Citation: 1C_442/2016 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, les recourants ne prétendent pas - en dépit des exigences accrues de motivation applicables aux griefs de violation des droits fondamentaux (art. 106 al. 2 LTF) - que l'arrêt attaqué porterait atteinte d'une manière disproportionnée à la garantie de la propriété (art. 26 al. 1 et 36 al. 3 Cst.); il n'appartient dès lors pas au Tribunal fédéral de se saisir d'office de cette question. Il s'ensuit que l'atteinte au principe de la proportionnalité, invoquée ici exclusivement en lien avec l'application du droit cantonal, se confond avec le grief d'arbitraire. A cet égard, les recourants n'expliquent toutefois pas en quoi le refus du Tribunal cantonal de déroger à la distance prévue par l'art. 23 LC en lien avec l'art. 23 al. 1 2 ème phrase LcFDN serait en l'occurrence insoutenable. C'est de surcroît en vain que les recourants se prévalent du caractère acceptable d'une dérogation évoqué, en cours d'enquête, par le SFP; en effet, dans le cadre de la procédure fédérale, le service cantonal s'en est expressément remis à justice quant à la conformité du projet avec l'art. 23 LC en ce qui concerne le balcon ouest et la terrasse nord, précisant que ceux-ci ne figuraient pas sur le plan de géomètre, sur lesquels se fondait son appréciation initiale (cf. courrier du 8 février 2017 du SFP au Conseil d'Etat). Les recourants ne prétendent enfin pas non plus qu'il eût appartenu à l'instance précédente, en vertu du droit cantonal, d'examiner d'office la possibilité d'une éventuelle dérogation ni que l'instance précédente aurait ignoré cette problématique au détriment de leur droit d'être entendus. Dans ces circonstances, rien ne commande de s'écarter de la solution entérinée par le Tribunal cantonal; le grief doit partant être rejeté.