Citation: 7B_51/2024 E. A

A.a. Le 11 mai 2021, le B.________ (ci-après: le plaignant) a déposé plainte contre A.________ (ci-après: le prévenu), notamment pour escroquerie et violation de l'art. 23 de l'ordonnance du 25 mars 2020 sur l'octroi de crédits et de cautionnements solidaires à la suite du coronavirus (OCaS-COVID-19; RS 951.261). Il lui reproche d'avoir utilisé le crédit Covid-19 d'un montant de 65'200 fr., dont avait bénéficié sa société à la suite de sa demande du 27 mars 2020, à d'autres fins que celles convenues et autorisées. Il expose notamment que la société du prévenu aurait été dissoute par faillite le 27 mai 2020 et que, dans ce contexte, l'intéressé aurait effectué de nombreux retraits d'espèces et des versements frauduleux. Le plaignant ajoute qu'il a honoré la caution en faveur de l'établissement bancaire ayant accordé le crédit litigieux à la société du prévenu, en lui versant la somme de 65'200 fr. le 7 janvier 2021, et qu'il aurait dès lors été subrogé aux droits de cet établissement à concurrence de ce montant. A.b. Le 24 août 2021, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre le prévenu. Le 27 juin 2022, il a rendu une ordonnance pénale et l'a condamné pour escroquerie, faux dans les titres et infraction à l'art. 23 OCaS-COVID-19. Le prévenu et le plaignant ont formé opposition à cette ordonnance pénale. A.c. Le 7 juin 2023, le Ministère public a informé les parties de la clôture prochaine de l'instruction. Il leur a indiqué qu'une ordonnance de classement partiel serait rendue en lien avec les infractions d'escroquerie et de faux dans les titres, mais qu'une ordonnance pénale serait rendue pour abus de confiance. A.d. Le 4 juillet 2023, le prévenu a demandé au Ministère public que la qualité de partie plaignante soit refusée au plaignant. Par ordonnance du 20 juillet 2023, le Ministère public a statué que le plaignant disposait de la qualité de partie plaignante.