Citation: 9C_473/2018 E. 4

Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 1 supra), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. La recourante se borne en l'occurrence à livrer sa propre appréciation des avis des docteurs C.________, E.________ et F.________, sans démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente. Tel est en particulier le cas lorsqu'elle affirme que son lupus s'est nettement aggravé depuis 2011 dès lors qu'il résistait désormais aux traitements médicamenteux. Ce faisant, elle n'explique pas en quoi les constatations de la juridiction précédente, qui a retenu que le docteur C.________ s'était limité à relever que le (seul) status articulaire s'était aggravé au cours de la dernière année, seraient manifestement inexactes (c'est-à-dire arbitraire, cf. ATF 143 I 310 consid. 2.2 p. 313). Outre qu'elle omet de mentionner dans son recours le fait que son lupus était déjà un peu actif en 2011 (voir jugement du 13 septembre 2012, p. 19), la recourante ne discute de plus aucunement les constatations complémentaires de la juridiction cantonale selon lesquelles elle présentait peu de manifestations physiques du lupus en dehors d'une fatigue et de quelques arthralgies banales (voir avis du docteur D.________ du 27 juin 2014). Or de telles manifestations physiques, connues de longue date selon les premiers juges, ne dénotent nullement une aggravation de son état de santé sur le plan somatique. En tant que la recourante rappelle les diagnostics et les limitations fonctionnelles mises en avant par le docteur E.________ (ralentissement psychomoteur, attaques de panique, fatigue, troubles de la mémoire avec difficultés de concentration, phobies notamment des ascenseurs et du noir, troubles du sommeil et troubles de l'humeur avec épisodes d'angoisse notamment), elle omet ensuite le fait que son psychiatre traitant n'a fait que maintenir, comme l'ont constaté à juste titre les premiers juges, ses précédentes observations (voir p. ex. avis du 24 octobre 2003). Dans son avis du 2 avril 2015, le docteur E.________ a d'ailleurs mentionné expressément que l'évolution de l'état de santé de la recourante était stationnaire sur le plan psychiatrique, avec une "chronicisation" des symptômes depuis de nombreuses années. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale.