Citation: U 298/03 30.12.2004 E. 5

Cela étant, il y a lieu d'examiner si l'intimée était fondée, sur le vu des données médicales réunies au dossier (ATF 125 V 261 consid. 4 et les références), à admettre une capacité de travail entière dans une activité adaptée. Pour justifier sa décision, la Zurich s'est référée à l'avis du docteur M.________. L'appréciation de la capacité résiduelle de travail de la recourante dans une activité adaptée, par le docteur M.________, est pourtant ambiguë. En effet, suivant son rapport du 28 janvier 1997, un taux de 50 % voire de 100 % est envisagé, tandis que dans le rapport complémentaire du 9 février 1999, il est question d'un taux de 50 % au ménage ou dans une grande surface, et d'un degré indéterminé dans l'accomplissement de travaux fins dans un atelier d'horlogerie. Dans ces conditions, les déclarations du docteur M.________ ne sont guère utiles pour se faire une idée précise du genre d'activité qui est adaptée au handicap de la recourante et de l'étendue de sa capacité résiduelle de travail. Partant, les conclusions de ce médecin ne permettent pas de jeter le doute sur l'avis de ses confrères de la Clinique Y.________, exprimé dans le rapport du 26 janvier 2001. Les médecins de cette clinique ont estimé que la capacité de travail résiduelle de la recourante s'élève à 50 % dans une activité légère depuis la fin de l'année 1996, en raison des séquelles de l'accident survenu le 19 janvier 1994 qui consistent essentiellement en un déficit de force de la main gauche lié à la douleur. Leur appréciation ne saurait être qualifiée d'insoutenable et rien ne permet d'admettre qu'elle aurait été rendue à la suite de mesures d'instruction extrêmement limitées et superficielles, notamment (cf. consid. 4 in fine, ci-dessus); l'intimée ne l'allègue d'ailleurs pas. En outre, l'intimée ne remet pas non plus en question le taux d'invalidité retenu par l'AI, lequel ne paraît pas critiquable à la lecture des considérants du jugement de la commission fédérale du 20 novembre 2002. Il s'ensuit que l'intimée est liée par l'évaluation de l'invalidité qui est passée en force dans la procédure AI (ATF 126 V 288; VSI 2004 p. 182). En conséquence, la cause lui sera renvoyée afin qu'elle alloue ses prestations sur cette base, par voie de décision.