Citation: 9C_8/2023 E. 5

En l'espèce, mise à part la référence à la divergence d'opinions entre ses médecins traitants, d'une part, et les experts, d'autre part, le recourant ne fait état d'aucun élément concret et objectivement vérifiable susceptible de remettre en cause les conclusions de l'expertise du 15 septembre 2020. En particulier, lors de l'audience d'enquêtes du 8 février 2022, les docteurs G.________ et B.________ ont indiqué pour le premier qu'il ne pouvait pas exclure une majoration des symptômes et pour la deuxième que les vertiges étaient dus aux antalgiques et myorelaxants sans les mettre en lien avec une incapacité de travail. On ne saisit dès lors pas en quoi l'avis de ces médecins remettrait en cause les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire concernant les céphalées et le syndrome vertigineux que les experts ont, quoi qu'en dise le recourant, dûment pris en considération. Par ailleurs, si la doctoresse B.________ a demandé un avis chirurgical concernant les douleurs faciales persistantes du recourant, le docteur I.________ lui a répondu qu'un lien entre ces douleurs chroniques et les fractures mandibulaires ostéosynthésées était "peu probable" (avis du 17 mars 2022). Dans ces circonstances, si le recourant a présenté initialement des symptômes physiques compatibles avec l'accident du 9 octobre 2013, il n'établit nullement que ses plaintes auraient une base organique depuis l'ablation du matériel d'ostéosynthèse en novembre 2017. Enfin, sur le plan psychique, le recourant omet le fait que la juridiction cantonale a constaté - de manière à lier le Tribunal fédéral (supra consid. 1.1) - que même si elle retenait le diagnostic de trouble somatoforme douloureux, conformément aux conclusions de la doctoresse F.________, elle n'arriverait pas à une solution plus favorable pour le recourant. Aussi, en critiquant le diagnostic de majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques, le recourant n'établit nullement en quoi la divergence diagnostique entre les experts et la doctoresse F.________ aurait une répercussion concrète sur l'évaluation de sa capacité de travail et de ses limitations fonctionnelles. Il n'y a dès lors pas lieu d'approfondir cette question plus avant. Pour le surplus, procédant de manière appellatoire, le recourant se limite à substituer son appréciation du schéma d'évaluation des affections psychiques à celle des experts. Ce faisant, en présence d'un tableau clinique difficile à appréhender en raison de ses aspects subjectifs et d'une situation psychosociale difficile, il n'établit nullement en quoi les premiers juges se seraient fondés de manière arbitraire sur l'appréciation des experts pour évaluer sa capacité de travail sur le plan psychique. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges.