Citation: 2C_840/2021 E. 5.3.3

5.3.3. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a eu accès à la copie de son examen écrit, a participé à une correction collective et a reçu un enregistrement de son examen oral. Il n'a élevé aucune critique contre les notes qui lui ont été attribuées, ni dans son opposition, ni devant la Cour de justice, faisant uniquement valoir que le stress induit par la panne informatique avait conduit à son échec. Dans ces conditions, la Cour de justice n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en ne donnant pas suite à sa requête de production de "toute pièce" permettant de comprendre sa note. Le droit d'être entendu ne confère pas un droit à la production de pièces en dehors de toute critique précise, mais le droit de faire administrer les pièces pertinentes pour l'issue du litige (cf. supra consid. 5.1). Le recourant cherche à obtenir la production de pièces sans énoncer de griefs, ce qui n'est pas admissible. En ce qui concerne la production de la "directive sur les oppositions du Conseil de direction", le recourant n'en démontre pas non plus la pertinence et on ne la décèle pas. D'une part, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'une telle éventuelle directive, émanant du Conseil de direction, aurait été appliquée en l'espèce. D'autre part, le recourant n'a fait valoir aucun vice dans la procédure d'opposition en elle-même, hormis la question de la compétence du Conseil de direction, régie par le RPAv (cf. supra consid. 4). En définitive, la Cour de justice pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant, refuser les mesures d'instruction sollicitées.