Citation: 6B_369/2024 E. 3.3.3

3.3.3. Le recourant soutient que les conditions de l'art. 48 let. e CP seraient remplies, si bien que la peine devrait être diminuée à ce titre. Il conclut au prononcé d'une peine privative de liberté de deux ans maximum, soit une diminution "d'un tiers de la peine d'ensemble". Le recourant a bien été mis au bénéfice de la circonstance atténuante de l'art. 48 let. e CP. La motivation présentée par la cour cantonale permet de comprendre que les conditions pour l'application de l'art. 48 let. e CP sont remplies pour l'ensemble des actes reprochés, les derniers remontant à la fin 2013. Dès lors, il importe peu que la cour cantonale ait considéré qu'un peu moins des deux tiers du délai de prescription de 15 ans étaient écoulés en se fondant par erreur sur la date du jugement de première instance (10 mai 2023), dont le recourant a fait appel, au lieu de celle de l'arrêt entrepris (8 mars 2024). Pour le reste, le recourant ne se prévaut pas d'une violation de son droit d'être entendu, disposition qu'il n'évoque même pas (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant reproche en substance à la cour cantonale de ne pas avoir suffisamment atténué la peine en vertu de l'art. 48 let. e CP. En tant qu'il lui fait grief d'avoir pris en compte le rôle important de ses manipulations pour relativiser l'atténuation de la peine, il procède toutefois de manière appellatoire. Au reste, on comprend de la motivation cantonale, dont le recourant ne dénonce pas un défaut de motivation (art. 106 al. 2 LTF), que le temps écoulé et le bon comportement du recourant, au sens de cette disposition, n'ont qu'une influence insignifiante sur l'atténuation de la peine. Cette manière de procéder n'est pas critiquable. En effet, il ressort des faits retenus que la plupart des actes ont eu lieu après la tentative de l'intimée 3 de les dénoncer à sa famille, alors que le recourant a joué avec les peurs des victimes, évoquant par exemple la possibilité d'un suicide lorsque l'intimée 3 a dévoilé les abus pour la première fois à sa mère, et qu'il a par la suite requis que celle-ci garde le secret sans quoi la révélation risquerait de détruire la famille, respectivement qu'il a dissuadé l'intimée 2 de s'en ouvrir à sa mère. L'affirmation selon laquelle il n'aurait pas fait durer la procédure relève d'un procédé purement appellatoire. Il observe n'avoir commis aucune autre infraction depuis lors, ce que la cour cantonale a pris en compte en application de l'art. 48 let. e CP. Le recourant semble en outre reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir diminué, à l'aune de l'art. 48 let. e CP, la peine d'ensemble, mais seulement l'infraction la plus grave et chacune des autres infractions commises. Le recourant a été mis au bénéfice de la circonstance atténuante de l'art. 48 let. e CP, si bien que la cour cantonale n'avait pas à prendre en considération cette circonstance atténuante une seconde fois, sans quoi il bénéficierait deux fois de la même circonstance. En définitive, le recourant ne démontre aucunement en quoi la cour cantonale n'aurait pas suffisamment réduit la sanction sur la base de la disposition précitée, ni en quoi elle aurait outrepassé son large pouvoir d'appréciation en la matière. Le grief du recourant est donc rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.