Citation: 2A.518/2005 06.09.2005 E. 3

Le recourant a épousé Y.________ le 14 avril 2003. Entendue le 22 juin 2005 par la Commission cantonale de recours, la femme du recourant a prétendu qu'elle avait quitté son mari en juin 2003 déjà. L'autorité intimée a retenu que la vie commune des époux X.Y.________ avait "cessé définitivement en tous les cas depuis novembre 2003" et cela n'est pas contesté par le recourant. Y.________ a déjà ouvert une action en annulation de mariage le 16 décembre 2003 et elle a été déboutée. D'après la décision attaquée, elle a déclaré qu'elle excluait toute reprise de la vie commune et souhaitait entamer une procédure de divorce. Quant au recourant, il se borne à affirmer qu'il continue à aimer sa femme et souhaite ardemment reprendre la vie commune. Il n'invoque aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à une volonté réelle de reprise de la vie commune. Il n'allègue d'ailleurs pas avoir entrepris de démarches en ce sens. Dès lors, l'union des époux X.Y.________ apparaît à l'évidence vidée de toute substance. En se prévalant d'un mariage purement formel pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, le recourant a commis un abus de droit. C'est donc sans violer l'art. 7 al. 1 LSEE - ni d'ailleurs l'art. 8 par. 1 CEDH - que l'autorité intimée a confirmé le refus de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé. Au demeurant, le recourant n'a pas besoin de rester en Suisse pour pouvoir se présenter à des audiences durant la procédure de divorce en cours. Pour ladite procédure, il peut se faire représenter par un mandataire ou effectuer en Suisse des séjours de nature touristique.