Citation: 9C_823/2008 11.05.2009 E. 6

6.1 Le juge des assurances doit apprécier la légalité de la décision sur opposition litigieuse d'après l'état de fait existant au moment où celle-ci a été rendue (ATF 129 V 1 consid. 1.2 p. 4 et les arrêts cités; arrêt I 172/04 du 3 janvier 2005 consid. 5.2). Il s'ensuit que les avis des docteurs A.________ et B.________, qui se rapportent à une situation postérieure à la décision du 15 novembre 2006, ne doivent pas être pris en considération dans le cadre du présent litige. 6.2 Dans le cas d'espèce, les juges cantonaux ont établi les faits déterminants sur la base du rapport d'expertise multidisciplinaire du Centre d'expertise médicale du 30 novembre 2004, dont il ressort que la recourante ne présentait plus d'état dépressif et qu'elle pouvait travailler à mi-temps dans une activité adaptée, sans diminution de rendement. Si la recourante entendait s'en prendre à leurs constatations de faits, il lui aurait alors incombé d'exposer les motifs pour lesquelles la juridiction cantonale aurait dû s'écarter des conclusions de l'expertise du COMAI. Or les moyens que la recourante développe ne lui sont d'aucun secours, car elle oppose en définitive son propre avis en alléguant une aggravation de son état de santé et en se prétendant totalement incapable de travailler, au lieu d'exposer en quoi les experts du COMAI auraient failli à leur tâche en ne retenant qu'une incapacité de travail de 50 %. Quant à l'argumentaire qu'elle développe au sujet du caractère invalidant de la fibromyalgie, en se référant au journal de l'Hôpital X.________, il ne saurait conduire la Cour de céans à remettre en cause les principes que la jurisprudence a développés à ce sujet (cf. notamment ATF 132 V 65). 6.3 Par ailleurs, les griefs de la recourante ne laissent pas non plus apparaître une mauvaise application du droit fédéral lors de la fixation du degré de l'invalidité à 59 %, sur la base de la comparaison des revenus de l'office intimé du 9 février 2007. La conclusion subsidiaire qui tend à fixer le degré de l'invalidité à 60 % n'est pas motivée, étant précisé à ce sujet que la notion de taux d'invalidité « raisonnable » est étranger à la LAI. Il s'ensuit que le tribunal des assurances n'a pas violé le droit fédéral en confirmant la réduction de la rente. Le recours est mal fondé.