Citation: 8C_561/2017 E. 5.3

5.3. L'arrêté invoqué du Conseil d'Etat énumère les membres du comité de direction selon l'ordre suivant: - Directeur général, président du comité de direction; - Directrice générale adjointe, suppléante du président du comité de direction; - Directeur médical; - Directeur de l'enseignement et de la recherche, doyen de la Faculté de médecine de l'université de Genève; - Directeur des soins; - Directrice des finances; - Directrice des ressources humaines; - Directrice de la communication. Si cet arrêté établit effectivement que la directrice des ressources humaines est membre du comité de direction, il tend aussi à démontrer qu'elle ne fait précisément pas partie de la direction générale. Cette déduction peut aussi être tirée du règlement, qui - on l'a vu - traite sous deux articles distincts des compétences respectives de la direction générale et de la direction des ressources humaines. Dès lors, même si on peut discuter de l'interprétation de l'art. 20A al. 1 LEPM, il n'est en tout cas pas arbitraire de considérer que la directrice des ressources humaines n'avait pas la compétence de prononcer le licenciement de l'intimé ou, à tout le moins, d'engager par sa seule signature la direction générale s'agissant du licenciement d'un fonctionnaire. Pour le reste il n'est en rien arbitraire de considérer comme contraire au droit un licenciement prononcé de manière non-conforme à la réglementation applicable. Les recourants ne soutiennent d'ailleurs pas le contraire. Le grief tiré d'une application arbitraire du droit cantonal doit ainsi être écarté.