Citation: 8C_235/2024 E. 6.2.2

6.2.2. Force est ainsi de constater qu'après s'être livré à une nouvelle expertise dotée d'une pleine valeur probante, le docteur C.________ a mis en évidence une aggravation des atteintes cognitives, avec notamment l'apparition de troubles mnésiques, qui n'étaient pas présents en 2018, et le renforcement de la fatigue cognitive et motrice, devenue sévère et désormais assimilée à un syndrome de fatigue. De surcroît, l'expert a nouvellement qualifié les troubles cognitifs de persistants, en se fondant notamment sur de nouveaux examens révélant la persistance des cicatrices post-hémorragiques, ce qui constitue également un nouvel élément médical. Sur la base de ses observations, il a expliqué de manière convaincante que les affections du recourant et leur persistance n'étaient pas compatibles avec une activité à temps plein, ce qui était corroboré par ses tentatives infructueuses de reprise à 80 % puis 100 %, la composante psychique évoquée en 2018 ne jouant plus aucun rôle. L'appréciation de l'expert mandaté par l'intimé est partagée par les médecins traitants de la recourante, en particulier la doctoresse E.________. En collaboration avec un spécialiste en neuropsychologie, celle-ci a - postérieurement aux décisions de janvier et mars 2019 - constaté notamment l'émergence de troubles de la mémoire ainsi que la persistance des troubles attentionnels, ce qui l'a amenée à retenir une capacité de travail de 60 % dans l'activité professionnelle. Le neuropsychologue a certes indiqué que certaines épreuves utilisées étaient différentes de celles de 2018, sans toutefois fournir de plus amples précisions, de sorte que l'on ne peut rien tirer de cette assertion. En tout état de cause, rien n'indique que le docteur C.________ ait eu recours à des épreuves différentes à l'occasion de ses deux expertises. Dans son rapport final du 10 février 2021, le docteur F.________ du SMR s'est prononcé de manière très succincte sur la seconde expertise, en indiquant que sur le plan médico-théorique, il n'y avait pas de modification objective, significative et durable de l'état de santé du recourant. Il n'a pas pris explicitement position sur l'évaluation de la capacité de travail par l'expert.