Citation: 6B_38/2021 E. 2.2

2.2. Dans l'examen du grief tiré d'une prétendue violation de la maxime d'accusation, la cour cantonale a souligné, s'agissant du chiffre 2, que chacun étant à même de saisir que le fait de foncer sur un piéton au volant d'un véhicule incluait une volonté de tuer, le recourant était tout à fait au clair sur les faits et les infractions qu'on lui reprochait et les enjeux relatifs à ses intentions. Il savait pertinemment qu'on l'accusait d'avoir commis un acte intentionnel et non par négligence. Il pouvait comprendre que la tentative de meurtre concernait aussi bien l'épisode de la voiture que les coups de couteau donnés postérieurement, les qualifications de lésions corporelles graves et mise en danger de la vie d'autrui n'étant retenues qu'à titre subsidiaire. Le meurtre étant une infraction intentionnelle, tout comme les autres infractions retenues subsidiairement, le ministère public n'avait pas à préciser d'autres points. Aux débats de première instance, les premiers juges avaient aggravé l'accusation en ce sens que les faits relatifs au chiffre 2 de l'acte d'accusation pouvaient être constitutifs de lésions corporelles graves à titre principal, subsidiairement de lésions corporelles simples qualifiées, en concours avec la tentative de meurtre. Les plaidoiries n'étant prévues que le lendemain, le recourant avait eu le temps suffisant pour préparer sa défense. S'agissant du chiffre 3, la cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient aggravé l'accusation en laissant au recourant suffisamment de temps pour adapter sa défense, dans la mesure où les plaidoiries étaient prévues pour le lendemain. Pour les mêmes motifs que ceux exposés concernant le chiffre 2 de l'acte d'accusation, le contenu de l'acte d'accusation était suffisamment explicite pour permettre au recourant d'exercer une défense efficace.