Citation: 1B_68/2016 E. 4.4

4.4. Quant aux autres mesures - dépôt de sûretés (au demeurant assuré par un tiers), remise des papiers d'identité, obligations de signer un registre et de se présenter aux actes de procédure -, elles tendent avant tout à réduire le risque de fuite. Or, un tel danger n'a pas à être examiné dès lors qu'un risque de récidive est avéré. Par conséquent, le Tribunal de céans, respectivement la cour cantonale - qui a ainsi procédé sans violer le droit d'être entendu du recourant - sont dispensés de procéder à cet examen. Au demeurant, en ce qui concerne le risque de fuite, on ne voit pas quels arguments du recourant qui, en substance, met en avant les comportements adoptés avant (en particulier ses tentatives pour calmer la victime malgré les éventuelles provocations subies) et après les faits (notamment sa collaboration), permettraient, en l'état, de remettre en cause le raisonnement tenu par la juridiction précédente à cet égard. Celle-ci a notamment retenu la peine privative de liberté susceptible d'être prononcée (art. 111 et 22 CP ou 122 CP), l'absence d'attache à la Suisse autre qu'un possible travail dans le domaine de la construction, l'âge du recourant qui entend prendre sa retraite à 60 ans, ainsi que ses liens avec la France (nationalité et domicile), pays n'extradant pas ses ressortissants.