Citation: 8C_271/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant soutient que, durant toute la procédure administrative, l'intimée n'aurait proposé aucune autre démarche de réinsertion que celle chez son ancien employeur. Il serait donc contraire à la bonne foi de lui reprocher indirectement cette réinsertion, en lui imposant un autre emploi. À ce propos, il sied de rappeler que la réadaptation professionnelle incombe en principe aux organes de l'assurance-invalidité (cf. art. 19 al. 1 LAA et art. 15 ss LAI). En l'espèce, l'OAI a constaté, dans le rapport du 3 novembre 2021 concernant la réadaptation ainsi que dans son projet de décision du 8 novembre 2021, qu'un droit théorique à un reclassement (art. 17 LAI) existait, dès lors que l'activité exercée auparavant n'était plus réalisable à 100 %; toutefois, les conditions subjectives du droit à cette mesure n'étaient pas réalisées, parce que le recourant souhaitait conserver son activité habituelle adaptée à 60 %. Le grief soulevé par le recourant est ainsi infondé. La cour cantonale a en outre exposé à juste titre que le principe général de l'obligation de diminuer le dommage valable en droit des assurances sociales, ancré notamment à l'art. 21 al. 4 LPGA, exige de l'assuré de mettre en oeuvre tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer les conséquences de son accident (ATF 134 V 109 consid. 10.2.7; 129 V 460 consid. 4.2).