Citation: 1C_552/2023 E. 6.3.2

6.3.2. Les recourantes font ensuite grief à la CDAP d'avoir appliqué l'ancienne LPNMS et non la LPrPNP qui prévoirait, selon elles, une protection renforcée du patrimoine arboré en protégeant tous les arbres. La cour cantonale a laissé indécise la question de l'application du nouveau ou de l'ancien droit, dès lors que le projet litigieux se révélait conforme tant à la LPNMS qu'à la LPrPNP. Cette appréciation est exempte de critique, puisque les dispositions du RPA étaient applicables dans les deux cas (cf. art. 71 al. 5 LPrPNP et 5 al. 1 let. b LPNMS), les recourantes ne prétendant pas qu'un inventaire des arbres remarquables aurait été adopté. La pièce sur laquelle elles se fondent à propos de "l'interprétation restrictive" que ferait la DGE de l'art. 71 al. 5 LPrPNP est par ailleurs irrecevable (art. 99 al. 1 LTF), en plus d'être irrelevante étant donné qu'elle émane d'une autorité administrative devant se conformer à la pratique de la CDAP. Cela étant, il n'était pas arbitraire pour la CDAP d'appliquer le RPA de la commune de V.________ et ainsi retenir que seuls les arbres d'un diamètre supérieur à 30 cm étaient protégés (cf. art. 3 RPA).