Citation: 6B_66/2017 E. 2.1

2.1. Les arrêts domiciliaires relèvent de la compétence des cantons (cf. ATF 115 IV 131 consid. 2 p. 134 relatif à la semi-détention sous l'ancien droit; cf. également arrêts 6B_1277/2016 du 30 décembre 2016 consid. 3.2 et 6B_582/2008 du 5 novembre 2008 consid. 2.2 et les références citées). Le Tribunal fédéral est habilité à examiner la bonne application des droits constitutionnels cantonaux (art. 95 let. c LTF), mais non celle du droit cantonal. Il est cependant toujours possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst., ou contraire à d'autres droits constitutionnels (ATF 135 III 513 consid. 4.3 p. 521 s.; 133 III 462 consid. 2.3 p. 466). Aux termes de l'art. 2 Rad1/VD, le Service pénitentiaire peut autoriser le condamné jugé dans le canton de Vaud qui, en raison de son caractère, de ses antécédents et de sa coopération à la mise en oeuvre de ce mode d'exécution, paraît capable d'en respecter les conditions, à exécuter sa peine sous forme d'arrêts domiciliaires (al. 1). Selon l'al. 2 de cette disposition, l'autorisation est accordée si le condamné et les personnes adultes faisant ménage commun avec celui-ci donnent leur accord (let. a), si le domicile du condamné est équipé des raccordements électrique et téléphonique (let. b), si le condamné exerce une activité professionnelle ou une occupation ménagère, à mi-temps au minimum, agréée par la Fondation vaudoise de probation (let. c), si le condamné accepte les modalités d'exécution de la peine - notamment le port du bracelet, le programme horaire et les règles de conduite - (let. d) et s'il accepte de se soumettre au programme d'évaluation scientifique de cette modalité d'exécution de peine (let. e).