Citation: 4P.60/2002 18.06.2002 E. 2

L'art. 57 al. 5 OJ commande de surseoir en règle générale à l'arrêt sur le recours en réforme jusqu'à droit connu sur le recours de droit public. Il existe toutefois des situations particulières qui justifient l'examen préalable du recours en réforme (cf. ATF 123 III 213 consid. 1; 120 Ia 377 consid. 1). Tel est le cas, entre autres hypothèses, lorsqu'une constatation de fait critiquée dans le recours de droit public est dénuée de pertinence en droit; il faut alors en débattre préjudiciellement lors de l'examen du recours en réforme (ATF 117 II 630 consid. 1a). Dans son recours de droit public, le recourant reproche à la chambre des recours de ne pas avoir retenu comme pertinents toute une série d'éléments de fait, pourtant prépondérants selon lui, pour statuer sur l'existence des défauts de la chose louée. Il ressort de l'arrêt attaqué que la pertinence de ces éléments a été écartée, non parce qu'en droit ils ne pouvaient s'avérer déterminants, mais en raison des circonstances particulières du cas d'espèce. C'est donc pour des motifs liés aux faits de la cause que les éléments invoqués par le recourant ont été considérés comme dénués de pertinence. L'examen de ce grief relève ainsi de l'appréciation des preuves et ne justifie pas de déroger au principe de l'art. 57 al. 5 OJ, de sorte qu'il sera tout d'abord statué sur le recours de droit public.