Citation: U 196/03 11.03.2004 E. 5

5.1 Eu égard à ces considérations médicales, l'existence d'un lien de causalité entre les lombosciatalgies ou lombalgies dont souffre le recourant et l'accident du 25 août 1998 ne peut qu'être nié. La plupart des médecins qui se sont prononcés sur l'étiologie de ces troubles partagent en effet l'appréciation du médecin d'arrondissement de l'intimée sur ce point. Seul le docteur A.________ laisse entendre le contraire. Devant les conclusions claires et motivées de ses confrères, son avis, qui repose au demeurant sur une simple affirmation, n'emporte toutefois pas la conviction. 5.2 Les éléments contenus au dossier ne permettent pas non plus de tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que la symptomatologie présentée par le recourant s'inscrit dans un rapport causal avec les exercices de musculation qu'il a effectués à la clinique de réhabilitation. Les docteurs O.________, A.________ et C.________ étayent leur opinion sur les seules affirmations de R.________ au sujet de la date d'apparition de ses premiers symptômes. Or, d'une consultation médicale à l'autre, ce dernier a passablement varié dans ses déclarations. Ainsi, les docteurs G.________ et C.________ ont mentionné que les lombosciatalgies de l'assuré étaient survenues «au cours» de son séjour à la clinique de réhabilitation, tandis que le docteur O.________ a noté qu'elles avaient commencé à se manifester «après sa sortie de la clinique». Par ailleurs, les déclarations du recourant sont infirmées par le rapport du docteur Y.________ de la clinique de réhabilitation (du 12 mai 2000) dont il ressort que l'intéressé s'était déclaré satisfait de son séjour et qu'il ressentait une diminution de ses douleurs; interrogé par la CNA en cours de procédure d'opposition, ce médecin a encore confirmé dans une lettre du 19 juillet 2001 que les notes des médecins, infirmières et physiothérapeutes ayant soigné le recourant ne faisaient nulle part mention de plaintes pour des lombalgies ou des lombosciatalgies. A n'en pas douter, si le recourant avait ressenti une douleur telle qu'il a décrite au docteur C.________, il aurait été empêché de poursuivre les exercices de musculation et le personnel soignant se serait inévitablement aperçu du problème. Que ces exercices représentent le facteur causal de la symptomatologie apparaît d'autant moins vraisemblable que les mêmes médecins qui soutiennent cette conclusion sont également unanimes pour dire que les lombosciatalgies de R.________ sont liées aux lésions discales dont le prénommé est atteint, lésions dont le caractère dégénératif ne prête pas à discussion. Une éventuelle responsabilité de l'intimée en vertu de l'art. 6 al. 3 LAA doit donc également être écartée. 5.3 Cette conclusion s'impose sans qu'il soit nécessaire, comme le demande le recourant, de mettre en oeuvre une expertise médicale et d'auditionner des témoins. D'une part, le dossier médical est très fourni et contient tous les éléments nécessaires à la Cour de céans pour trancher le présent litige en connaissance de cause. D'autre part, on ne voit pas que l'audition des témoins pourrait apporter davantage que ce qui est déjà établi par pièces.