Citation: 1A.309/2005 26.01.2006 E. 2

Dans son recours de droit administratif, quasiment identique à son recours cantonal, le recourant reprend intégralement l'argumentation soumise à la Chambre d'accusation, négligeant ainsi ostensiblement le fait que cette dernière a répondu de manière détaillée à chacun de ses griefs. Même si le Tribunal fédéral examine librement si les conditions pour accorder l'entraide judiciaire sont remplies (art. 114 al. 1 in fine OJ, ATF 123 II 134 consid. 1d), cela ne dispense pas le recourant, conformément à l'art. 108 al. 2 OJ, de fournir une argumentation topique, répondant à la motivation retenue par la cour cantonale (ATF 118 Ib 134). La reprise pure et simple de l'argumentation présentée devant l'instance inférieure ne répond nullement à cette condition, la démarche du recourant apparaissant ainsi comme purement dilatoire. La décision attaquée ne prête d'ailleurs le flanc à aucune critique, et il peut être renvoyé, conformément à l'art. 36a al. 3 OJ, aux motifs retenus, tels qu'ils sont rappelés ci-dessus, et à la jurisprudence pertinemment citée par la cour cantonale. Le recourant se contente d'ajouter qu'il craint les retombées fiscales en cas d'octroi de l'entraide. Cela n'enlève pas à la procédure étrangère son caractère strictement pénal. Par ailleurs, le principe de la spécialité (art. 67 EIMP), dûment rappelé lors de la transmission des renseignements demandés, permettra de prévenir une utilisation à des fins fiscales.