Citation: 6B_1044/2008 09.02.2009 E. 1

La recourante fait valoir qu'on ne lui a pas donné l'occasion d'être entendue une seconde fois avant la clôture de l'instruction. Elle se plaint ainsi d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.). Par ordonnance de prochaine clôture du 6 septembre 2007, le juge d'instruction en charge du dossier l'avait informée, conformément à l'art. 188 du Code de procédure pénale vaudois (CPP/VD; RSV 312.01), qu'il allait prochainement clore l'instruction et il lui avait accordé un délai au 19 septembre 2007 pour consulter le dossier, formuler toutes réquisitions ou produire toutes pièces utiles. La recourante a reçu cette ordonnance, puisqu'elle y a répondu par une lettre du 10 septembre 2007; mais elle n'a pas demandé, dans le délai de prochaine clôture, à être réentendue. C'est dès lors à bon droit que la cour cantonale a considéré que le juge d'instruction n'avait pas violé le droit d'être entendue de la recourante en prononçant le non-lieu sans la réentendre. Rien ne permettrait à un avocat d'office désigné par le Tribunal fédéral de soutenir le contraire avec la moindre chance de succès.