Citation: 5A_593/2024 E. 5.1

5.1. La recourante tente d'abord de remettre en cause la reconnaissance de la décision française fixant le domicile de l'enfant en France, en se fondant sur différents certificats médicaux démontrant que celui-ci serait en danger chez son père. Elle invoque à cet égard la violation de l'art. 23 par. 2 let. d CLaH96 ainsi que celle de l'art. 9 Cst. L'application arbitraire de la disposition conventionnelle n'est toutefois nullement étayée selon les exigences de motivation idoines (consid. 3 supra), en sorte que la recevabilité de ce grief apparaît douteuse. Quoi qu'il en soit, l'on relèvera que, sous couvert du caractère manifestement contraire à l'ordre public suisse de la décision fixant le domicile de l'enfant en France (art. 23 par. 2 let. d CLaH96), la recourante tente en réalité de réviser la décision française et de remettre ainsi en cause le retour de son fils dans ce dernier pays, ce que ne permet pas la référence à cette dernière disposition conventionnelle (cf. arrêt 5A_339/2023 du 6 juillet 2023 consid. 4.3 et 4.4). Pour autant qu'elles ne soient pas dénuées de pertinence, les violations alléguées des art. 3 CEDH (interdiction de la torture), 7 et 10 al. 3 Cst. (dignité humaine; droit à la vie et liberté personnelle), invoquées sans réelle motivation dans ce contexte, sont irrecevables (consid. 3 supra). La même conclusion s'impose s'agissant de la prétendue violation de la Convention du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées (RS 0.109), entrée en vigueur pour la Suisse le 15 mai 2014: la recourante ne soulève en effet concrètement aucun grief de rang constitutionnel sous cette critique. Enfin, le moyen fondé sur la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107), singulièrement son art. 3, est irrecevable, cette dernière disposition n'étant pas directement applicable (ATF 144 II 56 consid. 5.2; arrêt 5A_179/2024 du 21 juin 2024 consid. 3.2 et la référence).