Citation: 2C_13/2009 E. 4.1

4.1. En se fondant notamment sur le rapport d'expertise de I.________, l'autorité précédente a considéré que la branche hôtelière avait connu durant les années 1970, en particulier dans le canton de Vaud, une évolution particulièrement défavorable, laquelle était imprévisible au début de la décennie. En raison de cette évolution, les résultats de l'exploitation de l'hôtel "H.________" entre 1971 et 1979 n'avaient jamais atteint l'équilibre pronostiqué dans le rapport de la J.________ SA du 18 mai 1972. L'examen des comptes de la société X.________ montrait en effet que le rendement était largement insuffisant pour couvrir les charges financières de D._______, estimées à 106'000 fr. dans le rapport précité. Constatant que son investissement n'était pas rentable, celui-ci avait cherché des solutions. Il avait ainsi envisagé d'augmenter le loyer à 120'000 fr. par année (au lieu de 15% du chiffre d'affaires annuel), mais l'exploitant s'était opposé à cette augmentation, en arguant qu'un montant de 80'000 fr. représentait le maximum, au-delà duquel il n'était plus possible de poursuivre l'exploitation. D.________ avait également effectué des démarches en vue d'agrandir l'hôtel. Toutefois, un tel agrandissement se heurtait au fait que l'immeuble se trouvait en zone villas et aurait été en outre économiquement risqué. Compte tenu de ce qui précède, les juges cantonaux ont estimé que les conditions de la révocation de la charge litigieuse étaient réalisées en 1978, lorsque D.________ avait cessé d'exploiter le bâtiment comme hôtel: l'évolution défavorable de la conjoncture hôtelière durant les années 1970 constituait une modification essentielle et imprévisible des circonstances depuis l'octroi de l'autorisation, qui rendait insupportable le maintien de la charge en question.