Citation: 1C_380/2021 E. 1.3.2

1.3.2. L'arrêt attaqué reproche à la Ville de Genève de n'avoir pas procédé à "un examen poussé des intérêts privés et publics en présence, soit notamment sous l'angle de l'admissibilité des nuisances sonores pour les voisins qui découleraient de l'exploitation des terrasses ainsi que de l'intérêt de l'exploitant à l'établissement en cause à pouvoir exploiter lesdites terrasses". Pour pallier cette carence, le renvoi ordonne l'"instruction de la requête visant l'autorisation d'exploiter trois terrasses [...], notamment sous l'angle des inconvénients pour le voisinage". Il est par ailleurs demandé à la ville de "solliciter le préavis du SABRA et/ou de toutes autres autorités dont elle estime le préavis nécessaire". Ainsi et contrairement à ce qu'en déduit le recourant, le renvoi n'exige pas nécessairement la mise en oeuvre de complexes mesures techniques; la jurisprudence commande d'ailleurs en premier lieu - comme le rappelle d'ailleurs la Cour de justice - une appréciation fondée sur un constat concret effectué lors d'une inspection locale; celle-ci doit notamment tenir compte de la situation des voisins, de leur nombre, de leur éloignement par rapport à la source de bruit, du type d'établissement, du nombre de places et des horaires d'exploitation de l'installation à l'origine des nuisances sonores, ainsi que du risque d'émergence des bruits vis-à-vis du bruit de fond (cf. arrêt 1C_460/2007 du 23 juillet 2008 consid. 2.3; et la référence à la Directive du 10 mars 1999 du Cercle Bruit relative à la détermination et à l'évaluation des nuisances sonores liées à l'exploitation des établissements publics). Il n'apparaît quoi qu'il en soit pas que la réalisation, le cas échéant, de mesures acoustiques techniques des nuisances générées par les terrasses présenterait pour le SABRA, autorité spécialisée en matière de protection contre le bruit, une complexité particulière s'écartant notablement d'une procédure habituelle dans ce domaine; rien dans les allégations appellatoires et générales du recourant ne permet d'ailleurs d'en douter. La même remarque vaut du reste pour la mise en oeuvre d'une contre-expertise privée, alléguée par le recourant, dont le coût n'est de surcroît pas précisé. Par ailleurs, le prétendu assainissement de l'entier du boulevard U.________ et de la rue V.________, dont se prévaut encore le recourant, ne ressort pas non plus des instructions données par la Cour de justice: au contraire, l'arrêt attaqué explique que l'art. 15 al. 1 la loi cantonale sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement du 19 mars 2015 (LRDBHD; RS/GE I 2 22) permet un traitement différencié de chaque terrasse. Aussi ne voit-on en définitive pas, dans les explications du recourant, à qui il incombe de démontrer la réalisation des conditions de l'art. 93 al. 1 LTF (cf. ATF 144 III 475 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3), de motifs de retenir le risque d'une procédure probatoire longue et coûteuse.