Citation: 1B_538/2017 E. 5.2

5.2. La cour cantonale s'est référée à un rapport du 13 juin 2017 établi par l'hôpital de Prangins, à l'audition du Chef de la Division médiation de la Police cantonale du 7 septembre 2017, ainsi qu'aux déclarations faites par les multiples personnes ayant déposé - et cas échéant retiré - plainte contre lui. Il en ressort notamment que le recourant présente un potentiel de violence concret, en dépit du peu d'antécédents ayant donné lieu à condamnation, 34 interventions à son encontre ayant occupé la police, dont la plupart au cours des deux années écoulées. Ces éléments du dossier font également état des nombreuses menaces ainsi que du fait que, vu l'interpellation du 31 août 2017 au domicile de son père, le recourant est particulièrement susceptible de les mettre à exécution. De son côté, le recourant fait totalement abstraction des multiples plaintes d'actes de violence dont il a fait l'objet ou des 34 interventions policières précitées. Il laisse entendre qu'il n'a pas menacé ni attaqué son père et affirme que sa famille ne le craint pas. Ainsi qu'on l'a vu, ces allégations sont en contradiction avec les déclarations des intéressés. A cela s'ajoutent les éléments tirés du rapport établi par l'hôpital de Prangins le 13 juin 2017, en particulier le fait que le recourant se montre indifférent aux normes, aux règles et aux contraintes, qu'il fait preuve d'une faible tolérance à la frustration et d'une difficulté à tirer un enseignement des expériences ou des sanctions subies. Dans ces circonstances, il y a lieu de confirmer que le recourant, enclin à mettre ses menaces à l'égard de son père ou d'autres personnes à exécution, présente un risque concret de récidive d'actes de violence à l'encontre d'autrui.