Citation: 6B_177/2024 E. 3.5.2

3.5.2. 3.5.2.1. Le recourant soutient que la cour cantonale n'aurait pas procédé à une réelle analyse des déclarations contradictoires du recourant et de l'intimée 1. Selon lui, les déclarations de l'intimée 1 ne seraient pas crédibles dès lors qu'elles ne seraient pas corroborées par le dossier médical. Il n'existerait aucune correspondance entre les déclarations de l'intimée 1, en lien avec l'existence d'un étranglement et les pièces médico-légales. La cour cantonale aurait omis toute appréciation à ce titre. Le recourant prétend notamment qu'un étranglement aurait forcément laissé des marques et qu'il était inconcevable pour quiconque de transporter une personne en la tenant uniquement par le cou par deux doigts, même s'il elle ne pèse que 48 kilos. Dans la mesure où il s'écarte des faits retenus par la cour cantonale sans démonter que ceux-ci auraient été établis de manière arbitraire, son exposé est appellatoire, partant irrecevable. Pour le surplus, la cour cantonale a pris en compte dans son examen que les médecins légistes n'avaient, après avoir examiné l'intimée 1, pas trouvé de marques caractéristiques d'un étranglement. Elle a cependant relevé qu'aucun élément n'avait permis d'exclure cette éventualité et que l'expertise médico-légale réalisée par l'Université de Berne concluait seulement au fait que la cause de la perte de conscience de l'intimée 1 demeurait inexpliquée sur le plan de la médecine. Sur la base de ces constats médicaux, on ne voit pas en quoi il serait arbitraire de retenir que les déclarations de l'intimée 1 sont crédibles quant à l'étranglement dont elle déclare avoir été victime. Cela est d'autant plus justifié que la cour cantonale, lors de son examen, a également tenu compte d'autres éléments, à l'instar des déclarations de certaines des ex-amies du recourant rapportant avoir été saisies au cou d'une seule main, soulevées et parfois frappées par celui-ci. On relèvera encore qu'au moment d'examiner la crédibilité de l'intimée 1, la cour cantonale s'est attachée à analyser ses déclarations de manière particulièrement précise et approfondie. 3.5.2.2. Le recourant avance également que la version des faits fournie par l'intimée 1 quant aux circonstances de son arrivée à l'hôpital ne serait pas crédible. Les images de vidéo-surveillance démontreraient que c'est bien le recourant et non l'intimée 1 qui conduisait au moment d'accéder à l'hôpital. En l'espèce, il ressort du jugement entrepris que ce dernier était au volant du véhicule de l'intimée 1 lorsqu'ils sont arrivés devant la barrière d'entrée du parking de l'hôpital ( cf. jugement attaqué, consid. 4.1.1, p. 16). S'agissant des déclarations contradictoires de l'intimée 1 sur ce point, le recourant a lui-même qualifié la question de savoir qui conduisait la voiture d'anecdotique ( cf. jugement attaqué, p. 12) de sorte qu'il n'apparaît pas arbitraire que la cour cantonale ne se soit pas fondée sur cet élément pour écarter la crédibilité de l'intimée 1. 3.5.2.3. Enfin, contrairement à ce qu'allègue le recourant, le témoignage de l'ex-compagnon de l'intimée 1 a été pris en compte pour asseoir l'existence d'un comportement parfois belliqueux de celle- ci. En outre, on ne voit pas en quoi ce témoignage, qui constitue un élément de preuve parmi d'autres, serait à même de remettre en question la crédibilité de l'intimée 1 quant aux faits dénoncés.