Citation: 2C_561/2024 E. 3.2.1

3.2.1. Dans son arrêt, la Cour de justice a mentionné les rapports médicaux produits et en a résumé la substance. Il ressort ainsi de l'état de fait que, selon un rapport médical du 18 octobre 2023, le recourant 1 souffre d'une dépression légère due au contexte de la situation sociale qui est la sienne en Suisse, mais également par la peur d'un renvoi au Kosovo. Il est aussi connu pour un antécédent de tentative de suicide dans le contexte d'un trouble dépressif sévère. Ce rapport mentionne une stabilisation thymique avec possible rémission. Pour sa part, la recourante 2 est, selon un rapport médical du 21 octobre 2023 mentionné dans l'arrêt attaqué, connue et suivie depuis le 18 mai 2022 pour un épisode dépressif sévère du post-partum persistant en lien avec sa situation sociale précaire, le manque de soutien de son mari au vu de sa fragilité psychique et des tâches qui lui incombent en tant que mère de deux enfants. Elle souffre de dépression sévère sans symptômes psychotiques et le pronostic médical est qualifié de favorable à court terme (un an) avec un suivi médical adapté permettant d'établir des rendez-vous de couple. Il ressort encore de l'arrêt entrepris que la recourante 2 bénéficie d'un traitement médicamenteux et que son médecin a précisé qu'elle serait apte à travailler à moyen terme. La Cour de justice a ensuite retenu qu'il n'était pas contesté que les recourants étaient tous deux atteints dans leur santé psychique et a confirmé que, comme l'avait retenu le Tribunal de première instance, l'importance de ces problèmes de santé ainsi qu'un risque de péjoration en cas de renvoi ne pouvaient être ignorés.