Citation: I 360/02 30.04.2003 E. A

T.________ travaillait à mi-temps comme secrétaire de direction, pour un salaire de 2'000 fr. par mois. De langue maternelle anglaise, elle maîtrise également le français. Dès le mois d'avril 1985, ses médecins traitants, les docteurs A.________ et B.________, ont attesté d'une incapacité de travail totale dans la profession exercée jusqu'alors, en raison notamment de polyarthralgies non inflammatoires d'origine indéterminée, de cervicalgies et dorsalgies récidivantes et d'un état dépressif. Une demi-rente d'invalidité lui a été allouée avec effet dès le 1er avril 1986, puis une rente entière, dès le 1er janvier 1987, par deux décisions séparées du 22 septembre 1987 de la Caisse interprofessionnelle d'assurance-vieillesse et survivants de la fédération romande des syndicats patronaux (ci-après : la caisse). Par la suite, les prestations de l'assurance-invalidité furent ramenées à une demi-rente, avec effet dès le 1er septembre 1990 (décision du 3 juillet 1990 de la caisse). Du 25 mai 1992 au 18 juillet 1994, T.________ a suivi une mesure de reclassement professionnel de l'assurance-invalidité, sous la forme de cours dispensés par X.________, qui lui ont permis d'obtenir un diplôme en sociologie et psychologie. La caisse a continué à lui verser une demi-rente d'invalidité pendant les trois premiers mois de cette mesure et lui a par ailleurs alloué une indemnité journalière jusqu'au 19 septembre 1994 (décisions des 7 juillet 1992 et 11 juillet 1994 de la caisse). Au terme de cette réadaptation professionnelle, le nouveau médecin traitant de l'assurée, le docteur C.________, qui posait le diagnostic de fibromyalgie ainsi que d'état dépressif et d'anxiété chronique, décrivait une amélioration progressive de l'état de santé psychique de sa patiente (rapport du 21 novembre 1994). Dans le courant de l'année 1995, il constata toutefois une nouvelle dégradation de la situation : T.________ avait échoué à plusieurs reprises dans ses tentatives de reprendre une activité de secrétaire à plein temps, ce qui aggravait son état dépressif; il convenait par conséquent de lui reconnaître une incapacité de travail de 50 %, en attendant qu'elle retrouve un emploi adapté à son état de santé (rapport du 17 décembre 1995). Par la suite, le docteur D.________, spécialiste en médecine interne, a attesté d'une incapacité de travail de 50 % dans l'activité de secrétaire, et de 25 % dans celle de sociologue-psychologue, en raison d'une fibromyalgie et d'arthrose cervicale (rapports des 28 janvier et 2 septembre 1997). Il se fondait notamment sur le résultat d'examens pratiqués par le docteur E.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales (rapports du 27 février 1997; cf. également les rapports établis par ce praticien les 21 janvier 1999 et 6 septembre 2000). En 1996 et 1997, l'assurée a occupé plusieurs emplois de manière temporaire, essentiellement comme secrétaire, sans toutefois exercer de manière durable une activité professionnelle à plus de 50 %. Elle travaille depuis le mois d'octobre 1997 comme secrétaire de direction à mi-temps. Par décision du 25 août 1999, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'Office AI) a refusé d'allouer à nouveau à l'assurée la rente d'invalidité qui lui avait été versée jusqu'en août 1992, soit jusqu'au quatrième mois après le début de la réadaptation professionnelle effectuée à X.________.