Citation: 8C_269/2022 E. 6.3

6.3. Conformément à l'art. 24 al. 1 LPGA, qui règle l'extinction du droit aux prestations en raison de l'écoulement du temps, le droit à des prestations arriérées s'éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel la prestation était due. Il s'agit d'un délai de péremption. Dans le cas de prestations périodiques en espèces, le droit à des rentes en tant que tel ne peut être atteint ni par la prescription ni par la péremption. En revanche, chacune des rentes peut s'éteindre par l'écoulement du temps (ATF 133 V 9 consid. 3.5; arrêt 8C_888/2012 du 20 février 2013 consid. 3.2; SYLVIE PÉTREMAND, in Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, n° 21 ad art. 24 LPGA). L'art. 24 al. 1 LPGA fixe uniquement le cadre temporel dans lequel une prestation est versée rétroactivement (UELI KIESER, Kommentar zum Bundesgesetz über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrecht, n° 26 ad art. 24 LPGA). Selon la jurisprudence, le délai de l'art. 24 al. 1 LPGA est sauvegardé par une annonce au sens de l'art. 29 al. 1 LPGA (ATF 133 V 579 consid. 4.3.1 et les références), dès lors qu'une demande est le seul moyen dont dispose la personne assurée pour obtenir une prestation (UELI KIESER, op. cit., n° 34 ad art. 24 LPGA).