Citation: I 452/00 28.03.2001 E. 1

qu'en procédure fédérale, seul est litigieux le droit de la recourante à une rente de l'assurance-invalidité; qu'en l'espèce, il s'agit de déterminer si c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que les conditions d'octroi d'une telle prestation n'étaient pas remplies; qu'à ces fins il convient d'examiner en premier lieu si l'état de santé de la recourante s'est détérioré entre le 5 décembre 1997 (date de la première décision de l'assurance-invalidité) et le 3 décembre 1999 (date de la décision administrative litigieuse) dans une mesure ouvrant droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI), au sens de l'art. 87 al. 3 et 4 RAI; qu'à la lecture des avis médicaux susmentionnés, il n'apparaît nullement que tel fût le cas; qu'à titre préalable, il y a lieu de retenir que même si l'OAI n'a formellement confié l'expertise qu'au docteur G.________, l'avis du docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a également valeur d'expertise, dès lors qu'il a été requis par le docteur G.________ et que le rapport de ce médecin incorpore les conclusions de son confrère; qu'une comparaison des rapports des docteurs L.________, du 20 mai 1997 et M.________, du 19 septembre 1997, d'une part et ceux des experts F.________ et G.________, des 17 et 26 mars 1999, d'autre part, fait ressortir que les diagnostics posés antérieurement et postérieurement à la décision du 5 décembre 1997 se recoupent pour l'essentiel, sous réserve de l'apparition d'une fibromyalgie; qu'en particulier les docteurs L.________ et M.________ ont retenu, notamment, l'existence de troubles fonctionnels du rachis accompagnant une épicondylite liée à plusieurs dysfonctions articulaires, en fixant à 100 % la capacité de travail de la recourante; que, deux ans plus tard, après avoir constaté l'existence d'une fibromyalgie, de lombalgies, de cervicales, d'impingement de l'épaule droite et de coxa profunda bilatérale, le docteur G.________ a fixé l'incapacité de la recourante à 30 % dans son activité de masseuse dans un institut, depuis le début de l'année 1996; que selon cet expert, le degré de l'incapacité de travail de la recourante ne s'est pas modifié de 1996 à 1999; que par ailleurs, le docteur F.________ n'a fait état d'aucune affection psychiatrique et exclu l'existence d'un trouble somatoforme douloureux, dans la mesure où un diagnostic de fibromyalgie était retenu par son confrère G.________; que, quelle que soit l'hypothèse envisagée (baisse de la capacité de travail de la recourante de 100 % à 70 %, durant la période litigieuse - en prenant comme base les rapports des docteurs L.________ et M.________ - ou maintien de sa capacité de travail à 70 % de 1996 à 1999, selon le rapport du docteur G.________), l'état de santé de la recourante ne s'est pas détérioré, durant la période litigieuse, dans une mesure ouvrant droit à une rente d'invalidité; que, dans ce contexte, le rapport du 6 juillet 1998 du médecin traitant, le docteur P.________, fixant la capacité de travail de sa patiente à 50 à 60 %, en raison de fibromyalgie, n'est d'aucun secours à la recourante; qu'en effet, il convient d'accorder plus de poids aux conclusions de l'expertise du docteur G.________ - remplissant toutes les conditions requises par la jurisprudence (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) - qu'à l'opinion du médecin traitant (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références; RJJ 1995, p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2); qu'en ce qui concerne la prétendue contradiction dont le rapport du docteur G.________ serait entaché, il y a lieu de renvoyer au jugement entrepris (consid. 3c in fine); que, par ailleurs, le rapport du docteur V.________, spécialiste en maladies rhumatismales et médecine manuelle, faisant état, pour la première fois le 7 décembre 1999, d'un trouble somatoforme douloureux et d'une incapacité de travail de 50 %, n'est pas pertinent, dès lors qu'il est en contradiction avec l'expertise du docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, à laquelle il convient d'attacher entière valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références);