Citation: 6B_848/2022 E. 1.2.2

1.2.2. De surcroît, alors que la cour cantonale a estimé que les déclarations de l'intimée étaient exploitables, cela même en l'absence d'une confrontation avec le recourant, dans la mesure où les exigences conventionnelles et constitutionnelles en la matière étaient réunies (cf. jugement attaqué, consid. 1.3.4 p. 14), le recourant ne présente aucune critique topique quant au raisonnement adopté. Il pouvait en tout état être considéré que les déclarations de l'intimée ne constituaient pas les seuls éléments de preuve pertinents en l'espèce, la cour cantonale ayant été en mesure, comme on va le voir ci-après (cf. consid. 2 infra), de rendre un verdict reposant sur un faisceau d'éléments concordants, et non seulement sur les déclarations en question, dont la crédibilité a du reste été examinée et analysée de manière détaillée. L'accusation se fondait ainsi sur plusieurs témoignages, notamment ceux des membres de la famille de l'intimée, à qui elle s'était confiée, étant précisé que le défenseur du recourant avait participé à l'ensemble de ces auditions. Les déclarations des médecins et de la psychologue de l'intimée, auxquelles s'ajoutaient les résultats de l'examen gynécologique réalisé sur cette dernière, ainsi que l'expertise psychiatrique, devaient également être pris en compte. Il ne s'agissait pas non plus de négliger l'importance des messages à caractère sexuel envoyés par le recourant à l'intimée, dont les captures d'écran figuraient au dossier, étant entendu que le recourant avait non seulement admis en être l'auteur mais qu'il avait de surcroît reconnu qu'ils lui procuraient une excitation sexuelle. Enfin, le recourant, assisté d'un défenseur d'office, avait été en mesure de se déterminer sur les déclarations de l'intimée, qu'il a ainsi pu réfuter pour exprimer sa version.