Citation: 6B_177/2021 E. 1.2.2

1.2.2. Plus généralement, la cour cantonale a relevé que le recourant n'hésitait pas à reporter systématiquement la faute sur autrui et à se considérer comme une victime, en inversant totalement les rôles. Cet élément avait notamment été mis en avant dans l'expertise psychiatrique du 19 février 2018, effectuée à la suite de sa condamnation du 28 mai 2018, durant laquelle il n'avait cessé de rejeter la faute sur sa victime, à savoir son épouse de l'époque, dont il avait cassé la mâchoire à coup de pied. Dans la présente procédure, tant aux débats de première instance qu'en appel, il s'était à nouveau positionné comme victime s'agissant des faits du 31 mars 2019. Cet élément ressortait également du motif de la dispute des parties le soir en question, une prétendue infidélité de la part de l'intimée avec un installateur sanitaire. Le recourant n'avait d'ailleurs jamais cessé de réitérer cette accusation tout au long de la procédure à laquelle il avait ajouté une prétendue grossesse qui aurait été interrompue par un avortement fin 2018. Or, une attestation du gynécologue de l'intimée avait démontré que ces allégations étaient fausses. Il était encore précisé que le recourant reprochait déjà à son ex-femme de lui être infidèle entrainant une jalousie infondée et un déchainement de violence, même si elle n'était pas sexuelle, lui ayant valu sa condamnation du 28 mai 2018.