Citation: 6B_226/2019 E. 3.5

3.5. Les recourants reproduisent tout d'abord de nombreux extraits des courriers litigieux, en reprochant à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de les mentionner dans son état de fait. L'autorité précédente n'a certes pas reproduit l'intégralité de la vingtaine de correspondances litigieuses. Elle a évoqué les termes qui avaient été signalés par les recourants comme prétendument attentatoires à leur honneur selon leur plainte du 3 août 2017 (cf. pièce 4/1 du dossier cantonal) et surtout leur recours contre l'ordonnance du 5 octobre 2018 (cf. pièce 37/1 du dossier cantonal, p. 8 s.). Ce sont bien les expressions en question qu'il convient de considérer et non les extraits que les recourants tentent, au stade du recours devant le Tribunal fédéral, d'inclure dans l'examen de leur dénonciation, étant rappelé qu'il n'appartient pas aux autorités pénales de rechercher si des éléments évoqués dans une plainte ou compris dans des annexes peuvent fonder une poursuite concernant des agissements qui n'ont pas été expressément dénoncés par le plaignant (cf. arrêt 6B_1340/2018 du 15 février 2019 consid. 2). L'argumentation des recourants est ainsi irrecevable dans la mesure où elle repose sur des éléments qui n'ont pas été expressément dénoncés aux autorités pénales mais sont uniquement reproduits dans le présent recours (cf. art. 105 al. 1 LTF). Pour le reste, les recourants soutiennent de manière purement appellatoire et, partant, irrecevable, que les correspondances litigieuses n'auraient pas eu pour objectif de déclencher une intervention de l'OAJE en vue de l'amélioration du fonctionnement de la crèche mais auraient été adressées à cet office avec le dessein de les faire passer pour des personnes "odieuses et méprisables". Au demeurant, dès lors que les missives en question ont été exclusivement adressées à l'OAJE, qu'elles réclamaient son intervention afin d'assurer le bon fonctionnement de la crèche et qu'elles portaient sur des comportements des recourants dans un cadre strictement professionnel, il n'était nullement arbitraire, comme l'a fait la cour cantonale, de retenir que le but de leurs auteurs n'était pas de porter atteinte à la réputation des intéressés.