Citation: 6B_34/2017 E. 1.3.4

1.3.4. Il ressort de ce qui précède que la critique du recourant consiste essentiellement à opposer son appréciation des preuves à celle de la cour cantonale. Elle est appellatoire dans cette mesure (consid. 1.1 supra). Au demeurant, par opposition aux affaires citées par le recourant, soit des cas de perte de maîtrise du véhicule lors d'une course-poursuite (ATF 130 IV 58; arrêts 6B_168/2010 du 4 juin 2010 et 6S.114/2005 du 28 mars 2006), lorsque l'auteur a constaté la présence de l'autre véhicule mais a renoncé à freiner, escomptant que l'autre le ferait (arrêt 6B_463/2012 du 6 mai 2013), ou encore lorsque l'auteur entreprend un dépassement " à l'aveugle " (arrêt 6B_411/2012 du 8 avril 2013), les faits du cas d'espèce ne permettaient pas d'affirmer, au point que toute autre appréciation serait insoutenable, que l'intimé a consciemment et volontairement adopté un comportement qui ne faisait dépendre plus que du hasard la survenance d'une issue fatale. C'est en conséquence sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que l'intimé a cru, par erreur et en dépit des remarques de ses passagers, qu'il serait en mesure de prendre le virage dans les conditions dans lesquelles il circulait, sans encore sérieusement envisager et accepter un résultat tel que celui s'est produit. La cour cantonale n'a pas non plus méconnu la notion de dol éventuel en excluant la qualification de meurtre au profit de celle d'homicide par négligence.