Citation: 6B_1434/2020 E. B

Par jugement du 17 septembre 2020, la 2e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne, statuant sur appel de A.________ et sur appel joint du Parquet général du canton de Berne, a libéré A.________ des préventions d'actes d'ordre sexuel avec des enfants éventuellement en concours avec des contraintes sexuelles ou abus de la détresse ou actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, infractions prétendument commises entre mars 2013 et le 31 décembre 2013, et de contraintes sexuelles, infractions prétendument commises à réitérées reprises entre janvier 2014 et juin 2016. Elle l'a reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, infraction commise à réitérées reprises entre janvier 2014 et juin 2016, et de menaces, infractions commises entre le 21 mai 2016 et le 1er septembre 2016 et le 7 décembre 2017. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de 17 mois, avec sursis pendant trois ans, à une peine pécuniaire de 85 jours-amende à 30 fr. le jour-amende, avec sursis pendant trois ans, à une amende contraventionnelle de 150 fr. (peine privative de liberté de substitution d'un jour en cas de non-paiement fautif), en tant que peine complémentaire à l'amende prononcée par jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland, Agence du Jura bernois, du 18 novembre 2019, et à une interdiction d'exercer toute activité professionnelle et toute activité non professionnelle organisée impliquant des contacts réguliers avec des mineurs pour une durée de 10 ans (art. 67 al. 3 let. b et c aCP). En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Entre janvier 2014 et juin 2016, dans l'appartement familial, A.________ a caressé, à une centaine de reprises environ, à même la peau, les fesses de son fils cadet C.________, alors âgé de presque six ans, et lui a palpé de manière appuyée, en " pressant ", le pénis et les bourses. Pour ce faire, il introduisait sa main dans la culotte de C.________ ou ses doigts à travers les trous du pyjama de l'enfant. B.b. Entre le 21 mai 2016 et le 1er septembre 2016, dans leur appartement familial, A.________ a menacé à une reprise son épouse B.________ de partir au Liban avec les enfants, propos qui avait fortement inquiété la précitée, au vu de la situation du couple et de la personnalité de A.________. B.c. Le 7 décembre 2017, sur le domaine public, A.________ s'est approché de la voiture dans laquelle se trouvait D.________, le père de B.________. Lorsque ce dernier a démarré son véhicule, A.________ s'est positionné du côté conducteur et a frappé énergiquement le côté du pare-brise de la voiture en criant: " Arrête, sinon je te coupe la tête! ". Le contexte conflictuel, l'attitude agressive, le ton de la voix et la nature des propos tenus étaient propres à sérieusement alarmer D.________, ce qui avait été le cas.