Citation: 6B_912/2022 E. 5.4

5.4. La cour cantonale a jugé que l'expulsion du recourant le placerait dans une situation personnelle grave, vu le concubinage vieux de sept ans qu'il entretient avec son amie. En revanche, elle a considéré que l'intérêt public à son expulsion primait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Elle a notamment relevé que le recourant était un ressortissant français au bénéfice d'un permis de séjour, qu'il était arrivé en Suisse en 2014 pour y travailler, qu'il était actif professionnellement, qu'il entretenait une relation sentimentale solide, qu'il ne faisait pas partie d'associations ou de clubs sportifs, qu'il n'avait pas d'enfant, qu'il ne signalait aucun problème de santé, qu'il avait un antécédent judiciaire (bien que de gravité relative), que les actes commis par celui-ci n'étaient pas anodins et mettaient en danger la sécurité publique et le bon développement des mineurs, qu'il disposait d'une famille et d'amis en France, qu'il connaissait bien ce pays pour y avoir vécu une grande partie de sa vie, mais encore qu'au vu de la proximité de la frontière française, son expulsion ne mettrait pas à mal sa relation sentimentale.