Citation: 8C_623/2014 E. 3

En substance, les juges cantonaux ont considéré que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable sa situation d'indigence. Il n'était pas clair comment elle avait pu subvenir à ses besoins de mai 2012 à décembre 2013 alors que le versement de l'aide sociale avait été suspendu durant cette période, qu'il ressortait du dossier qu'elle avait honoré toutes ses factures courantes en 2012 sans que son compte postal où lui avait été versé l'aide sociale n'ait été débité des sommes correspondantes, et qu'elle avait déclaré avoir réalisé en tout durant l'année 2013 des revenus à hauteur de 6'500 fr. En outre, des doutes subsistaient sur le point de savoir si elle vivait effectivement séparée de son époux, qui était retraité depuis janvier 2013 et avait été vu à B.________ où elle venait de s'installer début janvier 2014. Enfin, il apparaissait, au vu du dossier AI, qu'une capacité de travail au moins de 50 % lui avait été reconnue dès le mois de novembre 2012. Sur tous ces points, la recourante n'avait pas fait preuve de toute la collaboration qu'on était en droit d'attendre d'elle. En ce qui concernait plus particulièrement les revenus obtenus en 2013, il n'était certes pas question d'exiger de sa part qu'elle apporte la preuve négative que leur somme ne dépassait pas 6'500 fr., mais elle aurait pu présenter des témoignages écrits ou oraux pour étayer ses déclarations, ce dont elle s'était abstenue. De l'ensemble de ces éléments, les juges cantonaux ont déduit que la recourante devait forcément pouvoir compter sur un soutien financier de tiers ou de son conjoint, ou disposer d'autres ressources non déclarées ou encore réaliser des revenus plus importants que ceux qu'elle avait indiqués. Ainsi, son indigence n'était pas démontrée.