Citation: 4P.133/2004 30.11.2004 E. 1

2.4 La recourante ne peut davantage être suivie lorsqu'elle invoque, sur ce même point, l'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'application du droit cantonal de procédure (cf. sur cette notion : ATF 129 I 8 consid. 2.1). Elle ne soutient pas que le mode de rémunération admis par la cour cantonale ne serait pas usuel. La pratique connaît du reste de nombreuses possibilités de réglementer la rémunération de la gestion de fortune (cf. Lombardini, Droit et pratique de la gestion de fortune, 3e éd. Bâle 2003, p. 160 s. no 22). En reconnaissant que le mode de rémunération de la banque par ses clients, tel que proposé par l'intimé, était plausible, la cour cantonale a donc adopté une position soutenable. La recourante ne conteste d'ailleurs pas que, sur cette base, la règle contractuelle prévoyant concrètement la "rétrocession" d'une partie des honoraires perçus par la banque fasse sens. L'argument figurant dans l'arrêt attaqué, selon lequel la recourante calculait sa propre rémunération provenant des clients argentins en dollars américains peut être envisagé, sur la base de sa seule formulation, comme une constatation de fait. Il ressort toutefois du contexte général que la Cour de justice n'a retenu qu'une interprétation possible du contrat et que, ce faisant, elle n'est pas tombée dans l'arbitraire. Comme l'intimé fonde ses prétentions sur le contrat interprété en sa faveur et que le système de rémunération de la banque effectivement convenu avec les clients argentins n'a pas été constaté dans la procédure cantonale, pas plus qu'il n'a été démontré en quoi cet élément aurait été déterminant s'agissant de rechercher si la détermination de l'objectif visé par le contrat entre les parties était, dans son résultat, exempte d'arbitraire, le grief portant sur une application insoutenable du droit cantonal de procédure est également infondé.