Citation: 9C_362/2024 E. 9.2.2

9.2.2. Cela étant, les recourants ne sauraient être suivis lorsqu'ils allèguent que les éléments dont ils demandent la prise en compte seraient nécessaires pour "replacer la raison individuelle dans la situation la plus comparable possible à une société de capitaux afin de ne pas tomber dans l'application arbitraire des règles d'évaluation", ce qui nécessiterait selon eux de "retraiter lourdement les comptes de la raison individuelle". On rappellera en effet que la Cour de justice n'a pas validé l'utilisation par analogie de la "méthode des praticiens" pour procéder à l'estimation des titres d'une société nouvellement créée, qui aurait repris l'activité d'une raison individuelle, mais uniquement afin - comme le relèvent du reste les recourants - d'estimer la valeur vénale de la raison individuelle. L'intimée fait donc valoir à bon droit que la valorisation de l'exploitation de la raison individuelle doit être effectuée "pour elle-même" et qu'il n'est pas question, en l'occurrence, d'estimer la valeur des actions de la société de capitaux E.________ SA. Dans cette mesure, il ne s'agit donc pas de comparer raisonnablement les états financiers de la raison individuelle avec ceux d'une société de capitaux.