Citation: 5A_1061/2020 E. 1.2.2

1.2.2. La recourante soutient que les conditions pour admettre l'existence d'une question juridique de principe sont réalisées en l'occurrence. Elle expose en substance que la jurisprudence du Tribunal cantonal du canton de Vaud en matière de titre à la mainlevée définitive, à laquelle se réfère l'arrêt querellé pour retenir qu'un simple renvoi à l'art. 277 al. 2 CC ou une réserve de cet article est insuffisant pour retenir que la contribution d'entretien chiffrée dans un jugement de divorce est due également pour la période postérieure à la majorité, jusqu'à l'achèvement de la formation, méconnaît l'ATF 144 III 193 qui indique qu'un jugement de divorce vaut titre de mainlevée définitive lorsque le dispositif ne fixe pas expressément le montant exact de la contribution due après la majorité mais qui reprend le libellé du texte légal de l'art. 277 al. 2 CC. Le Tribunal cantonal du canton de Fribourg aurait aussi considéré que la seule réserve de l'application de l'art. 277 al. 2 CC est insuffisante pour permettre la mainlevée de l'opposition, puis aurait estimé qu'un jugement de divorce mentionnant qu'une contribution de 1'000 fr. due " jusqu'au terme de la première formation " de l'enfant, sans mention de l'art. 277 al. 2 CC, suffit. Le Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel partagerait également ce point de vue. La recourante ajoute que ces jurisprudences et pratiques cantonales divergentes ou peu précises créeraient une incertitude caractérisée dans un domaine du droit touchant un nombre très important de justiciables, qui plus est de jeunes adultes, de sorte que des éclaircissements du Tribunal fédéral s'imposeraient.