Citation: 8C_603/2015 E. 4.3

4.3. Dans un troisième grief, la recourante fait valoir qu'il était arbitraire de constater qu'elle "ne possédait qu'une perspective, encore incertaine, de collaboration avec ce pays", car c'était une suspension de l'exécution tout à fait imprévisible, du fait de l'intervention d'un tiers non partie au contrat de base, qui avait entraîné la suspension de ses activités. En effet, au regard du déroulement des opérations, cette intervention d'un tiers dans l'exécution du contrat l'avait rendu impossible, de façon temporaire. Aucune mesure appropriée, mais surtout économiquement viable, n'était à disposition de la recourante pour parer à l'intervention de E.________ AG. Comme l'ont relevé les premiers juges, peu importe le rôle joué par E.________ AG dans le retard pris pour l'exécution du contrat. En effet, seul est déterminant, en l'espèce, le fait que la recourante a été créée dans le but d'exécuter un important contrat et qu'en faisant ainsi dépendre sa viabilité économique d'un seul partenaire commercial, elle a volontairement pris un risque calculé, lequel ne constitue pas, au sens de la jurisprudence, un risque extraordinaire mais fait partie des risques normaux d'exploitation (voir à cet égard DTA 2011 p. 67 [8C_291/2010] consid. 4.2 - 4.4; DTA 2008 p. 158 [8C_279/2007] consid. 2.3). Par conséquent, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en admettant que la perte de travail subie par la recourante à la suite des retards de livraison de son principal fournisseur ne saurait être indemnisée. Il s'ensuit que le recours en matière de droit public est mal fondé.