Citation: 4C.460/1999 18.04.2000 E. 1

1.- a) Les demandeurs invoquent tout d'abord une erreur de calcul, provenant d'une inadvertance manifeste, à propos des arriérés de salaire comptés par la cour cantonale pour la période du 1er décembre 1993 au 30 novembre 1994. b) La cour cantonale a compté un arriéré de salaire de 11 mois pour la période précitée, et a déduit un salaire reçu calculé sur 11 mois, alors que cette période compte 12 mois. Cette erreur ne peut qu'être le fruit d'une inadvertance manifeste et doit être corrigée. L'arriéré de salaire du demandeur, pour cette période, sera donc augmenté d'un salaire mensuel de 2845 fr. moins le salaire reçu par 1024 fr.50, soit de 1820 fr.50 et l'arriéré de salaire de la demanderesse d'un salaire de 2230 fr. moins le salaire reçu par 1024 fr.50, soit de 1205 fr.50. 2.- a) Les demandeurs se plaignent ensuite de violations des art. 321c al. 3 et 322 al. 2 CO. Ils prétendent que la cour cantonale a appliqué faussement le droit dans la mesure où elle a calculé le salaire dû pour les heures supplémentaires (art. 321c al. 3 CO) sans tenir compte du salaire constitué par les prestations en nature qui leur étaient servies, dès lors qu'ils vivaient dans le ménage de l'employeur (art. 322 al. 2 CO). b) Le grief est fondé. Comme l'a déjà relevé le Tribunal fédéral dans l'arrêt non publié 4C.483/1995 du 17.10.96 (consid. 6b) invoqué par les demandeurs, la loi vise à restreindre la pratique du travail supplémentaire en en renchérissant le coût de 25% au moins (art. 321c al. 3 CO, auquel renvoie l'art. 12 al. 3 du Contrat-type de travail pour travailleurs de l'économie domestique du 20 avril 1989, appliqué en l'espèce, ci-après: CCT). Or, en vertu de l'art. 322 al. 2 CO, si le travailleur vit dans le ménage de l'employeur - comme c'était le cas en l'espèce - son entretien et son logement font partie du salaire, sauf accord ou usage contraire. L'art. 16 al. 2 CTT va d'ailleurs dans le même sens. Le calcul des heures supplémentaires, tel qu'effectué par les demandeurs en annexe à leurs recours, est correct. Il ajoute au montant du salaire mensuel dû le montant du salaire en nature, conforme à la note figurant à la fin du CTT publié (in rec. des lois genevoises J 1 50.03), et la somme de ces deux montants est majorée de 25%. Le total du salaire dû pour les heures supplémentaires doit donc bien être porté à 35 685 fr. pour le demandeur et à 29 622 fr.40 pour la demanderesse, au lieu des 27 962 fr.96 et 21 901 fr.75 alloués par l'arrêt attaqué. La différence en faveur du demandeur représente 7722 fr.04 et la différence en faveur de la demanderesse 7720 fr.65.