Citation: 6B_1283/2018 E. 1.4

1.4. Il est constant que la version des faits de l'intimée, retenue par la cour cantonale, et celle du recourant sont contradictoires. La cour cantonale a cependant considéré que les premiers juges avaient motivé de manière convaincante les raisons pour lesquelles ils avaient retenu la version de l'intimée plutôt que celle du recourant. Elle a fait sienne leur motivation, en s'y référant explicitement (art. 82 al. 4 CPP). A cet égard, les premiers juges ont notamment relevé la cohérence globale des déclarations de l'intimée, qui avait toujours décrit les événements factuels essentiels de la même manière et avec la même précision, sans chercher à exagérer les faits ni à charger le prévenu. Un constat médical consécutif à l'examen effectué par l'intimée en date du 6 juin 2016 à l'hôpital E.________ établissait de multiples lésions (hématomes au visage, lésions pétéchiales, hématome diffus au sein droit avec mamelon présentant des lésions sanguinolentes, marque longitudinale de 30 cm et de 0,5 cm de large sur tout le dos, etc.), tandis qu'un stress post-traumatique et des troubles anxio-dépressifs réactionnels avaient été diagnostiqués par la psychologue et le médecin-traitant de l'intimée. Les déclarations de la mère et du frère de l'intimée, lequel avait notamment évoqué son état pitoyable, concordaient pour décrire qu'elle n'allait pas bien le dimanche 5 juin 2016. Les premiers juges ont aussi relevé que l'intimée n'avait aucun mobile d'imputer à tort, à charge du recourant, des faits constitutifs de viol, et que la thèse de ce dernier, selon lequel l'intimée avait voulu se venger d'avoir été atteinte dans sa fierté au vu de la façon avec laquelle elle avait été mise à la porte, se heurtait au stress post-traumatique et aux troubles anxio-dépressifs réactionnels diagnostiqués chez l'intimée, qu'une simple blessure d'amour propre n'aurait pu engendrer. En ce qui concerne le recourant, il a été retenu qu'il avait varié dans ses déclarations sur des éléments cruciaux, qu'il avait nié avoir mordu et giflé l'intimée et lui avoir donné des coups, en prétendant s'être contenté de lui faire des suçons et de lui donner de " petites giflettes ", alors qu'un rapport médical prouvait le contraire. Il se contredisait lui-même en développant une thèse selon laquelle il avait été question d'une relation sexuelle brutale, torride et sauvage, entretenue de manière consentie et mutuelle, quoiqu'il n'ait présenté aucune marque. Il était encore relevé que le recourant avait cherché à récolter des moyens de preuve dès qu'il avait compris qu'il risquait d'avoir des ennuis, soit après le téléphone de la mère de l'intimée, le jour suivant les faits.