Citation: 9C_616/2016 E. 4.2

4.2. A la lecture du jugement entrepris, on ne voit tout d'abord pas sur quelle pièce médicale la juridiction cantonale se fonde pour constater une amélioration de l'état de santé du recourant qui aurait entraîné une modification du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPGA (supra consid. 2.2). Au contraire, les premiers juges ont retenu que les quatre premières opérations subies par le recourant n'ont pas permis d'améliorer sa situation. Ils ont certes constaté que le médecin traitant estimait qu'une activité adaptée "pourrait" être effectuée "hors des périodes de convalescence post-opératoires". Le docteur C.________ avait toutefois conclu à une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée, pour autant que l'évolution fût favorable, ce qu'il convenait de réévaluer dans deux à quatre mois (avis du 24 avril 2014). Par ailleurs, dans son avis du 13 mai 2014, le médecin du SMR a indiqué que le médecin traitant avait maintenu une incapacité totale de travail et que manquaient au dossier des précisions d'un spécialiste en chirurgie orthopédique sur l'évolution de l'état de santé de l'assuré depuis l'intervention de février 2014, une évaluation de la capacité de travail sur le plan du genou et la fixation des limitations fonctionnelles. L'on ne saurait dès lors suivre la juridiction cantonale lorsqu'elle se fonde sur les conclusions - nécessairement provisoires - du docteur C.________ pour retenir en substance une stabilisation de l'état de santé du recourant. Le docteur E.________ a par la suite détaillé les limitations fonctionnelles à prendre en compte depuis le 25 juillet 2014 (avis du 11 septembre 2014). Il ne s'est toutefois pas déterminé sur les deux autres points restés ouverts (stabilisation de l'état de santé et capacité de travail dans une activité adaptée). Au contraire, il a indiqué que la consultation s'inscrivait dans le cadre d'une (nouvelle) reprise chirurgicale et qu'il n'était "pas possible actuellement" de s'attendre à une amélioration de la capacité de travail. Dans son avis du 21 octobre 2015 - dont la juridiction cantonale n'a pas tenu compte dans son appréciation -, le docteur H.________ a du reste confirmé avoir procédé à l'intervention chirurgicale envisagée, le 6 mai 2015, le cas pouvant être considéré comme stabilisé "à partir de début 2016". Aussi, comme le médecin du SMR l'a noté (avis du 6 janvier 2015), les conclusions du docteur E.________ ne démontraient pas une amélioration de l'état de santé de l'assuré. Dans ces conditions, la juridiction cantonale apparaît avoir procédé à des constatations d'ordre médical pour retenir - du moins implicitement - une amélioration de l'état de santé du recourant sans s'appuyer sur l'avis d'un spécialiste en chirurgie orthopédique, ce qui revient à une constatation manifestement inexacte des faits (arrêt 9C_109/2014 du 2 juin 2014 consid. 3.2.2 et la référence).