Citation: 9C_188/2019 E. 7.3

7.3. La cour cantonale a retenu que c'était au moment du constat d'échec de la mesure de réentraînement au travail qu'il y avait lieu de fixer la date à partir de laquelle l'exercice d'une activité lucrative était médicalement exigible. Cette date a été déterminée de façon favorable au recourant dans la mesure où il est établi que le rapport du docteur I.________, spécialiste en cardiologie, du 15 juillet 2016, ne retenait aucune incapacité de travail relative aux problèmes cardiologiques et qu'en conséquence il était déjà possible de dire à cette époque que les documents médicaux permettaient de retenir de manière fiable une capacité de travail médico-théorique de 100 % avec une diminution de rendement de 20 %. La question de la date à retenir peut toutefois demeurer ouverte dans la mesure où, lors de l'échec de la mesure de réentraînement, le recourant était âgé de 61 ans et quatre mois, ce qui lui laissait plus de trois ans et demi de travail avant l'âge de la retraite. Par ailleurs, au vu en particulier de son parcours professionnel, il n'est pas irréaliste de considérer que l'assuré était en mesure de retrouver un emploi sur un marché équilibré du travail. Il ressort en effet des constatations cantonales, ainsi que du curriculum vitae de l'assuré, qu'il a appris la profession de monteur-électricien et qu'il a travaillé pour le compte de plusieurs employeurs dans divers domaines dans lesquels il s'est parfaitement adapté (métiers du bâtiment, service technique d'un grand magasin, informatique, notamment). Une activité de production industrielle légère apparaît ainsi, par exemple, comme étant adaptée aux limitations fonctionnelles décrites par l'experte G.________ dans son rapport du 26 décembre 2011. En conséquence et compte tenu des limites relativement élevées posées par la jurisprudence à propos de l'impossibilité de mettre en valeur la capacité résiduelle de travail de personnes d'un certain âge (arrêts 9C_46/2019 du 27 juin 2019 consid. 5; 9C_536/2015 du 21 mars 2016 consid. 4.2 et les références), les premiers juges n'ont pas violé le droit fédéral en admettant qu'il était réaliste que le recourant retrouve un emploi sur un marché équilibré du travail.