Citation: 4P.235/2006 23.11.2006 E. B

Le 18 mars 2005, la Banque X.________ SA a ouvert action contre Y.________ devant la juridiction des prud'hommmes du canton de Genève. Sa demande tendait au paiement de 387'024 fr. à titre de dommages-intérêts, avec intérêts au taux de 5% par an dès le 31 janvier 2005. Elle reprochait au défendeur d'avoir capté ce groupe de clients en violation de l'engagement qu'il avait souscrit et de lui avoir ainsi causé un dommage correspondant aux frais de gestion de comptes et de garde de titres qu'elle ne pouvait plus prélever. Contestant qu'il eût agi en violation de ses devoirs, le défendeur a conclu au rejet de l'action. La demanderesse a fait citer Z.________ à titre de témoin. A l'audience du 6 juin 2005, elle a expliqué que celui-ci était un organe de la banque, de sorte que le Tribunal de prud'hommes l'a interrogé en cette qualité. Le tribunal a ensuite statué le 30 août 2005; au motif que la preuve d'un débauchage des clients n'avait pas été apportée, il a donné gain de cause au défendeur. La demanderesse a appelé du jugement en persistant dans ses conclusions initiales. Elle a en outre pris des conclusions préalables qu'elle libellait comme suit: - Admettre le témoignage apporté par ... Z.________. - Ordonner la réouverture des enquêtes. - Ordonner [au défendeur] de communiquer le ou les numéros de téléphone portable [utilisés par lui du 1er janvier au 31 décembre 2004]. - Ordonner [au défendeur] de fournir la liste des appels [émis ou reçus par lui dans cette période]. - Ordonner à tout opérateur téléphonique de fournir les relevés précités. - Impartir [à la demanderesse] un délai raisonnable pour compléter la liste de témoins dès réception des relevés précités. A l'ouverture de l'audience du 7 février 2006, présidée par le juge Patrick Blaser, juge suppléant à la Cour de justice et Président de la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes, les parties ont déclaré n'avoir aucun motif de récusation contre les juges présents. Elles ont ensuite, l'une et l'autre, confirmé leurs conclusions et leurs arguments. Le Président a alors levé l'audience; selon le procès-verbal, « la Cour gard[ait] la cause à juger sur conclusions préalables et, le cas échéant, sur le fond ». L'audience a duré de 18h30 à 18h45.