Citation: 8C_356/2015 E. 4

En l'occurrence, le recourant se focalise ici sur un point du jugement, qui n'a toutefois pas la portée qu'il lui prête. En effet, à l'instar de ce qu'a retenu le recourant dans ses observations finales, les premiers juges ont considéré qu'au moment de la suppression de la rente, l'assurée présentait une capacité de travail de 100 % avec une diminution de rendement de 20 % dans une activité adaptée. Se référant au calcul du taux d'invalidité opéré par le recourant, ils ont toutefois considéré que le choix de se fonder sur la table ESS TA7 ne reposait sur aucune base concrète ni aucun élément du dossier, et que pour estimer le revenu d'invalide, il fallait en général se fonder sur les salaires mensuels indiqués à la ligne " total secteur privé " de la table ESS TA1. En outre, il pouvait apparaître contestable de retenir que l'activité de secrétaire était adaptée, sans une analyse concrète de la compatibilité de cette activité avec les limitations fonctionnelles de l'intéressée. Aussi bien l'autorité cantonale a-t-elle ordonné le renvoi de la cause à l'OCAI pour qu'il mette en oeuvre une mesure d'orientation professionnelle destinée à évaluer concrètement dans quel domaine d'activité pourrait être réadaptée l'assurée. Selon les premiers juges, ce n'est qu'une fois qu'une ou plusieurs activités adaptées auront été déterminées que le recourant pourra procéder au calcul du degré d'activité en se basant sur le " revenu statistique adéquat ". Sans autre précision dans le jugement cantonal, le renvoi à l'office AI n'impose donc pas d'emblée l'application de la table ESS TA1 et on ne peut pas préjuger de la table qui sera finalement appliquée. Le recourant pourra, dès lors, librement déterminer le revenu d'invalide en fonction des résultats obtenus suite à la mesure d'orientation professionnelle. Aussi ne subit-il pas de préjudice irréparable à ce propos. Pour le surplus, on ne voit pas non plus que la mise en oeuvre des mesures selon le ch. 4 du dispositif du jugement attaqué puisse entraîner un tel préjudice. Le recourant ne prétend pas le contraire. Il s'ensuit que, contrairement à ce que soutient l'OCAI, la condition posée à l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est pas réalisée. Quant à la lettre b de l'art. 93 al. 1 LTF, elle n'entre pas en ligne de compte dès lors que le renvoi prononcé par les premiers juges n'est pas de nature à entraîner une procédure probatoire longue et coûteuse. Le recourant ne l'allègue en tout cas pas.