Citation: 6B_703/2024 E. 2.4.1

2.4.1. En rapport avec l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, il sied de tenir compte du fait qu'il y a passé la majeure partie de sa vie, soit 39 ans, et qu'il y travaille actuellement. Il dit également y avoir tous ses amis. Cela étant, il y a lieu de relativiser son intérêt à rester en Suisse, dès lors qu'il n'y a pas de parents proches, à l'exception de cousins et cousines. En outre, son intégration professionnelle n'est que partielle, dans la mesure où, même s'il a récemment retrouvé du travail après une période de chômage, il ne s'agit que de missions temporaires. Pour ce qui est de la réintégration du recourant dans son pays d'origine, celle-ci ne devrait pas être difficile dès lors que sa femme, ses filles majeures et ses petits-enfants y vivent. Il convient en outre de souligner qu'il entretient des contacts avec eux, puisqu'il leur envoie régulièrement de l'argent et se rend plusieurs fois par année en Macédoine du Nord. Par ailleurs, c'est en vain que le recourant soutient qu'il lui serait impossible d'y retrouver un travail, compte tenu de son âge et de son manque de contact dans ce pays. Certes, la bonne réputation qu'il dit avoir en Suisse ne lui sera pas d'une grande aide, mais les compétences et connaissances qu'il a acquises dans divers domaines sont universelles, ce que le recourant reconnaît lui-même. Par conséquent, elles suffisent à pallier le fait qu'il ne disposerait pas de contacts professionnels dans son pays d'origine, de sorte que sa réintégration professionnelle n'apparaît pas impossible malgré son âge. Enfin, le recourant soutient que son intérêt privé à demeurer en Suisse réside essentiellement dans le fait qu'il y exerce une activité dans le but de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Il ne s'agit cependant pas d'un élément suffisamment pertinent pour renforcer son intérêt privé à demeurer dans notre pays, étant rappelé qu'une situation économique potentiellement plus favorable en Suisse que dans le pays d'origine n'est pas un motif empêchant l'expulsion (arrêts 6B_751/2023 du 10 septembre 2024 consid. 2.2; 6B_1029/2023 du 22 février 2024 consid. 4.9.2; 6B_849/2022 du 21 juin 2023 consid. 5.3.3). Comme cela a d'ailleurs été évoqué précédemment, le fait que le recourant envoie régulièrement de l'argent à sa famille est tout au plus révélateur du lien qu'il entretient avec celle-ci et, par conséquent, des perspectives de réinsertion dans son pays d'origine.