Citation: 6P.53/2000 30.06.2000 E. B

B.- Par arrêt du 9 septembre 1999, dont la motivation écrite a été envoyée aux parties le 9 mars 2000, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________. Il en ressort notamment les éléments suivants: Né en 1974 et originaire d'Albanie, X.________ est arrivé en Suisse en septembre 1997. Il a fait l'objet d'une décision de renvoi le 20 novembre 1997 avec un délai de départ fixé au 31 janvier 1998. Après cette date, il a vécu clandestinement dans le pays. Son casier judiciaire est vierge et il est inconnu des services de police genevois. De septembre 1997 jusqu'à son arrestation le 19 mars 1998, X.________ s'est livré au trafic d'héroïne et de cocaïne. Initié à ces opérations par Y.________, il a reconnu avoir assisté à des transactions avec des toxicomanes à Lausanne, puis avoir livré des paquets de drogue pour le compte de ce dernier. Y.________ ayant été refoulé en Albanie au début février 1998, X.________ a été chargé de poursuivre le trafic en fournissant des revendeurs à la Claie-aux-Moines, à Lausanne, à Zurich et à Berne. Il a participé à des transactions portant sur des quantités globales de 1'700 grammes d'héroïne et de 430 grammes de cocaïne environ, correspondant à 450 grammes d'héroïne pure et à 136 grammes de cocaïne pure. X.________ a admis avoir été initié au trafic de stupéfiants par Y.________ et avoir procédé à plusieurs livraisons d'héroïne et de cocaïne. Il a été interpellé le 19 mars 1998 en possession de 350 grammes d'héroïne destinés à Z.________. Il a toutefois fait valoir qu'il n'avait été qu'un simple exécutant, se bornant à procéder à des livraisons sans toujours connaître la nature de la drogue transportée ni sa quantité exacte. Il a en outre soutenu que c'était principalement le dénommé B.________ qui était chargé par Y.________ de livrer la drogue et d'encaisser l'argent résultant des ventes. Cette version des faits a été écartée. Il a été retenu que, dès le départ de Y.________, X.________ avait poursuivi les activités délictueuses liées au trafic de stupéfiants, soit l'acquisition de la drogue auprès de grossiste, son conditionnement et la revente à des trafiquants de la Claie-aux-Moines, de Lausanne, de Zurich et de Berne et qu'il avait rendu compte périodiquement du développement du trafic à Mustafi Ferizaj avec qui il était en contact téléphonique. Il a été relevé que les affirmations de X.________ selon lesquelles le dénommé B.________ avait repris l'organisation du trafic de Y.________ n'étaient pas crédibles et qu'il ressortait clairement des conversations téléphoniques enregistrées durant l'enquête que c'était X.________ qui avait assumé ce rôle, même s'il était prévu que B.________ reprenne le trafic au cas où ce dernier viendrait à être arrêté.