Citation: 8C_418/2022 E. 4.4

4.4. On notera que les juges cantonaux ont considéré à bon droit que la relation de causalité adéquate devait être examinée à l'aune des critères en matière de troubles psychiques (cf. consid. 3.1.1 supra), quand bien même le recourant a notamment souffert d'un traumatisme crânio-cérébral. Les parties ne le contestent d'ailleurs pas. Cela étant, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il soutient que l'accident se situerait à la limite supérieure de la catégorie des accidents moyens. On rappellera que pour procéder à la classification de l'accident, il convient non pas de s'attacher à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, mais bien plutôt de se fonder, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même. Sont déterminantes les forces générées par l'accident et non pas les conséquences qui en résultent (arrêt 8C_816/2021 du 2 mai 2022 consid. 5.2.1 et les arrêts cités). D'après la casuistique en matière de chutes d'une certaine hauteur, ont été considérées comme faisant partie de la limite supérieure de la catégorie des accidents de gravité moyenne les chutes qui se sont produites d'une hauteur entre 5 et 8 mètres et qui ont entraîné des lésions osseuses relativement sévères (arrêts 8C_427/2022 du 28 février 2023 consid. 6.2.3; 8C_663/2019 du 9 juin 2020 consid. 4.3.2; 8C_463/2014 du 24 juin 2015 consid. 5.2.2 et les références). En l'espèce, au vu des circonstances de l'accident du 22 janvier 2014, en particulier du fait que le recourant a chuté d'une hauteur d'environ trois mètres, il n'y a pas lieu de remettre en cause l'appréciation des premiers juges selon laquelle l'accident doit être considéré comme étant de gravité moyenne stricto sensu. Dans une telle éventualité, il faut un cumul de trois critères sur les sept ou au moins que l'un des critères retenus se soit manifesté de manière particulièrement marquante (cf. consid. 4.1 supra). Aussi, quand bien même les deux critères cités par le recourant seraient remplis, le lien de causalité adéquate ne serait pas donné, étant entendu que le recourant ne soutient pas - et on ne voit pas - que l'un de ces critères se serait manifesté de manière particulièrement marquante.