Citation: 9C_297/2022 E. 5.1

5.1. A propos de la prémisse de la présomption, la juridiction cantonale a déduit principalement des déclarations faites en audiences d'enquête par E.________, le fils de l'appelée en cause, F.________, la psychologue de cette dernière, G.________, une amie de C.________, et H.________, une amie de la mère de l'appelée en cause, que C.________ et D.________ avaient entretenu une relation de couple, même si leur relation était atypique, dès lors qu'ils n'avaient jamais vécu sous le même toit. Elle a ensuite considéré que cette relation revêtait toutes les qualités d'une communauté de vie telle que visée par la jurisprudence, en particulier sur les plans économique et affectif, depuis l'année 2004. Elle a relevé que l'assuré avait cosigné le bail de l'appelée en cause, qu'il lui avait transféré le montant total de 92'060 fr. entre 2007 et le mois ayant précédé son décès et qu'il l'avait invitée pour des vacances à Paris et au Kenya. Elle a en outre déduit des témoignages évoqués que le couple était amoureux, qu'il avait une vie affective et que leur relation était exclusive. Elle a par ailleurs exclu l'éventualité de la rupture, évoquée par la recourante, I.________ (sa fille), ainsi que J.________ (sa petite-fille), en raison d'incohérences dans leurs propos et de plusieurs éléments plaidant en faveur de la poursuite de la relation, y compris pendant les cinq années précédant le décès. De même, elle a écarté leurs déclarations, en tant qu'elles paraissaient expliquer l'assistance apportée à C.________ plus par un sentiment de pitié que d'amour ou mettre en doute la stabilité et le caractère exclusif de la relation, au motif que les éléments du dossier (particulièrement les déclarations de K.________ et de L.________, collègues et amis du défunt) démontraient le contraire et empêchaient ainsi le renversement de la présomption.