Citation: 1C_216/2009 14.09.2009 E. 3

Le recourant reproche tout d'abord au Tribunal administratif d'avoir procédé à une constatation inexacte et arbitraire des faits. 3.1 Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus par l'art. 105 al. 2 LTF. Quant au recourant, il ne peut critiquer la constatation de faits, susceptibles d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure, que si ceux-ci ont été établis de manière manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire (art. 97 al. 1 LTF; ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4135). Selon la jurisprudence, l'appréciation des preuves ou l'établissement des faits sont arbitraires (art. 9 Cst.; pour une définition de l'arbitraire cf. ATF 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153) lorsque l'autorité n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, si elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41). 3.2 Le recourant conteste l'établissement des faits relatifs à l'événement du 13 août 2006. Il ressort de l'arrêt attaqué que le Tribunal administratif a repris les faits tels qu'ils ressortent du rapport d'accident du 18 août 2006. Le recourant se contente d'y opposer sa propre version des événements, sans démontrer en quoi le fait d'avoir repris les éléments relatés dans le rapport de police serait arbitraire. Les déclarations des automobilistes ne sont certes pas contresignées, mais cela ne suffit pas pour autant à établir qu'elles seraient contraires à la réalité. On peut d'ailleurs relever que le recourant ne s'est pas opposé à ce rapport d'accident dans le cadre de la procédure pénale et qu'il a payé la contravention y relative. Le recourant affirme que la voiture de l'autre conductrice était lancée à vive allure, soit à une vitesse estimée entre 60 et 80 km/h, alors que cette indication n'est corroborée par aucun autre élément au dossier. Il soutient encore que la Cour cantonale a fait preuve de parti pris à son égard, notamment lorsqu'elle a indiqué que "pour faire plus rapidement, l'intéressé a affirmé avoir voulu franchir la ligne de sécurité", alors qu'aucune de ses déclarations, ni même la version retenue par la police, ne permet de déduire une telle conclusion; or, il apparaît que cette phrase a été reprise telle quelle du rapport de police (rapport d'accident du 18 août 2006, p. 6) et qu'elle n'a dès lors pas été inventée par le Tribunal administratif. S'agissant du contrôle de vitesse du 1er février 2008, le recourant estime que c'est à tort que la Cour cantonale a considéré qu'il avait reconnu être l'auteur de l'excès de vitesse. Lors de l'audience de comparution personnelle du 25 juin 2008, l'intéressé a déclaré qu'il ne contestait pas avoir été au volant le 1er février 2008 en Valais et qu'il avait payé l'amende qu'il avait reçue. Dans ces conditions, la Cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que le recourant admettait avoir commis l'infraction en question. L'intéressé expose ensuite que le Tribunal administratif n'a pas précisé que le radar utilisé lors du contrôle était installé au bord d'un véhicule stationnaire ni que les résultats des tests de fonctionnement étaient pré-imprimés plutôt qu'inscrits à la main; il serait en outre tombé dans l'arbitraire en tenant pour acquis l'excès de vitesse de 31 km/h sans tenir compte de la défectuosité des mesures de vitesse litigieuses. La police cantonale valaisanne a produit le 12 octobre 2008 divers documents attestant que le radar utilisé était conforme aux prescriptions fédérales. Le recourant n'avance aucun élément concret propre à mettre en cause le fonctionnement de l'appareil de mesure et sa supposition n'est fondée sur aucun indice sérieux. Il n'a par conséquent pas démontré en quoi la Cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que la quotité de l'excès de vitesse était établie. Il résulte de ce qui précède que le Tribunal administratif a établi les faits de façon correcte et dans le respect des règles essentielles de procédure. Par conséquent, le Tribunal fédéral est lié par ceux-ci conformément à l'art. 105 al. 1 LTF et le grief du recourant doit être écarté.