Citation: 5C.230/2003 17.02.2004 E. A

A.a X.________, né le 28 mars 1942, et dame Y.________, née le 28 décembre de la même année, se sont mariés le 18 septembre 1970 à Neuchâtel. Ils ont eu deux enfants, A.________, née le 15 mai 1973, et B.________, née le 23 août 1975. Pendant la durée de la vie commune, la famille a vécu des seuls revenus du mari, tandis que l'épouse se consacrait à l'éducation des enfants et à la tenue du ménage. Les conjoints se sont séparés en 1989, d'un commun accord. A.b Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 26 février 1993, le président du Tribunal civil du district de Neuchâtel a notamment condamné le mari à verser mensuellement, dès le 10 octobre 1991, des contributions d'entretien, indexées, d'un montant de 2'100 fr. pour chacune de ses filles, allocations familiales non comprises, et de 5'000 fr. pour l'épouse. Le 6 septembre 1993, la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a ramené à 1'665 fr. par mois le montant de la contribution d'entretien due par le mari en faveur de chacune de ses filles. A.c Par demande du 28 septembre 1993, le mari a ouvert action en divorce. En cours de procédure, les parties se sont entendues sur le principe de celui-ci et sur la liquidation du régime matrimonial, par l'attribution à l'épouse d'une somme de 655'000 fr., payable le 28 février 2001. Par ordonnance de mesures provisoires du 18 octobre 2001, le président du Tribunal civil du district de Neuchâtel a rejeté la requête du mari tendant à la suppression de la contribution d'entretien en faveur de sa femme. Le 21 octobre 2002, ce magistrat a également rejeté, en même temps qu'il statuait sur le fond, la requête de l'épouse visant à ce que le montant de la contribution versée en sa faveur à titre provisoire soit porté de 5'000 fr. à 18'535 fr.35 dès le 1er novembre 2001.