Citation: 6B_14/2022 E. 1.4

1.4. La recourante objecte qu'elle n'a jamais reçu le pli recommandé contenant l'avis du 25 août 2021. Elle fait valoir que celui-ci lui a été adressé à une fausse adresse. Or, il apparaît que, comme le fait valoir la recourante, son recours cantonal comporte en première page son nom et l'indication d'une adresse, soit "Case postale xxx, U.________" et que la même adresse apparaît au dos de l'enveloppe ayant contenu ledit recours (cf. pièce 37). L'avis du 25 août 2021 a toutefois été adressé à "Poste restante, V.________", correspondant certes à l'adresse qu'avait indiquée la recourante dans sa plainte pénale (cf. pièce 4) et qu'elle a utilisée par la suite (cf. p. ex. pièces 7 et 9), mais qui n'en demeure pas moins différente de celle indiquée par la recourante sur son acte de recours cantonal (cf. pièce 38). Il ressort en outre du dossier que l'arrêt attaqué a été notifié à la recourante à l'adresse "Case postale xxx, U.________" et que (cf. art. 99 LTF) cette dernière et la cour cantonale ont par la suite correspondu par le biais de cette adresse (pièces 39 et 40). Il en ressort aussi (cf. art. 99 LTF), que la Poste lui a confirmé par courriel qu'elle avait fait garder son courrier durant une période comprise entre le 3 septembre et le 22 septembre 2021 et ce pour deux adresses, soit "Rue W.________, X.________", et "Case postale xxx, U.________" (cf. pièce 39/2), sans qu'il soit question de l'adresse "Poste restante, V.________". En tout état, les éléments précités ne permettent pas de retenir que le pli contenant l'avis du 25 août 2021 est arrivé à l'office de retrait le 30 août suivant, compte tenu de la divergence d'adresses susmentionnée. Ces mêmes éléments ne permettent pas non plus, dès lors, de retenir que l'avis en cause a été valablement notifié à la recourante, à l'adresse désignée par elle dans son acte de recours. On ne peut pas non plus se convaincre, au regard de ce qui précède, que le pli en question lui a été notifié durant une période pendant laquelle elle avait fait garder son courrier. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'était pas fondée à faire application de la fiction de notification prévue par l'art. 85 al. 4 let. a CPP pour ensuite déclarer le recours irrecevable faute de versement des sûretés en temps utile, en vertu de l'art. 383 al. 2 CPP. Les griefs de la recourante s'avèrent ainsi fondés et le recours doit être admis.