Citation: U 319/04 01.09.2005 E. A

B.________, né en 1965, a été victime d'une chute à ski le 25 janvier 1997. Il a été hospitalisé au Centre hospitalier X.________, où les médecins ont diagnostiqué une récidive de fracture des tibia et péroné droits après trois fractures survenues en 1980, 1981 et 1991 (rapport du docteur C.________ du 22 avril 1997). Au moment de l'accident, l'intéressé bénéficiait d'indemnités de l'assurance-chômage et était, à ce titre, obligatoirement assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Celle-ci a pris en charge le cas. L'assuré a été jugé apte à reprendre une activité le 27 octobre 1997 (rapport du docteur C.________ du 26 septembre 1997). Le 17 novembre 1997, l'intéressé a été victime d'une chute à son domicile, ensuite de laquelle il a subi une fracture-arrachement de la malléole externe droite (rapport du docteur P.________, médecin assistant au Centre hospitalier X.________, du 27 janvier 1998). La CNA a également pris en charge ce cas. Dans un rapport du 15 septembre 1998, le docteur A.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué que le traitement était terminé et que la capacité de travail dans l'activité exercée antérieurement était entière depuis le 26 janvier 1998. Dans un rapport médical intermédiaire destiné à la CNA (du 27 novembre 2001), le docteur S.________, médecin traitant de l'assuré, a diagnostiqué une vessie irritable. Selon ce médecin, l'assuré avait subi plusieurs anesthésies générales avec deux rachianesthésies suivies de longues immobilisations au lit au cours desquelles étaient apparus des troubles mictionnels sous forme de pollakiurie impérieuse. Cette affection avait entraîné chez le patient une très forte angoisse qui l'empêchait de dormir, de sorte qu'une psychothérapie lui a été conseillée. Du 22 janvier au 8 mars 2002, B.________ a séjourné à la Clinique Y.________ (CRR), à Sion, afin d'y être soumis à des examens pluridisciplinaires. Dans un rapport du 25 mars 2002, les médecins de cet établissement ont fait état d'une vessie de lutte, hypercontractile, avec relâchement incomplet du col pendant la phase mictionnelle, d'origine indéterminée. Sur le plan psychiatrique, ils ont diagnostiqué une personnalité narcissique (F 60.8) et suspecté une structure psychotique, voire un tableau de type schizophrénique. Selon les médecins consultés, l'incapacité de travail était entière sur le plan psychiatrique. Le 31 mars 2002, l'assuré a été hospitalisé d'urgence à l'Hôpital Z.________ en raison de vomissements accompagnés de céphalées et de photophobie. Alléguant que ces troubles étaient dus à l'absorption des médicaments DETRUSITOL et XATRAL UNO prescrits par les médecins de la Clinique Y.________, l'intéressé a demandé à la CNA la prise en charge des frais d'hospitalisation (lettre du 13 août 2002). Par décision du 5 mai 2003, confirmée sur opposition le 20 octobre suivant, la CNA a refusé d'allouer ses prestations pour les troubles urologiques et psychiques, ainsi que pour la consultation en urgence du 31 mars 2002. Se fondant sur l'avis du docteur O.________, spécialiste en neurologie et médecin de sa division de médecine des accidents (rapport du 25 mars 2003), elle a considéré que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les accidents des 25 janvier et 17 novembre 1997 et les troubles urologiques, d'une part, ainsi que les troubles psychiques, d'autre part, n'était pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante. Quant à la relation de causalité entre la consultation en urgence du 31 mars 2002 et le traitement médicamenteux prescrit par les médecins de la Clinique Y.________, elle n'apparaissait que possible.