Citation: 6P.139/2004 28.10.2004 E. C

Le 16 avril 2004, X.________ a déposé une demande de révision du jugement du 2 octobre 2003 auprès de la Chambre des révisions civiles et pénales du canton de Vaud. A l'appui de cette demande, il a produit un agenda de l'année 1995 annoté en allemand et en serbo-crate, qu'il a présenté comme le journal intime de Y.________ pour l'année 2000. En application de l'art. 462 al. 1 du code de procédure pénale vaudois (ci-après: CPP/VD), la Chambre des révisions civiles et pénales a invité le juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne à faire traduire l'entier du journal intime par un interprète officiel. Le greffe a ensuite adressé les deux traductions du journal - l'une des textes allemands, l'autre des textes serbo-croates - au requérant et au Ministère public, en leur impartissant un délai pour se déterminer. Dans son courrier du 24 août 2004, le requérant a observé que les traductions officielles ne faisaient que confirmer ce qui ressortait des extraits qu'il avait cités à l'appui de sa demande de révision et a conclu qu'il disposait d'un élément de preuve nouveau et pertinent. Statuant le 10 septembre 2004, la Chambre des révisions civiles et pénales a rejeté la demande de révision formée par X.________ au motif que le journal intime ne constituait pas un moyen de preuve sérieux au sens de l'art. 397 CP. Selon elle, ni l'allusion que le journal contenait aux "mensonges" de "Jasmin" sous la date du 27 octobre 2000 ni l'absence de toute référence claire à des abus sexuels n'étaient de nature à ébranler les constatations de fait sur lesquelles la condamnation pour contrainte sexuelle, viol et inceste était fondée.