Citation: 6B_1317/2018 E. 2.2

2.2. Au titre de ses prétentions civiles, le recourant fait valoir qu'il aurait renoncé à se porter candidat à un poste de " Procureur international ". Il ressort de l'arrêt attaqué que les propos litigieux ont été tenus lors d'une audience d'instruction où étaient présents les parties et leurs avocats, le procureur et son greffier. On ne distingue dès lors pas - et le recourant ne l'expose pas - en quoi ces propos l'auraient empêché de postuler à la fonction visée. Le recourant semble par ailleurs lui-même admettre que c'est une autre affaire, soit un dossier dans lequel il était prévenu, qui serait à l'origine de sa renonciation à postuler. Il perd de vue que la présente cause ne concerne que les propos litigieux tenus lors de l'audience du 13 juillet 2017 et que ses éventuelles prétentions civiles ne peuvent découler que des faits objet de la présente procédure. Il ne peut ainsi se prévaloir d'autres procédures dans lesquels il est impliqué - en particulier celle dans laquelle il était prévenu - pour fonder ses éventuelles prétentions civiles. Le recourant fait en outre valoir qu'un délai lui aurait été fixé pour qu'il fasse valoir ses prétentions fondées sur l'art. 429 CPP dans la procédure dans le cadre de laquelle l'audience du 13 juillet 2017 s'est déroulée. L'art. 429 CPP vise à indemniser le prévenu acquitté pour le dommage en relation avec le fait qu'une procédure a été menée contre lui. Le fait qu'un tel délai lui ait été fixé ne permet pas d'établir que des prétentions civiles du recourant existeraient en relation avec les propos litigieux, ni en quoi elles consisteraient, et le recourant ne l'expose pas. Pour le surplus, les explications fournies par le recourant concernent le dommage qu'il aurait subi du fait de la procédure menée contre lui. Ce faisant, il n'expose pas en quoi les propos litigieux - et eux seuls - lui permettent de fonder des prétentions civiles. Le recourant prétend au remboursement " des frais qu'il a dû supporter en lien directe avec cette cause ". Le recourant n'indique pas de quels frais il s'agit, ni en quoi ils constitueraient des prétentions civiles déduites des infractions dont il se plaint. Dans la mesure où il ferait référence à des frais d'avocat, la jurisprudence a rappelé à maintes reprises que les frais liés aux démarches judiciaires ne sauraient constituer une prétention civile au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF (v. parmi d'autres : arrêts 6B_1306/2018 du 7 janvier 2019 consid. 2 in fine; 6B_1245/2017 du 21 juin 2018 consid. 2.2; 6B_1188/2017 du 5 juin 2018 consid. 1.2). Le recourant ne démontre ainsi pas, dans ses différents développements, disposer de prétentions civiles directement déduites des infractions dénoncées. L'absence d'explication suffisante sur la question des prétentions civiles exclut la qualité pour recourir du recourant sur le fond de la cause.