Citation: 5A_270/2021 E. 7

Comme l'a relevé la cour cantonale dans l'arrêt entrepris, le premier juge a considéré que les parties avaient signé la seconde convention sur les effets du divorce du 6 mai 2020 après mûre réflexion et de leur plein gré, que cette convention était claire et complète et qu'elle n'était pas manifestement inéquitable au sens de l'art. 279 al. 1 CPC. L'autorité cantonale a en outre relevé que, dans son mémoire d'appel, l'époux n'exposait pas en quoi le raisonnement du premier juge serait erroné, de sorte que la recevabilité de l'appel était douteuse sous l'angle de l'exigence d'une motivation suffisante. Quoi qu'il en soit, la question pouvait demeurer ouverte car, si l'époux prétendait que le Président aurait ratifié les conventions sans tenir compte de certaines étapes importantes de la procédure et d'erreurs significatives, il n'exposait pas en quoi ces éléments constitueraient un quelconque vice du consentement au sens des art. 23 et 28 CO, motif susceptible de remettre en cause l'accord conclu le 6 mai 2020. La juridiction cantonale a souligné à cet égard que l'époux était assisté de son propre conseil lors de l'audience du 6 mai 2020, de sorte qu'il aurait pu être informé d'éventuelles erreurs procédurales en sa défaveur. Après avoir notamment établi la situation financière des parties, la juridiction cantonale a encore considéré que, contrairement à ce que l'époux soutenait, la convention du 6 mai 2020 n'était pas manifestement inéquitable sur le plan pécuniaire.