Citation: 1P.465/2005 30.08.2005 E. 2

La détention préventive est une restriction de la liberté personnelle garantie par les art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH. Elle n'est admissible que dans la mesure où elle repose sur une base légale, répond à un intérêt public et respecte le principe de la proportionnalité (art. 31 al. 1 et 36 al. 1 à 3 Cst.; ATF 124 I 203 consid. 2b p. 204 s.; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). S'agissant d'une restriction grave à la liberté personnelle, le Tribunal fédéral examine librement ces questions, sous réserve toutefois de l'appréciation des preuves, revue sous l'angle de l'arbitraire (ATF 123 I 268 consid. 2d p. 271). 2.1 Dans le canton du Valais, la détention préventive est régie par l'art. 72 du Code de procédure pénale du 22 février 1962 [CPP/VS; RS 312.0]. Aux termes de l'alinéa premier de cette disposition, la détention préventive peut être ordonnée lorsque le prévenu est fortement soupçonné d'un crime ou d'un délit et que, compte tenu des circonstances, il est sérieusement à craindre qu'il ne se dérobe à la procédure ou à la sanction attendue en prenant la fuite (let. a), qu'il ne compromette la procédure en influençant des personnes, en brouillant des pistes ou en perturbant des preuves (let. b) ou qu'il ne commette de nouvelles infractions graves (let. c). 2.2 En l'espèce, l'existence de la base légale n'est pas contestée et la recourante renonce expressément à soumettre au Tribunal fédéral la question des soupçons de culpabilité. Seules demeurent litigieuses les questions du risque de fuite, lié à l'intérêt public, et de la proportionnalité.