Citation: 1C_296/2016 E. C

Après avoir vainement tenté d'entrer en contact avec A.________ pour lui proposer une remise en état des fresques murales, C.________ et B.________ ont signalé aux autorités que la cage d'escalier abritant leurs oeuvres faisait l'objet de travaux non autorisés. Après avoir constaté que l'escalier hélicoïdal avait été démoli sur deux niveaux, de même qu'un palier intermédiaire, le préfet a ordonné l'arrêt immédiat des travaux par décision du 4 juillet 2014. Le 9 juillet 2014, en présence du propriétaire, de représentants de la commune et du Service cantonal des biens culturels (ci-après: SBC), le préfet a procédé à l'inspection des lieux. A cette occasion, ce dernier a indiqué que les fresques ne devaient faire l'objet d'aucune intervention jusqu'à ce que le SBC lui remette un rapport les concernant. En dépit de la décision du 4 juillet 2014, A.________ a poursuivi les travaux dans la cage d'escalier; ce faisant, il a notamment endommagé les fresques murales, une partie de celles-ci ayant été poncée et une autre enduite d'un badigeon. Le 14 juillet 2014, le préfet a ordonné à la police cantonale d'apposer sans délai des scellés sur toutes les portes menant à la cage d'escalier, sous réserve de l'accès aux toilettes de l'établissement public sis au rez-de-chaussée de l'immeuble. Les décisions des 4 et 14 juillet 2014 ont été confirmées sur recours par le Tribunal cantonal dans son arrêt - définitif et exécutoire - du 5 août 2014.