Citation: 6B_574/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant allègue que l'expertise était incomplète, ayant retenu la quantité de liquide inflammable indiquée par lui-même et non pas celle faisant l'objet des déclarations de D.________. Par ailleurs, elle n'avait pas été faite dans les règles de l'art; il aurait été probant que les experts recherchent des traces de produit inflammable, puis, en fonction, établissent le lieu du foyer. L'expertise échappe à la critique. Contrairement à ce que soutient le recourant, les experts avaient déjà localisé le départ de l'incendie dans la partie est de l'exploitation avant même d'avoir connaissance de ses aveux; puis, dans un deuxième temps, ils ont considéré que le départ de l'incendie et son développement étaient compatibles avec la quantité de liquide déclarée par D.________ (un demi-litre). Par conséquent, l'expertise a corroboré les aveux du recourant, quoi qu'il en dise. Le recourant estime que c'est à tort que la cour cantonale a rejeté la crédibilité de ses rétractations et donné une valeur probante à ses aveux. Il explique qu'il a avoué car il était pris de panique et ne voulait pas être incarcéré; avec les éléments du dossier, il lui était aisé de faire des aveux relativement précis. La cour cantonale a rappelé que lorsque le recourant avait fait des aveux, les enquêteurs ignoraient encore comment et où l'auteur avait bouté le feu; ils n'avaient dès lors pu l'inviter à déclarer qu'il s'était servi d'un allume-feu liquide, déversé depuis l'extérieur de la façade est, à travers l'endroit où la paroi en Eternit était cassée. Par ailleurs, si le recourant avait avoué sous pression de la police, il lui était loisible de se rétracter devant la juge en charge du dossier; il n'a en effet jamais prétendu que celle-ci avait aussi exercé des pressions à son encontre. C'est en vain par ailleurs que le recourant invoque l'art. 160 CPP. Le recourant allègue encore que les déclarations des deux témoins E.________ et de D.________ ne corroboraient pas ses dires et qu'il était, le jour de l'audition où il a avoué, sous antidépresseurs et dans un état psychologique très affaibli. Ses aveux devaient dès lors être retirés du dossier; en toute hypothèse, ils ne suffisaient pas à l'inculper. Deux autres témoins avaient au demeurant déclaré qu'il était impossible qu'il ait mis le feu à sa cave. Le recourant explique également sa situation financière et les raisons pour lesquelles il avait payé ses primes d'assurance dans les délais. Il soutient qu'aucun élément au dossier ne permettrait finalement de contredire ses rétractations. Ces critiques, comme celles développées tout au long du recours, sont purement appellatoires, et ainsi irrecevables. Le recourant plaide sa cause et se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans tenter de démontrer en quoi celle-ci serait insoutenable. En définitive, compte tenu d'une appréciation des preuves exempte d'arbitraire, la cour cantonale n'a pas violé le principe de la présomption d'innocence en se déclarant convaincue de la culpabilité du recourant pour l'incendie intentionnel. Cela rend sans objet l'examen des griefs relatifs à l'escroquerie et à la tentative d'escroquerie, dans la mesure où leur motivation est liée à un acquittement du recourant pour l'infraction d'incendie intentionnel.