Citation: 2C_575/2023 E. 5.3.3

5.3.3. En l'occurrence, le nombre de 80 heures de travail d'avocat considéré par le Tribunal administratif fédéral comme nécessaire à la défense de la recourante correspond à plusieurs semaines de travail pour la rédaction d'un recours et de quelques mémoires de réplique. Or, un tel nombre n'apparaît en soi pas exagérément bas, même pour un recours dirigé contre une décision de la COMCO, étant précisé que le mandataire de la recourante avait déjà assuré sa défense devant cette autorité de première instance, si bien que le dossier lui était déjà en grande partie connu avant la rédaction de son recours, et que les 80 heures de travail d'avocat considérées comme nécessaires ont été rétribuées au tarif maximal de 400 fr. prévu par la loi afin de tenir compte de la complexité de la cause. Une telle conclusion s'impose d'autant plus en l'espèce qu'il ressort de l'arrêt attaqué - et qu'il est du reste connu de la Cour de céans - qu'en parallèle de son activité pour la recourante, l'avocat de cette dernière a représenté une autre société suisse sanctionnée par la COMCO, pour laquelle il a fourni un travail et livré des écritures quasiment identiques et également obtenu des dépens pour la procédure menée devant le Tribunal administratif fédéral (cf. arrêt 2C_48/2020 du 8 décembre 2022 consid. 12).