Citation: 6B_1180/2020 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a condamné le recourant pour escroquerie au préjudice de B.________ (cf. supra let. B.a). En substance, la cour cantonale a estimé qu'il y avait une tromperie, car le recourant avait promis à B.________ qu'il le paierait s'il continuait à travailler pour lui. La promesse était fallacieuse puisqu'il savait que sa société, qui n'avait d'ailleurs aucune existence légale, ne dégageait aucun bénéfice et qu'elle ne tournait que grâce aux prêts consentis par la compagne de son employé, C.________. A la conclusion du contrat, le recourant savait d'emblée qu'il ne pouvait pas s'offrir les services de B.________. La cour cantonale a retenu l'astuce dès lors que la tromperie portait sur la volonté d'exécuter un contrat et qu'on ne pouvait ainsi pas exiger de la dupe une vérification de la capacité et de la volonté d'exécuter du cocontractant. L'astuce a également été retenue, car le recourant avait exploité le lien de confiance et de subordination, voire la gêne de son employé. Celui-ci était un ouvrier non qualifié, relativement âgé et qui ne parvenait plus à s'insérer sur le marché du travail; il était reconnaissant envers le recourant de lui avoir trouvé un emploi, ce qui était aisément reconnaissable pour celui-ci. La cour cantonale a, en outre, retenu que le dommage était avéré. Le recourant s'était enrichi grâce au travail de son employé. L'enrichissement reposant sur un mensonge, il était illicite.