Citation: 9C_380/2024 E. 5.1

5.1. S'agissant de la déductibilité des provisions pour risque, la Cour de justice a considéré qu'entre 2013 et 2017, le recourant avait déployé une activité indépendante de courtage qui relevait d'un comportement déloyal envers son employeur. Cependant, les éléments apportés par le contribuable visant à établir l'existence d'un risque concret et imminent de devoir s'acquitter des prétentions que son ancien employeur aurait pu faire valoir à son encontre étaient insuffisants; il ne rendait en effet pas vraisemblable que B.________ SA aurait eu connaissance de ses agissements durant la période litigieuse et les articles de presse le mentionnant défavorablement n'avaient été publiés qu'en 2020, soit bien après cette période. Le recourant n'établissait pas que son ancien employeur s'était depuis lors manifesté auprès de lui pour lui demander des explications, pas plus qu'il ne démontrait qu'une action judiciaire ou une poursuite auraient été engagées à son endroit. À cela s'ajoutait que le recourant avait bouclé les comptes relatifs à son activité indépendante relatifs aux exercices 2012 à 2017 le 10 avril 2019. Or à cette date, le risque imminent ou quasiment certain d'être amené, pendant les périodes fiscales visées, à devoir indemniser son employeur ne s'était pas réalisé. En outre, un courriel récemment adressé à l'entreprise du recourant sollicitant d'un partenaire commercial des éclaircissements sur des rumeurs le concernant n'était pas de nature à faire naître, avec effet rétroactif, un risque dont l'imminence de la réalisation n'existait alors pas.