Citation: 4A_191/2023 E. B

Par demande du 30 novembre 2020 dirigée contre le maître de l'ouvrage suite à l'échec de la conciliation, l'entrepreneur a ouvert action en paiement de la somme de 35'901 fr. 75 avec intérêts à 5 % l'an dès le 3 novembre 2019 et a requis la mainlevée de l'opposition formée au commandement de payer à concurrence de la même somme. Le maître de l'ouvrage a conclu au rejet de la demande dans toutes ses conclusions. Il reconnaît avoir conclu un contrat d'entreprise avec le demandeur, mais refuse de s'acquitter d'un quelconque montant supplémentaire. Il invoque un non-respect des modalités et délais convenus, ainsi que l'existence de défauts. Il estime avoir payé les travaux que l'entrepreneur a diligemment réalisés. Le demandeur a contesté l'existence de défauts en réplique, ainsi que la validité de l'avis des défauts. La défenderesse a confirmé le contenu de sa réponse en duplique. Par jugement motivé du 25 novembre 2021, la Juge civile du Tribunal de première instance du canton du Jura a condamné la défenderesse à payer au demandeur la somme de 31'593 fr. 75 avec intérêts à 5 % l'an dès le 4 décembre 2019 et levé l'opposition dans la même mesure. En substance, la Juge civile a considéré qu'il était établi que la défenderesse avait commandé des travaux à plus-value et que celle-ci n'avait pas avisé des défauts dans les formes et délais prescrits. Dans son appel, la défenderesse a soutenu que les travaux étaient entachés de défauts et que les délais de livraison de l'ouvrage n'avaient pas été respectés. Les plus-values réclamées par le demandeur dans son décompte du 3 novembre 2019 ne portaient pas sur des travaux effectivement réalisés et n'avaient d'ailleurs jamais été commandées par elle ni acceptées. L'appelante n'a pas soutenu que le demandeur avait failli à son devoir d'allégation. Par arrêt du 20 février 2022, la Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Jura a rejeté l'appel de la défenderesse.