Citation: I 588/06 06.10.2006 E. A

G.________, né le 24 août 1993, est atteint d'une parésie sévère du plexus brachial gauche, reconnue comme une infirmité congénitale et pour laquelle l'assurance-invalidité a pris en charge diverses mesures médicales. Depuis le mois de décembre 2004, il suit auprès de R.________ des séances d'acupressure et de magnopuncture. Les séances ont lieu une ou deux fois par semaine, à raison d'une heure par séance. Elles ont été prescrites par le docteur P.________, spécialiste FMH en chirurgie plastique reconstructive et esthétique et en chirurgie de la main. Selon ce médecin, les multiples interventions chirurgicales subies par l'assuré, associées à différents types de physiothérapie et d'ergothérapie de rééducation, ont permis d'obtenir une certaine autonomie dans l'utilisation du membre supérieur gauche. L'épuisement des ressources des techniques classiques de physiothérapie et d'ergothérapie rend désormais nécessaires des approches similaires, mais légèrement différentes. L'acupressure (ou pressothérapie) et la magnopuncture (ou magnothérapie) sont des techniques proches de la physiothérapie et de l'ergothérapie conventionnelles, de sorte qu'elles permettent l'acquisition d'une autonomie plus grande et donc une meilleure utilisation de ce membre. Elles doivent être considérées comme des « variantes » à la physiothérapie et à l'ergothérapie conventionnelles (rapport du 18 mars 2005). Par lettre du 3 janvier 2005, le père de l'enfant a demandé à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) la prise en charge des séances d'acupressure et de magnopuncture. Par décision du 21 janvier 2005, puis par décision sur opposition du 15 avril 2005, l'office AI a rejeté cette demande au motif que les mesures thérapeutiques requises ne répondaient aux exigences ni de la reconnaissance scientifique, ni de la simplicité et de l'adéquation.