Citation: 1P.8/2000 29.02.2000 E. 3

3.- Sur le fond, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir suivi l'avis du corps enseignant, sans examiner les arguments qui lui étaient soumis, tendant à démontrer que les notes obtenues aux examens écrit et oral de mathématiques ne correspondaient pas à ses prestations. Elle y voit un déni de justice matériel, c'est-à-dire un cas d'arbitraire. a) En réalité, la recourante semble plutôt se plaindre d'un déni de justice formel, la cour cantonale ayant selon elle omis de répondre à l'argumentation soulevée dans le recours cantonal. De toute façon, l'arrêt cantonal ne prête guère le flanc à la critique. b) Les motifs de la cour cantonale sont certes succincts quant à l'évaluation des épreuves subies, mais cela tient à la retenue que doit nécessairement s'imposer l'autorité judiciaire dans ce domaine. En effet, comme le rappelle la cour cantonale, l'évaluation des résultats d'un examen repose, outre sur des connaissances spécifiques, sur une comparaison entre les candidats et une approche comportant un aspect subjectif. Le très large pouvoir d'appréciation des examinateurs a ainsi pour corollaire un contrôle judiciaire restreint, qui peut être limité à l'arbitraire (ATF 121 I 225 consid. 4b p. 230 et la jurisprudence citée). c) En l'espèce, le Tribunal administratif a considéré que les critiques de la recourante étaient dans une large mesure de nature appellatoire. Il s'est ensuite référé à la motivation des notes attribuées par le professeur et le juré, ainsi qu'au rapport écrit déposé par deux autres enseignants, qui considéraient la notation comme généreuse. Ces considérations sont suffisantes au regard de l'obligation de motiver. Elles échappent par ailleurs au grief d'arbitraire, car si la recourante indique les raisons pour lesquelles elle estime que son examen oral valait la note de 3, et l'écrit la note de 2,5, cela ne fait pas pour autant apparaître insoutenable l'évaluation contestée.