Citation: 6B_1273/2023 E. 1.2

1.2. Le jugement entrepris fait référence à la décision de la cour cantonale du 1er février 2023, par laquelle la réquisition de preuve tendant à la réalisation d'une expertise forensique d'analyse vocale a été rejetée (jugement entrepris consid. 3.5). Il ressort notamment de cette décision que le recourant avait été entendu à quatre reprises et que de nombreuses autres personnes avaient été entendues, de sorte que les déclarations du premier pouvaient faire l'objet d'un examen de crédibilité détaillé et minutieux, confrontées aux autres moyens de preuve au dossier. Ces moyens étaient suffisants pour examiner la crédibilité des déclarations du recourant ainsi que la force probante des écoutes téléphoniques litigieuses. En outre, la cour cantonale a relevé que la reconnaissance vocale n'était pas une science exacte, sans parler de la force probante d'une telle méthode, dans la mesure où il aurait fallu demander au recourant d'utiliser sa voix habituelle pour se soumettre à une comparaison avec la voix ressortant des écoutes téléphoniques 8 ans auparavant (décision du 1er février 2023 consid. 4). Dans son jugement au fond, la cour cantonale a également souligné que le défaut de reconnaissance formelle de la voix du recourant sur les bandes d'enregistrement par un traducteur n'était pas pertinent, dans la mesure où ce dernier n'était pas qualifié pour procéder à des identifications. En outre, plusieurs années s'étant écoulées entre l'enregistrement et l'audition, le timbre des voix s'était modifié. Elle a de surcroît exposé les motifs pour lesquels il ne faisait, selon elle, aucun doute que le recourant était l'interlocuteur des conversations téléphoniques litigieuses (notamment: numéro de téléphone employé; prénoms et surnoms cités; cf. infra consid. 2.2).