Citation: 1P.394/2003 18.07.2003 E. 3

Le recourant conteste les besoins de l'instruction. Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés, et s'est soumis volontairement à l'expertise psychiatrique. L'instruction préparatoire serait d'ailleurs terminée. 3.1 Le maintien du prévenu en détention peut être justifié par l'intérêt public lié aux besoins de l'instruction en cours, par exemple lorsqu'il est à craindre que l'intéressé ne mette sa liberté à profit pour faire disparaître ou altérer les preuves, ou qu'il prenne contact avec des témoins ou d'autres prévenus pour tenter d'influencer leurs déclarations. On ne saurait toutefois se contenter d'un risque de collusion abstrait, car ce risque est inhérent à toute procédure pénale en cours et doit, pour permettre à lui seul le maintien en détention préventive, présenter une certaine vraisemblance (ATF 128 I 149 consid. 2.1 p. 151, 123 I 31 consid. 3c p. 36, 117 Ia 257 consid. 4c p. 261). L'autorité doit ainsi indiquer, au moins dans les grandes lignes et sous réserve des opérations à conserver secrètes, quels actes d'instruction elle doit encore effectuer, et en quoi la libération du prévenu en compromettrait l'accomplissement (cf. ATF 123 I 31 consid. 2b p. 33/34, 116 Ia 149 consid. 5 p. 152). 3.2 Ces indications font défaut en l'occurrence. Comme le relève le recourant, les faits ont été admis. L'expertise psychiatrique a été effectuée et l'expert a confirmé oralement les termes de son rapport. Le 24 juin 2003, la procédure a été communiquée au Parquet, et on ne se trouve manifestement pas dans un cas où le risque de collusion perdurerait après la clôture de l'instruction. Les besoins de l'enquête ne nécessitent donc pas le maintien en détention.