Citation: 2C_377/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la recourante se contente d'exposer que l'instance précédente aurait dû procéder d'office à des investigations plus poussées pour déterminer si les trois ressortissantes thaïlandaises sans autorisations de séjour et de travail contrôlées le 12 mai 2022 étaient réellement venues livrer des marchandises et qu'il ne lui appartenait pas d'apporter cette preuve. Elle suggère que l'autorité - sans préciser si elle entend par-là le Service cantonal ou l'instance précédente - aurait pu se rendre plusieurs fois dans les locaux de la recourante pour observer l'activité de l'entreprise et qu'elle aurait pu analyser l'emploi du temps des personnes visées durant quelques jours pour apprécier si celles-ci travaillaient ou non au sein de l'institut. Il ressort toutefois des écritures de la recourante déposées devant le Tribunal cantonal qu'elle n'a pas requis de ce dernier la prise de telles mesures d'instruction, ni exposé en quoi celles-ci auraient été décisives pour l'issue du litige. On ne le discerne du reste pas. En effet, les activités de la recourante - à savoir fournir des prestations de services dans le domaine du bien-être et de la santé - peuvent être menées à temps partiel, de sorte que l'on ne voit pas ce qu'une surveillance ponctuelle aurait pu révéler de crucial. Il incombait en revanche à la recourante, au contraire de ce qu'elle prétend, de collaborer à l'établissement des faits et d'apporter des moyens de preuves à l'appui de sa version des évènements, ceci tant devant le Service cantonal que dans le cadre de son recours devant le Tribunal cantonal. Or, comme constaté dans l'arrêt attaqué, la recourante n'a fourni aucune pièce à l'appui de ses allégations, telle qu'une facture, qui confirmerait que les personnes contrôlées étaient venues déposer des marchandises thaïlandaises. Ainsi, le grief de violation de la maxime inquisitoire doit être rejeté.