Citation: 7B_35/2025 E. A

A.a. A.a.a. Par arrêt du 25 avril 2013, la 2e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne (ci-après: la 2e Chambre pénale) a reconnu A.________ coupable de tentative de propagation d'une maladie de l'homme, de lésions corporelles graves, de vol, de dommages à la propriété, de violation de domicile, d'infractions à la LStup, d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, de contrainte sexuelle, de viol et de pornographie. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de 7 ans, 9 mois et 15 jours, suivie d'un internement. Par arrêt du 22 avril 2014, le Tribunal fédéral a rejeté le recours déposé par A.________ contre l'arrêt du 25 avril 2013 (cause 6B_564/2013). A.a.b. Depuis le 30 novembre 2017, A.________ se trouve en internement à l'Établissement pénitentiaire de U.________. A.b. Le parcours criminel de A.________ a débuté en 1974 et s'est terminé avec la condamnation précitée. Durant cette période, celui-ci a été condamné à 14 reprises; il a notamment commis de nombreuses infractions contre l'intégrité sexuelle; le nombre de ses victimes, en particulier féminines - autant majeures que mineures -, peut être fixé à au moins vingt personnes, soit quatorze victimes d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, une victime de tentative de viol, quatre victimes de viols et une victime de contrainte sexuelle. A.c. A.c.a. Dix expertises psychiatriques ont été établies au sujet de A.________ depuis le début de son parcours criminel: le 14 octobre 1981 par le Dr C.________, le 1er septembre 1986 par la Dre D.________, le 16 août 1988 par le Dr E.________, le 19 octobre 1994 par le Dr F.________, le 17 janvier 2000 par le Dr G.________, le 16 novembre 2010 par le Dr H.________, le 15 juillet 2011 par le Dr I.________, le 8 juin 2015 par le Dr J.________ et le 12 mai 2018 par le Dr K.________. Tous les experts ont attesté que A.________ était atteint de troubles psychiques graves; il ressort en particulier de la dernière expertise qu'il souffrait d'un trouble de la personnalité de type dyssociale, de psychopathie sévère et de troubles multiples de la préférence sexuelle incluant la pédophilie et le sadisme. Le risque de récidive concernant les délits sexuels a été qualifié par les experts de "hautement élevé" en 2018, d'"élevé" en 2015, de "majeur" en 2011 et de "très important" en 2010. Dans son expertise, le Dr K.________ a indiqué qu'au vu des troubles de A.________, le seul traitement à même de réduire ce risque était une prise en charge thérapeutique en institution focalisée sur les infractions commises. A.c.b. En 2019, 2021 et 2024, plusieurs rapports médicaux ont été rendus concernant A.________; il en ressort, en substance, que le potentiel de changement de celui-ci est au mieux limité, si ce n'est inexistant en raison des troubles qu'il présente, de son refus de les admettre et de la victimisation dont il fait preuve.