Citation: 6B_839/2015 E. 1.2

1.2. La cour cantonale s'est fondée sur un tableau récapitulatif des contrôles de police auxquels la recourante a été soumise pour mendicité. Le fonctionnaire, qui a rédigé le rapport, a expliqué qu'il avait repris les contrôles effectués par la gendarmerie, la police judiciaire, le corps des gardes-frontières, les agents de la police municipale ainsi que les collaborateurs des abris de protection civile genevois. Il n'y a pas lieu de mettre en doute ce rapport ni les constatations faites par les différentes autorités mentionnées. Ce rapport de police, qui est un titre au sens de l'art. 110 ch. 5 CP, constitue une preuve suffisante de la présence de la recourante en Suisse à ces dates. Dans sa motivation, la recourante ne démontre du reste pas, de manière détaillée et pièces à l'appui, que les constatations seraient erronées. Elle se borne à alléguer qu'elle n'était pas présente en Suisse au mois de septembre 2012 et octobre 2012, mais ne dit pas où elle se trouvait et ne fait valoir aucun élément permettant d'établir sa présence en un autre endroit. Pour le surplus, il n'y a pas lieu de tenir compte de la pièce produite par la recourante le 16 septembre 2015, dès lors que cette pièce ne faisait pas partie du dossier cantonal; en outre, elle a été adressée au Tribunal fédéral postérieurement à l'échéance du délai de recours. Dans la mesure de sa recevabilité, le grief tiré de l'arbitraire dans l'établissement des faits doit donc être rejeté.