Citation: 1C_72/2018 E. 2

Sur le plan formel, la recourante soutient que la Chambre administrative aurait violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) à deux égards. En premier lieu, elle lui reproche de ne pas avoir procédé à une inspection locale dans des circonstances adéquates. Elle reconnaît qu'une telle mesure a certes eu lieu dans le cadre de la procédure incidente sur mesures superprovisionnelles et provisionnelles, mais elle a été effectuée par le seul juge délégué et non par la cour dans sa composition complète. La recourante précise qu'une vision locale aurait permis de constater la redondance des activités déployées au centre-ville dans un périmètre très restreint, ainsi que de se rendre compte du type de vitrage employé. En deuxième lieu, la recourante critique le fait qu'il n'ait pas été donné suite à sa réquisition tendant à l'audition d'un fonctionnaire de la Ville de Genève, ainsi qu'à celle d'un représentant de l'ancienne bailleresse de Pharmacie B.________. Elle considère que cela permettrait d'éclaircir les raisons pour lesquelles la Ville a rendu un préavis favorable, à condition que les vitrines soient traitées afin d'en garantir la transparence, alors même que l'art. 9 du règlement relatif à son plan d'utilisation du sol (RPUS - LC 21211) serait violé.