Citation: 2C_523/2019 E. A

A.________, ressortissant italien né en 1964, est au bénéfice d'une autorisation d'établissement dont le délai de contrôle est arrivé à échéance le 31 août 2019. Par arrêt de la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève du 11 septembre 2012, A.________ a été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende pour escroquerie et lésions corporelles simples. Il lui a en particulier été reproché d'avoir indûment perçu des prestations de l'Hospice général entre 2000 et 2010, alors qu'il vivait en concubinage en France voisine et d'avoir eu, durant cette période, un domicile fictif en Suisse. Par attestation du 12 juin 2015, le père de l'intéressé a confirmé que son fils résidait dans la maison familiale sise au chemin B.________ à C.________ (recte : D.________, Genève, 105 al. 2 LTF). Il est établi que, du 3 juillet 2015 au 1er décembre 2017, A.________ a été détenu en France et que, dès la fin 2015, une demande de réexpédition de son courrier adressé au chemin B.________ a été mise en place.