Citation: 6B_191/2023 E. 3.2

3.2. Relevant que le recourant s'était rendu coupable de deux infractions sanctionnées par une peine pécuniaire ou une peine privative de liberté, la cour cantonale a retranscrit les dispositions légales topiques en matière de fixation de la peine et de concours et en a exposé les principes (jugement entrepris consid. 7a à 7d). Elle a présenté les conditions d'octroi du sursis ainsi que les critères pertinents pour établir un pronostic quant au comportement de l'auteur (art. 42 CP; jugement entrepris consid. 7h). Elle a également exposé la jurisprudence pertinente déduite de la Directive sur le retour et son impact sur le genre de peine à prononcer (jugement entrepris consid. 5). Au moment de fixer la peine, la cour cantonale a relevé l'important passif délictuel du recourant, soulignant qu'il avait fait l'objet de 8 condamnations pénales, dont une pour entrée illégale et une pour travail illégal, sur une durée de 6 ans. Elle a considéré qu'une peine pécuniaire n'aurait aucun impact sérieux sur le recourant, seule une peine privative de liberté étant éventuellement à même de le détourner d'autres crimes ou délits. Par ailleurs, compte tenu de sa situation personnelle et financière précaire, il y avait fortement à craindre qu'une peine pécuniaire ne pût être exécutée. La cour cantonale a pris en considération les éléments objectifs et subjectifs liés aux actes délictueux ainsi que les facteurs liés au recourant lui-même. A l'issue d'un développement détaillé, elle a fixé une peine privative de liberté de 30 jours pour sanctionner le séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et a augmenté cette peine de 10 jours de privation de liberté, selon le principe de l'aggravation, pour la violation de l'interdiction de pénétrer dans une région déterminée (art. 119 LEI al. 1). S'agissant du sursis, la cour cantonale a retenu que, sur le plan subjectif, au vu des nombreux antécédents du recourant pour des infractions diverses, le pronostic à formuler ne pouvait qu'être défavorable. La réitération d'infractions confirmait le mépris de l'ordre juridique, les deux premières condamnations, assorties du sursis, n'ayant pas suffi à empêcher des récidives. L'état d'esprit manifesté par le recourant, reflétant l'obstination à demeurer en Suisse, quels que fussent les décisions prises à son égard, laissait objectivement craindre de nouveaux passages à l'acte, en particulier dans le domaine du droit des étrangers. Le prononcé d'une peine ferme paraissait indispensable pour le détourner d'autres crimes et délits, en particulier à la LEI.