Citation: U 147/03 20.01.2005 E. 5

Il s'agit dès lors d'examiner si les affections psychiques que présente la recourante se trouvent dans un rapport de causalité avec l'accident de la circulation du 8 octobre 1997. 5.1 En l'occurrence, le psychiatre G.________ a admis l'existence d'une atteinte thymique remontant à une dizaine d'années environ, tout en attestant l'absence de symptômes de type stress post-traumatique consécutifs à l'accident de 1997 (cf. rapport d'expertise du 5 avril 2002). Commentant le vécu de la recourante, il a diagnostiqué un trouble de la personnalité non spécifié chez une assurée extrêmement défensive, une fixation sur la douleur, de type trouble somatoforme douloureux, tout à fait compatible avec ses traits de personnalité. En outre, il a fait état de probables épisodes dépressifs antérieurs à l'accident, pour lesquels la recourante refusait déjà une prise en charge psychologique. On relèvera aussi que la recourante a bénéficié de soins de physiothérapie un mois après l'accident, en raison des cervicalgies et des lombalgies que cet événement a entraînées (cf. prescription du D._______ du 7 novembre 1997), sans qu'on sache exactement à partir de quel moment les douleurs avaient débuté. Par ailleurs, les éléments composant le tableau clinique d'un « coup du lapin » (in casu : fatigue chronique, insomnie, céphalées de tension, manque d'entrain, perte d'envie d'entreprendre et difficultés de concentration) n'ont été documentés médicalement que longtemps après l'accident du 8 octobre 1997, soit à la fin de l'année 1999 par le docteur J.________ (cf. rapport du 20 décembre 1999). En outre, la recourante avait repris le travail trois jours après l'accident et avait conservé son emploi jusqu'au 30 avril 1998, soit durant près de sept mois. Vu ce qui précède, en admettant que les lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des suites d'un traumatisme de type « coup du lapin » à la colonne cervicale sont en partie établies, elles se trouvent reléguées au second plan par rapport aux problèmes d'ordre psychique. Dès lors, ce sont les critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa, et non pas ceux énumérés aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, qui doivent fonder l'appréciation de la causalité adéquate (ATF 123 V 99 consid. 2a; RAMA 2002 n° U 470 p. 532 consid. 4a, 1995 p. 115 ch. 6). 5.2 Un bref examen des critères en question (cf. ATF 115 V 409 consid. 5c/aa) permet de constater d'emblée qu'ils ne sont pas réalisés, à l'exception de celui des douleurs persistantes. Par conséquence, le lien de causalité adéquate doit être nié entre l'accident du 8 octobre 1997 et les affections psychiques de la recourante. Il s'ensuit que l'intimée a mis fin à juste titre à la prise en charge du traitement médical et au versement des indemnités journalières, tout comme elle a refusé à bon droit d'allouer une rente d'invalidité et une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Le recours est infondé.