Citation: 6B_695/2014 E. 9.3.2

9.3.2. Le recourant fait grief au TPF d'avoir arbitrairement retenu que MUS avait définitivement perdu au moins 2'066'436'419 CZK sans jamais rien obtenir en contrepartie, ni en garantie, partant que les 4'416'198 actions MUS avaient été acquises au moyen du détournement du montant susmentionné commis au préjudice de MUS. Selon lui, le montant du crédit aurait été remboursé, peu importerait la provenance de l'argent. Cette seule affirmation n'est pas propre à démontrer en quoi l'appréciation des faits ayant conduit le TPF a retenir l'existence d'un dommage pour MUS serait arbitraire. Au demeurant, que la perte réelle ait réussi à être dissimulée dans les comptes n'empêche pas que MUS a réellement subi un dommage. MUS a versé 2'514'000'000 CZK à D.________ dont 2'066'436'419 CZK ont été utilisées pour acheter des actions MUS, au travers de différentes sociétés-écrans, pour finalement profiter à W.________, U.________, Y.________, A.________ et au recourant, sans contre-partie pour MUS. S'il est certes exact que D.________ a versé à MUS, entre le 21 avril 1999 et le 30 août 2000, 2'343'829'703 CZK, il ressort du jugement attaqué que ce montant provenait exclusivement de MUS, plus spécifiquement d'un détournement de 150 mio USD commis à son préjudice au profit des mêmes personnes susnommées (cf. infra consid. 15 à 17). Dès lors, au-delà des inscriptions comptables, MUS n'a pas été remboursée du montant de 2'066'436'419 CZK puisque les fonds qui ont permis d'effacer comptablement la dette de D.________ provenaient des deniers de MUS. En outre, on relèvera que le TPF a, dans le cadre de l'examen du dommage en relation avec le détournement de 150 mio USD, constaté que le dommage n'était que temporaire s'agissant du montant de 2'343'829'703 CZK (valeur 63'751'700 USD) celui-ci étant revenu sur ses comptes bancaires en relation avec le remboursement du prêt en faveur de D.________. C'est donc sans arbitraire que le TPF a estimé que MUS avait subi un dommage consistant en la perte définitive de 2'066'436'419 CZK en relation avec le contrat du 2 janvier 1997. Le recourant ne démontre par conséquent pas en quoi il était arbitraire de retenir que les 4'416'198 actions MUS acquises par SS.________, puis par PP.________ avaient été financées grâce au détournement de 2'066'436'419 CZK au préjudice de MUS. Son grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.