Citation: 8C_976/2012 E. 4

En l'espèce, la juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité entre les atteintes de nature neurologique et l'accident du 29 juillet 1994, d'une part, ainsi que les interventions chirurgicales subséquentes, d'autre part, et elle a retenu, par ailleurs, qu'il n'existait aucune atteinte de cet ordre susceptible de réduire la capacité de travail dans la profession de secrétaire ou d'employée de bureau. Elle s'est fondée pour cela sur les avis des docteurs A.________ (rapport du 5 mai 2006) et U.________ (rapport d'expertise du 18 février 2011). Elle a considéré que ces avis avaient une pleine valeur probante et qu'il n'existait aucun indice concret permettant de mettre en cause leur impartialité, contrairement à ce qu'alléguait l'assurée sans apporter d'éléments fondés. En particulier, l'opinion des médecins prénommés au sujet de l'absence d'un lien de causalité n'était pas contredite par les autres spécialistes consultés (docteur J.________ [rapports des 13 novembre 1998 et 27 octobre 1999]; doctoresse D.________ [rapport du 6 septembre 1999]; docteur T.________ [rapport du 2 février 2004]), selon lesquels aucune atteinte significative de nature neurologique n'était objectivable. Certes, le docteur V.________, spécialiste en neurologie, est d'avis que les plaintes de l'assurée sont essentiellement imputables à des troubles du rachis cervical (rapport du 22 janvier 2003), mais cette opinion est peu motivée et la spondylodèse C5 - C7 préconisée par ce médecin afin de remédier à cette situation a été réalisée avec succès depuis lors. Quant à la professeure F.________, si elle qualifie de "probablement symptomatiques" des interventions chirurgicales passées les troubles de la vigilance et les maux de tête, elle n'exclut pas une origine psychique (rapport du 5 mai 2010). En ce qui concerne les vertiges et " drop attacks", la juridiction cantonale a considéré, en se fondant sur l'avis du docteur H.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et médecin à la division de médecine du travail de la CNA, que ces troubles n'entraînaient pas d'incapacité de travail dans une activité exercée en position assise ou n'impliquant que des mouvements peu fréquents et mesurés, sans observation de parties mobiles de machines en mouvement rapide (rapport du 17 octobre 2006). Au demeurant, selon les premiers juges, les sensations de vertige avaient en grande partie disparu au moment où les médecins du Centre xy.________ ont effectué leur expertise, de sorte qu'une incapacité de travail découlant des vertiges rotatoires et des " drop attacks" ne peut être admise même si un lien de causalité était avéré, ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Quant aux douleurs chroniques sous la forme de céphalées et de cervicalgies, les premiers juges sont d'avis qu'il existe un laps de temps important entre l'accident et leur apparition, de sorte que contrairement aux allégations de l'assurée, on ne peut admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle du seul fait qu'elle n'avait pas de problèmes de santé avant l'accident et que ces douleurs sont survenues postérieurement à cet événement, cela d'autant que les examens cliniques ne permettaient pas de manière au moins probable de rattacher ces troubles à l'accident ou à ses suites. Au demeurant, la juridiction précédente s'est référée aux conclusions de l'expert U.________ (rapport du 18 février 2011) et du docteur T.________ (rapport du 2 février 2004) pour retenir que les douleurs ne sont pas d'une importance telle qu'elles limitent la capacité de travail dans l'activité exercée antérieurement, laquelle était adaptée aux limitations fonctionnelles de l'assurée. Au sujet de l'hypersomnie apparue en 1999, les premiers juges ont nié l'existence d'un lien de causalité avec le traitement médicamenteux des suites de l'accident, motif pris que l'origine de ce trouble n'avait pas été clairement établie et que les symptômes n'avaient pas disparu malgré l'interruption du traitement à la morphine. Cela étant, la juridiction précédente a inféré des considérations qui précèdent que l'assurée ne présentait pas de troubles invalidants en relation avec l'accident survenu le 29 juillet 1994, ainsi que les divers traitements et interventions chirurgicales.