Citation: 2C_159/2020 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, l'instance cantonale a correctement retenu que le recourant ne pouvait prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour en vertu de l'art. 50 al. 1 let. a LEI, dans la mesure où son union conjugale avait manifestement duré moins de trois ans. C'est également à juste titre qu'elle a considéré, prima vista, qu'il ne remplissait pas les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI permettant la poursuite du séjour en Suisse pour des raisons personnelles majeures, dès lors que l'intéressé avait porté atteinte à un bien juridique extrêmement important, à savoir l'intégrité corporelle d'autrui, infraction pour laquelle il avait été condamné à une longue peine privative de liberté de trois ans, et que son intégration professionnelle n'était pas exceptionnelle. Il n'avait par ailleurs pas démontré l'existence d'une relation intense avec son fils (dont il n'a pas la garde et auquel il n'apparaissait pas verser les contributions d'entretien dues), et sa réintégration sociale dans son pays de provenance - où il avait passé la majeure partie de sa vie et où vivaient sa nouvelle épouse et ses deux filles - n'était pas fortement compromise. Dans ces circonstances, on ne voit pas en quoi l'appréciation de l'autorité précédente, selon laquelle la cause du recourant était prima facie dénuée de chance de succès, dès lors que les raisons pour exécuter immédiatement le renvoi de l'intéressé semblaient plus importantes que celles justifiant le report de son exécution, si bien que qu'il ne pouvait obtenir l'assistance judiciaire, serait arbitraire ou violerait d'une autre manière le droit. Le fait pour l'intéressé de se prévaloir de l'admission partielle de son recours interjeté contre la décision du 1er octobre 2019 du TAPI pour un motif formel ne change rien à l'appréciation au fond de la question de l'effet suspensif et des mesures provisionnelles (cf. supra consid. 6.1 in fine).