Citation: U 325/99 04.04.2000 E. 3

3.- La juridiction cantonale a conclu que tel était le cas, motif pris que «s'il est vraisemblable que (l'assurée) aurait tôt ou tard souffert de son dos en raison de la fragilité de ses ligaments (attestée par tous les médecins dont les avis ont été recueillis), il est tout aussi vraisemblable que ce soit à cause de l'accident qu'elle ait souffert de façon continue dès lors». Cette argumentation est erronée. Dans le domaine des assurances sociales, en effet, le juge fonde sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante. Il ne suffit donc pas qu'un fait puisse être considéré seulement comme une hypothèse possible. Parmi tous les éléments de fait allégués ou envisageables, le juge doit, le cas échéant, retenir ceux qui lui paraissent les plus probables (ATF 125 V 195 consid. 2, 121 V 47 consid. 2a, 208 consid. 6b et la référence). En outre, on ne saurait non plus admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle entre la chute et les douleurs persistant après le 31 octobre 1996, au motif que, selon les premiers juges, «il apparaît difficile de fixer le moment où le rôle de l'accident se serait éteint».