Citation: I 16/05 13.03.2006 E. A

C.________, né en 1952, a travaillé au Portugal et en France dans la maçonnerie. Le 12 février 1986, il est arrivé en Suisse, où il a exercé l'activité de maçon. Le 2 janvier 1991, il est entré au service de X.________ SA, société auprès de laquelle il a travaillé en qualité d'aide-mécanicien d'entretien et de maçon. Pour des raisons de restructuration de l'entreprise, les rapports de travail ont pris fin le 31 juillet 1996. A cette date, C.________ s'est inscrit à l'assurance-chômage. Le 18 septembre 1996, il a consulté le docteur K.________, médecin de la Permanence de Y.________, en raison de troubles qui évoquaient une sciatique aiguë gauche non déficitaire. Dans une expertise médicale du 19 décembre 1996, le docteur M.________, spécialiste FMH en médecine interne à E.________et médecin-conseil de l'Office cantonal genevois de l'emploi, a indiqué que le patient était atteint d'une affection lombaire chronique, contre-indiquant l'exercice d'un travail « lourd » dans le bâtiment. En revanche, celui-ci présentait une capacité de travail de 100 % dès le 1er décembre 1996 dans un travail léger (carreleur, applicateur de panneaux adhésifs dans des locaux ou toute autre profession nécessitant des efforts physiques minimaux). C.________ n'a pas retrouvé d'activité professionnelle. Il a bénéficié dès le 18 octobre 1996 de pleines prestations en cas d'incapacité passagère de travail (PCMM) fondées sur la loi cantonale genevoise de chômage. Il a bénéficié en 1997 et 1998 d'indemnités de chômage. Le 31 juillet 1998, il s'est retrouvé en fin de droits. Le 22 août 1997, C.________ avait présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant une orientation professionnelle et un reclassement dans une nouvelle profession. Le 28 octobre 1998, il a renouvelé sa demande. Dans un rapport médical du 15 décembre 1998, le docteur K.________ a posé le diagnostic de discopathie L3-L4 non compressive, de spina bifida guttata S1 et d'arthrose interapophysaire L4-L5 et L5-S1 avec syndrome pseudo-radiculaire. Il concluait à une incapacité de travail de 100 % depuis le 1er septembre 1998, d'une durée indéterminée. Dans un rapport intermédiaire du 6 juillet 2000, ce praticien a diagnostiqué également des troubles de l'humeur de type dépressif et des troubles de la perception du corps. Il indiquait que le patient ne présentait aucune motivation pour une reprise du travail ou un reclassement, ce qu'il a signalé à nouveau dans un rapport médical intermédiaire du 19 juin 2001. L'Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'observation médical de l'assurance-invalidité (COMAI) de N.________. Dans un rapport du 8 octobre 2002, les docteurs P.________, médecin-chef adjoint, D.________ et S.________, cheffes de clinique adjointes, ont déposé leurs conclusions. Dans une note du 11 février 2003, le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin de l'office AI, a retenu que le travail de maçon ne paraissait plus possible étant donné la présence d'une probable épicondylite droite et de différentes douleurs articulaires. Selon lui, la capacité de travail dans un emploi adapté devrait atteindre 100 % (sans diminution de rendement du fait que les autres pathologies n'avaient pas valeur de maladie pour l'assurance-invalidité). Par décision du 29 avril 2003, l'office AI a rejeté la demande, au motif que C.________ présentait une invalidité de 37.2 %, taux qui ne donnait pas droit à une rente d'invalidité. C.________ a formé opposition contre cette décision, en contestant la capacité de travail retenue par l'office AI et l'évaluation de son invalidité. Il alléguait qu'elle devait être fixée à 69.9 %, étant donné qu'il y avait lieu de tenir compte dans la comparaison des revenus de sa capacité résiduelle de travail de 50 % dans un emploi adapté, telle qu'attestée par les médecins du COMAI dans leur expertise du 8 octobre 2002. Il produisait un rapport du 19 mai 2003 de la Permanence médicale et chirurgicale de Y.________ SA, dans lequel la doctoresse V.________, médecin traitant de l'assuré dès décembre 2002, faisait état d'investigations médicales entreprises en 2003 (RX colonne cervicale, IRM lombaire). Elle signalait qu'à la suite d'un examen en policlinique de chirurgie de l'Hôpital Z.________, une intervention chirurgicale pour cure herniaire avait été décidée. Elle indiquait aussi que l'état dépressif du patient s'était aggravé, que celui-ci avait manifesté lors de la consultation du 16 mai 2003 des idées suicidaires et que dans ces conditions, une prise en charge psychiatrique s'imposait, dont l'intéressé avait reconnu l'impératif. Dans un avis médical du 25 septembre 2003, le docteur C.________ a estimé nécessaire d'obtenir des informations complémentaires, afin de les comparer avec les observations des médecins du COMAI. Par lettre du 24 février 2004, la doctoresse V.________ a produit une radiographie de la colonne lombaire et une imagerie par résonance magnétique de la colonne lombaire effectuées les 2 et 20 mai 2003. En dehors des lombalgies, elle signalait des cervicobrachialgies droites, une périarthrite scapulo-humérale droite (tendinite des sus- et sous-épineux) et une opération de hernie ombilicale subie le 9 septembre 2003. Depuis le 13 octobre 2003, C.________ a suivi un traitement antidépresseur auprès du docteur R.________, médecin à E.________. Dans un rapport médical du 14 novembre 2003, ce praticien a posé le diagnostic de trouble somatoforme. Il indiquait que le patient présentait une incapacité de travail de 25 % depuis le 14 novembre 2003. Selon les conclusions du docteur C.________ exposées dans son avis médical du 8 mars 2004, les derniers examens radiologiques montraient qu'il n'y avait rien d'important au niveau du rachis et de l'épaule droite. L'opération de la hernie n'avait entraîné qu'une incapacité de courte durée. Le trouble psychique, ici réactionnel à la décision négative de l'assurance-invalidité, répondait bien au traitement dès le moment où l'assuré acceptait de le prendre. Par décision du 17 mars 2004, l'office AI a rejeté l'opposition.