Citation: P 55/02 19.11.2003 E. A

A.a D.________ a été mis au bénéfice d'une rente de l'assurance-invalidité avec effet au 1er avril 1985. A partir de 1990, il a bénéficié de prestations complémentaires en application de la loi fédérale sur les prestations complémentaires à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité (LPC) et de la loi cantonale genevoise sur les prestations cantonales à l'AVS et à l'AI (LPCC). Par décision du 25 octobre 1996, l'Office fédéral de l'assurance militaire (l'OFAM) a accordé à D.________ une rente d'invalidité avec effet au 1er août 1985. Sur une partie des arrérages de rentes, l'OFAM a adressé 129'786 fr. 80 à l'Office cantonal genevois des personnes âgées (OCPA), en remboursement des prestations complémentaires versées depuis 1990. Il a également payé 8'215 fr. au Service social de la Ville de Genève. Le solde des arriérés, par 919'664 fr. 50, a été versé à l'assuré. A.b L'OCPA a recalculé le revenu déterminant de l'assuré et il est apparu que la prise en compte de la rente de l'assurance militaire excluait tout droit aux prestations complémentaires LPC et LPCC depuis 1990. Le 1er octobre 1996, l'OCPA a rendu une décision par laquelle il mettait fin à ses prestations et réclamait à D.________ la restitution du montant de 129'786 fr. 80, en précisant que la créance se trouvait compensée par le paiement de l'OFAM. Statuant sur réclamation le 5 mai 1997, l'OCPA a confirmé la fin du droit aux prestations complémentaires et la restitution de celles versées entre le 1er octobre 1991 et le 30 septembre 1996. A.c D.________ a recouru contre la décision de restitution devant la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'AVS/AI (la commission cantonale; actuellement Tribunal cantonal des assurances sociales). Par jugement du 24 août 2000, la commission cantonale a rejeté le recours. Par arrêt du 20 août 2001, le Tribunal fédéral des assurances a admis partiellement le recours formé par l'intéressé et annulé le jugement cantonal, en tant qu'il portait sur des prestations complémentaires de droit fédéral. La cause a été renvoyée à la commission cantonale pour qu'elle procède à des débats publics et à l'instruction sur les montants relevant respectivement du droit fédéral et du droit cantonal.