Citation: 5A_697/2018 E. 5

La recourante conteste le montant alloué au titre de l'entretien du fils commun des parties. La Cour d'appel a estimé qu'il n'y avait pas lieu de fixer de contribution de prise en charge dans la mesure où C.________ avait déjà seize ans au moment de la reddition de la décision litigieuse et qu'on ne devait pas tenir compte du fils cadet de la recourante puisque l'intimé n'en était pas le père. S'agissant des coûts directs mensuels de l'enfant commun, arrêtés à 698 fr., il apparaissait certes qu'ils ne comprenaient pas la prise en charge d'appuis extrascolaires. La recourante n'avait toutefois produit aucune pièce attestant du coût de l'aide extrascolaire alléguée ni du fait qu'elle s'en acquittait réellement. Par ailleurs, s'il était avéré que C.________ avait effectivement bénéficié de cours d'appui et d'études surveillées, rien n'indiquait qu'il en aurait encore besoin alors qu'il entrait désormais dans la vie professionnelle ni que ces cours ne seraient pas déjà dispensés dans le cadre de la formation à I.________ qu'il avait commencé à suivre depuis la rentrée 2017. Enfin, la contribution d'entretien mensuelle allouée pour C.________ dépassait de 300 fr. ses coûts directs, de sorte que ce montant devait, cas échéant, de toute façon permettre de prendre une telle dépense en charge. La recourante ne s'en prend à aucun des motifs retenus par la Cour d'appel pour justifier l'absence de prise en compte d'une contribution de prise en charge et des frais allégués pour des cours d'appui. Elle se contente de soutenir péremptoirement que C.________ aurait un besoin accru de sa présence ainsi que d'un appui extrascolaire, de sorte qu'une contribution mensuelle à son entretien de 1'700 fr. se justifiait au vu de la " disponibilité financière " de l'intimé. Une telle motivation ne satisfait une fois de plus pas aux réquisits de l'art. 42 al. 2 LTF.