Citation: 6B_612/2024 E. 1.6.1

1.6.1. Le recourant se réfère à trois arrêts du Tribunal fédéral (6B_355/2023 du 19 octobre 2023; 6B_849/2022 du 21 juin 2023 et 6B_922/2023 du 19 mars 2024) pour affirmer cela. Il convient tout d'abord de constater que le Tribunal fédéral n'a nullement, dans l'arrêt 6B_355/2023 et 6B_922/2023, examiné la quotité de la peine qui avait été prononcée. Pour ce qui est de l'arrêt 6B_849/2022, également cité par le recourant à l'appui de son grief, il se distingue de la présente affaire notamment parce qu'il ne concernait pas la même infraction. Il n'était pas question d'un viol mais de contrainte sexuelle, de sorte qu'une comparaison est par essence hasardeuse. En outre, selon une jurisprudence bien établie, toute comparaison avec d'autres affaires est délicate, vu les nombreux paramètres entrant en ligne de compte pour la fixation de la peine. Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur; elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2).