Citation: H 217/06 30.08.2007 E. 3

3.1 En l'espèce, les juges de première instance ont constaté - de manière à lier la Cour de céans - que le résultat net de l'activité lucrative avait présenté un solde négatif en 2001 (- 2'969 fr.), 2003 (- 8'192 fr.) et 2004 (- 19'564 fr.) et qu'il avait été peu important en 2002 (4'446 fr.). En revanche, les revenus de la fortune s'étaient élevés à 37'766 fr. en 2001, 22'660 fr. en 2002, 125'930 fr. en 2003 et 5'287 fr. en 2004. Enfin, la fortune du recourant était considérable puisqu'elle dépassait les 3 millions en 2001 et 2 millions en 2002, pour atteindre plus de 6 millions en 2003 et 2004. 3.2 Sur la base de ces éléments de fait, les premiers juges ont estimé que le recourant ne pouvait être qualifié de travailleur indépendant pour les années 2001 à 2004, mais qu'il devait cotiser durant cette période comme une personne sans activité lucrative tenue de payer des cotisations à ce titre. Il n'y a pas lieu de s'écarter du point de vue des premiers juges. C'est en effet à juste titre qu'ils ont considéré que le recourant n'avait pas allégué ni prouvé, sur la base de données économiques concrètes, l'existence d'une véritable activité lucrative indépendante. Les documents versés au dossier par le recourant en cours de procédure, à savoir des attestations d'engagement en qualité de conseiller en informatique pour les années 2004 et 2005, une copie d'un mandat effectué en 2005 ainsi qu'une pièce indiquant qu'il est membre du comité de X.________, n'étaient à cet égard pas suffisants pour démontrer l'existence d'une réelle activité lucrative indépendante. Comme l'ont souligné les premiers juges, les revenus nets obtenus par le recourant durant la période 2001-2004 ont été soit négatifs soit d'un faible montant. On précisera, en complétant à cet égard l'état de fait, que cette situation n'était pas nouvelle, puisque les revenus réalisés antérieurement à cette période étaient déjà notablement faibles, le recourant n'ayant présenté en tout et pour tout depuis 1992 qu'à deux reprises un résultat positif, à savoir lors des périodes fiscales 1994-1995 et 2002. Pris isolément, ces revenus ne suffisaient de toute manière pas à mener une existence objectivement décente. Au regard des revenus de la fortune et du développement de celle-ci, force est au contraire d'admettre que l'existence économique du recourant reposait sur une source autre que le revenu de l'activité lucrative. L'absence de succès financier durable dans l'activité d'informaticien et l'état de la fortune du recourant justifiaient par conséquent de conclure à l'absence d'intention lucrative de la part de celui-ci, partant de but lucratif, et de l'assujettir en qualité de personne sans activité lucrative.