Citation: 4D_49/2022 E. A

A.a. À compter du 1 er avril 2015, B.________ (ci-après: l'employeuse, la défenderesse ou l'intimée) a engagé A.________ (ci-après: la travailleuse, la demanderesse ou la recourante) à un taux de 80 % en qualité de gérante d'une boutique sise à U.________ pour un salaire mensuel de 3'561 fr. 80. En raison de la fermeture de ladite boutique, l'employeuse a résilié le contrat de travail la liant à la travailleuse le 27 octobre 2017. Durant la période entre la fermeture de la boutique et la fin du contrat, l'employeuse a demandé à la travailleuse de travailler au magasin de V.________. A.b. Compte tenu de la grossesse de la travailleuse et de la naissance de son enfant le 16 août 2018, le contrat de travail devait prendre fin le 28 février 2019. Le 17 septembre 2018, l'employeuse l'a informée que son retour au travail était attendu le 6 décembre 2018. Le 31 octobre 2018, la travailleuse a demandé à bénéficier de son solde de vacances et d'heures supplémentaires afin de reprendre son activité le 7 janvier 2019. L'employeuse a refusé cette requête. Malgré les explications de l'employeuse, selon lesquelles il était impératif que la travailleuse reprît le travail le 6 décembre 2018 pour remplacer une tierce personne devant se faire opérer, la travailleuse a indiqué à plusieurs reprises qu'un retour au travail avant le mois de janvier 2019 n'était pas envisageable. A.c. Le 6 décembre 2018, la travailleuse ne s'est pas présentée au magasin. Le même jour, l'employeuse l'a informée par courrier que, faute de reprendre son poste d'ici au 11 décembre 2018, elle serait licenciée avec effet immédiat. A.d. Le 11 décembre 2018, constatant que la travailleuse n'était pas venue travailler, l'employeuse lui a signifié son licenciement avec effet immédiat.