Citation: 6B_336/2024 E. 1.4

1.4. Le recourant nie les faits qui se sont déroulés le 22 janvier 2022, en particulier d'avoir menacé son épouse de lui prendre les enfants ("tu vas payer, je vais t'enlever les gosses") ainsi que d'avoir jeté divers objets en sa direction, lui avoir asséné des coups et tiré les cheveux. La cour cantonale a retenu ces faits sur la base des déclarations de l'intimée, qu'elle a qualifiées de précises, constantes et mesurées, des déclarations de sa soeur et de son compagnon, ainsi que de celles de la voisine et des échanges Whatsapp entre les trois soeurs et leur mère. Dans ces messages, écrits pendant la dispute et immédiatement après, l'intimée s'était décrite comme "terrifiée" et on y lisait les inquiétudes de sa famille qui décidait de se rendre sur place. La voisine de palier avait entendu l'intimée crier "arrête"; ces cris qu'elle avait qualifiés de "cris de frayeur" l'avaient suffisamment inquiétée pour qu'elle observe le palier au travers de son oeil de boeuf et elle avait renoncé à appeler la police, constatant que des personnes étaient arrivées chez le voisin. La soeur de l'intimée et son compagnon ont indiqué avoir entendu "une engueulade" (compagnon), "des pleurs et des cris" (soeur). Dans la mesure où le recourant renvoie à son mémoire d'appel et en cite des passages, son argumentation est irrecevable (ATF 140 III 115 consid. 2). Lorsque le recourant affirme que la version des faits exposée par l'intimée est loin d'être précise, constante et mesurée et qu'aucun des témoins ne fait état de violences et aurait déclaré avoir entendu le recourant proférer des menaces d'enlèvement des enfants, son argumentation est purement appellatoire et, partant, est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). L'argumentation du recourant est également irrecevable quand il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné les griefs soulevés devant elle, dans la mesure où il n'invoque pas son droit d'être entendu ni un déni de justice formel. En définitive, comme vu ci-dessus, la cour cantonale s'est fondée sur des éléments pertinents pour conclure à la culpabilité du recourant. Son raisonnement n'est nullement entaché d'arbitraire.