Citation: 2C_593/2019 E. 5.1

5.1. Le Tribunal administratif fédéral a correctement rappelé les bases légales applicables et la jurisprudence relatives aux raisons personnelles majeures, notamment lorsque le conjoint est victime de violences conjugales (cf. ATF 136 II 1) et lorsque la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (cf. ATF 139 II 393 consid. 6 p. 403 s. et les références). Il en a fait une application correcte, si bien qu'il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). En particulier, pour retenir l'absence de violences conjugales, le Tribunal administratif fédéral a apprécié les divers moyens de preuve à sa disposition. A ce propos, la recourante, citant nombre d'éléments de fait qui n'ont pas été retenus dans l'arrêt entrepris, se limite à opposer ses propres vision et appréciation des faits à celles de l'autorité précédente, ce qui ne saurait être admis (cf. consid. 4 ci-dessus). Au demeurant, l'appréciation des faits effectuée par le Tribunal administratif fédéral n'est aucunement arbitraire. C'est en effet de manière pleinement soutenable que celui-ci a constaté la présence d'une détresse psychologique chez la recourante, mais a nié l'existence de violences conjugales. Il a retenu que l'attestation fournie par la recourante, sensée démontrer ces violences, ne faisait que reprendre les déclarations de celle-ci, alors que le procès-verbal d'une audience tenue devant un tribunal de première instance faisait état de témoignages unanimes quant à l'absence de climat de violence au quotidien dans l'union que formait la recourante avec son époux. C'est aussi à juste titre et sans violer l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI que l'autorité précédente a reconnu l'existence d'un coup porté à la recourante, mais constaté qu'à lui seul, un tel coup ne permettait pas de retenir l'existence de violences conjugales. Finalement, le Tribunal administratif fédéral a également correctement nié l'existence d'une réintégration au Maroc fortement compromise pour la recourante. Il a considéré que celle-ci avait vécu la majeure partie de sa vie dans ce pays, où elle dispose encore d'un entourage familial, et qu'elle avait vécu moins de quatre ans en Suisse. Faute de raisons personnelles majeures justifiant la prolongation de l'autorisation de séjour de la recourante, celle-ci ne saurait se prévaloir d'une mauvaise application de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI.