Citation: 4A_202/2016 E. A

A.a. B.________ est un coureur cycliste professionnel de nationalité X.________. La société de droit... C.________ Sàrl, entièrement détenue par B.________, est titulaire des droits à l'image du coureur cycliste. A.________ SA, autre société X.________, est une équipe de cyclisme professionnel. A.b. Le 14 septembre 2010, A.________ SA et B.________ ont conclu un contrat, intitulé Self-employed Agreement (ci-après: le SEA), par lequel le coureur cycliste s'est engagé à fournir ses services contre rémunération à l'équipe cycliste gérée par ladite société du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2014. A la même date, C.________ Sàrl et A.________ SA ont signé un contrat, dénommé Agreement on Image Rights (ci-après: l'AIR), en vertu duquel l'équipe de cyclisme professionnel a été autorisée à exploiter l'image de B.________ moyennant finance pour la même durée que celle du SEA, les deux contrats étant étroitement liés. Le 14 juillet 2012, alors qu'il participait au Tour de France, B.________ a été soumis à un contrôle antidopage qui s'est révélé positif. Informé trois jours plus tard de ce résultat, il a quitté le Tour de France et n'a pas participé à d'autres compétitions jusqu'au terme de la saison en cours, tout en continuant à s'entraîner avec son équipe. Par décision du 30 janvier 2013 rendue au terme d'une procédure disciplinaire ouverte contre B.________ à la demande de l'Union Cycliste Internationale, le Conseil de discipline contre le dopage du Comité Olympique X.________ a suspendu le coureur cycliste pour une durée (réduite) d'une année à partir du 14 juillet 2012. Il a en outre annulé les résultats individuels du coureur cycliste obtenus lors du Tour de France 2012. En date du 21 juin 2013, A.________ SA a résilié tant le SEA que l'AIR avec effet rétroactif au 14 juillet 2012.