Citation: 2A.456/2005 20.07.2005 E. 4

Dans la mesure où la recourante conclut à autre chose qu'au versement d'une indemnité à titre de réparation du dommage qu'elle estime avoir subi, ses conclusions sortent de l'objet de la contestation ou des compétences du Tribunal fédéral et sont irrecevables. La recourante élève cinq griefs qui fondent, selon elle, ses prétentions pécuniaires à l'égard de la Confédération. Il est douteux que la motivation du recours, formulée d'une manière confuse et absconse, soit recevable au sens de l'art. 108 al. 2 OJ. Peu importe toutefois, car les moyens soulevés sont de toute façon manifestement infondés. 4.1 En premier et deuxième lieu, la recourante soutient que son licenciement de l'Office fédéral ainsi que sa mise à la retraite anticipée (recte: la reconnaissance de son invalidité) constituent des décisions illicites qui engagent la responsabilité de la Confédération en vertu des art. 3 ss de la loi fédérale du 14 mars 1958 sur la responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses fonctionnaires (Loi sur la responsabilité, LRCF; RS 170.32). Comme l'ont relevé les premiers juges, ces questions ont cependant été réglées dans des décisions dont la légalité ne peut pas être revue dans une procédure en responsabilité, l'art. 12 LRCF interdisant un tel contrôle pour les décisions ayant, comme en l'espèce, force de chose jugée. 4.2 En troisième lieu, la recourante met en cause la licéité de son placement dans une institution psychiatrique décidé par les autorités bernoises compétentes. Ce grief ne saurait toutefois engager la responsabilité de la Confédération, du moment que les actes reprochés n'émanent pas d'une personne investie d'une fonction publique de la Confédération (cf. art. 1er LRCF). 4.3 En quatrième et cinquième lieu, la recourante prétend qu'elle a été victime d'actes de mobbing et de harcèlement sexuel. Sur ce point, elle n'apporte cependant aucun élément pertinent susceptible de remettre en cause l'appréciation des premiers juges, dont les constatations de fait lient, au demeurant, le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 2 OJ). En particulier, les remarques, observations ou appréciations de ses supérieurs ou d'autres personnes mises en cause (en particulier les médecins de la Confédération) ne sont, pour les actes reprochés qui sont établis, nullement assimilables à des critiques injustifiées ou blessantes formulées dans un esprit de dénigrement, mais s'inscrivent dans le cours normal des relations de travail ou dans le cadre du mandat confié à ces personnes.