Citation: 6B_349/2015 E. 1

Le 19 décembre 2012, X.________ a déposé plainte pénale contre les cosignataires du courrier susmentionné, soit A.________ et B.________ - respectivement président et vice-président de la coopérative -, considérant que son contenu était diffamatoire. Par lettre du 18 mars 2013, un locataire de la coopérative, E.________, a déposé plainte pénale contre A.________ et D.________ (secrétaire du comité de direction), pour l'avoir insulté et empêché d'accéder à son atelier. Le 20 mars suivant, X.________ a déposé une autre plainte pénale à l'encontre de A.________, B.________, D.________ (secrétaire du comité de direction)et C.________ (membre de la coopérative). Le plaignant leur reprochait de le harceler, de l'injurier et de prendre des mesures vexatoires à son encontre afin de l'obliger à quitter les locaux qu'il occupait; il soutenait également que A.________ lui aurait craché au visage, salive qu'aurait ensuite aperçue l'employée de son restaurant où il s'était réfugié. Cette procédure a été jointe, sous référence zzz, à celle ouverte par E.________. Durant l'instruction, F.________, mis en cause par X.________ pour avoir diffusé la radio à plein volume dans son atelier, a été entendu par la police. Le 29 octobre 2013, A.________, D.________, B.________ et C.________ ont été mis en prévention de contrainte. Ce même jour, ils ont été entendus, en présence des parties plaignantes, par le Ministère public de la République et canton de Genève. A l'issue de cette séance, ce dernier a avisé les parties que l'instruction de la cause était terminée, les invitant à déposer, cas échéant, leurs réquisitions de preuve. Dans le délai imparti, X.________ a requis une analyse de la salive contenue sur la cuillère jointe à sa plainte du 20 mars 2013 et sa comparaison avec celle de A.________. Se référant à des propos émis par le concierge de la coopérative, X.________ a complété sa plainte à l'encontre de C.________ le 10 décembre 2013, lui reprochant l'introduction, à plusieurs reprises, de colle dans le cylindre de la porte de son local. Dans ce cadre, C.________ et le concierge ont été entendus le 2 juillet 2014, respectivement le 8 août 2014; le premier a nié toute infraction et le second a contesté avoir désigné le premier en tant que responsable des dommages perpétrés sur les serrures de différents locataires. Par ordonnance du 19 août 2014, le Ministère public a classé la procédure zzz dans la mesure où elle concernait les plaintes déposées par X.________. Cette autorité a en substance considéré que la réalisation des infractions de diffamation, de dommages à la propriété, de menaces, de voies de fait et de contrainte n'avait pas pu être établie. Elle a ensuite relevé que la mesure tendant à l'analyse des salives était disproportionnée eu égard aux infractions reprochées. Par ordonnances pénales séparées du même jour, le Procureur a reconnu D.________ et A.________ coupables de contrainte envers E.________.