Citation: 7B_13/2023 E. 4.5

4.5. A titre subsidiaire, "et très brièvement", le recourant expose que la peine de 11 ans violerait également les règles en matière extraditionnelle. Il fait valoir que les différents documents soumis aux autorités Z.________, dont "le mandat d'arrêt [international], la requête d'extradition, ainsi que les décisions Z.________" font état d'une peine maximale de 10 ans et que la cour cantonale aurait été, conformément au principe de la spécialité, liée par ce maximum de peine. Cet argument ne saurait être suivi. Comme l'a relevé l'autorité cantonale, la peine maximale indiquée dans le mandat d'arrêt international par le Ministère public n'est, selon les art. 28 de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur l'entraide pénale internationale (EIMP; RS 351.1) et 14 de la Convention européenne du 20 mars 1967 d'entraide judiciaire en matière pénale (CEEJ; RS 0.351.1), pas un élément nécessaire à la demande d'extradition. De plus, ni les éléments cités par le recourant, ni les art. 38 et 39 EIMP, ni l'art. 14 de la Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957 (CEExtr; RS 0.353.1) - mentionnés par le recourant -, ne font état d'une peine maximale à laquelle l'État requérant devrait être lié. La lettre adressée le 24 juin 2020 par l'Office fédéral de la justice au Ministère public, qui le rend attentif au principe de la spécialité, va dans ce sens (cf. dossier cantonal P. 56/1; art. 105 al. 2 LTF). Cette autorité précise en effet simplement que, conformément aux art. 38 EIMP et 14 CEExtr - applicables au cas d'espèce -, le prévenu ne peut notamment pas être jugé en vue de l'exécution d'une peine, ni soumis à toute autre restriction de sa liberté individuelle, pour des faits antérieurs à la remise qui ne faisaient pas l'objet de la demande d'extradition suisse. Elle ne fait toutefois nullement mention d'une peine maximale à respecter. Au demeurant, dans son recours, le recourant, qui se limite, là encore, à renvoyer, en note infrapaginale et sans plus amples précisions, aux "décisions Z.________", ne prétend pas que l'État requis aurait voulu limiter la peine à laquelle il s'exposait dans le cadre de son extradition. A noter encore que le mandat d'arrêt international à l'origine de l'extradition couvre l'ensemble des infractions, y compris les circonstances aggravantes, pour lesquelles le recourant a été condamné (cf. dossier cantonal, P. 23/2; art. 105 al. 2 LTF).