Citation: 9C_784/2013 E. 6

Contrairement à ce que la recourante soutient, les conclusions du rapport d'ergothérapie de l'Hôpital X.________ du 13 juillet 2011 ne sont nullement remises en cause par le rapport d'enquête ménagère du 14 janvier 2013, de sorte qu'une expertise judiciaire destinée à élucider d'éventuelles contradictions était superflue. En effet, la recourante raisonne comme si elle vivait seule et devait accomplir elle-même toutes les tâches ménagères, ignorant ainsi la portée de la jurisprudence rappelée au consid. 3.2 ci-dessus. Ainsi que la juridiction cantonale l'a constaté, quatre autres personnes font ménage commun avec elle (son époux, ainsi que leurs trois enfants), si bien qu'il incombe à la famille de s'organiser afin de décharger la recourante des travaux ménagers qu'elle ne peut plus accomplir ou effectuer qu'avec difficultés. Quant aux soins personnels et à la fatigue résultant du port de la prothèse, les juges cantonaux ont rappelé à juste titre que ces facteurs n'entrent pas en tant que tels dans la pondération des activités. Il s'ensuit que la solution apportée par l'intimée, que la juridiction cantonale a confirmée, ne présente aucun caractère arbitraire et résulte d'une saine appréciation des circonstances. Pour le surplus, le moyen tiré d'une inégalité de traitement (art. 8 Cst.) avec un assuré qui exerce une activité lucrative à plein temps est infondé. En effet, l'atteinte à la santé n'engendre chez la recourante aucune perte de gain dans l'activité professionnelle qu'elle continue d'occuper à temps partiel (20 %).