Citation: B 73/06 28.09.2007 E. A

A.a B.________, laborantine de formation née en 1949, a travaillé comme responsable du laboratoire médical de la Clinique X.________ SA à partir du 1er septembre 1985 jusqu'au 31 mars 1993, date pour laquelle elle a reçu son congé à la suite d'une restructuration d'entreprise. Au terme d'une période de chômage, elle a retrouvé, dès le 1er octobre 1994, un emploi comme conseillère en informatique médical auprès de Y.________ dont elle a été licenciée pour des motifs économiques avec effet au 31 mars 1995. A l'issue d'une nouvelle période de chômage, elle a été engagée comme veilleuse de nuit au service Z.________ à partir du 1er novembre 1995. Par courrier du 11 septembre 1996, elle a donné son congé avec effet au 31 octobre 1996 invoquant des troubles lombaires et circulatoires. A.b Le 21 mai 1999, B.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente fondée sur des troubles de nature psychique et somatique. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur A.________ (médecin traitant de l'assurée depuis 1997, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie), celle-ci a subi depuis les années 1976-1977 d'importantes décompensations psychiques chroniques afférentes à une structure borderline caractérisée entraînant une incapacité de travail de 80 % depuis le 21 mai 1999 (rapports des 6 juillet 1999 ainsi que 2 et 3 février 2000). Dans un avis du 11 avril 2000, le docteur U.________ (spécialiste FMH en chirurgie orthopédique) a fait état de lombalgies consécutives à une décompensation traumatique sur troubles statiques et dégénératifs majeurs du rachis, entraînant une incapacité totale de travail depuis le 25 avril 1998. Par décision du 16 août 2001, l'office AI a mis B.________ au bénéfice d'une rente entière depuis le 1er avril 1999 au regard d'un degré d'invalidité de 100 %. A.c Egalement saisie d'une demande de rente, la Fondation collective de prévoyance professionnelle Swiss Life - auprès de laquelle B.________ était assurée en tant qu'employée de la Clinique X.________ SA - en a dénié l'octroi à celle-là, au motif que l'incapacité de travail à l'origine de l'invalidité était survenue le 1er avril 1998, soit après la fin de la couverture d'assurance intervenue le 31 mars 1993 (cf. courrier du 13 février 2003). A la suite de ce refus, B.________ a recueilli de nouveaux documents médicaux. Selon un rapport du 10 décembre 2003 du docteur A.________, le dossier constitué au cours des années 1979 à 1997 par les docteurs T.________ et C.________ (spécialistes en psychiatrie et psychothérapie, médecins traitant de l'assurée) laisse inférer une incapacité de travail subie en moyenne par cette dernière à raison de 50 % au moins depuis le mois de janvier 1987 consécutivement à des troubles dépressivo-anxieux récidivants. De son côté, le docteur M.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, médecin traitant de l'assurée depuis 2003) fait état de séquelles consécutives à un état de stress post-traumatique ainsi que d'un état anxieux et dépressif chronique chez une personnalité borderline; il précise que si B.________ s'est efforcée de s'adapter aux exigences sociales en poursuivant l'exercice d'une activité lucrative, les deux derniers postes qu'elle a occupés, ont été de courte durée (six et neuf mois) et limités à un taux d'occupation de 50 %, de sorte qu'en moyenne, sa capacité de travail n'a pas dépassé 50 % depuis le mois de janvier 1987 (rapport du 8 décembre 2004).