Citation: 7B_714/2023 E. 5.3

5.3. Les éléments avancés par le recourant ne permettent pas en l'état de mettre en doute la crédibilité de la plaignante au sujet du comportement à son égard. En particulier, qu'elle ait fait état d'actes de violence commis le 22 juillet 2022, alors qu'elle avait préalablement déclaré que de tels actes s'étaient produits avant la mi-mai 2022, ne saurait mettre à mal sa crédibilité au sujet de l'ensemble des faits faisant l'objet de l'acte d'accusation rendu le 31 août 2023. Quant aux antécédents du recourant, certains datent en effet de plus de dix ans. Il n'en demeure pas moins qu'ils concernaient des faits de violence, même s'ils ont été commis contre les "autorités et les fonctionnaires". Cela étant, et quoi qu'en dise le recourant, celui-ci a été condamné le 14 juillet 2022 pour contrainte et tentative de contrainte sur la plaignante, soit pour des faits similaires à ceux faisant l'objet de l'acte d'accusation du 31 août 2023. S'agissant des interventions policières, le recourant soutient qu'il n'y en aurait eu que deux entre juin et août 2022, au contraire de ce qu'a relevé l'autorité précédente, qui retient que de "nombreuses interventions policières [ont eu lieu] depuis mars 2022". Selon l'arrêt rendu le 30 janvier 2023 par l'autorité précédente (let. A.f et A.l), auquel l'arrêt entrepris fait référence, il y en a eu pas moins de trois, soit à deux reprises le 19 juin 2022 et une dernière fois le 9 août 2022. On peut donc en déduire que la police a été sollicitée, respectivement a dû se déplacer à plusieurs reprises, en tous les cas entre les mois de juin et août 2022, et ce indépendamment de la question de savoir si d'autres interventions ont eu lieu durant les mois de mars et mai 2022. Pour le reste, le recourant a adressé à tout le moins 33 appels, un message vocal ainsi que 38 messages à la plaignante le 9 août 2022 entre 20h09 et 22h53, lesquels contiennent les termes et locutions "salope", "putain serpent", "t dégueulasse", ainsi que des menaces au suicide (cf. pièce 13 du bordereau de pièces du recourant produit devant le Tribunal fédéral et l'arrêt du 30 janvier 2023 précité, let. A.I). Retenir, comme l'a fait la cour cantonale, qu'il existait de "multiples messages, renfermant notamment des injures et des menaces au suicide" ne constitue dès lors pas une appréciation arbitraire des preuves comme le prétend le recourant. Pour le reste, le recourant cite certains passages de procès-verbaux d'audition de témoins en les sortant de leur contexte ou en les retranscrivant de façon partielle, pour affirmer qu'ils ne corroboreraient pas les déclarations de la plaignante, respectivement qu'ils seraient inconsistants. Ce faisant, il ne parvient pas à démontrer le caractère prétendument arbitraire de l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité précédente à cet égard dans son arrêt du 18 juillet 2023 (let. A.h, i et j, et consid. 4.3), auquel l'arrêt entrepris renvoie, procédé au demeurant suffisant sous l'angle du droit du recourant à une décision motivée (cf. arrêt 1B_229/2023 du 16 mai 2023 consid. 3 et les références). Cela étant, les éléments évoqués par ce dernier, soit en particulier le fait que les témoins n'auraient pas assisté "de visu" aux disputes, respectivement auraient déclaré que la plaignante était déchaînée lors des événements et qu'elle était une habituée des disputes avec son ancien compagnon avant sa relation avec le recourant, ne viennent pas amoindrir les soupçons de commission d'infractions. On rappellera, quoi qu'il en soit, qu'il n'appartient pas au juge de la détention d'examiner en détail l'ensemble des considérations de fait, pas plus que de procéder à une appréciation complète des éléments à charge et à décharge; il lui incombe uniquement de vérifier, sous l'angle de la vraisemblance, que le maintien en détention repose sur des indices de culpabilité suffisants (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1; 143 IV 316 consid. 3.1).