Citation: 6B_797/2021 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le recourant ne critique pas en soi le raisonnement de la cour cantonale en ce qui concerne la réalisation des éléments constitutifs de l'art. 148a CP (cf. supra B.c). Il se plaint en revanche de ce que la cour cantonale a pris en compte, au titre des montants qui auraient dû être annoncés, les montants provenant de sa tante, qu'il qualifie de prêts. S'il admet avoir omis de déclarer des gains de loterie pour un total de 2600 fr., il soutient que la cour cantonale aurait retenu, au prix d'une constatation des faits manifestement inexacte et en violation du droit, que le montant concerné atteignait 15'815 fr. 55. Au regard de ce qui précède, il soutient en outre que la cour cantonale aurait violé l'art. 148a al. 2 CP en écartant le cas de peu de gravité. Les critiques du recourant se heurtent en tout état de cause sur le fait que la cour cantonale a expressément écarté, sans arbitraire (cf. supra consid. 1.2), la thèse du recourant selon laquelle les montants provenant de sa tante se rapportaient à des prêts. A cet égard, il importe peu que la cour cantonale ait jugé, par surabondance, que même en admettant la qualification de prêts, l'infraction aurait été tout de même réalisée dès lors que, dans cette hypothèse également, le recourant aurait été tenu de les déclarer. L'argument ne prête du reste pas en tant que tel le flanc à la critique, puisque la jurisprudence souligne quoi qu'il en soit que la loi prévoit que tous les faits ayant une incidence sur les prestations, partant des prêts également, doivent être déclarés (cf. supra consid. 2.1.1. i. f.). Au demeurant, une telle motivation, évoquée par surabondance, ne saurait occulter le fait que la cour cantonale n'a pas retenu que les montants en question se rapportaient à des prêts. Il s'ensuit que les critiques du recourant reposent en réalité sur une prémisse factuelle qui ne correspond pas aux constatations cantonales, qu'elles s'avèrent ainsi largement appellatoires et, partant, irrecevables. C'est ainsi en vain que le recourant invoque un montant passé sous silence de 2600 fr. au lieu des 15'815 fr. 55 retenus par la cour cantonale pour la période comprise entre le 1er octobre 2016 et le 31 décembre 2018 (cf. supra B.b). A cet égard, la cour cantonale a écarté le cas de peu de gravité au sens de l'art. 148a al. 2 CP en rappelant que le montant précité, passé sous silence, couvrait largement le dommage, par 14'200 fr., calculé par les services sociaux. Elle a également relevé que ce dernier montant était largement supérieur au seuil de 3000 fr. discuté par la jurisprudence, quoique ce dernier ne soit pas intrinsèquement décisif pour trancher la question. Elle a ajouté que la durée du comportement illicite du recourant s'était prolongée durant plus de deux ans et qu'il était le seul bénéficiaire du produit de l'infraction, sachant notamment qu'il n'avait alors pas d'enfant à charge. La cour cantonale en a ainsi conclu que ces éléments devaient conduire à écarter le cas de peu de gravité. Force est d'admettre que son raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et que les griefs du recourant concernant l'art. 148a al. 2 CP doivent eux aussi être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.