Citation: 9C_888/2015 E. 5

C'est en vain ensuite que le recourant se plaint du fait que l'office intimé a renoncé à vérifier concrètement à l'aide de mesures de réadaptation s'il était en mesure de mettre à profit sa capacité de gain sur le marché du travail équilibré. Comme le fait valoir à juste titre A.________, dès lors qu'il était au bénéfice d'une rente d'invalidité depuis plus de quinze ans, il fait en principe partie de la catégorie des assurés dont on ne peut exiger, selon la jurisprudence, d'entreprendre de leur propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre d'eux pour tirer profit de leur capacité résiduelle de travail médicalement documentée (ATF 141 V 5). Cela ne signifie cependant pas que ces personnes peuvent se prévaloir d'un droit acquis dans le cadre d'une procédure de révision ou de reconsidération. Des exceptions ont en particulier déjà été admises lorsque la personne concernée avait maintenu une activité lucrative malgré le versement de la rente - de sorte qu'il n'existait pas une longue période d'éloignement professionnel (arrêt 9C_292/2015 du 27 janvier 2016 consid. 5.2 et la référence) - ou lorsqu'elle disposait d'une agilité particulière et était bien intégrée dans l'environnement social (arrêt 9C_625/2015 du 17 novembre 2015 consid. 5 et la référence). En l'espèce, si le recourant affirme qu'il n'a jamais été intégré dans le marché du travail, il omet de mentionner qu'il travaille deux heures par jour comme concierge depuis le 6 janvier 1991 en réalisant un revenu correspondant à son activité et qu'il a développé sa propre activité lucrative de jardinier-paysagiste depuis 2009 à tout le moins. Les seuls doutes exprimés par A.________ dans son recours quant à sa capacité de réaliser sans l'aide de l'assurance-invalidité un revenu correspondant à une activité à plein temps ne permettent ainsi pas de considérer que les premiers juges, en retenant qu'une réadaptation par soi-même pouvait être exigée de lui, ont violé le droit fédéral.