Citation: 8C_338/2017 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que l'intimée avait, en sa qualité de fonctionnaire internationale de nationalité suisse et domiciliée en Suisse, adhéré volontairement à l'assurance-chômage suisse (voir aussi ATF 133 V 233 consid. 3.5 p. 236). En outre, elle a considéré que selon l'accord de résiliation d'engagement par consentement mutuel signé par B.________ et l'intimée le 23 octobre 2013, cette dernière avait été mise en congé sans traitement du 1 er janvier 2014 au 30 juin 2015. Elle a ainsi retenu qu'à compter du 1 er janvier 2014, l'intimée n'était plus salariée de B.________. N'ayant plus le statut de fonctionnaire internationale, elle ne pouvait plus payer des cotisations volontaires à l'assurance-chômage. Sans activité lucrative depuis le 1 er janvier 2014, elle avait d'ailleurs été affiliée en cette qualité par la recourante. Il en découlait que l'intimée n'était plus soumise à l'obligation de payer des cotisations à l'assurance-chômage depuis le 1 er janvier 2014. La recourante soutient quant à elle qu'en application du principe de réalisation au prélèvement des cotisations, il convient de "soumettre l'indemnité de départ perçue par l'intimée en janvier 2014 au paiement des cotisations de l'assurance-chômage pour la période 2014", peu importe que l'intimée ait été affiliée en qualité de personne sans activité lucrative depuis le 1 er janvier 2014.