Citation: 6B_666/2021 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir constaté le défaut de motivation de la décision du ministère public et d'avoir elle-même manqué d'expliquer les motifs présidant au refus de l'extension de l'instruction aux intimés. Ce faisant, elle cherche principalement à mettre en cause la solution sur le fond. Il apparaît ainsi douteux que le grief présenté concerne un point susceptible d'être séparé du fond, de sorte que la recourante n'a pas non plus qualité pour recourir sous cet angle. Quoi qu'il en soit, dans la partie "En fait" de la décision entreprise, la cour cantonale, qui dispose d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (art. 393 al. 2 CPP), a résumé, en six paragraphes distincts, les différents arguments soulevés par la recourante dans le but d'établir qu'il existait des soupçons suffisants de la participation des intimés aux détournements reprochés à J.________ (En Fait, m., p. 9-10). Puis, dans la partie "En droit", elle a repris chacun de ces arguments et expliqué en quoi ils n'étaient pas propres à établir le bien-fondé de la demande d'extension de la recourante (consid. 5.2 p.16-17). L'arrêt de la cour cantonale examine ainsi de manière détaillée l'existence d'une prévention pénale suffisante à l'égard des intimés en prenant en considération les éléments soulevés par la recourante. Cette motivation est suffisante et aurait de surcroît eu pour effet, en toute hypothèse, de réparer un éventuel défaut de motivation de la décision du ministère public. Ce grief est donc infondé pour le surplus.