Citation: 8C_862/2014 E. 3.3.3

3.3.3. En l'occurrence, le fait que le docteur D._________ n'a pas mentionné expressément un status post capsulite rétractile dans les diagnostics retenus n'est pas déterminant. En effet, comme l'ont relevé les premiers juges, l'expert ne l'a pas méconnu, dans la mesure où il en a fait mention dans la partie du rapport relative à l'anamnèse actuelle de l'assurée. Pour le surplus, on ne voit pas que le diagnostic invoqué par la recourante entraînerait une incapacité de travail ou des limitations fonctionnelles plus importantes que celles relevées par le docteur D._________. Au demeurant, si le docteur C._________ a effectivement posé ce diagnostic dans son rapport médical du 21 février 2012, il n'en fait toutefois plus mention dans son rapport du 22 mai suivant. Par ailleurs, lorsque le docteur D._________ indique qu'un horaire de travail complet devrait pouvoir être fourni "quitte à l'entrecouper de périodes de repos", il n'atteste pas la nécessité d'aménager des pauses inhabituellement longues ou fréquentes. C'est pourquoi on ne peut en déduire une baisse de rendement de nature à mettre en cause les considérations de la cour cantonale, selon lesquelles une possible diminution de rendement ne serait pas suffisante pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité. Enfin, les avis médicaux divergents invoqués par l'intéressée ne permettent pas de mettre en doute l'appréciation de l'expert. En effet, dans la mesure où l'intimée a considéré que l'assurée ne présentait plus d'incapacité de travail en se fondant sur une expertise établie en avril 2012, les rapports médicaux portant sur la situation antérieure - sur lesquels se fonde la recourante - ne sont pas déterminants. S'agissant des pièces médicales postérieures, il est vrai que le docteur C._________ a attesté une incapacité de travail de 50 %, plus une diminution de rendement (rapport du 22 mai 2012), et que le docteur G._________ a attesté quant à lui une incapacité de travail de 60 %, plus une diminution de rendement (rapport du 5 février 2014, rectifié le 16 octobre 2014). Toutefois, ces indications figurent dans de brèves réponses, sommairement motivées, à des questionnaires envoyés par l'OAI. En outre, les médecins C._________ et G._________ ne font pas état d'éléments objectifs qui n'aient été pris en compte par le docteur D._________. Les critiques soulevées par la recourante ne permettent donc pas de douter du bien-fondé du rapport d'expertise du docteur D._________ et, à l'instar des premiers juges, on ne voit pas de motif de s'en écarter.