Citation: 5A_80/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir retenu, à l'inverse du premier juge, qu'il n'avait pas démontré que le montant de 100'000 fr. provenait d'un crédit hypothécaire au motif que l'acte de vente n'indiquait pas l'origine de ces fonds. Or une lecture attentive des pièces du dossier aurait dû amener la Cour de justice à retenir que l'intégralité du produit d'acquisition de 850'000 fr. avait été payée grâce au produit de la vente de la maison de Z.________, effectuée le même jour. En effet, la pièce 66, soit l'acte d'achat de la maison de Z.________ le 31 octobre 2010, au prix de 600'000 fr., montrait que la cédule hypothécaire liée à cette acquisition s'élevait à 480'000 fr. Sur les conseils de son notaire, il avait, les 20 et 27 janvier 2004, augmenté cette cédule hypothécaire à 650'000 fr., libérant ainsi en ses mains un montant de 170'000 fr. Le 26 avril 2004, soit le même jour que l'achat de la villa de V.________ et la vente de la maison de Z.________, il avait transféré la cédule hypothécaire de Z.________ sur la parcelle sise à V.________. Un acte d'extension et de dégrèvement de cédule hypothécaire avait été instrumenté par-devant notaire. La lecture de la pièce 61, soit l'acte d'achat de la maison de V.________ le 26 avril 2004, permettait de constater que le prix d'achat était de 850'000 fr. versé à hauteur de 100'000 fr. (provenant de l'augmentation de l'hypothèque de Z.________ de janvier 2004) et à hauteur de 750'000 fr. provenant du prix de vente d'avril 2004 et du transfert de la cédule de 650'000 fr. Enfin, la pièce 68 démontrait qu'il avait augmenté encore une fois sa cédule hypothécaire de 650'000 fr. à 800'000 fr. les 12 et 19 janvier 2006 libérant ainsi 150'000 fr. pour faire des travaux d'aménagement dans la villa. Contrairement à ce qu'avait retenu la Cour de justice, ce document ne faisait état non pas d'une constitution de cédule hypothécaire sur l'immeuble sis à V.________ mais d'une augmentation de cédule hypothécaire à hauteur de 150'000 fr. La Cour de justice avait ainsi constaté les faits de manière inexacte, en contradiction évidente avec les pièces du dossier, et aurait dû l'interpeller dans le doute. Cela avait conduit à un résultat manifestement insoutenable, soit que le montant de 100'000 fr. devait être qualifié d'acquêt.