Citation: I 418/03 23.09.2003 E. 4

Selon les premiers juges, une modification notable de ces circonstances se serait produite en ce sens que l'intéressé aurait recouvré une capacité de travail de 50 % correspondant à un degré d'invalidité du même taux. A l'appui de leur point de vue, ils se fondent sur un rapport d'expertise établi par le COMAI en date du 20 décembre 2000. 4.1 Selon ce rapport, l'assuré souffre d'un syndrome douloureux somatoforme persistant, de troubles non spécifiques de la personnalité (traits caractériels et histrioniques), de scapulalgies droites chroniques, d'un status après fracture du corps de l'omoplate droite, d'une spondylarthrose débutante au niveau cervical et lombaire, ainsi que d'un status après correction chirurgicale d'un probable pied bot. Sur le plan rhumatologique, il ne peut plus exercer sa profession de maçon, pas plus qu'il n'est en mesure d'accomplir des travaux lourds (notamment de chantier), des activités impliquant le port de charges excédant 10 kg. ou des mouvements répétitifs de l'épaule droite, en particulier ceux nécessitant une élévation antérieure supérieure à 100 %. Dans une activité adaptée, il dispose en revanche d'une capacité entière de travail. Sur le plan psychiatrique, les experts constatent que l'assuré se présente de manière tonique, avec des défenses caractérielles importantes. Il s'estime victime de ses anciens médecins traitants et des assurances avec lesquelles il se déclare en conflit. Il décrit les choses de manière démonstrative, projective et parfois théâtrale. Fixé dans une attitude revendicatrice, il attend que l'on reconnaisse ses droits. Aucun signe de la lignée dépressive n'est mis en évidence et les affects s'expriment surtout sur un mode histrionique et de somatisation. Compte tenu du développement d'un syndrome somatoforme douloureux persistant chez une personnalité rigide et revendicatrice par rapport aux assurances et au corps médical, les experts ne pensent pas que l'intéressé soit à même de reprendre une activité professionnelle à moyen terme. Certes, ils constatent une certaine amélioration des facteurs ayant favorisé l'émergence de l'atteinte psychique dont celui-ci souffre, mais ils considèrent qu'il reste fragilisé par des troubles de la personnalité et un syndrome somatoforme persistant. Selon les experts, ces affections n'excluent pas totalement une reprise du travail de sorte que, du point de vue médical, le recourant présente une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée.