Citation: 1C_233/2023 E. 2

Dans un premier moyen intitulé "non-respect du CUS", les recourantes se plaignent d'une application arbitraire de l'art. 16 al. 2 let. g du règlement sur les constructions et l'aménagement du territoire de la commune de Lutry du 12 juillet 2005, (ci-après: RCAT). Elles ne critiquent pas le fait que, selon le RCAT, les escaliers ou rampes extérieurs qui constituent les accès principaux aux logements doivent être pris en considération dans la surface brute de plancher utile (SBPU; art. 16 al. 2 let. g RCAT a contrario). Elles soutiennent en revanche que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, les escaliers extérieurs ne constituent pas en l'espèce l'accès principal aux logements projetés. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a considéré que les accès extérieurs constituaient les accès principaux aux logements, de sorte que la surface des rampes et escaliers extérieurs devait être incluse dans la SBPU, au vu du texte clair de l'art. 16 al. 2 let. g RCAT, interprété a contrario. Selon cette disposition, les escaliers ou rampes extérieurs qui ne constituent pas l'accès principal aux logements ne sont pas pris en compte dans la surface brute de plancher utile (SBPU). Or, dans le cas d'espèce, en incluant les surfaces des rampes et accès extérieurs à la SBPU, le coefficient d'utilisation du sol (CUS), fixé par l'art. 134 RCAT à 0.525 pour la zone de moyenne densité, était alors dépassé; le CUS du projet litigieux s'élevait alors, selon la cour cantonale, à 0.604.