Citation: 8C_612/2021 E. 6.3

6.3. En l'espèce, l'implication du recourant dans des sous-locations d'appartements, pour des loyers exorbitants, à des ressortissants étrangers sans-papiers devant vivre dans des conditions insalubres et inhumaines atteint sans conteste un degré de gravité particulièrement lourd. Le recourant a ainsi contribué, à des fins économiques, à l'exploitation de personnes en position de faiblesse, ce qui révèle un manque de considération pour autrui de nature à saper la confiance du public dans les organes de l'État et la gestion des affaires publiques. Un tel comportement est incompatible avec les devoirs de fidélité et de dignité du fonctionnaire, même pour un chef de projet dans le secteur informatique, fonction qui n'est d'ailleurs pas tout à fait subalterne. A cela s'ajoute que les agissements du recourant lui ont valu un placement en détention provisoire de plus de quatre mois, qui a affecté le bon fonctionnement de l'administration, comme l'ont constaté les premiers juges (cf. consid. 4.2.1 supra). Aussi, quand bien même les faits à l'origine de la procédure pénale se sont déroulés en dehors du contexte professionnel, on ne voit pas que les juges cantonaux aient violé le droit fédéral en les prenant en considération pour examiner et confirmer l'existence d'un motif fondé de résiliation des rapports de service, étant rappelé que la violation du droit cantonal ne peut pas être invoquée en tant que telle devant le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 supra).