Citation: I 820/06 04.09.2007 E. 2

2.1 Les premiers juges ont retenu - de manière à lier la Cour de céans - que le recourant disposait d'une capacité résiduelle de travail de 60 % dans l'activité de gestionnaire de matières premières qu'il exerçait précédemment, soit dans le cadre d'un travail à plein temps permettant l'alternance des positions, évitant le port de charges, les travaux lourds, la marche en terrain instable et les poussières. Pour ce faire, ils se sont fondés sur les conclusions du rapport d'expertise de l'Hôpital Y.________, laquelle remplissait les exigences posées par la jurisprudence en matière de valeur probante. En revanche, il n'y avait pas lieu de retenir le point de vue du docteur R.________ émis à la suite de l'expertise, lequel était trop succinct pour emporter la conviction. Quant à l'avis du docteur S.________ (rapport du 19 février 2004), qui concluait également à l'existence d'une capacité résiduelle de travail de 50 %, il était contredit par le rapport du 12 août 2004 du docteur M.________, nettement plus nuancé, dont l'avis avait été ensuite confirmé en substance par le rapport d'expertise de l'Hôpital Y.________. 2.2 En résumé, le recourant reproche aux premiers juges de n'avoir pas accordé suffisamment d'importance aux points de vue défendus par les docteurs S.________ et R.________, lesquels concluaient à l'existence d'une capacité résiduelle de travail de 50 %, pour ne retenir que les conclusions manifestement erronées et contradictoires de l'expertise pluridisciplinaire. 2.3 Cela étant, l'argumentation du recourant ne laisse nullement apparaître que les faits auraient été constatés de manière manifestement inexacte ou incomplète ou qu'ils auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. Comme l'ont souligné les premiers juges, l'expertise remplit pleinement les exigences posées par la jurisprudence quant à la valeur probante des expertises médicales. Les conclusions rendues par le collège d'experts résultent d'une analyse complète de la situation médicale - objective et subjective -, portant aussi bien sur les aspects somatiques que psychiques des troubles allégués. On relèvera en particulier que l'expertise a été réalisée en pleine connaissance du dossier médical, notamment des rapports médicaux établis antérieurement par les docteurs R.________, S.________ et M.________. Par ailleurs, il ne ressort pas des griefs invoqués par le recourant d'éléments concrets susceptibles de remettre en cause les conclusions motivées et convaincantes de l'expertise, l'argumentation se limitant pour l'essentiel à souligner les divergences d'opinion relatives à l'appréciation de la capacité résiduelle de travail, sans mettre toutefois en évidence d'importantes contradictions au niveau des diagnostics ou des observations cliniques. Compte tenu de ce qui précède, la constatation des faits des premiers juges ne peut être que confirmée.