Citation: 5A_395/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la décision entreprise a constaté que la poursuivante est une société sise aux Iles Vierges Britanniques et constituée selon le droit de cet Etat; elle a mandaté Me G.________ pour la représenter dans la cause qui l'oppose à la poursuivie en vertu d'une procuration signée le 21 juin 2016 par D.________, personne qui - à teneur d'un document intitulé " Appointment of First Director " - occuperait la position de " First DIrector " de la poursuivante. Le magistrat cantonal a relevé que ce dernier document émane d'une autre société (E.________ Ltd); or, les pièces versées au dossier ne permettent pas de déterminer quels sont ses liens avec la poursuivante, et si elle dispose de la capacité de nommer D.________ au poste de "First Director" ou d'attester que la prénommée occupe ce poste. Même si cette attestation émanait de la poursuivante elle-même, encore faudrait-il savoir qui, dans la société, serait habilité à l'établir. Enfin, quand bien même les relations entre la poursuivante et E.________ Ltd seraient établies, il faudrait encore démontrer que, d'après le droit des Iles Vierges Britanniques, le " First Director " est habilité à engager la société par sa signature, ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Ce dernier motif, indépendant et suffisant pour sceller le sort du grief, n'est pas réfuté conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, étant rappelé que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire l'application du droit étranger dans un litige de nature pécuniaire (art. 96 let. b LTF, a contrario; ATF 138 III 489 consid. 4.3 et la jurisprudence citée; arrêt 5A_877/2018 du 25 octobre 2019 consid. 1.2). Il s'ensuit que le grief est irrecevable (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités).