Citation: 9C_183/2007 03.04.2008 E. 2

Se fondant sur l'ensemble des pièces médicales se trouvant au dossier, les premiers juges ont retenu que le recourant souffrait d'un trouble somatoforme douloureux. Sur le plan somatique, les docteurs N.________ et J.________ avaient relevé une discordance manifeste entre l'importance des plaintes et les constatations objectives. La doctoresse A.________ avait quant à elle précisé qu'aucun substrat organique n'avait été mis en évidence dans les derniers bilans effectués. Enfin, le docteur B.________ avait indiqué que les douleurs semblaient dépasser le cadre habituel auquel on pouvait s'attendre après les traumatismes subis et qu'il n'y avait pas de logique dans la distribution des troubles sensitifs. Sur le plan psychiatrique, la juridiction cantonale s'est fondée sur l'avis du docteur E.________. Ce dernier estimait que le diagnostic de trouble somatoforme indifférencié restait ouvert car selon lui, tant la pathologie anxio-dépressive que la structure de personnalité du sujet expliquaient ses plaintes physiques. Pour l'expert, le recourant présentait une état dépressif de gravité légère à moyenne avec une forte tendance aux somatisations prenant la forme d'une sorte d'hypocondrie délirante ou sinistrose chez une personnalité paranoïaque probablement "sensitive décompensée". La juridiction cantonale a ainsi confirmé le degré d'invalidité du recourant de 40 % retenu par l'office AI compte tenu d'une incapacité de travail du même ordre attestée par l'expert E.________.