Citation: 4D_86/2014 E. B

Le 1er décembre 2008, A.________ SA a conclu avec la commune de X.________ un contrat de maintenance, de conduite et d'entretien des installations de chauffage et de production d'eau chaude de la commune, pour une durée initiale de deux ans. Ce contrat portait notamment sur l'entretien de la chaudière à bois fournie par B.________ AG. La rémunération convenue en faveur de A.________ SA s'élevait à 18'960 fr. hors taxes, soit 20'400 fr.95 taxes comprises; cette rémunération était indexée. Le 7 juillet 2009, la commune de X.________ a averti A.________ SA qu'il était nécessaire de procéder à des travaux de réfection du foyer de la chaudière et de mettre cet appareil en conformité avec les directives de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). A.________ SA a transmis cette demande à B.________ AG le 21 juillet 2009; elle lui a imparti un délai échéant le 1er septembre 2009 pour l'exécution des travaux. Le 12 octobre 2009, la commune de X.________ a mis A.________ SA en demeure d'exécuter les travaux nécessaires avant le 30 octobre 2009; elle a requis une prolongation de la garantie jusqu'au 30 octobre 2010. Le 29 octobre 2009, B.________ AG a accepté d'exécuter les travaux exigés par la Caisse d'assurance mais elle a refusé de prolonger sa garantie parce que la chaudière était déjà en service depuis deux ans. Au sujet de la dégradation du béton réfractaire, elle a indiqué qu'elle allait prendre rendez-vous avec la commune de X.________ afin qu'une solution fût trouvée à la satisfaction de toutes les parties. Les représentants de A.________ SA, de B.________ AG et de la commune de X.________ se sont rencontrés le 9 août 2010. Selon le procès-verbal de cette séance, le responsable du service après-vente de B.________ AG a déclaré que la durée de vie habituelle d'une installation de chauffage du type de celle installée à X.________ atteignait quinze à vingt ans ; il a également admis qu'après trois ans d'utilisation, une usure d'environ 50 mm de la paroi en béton réfractaire présentait un caractère anormal. Les représentants de la commune ont rappelé à A.________ SA que la commune n'avait pas de relations contractuelles avec B.________ AG et que celle-ci était un sous-traitant. Ils ont invité A.________ SA à prendre en charge le coût des travaux de réfection, à exécuter par B.________ AG ou par un autre sous-traitant. Le 13 octobre 2010, par l'entremise de son conseil, la commune de X.________ a informé A.________ SA qu'elle avait instruit directement B.________ AG de procéder aux travaux nécessaires et que ceux-ci seraient exécutés aux frais exclusifs de A.________ SA. Les travaux de réparation du béton réfractaire ont été exécutés les 25 et 29 octobre 2010. Le 2 décembre suivant, B.________ AG a adressé à la commune de Chêne Bougeries une facture de 14'265 fr.55 pour la révision de la chaudière et la remise en état du béton réfractaire. La commune a transmis cette facture à A.________ SA avec sommation de l'acquitter avant le 20 mars 2011. A.________ SA n'ayant pas donné suite, la commune a finalement versé elle-même le montant réclamé. Le 29 avril 2011, la commune a résilié le contrat de maintenance, de conduite et d'entretien des installations de chauffage conclu avec A.________ SA, au motif que celle-ci n'avait pas exécuté ses obligations.