Citation: 8C_376/2023 E. 9.3

9.3. S'agissant du laps de temps dans lequel l'intimée a réagi aux manquements du recourant, celui-ci ne démontre pas en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en appliquant le droit cantonal, de sorte que sur ce point également, le recours ne répond manifestement pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.2 supra). Au demeurant, le licenciement est intervenu environ un mois après la communication officielle du procureur général à l'intimée. Les faits à l'origine du licenciement ne se sont pas produits alors que le recourant travaillait pour l'intimée, de sorte que celle-ci a dû se renseigner auprès de la justice pour être en mesure de les établir et d'en prendre la mesure. En outre, la décision de résiliation des rapports de travail n'a pas été prise par le supérieur hiérarchique du recourant, mais par un collège de plusieurs personnes, à savoir les membres du Conseil de la CEC. Dans ces conditions, il n'apparaît pas insoutenable de retenir - comme la commission - que l'intimée a rendu sa décision dans un délai pouvant encore être qualifié de raisonnable. Il s'ensuit que le recours, entièrement mal fondé, doit être rejeté.