Citation: 2C_556/2018 E. 5

L'épouse du recourant étant au bénéfice d'une autorisation d'établissement, celui-ci peut en principe prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour sur la base de l'art. 43 LEtr. En effet, selon cette disposition, le conjoint étranger du titulaire d'une autorisation d'établissement a droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité, à condition de vivre en ménage commun avec lui. Toutefois, l'art. 51 al. 2 let. b LEtr dispose que le droit prévu à l'art. 43 LEtr s'éteint s'il existe des motifs de révocation au sens de l'art. 62 al. 1 LEtr. Selon cette disposition, constitue notamment un motif de révocation le fait que l'étranger ou son représentant légal a fait de fausses déclarations ou a dissimulé des faits essentiels durant la procédure d'autorisation (let. a) et le fait que l'étranger a été condamné à une peine privative de liberté de longue durée (let. b). Or, en l'occurrence, le recourant, qui a sciemment dissimulé sa condamnation en Espagne dans le but d'obtenir une autorisation de séjour, remplit la condition de l'art. 62 al. 1 let. a LEtr. Par sa condamnation à trois ans et six mois, il remplit en outre également la condition de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr, la jurisprudence considérant que toute peine dépassant un an d'emprisonnement constitue une peine privative de liberté de longue durée (ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147). Dans ces conditions, le recourant ne saurait donc prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour sur la base de l'art. 43 LEtr, ce qu'il ne fait d'ailleurs pas.