Citation: 1A.79/2004 20.04.2004 E. B

Par une décision du 14 janvier 2004, la Municipalité a ordonné à B.________ de faire évacuer sa propriété dans un délai expirant le 21 janvier 2004. B.________ n'a pas recouru contre cette décision. Cette décision a été transmise en copie par la Municipalité au Tribunal administratif, dans le cadre de l'instruction du recours contre la décision du 16 décembre 2003. Le Tribunal administratif l'a ensuite communiquée à A.________ et consorts. Ceux-ci ont alors déposé un recours devant cette juridiction, en concluant à l'annulation de la décision municipale pour violation du "droit immémorial des Gens du voyage suisses à voyager et s'arrêter sur l'ensemble du territoire suisse" et en demandant la constatation de leur "droit de rester sur le terrain propriété de M. B.________ jusqu'au 15 mars 2004 vu l'accord contractuel intervenu entre les recourants et M. B.________". Par ordonnance du 13 février 2004, le Juge instructeur du Tribunal administratif a octroyé l'effet suspensif au recours. La Municipalité a déposé sa réponse le 24 février 2004. B.________ n'a pas déposé d'observations sur le recours. Le 8 mars 2004, le Juge instructeur a informé les parties que la cause ne pourrait pas être jugée avant le 15 mars 2004; il a demandé aux recourants de se déterminer au sujet de leur intérêt à obtenir un jugement. Les recourants n'ont pas répondu. Statuant le 26 mars 2004, le Juge instructeur a déclaré le recours sans objet et rayé la cause du rôle, en application de l'art. 52 de la loi cantonale sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA). Il a considéré que d'après leurs conclusions, les recourants ne demandaient pas la reconnaissance du droit de demeurer sur le terrain de B.________ au-delà du 15 mars 2004, qu'ils avaient du reste quitté cet emplacement avant cette date et qu'ils n'avaient plus aucun avantage concret à obtenir un jugement ou une annulation de l'ordre d'évacuation.