Citation: 1C_304/2022 E. 5

L'argument relatif à l'art. 18 LPN (RS 451) est lui aussi nouveau. Même si les pièces produites à ce sujet peuvent être considérées comme faits notoires (extraits du guichet cartographique cantonal), le grief se fonde sur des éléments qui n'ont été ni établis ni allégués dans la procédure cantonale, soit le fait que la parcelle voisine n° 7211 serait située au sein d'un "Espace de localisation potentielle de la liaison" à un TIBS. Les recourants relèvent eux-mêmes que la cour cantonale aurait dû instruire la question de la conformité du projet, sans toutefois prétendre qu'ils auraient valablement soulevé la question. A le supposer recevable, le grief devrait de toute façon être écarté. En effet, les parcelles litigieuses ne font pas elles-mêmes partie d'un TIBS. Elles sont entièrement entourées de terrains déjà construits; la parcelle n° 3747, qui comporte elle aussi déjà une habitation, ne touche la parcelle n° 7211 que par un angle, la parcelle n° 3702 n'ayant quant à elle aucun contact avec celle-ci. Dans la mesure où la parcelle n° 7211 n'est pas un TIBS proprement dit, mais un espace de localisation potentiel de liaison, le projet, qui vient s'insérer dans un milieu déjà bâti, ne comporte manifestement pas de risque de coupure d'une liaison biologique. Le grief doit être écarté, dans la mesure où il serait recevable.