Citation: 1P.361/2005 04.08.2005 E. 2

Invoquant les art. 9, 32 al. 1 Cst. et 6 par. 2 CEDH, le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves et de la violation de la présomption d'innocence; ces griefs - qui se confondent dans l'exposé qu'en fait le recourant, pour ce qui a trait à l'appréciation des preuves - sont recevables dans le cadre du recours de droit public pour violation des droits constitutionnels au sens de l'art. 84 al. 1 let. a OJ (ATF 120 Ia 31 consid. 2b p. 36 in fine et les arrêts cités). Dans ce contexte, le Tribunal fédéral ne revoit la constatation des faits et l'appréciation des preuves qu'avec un pouvoir d'examen limité à l'arbitraire, car il ne lui appartient pas de substituer sa propre appréciation à celle du juge de la cause. Quant à la présomption d'innocence garantie par les art. 6 par. 2 CEDH et 32 al. 1 Cst., elle est invoquée avec succès si le recourant démontre, par une argumentation conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, qu'à l'issue d'une appréciation exempte d'arbitraire de l'ensemble des preuves, le juge aurait dû éprouver des doutes sérieux et irréductibles sur la culpabilité de l'accusé (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Une constatation de fait n'est pas arbitraire pour la seule raison que la version retenue par le juge ne coïncide pas avec celle de l'accusé; encore faut-il que l'appréciation des preuves soit manifestement insoutenable, en contradiction flagrante avec la situation effective, qu'elle constitue la violation d'une règle de droit ou d'un principe juridique clair et indiscuté, ou encore qu'elle heurte de façon grossière le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 117 Ia 133 consid. 2c p. 39, 292 consid. 3a p. 294). Le pouvoir d'examen de la Cour de cassation cantonale est limité à l'arbitraire. En pareil cas, il incombe au recourant, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, de démontrer en quoi l'autorité supérieure aurait arbitrairement tenu pour dénuée d'arbitraire l'appréciation des preuves par l'autorité inférieure (ATF 125 I 492). Le recourant ne peut se satisfaire d'affirmer péremptoirement que le jugement de première instance serait arbitraire, ainsi que, par la force des choses, l'arrêt confirmant ce jugement: il lui appartient de démontrer, point par point, en quoi l'arrêt rendu en dernière instance cantonale est, pris isolément, contraire à la Constitution (ATF 125 I 492).