Citation: 9C_237/2021 E. 5

La juridiction cantonale a constaté que le docteur B.________ avait attesté une aggravation de la situation médicale, mais s'était montré incapable de fixer précisément la date à laquelle elle était survenue, ajoutant toutefois que l'intervention pratiquée en juillet 2016 avait accentué "un tableau clinique très péjoré". Elle a en outre relevé que cette date avait été fixée au 22 mai 2015 par le docteur C.________ en référence à un rapport d'imagerie par résonance magnétique (IRM), établi le 22 mai 2015, qui avait mis en évidence des troubles dégénératifs sévères. Elle a considéré qu'eu égard à leur nature dégénérative, les troubles objectivés n'étaient pas apparus brusquement. Elle a jugé au contraire que, dans la mesure où la réalisation d'une IRM avait forcément été précédée par des investigations que des symptômes douloureux avaient rendues nécessaires, il était hautement vraisemblable que les troubles en question étaient déjà présents six mois avant l'examen du 22 mai 2015, soit en décembre 2014. Elle en a déduit que le délai de carence d'une année était arrivé à échéance en décembre 2015, soit six mois après le dépôt de la nouvelle demande de prestations. Elle a dès lors fixé la naissance du droit à la rente au 1er décembre 2015 au lieu du 1er mai 2016.