Citation: 8C_88/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1966, est arrivée en Suisse en 1995 après avoir fui la guerre en Bosnie. Elle est mère de trois enfants majeurs et divorcée. Le 28 mai 2018, elle a déposé une première demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI) en raison de cervicobrachialgies à la suite d'une chute dans les escaliers le 8 août 2017, de névralgies faciales et de troubles anxieux. A l'époque, la prénommée était employée comme vendeuse à la B.________ avec un taux d'activité de 70 % et se trouvait en incapacité de travail depuis le 15 janvier 2018. Après avoir instruit la demande et constaté que A.________ avait repris le travail à son taux contractuel à partir de janvier 2019, l'Office AI du canton de Vaud (ci-après: office AI) a rendu le 23 juillet 2019 une décision par laquelle il a rejeté la requête de prestations; l'assurée a été considérée comme ayant un statut d'active à 100 %. A.b. En arrêt de travail depuis le 11 novembre 2020, A.________ a présenté une nouvelle demande AI le 28 mars 2021, en indiquant souffrir de migraines, de problèmes gynécologiques (prolapsus de l'utérus) et de dépression. Elle a été suivie par le service de psychiatrie de liaison du Centre hospitalier C.________ de février à mars 2021, avant d'être prise en charge par le docteur G.________, spécialiste en psychiatrie. Selon une expertise psychiatrique mise sur pied par l'assureur perte de gain de l'employeur et versée au dossier AI, le tableau clinique de A.________ était compatible avec un épisode dépressif moyen sans syndrome somatique depuis la fin de 2020 et un trouble panique depuis début 2021. L'expert pronostiquait un retour à une capacité de travail entière vers la mi-octobre 2021 après une prise en charge psychiatrique intégrée (rapport du 29 juin 2021 du docteur D.________ du Centre d'expertises médicales de Nyon [CEMed]). L'assurée a été licenciée par son employeur avec effet au 31 août 2021. Le 26 août 2021, elle a subi une hystérectomie élargie, intervention qui avait été repoussée à plusieurs reprises. L'office AI a également recueilli des informations auprès des médecins consultés par l'assurée, notamment des docteurs E.________, médecin traitant généraliste, F.________, spécialiste en neurochirurgie, et G.________. Dans un rapport du 20 octobre 2021, ce dernier a posé les diagnostics d'état de stress post-traumatique depuis les événements vécus par l'assurée lors de la guerre en Bosnie et d'épisode dépressif chronique d'intensité moyenne à sévère, faisant état d'une incapacité de travail totale dans toute activité professionnelle et d'un potentiel de réadaptation nul. L'office AI a alors confié une expertise pluridisciplinaire à Swiss Medical Expertise SA (SMEX; rapport du 9 août 2022). Dans leur évaluation consensuelle, les experts H.________, spécialiste en psychiatrie, I.________, spécialiste en orthopédie, et J.________, spécialiste en médecine interne, ont retenu que la capacité de travail de l'assurée dans une activité adaptée avait évolué de la manière suivante: 0 % de mi-décembre 2020 jusqu'à mi-août 2021, puis 50 % jusqu'à mi-septembre 2021, 80 % jusqu'à mi-octobre 2021 et ensuite 100 %. Sur le plan psychiatrique, l'expert H.________ a posé les diagnostics de dysthymie [F34.1], de trouble panique [F41.0] et d'autres troubles anxieux mixtes [F41.3]. Sur le plan orthopédique, le docteur I.________ a fait état d'une atteinte dégénérative cervicale déjà observée en 2018, stable et non incapacitante; en dehors d'une suspicion de compression du nerf radial distal au niveau de la main droite, les examens complémentaires n'avaient pas mis en évidence d'autre lésion. En médecine interne, aucune atteinte à la santé durablement incapacitante n'a été retenue (diagnostics posés: tabagisme actif; troubles du sommeil avec possible syndrome des jambes sans repos à préciser; névralgies d'Arnold; status post-hystérectomie). Après avoir rendu le 6 décembre 2022 une décision d'octroi de rente entière avec effet au 1er novembre 2021, l'office AI l'a annulée en invoquant une erreur manifeste. Il a rendu une nouvelle décision, le 14 février 2023, par laquelle il a rejeté la demande de prestations, motif pris que l'assurée ne subissait aucun préjudice économique au terme du délai de carence d'une année (novembre 2022).