Citation: 1C_387/2021 E. C

Par arrêt du 11 mai 2021, le TAF a déclaré le recours irrecevable en tant qu'il était formé par les trois personnes qui n'avaient pas formé opposition, et l'a rejeté pour le surplus. Les immissions de bruit avaient été calculées avec l'algorithme StL-86+, et corrigées par trois mesurages sur place; à la demande des autorités impliquées, un mesurage complémentaire avait été effectué et avait confirmé les corrections. Les critiques élevées dans un premier temps par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), la Direction générale de la mobilité et des routes et la Direction générale de l'environnement, avaient été abandonnées après ce complément. L'expertise S.________ SA confirmait que les niveaux sonores obtenus par mesurage étaient moins élevés, et les différences avec les déterminations de l'OFROU se situaient dans un intervalle de précision admissible. Dans le calcul du WTI, le coût effectif de la mesure devait être pris en compte indépendamment d'une prise en charge partielle par les recourants, sans quoi les personnes disposant de suffisamment de moyens, en espèce ou en nature, seraient favorisées alors que, sans cet apport, la mesure ne serait pas économiquement supportable, en l'occurrence avec un WTI nettement inférieur à 1 pour les deux secteurs. En outre, les buttes antibruit prendraient place sur des SDA. Leur emplacement serait certes imposé par leur destination (art. 24 let. a LAT), mais l'atteinte à tout le moins passagère aux SDA et les difficultés accrues pour l'agriculture constituaient des éléments défavorables dans le cadre de la pesée d'intérêts.