Citation: 6B_396/2022 E. 2.4

2.4. D'une manière générale, le recourant conteste les faits retenus par la cour cantonale et se livre, pour l'essentiel, à une libre discussion des faits en opposant sa propre appréciation de certains moyens de preuve à celle opérée par la cour cantonale. Un tel procédé, purement appellatoire, est irrecevable. Les griefs de fait seront traités ci-après pour autant qu'ils n'apparaissent pas d'emblée irrecevables pour les motifs qui précèdent. Le recourant prétend qu'il aurait été arbitraire de retenir que le premier épisode d'abus sexuels s'était déroulé "peu avant l'été 2018". Il soutient que l'intimée aurait mentionné en lien avec cet épisode que sa soeur était absente en raison d'un camp. Il souligne ensuite que ce camp aurait eu lieu au mois d'octobre 2018 et affirme ainsi que la temporalité retenue était arbitraire. Toutefois, même dans l'hypothèse où l'intimée se serait trompée sur les raisons de l'absence de sa soeur, qui n'aurait pas été à un camp de danse au moment du premier épisode, cela ne permet aucunement de conclure que les premiers abus sexuels devaient forcément se situer au mois d'octobre 2018, et encore moins que ces abus n'avaient jamais eu lieu, car le recourant aurait été en voyage à ce moment-là. Au demeurant, sous l'angle temporel, le récit de l'intimée s'agissant du premier épisode apparaît parfaitement cohérent. Il correspond avec son déménagement dans un studio que son employeur avait mis à sa disposition. Il ressort d'ailleurs des déclarations de l'intimée que sa soeur lui avait conseillé de déménager suite à cet épisode (cf. jugement entrepris, p. 6). Partant, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les premiers abus sexuels avaient débuté peu avant l'été 2018. Le recourant soutient qu'il était arbitraire de retenir qu'il avait commis l'inceste à "réitérées reprises", dès lors qu'il n'avait été reconnu coupable de viol qu'à deux reprises. Certes, les termes de "réitérées reprises" laissent supposer la survenance de plus de deux épisodes. Cela étant, on comprend que la cour cantonale a, en réalité, retenu uniquement deux épisodes, correspondant tant sous l'angle temporel que matériel aux deux viols intervenus à X.________, entre janvier 2019 et avril 2019. Elle a jugé le recourant en conséquence de ces deux épisodes. La cour cantonale a d'ailleurs expressément souligné que l'inceste supposait un acte sexuel proprement dit, et non pas n'importe quel acte d'ordre sexuel, et que par acte sexuel, il fallait entendre l'introduction, même partielle et brève, du pénis dans le vagin (cf. jugement entrepris, p. 46). Compte tenu de ce qui précède, il ne fait aucun doute que l'emploi de ces termes relevait d'une simple imprécision de plume ne rendant aucunement la décision arbitraire dans son résultat. Les critiques du recourant sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.