Citation: 2C_393/2020 E. 5.4

5.4. Le recourant estime qu'il ne représente plus de menace pour l'ordre public. Il est d'avis que le fait d'avoir commencé de travailler quelques jours après sa remise en liberté constitue un gage de pronostique favorable et que le Tribunal cantonal aurait dû prendre en compte l'avis positif des autorités pénales. Il ne saurait toutefois être suivi. Tout d'abord, les autorités compétentes en matière de droit des étrangers demeurent libres de tirer leurs propres conclusions quant à la dangerosité d'une personne pour l'ordre et la sécurité publique (ATF 137 II 233 consid. 5.2.2 p. 237; arrêt 2C_727/2019 du 10 janvier 2020 consid. 5.4.3 et les références). Ensuite et surtout, le recourant ne saurait se prévaloir de son bon comportement en prison et depuis sa sortie de prison, car le contrôle étroit que les autorités pénales exercent sur un détenu au cours de la période d'exécution de sa peine ne permet pas de tirer des conclusions déterminantes de son attitude, du point de vue du droit des étrangers, afin d'évaluer sa dangerosité une fois en liberté. Il en va de même de la période de libération conditionnelle, puisqu'une récidive conduirait probablement à la révocation de ce régime (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128; arrêt 2C_727/2019 du 10 janvier 2020 consid. 5.4.3 et les références). Que les faits se soient déroulés il y a cinq ans n'est en l'occurrence pas déterminant. On ajoutera, à toutes fins utiles, que les poursuites et actes de défaut de biens du recourant font également échec à la reconnaissance de la bonne intégration dont celui-ci se prévaut.