Citation: 5A_464/2023 E. A

A.a. Le 25 août 2021, C.________ AG, créancière-gagiste, a requis la vente de la parcelle n° 897 de la Commune de U.________, dans le cadre de la poursuite en réalisation de gage immobilier n° xxx, dirigée contre A.________, en sa qualité de débiteur solidaire, avec B.________, d'une créance de 4'650'000 fr., avec intérêts à 5% dès le 1er avril 2020. A.b. A teneur d'un contrat de bail signé le 8 mars 2022, A.________ a donné en location la villa sise sur la parcelle précitée à E.E.________ et F.E.________ du 1er avril 2022 au 31 mars 2024 pour un loyer de 294'000 fr., charges incluses. Le montant de deux ans de loyer, soit 588'000 fr., devait être versé à A.________ avant l'entrée dans les locaux. A.c. Le 30 septembre 2022, l'Office a publié dans la Feuille d'avis officielle le placard de vente, fixant la visite de l'immeuble au 17 novembre 2022 et la date de sa vente aux enchères au 6 décembre 2022. A.d. Le 3 novembre 2022, l'Office a déposé l'état des charges et les conditions relatifs à la vente. Ce document, qui a été communiqué à A.________ par pli recommandé du même jour reçu le lendemain, ne mentionne pas que l'immeuble serait occupé. Il fait état d'une estimation de la valeur de l'immeuble de 6'930'000 fr. A.e. Par courrier du 10 novembre 2022, l'Office a informé A.________ qu'il venait d'apprendre de F.E.________ que ce dernier occupait la villa avec son épouse sur la base d'un contrat de bail du 8 mars 2022. Dès lors que l'Office n'avait pas eu connaissance de la signature de cette convention, celle-ci était nulle et l'immeuble était actuellement occupé de manière illicite. Au demeurant, A.________ n'était pas autorisé à disposer seul de l'immeuble, B.________ en étant copropriétaire par moitié. A.f. Lors de la visite du bien immobilier du 17 novembre 2022, A.________ a distribué aux personnes présentes un exemplaire du contrat de bail du 8 mars 2022. L'Office a alors fourni sa propre analyse de la situation. Cette convention était selon lui nulle, puisqu'il ne l'avait pas autorisée, qu'elle était contraire à l'art. 96 al. 1 LP - interdiction de disposer d'un bien saisi - et qu'elle n'était pas signée par B.________. A.g. Par courrier adressé à l'Office le 23 novembre 2022, A.________ a notamment indiqué qu'il disposait de la jouissance exclusive de l'immeuble, selon jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 7 juin 2017, de sorte qu'il pouvait valablement signer seul le contrat de bail du 8 mars 2022, la conclusion d'un tel contrat ne constituant par ailleurs pas un acte de disposition interdit par l'art. 96 al. 1 LP. Dans sa réponse du 28 novembre 2022, l'Office a contesté l'intégralité du courrier du 23 novembre 2022, précisant n'avoir jamais acquiescé à la conclusion du contrat de bail. A.h. Lors de la vente aux enchères du 6 décembre 2022, l'Office a présenté l'immeuble, avec ses charges et conditions de vente. D'après A.________, l'Office aurait alors déclaré que des occupants y étaient installés, sans donner de plus amples précisions. L'Office soutient en revanche avoir mentionné l'existence d'un contrat de bail avec les occupants actuels, qu'il considérait nul de plein droit, de sorte qu'il s'agissait d'une occupation illicite. L'Office a ensuite donné la parole au public pour poser toutes questions en lien avec l'immeuble. A.________ n'est alors pas intervenu. D.________, propriétaire de la parcelle adjacente à celle objet de la vente aux enchères, a acquis celle-ci au prix de 6'500'000 fr.