Citation: 9C_36/2018 E. 4.3.1

4.3.1. En premier lieu, l'autorité de recours a constaté qu'un changement de profession était de nature à permettre au recourant de réaliser un revenu notablement plus élevé que celui qu'il retirait de son activité d'agriculteur indépendant. Il ressort en effet des différentes pièces médicales et rapports d'enquête versés au dossier que l'assuré a subi une diminution de rendement conséquente (de l'ordre de 70 %) dans son activité habituelle depuis le mois de septembre 2008, tout en présentant une capacité de travail entière dans une activité adaptée sans diminution de rendement (rapport du docteur B.________ du SMR du 12 août 2015 et rapports du docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, des 9 mai 2014 et 7 septembre 2015, notamment). La juridiction cantonale a également relevé que, d'un point de vue objectif, rien ne faisait obstacle à ce que le recourant changeât d'activité professionnelle. Âgé de 51 ans au moment de la décision litigieuse, l'assuré n'avait pas atteint l'âge à partir duquel la jurisprudence considère généralement qu'il n'existe plus de possibilité réaliste de mise en valeur de la capacité résiduelle de travail sur un marché de l'emploi supposé équilibré (cf. ATF 143 V 431 consid. 4.5.2 p. 433 et les références). Il ne semble par ailleurs pas que le choix de postes de travail exigibles fût si limité qu'il rendît très incertaine la possibilité de trouver un emploi, malgré l'absence de réelle expérience professionnelle du recourant dans un domaine économique autre que celui dans lequel il a toujours oeuvré. La juridiction cantonale a en effet relevé que les limitations fonctionnelles de l'assuré n'étaient "pas très restrictives" et qu'il bénéficiait d'un "très large panel d'activités à choix"; elle a au demeurant souligné que le maintien de l'activité habituelle était "clairement contre-indiqué médicalement", ce que le recourant ne conteste pas.