Citation: 2C_248/2020 E. 3.1

3.1. Le Tribunal cantonal a procédé à une application détaillée et correcte du principe de proportionnalité au terme de laquelle il a fait prévaloir l'intérêt public à l'éloignement du recourant au regard des faits qui lui sont reprochés et qui lui ont valu au total un peu plus de 36 mois de peine privative de liberté, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Il a notamment expliqué que, parmi les dix condamnations infligées au recourant, certaines étaient le résultat d'infractions graves, à savoir une agression et la vente de 47 grammes de cocaïne pure, envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126); à cet égard, il est relevé que l'intéressé a agi sur une très longue période (de 2002 à 2015), malgré les sursis accordés par les autorités pénales, et après avoir reçu un avertissement du Service des migrations, en date du 28 octobre 2009. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, les juges précédents ont tenu compte de la dépendance de celui-ci aux produits stupéfiants mais ont également retenu que les opérations liées à ces produits n'avaient pas uniquement servi à assurer sa propre consommation. Quant au temps écoulé depuis la dernière infraction commise (2015), il doit être relativisé: l'intéressé a été détenu du 27 avril 2015 au 10 avril 2018; de plus, il a à nouveau fait l'objet d'un rapport de police le dénonçant pour infractions à la LStup (RS 812.121) le 20 juin 2018. En ajoutant à cela que le recourant est dépendant de la drogue depuis son adolescence et que toutes les tentatives pour l'en sortir ont échoué (onze fugues durant une mesure thérapeutique institutionnelle), la perspective d'une amélioration est faible. En outre, s'il faut en effet mettre au crédit du recourant, qui ne possède pas de formation professionnelle, le fait qu'il ait régulièrement travaillé, il n'en demeure pas moins qu'il a accumulé une " dette sociale " se montant à 78'977 fr., ainsi que des poursuites pour un total de près de 140'000 fr. ayant abouti à des actes de défauts de biens pour 50'686 fr. Ainsi, contrairement à ce qu'il affirme, on ne peut qualifier son intégration professionnelle et sociale en Suisse de bonne. Le Tribunal cantonal a, par ailleurs, tenu compte de la situation familiale de l'intéressé dans notre pays où vivent ses parents, dont sa mère souffrant de diabète, ainsi que ses frères et soeurs. Quant à la durée de son séjour dans ce pays, à savoir 27 ans, et le fait qu'il y soit arrivé à l'âge de 7 ans, ils ne sauraient contrebalancer les éléments susmentionnés. Finalement, l'autorité précédente a pondéré les difficultés de réintégration du recourant en Bosnie et Herzégovine. En conclusion, le Tribunal cantonal n'a pas violé l'art. 96 al. 1 LEtr.