Citation: 2A.529/2001 31.05.2002 E. 3

Le recourant demande au Tribunal fédéral de désigner un mandataire professionnel d'office afin de défendre les intérêts de sa fille T.________, qui est encore mineure. Comme elle n'a pas participé à la procédure en instance cantonale, la fille du recourant n'a pas la qualité pour recourir au sens de l'art. 103 lettre a OJ (cf. ATF 127 V 107 consid. 2a p. 109; 118 Ib 356 consid. 1a p. 359 et les références citées). Elle n'a d'ailleurs déposé aucun recours contre l'arrêt rendu le 1er novembre 2001 par le Tribunal administratif. Il est vrai que le recourant laisse entendre que l'autorité cantonale aurait elle-même dû faire le nécessaire pour que les intérêts de sa fille soient défendus par un mandataire qualifié. Cette opinion est erronée. En effet, d'abord placée sous l'autorité parentale de sa mère avant le mariage de ses parents (cf. art. 298 al. 1 CC; cf. lettre du 3 mai 2001 du Service de la protection de la jeunesse), la petite T.________ est désormais soumise à l'autorité parentale commune de ses père et mère (art. 297 al. 1 CC), ou du moins de sa mère (cf. la lettre du Service de protection de la jeunesse du 3 mai 2001 au Département fédéral). Dès lors, sauf en ce qui concerne ses droits strictement personnels absolus (cf. ATF 117 II 6 consid. 1b p. 7 s.) ou si ses intérêts sont en conflit avec ceux de son père ou de sa mère (cf. art. 306 al. 2 CC) - ce qui n'est pas le cas en l'occurrence -, sa représentation à l'égard des tiers et des autorités est assurée par ses parents (cf. art. 304 al. 1 CC), auxquels il revenait par conséquent de lui désigner un représentant qualifié dans le cadre de la présente procédure s'ils le jugeaient utile. La conclusion du recourant tendant à ce qu'un mandataire soit désigné pour défendre les intérêts de sa fille est donc mal fondée.