Citation: 6B_97/2014 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a considéré que la récidive du prévenu n'était pas spéciale au vu des circonstances et perspectives différentes prévalant dans les deux affaires. Selon elle, le prévenu paraissait avoir tiré - à tout le moins en partie - la leçon de la première affaire, eu égard à ses déclarations en cours de procédure. Par ailleurs, l'autorité cantonale a relevé que l'affaire pendante, additionnée à un différend d'ordre professionnel, avait eu des répercussions sur la vie et la santé du prévenu l'amenant à consulter un psychiatre. Elle a pris en compte le fait qu'il avait retrouvé un travail stable et qu'il n'avait pas commis de nouvelle infraction depuis le 1 er août 2011. Observant finalement qu'on ne pouvait "aller jusqu'à parler de déni complet, même si X.________ semble avant tout centré sur lui-même et cherche à comprendre ce qui lui est arrivé", la cour cantonale a considéré qu'on ne pouvait attendre des excuses circonstanciées de la part du prévenu compte tenu de sa conception très différente de celle de la partie plaignante des événements du 1er août 2011. Elle a conclu qu'au vu de ces différents éléments, nonobstant le cas de récidive, il était tout de même "possible de reconnaître des circonstances d'amendement particulièrement favorables, qui autorisent malgré tout l'octroi d'un nouveau et dernier sursis à X.________".