Citation: 1C_255/2016 E. 1

B.b. Le 19 décembre 2012, A.________ a recouru contre cette décision auprès du Conseil d'Etat valaisan, concluant à son annulation, subsidiairement au prononcé d'un retrait de moins de onze mois. En raison de l'opposition déposée le 17 décembre 2012 par l'intéressé contre l'ordonnance pénale française, la procédure administrative suisse a été suspendue à sa requête, le 25 janvier 2013. Sur demande de l'organe d'instruction du Conseil d'Etat (ci-après : l'organe d'instruction), A.________ a déclaré, en date des 8 et 11 novembre 2013, qu'à sa connaissance, l'autorité française n'avait pas encore statué dans sa cause. Par courrier du 10 décembre 2013, le SCN a communiqué à l'organe d'instruction "les documents relatifs au jugement pénal prononcé par la Cour d'appel de Chambéry". Y figurait notamment une pièce intitulée "Communication d'une décision judiciaire [n° 150/2013] relative au permis de conduire", jugement prononcé par la Juridiction de proximité d'Annemasse lors de l'audience du 10 juin 2013; cet arrêt confirmait la condamnation de A.________. Ces pièces ont été transmises à l'intéressé en date du 14 février 2014. Dans le cadre de différents échanges avec l'organe d'instruction - postérieurs et antérieurs à la réception de ces documents -, A.________, par le biais de son mandataire, a soutenu qu'aucune décision ne lui avait été notifiée par la justice française (cf. ses courriers des 10, 17 février, 16 décembre 2014 et 12 janvier 2015); il a également affirmé à différentes reprises qu'il prendrait contact avec les autorités françaises et que l'organe d'instruction serait tenu au courant du suivi de ses démarches (cf. ses lettres des 10 et 17 février 2014). Par décision du 13 mai 2015, le Conseil d'Etat a rejeté le recours, considérant que, si le recourant n'avait pas reçu personnellement le jugement français sur opposition et qu'il n'en aurait eu connaissance qu'en février 2014, il lui appartenait alors, en vertu du principe de la bonne foi, de réagir sans délai, ce qu'il n'avait pas fait. Le Conseil d'Etat a ensuite confirmé que l'excès de vitesse commis constituait une infraction grave aux règles de la circulation entraînant un retrait du permis de conduire de onze mois.