Citation: 5A_887/2017 E. 4.1

4.1. Elle reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement que, au vu des constatations convergentes des spécialistes de la petite enfance s'étant penchés sur la situation de C.________, le conflit parental avait des répercussions négatives sur son bien-être et était l'une des raisons, voire la raison principale, de son refus de voir son père. Elle estime que l'avis de la Dresse D.________, qui suit C.________ depuis trois ans, ne va pas dans ce sens puisque, selon elle, c'est l'attitude du père de C.________ et non le conflit parental qui a engendré l'état traumatique sévère dans lequel se trouve l'enfant. Elle fait valoir que les évènements que l'intimé a fait subir à celui-ci, lequel a été témoin d'échanges SMS à caractère pornographique entre son père et une amie, a vu des images à caractère pornographique sur l'iPad de son père auquel il avait un accès libre et a été mis en présence d'un " sextoy " que son père voulait offrir à sa compagne, ont été totalement ignorés par l'autorité cantonale. Il ressortait également des rapports de la Dresse D.________ que C.________ avait été étranglé à plusieurs reprises par son père, qui lui avait également asséné des claques, tiré les cheveux et coulé dans la piscine contre sa volonté. Il n'avait par ailleurs eu de cesse d'humilier et critiquer son fils quant à son poids. Le recourant avait voulu à plusieurs reprises forcer son fils à participer à des activités de manière autoritaire, ce qui avait entraîné deux fugues de l'enfant qui avait rejoint seul à neuf ans le domicile de sa mère se situant à trente minutes à pied. Il n'avait par ailleurs eu de cesse de vouloir s'immiscer dans la vie de l'enfant contre l'avis de ce dernier, de son avocat et des recommandations de sa thérapeute en se présentant aux abords du terrain de foot, aux alentours de l'appartement voire aux autres activités de l'enfant. L'ensemble de ces événements traumatisants pour l'enfant avait été arbitrairement omis par la cour cantonale. Selon la recourante, la Dresse D.________ avait également constaté dans son rapport du 31 mars 2017 que l'enfant ne présentait pas de signes d'aliénation parentale mais bien des signes de stress post-traumatique liés au comportement de son père. La recourante estime ainsi que, si la Cour d'appel n'avait pas arbitrairement omis de prendre en compte l'avis de la Dresse D.________ ainsi que les événements traumatisants que l'intimé avait fait vivre à son fils, elle serait arrivée à la conclusion que le refus de C.________ de voir son père n'était pas lié au conflit parental et que la mise en place d'une thérapie systémique n'était pas fondée. La recourante reproche également aux juges cantonaux d'avoir arbitrairement omis de prendre en considération le fait que la Dresse D.________ avait vu ressurgir les symptômes traumatiques de C.________ depuis le début des démarches entreprises par son père auprès de l'autorité de protection pour le revoir et du fait qu'il ne se sent pas entendu par les adultes qui ignorent son désir de ne plus voir son père. Elle estime que cet élément a une influence certaine et évidente sur la souffrance de C.________ et qu'il était, partant, arbitraire d'en faire abstraction. La recourante se plaint en outre d'arbitraire dans l'établissement des faits en tant que la cour cantonale a retenu qu'elle avait accepté d'entreprendre une thérapie systémique. Lorsqu'une thérapeute systémicienne lui avait été proposée, elle rappelle s'y être opposée immédiatement par courrier du 26 juin 2017, d'une part parce que celle-ci travaillait avec le Dr G.________ mais également parce qu'elle n'avait pas donné son accord à une telle thérapie qui avait déjà été tentée sans succès auprès du Dr F.________.