Citation: 6B_704/2013 E. 2

Le recourant s'en prend aux constatations de l'autorité cantonale relatives au lieu où le viol se serait produit, au déroulement de celui-ci, au fait que l'intimée se serait confiée à son gynécologue peu après les faits, à la date à laquelle l'intimée a cessé de travailler et enfin à la crédibilité de celle-ci, notamment sur la base d'un examen des dépositions et des notes d'entretien de la psychologue qui l'a suivie entre mai 2008 et novembre 2009. Il faut relever tout d'abord que contrairement à ce que prétend le recourant, l'appréciation faite par la cour cantonale du témoignage de la psychologue n'est pas erronée. Certes, celle-ci a dans un premier temps situé le viol dans le local de Savigny. Elle a toutefois rectifié cette affirmation après avoir consulté les notes prises lors des entretiens avec l'intimée. Elle a par ailleurs expliqué, de manière tout à fait convaincante, l'origine de cette erreur en relevant que les déclarations de l'intimée lors de la première séance n'étaient pas très claires, ce qui n'avait rien de surprenant puisqu'à ce stade du traitement le thérapeute n'entre pas dans les détails et laisse la personne s'exprimer librement. C'est ultérieurement que l'intimée a décrit les faits de manière plus précise, indiquant que la pénétration avait eu lieu dans le restaurant. Les extraits des notes manuscrites de la psychologue invoqués par le recourant ne font pas apparaître cette appréciation comme erronée. D'une part le passage en question est tiré des notes relatives à la première séance. D'autre part et surtout, la retranscription qu'en donne le recourant est tendancieuse puisque la mention « il me viole » suit immédiatement « la relation s'envenime », qui clôt la description des actes commis à Savigny. Or, à la lecture des notes prétendument retranscrites, il appert que « il me viole » figure en face des dates « août sept (?) 2007 » et est suivi, sous la même rubrique, de la mention d'un conflit et du congé donné par l'intimée. Ainsi, contrairement à l'idée que cherche à éveiller le recourant, il ne ressort pas de cet extrait que le viol aurait été situé dans le contexte du passage au local de Savigny, mais au contraire qu'il a été commis en août éventuellement septembre et a été suivi du congé donné par l'intimée. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les autres éléments évoqués par le recourant, notamment le témoignage de B.________ ou certaines pièces du dossier. Ce faisant, le recourant procède à une libre discussion des faits, purement appellatoire. Son argumentation est irrecevable (cf. supra consid. 1). La version des faits de l'intimée correspond aux déclarations de la psychologue. Elle est la seule compatible avec la grande souffrance constatée par les thérapeutes, qui ont relevé que l'intimée présentait des symptômes de stress post-traumatique, d'anxiété et de retrait social ainsi que des troubles de la sexualité en lien avec une impossibilité à supporter la pénétration, et qui a impliqué une longue thérapie. Il n'est pas arbitraire de la préférer à celle du recourant, qui s'est cantonné dans une attitude de déni, contestant non seulement le viol mais toute relation sexuelle avec l'intimée, sur laquelle il a cherché à jeter le discrédit, allant jusqu'à l'accuser de vol. Les autres points soulevés par le recourant, comme la date de la consultation de la gynécologue, ne sont pas susceptibles de faire apparaître cette appréciation arbitraire dans son résultat; ainsi le choix de la cour cantonale de se fonder sur la version des faits de l'intimée échappe à la critique. Il en ressort que lors du viol l'intimée a repoussé le recourant et lui a demandé d'arrêter en ajoutant qu'il lui faisait mal. L'état de fait sur lequel repose le jugement attaqué ne contrevient pas à l'interdiction de l'arbitraire, pas plus que la condamnation du recourant n'enfreint la présomption d'innocence.