Citation: 7B.56/2006 17.05.2006 E. B

B.a Le 12 octobre 1998, la Banque X.________ a requis sur la base de cette cédule une poursuite en réalisation de gage immobilier à l'encontre de Y.________ SA pour un montant de 6'500'000 fr. avec intérêts à 10% l'an dès le 6 juillet 1998. La poursuivie a fait opposition au commandement de payer qui lui a été notifié par l'Office des poursuites et faillites de l'arrondissement de Nyon-Rolle. La mainlevée provisoire a été accordée tant pour la créance que pour le droit de gage à concurrence de 6'500'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 7 juillet 1998. B.b Le 12 octobre 1998, la Banque X.________ a aussi requis la gérance légale de l'immeuble. Par avis du 19 octobre 1998, l'office a avisé Y.________ SA qu'il encaisserait désormais les loyers; celle-ci s'étant opposée à cette mesure pour le motif que le loyer payé par B.________ lui était versé en compensation d'une créance dont ce dernier était titulaire à son égard, l'office a imparti à la poursuivante un délai de 10 jours pour ouvrir action. B.c Le 25 novembre 1998, la Banque X.________ a déposé une action en reconnaissance du droit de gage devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois. De son côté, Y.________ SA a ouvert action en libération de dette devant la même juridiction le 29 juin 1999. L'office a maintenu la gérance légale et chargé C.________ SA de l'encaissement des loyers; par avis du 30 novembre 1998, il a invité B.________ à s'acquitter des loyers en mains de la régie. Invoquant la compensation, le prénommé s'y est refusé. B.d Par jugement du 29 septembre 2004, après jonction des causes, la Cour civile a rejeté l'action en libération de dette et accueilli l'action en reconnaissance du droit de gage en ce sens que ce droit comprend dès le 19 octobre 1998 les loyers dus par les locataires.