Citation: 4P.211/2004 18.11.2004 E. 3

En second lieu, le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il fait grief à la cour cantonale de n'avoir pas suffisamment motivé son jugement, en particulier de n'avoir pas justifié l'application du principe ex aequo et bono, en dérogation à la jurisprudence fédérale (arrêt 4C.158/2001 du 15 octobre 2001 publié in SJ 2002 I p. 204). 3.1 Le grief est dénué de fondement. Du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. découle notamment l'obligation pour les autorités de motiver leurs décisions. La motivation doit être suffisante pour permettre à la personne touchée par la décision d'attaquer celle-ci à bon escient (ATF 125 II 369 consid. 2c p. 372). Il suffit cependant, selon la jurisprudence, que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 121 I 54 consid. 2c p. 57). L'autorité n'est donc pas tenue de discuter de manière détaillée tous les arguments soulevés par les parties, ni de réfuter expressément chacun de ceux-ci (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236 et les références). 3.2 En l'occurrence, le Tribunal cantonal n'a pas méconnu les exigences de motivation ainsi définies. Il a indiqué les règles de droit sur lesquelles il s'est fondé pour fixer les honoraires dus au recourant et il a également exposé les raisons qui militaient, selon lui, en faveur d'un taux de rémunération de 2%. Qu'il ne se soit pas référé plus avant à l'arrêt 4C.158/2001 précité, invoqué par le recourant, n'implique pas encore qu'il ait méconnu son devoir de motivation. En effet, comme on l'a déjà souligné (cf. consid. 3.1 ci-dessus), le juge n'est pas tenu de réfuter chaque argument juridique avancé par les parties. Au demeurant, dans l'arrêt 4C.158/2001, le Tribunal fédéral n'a évoqué qu'incidemment le principe ex aequo et bono, et ce pour constater qu'il ne ressortait pas de la décision attaquée que la cour cantonale avait appliqué ce principe (arrêt cité, consid. 2b). En tout cas, relativement à celui-ci, on ne saurait attribuer à l'arrêt fédéral mentionné par le recourant une valeur de précédent telle que le fait de ne pas en avoir tenu compte sans fournir d'explications équivaudrait à une violation du droit d'être entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. Pour le reste, dire si la cour cantonale a appliqué correctement, en l'espèce, les règles régissant la fixation des honoraires est une question qui ressortit au droit privé fédéral et qui est soustraite, partant, à l'examen de la juridiction constitutionnelle du moment qu'elle aurait pu être soumise à la juridiction fédérale de réforme (art. 84 al. 2 OJ).