Citation: I 733/99 31.05.2000 E. 4

4.- a) La juridiction cantonale a confirmé le point de vue de l'office AI selon lequel l'assurée subit une incapa- cité de travail de 35 % dans son activité professionnelle habituelle (soit 25 % en raison d'une atteinte à la santé physique - syndromes vertébraux mineurs, troubles statiques et dégénératifs modérés, polyallergie, conjonctivite - et 10 % en raison de troubles psychiques), ce qui entraîne une incapacité de gain de 35 %. b) aa) La recourante conteste ce point de vue en faisant valoir que son activité habituelle d'aide de cuisine est incompatible avec les troubles dont elle souffre. Cet avis ne saurait toutefois être partagé, la motivation du jugement entrepris, à laquelle il suffit de renvoyer, étant à cet égard pleinement convaincante. Par ailleurs, la recourante ne conteste pas sérieuse- ment les avis des docteurs G.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales (rapport du 10 octobre 1997) et H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 12 mai 1998), sur lesquels la juridiction cantonale s'est fondée pour admettre une incapacité de travail de 25 % sur le plan physique et de 10 % en raison des troubles psychiques. En particulier, ces avis médicaux ne sauraient être remis en cause par l'appré- ciation du docteur B.________, spécialiste en médecine interne (rapports des 7 juillet 1995 et 21 avril 1997), lequel ne fait état d'aucun élément qui n'ait été pris en compte et dûment analysé par les docteurs G.________ et H.________. bb) La recourante reproche également aux premiers juges d'avoir omis d'opérer une déduction de 25 % sur le revenu d'invalide, afin de tenir compte du fait qu'en raison de son état de santé, elle ne pourrait réaliser qu'un salaire inférieur à celui que percevrait une personne en bonne santé pour une durée de travail similaire. Ce grief est mal fondé. Selon un arrêt récent, destiné à la publication (arrêt A. du 9 mai 2000 [I 482/99]), le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé. Si l'activité exercée après la survenance de l'atteinte à la santé repose sur des rapports de travail particulièrement stables, qu'elle met pleinement en valeur la capacité de travail résiduelle exigible et encore que le gain obtenu, qui correspond au travail effectivement fourni, ne contient pas d'élément de salaire social, c'est le revenu effective- ment réalisé qui doit être pris en compte pour fixer le revenu d'invalide (ATF 117 V 18; RAMA 1991 n° U 130 p. 272 consid. 4a et les références; consid. 6b non publié de l'arrêt W. du 31 octobre 1997 [I 207/97, VSI 1998 p. 183]). En l'absence d'un revenu effectivement réalisé - soit lorsque l'assuré, après la survenance de l'atteinte à la santé, n'a pas repris d'activité ou alors aucune activité adaptée, normalement exigible -, le revenu d'invalide peut être évalué sur la base des statistiques sur les salaires moyens (cf. RCC 1991 p. 332 sv. consid. 3c; Omlin, Die In- validität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 215). Dans ce cas, la jurisprudence