Citation: 4A_520/2021 E. 5.2.3

5.2.3. De son côté, le TAS s'emploie à démontrer le caractère infondé du moyen pris de la composition irrégulière du tribunal arbitral. Il insiste notamment sur le fait que l'intimée joue souvent le rôle dévolu à une autorité de première instance appelée à trancher divers litiges en matière de football et qu'elle est ainsi souvent attraite devant lui, aux côtés de l'intimé principal, par précaution, afin que la sentence arbitrale lui soit opposable. L'intimée ne participe généralement pas activement à de telles procédures et laisse souvent l'intimé principal désigner un arbitre de son choix. Le TAS précise que l'arbitre Hovell a été nommé arbitre dans diverses procédures impliquant l'intimée en qualité de " co-intimée passive " à l'appel. A son avis, ces affaires-là ne devraient pas être prises en considération dans le décompte des nominations selon l'art. 3.1.3 des lignes directrices IBA. Le TAS indique que l'arbitre mis en cause a été désigné à 13 reprises dans des procédures où l'intimée était l'intimée principale. Aucune de ces causes ne portait sur des faits de corruption. Le TAS rappelle en outre que l'arbitre Hovell n'a été nommé directement par l'intimée qu'à trois reprises au cours de la période 2018-2020. Se référant à la décision rendue le 10 mai 2021 par la Commission de récusation du CIAS, le TAS souligne enfin que celle-ci a retenu que les conseils du recourant connaissaient, depuis le 2 octobre 2020, l'existence d'un mandat confié par l'intimée au cabinet d'avocats dans lequel officie l'arbitre et que ceux-ci ne s'en sont pas plaints en temps utile dans la présente cause, sous prétexte d'un problème de confidentialité inexistant.