Citation: 5P.16/2001 09.02.2001 E. 3

3.- L'autorité cantonale a constaté que le recourant exploitait seul depuis le divorce le café-restaurant précédemment exploité en commun par les époux. Entre 1991 et 1998, en tenant compte des frais de représentation dont il disposait, le recourant avait obtenu un revenu annuel moyen de 42'930 fr. (exactement 42'931 fr. 75, soit 37'675 fr. de bénéfice net + 5'256 fr. 75 de frais de représentation), ce qui correspondait à un revenu mensuel moyen de 3'577 fr. net. En prenant en considération les charges qu'il alléguait et qui n'avaient pas été contestées, soit 715 fr. de loyer, 50 fr. de frais d'électricité et 1'000 fr. de saisie de gains, il lui restait un solde de 1'812 fr. par mois. Dès lors que le recourant consommait et se nourrissait dans son établissement, on ne pouvait retenir dans ses charges l'entier du minimum vital prévu par les normes OP, mais seulement un montant de 600 fr. Le recourant disposait ainsi en fin de compte d'un solde disponible de 1'212 fr., qu'il se devait de consacrer à son ex-épouse dans le dénuement. La cour cantonale a en effet constaté que l'intimée, dont les charges se montaient à 3'022 fr., disposait pour unique revenu d'une rente AI de 1'098 fr. par mois, qui ne couvrait même pas son minimum vital et encore moins ses autres charges, notamment son loyer de 1'260 fr. par mois. Selon les juges cantonaux, l'aide reçue par l'intimée de l'État - sous la forme d'une rente complémentaire de 1'106 fr. par mois, du paiement par l'État de ses primes d'assurance-maladie et des avances par l'État d'un montant de 833 fr. par mois sur les pensions alimentaires impayées par le recourant - ne pouvait être retenue comme revenu, dès lors qu'elle était subsidiaire aux obligations du recourant selon l'art. 152 aCC.