Citation: 6B_1059/2023 E. 7.4

7.4. La cour cantonale a confirmé que la victime avait subi, du fait des agissements du recourant, plusieurs atteintes à son intégrité sexuelle, qu'elle présentait, selon sa psychiatre, encore un état de stress post-traumatique et que cet état était compliqué par des troubles dépressifs. Que l'intimée ait eu ou non d'autres motifs de déprimer que les faits dont elle avait été la victime importait peu. L'intimée souffrait notamment à cause des viols qu'elle avait subis. De manière générale, l'allocation d'un montant de 15'000 fr. était justifié dans des situations de viol. L'intimée avait subi plusieurs viols au sein d'un couple qui, par ailleurs, avait des relations consenties, ce qui justifiait, selon la cour cantonale, d'en rester à ce montant pour les atteintes à l'intégrité sexuelle. Il se justifiait d'augmenter ce montant à 20'000 fr. en raison des autres violences subies. L'acquittement du recourant faute de plainte en temps utile n'empêchait pas l'allocation d'un tort moral pour les violences physiques, les faits étant établis et admis. Nul doute que les hématomes qui figuraient sur les photographies au dossier, et à tout le moins une strangulation ayant mis sa vie en danger, avaient fait souffrir l'intimée. Il était clair aussi que cette relation toxique lui avait fait du mal. Là encore, il importait peu qu'elle ait eu ou non d'autres motifs de souffrir mentalement. De même un intérêt moratoire devait être alloué, depuis le 1er octobre 2016, soit la fin de la relation entre les parties.