Citation: 1B_298/2013 E. A

A.________ a été arrêté le 27 juin 2012 et placé en détention provisoire comme prévenu de complicité de tentative d'assassinat ainsi que d'infractions à la loi fédérale sur les armes et à la loi fédérale sur la circulation routière. Il lui est reproché d'avoir participé à la tentative d'agression mortelle commise le 19 février 2012 sur la personne de B.________, de concert avec l'époux de celle-ci, C.________, D.________ et E.________, en transportant ce dernier au domicile de la victime. Par la suite, il a également été prévenu d'instigation à tentative d'assassinat au motif qu'il n'avait pas seulement véhiculé sur place E.________ le soir de l'agression, mais qu'il l'avait également recruté pour perpétrer cet homicide. A.________ conteste l'intégralité des faits qui lui sont reprochés s'agissant de son rôle dans la tentative d'assassinat. Par ordonnance du 14 mars 2013, le Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève a prolongé la détention provisoire de A.________ jusqu'au 14 juin 2013 et ordonné diverses mesures de substitution pour pallier les dangers de collusion et de fuite, en particulier le versement d'une caution de 100'000 fr. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a annulé cette décision sur recours du Ministère public au terme d'un arrêt rendu le 5 avril 2013. Elle a considéré que les mesures de substitution fixées pour pallier les risques de collusion et de fuite étaient insuffisantes; en particulier, la caution proposée ne permettait pas de s'assurer de l'identité des personnes prêtes à verser la somme requise ni de leur situation patrimoniale ni de l'origine des fonds proposés et, partant, de l'adéquation de cette mesure au risque de fuite. Après une première ordonnance rendue le 11 juin 2013 et annulée sur recours du prévenu pour insuffisance de motivation, le Tribunal des mesures de contrainte a rendu le 8 juillet 2013 une nouvelle décision refusant la mise en liberté de A.________ et prolongeant sa détention provisoire jusqu'au 11 septembre 2013 en raison des risques de fuite et de collusion. La Chambre pénale de recours a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision par arrêt du 5 août 2013.