Citation: 5A_8/2023 E. 9.3

9.3. En l'espèce, il ressort de la décision de première instance, à laquelle l'autorité cantonale a renvoyé s'agissant des faits, que le recourant avait provisionnellement conclu au versement d'une contribution d'entretien de 1'200 fr. du 1er décembre 2017 au 31 décembre 2018, puis au versement de contributions d'entretien qui se situaient entre 2'200 fr. et 2'590 fr. depuis le 1er janvier 2019. L'intimée avait quant à elle conclu au versement d'une pension en faveur de son époux de 344 fr. du 1er septembre 2018 au 31 juillet 2019 puis de 324 fr. depuis le 1er août 2029. En procédure d'appel, le recourant a augmenté ses prétentions en concluant au versement d'une contribution d'entretien de 1'225 fr. du 1er décembre 2017 au 31 décembre 2018, puis au versement de contributions d'entretien se situant entre 2'217 fr. et 2'969 fr. du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2021. L'intimée a quant à elle persisté dans son acquiescement partiel formulé en première instance. Au final, l'autorité cantonale a réformé le jugement de première instance en retenant des contributions d'entretien se situant entre 625 fr. et 1'125 fr. depuis le 1er septembre 2018 (cf. supra let. B.d) et a refusé l'octroi d'une contribution d'entretien du 1er décembre 2017 au 31 août 2018. On constate donc que les pensions finalement allouées sont bien plus proches dans leur montant des conclusions admises par l'intimée que des conclusions prises par le recourant, a fortiori concernant les conclusions plus élevées prises en appel par celui-ci. Dans ces circonstances, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a réparti les frais judiciaires et les dépens de première instance à raison d'une moitié par partie et de deuxième instance à hauteur de deux tiers à la charge du recourant. Par ailleurs, si l'on constate que ce dernier a certes bénéficié d'un traitement plus favorable en première instance eu égard aux conclusions qu'il avait prises, on ne saurait tenir pour choquant le fait que ce traitement n'ait pas été reproduit concernant les frais judiciaires et les dépens de deuxième instance, dès lors d'une part que l'autorité cantonale a appliqué sans arbitraire deux dispositions légales distinctes et que, comme on l'a vu, l'époux avait augmenté ses conclusions en appel. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté.