Citation: 1P.721/2003 23.03.2004 E. 2

Invoquant les art. 9 Cst. et 6 § 2 CEDH, le recourant se plaint à divers titres d'une appréciation arbitraire des faits pertinents et d'une violation de la présomption d'innocence. Selon lui, les déclarations de L.J.________ à sa tante n'auraient pas été recueillies de manière à exclure toute influence ou suggestion extérieure. Il en irait de même de celles faites à l'agente de police en présence de la mère de la fillette. Quant à l'expertise du Docteur Bernard Graf, elle s'écarterait des méthodes reconnues en la matière et n'aurait de ce fait aucun valeur probante. En outre, le refus d'ordonner une expertise visant à évaluer le risque de suggestibilité de l'enfant consacrerait une violation de son droit d'être entendu, tel qu'il découle de l'art. 29 al. 2 Cst.