Citation: 2C_322/2024 E. 2.5

2.5. Concernant la tardiveté qui leur est reprochée par l'instance précédente (cf. supra consid. 1.4), les recourants se contentent de soutenir, d'une part, qu'ils avaient bel et bien transmis à l'Administration fédérale l'une des trois décisions du 25 mars 2021 avec leur première demande de réexamen et, d'autre part, qu'ils n'auraient pas pu produire les décisions du 27 mars 2022 dans le cadre de la procédure devant le Tribunal administratif relative à leur première demande réexamen car celle-ci portait sur une autre problématique. Ils précisent, dans leur mémoire de recours, que leur première demande de réexamen avait pour objet la perte d'utilité des informations pour l'analyse de leur situation fiscale, alors que la seconde demande de réexamen concernait l'utilisation des renseignements pour l'application du "Black Money Act". Ces arguments ne démontrent pas en quoi l'instance précédente aurait violé de manière manifeste l'art. 29 al. 1 et 2 Cst. et la jurisprudence susmentionnée (cf. supra consid. 2.3). Même si les recourants avaient transmis l'une des trois décisions du 25 mars 2021 à l'Administration fédérale avec leur première demande de réexamen, comme ils l'allèguent, ils ne prétendaient pas, dans cette première demande, que la décision en cause démontrerait l'existence de faits nouveaux consistant en l'application du "Black Money Act" en Inde. Pourtant, ils étaient déjà en possession des trois décisions du 25 mars 2021 et auraient dès lors pu formuler cet argument dans leur première demande. Or, ce n'est que dans le cadre de leur seconde demande de réexamen, le 10 juin 2022, soit plus d'un an après avoir reçu les décisions du 25 mars 2021, qu'ils ont soulevé l'existence d'éventuelles circonstances nouvelles liées à l'application du "Black Money Act" en Inde et produit devant l'Administration fédérale les trois décisions du 25 mars 2021 en cause. Il ressort également des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que les recourants n'ont pas transmis les décisions du 27 mars 2022 à l'Administration fédérale, alors qu'ils les avaient reçues depuis près de trois mois lorsqu'ils ont déposé leur seconde demande de réexamen le 10 juin 2022. Dans ce contexte, on ne discerne pas en quoi l'instance précédente aurait violé de manière importante les garanties de procédure de l'art. 29 Cst. en déclarant la seconde demande de réexamen des recourants du 10 juin 2022 irrecevable en raison de sa tardiveté. Partant, les exigences de recevabilité du recours en matière de droit public prévues aux art. 84a et 84 al. 2 LTF ne sont pas remplies.