Citation: 8C_349/2024 E. 5.2.2

5.2.2. En ce qui concerne l'absence de préjudice causé par la notification irrégulière, le raisonnement des premiers juges peut également être confirmé. Le courriel adressé à la recourante le 24 mars 2022 renvoyait expressément à la décision du 23 mars 2022, régulièrement notifiée à l'assurée le 25 mars 2022. Il ressortait clairement de ce courriel que seul un extrait de cette décision était transmis à la recourante. B.B.________, seul représentant de la recourante, avait par ailleurs été averti deux jours plus tôt qu'une décision mettant fin aux prestations allait être rendue et qu'il serait possible de s'y opposer. À réception du courriel du 24 mars 2022, le prénommé savait donc qu'une décision avait été rendue le jour précédent, que l'intimée mettait un terme aux prestations au 16 septembre 2021 et qu'il était possible de s'opposer à cette décision. Conformément aux règles de la bonne foi, il était tenu de se renseigner sans délai sur le contenu de la décision en question, en vue notamment de prendre connaissance de la motivation et de la voie de droit. Pour ce faire, il pouvait s'adresser à l'assurée - à savoir sa fille -, qui était en possession de la décision dans son intégralité dès le 25 mars 2022, ou à l'intimée, qui aurait été en mesure de lui faire parvenir la décision complète. Dans ces conditions, la cour cantonale a confirmé à juste titre qu'en ne s'opposant à la décision du 23 mars 2022 que le 25 mai 2022, la recourante pouvait se voir opposer l'irrecevabilité de son opposition pour cause de tardiveté. Le point - débattu dans le cadre de l'échange d'écritures - de savoir quand B.B.________ a effectivement eu connaissance de la décision notifiée à sa fille peut demeurer indécis, dès lors que l'intéressé était quoi qu'il en soit tenu de se renseigner dès le 24 mars 2022. Il s'ensuit que l'arrêt cantonal ne prête pas le flanc à la critique, que ce soit sous l'angle de l'établissement des faits - que le Tribunal fédéral n'examine que sous l'angle de l'arbitraire (cf. consid. 2.2 supra) - ou de l'application du droit.