Citation: 4A_445/2022 E. 3.5

3.5. En somme, la recourante se limite à opposer sa propre appréciation des preuves à celle opérée par la cour cantonale, sans parvenir à démontrer que cette dernière aurait sombré dans l'arbitraire en retenant que l'intéressée n'avait pas prouvé que ces parcelles étaient polluées. En particulier, il ne suffit pas d'affirmer que les déclarations de E.________ seraient limpides. L'argument selon lequel les explications de la cour cantonale ne seraient " pas sérieuses " est tout aussi insuffisant. Pour le surplus, la recourante ne peut rien déduire du fait que l'intimée lui a d'emblée remboursé l'acompte de 500'000 fr. En effet, le texte même de la promesse de vente prévoit qu'en cas de non-réalisation des conditions résolutoires dans le délai imparti, comme cela a été le cas, cet acompte doit être restitué à la promettante-acquéresse, à sa première réquisition. En outre, la seule affirmation selon laquelle la recourante ne voyait pas pour quelle raison " les parties " auraient renoncé à réaliser le projet ne rend pas l'appréciation de la cour cantonale insoutenable. Par ailleurs, la recourante ne saurait reprocher à celle-ci d'avoir passé des éléments sous silence, alors que la recourante ne les a pas soulevés devant la cour cantonale. Elle ne prétend même pas l'avoir fait. En définitive, force est de constater que les magistrats cantonaux ont retenu, sans arbitraire, que les preuves administrées ne suffisaient pas pour prouver la présence de polluants sur les parcelles en cause. On peut rappeler que l'arbitraire ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution serait envisageable, voire préférable.