Citation: 6B_68/2015 E. 1.3.5

1.3.5. Au surplus, la conviction de la cour cantonale se fonde encore sur d'autres éléments, que la recourante passe sous silence. Etait notamment décisif, selon l'autorité précédente, le fait que dans une conversation téléphonique intervenue à 12h17 avec le nommé D.________, la recourante avait parlé de l'incendie, alors même que les pompiers n'avaient été appelés qu'à 12h43 par un voisin et que l'intéressée n'avait été informée qu'à 12h45. De surcroît, l'assertion de la recourante selon laquelle elle n'aurait quitté son domicile qu'en fin de matinée était contredite par les déclarations de sa voisine, qui avait vu arriver la voiture de la recourante dans le quartier vers 9h20, confirmant ainsi les dires de B.________. A cela s'ajoutaient encore le caractère de la recourante, sa situation familiale et financière difficile ainsi que ses problèmes personnels résultant de son trouble de la personnalité et son caractère paranoïaque constatés dans l'expertise psychiatrique du 8 janvier 2014. La cour cantonale a considéré que ces éléments permettaient de comprendre la raison du passage à l'acte mais également l'invraisemblance de la théorie du complot tenue par la recourante.