Citation: 6B_1336/2023 E. 2.5

2.5. Le recourant soutient que la cour cantonale a, à tort, écarté la possibilité qu'il ait mandaté l'entreprise de D.________. Il fait valoir qu'il ressortait de la procédure que tous les éléments permettaient de retenir l'existence d'un mandat, notamment le document manuscrit du 28 novembre 2020, mentionnant l'existence d'un mandat ou d'un contrat d'entreprise, le rapport du 18 mai 2017, démontrant que D.________ avait déjà prétendu par le passé auprès de tiers qu'il gérait sa propre société ainsi que le rapport du 28 novembre 2020, duquel il ressortait que D.________ avait sa propre société d'après E.________ (son employé). Le document manuscrit du 28 novembre 2020 ne démontre pas l'existence d'un quelconque contrat de mandat ou d'entreprise, dès lors qu'il relate uniquement la situation exposée par le recourant, D.________ et E.________ au moment du contrôle par la Commission paritaire. Nonobstant la présence de signatures, il ne s'agit pas d'un contrat signé par les parties attestant de la nature de leur relation contractuelle. Quant aux rapports des 18 mai 2017 et 28 novembre 2020, le recourant se contente de livrer sa propre appréciation des preuves en invoquant librement des faits non retenus par la cour cantonale, sans critiquer le raisonnement de cette dernière, dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. En effet, ces rapports ne permettent pas plus de démontrer l'existence d'un contrat de mandat. Dans la mesure où le terme "employer" doit être compris de manière large, comme consistant non seulement à conclure et exécuter un contrat de travail au sens des art. 319 ss CO, mais à faire exécuter une activité lucrative à quelqu'un, quelle que soit la nature du rapport juridique entre l'auteur et la personne employée (cf. ATF 137 IV 153 consid. 1.5), le fait que le recourant qualifie la nature du rapport juridique entre celui-ci et D.________ de contrat de mandat ou d'entreprise n'est pas déterminant. D'autant plus que le législateur a clairement voulu renforcer la lutte contre le travail au noir dont l'engagement de travailleurs étrangers dépourvus de titre de séjour et d'autorisation de travail constitue un segment important (cf. Message du Conseil fédéral concernant la loi fédérale contre le travail au noir du 16 janvier 2002, FF 2002 3371 p. 3406). Son grief est rejeté.