Citation: 9C_402/2015 E. A

A.a. A.________ est mariée et mère d'une fille née en 2004. Titulaire d'un certificat fédéral de capacité d'employée de bureau, elle a travaillé en qualité d'agent d'un centre d'appel à un taux d'occupation de 82 % du 1er mai 2002 au 30 novembre 2004 et de 47 % dès le 1er décembre 2004. Elle a présenté une incapacité totale de travail du 21 juin au 10 septembre 2006, du 4 au 21 janvier 2007 puis du 12 mars au 2 septembre 2007. Entre ces périodes, son incapacité de travail était de 50 %. Le 30 septembre 2007, l'assurée a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) tendant à l'octroi d'une rente, indiquant qu'elle était atteinte de deux hernies discales (en L4-L5 et L5-S1) et d'une maladie auto-immune (connectivite). Elle a en outre annoncé qu'en bonne santé, elle aurait travaillé à 100 % par nécessité financière en tant qu'employée de bureau. Selon un rapport d'expertise médicale établie le 22 janvier 2008 par le docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale, à la demande d'un tiers assureur, il n'apparaissait pas d'affection susceptible d'empêcher l'intéressée de travailler au taux de 50 % dans un emploi léger de téléphoniste. L'expert mentionnait toutefois que A.________, sans contester cette appréciation, avait émis des remarques sur les difficultés qu'elle rencontrait à concilier l'accomplissement de son activité avec ses problèmes de santé et sa vie familiale. Il indiquait encore que trois médecins traitants de l'assurée s'étaient déclarés d'accord avec l'exigibilité retenue. Le docteur C.________, médecin auprès du Service médical régional de l'AI (SMR), s'est rallié à l'appréciation de l'expert B.________, confirmant l'exigibilité d'une capacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle de téléphoniste, considérée comme adaptée. Dans le rapport économique sur le ménage, commandé par l'office AI et rédigé le 26 juin 2009, il est mentionné que l'intéressée avait mal compris le formulaire portant sur son statut. Celle-ci a précisé qu'en bonne santé, elle aurait maintenu son taux d'activité à 50 % auprès de son employeur dans la mesure où elle avait à s'occuper d'une fillette de cinq ans et à entretenir une grande maison. En revanche, elle a expliqué que, lorsque sa fille aurait été plus autonome, elle aurait envisagé d'augmenter son taux d'activité professionnelle à 70-80 % pour des raisons financières. L'auteur de cette enquête a retenu pour A.________ un statut mixte d'active à 50 % et de ménagère à 50 %. Les empêchements dans cette dernière activité étant de 31,35 %, l'enquêtrice a conclu à un taux d'invalidité de 15,67 % (50 % de 31,35 %). Cependant, dans son projet de décision du 6 juillet 2009, l'administration a estimé que, dès le 21 juin 2006, l'assurée présentait un taux global d'invalidité de 40,67 %, soit 25 % dans la part active (50 % de 50 %) et 15,67 % dans l'activité de ménagère. Statuant le 26 octobre 2009, l'office AI a alloué à l'intéressée un quart de rente d'invalidité à compter du 1er juin 2007. Cette décision est entrée en force faute d'avoir été contestée. A.b. Dans le cadre de la procédure de révision engagée le 25 août 2010, A.________ a indiqué à l'administration que, sans atteinte à la santé, elle travaillerait à 50 % depuis décembre 2004 en qualité d'agent d'un centre d'appel par nécessité financière et intérêt personnel. Son employeur a attesté qu'elle exerçait son activité professionnelle à 25 %. Poursuivant l'instruction du cas, l'office AI a soumis l'assurée à l'expertise du docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale. Dans son rapport du 1er mai 2013, ce dernier a retenu une capacité de travail à 50 % d'un 100 % dans l'activité exercée précédemment par l'intéressée, compte tenu d'une fatigabilité et de polyarthralgies. Dans une activité d'employée de bureau, adaptée aux limitations fonctionnelles retenues, l'expert a estimé cette capacité à 100 %, avec une baisse rendement de 30 %, dès le moment de l'expertise.