Citation: 4A_614/2015 E. A

A.a. Y.________ et B.X.________, qui vivaient en concubinage, ont repris à fin 1999 l'exploitation du Café W.________ à xxx, propriété de la Fondation V.________ (ci-après V.________). Le contrat de bail a toutefois été signé avec B.X.________ et un de ses fils, car Y.________, qui faisait l'objet de poursuites, ne souhaitait pas figurer sur le bail pour des raisons personnelles. Sur demande de V.________, Y.________, qui avait obtenu le certificat de cafetier, restaurateur et hôtelier, a été lié à l'établissement en étant engagé par contrat de travail en tant qu'exploitant responsable. Y.________ n'a pas souhaité non plus figurer au registre du commerce, de sorte que l'établissement y a été inscrit comme entreprise individuelle exploitée par B.X.________. L'établissement a toutefois été exploité de concert par B.X.________ et Y.________. A.b. Les relations entre les concubins se sont dégradées à partir de fin 2002/début 2003 lorsqu'un autre fils de B.X.________, A.X.________, a commencé à travailler pour le café, en tant que mandataire. Le 26 octobre 2005, B.X.________ a résilié le contrat de travail de Y.________, lui interdisant l'accès aux locaux du café. A.c. Plusieurs procédures civiles et pénales s'en sont suivies. Dans le cadre de ces diverses procédures, B.X.________, assistée de son conseil Me R.________, et son fils, A.X.________, ont soutenu que Y.________ n'avait jamais été le concubin de B.X.________ et qu'il n'était qu'un employé du café, ce qui s'est révélé faux plusieurs années après, à l'issue de ces procédures: il a alors été reconnu que B.X.________ et Y.________ ont vécu en concubinage pendant plusieurs années et qu'ils étaient associés, par contrat de société simple, pour l'exploitation du café (arrêt de la Cour de justice du 9 novembre 2012, cité ci-après). A.d. En particulier, Y.________ et B.X.________ se sont opposés dans deux procédures civiles, l'une devant le Tribunal des prud'hommes et l'autre devant le Tribunal de première instance, que l'arrêt du Tribunal fédéral 4A_421/2014 expose en détail. A.d.a. La procédure en constatation de l'inexistence de dette, introduite par B.X.________, à la suite d'une poursuite que lui a intentée Y.________, a abouti, par arrêt de la Cour de justice du canton de Genève, définitif et exécutoire, du 9 novembre 2012, à la condamnation de B.X.________ à payer à Y.________ le montant de 685'448 fr. à titre de la liquidation de la société simple, ainsi que 7'204 fr. et 59'900 fr. à titre de remboursement d'avances, respectivement d'apports effectués par celui-ci en faveur de la société simple, soit au total le montant de 752'552 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er janvier 2006. La Cour de justice a retenu que les concubins avaient été liés par un contrat de société simple pour l'exploitation du café et étaient donc associés. Elle a considéré que ce contrat avait pris fin lors du licenciement de Y.________ le 26 octobre 2005 et que la date de la dissolution de la société simple devait ainsi être arrêtée au 31 décembre 2005. A.d.b. La procédure devant le Tribunal des prud'hommes, introduite par Y.________, a abouti, par arrêt du 11 juillet 2008, à la condamnation de B.X.________ et de A.X.________ à payer à Y.________ le montant brut de 63'483 fr.80 (représentant un solde de salaires) avec intérêts moyens à 5% dès le 1er mars 2003, sous déduction des sommes reçues de l'assurance perte de gain à la place du salaire pour la période allant du 6 septembre 2005 au 31 janvier 2006, de 19'403 fr.75 avec intérêts, sous déduction des sommes reçues de la même assurance, à titre de 13e salaire selon la CCT, ainsi que le montant brut de 20'608 fr. (représentant des vacances non prises) avec intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006, la partie concernée étant invitée à opérer les déductions sociales et légales usuelles. Cet arrêt fait l'objet d'une demande de révision à la suite de l'arrêt rendu par la Cour de justice le 9 novembre 2012 dans la procédure exposée ci-devant (A.d.a). A.e. Dans l'intervalle, en 2007-2008, le café, que B.X.________ a continué à exploiter, a connu des difficultés financières et celle-ci l'a finalement remis à un nouveau tenancier en novembre 2008 pour le prix de 860'000 fr., avec l'accord de la bailleresse V.________, qui a pu récupérer ainsi un prêt de 100'000 fr. qu'elle avait consenti à B.X.________. Y.________ n'a jamais pu recouvrer le montant qui lui a été alloué par l'arrêt du 9 novembre 2012, en raison de l'insolvabilité de B.X.________.