Citation: 6B_354/2021 E. C

Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. A Lausanne, entre avril 2018 et le 8 avril 2019, A.________ a harcelé par téléphone les standards téléphoniques du Centre hospitalier universitaire vaudois (ci-après CHUV), en particulier les urgences psychiatriques, la consultation de Chauderon et le service de psychiatrie de liaison, en effectuant régulièrement jusqu'à plusieurs centaines d'appels par jour et en se présentant en personne dans ces services, entravant ainsi l'activité de ces institutions. Entre le 9 avril et le 2 mai 2019, A.________ a poursuivi ces agissements alors que le 9 avril 2019 le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne lui avait fait interdiction, sous menace de la peine prévue par l'art. 292 CP, de contacter les services du CHUV en l'absence d'urgence médicalement justifiée. Il en a été de même entre le 3 mai 2019 et le 19 février 2020, alors qu'en date du 3 mai 2019 une nouvelle interdiction lui avait été faite, sous la même menace, par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne. Le CHUV a déposé le 22 mai 2019 une plainte qu'il a par la suite étendue à plusieurs reprises. Entre le 30 novembre 2019 et le 10 février 2020, A.________ a harcelé les standards téléphoniques de la centrale d'engagement de la Police municipale de Lausanne, de la Police de l'Ouest lausannois et de la Police de l'Est lausannois en effectuant presque quotidiennement plusieurs dizaines, voire des centaines d'appels afin que la police intervienne auprès des médecins du CHUV et les oblige à changer sa médication, entravant ainsi l'activité de ces corps de police. Comme ils ne répondaient plus à ses appels, elle a contacté les pompiers pour leur demander de lui passer la centrale de police. Ces différents corps de police ont également déposé plainte.