Citation: 6B_44/2020 E. 8.3.2

8.3.2. La cour cantonale a considéré que les conditions d'octroi du sursis n'étaient pas réalisées " au vu de la gravité des actes commis [par le recourant] et de son absence de prise de conscience (art. 42 CP) ". Elle a ainsi raisonné sur la question du sursis à l'aune de l'art. 42 CP. Or les conditions de l'art. 42 al. 1 et de l'art. 43 al. 1 CP ne sont pas identiques. La cour cantonale n'a pas pris en compte l'effet d'avertissement que pourrait avoir l'exécution d'une partie de la peine sur le pronostic (cf. arrêt 6B_480/2015 du 9 novembre 2015 consid. 2.2). En outre, elle a omis d'examiner si l'écoulement de six années depuis les faits litigieux sans commettre d'infraction de nature sexuelle (le 1er mai 2015, le recourant a toutefois été condamné pour abus de confiance, faux dans les titres, délit contre la LAVS, emploi d'étrangers sans autorisation) pourrait être de nature à autoriser un pronostic non défavorable. Elle s'est fondée essentiellement sur la gravité des faits, qui constitue avant tout un critère d'appréciation de la peine, mais ne permet pas de justifier le refus du sursis partiel. En omettant de tenir compte d'éléments pertinents et en retenant des éléments étrangers à l'application de l'art. 43 CP, la cour cantonale a violé le droit fédéral. Le recours doit donc être admis sur la question du sursis.