Citation: 8C_452/2020 E. B

B.a. L'assuré a recouru auprès de la Chambre des assurances sociales contre cette décision incidente, en concluant à son annulation et à la désignation d'un expert neurologue, subsidiairement au renvoi de la cause à la CNA avec pour injonction de reprendre ab initio la procédure de désignation de l'expert dans le respect d'une tentative de désignation consensuelle préalable. À l'appui de son recours, il a notamment exposé que la CNA ne s'était pas montrée disposée à entrer en discussion sur la désignation des experts et ne citait dans sa décision aucune des jurisprudences rendues dans ce contexte, de sorte qu'elle devait être "rappelée à l'ordre" s'agissant de ses obligations. Il a en outre invoqué un motif formel de récusation à l'encontre du docteur D.________, celui-ci ayant accusé son avocat, devant des tiers, de tenir une conduite pénalement répréhensible et indiqué qu'il allait saisir la justice pénale. B.b. Par arrêt du 8 juin 2020, la Chambre des assurances sociales a rejeté le recours. En bref, elle a d'abord jugé infondé le reproche fait par l'assuré à la CNA d'avoir violé ses droits de participation en ne recherchant pas un accord sur la personne de l'expert. Examinant ensuite le motif de récusation invoqué par l'assuré, elle a considéré qu'on ne pouvait pas parler d'inimitié entre l'expert neurologue désigné par la CNA et l'avocat du recourant, de sorte que la CNA avait refusé à juste titre de récuser le docteur D.________.