Citation: 8C_59/2022 E. 3.3.1

3.3.1. A cet égard, il convenait d'emblée de rappeler que le recourant et les époux B.________ et C.________ avaient adopté des positions diamétralement opposées s'agissant du caractère fictif du contrat de travail mentionnant une entrée en fonction le 1er avril 2017 et un salaire mensuel brut de 3576 fr. 35. Alors que le recourant se fondait sur ce contrat pour démontrer une relation de travail effective entre lui-même et les époux B.________ et C.________, ces derniers soutenaient que ce contrat ne correspondait pas à la réalité. Dans un courrier du 24 décembre 2018, B.________ avait informé l'intimée avoir conclu ce contrat à la demande du recourant et avoir agi ainsi dans le seul but de rendre service au recourant. Au vu des positions très différentes du recourant et des époux B.________ et C.________ quant au caractère fictif du contrat de travail, il convenait d'examiner l'ensemble des circonstances afin de déterminer si le recourant dépendait des époux B.________ et C.________ quant à l'organisation du travail et du point de vue économique. A ce sujet, la cour cantonale a relevé qu'outre le contrat de travail écrit (non daté, conclu entre C.________ et le recourant) - qui ne suffisait pas en tant que tel à établir un rapport de travail -, le recourant avait également produit un extrait de compte individuel faisant état d'un revenu de 32'187 fr. en 2017, un certificat de salaire pour l'année 2017 mentionnant un salaire brut de 32'187 fr. 15, une déclaration de cessation définitive d'activité indépendante "suite à [son] engagement en tant que salarié" adressée à l'Office cantonal des assurances sociales le 13 juillet 2017 ainsi que deux contrats de bail, dont le premier, daté du 1er août 2016 et non signé, mentionnait un loyer de 1500 fr. par mois tandis que le deuxième, signé et daté du 1er avril 2017, mentionnait un loyer de 300 fr.