Citation: 9C_326/2015 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que les rapports des experts D.________ et E.________, pleinement probants, étaient similaires sur le plan diagnostique et se complétaient sur le plan de l'évolution de la capacité de travail. Elle a en outre admis que le second expert mentionné - sur les conclusions duquel l'office intimé avait basé l'allocation d'une rente temporaire - n'avait pas expressément conclu à une capacité totale de travail dans toute activité adaptée depuis le mois de janvier 2014 mais qu'il avait retenu un rendement de 100% sur le long terme. Elle a toutefois implicitement estimé que la conclusion tirée par l'administration quant à une capacité entière de travail dès le 1er janvier 2014 n'était pas une erreur d'appréciation dès lors que le docteur E.________ soutenait sans restriction l'inscription de l'assuré au chômage à partir de cette date. Elle a encore exclu que l'avis divergent du docteur C.________ puisse mettre en doute l'opinion des experts dans la mesure où celui-ci reconnaissait que son patient avait recouvré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, soit dans un contexte professionnel favorable qu'il décrivait brièvement, ou pouvait exercer une activité indépendante. Elle a déduit de ce qui précède que la reconnaissance par l'administration du droit du recourant à une rente entière d'invalidité pour la période allant du 1er septembre 2013 au 31 mars 2014 était fondée et que le recouvrement d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée excluait le droit à toutes mesures de réinsertion.