Citation: 6B_1065/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant soutient en premier lieu que la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en fixant la quotité de sa peine et prétend qu'elle n'aurait pas pris en compte les éléments essentiels relatifs à sa personne. Elle aurait certes énuméré les éléments déterminants à cet égard mais sans indiquer quelle incidence ils revêtaient sur la quotité de la peine, manquant par conséquent à son obligation de motivation. De surcroît la cour cantonale aurait retenu à tort qu'il n'avait éprouvé aucun regret. Sur ce dernier point, le recourant se méprend. La cour cantonale a bien évoqué les regrets exprimés mais elle a considéré, au vu du mépris qu'il avait affiché à l'égard de l'intimée, que ceux-ci n'étaient pas sincères. Quoi qu'il en soit, le jugement attaqué permet de comprendre que la cour cantonale a retenu une grave atteinte à l'intégrité sexuelle de l'intimée et reproché au recourant d'avoir agi avec égoïsme pour l'assouvissement de ses pulsions sexuelles. Elle a retenu qu'il avait agi dans le but de nuire à l'intimée, alors que cette dernière n'avait pas adopté d'attitude blâmable à son égard. Au sujet de la situation personnelle du recourant, la cour cantonale a évoqué son absence d'antécédent en Suisse, une condamnation à une peine privative de liberté de 4 mois avec sursis en France et une condamnation, en Allemagne, à une amende de 900 euros convertie en une peine privative de liberté. Elle a relevé qu'il ne disposait pas de titre de séjour en Suisse ni de moyen d'existence, puisqu'il y était entretenu par l'intimée. Le risque de récidive a été décrit comme moyen, mais néanmoins susceptible d'augmenter dans l'hypothèse d'une nouvelle relation sentimentale. Pour le reste, sa situation personnelle n'était que peu documentée, la cour cantonale mentionnant une demande d'asile aux Pays-Bas et le fait qu'il est père de trois enfants issus d'un précédent mariage, vivant en Algérie et dont il s'efforce de subvenir. Il semblait en outre avoir un bon comportement en prison. Compte tenu des éléments précités, on ne discerne pas quel aspect la cour cantonale aurait omis de prendre en compte et le recourant lui-même n'en évoque en réalité aucun. Dès lors que la jurisprudence ne l'impose pas, on ne saurait reprocher aux juges précédents de ne pas avoir quantifié de façon précise le poids respectif des différents éléments pris en considération. En tout état, les circonstances mises en exergue par la cour cantonale permettent de considérer qu'elle n'a pas abusé du large pouvoir d'appréciation qui était le lien en fixant une peine privative de liberté de base de 3 ans et six mois destinée à sanctionner les actes de contrainte sexuelle imputés au recourant.