Citation: 6B_1165/2015 E. 2.3.2

2.3.2. En l'espèce, les recourantes affirment que l'exposition au danger, respectivement l'abandon de la victime, résulterait de la position où l'intimée se trouvait lorsque l'accident est arrivé, à savoir sur des gradins en retrait du bassin. Elles ne contestent en revanche pas qu'une fois alertée, celle-ci se soit rendue vers la piscine afin de porter secours à la victime, ne l'ayant ainsi pas laissée exposée au danger allégué créé par son comportement ou abandonnée face à celui-ci sans prendre les mesures nécessaires pour tenter d'y remédier (ATF 73 IV 164 consid. 1 p. 167 s.; arrêts 6B_40/2008 du 20 juin 2008 consid. 3; 6S.167/2000 du 24 juin 2000 consid. 1a/bb; CORBOZ, op. cit., nos 12 s.). Il n'est pas non plus remis en cause que l'intimée a averti ses collègues et tenté de réanimer la victime. Si tout risque d'accident, voire de noyade, ne peut être exclu en cas de baignade, il n'en résulte pas pour autant que toute personne entrant - par ailleurs volontairement - dans l'eau devrait être dès lors considérée comme en danger de mort imminent; suivre un tel raisonnement tendrait d'ailleurs à préconiser l'interdiction de toute baignade. Il est au demeurant douteux que l'intention nécessaire pour la réalisation de cette infraction soit réalisée, même sous l'angle du dol éventuel (cf. art. 12 al. 2 CP; ATF 134 IV 26 consid. 3.2.2 et 3.2.4 p. 28 s.; 133 IV 9 consid. 4.1 p. 16 s. et les références citées). En effet, l'intimée était positionnée à un endroit autorisé (cf. l. 71 ss de l'audition de l'adjoint au chef de la piscine; l. 53 s. et 57 ss de celle du chef de la piscine; l. 103 ss et 180 ss de celle du responsable de l'office de la maintenance de la ville de U.________; l. 194 ss et 259 ss de celle du responsable technique) et il ressort de ses déclarations (cf. l. 55 de son audition du 8 décembre 2009, l. 131 ss de celle du 7 mai 2014) qu'elle ne s'est rendue du compte du défaut de visibilité de son poste qu'ultérieurement à l'accident. Il ne peut ainsi être retenu qu'elle connaissait le risque, respectivement avait accepté les possibles conséquences dramatiques pouvant découler de son positionnement. Partant, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré que l'infraction d'exposition n'était pas réalisée.