Citation: 6B_583/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a refusé de procéder à l'audition de T.________ par décision du 30 janvier 2018. Elle y a exposé que le recourant entendait, par cette audition, établir que I.C.________ avait - au moment de son décès - l'intention de se suicider. T.________ aurait, pour la première fois en avril 2017, indiqué avoir eu un contact téléphonique avec le prénommé la veille de sa mort, au cours duquel celui-ci lui aurait demandé de veiller sur son épouse et sur leurs enfants ainsi que de dire à ceux-ci qu'il les aimait. L'autorité précédente a considéré que I.C.________ était décédé le 7 juin 2013 et qu'il était dès lors improbable que T.________ eût pu se souvenir d'une conversation intervenue le 6 juin 2013 et relater celle-ci quatre ans plus tard. Selon la cour cantonale, on ne voyait pas pourquoi la prénommée n'en aurait pas fait état préalablement, alors qu'elle avait, en juillet 2013, demandé à plusieurs tiers s'ils avaient des nouvelles de I.C.________. En outre, L.________ avait fait la connaissance de T.________ en 2011. Toutes deux ne se voyaient pas régulièrement et leurs entretiens téléphoniques étaient espacés. On ne pouvait ainsi concevoir que I.C.________, s'il avait eu l'intention de se suicider, eût souhaité confier le soin de veiller sur sa femme et ses enfants à la prénommée plutôt qu'à une proche amie de L.________. De surcroît, cette dernière avait indiqué que son époux et T.________ ne s'entendaient pas du tout, de sorte qu'il était peu plausible que celui-ci eût fait des confidences à l'intéressée. Il apparaissait par ailleurs que I.C.________ menaçait régulièrement de mettre fin à ses jours, cet élément n'ayant pas besoin d'être confirmé par T.________. Dans le jugement attaqué, la cour cantonale a ajouté que l'état psychique de I.C.________ ressortait des rapports des médecins de l'hôpital de M.________ et de l'établissement psychiatrique dans lequel il avait séjourné. Par ailleurs, les témoins U.________, V.________, W.________, Y.________ et K.________ s'étaient déjà exprimés sur l'état psychique de I.C.________ à compter du 5 juin 2013. Il n'y avait donc pas lieu, selon l'autorité précédente, d'entendre T.________.