Citation: 9C_377/2024 E. 4.2

4.2. Dans un premier grief, le recourant se plaint de la "prévention de partialité liée aux conclusions des experts l'ayant examiné". Il allègue à cet égard qu'il avait manifesté sa désapprobation lorsqu'il avait eu connaissance des experts désignés pour réaliser l'expertise du 15 décembre 2020 (car il s'agissait des mêmes experts que ceux ayant effectué la précédente expertise de 2017). Dans la mesure déjà où l'assuré ne s'en prend pas à la constatation de la juridiction de première instance selon laquelle il n'avait pas demandé la récusation des experts au cours de la procédure administrative, c'est en vain qu'il allègue que son grief n'aurait pas dû être considéré comme tardif. Le recourant ne conteste par ailleurs pas que le mandat d'expertise pluridisciplinaire avait été attribué de manière aléatoire à la Clinique E.________ en 2017 et que les deux expertises subséquentes de 2020 et 2023 étaient des expertises de suivi. Or les juges précédents ont dûment rappelé qu'un centre d'expertise peut, dans le cadre d'une procédure d'instruction en cours, être mandaté pour une expertise de suivi pluridisciplinaire sans recourir au principe de l'attribution aléatoire, lorsque le mandat afférent à l'expertise initiale qu'il a effectuée lui a été attribué de manière aléatoire (ATF 147 V 79 consid. 7.4.5). L'assuré ne fait au demeurant pas état d'éléments objectifs permettant d'admettre un préjugé de la part des experts et que l'issue de la cause était prédéterminée quant à la constatation des faits au moment où ils ont rendu leur premier rapport en 2017, puis les deux suivants en 2020 et 2023. À ce propos, on rappellera, à la suite de l'instance précédente, qu'en l'absence d'élément objectif qui permettrait d'admettre que l'expert aurait pris position au sujet de certaines questions de manière telle qu'il ne semble aujourd'hui plus exempt de préjugés, le fait qu'il a déjà eu l'occasion par le passé de réaliser une expertise au sujet de la personne concernée ne suffit pas pour exclure sa nomination en qualité d'expert (ATF 132 V 93 consid. 7.2.2).