Citation: I 81/07 08.01.2008 E. A

I.________, citoyen turc d'origine kurde né en 1965, est arrivé en Suisse en 1995 pour y demander l'asile politique. Alors qu'il travaillait en qualité d'ouvrier paysagiste, il a été victime le 21 juin 2000 d'un accident professionnel qui a entraîné une contusion dorso-scapulaire gauche. Dans les jours qui ont suivi, l'assuré a développé un syndrome douloureux dorsal gauche avec importante contracture musculaire, dont le tableau clinique évoquait, en l'absence de constatations objectives, un trouble somatoforme douloureux (rapports des docteurs H.________ du 18 août 2000 et C.________ du 19 septembre 2000, de l'Université V.________ du 9 octobre 2000 et du Service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation de l'Hôpital X.________ du 16 mars 2001). Par demande du 18 avril 2001 (renouvelée le 19 mai 2004), I.________ a sollicité l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité. Procédant à l'instruction de la cause, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli les rapports médicaux des docteurs B.________, médecin traitant (rapport du 18 août 2001), et D.________, médecin travaillant pour le compte de l'association Z.________ (rapport du 4 mars 2003). L'assuré a pour sa part versé en cours de procédure une expertise psychiatrique réalisée par le docteur N.________ pour le compte de la Suisse Assurances, assureur-accidents de l'employeur (rapport du 20 septembre 2001), ainsi qu'un rapport de sortie consécutif à une hospitalisation du 22 juillet au 9 août 2002 au sein de l'Université V.________ (rapport du 26 septembre 2002). Retenant le diagnostic de syndrome douloureux somatoforme persistant, les médecins précités ont estimé nulle la capacité de travail de l'assuré. L'office AI a alors confié à son service médical régional (SMR) la réalisation d'un examen psychiatrique. Retenant le diagnostic de trouble somatoforme douloureux chez une personnalité émotionnellement labile à traits caractériels-passifs et interprétatifs, les médecins du SMR ont considéré que la capacité de travail exigible de l'assuré était conditionnée par les effets secondaires de la médication prise par l'assuré; l'adaptation du traitement psychotrope permettrait d'exiger de l'assuré une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée sur le plan biomécanique (rapport du 26 août 2003). Se fondant sur les conclusions de ce dernier rapport, l'office AI a, par décision du 7 octobre 2003, rejeté la demande de prestations de l'assuré. I.________ a formé opposition contre cette décision. De nouvelles pièces médicales ont été versées au dossier, dont notamment deux rapports établis à la suite des hospitalisations en milieu psychiatrique que l'assuré a subi du 18 février au 11 mars 2004 et du 23 mars au 27 mai 2004 à l'Hôpital Y.________ (rapports des 4 août et 1er novembre 2004). Après avoir soumis ces nouveaux documents au SMR (avis médical du 18 novembre 2004), l'office AI a, le 19 janvier 2005, rejeté l'opposition formée par l'assuré.