Citation: 4C.166/2004 16.09.2004 E. 5

5.1 D'après l'état de fait déterminant, il appert qu'à partir du 26 octobre 1995, D.________ s'est acquittée, sans restrictions ni réserves, des loyers dus par C.________. Cette manière de procéder n'a donné lieu à aucune contestation de la part de Y.________. Le représentant du bailleur en charge de la gestion de l'immeuble considérait du reste que C.________ et D.________ formaient une même entité. A cela s'ajoute que, le 15 décembre 1997, c'est D.________ qui a manifesté son intention de résilier les baux concernant C.________ pour le 31 mars 1998, ce qui a suscité une réaction des sociétés propriétaires, lesquelles ont relevé que le locataire des locaux était toujours C.________. Néanmoins, un rappel a été adressé le 6 mars 1998 à D.________ pour le paiement des loyers de janvier et février 1998 et d'un supplément de frais de chauffage relatif à l'année 1997. D.________ ne s'est aucunement élevée contre cette interpellation. Enfin, à la suite de la réclamation qui a été adressée le 2 avril 1998 par Y.________ tant à D.________ qu'à C.________ en raison de la façon dont les locaux avaient été restitués, D.________ a payé le 17 avril 1998, sans formuler la moindre réserve quant au rôle qu'elle jouait, un acompte de 8'539 fr. 50.