Citation: 6B_562/2014 E. 2.5

2.5. Le recourant se plaint enfin d'une violation de l'art. 42 CP et estime qu'il doit être mis au bénéfice du sursis. Aux termes de l'art. 42 al. 1 CP, le juge suspend en règle générale l'exécution d'une peine privative de liberté de six mois au moins et de deux ans au plus lorsqu'une peine ferme ne paraît pas nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits. Pour l'octroi du sursis, le juge doit poser un pronostic quant au comportement futur de l'auteur. En l'absence de pronostic défavorable, il doit prononcer le sursis. Celui-ci est ainsi la règle dont le juge ne peut s'écarter qu'en présence d'un pronostic défavorable ou hautement incertain (ATF 134 IV 1 consid. 4.2.2 p. 5). Le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation dans l'émission du pronostic visé par l'art. 42 CP. Ce dernier doit toutefois être posé sur la base de tous les éléments propres à éclairer l'ensemble du caractère de l'accusé et ses chances d'amendement. Il n'est pas admissible d'accorder un poids particulier à certains critères et d'en négliger d'autres qui sont pertinents (ATF 135 IV 180 consid. 2.1 p. 186 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral n'intervient que s'il l'a excédé ou en a abusé, notamment lorsqu'il a omis de tenir compte de critères pertinents et s'est fondé exclusivement sur les antécédents du condamné (ATF 134 IV 140 consid. 4.2 p. 143; 133 IV 201 consid. 2.3 p. 204). Le recourant introduit plusieurs faits non constatés dans le jugement attaqué. Il en va ainsi lorsqu'il allègue que sa situation professionnelle ne lui permettrait pas d'exécuter une peine ferme ou lorsqu'il évoque un grave accident dont il aurait été victime en 2006, cet élément étant au demeurant sans pertinence dans l'établissement du pronostic. Dans la mesure où le recourant n'établit pas l'arbitraire de l'omission de tels faits sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF, il n'y a pas lieu d'en tenir compte. Pour le surplus, son grief tendant à faire valoir que la cour cantonale n'aurait pas dû tenir compte du jugement du 31 janvier 2014 de la Cour d'appel pénale du canton de Vaud au motif qu'il n'avait pas force de chose jugée est sans incidence au vu des autres antécédents du recourant, des circonstances du cas d'espèce et de son absence de prise de conscience (cf. supra consid. 2.1), lesquels ont permis à juste titre à la cour cantonale, à l'instar du tribunal de première instance, de retenir l'existence d'un pronostic défavorable.