Citation: I 1066/06 25.09.2007 E. 5

5.1 Sans remettre en cause la méthode d'évaluation de l'invalidité appliquée par la juridiction cantonale, le recourant lui reproche de n'avoir pas tenu compte de primes d'assurances du pilier 3a ou de primes pour se constituer une prévoyance professionnelle non comprise dans son revenu net d'indépendant. Selon lui, il y aurait lieu d'ajouter «dans le cadre de perte (différence de revenus avant et après invalidité)» la valeur des primes d'assurance de la prévoyance professionnelle qui s'élèveraient au moins à 6'000 fr. par an, mais dont il ne s'était pas acquitté depuis 2000. La prise en compte de ce montant conduirait à un taux d'invalidité supérieur à 50%. 5.2 En dehors du fait que les allégations du recourant quant au montant avancé au titre de primes d'assurance et la conséquence qu'il en tire (degré d'invalidité supérieur à 50%) ne reposent sur aucun élément de preuve ou calcul correspondant, son argumentation n'est pas pertinente. En effet, selon la jurisprudence relative à l'art. 25 al. 1 RAI (SVR 1999 IV n° 24 p. 71), lorsqu'il s'agit de déterminer les revenus d'une personne exerçant une activité lucrative indépendante, seules les cotisations sociales effectivement versées par celle-ci au cours d'un exercice commercial déterminé et déduites au titre de frais d'exploitation, à l'exclusion de cotisations comptabilisées comme amortissement ou passif transitoire, doivent être ajoutées au bénéfice d'exploitation. Il doit en aller de même avec les cotisations de la prévoyance professionnelle obligatoire ou facultative, de sorte qu'il n'y a pas lieu de tenir compte des primes d'assurance invoquées par le recourant.