Citation: 1B_125/2014 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la recourante continue, dans le cadre de la procédure pénale dont elle fait l'objet, d'être assistée par le défenseur qui lui a été désigné en octobre 2011, de sorte qu'elle ne subit en principe pas de préjudice juridique. Elle reproche à son défenseur de n'avoir pas consulté le dossier pénal, mais l'avocat expose avoir reçu le dossier du précédent défenseur, y compris les pièces essentielles dont il dit avoir pris connaissance. En raison des pourparlers et du changement dans la direction de la procédure, celle-ci n'a été reprise qu'à fin 2013 par la convocation à une audience. L'avocat ne saurait donc se voir reprocher d'être resté inactif, et la recourante ne prétend pas qu'il aurait indûment refusé d'entreprendre des démarches qu'elle estimerait nécessaires à sa défense. On ne saurait notamment reprocher à l'avocat de ne pas avoir remis en cause le refus de lever des séquestres pénaux puisqu'aucun élément nouveau n'est intervenu depuis le précédent refus confirmé sur recours. La recourante perd de vue que la procédure pénale pour laquelle l'avocat a été nommé d'office est limitée à des actes de blanchiment. L'avocat nommé dans ce cadre n'a donc pas à intervenir sur le plan du divorce ou des autres revendications d'ordre civil. La relation de confiance entre la prévenue et son défenseur n'apparaît donc pas "gravement perturbée" pour des motifs objectifs, comme l'exige l'art. 134 al. 2 CPP.