Citation: 6B_661/2012 E. 2.3

2.3. Pour condamner le recourant, les magistrats cantonaux ont considéré qu'il avait eu l'intention d'agresser sexuellement A.________ et non pas qu'il s'était rendu dans la forêt afin d'y soulager un impératif besoin d'uriner et borné à faire une farce à l'intimée. Confrontés à deux versions contradictoires, ils ont écarté celle soutenue par le recourant compte tenu du caractère labile de ses déclarations. Dans un premier temps, il avait en effet nié s'être rendu dans la forêt et justifié sa griffure au visage comme résultant d'un accident de travail, avant d'admettre avoir eu un problème avec une jeune fille dans la forêt. A l'appui de leur conviction, les juges se sont fondés sur le témoignage de B.________ qui avait remarqué, aux environs de 19h00, le stationnement, à environ 50 mètres du lieu des faits, d'une VW golf immatriculée xxxxxx et ultérieurement identifiée comme appartenant au recourant. Les relevés chronométriques établissaient que le trajet jusqu'au bas de l'immeuble où le recourant habite et où il aurait facilement pu se garer, durait seulement 20 secondes de plus que le parcours jusqu'au lieu des faits. Le recourant aurait ainsi pu se rendre jusqu'à son domicile en ne perdant quasiment pas de temps supplémentaire. Il n'était pas non plus nécessaire qu'il pénétrât dans la forêt jusqu'au croisement entre le chemin du Grillon et le boulevard des Endroits, dès lors qu'il aurait pu se soulager à l'orée de celle-ci sans risque d'être vu. La cour cantonale s'est également fondée sur le témoignage de C.________, agent de police, selon lequel le recourant parlait français malgré un accent portugais et avait compris ce qui lui avait été dit lors de son interpellation. D.________, employeur du recourant, avait également indiqué qu'au début de son engagement, le recourant ne parlait pas très bien français mais qu'il avait progressé depuis lors de manière linéaire jusqu'à atteindre un niveau de compréhension estimé par le témoin à 60%. La cour cantonale avait également constaté qu'aux débats d'appel, le recourant s'était exprimé dans un bon français et qu'il avait répondu, sans l'aide d'interprète, à toutes les questions posées, sauf à une.