Citation: 5A_436/2024 E. 1

B.i. Par déterminations du 25 janvier 2024, la DGEJ a conclu au rejet du recours du père au motif qu'une modification de la prise en charge de l'enfant sans attendre les conclusions de l'expertise était prématurée. B.j. Lors d'une audience tenue le 12 mars 2024 devant l'autorité cantonale, les parties ont conclu une convention, prévoyant notamment que les parents acceptaient un complément d'expertise afin d'évaluer le lien père-fils, que le père exercerait son droit de visite par l'intermédiaire de Point Rencontre deux fois par mois pour une durée de deux heures à l'intérieur des locaux et que la mère s'engageait à amener l'enfant aux visites surveillées au sein de cette structure. Les parents se sont également accordés sur le fait d'entreprendre au plus vite une thérapie familiale auprès de F.________ et le père s'est engagé à entreprendre un suivi thérapeutique personnel le plus rapidement possible. Par prononcé du même jour, l'autorité cantonale a notamment ratifié la convention pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles, dit que le père exercerait un droit de visite surveillé selon les modalités convenues, en fonction du calendrier d'ouverture et conformément aux règlement et principes de fonctionnement de Point Rencontre, ordonné un complément d'expertise confié à E.________, Unité Familles et Mineurs, et suspendu les procédures de recours jusqu'à nouvel avis. B.k. Par courrier du 7 mai 2024, l'experte a indiqué que la mère n'avait pas amené l'enfant à l'entretien expertal père-fils, alors que le père s'y était rendu. B.l. Par courrier du 4 juin 2024, G.________ a indiqué que, malgré la lettre qui lui avait été envoyée le 20 mai 2024, la mère ne s'était pas présentée à la visite du 1er juin 2024, ni aux deux visites précédemment fixées et que, en l'absence de la régularité requise, le Point Rencontre cessait de planifier les visites par son intermédiaire. B.m. Le 12 juin 2024, la Juge déléguée de la Chambre des curatelles a informé les parties de la reprise des procédures de recours. B.n. Par arrêt du 24 juin 2024, la Chambre des curatelles a réformé l'ordonnance du 27 octobre 2023 en ce sens que l'enquête en retrait du droit de déterminer le lieu de résidence et en fixation des relations personnelles et du droit de garde concernant C.________ était poursuivie, que le droit des parents de déterminer le lieu de résidence de l'enfant était retiré en application de l'art. 310 CC, qu'un mandat provisoire de placement et de garde de l'enfant était confié à la DGEJ, celle-ci étant invitée à solliciter le concours de la force publique pour l'exécution forcée s'ils en étaient requis par la direction précitée, et dit que cette dernière exercerait les tâches de placer le mineur dans un lieu propice à ses intérêts, de veiller à ce que sa garde soit assumée convenablement dans le cadre de son placement, de veiller au rétablissement d'un lien progressif et durable avec sa mère et son père, ainsi qu'avec ses grands-parents maternels - si ceux-ci le souhaitaient - en prévoyant pour chacun d'eux un droit de visite adapté, et d'emmener l'enfant aux rendez-vous dans le cadre du complément d'expertise ordonné. L'ordonnance de première instance a encore été réformée en ce sens que la DGEJ était invitée à remettre à l'autorité de protection un rapport sur son activité et sur l'évolution de la situation du mineur concerné dans un délai de cinq mois dès la notification de l'ordonnance (IV). L'autorité cantonale a en outre statué sur la question des frais judiciaires, de l'assistance judiciaire et des dépens (V à IX) et a dit que l'arrêt était exécutoire (X). B.o. Il ressort d'un courrier du 23 juillet 2024 de la DGEJ, ORPM Lausanne, que le placement de C.________ a été exécuté le jour de la reddition de l'arrêt cantonal.