Citation: 7B_1126/2024 E. B

B.a. Le 27 août 2024, le Ministère public a sollicité, auprès du Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (ci-après: le TMC), la levée des scellés apposés sur le téléphone mobile précité. Il a notamment exposé que l'analyse de ce téléphone visait à établir dans quelles circonstances le prévenu avait agi, à identifier son ou ses complices, à comprendre leur implication et à examiner si l'appareil contenait des échanges de messages, des photographies ou des localisations en lien avec le brigandage. B.b. Le 29 août 2024, le TMC a imparti au prévenu un délai pour se déterminer sur la demande du Ministère public, en l'invitant, pour le cas où il s'opposerait à la levée des scellés, à exposer clairement le secret dont il se prévaudrait, en désignant précisément les pièces couvertes par ce secret et en motivant les raisons pour lesquelles l'existence du secret invoqué s'opposerait à l'exploitation par l'autorité pénale des informations concernées. B.c. Le 6 septembre 2024, le défenseur du prévenu a déposé des déterminations. Invoquant le secret professionnel de l'avocat, il a fait valoir qu'il était probable que le prévenu ait été en contact avec un ou plusieurs avocats en France par le biais du téléphone mobile. Il a également fait valoir qu'il ne pouvait être exclu que le téléphone contienne des documents personnels. Il a précisé qu'il n'avait pas pu entrer en contact avec le prévenu et qu'il n'avait dès lors pas pu être déterminé si le téléphone contenait des données de ce genre, ni identifier ces données. B.d. Par ordonnance du 19 septembre 2024, le TMC a ordonné la levée des scellés sur le téléphone mobile Samsung A15 bleu marine appartenant au prévenu.