Citation: 1B_413/2015 E. 3.3

3.3. Concernant la mesure de substitution proposée par le recourant, le Tribunal cantonal a considéré que, vu la minceur des progrès accomplis par celui-ci, on pouvait très sérieusement douter que même un traitement idoine soit de nature à produire rapidement des bénéfices tels qu'il écarterait tout risque de réitération. Le complément d'expertise relevait d'ailleurs que les effets éventuels du suivi psychiatrique préconisé ne pourraient, au mieux, se manifester qu'après un certain temps. L'instance précédente a en outre relevé que le traitement psychiatrique pouvait débuter en prison. Le recourant critique cette appréciation. Il soutient que le risque de réitération peut être pallié par le traitement ambulatoire préconisé par les experts, lequel comprend un suivi réalisé par un thérapeute spécialiste de la délinquance sexuelle. Il affirme que dans la mesure où le Service médical de la prison ne dispose d'aucun thérapeute spécialisé dans ce domaine, il devrait être libéré afin de pouvoir se soumettre au traitement recommandé. Dans ce contexte, il se plaint de manière confuse d'un déni de justice et d'une violation de son droit à la preuve en tant que le Tribunal cantonal n'aurait pas vérifié, malgré une requête formulée dans ce sens, la disponibilité des thérapeutes spécialisés.