Citation: 1C_501/2017 E. 3

Invoquant encore une application arbitraire de l'art. 16 du décret du 22 mars 1994 concernant la procédure d'octroi du permis de construire (DPC, RS/BE 725.1), le recourant dénonce l'absence de gabarits. Il s'en plaint uniquement en tant qu'il n'aurait ainsi pas pu se rendre compte des dimensions du nouveau bâtiment, en particulier de sa hauteur. Sa critique peut d'emblée être écartée, étant précisé qu'elle se distingue de la problématique de l'implantation de la nouvelle construction sur la parcelle en lien avec celle du respect des distances réglementaires aux limites qui seront examinées au considérant suivant. Nonobstant le défaut de gabarits, certes regrettable, le recourant a en effet pu former opposition dans le délai d'enquête, après avoir consulté le dossier du projet. On ne saurait par ailleurs considérer en l'espèce la pose de gabarits comme une condition de validité de l'enquête. Sous un angle matériel, l'absence de perches n'entraîne en principe l'annulation de l'autorisation de construire que si la partie recourante n'a pas eu l'occasion de se faire une idée de l'envergure du projet (cf. arrêt 1C_154/2015 du 22 décembre 2015 consid. 4.4; voir également ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, Aménagement du territoire, construction, expropriation, 2001, n. 918 p. 403 et les références). Or il faut admettre, avec l'instance précédente, que la lecture des plans permet de se rendre compte des dimensions de la station de turbinage projetée, en particulier de sa hauteur. Quoi qu'en dise le recourant, il pouvait aisément se faire une idée de l'agrandissement projeté, vu son caractère modeste (+ 0.55 m en hauteur, + 1.3 m en largeur et + 1.1 m en longueur).