Citation: 6B_1083/2018 E. A

A.a. A.________, né en 1971, a tué son père en 1987 en France. Condamné dans ce pays en 1991 à cinq ans de prison, il a été libéré au plus tard en 1995. A.b. Fin 2001, A.________ a agressé en France, avec préméditation, le comptable censé le remplacer dans l'entreprise suisse où il travaillait, lui assénant à la tête une quinzaine de coups d'un instrument pouvant être un pic à glace ou un marteau. Le 10décembre 2009, la Cour d'assises de la Haute-Savoie a reconnu A.________ coupable, pour ces faits, de tentative d'assassinat et de vol avec violence. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 22 ans. A.c. A la suite de l'agression commise fin 2001, A.________ avait été rappelé pour assurer l'intérim de la comptabilité de l'entreprise et mettre au courant le successeur de la personne agressée. En mars 2002, lorsqu'il l'a rencontré en Suisse, il l'a assassiné de sang-froid. Le 17 septembre 2004, la Cour d'assises de la République et canton de Genève a reconnu A.________ coupable, notamment pour ces faits, d'assassinat, de faux dans les titres, de faux dans les certificats, d'escroquerie par métier, d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur et de vol. Il a été condamné à la réclusion à vie, sous déduction de la détention préventive subie, et à 15 ans d'expulsion du territoire suisse. Aucune mesure n'a été ordonnée. Dans son arrêt du 17 septembre 2004, la cour d'assises genevoise, nantie de rapports d'expertise français datant de 1990, avait estimé qu'après une adolescence marquée par un parricide, A.________ s'était stabilisé. Sa responsabilité était entière. Les recours et pourvois formés successivement contre cette décision par A.________ auprès de la Cour de cassation de la République et canton de Genève, puis du Tribunal fédéral ont été rejetés (cf. arrêt 6P.47/2005 - 6S.151/2005 du 30 mai 2005).