Citation: 6B_158/2022 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas s'être prononcée sur son argument tiré de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, selon lequel il faut tenir compte des développements postérieurs à la décision ordonnant l'expulsion. En l'espèce, la cour cantonale a indiqué que le recourant ne présentait aucun fait ou moyen de preuve nouveaux et sérieux permettant une entrée en matière sur sa demande de révision. D'une part, la première grossesse de l'amie du recourant était connue du tribunal de police et avait été prise en considération lors du prononcé de l'expulsion, de sorte que le recourant, qui n'avait pas formé un appel contre le jugement du 14 septembre 2020, ne pouvait pas s'en prévaloir dans le cadre de sa demande de révision. D'autre part, la seconde grossesse de son amie constituait un fait postérieur au jugement du tribunal de police, qui ne pouvait fonder une demande de révision (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2 p. 4). Il s'ensuit que l'argument du recourant a été examiné par les juges cantonaux, qui l'ont par ailleurs rejeté en s'appuyant sur la jurisprudence du Tribunal fédéral (cf. en particulier: arrêt 6B_836/2016 du 7 mars 2017 consid. 1.3.2). Infondé, le grief tiré du droit d'être entendu doit être rejeté.