Citation: 9C_197/2007 27.03.2008 E. 3

3.1 Le Tribunal cantonal des assurances sociales a constaté, en se fondant sur les conclusions de l'examen bidisciplinaire effectué par le SMR et en écartant les autres pièces médicales versées au dossier, que la recourante pouvait exercer à plein temps une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. La comparaison des revenus avec et sans invalidité permettait d'aboutir à un degré d'invalidité de 25 % ne donnant pas droit à une rente. 3.2 Le Tribunal cantonal des assurances sociales - aux considérants desquels il peut être renvoyé - a expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles les pièces médicales versées au dossier n'étaient pas susceptibles de remettre en cause les conclusions convaincantes et motivées du SMR. Les griefs de la recourante n'ont d'ailleurs pas pour objet d'établir concrètement que l'appréciation des premiers juges serait manifestement inexacte, voire insoutenable. Celle-ci se contente de remarques d'ordre général, en laissant apparemment le soin à la Cour de céans de vérifier le bien-fondé de ses allégations. Sous l'empire de la LTF, pareille argumentation n'est cependant pas suffisante. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (cf. supra consid. 1.2), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En se limitant à arguer que l'appréciation de la capacité de travail retenue par les médecins traitants était bien plus réaliste que celle retenue par l'office AI, la recourante n'explique pas les raisons pour lesquelles elle estime que l'opinion de ses médecins traitants serait objectivement mieux fondée que celle du SMR. De même ne motive-t-elle pas concrètement ce qui la conduit à penser que les activités retenues par l'office AI ne seraient pas exigibles de sa part au regard des limitations fonctionnelles reconnues. 3.3 Quant aux critiques formulées à l'encontre de la méthode choisie pour fixer le revenu d'invalide (données statistiques résultant des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique) et de l'étendue de l'abattement sur le salaire statistique, elles ne laissent pas apparaître que le Tribunal cantonal des assurances sociales aurait violé le droit fédéral (ATF 129 V 472 consid. 4.2.1 p. 475), respectivement abusé de son pouvoir d'appréciation (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399).