Citation: 5A_59/2020 E. 2.2.3

2.2.3. En l'espèce, en tant que le recourant oppose à l'autorité supérieure de surveillance d'avoir omis de tenir compte de certains éléments, il ne fait en réalité que lui reprocher de les avoir interprétés différemment de lui. Il en va ainsi lorsqu'il prétend que sa situation financière particulièrement difficile au moment de la requête de seconde expertise l'a contraint à demander des prolongations de délai pour verser l'avance de frais et qu'il serait insoutenable de déduire du fait qu'il n'avait pas requis l'assistance judiciaire, de sa profession de courtier bancaire, ou de ses nombreux voyages à l'étranger, qu'il était capable de mobiliser des ressources financières. En effet, l'autorité supérieure de surveillance a finalement retenu que ces prolongations n'avaient pas été requises au motif de difficultés financières mais en raison de voyages à l'étranger qu'aucune preuve n'étayait. De même, lorsqu'il prétend que rien au dossier ne permet de considérer que les négociations avec ses créanciers avaient pour seul but de retarder la procédure, l'échec d'une négociation étant insuffisant à cet égard et n'était du reste que supposé, il ne fait qu'opposer son appréciation de la situation. Il omet de s'attaquer à la constatation de l'autorité supérieure de surveillance selon laquelle il n'a eu cesse que de formuler des assurances à ce sujet sans apporter la preuve d'un paiement. Il faut lui opposer le même reproche lorsqu'il prétend avoir montré sa volonté d'avancer dans la mise en oeuvre de la seconde expertise dès lors qu'il a indiqué être de retour en Suisse en octobre 2019 et se tenir à disposition de l'expert pour un rendez-vous, mais que l'autorité supérieure de surveillance a omis de tenir compte du fait que l'autorité inférieure de surveillance n'a même pas laissé le temps à l'expert de prendre contact avec lui en rendant sa décision de révocation seulement sept jours plus tard. Là encore, il fait totalement fi des nombreuses tentatives antérieures de l'office pour mettre en oeuvre cette expertise et ne s'attaque pas à la motivation de l'autorité supérieure de surveillance selon laquelle, même à supposer qu'il se trouvait à l'étranger, on ne voyait pas ce qui l'empêchait durant huit mois d'organiser un accès aux locaux pour l'expert. Il ressort de ce qui précède que le recourant présente une critique purement appellatoire en tant qu'il ne procède, sur la base des mêmes éléments de fait que ceux retenus par l'autorité supérieure de surveillance, qu'opposer une appréciation contraire à celle de retenue par celle-ci. Il suit de là que son grief d'arbitraire dans l'établissement des faits est irrecevable.