Citation: 4A_376/2014 E. 2.4

2.4. En ce qui concerne la troisième résiliation, datée du 17 mars 2008, sur laquelle insiste la cour cantonale, l'arrêt entrepris ne contient aucun élément nouveau (par rapport au premier arrêt cantonal), les magistrats précédents se limitant à reprendre leur motivation sous un angle légèrement différent. La cour cantonale reproche à l'assuré " d'avoir menti sur un point pertinent (son mauvais état de santé réel et ses consultations médicales) qui constitue une réticence " (arrêt entrepris ch. 20 p. 24). La formulation, qui fait référence à " un point pertinent " mais cite deux " motifs " séparés, est ambiguë. Dans la mesure où il résulte des constatations cantonales que l'assureur, dans sa lettre de résiliation, n'a invoqué qu'un motif, soit le nombre de visites médicales, il faut en inférer que le mauvais état de santé réel auquel fait référence la cour précédente ne constitue pas en soi un motif de résiliation communiqué à l'assuré, mais qu'il s'agit d'une déduction fondée sur le constat du nombre important de consultations médicales. Il n'y a ici pas lieu d'examiner de manière approfondie la question de la réticence (cf. art. 6 LCA). En effet, même à admettre la validité de celle-ci, l'assureur ne pourrait de toute façon pas résilier le contrat, comme nous allons le voir.