Citation: 1C_561/2018 E. 2.3

2.3. Les recourants contestent que la surface minimale exigée par l'art. 4 al. 1 let. a LVLFO soit en l'occurrence atteinte. Leur critique porte cependant uniquement sur la portion médiane de leur parcelle et n'est pour ce motif pas pertinente. En effet, à ce stade, il s'agit de déterminer si le massif boisé, dans son ensemble, présente ou non une nature forestière, avant d'en fixer, ensuite, la limite, respectivement de déterminer si cette portion médiane doit y être englobée, ce que contestent les recourants. Il n'existe dès lors pas de motif de s'écarter des constatations cantonales établissant que le peuplement présente, dans sa globalité, une surface supérieure à 800 m 2, celui-ci s'étendant d'ailleurs bien au-delà des limites strictes de la parcelle, jusqu'à la route de Chamby. Il apparaît dès lors que, sous cet angle déjà, le massif revêt une nature forestière puisque, sauf circonstances particulières, cette qualité doit être reconnue lorsque les critères quantitatifs sont satisfaits (cf. arrêts 1C_559/2016 du 28 août 2017 consid. 5.1 et les arrêts cités; 1A.100/2002 du 10 octobre 2002 consid. 3.2.3).