Citation: 6B_269/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant soutient avoir craint pour sa vie, croyant que D._________ s'était muni d'un couteau. Ses premiers gestes "avortés" en direction de D._________ avec son arme devaient être considérés comme des avertissements, restés malheureusement sans effet. Par ailleurs, le recourant n'avait jamais poursuivi D._________ ni venu chercher la confrontation. Il n'avait donné qu'un seul coup, preuve qu'il n'avait aucunement voulu s'acharner contre D._________, mais seulement voulu repousser l'attaque. Il avait ainsi dû user d'un moyen efficace pour mettre son adversaire hors d'état de lui nuire et l'on devait, pour ces motifs, considérer que sa défense était proportionnée. Le recourant s'écarte des faits établis sans en démontrer le caractère arbitraire lorsqu'il affirme avoir cru que la victime était porteuse d'un couteau. Sur la base des faits qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), D._________ se battait visiblement à mains nues. Par ailleurs, il ressort des constatations cantonales que le recourant faisait face à un seul agresseur, même supposé plutôt costaud que lui. Il n'est pas établi que la victime aurait eu l'avantage et que le recourant aurait été en train de se faire passer à tabac, ni qu'il aurait reçu des coups particulièrement dangereux ou qui auraient causé des lésions, dont le recourant ne se prévaut du reste pas. Par ailleurs, les autres personnes présentes, bien qu'il se fût agi d'amis de D._________, n'avaient pas adopté de comportement menaçant vis-à-vis du recourant. Ils avaient même tenté de retenir D._________, ce dont le recourant avait tiré avantage pour se saisir de son couteau. Par ailleurs, dès la reprise de la bagarre, le recourant avait immédiatement cherché à frapper D._________ de son couteau et l'avait touché à l'abdomen, sans auparavant l'avoir menacé de faire usage de son arme, ni avoir tenté d'atteindre une partie du corps moins vulnérable. Il avait frappé avec force, puisque la lame s'était enfoncée de 7 cm dans le corps de la victime, perforant deux organes. Enfin, il n'est pas déterminant que le recourant n'ait pas cherché la confrontation ni ne se soit acharné sur la victime, ce qui, si tel avait été le cas, aurait pu conduire à exclure toute légitime défense, même excessive.