Citation: 6B_553/2014 E. B

Statuant sur l'appel formé par X.________, la Cour pénale II du tribunal cantonal valaisan l'a rejeté par jugement du 30 avril 2014. Il en ressort les éléments suivants. Début février 2011, X.________ a acheté, pour 250 euros, en France où il réside, trois cartes de crédit American Express, l'une de type « black » et les deux autres de type « platinium » ainsi qu'une carte d'identité italienne, toutes libellées au nom de E.________. Sachant que la limite de ces cartes était élevée, X.________ a décidé de les utiliser pour acquérir des bijoux de luxe en Suisse. A cet effet, X.________ a pris contact avec un ami de longue date, B.________, qui a appelé une connaissance en Suisse, soit C.________. Celui-ci connaissait B.________ comme étant amené à côtoyer des gens fortunés désireux d'investir dans différents domaines. Il a lui-même contacté une connaissance, D.________, à qui il a exposé qu'il recherchait pour un client très fortuné les bonnes personnes pour investir notamment dans des montres et des bijoux. D.________ a avisé A.________, patron de la bijouterie du même nom à F.________ qu'il connaissait pour s'être chargé de son site Internet, de l'intérêt d'une relation à acquérir de l'or et des pièces de bijouterie et d'horlogerie de valeur. Le 17 février 2011, D.________ et C.________ se sont rendus à la bijouterie pour rencontrer A.________, lui confirmer l'intérêt de leur client et lui annoncer qu'il viendrait le lendemain ou le surlendemain. Le 19 février 2011, X.________ et B.________, qui devait jouer le rôle du garde du corps du premier nommé, ont quitté Cannes et se sont rendus à Evian où ils ont rencontré C.________ qui les a conduits à F.________ où ils sont arrivés peu avant midi. Durant le trajet, C.________ a appelé D.________ pour qu'il prie A.________ de laisser son commerce ouvert durant la pause de midi. Celui-ci a refusé pour des raisons de sécurité indiquant que la bijouterie serait ouverte dès 15h. Vers 12h15, X.________, B.________ et C.________ ont examiné durant quelques minutes la vitrine de la bijouterie. Resté dans sa boutique parce qu'il trouvait l'affaire suspecte, A.________ les a observés au moyen d'une caméra de surveillance. Au vu de leur attitude, il a pris contact avec la police qui lui a dit d'ouvrir son magasin comme prévu et a mis en place une surveillance discrète. A l'ouverture de la bijouterie, C.________ est entré dans la boutique et a demandé si le patron pouvait s'occuper discrètement de son client. A.________ a acquiescé et quelques minutes plus tard, X.________ et B.________ sont arrivés. Ce dernier est demeuré silencieux, en retrait, comme le supposait sa fonction de garde du corps et comme l'a compris A.________. C.________ a présenté X.________ comme l'acheteur et mené l'essentiel de la conversation. En quelques minutes, celui-ci a choisi six montres, pour un prix total de 103'700 fr., sans chercher à négocier. Il a tendu sa carte American Express « black », prise dans son portefeuille. A cette occasion, A.________ a également vu d'autres cartes American Express dans celui-ci. Il a introduit la carte de crédit dans le terminal et invité X.________ à saisir son code. Celui-ci lui a répondu que cela n'était pas nécessaire, mais qu'il devait signer. L'appareil a indiqué « solde insuffisant ». Pour ne pas perdre la face, C.________ a indiqué que des achats importants avaient été réalisés à Genève. A.________ a restitué la carte à X.________ lui faisant remarquer qu'elle n'était pas signée. Il lui a demandé de la signer et de lui présenter une carte d'identité. X.________ n'a pas osé présenter la fausse carte d'identité et a prétexté devoir retourner à son hôtel pour y prendre ses documents d'identité. Les trois hommes ont quitté la boutique annonçant leur retour dix à quinze minutes plus tard. A.________ a rappelé la police qui a interpellé les trois hommes à Martigny.