Citation: 6B_572/2018 E. 4.3

4.3. La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du comportement de l'intimée, qui avait renoncé à la licencier après la découverte des faits qui lui étaient reprochés et qui avait attendu quatre ans avant de la dénoncer au ministère public. Il n'apparaît toutefois pas que la poursuite de son activité professionnelle après la découverte des faits, au sein d'une autre entité de l'intimée, constitue un élément d'appréciation pertinent que la cour cantonale devait prendre en considération dans le cadre de la fixation de la peine. Elle perd par ailleurs de vue que la circonstance tirée de l'écoulement du temps a déjà valablement été prise en compte par l'application de l'art. 48 let. e CP, sans que cela ne soit critiquable, étant observé que l'action pénale allait être prescrite quelques mois après le jugement de première instance.