Citation: 1P.427/2003 13.10.2003 E. 1

Seul le recours de droit public est ouvert pour se plaindre d'une interprétation arbitraire du droit cantonal ou pour invoquer la violation directe de droits constitutionnels, tels que le droit à la protection de la bonne foi, le droit d'être entendu ou encore le droit de faire examiner un jugement pénal par une juridiction supérieure, découlant des art. 9, 29 al. 1 et 32 al. 3 Cst. (art. 84 al. 1 let. a OJ; ATF 127 IV 215 consid. 2d p. 218). Le recourant est personnellement et directement touché par l'arrêt de la Cour d'appel pénal du 30 juin 2003 qui déclare irrecevable l'appel interjeté contre le jugement du Juge de police de la Gruyère du 8 mai 2003 dans la mesure où il permet l'entrée en force de l'ordonnance pénale du 25 avril 2002 le condamnant à une amende de 1'000 fr. pour violation grave des règles de la circulation routière; il a qualité pour agir selon l'art. 88 OJ. Vu la nature cassatoire du recours de droit public, la conclusion tendant au renvoi de la cause à la Cour d'appel pénal pour nouvelle décision est irrecevable (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176). Le recourant a également conclu à l'annulation de l'arrêt de la Chambre pénale du 2 mai 2003 et du jugement du Juge de police de la Gruyère du 8 mai 2003; la recevabilité du recours sur ce point est douteuse dès lors que le délai de trente jours fixé à l'art. 89 al. 1 OJ pour recourir contre ces décisions est largement échu et que D.________ n'a pas demandé formellement la restitution du délai de recours (cf. ATF 109 Ia 248 consid. 1 p. 250; arrêt 2P.9/1996 du 3 décembre 1996 consid. 2c reproduit à la RDAT 1997 I n° 18 p. 49). Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise.