Citation: 5P.331/2006 01.12.2006 E. 4

4.1 La recourante soutient en outre que la commission a arbitrairement appliqué les art. 34 et 37 LPAv/GE. Celle-ci aurait en effet violé la maxime inquisitoire prévue par l'al. 3 de cette dernière disposition, en renonçant à interpeller le magistrat en charge de l'affaire pour connaître le montant de l'indemnité qui lui a été accordée en première instance. Elle reproche en outre à l'autorité de taxation de n'avoir pas tenu compte de ce critère - soit celui du résultat obtenu - pour fixer la rémunération de l'avocat. Certaines opérations lui auraient aussi été arbitrairement facturées, car elles ne relevaient pas du mandat confié à l'intimé. Les honoraires octroyés seraient ainsi disproportionnés par rapport au travail effectué et ne seraient aucunement justifiés par la complexité de l'affaire, son importance ou la responsabilité assumée. Enfin, la commission ne se serait jamais interrogée sur les conséquences financières que de tels frais et honoraires auraient pour elle, son capital n'étant que de 20'000 fr. En octroyant à l'intimé une rémunération excessive au regard de la prestation fournie - du reste en majeure partie inutile -, l'autorité cantonale aurait rendu une décision insoutenable dans son résultat. 4.2 Autant qu'elles sont recevables, ces critiques ne sont pas fondées. Le moyen tiré de la violation de la maxime inquisitoire prévue par l'art. 37 al. 3 LPAv/GE n'apparaît pas suffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ). Au demeurant, si le résultat obtenu constitue un élément d'appréciation pour fixer les honoraires (art. 34 LPAv/GE), ce facteur n'est pas déterminant à lui seul, et l'autorité de taxation n'a pas l'obligation de tenir compte de tous les critères pouvant entrer en considération; le rejet des conclusions ne constitue pas un motif en soi de réduction des honoraires, l'avocat n'ayant qu'une obligation de moyen et non de résultat (ATF 101 II 109 consid. 3b p. 114; 93 I 116 consid. 5a p. 122). Or la recourante n'établit pas en quoi l'art. 34 LPAv/GE aurait été enfreint à cet égard. Les griefs portant sur les opérations facturées alors qu'elles ne relevaient prétendument pas du mandat confié à l'intimé étaient du ressort du juge ordinaire (cf. arrêt 4P.256/2005 du 18 janvier 2006, consid. 3.2). La commission ne peut donc se voir reprocher un quelconque arbitraire sur ce point. Enfin, l'autorité cantonale n'a pas manqué de prendre en considération la situation de la requérante. Elle a toutefois estimé que celle-ci n'avait pas établi être en proie à des difficultés financières qui ne lui permettraient pas de régler la facture restée en souffrance, d'un montant de 4'324 fr.50; or la recourante ne démontre pas que cette appréciation serait insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ).