Citation: 9C_477/2018 E. A

A.a. A la fin de l'année 2001, A.________ a quitté son emploi de conseiller en personnel pour des raisons de santé. Il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, datée du 21 décembre 2002, qui a été rejetée par l'Office AI du canton de Berne (ci-après: l'office AI; décision du 27 février 2003, confirmée sur opposition le 20 juin suivant). En bref, l'administration a considéré que l'incapacité de travail était due uniquement à la toxicomanie de l'assuré, soit une atteinte à la santé dépourvue de caractère invalidant. Statuant le 2 juillet 2004 sur le recours formé par A.________ contre la décision sur opposition, le Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, l'a admis. Il a annulé la décision litigieuse et renvoyé la cause à l'office AI pour instruction complémentaire sur le plan médical et nouvelle décision. A.b. En exécution du jugement cantonal, l'office AI a soumis l'assuré à une expertise psychiatrique auprès du docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 6 mars 2006). En se fondant sur les conclusions de celui-ci, il a enjoint l'assuré de se soumettre à un sevrage stationnaire en institution pendant six mois au moins et de suivre un traitement psychothérapeutique (correspondance du 29 mars 2006). Après que A.________ a requis le remplacement de la mesure par la poursuite d'un traitement ambulatoire débuté en décembre 2015 (courrier du 10 mai 2006), l'administration l'a invité à se soumettre à un sevrage et au traitement consécutif, en lui rappelant les conséquences d'une violation de l'obligation de diminuer le dommage (courrier du 16 août 2006). A la suite du déménagement de l'assuré au Tessin en 2006, l'office AI a recueilli des renseignements auprès des nouveaux médecins traitants. Il a également diligenté une expertise pluridisciplinaire, qui a eu lieu au Centre d'observation médicale (COMAI) de Bâle (rapport d'expertise et complément des 1er novembre 2011 et 14 mai 2012). En se fondant sur les conclusions de celle-ci, il a rejeté la demande de prestations, motif pris de l'absence d'atteinte psychiatrique ayant valeur de maladie (décision du 21 juin 2012). A.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, qui, par jugement du 7 octobre 2013, a admis le recours, annulé la décision litigieuse,et renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction et nouvelle décision. Selon le Tribunal administratif, l'examen des différents rapports médicaux versés au dossier ne permettait pas d'apprécier de façon globale (somatique et psychique) la situation actualisée du recourant ainsi que les répercussions éventuelles sur la capacité de travail pendant toute la période considérée.