Citation: 1A.87/2006 12.09.2006 E. 3.1

Les recourants invoquent encore une application arbitraire des art. 33 et 34 OC. 3.2 On peut s'interroger sur la qualité pour recourir des recourants sur ce point. Il est en effet douteux que les art. 33 et 34 OC aient pour but - même accessoire - de protéger les intérêts des propriétaires voisins. Quoi qu'il en soit, les griefs articulés dans ce cadre doivent de toute façon être déclarés irrecevables pour un autre motif (cf. ci-dessous). 3.2.1 Les recourants font valoir que le plan signé par le géomètre officiel ne mentionne pas les places de parc projetées. Ils contestent également le dépôt hors procédure, et avant le début des travaux, d'un nouveau plan des aménagements extérieurs comprenant les 42 places utiles. Les art. 33 et 34 let. e OC prévoient certes que le plan de situation doit être établi et signé par le géomètre officiel et que les places de parc doivent y figurer. Le Tribunal cantonal, se référant à sa jurisprudence, a cependant estimé que certaines indications dont l'OC requiert la présence sur le plan de situation peuvent figurer sur d'autres plans et qu'il serait exagérément formaliste d'annuler un permis de construire du simple fait que les renseignements utiles ont été fournis par d'autres pièces approuvées par l'autorité de police des constructions. Or comme cela a été relevé par le Tribunal cantonal, les places de parc font l'objet d'un plan annexe au 1:500 approuvé par le conseil communal. Les places supplémentaires exigées lors de l'octroi de l'autorisation de construire figurent également sur un plan qui a été déposé par les intimés le 9 juin 2005. Les recourants ne démontrent toutefois pas en quoi il serait arbitraire de se référer à l'ensemble de la documentation qui leur a été soumise, dont ils ne prétendent d'ailleurs pas qu'elle ne correspondrait pas à la réalité topographique des parcelles. Le grief n'étant en l'espèce pas motivé conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il doit être déclaré irrecevable. 3.2.2 Les recourants se plaignent également de ce que le plan de situation ne mentionne pas le point de nivellement coté, sis en dehors des aménagements prévus pour la construction, tel qu'exigé par l'art. 34 let. k OC. A cet égard, le Tribunal cantonal a jugé suffisant que certains plans comportent des points de repères fixes cotés en dehors des aménagements prévus pour la construction (points 1300 et 1346), qui permettent de constater que le terrain naturel a correctement été reporté sur les plans de coupe. En outre, l'autorisation de construire était assortie de l'obligation de faire déterminer le point +/- 0 par le géomètre officiel lors de l'implantation sur le terrain. Les recourants ne cherchent pas à démontrer en quoi ce raisonnement serait arbitraire. Ils ne font au demeurant pas valoir que les constructions projetées ne respecteraient pas les normes relatives à la hauteur des bâtiments. Partant, le grief est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).