Citation: 1C_317/2021 E. 1

Le 24 août 2012, A.________ a fait l'objet d'un nouveau contrôle alors qu'il conduisait en état d'ébriété qualifié (alcoolémie minimum retenue : 2,29 o/oo). Son permis de conduire lui a été retiré préventivement. Son aptitude à la conduite a fait l'objet d'une expertise confiée à l'Unité de médecine et psychologie du trafic (UMPT) qui, dans un rapport du 8 octobre 2012, a conclu que l'intéressé devait être considéré comme inapte à la conduite des 2ème et 3 ème groupes pour un motif alcoologique et, s'agissant spécifiquement de la conduite des véhicules du 2 ème groupe, pour un motif neurologique (épilepsie). Ce rapport proposait également d'imposer à A.________ plusieurs mesures relatives au contrôle de l'abstinence, tout en soulignant que le pronostic à court, moyen et long terme était actuellement incertain et que son évolution dépendrait de la prise en charge effectuée par l'intéressé. Par courrier du 22 octobre 2012, le SAN a informé A.________ qu'au vu du résultat de l'expertise, il envisageait de prononcer le retrait de sécurité de son permis de conduire pour une durée indéterminée et lui a imparti un délai de 20 jours pour consulter le dossier et déposer ses observations, délai dont il n'a pas fait usage. Par décision du 23 novembre 2012, le SAN a prononcé le retrait de sécurité du permis de conduire de A.________ pour une durée indéterminée, mais d'au minimum douze mois, et soumis la restitution aux conditions prévues par l'expertise de l'UMPT. Cette décision n'a fait l'objet d'aucune réclamation dans le délai légal. Le 8 janvier 2014, le SAN a rendu une décision prolongeant le délai d'attente à vingt-quatre mois, l'intéressé ayant conduit le 13 juillet 2013 un véhicule malgré le retrait de permis de conduire dont il faisait l'objet. Cette nouvelle décision n'a fait l'objet d'aucun recours de l'intéressé.