Citation: 2C_1044/2020 E. 5.4

5.4. Pour le reste, c'est en vain que les recourants affirment que les obligations d'annonce spéciales auxquelles ils sont soumis en vertu de la loi neuchâteloise du 18 février 2014 sur les établissements publics (LEP/NE; RSNE 933.10) et de son règlement d'exécution du 17 décembre 2014 (RELPComEP/NE; RSNE 941.010), ainsi que de la loi neuchâteloise du 18 février 2014 sur l'appui au développement touristique (LTour/NE; RSNE 933.20) et de son règlement d'exécution du 17 décembre 2014 (RELTour/NE; RSNE 933.201) dérogeraient à l'obligation générale de renseigner au sens de l'art. 48 LHRCH/NE. En effet, comme le retient de manière soutenable l'arrêt cantonal, même si l'art. 23 al. 1 RELPComEP/NE prévoit que les nom, prénom et date de naissance des hôtes des établissements qui exercent la parahôtellerie (comme le camping; cf. art. 4 let. c LEP/NE) doivent être enregistrés et transmis chaque jour à la police, cela ne signifie pas que lesdits hôtes - ni les bailleurs qui les logent - ne sont pas soumis à la LHRCH/NE si les premiers cités séjournent au-delà de trois mois dans une commune, ne serait-ce que parce que les buts que poursuit la LEP/NE, soit notamment la contribution à la protection de la santé, de l'ordre et de la tranquillité publics et la promotion de la qualité de l'hôtellerie [cf. art. 1 LEP/NE]) diffèrent de ceux de la LHRCH/NE. Il en va de même s'agissant de la LTour/NE, qui a notamment pour but de favoriser l'économie touristique du canton (art. 1 al. 1 LTour/NE), car si ladite loi est certes applicable aux hôtes d'un camping (cf. art. 2 al. 4 LTour/NE), on peut sans arbitraire considérer qu'elle n'a pas pour effet de soustraire ceux-ci au champ d'application de la LHRCH/NE pour le cas où leur séjour sur le territoire de la commune dépasserait les trois mois.