Citation: 6B_183/2020 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale aurait tout d'abord omis de tenir compte du profond malaise et de la profonde détresse dans laquelle la recourante se trouvait au moment des faits. A teneur de l'expertise psychiatrique, dans « un contexte d'accumulation de facteurs de stress et de frustration », la recourante présentait, au moment des faits, « une symptomatologie dépressive qui s'était intensifiée » et se trouvait « dans un état d'épuisement psychique, d'intense désespoir, dans une logique de disparition ». Les experts formulaient « l'hypothèse qu'au moment des faits, l'intense désespoir lié à l'accumulation de déception, de frustration rongeant Mme A.________ depuis de nombreuses années s'était transformé en une rage destructrice dirigée contre sa fille, celle-ci étant son bien le plus précieux » (pièce 235 p. 34). Dans l'appréciation du mobile, la cour cantonale a constaté l'état dépressif de la recourante qui trouvait son origine dans ses espoirs déçus d'avoir un mari, plusieurs enfants, rester à la maison et surtout disposer de plus d'argent. Elle a considéré qu'au fil du temps, la recourante semblait en avoir conçu un désespoir tel qu'il s'était finalement transformé en une rage destructrice qu'elle avait dirigée contre sa fille (jugement attaqué, consid. 4.3.4 p. 25-26). L'autorité précédente s'est ainsi fondée sur les constatations des experts afin de retenir que la recourante avait commis les faits reprochés alors qu'elle était plongée dans une dépression et un désespoir importants. Partant, l'état de fait cantonal n'est pas arbitraire sous cet angle.