Citation: 2A.137/2003 07.04.2003 E. 2.2

Le recourant réalise les motifs d'expulsion figurant à l'art. 10 al. 1 LSEE, dès lors qu'il a été condamné à de multiples peines d'emprisonnement, de cinq et six mois notamment. De surcroît, ses infractions ne sont pas dénuées d'importance et leur répétition démontre qu'il est incapable de respecter les lois de son pays d'accueil. Enfin, le fait qu'il ait observé jusqu'à présent, cas échéant, les modalités du sursis à l'expulsion prévues le 17 avril 2002 ne constitue pas une garantie suffisante quant à son bon comportement à l'avenir. Si le recourant vit en Suisse depuis neuf ans et demi, cette durée doit être relativisée, car plus de quatre ans se sont déroulés en vertu d'une admission provisoire. Au demeurant, ses actes répréhensibles, l'absence d'activité lucrative et sa situation obérée démontrent que son intégration est fort limitée. Par ailleurs, il n'allègue pas avoir tissé de liens particuliers avec la Suisse, hormis ses relations avec son fils. Celles-ci ne conduisent toutefois pas à lui octroyer une autorisation de séjour. Le recourant n'a pratiquement jamais vécu avec son fils - les époux s'étant séparés alors que celui-ci était âgé d'un an et demi -, et n'exerce son droit de visite que tous les quinze jours. Leurs attaches ne sont donc pas aussi intenses que s'il s'agissait de contacts quotidiens. Enfin, il sied de souligner que le recourant n'est pas expulsé, mais s'est vu refuser le renouvellement de son autorisation de séjour. Il lui sera dès lors loisible de visiter son fils dans le cadre de séjours touristiques (cf. art. 11 al. 4 LSEE; ATF 120 Ib 6 consid. 4a), les modalités du droit de visite pouvant être aménagées quant à sa fréquence et à sa durée (ATF 120 Ib 22 consid. 4a). Ainsi, le Tribunal administratif n'a pas violé l'art. 8 par. 2 CEDH en confirmant le refus de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé. Pour le surplus, il sied de renvoyer à l'arrêt attaqué (art. 36a al. 3 OJ).