Citation: U 386/99 22.08.2000 E. A

A.- T.________ a travaillé comme installateur sanitaire auprès de l'entreprise X.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Le 13 novembre 1995, il a été victime d'un accident : alors qu'il était occupé à perforer un mur, la perceuse s'est bloquée entraînant sa main droite dans un brusque mouvement de torsion contre le mur. Les premiers soins ont été prodigués par la doctoresse B.________ de la Clinique chirurgicale et Permanence L.________ qui, suspectant de prime abord une fracture du scaphoïde, a procédé à la pose d'une manchette plâtrée. Dans un rapport médical intermédiaire du 13 décembre 1995, ce médecin a toutefois écarté l'hypothèse d'une fracture. Tout en étant suivi par son médecin traitant, le docteur W.________, l'assuré a repris son travail le 23 décembre 1995 à 100 %. En raison de douleurs persistantes au poignet, il a été soumis à divers examens complémentaires, dont une arthroscopie pratiquée le 14 mai 1996 par le docteur F.________, qui ont mis en évidence une déchirure du ligament scapho-lunaire. Depuis lors, la capacité de travail de l'assuré a été réduite à 50 %. Suite à l'apparition, vers l'automne 1996, de fourmillements dans la main droite et de cervicalgies, T.________ a été adressé aux docteurs R.________, neurologue et C.________, radiologue. Le premier n'a pu objectiver de lésions neurologiques significatives (rapport du 13 février 1997), tandis que le second a fait état de troubles statiques cervicaux et dorsaux ainsi que de discrètes discopathies dorsales (rapport du 11 mars 1997). Ces affections ont donné lieu à un arrêt de travail du 11 mars au 19 mai 1997 (rapport médical intermédiaire du 1er mai 1997 du docteur W.________). Devant la complexité du cas, la CNA a confié une expertise au docteur H.________, spécialiste de la chirurgie de la main à la clinique L.________. Dans un rapport du 25 septembre 1997, cet expert a conclu à l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 13 novembre 1995 et les limitations fonctionnelles au poignet droit; il a en revanche nié un tel lien s'agissant des troubles accessoires (cervicalgies, paresthésies) apparus chez l'assuré une année après l'événement accidentel. En ce qui concerne les incapacités de travail successives découlant de ces atteintes, le même expert a estimé équitable de les attribuer à part égale à l'accident et à la maladie (voir également rapport complémentaire du 7 janvier 1998). Par décision du 15 janvier 1998, la CNA a fixé le montant des indemnités journalières sur la base des conclusions de l'expertise. Saisie d'une opposition, la CNA l'a écartée le 16 mars 1998.