Citation: 6B_754/2023 E. 4.3.1

4.3.1. La cour cantonale a considéré que, si le recourant avait, de manière constante, nié avoir fait usage de la force pour récupérer le téléphone de son épouse, il admettait le lui avoir pris, avec son accord toutefois, et l'avoir placé dans une armoire durant plusieurs jours tout en lui mettant son propre portable à disposition, dans le but qu'elle ait plus de temps pour s'occuper des enfants. Le téléphone de son épouse serait ainsi resté trois jours dans l'armoire, sans que cette dernière ne le reprenne alors même qu'elle en était parfaitement libre, ce qui était peu crédible. Il avait par ailleurs modifié sa version des faits lorsqu'il avait été entendu par l'expert psychiatre, reconnaissant avoir usé de la force pour s'emparer du téléphone de sa femme, ce qui achevait d'entamer sa crédibilité. Au contraire, rien ne conduisait à douter des déclarations de D.A.________, le fait qu'elle évoquait cet épisode démontrant qu'il l'avait particulièrement marquée. Dans le contexte de violences physiques et verbales, D.A.________, qui subissait l'ascendant de son mari et se trouvait dans un état de vulnérabilité et de faiblesse psychique, n'avait pu qu'être apeurée d'aller à l'encontre de la volonté de son époux en gardant ou en récupérant le téléphone confisqué, ce qui ressortait de ses accusations et dont il n'y avait pas lieu de douter. Elle avait ainsi été entravée dans sa liberté d'action puisqu'elle n'était dès lors plus en mesure de communiquer librement avec des tiers.