Citation: 9C_328/2024 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a examiné si la situation de la recourante avait évolué dans une mesure significative (au sens requis par l'art. 17 al. 2 LPGA) depuis les décisions du 9 mars 2018, par lesquelles l'office intimé lui avait octroyé une allocation d'impotence pour mineurs à compter du 1er décembre 2015. Étant donné qu'il était incontesté (et incontestable, à la lecture du rapport d'enquête du 23 janvier 2023) que l'assurée présentait une impotence dans la réalisation des actes "se vêtir/se dévêtir", "se lever/s'asseoir/se coucher", "faire sa toilette", "aller aux toilettes" et "se déplacer/entretenir des contacts sociaux" (occasionnant un surcroît de temps journalier consacré à la réalisation de ces actes de 119 minutes), les premiers juges ont limité leur examen au point de savoir si la recourante présentait toujours un besoin d'assistance pour l'exécution de l'acte "manger", ainsi qu'à la question de la surveillance personnelle permanente. S'agissant de l'acte "manger", ils ont constaté que la situation avait sensiblement évolué depuis l'enquête à domicile réalisée en 2017 (rapport du 10 novembre 2017), puisqu'il ressortait des différents rapports versés au dossier, notamment du rapport rédigé à la suite de la nouvelle enquête à domicile effectuée en 2023 (rapport du 23 janvier 2023), que l'assurée mangeait désormais seule en utilisant des couverts adaptés et assez proprement. L'instance précédente en a déduit que la recourante ne présentait plus de besoin d'aide régulier et important dans l'accomplissement de cet acte. Quant au besoin de surveillance personnelle permanente, les premiers juges l'ont nié, après avoir constaté que le besoin de surveillance personnelle n'excédait dorénavant plus ce qui entre en ligne de compte pour tout enfant du même âge que l'assurée. Dans la mesure où la recourante ne requérait désormais une assistance que pour l'exécution de cinq actes ordinaires de la vie, nécessitant un surcroît de temps limité à 119 minutes par jour, la décision du 8 mars 2023 devait être confirmée (droit à une allocation pour impotent de degré moyen; cf. art. 37 al. 2 let. a RAI).