Citation: 6B_762/2020 E. 1

B.b. Par ordonnance pénale du 3 octobre 2019 valant acte d'accusation en raison de l'opposition formée par A.________, le ministère public l'a renvoyé devant le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte. Il lui était en substance reproché d'avoir, en marge d'une intervention d'urgence au domicile de C.________ visant à déboucher la canalisation d'un lavabo, profité de cette situation et de la faiblesse de la capacité de jugement de cette dernière, qui était alors âgée de 87 ans, vivait seule dans son logement et ne gérait plus elle-même une partie de ses affaires administratives. Il lui avait fait signer sur le champ une quittance d'un montant de 1'446 fr. 20, dont elle n'avait pas saisi la signification sur le moment, avant de lui adresser une facture de 1'505 fr. 43 correspondant à la quittance précitée plus 55 fr. de frais de déplacement. L'ordonnance en question retenait que le montant précité était manifestement disproportionné par rapport à la prestation fournie, généralement facturée entre 250 fr. et 400 fr., frais de déplacement inclus. Dite ordonnance retenait également que, par convention conclue par les parties le 16 avril 2019, A.________ avait rapporté sa facture de 1505 fr. 43 à 300 francs. C.________ avait retiré sa plainte pénale le même jour. B.c. Le premier juge a retenu une disproportion manifeste entre la prestation fournie par A.________ et le montant facturé, mais a considéré que les éléments constitutifs objectifs de la tentative d'usure n'étaient pas réalisées, en raison du doute qui subsistait sur l'éventuel état de faiblesse de la lésée. Il a donc libéré le prénommé du chef de prévention précité, mais a toutefois considéré que la manière de procéder de A.________ était déloyale, qu'elle violait les règles et usages en matière de fixation du prix dans le contrat de dépannage et qu'elle discréditait la profession aux yeux de la clientèle. Pour ces motifs, il a astreint A.________ au paiement des frais de la cause et a refusé de lui allouer une indemnité au sens de l'art. 429 CPP. B.d. Dans son jugement du 20 avril 2020, la cour cantonale a considéré que le premier juge avait à juste titre retenu que A.________ avait illicitement et fautivement provoqué l'ouverture de la procédure pénale diligentée à son encontre. La mise des frais de la cause à sa charge, tout comme le refus de lui allouer une indemnité au sens de l'art. 429 CPP, ne prêtaient pas le flanc à la critique.