Citation: 8C_142/2015 E. 8

A titre préalable, les premiers juges ont constaté une violation du droit d'être entendu de A.________ par le CSR en tant que cette autorité a rendu sa décision de restitution sans entendre l'intéressé, ni lui avoir donné l'occasion de se déterminer sur les constatations mises à jour par l'enquête. Ils ont toutefois renoncé à examiner si cette violation avait été guérie dans la suite de la procédure vu l'issue à donner au recours. Sur le fond, les premiers juges ont confirmé le montant de l'indu, le principe de la restitution, et le fait que le CSR était fondé à rechercher l'un ou l'autre des ex-concubins pour se voir rembourser cette somme. Cela étant, au vu des explications fournies dans l'acte de recours, ils ont retenu que A.________ était de bonne foi, sauf en ce qui concernait la prime de naissance de 1'550 fr. dont il avait admis avoir eu connaissance. A cet égard, ils ont considéré que l'affirmation, selon laquelle le CSR devait être au courant de ce versement puisqu'il s'agissait d'une prime versée à tous les nouveaux parents, ne suffisait pas à établir sa bonne foi et ne le dispensait pas de son devoir d'annoncer le montant reçu à l'autorité. En conséquence, les juges cantonaux ont entériné l'obligation de A.________ de restituer 1'550 fr., et renvoyé la cause au CSR pour examen de la condition de la situation difficile en relation avec le montant restant (2'680 fr.).