Citation: 5A_389/2023 E. 6.1

6.1. Elle fait grief à l'autorité précédente d'avoir considéré que sa capacité de gain (actuelle) (art. 125 al. 2 ch. 5 CC) ne devait être déterminée "que si sur le principe une contribution d'entretien était due". Une telle conception contredirait l'art. 125 al. 2 CC et la jurisprudence la plus récente selon laquelle seule une appréciation globale de toutes les circonstances économiquement pertinentes permettrait de déterminer si une contribution d'entretien est due. Elle lui fait également grief de ne pas avoir tenu compte dans son raisonnement de l'importante capacité contributive de l'intimé et de ses lacunes de prévoyance (art. 125 al. 2 ch. 8 CC). Elle prétend en outre que l'âge et l'état de santé des époux au moment du divorce seraient des éléments décisifs. Selon elle, un mariage pourrait avoir une influence économique déterminante sur ses conditions d'existence, sans qu'elle n'ait abandonné son indépendance économique antérieure, ce critère n'étant là encore qu'un parmi d'autres. Partant, en refusant d'appliquer le principe de solidarité alors que sa santé ne lui permettait pas d'être indépendante économiquement, l'autorité cantonale aurait violé le droit fédéral.