Citation: 5A_356/2021 E. 3.3

3.3. Quant à l'existence d'un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), selon la jurisprudence, un tel préjudice n'est réalisé que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel, résultant par exemple d'un accroissement de la durée et des frais de la procédure, est insuffisant (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.3.1). En règle générale, les ordonnances concernant l'obtention de preuves ne sont pas susceptibles de causer un préjudice irréparable à la partie requise, dès lors qu'un recours contre la décision finale peut généralement conduire à la suppression d'une preuve injustement refusée ou à la suppression d'une preuve indûment produite (ATF 141 III 80 consid. 1.2 avec les références). Il existe cependant des exceptions, notamment si des secrets d'affaires doivent être divulgués en vertu de l'ordonnance de preuves querellée (arrêts 5A_823/2020 du 7 mai 2021 consid. 1.2.2; 5A_745/2014 du 16 mars 2015 consid. 1.2.2), ou si l'administration de preuves révèle des informations, alors que le litige principal au fond concerne précisément le point de savoir si ces informations doivent ou non être divulguées. Dans ces cas également, un recours ultérieur contre le jugement final n'est plus envisageable au regard des effets de l'ordonnance incidente sur la cause principale (à ce sujet : ATF 137 III 380 consid. 1.2.2; cf. aussi arrêt 5A_823/2020 du 7 mai 2020 consid. 1.2.2). En l'espèce, le recourant, n'allègue pas, ni a fortiori ne démontre, qu'il serait amener à divulguer des secrets d'affaires ou commerciaux ou à divulguer des informations qu'il n'est pas tenu de divulguer de par la loi. Il se limite en effet à déclarer, de manière abstraite, qu'il " s'expose à divulguer des secrets ne concernant pas les autres parties ", sans même préciser la nature de ces informations ou distinguer parmi l'ensemble des documents signés par B.A.________ qu'il sera amené à produire. Ce faisant, le recourant ne rend pas vraisemblable que la décision entreprise lui causerait un tel préjudice (ATF 142 III 798 consid. 2.2 et les références). Celui-ci n'est pas non plus évident. Au demeurant, en tant que le recourant affirme qu'il ne pourra plus recourir sur cet aspect avec le jugement au fond, il se méprend, puisque la procédure au fond concerne principalement la vérification de la validité des engagements pris par son père, non le point de savoir si ces informations doivent ou non être divulguées. Il s'ensuit qu'il lui sera encore possible de recourir à l'encontre de la décision finale s'il n'obtient pas gain de cause (art. 93 al. 3 LTF). Faute de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, le recours doit d'emblée être écarté.