Citation: 7B_561/2024 E. 5.3.2

5.3.2. La chronologie de l'espèce ne permet ensuite pas en l'état de retenir la bonne foi du recourant, en particulier le 1er mars 2018 quand il a donné l'ordre de virement des fonds en faveur de la banque (cf. consid. 2.4.3 p. 20 de l'arrêt entrepris; voir également arrêt 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.3). On rappellera en effet que le recourant a reçu le montant litigieux le 26 février 2018; indépendamment du contenu exact de la conversation téléphonique, il a été averti le 28 février 2018 par le Ministère public à tout le moins d'une éventuelle mesure de blocage de la vente qu'il était en train d'instrumenter en raison de l'éventuelle provenance douteuse des fonds qui avaient financé l'achat de l'appartement en cause par le vendeur; il a pourtant ordonné le 1er mars 2018 le virement des fonds - 833'348 fr. 65 (791'100 fr. [solde des dettes hypothécaire] + 1'827 fr. 40 [intérêts courus] + 29'646 fr. 95 [prime pour taux fixe] + 5'296 fr. 55 [intérêts dus impayés] + 5'277 fr. 75 [intérêts dus impayés)] + 200 fr. (frais de remboursement]), somme qui a notamment été acquittée par le solde du prix de vente (40'000 fr.; cf. consid. 2.4.2 p. 18 de l'arrêt entrepris) - à la banque. La bonne foi du recourant paraît d'autant moins acquise qu'il a jugé utile de consulter des confrères, ce qui démontre que lui-même avait des doutes quant à la conduite à adopter (cf. la note manuscrite produite devant l'instance précédente). Enfin, le recourant frise la témérité en reprochant à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné ses griefs en lien avec son obligation d'instrumenter l'acte conformément à l'art. 50 LNo/VD, vu la violation de cette disposition retenue dans la décision du 15 mars 2021 de la Chambre des notaires vaudois qui le concerne (cf. au demeurant consid. 2.4.3 p. 19 de l'arrêt attaqué). S ur le vu de ce qui précède, l'autorité précédente ne viole pas le droit fédéral en considérant à ce stade que la bonne foi du recourant n'est pas établie.