Citation: I 731/06 24.08.2007 E. A

F.________, ressortissant espagnol né en 1952, a travaillé en Suisse de 1971 à 1992 en qualité d'ouvrier dans l'industrie. De retour dans son pays d'origine, il a exercé l'activité de chauffeur, qu'il a dû abandonner pour des raisons de santé. Actuellement, il exerce une activité à temps partiel en qualité de concierge dans un musée. Le 17 février 2004, l'intéressé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse auprès de l'Institut national de la sécurité sociale espagnol (INSS), qui l'a transmise à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-près: l'OAI). Il ressortait des pièces médicales se trouvant au dossier, notamment d'un rapport du médecin de l'INSS du 11 juin 2004, que l'assuré présentait une cardiopathie ischémique, un status post infarctus survenu en 1996, stabilisé depuis 1998 et une atteinte de deux vaisseaux coronariens. Ces affections limitaient la capacité de travail dans des activités nécessitant des efforts physiques importants alors que dans l'activité de concierge, l'assuré était en mesure de travailler à plein temps. L'OAI a ensuite soumis le cas à son médecin-conseil, le docteur R.________, lequel a retenu que l'assuré ne présentait aucune atteinte incompatible avec l'activité de concierge exercée habituellement. Par décision du 26 janvier 2005, l'OAI a rejeté la demande de prestations présentée par l'assuré. L'assuré s'est opposé à cette décision. A l'appui de son opposition, il a produit divers rapports médicaux, lesquels ont été soumis par l'OAI à son médecin-conseil, le docteur E.________. Selon ce dernier, la nouvelle documentation médicale confirmait que l'assuré avait été victime d'un infarctus inférieur du myocarde en 1996, consécutif à une obstruction de deux vaisseaux coronariens. Celui-ci avait été suivi de crises d'angor ayant nécessité des investigations à répétition avec des avis contradictoires quant à l'incidence de l'affection sur la capacité de travail, évaluée tantôt inférieure à 50 %, tantôt complète pour toute activité. Le docteur E.________ ajoutait qu'une tentative de dilatation coronarienne ayant échoué, il avait été renoncé à une sanction chirurgicale du fait d'une ergométrie cliniquement et électriquement négative et d'une fonction ventriculaire conservée. De ce fait, la maladie pouvait être considérée comme curable et parfaitement compatible avec la poursuite de l'activité adaptée de concierge à mi-temps. L'assuré présentant un risque cardiovasculaire relativement élevé, il ne devait pas être soumis à une activité physique astreignante et soutenue d'ouvrier d'usine ou de voirie. Le médecin a conclu à une capacité de travail résiduelle de 50 % en tant que concierge dès le 1er octobre 1996. Par décision sur opposition des 5 et 6 janvier 2006, l'OAI a annulé la décision du 26 janvier 2005 et octroyé à l'assuré une demi-rente d'invalidité à partir du 1er février 2003, soit douze mois avant le dépôt de la demande de prestations.