Citation: 4A.10/1999 18.04.2000 E. A

A.- a) Paola Vezzani-Kleczynski travaillait depuis 1987 au Centre de langues (ci-après: le Centre) de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (ci-après: EPFL), où elle enseignait l'italien, étant également responsable du département d'italien. Son statut était celui d'une chargée de cours, nommée pour la durée d'une année académique. Sa dernière nomination date du 15 août 1995 pour les semestres d'hiver 1995 et d'été 1996. Le 6 mars 1995, la direction de l'EPFL a décidé de supprimer le Centre avec effet au 30 septembre 1996 et de confier l'enseignement des langues à un organisme privé. Les collaborateurs du Centre en ont été informés lors d'une séance du 27 mars 1995. Par lettre du 18 avril 1995, l'EPFL a offert aux intéressés son soutien pourlarecherched'unnouvelemploienproposantégalementd'autresmesuresd'appui. Parcourrierdu10janvier1996, l'EPFLainformé Paola Vezzani-Kleczynski que jusqu'ici elle n'avait fait l'objet d'aucune mesure particulière tendant à mettre fin à ses rapports de service du fait qu'elle était considérée comme une chargée de cours dont la nomination viendrait à échéance pour la période précitée sans autre formalité; toutefois, afin de tenir compte de sa durée d'emploi, l'EPFL avait décidé de l'assimiler à une employée permanente, et elle envisageait de la licencier pour le 30 septembre 1996. b) Paola Vezzani-Kleczynski a pu faire valoir son droit d'être entendue. Par décision du 22 mai 1996, l'EPFL a résilié ses rapports de service pour le 30 septembre 1996. Dans sa décision, l'EPFL, qui assimilait l'enseignante à une employée permanente, indiquait qu'elle entreprendrait des démarches auprès du Conseil des Ecoles Polytechniques Fédérales (ci-après: EPF) en vue de faire bénéficier l'intéressée de l'indemnité de départ prévue à l'art. 19 de l'ordonnance sur les mesures à prendre en faveur du personnel en cas de restructurations dans l'administration générale de la Confédération (RS 172. 221.104. 0; ci-après: l'Ordonnance). Elle assurait aussi que le service du personnel allait poursuivre les recherches visant à faciliter la réintégration professionnelle de l'intéressée. Paola Vezzani-Kleczynski a recouru en vain contre cette décision auprès du Conseil des EPF, de la Commission fédérale de recours en matière de personnel fédéral (ci-après: la Commission) et du Tribunal fédéral.