Citation: 4F_1/2022 E. B

B.a. Après que la tentative de conciliation a échoué, le coopérateur a déposé sa demande devant le Tribunal de première instance du canton de Genève, concluant à ce qu'il déclare " nulle " l'assemblée générale de la coopérative tenue le 20 février 2013, ainsi que toutes les décisions prises au cours de celle-ci et, subsidiairement, à ce que le tribunal annule la décision prise par l'assemblée générale prononçant son exclusion. Par jugement du 28 novembre 2016, le tribunal a rejeté la demande. B.b. Par arrêt du 24 novembre 2017, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel interjeté par le coopérateur. Les magistrats cantonaux ont retenu que l'exclusion du coopérateur était justifiée pour trois motifs distincts. Premièrement, le coopérateur avait acquis, pour le compte de la coopérative, des moteurs de stores au prix de 25 ou de 50 EUR/pièce qu'il a ensuite facturés à la coopérative à 486 fr./pièce, sans qu'il ne puisse démontrer avoir entrepris un travail justifiant une plus-value de plus de 400 fr. Deuxièmement, il avait bénéficié gratuitement des services de certains employés de la coopérative. Troisièmement, le coopérateur avait tenté de convaincre certains employés de la coopérative de donner leur démission afin de " casser la société ". B.c. Par arrêt 4A_59/2018 du 23 août 2018, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de leur recevabilité, le recours en matière civile et le recours constitutionnel subsidiaire formés par le coopérateur. En substance, le Tribunal fédéral a retenu que le comportement du coopérateur relatif à l'achat de moteurs de stores était à lui seul de nature à rompre le rapport de confiance entre les parties, que la décision de la cour cantonale ne saurait donc être annulée et qu'il n'y avait donc pas lieu d'examiner les deux autres motifs également retenus par la cour cantonale.