Citation: 7B_839/2023 E. 1

À ces éléments s'ajoutent également les circonstances du cas d'espèce, qui commandent l'assistance d'un défenseur d'office, contrairement à ce qu'a jugé la Chambre pénale. En effet, la cause n'est pas dépourvue de toute complexité. Le recourant a fait l'objet d'une ordonnance pénale rendue le 13 août 2023 pour des faits commis entre le 11 novembre 2022 et le 12 août 2023 et le sursis qui lui avait été accordé le 17 mai 2021 n'a pas été révoqué. Le recourant a de plus fait l'objet d'une précédente ordonnance pénale rendue le 11 novembre 2022 non encore entrée en force et son conseil a d'ores et déjà annoncé qu'une jonction des causes devra être demandée (cf. recours, p. 6). À ces éléments s'ajoute que la présente procédure porte sur des faits qui ne se limitent pas à un événement isolé; de plus, elle a pour objet quatre infractions protégeant des biens juridiques de nature différente. Or les règles sur le concours (art. 49 CP) et la jurisprudence y relative ne sont pas simples à comprendre pour une personne non juriste (cf. arrêts 1B_276/2022 du 23 septembre 2022 consid. 3.2; 1B_360/2020 du 4 septembre 2020 consid. 2.4). En outre, et indépendamment de la question de savoir si une expertise doit être mise en oeuvre, la cause n'est pas dénuée de toute difficulté dès lors que le recourant conteste à tout le moins une partie des accusations dont il fait l'objet, expliquant ne pas se souvenir des événements en raison de sa consommation de cocaïne. Quant à la difficulté subjective de la cause, il faut prendre en considération les éléments suivants: le recourant, ressortissant algérien, présent en Suisse depuis 2018 environ, se déclarait, au moment de l'arrêt entrepris, sans revenu et sans attache avec la Suisse, consommant régulièrement de la cocaïne (environ 3 grammes par semaine). Au vu de ces circonstances, la nomination d'un avocat d'office apparaissait nécessaire à la sauvegarde des intérêts du recourant. Quant à la condition de l'indigence, l'autorité précédente a considéré qu'elle semblait réalisée, tout en laissant cette question indécise, dès lors que les autres conditions de l'art. 132 CPP ne l'étaient pas. Or, au vu de sa situation personnelle et financière, le recourant déclarant percevoir désormais un revenu mensuel de 500 fr. et être aidé par des amis pour le paiement de son loyer, il convient d'admettre qu'il ne dispose pas des moyens nécessaires à la rémunération d'un défenseur d'office.