Citation: 6B_784/2018 E. 1.3

1.3. En tant que les recourantes affirment à maintes reprises avoir agi de bonne foi en livrant leur propre appréciation des faits, leur argumentation est largement appellatoire, partant irrecevable. C'est le cas notamment lorsqu'elles prétendent que leurs démarches auprès de l'Asloca, de la police et de l'avocate démontreraient leur bonne foi. Les recourantes sont irrecevables à présenter librement le contenu de la consultation du 5 février 2016 auprès de la permanence juridique. Dès lors qu'elles ont contesté avoir sollicité l'audition de l'avocate et refusé de la libérer de son secret s'agissant de cette rencontre, elles sont malvenues de s'en prévaloir pour fonder une erreur. Sur ce point, c'est de manière purement appellatoire, partant irrecevable qu'elles tentent d'expliquer ce refus. Les recourantes considèrent que la cour cantonale aurait sous-évalué la force probante des éléments de preuve déjà apportés au motif que, " selon elles ", l'identification de l'avocate consultée le 5 février 2016 et l'attestation produite suffisaient à attester leur bonne foi. Cette appréciation personnelle des éléments de preuve est purement appellatoire, partant irrecevable. En tout état, en relevant que leurs témoignages sont concordants sur le fait que l'avocate avait conseillé la procédure civile comme solution mais ne les avait pas informées du caractère illicite de leur projet (mémoire de recours, p. 8 in initio), elles confirment que l'avocate ne s'est pas prononcée en faveur du comportement reproché, au contraire. Aussi, une des conditions, à tout le moins, pour admettre l'erreur fondée sur un conseil juridique n'est pas réalisée. S'agissant des informations délivrées par la police, les recourantes relèvent qu'en date du 31 janvier 2016, elle leur a indiqué que les sous-locataires ne pouvaient pas être évacués en changeant les serrures de l'appartement (cf. mémoire de recours, p. 10). En cela, elles confirment avoir été informées de l'illicéité de leur projet. Elles s'écartent de manière inadmissible de l'état de fait arrêté par la cour cantonale (art. 105 al. 1 LTF) en tant qu'elles affirment que les intimés refusaient de régulariser la sous-location et en déduisent qu'ils n'étaient pas sous-locataires et donc qu'elles étaient autorisées à changer les serrures de l'appartement. Les recourantes prétendent démontrer qu'elles ont agi dans l'erreur au motif que les intimés auraient obtenu la restitution des locaux sur mesures (super) provisionnelles 48 h après les faits. Cet événement ne ressort pas de l'arrêt entrepris et l'arbitraire de son omission n'est pas soulevé. En tout état, cet événement, postérieur aux faits reprochés, n'est pas apte à démontrer que la cour cantonale aurait arbitrairement exclu l'existence d'une erreur. Pour le surplus, les recourantes ne contestent pas les déclarations faites devant le tribunal des baux, selon lesquelles elles savaient que la seule option pour parvenir à l'évacuation des intimés était la procédure civile. Or, sur cette base et compte tenu des autres éléments retenus, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, admettre que les recourantes étaient conscientes de l'illicéité de leur comportement et ainsi exclure l'erreur. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.