Citation: 2A.268/2000 04.09.2000 E. A

A.- Ressortissant tunisien né en 1953, E.________ a fait l'objet d'une mesure d'interdiction d'entrée en Suisse valable jusqu'au 26 août 1994 pour séjour et travail sans autorisation après entrée en Suisse sans visa. Cette mesure a été annulée le 4 août 1993, après que E.________ eut épousé, le 2 janvier précédent à Tunis, H.________, ressortissante suisse domiciliée à X.________, dont il a eu une fille, A.________, née le 24 janvier 1991, mais qu'il avait, dans un premier temps, refusé de reconnaître. Revenu en Suisse le 19 août 1993, il a obtenu une autorisation de séjour annuelle renouvelable. A cette époque déjà, il ne faisait cependant plus régulièrement ménage commun avec son épouse. Le 1er octobre 1993, E.________ a enlevé sa fille A.________ pour l'emmener en Tunisie; il est toutefois revenu en Suisse où il a vécu quelque temps avec sa femme, puis a quitté le domicile conjugal le 24 novembre 1994. Il ressort d'un rapport de police du même jour que H.________ avait la ferme intention de demander le divorce, en raison notamment de l'enlèvement de sa fille. Ce rapport signale aussi que E.________ a déclaré avoir une dette d'assistance d'environ 20'000 fr. et des dettes privées pour environ 4'000 fr. En outre, dans une note interne du 20 février 1995, l'Office cantonal des étrangers relève que l'intéressé est à la charge des services sociaux. Par jugement du 25 juillet 1996, le Tribunal de police du district de X.________ a condamné E.________ à dix jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans pour s'être rendu coupable de séquestration, en 1990, sur la personne de sa future épouse; il a en revanche été libéré de cette même accusation pour avoir, en 1994, enfermé son épouse et le premier mari de celle-ci durant environ un quart d'heure.