Citation: 5D_165/2015 E. 4.2

4.2. S'agissant de la constatation selon laquelle les dépens de Me Sutter ( sic) n'ont, par erreur, pas été fixés dans la première décision du Président du Tribunal d'arrondissement du 20 octobre 2014, ce fait n'est certes pas explicitement mentionné dans la décision entreprise, mais ressort de la motivation de l'arrêt déféré - qui parle de décision rectifiée au sens de l'art. 334 CPC - et des pièces pro-duites devant l'autorité précédente par le recourant, singulièrement la pièce n° 15, à savoir la décision motivée du Président du Tribunal d'arrondissement rendue le 29 décembre 2014. Il s'ensuit que cette constatation est manifeste et est implicitement tenue pour établie par les parties et les autorités, mais ne figure certes pas dans l'arrêt cantonal. Indépendamment de la pertinence de cette mention, l'état de fait peut être complété en précisant que le montant des dépens en faveur de l'épouse n'a, par erreur, pas été arrêté dans la décision du 20 octobre 2014. Pour le surplus, les éléments de fait que le recourant entend faire ajouter à l'état de fait se rapportent à la procédure de modification des mesures protectrices de l'union conjugale, autrement dit, à l'appré-ciation concernant la répartition des dépens, en sorte que ces faits ne sont manifestement pas pertinents au regard de la motivation de l'arrêt attaqué qui déclare le recours tardif, partant, n'examine pas la ques-tion du bien-fondé de la répartition des frais et dépens ( cf. supra consid. 3). Faute d'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2 et 4.1) dans l'établissement des faits, l'état de fait n'a pas à être complété sur ces aspects.