Citation: 2A.32/2004 18.02.2004 E. 1

Dans le cas particulier, selon les faits retenus par la juridiction cantonale et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ), les relations entre les époux se sont dégradées en tout cas dès le début de l'année 2002. Le recourant a eu des relations extra-conjugales et s'est montré violent avec sa femme; de son côté, celle-ci a noué une relation hors mariage dès janvier 2002. Depuis leur séparation au mois de juin 2002, les époux n'ont d'ailleurs rien entrepris pour reprendre la vie commune et le recourant ne fournit aucun élément qui laisserait présager qu'une telle reprise demeure possible. Tout permet au contraire de penser que celle-ci n'est nullement souhaitée par l'épouse qui ne s'est en effet jamais manifestée dans ce sens au cours de la procédure cantonale. A cet égard, les raisons de la séparation, pas plus que les fautes respectives des conjoints, ne sont pas déter- minantes; seul compte le fait que le mariage n'existe plus que formellement. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral, ni constaté les faits de manière inexacte ou incomplète, en considérant que la rupture du lien conjugal était irrémédiable et qu'il y avait donc abus de droit à demander la prolongation de l'autorisation de séjour du recourant sur la base de l'art. 7 al. 1 LSEE.