Citation: 1B_358/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant allègue une violation de l'art. 235 al. 5 CPP en ce sens que toute mesure ou décision se rapportant à l'exécution de la détention provisoire, à l'instar de son placement en sécurité renforcée, devrait être examinée par la Chambre pénale de recours. Il cite l'ATF 143 I 241 (consid. 4.4) pour critiquer la bifurcation des voies de recours contre les décisions et mesures prises dans le cadre de la détention provisoire. Cet arrêt du Tribunal fédéral a certes jugé qu'il était contraire au droit fédéral d'attribuer la décision relative aux autorisations des visites à la direction de la procédure et celle relative aux congés aux autorités d'exécution, en raison d'une bifurcation, respectivement d'une complication des compétences et des voies de droit non prévues par le droit fédéral. On ne peut toutefois pas en déduire la compétence d'une autorité particulière pour toutes les questions liées à l'exécution de la détention provisoire et de la détention pour des motifs de sûreté. L'art. 235 al. 5 CPP ne prescrit en effet pas quelle autorité est compétente pour traiter du présent litige, mais laisse aux cantons le soin de régler cette compétence (cf. arrêt 1B_141/2020 du 20 août 2020 consid. 5.4). Le recourant ne saurait dès lors se prévaloir de cette disposition pour affirmer que seule la Chambre pénale de recours était compétente pour traiter son recours. Quoi qu'il en dise, c'est le droit cantonal pertinent qui s'applique en l'espèce, dont le Tribunal fédéral examine l'interprétation et l'application uniquement sous l'angle de l'arbitraire (cf. ATF 145 I 108 consid. 4.4.1; 141 I 36 consid. 5.4; infra consid. 3.4).