Citation: 6B_289/2017 E. 3.3

3.3. La juridiction cantonale a considéré que le véhicule en cause appartenait à la recourante. Le 16 juillet 2010, il avait été valablement remis à F.________ en qualité d'ayant droit économique de cette dernière, de sorte que rien ne permettait de retenir que celle-ci aurait subi un quelconque préjudice. Elle a considéré que le classement se justifiait pour ce motif. A l'appui de ces considérations, la chambre cantonale s'est fondée sur une quittance de vente passée le 19 avril 1988 (cf. pces 23 et 31 du dossier cantonal) et sur un procès-verbal d'audition d'un dénommé I.________ (cf. pce 3, procès-verbal 2, Iignes 32 et 68 ss du dossier cantonal). Or, il ressort de la quittance que la BMW 507 a été vendue le 19 avril 1988 à B.X.________ Limited, une société sise à Jersey. Quant au procès-verbal, il indique qu'en sa qualité de conseiller financier, I.________ avait reçu, entre 2009 et 2011, des instructions de la part d'une société X.________ Jersey tendant au paiement de factures en faveur d'un garage. Ses contacts d'alors avaient été feu C.________, fondé de pouvoir de ladite société, et F.________, bénéficiaire économique de celle-ci (cf. pce 3, procès-verbal 2, Iignes 23-28, 31-32, 39). Il résulte de ce qui précède que lors de la transaction du 19 avril 1988, la BMW 507 n'apparaît pas avoir été vendue à la recourante, mais à B.X.________ Limited. Il ne ressort pas non plus de ces pièces que F.________ serait le bénéficiaire économique de la recourante. L'arrêt attaqué est ainsi fondé sur des éléments factuels erronés, respectivement lacunaires, qui ne permettent en l'état pas d'examiner l'application du droit. Il doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale pour nouvelle décision.