Citation: I 171/02 11.03.2003 E. 5

Le recourant conteste également l'octroi à l'assuré, par la juridiction cantonale, d'une aide au placement de l'assurance-invalidité. A cet égard, il se borne à rappeler les observations de la doctoresse N.________, d'après laquelle les possibilités de réinsertion professionnelle de l'assuré seraient aléatoires, vu son manque de scolarisation et ses connaissances restreintes de la langue française. Toutefois, on voit mal que le marché de l'emploi serait inaccessible à toute personne peu scolarisée et présentant des difficultés linguistiques. De tels lacunes constituent tout au plus un obstacle, surmontable, à la reprise d'une activité lucrative ne requérant pas de formation professionnelle particulière; elles ne sauraient justifier à elles seules le refus d'une mesure d'aide au placement. L'application de l'art. 18 al. 1 nécessite que l'assuré soit entravé dans ses recherches emplois par son état de santé déficient (cf. arrêt F. du 15 juillet 2002 [I 421/01] consid. 2c). Tel est bien le cas en l'espèce, contrairement à ce que laisse entendre le recourant : en plus des limitations d'ordre physique auxquelles il est confronté, l'intimé présente une capacité de rendement diminuée de 40 % en raison de troubles d'ordre psychique, ce qu'il conviendra d'expliquer et de faire admettre par de futurs employeurs. Les médecins du COMAI ne s'y sont du reste pas trompés; tout en proposant de renoncer à un stage d'observation professionnelle, voire à une mesure de reclassement professionnel, ils ont recommandé à juste titre une aide au placement dans une activité de manutention simple. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de s'opposer à l'octroi de cette mesure de réadaptation professionnelle. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :