Citation: 6B_1199/2022 E. 4.1.2

4.1.2. Dans le cas particulier, comme le relève à juste titre la cour cantonale, les art. 123 et 219 CP entrent en concours idéal parfait (arrêts 6B_1256/2016 du 21 févier 2018 consid. 1.3; 6B_498/2008 du 18 août 2008 consid. 27; 6S.736/2000 du 28 novembre 2000 consid. 1; 6S.859/2000 du 2 février 2001 consid. 4c/bb; 6B_498/2008 du 18 août 2008 consid. 3.3). Le tribunal de première instance aurait donc pu retenir, s'agissant de certaines punitions, l'infraction de lésions corporelles simples parallèlement à celle de l'art. 219 CP. En effet, la violation du devoir d'assistance et d'éducation n'absorbait pas les lésions corporelles simples. Dans la mesure où le tribunal de première instance n'a pas retenu que les punitions infligées aux enfants remplissaient les éléments constitutifs des lésions corporelles simples, il faut admettre que les intimés ont été libérés pour ces faits de la prévention de l'infraction prévue à l'art. 123 CP. En condamnant en appel les intimés pour lésions corporelles simples, la cour cantonale n'aurait donc pas simplement requalifié les faits - comme le soutient le recourant -, mais aurait retenu une nouvelle infraction, écartée par le tribunal de première instance, et donc aggravé la condamnation des intimés.