Citation: I 263/03 07.07.2003 E. A

A.a F.________, marié, père de deux enfants, ressortissant portugais, a travaillé comme maçon au service de la société Q.________ SA, jusqu'au 26 avril 1996. Souffrant de douleurs au bras droit, au dos et aux talons, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 6 août 1996. Sur mandat de l'Office cantonal AI du canton du Valais (ci-après : l'office AI), l'assuré a été examiné par les docteurs A.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, et B.________, psychiatre et psychothérapeute. Au terme d'un rapport établi le 21 août 1998, le docteur A.________ a retenu, entre autres diagnostics, ceux de lombalgies chroniques, épicondyalgies bilatérales à prédominance droite et talalgies bilatérales, d'étiologie indéterminée. Il évaluait à 50 % l'incapacité de travail de F.________ dans son activité de maçon et à 100 % sa capacité de travail dans une activité adaptée légère, à savoir sans port de charges lourdes et permettant le changement fréquent de position. Pour sa part, le psychiatre n'a retenu aucune pathologie psychiatrique significative (rapport du 18 août 1998). Entre autres documents médicaux, l'assuré a versé au dossier un rapport du docteur C.________, spécialiste en médecine interne, du 3 mars 1999, selon lequel il souffrait de troubles dégénératifs et statiques sur lesquels se greffait une fibromyalgie floride entraînant une incapacité de travail entre 50 et 60 % dans toute activité. Par deux décisions du 4 juin 1999, l'office AI a accordé à l'assuré, d'une part, une rente entière d'invalidité du 1er avril 1997 au 30 novembre 1998 - fondée sur un taux d'invalidité de 100 % - et, d'autre part, un quart de rente à partir du 1er décembre 1998 - fondé sur une perte de gain de 43 % -, assortis d'une rente complémentaire pour épouse. Saisi d'un recours formé par F.________ contre la seconde décision, le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais l'a annulée et renvoyé la cause à l'administration pour qu'elle examine les possibilités de reclassement professionnel de l'assuré et rende une nouvelle décision (jugement du 8 novembre 1999). A.b A la suite d'un stage effectué par l'assuré auprès du centre Z.________ (du 15 mai au 16 juillet 2000), il a été examiné par le docteur D.________ et à nouveau par le docteur B.________, de la clinique Y.________ (rapport du 27 février 2001). Ces médecins sont arrivés à la conclusion qu'il n'y avait pas d'élément objectif justifiant de s'écarter de l'appréciation de la capacité résiduelle de travail de l'assuré faite par le docteur A.________ en août 1998. Le 19 avril 2001, l'office AI a rendu deux nouvelles décisions: il a nié le droit de l'assuré à des mesures de reclassement et, par ailleurs, retenant un taux d'invalidité de 40 %, reconnu son droit à un quart de rente d'invalidité dès le 1er décembre 1998, assorti d'une rente complémentaire pour épouse. Par décision du 21 mai 2001, il lui a alloué une demi-rente pour cas pénible à partir du 1er janvier 2000. A.c Le 5 février 2002, F.________ a déposé une demande de révision de sa rente, invoquant une grave détérioration de son état de santé. Les docteurs E.________ et G.________ de l'institution psychiatrique X.________ confirmaient que leur appréciation clinique et anamnestique avait mis en évidence une gravité plus importante de la pathologie psychiatrique de l'assuré, sans qu'il n'existât d'élément nouveau démontrant une aggravation de son état de santé depuis l'expertise du mois de février 2001. Ils attestaient en outre d'une incapacité de travail totale (courrier du 15 février 2002 au conseil de l'assuré). Ils ont étayé leur avis dans un rapport complémentaire du 21 mars suivant. L'office AI a, par décision du 12 juillet 2002 (remplaçant celle du 21 mai 2001), accordé à F.________ une rente entière d'invalidité dès le 1er février 2002, fondée sur un taux d'invalidité de 100 %.