Citation: 2C_325/2019 E. 2.2.3

2.2.3. En l'occurrence, le père du recourant, arrivé en Suisse en 1999 pour y requérir l'asile, a déposé une demande de regroupement familial pour le recourant et sa famille le 30 août 2010, soit presque trois ans après avoir obtenu sa première autorisation de séjour annuelle. Sur requête de l'Office cantonal, le recourant a renouvelé cette demande de regroupement familial faite par son père et requis une autorisation d'entrée en Suisse le 24 février 2012 auprès de la représentation suisse de Turquie, avant d'entrer illégalement en Suisse en septembre 2015. Il s'avère ainsi qu'une demande de regroupement familial a été déposée et confirmée alors que le recourant, âgé de 14 et 16 ans, était encore mineur. Ladite demande est toutefois intervenue à une époque où le père de l'intéressé ne bénéficiait que d'une autorisation de séjour en Suisse, c'est-à-dire durant une période où la famille ne pouvait se prévaloir d'aucun droit au regroupement familial fondé sur les art. 42 ss LEtr. Le fait que le père ait finalement obtenu une autorisation d'établissement quelques années plus tard, à savoir en 2018, ne permet du reste pas de fonder un tel droit a posteriori dans le cas d'espèce. En effet, comme le recourant avait déjà atteint l'âge 22 ans à ce moment-là, il ne peut pas invoquer le bénéfice de l'art. 43 LEtr, lequel ne profite qu'aux seuls enfants étrangers encore mineurs lors de l'octroi de l'autorisation d'établissement à leur parent (cf. supra consid. 2.2.2). Ainsi, le recourant ne jouit d'aucun droit potentiel au regroupement familial fondé sur le droit fédéral.