Citation: 5A_645/2007 06.02.2008 E. A

Par contrat du 16 octobre 2003, X.________ SA, en sa qualité de maître d'ouvrage, a confié à l'entreprise Y.________, des travaux d'étanchéité sur les immeubles dont elle est propriétaire à Rolle. Le 4 avril 2006, les parties ont conclu la convention suivante: « Art. 1 La facture de l'Entreprise est ramenée au montant final de CHF 500'000.-, Ce qui nous donne, après déduction des acomptes versés, un solde de CHF 125'000.-. Cette somme s'entend nette TTC, toutes déductions déjà effectuées (prorata, rabais, escompte, etc.). Art. 2 L'Entreprise fera parvenir au Promoteur la garantie de travaux sur la base du montant final ci-dessus, sauf si celle-ci est déjà en possession de l'Architecte (...). Art. 3 A réception de la présente convention originale, dûment signée par l'Entreprise ainsi que la garantie mentionnée à l'Art. 2, le Promoteur s'engage à verser immédiatement à l'Entreprise le montant convenu, soit CHF 125'000.- pour solde de compte. Etant donné les circonstances, la dite convention ainsi que la garantie de travaux doivent être remises, contre signature, en mains propres du soussigné, Monsieur M.________, représen- tant valablement le Promoteur. (...) ». Le même jour, l'entreprise Y.________ a fait parvenir à X.________ SA une garantie, établie en mars 2005 et valable dix ans, concernant le matériel d'étanchéité. X.________ SA a versé un acompte de 75'000 fr., le 12 avril 2006. Le 12 octobre suivant, l'entreprise Y.________ a fourni un « Acte de cautionnement - assurance garantie de construction - garantie d'ouvrage » établi par une compagnie d'assurance, pour le prix de 521'803 fr. Ce document indiquait que ne tombaient pas sous l'obligation de garantie les éventuels défauts connus ou perceptibles au moment de la remise de l'engagement de cautionnement au bénéficiaire. L'entreprise Y.________ a réclamé en vain le paiement du solde de sa facture, soit 50'000 fr.