Citation: U 156/05 14.07.2006 E. 4

4.1 Le recourant se prévaut ensuite d'une instruction lacunaire de son dossier psychiatrique. Sans exposer concrètement ce qu'il reproche au rapport d'expertise du docteur F.________ du 21 mai 2001, il soutient que son cas devait nécessairement faire l'objet d'un examen psychiatrique de la part d'un expert externe à l'administration, dès lors que seuls les médecins de la Clinique X.________, dépendante de la CNA, l'ont examiné. Il justifie de plus ses conclusions en invoquant l'avis du docteur F.________ du 21 mai 2001, dans lequel ce psychiatre avait préconisé un suivi spécialisé; il ajoute que le docteur M.________ avait recommandé la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique dans son écriture du 27 mars 2003. 4.2 Le rapport du docteur F.________ du 21 mai 2001, que la CNA a recueilli dans le cadre de son devoir d'élucider d'office les faits déterminants, est certes sommaire mais il remplit néanmoins les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a); de surcroît, il émane d'une institution dont l'indépendance et l'impartialité sont garanties (cf. ATF 122 V 157; arrêt B. du 26 juillet 2002, I 19/02). A défaut de griefs concrets qui seraient de nature à jeter le doute sur le bien-fondé des conclusions de l'expert ou son impartialité, il n'y a donc pas lieu d'ordonner un complément d'instruction d'ordre psychiatrique. A la lecture des avis des docteurs F.________ (du 21 mai 2001) et M.________ (du 27 mars 2003), il apparaît clairement que le recourant présente un état de stress post-traumatique qui réduit sa capacité de travail dans son activité de chauffeur de taxi, et que cette affection psychique est en relation de causalité naturelle avec l'accident du 9 novembre 1999. Ainsi que les premiers juges l'ont relevé à juste titre, la seule question (juridique) qui reste à trancher ici est celle de savoir s'il existe ou non un rapport de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques. Or il s'agit-là d'une tâche qui n'incombe pas à un expert médical, mais à l'administration voire au juge saisi d'un recours, raison pour laquelle le complément d'instruction requis apparaît, à cet égard également, superflu. En l'espèce, le Tribunal des assurances a procédé à l'examen du lien de causalité adéquate conformément aux critères posés par la jurisprudence (cf. ATF 129 V 407-408 consid. 4.4.1 et les références), à l'issue duquel il a nié l'existence d'un tel rapport de causalité. La Cour de céans fait siens les considérants du Tribunal cantonal, auxquels il suffit de renvoyer (cf. consid. 5 en page 10 du jugement attaqué), sur lesquels le recourant n'a d'ailleurs pas porté la discussion.