Citation: 1C_420/2021 E. 1.2

1.2. Le recourant estime que tel serait cependant le cas en raison de graves violations de ses droits dans les procédures espagnole et suisse. La mise en prévention le 18 février 2019 du recourant par les autorités espagnoles ne saurait être reprochée aux autorités suisses; ces dernières semblent au demeurant la lui avoir communiquée rapidement et en respect des droits de procédure pouvant en découler, puisque le recourant reconnaît que cette information lui a été notifiée "en préambule de [son] audition [...] du 19 février 2019" (cf. ch. 8 p. 5 du recours); il ne prétend pas non plus que ses droits en tant que prévenu n'auraient pas été respectés en particulier au cours de cette séance. Le recourant se plaint en revanche de ne pas avoir été entendu par le MPC "dans le cadre de son enquête" (cf. ch. 7 s. p. 4 s. du recours). Ce grief semble cependant concerner avant tout l'une ou l'autre des procédures pénales suisses SV_1 et SV_2. Sans autre indication, le déroulement de la procédure d'entraide n'apparaît ainsi pas entachée de vices de procédure d'une telle importance que l'entrée en matière se justifierait pour ce motif. Cette conclusion s'impose également eu égard à la procédure espagnole. En effet, à la lecture du recours, il n'est pas d'emblée évident de comprendre quelle (s) serai (en) t la/les violation (s) grave (s) des droits du recourant au cours de la procédure espagnole. Tel n'est pas le cas de son placement en détention - au demeurant en lien avec une demande d'entraide de X.________ -, puisqu'il reconnaît avoir pu s'y opposer avec succès (cf. ch. 11 p. 6 s. de son recours). Il en va de même de sa mise en prévention en Espagne dès lors que le recourant ne prétend pas qu'il ne serait pas à même de défendre ses intérêts et de soulever ses différents griefs - dont la violation alléguée du principe de célérité - dans le cadre de la procédure espagnole, respectivement que les droits de la défense ne seraient pas garantis. Dans la mesure d'ailleurs où il soutient que le classement des procédures suisses démontrerait l'absence d'infraction de sa part, la production des pièces requises du dossier SV_1 - figurant également dans le dossier SV_2 - ne paraît pas ainsi contraire à ses intérêts; on relève que ces deux causes semblent traiter de l'attribution de projets en lien avec des constructions (autoroute et centrale) dans un même pays (X.________) et que le co-prévenu du recourant dans la procédure relative à l'autoroute (SV_1) a mis ce dernier en cause pour les faits en lien avec la centrale (SV_2 et procédure espagnole), ce qui suffit pour démontrer le lien entre ces causes et l'utilité potentielle des documents demandés. Quant à la prescription alléguée de l'action pénale en Espagne (cf. notamment ch. 13 s. p. 7 s. du recours), elle ne s'oppose pas à l'entraide lorsque la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 20 avril 1959 (CEEJ; RS 0.351.1) s'applique (ATF 136 IV 4 consid. 6.3 p. 11; 117 Ib 53 consid. 3 p. 58 ss; arrêt 1C_212/2020 du 11 mai 2020 consid. 2.4; ROBERT ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en matière pénale, 5e éd. 2019, n° 670 p. 731), ce que ne conteste pas le recourant dans le présent cas.