Citation: 6P.106/2003 07.11.2003 E. 5

Les recourants se plaignent encore d'une violation de leur droit d'être entendu et du principe "in dubio pro reo" découlant de la présomption d'innocence "en relation avec le cas de M.________". Ils reprochent à la cour de cassation cantonale de n'avoir pas statué sur le grief qu'ils faisaient à la Cour correctionnelle d'avoir, sans le justifier, traité leur cas différemment de celui de M.________, qui est décédé avant le jugement, alors que le rôle de celui-ci, qui avait encaissé quelque 269.000 £, bien que ne se distinguant pas du leur quant à la réception des fonds, aurait été considéré comme n'étant "pas pénal". 5.1 Autant qu'ils invoquent une violation de la présomption d'innocence, leur grief n'est aucunement motivé et, partant, irrecevable. 5.2 Quant au grief de violation du droit d'être entendu, il repose sur l'allégation que le cas de M.________, qui avait aussi encaissé des fonds, aurait en définitive été considéré comme "non pénal", ce qui ne saurait toutefois être déduit du seul fait que la saisie opérée sur ses fonds aurait été levée, comme le font les recourants, qui ne se prévalent d'aucune décision de non-lieu ou de classement concernant M.________. Au demeurant, en instance cantonale, le grief que les recourants faisaient à la Cour correctionnelle de n'avoir pas justifié la différence de traitement qu'ils invoquent reposait essentiellement sur l'allégation que M.________ aurait prétendument subi, de la part de D.________, des pressions, qui auraient en fin de compte amené l'autorité à admettre que sa culpabilité était douteuse, ce qui aurait dû conduire, selon les recourants, à concevoir aussi des doutes quant à leur culpabilité. La cour de cassation cantonale a toutefois réfuté cette argumentation, en observant qu'il n'était pas établi que M.________ avait subi des pressions et que la prévention d'escroquerie à l'encontre des recourants était au demeurant largement établie de manière indépendante des allégations de M.________. Or, les recourants ne contestent pas ce raisonnement, qui revenait à priver de fondement le grief qu'ils faisaient à la Cour correctionnelle et sur lequel la cour de cassation cantonale a donc statué. Ainsi, les recourants fondent toute leur argumentation sur une allégation non démontrée, sans contester pour le surplus un raisonnement privant leur grief de fondement. Une violation de leur droit d'être entendu n'est dès lors pas établie conformément aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ce qui entraîne l'irrecevabilité du grief.