Citation: 9C_204/2021 E. 3.5

3.5. En l'espèce, une reprise hypothétique de l'activité à 100 % apparaît vraisemblable au regard non seulement des déclarations de l'assurée lors de l'audience de comparution personnelle du 9 mars 2020, de son écriture de recours en première instance et de ses objections au projet de décision du 2 avril 2019, mais également des circonstances économiques qui étaient les siennes au moment de la naissance de son fils, puisqu'elle émargeait alors à l'aide sociale. L'extrait du compte individuel de l'assurée, dont il ressort qu'elle a travaillé à plein temps en 2001 et 2002, avant de reprendre une formation professionnelle de 2003 à 2008, est également un indice en faveur d'un statut d'active à 100 %. On constate par ailleurs que l'office AI a déduit de l'exercice d'une activité à temps plein par la recourante en 2001 et 2002 que celle-ci avait un statut d'active à 100 %, et qu'il n'a modifié ce statut qu'à la suite de la naissance de son fils en mars 2016, en lui reconnaissant alors un statut mixte avec une part professionnelle de 50 % ("Note statut du 4 juillet 2019"). Dans ces circonstances, la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle la recourante a un statut mixte avec une part professionnelle à 50 % depuis la naissance de son fils en mars 2016 est manifestement inexacte puisqu'elle est en contradiction avec différents éléments du dossier. L'appréciation des premiers juges quant au statut de la recourante paraît en outre douteuse dans la mesure où ils semblent avoir accordé un poids décisif au fait que la recourante avait donné naissance à un enfant, ce qui impliquerait "automatiquement" l'exercice d'une activité lucrative à temps partiel. Au regard de l'ensemble des éléments figurant au dossier, un statut d'active à 100 % doit être reconnu à l'assurée.