Citation: 1C_571/2024 E. 2.5

2.5. Les griefs subsidiaires du recourant, relatifs à l'existence d'un préjudice irréparable et à la possibilité d'éviter une procédure longue et coûteuse, doivent également être rejetés. On ne voit premièrement pas quel préjudice irréparable le recourant subirait. Il conservera en effet la possibilité de contester un éventuel assujettissement à la LDTR ou à la LCI s'il estime que l'OAC a fait une interprétation trop large des notions ressortant de ces textes normatifs (en particulier les travaux de transformation mentionnés à l'art. 3 LDTR). Quant aux coûts inhérents au dépôt et au traitement de la demande de permis de construire, ils ne constituent pas un préjudice juridique (ATF 147 III 159 consid. 4.1; arrêts 1C_610/2023 précité consid. 1.4; 1C_461/2021 du 20 août 2021 consid. 2.2 et 1C_278/2017 du 10 octobre 2017 consid. 2.3.2). Le recourant ne s'emploie de toute manière pas à en apporter la démonstration. La Cour de justice a également retenu sans arbitraire que la seconde hypothèse de l'art. 57 let. c LPA n'était pas remplie. En dépit de l'argumentation du recourant, aucun élément ne permet en effet de retenir que la procédure de permis de construire en vue de la régularisation éventuelle des travaux litigieux nécessitera des mesures probatoires exigeant un temps considérable ou des frais importants. Selon le recourant, l'instruction des faits serait rendue plus difficile par l'écoulement du temps, les travaux ayant été réalisés en 2015. Ce seul élément ne suffit cependant pas à considérer que la procédure probatoire s'écartera notablement, par sa durée et son coût, des procédures habituelles menées par l'OAC. En particulier, le recourant ne démontre pas que l'administration des preuves nécessiterait, par exemple, une expertise complexe et l'audition de très nombreux témoins (cf. arrêts 5A_322/2022 du 5 octobre 2023 consid. 1.2.1 avec les références).