Citation: 6S.464/2002 27.01.2003 E. C

Ce jugement retient en bref ce qui suit. Le samedi 29 septembre 2001, vers 19 h 55, après avoir consommé à midi du vin rouge avec son collègue, A.________ circulait, sous une forte pluie, au volant de sa voiture en direction d'Echallens. Peu après l'entrée de cette localité, son véhicule a dévié à gauche, a escaladé un îlot directionnel et a heurté de plein fouet une borne lumineuse qui a été arrachée et projetée sur le centre de la voie réservée aux usagers circulant en sens inverse. Malgré les dommages causés et le danger que représentait la borne pour les autres conducteurs, l'automobiliste a quitté les lieux sans aviser la police. Vers 21 h 25, A.________ a téléphoné à la gendarmerie, depuis Aigle, afin d'annoncer l'accident. Le sergent X.________, qui a reçu son appel, lui a demandé de se présenter sans délai avec son véhicule au centre de la Blécherette. Dans un premier temps, l'automobiliste a refusé catégoriquement de s'y rendre, puis a répondu qu'il allait venir, ce qu'il n'a pas fait. Il a faussement précisé qu'il était entre Yverdon et Echallens. Le sergent X.________ a relevé qu'au cours de cet entretien téléphonique, A.________ avait de la peine à s'exprimer et prenait un temps de réflexion avant de répondre aux questions qu'il lui posait, ce qui laissait planer un doute sur son état physique. Pendant que les patrouilles recherchaient le conducteur, le caporal Y.________ et le gendarme Z.________ se sont rendus à son domicile, où son épouse leur a déclaré ignorer où se trouvait son mari. A 22 h, à l'occasion d'un appel téléphonique d'A.________ à son épouse, le caporal Y.________ a pu s'entretenir avec lui et l'a invité à se rendre sur-le-champ au centre autoroutier d'Yverdon, ce qu'il a refusé catégoriquement, persistant à affirmer qu'il avait 24 heures pour se présenter avec son véhicule au poste de police puisqu'il avait annoncé l'accident. Selon le caporal Y.________, il est évident que si l'accusé avait daigné se présenter à la gendarmerie après le premier ou le deuxième contact téléphonique, son état physique aurait fait l'objet d'un contrôle, tout le moins à l'éthylomètre. Ce n'est que le dimanche 30 septembre 2001, vers 11 h, après avoir bu un café et un digestif, qu'A.________ s'est présenté au centre de la Blécherette.