Citation: 9C_335/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante n'a pas invoqué l'art. 6 par. 1 CEDH en procédure cantonale et n'a pas non plus fait référence à la jurisprudence y relative. A l'appui de sa "requête d'une audience publique" déposée conjointement avec la réplique, elle s'est limitée à demander à "être entendue par ses juges et que la Cour puisse se rendre compte de l'importance des séquelles de l'accident". Or, si l'art. 6 par. 1 CEDH garantit certes à chacun le droit à ce que sa cause soit entendue publiquement (arrêt 8C_964/2012 du 16 septembre 2013 consid. 3.2), une demande formulée de manière claire et indiscutable fait défaut, quoi qu'en dise la recourante. A la suite des premiers juges, on constate que la requête formulée par la recourante - assistée d'un mandataire professionnel - constituait une simple demande tendant à la comparution ou à une interrogation personnelle. Elle visait à ce que les premiers juges l'entendent et se rendent compte de l'importance des séquelles de l'accident, soit un aspect relatif à l'administration des preuves. Dans ces circonstances, la requête de preuve déposée en instance cantonale ne suffisait pas pour fonder l'obligation pour la juridiction cantonale d'organiser des débats publics au sens de l'art. 6 CEDH. Le grief doit dès lors être rejeté.