Citation: 6B_1074/2018 E. 2.3.1

2.3.1. S'agissant des cambriolages commis à A.E.________ et A.G.________ (cf. supra consid. B.d, B.e, B.f et B.g), la cour cantonale a retenu que les deux vols de A.E.________ avaient été commis dans la nuit du 14 au 15 décembre 2013, à la même adresse. Les deux vols de A.G.________, commune distante d'une vingtaine de kilomètres seulement de celle de A.E.________, avaient été commis dans la même rue deux jours plus tard, entre le 16 et le 17 décembre 2013. L'unité temporelle et géographique était avérée. Le lien géographique était encore renforcé par le résultat des contrôles téléphoniques rétroactifs du raccordement suisse alors utilisé par le recourant. La carte SIM de celui-ci avait en effet activé l'antenne de A.V.________, commune directement limitrophe de celle de A.E.________, le 14 décembre 2013 de 21h54 à 23h32. Elle avait ensuite activé l'antenne de A.W.________, commune se situant à seulement quelques kilomètres de celle de A.E.________, du 14 décembre 2013 à 23h59 au 15 décembre 2013 à 10h30. Le lendemain 16 décembre 2013, le téléphone portable du recourant avait activé l'antenne de A.X.________ à 17h59, 20h02 et 22h58 et celle de A.Y.________ de 18h22 à 21h01. Or, la commune de A.X.________ était directement voisine de celle de A.G.________ et celle de A.Y.________ était située à deux ou trois kilomètres seulement de ce village. La forte proximité spatio-temporelle entre ces vols, corroborée par le résultat des contrôles téléphoniques, n'autorisait pas à conclure à une coïncidence et permettait d'exclure tout doute raisonnable quant à sa culpabilité. La cour cantonale a encore souligné qu'il était troublant de constater qu'en cours d'enquête, le recourant avait, dans un premier temps, nié avoir jamais été en possession de raccordements téléphoniques suisses. Or, la cour cantonale ne voyait pas pour quelles raisons il se serait employé à contester ce fait s'il n'avait rien à se reprocher.