Citation: 2P.351/2005 07.04.2006 E. 2

Invoquant le principe d'égalité, le recourant fait valoir qu'il a suivi la formation F3-MITIC aux mêmes conditions que les autres participants, que ceux-ci ont bénéficié d'une rémunération, respectivement d'une décharge de cours sans diminution de salaire, et qu'il a de ce fait droit à une compensation économique, ayant été le seul participant à ne pas avoir été rétribué. A ce sujet, il souligne qu'il avait dû renoncer aux cours qu'il dispensait le lundi au collège secondaire A.________, si bien que cet établissement, qui avait approuvé sa participation à la formation envisagée, devait assumer une responsabilité financière à son égard. Indépendamment de l'existence d'un contrat de travail avec un établissement scolaire, il estime également que le seul fait d'avoir pris part à la formation F3-MITIC justifie une rémunération, car il avait fourni à cette occasion des prestations créatives et positives "dépassant le cadre strict de la formation suivie", soit notamment des scénarios pédagogiques actuellement utilisés par l'école à des fins didactiques. Enfin, il ne pouvait pas être tenu pour responsable de la découverte tardive de l'absence de l'une des conditions requises pour suivre la formation en cause. 2.1 Une décision viole le principe d'égalité (art. 8 Cst.) lorsqu'elle établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou lorsqu'elle omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-à-dire lorsque ce qui est semblable n'est pas traité de manière identique et lorsque ce qui est dissemblable ne l'est pas de manière différente. L'inégalité doit se rapporter à une situation de fait importante (ATF 130 V consid. 5.2 p. 31; 129 I 113 consid. 5.1 p. 125/126 et la jurisprudence citée).