Citation: 4C.371/1999 08.03.2000 E. 1

1.- La cour cantonale a qualifié la convention du 13 juillet 1995 de contrat de remise de commerce et elle lui a appliqué les règles de la vente mobilière (art. 184 ss CO). A son avis, l'accord litigieux ne tombait pas sous le coup de l'art. 254 CO et il n'était entaché ni d'erreur ni de dol. Les parties étaient ainsi tenues de le respecter. Or, nonobstant une mise en demeure valable pour le 3 octobre 1995, l'intimée a refusé d'exécuter ladite convention. Aussi la recourante était-elle en droit de renoncer à l'exécution et de réclamer des dommages-intérêts pour cause d'inexécution (dommages-intérêts positifs), conformément à l'art. 107 al. 2, 2e hypothèse, CO, ce qu'elle a fait par lettre du 6 octobre 1995. Tous ces points sont acquis. En effet, l'intimée ne les critique pas, puisqu'elle a renoncé à déposer une réponse, et la recourante s'en prend uniquement aux modalités du calcul des dommages-intérêts positifs. Partant, le Tribunal fédéral restreindra son examen à cette question (cf. art. 55 al. 1 let. c OJ).