Citation: 6B_23/2022 E. 2.3

2.3. En faisant entièrement sienne l'appréciation des preuves et l'application du droit de l'autorité de première instance, la cour cantonale a retenu, à titre principal, que le recourant ne niait pas avoir pris un bain avec sa fille, l'avoir chatouillée, qu'elle ait évoqué un ressenti désagréable en lien avec ces événements et qu'elle ait déjà évoqué cette situation à l'intimée au printemps 2010, soit avant sa dénonciation. Sur cette seule base, elle a jugé que l'on ne pouvait admettre que, subjectivement, l'intimée savait qu'elle dénonçait le recourant pour des faits dont elle le savait innocent. À titre complémentaire, la cour cantonale a relevé que l'enfant E.________ s'était confiée une nouvelle fois à l'intimée le 23 ou 24 novembre 2010, juste avant que la précitée n'adresse sa dénonciation aux autorités. Ainsi, indépendamment de sa connaissance des faits depuis le prin-temps 2010, elle pouvait se prévaloir d'avoir renforcé ses doutes quant à l'innocence du recourant avant de l'avoir dénoncé. À cet égard, la cour cantonale n'a pas jugé pertinentes les explications du recourant en lien avec les cours de plongeon de leurs enfants, la date de l'envoi du courrier ou les recherches d'appartements effectuées par l'intimée.