Citation: 9C_147/2022 E. 5

Le recourant reproche au Tribunal administratif fédéral une appré ciation arbitraire des faits et une violation du droit fédéral en ce qu'il a octroyé à l'assurée une demi-rente en lieu et place d'un quart de rente du 1 er novembre 2014 au 31 décembre 2014. Il fait valoir que les premiers juges auraient éludé les dispositions en matière de révision (art. 17 LPGA et 53 al. 1 LPGA), en prenant a posteriori des nouvelles conclusions dans un jugement du 3 février 2022 sur la capacité de travail de l'assurée dès le 1 er avril 2014, sur son taux d'invalidité et son droit à une rente dès le 1 er novembre 2014. Pour l'office AI, la jur i dic tion fédérale de première instance aurait procédé à une appréciation différente d'un même état de fait lors de la procédure de révision. Il soutient qu'il n'avait en effet pas ignoré, dans le cadre de l'instruction ayant mené aux décisions de juin 2014, les certificats médicaux établis par la doctoresse B.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant de l'assurée, qui faisaient état d'une incapacité de travail à 60 % dès le 1 er avril 2014. En ce sens, les cir constances invoquées par le Tribunal administratif fédéral relèveraient plutôt de la révision procédurale (art. 53 al. 1 LPGA) ou de la reconsidération (art. 53 al. 2 LPGA), puisqu'elles suggéreraient que l'office AI avait commis une "erreur originelle" en rapport avec les faits sur lesquels se fondaient les décisions du 2 juin 2014.