Citation: I 43/05 30.06.2006 E. 5

5.1 Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être évalué sur la base d'une comparaison des revenus. Pour cela, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré (art. 16 LPGA). La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 130 V 348 consid. 3.4, 128 V 30 consid. 1, 104 V 136 consid. 2a et 2b). 5.2 En l'occurrence, il convient de se référer aux gains réalisables par le recourant en qualité de chauffeur-livreur pour déterminer les revenus avec et sans invalidité déterminants. Lorsque ces derniers sont ainsi calculés sur la même base, il est superflu de les chiffrer avec exactitude. En pareil cas, le degré d'invalidité se confond avec celui de l'incapacité de travail, sous réserve d'une éventuelle réduction du salaire statistique (voir par analogie arrêt M. du 15 avril 2003 [I 1/03] consid. 5.2), qui ne se justifie pas en l'espèce en regard de l'âge et des handicaps subis par l'assuré (cf. ATF 126 V 78 consid. 5). Compte tenu d'une incapacité de travail de 50 %, il résulte une perte de gain du même taux. Le degré d'invalidité du recourant n'a ainsi subi aucune modification depuis la décision initiale d'octroi de rente, de sorte que le droit à la prestation de l'assuré ne saurait être augmenté. Le jugement entrepris n'est ainsi pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.