Citation: U 493/06 05.11.2007 E. A

R.________, né en 1976, travaille en qualité de tôlier en carrosserie au service de S.________, carrosserie-garage. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 décembre 2004, il a été victime d'un accident de la circulation en tant que passager d'une automobile conduite par son cousin L.________. Après s'être arrêté un instant à un signal « cédez le passage », le conducteur a obliqué à droite pour s'engager sur une route prioritaire. A ce moment-là, sa voiture a été percutée à l'avant par un autre véhicule venant de la gauche. Sous l'effet du choc, la voiture de L.________ a fait un demi-tour, avant de s'immobiliser contre une clôture en bois. Souffrant de douleurs à la tête et à la jambe droite, R.________ a été conduit en ambulance à l'Hôpital X.________ où il a séjourné une nuit en observation. Dans un rapport du 25 janvier 2005, les médecins de cet établissement ont fait état de douleurs pariéto-temporales gauches de l'hypocondre gauche et du tibia droit, sans lésion osseuse. L'assuré a été incapable de travailler du 13 au 27 décembre 2004. A partir du 8 janvier 2005, l'intéressé a été victime d'attaques de panique avec angoisse de mort et sensation de chute, sa thymie devenant de plus en plus triste. Durant la période du 17 janvier au 3 mars 2005, il a consulté à dix reprises le docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 17 juin 2005, ce médecin a posé le diagnostic de trouble anxieux atypique avec probable enclenchement d'un état de stress post-traumatique après un accident de voiture, un trouble anxio-dépressif existant toutefois déjà avant cet événement. L'intéressé a séjourné du 31 mars au 4 mai 2005 à l'Hôpital Y.________, où les médecins ont fait état d'un trouble anxieux et dépressif mixte (F 41.2) avec trouble panique (F 41.0); après un traitement antidépresseur, l'importance et la fréquence des attaques de panique ont diminué et l'état affectif de l'assuré s'est nettement amélioré (rapport du 24 mai 2005). Par décision du 27 juillet 2005, confirmée sur opposition le 23 septembre suivant, la CNA a refusé d'allouer des prestations d'assurance, motif pris de l'absence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles constatés et l'accident du 11 décembre 2004.