Citation: 1C_278/2024 E. 1.4

1.4. La Cour de céans ne pourrait donc en principe entrer en matière sur le recours que si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF étaient réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. La recourante admet que le renvoi de la cause ne lui cause pas de préjudice irréparable au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Elle pourra contester la nouvelle décision de la Commission d'estimation auprès de la Cour de droit public puis, en dernier ressort, recourir contre l'arrêt rendu par cette juridiction auprès du Tribunal fédéral et contre l'arrêt cantonal incident du 27 mars 2024 (cf. art. 93 al. 3 LTF). Si elle devait ne rien trouver à redire à la nouvelle décision de la Commission d'estimation, elle pourra recourir directement auprès du Tribunal fédéral contre cette décision et contre l'arrêt cantonal incident du 27 mars 2024 en reprenant les griefs soulevés dans le présent recours (cf. ATF 145 III 42 consid. 2.2.1; 117 Ia 251 consid. 1b). Dans l'un et l'autre cas, l'admission du recours par la Cour de céans mettrait fin au préjudice subi. La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas davantage réalisée. Si l'admission du recours s'agissant de la recevabilité du recours de l'État du Valais pourrait immédiatement conduire à une décision finale sur les points en suspens, rien ne permet d'affirmer en revanche que l'instruction complémentaire à laquelle devra procéder la Commission d'estimation selon l'arrêt attaqué sera longue et coûteuse ni que la nouvelle décision qu'elle est appelée à rendre ne pourra intervenir dans un délai raisonnable.