Citation: 8C_706/2022 E. 4.1

4.1. Pour déterminer la capacité de travail résiduelle de l'intimé en relation avec les atteintes de sa main droite, les juges cantonaux ont constaté que la valeur probante de l'expertise judiciaire n'était pas mise en doute par les parties. Ils ont considéré que cette expertise emportait leur conviction en ce qui concernait les atteintes de la main droite, les limitations fonctionnelles en résultant et leur répercussion sur la capacité de travail. Sur cette base, ils ont retenu que l'intimé présentait une incapacité de travail totale dans la profession de menuisier, mais qu'il disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles prohibant le port de charges supérieures à 1 kg et les métiers impliquant des mouvements répétitifs du poignet droit en pronosupination et qu'il était seulement en mesure d'exercer un métier mono-manuel gauche, tout en utilisant le membre supérieur droit pour des gestes d'appoint lors du port de charges ou de mouvements répétitifs. Pour ce qui concernait les limitations fonctionnelles et la capacité de travail liées à la hanche, ils ont considéré que l'appréciation du docteur D.________ n'était pas probante et qu'il y avait lieu de s'en tenir aux conclusions de l'expertise du docteur C.________ et de l'examen final du docteur G.________, médecin d'arrondissement ainsi que spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie, selon lesquelles l'activité professionnelle devait respecter une alternance des positions assise et debout, tout en permettant une marche et une position assise d'environ 20 à 25 minutes, évitant la montée et descente répétée d'escaliers ou d'échelles, ainsi que de fréquents accroupissements et des déplacements supérieurs à 30 minutes, étant précisé qu'une telle activité adaptée pouvait être réalisée la journée entière sans baisse de rendement.