Citation: 9C_705/2019 E. 4.3

4.3. Dans sa décision du 20 février 2019, l'office AI a admis que le recourant avait besoin, en raison de son état de santé et par rapport à un enfant valide du même âge, d'un surcroît d'aide et de soins pour accomplir cinq actes courants de la vie: se vêtir/dévêtir dès l'âge de 3 ans (octobre 2012), déplacements/contacts sociaux dès l'âge de 5 ans (octobre 2014), manger, se laver et aller aux WC dès l'âge de 6 ans (octobre 2015). Il s'est fondé sur le rapport d'enquête du 28 novembre 2018, selon lequel - en plus de l'aide mentionnée - "s'agissant d'un TSA [trouble du spectre autistique], un surcroît de temps de 2h relatif à une surveillance permanente peut être admise dès 4 ans (10.2013) jusqu'à 12.2014". Par le passé, l'enfant avait eu besoin d'une surveillance permanente en raison d'un comportement agité avec agressivité et incapacité à comprendre les interdits; depuis l'arrivée dans l'appartement actuel en 2014 et le début de l'école, une surveillance n'était plus nécessaire. Compte tenu de ces éléments - et il convient ici de compléter les faits constatés par la juridiction cantonale (consid. 1 supra) -, il y a lieu d'admettre que le recourant nécessitait un surcroît d'aide pour un acte ordinaire de la vie (se vêtir/dévêtir) depuis octobre 2012, pour deux actes de la vie (en plus, déplacements/contacts sociaux) à partir d'octobre 2014 et pour cinq actes à partir d'octobre 2015. Par ailleurs, d'octobre 2013 à décembre 2014, il avait besoin d'une surveillance permanente. En conséquence, le délai d'attente d'une année pour ouvrir le droit à l'allocation pour impotent a débuté en octobre 2013 au moment où est apparu le besoin de surveillance (art. 42 al. 4 LAI; ATF 144 V 361). Une année plus tard, en octobre 2014, le besoin de surveillance était toujours présent, ce qui ouvrait le droit à une allocation pour impotent de degré faible (art. 37 al. 3 let. b RAI). Au début de l'année 2015, alors que le besoin de surveillance n'existait plus, l'assuré nécessitait en revanche de l'aide pour un deuxième acte ordinaire de la vie (depuis octobre 2014), qui s'ajoutait à celle concernant l'acte de se vêtir/dévêtir présente depuis octobre 2012. Le droit à l'allocation pour impotent de degré faible était dès lors maintenu (art. 37 al. 3 let. a RAI en relation avec l'art. 88a RAI). Trois mois après l'apparition du besoin d'aide pour les trois autres actes ordinaires de la vie en octobre 2015, soit en janvier 2016, le droit à l'allocation pour impotent correspondait à un degré moyen (art. 37 al. 2 let. a RAI en relation avec l'art. 88a al. 2 RAI). En conséquence, il convient de constater que le recourant a droit à une allocation pour impotent de degré faible à partir du 1er octobre 2014 et de degré moyen dès le 1er janvier 2016. Il s'ensuit que le recours doit être admis dans cette mesure et le jugement entrepris ainsi que la décision du 20 février 2019réformés en ce sens.