Citation: 4A_86/2017 E. 4.4

4.4. Le recourant se plaint également de " violation du droit à la preuve (art. 8 CC) ". Le recourant ne soutient pas que les juridictions cantonales lui auraient refusé à tort l'administration du seul moyen de preuve propre à prouver un fait pertinent, en l'occurrence un accord des parties sur l'EBITDA normalisé. Après avoir relevé que la défenderesse a allégué que le montant de 7'870'000 fr. était indiqué par erreur dans le courriel du 19 novembre 2013 de D.________, il reproche à la cour cantonale de s'être fondée sur une allégation non prouvée et, partant, d'avoir violé l'art. 8 CC. Or, un tel grief n'a rien à voir avec le droit à la preuve, mais simplement avec l'exigence que tout fait doit être prouvé pour servir de fondement au jugement. En l'occurrence, la cour cantonale a simplement considéré que ce chiffre avait été articulé dans les discussions, mais qu'il n'a pas été confirmé par les rapports de E.________ SA en vue de la vente de la société en septembre 2014. Lorsqu'il soutient que la cour cantonale a mal apprécié le témoignage de D.________ - président du conseil d'administration de la société, qui a un intérêt à l'issue du procès -, que celui-ci ne fait que se référer au rapport de E.________ SA, que les pages de ce rapport quant à un changement de méthode dans les comptes de la société n'ont pas été produites, qu'il n'est pas prouvé que l'hypothétique changement de méthode serait le résultat d'une erreur, plutôt que d'un choix dont le motif lui échappe et que, partant, la cour cantonale ne pouvait pas se baser sur le témoignage de D.________ pour considérer que le montant de 7'870'000 fr. ne pouvait être admis, le recourant s'en prend en réalité à l'appréciation des preuves (mélangeant à nouveau la méthode en tant que telle et les chiffres contenus dans l'annexe au courriel), et non à la violation de l'art. 8 CC. Or, le sort de l'appréciation des preuves sur ce point a déjà été scellé ci-dessus.