Citation: 6B_1434/2020 E. 1.3.3

1.3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir de manière arbitraire omis de relever les incohérences du rapport de dénonciation du 20 septembre 2016. Ce rapport démontrerait que les faits constitutifs de menaces reprochés au recourant étaient prescrits depuis dix ans, lorsque l'intimée les a rapportés la première fois à la police début septembre 2016. Or, la cour cantonale n'aurait pas relevé que B.________ avait déposé une nouvelle plainte pénale pour les mêmes faits qui ne se seraient pas déroulés dix ans auparavant mais quelques jours précédant le dépôt de plainte. La plainte pénale n'avait été relevée qu'à la suite de son insistance, le policier ne pouvant exclure que l'intimée se soit rendue coupable de contrainte et de calomnie. Le recourant ne démontre toutefois pas l'existence de deux plaintes successives déposées pour les mêmes faits, ce qui ne ressort au demeurant pas du rapport de dénonciation précité. En outre, il ressort du jugement entrepris que les menaces reprochées au recourant ont été proférées lorsque, accompagnée de son frère, l'intimée a annoncé au recourant sa volonté de se séparer, au cours de l'été 2016 (cf. jugement entrepris, consid. 11.3.1, PV d'audition de B.________ du 1er septembre 2016, p. 3 s., pièce D.233 s.), soit des faits qui n'ont pas pu se produire dix ans auparavant. Le policier ayant rédigé le rapport de dénonciation du 20 septembre 2016 a certes conclu à une possible infraction de contrainte et de calomnie commise par l'intimée. Toutefois, cette conclusion doit se comprendre comme une simple hypothèse qui fait écho aux déclarations du recourant lors de son audition du 16 septembre 2016 au cours de laquelle il s'est réservé le droit de déposer à son tour plainte pour ces mêmes chefs de prévention à l'encontre de la plaignante (cf. PV d'audition du 16 septembre 2016, p. 3, pièce D.238; art. 105 al. 2 LTF). Le recourant soutient que la cour cantonale aurait interprété de manière insoutenable les déclarations de B.________ et de son frère. Dans la mesure où il invoque également, à cet égard, le principe " in dubio pro reo ", celui-ci n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. Selon lui, aucune preuve matérielle ne corroborait ces déclarations. En outre, il aurait fallu relativiser tant les déclarations du frère, en raison de son lien de parenté avec la précitée, que les déclarations de l'intimée, vu que celle-ci ne faisait référence à aucune menace dans le cadre de sa requête de mesures superprovisionnelles et de mesures protectrices de l'union conjugale, que le recourant n'était pas retourné au Liban depuis plusieurs années et que son état de santé ne lui permettait pas de se rendre dans ce pays ni de forcer ses enfants à l'y accompagner. En l'espèce, le recourant se limite à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, dans une démarche appellatoire, partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Au demeurant, la cour cantonale a relevé l'attitude neutre et objective du frère de l'intimée sans complaisance pour celle-ci, prenant ainsi en compte le lien de parenté les unissant. Par ailleurs, vu qu'il ressort du jugement entrepris que les menaces ont été proférées au moment où l'intimée a annoncé au recourant sa volonté de se séparer, la requête de mesures superprovisionnelles et de mesures protectrices de l'union conjugale ne pouvait en faire mention. Enfin, comme la cour cantonale l'a relevé, l'argument du recourant selon lequel son état de santé ne lui permettait pas de se rendre au Liban est sans pertinence, dans la mesure où il confond le fait de proférer des menaces et le fait de les mettre à exécution. Vu ce qui précède, le recourant ne démontre pas l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves opérés par la cour cantonale quant aux menaces proférées à l'encontre de son épouse. Ces griefs doivent donc être rejetés, dans la mesure où ils sont recevables.