Citation: 9C_803/2013 E. 1

En fait, ce n'est qu'au cours de la procédure judiciaire cantonale que le syndrome des jambes sans repos a à nouveau été évoqué. Le docteur K.________, psychiatre entendu par la juridiction cantonale le 17 octobre 2008, a exposé que le syndrome des jambes sans repos, toujours présent chez l'assurée, amplifiait la dépression et l'anxiété, ce qui limitait sa capacité de travail en raison notamment de la fatigue. De son côté, le docteur W.________ a évoqué le diagnostic en cause dans un certificat du 20 juin 2008, avant d'expliquer au cours de l'audition d'enquête du 17 octobre 2008, qu'il n'avait pas fait état du syndrome des jambes sans repos dans son rapport à l'administration parce qu'il s'était "focalisé principalement" sur l'état dépressif de sa patiente. Ces observations médicales rendaient nécessaire, à ce stade de la procédure seulement, une évaluation de la situation médicale de l'assurée sur le plan psychiatrique et neurologique. Par ailleurs, le docteur G.________ du SMR a expliqué les raisons qui le conduisaient à conclure à l'absence de diagnostic psychiatrique ayant une répercussion sur la capacité de travail au regard des avis psychiatriques produits par l'assurée (avant tout, nette amélioration de l'état de santé psychique; rapport du 21 avril 2008). Dans cette phase de la procédure, l'évaluation du psychiatre du SMR - dont le rapport répondait aux exigences jurisprudentielles en matière de valeur probante - levait donc les doutes que pouvait avoir l'administration quant aux atteintes psychiques de l'assurée, en infirmant l'appréciation des médecins consultés précédemment par l'intimée. L'office AI était dès lors en droit de rendre une décision sur les prétentions de l'assurée sans entreprendre d'autres mesures d'instruction.