Citation: 1C_261/2021 E. 2.3

2.3. Les recourants contestent que l'abandon du projet soit dû à des éléments nouveaux dont la DGE ne pouvait manifestement pas tenir compte lorsqu'elle a statué; ces éléments étaient en outre connus, "en tout cas au début de la reprise de cause par la cour cantonale" et en particulier lorsque la DGE a, le 13 juillet 2020, déposé ses observations et le rapport D.________ SA. Dans ce contexte et face au refus de la cour cantonale d'ordonner une expertise judiciaire, ils n'auraient eu d'autre choix que de mandater un bureau spécialisé (E.________ SA) pour répondre aux déterminations de la DGE, singulièrement au rapport D.________ SA. A cet égard, les recourants soutiennent que ce dernier rapport ne répondrait pas aux questions posées et ne traiterait que de la crue moyenne (Q100) et "non pas également pour la fréquence problématique de charriage Q300". Cette expertise ne tiendrait en outre pas compte du bassin versant. La méthode de calcul employée ne correspondrait pas aux dernières recommandations de l'OFEV. A les comprendre, le rapport E.________ SA renverserait ainsi le rapport D.________ SA. Par ailleurs et selon eux, la publication de l'OFEV de 2012 "Assainissement du régime de charriage planification stratégique - un module de l'aide à l'exécution Renaturation des eaux" eût déjà permis de prendre conscience de la nécessité du respect des exigences qui ont entraîné le renvoi de la cause à la cour cantonale par le Tribunal fédéral. L'instance précédente aurait ainsi en définitive versé dans l'arbitraire en jugeant qu'il n'apparaissait pas d'emblée que le recours aurait été admis si le maître de l'ouvrage avait maintenu son projet.