Citation: 6B_1002/2021 E. 2.2

2.2. Devant la juridiction d'appel, le recourant a requis l'audition des agents de police qui étaient intervenus sur les lieux de l'accident le 5 mai 2018, ainsi que celle des policiers qui avaient rédigé le rapport du 22 novembre 2019. Il faisait valoir que le jugement de première instance se fonderait exclusivement sur les éléments figurant dans les deux rapports de police, alors que ceux-ci seraient contredits par ses propres déclarations ainsi qu'en partie par celles d'autres personnes impliquées. Les juges cantonaux ont considéré que le recourant requérait l'audition des policiers non parce qu'il avait des doutes sur certains éléments, mais parce qu'il contestait le contenu de ces rapports de police. Ce faisant, il critiquait l'appréciation des preuves, sans justifier de l'intérêt de cette mesure d'instruction qu'il n'avait pas requise auparavant. Les conditions de l'administration de preuves complémentaires posées par l'art. 389 al. 3 CPP n'étant pas réalisées, la réquisition de preuve devait être rejetée.