Citation: 5A_653/2017 E. 3.3.2

3.3.2. Dans le cas d'espèce, la cour cantonale a nié l'urgence, pour le motif que les réquisitions de poursuite n'ont été déposées que le 22 novembre 2016, alors que le 8 septembre 2016 déjà, le conseil de A.________ avait demandé à E.________ et B.________ de signer une déclaration de renonciation à la prescription. La Cour des poursuites et faillites a considéré que dans l'intervalle, A.________, respectivement son conseil, avaient eu amplement le temps de demander à D.________ qu'il se joigne à la procédure. Partant, selon la juridiction précédente, si A.________ avait agi seule, ce n'était pas en raison d'une quelconque urgence, mais parce qu'elle n'avait pas requis ou pas obtenu le concours de son frère.