Citation: 8C_130/2020 E. 8.2

8.2. L'argumentation de la recourante, selon laquelle la Société existait déjà avant le 1 er décembre 2017 sous une autre forme, se recoupe largement avec celle avancée en lien avec la prétendue violation des art. 530 ss CO et tombe par conséquent à faux. En effet, comme on l'a vu (cf. consid. 7.4 supra), la collaboration entre D.________ et E.________ avant l'inscription de la Société au registre du commerce ne remplissait pas les conditions d'une société simple et, en toute hypothèse, poursuivait un but différent de celui de la Société. Les juges cantonaux pouvaient ainsi retenir, sans verser dans l'arbitraire, que la Société n'attestait pas d'au moins deux ans d'activité et ne remplissait pas la condition posée par l'art. 32 let. b LMC. Quant au grief en lien avec la liberté économique (art. 27 Cst.), on saisit mal en quoi l'application de l'art. 32 let. b LMC entraverait cette garantie constitutionnelle et violerait les conditions relatives à la restriction des droits fondamentaux (art. 36 Cst.). En tant que la recourante soutient que le raisonnement de la cour cantonale créerait une distorsion de concurrence contraire au principe de l'égalité de traitement entre personnes appartenant à la même branche économique en privilégiant les sociétés directement inscrites au registre du commerce par rapport à celles ayant commencé leur activité sans s'y inscrire, son grief tombe également à faux. En effet, les juges cantonaux ont dûment examiné si la société existait déjà avant son inscription - déclarative - au registre du commerce sous forme de société en nom collectif ou sous une autre forme (cf. consid. 7.2 supra). Pour autant qu'il soit admissible (cf. art. 106 al. 2 LTF), le grief est mal fondé.