Citation: 6B_1237/2017 E. 2.3

2.3. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont celui-ci ne prétend ni ne démontre qu'il aurait été établi de manière arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsqu'il affirme que la procédure dont il fait l'objet pour actes d'ordre sexuel avec des enfants concernerait un cas "de peu de gravité", soit que ces actes auraient été commis avec une fille mineure pleinement consentante et dont il aurait été "très épris". Le recourant prétend que l'assistance de sa curatrice serait "suffisante" et déploierait des "effets positifs", si bien que l'assistance de probation pourrait être levée. On voit mal à quels "effets positifs" le recourant fait référence, dans la mesure où il ressort de l'arrêt attaqué qu'il a enfreint toutes les règles de conduite qui lui avaient été fixées par jugement du 22 août 2014, qu'il persiste à consommer des stupéfiants, qu'il refuse tout suivi médical ou psychologique, de même que les mesures de réinsertion proposées, qu'il émarge à l'aide sociale et a perdu son appartement. Pour le reste, le recourant se contente d'affirmer que le pronostic ne serait pas suffisamment défavorable pour prononcer une révocation du sursis à l'exécution des peines privatives de liberté. Le raisonnement développé par la cour cantonale ne prête cependant, à cet égard, nullement le flanc à la critique. Compte tenu du refus de tout encadrement ou de toute aide par le recourant, hormis s'agissant de sa curatrice, de sa consommation de stupéfiants, de l'absence de perspectives professionnelles et de la perte de son logement, ainsi que de la nouvelle procédure pénale dont il fait l'objet pour actes d'ordre sexuel avec des enfants - dans le cadre de laquelle il a admis les faits reprochés -, il est très sérieusement à craindre que celui-ci ne commette à l'avenir de nouvelles infractions. Au vu de cette absence de prise de conscience, de toute perspective d'amendement et de réinsertion sociale ou professionnelle, et compte tenu de l'échec de toutes les mesures probatoires qui avaient été ordonnées, seule l'exécution des peines prononcées les 22 août 2014 et 28 avril 2015 apparaît à même de prévenir une récidive, aucune mesure moins incisive n'étant envisageable. Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en révoquant le sursis accordé au recourant sur la base de l'art. 95 al. 5 CP.