Citation: 9C_554/2023 E. 6.2.2

6.2.2. En l'espèce, les juges précédents ont constaté que la situation de la recourante n'était pas celle d'une personne pour laquelle on ne disposerait d'aucun renseignement au sujet de la dernière activité professionnelle exercée avant l'atteinte à la santé, cas de figure dans lequel un recours aux salaires statistiques aurait pu se justifier (consid. 6.2.1 supra). En ce que l'assurée affirme que l'on ne saurait rien exciper des revenus qu'elle a perçus entre 2002 et 2012, parce qu'elle était mère d'un enfant en bas âge, elle ne démontre pas que et en quoi cette considération serait arbitraire ou autrement contraire au droit. La recourante ne s'en prend en particulier pas aux constatations de l'instance précédente, fondées sur l'examen de ses comptes individuels, selon lesquelles depuis 1982 (date des premières inscriptions), elle n'a jamais réalisé de revenus plus élevés que ceux retenus par la Fondation (pour un taux de 100 %). C'est par ailleurs en vain que l'assurée se prévaut de son intention de progresser sur le plan professionnel et des démarches qu'elle a entreprises à cet égard, en alléguant aussi qu'elle n'entendait pas se contenter du salaire perçu pour l'activité exercée pour le compte de B.________ (qui était fondée sur un contrat de durée déterminée conclu dans le cadre d'un programme de coaching pour famille). Ce faisant, la recourante ne fait valoir aucun élément concret permettant de corroborer ses allégations et de retenir qu'en l'absence d'atteinte à la santé, elle aurait, à la date de la survenance de son invalidité, très vraisemblablement changé d'emploi ou débuté une autre activité lui offrant une rémunération supérieure. Elle ne conteste du reste pas les constatations de la juridiction de première instance selon lesquelles son parcours professionnel est constitué pour l'essentiel de contrats de brève durée ou de durée déterminée, à des taux d'activités variables, ni celles relatives à son échec lors de la passation de l'examen de CFC en 2013/2014. En l'absence d'éléments tendant à démontrer que le dernier salaire perçu par l'assurée avant invalidité ne correspondait manifestement pas au salaire qu'elle aurait été en mesure de réaliser selon toute vraisemblance, il n'y a pas lieu de s'en écarter (comp. arrêt 9C_434/2012 du 11 octobre 2012 consid. 2.4), comme l'ont retenu les premiers juges.