Citation: 6B_452/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant se borne à contester le pronostic formulé par la cour cantonale, en se prévalant essentiellement des déclarations faites lors de l'audience du 29 janvier 2020. Il affirme ainsi, sans étayer davantage son propos au moyen d'éléments ressortant du dossier, qu'il aurait eu l'occasion de "réfléchir", d'entamer une "réelle et profonde remise en question" et de prendre conscience de la gravité des infractions commises. De telles protestations d'amendement sont cependant contredites, comme l'a relevé l'autorité précédente, par l'attitude du recourant ainsi que par les observations rapportées par les différents intervenants dans la procédure. Le recourant fait grand cas de son nouveau projet d'installation en France. Le regard porté par la cour cantonale sur cet aspect ne prête cependant pas le flanc à la critique. Le recourant n'explique pas comment il entend, d'un point de vue administratif, s'établir en France. En outre, ses projets en la matière sont d'autant moins crédibles que, dans le cadre de sa précédente procédure de libération conditionnelle, le recourant affirmait - y compris devant le Tribunal fédéral (cf. arrêt 6B_1200/2019 précité) - vouloir regagner l'Algérie afin d'y travailler et d'y vivre auprès de sa famille. Compte tenu de ce qui précède, c'est à bon droit que l'autorité précédente a considéré que le risque de récidive demeurait très sérieux, puisque le recourant avait toutes les chances, en cas de libération conditionnelle, de se retrouver désoeuvré, en Suisse, sans moyen de subvenir à ses besoins. La cour cantonale pouvait ainsi, sans violer le droit fédéral, poser un pronostic défavorable et, partant, refuser d'accorder au recourant la libération conditionnelle. Le grief doit être rejeté.