Citation: 6B_1078/2014 E. 1.1.1

1.1.1. La cour cantonale a indiqué que l'implication du recourant, au titre de la coactivité, pour le solde des 600'000 euros versés par B.________ sur le compte E.________ (déduction faite des 240'000 ou 280'000 euros admis par le recourant), pouvait également être retenue sur la base des faits décrits dans l'acte d'accusation (ou de l'ordonnance de renvoi) et qui correspondaient aux éléments du dossier. Il en résultait en effet qu'alors que le premier versement de B.________ avait été dilapidé à d'autres fins que l'investissement auquel il était destiné et qui n'avait jamais été réellement envisagé, le recourant et A.________, qui étaient à cette époque constamment en contact, soit direct, soit par le truchement de B.________, qui rapportait à l'un ce que lui avait dit l'autre, avaient conduit ce dernier à verser, sur un compte dont ils avaient la maîtrise exclusive, la somme de 600'000 euros, aux fins dudit investissement inexistant, dont ils avaient ensuite disposé à leur profit. Tous deux avaient agi sur le lésé et étaient nécessairement convenus de se partager ces fonds, chacun acceptant les opérations de l'autre comme si elles étaient les siennes propres; peu importait qu'ils aient pu ne pas discuter formellement de chaque prélèvement ou virement effectué. Le fait que le recourant avait adhéré aux actes de A.________ et s'en fut à tout le moins accommodé comme étant les siens était suffisant pour admettre leur coactivité. Il n'était pas davantage déterminant que les deux hommes n'aient pas constamment communiqué entre eux durant toute la période pénale, ce qui était d'ailleurs à relativiser au vu de leurs échanges de courriels et des déclarations du recourant lui-même, qui avait indiqué avoir donné des instructions à A.________, en particulier pour la remise d'argent à B.________, ni que le recourant ne se soit pas trouvé en Europe à l'époque (arrêt entrepris, consid. 3.4.3.2 p. 39 s.).