Citation: I 12/04 14.04.2005 E. 4

4.1 En l'espèce, les premiers juges ont considéré que le recourant présentait une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité adaptée à son état de santé correspondant à un revenu d'invalide réalisable en 2002 de 37'067 fr. 70. Comparant ce revenu au gain sans invalidité que l'intéressé aurait réalisé en 2002, à savoir 40'100 fr., ils ont constaté que celui-ci encourait une perte de gain de 3'032 fr. 30 équivalant à un degré d'invalidité de 7,5 %, lequel était insuffisant pour justifier la rente entière qui lui avait été allouée à partir du 1er janvier 1994. Constatant que ni l'état de santé de l'intéressé, ni sa situation économique ne s'étaient modifiés depuis lors, ils ont confirmé la suppression du droit à la rente de l'assuré, au motif que l'octroi initial de celui-ci était sans nul doute erroné. 4.2 Contestant ce point de vue, le recourant fait également valoir que son état de santé ne s'est pas modifié depuis la décision initiale d'octroi de rente. Il en déduit par contre que les conclusions du docteur C.________ ne constituent qu'une appréciation différente de sa capacité de travail par un nouvel expert, laquelle n'est pas de nature à fonder une reconsidération de cette décision; pour ce faire, il eût fallu que celle-ci fût objectivement mal fondée, ce qui n'était pas le cas eu égard aux conclusions de l'expertise du docteur E.________. Contestant par ailleurs, le degré d'invalidité calculé par les premiers juges, le recourant leur fait grief de n'avoir entrepris aucune investigation médicale en vue de déterminer si les troubles d'alcoolisme dont il souffre, constituent une affection invalidante au sens de l'assurance-invalidité. S'agissant de la comparaison des revenus, il se prévaut d'un triple abattement du revenu d'invalide au titre de limitations physiques et psychiques, ainsi que de réduction du taux d'activité. Enfin, il conteste la valeur probante du rapport d'expertise du docteur C.________. En outre, il fait valoir un grief de prévention à l'encontre de celui-ci, motif pris qu'il dénigre l'expertise du docteur E.________, qu'il fait état d'une volonté affirmée du recourant de majorer ses symptômes et qu'il n'a pas systématiquement recouru à un interprète en dépit du fait que celui-ci maîtrise mal la langue française. Dès lors, il réclame la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise.