Citation: 6B_395/2015 E. 2.4

2.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Cela vaut en particulier eu égard aux propres déclarations du recourant. En effet, dès le dépôt de sa plainte pénale en janvier 2011, il mentionnait que l'intimé lui avait dit être "en droit de retenir [le] matériel" et que si le recourant entendait le récupérer, il devait lui payer la somme de 20'000 francs. Ce faisant, le recourant démontre qu'il n'ignorait pas la cause de la non-restitution des objets, même si le terme juridique de "droit de rétention" n'avait peut-être pas été formellement soulevé (cf. également le libellé du commandement de payer adressé au recourant le 12 janvier 2011 ["mauvaise exécution et inexécution du contrat du 21.09.2010 et dommages y relatifs" pour un montant de 10'281 fr. 50]). L'intimé n'avait ainsi aucune intention de s'approprier, même de manière temporaire, les biens du recourant; le premier entendait uniquement par ce biais garantir ses éventuelles prétentions en inexécution du contrat qui le liait au second. Cette volonté a d'ailleurs été confirmée par l'intimé lors de son audition du 7 novembre 2013 (cf. aussi les conclusions reconventionnelles prises devant la juridiction civile). La séance d'instruction susmentionnée étant par ailleurs intervenue ultérieurement au prononcé du 31 mai 2011 de la Chambre des recours pénale dans la cause P/zz, ce jugement n'est d'aucune utilité pour le recourant; en effet, la cour statuait alors préalablement à l'achèvement de la procédure P/xx, ne disposant ainsi pas de tous les éléments y relatifs. Le recourant soutient encore en substance que le contrat conclu ne portait que sur la location du serveur, ce qui limiterait un possible droit de rétention à cet appareil (cf. notamment ad 28 de son mémoire, p. 13). Il n'expose pourtant pas pour quelle autre raison il aurait dès lors remis - de manière incontestée volontaire - le routeur et la carte interface à l'intimé, explication qui, le cas échéant, aurait pu justifier son droit à la restitution et peut-être démontrer une appropriation illégitime de ces objets par l'intimé. Une telle conclusion ne résulte pas non plus de la seule affirmation, sans démonstration, d'une possible utilisation ultérieure de ces appareils; au demeurant, cette allégation ne paraît concerner que le serveur (possible retrait des données personnelles résultant de l'utilisation convenue), objet déposé auprès des autorités et dont la restitution n'est en soi pas remise en cause. Aucun élément ne permet donc de retenir que l'intimé aurait eu le dessein de s'approprier, même temporairement, les trois objets en cause, ainsi que de s'enrichir. Partant, c'est à juste titre et sans violer le principe "in dubio pro duriore" que la Chambre pénale de recours a confirmé l'ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Procureur (art. 310 al. 1 let. a CPP) et ce grief doit être rejeté.