Citation: 5A_508/2021 E. 4.2

4.2. S'il est clair que cette motivation ne contrevient pas aux exigences de l'art. 29 al. 2 Cst., il reste à déterminer si elle est convaincante. D'emblée, il apparaît que les conclusions dont il est question étaient irrecevables, car exorbitantes du cadre du renvoi (cf. en particulier supra consid. 3.3). Quoi qu'il en soit, force est de constater que la critique des recourants est peu claire. Ils se prévalent de la jurisprudence relative à l'art. 85 CPC, qui selon leurs propres dires ne dispense nullement les demandeurs de chiffrer leur demande, mais leur permet seulement, dans certaines circonstances, de différer le moment où ils vont le faire. Selon cette disposition, le demandeur doit chiffrer sa demande dès qu'il est en état de le faire, une fois les preuves administrées ou les informations fournies par le défendeur (art. 85 al. 2 CPC). Pour autant qu'elle soit applicable, on ne discerne dès lors pas ce qui permettrait aux recourants de persister à ne pas chiffrer leurs conclusions jusque devant la Cour de céans, en concluant à la réserve de leurs droits concernant les fonds gérés par R.________SA de même que "pour les cas où des fonds supplémentaires de la société U.________ seraient découverts". Dans un tel contexte, le grief de violation de l'interdiction du formalisme excessif ne saurait porter.