Citation: 4A_68/2024 E. B

B.a. Par requêtes déposées le 3 décembre 2019 devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, déclarées non conciliées, puis portées devant le Tribunal des baux et loyers de Genève le 3 février 2020, les locataires ont conclu à une réduction de loyer de 30 % dès le 17 septembre 2018 jusqu'à la fin des travaux, au remboursement du trop-perçu de loyer et à une baisse de loyer de 8,1 % en raison de la baisse du taux hypothécaire dès le 1er février 2020. Les bailleurs ont dénoncé l'instance à la Ville de Genève, laquelle a déclaré qu'elle interviendrait en faveur de ceux-ci sans autre condition. Par mémoire de réponse du 13 mai 2020, les bailleurs ont conclu, préalablement, à ce qu'il leur soit donné acte de ce qu'ils avaient dénoncé l'instance à la Ville de Genève, principalement au déboutement des locataires et subsidiairement à ce qu'il leur soit donné acte de ce que le loyer était réduit de 15 % dès le 17 septembre 2018 jusqu'à la fin des travaux. La Ville de Genève a conclu au déboutement des locataires de leurs conclusions. Par jugement du 26 septembre 2022, le Tribunal des baux et loyers de Genève a donné acte à la Ville de Genève de ce qu'elle avait accepté la dénonciation d'instance, dit que le jugement était opposable à celle-ci, réduit le loyer de l'appartement de 15 % du 17 septembre 2018 au 12 décembre 2019 et de 5 % du 13 décembre 2019 au 30 avril 2020, condamné les défendeurs à verser aux demandeurs le trop-perçu qui en résultait, à savoir 11'064 fr. 10 avec intérêts à 5 % dès le 15 février 2021, réduit le loyer de l'appartement de 8,1 % dès le 1er février 2020 et condamné les défendeurs à verser aux demandeurs le trop-perçu consécutif. B.b. Par arrêt du 18 décembre 2023, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel des défendeurs. Ses motifs seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt, dans la mesure utile à l'examen des griefs dont il est la cible.