Citation: 9C_484/2016 E. 4.3

4.3. Le recourant critique enfin le taux d'abattement de 10 % retenu par les premiers juges pour déterminer le revenu d'invalide. Il soutient qu'au vu de ses graves limitations, de son inaptitude à l'apprentissage d'une activité administrative, de son parcours professionnel toujours auprès de la même entreprise et de son âge, il pouvait prétendre à une réduction de 20 %. Il ne démontre toutefois pas en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit fédéral par un abus ou un excès (positif ou négatif) de son pouvoir d'appréciation. Il ne s'en prend qu'à l'opportunité de la décision qu'il conteste, ce qui ne lui est d'aucun secours (cf. arrêt 9C_46/2016 du 10 août 2016 consid. 4.4 et les références). C'est également en vain qu'il reproche aux premiers juges de ne pas avoir pris en compte son âge. Âgé de 52 ans au moment où il a été constaté que l'exercice d'une activité adaptée était médicalement exigible, il n'avait pas encore atteint l'âge à partir duquel la jurisprudence considère généralement qu'il n'existe plus de possibilité réaliste de mise en valeur de la capacité résiduelle de travail sur un marché du travail supposé équilibré (ATF 138 V 457 consid. 3.1 et 3.3 pp. 459 et 461). L'assuré ne saurait être suivi non plus lorsqu'il invoque son inaptitude à l'apprentissage d'une activité administrative, dans la mesure où le marché du travail pour lequel il conserve une capacité totale de travail (cf. supra consid. 4.2) offre un large éventail d'autres activités, légères, dont on doit convenir qu'un nombre important sont adaptées à ses limitations, sans formation particulière.