Citation: 2C_960/2017 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt entrepris, auquel il est renvoyé pour le surplus (cf. art. 109 al. 3 LTF), que le recourant a certes vécu la majeure partie de sa vie en Suisse. Il en ressort toutefois également qu'il y a vécu comme un marginal et qu'il n'a pas fait preuve d'une intégration particulièrement poussée, notamment sur le plan professionnel. Il n'a achevé aucune formation et a émargé durant plusieurs années à l'aide sociale. Même si, dans son recours, il affirme que toutes ses attaches se trouvent en Suisse, il ne parle ensuite que de sa mère qui vit en France. En outre, le recourant n'a fait valoir aucun élément concret devant le Tribunal cantonal permettant de retenir une vie sociale en Suisse. Il relève certes avoir la volonté de participer à la vie économique. Une telle affirmation, en l'absence de faits concrets retenus par l'autorité précédente, ne suffit cependant pas. Rien ne laisse en définitive penser qu'il aurait développé des liens sociaux suffisamment intenses qui lui permettraient de se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie privée. Son état de santé non plus ne saurait lui conférer un droit de demeurer en Suisse sous l'angle de l'art. 8 CEDH. De plus, la jurisprudence citée par le recourant ne lui est d'aucun secours (ATF 130 II 281; arrêt 2C_266/2009 du 2 février 2010). Majeur et sans enfant, il ne peut se prévaloir de relations familiales protégées par l'art. 8 CEDH, ni de relations personnelles ou professionnelles particulièrement denses en Suisse. En outre, l'ATF 139 I 169 ne traite aucunement de l'application de l'art. 8 CEDH.