Citation: 4A_153/2016 E. A

A partir du 1 er mai 2000, A.________ a travaillé comme employé de commerce à l'agence de R.________ de la Banque X.________ (ci-après: X.________). Depuis septembre 2006, son statut était celui de conseiller à la clientèle dans les agences de S.________. Lors de l'entretien de développement et de qualification annuel du 15 novembre 2010, la responsable d'agence s'est déclarée déçue du comportement de A.________, qui avait pris certaines libertés; elle a exigé un changement d'attitude immédiat de la part de l'employé, qui devait s'abstenir à l'avenir de tenir de longues et fréquentes conversations téléphoniques privées, d'envoyer des sms et d'introduire régulièrement des tiers à l'intérieur des locaux normalement inaccessibles aux personnes extérieures à la banque. Le 25 avril 2012, en fin de journée, l'ex-amie de l'employé s'est rendue à l'agence de T.________. Très énervée, elle a discuté environ une demi-heure avec A.________, qui se trouvait alors derrière le guichet et a continué à exécuter son travail. Elle a ensuite pénétré dans les locaux internes de l'agence dans des circonstances qui seront examinées dans la partie en droit. Le déroulement des faits résulte en particulier des images enregistrées par le système de vidéosurveillance de la banque. Par lettre remise en mains propres le 27 avril 2012 à l'issue d'un entretien, A.________ a été licencié avec effet immédiat; X.________ invoquait une rupture irrévocable des rapports de confiance, provoquée par un manque total de diligence de l'employé dans l'exercice de ses fonctions. A.________ a demandé une motivation écrite du congé, conformément à l'art. 335 al. 2 CO. Dans la réponse du 20 juin 2012, le conseil de la banque a indiqué que l'employé avait été licencié en raison de son comportement consistant à faire pénétrer son ex-amie dans les locaux internes de l'agence, en violation crasse des directives et malgré l'avertissement qui lui avait été signifié.