Citation: I 591/01 17.07.2002 E. 1

A cet égard, l'intimé soutient qu'il ne dispose pas des capacités physiques et intellectuelles requises pour entreprendre et mener à chef les mesures de réadaptation que le recourant entend mettre en oeuvre. Il incombera toutefois à l'administration de l'AI d'en décider, au terme de l'examen auquel elle doit procéder d'office et préliminairement. A cette fin, elle peut recourir à des institutions spécialisées, à l'instar d'un COPAI, ce qu'elle avait du reste jadis envisagé dans un rapport du 15 décembre 1999. Dans le cas d'espèce, un tel stage apparaît approprié, car à l'issue de celui-ci le recourant pourra en principe dire, en connaissance de cause, si l'intimé est ou non susceptible d'être réintégré dans le circuit économique. 4.3 La conclusion principale du recours est donc bien fondée, ce qui entraîne l'admission du recours et le renvoi de la cause à l'office recourant afin qu'il puisse examiner en premier lieu, comme il l'appelle maintenant de ses voeux, la question de la prise en charge de mesures d'ordre professionnel. Ce n'est que lorsque ce point aura été élucidé qu'il sera possible, dans une phase ultérieure, d'aborder la question du taux d'invalidité de l'intimé et, le cas échéant, de son droit éventuel à la rente. A ce stade, pareil examen est en effet prématuré.