Citation: U 348/99 31.10.2000 E. A

A.- S.________ a travaillé comme maçon, dès 1983, dans l'entreprise B.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 24 juillet 1993, il s'est tordu le genou gauche. Consulté le 18 août 1993, le docteur M.________, médecin traitant, a posé le diagnostic d'épanchement articulaire au genou gauche sur possible lésion du ménisque externe. Une arthroscopie pratiquée le 7 septembre 1993 a révélé un ménisque dégénéré et déchiré. Dans un rapport du 24 janvier 1997, le docteur D.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a constaté, notamment, que l'ensemble de la région paraissait enflammée. L'assuré présentait une dégénérescence kystique qui semblait intéresser maintenant toute la capsule articulaire et les structures péri-articulaires tendineuses. Dans un rapport du 28 mai 1997, le docteur E.________, médecin-conseil de la CNA, a déclaré que l'évolution était caractérisée par la persistance d'un kyste méniscal externe. Il a fait état également d'un léger signe du rabot. En dépit d'une cure de réadaptation à Bellikon du 16 juin 1997 au 11 juillet 1997, une reprise du travail, en août 1997, a débouché sur un échec. Il ressort d'un rapport du 5 septembre 1997 du docteur E.________ que l'examen clinique montrait au niveau du genou gauche une bonne fonction articulaire, sans atrophie musculaire, sans instabilité antéro-postérieure ni latérale, sans signes méniscaux évidents. La corrélation entre les plaintes subjectives et le substrat organique n'était pas claire. L'avis d'un spécialiste était souhaité. Dans un rapport du 13 novembre 1997, le docteur Z.________, chef de clinique adjoint du Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de X.________ a diagnostiqué un genou diffusément inflammatoire sur un status après interventions multiples. Dans un rapport subséquent du 13 février 1998, il a relevé une «discrépence» entre la topographie et l'importance des symptômes subjectifs. Dans un rapport du 9 mars 1998, le docteur E.________, médecin-conseil de la CNA a évoqué la persistance d'un kyste méniscal externe et a décrit les tâches exigibles de l'assuré comme suit : «Le patient peut soulever et porter des charges légères parfois. Aucune restriction en ce qui concerne le maniement d'outils. Les travaux en dessus de la tête et en rotation sont exigibles, par contre, les travaux à genoux et en flexion des genoux sont exigibles rarement. Aucune limitation en ce qui concerne la position assise de longue durée, la position debout de longue durée est exigible pendant deux heures d'affilée, dans le cadre d'une sollicitation alternée. Le périmètre de marche n'est pas diminué, la marche en terrain accidenté et monter et descendre les escaliers sont exigibles parfois. L'escalade d'échelles est exigible». S.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Celle-ci a renoncé à le reclasser. Par décision du 8 janvier 1999, et après enquête auprès de plusieurs entreprises de la région, la CNA a alloué à S.________, dès le 1er juin 1998, une rente fondée sur une incapacité de gain de 30 %. Saisie d'une opposition de la part de l'assuré, elle l'a été rejetée par décision du 23 avril 1999.