Citation: 4A_170/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Semblable argumentation n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. Force est d'emblée de souligner que le moyen considéré est lui aussi frappé de forclusion pour les mêmes motifs que ceux déjà énoncés. Au demeurant, le grief invoqué apparaît de toute manière infondé. Il appert, en effet, que la Formation, en date du 25 mai 2021, a demandé à la recourante de lui remettre, pour sa seule information, une copie du dossier de sa Commission d'éthique "dans son intégralité et sans anonymisation" (sentence, n. 58). Or, il ressort de la sentence attaquée que l'intéressée a transmis au TAS un exemplaire dudit dossier "dans son intégralité" le 31 mai 2021 (n. 59). Dans ces conditions, la recourante ne saurait reprocher à la Formation de n'avoir pas requis la production de documents non caviardés. Au demeurant, si elle estimait réellement que la Formation n'avait pas tous les documents nécessaires en sa possession pour statuer en pleine connaissance des circonstances pertinentes de la cause en litige, la recourante aurait dû réagir au cours de la procédure d'arbitrage et interpeller les arbitres à cet égard, ce qu'elle s'est bien gardée de faire. Quoi qu'il en soit, la Formation a visiblement considéré qu'elle possédait toutes les informations utiles pour rendre sa sentence et, partant, qu'elle n'avait pas besoin d'éventuels autres documents non caviardés qui n'auraient pas été produits par la recourante. En tout état de cause, l'intéressée ne parvient pas à démontrer que les incohérences des témoignages identifiées par la Formation proviendraient du fait que certaines informations topiques auraient été caviardées de sorte que l'on ne discerne pas en quoi la violation dénoncée aurait pu influer sur l'issue du litige.