Citation: 1C_594/2023 E. 2.2

2.2. Dans sa décision du 7 juillet 2022, la Cheffe du département a constaté l'existence d'un harcèlement à caractère sexuel de la part du recourant, sous la forme d'un climat hostile imposé à un ancien doyen. Le Conseil d'État était invité à examiner la question d'une éventuelle libération de l'obligation de travailler, ensuite de quoi la Conseillère d'État allait se déterminer sur la suite de la procédure administrative. Dans son premier arrêt du 14 mars 2023, la cour cantonale s'est prononcée, outre sur des questions formelles, sur l'existence d'un cas de harcèlement (consid. 7), considérant que les arguments du recourant ne permettaient pas de revenir sur la décision du 7 juillet 2022, elle-même fondée sur les conclusions du GdC. Dans son arrêt d'irrecevabilité (8D_6/2023 du 27 octobre 2023), le Tribunal fédéral a considéré que cette décision constituait, contrairement à ce que soutient céans le recourant, une première étape dans le cadre de la procédure disciplinaire. Le recourant semble déduire de l'art. 2C de la loi générale relative au personnel de l'administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux (LPAC, RS/GE B 5 05) que le GdC serait chargé uniquement de la mise sur pied du dispositif de protection de la personnalité, sans expliquer toutefois en quoi il serait arbitraire de retenir que cet organe pourrait aussi, comme en l'espèce, être chargé des enquêtes administratives en rapport avec une atteinte à la personnalité, dans la perspective d'une sanction disciplinaire. La cour cantonale pouvait dès lors, sans commettre de déni de justice, considérer que la question de l'existence d'un cas de harcèlement avait été établie dans la première phase de la procédure. Conformément à l'art. 93 al. 3 LTF, le recourant pouvait contester la première décision à l'occasion du recours dirigé contre l'arrêt final. L'arrêt d'irrecevabilité du Tribunal fédéral a certes été rendu après le second arrêt cantonal, mais cela n'empêchait pas le recourant de faire valoir ses arguments à cet égard, sinon dans son recours, du moins dans une écriture subséquente. Or, force est de constater que le recourant ne fait rien valoir à l'encontre du premier arrêt cantonal confirmant l'existence d'un cas de harcèlement. Le grief doit donc être écarté.