Citation: 1C_198/2015 E. 3.4

3.4. Le recourant ne conteste pas que les griefs déclarés irrecevables par le Tribunal cantonal sont étrangers au permis de construire octroyé le 26 mars 2013. Il ne discute pas réellement les motifs qui ont conduit le Tribunal cantonal à considérer que le "cadre fixé par la décision attaquée" au sens de l'art. 79 al. 2 LPA/VD est le rejet de l'opposition portant sur la demande de permis de construire du 26 mars 2013. Il fait uniquement valoir que la Municipalité, dans sa lettre du 30 août 2012 ne comportant aucune indication de voie ou de délai de recours, a mentionné que "il s'agira, une fois toutes les solutions esquissées reçues, de définir si une enquête publique complémentaire doit se dérouler et les points sur lesquels elle devra porter". Il soutient que c'est en se fondant sur les assurances données par la commune qu'il est intervenu dans le cadre de l'enquête publique de mise en conformité de la construction, pour rappeler à la commune toutes les divergences existant entre la construction projetée et les plans mis à l'enquête publique. Le grief de violation du droit à la protection de la bonne foi peut être d'emblée rejeté, dans la mesure où la Municipalité n'a pas donné de renseignement erroné au recourant. Le recourant passe en effet sous silence le fait que la Municipalité a répondu au courrier du recourant du 20 janvier 2011 - lequel dénonçait des travaux qualifiés de non réglementaires -, en organisant une visite de la Commission communale de salubrité en présence de toutes les parties le 8 février 2011. Après que le conseil du recourant a pris position le 22 février 2011 sur la réponse du constructeur, la Municipalité a décidé de ne pas ordonner l'arrêt des travaux par décision du 1 er mars 2011, en se fondant sur le rapport de la Commission de salubrité du 17 février 2011. Même si cette décision n'indiquait pas les voie et délai de recours, le recourant, assisté d'un mandataire professionnel, devait la contester s'il estimait que les travaux en cause n'étaient pas conformes à la réglementation communale. De plus, la Municipalité a répondu par courrier du 30 août 2012 aux critiques émises par le recourant les 23 et 31 juillet 2012. Elle a pris position sur la plupart des points soulevés, tout en laissant en suspens les points concernant l'élément du socle du bâtiment B et la piscine intérieure de ce bâtiment: ces éléments ont fait l'objet de l'enquête publique ayant donné lieu au permis de construire contesté, comme l'avait annoncé la Municipalité dans son courrier. A nouveau, le recourant, assisté d'un avocat, n'a pas recouru contre cette décision. Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas appliqué de manière arbitraire l'art. 79 al. 2 LPA/VD, en considérant que les griefs ne se rapportant pas au permis de construire délivré le 26 mars 2013 sortaient du "cadre fixé par la décision attaquée". Mal fondé, le grief doit être écarté.