Citation: 1C_556/2008 14.05.2009 E. 6

Dans leur recours contre l'arrêt du 10 novembre 2008, les recourants se plaignent également d'une application arbitraire de l'art. 5.2 du règlement communal. 6.1 Cette disposition a la teneur suivante: Dans les autres zones [autres que la zone du Bourg], l'ordre non contigu est de règle. Toutefois, la Municipalité peut autoriser la construction de bâtiments accolés, séparés ou non par une limite de propriété aux conditions suivantes: - les bâtiments forment un ensemble, tant en ce qui concerne la conception que la réalisation; - l'ensemble des bâtiments doit être constitué d'entités séparées, tant par leur distribution intérieure que par leur configuration architecturale. Il est toutefois admis que certains locaux ou installations de service soient organisés en commun; - l'ensemble des bâtiments est considéré comme une seule construction pour la détermination des distances aux limites et du coefficient d'utilisation du sol. 6.2 En l'occurrence, le bâtiment C projeté sur la parcelle n° 339 serait adjacent à l'immeuble n° 180 sis en limite de la parcelle voisine n° 427. Confirmant l'appréciation de la municipalité, le Tribunal cantonal a considéré qu'on ne pouvait pas affirmer que ces deux immeubles ne tendaient pas à former un ensemble au sens de l'art. 5.2 du règlement communal. En effet, la façade pignon du bâtiment n° 180 donnant sur la parcelle n° 339 est aveugle, ce qui appelait en quelque sorte une construction en ordre contigu, en tout cas du point de vue esthétique. Le Tribunal cantonal se réfère à cet égard à l'avis d'un architecte, expert privé des constructeurs, ainsi qu'aux plans figurant au dossier. Les recourants entendent remettre en cause cette appréciation en se prévalant du fait que les immeubles en question ne seront pas de la même époque. Ils voient en effet dans l'art. 5.2 du règlement communal une exigence de "simultanéité de la conception et de la réalisation" des bâtiments accolés. Une telle exigence ne ressort cependant pas clairement de cette disposition et l'interprétation du Tribunal cantonal n'apparaît pas manifestement contraire au sens et au but de celle-ci. Pour le surplus, les recourants se plaignent de l'impact des constructions projetées, sans aucunement démontrer en quoi l'appréciation de l'autorité intimée serait déraisonnable ou en contradiction manifeste avec l'art. 5.2 du règlement communal. Une application arbitraire de cette disposition n'est donc pas démontrée.