Citation: 1B_3/2018 E. 1.2

1.2. La conclusion principale du recourant - qui tend au maintien des scellés sur l'entier des données en cause - est recevable, dès lors que l'immunité diplomatique dont le recourant se prévaut pourrait couvrir l'ensemble des documents litigieux. Si tel ne devait pas être le cas, il y a lieu de préciser que ses conclusions subsidiaires tendant au maintien des scellés sur des documents couverts par le secret professionnel d'avocats étrangers sont irrecevables. En effet, dans le cadre de la procédure de levée des scellés, le principe de l'épuisement des instances doit être respecté. Soulever pour la première fois devant le Tribunal fédéral le fait que des données seraient protégées par le secret d'autres avocats que J.________ n'est pas admissible. Il appartenait au recourant, dans le cadre de son obligation de collaboration (ATF 143 IV 462 consid. 2.1 p. 466 et 2.3 p. 468 et les arrêts cités; cf. ci-après consid. 2.1), d'étayer ses conclusions, certes prises largement, au plus tard au cours de la procédure devant le Tmc (art. 99 LTF; arrêt 1B_477/2017 du 12 février 2018 consid. 3.2 et 3.3). Or, le recourant n'a pas indiqué au Tmc d'autres avocats que J.________ dans ses observations du 13 novembre 2017 (cf. ad 3.3 de cette écriture). En l'absence de constatation en lien avec ces avocats dans l'arrêt attaqué ou de démonstration de la part du recourant conforme aux exigences en matière de motivation visant à démontrer que l'autorité précédente aurait omis arbitrairement de prendre cet élément en considération (art. 105 al. 2 LTF), le Tribunal fédéral est lié par les faits établis par le Tmc (art. 105 al. 1 LTF), à savoir que le secret professionnel de l'avocat doit être examiné exclusivement en fonction de l'activité de l'avocat J.________. En tout état de cause et indépendamment de toute considération sur la portée du secret professionnel de l'avocat au sens des art. 321 CP, 264 al. 1 let. d CPP et 13 de la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats (LLCA; RS 935.61), le recourant ne donne aucune indication permettant de considérer que les avocats étrangers auraient été consultés dans le cadre d'un mandat relevant de l'activité typique de l'avocat (en particulier sur le type de mandat [avis de droit, intervention en justice]), qui seule bénéficie de la protection du secret professionnel (ATF 143 IV 462 consid. 2.2 et 2.3 p. 467 ss).