Citation: 4A_144/2023 E. 7.3

7.3. Semblable argumentation tombe à faux. Comme le soulignent à bon droit les intimées dans leur réponse, sans être du reste contredites par les recourants, le Tribunal arbitral n'a jamais indiqué que ceux-ci n'avaient apporté aucun élément de preuve mais a seulement considéré qu'ils n'avaient fourni " aucun moyen de preuve probant " (sentence, n. 709). Les termes utilisés par les arbitres démontrent que ceux-ci ont bel et bien pris en considération les éléments avancés par les recourants mais qu'ils ne les ont pas jugés suffisants pour retenir les faits allégués par eux. Il apparaît ainsi que le Tribunal arbitral a procédé à une appréciation des preuves disponibles pour opérer certaines constatations de fait critiquées. Sous le couvert d'une prétendue violation de leur droit d'être entendus, les recourants s'en prennent en réalité à la motivation des arbitres et leur reprochent d'avoir étendu la portée des clauses d'arbitrage litigieuses, ce qui n'est pas admissible. Au demeurant, il sied de rappeler que les recourants ne sauraient obtenir des explications sur chaque détail du raisonnement tenu par les arbitres. En l'occurrence, il appert de la motivation retenue par le Tribunal arbitral que celui-ci n'a de toute évidence pas jugé décisifs les arguments susmentionnés avancés par les recourants. Il s'ensuit le rejet du moyen examiné.