Citation: 1C_443/2009 05.01.2010 E. 3

Le recourant revient en détail sur les faits de la cause. Il évoque les difficultés rencontrées au cours de la procédure pénale en Slovénie, les circonstances de la transaction passée avec l'assureur RC et les démarches intentées par la suite avec l'aide de divers avocats. Le recourant méconnaît que le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF) et qu'il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit (art. 105 al. 2 LTF). Par ailleurs, les critiques du recourant doivent porter sur des faits pertinents pour l'application du droit (art. 97 al. 1 LTF). Cette condition n'est pas remplie, dès lors que le recours ne contient pas la moindre argumentation de droit. 3.1 La cour cantonale a considéré que les diverses démarches entreprises par le recourant ne présentaient pas de chances de succès suffisantes, et que le recourant aurait dû demander une garantie au Centre LAVI avant d'engager les frais dont il demandait le remboursement. Cette appréciation juridique ne prête pas le flanc à la critique. En effet, les démarches du recourant en Slovénie tendaient à obtenir une indemnisation plus complète de la part de l'auteur de l'infraction, respectivement son assureur RC. Selon la jurisprudence, l'aide à plus long terme, au sens de l'art. 3 al. 4 aLAVI, suppose un examen de la situation personnelle de la victime, ainsi que de ses prétentions; le centre de consultation est habilité à refuser la prise en charge requise (notamment des frais d'avocat) lorsqu'il apparaît évident que les démarches entreprises le seraient en pure perte (ATF 121 II 209 consid. 3b p. 213). Force est de reconnaître qu'après avoir passé une transaction pour solde de tout compte, le recourant n'avait guère de chance d'obtenir auprès des instances slovènes ou suisses une indemnisation supplémentaire. Il importe peu, à cet égard, que la mère du recourant ait mal interprété les termes de cet accord, pensant qu'il ne s'agissait que d'un acompte. Au moment où le recourant a formé sa demande de remboursement de frais, ses prétentions civiles avaient déjà été rejetées par un tribunal en Slovénie. Dans ces circonstances, le refus d'octroyer au recourant une aide sous forme d'une participation à ses frais, ne viole pas le droit fédéral.