Citation: 6B_1082/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu un pronostic mitigé. Elle a tout d'abord constaté que le recourant avait de mauvais antécédents et qu'il avait par ailleurs agi durant le délai d'épreuve qui lui avait été imparti par le Ministère public du canton de Fribourg le 28 août 2015, démontrant ainsi qu'il n'était pas digne de la confiance qui lui avait été octroyée. Il s'était en outre complu, à tout le moins jusqu'aux débats de première instance, dans une forme d'oisiveté en bénéficiant, durant de longues années, du revenu d'insertion tout en vivant chez ses parents. S'il avait effectivement eu un emploi temporaire entre-temps, pendant trois mois, on ne pouvait pas parler d'une situation professionnelle stable; il émargeait à nouveau à l'aide sociale et ses projets d'avenir restaient toujours aussi flous. De plus, la juridiction précédente a considéré que si le fait d'avoir payé la somme de 400 fr. à C.________ plaidait en sa faveur, il était contrebalancé par le fait qu'il avait attendu deux mois après l'audience de première instance, soit près de quatre ans après les faits et sans respecter l'échéance prévue, pour finaliser ce geste. Au surplus, la cour cantonale a retenu que la prise de conscience du recourant n'était que partielle dès lors qu'il persistait à nier son implication dans l'un des deux cas reprochés.