Citation: 1B_200/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale rappelle clairement que la République de Guinée équatoriale est l'actionnaire et donneur d'ordre de A.________ (consid. 1.3 et 1.4) et que cette société (équivalant à une sàrl) est, selon le certificat du 16 mai 2014, "propriété" du dénommé B.________. Il n'y a aucune erreur manifeste sur ces points. Indépendamment de la question de l'actionnariat de la société, la cour cantonale a retenu que Téodoro Obiang "semblait prima facie être l'ayant droit économique de A.________". La cour cantonale ne fait pas ainsi état d'une certitude, mais d'une simple probabilité que les recourantes se contentent de contester, mais qui n'est en l'état pas exclue au vu des pièces du dossier. Par ailleurs si, comme le soutiennent les recourantes, les trois véhicules (Ferrari 599, Ferrari F12, Brabus/Maybach) ont bien été immatriculés au nom de la société, l'indication contraire figurant dans l'arrêt attaqué ne serait pas de nature à conduire à son annulation et au renvoi de la cause pour nouvel examen. En effet, la cour cantonale est entrée en matière et s'est exprimée sur le fond de la cause à l'égard de l'ensemble des véhicules considérés comme appartenant à la société recourante. Ces considérations s'appliquaient manifestement aussi aux trois véhicules précités, les recourantes ne faisant valoir aucun argument qui justifierait une appréciation différenciée. Une admission du recours pour ce motif et un renvoi de la cause n'aurait dès lors guère de sens, le Tribunal de céans étant d'ailleurs à même de statuer sur le fond pour l'ensemble des objets séquestrés, comme l'y autorise l'art. 107 al. 2 LTF. Dénué de pertinence, le grief relatif à l'établissement des faits doit être écarté, de même que le grief relatif à une mauvaise application de l'art. 105 al. 2 CPP en rapport avec la détention des trois véhicules précités.