Citation: 1C_201/2023 E. 2.4

2.4. Finalement, les recourants font grief au Tribunal cantonal d'avoir violé l'art. 21 al. 2 LAT. On comprend qu'ils reprochent à l'autorité précédente de ne pas avoir tenu compte du renchérissement des matériaux de construction, qui, en entraînant un dépassement du budget adopté dans le décret, constituerait selon eux une modification sensible des circonstances. Au surplus, les recourants se plaignent de la violation de l'art. 15 LAT au motif qu'une difficulté géologique aurait été constatée au portail nord en 2017, démontrant selon eux que le terrain choisi serait inadéquat pour supporter la construction projetée. Toujours sous l'angle de l'art. 15 LAT, les recourants mentionnent également que le rapport d'impact ne peut être reconnu comme complet et exact, et qu'il y aurait une violation de la protection sonore due à l'augmentation du trafic et une violation de la protection des paysages et des sites. Ils ne développent toutefois pas ces aspects, se contentant d'affirmer que "l'arrêt querellé aboutit, en violation du droit, au sacrifice du paysage et de la biodiversité" et d'ajouter que l'autorité précédente aurait procédé de manière arbitraire. Ce faisant, les recourants ne développent pas leur grief et n'exposent pas en quoi la décision de l'autorité précédente serait constitutive d'une violation du droit. Ils se limitent à opposer l'appréciation du Tribunal cantonal à leur propre analyse de la situation, au demeurant difficilement compréhensible. Dès lors qu'il appartient aux recourants de démontrer en quoi l'appréciation de l'autorité précédente, sur chacun des aspects précités, serait critiquable, leur grief ne répond pas aux exigences de motivation (art. 42 al. 1 et 2 LTF) et doit partant être déclaré irrecevable.