Citation: 2D_4/2023 E. 3.1

3.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une décision à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266) justifiant d'entrer en matière en application de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. En l'espèce, les recourants ne peuvent pas se prévaloir d'un séjour légal en Suisse d'une durée supérieure à dix ans ni même d'une durée inférieure à dix ans, puisqu'ils n'ont jamais séjourné légalement en Suisse. Ils ne peuvent par conséquent pas invoquer de manière défendable le droit à la protection de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour en Suisse. Ils ne peuvent pas non plus invoquer de manière soutenable à cet effet le droit à la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH, puisqu'aucun des membres de la famille recourante ne bénéficie d'un droit de séjour durable en Suisse et que l'art. 8 CEDH ne donne pas de droit à séjourner dans un Etat déterminé (ATF 144 I 91 consid. 4.2). Quant à l'art. 13 Cst., il a la même portée que l'art. 8 CEDH (arrêt 2C_544/2022 du 11 juillet 2022 consid. 4.2; 2C_961/2019 du 18 novembre 2019 consid. 3.2). La voie du recours en matière de droit public est exclue sous ces angles.