Citation: 4A_248/2019 E. 8.2

8.2. On ne discerne pas, dans les développements de l'association recourante censés étayer le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu, quoi que ce soit qui justifierait d'aboutir à une autre solution que celle qui a été retenue à l'égard du moyen similaire examiné plus haut (cf. consid. 7). Il suffit de rappeler ici les éléments suivants: la Formation a examiné la compatibilité de la liste des " Épreuves visées " avec le principe de la proportionnalité dans une rubrique spécifique ( " The application of the DSD Regulations to only the Restricted Events "; sentence, n. 606-609). Alors même que les parties n'avaient pas fait valoir d'arguments spécifiques à propos de l'inclusion des disciplines du 1'500 mètres et du mile dans la catégorie des " Épreuves visées ", le TAS a examiné attentivement cette question. S'il a certes exprimé certaines préoccupations dans ce cadre-là, il n'en a pas moins considéré que l'IAAF avait fourni des preuves pour toutes les " Épreuves visées ", qu'elle avait apporté une explication globale rationnelle sur la manière dont les " Épreuves visées " avaient été définies et que la catégorie des " Épreuves visées ", telle que définie par elle, n'était pas, ex toto, disproportionnée. Ce faisant, la Formation a admis, ne serait-ce qu'implicitement, que les disciplines du 1'500 mètres et du mile pouvaient, en l'état actuel, figurer dans la liste des " Épreuves visées ". Par conséquent, le moyen pris d'une violation du droit d'être entendu tombe, lui aussi, à faux.