Citation: 9C_226/2022 E. 5.1

5.1. Sur le fond, la juridiction cantonale a nié le droit de l'assuré à la remise d'une prothèse de type C-Leg. Elle a considéré en substance que, le recourant (né en 1951) ayant atteint l'âge ouvrant le droit à une rente de l'AVS lors du dépôt de sa dernière demande (le 6 avril 2020), seules les dispositions de la LAVS trouvaient application. Elle a relevé que, dans la mesure où la remise d'une prothèse de jambe ne figurait pas dans l'annexe à l'OMAV dressant une liste exhaustive des moyens auxiliaires octroyés par l'AVS, seuls les droits acquis auparavant par le recourant pouvaient justifier l'admission de ses prétentions. Se fondant sur les rapports du docteur B.________ et de la FSCMA, elle a décrit et comparé les mérites de la prothèse (munie d'un genou KX06 avec pied Echelon), dont l'assuré avait été doté sous le régime de l'AI, avec celle (de type C-Leg), dont il entendait obtenir la remise sous le régime de l'AVS. Même si elle reconnaissait les avantages de la prothèse de type C-Leg, elle a nié le droit du recourant à l'octroi de ce moyen auxiliaire, au motif que la solution contraire reviendrait à étendre la garantie des droits acquis de manière contraire au sens et au but de l'art. 4 OMAV. Elle a en outre constaté qu'une prothèse de type C-Leg ne constituait pas un modèle de remplacement plus moderne du même genre qu'une prothèse mécanique, mais un modèle différent au vu de la technologie incorporée.