Citation: 2C_47/2023 E. A

Le 25 mai 2016, A.________, ressortissant tunisien né en 1992, a épousé en Tunisie le 25 mars 2016 B.________, une ressortissante portugaise née en 1967 et titulaire d'une autorisation d'établissement en Suisse. A.________ est entré en Suisse le 24 septembre 2016 et a obtenu une autorisation de séjour par regroupement familial. La vie commune des époux a pris fin au plus tard le 30 avril 2018, date à laquelle le Tribunal civil de La Chaux-de-Fonds a autorisé les époux à vivre séparés pour une durée indéterminée. Dans une attestation du 21 août 2018, le Centre LAVI à Neuchâtel a informé que A.________ avait été reçu à deux reprises, le 31 juillet 2018 et le 17 août 2018 dans un contexte de «relation de violences psychologiques». L'intéressé était injurié et dénigré quotidiennement par son épouse et il s'était «résigné à déposer plainte pour dénoncer ce harcèlement et cette contrainte qui n'avaient plus de limites». Dans son ordonnance de non-lieu du 17 octobre 2018, le Ministère public du canton de Neuchâtel a estimé que la plainte pénale déposée par A.________ à l'encontre de son épouse le 23 juillet 2018 pour injures, menaces et contrainte ne pouvait que conduire à l'acquittement de cette dernière, au vu de l'insuffisance des charges. Cette ordonnance est entrée en force de chose jugée.