Citation: 6B_943/2022 E. 1

Par jugement du 20 novembre 2019, le Tribunal de police de l'Est vaudois a condamné A.________ pour conduite d'un véhicule en état d'ébriété et conduite d'un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction d'usage du permis à 60 jours-amende à 30 fr. le jour, ainsi qu'à une amende de 300 francs. L'état de fait retenait que, entre U.________ et V.________, puis de V.________ à U.________, puis encore à U.________, entre le 6 et le 7 février 2018, A.________, qui avait consommé de nombreuses boissons alcooliques dans la soirée et dans la nuit, avait conduit sa voiture, alors qu'il faisait l'objet d'une décision de retrait de permis jusqu'en octobre 2018. En se fondant sur les témoignages de B.________ et de C.________, ainsi que sur les premières déclarations de A.________, le Tribunal de police a retenu que c'était ce dernier qui était au volant. A.________ a fait appel de sa condamnation le 23 décembre 2019, en produisant des messages WhatsApp échangés entre la dénommée D.________ et lui, datés du 9 décembre 2019, et entre C.________ et lui, non datés et traduits. Le ministère public a déposé un appel joint, en concluant à ce que A.________ soit condamné à une peine privative de liberté de 120 jours. A.________ a retiré son appel au cours de l'audience de la Cour d'appel pénale du 19 mai 2020, de sorte que l'appel joint du ministère public est devenu caduc. Par décision du 23 juin 2020, le Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud a retiré son permis de conduire à A.________, pour une durée indéterminée mais au minimum pour cinq ans.