Citation: 2C_328/2008 23.09.2008 E. 1

Le présent recours est dirigé contre une décision finale (art. 90 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF; RS 173.110]) rendue dans une cause de droit public (art. 82 lettre a LTF), par une autorité cantonale de dernière instance (art. 86 al. 1 lettre d LTF), sans qu'aucune des exceptions mentionnées à l'art. 83 LTF ne soit réalisée. Déposé en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 1 lettre a LTF) par les destinataires de l'arrêt attaqué qui ont un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de celui-ci (art. 89 al. 1 LTF), le présent recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public, sous les réserves qui suivent. 1.1 L'acte attaqué est un arrêt d'irrecevabilité. Par conséquent, en cas d'admission du recours, le Tribunal fédéral ne pourrait pas statuer sur le fond, mais devrait renvoyer la cause à l'autorité genevoise compétente. Ainsi, les conclusions principales des recourants portant sur le fond de la cause sont irrecevables; seules les conclusions subsidiaires en renvoi sont admissibles. 1.2 Saisi d'un recours, le Tribunal fédéral ne revoit pas l'ensemble de la cause, mais est lié dans la mesure des conclusions par le contenu de la décision attaquée, dont il doit vérifier s'il est conforme au droit (art. 95 LTF). Le recourant doit ainsi présenter des motifs qui exposent succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Les critiques portant sur le litige dans son ensemble, mais qui n'ont pas de lien avec la décision entreprise, ne sont donc pas recevables. En l'espèce, les recourants, pourtant représentés par un avocat, peinent à cerner l'objet du litige. Ce reproche a d'ailleurs déjà été formulé par le Tribunal administratif et c'est du reste essentiellement pour cette raison que le recours sur le plan cantonal a été déclaré irrecevable. Dans le cadre du présent recours, les intéressés ne peuvent ainsi que remettre en question l'arrêt d'irrecevabilité du 11 mars 2008, mais ils ne peuvent ni s'en prendre à leur taxation ni remettre en cause les décisions de l'Administration fiscale et de la Commission de recours, dès lors que l'arrêt attaqué n'est pas entré en matière sur ces points. Les griefs soulevés traduisent, pour la plupart, une méconnaissance de ces principes et sont, par conséquent, irrecevables. Tel est le cas lorsque les recourants invoquent l'art. 53 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RS 642.14) et les principes généraux de la procédure des art. 59 ss de la loi genevoise du 4 octobre 2001 de procédure fiscale (LPFisc; RSG D 3 17) ou lorsqu'ils se plaignent d'une violation du principe de la bonne foi en remettant en cause leur taxation.