Citation: 7B_546/2023 E. 1.3.1

1.3.1. En l'espèce, on comprend des explications fournies par le recourant qu'il entend principalement solliciter une indemnité pour le tort moral subi en raison de l'atteinte à l'honneur provoquée par les déclarations que les intimés avaient formulées dans le cadre de la procédure pénale MP_1. Certes, objectivement, les accusations en cause dans la procédure pénale précitée n'avaient rien d'anodin, en tant qu'elles portaient sur des actes d'ordre sexuel et des violences physiques dont il se serait rendu coupable au préjudice de sa fille mineure. Pour autant, si le recourant explique ignorer, à ce stade, à qui précisément les intimés avaient fait état de leurs accusations, il ne fait part d'aucun élément laissant supposer que les déclarations des intimés pourraient avoir été portées à la connaissance de tiers non intéressés à la procédure pénale, ni par exemple qu'elles auraient fait l'objet d'articles de presse dont la formulation aurait pu le rendre reconnaissable. Le recourant s'abstient par ailleurs de tout développement quant à la souffrance morale qu'il aurait personnellement ressentie à la suite de ces accusations infondées. Il ne prétend pas que son état psychique aurait été atteint si gravement au point, par hypothèse, de rendre nécessaire une consultation médicale, voire un suivi thérapeutique, ou, d'une autre manière, de mettre en péril son bien-être ou sa faculté à gérer le quotidien, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. A défaut de plus amples explications quant à l'ampleur de l'atteinte à l'honneur subie, le recourant échoue à démontrer sa qualité pour recourir s'agissant du classement de la procédure pénale en ce qu'elle concernait les infractions de diffamation et de calomnie.