Citation: 2C_302/2022 E. 6.1

6.1. En l'espèce, le recourant ne peut pas se prévaloir du droit au respect de la vie familiale tel que protégé par l'art. 8 par. 1 CEDH. En effet, les relations familiales visées par cette disposition sont avant tout celles qui concernent la famille dite nucléaire, soit celles qui existent entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1; 140 I 77 consid. 5.2; 137 I 113 consid. 6.1) et le recourant ne fait pas valoir de lien de dépendance particulier avec d'autres membres de sa famille qui pourrait aussi justifier un droit au respect de la vie familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH (ATF 144 II 1 consid. 6.1). En outre, comme le relève à juste titre l'autorité précédente, les conditions permettant à des concubins d'invoquer cette disposition ne sont dans le présent cas pas remplies (cf. ATF 144 I 266 consid. 2.5; arrêt 2C_951/2020 du 1er décembre 2020 consid. 5.1), puisque, selon l'arrêt attaqué, la durée de vie commune du couple, qui est sans enfant commun, est inférieure à un an et que l'imminence d'un mariage n'est pas établie. Cela étant, ce constat est en l'espèce sans incidence, puisque le recourant séjourne légalement en Suisse depuis 2003 et qu'il peut partant se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle du droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266 consid. 3).