Citation: I 422/01 30.11.2001 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 9 al. 1 de la Convention de sécurité sociale entre la Confédération suisse et l'Espagne, conclue le 13 octobre 1969 et entrée en vigueur le 1er septembre 1970, les ressortissants espagnols ont droit aux rentes ordinaires et aux allocations pour impotents de l'assurance-invalidité suisse, sous réserve des paragraphes 2 et 3, aux mêmes conditions que les ressortissants suisses. b) Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3 % au moins, à une demi-rente s'il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins. Toutefois, les rentes correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 50 % ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur domicile et leur résidence habituelle en Suisse (art. 28 al. 1ter LAI). Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant une activité lucrative qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail (revenu d'invalide), est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (revenu sans invalidité; art. 28 al. 2 LAI). c) Par ailleurs, en vertu de l'art. 41 LAI, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à influencer le droit à une rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée. Tout changement important des circonstances propres à influencer le degré d'invalidité et donc le droit à la rente, peut motiver une révision. Pour juger si un tel changement s'est produit, il faut comparer les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision de rente initiale avec les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 125 V 369 consid. 2 et la référence). d) En l'espèce, comme l'ont constaté à juste titre les premiers juges, et comme l'admet l'office intimé devant la Cour de céans, les conditions d'une révision au sens de l'art. 41 LAI ne sont pas remplies. En effet, il ressort des expertises médicales établies dans le cadre de la procédure de révision que l'état de santé de l'assuré ne s'est pas modifié entre le moment de la décision initiale d'octroi de la rente et celui de la décision litigieuse. Ainsi, le médecin traitant du recourant en Espagne, le docteur B.________, confirme que la situation de son patient est similaire à celle résultant des rapports médicaux de 1995 (rapport du 19 juin 2000). Son dernier rapport daté du 19 juin 2001 ne fait pas non plus état d'une péjoration notable de l'état de santé du recourant. Dès lors, on peut retenir qu'il n'y a pas eu, depuis l'octroi de la rente d'invalidité, de changement de la situation du recourant de nature à justifier la révision du droit.