Citation: 6B_1242/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant considère que sa peine aurait dû être réduite de manière plus importante en raison de la tentative, car l'échec de l'infraction serait dû - non à des circonstances extérieures - mais à des circonstances dépendant de sa volonté. La cour cantonale a réduit, pour la tentative de viol du 21 janvier 2020, la peine privative de liberté de base de 30 mois à 20 mois, précisant qu'une réduction plus importante était exclue car seules des circonstances indépendantes de la volonté du recourant avaient empêché la commission de l'infraction. Selon l'état de fait cantonal, qui lie la cour de céans, à moins que celui-ci ne soit arbitraire, la victime a réussi à s'échapper grâce à la ruse, profitant de l'excès de confiance en soi et de la naïveté du recourant, qui pensait avoir soumis la victime. Le recourant ne démontre pas en quoi cette constatation de fait serait arbitraire. Il se borne à soutenir que les circonstances qui ont permis à la victime de se rendre chez la voisine dépendaient de sa volonté, puisqu'il lui avait permis d'aller aux toilettes, ce qui justifierait une réduction plus importante de la peine. L'argumentation du recourant, purement appellatoire, est irrecevable. C'est en vain que le recourant invoque l'interdiction de la double prise en considération, au motif que les éléments précités, à savoir l'excès de confiance en soi et sa naïveté, avaient déjà été pris en considération dans les éléments relatifs à l'auteur. La cour cantonale n'a pas méconnu ce principe, puisqu'elle a considéré que les éléments relatifs à l'auteur, qui pouvaient être mis en perspective de manière identique avec les infractions à sanctionner, ne devaient justifier qu'une très légère augmentation de la peine (jugement attaqué p. 39).