Citation: 1B_238/2017 E. 1

A suivre ensuite la recourante, seuls des actes ultérieurs au brigandage examiné pourraient lui être reprochés, situation chronologique qui permettrait d'exclure sa participation en tant que complice (art. 25 CP). Selon l'arrêt entrepris, l'aide apportée par la recourante, notamment à l'un des auteurs du braquage, serait postérieure à celui-ci (cf. consid. 3 p. 6; voir également la date du 2 janvier 2016 évoquée dans les faits reprochés à la recourante, ad b p. 2). Il ne paraît ainsi pas exclu, de l'avis de la recourante, que le chef de prévention de complicité de brigandage qualifié puisse être remis en cause. Vu le type de comportements reprochés et les personnes concernées par lesdits actes (remise d'un téléphone portable avec une carte à prépaiement et d'une enveloppe avec la part du butin à l'un des auteurs [cf. consid. 3 p. 6 du jugement entrepris]), il n'en résulte toutefois pas que ceux-ci ne pourraient pas être éventuellement qualifiés pénalement autrement, soit par exemple en tant qu'actes d'entrave à l'action pénale (art. 305 CP) et/ou de blanchiment d'argent (art. 305bis CP; cf. également ad consid. 3 p. 7 de l'arrêt entrepris); la recourante ne le prétend d'ailleurs pas. La cour cantonale pouvait ainsi retenir à juste titre ces actes comme des indices de la commission d'une infraction. Il n'appartient cependant pas au juge de la détention de qualifier ces comportements et la recourante pourra faire valoir ses arguments devant le juge du fond. C'est le lieu d'ailleurs de rappeler qu'une appréciation différente de celle à laquelle aspire la recourante - en l'occurrence le défaut d'abandon du chef de prévention de complicité de brigandage qualifié par l'autorité précédente et/ou par le Ministère public - ne constitue pas une violation de son droit d'être entendue ou du principe de présomption d'innocence. Cela étant, au stade du contrôle de la détention provisoire, peu importe de savoir si ce chef de prévention peut ou ne pas être retenu à l'encontre de la recourante. En effet, cette dernière part de la prémisse erronée que les deux autres chefs de prévention examinés à son encontre (faux dans les titres [art. 251 ch. 1 CP] et blanchiment d'argent [art. 305bis CP]) - certes à caractère économique -, respectivement la peine encourue pour ceux-ci, ne permettraient plus de prolonger la détention provisoire ordonnée. Le Tribunal fédéral a cependant confirmé, le 16 février 2017, que ces deux chefs de prévention justifiaient le maintien en détention de la recourante, indépendamment alors de l'éventuelle application de l'art. 305bis ch. 2 CP (arrêt 1B_36/2017 du 16 février 2017 consid. 5). Ce raisonnement vaut donc a fortiori lorsque la forme qualifiée entre en considération. Or, à lire l'arrêt attaqué (cf. consid. 3 p. 6), tel est le cas en l'occurrence. Il s'ensuit que l'écoulement du temps depuis ce prononcé ne suffit pas à lui seul pour considérer que la durée de la détention provisoire déjà subie au jour du jugement cantonal violerait le principe de proportionnalité (cf. au demeurant le cadre de la peine menace, art. 251 ch. 1, 305bis ch. 1 et 2 et 49 CP). Partant, le grief de violation du principe de proportionnalité peut être écarté.