Citation: C 160/01 09.07.2001 E. 2

2.- a) Les autorités administratives et judiciaires sont liées par le principe général de la bonne foi en procédure découlant aussi bien de l'art. 4 aCst que de l'art. 9 Cst. L'interdiction du formalisme excessif qui constitue l'une de ces garanties de procédure commande à celles-ci d'éviter de sanctionner par l'irrecevabilité les vices de procédure qui auraient pu être redressés à temps, lorsqu'elles pouvaient s'en rendre compte assez tôt et les signaler utilement au plaideur (ATF 120 V 417 sv. consid. 5a). b) Au regard de ces principes, la demande de prolongation du délai de recours, déposée 18 jours avant l'échéance du délai de recours, nécessitait une réponse. La lettre préparée dans ce sens n'a cependant pas été envoyée si bien que la situation doit être assimilée à une absence de réponse. En constatant à temps cette omission, soit au moment de rendre l'arrêt, la Cour de céans aurait dû considérer, en application du principe de la bonne foi, que le recours déposé par P.________ le 30 janvier 2001 était recevable, par application d'office de l'art. 35 OJ (cf. Poudret, op. cit. ad art. 35 OJ n. 3.5 et 2.7 ch. 4). Il faut dès lors considérer que ce vice a affecté l'arrêt rendu le 27 avril 2001 et qu'il y a lieu d'en ordonner la révision.