Citation: 1C_610/2020 E. 3.3

3.3. Le Tribunal fédéral relève, avec l'OCAN, que le dossier produit par ce dernier devant la cour cantonale était composé de 22 pièces, contenant notamment des orthophotos prises à diverses époques, le dossier de défrichement de 2007, les permis de coupe en forêt de 2007 et 2015, le dossier relatif à la procédure de constatation de la nature forestière litigieuse, le plan de gestion pour la sécurisation et la gestion des forêts situées dans le périmètre d'influence des routes nationales de juin 2014 et la fiche de suivi concernant le site "route d'Hermance 8"; le recourant a pour sa part produit un dossier de 16 pièces. Un relevé des boisés a de plus été réalisé in situ par des personnes disposant de connaissances spécialisées. Force est ainsi de constater que le dossier a été instruit à satisfaction. La Cour de céans souligne par ailleurs que le fait qu'il n'y ait à ce jour que peu d'arbres et quelques souches sur la parcelle concernée n'est pas contesté par les autorités intimées. L'argumentation du TAPI et de la Cour de justice se fonde sur le fait que la nature forestière de la parcelle du recourant avait été précédemment dûment constatée et sur le fait que des arbres avaient par la suite illégalement été coupés, ce qui justifierait de s'écarter de la règle selon laquelle il convient en principe d'évaluer la nature forestière d'une parcelle au jour de la décision prise par l'autorité compétente. Dans cette mesure, une vision locale ne saurait être d'une quelconque utilité au recourant. Il en va d'ailleurs de même des nouveaux moyens de preuves offerts par le recourant, à savoir la déclaration sur l'honneur du 28 octobre 2020 de B.________ et les 14 nouvelles pièces déposées avec les déterminations du 31 mai 2021, censées démontrer l'absence de forêt. Nouvelles, ces preuves sont de surcroît irrecevables (art. 99 al. 1 LTF). C'est le lieu de noter que la question de savoir s'il existe des arbres en suffisance pour que la nature forestière puisse être valablement constatée et celle de savoir s'il convient exceptionnellement de reconnaître la nature forestière à une parcelle peu ou pas pourvue d'arbres sont des questions de droit. La mise en oeuvre d'une inspection locale n'a donc pas vocation à modifier l'appréciation des autorités intimées et le grief formulé en ce sens est irrecevable. Aussi, en somme, l'appréciation anticipée des preuves effectuée par la Cour de justice ne prête-t-elle pas le flanc à la critique. S'agissant du reproche formulé à l'encontre de l'OCAN, selon lequel il se serait contenté d'un extrait du registre foncier accessible sur internet, il relève de la question de la violation du droit cantonal de procédure traitée ci-après (cf. infra consid. 4).