Citation: 1B_353/2016 E. A

A.________ - dont l'extrait du casier judiciaire ne renseigne sur aucune condamnation - a été appréhendé le 9 juin 2015 et placé en détention provisoire pour lésions corporelles simples et graves, séquestration, viol et contrainte sexuelle. Il lui est reproché d'avoir, le 9 juin 2015, poussé son épouse (dont il vivait séparé depuis quelques jours) dans les escaliers de la maison familiale, entraînant la chute de cette dernière jusqu'au mur situé à l'étage inférieur. Il lui aurait ensuite menotté sans ménagement le bras droit déjà très douloureux, mais aurait renoncé à lui entraver le bras gauche dès lors qu'elle ne pouvait pas s'enfuir compte tenu de son état. Après lui avoir retiré sa menotte et fait boire un café le visage encore ensanglanté, A.________ l'aurait aidée à remonter les escaliers et à s'étendre sur le lit. Sans dire un mot, il aurait découpé le short et le T-shirt de son épouse avec des ciseaux et l'aurait fait s'agenouiller; après avoir introduit partiellement un godemichet dans l'anus de son épouse, elle se serait résignée à lui dire qu'elle préférait qu'il la pénètre, pensant que cela serait moins douloureux et propre à mettre rapidement fin à ses souffrances et accélérer son admission à l'hôpital. Une fois A.________ satisfait sexuellement, il serait redevenu adorable (cf. procès-verbal d'audition de l'épouse du 10 juin 2015). Auditionné par la police le 11 juin 2015, A.________ a reconnu avoir poussé son épouse dans les escaliers et lui avoir menotté la main gauche; il a en revanche contesté le viol dès lors que cette dernière était consentante. Le jour même, il a déclaré au procureur avoir été condamné à trois ans d'emprisonnement en 1986 pour avoir séquestré et tenté de violer une femme et ses deux filles, ainsi qu'à un mois d'emprisonnement en 1994 pour avoir donné un coup de boule à un proxénète. L'intéressé a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans son rapport du 4 août 2015, l'expert psychiatre a qualifié de léger, respectivement de faible, le risque de récidive concernant l'infraction de lésions corporelles et celle de viol. Aux fins de diminuer ce risque, il proposait un traitement psychothérapeutique ambulatoire de soutien, non obligatoire.