Citation: 5A_16/2020 E. A

A.a. A.________ est propriétaire d'unités d'étages de l'immeuble construit sur la parcelle n° xxx de la commune de U.________ (ci-après: commune). Celle-ci est propriétaire des parcelles n° yyy et zzz adjacentes. A.b. Le 16 juillet 2007, la société B.________ SA (ci-après: B.________) a proposé à la commune d'acheter les parcelles n° yyy et zzz pour y construire un immeuble. Le 12 septembre 2007, la commune a accepté la proposition et la vente projetée a été portée au budget 2008. A.c. Le 21 janvier 2008, B.________ a adressé à la commune une demande d'autorisation de construire et son projet a été mis à l'enquête publique le 1 er février 2008. Le 21 avril 2008, le Secrétariat cantonal des constructions (ci-après: SCC) a préavisé favorablement le projet sous certaines conditions et réserves. A.d. Dans l'intervalle, le 10 mars 2008, B.________ a, en qualité de maître de l'ouvrage, conclu avec l'entreprise générale C.________ Sàrl (ci-après: C.________), radiée par la suite du registre du commerce le 17 octobre 2017, un contrat portant sur la construction d'un immeuble livrable clés en mains sur les parcelles n° yyy et zzz. Le contrat était soumis à la double condition de l'achat du terrain par B.________ à la commune et de l'obtention du permis de construire. A.e. Le 14 mai 2008, la commune a délivré à B.________ l'autorisation de construire, assortie des charges et conditions posées par le SCC. La commune a informé oralement la société C.________ de cette décision et lui a communiqué qu'elle pouvait entamer immédiatement les travaux sans attendre formellement la signature de l'acte de vente. A la demande de B.________, en exécution du contrat d'entreprise du 10 mars 2008, C.________ a débuté des travaux de démolition le 20 mai 2008 et de terrassement le 26 mai 2008. A.f. Le 28 mai 2008, les travaux de terrassement ont dû être interrompus en urgence en raison de l'apparition de fissures de l'immeuble sis sur la parcelle adjacente n° xxx dont A.________ est copropriétaire. Des mesures d'urgence ont dû être prises pour stabiliser le bâtiment et des travaux de consolidation se sont poursuivis jusqu'en juillet 2008. A cette date, aucun contrat de vente n'avait été signé entre B.________et la commune. Celle-ci était toujours inscrite au registre foncier en qualité de propriétaire des deux parcelles. A.g. Par décision du 6 juin 2008, la commune a notifié notamment à A.________ l'interdiction d'habiter ou de pénétrer dans le bâtiment sis sur la parcelle n° xxx. Les locataires du précité, qui ont dû évacuer leur logement le 28 mai 2008, n'ont pas pu réintégrer celui-ci, faute de remise en état définitive. A.h. D'après le rapport d'expertise judiciaire du 17 avril 2014, il appartenait à B.________ de prendre différentes mesures préparatoires aux travaux ou de les confier à un spécialiste. Des travaux de sous-murage auraient aussi dû être exécutés avant le début des travaux. Il a retenu que la cause du sinistre était le terrassement effectué plus bas que le niveau des fondations de l'immeuble de A.________, sans précaution particulière, sans contrôle, sans reprises en sous-oeuvre, et sans report des charges de l'immeuble de A.________ plus bas que le niveau du fond de fouille du projet d'immeuble. Ces manquements ont provoqué un tassement des fondations de l'immeuble adjacent et, par lien de cause à effet, des fissures et dégâts au bâtiment.