Citation: 6B_746/2022 E. 7.4

7.4. Au regard du nombre important d'infractions commises par le recourant, sur une période de quatre ans environ, de la nature des biens juridiques lésés, de sa médiocre intégration en Suisse, ainsi que des perspectives d'intégration dans son pays d'origine, le raisonnement de la cour cantonale, quant à la pesée des intérêts en présence, n'est nullement critiquable et doit être confirmé. C'est en particulier en vain que le recourant se prévaut de n'avoir jamais été averti des conséquences de son comportement sur son statut administratif, l'intéressé n'expliquant de surcroît pas en vertu de quelle base légale ou de quel principe juridique, un tel avertissement aurait dû lui être donné. Il ne saurait en tout état se prévaloir d'une inégalité de traitement avec G.________, ressortissant français, dont il aurait été renoncé à l'expulsion à l'occasion de sa première condamnation. Il est au demeurant observé que l'expulsion de ce dernier a été finalement également prononcée en vertu du jugement attaqué, pour une durée de 10 ans. Au surplus, par ses développements quant au fait que ses perspectives d'intégration au Kosovo seraient nulles, il se borne à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi il était en l'occurrence arbitraire de retenir qu'il disposait d'attaches dans son pays d'origine, dès lors qu'il s'y rendait presque chaque année, qu'il y parlait la langue et qu'une partie de sa famille y était établie. Il en va de même lorsqu'il relativise son défaut d'intégration en Suisse par le fait que de nombreux jeunes rencontrent les mêmes difficultés que lui en termes de formation professionnelle et dans la gestion de ses finances personnelles. Enfin, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il se soutient se trouver en situation de détresse en raison des troubles de la personnalité diagnostiqués, l'intéressé ne démontrant pas en quoi ce fait pourrait être déduit de l'expertise psychiatrique ou de toute autre pièce versée au dossier cantonal. A tout le moins, le recourant ne prétend pas qu'il lui serait impossible de mettre en oeuvre un suivi thérapeutique au Kosovo, en continuité de celui entamé en détention.