Citation: 2C_190/2022 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la recourante fait valoir que le système de bonus-malus et des notes mis en place par le Département et au moyen duquel ses infrastructures ont été évaluées est contraire à l'art. 16 de la directive du Département. A teneur de cette disposition - dont la légalité, examinée sous l'angle de l'arbitraire, a été confirmée par le Tribunal fédéral (cf. arrêts 2C_114/2021 du 6 octobre 2021 consid. 6.3.4; 2C_719/2020 du 30 juin 2021 consid. 5.4; 2C_754/2020 du 30 juin 2021 consid. 5.4) -, le Département peut s'écarter, dans les cas justifiés, de la valeur intrinsèque d'une infrastructure déterminée par la commission partenariale, étant précisé que sont considérés comme justifiés les cas où les éléments pris en considération dans l'évaluation s'éloignent notablement des standards et normes applicables, en termes de surfaces de chambre par exemple ou de qualité des équipements. La directive prévoit ainsi expressément la possibilité pour le Département d'affiner, sur la base de la valeur intrinsèque, l'estimation d'une infrastructure lorsque celle-ci ne correspond pas aux standards et aux normes applicables. La directive ne mentionnant pas comment le Département doit s'y prendre, le Tribunal cantonal pouvait, sans arbitraire, considérer que le système de notation et de bonus/malus appliqué à la recourante était conforme au droit. La recourante n'explique au demeurant pas en quoi la mise en oeuvre de l'art. 16 de la directive par le Département serait arbitraire dans son résultat. Le grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal doit partant être rejeté.