Citation: 2P.332/2006 10.05.2007 E. A

X.________ a été engagé au service du canton du Jura dès le 1er septembre 1993, par un contrat de travail échéant le 31 août 1995 puis prolongé jusqu'au 31 décembre 1995, en tant que [________]. Depuis le 1er janvier 1996, il a oeuvré en qualité [________] auprès du Service A.________ du canton du Jura, à teneur d'un contrat de travail de droit privé signé le 18 juin 1996. Selon un avenant du 6 octobre 1998 à ce contrat, il a été engagé dès le 1er octobre 1998 en qualité [________] au Service B.________ du canton du Jura (ci-après: le Service B.________). Le 8 mars 2005, le Gouvernement du canton du Jura (ci-après: le Gouvernement cantonal) a décidé d'ouvrir une enquête disciplinaire à l'encontre de X.________, conformément aux art. 30 ss de la loi du 26 octobre 1978 sur le statut des magistrats, fonctionnaires et employés de la République et Canton du Jura (ci-après: LStMF). Il lui était reproché de graves manquements à ses devoirs de service ainsi qu'un comportement général nuisible à la bonne marche du Service B.________. Par décision du 20 juin 2006, faisant suite au rapport d'enquête du 11 novembre 2005 complété le 8 février 2006, le Gouvernement cantonal a mis fin aux rapports de service de l'intéressé pour le 31 décembre 2006, l'a libéré avec effet immédiat de son obligation de présence, lui a interdit avec effet immédiat d'exercer une quelconque activité au nom du Service B.________ et/ou de l'Etat jurassien, lui a interdit avec effet immédiat de pénétrer dans les locaux du Service B.________ et lui a ordonné la restitution immédiate des clés de son bureau. Le Gouvernement cantonal a pris cette décision par précaution. En effet, tout en estimant que X.________ était un employé engagé par contrat de droit public, il a voulu éviter de laisser passer le délai de l'art. 49 al. 3 LStMF, au cas où l'intéressé serait considéré comme un fonctionnaire.