Citation: 6S.409/2005 22.12.2005 E. A

Professeur auxiliaire auprès de l'école supérieure de commerce de Sierre pour la période administrative 2000-2001, A.________ s'est vu attribuer dix-huit heures d'enseignement par semaine dans l'établissement. Nommée à titre définitif pour la période administrative 2001-2005 par décision du Conseil d'Etat du 4 avril 2001, elle a exprimé le souhait de limiter son enseignement à neuf ou dix heures par semaines, compte tenu de ses relations difficiles avec le directeur de l'établissement, B.________, et ses activités théâtrales. Le plan de dotation de l'année scolaire lui a été remis en juin 2001, puis confirmé le 13 juillet 2001. A.a En août 2001, A.________ a déposé une requête d'indemnisation à concurrence de ses dix-huit heures d'enseignement, qui a été rejetée par le département cantonal de l'éducation, de la culture et du sport, par le Conseil d'Etat, puis par la cour de droit public du Tribunal cantonal, le 31 janvier 2003. A.b Le 8 juillet 2002, A.________ a ouvert une action en paiement d'une indemnité pour tort moral, perte de gain et frais d'assistance extrajudiciaire contre l'Etat du Valais, représenté par Me C.________, avocat à Sion. Elle reprochait au directeur de l'école, B.________, un comportement inadéquat constitutif de harcèlement sexuel et psychologique. Par jugement du 11 décembre 2003, le juge II du district de Sion lui a accordé une indemnité de 15'000 fr. Le 7 janvier 2004, A.________ a recouru contre ce jugement, réclamant une indemnité plus élevée. Dans sa détermination écrite du 4 février 2004, l'Etat du Valais, par son mandataire, a reproché à l'appelante d'avoir modifié sans scrupule son attitude en prétendant qu'il n'était pas question pour elle de renoncer à une quote-part de ses revenus, ce après avoir demandé la réduction de son horaire de travail.