Citation: 9C_669/2014 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche enfin aux premiers juges d'avoir contrevenu au droit fédéral en considérant que sa prognathie n'était pas suffisamment grave pour être prise en charge par l'assurance-invalidité au seul motif qu'elle pouvait être corrigée par un traitement interceptif et que les dispositions légales ou règlementaires applicables au cas d'espèce n'étaient pas sujettes à interprétation. Il estime d'une part que ni la LAI ni l'OIC n'excluent la prise en charge d'un traitement précoce susceptible de remédier à une prognathie congénitale. Il soutient d'autre part qu'une telle exclusion équivaudrait à condamner toute forme de traitement préventif ainsi qu'à laisser souffrir inutilement un enfant dont l'éruption des incisives définitives serait compliquée, voire rendue impossible par l'infirmité, qu'elle serait contraire au principe de proportionnalité ainsi qu'au but des mesures médicales prévues à l'art. 13 LAI, dès lors qu'un traitement précoce serait plus efficace et moins coûteux que son alternative réalisable qu'en fin de croissance et qu'elle irait à l'encontre de l'état actuel de la science médicale qui pourrait déterminer la gravité d'une prognathie congénitale même en l'absence des incisives définitives.