Citation: 5A_844/2017 E. 4.2

4.2. Si le dispositif de la décision de première instance, partiellement confirmé par l'arrêt entrepris, n'est certes pas très clair, la cour cantonale a toutefois précisé son contenu dans la motivation de son arrêt et levé ainsi toute confusion. Elle a ainsi expliqué que les décisions relatives à la gestion du patrimoine du recourant sont soumises au consentement du curateur et que la capacité civile active du recourant est limitée uniquement pour ces actes afin de permettre au curateur de s'assurer que les engagements pris par le recourant soient éclairés et qu'il s'agisse des solutions les plus adéquates compte tenu des circonstances. Le recourant pouvait ainsi décider lui-même des actes à accomplir, ceux-ci étant toutefois soumis au consentement du curateur. En tant que le recourant soutient qu'une telle interprétation du dispositif entraînerait une multiplication d'actes en suspens, ce qui ne répondrait pas aux " exigences d'une saine gestion ou administration ", ne correspondrait " en tout cas pas, pour la personne pourvue d'un curateur, à une restitution de ses droits civils " et qu'il serait par ailleurs " vain et cruel de faire accomplir par la personne concernée des travaux que le bon vouloir du curateur p[ourrait] réduire à néant ", il s'agit là uniquement de sa propre appréciation de la situation, fondée par ailleurs sur des hypothèses qui ne se sont pour l'heure pas vérifiées. Une telle argumentation ne saurait être comprise comme un grief dirigé contre la motivation de l'arrêt entrepris. Le dispositif lu à la lumière de la motivation de l'arrêt attaqué est ainsi clair, de sorte qu'il n'y a pas lieu de se pencher sur les autres interprétations possibles de celui-ci évoquées par le recourant, ni sur les griefs y afférents.