Citation: 6B_1361/2021 E. 1.2

1.2. Le recourant ne prétend pas avoir été privé de son droit d'interroger le témoin, de sorte que c'est en vain qu'il invoque l'art. 6 par. 3 let. d CEDH. De même, il ne soutient pas que l'administration de la preuve aurait été incomplète, ni qu'elle aurait été faite en violation des règles. La seule question à examiner est donc celle de savoir si la répétition de l'audition du témoin était nécessaire au prononcé du jugement. La cour cantonale a admis que D.________ se trouvait dans la chambre voisine de celle de B.________ le soir des faits, qu'elle ne connaissait alors ni celle-ci ni le recourant et que ses déclarations faites à la police puis devant le ministère public en présence des parties portent essentiellement sur des constatations objectives. Dans ces circonstances, il n'apparaît pas que l'impression suscitée par le témoin soit d'une importance primordiale et donc que la portée de ce moyen de preuve dépende de sa connaissance directe par la cour cantonale. Au demeurant, l'argumentation du recourant sur ce point tend plutôt à remettre en cause la crédibilité du témoin en invoquant des contradictions qui existeraient entre ses déclarations et d'autres éléments du dossier. Il s'en prend ainsi essentiellement à l'appréciation des preuves, qui sera revue lors de l'examen de son grief tiré d'une violation de la présomption d'innocence et d'appréciation arbitraire des preuves.