Citation: 5A_735/2023 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a retenu que l'intimé était propriétaire d'un domaine agricole à X.________, sur lequel se trouvaient sa ferme, soit son centre d'exploitation, ainsi que deux hangars. Il y avait aménagé un logement de trois pièces pour lui et un autre logement de trois pièces pour sa mère et avait le projet d'y faire construire son logement familial. Ce bien était grevé d'une hypothèque, pour laquelle il devait s'acquitter d'intérêts annuels à hauteur de 8'855 fr. La juridiction précédente a encore retenu que l'intimé était propriétaire avec sa soeur, depuis 2018, d'un appartement de trois pièces à U.________, en France, où il accueillait l'enfant A.________ durant son droit de visite. L'intimé et sa soeur étaient débiteurs en faveur d'une banque française de 3'962.74 euros d'intérêts hypothécaires par an (payés par moitié chacun, soit 1'981.37 euros chacun) et de 1'589.76 euros de frais d'assurances par an (dont la clé de répartition n'était pas claire). Dans le minimum vital du droit de la famille de l'intimé, la cour cantonale a notamment retenu des frais de logement de 738 fr. pour les frais suisses (8'855 fr. / 12 mois) et de 165 fr. pour les frais français (1'981 fr. [au taux de change 1 pour 1] / 12 mois). Elle a expliqué qu'il devait être tenu compte de l'entier des frais de logement de l'intimé, dès lors qu'il utilisait deux logements, l'un se trouvant sur son exploitation agricole, dans laquelle il vivait partiellement et à laquelle il était officiellement domicilié, et l'autre où il accueillait sa fille dans de bonnes conditions. Elle a à cet égard relevé que les frais concernés n'étaient pas déraisonnables en comparaison du loyer dont l'intimé devrait s'acquitter s'il louait un appartement en Suisse à proximité de son exploitation.