Citation: 2A.578/2005 03.02.2006 E. A

Ressortissante slovaque née le 28 décembre 1972, A.X.________ a épousé le 2 janvier 1991 B.X.________, un ressortissant macédonien dont elle avait eu une fille, Y.________, le 26 octobre 1989. En 1996, les époux X.________ se sont établis en Macédoine. Ses relations avec son mari, violent et toxicomane, s'étant constamment dégradées, A.X.________ a fui ce pays pour rejoindre clandestinement la Suisse au mois de mars 1999. Sa fille Y.________, retenue par sa famille (grands-parents paternels), ne l'a pas accompagnée et n'est finalement parvenue en Suisse qu'au mois de mai 2001. Le 5 juillet 2001, A.X.________, qui avait été interpellée en situation irrégulière par la Police de la commune de L.________, a déclaré être arrivée en Suisse en mai 2001 avec sa fille. Le 3 décembre 2001, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a refusé d'accorder une autorisation de séjour à A.X.________ ainsi qu'à sa fille Y.________ et imparti aux intéressées un délai échéant le 14 décembre 2001 pour quitter le territoire vaudois. Le 4 janvier 2002, A.X.________ a sollicité l'octroi d'un "permis humanitaire" que le Service cantonal a refusé par décision du 5 avril 2002, en ordonnant aux intéressées de quitter immédiatement le territoire vaudois. Toutefois, par arrêt du 12 décembre 2002, le Tribunal administratif du canton de Vaud a admis le recours de A.X.________ et de sa fille Y.________ contre la décision du Service cantonal du 5 avril 2002 et annulé cette décision. Le dossier a été adressé à l'Office fédéral des étrangers, actuellement l'Office fédéral des migrations, qui, par décision du 23 avril 2004, a refusé d'excepter A.X.________ et sa fille Y.________ des mesures de limitation.