Citation: I 613/05 08.01.2007 E. A

B.________, né en 1961, a travaillé en qualité de chauffeur-livreur jusqu'au 31 décembre 1996. Souffrant de gonalgies droites et d'une maladie de Kienböck affectant ses poignets, il s'est annoncé à l'assurance-invalidité le 13 novembre 1997. Le 22 août 2001, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office AI) a établi un projet de décision aux termes duquel il envisageait de fixer le taux d'invalidité à 39,79 % et de nier en conséquence le droit à la rente. Après que l'assuré eut manifesté son désaccord, l'office AI a complété l'instruction en recueillant, à cette occasion, l'avis du SMR Léman. Dans leur rapport du 3 juin 2002, les docteurs M.________, spécialiste en médecine interne, G.________, rhumatologue, et A.________, psychiatre, ont posé le diagnostic d'arthrose radio-carpienne bilatérale modérée sur status après ostéochondrite des semi-lunaires et, à droite, après prothèse du semi-lunaire, de gonalgies droites résiduelles sur status après trois arthroscopies exploratrices avec résection d'une plica synoviale, et de trouble dépressif récurrent actuellement en rémission (F 33.4). Selon les médecins du SMR, l'arthrose radio-carpienne bilatérale qui a nécessité la pose d'une prothèse à droite n'est pas compatible avec l'exercice de travaux manuels lourds (ouvrier agricole, manoeuvre de chantier). En revanche, l'assuré ne présente pas d'atteinte à la santé somatique ou psychiatrique qui l'empêche de reprendre une activité adaptée. C'est ainsi qu'il peut travailler à plein temps et avec un rendement complet dans le domaine de la manutention légère, de la conciergerie, comme chauffeur-livreur léger ou en qualité de surveillant d'un grand magasin ou de parking avec rangement de chariots. L'office AI a établi un second projet de décision, le 25 septembre 2002, dans lequel il proposait de fixer le taux d'invalidité à 32,14 %. L'assuré s'y est opposé en produisant un certificat du docteur O.________, médecin traitant (du 14 octobre 2002), qui estimait que la capacité de travail était de 25 à 30 %. Par décision du 13 mars 2003, confirmée sur opposition le 8 décembre 2003, l'office AI a refusé d'allouer une rente d'invalidité. Il a par ailleurs estimé que des mesures d'ordre professionnel n'étaient pas envisageables.