Citation: 6B_1202/2014 E. 3.5

3.5. En définitive, les développements du recourant ne démontrent pas que la cour cantonale aurait, à tort, ignoré un élément pertinent en sa faveur ou pris en considération une circonstance sans pertinence en sa défaveur. On peut, dès lors, se limiter à relever que la peine infligée au recourant, par 12 ans de privation de liberté, se situe dans la première moitié de l'échelle des sanctions entrant en considération (5 à 20 ans de privation de liberté; art. 40 et 111 CP). Contrairement à ce que soutient le recourant, sa précédente condamnation pour meurtre - même relativement ancienne - aurait dû l'amener à faire preuve d'une plus grande considération pour la vie d'autrui et à comprendre que ce bien juridique ne peut être sacrifié en réaction à de simples frustrations que tout un chacun peut être être amené à ressentir dans la vie de tous les jours. Ayant déjà fait l'expérience des conséquences funestes d'un tel comportement et après avoir purgé une peine de privation de liberté pour ce motif, on pouvait attendre de lui qu'il réfrène avec d'autant plus de rigueur ses propres pulsions. La prise en considération de cet élément ne constitue ainsi pas une double sanction de ce premier meurtre, mais permet d'apprécier avec plus de sévérité la répétition d'un comportement similaire, jugé en l'espèce. Aussi, la faute du recourant ne peut-elle plus être appréciée comme simplement moyenne en relation avec l'homicide. Compte tenu d'une culpabilité lourde voire très lourde (arrêt entrepris, consid. 3b p. 11), qui demeure à tout le moins moyenne à lourde en considérant une légère diminution de responsabilité (ATF 136 IV 55 consid. 5.5 et 5.6 p. 59 ss), la peine infligée au recourant n'apparaît pas particulièrement sévère. Elle l'est d'autant moins si l'on considère de surcroît le concours d'infractions (art. 49 al. 1 CP), en particulier avec le crime réprimé par l'art. 129 CP. Cela étant, rien ne suggère, en l'espèce, un abus ou un excès de son large pouvoir d'appréciation par la cour cantonale. Le grief est infondé.