Citation: 8C_515/2022 E. 5.1

5.1. Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 124 RPers. Il soutient que le renouvellement conditionnel prévu par cette disposition aurait pour but de permettre à un professeur de surmonter des difficultés apparues lors de son mandat et de le faire bénéficier d'une période d'observation, qui se terminerait par une décision de renouvellement (ordinaire) ou de non-renouvellement prise par le rectorat. Le renouvellement conditionnel n'aurait ainsi pas pour vocation de sanctionner un professeur, mais de lui donner la possibilité de s'améliorer. Contrairement à ce qu'a semble-t-il retenu la juridiction cantonale, le point de savoir si le mandat du recourant pouvait faire l'objet d'un renouvellement conditionnel ne serait pas de faible importance; en effet, à défaut d'un renouvellement conditionnel, l'intimée aurait dû renouveler le mandat de manière ordinaire et ouvrir une procédure disciplinaire, qui aurait offert au recourant des garanties procédurales et matérielles différentes, quand bien même elle aurait probablement abouti à une décision de non-renouvellement. Or les conditions d'application de l'art. 124 RPers n'auraient pas été données au moment de la décision de renouvellement conditionnel du 15 juillet 2020. Les difficultés du recourant ayant motivé cette décision n'auraient en effet pas été mises au jour durant la procédure de renouvellement, mais postérieurement à celle-ci. En outre, ces difficultés - de nature disciplinaire - n'auraient pas été surmontables à brève échéance et n'auraient donc pas été susceptibles de motiver un renouvellement conditionnel. Les griefs de D.________ à l'encontre du recourant n'auraient pas non plus justifié l'application de l'art. 124 RPers. L'autorité précédente aurait par ailleurs omis de relever qu'aucune échéance au sens de cette disposition n'avait été impartie au recourant par l'intimée. Le recourant soutient que le résultat auquel l'arrêt entrepris aboutit serait arbitraire. Dès lors que son mandat n'aurait pas pu être renouvelé conditionnellement en application de l'art. 124 RPers, l'intimée aurait dû procéder à un renouvellement ordinaire. Dans cette hypothèse, elle aurait eu trois alternatives, toutes moins délétères pour le recourant: attendre l'échéance du second mandat en juillet 2024 [recte: 2025] puis prononcer un éventuel non-renouvellement; ordonner une enquête administrative puis prononcer une éventuelle révocation du mandat ensuite d'un "examen strict de la proportionnalité" et dans le respect du droit d'être entendu du recourant; résilier les rapports de service pour motif fondé sur la base de l'art. 141 LIP, cette dernière option impliquant une tentative de reclassement professionnel (cf. art. 141 al. 2 LIP).