Citation: 9C_451/2009 22.03.2010 E. 4

4.1 Invoquant le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi les conclusions du docteur P.________ quant à la disparition de l'état dépressif liée à une évolution favorable de son état de santé, lesquelles seraient dénuées de valeur probante et ne suffiraient pas à mettre en doute l'expertise de Y.________ du 17 mai 2004. 4.2 Pour constater que l'assurée ne souffrait plus d'un état dépressif constitutif d'une comorbidité psychiatrique au sens de la jurisprudence (consid. 2 supra) à partir de juin 2005, la juridiction cantonale s'est essentiellement appuyée sur l'avis du docteur P.________ du 21 avril 2008 auquel elle a accordé pleine valeur probante. Elle a en revanche écarté l'avis du SMR daté du 10 novembre 2005, au motif qu'il n'émanait pas de spécialistes en psychiatrie. 4.3 L'appréciation des preuves à laquelle l'autorité de recours de première instance a ainsi procédé apparaît arbitraire. Dès lors que le docteur P.________ n'est pas (non plus) spécialiste en psychiatrie (mais en médecine interne; cf. expertise du 17 mai 2004), on ne comprend pas, tout d'abord, que les premiers juges aient qualifié son avis de probant, alors qu'ils ont rejeté le rapport du SMR au motif que ses auteurs n'étaient pas spécialistes en psychiatrie.