Citation: 6B_236/2019 E. 1

Le recours en matière pénale est une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF). Le recourant ne peut se borner à demander l'annulation de la décision et le renvoi de la cause à l'autorité cantonale, mais doit également, sous peine d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige. Il n'est fait exception à ce principe que lorsque le Tribunal fédéral, s'il admettait le recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; arrêt 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 1.7 non publié aux ATF 142 IV 196). Lorsque le litige ou l'un des aspects de celui-ci porte sur le paiement d'une somme d'argent, les conclusions doivent également être chiffrées (ATF 134 III 235 consid. 2 p. 236 s.). Des conclusions non chiffrées suffisent exceptionnellement lorsque la somme à allouer est d'emblée reconnaissable au regard de la motivation du recours ou de la décision attaquée, voire du rapprochement des deux actes (ATF 134 III 235 consid. 2 p. 236 s. et les références citées). En l'espèce, le recourant n'a pas pris de conclusions sur le fond, mais a uniquement sollicité l'annulation de l'arrêt attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision, le tarif de l'avocat stagiaire devant être fixé à 180 fr. de l'heure, ce qui devrait porter l'indemnité de première instance à 3'641 fr. 75. Une telle manière de faire est admissible s'agissant du grief de violation du droit d'être entendu, respectivement de déni de justice (cf. arrêt 6B_111/2015 précité consid. 1.7 non publié aux ATF 142 IV 196). En revanche, elle n'est en principe pas suffisante s'agissant des griefs portant sur la fixation du montant de l'indemnité qui lui a été allouée pour la procédure de première instance. Le recourant conclut certes à l'allocation d'une somme de 3'641 fr. 75, sans expliquer, dans son recours, à quoi correspond ce montant. La lecture du courrier adressé par celui-ci à l'autorité précédente le 19 novembre 2018 (cf. dossier cantonal) permet de comprendre qu'une telle somme comprend notamment 14 heures 30 d'activité d'avocat stagiaire au tarif horaire de 180 francs. Or, dans le cadre de la procédure devant le Tribunal fédéral ayant donné lieu à l'arrêt de renvoi du 27 avril 2018, le recourant ne contestait pas le nombre d'heures retenues à ce titre par la cour cantonale, soit 11 heures 30 (cf. arrêt 6B_643/2017 précité consid. 1.2), de sorte que la conclusion est irrecevable dans cette mesure, la décision de renvoi du 27 avril 2018 ayant - sur ce point - fixé le cadre du nouvel état de fait et de la nouvelle motivation juridique pour la cour cantonale (cf. ATF 135 III 334 consid. 2 p. 335). En définitive, le recours peut également être considéré comme recevable dans la mesure où le recourant conclut à la fixation d'un tarif horaire de 180 fr. pour l'avocat stagiaire dans le calcul de l'indemnité de première instance comprenant 1 heure d'activité d'avocat chef d'étude et 11 heures 30 d'activité d'avocat stagiaire, indemnité forfaitaire de 20% pour les courriers et téléphones et TVA par 8% en sus.