Citation: 4D_151/2009 15.03.2010 E. B

Par acte déposé le 17 mars 2006, Y.________ a assigné X.________ SA en paiement de 40'000 fr. à titre de réparation du tort moral. Il faisait valoir qu'il attendait toujours des explications sur les circonstances l'ayant amené à contracter le virus de l''hépatite B, qu'il vivait péniblement cette maladie qui avait provoqué des difficultés au sein de son couple, qu'une greffe de foie avait été envisagée lors de la phase aiguë de l'infection et qu'il avait perdu sa lucidité et ses forces à cause d'un empoisonnement du sang. Il précisait être toujours porteur du virus, même s'il ne présentait aucune séquelle de la phase aiguë et n'avait aucune contrainte au niveau du régime alimentaire. X.________ SA a conclu au rejet de l'action. Le Tribunal de première instance du canton de Genève a ordonné une expertise et désigné le Dr D.________ comme expert. Il sera revenu dans les considérants sur le contenu de cette expertise datée du 24 juin 2008. Par jugement du 26 février 2009, le tribunal a condamné X.________ SA à verser à Y.________ la somme de 10'000 fr. à titre d'indemnité pour tort moral. Statuant le 16 octobre 2009 sur appel de X.________ SA, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement de première instance. Elle a retenu en particulier un lien de causalité naturelle entre l'une ou l'autre des gastroscopies subies dans les locaux de X.________ SA et l'hépatite B ayant atteint Y.________.