Citation: 6B_1181/2023 E. B

Par jugement du 28 mars 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________ et a confirmé le jugement du 30 septembre 2022 pour le surplus. La cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. A.A.________ est né en 1987 au Cameroun, pays dont il est ressortissant. Il a rencontré C.________ en Côte-d'Ivoire lors d'un déplacement professionnel alors qu'il était footballeur. Le couple se serait marié en 2013 au Togo. A.A.________ aurait adopté B.A.________, la fille de C.________, pour les besoins de la procédure administrative. B.A.________, C.________ et A.A.________ sont arrivés en Suisse en 2017 en passant par la Lybie. Depuis son arrivée, A.A.________ est au bénéfice d'un permis F. B.b. Entre le milieu de l'année 2018 et le 27 juillet 2019, au foyer EVAM, A.A.________ s'est livré à des attouchements d'ordre sexuel sur B.A.________, alors qu'elle n'était âgée que de 12 ou 14 ans. Malgré les refus clairs exprimés par cette dernière, il a touché sa poitrine et son sexe, sur les habits et à même la peau. En outre, à dix reprises, il l'a contrainte à entretenir des rapports sexuels complets. Il l'a pénétrée vaginalement avec son pénis, sans préservatif, en se couchant sur elle et en la maintenant fortement au niveau des poignets, avec l'une de ses mains. Ces faits se sont déroulés alors même que C.________ dormait dans la pièce, assommée par des médicaments, ou lorsqu'elle travaillait. B.c. Le 27 juillet 2019, alors que C.________ était au travail, A.A.________ s'en est pris verbalement à B.A.________, qui n'avait pas fait la vaisselle. Après s'être énervé verbalement contre elle, il l'a poussée sur le lit. A.A.________ s'est ensuite couché sur elle et l'a caressée sur le corps, notamment au niveau de la poitrine. Il a également essayé de lui retirer ses vêtements. Elle lui a demandé d'arrêter et s'est débattue en le repoussant fortement, ce qui l'a fait chuter. De rage, A.A.________ est allé chercher un objet pour la frapper et s'en est pris physiquement à B.A.________, lui occasionnant une entorse au bras, ce qui a conduit à l'hospitalisation de la jeune fille. B.d. En raison des abus sexuels et de la violence physique que A.A.________ a fait subir à la fille de sa concubine, qu'il a fait passer pour sa fille adoptive aux yeux des autorités suisses, il a mis en danger son développement psychique de façon profonde. B.A.________ a présenté des séquelles psychologiques qui l'ont amenée à des comportements à risque, aussi bien à la maison (vol, consommation d'alcool et de tabac, nuits passées à l'extérieur, etc.) qu'à l'extérieur (bagarres). Lors des divers suivis mis en place, il a été relevé que la jeune fille présentait des troubles du sommeil et des angoisses et que son état s'était fortement péjoré lorsque les abus avaient été révélés (état dissociatif, crises d'angoisse). En outre, au niveau scolaire, les absences et les retards se sont accumulés. B.e. Au mois de juin 2018, au foyer EVAM, A.A.________ a caressé les fesses de C.________, alors qu'elle se trouvait au lit, puis a tenté de lui ôter ses vêtements. Ensuite du refus de sa compagne d'entretenir des rapports sexuels, il lui a baissé le pantalon et déchiré la culotte. C.________ a alors tenté de remonter son pantalon et A.A.________ a essayé de le déchirer, en vain. C.________ est finalement parvenue à se défaire de son concubin et s'est rendue sur le balcon, où il l'a rejointe pour lui présenter des excuses. B.f. Au printemps 2019, au foyer EVAM, alors que C.________ sortait de la douche et avait refusé d'entretenir des rapports sexuels avec lui, A.A.________ l'a saisie par les cheveux, en lui disant que "s'il voulait faire l'amour, c'était lui qui décidait, même si c'était 10'000 fois". Comme elle se débattait, il lui a saisi les mains, les lui a maintenues dans le dos et l'a penchée face à la baignoire. En se tenant derrière elle, il lui a écarté les jambes avec ses jambes et, à l'aide d'une main, a baissé son short et a introduit son pénis - sans préservatif - dans le vagin, en faisant des va-et-vient jusqu'à ce qu'il éjacule, cela malgré le fait que C.________ lui dise de la lâcher et lui répète qu'elle ne voulait pas faire l'amour avec lui. B.g. Deux nuits plus tard, au foyer EVAM, A.A.________ a retiré la culotte de C.________ pendant qu'elle dormait et lui a introduit son pénis dans le vagin. Cela a réveillé la prénommée, qui l'a repoussé, dès lors qu'elle ne voulait pas entretenir de relation sexuelle avec lui. B.h. Au mois d'août 2019, au foyer EVAM, A.A.________, alors qu'il était séparé de C.________, s'est rendu chez cette dernière et lui a demandé d'entretenir des relations sexuelles. Face au refus de son ex-concubine, A.A.________ l'a immobilisée contre le mur de la cuisine, en la maintenant au niveau de la gorge avec son avant-bras. Il lui a ensuite saisi les deux bras et les lui a maintenus appuyés au niveau de la poitrine avec une main. Puis, à l'aide de sa main libre, il a soulevé sa jupe et lui a introduit son pénis dans le vagin. Après avoir éjaculé, A.A.________ a lâché C.________ et a jeté de l'argent contre elle.