Citation: 8C_458/2022 E. 4.2

4.2. Dans leur rapport du 16 juillet 2021, le docteur D.________ et la doctoresse E.________ ont rapporté les résultats de tests de la fonction pulmonaire effectués entre septembre 2020 et juin 2021. Or ces résultats - en particulier les valeurs VEMS et CVF - sont globalement similaires à ceux relevés entre 2011 et 2016, qui sont mentionnés dans l'expertise du docteur C.________ et qui ont toujours été jugés dans les limites de la norme. Le docteur G.________ a ainsi relevé de manière convaincante que les valeurs mesurées par les spécialistes de l'Hôpital F.________ étaient dans les normes et qu'elles étaient superposables à celles prises en compte par le docteur C.________. Le docteur G.________ doit également être suivi lorsqu'il indique que le recourant souffre d'hyperréactivité bronchique depuis plusieurs années, au moins depuis 2011 selon l'expertise du docteur C.________. S'agissant de l'intensification du traitement de fond de l'asthme, il ressort bien du rapport du 16 juillet 2021 que l'augmentation de la médicamentation est intervenue en réponse aux plaintes du recourant. Comme relevé à juste titre par les juges cantonaux, le docteur D.________ et la doctoresse E.________ n'ont aucunement pris en compte dans leur appréciation les affections psychiques de leur patient. On notera au demeurant que la médicamentation du recourant était déjà importante au moment de l'expertise du 4 mars 2019. Au vu de ce qui précède, les conclusions sur la capacité de travail (réduction de 33,3 %) figurant dans le rapport du 16 juillet 2021, prises "sur la base de l'intensité du traitement actuel et des fonctions pulmonaires et en l'absence d'exposition à des irritants ou des allergènes", n'apparaissent pas convaincantes. Elles ne permettent à tout le moins pas de retenir une aggravation de l'état de santé du recourant en lien avec les troubles dont doit répondre l'intimée au titre de la maladie professionnelle de celui-ci. Le rapport du 17 novembre 2021 fait certes état d'un "NO exhalé élevé à 40 ppb" ainsi que d'un "déclin fonctionnel respiratoire", sous la forme de chutes du VEMS et de la CVF mesurés en octobre 2021. Les médecins de l'Hôpital F.________ n'expliquent toutefois pas en quoi ces valeurs - mesurées postérieurement à la "demande de révision" du 26 juillet 2021 - impacteraient la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée, à savoir un travail exercé en extérieur avec une activité physique modérée et sans exposition aux allergènes ainsi qu'aux irritants ou sensibilisants respiratoires fréquents. On ne saurait ainsi retenir une péjoration des troubles respiratoires du recourant induisant une réduction de sa capacité de travail sur la seule base des valeurs mesurées en octobre 2021. Le fait que le docteur D.________ et la doctoresse E.________ ont qualifié le degré de l'asthme de sévère - comme d'autres médecins auparavant - n'est pas non plus suffisant.