Citation: 1B_129/2018 E. B

Le 26 janvier 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours intenté le 8 janvier 2018 par A.________ contre son maintien en détention pour des motifs de sûreté. Cette autorité a tout d'abord constaté la violation du principe de célérité au regard de la notification uniquement le 8 janvier 2018 de la motivation de la décision en matière de détention rendue le 22 décembre 2017; dans la mesure où cela constituerait une violation du droit d'être entendu, celle-ci avait été réparée puisque A.________ avait pu déposer, une fois la motivation reçue, des déterminations complémentaires dans le cadre de la procédure de recours. La cour cantonale a ensuite relevé qu'un jugement de première instance avait condamné le prévenu à une mesure thérapeutique au sens de l'art. 59 CP et qu'il existait un risque de récidive élevé, que les mesures de substitution proposées ne permettaient pas de pallier. Vu la mesure ordonnée, la juridiction cantonale a également considéré que le principe de proportionnalité était respecté quant à la durée de la peine privative de liberté subie. Par rapport à la problématique de l'éventuel défaut d'établissement approprié pour effectuer la mesure ordonnée, cela échappait à la cour cantonale; dans l'hypothèse toutefois où tel serait le cas - ce qui n'était pas établi -, le prévenu pourrait requérir la levée de la mesure (cf. art. 62a al.1 let. c CP) et la détention pour des motifs de sûreté ne serait ainsi plus justifiée, une demande de libération pouvant alors être déposée.