Citation: 6B_588/2018 E. 1

Les mêmes exigences sont requises à l'égard de celui qui se plaint d'infractions attentatoires à l'honneur (arrêt 6B_94/2013 du 3 octobre 2013 consid. 1.1). N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation. L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). En l'espèce, les recourantes ne se déterminent nullement sur l'éventuel tort moral ou dommage auquel chacune prétend, ni sur le principe ni sur la quotité. S'agissant plus particulièrement des prétendues atteintes à l'honneur, elles n'allèguent aucunement, pas plus qu'il ne ressort de l'arrêt attaqué, qu'elles auraient enduré une souffrance morale justifiant réparation par voie judiciaire. Elles ne décrivent pas non plus le dommage propre à chaque infraction dénoncée (cf. arrêt 6B_914/2013 du 27 février 2014 consid. 1.2). L'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles leur dénie la qualité pour recourir sur le fond de la cause.