Citation: 8C_42/2023 E. 5.1

5.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a tout d'abord considéré que rien ne s'opposait à ce que la Commission sociale subordonne la couverture du budget social du couple A.________ et B.________ à la condition que ces derniers diminuent leurs frais de logement, lesquels étaient incontestablement supérieurs aux normes sociales admises. Elle a en particulier constaté que si le recourant avait certes subi un accident en tombant dans les escaliers en août 2021, rien n'indiquait qu'un déménagement menacerait directement ou indirectement son état de santé. En effet, les recourants pouvaient bénéficier d'une aide au déménagement pour le transport des meubles, d'une part. D'autre part, s'il y avait lieu d'admettre que le recourant fût confronté à d'importants problèmes de mobilité, il apparaissait que l'appartement en duplex dans lequel les recourants souhaitaient continuer à vivre était certainement moins bien adapté qu'un appartement au loyer plus modeste mais de plain-pied. Quant aux problèmes psychiques du recourant, rien ne laissait entendre que ceux-ci étaient un obstacle à un changement de lieu de vie. S'agissant de la santé de D.________, atteinte d'un trouble du spectre de l'autisme (TSA), la cour cantonale a jugé qu'un nouveau lieu de vie n'apparaissait pas non plus strictement incompatible avec son atteinte. Les mesures d'accompagnement nécessaires à sa scolarisation seraient maintenues, même si un déménagement devait impliquer un changement de cercle scolaire. La cour cantonale a en outre estimé que même un loyer réduit de 2'100 fr., conformément à l'allégation des recourants d'un arrangement trouvé avec leur bailleresse, excédait encore nettement le montant de 1'750 fr. correspondant aux normes applicables, la différence devant plutôt être affectée à la couverture d'autres besoins fondamentaux. La cour cantonale a enfin rejeté l'argument des recourants selon lequel, au vu de leur situation obérée, leur dossier ne pourrait plus être accepté par un nouveau bailleur. Elle a considéré qu'en acceptant les conditions d'emblée fixées par la Commission sociale, qui s'apprêtait au départ à couvrir leur budget social et qui leur avait du reste fourni une aide matérielle, les recourants auraient également pu bénéficier d'une aide pour trouver un logement subventionné, pour le paiement du loyer duquel une caution sociale aurait été fournie. Ce n'était que si une démarche accompagnée par le service social s'avérait infructueuse pour des raisons indépendantes de la volonté des recourants que la solution préconisée par ces derniers aurait pu être acceptée, à savoir la prise en charge d'un loyer supérieur aux standards minimums mais réduit dans les limites de l'acceptable.