Citation: 7B_440/2023 E. A

A.a. A.________ et F.________ font l'objet d'une procédure pénale, ouverte par le Ministère public de la République et canton de Genève, pour notamment escroquerie, gestion déloyale aggravée et tentative de contrainte. La Chambre d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a été saisie d'un appel formé par les prénommés contre le jugement du Tribunal de police de Genève du 12 avril 2022, par lequel notamment A.________ a été condamné pour gestion déloyale aggravée et tentative de contrainte à une peine privative de liberté de quatorze mois, avec sursis pendant trois ans. A.b. L'audience d'appel s'est tenue les 3 et 4 mai 2023, en présence notamment de A.________ et de son défenseur, l'avocat G.________. Le procès-verbal de la journée d'audience du 3 mai 2023 a été adressé aux conseils des parties par courriel du même jour, à 17 heures 39. L'intégralité du procès-verbal d'audience a été signée, par chaque partie, le 4 mai 2023, au terme de l'audience, soit vers 12 heures 05. À l'issue de l'audience d'appel, la procédure probatoire a été close et la cause gardée à juger. A.c. Par courrier du 8 mai 2023, A.________, agissant sans l'assistance de son défenseur, a transmis à la présidente de la Chambre pénale d'appel et de révision B.________ des informations complémentaires relatives à la cause en appel, a proposé diverses mesures d'instruction et a requis l'octroi d'un délai pour compléter le dossier. À réception de ce courrier, la présidente y a apposé la mention "Courrier reçu après la clôture des débats et que (sic) la procédure a été gardée à juger. Versé au dossier pour mémoire simplement". Le 9 mai 2023, A.________ a requis la rectification du procès-verbal d'audience du 3 mai 2023 au motif qu'il contenait des erreurs que son défenseur n'avait pas remarquées. À réception de ce courrier, la présidente y a apposé la mention "Même sort que le courrier du 8 mai 2023". Par courrier du 12 mai 2023, le défenseur de A.________ a écrit, en réponse à une lettre de la présidente du 10 mai 2023 l'invitant à demander au prénommé de cesser ses envois, que les requêtes de rectification du procès-verbal portaient sur des points précis et apparaissaient recevables et bien fondées au regard de l'art. 79 CPP. Le 15 mai 2023, A.________ a transmis à la présidente une liste comprenant de multiples modifications à apporter au procès-verbal ainsi que diverses autres remarques. Par courrier du 19 mai 2023 adressé au défenseur de A.________, la présidente a répondu qu'aucune suite ne serait donnée aux demandes de rectification du prénommé.