Citation: 6B_457/2008 08.09.2008 E. 2.4

2.4.1 Sous l'angle du nouveau droit, il convient de rappeler que pour les peines privatives de liberté d'une durée de deux à trois ans, le caractère obligatoirement partiel du sursis est une restriction que le législateur a apportée, compte tenu de la culpabilité de l'auteur, au sursis intégral que le Conseil fédéral voulait permettre pour les peines privatives de liberté jusqu'à trois ans. Il s'ensuit que l'octroi du sursis partiel suppose que le pronostic ne soit pas défavorable - au besoin compte tenu de l'effet d'avertissement produit par l'exécution d'une partie de la peine - et qu'aucun empêchement prévu à l'art. 42 al. 2 CP ne s'y oppose (cf. ATF 134 IV 1 consid. 5.3.3 et 5.5.1 et les réf.). 2.4.2 Il s'ensuit, en l'espèce, que le pronostic défavorable qui doit être posé sur la base notamment des antécédents du recourant s'oppose à l'octroi du sursis partiel. 2.4.3 Le recourant reproche certes aux autorités cantonales de n'avoir pas examiné si l'exécution d'une partie de la peine seulement n'aurait pu être ressentie comme un avertissement suffisant qui aurait permis de lui accorder le sursis pour le solde. On doit cependant relever, dans ce contexte, que la révocation de précédents sursis accordés pour des peines d'une certaine durée (respectivement 10 jours, 20 jours et 25 jours) ne paraît pas avoir eu à ce jour plus d'effet sur le recourant que l'exécution de diverses peines de courte durée. Dans ces conditions, on ne voit pas que l'exécution d'une partie de la peine seulement soit de nature à détourner durablement le recourant de ses comportements illicites, un tel effet de choc ou d'avertissement devant principalement être attendu de délinquants socialement intégrés qui n'ont pas encore été incarcérés (cf. ATF 116 IV 97 consid. 2b, p. 99 s.).