Citation: 8C_61/2024 E. 4

La juridiction précédente a constaté qu'en raison d'atteintes psychiques, le recourant présentait une limitation de sa capacité de travail de 50% dans la dernière activité exercée, qui justifiait de remplacer la rente entière d'invalidité par une demi-rente dès le 1 er décembre 2021. Elle s'est en particulier fondée sur l'expertise du centre Medaffaires, dont le rapport du 29 juin 2017 respectait les exigences de forme et de qualité relatives à la valeur probante des expertises médicales. Les conclusions des experts quant à la capacité de travail étaient d'autant plus convaincantes, selon les premiers juges, qu'elles avaient été expressément validées par les médecins conseils de l'intimé, à l'issue d'un examen circonstancié des critères déterminants. Par ailleurs, les rapports des médecins traitants établis en 2021, discutés de manière convaincante par les médecins conseils sous l'angle somatique et psychique, ne remettaient pas en cause le bien-fondé des conclusions des experts. La juridiction précédente a encore constaté que les critiques du recourant quant à la durée de l'expertise, son caractère obsolète, le manque de préparation des spécialistes du centre Medaffaires ou encore les compétences du traducteur étaient infondées ou reposaient sur des faits non établis, de sorte qu'elles n'étaient pas de nature à remettre en cause la qualité du travail des experts. Elle a ainsi confirmé le degré d'invalidité de 50% et corollairement la réduction de la rente, sans allouer par ailleurs de mesures de réadaptation, le recourant n'ayant plus son domicile en Suisse.