Citation: 1C_576/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Le fait que des préavis positifs aient été rendus par les services cantonaux est par ailleurs sans pertinence, puisque seule la communauté des copropriétaires d'étages en tant que propriétaire de l'immeuble pouvait déposer et signer la demande d'autorisation (cf. art. 11 al. 4 RCI). En ce sens, la signature du propriétaire du bien-fonds tend sans conteste à s'assurer que ce dernier consent aux travaux envisagés et aux effets qui en découlent (cf. arrêt 1C_7/2009 du 20 août 2009 consid. 5.2 cité par la Cour de justice). Or, les copropriétaires se sont expressément opposés à la modification de la destination des servitudes, de sorte que ce n'est pas seulement pour une exigence formelle que l'autorisation a été refusée, mais en raison de l'absence d'accord du propriétaire de l'immeuble. Du reste, l'autorité administrative délivrant un permis de construire pouvait limiter son examen au respect des règles de droit public de la construction et de l'aménagement, à l'exclusion de considérations relevant de droits réels. Dans ces conditions, les autorités cantonales pouvaient sans arbitraire refuser de délivrer le permis sollicité sur la base de l'art. 11 al. 4 RCI.