Citation: 5A_450/2016 E. A

A.a. A.A.________, né en 1974, et B.A.________, née en 1975, tous deux originaires de Genève, se sont mariés le 14 novembre 2003 à U.________ (Genève). Deux enfants sont issues de leur union, à savoir C.________, née le 10 janvier 2004, et D.________, née le 18 août 2009. Les époux vivent séparés depuis le mois de décembre 2014, date à laquelle ils ont convenu d'exercer une garde alternée, étant précisé que les enfants demeuraient dans le logement familial, alors que chacun des époux était hébergé par l'un de ses propres parents lorsqu'il n'exerçait pas la garde. Ainsi, de janvier à juin 2015, A.A.________ s'est occupé de ses filles du dimanche soir à 19h au mercredi matin et B.A.________ du mercredi matin au vendredi matin, tandis que les week-ends étaient répartis en alternance. A.b. Le 3 juillet 2015, B.A.________ a formé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale par-devant le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: le Tribunal), avec mesures superprovisionnelles, concluant notamment à ce que le Tribunal lui attribue la garde exclusive sur les enfants, octroie à A.A.________ un droit de visite selon des modalités à préciser à réception d'un rapport du Service de protection des mineurs (SPMi), voire d'une expertise familiale, fasse interdiction à A.A.________ de parler aux enfants du conflit parental et de la relation qu'elle entretiendrait avec un tiers, ainsi que de la critiquer devant elles d'une quelconque manière, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP, soumette l'exercice du droit de visite au respect de l'interdiction susmentionnée, lui donne acte de son engagement à organiser le suivi thérapeutique de D.________ et restreigne, en tant que de besoin, l'autorité parentale de A.A.________ pour permettre ledit suivi thérapeutique. Elle a également demandé qu'il soit fait interdiction à A.A.________ de la contacter pour un autre motif que celui lié à la stricte organisation des visites sur les enfants, que la jouissance exclusive de l'appartement conjugal lui soit attribuée et que son époux soit condamné à lui payer, au titre de l'entretien de chacune des filles, par mois, d'avance et par enfant, allocations familiales non comprises, le montant de 1'500 fr., dès le jour du dépôt de la requête.