Citation: 4A_31/2017 E. 2

Il est constant que le demandeur a été lié à la défenderesse par un contrat de travail. Il soutient que ce contrat lui conférait le droit, en cas de licenciement par l'employeuse, de percevoir une indemnité de départ égale à la moitié du salaire mensuel par année de service. Il est aussi constant que cette indemnité n'a jamais été explicitement convenue entre les parties. Le demandeur fait seulement valoir que l'indemnité était une prestation effectivement versée par la défenderesse lorsqu'elle licenciait un employé. Il se réfère à la jurisprudence relative aux art. 322 et 322d CO selon laquelle, lorsque l'employeur accorde un avantage à certains travailleurs de son entreprise, les autres travailleurs peuvent éventuellement admettre, selon les circonstances et en vertu du principe de la confiance, que le même avantage est implicitement promis à tous, et qu'il s'intègre donc aux prestations contractuellement dues (ATF 129 III 276 consid. 3.1. i.f. p. 283). La Cour de justice constate en fait que la défenderesse avait pour pratique de verser une indemnité égale à un demi-salaire mensuel par année de service aux employés qu'elle licenciait pour motif économique. Selon la Cour, il n'est pas établi que le demandeur ait été licencié pour motif économique, alors même qu'un travailleur âgé est notoirement plus coûteux qu'un jeune travailleur; il n'est pas non plus établi que la défenderesse ait délibérément licencié le demandeur pour devancer une prochaine restructuration et éluder les obligations à prévoir d'après un plan social en préparation. Le demandeur a été licencié en raison d'un comportement et d'une performance que la défenderesse tenait pour insatisfaisants; la Cour a jugé ce congé abusif, aux termes de l'art. 336 al. 1 CO, en considération de l'ancienneté et de l'âge du demandeur, parce que la défenderesse n'a ni recherché une solution propre à permettre le maintien des rapports de travail, ni offert au demandeur une dernière chance de répondre à ses attentes. Au regard des faits ainsi constatés, le demandeur n'est manifestement pas autorisé à exiger une indemnité de départ. Devant le Tribunal fédéral, il ne développe qu'une argumentation difficilement intelligible, où il discute longuement les témoignages recueillis par le Tribunal des prud'hommes pour en déduire précisément ce que la Cour de justice a déjà constaté, c'est-à-dire qu'une indemnité était versée aux employés licenciés pour motif économique. Le demandeur ne prétend pas qu'une indemnité de départ fût implicitement promise à tous les employés licenciés, indépendamment du motif de leur licenciement. Dans la mesure où le demandeur prétend avoir droit à l'indemnité seulement parce que le congé s'est révélé abusif, cette opinion ne trouve aucun fondement dans la jurisprudence relative aux art. 322 et 322d CO. Devant le Tribunal fédéral, il n'est plus contesté que le licenciement du demandeur fût abusif aux termes de l'art. 336 al. 1 CO.