Citation: 6B_1213/2015 E. 2.4

2.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir sous-estimé dans son appréciation le fait que l'intimée ne l'appréciait pas et d'avoir occulté l'intérêt évident que celle-ci avait à l'accuser à tort. Il soutient que l'intimée souhaitait par tous les moyens possibles empêcher que sa mère ne s'engage à nouveau dans une relation amoureuse, qu'elle ne supportait pas d'être reléguée au " second rang affectif " par sa mère et ne désespérait pas de voir son père revenir auprès de sa mère. Il relève également que la situation financière de l'intimée est modeste et que la perspective d'une indemnisation financière apparaît comme une motivation supplémentaire pour l'action judiciaire intentée à son encontre. Il est vrai que le Dr D.________ a relevé que l'intimée était ambivalente par rapport au recourant et nourrissait des sentiments négatifs à son égard et que le Dr C.________ a indiqué que l'intimée détestait son beau-père car il ne faisait que boire, était agressif envers sa mère, ne travaillait pas et ne participait pas aux tâches ménagères. L'intimée a en outre admis avoir souffert de la relation très fusionnelle entre sa mère et le recourant, s'être sentie esseulée et avoir eu l'impression qu'ils ne voulaient plus d'elle. Il ressort toutefois également de la décision entreprise que l'intimée ne s'est confiée que petit à petit sur ce qui s'était réellement passé en 2006 et qu'elle n'a livré un récit détaillé des faits à sa mère qu'en mai 2012. Si l'objectif poursuivi par l'intimée avait réellement été d'accuser à tort le recourant pour l'éloigner de sa mère, il serait alors pour le moins surprenant qu'elle choisisse de livrer les détails les plus incriminants à sa mère et de dénoncer le recourant à la police seulement six ans après que les faits se sont déroulés, à savoir à un moment où sa mère était déjà séparée depuis près de deux ans du recourant. L'intimée peut par ailleurs parfaitement avoir nourri de tels sentiments à l'égard du recourant du fait des actes commis par celui-ci sur sa personne. En définitive, on ne décèle aucun arbitraire dans la motivation de la cour cantonale en tant que celle-ci a retenu que l'intimée n'avait plus aucun intérêt à chercher à écarter le recourant en fabulant au moment du dépôt de sa plainte pénale. Au surplus, l'argumentation du recourant portant sur l'intérêt financier que l'intimée avait à intenter une action judiciaire est appellatoire et, partant, irrecevable. On peine en effet à saisir ce qu'il entend démontrer lorsqu'il soutient que l'on pouvait " raisonnablement s'attendre à ce que la partie plaignante n'interjette pas appel du jugement rendu par le Tribunal de police " et se concentre sur les " différentes thérapies entreprises qui sont nécessaires, ainsi que sur son avenir scolaire et professionnel ". Dans la mesure où le recourant a été acquitté en première instance des chefs d'accusation soulevés à son encontre, il n'y avait en effet rien de surprenant à ce que l'intimée appelle de ce jugement et requiert une indemnisation.