Citation: 1P.161/2000 02.05.2000 E. B

B.- Par arrêt du 11 février 2000, la Cour de cassation genevoise a rejeté le pourvoi du condamné. S.________ avait quitté Genève pour Neuchâtel le soir du 15 juillet 1996, et la police n'avait découvert les restes humains placés dans la cave que le 17 juillet, après deux visites les 15 et 16 juillet. Lors de ces premières visites toutefois, la police ne connaissait pas avec certitude l'emplacement de la cave; elle était intervenue pour une disparition, et non pour une atteinte à la vie, et, de l'extérieur, rien ne paraissait suspect. Le recourant ne pouvait donc affirmer qu'il lui était impossible d'avoir déposé lui-même une partie des restes de la victime avant de quitter Genève. S'agissant de l'infraction d'assassinat, le recourant invoquait des "faits troublants": entre la première visite de l'appartement par la police, le 15 juillet vers 22 h. 20, et la seconde à 23 h. 30, la lumière de la salle de bains aurait été allumée, et un pantalon aurait été déposé sur un canapé. Ces deux éléments n'étaient toutefois pas propres à remettre en cause le faisceau d'indices retenu par le jury.