Citation: 9C_747/2014 E. 4

En l'occurrence, il n'est pas nécessaire d'examiner le bien-fondé des allégations de la recourante. Les faits retenus par la juridiction cantonale à propos de D.________ Sàrl sont en effet manifestement inexacts, si bien qu'il y a lieu de les rectifier d'office (art. 105 al. 2 LTF). La juridiction cantonale a en effet omis de prendre en considération le document établi par la fiduciaire F.________ SA faisant état du bilan et du compte de profits et pertes de la société D.________ Sàrl pour l'année 2008. Il en ressort que des honoraires pour un montant de 75'000 fr. et 95'000 fr. ont été comptabilisés à titre de produits d'exploitation pour les années 2007 et 2008. Le fait que les sommes en cause n'ont pas été encaissées durant l'année au cours de laquelle elles ont été comptabilisées importe peu (cf. arrêt 9C_729/2010 du 3 mai 2011 consid. 4.6). Dans ces conditions, il convient d'admettre le recours et d'annuler le jugement attaqué ainsi que les décisions sur opposition des 14 mars et 21 août 2013, en tant qu'elles concernent B.________. Le Tribunal fédéral ajoutera néanmoins qu'il nourrit de très sérieux doutes quant au bien-fondé de la qualification opérée par la juridiction cantonale quant à la nature du revenu versé par la société A.________ Sàrl à E.________ et B.________, eu égard, notamment, à la discordance manifeste entre la nature des mandats confiés par la société A.________ Sàrl et l'importance des honoraires encaissés par E.________ et B.________. Vu l'absence de recours de la part de l'intimée, le Tribunal fédéral s'abstiendra toutefois d'examiner plus avant cette question.