Citation: 4A_97/2007 10.10.2007 E. 1

L'exécution de la convention générale a été reportée au 24 décembre 1996. Ce jour-là, une réunion s'est tenue à l'étude de Y.________ entre l'avocat, A.A.________ et deux représentants de la banque, E.________ et F.________. Contrairement à ce qui était prévu, B.A.________ n'était pas présente, car elle avait quitté l'étude avant la séance en raison d'une dispute avec son ex-mari. Les représentants de la banque ont remis à Y.________ un chèque de 2'650'000 fr. libellé à son nom. Sur demande de A.A.________, l'avocat est allé encaisser le chèque et a ramené la somme précitée dans la salle de réunion. A.A.________ a alors remis les actions de V.________ SA aux représentants de T.________. Le montant de 2'650'000 fr. a été réparti de la manière suivante: 2'050'000 fr. pour A.A.________; 500'000 fr. pour l'avocat à titre d'honoraires; 100'000 fr. pour B.A.________ à titre d'acompte. Les treize véhicules mentionnés dans la convention générale ont été remis à A.A.________. Les clauses de la convention générale concernant les biens sis à St- Tropez n'ont pas pu être exécutées, car les actes notariés français n'avaient pas été établis à temps. Pour cette raison, un avenant à la convention générale a été conclu lors de la réunion du 24 décembre 1996. Ce document redéfinissait les obligations des parties concernant «W.________» et le terrain «...». Il prévoyait notamment ce qui suit: «Article 2 T.________ et V.________ SA demeureront titulaires des affectations hypothécaires grevant l'immeuble W.________ de St-Tropez. T.________, tant en son nom qu'en celui de V.________ SA, à première réquisition de Me Y.________, en remplacement de Madame B.A.________ mentionnée à l'art. 6 de la convention principale, acceptera et concourra à toutes démarches tendant soit à la libération, soit à la cession des affectations hypothécaires à une société ou tout tiers qui sera désigné par Me Y.________ (...). Article 4 La vente aux enchères de l'immeuble W.________ dont la procédure a été maintenue, sera poursuivie par T.________, laquelle se conformera sur instruction (sic) de Me Y.________. T.________ sollicitera, dans la perspective de cette vente, que la mise à prix de W.________ soit fixée à FF 16'000'000.-- (...). Article 5 Il a été prévu ci-dessus que, d'ici la vente aux enchères, les affectations hypothécaires détenues par T.________ et V.________ SA seraient peut-être cédées à une société désignée par Me Y.________. Si, néanmoins et par impossible, tout ou partie du produit de la vente forcée était payé en main de T.________, celle-ci s'engage irrévocablement à rétrocéder, en main de Me Y.________, l'intégralité du produit net de ladite vente. (...) Article 7 Les obligations de T.________, en rapport avec la vente de W.________, relatives à la libération ou à la cession des affectations hypothécaires, ne seront exécutées que simultanément à la signature, par Monsieur A.A.________, de l'acte de vente relatif au terrain ..., qui sera cédé à la banque conformément à l'article 6 de la convention principale. (...)» Le 24 décembre 1996, B.A.________ est revenue à l'étude de Me Y.________ une fois la réunion terminée. Elle a alors signé l'avenant à la convention générale. Elle a également rédigé à la main et signé une quittance confirmant qu'elle avait «reçu de Me Y.________, pour compte de A.A.________, une somme de 100'000 fr. à titre d'acompte sur ce qui est dû.» Par la suite, B.A.________ a repris son nom de jeune fille, G.________. Le 18 septembre 1997, A.A.________ a révoqué la procuration signée conformément à la convention générale et permettant à la banque de vendre les biens immobiliers dont elle était créancière gagiste. La convention générale est ainsi devenue caduque (cf. arrêt du Tribunal fédéral 4C.49/2001 du 30 mai 2001). L'immeuble «W.________» a été vendu aux enchères forcées le 26 septembre 1997; le produit de la vente est resté en mains de la banque. Le 17 novembre 1997, G.________ a signé un document intitulé «DECLARATION», rédigé par Y.________, qui l'a également signé. Sa teneur est la suivante: «Compte tenu des difficultés rencontrées par Me Y.________ dans le mandat conjoint donné par Monsieur A.A.________ et Madame G.________, mandat déjà résilié par Monsieur A.A.________, ceci en rapport avec l'exécution des conventions conclues avec la Banque T.________, je décide ce jour de résilier, avec effet immédiat, le mandat de Me Y.________. (...) La résiliation du mandat vaut quittance que je donne à Me Y.________ pour son activité jusqu'à ce jour, dans le cadre du dossier m'ayant opposé (sic) à la Banque T.________. Le problème relatif au solde des honoraires dus à l'Etude Y.________ sera réglé directement par Monsieur A.A.________, à mon entière décharge. (...)» G.________ a cherché en vain à obtenir de son ex-époux le paiement du solde de la créance qu'elle détenait en vertu de la convention interne du 21 octobre 1996. Par courrier du 13 juin 2000, elle a mis Y.________ en demeure de lui payer, jusqu'au 30 juin 2000, le montant de 1'400'000 fr. avec intérêts à 5 % dès le 25 décembre 1996. L'avocat n'est pas entré en matière.