Citation: 9C_417/2019 E. 4.3.2

4.3.2. Sur ce grief, le tribunal cantonal a justement expliqué que l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) Di Trizio contre Suisse du 2 février 2016 (n° 7186/09), invoqué par l'assurée, ne remettait pas en question l'application de la méthode mixte en tant que tel et que, d'après le Tribunal fédéral, il ne s'appliquait qu'aux seuls changements de statuts (p. ex. de personne active à plein temps à active à temps partiel) ensuite de la naissance d'enfants (cf. ATF 143 I 50), ce qui n'était de toute évidence pas le cas en l'occurrence. On ne peut que confirmer les considérations des premiers juges. Dans son arrêt du 2 février 2016, la CourEDH n'a effectivement pas constaté que la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité était, en soi, discriminatoire. Elle a seulement considéré que certains de ses effets l'étaient (ATF 144 I 28 consid. 4.4 p. 35). L'application de cette méthode est toujours d'actualité (ATF 144 I 28 consid. 4.3 p. 34; voir aussi arrêt 8C_157/2017 du 6 novembre 2017 consid. 3.5, in SVR 2018 IV n° 7 p. 23; arrêt 8C_588/2017 du 22 décembre 2017 consid. 4.2.2). L'attention des parties est cependant attirée sur l'entrée en vigueur de l'art. 27bis al. 2 à 4 RAI au 1er janvier 2018, adopté par le Conseil fédéral à la suite de l'arrêt Di Trizio.