Citation: 4A_573/2019 E. 2

Premièrement, examinant le premier grief présenté par la locataire, la cour cantonale a considéré, en substance, que celle-ci n'avait pas démontré d'arbitraire dans l'établissement des faits et qu'elle ne pouvait pas valablement contester qu'elle n'avait pas évacué les locaux à satisfaction de droit avant le début de la procédure d'exécution forcée. La conséquence de cette inexécution de sa part justifiait donc que les frais d'exécution forcée soient mis à sa charge. Bien qu'elle se plaigne de constatation manifestement inexacte des faits, l'expulsée recourante admet qu' " il n'est pas contestable que les locaux litigieux n'étaient pas entièrement libérés " au 6 décembre 2018, même s' " ils l'étaient tout de même en grande partie ". Il en découle qu'elle ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir constaté qu'elle ne pouvait valablement contester qu'elle " n'avait pas évacué les locaux à satisfaction de droit avant le début de la procédure d'exécution forcée ". Le fait ainsi constaté est à lui seul suffisant pour statuer sur la question litigieuse, puisque la recourante ne conteste ni l'évacuation des installations faite par ces entreprises tierces, ni le montant des frais facturés. Tous les autres éléments de fait en relation avec le déroulement de la procédure d'exécution forcée que la recourante discute - de surcroît de manière appellatoire - ne sont pas pertinents, de sorte que ses critiques sont irrecevables. Passé le délai de 30 jours dès jugement définitif et exécutoire, la recourante ne saurait reprocher à l'autorité de procéder sans retard à l'exécution forcée. Le déroulement de la procédure d'exécution forcée est du seul ressort du juge. La locataire ne dispose d'aucun droit à dicter le rythme de cette exécution. En aucun cas elle ne peut valablement objecter que, si on l'avait laissée faire, " après le délai d'exécution de 30 jours ", elle aurait poursuivi l'évacuation jusqu'au bout à moindres frais. Certes, la cour cantonale a constaté que le premier juge n'avait ignoré aucune des objections soulevées par la recourante, sans plus de précision. Cette constatation n'était pourtant pas nécessaire pour l'application du droit. En tant que la recourante se plaint de motivation trop sommaire (art. 29 al. 2 Cst.) sur ces autres éléments non pertinents, son grief est irrecevable.