Citation: 6B_1189/2021 E. B

Par jugement du 2 juillet 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du 15 février 2021 et a confirmé celui-ci. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1974 au Portugal, pays dont il a la nationalité et où il a effectué sa scolarité. II y a par la suite travaillé comme boulanger, puis dans une usine. Il s'est marié en 1992. Deux enfants, nés en 1992 et 1994, sont issus de cette union. En 2006, la famille est venue s'établir en Suisse, où A.________ a travaillé dans le domaine de la construction puis comme chauffeur-livreur. Au moment des faits, il bénéficiait de l'assurance-chômage. Quant à son épouse, elle réalisait un revenu mensuel oscillant entre 1'000 fr. et 1'500 fr. pour son activité de femme de ménage. S'agissant de sa fortune, A.________ est propriétaire d'un logement au Portugal, dont il estime la valeur à 150'000 francs. Ce bien fait l'objet d'une hypothèque. A.________ a indiqué qu'il s'acquittait d'intérêts hypothécaires à hauteur de 500 fr. par mois. Toute sa famille vit en Suisse. B.b. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________ ne comporte aucune inscription. B.c. Pour les besoins de la présente cause, A.________ a été détenu provisoirement dès le 6 mai 2020. À compter du 12 mai 2020, il a intégré la Prison du Bois-Mermet, au sein de laquelle il était toujours détenu au moment de l'audience d'appel. B.d. Le 4 mai 2020, à U.________, A.________ a pris en autostop, dans son véhicule de marque C.________, B.________, née en 1998, patiente de la Fondation D.________, qui marchait le long de la route en direction de V.________, afin de prendre le bus jusqu'à W.________, où elle avait rendez-vous avec son compagnon. En cours de route, A.________ lui a dit que si elle avait à nouveau besoin d'être véhiculée à l'avenir, il fallait qu'elle l'appelle; ils ont ainsi échangé leur numéro de téléphone. Lors du trajet, A.________ a importuné B.________ en posant sa main sur le haut de sa cuisse à plusieurs reprises, la remettant après que la prénommée la lui retirait. Il l'a également touchée, par-dessus les habits, au niveau de la poitrine. A.________ a finalement déposé B.________ à W.________, essayant de l'embrasser sur la bouche au moment de lui dire au revoir. B.e. Le 5 mai 2020, vers 7h40, B.________ a téléphoné à A.________ afin de lui demander s'il pouvait la conduire à W.________ dans l'après-midi. Plus tard, elle a changé d'avis et l'a rappelé afin de l'en informer. A.________ l'a toutefois contactée à plusieurs reprises, sans qu'elle ne lui réponde. Peu avant 14h30, B.________ a quitté la Fondation D.________ à pied et a marché le long de la route X.________ en direction de V.________. En chemin, elle a constaté la présence de A.________, qui l'attendait dans son véhicule à proximité de l'arrêt de bus "E.________", en dessous de la fondation. A cet endroit, A.________ l'a hélée en lui disant: "Viens B.________, monte", ce à quoi la plaignante a répondu qu'elle n'en avait pas envie et qu'elle devait aller voir son copain. A.________ est alors sorti de sa voiture et a saisi B.________ par le bras en le serrant. Tétanisée, cette dernière n'a eu d'autre choix que de prendre place sur le siège passager. A.________ a fermé la portière, démarré son véhicule et fait demi-tour en direction de la Fondation D.________, avant de s'engager sur un chemin qui partait vers la forêt et de s'arrêter 500 mètres plus loin. A.________ est alors descendu de la voiture et a ouvert la portière du côté passager en exhortant B.________ de venir à l'arrière. Cette dernière lui a dit qu'elle ne voulait pas. Il a donc réitéré sa demande, à laquelle elle a à nouveau répondu par la négative. A.________ l'a alors prise par le bras et sortie de force de la voiture, avant d'ouvrir la portière arrière du véhicule et de la pousser la tête en avant dans l'habitacle. B.________ a ainsi été contrainte de s'asseoir sur la banquette arrière gauche avant que A.________ n'entre à son tour dans le véhicule. Il s'est assis à côté d'elle, a fermé la portière et lui a ordonné de venir près de lui, ce que la plaignante a refusé. Il a alors essayé de lui enlever son pantalon de force, au point de le déchirer. B.________ lui disait qu'elle n'avait pas envie, mais il a insisté. A.________ a ensuite relevé la chemise de B.________ et baissé son soutien-gorge, afin de laisser apparaître sa poitrine. Il lui a alors léché les seins, tandis qu'elle essayait de le repousser avec ses mains, sans succès. A.________ a par la suite essayé de l'embrasser en serrant sa tête entre ses mains. B.________ tentait de le repousser et de tourner la tête, mais il la lui tenait fortement et est finalement parvenu à faire entrer sa langue dans sa bouche. Après cela, il lui a ordonné de se mettre à quatre pattes sur la banquette et l'a maintenue par le cou dans cette position, la tête de B.________ étant dirigée vers la fenêtre du côté gauche. L'intéressé a alors baissé le pantalon et la culotte de cette dernière jusqu'à ses genoux et s'est déshabillé, avant d'introduire de force son sexe dans son anus, sans préservatif. B.________ a eu mal, lui déclarant à plusieurs reprises: "Arrête, tu me fais mal". A.________ a toutefois continué à faire des mouvements de va-et-vient durant plusieurs minutes. B.________ a tenté d'ouvrir la portière qui se trouvait de son côté, en vain toutefois, A.________ lui ayant à cet égard indiqué: "ça ne sert à rien d'essayer, la porte est condamnée". Pendant qu'il la pénétrait analement, le prénommé a également brutalement introduit ses doigts dans son vagin, alors que B.________ lui demandait d'arrêter, car cela lui faisait mal. B.f. A.________ a finalement cessé ses agissements et s'est rhabillé lorsqu'une voiture est arrivée et s'est parquée à côté de son véhicule. B.________ s'est également rhabillée. A.________ a ouvert la portière et est sorti de la voiture, suivi de B.________, qui l'a supplié de la ramener à W.________. Ils ont ensuite repris place à l'avant du véhicule et A.________ l'a conduite à W.________, sans échanger un mot. B.g. Le lendemain de ces faits, B.________ s'est soumise à une expertise gynécologique réalisée par le Prof. F.________ et le Dr G.________, médecins au Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après: CURML). Aux termes de leur rapport du 3 juin 2020, ces médecins ont constaté la présence de deux ecchymoses de part et d'autre du cou, de deux discrètes ecchymoses au niveau des deux cuisses et d'une zone de dermabrasions au niveau de la face antérieure de la jambe droite. L'examen gynécologique a en outre mis en évidence un érythème au niveau de la fourchette postérieure de la vulve et un érythème au niveau du pourtour de l'urètre. Selon les médecins du CURML, ce tableau lésionnel était peu spécifique, mais compatible avec la version des faits présentée par B.________. B.h. B.________ a déposé plainte le 6 mai 2020 pour les faits susmentionnés.