Citation: 6B_264/2018 E. 2

Le recourant se plaint en outre du refus de la cour cantonale d'ordonner les mesures d'instruction complémentaires qu'il avait sollicitées, à savoir une confrontation avec C.________ et une inspection locale avec reconstitution des faits afin de déterminer la position du véhicule après les faits, celle des intervenants et la nature de l'éclairage émanant des luminaires publics. Le droit d'être entendu, garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., comprend notamment celui de produire ou de faire administrer des preuves, à condition qu'elles soient pertinentes et de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 229 et les arrêts cités). Le juge peut néanmoins, sans violer le droit d'être entendu, refuser d'administrer de nouvelles preuves lorsque celles dont il dispose lui ont permis de se forger une conviction et que, procédant de manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64 et l'arrêt cité). Ce refus d'instruire ne viole ainsi le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert à laquelle le juge a procédé est entachée d'arbitraire (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64 et les références citées). Eu égard aux éléments qui ressortent des déclarations de l'adjudant D.________, lesquelles confirment et complètent le rapport du 30 mai 2016, ainsi qu'au fait que C.________ avait formellement identifié le recourant comme étant le conducteur, la cour cantonale a considéré qu'une confrontation entre ces derniers n'apporterait aucun complément décisif. En outre, compte tenu des descriptions concordantes des policiers, elle a estimé disposer de précisions suffisantes sur l'état des lieux sans qu'il soit nécessaire de procéder à une inspection locale. Il ressort du considérant 1.1 ci-dessus que la cour cantonale disposait de suffisamment d'éléments pour se forger une conviction quant à la personne qui conduisait le fourgon le soir en question. Elle pouvait dès lors refuser de procéder à une inspection locale dont on ne voit pas qu'elle soit susceptible de remettre en question son appréciation. Il en va de même d'une confrontation entre le recourant et C.________, lequel a au demeurant déjà donné sa version des faits. Ainsi, le refus d'administrer les preuves invoquées ne viole pas le droit fédéral.