Citation: 6S.148/2005 30.06.2005 E. 2

Le pourvoi en nullité ne peut être formé que pour violation du droit fédéral, à l'exception de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 269 PPF). Il n'est notamment pas ouvert pour se plaindre de l'appréciation des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83; 123 IV 184 consid. 1a p. 186; 118 IV 309 consid. 2b p. 317) ou pour invoquer la violation directe d'un droit constitutionnel (ATF 120 IV 113 consid. 1a p. 114; 119 IV 17 consid. 1 p. 19, 107 consid. 1a p. 109, 330 consid. 2d p. 336; 118 IV 192 consid. 1, 117 IV 369 consid. 14 p. 386). Il ne peut donner lieu qu'à un contrôle de l'application du droit fédéral sur la base d'un état de fait définitivement arrêté par l'autorité cantonale (cf. art. 277bis et 273 al. 1 let. b PPF) et dont le recourant est par conséquent irrecevable à s'écarter (ATF 126 IV 65 consid. 1 p. 66/67; 124 IV 53 consid. 1 p. 55, 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités). En l'espèce, dans la mesure où le recourant se plaint de ce que la cour cantonale, pour statuer sur l'infraction de délit impossible de mise en danger de la vie d'autrui, ait accordé trop de poids aux déclarations du témoin B.________ par rapport aux siennes et à celles du témoin C.________, sa critique, qui revient à rediscuter l'appréciation des preuves, est donc irrecevable. De même, le recourant est irrecevable à se plaindre de ce que la cour cantonale, estimant suffisantes les deux expertises psychiatriques déjà établies, ait refusé d'ordonner une contre-expertise, dès lors que ce grief revient à invoquer une violation du droit d'être entendu, soit d'un droit constitutionnel. Au demeurant, la demande de contre-expertise avait déjà été écartée par l'arrêt cantonal du 25 mai 2004, que le recourant n'avait pas attaqué par un recours de droit public pour violation de ses droits constitutionnels.