Citation: 2C_562/2024 E. 4.4

4.4. Au surplus, il n'apparaît pas que le refus d'octroi de l'autorisation de séjour en cause serait disproportionné. Il ressort des faits retenus par le Tribunal cantonal (art. 105 al. 1 LTF) que, lorsque le recourant est entré en Suisse en 2018, son fils aîné a décidé de rester auprès de ses grands-parents au U.________, et cela même lorsque son frère cadet est venu rejoindre son père en 2019. Le recourant et son fils aîné ont ainsi vécu séparément pendant 4 ans, nonobstant l'accord homologué par le juge de la famille de U.________ du 14 février 2018. Après 4 ans, le seul fait que le fils aîné du recourant souhaite désormais vivre en Suisse ne saurait justifier de lui octroyer un titre de séjour, alors que son père n'a pas les moyens de subvenir à la famille, comme l'exige pourtant l'art. 44 al. 1 let. c LEI. La cour précédente a de plus retenu qu'il ne pouvait pas être déduit des pièces produites par le recourant que son fils aîné ne pouvait pas retourner vivre chez ses grands-parents, respectivement que sa grand-mère était dans l'incapacité de s'occuper de lui. Il aurait appartenu au recourant d'exposer en quoi cette appréciation, qui ressortit aux faits, était arbitraire, ce qu'il ne fait pas, se limitant à résumer le contenu des pièces produites. Le Tribunal fédéral ne peut partant pas s'en écarter (cf. supra consid. 2.2). Il en va de même en ce que la cour précédente a considéré qu'il n'était pas établi que l'enfant ne pouvait pas vivre avec sa mère au U.________ et que celle-ci n'avait pas les compétences requises pour s'occuper de lui. Le fait de qualifier une telle constatation d'"erronée" ne suffit pas, au vu des exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), à démontrer l'arbitraire de celle-ci. Le recourant n'est par conséquent pas, selon les constatations cantonales qui lient la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF), la seule personne susceptible de prendre en charge l'enfant concerné. Enfin, s'il est indiscutable qu'il sera difficile pour ce dernier de ne plus vivre avec son père et qu'un retour au U.________ rendra les relations personnelles entre les intéressés plus difficiles, les contacts pourront être maintenus comme cela a été le cas depuis 2018 et ce jusqu'à ce que l'enfant concerné entre puis reste illégalement en Suisse en 2022. Le U.________ n'est au surplus pas à ce point éloigné de la Suisse que des contacts seraient rendus impossibles pour cette raison. On ne voit enfin pas que cette solution, qui revient à replacer l'enfant au U.________, lieu où il a vécu avant de venir en Suisse et où vivent également sa mère et ses grands-parents, serait contraire à son intérêt au sens de l'art. 3 CDE.