Citation: 9C_400/2018 E. 3.1

3.1. Dans un premier temps, il faut certes admettre, avec le recourant, que la juridiction cantonale n'a pas examiné un à un tous les rapports médicaux établis postérieurement aux décisions litigieuses. Cela étant, elle s'est référée aux rapports de la doctoresse E.________ des 29 août et 22 novembre 2016, qui a expliqué les raisons pour lesquelles les pièces médicales postérieures au 9 mai 2016 n'apportaient aucun élément nouveau propre à remettre en cause ses conclusions. Selon celles-ci, les diagnostics incapacitants posés par le docteur C.________ (discopathie L4-L5 - arthropathie zygapophysaire L4-L5) pouvaient être retenus; ils ne limitaient pas la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée. Le médecin du SMR considérait également que le syndrome de Klinefelter, classé par le médecin traitant au sein des diagnostics non incapacitants, n'avait pas de répercussion sur la capacité de travail du recourant. En se fondant sur ces conclusions pour nier toute invalidité en lien avec le syndrome de Klinefelter, la juridiction cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire. A la suite des premiers juges, on constate en effet qu'aucun médecin interpelé par l'office intimé n'avait fait mention de troubles incapacitants liés au syndrome de Klinefelter, au cours de la procédure d'instruction de la demande de prestations. En particulier, le docteur C.________ avait indiqué que ce syndrome était substitué de façon adéquate par une ampoule bi-mensuelle de Testoviron intramusculaire (rapport du 26 novembre 2015). S'il est exact que ce médecin a également indiqué qu'[e]n cas de doute, une expertise multi-disciplinaire devrait être discutée" (rapport du 26 novembre 2015), il n'a pas fait de lien entre celle-ci et d'éventuelles répercussions du syndrome de Klinefelter ou du traitement de substitution sur la capacité de travail de son patient. Il en va de même de son affirmation ultérieure, selon laquelle une expertise multidisciplinaire lui paraissait indiquée, dès lors qu'il n'a fait mention que de "lombalgies chroniques non spécifiques" et proposé une réévaluation auprès du docteur F.________, spécialiste en médecine interne générale et rhumatologie et médecin à la CRR, soit une nouvelle appréciation des problèmes dorsaux (courrier du 22 mars 2016). Ces indications ne justifiaient pas un complément médical relatif au syndrome de Klinefelter (CIM-10 Q98 "Autres anomalies des chromosomes sexuels, phénotype masculin, non classées ailleurs").