Citation: 7B_6/2023 E. 2.5.1

2.5.1. Il soutient premièrement que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant, sur la base du rapport du CURML et des propres déclarations de la victime, que celles-ci ne sauraient être le résultat d'un délire psychique ou de sa consommation de stupéfiants, compte tenu de sa schizophrénie et du fait qu'elle avait pris de la cocaïne la nuit des faits. A cet appui, il se livre toutefois à sa propre définition de la schizophrénie et des symptômes engendrés par cette maladie. Il se réfère à la littérature scientifique pour en conclure qu'il serait le "propre d'une personne atteinte de schizophrénie de porter du crédit à son propre délire et par conséquent d'être convaincue d'avoir vécu une situation qui ne s'est pas produite". Cette argumentation, qui consiste en des généralités médicales indépendantes de toute considération relative au cas d'espèce, est appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va de même en tant que le recourant prétend sans autre développement que la consommation de cocaïne s'accompagnerait elle aussi de crises d'angoisse et de panique intenses, de délires paranoïaques et d'hallucinations diverses. Tel est également le cas de l'hypothèse avancée par le recourant, soit que les agressions sexuelles que la victime a rapporté avoir subies par le passé auraient pu jouer un rôle dans ce qu'elle aurait imaginé avoir vécu le jour des faits, qui n'est fondée sur aucun élément concret ni plausible et relève partant de la pure spéculation. Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait que la victime ne se soit pas présentée à la première audience d'appel, par peur d'une confrontation avec la justice, permettrait de remettre en cause les constatations cantonales quant à la crédibilité de son discours. La victime était présente à la seconde audience d'appel et a à cette occasion confirmé intégralement ses précédentes déclarations, lesquelles ont été considérées comme claires et cohérentes par la cour cantonale, à l'instar de sa plainte pénale. Quant au fait que les propos de la victime auraient été "quelque peu" confus et difficiles à situer chronologiquement, ce qui ne ressort d'ailleurs pas de l'arrêt attaqué, force est de relever que la cour cantonale a dûment motivé les raisons pour lesquelles elle tenait le récit de la victime pour crédible, à savoir notamment qu'il était précis, détaillé et comprenait les propos, gestes et interactions des parties. En outre, il ne comportait aucune incohérence et ne faisait ressortir "aucun trouble de la pensée ou autre délire" (cf. p. 25 arrêt attaqué). A cela s'ajoute que la cour cantonale a tenu compte du fait que les médecins ayant examiné la victime, environ 8 heures après les faits, n'avaient constaté aucune anomalie quant à son état psychique et qu'elle consommait quotidiennement de la cocaïne à cette époque. La cour cantonale a de plus pris en compte les explications de la victime quant à la manière dont se manifestait chez elle sa schizophrénie, que le recourant n'a pas remises en doute.