Citation: C 343/05 20.12.2006 E. 1

1.1 Est litigieux en l'espèce le droit de la caisse de demander à l'intimé la restitution du montant de 3'209 fr. 60. 1.2 Les premiers juges ont retenu que les conditions d'une reconsidération des décisions d'octroi d'indemnités journalières de novembre et décembre 2004 étaient remplies. En revanche, ils ont considéré que la caisse n'avait exécuté que partiellement la sanction du SPE. A leur sens, les jours de suspension devaient véritablement avoir été amortis durant la période de six mois de l'art. 30 al. 3 LACI, c'est-à-dire que les indemnités journalières correspondant aux jours de suspension devaient avoir été retenues, compensées ou récupérées dans les six mois. Il n'apparaissait pas que l'autorité intimée ait retenu, à un titre ou à un autre, des indemnités journalières qui auraient servi d'exécution anticipée de la suspension en cause (procédé au demeurant non autorisé par la loi cf. arrêt D. du 21 janvier 2003, C 325/01). Dans ces circonstances, dite suspension était caduque et la restitution du solde réclamé demeurait sans effet par suite de péremption.