Citation: 5A_554/2021 E. 6.3

6.3. Le recourant fait valoir que la cour cantonale ne pouvait pas, sans arbitraire, retenir que les revenus locatifs du domaine de X.________ n'avaient pas été pris en compte dans le cadre de son arrêt du 24 novembre 2017 et considérer, dans le même temps, que les revenus indépendants arrêtés dans l'arrêt de la Cour de céans du 14 août 2018 comprenaient les revenus locatifs de ses biens immobiliers. Cet argument ne porte toutefois pas. En effet, la cour cantonale n'a pas retenu que, sur le principe, les revenus d'indépendant du recourant ne comprenaient pas les revenus locatifs de ses biens immobiliers, mais elle a uniquement retenu que les revenus locatifs relatifs au domaine de X.________ n'avaient pas été inclus dans les revenus locatifs de ses biens immobiliers. Par ailleurs, le recourant ne démontre pas que, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité cantonale, les revenus générés par le bien en question auraient joué un rôle dans la fixation de la contribution d'entretien litigieuse. Pour le surplus, le recourant affirme que les juges cantonaux auraient fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il pouvait sans problème relouer le domaine de X.________ et en faisant abstraction à cet égard de l'épidémie exceptionnelle liée au Covid-19 affectant le secteur de la restauration et de l'événementiel, pourtant constatée par elle, ainsi que la persistance de la crise sanitaire impactant ce secteur pour une durée inconnue. Cette critique est toutefois appellatoire et, partant, irrecevable. Le Covid-19 est certes, en tant que tel, un fait notoire au sens de l'art. 151 CPC (arrêt 5A_467/2020 du 7 septembre 2020 consid. 5.3 et les références). Par ailleurs, la cour cantonale a retenu qu'il était notoire que le secteur de la restauration avait été fortement impacté par cette épidémie depuis le mois de mars 2020. Contrairement toutefois à ce que pense le recourant, ces constatations n'imposaient pas pour autant de retenir qu'il n'était pas parvenu à relouer le domaine concerné. Il n'était ainsi pas arbitraire de considérer qu'il lui appartenait d'alléguer et de prouver ce fait, à tout le moins les démarches vainement entreprises en ce sens, ce que le recourant ne soutient pas avoir fait.