Citation: 6B_534/2021 E. 4

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). De plus, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 143 IV 241 consid. 2.3.1 p. 244) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118; 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156). En l'espèce, la cour cantonale a relevé que le recourant contestait devant elle sa condamnation, en soutenant qu'il n'avait jamais perçu de prestations de l'aide sociale pendant qu'il travaillait. Il faisait aussi valoir qu'il n'avait pas eu connaissance de l'ordonnance pénale entreprise avant le 5 mars 2021, qui lui aurait été notifiée à une mauvaise adresse, de sorte qu'il n'aurait pas pu y faire opposition, ni même être entendu. La cour cantonale a dès lors considéré que le recourant ne faisait valoir aucun motif de révision au sens de l'art. 410 al. 1 CPP, étant notamment relevé qu'il n'invoquait aucun fait ou moyen de preuves nouveau. Pour la cour cantonale, le recourant, faute d'avoir formé opposition en temps utile, tentait de contester par la voie de la révision une décision entrée en force en contournant les voies de droit ordinaires, de sorte que sa demande de révision devait être déclarée irrecevable. S'il souhaitait contester l'ordonnance pénale dont il prétendait ne pas avoir eu connaissance, il lui appartenait d'y faire opposition en contestant la validité de sa notification, voire en demandant une restitution de délai, voie qu'il avait au demeurant également empruntée. Devant le Tribunal fédéral, le recourant reprend pour l'essentiel la même argumentation que celle résumée ci-dessus. Il discute le fond de la cause ainsi que différents aspects formels y relatifs, mais ne développe aucun argument spécifiquement dirigé contre l'objet de la présente procédure, à savoir l'irrecevabilité de sa demande de révision et ses motifs. Il ne suffit pas pour lui de prétendre qu'il a fait valoir des faits nouveaux. Faute de comporter une discussion topique destinée à discuter les questions tranchées par la cour cantonale, l'écriture du recourant ne répond pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), étant au demeurant relevé que la motivation cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Il s'ensuit quoi qu'il en soit que le recours s'avère manifestement irrecevable.