Citation: 6B_1189/2021 E. 4.4

4.4. La cour cantonale n'a pas déterminé si l'expulsion du recourant le placerait dans une situation personnelle grave, mais a directement examiné la seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP, à savoir la proportionnalité de la mesure. Elle a considéré ce qui suit. De nationalité portugaise, le recourant était arrivé en Suisse en 2006, à l'âge de 31 ou 32 ans, ayant suivi toute sa scolarité au Portugal et travaillé dans son pays pendant de nombreuses années. Il s'était marié au Portugal et ses enfants y étaient nés. Ceux-ci étaient maintenant majeurs et ne vivaient plus avec lui. Le recourant avait travaillé dans différents domaines en Suisse et était au chômage au moment des faits, si bien que les perspectives de réinsertion en Suisse, sans formation particulière et après une condamnation étaient moindres. Ses parents et frères vivaient au Portugal, où il avait une maison et souhaitait retourner à sa retraite. Il ne maitrisait la langue française ni à l'oral ni à l'écrit, alors que cela faisait 15 ans qu'il était en Suisse et qu'il cherchait à y travailler. En outre, rien ne s'opposait à ce que l'épouse retourne au Portugal avec son mari. Les enfants étaient majeurs et indépendants et pourraient entretenir des liens malgré la distance. La cour cantonale a conclu que l'intérêt personnel du recourant à rester en Suisse ne l'emportait pas sur l'intérêt d'ordre public au vu des infractions retenues contre lui. L'expulsion du recourant pour le minimum légal de cinq ans devait dès lors être confirmée.