Citation: 1C_653/2013 E. 3.4

3.4. La recourante affirme ensuite que la mesure effectuée en décembre 2011 ne remplirait pas les conditions requises par la recommandation pour une mesure de réception; elle constituerait une mesure de contrôle. La recourante ne démontre toutefois pas le caractère arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale qui a estimé que la mesure effectuée en décembre 2011 remplissait les critères des recommandations pour une mesure de réception (cf. ch 4 des recommandations GSM et UMTS). L'intéressée se contente en effet de relever que, à teneur du rapport, la mesure litigieuse a été prise "avec les réglages des élévations, azimut et puissance actuels"; elle en déduit que les antennes de l'installation n'étaient pas dirigées dans la direction la moins favorable comme l'exigeraient les recommandations (cf. ch. 4.1 des recommandations GSM et UMTS). Elle ne propose en l'occurrence aucune démonstration de ce qu'elle affirme, notamment en mettant en évidence les chiffres exposés dans le rapport de mesure. Sa critique, essentiellement appellatoire, est donc irrecevable. Au demeurant, l'affirmation de la recourante est contredite par le rapport de mesure qui indique, dans sa partie consacrée aux paramètres d'exploitation de la station de base, que "pendant la mesure de réception, les antennes déterminantes ont été ajustées avec les tilts critiques"; l'axe d'émission pendant la mesure correspond en outre à l'axe d'émission critique selon la fiche de données spécifique au site. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente selon laquelle la mesure satisfait aux conditions d'une mesure de réception. Au demeurant, comme le relève le SEVEN, il est manifeste qu'en cas de dépassement des normes dans un mode d'exploitation effectif, ce dépassement sera amplifié si les antennes sont orientées dans la direction de propagation critique. La recourante soutient encore qu'il conviendrait, quelle que soit la nature de la mesure, de tenir compte d'une marge d'incertitude; ainsi, la mesure B.________ ne différerait pas significativement de la mesure de réception faite le 17 mai 2010 par A.________, laquelle a servi de base à la fiche de données spécifique au site. Sa critique tombe à faux. En effet, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, il convient, lors de l'examen du respect de la limitation préventive des émissions, de se fonder sur la valeur mesurée, sans ajouter ou déduire l'incertitude de mesure (cf. arrêt 1C_132/2007 du 30 janvier 2008 consid. 4.4-4.6 in RDAF 2009 I 536).