Citation: 2P.256/2005 10.03.2006 E. A

X.________, née en 1954, a été engagée en qualité d'infirmière spécialisée à la clinique d'ophtalmologie des Hôpitaux Universitaires de Genève (ci-après: HUG) dès le 4 décembre 1978. Au cours de l'année 1996, elle a informé sa hiérarchie qu'elle souffrait de dépendance à l'alcool. Un traitement a été mis en place par son employeur et, le 4 mars 1997, un bilan positif a pu être tiré quant à l'adhésion de X.________ au traitement entrepris. En novembre 1997, elle a connu une rechute qui a nécessité son hospitalisation. En mai 1998, à la suite d'une seconde rechute, des modalités de suivi ont été instaurées et X.________ a été avisée que cette prise en charge était la dernière chance que l'institution lui donnait pour résoudre son problème d'alcool. Par courrier du 29 janvier 2002, X.________ a été informée que le traitement était arrivé à terme avec succès et que son activité se poursuivait au sein du bloc opératoire de la clinique et de la policlinique d'ophtalmologie. Son attention était attirée sur le fait qu'aucun dysfonctionnement lié à un problème d'alcool ne serait toléré dans l'avenir. X.________ s'est trouvée en arrêt de travail depuis le 6 janvier 2003, pour cause d'accidents survenus les 4 et 16 janvier 2003. Depuis le 10 février 2003, elle a cessé de travailler pour cause de maladie. Le 24 mars 2003, A.________, responsable des ressources humaines aux HUG a soumis le cas au docteur B.________, médecin-conseil. Il était rappelé à ce médecin les antécédents de l'intéressée en matière d'alcoolisme, les nouvelles absences faisant craindre une rechute. Il était également relevé que X.________ avait produit des certificats émanant de deux médecins différents et les HUG désiraient savoir si elle bénéficiait d'un suivi médical adéquat. Par lettre du 10 avril 2003, B.________ a informé les HUG qu'il avait vu X.________ et pris contact avec le médecin traitant de celle-ci, que l'intéressée bénéficiait d'un suivi médical et que l'arrêt de travail serait probablement de longue durée. Il suggérait, si la reprise du travail était établie, de revoir X.________, qui n'était actuellement pas apte à reprendre une activité d'instrumentiste à l'Hôpital. Le 23 mai 2003, le Service de la rémunération des HUG a invité X.________ à lui faire parvenir une copie du certificat médical pour les mois d'avril et mai 2003. Le 11 juin 2003, A.________ a rappelé à l'intéressée qu'aucun certificat médical n'avait été produit depuis celui du 1er avril 2003, lequel établissait son incapacité de travail jusqu'au 18 avril 2003; elle relevait aussi que, depuis lors, l'employeur était resté sans nouvelles de son employée malgré diverses tentatives verbales et écrites de la joindre. Un délai au 15 juin 2003 était imparti à X.________ pour envoyer un certificat médical ou prendre contact par téléphone avec la direction des ressources humaines, à défaut de quoi son salaire serait bloqué dès la fin juin. Le 7 juillet 2003, C.________, responsable des infirmières de santé publique des HUG, a rencontré X.________ à son domicile. Le 8 juillet 2003, celle-ci a eu un entretien avec A.________, D.________, supérieure hiérarchique de l'intéressée, et C.________. Lors de cet entretien, X.________ a signé une lettre, datée du même jour, par laquelle elle faisait part de sa décision de résilier ses rapports de service avec les HUG pour le 31 août 2003. A.________ a, le 15 juillet 2005, pris acte de cette résiliation et informé l'intéressée que la date du 31 août 2003 était enregistrée comme terme aux rapports de service.