Citation: 6B_912/2022 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a tenu les déclarations de l'intimée pour crédibles, considérant que rien dans le dossier ne permettait de penser qu'elle aurait inventé les agissements litigieux. Pour arriver à cette conclusion, elle a relevé les éléments suivants: - L'intimée est toujours restée constante et cohérente et a fourni une description détaillée des événements, tant à la police qu'à l'autorité de première instance. Lors de l'audience du 30 mars 2021, sa version des faits a divergé de ses premières déclarations sur des éléments de détail. Toutefois, l'audience s'est tenue une année après les faits. À cela s'ajoute qu'elle a su justifier ces divergences de manière convaincante; - L'intimée a fait preuve de constance en se confiant à sa mère immédiatement après les faits du 18 février 2020, relatant avoir été agressée et touchée sur les cuisses et les fesses; - Suite aux événements du 5 mars 2020, l'intimée a demandé à son petit ami, qu'elle avait également mis dans la confidence, de filmer le recourant; - À plusieurs reprises, l'intimée a reconnu formellement le recourant comme étant l'auteur des faits, en particulier lors de l'examen des planches photographiques présentées par la police, le 12 mars 2020 lorsqu'elle a demandé à son petit ami de le filmer, mais également lors de l'audience; - L'intimée a pu identifier le recourant parce qu'elle a distinctement entendu qu'il habitait à U.________ lorsque celui-ci a subi un contrôle de son titre de transport. Or, il est la seule personne contrôlée à habiter cet endroit; - L'intimée n'a aucune raison de mentir sur l'implication du recourant et rien dans le dossier ne laisse entendre qu'elle pourrait, pour quelque raison que ce soit, être confuse sur la personne de l'auteur des faits; - L'examen de la crédibilité de l'intimée doit se faire à l'aune de son âge au moment des faits, qui explique qu'elle ait été tétanisée durant l'acte, puis traumatisée par la suite, et ainsi, n'ait pas été en mesure de se souvenir du déroulement des faits dans les moindres détails; - Les autres arguments soulevés par le recourant ne sont pas de nature à remettre en doute la crédibilité de l'intimée. En particulier, que personne dans le bus ne soit intervenu peut s'expliquer par l'attention portée par le chauffeur à la circulation routière et par le caractère discret des attouchements, étant précisé que la configuration d'un car postal permet une plus grande confidentialité qu'un bus classique. De surcroit, la cour cantonale a renvoyé à l'exposé des faits contenu dans le jugement de première instance et a précisément retranscrit le raisonnement qui en a découlé, duquel il ressort que les déclarations de l'intimée sont aussi crédibles pour les raisons suivantes: - L'intimée a non seulement fait preuve de constance dans ses déclarations auprès de la police et de l'autorité de première instance, mais également lorsqu'elle s'est confiée à des tiers, soit sa mère, son petit ami, le père de celui-ci, mais encore l'infirmière scolaire; - La mère de l'intimée a été en mesure de relater avec précision l'état émotionnel dans lequel se trouvait sa fille après les faits et comment elle-même avait réagi à ces confidences; - L'infirmière scolaire a confirmé que, le 5 mars 2020, l'intimée se trouvait en état de choc et disait avoir été victime d'une agression le matin même dans le bus, et qu'elle s'est rendue à l'infirmerie d'où elle a appelé sa mère; - Le père du petit ami de l'intimée a confirmé que son fils s'était rendu à l'arrêt de bus pour aller la chercher, puisqu'elle lui avait immédiatement écrit pour lui dire que quelqu'un l'importunait dans le véhicule; - L'intimée ne connaissait pas le recourant avant les faits et n'avait aucune raison de l'inculper à tort; - Un certificat médical du 5 mars 2021 atteste des souffrances psychiques de l'intimée; - Les déclarations de l'intimée ne sont empreintes d'aucune exagération. Elle a montré n'avoir aucune intention d'accabler le recourant, en restant modérée dans ses propos.