Citation: 6B_1183/2023 E. 4.4

4.4. Selon le recourant, la cour cantonale aurait arbitrairement écarté l'argument selon lequel l'intéressé aurait été dans l'impossibilité de procéder à une pénétration anale forcée en raison de la blessure à son pied, lequel était plâtré et surélevé, et sur lequel il ne pouvait s'appuyer, ainsi que de son état d'alcoolémie et de la prise de Tramadol connu pour causer de la somnolence. Là encore, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, dans une argumentation appellatoire et, partant, irrecevable. La pièce invoquée par le recourant à l'appui de sa critique et qui concerne plusieurs documents médicaux relatifs à l'opération de sa jambe à la suite de l'accident de voiture du 9 avril 2018, est impropre à démontrer le caractère manifestement insoutenable de la conclusion de la cour cantonale. En effet, il ne ressort pas de ces documents que l'intéressé se serait trouvé au moment des faits litigieux totalement incapable de mouvement (cf. dossier G, pièce 59/2). En outre, selon l'argumentation des premiers juges que la cour cantonale a fait sienne et qui n'est pas critiquée par le recourant, celui-ci empruntait les escaliers de la maison familiale et sortait régulièrement le soir, malgré sa jambe bandée (cf. jugement de première instance, consid. 3.9 p. 93 s.). Dans ces circonstances, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir que le recourant conservait une certaine mobilité et des capacités physiques suffisantes pour forcer l'intimée à une pénétration anale. Enfin, c'est de manière purement appellatoire que le recourant allègue que son état d'alcoolémie et la prise de Tramadol - laquelle ne ressort d'ailleurs pas de l'état de fait du jugement attaqué sans que l'arbitraire de son omission ne soit démontré - l'auraient empêché d'accomplir l'acte de contrainte sexuelle reproché. Il s'ensuit que les griefs doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.