Citation: 6B_63/2022 E. 3

En l'espèce, le recourant fait valoir que le texte incriminé, ainsi notamment que d'autres propos (" [...] enfants placés [à l'institution] sont sacrifiés au nom de pratiques qui remplissent les 6 critères de la Pieuvre mafieuse sur Wikipedia ") eu égard à leur publication et à leur caractère réitéré, lui auraient causé une grave souffrance morale. Il relève, dans ce contexte, avoir consacré sa vie au service d'enfants placés dans sa famille et que, ancien député au Grand Conseil, il s'est retiré de la vie publique et politique. Ces allégations, en particulier en relation avec la souffrance morale ressentie, ne sont toutefois ni étayées ni objectivées et de simples affirmations à ce sujet ne sont pas suffisantes au regard des exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF. On recherche, en particulier, en vain tout élément étayant l'existence d'un lien entre les publications en cause et un éventuel tournant dans la carrière politique du recourant. Il ne démontre dès lors pas à satisfaction de droit que l'atteinte subie parviendrait au degré de la gravité objective et subjective que la jurisprudence exige pour l'allocation d'une indemnité pour tort moral. Il s'ensuit que les conditions de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF ne sont pas remplies en l'espèce. Le recourant n'a donc pas qualité pour recourir sur le fond de la cause, ce qui s'entend tant de ses griefs déduits du principe in dubio pro duriore, que de ceux relatifs à l'application des art. 173 et 174 CP et du reproche adressé à la cour cantonale d'avoir refusé d'administrer des preuves nouvelles.