Citation: 2C_185/2008 27.06.2008 E. A

AX.________, ressortissante brésilienne née en 1980, est entrée illégalement en Suisse en avril 2002. Le 29 novembre 2002, elle a épousé BX.________, de nationalité suisse, et a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour par regroupement familial. Le 18 janvier 2006, l'intéressée a informé le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal) qu'elle vivait séparée de son époux depuis novembre 2005. Le 19 décembre 2006, les époux X.________ ont été entendus par le Service cantonal. L'intéressée a indiqué que son époux souffrait de schizophrénie et qu'elle avait quitté le domicile conjugal lorsqu'il avait commencé à faire des crises. Si elle pouvait "retrouver son mari d'avant", elle "voudrait revivre avec lui". Pour l'instant, elle avait toutefois peur de retourner chez lui. BX.________ a pour sa part affirmé qu'il souhaitait reprendre la vie commune. Le 12 janvier 2007, le Service cantonal a informé AX.________ de son intention de rejeter sa demande de renouvellement de l'autorisation de séjour. Invitée à se déterminer, celle-ci a expliqué, le 12 février 2007, que ni elle, ni son époux, ne voulaient mettre un terme à leur union conjugale et que les motifs de leur séparation avaient uniquement trait aux pathologies psychologiques de ce dernier. Par décision du 4 juin 2007, le Service cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de AX.________ et lui a enjoint de quitter le territoire dans un délai de trente jours dès la notification de la décision. A la suite d'une requête de mesures protectrices de l'union conjugale déposée par BX.________, le juge saisi a autorisé les époux à vivre séparés pour une durée indéterminée par décision du 29 juin 2007.