Citation: 2C_471/2019 E. 2.2

2.2. En tant que le dispositif des arrêts entrepris prévoit notamment le renvoi des causes à l'Office cantonal, afin que celui-ci transmette, avec un préavis favorable, le dossier des intimés au Secrétariat d'Etat en vue d'une approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour, celui-ci n'apparaît pas conforme à la jurisprudence du Tribunal fédéral, selon laquelle la procédure d'approbation par le Secrétariat d'Etat n'est pas admissible lorsqu'une décision octroyant un titre de séjour a été prise sur recours par une autorité cantonale (en principe judiciaire) et que cette décision peut être portée jusqu'au Tribunal fédéral par le Secrétariat d'Etat par la voie du recours des autorités (cf. ATF 141 II 169 consid. 4 p. 173 ss.; arrêts 2C_361/2018 du 21 janvier 2019 consid. 2.1 et les références citées; 2C_634/2014 du 24 avril 2015 consid. 3.1 à 3.3). Les arrêts de la Cour de justice ayant été rendus le 26 mars 2019, il n'y a pas lieu ici de s'interroger sur la portée du nouvel art. 99 al. 2 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20), entré en vigueur le 1er juin 2019. En l'occurrence, dès lors que les arrêts entrepris rendus par la Cour de justice ont admis le principe de l'octroi d'une autorisation de séjour en faveur des intimés sans laisser de marge d'appréciation à l'Office cantonal et que le Secrétariat d'Etat utilise, à juste titre, la voie du recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral pour se plaindre desdits arrêts, une procédure ultérieure d'approbation par ledit Secrétariat ne saurait entrer en considération. Dans ces circonstances, il faut comprendre le dispositif litigieux dans le sens que les causes sont renvoyées à l'Office cantonal pour que celui-ci rende de nouvelles décisions octroyant un permis de séjour aux intimés.