Citation: 4A_277/2021 E. 3.4

3.4. L'arbitre aurait arbitrairement renoncé à déterminer si les acomptes nos 7 à 9 étaient exigibles. A en croire la recourante, il importerait de savoir qui, d'elle ou de l'intimée, était en demeure lorsqu'elle a suspendu le chantier. Indépendamment d'une éventuelle omission de trancher un chef de la demande (art. 393 let. c CPC), il serait de toute manière arbitraire de "fai[re] fi des faits pertinemment allégués (...) et des règles juridiques déterminantes". L'arbitre a jugé que les "acomptes" prévus dans l'échéancier de paiement étaient des paiements provisoires à imputer sur la rémunération finale. A la prétendue date d'exigibilité du premier acompte litigieux n° 7 (12 juillet 2015), le terme de livraison des villas B et C (2 et 3 avril 2015 + cinq semaines [soit 7 et 8 mai 2015, réd.]) était d'ores et déjà échu. En d'autres termes, l'entrepreneuse (recourante), qui prétendait être mise au bénéfice de l'art. 82 CO, était en retard dans l'exécution de l'ouvrage à la date d'exigibilité de l'acompte n° 7; aussi ne pouvait-elle se prévaloir du défaut de paiement pour justifier son retard et la suspension du chantier. Ce résumé laisse transparaître que l'arbitre a examiné l'hypothèse d'une demeure de l'intimée en se fondant sur les dates d'exigibilité des acomptes articulées par la recourante (cf. sentence, n. 189). Peu importe, dès lors, que dans un autre passage de sa décision, il ait dit pouvoir laisser en suspens la question de l'exigibilité (sentence, n. 175). Le moyen se révèle infondé, étant précisé que le raisonnement évoqué ci-dessus ne fait l'objet d'aucune critique.