Citation: H 259/99 24.01.2000 E. 3

3.- a) Le recourant allègue avoir travaillé sur le chantier de l'autoroute Lausanne-Genève ainsi qu'au Restau- rant X.________ entre 1960 et 1962. Invité à produire des documents à l'appui de ses affirmations, il n'y a donné aucune suite, se contentant, comme en instance fédérale, d'allégations au demeurant imprécises. De son côté, la caisse intimée a mis en oeuvre des mesures d'instruction. Après avoir rassemblé les données du compte individuel, elle a encore interpellé tant le con- trôle des habitants de Genève que celui de Lausanne pour déterminer si l'assuré y avait séjourné en bénéficiant le cas échéant d'un permis de travail; elle a également solli- cité des renseignements de la Caisse de compensation des entrepreneurs et de la Caisse de compensation Gastrosuisse pour vérifier si des cotisations avaient été inscrites au nom du recourant pour ces années. Cette instruction a révélé uniquement l'inscription de cotisations payées en 1960 à ces deux caisses et en 1961 à la Caisse de compensa- tion des entrepreneurs. b) Vu ce qui précède, il n'est pas prouvé que le re- courant avait exercé une activité lucrative soumise à coti- sations paritaires durant une période non prise en compte par la caisse. Par ailleurs, on ne saurait reprocher à la commission de recours d'avoir manqué à son devoir d'ins- truire les faits de la cause. Le dossier constitué par l'administration contient en effet tous les éléments nécessaires pour trancher le cas. En particulier, on y trouve le résultat des recherches effectuées par l'intimée auprès des différentes caisses de compensation susceptibles d'avoir perçu des cotisations sur une activité lucrative exercée par le recourant. Dans ces conditions, la commis- sion de recours était fondée à renoncer à administrer d'autres preuves. c) Pour les années antérieures à l'année 1969, l'OFAS a établi des tables pour la détermination de la durée pré- sumable de cotisation des années 1948 à 1968, publiées à l'appendice IX du supplément 1 aux directives concernant les rentes (DR). Le Tribunal fédéral des assurances a jugé qu'étant donné les difficultés de déterminer la durée exacte de cotisation pour les années susmentionnées, la fixation de la durée de cotisation devait avoir lieu uni- quement sur la base de ces tables. Au demeurant, l'usage de ces dernières n'est pas désavantageux pour les assurés qui ont payé des cotisations de 1948 à 1968, dans la mesure où elles ont été établies en fonction d'un calcul actuariel favorable aux assurés (ATF 107 V 16 consid. 3b). En l'espèce, la caisse était fondée à appliquer ces tables pour déterminer la durée présumable de cotisation en 1960 et 1961. Cela étant, le jugement entrepris n'est pas critiqua- ble et le recours se révèle mal fondé.