Citation: 2C_129/2023 E. 6.3

6.3. Le recourant prétend ensuite que l'exécution de son renvoi dans son pays d'origine serait impossible en raison de l'absence d'un accord de réadmission entre la Suisse et le Kosovo, ainsi que du manque de vols spéciaux à destination de ce dernier pays. Or, non seulement un accord de réadmission entre la Suisse et le Kosovo, conclu le 3 février 2010 et entré en vigueur le 1er juin 2010 (RS 0.142.114.759) existe, mais un tel accord ne constitue quoi qu'il en soit pas une condition pour un renvoi forcé vers un pays donné, celui-ci pouvant être organisé au cas par cas avec le pays concerné (art. 5 de l'ordonnance fédérale du 11 août 1999 sur l'exécution du renvoi et de l'expulsion d'étrangers [OERE; RS 142.281]). Quant à la question de savoir si des vols spéciaux à destination du Kosovo sont organisés, aucun élément ne permet de retenir que tel ne serait pas le cas selon la décision attaquée. Son argumentation appellatoire est partant irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Il ressort au demeurant de la décision attaquée que l'intéressé a refusé de prendre en vol ordinaire vers le Kosovo en décembre 2022, ce qui indique que la navigation aérienne en lien avec ce pays semble ouverte.