Citation: 5C.70/2001 22.03.2002 E. 3

3.- Il y a lieu d'examiner, au préalable, la question du droit transitoire. D'après l'art. 10 al. 1 Tit. fin. CC, lorsque les époux ont conclu un contrat de mariage sous l'empire de l'ancien droit, ce contrat demeure en vigueur et leur régime matrimonial reste, sous certaines réserves, soumis dans son ensemble aux dispositions de l'ancien droit. En particulier, le mode de partage des biens communs autre que le partage par moitié que les époux ont choisi est maintenu (art. 226 al. 1 aCC) et les descendants de l'époux prédécédé ont droit, dans tous les cas, au quart des biens communs (art. 226 al. 2 aCC). En effet, puisque, contrairement à ce que la loi prévoit pour la réserve des descendants dans le régime de l'union des biens (art. 10 al. 3 Tit. fin. CC), rien n'est précisé à ce sujet dans le régime de la communauté de biens, il faut admettre que l'ancien droit est applicable et que les descendants ne pourront bénéficier, même sous le nouveau droit, que de la réserve du quart des biens communs (Deschenaux/Steinauer/ Baddeley, Les effets du mariage, Berne 2000, N. 2078 et les citations). L'ancien droit est donc applicable tant pour la forme du contrat de mariage (art. 181 al. 1 aCC) que pour la réserve des descendants (art. 226 al. 2 aCC). Les demanderesses ne le contestent d'ailleurs pas.