Citation: 4A_177/2022 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a considéré que sous le titre de " préjudices financiers ", l'acheteuse appelante avait soutenu que la solvabilité de la venderesse serait douteuse, mais qu'il s'agissait d'une allégation nouvelle, qui était invoquée pour la première fois en appel et qui était donc irrecevable. La recourante se limite à reprocher à la cour cantonale de n'avoir arbitrairement pas tenu compte, tant dans ses motifs que dans leur résultat, du manque de liquidités de la venderesse, dont elle-même n'a eu connaissance que lorsque celle-ci a demandé de manière pressante à ce qu'un montant de 200'000 fr. soit libéré immédiatement en sa faveur. Elle en déduit que si les fonds consignés chez le notaire étaient libérés en sa faveur, la venderesse les utiliserait immédiatement pour régler ses dettes envers la locataire, de sorte qu'elle-même ne pourrait les recouvrer ultérieurement à la suite de son action au fond. Elle soutient que, puisqu'elle n'a pu comprendre que la venderesse souffrait d'un manque chronique de liquidités qu'après que la cause a été gardée à juger par le premier juge, elle pouvait le faire valoir en appel; il s'agirait d'une déduction logique tirée de cette demande de 200'000 fr. Elle reproche donc à la cour cantonale de l'avoir taxé de nouveau et, partant, d'irrecevable.