Citation: 9F_15/2023 E. 3.2

3.2. L'argumentation de la requérante est mal fondée. Quoi qu'elle en dise, le rapport d'expertise du docteur B.________ n'est pas un motif de révision de l'arrêt 9C_601/2018 du 2 novembre 2018, conformément à la jurisprudence précédemment rappelée (consid. 1 supra). En effet, selon celle-ci, il ne suffit pas, pour justifier la révision d'une décision, que l'expert tire ultérieurement, des faits connus au moment du jugement principal, d'autres conclusions que le tribunal. Autrement dit, la seule éventualité que les troubles de la personne assurée - connus et dont les conséquences ont été soigneusement examinées - soient qualifiés différemment ne constitue pas un fait pertinent au sens de la jurisprudence (cf. arrêt 9F_5/2014 du 8 mai 2014). En l'espèce, l'état de santé de l'assurée, notamment du point de vue psychique, était connu au moment où le Tribunal fédéral avait rendu l'arrêt 9C_601/2018 du 2 novembre 2018 et les conséquences de ses atteintes à la santé avaient été examinées. D'une part, l'office AI avait diligenté trois expertises dans le cadre de l'instruction des précédentes demandes de prestations de la requérante (rapport d'expertise pluridisciplinaire du Centre d'expertise médicale de C.________ du 24 janvier 2008, rapport du docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie du 3 septembre 2012 et complément du 7 janvier 2013, rapport du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 4 mars 2014). D'autre part, à l'appui de la nouvelle demande de prestations qu'elle avait présentée en septembre 2017, l'intéressée avait produit des rapports établis par ses médecins traitants qui, selon elle, faisaient état d'une aggravation des troubles neuropsychologiques depuis 2014, ainsi que d'une pathologie psychiatrique complexe, sous la forme d'un épisode dépressif, désormais "suffisamment importante pour justifier un effet sur la capacité de travail" (arrêt 9C_601/2018 précité consid. 4.2). Or dans l'arrêt dont la révision est demandée, la Cour de céans a considéré qu'en niant que l'intéressée eût rendu plausible une détérioration de son état de santé susceptible d'influencer ses droits - que ce fût en relation avec une aggravation des troubles neuropsychologiques ou l'existence d'une pathologie psychiatrique complexe -, la juridiction cantonale n'avait ni établi les faits de manière inexacte ou arbitraire, ni violé le droit fédéral (arrêt 9C_601/2018 précité consid. 5.3). Le rapport du docteur B.________ dont la requérante se prévaut à titre de "moyen de preuve nouveau et important" ne sert ainsi pas à l'établissement des faits déterminants pour l'arrêt 9C_601/2018 du 2 novembre 2018, mais seulement à l'appréciation de ceux-ci. Il ne s'agit dès lors pas d'un motif de révision au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF. La demande de révision est par conséquent mal fondée.