Citation: 6B_2/2025 E. B

Statuant le 3 décembre 2024, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du 13 juin 2024 et partiellement admis l'appel joint du ministère public. Elle a supprimé le chiffre I du dispositif et a reconnu A.________ coupable de vol, tentative de vol, vol d'importance mineure, dommages à la propriété, escroquerie, tentative d'extorsion qualifiée, violation de domicile, tentative de violation de domicile, faux dans les titres, rupture de ban, dénonciation calomnieuse et contravention à la LStup, confirmant le jugement pour le surplus. La condamnation repose, notamment, sur les faits suivants. B.a. Le 10 mai 2022, vers 09h45, à la prison H.________, à U.________, A.________ a demandé à son codétenu B.________ de le rejoindre dans sa cellule. Ils se sont assis à une table, l'un en face de l'autre. Pour obtenir de celui-ci qu'il lui verse de l'argent, A.________ s'est énervé à propos d'un montant de 1'500 fr. lequel ne le concernait pas mais dont il avait appris l'existence, que B.________ devait à I.________. A.________ lui a déclaré: "Est-ce que tu te fous de ma gueule, je me suis livré à toi, mon but était de te protéger". B.________ lui a répondu qu'il n'avait jamais demandé sa protection. A.________ lui a reproché d'avoir dit à n'importe qui qu'il devait de l'argent à I.________, ce à quoi B.________ lui a rétorqué qu'il avait le droit de le faire. A.________ a déclaré: "Demain matin, j'ai 10'000 fr. ou je te plante deux fois", tout en sortant de la poche droite de sa jaquette, qui était posée sur le dossier de sa chaise, un coupe ongles dont les deux extrémités étaient limées en pointe. Il a brandi cet objet et l'a placé à une quinzaine de centimètres du sternum de B.________. Paniqué, celui-ci a supplié A.________ de ne pas lui faire de mal, lui a promis de lui verser l'argent le lendemain et lui a demandé de le laisser sortir de la cellule, en lui précisant qu'il avait les moyens de payer. A.________ lui a déclaré que s'il parlait à qui que ce soit il le "buterait aux douches", avant de le laisser quitter la cellule. Au sortir de celle-ci, B.________, en pleurs, a fait appel à des gardiens pour se confier. Il n'a pas versé les 10'000 fr. réclamés par A.________. B.b. Le 14 octobre 2022, vers 09h00, à J.________, à V.________, A.________ a faussement déclaré, lors de son audition par la police dans le cadre des faits décrits ci-dessus, que B.________ l'avait agressé sexuellement dans les douches à son arrivée à la prison H.________, entre le 29 et le 30 décembre 2021. Il a mensongèrement expliqué que B.________ avait sorti son sexe alors qu'ils étaient sous la douche, l'avait obligé à toucher son pénis en érection et à le masturber, en lui prenant sa main droite de force, en lui donnant des claques sur les joues, en lui frappant la tête contre le mur, en le plaquant dans un coin et en le tenant par la gorge avec son bras gauche. Il a faussement prétendu que B.________ avait fini par éjaculer sur son visage, en présence d'un autre détenu, prénommé K.________, qu'il a décrit comme un "italien avec des tatouages". Il a faussement affirmé à la police qu'il avait été blessé à l'arrière de la tête à cette occasion, des traces de sang se trouvant sur un tee-shirt lui appartenant, et que B.________ l'avait menacé de mort à plusieurs reprises, le jour même et les jours suivants, pour l'empêcher de parler. B.c. Entre le 31 décembre 2021 et le 18 janvier 2024, à W.________ et à X.________, A.________ a persisté à séjourner en Suisse alors qu'il faisait l'objet d'une mesure d'expulsion judiciaire du territoire suisse pour une durée de huit ans, prononcée à son encontre par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne dans son jugement du 29 novembre 2019, définitif et exécutoire depuis le 30 décembre 2021. B.d. A.________ a été interpellé le 19 janvier 2024. II a été détenu durant 12 jours en zone carcérale, dont 10 jours dans des conditions illicites, puis a été transféré à la prison L.________, où il est demeuré jusqu'au 7 juin 2024. Il a ensuite été détenu à la prison M.________, à Y.________. Durant sa détention avant jugement, A.________ a été sanctionné disciplinairement à quatre reprises pour menaces, refus d'obtempérer, atteinte à l'honneur et inobservation des règlements et directives.