Citation: I 215/05 11.11.2005 E. A

S.________, né en 1985, présente une hypoacousie bilatérale dont l'origine est indéterminée. Cette surdité partielle a été décelée en 1999, mais se manifeste depuis 1991 environ. Le 20 janvier 2000, S.________ a déposé une demande de prestations tendant à l'octroi de mesures d'ordre professionnel et de formation scolaire spéciale, ainsi que de moyens auxiliaires auprès de l'Office AI pour le canton du Valais (ci-après : l'Office AI). Ce dernier lui a reconnu le droit à la remise de deux appareils acoustiques (communication du 11 octobre 2000). Par la suite, il a suivi l'évolution scolaire, professionnelle et médicale de l'assuré. Au terme de sa scolarité obligatoire, l'intéressé a intégré une classe de pré-apprentissage dès le mois de septembre 2000. Il y alternait cours et stages pratiques, afin de combler les lacunes accumulées pendant ses études et d'acquérir la maturité nécessaire à l'accomplissement d'une formation. Dès le 1er septembre 2001, il a été engagé par la Clinique X.________ en qualité d'apprenti cuisinier. Son comportement s'est toutefois dégradé progressivement et le contrat d'apprentissage a été résilié pour le 30 novembre 2003. Dans un rapport du 17 novembre 2003, l'Office AI a notamment relevé que S.________ avait un besoin permanent d'encadrement et que les relations avec son père s'étaient fortement péjorées, causant ainsi de grandes tensions familiales. L'employeur a pour sa part estimé qu'il serait mieux pour l'assuré de poursuivre sa formation dans un centre et d'envisager un soutien médical approprié. En tant que médecin traitant, la doctoresse F.________, spécialiste FMH en médecine générale, a diagnostiqué un trouble obsessionnel compulsif (F 42.8 CIM-10) présent depuis 1992 (rapport médical du 18 novembre 2003). Au vu de ces éléments, l'Office AI a envisagé le placement de l'intéressé, d'abord dans un Centre de l'Office romand d'intégration professionnelle pour handicapés (ORIPH), puis, vu le manque de place dans cette institution, dans un foyer pour jeunes travailleurs, à Y.________. En l'absence de convention tarifaire avec ce foyer, l'administration cantonale a transmis le dossier à l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) pour approbation de la proposition. Jugeant l'invalidité de S.________ douteuse, ce dernier a émis un préavis négatif, raison pour laquelle l'Office AI a confié un mandat d'expertise aux docteurs M.________ et G.________ (Service de consultation psychiatrique de la ville de W.________) et recueilli la garantie financière de la Commune de résidence de l'assuré quant à la prise en charge provisoire des frais de logement. Le principe même du placement ayant été accepté par le Service valaisan de la jeunesse, celui-ci a débuté le 5 janvier 2004. Cependant, malgré le rapport d'expertise psychiatrique du 4 mars suivant attestant la présence chez l'intéressé d'un trouble obsessionnel compulsif (F 42.1 CIM-10), l'OFAS a finalement estimé que les conditions pour une formation en atelier protégé n'étaient pas remplies. Par décision du 17 mai 2004, confirmée sur opposition le 14 octobre suivant, l'Office AI a refusé la prise en charge des frais de logement auprès du foyer pour jeunes travailleurs, considérant que les troubles constatés ne constituaient pas une atteinte à la santé justifiant le placement dans une institution. Une telle mesure avait été nécessitée avant tout par des facteurs étrangers à l'invalidité (manque de motivation pour son travail, problèmes familiaux).