Citation: I 790/05 05.09.2006 E. 4

4.1 Dans le cas particulier, R.________ a été examiné à deux reprises par des médecins officiant pour le compte de l'INSS. D'après la doctoresse M.________, l'assuré présentait des lombalgies mécaniques ainsi qu'une spondylarthrose lombaire avec fonctionnalité conservée et absence de signes de compression radiculaire (rapport du 17 septembre 2002); la doctoresse G.________ retenait pour sa part les diagnostics de lombarthrose, de petite hernie discale centrale L5-S1 et de Dupuytren bilatéral (rapport du 15 avril 2004). Ces deux médecins se rejoignaient quant à l'analyse de la capacité résiduelle de travail du recourant, puisqu'elles retenaient que celui-ci était en mesure de travailler dans une autre activité que celle précédemment exercée, pour autant que celle-ci ne requiert pas des sollicitations prolongées du rachis lombaire. Procédant sur la base de ces documents à l'appréciation médico-théorique de la capacité résiduelle de travail, le docteur L.________, médecin-conseil de l'office AI, a estimé que le recourant pouvait encore exercer dans une mesure supérieure à 60 % son ancienne activité de maçon, alors que sa capacité de travail demeurait intacte dans des métiers de substitution légers ou de moyenne intensité (rapport du 19 août 2004). 4.2 Au vu de ce qui précède, rien ne justifie que l'on s'écarte du point de vue retenu par les premiers juges, selon lequel R.________ était, dans tous les cas, en mesure d'exercer à plein temps, malgré les problèmes lombaires qui l'affectaient, une activité légère ou de moyenne intensité. L'avis exprimé par le docteur L.________ constitue en effet une synthèse objective des observations rapportées par les médecins de l'INSS. On ne décèle pas dans les allégations du recourant, ni même dans les autres pièces médicales versées au dossier - constituées pour l'essentiel de rapports radiologiques -, d'éléments susceptibles de remettre en cause le bien-fondé de cette appréciation médicale. Quant à la détermination du degré d'invalidité au moyen de la méthode ordinaire de la comparaison des revenus, elle est conforme au droit, ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. C'est en vain en outre que le recourant entend justifier son droit à des prestations de l'assurance-invalidité suisse par le fait que la sécurité sociale espagnole lui a reconnu un droit à une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de travail permanente et totale, dès lors que, comme on l'a vu, un tel fait ne saurait lier les organes chargés de déterminer le taux d'invalidité selon le droit suisse. Mal fondé, le recours doit par conséquent être rejeté.