Citation: 6B_1270/2018 E. 3.5

3.5. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû faire application de l'art. 52 CP. Aux termes de l'art. 52 CP, si la culpabilité de l'auteur et les conséquences de son acte sont peu importantes, l'autorité compétente renonce à le poursuivre, à le renvoyer devant le juge ou à lui infliger une peine. A cet égard, la cour cantonale a retenu que l'infraction commise par le recourant était certes d'une gravité relative mais elle n'en était pas moins inacceptable dans le cadre d'interactions sociales et susceptible de perturber l'intimée dans son sentiment de dignité et son bien-être. Le reproche que le recourant avait adressé à celle-ci de l'avoir également insulté ne lui était d'aucun secours, faute d'être établi, sans compter l'absence de simultanéité entre les deux supposées occurrences (art. 177 al. 3 CP a contrario). Son insatisfaction face au témoignage de l'intimée dans le litige qui l'avait opposé au bailleur n'était certainement pas un élément à décharge, tant on ne pouvait admettre de telles représailles à l'égard d'une personne s'étant pliée à son obligation de témoigner. La motivation du recourant était purement égoïste, relevant de son incapacité à contenir sa colère et sa frustration. Dans de telles circonstances la faute n'était pas négligeable. Ces considérations conduisaient à exclure l'hypothèse d'une exemption de peine au sens de l'art. 52 CP, la culpabilité du recourant n'étant pas de peu d'importance. Le recourant ne s'en prend pas à la motivation cantonale, se contentant de se référer à des arrêts du Tribunal fédéral qui ne concernent toutefois pas l'application de l'art. 52 CP. Pour le surplus, les considérations cantonales - que la cour de céans fait siennes (cf. art. 109 al. 3 LTF) - sont claires et convaincantes et il suffit d'y renvoyer.