Citation: 1C_234/2021 E. 4.4

4.4. Les recourants affirment ensuite que le PDCn ne serait pas conforme au droit fédéral, en particulier à l'art. 8a LAT. Ils remettent en cause la méthode de calcul vaudoise prévue par la mesure A11 du PDCn, fondée sur la croissance démographique. Les recourants se réfèrent, sans aucune précision, au chiffre 9 de la décision d'approbation du Conseil fédéral (FF 2018 p. 959). Il est douteux que cette critique soulevée à nouveau pour la première fois devant le Tribunal fédéral soit recevable. Quoi qu'il en soit, à l'instar de l'ARE, il y a lieu de relever que les réserves et mandats émis par le Conseil fédéral dans sa décision du 31 janvier 2018 (FF 2018 p. 959) n'ont pas conduit à un refus d'approbation de la 4ème adaptation du PDCn et ne sont pas de nature à remettre en question son application en l'espèce (cf. arrêt 1C_218/2020 du 23 juillet 2021 consid. 2.1 et 2.2). Il n'y a ainsi pas lieu in casu de revenir sur la méthode de dimensionnement de la zone à bâtir appliquée par les autorités cantonales. De plus, compte tenu du contexte urbain dans lequel ce secteur, proche des transports publics, est situé, l'augmentation de l'indice d'utilisation du sol projetée par le plan de quartier litigieux va, certes modestement, dans le sens des exigences du droit fédéral, en particulier en ce qui concerne les principes de développement de l'urbanisation vers l'intérieur, de création d'un milieu bâti compact et de densification poursuivis par la LAT (cf. art. 1 al. 2 let. abis, 1 al. 2 let. b LAT et 3 al. 3 let. abis LAT).