Citation: 6B_480/2019 E. 1

En substance, la Cour pénale a retenu que X.________ avait durablement privé son fils, né en 2015, de tout contact avec son père, depuis le mois de mai 2017, malgré diverses décisions de l'autorité de protection de l'enfant compétente qui déterminaient et confirmaient le droit de visite, et malgré une condamnation pénale pour des faits semblables. A de multiples reprises et durant une période d'environ un an et demi (en considérant la période couverte par l'acte d'accusation), elle n'a pas présenté l'enfant aux rendez-vous fixés au Point Rencontre. La cour cantonale a admis que le fait de priver un enfant, surtout en bas âge, de toute relation avec l'un de ses parents pendant une longue durée entraînait un risque concret que le développement psychique de cet enfant soit perturbé, avec une forte vraisemblance de séquelles psychiques durables. Elle en a conclut que les éléments constitutifs de l'infraction sanctionnée par l'art. 219 CP étaient en l'occurrence réalisés, à l'instar des éléments constitutifs de l'infraction réprimée par l'art. 292 CP, qui entrait en l'occurrence en concours idéal avec l'infraction précitée.