Citation: 5A_214/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant expose que le délai usuel pour imposer la reprise d'un emploi est de trois à six mois selon ces circonstances. Il fait également valoir que l'intimée est jeune, en bonne santé et bénéficie d'une formation complète d'esthéticienne, métier pour lequel le taux de chômage est particulièrement bas. En outre, les enfants sont toutes scolarisées à (...), proche du domicile de l'intimée, ont passé quasiment tous les mercredis après-midi chez lui et restent désormais chez lui jusqu'au jeudi matin, ce qui a laissé à l'intimée le temps et la flexibilité nécessaires pour retrouver du travail, voire se former pour mettre à jour ses connaissances. Selon le recourant, l'imputation d'un revenu hypothétique dès le 1er janvier 2023, correspondant à un délai de quatre mois dès la séparation, apparaît dès lors adéquate. En impartissant un délai de seize mois à l'intimée pour lui permettre de reprendre un travail, la cour cantonale aurait ainsi procédé à un " établissement arbitraire des faits ".