Citation: 5A_447/2018 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la juridiction précédente a constaté que l'Office avait procédé, le 21 août 2017, à une saisie de salaire du poursuivi, laquelle portait sur tout montant dépassant son minimum vital de 2'850 fr. par mois, étant souligné que ce revenu réalisé au service de la «Confiserie Tea-Room» est variable. Cette décision n'a pas été contestée, en sorte que le statut de « salarié » du débiteur ne peut plus être remis en cause dans la présente poursuite. S'agissant du montant du salaire, le dossier recèle des contradictions manifestes entre les déclarations du débiteur et les pièces qu'il a produites, les salaires payés dernièrement par son employeur (2'850 fr. pour les mois de septembre à novembre 2017), les pièces comptables et un jugement civil du 20 janvier 2017, faisant état d'un revenu de 8'000 fr. par mois. Dans ces conditions, il y a lieu, conformément à la jurisprudence, de remplacer la saisie de salaire par une saisie de créance litigieuse, dont le montant ne doit pas être fixé par l'Office, mais « reposer sur les indications sérieuses » du créancier poursuivant. C'est donc le montant saisissable de 2'150 fr., indiqué par la poursuivante et correspondant à un salaire de 5'000 fr.- dont il faut déduire le minimum vital de 2'850 fr. - qui doit être admis. Un tel salaire mensuel ressort des pièces que le poursuivi a produites à l'audience du 2 novembre 2017 ( i.e. salaire versé depuis 2011) et qu'il a mentionné dans le procès-verbal des opérations de la saisie du 21 août 2017; en outre, il correspond au résultat d'exploitation net 2017 (63'703 fr.) de la «Confiserie Tea-Room».