Citation: 6B_1434/2020 E. 1.2.6

1.2.6. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir tenu pour crédibles les déclarations de C.________. Il fait tout d'abord grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu la cohérence des propos du précité. En tant qu'il s'écarte de l'état de fait exposé dans le jugement entrepris et oppose sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, ses critiques sont purement appellatoires et partant irrecevables. Il en va notamment ainsi lorsqu'il prétend, à tort, que la cour cantonale a omis de relever la fréquence improbable des actes reprochés par C.________, que les déclarations de celui-ci se heurteraient à celles de l'intimée quant à son omniprésence auprès de son fils, que l'emploi du temps de l'enfant et de son père rendrait le récit de C.________ irréaliste, et que l'absence de marques sur le corps de celui-ci, qui souffre d'hémophilie sévère de type A, serait incompatible avec les attouchements reprochés au recourant. En effet, le recourant perd de vue que la cour cantonale a exposé les raisons devant conduire à relativiser les propos de l'enfant quant à la fréquence des actes reprochés. L'expression " matin, midi et soir ", tous les jours, utilisée par C.________ signifiait, selon la cour cantonale, que les actes étaient fréquents et réguliers, vu qu'en raison de l'âge de l'enfant, les repères temporels et la mémoire n'étaient pas aussi précis que chez un adulte. Ce constat n'était pas incompatible avec les horaires du recourant, dans la mesure où il ressort du jugement entrepris que celui-ci était souvent à la maison. La présence de la mère ne constituait pas un obstacle aux agissements reprochés au recourant, vu la fugacité des attouchements et leur brève durée (cf. jugement entrepris, consid. 11.4.19). En outre, le rapport du 23 février 2018 du Dr G.________, spécialiste de l'hémophilie et qui a traité C.________, expose que l'absence de marques sur le corps de celui-ci s'explique par le traitement prophylactique suivi et son embonpoint. Ce rapport, qui n'a pas été écarté par la cour cantonale quoi qu'en dise le recourant, conforte donc les déclarations de l'enfant plutôt qu'il ne les infirme. A cet égard, le reportage de la Radio Télévision Suisse romande sur C.________ qui démontrerait que celui-ci est au fait de sa maladie, ainsi que des avis médicaux trouvés sur internet sur les symptômes de l'hémophilie de type A, produits pour la première fois en procédure fédérale par le recourant à titre de faits notoires, ne permettent pas de contredire la conclusion du rapport du Dr G.________ précité. Ces éléments ne sont d'ailleurs nullement notoires et sont irrecevables (art. 99 al. 1 LTF). Le recourant ne peut être suivi lorsqu'il prétend que les déclarations de C.________ n'étaient pas spontanées. En effet, le fait que l'inspectrice ait dû insister pour que le précité commence à parler des agissements de son père conforte l'opinion de la cour cantonale selon laquelle celui-ci n'a pas été préparé en vue de faussement accuser le recourant. Par ailleurs, comme la cour cantonale l'a relevé, elle a amené l'enfant à en parler par des questions certes ciblées mais ouvertes (cf. jugement entrepris, consid. 11.4.5). Enfin, une fois le sujet abordé, l'enfant incorpore à son récit des anecdotes, des détails et des discussions qu'il a eues avec son père au moment des faits, ce qui rend son discours dans l'ensemble spontané. Au demeurant, le recourant n'expose aucun élément qui viendrait corroborer le fait que l'inspectrice aurait exercé une influence sur l'enfant. Enfin, le critère de la consistance des déclarations de C.________ ne serait pas réalisé selon le recourant, vu le peu de détails donnés par l'enfant, lesquels seraient minces et limités généralement à un mot plutôt qu'à une réelle description détaillée. Ce faisant, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, dans la mesure où il ressort du jugement entrepris que C.________ a détaillé la fréquence et le type d'attouchements, le lieu, le mode opératoire et la présence de certaines personnes, de sorte que sa critique est purement appellatoire et, partant, irrecevable. Vu ce qui précède, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves par la cour cantonale.