Citation: 6B_812/2009 18.02.2010 E. 1

1.2 Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa réinsertion professionnelle et de l'effet que pourrait avoir dans ces circonstances l'exécution d'une peine privative de liberté. Le juge de première instance, puis la cour cantonale ont tenu compte de cet élément en relation avec sa situation personnelle. On peut ainsi lire dans le jugement de première instance ce qui suit: "à sa décharge, le Tribunal est sensible au fait que l'accusé a retrouvé dès sa sortie de prison un stage non rémunéré et qu'il est apprécié de ses employeurs" (jugement p. 14). Au demeurant, l'exécution d'une peine ferme a nécessairement des répercussions sur la vie professionnelle. Une réduction de la peine ne s'impose en référence avec les effets de la peine sur l'avenir du condamné que dans des cas particuliers (ATF 134 IV 17 consid. 3.4 p. 24). En l'espèce, la faute du recourant justifie une peine nettement supérieure à une année, de sorte que la semi-détention n'entre pas en considération (cf. ATF 134 IV 17 consid. 3.5 p. 24). Pour le surplus, la peine infligée en l'espèce peut être assortie du sursis et, si celui-ci a été refusé, c'est en raison du mauvais pronostic que présente le recourant (cf. consid. 2). 1.3 Le recourant invoque le profond mal être qu'il a ressenti à la suite de sa période de détention préventive, faisant ainsi valoir une plus grande vulnérabilité face à une peine privative de liberté. Certes, les conséquences d'une condamnation peuvent toucher certains individus plus durement que d'autres. La vulnérabilité face à la peine ne sera toutefois retenue comme facteur atténuant que si elle rend la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés, par exemple en présence de maladies graves, de psychoses claustrophobiques ou de surdimutité (cf. arrêt non publié du Tribunal fédéral du 26 mars 1996, 6S.703/1995 consid. 2c). Or, le recourant n'invoque aucune circonstance particulière, mais un seul mal être, ce qui ne suffit pas à justifier une réduction de la peine. 1.4 Le recourant fait valoir qu'il a passé des aveux complets et qu'il a collaboré efficacement avec les enquêteurs. Le jugement de première instance, auquel renvoie l'arrêt attaqué, constate que le recourant a reconnu les faits (jugement p. 11). Dans la mesure où un jugement forme un tout, on peut ainsi admettre que la cour cantonale a tenu compte de cet élément, même si elle ne l'a pas mentionné expressément lors de la fixation de la peine. 1.5 Le recourant ne cite en définitive aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort. Il convient dès lors d'examiner si, au vu des circonstances, la peine infligée apparaît exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. En l'espèce, le recourant s'est rendu coupable d'escroquerie (art. 146 CP), d'abus de confiance (art. 138 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP). Par ses comportements illicites, le recourant a retiré à ses employeurs une somme importante (119'510 fr.), alors qu'il avait un salaire confortable, simplement pour mener un grand train de vie. Ces infractions, toutes trois passibles d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire, entrent en concours (art. 49 CP). On peut également noter ses antécédents judiciaires. Il a, en outre, récidivé en cours d'enquête. En sa faveur, il faut tenir compte de sa réintégration professionnelle, des propositions de remboursement faites aux victimes, des regrets sincères qu'il a exprimés, de ses aveux et de la prise de conscience de ses actes. Au vu de ces circonstances, la faute du recourant ne peut être qualifiée de légère. En prononçant une peine privative de liberté d'ensemble de seize mois et dix jours, la cour cantonale n'a donc pas abusé de son pouvoir d'appréciation. Mal fondé, le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit être rejeté.