Citation: 5A_713/2023 E. 3

Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu (cf. ATF 141 V 557 consid. 3 et l'arrêt cité), le recourant dénonce la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il indique avoir requis ou apporté " divers " moyens de preuve dans le cadre de la procédure de première instance et de la procédure d'appel. Il relève avoir notamment produit sa décision provisoire de taxation 2022, laquelle montrait qu'il se trouvait avec un revenu imposable négatif de 7'385 fr. en comptabilisant les contributions d'entretien qu'il avait été condamné à verser. Or la cour cantonale avait tout simplement occulté ce moyen de preuve. Selon le recourant, il s'agissait d'une " preuve plus que pertinente " puisqu'elle émanait d'une autorité cantonale et était de nature à influer sur la décision à rendre dans la mesure où il " apparai[ssai]t pour le moins insensé d'obtenir une décision de taxation sur la base d'un revenu net imposable négatif ". Le recourant fait en outre grief à la cour cantonale d'avoir rejeté sa requête tendant à l'audition du président du conseil d'administration de F.________ SA, à savoir son père, en mentionnant que ce témoignage aurait " sans aucun doute permis de lever toute interrogation " de cette autorité. Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment le droit pour le justiciable d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, pour autant qu'elles soient de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 148 II 73 consid. 7.3.1; 145 I 73 consid. 7.2.2.1, 167 consid. 4.1; 143 III 65 consid. 3.2; 142 II 218 consid. 2.3; arrêt 5A_615/2022 du 6 décembre 2023 consid. 3.1). Ce droit n'est toutefois pas une fin en soi. Ainsi, lorsqu'on ne voit pas quelle influence sa violation a pu avoir sur la procédure, il n'y a pas lieu d'annuler la décision attaquée (ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1). Partant, l'admission de la violation du droit d'être entendu suppose que, dans sa motivation, le recourant expose quels arguments il aurait fait valoir dans la procédure cantonale et en quoi ceux-ci auraient été pertinents (arrêt 5A_679/2022 du 25 avril 2023 consid. 4.1.2 et les arrêts cités). En l'occurrence, tant la considération du recourant sur le caractère " insensé " d'obtenir une décision de taxation présentant un solde négatif que celle sur l'importance de l'audition de son père pour lever " toute interrogation " de l'autorité précédente, sans que l'on sache quelle "interrogation " cette audition aurait permis de lever, sont inintelligibles; elles ne permettent aucunement de comprendre en quoi ces " moyens de preuve " seraient pertinents en l'occurrence pour statuer sur les contributions d'entretien. Dût-on entrer en matière sur ce grief qu'il devrait de toute manière être écarté. En effet, la décision fiscale dont se prévaut le recourant ne permet pas de prouver que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en imputant au recourant un revenu hypothétique pour fixer dites contributions (cf. infra consid. 4.2.3). Quant au refus de la cour cantonale d'auditionner le père du recourant, il repose sur une appréciation anticipée des preuves à laquelle le recourant ne pouvait s'en prendre qu'en soulevant le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) motivé selon les exigences strictes de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 138 III 374 consid. 4.3 et les références cités; arrêts 5A_121/2024 du 17 avril 2024 consid. 3.3; 5A_615/2022 du 6 décembre 2023 consid. 3.1 et les références), ce qu'il n'a pas fait. Insuffisamment motivé, le grief de violation de droit d'être entendu est irrecevable.