Citation: 4C.44/2007 22.06.2007 E. 5

Quand même l'erreur serait avérée, les demanderesses n'ont pas démontré que l'absence d'autres dettes des défendeurs constituât le fondement de leur décision d'accorder un prêt sans intérêt et remboursable en 2011 seulement, de sorte que le lien de causalité entre l'erreur et la conclusion de l'affaire avec les clauses litigieuses fait de toute manière défaut. Comme l'a mentionné de manière pertinente la Cour de justice, le fait que les demanderesses ont accordé un délai de dix ans pour le remboursement du prêt - garanti par une cédule hypothécaire - offre peu de crédibilité à la thèse selon laquelle l'absence d'autres dettes étaient un élément de fait important à leurs yeux. En effet, les défendeurs pouvaient aisément contracter de nouvelles dettes dans ce laps de temps.