Citation: 1C_341/2023 E. A

En date du 6 septembre 2020, A.________ a déposé une "Plainte civile pour discrimination fondée sur le sexe et destruction d'une carrière de professeure universitaire de haut niveau" contre l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (ci-après: EPFL). Engagée en qualité de "professeure assistante tenure track " à l'EPFL [...], elle estimait avoir subi une discrimination fondée sur le sexe en ce que l'EPFL avait diligenté plusieurs enquêtes à son encontre et lui avait attribué une charge de travail excessive. A.a. Peu après son entrée en fonction, A.________ s'était vu confier la supervision d'un programme d'échange d'étudiants en coopération avec le pays U.________, financé par une fondation (ci-après: le programme d'échange). A.b. Pendant l'exécution de son contrat de travail, A.________ avait été impliquée dans plusieurs enquêtes administratives et autres affaires. A.b.a. En 2017, un de ses doctorants avait été transféré dans un autre laboratoire et dirigé vers un autre directeur de thèse; il se plaignait en particulier de ne pas disposer de suffisamment de temps pour travailler sur sa thèse, étant souvent sollicité par A.________ pour d'autres tâches. En 2018, trois scientifiques proches de A.________ avaient porté des allégations de plagiat à l'encontre de ce doctorant, qui avait lui-même déposé un signalement à l'encontre de A.________. Suite à une enquête administrative, l'EPFL était parvenue à la conclusion que les accusations de plagiat étaient infondées et que A.________ avait violé son devoir de fidélité envers son employeuse en ne répondant pas aux sollicitations de la personne chargée de l'enquête et en ayant fait pression sur le doctorant de diverses manières. Suite aux résultats de l'enquête administrative, le Président de l'EPFL avait signifié un avertissement à A.________ le 18 novembre 2019 et avait renoncé à ouvrir une enquête disciplinaire. A.b.b. En 2018, une ancienne post-doctorante de A.________ avait déposé une plainte en lien avec une annonce d'invention. L'enquête administrative qui s'en était suivie n'avait pas permis d'établir clairement des manquements de la part de A.________. La personne chargée de l'enquête avait toutefois relevé le peu de coopération de A.________, qui n'avait pas pu être entendue. Après avoir mandaté un agent de brevet, le Président de l'EPFL avait reconnu la qualité de co-inventrice à la post-doctorante. A.b.c. Entre 2018 et 2019, trois autres enquêtes informelles, auxquelles A.________ était partie, avaient été ouvertes. Elles avaient toutes été closes d'un commun accord ou classées. A.c. Alors que son contrat avait été reconduit [...], A.________ avait, en avril 2020, informé le Président de l'EPFL qu'elle n'entendait pas poursuivre sa carrière auprès de cette institution et qu'elle renonçait par conséquent à soumettre son dossier de candidature à la nomination de professeure associée.