Citation: 1C_325/2019 E. 1.1

1.1. Le recours en matière de droit public a été déposé en temps utile (art. 100 LTF) et en la forme prévue (art. 42 LTF) à l'encontre d'un arrêt rendu par une autorité cantonale de dernière instance (art. 86 al. 1 let. d LTF) statuant dans une cause de droit public (art. 82 let. a LTF). En tant que destinataires de l'arrêt attaqué, les intéressés ont la qualité pour recourir (art. 89 al. 1 LTF). Aucune des exceptions quant à l'objet du litige prévues par l'art. 83 LTF n'est par ailleurs réalisée. La décision du 5 septembre 2018 par laquelle le Conseil d'Etat a rejeté la requête de mesures provisionnelles formée par les recourants est une décision incidente dès lors que l'effet de la mesure requise est limité à la durée du procès introduit par recours du 27 novembre 2017 (cf. ATF 138 III 46 consid. 1.1 p. 46 s.; arrêt 5A_857/2018 du 5 février 2019 consid. 3.1.1 et les arrêts cités). L'arrêt d'irrecevabilité du 8 mai 2019, qui trouve son origine dans un recours formé contre cette première décision incidente, revêt lui aussi - quoi qu'en disent les recourants - un caractère incident (cf. ATF 137 III 380 consid. 1.1 p. 382; arrêts 2C_1155/2016 du 3 avril 2017 consid. 1.2; 5A_878/2014 du 17 juin 2015 consid. 1.1, non publié in ATF 141 III 270). Dans ces conditions, le recours n'est en principe recevable que si l'arrêt attaqué est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si son admission peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). En l'occurrence, les recourants ne prétendent à juste titre pas que la condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF serait réalisée. Ils soutiennent en revanche que l'arrêt incident d'irrecevabilité, refusant de leur reconnaître le droit de recourir, équivaudrait, selon la jurisprudence, à un déni de justice formel, sur lequel il conviendrait d'entrer en matière, indépendamment de l'existence d'un préjudice irréparable. Il est toutefois douteux que cette exception s'applique en l'espèce: le recours ne porte en effet pas sur l'existence même d'un recours cantonal - cas de figure envisagé par la jurisprudence (cf. ATF 143 I 344 consid. 1.2 p. 346; arrêt 1B_415/2018 du 19 septembre 2018 consid. 2) -, mais sur la réalisation de l'une de ses conditions de recevabilité définie par le droit cantonal de procédure. Cette problématique peut quoi qu'il en soit demeurer indécise, le recours s'avérant mal fondé pour les motifs exposés ci-après.