Citation: 2C_464/2024 E. 1.4.2

1.4.2. Selon les faits constatés, le recourant 1 séjourne illégalement en Suisse depuis un peu plus de 10 ans. Pour ce qui est de son intégration, il a certes travaillé dès son arrivée en Suisse, comme chanteur de musique albanaise et est au bénéfice, depuis 2021, d'un contrat de durée indéterminée pour un emploi à 100 % dans le domaine de la construction. Si le recourant 1 ne dépend pas de l'aide sociale, la famille touche toutefois une assistance de l'Établissement vaudois d'accueil des migrants, notamment des prestations en nature tel que le logement. Bien que le recourant 1 exerce effectivement une activité lucrative, rien dans sa vie professionnelle ne démontrerait une intégration particulièrement réussie justifiant, à titre exceptionnel, qu'il puisse invoquer de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée. Sur le plan social, il ressort ensuite de l'arrêt entrepris que les recourants ont produit plusieurs lettres de soutien. L'intégration ne peut toutefois pas être qualifiée de particulièrement poussée pour autant. En effet, comme cela ressort de l'arrêt attaqué, les connaissances du recourant 1 ont en particulier attesté de son implication en tant que chanteur dans divers évènements ou manifestations culturelles albanaises. Celui-ci a lui-même affirmé, durant la procédure, "être très apprécié comme chanteur de sa communauté". Il ressort encore de l'arrêt entrepris que le recourant 1 a fait part, au stade du recours, de sa "volonté à apprendre le français" et non d'une maîtrise, même partielle, de cette langue. Il y a également allégué être investi dans des associations humanitaires, sans toutefois en apporter la preuve. Au vu de ces éléments, l'intégration sociale du recourant 1 ne saurait être qualifiée de remarquable au sens exigé par la jurisprudence. Le fait qu'il ait également été actif dans des clubs sportifs, comme il le mentionne dans son mémoire au Tribunal fédéral, ne suffit quoi qu'il en soit pas à mettre à mal cette conclusion. Dans ce contexte, le recourant 1 ne peut se prévaloir de manière défendable d'une intégration hors du commun susceptible de lui conférer exceptionnellement un droit de demeurer en Suisse fondé sur le droit au respect de la vie privée prévu à l'art. 8 CEDH.