Citation: 4A_318/2023 E. A

A.________ (l'employée) a été engagée comme employée de maison au service des époux XZ.________ et YZ.________ (les employeurs) dès le 10 août 2020. Elle devait travailler 45 heures par semaine pour un salaire mensuel de 4'000 fr., avec six semaines de vacances par an. Un entretien s'est tenu le vendredi 13 août 2021. Selon l'employée, il portait sur sa demande d'adaptation de son salaire au salaire minimal imposé par le contrat-type de travail de l'économie domestique élaboré par le droit genevois (CTT-EDom). D'après les employeurs, il était dû aux événements de la veille: l'employée avait eu un comportement agressif envers leurs enfants et la grand-mère de ceux-ci. A cette occasion, les employeurs auraient congédié oralement l'employée, ce que cette dernière conteste. Toujours est-il qu'elle s'est trouvée incapable de travailler pour cause de maladie du 16 au 29 août 2021, ce dont elle a informé les employeurs. Le 18 août 2021, ses employeurs lui ont encore adressé ces lignes: « Comme annoncé oralement lors de notre entretien du 13 août 2021, nous mettons un terme à votre contrat de travail [...] pour le 31 octobre 2021 ». Ils ont précisé qu'elle était dispensée de travailler. Par courrier de leur conseil du 27 octobre 2021, soit après le début de la procédure évoquée ci-dessous (let. B), les employeurs ont notamment déclaré que si la résiliation du 18 août devait s'avérer nulle, ils résiliaient le contrat de travail pour le 31 décembre 2021.