Citation: 6B_896/2015 E. 3

En substance, le recourant conteste que le contrat produit dans le cadre de la procédure civile ait été falsifié, affirmant pour le surplus ne pas avoir eu la possibilité matérielle d'élaborer un faux, puisqu'il n'aurait jamais reçu de projet de contrat. Il estime que l'autorité cantonale aurait dû requérir de l'intimé la preuve qu'il lui avait adressé un tel projet. En outre, elle ne pouvait pas se fonder sur les seules déclarations du témoin C.________ pour en conclure qu'un salaire de 7'600 fr. n'avait pas pu être prévu conventionnellement. En définitive, l'autorité d'appel n'aurait pas dû se contenter d'un faisceau d'indices pour établir sa culpabilité, mais au contraire expliquer comment il aurait pu, concrètement, modifier le document litigieux. Dans une grande mesure, le recourant se contente de reproduire les griefs présentés devant l'autorité précédente, sans démontrer en quoi l'appréciation des preuves effectuée par celle-ci serait arbitraire. Pour le surplus, il se borne à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, toujours sans indiquer en quoi celle-ci serait manifestement insoutenable. Au demeurant, contrairement à ce qu'il affirme, la constatation selon laquelle le montant du salaire prévu d'entente entre les parties ne pouvait pas être de 7'600 fr. ne se fonde pas uniquement sur les déclarations du témoin C.________, mais aussi sur un ensemble d'autres indices, tels que le témoignage de B.________ selon lequel le contrat du recourant prévoyait un salaire de 3'600 fr., l'exemplaire du contrat adressé au Service de l'emploi par la fiduciaire de l'intimé, ou encore la déclaration de sinistre LAA du recourant. Quant aux remarques du recourant sur sa prétendue impossibilité matérielle de falsifier le contrat, elles n'ont quoi qu'il en soit pas d'influence sur l'issue du litige. En effet, il ne conteste pas avoir produit, au cours du procès civil, le contrat stipulant un salaire de 7'600 fr., dont il ne pouvait ignorer qu'il s'agissait d'un faux puisqu'il avait convenu avec l'intimé d'un salaire de 3'600 francs. Peu importe s'il a lui-même falsifié ce document ou si cette falsification est le fait d'un tiers, dès lors que le simple usage d'un faux dans le but de tromper autrui suffit pour que l'infraction de faux dans les titres soit réalisée (art. 251 ch. 1 CP). En définitive, la motivation du recourant n'est pas susceptible de faire apparaître arbitraire le fait selon lequel le document a été falsifié. Ses critiques sont infondées dans la mesure où elles sont recevables. Il n'y a pas lieu de remettre en cause la condamnation du recourant pour tentative d'escroquerie et faux dans les titres, puisqu'il ne fait pas valoir de violation du droit fédéral à cet égard. Cela rend sans objet l'examen des conclusions relatives à sa condamnation aux frais et dépens de la procédure de première et de deuxième instance, dans la mesure où elles sont toutes liées à une éventuelle libération du chef des infractions précitées.