Citation: U 218/03 20.09.2004 E. 3

3.1 Selon l'art. 22 al. 1, première phrase, LAA, si le degré d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une modification déterminante, la rente est, pour l'avenir, augmentée ou réduite proportionnellement, ou supprimée. La révision selon l'art. 22 al. 1 LAA concerne les assurés déjà au bénéfice d'une rente d'invalidité. Lorsqu'il s'est vu refuser une telle prestation par une décision entrée en force, l'assuré peut néanmoins, en tout temps, annoncer une rechute ou des suites tardives d'un accident (cf. art. 11 OLAA) entraînant une diminution de sa capacité de gain et, partant, pouvant ouvrir droit à une rente (Jean-Maurice Frésard, L'assurance-accidents obligatoire, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale Sicherheit, n. 105 p. 45). 3.2 En l'occurrence, ni l'intimée ni la juridiction cantonale n'ont examiné le cas sous cet angle. Dans un souci d'économie de procédure, la Cours de céans peut toutefois se prononcer d'ores et déjà sur ce point, les arguments soulevés dans le recours de droit administratif apparaissant à cet égard manifestement mal fondés. 3.3 A l'appui de ses allégations selon lesquelles il subit une invalidité de 25 % résultant des seules suites de l'accident, le recourant invoque un rapport du docteur A.________, du 4 avril 1995, confirmé le 4 mai 1999, selon lequel l'intéressé présente, depuis le 21 juin 1993, une incapacité de travail de 25 % découlant exclusivement de l'accident. Dans la mesure où cette appréciation se rapporte à la situation médicale qui a déjà été l'objet de la décision de refus de rente du 6 décembre 1996, entrée en force, on ne saurait y voir une modification subséquente des circonstances de fait pouvant ouvrir droit à une rente postérieurement au refus d'une telle prestation.