Citation: 8C_139/2018 E. 6.1

6.1. Les premiers juges ont considéré que dans la mesure où elle touchait une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 100 %, la recourante ne pouvait ignorer que l'amélioration notable de son état de santé et de sa capacité de travail était susceptible de conduire à la suppression de sa rente, à tous le moins à sa diminution. N'ayant pas communiqué ce changement de circonstances à l'intimée, la recourante avait violé son obligation de renseigner prévu par l'art. 31 al. 1 LPGA. Appliquant par analogie l'art. 88 bis al. 2 let. b RAI (RS 831.201) au cas d'espèce, les premiers juges ont considéré qu'il était justifié de supprimer la rente d'invalidité avec un effet rétroactif, soit en l'occurrence au 1 er décembre 2014, cette date étant par ailleurs compatible avec les conclusions du docteur E.________ qui avait constaté une amélioration de l'état de santé de la recourante, respectivement l'exigibilité de l'exercice d'une activité lucrative à plein temps, notamment en examinant les photographies et vidéos prises entre juillet et octobre 2014, soit peu avant la suspension du droit à la rente.