Citation: 6B_283/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale n'a pas ignoré la collaboration du recourant à la procédure. Elle en a cependant relativisé la portée en soulignant qu'il n'avait jamais réussi à admettre son véritable degré d'implication dans le décès de sa compagne, qu'il était même revenu, aux débats d'appel, de manière spectaculaire et peu raisonnable, sur certaines de ses déclarations et que cela permettait de douter fortement qu'il eût vraiment pris conscience de la gravité de ses actes. Quant au mobile du meurtre, la cour cantonale en a motivé le caractère égoïste par le fait que le recourant avait tué par pure contrariété de se voir entravé dans sa liberté d'action par son amie, ainsi que par crainte d'éventuelles et hypothétiques représailles de cette dernière s'il la quittait. Si le recourant a toujours contesté avoir agi intentionnellement, ce qui n'est plus litigieux à ce stade du raisonnement pour les motifs exposés ci-dessus (v. supra consid. 2), contrairement à ce qu'il soutient, tant la contrariété et la crainte évoquées par la cour cantonale comme le moteur de sa réaction face au comportement de sa compagne, ressortent de ses propres déclarations (jugement d'appel, consid. 3.4.7.3 s.) et l'appréciation selon laquelle ces sentiments procédaient de l'égoïsme n'apparaît, pour le moins, pas critiquable. On peut dès lors, en soulignant que la peine infligée demeure dans le premier tiers de l'échelle des sanctions qui entrait en considération pour un meurtre (5 à 20 ans; art. 111 CP), se limiter à renvoyer aux considérants de la cour cantonale, qui n'apparaissent pas prêter le flanc à la critique au regard des principes de droit fédéral rappelés ci-dessus.