Citation: I 380/01 06.05.2002 E. 3

3.- a) En l'espèce, l'OAI ne pouvait avoir connaissance, au moment de rendre sa propre décision, de celle rendue postérieurement par la CNA, soit le 30 mars 2001, et dont l'autorité judiciaire précédente n'a pas eu non plus connaissance. Il ne se justifie pas moins d'en tenir compte en instance fédérale, dans la mesure où, conformément à la jurisprudence rappelée ci-dessus (consid. 2b), se rapportant au même complexe de faits, elle est susceptible d'influencer l'appréciation du degré d'invalidité de l'assuré et, partant, son droit aux prestations de l'assurance-invalidité. b) Il résulte du dossier produit par la CNA à la réquisition de la cour de céans que la décision du 30 mars 2001 procède d'une évaluation objective, convaincante et conforme à la loi de l'invalidité de l'assuré. Afin de déterminer la capacité résiduelle de gain de ce dernier, la CNA, après avoir procédé à une instruction approfondie sur le plan médical (rapports des docteurs B.________, des 26 août 1999 et 8 novembre 1999, C.________, du 20 octobre 1999 et D.________, du 11 décembre 2000) et en toute connaissance du rapport du docteur A.________, du 6 octobre 2000, s'est référée à cinq descriptions de postes de travail, soit les DPT nos 2259, 4727, 3333, 3813 et 1587, dont les exigences correspondent aux limites fixées par les médecins à l'activité de l'assuré. Compte tenu de ces données économiques, et du revenu qu'il aurait pu réaliser chez son ancien employeur sans invalidité, l'appréciation du degré de son invalidité, arrêté à 20 %, ne saurait être taxée d'insoutenable. Il n'y a dès lors aucune raison, au sens de la jurisprudence précitée de s'en écarter. c) Au vu de ce qui précède, le degré d'invalidité de l'assuré doit être arrêté à 20 %, taux suffisant selon la jurisprudence pour ouvrir le droit de l'assuré à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel (ATF 124 V 110 consid. 2b), mais non, selon la loi, à une rente (art. 28 al. 1 LAI). Il s'ensuit que le jugement entrepris doit être modifié en ce sens et la cause renvoyée à l'administration pour instruction complémentaire en relation avec les autres conditions du droit à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel et nouvelle décision.