Citation: 8C_373/2024 E. 7.1

7.1. En l'espèce, il est constant que l'intimé n'a, certes, pas donné suite à l'assignation qui lui avait été envoyée par courrier électronique dans les trois jours qui lui avaient été impartis à cet effet. Il n'a pas vérifié le contenu du dossier "indésirables" dans sa boîte de réception, ce qui constitue effectivement une négligence. Les premiers juges ont toutefois considéré que cette erreur, aussitôt reconnue par l'intimé, ne traduisait aucune volonté de sa part de se soustraire à la mesure en question, à laquelle il avait d'ailleurs finalement participé. En l'absence de volonté de se soustraire à la mesure d'emploi temporaire - le recourant ne démontre pas que cette constatation serait manifestement erronée -, les premiers juges n'ont pas excédé ni abusé de leur pouvoir d'appréciation en fixant à trois jours la durée de la suspension prononcée. Dans ce contexte, le point de savoir si l'intimé a commis ultérieurement, en janvier 2022, une autre faute pour laquelle il a été sanctionné, ce qui n'a pas été constaté dans la décision sur opposition du 6 juin 2023 ni allégué devant la juridiction cantonale, n'est pas déterminant. On notera qu'antérieurement à l'assignation litigieuse, les postulations accomplies n'ont pas été jugées insuffisantes et que l'intimé a retrouvé un emploi en mars 2022 en tant qu'agent d'exploitation. Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, les premiers juges n'ont pas requalifié le comportement de l'intimé en raison du montant exigé en restitution. S'ils ont certes mentionné que la suspension de 21 jours, correspondant au montant de 3'760 fr., apparaissait disproportionnée eu égard à la simple négligence commise pour la première fois, ils ont rappelé, à juste titre, que la situation financière d'un assuré ne constituait pas une condition pour apprécier la durée de la suspension (arrêt 8C_675/2014 du 12 décembre 2014 consid. 5.4; arrêt C 128/04 du 20 septembre 2005 consid. 2.3).