Citation: 5A_52/2025 E. 3.2

3.2. En substance, la recourante fait tout d'abord grief à la Chambre de surveillance d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des faits en mettant l'accent sur ses difficultés de communication avec le réseau de professionnels entourant les enfants ou sur les changements de thérapeutes de sa fille, pour lui reprocher une incapacité de s'occuper de celle-ci conformément à son intérêt et légitimer une mesure aussi intrusive que serait, selon elle, l'expertise familiale. A l'appui de sa critique, la recourante ne propose toutefois qu'une argumentation appellatoire, soit sa propre appréciation du dossier fondée sur des faits ne résultant pas de la décision querellée ou sur des pièces nouvelles irrecevables. Il en va ainsi de ses développements relatifs à son " implication proactive dans la prise en charge des besoins spécifiques de sa fille " qui démontrerait son " véritable souci de comprendre et répondre aux difficultés de sa fille ", respectivement sa " volonté sincère de trouver la meilleure prise en charge pour sa fille " ou encore sa capacité de " fournir un cadre éducatif et affectif stable " à ses deux enfants. Il convient de rappeler à la recourante que le Tribunal de céans n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement (ATF 150 I 50 consid. 3.3.1) et qu'il ne lui appartient dès lors pas d'examiner à nouveau l'ensemble des éléments recueillis, en substituant son appréciation à celle de l'autorité cantonale. Pour tenter de démontrer le caractère arbitraire des constatations de fait de la décision attaquée, il ne suffit pas, comme le fait la recourante, d'opposer sa propre lecture du dossier à celle de l'autorité cantonale. Une telle démarche est en effet impropre à valablement fonder un grief d'appréciation arbitraire des preuves eu égard aux exigences strictes découlant du principe d'allégation susmentionné (cf. supra consid. 2.1 et 2.2) Ce pan de la critique est donc irrecevable. La recourante soutient ensuite que l'expertise psychiatrique ne répond pas à une nécessité dès lors que le bilan neuropsychologique ordonné par le Tribunal de protection "et réalisé par la recourante " (sic) fournit déjà des informations suffisantes pour adapter les mesures nécessaires au bien-être de sa fille. Selon elle, les " bilan[s] neuropsychologique, logopédique et ergothérapeutique " permettent d'identifier des solutions concrètes, telles qu'un soutien scolaire renforcé ou une éventuelle autre orientation, sans qu'il soit besoin de recourir à une démarche intrusive. La Chambre de surveillance avait ainsi " manqué à son obligation de proportionnalité " en validant une mesure excessive. Elle avait également gravement sous-estimé les risques d'une expertise psychiatrique pour les enfants, en particulier pour sa fille. Une telle procédure, " intrusive et stigmatisante ", risquait en effet d'être perçue par celle-ci comme une reconnaissance implicite de son " anormalité ". Connaissant déjà des fragilités dans ses apprentissages, elle pourrait percevoir cette expertise comme une validation de ses difficultés, avec des répercussions durables sur son bien-être émotionnel. Or, l'objectif principal était d'améliorer son bien-être et son intégration scolaire, ce sur quoi l'expertise psychiatrique pourrait avoir un effet inverse et aggraver ses difficultés. Aussi, contrairement à l'appréciation de l'autorité cantonale, le risque d'un sentiment de stigmatisation chez la mineure était bien réel et devait être pris au sérieux. Aucun élément n'indiquait que l'intérêt supérieur de celle-ci serait compromis de manière grave et urgente, ce qui pourrait justifier une telle mesure intrusive. Bien au contraire, l'enfant avait réalisé des progrès significatifs, comme en témoignait le rapport du Centre d'ergothérapie du 9 janvier 2024, grâce à l'accompagnement en ergothérapie mis en place depuis le mois de septembre 2024, respectivement depuis le traitement de logopédie hebdomadaire et les exercices au quotidien réalisés par la mineure avec le soutien et l'encadrement indéfectible de la mère. En tant que la critique de la recourante prend appui sur les bilans logopédique et ergothérapeutique, sans plus ample précision, elle ne suffit pas à démontrer que la Chambre de surveillance aurait arbitrairement omis ou mal apprécié des éléments de preuve pertinents. Il appartenait à la recourante de désigner les pièces tenues pour incorrectement lues et d'indiquer précisément sur quoi porte l'erreur, ce qu'elle ne fait pas. Si les bilans auxquels elle se réfère consistent en réalité en ceux qu'elle a produits à l'appui du présent recours, la critique se fonde par ailleurs sur des pièces nouvelles irrecevables (cf. supra consid. 1.2). Pour le surplus, l'argumentation de la recourante, qui voudrait faire prévaloir sa propre vision du dossier, s'épuise, là également, en une vaine critique de caractère purement appellatoire; il en va notamment ainsi de ses arguments sur la portée et le résultat du bilan neuropsychologique ordonné par le Tribunal de protection, qui, outre qu'ils se fondent sur de pures conjectures, consistent à simplement adopter un avis contraire à celui de la cour cantonale. Le même constat s'impose s'agissant des conséquences négatives que la mise oeuvre de l'expertise litigieuse aurait, selon la recourante, sur les mineurs. Dans ces conditions, force est d'admettre que la recourante échoue à démontrer en quoi l'arrêt attaqué consacrerait les violations qu'elle dénonce. Insuffisamment motivé, ce pan de la critique ne porte pas non plus.