Citation: 8C_192/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche au tribunal cantonal de s'être rallié à l'appréciation du docteur E.________, sur laquelle l'intimée s'est fondée pour mettre un terme à ses prestations au 31 mars 2006. La cour cantonale aurait "balayé d'un revers de la main" les griefs du recourant contestant la valeur probante de l'expertise de ce spécialiste. À ce titre, le recourant se plaint que l'intimée n'ait pas mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire. Il blâme l'expert de ne pas avoir énuméré dans son rapport l'ensemble des avis médicaux versés au dossier et d'avoir dressé une anamnèse succincte et incomplète faisant fi des circonstances de l'accident du 31 mars 2005. Le docteur E.________ n'aurait notamment pas discuté les avis de médecins traitants ayant mentionné l'absence de céphalées avant l'accident, ou ayant admis le lien de causalité entre le traumatisme crânio-cérébral consécutif à cet accident et les séquelles apparues des années plus tard. En outre, en dépit de la requête du recourant en ce sens, l'expert n'aurait pas fait procéder à un examen des radiographies et des imageries par résonance magnétique (IRM) par un radiologue spécialisé en colonne vertébrale. Enfin, l'expert se serait exprimé de manière dépréciative à l'égard du mandataire du recourant dans son rapport complémentaire du 8 janvier 2020.