Citation: U 53/01 16.10.2001 E. 3

3.- C'est à raison que le recourant ne critique plus l'évaluation de sa capacité de travail en relation avec les séquelles somatiques de son accident. A cet égard, les conclusions auxquelles sont parvenus les différents médecins d'arrondissement de la CNA - qui rejoignent celles émises par le docteur F.________, orthopédiste au COMAI - sont convaincantes et la Cour de céans n'a pas de raison de s'en écarter. Cela étant, il est indéniable qu'à côté des limitations fonctionnelles qu'il présente à son poignet gauche, l'assuré souffre également de troubles psychiques qui ont une incidence importante sur son aptitude au travail (de l'ordre de 50 % d'après les experts du COMAI). Dans la mesure où tant ces experts que les médecins traitants de l'assuré (cf. notamment le rapport du docteur E.________ du 21 février 1998) rattachent, au moins pour une part, ces troubles à la lésion qu'il a subie au poignet gauche, le lien de causalité naturelle entre ceux-ci et l'accident du 14 février 1995 peut être tenu pour établi. Reste à examiner si, selon le cours ordinaire des chose et l'expérience de la vie, cet accident était propre à provoquer de tels troubles psychiques (causalité adéquate).