Citation: 4A_462/2023 E. A

A.a. Après avoir effectué, dès le 4 août 2014, des apprentissages successifs au sein de A.________ SA (ci-après: l'employeuse), B.________ (ci-après: l'employé) a été engagé dès le 1er août 2020 à temps plein en qualité d'employé au service clientèle du point de vente d'Aigle de l'employeuse. Selon son contrat de travail du 25 juin 2020, le salaire mensuel brut de l'employé correspondait à 5'500 fr., 13ème salaire en sus. La durée était indéterminée, les semaines de vacances fixées à quatre par année et le délai de congé à un mois durant la première année de travail et deux mois ultérieurement. A.b. Le dernier salaire perçu par l'employé a été celui du mois de novembre 2020. Selon la fiche de salaire du mois en question, il lui restait douze jours de vacances à prendre au 30 novembre 2020. A.c. Le 4 décembre 2020, C.________ a racheté la totalité des actions de l'employeuse, précédemment détenues par D.________. Le jour-même, l'acquéreur prénommé s'est rendu au siège de la société où se trouvait l'employé et d'autres collaborateurs pour annoncer le rachat. A.d. Le dimanche 6 décembre 2020, D.________ a convoqué les employés au magasin à Aigle afin de leur expliquer ce qui s'était passé lors de la vente aux enchères. C.________ a prétendu qu'à la suite de cette séance, "plein de choses" auraient disparu, dont les affaires personnelles, et que les armoires étaient à moitié vides; des ordinateurs auraient été trafiqués et des données de clients auraient été soustraites. A.e. Le lundi 7 décembre 2020, l'employé ne s'est pas présenté à son poste de travail en raison d'une incapacité de travail, attestée par son médecin traitant le 8 décembre 2020, qui a perduré jusqu'au 14 décembre 2020. L'employé soutiendra en procédure avoir averti son employeur de son absence par message du 7 décembre 2020 et avoir transmis son certificat médical à réception; l'employeur de son côté indiquera ne point se rappeler s'il y avait eu des messages au sujet de cette absence, mais que le certificat médical lui était parvenu tardivement. A.f. Par courrier du 10 décembre 2020, l'employeuse a licencié l'employé pour abandon de poste avec effet au 7 décembre 2020. Elle a fait valoir qu'il avait commis une faute grave et détruit irrémédiablement le rapport de confiance.