Citation: 5P.286/2002 23.12.2002 E. 4

Invoquant le droit à l'égalité, la recourante estime insuffisant le montant retenu par la Cour de justice au titre de ses frais de logement, au motif que le loyer reconnu à l'époux pour son propre logement, soit l'ancien domicile conjugal, s'élève à 1'402 fr. Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recours de droit public doit contenir un exposé succinct des faits essentiels et l'indication résumée des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés par la décision attaquée, en précisant la portée de cette violation. Le Tribunal fédéral n'examine que les griefs invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Il n'entre pas en matière sur des moyens articulés de façon lacunaire ou lorsque le recourant se borne à une critique de nature appellatoire (ATF 125 I 492 consid. 1b et les arrêts cités; cf. aussi ATF 128 III 50 consid. 1c; 127 I 38 consid. 3c; 127 III 279 consid. 1c). En l'espèce, la recourante ne chiffre pas le montant qu'elle conteste, ni, au demeurant, celui qu'elle veut voir appliquer, de sorte qu'il n'est pas certain que ce grief soit recevable au regard des exigences de motivation exposées ci-dessus. La question peut cependant rester indécise, car le moyen est de toute façon mal fondé. Selon l'arrêt attaqué (p. 9), les frais de logement de l'épouse équivalent aux intérêts hypothécaires de 770 fr. ajoutés aux taxes foncières et d'habitation de 155 fr., soit au total à 925 fr. Cette somme est certes bien inférieure au loyer de l'époux, mais la recourante faillit à démontrer en quoi le droit à l'égalité imposerait au juge de concéder aux conjoints des frais de logement identiques, indépendamment de ceux réellement encourus.