Citation: 9C_91/2017 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a nié toute valeur probante aux conclusions - ni claires ni bien motivées - de l'expertise du CEMed. Elle a retenu que les médecins avaient tout d'abord omis d'envisager le fait que l'accumulation des atteintes à la santé diagnostiquées pût avoir des effets sur la capacité de travail de l'assurée; ces derniers paraissaient en particulier avoir oublié de tenir compte du diabète, de l'hypovitaminose et - éventuellement - des facteurs psychiques (symptomatologie dépressive) dans leurs conclusions sur la capacité de travail de l'intimée. Les médecins s'étaient ensuite contredits, selon elle, en indiquant s'étonner que l'assurée continuait à se plaindre alors qu'ils avaient préalablement relevé que le remplacement de l'immuno-modulateur avait fait suite à l'apparition d'une nouvelle lésion médulaire et représentait l'un des deux facteurs restrictifs de la capacité de travail sous forme d'une fatigue/fatigabilité. Après avoir admis que la fatigue chronique était une complication classique de la sclérose en plaques, même en l'absence de poussées, les médecins s'étaient encore contredits en indiquant que le facteur restrictif de la capacité de travail avait clairement diminué en raison de l'absence de nouvelles poussées de la maladie depuis 2012. Ce faisant, les premiers juges ont indiqué qu'ils ne comprenaient pas à la lecture du rapport pour quelles raisons les experts avaient retenu une diminution de la capacité de travail (recte: de rendement) de 30 %, alors que ceux-ci admettaient les taux retenus par les médecins traitants jusqu'au jour de l'expertise. A l'inverse, la juridiction cantonale a souligné que les médecins traitants avaient fait état de manière unanime que la capacité de travail de l'intimée était inchangée (à 50 %).