Citation: 7B_376/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a rappelé que le recourant souffrait d'un trouble délirant de la personnalité (CIM-10: F22.0) qui avait été diagnostiqué dans le cadre de l'expertise réalisée en octobre 2020. À cette occasion, les experts avaient évalué le risque de récidive comme étant faible à moyen, tout en précisant néanmoins que ce risque était dynamique et qu'il dépendait du milieu dans lequel le recourant évoluerait et de la façon dont son trouble psychique se développerait. Les experts avaient ainsi expressément souligné qu'en cas de libération conditionnelle, le risque de récidive serait alors plus important puisque l'intéressé ne bénéficierait d'aucun soin psychiatrique ni d'aucun encadrement. Cela étant, la cour cantonale a estimé, en référence aux préavis négatifs émis par l'ensemble des intervenants et autorités appelés à s'exprimer sur la question, que les éléments à prendre en considération pour émettre un pronostic quant au risque de récidive étaient restés pour l'essentiel identiques depuis le dernier examen effectué en juillet 2022. Or, dans ce cadre, il avait déjà été exclu de tenir pour hautement vraisemblable le fait que le recourant se comporterait correctement en liberté (cf., pour le détail du raisonnement adopté à cette occasion, arrêt 6B_901/2022 du 22 novembre 2022 consid. 4.3). En particulier, bien qu'il bénéficiait d'un suivi psychothérapeutique à un rythme bimensuel dont l'alliance thérapeutique était jugée bonne, le recourant considérait toujours qu'il avait été condamné à tort et qu'il ne présentait pas de dangerosité, s'opposant au diagnostic posé par les experts, qu'il trouvait inadapté à son histoire de vie, et refusant toute médication psychotrope. Aussi, si la Direction des EPO avait certes relevé que le recourant réalisait de bonnes prestations en détention, restant poli et respectueux, elle avait souligné que son comportement n'était pas pour autant exempt de tout reproche. En dépit du fait qu'il n'avait pas été l'objet de sanctions disciplinaires depuis plusieurs mois, il persistait ainsi à refuser de verser les indemnités auxquelles il avait été condamné et de rembourser les frais de justice (cf. arrêt attaqué, p. 8 s.).