Citation: 1B_173/2022 E. 2.1

2.1. Il convient dès lors d'examiner si c'est à juste titre que la Chambre pénale des recours a nié l'existence d'un préjudice irréparable. En substance, la Chambre pénale des recours a retenu que les décisions portant sur le refus de traduire des procès-verbaux d'auditions, respectivement de changer la langue de la procédure, n'étaient en principe pas susceptibles de causer un préjudice irréparable (arrêt 1B_204/2021 du 16 juillet 2021 consid. 2 et la réf. citée; JEREMY BACHARACH, le recours contre les décisions du tribunal relatives à la marche de la procédure, in PJA 2018 p. 480 ss, 491). Elle a en particulier constaté que le recourant était assisté par un mandataire d'office depuis le début de la procédure, puis par un avocat privé, et qu'il ne prétendait pas que ces mandataires avaient été empêchés, respectivement ne seraient pas en mesure, de défendre efficacement ses intérêts. L'instance précédente a relevé que, au vu du nombre de procédures introduites par le recourant, notamment devant elle puis devant le Tribunal fédéral, il n'apparaissait pas que la traduction ( recte : l'absence de traduction écrite) de ces pièces avait empêché le recourant de défendre ses droits jusqu'à ce jour (CPR 2018/67, CPR 2019/35, CPR 2019/65 et arrêt 1B_90/2020 du Tribunal fédéral, CPR 2020/9, CPR 2020/28, CPR 2020/89 et arrêt 1B_77/2021, CPR 2021/26 et arrêt 1B_249/2021, CPR 2021/99). Enfin, l'instance précédente a ajouté qu'il était téméraire de la part du recourant de prétendre, à ce stade de la procédure soit devant la Juge pénale, qu'il était temps qu'il comprenne enfin ce qui lui était reproché et de solliciter notamment la traduction de procès-verbaux datant de 2018.