Citation: 9C_735/2019 E. 4

La juridiction cantonale s'est en l'occurrence attachée à déterminer si la décision du 25 septembre 2014, qui était entrée en force de chose décidée, pouvait être révisée. Elle a constaté que l'administration avait admis l'aggravation de l'état de santé psychique et retenu une incapacité totale de travail depuis le mois de juillet 2015, tandis que l'assurée soutenait que cette détérioration était intervenue en 2011 déjà conformément aux conclusions du docteur I.________. Elle a considéré que le rapport de ce dernier avait été établi dans le respect des règles applicables en la matière, que ses conclusions quant à la survenance de l'incapacité de travail due aux troubles psychiques n'étaient pas valablement mises en doute par les constatations du docteur E.________ ni par celles d'autres praticiens qui s'étaient exprimés durant l'instruction de la première demande de prestations mais qu'elles étaient au contraire corroborées par l'avis de la doctoresse G.________. Elle a par conséquent reconnu une pleine valeur probante au rapport du docteur I.________. Elle en a déduit que l'intimée n'avait découvert qu'en 2015 qu'elle souffrait d'affections psychiques depuis 2011. Elle a considéré que cette découverte constituait un fait nouveau important qui ne pouvait être invoqué auparavant dans la mesure où il était inconnu de l'assurée malgré sa diligence. Elle a conclu que l'intimée avait droit à une rente entière d'invalidité dès le 1 er novembre 2012 sans limitation dans le temps.