Citation: 6B_198/2017 E. 1.2

1.2. Dans son mémoire, la recourante explique que les documents que se serait appropriés l'intimé avaient permis à B.________ d'en user indûment en formulant, dans le cadre d'une procédure civile pendante à la Chambre patrimoniale du canton de Vaud, des prétentions contre elle à hauteur d'un montant en capital de 130'400 fr. 35. Cette somme constituerait le dommage découlant de l'infraction commise par l'intimé. La recourante n'expose toutefois pas en quoi le classement de la procédure pénale dirigée contre l'intimé l'empêcherait d'obtenir gain de cause dans le procès civil l'opposant à B.________ ou d'exiger de l'intimé, le cas échéant à l'issue du procès civil, le remboursement de montants dont elle aurait été reconnue débitrice. La recourante ne démontre pas non plus en quoi le bien-fondé des prétentions de B.________ - qui ont trait à des commissions et des frais de gestion que la recourante lui aurait indûment prélevés dans le cadre d'un mandat de gestion - dépendrait de l'acte d'appropriation illégitime qu'elle reproche à l'intimé. Cela étant, la recourante ne saurait s'opposer à une décision seulement parce que celle-ci ne facilite pas son action sur le plan civil (cf. supra consid. 1.1). S'agissant des autres documents que l'intimé se serait appropriés après son départ, la recourante indique qu'il n'a pas été possible de chiffrer son préjudice, dans la mesure où son appréciation dépendait des mesures d'instruction rejetées en cours de procédure, et en particulier de la perquisition des locaux professionnels et privés de l'intimé, qui aurait permis de constater l'ampleur de l'utilisation préjudiciable de documents internes emportés par l'intimé à son départ de la société. En se bornant à alléguer de manière abstraite qu'une mise en oeuvre des mesures d'instruction requises lui aurait permis de mettre en lumière un préjudice commis par l'intimé à son encontre, la recourante n'expose pas de manière suffisamment précise quelles prétentions civiles elle entend faire valoir à l'égard de l'intimé. Elle n'est au demeurant pas fondée à exiger des autorités qu'elles conduisent jusqu'à leur terme des poursuites pénales inopportunes uniquement pour la placer dans une position aussi favorable que possible pour faire valoir ses conclusions civiles (cf. ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 188). Il s'ensuit qu'au regard de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, la recourante ne dispose pas de la qualité pour recourir sur le fond de la cause.