Citation: 4A_425/2024 E. 3.1

3.1. Les recourants font tout d'abord grief à l'instance précédente d'avoir constaté et apprécié de manière arbitraire les faits. Ils avancent en substance que la cour cantonale: - aurait retenu que la majorité des capteurs chimiques installés dans l'appartement n'avait révélé aucune donnée quantifiable de nicotine, ce qui aurait conduit les juges cantonaux à nier à tort la gravité du défaut. Or, le considérant de l'arrêt querellé auquel les recourants se réfèrent ne s'attache pas à déterminer la gravité du défaut de l'objet loué, le passage topique se limitant par ailleurs à un résumé des propos tenus par deux témoins, sans que l'instance précédente n'indique si elle tient leurs déclarations pour établies. La cour cantonale a bien plutôt retenu à ce sujet que le taux de nicotine décelé était objectivement faible, ce que les recourants ne contestent pas; - aurait considéré à tort que l'appartement n'était pas inhabitable en omettant de prendre en compte la teneur excessive en monoxyde de carbone et en particules fines détectée dans l'appartement pour estimer la gravité du défaut. Or, la cour cantonale a appréhendé le défaut d'espèce dans sa globalité comme relevant de "désagréments liés à des émanations de fumée" et dûment pris en compte "[l]e caractère nocif intrinsèque de la fumée de tabac". Les recourants ne démontrent en outre pas qu'ils auraient valablement allégué et prouvé que les immissions de monoxyde de carbone et de particules fines d'espèce dénoteraient une nocivité plus importante de la fumée de tabac, apte à modifier l'issue du litige; et - aurait omis de tenir compte, toujours pour apprécier la gravité du défaut affectant l'appartement, d'un certificat médical produit en appel. Or, les recourants ne démontrent aucunement en quoi le raisonnement de l'instance précédente - selon lequel cet élément factuel n'était pas pertinent car leur sensibilité personnelle ou leurs réactions spécifiques face aux nuisances ne peuvent justifier une réduction plus importante de loyer que celle qui leur a été accordée - serait arbitraire. Il appert de ce qui précède que les critiques des recourants sont de nature appellatoire et doivent de ce fait être déclarées irrecevables.