Citation: 6B_177/2024 E. 3.8.1

3.8.1. La cour cantonale a retenu que les investigations médicales montraient que l'intimée 1 avait subi des fractures du crâne, une fracture étendue de l'orbite droite et une autre ouverte de l'os du nez. Les médecins légistes de l'Université de Berne avaient estimé que la forme des coupures sur le visage en demi-cercle évoquait un coup porté avec un objet arrondi ou une chute sur quelque chose qui aurait comporté un angle ou une arête arrondie. Il était aussi concevable que la tête de l'intimée 1 ait été précipitée contre une telle surface par un tiers. En revanche un seul coup de poing semblait improbable, à moins que le coup ait été porté en utilisant un coup-de-poing américain. En tout cas, il était incontestable que les nombreuses fractures du crâne suggéraient un choc d'une violence considérable. Selon la cour cantonale, les descriptions des blessures de l'intimée 1 étaient d'une gravité rarement atteinte dans des affaires de violences domestiques et ne faisaient pas immédiatement songer aux effets d'une chute accidentelle, mais plutôt à une origine hétéroagressive. La description donnée par le recourant de la chute accidentelle de l'intimée 1 ne pouvait être écartée en se fondant sur le seul rapport de l'expertise médico-légal de l'Université de Berne, dont les conclusions n'excluaient pas que les lésions de l'intimée 1 avaient pu survenir des suites d'un seul impact après un accident.