Citation: 6B_874/2022 E. 4

Dans une critique appellatoire et, partant, irrecevable, la recourante s'écarte de l'état de fait retenu par la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait sombré dans l'arbitraire. Il en va ainsi notamment du fait que son retour au Cameroun l'empêcherait de soigner sa séropositivité aux motifs d'une pénurie de médicaments, élément qui n'est au demeurant nullement notoire contrairement à ce que soutient la précitée, ainsi que de l'absence d'acceptation de sa maladie par sa famille pour des raisons culturelles, et que la confirmation de la décision d'expulsion l'a condamnerait à une mort lente mais certaine au Cameroun ou l'obligerait à déposer une demande d'asile dans un autre État " pour non protection de personne vulnérable en Suisse " en violation des " Conventions internationales ". En tant qu'elle semble contester sa condamnation du chef d'obtention illicite de prestations de l'aide sociale, qu'elle allègue que l'expulsion prononcée à son endroit serait contraire à la CEDH et se borne à demander l'application de l'art. 66d CP, la recourante ne développe aucune argumentation topique, puisqu'elle ne discute pas la question tranchée dans la décision attaquée, à savoir le refus de reporter l'exécution de l'expulsion, ni le raisonnement suivi par la cour cantonale à cet égard. Son argumentation tend bien plutôt à contester l'expulsion elle-même prononcée par jugement du 27 mai 2021 précité, alors même que celui-ci est entré en force, et est, partant, irrecevable. Enfin, si l'on comprend que la recourante entend se prévaloir de certains droits fondamentaux pour contester le refus de reporter son expulsion, il lui appartenait de les identifier expressément et d'exposer de manière claire et détaillée en quoi ceux-ci étaient violés par la décision attaquée, ce qui ne ressort pas de ses écritures dans lesquelles la recourante se borne à mentionner des "conventions internationales" et la CEDH sans autre précision. Faute de satisfaire aux exigences de motivation accrue prévues par l'art. 106 al. 2 LTF, ces griefs doivent être déclarés irrecevables.