Citation: 6B_138/2021 E. B

Par arrêt du 16 décembre 2020, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours formé par A.________ à l'encontre de cette ordonnance. Il en ressort en substance ce qui suit. B.a. Le vendredi 13 mai 2016, aux environs de 22 heures, A.________, né en 2000, s'est jeté dans le vide par le balcon de sa chambre, au Collège B.________ à U.________. Il a fait une chute de quelque 15 mètres. Grièvement blessé, il a été immédiatement secouru et hospitalisé, mais présente depuis lors de très graves séquelles. C.________, maître d'internat, a expliqué à la police que A.________, étudiant, était rentré dans l'établissement peu avant l'heure qui lui était fixée, dans un état qui laissait soupçonner une alcoolisation. Il l'avait soumis à un éthylotest relié à un téléphone portable, qui avait révélé une alcoolémie de 1.4o/oo à 20h20. C.________ l'avait averti qu'il en informerait sa famille. A.________ avait alors eu l'air stressé. Il avait regagné sa chambre afin de préparer ses effets pour le week-end. Un peu plus tard, D.________, un autre élève, a voulu rejoindre le prénommé dans sa chambre. Constatant que sa porte était verrouillée, il a averti C.________ qui a ouvert la porte de la chambre avec ses propres clés. Celle-ci paraissait vide. D.________ a alors vu du sang sur le balcon. Se penchant au-dessus de la rambarde, ils ont aperçu le corps de A.________ qui gisait par terre, au pied de l'immeuble. Selon les déclarations de deux autres étudiants entendus par la police, A.________ avait déjà été surpris à trois reprises, par le passé, en train de boire de l'alcool dans le collège. Il était en conflit avec sa famille, plus particulièrement avec son père, pour ce motif et s'était montré agité et triste après l'éthylotest, ce que les témoins expliquaient par l'inquiétude que ses parents ne fussent mis au courant. B.b. Le 23 janvier 2017, le ministère public a rempli une formule intitulée " ordonnance de non-entrée en matière par fichet ", à teneur de laquelle il ne retenait aucune infraction pénale, en raison d'une " défenestration ". Les 25 août et 1er septembre 2020, A.________, déclarant " envisager " de déposer plainte pénale, a demandé à consulter le dossier. Le jour où il accédait à cette demande, le 15 septembre 2020, le ministère public a spontanément informé A.________ de la décision prise le 23 janvier 2017 et l'a informé que celle-ci pouvait être attaquée sous 10 jours auprès de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice.