Citation: 9C_361/2010 30.11.2010 E. 3

3.1 Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 9.2 du Règlement de prévoyance, en ce sens que la notion de « perte de gain » contenue dans cette disposition réglementaire devrait avoir le même sens que la notion de « gain dont on peut présumer que l'intéressé est privé » au sens de l'art. 24 al. 1 OPP 2. 3.2 Se fondant sur une interprétation littérale de la disposition réglementaire, la juridiction cantonale a considéré pour sa part que la notion de « perte de gain » se distinguait de la notion employée à l'art. 24 al. 1 OPP 2. En tant qu'elle se basait sur la situation concrète de la personne assurée immédiatement antérieure à la survenance de l'incapacité de travail, la conception de l'institution de prévoyance n'était pas critiquable. 3.3 Dans un arrêt rendu au sujet de l'interprétation de l'art. 9.2 du Règlement de prévoyance de Gastrosocial (dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2007), le Tribunal fédéral a laissé entendre que dans sa version antérieure (cf. supra consid. 2.3), cette disposition prévoyait une limite de surindemnisation fixée à 90 % du gain présumé perdu (arrêt 9C_404/2008 du 17 novembre 2008 consid. 5). Il est dès lors hautement douteux que l'interprétation de la juridiction cantonale soit conforme au droit fédéral. Il n'y a cependant pas lieu de trancher définitivement cette question, car le recourant n'a de toute manière pas établi que ses revenus auraient progressé postérieurement à la survenance de l'incapacité de travail.