Citation: 5C.69/2001 26.04.2001 E. 3

3.- Selon l'art. 55 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées. En l'espèce, la défenderesse conclut formellement à ce que l'arrêt cantonal soit totalement ou partiellement annulé, voire "corrigé" ("der Entscheid [...] ist ganz oder teilweise aufzuheben bzw. zu korrigieren"). En soi, ces conclusions ne répondent pas aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. b OJ. A la lumière des motifs et de l'argumentation du recours (ATF 106 II 175; 99 II 176 consid. 2 p. 179-181; Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, no 113, p. 151 s.), l'on peut toutefois comprendre que l'intéressée - qui n'est pas assistée d'un mandataire professionnel - reproche, d'une part, à l'autorité cantonale de ne pas avoir respecté les exigences minimales de procédure découlant de l'art. 51 al. 1 let. b OJ, ce qui pourrait impliquer une annulation et un renvoi selon l'art. 52 OJ, et qu'elle s'oppose, d'autre part, à l'exécution du droit de réponse. Il y a dès lors lieu d'admettre que les chefs de conclusions en annulation et - quoique maladroitement formulés - en "correction" totale de l'arrêt cantonal sont recevables. En revanche, on ne saurait entrer en matière sur ceux qui tendent à ce que celui-ci soit partiellement annulé ou "corrigé". Sur ces points, l'on cherche en vain dans l'acte de recours l'indication exacte des modifications partielles demandées. Enfin, il faut convenir que la défenderesse ne remet pas en cause sa condamnation à payer des dépens au demandeur; elle précise en effet expressément dans son écriture que celle-ci tend plus à critiquer les "effets" ("Auswirkungen") de l'arrêt entrepris sur la pratique future du tribunal cantonal qu'à contester les frais et dépens.