Citation: 6B_812/2015 E. 1.3

1.3. Dans la mesure où le recourant affirme ne s'être montré violent à aucun moment de la soirée - avant l'homicide - et être même intervenu, avant d'être trop fortement sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne, pour aider la victime d'une bagarre devant un autre établissement public et qu'il souligne, en parallèle, l'importance croissante de sa consommation d'alcool et de cocaïne le soir des faits, les effets de ces produits et leur possible potentialisation résultant de leur consommation concomitante, il suffit de relever que la cour cantonale n'a pas ignoré l'usage fait par le recourant de ces substances psychoactives, qui figure expressis verbis dans l'état de fait de la décision querellée. Quant aux effets de ces produits sur le recourant, sur sa responsabilité pénale au moment de l'homicide notamment, la cour cantonale s'est référée à l'expertise psychiatrique réalisée en cours d'enquête (rapport du 3 juillet 2013). Or, d'une part, cette analyse, qui conclut à une diminution légère de la responsabilité pénale, repose sur les déclarations du recourant selon lesquelles il aurait consommé, ce soir-là, plus d'une demi-bouteille de vodka, un litre de bière et 3 à 4 grammes de cocaïne. Elle prend en considération, d'autre part, les résultats de l'analyse toxicologique également réalisée en cours d'enquête, selon laquelle " vu le délai important entre l'événement (5h15) le prélèvement de sang (21h45), et en excluant une consommation d'éthanol et de produits stupéfiants après l'événement, il est certain que les concentrations des substances mises en évidence dans les échantillons biologiques, à savoir l'éthanol, la cocaïne et le THC devaient être plus importantes au moment de l'événement. Dès lors, les effets délétères de ces substances devaient être importants. En outre, ils ont pu être augmentés par la présence concomitante des trois substances, dont les effets peuvent se potentialiser " (rapport d'expertise psychiatrique du 3 juillet 2013 p. 2). Il s'ensuit qu'en retenant une diminution légère de responsabilité au moment des faits, suivant en cela les conclusions de l'expertise, la cour cantonale n'a ignoré ni les quantités de substances psychoactives ingérées par le recourant ni leurs effets possibles. Si le recourant estimait l'expertise psychiatrique peu convaincante à cet égard, si ses conclusions lui apparaissaient en contradiction avec celles de l'expertise toxicologique, malgré les explications des experts, il lui aurait incombé d'en contester le résultat et de demander un complément d'instruction, ce qu'il n'allègue pas avoir fait. Le recourant ne tente pas non plus de démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en suivant les conclusions de l'expertise psychiatrique. On ne saurait donc reprocher à la cour cantonale d'avoir arbitrairement ignoré les éléments de fait mentionnés par le recourant. Celui-ci ne démontre pas non plus que la seule mention explicite de ces faits dans le jugement entrepris, indépendamment du contenu de l'expertise, aurait pu conduire à un autre résultat. Ces griefs sont infondés dans la mesure où ils sont recevables.