Citation: 2P.213/2002 21.03.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a p. 48). 1.1 Selon l'art. 87 al. 1 OJ, le recours de droit public est recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément; ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement. Le recours de droit public est recevable contre d'autres décisions préjudicielles et incidentes prises séparément s'il peut en résulter un dommage irréparable (art. 87 al. 2 OJ). Lorsque le recours de droit public n'est pas recevable en vertu de l'art. 87 al. 2 OJ ou qu'il n'a pas été utilisé, les décisions préjudicielles et incidentes peuvent être attaquées avec la décision finale (art. 87 al. 3 OJ). 1.2 La décision relative à une requête d'effet suspensif est de nature incidente (ATF 120 Ia 260 consid. 2b p. 264; 105 Ia 318 consid. 2 p. 320-322). Il reste à examiner si elle cause au recourant un dommage irréparable au sens de l'art. 87 OJ, par quoi on entend exclusivement le dommage juridique qui ne peut être réparé ultérieurement, notamment par le jugement final, (ATF 126 I 207 consid. 2 p. 210; 123 I 325 consid. 3c p. 328). 1.3 La loi générale du 4 décembre 1997 relative au personnel de l'administration cantonale et des établissements publics médicaux du canton de Genève (ci-après: LPAC) traite, à son article 31, du recours contre une décision de résiliation des rapports de service. Selon l'alinéa 1 de cette disposition, tout membre du personnel dont les rapports de service ont été résiliés peut recourir au Tribunal adminis- tratif pour violation de la loi. Si le Tribunal administratif retient que la résiliation des rapports de service est contraire au droit, il peut proposer à l'autorité compétente la réintégration (art. 31 al. 2 LPAC). En cas de refus de l'autorité compétente concernant un fonctionnaire, le Tribunal administratif fixe une indemnité dont le montant ne peut être inférieur à un mois et supérieur à vingt-quatre mois du dernier traitement brut à l'exclusion de tout autre élément de rémunération (art. 31 al. 3 LPAC). Il ressort du texte de l'art. 31 LPAC que, même si le Tribunal administratif admettait le recours de l'intéressé au fond, ce dernier n'aurait pas un droit à être réintégré dans l'administration cantonale genevoise. Il est dès lors douteux qu'il puisse résulter un dommage irréparable de la décision attaquée et, par conséquent, que le présent recours soit recevable au regard de l'art. 87 al. 2 OJ. Cette question peut cependant rester ouverte, car le présent recours n'est de toute façon pas fondé.