Citation: 1C_582/2014 E. 2.2

2.2. Les recourants se réfèrent à la maxime d'office consacrée par le droit vaudois s'agissant des conclusions (art. 89 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative; LPA-VD; RSV 173.36) ainsi qu'au libre pouvoir d'examen en droit du Tribunal cantonal (art. 98 LPA-VD) pour justifier le fait que la cour devait examiner leur grief soulevé en audience. La cour cantonale s'est brièvement déterminée en mentionnant l'art. 79 al. 1 LPA-VD, qui prévoit que l'acte de recours doit indiquer les motifs de recours; à défaut d'avoir été soulevé de manière motivée dans le recours, le moyen n'avait selon les premiers juges pas à être examiné. Selon les arrêts cités par les recourants et non contestés, il semble toutefois que la jurisprudence cantonale elle-même considère que les dispositions de la LPA-VD imposent de tenir compte des motifs invoqués postérieurement au recours, notamment en audience (arrêts de la CDAP AC.2009.0086 du 29 août 2010 et AC.2009.0134 du 30 juin 2010). Dans de telles circonstances, il y aurait bien eu violation du droit d'être entendu des recourants. La commune le conteste dans la mesure où le grief n'aurait pas été soulevé par les recourants eux-mêmes, mais par une association de protection de la nature, qui recourait séparément et dont la cause n'a pas été jugée conjointement à celle des recourants. Outre l'incertitude quant à l'établissement des faits à cet égard, il se pose la question de savoir s'il importe que le grief ait été soulevé par les recourants eux-mêmes, une seule audience ayant été tenue pour les différentes causes portant sur cet objet, en présence de toutes les parties à ces causes. Cette question peut demeurer indécise dans la mesure où, pour les motifs de fond évoqués ci-dessous (consid. 3), la cause doit quoi qu'il en soit être reprise par les autorités cantonales pour complément du dossier.