Citation: 6B_944/2020 E. 2.4

2.4. Par cette argumentation, la cour cantonale n'est pas sortie du cadre légal fixé par l'arrêt de renvoi. Suivant cet arrêt, elle s'est prononcée sur le dessein d'enrichissement illégitime de l'intimé. Elle a conclu que celui-ci avait la volonté de compenser et, partant, n'avait pas de dessein d'enrichissement illégitime, sur la base de divers éléments, et notamment du message du 10 mai 2019. Si ce dernier message ne permet pas d'établir que l'intimé avait une créance de USD 186'163 à l'encontre du recourant, il peut constituer un indice de la volonté de compenser de l'intimé. La cour cantonale ne s'est en revanche pas formellement prononcée sur la matérialité de la créance, puisqu'elle a donné acte au recourant de ses réserves civiles et l'a renvoyé à agir par la voie civile. Le grief tiré de la violation du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi doit donc être rejeté.