Citation: BGE 148 IV 346 E. 2.7.2

La cour cantonale a retenu que conformément à l'art. 75 al. 1 CP, l'exécution de la peine privative de liberté devait correspondre autant que possible à des conditions de vie ordinaires, assurer au détenu l'assistance nécessaire, combattre les effets nocifs de la privation de liberté et tenir compte de manière adéquate du besoin de protection de la collectivité, du personnel et des codétenus. Il découlait de ces principes, soit notamment de celui de fournir aux détenus un service médical, que les dépenses de santé engagées en faveur des détenus constituaient des frais d'exécution au sens de l'art. 380 CP et que les détenus pouvaient être obligés d'y participer par les règlements cantonaux fondés sur l'art. 380 al. 3 CP. Ainsi, la cour cantonale a confirmé le prélèvement du montant de 2'245 fr. 70 sur le compte réservé du recourant.