Citation: 2C_254/2019 E. 5.3

5.3. Sur le plan international, comme le Tribunal fédéral l'a déjà expliqué en relation avec la taxation de l'année 2011 (cf. arrêt 2C_436/2016 du 21 décembre 2016 consid. 6), ce sont les règles générales de l'art. 17 CDI CH-FR qui s'appliquent aux travailleurs frontaliers ayant, à l'instar du recourant, une activité lucrative dans le canton de Genève (cf. arrêt 2C_436/2016 du 21 décembre 2016 consid. 6.1). Ainsi, comme l'a jugé la Cour de justice, dans la mesure où, contrairement à l'avis du recourant qui estime à tort que le critère des 183 jours énoncé dans la première condition de l'art. 17 par. 2 CDI CH-FR se réfère au domicile ou au centre des intérêts vitaux, celui-ci a exclusivement trait au nombre de jours de présence physique sur le sol de l'Etat d'activité (cf. arrêt 2C_436/2016 du 21 décembre 2016 consid. 6.5 et les références) et qu'il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant s'est rendu tous les jours de l'année 2012 à Genève pour y travailler (à l'exception de 25 jours de vacances), le critère de l'art. 17 par. 2 let. a CDI CH-FR fait défaut. Par conséquent, le droit conventionnel permet également l'imposition par la Suisse du revenu perçu dans ce pays par le recourant durant l'année 2012.