Citation: 6B_1167/2021 E. 6.3.4

6.3.4. Le recourant relève encore qu'il aurait passé plus de vingt ans en détention sans qu'il soit établi qu'il ait déjà dû être soumis à un régime de sécurité renforcée et sans qu'il commette des infractions au sein des établissements pénitentiaires. Ce faisant, le recourant se fonde sur des faits non constatés dans l'arrêt attaqué, sans qu'il ne prétende à l'arbitraire dans leur omission. Il soutient, en outre, que son placement en section ordinaire ne constituerait d'aucune manière une menace pour les autres détenus ou le personnel alors que son maintien en sécurité renforcée constituerait notoirement un risque d'atteinte à sa santé mentale, et ce quand bien même il ne serait pas totalement isolé des autres détenus. A cet égard, il convient de rappeler (cf. supra consid. 4.4) que le secteur " Sicherheitsabteilung II " est une section au sein de laquelle 13 détenus sont placés. Les détenus, encadrés exclusivement par du personnel pénitentiaire masculin, ont l'occasion d'exercer une activité, d'effectuer des promenades ou des activités sportives en groupe, notamment du football à raison de deux fois par semaine. Quoi qu'il en soit, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué - sans que le recourant ne se plaigne d'une omission arbitraire à ce sujet - qu'il souffrirait d'une atteinte à sa santé mentale en raison de ses conditions de détention. Enfin, l'argument du recourant selon lequel la durée de sa détention au sein d'une section de sécurité renforcée équivaudrait au quintuple de la durée maximale autorisée par la loi bernoise est vain dans la mesure où ses griefs au sujet de l'interprétation de ladite loi, plus particulièrement sur la possibilité de renouveler le placement, ont été rejetés dans la mesure où ils étaient recevables (cf. supra consid. 5). Au vu de l'ensemble des éléments pris en compte par la cour cantonale, en particulier des risques très élevés liés au recourant, une prolongation de six mois de la détention dans les conditions d'une section de sécurité renforcée telles que décrites supra dans un nouvel établissement n'apparaît pas, dans les circonstances du cas d'espèce, disproportionnée. Le grief du recourant doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.