Citation: I 128/05 29.05.2006 E. 3

3.1 Pour déterminer le degré d'invalidité du recourant, l'office AI et les premiers juges ont retenu que celui-ci souffrait de troubles lombaires entraînant une incapacité totale de travail en qualité de maçon mais permettant en revanche l'exercice à plein temps d'activités lucratives s'effectuant en position assise et dépourvues d'effort lombaire telles que celles de surveillant de parking, d'ouvrier sans qualification, de magasinier ou de caissier. A l'appui de leur point de vue, ils se sont fondés sur l'ensemble du dossier médical et en particulier sur les avis de la Sécurité sociale espagnole (rapport du 27 février 2003) ainsi que des docteurs L.________ (rapports des 25 février et 31 mars 1998) et R.________ (rapport du 11 novembre 2003). Outre que ces documents remplissent les critères jurisprudentiels leur conférant pleine valeur probante (voir ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), les conclusions qu'ils contiennent sont concordantes et ne sont infirmées par aucune des autres pièces médicales figurant au dossier. 3.2 Pour calculer le degré d'invalidité du recourant, l'office AI et les premiers juges se sont référés aux données statistiques, telles qu'elles résultent de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) publiée par l'Office fédéral de la statistique en 2002. Au titre du revenu sans invalidité, ils ont pris en considération un montant de 4'765 fr. correspondant au salaire moyen auquel pouvaient prétendre les hommes exerçant des activités simples et répétitives dans le secteur de la construction. S'agissant du revenu d'invalide, ils se sont fondés sur un montant de 3'853 fr. correspondant au salaire moyen auquel pouvaient prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans les secteurs des services, du commerce de détail et des transports terrestres ([4'206 fr. + 4'234 fr. + 4'404 fr.] : 3), sous déduction d'un abattement de 10 % (voir ATF 126 V 78 consid. 5). Procédant à la comparaison de ces gains, ils ont obtenu un degré d'invalidité de 19 %. Dès lors que le recourant n'a plus exercé d'activité lucrative depuis le mois de décembre 1991, c'est à juste titre que les revenus déterminants ont été établis sur la base de salaires statistiques. La Cour de céans ajoute que le domicile à l'étranger de l'assuré est sans incidence sur l'évaluation de son taux d'invalidité. La comparaison des revenus doit s'effectuer en fonction du même marché du travail, car la disparité des niveaux de rémunération et des coûts de la vie d'un pays à l'autre ne permettrait pas sinon de procéder à une comparaison objective des revenus en question (ATF 110 V 276 consid. 4b). 3.3 Sur les différents points précités - que le recourant ne conteste d'ailleurs pas dans son écriture - , la Cour de céans renvoie pour le surplus au jugement entrepris qui n'est pas critiquable au regard du droit fédéral et auquel elle n'a rien à ajouter, sauf à préciser que l'accident dont l'intéressé a été victime en Suisse est sans incidence sur l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité dès lors que celui-ci dépend exclusivement de l'incapacité de gain totale ou partielle subie par un assuré en raison d'une atteinte à sa santé quelle que soit la cause de cette dernière. Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle par conséquent mal fondé.