Citation: 6B_1465/2020 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a constaté que B.________ n'avait pas fait de déclarations contradictoires. Si elle avait certes utilisé des mots légèrement différents, à savoir, devant la police "il s'est retourné et m'a violemment poussée avec sa main sur mon visage. J'ai été déséquilibrée, je suis tombée contre le mur puis au sol", puis devant le ministère public, "c'est là qu'on s'est battus. Il s'est retourné vers moi et m'a donné une claque et m'a poussée. Je suis tombée en arrière contre le mur, puis sur le sol", elle avait bien décrit la même scène en ce qui concernait l'usage de la violence dont elle avait fait l'objet, avec des variations mineures ne comportant pas de contradiction. En tant que le recourant affirme que B.________ s'est contredite, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire. Son argumentation est irrecevable dans cette mesure (consid. 2.1 supra). Le recourant procède également de manière appellatoire lorsqu'il soutient que B.________ avait pu tomber sans qu'il ne la pousse. Au demeurant, il n'était pas arbitraire de juger plus plausible que la prénommée ait perdu l'équilibre de manière tellement brutale au point de se cogner la tête contre un mur avant de tomber par terre parce que le recourant l'avait violemment poussée, plutôt que par le simple fait qu'elle courait derrière lui en agrippant son t-shirt. Par ailleurs, il n'y a rien d'insoutenable à accorder un crédit particulier aux déclarations de la victime dans la mesure où elles avaient pu être recueillies directement après les faits. En ce qui concerne la crédibilité de la version des faits donnée par le recourant, la cour cantonale a constaté que le prénommé avait tout d'abord intégralement nié les faits, puis admis les vols après avoir été confronté aux preuves techniques le désignant comme l'auteur des infractions. L'autorité précédente pouvait ainsi considérer sans arbitraire que les déclarations du recourant avaient varié et qu'il avait intérêt, une fois admis ceux qui étaient démontrés par preuve, à minimiser leur portée, en particulier en niant avoir poussé B.________. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le recourant échoue à démontrer que les faits sur lesquels reposent l'infraction de brigandage auraient été établis de manière arbitraire. Son grief est rejeté, dans la mesure où il est recevable.