Citation: 6B_144/2010 15.03.2010 E. B

Cet arrêt retient, pour l'essentiel et en résumé, ce qui suit. B.a Le 17 août 2006, un fourgon de l'entreprise A.________, conduit par X.________, accompagné de B.________ comme second convoyeur, transportait des composants horlogers, propriétés de C.________ SA, destinés aux sous-traitants de cette entreprise dans l'arc jurassien. Alors que le fourgon venait de quitter l'autoroute H20 menant au tunnel de La Chaux-de-Fonds pour s'engager sur la route du col de la Vue-des-Alpes, il a heurté des objets non identifiés sur la voie droite de la chaussée. X.________ a arrêté le véhicule sur le bord droit de la route, immédiatement avant le pont enjambant la voie ferrée. B.________ en est descendu le premier et a été agressé par des individus postés à cet endroit. Ces derniers ont maîtrisé, entravé et aveuglé au moyen de cagoules les deux convoyeurs. Après avoir déplacé le fourgon sur une amorce de chemin, un peu à l'écart de la route, ils les ont enfermés à l'intérieur de celui-ci. Ils ont ensuite transbordé l'essentiel de la marchandise dans un ou plusieurs véhicules, avant de s'enfuir. Alertée par B.________, qui avait réussi à se libérer, la police s'est aussitôt rendue sur place, mais n'est pas parvenue à arrêter les fuyards, dont un véhicule de marque Mercedes Vito a été retrouvé le 20 août 2006 juste au-delà de la frontière française. B.b Dès le début de l'enquête, des soupçons se sont portés sur X.________. Au terme de celle-ci, il a été renvoyé en jugement comme accusé de brigandage qualifié, au motif qu'il avait participé à cette infraction à titre principal. Plus précisément, il était reproché à X.________ d'avoir eu l'idée, avec Y.________, de soustraire des marchandises de valeur lors d'un transfert effectué par A.________ pour C.________ SA. A cette fin, il avait rencontré Y.________, Z.________ et un tiers à Lyon, puis les deux premiers nommés et un autre tiers à Annecy. Il avait fourni aux autres auteurs tous les renseignements nécessaires, avait convenu avec eux que le brigandage s'effectuerait le 17 août 2006, date d'un transport de grande valeur, et les avait informés du fait que son collègue B.________ portait une arme verrouillée. Le 15 août 2006, il avait emprunté la route du col de la Vue-des-Alpes pour reconnaître les lieux et habituer son collègue à ce trajet. Le 17 août 2006 vers 8 heures 50, il avait acheté au magasin autoroutier de Bavois une revue pornographique, destinée à distraire l'attention de son collègue. Il s'était laissé entraver les mains et cagouler. Après avoir été libéré, mais avant l'arrivée de la police, il avait rangé les armes utilisées par les agresseurs dans son sac à dos. B.c Se fondant sur un ensemble d'indices, la Cour d'assises a retenu que X.________, nonobstant ses dénégations constantes, avait participé, de la manière décrite, au brigandage. La Cour de cassation a estimé que l'appréciation faite par les premiers juges de ces indices était exempte d'arbitraire.