Citation: 4A_486/2014 E. 5.2

5.2. La recourante appelle de ses voeux une modification de cette jurisprudence en tant qu'elle limite le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral en ce qui concerne l'appréciation anticipée des preuves effectuée par les arbitres dans le cadre d'un arbitrage international (recours, p. 27, note de pied 11). Or, la question qu'elle soulève ne se pose pas en l'espèce, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter. En effet, ce qui est en cause, ici, n'est pas la force probante des deux rapports d'expertise, que le Tribunal arbitral aurait déniée par anticipation, mais l'absence de pertinence des faits que les rapports R-72 et R-73 devaient servir à établir (cf. consid. 4.3.2, 4e §, ci-dessus). Il sied d'observer, pour le surplus, que la recourante lie elle-même le sort du grief considéré à celui du grief précédent qu'elle avait formulé pour se plaindre de ce que le Tribunal arbitral aurait omis d'examiner ses arguments touchant l'interprétation du SPA à la lumière de l'art. 18 al. 1 CO. Par conséquent, ce grief-ci est voué à l'échec à l'instar de ce grief-là. Aussi bien le Tribunal arbitral ne peut-il se voir imputer une violation du droit à la preuve de la recourante pour avoir refusé de prendre en considération des rapports destinés à prouver les modifications subies par les HEPP Projects, ainsi que leur incidence sur les coûts et les délais d'exécution de ceux-ci, dès lors qu'il a retenu, sur la base d'une interprétation des clauses pertinentes du SPA qui est soustraite à l'examen du Tribunal fédéral, que la recourante devait assumer les garanties contractuelles qu'elle avait fournies à l'intimée, quand bien même des modifications étaient intervenues lors de l'exécution de ces projets et quelle qu'en fût l'étendue.