Citation: 9C_586/2018 E. 2.1

2.1. La juridiction cantonale a réformé la décision administrative litigieuse en ce sens que la rente allouée initialement a été supprimée rétroactivement avec effet au 1er février 2012 et non au 1er février 2007. Pour aboutir à cette conclusion, elle a rappelé les situations médicales qui existaient lors de la décision du 20 juillet 2007 et de la communication du 20 décembre 2013, ainsi que pendant la procédure ayant conduit le 29 avril 2015 à la condamnation pénale de l'intimé pour vol, vol en bande et par métier, dommage à la propriété, recel, violation de domicile et infractions à la loi fédérale sur les armes. Au contraire de ce qu'avait conclu l'office recourant, elle a considéré que les renseignements médicaux recueillis à l'époque de la décision et de la communication mentionnées ne permettaient pas d'exclure que les troubles constatés initialement aient cédé le pas à un contexte de simulation. Dès lors, le trouble factice retenu par les médecins de la CRR ne constituait pas un fait nouveau légitimant une révision au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA. La cour cantonale a aussi relevé que le trouble factice ne justifiait pas plus une reconsidération au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA. Elle a encore apprécié le rapport d'expertise et l'a confronté aux autres rapports médicaux récoltés. Elle en a déduit une amélioration notable de l'état de santé de l'assuré au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA et a fixé la survenance de cette amélioration au mois de février 2012 au regard du développement des activités délictueuses.