Citation: U 357/99 19.01.2001 E. A

A.- P.________, agent d'assurances, était assuré contre risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Le 5 juin 1996, il s'est blessé à l'épaule droite en chutant en arrière. Les divers examens, y compris une IRM, ont permis d'exclure toute lésion post-traumatique osseuse tant au niveau de l'épaule et de l'omoplate droite que de la colonne dorsale. En revanche, ils ont mis en évidence des séquelles étagées d'une ancienne maladie de Scheuermann du segment inférieur du rachis dorsal, avec notamment une protrusion discale postéro-médiane D11-D12 comprimant légèrement la face antérieure du cordon médullaire (cf. rapports de l'Institut d'imagerie médicale à Genève des 12, 18 juin et 3 septembre 1996). Le docteur S.________, médecin traitant, a attesté une incapacité totale de travail de durée indéterminée, l'évolution étant qualifiée de défavorable (rapport du 27 août 1996). P.________ a été examiné le 20 septembre 1996 par le docteur R.________, médecin d'arrondissement de la CNA. Ce dernier a noté une persistance d'un syndrome hyperalgique au niveau de l'épaule et de l'omoplate droites, les douleurs alléguées étant en très net décalage avec les constatations objectives. Ce médecin a ordonné une cure à la Clinique de réhabilitation de X.________, qui s'est déroulée du 14 octobre au 13 novembre 1996. A l'initiative du docteur S.________, une intervention chirurgicale a été réalisée le 20 mars 1997, ce qui a permis la libération de multiples adhérences et bursectomies de l'omoplate droite. Dans son certificat du 1er septembre 1997, le docteur S.________ attestait toujours une incapacité totale de travail. A la suite d'une nouvelle cure à la Clinique balnéaire X.________ et de nouveaux examens que le docteur R.________ a effectués les 9 juillet 1997 et 8 janvier 1998, suivis d'un entretien à l'agence du même jour, l'assuré a été jugé apte à travailler à 100 % dans une activité d'employé de commerce. Par décision du 15 janvier 1998, la CNA a mis fin au versement des indemnités journalières et à la prise en charge des frais de traitement, avec effet au 1er février 1998, une capacité résiduelle de travail de 50 % étant toutefois reconnue du 1er septembre 1997 au 31 janvier 1998. Par décision du 15 juin 1998, la CNA a écarté l'opposition de l'assuré.