Citation: 2A.445/2005 18.07.2005 E. 4

Les époux Y.X.________ se sont séparés en septembre 2001, soit environ quatorze mois après leur mariage et ils n'ont jamais repris la vie commune. Ainsi, au moment où est intervenu l'arrêt attaqué, ils ne cohabitaient plus depuis plus de trois ans et huit mois. Certes, ils se voient en moyenne une fois par mois, mais ils n'osent même pas aborder la question de leur relation personnelle. Le 7 mai 2002, lors d'une audition, la recourante a déclaré qu'elle pensait demander le divorce le 5 juin 2002. Le 6 janvier 2004, elle a confirmé qu'elle n'était pas opposée au divorce et a indiqué qu'elle avait décidé de refaire sa vie et souhaitait rencontrer quelqu'un à cette fin; ces dernières déclarations ont d'autant plus de poids qu'elles ont été faites plus de deux ans et trois mois après la séparation des époux Y.X.________, donc après mûre réflexion. Le fait que les époux Y.X.________ se voient une fois par mois et que le mari verse une pension alimentaire mensuelle de 1'000 fr. à sa femme ne suffit pas pour considérer qu'en l'espèce, il existe encore une véritable communauté conjugale, soit le type d'union que l'art. 7 al. 1 LSEE a pour but de protéger. La recourante n'invoque aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire que les époux Y.X.________ aient réellement la volonté de reprendre prochainement la vie commune. En réalité, l'union des époux Y.X.________ apparaît vidée de sa substance. En se prévalant d'un mariage purement formel pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, la recourante a commis un abus de droit, comme l'a démontré le Tribunal administratif dans une argumentation convaincante (arrêt attaqué, consid. 6, p. 10/11) à laquelle on peut se référer (art. 36a al. 3 OJ). C'est donc sans violer l'art. 7 al. 1 LSEE que l'autorité intimée a confirmé le refus de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressée.