Citation: 6B_42/2018 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, l'intimé a fait l'objet dans le délai de cinq ans prévu par l'art. 42 al. 2 CP de deux condamnations pertinentes pour l'application de cette disposition. Malgré ces condamnations pour la même infraction - pornographie -, la cour cantonale a estimé qu'un ensemble d'éléments dénotaient une réelle volonté de l'intimé de s'amender et qu'il y avait lieu de louer cette attitude et, dans la mesure du possible, de l'encourager. Pour cette raison, il se justifiait de lui accorder le sursis. La cour cantonale s'est notamment ralliée à la motivation du premier juge qu'elle a jugée convaincante, soit aux circonstances particulièrement favorables qui ont été retenues en première instance. Le ministère public estime, pour sa part, que de manière générale, la cour cantonale n'a retenu que des " critères anecdotiques " qui ne sauraient être qualifiés de " circonstances particulièrement favorables " au sens de l'art. 42 al. 2 CP.