Citation: 1C_234/2021 E. 5.3

5.3. Face aux considérations circonstanciées de l'instance précédente, les recourants se contentent de réaffirmer que le secteur "Les Uttins" est actuellement colloqué en zone de faible densité et que le plan de quartier ne prévoirait aucune transition ni intégration avec le tissu déjà bâti, en particulier avec la zone de villas adjacente. Ils soutiennent qu'il conviendrait de prévoir une densification progressive sur le secteur, notamment en tenant compte de sa topographie: les bâtiments les plus hauts devraient s'implanter dans la partie inférieure du secteur, soit le long de la route de Cossonay, et les bâtiments moins hauts sur les parcelles jouxtant le quartier d'habitations individuelles. Ce faisant les recourants ne discutent pas les considérants développés par l'instance précédente à ce sujet. Celle-ci a notamment exposé que, compte tenu de la topographie des lieux, les constructions projetées dans le périmètre du plan de quartier ne dépasseraient pas le niveau du faîte des villas existantes les plus proches et qu'il n'y aurait aucun contraste choquant entre ces constructions et les villas existantes (individuelles et groupées), notamment dans la partie supérieure du périmètre du plan de quartier. Elle a en particulier souligné - sans que cela ne soit critiqué par les recourants - que si l'on adoptait la solution préconisée par ces derniers (supprimer encore un niveau aux constructions prévues dans les PEC supérieurs, pour ajouter ce niveau aux bâtiments prévus dans les PEC inférieurs), cela créerait un obstacle visuel important devant certains logements des PEC supérieurs et cette solution ne serait pas favorable d'un point de vue urbanistique. La solution des recourants présente en outre l'inconvénient de concentrer l'habitat en bas des parcelles, proches des nuisances sonores de la route de Cossonay. Enfin, l'instance précédente a dans ce contexte également relevé que l'abaissement de 3 m de la hauteur initialement prévue des constructions dans la partie supérieure du périmètre du plan de quartier attestait que les autorités de planification avaient veillé à l'impact des constructions projetées pour les habitants du quartier de la Crésentine, en particulier pour les habitants des villas les plus proches du secteur. Pour le reste, les recourants invoquent en vain l'ATF 137 II 23. Dans cette cause, la Commune de St-Sulpice avait en effet souhaité limiter la densification d'une partie de son territoire afin de protéger le site de la rive du lac. Tel n'est pas le cas en l'espèce et les recourants ne prétendent pas que le quartier actuel présenterait des qualités paysagères d'une valeur particulière. En définitive, l'argumentation, essentiellement appellatoire des recourants, ne permet pas de remettre en cause l'appréciation des instances précédentes et doit être écartée, dans la mesure où elle est recevable.