Citation: 6B_657/2016 E. 5

On peut, tout au plus, se demander si le recourant, en contestant le rejet de sa demande de récusation, n'invoquerait pas un vice formel entièrement séparé du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Le recourant affirme que le procureur serait " juge et partie contre [sa] plainte [...] à l'encontre de madame B.________ ". Comme cela ressort du recours cantonal, le recourant reproche au procureur d'avoir " donné son aval pour maintenir une comptabilité farfelue de charlatans, rédigée par Mme B.________ ". Autant qu'on comprenne le grief du recourant, le reproche de partialité du procureur se rapporterait ainsi exclusivement à des questions de preuves, soit au fond de la cause. Le recourant ne saurait, par ce détour, se voir reconnaître la qualité pour recourir. Pour le surplus, le recourant invoque, dans son recours, avoir été le témoin principal et unique dans une procédure pénale dirigée contre un tiers. Il allègue que ce dernier aurait été l'objet de violences lors de son arrestation, que l'opposition formée par l'intéressé à une ordonnance pénale n'aurait pas été traitée, qu'il aurait néanmoins été jugé par le Juge de police et que celui-ci aurait refusé d'administrer des preuves à cette occasion. Ces quelques éléments, qui font essentiellement état d'une intervention policière puis d'une procédure judiciaire ne fournissent aucun indice pertinent d'un des motifs de récusation prévus par l'art. 56 CPP qui puisse être rapporté au procureur qui s'est occupé des dénonciations du recourant. Ces vagues allégations ne suffisent, dès lors, pas non plus à fonder la qualité pour recourir sur l'invocation d'un vice formel entièrement séparé du fond.