Citation: 2C_559/2018 E. 5.3

5.3. En l'espèce, même si les explications de la Cour de justice paraissent des plus douteuses, notamment quant à la nullité du " jugement nouvellement notifié ", la motivation du recourant ne saurait être considérée comme étant suffisante au sens de l'art. 106 al. 2 LTF (par renvoi de l'art. 117 LTF en cas de recours constitutionnel subsidiaire). Celui-ci ne conteste en effet pas directement l'arrêt entrepris, mais se contente bien plus de présenter son appréciation des faits et l'interprétation à donner au droit cantonal, de manière purement appellatoire. Il ne suffit pas de présenter les faits de la cause puis de dire que cela ne constitue pas une rectification d'un jugement au sens de l'art. 85 LPA/GE pour démontrer le caractère arbitraire de l'application de cette disposition. Le recourant aurait bien plus dû expliquer en quoi la motivation de la Cour de justice, qui a trait d'une part à la modification d'une date dans les motifs du jugement du Tribunal administratif de première instance et, d'autre part, à la modification du dispositif de ce jugement quant à la prise en compte du versement d'une avance de frais, constituait concrètement une application arbitraire du droit cantonal de procédure sur un point comme sur l'autre. Il en va de même du principe de la confiance, qui découle du principe de la bonne foi prévu par l'art. 9 Cst. La motivation du recourant à ce propos ne remplit pas non plus les conditions de motivation accrue prévues par l'art. 106 al. 2 LTF (par renvoi de l'art. 117 LTF en cas de recours constitutionnel subsidiaire), celui-ci n'expliquant pas en quoi l'arrêt de la Cour de justice violerait ce principe. Le simple fait de citer l'ATF 115 Ia 12 consid. 4c p. 20 comme exemple ne constitue en aucun cas une motivation suffisante, cette jurisprudence se rapportant au demeurant à une situation de fait différente de celle de la présente cause. Ici également, le recourant aurait bien plutôt dû démontrer en quoi la motivation de la Cour de justice contrevenait concrètement au principe de la confiance, ce qu'il n'a nullement fait.