Citation: 8C_694/2021 E. 3.2.2

3.2.2. En l'occurrence, dans sa décision initiale du 24 avril 2020, AXA s'est déclarée non compétente pour la prise en charge du cas, en exposant les motifs sur lesquels elle fondait son appréciation, et demandait par conséquent le remboursement des montants prestés. La Mobilière s'est opposée à cette décision en soutenant qu'il appartenait à l'OFSP de statuer sur la question de la compétence et, par une argumentation subsidiaire, a contesté qu'il lui appartenait de prendre en charge le cas, de sorte qu'elle ne donnerait pas suite à la demande de remboursement. Après que l'OFSP eut refusé d'entrer en matière sur le conflit de compétence, AXA a rejeté l'opposition en exposant une nouvelle fois les raisons pour lesquelles la prise en charge des suites de l'accident incombait à la Mobilière. Partant, l'objet de la contestation, défini par la décision sur opposition, portait à la fois sur le conflit de compétence et sur la demande de remboursement. Devant la juridiction cantonale, la Mobilière concluait à ce qu'il soit constaté qu'AXA n'avait pas la compétence pour rendre les décisions des 24 avril et 11 août 2020 et que ces décisions étaient nulles, ou à ce qu'elles soient annulées. Dans son mémoire, elle développait une argumentation subsidiaire - au cas où AXA était fondée à rendre les décisions susmentionnées - destinée à démontrer qu'elle n'avait pas à prendre en charge les suites de l'accident du 27 janvier 2019. Il s'ensuit que l'objet du litige portait principalement sur le point de savoir si AXA avait le pouvoir de rendre la décision entreprise, et subsidiairement sur le bien-fondé de celle-ci. Il faut donc admettre, avec la recourante, que n'était pas uniquement litigieux le bien-fondé de la demande de remboursement. Cela dit, en considérant que la recourante aurait dû rendre une décision de refus ou de suppression de prestations pour qu'ils puissent se prononcer sur le conflit de compétence, les premiers juges ont retenu, à tout le moins implicitement, qu'AXA n'était pas non plus fondée à décliner sa compétence par le biais de sa décision sur opposition. En tout état de cause, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré qu'elle n'avait pas à se prononcer sur ce point (cf. consid. 3.3 infra).