Citation: 8C_400/2022 E. 3.2

3.2. S'agissant de l'impact sur la santé du recourant des douleurs thoraciques, des troubles anxieux et des vertiges, la juridiction cantonale a certes mis en doute l'existence de ces troubles sur la base du rapport du SMR de l'assurance-invalidité du 29 octobre 2019. Le recourant avait précédemment déclaré, lors d'un entretien le 25 octobre 2019, qu'il ne souffrait plus de vertiges, que ses troubles anxieux avaient diminué et qu'il ne ressentait plus que de temps à autre une sensation d'oppression au niveau du thorax. Dès lors que les juges cantonaux ont, à bon droit (cf. consid. 4 infra), nié le lien de causalité adéquate entre l'accident du 24 août 2018 et les troubles en question, il importe peu de savoir si ceux-ci sont encore présents et s'ils sont en lien de causalité naturelle avec ledit accident, de sorte que les objections du recourant ne portent pas sur un élément pertinent pour l'issue du litige. Par ailleurs, contrairement à ce que le recourant semble penser, l'autorité précédente n'a pas mis en doute le lien de causalité naturelle - confirmé par le docteur D.________ - entre l'accident et les troubles auditifs (diminution auditive et acouphènes du côté droit). En revanche, les premiers juges n'ont pas fait mention des conclusions du médecin du SMR de l'assurance-invalidité, qui a fait état d'une incapacité totale de travail dans l'activité habituelle de "maçon chef d'équipe" en raison du milieu bruyant dans lequel cette activité était exercée. Comme on le verra (cf. consid. 5 infra), cette omission porte sur un élément pertinent pour l'issue du litige, de sorte que ce grief s'avère bien fondé.