Citation: H 188/00 31.08.2000 E. 4

4.- On peut se dispenser, dès lors, d'examiner si les extraits de compte de la recourante étaient exacts ou non. Cette question relève du droit matériel. Il y a lieu, cependant, de relever ce qui suit. La caisse a retenu que la recourante avait accompli 19 mois de cotisation, soit 2 mois en 1965, 11 mois en 1966 et 6 mois en 1967. Or il ressort des photocopies du permis de séjour que la recourante est entrée en Suisse le 18 octobre 1965 et que son permis a régulièrement été prolongé jusqu'au 31 octobre 1969. Ces documents, ainsi que les extraits de compte, confirment que la recourante a travaillé du 18 octobre 1965 jusqu'à une date indéterminée en 1967 pour l'Hôpital cantonal et pour la Clinique M.________, et du 14 décembre 1967 au 31 octobre 1969 chez K.________, commerçant à Lausanne. Une lettre de la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS du 10 décembre 1998 adressée à la caisse confirme d'ailleurs qu'un certain K.________ a été affilié à la Caisse patronale vaudoise à Lausanne du 1er janvier 1948 au 31 décembre 1987. Or les extraits de compte passent totalement sous silence la période du 14 décembre 1967 au 31 octobre 1969. On peut dès lors se demander si le calcul de l'indemnité forfaitaire à laquelle la recourante a droit était conforme à la loi. A cet égard, la Cour de céans constate que, dans sa réponse du 11 juillet 2000, la caisse a déclaré que la circonstance selon laquelle la recourante était au bénéfice d'une autorisation annuelle de séjour n'avait pas été prise en compte et quelle a proposé de réexaminer sa décision sur ce point. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :