Citation: 1C_115/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le jugement de la Chambre pénale d'appel et de révision du 8 décembre 2015, notifié à l'avocat des recourants le 20 juillet 2016, n'a été attaqué au Tribunal fédéral que par G.________ et uniquement sur la question de la quotité de la peine. Le jugement cantonal sur les prétentions civiles est donc devenu définitif le 20 juillet 2016. Cette date constitue le "moment où la décision relative aux conclusions civiles est définitive" au sens de l'art. 25 al. 3 LAVI. Le délai supplémentaire prévu à l'art. 25 al. 3 LAVI a donc commencé à courir à compter de cette date et non, comme le prétendent les recourants, à partir du 19 juillet 2017, date de l'arrêt du Tribunal fédéral. Le délai prévu à l'art. 25 al. 3 LAVI est donc parvenu à échéance le 20 juillet 2017, de sorte que c'est à bon droit que l'instance précédente a confirmé l'irrecevabilité des requêtes en indemnisation déposées le 11 juin 2018. Les recourants font valoir que la procédure pénale s'est clôturée définitivement par la publication de l'arrêt du Tribunal fédéral le 19 juillet 2017 et que ce n'est qu'à cette date qu'ils ont eu connaissance que leur prétentions civiles entraient en force. Ils affirment qu'ils ignoraient les conclusions prises par G.________ dans son recours au Tribunal fédéral, dès lors qu'ils n'ont pas été invités par cette juridiction à se déterminer. Les recourants, assistés d'un avocat, ne peuvent cependant se prévaloir de cet élément: il leur incombait en effet, pour assurer le versement de leurs prétentions LAVI, de se renseigner sur le contenu du recours au Tribunal fédéral. Cela se justifie d'autant plus qu'ils ne contestent pas avoir été au courant de l'existence d'un recours au Tribunal fédéral déposé par G.________. Quoi qu'il en soit, l'argumentation des recourants manque de pertinence. En effet, le recours en matière pénale au Tribunal fédéral a exceptionnellement un effet suspensif s'il est dirigé contre une décision prononçant une peine ferme ou une mesure privative de liberté. La loi prévoit toutefois expressément que l'effet suspensif ne s'étend pas à la décision sur les prétentions civiles (art. 103 al. 2 let. b LTF). Ainsi, même si un recours avait été déposé contre les prétentions civiles, il n'aurait pas eu d'effet suspensif. Les recourants soutiennent encore que même si le verdict de culpabilité n'était plus formellement contesté par G.________ dans le cadre de son recours au Tribunal fédéral, les critères retenus et examinés pour fixer la peine pourraient avoir une influence, par hypothèse importante, sur les conclusions civiles. Ils estiment ainsi que le Tribunal fédéral aurait pu apprécier différemment le comportement de la victime, ce qui aurait pu avoir une incidence sur la fixation de la peine et sur les conclusions civiles. Partant, ils perdent de vue que le Tribunal fédéral est lié par les conclusions prises par les parties et ne peut aller au-delà de celles-ci (art. 107 al. 1 LTF). Leur argumentation manque ainsi de pertinence.