Citation: 6P.22/2002 08.04.2002 E. 2

2.- Le recourant reproche à l'autorité cantonale de n'avoir pas indiqué sur quels éléments elle se basait pour retenir le fait, dont elle a déduit qu'il avait participé aux escroqueries commises au préjudice des clients de N.________ SA, qu'il avait pris part aux décisions essentielles concernant cette société, en violation de son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. a) Le droit à une décision motivée est une composante du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102). Il correspond à l'obligation du juge de motiver sa décision de manière à ce que son destinataire puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu et à ce que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 97 con-sid. 2b p. 102). Il suffit, pour répondre à ces exigences, que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de sorte que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause; il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties et il peut passer sous silence ce qui, sans arbitraire, lui paraît à l'évidence non établi ou sans pertinence (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102 s.; 124 II 146 consid. 2a p. 149; 124 V 180 consid. 1a p. 181; 123 I 31 consid. 2c p. 34; 123 II 175 consid. 6c p. 183 s.; 122 IV 8 consid. 2c p. 14 s.). b) L'autorité cantonale a clairement expliqué ce qui la conduisait à admettre que le recourant a participé, comme coauteur, aux escroqueries commises au préjudice des clients de N.________ SA et a notamment exposé sur quels éléments de preuve elle se fondait pour retenir qu'il avait participé aux décisions essentielles concernant cette société, à savoir divers témoignages, qu'elle a expressément mentionnés, et les déclarations des experts entendus en cours de procédure. Elle a donc motivé sa décision sur le point contesté et cette motivation est suffisante; à la lecture de l'arrêt attaqué, le recourant pouvait comprendre sans difficulté sur quels éléments l'autorité cantonale s'était fondée pour retenir le fait contesté. Le grief est par conséquent infondé.