Citation: 8C_709/2023 E. 4.2

4.2. En ce qui concerne le revenu avec invalidité, les juge cantonaux se sont fondés, compte tenu du parcours universitaire et de l'activité de consultante encore exigible de l'intimée, sur les salaires statistiques ressortant de l'ESS 2020, table TA1, lignes 69-75 ("activités spécialisées, scientifiques et techniques") du secteur privé pour une femme avec un niveau de compétence 4, soit un revenu mensuel de 7'784 fr. ou 93'408 fr. par an. Adapté à la durée hebdomadaire normale de travail (41,7 heures) ainsi qu'à l'évolution des salaires en 2021 (- 0.2 %), ce montant devait être porté à 97'183 fr. (93'408 x 41,7 / 40 - 0.2 %) par année. Sur la question de l'abattement, les juges cantonaux ont retenu que seule une réduction en raison des limitations fonctionnelles pouvait entrer en ligne de compte dans le cas d'espèce. Or compte tenu du fait que seuls le port de charges et les positions fixes prolongées devaient être évités, ce qui était généralement compatible avec un poste de consultante, il y avait lieu d'admettre en l'occurrence que les répercussions de ces limitations seraient peu marquées, de sorte qu'elles n'étaient pas de nature à réduire la rémunération à laquelle pouvait prétendre l'intimée. Après comparaison avec le revenu sans invalidité de 118'800 fr., les juges cantonaux obtenaient un taux d'invalidité de 18.20 % ([118'800 - 97'183] / 118'800 x 100 %), arrondi à 18 %.