Citation: 6B_112/2022 E. B

B.a. Parallèlement, le 10 juillet 2019, A.________ SA a informé B.________ et C.________ qu'elle compensait ses quatre créances avec les avoirs en liquidités figurant sur leurs comptes. Ces compensations seraient exécutées ultérieurement, les relations en question étant en l'état bloquées. B.b. Le 1er mai 2020, A.________ SA a requis du ministère public qu'il lève les deux séquestres litigieux pour permettre l'exécution des compensations évoquées ci-avant, respectivement qu'il l'autorise à vendre de gré à gré les titres déposés sur le compte de B.________ - ceux-ci étant grevés d'un droit de gage prévu par les conditions générales de la banque - et ordonne la levée du séquestre sur le produit de cette vente. Par ordonnance du 4 mai 2020, le ministère public a levé les deux séquestres maintenus par le tribunal correctionnel en vue de garantir l'exécution des quatre créances compensatrices allouées à A.________ SA. B.c. Le 13 mai 2020, B.________, E.________ Inc., C.________ et F.________ Inc., agissant conjointement, ont saisi la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise d'un recours contre l'ordonnance du 4 mai 2020. Le 15 mai 2020, le Président de la Chambre pénale de recours a accordé l'effet suspensif au recours et maintenu, jusqu'à droit jugé, les deux séquestres litigieux. Par arrêt du 22 décembre 2021, la Chambre pénale de recours a admis le recours, dans la mesure où il était recevable. Elle a constaté en substance la nullité de l'ordonnance attaquée, en tant qu'elle avait été rendue par le ministère public, autorité qui n'était pas compétente ratione materiae pour lever les séquestres litigieux.