Citation: 4A_329/2020 E. B

B.a. Le 27 avril 2017, A.________ a assigné B.________ AG en conciliation devant le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève. Le 11 septembre 2017, il a déposé une demande concluant à la production de divers documents et, sur le fond, au paiement de 53'959 fr. 15 plus intérêts, sous réserve d'amplification ou de réduction. D'après ses allégations, cette somme comprenait des salaires variables 2016, des salaires fixes et variables 2017, des indemnités journalières et le solde du compte " représentation et déplacement ", s'élevant à 4'000 fr. Le 5 octobre 2017, l'employé a augmenté ses conclusions à 58'670 fr. 50, somme qui, selon ses allégués, incluait toujours 4'000 fr. pour ses frais de représentation et de déplacement. Dans sa réponse du 30 novembre 2017, l'employeuse a conclu au rejet intégral de l'action et a opposé en compensation une créance de 40'711 fr. 60, correspondant au versement effectué en mains de l'office des poursuites. A la même époque, la caisse de chômage a déposé une demande d'intervention qui a été admise. Les causes ont été jointes. Le 20 avril 2018, après que l'employeuse eut produit une partie des pièces requises, le demandeur a encore élevé ses conclusions à 61'146 fr. 20, incluant 4'000 fr. de frais de représentation d'après ses allégations. Le 6 juin 2018, l'employeuse a produit deux pièces comptables relatives aux frais de représentation du demandeur pour l'année 2016. Dans sa plaidoirie écrite du 30 novembre 2018, le demandeur a finalement conclu au paiement de 66'030 fr., en précisant que le règlement de ce montant devait se faire partiellement par la créance de 40'711 fr. 60 opposée en compensation (cf. au surplus consid. 4.3 infra). Le Tribunal prud'homal a rendu son jugement le 15 mars 2019. A la forme, il a déclaré irrecevables les modifications de la demande apportées les 20 avril 2018 et 30 novembre 2018. Sur le fond, il a condamné l'employeuse à verser au travailleur les montants de 9'305 fr. 80 nets d'une part - sous déduction de 7'168 fr. 05 à verser à la caisse de chômage, soit en définitive 2'137 fr. 75 -, et de 679 fr. 90 bruts d'autre part, en invitant la partie qui en avait la charge " à opérer les déductions sociales et légales usuelles ". B.b. Statuant le 19 mai 2020 sur appel de l'employeuse et appel joint du travailleur, la Cour de justice genevoise a réformé cette décision en ce sens qu'elle a entièrement rejeté la demande du travailleur; l'employeuse restait tenue de payer 7'168 fr. 05 à la caisse de chômage. En substance, la Cour a considéré qu'après déduction des prestations déjà payées par l'employeuse, le travailleur avait encore droit à 2'730 fr. 70 bruts et 13'609 fr. 45 nets à titre de salaires fixes, variables et indemnités journalières. Il convenait de déduire les indemnités versées par la caisse de chômage (7'168 fr. 05) qui était subrogée dans ses droits. Qui plus est, l'employeuse opposait en compensation une créance de 40'711 fr. 60 dont l'imputation n'était pas contestée. Les créances du travailleur étaient ainsi intégralement éteintes.