Citation: 1P.547/2000 30.10.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1 p. 83; 126 III p. 274 consid. 1 p. 275; 125 I 253 consid. 1a p. 254, 412 consid. 1a p. 414, et les arrêts cités). a) Ont qualité pour recourir les particuliers lésés par des décisions qui les concernent personnellement (art. 88 OJ). Selon une jurisprudence constante, le plaignant n'a pas qualité pour agir contre le classement ou l'acquittement, au motif que l'action pénale appartient exclusivement à l'Etat; elle est instituée dans l'intérêt public et ne profite qu'indirectement au lésé. Celui-ci n'est dès lors pas habilité à recourir, au regard de l'art. 88 OJ, contre une décision relative à la conduite de l'action pénale; il est fait exception à cette règle uniquement lorsque le lésé se plaint de la violation des droits formels que lui reconnaît le droit cantonal de procédure ou qui découlent directement de la Constitution et de la CEDH, s'agissant notamment du droit d'être entendu et de participer à l'administration des preuves (ATF 126 I 97 consid. 1a p. 99; 125 I 253 consid. 1b p. 255). Si, comme en l'espèce, le recourant se plaint de la violation d'une garantie de procédure qui équivaut à un déni de justice formel, l'intérêt juridique protégé exigé par l'art. 88 OJ découle alors non pas du droit de fond, mais du droit de participer à la procédure (ATF 125 II 86 consid. 3b p. 94; 123 I 25 consid. 1 p. 26/27; 122 I 267 consid. 1b p. 270; 121 I 223 consid. 4a, 119 Ia 428 consid. 3c). Ainsi, indépendamment du fond, le recourant est habilité à reprocher à l'autorité cantonale d'avoir commis un déni de justice formel en lui refusant la qualité pour recourir (ATF 119 Ia 424 consid. 3c-e p. 428/429; 117 Ia 84 consid. 1a p. 86, 90 consid. 4a p. 95, et les arrêts cités). b) Aux termes de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral examine uniquement les griefs soulevés devant lui de manière claire et détaillée (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495; 122 I 70 consid. 1c p. 73; 119 Ia 197 consid. 1d p. 201, et les arrêts cités). L'acte de recours ne mentionne pas les droits constitutionnels dont se prévaut la recourante. En tant que celle-ci se plaint d'un déni de justice formel, en reprochant au Tribunal cantonal de lui avoir arbitrairement dénié la qualité pour recourir contre la décision du 5 janvier 2000, il y a toutefois lieu d'admettre que la recourante invoque, d'une manière implicite et juste suffisante au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'art. 9 Cst. prohibant l'arbitraire. Le recours est ainsi recevable.