Citation: U 154/02 17.03.2003 E. 4

En l'espèce, le 2 novembre 1999, le docteur F.________ a constaté que les dents inférieures 42 et 48 du recourant, lesquelles constituaient les deux piliers du pont céramo-métallique 42 à 48, étaient infectées - la dent 42 présentant en outre une suspicion de fracture radiculaire -, de sorte qu'elles devaient être enlevées. A la suite d'une telle extraction, il proposait la confection d'un pont céramo-métallique sur quatre implants (43 à 47), les deux seuls piliers étant perdus. Interrogé sur les causes des problèmes dentaires survenus au maxillaire inférieur du recourant en automne 1999, le docteur D.________ a constaté qu'un pont à grande portée avait été confectionné en 1987 - en lieu et place d'une prothèse partielle squelettée - pour remplacer quatre dents (43 à 46), ce qui représentait une charge importante pour la région molaire et prémolaire qui devait «supporter d'énormes efforts lors de la mastication». Par ailleurs, la confection de cet appareillage avait nécessité l'incorporation de la dent 48, puisque les incisives inférieures étaient trop faibles pour supporter un pont d'une si grande portée. Or, cette dent était une dent de sagesse, soit «un pilier à risque» pour plusieurs raisons, telles que «position, implantation, hygiène difficile, forme des racines». Avec le temps, il s'est avéré que les risques liés à la pose d'un tel pont se sont réalisés, dans la mesure où le recourant a subi une perte parodontale de la dent 48, ainsi qu'une fracture de la dent 42 (appréciation médicale du 25 octobre 2000). Il ressort de l'avis du docteur D.________ que les problèmes dentaires dont fait état le docteur F.________ dans son appréciation médicale du 2 novembre 1999 sont la conséquence directe de la pose du pont en 1987 et donc, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, du choix thérapeutique effectué par le recourant à cette époque.