Citation: 1C_372/2020 E. 1

Dans sa décision, le DTE a habilité l'intimée à déposer sans délai son projet de plan d'extraction et sa demande de permis d'exploiter, et a simultanément différé le projet de la recourante pour une vingtaine d'années. Cette décision relève expressément que l'issue de la procédure du plan d'extraction et d'autorisation d'exploiter de l'intimée est réservée. Elle ne statue donc pas définitivement sur l'un ou l'autre projet, mais empêche en l'état la recourante de requérir et d'obtenir à bref délai le droit d'exploiter le gisement qui se trouve sur ses parcelles. Dans la mesure où elle accorde la priorité à un projet, au détriment de l'autre, il s'agit bien d'une décision au sens tant de l'art. 3 al. 1 loi vaudoise sur la procédure administrative (LPA/VD, RS/VD 173.36) que de l'art. 82 let. a LTF. Avec raison, la recourante relève que la décision attaqué ne constitue pas un arbitrage au sens de l'art. 77 LTF. La recourante a qualité pour agir au sens de l'art. 89 al. 1 let. b et c LTF, et ses conclusions (tendant principalement à une réforme en sa faveur de l'arrêt attaqué et de la décision du DTE) sont recevables au regard de l'art. 107 al. 2 LTF.