Citation: 4D_15/2024 E. 4.3

4.3. Les juges cantonaux étaient ainsi convaincus, au terme d'une appréciation des preuves, que l'intimé avait dûment informé le recourant lors d'une réunion des risques liés à un changement de stratégie. Dans ces conditions, la question de la répartition du fardeau de la preuve est dénuée de pertinence et le grief de violation arbitraire de l'art. 8 CC tombe à faux. Le recourant devait s'en prendre à l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale, en démontrant que le constat auquel elle a abouti est arbitraire. A cet égard, le recourant soutient que le témoignage de l'ancienne collaboratrice de l'intimé ne disposerait d'aucune force probante; comme elle était sa collaboratrice au moment des faits, elle était son auxiliaire et engage la responsabilité de son ancien employeur en vertu de l'art. 55 CO. Or, cette seule affirmation ne fait pas apparaître comme insoutenable l'appréciation des juges cantonaux, lesquels ont accordé une force probante aux déclarations de l'ancienne collaboratrice en retenant qu'elle n'était plus liée professionnellement à l'intimé - et ce depuis plus de deux ans - au moment de ses déclarations. On voit mal en quoi l'art. 55 CO rendrait cette appréciation arbitraire, d'autant plus que l'intimé a également participé à la réunion en question. Pour le surplus, le recourant se limite à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, en particulier lorsqu'il tente d'invoquer (sous un autre grief) que le courriel du 22 juin 2012 ne contenait aucun avertissement sur le caractère risqué de la démarche, ce que, selon le recourant, l'intimé n'aurait pas manqué de rappeler s'il l'avait réellement averti lors de la séance précédente.