Citation: 9C_406/2020 E. 7.2

7.2. Contrairement à ce que soutient d'abord la recourante, la juridiction de première instance s'est fondée sur des éléments objectifs et probants pour confirmer le rejet, par l'office intimé, de sa demande d'allocation pour impotent. Si elle a certes observé que les experts n'avaient pas examiné de manière expresse la problématique de l'impotence sur le plan somatique, elle a cependant constaté que les avis, en particulier des docteurs B.________ et D.________, infirmaient les déclarations de l'assurée et mettaient en évidence une importante discrépance. Dans la demande d'allocation pour impotent qu'elle avait déposée en mars 2016, l'intéressée avait indiqué présenter un besoin d'aide dans les six domaines qui composent les actes ordinaires de la vie (se vêtir et se dévêtir; se lever, s'asseoir, se coucher; manger; faire sa toilette [soins du corps]; aller aux toilettes; se déplacer [dans l'appartement, à l'extérieur, établir des contacts]), et nécessiter également, notamment, une surveillance personnelle et un accompagnement permettant de faire face aux nécessités de la vie. Or les premiers juges ont constaté que les experts avaient mentionné que l'assurée pouvait en particulier se déplacer, se lever et s'asseoir sans difficulté particulière, et se déshabiller seule. S'agissant du besoin de surveillance personnelle et d'accompagnement permettant de faire face aux nécessités de la vie, la juridiction cantonale l'a également nié, en se fondant essentiellement sur les conclusions des psychiatres E.________ et C.________, qui ne sont pas contestées par la recourante. Alors que le docteur C.________ avait indiqué que les déclarations de l'assurée contrastaient avec les observations à l'examen et l'exploration des activités sociales et quotidiennes, et considéré que ces incohérences s'expliquaient par la majoration des symptômes de l'intéressée (rapport du 24 novembre 2017), le docteur E.________ avait expliqué que les troubles avancés par l'assurée pour se voir reconnaître le droit à une allocation pour impotent n'étaient pas plausibles et pas justifiés du point de vue médical (rapport 15 février 2019).