Citation: 1C_253/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que la zone piétonne dans le secteur de l'Hôtel de Ville sera réservée à l'usage des piétons, cyclistes, autres engins assimilés et, dans une faible mesure, aux véhicules à moteurs; une plaque complémentaire "Ayants droit et cycle autorisés" permettra à certains véhicules à moteur de pénétrer dans la zone piétonne par la rue du Bourg, à l'ouest de la place de l'Hôtel de Ville; de même, les véhicules affectés à la livraison de la place de l'Hôtel de Ville pourront entrer par l'est dans la zone piétonne, soit par la rue du Bourg et l'avenue Max-Huber. Ces faits ne sont pas contestés par les recourants. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a considéré que le périmètre en question restait affecté à l'usage commun (cf. art. 149 LR) et que le projet ne conduisait pas à une interdiction totale de la circulation qui pourrait, le cas échéant, être assimilée à une désaffectation au sens de l'art. 20 LR. Quoi qu'en pensent les recourants, il n'est pas insoutenable de retenir que le projet ne constitue pas une désaffectation au sens du droit cantonal puisque la zone piétonne litigieuse reste ouverte aux ayants droit autorisés et aux cyclistes. La cour cantonale a ensuite précisé les notions de "construction nouvelle, correction et réfection de voies publiques" au sens de l'art. 25 al. 2 LR, en se référant au message accompagnant la révision partielle de la LR, entrée en vigueur le 1 er janvier 1993. Sur ce point, les recourants ne développent aucune critique satisfaisant aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 3.1.1 ci-dessus). Quoi qu'il en soit, la cour cantonale pouvait retenir, sans verser dans l'arbitraire, qu'en l'absence de modification de l'infrastructure (pose d'un revêtement; élargissement ou modification de son tracé), le projet pouvait ne pas être qualifié de correction ou réfection de la voie publique au sens des art. 25 ss LR et que la simple suppression du marquage au sol des places de stationnement ne tombait pas sous le coup des notions précitées. Il n'est pas insoutenable de considérer qu'il en va de même pour l'installation de deux bornes escamotables à l'intersection entre la rue du Bourg et la rue Centrale. C'est donc sans arbitraire et sans violer le droit fédéral que le Tribunal cantonal a considéré que le projet en question ne nécessitait pas de faire l'objet d'une procédure de planification en vertu du droit cantonal et pouvait être autorisé par le biais de la procédure de signalisation prévue à l'art. 107 OSR.