Citation: 6B_939/2020 E. 3.2.3

3.2.3. Quoi qu'en dise la recourante, les intérêts présidant à son expulsion sont importants. En droit des étrangers, une révocation de l'autorisation de séjour est prévue par l'art. 62 al. 1 let. b LEI en cas de " peine privative de liberté de longue durée ", c'est-à-dire toute peine privative de liberté supérieure à un an (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147). En l'espèce, la gravité des infractions commises a conduit au prononcé d'une peine privative de liberté ferme d'un an, ce qui ne saurait être considéré comme une sanction légère même si elle est encore juste inférieure à la peine pertinente sous l'angle de l'art. 62 al. 1 let. b LEI. A cela s'ajoute les antécédents pénaux de la recourante, en partie spécifiques, laissant présager, comme la cour cantonale l'a constaté, un risque de récidive concret en matière d'infractions patrimoniales, ce d'autant que la recourante est endettée et émarge toujours à l'aide sociale. En affirmant qu'elle cherche activement un emploi, la recourante s'écarte sans droit de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), dans la mesure où elle n'en a pas démontré le caractère arbitraire. Ses précédentes condamnations ne l'ont pas empêchée de persister dans la délinquance, ce qui révèle, comme l'a retenu la cour cantonale, un mépris persistant de l'ordre juridique suisse. Par ailleurs, la recourante ne discute pas le fait que son intégration en Suisse soit médiocre, que ce soit au niveau social, économique ou professionnel, et ce malgré sa présence dans ce pays depuis une trentaine d'années. Enfin, compte tenu des liens de la recourante avec son pays d'origine (ses griefs à l'encontre de l'établissement des faits ayant été écartés selon ce qui précède, cf. consid. 2), la cour cantonale pouvait retenir que les possibilités de réintégration de la recourante dans son pays d'origine n'étaient pas moindres que son intégration actuelle en Suisse.