Citation: 7B_139/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant, qui considère à tort que l'on serait en présence d'une décision de levée de scellés, se prévaut d'un risque de préjudice irréparable se rapportant à des secrets protégés par son droit au respect de sa vie privée et de sa correspondance, voire à une atteinte à sa personnalité. Il estime que ce risque de préjudice perdurerait aussi longtemps que les autorités de poursuite pénale auront illicitement accès et pourront prendre connaissance des documents, des données et des enregistrements personnels figurant sur son téléphone mobile. Seuls le maintien des scellés et le retranchement des moyens de preuve concernés pourraient, selon lui, prévenir un risque de préjudice irréparable. Le recourant dit avoir intérêt à ce que "l'État n'ait pas accès, ni ne conserve, les nombreux documents et documentation relatifs à l'organisation politique d'opposition, B.________, et en particulier à son fonctionnement". Il soutient en outre que déclarer son recours irrecevable aurait pour effet de rendre impossible un contrôle judiciaire en temps opportun des mesures de contrainte qui seraient en l'occurrence manifestement illicites et, partant, violerait son droit à un recours effectif au sens de l'art. 13 CEDH.