Citation: 5A_37/2007 31.05.2007 E. 3

La recourante reproche à la juridiction précédente d'avoir enfreint son droit d'être entendue en ce qui concerne ses arguments qui tendaient à établir que l'intimé devrait se voir imputer un revenu plus élevé que celui retenu par le premier juge; elle soutient que la cour cantonale n'a pas remédié au défaut de motivation qui avait conduit à l'admission de son recours de droit public (cf. supra, let. B). 3.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. implique, en particulier, l'obligation pour le juge de motiver au moins sommairement sa décision, afin que le justiciable puisse en saisir la portée et recourir à bon escient; il n'est cependant pas tenu de discuter tous les moyens soulevés par les plaideurs, mais peut au contraire se limiter à ceux qui apparaissent pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102/103 et les arrêts cités). Il s'agit d'une garantie de procédure de nature formelle (ATF 104 Ia 201 consid. 5g p. 214), dont la violation entraîne l'annulation de la décision attaquée quelles que soient les chances de succès du recours sur le fond (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437; 122 II 464 consid. 4a p. 469), en sorte que ce moyen doit être examiné en premier lieu (ATF 124 I 49 consid. 1 p. 50) et avec une pleine cognition (ATF 121 I 54 consid. 2a p. 57). 3.2 Dans son premier arrêt du 20 janvier 2006, annulé par le Tribunal fédéral le 29 mai suivant, la cour cantonale avait rejeté les arguments présentés par la recourante parce que les indices qu'elle avançait ne constituaient pas des preuves des revenus qu'elle prétendait pouvoir imputer à son mari, que le montant des revenus admis par le premier juge était corroboré par les pièces produites par l'intéressé et que, par conséquent, l'appréciation de la juridiction inférieure n'apparaissait pas insoutenable. Le Tribunal fédéral avait reproché à l'autorité cantonale le caractère excessivement sommaire de cette argumentation, dont il ne ressortait pas en quoi les éléments fournis par l'épouse n'étaient pas pertinents. La décision cantonale ayant été annulée pour ce seul motif, le Tribunal fédéral n'a pas pris position sur le moyen déduit de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, que la recourante avait aussi soulevé dans ce contexte (arrêt 5P.71/2006, consid. 2.2). 3.3 Dans l'arrêt présentement querellé, l'autorité cantonale a repris et examiné de façon détaillée, pour les approuver, les motifs ayant amené le Président du Tribunal d'arrondissement à fixer les contributions en faveur des enfants à 2'500 fr. par mois, et non à un montant supérieur comme le voudrait la recourante. La cour cantonale a considéré que le pronostic du premier juge était fondé sur l'ensemble des circonstances du cas particulier et l'expérience générale de la vie, et qu'il l'emportait sur les indices invoqués par la recourante à l'appui de sa thèse.