Citation: 9C_210/2019 E. A

A.________, née en 1958, a travaillé depuis 1980 à plein temps en qualité de collaboratrice dans la société B.________ à C.________. En mars 2010, elle a diminué son horaire de travail à 73 % d'un emploi à temps complet, par choix personnel. Invoquant une diminution de sa capacité de travail pour cause de maladie depuis mai 2010, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, le 25 janvier 2011, dans laquelle elle a indiqué que son salaire mensuel brut s'élevait à 4790 fr. 60, versé 13 fois l'an. Dans un questionnaire du 24 juillet 2013, l'employeur a précisé que le salaire annuel était de 63'026 fr. 75 selon un décompte de janvier 2013, et que AXA Winterthur versait des indemnités journalières en cas de maladie. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a confié un mandat d'expertise au docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 4 septembre 2015, l'expert a attesté que l'assurée avait présenté un état dépressif moyen qui s'était installé depuis mai 2010 dans un contexte de problèmes professionnels. L'expert a retenu une incapacité de travail 100 % depuis le 28 mai 2010, 75 % depuis le 3 novembre 2010, 50 % depuis le 20 décembre 2010, et 25 % du 18 juin 2011 au 30 avril 2012. Depuis le 24 juillet 2013, le docteur D.________ a repris le taux de 50 %, en précisant que ce 50 % d'un 100 % tenait aussi compte de la baisse de rendement. Dans deux enquêtes économiques sur le ménage, l'office AI a fixé la part active à 73 %, les 27 % restants étant affectés à la part ménagère. La somme des empêchements dans les travaux ménagers a été arrêtée à 5,25 % dans la première enquête (rapport du 28 novembre 2012) et à 2,4 % dans la seconde (rapport du 19 janvier 2018). Il ressort également de cette dernière enquête qu'à la suite des arrêts de travail pour cause de maladie, l'assurée est occupée à 37,5 % d'un horaire à temps complet, au bénéfice d'un contrat de travail avec la société B.________, son employeur; elle perçoit un salaire de 1890 fr., à quoi s'ajoute un montant mensuel de 1700 fr. mentionné sous la rubrique "Rente/PC" (rapport du 19 janvier 2018). Comme l'expert D.________ avait attesté que l'activité habituelle que l'assurée continuait d'exercer était la plus adaptée, l'administration a admis que le taux d'invalidité dans la part active se confondait avec celui de l'incapacité de travail. En application de la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité, l'office AI a fixé le taux d'invalidité global à 37,8 % (recte: 37,9 %) au 30 mai 2011 (36, 5 % [part active] + 1,42 % [part ménagère]), respectivement à 37,1 % (36,5 % + 0,6 %) dès le mois de février 2013, ces valeurs étant inférieures au seuil ouvrant droit à la rente. L'office AI a précisé qu'une aggravation de l'état de santé avait entraîné une nouvelle période d'incapacité de travail (100 % du 1 er octobre 2012 au 6 janvier 2013, puis 50 % du 7 au 13 janvier 2013), mais qu'elle n'ouvrait pas de droit à la rente puisqu'elle avait duré moins d'une année. Par décision du 14 février 2018, l'office AI a rejeté la demande.