Citation: 1C_182/2023 E. 2

À titre préliminaire, il convient de rappeler que la légalisation a posteriori des installations et de l'activité non agricole exercée sur la parcelle no 1515 a été définitivement écartée par la Cour de céans par arrêt du 12 mai 2020 (cause 1C_292/2019). Ces aspects du litige bénéficient ainsi de la force de chose jugée et ne peuvent être revus (cf. art. 61 LTF; res iudicata; THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2e éd. 2018, n. 869). Les griefs revenant sur ces questions excèdent ainsi l'objet de la contestation, qui porte uniquement sur le rétablissement d'un état conforme au droit et sur la cessation de toute activité autre qu'agricole sur la parcelle no 1515; à ce titre, ils doivent être déclarés irrecevables (cf. ATF 144 II 359 consid. 4.3 et les arrêts cités; arrêt 1C_593/2022 du 13 septembre 2023 consid. 1). Il en va en particulier ainsi des longs développements en lien avec le prétendu début de l'activité d'aéromodélisme sur la parcelle no 1515 avant le 1er juillet 1972 (établissement inexact des faits, droit d'être entendu), ce dans la mesure où ils tendent in fine à faire reconnaître l'existence d'une situation acquise, au sens de l'art. 24c LAT, à l'exercice de l'"aéromodélisme associatif" - selon les termes de la recourante -, sur la parcelle no 1515. Dès lors qu'il a été définitivement statué sur la contrariété de cette activité à la zone et qu'il a été nié qu'elle puisse être autorisée a posteriori, l'argumentation de la recourante - qu'elle n'a au demeurant pas soulevée au stade de son premier recours au Tribunal fédéral - apparaît tardive et irrecevable. Pour l'examen de la conformité de la décision de remise en état ici querellée, il est suffisant de savoir que l'activité litigieuse a débuté, comme l'a établi le Tribunal cantonal, au début des années 1970, soit il y a plus de 45 ans.