Citation: 4A_326/2020 E. A

A.a. B.________ SA (ci-après: l'employeuse, la défenderesse ou l'intimée), dont le siège est à Berne, a notamment pour but social la gestion, la planification, la construction, l'acquisition et l'aliénation de ses biens immobiliers ou de ceux de tiers ainsi que toutes activités en lien avec l'immobilier. A.________ (ci-après: l'employé, le demandeur ou le recourant) a été engagé par l'employeuse à Genève à partir du 1er août 2000 en qualité de responsable mobile du nettoyage et de l'entretien puis, dès le 1er juillet 2003, comme responsable d'objet mobile. En juin 2009, l'employé a été victime d'une prise d'otage dans le cadre de l'exercice de sa profession, ce qui a provoqué chez lui un stress post-traumatique. À la suite d'une réorganisation de l'employeuse, le poste de l'employé a été supprimé et celui-ci est devenu concierge à compter du 1er mai 2011. A.b. En 2014, C.________ est devenu le nouveau supérieur hiérarchique de l'employé (ci-après: le supérieur hiérarchique). Le 10 septembre 2016, l'employé a signé un nouveau contrat de travail qui a remplacé, dès le 1er janvier 2017, les rapports de travail préexistants. Le sondage effectué anonymement auprès de l'équipe de conciergerie en 2016 a montré des résultats négatifs à très négatifs, l'évaluation du supérieur hiérarchique passant de 94 à 62 points. Le 21 mars 2017, l'employé a témoigné dans le contexte d'une enquête pour harcèlement sexuel dirigée contre son supérieur hiérarchique et il a relaté, en tant que témoin indirect, les propos grossiers que le supérieur hiérarchique aurait tenus à l'endroit d'une collaboratrice. À l'issue de cette enquête, le harcèlement dont le supérieur hiérarchique avait été accusé n'a pas été retenu. L'employé a par ailleurs été traité de " fainéant " par son supérieur hiérarchique. Celui-ci était agressif avec l'employé, lui a dit " tu fais chier ", a jeté des feuilles sur le bureau de l'employé en criant " tu verras, tu verras ", dénigrait les gens en présence des autres et critiquait leur travail devant tout le monde. Un témoin, alors employé de l'intimée, avait entendu le supérieur hiérarchique de l'employé répéter en boucle " il dort " au sujet de celui-ci et faire systématiquement des remarques de mauvais goût à ses subalternes. A.c. L'employeuse souhaitant réorganiser ses activités, l'employé a reçu, lors d'un entretien le 18 mai 2017, un courrier de congé-modification l'invitant à accepter de devenir agent de nettoyage dans le département Z.________, le contrat de travail étant alors modifié au 1er septembre 2017 et une indemnité unique de 10'058 fr. étant prévue afin de compenser la baisse salariale d'environ 6'700 fr. par an. À défaut d'acceptation, ledit courrier précisait qu'il valait résiliation du contrat de travail, les rapports de travail avec l'employé prenant alors fin le 31 août 2017. L'employé a, peu après, été en arrêt de travail. Par courrier du 2 juin 2017, l'employé s'est opposé au congé-modification, faisant valoir, d'une part, qu'il était rétrogradé de l'échelon salarial 3 à l'échelon 1 tandis qu'il était concierge diplômé et, d'autre part, qu'il était le seul employé de son groupe auquel l'employeuse avait proposé un contrat à la baisse malgré ledit diplôme. Selon lui, cette baisse de salaire avait pour seule intention de lui nuire et il pensait subir les conséquences de son témoignage dans le contexte de l'enquête susnommée. Selon l'attestation médicale du Dr D.________ du 1er février 2018, l'employé craignait des représailles depuis son témoignage dans ladite enquête. Il constatait une dégradation des relations de travail et une accumulation de propos dévalorisants et dégradants. Il aurait été menacé, sans raison, d'un déclassement salarial et son supérieur hiérarchique lui demanderait d'utiliser des produits chimiques toxiques interdits et de grimper sur une échelle sans protection adaptée. Cette situation l'a conduit à un état d'angoisse permanent. Le 28 février 2018, les rapports de travail entre les parties ont pris fin.