Citation: I 1/01 31.07.2001 E. 3

3.- a) La juridiction cantonale a considéré que la recourante présentait une incapacité de travail de 40 à 50 %, mais que la comparaison des revenus ne laissait apparaître aucune perte de gain. Pour déterminer le revenu sans invalidité, elle s'est fondée sur les revenus nets que la recourante a obtenus en 1995 (6893 fr.) et en 1996 (4656 fr.), soit les deux années précédant l'incapacité totale de travail qu'elle a subie jusqu'en janvier 1999. Elle a comparé ces montants avec le revenu mensuel net de 1320 fr. que la recourante a réalisé, depuis le 1er février 1999, en tant qu'ouvrière de fabrication à un taux d'occupation de 50 %. b) La recourante admet qu'elle présente un taux d'incapacité de travail de 50 %, mais soutient que les premiers juges auraient dû appliquer la méthode extraordinaire de comparaison des revenus, en lieu et place de la méthode générale de comparaison. L'entreprise avait dû être liquidée, en raison de ses problèmes de santé et au vu de la conjoncture. Par ailleurs, l'exploitation n'était plus adaptée à une femme de son âge. Pour ces divers motifs, elle avait décidé d'exercer une activité professionnelle dépendante, de sorte qu'il était arbitraire de retenir, à titre de revenu sans invalidité, le revenu d'une activité qu'elle n'aurait plus exercée si elle avait été valide. Elle se prévaut, à cet égard, d'une violation de l'art. 28 al. 2 LAI. A son sens, le revenu sans invalidité devrait correspondre au double du salaire qu'elle réalise, dès lors que les médecins lui reconnaissent une capacité de travail de 50 %, seulement, et qu'il paraît difficile d'envisager une augmentation de ce taux, eu égard à l'évolution peu favorable de ses problèmes rhumatologiques (rapport du docteur D.________ du 28 décembre 2000). Elle en conclut qu'en l'espèce, le taux de l'invalidité se confond avec le taux de l'incapacité fonctionnelle.