Citation: 7B_121/2022 E. 1

Cela étant observé, si, le jour des débats, le recourant avait annoncé au Tribunal de police qu'il serait absent, expliquant se trouver aux urgences des HUG et être "très malade" du Covid-19, il avait néanmoins attendu près de trois mois après les débats pour solliciter une attestation faisant état de son incapacité à se rendre à ceux-ci. Or rien ne l'empêchait de recueillir un tel document immédiatement, par exemple auprès du service d'urgences des HUG, où il était allé consulter le matin de l'audience, puis de le présenter sans délai au Tribunal de police (cf. art. 205 al. 2 CPP), étant rappelé que le recourant avait été en état, le jour de l'audience, d'envoyer un courriel au greffe du Tribunal de police en y joignant le certificat médical du 4 décembre 2021. Au lieu de cela, il avait préféré attendre la notification du jugement par défaut, intervenue le 7 mars 2022, pour consulter un autre médecin. Le recourant ne pouvait en outre pas se réfugier derrière les particularités de la procédure par défaut et de celle de nouveau jugement pour justifier une telle attente: d'une part, il savait pertinemment que si, le 6 décembre 2021, il faisait une nouvelle fois défaut sans justifier d'une incapacité à comparaître, la procédure par défaut serait engagée contre lui; d'autre part, il lui appartenait, en prévision d'une éventuelle demande de nouveau jugement, de récolter des documents susceptibles de démontrer, à satisfaction de droit, que son absence aux débats était excusable (cf. arrêt attaqué, consid. 2.6.1 p. 13 s.).