Citation: 5A_28/2024 E. 4

Les recourants attaquent le dispositif de l'arrêt cantonal admettant leur plainte sur le caractère saisissable de la part des avoirs de prévoyance professionnelle versés par C.________ à l'office des poursuites afin d'éteindre la poursuite engagée contre elle par l'ex-épouse du failli puis consignés par l'office des poursuites. Ils se plaignent de la violation de leur droit d'être entendus, en soutenant en substance que, dans ce dispositif, l'autorité de surveillance a qualifié ce montant de saisissable "en principe" alors que cette précision ne ressort pas de la motivation de l'arrêt attaqué. Les recourants attaquent un point du dispositif qui, en admettant le caractère saisissable de la moitié des avoirs de prévoyance professionnelle dont ils réclamaient l'inscription à l'inventaire sans la mention de droit insaisissable, fait en partie droit à leurs conclusions. Leur démarche est similaire à celle consistant à critiquer la motivation de la décision rendue, mais sans proposer d'aboutir à un résultat différent. Or, le Tribunal fédéral refuse d'entrer en matière sur un recours visant à améliorer la motivation de l'arrêt rendu, si cela ne conduit pas à modifier ce qui a été décidé (BOVEY, in Commentaire LTF, 3 ème éd., 2022, n° 22 ad art. 76 LTF et les références). En demandant à ce que le montant soit reconnu "définitivement" saisissable, les recourants tentent en réalité de s'attaquer, sans aucun argument et donc sans répondre à leur devoir de motivation (art. 42 LTF), à la motivation de l'arrêt cantonal considérant que l'art. 242 LP ne s'appliquait pas à cette créance, de sorte que l'office n'avait pas à statuer sur sa titularité. Le recours est dès lors irrecevable à cet égard, faute d'intérêt pour les recourants d'attaquer l'arrêt cantonal sur ce point (art. 76 al. 1 LTF).