Citation: 5A_133/2024 E. 3

Le recourant soutient que l'autorité cantonale a constaté les faits de manière manifestement inexacte et, ce faisant, violé son droit d'être entendu en tant qu'elle a constaté qu'il n'aurait pas saisi l'autorité judiciaire administrative pour faire trancher la question de la prescription des créances litigieuses, respectivement qu'il n'avait pas allégué ni prouvé qu'il l'aurait fait. Outre qu'elle se fonde sur des faits nouveaux irrecevables (cf. supra consid. 2.3), force est de constater que l'argumentation du recourant ne respecte en rien les exigences accrues de motivation découlant du principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). Le recourant se contente en effet de faire valoir sa propre lecture de la décision de première instance ainsi que de son recours cantonal, lecture qui, selon lui, "ne laissait aucun doute sur le fait [qu'il] s'était tourné vers cette démarche et sur le fait que, nonobstant la saisine de l'autorité administrative, il argumentait que le juge civil n'en était pas moins compétent pour traiter les aspects relevant du droit des poursuites en jeu, à savoir, dans un premier temps, la suspension des poursuites, vu la double nature de l'action fondée sur l'art. 85a LP". Le grief est irrecevable.