Citation: 5A_632/2024 E. 4

L'ordonnance attaquée porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (parmi d'autres: ATF 137 III 475 consid. 2 et les arrêts cités); la partie recourante ne peut ainsi dénoncer qu'une violation de ses droits constitutionnels, grief qu'elle est de surcroît tenue de motiver conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2 et la jurisprudence citée). En l'espèce, le recours ne satisfait aucunement aux exigences légales de motivation. Les recourants se bornent à exposer leur propre version de la situation des enfants - qualifiée de " particulièrement inquiétante " par le magistrat précédent -, sans soulever de manière intelligible des griefs de nature constitutionnelle, ni démontrer en quoi les constatations relatives aux risques auxquels ces derniers sont actuellement exposés seraient arbitraires ( cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 et les citations). Au demeurant, les intéressés n'ont manifestement pas compris l'objet de la décision attaquée, qui porte sur une mesure d'instruction ne préjugeant pas l'issue de la procédure au fond; comme l'a relevé le juge cantonal, les faits ayant justifié le placement provisoire des mineurs ainsi que les restrictions à l'exercice des relations personnelles " devront encore être instruits de manière approfondie par l'APEA ". Le reproche de partialité adressé au juge précédent - fondé aussi sur une compréhension erronée de l'ordonnance attaquée - est clairement abusif et repose sur les seules allégations des recourants. Il n'y a dès lors pas lieu d'en débattre plus avant (art. 42 al. 7 LTF).