Citation: 2C_467/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) que l'Ambassade, après avoir listé les documents qui devaient être fournis par la recourante 1 en vue de sa demande de regroupement familial, a précisé que l'intéressée allait devenir majeure octobre 2019, de sorte que l'autorisation de sa mère - qui en avait la garde exclusive - ne serait plus nécessaire dans ce contexte et que la demande de regroupement devrait partant être déposée en personne. On ne voit manifestement pas en quoi les indications qui précèdent pourraient être interprétées comme un conseil adressé à l'intéressée lui recommandant d'attendre d'avoir atteint ses 18 ans pour déposer sa demande de regroupement. S'il est vrai que l'indication des documents et des démarches à suivre en cas de dépôt d'une telle demande à la majorité de la recourante 1 n'avait pas lieu d'être, dès lors que les enfants étrangers majeurs des ressortissants suisses ne disposent pas d'un droit au regroupement familial, toujours est-il que l'Ambassade a pris soin de préciser de manière explicite que toute décision en la matière était de l'unique compétence des autorités cantonales de migration en Suisse, soit en l'occurrence de l'Office cantonal genevois, avec lequel il était prôné de prendre contact. Ainsi, même à retenir que l'Ambassade avait fourni un renseignement erroné aux recourants, celui-ci l'aurait été par une autorité que les intéressés savaient incompétente. Au demeurant, on constatera que l'Ambassade a également expressément attiré l'attention du recourant 2 quant à la teneur des art. 42 et 47 LEI, et a intégralement transposé le contenu de ces dispositions, de sorte que l'intéressé aurait pu raisonnablement se rendre compte des exigences quant à la minorité de l'enfant lors de la demande.