Citation: 6B_760/2020 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a exposé que les dénégations du recourant concernant le fait qu'il se fût présenté comme un policier pour entrer dans la "fan zone" n'étaient pas crédibles, puisqu'elles avaient été contredites par deux agents de sécurité, F.________ et E.________. Or, on ne voyait pas pourquoi ces derniers auraient inventé une telle histoire. Après la découverte de cette manoeuvre, la police était intervenue. Les policiers B.________ et C.________ avaient demandé au recourant de présenter ses papiers d'identité. Selon le rapport de police dressé par la suite, le recourant avait immédiatement adopté une attitude oppositionnelle, en contestant le bien-fondé de l'intervention policière et en refusant de s'identifier. Compte tenu des refus répétés du recourant de se soumettre aux ordres des agents de police et au vu de la forte affluence sur la place, il avait été décidé d'acheminer l'intéressé jusqu'au poste de police de K.________. Le recourant s'était derechef montré oppositionnel, en refusant de suivre les policiers, lesquels avaient dû pratiquer deux clés de transport pour emmener celui-ci dans leurs locaux en toute sécurité. Une fois arrivé au poste de police, le recourant avait refusé d'obéir aux injonctions des policiers et n'avait pas voulu s'identifier. B.________ et C.________ avaient dû maintenir ce dernier contre le mur avec deux clés de contrôle au niveau des bras, afin qu'un troisième agent pût procéder à une fouille, laquelle avait permis de découvrir la carte d'identité du recourant. Le comportement oppositionnel de l'intéressé s'était donc trouvé à l'origine de la fouille forcée. Au vu des images de vidéosurveillance versées au dossier, qui confirmaient ce qui figurait dans le rapport de police, l'intervention policière apparaissait proportionnée. Le recourant avait encore, par la suite, refusé de se soumettre à un éthylotest. Selon l'autorité précédente, il n'existait donc aucun indice pointant une éventuelle infraction commise par les policiers. Les circonstances de l'intervention policière avaient été confirmées par deux agents de sécurité et les images de vidéosurveillance confirmaient pour partie les informations ressortant du rapport de police. Il n'existait aucune raison de mettre en doute les déclarations des policiers. Ceux-ci, de même que les agents de sécurité concernés, n'avaient aucun intérêt à l'issue de la procédure, contrairement au recourant. Leurs observations ne comportaient aucune incertitude ni contradiction concernant le déroulement des événements. Enfin, aucun fait ne pouvait être reproché aux commandants successifs de la police municipale de H.________ visés par la plainte du recourant.