Citation: 6B_707/2020 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir tenu compte de la maladie rencontrée après sa libération afin de juger qu'il n'avait pu travailler, cela indépendamment de la procédure pénale dont il faisait l'objet. Il prétend, à cet égard, que cette maladie aurait résulté de la détention subie et l'aurait empêché d'effectuer des recherches d'emploi. Sur ce dernier point, il faut relever que la prétendue incapacité de travail du recourant ressort de ses propres allégations, aucun document ne permettant en particulier de comprendre si et dans quelle mesure l'intéressé aurait été empêché de procéder à de simples recherches d'emploi. Quoi qu'il en soit, le recourant entend déduire la cause de son affection de ses propres déclarations en procédure. Durant l'audition évoquée par le recourant, ce dernier a livré les explications suivantes (cf. PV d'audition du 14 février 2017) : "J'ai des problèmes de santé. Je consulte plusieurs médecins. Je souffre de diabète, de sorte que je dois prendre de l'insuline. J'ai également des problèmes nerveux, psychiques, pour lesquels je prends des médicaments. Je précise qu'il s'agit de problèmes liés à mon moral. Je dois subir vendredi prochain une transfusion de sang car j'ai 4 fois plus de fer que la normale. Si j'ai bénéficié d'une rente Al c'est en raison d'une maladie psychique. J'ai très mal vécu ma période de détention provisoire. Je suis tombé dans le coma quand j'étais en prison. En sortant de détention je suis revenu trois fois à la vie." Il ressort de ce qui précède, d'une part, que le recourant ne s'est pas décrit comme malade en raison de la détention subie, mais a rapporté diverses affections, dont le diabète ou des problèmes de fer, dont on ne voit pas comment elles pourraient résulter du séjour en prison. D'autre part, le recourant a expliqué qu'il souffrait déjà d'une maladie psychique préalablement à son incarcération, raison pour laquelle il avait bénéficié d'une rente partielle d'invalidité. On ne saurait donc déduire de ces déclarations que le recourant aurait souffert d'une maladie - l'ayant empêché de travailler ou d'effectuer des recherches d'emploi - causée par son incarcération. Au demeurant, si tel avait été le cas, on ne comprend pas pourquoi l'intéressé, qui consultait plusieurs médecins, n'aurait alors pu objectiver son état de santé.