Citation: 6B_1183/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi le raisonnement opérée par cette dernière serait manifestement insoutenable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il se borne à alléguer le caractère laconique du raisonnement suivi par la cour cantonale, alors que cette autorité s'est fondée sur plusieurs pièces du dossier pour conclure à l'absence de crédibilité du recourant, ou lorsqu'il soutient que les prix pratiqués ne seraient pas suffisants pour retenir la réalisation de l'infraction, alors même qu'il admet que ceux-ci correspondent aux tarifs du cannabis (cf. mémoire de recours, p. 15). Il en va de même lorsqu'il soutient que le message adressé à son comparse ne devrait se comprendre que comme une mise en garde générale, alors même que la cour cantonale n'a fait que fournir un exemple pour illustrer l'état de tension qui régnait entre les protagonistes démontrant le caractère illicite du trafic et que le recourant ne discute d'aucune manière l'analyse des 2365 messages avec ses acolytes sur lesquels la police avait pu déterminer les quantités de stupéfiants importées et distribuées en Suisse. L'argument du recourant selon lequel le lieu où il se trouvait lors de l'envoi du message litigieux serait sans importance est hors de propos puisque la cour cantonale s'est fondée sur la présence en Suisse de son comparse et non du recourant pour discréditer les déclarations de celui-ci. Il procède de manière tout aussi appellatoire lorsqu'il se fonde sur les déclarations de l'intimée, lesquelles attesteraient qu'il projetait de monter une entreprise de CBD, élément conforté par ses propres déclarations à ce sujet et par celles de H.________. Au demeurant, l'on peut relever à cet égard que la simple volonté exprimée de se lancer dans une telle entreprise ne prouve pas encore que celle-ci fût effective. Au contraire, il ressort de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la société, créée en 2017 par le recourant et ayant pour but le commerce de CBD, était demeurée inactive. En outre, le recourant ne discute pas des autres éléments probatoires mis en exergue par la cour cantonale comme les découvertes de différents types de stupéfiants, du matériel de coupage, de sachets minigrip et d'une comptabilité manuscrite, ensuite de la perquisition effectuée à son domicile. Mal fondés, les griefs doivent, partant, être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.