Citation: 5A_726/2020 E. 5.3.2

5.3.2. L'on peut certes admettre que les frais de bornage doivent être partagés entre les parties au procès dès lors que celui-ci tend à préciser les limites des parcelles des intéressés, sans que l'un ou l'autre trouvent en réalité gain de cause (TSCHÜMPERLIN, Grenze und Grenzstreitigkeiten im Sachenrecht, 1984, p. 187; cf. également MARCHAND, op. cit., n. 4 ad art. 669 CC). C'est d'ailleurs ce principe qui a fondé la répartition des frais liés à la procédure précédant l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral du 23 septembre 2016. Les circonstances du cas d'espèce doivent néanmoins être prises en considération (TSCHÜMPERLIN, op. cit., ibid.). Suite à l'arrêt du Tribunal fédéral, le rapport établi par les experts-géomètres afin de déterminer les limites parcellaires contestées a été assimilé à des connaissances techniques des juges assesseurs (art. 183 al. 3 CPC), sur lesquelles les parties devaient pouvoir se déterminer, à l'instar d'une expertise judiciaire. Les recourants ne contestent pas que les honoraires complémentaires des experts-géomètres sont liés aux nombreuses mesures d'instruction supplémentaires et déterminations dont ils portent la responsabilité exclusive. Dans ces conditions, il n'apparaît nullement que l'autorité cantonale aurait nié à tort l'abus de pouvoir d'appréciation des premiers juges en confirmant que les recourants devaient seuls supporter les honoraires complémentaires des experts-géomètres.