Citation: 1C_157/2022 E. 2

Les recourants se plaignent du refus de la cour cantonale de procéder au contrôle préjudiciel du PGA. Selon eux, les conditions d'un tel contrôle seraient réunies: le plan est particulièrement ancien puisqu'il remonte à plus de trente ans, qu'il n'a pas connu de concrétisation dans le délai de quinze ans fixé à l'art. 52 al. 2 LATC (disposition d'exécution des art. 15 al. 4 let. d et 15a LAT [RS 700]) et que - circonstance ignorée de l'arrêt cantonal - il serait en cours de révision. Par ailleurs, les circonstances factuelles plaideraient en faveur d'un réexamen: la démolition des bâtiments industriels au nord (le garage situé de l'autre côté de la route de Lausanne) et à l'est (plan de quartier Sous Bellefontaine) et leur remplacement par des logements et activités compatibles; le déplacement de l'entreprise de constructions métalliques des recourants à Mont-sur-Rolle, ainsi que la suppression, à terme, de la STEP, remplacée par une installation régionale en un autre endroit. S'agissant des nouveaux outils d'aménagement de la commune, le schéma directeur de 2010 prévoit une affectation mixte avec du logement et des activités compatibles, ce que ne permettrait pas la zone industrielle B. Ce schéma directeur a déjà été partiellement exécuté (dans le cas du PDQ Sous Bellefontaine) avec l'idée (confirmée par la cour cantonale dans un arrêt du 18 juillet 2018) d'une évolution vers l'habitat. Le projet litigieux ne serait pas non plus compatible avec le concept de mobilité prévu dans le schéma directeur. Les recourants relèvent encore qu'une dizaine de logements se trouvent sur leurs parcelles, à proximité immédiate du projet litigieux, et devraient subir des immissions de bruit équivalentes aux valeurs d'alarme, ce qui justifierait également un réexamen du statut de cette zone industrielle. Un pronostic de bruit n'aurait d'ailleurs pas été effectué.