Citation: 9C_2/2023 E. 5

L'office recourant fait valoir qu'aucun élément du dossier ne permet de fixer le cas d'assurance - autrement dit la survenance de l'invalidité - en lien avec l'octroi d'une rente d'invalidité à un moment différent du mois de septembre 2020, au degré de la vraisemblance prépondérante. Bien que les experts psychiatres mentionnent que les troubles psychiques, évoluant depuis l'âge de treize ans, ont retardé le cursus de formation, le recourant est d'avis qu'on ne saurait arrêter le moment de la survenance du risque avant les vingt-cinq ans de l'assuré sur la base de cet unique élément, ce qui exclut le supplément de rente prévu par l'art. 37 al. 2 LAI. Par ailleurs, le recourant relève qu'en l'absence d'injonctions précises concernant le moment de la survenance du cas d'assurance, la réforme de sa décision du 9 mai 2022 telle qu'exigée par la juridiction cantonale ne serait pas possible. Afin de calculer le montant de la rente conformément à l'art. 37 al. 2 LAI, il soutient qu'il aurait fallu lui renvoyer la cause pour établir le moment de la survenance du cas d'assurance, soit le fixer de manière claire et précise à une époque où l'intimé n'avait pas encore atteint ses vingt-cinq ans.