Citation: U 112/01 13.09.2001 E. 3

3.- a) En ce qui concerne l'effet délétère de l'accident, le docteur M._________ n'a pas exposé les raisons pour lesquelles il conviendrait d'admettre qu'il était éteint et le statu quo sine rétabli au jour où il a examiné le recourant (cf. rapport du 6 juillet 1999), dès lors qu'il n'a fait que constater que plus de 18 mois s'étaient écoulés depuis l'accident. Ses confrères de la clinique X._________ ne se sont d'ailleurs pas exprimés à ce sujet. Dans ces conditions, on ignore si le recourant avait réellement retrouvé en juillet 1999 l'état de santé qui aurait été le sien sans la survenance de l'accident, comme l'intimée l'a retenu. Par ailleurs, les docteurs B._________ et R._________ avaient clairement attesté, dans leur rapport de sortie, que le recourant subissait une incapacité de travail de 50 % dès le 7 juin 1999 dans son emploi de sertisseur, en raison des séquelles somatiques de l'accident du 28 novembre 1997. Si les spécialistes de X._________ ont certes précisé qu'il fallait s'attendre à un retour à la normale de la capacité de travail, ils n'ont pas pour autant émis de pronostic au sujet de la durée de la convalescence du recourant. Il en découle que la date du 31 juillet 1999, qui marque la fin du droit aux prestations de l'intimée à teneur de la décision litigieuse, n'est pas étayée par un avis médical suffisamment explicite et détaillé. b) Quant aux affections d'ordre psychique dont souffre le recourant, les docteurs B._________ et R._________ ont nié tout lien de causalité naturelle entre l'accident du 28 novembre 1997 et lesdites affections, suivis en cela par le docteur M._________. Pourtant, les avis des trois médecins prénommés ne concordent pas avec ceux de leurs confrères S._________ et K._________, tous deux spécialistes en psychiatrie de la CNA. En effet, les derniers nommés avaient laissé entendre que les troubles psychiques du recourant - dont on ne sait pas s'ils présentent un caractère invalidant - avaient pu ("es kann vermutet werden") être réactivés par l'événement accidentel.