Citation: 5P.13/2001 27.02.2001 E. 2

2.- a) Aux termes de l'art. 29 al. 3 Cst. , toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciaire gratuite. Cette disposition reprend les conditions générales du droit à l'assistance judiciaire telles que développées au regard de l'art. 4 aCst. par la jurisprudence du Tribunal fédéral, à laquelle on peut dès lors se référer (cf. FF 1997 I 184; ATF 126 I 194 consid. 3a in fine). La recourante ne fait pas valoir - à juste titre (cf. arrêts non publiés du 6 octobre 1995 en la cause D., consid. 2b, et du 16 juin 1992 en la cause L., consid. 7a) - que les dispositions genevoises relatives à l'assistance juridique en matière civile assureraient une protection plus étendue que l'art. 29 al. 3 Cst. Dès lors, le Tribunal fédéral peut se borner à contrôler si les garanties offertes par cette dernière disposition ont été respectées, ce qu'il fait avoir un plein pouvoir d'examen (cf. ATF 124 I 1 consid. 2 et la jurisprudence citée; ATF 119 Ia 11 consid. 3a et les arrêts cités). b) Selon la jurisprudence relative à l'art. 4 aCst. , un procès est dénué de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les ris-ques de le perdre et qu'elles ne peuvent guère être considérées comme sérieuses; il ne l'est en revanche pas lorsque les chances de succès et les risques d'échec s'équilibrent à peu près ou que les perspectives de succès ne sont que légèrement inférieures. Ce qui est déterminant, c'est si une personne raisonnable et de condition aisée renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'elle s'exposerait à devoir supporter; en effet, une partie ne doit pas pouvoir soutenir aux frais de l'État un procès qu'elle ne mènerait pas à ses propres frais et risques (ATF 125 II 265 consid. 4b; 124 I 304 consid. 2c; 122 I 267 consid. 2b; 119 Ia 251 consid. 3b; 119 III 113 consid. 3a; 109 Ia 5 consid. 4 et les arrêts cités).