Citation: 6B_853/2021 E. 5.2.2

5.2.2. Quant à la prétention du recourant en versement d'une indemnité de 10'000 fr. pour tort moral, la cour cantonale a relevé que le recourant avait fait valoir que la procédure pénale avait constitué une grave atteinte à sa personnalité, en raison notamment de la diffusion par E.________ de ses accusations dans les milieux économiques genevois et auprès des actionnaires du groupe B.________. Le recourant n'apportait toutefois aucune preuve de la large diffusion alléguée, pas plus qu'il ne paraissait avoir intenté de quelconques actions pour faire cesser ou réprimer les attaques dont il faisait prétendument l'objet. Le recourant ne disait non plus mot de l'impact concret qu'avait eu la procédure sur sa situation personnelle, au-delà de celui qu'était susceptible d'avoir toute enquête pénale sur une personne mise en cause. Une atteinte particulièrement grave à la personnalité du recourant du fait de la procédure pénale, justifiant l'allocation d'une indemnité pour tort moral, n'était ainsi pas établie, ce d'autant moins que des éléments sans lien avec la procédure pénale - par exemple la mise à l'écart du recourant du groupe qu'il avait fondé et la liquidation de celui-ci - pouvaient également avoir eu des effets non négligeables sur son sentiment de bien-être (cf. arrêt attaqué, consid. 4.8.3 p. 24).