Citation: 4A_571/2019 E. 4.2.2

4.2.2. Selon l'art. 76 al. 1 CPC, l'intervenant peut accomplir tous les actes de procédure compatibles avec l'état du procès qui sont utiles à la partie principale dont il soutient la cause; il peut notamment faire valoir tous les moyens d'attaque et de défense ainsi qu'interjeter recours. La possibilité de déposer un recours lui est ainsi fondamentalement ouverte. Toutefois, les actes de l'intervenant ne sont pas considérés s'ils contredisent les déterminations de la partie principale (al. 2). A l'instar de l'intervenant accessoire, l'appelé en cause ne peut ainsi déposer de recours lorsque la partie principale se refuse à recourir ou accepte le jugement, en d'autres termes lorsqu'elle manifeste expressément ou de manière concluante sa renonciation à recourir (ATF 138 III 537 consid. 2.2.2 p. 541). Savoir si la partie principale a exprimé une renonciation à recourir dépend de la constellation de faits en cause. La simple circonstance selon laquelle la partie principale ne dépose pas de recours ne signifie pas, à elle seule, qu'il existe une semblable renonciation avec pour conséquence que l'appelée en cause ne peut elle-même pas recourir (ATF 142 III 271 consid. 1.3 et 1.4 p. 277). En l'espèce, Y.________ - partie principale qui disposerait d'une créance récursoire contre la recourante - n'a pas recouru contre le jugement préjudiciel du 16 décembre 2016. Cette circonstance n'est certes pas à elle seule déterminante. Cela étant, il n'y a aucun élément indiquant que Y.________ s'opposerait au recours formé par la recourante ou aurait manifesté, expressément ou par actes concluants, sa renonciation à recourir. Ainsi, le présent recours déposé par A.________ SA est recevable.