Citation: 6B_394/2023 E. 2.3

2.3. Pour trois motifs, la cour cantonale a jugé que le courrier dont se prévalait le recourant n'était pas de nature à ébranler la conviction de sa culpabilité et, donc, que le recourant n'avait fait valoir aucun fait ou moyen de preuve nouveau et sérieux au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. Elle a donc déclaré irrecevable la demande de révision. Premièrement, elle a considéré que C.________, d'une honnêteté douteuse dès lors qu'il avait avoué avoir commis des infractions à la LStup, n'était pas particulièrement crédible et qu'il était opportunément à l'étranger, de sorte qu'il ne prenait aucun risque avec son courrier. De plus, la cour cantonale s'est étonnée du fait que le courrier original de C.________ n'ait été produit que le 27 février 2023, alors que le recourant l'aurait appelé en juillet 2022. Deuxièmement, la cour cantonale a retenu que le mensonge prétendu au sujet de la personne de son fournisseur n'avait pas évité à B.________ une condamnation à raison des faits en cause, de sorte que le mobile de son aveu n'était pas plausible. Troisièmement, la cour cantonale a considéré que, si le recourant avait véritablement été le client de B.________, et non l'inverse, il n'aurait pas manqué, sitôt informé de sa mise en cause pour avoir vendu des stupéfiants, de rétablir les faits en expliquant qu'en réalité, c'était lui qui achetait, pour sa seule consommation personnelle. Or, le recourant avait persisté à dire que ses contacts avec B.________ étaient purement amicaux, sans lien avec la drogue. Par ailleurs, le recourant avait utilisé, dans son téléphone, trois cartes SIM, dont l'une sous une identité fictive, en contact avec deux personnes du milieu de la drogue seulement, cette pratique étant typique des trafiquants.