Citation: 6B_87/2022 E. 2.4.2

2.4.2. S'agissant du concours rétrospectif, la cour cantonale a relevé que le recourant avait déjà été reconnu coupable, par jugement du 30 juin 2017 du Tribunal correctionnel d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, de dommages à la propriété, de complicité de tentative d'escroquerie et d'incendie intentionnel et avait été condamné à une peine privative de liberté ferme de 20 mois, sous déduction de 262 jours de détention avant jugement. La cour cantonale a retenu que toutes les infractions reprochées au recourant à l'exception de l'infraction d'injure commise en décembre 2019 étaient antérieures au jugement rendu le 30 juin 2017. Compte tenu du nombre et de la variété des infractions, de la période de deux ans sur laquelle s'étalait la commission des diverses infractions, ainsi que du fait que le recourant avait déjà été condamné en 2013, toutes les infractions passibles d'une peine privative de liberté devaient, pour des motifs de prévention spéciale, être sanctionnées sous cette forme. La cour cantonale a également considéré que dès lors que les premiers juges avaient renoncé à infliger une peine pécuniaire additionnelle à la peine privative de liberté et considérant l'interdiction de la reformatio in pejus, l'infraction d'injure demeurerait non sanctionnée. Il convenait ainsi de prononcer une peine privative de liberté entièrement complémentaire à la condamnation de 2017. Se replaçant au moment du prononcé de cette condamnation, la cour cantonale a retenu que l'incendie intentionnel, en tant qu'infraction la plus grave, justifiait à elle seule le prononcé d'une peine privative de liberté de 18 mois, vu les antécédents du recourant et de l'écoulement du temps. Elle a ensuite aggravé cette peine de base d'un an pour le vol en bande et par métier, de 3 mois pour les lésions corporelles infligées à son amie, de 3 mois pour les menaces répétées proférées à l'égard de celle-ci, de 4 mois pour les nombreux faux dans les titres, de 3 mois pour l'escroquerie qui portait sur un montant non négligeable de 31'000 fr., de 2 mois pour la dénonciation calomnieuse, de 2 mois pour les instigations à induction de la justice en erreur et à entrave à l'action pénale, de 3 mois pour les conduites sans autorisation et de 1 mois pour l'important excès de vitesse, le recourant ayant à l'époque des antécédents administratifs nombreux en matière de circulation routière, de 3 mois pour les divers violations de domicile et dommages à la propriété liés aux vols ainsi que les dommages liés à l'incendie de 2017, et de 1 mois pour le solde, soit les menaces proférées à un tiers, l'infraction à la LArm et la complicité d'escroquerie de 2017. La cour cantonale a ainsi retenu que la peine d'ensemble hypothétique qui devait sanctionner les comportements du recourant s'élevait à 55 mois et la peine complémentaire à 35 mois de privation de liberté (55 - 20). Finalement, la cour cantonale a opéré une réduction de peine de 9 mois pour tenir compte de la violation du principe de célérité, pour la période d'inaction des autorités entre 2018 et 2020 et de 4 mois supplémentaires en raison de l'écoulement du temps. Ainsi, la peine complémentaire à prononcer s'élevait à 22 mois de privation de liberté (35 - 9 - 4).