Citation: 6B_707/2020 E. 1.3.1

1.3.1. S'agissant de la prétendue perte de revenus consécutive à la fin des rapports de travail en 2013, le recourant réclame le versement d'une indemnité correspondant aux salaires qui auraient dû être perçus entre sa libération de la détention provisoire et le jugement rendu par le tribunal de première instance en février 2017. Or, si, comme l'a retenu la cour cantonale, le licenciement du recourant a bien été causé par sa détention, on ne saurait sans autre admettre l'existence du dommage allégué. En effet, il ressort du jugement attaqué que, après sa remise en liberté, le recourant a connu une période de maladie, puis qu'il a recherché un emploi, dès le mois de mai 2014, dans le cadre de l'assurance-chômage. On ignore absolument si et dans quelle mesure le recourant aurait, durant cette période, perçu des prestations d'une assurance sociale en raison de la maladie rencontrée ou de son inscription au chômage. Après avoir travaillé durant des années pour le même employeur, cela jusqu'en mai 2013, on ne voit pas comment le recourant aurait pu se retrouver sans revenus, des prestations de l'assurance-chômage ayant en toute hypothèse dû lui être servies. On ignore également dans quelle mesure le recourant aurait ou non été capable de travailler ou de rechercher un emploi lorsqu'il s'est trouvé frappé par la maladie, l'intéressé ne fournissant aucun détail à cet égard. Ainsi, l'existence d'un dommage pour le recourant, causé par la perte de son emploi, n'est aucunement prouvée. Au demeurant, on ne perçoit pas pourquoi le recourant pourrait prétendre à l'obtention de montants correspondant à son salaire jusqu'au jugement de première instance, dès lors qu'il ne ressort aucunement du jugement attaqué que l'intéressé aurait été empêché - entre sa libération et la décision du 15 février 2017 - de travailler ou de chercher un emploi en raison de la procédure pénale alors en cours.