Citation: 4A_588/2017 E. 4.3.5

4.3.5. Concernant le témoignage de T1.________, la cour cantonale n'a pas ignoré le lien de parenté étroit qui l'unissait au défendeur D.________, mais a relevé sans arbitraire que le domicile d'une personne est un fait de nature à être prouvé par ses proches. Le témoignage du frère du défendeur est en outre corroboré pour l'essentiel par T2.________, ami des défendeurs. Par ailleurs, leurs témoignages ne sont pas remis en cause par celui des différentes personnes vivant ou fréquentant la station de M.________ (CH). Le frère du défendeur a indiqué qu'il ne tenait pas de journal de bord mais estimait à six mois par an, voire plus, la présence des défendeurs aux Pays-Bas, précisant qu'ils avaient des meubles, vêtements et livres dans sa propriété où il les logeait. Le fait qu'ils n'aient pas souscrit d'assurance pour ces biens et qu'ils aient aussi des effets personnels à M.________ (CH) n'est pas déterminant. Le demandeur tente vainement d'extrapoler des témoignages recueillis que la majorité des effets personnels des défendeurs devait se trouver à M.________ (CH) puisqu'ils disposaient ici d'un espace privatif à eux, contrairement à Z.________ aux Pays-Bas. En outre, contrairement à ce qu'insinue le demandeur, la cohabitation de deux frères et de leurs partenaires dans le même logement sans entrée distincte et la gratuité de cet hébergement ne sont pas propres à jeter le discrédit sur les deux témoignages. La cohabitation est d'autant moins pénible qu'un logement est grand, ce qui est le cas en l'occurrence; de surcroît, rien n'indique que les défendeurs y passaient six mois d'affilée. T1.________ a en outre relevé, sans susciter de critiques du demandeur, que l'hébergement des deux défendeurs ne lui occasionnait pratiquement aucuns frais supplémentaires, étant précisé que les frais de nourriture étaient partagés autant que possible.