Citation: 4P.316/2006 23.02.2007 E. 3.1

3.1.1 Le recourant fait d'abord grief à l'autorité cantonale de n'avoir tenu aucun compte des règles internes de la banque en matière d'opérations de compensation et d'instructions données par téléphone, alors qu'il a pu être établi par le témoignage de E.________, confirmé d'ailleurs par celui de A.________, que la réglementation interne de l'intimée faisait obligation à ses employés d'obtenir pour tout transfert de fonds des instructions écrites du client, avec la précision, s'agissant des opérations de compensation, que la confirmation écrite du client intervenait le plus souvent après coup. Or si la Cour de justice avait tenu compte des règles internes de l'intimée et, partant, constaté qu'elles avaient en l'espèce été violées, elle n'aurait pas pu tenir pour avérée l'existence d'instructions émanant du recourant en relation avec les six opérations litigieuses et aurait dès lors dû admettre la responsabilité de la banque. 3.1.2 Ce grief se révèle mal fondé. La cour cantonale n'a pas omis de tenir compte des témoignages de E.________ et de A.________, dont il résultait que ce dernier aurait dû, selon les règles internes de la banque, faire signer une décharge au client, même après coup s'agissant de transferts opérés dans le cadre d'opérations de compensation (cf. lettres D.b.a et D.b.b supra). Elle a d'ailleurs expressément exposé que la banque, qui a la charge de la preuve des instructions du client, aurait dû être en mesure de produire des confirmations écrites de ce dernier (cf. lettre E.e in limine supra). La question n'est toutefois pas de savoir si le gestionnaire a violé les règles internes de l'intimée en omettant de faire signer au client des confirmations écrites qui auraient permis à l'intimée d'apporter la preuve que le recourant a donné l'ordre d'effectuer les opérations litigieuses. En effet, même en cas de violation de ces directives internes, la responsabilité de la banque n'est pas engagée si celle-ci établit, par des moyens autres que la production d'une décharge signée du client, avoir agi conformément aux instructions de ce dernier. Or la cour cantonale a précisément retenu, en se fondant sur un ensemble d'éléments probants, que cette preuve avait été rapportée.