Citation: 4P.24/2006 04.05.2006 E. 3.2

3.2.1 Selon l'art. 299a al. 3 CPC/FR, la production de nouveaux moyens d'attaque et de défense et la modification de la demande ou de la reconvention sont admises en appel dans les limites fixées par l'art. 130 CPC/FR pour les nouveaux moyens et par l'art. 131 CPC/FR pour la modification des conclusions. A teneur de l'art. 130 al. 2 CPC/FR, les allégations de fait et les moyens de preuve peuvent encore être complétés jusqu'au début de l'administration des preuves. Ils ne peuvent l'être subséquemment que si la production n'en était pas possible auparavant, si le retard est excusable ou si des faits nouveaux ressortent des preuves administrées d'office par le juge. 3.2.2 En procédure civile fribourgeoise, la production à titre de moyen de preuve de la déclaration écrite d'une personne sur des faits dont elle pouvait témoigner est inadmissible (cf. Michel Esseiva/Christophe Maillard, Code de procédure civile fribourgeois annoté, 2001, note de pied ad art. 218 CPC/FR, p. 199). C'est donc sans arbitraire que l'autorité cantonale a refusé de tenir compte de l'écriture de B.________ du 19 septembre 2005. S'agissant du complètement des moyens de preuve par l'audition en appel du prénommé à propos des absences non compensées de l'intimé, il a été établi que la recourante connaissait ce fait à prouver, puisqu'elle en avait fait explicitement état dans la lettre du 15 juillet 2003 qu'elle avait adressée au demandeur. Mais comme cette circonstance ne constitue qu'un des quatre motifs sur lesquels la défenderesse a fondé sa lettre de licenciement, le refus d'auditionner en seconde instance sur cette allégation B.________, employé au service de la recourante dont la crédibilité pouvait d'ailleurs être sujette à caution, ne rend pas l'arrêt critiqué arbitraire dans son résultat, quand bien même la motivation de la Cour d'appel pour refuser ce témoignage pourrait l'être.