Citation: 4A_490/2021 E. 5.3.3

5.3.3. L'intimée suggère d'écarter le grief sous prétexte que la recourante ne se plaint pas d'arbitraire, sur une question relevant de l'appréciation des preuves. Certains arrêts précisent effectivement que le juge se trouve sur le terrain factuel, respectivement apprécie les preuves lorsqu'il doit déterminer dans quelle mesure un allégué est contesté (arrêt 5A_91/2014 du 29 avril 2014 consid. 3.2, cité ensuite dans les arrêts 4A_268/2021 du 18 mai 2022 consid. 4.1; 5A_450/2019 du 24 février 2020 consid. 4.2.2; 5A_892/2014 du 18 mai 2015 consid. 2.2). Au-delà de la constatation du contenu exact des écritures des parties (TAPPY, op. cit., n° 22c ad art. 222 CPC), on peut se demander s'il se justifie de traiter cette thématique différemment de l'interprétation des conclusions: celles-ci, en tant que déclarations de volonté unilatérales faites dans le procès à l'attention du juge et de la partie adverse, doivent être interprétées selon le principe de la confiance, opération que le Tribunal fédéral peut revoir librement (arrêt 4A_66/2016 du 22 août 2016 consid. 4.1.2; ATF 105 II 149 consid. 2a; HOHL, op. cit., n. 414; MAX GULDENER, Schweizerisches Zivilprozessrecht, 3e éd. 1979, p. 262 ch. VI). Un commentateur plaide dans ce sens avec un argument un peu différent, à savoir que la notion de fait contesté ressortit au droit fédéral (TAPPY, ibidem). Cette question souffre cependant de rester indécise. Car, même en l'examinant sans réserve, le grief se révèle inconsistant.