Citation: 7B_61/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, l'arrêt attaqué a été notifié aux recourants le 1er décembre 2023, de sorte que le délai pour recourir au Tribunal fédéral est arrivé à échéance le 16 janvier 2024. Or, selon le sceau postal apposé sur l'enveloppe contenant le recours, celui-ci est présumé avoir été déposé le 17 janvier 2024, soit tardivement. Dans leur acte de recours daté du 15 janvier 2024, les recourants ont cependant indiqué avoir déposé celui-ci par pli simple à 11h55 à la poste de Varembé, à Genève, et l'avoir envoyé par courriel à la Chancellerie centrale du Tribunal fédéral. Ce courriel a été envoyé le 16 janvier 2024 à 23h56, "à titre de preuve du recours posté ce soir avant minuit à la poste de Varembé CH - 1202 Genève". Pour autant, un acte de recours transmis par la voie électronique ne peut être considéré comme déposé régulièrement que s'il est muni d'une signature certifiée (art. 42 al. 4 et 48 al. 2 LTF; cf. ATF 148 IV 445 consid. 1.3.1; 142 IV 299 consid. 1.1), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. L'envoi d'une copie du recours par courriel ne permet pas davantage d'établir à lui seul la date du dépôt de celui-ci par pli simple, respectivement de renverser la présomption découlant du sceau postal. Les recourants n'ont en outre offert spontanément aucun autre moyen de preuve susceptible d'établir le dépôt de leur recours en temps utile. L'enveloppe qui renfermait le recours original n'est en particulier muni d'aucune mention et signatures de témoins qui pourraient attester du fait que l'acte en question aurait été déposé le 16 janvier 2024 avant minuit à la poste de Varembé. Il n'y a à cet égard pas lieu d'interpeller les recourants, dès lors que les exigences strictes de preuve du respect du délai de recours leur avaient déjà été rappelées et leur étaient donc parfaitement connues (cf. arrêts 1C_140/2023 du 14 décembre 2023 consid. 1; 1C_66/2014 du14 mars 2014 consid. 1). Le recours réputé déposé le 17 janvier 2024 est dès lors tardif.