Citation: 5A_530/2019 E. C

C.a. Le 10 octobre 2018, l'Office a exécuté ces mesures et pris sous sa garde de nombreux objets d'art appartenant au débiteur. Entre les 10 et 24 octobre 2018, il a procédé à leur inventaire. Il a par ailleurs mandaté une entreprise qui a été chargée de l'emballage et de l'enlèvement des biens séquestrés pour entreposage. Il a contracté deux assurances de transport d'une valeur de 5 millions chacune ainsi qu'une assurance couvrant l'entreposage des objets. Le 30 octobre 2018, il s'est adressé à la société C.________ en lui remettant une clé USB contenant l'inventaire et les photos de 137 oeuvres d'art, afin qu'elle procède à une expertise de la valeur de ces biens; il a souligné le caractère confidentiel de la demande. Le 1 er novembre 2018, il a transmis au conseil de A.________ l'inventaire précédemment établi et indiqué que le procès-verbal de séquestre avec toutes les oeuvres séquestrées, y compris celles qui étaient restées sur place, serait communiqué une fois que l'Office les aurait expertisées; il a précisé que si des attestations de valeur devaient être fournies, des frais supplémentaires seraient évités. Par courriel du 9 novembre 2018, invoquant un conflit d'intérêts, C.________ a renoncé à traiter le dossier après avoir pris connaissance de l'identité du débiteur séquestré. La maison de vente D.________ a en revanche accepté de mener l'expertise par courriel du 16 novembre 2018. Elle a précisé que les photographies figurant sur la clé USB semblaient " convenir pour établir des estimations préliminaires [...] ", qu'il était toutefois possible qu'elle demande " à voir certaines pièces [...] ", qu'elle accordait " la plus grande importance à la confidentialité " et qu'elle ferait " preuve de la plus grande discrétion dans cette affaire ". C.b. Le 30 novembre 2018, le conseil de A.________ a transmis à l'Office plusieurs factures d'achat originales ainsi que les indications du prix d'achat des oeuvres séquestrées (pour un total de 2'879'923.39 USD) et leur valeur d'assurance (pour un total de 7'506'150 USD). Il a allégué que ces indications étaient " parfaitement suffisantes " pour permettre à l'Office de dresser le procès-verbal de séquestre dans la mesure où les séquestres n'étaient pas fondés sur des taxations définitives et qu'une réalisation des objets séquestrés ne pourrait intervenir, par impossible, que dans un long délai. Il a encore relevé qu'une expertise serait dommageable à la réputation du débiteur séquestré " dès lors que, immanquablement l'existence d'un séquestre se propagerait dans le marché, composé d'un petit nombre d'intervenants qui connaissaient la collection [...] et qu'en sus l'accès aux oeuvres pourrait les endommager ". Le 11 décembre 2018, la courtière en assurances de A.________ a confirmé que la collection d'objets d'art était assurée à hauteur de 2'034'000 USD et de 5'472'150 USD s'agissant des biens entreposés dans les locaux de B.________ SA, respectivement au domicile privé de l'intéressé. C.c. Dans l'intervalle, par décision du 4 décembre 2018, l'Office avait confirmé que, vu la nature des objets appréhendés, il entendait s'adjoindre un expert indépendant pour " déterminer une valeur d'estimation la plus précise possible, la liste établie par [le débiteur séquestré] s'avérant insuffisante pour ce faire ". Par acte expédié le 17 décembre 2018, A.________ a porté plainte, au sens de l'art. 17 LP, contre cette décision, concluant à ce qu'il soit dit qu'il ne sera pas procédé (en l'état) à une expertise des oeuvres d'art séquestrées. Statuant le 13 juin 2019, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté la plainte.