Citation: I 1/01 31.07.2001 E. 5

5.- La recourante sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. Les premiers juges avaient refusé cette aide, par jugement séparé du 23 novembre 2000, au motif qu'elle dispose d'un immeuble d'une valeur officielle de 409 480 fr. et qu'en dépit de dettes hypothécaires s'élevant à 260 000 fr., elle pouvait encore contracter un emprunt sur son immeuble. La recourante fait valoir, à raison, qu'on en saurait exiger d'elle qu'elle entame sa fortune immobilière en sollicitant un prêt garanti par l'immeuble, ses revenus totaux nets (1368 fr. x 13 = 17 784 fr.) ne permettent pas - compte tenu de ses autres charges mensuelles de 810 fr. - de supporter les intérêts hypothécaires actuels (15 762 fr., selon l'attestation du 11 janvier 2001 de la Banque Raffeisen). On doit retenir que dans ces circonstances, la recourante n'est plus en mesure d'obtenir des crédits supplémentaires (ATF 119 Ia 13 consid. 5a et les références). Partant, on peut admettre l'état d'indigence allégué. Le fait qu'une aide sociale de 1000 fr. par mois lui a été octroyée pour la période du 1er juillet 1999 au 1er août 2000, ne change rien à cette appréciation. En effet, cette aide - qui n'a été reçue que durant sept mois, sur les douze mois déterminants - est remboursable. Par ailleurs, les conclusions n'étaient pas d'emblée vouées à l'échec et l'assistance d'un avocat était justifiée par la relative complexité des problèmes juridiques qui se posaient en l'espèce. S'agissant d'un litige qui concerne l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, la procédure est gratuite (art. 134 OJ). Dans cette mesure, la requête de la recourante tendant à l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite est sans objet. En revanche, elle est bien fondée dans la mesure où elle tend à la prise en charge des honoraires de son avocat (art. 152 al. 2 OJ). La recourante est toutefois rendue attentive au fait qu'elle devra rembourser la caisse du tribunal si elle devient ultérieurement en mesure de la faire (art. 152 al. 3 OJ). Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :