Citation: I 518/04 25.11.2005 E. 4

Pour déterminer l'invalidité de la recourante dans ses travaux ménagers, l'administration s'est fondée sur les conclusions du rapport d'enquête économique sur le ménage effectuée le 31 janvier 2002 et complété le 17 avril suivant. L'invalidité subie par la recourante dans les diverses activités concernées y est établie comme suit : Travaux Pondération Empêchement & Invalidité _______ __________ _____________________ Conduite du ménage 2 % 0 % Alimentation 50 % 0 % Entretien du logement 20 % 0 % Achats et courses diverses 10 % 0 % Lessive, entretien des vêtements 10 % 0 % Divers 8 % 0 % ____ _____ ___ Total 100 % 0 % La recourante ne conteste pas la pondération des différents champs d'activité, mais le taux de l'incapacité global qui a été retenu dans ses tâches ménagères (0 %). En particulier, elle ne comprend pas les motifs pour lesquels cette évaluation peut différer de celle de son activité habituelle de collaboratrice de son époux (50 %). Lorsqu'il s'agit d'évaluer l'invalidité d'un assuré dans l'accomplissement de ses tâches ménagères, un empêchement ne peut être pris en compte que si la personne handicapée ne parvient plus à exécuter la tâche en question et si cette tâche doit être confiée à des tiers rétribués ou à des proches qui enregistrent de ce fait une perte de gain ou pour lesquels cela représente une charge disproportionnée (Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], Zurich 1997, p. 223). En revanche, lors de l'évaluation du taux d'invalidité d'un assuré dans la collaboration qu'il apporte à l'activité de son conjoint, on tient pleinement compte des empêchements qu'il éprouve (indépendamment de l'aide dont il pourrait bénéficier de la part de tiers pour effectuer ses travaux). En l'espèce, l'incapacité de travail de 50 % dont le docteur C.________ a fait état, en raison des atteintes à la santé, se rapporte uniquement à l'activité de secrétaire. Son appréciation ne concerne pas les tâches ménagères de la recourante, pour lesquelles les empêchements sont déterminés sur la base d'une enquête économique sur le ménage. L'enquêtrice a constaté que la recourante peut toujours accomplir ses travaux ménagers, malgré la persistance de fatigue et de manque d'énergie, si bien que l'aide que son époux lui prodigue occasionnellement n'entre pas en ligne de compte dans la détermination de son invalidité. L'absence d'empêchement dans l'exécution des tâches ménagères justifie ainsi le taux d'invalidité de 0 % retenu par l'administration. En soi, cette divergence dans l'évaluation de ces deux champs d'activités - qui résulte des observations des spécialistes et des déclarations de la recourante - n'est donc pas contradictoire et ne justifie ni de compléter l'instruction ni d'adapter les taux retenus.