Citation: 2A.515/2000 22.11.2000 E. 2

2.- Le recourant a été mis en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE, des indices concrets faisant craindre qu'il n'entende se soustraire à son renvoi. Le 24 août 2000, le Service cantonal a entendu le recourant, lui a enjoint d'entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir des documents de voyage valables, puisqu'il n'en avait pas, et lui a fixé un délai échéant le 7 septembre 2000 pour se présenter à la Police valaisanne de l'aéroport de Sion (ci-après: la Police cantonale), avec le résultat desdites démarches. L'intéressé ne s'est pas présenté à ce rendez-vous. Le 10 octobre 2000, il a été arrêté à Zurich, alors qu'il n'avait pas reçu de l'administration de son foyer d'attribution l'autorisation de se rendre dans cette ville. Lors d'une audition du 11 octobre 2000, le recourant a affirmé avoir téléphoné au Consulat de Guinée à Genève pour obtenir un document de voyage valable; on lui aurait alors dit de faire venir sa carte d'identité de Guinée, mais il ne savait pas à qui s'adresser pour cela. Il a également déclaré qu'il était d'accord de quitter la Suisse, mais désirait un délai. Au moment où cette audition a eu lieu, l'intéressé avait déjà reçu la décision de l'Office fédéral du 22 août 2000 qui, notamment, lui ordonnait de quitter immédiatement la Suisse et retirait l'effet suspensif à un éventuel recours. Il avait aussi reçu les décisions de la Commission de recours du 7 septembre 2000 rejetant la demande visant à la restitution de l'effet suspensif au recours et du 4 octobre 2000 décidant de ne pas entrer en matière sur son recours. Il savait donc qu'il devait prendre ses dispositions pour quitter au plus tôt la Suisse, mais il n'a pas agi en conséquence. Par ailleurs, le 11 octobre 2000, le recourant a été mis en contact téléphonique avec le Consul de Guinée à Paris qui ne l'a pas reconnu comme un ressortissant guinéen, parce qu'il n'avait pas l'accent guinéen et qu'il avait donné des réponses inexactes à des questions relatives à la Guinée. L'intéressé a toutefois maintenu qu'il était guinéen. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le recourant a fait des déclarations contradictoires, notamment sur son âge et sur sa carte d'identité. Vu ce qui précède, le Juge unique était en droit de confirmer la décision de mettre l'intéressé en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE. Reste à vérifier si les autres conditions de cette détention sont remplies.