Citation: 7B_683/2023 E. 5.4

5.4. Dans son appréciation, l'instance précédente s'est expressément référée à la jurisprudence du Tribunal fédéral rappelée ci-dessus (cf. consid. 7.1.1 du jugement attaqué), sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir en l'espèce. Elle a notamment retenu que la recourante n'avait pas agi pour protéger un bien juridique déterminé, mais en vue d'attirer l'attention du public sur la problématique du réchauffement climatique; elle n'avait donc pas agi en raison de l'existence d'un « danger imminent » au sens de l'art. 17 CP. En tout état de cause, les autres conditions de cette disposition n'étaient pas remplies. Les actions de la recourante lors de la manifestation du 27 septembre 2019 étaient en effet inappropriées, en particulier le blocage des voies de circulation avait fait courir un risque aigu aux services d'urgence médicale ainsi qu'aux services de secours. Ce blocage, qui avait duré des heures, avait en outre entraîné des perturbations du trafic qui avaient conduit à une augmentation de la pollution de l'air. La résistance des manifestants à leur évacuation par la police n'avait pas non plus eu un impact positif sur le dérèglement climatique, pas plus que les troubles à l'ordre public et les déviations d'itinéraires des services d'intérêt général et des transports publics. La condition de la subsidiarité absolue faisait également défaut, dès lors que la recourante n'avait pas démontré en quoi le recours aux nombreux moyens licites à disposition aurait était insuffisant pour propager sa cause (cf. consid. 7.2.1 du jugement attaqué). Il n'y a rien à ajouter à cette appréciation, qui est en ligne avec les arrêts récents du Tribunal fédéral concernant les manifestations pour le climat en général (ATF 147 IV 297) et la manifestation du 27 septembre 2019 en particulier (arrêt 6B_1061/2021 du 9 mai 2022 consid. 2.3 et 2.4).