Citation: 6B_912/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant ne consacre pas de développement à son grief de violation de son droit d'être entendu en tant qu'il se plaint de ce que la cour cantonale aurait insuffisamment motivé le refus de la mesure d'instruction requise. Son grief ne répond ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et il est irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a exposé pour quels motifs elle rejetait la requête en cause et le recourant a compris la motivation cantonale dans la mesure où il la conteste (ci-après). Le recourant soutient que la décision de la cour cantonale procéderait d'une appréciation anticipée "allant bien au-delà" de ce qui serait admissible. Le moyen sollicité aurait permis de démontrer la réalité de ses explications, selon lesquelles il vivait constamment en promiscuité avec 2 à 4 autres personnes dans l'appartement, dans lequel il ne disposait pas d'un espace personnel et encore moins d'une table de nuit. La mesure requise aurait ainsi apporté une lumière critique sur le rapport de police puisqu'au regard des circonstances, la carte SIM et les téléphones portables saisis lors de la perquisition ne pouvaient pas d'emblée être attribués au recourant comme l'avait fait la police. Par son argumentation, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire. En particulier, il n'expose pas en quoi il était manifestement insoutenable de déduire du fait que plus d'une année s'était écoulée depuis la réalisation de la perquisition, que l'aménagement de l'appartement ou ses occupants avaient pu changer, ce qui rendait la mesure inutile. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale pouvait, conformément à l'art. 139 al. 2 CPP et aux principes jurisprudentiels qui en découlent, apprécier de manière anticipée la pertinence du moyen de preuve. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale de lui avoir arbitrairement attribué les objets saisis lors de la perquisition, le grief se confond avec ses critiques sur l'appréciation des preuves (cf. infra, consid. 2.2.1).