Citation: 6B_580/2015 E. 1.6

1.6. Le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait accordé trop d'importance aux cours d'éducation routière suivis par l'intimé ainsi qu'à la sanction administrative subie par ce dernier. Il lui fait également grief d'avoir pris en considération sa récente paternité, son absence d'antécédents et son bon comportement après les faits, alors que ces éléments n'auraient qu'un effet neutre s'agissant de la fixation de la peine. L'intimé a dépassé de 49 km/h la vitesse maximale autorisée de 50 km/h à l'intérieur d'une localité, pour des motifs de pure convenance. Si ce comportement n'a pas provoqué d'accident ou mis concrètement en danger un tiers, il n'en constitue pas moins, comme l'a relevé la cour cantonale, une faute grave. L'intimé était conscient du caractère dangereux de sa façon de conduire; il n'a tenu aucun compte qu'il arrivait dans une localité, ce qui aurait dû l'inciter à une prudence accrue et à s'abstenir de conduire selon son gré. Les éléments à décharge retenus par la cour cantonale, quelle que soit leur pertinence, ne font pas contre-poids à la gravité de l'acte commis. Dans les circonstances d'espèce, la peine pécuniaire de 90 jours-amende qui a été infligée à l'intimé - alors qu'il était à 1 km/h en-dessous de la limite du cas réprimé par l'art. 90 al. 3 et 4 LCR qui l'exposait à une peine privative de liberté d'au moins un an - apparaît insuffisante et doit être qualifiée d'abusivement clémente.