Citation: 1C_9/2023 E. 3.4

3.4. La lecture des plans ne permet pas de confirmer l'appréciation du recourant. En effet, selon les constatations non contestées de l'arrêt cantonal, le secteur en question de la zone réservée cantonale comprend de nombreuses parcelles libres de toute construction, dont celles du recourant et des parcelles directement voisines, formant ainsi une surface non bâtie relativement étendue. Le secteur en cause - qui comprend ainsi cette surface non bâtie assez importante - est globalement peu construit et est situé en bordure de la zone à bâtir. Compte tenu de cette configuration, il n'apparaît pas d'emblée que les parcelles du recourant ne pourront pas être concernées par le remaniement de la zone à bâtir, (cf. arrêts 1C_576/2020 du 1 er avril 2021 consid. 4.4.4; 1C_394/2019 du 14 août 2020 consid. 4.2). Par ailleurs contrairement à ce qu'il affirme, le recourant ne bénéficie d'aucune autorisation de construire. L'instance précédente a, à juste titre, précisé que l'approbation en septembre 2015 du PQ - même s'il a été élaboré en étroite collaboration avec la Municipalité et préavisé positivement par les services de l'Etat - ne constituait pas une autorisation de construire. Elle a en effet constaté que les plans approuvés n'étaient pas suffisamment détaillés pour retenir qu'ils déployaient les effets d'une autorisation de construire. Le recourant se prévaut encore en vain du fait que le PQ - qui inclut 7 parcelles formant un bloc à la périphérie d'une zone à aménager - ne gênerait en rien le futur aménagement de la zone. Cette question n'est en effet pas déterminante et n'a pas à être examinée plus avant. En outre, peu importe le fait que la superficie totale de ces parcelles (0.45 ha) soit minime par rapport à la surface de la zone réservée cantonale (54 ha). En effet, la superficie de ces parcelles ne permet pas en soi d'affirmer qu'il est manifeste que celles-ci ne pourront pas être concernées par le remaniement de la zone à bâtir, le recourant relevant au demeurant lui-même que le surplus théorique de la zone à bâtir s'élève à 27.2 ha. Il méconnaît en outre que ses propres parcelles sont comprises dans un secteur plus large de la zone réservée cantonale.