Citation: 5A_666/2023 E. 3

L'autorité de surveillance a jugé que le point de départ du délai de dix jours fixé par l'art. 279 al. 2 LP pour déposer l'action en reconnaissance de dette suite à la communication de la décision rejetant la mainlevée provisoire de l'opposition devait se déterminer selon les mêmes principes que celui du délai de vingt jours pour déposer l'action en libération de dette, soit dès la notification de la décision de première instance, même si celle-ci n'est pas motivée, sauf si l'effet suspensif a été octroyé au recours contre le jugement de mainlevée. Ainsi, en l'espèce, l'action en reconnaissance de dette avait été déposée le 11 octobre 2021, soit plus de dix jours après la communication à la créancière du jugement de mainlevée du 29 juin 2021. Aucun effet suspensif n'avait été requis au recours formé contre ce jugement. Les délais de l'art. 279 al. 2 LP n'avaient ainsi pas été respectés et le séquestre devait être levé (art. 280 ch. 1 LP).