Citation: 9C_197/2013 E. 4.2

4.2. Les premiers juges ont en revanche considéré que le cadre de marche devait être qualifié d'appareil ou de moyen de traitement faisant nécessairement partie d'une mesure médicale de réadaptation au sens des art. 12 et 13 LAI (en relation avec l'art. 1 al. 2 de l'ordonnance du 29 novembre 1976 concernant la remise de moyens auxiliaires par l'assurance-invalidité [OMAI; RS 831.232.51]). L'assuré, qui souffrait d'une infirmité motrice cérébrale au sens du ch. 390 de l'annexe à l'ordonnance du 9 décembre 1985 concernant les infirmités congénitales (OIC; RS 831.232.21), bénéficiait de mesures de physiothérapie et d'ergothérapie à la charge de l'assurance-invalidité. Or, l'appareil en cause tendait au même but que l'ergothérapie, à savoir principalement l'entraînement à la marche, et était intrinsèquement lié au traitement médical et ergothérapeutique dispensé à l'intimé. Selon l'autorité cantonale de recours, l'utilité de l'appareil en question était par ailleurs reconnue par la science médicale: plusieurs études scientifiques en avaient mis en évidence l'efficacité (amélioration de la marche et augmentation de la distance de marche, amélioration au niveau de l'utilisation des mains et augmentation de l'activité et de la participation des enfants) et l'appareil avait fait l'objet de nombreux rapports thérapeutiques positifs, alors que de nombreux pédiatres et neuropédiatres en prescrivaient l'utilisation. Le NF-Walker ® constituait ensuite une mesure simple et adéquate, dès lors qu'il avait entraîné des effets positifs sur l'assuré (entre autres améliorations, meilleurs alignement de la tête, positionnement et recrutement du tonus), ainsi qu'une diminution des frais de physiothérapie, d'ergothérapie et de consultations médicales. Aussi, de l'avis des premiers juges, les conditions d'une prise en charge de l'appareil en question par l'assurance-invalidité étaient-elles réalisées.