Citation: 8C_365/2021 E. 4.1

4.1. Se plaignant d'un établissement manifestement inexact des faits, le recourant soutient que la juridiction cantonale aurait retenu à tort que son horaire de travail n'était pas contrôlable, sans avoir procédé à un examen de sa situation. En assimilant sa situation à celle de personnes travaillant à l'étranger pour le compte d'une société basée en Suisse, l'instance précédente aurait en outre violé le principe de l'égalité de traitement. Elle aurait également violé ce principe en créant une distinction non prévue par loi entre, d'une part, les personnes travaillant à l'étranger pour une entreprise suisse ou travaillant en Suisse pour une entreprise étrangère et, d'autre part, les autres travailleurs. Le recourant reproche encore aux premiers juges d'avoir violé le principe de la légalité en ne tenant pas compte des normes européennes en matière de coordination des systèmes sociaux. En vertu de ces normes, son employeur aurait été tenu de demander des prestations de chômage à l'intimé, de sorte que le préavis de RHT aurait été déposé à juste titre auprès de celui-ci. En constatant que son horaire n'était pas contrôlable, les juges cantonaux auraient par ailleurs vidé de leur sens les dispositions légales suisses concernant l'indemnité en cas de RHT et auraient violé les règlements européens en la matière, dès lors que leur raisonnement tendrait à exclure du cercle des bénéficiaires toutes les personnes exerçant une activité dans un autre État que celui où l'employeur a son siège social. Le recourant argue enfin que l'Ordonnance COVID-19 assurance-chômage aurait élargi le cercle des bénéficiaires de l'indemnité en cas de RHT aux personnes occupant des fonctions dirigeantes assimilables à celles d'un employeur.