Citation: 9C_258/2022 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que le recourant n'avait pas fait preuve de la diligence requise au regard des obligations qui lui incom baient en matière de cotisations sociales. Son comportement était constitutif d'une négligence grave, de sorte que sa responsabilité dans le préjudice de 159'045 fr. 85 subi par l'intimée était pleinement engagée. Pour les premiers juges, cette dernière était légitimée à faire valoir l'entier de sa créance à l'égard du recourant, même dans l'hypothèse où, à l'issue de la procédure de faillite de la société, un dividende devait lui être versé. La cour cantonale a également considéré que la créance de la caisse de compensation n'était pas prescrite puisqu'en vertu de l'art. 52 al. 3 LAVS en vigueur jusqu'au 31 décembre 2019, le dommage était survenu le jour de la faillite de la société, soit le 21 octobre 2016. En conséquence, l'intimée avait valablement interrompu le délai de prescription relatif de deux ans par sa décision du 13 mars 2018.