Citation: 1C_561/2018 E. 2.5

2.5. Il reste dès lors à examiner si c'est à tort, comme le soutiennent encore les recourants, que la cour cantonale a englobé la portion médiane de leur parcelle dans l'aire forestière. Ceux-ci contestent en particulier que cette portion de terrain ait été peuplée d'arbres ou d'arbustes forestiers. Il n'avait en effet pas été possible de déterminer l'essence des trois souches présentes sur cette portion du terrain, de sorte que l'on ne pouvait en inférer l'existence d'une forêt. Cette conclusion ne pouvait pas davantage être déduite de la présence de jeunes pousses d'arbres et de petites souches d'essence indéterminée. Les recourants estiment par ailleurs que le critère de pérennité de la végétation ne serait pas rempli, cette portion de terrain étant entretenue; le fauchage régulier serait propre, selon eux, à faire échec à la condition de durée prévue par le droit fédéral (cf. art. 1 al. 1 let. c OFo) et concrétisée par la législation cantonale (cf. art. 4 al. 1 let. c LVLFO). Il ne serait d'ailleurs pas non plus établi que des plantations aient colonisé de manière durable la parcelle.