Citation: 8C_354/2020 E. 5.2

5.2. On relèvera tout d'abord que le docteur F.________ ne pouvait pas prendre connaissance du rapport du docteur G.________ avant de se déterminer car l'assuré n'a transmis le rapport de ce dernier, daté du 20 décembre 2017, que le 5 mars 2018. Quoi qu'il en soit, l'avis du docteur F.________, qui a constaté un intervalle libre de plus d'une année entre la reprise du travail à plein temps de l'assuré le 4 juillet 2016 et la rechute annoncée, a été confirmé par celui du docteur H.________, lequel est quant à lui postérieur à celui du docteur G.________. Or le docteur H.________ a procédé à une évaluation détaillée des précédents avis médicaux et a expliqué que l'assuré avait des antécédents discaux dégénératifs connus et que l'événement accidentel du 15 avril 2016 n'avait pas "créé" les lésions constatées. Il a également indiqué que les hernies discales étaient survenues après un intervalle libre de dix-sept mois et que la causalité naturelle était donc tout au plus possible. A l'instar de la juridiction cantonale, il y a lieu de reconnaître à cet avis médical une pleine valeur probante, ses conclusions étant claires et motivées. On notera enfin que le docteur H.________ était fondé à se prononcer sur la causalité naturelle qui est une question de fait (ATF 142 V 435 consid. 1; 129 V 177 consid. 3.1, 402 consid. 4.3.1 et les références). C'est également à juste titre que la juridiction cantonale a retenu que l'avis du docteur G.________ constituait la seule appréciation médicale autre que celle du médecin d'arrondissement qui se prononçait sur la causalité naturelle. En effet, la mention de rechute dans le rapport de la doctoresse D.________ du 25 octobre 2017 correspond aux indications du patient et non à une appréciation médicale. On ne trouve en outre aucun diagnostic de rechute dans le rapport intermédiaire du 3 décembre 2017 de ce médecin. Quant à la consultation d'un ostéopathe le 14 novembre 2016, l'assuré n'a fait que produire une note d'honoraire qui ne comporte aucune précision sur la cause de ce traitement.