Citation: 1B_256/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a tout d'abord considéré que l'ordonnance de disjonction de juin 2017 ne permettait pas de retenir que le Procureur intimé se serait engagé à mettre en oeuvre dans la procédure P__1 contre la banque les réquisitions de preuves écartées dans celle P__2; s'il avait ensuite confirmé son intention de ne pas les ordonner, il ne les avait pas non plus exclues de manière définitive. Selon les Juges cantonaux, la volonté d'instruire la cause P__1 était de plus démontrée par la production du rapport de la FINMA au dossier, afin d'étayer les éventuels manquements en matière d'organisation de la banque; rien n'indiquait de plus que le Procureur intimé aurait eu connaissance de la reddition de ce rapport préalablement à l'interpellation des parties, soit avant son courrier du 15 février 2019. La cour cantonale a de plus estimé que ce courrier ne demandait pas aux parties d'établir les faits incriminés, mais de les énumérer afin d'en examiner le caractère éventuellement pénal; un exposé des circonstances concrètes du comportement dénoncé était une condition de validité de la plainte pénale et permettait à l'autorité de poursuite de se déterminer sur la suite à y donner. La juridiction précédente a enfin indiqué que l'extension de l'objet de la procédure P__1 à l'éventuelle responsabilité, non pas uniquement de la banque, mais également à des employés de celle-ci relevait de l'interprétation personnelle effectuée par le recourant de l'ordonnance de disjonction. Sur le vu de ces considérations, la Chambre pénale de recours a considéré que les agissements ou omissions imputés au Procureur intimé ne permettaient pas d'en concevoir des soupçons de mauvaise foi ou une prévention à l'encontre du recourant.