Citation: 6B_347/2020 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le recourant critique exclusivement des constatations relevant des faits, soit celles concernant son état d'ébriété le soir de l'altercation ainsi que le degré de diminution de sa responsabilité. Il oppose, à cet égard, sa propre lecture de l'expertise psychiatrique et des déclarations successives des experts à celle de la cour cantonale, sans en démontrer l'arbitraire. En effet, dans le rapport du 28 février 2018, les experts ont relevé que le recourant avait rapporté avoir présenté un état d'intoxication aiguë à l'alcool et que, si tel avait été le cas, l'alcool pouvait avoir réduit la capacité d'appréciation du caractère illicite d'un acte et également avoir réduit les capacités à se déterminer d'après cette appréciation. Ils ont ajouté ce qui suit (cf. pièce C-1'126 du dossier cantonal, p. 24) : "De façon synthétique, nous retenons que si l'hypothèse d'une alcoolisation aiguë au moment des faits est retenue, il faut considérer une restriction tant des capacités d'apprécier la nature illicite d'un acte que de celles à se déterminer d'après cette appréciation. La responsabilité est ainsi moyennement restreinte. Si l'hypothèse d'une alcoolisation aiguë au moment des faits n'est pas retenue, il ne faut retenir qu'une diminution des capacités à se déterminer d'après l'appréciation du caractère illicite d'un acte, et la responsabilité est faiblement restreinte." Par la suite, afin de répondre aux questions qui leur avaient été posées dans le cadre de leur mandat, les experts ont indiqué ce qui suit (cf. Ibidem, p. 31) : "Si l'hypothèse d'un état d'alcoolisation aiguë est retenue, la responsabilité du [recourant] est moyennement restreinte. Si ce n'est pas le cas, la responsabilité est faiblement restreinte." Les experts ont ainsi clairement laissé ouverte la question de savoir si, le soir des faits, le recourant avait présenté une intoxication aiguë à l'alcool, en précisant les conséquences en cas de réponse positive, respectivement négative à cette interrogation. Devant le ministère public, les experts ont confirmé qu'ils ne pouvaient pas évaluer le degré de sévérité de l'alcoolisation du recourant au moment des faits "autrement que par les dires [du recourant]" (cf. pièce C-1'207 du dossier cantonal, p. 5). Ils ont rappelé les deux hypothèses qui devaient être envisagées à cet égard (cf. Ibidem, p. 8) : "1. une alcoolisation significative : si cette hypothèse est retenue, cet état d'intoxication pouvait avoir pour conséquence de diminuer la faculté d'apprécier le caractère illicite des actes.