Citation: 6B_327/2024 E. 1

Invoquant une violation des art. 80 al. 2 et 81 al. 3 let. a CPP, le recourant estime que la cour cantonale n'a pas procédé à une analyse des éléments constitutifs objectifs de l'infraction et, qu'à défaut de cet examen, elle ne pouvait pas conclure à une violation de l'art. 191 CP. On comprend à la lecture de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a estimé que les éléments constitutifs objectifs de l'infraction étaient réalisés sur la base des faits qu'elle a établis, après analyse minutieuse des déclarations de chacune des parties, et sur les conclusions du recourant prises en appel, desquelles il ressort qu'il ne conteste plus que l'élément constitutif subjectif de l'infraction à ce stade de la procédure: "Par la voix de son conseil, [le recourant] persiste dans ses conclusions. Selon sa perception des événements, il n'avait pas conscience que l'intimée ne souhaitait pas avoir un rapport sexuel la nuit des faits, ni la volonté de profiter de l'état de celle-ci" (cf. arrêt attaqué, p. 16). La cour cantonale procède de la sorte à un renvoi implicite au jugement de première instance sur cette question. On rappellera à cet égard qu'elle est en droit de procéder de cette manière. La cour cantonale peut en effet se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige, la motivation pouvant être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 141 V 557 consid. 3.2.1). Pour le surplus, si le recourant entendait contester la motivation en tant que telle, il lui appartenait de soulever le grief idoine et de le motiver en conséquence (cf. art. 106 al. 2 LTF).