Citation: 9C_32/2017 E. 4.2

4.2. Cette thèse est fondée. En effet, comme l'a constaté la juridiction cantonale sans arbitraire, l'état de santé de l'assurée s'est amélioré entre la décision du 10 février 2000 - dernier examen matériel du droit à la rente avant la révision litigieuse (ATF 133 V 108 consid. 5.4 p. 114) - et l'examen clinique mené par les médecins du centre G.________ (rapport du 31 mai 2006). Lors de la révision de l'année 2000, l'administration a constaté que l'état de santé de l'assurée n'avait pas changé depuis 1994 au point d'influencer son droit à des prestations de l'assurance-invalidité. Elle présentait en effet une suspicion de syndrome de fatigue chronique, un status post leucémie en 1981 (avec transplantation de moelle) et une insuffisance ovarienne post-chimiothérapie (voir expertise de l'hôpital E.________ du 26 août 1999). L'office AI a donc confirmé le droit de A.________ à une rente entière d'invalidité. Les conclusions de l'expertise interdisciplinaire du 31 mai 2006, laquelle contient également l'avis du docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (du 25 avril 2006), mettent en évidence une nette amélioration de l'état de santé de l'assurée. Dans son rapport du 6 janvier 2006, le docteur B.________ avait d'ailleurs déjà mis en évidence une amélioration de l'état de santé de la recourante. Du point de vue du diagnostic, l'assurée ne présentait plus de syndrome de fatigue chronique, mais une neurasthénie et un trouble de la personnalité de type histrionique sans répercussion sur la capacité de travail. Les médecins du centre G.________ ont dès lors conclu que l'assurée avait retrouvé une capacité de travail entière, à exercer de préférence dans une activité manuelle, même si elle avait besoin d'une psychothérapie pour la maintenir à long terme.