Citation: 6B_164/2019 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 59 ch. 1 al. 3 aCP (dans sa version en vigueur jusqu'au 30 septembre 2002), le droit d'ordonner la confiscation de valeurs se prescrivait par cinq ans, à moins que la poursuite de l'infraction en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci était alors applicable. Lors de la révision entrée en vigueur le 1er octobre 2002 (RO 2002 2986), le délai de cinq ans a été porté à sept ans. La règle du délai plus long a été maintenue. Ces principes ont été repris, sans modification, à l'art. 70 CP régissant la confiscation après le 1er janvier 2007 (RO 2006 3459; arrêt 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 9.3). A teneur de l'art. 70 al. 3 CP, le droit d'ordonner la confiscation de valeurs se prescrit par sept ans, à moins que la poursuite de l'infraction en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci est alors applicable. Cette disposition s'applique aussi au prononcé d'une créance compensatrice (ATF 141 IV 305 consid. 1.4 p. 309 et la référence citée). L'infraction d'escroquerie se prescrit par quinze ans (art. 97 al. 1 let. b CP). En l'espèce, le recourant ne conteste pas que la durée du délai de prescription de la créance compensatrice fondée sur l'escroquerie commise par B.________ au détriment de C.________ soit, comme l'a retenu la cour cantonale, de quinze ans. Il critique en revanche le point de départ du délai sur lequel s'est fondé l'autorité précédente.