Citation: 2A.730/2006 03.09.2007 E. 6

Sur le fond, le Tribunal cantonal a jugé que la taille d'un service influençait la nature du travail et le niveau de responsabilité et qu'il s'agissait de motifs objectifs justifiant une différence de classement. La recourante ne conteste pas que la Faculté de théologie est de plus petite taille que les autres facultés de l'Université de Lausanne. Elle soutient en revanche que l'Etat de Vaud n'aurait pas démontré l'impact réel de la taille des facultés sur le cahier des charges des responsables administratifs. La jurisprudence ne retiendrait en outre pas la taille du service à gérer comme facteur objectif permettant de justifier une inégalité salariale. Les objections de la recourante sont mal fondées. Parmi les facteurs justifiant une différence salariale, la jurisprudence retient, dans une liste non exhaustive, notamment le cahier des charges et les tâches effectivement confiées; ces deux éléments ont pour but de définir l'importance qualitative et quantitative d'un poste et par conséquent le degré de formation, de qualification et d'expérience attendu de celui qui l'occupe. Sous cet angle, même si la recourante refuse de l'admettre, il résulte de l'expérience de la vie que la complexité des tâches de gestion et d'administration d'une faculté universitaire - comme de toute entreprise - augmente avec sa taille, de sorte que la taille de la faculté constitue bien un facteur pouvant justifier une différence salariale. L'Etat de Vaud a concrètement établi que la recourante n'avait qu'une seule personne sous ses ordres et que le nombre d'étudiants, d'assistants et de professeurs ainsi que le budget étaient largement inférieurs à ceux des autres facultés. Aussi les qualités de chef, qui délègue, surveille, contrôle et organise, et les risques encourus sont-ils moins élevés dans le poste de la recourante que dans les postes des responsables administratifs des autres facultés, de sorte qu'une classification du poste de responsable administratif de la Faculté de théologie inférieure à celle des autres facultés s'explique objectivement. Que le cahier des charges de la recourante soit rédigé dans des termes analogues à ceux de ses collègues et que les tâches qui lui sont confiées portent les mêmes dénominations n'empêchent pas qu'elles soient influencées de manière déterminante par la taille de la faculté. Par conséquent en confirmant que la classification du poste de la recourante ne représentait pas une discrimination indirecte fondée sur le sexe, le Tribunal cantonal n'a pas violé la loi fédérale sur l'égalité.