Citation: 5F_32/2024 E. 4

Il convient d'admettre avec la requérante que l'arrêt entrepris mentionne, de manière erronée, dans la subsomption (consid. 3.3.2) que la Cour de justice avait alloué des montants " supérieurs " à ceux offerts par l'intimé dans son recours au Tribunal fédéral. Cette erreur doit néanmoins être qualifiée d'erreur de plume, tant il est vrai qu'il ressort des consid. 3.1 et 3.2 résumant les positions des parties que ces contributions étaient " inférieures " aux conclusions prises par le mari en instance fédérale. Ainsi, contrairement à ce que soutient la requérante, l'on ne saurait retenir que le Tribunal fédéral a fondé son raisonnement sur un fait erroné. Dût-on considérer que tel aurait été le cas que la requérante ne démontre de toute manière pas que cette erreur serait susceptible de conduire à une solution différente de celle qui a été retenue. En effet, sa considération portant sur la nécessité de se trouver dans une situation particulière dans laquelle le minimum vital du débirentier doit être lésé pour statuer en défaveur de l'enfant n'est soutenue par aucune référence topique. Pareille limitation dans l'application de la maxime d'office ne résulte pas de la jurisprudence, qui retient largement que dite maxime s'applique non seulement en faveur de l'enfant, mais aussi à son détriment, en particulier en faveur du parent débiteur d'entretien (ATF 148 III 270 consid. 6.4; 118 II 93 consid. 1a; arrêts 5A_1031/2019 du 26 juin 2020 consid. 5.1; 5A_841/2018 et 5A_843/2018 du 12 février 2020 consid. 5.2; 5A_745/2014 du 16 mars 2015 consid. 2.3; 5A_169/2012 du 18 juillet 2012 consid. 3.3). Partant, le grief d'arbitraire soulevé par la requérante dans son recours du 26 octobre 2023 aurait également dû être rejeté dans l'hypothèse où, comme mentionné par inadvertance dans l'arrêt entrepris, la Cour de justice avait effectivement alloué des montants supérieurs à ceux offerts par l'intimé devant le Tribunal fédéral.