Citation: 1B_173/2022 E. 2.2

2.2. Le recourant conteste cette appréciation. Il affirme que, dans le cas d'espèce, l'absence de traduction est clairement de nature à lui causer un préjudice irréparable, de sorte que la cour cantonale aurait dû entrer en matière sur son recours cantonal. Il soutient qu'il ressort du dossier qu'il ne parle ni ne lit le français et qu'il n'est pas à même de comprendre l'acte d'accusation. Il précise qu'il a été assisté d'un interprète dans toutes les procédures auxquelles il est partie, et plus spécifiquement lors de toutes ses auditions dans la présente cause pénale. Il ajoute qu'il est évident que s'il n'est pas à même de comprendre ce qui lui est reproché, il ne saurait valablement se défendre. Il relève également qu'il n'y a pas de délai pour demander la traduction de pièces de procédure et qu'une traduction orale le jour de l'audience ne suffit pas.