Citation: 6B_1241/2018 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que la version de l'"urgence médicale" soutenue par le recourant, bien que confirmée par son épouse et sa belle-mère lors des débats de première instance, n'était pas crédible. Lors de son arrestation, l'intéressé avait expliqué à la police qu'il se rendait à D.________ afin de se promener, que, parvenu sur la voie de jonction de C.________, il s'était trouvé en présence d'un embouteillage sur la chaussée et que, comme son épouse ne se sentait pas très bien, il avait effectué une marche arrière sur la bande d'arrêt d'urgence. Ainsi, le recourant allait se promener et ne se rendait pas à l'hôpital, ce qui avait été confirmé par le fait qu'il avait également embarqué, dans sa voiture, sa belle-mère et deux chiens. En outre, il ressortait du rapport de police que, à la suite de l'interpellation du recourant, le véhicule avait été pris en charge par l'épouse de celui-ci - qui était la seule à disposer d'un permis de conduire valable -, ce qui était incompatible avec une situation d'urgence, que la police n'aurait pas manqué de constater au vu de la grossesse avancée de l'intéressée. L'épouse du recourant avait d'ailleurs déclaré avoir ressenti des douleurs vers 11 h ou 12 h, s'être alors sentie très mal et ne pas avoir su que faire. Or, le rapport de police mentionnait une interpellation à 15 h 35, soit plusieurs heures après les douleurs ressenties. Durant l'instruction, le recourant avait admis qu'il ne pouvait produire une attestation de prise en charge de son épouse à l'hôpital, dès lors que cette dernière ne s'y était finalement pas rendue. Pour la cour cantonale, il convenait donc de retenir que, au moment des faits, le recourant allait se promener et ne se rendait pas aux urgences.