Citation: 8C_492/2014 E. A

A.________ travaille comme professeure pour le compte de B.________ AG à C.________. A ce titre, elle est obligatoirement assurée contre le risque d'accident auprès de la compagnie d'assurances AXA Assurances SA. Le 3 septembre 2012, par l'intermédiaire de son employeur, elle a annoncé à l'assureur un sinistre survenu le 19 août 2012 dans les termes suivants: "genou gauche craque, causé une forte douleur". Invitée par l'assureur à expliciter les circonstances de l'événement en question et à remplir à cette fin un questionnaire, l'assurée a précisé, le 3 octobre 2012, qu'elle était assise les jambes croisées, que ses jambes s'étaient tordues en se levant, que les deux genoux lui faisaient mal, mais davant age le genou gauche où elle avait senti un craquement. Dans un rapport du 12 octobre 2012, le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a fait état d'une déchirure du ménisque externe au genou gauche. Une arthroscopie par toilettage méniscal était prévue le 19 octobre suivant. Le 20 octobre 2012, le docteur E.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin traitant de l'assurée, a posé le diagnostic, au niveau du genou gauche, de lésion méniscale interne, d'aspect dégénératif et externe, d'origine traumatique. Par décision du 20 décembre 2012, AXA Assurances SA a refusé d'allouer des prestations à l'assurée au motif que l'atteinte à la santé ne résultait ni d'un accident ni d'une lésion corporelle assimilée à un accident. A.________ a formé opposition à cette décision. A cette occasion, elle a précisé que les douleurs ressenties dans les deux jambes en se relevant étaient des picotements ou fourmillements dus à une compression des jambes en raison de la position assise, jambes croisées. C'était ce qu'elle avait voulu dire en précisant que ses jambes se tordaient. Entre-temps, le docteur F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin-conseil de l'assureur, a indiqué qu'au vu d'un agent vulnérant peu adéquat pour entraîner une déchirure d'un ménisque sain, se posait la question de l'étiologie de cette lésion méniscale (cf. rapport du 21 décembre 2012). Par courriel du 18 janvier 2013adressé à l'assureur, A.________ a encore précisé les circonstances de l'événement. Elle a indiqué que la position assise avait "endormi" ses jambes et qu'en se relevant, elle avait partiellement perdu la sensibilité et le contrôle (jambes qui se tordent), provoquant un lâchage du genou. C'était en stoppant d'un coup ce lâchage par un réflexe violant que le ménisque s'était déchiré. Le 21 février 2013, sa mandataire a précisé que l'accident était survenu alors que l'assurée s'était levée après être demeurée assise au sol dans son jardin et non en se levant d'une chaise. Par décision sur opposition du 10 avril 2013, AXA Assurances SA a rejeté l'opposition et confirmé sa position.