Citation: 8C_653/2021 E. 4.1.4

4.1.4. Finalement, il n'y avait, d'après les juges cantonaux, pas lieu de s'écarter des conclusions des médecins-conseils de l'intimée au profit de celles des docteurs I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, et F.________, tous deux impliqués dans le traitement de l'épaule droite du recourant. Le rapport de consultation du docteur F.________ du 28 (recte: 22) août 2019 n'avait pas été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical et ne décrivait clairement ni le contexte médical, ni l'appréciation de la situation médicale: preuve en était l'indication selon laquelle de fortes douleurs dans l'épaule avaient été ressenties dès le départ ("anfänglich"), alors qu'il était établi que tel n'avait pas été le cas. Au demeurant, dans son rapport du 9 septembre 2019, le docteur F.________ justifiait le lien de causalité entre l'accident du 4 novembre 2018 et l'arthrose activée de l'articulation par l'absence de plainte avant l'accident et se fondait ainsi sur une argumentation de type "post hoc ergo propter hoc", insuffisante pour établir un lien de causalité entre une atteinte à la santé et un accident (ATF 119 V 341 consid. 2b/bb). Quant au docteur Hahn, il avait décrit une action ayant exercé une force antérolatérale, qui aurait provoqué un coup sur l'épaule, comme circonstances concevables ("denkbar") de l'accident, ce qui ne convainquait pas au vu des circonstances réelles de l'accident, qui ne correspondaient manifestement pas à un mécanisme lésionnel violent au niveau de l'épaule droite.