Citation: 6B_372/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était lourde. Il a en effet, pendant plus de deux ans et jusqu'à son arrestation, mis sur le marché une quantifié d'environ 570 g de cocaïne pure, ce qui représente plus de trente fois le cas grave, tel qu'il a été fixé par la jurisprudence fédérale, et 7.5 kg de marijuana ou de haschich. Le trafic a généré un chiffre d'affaires important et a demandé une énergie conséquente au recourant qui se déplaçait hors canton pour mener ses activités illicites. La mise sur le marché rapide de plusieurs types de drogues en quantités de 100 g témoigne en outre d'un certain professionnalisme. Par ailleurs, la cour cantonale a relevé que le recourant n'était pas toxicodépendant, qu'il disposait d'une formation professionnelle et d'un cercle familial soutenant. Son trafic, qui a mis en danger la santé d'un nombre indéterminé de personnes et n'a pris fin qu'en raison de son arrestation, servait à financer son train de vie et celui de sa famille qui percevait au demeurant l'aide sociale. Seul le goût de l'argent facile explique le choix de cette voie. Enfin, la cour cantonale a considéré que le recourant n'avait pas collaboré durant l'enquête, qu'il n'avait eu aucune prise de conscience et que ses nombreux antécédents, même si non spécifiques, démontraient une indifférence au respect des règles de la vie en société, étant rappelé qu'il a exercé son activité délictueuse en partie durant un délai d'épreuve.