Citation: 6B_266/2015 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient que, puisque l'on ne pourrait pas prouver avec certitude qu'il aurait été à l'origine des défauts constatés dans le rapport du 25 novembre 2008, établi plus d'une année après l'intervention de C.________ Sàrl, les éléments constitutifs de l'infraction ne seraient pas remplis, de sorte qu'il ne pourrait pas être reconnu coupable de violation des règles de l'art au sens de l'art. 229 CP. De plus, il n'existerait pas de lien de causalité entre la mise en danger des personnes qui aurait été constatée dans ledit rapport et son comportement puisqu'il aurait quitté le chantier en mettant hors tension les parties d'installation qui n'étaient pas terminées. Ce faisant, le recourant ne tente pas de démontrer une violation de l'art. 229 al. 1 CP, mais se plaint en réalité d'arbitraire dans l'appréciation des faits et des preuves effectuée par l'autorité précédente, grief qui a été écarté (cf. supra consid. 1.3 et 1.4). En tout état de cause, les éléments constitutifs de cette infraction sont réunis en l'espèce. En effet, le recourant a décidé de quitter le chantier alors que l'installation électrique n'était pas achevée et présentait des défauts, qui, à dire d'expert, auraient pu provoquer des accidents. En tant que constructeur d'une installation électrique, le recourant était dans une position de garant, ce qu'il ne conteste pas. Il était tenu de respecter les règles de l'art en la matière. Il aurait dû, en particulier, à titre de mesures de sécurité, couper les alimentations d'énergie, informer le maître de l'ouvrage de la situation et annuler l'avis d'installation auprès du distributeur d'énergie, ce qu'il n'a pas fait. Par son comportement, le recourant - en tant que monteur-électricien expérimenté - savait qu'il violait les règles de l'art, à tout le moins avait accepté cette éventualité; il savait également qu'il mettait en danger la vie ou l'intégrité corporelle des personnes qui fréquentaient la halle commerciale. Il résulte de ce qui précède que la condamnation du recourant en vertu de l'art. 229 al. 1 CP ne viole pas le droit fédéral. Le grief est donc mal fondé, dans la mesure où il est recevable.