Citation: 6B_127/2008 16.06.2008 E. 3

Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant reproche aux autorités genevoises d'avoir refusé les mesures d'instruction complémentaires tendant à l'audition de deux témoins et visant à établir son impécuniosité. 3.1 En principe, l'autorité doit donner suite aux offres de preuves présentées en temps utile et dans les formes prescrites. Il n'y a toutefois pas violation du droit à l'administration de preuves lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428 s.). 3.2 Le recourant n'a pas produit de pièces pertinentes propres à étayer ses allégations relatives à sa situation financière obérée. De plus, son attitude elle-même est en contradiction avec ses déclarations. En effet, il a eu les moyens de se rendre en tout cas à deux reprises à Genève en 2003. De plus, il n'a pas contesté le refus de l'assistance judiciaire, ni renouvelé sa demande dans le courant de la procédure, de sorte qu'il a dû assumer ses frais de défense. Enfin, il ne s'est jamais engagé à venir en Suisse, alors que la Cour correctionnelle avait pourtant conditionné la levée partielle du séquestre à l'assurance de sa présence à l'audience. Sur la base de ces éléments, les juges cantonaux pouvaient, sans arbitraire, rejeter le motif d'impécuniosité allégué par le recourant (cf. supra consid. 2). Par conséquent, ils étaient également fondés à retenir que, vu les éléments dont ils disposaient, l'audition des témoins demandés ne suffirait pas à modifier leur conviction. Le refus de cette mesure ne viole donc pas le droit d'être entendu du recourant.