Citation: 5A_121/2024 E. 4.2

4.2. La recourante fait valoir que, malgré les instructions du Tribunal fédéral dans son arrêt de renvoi et ses nombreuses sollicitations tendant à une instruction approfondie, l'arrêt entrepris retient de manière erronée, en se fondant uniquement sur les déclarations de l'Office et celles des administrateurs de la société C.________ SA, que E.________ avait effectivement établi une procuration le 10 mai 2023. Elle relève que le préposé et la substitute de l'Office étaient particulièrement impliqués dans la présente vente aux enchères et dans la présente procédure. Le premier avait notamment indiqué, à plusieurs reprises, à l'autorité cantonale, puis au Tribunal fédéral, que l'acquéreur s'impatientait et qu'il semblait que la recourante et son gérant utilisaient les institutions judiciaires pour gagner du temps et ainsi continuer à occuper les locaux. Par ailleurs, il ressortait des déclarations de F.________ que E.________ avait envoyé à son associé et à l'Office un tirage de la procuration et de son annexe. Il n'était cependant pas clair s'il s'agissait d'un envoi postal ou d'un envoi par mail. Dans les deux cas, aucun accusé de réception ou de relevé postal n'avait été produit. Aussi, au vu des déclarations du préposé à l'encontre de la recourante et de son gérant, de son insistance à clore définitivement cette vente en raison des pressions subies par les adjudicataires et de l'absence de pièces attestant de l'envoi de la procuration et de la photocopie de la carte d'identité de E.________, l'autorité cantonale aurait dû se distancer des déclarations de l'Office et se fonder sur des preuves concrètes et neutres, en requérant par exemple une copie de l'enveloppe ou du tirage de l'email avec en annexe les documents litigieux. Or, elle n'avait fait que prendre les explications formulées par l'Office et les administrateurs de C.________ SA pour argent comptant, commettant l'exacte même erreur que celle qui lui avait été reprochée lors du premier recours auprès du Tribunal fédéral, omettant de vérifier le bien-fondé des allégations de l'Office en procédant aux actes d'instruction nécessaires. Elle n'avait pas établi comment les documents litigieux avaient été transmis. L'on pouvait s'interroger comment une procuration établie le 10 mai 2023 aurait pu être envoyée par poste avant la vente aux enchères qui avait eu lieu le même jour. La présence d'une autre enchérisseuse était une raison de plus d'investiguer sérieusement cette question. Dans ces circonstances, il n'était pas soutenable de considérer qu'il était établi que la procuration et la copie de la pièce d'identité avaient été produites à l'Office avant l'adjudication et que c'était à la suite d'une omission que la mention au procès-verbal n'avait pas été effectuée. Une telle conclusion constituait " une violation directe et grave aux (sic) principes de droit explicitement définis dans les art. 20a al. 2 LP et 8 CC ".