Citation: 6B_1317/2023 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a estimé que l'audition des témoins E.________ et F.________, plusieurs années après les faits, sur la question précise de savoir qui avait fourni les clés du véhicule lors d'un précédent dépannage, aurait peu de chances de donner lieu à une réponse plus claire que celle donnée à l'époque par le témoin G.________, qui avait dit qu'il ne se souvenait plus si c'était l'intimé ou la recourante qui lui avait donné la clé, mais qu'il pensait que c'était elle. De toute manière, il était incontestable que cette dernière était en possession à tout le moins d'une clé, voire même des deux clés du véhicule. L'intimé n'avait jamais prétendu le contraire, son épouse avait exposé que c'était la recourante qui avait les clés et cette dernière avait exposé qu'elle avait les deux clés et qu'elle en avait donné une au garagiste. De plus, il était évident qu'elle disposait d'au moins une clé du véhicule quelle que soit la version des faits retenue - vente simulée pour éviter une saisie ou vente véritable - puisque dans les deux cas la recourante avait l'usage du véhicule, ce que personne ne contestait. Cela étant, c'était à tort que la recourante soutenait qu'il aurait lieu de déduire du fait qu'elle était en possession de la ou des clés du véhicule qu'elle en était propriétaire. Cette question permettait uniquement de confirmer qu'elle avait la maîtrise sur l'objet, que ce soit à un titre ou à un autre. La question de savoir qui était propriétaire du véhicule tenait davantage à l'interprétation de la réelle volonté des parties, à l'aune de la convention du 12 avril 2017 et des circonstances ayant précédé et suivi cet événement. Partant, la cour cantonale a estimé que les témoignages étaient inutiles.