Citation: 9C_835/2019 E. 3

La juridiction cantonale a évalué le degré d'invalidité de l'intimé en procédant à une comparaison des revenus. Au titre de revenu sans invalidité, elle a retenu le montant de 100'000 fr. mentionné par la directrice des ressources humaines de la société B.________ SA dans sa correspondance du 24 septembre 2019. Les premiers juges ont constaté que l'assuré avait perçu un revenu annuel brut de 75'713 en 2001, de 77'848 fr. en 2002 (+ 2.145 %), de 78'015 fr. en 2003 (+ 0.28 %) et de 80'740 fr. en 2004 (+ 3.492 %). Ils ont retenu que les augmentations de salaire avaient dès lors été supérieures à celles résultant de l'indice de l'Office fédéral de la statistique des salaires nominaux (+ 1.6 % de 2001 à 2002, + 1.3 % de 2002 à 2003 et + 0.9 % de 2003 à 2004). Aussi, ils ont jugé que pour fixer les augmentations de salaire de l'assuré, l'employeur s'était vraisemblablement fondé sur d'autres critères que celui de l'évolution des salaires nominaux, vraisemblablement sur ceux mentionnés dans le document "People Management & Compensation" établi par la société. Dans ces conditions, les seuls éléments fiables permettant d'établir le revenu sans invalidité de l'assuré étaient les données salariales fournies par l'ancien employeur. Au titre de revenu d'invalide, la juridiction cantonale a pris en considération un revenu de 26'652 fr. 80 (Enquête suisse sur la structure des salaires 2014, niveau 1, taux d'activité de 50 %, abattement de 20 %). Elle a considéré que l'office AI avait en effet omis de prendre en compte la durée des rapports de travail de l'assuré auprès de son dernier employeur. Il convenait dès lors pour ce motif de porter l'abattement de 15 à 20 %. La perte de gain qui résultait de la comparaison des revenus avec et sans invalidité était de 73 %, taux donnant droit à une rente entière d'invalidité dès le 1er août 2015.