Citation: 2A.288/2000 20.07.2000 E. 2

2.- a) Selon la jurisprudence, une autorité est tenue d'entrer en matière sur une demande de réexamen si les circonstances de fait ont subi, depuis la première décision, une modification notable, ou si le requérant invoque des faits ou des moyens de preuve importants qu'il ne connaissait pas lors de la première décision, ou dont il ne pouvait pas se prévaloir ou n'avait pas de raison de se prévaloir à cette époque. Si l'autorité estime que les conditions d'un réexamen de sa décision ne sont pas remplies, elle peut refuser d'entrer en matière sur la requête de reconsidération. Cette décision ne fait pas courir un nouveau délai de recours sur le fond. Le requérant peut alors uniquement attaquer la nouvelle décision pour le motif que l'autorité aurait commis un déni de justice formel en considérant à tort que les conditions de recevabilité de la requête n'étaient pas remplies. A noter que les demandes de réexamen ne sauraient servir à remettre continuellement en cause des décisions administratives entrées en force de chose jugée ni, surtout, à éluder les dispositions légales sur les délais de recours (ATF 120 Ib 42 consid. 2b; 116 Ia 433 consid. 5b; 113 Ia 146 consid. 3a; 109 Ib 246 consid. 4a; 100 Ib 368 consid. 3a/b). b) En l'espèce, le Tribunal administratif n'a manifestement pas commis un déni de justice formel en confirmant que le Service des étrangers n'avait pas à entrer en matière notamment sur la demande de réexamen, présentée le 8 mars 1999 par les recourants, visant à remettre en cause la décision du 17 novembre 1998. D'une part, il n'est pas établi que les circonstances de fait se soient sensiblement modifiées depuis cette première décision. D'autre part, les recourants n'ont allégué aucun fait nouveau et important à l'appui de la requête de reconsidération. En effet, l'arrivée illégale en Suisse des enfants en cause ne constitue à l'évidence ni un fait nouveau, ni un fait pertinent justifiant le réexamen de la décision du 17 novembre 1998.