Citation: 1C_209/2022 E. 3.2

3.2. Selon les recourants, les autorités cantonales auraient systématiquement nié un accroissement du trafic lié au nouveau complexe scolaire, pour refuser la mise en oeuvre d'une inspection locale et une expertise. La CCC retenait en particulier que l'absence de nouvelles cases de stationnement et la suppression des places existantes constituaient des mesures propres à maintenir, si ce n'était à réduire le niveau actuel du trafic (cf. également arrêt 1C_48/2018 du 14 novembre 2018 consid. 4). En contradiction avec cette première appréciation, l'arrêt attaqué reconnaissait désormais que la création du complexe augmenterait logiquement la fréquentation piétonnière. Le Tribunal cantonal n'aurait cependant pas exposé les motifs pour lesquels cette augmentation ne s'étendrait pas également au trafic routier. Les recourants se prévalent encore de la situation chaotique actuelle liée à la dépose d'enfants. La cour cantonale a tout d'abord indiqué avoir pu, sur la base des pièces au dossier, prendre la mesure de la situation chaotique actuelle, liée à la dépose et à la reprise d'élèves par des véhicules privés. Sur ce point, la mise en oeuvre d'une inspection locale s'avère ainsi d'emblée sans pertinence. Ensuite et contrairement à ce qu'affirment les recourants, la cour cantonale a exposé les motifs pour lesquels l'augmentation du trafic piétonnier entraîné par le nouveau collège n'entraînera pas une augmentation de la circulation. Elle a en particulier rappelé la configuration de la rue Monthéolo et de la route du Martoret, les restrictions et limitations qui s'y appliquent ainsi que les engagements de la commune - que celle-ci réitère céans, et dont il y a lieu de prendre acte - quant à l'installation de bornes rétractables pour limiter encore l'accès à ces tronçons routiers. La cour cantonale a également souligné qu'aucun commerce ou infrastructure publique n'était situé sur ces routes, si bien qu'il n'en découlerait pas une augmentation du trafic routier. Sur cette base, fondée également sur les plans et éléments au dossier, la cour cantonale a - pour chacun de ces deux accès - expliqué de manière circonstanciée les motifs pour lesquels elle considérait que la sécurité des usagers y était garantie, appréciation sur laquelle - comme on le verra - rien ne commande de revenir (cf. consid. 6.2 et 6.3 ci-après). Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait, sans que cela n'apparaisse arbitraire, considérer que l'inspection locale n'était pas propre à modifier son opinion quant à la sécurité des accès.