Citation: 1B_161/2016 E. 1

Contrairement à ce qui prévaut par exemple pour les prononcés du ministère public (cf. art. 393 al. 1 let. a CPP), le législateur a toutefois expressément limité cette voie de droit aux cas prévus par la loi (cf. art. 393 al. 1 let. c CPP; pour des exemples, voir notamment les dispositions citées par CAMILLE PERRIER DEPEURSINGE, Code de procédure pénale suisse annoté [CPP], 2015, ad art. 393 al. 1 let. c CPP; voir aussi PATRICK GUIDON, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 196-457 StPO, 2e éd. 2014, n° 14 ad art. 393 CPP; FRANZ RICKLIN, Kommentar StPO, 2e éd. 2014, n° 1 ad art. 393 CPP). Il découle de cette mention qu'à défaut de règle légale ouvrant le recours - tel par exemple l'art. 222 CPP en matière de détention provisoire ou pour des motifs de sûreté -, les autres décisions du Tmc sont définitives sur le plan cantonal (cf. art. 380 CPP; ATF 137 IV 340 consid. 2.2.2 p. 343; Message du Conseil fédéral du 21 décembre 2005 relatif à l'unification de la procédure pénale, FF 2006 1057 spécialement p. 1114 et 1196); le cas échéant, elles peuvent être portées directement devant le Tribunal fédéral (cf. art. 80 al. 2 in fine LTF; ATF 137 IV 340 consid. 2.2 p. 343 [refus du Tmc d'autoriser une mesure de surveillance secrète]; arrêt 1B_120/2014 du 20 juin 2014 consid. 1 [levée des scellés, art. 248 al. 3 let. a CPP]).