Citation: 7B_747/2023 E. 2.7.3

2.7.3. S'agissant ensuite de la contrainte physique, le recourant ne conteste pas avoir, lors de la première occurrence dans la douche, tiré par le bras l'intimée 1, qui s'était accrochée au robinet sans parvenir à lui résister. Il résulte de ces faits - dont l'arbitraire n'a pas été démontré - que le recourant a volontairement usé de force physique, soit de violence, contre l'intimée 1 en vue de la faire céder. Quoi qu'en dise le recourant, cette violence - d'une intensité certes relativement faible - était en l'espèce suffisante pour constituer un moyen de contrainte au sens de l'art. 189 aCP (cf. consid. 2.3.3 supra). En effet, le recourant jouissait d'une force physique clairement supérieure à celle de l'intimée, âgée de seulement sept ou huit ans au moment des faits. De plus, la force a été employée contre l'intimée 1 alors qu'elle se douchait, soit à un moment et dans un lieu où elle était particulièrement vulnérable. Dans ces conditions, on ne pouvait pas attendre de l'intimée 1 qu'elle résiste au recourant, ce qu'elle a par ailleurs tenté de faire. Partant, la cour cantonale était également fondée à retenir que le recourant avait employé un moyen de contrainte physique pour faire subir à l'intimée 1 des actes d'ordre sexuel.