Citation: 1B_182/2017 E. 1

Partant, le recourant perd de vue qu'il n'appartient pas au juge de la détention de faire une appréciation complète des éléments à charge et à décharge; il lui incombe uniquement de vérifier, sous l'angle de la vraisemblance, que le maintien en détention avant jugement repose sur des indices de culpabilité suffisants. Or, même si l'arrêt de la Cour de justice du 12 juillet 2015 n'est pas exécutoire puisqu'un recours a été déposé à son encontre auprès du Tribunal fédéral, l'existence de charges suffisantes ne peut être niée, dans la mesure où deux juridictions ont condamné le prévenu à une peine privative de liberté à vie. Le faisceau d'indices retenus dans l'arrêt du 12 juillet 2015 est ainsi suffisant pour justifier un maintien en détention du recourant, sous l'angle de la vraisemblance. Le fait que B.________ a été acquitté en première instance en Espagne n'est pas susceptible d'annihiler l'existence vraisemblable de forts soupçons à l'encontre du recourant, ce d'autant moins qu'on ignore si le jugement d'acquittement de B.________ a fait l'objet d'un recours. Il en va de même de l'acquittement de C.________, lequel ne constitue pas un fait nouveau et était déjà connu des juges de première instance. Au demeurant, il n'appartient pas au juge de la détention mais au juge du fond d'examiner si la juridiction d'appel a violé la présomption d'innocence en considérant que l'interdiction du principe ne bis in idem ne l'empêchait pas de retenir incidemment la réalité de l'implication de C.________ dans le cadre de la procédure dirigée contre le recourant. Le recourant a d'ailleurs fait valoir ce grief dans son recours pendant devant la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral.