Citation: 1A.118/2000 24.05.2000 E. 2

2.- Le recourant reprend l'argumentation soumise à la cour cantonale. Il soutient en premier lieu que les infractions qui lui sont reprochées en Allemagne seraient prescrites selon le droit de cet Etat. L'autorité suisse d'entraide n'a pas, en principe, à examiner cette question, mais il ressort clairement de la demande que la prescription a été acquise, en ce qui concerne le recourant, le 11 janvier 1999. On ne pourrait donc en faire abstraction. Par ailleurs, le principe de la proportionnalité s'opposerait à l'octroi de l'entraide, d'une part en raison de l'extinction de la poursuite pénale en Allemagne, d'autre part parce que, contrairement à ce qu'a implicitement retenu la Chambre d'accusation, les actes d'entraide ne tendent pas à le disculper. Ces questions peuvent demeurer indécises en l'espèce, car le recours doit de toute façon être admis pour un autre motif.