Citation: 4A_285/2023 E. 1

Le 28 février 2020, C.________ SA a assigné A.________ SA et B.________ SA devant le Tribunal de première instance genevois en vue d'obtenir le paiement de 3'446'400 fr. au titre de rémunération de l'activité de courtage qu'elle avait déployée dans le cadre d'une opération immobilière à Genève. Dans leur réponse du 28 août 2020, les défenderesses ont conclu au rejet de la demande. Par ordonnance du 31 mai 2021, précisée par courrier du 3 juin 2021, le Tribunal de première instance genevois a indiqué aux parties qu'il y avait lieu de les entendre au sujet de la conclusion même d'un contrat de courtage. Il a souligné que les moyens de preuve offerts n'auraient pas à être administrés s'il y avait déjà lieu de débouter la partie demanderesse dans l'hypothèse où ses allégués seraient intégralement admis. Statuant par jugement du 16 juin 2021, l'autorité de première instance a débouté la demanderesse des fins de sa demande. En substance, elle a considéré que l'intéressée n'avait pas suffisamment allégué les faits permettant de retenir l'existence d'un contrat de courtage conclu tacitement par les parties ni régulièrement offert de moyens de preuve susceptibles d'étayer cette thèse. Par arrêt du 25 avril 2023, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a admis l'appel interjeté par la demanderesse et a renvoyé la cause à l'instance inférieure pour complément d'instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants. En bref, elle a considéré que la demanderesse et les défenderesses avaient été liées par un contrat de courtage portant sur l'acquisition de l'immeuble litigieux sis à Genève et que l'activité déployée par l'appelante avait bénéficié aux deux intimées. La cour cantonale a ainsi estimé que les allégués de la demande - contesté par les défenderesses - étaient suffisamment étayés et que l'autorité de première instance ne pouvait pas se dispenser d'entendre les témoins dont l'audition avait été requise avant de statuer. Elle a dès lors renvoyé l'affaire à l'autorité de première instance afin qu'elle complète l'instruction en vue de déterminer si l'activité déployée par l'appelante avait joué un rôle causal dans la vente du bien concerné et d'arrêter, le cas échéant, le montant de la rémunération qui lui était due à ce titre.