Citation: 5A_505/2008 15.10.2009 E. 2

En l'espèce, le recourant se plaint d'une application arbitraire du droit fédéral, soit de l'art. 137 CC, dans la détermination de son revenu annuel net, arrêté à 63'957 fr. pour l'année 2006. Il soutient que des éléments supplémentaires auraient dû être pris en considération dans les déductions de son revenu et requiert que la contribution, fixée sur ces nouvelles bases, rétroagisse au 1er décembre 2005. 2.1 Le recourant, qui est conseiller fiscal indépendant, reproche notamment au Tribunal civil d'arrondissement d'avoir refusé de déduire de son revenu un montant de 14'600 fr., mentionné dans le tableau des actifs et passifs établi à l'attention de l'administration fiscale sous le poste «travaux en cours». Savoir si ces travaux, qui ont été réalisés en 2006 mais n'ont pas encore été payés, doivent être pris en considération dans son revenu de cette année-là est une question de droit. Le tribunal estime que oui, car ces travaux «se compensent d'année en année». Le recourant affirme qu'un montant de 11'500 fr., correspondant à des travaux réalisés en 2005, a été pris en compte dans son revenu de 2006, mais cette allégation ne résulte pas des faits constatés. Partant, le grief est irrecevable. 2.2 Le recourant tient également pour arbitraire le refus du Tribunal civil d'arrondissement de déduire de ses revenus sa prime d'assurance sur la vie, d'un montant de 6'001 fr. par an. La décision querellée retient que cette assurance mixte inclut une économie, constituant une valeur de rachat qui permettrait le remboursement de la ligne de crédit garantie par ladite assurance; dès lors que conserver ce crédit et payer cette assurance correspondait à un choix personnel du recourant, il n'y avait pas lieu de déduire la prime de son revenu. En tant que le grief porte sur le point de savoir si cette assurance est déductible du revenu du recourant, il s'agit d'une question de droit, susceptible d'être examinée, sous l'angle de l'arbitraire, dans le présent recours. Cependant, la critique du recourant, qui se borne à contester l'opinion de l'autorité cantonale de manière appellatoire, ne satisfait pas aux exigences de motivation requises (art. 106 al. 2 LTF); partant, elle est irrecevable. Par ailleurs, elle se fonde sur des constatations qui ne résultent pas du jugement attaqué (art. 99 al. 1 LTF), alors que le Tribunal fédéral conduit son raisonnement sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). En outre, le recourant n'est pas recevable à remettre en cause ici l'appréciation des faits, faute de recours contre l'arrêt de la Chambre des recours (cf. supra, consid. 1.3 et art. 75 al. 1 LTF). 2.3 Le recourant soutient également que c'est de manière arbitraire que le Tribunal civil d'arrondissement, après avoir admis une réduction annuelle de 1'604 fr. au titre de l'assurance perte de gain sur son revenu annuel, ainsi fixé à 62'353 fr. au lieu de 63'957 fr., a considéré que la différence minime entre ce montant et celui arrêté par le premier juge dans l'ordonnance de mesures provisionnelles ne justifiait pas de remettre en cause la contribution d'entretien en faveur de l'enfant. Toutefois, le recourant ne démontre pas, de façon suffisamment motivée (art. 106 al. 2 LTF), en quoi l'autorité cantonale aurait rendu une décision insoutenable dans son résultat en arrêtant le montant de la contribution d'entretien mise à sa charge à 800 fr. au lieu de 780 fr. par mois, le pourcentage appliqué, de 15% du revenu net du débirentier, étant un ordre de grandeur et non une règle stricte. Le grief est donc également irrecevable.