Citation: 4P.225/2005 18.01.2006 E. 3

Ensuite, le recourant s'en prend aux constatations de la cour cantonale relatives aux dommages matériels subis, soit, d'une part, les frais de déplacement pour se rendre au cabinet du Dr Y.________ et, d'autre part, les coûts occasionnés par les soins à domicile. 3.1 En ce qui concerne les frais de déplacement, lors même que le recourant relève, à titre liminaire, que "l'Autorité cantonale semble encore confondre la notion du degré de la preuve à celle de l'appréciation des preuves", il s'en prend à l'appréciation des preuves, qu'il estime arbitraire. A son sens, la preuve du dommage a été apportée par les dépositions des trois témoins entendus en cours de procédure. L'existence de treize trajets est avérée par les seuls témoignages de C.________ et D.________, sans compter celui de dame A.________, qui a déposé avoir effectué de nombreux déplacements pour amener son époux à ses visites médicales. En sus, dès lors que l'autorité cantonale a retenu l'existence de douze trajets, elle devait entrer en matière, au moins partiellement, sur ses prétentions en dommage-intérêts, ce d'autant plus que le montant de 24 fr. pour les trajets Monthey-Vouvry a été articulé afin de déterminer l'étendue du dommage. 3.2 Même si l'on peux sérieusement se demander si le grief soulevé par le recourant répond aux exigences strictes de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 129 III 727 consid. 5.2.2), il n'importe du moment que la critique est de toute manière dénuée de fondement. Le jugement entrepris a arrêté à douze le nombre de consultations chez le Dr Y.________. Il n'a toutefois pas, contrairement à ce que soutient le recourant, posé que lors de l'ensemble de ces consultations, il avait été accompagné. A cet égard, la cour cantonale précise même, sur le vu notamment des dépositions imprécises des témoins entendus - qui ne mentionnent pas que les trajets effectués se rapportaient aux seules visites médicales en question -, ignorer le nombre de déplacements accompagnés du recourant chez le Dr Y.________. Peu importe en définitive, dès lors que cette constatation n'est pas de nature à influencer le résultat de la décision entreprise. En effet, la seule indication du montant de 24 fr. par déplacement - indépendamment de leur nombre - n'est pas à même d'établir la quotité du dommage allégué, ce d'autant plus que le recourant ne prétend pas avoir subi d'autres dommages et qu'il ne s'en prend pas à la constatation selon laquelle C.________ et D.________ n'ont rien exigé pour leurs services. Au surplus, le caractère insoutenable de l'appréciation relative à l'effet des visites de l'épouse du recourant sur le succès de son traitement, tel que constaté par l'instance cantonale, n'a pas été démontré à satisfaction. Ainsi, en considérant que le recourant a échoué à prouver le dommage dont il demande l'indemnisation, les juges cantonaux n'ont pas versé dans l'arbitraire. Partant, il y a lieu de rejeter le recours sur ce point.