Citation: 6B_924/2017 E. 1.4.3

1.4.3. En frappant l'intimée à la tête, lui faisant ainsi perdre conscience et chuter sur l'asphalte, puis, alors que celle-ci gisait à terre, en lui assénant des coups de pied au visage d'une intensité potentiellement fatale, le recourant ne pouvait pas calculer et doser le risque qu'il faisait courir à l'intimée, tandis que celle-ci était dans l'impossibilité, connue du recourant, de se défendre ou de se protéger (cf. ATF 133 IV 1 consid. 4.5 p. 7; 131 IV 1 consid. 2.2; arrêt 6B_1250/2013 précité consid. 3.1 - 3.2). Le comportement du recourant qui a précédé l'agression (signe d'égorgement adressé à la victime, attente dans la rue pendant une demi-heure jusqu'à ce qu'elle sorte du bar et qu'il puisse l'attaquer par surprise) et le fait qu'il ne se soit pas arrêté de frapper l'intimée de lui-même, mais en raison de l'intervention d'un tiers, tendent également à indiquer que le recourant avait, à tout le moins, laissé au hasard la survenance éventuelle d'une issue fatale. L'autorité précédente pouvait dès lors considérer sans violer le droit fédéral que le recourant devait être conscient que les coups portés à l'intimée pouvaient entraîner la mort de celle-ci et qu'il s'était accommodé de ce résultat possible, même s'il ne le souhaitait pas.