Citation: 2C_316/2009 04.06.2009 E. 4

La conclusion tendant au prononcé de l'effet suspensif au renvoi est irrecevable en raison de l'exclusion de la voie du recours en matière de droit public prévue par l'art. 83 lettre c chiffre 4 in fine LTF. Sur le fond, le comportement du recourant tombe sous le coup de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 LEtr, ses déclarations réitérées et ses mensonges constituant des éléments concrets qui font craindre qu'il se soustraie au renvoi. Invoquant l'art. 31 al. 1 Cst., le recourant soutient que sa détention est contraire au principe de proportionnalité. Selon lui, il ne serait de loin pas certain que les documents de voyage soient délivrés, de sorte que la date de son départ serait encore floue. Ce grief doit être rejeté. L'exécution du renvoi ne s'avère pas d'emblée impossible pour des raisons juridiques ou matérielles (cf. art. 80 al. 6 let. a LEtr a contrario) et devrait avoir lieu dans un délai raisonnable, puisque l'arrêt attaqué retient que des démarches ont été entreprises pour l'obtention d'un laissez-passer permettant le retour du recourant dans sa patrie (cf. art. 76 al. 4 LEtr). Les objections du recourant sont au demeurant de pures spéculations sur le résultat des auditions centralisées qui n'ont pas encore eu lieu. Pour le surplus, le recourant tente de remettre en cause la décision de refus de l'asile et de renvoi prononcée le 12 mars 2009 par l'Office fédéral des migrations, en affirmant que sa vie serait menacée au Nigéria. A cet égard, il perd de vue que le juge de la détention et, à sa suite, le Tribunal fédéral comme autorité de recours, sont en principe liés par une décision de renvoi prise dans le cadre d'une procédure d'asile (cf. art. 83 let. c ch. 4 LTF), à l'instar de celle qui a été prise à l'encontre du recourant, qui ne démontre pas en quoi cette dernière serait manifestement contraire au droit ou clairement insoutenable au point d'apparaître nulle (cf. ATF 128 II 193 consid. 2.2.2 p. 198).