Citation: I 530/03 29.06.2004 E. 4

4.1 En l'espèce, le recourant présente, sur le plan somatique, une hypertension artérielle labile et des arthropathies multiples (genou, talon droit, épaule droite, coudes; rapports des docteurs W.________ du 23 août 2001 et R.________ du 31 août 2001). Ainsi que l'a retenu le premier juge, ces affections (bénignes) ne sont pas de nature invalidante et peuvent être stabilisées par le biais de traitements (cf. rapports du 5 novembre 1996 du docteur S.________, spécialiste en rhumatologie/médecine physique/réhabilitation, p. 2 in fine et 3, du 19 juin 1997 du docteur T.________, spécialiste en médecine interne/rhumatologie, du 23 mai 2001 du docteur B.________, spécialiste en médecin interne/cardiologie). On ne saurait se fonder sur les taux d'incapacité de travail fixés globalement par les docteurs R.________ et W.________ (à respectivement 50 % et 100 %), pour évaluer l'incapacité à raison des troubles somatiques, dès lors que leur diagnostic inclut aussi bien des affections physiques que psychiques. Au demeurant, aucun élément du dossier n'explique pour quelle raison l'appréciation du docteur W.________ quant au taux (global) d'incapacité de travail du recourant diverge dans une si large mesure (50 %) de celle du premier médecin traitant, qui a suivi le recourant du 20 juin 1990 au 11 juin 2001, alors que leurs avis datent tous deux d'août 2001. 4.2 Sur le plan psychique, le docteur I.________ a posé le diagnostic de trouble dysthymique (F 34.1), de trouble douloureux associé à des facteurs psychologiques (F 45.4), de phobie sociale (F 40.1) et de personnalité dépendante (F 60.7). Il a fixé l'incapacité de travail du recourant à 30 % dans les activités qu'il exerçait auparavant (notamment employé postal, aide de cuisine dans un établissement médico-social, EMS), depuis le 16 octobre 2001 pour une durée indéterminée. Moyennant un traitement psychotrope adéquat, l'assuré était capable d'assumer une activité lucrative à un taux supérieur à 70 %, pouvant théoriquement atteindre aussi 100 % dans une activité adaptée, c'est-à-dire le plus autonome possible, évitant le contact avec la hiérarchie. Il existait une grande discordance entre les plaintes subjectives de l'intéressé et les signes cliniques relativement pauvres (rapport du 15 juillet 2002).