Citation: 6B_388/2023 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, la cour cantonale a bien expliqué les motifs l'ayant conduite à refuser de mettre en oeuvre une nouvelle expertise ou un complément d'expertise. Contrairement à ce que soutient le recourant, elle ne s'est pas uniquement fondée sur les conclusions claires de l'expertise, mais également sur les déclarations de la médecin légiste, qui a confirmé, avec clarté et sans réserve, que la lame du couteau de l'intimé était trop petite par rapport à la taille de la plaie pour avoir été à l'origine de cette lésion (cf. jugement attaqué, consid. 5.3). La cour cantonale s'est également fondée sur les déclarations de l'intimé, corroborées par deux témoins, quant à l'agressivité du recourant et au fait que celui-ci avait porté de nombreux coups à l'intimé, sur le fait que l'expertise privée n'avait pas une grande force probante dès lors qu'elle avait été établie sur pièces uniquement et qu'elle ne réfutait pas véritablement l'avis des experts et sur le fait qu'on ne voyait pas comment l'intimé se serait infligé ces lésions avec son propre couteau. S'agissant des arguments du recourant relatifs à la largeur respective de la plaie et des déchirures aux habits de l'intimé - à savoir notamment le fait qu'une lame d'une largeur de 1,5 cm ne pourrait pas causer une déchirure dans les vêtements de 1,2 cm, voire de 1,1 cm - la cour cantonale y a bien répondu et a considéré, en se fondant sur les explications de la médecin légiste, que, contrairement à ce que soutenait le recourant, la largeur des déchirures des tissus n'infirmait en rien le fait que c'était bien le couteau du recourant qui avait servi à causer la lésion thoracique de l'intimé. Elle a précisé que certains des coups de couteau ayant traversé les étoffes n'avaient pas atteint la peau, rappelant que la victime portait deux maillots à manches courtes et un survêtement en textile synthétique et que cette triple épaisseur au niveau du thorax avait à l'évidence exercé un effet protecteur (cf. jugement attaqué, p. 25). Enfin, on relèvera que le recourant n'a pas invoqué l'art. 189 CPP dans sa déclaration d'appel, de sorte qu'il est malvenu de reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir examiné cette disposition légale. En tout état de cause, il ressort de la motivation du jugement attaqué que la cour cantonale a considéré que les conditions de l'art. 189 CPP n'étaient pas réalisées (cf. jugement attaqué, consid. 3.1). Compte tenu de ce qui précède, le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.