Citation: 5A_192/2024 E. 8.2

8.2. Le premier juge a retenu que la nature et l'issue du litige commandait de répartir les frais judiciaires par moitié entre les parties. Bien que la cour cantonale ait réformé la décision de première instance sur la question de la contribution d'entretien allouée au recourant, elle a estimé que dite modification ne commandait pas de revoir la répartition des frais judiciaires effectuée par le premier juge, compte tenu de la nature du litige et du fait qu'aucune des parties n'obtenait entièrement gain de cause. Cette motivation n'est pas sujette à critique dans la mesure où le recourant admet lui-même avoir succombé sur plusieurs autres points en première instance, à savoir notamment l'attribution de la garde exclusive des enfants en sa faveur, la jouissance exclusive du domicile conjugal, le montant de la contribution d'entretien qu'il réclamait pour lui-même et les enfants ainsi que la condamnation de l'intimée à assumer l'intégralité des frais de procédure, de sorte que c'est sans arbitraire que la cour cantonale a considéré que la réforme de la décision de première instance sur un seul point ne commandait pas de s'écarter de la répartition des frais judiciaires par moitié opérée par le premier juge. S'agissant des frais judiciaires arrêtés en appel, il n'était pas non plus arbitraire de les répartir par moitié dans la mesure où le recourant a été suivi sur ses conclusions en appel uniquement en tant que la contribution d'entretien allouée en sa faveur a été augmentée mais qu'il a succombé pour le reste. Bien que la cour cantonale affirme à tort avoir statué en équité en application de l'art. 107 al. 1 let. c CPC, la répartition par moitié des frais judiciaires de première et deuxième instance suit en réalité l'issue du litige vu les conclusions respectives des parties (art. 106 al. 2 CPC). Or une telle répartition des frais judiciaires n'appelle pas une motivation particulière (cf. arrêt 5A_357/2019 du 27 août 2021 consid. 8.2 et les références). Le grief de violation du droit d'être entendu pour défaut de motivation soulevé par le recourant est donc infondé. Le recourant reproche encore à la Chambre civile de ne pas avoir en équité mis l'ensemble des frais judiciaires à charge de l'intimée pour tenir compte de leurs situations financières respectives. L'argumentation du recourant se heurte toutefois au fait qu'il admet lui-même avoir renoncé en cours de procédure à ses conclusions visant au versement d'une provisio ad litem par l'intimée, ce qui rend son grief de violation des art. 159 al. 2 et 163 CC sans objet et qu'il ne soutient à aucun moment avoir sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure cantonale et se l'être vue refuser à tort. Eu égard à ces circonstances, on ne discerne pas d'arbitraire dans le choix de la Chambre civile de ne pas tenir compte des capacités financières respectives des parties pour répartir les frais judiciaires et de privilégier en définitive une répartition suivant le sort de la cause. Il suit de là que, pour autant que recevables (cf. supra consid. 2.1) les griefs de violation des art. 106 al. 2 et 107 CPC doivent être écartés. Le grief de violation de l'art. 12 Cst. est quant à lui irrecevable, le recourant se contentant de soutenir en une ligne que "le résultat produit par l'arrêt entrepris" le priverait de son droit au maintien de son minimum vital, sans expliquer en quoi il serait invocable dans le présent contexte.