Citation: 4A_23/2020 E. A

A.a. En 2000, B.________ SA (ci-après : la banque ou la venderesse) a acquis la propriété de la parcelle xxx de la commune de..., située en zone 5 villas et soumise, conformément à l'ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB), au degré de sensibilité au bruit II (DS II) et aux valeurs limites d'immission (VLI) de bruit y relatives. Le 27 juin 2008, C.________, fondateur et administrateur de A.________ SA (dont le but est la promotion et le courtage immobiliers), a offert à la banque d'acquérir la parcelle pour le prix de 503'650 fr., la vente étant soumise à la condition de l'obtention de l'autorisation d'y construire quatre villas. Le 15 juillet 2008, C.________ et la banque ont conclu devant notaire un contrat de promesse de vente et d'achat cessible de la parcelle pour le prix de 503'650 fr., valable jusqu'au 30 novembre 2010, soumis à la condition résolutoire de l'obtention d'un permis de construire quatre villas sur la parcelle. A.b. Le 19 septembre 2008, C.________, représenté par ses architectes, a déposé sa demande d'autorisation de construire. Par décision du 12 mai 2009, le Département des constructions et des technologies de l'information (ci-après : le Département des constructions) a refusé de délivrer l'autorisation requise au motif que le projet présenté ne permettait pas de respecter les VLI du DS II de l'OPB et qu'il ne présentait pas un intérêt prépondérant justifiant une autorisation dérogatoire. En septembre 2009, le canton de Genève a initié un projet de modification des limites de zones, touchant notamment la parcelle xxx, visant à réaffecter le secteur concerné en zone de développement industriel et artisanal. La commune de... s'est opposée au projet et celui-ci n'a finalement pas abouti. Le 17 mai 2010, la banque, tenant compte du fait que le maintien de la parcelle en zone 5 villas était incertain, a proposé à C.________ de réduire le prix de vente à 230'000 fr. si le déclassement en zone industrielle et artisanale aboutissait. C.________ n'a pas donné suite à cette proposition. Il a obtenu de la banque trois prolongations successives de la promesse conditionnelle de vente et d'achat de la parcelle qui est restée valable jusqu'au 30 septembre 2012, sans modification de ses autres clauses et conditions. A.c. Le 15 avril 2011, C.________, toujours représenté par ses architectes, a déposé une nouvelle demande d'autorisation de construire de quatre villas sur la parcelle xxx en zone 5 villas. Le Département des constructions a refusé d'autoriser ce nouveau projet par décision du 29 mars 2012 au motif qu'un processus de déclassement de la zone villas avait " été engagé en raison du trafic aérien dont les nuisances sonores ne permettent plus d'envisager la réalisation d'habitations à cet endroit " (complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF). Le 14 mai 2012, C.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif de première instance (TAPI). Le recours a été contresigné pro forma par B.________ SA, co-recou rante en sa qualité de propriétaire de la parcelle xxx. Dans ce contexte, C.________ a décidé d'acquérir la parcelle. A.d. Par contrat authentique de vente immobilière conclu le 4 juillet 2012, la banque a vendu la parcelle à A.________ SA - appartenant à C.________ - pour un prix réduit de 240'000 fr. Le contrat, qui précisait que la parcelle était située en zone 5 villas de la commune de..., se référait expressément à la promesse conditionnelle de vente et d'achat de la parcelle du 15 juillet 2008 et, dans la clause traitant du prix de vente, elle indiquait : " La présente vente, qui intervient finalement sans que la parcelle objet des présentes ait été mise au bénéfice dans l'intervalle de l'autorisation (...) de construire et équiper des villas (...) réservée dans la promesse de vente et d'achat du 15 juillet 2008 susvisée, est désormais consentie et acceptée moyennant le prix de CHF 240'000.-, exigible et payable par le versement d'un pareil montant que le notaire soussigné reconnaît avoir reçu pour le compte de la venderesse, de l'acquéreur auquel il est donné quittance définitive sans réserve ". Par jugement du 7 novembre 2013, le TAPI a rejeté le recours de C.________ et A.________ SA qui, en sa qualité de nouvelle propriétaire de la parcelle, s'était substituée à la banque venderesse comme partie à la procédure. En substance, il a confirmé la décision de refus d'autorisation de construire aux motifs que le projet présenté contrevenait aux objectifs de planification imposés par l'aménagement du territoire et, en sus, ne respectait pas les VLI du DS II de l'OPB. Le 3 mars 2017, le Département compétent a confirmé à C.________ que le Plan directeur 2030 (mis à jour en 2016) prévoyait le maintien de la parcelle xxx en zone villas, et que le projet de son déclassement en zone de développement industriel et artisanal n'était plus d'actualité. Par courrier adressé à B.________ SA le 8 mars 2017, A.________ SA s'est plainte de ce qu'un défaut entachait la parcelle xxx du fait de son maintien en zone 5 villas et de son inconstructibilité selon les règles de cette zone.