Citation: 1C_372/2021 E. 2.4

2.4. Les recourants réclamaient ensuite une expertise de l'Office du patrimoine et des sites (OPS). Une telle mesure était selon eux justifiée non seulement au regard de l'ampleur du projet, mais aussi du fait que la fiche IVS GE 359 de l'inventaire des voies de communication, mentionne des habitations dans cette zone, remontant aux années 1500. La NIE elle-même prévoyait la nécessité d'une collaboration avec le service cantonal d'archéologie. Au chapitre 5.15 "Protection du patrimoine bâti et des monuments, Archéologie", la NIE de février 2017 mentionne la fiche IVS GE 359, mais relève que les documents étudiés ne permettent pas de confirmer la présence d'objets archéologiques (ch. 5.15.3, p. 65). Aucune évaluation sur le terrain n'a été faite et un contact avec le service cantonal d'archéologie sera nécessaire pendant l'élaboration du projet définitif et dans tous les cas avant l'ouverture du chantier. Afin de limiter au maximum les atteintes aux éléments patrimoniaux, les mesures suivantes sont prévues: contrôle des fouilles du point de vue des objets archéologiques lors des excavations, interruption du chantier en cas de découverte d'objets et coordination avec le service cantonal; intégration des voies historiques dans le projet et mesures de conservation. Ces mesures correspondent à celles qui sont prévues en cas de trouvaille aux art. 31 ss de la loi cantonale sur la protection des monuments, de la nature et des sites (LPMNS, RS/GE L 4 05), qui imposent notamment une obligation d'aviser l'autorité compétente (art. 31 al. 1 LPMNS), la possibilité pour celle-ci de prendre les mesures conservatoires nécessaires et l'interdiction de poursuivre les travaux sans le consentement de cette autorité (art. 32 LPMNS). Les recourants ne démontrent dès lors pas la nécessité et l'utilité de réaliser une expertise au stade de l'adoption du PLQ.