Citation: 1P.553/2001 12.11.2001 E. A

A.- Les 6 octobre et 12 décembre 2000, A.________ a déposé plainte contre le Juge d'instruction pénale du Valais central, B.________, pour violation du secret de fonction, écoute et enregistrement de conversations entre d'autres personnes et séquestration. Il lui reprochait en premier lieu d'avoir transmis à la Juge cantonale déléguée à la surveillance des juges d'instruction des procès-verbaux d'écoutes téléphoniques, ordonnées dans le cadre d'une plainte pénale déposée contre lui par C.________, concernant notamment le rôle du Juge d'instruction pénale du Valais central, D.________, dans l'affaire "X.________". Il le soupçonnait ensuite d'avoir communiqué au Conseiller d'Etat valaisan E.________ des faits relatifs aux opérations d'instruction couverts par le secret de fonction, dont en particulier les motifs de son arrestation. Il lui faisait enfin grief d'avoir volontairement et indûment prolongé sa détention préventive en déplaçant l'audition d'un témoin et d'avoir remis au Commandant de la Police de sûreté valaisanne des écoutes téléphoniques portant la mention "X.________", des factures d'un avocat genevois frappées du secret professionnel et des documents privés le concernant. Par décision du 10 avril 2001, le Juge d'instruction pénale du Bas-Valais en charge du dossier n'a pas donné suite à la plainte de A.________ du 6 octobre 2000 et à son complément du 12 décembre 2000, sous réserve de faits nouveaux, et mis les frais à la charge du plaignant. Le 13 avril 2001, A.________ a saisi la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Chambre pénale) d'une plainte contre cette décision. Il a demandé la récusation des juges du Tribunal cantonal qui étaient en fonction lorsque B.________ a remis les écoutes téléphoniques utilisées dans la procédure disciplinaire dirigée contre le Juge d'instruction pénale D.________ parce qu'ils avaient admis la licéité de ce procédé, et celle du Juge cantonal F.________, entré en fonction le 1er avril 2001, en raison de l'esprit de collégialité régnant au sein du cette juridiction. Par décision du 19 juin 2001, la Chambre pénale, composée de F.________, Président ad hoc, de G.________ et H.________, tous deux juges cantonaux suppléants, a déclaré irrecevable la demande de récusation en ce qui concerne le Juge cantonal F.________ et l'a considérée comme sans objet pour les autres juges cantonaux, dans la mesure où ils ne faisaient pas partie de la composition de la cour. Sur le fond, elle a partiellement admis la plainte en tant qu'elle portait sur la répartition des frais de justice et l'a rejetée pour le surplus dans la mesure où elle était recevable.