Citation: 6B_887/2024 E. 4.1.2

4.1.2. Elle a en particulier relevé que le recourant, âgé de 31 ans, séjourne en Suisse depuis la fin du mois de mai 2021, sa demande d'asile ayant été classée en juin 2021, suite à la disparition du recourant sans motif légitime. Sa situation ne s'est régularisée que suite à son mariage, en avril 2024, avec K.________, une citoyenne suisse. Le recourant a passé presque toute sa vie en Algérie, pays qu'il a quitté en 2019, dont il parle couramment la langue, dans lequel il a acquis une formation professionnelle et où vit l'essentiel de sa famille (ses parents, ses frères et soeurs), avec laquelle il entretient des contacts. Le recourant n'a pas de famille en Suisse, à l'exception de son épouse et d'un cousin lointain dont il ne connaît pas le nom et avec lequel il n'entretient aucun contact. Il n'a pas noué d'autres liens en Suisse et n'a que des connaissances élémentaires de la langue allemande, quand bien même il prend désormais des cours de langue. II n'a en revanche pas de dettes et il n'a pas été soutenu par les services sociaux, hormis la prise en charge des frais dus à son hospitalisation d'urgence en 2023 en raison d'une bagarre. Il travaille depuis juin 2024 à 60 % comme employé d'un bar, où il est rémunéré à l'heure. Cet emploi atteste de sa bonne constitution physique malgré des problèmes de santé survenus en novembre 2021. À ce sujet, la cour cantonale a relevé que la réduction de la vision qui affecte l'oeil gauche du recourant n'était pas perceptible en audience. Il pourrait également exercer ce travail dans son pays d'origine; il ne permet au demeurant pas de le considérer comme aisément insérable sur le marché suisse de l'emploi. Son projet de formation d'aide-soignant se situe quant à lui au stade de l'ébauche et ses connaissances linguistiques le rendent très hypothétique. Pour le reste, l'intégration du recourant, bien qu'elle semble s'être quelque peu améliorée sur le plan social et parait débuter sur le plan économique - ce qui apparaît essentiellement dû à son mariage, une partie très importante des lettres de référence n'étant pas signées - reste globalement mauvaise, en particulier compte tenu de son manque de respect de l'ordre juridique suisse. Au vu des liens forts entre le recourant et son pays d'origine, lesquels pourraient accélérer et faciliter sa réinsertion tant sur le plan social que professionnel, il apparaît que son intégration serait bien meilleure s'il retournait en Algérie, où il a passé la majeure partie de sa vie et où ses chances sur le marché de l'emploi sont au moins aussi bonnes qu'en Suisse, voire supérieures compte tenu de son réseau de proches, des formations qu'il y a suivies, de ses expériences professionnelles et de ses connaissances linguistiques.