Citation: 1B_293/2009 07.01.2010 E. 2

Dans un grief qu'il convient d'examiner en premier lieu, la recourante se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 97 al. 1 LTF). 2.1 Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus par l'art. 105 al. 2 LTF. Quant au recourant, il ne peut critiquer la constatation de faits, susceptibles d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure, que si ceux-ci ont été établis de manière manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire (art. 97 al. 1 LTF; ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4135). Selon la jurisprudence, l'appréciation des preuves ou l'établissement des faits sont arbitraires (art. 9 Cst.; ATF 134 I 263 consid. 3.1 p. 265) lorsque l'autorité n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, si elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41). 2.2 En l'occurrence, la recourante fait d'abord grief au Tribunal cantonal d'avoir retenu que le produit des actes délictueux reprochés à B.________ s'élevait à plus de 38 millions de livres sterling. Le montant du bénéfice généré par la fraude retenu dans l'ordonnance de confiscation rendue par les autorités britanniques le 3 mai 2005 serait de 33'243'212,70 de livres sterling et la somme perçue par B.________ serait de 11'000'000 de livres sterling. Cette critique est vaine, dans la mesure où la différence entre les deux montants précités n'est pas susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). 2.3 Toujours en se plaignant d'arbitraire dans la constatation des faits, la recourante prétend que rien ne permettrait d'établir un lien quelconque entre le produit de l'activité illicite reprochée à B.________ et l'argent qui a servi à acquérir les immeubles en question, ainsi que l'a retenu l'ordonnance de séquestre du 23 juin 2008 à laquelle renvoie l'ordonnance du 26 juin 2009. Ce faisant, la recourante perd de vue que l'objet de la décision attaquée n'est pas le bien-fondé du séquestre conservatoire ordonné le 23 juin 2008 par le Juge d'instruction, mais la vente anticipée des immeubles séquestrés. Or, selon la jurisprudence, l'objet de la contestation qui peut être porté devant le Tribunal fédéral est déterminé par la décision attaquée (sur la notion d'objet de la contestation, voir ATF 125 V 413; cf. également Meyer/ von Zwehl, L'objet du litige en procédure de droit administratif fédéral, in Mélanges Pierre Moor, 2005, p. 435 ss n° 8 p. 439; arrêt 2C_669/ 2008 du 8 décembre 2008, consid. 4.1 et les références citées) et par les conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF). Dès lors, faute de se rapporter à l'objet de la contestation, ce grief est irrecevable.