Citation: 1C_48/2021 E. 7.2

7.2. Les recourants se plaignent ensuite encore de l'absence d'étude s'agissant de l'implantation des éoliennes dans un site karstique. La visite sur site avec un spécialiste de l'Institut suisse de spéléologie et karstologie (ci-après: ISSKA) pour tenir compte des phénomènes karstiques pendant la phase de préparation du chantier serait insuffisante. Comme l'a souligné la cour cantonale, le RIE ne se contente pas de cette vérification. En effet, il identifie les objets karstiques tels que dolines et lapiaz et précise que la région d'implantation présente des zones de glissements et de dolines d'un degré de danger moyen; aucune éolienne ne se trouve cependant dans une zone de danger ni dans l'une des dolines marquées sur la carte géologique du Système d'information du territoire neuchâtelois (SITN) ou constatées sur le terrain (cf. RIE, ch. 5.11, fig. 36, p. 61). La visite d'un bureau de géologie et d'un géotechnicien a permis de juger de la compatibilité du projet avec le sol. Certaines éoliennes ont d'ailleurs été déplacées ou des emplacements prévus abandonnés (RIE, ch. 5.11, p. 62). La visite d'un spécialiste de l'ISSKA en cours de chantier n'est prévue que pour renforcer ces premières constatations et l'on n'y voit rien de critiquable. En outre, la portance de la roche sera encore vérifiée à chaque emplacement à l'aide de forages carottés et destructifs et les éoliennes déplacées au besoin. Il est d'ailleurs erroné d'affirmer qu'un tel déplacement imposerait le cas échéant une modification du PAC: celui-ci prévoit en effet des périmètres d'implantation au sein desquels doivent prendre place les mâts, sans toutefois en définir le positionnement exact (cf. art. 6 du règlement du PAC). Les mesures prévues apparaissent ainsi suffisantes.