Citation: 6B_865/2018 E. 11.4.1

11.4.1. Il objecte que le comportement cas échéant criminel de certains membres du commando ne ferait pas encore de tous les membres de ce groupe des tueurs, qu'en particulier certains membres de ce groupe ont été entendus comme témoins (XX.________, ZZ.________ et YY.________ notamment) et non comme prévenus. Il serait ainsi contradictoire aux yeux du recourant de retenir que O.________ avait rejoint un " commando de tueurs ", respectivement un " groupe criminel ", respectivement de désigner O.________ comme membre d'un groupe composé, entre autres, de personnes constituant sa propre équipe, considérées comme innocentes et même comme particulièrement dignes de foi, puisqu'ayant été appelées à témoigner. Contrairement à ce que suggère le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu que toutes les personnes se trouvant au point B, ni même toutes celles qui étaient entrées en premier dans l'enceinte du pénitencier auraient été des " tueurs ". Elle a ainsi indiqué que le plan B avait été exécuté par un commando d'hommes fortement armés, encagoulés, dont certains seulement portaient un uniforme, contrairement aux règles et que ce commando comprenait notamment Z.________ et U.________, les frères V.________ et W.________ ainsi que SS.________ (arrêt entrepris consid. 4.4.6 p. 102). A la suite de l'ordre donné par le recourant à O.________ de se rendre à l'entrée B, le groupe d'hommes qui s'y trouvait était composé de O.________, des membres de sa garde, soit en tout cas de XX.________, YY.________ et ZZ.________, SS.________ et d'autres hommes encore, dont tous ne portaient pas l'uniforme mais bien, pour la plupart, le ruban bleu (arrêt entrepris consid. 4.6.4 p. 109). Parmi eux se trouvait VV.________ (arrêt entrepris consid. 4.6.5 p. 109). Enfin, la cour cantonale a aussi indiqué que le " commando de tueurs " était le groupe de Z.________ et U.________ (arrêt entrepris consid. 4.7.2.3 p. 117) et, plus précisément encore que le commando, co-dirigé par Z.________, comprenait SS.________ et U.________, lequel était le seul protagoniste identifié comme ayant personnellement tué au moins l'une des victimes (arrêt entrepris consid. 5.3.1 p. 126). On comprend ainsi que la seule appartenance au groupe entré en premier lieu au point B ne constituait pas comme tel, un élément permettant de considérer une personne déterminée comme un tueur. En revanche, la cour cantonale a mis en évidence la proximité de O.________ avec U.________, condamné au Guatémala notamment pour les exécutions extrajudiciaires de DD.________, R.________, PP.________ et OO.________ (arrêt entrepris consid. s.a p. 17). Comme l'a indiqué O.________, U.________ dépendait directement de lui (ce qu'a confirmé le recourant) et avait travaillé onze ans avec Z.________ (arrêt entrepris consid. j'.a.f p. 64; consid o'.b p. 76) et, du reste, même O.________ a admis avoir su que U.________ et Z.________ étaient susceptibles d'agissements criminels, auxquels il a prétendu ne pas vouloir être mêlé (arrêt entrepris consid. 4.7.2.3 p. 117 et consid. 4.8.4 p. 119). Ces éléments, ainsi que la participation active de O.________ à la direction de tout le groupe (v. supra consid. 11.3.4) permettaient ainsi, sans arbitraire, de considérer que son rôle avait été différent de celui de sa garde, soit XX.________, ZZ.________ et YY.________.