Citation: 9C_79/2018 E. 1

Par décision du 29 janvier 2010, l'office AI a octroyé à l'assurée une rente entière d'invalidité du 1 er janvier au 30 avril 2006. A.b. Saisi d'un recours formé par A.________, le Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, l'a partiellement admis par jugement du 16 février 2012; annulant la décision du 29 janvier 2010, il a renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction sur le plan économique (notamment détermination du type d'activité adaptée, du revenu d'invalide y relatif et d'éventuelles possibilités de reclassement dans une activité essentiellement administrative). En bref, il a considéré que l'office AI avait calculé à tort le préjudice économique en réduisant, pour la part active, de 30 % le salaire que percevait l'assurée en tant qu'enseignante, les experts du CEMed ayant en définitive conclu à une capacité de travail de 70 % non pas dans toute activité, mais dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles, à savoir dans un domaine administratif plutôt que dans l'enseignement. Après avoir mis en oeuvre un stage d'orientation professionnelle dès le 24 octobre 2012, qui a été interrompu le 5 novembre suivant, l'office AI a rendu une nouvelle décision, le 19 septembre 2013. Il a mis A.________ au bénéfice d'une rente entière d'invalidité du 1er janvier au 31 mars 2006, puis d'un quart de rente. Il a considéré que l'assurée avait présenté une incapacité totale de travail du 30 septembre 2004 au 31 décembre 2005, puis une capacité de travail entière dans une activité adaptée avec une diminution de rendement de 30 % dès le 1er janvier 2006, la capacité de travail étant nulle dans l'activité habituelle. Pour la période courant dès cette date, il a fixé le degré d'invalidité à 47 % dont 32,38 % pour la part active (50 % x 64,57 %) et 15 % pour la part ménagère (50 % x 30 %). A.c. Par jugement du 13 juin 2014, le Tribunal cantonal vaudois a admis le recours de l'assurée, annulé la décision du 19 septembre 2013 et renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction sur le plan médical. En résumé, il a jugé probable que l'état de santé de A.________ se fût aggravé depuis la décision du 29 janvier 2010 et son arrêt du 16 février 2012; comme ni la date, ni l'intensité de cette probable aggravation n'étaient cependant connus, il incombait à l'administration de mettre en oeuvre une expertise neuropsychologique et psychiatrique. Celle-ci a derechef été effectuée auprès du CEMed, où les docteurs F.________, spécialiste en médecine interne, et G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie - qui ont requis un examen complémentaire auprès du neuropsychologue H.________ - ont constaté une évolution positive depuis les dernières quatre à cinq années, le diagnostic de trouble anxieux et dépressif ne pouvant notamment plus être retenu et les troubles cognitifs associés au syndrome post-commotionnel ayant diminué. Ils ont conclu à l'absence de limitation de la capacité de travail depuis deux à trois ans au moment de l'expertise, l'activité habituelle étant exigible à plein temps (rapport du 7 avril 2015). Le docteur I.________ du SMR a fixé le début de la capacité entière de travail dans toute activité au 1er janvier 2012 (avis du 28 avril 2015). Le 19 février 2016, l'office AI a accordé à l'assurée une rente entière du 1 er janvier 2006 au 31 mars 2006 et un quart de rente du 1 er avril 2006 au 31 mars 2012.