Citation: 6B_749/2022 E. 1.1.1

1.1.1. Le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) comprend celui de produire ou de faire administrer des preuves, à condition qu'elles soient pertinentes et de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 145 I 73 consid. 7.2.2.1), mais n'empêche pas le juge de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de se forger une conviction et que, procédant de manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion. De même, il n'implique pas l'obligation pour le juge d'administrer toutes les preuves imaginables, bien qu'il eût été possible de le faire, même en présence d'une infraction grave (arrêts 6B_13/2022 du 23 mars 2022 consid. 1.3.1; 6B_1290/2021 du 31 mars 2022 consid. 4.1 in fine). Le refus d'instruire ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a procédé, est entachée d'arbitraire (ATF 144 II 427 consid. 3.1.3; 141 I 60 consid. 3.3).