Citation: 1B_301/2019 E. 1

Dans le cadre d'une procédure pénale dirigée notamment contre B.________, le Ministère public de la Confédération a ordonné, le 11 novembre 2015, le séquestre d'un compte bancaire ouvert auprès de C.________ AG au nom de la société A.________ AG, dont le prévenu est l'unique membre. Le 30 novembre 2018, B.________ a adressé un courriel à C.________ AG l'invitant à requérir l'autorisation du Ministère public de la Confédération de prélever 12'257 francs sur le compte séquestré de A.________ AG n° xxx puis de verser cette somme à l'Administration fiscale du canton des Grisons. Le 6 décembre 2018, C.________ AG a demandé au Ministère public de la Confédération si elle pouvait exécuter l'ordre de paiement de A.________ AG, vu l'ordonnance de séquestre du 11 novembre 2015. A la demande du Ministère public de la Confédération, l'Administration fiscale grisonne a précisé que la facture en question était provisoire et se basait sur la période de taxation précédente de A.________ AG. Le 24 janvier 2019, le Ministère public de la Confédération a communiqué à la banque son refus de lever, en l'état, le séquestre en précisant qu'il prendra position sur une éventuelle levée de cette mesure une fois la décision de taxation définitive établie. Le 10 février 2019, A.________ AG a formé un recours pour déni de justice et retard injustifié auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral que cette dernière a rejeté le 29 mai 2019. A.________ AG recourt auprès du Tribunal fédéral contre cette décision en concluant à son annulation et à ce que le Ministère public de la Confédération soit invité à lui confirmer dans les dix jours, par une décision sujette à recours, que le séquestre de son compte ordonné en 2009 auprès de C.________ AG a été levé. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. La Cour des plaintes a produit son dossier.