Citation: 1B_144/2007 07.01.2008 E. 3

La recourante conclut à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause pour nouvelle décision à la Chambre d'accusation dans une nouvelle composition au motif que l'une des juges ayant statué ne présenterait pas les garanties d'impartialité à son endroit dans la mesure où elle entretient des liens d'amitié étroits avec son ex-mari, patient du Docteur B.________. Elle n'aurait eu connaissance de ce motif de récusation qu'après la notification de l'ordonnance de la Chambre d'accusation. Le Procureur général et la Chambre d'accusation ont mis en doute la recevabilité de ce grief au regard du principe de l'épuisement préalable des voies de droit cantonal consacré par l'art. 80 al. 1 LTF. Dans sa décision du 1er novembre 2007, le plénum de la Cour de justice n'a pas définitivement tranché la question de savoir si la requête de récusation de la juge C.________, dont l'avait saisie la recourante, était recevable parce que le droit de demander la récusation était de toute manière périmé. Cela étant, il subsiste sur ce point un doute (cf. ATF 111 Ia 72 consid. 2e p. 77; arrêt 4P.180/2005 du 24 octobre 2005 consid. 2.2) qui doit profiter à la recourante (cf. ATF 132 I 92 consid. 1.5 p. 94 et les arrêts cités). Le grief est donc en principe recevable. Il est en revanche infondé. En effet, seuls des liens d'amitié étroits entre un juge et l'une des parties en cause ou son représentant sont de nature à justifier la récusation de ce magistrat. L'on ne se trouve pas dans cette situation puisque l'ex-mari de la recourante n'est pas partie à la procédure pénale qui divise celle-ci d'avec le Docteur B.________. Le fait que ce praticien soit accusé d'avoir divulgué des informations prétendument couvertes par le secret professionnel dans une procédure civile qui oppose la recourante à son ex-époux n'est pas suffisant pour mettre en doute l'impartialité de la juge C.________.