Citation: 6B_469/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu les faits tels que décrits dans l'acte d'accusation, à savoir que le recourant ne s'était pas contenté, comme il le prétendait, de faire un simple geste vis-à-vis du portable de son frère pour éviter d'être filmé par celui-ci, mais qu'il s'en était pris physiquement à ce dernier en le poussant violemment, lui occasionnant notamment une plaie à la main ayant nécessité deux points de suture, et en faisant du même coup tomber son téléphone portable. Pour retenir ces faits, la cour cantonale s'est fondée notamment sur les éléments suivants. Elle a constaté que le recourant et sa compagne, d'une part, et l'intimé 2 et son épouse, d'autre part, étaient en conflit depuis de nombreuses années et que les altercations entre eux pouvaient parfois être violentes, les protagonistes étant capables de s'en prendre physiquement aux autres. Elle a noté que les parties ne contestaient pas que, le 31 juillet 2020, une altercation violente avait eu lieu entre elles. Elle a relevé que le recourant avait admis s'en être pris, lors de cette dispute, physiquement à C.B.________ pour ouvrir la porte d'entrée à sa compagne qui se trouvait bloquée à l'extérieur. Il avait été enfin admis que l'intimé 2 avait été blessé à la main et avait lâché son téléphone portable. Au vu de l'ensemble de ces circonstances et notamment de la blessure de l'intimé 2, il n'est pas arbitraire de retenir, conformément aux déclarations de ce dernier, que le recourant avait poussé violemment son frère, qui était en train de filmer la scène, et que celui-ci s'était blessé à la main et avait lâché son téléphone portable. L'argumentation du recourant, selon laquelle la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que l'intimé 2 aurait chuté, est infondée, dès lors que la cour cantonale n'a pas retenu en fait que l'intéressé était tombé. Le recourant tente en outre en vain de démontrer que la cour cantonale aurait volontairement retenu que, le 29 octobre 2018, il aurait poussé violemment son frère qui tenait des cartons et qui aurait très bien pu chuter. Cette argumentation n'est en effet pas pertinente, dans la mesure où elle concerne d'autres faits que ceux pour lesquels le recourant est condamné, étant précisé au demeurant que la cour cantonale a retenu sans arbitraire que les disputes entre les deux couples pouvaient parfois être violentes.