Citation: 9C_122/2024 E. 8.4

8.4. En premier lieu, lorsque le recourant allègue que plusieurs témoignages permettraient de démontrer qu'il n'était ni actif professionnellement ni présent à Genève, il ne saurait être suivi. En effet, la cour cantonale a constaté sur la base de nombreuses correspondances (et sans que cela ne soit contesté par le recourant) que celui-ci s'était trouvé tant de manière générale à Genève qu'en particulier dans son bureau de l'avenue de U.________ situé dans cette ville (cf. consid. 9.2 p. 63 à 65 de l'arrêt cantonal). Dès lors, la juridiction cantonale disposait de suffisamment d'éléments pour forger sa conviction concernant la présence et l'activité du recourant à Genève et a motivé son appréciation de manière exempte d'arbitraire sur la base "d'une abondance de pièces". Ensuite, lorsque le contribuable se réfère à l'audition de L.________ et E.________ pour alléguer que toutes les activités en matière d'art s'étaient déroulées hors de Suisse (soit entre T.________, Y.________ et Z.________ durant les périodes fiscales litigieuses), il ne démontre pas davantage que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en ayant renoncé à l'audition de ces témoins. Le recourant ne remet en effet pas en cause que, s'agissant de ses relations économiques, la cour cantonale a constaté qu'il continuait de mener une partie de ses affaires depuis Genève, à l'aide notamment de l'intermédiaire M.________ (cf. consid. 10.5 p. 83 de l'arrêt cantonal). À cet égard, le recourant n'allègue pas que l'audition du prénommé M.________ serait propre à remettre en cause cette constatation ou les constatations cantonales relatives aux divers lieux de ses activités, qui se fondent également sur de nombreux documents écrits. Par ailleurs, les autres remarques du recourant en lien avec l'audition de E.________, soit en particulier au sujet du règlement de leur conflit et sur le fait que ce témoin ne serait pas difficile à contacter, ne sont pas pertinentes pour la résolution de la cause sous l'angle du droit matériel. Dans ce contexte également, la Cour de justice disposait de documents écrits suffisants pour fonder ses constatations quant à la présence du recourant à Genève, notamment pour rencontrer M.________. Le refus d'entendre le témoin proposé par le recourant n'est dès lors pas arbitraire. Pour le surplus, les autres reproches du recourant en lien avec l'appréciation anticipée des preuves effectuée par les juges cantonaux consistant en un refus injustifié d'entendre des témoins en lien avec un compte-rendu de ses déplacements n'est pas arbitraire. En effet, la Cour de justice a expliqué de manière convaincante les raisons pour lesquelles ce compte-rendu était sujet à caution (infra consid. 9.5) et ses constatations sur les déplacements du recourant sont fondées sur les preuves écrites recueillies par l'AFC, de sorte que ses considérations sont dénuées d'arbitraire.