Citation: 6B_151/2022 E. 5.5.3

5.5.3. En l'espèce, comme le relève le recourant lui-même, la cour cantonale a expressément examiné l'évolution récente de l'activité professionnelle du recourant pour voir si elle pouvait tempérer le pronostic défavorable posé (cf. supra consid. 5.3). Elle ne s'est dès lors pas contentée de se référer au jugement du tribunal de première instance. Par ailleurs, c'est également à bon droit qu'elle a, dans le cadre de l'examen du risque de récidive, tenu compte notamment des nombreuses condamnations antérieures du recourant pour des infractions de type économique. Cependant, force est de constater que le recourant a fait l'objet d'une expertise psychiatrique et que, dans son rapport du 23 août 2020, le Dr N.________ a conclu, s'agissant du risque de récidive du recourant, que "la probabilité qu'il commette de nouveau un acte de ce genre [était] très faible, pour ne pas dire qu'il n'exist[ait] plus" (cf. pièce 242 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 CP). Or, la cour cantonale n'a pas mentionné ce rapport d'expertise dans sa motivation relative au risque de récidive et n'a pas, conformément à la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 5.5.1), indiqué les motifs pour lesquels elle ne suivait pas les conclusions de cet expert s'agissant du risque de récidive du recourant. Il s'ensuit que le recours doit également être admis sur ce point et la cause renvoyée à la cour cantonale pour qu'elle complète sa motivation sous cet angle (cf. art. 112 al. 1 let. b et al. 3 LTF) et se prononce à nouveau sur cette question. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner les autres griefs soulevés par le recourant à l'encontre de l'interdiction d'exercer une activité.