Citation: 6S.59/2003 06.06.2003 E. 3

Le recourant se plaint d'avoir été condamné à une peine excessive, au vu des éléments à prendre en considération dans le cadre de l'art. 63 CP. 3.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 123 IV 49 consid. 2a p. 51 et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été exposés de manière détaillée dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a, auxquels on peut donc se référer. 3.2 L'infraction de blanchissage d'argent ayant été retenue à juste titre (cf. supra, consid. 2), c'est en vain que le recourant fait valoir que la peine doit être diminuée en raison de sa suppression. 3.3 La quantité de drogue, à l'instar du degré de pureté de celle-ci, n'a pas une importance prépondérante pour la fixation de la peine. En matière d'infraction à la LStup, comme en d'autres domaines, la peine doit être fixée en fonction de la gravité de la faute imputable à l'auteur. Le danger que représente la drogue sur laquelle a porté le trafic est certes l'un des éléments pertinents pour apprécier la gravité de la faute, mais doit être estimé conjointement avec les autres; il ne s'agit donc que d'un facteur parmi d'autres, qui ne revêt pas une importance prépondérante (ATF 121 IV 193 consid. 2b/aa p. 196; 118 IV 342 consid. 2c p. 348).