Citation: 8C_733/2020 E. 5.3.3

5.3.3. Pour justifier une amélioration (au moins temporaire), la doctoresse D.________ s'est appuyée, comme on vient de le voir, pour l'essentiel sur le rapport de la physiothérapeute du 24 novembre 2017. Or les séances de physiothérapie dont ce rapport fait état avaient pris fin le 25 août 2017 déjà, soit deux jours après l'examen de l'intimée par le médecin d'arrondissement qui attestait à ce moment une incapacité de travail encore totale (cf. rapport du 24 août 2017 et consid. 4.1 supra), ce que la doctoresse D.________ n'a pas mis en question. Le rapport de la physiothérapeute faisant état de la situation au 25 août 2017, date où une incapacité totale de travail était admise par le docteur C.________, ne saurait dès lors permettre d'admettre une quelconque capacité de travail à partir de novembre 2017, comme l'observe à juste titre l'intimée. Il s'ensuit que la recourante ne peut rien déduire non plus du fait que l'impossibilité d'utiliser des béquilles n'est pas mentionnée dans le rapport de la physiothérapeute K.________ du 24 novembre 2017, mais seulement dans celui du 31 juillet 2018, ni des observations de l'expert psychiatre faites quelque deux années plus tard. Dans son résultat, la conclusion de la cour cantonale que le rapport de la doctoresse D.________ du 29 mai 2018 ne saurait remettre en cause l'appréciation de l'expert orthopédique échappe ainsi à la critique.