Citation: 6B_327/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient que sa peine serait exagérément sévère par comparaison avec une autre affaire portée devant la Cour de justice genevoise. Il invoque en outre une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH) dans la mesure où la cour cantonale n'aurait pas examiné cet aspect dans son arrêt. Dans la mesure où le recourant cite un arrêt rendu par la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, celui-ci n'a pas fait l'objet d'un contrôle par le Tribunal fédéral si bien qu'il ne peut en tirer aucun argument. Pour le surplus, comme le Tribunal fédéral a eu l'occasion de le rappeler à maintes reprises, la comparaison d'une peine d'espèce avec celle prononcée dans d'autres cas concrets est d'emblée délicate, compte tenu des nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine. Il ne suffit d'ailleurs pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine particulièrement clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement. Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur. Elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 70 et les arrêts cités). La comparaison est généralement stérile, dès lors qu'il existe presque toujours des différences entre les circonstances, objectives et subjectives, que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (arrêts 6B_675/2023 du 18 octobre 2023 consid. 1.2; 6B_566/2022 du 18 janvier 2023 consid. 3.1). Le recourant ne démontre pas en quoi les circonstances concrètes de son cas, y compris les circonstances personnelles, seraient similaires au cas qu'il cite si bien que les comparaisons invoquées sont sans pertinence. Lorsque le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir qualifié sa faute de lourde et sa collaboration de mauvaise, il oppose sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Il ne formule aucun grief recevable. Enfin, sur la base des faits retenus, aucune atténuation de la peine au sens de l'art. 48 let. b CP ne peut être appliquée. Le grief est infondé dans la mesure où il est recevable.