Citation: 4C.184/2005 04.05.2006 E. 1

On parle de dommage total notamment si la chose a disparu (ATF 127 III 365 consid. 2a; Brehm, op. cit. n. 25 ad art. 42 CO). S'agissant de choses qui ne sont pas sujettes à amortissement, à l'exemple d'un meuble ancien, ledit dommage équivaut au moins au prix d'achat de l'objet (Brehm, op. cit., n. 26 ad art. 42 CO; Werro, op. cit., n. 14 ad art. 42 CO). 4.3.2 Dans le cas présent, les magistrats genevois ont retenu que les valeurs objectives des meubles que la défenderesse n'a pas été à même de restituer à la demanderesse correspondaient à celles indiquées dans la convention conclue par les plaideurs le 14 décembre 2001. Il résulte de l'état de fait définitif que ces valeurs ont été arrêtées d'un commun accord entre les parties et qu'elles correspondaient à 60 % de la valeur à neuf de chaque pièce de mobilier. Partant, on ne voit pas que la Cour de justice ait méconnu dans l'arrêt entrepris la notion juridique du dommage. Le calcul concret du préjudice auquel elle a procédé résiste à toute critique. Le second moyen est infondé en tant qu'il est recevable.