Citation: 6B_1047/2022 E. 4.5.2

4.5.2. D'après la recourante, un jet d'oeufs sur une voiture ne serait pas à même de provoquer un changement d'état de la carrosserie. Les taches éventuellement occasionnées ne demanderaient pas un effort particulier pour être enlevées. En l'espèce, selon la jurisprudence, l'auteur se rend coupable de dommages à la propriété dès qu'il cause un changement de l'état de la chose qui n'est pas immédiatement réversible sans frais ni effort et qui porte atteinte à un intérêt légitime, par exemple, en apposant sur le pare-brise d'une voiture une affiche qui ne peut être que difficilement ôtée, en dégonflant les pneus d'une voiture ou encore en vidant un extincteur qui doit être rechargé pour être de nouveau prêt à fonctionner (ATF 128 IV 250 consid. 2 p. 252) ou encore en salissant l'uniforme d'un fonctionnaire (arrêt 6B_348/2012 du 24 octobre 2012 consid. 2.2). Au vu de cette jurisprudence, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que le fait de salir une voiture en jetant des oeufs sur sa carrosserie était constitutif de l'infraction de dommages à la propriété. Mal fondé, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.