Citation: 2C_822/2019 E. 3.4

3.4. S'agissant de l'endettement de l'intéressé, les constatations de l'autorité précédente démontrent clairement que la situation financière de celui-ci est obérée et qu'elle s'est aggravée au cours de la procédure. Les explications avancées par le recourant pour démontrer ses efforts pour assainir cette situation ne convainquent pas. En effet, le fait qu'il fasse l'objet de saisies de salaire ne signifie pas, contrairement à ce qu'il prétend, qu'il s'emploie de manière efficace à rembourser ses dettes, puisqu'il s'agit précisément de remboursements opérés par l'Office des poursuites qui ne reposent donc pas sur une base totalement volontaire. Concernant l'intégration professionnelle du recourant, celui-ci a connu plusieurs périodes de chômage et n'a pas toujours exercé une activité professionnelle régulière. Cela étant, même s'il faut relever, à l'instar de l'autorité précédente, que l'intéressé réalise, de manière générale, un salaire suffisant pour subvenir à ses besoins et progressivement rembourser ses dettes, il ne saurait se prévaloir d'une intégration économique et professionnelle réussie. Le fait que le recourant n'a bénéficié de l'aide sociale que de manière limitée - soit pour un montant de 465 fr. - ne saurait modifier cette conclusion. Il ne ressort en outre pas de l'arrêt entrepris - et le recourant ne le soutient pas non plus - que l'intéressé aurait tissé des liens forts avec la Suisse. Celui-ci a en revanche fait l'objet de condamnations pénales pour entrée et séjour illégaux et pour violation grave des règles de la circulation routière. La quasi-totalité de ses dettes a de surcroît trait à des contributions publiques (commune, canton et Confédération) d'une part et à des primes d'assurance-maladie obligatoire d'autre part. Les quelques facteurs favorables au recourant, à savoir la durée de son séjour en Suisse - qui doit cependant être relativisée puisqu'elle repose, depuis 2015, sur l'effet suspensif de ses recours -, les périodes de travail et l'absence de condamnations pénales depuis 2013, ne permettent pas dans ces conditions de conclure à une intégration sociale réussie. Il sied de relever qu'il en irait de même si le recourant avait démontré, conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF - ce dont il s'est abstenu -, qu'il "parle un français impeccable" (recours, p. 6). Il ressort de ce qui précède que l'examen global de l'autorité précédente niant l'intégration réussie de l'intéressé ne prête pas le flanc à la critique. Le grief de violation de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr est donc rejeté.