Citation: 4A_255/2007 03.10.2007 E. 2

2.1 L'arrêt entrepris ne met pas un terme à la procédure, puisqu'il ne fait que liquider un incident survenu au cours de celle-ci relativement à l'appel en cause d'un tiers (ATF 132 I 13 consid. 1.1 p. 15). Ne concernant ni la compétence, ni une demande de récusation (art. 92 al. 1 LTF), il ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral que s'il est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF), hypothèse non concernée en l'espèce. La notion de préjudice irréparable a été reprise de l'art. 87 al. 2 aOJ, de sorte que la jurisprudence relative à cette disposition peut être transposée pour l'interprétation de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (Hohl, Le recours en matière civile selon la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005, Les recours au Tribunal fédéral, Genève 2007, p. 71 ss, spéc. p. 88; Corboz, Introduction à la nouvelle loi sur le Tribunal fédéral, SJ 2006 II 319 ss, spéc. p. 326). Selon la jurisprudence, les décisions concernant l'appel en cause n'occasionnent pas de préjudice irréparable. Toutefois, le Tribunal fédéral a admis que l'économie de la procédure justifiait de faire abstraction de l'art. 87 aOJ en cas de décision refusant d'autoriser l'appel en cause. En effet, l'appel en cause permet à une partie à une instance déjà introduite d'obliger le tiers à participer à la même procédure et produit une jonction des causes: sont jugées à la fois les prétentions du demandeur contre le défendeur et celles de l'un d'eux contre l'appelé en cause, qui devient une véritable partie au procès. Dès lors, si le refus d'autoriser l'appel en cause ne pouvait être attaqué qu'en même temps que la décision finale et qu'il soit, par hypothèse, annulé à ce moment-là avec ladite décision, le procès devrait être recommencé ab initio avec l'appelé, ce qui serait contraire au principe de l'économie de la procédure (ATF 132 I 13 consid. 1.1 p. 15 s.). L'arrêt querellé est donc susceptible de recours au Tribunal fédéral. 2.2 En outre, la recevabilité du recours découle également de ce que la décision attaquée met fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts, en l'occurrence l'architecte (art. 91 let. b LTF). 2.3 Pour le surplus, interjeté par la partie qui a succombé (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre un arrêt rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF) dans une affaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), le présent recours en matière civile est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (art. 45 al. 1 et 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. Il convient donc d'entrer en matière.