Citation: K 130/02 19.12.2003 E. 5

Au regard du court laps de temps qui s'est écoulé entre le moment où l'assurée a déposé son recours devant le tribunal cantonal et celui où Assura a rendu sa décision sur opposition, on ne saurait reprocher au premier juge d'être entré en matière sur l'écriture de la recourante, bien que cette écriture fût, à la date de son dépôt, prématurée. C'est toutefois à tort qu'il a tenu la décision sur opposition de l'intimée pour une nouvelle décision prononcée pendente lite au sens de l'art. 58 PA. Cette disposition permet à l'administration, alors qu'un recours contre une décision qu'elle a rendue est pendant devant l'autorité de recours, de procéder à un nouvel examen de l'affaire jusqu'à l'envoi de sa réponse; or, dans le cas présent, Assura n'a fait que se conformer à la procédure d'opposition prévue par la LAMal lorsqu'un assuré conteste une décision prise par un assureur-maladie dans le cadre de l'assurance obligatoire des soins (art. 85 LAMal dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). Cela étant, dès lors que le premier juge avait décidé, par souci d'économie de procédure, de se prononcer sur le fond du recours de l'assurée, il ne pouvait se limiter à examiner le problème du remboursement des factures pour des traitements médicaux et des analyses de laboratoire. D'une part, le recours portait sur le refus d'Assura aussi bien de rembourser les factures produites, que de prendre en charge les coûts occasionnés par un remplacement des obturations dentaires. D'autre part, l'intimée avait, sur ce dernier point, rejeté l'opposition de L.________. Il convient dès lors de renvoyer la cause au premier juge afin qu'il se prononce également sur les conditions de la prise en charge, en vertu de la LAMal, des frais de remplacement des obturations dentaires de la recourante. Le recours se révèle ainsi bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: