Citation: I 561/06 26.07.2007 E. A

A.a P.________, née en 1959, mariée et mère de trois enfants, a travaillé à temps partiel (70 %) en qualité de caissière depuis le mois de février 1990, consacrant le reste de son temps aux activités ménagères. A la suite de cervico-brachialgies sur hernie discale C6-C7 droite, elle a subi une incapacité totale de travail à partir du 5 janvier 1995. Le 8 décembre suivant, elle a déposé une demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de celle-ci, l'office cantonal AI de Genève (ci-après : office AI) a confié un mandat d'expertise au docteur S.________ (spécialiste FMH en médecine interne et médecine du travail). Dans un rapport daté du 13 octobre 1996, ce dernier a constaté que le status somatique de P.________ s'avérait dans les limites de la norme et qu'aucune des investigations médicales pratiquées n'avait permis d'attribuer une cause somatique à des cervico-brachialgies droites persistant malgré une discectomie C6-C7 subie en mars 1995. Néanmoins, l'expert a retenu une incapacité de travail quasi totale de P.________ au regard de facteurs psychologiques et émotionnels. Par décision du 4 juin 1997 confirmée sur révision le 5 juillet 2000, l'office AI a mis cette dernière au bénéfice d'une rente entière compte tenu d'un degré d'invalidité de 70 % dès le 1er janvier 1996. A.b Procédant à une deuxième révision du droit aux prestations, l'office AI a recueilli divers avis médicaux. Dans un rapport du 31 mai 2001, le docteur R.________ (spécialiste FMH en chirurgie orthopédique) a indiqué que l'état de santé de P.________ était demeuré stationnaire. Sur mandat d'expertise bidisciplinaire, les docteurs I.________ et V.________ (respectivement spécialiste en médecine physique et rééducation et spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie auprès de l'Hôpital X.________) ont constaté qu'à défaut de limitation fonctionnelle d'ordre psychique, la capacité de travail de P.________ s'évaluait à la lumière des seules affections somatiques. Sur ce plan, ils ont diagnostiqué un syndrome cervico-brachial droit étendu dans le cadre d'un status post-discectomie C6-C7 en 1995, une hernie discale paramédiane droite C4-C5-C6 sans déficit sensitivo-moteur net, une dysbalance musculaire, des dorsolombalgies avec sciatalgies droites non spécifiques dans le cadre d'un trouble de la statique, de minimes protrusions discales paramédianes droites L4-L5 et médianes paramédianes L5-S1 non-compressives, une insuffisance posturale importante, une genua valga bilatérale, une obésité, un status post-hystérectomie pour ménométrorragies et un status post-opération d'une glande surrénale pour tumeur. A l'instar du docteur S.________, ils en ont inféré une incapacité totale de travail comme caissière. En revanche, ils ont considéré que P.________ était à même d'exercer à 50 % au moins une activité lucrative évitant l'abduction ou la flexion du bras droit à plus de 90°, le port de charges excédant 3 kg, les mouvements répétitifs du membre supérieur droit ainsi que la position prolongée en extension/rotation de la colonne cervicale et en flexion-rotation du tronc (rapport du 26 mai 2004). Par ailleurs, l'office AI a procédé à une enquête économique sur le ménage à l'issue de laquelle les empêchements subis par P.________ dans l'accomplissement des tâches ménagères ont été évalués à 23 % (rapport du 1er octobre 2004). Par décision sur opposition du 21 février 2005, l'office AI a rapporté le droit de P.________ aux prestations de l'assurance-invalidité à un quart de rente à partir du 1er décembre 2004 au regard d'un degré d'invalidité ménagère et économique de respectivement 7 % et 39 %.