Citation: 8C_114/2024 E. 5.2

5.2. Les critiques du recourant sont mal fondées. Les premiers juges, qui ont motivé leur décision à ce propos, ont retenu à juste titre que les difficultés de sa conjointe en français à l'écrit et son manque de formation professionnelle ne permettaient pas de réduire son revenu hypothétique. Les tâches d'une employée dans le nettoyage ne nécessitent en effet ni formation particulière ni bon usage du français à l'écrit (cf. en ce sens arrêt 8C_500/2023 du 24 janvier 2024 consid. 6.2). Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que son épouse, qui travaille déjà dans ce secteur à temps partiel, serait actuellement désavantagée sur le plan salarial par rapport à d'autres personnes occupant un emploi similaire. Le fait qu'elle soit proche de la retraite n'y change rien, le recourant ne soutenant pas, à ce titre, que sa capacité de travail serait diminuée en raison de son âge. On ne voit pas non plus pour quelle raison elle ne pourrait pas travailler pour une entreprise ou étendre son activité auprès de particuliers. L'allégation qu'elle serait moins bien rémunérée qu'en entreprise n'est nullement étayée et s'écarte des faits retenus par l'instance précédente, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 2 supra). S'agissant de l'évaluation du revenu hypothétique, les juges cantonaux ont présenté en détail le calcul effectué par l'intimée et l'ont confirmé. Ils n'ont pas substitué leur propre calcul à celui de l'intimée, mais ont présenté des alternatives moins favorables au recourant, qu'ils n'ont finalement pas retenues. On notera encore que la décision de l'intimée du 27 mars 2023 porte sur la période à partir du 1 er avril 2023, et non sur la période litigieuse couverte par la décision sur opposition du 3 février 2023 déférée au tribunal cantonal.