Citation: 2P.229/2003 01.03.2004 E. A

A.X.________ est, en tant que salarié, affilié à la Caisse interprofessionnelle valaisanne d'allocations familiales (ci-après: CIVAF). Le 26 août 1986, il a demandé des allocations familiales pour son fils X.________ né le 12 août 1986; à cet effet, il a rempli un formulaire de la CIVAF au dos duquel il était spécifié, en caractères gras, qu'il s'engageait "à avertir immédiatement la caisse au cas où son conjoint toucherait de son côté une telle allocation, ainsi que lors de tout changement intervenant dans sa situation de famille (décès ou placement d'un enfant, séparation, etc.)". A.X.________ a touché des allocations familiales également pour son deuxième enfant, Y.________, née le 17 octobre 1989, jusqu'à fin août 2001. En septembre 2001, la CIVAF a appris fortuitement que les époux A.X.________ et B.X.________ s'étaient séparés en décembre 1994 et avaient divorcé le 3 juin 1998; la garde des enfants avait été confiée à la mère, le père ayant été condamné à verser, chaque mois, en mains de la mère une contribution d'entretien par enfant, allocations familiales non comprises.