Citation: 8C_430/2024 E. 6.3

6.3. Cela étant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant que le remboursement du montant - non contesté - de 10'410 fr. 65, correspondant aux avances du RI versées entre novembre 2022 et mars 2023, était exigible en application du droit cantonal. En effet, elle a exposé que les recourants ne contestaient pas la valeur du véhicule fixée à 20'800 fr. (ressortant par ailleurs de la décision de la DGCS du 17 février 2023) ni le dépassement de la limite de fortune déterminante de 20'000 fr., et qu'ils avaient échoué à démontrer l'impossibilité de vendre leur voiture. Les recourants se contentent de répéter que le dépassement de fortune était "éphémère", qu'il ne justifiait pas le remboursement de l'aide sociale sur une période de cinq mois et qu'il avait pris fin bien avant cette période, ce que les premiers juges auraient dû examiner. On ne voit pas dans la motivation du recours d'arguments susceptibles de démontrer une application arbitraire du droit cantonal en tant que les premiers juges ont confirmé l'obligation de rembourser les avances versées dès novembre 2022. Si les recourants prétendent à un autre calcul, devant tenir compte d'une valeur moindre de leur véhicule, ils n'évoquent aucune disposition légale le justifiant, à tout le moins sur une période aussi brève. En tout état de cause, ils ne contestent pas avoir été mis au bénéfice de simples avances ni avoir eu conscience du caractère remboursable de ces avances, conformément à la décision de l'intimé du 21 février 2023. Par conséquent, l'arrêt entrepris, confirmant la restitution du montant de 10'410 fr. 65, échappe au grief d'arbitraire.