Citation: C 100/04 15.02.2006 E. 3

3.1 Les premiers juges, ainsi que la Caisse d'assurance-chômage SIB et le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel, ont considéré que les allégations de l'assuré relatives à l'exercice d'une activité soumise à cotisation, entre le 1er octobre 2000 et le 27 mars 2001, n'étaient pas suffisamment établies et que les prestations litigieuses avaient donc été allouées à tort. 3.2 Dans une lettre du 8 mai 2001 adressée à la Caisse d'assurance-chômage SIB, M.________ a exposé les circonstances dans lesquelles il avait exercé son activité pour le compte de Y.________ et s'était, par la suite, trouvé au chômage. Le recourant y précisait avoir rencontré en avril 2000 un homme d'affaire représentant un groupe d'investisseurs à l'étranger, qui lui avait proposé de travailler sur un projet de création d'entreprise dans la région neuchâteloise. Dès le mois d'octobre 2000, M.________ avait ainsi, selon ses explications, élaboré un business-plan et effectué divers travaux de recherches en vue de l'implantation de l'entreprise, contre paiement de 2'000 fr. par semaine, payable tous les vendredis. Toujours selon les explications de M.________, ce salaire avait effectivement été payé entre les mois de septembre et décembre 2000. Avant les fêtes de Noël, son contact serait toutefois reparti à l'étranger. Il aurait dû rentrer à la fin du mois de janvier et lui payer son salaire par virement bancaire depuis l'étranger, mais à la mi-mars, M.________ n'avait toujours pas obtenu de nouvelle concrète. Il s'était renseigné et avait constaté que les investisseurs initialement intéressés avaient renoncé au projet. En instance fédérale, le recourant précise que le salaire de 2'000 fr. par semaine lui a été versé régulièrement de septembre à décembre 2000. Par la suite, les paiements ont été plus échelonnés et variables. Le solde encore dû par l'employeur a été versé à la fin du mois de mars 2001. 3.3 Ces allégations, relativement vagues en ce qui concerne le paiement d'un salaire entre les mois de janvier et mars 2001, laissent subsister un certain doute sur la durée et la nature de l'activité lucrative exercée par le recourant, ainsi que sur le montant de la rémunération convenue pour cette activité. Dans le contexte d'une reconsidération d'une décision d'allocation de prestations, il convient néanmoins d'admettre qu'il n'était pas manifestement erroné, de la part de la Caisse de chômage SIB, d'admettre l'exercice d'une activité soumise à cotisation pendant la période litigieuse. En effet, le recourant a produit une attestation de salaire faisant état du paiement de 52 000 fr. pour l'activité exercée du 1er octobre 2000 au 27 mars 2001 dans le cadre d'un projet intitulé «Z.________». Il a également produit un certificat signé W.________,«President CEO» de Y.________, dans lequel celui-ci atteste l'activité exercée par M.________ pour le compte de la société, du 1er octobre 2000 au 27 mars 2001, et le recommande à tout futur employeur. Ces documents ne sont pas dépourvus de toute valeur probante, contrairement à ce que laisse entendre l'intimé, de sorte qu'il n'y a pas lieu de retenir que l'octroi des prestations litigieuses était sans nul doute erroné.