Citation: 9F_13/2019 E. 3.2

3.2. Le requérant se limite à indiquer que son conseil était enregistré sur une plateforme (IncaMail) différente de celle du Tribunal fédéral (PrivaSphere) et qu'il n'a pour cette raison pas reçu l'ordonnance du 25 mars 2019 (écriture du 24 juillet 2019). Même si on devait déduire de cette motivation que le requérant entend faire valoir que son mandataire avait été empêché sans sa faute de recevoir l'ordonnance du 25 mars 2019, il n'établit pas que les conditions de l'art. 50 LTF, voire de l'art. 49 LTF sur la notification irrégulière, seraient réalisées. Chaque plateforme reconnue doit garantir vis-à-vis des autres plateformes le transfert des messages et l'accès à son répertoire principal des participants (cf. art. 2 let. g de l'ordonnance du 18 juin 2010 sur la communication électronique dans le cadre de procédures civiles et pénales et de procédures en matière de poursuite pour dettes et de faillite [OCEl-PCPP; RS 272.1]; consid. 2.2 supra). Le fait que le Tribunal fédéral et le mandataire du requérant utilisent des plateformes différentes est dès lors insuffisant pour admettre que la notification n'aurait pas été effectuée selon les normes et formats définis dans l'annexe et qui garantissent l'interopérabilité des plateformes PrivaSphere et IncaMail. Le requérant ne peut dès lors rien tirer en sa faveur de l'argument selon lequel son mandataire devait "s'attendre à recevoir un courrier électronique" sur la seule plateforme IncaMail. On ajoutera que l'allégation d'une partie selon laquelle elle est victime d'une erreur de notification et sa bonne foi ne peuvent être prises en considération que si la présentation qu'elle fait des circonstances entourant la notification en cause est concevable et repose sur une certaine vraisemblance (s'agissant d'une notification par voie postale, voir arrêt 2C_570/2011 du 24 janvier 2012 consid. 4.3 et les références). Or la simple affirmation du requérant selon laquelle son mandataire n'aurait pas reçu l'ordonnance du 25 mars 2019 et le fait que son conseil se serait connecté, puis inscrit sur la plateforme PrivaSphere le 26 juin 2019 seulement ne constituent pas des circonstances qui rendent plausibles une erreur de notification de l'acte judiciaire en cause. Le requérant n'apporte en particulier aucun indice qui permettrait de penser que le transfert entre les deux plateformes n'aurait pas fonctionné (cf. quittance de péremption mentionnée ci-avant; consid. 3.1 supra).