Citation: 1B_516/2022 E. A

A.a. Par courrier daté de "janvier 2016" et reçu le 22 janvier 2016, l'Office des faillites de l'arrondissement de X. (ci-après : l'Office des faillites) a été interpellé par deux personnes, lesquelles souhaitaient rester anonymes; elles se sont présentées comme d'anciens employés de B.________ Sàrl, société déclarée en faillite le 12 février 2015 et dont l'associée gérante et unique représentante était O.________; elles ont en substance dénoncé les agissements de cette société, ainsi que de A.________ afin d'obtenir, de manière indue, des indemnités en cas d'insolvabilité au détriment de la Caisse cantonale de chômage. Le 13 mai 2016, le Ministère public central du canton de Vaud - Division criminalité économique (ci-après : le Ministère public) - a ouvert une instruction pénale contre P.________, M.________ et F.________ (cause PE16.009100). Il était en substance reproché à P.________ d'avoir, en sa qualité d'associé gérant des sociétés Q.________ Sàrl et R.________ Sàrl en liquidation, annoncé, avec le concours de M.________ et F.________ - collaborateurs du syndicat S.________ - des employés fictifs à la Caisse cantonale de chômage afin de percevoir des indemnités en cas d'insolvabilité (à hauteur de 85 % pour P.________). Treize autres personnes ont été mises en cause pour avoir faussement déclaré avoir été employées par les deux sociétés susmentionnées afin de toucher 15 % des indemnités d'insolvabilité. Depuis le 18 mai 2016, A.________ fait également l'objet d'une instruction pénale pour avoir annoncé des employés fictifs dans le cadre de la faillite de la société B.________ Sàrl afin de percevoir des indemnités d'insolvabilité de la part de la Caisse cantonale de chômage (cause P_88). Cette procédure a également été ouverte contre quatorze autres personnes, lesquelles auraient faussement déclaré avoir été employées par B.________ Sàrl afin de percevoir des indemnités pour insolvabilité. Par décision du 7 avril 2017, les procédures PE16.009100 et P_88 ont été jointes. A la suite d'un mandat du 20 avril 2017, une perquisition a été effectuée au domicile de A.________. L'instruction à son encontre a ensuite été étendue, le 28 suivant, en raison de l'acquisition et de la détention d'une arme sans autorisation. Par ordonnance du 29 avril 2017, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ pour trois mois, soit jusqu'au 27 juillet 2017. Le 29 juin 2017, A.________ a déposé plainte pénale contre les auteurs de la lettre de janvier 2016 pour induction de la justice en erreur et pour diffamation (cause P_39). L'Office des faillites a reçu, le 20 mai 2019, une lettre anonyme datée de mai 2019; il en ressort que le courrier de janvier 2016 n'aurait pas été rédigé par les deux personnes qui affirmaient en être les auteurs, mais par les "têtes pensantes" du syndicat S.________ à X. en collaboration avec "le sous-traitant de l'entreprise T.________ SA de Y."; il y était également déclaré que A.________ serait la victime d'un "concurrent dangereux" qui "[voulait] la mort de A.________, ceci afin d'obtenir le travail de ses contractants". Le 9 avril 2020, le Ministère public a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour avoir, en sa qualité d'administrateur de fait de B.________ Sàrl, prélevé la part salariale des cotisations sociales dues par ses employés pour l'année 2014 sans l'avoir reversée à la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (cause P_71); il lui est reproché d'avoir ainsi détourné un montant de 8'349 fr. 95. Cette procédure a été jointe à la cause PE16.009100. "Dans le cadre de cette dernière affaire", M.________ a été entendu le 3 mars 2022 en tant que personne appelée à donner des renseignements. Par ordonnance du 13 mai 2022, le Ministère public a disjoint la cause PE16.009100 de celles P_88 et P_71) concernant A.________; une copie numérique des pièces du dossier principal PE16.009100 - énumérées dans la décision - serait versée dans celui des causes P_88 et P_71. Selon le Ministère public, cette mesure s'imposait car l'instruction pénale contre A.________ - pour suspicion de participation à la fraude commise au préjudice de la Caisse cantonale de chômage, pour infractions dans la faillite en lien avec la gestion de la société B.________ Sàrl, pour détention illicite d'une arme et pour emploi de travailleurs clandestins - apparaissait complète et en état d'être jugée; tel n'était pas le cas de la cause principale PE16.009100 où des investigations complémentaires susceptibles de durer plusieurs mois devaient encore être mises en oeuvre.