Citation: U 425/05 07.09.2006 E. A

A.________, né en 1959, travaillait pour le compte de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 28 octobre 2002, l'assuré a chuté d'une échelle alors qu'il oeuvrait en qualité de peintre; il est tombé sur le flanc gauche d'une hauteur d'environ 1 mètre 50. Au Centre médical Y.________, les médecins lui ont prodigué les premiers soins et ont attesté plusieurs arrêts temporaires de travail. L'IRM lombaire pratiquée par le docteur S.________, radiologue, a révélé la présence d'une volumineuse hernie discale postéro-médiane sténosante sous-ligamentaire au niveau L4-L5 (rapport du 15 novembre 2002). Le 9 décembre 2002, l'assuré a subi une opération par hémilaminectomie et discectomie L4-L5 pour cure de hernie discale à ce niveau effectuée au Centre Hospitalier Z.________ (cf. avis de sortie du 16 décembre 2002). A la suite de cette intervention chirurgicale, les docteurs D.________et P.________ du Centre Hospitalier Z.________ ont fait état d'une amélioration du syndrome radiculaire irritatif avec disparition des douleurs dans les jambes. En revanche, les lombalgies persistaient. Ils ont aussi souligné l'absence de corrélation entre les plaintes de l'assuré et le status clinique (rapport du 21 janvier 2003). Ce constat était partagé par leur confrère N.________ du Centre Médical Y.________ qui a attesté une lombalgie sur hernie discale opérée (rapports des 4 et 7 février 2003). Du 12 mars au 8 avril 2003, A.________ a séjourné à la Clinique V.________ afin d'y être soumis à des examens pluridisciplinaires. Dans un rapport du 6 mai 2003, les médecins de cet établissement ont posé le diagnostic suivant: thérapies physiques et fonctionnelles (Z 50.1), lombalgie chronique (M 54.5), cure de hernie discale L4-L5 le 9 décembre 2002, trouble d'adaptation avec accentuation de certains traits de personnalité de type quérulents et impulsifs (F 43.23, Z 73.1). De l'avis des médecins consultés, les limitations fonctionnelles de l'assuré ne lui permettaient pas de reprendre son ancien travail de peintre. En revanche, dans une activité permettant l'alternance des positions assis / debout et évitant les déplacements sur des terrains difficiles, le port de charge supérieure à 10 kilos, des flexions ou torsions du tronc et les positions prolongées du tronc en porte à faux, sa capacité de travail était au minimum de 50 % (rapport des docteurs R.________ et O.________ du 6 mai 2003, comprenant une consultation du docteur R.________ du 28 mars 2003 ainsi qu'un consilium psychiatrique du 17 mars 2003 et son complément du 28 mars 2003). Après avoir informé l'assuré qu'elle mettait fin au paiement des soins et aux indemnités journalières au 30 juin 2004 (lettre du 7 juin 2004), la CNA, par décision du 6 juillet 2004, confirmée sur opposition le 19 octobre suivant, lui a reconnu le droit à une rente d'invalidité, après comparaison des revenus, de 15 % à partir du 1er juillet 2004 ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % de son gain annuel assuré. Elle s'est fondée pour cela notamment sur les rapports du 6 octobre 2003 du docteur C.________, spécialise FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement, et a considéré en particulier que les troubles de l'assuré ne l'empêchaient pas d'exercer une activité adaptée à plein temps comme celle d'ouvrier d'usine ou d'exploitation, de caissier, de contrôleur ou serveur de machines.