Citation: 5A_780/2020 E. 4

Dans un deuxième moyen, les recourantes reprochent à la cour cantonale d'avoir, à l'instar du premier juge, rejeté leur grief selon lequel le Préposé aurait dû suspendre la vente aux enchères pour permettre à C.________ de se rendre à la banque afin de retirer le montant requis à titre de sûretés. Elles se plaignent à cet égard de formalisme excessif. Force est toutefois d'emblée de constater que le recours consiste essentiellement en un " copier-coller " de l'acte de recours cantonal, ce qui n'est pas admissible (cf. supra consid. 2.1). Le seul argument qui n'a pas été repris textuellement des écritures cantonales consiste à dire que les juges cantonaux n'auraient pas " tenu compte des déclarations du Préposé lors de l'audience de première instance, où celui-ci reconnaît expressément [ne] pas [leur] avoir permis de prendre des dispositions pour aller à la banque et ainsi satisfaire aux exigences immédiates ". Un tel argument, qui porte sur l'appréciation des preuves opérée par l'autorité cantonale, ne répond à l'évidence pas aux exigences accrues de motivation découlant du principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1 et 2.2). Il se heurte également au principe de l'épuisement des instances cantonales (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1), dès lors que le premier juge, déjà, n'avait pas fondé sa motivation sur les déclarations que le Préposé aurait tenu devant lui. Il suit de là que le grief est, lui aussi, irrecevable.