Citation: 8C_415/2015 E. 6.2

6.2. Il ressort de cette analyse qu'en tant que maladies à composante professionnelle, les TMS procèdent néanmoins d'une multitude de facteurs, notamment psychologiques et anamnestiques, sur la base desquels il y a lieu d'écarter toute éventualité qu'ils aient été causés exclusivement ou de manière nettement prépondérante par l'exercice de l'activité de caissière de grand magasin, en particulier les contraintes biomécaniques qu'elle implique. Les autres études et articles versés au dossier ne contiennent par ailleurs aucun autre élément susceptible de mettre en doute l'analyse de la doctoresse Rusca. C'est pourquoi, dans la mesure où il apparaît comme un fait démontré par la science médicale qu'en raison de la nature d'une affection particulière, il n'est pas possible de prouver que celle-ci est due à l'exercice d'une activité professionnelle, il est hors de question d'apporter la preuve, dans un cas concret, de la causalité qualifiée au sens de l'art. 9 al. 2 LAA. Au demeurant, la nature de l'atteinte à la santé dont se plaint la recourante - à savoir des troubles musculo-squelettiques sous la forme de douleurs diffuses - et la durée d'exposition au risque caractéristique ne permettent pas, en l'occurrence, d'établir l'existence d'une maladie professionnelle au sens de l'art. 9 al. 2 LAA, laquelle est liée à des exigences relativement strictes en matière de preuve (cf. ATF 126 V 183 consid. 2b p. 186; arrêts 8C_507/2015 du 6 janvier 2016 consid. 2.2; 8C_295/2012 du 15 avril 2013 consid. 2). Cela étant, il n'y a pas de motif de s'écarter du point de vue de la juridiction précédente, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un complément d'instruction sous la forme d'une expertise médicale, comme le demande la recourante. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours en matière de droit public se révèle mal fondé.