Citation: 1C_626/2018 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le dossier contient des photographies couleur qui permettent au Tribunal fédéral de se faire une idée claire de la situation. Lorsqu'il expose ses critiques relatives à l'état de fait, le recourant ne démontre pas en quoi une inspection locale serait seule de nature à des constats qu'il ne serait pas possible de tirer de ces photographies. En effet, le recourant se plaint de ce que la cour cantonale a retenu, en prétendue contradiction avec les constatations reportées dans le procès-verbal d'audience, qu'outre la façade nord-ouest et une partie de la façade sud-ouest, les angles ouest et nord du bâtiment, ainsi qu'une partie de la façade nord-est subsistaient. Il est vrai que le procès-verbal relatant l'inspection locale indique d'emblée que "le tribunal constate que seule la façade nord-ouest et une toute petite partie de la façade sud-ouest de l'ancien bâtiment subsistent. Pour le reste il ne reste plus rien du bâtiment de l'ancienne poste" (procès-verbal d'audience du 14 juin 2018, pièce 5 du dossier cantonal). Toutefois, à ce stade, les juges cantonaux et les parties se trouvent "à proximité immédiate de la parcelle n° 118, au nord-ouest de dite parcelle", soit côté route cantonale. Le procès-verbal indique plus loin que "le tribunal et les parties se rendent sur la parcelle n° 118, au sud-est de ce qu'il reste du bâtiment", puis "à côté de la station électrique de Romande Energie", soit à l'angle nord du bâtiment. La cour cantonale constate alors que "la station électrique jouxte ce qu'il reste du mur nord-est de l'ancien bâtiment". En d'autres termes, les constatations initiales ont été complétées au fur et à mesure du déplacement des participants à l'inspection locale autour du bâtiment litigieux. Il n'est dès lors pas contradictoire d'établir dans l'arrêt cantonal qu'il subsiste une partie du mur nord-est ainsi que les angles des façades maintenues en tout ou partie. L'état de fait retenu par la cour cantonale doit par conséquent être confirmé sur ce point. Le recourant met ensuite en doute la conservation effective de la façade nord-ouest vu l'absence de mesure de protection. Il ne s'agit-là toutefois que de spéculations. Le recourant se plaint ainsi de ce que l'état provisoire du chantier ne correspond pas à l'état final de la démolition, seul pertinent selon lui pour l'appréciation de la cour cantonale. Or c'est en réalité la teneur du permis complémentaire litigieux qui devait seule faire l'objet de l'examen de la cour cantonale. Le recourant ne met pas ses spéculations en rapport avec la teneur du permis litigieux, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner celles-ci de plus près. Quant au fait retenu par la cour cantonale que la façade nord-ouest la mieux conservée est, avec sa voûte, la plus caractéristique du bâtiment, le recourant se contente d'y opposer sa propre appréciation, indiquant simplement qu'il s'agit selon lui de la façade sud-ouest, démolie, qui comportait des fenêtres et une toiture à deux pans. Appellatoire, cette critique est infondée. Enfin, le recourant dénonce le fait que la cour cantonale aurait retenu à tort que tous les préavis des services cantonaux concernés étaient favorables. Il ne tire toutefois aucun argument juridique de cet allégué, de sorte qu'il n'y a pas lieu de l'examiner (art. 97 al. 1 LTF i.f.). Dans ses secondes déterminations, le recourant critique d'autres faits, à savoir les motifs ayant conduit à la démolition de certains murs devant initialement être conservés, ainsi que le respect du gabarit du bâtiment projeté. Ces éléments de fait, alors qu'ils n'étaient pas contestés par le recourant dans le mémoire qu'il a déposé dans le délai légal de recours, ressortent tous deux de l'arrêt attaqué et font partie intégrante du raisonnement des premiers juges. Leur contestation dans la deuxième écriture seulement ne saurait être justifiée par la teneur des réponses des intimés, de sorte qu'il y a lieu de considérer que l'invocation de ces griefs est tardive (ATF 143 II 283 consid. 1.2.3 p. 286; 140 I 252 consid. 1.2 p. 255; 135 I 19 consid. 2.1 p. 21).