Citation: 9C_420/2007 02.11.2007 E. 5

5.1 Constatant que le dernier salaire-horaire obtenu par l'intimé avant la cessation de son activité auprès de l'entreprise X.________ était de 29 fr. 45 (attestation du 24 mars 2006), la juridiction cantonale a retenu, d'une part, que ce salaire brut ne comprenait pas les vacances payées en plus par la caisse de vacances gérée par le Bureau des métiers et s'élevant à 11 % du salaire brut (soit 11 % de 29 fr. 45 versé par l'employeur: 3 fr. 24). D'autre part, elle a considéré que le 13e salaire avait été inclus dans le salaire déclaré. Aussi, les premiers juges ont-ils calculé le salaire déterminant de la manière suivante: Salaire de base Fr. 29.45 - 13e salaire - Fr. 2.45 + timbres-vacances + Fr. 3.24 Total Fr. 30.24 Multipliant ce montant par 42 (heures) x 52 (semaines), ils ont divisé le résultat de 66'014 fr. 15 par 365 (jours) pour arriver à 181 fr. correspondant au revenu déterminant. Le 80 % de ce montant, soit 144 fr. 75 constituait le montant de base sur lequel devaient être calculées les indemnités journalières dues à W.________. 5.2 Le recourant conteste ce calcul sur deux points. En premier lieu, la juridiction cantonale n'était pas en droit d'ajouter 11 % au salaire de base pour tenir compte des timbres-vacances dans le calcul du revenu déterminant. Selon le recourant, le salaire de 29 fr. 45 indiqué par l'employeur tenait compte des timbres-vacances de 11 % et de la part du 13e salaire. Par ailleurs, les montants des salaires horaires figurant dans les Tables, sur lesquelles s'était fondée la caisse pour fixer les prestations en cause, étaient calculés en tenant compte du fait que le salarié percevait un salaire durant l'année entière, de sorte que les versements de salaire durant les vacances étaient pris en considération «dans le diagramme de flux servant à la détermination des montants des salaires horaires». En d'autres termes, une indemnité de vacances figurant dans le questionnaire complété par l'employeur ne pouvait pas, de l'avis du recourant, être prise en compte lors du calcul de l'indemnité journalière lorsque celle-ci avait été, comme dans le cas particulier, déterminée au moyen des Tables. La caisse ne pouvait ajouter aux salaires-horaires une fraction de l'indemnité de vacances si celle-ci n'était pas comprise dans le montant indiqué par l'employeur. En d'autres termes, le calcul de la juridiction cantonale (30 fr. 24 [incluant une prime de 11 % correspondant à 5 semaines de vacances] x 42 heures x 52 semaines) revient, de l'avis du recourant, à déterminer un revenu correspondant à un salaire annuel calculé sur 57 semaines (52 semaines de travail + 5 semaines de vacances). Un tel calcul procéderait d'une appréciation manifestement inexacte des faits. En second lieu, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir soustrait 8,33 % (correspondant au 13e salaire) du montant de base de 29 fr. 45, dès lors que le 13e salaire devait être compris dans le salaire annuel entrant en considération pour le calcul de l'indemnité journalière conformément à l'art. 21bis al. 3 let. b RAI. Le recourant fait valoir en conclusion que le revenu déterminant a été correctement fixé à 159 fr. dans ses trois décisions du 11 octobre 2006, lesquelles se fondaient sur le calcul suivant (cf. prise de position de la caisse du 27 novembre 2006 produite en instance cantonale): Salaire de base Fr. 24.50 + timbres-vacances + Fr. 2.69 Fr. 27.19 + 13e salaire + Fr. 2.26 Total Fr. 29.45 Revenu de l'activité lucrative déterminant: 26 fr. 54 (24 fr. 50 + 8,33 % [2 fr. 04]) x 42 h. x 52 semaines = 159 fr.