Citation: 6B_386/2022 E. 5.3

5.3. Le raisonnement de la cour cantonale n'est pas critiquable. Il ressort en effet du jugement que le recourant a déjà été condamné à deux reprises à des peines pécuniaires pour des infractions commises dans le délai d'épreuve accordé dans le jugement du 20 janvier 2016. Il a à nouveau commis les faits qui lui sont reprochés dans le présent cas durant le délai d'épreuve de cinq ans. S'agissant du pronostic, le recourant a déjà été condamné à dix reprises par le passé pour de multiples infractions. Par ailleurs, il a été condamné le 20 janvier 2016 à une peine avec sursis partiel, mais l'exécution de la partie ferme n'a pas permis de le détourner de la récidive, puisqu'il a été condamné pour la commission de nouvelles infractions en septembre 2016, en septembre 2017 et en 12 janvier 2018. C'est en vain qu'il soutient que, depuis le 13 septembre 2019, soit les dernières infractions commises, il aurait entrepris de se resocialiser et de retrouver une place sur le marché du travail. En effet, à cet égard, la cour cantonale a retenu que le recourant avait certes suivi un programme de réinsertion jusqu'en août 2021, mais, faute de projets, il n'avait pas souhaité le prolonger. Le recourant se contente ensuite de soutenir qu'il a pris la mesure de la gravité des faits qui lui sont reprochés et relève qu'il a écrit une lettre au policier pour lui présenter ses excuses. Or, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte du fait qu'il avait envoyé une lettre d'excuses à l'intimé 3 deux jours avant les débats de première instance, mais elle a considéré à juste titre que celle-ci ne semblait pas dictée par l'expression de regrets authentiques.