Citation: 8C_267/2023 E. 6.3.2

6.3.2. En l'espèce, les arguments du recourant ne permettent pas de conclure que la doctoresse B.________ aurait omis des éléments déterminants en se fondant sur le résumé du secrétaire du BEM. Le traitement médicamenteux du recourant a été instauré postérieurement au rapport d'expertise du 22 mars 2021, de sorte que l'on ne saurait faire grief à l'experte d'avoir fait état de l'absence de toute médication dans ce rapport. Dans son rapport du 8 février 2021, le docteur C.________ n'a en effet fait qu'envisager l'instauration (future) d'un neuroleptique. Ce n'est que dans son rapport de septembre 2021 qu'un traitement par Risperidon a été mentionné. Comme déjà vu, la prise de ce médicament est sans influence sur l'issue du litige (cf. consid. 5.2.1 in fine supra). L'avis du docteur D.________ du 18 décembre 2020 a été résumé en détail dans le rapport d'expertise et le passage mis en évidence par le recourant - concernant les chances de succès d'éventuelles mesures de réadaptation - y figure. Rien n'indique que l'experte n'ait pas pris en compte cet avis, étant entendu qu'un simple pronostic concernant de potentielles mesures de réadaptation ne saurait fonder un droit à de telles mesures. Le résumé, présenté dans le rapport d'expertise, des rapports du psychiatre traitant, ne passe pas sous silence des éléments essentiels qui auraient été ignorés par l'experte. Le recourant se plaint de ce que la synthèse du rapport du 6 août 2020 ne contient pas un extrait de ce rapport évoquant la présence de symptômes tels que l'absence de plaisir, la présence d'une froideur, la difficulté à exprimer des réactions chaleureuses ou colériques, une indifférence et un caractère solitaire. Or le résumé relève notamment des bizarreries du comportement et des difficultés dans la gestion des émotions, en ce sens que le recourant n'exprime pas ses émotions, ainsi que son caractère solitaire et ses difficultés à évoluer en groupe. Ces constatations correspondent aux symptômes décrits par le docteur C.________ dans son rapport. Le recourant relève encore que ce dernier a indiqué que son patient se plaignait, au départ, d'une symptomatologie anxieuse et dépressive, et qu'une symptomatologie psychotique - qui a motivé l'introduction d'un traitement par neuroleptique - n'est ressortie que plus tard. Il résulte toutefois bien du rapport d'expertise, notamment de la synthèse de l'avis du psychiatre traitant du 8 février 2021, qu'une prise en charge médicamenteuse a été envisagée en lien avec le diagnostic de trouble de la personnalité schizoïde, et que le motif initial de la prise en charge psychiatrique était un état d'angoisse.