Citation: U 389/01 22.07.2003 E. 4

A l'appui de son recours, la CNA fait observer que les avis médicaux versés au dossier divergent profondément sur l'origine de la myélopathie. A cet égard, elle reproche aux premiers juges d'avoir constaté à tort que lesdits avis étaient concordants, tant en ce qui concerne la qualification que l'origine des troubles diagnostiqués. Elle estime par ailleurs qu'en fondant son jugement uniquement sur l'expertise du professeur E.________, sans aborder les autres explications dont elle disposait, singulièrement celles du professeur de B.________ et du docteur D.________, la juridiction cantonale n'a, en substance, pas procédé à une appréciation correcte des preuves. La recourante critique sur plusieurs points l'expertise judiciaire dont les conclusions sont fondées, de son avis, sur une anamnèse inexacte. Il en résulte que l'apparition des engourdissements et fourmillements a été fixée à tort à la période qui a suivi immédiatement l'accident. Deuxièmement, l'expert n'est pas parvenu à démontrer qu'il y avait eu un traumatisme cervical à l'origine de la hernie discale. Or pour la recourante, l'absence de traumatisme cervical est précisément corroborée par l'absence de lésion ligamentaire ou osseuse qui accompagnent nécessairement une hernie discale traumatique. Finalement, la CNA fait grief à l'expert d'avoir omis d'expliquer les raisons pour lesquelles l'assuré ne présente pas de symptômes invalidants, alors même qu'en cas de hernie discale traumatique, ceux-ci apparaissent immédiatement, provoqués par une douleur extrême.