Citation: 4A_71/2021 E. 5.2

5.2. Dans l'arrêt attaqué, l'autorité précédente a tenu, en substance, le raisonnement suivant. Elle commence par relever que la demande de révision est recevable, puisqu'elle a été déposée en temps utile et qu'elle respecte toutes les exigences formelles. Elle souligne ensuite que les parties ne contestent pas la recevabilité des pièces produites par leur adversaire. Aussi lesdites pièces ainsi que les faits qu'elles comportent doivent-ils être admis, à l'exclusion toutefois des documents postérieurs à la sentence arbitrale attaquée, qui sont de toute manière dépourvus de toute pertinence pour l'issue de la procédure. Sur le fond, la cour cantonale considère, dans une argumentation principale, que le recourant n'a pas fait preuve de la diligence requise. Sur ce point, elle écarte la thèse de l'intéressé selon laquelle on ne pourrait rien lui reprocher dès lors qu'il avait soumis à l'arbitre une requête en reddition de comptes et en production de pièces et que son adverse partie avait sciemment omis de produire la pièce litigieuse du 19 octobre 2010 durant la procédure arbitrale. De l'avis des juges précédents, il était loisible au recourant de solliciter des mesures d'instruction complémentaires s'il estimait que l'intimé n'avait pas donné suite à sa requête de manière satisfaisante. Selon eux, le requérant n'a en particulier ni allégué ni démontré ce qui l'aurait empêché de requérir, dans le cadre de la procédure arbitrale, des mesures probatoires supplémentaires portant sur la question des indemnités perçues par l'intimé de la part de la sous-bailleresse, en sollicitant notamment l'audition d'un représentant de cette dernière sur ce point. Dans une motivation subsidiaire, la cour cantonale estime que les faits et le moyen de preuve dont se prévaut le recourant ne sont ni pertinents ni concluants au sens de l'art. 396 al. 1 let. a CPC et de la jurisprudence y relative. Les juges cantonaux ne partagent pas le point de vue du recourant selon lequel les nouveaux éléments découverts tendent à accréditer la thèse qu'il a avancée durant la procédure arbitrale selon laquelle la société simple avait été dissoute le 20 octobre 2010 date à laquelle chaque associé avait fondé sa propre étude et que la société simple dissoute avait été liquidée le jour où il avait libéré les locaux, soit le 3 décembre 2010. Ils relèvent que l'arbitre avait connaissance du fait que le recourant avait libéré les bureaux qu'il occupait en date du 3 décembre 2010 et n'a pas pour autant retenu que ce dernier devrait être libéré du paiement du loyer jusqu'à la fin du mois en question. La circonstance selon laquelle l'intimé a lui aussi entrepris des démarches en vue de fonder sa propre étude, notamment en prenant à bail d'autres locaux en novembre 2010, n'est, selon eux, pas pertinente, dès lors que l'élément décisif retenu par l'arbitre est celui de la date pour laquelle le contrat de société simple a été dénoncé. L'autorité précédente examine ensuite si le moyen de preuve nouvellement produit permet d'aboutir à une solution différente s'agissant des prétentions émises par le recourant à titre d'indemnisation pour la plus-value apportée aux locaux occupés par l'étude. Elle relève que le courrier du 19 octobre 2010 fait état de deux indemnités à verser à l'intimé, l'une concernant l'installation d'un système d'alarme, l'autre concernant les loyers dus pour les nouveaux locaux professionnels pris à bail par l'intimé. Soulignant que le recourant n'a jamais prétendu qu'il aurait participé aux frais d'installation du système d'alarme, la cour cantonale considère que la découverte de l'indemnité versée à ce titre n'a aucune incidence sur le sort du litige. En ce qui concerne la seconde indemnité, elle constate que le courrier litigieux mentionne que le paiement de 20'800 fr. vise à couvrir les frais de loyer des nouveaux bureaux loués par l'intimé pour les mois de novembre et décembre 2010, ce que ce dernier a confirmé durant la procédure cantonale. L'autorité précédente relève que le montant de 20'800 fr. correspond au prix, multiplié par deux, du loyer convenu dans le contrat relatif aux nouveaux locaux pris à bail par l'intimé. A l'inverse, le montant en question n'a aucun rapport avec la créance de 7'300 fr. à laquelle a fait référence le recourant durant la procédure arbitrale. La cour cantonale aboutit à la conclusion que la pièce nouvellement produite et les faits qui s'y rapportent n'auraient vraisemblablement pas conduit l'arbitre, s'il en avait eu connaissance, à rendre une sentence différente.