Citation: 4A_600/2016 E. 3.7.1

3.7.1. Dans un dernier moyen, auquel il attribue un caractère subsidiaire, le recourant s'en prend à la sanction disciplinaire qui lui a été infligée. Se référant aux griefs formulés dans le corps principal de son mémoire au sujet des éléments constitutifs des infractions retenues à sa charge, l'intéressé reproche, en premier lieu, aux arbitres de ne pas avoir pris en compte, comme ils auraient dû le faire, la participation active de l'intimée aux manquements fustigés par elle, consistant notamment dans le fait d'avoir accepté de lui verser le montant litigieux en toute connaissance de cause, de n'avoir pas remis en question cette attribution lors de la séance tenue ultérieurement par sa Commission des finances et d'avoir admis l'extension du plan de prévoyance requise par lui. Le recourant focalise ensuite son attention sur l'interdiction qui lui a été faite de prendre part à toute activité liée au football pour une durée de 4 ans. Faisant fond sur trois dispositions tirées du droit privé suisse - l'art. 27 CC ainsi que l'art. 163 CO en liaison avec l'art. 4 CC - et sur la jurisprudence en la matière, en particulier l'arrêt Matuzalem (ATF 138 III 322), il soutient que cette sanction est excessivement sévère et, partant, arbitraire à un double titre: premièrement, du fait que, en raison de son manque de précision, elle abandonnerait le sort de la personne punie au bon vouloir de l'auteur de la punition, en ce qu'elle permettrait, par exemple, à l'intimée, vu sa position dominante dans le monde du football, de lui interdire une activité de consultant pour une marque de vêtements sportifs, voire une activité bénévole en lien avec le football, sans parler d'une simple activité de loisir footballistique en tant que joueur du dimanche ou spectateur, ce qui constituerait une atteinte injustifiable à sa personnalité, en plus du caractère infamant et vexatoire d'une telle sanction infligée à l'un des grands serviteurs de ce sport; secondement, la durée de l'interdiction prononcée serait excessive et disproportionnée au regard de l'âge du recourant (61 ans), lequel, ayant consacré sa vie entière au football, ne pourra pas se reclasser, lui qui, de notoriété publique, a d'ores et déjà dû renoncer à ses fonctions de président de l'UEFA.