Citation: 1C_536/2023 E. 4.2.5

4.2.5. Quant au trafic de chantier, on peut, avec l'instance précédente, retenir que celui-ci relève des règles de l'art en matière de construction, voire d'aspects civils, quant à d'éventuels empiétements ou dommages notamment; l'art. 19 al. 1 LAT suppose en effet que le terrain soit desservi par des voies d'accès présentant des conditions de commodité et de sécurité tenant compte des besoins des constructions projetées (cf. arrêts 1C_298/2023 du 5 avril 2024 consid. 6.1; 1C_155/2019 du 11 décembre 2019 consid. 5.1), exigence réalisée en l'espèce. Par ailleurs, les deux rapports d'expertise au dossier confirment que la situation est gérable malgré l'étroitesse et la pente du chemin de Mourat (cf. rapport T.________, p. 19; rapport S.________, p. 21 ss), ceci moyennant la mise en oeuvre de mesures de gestion du trafic décrites dans ces mêmes rapports (cf. rapport T.________, p. 19; rapport S.________, p. 22 ss). A cela s'ajoute, comme l'a retenu la cour cantonale, que la configuration des lieux n'a pas été un obstacle à l'accès des véhicules de chantier lors de la construction des différents bâtiments sis au nord du site du projet litigieux, à un endroit où la pente est pourtant plus forte.