Citation: 6B_1065/2021 E. 1.2

1.2. La juridiction d'appel a examiné la demande du recourant portant sur l'actualisation des précédentes expertises psychiatriques datant des années 2011 et 2012. Elle a constaté que les faits de la présente cause s'échelonnaient de 2004 à début 2018 et que ces expertises avaient été effectuées dans le cadre d'une précédente affaire où le recourant était accusé - et avait été condamné - pour abus de confiance, gestion déloyale qualifiée et faux dans les titres, soit des infractions de nature patrimoniale qu'il avait commises dans le cadre de son activité professionnelle. Pour les juges d'appel, les expertises restaient néanmoins utilisables, d'autant plus que le recourant n'avait pas indiqué en quoi les circonstances auraient changé, quels événements auraient pu aggraver le trouble de la personnalité déjà diagnostiqué (que l'on sait d'expérience plutôt stable) ou en faire apparaître d'autres. En outre, les experts avaient été entendus simultanément par le tribunal correctionnel saisi de la présente affaire, qui avait retenu un trouble de la personnalité avec une diminution légère de la responsabilité. La cour d'appel a admis qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner une nouvelle expertise ou un complément à la précédente, rejetant dès lors la réquisition de preuve.