Citation: 12T_1/2018 E. 4.1

4.1. En premier lieu, le TAF se prévaut du caractère complexe du dossier et du fait que celui-ci s'inscrit dans le cadre du changement de jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux. Il est vrai que cette affaire nécessitait une analyse minutieuse des divers avis médicaux figurant au dossier, mais son niveau de difficulté paraît plus ou moins similaire à celui d'autres cas de troubles somatoformes douloureux dont le TAF a été saisi au cours des trois dernières années (cf. par exemple arrêt C-174/2016 du 30 avril 2018). Le degré de complexité de la cause ne saurait dès lors justifier le retard important pris dans le traitement du recours déposé le 3 mars 2015. A titre de comparaison, on notera que le Tribunal fédéral a admis un retard inadmissible à statuer dans une affaire où un tribunal cantonal a laissé s'écouler 25 mois entre la fin de l'échange d'écritures et le dépôt du recours pour déni de justice dans une affaire sans difficultés excessives en matière d'assurance-accidents (arrêt 8C_176/2011 du 20 avril 2011). Il n'y a ici aucune raison d'apprécier différemment le caractère raisonnable de la durée de la procédure.