Citation: 8C_392/2022 E. 3

Par appréciation anticipée des preuves, les juges cantonaux ont rejeté la requête de la recourante tendant à l'audition de l'enquêteur. Relevant que celui-ci s'était déterminé par écrit le 1 er avril 2022 sur le motif de récusation invoqué par la recourante et que cette dernière n'avait pas avancé d'éléments de fait susceptibles d'être instruits davantage, ils ont estimé qu'ils disposaient d'un dossier complet leur permettant de statuer en toute connaissance de cause. Au fond, les premiers juges ont constaté que la recourante se prévalait d'un "rapport de proximité" qui "pourrait donner l'apparence d'une partialité" entre son conseil et l'enquêteur. Elle ne précisait toutefois pas la nature du rapport de proximité, se limitant à indiquer qu'il ne s'agissait pas de rapports de voisinage, d'études ou nés lors d'obligations militaires communes ou à l'occasion de contacts réguliers dans un cadre professionnel. Ce faisant, elle n'exposait pas en quoi l'enquêteur se serait trouvé concrètement dans un cas de récusation au sens de l'art. 15 al. 1 let. d LPA. En outre, le secret professionnel de son conseil ne l'empêchait pas de se prévaloir de faits à l'appui de sa requête de récusation tout en préservant l'éventuel anonymat des personnes impliquées. Enfin, l'enquêteur avait indiqué qu'il ne discernait pas quelles circonstances auraient pu donner l'apparence d'une partialité et il n'y avait pas de raison objective de douter de cette affirmation.