Citation: 5A_979/2021 E. 3.1

3.1. Il reproche à la Cour de justice d'avoir retenu arbitrairement qu'il percevrait en 2021 un bonus pour l'activité qu'il avait effectuée en 2020 auprès de son précédent employeur, F.________ SA. Or, il avait déclaré en audience du 12 janvier 2021, soit après la fin des rapports de travail, avoir été licencié parce que son équipe avait perdu de l'argent alors même que la société avait enregistré de bons résultats. Il avait également produit toutes ses fiches de paie pour l'année 2020 et aucun bonus n'y apparaissait, si ce n'est celui de 2019 perçu en avril 2020. En particulier, aucun bonus ne figurait sur la fiche de salaire du mois de décembre 2020, dernier mois au cours duquel il était employé de F.________ SA. Or, toutes les prétentions financières entre employeur et employé étaient réglées avec le dernier salaire, soit celui de décembre 2020. Partant, il était arbitraire de retenir qu'il aurait dû percevoir un bonus en 2021, alors que, d'une part, les relations de travail avaient pris fin et que, d'autre part, il avait été licencié. En exigeant de lui qu'il démontre un fait négatif, à savoir la perception d'un bonus qui n'existe pas et qu'il avait clairement contesté dans son mémoire de réponse à l'appel de l'intimée, la Cour de justice avait inversé de manière inadmissible la charge de la preuve. Elle lui avait ainsi imputé un bonus de 292'537 fr. qui n'avait jamais été perçu, augmentant ses revenus de près de 85% et retenant ainsi de manière erronée l'existence d'un excédent à partager de 9'618 fr., ce qui conduisait à un résultat arbitraire. L'état de fait devait par conséquent être corrigé en ce sens qu'il n'avait perçu aucun bonus en 2021 et que les seuls revenus perçus cette année-là consistaient dans son salaire de 250'000 fr. brut perçu de son nouvel employeur la société G.________. Il reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement qu'il pourrait percevoir le même salaire et, partant, le même bonus chez son nouvel employeur et qu'il n'avait fourni aucun détail sur ce bonus, lequel avait vraisemblablement fait l'objet de négociations avec son nouvel employeur. Dans la mesure où il avait été licencié par son précédent employeur, la Cour de justice ne pouvait pas considérer qu'il avait eu le loisir de négocier un bonus à hauteur de celui qu'il percevait auprès de son ancien employeur à qui il était fidèle depuis cinq ans. Il avait par ailleurs fourni toutes les informations utiles au sujet de ce bonus puisqu'il avait produit toutes ses fiches de paie depuis février 2021 ainsi que son contrat dont il résultait que ce bonus était discrétionnaire. D'ailleurs, ni le premier juge, ni la Cour de justice, ni même sa partie adverse n'avaient requis la production d'autres pièces. Si l'on excluait la période d'essai de trois mois, il n'avait travaillé que huit mois en 2021 auprès de son nouvel employeur, de sorte qu'on ne pouvait retenir qu'il percevrait le même bonus que pour une année entière après cinq ans d'ancienneté chez son ancien employeur. Par ailleurs, un éventuel bonus lui sera versé au plus tôt en avril 2022 et non en 2021. La cour cantonale avait également déduit arbitrairement de son absence d'appel qu'il avait acquiescé au montant retenu par le premier juge pour son revenu dès janvier 2021. L'absence d'appel résultait uniquement d'une volonté pacifiste de ne pas multiplier les procédures judiciaires, dans la mesure où il avait déposé une requête unilatérale en divorce le 3 juin 2021, à savoir quelques jours après la reddition du jugement de première instance. Il avait toutefois contesté les constatations du premier juge au sujet de ses revenus dans sa réponse à l'appel de l'intimée. En dernier lieu, il fait grief à la cour cantonale d'avoir estimé que, indépendamment du montant de ses revenus, il pouvait de toute façon puiser dans sa fortune personnelle pour s'acquitter des contributions d'entretien. Or, elle avait omis de tenir compte du fait que sa fortune était constituée principalement d'actifs immobilisés ainsi que de la diminution des dettes rattachées à deux biens immobiliers. Par ailleurs, si tant est qu'on puisse lui imposer de puiser dans sa fortune, il fallait en faire de même vis-à-vis de l'intimée.