Citation: I 478/00 13.12.2000 E. 3

3.- En l'espèce, il ressort des pièces médicales figurant au dossier que le docteur V.________ a adressé sa patiente à plusieurs confrères, qui n'ont pas mis en évidence d'importante atteinte à sa santé physique. Certains d'entre eux ont souligné que les douleurs ressenties pouvaient avoir une origine psychique. Ainsi, le docteur G.________ a constaté des troubles fonctionnels avec nombreux signes de non-organicité chez une patiente certainement mal adaptée en Suisse. En conclusion, il adéclaré : "il y aura lieu de réduire le plus possible l'arrêt de travail pour éviter une évolution vers une demande d'AI" (rapport du 3 avril 1997). Pour leur part, les docteurs B.________ et R.________ ont fixé à 50 % l'incapacité de travail de la recourante, tout en regrettant de ne pas disposer de l'avis d'un psychiatre (rapport du 20 juin 1997). Plus récemment, le docteur S.________, après avoir constaté l'existence d'une fibromyalgie (rapport du 14 janvier 1998), a diagnostiqué, principalement, un syndrome douloureux multiple, résumant comme suit les constatations des spécialistes consultés précédemment : "atteintes mineures, en regard de plaintes et d'incapacité de travail majeures" (rapport du 19 mai 1998). Puis, dans une lettre versée au dossier à l'occasion de la procédure judiciaire cantonale, il a attesté une incapacité de travail de 50 %, qu'il attribue principalement à des troubles somatoformes douloureux, avec état dépressif. A cet égard, il s'est référé à deux rapports médicaux ne figurant pas au dossier, dont l'un aurait été établi par le docteur F.________, psychiatre (lettre du 28 octobre 1998 à Me Nordmann).