Citation: 4P.107/2000 01.09.2000 E. 6

6.- Pour le recourant, si certains aspects du dossier n'ont pas été éclaircis, en particulier les relations entre les différentes sociétés du groupe AAA, c'est qu'ils n'étaient pas pertinents aux yeux des parties, lesquelles n'avaient aucune raison de s'attendre à ce que la Chambre d'appel les prît en considération. Ainsi, le droit du recourant d'être traité conformément aux règles de la bonne foi (art. 9 Cst.) aurait été violé en l'espèce. En effet, à l'en croire, l'intéressé n'aurait pas manqué d'interroger ses témoins sur ce point, voire d'en citer d'autres, s'il avait pu se douter un seul instant qu'il lui incombait d'expliquer les différents liens noués par l'intimée avec ses sociétés apparentées. Le moyen n'est pas pertinent. Il appartenait au recourant d'établir les éléments de fait permettant aux juridictions saisies de conclure, en droit, à l'existence d'un contrat de travail. Cela supposait, en l'espèce, que la lumière fût faite sur la structure complexe du groupe de sociétés au sein duquel il avait oeuvré dans la mesure où sa position juridique à l'égard de l'une de ces sociétés - la défenderesse - ne pouvait pas être appréciée correctement en faisant abstraction d'un tel contexte. Au reste, l'intimée avait contesté, en première instance déjà, sa légitimation passive en tirant argument de l'organisation mise en place au sein du groupe AAA et des tâches dévolues aux différentes sociétés qui en faisaient partie. Par conséquent, le recourant ne saurait venir prétendre aujourd'hui qu'il ne pouvait se rendre compte à l'époque de l'importance qu'était susceptible de revêtir cette question pour le sort du litige.