Citation: 5A_390/2024 E. 6.1

6.1. En l'espèce, l'autorité précédente a retenu, sur la base du dossier, que le recourant s'était trouvé dans un état de faiblesse à tout le moins en 2023 et rien ne permettait d'admettre que cet état aurait pris fin. Le besoin de protection est en outre évident: l'intéressé, qui n'a plus de logement, est retourné vivre auprès de ses parents qui sont âgés de 90 et 92 ans et n'ont plus la force de lui venir en aide, tant sur le plan financier que personnel; sa situation financière paraît s'être dégradée, dès lors que deux poursuites pour plus de 20'000 fr. ont été introduites à son encontre en octobre 2023; de surcroît, il ne bénéficie pas d'une prise en charge psychiatrique, ni d'un suivi médical; enfin, il n'est pas autonome et n'est pas en mesure de se déplacer. Tous ces éléments démontrent que l'état de faiblesse dans lequel se trouve le recourant a des répercussions sur ses affaires administratives et financières, qui mettent ses intérêts en danger. Quant à la mesure contestée ( i.e. une curatelle de représentation et de gestion), elle respecte le principe de proportionnalité. Au stade provisionnel, il faut admettre que l'institution d'une curatelle, au sens des art. 394 al. 1 et 395 al. 1 CC, apparaît ainsi parfaitement justifiée.