Citation: 4A_442/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Pour apprécier si une cause a été jugée dans un délai raisonnable, il convient de tenir compte de l'ensemble des circonstances du cas concret et, singulièrement, de l'étendue et de la complexité de l'afaire, tant au niveau factuel que juridique, de la nature de la procédure et de son enjeu pour le justiciable, ainsi que du comportement des parties et de celui du tribunal (arrêts 4A_22/2023, précité, consid. 7.3.2; 4A_412/2021 du 21 avril 2022 et les références citées). En l'espèce, comme le relève l'intimée n. 1 sans être contredite par son adversaire, la procédure conduite par le TAS présentait une certaine complexité puisqu'elle a notamment impliqué la jonction de deux procédures initialement distinctes et l'audition de nombreux experts scientifiques. Par ailleurs, le recourant a lui aussi contribué à l'allongement de la durée de la procédure, car il a lui-même requis plusieurs prolongations de délai. Quoi qu'il en soit, eu égard à l'ensemble des circonstances, la durée de la procédure, que l'on apprécie celle-ci globalement à compter de la saisine du TAS ou depuis l'audience arbitrale tenue le 6 octobre 2022, n'apparaît pas déraisonnable et ne conduit nullement à une contradiction insupportable avec le sentiment de justice. Au demeurant, force est de constater que l'intéressé ne s'est jamais véritablement plaint d'une éventuelle lenteur de la procédure. Tout au plus s'est-il borné à demander, lorsqu'il a reçu la septième prolongation de délai en mai 2023, des précisions relatives aux motifs expliquant un nouveau report du délai. Le recourant n'a en revanche rien trouvé à redire à la nouvelle prolongation de délai octroyée le 26 juin 2023. A le supposer recevable, le moyen considéré ne peut dès lors qu'être rejeté.