Citation: 1C_418/2023 E. 3.4

3.4. Selon la recourante, la Cour de justice aurait violé le principe de la proportionnalité en se fondant exclusivement sur l'absence d'un document administratif pour confirmer l'interdiction d'habiter et non sur l'existence d'un risque réel. La Cour de justice a cependant aussi examiné les documents produits à ce propos par la recourante, en particulier les offres et correspondances de l'entreprise B.________ des 21 novembre 2021, 20 décembre 2022 et 31 janvier 2023 et le courrier de l'entreprise C.________ du 11 novembre 2021. Avec l'instance précédente, force est de constater que ces documents ne permettent pas de conclure que les travaux nécessaires auraient été achevés ni d'attester leur conformité, spécialement en matière de protection contre les incendies; ils ne sauraient ainsi remplacer une AGC. La recourante ne le discute d'ailleurs pas réellement. Elle prétend en revanche que l'instance précédente aurait pu constater l'inexistence d'un danger réel si elle avait auditionné les "témoins proposés". La recourante ne prend toutefois pas la peine d'identifier ces témoins, pas plus qu'elle n'expose en quoi leur audition aurait été pertinente; au stade du recours, elle ne se prévaut au surplus ni d'une constatation inexacte des faits ni d'une violation de son droit d'être entendue. Il n'y a dès lors pas lieu de s'y attarder (cf. art. 106 al. 2 LTF), les considérations émises à ce propos en réplique étant d'ailleurs tardives (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3; arrêt 1C_237/2021 du 4 janvier 2023 consid. 1.3). Enfin, la recourante ne discute pas non plus les dispositions de droit cantonal ni ne démontre qu'elles auraient été appliquées arbitrairement. Elle ne conteste en particulier pas que les exigences formelles posées par la loi cantonale poursuivent un intérêt public à la protection des occupants, notamment contre le risque lié aux incendies. Or, il n'apparaît pas arbitraire, respectivement pas manifestement disproportionné, de faire prévaloir la sécurité des personnes sur les inconvénients liés à un déplacement provisoire des locataires, dans l'attente de l'AGC; la Cour de justice a d'ailleurs indiqué, sans être contredite, que la mesure litigieuse n'obligeait pas la recourante à résilier les baux, mais à vider momentanément - dans l'attente de l'AGC - les surélévations de ses occupants, des solutions de relogement temporaire pouvant être proposées aux locataires. On ne décèle du reste pas qu'une autre solution s'offrirait aux autorités pour préserver cet intérêt public important et le recours reste muet à ce propos. Il s'ensuit que le grief doit être écarté.