Citation: 5P.463/2006 31.05.2007 E. 4

Dans un premier grief, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire, et donc violé l'art. 9 Cst., en ignorant les pièces 165 et 1004 à 1013 qu'il a produites au dossier, lesquelles attestent de la valeur au 31 décembre 2002, respectivement au 30 juin 2003, des sociétés dans lesquelles il détient ou détenait des participations; il estime que ces dates sont déterminantes pour calculer la valeur des sociétés, et non celle du 1er septembre 2000 retenue par le notaire commis à la liquidation du régime matrimonial, auquel se sont ralliés tant les premiers juges que l'autorité cantonale; les pièces produites par le recourant font état de valeurs sensiblement plus basses. Le recourant reproche également à la cour cantonale, pêle-mêle, d'avoir violé l'art. 211 CC, l'art. 29 al. 2 Cst. - plus particulièrement son droit de faire administrer des preuves -, l'art. 8 CC et d'avoir retenu, sans la moindre preuve et en violation de l'art. 9 Cst., qu'il aurait admis les valeurs arrêtées par le notaire. Il convient d'écarter d'emblée le grief de violation de l'art. 211 CC, qui est irrecevable dans le recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ et art. 43 al. 1 OJ). 4.1 La cour cantonale a admis la date du 1er septembre 2000 en se basant sur trois motifs. 4.1.1 Tout d'abord, elle a relevé que les premiers juges ont retenu le 1er septembre 2000, les valeurs à cette date ayant été acceptées implicitement par les parties, puisque le recourant, après avoir demandé à l'expert de tenir compte des plus-values ou moins-values conjoncturelles, ne lui avait cependant fourni ni explications ni justificatifs à ce sujet; dans son rapport, l'expert a d'ailleurs relevé qu'à la lecture des comptes, il avait plutôt l'impression que l'évolution était favorable. L'autorité cantonale a estimé que ces considérations étaient convaincantes. 4.1.2 Ensuite, elle a considéré que la prise en compte de cette date était conforme à la jurisprudence appliquée dans le canton de Vaud lorsqu'un notaire est chargé de liquider le régime matrimonial des parties. 4.1.3 Enfin, elle a constaté que l'expert avait relevé qu'en cas de désaccord entre les parties à propos des chiffres présentés, il faudrait recourir à une expertise comptable. Or, les chiffres invoqués par l'époux dans son recours cantonal ayant été contestés par l'épouse par voie de jonction, on ne saurait les considérer comme établis. Les parties ont en outre convenu, les 20 et 25 juin 2004, de ne pas s'autoriser à requérir un nouveau rapport d'expertise ou un complément audit rapport, convention de procédure ratifiée par le juge instructeur le 5 juillet 2004.