Citation: 6P.63/2005 24.06.2005 E. 2

Invoquant une violation de son droit à être jugé d'une manière équitable, le recourant explique que le Tribunal cantonal se prévaut des déclarations qu'il aurait faites en séance de jugement et selon lesquelles il savait que sa fille n'était pas consentante, alors qu'elles sont fausses et qu'il n'a pas signé, ni reçu le procès-verbal de cet interrogatoire. 2.1 Les modalités relatives à la tenue des procès-verbaux sont des questions qui relèvent de la législation cantonale dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application que sous l'angle de l'arbitraire. En particulier, le code de procédure pénale valaisan prévoit que les dispositions sur les débats et le jugement en première instance sont applicables en appel, qu'il est procédé à l'interrogatoire de l'accusé et que le jugement est rendu sur la base des actes du procès en première instance et des preuves éventuellement administrées en appel (art. 191 al. 1 et 2 CPP/VS). L'art. 133 CPP/VS précise que le greffier relève en résumé les déclarations des parties et les dépositions (al. 1), que le président peut ordonner, d'office ou à la requête d'une partie, une relation détaillée d'un fait, d'une déclaration ou d'une déposition, que le procès-verbal est alors signé par l'auteur de la déclaration ou de la déposition (al. 2) et qu'à la demande d'une partie, il est donné lecture du procès-verbal d'une déclaration ou d'une déposition (al. 3). 2.2 En l'espèce, le recourant n'invoque la violation d'aucune règle cantonale, contrairement aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En outre, il ne soutient pas, ni ne démontre, qu'il aurait requis la relation détaillée, ni la lecture du procès-verbal de ses déclarations lors de l'audience de jugement, ce qui lui aurait permis, en cas de désaccord, de rectifier ses propos (cf. art. 133 al. 3 et 191 al. 1 et 2 CPP). Son grief est donc irrecevable et il n'y a pas lieu d'écarter ses déclarations telles que protocolées et constatées dans l'arrêt attaqué.