Citation: 4A_228/2017 E. A

Z.________ SA a pour but l'exploitation d'une entreprise de nettoyage et la commercialisation de tout produit en rapport avec le nettoyage. Le 7 août 2008, elle a engagé X.________ en qualité de nettoyeur pour un salaire mensuel brut de 5'000 fr., porté ultérieurement à 5'200 fr. La lettre d'engagement stipulait notamment: " Assurance perte de gain. La perte de gain en cas d'accident est assurée à 80% dès le troisième jour. La perte de gain en cas de maladie est assurée à 80% dès le troisième jour." Les fiches de salaire mensuelles de X.________ ne mentionnent aucune retenue pour une assurance perte de gain maladie. Z.________ SA n'a pas souscrit une telle assurance en faveur de son personnel. En particulier, elle n'a pas donné suite à une proposition datée du 12 décembre 2012, qui prévoyait une couverture d'indemnité journalière en cas de maladie de 730 jours à 80% avec un délai d'attente de 14 jours; selon l'administrateur de Z.________ SA, cette proposition a été soumise à l'employé, qui a refusé de supporter une part de prime. Lors de ses absences pour cause de maladie - d'une durée non établie -, X.________ a reçu son salaire à 100%. A la suite d'une chute dans des escaliers intervenue le 5 mars 2014, l'employé est totalement incapable de travailler. Jusqu'au 31 janvier 2015, Z.________ SA lui a payé le salaire à 100%; elle a perçu les indemnités versées par la SUVA à hauteur de 80% jusqu'au 31 octobre 2014. Par lettre du 16 février 2015, l'employeuse a fait savoir à l'employé qu'en application de l'échelle bernoise, elle n'assumait désormais plus d'obligation pécuniaire envers lui. Dès février 2015, X.________ a bénéficié de prestations d'aide sociale à hauteur de 3'228 fr.45 par mois. Par courrier du 27 novembre 2015, Z.________ SA a licencié l'employé pour le 31 janvier 2016.