Citation: 5P.480/2006 13.04.2007 E. 6

6.1 Le Juge de district a mis l'entier des frais et dépens à la charge de la recourante en considérant qu'elle aurait succombé si le procès avait été conduit jusqu'à son terme. En effet, au moment du dépôt de l'appel, la question de l'aménagement du droit de visite relatif aux vacances de Noël 2005-2006 était déjà dénué d'objet. En outre, l'expert - dont il n'y a pas lieu d'écarter les conclusions - a confirmé, à l'instar des autres intervenants dans le dossier, que le père est apte à s'occuper de son fils et qu'il n'existe aucune contre-indication à ce que le droit de visite s'exerce selon les modalités stipulées dans la convention du 13 juillet 2005, en sorte que, à partir de janvier 2006, l'opposition de la mère à respecter cet accord était injustifié. 6.2 En procédure valaisanne, lorsqu'une cause devient sans objet, le juge doit statuer sur le sort des frais et dépens en supputant l'issue du litige (Ducrot, Le droit judiciaire privé valaisan, Martigny 2000, p. 184 et 370; pour la procédure fédérale: ATF 118 Ia 488 consid. 4a p. 494); ce résultat détermine la partie qui supporte les conséquences financières du procès (art. 252 al. 1 et 260 al. 1 CPC/VS; "Erfolgsprinzip"; Ducrot, op. cit., p. 181; cf. ATF 119 Ia 1 consid. 6b p. 2). Cependant, l'art. 252 al. 2 CPC/VS - dont l'application arbitraire est dénoncée ici - permet de déroger à cette règle lorsque, notamment, la partie qui a succombé pouvait "de bonne foi se croire fondée à procéder". La recourante ne démontre pas en quoi il était arbitraire de s'écarter du principe général. Pour toute argumentation, elle déclare qu'elle "n'a pas succombé" et que, "[m]ême si cela était, elle pouvait se croire, de bonne foi, fondée à procéder". Une motivation aussi indigente, qui se résume à deux affirmations péremptoires, ne satisfait aucunement aux exigences légales (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495). Au reste, si elle entend justifier son opposition au droit de visite par les circonstances exposées à l'appui du moyen tiré de l'arbitraire, la démarche est vaine, car il s'agit de faits nouveaux, partant irrecevables (supra, consid. 3.2).