Citation: I 915/06 08.05.2007 E. 3

Les premiers juges ont expliqué de façon convaincante les raisons pour lesquelles la condition de la nécessité de l'assistance d'un avocat et celle exigeant que les conclusions de l'opposition ne paraissent pas vouées à l'échec sont remplies en l'occurrence. Ces considérations - auxquelles on peut renvoyer - ne sont du reste pas sérieusement contestées par l'intimé qui se limite à renvoyer à son écriture du 11 juillet 2006 déposée en instance cantonale. Est seul litigieux le point de savoir si le recourant est dans le besoin. 3.1 Se fondant sur les pièces justificatives versées par l'Hospice général, la juridiction cantonale a retenu que M.________, qui vivait seul et avait une obligation de soutien, avait reçu de l'institution sociale un montant mensuel moyen de 2943 fr. 50 en 2004 et de 3011 fr. en 2005. Il avait par ailleurs reçu la somme de 2464 fr. 50 pour le mois de juin 2006, 3357 fr. 70 pour le mois de juillet 2006 et 3929 fr. 90 pour le mois d'août 2006. Il ne payait pas d'impôts, tandis que ses primes d'assurance-maladie étaient, selon les constatations de la juridiction cantonale, prises en charge par l'Hospice général. Prenant en compte le montant de base mensuel pour le calcul du minimum vital (1250 fr. [débiteur seul avec obligation d'entretien]), augmenté d'un supplément de 30% (375 fr.), ainsi que le loyer du recourant (750 fr.), les premiers juges ont fixé à 2375 fr. les charges mensuelles. Comparant celles-ci aux ressources du recourant, ils en ont déduit que les revenus s'avéraient supérieurs à ses dépenses, de sorte qu'il ne remplissait pas les conditions économiques pour avoir droit à l'assistance judiciaire dans la procédure d'opposition. 3.2 Le recourant conteste les montants retenus par la juridiction cantonale au titre de ressources, en lui reprochant d'avoir ajouté à l'aide qu'il recevrait effectivement de l'Hospice général (960 fr. pour le montant de base, plus 20 fr. par jour en cas de séjour des enfants chez lui), des montants dont l'institution d'aide sociale s'acquitterait directement auprès de tiers (primes d'assurance-maladie et factures de médecin).