Citation: I 314/04 11.07.2005 E. 2

La juridiction cantonale de recours a considéré que l'expertise du docteur A.________ n'était pas suffisamment convaincante pour admettre que la capacité de travail de l'assuré était limitée à 50 % dans une activité adaptée en raison d'une atteinte à la santé ayant valeur de maladie. L'expert utilisait en effet à plusieurs reprises le conditionnel pour motiver les effets des troubles constatés sur la capacité de travail. Selon les premiers juges, les atteintes objectives présentées par le recourant étaient discrètes et compatibles avec l'exercice en plein d'une activité adaptée. L'assuré se déplaçait du reste sans difficultés, comme il ressortait de ses déclarations selon lesquelles il se promenait en tout cas une heure et demie par jour et comme l'avait constaté le docteur S.________ au cours de son examen. Aussi, le recourant n'était-il pas, de l'avis de l'autorité cantonale de recours, entravé dans ses mouvements. Les premiers juges se sont dès lors écartés des conclusions du docteur A.________ et ont tenu pour déterminantes celles des médecins du SMR pour considérer que la capacité de travail du recourant était entière dans une activité adaptée, «après un réentraînement au travail durant quelques mois, le cas échéant». De son côté, le recourant reproche aux premiers juges de s'être écartés des conclusions de l'expertise du rhumatologue alors qu'il n'existait aucun motif impératif pour ce faire. Le docteur A.________ avait en effet mis en évidence des «dysfonctionnements physiques» qui expliquaient les limitations de la capacité résiduelle de travail. Au vu des avis opposés de l'expert et des médecins du SMR, il s'avérait de toute façon nécessaire, selon le recourant, d'ordonner une contre-expertise.