Citation: 1C_209/2022 E. 6.2.3

6.2.3. En définitive et sur la base de ces éléments, la cour cantonale pouvait, sans que cela n'apparaisse critiquable, juger que la question des conflits entre piétons et véhicules était maîtrisée pour cette rue, ce indépendamment des engagements pris par la commune quant aux mesures de restrictions de trafic (bornes rétractables). C'est d'ailleurs et quoi qu'en disent les recourants la position adoptée par la cour cantonale; celle-ci a considéré que la rue serait "d'autant moins [fréquentée] après la réalisation du complexe scolaire, puisque la commune a pris l'engagement d'en limiter l'accès aux seuls bordiers, usage qui sera garanti par la pose de bornes rétractables". Les engagements de la commune, que celle-ci réitère céans, et dont il y a une nouvelle fois lieu de prendre acte, permettront ainsi d'améliorer encore la situation, sans que l'on puisse toutefois en déduire qu'à défaut, les exigences de l'art. 19 LAT ne seraient pas déjà remplies. Il en va également ainsi de la question de la dépose sauvage d'élèves. Si les engagements de la commune permettront certes de pallier cette problématique, la cour cantonale n'a pas pour autant jugé que, sans cette limitation du trafic, la situation présenterait un danger excessif contraire aux exigences d'équipement déduites de l'art. 19 LAT; elle a tout au plus reconnu une circonstance gênante, qualifiée de "chaotique". Rien au dossier ne permet cependant de conclure à l'existence d'un tel danger; aucun des préavis des autorités compétentes ne le laisse notamment supposer. Le recours se limite du reste à mentionner cette problématique sans cependant expliquer en quoi elle occasionnerait un danger particulier, singulièrement en quoi elle commanderait de revenir sur l'appréciation de conformité de l'équipement. Il s'ensuit que les critiques relatives à la rue Monthéolo doivent être écartées.