Citation: 2C_232/2021 E. 1.3

1.3. Le 21 septembre 2017, l'intéressé a épousé en Suisse B.________, une compatriote au bénéfice d'une autorisation de séjour (puis d'établissement depuis le 19 décembre 2018), mère de trois enfants nés de précédentes relations, avec laquelle il était en couple depuis 2015. En raison de cette union, il s'est vu délivrer, le 23 février 2018, une autorisation de séjour par regroupement familial valable jusqu'au 20 septembre 2018 et renouvelée par la suite, la dernière fois jusqu'au 20 septembre 2020. Les époux se sont séparés le 20 juin 2019. Ils ont conclu une convention sur les effets du divorce le 16 janvier 2020. La police a dû intervenir à plusieurs reprises entre les mois de juin 2019 et janvier 2020, pour des disputes entre les époux. Par ordonnance de classement du 30 janvier 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne n'est pas entré en matière sur des faits dénoncés par l'épouse qui reprochait à l'intéressé de l'avoir régulièrement poussée et de lui avoir tiré les cheveux depuis leur mariage et jusqu'au 9 août 2019. Par ordonnance pénale du 7 février 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a condamné l'épouse à 30 jours-amende, avec sursis pendant deux ans, et à 300 fr. d'amende pour menaces qualifiées, à raison de faits s'étant déroulés les 1eret 2 avril 2017 (menaces avec un couteau et une lime à ongle). Le 28 février 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le classement, d'une part, de la procédure pénale dirigée contre l'intéressé pour lésions corporelles simples qualifiées, injure, menaces qualifiées et viol (étant précisé que l'épouse a retiré ses plaintes au cours de son audition) et, d'autre part, de la procédure pénale dirigée contre l'épouse pour voies de fait, tentative de lésions corporelles simples, dommages à la propriété, calomnie, injure, utilisation abusive d'une installation de télécommunication et menaces qualifiées. Le procureur a mis les frais de la procédure à charge des époux à raison de la moitié chacun, en soulignant que leurs "comportements blâmables, chicaniers et infantiles a[vait] donné lieu à l'ouverture de l'action pénale". Par ordonnance pénale du 6 mars 2020, s'agissant des faits s'étant déroulés les 22 octobre 2019 et 18 janvier 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a condamné, d'une part, l'épouse à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, avec sursis durant deux ans, ainsi qu'à une amende de 100 fr. pour dommage à la propriété et, d'autre part, l'intéressé à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, avec sursis pendant deux ans, et à une amende de 300 fr. pour voies de fait, injure et menaces qualifiées.