Citation: 8C_766/2018 E. A

A.a. A.________ travaillait en qualité d'agent de piste auprès de la société B.________ et était, à ce titre, assuré contre les accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 4 octobre 1995, il a subi une distorsion au genou droit en jouant au football, laquelle a nécessité une arthroscopie avec méniscectomie partielle du ménisque interne droit. Le cas a été pris en charge par la CNA. Le 7 mai 2008, l'assuré a été victime d'un accident de moto ayant entraîné des dermabrasions et des contusions au niveau du côté droit. Il a pu rependre son travail à 100 % dès le 12 mai 2008. La CNA est également intervenue dans les suites de ce sinistre. Le 15 juin 2008, l'assuré a été admis en urgence au service de neurochirurgie de l'hôpital C.________ où il a subi une laminectomie C4 pour tétraparésie sub C4 sur canal étroit décompensé. L'incapacité de travail de l'assuré a été totale depuis lors. A.b. Souffrant de douleurs et de lâchages au niveau du genou droit, A.________ a été soumis à une IRM le 10 mars 2009, laquelle a fait état d'une chondrocalcinose sévère et d'une gonarthrose; le 8 septembre 2009, il a subi une arthroscopie avec toilette articulaire. En raison d'une évolution difficile avec inflammation récidivante, une prothèse totale a été implantée au niveau de son genou droit le 6 mai 2010. La CNA a reconnu sa responsabilité pour les troubles au genou droit annoncés en mars 2009, lesquels étaient constitutifs d'une rechute de l'accident du 4 octobre 1995. Par décision du 19 juillet 2011, confirmée sur opposition le 24 février 2012, la CNA a accepté de prendre en charge les frais de traitement en lien avec l'atteinte au genou droit dès le 10 mars 2009 mais a refusé de verser des indemnités journalières, l'assuré étant déjà au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité depuis le 1 er juin 2009 pour cause de maladie (troubles neurologiques; cf. décision du 18 novembre 2010). Saisie d'un recours de l'assuré, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève a annulé les décisions des 19 juillet 2011 et 24 février 2012 et a renvoyé la cause à la CNA pour qu'elle mette en oeuvre une expertise neurologique et orthopédique établissant l'évolution dans le temps de l'incapacité de travail liée aux atteintes neurologique et du genou puis rende une nouvelle décision (cf. arrêt de la Chambre des assurances sociales du 29 août 2013). La CNA a alors mandaté des médecins du Service de neurologie de l'hôpital D.________, lesquels ont rendu leur rapport le 7 août 2015. En substance, les experts ont constaté qu'au moment de la rechute annoncée le 10 mars 2009, la capacité de travail de l'assuré dans sa profession habituelle était entière, compte tenu de la seule problématique au genou droit. Entre le 10 mars 2009 et le 6 mai 2010, l'évolution sur le plan neurologique avait été favorable tandis que la pathologie arthrosique de genou était devenue prépondérante par rapport aux séquelles de myélopathie cervicale. La reprise des activités n'avait pas été possible jusqu'à l'arthroplastie du genou droit le 6 mai 2010. Postérieurement à ladite intervention, les experts ont retenu qu'en faisant abstraction des autres pathologies, les douleurs persistantes au niveau du genou associées à un épanchement et à une pseudolaxité empêchaient l'exercice de l'activité d'agent de sûreté à 100 %. En revanche, l'exercice d'une activité adaptée était possible à 100 %, à condition d'éviter l'usage intensif des escaliers, le port de charges de plus de 20 kilos, la station debout prolongée et la marche rapide ou la course. A.c. Par décision du 24 février 2017, confirmée sur opposition le 25 août 2017, la CNA a alloué à l'assuré une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 40 % dès le 1 er juin 2010 et calculée sur la base d'un gain assuré de 68'686 fr. Elle lui a en outre accordé une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 25 %.