Citation: 1C_450/2012 E. 4.3

4.3. Le recourant considère que l'expertise, et par conséquent l'arrêt attaqué, omet de prendre en considération l'existence d'un abri anti-atomique au sous-sol et de citernes, qu'il aurait financés. L'évaluation de la valeur vénale de la station-service s'en trouverait faussée. Le Tribunal administratif fédéral a considéré que l'expert judiciaire avait à bon droit pris en compte les seules installations dont le recourant était propriétaire, à savoir une marquise métallique, le "shop" et ses aménagements, à l'exclusion de celles qui avaient été financées par l'entreprise pétrolière elle-même. En l'espèce, il apparaît que l'abri anti-atomique et les citernes sont inclus dans les aménagements de la station-service pris en considération par l'expertise. D'une part le kiosque décrit dans le rapport d'expertise comprend: "fondations, enveloppe, toiture, serrurerie de façade, chauffage, ventilation, sanitaires". D'autre part, les documents d'expertise mentionnent expressément les citernes en sous-sol. Le Tribunal administratif fédéral, qui a confirmé le bien-fondé des constatations de l'expert, a donc tenu compte de tous les éléments composant la station-service. S'agissant ensuite de la répartition de leur financement entre le propriétaire et le locataire-exploitant, le recourant ne démontre pas en quoi la référence à l'usage en matière d'exploitation de station-service serait arbitraire. En dépit de son obligation de collaborer à l'établissement des faits (cf. arrêts 2C_84/2012 du 15 décembre 2012 consid. 3.1 et les réf. ; ATF 133 III 507 consid. 5.4 p. 511), à aucun moment le recourant n'a apporté le moindre élément probant (facture, contrat de vente ou d'installation, etc.) à l'appui de ses allégations selon lesquelles il aurait financé des infrastructures dont l'expert n'aurait pas tenu compte. Le contrat de bail de 1987 ne démontre ni la source de financement des citernes démontées en 2009, ni leur valeur - pour autant que ce soient toujours les mêmes, ce que le recourant n'établit pas, ni même n'allègue - plus de vingt ans après. Au contraire, l'expertise relève que "la sévérité de la législation en matière de produits pétroliers implique une mise à jour régulière des installations" et qu'il "ne fait aucun doute que celle-ci n'y faisait pas exception". En se référant à l'appréciation de l'expert judiciaire (qui a procédé à une évaluation globale et selon l'usage) et de la CFE sur ces questions, le Tribunal administratif fédéral n'a pas établi les faits de façon arbitraire.