Citation: 7B_150/2022 E. 6.5.3

6.5.3. Pour ce qui est du caractère proportionné de sa démarche, le recourant fonde son raisonnement sur des faits qu'il invoque librement, sans démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits. Il en va notamment ainsi lorsqu'il soutient qu'il existerait déjà un "vrai sentier" qui permettrait de traverser les pâturages et forêt de sa mère pour atteindre la même destination, que l'Office du tourisme aurait pour but de "développer un tourisme de masse (...) qui entrave[rait] considérablement l'utilisation de la route pour l'exploitation agricole". Purement appellatoire, cette manière de procéder s'avère irrecevable. Pour le surplus, le recourant n'articule aucune critique propre à mettre en évidence pour quels motifs l'appropriation illicite de neuf indicateurs - qui a causé un dommage à l'Office du tourisme - aurait été proportionnée au regard du faible inconvénient résultant du passage de promeneurs sur son terrain et des voies légales à sa disposition, dont il avait d'ailleurs fait usage. La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit en considérant que le comportement du recourant ne respectait pas le principe de la proportionnalité; cela suffit déjà pour écarter le fait justificatif dont il se prévaut pour légitimer son comportement. Peut ainsi demeurer indécise la question de savoir si, comme le soutient le recourant, il aurait eu "de bonnes raisons de penser qu'il était en droit d'exercer le droit de défense" du possesseur (cf. art. 926 CC) en raison du trouble constitué par l'usage d'une "route privée sans une servitude".