Citation: 4P.42/2007 06.07.2007 E. 3

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), au motif que la Chambre des recours n'a pas donné les raisons pour lesquelles elle avait écarté deux témoignages qui lui étaient favorables. Vu la nature formelle de cette garantie constitutionnelle, dont la violation entraîne l'annulation de la décision attaquée indépendamment des chances de succès du recours sur le fond (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437), il convient d'examiner en priorité le moyen relatif à ce droit (ATF 124 I 49 consid. 1). La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu celui d'obtenir une décision motivée. Il suffit cependant que l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b p. 102). L'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais elle peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 126 I 97 consid. 2b p. 102 s.) L'arrêt attaqué, certes succinct, répond à ces exigences. La Chambre des recours a en particulier exposé sur quels témoignages elle se fondait et pour quels motifs elle le faisait, ce dont il découle qu'elle n'a pas retenu les déclarations divergentes d'autres témoins. La motivation permettait de comprendre la décision et de l'attaquer, notamment en démontrant, le cas échéant, qu'il y avait arbitraire à se fonder sur les témoignages retenus.