Citation: 1B_536/2017 E. 2.4

2.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et les recourants ne développent aucune argumentation propre à le remettre en cause. En particulier, sous l'angle du droit d'être entendu, les considérations cantonales sont suffisantes pour comprendre que la contestation des faits retenus dans l'ordonnance du 10 août 2017, respectivement l'appréciation en découlant, ne constitue pas un motif de récusation. Dans le cadre de l'argumentation développée devant le Tribunal fédéral à cet égard - qui tend à démontrer que tel serait pourtant le cas (cf. ad 30 ss du mémoire de recours) -, aucun élément ne permet d'aboutir à une conclusion différente. Les recourants omettent en effet de prendre en compte que la Procureure intimée dispose, dans le cadre de ses prérogatives, d'un pouvoir décisionnel; dans ces limites, elle doit procéder à une appréciation des éléments de procédure à sa disposition. Lorsque sa solution - fondée notamment sur les faits qu'elle estime pertinents - diverge de celle à laquelle aspirent les recourants, cela ne constitue ni une violation de leur droit d'être entendus, ni - du fait de cette seule circonstance - un motif de récusation. Dans la mesure où les recourants entendent contester les faits retenus dans l'ordonnance du 10 août 2017, relever ceux prétendument omis malgré leur pertinence et remettre en cause l'appréciation en résultant, ils disposent de la voie du recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP pour faire valoir leurs arguments, moyen qu'ils paraissent au demeurant avoir su utiliser. Il est d'ailleurs relevé que, contrairement à ce que semblent croire les recourants, l'autorité précédente n'a nullement constaté des "erreurs" dans la décision du 10 août 2017, mais uniquement indiqué que, dans la mesure où tel serait le cas, la récusation n'était pas la voie à suivre pour obtenir une rectification.