Citation: 6B_458/2017 E. 1.5

1.5. Autant qu'on la comprenne sur ce point, la recourante semble soutenir que le juge précédent aurait violé l'art. 398 al. 4 CPP en ne déclarant pas irrecevable l'appel du ministère public. Elle échoue toutefois à démontrer en quoi, dès lors que l'appel du parquet était interjeté pour violation du droit et appréciation arbitraire des faits, le juge précédent aurait méconnu la disposition précitée, en tant qu'elle limite l'objet de l'appel en matière de contravention. Son grief est infondé. Tel qu'articulé, le grief de violation de l'art. 81 CPP soulevé par la recourante pour se plaindre d'un état de fait qui serait gravement lacunaire n'a pas de portée propre par rapport au grief d'arbitraire qu'elle formule à l'encontre de l'état de fait du jugement entrepris. A cet égard, la recourante conteste l'appréciation du juge précédent s'agissant des photographies annexées au rapport de dénonciation de la police de l'Est lausannois. Elle conteste que celles-ci permettent de se convaincre d'une quelconque correspondance entre les marques apparentes sur son véhicule et sur celui du lésé. Elle s'en prend en outre au constat selon lequel elle " admet[tait] avoir garé son véhicule à l'emplacement incriminé ". Quoi qu'en dise la recourante, les photographies figurant au dossier permettent de constater la présence de marques de couleur sombre à l'arrière gauche de son véhicule, alors que le véhicule du lésé, de couleur sombre, présente des marques de couleur rouge à l'arrière également. Les policiers ayant inspecté le véhicule de la recourante le jour même des faits ont de surcroît mentionné des traces de dommages récents à l'endroit précité, sur le véhicule de la recourante. En outre, il ressort en tout état de cause de ses déclarations qu'elle était présente au port de C.________ aux alentours de midi le jour en question, qu'elle y a garé son véhicule et effectué une marche arrière. Au regard de ces éléments, il n'était pas insoutenable de considérer qu'elle était l'auteur des dégâts constatés sur le véhicule du lésé. Ces mêmes éléments suffisaient pour parvenir à une telle conclusion, sans qu'il puisse être reproché à la cour cantonale, comme semble le soutenir la recourante, d'avoir en réalité tenu compte du témoignage qu'elle a écarté. Sachant que le rapport de dénonciation évoquait des traces de dommages récents, il n'était pas davantage insoutenable d'écarter l'attestation de dommages produite par la recourante, puisque celui-ci, établi au mois de janvier 2015, remontait à plus neuf mois avant les faits. Enfin, il n'était pas insoutenable, s'agissant de l'appréciation anticipée des preuves présentées par la recourante devant la juridiction d'appel, de juger celles-ci inutiles au vu des éléments figurant d'ores et déjà au dossier. Au vu de ce qui précède, la recourante ne démontre pas en quoi le juge précédent aurait à tort admis l'arbitraire dans l'appréciation des preuves faite par l'autorité de première instance, ni, inversement, qu'il aurait lui-même établi les faits de manière arbitraire pour parvenir à la conclusion qu'elle avait causé les dégâts incriminés.