Citation: 6B_872/2016 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant fait valoir que la quantité de drogue sur laquelle a porté son trafic ne joue qu'un rôle secondaire. Il insiste sur le fait que ses actes illicites n'ont perduré que sur une période de trois mois, quantifiant essentiellement trois transactions d'importance; en outre, sa position au sein de l'organisation se serait limitée au rôle d'intermédiaire. La cour cantonale n'a pas méconnu ces éléments, qu'elle a repris au considérant 4.1 de son jugement (jugement attaqué p. 12). Elle a ainsi expliqué que le recourant avait, à trois reprises, servi d'intermédiaire pour la vente de 120 grammes de cocaïne; en outre, il avait procédé à quatre autres cessions de moindre importance. Il est vrai que la quantité de drogue perd de l'importance au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la limite à partir de laquelle le cas doit être considéré comme grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup (ATF 121 IV 193 consid. 2b/aa p. 196), à savoir 18 grammes en ce qui concerne la cocaïne (ATF 138 IV 100 consid. 3.2 p. 103). La quantité de drogue reste néanmoins un élément important dans la fixation de la peine. En l'espèce, la quantité totale sur laquelle a porté le trafic du recourant (67 grammes de cocaïne pure) dépasse largement la limite de 18 grammes (ATF 138 IV 100 consid. 3.2 p. 103). Une peine qui excède de manière non négligeable la peine minimale d'un an fixée par l'art. 19 al. 2 LStup s'impose donc et cela d'autant plus que le rôle du recourant ne saurait être qualifié de secondaire.