Citation: 9C_830/2016 E. A

A.________ a exercé divers emplois (ouvrier dans le bâtiment, concierge, indépendant dans l'import-export, etc.) jusqu'en 2010, avec de fréquents arrêts de travail depuis 2009. Le 30 mai 2011, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, complétée le 22 juin 2011, en indiquant souffrir d'un mal de dos chronique depuis 2002. Entre autres mesures d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis des médecins traitants et confié la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire au Centre d'expertise médicale de Nyon (CEMed). Dans leur rapport du 19 août 2014, les experts ont diagnostiqué, sur le plan somatique, des troubles dégénératifs du rachis cervico-dorso-lombaire et une gonarthrose droite, avec répercussion sur la capacité de travail. Ils ont retenu que les limitations découlant de ces atteintes étaient incompatibles avec un emploi de manoeuvre sur un chantier, mais permettaient une activité telle qu'opérateur de machine à commande numérique. Sur le plan psychique, ils ont attesté que l'assuré souffrait d'une dysthymie, de troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de l'alcool et d'un syndrome de dépendance, utilisation continue, mais que ces troubles n'étaient pas sévères et pouvaient être réduits par des mesures exigibles, en premier lieu l'abstinence. Les experts ont conclu de ce fait que l'intéressé avait une capacité de travail nulle dans les travaux lourds depuis mai 2010, mais entière dans une activité adaptée. Par décision du 28 janvier 2015, l'office AI a rejeté la demande de prestations, considérant que la capacité de travail était de 100 % dans une activité adaptée et qu'il n'en résultait aucune incapacité de gain.