Citation: I 86/05 29.08.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, les premiers juges ont retenu que le recourant présentait une affection de nature psychique, sous la forme de troubles somatoformes douloureux persistants, qui ne revêtait pas, au sens de la jurisprudence applicable en la matière, un degré de gravité tel que, d'un point de vue objectif, la mise en valeur de sa capacité de travail ne pouvait plus être raisonnablement exigée. Pour appuyer leur raisonnement, les premiers juges se sont fondés principalement sur les considérations émises par les experts R.________ et J.________ (rapports d'expertise des 21 mars et 4 juillet 2000), selon qui l'assuré présentait des douleurs loco-régionales correspondant à un syndrome somatoforme douloureux, ainsi que sur les déclarations des doctoresses P.________, qui faisait état de douleurs généralisées, type fibromyalgie (rapport du 7 mai 2001), et L.________, laquelle évoquait des polyalgies arthromyalgiques chroniques associées à des troubles du sommeil et dysthymiques (rapport du 18 avril 2002) (voir également le rapport du 11 septembre 2002 des doctoresses I.________ et A.________, médecins au Centre multidisciplinaire d'évaluation et de traitement de la douleur de l'Hôpital Y.________). 4.2 Dans le cas particulier, le diagnostic - psychiatrique - de troubles somatoformes douloureux n'émane pas d'un spécialiste en psychiatrie, comme le requiert pourtant la jurisprudence (cf. ATF 131 V 49, 130 V 398 consid. 5.3 et 6). En revanche, le docteur H.________, qui a été expressément chargé de réaliser une expertise spécialisée pour le compte de l'office AI, a estimé qu'il n'existait aucune limitation d'ordre psychiatrique à l'exercice d'une activité lucrative. Il n'a en particulier pas confirmé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux persistants posés à l'époque par les experts R.________ et J.________, la symptomatologie douloureuse n'étant pas lié à un état anxio-dépressif manifeste, comme cela est généralement le cas en présence d'une telle affection, et le recourant évoluant dans un contexte socio-familial préservé (rapport du 9 novembre 2000). En l'absence d'un diagnostic psychiatrique clairement établi, c'est à tort que les premiers juges ont appliqué la jurisprudence développée en matière de troubles somatoformes douloureux pour apprécier le caractère invalidant des plaintes douloureuses du recourant.