Citation: 8C_267/2023 E. 7.2.2

7.2.2. Pour le reste, la doctoresse B.________ a notamment diagnostiqué un trouble des habitudes et des impulsions lié à une addiction aux jeux vidéos. Elle a en outre relevé un isolement social et des difficultés psychosociales (environnement psychosocial carentiel). On ne saurait donc reprocher aux premiers juges d'avoir procédé eux-mêmes à une appréciation médicale en faisant leurs ces constats de l'experte. En revanche, ils ont agi de la sorte en retenant qu'un état d'angoisse et d'anxiété ne semblait pas compatible avec les traits typiques d'un trouble schizoïde, ce qui ne ressort d'aucune pièce médicale au dossier. Il n'y a toutefois pas lieu de retenir que l'avis du docteur C.________ ferait état d'éléments objectivement vérifiables pertinents ayant été ignorés par la doctoresse B.________, de telle façon à remettre en cause les conclusions de celle-ci (cf. consid. 3.2 supra). Cette experte a exposé en détail les raisons qui l'ont conduite à retenir son diagnostic et à écarter celui du psychiatre traitant. Elle a, en particulier, relevé l'absence de nombreux critères diagnostic du trouble de la personnalité schizoïde, expliquant que les symptômes évoqués par son confrère pouvaient aussi correspondre à d'autres diagnostics, tel celui de trouble de la personnalité évitante. Dans son dernier rapport de septembre 2021, le docteur C.________ a certes maintenu son opinion divergente. Il n'a cependant pas mis en exergue des éléments déterminants qui auraient échappé à l'experte. On ajoutera qu'il n'a pas expliqué comment le recourant, qui souffrirait depuis l'âge de 15 ans du trouble à l'origine de son incapacité de travail, aurait pu dans ces conditions accomplir sans difficultés particulières son service civil durant douze mois. C'est ainsi à juste titre que les juges cantonaux n'ont pas ordonné d'expertise psychiatrique et ont confirmé la décision de l'intimé du 23 mars 2022. Les derniers griefs du recourant tombent ainsi à faux.