Citation: 8C_704/2016 E. A

A.________ s'est inscrit au chômage le 1er juillet 2009 et un délai-cadre d'indemnisation lui a été ouvert à compter de cette date. Par décision du 18 janvier 2011, l'Office régional de placement du district de B.________ (ORP) l'a mis au bénéfice de 64 indemnités journalières au titre de mesure de soutien aux assurés qui entreprennent une activité indépendante (cf. art. 71a al. 1 LACI; RS 837.0). Dans cette décision, il était mentionné qu'à l'expiration de la phase de planification du projet mais au plus tard lors du versement de la dernière indemnité journalière, l'assuré devait indiquer à l'autorité compétente s'il prenait ou non l'activité indépendante. Le projet élaboré par A.________ était en relation avec la vente de piscines (sous la raison sociale "C.________" vente de piscines et accessoires). Le 30 mars 2011, le prénommé a informé l'ORP par le biais du formulaire prévu à cet effet qu'il renonçait à se mettre à son compte. La Caisse de chômage D.________ a dès lors repris le versement des indemnités ordinaires de chômage à partir du 1er avril 2011. Dans les formulaires "Indications de la personne assurée" des mois de mai et juin 2011, A.________ a annoncé avoir travaillé 45 heures, respectivement 28 heures, pour "C.________", et a transmis à la caisse les décomptes de salaires et les attestations de gain intermédiaire y relatifs indiquant un salaire de 1'402 fr. 70 et 910 fr. 60. Le 10 septembre 2011, la caisse a rendu un décision par laquelle elle a nié le droit du prénommé au chômage dès le 1er avril 2011, motif pris que selon les directives du Secrétariat d'Etat à l'économie (seco), l'assuré qui, après la phase d'élaboration du projet, n'entreprend pas l'activité indépendante et désire à nouveau obtenir les prestations de l'assurance-chômage, ne peut pas percevoir de gain intermédiaire dans le domaine du projet soutenu. Par décision du 12 septembre suivant, elle a également réclamé à l'intéressé la restitution de 13'421 fr. 50 correspondant aux prestations versées à tort du 1er avril au 31 juin 2011. Le 3 octobre 2011, A.________ a fait une demande de remise de l'obligation de restituer. Par décision du 11 septembre 2013, confirmée sur opposition le 14 janvier 2015, le Service de l'emploi (SPE) a refusé d'accorder la remise, au motif que l'assuré ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi.