Citation: 4A_428/2018 E. 1

B.e. Par jugement du 3 juillet 2017, le Tribunal civil a condamné l'associé restant à verser aux demandeurs, solidairement entre eux, la somme de 37'900 fr., soit 20'400 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 5 avril 2012 et 17'500 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 12 septembre 2012. En substance, le Tribunal a jugé que les demandeurs ne pouvaient émettre aucune prétention du chef de la promotion P2.________ dès lors que ce projet n'avait manifestement pas abouti; aucun élément concret n'établissait que l'associé restant aurait perçu une quelconque rémunération. Quant à la promotion P1.________, le Tribunal a suivi le sous-expert architecte qui estimait la marge bénéficiaire à 310'000 fr. au moins. Il a jugé qu'il n'y avait pas à retrancher les 100'000 fr. que l'associé sortant avait touchés le 7 janvier 2010, car ce versement était antérieur à la convention qui ne le mentionnait pas. Si les parties avaient souhaité en tenir compte, elles l'auraient mentionné explicitement dans la convention. Le Tribunal a dès lors admis la demande en paiement de 37'900 fr. Concernant le dies a quo de l'intérêt moratoire, il a retenu deux dates distinctes pour tenir compte du fait que le courrier du 27 mars 2012 valait mise en demeure à raison de 20'400 fr. seulement pour la promotion P1.________; le solde de 17'500 fr. avait été réclamé au titre de la promotion P2.________ qui ne fondait aucune prétention. Pour le départ de l'intérêt afférent à ce solde, la demande en justice était déterminante. B.f. L'associé restant a déféré cette décision à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois, laquelle a rejeté son appel par arrêt du 13 juin 2018, pour des motifs qui seront évoqués ci-dessous dans la mesure nécessaire.