Citation: 5A_375/2020 E. 4.2

4.2. La recourante fonde l'ensemble de son argumentation sur le fait que son activité effective auprès de son nouvel employeur ne correspondait pas aux modalités fixées dans son contrat de travail et n'était pas compatible avec le système de garde des enfants, de sorte que la Juge déléguée avait arbitrairement retenu qu'elle avait sciemment renoncé à ses revenus et lui avait en conséquence imputé un revenu hypothétique correspondant à son dernier salaire. Ce faisant, la recourante perd de vue qu'indépendamment des motifs qui l'ont amenée à résilier son nouveau contrat de travail durant le temps d'essai, elle avait déjà exercé durant l'union une profession qui lui avait permis de réaliser un revenu mensuel net de 13'984 fr. ([154'833 fr. 37 + 12'976 fr. 15 (frais de représentation)] / 12) en 2016, à savoir un revenu supérieur au revenu hypothétique qui lui a été imputé par la Juge déléguée. Cette dernière a en effet retenu, sans que la décision ne soit contestée sur ce point, que son certificat de salaire 2016 faisait état d'un salaire annuel brut de 151'047 fr. 80, de prestations non périodiques (" M.I.P Bonus LPP ") de 21'350 fr. 42 et d'une participation aux frais d'assurance maladie de 5'074 fr. 20, soit d'un salaire brut total de 177'472 fr. 42, correspondant à un salaire annuel net de 154'833 fr. 37 après déduction des charges sociales par 22'639 fr. 05. Le salaire annuel net précité ne comprenait pas les frais de représentation perçus en sus à hauteur de 12'976 fr. 15. Partant, indépendamment du caractère fautif ou non de la résiliation de son dernier contrat de travail, dès lors qu'il est avéré que la recourante a déjà été en mesure relativement récemment de réaliser un revenu de 40% plus élevé, il n'y avait rien d'arbitraire à lui imputer un revenu hypothétique mensuel de 9'855 fr., ce d'autant qu'il s'agissait d'établir sa capacité contributive à l'égard d'enfants mineurs.