Citation: 6B_403/2016 E. 2

La cour cantonale a retenu que le comportement des intimés était blâmable. En effet, ils avaient délibérément ignoré tous les panneaux d'avertissement et la signalisation de danger placés le long de leur itinéraire, ainsi que les directives de la Commission suisse pour la prévention des accidents sur les descentes pour sports de neige (ci-après: SKUS) pour skieurs et snowboarders leur prescrivant de demeurer sur les descentes balisées et ouvertes. Elle a néanmoins acquitté les trois intimés, au motif que le risque qu'une avalanche se déclenche à leur passage n'était pas (objectivement) prévisible, compte tenu des minages réalisés la veille par A.________ ainsi que des conditions météorologiques et nivologiques. Elle s'est référée, sur ce point, à l'avis de l'expert judiciaire. En effet, selon celui-ci, la piste dite " E.________ " avait été, grâce aux minages, dûment sécurisée - et il était dès lors justifié de l'ouvrir au public -, ce même dans l'hypothèse, qui s'était réalisée en l'occurrence, où la zone " de décrochement " sise juste au-dessus de ladite piste serait empruntée par des skieurs hors piste. Les mesures de prévention prises par A.________ SA étaient propres à assurer la sécurité des skieurs contre le déclenchement, qu'il fût spontané ou artificiel (par un skieur ou un snowboardeur), d'une avalanche. Du point de vue du responsable de la sécurité de cette société, le danger avalancheux, quand bien même il avait été fixé au niveau " 3 marqué " n'était, par chance pour les prévenus, pas prévisible le jour en question (jugement attaqué p. 37 s.).