Citation: 7B_216/2022 E. 2.3

2.3. La recourante prétend tout d'abord qu'en réduisant sa peine de 30 jours-amende seulement par rapport au jugement de première instance, la cour cantonale n'aurait pas suffisamment tenu compte des deux acquittements prononcés en deuxième instance. Ce faisant, la recourante se plaint en substance d'une violation de l'interdiction de la reformatio in pejus : elle voit en effet une aggravation de sa situation au vu de la réduction prétendument insuffisante de sa peine. Toutefois, cette argumentation tombe à faux. L'existence d'une reformatio in pejus doit être examinée à l'aune du dispositif (ATF 139 IV 282 consid. 2.6) : ni la seule modification des considérants (sans aggravation de la sanction prononcée), ni le refus d'une réduction de peine en cas d'acquittement partiel, ne constituent, en eux-mêmes, une réformation en défaveur prohibée (arrêt 6B_325/2021 du 28 mars 2022 consid. 2.4). Dans le domaine spécifique de la fixation de la peine, l'interdiction de la reformatio in pejus n'impose en effet pas une réduction automatique de la peine infligée en première instance en cas d'acquittement partiel en deuxième instance (arrêts 6B_325/2021 du 28 mars 2022 consid. 2.1.2 et 2.4 et les arrêts cités; 6B_943/2021 du 2 février 2022 consid. 2.3). Or, en l'espèce, la cour cantonale ne s'est pas bornée à confirmer l'appréciation des premiers juges concernant la fixation de la peine: elle a usé de son plein pouvoir dévolutif et a procédé à sa propre évaluation de la culpabilité de la recourante et des circonstances devant influencer la mesure de sa sanction (cf. art. 398 al. 2 CPP; consid. 2.2 supra). Sa motivation suffit ainsi à justifier la peine retenue (120 jours-amende), laquelle est en outre réduite de 30 jours-amende par rapport à la peine prononcée en première instance, ce qui permet de retenir que la cour cantonale a tenu compte des acquittements prononcés. L'argument de la recourante selon lequel les juges cantonaux auraient donné un poids démesuré aux infractions à la LEI pour lesquelles sa culpabilité n'aurait pas été contestée tombe ainsi également à faux. Il convient au demeurant de relever que, contrairement à ce que la recourante soutient, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte de son acquittement pour l'infraction à l'ancien art. 116 al. 1 let. a LEI concernant B.________: le jugement forme un tout et il est admis que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent, indépendamment du fait qu'ils soient répétés dans le considérant relatif à la fixation de la peine (cf. arrêt 6B_328/2024 du 27 février 2025 consid. 2.7 et les arrêts cités).