Citation: 6B_1440/2021 E. 1.3.1

1.3.1. S'agissant de son emploi du temps durant la soirée du 14 juillet 2019, le recourant estime que ses déclarations contradictoires seraient sans conséquence, puisqu'elles concernaient ses occupations avant les faits reprochés, de sorte qu'il s'agirait de faits périphériques. Que les déclarations du recourant aient varié au gré de ses deux auditions n'est pas contesté. Lors de sa première audition du 20 juillet 2019, soit cinq jours après les faits reprochés, il a indiqué avoir joué au poker chez un ami jusqu'à 18h30, puis être allé manger, après quoi il se serait rendu chez C.________ pour jouer à la playstation, rentrant finalement seul chez sa mère entre 23h00 et 0h00. Lors de sa seconde audition du même jour, il a tout d'abord exprimé des doutes quant à son emploi du temps, confirmant néanmoins penser avoir été chez C.________. Après avoir été confronté aux déclarations contradictoires du précité, il a finalement indiqué s'être peut-être trouvé chez D.________ ou à la maison. Pour sa part, C.________, entendu le même jour, a tout d'abord indiqué avoir quitté le recourant après leur partie de poker, entre 20h30 et 21h00, avant de reconnaître que le recourant s'était peut-être rendu chez lui un court moment, auquel cas il serait parti à 21h30 au plus tard. Il est ainsi établi que le recourant a changé de versions plusieurs fois, sans jamais être en mesure d'arrêter un emploi du temps concordant avec celui de C.________. Il n'était donc pas arbitraire pour la cour cantonale de le relever et d'en tenir compte pour apprécier sa crédibilité. Qu'il s'agisse de son emploi du temps avant les faits reprochés n'y change rien, puisqu'il est intimement lié à son heure de retour à la maison, respectivement le lieu où il se trouvait au moment de l'agression.