Citation: 6B_58/2020 E. 2.2

2.2. Il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a déposé plainte "au nom" de sa fille. On ne perçoit pas clairement si l'intéressée a pris part à la procédure devant l'autorité précédente en tant que partie plaignante, ou en qualité de représentante de sa fille. La recourante ne précise pas, devant le Tribunal fédéral, quelle serait - selon elle - sa qualité procédurale, puisqu'elle se borne à indiquer quelle a "pris part à la procédure devant l'autorité précédente" conformément à l'art. 81 al. 1 let. a LTF. Quoi qu'il en soit, la recourante n'expose pas précisément quelles prétentions civiles pourraient être déduites, par elle ou par sa fille, des diverses infractions qu'elle dénonce. Il convient à cet égard de rappeler que, selon la jurisprudence, on ne peut pas exclure a priori le droit des parents de victimes d'abus sexuels à une indemnité pour tort moral, mais seules des atteintes d'une gravité exceptionnelle peuvent en justifier l'allocation (cf. arrêts 6B_980/2019 du 9 octobre 2019 consid. 1.2; 6B_962/2018 du 14 novembre 2018 consid. 1.2; 6B_1135/2016 du 24 novembre 2017 consid. 2). En l'espèce, la recourante n'explique aucunement ce qui conférerait à l'affaire la gravité exceptionnelle exigée pour justifier l'indemnisation d'un parent. Elle indique, dans une section de son mémoire de recours intitulée "Réparation morale", qu'elle entendrait réclamer une réparation relative à une "atteinte grave à l'intégrité psychique de l'enfant", dont on ignore tout, des prétentions déduites de l'attitude du ministère public durant la procédure ou encore de l'intervention d'une assistante sociale, d'une psychologue et d'un médecin, soit une indemnité de 200'000 fr. au minimum, concernant "les actes très graves réalisés par les autorités et par le comportement du médecin". Ce faisant, la recourante perd de vue, d'une part, qu'elle ne peut fonder des prétentions civiles sur des événements qui ne faisaient pas l'objet de l'ordonnance de non-entrée en matière du 3 juillet 2019 et, d'autre part, que d'éventuelles prétentions dirigées contre des agents de l'Etat ayant agi dans l'exercice de leur charge relèvent du droit public (cf. à cet égard la loi vaudoise sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents [LRECA/VD; RS/VD 170.11]) et ne sont pas assimilables aux prétentions civiles visées par l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Au vu de ce qui précède et en l'absence d'explications précises s'agissant de la question des prétentions civiles, la recourante - respectivement sa fille - n'a pas qualité pour recourir sur le fond de la cause en vertu de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.