Citation: H 38/01 17.01.2002 E. 5

5.- a) Les recourants contestent le montant du dommage dont l'intimée entend leur demander réparation. Ils soutiennent que ce point n'a pas été établi à satisfaction et qu'il devra être instruit. b) Devant le Tribunal cantonal des assurances, l'intimée a détaillé l'état de ses prétentions (écriture du 5 mai 2000). Elle a expliqué que la différence entre la créance de 181 809 fr. 90, qu'elle avait produite dans la faillite, et le montant de 162 481 fr. 70, qui a fait l'objet de la décision en réparation du dommage du 12 janvier 1999, était due aux allocations familiales de droit cantonal qui ne sont pas prises en considération dans la procédure prévue par les art. 52 LAVS et 81 al. 1 RAVS. Par ailleurs, C.________ a effectué plusieurs versements, ce qui a conduit l'intimée à réduire ses conclusions à 155 914 fr. 55. Invités à se déterminer sur ce point, les recourants ont répondu que le litige ne portait pas sur le montant du dommage, mais uniquement sur le principe de leur responsabilité, laissant entendre par là que la créance de la caisse n'était pas contestée quant à son montant comme tel (lettre du 25 mai 2000). En outre, ils n'ont pas sollicité l'administration de preuves quant à l'étendue du dommage. En l'état du dossier, la juridiction cantonale n'a donc pas établi les faits pertinents en violation des art. 104 let. b et 105 al. 2 OJ, lorsqu'elle a constaté que le dommage subi par l'intimée consistait en des cotisations sociales restées impayées de 1996 à mars 1998, des frais de gestion, des intérêts moratoires et des frais de poursuite, conformément aux décisions annexées à la demande en réparation, pour une somme totale de 155 914 fr. 55 (consid. 4 du jugement attaqué). Au demeurant, en procédure fédérale, les recourants n'indiquent pas en quoi ce montant serait erroné.