Citation: 2C_293/2022 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, le recourant fait valoir que le retrait de l'effet suspensif était arbitraire, car il était insoutenable de ne pas le laisser poursuivre sa formation pendant la procédure d'opposition et de recours contre la décision d'échec définitif. Laisser le recourant poursuivre sa formation alors que la procédure d'opposition et de recours était en cours serait toutefois revenu à valider l'unité de formation dont le résultat était contesté, ce que même l'admission du recours ne permettait pas. Dans son arrêt du 8 mai 2020, le Tribunal cantonal a en effet uniquement autorisé le recourant à répéter l'unité contestée. Il est soutenable de considérer que ni la poursuite de la formation, ni même la répétition de l'unité contestée ne pouvaient être autorisées tant que les compétences et connaissances du recourant n'avaient pas été confirmées. Cela vaut d'autant plus que le recourant accompagnait des élèves en difficulté. Il existe aussi un intérêt financier à ne pas laisser un étudiant continuer un parcours qui devra être, si l'opposition ou le recours est finalement rejeté, entièrement invalidé. Partant, la conclusion du Tribunal cantonal selon laquelle le retrait d'effet suspensif par la Haute école n'était pas arbitraire échappe à la critique. La demande d'indemnisation était donc infondée.