Citation: 9C_996/2008 19.08.2009 E. 3

3.1 Se fondant sur les constatations et conclusions de la doctoresse V.________, le Tribunal administratif a considéré que l'état de santé du recourant s'était amélioré à compter de l'année 2004 environ, soit depuis qu'il était traité par un nouveau médicament, l'Efexor. Cette amélioration avait des incidences sur le plan professionnel, puisque le recourant avait indiqué qu'il appréciait son travail varié et que ses relations avec ses collègues et ses supérieurs étaient bonnes, alors qu'en 1995, il se sentait incapable de faire face à ses charges professionnelles et l'exprimait à ses employeurs. Tel était également le cas sur le plan affectif, puisque le recourant, qui rencontrait des difficultés conjugales éprouvantes, était désormais séparé de son épouse depuis juin 2002, ce qui lui avait permis de s'épanouir dans d'autres relations. Il était d'ailleurs divorcé depuis le 6 octobre 2006. Le recourant ne rencontrait pas de problèmes particuliers avec son fils, alors que tel n'était pas le cas au moment de la décision d'octroi de la demi-rente. Enfin, sur le plan social, le recourant qui avait arrêté toutes activités extra-professionnelles en raison de ses malaises, a évoqué un réseau d'amis, ainsi que la pratique de la photographie artistique numérique, de la lecture portant sur la psychologie et la théologie et de la guitare acoustique. Le recourant avait donc pu mobiliser certaines ressources psychiques, malgré ses difficultés conjugales et professionnelles, et progressivement se reconstruire. Il s'adonnait également à la course à pied plusieurs fois par semaine et participait à des courses plusieurs week-ends durant l'année. Cette « thérapie » avait permis au recourant une certaine valorisation et un bien-être physique et psychique. En d'autres termes, la pratique sportive avait contribué à enrayer les angoisses et les soucis du recourant, ce qui avait permis d'améliorer son état de santé. 3.2 Le recourant fait grief au Tribunal administratif d'avoir violé le droit fédéral en considérant que les conditions d'une révision étaient en l'espèce données. Il se plaint en particulier d'une constatation manifestement inexacte des faits pertinents consécutive à une mauvaise appréciation des preuves. L'appréciation opérée par la juridiction cantonale reposerait trop unilatéralement sur le rapport d'expertise de la doctoresse V.________, lequel contiendrait de nombreuses erreurs et ne tiendrait pas compte des éléments contradictoires relevés par ses médecins traitants, les docteurs F.________ et M.________.