Citation: 6B_1183/2017 E. 2.4

2.4. Les recourants soutiennent que les poursuites pénales dont ils ont fait l'objet seraient dues aux erreurs d'appréciation de la Municipalité de A.________ ainsi qu'à l'"acharnement" de la préfecture et du ministère public. Selon eux, la procédure aurait en particulier été compliquée et les frais auraient augmenté en raison des mauvais calculs relatifs aux surfaces constructibles. La cour cantonale n'a cependant pas ignoré que les recourants avaient été libérés de plusieurs faits - en particulier des reproches liés aux surfaces constructibles -, en ne mettant qu'une somme de 700 fr. - sur un total de 17'600 fr. -, soit 3% des frais de la procédure de première instance, à leur charge. Pour le reste, l'argumentation des recourants ne s'attache nullement à la question de l'absence de mise en conformité de leur immeuble - s'agissant de la place de jeu et des places de parc litigieuses - à l'échéance du délai le 8 octobre 2013. Ceux-ci ne contestent ainsi pas avoir adopté un comportement illicite, au regard de la LATC/VD, relativement au déplacement de l'espace de jeu et à la constitution de deux places de parc sans mise à l'enquête préalable. En définitive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en mettant à la charge des recourants une part des frais de la procédure de première instance, eu égard à l'instruction ouverte ensuite du défaut de mise en conformité de leur immeuble - soit de la place de jeu et de deux places de parc - dans le délai fixé. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.