Citation: 5A_972/2021 E. 7.3

7.3. Ce faisant, la recourante ne fait nullement apparaître, par une argumentation topique, en quoi l'autorité précédente aurait méconnu le droit lors de l'appréciation des chances de succès de la cause, étant précisé que le juge cantonal dispose d'un large pouvoir d'appréciation lors de l'examen de celles-ci et que le Tribunal fédéral ne revoit sa décision qu'avec retenue. Lorsqu'il est saisi d'un recours contre une décision refusant l'octroi de l'assistance judiciaire pour défaut de chances de succès, le Tribunal fédéral n'a pas à se substituer au juge cantonal pour décider si la requête d'assistance judiciaire doit être admise ou non: il doit uniquement vérifier que le juge cantonal ne s'est pas écarté des principes juridiques reconnus en la matière, qu'il n'a pas tenu compte de circonstances qui ne jouent pas de rôle pour le pronostic dans le cas particulier ou inversement qu'il n'a pas méconnu des circonstances pertinentes dont il aurait dû tenir compte (arrêts 4A_520/2022 du 6 janvier 2023 consid. 5; 5A_647/2021 du 19 novembre 2021 consid. 5.1; 4A_383/2019 du 30 mars 2020 consid. 3 et les références). Or, la recourante se contente de substituer sa propre appréciation des chances de succès à celle de l'autorité précédente, sans aucunement démontrer que celle-ci aurait abusé de son large pouvoir d'appréciation ou omis de tenir compte de certains éléments pertinents lorsqu'elle a jugé que la cause apparaissait dénuée de chances de succès. Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 42 al. 2 LTF), le grief est infondé.