Citation: 1B_296/2017 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la recourante ne conteste pas que des mesures d'instruction doivent être encore entreprises (deuxième reconstitution en sa présence, mesures techniques sur la maison de son père et sur le véhicule utilisé pour transporter le corps). Elle soutient cependant qu'elle ne serait pas en mesure d'interférer sur ces actes. Certes, la recourante ne paraît pas pouvoir avoir accès à la voiture en cause - séquestrée -, ainsi qu'à l'outil correspondant à l'arme du crime retrouvé - sur lequel des analyses sont en cours (cf. les observations du Ministère public du 24 juillet 2017) -, puisqu'ils se trouvent en mains des autorités. Le résultat de ces différents examens peut cependant venir corroborer ou infirmer les versions soutenues par les deux principaux prévenus, que la recourante reconnaît non dénuées de contradictions (cf. ses déterminations des 25 et 26 juillet 2017). Si le placement en détention du père de la recourante permet dans une certaine mesure de prévenir le risque de collusion existant entre les deux - notamment aussi eu égard à la reconstitution envisagée -, cela ne justifie cependant pas la libération de la recourante. En effet, la cour cantonale n'a pas exclu que des tiers puissent être intervenus au regard des résultats des analyses téléphoniques. Cette constatation vaut d'autant plus que, contrairement à ce que soutient la recourante, son mari ne semble pas avoir été mis hors de cause, le Ministère public se référant au "prévenu D.________" dans ses déterminations du 24 juillet 2017. Les liens particuliers unissant les différents prévenus (filiaux et conjugaux) ne peuvent pas non plus être ignorés en l'espèce et justifient également, le cas échéant, de prendre des mesures de prévention afin d'éviter une éventuelle entente sur une version, que celle-ci soit favorable ou au détriment de l'un ou l'autre des membres de la famille. Au regard de ces considérations, notamment des actes d'instruction en cours et ceux envisagés prochainement, ainsi que du stade encore initial de la procédure, la juridiction précédente pouvait retenir à juste titre l'existence d'un risque de collusion.