Citation: 6B_1134/2016 E. 1.4.4

1.4.4. Contrairement à ce qu'indique le recourant, sa bonne collaboration a été prise en compte au stade de la fixation de la peine privative de liberté de six ans et neuf mois qui lui a été infligée par arrêt du 14 janvier 2014 (cf. arrêt du 14 janvier 2014 chiffre 3/3.2 p. 32). Savoir dans quelle mesure elle l'a été n'est pas l'objet de la présente procédure, puisqu'il s'agit ici d'examiner si l'autorité précédente en a tenu compte dans le cadre de l'examen des conditions de sa libération conditionnelle. Sur ce point, force est de répondre à cette question par l'affirmative. L'autorité précédente a néanmoins relativisé cette circonstance en reprenant les constatations ressortant de l'arrêt précité, selon lesquelles le recourant avait fortement minimisé la gravité de certains faits le concernant, ce qui dénotait une prise de conscience encore imparfaite du caractère hautement répréhensible de ses actes. Elle en a déduit que le travail d'introspection n'apparaissait pas achevé à ce jour. Le recourant ne discute d'aucune manière ces derniers éléments, se contentant, dans une démarche appellatoire, partant irrecevable, d'opposer sa propre appréciation de la situation à celle de l'autorité précédente. Il en va en particulier ainsi lorsqu'il affirme que sa prise de conscience réelle résulterait de sa collaboration « exceptionnelle », du fait qu'il verse la somme de 10 fr. par mois en réparation du tort moral subi par les victimes et qu'il s'est engagé à leur remettre la moitié de l'indemnité qu'il compte percevoir en relation avec ses conditions de détention illicites. Ces éléments ne sont pas propres à rendre insoutenable l'appréciation de la cour cantonale relative à sa prise de conscience. Pour le surplus, le discours du recourant devant l'autorité précédente, selon lequel il estimait « gênantes et même impardonnables » les infractions qu'il avait commises en dernier lieu, ajoutant toutefois qu'« avec le temps, tout peut être pardonné. Nous sommes des êtres humains capables de changer » ne reflète pas une volonté claire de s'amender. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en relativisant sa prise de conscience, partant son amendement. Le grief doit en conséquence être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.