Citation: 1C_582/2021 E. 5.2.1

5.2.1. La cour cantonale a retenu que le chantier a été abandonné depuis de nombreuses années et que la recourante n'avait jamais mis à profit les autorisations de construire obtenues qui étaient destinées à permettre le développement et la poursuite de son exploitation. Elle a considéré que la recourante avait tardé plusieurs années à commencer la construction pour ensuite la laisser à l'abandon. Les juges cantonaux ont ensuite analysé les motifs financiers avancés par la recourante pour expliquer le retard pris dans la réalisation des travaux. Constatant que la recourante faisait valoir un manque temporaire de liquidités, ils ont relevé que celle-ci n'avait pas expliqué pour quelles raisons elle n'avait pas pu concrétiser les rentrées financières prévues depuis l'arrêt du chantier, ni en quoi la solution serait différente aujourd'hui. La cour cantonale a encore jugé que l'intérêt allégué par la recourante à utiliser le hangar pour développer son activité n'était pas convaincant dès lors que celle-ci avait laissé la construction à l'abandon depuis 2010, admettait ne pas l'utiliser, et avait pu poursuivre son activité depuis de nombreuses années sans ce hangar. Enfin, l'argument ayant trait au coût de la démolition qui serait supérieur à celui de l'achèvement des travaux était sans pertinence, la jurisprudence n'accordant généralement pas de poids particulier à l'aspect financier dans le cadre de décisions de remise en état (cf. aussi ci-dessous consid. 6.2.2 et les réf. cit.).