Citation: 5A_729/2024 E. B

Par demande du 26 août 2024 fondée sur la Convention sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants du 25 octobre 1980 (ci-après: CLaH80; RS 0.211.230.02), B.________ a saisi la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: Chambre des curatelles ou cour cantonale), concluant au retour immédiat de ses filles à son domicile, à ce qu'ordre soit donné à A.________, sous la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP, de remettre les enfants à la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: DGEJ) afin que celle-ci se charge de leur rapatriement en France, à ce que la DGEJ soit chargée de l'exécution du retour des enfants, le cas échéant avec le concours de la force publique, et à ce qu'A.________ soit astreinte à tous les éventuels frais et dépens. Il a par ailleurs sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire. B.a. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du même jour, B.________ a requis qu'ordre soit donné à sa partie adverse de déposer le passeport et tous les documents d'identité des enfants au greffe du Tribunal cantonal dans les 24 heures dès notification du prononcé, cas échéant par exécution forcée, ce jusqu'à droit connu sur la demande en retour. B.b. Le 27 août 2024, la juge déléguée de la Chambre des curatelles a désigné Me Jean-Lou Maury, avocat, en qualité de curateur des enfants, invité la DGEJ à déposer un bref rapport au sujet de la situation des mineurs et d'un besoin éventuel de mesures de protection, ordonné à la mère, sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP, de déposer les papiers d'identité des enfants auprès du greffe de la Chambre des curatelle, lui étant de surcroît interdit de quitter le territoire suisse avec ses filles pendant la durée de la procédure. B.c. Par réponse du 23 septembre 2024, A.________ a conclu au rejet des conclusions prises par sa partie adverse, après avoir préalablement sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire. Le curateur des enfants a conclu à l'admission de la demande en retour des enfants, après avoir rencontré le directeur de l'établissement où les enfants étaient scolarisées ainsi que les deux mineures et s'être entretenu avec chacun des parents. Dans son rapport d'évaluation du 23 septembre 2024, la DGEJ a indiqué qu'une mesure de protection au sens de l'art. 307 al. 3 CC serait nécessaire pour surveiller le bon développement des enfants, à condition qu'elles résident en Suisse. Le 23 septembre 2024, B.________ a produit l'attestation émanant de l'Autorité centrale française au sens de l'art. 15 CLaH80 ainsi que les dispositions du droit français applicables. Les parties ont répliqué et dupliqué. Une audience s'est tenue le 3 octobre 2024 devant la Chambre des curatelles. La conciliation a échoué. B.d. Par jugement du 3 octobre 2024, la cour cantonale a notamment admis la requête formée par le père des enfants et a ordonné à la mère, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, d'assurer le retour de celles-ci en France d'ici au 31 octobre 2024. Les mesures de protection immédiate prononcées à titre superprovisionnel et provisionnel par la juge déléguée ont été maintenues jusqu'à l'exécution du retour. B.e. Le 24 octobre 2024, A.________ a déposé devant la Chambre des curatelles une requête visant la révocation du curateur de ses enfants, invoquant un potentiel conflit d'intérêts.