Citation: 6B_1252/2021 E. 5.4

5.4. Le recourant met encore en avant qu'en août 2019, alors qu'il n'a plus proféré de menaces et a déclaré accepter la rupture, l'intimée a continué à lui écrire en lui disant qu'il lui manque et qu'elle s'est toujours sentie bien avec lui. Par ailleurs, il reproche à la cour cantonale, qui a retenu un autre rapport sexuel imposé sous la menace le matin du 17 septembre 2019 au domicile de l'intimée, d'avoir omis le fait que celle-ci avait gardé sa porte fermée le 15 septembre 2019 malgré qu'il lui eût demandé de la laisser ouverte pour venir la trouver, ce qui démontrerait qu'il lui a laissé le choix. Il fait valoir que le jour même du 17 septembre à 10h55, l'intimée lui a écrit pour le remercier, le 19 septembre lui a demandé de l'amener avec une apprentie à son examen et le 20 septembre lui a annoncé spontanément qu'elle allait divorcer et qu'elle était enfin libre. C'est encore l'intimée qui, tout en prétendant avoir été violée deux fois en tout au mois de septembre 2019, aurait insisté pour savoir s'il voyait encore un futur avec elle et pour le rencontrer. Du point de vue du recourant, ce comportement serait très éloigné de celui qu'aurait une personne se trouvant sous emprise et qui aurait été victime d'abus sexuels. Quoi qu'en dise le recourant, les déclarations que l'intimée a pu lui faire au mois d'août 2019 ne changent pas la nature des faits qui ont eu lieu le 19 juillet 2019. En ce qui concerne les actes sexuels du mois de septembre 2019, le recourant fait à nouveau l'impasse sur les constatations de la cour cantonale. Selon celles-ci, il a repris ses menaces contre l'intimée début septembre, conscient que le chantage qu'il exerçait sur elle lui permettait d'obtenir des rapports sexuels auxquels elle ne consentait pas et espérant à terme se débarrasser de son rival. Toujours selon la cour cantonale, dans ce contexte de chantage incessant mis en oeuvre par le recourant, les messages de l'intimée ne correspondaient pas à des relances de sa part, mais à de vaines tentatives d'apaiser la situation dans l'espoir d'y mettre un terme sans le scandale et la honte qui lui étaient promis. Les messages échangés le 20 septembre 2019 devaient être lus dans leur intégralité et indiquaient qu'elle se trouvait dans une situation sans issue. Ici également, le recourant ne discute pas les faits de menace constatés qui établissent les pressions psychologiques exercées sur l'intimée en vue de la faire céder. En tant qu'il se borne à affirmer que les messages de celle-ci seraient inconciliables avec des rapports sexuels contraints sans que l'on s'explique pour quelle raison il aurait eu besoin de recourir à des menaces pour entretenir une relation sexuelle librement consentie avec l'intimée comme il l'allègue, il ne démontre pas le caractère arbitraire de l'appréciation effectuée par la cour cantonale.