Citation: 6B_800/2022 E. 5.3

5.3. La cour cantonale s'est fondée quasi exclusivement sur les images de la vidéo pour retenir que la jeune femme avait consenti au rapprochement sexuel initié par l'intimé, considérant que "les images ne trompent pas". Pour la cour cantonale, les échanges subséquents de messages sur Facebook permettaient également d'exclure toute contrainte psychique. C'est ainsi que la jeune femme a écrit trois jours après le shooting photos: " Je ne sais pas si toi c'est ton habitude de coucher avec tes modèles, mais moi ce n'est pas du tout mon genre. J'avais confiance en toi... " (DO 21905). La cour cantonale a également relevé qu'il ressortait de leurs discussions sur Facebook avant le shooting photos que l'intimé avait défini l'orientation de celui-ci et que c'était plutôt le style sexy, lingerie, déshabillé qui prévalait. Elle a écarté l'expertise sexologique et les notes personnelles de la jeune femme au motif que celles-ci ne cadraient pas avec le fil des ébats sexuels visibles sur les images de la vidéo. Enfin, elle a considéré que, quoi qu'il en soit, et quand bien même F.________ s'était trouvée en état de dissociation psychique qui aurait empêché toute forme d'opposition au moment des faits, l'intimé n'aurait pas pu se douter qu'elle n'était pas consentante, compte tenu de son comportement lors du rapprochement sexuel.