Citation: 4P.257/2005 13.07.2007 E. 1

Vu le recours de droit public, interjeté parallèlement à un appel cantonal, par lequel la République X.________ demande au Tribunal fédéral, préalablement, de suspendre l'instruction du recours jusqu'à droit jugé sur l'appel et, principalement, d'annuler le jugement du 19 août 2005; Vu l'ordonnance présidentielle du 3 octobre 2005 suspendant la procédure relative au recours de droit public jusqu'à droit connu sur l'appel cantonal; Vu l'arrêt du 6 décembre 2006 par lequel le Président de la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes du canton de Genève a rejeté ledit appel; Vu la lettre du 6 février 2007 par laquelle le Président de la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral demande au conseil de la République X.________, entre autres, s'il entend retirer le recours de droit public déposé contre le jugement du 19 août 2005; Vu la réponse du 7 février 2007 dans laquelle le mandataire de la République X.________ précise qu'il ne retire pas le recours; Attendu que, selon l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale, ce qui suppose que les griefs soulevés devant le Tribunal fédéral ne puissent pas être soumis à une autorité cantonale par la voie d'un recours ordinaire ou extraordinaire (ATF 127 I 257 consid. 1a p. 258; 119 Ia 421 consid. 2b p. 422); qu'en l'espèce, la recourante reproche au Tribunal des prud'hommes une violation de ses droits constitutionnels tels que garantis aux art. 29 al. 1 et 9 Cst., plus précisément d'avoir fait montre de formalisme excessif et d'arbitraire; que ces griefs pouvaient être soulevés dans le cadre d'un appel cantonal, comme le Président de la Cour d'appel des prud'hommes l'indique clairement dans son arrêt du 6 décembre 2006; qu'en soumettant ces griefs directement au Tribunal fédéral, la recourante n'a pas respecté la règle de l'épuisement préalable des instances cantonales, ancrée à l'art. 86 al. 1 OJ, de sorte que le recours se révèle entièrement irrecevable; Attendu que la procédure n'est pas gratuite puisque la valeur litigieuse, qui représente la prétention de la demanderesse à l'ouverture de l'action (ATF 115 II 30 consid. 5b p. 41), dépasse 30'000 fr. (art. 343 al. 2 et 3 CO); qu'il se justifie de mettre les frais judiciaires à la charge de la recourante, qui succombe (art. 156 al. 1 OJ); qu'il n'y a pas lieu d'allouer de dépens à l'intimée, qui n'a pas été invitée à répondre au recours. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: