Citation: 5A_95/2024 E. 6.2.2

6.2.2. Le recourant oppose à ces considérations que l'autorité cantonale aurait dû " déterminer " si "les faits d'une extrême gravité " qu'il a allégués à l'encontre de son épouse et pour lesquels il a fourni " des preuves irréfutables " " n'auraient pas dû susciter des interrogations " de la part de la magistrate intimée dans le cadre de " la révision " des mesures protectrices de l'union conjugale. Ce faisant, il oublie que, sur ces points, les juges cantonaux ont renvoyé à la motivation du jugement de première instance, ce qu'ils pouvaient faire dans la mesure où ils n'ont ajouté aucun motif nouveau, se contentant de mettre en évidence l'un ou l'autre des arguments retenus par la première juge (arrêts 4A_477/2018 du 16 juillet 2019 consid. 3.2.1; 4A_434/2013 du 19 décembre 2013 consid. 1.2; cf. aussi arrêts 4A_443/2015 du 12 avril 2016 consid. 4.2; 1B_295/2014 du 23 septembre 2014 consid. 2.3). Pour le surplus, il affirme que la magistrate intimée n'était nullement en droit de divulguer à son épouse et au mandataire de cette dernière " des informations à charge obtenues dans l'exercice de ses fonctions et dans le cadre d'une procédure tierce ", que " les faits à charge exposés par chacune des parties doivent être questionnés équitablement ", et qu'en exigeant " d'un médecin généraliste une analyse psychiatrique de l'un de ses patients ", elle a fait preuve d'une " incompétence flagrante ". Sa critique est toutefois purement appellatoire et ne démontre nullement le caractère insoutenable de la motivation de la première juge à laquelle la cour cantonale a renvoyé (sur le pouvoir d'examen de la Cour de céans et les exigences de motivation : cf. supra, consid. 2.1 et 2.3).