Citation: I 158/05 02.06.2006 E. 3

3.1 Les premiers juges ont retenu que le conseil de l'assuré avait adressé à l'office AI, sous pli simple, un courrier daté du 2 mai 2003, qui montrait clairement la volonté de celui-ci de faire opposition à la décision du 29 avril 2003. De surcroît, il a demandé à consulter le dossier AI, ce à quoi l'office AI a répondu par courrier du 12 mai suivant, en lui envoyant le dossier et en l'invitant à motiver l'opposition dans un délai échéant le 6 juin 2003. De l'avis de la juridiction cantonale, l'opposition a été valablement déposée le 2 mai 2003 dans le délai de trente jours prévu à l'art. 52 al. 1 LPGA, tel que l'admet d'ailleurs l'office AI dans sa lettre du 28 mai 2003, par laquelle il accuse réception de l'opposition formée le 5 mai 2003 contre sa décision du 29 avril 2003. 3.2 Cela est contesté par le recourant. Celui-ci est d'avis que l'on ne peut pas considérer la lettre de l'avocat de l'assuré du 2 mai 2003 comme une opposition, même provisoire. On ne saurait non plus reprocher à l'office AI d'avoir implicitement prolongé le délai pour faire opposition au 6 juin 2003. En effet, un juriste est censé savoir qu'un délai légal ne peut pas être prolongé, de sorte que l'avocat de l'intimé aurait dû se rendre compte de l'inexactitude de l'information et déposer son opposition dans le délai échéant le 2 juin 2003. 3.3 Avec les premiers juges, il faut admettre que l'assuré, par son mandataire, a montré clairement dans sa lettre du 2 mai 2003 sa volonté de faire opposition à la décision du 29 avril 2003 de refus de prestations. Cela ressort du texte même de la lettre, où l'avocat informait l'office AI que son mandant désirait faire opposition contre cette décision. C'est du reste ainsi que l'a compris, dans un premier temps tout au moins, l'office AI dans ses lettres des 12 et 28 mai 2003. S'il devait subsister un doute à ce sujet, l'opposant pouvait de bonne foi considérer que l'office AI tenait son écriture du 2 mai 2003 pour une opposition en bonne et due forme. D'autant plus que le délai pour former opposition contre la décision du 29 avril 2003 n'était pas expiré lorsque l'office AI, dans sa lettre du 28 mai 2003, a accusé réception de l'opposition. Certes, la lettre du 2 mai 2003 ne contenait ni conclusions ni motifs. Conformément à l'art. 10 al. 5 OPGA, il appartenait à l'office AI d'impartir à l'opposant un délai convenable pour réparer le vice. On ne saurait dès lors reprocher à l'intimé d'avoir déposé le 6 juin 2003, soit dans le délai imparti par l'office AI dans sa lettre du 12 mai 2003, un mémoire contenant des conclusions et une motivation. Il n'était pas nécessaire que la réparation du vice intervînt dans le délai de trente jours.