Citation: 9C_56/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a confirmé qu'au vu de la fréquence des transactions immobilières que le père du recourant avait effectuées, de ses connaissances particulières dans le domaine de l'immobilier, provenant de son activité dans le domaine de la construction, et de son association avec des professionnels de l'immobilier, il avait exercé une activité lucrative indépendante de commerçant professionnel de l'immobilier. La parcelle n° xxx, qu'il avait acquise en 1962, avait toujours été considérée comme faisant partie de sa fortune commerciale et les recourants avaient aussi reconnu le caractère commercial de cette parcelle. Ils soutenaient désormais que cette parcelle appartenait à la fortune privée du père du recourant mais n'apportaient aucun élément propre à faire apparaître que celui-ci n'aurait jamais rempli les conditions pour être qualifié de commerçant immobilier, ou que la parcelle n° xxx aurait été transférée dans sa fortune privée. En héritant de la parcelle n° xxx, le recourant avait donc hérité d'un bien commercial. Les juges précédents ont ensuite constaté que le recourant s'était engagé, le 23 octobre 1992, à maintenir les immeubles commerciaux hérités dans sa fortune commerciale et que, depuis lors, il n'avait jamais manifesté la volonté de transférer la parcelle n° xxx dans sa fortune privée mais au contraire déclaré la parcelle dans sa fortune commerciale. Dans ces circonstances, l'Administration cantonale pouvait retenir que la parcelle n° xxx appartenait à la fortune commerciale du recourant et que, par conséquent la donation des immeubles n° s xxx-13, xxx-14, xxx-19, xxx-20, xxx-25, xxx-26 et xxx-31 avait été précédée du transfert de ces immeubles dans la fortune privée de A.A.________.