Citation: 1C_281/2023 E. C

Dans l'intervalle, le 10 juillet 2014, B.________ SA et A.________ SA ont demandé une autorisation portant sur la démolition et la construction de trois immeubles ainsi que d'un parking sur les parcelles n os 11127, 11128, 11129, 11134 et 17736. Mis à l'enquête le 18 juillet 2014, le projet a suscité trois oppositions, dont celle de l'association Pro Fribourg. Le 31 mars 2015, la commune a émis un préavis favorable avec conditions, le projet répondant au PAD. Le 18 juin 2015, le SBC a préavisé négativement le projet. Le 9 décembre 2015, la CBC a également rendu un préavis défavorable. Le 30 janvier 2018, le Service cantonal des constructions et de l'aménagement (SeCA) est revenu sur son premier préavis négatif du 4 août 2015, au motif que le PAD était depuis lors entré en vigueur. Par décision du 15 mars 2018, le Préfet du district de la Sarine a accordé le permis requis, rejetant, par décision du même jour, l'opposition de Pro Fribourg. Le 27 avril 2018, Pro Fribourg a recouru contre ces décisions devant la IIe Cour administrative du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg. Par arrêt du 19 décembre 2018 (cause cantonale 602 2018 42), la cour cantonale a admis le recours et annulé le permis de démolir et de construire; elle a en particulier considéré, en lien avec la protection des biens culturels, que les conditions d'un contrôle incident du PAD étaient réunies. Le Tribunal cantonal a renvoyé le dossier au préfet pour procéder à une pesée des intérêts conforme à la législation pertinente et au plan directeur cantonal (ci-après: PDCant), lui interdisant en particulier de se référer uniquement au PAD pour rejeter les griefs relatifs à la démolition de biens recensés en valeur B et C. Par arrêt du 11 février 2019, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par les constructrices contre cet arrêt, qualifié d'incident (cause 1C_77/2019).