Citation: 8C_32/2014 E. 4.4

4.4. Cela étant, l'argument principal qui a amené les experts du CEMed à conclure que l'événement du 29 mars 2010 avait déclenché les symptômes douloureux des hernies discales sans retour au statu quo sine ou ante jusqu'à l'intervention du 14 mai 2010 est le fait que l'anamnèse et le dossier fournis ne contenaient aucun élément leur permettant de considérer que sans cet événement, les symptômes auraient débuté au même moment ou que les effets délétères de celui-ci avaient cessé avant le 14 mai 2010. D'après les données anamnestiques recueillies, les experts sont donc partis de l'hypothèse d'une symptomatologie adéquate et ininterrompue du 29 mars 2010 jusqu'à l'intervention du 14 mai 2010. On ne trouve toutefois dans leur rapport aucune mention des activités déployées par l'assurée immédiatement après l'événement du 29 mars 2010 - à savoir qu'elle a effectué la plongée prévue et pratiqué du ski l'après-midi -, ni du fait qu'elle a participé et remporté une compétition de monoski le 2 avril 2010. Or ces circonstances - au demeurant admises par la recourante - ont indubitablement une pertinence médicale pour l'examen de la causalité. Il était par conséquent tout à fait légitime de la part de l'intimée de les mettre en exergue en demandant aux experts si elles étaient susceptibles de jouer un rôle dans leur appréciation du cas. On ajoutera que la recourante est mal venue de tirer argument du caractère contradictoire de l'opinion émise par les experts du CEMed pour justifier la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. En effet, l'intimée a transmis son questionnaire au mandataire représentant l'assurée à l'époque et celui-ci n'a pas demandé à pouvoir poser à son tour des questions aux experts, se contentant de critiquer la manière de procéder de l'assureur. La décision de la juridiction cantonale de se fonder sur le rapport complémentaire du CEMed du 6 novembre 2012 n'est dès lors pas critiquable.