Citation: 9C_210/2007 21.02.2008 E. 3.2

3.2.1 La recourante conteste essentiellement la valeur probante de l'expertise réalisée par le docteur L.________, laquelle ne permettrait pas de répondre à la question de savoir si elle est encore capable, par un effort de volonté raisonnablement exigible, de mobiliser ses ressources en vue de surmonter les effets de ses douleurs. La nature des reproches formulés ne justifie pas que l'on s'écarte des conclusions de ladite expertise. Comme l'ont souligné les premiers juges, celle-ci remplit toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). On relèvera en particulier que la durée - jugée insuffisante par la recourante - de l'entretien entre l'expert et l'assuré n'est pas un critère reconnu par la jurisprudence pour avoir une influence déterminante sur la qualité d'un rapport d'expertise, dès lors que le travail de l'expert ne s'arrête pas au stade de l'entretien, mais qu'il consiste également et avant tout en l'analyse des propos recueillis et du comportement observé (arrêt I 764/05 du 30 mai 2005, consid. 2.3). Quoi qu'en dise la recourante, le docteur L.________ s'est tenu à la tâche qui lui incombait en sa qualité d'expert médical (ATF 125 V 256 consid. 4 et les références citées p. 261). Il s'est déterminé sur la base d'investigations complètes et détaillées ainsi qu'en pleine connaissance du dossier. En estimant que les diagnostics de syndrome douloureux somatoforme persistant et de trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée n'étaient pas de nature à entraîner une incapacité de travail, il a répondu à la question de savoir si la recourante présentait oui ou non une atteinte à la santé psychique invalidante et a considéré - certes implicitement - qu'elle disposait des ressources nécessaires pour surmonter les effets du processus douloureux. 3.2.2 Pour sa part, la recourante ne fait pas état d'omissions significatives ou de contradictions manifestes qui viendraient entacher sérieusement la crédibilité de l'expertise réalisée par le docteur L.________. On ne saurait notamment la suivre lorsqu'elle prétend que les conclusions de ce médecin seraient contredites par celles du docteur B.________. Ce dernier a clairement indiqué ne retenir, sur le plan rhumatologique, aucune incapacité de travail dans une activité adaptée et s'en remettre à l'avis d'un spécialiste en psychiatrie quant à l'existence d'une éventuelle limitation d'ordre psychique. En concluant à l'inexistence d'une incapacité de travail dans son domaine de compétence, le docteur L.________ n'a fait que compléter l'appréciation du docteur B.________ en apportant le point de vue circonstancié souhaité par ce médecin. Rien n'indique par ailleurs que l'opération de hernie discale survenue au mois d'août 2005 aurait objectivement contribué à aggraver son état de santé physique ou psychique. Ainsi qu'il ressort des constatations de fait des premiers juges, le docteur M.________, qui a procédé à l'intervention, a souligné au contraire qu'elle était capable de travailler à plein temps dans une activité légère et adaptée à compter de la fin du mois de janvier 2006. 3.2.3 La recourante reproche également au docteur L.________ d'avoir mal apprécié dans le cadre de son évaluation les critères dégagés par la jurisprudence, dans le contexte des troubles somatoformes douloureux, pour admettre à titre exceptionnel le caractère non exigible de l'effort de volonté en vue de surmonter la douleur et de la réintégration dans un processus de travail (cf. ATF 132 V 65, 131 V 49, 130 V 354 et 396). Ce faisant, la recourante tente de substituer son appréciation personnelle de la situation à l'analyse anamnestique, clinique et diagnostique de l'expert. Pareilles critiques sont de nature purement appellatoires et partant irrecevables.