Citation: 8C_290/2024 E. 5.3.1

5.3.1. Contrairement à l'avis des premiers juges, la recourante était en droit d'exiger une procuration écrite du mandataire de l'intimée, conformément à l'art. 37 al. 2 LPGA (cf. ATF 104 Ia 403 consid. 4e; arrêts 9C_533/2022 du 10 février 2023 consid. 5.2; 6B_388/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.3; 2C_545/2021 du 10 août 2021 consid. 2.1; 5A_561/2016 du 22 septembre 2016 consid. 3.3; 2C_55/2014 du 6 juin 2014 consid. 5.3.1). Pour autant que cette exigence de procuration ait été valablement notifiée, la recourante était également en droit de s'en tenir à cette exigence en dépit de l'appel téléphonique du 7 décembre 2022 lors duquel la procédure d'opposition a été directement évoquée avec l'intimée. Il n'y a pas lieu d'y voir un formalisme excessif. Par ailleurs, le fait que des collaborateurs de la recourante se soient entretenus auparavant avec B.________ ou aient échangé avec l'intimée n'y change rien. Même en admettant que la recourante avait connaissance de la volonté de l'intimée de former opposition, elle était tout de même en droit d'exiger une procuration écrite de son mandataire. Le recours doit être admis sur ce point.