Citation: U 363/05 27.09.2006 E. 4

Lors de son entretien avec l'inspecteur de la caisse intimée, le recourant a expliqué qu'il ajustait des palplanches au moyen d'un maillet qu'il tenait à deux mains, ce qui constituait une activité habituelle. Ce n'est qu'après avoir installé une dizaine de ces éléments - requérant à chaque fois 5 à 10 coups de maillet - qu'il a ressenti une violente douleur à l'avant-bras gauche, pensant même qu'il était fracturé. Il ne s'était cependant pas frappé avec le maillet, ni blessé d'une quelconque manière avec un objet et rien de particulier ou d'extraordinaire ne s'était alors produit. Son médecin traitant, le docteur D.________, a rapporté par la suite une nouvelle version des faits en ce sens qu'au moment où son patient a frappé les palplanches, l'outil aurait tourné et provoqué les douleurs en cause (cf. lettre de ce médecin du 15 juillet 2004). A cet égard, le recourant prétend que cet élément de fait a toujours été indiqué mais n'aurait pas été retranscrit. Cette nouvelle version des faits n'est pas convaincante et ne saurait dès lors être retenue. D'une part, l'assureur-accidents a remis à son assuré un questionnaire complémentaire à la déclaration d'accidents qu'il a remplie le 30 mai 2004. Or, il a répondu négativement à la question de savoir si quelque chose de particulier s'était produit lors de l'événement en cause, si bien que le reproche de ne pas avoir pris note de ses explications tombe à faux. D'autre part, si le maillet avait effectivement tourné après avoir frappé les palplanches, on ne voit pas pour quelle raison il ne l'aurait pas précisé dans ce questionnaire, d'autant que ce fait n'est pas anodin, puisqu'il serait, à ses yeux, à l'origine des douleurs qu'il a qualifiées de violentes. Enfin, et selon l'analyse pertinente du docteur V.________, on ne voit pas que le mouvement en question ait pu entraîner l'atteinte que l'intervention chirurgicale du 6 octobre 2004 a finalement révélée.