Citation: 6B_566/2024 E. 2.4.1

2.4.1. La cour cantonale a retenu, s'agissant des retraits effectués sur le compte bancaire G.________, que le recourant avait obtenu la somme de 50'000 fr. sous le fallacieux prétexte qu'il avait besoin de cet argent pour corrompre des douaniers ou des policiers afin de faire venir une jeune femme de V.________ pour la victime qui souffrait d'une grande solitude et qui souhaitait avoir de la compagnie à la maison. Elle a également retenu que la victime avait remis la somme de 20'000 fr. au recourant car celui-ci lui avait fait croire qu'il était menacé par la mafia v.________ à laquelle il devait rembourser cette somme. Quant aux retraits effectués auprès de la banque H.________, la cour cantonale a estimé que le recourant s'était fait remettre, à tout le moins, le montant de 100'000 fr., prélevé au guichet de H.________ le 27 septembre 2021, soit trois jours après que ce même montant ait été transféré du compte de la Fondation E.________ sur le compte de H.________. Elle a jugé qu'il était établi que c'était bien le recourant, avec l'aide de son comparse qui, profitant du lien de confiance établi avec la victime et de ses troubles cognitifs, avait convaincu cette dernière de faire transférer d'importants montants de sa Fondation sur son compte H.________. À ces constatations s'ajoutaient les démarches que le recourant avait accomplies en octobre 2021 auprès d'un avocat pour obtenir la levée du blocage des comptes x.________ des fondations, lequel ne permettait plus d'alimenter les comptes personnels de la victime. La cour cantonale a indiqué que c'était par ailleurs bien le recourant qui, lors d'en entretien du 6 octobre 2021 avec un employé de H.________ qui interrogeait la victime sur les raisons de son retrait en espèces de 100'000 fr., afin de dissimuler ses agissements délictueux, avait tenté de justifier l'utilisation de cette somme pour des travaux prétendument effectués sur un jacuzzi. Pour les retraits effectués sur le compte I.________, la cour cantonale a retenu que le recourant s'était fait remettre un montant total d'au moins 490'000 fr. provenant dudit compte. Elle a jugé qu'il était établi, par le contrôle rétroactif de son téléphone portable, qu'il avait accompagné la victime à plusieurs endroits lors des 18 retraits en espèces effectués pour un montant total de 499'730 fr. du compte I.________. En outre, la victime a confirmé, peu avant son décès, que ces retraits avaient été effectués avec le recourant; ne connaissant pas le fonctionnement des bancomats, il lui avait remis sa carte bancaire et le code NIP. En résumé, la cour cantonale a retenu, s'agissant des retraits bancaires, que l'enrichissement illégitime du recourant se montait à 660'000 fr., soit 70'000 fr. pour la G.________, 100'000 fr. pour la H.________ et 490'000 fr. pour I.________. Pour le reste, elle l'a acquitté au bénéfice du doute. Enfin, concernant l'achat de voitures de luxe, la cour cantonale a indiqué que celui-ci ne pouvait se justifier par une relation amicale d'une certaine durée entre le recourant et la victime puisque les bulletins de versement avaient été établis le 14 septembre 2021, soit à peine deux semaines après le moment où le recourant prétendait avoir rencontré la victime. À l'instar des juges de première instance, la cour cantonale a considéré que le recourant avait trompé la victime en lui faisant payer trois voitures. La tromperie était d'autant plus manifeste que ce même 14 septembre 2021, le recourant avait accompagné la victime chez son banquier à la G.________ et avait feint à cette occasion de s'inquiéter des retraits en espèces de la victime. Il s'agissait donc bien d'obtenir "en nature" ce qu'il devenait difficile d'obtenir en espèces dans l'immédiat. Par ailleurs, la cour cantonale a relevé que le recourant avait menti à son épouse sur l'origine de la R.________ dont elle a bénéficié.