Citation: 8C_87/2007 01.02.2008 E. A

A.________, né en 1958, a travaillé en qualité de professeur de dessin au service de X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 10 avril 2003, il a subi un traumatisme acoustique lors de l'explosion d'un pétard près de son oreille gauche. Consulté les 9 juillet et 2 septembre 2003, le docteur L.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale, a fait état d'acouphènes des deux côtés, mais prédominant à gauche, ainsi que d'une hypersensibilité au bruit. Selon ce médecin, un hiatus auditif persistait à gauche, alors que les seuils avaient été récupérés à droite (rapport du 8 septembre 2003). La CNA a pris en charge le cas. L'assuré a reçu un traitement homéopathique prodigué par le docteur G.________. Ce médecin a fait état d'une incapacité de travail entière à partir du 25 novembre 2003. Par décision du 11 juin 2004, la CNA a refusé d'allouer ses prestations pour cette incapacité de travail, motif pris qu'elle n'était pas en relation de causalité « pour le moins probable » avec l'accident. L'assuré ayant fait opposition à cette décision, la CNA a recueilli un rapport du docteur K.________, médecin-conseil de l'assurance-maladie de l'intéressé, la Concordia. Selon ce médecin, l'incapacité de travail était due à l'hyperacousie douloureuse dont l'origine relevait davantage d'une affection de nature psychique réactionnelle au choc provoqué par l'explosion que d'une atteinte oto-rhino-laryngologique (rapport du 23 septembre 2004). De son côté, l'assuré a produit un rapport du docteur O.________, médecin-adjoint à la Clinique d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-maxillo-faciale de l'Hôpital Y.________ (du 7 décembre 2004). Se fondant sur un avis du docteur L.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et médecin de sa division de médecine du travail (rapport du 20 août 2004), la CNA a rejeté l'opposition par décision du 18 mars 2005. Elle a considéré, en résumé, que l'assuré ne souffrait plus de séquelles de l'accident sur le plan organique. En effet, les différents examens médicaux effectués n'avaient pas révélé de déficits sur le plan oto-rhino-laryngologique. En revanche, la CNA était d'avis que l'hypersensibilité acoustique, qui était la seule cause alléguée de l'incapacité de travail à partir du 25 novembre 2003, résultait de troubles de nature psychique sans lien de causalité adéquate avec l'accident.