Citation: 7B_938/2024 E. 2.4.1

2.4.1. Le recourant fait d'abord grief à la cour cantonale de n'avoir pas pris en compte que les soupçons suffisants résulteraient uniquement des déclarations de la plaignante, voire de tiers proches de celle-ci, et de n'avoir pas indiqué qu'il contestait les faits. C'est cependant en vain qu'il se plaint à cet égard d'une violation de son droit d'être entendu. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué (cf. arrêt attaqué, let. A.a et consid. 2.3.2) que les éléments qui ont conduit la cour cantonale à ordonner la mesure contestée reposent sur ceux relevés lors de la procédure préliminaire. Il apparaît clairement, ou du moins le recourant pouvait aisément le comprendre au regard de la mesure prise par l'autorité intimée et confirmée par l'autorité cantonale, que les déclarations de la partie plaignante ainsi que des tiers entendus ont été jugées plus convaincantes que ses propres déclarations; de même, à la lecture de l'arrêt querellé, on comprend que le recourant nie les faits qui lui sont reprochés. En tout état, le recourant a développé des griefs sur ce point, ce qui démontre qu'il a saisi la motivation de l'arrêt querellé. Le recourant soutient ensuite qu'à ce stade de l'instruction, seules les déclarations émanant directement ou indirectement de la partie plaignante l'incrimineraient; en outre, sa version et celle de la partie plaignante - portant sur des faits anciens - s'opposeraient. Il conviendrait par conséquent de nuancer l'importance des soupçons pesant sur lui. Le recourant perd cependant de vue qu'il n'appartient pas, à ce stade de l'instruction, à l'autorité précédente de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge. Dans le cadre de l'examen de la licéité de la mesure de contrainte en cause, l'autorité judiciaire a pour tâche d'examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure. C'est au juge du fond qu'il incombera notamment d'apprécier la culpabilité du prévenu ainsi que la valeur probante des moyens de preuve à sa disposition. Ainsi, à ce stade, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant, sur la base des déclarations de la plaignante et des tiers entendus, et malgré les dénégations du recourant, qu'il existait des soupçons suffisants de la commission des infractions en cause. Le recourant veut encore pour preuve de l'absence de soupçons suffisants le fait que l'examen de son téléphone mobile et de son ordinateur n'aurait révélé aucun matériel pédopornographique. Purement appellatoire, un tel argument s'avère irrecevable (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En tout état, l'absence de tels éléments de preuve n'apparaît pas propre à modifier l'appréciation des juges cantonaux quant aux soupçons suffisants de commission des actes en cause.