Citation: 9C_541/2021 E. 5.1

5.1. C'est en vain que la recourante reproche d'abord aux premiers juges d'avoir considéré que le diagnostic de syndrome de Sjögren posé par le docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie (rapport du 13 janvier 2020), ne permettait pas de retenir que la décision administrative du 24 janvier 2014 était insoutenable. Ils ont en effet dûment exposé les raisons pour lesquelles ils ont nié que ce nouveau diagnostic pût constituer un élément susceptible de remettre en cause les conclusions du docteur E.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie (rapport d'expertise du 26 juillet 2012, établi sur mandat de l'assureur perte de gain en cas de maladie), sur lesquelles l'office AI s'était essentiellement fondé pour admettre, en 2014, que les atteintes à la santé présentées par l'assurée n'entraînaient pas d'incapacité de travail et n'étaient donc pas invalidantes. La juridiction cantonale a à cet égard constaté que le docteur E.________ avait retenu, entre autres diagnostics non incapacitants, une fibromyalgie décompensée, dont le diagnostic avait été posé en 1998, et conclu à une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée, dans un délai d'un à deux mois dès l'expertise, nécessaire pour effectuer un bilan complémentaire. Elle a également constaté que le diagnostic de fibromyalgie avait, jusqu'en 2015, été retenu unanimement par l'ensemble du corps médical (cf., notamment, rapports du docteur F.________, spécialiste en médecine interne générale, des 29 octobre 2012 et 15 février 2016, et de la doctoresse G.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation et en rhumatologie, des 12 mai 2015 et 2 février 2016) et que le rapport du docteur D.________ ne contenait aucun argument médical permettant de douter de l'existence d'une fibromyalgie en 2012. De plus, l'instance précédente a considéré que la question de savoir si le syndrome de Sjögren existait déjà en 2012 était sans incidence dans le cas d'espèce. Elle a à ce propos expliqué de manière convaincante que le terme de "syndrome" désigne l'association simultanée de plusieurs symptômes dans un même tableau clinique et que le fait que ces symptômes doivent être rattachés à un syndrome de Sjögren, à une fibromyalgie ou aux deux atteintes, n'était pas déterminant puisque le docteur E.________ avait dûment pris en compte l'ensemble des symptômes dans son appréciation du cas. En ce qu'elle se contente d'affirmer de manière péremptoire que "point n'est [...] besoin d'être médecin pour comprendre que si le diagnostic est erroné, le pronostic l'est également", la recourante ne démontre pas que et en quoi les considérations de la juridiction cantonale seraient arbitraires ou autrement contraires au droit.