Citation: 5A_76/2021 E. 3.1

3.1. L'autorité supérieure de surveillance a constaté que les revenus mensuels cumulés des époux s'élevaient à 11'841 fr. 73, dont la rente invalidité de 1'915 fr. de la recourante. Elle a jugé que le minimum vital de la recourante et de sa famille ne devait pas être déterminé sur la base de l'art. 265 al. 2 LP, au motif que la rente d'invalidité de la recourante avait été saisie, en application de l'art. 149 al. 3 LP, par le biais de nouvelles poursuites sans nouveaux commandements de payer, dans les six mois dès la réception des actes de défaut de biens au sens des art. 115 al. 1 et 149 LP, datés du 14 janvier 2020. Elle a ensuite constaté le montant des différents postes entrant dans le minimum vital du droit des poursuites et considéré que celui-ci avait été calculé de manière relativement large, étant donné que les revenus de la famille ne comprenaient pas la rente pour enfant de 319 fr., les éventuels 13ème salaire et bonus de l'époux ainsi que la participation de l'employeur aux cotisations d'assurance-maladie de la recourante, atteinte dans sa santé. Les charges comprenaient en revanche les primes d'assurance-maladie complémentaire. Sur la base de ces éléments, elle a confirmé que le solde disponible de la famille se montait à 5'088 fr. 78. Elle a qualifié ce montant de très confortable, d'autant que les époux étaient propriétaires d'un immeuble d'une valeur de 309'600 fr., et qu'ils possédaient des véhicules privés estimés à 19'058 fr. ainsi que des titres à concurrence de 73'250 fr. Elle a conclu que la recourante pouvait mener un train de vie élevé grâce aux revenus et à la fortune de son conjoint ainsi qu'à leur fortune commune et a retenu l'existence d'un abus de droit manifeste justifiant une exception au principe de l'insaisissabilité posé à l'art. 92 al. 1 ch. 9a LP. En conséquence, l'autorité supérieure de surveillance a jugé qu'il se justifiait d'admettre le caractère saisissable de la rente AI de la recourante à hauteur de 820 fr.