Citation: 9C_34/2013 E. 3.3

3.3. Il y a eu en l'espèce survenance d'un cas de retraite anticipée (ou préretraite), donnant droit à des prestations. La demande du 5 avril 2012 est formulée par un (ancien) employé à l'encontre de son (ancien) employeur. Elle tend à faire condamner l'ex-employeur à verser au recourant la somme de 1'145'140 fr. 88 (sous déduction de 50'383 fr. 31). Cette prétention est motivée par le fait que l'ex-employeur n'aurait pas fait le nécessaire pour qu'à la retraite soient versées au recourant les prestations minimales de prévoyance auxquelles celui-ci déclare avoir droit en invoquant une garantie contractuelle liant l'ex-employeur (supra, consid. 3.2). La prétention de l'ex-employé est, sans conteste, de nature civile. Il s'agit d'une créance en réparation du dommage à raison de l'inexécution ou de l'exécution imparfaite d'une obligation issue du contrat de travail au sens de l'arrêt ATF 120 V 26 consid. 3c p. 31. Cette prétention, comme telle, ne découle pas de la prévoyance professionnelle au sens étroit ou au sens large. Même si la demande du 5 avril 2012 est formulée également à l'encontre de l'institution de prévoyance, cela ne change rien à la nature civile de la prétention, qui trouve son fondement non pas dans un règlement de l'institution de prévoyance mais dans le contrat de travail du demandeur avec l'ex-employeur (ATF 122 III 57 consid. 2b p. 60). Il s'ensuit que les autorités visées par l'art. 73 LPP ne sont pas compétentes pour connaître de la demande du 5 avril 2012. Le recours est mal fondé.