Citation: 4P.51/2005 04.04.2005 E. 2

Le recourant invoque exclusivement l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, s'en prenant spécifiquement à deux points : il reproche d'une part à la cour cantonale d'avoir retenu de manière insoutenable que son salaire pour les mois de mai et de juin 2001 s'élevait à 1'500 fr. brut et non pas à 2'200 fr. voire plus par mois (cf. infra consid. 3); d'autre part, il soutient que c'est arbitrairement que l'audition de Z.________ a été refusée s'agissant de démontrer l'accomplissement de ses heures supplémentaires (cf. infra consid. 4). Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable (ATF 126 III 438 consid. 3 p. 440); le Tribunal fédéral n'annulera la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1, 173 consid. 3.1 et les arrêts cités). Lorsque la partie recourante - comme c'est le cas en l'espèce - s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1). Il appartient au recourant de démontrer précisément, pour chaque constatation de fait incriminée, comment les preuves administrées auraient selon lui dû être correctement appréciées et en quoi leur appréciation par l'autorité cantonale serait insoutenable et violerait en conséquence l'art. 9 Cst. (arrêt du Tribunal fédéral 4P.214/2004 du 15 février 2005 consid. 3.2; cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3). A moins que le recourant ne prouve que la cour cantonale a retenu ou omis certaines circonstances déterminantes de manière arbitraire, le Tribunal fédéral base son arrêt sur les faits constatés dans la décision attaquée (ATF 118 Ia 20 consid. 5a).