Citation: 6B_1437/2021 E. 3

Par jugement du 17 août 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel des prénommés et confirmé le jugement attaqué, notamment en ce qu'il libérait F.________ du chef d'accusation de tentative de meurtre et renvoyait A.________, B.B.________, C.B.________, D.B.________ et E.B.________, parties plaignantes, à agir par la voie civile. S'agissant des faits survenus le 17 novembre 2018, la cour cantonale a en substance retenu qu'à cette date, en début de soirée, à X.________, F.________ avait pris place dans un véhicule conduit par un tiers, dans lequel se trouvaient encore deux individus, dont G.________. Ce dernier - déféré séparément - avait rendez-vous à Y.________ avec H.B.________ pour une transaction portant sur 500 g de marijuana. G.________ avait expliqué à F.________ qu'il avait l'intention de tirer des coups de feu pour faire peur à H.B.________ et pouvoir ainsi lui voler la drogue. Le rôle de F.________ était de s'enfuir avec le butin en cas de contrôle du véhicule par la police. L'un des autres individus - également déféré séparément - devait allumer des pétards pour couvrir le bruit des coups de feu, créer une diversion et faciliter la fuite. Durant le trajet, G.________ avait chargé son arme, un pistolet [...], que F.________ avait manipulé. Il savait que G.________ avait, peu auparavant, fait usage d'une arme à feu en tirant à plusieurs reprises sur un véhicule au cours d'un précédent vol de stupéfiants. Arrivés près d'un parc, lieu du rendez-vous, G.________ et l'autre individu étaient sortis de la voiture. Le premier attendait H.B.________ pendant que le deuxième se cachait. Au cours de la pseudo "transaction", G.________ avait tenté de voler le cannabis de H.B.________, tiré plusieurs coups de feu et abattu ce dernier. F.________, qui attendait toujours dans la voiture, avait entendu les coups de feu, avait vu G.________ revenir en courant et monter dans le véhicule en criant au chauffeur "démarre, démarre". H.B.________, dont la drogue avait été retrouvée à son côté est décédé le 18 novembre 2018 des suites des lésions crânio-cérébrales causées par un projectile d'arme à feu tiré à bout portant. Lors du trajet retour, G.________ avait expliqué qu'il avait donné un coup de crosse à H.B.________ et qu'un coup de feu était parti, ajoutant: "je crois que je l'ai tué". La Cour d'appel pénale a considéré, en bref, à la suite du Tribunal des mineurs, que les faits établis ne permettaient pas d'imputer à F.________, notamment sous l'angle de l'élément subjectif, un acte de complicité d'homicide. Sa condamnation pour complicité de tentative de contrainte en raison des faits précités devait en conséquence être confirmée.