Citation: 4D_3/2019 E. 2.5

2.5. Force est d'emblée de relever que, sous couvert d'une application arbitraire des règles relatives à la garantie en raison des défauts, la recourante fait en réalité grief à la cour cantonale de n'avoir pas élucidé certaines questions de fait. Dans son mémoire de recours, l'intéressée ne se prévaut cependant pas d'un établissement arbitraire des faits pas plus qu'elle ne démontre que l'autorité cantonale aurait omis de prendre en compte des éléments qu'elle avait régulièrement avancés dans le cadre de la procédure et qui seraient de nature à influer sur le sort du litige. La recevabilité de la critique formulée par la recourante apparaît dès lors sujette à caution. Au demeurant, il est douteux que la motivation du grief, largement appellatoire, réponde aux exigences de motivation accrues applicables en l'espèce (cf. consid. 2). La question peut toutefois souffrir de demeurer indécise. En effet, l'on ne discerne aucun arbitraire dans l'application du droit faite par les juges cantonaux. Ceux-ci ont considéré que la recourante avait choisi de solliciter la réfection de l'ouvrage en ramenant son véhicule au garage en vue d'éliminer le défaut qui subsistait après les réparations opérées par l'intimée. La recourante ne remet pas en cause cette appréciation. Contrairement à ce que soutient en revanche l'intéressée, la livraison d'un ouvrage défectueux et l'existence d'une créance en réfection ne modifient en rien l'obligation de rémunérer l'entrepreneur. Par conséquent, le maître, qui opte pour la réfection de l'ouvrage, demeure débiteur du prix de vente devenu exigible au moment de la livraison de l'ouvrage (art. 372 CO; ATF 129 III 739 c. 7.2; GAUCH, op. cit., n os 2380 s.). En l'occurrence, l'autorité cantonale a jugé que les réparations confiées à l'intimée n'avaient pas permis de résoudre les problèmes rencontrés par la recourante. Elle a en outre considéré que le maître avait choisi de réclamer la réfection de l'ouvrage. Nonobstant l'existence d'un ouvrage défectueux, la recourante était ainsi tenue d'exécuter sa propre prestation, c'est-à-dire de rémunérer l'entrepreneur pour les travaux réalisés. L'arrêt attaqué ne prête ainsi pas le flanc à la critique. La recourante ne saurait enfin reprocher à la cour cantonale de n'avoir pas examiné si elle était en droit de retenir le paiement de la rémunération due, sur la base de l'art. 82 CO. Il lui appartenait en effet de soulever l' exceptio non adimpleti contractus. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que l'intéressée aurait manifesté la volonté d'exercer ce droit et la recourante ne dit mot à ce sujet. Celle-ci s'est au contraire contentée de soutenir, dans la procédure cantonale, qu'elle avait manifesté son choix de résoudre le contrat d'entreprise en déposant son véhicule au garage, ce qu'a nié l'instance précédente, appréciation que ne remet pas en cause la recourante devant la cour de céans.