Citation: 2C_685/2019 E. 5

Le recourant dénonce une violation de l'art. 50 LEI. Il reproche en substance au Tribunal cantonal de ne pas avoir tenu compte de sa bonne intégration, des violences conjugales subies et de la difficulté qu'il aurait à se réintégrer dans son pays d'origine. Le Tribunal cantonal a correctement rappelé les bases légales applicables et la jurisprudence relative à la détermination de la durée de trois ans de l'union conjugale (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.1.2 p. 347 les références). Il en a fait une application correcte, si bien qu'il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Il a en particulier rappelé que la période de trois ans de l'union conjugale commence à courir dès le début de la cohabitation effective des époux en Suisse, c'est-à-dire en l'occurrence le 19 novembre 2017, et s'achève au moment où ceux-ci cessent de faire ménage commun, en l'espèce le 21 août 2018. Les raisons ayant conduit le couple à mettre un terme à la vie commune ne sont pas pertinentes dans le calcul de la période de trois ans. Dans la mesure où la condition de la durée de l'union conjugale est cumulative avec celle de l'intégration pour pouvoir prétendre à la prolongation de l'autorisation de séjour sur la base de l'art. 50 al. 1 let. a LEI (cf. ATF 140 II 289 consid. 3.8 p. 298) et que la première condition n'est pas donnée dans la présente cause (durée d'union conjugale de moins d'un an), la référence du recourant à la jurisprudence concernant la seconde condition ne lui est d'aucun secours. L'autorité précédente a également valablement traité de la question des raisons personnelles majeures de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, motivation à laquelle il peut aussi être renvoyé (cf. art. 109 al. 2 LTF). Elle a retenu que le recourant n'avait invoqué aucun cas d'application de cette disposition devant elle et considéré à satisfaction de droit qu'une réintégration dans le pays d'origine n'était pas fortement compromise. Pour ce faire, elle a pris en compte le fait que le recourant, qui est en bonne santé, a passé la majorité de son existence au Cameroun où vivent ses huit enfants et son cercle d'amis et où il a exercé une activité lucrative avant de quitter ce pays. Elle a par ailleurs constaté que, s'il travaille actuellement en Suisse, le recourant ne s'y trouve que depuis peu de temps, a émargé à l'aide sociale et ne s'est pas créé d'attaches particulières. Les arguments du recourant quant à de prétendues violences conjugales ne sauraient être examinés dans la présente cause, reposant exclusivement sur des faits qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente (cf. consid. 4 ci-dessus). Le Tribunal cantonal a en effet souligné, de manière à lier le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que " le recourant n'invoque pas de raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 2 LEI ".