Citation: 6B_439/2024 E. B

Par arrêt du 8 avril 2024, la Chambre d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a très partiellement admis l'appel de A.________ et l'appel joint de B.________ à l'encontre du jugement du 5 juillet 2023 en ce sens qu'elle a notamment acquitté A.________ pour une partie des faits liés aux infractions de dommages à la propriété (s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.1.7 let. d) de l'acte d'accusation), d'injure (s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.1.4 let. b) de l'acte d'accusation), de menaces (s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.1.3 let. a) de l'acte d'accusation) et de contrainte sexuelle (s'agissant des faits mentionnés sous ch. 1.1.5 let. a) de l'acte d'accusation) et l'a condamné à une peine privative de liberté de 36 mois, sous déduction de deux jours de détention avant jugement avec sursis partiel, la peine ferme ayant été fixée à neuf mois et le solde assorti du sursis pendant trois ans, une amende de 1'000 fr., ainsi qu'à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à 30 fr. le jour assortie du sursis pendant trois ans également. Elle a en outre condamné A.________ à payer à B.________ la somme de 7'000 fr., avec intérêts à 5 % l'an dès le 18 avril 2020 à titre de réparation du tort moral. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. S'agissant uniquement des infractions contestées devant le Tribunal fédéral, la cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. Le 24 avril 2019, vers 01h00 du matin, la police est intervenue au domicile de C.________, à sa demande. C.________ a expliqué avoir été agressée par A.________, qui n'était pas présent à l'arrivée des forces de l'ordre. Il avait, selon elle, escaladé son balcon et l'avait frappée avec ses poings avant de quitter les lieux. La police a constaté les traces de coups reçus et pris des photographies sur lesquelles C.________ avait le visage en sang et tuméfié, de même que des ecchymoses et des blessures sur les bras. Du sang résultant des blessures était visible sur le parquet. B.b. Le 20 juillet 2019, vers 07h40, C.________ a appelé la police pour se plaindre d'une agression par A.________ à son domicile, expliquant qu'il était entré à son insu et lui avait porté des coups de poing. À leur arrivée, les gendarmes ont constaté que C.________ était en pleurs et qu'elle présentait une grosse bosse visible sur son front à gauche, qu'ils ont photographiée. Elle a été acheminée au poste et a déposé plainte. Un médecin l'a examinée au poste et a constaté les lésions décrites. B.c. Le 18 octobre 2019, à 12h07, la police a été appelée après que C.________ s'était réfugiée dans la pharmacie de son quartier. Elle a expliqué que A.________ était venu dans son allée et qu'elle lui avait demandé à plusieurs reprises de partir. Ne s'étant pas exécuté, elle lui avait dit qu'elle allait le filmer. Il s'était emporté, avait saisi son téléphone et lui avait saisi le cou avec les deux mains. Elle avait chuté au sol sans perdre connaissance et éprouvé de la difficulté à respirer. La police a observé des marques visibles sur son cou, sans prendre de photographies. B.d. Le 3 décembre 2019, alors qu'elle rentrait chez elle, après avoir passé la nuit dehors et reçu 120 messages de A.________ lui demandant où elle était, C.________ a constaté que sa porte d'entrée avait été forcée. Elle a appelé la police puis, constaté que A.________ se trouvait dans sa cuisine. Elle Iui a demandé de partir. À un moment donné, il l'a giflée avant de partir en courant. Elle lui a couru après jusqu'après la porte d'entrée et dans les escaliers, et il lui a fait un doigt d'honneur. B.e. Le 9 janvier 2020, à 10h52, C.________ a appelé la police, A.________ la suivait et l'avait agressée dans les bois, lui avait saisi la mâchoire (pour la mordre, mais elle a réussi à se dégager) et avait cassé l'anse de son sac en tissu. La police a constaté des rougeurs sur les deux côtés du visage, en précisant que celles-ci pouvaient provenir de l'agression décrite, mais également du froid. Elle a indiqué ne plus être en couple avec A.________ mais que, parfois, il lui manquait et ils s'appelaient. B.f. Le 14 août 2020, A.________ est entré contre le gré de C.________ dans l'appartement de celle-ci. Elle lui a demandé de sortir et s'est rendue dans le hall de l'immeuble où il l'a rejointe. Le ton est monté entre eux et A.________ lui a asséné une claque qui l'a faite tomber par terre. Elle a crié et il est parti. B.g. Le 16 août 2020, C.________ se trouvait avec un tiers. A.________ s'est approché d'elle, une chaîne de vélo à la main, avec laquelle il l'a frappée derrière la nuque. Elle a joint à sa plainte un constat médical du 21 août 2020 relatant ses griefs, notamment une douleur immédiate avec une progression de celle-ci dans les 24 heures. Le médecin a constaté des douleurs musculaires aux scalaires et trapèzes gauches, avec limitation fonctionnelle à la flexion et à la rotation gauche aux cervicales, réaction similaire à un coup du lapin. B.h. Le 6 octobre 2020, A.________ a pénétré de force dans l'appartement de C.________, après l'avoir longuement appelée et sonné avec insistance, bloquant même la sonnette. Lorsqu'elle a ouvert la porte pour la débloquer, il en a profité pour entrer, alors même qu'elle lui intimait de partir. Il est entré et elle a demandé à B.________, qui se trouvait avec elle, d'appeler la police. Cette dernière est sortie de l'appartement pour le faire. A.________ a cherché son téléphone en vain puis, il s'est saisi d'un couteau et de sa bombe lacrymogène avant de partir en les emportant. B.i. En avril ou mai 2020, au domicile de C.________, A.________ a caressé la poitrine de B.________, au niveau des tétons, et ses parties génitales, d'abord sur les vêtements. Ensuite, il a passé sa main sous son pyjama et sous ses sous-vêtements, caressant notamment ses lèvres et son clitoris. Lorsqu'elle lui a dit qu'elle ne voulait pas qu'il la touche, il lui a répondu qu'il en avait envie. Elle l'a repoussé à plusieurs reprises, tant verbalement qu'en retirant ses mains. Il a ensuite sorti son sexe en érection et a tapé son pénis sur sa cuisse en lui disant qu'il était dur et qu'elle le faisait bander. Elle n'a pas crié et n'est pas sortie du lit pour ne pas l'énerver et parce qu'elle avait peur de lui et de ses réactions. Elle s'est sentie comme prisonnière d'elle-même, n'osant pas réagir. C.________ étant arrivée sur ces entrefaits, elle lui a raconté ce qui venait de se passer. C.________ s'est énervée contre A.________ et s'est couchée avec eux, proposant de s'interposer en se couchant au milieu, ce dont A.________ n'a pas voulu. Il a continué ses agissements, touchant les fesses de B.________, en persistant dans ces gestes même lorsqu'elle repoussait sa main. Il n'y a mis un terme qu'après qu'elle se soit couchée de l'autre côté de C.________. B.j. Le samedi 2 janvier 2021, une voisine de C.________ a appelé la police car elle entendait des cris dans l'appartement. À l'arrivée de la patrouille, vers 20h10, C.________ présentait plusieurs hématomes au visage, et une ambulance a été appelée.