Citation: I 741/03 01.09.2004 E. 4

Il est établi, comme cela ressort du rapport du service médical de l'INSS du 26 juillet 2002, que la recourante est atteinte de cervico-lombalgies chroniques sur arthrose, sans troubles neurologiques, ni limitations fonctionnelles significatives, de dysthymie, trouble anxio-dépressif, et de gastrite chronique. Dans ses rapports de consultation des 29 avril 2002 et 28 juillet 2003, la doctoresse G.________ a indiqué l'existence de tachycardie associée à des palpitations récurrentes et des douleurs thoraciques. 4.1 Retenant les conclusions de l'intimé en ce qui concerne la question litigieuse de la capacité de travail et du caractère exigible de la reprise d'une activité lucrative, les premiers juges ont considéré que l'ensemble des pathologies dont est atteinte la recourante ne l'empêchent pas de reprendre son métier d'ouvrière dans la confection, ce que celle-ci conteste. Elle se réfère aux documents médicaux figurant au dossier, notamment le rapport de consultation du 29 avril 2002, pour en déduire que l'ensemble de ses affections lui interdit toute activité lucrative. 4.2 La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, l'incapacité de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) supposent l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de l'assuré à des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le médecin doit lui fournir. L'appréciation des données médicales revêt ainsi une importance d'autant plus grande dans ce contexte. La jurisprudence a donc précisé les tâches du médecin, par exemple lors de l'évaluation de l'invalidité ou de l'atteinte à l'intégrité, ou lors de l'examen du lien de causalité naturelle entre l'événement accidentel et la survenance du dommage (ATF 122 V 158 consid. 1b et les références; Spira, La preuve en droit des assurances sociales, in : Mélanges en l'honneur de Henri-Robert Schüpbach - Bâle, 2000, p. 268). Dans l'assurance-invalidité, l'instruction des faits d'ordre médical se fonde sur le rapport du médecin traitant destiné à l'Office AI, les expertises de médecins indépendants de l'institution d'assurance, les examens pratiqués par les Centres d'observation médicale de l'AI (ATF 123 V 175), les expertises produites par une partie ainsi que les expertises médicales ordonnées par le juge de première ou de dernière instance (VSI 1997, p. 318 consid. 3b; Stéphane Blanc, La procédure administrative en assurance-invalidité, thèse Fribourg 1999, p. 142). Lors de l'évaluation de l'invalidité, la tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 s. consid. 1 in fine). 4.3 La recourante se réfère au rapport de consultation du 29 avril 2002, établi par le Service de psychiatrie de l'hôpital J.________. Elle indique que la doctoresse G.________ a pu constater qu'elle présentait une importante aggravation quantitative (principalement asthénie) et des pics d'anxiété avec symptômes modérés de crise d'angoisse tels que tachycardie, légère oppression thoracique, sensation dyspnéique qui apparaissent sans règles établies et avec une fréquence presque quotidienne, et que cet état peut être considéré comme chronique en raison de la longueur de l'évolution et de la faiblesse des réactions aux traitements effectués. En outre, la recourante fait état des constatations du docteur A.________ dans son rapport du 20 mars 2002. Elle mentionne des lombosciatalgies gauches ayant évolué depuis plusieurs années, qui se sont aggravées en intensité et fréquence, l'empêchant ainsi de vivre une vie normale. Elle présente aussi des cervicobrachialgies gauches qui, à ce jour, sont les symptômes qui la gênent le plus par une perte subjective des forces du membre supérieur gauche. Selon les examens de la colonne lombaire, la discarthrose concerne les trois derniers espaces, le plus atteint étant L4-L5 avec le risque que la fossette latérale gauche soit compromise. Enfin, elle mentionne la discarthrose C5-C6.