Citation: 2C_327/2024 E. 7.6

7.6. L'art. 74 al. 1 LS/GE prévoit que l'autorisation de pratiquer est délivrée à la personne qui possède le diplôme ou le titre requis en fonction de la profession ou un titre équivalent reconnu par le département (let. a), qui ne souffre pas d'affections physiques ou psychiques incompatibles avec l'exercice de sa profession (let. b), qui possède les connaissances nécessaires en français (let. c), qui, en Suisse ou à l'étranger, n'est pas frappé d'interdiction de pratiquer temporaire ou définitive ou ne fait pas l'objet de sanction administrative ou de condamnation pénale pour une faute professionnelle grave ou répétée ou pour un comportement indigne de sa profession (let. d) et dont la pratique, en Suisse ou à l'étranger, n'engendre pas un risque sérieux de mise en danger de la santé ou de la vie des patients (let. e). Ainsi, à supposer que le droit cantonal genevois permette à un médecin titulaire du diplôme fédéral et d'un titre postgrade de travailler sous la responsabilité d'un médecin tiers, le recourant n'aurait pas été autorisé à pratiquer sous la responsabilité de son confrère, dès lors qu'il a fait l'objet d'une interdiction de pratiquer pour une durée de douze mois (cf. art. 74 al. 1 let. d LS/GE), confirmée par l'arrêt du 3 août 2023 du Tribunal fédéral (cf. supra "Faits" let. A).