Citation: 4C.325/2006 28.11.2006 E. A

X.________ est un ancien cadre de M.________ SA. En 1994, afin de reprendre le département qu'il dirigeait et dont son employeuse voulait se séparer, il a fondé la société N.________ SA. Il a désormais exercé la fonction de directeur de cette nouvelle société, active dans l'étude et la réalisation de machines pour l'industrie. Dès le début et jusqu'à l'année 2001, les comptes annuels ont présenté une rubrique « provision salaire vacances dus » au montant de 39'000 fr. dans les années 1996 à 1999, de 34'500 fr. en 2000 et, à nouveau, de 39'000 fr. en 2001. A la fin de 2002, les actionnaires étaient X.________, Y.________ et Z.________; la société détenait elle-même quatre actions. Par contrat du 2 décembre 2002, tous trois ont vendu leurs actions pour le prix de 2'156'000 fr. De cette somme, 1'496'000 fr. étaient dus au 15 décembre 2002; le solde devait être versé en quatre tranches de 150'000 fr. aux 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre 2003. Egalement le 2 décembre 2002, un contrat de travail a été conclu entre X.________ et la société; celle-ci l'engageait en qualité de directeur du 1er janvier 2003 au 30 juin 2004, avec mission d'informer les nouveaux dirigeants et actionnaires de tous les aspects commerciaux, techniques et financiers de l'entreprise. On précisait que cet engagement n'était pas la prolongation d'un contrat antérieur. Le salaire brut était fixé à 10'000 fr. par mois, payable treize fois par an. Le directeur s'obligeait à garder un « silence absolu » sur les affaires de la société, y compris après la fin des rapports de travail; il souscrivait en outre une prohibition de concurrence pour la durée de son engagement et les cinq années qui suivraient. En particulier, il s'interdisait d'exploiter une entreprise concurrente, d'y travailler ou de s'y intéresser.