Citation: 1C_536/2023 E. 4.2.3

4.2.3. Les recourants font encore valoir un défaut de visibilité et de sécurité dans le carrefour Mourat-William ressortant du rapport T.________ (p. 17 ss). Ils reprochent à l'instance précédente d'avoir considéré que cette question ne présentait pas de lien suffisant avec l'équipement des parcelles du projet et qu'il appartenait, le cas échéant, à l'autorité communale de prendre les mesures nécessaires pour remédier à ce problème. Comme l'a relevé le Tribunal cantonal, la problématique de visibilité à ce carrefour, éloigné du projet de plus de 100 m selon les éléments au dossier, est une question préexistante, concernant l'accès aux parcelles du secteur, emprunté par les résidants actuels. Or, il ne ressort pas du dossier que l'utilisation actuelle aurait conduit à des accidents ni que l'augmentation de trafic due au projet accroîterait ce risque et aboutirait à un danger excessif (cf. arrêt 1C_225/2017 du 16 janvier 2018 consid. 5.3.3). Dans ces conditions, même si en raison de ce défaut de sécurité l'accès n'apparaît certes, à ce niveau, pas idéal, rien ne permet de conclure qu'il serait insuffisant et de condamner le projet pour ce motif. D'ailleurs, au vu notamment de l'éloignement des parcelles du projet, on ne discerne pas que la constructrice pourrait influer sur cette problématique, singulièrement sur le réamenagement de la parcelle n o 613 proposé par l'expert (rapport T.________, p. 19), ce qui plaide également en faveur de l'appréciation de l'instance précédente (cf. ATF 123 II 337 consid. 7a p. 353; 119 Ib 480 consid. 7b p. 491 et la réf. cit.; arrêt 1C_221/2007 du 3 mars 2008 consid. 7.2 in: DEP 2008 825). Il n'est ainsi pas indéfendable de retenir que la sécurisation de ce carrefour appartient, à première vue et le cas échéant, à la commune (cf. arrêt 1C_225/2017 du 16 janvier 2018 consid. 5.2).