Citation: 6B_976/2023 E. 1.5

1.5. Le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir examiné l'élément de la faute (art. 12 al. 3 CP). A cet égard, il soutient que l'intersection est particulièrement complexe, avec de multiples signaux et feux de signalisation, et qu'un manque d'effort blâmable ne peut dès lors pas lui être reproché. Savoir si, sur la base des faits retenus, qui lient la cour de céans et dont l'arbitraire n'a pas été démontré, une faute peut être retenue est une question de droit que celle-ci peut examiner librement. Il ressort du jugement que B.________ était prioritaire en arrivant au giratoire et que le recourant ne lui a pas cédé la priorité, alors que celui-ci arrivait depuis la gauche et qu'il s'était engagé correctement dans le giratoire. Comme l'a relevé la cour cantonale, il faut considérer que le recourant n'a pas vu B.________ alors que son champ de vision était dégagé (cf. jugement attaqué, p. 14). Le recourant, chauffeur professionnel, a été, à tout le moins, inattentif. Les arguments du recourant tirés de faits non établis et expressément écartés, comme la densité de la circulation, sont irrecevables. C'est donc à tort qu'il compare sa situation à celle de l'ATF 103 IV 101 consid. 2c. C'est à juste titre que la cour cantonale a retenu une négligence qui peut être qualifiée de fautive.