Citation: 7B_250/2024 E. 1.4

1.4. En l'espèce, en tant que le recourant persiste à solliciter la mise en oeuvre d'une contre-expertise, il n'apparaît pas qu'il soit empêché de requérir à nouveau l'administration d'un tel moyen de preuve à un stade ultérieur de la procédure pénale, ni qu'il lui serait, le cas échéant, impossible de contester l'éventuel refus qui lui serait signifié en faisant usage des voies de droit ouvertes contre la décision finale. Au surplus, en tant que, pour justifier l'existence d'un risque de préjudice irréparable, le recourant se plaint d'un déni de justice (art. 29 al. 1 Cst.) ainsi que d'une violation du principe de la célérité (art. 5 al. 1 CPP), arguant sans plus de détails que, depuis janvier 2018, le Ministère public n'aurait procédé qu'à "très peu d'actes d'instruction", il n'y a, en l'état, rien d'évident à considérer que la contre-expertise requise serait de nature à accélérer le cours de la procédure, bien au contraire.