Citation: 7B_747/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant conteste le prononcé d'une peine privative de liberté pour l'infraction de menaces et conclut, en lieu et place, à la fixation d'une peine pécuniaire. Vu l'antécédent du recourant pour menaces et l'absence complète de prise de conscience de la gravité des actes et de remise en question de ce dernier, la cour cantonale était fondée à retenir qu'une peine pécuniaire était inadaptée, eu égard à des motifs de prévention spéciale, pour réprimer l'infraction de menaces derechef commise au préjudice de l'intimée 2. C'est en vain que le recourant soutient que le prononcé d'une peine privative de liberté pour les menaces serait exagérément sévère au vu des arrêts genevois auxquels il se réfère. Il oublie que toute comparaison avec d'autres affaires est délicate, vu les nombreux paramètres entrant en ligne de compte pour la fixation de la peine. Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur; elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). Ainsi, il ne suffit pas que le recourant puisse citer quelques cas où une peine pécuniaire a été fixée pour cette infraction pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement. Du reste, il ne démontre pas en quoi les circonstances concrètes de son cas, y compris les circonstances personnelles, seraient similaires aux cas qu'il cite, si bien que les comparaisons invoquées sont sans pertinence. En définitive, le choix d'une peine privative de liberté pour l'infraction de menaces n'apparaît ainsi pas contraire au droit fédéral.