Citation: 6B_571/2022 E. 1.3.2

1.3.2. Compte tenu de la qualification juridique retenue, la peine minimale encourue par l'intimé était une peine privative de liberté d'un an. En l'occurrence, cette peine pouvait néanmoins être librement atténuée en application des art. 100 ch. 4 in fine LCR et 48a al. 2 CP, l'intimé ayant agi dans le cadre d'une course officielle urgente sans faire preuve de la prudence imposée par les circonstances. Dès lors, tenant compte des différents éléments d'appréciation qu'elle avait mis en exergue, la cour cantonale a estimé que la faute de l'intimé justifiait le prononcé d'une peine pécuniaire de 150 jours-amende, une telle peine paraissant au demeurant adéquate par rapport à celles qui avaient été prononcées dans le cadre de procédures similaires, impliquant des policiers dans le cadre de courses officielles urgentes (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2 p. 21 s.).