Citation: 9C_111/2018 E. 3.1

3.1. Le recourant fait d'abord grief aux premiers juges d'avoir considéré que la prescription était acquise pour toutes ses prétentions antérieures au 28 février 2008. S'il ne conteste pas ne pas disposer d'un "véritable acte formel interruptif de prescription" antérieur à la déclaration de renonciation à se prévaloir de la prescription signée par l'institution de prévoyance le 28 février 2013, l'assuré se prévaut d'un abus de droit. Il allègue en substance qu'"en invoquant la prescription après [lui] avoir laissé croire [...] que ses prestations pouvaient être encore revues rétroactivement, cela après l'avoir fait languir en ne lui fournissant pas les documents nécessaires en vue d'une prise de position en temps utile", l'institution de prévoyance l'a ainsi "amené [...] à reporter, de manière bien compréhensible vu les circonstances, très notablement l'ouverture d'une éventuelle action judiciaire". Par ailleurs, selon l'assuré, une prestation de la prévoyance professionnelle "ne devient pas exigible aussi longtemps qu'une coordination avec d'autres prestations d'assurances sociales entre en considération".