Citation: 5A_1009/2018 E. 4.1

4.1. Après avoir rappelé les conditions d'application de l'art. 178 CC, la Juge cantonale a constaté que l'achat du bien immobilier au Maroc, en 2012, a été fait au nom de l'épouse par l'intermédiaire de son père; le mari était au courant de cette acquisition, dès lors qu'il s'est prévalu des paiements effectués en faveur de l'intéressé les 19 décembre 2012 et 2 juillet 2013. L'acte de vente établit que le père a versé directement une partie du prix de vente (29'954 fr.30), le solde (62'517 fr.80) étant financé par un crédit hypothécaire, dont l'épouse affirme avoir payé les intérêts durant trois à quatre ans. La juge précédente a retenu que l'époux n'a pas rendu vraisemblable avoir contribué à l'achat de l'immeuble par un versement de 11'000 fr., comme il l'a prétendu. Il n'a pas non plus établi les créances issues de la liquidation du régime matrimonial qui seraient mises en danger, que ce soit quant à leur nature ou à leur quotité. Au surplus, il n'a jamais allégué, ni a fortiori rendu vraisemblable, que les intérêts hypothécaires prétendument payés par l'épouse représenteraient des acquêts, ni que, à supposer que ce soit le cas, le montant de ces intérêts serait d'une telle ampleur qu'il mettrait en péril des prétentions découlant du régime matrimonial. Enfin, au sujet des " déclarations fluctuantes " de l'épouse relatives à la vente du bien immobilier, l'époux n'a jamais allégué, ni a fortiori rendu plausible, que le produit estimé de ladite vente, compte tenu du prix versé par le père de l'intéressée et du prêt hypothécaire, mettrait sérieusement en danger des prétentions - hypothétiques en l'état - issues de la liquidation du régime matrimonial.