Citation: 8C_417/2020 E. 11.1

11.1. Pour l'exercice 2006, la recourante prétendait à la prise en charge, sous la rubrique C10 (amortissements), d'un amortissement de 5098 fr. en raison du transfert, pour la somme d'un franc, de matériel et de programmes informatiques à C.________ SA. Constatant sur la base du dossier qu'au moment de leur transfert, le matériel et les programmes informatiques en question présentaient une valeur d'usage résiduelle, les premiers juges ont considéré que leur transfert pour un montant d'un franc avait ainsi conduit à transférer à C.________ SA des réserves latentes résultant de l'amortissement immédiat des investissements opérés par la recourante. Ledit amortissement n'était donc pas nécessaire à l'organisation de la mesure. La recourante fait valoir d'une part que le montant de 5098 fr. a été retenu par l'expert, et d'autre part que le matériel en question avait été acquis avant l'entrée en vigueur de l'accord de prestations du 30 mai 2005, qui prévoyait pour la première fois - les contrats antérieurs ne contenant aucune clause de ce genre - l'obligation pour la recourante de dresser un inventaire du matériel acheté à l'aide des contributions de l'assurance-chômage. Toutefois, indépendamment de la date d'acquisition du matériel en question et de l'obligation d'inventaire de la recourante - laquelle résultait déjà de l'art. 88 al. 2 OACI -, le raisonnement de l'autorité précédente échappe à la critique en tant qu'il constate que la recourante ne pouvait pas faire supporter à l'intimé l'amortissement de ce matériel tout en cédant celui-ci à C.________ SA pour un montant symbolique sans rapport avec sa valeur d'usage résiduelle. En effet, l'expert avait lui-même relevé dans son rapport (p. 10 en bas) que le prix de cession d'un franc était discutable "car il revient à transférer des réserves latentes (résultant de l'amortissement immédiat des investissements) de [la recourante] au profit de [C.________ SA]".