Citation: 4C.226/2003 25.02.2004 E. 5

5.1 Dans son recours joint, le demandeur invoque, d'abord, la violation de l'art. 322 CO. Il reproche à la cour cantonale de lui avoir refusé le versement d'un arriéré de salaires de 11'474 fr., résultant de la différence entre la somme de 65'000 fr. de salaires dus, du 1er juillet 1994 à fin août 1995 (sur la base d'un salaire mensuel de 5'000 fr.), et de la somme de 53'526 fr., représentant la totalité des montants reçus et retirés par le demandeur, selon les constatations du jugement cantonal. Pour le demandeur, la résiliation immédiate l'aurait privé à tort de la possibilité de réaliser une condition suspensive, affectant non pas le principe de la rémunération (5'000 fr. net par mois), mais le moment de sa naissance. 5.2 Sur la base du courrier du 8 novembre 1995 et des déclarations du demandeur en cours de procédure, la cour cantonale a constaté qu'il s'était engagé à percevoir un salaire en fonction des résultats mensuels de la société et de l'acquisition de la clientèle. C'est pour cette raison qu'il aurait prélevé, en moyenne, des montants inférieurs à 5'000 fr. jusqu'au mois d'août 1995. Aux yeux de la cour, le demandeur, ayant donné son accord, à tout le moins tacite ou par actes concluants, à une rémunération inférieure, ne saurait prétendre au paiement d'arriérés. Quoi qu'en pense celui-ci, son consentement au prélèvement d'une rémunération variable relève du fait et lie le Tribunal fédéral en instance de réforme (art. 63 al. 2 OJ).