Citation: 5A_268/2023 E. 2.3

2.3. L'argumentation présentée sur ce point par le recourant, outre qu'elle consiste largement en une reprise presque mot pour mot de son mémoire d'appel, en particulier concernant son refus initial de signer l'inscription en garderie de son fils, et à se référer, de manière également irrecevable, aux moyens développés dans ledit mémoire s'agissant de "la problématique du suivi thérapeutique" (cf. supra consid. 1.3), ne permet pas de retenir un quelconque arbitraire de la décision attaquée. Le recourant se borne en effet à affirmer péremptoirement que l'on cherche vainement les motifs objectifs qui permettraient de lui retirer, à titre provisionnel, l'autorité parentale sur les enfants. Il conteste, en particulier, que l'épisode de l'inscription de son fils en garderie puisse être retenu contre lui, affirmant qu'il n'a jamais été question pour lui de paralyser de telles démarches, mais uniquement d'obtenir confirmation de l'intimée qu'elle assumerait les factures correspondantes; or, sauf à appliquer arbitrairement les dispositions légales pertinentes, un désaccord sur la question de la prise en charge de coûts de garderie ne serait pas propre à entraîner le retrait de son autorité parentale, ce d'autant qu'il ne serait pas évident que cette question en relève, dès lors qu'il s'agissait uniquement d'une solution de garde. Même si tel était le cas, l'exercice de l'autorité parentale conjointe n'aurait été "concrètement interpellé" qu'à cette seule occasion. Dans ces conditions, rien ne démontrerait la nécessité urgente de recourir, au stade provisionnel, à l'ultima ratio que constitue le retrait de l'autorité parentale, alors même que des mesures d'investigation importantes, à savoir une expertise et un complément d'enquête sociale, ont été envisagées. Selon lui, il sera toujours temps de prendre des "décisions raisonnées" à l'issue de ces investigations, en évaluant la façon dont il a exercé l'autorité parentale conjointe durant la procédure. Ces critiques, de nature essentiellement appellatoire, ne suffisent pas à démontrer le caractère soi-disant insoutenable de l'arrêt attaqué. La raison pour laquelle le recourant s'est opposé à l'inscription de son fils dans une nouvelle garderie n'est en effet pas décisive: quand bien même sa motivation était-elle de nature financière, il n'en demeure pas moins que son refus a nécessité une intervention judiciaire et a retardé cette démarche, ce qui allait à l'encontre de l'intérêt de l'enfant. Rien ne permet en outre d'admettre qu'il s'agirait d'un acte isolé, dès lors que l'autorité cantonale constate, sans être contredite sur ce point, qu'il a déclaré qu'il n'hésiterait pas à faire appel à la justice chaque fois qu'il serait opposé à une décision de l'intimée. L'argument du recourant selon lequel ladite inscription ne relèverait pas de l'autorité parentale n'est par ailleurs pas décisif, puisque selon l'arrêt attaqué, la signature de chacun des parents était requise. De toute manière, et bien qu'il prétende qu'il s'agirait d'un épisode isolé, le recourant n'établit pas en quoi il serait arbitraire de retenir qu'il existe un risque de blocage des décisions dans d'autres domaines concernant les enfants, comme leur suivi médical, leur scolarité ou leur placement. Contrairement à ce que soutient encore le recourant, dès lors que, selon ses propres déclarations, il n'est plus capable et ne veut plus discuter avec l'intimée, même lorsqu'il s'agit de parler des enfants, et qu'il ne pense pas que le bien-être de ceux-ci passe par une communication avec leur mère, il n'est pas davantage insoutenable de considérer qu'il n'y a pas lieu d'attendre le résultat du complément d'enquête sociale et de l'expertise psychiatrique le concernant pour attribuer provisoirement l'autorité parentale exclusive à la mère. Pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief est ainsi mal fondé.