Citation: I 42/05 27.04.2006 E. A

A.a V.________, né le 2 mai 1955, a travaillé en qualité de manoeuvre du 1er janvier 1990 au 31 août 1994 au service de l'entreprise R.________ SA. Dès le 8 septembre 1994, il a oeuvré comme manoeuvre dans le bâtiment pour le compte de la société de travail temporaire E.________. A partir du 4 novembre 1994, il a été en arrêt de maladie. Son employeur a résilié les rapports de travail pour le 31 janvier 1995. Le 18 janvier 1995, V.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport médical du 13 février 1995, le docteur B.________, spécialiste FMH en médecine générale à Delémont et médecin traitant de l'assuré, a diagnostiqué une hernie discale L5/S1. Il indiquait qu'un syndrome radiculaire avait fait l'objet d'un traitement conservateur en 1988, qu'une récidive était survenue depuis novembre 1994 et qu'une opération était prévue prochainement. Dans un rapport du 30 mai 1995, le docteur D.________, médecin de la Clinique de neurochirurgie de l'Hôpital X.________, a posé le diagnostic de status après opération d'une hernie discale L5/S1 à gauche, intervenue le 14 février 1995. Il recommandait une reconversion professionnelle dans une activité légère. Du 15 février 1995 au 27 novembre 1997, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura a octroyé à V.________ des mesures de réadaptation professionnelle. Ainsi, entre le 21 août 1995 et le 2 juin 1996, celui-ci a effectué un stage d'observation professionnelle auprès de l'entreprise de mécanique W.________ SA. Le 16 juillet 1996, l'assuré a subi une nouvelle opération pour une récidive de la hernie discale L5/S1 gauche. Dès le 24 janvier 1997, il a commencé un nouveau stage d'observation professionnelle auprès de S.________, avec un taux d'activité de 50 %. Ce stage a été poursuivi jusqu'au 28 septembre 1997, en augmentant progressivement le temps de travail jusqu'à 100 %. Jusqu'au 27 novembre 1997, V.________ a bénéficié d'indemnités journalières versées par l'assurance-invalidité durant la recherche d'un emploi. A.b Le 28 novembre 1997, V.________ s'est inscrit à l'assurance-chômage. Il a bénéficié d'indemnités de chômage. Le 10 mai 1999, V.________ a présenté une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'octroi de mesures médicales de réadaptation. L'office AI a demandé des renseignements au docteur B.________. Dans un rapport médical du 14 juin 1999, ce praticien a indiqué que le patient l'avait consulté à nouveau en janvier 1999 pour une récidive de douleurs lombaires, qui s'étaient améliorées sous traitement anti-inflammatoire et avec du repos. Actuellement, celui-ci était apte à travailler dans une profession adaptée à son problème de dos. Dans un projet de décision du 3 août 1999, l'office AI a avisé l'assuré qu'il n'avait pas droit à des mesures médicales de l'assurance-invalidité, au motif que l'affection dont il était atteint ne l'empêchait pas de travailler normalement et qu'elle ne nécessitait aucun traitement médical. Par décision du 26 août 1999, il a rejeté la demande du 10 mai 1999. V.________ a contesté cette décision, en informant l'office AI que sa demande du 10 mai 1999 tendait en réalité au versement d'une rente. Dans un nouveau projet de décision du 11 janvier 2000, l'office AI a constaté que l'état de santé de l'assuré ne l'empêchait pas d'exercer normalement l'activité lucrative dans laquelle il avait été réadapté en 1997, de sorte que V.________ ne subissait aucune perte de gain et que sa demande devait ainsi être rejetée. Par lettre du 20 janvier 2000, l'assuré a contesté ce nouveau projet de décision. Produisant une attestation médicale du docteur B.________ du 11 janvier 2000, il informait l'office AI qu'il présentait une incapacité totale de travail depuis le 20 octobre 1999. Dans un rapport intermédiaire, le docteur B.________ a fait état d'une aggravation des douleurs lombaires et de l'apparition de cervicalgies consécutives à une arthrose cervicale. Il était de l'avis qu'une expertise médicale était indispensable. Sur requête du docteur M.________, médecin de l'office AI du canton du Jura, le docteur U.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie, a effectué une expertise rhumatologique. Dans un rapport du 10 avril 2000, ce praticien a posé les diagnostics de lombosciatalgie S1 gauche persistante après deux cures de hernie discale en 1995 et 1996 et de « comportement-maladie » pathologique chez un assuré étranger présentant des signes de maladaptation psycho-sociale. A la question de savoir si l'on pouvait raisonnablement attendre de l'assuré qu'il reprenne une activité lucrative adaptée, l'expert a répondu par l'affirmative, dans une profession légère et non qualifiée, ne requérant pas le port de charges supérieures à 15 kilos. Ainsi, dans tout type de travail identique à celui accompli auprès de S.________ en tant que manoeuvre non qualifié. Dans un nouveau projet de décision du 4 septembre 2000, l'office AI a avisé V.________ que sur la base des renseignements en sa possession, son état de santé ne l'empêchait pas d'exercer normalement l'activité lucrative dans laquelle il avait été réadapté en 1997 et qu'il n'y avait donc aucune perte de gain à retenir. Par décision du 25 septembre 2000, il a rejeté la demande du 10 mai 1999, au motif que l'assuré n'avait aucun droit à une rente d'invalidité. A.c Le 30 mai 2001, V.________ a présenté une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'allocation d'une rente. Par lettre du 6 juin 2001, l'office AI a invité l'assuré à fournir des faits nouveaux qui pourraient motiver une réinstruction de son droit à une rente. V.________ a produit un certificat médical du docteur B.________, du 20 juin 2001. Dans un avis du 2 juillet 2001, le docteur M.________, constatant que les diagnostics étaient toujours identiques, en a conclu qu'il n'y avait pas d'élément médical objectif nouveau. Par décision du 3 septembre 2001, confirmant un projet de décision du 10 août 2001, l'office AI a informé V.________ qu'aucun fait nouveau n'était intervenu depuis la décision de refus de rente du 25 septembre 2000 et que la nouvelle demande du 30 mai 2001 devait dès lors être rejetée.