Citation: 2P.268/2002 08.08.2003 E. C

Agissant par la voie du recours de droit public (cause no 2P.268/2002), la Commune demande au Tribunal fédéral d'annuler, sous suite de frais et dépens, l'arrêt précité du Tribunal cantonal. Invoquant la violation de son autonomie communale, elle se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits pertinents et dans l'application de certaines dispositions cantonales de procédure ou relatives aux marchés publics; elle fait également valoir que les principes de la bonne foi et de la sécurité du droit auraient été méconnus. Dans une écriture séparée, les Bureaux d'architectes A.________ et B.________ forment également un recours de droit public contre l'arrêt du Tribunal cantonal (cause no 2P.269/2002), en soutenant que celui-ci contient une motivation insuffisante sous l'angle du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et qu'il fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits et dans l'application des dispositions légales en matière de marchés publics. Ils invoquent également une violation des principes de la liberté économique et de l'égalité entre concurrents (art. 27 Cst., subsidiairement art. 8 Cst.). Le Tribunal cantonal a renoncé à se déterminer sur les recours, tandis que le Bureau d'architectes C.________ conclut à leur rejet sous suite de frais et dépens. La Commune a renoncé à s'exprimer sur le recours formé par les Bureaux d'architectes A.________ et B.________. Ces derniers ont déclaré qu'ils adhéraient «entièrement» aux conclusions prises par la Commune dans son propre recours.