Citation: 9C_237/2018 E. 3.2

3.2. L'argumentation développée par l'office recourant est bien fondée. Les conditions d'une reconsidération de la décision du 15 mars 2012 ne sont pas réalisées en l'occurrence. On relèvera que, s'agissant du calcul du revenu d'invalide, l'appréciation des preuves par le tribunal cantonal n'a pas abouti à une constatation erronée des faits pouvant être corrigée par la voie de la reconsidération (cf. ATF 117 V 8 consid. 2c p. 17). En effet, aussi bien l'autorité judiciaire de première instance que l'administration (de même que l'intimé) font référence à la convention conclue pour la période d'initiation au travail ou au contrat d'engagement, à un salaire annuel à mi-temps de 24'000 fr. et à une capacité de travail de 100 % avec une baisse de rendement de 25 %. Seule l'interprétation de ces éléments diverge. D'après les premiers juges, l'association desdits éléments établirait que la baisse de rendement avait déjà été prise en compte lors de la fixation du salaire convenu tandis que, selon l'office recourant, elle ne permettrait pas de parvenir à une telle conclusion. On constatera qu'aucune des deux thèses soutenues n'emporte telle quelle la conviction. Il n'est cependant pas nécessaire de trancher en faveur de l'une ou de l'autre dans la mesure où, toutes deux étant soutenables, leur seule existence démontre qu'il subsistait des doutes raisonnables quant au caractère erroné de la décision initiale (cf. arrêt 9C_508/2015 du 4 mars 2016 consid. 3 in: SVR 2016 IV n° 22 p. 65). Il convient dès lors d'annuler l'acte attaqué sur ce point et de confirmer la décision du 15 mars 2012 réduisant la rente entière à un quart de rente à compter du 1er mai 2012.