Citation: 4C.82/2005 04.08.2005 E. B

Le 22 janvier 1998, A.________ a ouvert une action en libération de dette à l'encontre de la Banque. Par arrêt du 11 janvier 1999, le Tribunal fédéral a rejeté le recours interjeté par A.________ contre le refus des autorités judiciaires cantonales de la mettre au bénéfice de l'assistance judiciaire (arrêt 4P.195/1998). S'agissant des chances de succès, la Cour de céans s'est fondée sur les faits résultant de la décision sur l'assistance judiciaire attaquée. Il en ressortait qu'il était difficile d'admettre que la recourante ignorait la situation délicate dans laquelle se trouvait la société et que, compte tenu de son âge et du fait qu'elle était propriétaire de plusieurs immeubles, elle ne pouvait à première vue ignorer la portée d'une constitution d'hypothèque et d'une reconnaissance de dette. Enfin, le dossier ne révélait pas d'indices concrets de manoeuvre dolosive de la Banque vis-à-vis de la recourante. Compte tenu de ces éléments de fait, la Cour de céans a considéré que le refus d'accorder l'assistance judiciaire n'allait pas à l'encontre des garanties minimales posées par la Constitution (arrêt du 11 janvier 1999 précité, consid. 4c). Par jugement du 20 janvier 2005, la Ire Cour civile du Tribunal cantonal valaisan a rejeté l'action en libération de dette ouverte par A.________ et a condamné celle-ci à verser à la Banque, 20'874 fr. avec intérêt à 5 % dès le 7 octobre 1997, 300'000 fr. (160'000 fr. + 140'000 fr.) avec intérêt à 5 % dès le 13 mai 1997 et 33'750 fr. avec intérêt à 5 % dès le 6 septembre 1999, levant définitivement les oppositions à concurrence de ces montants.