Citation: 9C_397/2007 14.05.2008 E. 4

4.1 D'un point de vue somatique, la recourante, au moment de la décision sur opposition du 11 mai 2005, souffrait d'obésité morbide, d'hypertension artérielle ainsi que d'une gonarthrose tri-compartimentale bilatérale. S'agissant de l'affection touchant les genoux, les premiers juges ont retenu que de l'avis du docteur B.________, cette affection ne justifiait aucune incapacité de travail, pour autant que l'activité professionnelle ne comporte ni port de charges ni longs déplacements. Dès lors que l'appréciation de ce médecin était fondée sur une étude circonstanciée, qu'elle était claire et dûment motivée, il n'y avait pas lieu de s'en écarter. 4.2 La recourante, qui conteste que le rapport médical du docteur B.________ du 24 mai 2004 soit fondé sur une étude circonstanciée du dossier et qu'il soit dûment motivé, fait valoir que les conclusions de ce médecin en ce qui concerne sa capacité de travail relèvent d'une parfaite méconnaissance du métier qu'elle exerçait auparavant et qu'elles sont contradictoires. Cela doit être réfuté. Dans l'annexe au rapport médical, le docteur B.________ a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'on pouvait exiger que l'assurée exerce une autre activité. Il a indiqué qu'il s'agissait d'une activité sans déplacement et sans ports de charges et qu'elle pouvait être exercée à 100 %, pendant huit heures et 30 minutes par jour. Cet élément est décisif. Le droit à la rente d'invalidité est fonction de l'exigibilité objective selon l'art. 16 LPGA. Est donc déterminant le point de savoir si, du point de vue somatique, la mise en valeur de la capacité de travail résiduelle dans une activité adaptée est exigible selon cette disposition légale (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398). Ainsi, l'argument de la recourante, selon lequel le rapport d'enquête économique sur le ménage du 3 mars 2004 corrobore sur le plan pratique les constatations médicales au sujet de ses problèmes de genoux, n'est pas pertinent. Dans le cas d'espèce, les premiers juges ont retenu que d'un point de vue somatique, la capacité de travail de la recourante était entière dans une activité adaptée, tenant compte des limitations fonctionnelles. Ces constatations de fait ne sont pas manifestement inexactes. Même si le docteur R.________, dans le document du 26 mai 2004, a fait état de l'apparition d'une gonarthrose bilatérale limitant le périmètre de marche et la station debout, la survenance de cette limitation de nature orthopédique ne remet pas en cause le bien-fondé des conclusions du docteur B.________ dans son rapport médical du 24 mai 2004 en ce qui concerne la capacité de travail exigible dans une activité adaptée. 4.3 Au plan psychique, il est constant que la recourante ne présente aucune atteinte à la santé invalidante. 4.4 Il résulte de ce qui précède qu'au moment de la décision sur opposition du 11 mai 2005, la capacité de travail de la recourante était entière dans une activité adaptée, tenant compte des limitations fonctionnelles.