Citation: 2C_444/2023 E. 3

Le litige consiste en l'occurrence à vérifier si c'est à juste titre que la Cour de justice a confirmé la prolongation de trois mois de la détention administrative du recourant en vue de son renvoi de Suisse. L'intéressé ne conteste à juste titre pas qu'il existe, dans son cas, un motif de détention administrative en vue de son renvoi au sens de l'art. 76 LEI. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que le recourant a fait l'objet d'une décision d'expulsion pénale entrée en force et qu'il a été condamné pour brigandage et recel, soit pour des infractions qui représentent des crimes (cf. art. 10 al. 2, 140 et 160 CP; RS 311.0), ce qui constitue un motif de détention en vue du renvoi au sens du droit fédéral (cf. art. 76 al. 1 let. b ch. 1 LEI en lien avec l'art. 75 al. 1 let. h LEI). Il s'ensuit que la détention du recourant se fonde assurément sur un motif valable et il n'est donc pas nécessaire d'examiner si elle pourrait également reposer sur un autre motif prévu à l'art. 76 LEI. Reste en revanche à vérifier si sa prolongation, telle que l'a confirmée la Cour de justice, est, pour sa part, compte tenu des circonstances, conforme au droit, ce que réfute le recourant.