Citation: 4A_598/2018 E. 1

La contestation portant sur la durée (déterminée ou indéterminée) du bail, respectivement sur la licéité du procédé consistant à conclure successivement plusieurs baux de durée déterminée, est de nature pécuniaire, de sorte que le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. (art. 74 al. 1 let. a LTF). En l'espèce, si le contrat de bail litigieux devait être considéré comme étant de durée indéterminée en admission des conclusions prises par le demandeur, un congé donné par la défenderesse dans les trois ans à compter de la fin de la présente procédure serait annulable selon l'art. 271a al. 1 let. e CO. La valeur litigieuse équivaut dès lors au loyer de la période minimale pendant laquelle le contrat subsisterait si le demandeur obtenait gain de cause, période qui s'étend jusqu'à la date pour laquelle un nouveau congé peut être donné et correspond au minimum à la période de protection de trois ans prévue par l'art. 271a al. 1 let. e CO (cf. ATF 137 III 389 consid. 1.1 et les arrêts cités pour le calcul de la valeur litigieuse lorsque la contestation porte sur la validité d'une résiliation de bail). Compte tenu du loyer convenu en l'espèce et du délai de protection de trois ans, il n'est pas douteux que la valeur litigieuse de 15'000 fr. requise en matière de droit du bail est ici atteinte. Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions tendant à la constatation de l'existence d'un contrat de bail de durée indéterminée et qui a donc qualité pour recourir (art. 76 al. 1 LTF), dirigé contre un arrêt final (art. 90 LTF) rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par un tribunal supérieur statuant sur recours en dernière instance cantonale (art. 75 LTF), le recours est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (art. 48 al. 1 et 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi.