Citation: 8C_525/2009 18.05.2010 E. 3.2

3.2.1 La procédure de sommation prévue à l'art. 21 al. 4 LPGA constitue un préalable incontournable à une réduction ou à une suppression des prestations. Elle est nécessaire même si l'assuré déclare d'emblée s'opposer à une mesure de réadaptation (cf. ATF 134 V 189 consid. 2.3 p. 194; 122 V 218; voir aussi à propos de l'ancien art. 33 al. 3 LAM, JÜRG MAESCHI, Kommentar zum Bundesgesetz über die Militärversicherung [MVG] vom 19. Juni 1992, Berne 2000, n. 33 ad art. 33, p. 279). 3.2.2 La juridiction cantonale a considéré que la Nationale n'avait pas satisfait à cette exigence formelle. Selon les premiers juges, ni sa lettre du 18 juillet 2005, ni celle du 12 septembre suivant ne constituent une mise en demeure conforme à l'art. 21 al. 4 LPGA. De son côté, la recourante soutient que son courrier du 21 (recte : 12) septembre 2005 constituait une mise en demeure non seulement en ce qui concerne le refus de l'assurée de se soumettre à l'expertise psychiatrique confiée au docteur S.________ mais également pour son opposition à un essai d'appareillage auditif adéquat. 3.2.3 La lettre en question du 12 septembre 2005 est la réponse de la Nationale à un courrier du 30 août 2005, par lequel l'assurée l'informait, d'une part, qu'elle avait un rendez-vous le 13 septembre suivant pour l'essai d'un appareillage acoustique dont elle lui communiquerait les résultats et, d'autre part, qu'elle refusait de se soumettre à l'expertise psychiatrique confiée au docteur S.________. Cela étant, si elle contient effectivement une sommation satisfaisant aux exigences de l'art. 21 al. 4 LPGA, la lettre du 12 septembre 2005 se rapporte toutefois exclusivement à l'opposition - rétractée par la suite - de l'intéressée à une expertise psychiatrique. Dès lors, cette mise en demeure ne concerne pas l'opposition à des essais d'appareillage auditif adéquat. Aussi, en l'absence d'une mise en demeure en bonne et due forme, la Nationale ne pouvait-elle pas, par sa décision sur opposition du 29 novembre 2007, « suspendre définitivement », à partir du 19 décembre 2005, le droit de l'assurée à l'indemnité journalière.