Citation: 1C_80/2014 E. 3.2.3

3.2.3. Les recourants reprochent d'abord à la cour cantonale de ne pas avoir opéré un calcul appliquant strictement l'art. 61 RPGA, d'avoir validé la pratique municipale précitée et de ne pas avoir examiné les conditions posées à l'art. 63 al. 2 RPGA. Ils se contentent toutefois d'affirmer que la pratique dénoncée pourrait justifier n'importe quelle décision pour évaluer le besoin en places de parc à usage des résidants d'un immeuble d'habitation collective déterminé. Cette critique, essentiellement appellatoire, n'est pas de nature à démontrer le caractère manifestement insoutenable de l'argumentation du Tribunal cantonal qui a fondé son raisonnement sur les circonstances particulières du lieu de situation de l'immeuble litigieux. De plus, les intéressés ne soutiennent pas que les conditions de l'art. 63 al. 2 RPGA ne seraient pas remplies en l'espèce. Enfin, dans la mesure où la cour cantonale s'appuie sur une jurisprudence cantonale constante pour admettre la pratique de la Municipalité de Lausanne, les recourants ne peuvent se plaindre d'insécurité juridique et d'inégalité de traitement entre les propriétaires. La pratique cantonale consistant à admettre l'application commune de la norme VSS et du tableau de réduction du RPGA est dès lors admissible sous l'angle de l'arbitraire. S'agissant ensuite des circonstances particulières prises en compte par la cour cantonale, les recourants se bornent à affirmer qu'elles ne trouvent aucun fondement dans le dossier. Ils se limitent à s'interroger sur la distance de l'immeuble à la gare de Pully-Nord, sur la saturation des places de stationnement publiques, sur la capacité des deux arrêts de bus à faire renoncer des locataires à acquérir un véhicule, sur les places de parc mises à disposition dans d'autres immeubles à l'avenue du Léman. Ces interrogations auxquelles les recourants n'apportent aucune réponse sont insuffisantes à démontrer l'arbitraire du raisonnement adopté par la cour cantonale. Il en va de même de la critique des intéressés relative au fait que les places de parc existantes, construites il y a plus de 30 ans, ne répondent plus aux normes actuelles en matière de dimensionnement, dans la mesure où ils ne démontrent pas que cela empêcherait leur utilisation. Cela est d'autant plus vrai que les recourants ne soutiennent pas que lesdites places de parc ne sont pas conformes au permis de construire délivré à l'époque. En définitive, les recourants se contentent d'opposer leur propre appréciation à celle de l'instance précédente. Dans ces circonstances, le Tribunal cantonal pouvait considérer sans arbitraire que la localisation de l'immeuble litigieux et sa bonne desserte en transports publics rendaient suffisantes les 51 places de stationnement pour 66 logements.