Citation: 6B_814/2023 E. 1

A.b. Par jugement du 28 mars 2022, la Cour d'appel pénale a rejeté l'appel interjeté par A.________ contre le jugement du 3 décembre 2021 et a confirmé celui-ci. A.c. Le tribunal de première instance puis la Cour d'appel pénale ont reconnu A.________ coupable de tentative de meurtre sur la base des faits décrits au chiffre 1 de l'acte d'accusation du 4 août 2020, dont la teneur est la suivante: Depuis le 8 mai 2020, à tout le moins, alors qu'il soupçonnait B.________ d'héberger C.________ et d'entretenir une relation avec elle, A.________ a envoyé des messages sur le raccordement +41xxx au nom de B.________, menaçant de venir chez lui pour le frapper. Le 12 mai 2020, A.________ s'est rendu une première fois à U.________ en voiture, sans toutefois trouver le domicile de sa future victime dont il ignorait l'adresse exacte. Les messages échangés entre A.________ et C.________ démontrent que A.________ ne supportait pas que son amie soit hébergée par B.________ et qu'il faisait tout pour la récupérer, menaçant l'un et l'autre de les frapper. Ainsi, le 16 mai 2020 à 4h56, A.________ a envoyé le message vocal suivant, selon sa retranscription: "Oh tu dis à C.________ qu'elle redonne mes clés ou je ne sais pas quoi, moi j'ai pété ma porte. Sinon je viens chez toi, je te nique ta mère. Toi je vais te taper comme il faut, comme tu ne t'es jamais fait taper de ta vie, ok ? Laisse ma copine tranquille, arrête de lui donner des anxiolytiques et tout, arrête sinon je vais te taper espèce de fils de pute de drogué de merde". Plus tard, au cours de la soirée du 16 mai 2020, A.________ a envoyé treize messages vocaux successifs au ton agressif sur le numéro de B.________, lui reprochant de "jouer au con", lui déclarant qu'il se trouvait avec D.________ qui, elle aussi, allait lui "défoncer la gueule", menaçant également C.________, qu'il traitait de "pute" et à qui il déclarait qu'il allait venir à U.________ et la taper, précisant: "La vie de ma mère, je vais mettre des cagoules, je vais te taper comme tu t'es jamais fait taper". Dans la soirée du 18 mai 2020, vers 20h30, dans ses efforts pour tenter de récupérer son amie, A.________ s'est rendu en train à U.________, mais C.________ a refusé de le rejoindre à la gare et, dès lors qu'il ignorait toujours l'adresse exacte du domicile de B.________, il s'en est suivi une série de messages vocaux dans lesquels A.________ menaçait le précité, en lui déclarant qu'il allait le "choper" la nuit, qu'il allait trouver son adresse, qu'il allait venir la nuit et le "flinguer" ou encore le "déglinguer", si C.________ continuait à séjourner chez lui. Le même soir, vers 22h00, D.________ et E.________ (lequel n'a pas de lien de parenté avec la victime) ont accompagné A.________ en voiture au domicile de B.________, qu'ils lui ont indiqué. Toutefois, personne n'a ouvert la porte, si bien que A.________ a continué durant la soirée à envoyer des messages à B.________, le menaçant de revenir pour le frapper. Après une accalmie se manifestant à tout le moins au niveau des messages échangés entre les parties, un nouvel épisode de violence a opposé A.________ et C.________ dans la nuit du 27 au 28 mai 2020, amenant la précitée à se réfugier une nouvelle fois chez B.________. Finalement, dans la nuit du 29 au 30 mai 2020, A.________ s'est rendu en voiture à U.________, au domicile de B.________, en compagnie de deux individus qui restent inconnus à ce jour, tous les trois étant cagoulés. Après qu'ils eurent frappé à la porte, B.________, pensant que l'ami qui avait passé le début de soirée avec lui revenait chercher quelque chose, a dit "Entre", puis il s'est retrouvé face aux trois individus. Celui qui lui faisait face, identifié à la voix comme étant A.________, a déclaré quelque chose comme: "c'est lui qui baise ma gonzesse", et l'un des deux autres a passé une corde autour du cou de B.________, puis le troisième a tiré la corde de manière à faire choir celui-ci au sol. Ils l'ont ensuite emmené à l'extérieur de son domicile, avant d'attacher la corde à l'arrière d'un véhicule blanc stationné à proximité et ont entrepris de s'installer à bord. B.________ est parvenu à détacher le lien du crochet-remorque et à enlever le noeud de son cou, puis il s'est réfugié chez lui où il s'est enfermé jusqu'au lendemain, avant de se rendre à la police pour dénoncer les faits. B.________ a déposé plainte le 30 mai 2020 et l'a retirée par courrier du 16 octobre 2020.