Citation: 1B_157/2021 E. 1

Par ordonnance pénale du 16 septembre 2019, le Ministère public de la République et canton de Genève a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant trois ans pour infraction à l'art. 116 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI, RS 142.20). Il lui était reproché d'avoir hébergé à son domicile un ressortissant marocain dépourvu d'autorisation de séjour. Le prévenu a fait opposition à cette ordonnance. Renvoyé devant le Tribunal de police, il a requis de cette instance, le 4 janvier 2021, la désignation d'un avocat d'office. Par ordonnance du 7 janvier 2021, le Tribunal de police a refusé d'ordonner une défense d'office, considérant que la cause ne présentait pas de difficultés particulières en fait ou en droit et que la peine encourue ne dépassait pas quatre mois de privation de liberté ou 120 jours-amende. Par arrêt du 12 février 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________. Celui-ci bénéficiait de l'aide sociale de sorte que la condition de l'indigence était réalisée. Toutefois, la procédure pénale portait sur un cas de peu de gravité: même si l'on tenait compte d'un éventuel risque d'aggravation de la condamnation par le Tribunal de police, le seuil fixé à l'art. 132 al. 3 CPP n'était pas atteint. Le prévenu était en mesure de se défendre seul. Par acte du 23 mars 2021, A.________ forme un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours. Il conclut en substance à l'octroi du défenseur d'office pour la procédure pénale. Il demande également l'assistance judiciaire pour la procédure devant le Tribunal fédéral. Il n'a pas été demandé de réponse au recours.