Citation: 2P.192/2003 11.07.2003 E. 2

Par acte du 8 juillet 2003, X.________ saisit le Tribunal fédéral en se plaignant de n'avoir pas pu procéder devant le Tribunal administratif en allemand, qui est sa langue maternelle et une langue nationale suisse. Cette intervention peut être traitée comme un recours de droit public qui, étant manifestement infondée, doit être rejetée dans la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ sans qu'il soit nécessaire de demander la détermination des autorités cantonales. En effet, l'allemand est certes une langue nationale qui peut par exemple être utilisée pour procéder devant le Tribunal fédéral, qui est une autorité fédérale, et cela même si la décision attaquée émane d'un canton francophone et a été rédigée en français. En revanche, les cantons peuvent exiger que, dans leurs relations avec les autorités cantonales, les administrés se servent de la langue officielle du canton. De jurisprudence constante, un recours qui n'est pas rédigé dans la langue du canton peut donc être déclaré irrecevable, pour autant que la possibilité ait été donnée à l'intéressé de produire un acte rédigé dans la langue dudit canton (ATF 102 Ia 37; arrêts du Tribunal fédéral publiés in RDAT 2002 I 41 296 et 1993 II 78 215 et, pour Genève, in SJ 1998, 311; dans le même sens, Décision d'irrecevabilité de la Commission européenne des droits de l'homme in JAAC 1997, 105 950). Tel a été le cas en l'espèce. Le recours doit donc être rejeté. L'arrêt du Tribunal fédéral sera rédigé dans la langue de la décision attaquée (art. 37 al. 3 OJ). L'émolument judiciaire sera mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 156 al. 1 OJ).