Citation: 4P.244/1999 18.02.2002 E. A

A.- La société B.________ S.A. est propriétaire d'un immeuble locatif dans le canton de Vaud. Par contrat du 14 octobre 1991, l'actionnaire unique de B.________ S.A. a vendu la totalité des actions à A.________ pour le prix de 5'200'000 fr. Un mois plus tard, ce dernier a revendu les actions à C.________ pour le prix de 6'800'000 fr., mais cette vente a été annulée conventionnellement le 13 décembre 1991. Le 16 décembre 1991, A.________ a vendu les actions de B.________ S.A. à Z.________ pour le prix de 6'000'000 fr. L'acheteur et le vendeur se connaissaient. Z.________, qui est ingénieur civil de profession, s'occupait d'affaires immobilières. Après déduction des dettes hypothécaires, Z.________ a payé 900'000 fr. à A.________ en espèces et par compensation de créances résultant de la reprise par ce dernier de deux appartements. L'avocat et notaire X.________ a établi l'acte authentique de vente de l'un de ces appartements en signalant expressément l'application à ce contrat de l'arrêté fédéral du 6 octobre 1989 concernant un délai d'interdiction de revente des immeubles non agricoles (ci-après: AFIR). Il n'a en revanche rien indiqué lors de la signature, le même jour, de la convention de vente des actions de B.________ S.A., à laquelle il assistait en tant que conseiller juridique des parties et pour laquelle il a exigé une rémunération. La vente s'étant révélée nulle en application de l'AFIR, Z.________ a, selon une convention du 23 septembre 1993, restitué les actions de B.________ S.A. à A.________, lequel s'est reconnu débiteur de 900'000 fr. Comme ce dernier était insolvable, Z.________ n'a pas pu récupérer le prix de vente.