Citation: 5A_389/2023 E. 6.2

6.2. En l'espèce, force est de relever que la recourante ne fait qu'opposer de manière purement appellatoire sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer un abus de son pouvoir d'appréciation (art. 4 CC; cf. supra consid. 2.1). Il résulte en effet de l'arrêt entrepris que l'impact décisif du mariage sur la situation de la recourante a été nié par l'autorité précédente au motif notamment qu'elle n'avait pas démontré avoir renoncé à son indépendance économique ni en raison de son mariage, ni à la suite de la naissance de son enfant et réalisait un revenu, avant son incapacité de travail, correspondant à ses capacités professionnelles et à son expérience. Or, la recourante ne s'en prend nullement à ce qui précède. Elle se contente d'affirmer que certains critères, comme la capacité de gain actuelle des parties, auraient dû être pris en compte sans expliquer en quoi cet élément précis serait pertinent à ce stade du raisonnement. Ce procédé est donc irrecevable (cf. supra consid. 2.1; art. 42 al. 2 LTF). Il en va de même de son argumentation relative à ses prétendues lacunes de prévoyance, outre le fait qu'elles ne sont pas établies (cf. supra consid. 4.3), l'intéressée n'explique nullement plus avant pourquoi elles justifieraient un droit à l'entretien post-divorce. Ses considérations relatives à son atteinte à la santé sont également irrecevables (cf. supra consid. 2.1; art. 42 al. 2 LTF), en tant qu'elle soutient péremptoirement que celle-ci aurait justifié une pension post-divorce. Elle laisse en effet intact les motifs de l'arrêt entrepris dont il ressort qu'en tant qu'elle n'avait pas démontré que le mariage avait eu un impact concret sur ses conditions d'existence, la solidarité après divorce ne pouvait s'appliquer que si l'atteinte à la santé avait été causée par le mariage lui-même (cf. supra consid. 3.1), ce que la recourante n'alléguait point. Quant à son âge, contrairement à ce qu'elle soutient, ce critère a dûment été pris en compte, mais a été jugé insuffisant au vu du peu de faits établis (cf. supra consid. 3.1). Le rejet de ces griefs scelle le sort des critiques émises par la recourante contre le refus de l'autorité précédente de suspendre la procédure cantonale jusqu'à droit connu sur la demande de prestations de l'assurance-invalidité déposée le 31 août 2021, et subsidiairement de mettre en oeuvre une expertise, qui tendaient notamment à établir la diminution de capacité de gain de l'intéressée. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que l'on puisse reprocher à l'autorité précédente d'avoir violé l'art. 125 CC en niant le droit à l'entretien après divorce de la recourante, sous réserve de la pension offerte par l'intimé en première instance (cf. supra consid. 3.1), que ce soit en vertu d'un mariage ayant eu un impact décisif sur sa vie ou, subsidiairement, de son éventuel droit à la réparation d'un préjudice qui aurait été causé par le mariage (cf. supra consid. 3.2.3), l'intéressée ne contestant pas, pour cette dernière hypothèse, avoir omis d'alléguer et a fortiori d'établir sa situation antérieure au mariage.