Citation: 1A.135/2001 02.10.2001 E.

E.- Par ordonnance du 10 mai 2001, la Chambre d'accusation a rejeté le recours. La recourante s'était vu remettre un résumé des faits établi par le juge d'instruction, puis, dans le cadre de la procédure de recours, le texte des commissions rogatoires, caviardé mais comportant encore toutes les indications pertinentes pour la recourante. La présence d'enquêteurs étrangers n'était pas critiquable: dans une affaire connexe (arrêt du 12 février 2001 dans la cause C.), le Tribunal fédéral avait admis cette présence, et considéré qu'une utilisation prématurée des renseignements, dans l'Etat requérant, n'était ni démontrée, ni à craindre. Les vices invoqués étaient de toute façon sans incidence sur l'octroi de l'entraide et la présence d'enquêteurs étrangers avait permis d'exécuter la mission en respectant le principe de la proportionnalité. L'exposé de la demande était touffu mais compréhensible. Rien ne permettait de penser que la procédure pénale suivie en Belgique soit de nature purement fiscale, et que le principe de la spécialité ne soit pas respecté. La remise de factures et de pièces bancaires correspondait à l'entraide requise, et le principe de la double incrimination était respecté, s'agissant de délits de faux et d'escroquerie, sans qu'il soit besoin d'en déterminer les auteurs.