Citation: 1P.119/2007 02.07.2007 E. 4

Le recourant reproche à la Cour de cassation de n'avoir pris en compte ni son second interrogatoire ni les auditions de B.________ et de C.________. 4.1 C.________, ami du recourant, a confirmé qu'il avait rencontré ce dernier vers 15h00 le 23 janvier 2006. Il a déclaré qu'ils avaient bu du vin et qu'il pensait qu'ils s'étaient séparés vers 17h00. B.________ a déclaré avoir quitté son travail vers 17h15, puis avoir discuté un moment sur le trottoir avec un collègue. En rentrant chez elle, elle était passée devant la voiture du recourant et avait aperçu ce dernier en train de dormir au volant. Rentrée, elle avait averti la police. Elle a assuré que le véhicule n'était pas appuyé contre une barrière. 4.2 Le Tribunal cantonal a jugé que les déclarations des deux témoins n'étaient pas déterminantes. Elles ne faisaient pas apparaître comme douteux le fait selon lequel le recourant était en état d'ivresse au moment où il a parqué sa voiture. Pour le surplus, l'autorité cantonale a estimé que le Tribunal de police avait retenu la première version des faits donnée par le recourant pour des motifs pertinents, ou à tout le moins non arbitraires. 4.3 Le recourant fait au contraire valoir que sa déclaration du 27 février 2006 est confirmée par les témoignages de B.________ et de C.________ et qu'elle aurait donc dû être retenue. 4.4 La version soutenue par le recourant est cependant en contradiction avec le rapport de police, qui fait état de ce que la voiture était mal garée. Le recourant admet que cette circonstance demeure un "mystère". Il ébauche cependant quelques explications: il aurait pu débrayer ou libérer le frein à main lorsqu'il dormait et une vitesse n'était pas enclenchée; la voiture se serait déplacée pendant l'intervention de la police, le gendarme ayant passé par la porte côté passager pour le réveiller. Ces hypothèses manquent de sérieux et ne sauraient emporter conviction. 4.5 Il est certain que, d'une manière ou d'une autre, le recourant a mis sa voiture en mouvement après avoir bu. Il n'était dès lors pas arbitraire de privilégier la première version fournie par le recourant, laquelle reconnaît que la voiture s'est retrouvée contre la barrière suite à une mauvaise manoeuvre. La Cour de cassation a jugé avec raison que les autres éléments de fait, certes partiellement contradictoires, n'étaient pas déterminants. Le grief doit dès lors être rejeté.