Citation: 6B_688/2014 E. 6.1.2

6.1.2. Le recourant soutient que son droit à la consultation du dossier aurait été violé dès lors que l'ensemble des pièces en langue tchèque n'a pas été traduit, que les traductions ne se trouvent pas toujours avec les pièces originales et que les pièces à traduire ont été choisies par une collaboratrice du MPC qui ne maîtrise pas la langue tchèque. Ce faisant, le recourant se contente d'énoncer ces éléments, sans démontrer en quoi ils constitueraient une violation de son droit d'être entendu, en particulier son droit à la consultation du dossier. Il ne soutient, ni ne démontre avoir été empêché d'avoir accès à l'ensemble des pièces du dossier. Le recourant est de langue maternelle tchèque. Au vu de sa maîtrise de cette langue, de sa formation et des différentes fonctions qu'il a occupées, le recourant était en mesure de comprendre la teneur de l'ensemble des pièces et, le cas échéant, de demander la traduction des pièces qu'il estimait importantes. Il admet d'ailleurs lui-même que le MPC lui a donné l'occasion de requérir la traduction de certaines pièces. Le recourant ne soutient en outre pas avoir été empêché de faire traduire d'autres documents, notamment à l'audience, ni n'explique en quoi des traductions supplémentaires auraient été importantes pour que les juges puissent statuer en connaissance de cause. Il ne démontre pas non plus que le TPF se serait fondé sur des pièces du dossier que les juges n'auraient pas comprises. A défaut d'une traduction de l'ensemble des pièces, le recourant expose avoir l'impression que le MPC cache des éléments du dossier. On distingue mal comment le MPC pourrait cacher des éléments, dès lors qu'il ne maîtrise pas - au contraire du recourant qui est de langue maternelle tchèque - la langue tchèque et le recourant ne l'explique pas. Enfin, le recourant soutient que le droit de disposer d'un dossier traduit découlerait de l'art. 69 al. 3 CPP (recte: 68 al. 3 CPP). L'art. 68 CPP vise le cas où une personne participant à la procédure ne comprend pas la langue de la procédure ou n'est pas en mesure de s'exprimer suffisamment bien dans cette langue (cf. art. 68 al. 1 CPP). Dans ce cas, le contenu essentiel des actes de procédure les plus importants est porté à sa connaissance dans une langue qu'il comprend (cf. art. 68 al. 2 CPP). Cette disposition permet ainsi d'obtenir la traduction des pièces dans une langue que comprend le prévenu. Il apparaît douteux que le recourant puisse fonder un droit à la traduction des pièces du dossier qui sont originellement dans sa langue maternelle sur la base de cette disposition. Quoi qu'il en soit, à supposer que cette disposition soit applicable, elle prévoit que nul ne peut se prévaloir d'un droit à la traduction intégrale de tous les actes de procédure et des pièces du dossier (art. 68 al. 2 in fine CPP). Le recourant ne peut dès lors fonder un droit à la traduction de l'entier des pièces du tchèque en français, sans aucune distinction, sur la base de cette disposition. Le grief du recourant doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.