Citation: 1B_273/2019 E. 1

Par mandat du 18 mars 2019, le Ministère public a demandé des précisions à la police sur les conditions de l'observation policière, ainsi que sur celle qu'il avait ensuite autorisée. Le 9 avril 2019, le Procureur a notamment indiqué à A.________ les éléments suivants : "Ad Observation et surveillance En application de l'art. 283 al. 1 [CPP], je vous informe qu'entre le 17 mars 2018 et le 28 mars 2018, A.________ a fait l'objet d'une observation policière, dans le cadre d'investigations du même nom. En date du 29 mai 2018, j'ai ordonné l'observation de A.________, dans le cadre de la procédure pénale ouverte à son encontre le même jour pour infraction à la loi fédérale [du 3 octobre 1951] sur les stupéfiants [et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121)] (sur la base de graves soupçons découlant des déclarations de D.________, E.________ et F.________, PV 1 à 4), en application de l'art. 282 al. 2 CPP. Celle-ci a été mise en oeuvre durant 4 jours seulement, entre le 4 juin 2018 et le 2 juillet 2018, et a été effectuée par la brigade d'observation de la police cantonale. Cette observation s'est limitée aux endroits librement accessibles et aucune des éventuelles prises de vue effectuées n'a été versée au dossier. Vous trouverez en annexe une copie du rapport décrivant le mode et la durée des deux phases de cette observation (P. 86). De même, en application de l'art. 279 al. 1 CPP, je vous informe qu'en date du 31 mai 2018, dans le cadre de la même procédure pénale, j'ai ordonné une surveillance technique du véhicule automobile R.________ immatriculé C.________, par le biais d'une balise GPS. Ladite mesure, autorisée par le Tribunal des mesures de contrainte en date du 4 juin 2018 (dont vous trouverez une nouvelle copie de la décision en annexe), se fonde également sur les graves soupçons découlant notamment des déclarations de D.________, E.________ et F.________ (PV. 1 à 4). En effet, au vu des quantités de produits cannabiques évoquées et des chiffres d'affaires et bénéfices y relatifs, les faits reprochés à A.________ étaient manifestement constitutifs d'une infraction qualifiée à la loi fédérale sur les stupéfiants, à toute le moins à titre de commission par métier (art. 19 al. 2 lit. c LStup). Cette mesure a été levée suite à l'interpellation de A.________ le 30 août 2018 (cf. P. 86). [...]".