Citation: 4A_65/2023 E. 3

Les parties ont été liées par un contrat de travail qui a pris fin, à l'initiative de l'employeur, le 31 janvier 2021. Ce contrat intégrait la CCT-SOR. Le litige porte exclusivement sur la question de savoir si l'employé recourant devait être payé pour la demi-heure qu'il prétend avoir exécutée en plus des heures figurant sur ses décomptes de salaire les jours où il a travaillé entre le 1er juillet 2016 et le 31 août 2020. Le sort de l'indemnité à raison des vacances non-prises et du treizième salaire auxquels il prétend également dépend de la réponse qui sera donnée à cette question. La Cour cantonale a considéré que cette créance était dépourvue de fondement. L'employé arrivait bien le matin à l'atelier vers 7h.30; cela étant, il n'avait pas établi avoir occupé le laps de temps compris entre 7h.30 et 8h.00 à des tâches relevant du travail. Partant, elle a retenu que cette demi-heure avait été dédiée au déplacement jusqu'aux chantiers. Comme selon l'art. 23 al. 1 let. c de la CCT-SOR, le temps de transport n'était indemnisé que s'il dépassait une demi-heure par jour et que l'employé n'avait pas établi avoir travaillé le soir au-delà de 17h.00, ni formulé de prétention dans ce sens, il n'avait pas droit à une rémunération pour les trente minutes litigieuses.