Citation: 8C_175/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1958, travaillait comme peintre en bâtiment au service de la gérance immobilière B.________ depuis le 1 er avril 1992 et était, à ce titre, assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de Generali Assurances Générales SA (ci-après: Generali). Le 28 avril 2010, l'assuré a chuté d'une échelle alors qu'il posait du papier-peint et s'est fracturé les deux poignets. Transporté en urgence à l'hôpital C.________, il a subi le même jour une fasciotomie de l'avant-bras gauche, une neurolyse du nerf médian et cubital au poignet gauche ainsi qu'une réduction partielle de la fracture de l'extrémité distale du radius gauche avec mise en place d'un fixateur externe (cf. lettre de sortie du docteur D.________, médecin adjoint auprès de l'unité de chirurgie de la main de l'hôpital C.________, du 30 avril 2010). Le 4 mai 2010, il a subi une nouvelle intervention au cours de laquelle il a été procédé à une reprise de l'ostéosynthèse du poignet gauche, à une fermeture des fasciotomies antébrachiales gauches, à une ostéosynthèse par plaque palmaire type 2.4/2.7 anatomique et greffe osseuse du poignet droit ainsi qu'à une cure du tunnel carpien droit. Les suites de l'accident ont été prises en charge par Generali. A la demande de celle-ci, le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique et en chirurgie de la main, a rendu un rapport d'expertise le 16 mai 2012. Il a constaté que l'état médical était stabilisé. L'assuré ne pouvait pas reprendre une activité manuelle nécessitant l'usage en force et répétitif des deux poignets. Une aggravation de la symptomatologie douloureuse était toutefois à prévoir. L'expert a fixé l'atteinte à l'intégrité à 15 % du côté droit et à 12 % du côté gauche. Le docteur E.________ a complété son rapport d'expertise le 21 août 2012, précisant que la capacité de travail de A.________ était de 100 % dans toute activité légère, à savoir dans une activité de service administratif, dans la vente au détail (pour autant qu'il n'y ait pas de manipulation répétitive et que cette activité soit vraiment de type légère) ou dans une activité de type transport de personnes (pour autant qu'il s'agisse d'un véhicule automatique à direction assistée). Le 27 août 2012, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a accordé à l'assuré une mesure d'observation professionnelle sous la forme d'un stage aux Etablissements F.________ du 17 septembre au 16 décembre 2012 (cf. rapport du 14 janvier 2013). Par décision du même jour, confirmée sur opposition le 19 octobre 2012, Generali a alloué à A.________ une rente transitoire d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 39 % à partir du 1 er septembre 2012 ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 27 %. Par décision du 23 août 2013, l'office AI a mis l'assuré au bénéfice d'une rente entière d'invalidité du 1 er octobre 2011 au 31 juillet 2012. A.b. Dans un rapport du 9 avril 2013, le docteur D.________ a indiqué que l'état de santé de l'assuré s'était péjoré depuis le rapport d'expertise du docteur E.________, du 16 mai 2012. Dans une note du 26 novembre 2013, le conseiller en réadaptation professionnelle de l'AI a indiqué que l'assuré ne pouvait pas être orienté vers une activité concrète principalement en raison de facteurs étrangers à l'invalidité (faible intégration linguistique et capacités d'apprentissage très limitées). Dans une nouvelle note du 6 février 2014, le conseiller a indiqué que la capacité résiduelle de travail de l'assuré ne pouvait se transformer en capacité de gain au vu de l'importance des limitations fonctionnelles. Par arrêt du 31 mars 2014, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève a admis le recours de A.________ contre la décision de l'office AI du 23 août 2013 et dit que la rente entière d'invalidité était octroyée au-delà du 31 juillet 2012. Le 6 juillet 2015, Generali a informé l'assuré de la mise en oeuvre d'un complément d'expertise auprès du docteur E.________. Dans un rapport du 16 novembre 2015, ce dernier a fait état d'une péjoration depuis 2012 et conclu que la capacité résiduelle de travail de l'assuré était nulle dans une activité manuelle, même adaptée. Dans un rapport complémentaire du 21 janvier 2016, le docteur E.________ a précisé que l'assuré était capable d'exercer une activité professionnelle à 100 % dans toute activité non manuelle. Se fondant sur ce dernier rapport, Generali a alloué à l'assuré, par décision du 26 avril 2016, confirmée sur opposition le 16 août 2016, une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 39 % dès le 1 er juin 2014.