Citation: 6P.111/2006 11.07.2006 E. B

En résumé, la condamnation de X.________ repose sur les faits suivants: B.a Au début 1993, Y.________ s'est liée à X.________. Au commencement de leur relation, ils ont entretenu des rapports sexuels protégés. Après quelques mois, alors qu'ils s'étaient raconté leur vie sentimentale antérieure, ils ont renoncé à se protéger. Ils ont rompu au mois de juillet 1997. Après leur rupture, ils ont continué à se voir et à entretenir des relations intimes occasionnellement. Y.________ n'a eu aucune liaison ni entretenu de relations sexuelles occasionnelles ou suivies depuis sa dernière rencontre avec X.________, qu'elle situe en novembre 1999, et ce jusqu'en novembre 2001. A cette époque-là, elle a rencontré un nouvel ami, avec qui elle a tout d'abord entretenu des relations sexuelles protégées. Tous deux ont cependant rapidement décidé de se soumettre à un test de dépistage HIV. C'est à cette occasion, et alors qu'elle pensait avoir fait un contrôle de routine, que Y.________ a appris, le 22 décembre 2001, que le test HIV la concernant était positif. Il est résulté des investigations menées sur l'origine de la contamination qu'une infection HIV avait été découverte en 1987 chez X.________. Tout au long de leur relation, X.________ n'a jamais fait part à Y.________ de ses problèmes de santé, des risques qui pouvaient en résulter en entretenant des relations sexuelles non protégées, ni de son passé de toxicomane. B.b Une expertise médicale a été mise en oeuvre pour déterminer si X.________ était bien à l'origine de la contamination de Y.________. Il en est ressorti, ainsi que de ses compléments, qu'on ne pouvait ni exclure ni assurer que X.________ était à l'origine de la contamination de Y.________.