Citation: 6B_623/2014 E. 1.3.1

1.3.1. En particulier, il considère que son intention de ne pas honorer les factures n'est pas établie. En bref, il soutient qu'il était erroné de retenir qu'il s'était présenté comme le représentant de C.________ SA et qu'il avait conservé les sommes de 37'000 fr. et 27'000 fr. pour ses besoins personnels, puisque l'intégralité du montant obtenu après le change des chèques WIR avait été affecté au paiement des ouvriers. La négociation des chèques WIR, qu'il n'avait pu effectuer que très en-dessous de leur valeur nominale, soit à hauteur de 50%, l'aurait également empêché d'honorer ses fournisseurs, de même que le fait qu'il avait été évincé du chantier par D.________ et E.________. La cour cantonale a retenu que le recourant avait commandé les travaux pour la seconde série de vitrines à F.________ SA et G.________ SA, en sachant qu'il n'avait pas ou plus les moyens pour honorer ses engagements. En effet, il avait admis avoir affecté le prix des travaux à ses besoins personnels, à d'autres chantiers et pour régler les factures de la première partie des travaux. Se fondant sur les témoignages de D.________ et de E.________, la cour cantonale a en outre considéré que toute collaboration avec le recourant était subordonnée à la condition préalable du paiement du montant dû de 27'941 fr. hors taxe à C.________ SA, ce qui lui était loisible de faire, puisque les 27'000 fr. reçus en cash pour la première série de vitrines auraient suffit pour s'acquitter de cette somme. Dans ce contexte, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur du fait qu'il n'aurait pu négocier les chèques WIR qu'à 50% de leur valeur nominale. Pour le surplus, le recourant se borne à présenter sa propre version des faits et à rediscuter la manière dont l'autorité cantonale a apprécié les preuves, sans démontrer en quoi cette appréciation serait manifestement insoutenable.