Citation: 6B_481/2015 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que la longue liste des antécédents (sept condamnations depuis 2005) du recourant ne plaidait pas en sa faveur. Il avait déjà bénéficié du régime des arrêts domiciliaires pour l'exécution d'une peine privative de liberté de deux mois mais n'avait pas respecté la confiance placée en lui puisqu'une enquête pénale avait été ouverte à son encontre pour des faits survenus durant cette période, lesquels avaient donné lieu, le 20 mai 2014, à une ordonnance pénale. Le recourant avait démontré qu'il n'était pas capable de se tenir tranquille, quand bien même il avait pu bénéficier une première fois, et malgré un passé chargé, de la confiance du Service pénitentiaire. Par ailleurs, la FVP avait rapporté que le recourant s'était présenté alcoolisé au rendez-vous fixé et qu'il n'avait pas fait preuve d'une grande collaboration durant la phase d'examen des modalités de l'exécution de sa peine. Ces éléments démontraient une incapacité patente du recourant à respecter les règles, notamment dans le cadre de l'exécution de sa peine. Tant ses antécédents que sa personnalité ne permettaient pas de considérer qu'il était capable de respecter les conditions du régime de faveur que constituaient les arrêts domiciliaires. La cour cantonale en a déduit que les conditions subjectives d'un tel régime n'étaient pas remplies. La question d'une éventuelle activité professionnelle n'avait ainsi pas besoin d'être examinée et pouvait rester ouverte. C'était donc à bon droit que le Juge d'application des peines n'avait pas permis au recourant d'exécuter sa peine privative de liberté sous la forme d'arrêts domiciliaires.