Citation: 8C_32/2024 E. 4.2.1

4.2.1. Le recourant invoque une violation du droit fédéral. Il fait valoir que la seconde condition cumulative de l'art. 48 al. 2 LAI - à savoir que l'assuré "fait valoir son droit dans un délai de douze mois à compter de la date à laquelle il a eu connaissance de ces faits" - ne pourra jamais être satisfaite par l'intimé, qui ne dispose pas, compte tenu de son handicap, d'une capacité suffisante pour exercer ses droits. Ce dernier avait toujours été pris en charge par ses parents, lesquels avaient continué à s'occuper de lui au-delà de sa majorité. À leur arrivée en Suisse le 9 mai 2015, ils avaient agi en tant que représentants de leur fils, déposant une demande de mesures professionnelles et de rente ainsi qu'une allocation pour impotent, avant même la mise en place officielle de la curatelle en 2022. On se trouvait dans la situation où les représentants de l'intimé connaissaient les faits établissant un droit aux prestations mais ignoraient qu'ils donnaient droit à une allocation pour impotent, ce qui n'ouvrait pas le droit à cette prestation pour une période antérieure à une année avant le dépôt de la demande. L'OAI admettait tout au plus le droit à une allocation pour impotent une année avant le dépôt de la demande de mesures professionnelles et de rente du 12 juillet 2021, soit dès le 1 er juillet 2020, dans la mesure où le dépôt de cette demande valait pour toutes les prestations d'assurance-invalidité entrant en ligne de compte au vu des pièces au dossier.