Citation: 1B_38/2014 E. 3

Préalablement à des critiques de fond, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu en lien avec des mesures d'instruction destinées à démontrer que, en cas de sortie de prison, il aurait un travail et bénéficierait de l'aide financière de ses parents. Il fait aussi état d'une absence de motivation. S'agissant-là de griefs de nature formelle, ils doivent être examinés en premier lieu. Il ressort de l'arrêt cantonal que le recourant a requis, à titre de mesures d'instruction, la production de divers documents, ainsi que l'audition de sa compagne et de son père; selon l'intéressé, ces éléments étaient de nature à démontrer qu'il serait soutenu moralement et financièrement à sa sortie de prison et qu'il bénéficierait d'un engagement en qualité d'aide-peintre. Les juges cantonaux n'ont pas donné suite à ces réquisitions, estimant qu'un tel soutien n'empêcherait pas le recourant de récidiver, vu son importante implication dans le cadre de la présente affaire et son passé judiciaire. Ce faisant, la cour cantonale a procédé à une appréciation anticipée des preuves pour renoncer à administrer les preuves requises. Dans la mesure où le recourant ne démontre pas l'arbitraire d'une telle appréciation anticipée des preuves, le grief de violation du droit d'être entendu déduit de l'art. 29 al. 2 Cst. doit être écarté (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236 s.). En outre, comme la cour cantonale a exposé les motifs pour lesquels elle ne donnait pas suite aux réquisitions de preuve, à savoir que celles-ci ne portaient pas sur des faits pertinents (cf. art. 139 al. 2 CPP), on ne discerne pas de violation de son obligation de motiver (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 238 et les références citées).