Citation: 6B_763/2013 E. B

Statuant sur l'appel de X.________ contre le jugement précité, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise l'a rejeté par arrêt du 12 juin 2013. En bref, il en ressort les éléments suivants. Le 20 décembre 2012, X.________ a été interpellé, à Genève, alors qu'il était en possession de 43 g de haschich, de 240 fr. et de 50 euros. Il avait acquis la drogue auprès d'un Africain à la gare de Cornavin à 40 fr. le morceau de 5 grammes et en avait déjà revendu trois morceaux pour 150 francs. Il consommait également lui-même une partie de la drogue achetée. La vente de drogue constituait son seul revenu. X.________ a séjourné du 29 septembre 2011, date de sa dernière interpellation, au 20 décembre 2012, date de son interpellation, en Suisse, sans être au bénéfice des autorisations nécessaires et démuni de papiers d'identité. Selon ses déclarations, X.________ est né en Algérie, pays dont il est ressortissant. Célibataire et sans enfant, il est arrivé en Suisse début 2011 et a travaillé depuis lors « au noir », sur appel. Vu ses origines kabyles, il était marginalisé en Algérie. Il a déclaré vouloir régulariser sa situation en Suisse car il ne pouvait pas retourner en Algérie. Son casier judiciaire suisse fait état d'une condamnation, le 20 septembre 2011, pour entrée et séjour illégaux, à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 30 fr., avec sursis pendant trois ans, révoqué par ordonnance non définitive du 22 janvier 2013. Selon les informations fournies par le Ministère public, cette autorité a, par ordonnance du 22 janvier 2013, frappée d'opposition, condamné X.________ pour séjour illégal pour la période du 21 décembre 2012 au 21 janvier 2013, à une peine privative de liberté de deux mois. Par ailleurs, en mars 2013, il a été prévenu de vol, recel et séjour illégal, la procédure n'étant pas terminée.