Citation: 6B_1434/2020 E. 1.4.2

1.4.2. En substance, la cour cantonale a retenu que les déclarations du précité correspondaient dans les grandes lignes à celles du recourant à l'exception des menaces. Le père de l'intimée n'extrapolait pas ni ne chargeait le recourant plus que nécessaire. Il relatait les faits de manière relativement neutre et sans ambiguïté ni surenchère. En outre, les détails périphériques et le noyau dur des faits étaient cohérents et rapportés de manière constante au cours de la procédure. En outre, l'allégation du recourant, selon laquelle il aurait dit en lieu et place " maintenant, c'est stop ", n'était nullement susceptible d'être confondue - tant quant au nombre de syllabes que quant aux sons articulés - avec les propos rapportés par le père de l'intimée (" Arrête, sinon je te coupe la tête! "). Par ailleurs, des coups de cannes (ou de béquilles) pouvaient fort bien ne pas laisser de traces visibles sur le véhicule. Enfin, au vu des propos suivis d'un coup de canne (ou de béquilles) sur le véhicule et du contexte de tension importante entre le recourant et son épouse et, par extension, les parents de celle-ci à qui elle était très liée, il ne faisait aucun doute selon la cour cantonale que la menace avait été criée et que le ton n'avait rien de cordial, effrayant ainsi D.________, même si celui-ci semblait relativiser la frayeur occasionnée au vu du temps écoulé depuis la commission de l'infraction. Ces éléments attestaient de la crédibilité des déclarations du précité.