Citation: 5A_931/2016 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit comporter des conclusions. Le recours en matière civile étant une voie de réforme, et non de cassation (art. 107 al. 2 LTF), la partie recourante doit prendre des conclusions sur le fond (ATF 134 III 379 consid. 1.3; 133 III 489 consid. 3.1); si le litige a pour objet une somme d'argent - ce qui est le cas lorsque la quotité saisissable du salaire est contestée ( cf. ATF 121 III 390 consid. 1) -, celles-ci doivent en outre être chiffrées (ATF 134 III 235 consid. 2, avec les citations). La jurisprudence se montre stricte à cet égard, d'autant qu'il est aisé en règle générale de satisfaire à ces exigences formelles (arrêts 5A_146/2017 du 22 février 2017 consid. 3; 5A_799/2014 du 25 juin 2015 consid. 2.1 et les références citées dans ces arrêts). En l'occurrence, l'acte de recours - pourtant rédigé par un avocat - ne respecte pas ces prescriptions. D'une part, les conclusions du recours tendent à l'annulation de la décision entreprise ( cf. infra, consid. 1.2), alors que la formulation de conclusions en réforme ne posait aucune difficulté. D'autre part - et pour cause -, ces conclusions ne chiffrent pas d'une manière précise le montant à concurrence duquel la quotité saisissable devrait être réduite (en ce sens: ATF 121 III 390 consid. 1, pour l'art. 79 al. 1 OJ, dont le principe demeure pertinent sous l'empire de la LTF: arrêt 5A_413/2010 du 14 octobre 2010 consid. 1.3).