Citation: 5A_31/2019 E. 5.1

5.1. Les dettes de droit public ne peuvent en principe pas faire l'objet d'une procédure de mainlevée provisoire. Ces prétentions doivent d'abord faire l'objet d'une décision, cette décision constituant ensuite un titre de mainlevée définitive (cf. art. 80 al. 2 ch. 2 LP; arrêts 5A_896/2013 du 8 janvier 2014 consid. 1.3, publié in ASA 82 p. 481; 5A_473/2016 du 15 novembre 2016 consid. 3.1, publié in BlSchK 2017 p. 119). Lorsque l'autorité en cause bénéficie d'un pouvoir décisionnel, elle doit impérativement utiliser cette voie. Un éventuel accord passé avec l'administré ne saurait prévaloir (arrêt 5A_473/2016 précité consid. 3.2). Ce n'est que lorsque l'autorité ne peut rendre de décision pour fixer la créance de droit public due par l'administré, et qu'il lui appartient donc d'agir par la voie de l'action de droit administratif, qu'une mainlevée provisoire est envisageable (arrêt 2C_350/2017 du 7 décembre 2017 consid. 5.1, publié in JdT 2018 III p. 39).