Citation: 6B_826/2013 E. 3.9

3.9. Au vu du rapport d'expertise, en particulier des sérieux doutes éprouvés quant à la possibilité d'évolution thérapeutique du recourant, de l'échec des divers traitements entrepris et de leur absence d'effet sur le risque de récidive, la cour cantonale pouvait considérer, sans violation du droit fédéral, qu'il n'était pas établi qu'un traitement institutionnel entraînerait une réduction nette du risque que le recourant commette à nouveau des infractions. Le seul espoir ou l'envie du recourant de suivre un traitement n'est pas suffisant, étant ici rappelé que le pronostic exigé par l'art. 59 al. 1 let. b CP, auquel se réfère l'art. 64b al. 2 CP, ne peut être admis au seul bénéfice du doute. C'est à bon droit que la cour cantonale a estimé que les conditions de l'art. 59 CP n'étaient pas remplies.