Citation: I 377/02 20.02.2003 E. 2

En l'espèce, la décision du 8 novembre 2001 a été rendue en l'état du dossier, sans que l'office procède à quelque autre mesure d'instruction que d'inviter l'assuré à produire des pièces permettant de rendre plausible une modification de son invalidité. De la sorte, l'OAI a, à proprement parler, refusé d'entrer en matière sur la demande de révision présentée par l'assuré le 4 octobre 2001. Aussi les premiers juges étaient-ils fondés à n'examiner que le point de savoir si l'OAI avait, à juste titre, nié qu'une modification de l'invalidité fût rendue plausible au sens de l'art. 87 al. 3 et 4 RAI. A cet égard, force est de constater que, se référant à la même pièce que celle sur laquelle il avait antérieurement déjà fondé une demande de révision (le rapport du docteur U.________), qui avait été rejetée - la décision en cause ayant, du reste, été confirmée par l'autorité judiciaire cantonale (jugement du 9 février 2001) - l'assuré ne rendait pas plausible une aggravation de son état de santé. Il est vrai qu'hormis l'aggravation de l'atteinte à la santé, la modification d'autres facteurs, notamment économiques, susceptibles d'influencer le taux de l'invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI (cf. art. 8 LPGA) peut justifier une révision du droit à la rente. Le recourant n'a toutefois pas rendu plausible, ni même allégué, l'existence de telles circonstances à l'appui de sa demande de révision du 4 octobre 2001. Certes, l'aide au placement dont il a bénéficié de la part de l'OAI durant plusieurs mois s'est-elle révélée vaine en définitive; cet échec des démarches tendant à retrouver un emploi adapté à ses aptitudes ne rend toutefois pas encore plausible, à lui seul, une modification des circonstances économiques ayant déterminé l'octroi d'une demi-rente. Dans la mesure où, parmi tous les employeurs contactés par l'OAI, un seul a répondu ne pas engager de personnes subissant des limitations physiques (lettre adressée par E.________ SA à l'OAI le 9 juillet 2001), les autres réponses négatives étant, en général, motivées par un effectif déjà au complet ou l'absence de poste correspondant aux aptitudes de l'assuré, il apparaît en effet plus vraisemblable que ce sont, avant tout, des raisons conjoncturelles - partant étrangères à la notion de marché équilibré du travail visée par l'art. 28 al. 2 LAI - qui expliquent que l'assuré ne parvient pas, concrètement, à mettre en valeur sa capacité résiduelle de travail, respectivement de gain. Il s'ensuit que les premiers juges étaient fondés à confirmer le refus de l'OAI d'entrer en matière sur la demande de révision.