Citation: 4C.389/2000 15.03.2001 E. 2

2.- A l'appui de son recours, le demandeur invoque la violation du for alternatif au lieu de l'exploitation, selon l'art. 343 al. 1 CO. Il fait valoir essentiellement que l'activité déployée par lui à Genève se déroulait dans le cadre d'une exploitation de l'employeur, soit la FSTT, même si celle-ci ne pouvait se prévaloir d'aucun droit réel ou personnel relativement au lieu de travail du demandeur à Genève. A son avis, la solution retenue par la Cour d'appel n'est pas compatible avec les critères développés par la jurisprudence du Tribunal fédéral. Le demandeur soutient que l'existence du lieu de l'exploitation doit être examinée en fonction des particularités du cas d'espèce. Il invoque aussi, à l'appui d'une interprétation extensive de la notion de "lieu de l'exploitation", la nouvelle loi sur les fors qui fait état, à son art. 24, du lieu où le travailleur accomplit habituellement son travail. Le demandeur soulève encore d'autres moyens, tels que la violation de la maxime d'office (art. 343 al. 4 CO) et du droit à la preuve (art. 8 CC), et il relève des inadvertances manifestes dans l'établissement des faits (art. 55 al. 1 let. d et 63 al. 2 OJ).