Citation: 5A_865/2015 E. 4.2.2

4.2.2. Concernant le salaire perçu pour l'activité déployée auprès de F.________, l'arrêt querellé retient que pour la saison 2013-2014, le revenu net du recourant s'est élevé à 15'284 fr. (à savoir 1'273 fr. 65 par mois), auquel il faut ajouter l'indemnité de 7'625 fr. pour les frais de représentation, et 13'875 fr. qu'il reçoit pour l'utilisation de son véhicule privé à des fins professionnelles. En effet, il n'a ni allégué ni a fortiori rendu vraisemblable le nombre de kilomètres parcourus pour son activité, ni indiqué les frais de représentation effectifs qu'il supporte. En revanche, l'indemnité annuelle de 10'000 fr. versée sous forme de bons d'achat n'a pas été comptée au titre de salaire. Selon le recourant, la cour cantonale aurait, ce faisant, arbitrairement omis de tenir compte de frais qui seraient pourtant légitimes et approuvés par le fisc valaisan, celui-ci lui ayant accordé, après négociation, un forfait pour les kilomètres parcourus, sur la base de son expérience et des quittances qui lui sont remises. Elle aurait ainsi retenu à tort, pour la saison 2013-2014, que les indemnités de 7'625 fr. pour les frais de représentation et le montant de 13'875 fr. pour l'utilisation de son véhicule privé à des fins professionnelles constituaient des composantes du salaire. En ajoutant ces indemnités au salaire mensuel net de 1'273 fr. 65 et en augmentant l'entier de ce salaire global (y compris les indemnités) de 12,5%, le Tribunal cantonal aurait arbitrairement établi son revenu. Or, " le contrat de travail avec F.________ explique bel et bien une augmentation de Fr. 5'000.- pour 2013/2014, mais (...) " et ne mentionne pas que des indemnités sont comprises dans ce montant ". Le salaire mensuel net serait en réalité de 1'432 fr. 85 (1'273 fr. 65 + 159 fr. 20). S'agissant des frais professionnels, on relèvera à nouveau que le recourant n'établit pas avoir allégué et démontré leur effectivité. Partant, sa critique ne permet pas de convaincre la Cour de céans que l'arrêt cantonal serait arbitraire sur ce point. Pour le surplus, son argumentation est peu compréhensible. En effet, contrairement à ce qu'il expose, il ne ressort pas de l'arrêt cantonal que la juridiction d'appel aurait augmenté son salaire de 12,5%. Comme indiqué dans les considérants de l'arrêt attaqué, elle a simplement tenu compte, pour 2013-2014, des montants figurant sur le certificat de salaire 2013 du recourant, à savoir 15'284 fr. de salaire net, 7'625 fr. de frais de représentation et 13'875 fr. d'indemnité pour frais de voiture. L'augmentation de salaire prévue contractuellement n'est évoquée par la cour cantonale qu'en relation avec la période 2014-2015, période pour laquelle le recourant ne formule pas explicitement de critique. Sur ce point, le recours doit ainsi être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.