Citation: 9C_124/2023 E. 6.3

6.3. La recourante se contente d'affirmer que l'appréciation des juges précédents est manifestement arbitraire sans toutefois indiquer précisément en quoi les constatations de la juridiction cantonale sur la contradiction entre le divorce allégué et la réalité de la fin de l'union conjugale seraient insoutenables. Contrairement à ce qu'elle avance, la Cour de justice ne s'est pas uniquement appuyée sur des articles de presse et les apparitions publiques des contribuables pour retenir que le but du divorce invoqué tardivement avait pour objectif de se départir de leur obligation de régler les soldes d'impôt dus. En effet, les juges précédents se sont fondés sur plusieurs éléments et indices (les apparitions publiques, les imprécisions quant à la date de séparation de fait, les approximations contenues dans la traduction du jugement de divorce, la taxation séparée à partir de 2021) pour retenir que les contribuables avaient commis un abus de droit (consid. 8.1 infra). Le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et des faits est donc mal fondé, étant précisé que l'argumentation complémentaire que la recourante a présentée dans son écriture du 22 mai 2023 en relation avec le grief d'arbitraire est irrecevable, parce que tardive (consid. 2.3 supra). Au demeurant, on ajoutera que l'absence d'apparition publique du couple en tant que tel constitue une des conditions cumulatives pour retenir l'existence d'une séparation de fait selon la circulaire n° 30 de l'AFC du 21 décembre 2010 concernant l'imposition des époux et de la famille selon la LIFD à laquelle la recourante se réfère elle-même dans son recours.