Citation: 5A_526/2007 11.01.2008 E. 4

Le recourant dénonce des violations de son droit d'être entendu, griefs d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa; 126 I 19 consid. 2d/dd et les arrêts cités). 4.1 Il expose que la lettre du 2 février 2006 adressée par le curateur de représentation des enfants au Président du Tribunal civil de la Gruyère ne lui aurait pas été notifiée et qu'il n'en aurait pris connaissance qu'en consultant le dossier. 4.2 La jurisprudence a déduit de l'art. 29 al. 2 Cst. le droit du particulier de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 129 II 497 consid. 2.2, 127 I 54 consid. 2b, 127 III 576 consid. 2c, 126 I 15 consid. 2a/aa et les arrêts cités). Le droit d'accès au dossier ne comprend, en règle générale, que le droit de consulter les pièces au siège de l'autorité, de prendre des notes (ATF 122 I 109 consid. 2b, 115 Ia 293 p. 302-303, 112 Ia 377 consid. 2b) et, pour autant que cela n'entraîne aucun inconvénient excessif pour l'administration, de faire des photocopies (ATF 117 Ia 424 consid. 28, 116 Ia 325 consid. 3d/aa). En revanche, il ne confère pas le droit de se voir notifier les pièces du dossier (ATF 108 Ia 5 consid. 2b; Michele Albertini, Der verfassungsmässige Anspruch auf rechtliches Gehör im Verwaltungsverfahren des modernen Staates, 2000, p. 249 ss). En l'occurrence, le recourant méconnaît la portée du droit d'être entendu. Dès lors qu'il a eu l'occasion de consulter le dossier de la procédure au siège de l'autorité, ce qu'il ne conteste pas, son droit d'être entendu n'a pas été violé. 4.3 Il se plaint également de n'avoir jamais pu s'expliquer en détail à propos de la liquidation du régime matrimonial, notamment lors des audiences tenues en première instance durant lesquelles cette question aurait été «reléguée à l'arrière-plan même carrément oubliée ». En seconde instance, il prétend qu'il n'a pas pu s'exprimer à ce sujet car le Tribunal cantonal n'a pas tenu de débats. Dans la mesure où ce grief vise l'autorité de première instance, il est irrecevable (cf. consid. 1.1 supra; art. 75 al. 1 LTF). Pour le reste, il doit être rejeté, l'art. 29 al. 2 Cst. ne conférant pas à lui seul le droit d'être entendu oralement (cf. ATF 125 I 209 consid. 9; 122 II 464 consid. 4c). En l'espèce, le recourant a pu développer ses arguments dans son appel auprès du Tribunal cantonal. Il se prévaut certes également de l'art. 301 du Code de procédure civile du 28 avril 1953 du canton de Fribourg (BDLF 270.1; ci-après : CPC/FR) qui prévoit notamment que les parties ou leurs mandataires sont assignés à des débats lorsque l'appel est recevable (al. 1). Supposée recevable - la simple violation du droit cantonal ne constituant pas un motif de recours hormis les droits constitutionnels cantonaux (art. 95 let. c LTF) et le recourant ne dénonçant pas une application arbitraire du droit cantonal (art. 95 let. a LTF; ATF 133 III 462 consid. 2.3) - , cette critique devrait être rejetée car l'autorité précédente a statué en vertu de l'art. 300 al. 3 CPC/FR, qui lui donne la possibilité de statuer à l'unanimité et sans débats notamment lorsque, comme en l'espèce, elle n'entre pas en matière sur un recours irrecevable (let. a) ou lorsqu'elle admet un recours manifestement bien fondé (let. c).