Citation: 6B_432/2021 E. B

Par jugement du 19 janvier 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis partiellement l'appel de A.________ et rejeté celui du Ministère public vaudois. Elle a libéré l'appelant du chef de prévention de violation du devoir d'assistance ou d'éducation, l'a reconnu coupable d'homicide par négligence, de lésions corporelles graves, de lésions corporelles simples qualifiées et d'exposition, l'a condamné à une peine privative de liberté de six ans, sous déduction de la détention préventive et de la détention dans des conditions illicites, a prononcé son expulsion pour une durée de sept ans et a alloué une indemnité de 15'000 fr. pour tort moral à D.________. Elle a confirmé le jugement attaqué pour le surplus. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. A.________, né le 17 mai 1985 au Congo, pays dont il est ressortissant, et E.________, née en février 1993 au Congo, pays dont elle est ressortissante, ont vécu en concubinage dans le courant de l'année 2014. Ils ont eu un enfant, F.________, né prématurément en février 2016. L'enfant est demeuré à l'hôpital dès sa naissance et jusqu'au 9 septembre 2016. Pendant ses premiers mois de vie, il a subi des traitements importants à la suite de problèmes assez graves, notamment des hémorragies et une anémie. B.b. A U.________, à des dates indéterminées comprises entre le 9 septembre 2016 et le 1 er janvier 2017, A.________ a causé deux fractures au bras gauche de son fils F.________, l'une transverse de l'humérus et l'autre en anse de seau de la métaphyse proximale humérale. A U.________, le 16 janvier 2017, vers 14 h 00, E.________ a laissé son fils F.________ seul avec A.________ pour aller faire des tresses à une connaissance. Dans le courant de l'après-midi, pour une raison qui n'a pas pu être déterminée, A.________ a violemment secoué son fils F.________. Ensuite de ce geste, l'enfant a perdu connaissance et est devenu hypotonique avec une salivation et des mouvements saccadés des quatre membres. A.________ a fait appel au 144 à 17 h 42. Il a procédé à un massage cardiaque sur l'enfant, restant en contact téléphonique avec les secouristes. Sur place, les ambulanciers ont constaté un arrêt cardio-respiratoire, poursuivi le massage cardiaque et pratiqué une ventilation assistée après intubation. Lors de son admission aux urgences, les médecins ont pratiqué un scanner cérébral qui a notamment révélé la présence d'hémorragies bilatérales des enveloppes du cerveau. L'examen des yeux du nourrisson a en outre révélé la présence d'hémorragies rétiniennes bilatérales étendues. F.________ est décédé le 20 janvier 2017, à 15 h 20, des suites de ses blessures. B.c. A V.________, à l'EMS xxx, le 28 mai 2018, vers 9 h 30, A.________, aide-soignant, a déplacé D.________ - patiente née en 1928 et atteinte de la maladie d'Alzheimer à un stade relativement avancé - jusqu'à la douche seul, alors que la manipulation aurait dû se faire avec l'aide d'un collègue. Une fois D.________ installée dans la douche, A.________ a utilisé de l'eau extrêmement chaude et a dirigé le jet sur la tête et le torse de la résidente. Cette dernière a alors poussé des cris, qui ont alerté une assistante en soins communautaires qui passait à proximité. Dans la mesure où des cloques étaient apparues sur la peau de D.________ et que sa peau collait aux vêtements et qu'elle partait en lambeaux en divers endroits, il a été fait appel à une ambulance vers 11 h 30. D.________ a souffert de larges brûlures au deuxième degré au niveau du visage, du cou latéralement et postérieurement, de la région interscapulaire, et du décolleté, ainsi que de brûlures au premier degré au niveau de l'abdomen et du flanc gauche. G.________, B.________ et C.________, respectivement mari, fils et fille de D.________, ont déposé une plainte pénale le 1 er juin 2018. D.________ a porté plainte le 9 août 2018 et s'est constituée partie plaignante demanderesse au pénal et au civil.