Citation: 2C_743/2018 E. 5.3

5.3. Seule se pose donc en l'espèce la question de la proportionnalité de la mesure prononcée à l'encontre du recourant (art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH). A ce propos, le recourant ne faisant que remettre en question la pesée des intérêts effectuée par la Cour de justice en y ajoutant certains faits de manière appellatoire (cf. consid. 4 ci-dessus), il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt de cette autorité, qui a correctement exposé la jurisprudence relative aux dispositions topiques et dûment appliqué le droit fédéral et international (art. 109 al. 3 LTF). Elle a notamment expliqué que le recourant avait commis des infractions graves à la LStup, envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126). Sa culpabilité a été considérée comme étant particulièrement lourde, car il avait mis sur le marché d'importantes quantités d'héroïne et agi par pur appât du gain. L'autorité précédente a considéré qu'il existait un risque de récidive, le recourant n'ayant aucunement collaboré durant les procédures pénales, n'ayant pas pris conscience de ses actes et ayant récidivé en 2011, alors qu'il purgeait sa peine précédente. Elle a relevé que le recourant, qui est âgé de 33 ans, était arrivé en Suisse à 17 ans et avait donc passé son enfance dans son pays d'origine où se trouvait encore une partie de sa famille et dont il maîtrisait la langue. La Cour de justice a également considéré l'intégration du recourant en Suisse et les seize ans que celui-ci y a passés, n'omettant toutefois pas de prendre en compte les cinq années passées en détention et l'avertissement qu'il s'était vu adresser par les autorités de police des étrangers. Elle a en outre retenu le manque de formation du recourant, sa dépendance momentanée à l'aide sociale et les poursuites pour des dizaines de milliers de francs dont il faisait l'objet. L'autorité précédente a finalement évoqué la situation de la famille du recourant en Suisse et le fait que sa fiancée attendait un enfant. Considérant l'ensemble de ces éléments, mais également la situation du recourant qui semble s'améliorer au niveau professionnel et le fait que sa fiancée, qui ne bénéficie pas de titre de séjour en Suisse, pourra le suivre dans son pays d'origine avec leur enfant commun, le résultat de la pesée des intérêts opérée par la Cour de justice ne traduit aucune violation des dispositions légales applicables, l'intérêt public à l'éloignement du recourant primant sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.