Citation: 6B_1237/2014 E. 1

Les principes directeurs du droit pénal des mineurs sont la protection et l'éducation (cf. art. 2 al. 1 DPMin). Cette conception du droit pénal des mineurs doit être observée aussi bien lors de l'instruction, lors du prononcé de la sentence que lors de l'exécution de la sanction (Message du 21 septembre 1998 concernant la modification du code pénal suisse [dispositions générales, entrée en vigueur et application du code pénal] et du code pénal militaire ainsi qu'une loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs, FF 1999 1787, 2028 ch. 421.2; ci-après: Message du 21 septembre 1998). Contrairement au droit pénal des adultes, le droit pénal des mineurs met l'accent sur l'auteur plutôt que sur l'acte répréhensible. Il ne prévoit, en principe, pas de condamnation pénale en fonction de l'acte commis et du tort à réparer, mais des suites juridiques à buts exclusivement préventifs, afin de ramener le délinquant mineur dans le droit chemin (Message du 21 septembre 1998, FF 1999 2023 ch. 411). Il doit s'appliquer de manière individualisée et non schématique (Message du 21 septembre 1998, FF 1999 2028 ch. 421.2). Ainsi, le droit pénal des mineurs se caractérise par une grande flexibilité, en fonction des besoins du mineur.