Citation: 1C_423/2014 E. 2.2

2.2. Selon l'art. 11 al. 1 de la loi cantonale sur les constructions (LC), la hauteur des bâtiments est fixée dans les règlements communaux. Selon l'art. 95 RCCZ, en zone CIII du centre, la hauteur de façade maximum est de 14 m. Comme le relève la cour cantonale, le règlement ne fixe pas, pour ce type de zone, de hauteur maximum des bâtiments, de sorte que la seule limitation de hauteur applicable est celle des façades. Cela n'est pas contesté par les recourants. L'art. 78 let. a RCCZ fixe le mode de calcul de la hauteur des façades de la façon suivante: Dans les zones de centre (...), la hauteur d'un bâtiment est mesurée au milieu de la façade principale la plus haute. Elle se mesure sur une verticale, du point le plus bas du sol naturel (ou du sol aménagé s'il est plus bas), jusqu'à l'intersection de la façade avec la ligne supérieure du toit (...). La disposition du droit cantonal traitant de la hauteur des constructions est l'art. 11 LC, de teneur semblable à l'art. 78 let. a RCCZ. L'art. 22 LC, invoqué par les recourants, traite des distances à la limite et il n'est dès lors pas arbitraire de refuser de l'appliquer à la question de la hauteur des façades. Il n'est pas non plus insoutenable de renoncer à appliquer la définition de "hauteur des façades" figurant dans le glossaire adopté par le Conseil d'Etat en application de l'art. 14 LC, car cette définition se rapporte elle aussi à la hauteur servant à calculer les distances aux limites. Le règlement communal admet en outre la présence de lucarnes et d'ouvertures dans les toitures, limitées au tiers de la longueur de la façade du dernier étage (art. 93 let. a RCCZ). Les recourants ne contestent pas que cette dernière exigence est bien réalisée. Ils prétendent en vain que l'élément litigieux ne correspondrait pas à la notion de lucarne. Le règlement ne fixe en effet pas d'exigences particulières pour ce type d'élément, hormis "une forme adaptée à l'architecture du bâtiment, d'une part, au caractère du quartier d'autre part". Le droit cantonal ne pose lui non plus aucune définition; seule une simple illustration figure dans le glossaire. Or les recourants n'expliquent pas en quoi l'élément litigieux ne pourrait pas être assimilé à la lucarne à un pan (élément en retrait de la façade et à toit plat) telle qu'elle est représentée sur cette illustration. Dès lors, quand bien même la thèse des recourants serait également défendable (compte tenu en particulier de l'impact visuel de l'élément litigieux sur une partie de la façade nord), l'arrêt attaqué ne saurait être qualifié d'arbitraire.