Citation: 9C_213/2019 E. 5.1

5.1. En ce qui concerne tout d'abord la modification de l'état de santé le docteur D.________ ne s'est certes pas prononcé explicitement sur l'évolution déterminante. On peut néanmoins tirer du rapport d'expertise du 2 novembre 2017, complété le 23 mars 2018, les éléments nécessaires permettant de statuer en connaissance de cause sur la révision de la rente, singulièrement sur la modification des circonstances exigée par l'art. 17 LPGA. En effet, au terme de son examen clinique et de l'analyse du dossier, l'expert D.________ a diagnostiqué un trouble de la lignée dépressive d'un degré de gravité inférieur à celui de l'état anxio-dépressif sévère mis en évidence à l'époque de la décision initiale par les docteurs F.________ et G.________, médecins au Centre H.________, (rapport du 24 août 1999). Il a aussi indiqué que l'état de stress post-traumatique (diagnostiqué dans les années 1990) ne pouvait plus être retenu comme incapacitant et que la recourante avait pu revenir en Suisse en 2012 sans la présence de troubles psychiques aigus. Au regard de ces éléments médicaux, la constatation des premiers juges selon laquelle une amélioration est intervenue n'est pas manifestement inexacte et lie le Tribunal fédéral (supra consid. 1). Il en va de même de leurs constatations relatives à la capacité de travail qui ne sont pas remises en cause plus avant par la recourante.