Citation: I 297/06 03.05.2007 E. 1

que la décision litigieuse n'a pas été contestée dans la mesure où elle porte sur le droit du recourant à une aide au placement, si bien qu'elle est passée en force sur ce point; que le litige porte sur le taux d'invalidité du recourant, singulièrement sur son droit à une rente; que la solution du litige ressortit aux art. 4 et 28 al. 1 LAI, ainsi qu'aux 8 al. 1 et 16 LPGA; que selon l'art. 132 al. 1 OJ dans sa version selon le ch. III de la loi fédérale du 16 décembre 2005 portant modification de la LAI (en vigueur depuis le 1er juillet 2006), dans une procédure concernant l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances peut aussi examiner l'inopportunité de la décision attaquée et n'est pas lié par la constatation de l'état de fait de l'autorité cantonale de recours; qu'en vertu de l'art. 132 al. 2 OJ, ces dérogations ne sont cependant pas applicables lorsque la décision qui fait l'objet d'un recours concerne les prestations de l'assurance-invalidité; que selon le ch. II let. c de la loi fédérale du 16 décembre 2005, l'ancien droit s'applique aux recours pendants devant le Tribunal fédéral des assurances au moment de l'entrée en vigueur de la modification; que dès lors que le recours qui est soumis au Tribunal fédéral des assurances était pendant devant lui au 1er juillet 2006, son pouvoir d'examen résulte de l'ancien art. 132 OJ, dont la teneur correspond à celle du nouvel al. 1; qu'il faut ajouter que la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 1205, 1242), mais que l'acte attaqué ayant été rendu avant cette date, la procédure reste régie par l'OJ (art. 132 al. 1 LTF; ATF 132 V 393 consid. 1.2 p. 395); qu'en l'espèce, les premiers juges ont admis que l'intimé avait évalué correctement le degré de l'invalidité du recourant en partant du fait qu'il dispose d'une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée avec une diminution de rendement de 20 % (soit un taux de 64 %); que ce taux de 64 % ne résulte toutefois pas d'une appréciation médicale et ne saurait être retenu; que simultanément et de façon contradictoire, les juges cantonaux ont considéré que les droits du recourant ne sont pas remis en cause en fixant sa capacité résiduelle de travail à 70 % en regard des seules atteintes somatiques, au motif que les affections psychiques ne sont pas invalidantes en raison de la présence d'un trouble douloureux; qu'à cet égard, si la prise en compte d'une capacité de travail de 70 % en raison des discopathies n'appelle pas d'observations particulières, dès lors qu'elle se fonde sur un avis médical autorisé (cf. rapport de la doctoresse T.________, p. 8), on ne saurait, en l'état, suivre les juges cantonaux lorsqu'ils considèrent péremptoirement que les affections psychiques ne présentent pas de caractère invalidant; qu'en effet, cette question aurait dû faire l'objet d'un examen à la lumière des critères jurisprudentiels idoines (cf. ATF 130 V 352, 131 V 49), d'autant que le trouble douloureux est associé à une dépression; que cet examen ayant été éludé, la cause doit être renvoyée à l'intimé afin qu'il procède à une analyse du caractère invalidant des troubles psychiques conformément aux réquisits jurisprudentiels, en requérant, s'il le juge nécessaire, des précisions de la part du docteur G.________; qu'en effet, même au regard du pouvoir d'examen étendu du Tribunal fédéral dans le cas d'espèce, il ne lui appartient pas de suppléer aux carences de l'instance judiciaire et de l'administration; que dans l'éventualité où la présence simultanée d'affections somatiques et psychiques invalidantes serait admise, il faudrait encore procéder à une appréciation médicale globale afin de connaître l'étendue de la capacité résiduelle de travail du recourant; que sans qu'il soit nécessaire d'examiner en détail tous les éléments de la comparaison des revenus, dès lors que l'étendue de la capacité de travail est incertaine à ce stade, on relèvera néanmoins que l'intimé et le Tribunal cantonal ont déterminé le revenu d'invalide en partant à tort d'un gain mensuel statistique de 4'798 fr., car il aurait fallu tenir compte du montant de 4'557 fr. ressortant de l'Enquête sur la structure des salaires 2002, table TA1, toutes activités confondues dans le secteur privé, niveau 4 pour un homme (cf. ATF 124 V 321); que l'intimé, qui succombe, est débiteur d'une indemnité de dépens au recourant (art. 159 al. 1 OJ), si bien que la demande d'assistance judiciaire est sans objet,