevable qu'il ait accepté de courir le risque d'être la première personne identifiable en cas d'arrestation du véhicule en échange du paiement d'une dette de quelques centaines de francs auprès du service des automobiles.