Citation: 5P.105/2005 21.06.2005 E. 6

Dans la partie recevable de son mémoire de recours - qui est irrecevable dans toute la mesure où il est rédigé en termes identiques au mémoire de recours en réforme déposé parallèlement -, soit en pages 14 et 15 de cette écriture, la recourante se limite à affirmer que l'autorité cantonale a apprécié les preuves de manière arbitraire, et que le résultat de sa décision est insoutenable, parce qu'elle lui dénie le droit à obtenir des comptes, alors que l'existence d'un contrat de mandat entre elle et les intimées serait établie avec certitude. Cela serait particulièrement choquant parce que toutes les pièces produites prouveraient l'existence des sociétés S.________ et G.________ et qu'il serait dès lors évident que la recourante a droit à être renseignée à leur sujet. Ce faisant, la recourante ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt attaqué, qui rejette le recours cantonal et refuse d'ordonner la reddition de comptes pour le motif que les conditions d'une telle mesure par voie de procédure sommaire, selon l'art. 324 al. 2 let. b LPC, n'étaient pas remplies. Certes, la recourante affirme que son droit est évident, mais elle ne tente pas de le démontrer d'une manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Partant, son recours est irrecevable.