Citation: 1P.524/2005 13.10.2005 E. 4

Le recourant invoque le refus du juge d'instruction d'adjoindre un expert malais à celui à désigner pour établir l'expertise médicale qu'il a demandée aux fins de déterminer la nature exacte des lésions subies par ses filles. Réaffirmant que la participation d'un expert malais est nécessaire à la reconnaissance de l'expertise par les autorités malaisiennes, il soutient que le refus de la requête litigieuse vise en réalité à permettre au juge d'instruction d'utiliser exclusivement contre lui les conclusions de l'expertise, en épargnant les auteurs principaux des infractions en Malaisie, et qu'il prouve ainsi la partialité du juge d'instruction. En le niant, la décision attaquée violerait le droit du recourant à la protection de sa bonne foi. Le recourant n'explique pas - et on ne le voit pas - en quoi le refus de la requête litigieuse violerait le droit constitutionnel qu'il invoque, tel qu'il a été défini ci-dessus (cf. supra, consid. 2.1 al. 3). Sur ce point, le recours est par conséquent irrecevable, faute de satisfaire aux exigences minimales de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Pour les motifs exposés ci-dessus (cf. supra, consid. 3 al. 2), le recourant ne saurait s'en prendre ici au refus de la requête litigieuse, en prétendant que ce refus violerait ses droits constitutionnels. En lui-même, ce refus, serait-il inadéquat, ne suffit au reste pas à fonder objectivement un soupçon de prévention du juge d'instruction envers le recourant et l'interprétation subjective qu'en fait ce dernier, en l'attribuant à une malveillance qui ne repose que sur de pures allégations de sa part, qu'aucun indice sérieux ne vient étayer, est de même insuffisante. Le grief, autant qu'il est recevable, doit dès lors être rejeté.