Citation: 6B_369/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient que les déclarations des intimées ne reposeraient sur aucune attestation psychologique. En bref, il af firme que le trouble de stress post-traumatique et la symptomatologie ne sauraient être dus uniquement à son comportement, dans la mesure où les intimées avaient été abandonnées par leur père étant très jeunes. Il émet par ailleurs des doutes sur l'existence de la tentative de suicide de l'intimée 3. Selon lui, elles vivraient toutes deux une vie normale. Il ne ressort pas de l'arrêt cantonal, sans que le recourant ne dénonce un déni de justice formel sur ce point (art. 106 al. 2 LTF), que le recourant aurait critiqué, en appel, la quotité des montants alloués aux intimées à titre de tort moral, se contentant de conclure au rejet de leurs conclusions civiles, respectivement au rejet de l'appel joint de l'intimée 2. Il est par conséquent douteux que son grief soit recevable, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF). En tout état, par ses développements, le recourant s'attache à relativiser la gravité du traumatisme subi par les intimées, dont les manifestations et les conséquences ressortent notamment de l'expertise de victimologie, soit pour l'essentiel un trouble de stress post-traumatique chronique de gravité moyenne, engendrant, notamment, chez l'intimée 3, des cauchemars traumatiques, des angoisses, une altération de sa propre image, une hyper vigilance et des conduites d'évitement et, chez l'intimée 2, des souvenirs intrusifs plusieurs fois par semaine avec reviviscence des scènes traumatiques, une détresse intense, de fréquents blocages sexuels et une méfiance généralisée envers les hommes, étant précisé que les experts n'ont pas su déceler d'autres événements que les accusations susceptibles de provoquer les troubles constatés. Il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que l'expertise précitée aurait fait l'objet d'une quelconque contestation du recourant durant la procédure cantonale. Le recourant se contente ainsi d'offrir sa propre appréciation des faits et des moyens de preuve dans une démarche appellatoire, partant, irrecevable. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que la cour cantonale a violé les art. 47 et 49 CO en estimant que les souffrances des intimées avaient été suffisamment importantes pour justifier une indemnité à titre de réparation morale. Au regard de l'ensemble des circonstances, le montant de 10'000 fr. fixé par la cour cantonale sur appel joint de l'intimée 2 ne consacre pas un abus du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu. Il en va de même s'agissant du montant de 15'000 fr. alloué par le tribunal correctionnel et confirmé par la cour cantonale concernant l'intimée 3. Le grief, dans la mesure où il est recevable, se révèle infondé.