Citation: I 221/04 12.04.2005 E. A

F.________, née en 1965, mariée et mère de trois enfants, a travaillé en qualité de blanchisseuse à raison de 60 % d'un horaire de travail habituel, soit cinq heures trente par jour, cinq jours par semaine. Simultanément, elle exerçait une activité accessoire en qualité de nettoyeuse à raison de deux heures par jour, cinq jours par semaine. Consulté le 17 juillet 1997 par l'assurée qui se plaignait de douleurs au poignet droit, le docteur P.________, chef de clinique adjoint à l'unité de chirurgie de la main de l'Hôpital X.________, a posé le diagnostic d'ostéonécrose aseptique du semi-lunaire droit (maladie de Kienböck) au stade III B (rapport du 18 juillet 1997). Le 25 novembre 1997, ce médecin a procédé à une intervention consistant en une dénervation du carpe, associée à une styloïdectomie radiale. Il a fait état d'une incapacité de travail entière depuis le 25 novembre 1997. Le 13 juillet 1998, l'assurée a présenté une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Après avoir recueilli divers avis médicaux, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève a mis en oeuvre un stage d'observation professionnelle qui a eu lieu du 8 octobre au 2 décembre 2001 au Centre d'intégration professionnelle, à Genève (CIP), fonctionnant comme Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (COPAI). Par décision du 4 mars 2002, l'office AI a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité, motif pris que le taux d'invalidité constaté (10 %) était insuffisant pour ouvrir droit à une telle prestation.