Citation: 1B_248/2007 20.11.2007 E. 8

Il est vrai que les antécédents judiciaires sont de nature différente des faits qui sont actuellement reprochés au recourant. Le juge d'instruction l'avait du reste clairement précisé dans son ordonnance. Il est par conséquent correct que les antécédents judiciaires du recourant ne peuvent à eux seuls constituer un indice de risque de réitération. Au vu du dossier, il n'est pas exclu que les actes du recourant soient à mettre en relation avec la consommation de certaines substances, en particulier l'alcool et la marijuana. Le recourant a précisément déjà fait l'objet d'une condamnation pour infraction à la LStup. Dans ces conditions, la référence aux antécédents judiciaires pouvait tout de même se justifier. En l'espèce, les actes commis sont graves - ce que le recourant ne conteste pas -, de sorte qu'une prudence particulière s'impose. Le déroulement des événements du 2 septembre 2007 et les témoignages recueillis démontrent l'état de trouble sérieux dans lequel se trouvait le recourant au moment des faits. Celui-ci prétend certes que cet état était lié à des circonstances exceptionnelles. Il n'en demeure pas moins que les raisons qui l'ont poussé à agir de la sorte demeurent peu claires. En outre, il ressort du dossier que le recourant est difficilement maîtrisable et que, même en milieu pénitentiaire (c'est-à-dire même en l'absence de toute consommation d'alcool ou de stupéfiants), il se montre agressif. Enfin, la Dresse B.________ a affirmé que seule une expertise psychiatrique pouvait permettre l'évaluation du risque de récidive.