Citation: 4C.77/2005 20.04.2005 E. 3

Dans une large mesure, les défendeurs fondent leurs arguments sur les pièces du dossier plutôt que sur les constatations du jugement attaqué. Ils développent aussi de nombreuses critiques dirigées contre l'appréciation des preuves, concernant surtout la répartition des frais de la construction entre les parties. Ils invoquent l'art. 8 CC mais ils perdent de vue que cette disposition de droit civil fédéral ne régit pas l'appréciation des preuves (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522; 129 III 18 consid. 2.6 p. 24/25). Elle répartit le fardeau de la preuve pour les prétentions fondées sur le droit fédéral et elle détermine ainsi laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522; 126 III 189 consid. 2b, 315 consid. 4a). Il est vrai que les faits constatés par le Tribunal cantonal ne sont pas partout énoncés, dans le jugement, avec toute la précision souhaitable; néanmoins, contrairement aux affirmations des défendeurs, il n'apparaît pas que les premiers juges aient retenu certains des faits déterminants sur la base d'une simple vraisemblance, là où il eût incombé aux parties adverses d'apporter une preuve complète. De ce point de vue particulier, on ne constate non plus aucune violation de l'art. 8 CC (cf. ATF 118 II 235 consid. 3c p. 339; 104 II 216 consid. 2c p. 220).