Citation: I 8/06 21.02.2007 E. 10

On retiendra, sur la base de tous ces éléments, qu'entre le 9 février 1998 et le 8 mars 2001, l'assuré n'a subi aucune aggravation de son état de santé justifiant une augmentation de son degré d'invalidité. En revanche, une modification de l'état de santé somatique de l'assuré est établie à partir de décembre 2004, laquelle semble entraîner une diminution de sa capacité résiduelle de travail. Il se justifie dès lors de transmettre, et non de renvoyer comme l'indique à tort l'administration dans son recours, la cause à l'OAI afin qu'il puisse se prononcer sur le degré d'invalidité de l'assuré à partir de mars 2001 par le biais d'une nouvelle décision. On soulignera à cet égard que l'invalidité est une notion économique et non médicale, que les critères médico-théoriques ne sont pas déterminants, mais bien les répercussions de l'atteinte à la santé sur la capacité de gain (cf. par analogie, RAMA 1991 no U 130 p. 272 consid. 3b; voir aussi ATF 114 V 314 consid. 3c); qu'ainsi le taux d'invalidité ne se confond pas nécessairement avec le taux d'incapacité fonctionnelle déterminé par le médecin, et que ce sont les conséquences économiques objectives de l'incapacité fonctionnelle qu'il importe d'évaluer (ATF 110 V 275 consid. 4a). Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: