Citation: 5A_955/2021 E. 3.1

3.1. On ne voit pas en quoi le juge cantonal aurait dû se " prononcer " sur le raisonnement du premier juge quant à l'existence d'une reconnaissance de dette et, après examen de cette question au stade de la vraisemblance, nier son existence, dans la mesure où ce magistrat a jugé, sans que les recourants parviennent à valablement remettre en cause ce constat, que les jugements des 21 avril 2015 et 22 mai 2017 produits par l'intimée, rejetant l'action en libération de dette ouverte par la débitrice principale, attestaient de l'existence et de l'exigibilité de la créance principale. Or, selon la doctrine majoritaire citée dans la décision querellée - non remise en cause par les recourants -, une reconnaissance de la dette principale n'est pas nécessaire lorsque l'existence et l'exigibilité de celle-ci ont été constatées dans un jugement (STAEHELIN, in Basler Kommentar, SchKG I, 3e éd. 2021, n° 134 i.f. ad art. 82 LP; VEUILLET, in La mainlevée d'opposition, 2017, n° 193 ad art. 82 LP; contra: KELLERHALS, Verfahrensrechtliche Aspekte bei der Durchsetzung von Personalsicherheiten, in Wiegand (éd.), Personalsicherheiten: Bürgschaft, Bankgarantie, Patronatserklärung und verwandte Sicherungsgeschäfte im nationalen und internationalen Umfeld, Berner Bankrechtstag 1997 p. 131 ss [138]).