Citation: 6B_1269/2017 E. 10.3

10.3. Par ailleurs, pour ce qui concerne les conclusions civiles des intimés, la motivation de la cour cantonale relative à un éventuel "dommage direct" qu'auraient subi les intéressés ensuite de la faillite de J.________ SA - laquelle serait le fait "des actes" du recourant -, ne permet pas de vérifier la bonne application du droit fédéral. En effet, il ressort uniquement du jugement attaqué que lesdites conclusions portaient "essentiellement" sur des salaires impayés. On ignore absolument en quoi consistent ces conclusions pour le surplus. Par ailleurs, s'agissant des salaires non perçus - dont on ignore sur quelle période ils portent et s'ils sont justifiés -, l'autorité précédente reste muette sur les faits permettant de retenir une responsabilité civile du recourant. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de chercher sur quelles bases et pour quels motifs de telles conclusions civiles seraient fondées. Encore faut-il qu'il s'agisse de prétentions civiles que les intimés puissent faire valoir par adhésion à la procédure pénale (cf. art. 122 al. 1 CPP). Au vu de ce qui précède, la motivation du jugement attaqué ne permet pas de déterminer si et dans quelle mesure les conclusions civiles des intimés ont été valablement admises par la cour cantonale. Le jugement attaqué doit donc être annulé sur ce point et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle complète l'état de fait sur ce point (cf. art. 112 al. 3 LTF). Il lui appartiendra ensuite de statuer à nouveau sur les conclusions civiles en question (cf. art. 126 al. 1 CPP), de renvoyer les intimés à agir par la voie civile (cf. art. 126 al. 2 CPP), voire de traiter ces conclusions dans leur principe et, pour le surplus, de renvoyer les intimés à agir par la voie civile (cf. art. 126 al. 3 CPP).