Citation: 8C_758/2023 E. 5

La recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir établi les faits de façon incomplète ou erronée. Selon elle, ils auraient ignoré ses allégations et les éléments ressortant des rapports médicaux indiquant que les douleurs auraient été déclenchées par la chute, mais se seraient surtout révélées à la suite de tentatives de reprise d'activités sportives. Contrairement à ce qu'allègue la recourante, les premiers juges (de même que la médecin d'arrondissement de l'intimée) ont bien retenu qu'elle invoquait une perte de mobilité immédiate avec une amplification des douleurs, lesquelles l'avaient amenée à consulter pour la première fois le 14 septembre 2022 (cf. arrêt attaqué, p. 4 s.). Après avoir rappelé la controverse médicale et la jurisprudence du Tribunal fédéral en la matière, ils ont cependant aussi relevé que plusieurs éléments, dont les rapports médicaux des deux premiers médecins consultés (à savoir le rapport du 14 septembre 2022 mentionnant une "douleur épaule apparue à distance de la chute et se péjorant progressivement" et celui du 29 septembre 2022 faisant bien état d'une "apparition progressive de douleurs"), donnaient à penser que les douleurs à l'épaule droite n'étaient apparues que progressivement. Mal fondé, le grief doit être rejeté.