Citation: U 180/01 19.04.2002 E. 3

3.- a) Les premiers juges ont considéré, notamment sur la base du rapport du docteur S.________, que les troubles dont se plaint la recourante n'étaient plus, au-delà du 8 octobre 1997 en relation de causalité naturelle avec la chute du 15 septembre 1997. b) Dans son rapport du 30 avril 1999, le docteur S.________ a exclu que l'événement du 15 septembre 1997 ait pu avoir des suites après le premier examen pratiqué par le docteur P.________. En effet, le dossier médical ne contenait pas de signes objectifs d'un traumatisme aigu, l'intéressée avait recouvré sa pleine capacité de travail le 9 octobre 1997 et l'arthroscopie du 13 juillet 1998 avait confirmé l'existence d'un ménisque et de ligaments intacts, en dépit des suspicions contraires émises huit mois plus tôt. Cette intervention n'avait eu d'autre but que de traiter la luxation chronique patellaire. Les plaintes subséquentes ne pouvaient être que la conséquence de l'intervention sur la rotule dysplasique. L'assurée souffrait d'une malformation constitutionnelle et d'une instabilité de la rotule aux deux jambes. Tôt ou tard, un tel contexte entraînait des dommages à la capsule de l'articulation fémoro-patellaire. Dans le cas d'une luxation habituelle, l'expérience démontrait que la rotule se remettait immédiatement en place avec peu de symptômes cliniques subséquents. Basé sur une étude attentive du dossier, comprenant une anamnèse complète des faits médicaux déterminants, une discussion détaillée de la problématique médicale rencontrée par la recourante exempte de contradiction et des conclusions convaincantes, ce rapport remplit toutes les exigences requises pour se voir reconnaître pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et 353 sv. consid. 3b/ee et les références). c) Le dossier médical ne contient pas d'élément apte à mettre en doute la pertinence des déductions du médecin de la CNA. En particulier la conclusion du docteur Z.________ selon laquelle le statu quo sine était atteint à la date de l'arthroscopie ne tient pas compte du fait que cet acte chirurgical n'a révélé la présence d'aucune lésion, mais seulement d'affections dégénératives. Dans ce contexte, c'est en vain que la recourante allègue qu'elle ne présentait pas de problème de santé avant la chute du 15 septembre 1997, de sorte que ses plaintes actuelles seraient entièrement attribuables à cet événement. En effet, admettre cette thèse reviendrait à accorder au principe "post hoc ergo propter hoc" une valeur probante qu'il n'a pas, comme la Cour de céans a déjà eu l'occasion de le préciser (cf. ATF 119 V 341 ss consid. 2b/bb; RAMA 1999 no U 341 p. 408 sv consid. 3b). Par ailleurs, le moyen de la recourante selon lequel son état de santé actuel ne saurait être attribué à une dégénérescence, dès lors que, dans une telle hypothèse, le problème rencontré aurait dû se répercuter indifféremment sur ses deux jambes (affectées l'une et l'autre de malformation congénitale) ne lui est d'aucun secours, au regard des conclusions claires et bien étayées du docteur S.________. d) Cela étant, la disparition du rapport de causalité entre les affections physiques présentées par la recourante au-delà du 8 octobre 1997 et l'accident du 15 septembre précédent est ainsi établie, au degré de prépondérance requis.