Citation: 1B_570/2021 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, il est reproché au recourant de s'être livré par métier et en bande à un trafic de haschich portant sur 165 kilos; il s'agit ainsi d'une infraction grave selon l'art. 10 al. 2 CP vu la peine privative de liberté encourue, comprise entre une année au moins et vingt ans au plus (cf. art. 19 al. 2 let. c LStup en lien avec l'art. 40 al. 2 CP). Par ailleurs, le recourant a été condamné en mai 2017 pour des infractions à la loi sur les stupéfiants. Il a en outre été condamné à huit reprises entre 2014 et 2020, parfois à des peines fermes. La première condition posée pour retenir un risque de récidive est ainsi réalisée. Le recourant soutient au contraire qu'il n'est pas permis de retenir un risque de récidive sur la base d'une infraction simple et contraventionnelle à la LStup commise il y a plus de quatre ans. Il perd cependant de vue qu'il n'est pas nécessaire que les infractions concernent toutes le même bien juridique protégé (Marc Forster, in Balser Kommentar, CPP, 2ème éd., 2014, n° 15 ad art. 221; François Chaix, in Commentaire romand, CPP, 2ème édition, 2019, n° 19 ad art. 221 CPP; Frei/Züberbühler Elsässer, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3ème éd. 2020, n° 38 ad art. 221; Niklaus Oberholzer, Grundzüge des Strafprozessrechts, 4ème éd. 2020, n° 1221; cf. ATF 137 IV 84 consid. 3.2 et 3.7) et que le risque de réitération peut aussi se fonder sur les infractions faisant l'objet de la procédure pénale en cours (ATF 146 IV 326 consid. 3.1). Le recourant ne conteste pas que la deuxième condition est remplie, à savoir que son activité délictueuse est de nature à compromettre sérieusement la sécurité au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP (voir ATF 146 IV 326 consid. 3.2). La mise en danger de la sécurité publique, en cas de récidive, est donc réelle, ce d'autant plus que 242 grammes bruts de cocaïne ont aussi été retrouvés dans l'appartement qui servait de dépôt au prévenu. Le pronostic de réitération est enfin défavorable. Il est en effet reproché au recourant de s'être livré, par métier et par bande, à un trafic de haschich portant sur une quantité de 165 kilos. Ces faits, bien que contestés quant à leur ampleur, se sont produits alors qu'il avait déjà été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis pour des infractions à la loi sur les stupéfiants et qu'il avait été détenu préventivement pendant 18 jours. Ce faisant, le recourant a démontré ne pas avoir tiré les leçons de sa condamnation pénale et de son placement en détention provisoire. De plus, les circonstances aggravantes de la bande et du métier sont à prendre en compte. S'ajoute à cela que le trafic reproché au recourant semble remonter à janvier 2019: B.________, interpellé dans le cadre de cette procédure en possession d'une valise contenant 11,95 kilos de cannabis, a en effet indiqué, lors de son audition du 22 janvier 2021, qu'il avait livré depuis le mois de janvier 2019 une quinzaine de valises similaires. Le trafic reproché au recourant semble ainsi s'inscrire dans la durée. Par ailleurs, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il prétend qu'on ne saurait retenir une augmentation de la fréquence des infractions reprochées du même genre. En effet, le casier judiciaire du recourant comprend neuf condamnations en six ans, allant de peines pécuniaires et d'amendes à, en dernier lieu, une peine privative de liberté de six mois avec sursis. A l'instar de l'instance précédente, il peut être retenu que le recourant paraît peu disposé à respecter les normes légales, ce qui rend le risque de récidive encore plus concret. Par conséquent, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir l'existence d'un risque concret de récidive au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP.