Citation: 9C_522/2021 E. 4.2

4.2. A l'inverse de ce que soutient la recourante, le délai (relatif) d'un an de l'art. 25 al. 2 LPGA ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où la caisse de compensation aurait dû connaître les faits fondant l'obligation de restituer, en faisant preuve de l'attention que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle. Admettre que les prétentions de la caisse de compensation puissent commencer à se prescrire avant la découverte des faits nouveaux à l'origine de la reconsidération ou de la révision reviendrait à considérer que des prétentions non encore nées, puisque fondées sur des faits que l'administration n'était pas en mesure de connaître, pourraient se périmer. La caisse de compensation a demandé la restitution des prestations en raison de l'existence de biens à l'étranger. A cet égard, la recourante ne prétend pas que la caisse de compensation intimée disposait avant l'entretien téléphonique du 11 juillet 2018, à tout le moins, d'un faisceau d'indices laissant supposer l'existence de son bien immobilier à l'étranger, de ses avoirs bancaires à l'étranger et de l'activité accessoire de son époux. En procédant à la révision du droit de la recourante à des prestations complémentaires AVS/AI le 6 mai 2019 et en demandant la restitution des prestions perçues indûment le même jour, la caisse de compensation intimée a par conséquent agi dans le délai (relatif) d'une année de l'art. 25 al. 2 LPGA, dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2020. Dans ce contexte, la référence, dont se prévaut la recourante, au salaire erroné de l'époux, qui aurait pu justifier également la restitution des prestations, n'a pas d'influence sur l'issue de la cause. La juridiction cantonale a par conséquent retenu à juste titre que la recourante est tenue de restituer le montant intégral de toutes les prestations de l'assurance touchées indûment du 1er juin 2012 au 31 juillet 2018.