Citation: 6B_966/2015 E. 6.3

6.3. Pour le surplus, l'autorité précédente a constaté, sans arbitraire, que le recourant avait bloqué le véhicule de A.________, puis l'avait invectivée grossièrement au risque de provoquer un échange verbal fielleux qui a dégénéré en pugilat, au cours duquel il a fait prévaloir sa supériorité physique au point d'inciter un tiers courageux à s'interposer. Elle a jugé, sans que cela prête flanc à la critique, qu'un tel comportement constituait une atteinte répétée et illicite à la personnalité de A.________ au sens des art. 28 CC et 41 CO. Un tel comportement fautif et contraire à une règle juridique, en relation de causalité avec les frais imputés par l'ouverture de la procédure initiée par la plainte de A.________, permettait au juge de mettre les frais à la charge du recourant en vertu de l'art. 426 al. 2 CPP. Une telle mise à charge, telle que motivée par l'autorité précédente, ne contrevient pas aux art. 32 al. 1 Cst et 6 par. 2 CEDH. Rien ne laisse au surplus penser que la plainte déposée par le recourant le 8 octobre 2015, après que les parties ont été convoquées à une audience de conciliation, ait causé des frais qui aient été mis à la charge du recourant, seule l'application de l'art. 426 al. 2 CPP étant invoquée par l'autorité précédente.