Citation: 6B_737/2024 E. 2.3.6

2.3.6. La recourante reproche à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte, de manière choquante, du témoignage de F.________, lequel était précis, détaillé et constant et qui ne pouvait pas être mis à néant uniquement pour le motif que celle-ci était l'amie de la recourante. La cour cantonale a tout d'abord relevé qu'il était vrai que la témoin F.________ semblait corroborer les déclarations de la recourante. Cela étant, elle a considéré que plusieurs zones d'ombre laissaient planer un doute sur la culpabilité de l'intimée. La témoin précitée affirmait avoir entendu toute la conversation téléphonique, soit dès les présentations (" Salut A.________, c'est B.________ "). Or, il ressortait de la plainte pénale, dont la teneur avait été confirmée par la recourante en audience, que tel n'avait pas pu être le cas dans la mesure où celle-ci avait mis son téléphone sur haut-parleur après la mention par l'intimée de H.________, nom que la témoin avait pourtant aussi confirmé avoir entendu. Son récit était ainsi sujet à caution. À cela s'ajoutait le fait que la témoin précitée entretenait des liens étroits avec la recourante, ce qu'elle avait admis dès lors que cette dernière venait régulièrement chez elle garder son chien. Ces éléments, couplés au conflit patent de voisinage, conduisaient ainsi à apprécier d'autant plus ce témoignage avec retenue. La recourante soutient à tort que la témoin n'avait jamais indiqué avoir entendu les présentations. En effet, il ressort du dossier cantonal que cette dernière avait bel et bien affirmé avoir entendu les présentations (cf. arrêt attaqué consid. b.c.a.a. p. 5; cf. aussi dossier cantonal, procès-verbal d'audition de F.________ du 21 février 2020 devant la police p. 2). Son grief est écarté. Pour le reste, la recourante procède, une fois encore, à une libre appréciation des preuves sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation opérée par la cour cantonale. Sa démarche est appellatoire, partant, irrecevable.