Citation: U 281/02 02.02.2004 E. 5

5.1 Cela étant, et contrairement à ce que soutient la recourante, le rapport du docteur E.________ du 20 juin 2001 ne saurait non plus avoir pleine valeur probante. En effet, le chirurgien, partant de la constatation que l'assuré ne souffre pas de lésions vasculaires et qu'il n'existe pas de valeurs normatives relatives aux lésions ostéo-articulaires dues aux vibrations, en déduit, sans autre explication, que la probabilité que la maladie de Kienböck est due, dans le cas concret, à des vibrations se trouve largement en dessous de 50 %. Cette appréciation a été donnée alors que son auteur n'avait pas examiné le patient, ni entendu ses plaintes, ni encore établi d'anamnèse proprement dite. 5.2 La recourante ne saurait rien tirer non plus des constatations de l'ingénieur K.________ du 11 mai 2001, complétées le 17 septembre 2002, puisque celui-ci a apprécié uniquement le risque de troubles de la circulation sanguine lié à l'exposition aux vibrations. Dans la mesure où la nature des lésions dépend de la fréquence des vibrations et que les lésions ostéo-articulaires apparaissent lors de vibrations dans un domaine de fréquence moins haute que les lésions vasculaires périphériques (Paule Rey, Précis de médecine du travail et médecine des assurances, 1991, p. 228; M. Parizek, Troubles de santé dus aux vibrations, Médecine du travail n° 16, CNA 1984, p. 8; dans le même sens, Walter Popp, Diagnoselexikon Arbeits- und Umweltmedizin, 1998, p. 240), on ne voit pas en quoi les résultats relatifs au risque des troubles vasculaires pourraient être utilisés pour apprécier le risque de lésions d'un autre type. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que l'assuré ne subit pas d'atteintes vasculaires périphériques (appréciation du docteur N.________ du 11 juin 2001) ne préjuge en rien l'apparition d'une nécrose aseptique du semi-lunaire, comme le précise du reste le docteur G.________ dans son complément d'expertise du 4 janvier 2002.