Citation: 6B_663/2022 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que les déclarations de l'intimé étaient constantes, alors même que l'enquête n'a jamais porté sur la vérification des éléments contextuels évoqués par ce dernier. En particulier, il estime que la réelle consommation d'alcool et de cocaïne de l'intimé n'a pas fait l'objet d'éclaircissements, alors que ses déclarations étaient manifestement erronées. La cour cantonale n'a pas omis que l'intimé avait consommé quelques verres de whisky et de la cocaïne le soir des faits (jugement attaqué consid. 3.3, p. 15). En revanche, elle n'a pas estimé que dite consommation était propre à remettre en doute sa version s'agissant des faits reprochés au recourant. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire. Pour cause, la consommation par l'intimé de produits stupéfiants et ses aveux tardifs à ce sujet ne concernent pas directement les faits reprochés au recourant, mais bien la commission d'une ou de plusieurs autres infractions par l'intimé. Que ce dernier ait tenté d'éviter toutes poursuites pénales pour une infraction commise à titre personnel avant les faits de la cause et sans lien direct avec ceux-ci n'est pas un élément suffisant pour conclure à l'inconstance de l'ensemble de ses déclarations et donc, à discréditer sa version des faits, à tout le moins sous l'angle de l'arbitraire. Pour le surplus, le recourant n'explique pas en quoi l'établissement des faits par la cour cantonale serait arbitraire, même à dire que l'intimé aurait consommé plus de cocaïne et/ou d'alcool que ce qu'il a admis. Son argumentation doit être rejetée dans la mesure où elle est recevable.