Citation: 6B_284/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que les plaignants étaient des créanciers solidaires et leur a accordé une indemnité unique pour couvrir les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure. Le Code de procédure pénale ne prévoit toutefois pas de solidarité active entre les parties plaignantes et on ne sait pas sur quel fondement repose cette solidarité active. Comme seule motivation, la cour cantonale a exposé que les parties plaignantes déclaraient être des entités d'une même entreprise familiale et faire valoir être des créanciers solidaires et qu'elles avaient agi par l'intermédiaire d'un seul conseil (arrêt attaqué p. 70). Cette motivation est toutefois trop vague pour comprendre sur quoi repose la qualité de " créanciers solidaires " des parties plaignantes. Ainsi, faute de développement plus complet, il n'est pas possible d'examiner la correcte application du droit fédéral sur ce point. Il se justifie dès lors d'annuler l'arrêt attaqué et de renvoyer la cause à la cour cantonale pour qu'elle complète sa motivation (cf. art. 112 al. 1 let. b et al. 3 LTF).