Citation: U 179/03 07.07.2004 E. B

M.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Genève (aujourd'hui, en matière d'accidents: Tribunal cantonal des assurances sociales). L'autorité cantonale confia un mandat d'expertise au docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (décision du 19 novembre 2002). Au terme de ses investigations, celui-ci a conclu que les lombalgies de l'assurée étaient vraisemblablement (indice supérieur à 50 %) en relation avec la chute du 17 décembre 1999. Cet événement avait révélé l'état antérieur (troubles dégénératifs) de l'assurée, tout en jouant le rôle de facteur étranger à l'accident. Il lui paraissait arbitraire de considérer le statu quo sine comme atteint quatre mois après cet événement. De toute manière la preuve de la disparition de la causalité naturelle incombait à l'assureur et n'était pas établie (rapport du 30 décembre 2002). De son côté, La Suisse a déposé un rapport complémentaire du 18 mars 2003 du docteur W.________. Dans l'intervalle, la Mutuelle Valaisanne a confirmé qu'elle prendrait à sa charge les frais médicaux consécutifs à l'accident à partir du 11 avril 2000 (lettre du 7 janvier 2002). Par jugement du 24 juin 2003, le Tribunal administratif a admis le recours, annulé la décision sur opposition du 9 juillet 2001 et condamné La Suisse au versement des indemnités journalières dès le 11 avril 2000.