Citation: 4A_680/2016 E. B

B.a. Par demande déposée le 31 mai 2012 devant les autorités genevoises, déclarée non conciliée le 29 octobre 2012, Z.________ (demanderesse) a conclu à ce que X.________ (défenderesse) soit condamnée à lui verser les sommes de 55'518 fr.20 avec intérêts à 5% dès le 1er novembre 2011 et 40'743 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er septembre 2011 à titre d'indemnités pour résiliation anticipée des deux contrats de surveillance portant sur les boutiques L.________ et M.________ et 40'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er décembre 2011 à titre d'indemnité pour violation de l'interdiction, stipulée à l'art. 13 des conditions générales, d'engager du personnel de Z.________. Subsidiairement, la demanderesse a conclu à ce que la défenderesse lui verse les montants de 46'383 fr.45 avec intérêts à 5% dès le 1er novembre 2011 et 40'635 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er septembre 2011 pour réparer la révocation en temps inopportun des deux contrats précités, ainsi que de 40'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er septembre 2011 pour violation de l'art. 13 des conditions générales susmentionnées. Dans sa réponse du 4 mars 2013, la défenderesse a conclu à sa libération. Le Tribunal de première instance de Genève a procédé à l'audition de nombreux témoins. Par jugement du 30 décembre 2015, le Tribunal de première instance a débouté la demanderesse de toutes ses conclusions. Retenant que la demanderesse avait usé de la faculté de résilier en tout temps les contrats de mandat conclus avec la défenderesse, conformément à l'art. 404 al. 1 CO, il a admis que cette dernière n'avait pas établi avoir subi un préjudice particulier du fait de la résiliation desdits accords, de sorte que la question de savoir si les contrats avaient été résiliés avec ou sans motifs sérieux pouvait rester ouverte. Quant à la prétendue violation de l'art. 13 des conditions générales par la défenderesse, le Tribunal de première instance a retenu qu'elle n'était pas établie, car celle-ci n'avait pas sollicité, ni directement ni indirectement, les services de H.________ et ne l'avait aucunement engagé. B.b. Saisie d'un appel de la demanderesse, qui reprenait ses conclusions de première instance, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève, par arrêt du 21 octobre 2016, l'a partiellement admis; elle a annulé le jugement du 30 décembre 2015 et, statuant à nouveau, condamné la défenderesse à payer à la demanderesse les sommes de 46'383 fr.45 avec intérêts à 5% dès le 1er novembre 2011 et 40'635 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er septembre 2011, les parties étant déboutées de toutes autres conclusions. En substance, la cour cantonale a retenu que la défenderesse avait résilié les contrats de surveillance portant sur les boutiques L.________ et M.________ non en raison de fautes professionnelles commises par la demanderesse, mais pour simplement réduire ses charges et que ces résiliations étaient ainsi intervenues en temps inopportun dans le sens de l'art. 404 al. 2 CO. Comme les parties avaient décidé de se lier par des contrats de durée, la demanderesse pouvait légitimement s'attendre à ce qu'ils se poursuivent au moins jusqu'à l'échéance prévue. La demanderesse n'a toutefois pas établi, s'agissant de la boutique M.________, un dommage qui dépasse le total de 40'635 fr., représentant les honoraires perçus de juin à août 2011, et, s'agissant de la boutique L.________, un préjudice dépassant le total de 46'383 fr.45, correspondant aux factures pour la surveillance de cette boutique d'août à octobre 2011. Ces deux montants doivent donc être alloués à la demanderesse. En revanche, la défenderesse n'a pas enfreint l'art. 13 des conditions générales, puisqu'elle n'a pas engagé à son service l'agent H.________ et qu'elle n'a pas sollicité ses services par l'entremise de J.________ ou de I.________.