Citation: I 512/00 15.03.2001 E. 3

3.- L'opinion du recourant est pertinente. Dans l'arrêt du 14 juillet 1997, la Cour de céans a limité son examen au point de savoir si l'invalidité de l'assuré s'était modifiée entre le 7 février et le 18 décembre 1995 dans une mesure ouvrant droit à une rente. Ce faisant, elle s'est conformée à sa jurisprudence constante, selon laquelle le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions administratives litigieuses, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). A cette époque, il eût certes été loisible au Tribunal fédéral des assurances d'étendre son examen à des faits survenus postérieurement, s'ils avaient été étroitement liés à l'objet du litige et de nature à influencer l'appréciation au moment où la décision attaquée avait été rendue (ATF 99 V 102 et les arrêts cités). La Cour de céans n'a toutefois pas procédé à un tel examen. Il s'ensuit que les premiers juges sont compétents pour examiner le droit du recourant à une rente d'invalidité non seulement à partir du 15 juillet 1997, mais également dès le 19 décembre 1995. L'intimé, à qui la cause est renvoyée pour instruction complémentaire, selon les considérants du jugement du 26 juillet 2000, étendra donc son examen du droit à la rente à la période débutant le 19 décembre 1995. Il est dès lors prématuré, à ce stade de la procédure, d'allouer une rente d'invalidité au recourant, comme il le demande.