Citation: 9C_258/2020 E. 5.2.2

5.2.2. Cette argumentation n'est pas fondée. En effet, les experts ont expressément exclu l'existence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant en en expliquant les raisons. Ils ont par ailleurs retenu un trouble anxieux et dépressif mixte, dont ils ont examiné les répercussions sur la capacité de travail à l'aune des indicateurs jurisprudentiels (cf. expertise du 26 avril 2016 p. 56 s. et 61 s.). En outre, s'il appartient aux médecins de poser un diagnostic ou d'exclure son existence, il revient aux organes chargés de l'application du droit (soit à l'administration ou au tribunal en cas de litige) de procéder à l'appréciation définitive de la capacité de travail de l'intéressé au regard des indicateurs développés par la jurisprudence (ATF 140 V 193 consid. 3.2 p. 195 s.; arrêt 9C_618/2019 du 16 mars 2020 consid. 7.1 in: SVR 2020 IV n° 48 p. 63). Se fondant sur l'avis de la doctoresse G.________ du 15 juin 2016, le tribunal cantonal a effectivement procédé à une telle appréciation. Conformément à la jurisprudence qui considère que l'organe chargé de l'application du droit doit avant de procéder à l'examen des indicateurs proprement dits analyser si les troubles psychiques diagnostiqués conduisent à la constatation d'une atteinte à la santé importante et pertinente en matière d'assurance-invalidité, c'est-à-dire qui résiste aux motifs d'exclusion tels qu'une exagération ou d'autres manifestations d'un profit secondaire tiré de la maladie (cf. ATF 141 V 281 consid. 2.2 p. 287 s.), il a établi de manière circonstanciée l'existence de tels motifs qui le dispensaient de poursuivre plus avant son analyse. Dans ce contexte, c'est en vain que la recourante se réfère à l'avis du docteur H.________ du 7 août 2017 puisque celui-ci n'a pas diagnostiqué de trouble somatoforme douloureux mais a mis en évidence des symptômes inhérents au diagnostic d'épisode dépressif moyen avec syndrome somatique. Le fait que la doctoresse G.________ a par ailleurs indiqué que tous les motifs d'exclusion n'étaient pas présents ne change rien au fait qu'elle a déduit des motifs constatés l'absence d'incapacité de travail sur le plan psychique. Cette conclusion, reprise par les premiers juges, n'est pas directement critiquée par la recourante.