Citation: I 460/04 24.10.2005 E. 4

Après avoir constaté que les médecins de la Fondation X.________ ont posé, pour l'essentiel, le même diagnostic psychiatrique que leurs confrères du SMR Léman et que leurs divergences de vues résident dans l'importance du trouble dépressif, l'étendue de l'incapacité de travail occasionnée par cette affection psychique ainsi que le moment à partir duquel ce trouble présente un caractère entièrement invalidant, les premiers juges se sont écartés de l'appréciation des médecins du SMR Léman. Ils ont donné la préférence à l'avis des médecins de la Fondation X.________ qui estimaient que l'intimé présentait une incapacité totale de travail en octobre 1999 déjà et que son état de santé était demeuré stable depuis ce moment-là. Pour justifier son point de vue, la juridiction cantonale de recours a constaté, à l'examen des rapports psychiatriques versés au dossier, qu'il n'y avait pas eu de réelle aggravation de l'état de santé en novembre 2002, mis à part des sentiments de tension interne, et que l'essentiel du status existait en octobre 1999 déjà. Par ailleurs, les premiers juges ont douté du bien-fondé de l'appréciation de la capacité de travail de la doctoresse A.________, considérant que la psychiatre du SMR Léman n'avait pas tenu compte, pour des raisons non médicales, de l'idéation suicidaire de l'intimé; de surcroît, son avis leur a paru brièvement motivé, peu documenté, et ne se fondait que sur un seul entretien avec le patient. A l'inverse, le Tribunal des assurances a jugé que les rapports des médecins de la Fondation X.________ étaient solidement étayés, qu'ils se fondaient sur une analyse approfondie du cas, au terme de nombreux entretiens avec l'assuré qu'ils connaissaient du reste de longue date.