Citation: 1C_246/2019 E. C

Par courrier du 25 octobre 2017, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: le SEM) a ouvert une procédure en annulation de naturalisation facilitée à l'encontre de A.A.________, lui impartissant un délai pour se déterminer à ce sujet. Celui-ci a, en date du 23 novembre 2017, exposé qu'au moment de la signature de la déclaration de communauté conjugale, il était parfaitement heureux en ménage et que ce n'était qu'en 2014, à la suite de difficultés conjugales, qu'ils avaient vécu séparés et avaient tourné ailleurs leur affection. L'intéressé a produit une lettre du 8 novembre 2017 de son ex-épouse B.________ qui déclarait que les difficultés étaient apparues au sein du couple en 2014, qu'elle avait initié la procédure de divorce en juillet 2014 car elle était enceinte et que seules les circonstances de la vie avaient ultérieurement conduit à leur divorce. Répondant aux questions qui lui avaient été adressées par l'autorité dans le cadre de cette procédure, B.________ a, par courrier du 5 février 2018, indiqué entre autres que le couple avait connu des problèmes en 2013, qu'ils s'étaient séparés en automne 2013 et qu'ils avaient eu chacun des aventures ayant abouti pour son ex-époux à une naissance et pour elle-même à un nouveau mariage avec le père de son enfant rencontré en 2013; elle a ajouté qu'ils avaient évoqué leur divorce en 2014. Elle a également affirmé qu'au moment de la naturalisation de son ex-mari, leur communauté conjugale était stable et tournée vers l'avenir. A la question de savoir si un événement particulier mettant en cause la communauté conjugale était intervenu juste après l'obtention de la naturalisation facilitée, B.________ a répondu qu'une accumulation de "petits riens" avait abouti à ce divorce. Par décision du 1er juin 2018, le SEM a, avec l'assentiment des autorités cantonales genevoises, annulé la naturalisation facilitée accordée à A.A.________, faisant aussi perdre la nationalité suisse à ses enfants nés en 2014 et 2016.