Citation: 8C_511/2014 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a confirmé le refus de l'intimée d'allouer l'indemnité de chômage. Elle a considéré que, jusqu'au 18 février 2013, date de la radiation de son inscription au registre du commerce, l'assuré disposait ex lege d'un pouvoir déterminant sur les décisions de l'employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI en sa qualité d'administrateur-président avec signature individuelle. Après cette date, l'épouse de l'intéressé est devenue liquidatrice avec signature individuelle, statut qui l'a placée dans le cercle des personnes qui fixent les décisions de l'employeur ou qui les influencent de manière déterminante. Partant, elle jouissait d'une position privilégiée, comparable à celle d'un employeur au sens de l'art. 31 al. 3 let. c LACI, ce qui exclut le droit de son époux à une indemnité de chômage également après le 18 février 2013. La cour cantonale relève par ailleurs qu'étant donné son but suffisamment large (en tant qu'il prévoit notamment la possibilité d'ouvrir des succursales, voire d'entreprendre une activité immobilière), la société avait la possibilité de se lancer dans de nouvelles activités en réengageant l'assuré. A cet égard, elle se réfère à un arrêt 8C_155/2011 du 25 janvier 2012, dans lequel le Tribunal fédéral a jugé que malgré la résiliation de tous les contrats, le licenciement de tout le personnel et la vente des actifs, un assuré, époux de l'unique associée-gérante d'une Sàrl, ne pouvait être assimilé à une personne qui aurait définitivement quitté l'entreprise, dans la mesure où la société en cause avait un but suffisamment étendu pour permettre à l'épouse de se lancer dans de nouvelles activités en réengageant l'intéressé. La cour cantonale invoque également un arrêt 8C_415/2008 du 23 janvier 2009, dans lequel le droit à l'indemnité de chômage a été nié à un assuré qui avait été associé-gérant de la société qui l'employait jusqu'à sa dissolution et dont l'épouse avait ensuite exercé la fonction de liquidatrice, gardant ainsi une influence déterminante sur les décisions de l'entreprise postérieurement à la dissolution de la société.