Citation: 6B_528/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a noté que l'ordonnance de classement partiel avait été notifiée au recourant le 25 janvier 2019 et mentionnait à la page 5 le délai de dix jours pour former un éventuel recours. Elle a constaté que l'acte de recours avait été posté en France le 5 février 2019 (cachet postal), alors que le délai prévu par l'art. 396 al. 1 CPP arrivait à échéance le lundi 4 février 2019. Elle a donc considéré que le recours était tardif et, partant, irrecevable. Elle n'avait pas de raison de douter de la tardiveté du recours. Elle ne pouvait pas savoir que le recourant avait également envoyé une version de son recours le 3 février 2019 au Consulat suisse de Montpellier, puisque le recourant n'en faisait aucune mention dans son recours adressé par voie postale à la cour cantonale et que le Consulat suisse n'en avait pas informé cette dernière. Dans ces conditions, on ne peut pas reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir interpellé le recourant sur la question de la tardiveté du recours. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu doit être rejeté.