Citation: 1C_624/2021 E. 3.2.3

3.2.3. Pour le surplus, les art. 36 et 37 OPB s'imposent à l'autorité d'exécution indépendamment de toute décision ou d'autorisation de construire ou modifier une installation fixe. En particulier, l'art. 37 al. 3 OPB impose à l'autorité d'exécution de veiller à ce que les cadastres déjà établis en vertu de l'art. 37 al. 1 OPB - comme celui qui a été établi ici en 2017 - soient contrôlés et rectifiés. Cela implique de procéder périodiquement à des mesures, déjà indépendamment de changements spécifiques de circonstances. Aussi, en cas de changement de circonstances - comme ici, avec tout d'abord la pose d'un nouveau revêtement puis la modification des règles de circulation dans le quartier -, une telle adaptation s'impose-t-elle d'autant plus. A cela on ne saurait opposer, comme le font l'OFEV et les autorités intimées, que le cadastre n'aurait que valeur d'inventaire au point de dénier tout caractère impératif à l'art. 37 OPB. Si la portée du cadastre, notamment du point de vue de son opposabilité aux administrés, est vraisemblablement limitée (cf. ATF 130 II 394 consid. 7.4; 126 II 522 consid. 49; cf. également FAVRE ANNE-CHRISTINE, La protection contre le bruit dans la loi sur la protection de l'environnement, 2002, p. 193), elle est sans incidence sur le caractère contraignant de la tenue d'un tel cadastre, conformément à la lettre de l'art. 37 OPB. Il n'en demeure pas moins qu'à l'instar de ce qu'a retenu la cour cantonale, cette question est indépendante de l'objet du litige. Il n'est pas possible de conditionner la mise en vigueur de l'arrêté litigieux à la bonne tenue du cadastre. En revanche, les recourants doivent pouvoir s'adresser directement à l'autorité d'exécution de l'OPB pour s'assurer de son activité en ce sens. L'arrêt attaqué ne consacre ainsi aucune violation des art. 36 et 37 OPB.