Citation: 2P.19/2000 30.10.2000 E. 7

7.- a) Invoquant la violation du principe de l'égalité de traitement, l'intéressé expose avoir rendu son épreuve écrite au plus tard cinq minutes après l'échéance du temps réglementaire, alors que les surveillants ont toléré que certains candidats continuent à rédiger durant vingt à vingt-cinq minutes supplémentaires. Selon la Commission, le ramassage des travaux n'a duré qu'une vingtaine de minutes au cours desquelles les candidats ont constamment été exhortés à rendre leur copie. b) Selon la jurisprudence, une prolongation de quarante-cinq minutes du délai officiel de six heures pour la rédaction d'un examen écrit viole le principe de l'égalité de traitement (cf. l'arrêt non publié précité du 10 novembre 1995 consid. 5). Le Tribunal fédéral a également jugé que, s'agissant d'un examen de cinq heures, une durée de vingt minutes supplémentaires pour ramasser les copies de septante-six candidats est encore admissible. Au terme du délai imparti aux candidats, quelques minutes de tolérance peuvent être admises afin qu'ils puissent terminer un paragraphe ou effectuer une rapide relecture. Ce délai ne peut cependant être exagérément prolongé. L'octroi d'un temps supplémentaire n'a pas pour but de permettre aux candidats de développer de nouveaux arguments ou de modifier intégralement les réponses déjà apportées. Au surplus, s'il est peut-être malaisé de ramasser les copies d'environ quatre-vingts personnes en quelques minutes, il est en tout cas possible de demander aux candidats d'apporter eux-mêmes leur épreuve sous peine de sanction, soit de réduction de la note, voire de non-prise en compte de l'examen, par exemple (cf. l'arrêt non publié précité du 29 novembre 1996 consid. 4). c) Ces considérations trouvent également application dans le cas présent. L'examen a duré cinq heures, les candidats étaient au nombre de quatre-vingt-six et ils ont été exhortés à rendre leur travail dans les cinq minutes sous peine de recevoir une note zéro. L'intéressé n'a lui-même pas immédiatement rendu sa copie et a attendu l'expiration de ce délai de cinq minutes. Au vu des déclarations des parties, il y a lieu d'admettre que les derniers candidats n'ont disposé que de vingt à vingt-cinq minutes de plus que lui. Compte tenu du va-et-vient pendant le temps de ramassage et des dérangements occasionnés par les personnes qui s'apprêtaient ou étaient en train de quitter la salle d'examen, les autres candidats n'ont guère pu profiter de cette période pour compléter de manière utile les réponses déjà apportées ou développer de nouveaux arguments. Vu ces éléments, le recourant n'a pas été frustré d'un temps que d'autres candidats auraient pu utilement mettre à profit pour compléter leur épreuve, de sorte qu'il n'a pas subi d'inégalité de traitement. Le grief soulevé doit dès lors être écarté.