Citation: U 300/06 22.06.2007 E. 1

Dans un rapport du 10 février 2003, le docteur B.________, spécialiste en neurochirurgie, a relevé que le spondylolisthésis était une affection congénitale, mais que l'assuré n'en avait jamais souffert avant l'accident; la probabilité de la décompensation par l'accident confinait donc à la certitude; en revanche, ce médecin ne pouvait pas se prononcer sur la durée de cette décompensation. En particulier, l'examen électromyographique des membres inférieurs pratiqué par le docteur J.________ le 16 mars 2001 confirme l'existence de signes de dénervation modérée et chronique dans le myotome L5 droit qui correspond au trajet d'une partie des plaintes douloureuses de l'assuré. Le 4 avril 2003, la doctoresse K.________ a procédé à une IRM lombaire qui a révélé un discret antélisthésis de grade I de L5 sur S1 sur lyse isthmique bilatérale, des discopathies D11-D12, L2-L3 et L5‑S1, sans image de conflit disco-radiculaire, une arthrose inter-facettaire bilatérale L4-L5 et de façon plus marquée en L5-S1 ainsi que des images compatibles avec un petit kyste synovial en regard de l'articulaire postérieure L5-S1 droite (rapport du 7 avril 2003). Par décision du 15 octobre 2003, la CNA a confirmé à l'assuré qu'elle n'interviendrait pas pour les troubles lombaires. En revanche, elle continuerait à allouer des prestations pour la hanche et le genou droit. Par acte du 14 novembre 2003, l'assuré s'est opposé à cette décision en invoquant, notamment, les avis des docteurs E.________, O.________ et B.________. Le 20 novembre 2003, l'Hôpital F.________ a rendu un rapport d'expertise pluridisciplinaire. Selon les conclusions des experts, la situation médicale de la hanche droite et des genoux était jugée satisfaisante tant sur le plan clinique que radiologique. Les lombes ne présentaient pas de syndrome vertébral. Il n'existait pas de restriction de la mobilité dorso-lombaire et l'examen neurologique était dénué de sciatalgie irritative ou déficitaire. Du point de vue somatique, la capacité de travail était totale dans une activité légère et adaptée, sans port de charges lourdes. Sur le plan psychique, en revanche, l'assuré vivait une problématique d'enchaînement entre les facteurs personnels et accidentels avec une évolution vers un syndrome de douleurs ubiquitaires et omniprésentes, qui était devenu une véritable entité psychosomatique; les troubles psychiques justifiaient à eux seuls une diminution de 50 % de la capacité de travail de l'assuré. Une évolution positive était encore possible. Invité à se prononcer sur la cas, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et membre de l'équipe médicale de médecine des assurances de la CNA, a estimé qu'il n'était pas établi au degré de vraisemblance prépondérante que les troubles lombaires de l'assuré fussent attribuables à l'accident du 8 août 1997 (rapport du 14 janvier 2004). Aussi, la CNA a-t-elle rejeté l'opposition (décision du 22 janvier 2004).