Citation: 2C_27/2025 E. 4.4

4.4. Il n'en va pas différemment de l'allégation du recourant selon laquelle il suivrait, en tant que toxicomane, un programme de traitement à la méthadone, laissant ce faisant entendre implicitement que la poursuite de ce traitement est menacée en cas de renvoi en Tunisie. Savoir si cette dépendance exclut un renvoi doit être avant tout traitée dans le cadre de la procédure de renvoi et ne relève pas de l'examen de sa détention administrative, du moins dans la mesure où on discerne mal en quoi son renvoi pourrait être manifestement inexigible ou contraire à l'art. 3 CEDH pour cette raison. Il ressort certes de l'arrêt attaqué que l'intéressé souffre de polydépendance depuis de nombreuses années et que celle-ci nécessiterait en soi un suivi médical. Le recourant n'a toutefois encore jamais profité d'un tel traitement jusqu'ici. En ce sens, comme l'a retenu la Cour de justice, il apparaît peu vraisemblable qu'en cas de retour en Tunisie et dans l'hypothèse où le traitement préconisé n'y serait pas disponible, il encourrait à un risque réel d'être exposé à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé. On peut au contraire supputer que sa situation serait la même que celle qu'il a connue jusqu'à présent en l'absence de tels traitements.