Citation: 1C_179/2023 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le véhicule précédant le recourant a freiné en raison du comportement d'un autre usager ayant brusquement ralenti avant de bifurquer à gauche. Le système de freinage automatique s'est certes enclenché avant même que le conducteur n'ait pu freiner de lui-même. Il n'en demeure pas moins que ce freinage brusque - mais à une vitesse restreinte - était imposé par les conditions du trafic et n'avait rien d'insolite; le recourant n'a manifestement pas respecté une distance suffisante pour être à même de réagir comme il le devait face à un tel freinage inattendu. Comme le relève la cour cantonale, il est indifférent que le freinage ait été actionné par le conducteur ou par le système automatique, dès lors qu'il ne s'agit pas d'une manoeuvre en soi injustifiée ou insolite. Particulièrement en milieu urbain, tout conducteur doit s'attendre à des événements soudains tels que des freinages brusques, et ne saurait spéculer sur le temps de réaction du conducteur qui le précède. C'est dès lors à juste titre que les instances précédentes ont retenu une violation des art. 31 al. 1 LCR (perte de maîtrise) et 34 al. 4 LCR (distance insuffisante).