Citation: 6B_369/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu qu'il était établi que le comportement du recourant avait causé chez l'intimée 2 un trouble de stress post-traumatique chronique, incluant en particulier des cauchemars, des souvenirs intrusifs avec reviviscence des scènes traumatiques et de fréquents blocages sexuels, ces symptômes étant en rémission. Ce trouble avait des conséquences néfastes sur sa vie sentimentale et sexuelle, celles-ci tendant néanmoins à s'estomper. Le comportement de son beau-père avait conduit à sa rupture avec sa demi-soeur et son demi-frère, ce qui causait à l'intimée 2 une importante souffrance. Les infractions commises par le recourant à son égard étaient graves, sa culpabilité pouvait être qualifiée de moyenne. Aucune faute concomitante ne pouvait être reprochée à l'intimée 2. Dans ce contexte, l'octroi d'une indemnité de 10'000 fr. pour tort moral apparaissait adéquate. Ce montant portait intérêts à 5 % l'an dès le 1er octobre 2013. L'appel joint de l'intimée 2 était admis dans cette mesure.