Citation: 1A.120/2000 24.05.2000 E. 2

2.- Le recourant reprend l'argumentation soumise à la cour cantonale. Il soutient que la demande d'entraide serait insuffisamment motivée au regard des exigences posées par les art. 14 ch. 2 CEEJ, 28 al. 3 EIMP et 10 al. 2 OEIMP. On ne verrait pas en quoi pourrait consister l'infraction d'escroquerie fiscale: la demande ne fait pas état de l'usage de faux documents, mais seulement de l'usage de comptes globaux. Or, aucune des sociétés mentionnées ne serait un paravent: elles se livreraient réellement à des activités de fiduciaire, et l'usage de comptes globaux en Allemagne serait connu des autorités et parfaitement légal, comme le confirme une note établie par l'Association suisse des banquiers. Les allégations relatives aux délits de blanchiment d'argent ne seraient pas étayées. Les art. 63 al. 5 et 64 al. 2 EIMP - qui permettent de faire abstraction des motifs d'irrecevabilité lorsque l'entraide est requise à décharge - seraient inapplicables. Par arrêt du 12 avril 2000, le Tribunal fédéral a déjà admis un recours de droit administratif formé dans le cadre de la même demande d'entraide judiciaire, en considérant que les faits décrits ne pouvaient être qualifiés d'escroquerie fiscale. Les considérants de cet arrêt sont repris ci-dessous, et conduisent à l'admission partielle du présent recours.