Citation: 6B_1283/2019 E. 1.4.2

1.4.2. Le recourant reproche ensuite à l'autorité précédente d'avoir retenu que les abus s'étaient étendus sur une période assez longue, ce qui ne serait "manifestement impossible matériellement" dans la mesure où - contrairement aux dires de l'intimée - le recourant ne se serait pratiquement jamais retrouvé seul avec elle (recours, p. 4). Il se réfère aux déclarations de son ancienne épouse, E.________, et de son fils, D.________, selon lesquelles l'intimée aurait toujours été en compagnie de son frère. S'agissant en particulier du premier épisode, le recourant conteste les déclarations de l'intimée lors de son audition du 21 août 2015 selon lesquelles elle était seule à la maison avec son père, sa belle-mère étant en formation pendant deux jours et son frère dormant chez son cousin, I.________. Contrairement à ce que soutient le recourant, le fait que E.________, I.________ et D.________ auraient déclaré de façon concordante que D.________ n'était jamais allé dormir chez son cousin pendant que E.________ était en formation n'apparaît pas déterminant, dans la mesure où l'autorité précédente n'a pas retenu que l'intimée s'était retrouvée seule avec le recourant pour les motifs susmentionnés. Pour le surplus, il sied de relever qu'il ressort des déclarations du recourant figurant au dossier que celui-ci a admis s'être retrouvé seul avec l'intimée (cf. jugement de première instance, p. 17 et 19; pièces 3'018 et 3'046). Par ailleurs, selon les déclarations du fils du recourant, lorsque la famille était en vacances au Kosovo, l'intimée dormait dans la chambre du recourant (cf. jugement de première instance, p. 19; pièce 2'075). La cour cantonale pouvait dès lors, sans arbitraire, considérer que l'intimée s'était retrouvée seule avec le recourant. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.