Citation: 8C_600/2020 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a considéré que l'intimée avait à bon droit refusé de prester pour les troubles psychiques du recourant, en l'absence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 24 mai 2016 et lesdits troubles. A ce titre, elle a retenu à l'instar de l'intimée que l'accident se situait dans la catégorie des accidents de gravité moyenne stricto sensu et non à la limite supérieure, et que seul était rempli le critère des douleurs physiques persistantes, lequel devait toutefois être relativisé dès lors que les affections somatiques présentées par le recourant demeuraient compatibles avec l'exercice d'une activité lucrative à plein temps. Les juges cantonaux ont en outre refusé d'octroyer au recourant un délai de trois à cinq mois, à compter de la date de stabilisation de son état de santé fixée par l'intimée (à savoir le 30 avril 2018), pour lui permettre de se réadapter à une nouvelle profession. Ils lui ont ainsi dénié le droit à des indemnités journalières et à la prise en charge de ses traitements médicaux au-delà du 30 avril 2018. Se fondant sur les pièces médicales au dossier, ils ont par ailleurs retenu que le recourant était apte à exercer à plein temps une activité de substitution adaptée à ses limitations fonctionnelles. S'agissant du rendement exigible, ils se sont ralliés aux conclusions de la doctoresse E.________, qui considérait que l'intéressé pouvait travailler avec un rendement entier et dont l'appréciation était partagée par d'autres médecins, notamment la doctoresse F.________ et le docteur G.________. La juridiction cantonale s'est en revanche écartée de la conclusion de la doctoresse H.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur ainsi qu'en chirurgie de la main au Service de chirurgie plastique et de la main de l'Hôpital D.________, qui avait admis une diminution de rendement de 30 % sans toutefois motiver son appréciation. Les premiers juges ont encore retenu que la main dominante du recourant était la droite alors que celui-ci prétendait être gaucher. Ils ont confirmé que le recourant ne pouvait pas prétendre à l'octroi d'une rente d'invalidité, en considération d'un taux d'invalidité de 5,9 % qui prenait en compte un abattement de 20 % sur le revenu d'invalide issu des données de l'ESS. L'intimée était donc en droit de mettre un terme à ses prestations au 30 avril 2018.