Citation: 2C_558/2015 E. 7.2

7.2. En l'espèce, comme l'a exposé et jugé l'instance précédente dans l'arrêt attaqué aux considérants duquel il peut aussi être renvoyé sur ce point (art. 109 al. 3 LTF), le recourant n'a jamais exercé de droit de visite sur son fils et ni contribué à l'entretien de celui-ci. Il soutient en vain qu'il a été empêché d'exercer son droit de visite en raison de son départ forcé hors de Suisse. En effet, force est de constater, à l'instar de l'instance précédente, que pendant les périodes durant lesquelles il était en Suisse - notamment depuis 2010 selon ses propres déclarations - et malgré le fait que la mère de son enfant le "soutienne", il n'a pas entrepris de démarches sérieuses en vue d'établir une relation avec son fils. Le recourant reproche encore à l'autorité cantonale d'avoir pris en considération ses antécédents pénaux et invoque la jurisprudence selon laquelle "la contrariété à l'ordre public ne constitue en pareille hypothèse plus une condition indépendante rédhibitoire de refus de prolongation de permis de séjour, mais un élément parmi d'autres à prendre en compte dans la pesée globale des intérêts" (cf. ATF 140 I 145 consid. 4.3 p. 151). Ce grief tombe à faux. En effet, la jurisprudence précitée concerne un cas dans lequel l'intéressé - qui avait provoqué l'intervention de la police à plusieurs reprises mais ne figurait pas au casier judiciaire - entretenait des relations étroites avec sa fille, ce qui n'est manifestement pas le cas du recourant en l'espèce, lequel a en outre été condamné à quatre reprises entre 2000 et 2013, notamment pour ivresse au volant et conduite sans permis de conduire. En confirmant le refus d'octroi d'une autorisation de séjour en Suisse en faveur du recourant, le Tribunal cantonal n'a par conséquent pas violé l'art. 8 CEDH. Partant, les recourantes ne peuvent pas se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour pour regroupement familial dérivé de celui du recourant.