Citation: 5A_755/2023 E. B

B.a. L'époux a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal de première instance) d'une requête de mesures protectrices de l'union conjugale le 3 août 2020. Par jugement du 5 février 2021, le Tribunal de première instance a notamment maintenu la garde alternée sur les enfants précédemment convenue entre les parents, à raison d'une semaine sur deux et de la moitié des vacances scolaires, fixé le domicile des enfants auprès de leur mère, donné acte à celle-ci de son engagement d'assumer leurs frais fixes, soit leurs primes d'assurance-maladie, leurs frais de parascolaire, de restaurant scolaire, de transports et d'activités extra-scolaires, mis à la charge de la mère des contributions d'entretien mensuelles en faveur de chaque enfant et condamné celle-ci à verser une contribution d'entretien en faveur de l'époux. Par arrêt du 7 septembre 2021, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) a à nouveau statué sur les contributions d'entretien dues par la mère. Statuant sur recours par arrêt 5A_915/2021 du 9 mars 2023, la Cour de céans a notamment fixé le montant de la contribution d'entretien due à l'époux à 2'281 fr. depuis le 1er juillet 2021. B.b. Le 25 août 2021, l'épouse a déposé une demande unilatérale de divorce. B.c. Statuant le 20 avril 2023 par la voie de mesures provisionnelles dans la procédure de divorce, le Tribunal de première instance a notamment attribué, dès le 1er juillet 2023, la garde des enfants à la mère (ch. 1), l'a autorisée à déplacer leur résidence habituelle à V.________ dès le 1er juillet 2023 (ch. 2), lui a, en tant que de besoin, fait interdiction de déplacer leur lieu de résidence avant le 1er juillet 2023 (ch. 3) et l'a autorisée à entreprendre seule pour les enfants toutes les démarches relatives à leur déménagement, en particulier les annonces de départ aux autorités suisses et d'arrivée aux autorités américaines, ainsi que l'inscription au sein des établissements Q.________ et R.________ à V.________, pour autant qu'elle informe les autorités concernées et en particulier les autorités genevoises que le déplacement de résidence n'était autorisé qu'à compter du 1er juillet 2023 et, le cas échéant, que l'ordonnance était contestée (ch. 4). Le Tribunal de première instance a également réservé en faveur du père, dès le 1er juillet 2023, un droit de visite sur les enfants devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, selon les modalités suivantes: sept semaines durant les vacances d'été en Amérique du Nord; durant les vacances de Thanksgiving, y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; durant l'intégralité des vacances de Noël et Nouvel An, y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; durant l'intégralité du Spring break (en mars), y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; durant les périodes scolaires, à raison de périodes mensuelles de sept jours en moyenne, à proximité du domicile des enfants, de manière à ce que ceux-ci puissent aller à l'école depuis le logement partagé avec leur père pendant ces périodes. Le Tribunal de première instance a précisé que, pour les périodes de vacances durant l'année scolaire, les enfants se rendraient en Suisse aux fins de l'exercice du droit de visite et que les vols nécessaires prendraient place durant la durée des visites prévues (ch. 5). Il a encore donné acte à la mère de son engagement à faire preuve de flexibilité pour permettre aux enfants de voir leur père aussi souvent que possible (ch. 6), donné acte à celle-ci, en particulier, de son engagement à faciliter l'organisation du droit de visite, notamment en collaborant aux démarches relatives aux vols accompagnés, en emmenant les enfants à l'aéroport à ses frais ou encore en faisant preuve de flexibilité lorsque le père souhaiterait exercer son droit de visite en dehors de périodes de vacances scolaires (ch. 7), donné acte à celle-ci de son engagement à organiser au minimum trois séances de type "Skype" par semaine entre le père et les enfants, les mardis, jeudis et dimanches à 20h00 (heure suisse; ch. 8) et exhorté les parents à entreprendre un travail de coparentalité par visio-conférence, ainsi que, pour chacun, un suivi thérapeutique personnel, afin de favoriser le dépassement de leurs différends (ch. 9). Le Tribunal de première instance a en outre supprimé, à compter du 1er juillet 2023, les contributions à l'entretien des enfants mises à la charge de la mère (ch. 10), dit que, dès le 1er juillet 2023, celle-ci s'acquitterait de toutes les charges des enfants, à l'exception des charges courantes lorsqu'ils seraient avec le père et de leurs frais de déplacement aux fins de l'exercice du droit de visite à l'étranger (ch. 11), condamné les parties à s'acquitter par moitié chacune des frais de déplacement des enfants aux fins de l'exercice du droit de visite à l'étranger et autorisé la mère à s'acquitter directement de ces frais et à en imputer la moitié sur la contribution à l'entretien du père dont le versement lui incombait (ch. 12), modifié en conséquence le chiffre 4 du jugement du 5 février 2021 ainsi que le dispositif de l'arrêt de la Cour de justice du 7 septembre 2021 (ch. 13), réservé sa décision finale quant au sort des frais (ch. 14) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 15). B.d. Par arrêt du 28 septembre 2023, la Cour de justice, statuant sur les appels formés par les parties, a annulé les chiffres 1, 2, 4, 5, 10, 11 et 15 du dispositif de l'ordonnance du 20 avril 2023 et, statuant à nouveau, a attribué la garde des enfants à la mère, l'a autorisée à déplacer la résidence habituelle des enfants à V.________, l'a autorisée à entreprendre seule pour les enfants toutes les démarches relatives à leur déménagement, en particulier les annonces de départ aux autorités suisses et d'arrivée aux autorités américaines, ainsi que l'inscription au sein des établissements Q.________ et R.________ à V.________, et réservé en faveur du père un droit de visite s'exerçant, sauf accord contraire entre les parties, selon les modalités suivantes: sept semaines durant les vacances d'été, dont au minimum trois semaines en Amérique du Nord; durant les vacances de Thanksgiving, y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; chaque année impaire, durant les vacances de Noël et Nouvel An, y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; durant l'intégralité du Spring break (en mars), y compris les week-ends précédant et suivant immédiatement les jours de vacances concernés; durant les périodes scolaires, à raison de périodes mensuelles de sept jours en moyenne, à proximité du domicile des enfants, de manière à ce que ceux-ci puissent aller à l'école depuis le logement qu'ils partageraient avec leur père pendant ces périodes. L'autorité cantonale a en outre précisé que, pour les périodes de vacances durant l'année scolaire, les enfants se rendraient en Suisse aux fins de l'exercice du droit de visite et que les vols nécessaires prendraient place durant la durée des visites prévues, dit que le droit de visite prendrait effet dès le déménagement effectif des enfants aux États-Unis, condamné la mère à verser, dès le 16 août 2023 et jusqu'au déménagement effectif des enfants dans ce pays, des contributions d'entretien de 630 fr. en faveur de D.________ et de 830 fr. en faveur de C.________, payables par mois d'avance en mains du père, dit que la mère pourrait déduire des contributions susmentionnées les éventuels frais fixes dont elle se serait acquittée dans l'intervalle en faveur des enfants, condamné la mère, en tant que de besoin, à reverser au père les éventuelles allocations familiales qu'elle aurait perçues depuis le 16 août 2023, supprimé, dès le déménagement effectif des enfants aux États-Unis, les contributions à leur entretien, dit que, dès le déménagement effectif des enfants aux États-Unis, celle-ci s'acquitterait de toutes leurs charges, à l'exception des charges courantes lorsqu'ils seraient avec leur père et de leurs frais de déplacement aux fins de l'exercice du droit de visite à l'étranger, confirmé l'ordonnance entreprise pour le surplus, débouté les parties de toutes autres ou contraires conclusions et statué sur les frais et dépens.