Citation: 8D_5/2018 E. 5.4

5.4. ment son pouvoir d'examen à l'arbitraire. Comme cela ressort de son arrêt (consid. 3), elle déclare revoir librement le droit et, s'agissant des faits, limiter son pouvoir à la constatation manifestement inexacte de ceux-ci, conformément à l'art. 320 let. b CPC. Si la Chambre des recours se réfère à l'arbitraire, on doit comprendre que c'est en relation avec la constatation des faits et l'appréciation des preuves, autrement dit les cas d'arbitraire. Selon la jurisprudence en effet, l'expression "manifestement inexacte" signifie arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (arrêts 4D_30/2017 du 5 décembre 2017 consid. 2.2; 4D_13/2015 du 3 juin 2015 consid. 5; cf. aussi ATF 133 II 249 consid. 1.2.2, concernant les art. 97 et 105 LTF). Le pouvoir d'examen de la Chambre des recours était donc limité - de manière admissible - à l'arbitraire s'agissant des faits retenus par le premier juge. Dans une telle situation, le Tribunal fédéral examine librement la manière dont l'autorité cantonale de dernière instance a fait usage de sa cognition restreinte. Dans le cadre des griefs articulés par la partie recourante, il recherchera si c'est à tort que cette autorité a nié l'arbitraire dans l'appréciation opérée par le premier juge. En effet, il ne saurait y avoir une double limitation du pouvoir d'examen du Tribunal fédéral (interdiction de l'"arbitraire au carré"; arrêts 4D_30/2017 du 5 décembre 2017 consid.2.2; 4A_683/2010 du 22 novembre 2011 consid. 2.1; 4D_2/2008 du 28 mars 2008 consid. 2.2). Or, dans le cas particulier, la recourante se contente de prétendre, par des affirmations de nature appellatoire, que sa collocation était erronée, sans exposer en quoi la Chambre des recours aurait nié à tort l'arbitraire de l'appréciation effectuée par le juge de première instance.