Citation: 5A_263/2024 E. 5.3.2

5.3.2. La Cour de justice a motivé son refus parce qu'il ne pouvait être retenu que ces frais étaient beaucoup plus élevés lors de la procédure d'appel que ceux que le recourant avait invoqués dans sa demande de juin 2019 ayant conduit à la transaction judiciaire, d'une part, et parce que les besoins globaux de l'enfant à charge des parents avaient vraisemblablement diminué, d'autre part (cf. supra consid. 3). S'agissant de deux motifs indépendants, le recourant se doit de démontrer que chacun d'eux est erroné. En lien avec le premier, il expose que ses frais de garde et médicaux étaient plus élevés au moment du dépôt de sa demande en modification le 9 août 2021 que lors de la conclusion de la transaction du 10 octobre 2019, faisant implicitement valoir que la Cour de justice aurait dû se placer au moment du dépôt de sa demande en modification - et non de la procédure d'appel - pour déterminer si l'augmentation de ces frais constituait un fait nouveau. Il est vrai que le moment déterminant pour apprécier si des circonstances nouvelles se sont produites est la date du dépôt de la demande de modification (ATF 137 III 604 consid. 4.1.1; 120 II 285 consid. 4b). Il n'en demeure pas moins que pour qu'un fait nouveau implique une modification de la contribution d'entretien, il faut qu'il soit important et durable (cf. supra consid. 5.1.1). Dès lors qu'en l'occurrence la critique du recourant ne porte que sur l'augmentation des frais de garde et médicaux entre la conclusion de la transaction et le dépôt de la demande en modification, laissant intact le constat de la Cour de justice portant sur l'absence d'augmentation importante des frais de garde et médicaux au moment où la Cour de justice a statué, elle n'est pas de nature à démontrer que ces conditions seraient remplies. Partant, son grief en lien avec le premier motif retenu par la Cour de justice, en soi suffisant, doit être écarté. Il est dès lors superflu d'examiner le bien-fondé de ses critiques en lien avec le deuxième motif et si, comme l'indique également le recourant dans son recours, l'augmentation de ses frais de formation, scolaires, de langue et de musique constituerait un fait nouveau.