Citation: 1C_197/2014 E. 3.2.3

3.2.3. La recourante estime de plus que le projet en tant qu'il s'implante à la limite de sa propriété, contrevient aux art. 19 et 67 RPGA. Selon elle, l'art. 67 RPGA - qui serait applicable au présent projet en raison du renvoi figurant à l'art. 19 al. 3 RPGA - exige que les constructions souterraines se situent à 3 mètres au moins de la limite de propriété. L'intéressée soutient que si la commune avait voulu autoriser une construction en limite de propriété, elle aurait dû l'exprimer clairement. Enfin, elle affirme que, compte tenu du titre de l'art. 19 RPGA ("Constructions souterraines"), l'expression "locaux semi-enterrés ou pas" signifie des locaux semi-enterrés ou totalement enterrés. Sur ce dernier point, la recourante se limite à nouveau à confronter son appréciation à celle de l'instance précédente. Or, la cour cantonale pouvait, sans faire preuve d'arbitraire, considérer que cette dernière expression visait les locaux semi-enterrés ou pas du tout enterrés compte tenu notamment de la configuration particulière des lieux au sud de la rue du Village (cf. consid. 3.2.1 ci-dessous), et donc que l'art. 19 al. 2 RPGA ne visait en réalité pas les constructions souterraines. Il n'était dès lors pas insoutenable de retenir que l'art. 67 RPGA relatif aux constructions souterraines n'était pas applicable en l'espèce puisque le projet litigieux ne constitue pas une construction souterraine. Par ailleurs, l'art. 19 al. 2 RPGA précise expressément que les locaux "peuvent être aménagés à l'intérieur des périmètres d'évolution définis à cet effet"; or ceux-ci vont jusqu'à la limite de propriété. Enfin, l'instance précédente relevait également, sans que cela ne soit remis en cause par la recourante, que la mitoyenneté constituait la structure traditionnelle le long de la rue du Village; cet élément plaide donc également en faveur d'une implantation des bâtiments jusqu'en limite de propriété.