Citation: 1C_574/2024 E. 3.2

3.2. Pour les raisons évoquées dans les arrêts 1C_390/2021 du 13 septembre 2022 et 1F_5/2023 du 8 mars 2024, qui gardent toute leur pertinence et auxquelles il peut être renvoyé, le recourant ne saurait se voir reconnaître la qualité pour recourir du fait qu'il occupait la villa édifiée sur la parcelle n° 3026 lorsqu'il a fait opposition puis recours auprès de la Cour de droit administratif et public. Il n'y a dès lors pas lieu de s'attarder sur les griefs adressés à la cour cantonale en lien avec la qualification de la transaction valant jugement du 18 novembre 2022 de la juridiction civile. Le préjudice économique et matériel allégué ne résulte pas du refus de classer les arbres existants sur la parcelle n° 3026, mais de l'obligation de quitter la villa que le recourant occupait jusqu'alors d'ici au 30 septembre 2024. Il n'est donc pas propre à lui conférer un intérêt digne de protection à recourir. Le recourant invoque en vain l'attachement sentimental qu'il a développé avec la villa, où il a vécu plusieurs décennies, le parc et les arbres qui l'entourent. Un tel intérêt idéal est insuffisant à lui reconnaître la qualité pour recourir contre le refus de classer les arbres (cf. ATF 111 Ib 159 consid. 1b). Le recourant ne saurait davantage être suivi lorsqu'il soutient tirer un avantage pratique d'un éventuel classement des arbres existants sur la parcelle n° 3026 en tant qu'il lui permettrait d'obtenir l'annulation du permis de construire délivré le 3 juillet 2020 par la Municipalité de Pully, dès lors qu'il a l'obligation de quitter la villa au 30 septembre 2024. On peut dans ces conditions, tout comme l'a fait la cour cantonale, assimiler son intervention à une forme d'action populaire irrecevable (cf. ATF 144 I 43 consid. 2.1). Au surplus, le grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal excède l'objet du litige lié à la question de savoir si la qualité pour recourir lui a été déniée à tort, en tant qu'il a trait au fond.