Citation: 8C_826/2019 E. 6.2.2

6.2.2. La recourante soutient encore que la juridiction cantonale n'aurait pas pris en compte le fait qu'elle s'est plainte de douleurs au niveau des cervicales tout de suite après l'accident. Ce grief ne résiste pas à l'examen; le jugement attaqué fait expressément référence à ses plaintes, parmi lesquelles les atteintes aux cervicales, contenues dans sa déclaration d'accident (cf. jugement du 11 novembre 2019, consid. 4 let. b). Au demeurant, la seule mention par la recourante de douleurs au niveau des cervicales postérieurement à l'accident ne permet pas non plus de retenir l'existence d'un traumatisme de type "coup du lapin". Il en va de même des circonstances de l'accident mises en avant par la recourante. Celle-ci explique que la vitesse du véhicule lors du choc (20 km/h selon elle) et la distance à laquelle elle aurait été projetée (plus de cinq mètres selon elle) seraient, indépendamment des autres circonstances de l'espèce, de nature à causer un traumatisme crânien de type "coup du lapin". Une telle présomption d'ordre général, en l'absence de tout renseignement médical venant étayer une lésion de cet ordre dans le cas concret, ne saurait être admise. La jurisprudence citée par la recourante (arrêt U 265/05 du 21 juin 2006 consid. 3.1) ne lui est d'aucun secours; contrairement à ce qu'elle affirme, le considérant évoqué ne fixe pas une vitesse entre 10 et 15 km/h comme "limite de vitesse dommageable" pour admettre une lésion de type "coup du lapin". En tout état de cause, on ne saurait considérer que toute collision d'un piéton avec un véhicule lancé à plus de 10 ou 15 km/h devrait induire - de manière générale et sans égard au cas particulier - la reconnaissance d'une telle lésion.