Citation: 1S.12/2006 20.09.2006 E. A

Le 25 avril 2005, le Ministère public de la Confédération a ouvert une enquête de police judiciaire contre le ressortissant algérien B.________, pour participation à une organisation criminelle, financement du terrorisme et vol en bande et par métier. L'enquête a été étendue le 12 octobre 2005 au ressortissant algérien A.________, également soupçonné de recel, lequel fait l'objet d'une procédure pénale dans le canton de Zurich pour des vols commis en bande. Il aurait perpétré, depuis le mois d'avril 2005, des douzaines de vols, notamment de cartes de crédit, de vêtements et d'autres objets de valeur, en qualité de membre d'une bande formée à cet effet. Il aurait en outre acquis, dissimulé ou aidé à négocier des vêtements et d'autres objets dont il savait avoir été volés. Il aurait enfin apporté son concours à l'organisation terroriste algérienne connue sous le nom de "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" et transféré ou fait transférer à cette organisation en Algérie, notamment via le Maroc, tout ou partie du produit des vols précités. Ces soupçons reposent sur plusieurs conversations téléphoniques entre A.________ et un autre membre présumé de cette organisation, C.________, qui fait également l'objet de l'enquête de police judiciaire fédérale. A.________ a été arrêté le 14 juin 2006 en exécution d'un mandat du Ministère public de la Confédération et placé en détention préventive. Le 28 juin 2006, il a sollicité sa mise en liberté provisoire. Le Juge d'instruction fédéral a refusé d'accéder à cette demande au terme d'une décision prise le 11 juillet 2006 que le prévenu a contestée en vain auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour des plaintes). Dans son arrêt rendu le 11 août 2006, cette autorité a considéré qu'il existait des présomptions de culpabilité suffisantes à l'encontre de A.________ pour le maintenir en détention; elle a par ailleurs estimé que cette mesure se justifiait par un risque de collusion et un danger de fuite et qu'elle était proportionnée à la peine à laquelle le plaignant s'exposait si les faits qui lui sont reprochés devaient se confirmer.