Citation: 5A_511/2023 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, le grief soulevé par le recourant relatif à l'absence de prise en compte d'un courrier du 2 mai 2022 est irrecevable, dès lors qu'il ne se réfère à aucune pièce précise (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). Quant au fait qu'il aurait la possibilité d'occuper " comme bon lui semble " un endroit convenable mis à disposition par une connaissance à U.________ pour exercer son droit de visite, force est de constater que cet élément ne ressort nullement de la décision de mesures provisionnelles du 9 mars 2023, comme il le prétend. Au contraire, le juge de district a indiqué que les allégations du père, selon lesquelles il disposait, depuis le 1er septembre 2021, de son propre logement à la rue V.________ à U.________ pour un loyer de 3'333 fr. par mois, n'étaient pas crédibles puisqu'en janvier 2022, soit peu avant son renvoi prononcé le 10 février 2022, il avait dû occuper un petit appartement en-dessous de son logement habituel, celui-ci ayant été mis en location sur AirBnB au nom du propriétaire. La critique doit donc être rejetée. Quant au fait que le juge cantonal a considéré que l'absence d'autorisation de séjour constituait un obstacle dans l'exercice de ses relations personnelles, le recourant se borne à contester cette appréciation, en se basant sur un fait non établi, à savoir qu'il aurait continué d'exercer son droit de visite un week-end sur deux après la décision de renvoi. En effet, la décision entreprise ne le mentionne pas, celle-ci indiquant uniquement que la mère a accepté que le père - qui se trouvait déjà en Suisse - voie ses enfants durant le week-end. Faute pour le recourant de se prévaloir d'arbitraire dans l'établissement de ce fait, sa critique est irrecevable, dès lors qu'elle s'écarte des faits constatés (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2).