Citation: 5A_246/2020 E. 5.2

5.2. S'il est vrai que dans un recours contre un prononcé de faillite sans poursuite préalable, les pseudo nova sont en principe recevables sans restriction (art. 174 al. 1, 2ème phr., LP, applicable par renvoi de l'art. 194 al. 1 LP; arrêts 5A_243/2019 du 17 mai 2019 consid. 3 et les références, publié in SJ 2019 I 376; 5A_899/2014 du 5 janvier 2015 consid. 3.1, publié in SJ 2015 I 437), force est toutefois de constater que la recourante n'a nullement prétendu devant la Cour de justice, comme elle le fait nouvellement dans le présent recours, que le procès-verbal annexé au courriel de son administrateur correspondait à la décision de dissolution requise par le premier juge (cf. recours cantonal, p. 6). Il n'est donc pas critiquable que la Cour de justice n'en ait pas tenu compte, ce d'autant que, même à le considérer, il n'aurait de toute façon rien changé à l'issue de la cause (cf. infra consid. 6). Au demeurant, datant du 22 janvier 2020, on ne s'explique pas pour quelle raison la recourante ne l'a pas produit devant le premier juge dans le délai fixé à cet effet par ordonnance du 18 février 2020. Quant aux pièces produites pour démontrer l'urgence de la situation des anciens collaborateurs de la recourante, elles sont, elles aussi, sans pertinence pour l'issue du litige (cf. infra consid. 6 et 7). La critique ne porte pas.