Citation: 2C_549/2020 E. 5.3

5.3. Les arguments soulevés par le recourant devant le Tribunal fédéral ne permettent pas d'arriver à une autre conclusion. S'il affirme que sa situation professionnelle s'est améliorée, il ne faut pas perdre de vue que, durant les années passées en Suisse, il n'a jamais bénéficié d'une situation stable et a dû faire recours à l'assurance-chômage, ainsi qu'à l'aide sociale. Par ailleurs, dans la mesure où il invoque une inégalité de traitement avec son épouse qui émargeait également à l'aide sociale durant leur vie commune, il convient de lui faire remarquer que, contrairement à lui, elle bénéficie d'une autorisation d'établissement et pas d'une autorisation de séjour. La situation n'est par conséquent pas semblable et ne saurait, de ce fait, entraîner un traitement semblable (cf. ATF 142 I 195 consid. 6.1 p. 213 et les références). Au demeurant, ce sont bien les éléments pris dans leur ensemble, c'est-à-dire l'absence de stabilité professionnelle et de liens sociaux, mais au contraire l'existence de poursuites (plus de 34'000 fr. au 13 décembre 2019) et de condamnations pénales, qui permettent d'exclure l'intégration du recourant. Il convient encore de mentionner que, s'il faut effectivement tenir compte de l'intérêt fondamental de l'enfant (art. 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant [CDE; RS 0.107]) à pouvoir grandir en jouissant d'un contact étroit avec ses deux parents, on doit néanmoins préciser que, sous l'angle du droit des étrangers, cet élément n'est pas prépondérant par rapport aux autres et que l'art. 3 CDE ne saurait fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 98 et les références).