Citation: 6B_157/2019 E. 2

Le recourant soutient que son internement porterait atteinte au principe "ne bis in idem". Nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement par les juridictions du même Etat en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné par un jugement définitif conformément à la loi et à la procédure pénale de cet Etat. Ce droit, exprimé par l'adage "ne bis in idem", est consacré à l'art. 11 al. 1 CPP et découle en outre implicitement de la Constitution fédérale. Il est par ailleurs garanti par l'art. 4 al. 1 du Protocole par. 7 à la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (RS 0.101.07). L'art. 11 al. 2 CPP prévoit deux exceptions à l'interdiction de la double poursuite. La procédure peut être réouverte lorsqu'elle a été auparavant close par une ordonnance de classement ou de non-entrée en matière ou lorsqu'une procédure de révision est ouverte à la suite de la survenance de faits nouveaux. L'art. 4 al. 2 du Protocole par. 7 à la CEDH prévoit quant à lui que la règle énoncée à l'alinéa premier n'empêche pas la réouverture du procès, conformément à la loi et à la procédure pénale de l'Etat concerné, si des faits nouveaux ou nouvellement révélés ou un vice fondamental dans la procédure précédente sont de nature à affecter le jugement intervenu. Le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion d'indiquer que le prononcé d'un internement sur la base de l'art. 65 al. 2 CP était compatible avec le principe "ne bis in idem" (cf. arrêt 6B_896/2014 du 16 décembre 2015 consid. 5; cf. aussi à cet égard l'arrêt de la CourEDH Kadusic c. Suisse du 9 janvier 2018 [requête no 43977/13], § 82 ss). En l'espèce, la cour cantonale n'a pas puni le recourant une seconde fois pour des faits en raison desquels il avait déjà été sanctionné, mais a, en se fondant sur l'existence de faits nouveaux, corrigé les jugements des 3 mars et 15 août 2011 par le biais d'une procédure de révision. Le recourant - outre les critiques relatives à l'application de l'art. 65 al. 2 CP qui ont été rejetées (cf. consid. 1 supra) - n'expose pas dans quelle mesure son internement contreviendrait aux principes précités ou violerait le droit fédéral, constitutionnel ou international. Le grief doit être rejeté.