Citation: 9C_720/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, à l'inverse de ce que soutient le recourant, l'administration n'a pas eu recours à un "expert de l'AI", mais a mis en oeuvre une expertise bidisciplinaire auprès de médecins indépendants selon la procédure de l'art. 44 LPGA (sur la distinction entre les différentes expertises, voir ATF 135 V 465 consid. 4.4). Mise à part la divergence d'opinions entre les docteurs B.________ et C.________, d'une part, et les experts du BEM, d'autre part, le recourant ne fait ensuite état d'aucun élément concret et objectif susceptible de remettre en cause les conclusions médicales suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation des avis médicaux au dossier. En particulier, contrairement à ce qu'il prétend, les juges précédents ont dûment motivé leur choix de suivre les conclusions de l'expertise, et non celles des médecins traitants. A cet égard, le recourant ne discute nullement les considérations des premiers juges selon lesquelles le docteur E.________ s'était écarté de manière motivée - et convaincante - des conclusions des docteur C.________ et B.________. Ce faisant, par sa critique, qui ne consiste qu'en un rappel de l'opinion de ses médecins traitants, le recourant ne montre pas en quoi les conclusions de l'expertise du 27 mai 2022 seraient contradictoires ou entachées de défauts d'une autre manière (à ce sujet, voir ATF 148 V 49 consid. 6.2.1; 145 V 361 consid. 4.3). Dans ces conditions, il n'y a manifestement pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges, qui ne recèle aucune trace d'arbitraire.