Citation: 4A_226/2007 21.09.2007 E. 4.2

4.2.1 Le recourant allègue tout d'abord que, dans sa lettre du 2 février 2006, il a pris des conclusions reconventionnelles qui doivent être assimilées à des conclusions nouvelles, et qu'il n'a pas simplement augmenté ses conclusions, comme l'a retenu la Chambre des recours. Il en conclut que l'instance ne pouvait se périmer que dans l'année qui suivait la production de cette dernière écriture, en application de l'art. 276 al. 2 CPC/VD. Le recourant articule que, par le pli susrappelé, il a clairement manifesté sa volonté de poursuivre l'instance, d'autant que la prise de conclusions nouvelles était pour lui le seul moyen de déposer une action en libération de dette pour s'opposer à la mainlevée provisoire obtenue par l'intimée. D'après lui, la solution adoptée par la cour cantonale serait insoutenable, du moment que, le cas échéant, une péremption d'instance pourrait alors être invoquée seulement quelques jours après le dépôt de conclusions reconventionnelles nouvelles acceptées par le juge et la partie adverse. 4.2.2 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral ne s'écarte de la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 132 I 13 consid. 5.1, III 209 consid. 2.1; 131 I 57 consid. 2 p. 61). Lorsque, comme c'est le cas en l'espèce, la partie recourante invoque une violation arbitraire du droit cantonal, elle doit indiquer avec précision quelle est la disposition cantonale qui aurait été violée et l'examen se limite à cette question (ATF 128 I 273 consid. 2.1 in fine; 110 Ia 1 consid. 2a). 4.2.3 Dès l'instant où le recourant ne se prévaut de la violation d'aucune norme précise du droit cantonal, on peut très sérieusement douter que le moyen réponde aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. La question peut toutefois demeurer indécise, car le moyen est privé de fondement. A teneur de l'art. 274 al. 3 CPC/VD, l'instance est périmée si la fixation d'un délai pour le dépôt de la réplique n'est pas requise dans l'année à compter de la production de la réponse ou de l'expiration du délai fixé pour cette production. Il résulte de la jurisprudence cantonale (cf. JT 1995 III 85) qu'il n'est pas conforme à la loi de procédure d'admettre que des actes autres que la requête de fixation du délai de réplique ou le dépôt de celle-ci puissent interrompre la péremption. Ce principe clair ne souffre des exceptions qu'en maxime d'office et en maxime inquisitoire (JT 2005 III 59). En l'espèce, le recourant ne conteste pas que la présente cause relevait de la procédure ordinaire soumise à la maxime des débats. Reconnaissant n'avoir pas requis la fixation du délai de réplique, il prétend qu'il a pris des conclusions nouvelles par lettre du 2 février 2006 et, de la sorte, suffisamment manifesté son souhait de voir l'instance se poursuivre. Toutefois, au vu des précédents susrappelés, on ne voit pas que la cour cantonale ait fait une application arbitraire de l'art. 274 al. 3 CPC/VD en refusant de considérer la prise de conclusions du recourant du 2 févier 2006 - peu importe d'ailleurs que celles-ci soient nouvelles ou simplement augmentées - comme une requête tendant à la fixation du délai pour répliquer. Comme la réponse a été déposée le 19 août 2005, il n'était pas insoutenable de juger que l'instance ouverte par la demande du 20 avril 2004 était périmée à partir du 20 août 2006.