Citation: 5A_50/2023 E. 5.1

5.1. En l'espèce, l'autorité cantonale a retenu qu'une décision refusant la suspension d'une cause ne peut faire l'objet d'un recours que si le recourant démontre qu'il en résulte un préjudice difficilement réparable au sens de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC. Or, une telle condition n'est pas réalisée, car le moyen pris de la prétendue " nullité " du contrat invoqué comme titre de mainlevée (provisoire) peut être invoqué dans le cadre de la procédure de mainlevée. Supposé recevable, le recours devrait être rejeté. Le procès en invalidation du contrat sur lequel se fonde la poursuite n'est - de l'aveu même du poursuivi - pas ouvert; il n'y a donc aucun motif d'opportunité concret et actuel justifiant la suspension. La requête d'assistance judiciaire pour la procédure de recours doit enfin être rejetée, vu l'issue du recours, qui était dépourvu de toute chance de succès (art. 117 let. b CPC).