Citation: 6B_769/2019 E. 5.2.1

5.2.1. La cour cantonale a considéré que l'expertise graphologique privée du 19 février 2018 du Dr E.________, qui avait conclu à l'authenticité des signatures litigieuses, pouvait faire l'objet de mesures d'instruction complémentaires, raison pour laquelle elle a ordonné une nouvelle expertise portant sur l'authenticité des signatures et des factures litigieuses, également confiée au Dr E.________. Elle a constaté que, s'agissant de ce rapport d'expertise établi le 4 février 2019, les résultats de la recherche de foulages effectuée sur les factures litigieuses indiquaient que celles-ci avaient toutes été signées au même moment et qu'aucun trait sous-jacent ou sillon, ni aucune trace d'altération du papier qui aurait été l'indice d'un traçage préalable dans le but de produire une imitation indirecte de la signature au nom de C.________, n'avaient été observés. L'expert avait par ailleurs relevé des concordances entre les signatures indiciaires d'une part et les spécimens de référence d'autre part, tant au niveau de l'aspect général que des caractéristiques graphiques particulières (jugement entrepris consid. 6.1 p. 37). Selon les conclusions de ce rapport, les analyses effectuées soutenaient très fortement la proposition selon laquelle la signature au nom de C.________ figurant sur les huit factures contestées était de la main de C.________, plutôt que de la main d'une tierce personne. L'expert avait en outre indiqué ne pas avoir observé de différence entre l'écartement de la typographie au début des signatures indiciaires et référentielles sur la base de toutes les pièces remises (jugement entrepris consid. 2.4 p. 23). La cour cantonale a considéré que la réquisition de la recourante tendant à la mise en oeuvre d'un complément d'expertise devait être rejetée dans la mesure où, contrairement à ce que soutenait celle-ci, les conclusions de l'expertise du 4 février 2019 étaient parfaitement claires, où le rapport répondait à toutes les questions posées, y compris à celles formulées par la recourante elle-même dans son courrier du 20 décembre 2018, et où l'exactitude des conclusions formulées par un expert reconnu et mandaté dans un premier temps par la partie plaignante elle-même ne saurait être remise en cause, dès lors qu'elle n'avait décelé aucun défaut évident et reconnaissable sans connaissances spécifiques du domaine (jugement entrepris consid. 3.3 p. 27).