Citation: 4A_621/2021 E. 2

La cour cantonale a considéré que l'appel de la défenderesse ne respecte pas les exigences de motivation de l'art. 311 al. 1 CPC et de la jurisprudence du Tribunal fédéral relative à cette disposition et l'a donc déclaré irrecevable. En ce qui concerne la partie " en fait " de l'appel, elle a constaté que l'appelante commence par renvoyer à l'exposé des faits du jugement et de l'arrêt rendu dans la première procédure, qui est pourtant close, et qu'elle indique vouloir compléter ce renvoi par un rappel des faits qui complétera et corrigera l'état de fait tel que résumé par le Tribunal de première instance dans la présente procédure. Elle constate ensuite que, sur une cinquantaine de pages, en mélangeant les faits et le droit, l'appelante présente divers éléments dans un ordre qui n'est pas chronologique et dont on ne parvient pas à apercevoir la logique, de sorte qu'il est impossible de comprendre quels éléments de l'état de fait retenus par le Tribunal de première instance sont contestés et pour quels motifs. La cour cantonale a jugé que cette manière de procéder n'est pas conforme à l'art. 311 al. 1 CPC. Se penchant ensuite sur la partie " en droit " de l'appel, la cour cantonale constate que les sous-titres de l'appel permettent de comprendre quels sont les éléments remis en cause par l'appelante, mais elle constate que les critiques qu'elle formule sont présentées de manière confuse et prolixe et sont, partant, inintelligibles. Examinant plus en détail à titre d'exemples les lettres B, C et D de l'appel, la cour cantonale estime qu'il n'est pas possible de discerner, à la lecture des exposés confus qui figurent sous ces titres, pour quels motifs exactement l'appelante estimait que le jugement du Tribunal de première instance est erroné.