Citation: 6F_4/2020 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, A.________ requiert exclusivement la " révocation " d'un arrêt entré en force (art. 61 LTF) au motif que les considérants de cet arrêt, rendu dans une procédure à laquelle il n'était pas partie, l'atteindraient dans son innocence présumée. Cette conclusion entre manifestement en conflit avec l'autorité de chose jugée de cet arrêt (art. 61 LTF). La demande ainsi formulée n'est compatible ni avec une demande d'interprétation, ni avec une demande de rectification d'un arrêt du Tribunal fédéral (art. 129 LTF). Le requérant a également souligné ne pas demander la révision (art. 121 ss LTF). Il n'entend, de la sorte, emprunter aucune des voies de droit extraordinaires prévues par la loi, susceptibles d'être potentiellement ouvertes ensuite de l'entrée en force d'un arrêt du Tribunal fédéral. De surcroît, aucune de ces voies de droit ne garantit un examen complet en fait et en droit, raison pour laquelle le Tribunal fédéral, dans ce type de procédure, comme en qualité d'autorité de recours, ne constitue de toute manière pas une " autorité judiciaire " au sens de l'art. 29a Cst. (ANDREAS KLEY, in St. Galler Kommentar, Die schweizerische Bundesverfassung, 3e éd. 2014, nos 16 et 20 ad art. 29a Cst.). Plus généralement, le Tribunal fédéral n'est pas autorité de recours de ses propres décisions. Or, comme cela ressort des principes exposés ci-dessus, le requérant ne peut pas non plus déduire de l'art. 29a Cst. un aménagement spécifique de ces voies de droit, respectivement qu'elles lui soient ouvertes contra legem. Il ne peut, dès lors, rien déduire en sa faveur des art. 29a Cst., respectivement 6 et 13 CEDH, qui n'ont pas une portée plus étendue (cf. ATF 134 V 401 consid. 5.3 p. 403; 130 I 312 consid. 1.1 p. 317; arrêts 5A_510/2018 du 26 septembre 2018 consid. 3.3; 5A_750/2015 du 4 mars 2016 consid. 2; 2C_684/2015 du 24 février 2017 consid. 6.1). La requête, en tant qu'elle tend exclusivement à la révocation est, dès lors, irrecevable.