Citation: 9C_762/2018 E. A

A.________, née en 1967, a travaillé en dernier lieu en tant que vendeuse en électroménager pour la société B.________ SA, jusqu'en novembre 2015. Dès le 17 mars 2015, une incapacité de travail a été médicalement attestée. A la demande de son employeur, l'intéressée a été examinée par la doctoresse C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui n'a retenu aucun diagnostic psychiatrique et conclu à une capacité de travail entière dans l'activité habituelle (rapport du 16 juin 2015). L'assureur perte de gain en cas de maladie a par la suite diligenté une expertise auprès de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Selon l'experte, l'assurée présentait un trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger sans syndrome somatique, qui ne l'empêchait pas de travailler (rapport du 12 janvier 2016). Dans l'intervalle, au mois de juillet 2015, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. La doctoresse traitante E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a fait état notamment d'une fatigue importante, d'angoisses envahissantes, ainsi que de difficultés d'attention et de concentration. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a fait bénéficier l'assurée de mesures d'intervention précoce, sous la forme de stages auprès du Centre d'évaluation professionnelle de l'assurance-invalidité (CEPAI) du 11 avril au 6 août 2016. Il a également soumis A.________ à un examen auprès de la doctoresse F.________, spécialiste en rhumatologie et en médecine physique et réadaptation, et médecin au Service médical régional de l'AI (SMR), qui a conclu à une incapacité totale de travail dans l'activité de vendeuse, mais à une capacité entière dans une activité adaptée avec épargne de l'épaule droite (rapport du 1er septembre 2017). En conséquence, l'office AI a rejeté la demande de prestations (taux d'invalidité de 5 % [5,38 %]; décision du 19 mars 2018).