Citation: 1A.58/2000 12.04.2000 E. 1

1.- a) Le recours de droit administratif est formé en temps utile contre une décision de clôture confirmée par l'autorité cantonale de dernière instance (art. 80f al. 1 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale - EIMP, RS 351. 1). b) Le recourant, titulaire d'un compte dont le juge d'instruction envisage de transmettre la documentation d'ouverture, a qualité pour agir (art. 80h let. b EIMP, 9a let. a OEIMP), quand bien même la transmission ne porte que sur les documents d'ouverture, à l'exclusion des relevés. Il ne peut en revanche s'opposer à la transmission des dépositions de témoins que dans la mesure où les renseignements qu'elles contiennent équivalent à la transmission de documents bancaires relatifs à son compte (ATF 124 II 180 consid. 2 p. 182). En l'espèce, A.________ et L.________ se sont exprimés sur la situation et les activités générales de C.________; le recourant n'a pas qualité pour agir sur ce point. La déposition de A.________ contient toutefois des indications précises concernant le recourant puisqu'il en ressort clairement qu'il est titulaire des rubriques X.________ auprès de C.________ Genève et Gibraltar (déclaration A.________, p. 4, n° 26 et 27 de la première liste de référence, p. 5 n° 23 à 25 de la seconde liste). Le recourant a qualité pour s'opposer à la remise de ces renseignements. La déclaration de L.________ ne contient en revanche rien qui puisse porter préjudice au recourant, puisque le témoin a simplement déclaré que les n° 23 à 25 de la seconde liste correspondaient à la même personne, sans en donner l'identité. La qualité pour recourir doit lui être déniée sur ce point. Quant au rapport de police du 3 novembre 1998, il résume les déclarations de A.________ et L.________, sans donner d'indications concernant le recourant. Le recours est donc aussi irrecevable à ce sujet.