Citation: 2C_310/2022 E. 1.1

1.1. Le 10 mai 2021, la Direction nationale française des vérifications de situations fiscales (ci-après: l'autorité requérante) a adressé une demande d'assistance administrative à l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'Administration fédérale), fondée sur l'art. 28 de la Convention du 9 septembre 1966 entre la Suisse et la France en vue d'éliminer les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et de prévenir la fraude et l'évasion fiscales (RS 0.672.934.91). L'autorité requérante y exposait qu'elle était en train de procéder au contrôle de la situation fiscale de A.A.________, qu'elle considérait comme résident fiscal français et dont elle fournissait une adresse en France, et qu'elle disposait d'informations selon lesquelles il détiendrait le compte bancaire n° xxxxxxx auprès de la Banque C.________, qu'il n'avait pas déclaré. Comme A.A.________ ne lui avait fourni aucun renseignement à ce sujet malgré ses demandes, l'autorité requérante sollicitait l'assistance administrative de la Suisse, afin d'obtenir des renseignements sur ce compte bancaire pour la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018, dans le but d'effectuer une taxation correcte de ses revenus et de sa fortune. Par décisions finales du 1er septembre 2021, notifiées à A.A.________ et à B.A.________, son épouse, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à l'autorité requérante. Contre ces décisions, A.A.________ et B.A.________ont formé deux recours auprès du Tribunal administratif fédéral, faisant notamment valoir qu'ils étaient résidents fiscaux algériens et non pas français et que, par conséquent, ces décisions devaient être annulées. Par arrêt du 7 avril 2022 et après avoir joint les causes, le Tribunal administratif fédéral a rejeté les recours dans la mesure de leur recevabilité.