Citation: U 58/02 02.04.2003 E. 1

Se référant à la jurisprudence en matière de lésions du rachis cervical par accident de type coup du lapin, les premiers juges se sont écartés des conclusions du docteur E.________ s'agissant de la question de la causalité naturelle et ont estimé, sans toutefois examiner celle de la causalité adéquate, que la responsabilité de l'assureur-accidents était toujours engagée dans le cas particulier. L'expert précité ayant par ailleurs attesté l'existence, chez l'assurée, d'une incapacité de travail totale, la Bâloise était tenue d'allouer une pleine rente d'invalidité LAA. Quant au taux de l'indemnité pour l'atteinte à l'intégrité, les juges cantonaux ont considéré qu'il ne prenait pas en compte l'ensemble des troubles dont S.________ était atteinte (en particulier au plan psychique), de sorte qu'il incombait à l'assureur-accidents de procéder à un nouveau calcul du montant de l'indemnité. En substance, la Bâloise conteste le diagnostic de traumatisme du type coup du lapin retenu par la juridiction cantonale. Selon elle, il n'existe aucun motif de s'écarter de l'expertise du docteur E.________ et s'il fallait néanmoins admettre un rapport de causalité naturelle entre les troubles dont souffre l'intimée et l'accident assuré, force serait de constater que celui de la causalité adéquate fait défaut.