Citation: 6S.112/2003 21.08.2003 E. B

Statuant le 24 février 2003 sur appel du condamné, la Chambre pénale de la Cour de justice genevoise a confirmé ce jugement. Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit: B.a Le 1er mars 2001, à Genève, X.________ a été trouvé en possession de 3199,91 grammes de chanvre, qu'il avait acquis à Berne pour le prix de 3000 francs dans l'intention de les vendre à Bienne dans un magasin spécialisé. Entre la fin mars 2001 et la fin août 2001, il a en outre vendu, à Genève, 1,5 à 2 kg de chanvre par le biais de divers sites internet. Auparavant, X.________ avait été condamné, en 1993, à la peine de 2 mois d'emprisonnement avec sursis pendant 3 ans pour infraction à la LStup, avant d'être condamné à nouveau, le 22 novembre 1999, pour infraction grave à cette loi, à 6 mois d'emprisonnement avec sursis pendant 3 ans. Il a été relevé que cette dernière condamnation concernait plusieurs kilos de chanvre vendus dans le cadre d'un commerce à l'enseigne "Yoko 69" et que, lors de cette procédure, X.________ avait déclaré avoir cessé définitivement l'exploitation de ce magasin pour travailler désormais dans le commerce de ses parents. B.b La cour cantonale, devant laquelle seul le refus du sursis était contesté, a confirmé ce refus en considérant qu'un pronostic favorable ne pouvait être émis. A l'appui, elle a observé qu'après avoir été interpellé le 1er mars 2001 en possession de 3 kilos de chanvre destinés à la vente, l'appelant avait encore procédé, jusqu'en août 2001, à de nombreuses ventes par correspondance, portant sur au moins 1 ½ kilo de cette substance, ce qui démontrait que, nonobstant l'avertissement que constituait son interpellation du 1er mars 2001, il n'avait nullement pris conscience du caractère illicite de son comportement. A cela s'ajoutait une certaine durée de l'activité délictueuse, qui amplifiait la faute, et le fait que l'appelant avait récidivé dans le délai d'épreuve d'une condamnation antérieure sanctionnant des faits similaires. Quant aux assurances de l'appelant de renoncer désormais à toute activité délictueuse, force était de constater que celui-ci avait tenu le même langage lors de sa dernière condamnation et n'avait pas moins repris une activité illicite dans le délai d'épreuve.