Citation: P 81/02 13.03.2003 E. A

Les époux A.________ et Z.________ se sont mariés en 1929. Ils ont eu quatre enfants, B.________, C.________, D.________ et E.________. Le 17 décembre 1966, les époux A.________ et Z.________ et leurs quatre enfants ont conclu par devant notaire un acte de partage par lequel A.________ cédait et abandonnait en toute propriété et jouissance à ses quatre enfants divers biens immobiliers, à parts égales. Les parties ont fixé à 297'500 fr. la valeur vénale brute de la fortune cédée. Les enfants acceptaient de reprendre les dettes hypothécaires (83'287 fr.), plus des frais de réparation d'immeuble (3'706 fr. 75). Après ces déductions, il en résultait une fortune nette cédée de 210'506 fr. 25. Entre autres clauses, l'acte contenait la disposition suivante : «En cas de mort de A.________ et en cas de besoin, les enfants, conformément aux dispositions légales, assureront l'entretien de leur mère à raison d'un quart chacun». A.________ est décédé le 27 mai 1990. Z.________ vit depuis le 25 janvier 2001 dans un home pour personnes âgées. Le 10 janvier 2001, elle a présenté une demande de prestations complémentaires auprès de la Caisse cantonale valaisanne de compensation. Par trois décisions du 7 août 2001, la caisse de compensation a nié le droit de l'assurée à des prestations complémentaires pour les périodes du 1er au 31 décembre 2000, du 1er janvier au 24 janvier 2001 et à partir du 25 janvier 2001, au motif que les revenus déterminants de la requérante étaient supérieurs au montant des dépenses reconnues. Dans son calcul, la caisse a notamment porté en compte, comme revenus, un montant de 43'033 fr. au titre d'«entretien viager annuel selon acte du 17.12.1966».