Citation: 5A_505/2023 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a en substance retenu, sur la base du rapport d'expertise psychiatrique du 9 juillet 2021, que l'intéressé souffrait d'un trouble organique de la personnalité et du comportement dû à une lésion et à un dysfonctionnement cérébral et que ce trouble - non curable, ni susceptible d'amélioration - avait des conséquences en matière cognitive. Étant anosognosique de ses difficultés psychiques, il était devenu plus impulsif, avait perdu sa capacité d'organisation et n'était plus capable de manière générale de gérer ses affaires administratives. L'autorité cantonale a en outre estimé que le Dr D.________, psychiatre traitant de l'intéressé, qui était d'un avis médical différent, avait sans doute minimisé, dans son rapport médical du 4 février 2022, les difficultés rencontrées par l'intéressé en raison notamment de l'absence de connaissance de l'ensemble du dossier. L'autorité précédente a encore ajouté qu'il était incapable d'assurer lui-même la sauvegarde de ses intérêts sinon en multipliant les procédés juridiques à l'encontre des différents intervenants sociaux et administratifs et en adoptant une attitude oppositionnelle et revendicatrice qui le prétéritait. Estimant que tant la cause que la condition pour instituer une mesure de curatelle au sens des art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC étaient réalisées, l'autorité de recours a confirmé la décision prise par la justice de paix.