Citation: 6B_750/2022 E. 1.5.2

1.5.2. Pour le surplus, on ne voit pas que la cour cantonale était empêchée d'écarter les déclarations fluctuantes et contradictoires du recourant pour se fier, en définitive, aux propos globalement constants et cohérents des intimées, qui étaient étayés par divers éléments. S'agissant des actes d'ordre sexuel, la cour cantonale pouvait retenir que le recourant s'était fait prodiguer par l'intimée 2 des fellations consistant, par définition, en des "stimulations bucco-linguales de la verge" (cf. dictionnaire Larousse, consulté le 15 mars 2023 sur le site www.larousse.fr). Une fellation pouvait ainsi être tenue pour réalisée par un simple baiser sur la verge ou par le fait de la lécher, comme cela fût le cas en l'espèce (cf. let. B.b.b et B.b.c supra). En ce qui concernait le contexte général, il n'était pas critiquable pour l'autorité précédente de retenir que le recourant se comportait comme une personne se souciant guère des règles et de sa hiérarchie, qui savait faire en sorte que les détenues jettent leur dévolu sur lui et qui avait instauré un système de récompense propre à favoriser certaines détenues, parmi lesquelles figuraient celles qui lui paraissaient être les plus attrayantes et les plus ouvertes sexuellement. Ce mode de fonctionnement ressortait non seulement des déclarations des intimées, mais également du rapport du 30 mars 2020 du directeur adjoint de la prison (synthétisant les différents éléments recueillis durant l'enquête interne) et de différents témoignages recueillis durant la procédure, soit en particulier ceux de E.________ (responsable des ateliers de la prison), de F.________ (directeur de la prison) et de G.________ (agente de détention). Sur la base de ces éléments convergents, il pouvait en outre être constaté que, par le passé, un comportement inadéquat du recourant envers d'autres détenues avait déjà été observé, sans pour autant que cela eût donné lieu à l'ouverture d'une procédure pénale. Quant au système de récompense, la cour cantonale a précisé qu'il pouvait s'agir d'amélioration des conditions de détention ou de non-péjoration de celles-ci (cf. consid. 1.3.3 supra). L'on comprend dès lors de l'argumentation cantonale que le recourant, qui veillait à pouvoir travailler en cuisine avec les détenues qu'il estimait être les plus jolies, s'assurait que ces dernières fussent bien rémunérées ou favorisées de toute autre manière, ce qui constituait en soi des avantages qu'il pouvait retirer en sa position de supériorité. De telles constatations de fait apparaissent, en tout état, exemptes d'arbitraire.