Citation: 2C_167/2020 E. 1

En premier lieu, le recourant soutient que l'autorité précédente a requalifié, à tort, l'utilisation des termes litigieux comme des attaques personnelles à l'adresse d'un magistrat ou d'un tribunal. Il argue, en outre, de ce qu'un tribunal n'est pas habilité à prescrire à un avocat les mots que celui-ci doit utiliser et que cette manière de faire constitue une "ingérence étatique" inadmissible, portant atteinte à la fois à la liberté de défense et à l'indépendance de l'avocat. Il estime, de surcroît, que le jugement attaqué est contradictoire et en devient arbitraire au sens de l'art. 9 Cst., en ce que l'autorité précédente reproche au recourant de faire référence sans nécessité à une pathologie psychiatrique alors qu'elle reconnaît que celui-ci n'a pas utilisé le terme "schizophrénie" dans un sens médical, mais bien dans son sens commun de "contradictoire et paradoxal". En second lieu, le recourant affirme que l'utilisation du terme "immonde" dont il affuble le raisonnement du Tribunal cantonal, n'est autre que le reflet d'un profond sentiment d'injustice face au constat que son client, en dépit de ses 20 années d'expérience, ses deux brevets d'avocat (belge et anglais) et un casier judiciaire vierge, s'est vu refuser de manière abusive d'exercer son métier à l'étranger, et par conséquent, est également interdit de pratique en Suisse. De l'avis du recourant, l'autorité précédente aurait, d'ailleurs, pris ses propos hors de leur contexte et aurait ainsi dénaturé tant leur définition que leur portée.