Citation: 6B_444/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant n'explique pas - ni a fortiori ne démontre - en quoi les conditions permettant la révocation du sursis au sens de l'art. 46 al. 1 CP ne seraient en l'espèce pas réalisées; la motivation de la cour cantonale est convaincante et ne prête pas le flanc à la critique. En effet, l'autorité précédente a d'abord constaté que le recourant avait récidivé à peine plus de 2 mois après une condamnation à une peine privative de liberté de 12 mois (avec sursis pendant 5 ans) pour violation grave des règles de la circulation routière. Elle a ensuite considéré que, malgré ses nombreuses condamnations antérieures pour des violations de la LCR, dont la dernière de 12 mois précitée, le recourant n'avait pas pris conscience de la dangerosité qu'il représentait lorsqu'il enfreignait les règles de circulation routière. Le laps de temps extrêmement court entre l'octroi du sursis et la commission des infractions objet de la présente procédure dénotait à la fois l'absence de prise de conscience de la gravité des actes et l'inefficacité des peines prononcées à son encontre jusqu'à ce jour. Déjà condamné à deux reprises pour l'infraction de violation des devoirs en cas d'accident, le recourant n'avait pas hésité à s'enfuir après l'accident, démontrant ainsi que ses condamnations précédentes étaient restées sans effet sur lui. Par ses agissements, il avait démontré qu'une prise de conscience n'avait toujours pas eu lieu et qu'il continuait à mépriser les règles de la circulation routière. Dans ces conditions, la cour cantonale a retenu que la peine ferme infligée au recourant pour les faits de la présente cause n'apparaissait pas suffisante pour le détourner de la commission de nouvelles infractions, ce que le recourant ne remet du reste pas en cause. La cour cantonale a, à cet égard, souligné que le recourant avait en effet démontré par le passé que les peines prononcées à son encontre, tant fermes qu'avec sursis, n'avaient pas eu l'effet de prévention escompté, l'intéressé ayant systématiquement récidivé. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a bel et bien tenu compte du fait qu'il n'avait pas fait l'objet de nouvelles condamnations depuis le 28 avril 2019, soit depuis près de 4 ans. Elle a également pris en considération que son casier judiciaire laissait apparaître une période de plus de 6 ans entre sa condamnation du 17 décembre 2012 et celle du 14 février 2019. Elle a néanmoins relevé que ce laps de temps n'avait pas empêché le recourant de récidiver, ce que ce dernier ne conteste pas. La cour cantonale pouvait dès lors considérer que l'absence de condamnations entre le 17 décembre 2012 et le 14 février 2019, ainsi que depuis les faits du 28 avril 2019, ne suffisait pas à justifier un pronostic favorable. La cour cantonale a retenu, à raison, que l'attitude du recourant en procédure était très mauvaise - étant donné notamment qu'il n'avait pas cessé de mentir aux autorités pénales malgré les preuves qui l'accablaient. L'autorité précédente a aussi pris en considération d'autres éléments (en particulier son absence totale de prise de conscience, ses nombreux antécédents spécifiques démontrant son mépris pour les règles de la circulation routière ainsi que le comportement qu'il avait adopté après le heurt de l'enfant - dénotant une absence de scrupule et un égoïsme forcené le poussant à s'éloigner sans se préoccuper de la victime, mais en s'inquiétant en revanche des dommages qu'aurait pu subir son véhicule, cf. jugement entrepris consid. 7.3 p. 15) pour arriver à la conclusion que son pronostic était défavorable et révoquer ainsi le sursis à la peine prononcée le 14 février 2019. Du reste, le recourant ne semble pas attacher d'importance à sa récidive commise durant le délai d'épreuve qui lui avait été accordé à peine 2 mois avant les faits de la présente cause, laquelle porte à nouveau sur des infractions à la LCR. Eu égard à ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que la peine ferme de 6 mois infligée pour les faits de la présente cause n'était pas suffisante pour détourner le recourant de la commission de nouvelles infractions, que le risque de récidive était réel et que le pronostic du recourant était ainsi défavorable. La révocation du sursis accordé le 14 février 2019 par le Tribunal du district de Sion est ainsi conforme au droit (art. 46 al. 1 CP).