Citation: 9C_476/2021 E. 3.1

3.1. Les juges cantonaux ont considéré que le rapport d'expertise du docteur C.________ du 15 mars 2018 répondait aux exigences jurisprudentielles en matière de valeur probante d'une appréciation médicale. Répondant en particulier aux objections de la recourante, ils ont notamment rappelé que le rôle de l'expert était de se faire une idée de l'état de santé de l'assuré dans un délai relativement bref. Par rapport au fait que la recourante n'avait pas dû se dévêtir lors de l'examen, ils ont considéré que l'expert aurait requis un tel acte s'il l'avait jugé nécessaire. Le SMR avait d'ailleurs confirmé le 5 juin 2019 que le port de vêtements n'empêchait pas le médecin de tester la force musculaire ou de pratiquer les examens usuels permettant de vérifier les réflexes, de sorte que l'absence de déshabillage n'avait pas d'influence sur les conclusions de l'expertise. En outre, l'allégation des médecins traitants, selon laquelle un examen neurologique était un examen minutieux qui requérait beaucoup de finesse sur des jambes dénudées ne suffisait pas pour mettre en doute les conclusions de l'expertise. Quant aux prétendues erreurs au sujet de la prise en charge médicale, les juges cantonaux ont nié leur survenance et ont notamment considéré que, contrairement aux allégations de la recourante, l'expert avait estimé que le traitement thérapeutique avait été conduit dans les règles de l'art et qu'il ne semblait pas y avoir d'autres possibilités thérapeutiques pour soulager les douleurs. Pour le surplus, l'expert avait bel et bien tenu compte tant des conséquences de l'accident survenu en 2013 en concluant à une capacité de travail de 50 %, que des effets secondaires du traitement médicamenteux, en diagnostiquant la discrète fatigabilité mentale secondaire au traitement et en considérant que la recourante ne pouvait plus exécuter des tâches d'enseignement en raison de ce diagnostic. En ce qui concerne précisément la capacité résiduelle de travail, l'appréciation résultant des rapports des médecins traitants n'était soit pas cohérente, soit pas convaincante, et il n'en ressortait pas d'éléments objectifs nouveaux permettant de s'écarter des conclusions de l'expertise.