Citation: 2C_721/2020 E. 6

La recourante, sans développer de grief, fait valoir que les autorités auraient dû l'auditionner si elles doutaient de la crédibilité de son récit en lien avec la pression psychologique exercée par son ex-mari. Une telle critique ne remplit pas les exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, ni même celles de l'art. 42 al. 2 LTF, dès lors que la recourante n'expose pas en quoi l'arrêt attaqué viole le droit. Quoi qu'il en soit, sous l'angle du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), il est relevé qu'il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que la recourante aurait sollicité son audition par le Tribunal cantonal et que celui-ci aurait refusé cette mesure d'instruction. Par ailleurs, sous l'angle du devoir d'instruction de l'autorité, on notera que le Tribunal cantonal n'a pas en tant que tel nié l'existence de menaces de la part de l'ex-mari de la recourante, mais a retenu, à l'instar des autorités précédentes, que les éléments invoqués ne suffisaient pas à établir une maltraitance psychologique d'une intensité particulière susceptible de fonder des raisons personnelles majeures. On ne voit pas en quoi le Tribunal cantonal aurait ce faisant méconnu son devoir d'instruction et la recourante ne l'explique pas. Elle n'indique pas en particulier en quoi son audition aurait permis d'apporter des éléments qu'elle n'aurait pas été en mesure de présenter dans ses écritures. Il est au reste souligné qu'elle avait elle-même un devoir accru de collaboration à l'établissement des faits (art. 90 LEtr; arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 3.3, non publié in ATF 142 I 152).