Citation: 1C_652/2022 E. 3.3

3.3. Quant au grief des recourants tiré de la violation des art. 26 et 36 Cst. (garantie de la propriété privée et principe de la proportionnalité), il est douteux qu'il réponde aux requisits de l'art. 106 al. 2 LTF et soit recevable. En effet, les recourants n'expliquent pas concrètement en quoi consiste la violation des droits fondamentaux invoqués. Le simple fait d'affirmer que le maintien de leur parcelle à la zone d'utilité publique représente une restriction intolérable à leur droit de propriété n'est manifestement pas suffisant. Ils ne discutent en particulier pas la motivation présentée par le Tribunal cantonal. Quoi qu'il en soit, au vu des considérations qui précèdent, le maintien de la parcelle des recourants (d'une surface de 390 m 2) en zone de constructions et d'installations publiques poursuit un intérêt public important, à savoir permettre l'agrandissement de l'école de Villette. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter du principe selon lequel, en matière d'aménagement du territoire, les buts d'intérêt public poursuivis par un plan d'affectation priment l'intérêt privé du propriétaire (en particulier s'il s'agit d'un intérêt financier; arrêts 1C_344/2018 du 14 mars 2019 consid. 3.4.2; 1C_352/2014 du 10 octobre 2014 consid. 3.3). La critique des recourants est donc mal fondée. Partant, le grief de violation des art. 26 et 36 Cst. est rejeté.