Citation: 5A_755/2023 E. 10.2

10.2. Le recourant s'en prend aux considérations cantonales selon lesquelles l'hypothèse d'un retour en Amérique du Nord, quelle que soit l'issue de la procédure, paraîtrait plus plausible qu'un séjour prolongé à X.________. Il présente néanmoins une argumentation qui est essentiellement appellatoire, dès lors qu'il continue d'affirmer qu'il serait bien intégré à X.________, sans toutefois démontrer de manière convaincante en quoi la motivation cantonale serait arbitraire sur ce point. A cet égard, il se réfère notamment à "diverses pièces et attestations" qu'il aurait produites, dont il mentionne les numéros de production mais dont il n'explicite pas le contenu, ce qui n'est pas suffisant sous l'angle de la motivation. Par ailleurs, le fait qu'il enseigne, qu'il aurait obtenu un diplôme attestant d'un niveau de français B2 et qu'il aurait été membre de R.________ de X.________, de S.________ ainsi que de T.________ ne fait pas non plus tenir pour arbitraire le raisonnement de l'autorité cantonale, notamment en tant que le recourant avait précédemment fait valoir un manque de maîtrise de la langue française, l'absence de contacts sur place, un sentiment de déracinement et l'impossibilité de gagner sa vie en Suisse. Par ailleurs, la critique du recourant selon laquelle la juridiction précédente aurait omis de tenir compte du fait qu'il ne possédait pas la nationalité états-unienne et qu'il ne pouvait de ce fait pas s'établir librement aux États-Unis est dénuée de pertinence, dès lors que celle-ci a envisagé l'hypothèse d'un probable retour en Amérique du Nord et non sur le seul sol états-unien. En outre, le fait que le recourant n'aurait, comme il le soutient, pas entrepris de démarches depuis l'été 2019 pour partir vivre au Canada n'est pas non plus suffisant pour faire apparaître comme choquante la motivation cantonale.