Citation: 5A_555/2019 E. 4

Dans une écriture difficilement compréhensible, le recourant réitère en grande partie les griefs qu'il avait déjà développés devant la Chambre de surveillance. Il se plaint ainsi de la manière dont la curatelle dont il bénéficie est exercée, que sa curatrice lui aurait communiqué tardivement des décisions le concernant, de ne pas voir suffisamment sa curatrice, de la partialité de cette dernière et de ses refus systématiques de cosigner ses " requêtes juridiques ". Dans la mesure où les faits mentionnés par le recourant ne sont pas datés et où les personnes qu'il vise ne sont pas nommées, on peine à comprendre contre qui exactement ses griefs sont dirigés, de sorte que son recours apparaît insuffisamment motivé sur ce point. En tant qu'il reproche notamment à sa curatrice de n'être venu le voir qu'une fois en dix ans, ses griefs semblent toutefois davantage être dirigés contre son ancienne curatrice, de sorte qu'ils n'ont aucune pertinence dans le cadre d'un recours dirigé contre une décision qui porte précisément sur la nomination d'une nouvelle curatrice pour exercer le mandat le concernant. Au surplus, en tant que le recourant requiert alternativement la nomination d'un curateur privé, il ne s'en prend aucunement à la motivation de la Chambre de surveillance sur ce point, laquelle a considéré que la situation patrimoniale du recourant n'avait pas permis de lui nommer un curateur privé lors de sa mise en place en 2010 faute pour lui de pouvoir le rémunérer et qu'il n'avait pas démontré que cette situation aurait évolué favorablement depuis son incarcération en 2008. Le présent recours doit donc être déclaré irrecevable faute de répondre aux exigences de motivation posées par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.