Citation: 9C_417/2019 E. 4.2.3

4.2.3. L'argumentation de la recourante n'est pas fondée. On précisera au préalable que dans la mesure où l'examen de l'exigibilité de la mise en valeur de la capacité résiduelle de travail pour un assuré proche de l'âge de la retraite n'intervient que quand les rapports médicaux réunis permettent d'établir de façon fiable les faits nécessaires à la solution de cette question, le moment déterminant en l'occurrence correspond à la date à laquelle a été produit le complément d'expertise de la PMU, soit le 13 janvier 2014 (voir ATF 138 V 457 consid. 3.3 p. 461 s.). L'incertitude qu'a exprimée le SMR le 10 mars 2015 au sujet de la "répartition quotidienne" de ladite capacité résiduelle (50 % le matin ou 50 % l'après-midi / 25 % le matin et 25 % l'après-midi) ne saurait influencer le moment à partir duquel l'exercice d'une activité lucrative adaptée pouvait médicalement être exigée. L'assurée, qui est née le 2 août 1954, n'avait à ce moment pas encore atteint les soixante ans. Il lui restait plus de quatre ans d'activité avant d'arriver à la retraite. Eu égard aux limites relativement élevées fixées par la jurisprudence à propos de l'impossibilité pour les personnes d'un certain âge de mettre en valeur leur capacité résiduelle de travail (cf. arrêt 9C_46/2019 du 27 juin 2019 consid. 5 et les références), ainsi qu'au parcours professionnel de la recourante, la juridiction cantonale était en droit de considérer que l'assurée était apte à retrouver un emploi adapté sur le marché équilibré du travail. Cette dernière est titulaire d'un diplôme d'infirmière obtenu au terme d'une formation en 1981 et a suivi des cours de réinsertion en 1996. Elle a effectivement travaillé en tant que tel depuis 1997 jusqu'au jour de son accident, puis du mois de septembre 2005 au mois de mai 2007. Elle a ensuite cessé temporairement son activité pour des raisons de santé mais n'est pas restée inactive. Elle a bénéficié d'une formation et d'un stage dans le domaine du secrétariat médical. Elle a en outre bénéficié d'un second stage dans le secteur du secrétariat extra-médical. Depuis 2011, elle a apparemment repris deux activité à temps partiel dont elle a parlé aux experts de la PMU (rapport d'expertise p. 10 s.). Au vu de ces différentes expériences professionnelles et des activités reprises après la survenance des atteintes à la santé, l'exigibilité de la mise en oeuvre de sa capacité résiduelle de travail ne saurait être niée.