Citation: 4A_48/2013 E. B

Par requête dirigée contre Y.________ et déposée le 11 octobre 2012 au greffe de la Cour de justice de Genève, X.________ SA, invoquant la loi sur la concurrence déloyale, a requis à titre superprovisionnel puis provisionnel: - qu'il soit fait interdiction à Y.________ de dénigrer X.________ SA auprès d'anciens, d'actuels ou de potentiels clients de celle-ci et de comparer en termes dénigrants cette entreprise à la sienne, - qu'il soit fait interdiction à Y.________ d'inciter des clients de X.________ SA à rompre les contrats qui les lient à cette dernière, - qu'il soit fait interdiction à Y.________ d'utiliser tout document provenant de X.________ SA en sa possession de quelconque manière, mais en particulier à des fins publicitaires, - qu'il soit ordonné à Y.________ de restituer à X.________ SA tout document provenant de celle-ci, - que Y.________ soit condamné à payer une amende d'ordre de 1'000 fr. par jour d'inexécution de l'obligation stipulée ci-dessus, - que ces mesures provisionnelles soient assorties de la menace de la peine de l'art. 292 CP, - que Y.________ soit débouté de toute autre conclusion et condamné aux frais judiciaires et aux dépens. Par ordonnance du 19 octobre 2012, la Cour de justice a refusé d'ordonner des mesures superprovisionnelles. Le défendeur a soulevé une exception d'incompétence ratione loci. Par arrêt du 17 décembre 2012, la Chambre civile de la Cour de justice de Genève a déclaré la requête irrecevable et statué sur les frais et dépens. Elle a considéré que les tribunaux genevois n'étaient pas compétents ratione loci pour connaître de la requête.