Citation: 4A_88/2024 E. B

B.a. Au bénéfice d'une autorisation de procéder, la locataire a saisi le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers d'une demande contre le bailleur, concluant notamment à la condamnation de l'intéressé à terminer la remise en état du circuit électrique selon les conclusions du rapport du contrôleur H.________ et à restituer les prises électriques condamnées. Elle a aussi conclu à l'octroi d'une réduction de loyer net de 20 % dès le 23 février 2018 et jusqu'à l'élimination complète des défauts, les loyers consignés devant être attribués en conséquence; la validité de la consignation était à constater. La locataire a également conclu à l'annulation de la résiliation du bail, subsidiairement à une prolongation de bail pour une durée de six ans. Le 3 septembre 2021, la locataire a imparti au bailleur un délai pour la réfection d'un plafonnier. Un électricien est intervenu, vérifiant le circuit et remplaçant une ampoule. Les 2 et 3 mars 2023, un électricien a procédé à des corrections du système électrique. Le 3 mars 2023, un contrôleur indépendant a effectué une vérification complète de l'ensemble du système et a établi un rapport retenant l'absence de défaut. L'ESTI a été satisfaite des travaux et a clôturé la procédure. Dans l'intervalle, le tribunal a entendu plusieurs témoins, dont H.________ et I.________, patron de J.________ Sàrl. En substance, la locataire alléguait qu'à son entrée dans les locaux, l'installation électrique était hors normes et dangereuse. Elle avait payé en tout 64'720 fr. 40 pour les travaux convenus dans l'avenant au bail. La mise en conformité du circuit effectuée en 2023 avait été rendue plus aisée grâce à l'installation "parallèle" qu'elle avait réalisée en 2018. Par la suite, elle a retiré sa conclusion tendant à la remise en état du circuit électrique. Quant au bailleur, il alléguait que l'installation électrique n'était pas dangereuse et que l'état des lieux établi à l'entrée de la locataire ne faisait mention d'aucun défaut. Par jugement du 15 août 2023, le tribunal a notamment annulé la résiliation du bail, constaté la validité de la consignation des loyers, accordé une réduction de loyer net de 20 % du 23 février 2018 au 3 mars 2023, soit un total de 43'788 fr., ordonné la libération des loyers consignés en faveur du bailleur, après déduction du montant précité à libérer en faveur de la locataire. B.b. Statuant par arrêt du 20 décembre 2023, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal neuchâtelois a admis partiellement l'appel formé par le bailleur contre ce jugement. Elle l'a réformé en rejetant les prétentions de la locataire en réduction de loyer et en ordonnant la libération de l'intégralité des loyers consignés en faveur du bailleur. Elle a maintenu le surplus, notamment l'annulation de la résiliation.