Citation: 1C_597/2023 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le grief est dirigé non pas contre l'arrêt cantonal, mais contre la décision du département qui n'aurait pas recherché d'office la possibilité de déplacer l'installation litigieuse en d'autres endroits. Bien plus que la garantie formelle découlant du droit d'être entendu, le recourant invoque ainsi une obligation matérielle d'instruire sur ce point. Du point de vue du droit d'être entendu, l'arrêt attaqué rappelle en effet la teneur du jugement de renvoi rendu le 2 juillet 2019 par le TAPI, selon lequel la possibilité d'un déplacement des installations devait être étudiée. Il rappelle ensuite la teneur des différents préavis qui se sont prononcés sur les deux variantes de déplacement, ainsi que les prises de position du département lors de la seconde procédure devant le TAPI. Ce dernier s'est prononcé dans son jugement sur l'opportunité d'un déplacement en relevant que l'immersion de nouveaux corps-morts à un autre emplacement présenterait un impact supérieur pour la faune et la flore sous-lacustre que le maintien à court terme de la situation existante. Enfin, l'arrêt attaqué relève également que l'extraction des blocs de béton (concevable lors du déménagement définitif des installations) et leur immersion en un autre endroit serait source de dérèglement pour la faune et la flore, raisonnement qui trouverait à s'appliquer quel que soit l'endroit choisi. Quant à la proposition du recourant de déplacer les installations en aval du Jet d'eau, elle a été écartée pour des motifs d'ordre technique qui sont dûment expliqués. D'un point de vue formel, l'arrêt attaqué respecte ainsi le droit d'être entendu et expose clairement pour quelle raison les instances précédentes ont renoncé à un déplacement à court terme.