Citation: 6B_243/2014 E. 6.1.1

6.1.1. La juridiction cantonale a relevé que la culpabilité du recourant était importante. A charge, il y avait lieu de retenir le fait que le recourant n'hésitait pas à tromper ou à voler tous ses partenaires en affaires dans un but de lucre. Il avait déjà été condamné à cinq reprises pour des infractions contre le patrimoine. Ces antécédents démontraient sa malhonnêteté fondamentale et son absence de scrupules en affaires. Il avait commis plusieurs faux et était allé en prison pour ces actes, ce qui ne l'avait pas empêché de recommencer. Retors et fuyant, il n'avait admis les faits que lorsque ceux-ci ne pouvaient plus être contestés. Il n'avait présenté aucune excuse, démontrant son absence de remords. Enfin, les infractions étaient en concours. A décharge, il convenait de tenir compte du fait que le vol du camion et l'escroquerie étaient relativement anciens, bien qu'il n'y ait pas véritablement de circonstances atténuantes au sens de l'art. 48 let. e CP, le délai de prescription étant encore loin d'être échu. Il fallait également tenir compte du fait que le recourant avait proposé, bien que tardivement, ses services à A.________ en guise de dédommagement, sans pour autant reconnaître de dette chiffrée. Enfin, s'il était exact que le recourant s'était dit, s'agissant de son ivresse au volant, désolé de ce qui est arrivéet non pas de ce qu'il avait fait, l'examen du dossier ne permettait pas de constater qu'il aurait présenté des excuses aux victimes ou exprimé des regrets s'agissant du tort qu'il leur avait causé.