Citation: 4A_37/2007 12.07.2007 E. 5

Il est ensuite reproché à la cour cantonale d'avoir enfreint l'interdiction de l'arbitraire, en ayant estimé que la recourante n'a pas prouvé que le comportement de l'intimée lui permettait de conclure, de bonne foi, à l'assurance du maintien d'une zone non bâtie en amont du chalet acheté. La recourante se réfère au plan de situation provisoire, annexé à l'acte authentique de vente, et soutient qu'il s'agit d'une preuve importante. De son point de vue, l'existence de cette annexe suffit à prouver l'existence de la promesse des constructeurs. 5.1 S'agissant de l'appréciation des preuves et des constatations de fait, il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir. L'autorité tombe dans l'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a). Le grief tiré de l'appréciation arbitraire des preuves ne peut être pris en considération que si son admission est de nature à modifier le sort du litige, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il vise une constatation de fait n'ayant aucune incidence sur l'application du droit (ATF 129 I 8 consid. 2.1 et les arrêts cités). Il appartient au recourant d'établir la réalisation de ces conditions en tentant de démontrer, par une argumentation précise, que la décision incriminée est insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 185 consid. 1.6; 122 I 70 consid. 1c). 5.2 La cour cantonale a, dans son appréciation, retenu que la présentation et la signature d'un plan de situation provisoire ne permettaient pas de conclure que l'étendue, l'état ou même l'existence de cette petite parcelle - qui y était indiquée - resteraient inchangés. Elle a même souligné qu'au contraire, il paraissait évident que cette parcelle, sise dans une zone en plein développement immobilier, adjacente à un terrain non bâti de modeste dimension, finirait par être construite. La recourante ne démontre pas en quoi l'appréciation faite par la cour cantonale du plan de situation provisoire serait arbitraire. En particulier, elle ne prétend pas que la cour se serait manifestement trompée sur son sens et sa portée ou qu'elle en aurait tiré des constatations insoutenables. Au demeurant, il n'est pas insoutenable d'avoir considéré que l'existence de ce plan ne pouvait être interprétée comme étant une garantie de maintien d'une zone non bâtie en amont du chalet, ce d'autant plus qu'il ressort de la déposition de la notaire qui a instrumenté l'acte de vente que le plan de situation n'avait qu'une valeur indicative, ce qui n'a pas été contesté par la recourante. Le grief ne peut donc qu'être rejeté, si tant est qu'il soit recevable. 5.3 Le même résultat s'impose s'agissant de la partie du grief se rapportant au talus de soutènement. La recourante prétend que l'autorité cantonale est tombée dans l'arbitraire en ayant estimé que la question du talus était un problème de droit administratif et non pas de droit civil. La recourante y voit aussi « une violation d'une appréciation claire de faits puisque la prétention de Mme X.________ doit être dirigée contre le fauteur de troubles », au sens de l'art. 41 CO. Dans son grief, qui manque rigoureusement de précision, la recourante n'invoque pas une violation du droit fédéral, mais se contente de faire état d'arbitraire et de « violation d'une appréciation claire des faits », sans autre explication. Il est constant qu'à travers une telle argumentation, la recourante échoue à établir que les juges cantonaux ont, sur le point critiqué, fait preuve d'arbitraire. Au demeurant, à défaut de tout acte illicite - il n'a pas été établi que le comportement de la société intimée était dolosif -, l'art. 41 CO, auquel se réfère la recourante, ne trouve pas application.