Citation: 1B_202/2007 29.11.2007 E. 3

Les recourants se plaignent d'un établissement inexact des faits au sens de l'art. 97 LTF. Dans ce grief, ils reprennent leurs critiques relatives à un défaut de motivation au sujet des lésés éventuels de cette affaire. Ces arguments se confondent avec les griefs relatifs au droit d'être entendu déjà examinés ci-dessus (cf. supra consid. 2), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Il convient en revanche d'examiner l'argument selon lequel la Chambre d'accusation aurait procédé à une constatation inexacte des faits en omettant de mentionner que les valeurs patrimoniales séquestrées appartenaient à B.________ et n'avaient aucun lien avec les infractions reprochées à son époux. 3.1 Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF. Cette disposition lui donne la faculté de rectifier ou compléter d'office l'état de fait de l'arrêt attaqué dans la mesure où des lacunes ou erreurs dans l'établissement de celui-ci lui apparaîtraient d'emblée comme manifestes. Quant au recourant, il ne peut critiquer la constatation de faits importants pour le jugement de la cause que si ceux-ci ont été constatés en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire arbitraire (cf. Message précité, FF 2001 p. 4135), ce qu'il lui appartient de démontrer par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF (arrêt 1C_64/2007 du 2 juillet 2007 consid. 5.1). L'existence de faits constatés de manière inexacte ou en violation du droit doit en outre être susceptible d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure (art. 97 al. 1 in fine LTF). Selon la jurisprudence, l'appréciation des preuves ou l'établissement des faits sont arbitraires (art. 9 Cst.; pour une définition de l'arbitraire cf. ATF 133 I 149 consid.3.1 p. 153) lorsque l'autorité n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, si elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41). 3.2 En l'occurrence, il n'apparaît pas d'emblée que des lacunes ou des erreurs manifestes aient été commises dans l'établissement de l'état de fait de l'arrêt attaqué et les recourants ne le démontrent aucunement. Ils se bornent à alléguer que les valeurs séquestrées étaient la propriété de B.________ et qu'elles provenaient d'une vente d'actions lui appartenant mais ils ne développent pas à cet égard une argumentation qui satisfasse aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Le simple renvoi - dans la partie "faits" de leur écriture - à un précédent recours formé en novembre 2003 devant la Chambre d'accusation ne saurait suffire à démontrer leurs allégués. Les recourants ne se réfèrent pas non plus à des documents figurant au dossier et desquels on pourrait déduire que l'autorité intimée aurait dû constater que la somme séquestrée provenait de la vente d'actions de B.________ et n'entrait pas dans le patrimoine de A.________ . Pour le surplus, il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'aller rechercher dans le dossier les éléments susceptibles d'étayer les allégations des recourants. Dans ces circonstances, dès lors que l'état de faits n'apparaît pas d'emblée manifestement lacunaire ou erroné et en l'absence d'une démonstration de la constatation arbitraire des faits, le Tribunal fédéral est lié par les faits établis par l'autorité précédente. On ne saurait dès lors considérer que B.________ est propriétaire des avoirs séquestrés et il convient de s'en tenir à la constatation de faits de l'arrêt attaqué selon laquelle le titulaire du compte séquestré est A.________ .