Citation: 6B_330/2019 E. 1.2.1

1.2.1. Reconnu coupable de meurtre et de brigandage, le recourant a initialement été condamné à une peine privative de liberté de huit ans, laquelle a été, en appel, ramenée à sept ans et suspendue au profit d'un placement applicable aux jeunes adultes (art. 61 CP). Il ressort de la décision de levée de la mesure que le tribunal de première instance avait renoncé à prononcer un placement au sens de l'art. 61 CP, notamment en raison du manque de motivation du recourant et du fait qu'il était peu accessible au traitement psychothérapeutique. Le Tribunal cantonal a, quant à lui, ordonné la mesure car le recourant avait manifesté par la suite sa volonté de suivre un traitement dans une institution pour jeunes adultes. Les experts avaient préconisé cette mesure " autant dans un objectif sécuritaire que pour permettre à l'intéressé d'évoluer, peut-être, vers une réinsertion sociale et professionnelle, dans un milieu cadrant et initialement fermé " (décision du TAPEM du 20 juin 2017 consid. 3 p. 5 s.). Saisie de la demande de constat de l'illicéité de la détention, le TAPEM a notamment fait mention du rapport d'évaluation psycho-criminologique du 12 juillet 2017, selon lequel le risque de passage à l'acte violent était élevé si le recourant venait à être prochainement transféré en milieu ouvert et si des autorisations de sorties lui étaient octroyées. Sur cette base, il s'est dit convaincu que la peine devait être subie dans un établissement garantissant un niveau de sécurité élevé. Outre l'intérêt sécuritaire de la mesure de placement, le TAPEM a relevé l'indication du recourant - dans un courrier adressé le 4 avril 2017 à cette autorité - que la mesure prévue à l'art. 61 CP " ne sert strictement à rien que ce soit en prison ou bien dans [s]on futur " (décision du TAPEM du 15 mai 2018 consid. 2.2 p. 11 s. et p. 13).