Citation: 5A_192/2024 E. 7.2

7.2. En tant que le recourant oppose à la motivation des juges précédents que l'ensemble des versements bancaires intervenus en sa faveur de la part de sa famille étaient intitulés "LOAN", il ne démontre pas l'arbitraire puisque la Chambre civile a précisément retenu que, faute d'autres pièces en attestant, rien n'indiquait que ces "prêts" étaient effectivement sujets à remboursement. La pièce n° 120 dont il se prévaut également, à savoir un courrier électronique qu'il a lui-même adressé à sa soeur dans lequel il soutient que sa mère l'aurait sommé de commencer à rembourser les prêts consentis et où il déclare avoir conscience de l'ampleur de sa dette, n'est pas susceptible d'apporter un éclairage différent. En effet, là encore rien n'indique que sa famille ait effectivement sollicité le remboursement des montants versés durant la procédure et on ne sait au demeurant pas si sa mère faisait référence aux prêts consentis durant l'union des parties ou du temps de la séparation. La Chambre civile distingue pourtant clairement ces deux situations, retenant que le recourant avait démontré par pièces que les premiers étaient sujets à remboursement, ce qu'il n'avait pas été en mesure de faire pour les prêts lui ayant en partie permis de couvrir son entretien après la séparation. La cour cantonale a estimé que l'aide financière apportée au recourant par sa famille constituait un secours ponctuel en cas de nécessité qui ne pouvait être considéré comme des ressources fixes et régulières. De ce fait, elle a retenu que ces montants avaient couvert en partie l'entretien du recourant durant la période de séparation mais n'en a en revanche pas tenu compte pour le futur dans le calcul de la contribution due par l'intimée à l'entretien du recourant. Contrairement à ce que soutient ce dernier, on ne discerne aucune contradiction dans cette argumentation, un soutien ponctuel durant la période de séparation et dans l'attente d'une décision judiciaire étant parfaitement vraisemblable sans pour autant qu'on puisse attendre de sa famille qu'elle l'aide indéfiniment. Au surplus, l'allégation du recourant selon laquelle la Chambre civile "connaissait également les différents défauts de paiements de Madame B.A.________ des maigres sommes qu'elle consentait à consacrer à [son] entretien" ne permet pas d'infirmer le constat selon lequel l'intimée avait couvert certaines de ses charges depuis la séparation, à savoir ses primes d'assurance-maladie, ses frais médicaux non remboursés et ses frais de téléphone, constat qui suffit en soi à exclure le versement de l'intégralité de la contribution d'entretien avec un effet rétroactif au jour de la séparation des parties. En définitive, il suit de ce qui précède que le recourant ne parvient à mettre aucun arbitraire en évidence dans la motivation cantonale, de sorte que ses griefs à cet égard doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité. S'agissant du grief de violation du principe d'égalité entre époux (art. 8 al. 2 et 3 Cst.), qui est irrecevable comme tel, il sera à nouveau renvoyé à la motivation développée ci-avant (cf. supra consid. 5).