Citation: 4C.80/2006 19.01.2007 E. 1

4.2 Après le renvoi de la cause par l'arrêt du Tribunal fédéral du 17 novembre 2004, la Cour de justice était à nouveau saisie du recours de A.________ Corporation et A.________ Company contre la modification de la désignation de A.________ Corporation en A.________ Company; cette procédure portait sur la licéité d'un changement de la désignation de l'une des parties défenderesses. Invitée à prendre des conclusions, la recourante, par mémoire du 1er juin 2005, a conclu à ce que la nullité de la demande soit constatée, respectivement à ce que la demande soit déclarée irrecevable, au motif que les règles formelles prévues à l'art. 7 LPC/GE n'avaient pas été respectées. Elle s'est ainsi limitée à conclure à la nullité, respectivement à l'irrecevabilité de la demande pour des motifs de droit de procédure cantonal. Elle n'a pas pris de conclusions sur le fond de la cause, dont la Cour de justice n'était d'ailleurs pas saisie en l'état. Dans son recours en réforme, la recourante conclut à l'annulation de l'arrêt du 20 janvier 2006, à ce que soient faites diverses constatations sur la cause au fond, dont le défaut de légitimation active, et finalement à ce que les intimées soient déboutées de toutes leurs conclusions. Dans une motivation quelque peu alambiquée, elle invoque les règles de droit fédéral relatives à la solidarité des créanciers. Par conséquent, la recourante prend des conclusions au fond, basées sur le droit fédéral. Ces conclusions sont nouvelles et, partant, irrecevables. Au demeurant, la conclusion visant à l'annulation de l'arrêt attaqué serait également irrecevable si elle se rapportait à la question de droit cantonal soulevée par la recourante devant la Cour de justice. En effet, l'application du droit cantonal par l'autorité cantonale ne peut pas faire l'objet d'un recours en réforme (art. 43 OJ). Au demeurant, il est à noter qu'en l'espèce, la Cour de justice n'est même pas entrée en matière sur cette question, pour cause de tardiveté.