Citation: 4C.58/2003 08.07.2003 E. 4

La recourante soutient qu'il y aurait lieu d'imputer en faveur de la caution la différence existant entre, d'une part, le produit de la vente des autres immeubles de B.________ après déduction des dettes hypothécaires, ce qui représente 104 674 fr., et, d'autre part, la somme de 61'266 fr. créditée le 8 mai 1997 sur le compte garanti par le cautionnement. Selon les faits constatés par l'autorité cantonale, il apparaît que les prétentions de la banque à l'endroit de B.________ ne concernent pas seulement le compte N° ... relatif au prêt pour le remboursement duquel la demanderesse s'est engagée, mais également un second crédit de 131'990 fr., garanti par une hypothèque en premier rang, qui a été consenti au même débiteur à une date indéterminée. Les premiers juges ont retenu en fait qu'une cession de 110'000 fr. avait été octroyée à l'intimée par B.________ et que cette somme avait pu servir au remboursement de n'importe quelle dette de l'intéressé. En effet, la caution ne bénéficiait d'aucun droit préférentiel à teneur des conditions de l'acte de crédit, en ce sens que les sommes versées par le débiteur principal pouvaient être affectées au remboursement d'autres créances que celles issues de la relation de compte courant. On ne discerne pas quel principe de droit fédéral aurait pu être enfreint à ce propos. L'acte de recours ne renferme d'ailleurs aucune démonstration sur ce point, si bien qu'il n'est pas nécessaire d'entrer davantage en matière sur la critique (art. 55 al. 1 let. c OJ).