Citation: 5A_202/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant estime qu'il a satisfait à son devoir d'allégation dans la mesure où il a allégué et prouvé que l'intimée avait perçu un capital " pour faire face à l'ensemble de ses besoins ", comme le retient d'ailleurs l'arrêt querellé. De plus, le rendement moyen que quiconque peut retirer de sa fortune en la plaçant sur les marchés financiers ou dans une assurance-vie serait un fait notoire, tout comme l'âge de la retraite de l'intimée, à savoir 65 ans. Ce faisant, le recourant ne remet pas valablement en cause l'opinion de l'autorité cantonale quant à l'insuffisance de ses allégués relatifs à la situation financière de l'intimée après la retraite. Il se contente de prétendre que cette autorité se contredit, dès lors que l'arrêt entrepris retient qu'il a allégué et prouvé, en première instance, que le capital de 556'435 fr. 85 avait été versé à l'intimée pour lui permettre de faire face à l'ensemble de ses besoins, selon la convention des parties du 6 juin 2019. Il s'agit cependant là de deux éléments distincts: que cet accord mentionne que ledit capital était destiné à assurer tous les besoins de l'épouse n'implique pas encore qu'elle y parvienne. Le raisonnement des juges précédents ne comporte donc aucune contradiction. Ils ne peuvent en outre se voir reprocher d'avoir déclaré irrecevable l'allégué selon lequel l'intimée pourrait retirer de sa fortune un revenu qui lui permettrait d'assumer partiellement ses charges dès le 1er janvier 2021, cette question ayant en réalité été laissée indécise (cf. infra consid. 5.1). Pour autant qu'il soit suffisamment motivé, le grief est par conséquent mal fondé.