Citation: 4P.308/2004 07.02.2005 E. 3

Selon la recourante, il est arbitraire de constater une réelle et commune intention d'elle-même et de B.________ ayant eu pour objet la conclusion du bail de sous-location. Sa requête du 14 août 2002, où elle indiquait qu'à sa connaissance et d'après les bulletins de versement destinés au paiement du loyer, le locataire principal était B.________, est interprétée de façon subjective et le sens des mots utilisés par elle est perverti. Sur la base de ce document, la Chambre d'appel a constaté que la recourante a elle-même déclaré qu'à sa connaissance, B.________ était le locataire principal et que son nom figurait sur les bulletins de versement; elle a aussi pris en considération que c'est seulement à l'audience du 9 décembre 2002 que la recourante a fait état de pourparlers avec C.________. Les déclarations de la recourante, telles que reproduites dans l'acte de recours adressé au Tribunal fédéral, autorisent sans aucun doute à retenir qu'elle considérait B.________ comme le locataire principal et qu'elle utilisait des bulletins de versement à son nom. Il n'est pas arbitraire d'en déduire qu'elle le considérait aussi comme le sous-bailleur, d'autant plus que c'est seulement après, devant la commission de conciliation, qu'elle a fait mention des pourparlers avec C.________. La sous-location peut d'ailleurs avoir été d'abord convenue avec cette dernière; contrairement à l'opinion de la recourante, cela n'exclut pas que B.________ ait ensuite approuvé et repris ce marché à son propre compte. La Chambre d'appel peut donc sans arbitraire constater la volonté concordante des parties sur la base de leur comportement subséquent. La Chambre d'appel n'a pas déterminé l'auteur des signatures présentes sur les trois déclarations de résiliation. Cette circonstance ne parvient pas à justifier le grief d'arbitraire car on ne discerne pas en quoi cette recherche pourrait élucider la réelle et commune intention des parties avant la résiliation.