Citation: 9C_395/2019 E. 5.2.2

5.2.2. A la suite de la juridiction de première instance, on constate que si l'expert C.________ a attesté la persistance d'une incapacité de travail de 50 % dès le 1er août 2014, il a, dans le même temps, fait état d'une nette amélioration des symptômes anxieux et dépressifs. En se limitant à affirmer qu"il n'existe aucune contradiction entre la persistance de plusieurs symptômes handicapants engendrant une incapacité de travail de 50 % et les éléments énumérés par le [docteur] C.________ en faveur d'un pronostic favorable pour une reprise d'activité à mi-temps", et à reprocher aux premiers juges de n'avoir pas tenu compte de "tous les symptômes handicapants et de toutes les limitations fonctionnelles mentionnées par le [docteur] C.________", l'assurée n'établit pas, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère manifestement inexact de l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale. Or les premiers juges ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont considéré l'atteinte à la santé psychique de l'assurée comme dépourvue d'effet invalidant au-delà du 31 juillet 2014. Ils ont en particulier constaté que si le docteur C.________ avait attesté la persistance de plusieurs symptômes handicapants, il avait simultanément mis en évidence que l'assurée disposait encore de nombreuses ressources. A cet égard, on observe que l'expert a notamment indiqué que la recourante parvenait à assumer ses responsabilités ménagères et familiales et à exercer une "activité exigeante" de chauffeur pour le transport d'enfants depuis août 2014, "à environ 30 % [...] avec un taux d'activité croissant". En outre, les limitations fonctionnelles en relation avec les troubles handicapants mentionnées par l'expert, à savoir une faible résistance au stress et des manifestations neurovégétatives dans ce contexte, ainsi que des troubles cognitifs concernant la concentration et la mémoire, semblent avoir été relativisées par le médecin lui-même; il a en effet notamment expliqué qu'il était "difficile de savoir si [l]es grandes difficultés [de l'assurée] au calcul simple [étaient] liées à son niveau d'instruction ou à la présence de troubles cognitifs persistants". Par ailleurs, les deux seuls éléments mentionnés par le docteur C.________ dans le sens d'un pronostic défavorable pour la reprise d'un emploi adapté à 50 % relèvent de facteurs extra-médicaux, puisqu'il s'agit d'un conflit de couple persistant et de problèmes de santé des parents de l'assurée.