Citation: 6B_122/2023 E. 1.7

1.7. En définitive, sur la base de l'ensemble des constatations de fait qui lient le Tribunal fédéral, la pesée des intérêts opérée par la cour cantonale peut être confirmée. Compte tenu de la gravité de l'infraction qui entraîne l'application de l'art. 66a al. 1 CP, en particulier "la violence invraisemblable" dont le recourant s'est rendu l'auteur à l'encontre de la mère de ses enfants, du risque de récidive très élevé dans des relations conjugales et moyen en général, ce à quoi s'ajoute une mauvaise intégration en Suisse, l'intérêt public à son expulsion l'emporte sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Par ailleurs, les normes de droit international impératif visées par l'art. 66d al. 1 let. b CP ne font pas obstacle au prononcé d'expulsion, au regard des considérations qui précèdent (cf. consid. 1.4 et 1.5 s upra). Pour le reste, l'expulsion, ordonnée pour une durée de douze ans, s'avère conforme au principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH, étant précisé que le recourant n'invoque aucun grief à l'encontre de la durée de la mesure. La seconde condition pour l'application de l'art. 66a al. 2 CP n'étant pas réalisée, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en ordonnant l'expulsion du recourant. Enfin, le recourant n'élève aucun grief spécifique à l'encontre de son inscription dans le registre SIS.