Citation: 5A_378/2021 E. 7.2

7.2. Le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir établi les faits de manière arbitraire en retenant un montant de 300 fr. par mois à compter du mois d'août 2020 au titre de frais de prise en charge des enfants cadets des parties par des tiers (soit 150 fr. pour D.________ et 150 fr. pour E.________) alors que l'effectivité de tels frais n'était pas prouvée. Il rappelle que selon la jurisprudence, seules les charges effectives et réellement acquittées peuvent être prises en considération. Or, dans la mesure où il ressortait de l'arrêt querellé que depuis le départ de la mère de l'intimée au Portugal en été 2019, celle-ci n'avait plus eu recours à des tiers pour garder ses enfants, cette situation perdurant ainsi depuis bien avant la naissance de son quatrième enfant et son congé maternité, alors qu'elle travaillait déjà à 50%, cela démontrait qu'elle n'a pas besoin de faire garder ses enfants. En outre, au vu de son horaire de travail correspondant à une courte période en fin de journée (16h-19h), et du fait qu'elle vivait en concubinage qualifié, il ne serait de loin pas indéniable qu'elle doive trouver une solution de garde pour ses enfants à l'issue de son congé maternité. Elle pouvait en effet compter sur son compagnon ou son aîné âgé de 15 ans pour s'occuper des cadets. En substance, l'intimée objecte que s'agissant d'une question soumise à la maxime inquisitoire illimitée, il n'était pas nécessaire qu'elle prouve les frais litigieux par pièces, de surcroît s'agissant d'une situation qui était à cette date relativement éloignée. Il ne saurait être question de faire attester par pièces des frais futurs de garde d'enfant, le contraire revenant à prétériter les familles disposant de moyens limités, dès lors qu'il est moins aisé et convaincant de requérir une telle attestation d'un proche. Le fait que les enfants puissent occasionnellement être gardés sans frais par des membres de la famille proche ne pourrait faire obstacle au fait qu'ils devront " indéniablement " être gardés par des tiers à titre onéreux. Au surplus, l'intimée indique qu'entre le départ de sa mère au Portugal et le jugement de la Cour d'appel civile, elle n'avait potentiellement pas les moyens de faire appel à une solution de garde payante, mais que cela ne devrait en aucun cas priver les enfants, en vertu de leur intérêt supérieur, d'être effectivement gardés par des tiers. Enfin, dès lors que le montant retenu au titre des frais de garde était très faible, il ne saurait être qualifié d'arbitraire.