Citation: 1B_571/2019 E. 3.3

3.3. Sur le fond, les éléments avancés par la cour cantonale apparaissent suffisants pour retenir un risque concret de récidive et de passage à l'acte. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. Le recourant ne développe d'ailleurs aucune argumentation propre à le remettre en cause. En particulier, le fait que le casier judiciaire du recourant ne comporte qu'une seule inscription pour des faits d'une toute autre nature que ceux qui lui sont reprochés dans le cadre de la présente procédure ne suffit pas à rendre inexistant le risque récidive. L'intéressé rappelle aussi qu'en 2016, il n'a pas été condamné et fait valoir la présomption d'innocence. Cette simple affirmation est toutefois insuffisante à faire admettre l'invraisemblance du risque de récidive et de passage à l'acte, ce d'autant plus que l'infraction redoutée est grave. Ainsi, sur la base des conclusions orales du rapport d'expertise psychiatrique (en attente du rapport écrit) ainsi que du fait qu'en 2016 le recourant avait déjà fait l'objet d'une enquête pénale à la suite de violences domestiques, la cour cantonale pouvait, sans violer l'art. 221 al. 1 let. c et al. 2 CPP, admettre un risque de récidive et de passage à l'acte justifiant le maintien en détention. Comme le relève la cour cantonale, il y aura toutefois lieu de procéder à une nouvelle évaluation du risque sur le vu des conclusions de l'expert psychiatre.