Citation: 6P.158/2003 03.02.2004 E. 3

Se plaignant d'arbitraire, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir privilégié la pièce n° 4, soit les courriers du Dr D.________, au détriment des autres documents produits. Ce grief tombe à faux. En effet, le Tribunal d'accusation n'a pas ignoré les pièces produites par le recourant. Il a relevé que divers praticiens avaient constaté une détérioration de son état de santé et voyaient un rapport de cause à effet avec la pose de l'antenne, après avoir pratiqué de nombreux examens et exclu toute autre cause. Il a retenu que le plaignant avait produit deux certificats médicaux du Dr E.________ tendant à démontrer qu'il présentait une maladie due aux ondes électromagnétiques. Il a toutefois admis que, nonobstant l'avis de ce médecin, les opinions au sein du corps médical et scientifique divergeaient s'agissant des effets potentiellement néfastes pour la santé des ondes électromagnétiques émises par des installations de téléphonie mobile et que, selon divers écrits du Dr D.________, il n'existait pas encore d'étude prouvant le rapport de cause à effet entre diverses pathologies et l'installation d'antennes. Le Tribunal d'accusation a ainsi conclu, qu'en l'état actuel de la science et en l'absence d'étude médicale ou scientifique reconnue et faisant autorité en la matière, les divers certificats et attestations produits par le recourant ne suffisaient pas à rendre vraisemblable l'existence d'un lien de causalité entre l'installation mise en cause et les maux dont il se plaignait. Cette appréciation n'est pas arbitraire. Le grief du recourant est par conséquent infondé.