Citation: 5A_730/2021 E. 3.2

3.2. Le recourant rappelle en préambule la théorie en lien avec l'art. 29 al. 3 Cst. Il expose ensuite que, dans son courrier du 6 juillet 2021, la cour cantonale s'était référée à la mauvaise disposition de la loi cantonale pour justifier qu'une remise de frais ne pouvait pas être accordée. Il indique avoir répondu à l'invitation sur la possibilité de déposer une requête d'assistance judiciaire, dans laquelle la cour cantonale avait indiqué qu'il devait motiver les chances de succès de son recours et présenter sa situation financière. Quand bien même il n'avait pas fourni de justification sur les perspectives du recours et remis tous les documents pertinents, il avait déposé le formulaire de demande d'assistance judiciaire et joint sa décision de taxation 2019. Il avait également envoyé un document daté du 19 juillet 2021 et intitulé " Contéstation du mise sous curatelle " [sic]. En application du principe de la confiance (art. 2 CC) et des règles de la bonne foi (art. 9 Cst.), il fallait considérer ce document, au vu de son intitulé et de son contenu, comme étant sa motivation des chances de succès de son recours. Toute autre appréciation allait à l'encontre de l'art. 105 al. 2 LTF. Le fait qu'il mélangeait certains éléments avec le contenu d'une décision antérieure ne devait pas lui être préjudiciable puisqu'il n'était pas représenté par un avocat. L'argument de la cour cantonale selon lequel ses explications étaient confuses et incompréhensibles n'était par ailleurs pas motivé, de sorte que la décision violait son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il avait par ailleurs indiqué avoir le droit de proposer une personne de son choix et avait signé une procuration en faveur de la personne habilitée à le représenter, de sorte que la cour cantonale ne pouvait pas lui reprocher de ne pas avoir expliqué en quoi la décision querellée était contraire au droit. Dès lors que la procédure devant la cour cantonale était entièrement régie par la maxime inquisitoire, il fallait considérer que ces explications, fournies par une personne non assistée, étaient claires et compréhensibles, quand bien même celle-ci n'exposait pas en quoi la décision querellée était inopportune. Les documents produits permettaient de comprendre qu'il ne s'opposait pas à l'institution de la curatelle, mais à la personne du curateur. Il n'était pas non plus problématique qu'il ne formule aucune demande, ni ne prenne de conclusions en ce sens. Dans ces circonstances, il était arbitraire de retenir qu'il n'avait pas rempli son devoir de collaboration. Il était également arbitraire de considérer que son complément au recours du 30 juin 2021 était tardif puisqu'il s'agissait d'un complément et qu'il n'avait été déposé que deux jours après l'expiration du délai de recours. Sa décision de taxation 2019 permettait en outre de déterminer ses revenus imposables et l'absence de production. Il n'était pas en mesure de produire sa dernière déclaration fiscale car elle était chez son curateur et n'en avait pas reçu d'exemplaire. Il relève enfin que la cour cantonale aurait dû lui impartir un deuxième délai pour produire les documents utiles pour statuer sur sa requête d'assistance judiciaire, vu qu'il n'était pas assisté d'un avocat.