Citation: 8C_610/2012 E. 3.3

3.3. Par un deuxième moyen, le recourant invoque une violation de l'art. 4 LPGA en reprochant aux premiers juges d'avoir nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et l'accident. Selon l'intéressé, on doit admettre, en l'occurrence, la réalisation d'au moins quatre des critères posés par la jurisprudence pour examiner le caractère adéquat du lien de causalité entre un événement traumatique de gravité moyenne et un trouble psychique, à savoir les critères de la durée anormalement longue du traitement médical, du degré et de la durée de l'incapacité de travail, des douleurs physiques persistantes, ainsi que des difficultés apparues au cours de la guérison et les complications importantes. En ce qui concerne les trois premiers critères invoqués, la jurisprudence considère qu'il y a lieu de les examiner en excluant les aspects psychiques (ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409). Or, en l'espèce, après la mise en oeuvre de l'arthrodèse au mois de mars 2007, le docteur M.________ a attesté la réussite de cette opération sur le plan radiologique, ainsi qu'une évolution lentement favorable et il a prescrit un traitement de physiothérapie et le port de supports plantaires. En outre, ce médecin était d'avis qu'une occupation était envisageable sous la forme d'une activité adaptée aménagée par l'employeur (rapports des 21 mai et 31 juillet 2007). Cela étant, il apparaît que les troubles de nature psychogène ont eu assez tôt un rôle prédominant sur les plaintes, ainsi que sur la capacité de travail de l'assuré, comme l'atteste le rapport de consilium psychiatrique de la Clinique Y.________ (du 23 janvier 2008), lequel fait état d'un trouble de l'adaptation avec réaction mixte anxieuse et dépressive (F 43.22). Par ailleurs, le recourant n'allègue aucun fait apte à démontrer que le critère des difficultés apparues au cours de la guérison est en l'occurrence rempli. Cela étant, il n'y a pas lieu de mettre en cause le point de vue de la juridiction cantonale, selon lequel il n'existe pas de lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et l'accident du 17 mai 2005. Pour le reste, le recourant ne conteste pas le taux de l'incapacité de gain ni celui de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité fixés compte tenu de l'affection à la cheville droite consécutive à cet événement. Au demeurant, il n'y a pas de raison de les mettre en cause. Vu ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.