Citation: 6B_130/2016 E. 1.2.2

1.2.2. Partant de trois cas précis, la cour cantonale explique, de manière succincte, le mécanisme de création des sociétés anonymes, constatant que ce procédé est illicite. Pour le surplus, elle mentionne que les " auteurs susmentionnés " n'auraient pas procédé à la constitution irrégulière des sociétés anonymes en cause, s'ils n'en avaient pas reçu le mandat de B.________ Ltd, au vu et au su du recourant. Elle en a conclu que le recourant s'est rendu coupable d'instigation à faux dans les titres et à obtentions frauduleuses d'une constatation fausse dans treize cas. Une telle motivation n'est pas conforme à l'art. 112 LTF. En effet, le jugement attaqué ne dit mot sur les infractions aux art. 251 et 253 CP et leurs auteurs. La cour cantonale se borne à déclarer, de manière générale, que le procédé de constitution des sociétés est illicite, sans toutefois expliquer en quoi consiste l'illicéité. En outre, on ne trouve aucune explication sur les relations existant entre le recourant et les employés ou associés des fiduciaires et sur les moyens que le recourant a utilisés pour convaincre ceux-ci de commettre les infractions. Or, l'instigateur doit exercer son influence sur la volonté d'un individu déterminé ou, de quelques individus déterminés, pour les amener à commettre une infraction. Au vu de l'état de fait cantonal, la cour de céans ne peut pas contrôler l'application du droit fédéral, s'agissant de déterminer si le recourant s'est rendu coupable d'instigation à faux dans les titres et à obtentions frauduleuses d'une constatation fausse. L'arrêt attaqué doit être annulé sur ce point et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle explique en détail les faits qui sont reprochés au recourant sur les plans objectif et subjectif.