Citation: 2C_42/2023 E. 1.4.2

1.4.2. La recourante n'a pas de position juridique lui conférant la qualité pour agir au fond sous l'angle de l'art. 30 al. 1 let. k LTF, puisque cette disposition ne lui confère aucun droit (arrêt 2C_528/2021 du 23 juin 2022 consid. 4.9, destiné à la publication). La recourante ne peut pas non plus déduire une position juridiquement protégée du grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) qu'elle fait valoir (ATF 147 I 89 consid. 1.2.1). La recourante dénonce aussi une violation de son droit au mariage (art. 14 Cst.), de l'art. 13 Cst. et de l'art. 8 par. 1 CEDH sous l'angle de la protection de la vie familiale, ainsi que de l'art. 29 al. 1 et 2 Cst., au motif que la demande de regroupement familial formée le 14 mars 2017 en faveur de son mari n'aurait jamais été traitée, la contraignant à se rendre en Egypte. Il se trouve que la recourante n'a pas été empêchée de se marier. Quant à la protection de la vie familiale, la Cour de céans note que le refus d'octroi d'une nouvelle autorisation de séjour en Suisse ne porte pas atteinte à cette garantie, puisque l'époux de la recourante vit en Egypte. La demande de regroupement familial qui avait été formée par celui-ci pour rejoindre son épouse en Suisse ne fait par ailleurs pas l'objet de la présente procédure et n'a donc pas à être examinée. Cette demande devrait être traitée par les autorités compétentes s'il venait à être constaté que l'autorisation d'établissement de la recourante ne s'est pas éteinte. Il suit de ce qui précède que les droits invoqués ne confèrent pas à la recourante une position juridiquement protégée dans la procédure relative au refus de réadmission ensuite du constat de caducité de son autorisation.