Citation: I 195/05 20.12.2006 E. 5

En l'absence d'une appréciation médicale suffisamment convaincante sur le point de savoir si et dans quelle mesure le recourant subit une diminution de sa capacité de travail en raison de problèmes d'ordre psychique, il se justifie de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il procède à une instruction complémentaire sous la forme d'une nouvelle expertise psychiatrique. A cet égard, il convient de préciser qu'au vu du diagnostic évoqué par les deux spécialistes - trouble douloureux associé à une affection médicale générale de degré léger [diagnostic différentiel: trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale générale], respectivement syndrome douloureux somatoforme persistant - il incombera à l'expert médical qui sera appelé à se prononcer d'indiquer si et dans quelle mesure l'assuré dispose de ressources psychiques qui lui permettent de surmonter ses douleurs, eu égard aux critères dégagés par la jurisprudence, dans le contexte des troubles somatoformes douloureux, pour admettre à titre exceptionnel le caractère non exigible d'un effort de volonté en vue de surmonter la douleur et de la réintégration dans un processus de travail (sur ces critères, voir ATF 131 V 50, 130 V 354 consid. 2.2.3 et P. du 20 avril 2004, I 870/02, consid. 3.3.2). Il s'agira pour lui d'établir de manière objective si, compte tenu de sa constitution physique, l'assuré peut exercer une activité sur le marché du travail, malgré les douleurs qu'il ressent.