Citation: 1A.129/2000 05.05.2000 E. C

C.- Par décision du 2 mars 2000, l'Office fédéral de la police (OFP) a accordé l'extradition. En l'absence d'une disposition conventionnelle correspondant à l'art. 5 al. 1 let. a EIMP, l'extradition ne pouvait être refusée en raison du principe "ne bis in idem". L'élargissement de l'intéressé n'était de toute façon pas une décision sur le fond. Le sort de la demande présentée à l'Italie était sans influence sur l'issue de la procédure en Suisse. Les actes décrits dans la demande pouvaient, en droit suisse, constituer des infractions aux art. 139, 260bis ou 260ter CP, ainsi qu'à la loi fédérale sur les armes, de sorte que la condition de la double incrimination était satisfaite. La procédure suspendue devant la commission de recours en matière d'asile, après le rejet de la demande d'asile par l'Office fédéral des réfugiés, ne commandait pas de surseoir à l'extradition.