Citation: 2A.251/2001 27.09.2001 E. 2

2.- a) Lorsque le recours de droit administratif est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est alors très restreinte. En particulier, on ne saurait tenir compte, en principe, de modifications ultérieures de l'état de fait (ATF 124 II 409 consid. 3a p. 421; 122 II 97 consid. 1c p. 99/100, et les références citées). En conséquence, les pièces produites par les recourants, qui ont été établies postérieurement à l'arrêt attaqué, doivent être écartées du dossier. Au demeurant, elles visent à prouver des faits (possibilités d'embauche du recourant, montant de l'aide sociale qui lui a été allouée, importance pour ses enfants de poursuivre leur scolarité en Suisse) qui ne sont pas déterminants pour l'issue du litige dont l'objet se limite, comme on l'a vu, au point de savoir si le recourant peut prétendre une autorisation d'établissement sur la base de l'art. 7 al. 1 LSEE. b) Selon l'art. 110 al. 2 OJ, si le Tribunal fédéral ordonne un échange d'écritures, il invite d'office l'autorité qui a rendu la décision attaquée à lui communiquer le dossier dans le délai qui lui est imparti pour déposer sa réponse, ce que cette autorité a fait. La requête des recourants tendant à l'édition du dossier du Tribunal administratif est dès lors sans objet.