Citation: 1C_473/2022 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a constaté que l'arbre sur la parcelle no 864 était protégé par le biais du plan d'affectation communal et par le RCU. Le 1er février 2018, le SFN avait conditionné son préavis favorable au projet au maintien du bon état de cet arbre. Dans ses observations au recours du 16 novembre 2021, ledit service n'était en tant que tel pas revenu sur ce premier préavis. L'arbre se trouvait à distance suffisante de la route, de sorte qu'une dérogation n'était pas nécessaire. L'aménagement du trottoir était enfin compatible avec la préservation de l'arbre. Les recourants reprochent à l'instance précédente d'avoir rejeté, sans autre justification, hormis la référence aux préavis des services spécialisés, leur grief de la distance à l'arbre. La cour cantonale a toutefois expliqué que les avis des services spécialisés constituent des rapports officiels au sens de l'art. 46 al. 1 let. b du code cantonal de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA; RS/FR 150.1). Or, les recourants ne contestent ni cette qualification ni la valeur probante qui y est rattachée, encore moins ne pointent-ils d'indice concret et sérieux commandant en l'occurrence de s'en écarter (cf. ATF 139 II 185 consid. 9.3; arrêts 1C_72/2017 du 14 septembre 2017 consid. 3.2; 1C_405/2011 du 24 avril 2012 consid. 2.6). Il est vrai toutefois que le SFN a indiqué, dans ses observations du 16 novembre 2021 au recours cantonal, qu'une dérogation eût été nécessaire (cf. art. 22 al. 3 LPNat). Les recourants ne discutent cependant pas qu'au surplus, comme l'a retenu l'instance précédente, le service n'est en tant que tel pas revenu sur son premier préavis favorable sous condition. Dans sa réponse du 24 décembre 2021 au recours cantonal - à l'appui de laquelle étaient produites lesdites observations du SFN - la DIME a néanmoins constaté que l'arbre se trouvait à une distance de 5-6 m de la construction de la route, constatation sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir (cf. consid. 2.3 ci-dessus). Et rien ne laisse supposer que cette distance ne respecterait en l'occurrence pas les exigences de l'art. 17 let. b RCU; les recourants ne le discutent d'ailleurs pas, évoquant de façon générale et laconique une distance prétendument insuffisante. Dans ces conditions, on ne voit pas qu'il serait arbitraire d'avoir jugé qu'une dérogation - et la pesée des intérêts qu'elle suppose (cf. art. 20 LPNat) - n'était en l'espèce pas nécessaire. Il n'est au surplus pas non plus discuté que, dès lors qu'il n'implique pas de creuser à plus de 50 cm de profondeur, l'aménagement du trottoir est compatible avec les exigences de préservation de l'arbre, appréciation partagée par la DIME, sur laquelle il n'y a pas de motif de revenir. Il s'ensuit que, dans la faible mesure de sa recevabilité, le grief doit être rejeté.