Citation: 5P.128/2001 30.05.2001 E. 4

4.- a) La cour cantonale a considéré que les bonifications de 5'410 fr. chacune, opérées les 30 septembre et 30 octobre 1985 et étayées par avis de débit aux mêmes dates, avaient un lien indubitable avec la facture Vugo SA du 30 août 1985. De même, elle a admis que la facture de matériel de construction Placette de 1'448 fr. 55 du 25 septembre 1985, acquittée le 26 septembre 1985, l'avait été à l'aide des 1'480 fr. retirés à la BSCD la veille (jugement attaqué, consid. 2b/cc pp. 12). En revanche, les juges cantonaux ont estimé que les liens étaient trop ténus entre d'autres factures acquittées par versement postal ou par paiement manuel et divers prélèvements en espèces opérés par le recourant. b) Ce dernier critique cette appréciation en prétendant que la cour cantonale serait en contradiction avec ses propres explications, dès lors que pour la facture Placette de 1'448 fr. 55, elle avait admis le lien entre le prélèvement en espèces opéré par le recourant et l'acquittement d'une facture d'un montant différent. Or pour la plupart des travaux effectués par les entreprises sur les biens immobiliers appartenant à l'intimée, le recourant aurait effectué les paiements par la voie du compte postal ou par la voie manuelle après avoir prélevé les montants nécessaires en espèces. Le recourant cite ainsi une dizaine de factures pour lesquelles le lien avec un prélèvement en espèces serait selon lui aussi manifeste que pour la facture Placette de 1'448 fr. 55. c) Ces griefs tombent à faux. Contrairement à ce que soutient le recourant, le fait que les factures qu'il invoque ont été établies à son nom et ont été acquittées ne suffit pas à prouver qu'elles l'ont été à l'aide de fonds personnels du recourant. C'est précisément le lien entre le paiement des factures et l'utilisation de fonds personnels que le recourant a échoué à démontrer, et qu'il échoue encore à démontrer dans son recours de droit public. En effet, pour les différentes factures qu'il cite dans son recours, le recourant soit n'indique pas la date du prélèvement qui aurait permis d'acquitter la facture (factures pièce 20 de 726 fr., pièce 21 de 735 fr., pièce 47 de 4'861 fr., pièce 21 de 735 fr. 25, pièce 44 de 3'300 fr., pièce 77 de 5'380 fr., pièce 78 de 3'400 fr.), soit n'indique pas la date à laquelle la facture aurait été acquittée (facture pièce 15 de 1'850 fr), soit encore n'indique ni la date du prélèvement ni celle de l'acquittement (factures pièce 33 de 1'160 fr., pièce 46 de 400 fr.). Faute d'indication dans l'acte de recours même (cf. ATF 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 109 Ia 306 consid. 1b; 99 Ia 586 consid. 3 et les références citées) d'un lien temporel - comme dans le cas de la facture Placette de 1'448 fr. 55 (cf. consid. 4a supra) - entre les prélèvements en espèces et l'acquittement des factures, le recourant ne démontre nullement le caractère arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale.