Citation: 8C_406/2009 09.04.2010 E. 4.2

4.2.1 Par ailleurs, la juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles sans substrat organique associés au mécanisme d'accélération persistant après le 18 décembre 2007, ce que la recourante conteste. 4.2.2 Dans un arrêt récent (ATF 134 V 109), le Tribunal fédéral a précisé sur plusieurs points sa jurisprudence au sujet de la relation de causalité entre des plaintes et un traumatisme de type "coup du lapin" ou un traumatisme analogue à la colonne cervicale ou encore un traumatisme cranio-cérébral, sans preuve d'un déficit organique objectivable. Selon cet arrêt, il y a lieu de s'en tenir à une méthode spécifique pour examiner le lien de causalité adéquate en présence de tels troubles (consid. 7 à 9 de l'arrêt cité). Par ailleurs, le Tribunal fédéral n'a pas modifié les principes qui ont fait leur preuve, à savoir la nécessité, d'une part, d'opérer une classification des accidents en fonction de leur degré de gravité et, d'autre part, d'inclure, selon la gravité de l'accident, d'autres critères lors de l'examen du caractère adéquat du lien de causalité (consid. 10.1). Cependant, il a renforcé les exigences concernant la preuve d'une lésion en relation de causalité naturelle avec l'accident, justifiant l'application de la méthode spécifique en matière de traumatisme de type "coup du lapin" (consid. 9) et modifié en partie les critères à prendre en considération lors de l'examen du caractère adéquat du lien de causalité (consid. 10). Ces critères sont désormais formulés de la manière suivante: les circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident (inchangé); la gravité ou la nature particulière des lésions (inchangé); l'administration prolongée d'un traitement médical spécifique et pénible (formulation modifiée); l'intensité des douleurs (formulation modifiée); les erreurs dans le traitement médical entraînant une aggravation notable des séquelles de l'accident (inchangé); les difficultés apparues au cours de la guérison et les complications importantes (inchangé); l'importance de l'incapacité de travail en dépit des efforts reconnaissables de l'assuré (formulation modifiée). 4.2.3 En l'occurrence, l'argument de la recourante relatif au montant des dégâts causés à son véhicule ne permet pas de s'écarter du point de vue des premiers juges selon lequel l'accident du 14 avril 2007 ressortit à la catégorie des accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité. La juridiction cantonale a considéré qu'un seul des critères déterminants pour établir le caractère adéquat du lien de causalité était admis, à savoir celui des douleurs persistantes. Toutefois, ces douleurs n'étaient pas d'une intensité suffisante pour faire admettre à elle seule l'existence d'un tel lien. Par un premier moyen, la recourante fait valoir que le critère relatif à l'administration prolongé d'un traitement médical spécifique et pénible est réalisé. Ce point de vue est mal fondé. Le traitement subi par l'intéressée et consistant dans l'administration de médicaments anti-inflammatoires et myorelaxants, ainsi que dans des séances de chiropraxie et de physiothérapie n'a manifestement pas le caractère de pénibilité requis par la jurisprudence (cf. ATF 134 V 109 consid. 10.2.3 p. 128). Par ailleurs, l'intéressée allègue une incapacité de travail importante en dépit de ses efforts reconnaissables. Toutefois, ce critère ne saurait être retenu, dès lors qu'en l'occurrence l'incapacité de travail, survenue plus de trois mois après l'accident, est due essentiellement à l'affection de l'épaule droite, laquelle n'est pas en relation de causalité naturelle avec cet événement. Il en va de même des complications survenues au cours de la guérison, de sorte que ce critère n'apparaît pas non plus réalisé. Cela étant, il n'y a pas lieu de mettre en cause le point de vue des premiers juges selon lequel l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles persistant au-delà du 18 décembre 2007 doit être niée. Aussi, l'intimée était-elle fondée, par sa décision sur opposition du 27 juin 2008, à supprimer le droit de la recourante aux prestations de l'assurance-accidents à partir du 18 décembre 2007. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.