Citation: 4A_201/2016 E. 6.2

6.2. En l'espèce, on ne se trouve nullement en présence d'une impossibilité objective, survenue après la naissance de l'obligation de fournir un moyen de transport à l'intimée, qui ne serait pas imputable à la recourante, en sorte que celle-ci puisse être libérée en application de l'art. 119 al. 1 CO. En effet, l'impossibilité pour la recourante de fournir sa prestation est due à sa faute, qui a consisté à ne pas être capable de se procurer un avion auprès de tiers prestataires et à cacher son impéritie à l'intimée sous de mauvais prétextes (avion prétendument garé à Fujairah au lieu de Sharjah, contact prétendument mené avec une compagnie aérienne). Quant à la demeure, du moment qu'elle repose sur une violation subjective du contrat, elle n'est comme telle pas subordonnée à l'exigence d'une faute du débiteur (TERCIER/PICHONNAZ, op. cit., ch. 1289 p. 289; THÉVENOZ, op. cit., n° 10 ad art. 102 CO). Le moyen n'a aucun fondement.