Citation: I 674/01 28.10.2002 E. 3

3.1 L'évaluation des capacités physiques liées au travail (ECPLT) selon la méthode Isernhagen, à laquelle a procédé la Clinique X.________, comporte une série de vingt-sept tests correspondant essentiellement à des tâches ou des activités fréquemment accomplies sur la place de travail. Elle fournit des indications sur le niveau de travail global, le niveau de participation et les niveaux de performance ainsi qu'une comparaison des exigences physiques du poste de travail aux capacités physiques démontrées par le sujet. Comme tel, ce type d'évaluation ne fournit aucune indication sur certains éléments de fait dont le juge et l'administration ont besoin dans l'examen du droit de l'assuré aux prestations de l'assurance-invalidité. L'ECPLT ne fournit, en particulier, aucune indication diagnostique, et elle n'est pas fondée sur des examens de nature à établir si la cause de la diminution de la capacité de travail résulte d'une atteinte à la santé physique, ou mentale provenant d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident au sens de l'art. 4 al. 1 LAI. Ce type d'évaluation ne saurait, partant, être purement et simplement opposé ou comparé à un rapport ou une expertise médicale, dont les buts ne sont pas les mêmes et qui procèdent de méthodes différentes. Dans la mesure, en revanche, où il fournit des indications pertinentes sur les capacités physiques de l'assuré, ce type d'évaluation doit être pris en compte dans le cadre de l'appréciation de l'ensemble des pièces du dossier. 3.2 Dans ce contexte, les avis très succinctement exprimés par le docteur B.________, médecin de l'Office AI du canton du Valais n'apparaissent pas déterminants, dans la mesure où, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, ce médecin n'est pas habilité à procéder à des examens médicaux sur les assurés (art. 69 al. 4 RAI) et où il paraît, en définitive, n'avoir plus considéré - malgré les conclusions du rapport de la Clinique X.________ - que l'intervention du service de réadaptation était médicalement justifiée après avoir pris connaissance du rapport du docteur A.________ (avis du médecin AI du 18 juillet et dito du 12 décembre 2000). Les objections formulées par ce dernier médecin à l'égard de l'évaluation de la Clinique X.________ dans son rapport du 20 septembre 2000 apparaissent, en revanche, pertinentes. Ce médecin, qui a pu examiner l'assuré à plusieurs reprises (rapports des 18 novembre 1998, 21 janvier, 24 juin et 20 septembre 1999) oppose en effet aux constatations et conclusions de la Clinique X.________ des constatations médicales objectives (mesures des masses musculaires, appréciation de la minéralisation de l'ossature et des callosités des mains), qui permettent sérieusement de douter que les résultats obtenus dans le cadre des tests effectués par cette clinique puissent être mis en relation avec les affections dont l'existence a été constatée médicalement. Il convient, par ailleurs, de relever que le rapport de la Clinique X.________ contient lui-même des réserves sur ce point puisqu'il indique, à titre de conclusion, que la faiblesse des performances ne semble pas pouvoir toujours s'expliquer par les atteintes physiques. L'auto-limitation de ses efforts par l'assuré ainsi mise en évidence n'apparaît pas, de la sorte, comme une simple éventualité, ainsi qu'il le soutient, mais doit, bien plutôt, quelle qu'en soit la cause, être considérée comme établie. Comme le relève, au demeurant, le docteur H.________, de l'équipe de médecine des accidents de la CNA, cette constatation ne permet pas non plus de déduire que les douleurs évoquées par le recourant seraient inexistantes ou simulées (rapport du 31 mais 2001). A cet égard, le rapport établi le 11 avril 2001 par la doctoresse de F.________, chirurgien orthopédiste FMH, n'autorise pas une autre conclusion, ce médecin confirmant la difficulté d'établir une relation absolument certaine entre les nombreuses douleurs dont se plaint l'assuré et la pseudarthrose et excluant, par ailleurs toute relation entre cette même affection et les douleurs cervicales et épicondyliennes. A l'appui de son recours de droit administratif, le recourant produit encore un rapport d'examen médical émanant du docteur I.________, A.E.U. de réparation du dommage corporel, à Thonon-les-Bains. Ce rapport, qui ne comporte aucun diagnostic, ne fournit toutefois, lui non plus, aucun élément justifiant de s'écarter des conclusions du docteur A.________, dont il confirme, au demeurant, les constatations objectives, notamment en ce qui concerne la symétrie des masses musculaires, mais sans avancer d'explication sur les causes des faiblesses manuelles constatées. 3.3 Il résulte de ce qui précède que l'on ne saurait faire grief aux premiers juges d'avoir retenu, en se référant au rapport du docteur A.________, que l'exercice à plein temps de son ancienne activité professionnelle demeurait exigible du recourant, si bien qu'il ne peut prétendre la prise en charge par l'assurance-invalidité de mesures de réadaptation d'ordre professionnel.