Citation: 8C_742/2019 E. 4

En l'espèce, la Cour des assurances sociales a retenu que la recourante n'était pas prête à mettre un terme à sa formation dans le cas où elle aurait trouvé un emploi à 100 % ou aurait été assignée à une mesure à temps plein. La cour cantonale a souligné que l'intéressée avait déjà fourni des efforts significatifs en lien avec cette formation, au moment où elle s'était inscrite au chômage en janvier 2019, et qu'elle l'avait entamée de sa propre initiative et à ses frais, au demeurant relativement élevés. L'accomplissement du DAS s'inscrivait de surcroît dans une perspective de reconversion professionnelle, rendue nécessaire par son état de santé. Par ailleurs, elle avait fait déplacer à deux reprises un entretien de conseil avec sa conseillère ORP afin d'assister à ses cours. La juridiction cantonale a donc nié la volonté de l'assurée d'arrêter sa formation pour suivre une mesure à 100 %; le fait qu'elle avait assisté à un cours d'une journée - laquelle n'entrait pas en conflit avec sa formation - sur invitation de l'ORP ne lui était d'aucun secours. La cour cantonale a concédé qu'il n'apparaissait pas invraisemblable qu'un collaborateur puisse travailler à 100 % tout en consacrant trois jours par mois à une formation, pour autant que son employeur consente à l'exercice d'un horaire modulable. Elle a toutefois retenu que la négociation d'un horaire modulable était concevable dans la situation d'une personne en poste, ayant acquis la confiance de son employeur. Or cette situation n'était pas assimilable au contexte de l'espèce, qui voyait la recourante en recherche d'emploi alors qu'elle avait déjà commencé sa formation. Selon la cour cantonale, le fait que l'intéressée avait trouvé un emploi à 100 % à compter du 12 juin 2019 ne s'avérait pas déterminant, puisqu'à ce moment, il ne lui restait que trois jours de cours à effectuer.