Citation: 4C.83/2007 07.06.2007 E. A

A.a Par contrat de mission du 21 janvier 2004, Y.________ SA (ci-après: la défenderesse) a engagé X.________ (ci-après: la demanderesse) pour lui confier une activité de barmaid au Pub A.________, à .... La durée du travail était "en principe de 40 heures par semaine". La rémunération horaire brute, salaire de vacances et indemnités pour jours fériés inclus, était de 21 fr. La mission débutait le 22 janvier 2004 pour trois mois, puis, sauf résiliation du contrat, pour une durée indéterminée. Mariée et mère de deux enfants, la demanderesse travaillait du lundi au vendredi, de 13 h à 17 h, comme femme de ménage ou concierge. Elle a conservé cet emploi jusqu'à la fin du mois d'août 2004, ne travaillant qu'une vingtaine d'heures par semaine au pub, ce qui lui permettait d'assumer ses obligations familiales. La demanderesse a ensuite augmenté progressivement son horaire de travail, lequel a cependant varié d'un mois à l'autre. Elle ne s'est plainte, à aucun moment, du fait qu'elle travaillait moins de 40 heures par semaine. A.b La demanderesse s'est trouvée dans l'incapacité de travailler du 30 août 2005 jusqu'au 16 octobre de la même année. Licenciée téléphoniquement le 1er septembre 2005, elle a contesté ce congé donné en temps inopportun. Dès la fin de cette incapacité, elle a retravaillé au pub pendant un certain nombre d'heures. Le 6 novembre 2005, la demanderesse a fait part aux responsables du pub de sa décision de cesser immédiatement son travail, car elle avait changé de vie et quitté ... pour s'établir à .... Informé un ou deux jours plus tard de cette décision, le représentant de la défenderesse a établi, en date du 9 novembre 2005, une attestation d'employeur pour l'assurance-chômage et envoyé à la demanderesse une lettre de congé, antidatée au 23 août 2005. La destinataire de cette lettre en a accusé réception le 11 novembre 2005 et s'est prévalue d'un délai de congé expirant le 31 janvier 2006. Par lettre de son conseil du 7 décembre 2005, la demanderesse a fait opposition au congé. Elle a bénéficié d'une aide du Centre B.________ auquel elle a cédé ses créances éventuelles contre la défenderesse. Les parties ne sont pas parvenues à un accord au sujet des diverses prétentions pécuniaires élevées par la demanderesse.