Citation: 4A_107/2023 E. 4

Dans un premier grief, la recourante s'en prend au dommage retenu par la cour cantonale. Le Tribunal de première instance a considéré que le dommage subi par C.________ SA du fait de l'inexécution du contrat par la recourante, s'élevait, comme l'avait allégué le demandeur, à la valeur des bijoux selon le contrat entre C.________ SA et la recourante, soit 4'740'550 fr. Sur appel de A.________ SA qui considérait que C.________ SA n'avait subi aucun dommage, la cour cantonale a considéré que le dommage subi par C.________ SA, que faisait valoir B.________ en sa qualité de cessionnaire des droits de la masse en faillite, correspondait plutôt au montant de la dette de C.________ SA envers B.________, de 4'471'842 fr. En effet, il s'agissait de la différence entre le montant actuel du patrimoine de C.________ SA et le montant qu'aurait eu ce même patrimoine si l'événement dommageable ne s'était pas produit. En l'occurrence, le patrimoine de C.________ SA avait subi une augmentation de son passif d'un tel montant en raison du fait que la société faillie n'avait pas pu rendre les bijoux au demandeur. La recourante invoque d'abord que la cour cantonale a retenu la mauvaise créance au titre du dommage. Elle aurait retenu à ce titre la créance propre de B.________ contre C.________ SA d'un montant de 4'471'842 fr. au lieu de la créance de C.________ SA contre A.________ SA, de 4'740'550 fr. Ensuite, la recourante soutient que le montant du dommage devrait être celui de la valeur des bijoux telle que définie par l'expertise judiciaire, soit 2'897'466 fr. Enfin, la recourante soutient que le dommage retenu par la cour cantonale viole les art. 425 ss CO dès lors que le contrat de commission ne prévoit pas que le prix de vente des objets constitue un prix de garantie en cas de non-restitution des objets.