Citation: 6S.120/2007 07.06.2007 E. 3

Le recourant se plaint de la quotité de la peine, dont il estime qu'elle n'a pas été suffisamment réduite à raison de la suppression de l'infraction de menaces. 3.1 La jurisprudence relative à la fixation de la peine a été rappelée dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20/21, auquel on peut donc se référer. Il suffit ici de relever que, comme la jurisprudence l'a maintes fois souligné, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Il n'y a violation du droit fédéral que si la décision attaquée repose sur des considérations étrangères à l'art. 63 CP, si elle ne tient pas compte des critères découlant de cette disposition ou si le juge s'est montré à ce point sévère ou clément que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21 et les arrêts cités). 3.2 L'escroquerie est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de réclusion (art. 146 al. 1 CP). Les menaces, elles, sont punissables de l'emprisonnement ou de l'amende (art. 180 CP). La peine encourue pour la première de ces infractions est ainsi nettement plus lourde que celle réprimant la seconde, ce qui s'explique, en particulier, par leur nature respective et par l'importance de l'atteinte que chacune d'elles est susceptible de causer à autrui. Objectivement, l'escroquerie constitue donc une infraction clairement plus grave que les menaces.