Citation: H 431/00 20.04.2001 E. 5

5.- a) En l'espèce, les cotisations litigieuses ont été fixées sur la base d'une communication de l'administration fiscale valaisanne dont il ressort que le recourant a été taxé pour les années 1997/1998 sur un revenu annuel de 5186 fr. provenant de l'exploitation de ses vignes durant chacune des années 1995 et 1996. L'autorité fiscale a, par ailleurs, confirmé que cette taxation était entrée en force. b) Au vu des pièces produites en première instance, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir admis à tort être liés par les termes de la communication fiscale et, partant, d'avoir constaté les faits de la cause de manière manifestement inexacte ou incomplète. Il est vrai que les pièces produites par le recourant pouvaient, jusqu'à un certain point, susciter des doutes sur la taxation fiscale qui a servi de base au calcul des cotisations litigieuses; mais cela ne justifie pas encore que le juge s'en écarte, comme on l'a exposé ci-dessus (consid. 4). Il n'incombait pas, en effet, au premier juge, pas plus qu'il n'appartient à la Cour de céans, d'examiner dans le détail, sur la base de factures et de décomptes portant sur plusieurs années, quels revenus ont été réalisés, à quel moment, quelles déductions sont justifiées et sur les revenus de quelle période elle doivent être imputées. Une telle démarche, qui exclut déjà par elle-même qu'une erreur puisse être qualifiée de manifeste, reviendrait en effet à procéder à une nouvelle taxation, ce que n'autorise précisément pas la jurisprudence précitée. C'est, partant, de manière à lier la Cour de céans que le premier juge a nié, en l'espèce, l'existence de telles erreurs et à bon droit qu'il a admis être lié par la taxation fiscale valaisanne. c) A l'appui de son recours, S.________ produit en instance fédérale diverses pièces dont il entend inférer l'existence d'erreurs manifestes pouvant être rectifiées d'emblée qui entacheraient la communication de l'autorité fiscale valaisanne. Toutefois, dans la mesure où il peut en être tenu compte dans le cadre restreint de l'art. 105 al. 2 OJ, ces pièces ne permettent pas d'établir l'existence de telles erreurs. En ce qui concerne les décomptes de vendange et les factures, il convient de renvoyer à ce qui a été dit à propos des mêmes pièces produites en première instance (consid. 5b ci-dessus). Quant aux déclarations d'impôt vaudoise et valaisanne 1997-1998 produites par le recourant, elles permettent tout au plus de constater que l'autorité fiscale s'est écartée des éléments déclarés par le recourant lors de la taxation, sans que l'on puisse pour autant affirmer que sa décision ait procédé d'une erreur manifeste. d) Dans une écriture complémentaire du 21 décembre 2000, le recourant a encore produit un lot de pièces. Ces dernières ont cependant été produites hors délai et sans qu'un second échange d'écriture ait été ordonné (art. 110 al. 4 en corrélation avec l'art. 132 al. 1er OJ), si bien qu'elles doivent être écartées sans plus ample examen. Dans la mesure où le recourant produit des décisions de taxation portant sur les revenus réalisés en 1997 et 1998, il convient toutefois de relever que, dans le cadre de la procédure extraordinaire de fixation des cotisations, une communication fiscale ultérieure ouvre la procédure de rectification prévue par l'art. 25 al. 5 RAVS, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2000 et applicable en l'espèce à l'année de cotisation 2000 seulement correspondant à la période de calcul 1997-1998 (cf. alinéa premier des dispositions transitoires de la modification du 1er mars 2000; RO 2000 1443, 1449). Cela étant, le recours se révèle mal fondé.