Citation: 2C_140/2019 E. 4.2

4.2. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions dans le domaine du droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, il suffit, sous l'angle de la recevabilité, qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et que, partant, la voie du recours en matière de droit public soit ouverte (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1 p. 179). La question de savoir si les conditions d'un tel droit sont effectivement réunies relève du fond (ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332 et les références). Le recourant se prévaut en l'occurrence de manière soutenable de l'ancien art. 43 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (depuis le 1 er janvier 2019, loi sur les étrangers et l'intégration, LEI; RS 142.20) et de l'art. 8 CEDH. Dès lors que l'épouse et les enfants du recourant sont au bénéfice d'autorisations d'établissement, ces dispositions sont potentiellement de nature à lui conférer un droit au renouvellement de son autorisation de séjour. Son recours échappe partant au motif d'irrecevabilité prévu à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1 p. 179).