Citation: U 201/05 04.05.2006 E. 5.2

5.2.1 Au regard de son déroulement et de ses conséquences immédiates, l'accident survenu le 25 juillet 2001 peut être rangé, d'un point de vue objectif, dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Il y a donc lieu de prendre en compte les critères jurisprudentiels précités dans leur globalité pour apprécier le caractère adéquat du lien de causalité. 5.2.2 En l'espèce, les circonstances de l'accident ne sauraient être qualifiées de dramatiques ou particulièrement impressionnantes. B.________ n'a en effet pas perdu connaissance et il a pu s'extraire de son véhicule par ses propres moyens après que l'un de ses passagers lui eut ouvert la porte. Quant aux quatre autres passagers du véhicule, ils sont sortis indemnes ou que légèrement blessés de l'accident. Les lésions physiques subies par le recourant (grande plaie délabrante frontale et bi-palpébrale, contusions multiples) ne sont pas particulièrement graves et il n'apparaît pas qu'il aurait été victime d'erreurs dans le traitement médical entraînant une aggravation notable des séquelles de l'accident. En revanche, malgré la disparition des séquelles immédiates de l'accident, des difficultés sont rapidement apparues au cours de la guérison au travers de l'apparition d'un syndrome post-traumatique qui a empêché le recourant de reprendre son travail. Depuis lors, la situation du recourant n'a pas connu d'amélioration notable. D'après le professeur C.________, la personnalité du recourant a au contraire connu des changements graves qui se manifestaient dans le cadre de l'accomplissement des tâches domestiques, dans la capacité à participer à une conversation avec une ou plusieurs personnes et à faire face aux exigences familiales ainsi que par une tendance à éviter les activités sociales et les loisirs antérieurs en raison des maux de tête qu'ils déclenchaient (rapport du 3 mars 2003). Il ne ressort nullement des rapports des doctoresses E.________, médecin traitant (des 2 octobre 2003 et 31 août 2004), et G.________ (du 6 septembre 2004) que l'état de santé du recourant ait considérablement évolué sur ce point, malgré le suivi psychiatrique et les traitements médicaux dont il a bénéficié. De l'avis unanime des médecins consultés, les troubles présentés par le recourant ne lui permettaient pas de reprendre une quelconque activité lucrative. 5.3 Au vu de ce qui précède, B.________ a subi une incapacité de travail durable consécutive à des difficultés apparues au cours de la guérison, lesquelles nécessitaient toujours, à la date de la suppression des prestations, la poursuite d'un traitement médical. Ces circonstances, qui revêtent en l'espèce une intensité particulière, conduisent à admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident litigieux et les atteintes à la santé présentées par le recourant au-delà du 31 mai 2003.