Citation: 5A_444/2017 E. 5.2

5.2. Se référant à la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 142 III 481, 498; arrêt 5A_274/2016 du 26 août 2016) ainsi qu'à la doctrine (M. WYSSEN/S. BURGAT, L'autorité parentale conjointe et le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant; analyse de l'arrêt du Tribunal fédéral 5A_945/2015, Newsletter DroitMatrimonial.ch de septembre 2016), la recourante soutient en substance " qu'on ne peut légitimement pas justifier d'un côté que le bien de l'enfant empêche qu'il rentre dans son pays d'origine dont il parle la langue et où il a toute sa famille, car cela le couperait de son père, mais que ce même bien de l'enfant impose de le couper de sa mère et de son frère si ceux-ci partent ". C.________ n'aurait jamais dit qu'il voulait rester en Suisse, mais uniquement qu'il souhaitait " rester proche de son père ", où que celui-ci se trouve. La domiciliation au Royaume-Uni de l'enfant permettrait au demeurant un droit de visite, le lien père-fils n'étant nullement mis en péril par le déménagement. L'argument selon lequel on se trouverait au stade des mesures provisionnelles tomberait également à faux après trois ans de séparation et une volonté claire de la recourante de retourner tôt ou tard dans son pays, de sorte qu'il n'y aurait aucun risque de vider le procès au fond de sa substance. Enfin, la décision serait choquante dans son résultat, dès lors que la recourante et son fils sont britanniques, que le pays de destination est celui d'origine ainsi que le centre des affaires de l'intimé, que toute la famille est également au Royaume-Uni, qu'il y a 11 ans, l'intimé a " trouvé que c'était une bonne idée de faire déménager D.________ en Suisse et que celui-ci n'a aucunement souffert de la situation, le voyage dans l'autre sens n'ayant a priori aucune raison d'être néfaste à C.________ ", qu'aucun élément contre le départ de l'enfant n'existerait, que l'intérêt de l'intimé pour son fils serait feint et son " désir de contrôle " constant. La décision ne se baserait que sur le rapport du SPJ, fondé sur les déclarations d'un enfant dont les parents venaient de se séparer. Le besoin de stabilité de l'enfant commanderait qu'il suive le parent qui s'est jusqu'à présent occupé de lui, à savoir sa mère. Refuser le changement du lieu de résidence reviendrait en pratique à nier tout droit au déménagement et surtout à vider complètement de sa substance l'art. 301a CC.