Citation: 7B_512/2023 E. A

A.a. A.________ est entré en Suisse avec sa famille le 29 août 2021. Sa demande d'asile ayant été acceptée, il a par la suite obtenu une autorisation de séjour pour réfugié (permis B). Le 5 mai 2022, A.________ a adressé une demande de conversion de son permis de conduire afghan à l'Office des véhicules du canton de Genève (ci-après: OCV). Dans ce cadre, il a déposé, le 1 er juin 2022, deux permis de conduire afghans, soit le document original ainsi que sa version renouvelée au 12 août 2021. L'OCV, qui émettait des doutes sur l'authenticité desdits documents, les a transmis à la Brigade de police technique et scientifique. Celle-ci a confirmé, dans son rapport du 5 juillet 2022, que le permis de conduire était contrefait. Le 13 juillet 2022, l'OCV a dénoncé ces faits au Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public). Entendu par la police le 25 août 2022, A.________, assisté d'un interprète et de son avocat de choix, a nié toute infraction, expliquant que le document en cause était authentique. Il avait suivi les formations nécessaires à l'obtention de son permis en Afghanistan et celui-ci avait été délivré par le département compétent, sans passer par un intermédiaire. Il ne l'avait pas fabriqué et ne comprenait pas la situation dans laquelle il se trouvait. Quand son permis avait expiré, il l'avait fait renouveler en conformité avec la procédure afghane. Il était une personne honnête et les soupçons dirigés contre lui l'avaient beaucoup affecté. Après avoir appris les doutes existants sur l'authenticité de son permis de conduire, il avait demandé à son cousin de faire le nécessaire pour obtenir un justificatif de la part du département du trafic en Afghanistan. A.b. Peu après, A.________ a pu transmettre au Ministère public une attestation émanant du département compétent et légitimant son permis de conduire.