Citation: 6B_1074/2018 E. 2.4.4

2.4.4. Le recourant soutient qu'il serait contraire à ce qui figure au dossier de retenir que le même type de traces de semelle avait été relevé sur les lieux du cambriolage commis à Z.________ et sur ceux des cambriolages commis à B.B.________. En outre, la proximité avec d'autres cas commis dans une commune qui n'était même pas limitrophe ne serait pas suffisante pour le condamner. La cour cantonale s'est fondée sur deux éléments pour retenir que le recourant était l'auteur du cambriolage de Z.________ : l'existence d'un lien spatio-temporel avec un cambriolage commis à B.C.________ et les cambriolages commis à B.B.________ et la concordance de type de traces de semelle retrouvées sur les lieux du cambriolage de Z.________ et ceux de B.B.________. Les cambriolages de B.B.________ ont été commis entre le 24 et le 27 janvier 2014, soit plusieurs jours avant celui de Z.________. Le recourant a reconnu être l'auteur d'un cambriolage commis à B.C.________ entre le 1 eret le 3 février 2014. Il ressort ainsi du jugement attaqué que l'ensemble de ces cambriolages n'ont été commis ni la même nuit, ni dans la même commune ou dans un rayon de quelques kilomètres. Le lien spatio-temporel apparaît ainsi tenu. S'agissant des traces de semelle, il ressort du rapport de police du 7 avril 2014 (art. 105 al. 2 LTF; dossier cantonal, P. 35/3 p. 149) que le même type de traces de semelle (dessin général) a été relevé sur les lieux du cambriolage de Z.________ et sur les lieux du cambriolage " commis au restaurant, à Y.________, entre le 29 et le 30 janvier 2014 " (cf. infra consid. 2.5.2). Il n'est aucunement fait référence aux cas de B.B.________. Dès lors, la cour cantonale a arbitrairement retenu une concordance entre le type de traces de semelle des cas de Z.________ et de B.B.________. Pour le surplus, il est renvoyé à ce qui a été exposé supra au consid 2.4.2 s'agissant de la pertinence de ce moyen de preuve. Encore une fois, on ignore s'il s'agit du même modèle de chaussures, de la même marque ou simplement du même type de chaussures, le recourant n'ayant par ailleurs ni admis avoir possédé des chaussures correspondantes, ni été retrouvé en leur possession. Au demeurant, le cambriolage commis à Y.________ l'a été dans un restaurant, soit un établissement public. Les éléments permettant de retenir que les traces étaient bien celles du cambrioleur (et non d'un client du restaurant) ne ressortent ni du jugement attaqué, ni du rapport de police (art. 105 al. 2 LTF; dossier cantonal, P. 35/3 p. 149). C'est donc de manière arbitraire que la cour cantonale a estimé que cet élément de preuve était pertinent. Au vu du lien spatio-temporel plutôt tenu entre les différents cambriolages énumérés par la cour cantonale et l'absence d'autre indice, celle-ci a arbitrairement retenu que le recourant était l'auteur du cambriolage de Z.________ et le grief du recourant doit être admis.