Citation: 6B_156/2024 E. 2.2

2.2. La recourante se contente d'énumérer dans son écriture plusieurs éléments que, selon elle, l'autorité précédente n'aurait pas retenus dans l'établissement des faits concernant les deux intimés. Pour l'essentiel, elle se limite à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, s'agissant de l'intimé 3, la recourante semble ignorer que la cour cantonale a retenu sa version des faits au détriment de celle donnée par le premier, ainsi qu'il le relève dans ses déterminations. Elle a retenu les faits tels qu'ils ressortent de l'acte d'accusation et dont la recourante a indiqué qu'ils correspondaient bien à ce qu'elle avait vécu. Elle a, à l'instar des premiers juges, considéré que les déclarations de la recourante étaient constantes et mesurées. À l'inverse, elle a mis en évidence les dires peu crédibles de l'intimé 3 et souligné que ce dernier avait été pris en défaut à plusieurs reprises. En définitive, la recourante échoue à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits s'agissant des actes reprochés à l'intimé 3. S'agissant de l'intimé 2, la recourante prétend qu'une rencontre en 2012 est plausible, que son état psychique n'enlève rien à la crédibilité de ses déclarations et que les intimés n'ont pas déposé plainte pour diffamation ou calomnie. Or aucun de ces éléments n'est apte à démontrer l'arbitraire de l'état de fait retenu par la cour cantonale, s'agissant des faits reprochés à l'intimé 2. Elle a jugé équivalente la crédibilité de la version de deux intéressés. La recourante s'écarte de manière inadmissible des faits arrêtés par les juges d'appel en rapportant des réactions qu'elle a eues après des rapports sexuels avec l'intimé 2. En tout état, la cour cantonale a énuméré précisément les éléments permettant de retenir la thèse de la relation sentimentale plutôt que celle de l'abus, à savoir notamment la présentation des intéressés à certains membres de leur famille, la déclaration de la recourante selon laquelle elle avait été en mesure de refuser des rapports sexuels ainsi que les multiples messages et appels adressés par la recourante à l'intimé 2 en 2019. La cour cantonale pouvait ainsi, en vertu du principe de la présomption d'innocence et sans verser dans l'arbitraire, retenir que les intéressés ont entretenu des rapports sexuels librement consentis dans le cadre d'une relation amoureuse.