Citation: 6B_24/2021 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a constaté que la demande de récusation du recourant avait été formée dans les délais et était donc recevable. Sur le fond, elle a considéré que le fait que le Procureur général ait été en charge du dossier aux débats de première instance, puis durant la suite de la procédure ayant mené à sa condamnation, ne suffisait pas pour constituer un indice de partialité de ce magistrat dans la procédure de libération conditionnelle, et cette circonstance ne constituait pas en soi un cas de récusation au sens de l'art. 56 let. b CPP. Il appartenait au recourant d'établir une suspicion de prévention au sens de l'art. 56 let. f CPP, ce qu'il n'avait pas fait. Ses griefs, à savoir que le prénommé serait le " premier responsable " de sa condamnation, qu'il aurait triché et serait un " personnage malhonnête ", ou qu'il en aurait fait une affaire personnelle, étaient de nature purement subjective et n'étaient pas suffisants pour créer une apparence objective de partialité devant conduire à la récusation de ce magistrat. Pour le reste, le recourant se bornait, encore, à contester le jugement au fond.