Citation: 1C_316/2022 E. A

Le 16 décembre 2010, A.________, ressortissante marocaine, s'est mariée à Lausanne avec B.________, ressortissant suisse. Deux enfants sont issus de cette union en 2014 et 2016. Le 12 novembre 2016, A.________ a introduit une requête de naturalisation facilitée. En date du 1er avril 2017, cette dernière a déclaré vivre à la même adresse que son époux, sous la forme d'une communauté conjugale effective et stable et qu'elle n'avait aucune intention de se séparer ou de divorcer. Par décision du 13 avril 2017 du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), l'intéressée a été mise au bénéfice de la naturalisation facilitée. Les 23 octobre et 12 décembre 2018, B.________, respectivement A.________ ont chacun déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Une audience s'est tenue le 21 janvier 2019, durant laquelle les époux ont ratifié une convention partielle dans laquelle ils ont convenu avoir vécu séparément depuis août 2018.