Citation: 4A_43/2015 E. 2

Par ailleurs et en tout état de cause, un autre motif conduit, lui aussi, à la constatation de l'irrecevabilité du recours. C'est le lieu de rappeler que les décisions en matière de mesures provisionnelles sont incidentes, au sens de l'art. 93 al. 1 LTF, lorsque l'effet des mesures en cause est limité à la durée d'un procès en cours ou à entreprendre par la partie requérante dans un délai qui lui sera imparti. En conséquence, la recevabilité d'un recours en matière civile suppose que la décision soit de nature à causer un préjudice irréparable aux termes de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Il incombe à la partie recourante d'indiquer de manière détaillée en quoi elle se trouve menacée d'un tel préjudice par la décision de mesures provisionnelles qu'elle conteste; à ce défaut, le recours est irrecevable (ATF 137 III 324 consid. 1.1 p. 324). Pareille exigence vaut du reste non seulement lorsque le recours vise une décision accordant des mesures provisionnelles, mais aussi quand il est dirigé contre une décision les refusant (arrêt 4A_40/2014 du 7 mars 2014 consid. 5 et les précédents cités). Dans son mémoire adressé au Tribunal fédéral, la recourante soutient, contre toute évidence, que son recours vise une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. Elle fonde d'ailleurs cette opinion sur une jurisprudence relative à des mesures provisoires ordonnées pendant la procédure de divorce (ATF 134 III 426 consid. 2.2), laquelle n'a rien à voir avec la nature de la décision présentement attaquée. Par la force des choses, l'intéressée n'expose nullement en quoi cette décision-ci serait de nature à lui causer un préjudice irréparable. Il y a donc là un motif supplémentaire et indépendant qui justifie de ne pas entrer en matière sur le présent recours. La requête d'effet suspensif et la requête de mesures provisionnelles, dont était assorti ce recours, s'en trouvent ipso jure privées d'objet.