Citation: 1C_97/2022 E. A

La société A.________ SA est propriétaire de la parcelle no 1'322 de la Commune de Genève-Eaux-Vives; elle supporte un immeuble édifié en 1978. Le 16 juin 2015, un inspecteur de l'Office cantonal du logement et de la planification foncière (OCLPF) s'est rendu dans un appartement au 3 ème étage de cet immeuble où il a constaté des travaux d'aménagement intérieur réalisés sans autorisation. Le 6 janvier 2016, le département cantonal de l'aménagement, du logement et de l'énergie (actuellement, Département du territoire [ci-après: le département ou DT]) a informé la régie B.________ & Cie (ci-après: la régie), en charge de la gérance de l'immeuble, de ces constatations et l'a invitée à produire les documents relatifs aux travaux et à leur coût. Le 13 juillet 2016, le département a ordonné à la régie de requérir une autorisation de construire relative à ces travaux, demande déposée le 13 août 2018. La régie expliquait qu'après la réalisation des travaux, C.________ et D.________ avaient emménagé dans l'appartement, le 16 juillet 2010, avec un loyer annuel net de 26'160 fr. Les précédents locataires avaient quant à eux versé un loyer annuel net de 14'700 fr. à compter du 16 mai 2005. Le 13 novembre 2018, le département a délivré l'autorisation de construire, sous réserve que les conditions figurant dans le préavis du 3 octobre 2018 de l'instance LDTR (au sens de la loi cantonale du 25 janvier 1996 sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation [RS/GE L 5 20]) soient respectées: le loyer ne devait notamment pas excéder 17'025 fr. par an, pour une durée de trois ans à compter du 16 juillet 2010. Par décision du 26 novembre 2018, le département a par ailleurs ordonné à la régie de rétablir une situation conforme au droit, par l'établissement d'un nouveau bail à loyer, dans le respect de l'autorisation du 13 novembre 2018, et le remboursement du trop-perçu de loyer "au locataire concerné". Il requérait encore la production de la formule de notification de loyer initial conforme aux termes de cette autorisation, "dans l'hypothèse où un tel avis aurait été notifié lors de la conclusion du précédent bail". Une amende administrative de 8'400 fr. était en outre infligée à la régie.