Citation: 1C_374/2017 E. 1.4

1.4. Les conclusions du recourant sont irrecevables. En ce qui concerne la fixation du délai pour procéder à une reconstruction, ce point relève, comme le précise d'ailleurs expressément l'arrêt attaqué, d'une procédure distincte et indépendante. En effet, au regard de l'état de ruine du chalet, cette demande ne peut, par définition, porter que sur l'édification, hors de la zone à bâtir, d'un nouvel ouvrage, pour l'autorisation duquel la commune n'est de surcroît pas compétente (cf. art. 136 LATeC), et non sur la rénovation, voire la légalisation d'une construction existante (cf. art. 167 al. 2 LATeC). S'agissant par ailleurs de la conclusion en annulation, on comprend non seulement de la décision du Préfet du 23 janvier 2017, mais également de l'arrêt attaqué, que l'ordre de déblaiement, ordonné pour des motifs de sécurité en application de l'art. 170 al. 1 let. b LATeC, ne porte que sur les décombres du chalet, à l'exclusion de ses fondations. Le Préfet, suivi en cela par la cour cantonale, a du reste expressément réservé une éventuelle procédure de remise en état du sol au sens de l'art. 167 al. 3 LATeC, précisant encore que la commune n'était de toute manière pas habilitée à ordonner une telle mesure, cette compétence appartenant, s'agissant d'une construction en zone agricole, à la direction cantonale (cf. art. 167 al. 3 et 4 LATeC). Par surabondance, il n'est enfin pas non plus établi que les fondations existantes présenteraient un danger au sens de l'art. 170 al. 1 LATeC, ce qui est également de nature à les exclure de l'ordre de déblaiement litigieux. Il découle de qui précède que l'annulation de l'arrêt attaqué demeurerait sans incidence sur les conclusions prises céans par le recourant, excluant de ce fait tout intérêt pratique et actuel au présent recours. Ce dernier doit par conséquent être déclaré irrecevable.