Citation: 2C_156/2020 E. 2.2

2.2. Les recourants estiment tout d'abord que le Tribunal cantonal a mal apprécié la situation financière du regroupant et son état de santé, notamment la procédure en matière d'assurance-invalidité. Or, à ce propos, leur motivation ne remplit pas les conditions présentées ci-avant et se fonde pour l'essentiel sur des éléments nouveaux qui ne sauraient être pris en compte par le Tribunal fédéral (tel par exemple un prétendu emploi obtenu postérieurement à l'arrêt entrepris). Le Tribunal fédéral ne saurait par ailleurs ordonner la production du dossier de la procédure d'assurance-invalidité, puisqu'il ne lui appartient pas de rectifier ou compléter des faits qui n'ont pas été constatés de façon manifestement inexacte et qu'il n'ordonne des mesures probatoires (cf. art. 55 LTF) que de manière exceptionnelle (ATF 136 II 101 consid. 2 p. 104) et à condition que la partie qui les requiert motive sa requête (art. 42 al. 1 LTF). Or, le mémoire de recours ne contient aucune motivation à l'appui de cette requête (cf. arrêt 2C_543/2017 du 1 er février 2018 consid. 2.4 et les références). Les recourants contestent également l'appréciation effectuée par l'autorité précédente de la situation financière de la recourante 1 et notamment le fait qu'elle avait signé un contrat de travail en date du 4 septembre 2018 pour un revenu mensuel de 4'500 francs. A ce propos également, il est hautement douteux que la motivation des recourants remplisse les conditions de l'art. 106 al. 2 LTF. Quand bien même il faudrait admettre que la motivation est suffisante, force serait de constater que l'appréciation du Tribunal cantonal n'est en rien arbitraire. Celui-ci a tout d'abord relevé qu'il ne s'agissait pas d'un contrat de travail, mais d'une promesse d'engagement, dont il est facilement possible de se défaire. Cette promesse, faite pour un salaire mensuel de 4'500 fr., pour un emploi à 80%, a été considérée sans arbitraire comme peu crédible par le Tribunal cantonal, en raison du salaire élevé, du taux d'occupation partiel et de l'absence de qualification de la recourante 1. En outre, aucune démarche n'a été entreprise par l'éventuel employeur auprès du Service de la population pour appuyer le dossier de la recourante 1. Pour le surplus, s'agissant d'une seconde promesse d'engagement, force est de constater que celle-ci est postérieure à l'arrêt entrepris et qu'elle ne saurait être prise en compte.