Citation: 2C_570/2019 E. 5.2

5.2. En l'espèce, comme l'a jugé à bon droit le Tribunal cantonal dans l'arrêt attaqué aux considérants duquel il peut aussi être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF), le recourant a été condamné à six reprises entre 1999 et 2013, en France et en Suisse, principalement pour des infractions contre le patrimoine. Il a en outre une nouvelle fois été condamné en 2018 pour des actes semblables. Si cette dernière condamnation n'est pas entrée en force, seule la fixation de la peine est encore litigieuse, la commission des infractions d'escroquerie, de tentative d'escroquerie, de faux dans les titres et d'induction de la justice en erreur ayant été définitivement reconnue par la justice. Le Tribunal cantonal a déduit à juste titre de ces condamnations que le recourant dénotait une persistance dans la délinquance et que celui-ci avait attenté de manière régulière à la sécurité et l'ordre publics en Suisse et à l'étranger. L'autorité précédente a par ailleurs également justement admis un risque de récidive en raison du nombre et de la régularité des infractions commises et n'a pas passé sous silence les fausses déclarations effectuées par le recourant lors de sa demande d'autorisation de séjour à son arrivée en Suisse. Pour le surplus, le Tribunal cantonal a pris en compte la durée du séjour du recourant en Suisse, son âge, l'absence de poursuites et de dépendance à l'aide sociale, ainsi que sa relation amoureuse avec une ressortissante suisse domiciliée à Genève et le fait que cette relation pouvait perdurer, compte tenu de la faible distance séparant cette ville de la France. Considérant l'ensemble de ces éléments, le résultat de la pesée des intérêts opérée par le Tribunal cantonal ne traduit aucune violation des dispositions légales applicables, l'intérêt public à l'éloignement du recourant primant sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. On ajoutera que, contrairement à ce que semble penser le recourant, il n'y a pas lieu d'opérer de distinction entre les condamnations intervenues en France et celles intervenues en Suisse, puisque le législateur a pris en compte l'atteinte à la sécurité et l'ordre publics aussi bien en Suisse qu'à l'étranger (cf. art. 62 al. 1 let. c LEI). Si les faits survenus en France sont certes anciens, ils ne sauraient être relativisés, dans la mesure où ils ont été suivis de faits semblables en Suisse, ce qui tend à démontrer l'absence de prise de conscience du recourant et à fonder un risque de récidive. En tout état de cause, on peut ajouter que le recourant ne saurait se prévaloir d'un éventuel bon comportement intervenu à la suite de ses condamnations, respectivement durant la période probatoire postérieure, dès lors que durant l'exécution de sa peine, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128). Le suivi psychiatrique effectué par le recourant, s'il doit être salué, ne saurait suffire pour admettre une prise de conscience excluant tout risque de récidive.