Citation: U 153/06 16.08.2006 E. 4

En l'espèce, et contrairement à ce que soutient l'assureur-accidents, il y a lieu de considérer que le lien de cause à conséquence entre l'événement du 6 mai 1999 et la rupture partielle des tendons rotuliens du recourant est établi au degré de vraisemblance suffisant. Si le docteur C.________ a certes mentionné, dans son rapport d'expertise du 13 septembre 2003, que la dégénérescence constatée sur les radiographies au niveau des tendons rotuliens était avec la plus haute vraisemblance présente avant l'événement du 6 mai 1999 et avait fragilisé ces deux tendons rotuliens, il n'en a pas moins également indiqué que l'exercice pratiqué avait entraîné une décompensation de cette fragilité et la rupture partielle de la face postérieure de chacun des tendons rotuliens. Or, pour admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle, il suffit que l'événement accidentel soit en partie à l'origine de l'atteinte à la santé. Un état dégénératif ou morbide antérieur n'exclut pas l'existence d'une lésion corporelle assimilée à un accident, lorsque celle-ci est causée ou aggravée par un événement accidentel. II faut cependant qu'une cause extérieure ait, au moins, déclenché les symptômes dont souffre l'assuré (voir ATF 123 V 44 sv. consid. 2b; 116 V 147 sv. consid. 6c, 114 V 301 consid. 3c; RAMA 2001 n° U 435 p. 332, 1988 n° U 57 p. 373 consid. 4b; Bühler, Die unfallähnliche Körperschädigung, in : SZS 1996 p. 87).