Citation: 4P.42/2001 15.05.2001 E. 2

2.- a) Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst. et une application arbitraire de l'art. 146 de la loi genevoise de procédure civile, la recourante soutient que la cour cantonale a violé son droit à une décision motivée. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. , notamment le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que son destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 97 consid. 2b; 125 II 369 consid. 2c; 124 II 146 consid. 2a; 124 V 180 consid. 1a; 123 I 31 consid. 2c; 123 II 175 consid. 6c). Il y a également violation du droit d'être entendu si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et traiter les problèmes pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b; 124 II 146 consid. 2a; 122 IV 8 consid. 2c; 121 III 331 consid. 3b; 118 Ia 35 consid. 2e). Quant à l'art. 146 al. 1 let. d et e de la loi genevoise de procédure civile, il prévoit que les jugements contiennent les questions de fait et de droit posées par les juges, la décision sur chacune d'elles ainsi que les motifs. On ne voit cependant pas en quoi cette disposition de procédure cantonale offrirait une protection plus étendue que celle déjà déduite de l'art. 29 al. 2 Cst. Il faut ici rappeler que le respect du droit cantonal n'est examiné que sous l'angle de l'arbitraire, tandis que le respect des garanties minimales déduites de la Constitution fédérale est contrôlé librement (ATF 121 I 54 consid. 2a; 120 Ia 220 consid. 3a; 119 Ia 136 consid. 2c; 119 Ia 141 consid. 5b p. 149). Il suffit donc d'examiner le grief sous l'angle de l'art. 29 al. 2 Cst. b) La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir indiqué clairement quels étaient les faits qu'elle retenait. Ce premier grief est infondé. La cour cantonale a extrait de l'administration des preuves les éléments qui lui apparaissaient décisifs. Il en résulte une vision des faits qui n'est ni lacunaire ni contradictoire et permet de comprendre le raisonnement juridique qui suit. c) La recourante reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir élucidé différents points qu'elle juge pertinents pour dire si le mot "Movida" appartient ou non au domaine public. Savoir ce qui est pertinent ou non relève du droit matériel. La question doit donc être examinée, s'il y a lieu, dans le cadre du recours en réforme déposé parallèlement. Si le Tribunal fédéral, dans l'application du droit fédéral, ne trouve pas les éléments de fait qu'il juge indispensables, il applique l'art. 64 OJ. Dès lors que l'ensemble du problème peut être examiné dans le recours en réforme, il est exclu qu'il le soit également par la voie du recours de droit public, qui revêt un caractère subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ). Ce grief est donc irrecevable. d) La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné ses arguments relatifs à l'existence d'un dommage.