Citation: 9C_239/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'ancien mandataire du recourant a pu prendre connaissance de la décision du 14 janvier 2022 et interjeter un recours contre celle-ci, moyen que l'autorité cantonale a jugé recevable quant au délai à respecter. Il est donc manifeste que la protection juridique recherchée par les règles sur la notification d'une décision et le contenu de celle-ci a été atteinte malgré les vices dénoncés. Quoi qu'il en dise - en invoquant le dommage subi en raison du refus de prestations de l'assurance-invalidité -, le recourant ne subit pas de préjudice en raison de l'irrégularité de la notification en question. Au demeurant, on peut attendre d'un avocat qu'il connaisse la jurisprudence selon laquelle le délai de recours court dès la connaissance par le mandataire de la décision irrégulièrement notifiée à la partie directement (ce qui peut conduire cas échéant à déposer valablement un recours plus de 30 jours après la notification irrégulière). Les arrêts auxquels le recourant fait référence le rappellent du reste expressément (ATF 99 V 177 consid. 3; arrêt 9C_529/2013 du 2 décembre 2013 consid. 4; arrêt de la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel du 14 mai 2019 consid. 1, RJN 2019 p. 662). Enfin, le recourant ne prétend pas, du moins pas d'une manière conforme aux exigences de motivation (art. 42 al. 2 LTF), qu'il était formaliste à l'excès de retenir qu'il avait choisi de limiter ses griefs en instance cantonale au seul vice de notification. La juridiction cantonale n'a ainsi, pas violé le droit d'être entendu du recourant en traitant le seul point invoqué.