Citation: 1C_682/2013 E. 2

Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci, sous peine d'irrecevabilité. Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1 et les arrêts cités). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Le recourant ne dit rien du sort de la décision attaquée, comme l'exige la jurisprudence précitée (cf. ATF 133 III 489 consid. 3.1). La recevabilité du recours à cet égard peut quoi qu'il en soit demeurer indécise. La Commission de recours a relevé les anomalies qui affectaient le permis de conduire et le duplicata présentés par le recourant. Elle a jugé compréhensible la conclusion du Service d'identité judiciaire selon laquelle les photos avaient été changées, ce qui est déjà considéré comme une contrefaçon ou une falsification. Elle a retenu que les attestations délivrées par l'ambassade de la République de l'île Maurice à Paris et de la police de la circulation à Port-Louis n'étaient pas de nature à modifier cet état de fait, ce d'autant que le permis de conduire n'avait pas été présenté à ces deux autorités dans sa version originale. Elle a estimé que l'authenticité du permis de conduire n'avait pas été établie de manière indubitable, ce même si le recourant avait été acquitté pénalement. Elle est finalement parvenue à la conclusion qu'aucun nouveau fait n'était apparu qui pourrait faire apparaître comme erronée la décision du 11 décembre 2009. Le recourant conteste les reproches qui lui sont adressés. Il explique le mauvais état de son permis de conduire par le fait qu'il se trouvait dans une pochette mal entretenue qui était en permanence dans sa poche. Il nie avoir changé les photographies sur les documents qu'il a produits. Il estime qu'il y aurait lieu de faire analyser les permis par les autorités suisses et mauriciennes "pour que la vérité se fasse enfin". Cette argumentation, de nature appellatoire, ne satisfait pas aux exigences de motivation requises et n'est pas de nature à démontrer le caractère arbitraire ou infondé de la décision attaquée. Le recourant ne prétend pas avoir demandé des mesures d'instruction auxquelles les autorités cantonales auraient arbitrairement refusé de donner suite. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral, comme dernière instance de recours, d'instruire pour la première fois les faits pertinents (ATF 136 II 101 consid. 2 p. 104). Il ne saurait ainsi faire droit à la demande du recourant d'envoyer les permis de conduire à l'Office de la circulation routière de l'île Maurice ou d'ordonner à cet office qu'il envoie ses dossiers en Suisse pour les faire analyser pour démontrer sa bonne foi.