Citation: 4C.167/2005 08.08.2005 E. A

Y.________ SA a engagé A.________ (demandeur) dès le 15 août 2000, en qualité de régleur dans le département production de Z.________ SA. Le 30 juin 2002, X.________ SA (défenderesse), a repris, dans le cadre d'une restructuration, le contrat de travail du demandeur, dont le dernier salaire mensuel brut s'élevait à 5'971 fr., payable treize fois l'an. Le 6 mars 2003, le demandeur a été convoqué par son supérieur hiérarchique, B.________, pour une évaluation personnelle. Le 10 mars 2003, le demandeur a sollicité B.________ d'organiser une entrevue avec le directeur général. Afin de respecter la voie hiérarchique, B.________ a proposé au demandeur de rencontrer le lendemain son propre supérieur hiérarchique. Enervé, le demandeur a proféré des grossièretés et des menaces à l'encontre de B.________. Le lendemain, le demandeur a dû quitter son poste précipitamment en raison d'une infection et ne s'est pas présenté à l'entretien prévu le même jour. Son incapacité de travail a duré du 12 au 14 mars 2003. Le 17 mars 2003, la défenderesse a licencié le demandeur avec effet au 31 mai 2003, lui reprochant ses violences verbales à l'encontre de son supérieur. Le demandeur a été absent pour cause de maladie du 18 mars au 30 septembre 2003. Le 25 mars 2003, il a contesté son licenciement, le qualifiant d'abusif, et a offert de reprendre son travail. Par courrier du 23 septembre 2003, la défenderesse a informé le demandeur que son contrat de travail prenait fin le 30 septembre 2003, le délai de protection légal étant écoulé.