Citation: 4A_370/2014 E. 5

Dès lors qu'il résulte du considérant précédent que la cour cantonale a retenu sans arbitraire, par appréciation des preuves administrées, que la demanderesse s'occupait à plein temps des trois enfants et du ménage de la maison, il n'y a pas échec de la preuve et la question de la répartition du fardeau de la preuve (art. 8 CC) ne se pose pas. En effet, lorsque le juge constate qu'un fait s'est produit ou ne s'est pas produit, il est parvenu à un résultat. En tant que règle légale, le fardeau de la preuve n'intervient que lorsque le juge ne parvient pas à un résultat, s'il ne peut déterminer si le fait s'est produit ou non (ATF 119 III 103 consid. 1; 118 II 142 consid. 3a p. 147; 114 II 289 consid. 2a). Partant, il n'y a pas lieu d'examiner la question théorique de savoir si la cour cantonale a mal compris l'art. 1 al. 3 ACTT-mpr. Lorsque, au titre de " mauvaise répartition du fardeau de la preuve ", les recourants soutiennent qu'" il ressort très clairement de la majorité des témoignages recueillis en première instance qu'aucun témoin n'a pu dire autre chose que M.B.________ s'occupait des enfants du couple ", ils critiquent en réalité l'appréciation des preuves par la cour cantonale, grief dont le sort a été scellé ci-dessus.