Citation: 8C_361/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1967, a travaillé comme caissière à la B.________ à partir du 1 er mars 2008. Le 23 juin 2013, elle a été victime d'un accident alors qu'elle circulait dans un minibus en tant que passagère. Sur une autoroute à hauteur de U.________ en Italie, le chauffeur a perdu la maîtrise du véhicule, qui a heurté une barrière de sécurité et fait plusieurs tonneaux. La prénommée, éjectée de l'habitacle et polytraumatisée, a été hospitalisée en urgence et s'est retrouvée dans le coma durant trois jours. Le 30 juin 2013, elle a été transférée à l'Hôpital C.________. SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA), auprès de laquelle elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Entre le 3 décembre 2013 et le 8 janvier 2014, l'assurée - qui a également développé des troubles psychiques ensuite de l'accident - a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (CRR). SWICA a confié une expertise pluridisciplinaire (médecine interne générale, orthopédie/traumatologie de l'appareil locomoteur, neurologie et psychiatrie) au centre d'expertise CEMEDEX. Dans leur rapport du 28 novembre 2016, les experts de ce centre ont estimé que les atteintes à la santé physique et psychique de l'assurée étaient dues à l'accident du 23 juin 2013 et que l'incapacité de travail était totale dans quelque activité professionnelle que ce soit. Ils ont en outre recommandé l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 50 %, soit 15 % pour les atteintes à l'épaule droite et 35 % pour les troubles psychiques résultant d'une atteinte cérébrale organique. Sur requête de SWICA, l'expert en orthopédie et traumatologie de l'appareil locomoteur de CEMEDEX a rendu un complément d'expertise le 10 octobre 2018. Ce spécialiste a estimé qu'en prenant en compte uniquement les atteintes orthopédiques, la capacité de travail de l'assurée était nulle dans sa profession de caissière; dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, sa capacité de travail était en revanche de 80 %, avec une diminution de rendement de 20 %. A.b. Par décision du 10 décembre 2018, SWICA a mis un terme à la prise en charge des frais de traitement médical pour les troubles psychiques avec effet au 25 décembre 2017, au motif qu'après cette date, ces troubles n'étaient plus en lien de causalité adéquate avec l'accident du 23 juin 2013. Par une autre décision du 19 décembre 2019, l'assureur a mis fin au paiement des frais médicaux et de l'indemnité journalière avec effet au 1 er octobre 2019, a alloué à l'assurée une rente d'invalidité fondée sur un taux de 33 %, correspondant à une rente mensuelle de 930 fr., et lui a octroyé une IPAI de 15 %. Ces deux décisions ont été confirmées sur opposition par décision du 1 er septembre 2020.