Citation: 6B_525/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que le recourant se contentait de dire que ces témoins "pourraient apporter leur concours à la résolution du conflit", sans expliquer en quoi leur audition serait de nature à motiver la condamnation de l'intimé pour abus de confiance. Dans son recours, le recourant ajoute uniquement que les témoins seraient "à même de se prononcer sur des éléments déterminants et notamment en ce qui concerne l'identité du livreur et les sommes qui lui ont été remises, soit les deux points cruciaux à élucider pour trancher le litige." Ce faisant, il ne démontre pas en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve à laquelle la cour cantonale a procédé serait entachée d'arbitraire, étant relevé que le seul "témoin" cité qui a été entendu par le détective mandaté par le recourant ne se souvenait pas de l'identité du livreur qui avait signé les bons de livraison. Il y a également lieu de rappeler que la révision ne doit pas servir à remettre sans cesse en cause une décision entrée en force, à détourner les dispositions légales sur les délais de recours ou celles sur la restitution des délais, voire à introduire des faits non présentés dans le premier procès en raison d'une négligence procédurale (ATF 145 IV 197 consid. 1.1; 130 IV 72 consid. 2.2; arrêts 6B_1122/2020 du 6 octobre 2021 consid. 2.2.3; 6B_1061/2019 du 28 mai 2020 consid. 3.1 et les arrêts cités). Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que les auditions sollicitées par le recourant n'étaient pas propres à modifier l'état de fait retenu, de sorte que son refus de les administrer ne viole pas le droit fédéral.