Citation: 5A_898/2016 E. 3

Invoquant l'arbitraire (art. 9 Cst.), la recourante se plaint premièrement d'un état de fait lacunaire en reprochant à la Chambre de surveillance d'avoir retenu qu'il lui appartenait d'autoriser H.________ SA à transmettre les relevés de compte à l'Office afin qu'il puisse se déterminer sur le caractère insaisissable des avoirs séquestrés. Singulièrement, elle fait grief à l'autorité cantonale d'avoir omis de constater certains faits démontrant que l'Office était en mesure d'obtenir tous les renseignements nécessaires de la part de H.________ SA. Ainsi, par lettre du 18 novembre 2014, dans le cadre de la procédure de séquestre n° ggggg, son époux, D.________, agissant sur procuration, avait autorisé H.________ SA à renseigner l'Office en tant que de besoin sur la portée du séquestre, en particulier sur les numéros des comptes concernés et les montants séquestrés sur ceux-ci. Ladite lettre avait été signée devant I.________, chargé de séquestre à l'Office, et remise à celui-ci le jour même, de sorte qu'elle se trouvait ou devait encore se trouver en possession de l'Office. Une telle critique, purement appellatoire, ne satisfait en rien aux exigences de motivation susrappelées (cf. supra consid. 2.2) et est dès lors impropre à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits auquel a procédé l'autorité cantonale. L'on ne voit du reste pas - et la recourante ne l'explique aucunement - quelle serait la pertinence d'un courrier adressé à la banque dans le cadre d'une procédure de séquestre ne faisant pas l'objet de la plainte litigieuse (cf. supra let. A.a). Le moyen est partant irrecevable, étant par ailleurs relevé que la recourante n'invoque aucune violation de la maxime inquisitoire prévue par l'art. 20a al. 2 ch. 2 LP.