Citation: 8C_679/2013 E. 2.5

2.5. Avec raison, les premiers juges admettent le bien-fondé de la révocation prononcée à l'encontre du recourant. L'intégrité d'un fonctionnaire de police, à qui des pouvoirs étendus sont conférés, dont certains sont de nature à entraver la liberté d'autrui, répond à des exigences élevées (cf. arrêt 8C_141/2011 du 9 mars 2012, consid. 5.2). En frappant B.________ au visage alors que celui-ci se trouvait à sa merci et menotté, en frappant ensuite la tête de ce dernier contre le mur de la salle d'audition, puis enfin en dénonçant calomnieusement sa victime pour se dégager de ses responsabilités, le recourant a manifestement violé ses devoirs de service. Son comportement gravement fautif, survenu après des années d'expérience et une formation complète dans le domaine des techniques d'intervention, était de nature à entraîner la rupture définitive du lien de confiance avec son employeur. Même si le risque de récidive était nul, comme le prétend le recourant, les fautes commises étaient d'une gravité telle qu'elles justifiaient à elles seules la révocation prononcée. On ne saurait pas ailleurs sous-estimer la portée de ces actes sur ses collaborateurs et sur la confiance des administrés dans la police. Le fait que le recourant travaille à nouveau au sein du corps de la police municipale de D.________ démontre une certaine clémence à l'égard d'un fonctionnaire dont les qualités professionnelles ont été reconnues par ailleurs. Cet engagement ne saurait cependant remettre en cause la révocation du recourant de son poste à responsabilités au sein de la gendarmerie du canton de Genève. En retenant que les faits reprochés au recourant relevaient de la voie disciplinaire et qu'ils étaient suffisamment graves pour justifier une révocation, les premiers juges n'ont à l'évidence pas fait une application insoutenable de l'art. 36 LPol. Le principe de proportionnalité, qui se confond ici avec le grief d'arbitraire (supra consid. 2.3), n'a dès lors pas été violé.