Citation: 5A_763/2009 21.04.2010 E. 3

La Commission de surveillance a constaté que les sociétés visées par l'ordonnance de séquestre avaient nié leur qualité de tierces débitrices du débiteur poursuivi. Elle a estimé que, dans ces circonstances, l'office chargé d'exécuter l'ordonnance de séquestre devait, sans se préoccuper de ces déclarations, saisir les créances dont le créancier allègue l'existence. Il appartiendrait ensuite à la créancière d'agir afin d'établir que le débiteur est réellement titulaire des droits qu'elle lui attribue, après s'être fait céder la créance conformément à l'art. 131 LP ou se l'être fait adjuger aux enchères publiques. Selon la Commission de surveillance, l'Office n'avait en aucune façon l'obligation d'ouvrir une procédure de revendication.