Citation: 1C_274/2023 E. 2

Lorsqu'une partie n'a pas la qualité pour agir sur le fond, elle ne peut se prévaloir d'une violation de ses droits de partie qu'en présence d'un déni de justice formel (cf. consid. 1.2 ci-dessus). Dans ce cadre, elle peut faire valoir que son recours a été déclaré à tort irrecevable, qu'elle n'a pas été entendue, qu'on ne lui a pas donné l'occasion de présenter ses moyens de preuve ou qu'elle n'a pas pu prendre connaissance du dossier. Elle ne saurait toutefois se plaindre ni de l'appréciation des preuves, ni du rejet de ses propositions si l'autorité retient que les preuves offertes sont impropres à ébranler sa conviction, dès lors que ces griefs sont indissociablement liés à l'examen du fond (ATF 148 IV 82 consid. 6; 136 IV 41 consid. 1.4). Les recourants font valoir une violation de leur droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Ils reprochent à l'autorité précédente de ne pas avoir donné suite, au motif qu'elle était suffisamment renseignée, à leurs requêtes de mesures d'instruction visant à ce que le procès-verbal de la séance de la sous-commission CMNS 2 du 1 er décembre 2020 soit produit, à ce que le DT leur indique le nombre de personnes présentes à cette séance et à ce que l'un des membres de la sous-commission soit auditionné. Ils estiment que seules ces mesures d'instruction auraient permis de s'assurer que la sous-commission CMNS 2 était régulièrement composée. En réalité, la critique des recourants vise à démontrer que la sous-commission CMNS 2 du 1 er décembre 2020 aurait été irrégulièrement composée. Elle revient à se plaindre du fait que l'autorité précédente a rejeté leurs offres de preuves, se considérant comme suffisamment renseignée pour statuer en l'état du dossier. Par conséquent, ce grief ne peut être séparé du fond et ne saurait fonder la qualité pour recourir des recourants.