Citation: P 51/01 28.03.2002 E. 1

Selon la jurisprudence constante, lorsqu'une autorité envisage de procéder sur recours à une reformatio in peius de la décision attaquée, elle est tenue d'avertir le recourant de son intention et lui donner l'occasion de s'exprimer (ATF 122 V 167 consid. 2a et les arrêts cités). Peu importe que cette obligation soit ou non expressément prévue par la loi; elle résulte de toute manière de la garantie constitutionnelle du droit d'être entendu (ATF 122 V 167 consid. 2a, 120 V 94 consid. 5a et les références). Par ailleurs, dans une telle situation, la partie invitée à s'exprimer sur l'éventualité d'une réforme à son détriment de la décision entreprise doit être expressément rendue attentive à la possibilité de retirer son recours (ATF 122 V 167 consid. 2b). c) En l'espèce, il ressort du dossier qu'avant de rendre le jugement du 25 juin 2001, le tribunal cantonal n'a pas averti la recourante de son intention de modifier les décisions administratives litigieuses à son détriment, serait-ce au cours de l'échange d'écritures ou à l'occasion de l'audience d'instruction du 25 juin 2001. Il ne lui a pas davantage donné la possibilité de retirer son recours. Ce faisant, il a violé aussi bien l'art. 85 al. 1 let. d LAVS que les exigences découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. au sujet du droit d'être entendu de la recourante. Par conséquent, dès lors que la violation de ce droit constitutionnel entraîne l'annulation de la décision attaquée, le jugement entrepris doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle donne à la recourante l'occasion de se prononcer sur l'éventualité d'une reformatio in peius des décisions des 18 et 28 décembre 2000 de l'intimée, ainsi que la possibilité de retirer son recours sans frais puis, s'il y a lieu, statue à nouveau. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances, prononce :