Citation: 8C_2/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Le grief est mal fondé. En effet, il ne peut en tout cas pas être question d'un salaire social pour le recourant, dès lors que ces indemnités étaient précisément versées en faveur de son apprenti (cf. art. 66a LACI [RS 837.0]). Même à considérer que de telles indemnités ont en fait augmenté le bénéfice de la société en raison d'une baisse correspondante des charges salariales, rien ne permet de considérer que l'engagement d'un apprenti en 2007 avec le soutien de l'assurance-chômage sortait de l'exploitation ordinaire de la société. Il ne ressort d'ailleurs pas des constatations de l'arrêt attaqué, ni même des explications du recourant, que l'apprenti aurait été engagé pour compenser les limitations du recourant sur plan médical, étant rappelé que l'atteinte à la santé est survenue en juin 2004. En outre, s'il fallait retenir que les résultats de l'exploitation ont été influencés par des facteurs étrangers à l'invalidité, alors c'est la méthode d'évaluation de l'invalidité qu'il faudrait remettre en cause (cf. arrêts 9C_825/2017 du 28 mai 2018 consid. 5.2; 9C_218/2015 du 15 octobre 2015 consid. 6.3).