Citation: 6B_982/2023 E. 1.4.2

1.4.2. Par ses développements tendant à indiquer que la limitation de vitesse applicable sur le lieu du déroulement des faits ne fait aucun sens et que sa vitesse n'était donc pas inadaptée, que sa consommation d'alcool n'a eu aucune incidence sur la survenance de l'accident ou que la victime est brusquement apparue dans son champ de vision, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle opérée par la cour cantonale, cela d'une manière appellatoire et, partant, irrecevable dans le recours en matière pénale. C'est en vain qu'il invoque la pose d'un nouveau panneau de limitation de vitesse à 80 km/h, s'agissant d'un fait nouveau irrecevable (art. 99 LTF). Le recourant perd de vue que son excès de vitesse (art. 32 et 90 al. 2 LCR) et son état d'ébriété (art. 31 al. 2 LCR), qui ne sont pas contestés, sont des violations des règles de la prudence qui fondent une négligence. Si le recourant avait circulé en étant sobre et à la vitesse prescrite, il aurait pu éviter le choc et le décès de la victime (cf. jugement attaqué, p. 13). À cet égard, on relèvera que, plus de dix minutes avant l'accident, d'autres véhicules ont été en mesure de freiner à temps (cf. jugement attaqué. pp. 3-4). C'est à juste titre que la cour cantonale a retenu une négligence qui peut être qualifiée de fautive.