Citation: 9C_223/2023 E. 6

L'argumentation de la recourante est mal fondée, voire irrecevable dès lors qu'elle ne démontre pas de manière claire et précise, conformément à l'exigence de motivation accrue en la matière (cf. consid. 2 supra), en quoi l'interprétation de la disposition cantonale en cause (art. 41 al. 1 aLI/VD) serait arbitraire, respectivement violerait les principes constitutionnels de l'égalité de traitement et de la capacité contributive (sur cette notion, cf. ATF 142 II 197 consid. 6.1). La recourante se contente ainsi d'affirmer qu'il conviendrait de comparer des familles composées d'un ou de plusieurs enfants ou des familles avec des enfants d'âges divers, parce que les faits, les charges et la capacité contributive seraient différents. Même si ces éléments peuvent différer et donc créer un état de fait différent d'une famille à l'autre, l'argument de la recourante ne suffit pas à remettre en cause - à tout le moins sous l'angle de l'arbitraire - l'interprétation des premiers juges, selon laquelle la déduction des frais de garde doit être déterminée individuellement pour chaque enfant et non pas globalement. A ce propos, il convient de rappeler que le législateur cantonal dispose d'une grande marge de manoeuvre dans la mise en place de la déduction des frais de garde (cf. consid. 3.2 supra). En outre, la recourante ne peut rien tirer à cet égard de l'arrêt qu'elle cite parce qu'il concerne la déduction des primes de l'assurance-maladie (2C_162/2010 du 21 juillet 2010, notamment consid. 4.1). Les premiers juges ont par ailleurs également relevé que l'ajustement de la charge fiscale était voulu par le législateur et que l'objectif était d'atteindre une certaine égalité de traitement, en distinguant les catégories de contribuables selon leur capacité économique et en admettant un allègement fiscal mais non pas la déduction de l'intégralité des coûts. Or la recourante ne formule pas de réelles critiques à l'encontre de ces motifs, mais se limite à opposer sa propre appréciation - notamment en lien avec les prétendus contrôles de plausibilité - de l'égalité de traitement et de la capacité contributive à celle des juges précédents, sans démontrer en quoi ils auraient violé ces principes. S'agissant des arguments relatifs à la forme et au contenu de la déclaration d'impôts dans le canton de Vaud, ils tombent à faux. En effet, la manière dont se présente une déclaration fiscale à remplir, quand bien même elle divergerait entre les cantons, n'est nullement pertinente pour interpréter l'art. 41 al. 1 aLI/VD et donc pour déterminer si le législateur avait la volonté d'admettre la déduction des frais de garde individuellement pour chaque enfant ou globalement.