Citation: 1B_375/2018 E. 1

Dans le cadre d'une enquête instruite depuis 2009 notamment contre B.________ pour blanchiment d'argent aggravé et faux dans les titres, le Ministère public de la Confédération (MPC) a ordonné le séquestre des avoirs déposés sur un compte ouvert au nom de la société A.________ SA (ci-après: la société) auprès de la banque D.________. La société a requis plusieurs fois en vain la levée de ce séquestre (cf. arrêts 1B_310/2015 du 15 septembre 2015 et 1B_38/2017 du 7 mars 2017). Elle s'est par la suite plainte, avec d'autres sociétés, d'un déni de justice en reprochant au MPC de ne pas rendre de nouvelle décision sur le séquestre, démarche qui a été écartée par la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, puis par le Tribunal fédéral (cf. arrêt 1B_453/2017 du 30 octobre 2017). Le 11, puis le 20 décembre 2017, la société a déposé un nouveau recours pour déni de justice auprès de la Cour des plaintes, reprochant au MPC de ne pas statuer sur une nouvelle demande de levée du séquestre du 11 aout 2017. Par décision du 18 juillet 2018, la Cour des plaintes a déclaré irrecevable la demande de récusation concernant trois de ses membres - demande considérée comme abusive -, et a déclaré le recours irrecevable en considérant que les pouvoirs de son représentant n'étaient pas établis et que le procédé consistant à déposer successivement des demandes de levée de séquestre et à se plaindre de déni de justice était abusif, dilatoire et téméraire; en l'occurrence, le recours avait été déposé quelques jours après une interpellation du MPC, sans lui laisser l'occasion de statuer rapidement.