Citation: 4D_44/2022 E. A

A.a. B.________ et A.________ (ci-après: les époux) sont copropriétaires d'une parcelle à... d'une surface de 748 m², qui accueillait une habitation de 77 m² au sol et un garage. La parcelle se situe dans une zone où, selon le Règlement sur l'extension et la police des constructions, seules les parcelles d'une surface supérieure ou égale à 1'000 m² sont constructibles. Les époux ont chargé C.________ (ci-après: l'architecte) d'établir les plans relatifs à la démolition du garage, à l'agrandissement du bâtiment et à la construction d'un garage enterré. Un contrat du 30 janvier 2008 entre les parties, détaillant les prestations de l'architecte, et prévoyant un prix d'un montant forfaitaire de 75'000 fr., a été versé au dossier. A.b. Le 7 avril 2011, la Municipalité de... a écrit à l'époux que le projet semblait entrer dans le cadre légal. Elle a précisé qu'il était impératif de maintenir la partie " en dur " du chalet. L'architecte a établi des plans, en indiquant les éléments à conserver, à construire ou à démolir. Les parties ont admis que ces plans satisfaisaient à l'exigence de la Municipalité. Un permis de construire a été délivré sur la base des plans de l'architecte. Il y était précisé que la direction des travaux devait être assumée par un mandataire professionnellement qualifié. A.c. Par lettre du 15 novembre 2012, sur papier à en-tête de l'époux, l'épouse s'est adressée à l'entreprise D.________ SA; elle s'est référée à un entretien effectué sur place avec son mari et a demandé une offre pour la démolition partielle du bâtiment existant. Par courrier du 13 mars 2013, sur papier à en-tête des époux, le mari a informé l'entreprise qu'elle avait été retenue pour les travaux de démolition, lesquels débuteraient le 2 avril 2013. Il a ajouté " en qualité de maître de l'ouvrage, je serai votre seul interlocuteur ". Le 20 mars 2013, l'époux a communiqué à l'architecte les entreprises auxquelles il avait directement et personnellement adjugé les travaux. A.d. Le chantier a débuté le 2 avril 2013. L'architecte était en vacances jusqu'au 6 avril 2013. Il n'a pas suivi les travaux effectués à l'ouverture du chantier. A son retour, il a constaté que les murs du bâtiment, à l'exception de celui situé à l'ouest, avaient été démolis. Par courrier du 9 avril 2013 à l'architecte, la Municipalité a indiqué que le bâtiment existant avait été démoli à l'exception d'un pan, alors que les murs devaient être maintenus. La démolition du bâtiment rendait la parcelle inconstructible. Elle a ordonné l'arrêt immédiat des travaux relatifs au permis de construire délivré. Par décision du 9 avril 2013, elle a confirmé sa position. L'architecte n'a pas recouru contre celle-ci, de sorte qu'elle est entrée en force. Par décision du 27 janvier 2016, la Municipalité a rendu un ordre de remise en état de la parcelle. Les époux ont recouru contre cette dernière décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal. Les époux ont déposé une nouvelle demande de permis de construire le 14 mars 2018, dont la Municipalité a refusé l'octroi.