Citation: 1P.458/2003 29.08.2003 E. 1

Le recours de droit public est formé en temps utile contre un arrêt rendu en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ). Le recourant, personnellement touché par l'arrêt attaqué qui refuse notamment sa mise en liberté provisoire, a qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. Par exception à la nature cassatoire du recours de droit public, les conclusions tendant à la mise en liberté immédiate, le cas échéant sous conditions, sont recevables (ATF 124 I 327 consid. 4b/aa p. 333). L'arrêt attaqué ne statue cependant pas seulement sur la demande de mise en liberté, mais aussi sur la demande de l'inculpé tendant à un complément d'expertise. Sur ce point, l'arrêt attaqué est incident puisqu'il se rapporte à l'administration des preuves (ATF 123 I 325 consid. 3b p. 327; 122 I 39 consid. 1a/aa p. 41; 120 Ia 369 consid. 1b p. 372, 120 III 143 consid. 1a p. 144 et les arrêts cités), et ne cause pas, selon la jurisprudence constante, de dommage irréparable au recourant (cf. art. 87 al. 3 OJ; ATF 122 I 37 consid. 1a/aa p. 42; 117 Ia 247 consid. 3 p. 249, 396 consid. 1 p. 398, 115 Ia 311 consid. 2c). Celui-ci peut toutefois, dans son recours relatif à la détention, faire valoir que le refus d'ordonner un complément d'expertise viole son droit d'être entendu.