Citation: 2C_272/2018 E. 5

Le recourant estime que le Tribunal cantonal n'a pas pris en compte le fait qu'il est toujours resté à son domicile et qu'il a officié en tant que traducteur. Selon lui, ces éléments auraient dû conduire l'autorité précédente à exclure tout risque de fuite au sens de l'art. 76 al. 1 let. b LEtr (RS 142.20). Outre qu'il n'explique en rien en quoi l'appréciation anticipée de ces moyens de preuve effectuée par le Tribunal cantonal serait arbitraire (cf. consid. 4 ci-dessus), le recourant ne saurait de toute façon pas être suivi. En effet, le Tribunal cantonal, à l'arrêt duquel il sera renvoyé pour le surplus (art. 109 al. 3 LTF), a correctement appliqué le droit (art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et 4 LEtr) et la jurisprudence (ATF 140 II 1 consid. 5.3 p. 4) applicables à la situation du recourant. Il a ainsi justement considéré que le refus exprimé par le recourant de retourner en Ethiopie et son comportement lors du vol de retour constituaient des éléments permettant de conclure que celui-ci refusait d'obtempérer aux instructions des autorités. Les éléments que le recourant avance dans son recours n'excluent nullement la cause de la détention et la mesure de contrainte prononcée ne saurait être considérée comme étant disproportionnée. Pour le surplus, contrairement à l'avis du recourant, le fait qu'il ne bénéficie prétendument pas de passeport n'est pas déterminant, les autorités éthiopiennes étant disposées a établir les papiers nécessaires pour leurs ressortissants (cf. arrêt 2C_287/2017 du 13 novembre 2017 consid. 3.3 à 3.5). Le recourant ne peut pas non plus être suivi lorsqu'il affirme que sa détention ne saurait excéder 30 jours. Il convient en effet ici de lui rappeler que la détention a été prononcée sur la base de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et 4 LEtr et que l'art. 76 al. 2 LEtr qu'il cite prévoit certes une détention maximale de 30 jours, mais ne s'applique qu'aux cas de détention de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 5 LEtr. La situation prévue par cette dernière disposition, c'est-à-dire le fait que la décision ait été notifiée alors que l'étranger se trouvait dans un centre d'enregistrement ou de procédure, n'est pas celle du recourant. Celui-ci ne saurait en outre invoquer l'art. 76a al. 4 LEtr, qui a trait aux cas de détention faisant suite aux procédures fondées sur les accords d'association à Dublin. Son renvoi a en effet en dernier lieu été prononcé dans le cadre d'une procédure d'asile "ordinaire". Finalement, dans la mesure où le recourant tente de remettre en cause la question du renvoi, son grief doit d'emblée être écarté, car il ne peut faire l'objet de la présente procédure, à moins que la décision de renvoi soit manifestement infondée, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, comme l'a exposé à juste titre l'arrêt de l'autorité précédente aux considérants duquel il peut également être renvoyé sur ce point (cf. art. 109 al. 3 LTF; art. 83 let. c ch. 4 LTF, consid. 3 ci-dessus; ATF 130 II 56 consid. 2 p. 58; arrêt 2C_846/2017 du 30 octobre 2017 consid. 4.2).