Citation: 8C_559/2024 E. 5.1

5.1. Se plaignant d'une violation de l'art. 17 al. 1 LPGA, la recourante soutient que le raisonnement de l'instance précédente est en contradiction avec les faits au dossier. Elle souligne que dans son expertise de 2001, le docteur B.________ a fait état d'un caractère narcissique, égocentrique et revendicateur, ainsi que d'éléments borderline, conduisant à un diagnostic de personnalité narcissique totalement incapacitant, une possible évolution favorable étant toutefois réservée. La recourante expose qu'à l'inverse, la doctoresse C.________ a notamment décrit une humeur euthymique, une absence de retrait social, une bonne entente avec les voisins ou encore une meilleure capacité au contrôle que durant la jeunesse, ce qui l'a amenée à exclure toute limitation fonctionnelle en lien avec l'accident du 2 mars 1998. Selon la recourante, les deux expertises permettent de constater objectivement une évolution très favorable de la personnalité de l'intimé, lequel n'est plus centré sur lui-même mais a su réorganiser sa vie autour de la gestion de ses douleurs et mène désormais une existence faite de peu de moyens financiers et de plaisirs simples. En outre, rien n'indiquerait qu'il ait manifesté un manque de reconnaissance et d'empathie envers les personnes qui l'ont soutenu lors de son altercation avec un ancien voisin. Ses prétendues difficultés dans les relations sociales seraient également infirmées par les pièces au dossier, les experts de CEMEDEX ayant indiqué qu'il avait des amis - ou à tout le moins de bonnes connaissances - à l'étranger, qu'il entretenait une relation d'entraide avec des voisins et qu'il avait maintenu le contact avec des amis en Suisse par le biais des réseaux sociaux. La recourante estime que l'expertise de CEMEDEX, plus singulièrement son volet psychiatrique, permet d'objectiver un changement clair de la situation clinique, sous la forme de la disparition du trouble narcissique et des traits de la personnalité (impulsivité, manque d'empathie et difficultés dans les relations sociales), ces atteintes n'étant plus incapacitantes depuis le 1 er avril 2023 au plus tard.