Citation: U 144/05 27.12.2005 E. A

Le 23 janvier 1996, alors qu'il travaillait sur un chantier pour le compte de l'entreprise X.________SA, P.________, né en 1958, est tombé d'une échelle d'une hauteur d'environ 4,5 mètres dans une fouille. Cette chute lui a occasionné une fracture comminutive thalamique calcanéenne bilatérale qui a été traitée à l'Hôpital Y.________. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle le prénommé était assuré, a pris en charge le cas. Du 23 septembre au 16 octobre 1996, l'assuré a bénéficié d'une physiothérapie intensive à la Clinique Z.________, au cours de laquelle a été décelée une infection au niveau du bord externe du pied droit. L'assuré a été adressé à son chirurgien traitant, le docteur S.________, qui a procédé, le 1er novembre 1996, à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse à droite et administré un traitement antibiotique intra-veineux de six semaines. A l'occasion d'un nouveau séjour à la Clinique Z.________ (16 mars au 25 avril 1997), un trouble de l'adaptation psychique à tonalité essentiellement dépressive a été diagnostiqué et un traitement antidépresseur a été prescrit. Consulté en raison de la persistance de douleurs au pied droit, le docteur B.________, chirurgien orthopédiste au Centre Hospitalier W.________, a fait état d'une incongruence articulaire avec arthrose sous-astragalienne se décompensant progressivement et suggéré une arthrodèse à laquelle l'assuré a cependant refusé de se soumettre (rapport du 15 février 1999). Dans l'intervalle, P.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Au cours de l'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a organisé un stage d'observation au Centre d'intégration professionnelle (COPAI), qui s'est déroulé du 9 novembre au 4 décembre 1998. D'après les conclusions d'un rapport établi par les responsables de cet établissement, l'assuré n'était pas susceptible d'être réadapté en raison de son inaptitude au travail liée autant à des raisons physiques que psychiques (rapport du 17 décembre 1998). Selon le médecin-conseil du COPAI, le docteur L.________, c'était la composante psychologique qui conditionnait l'avenir de l'assuré, bien plus que la composante orthopédique proprement dite (rapport du 16 décembre 2005).