Citation: 6B_663/2014 E. 18.10.2

18.10.2. On comprend de la motivation du TPF consacrée à la subsomption des faits en droit tchèque qu'il a retenu que W.________ et X.________ avaient agi intentionnellement (cf. jugement attaqué p. 281 à 283). A cet égard, il ressort du jugement attaqué (p. 276 s. et 281; cf. supra consid.14.9), que le TPF a retenu, en substance, que d'emblée à la signature du contrat du 2 janvier 1997, W.________, X.________ et Y.________ n'avaient aucune intention d'utiliser les liquidités de MUS dans l'intérêt de MUS, mais dans leur propre intérêt pour acquérir une majorité des actions MUS. Dans la première phase d'un plan déterminé, ils avaient commencé par détourner au moins 2'066'436'419 CZK au préjudice de MUS pour ensuite acquérir la quasi-majorité des actions MUS au travers de différentes sociétés-écrans qu'ils avaient créées afin de se dissimuler. Puis, ils avaient prévu un second détournement de fonds au préjudice de MUS pour procéder au remboursement des montants versés en relation avec le contrat du 2 janvier 1997. Cette motivation permet de comprendre pour quels motifs le TPF a estimé que les prévenus avaient agi intentionnellement. Elle est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu étant rappelé que le jugement forme un tout et que l'on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.7; 6B_532/2012 du 8 avril 2013 consid. 6.1). Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté.