Citation: 5A_214/2024 E. 7.2

7.2. Le recourant expose que, selon la jurisprudence, de nombreuses raisons imposent de s'écarter d'un partage de l'excédent selon le principe des " grandes et petites têtes " et que l'une de ces raisons est la prise en charge personnelle des enfants afin de concrétiser le principe de l'équivalence des prestations en nature et en argent. Il relève accueillir en l'espèce ses filles tous les mercredis dès la sortie de l'école jusqu'au jeudi matin à la reprise de l'école, ainsi qu'un week-end sur deux, du vendredi à 18h au dimanche 18h. Ainsi, sur une période de 14 jours, il les prend en charge durant le 28,5% du temps, soit 12 tiers de journée contre 30 pour l'intimée. Partant, il doit prévoir trois fois trois repas, ainsi que s'acquitter des frais de loisirs pour les activités variées qu'ils font en commun le mercredi après-midi. Il a aussi dû trouver un appartement assez grand à (...) pour permettre à ses filles d'avoir chacune une chambre et de se retrouver proches de leur école et payer environ 18'000 fr. pour meubler leur chambre. Or ces frais nécessaires à l'exercice de son droit de visite n'ont pas été pris en compte dans la répartition de l'excédent et rien ne justifie d'exiger de sa part de puiser dans son excédent pour subvenir à l'entretien de ses filles, tandis que l'intimée peut bénéficier de la totalité de l'excédent des enfants et de son propre excédent. Le recourant conclut en mentionnant que le principe d'équivalence des prestations en nature et en argent commande d'attribuer à l'intimée uniquement un septième de l'excédent et qu'une attribution de deux septièmes comme fixée dans l'arrêt entrepris viole l'art. 9 Cst.