Citation: 6B_922/2022 E. 4.1

4.1. En substance, la cour cantonale a retenu que, face aux versions contradictoires des protagonistes, force était de retenir que la version de l'intimée était extrêmement riche et détaillée. Celle-ci a notamment décrit les sensations qu'elle avait ressenties lorsque le recourant lui avait frappé la tête contre le sol en béton, se disant qu'elle allait mourir au troisième coup. La cour cantonale a par ailleurs considéré que la version des faits de l'intimée concordait sur de nombreux points avec les déclarations de sa soeur, qui n'avait toutefois été entendue que plus de trois mois après les faits. La cour cantonale a jugé que la version de l'intimée était compatible avec les lésions constatées, le diagnostic retenu au moment de l'hospitalisation étant celui d'un traumatisme crâno-cérébral simple. Lesdites lésions excluaient le fait qu'il se fût agi d'une simple gifle, ce qu'avait soutenu le recourant. La cour cantonale a également considéré que le recourant avait préparé son action tout au long de la journée, dans la mesure où il avait utilisé les enfants pour attirer l'intimée chez lui. En lui frappant la tête à deux reprises sur le sol en béton, il avait visé un organe vital. Il ne s'était par ailleurs arrêté que parce que des tiers, soit les enfants du couple, la soeur de l'intimée et les voisins, étaient intervenus en nombre. Il avait dit à son épouse qu'elle "allait mourir", après avoir avisé sa belle-mère par téléphone qu'il mettrait sa fille dans un cercueil et qu'il allait "terminer le travail" à sa sortie de prison. Il avait donc l'intention d'intenter à la vie de son épouse, quand bien même les lésions constatées n'étaient pas à la hauteur du résultat qu'il souhaitait.