Citation: 6B_716/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir rapporté qu'une sélection des déclarations de l'expert entendu le 11 janvier 2022 et d'avoir omis de prendre en considération les réserves et nuances formulées par celui-ci. Il en irait ainsi du fait que l'expert a déclaré que le trouble dont le recourant souffrait était difficile à prendre en charge et que, quand la prise en charge débutait plus tard, le pronostic apparaissait réservé, du fait qu'il a déclaré qu'en l'espace de six mois l'on ne pouvait s'attendre à un bouleversement vu la gravité du trouble et la durée d'évolution du trouble sans prise en charge et du fait qu'il n'était dès lors pas étonné de ne pas avoir constaté en l'état un changement sur la personnalité du recourant. Il en irait également ainsi du fait qu'il était difficile de répondre à la question de savoir si le suivi psychologique entamé au mois de mai 2021 avec la psychologue G.________ pourrait entraîner une évolution favorable du trouble du recourant en dépit du fait qu'il avait débuté sur une base utilitaire, et du fait que l'expert a déclaré que petit à petit, il pourrait y avoir un début de prise de conscience, mais qu'en l'état une telle hypothèse avait de faibles chances de réalisation. Or, la cour cantonale n'a pas omis ces éléments (cf. arrêt attaqué, consid. B. m.a; supra consid. C.j). Les éléments invoqués par le recourant ressortent bel et bien du jugement attaqué, lequel doit être appréhendé dans son entier. En effet, le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêts 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 5.3.1; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3; 6B_687/2020 du 21 janvier 2021 consid. 5.4). Le grief du recourant doit dès lors être rejeté sous cet angle, la cour cantonale n'ayant pas arbitrairement omis les faits invoqués.