Citation: 1A.152/2001 05.03.2002 E. 1

6.2 Le recourant fait en outre valoir que si tous les autres restaurants de la commune de L'Abbaye sont équipés de séparateurs de graisses, il n'en va pas de même des deux restaurants situés dans la localité voisine du Lieu, pourtant également raccordés à la station d'épuration de N.________. Le SESA a cependant démontré qu'il poursuivait une politique systématique de prévention des atteintes aux eaux en exigeant l'installation de séparateurs dans les cuisines des restaurants, notamment lors de travaux d'agrandissement ou de transformation. On peut donc s'attendre à ce que les deux restaurants mentionnés par le recourant soient soumis à cette exigence, en temps utile, pour autant que leur situation soit comparable à celle de l'établissement litigieux. 6.3 Dans un dernier moyen, le recourant se plaint d'une violation du principe de l'égalité de traitement, dès lors que l'installation d'un séparateur de graisses n'est pas imposée aux propriétaires d'immeubles locatifs d'une certaine importance, qui présentent un risque comparable à celui des établissements publics s'agissant du déversement de déchets graisseux dans les égouts publics. Le recourant ne démontre toutefois pas qu'il existerait, sur le territoire de la commune de L'Abbaye, des immeubles d'habitation dont les eaux usées, à cause de leur teneur en graisses et huiles, contribueraient de manière significative à la surcharge de la station d'épuration de N.________. Il n'y a donc pas lieu d'examiner si les mesures fondées sur l'art. 7 al. 2 let. b LEaux doivent aussi, le cas échéant, être ordonnées pour des immeubles résidentiels d'une certaine importance.