Citation: 2C_114/2021 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le Tribunal cantonal a expliqué que la "situation des EMS de droit public par rapport à celle des EMS de droit privé n'est en définitive pas suffisamment semblable pour qu'un traitement strictement identique se justifie ". Après avoir constaté que les évaluations contestées n'étaient ni arbitraires ni contraires à l'égalité de traitement, l'autorité précédente a estimé que le dossier de la cause lui permettait de statuer et qu'il n'y avait partant pas lieu de donner suite aux réquisitions de la recourante tendant à la mise en oeuvre d'expertises et à la production de différents documents. Contrairement à ce que soutient la recourante, la motivation de la décision querellée, certes succincte sur ce point, est suffisante. Elle permettait de comprendre les raisons qui ont conduit l'autorité précédente à rejeter les réquisitions de preuve et offrait ainsi la possibilité de la contester en connaissance de cause. Par ailleurs, la recourante reproche également à l'autorité précédente de ne pas avoir expliqué en quoi elle représenterait un "cas justifié" au sens de l'art. 16 de la Directive du DFS. Ce grief, qui porte sur l'obligation de motiver et, ainsi, sur le droit d'être entendu, n'est pas motivé conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF et ne peut partant pas être examiné. En outre, si la recourante se plaint effectivement d'un rejet arbitraire de sa requête d'administration de preuves, elle n'explique pas en quoi l'appréciation anticipée des preuves effectuée par l'autorité précédente serait insoutenable. La recourante ne conteste notamment pas le fait que, tel que l'a retenu le Tribunal cantonal, la situation des EMS de droit public est différente de celle des EMS de droit privé et que cette différence ne justifie pas un traitement semblable. Elle n'indique pas non plus en quoi ses réquisitions de preuve, notamment la réalisation des expertises neutres demandées, auraient été à même de modifier l'issue du litige. Partant de ces constatations, on ne peut que dénier tout arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente. Le grief de violation du droit d'être entendu doit donc être écarté.