Citation: 6B_213/2014 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste avoir agi par dol éventuel, pour l'essentiel, non sur la base des faits retenus, dont il n'a pas démontré l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'il invoque librement. Ce faisant, le recourant n'articule aucun grief recevable tiré de l'application du droit matériel. Pour le surplus, le recourant fait valoir qu'il s'était renseigné auprès de A.________ qui lui avait confirmé que la simple signature du chef du dicastère des finances était suffisante pour l'octroi d'avances sur salaire et que cela s'était déjà produit par le passé. Le recourant semble ainsi vouloir soutenir qu'il n'avait pas conscience de l'illicéité de l'avantage accordé aux employés emprunteurs. Il ressort du jugement cantonal que le recourant a exercé des fonctions politiques dès 1984. Il avait été conseiller communal pour le dicastère des travaux publics, de l'environnement et des forêts de 2000 à 2007, année durant laquelle il a repris le dicastère de l'administration, des finances et de l'aménagement du territoire et la présidence de la commune. Il avait en outre déclaré qu'il savait que le conseil communal disposait de montants de 10'000 fr. au maximum pour les dépenses et que pour le surplus, il fallait passer par le conseil général. Sur la base de ces éléments, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu que le recourant ne pouvait ignorer le caractère illicite des prêts accordés aux employés. Celui-ci ne peut tirer argument du fait qu'il s'est renseigné auprès de A.________. Il se devait en effet de traiter avec circonspection les informations fournies par le premier bénéficiaire des prêts litigieux. Au surplus, la cour cantonale s'est fondée sur des éléments extérieurs pertinents pour établir la volonté du recourant, ce que celui-ci ne conteste d'ailleurs pas. Il ne démontre pas davantage en quoi il était manifestement insoutenable de retenir, sur la base de l'importance des montants, de l'absence de garantie et d'intérêts et de la situation financière délicate des débiteurs, qu'il ne pouvait ignorer que les prêts ainsi accordés lésaient les intérêts publics de la commune qu'il était chargé de protéger en qualité de président et de chef du dicastère des finances. Il s'ensuit que le recourant ne peut rien déduire en sa faveur des éléments qu'il invoque en relation avec le dol éventuel. La cour cantonale n'en a pas pas méconnu la notion juridique.