Citation: 9C_333/2020 E. 5.4.2

5.4.2. D'autre part, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale d'avoir considéré que le fait que la recourante n'avait pas été en incapacité de travail durant la tentative de réinsertion initiée en août 2014, avant le 18 août 2015, était insuffisant pour interrompre le lien de connexité temporelle. Lorsque l'atteinte à la santé se caractérise par une alternance des périodes d'exacerbation et de rémission, comme c'est le cas en l'espèce, des troubles psychiques présentés par la recourante, une période de plusieurs mois pendant laquelle la personne assurée est en mesure d'exercer une activité professionnelle à plein temps ne signifie pas nécessairement que l'état de santé et la capacité de travail se sont durablement améliorés lorsque l'augmentation de la charge professionnelle entraîne après quelque temps une recrudescence des symptômes conduisant à une nouvelle incapacité de travail notable (arrêts 9C_515/2019 et 9C_578/2018 cités). Or en l'occurrence, c'est précisément la reprise du travail à 100 % en août 2014 qui a provoqué l'incapacité durable de travail à compter du mois d'août 2015. On constate en effet, à la suite des premiers juges, que la doctoresse D.________ a indiqué que sa patiente avait commencé à présenter des signes de décompensation sous forme de symptômes somatiques et psychiques au printemps 2015 et que durant les vacances d'été, l'anxiété s'était généralisée et que tous les symptômes étaient devenus plus percutants (rapport du 5 octobre 2015). Dans un rapport du 27 novembre 2015, le docteur E.________, spécialiste en médecine interne générale, qui suivait la recourante depuis le mois de mars 2014, avait pour sa part fait état d'une tentative de reprise du travail à 100 % avec un épuisement progressif au plan émotionnel, et précisé que les longues vacances d'été n'avaient pas permis de rétablir l'équilibre préexistant. En indiquant que son employeur n'avait pas fait preuve de sollicitude particulière envers elle et que son engagement ne reposait pas sur des considérations sociales, dès lors qu'il n'était pas au courant des problèmes de santé passés de son employée, et qu'il n'avait jamais observé quoi que ce fût de particulier, la recourante ne remet pas en cause les constatations des premiers juges fondées sur le dossier médical. Elle ne démontre pas en quoi la juridiction cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en admettant que son état de santé et sa capacité de travail ne s'étaient pas durablement améliorés, si bien que le lien de connexité temporelle entre les troubles psychiques qu'elle présentait avant le début de sa couverture d'assurance auprès de CoOpera et l'incapacité durable de travail ayant débuté dès le 18 août 2015 n'avait pas été interrompu.