Citation: 9C_761/2012 E. 5.2

5.2. Il ressort du jugement attaqué que la juridiction cantonale a procédé à une analyse consciencieuse et exhaustive des rapports médicaux qui lui ont été soumis, expliquant les raisons pour lesquelles il convenait de s'écarter de certaines opinions au profit de l'appréciation des médecins de V.________. A juste titre, l'autorité cantonale de recours a considéré que l'expertise de V.________ répondait aux critères dégagés par la jurisprudence permettant d'accorder pleine valeur probante à un rapport médical (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a). Quoi qu'en dise le recourant, l'expertise privée de la doctoresse Jollès-Haeberli n'a apporté aucun élément de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'expertise de V.________. Malgré la pose d'une prothèse totale du genou gauche subie par le recourant au mois de mai 2010, cette spécialiste en chirurgie orthopédique n'a retenu aucune nouvelle limitation fonctionnelle par rapport à celles décrites par les experts de V.________. Elle a certes fait état d'une aggravation de l'état de santé du recourant depuis 2002, relevant qu'en sus des douleurs dorso-lombaires, il présentait désormais des douleurs ostéo-articulaires généralisées, plus marquées au niveau des genoux; elle n'en a toutefois tiré aucune conséquence quant à la capacité de travail, concluant à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Enfin, les activités suggérées par l'experte (montage à l'établi, contrôle des produits finis ou usinage de pièces légères) rejoignent celles retenues par l'intimé (cf. décision du 22 avril 2010). Par ailleurs, les experts de V.________ ont pris en compte le fait que le recourant avait besoin de deux cannes anglaises pour se déplacer (cf. rapport d'expertise du 17 novembre 2009, p. 8). On ajoutera qu'on ne voit pas en quoi cette limitation empêcherait l'assuré d'exercer une activité se déroulant principalement en position assise. Les experts ont également tenu compte des autres atteintes somatiques, notamment le syndrome pulmonaire restrictif discret, la surdité neurosensorielle appareillée et l'acouphène bilatéral, estimant qu'elles n'avaient pas de répercussion sur la capacité de travail du recourant. Cela étant, les premiers juges n'ont pas constaté les faits de façon manifestement inexacte en retenant - sur la base de l'expertise de V.________ - que sur le plan somatique le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Tout au plus auraient-ils pu souligner que la réduction de la capacité de travail admise par les experts dans leurs conclusions finales, soit une capacité de travail limitée à 6 heures de travail par jour, tenait également compte des limitations consécutives aux atteintes physiques et non seulement des limitations intellectuelles (cf. rapport du 17 novembre 2009, p. 16).