Citation: 6B_886/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que l'on ne voyait pas ce que les auditions des différentes personnes qui étaient supposées être des membres des forces de police seraient susceptibles d'apporter de déterminant. Même si elles devaient confirmer que le recourant était un informateur de premier plan ayant permis d'entraîner la condamnation pénale de nombreux criminels comme il le prétendait, leurs témoignages ne permettraient pas d'établir si son rôle d'informateur était connu en dehors des forces de l'ordre et s'il serait exposé à des menaces concrètes en Serbie en cas d'expulsion. S'agissant de C.________, aucun élément au dossier ne permettait de penser qu'il aurait un quelconque lien avec des trafiquants de drogue qui en voudraient au recourant. Ce dernier n'offrait aucun élément permettant de corroborer son assertion que la moto que possédait C.________ lui aurait été offerte par des criminels. Les contacts entre C.________ et les auteurs de la dénonciation ainsi que le fait que ces derniers aient souhaité rester anonymes n'avaient rien d'inhabituel. Les inexactitudes du rapport de l'EVAM mises en avant par le recourant ainsi que l'erreur commise s'agissant de l'existence de son compte B.________ n'étaient pas suffisantes pour laisser penser qu'il serait la victime d'une conspiration. L'audition de C.________ ne serait ainsi manifestement pas en mesure d'apporter des éléments pertinents supplémentaires pour juger la présente cause. La cour cantonale a dès lors jugé que toutes les réquisitions de preuve devaient être rejetées.