Citation: 8C_228/2024 E. 6.2.3

6.2.3. Au vu de ce qui précède, la juridiction cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en faisant siennes les conclusions des experts de CEMEDEX et en écartant celles du docteur F.________, quand bien même celui-ci a exposé en détail pour quelles raisons il ne partageait pas l'avis de son confrère. On ajoutera que les limitations fonctionnelles définies par le docteur F.________ (pas de mouvements répétitifs des membres supérieurs, y compris en zone basse; pas d'activité au-dessus du niveau des épaules et/ou à bout de bras; pas de port de charges au-delà de 2-3 kilos; maintien d'une position statique et/ou de porte-à-faux de la nuque et/ou du tronc; pas d'agenouillement, de montée ou descente répétitive d'escaliers/pentes; limitation de l'endurance globale à maximum la demi-journée) ne diffèrent pas sensiblement de celles posées par le docteur D.________ et que comme souligné par les premiers juges, la description par la recourante de ses activités quotidiennes (cf. p. 17 de l'expertise du 2 mars 2021) plaide en faveur d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Les conditions d'une révision de la demi-rente d'invalidité allouée depuis le 1 er août 2014 n'étaient pas réunies et la cour cantonale n'avait pas de raison d'ordonner la mise en oeuvre d'une expertise supplémentaire.