Citation: 4A_571/2019 E. 3

Le jugement attaqué tranche deux obligations distinctes (il y a appel en cause; ATF 145 III 506 consid. 2.3 p. 511). La première lie Y.________ à X.________ SA (obligation du premier cité de payer au second la somme de 84'240 fr., avec intérêts) : il s'agit de l'obligation principale; elle est fondée sur le contrat de courtage signé entre les parties le 30 octobre 2008. La seconde lie A.________ SA, appelée en cause, à Y.________ (obligation de la première nommée de payer au second une somme identique). Elle est fondée sur l'acte authentique du 22 décembre 2011 par lequel Y.________ a vendu sa part (en copropriété avec Z.________) du complexe immobilier à A.________ SA, mais présuppose l'existence de l'obligation principale qui repose sur le contrat de courtage du 30 octobre 2008. Selon le ch. 2.13 de l'acte authentique en question: " toutes éventuelles commissions de courtage qui seraient dues pour la présente transaction immobilière sont à la charge exclusive de l'acquéresse ". La cour cantonale a considéré que la commission de courtage de 84'240 fr. dont Y.________ était redevable envers X.________ SA était appréhendée par cette clause qui s'analysait comme une reprise de dette interne par l'acquéreuse, A.________ SA. Elle a par ailleurs jugé que l'acquéreuse n'était fondée à exciper ni du dol, ni de l'erreur essentielle pour invalider ladite clause. Le recours s'articule autour de deux axes. Premièrement, la recourante fait valoir que la dette principale est inexistante. Aucun contrat de courtage liant Y.________ à X.________ SA ne serait venu à chef. En tout état de cause, ce ne serait pas X.________ SA qui aurait indiqué l'occasion de conclure le contrat de vente à Y.________, de sorte qu'elle ne pourrait prétendre à aucune commission à ce titre. Deuxièmement, à supposer que cette dette existât malgré tout, la recourante soutient avoir invalidé la clause 2.13 de l'acte authentique du 22 décembre 2011 pour dol, voireerreur essentielle. Elle n'aurait donc pas repris l'engagement de Y.________ à l'égard de X.________ SA lors de l'achat de la part du prénommé.