Citation: 6B_1256/2022 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a expliqué au recourant par le menu en quoi la présente affaire différait de celle jugée dans la cause cantonale P/2322/2015. En se bornant à objecter qu'il ne réclamerait que des sommes qu'il n'aurait pu encaisser à ce jour, le recourant ne discute pas précisément la motivation de la décision entreprise. Autant que le recourant laisse ainsi entendre que ces sommes seraient dues, cette argumentation, au mieux appellatoire, est irrecevable dans le recours en matière pénale. L'arrêt du Tribunal fédéral 4A_614/2015 du 25 avril 2016 avait pour seul objet la question incidente du droit du recourant à l'assistance judiciaire dans une procédure civile. Pour ce motif déjà, on ne perçoit pas comment le Tribunal fédéral aurait pu lui avoir " donné raison [...] quant à l'appropriation illicite du café ". De surcroît, cet arrêt est antérieur à l'arrêt du Tribunal fédéral 4A_324/2019 du 17 janvier 2020 sur lequel la cour cantonale s'est fondée pour affirmer que le recourant avait été définitivement débouté de ses prétentions en indemnisation découlant de l'appropriation du café. Le recourant a été condamné pour une contrainte (art. 181 CP) simplement tentée (art. 22 CP). Étant rappelé que cette dernière disposition vise tant l'hypothèse où le résultat nécessaire à la consommation de l'infraction ne se produit pas que celle où il ne pouvait pas se produire (al. 1), l'allégation du recourant selon laquelle l'intimé ne serait pas une personne de sensibilité moyenne qui pourrait être soumise à de fortes pressions psychologiques l'entravant dans sa liberté d'action est dénuée de toute pertinence puisqu'elle n'est pas de nature à remettre en cause la qualification de tentative de contrainte. Par ailleurs, vu que l'infraction n'a été que tentée et que le résultat ne s'est pas produit, on ne perçoit pas non plus ce que le recourant pourrait déduire en sa faveur du fait que cette tentative n'aurait "duré que 3 mois" et il n'en dit mot. Pour le surplus, la décision de la Cour de justice du 19 novembre 2020 ne mentionne pas de procédure pénale "P/6766/2014", mais bien la procédure civile C/6766/2014, qui a mené à l'arrêt 4A_324/2019. Il suffit de renvoyer à ce qui a déjà été exposé.