Citation: 2D_55/2019 E. 7.4

7.4. En l'occurrence, selon l'arrêt entrepris, le recourant a fondé sa demande de reconsidération sur deux motifs, à savoir le fait qu'il détenait désormais l'autorité parentale conjointe sur son fils et une promesse d'embauche. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal a examiné si ces éléments étaient propres à remettre en cause le refus d'une autorisation de séjour. Dans ce cadre, il a relevé que l'autorité parentale conjointe ne modifiait pas les conditions de l'éventuel droit de séjour dérivé du parent qui n'a pas la garde de l'enfant, ce qui est correct (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2.1 p. 98; 143 I 21 consid. 5.5.4 p. 32). S'agissant de la promesse d'embauche, le Tribunal cantonal a relevé que le recourant, incarcéré, n'avait pas commencé à travailler, mais que même si tel avait été le cas, cette seule circonstance n'aurait pas été à même de remettre en cause le refus d'une autorisation de séjour. Cette conclusion n'est pas critiquable, étant relevé que la prise récente d'un emploi ne modifierait pas ce qui avait été constaté en 2015, à savoir que le recourant n'a pas adopté un comportement irréprochable et ne peut pas invoquer une relation économique étroite avec son enfant (cf. arrêt 2C_359/2015 du 10 septembre 2015 consid. 5.2.3).