Citation: 8C_267/2023 E. 4

Les juges cantonaux ont exposé que la doctoresse B.________ avait diagnostiqué des traits de personnalité évitante ainsi qu'un trouble des habitudes et des impulsions lié à l'addiction aux jeux vidéos. L'experte avait retenu que le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans sa dernière activité de déménageur ainsi que dans toute activité adaptée à son niveau d'instruction, avec peu d'exigence intellectuelle et une liste de tâches précises. L'intéressé opposait à l'avis de l'experte celui de son psychiatre traitant, le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui avait fait état d'un trouble de la personnalité schizoïde, à l'origine d'une incapacité totale de travail sur le marché libre de l'emploi. Au terme de leur analyse des pièces médicales, les premiers juges ont estimé que les conclusions de la doctoresse B.________, plus probantes, devaient être préférées à celles du docteur C.________. Ils ont ensuite écarté le grief du recourant tiré d'un défaut de valeur probante de l'expertise psychiatrique, invoqué au motif que le résumé des pièces médicales avait été confié à un secrétaire et la supervision du rapport d'expertise à une juriste. Enfin, la cour cantonale a mis en exergue des facteurs extra-médicaux (précarité et contexte socio-économique familial) susceptibles d'expliquer les échecs professionnels et la démotivation du recourant. Elle a conclu que l'existence, chez le recourant, d'une maladie psychique invalidante ne pouvait pas être retenue, de sorte que le refus de toute prestation se justifiait.