Citation: 8C_327/2022 E. 5.2.2

5.2.2. On peine à comprendre le premier argument. Le recourant a consciemment choisi de refuser la vaccination imposée par son employeur en sachant que cela entraînerait son licenciement. Au regard de l'art. 36 al. 3 Cst., la question est de savoir si l'obligation de vaccination contre le Covid-19 imposée au recourant comme aux autres membres du DRA10 était apte à atteindre le but d'intérêt public visé (règle de l'aptitude), si ce but ne pouvait pas être atteint par une mesure moins incisive (règle de la nécessité) et si l'intérêt public visé l'emportait sur les intérêts affectés du recourant (principe de la proportionnalité au sens étroit; cf. consid. 3.4.3 supra). Or le recourant ne conteste pas que la mesure litigieuse soit apte à atteindre le but visé, soit assurer la disponibilité opérationnelle immédiate du personnel militaire du DRA10 pour des engagements au pied levé à l'étranger dans l'intérêt de la Suisse. Il ne démontre au surplus pas que ce but aurait pu être atteint par une mesure moins incisive. Si des solutions alternatives comme celle d'utiliser les opérateurs réfractaires aux vaccins comme "training wing" constitueraient certes des mesures moins incisives pour ceux-ci, elles ne permettent en revanche pas d'atteindre le but visé. En l'absence de grief dûment motivé sur ce point, il n'y a pas non plus lieu de revoir l'appréciation des juges précédents quant à la pesée à effectuer entre les intérêts publics à protéger et ceux affectés du recourant (cf. consid. 4.4.3 supra). Enfin, en ce qui concerne l'argumentation tirée de l'art. 19 al. 1 LPers, elle n'est pas pertinente dès lors que cette disposition ne s'applique que lorsqu'une résiliation du contrat de travail est envisagée sans qu'il y ait faute de l'employé (cf. consid. 3.1.3 supra).