Citation: 5A_657/2009 06.01.2010 E. 3.1

3.1.1 La recourante se plaint d'abord d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, reprochant au Tribunal d'arrondissement de lui avoir imputé un revenu supplémentaire de 1'000 fr. par mois, sans qu'il ne détermine l'activité lui permettant de percevoir un tel revenu, ni ne précise comment réaliser ce dernier, et alors même que les pièces qu'elle avait produites démontraient que la comptabilité de sa société était largement déficitaire. Aucun élément dans le dossier n'autorisant les juges cantonaux à retenir l'existence de prétendues ressources complémentaires, il leur appartenait donc d'établir son revenu en l'invitant éventuellement à produire toutes les pièces qu'ils auraient pu juger utiles avant de rendre leur décision et en lui permettant ainsi de se défendre à ce sujet. 3.1.2 Par ce grief, la recourante s'en prend au raisonnement cantonal en se contentant de reprocher au Tribunal d'arrondissement d'avoir retenu l'existence d'un revenu sur la base de suppositions non prouvées, éléments qu'elle met en relation avec un établissement lacunaire des faits. Cette seule motivation ne permet aucunement de démontrer en quoi la dernière instance cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation, ce d'autant plus que l'argumentation retenue par le Tribunal d'arrondissement était également évoquée par le mari de la recourante dans son recours cantonal, puis discutée en procédure. Insuffisante au regard des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, l'argumentation est donc irrecevable. De surcroît, la recourante a affirmé, devant le Tribunal d'arrondissement, vivre exclusivement de l'aide sociale, à savoir une somme de 1'908 fr. par mois en 2007, puis de 1'670 fr. dès le mois de décembre 2007; ces seules ressources étant largement insuffisantes pour supporter les charges qu'elle prétend assumer, c'est donc sans arbitraire que la dernière instance cantonale en a déduit qu'elle devait disposer d'autres sources de revenus. Au demeurant, la recourante se trompe lorsqu'elle soutient qu'il appartenait aux juges cantonaux de l'inviter à produire toutes les pièces utiles à leur prise de décision; contrairement à ce qu'elle prétend, la fixation de la contribution à l'entretien du conjoint est en effet soumise à la maxime des débats (cf. ATF 129 III 417 consid. 2.1.2). C'est donc bien à la recourante qu'il appartenait de renseigner les juges cantonaux sur l'intégralité de ses sources de revenus, compte tenu des dépenses alléguées, sans qu'il n'incombe à ces derniers de l'interpeller à cet égard.