Citation: 5A_842/2021 E. B

B.a. Le 5 décembre 2019, B.________ a déposé à l'encontre de son épouse une requête de mesures superprovisionnelles et de mesures protectrices de l'union conjugale devant la juge des districts de Martigny et de Saint-Maurice (ci-après: la juge de district) tendant à l'attribution de la garde de l'enfant et à l'instauration d'un droit de visite surveillé. Par décision de mesures provisionnelles du 20 décembre 2019, la juge de district a entre autres confié la garde de l'enfant au père, confirmant sur ce point le dispositif de mesures superprovisionnelles du 5 décembre 2019, et ordonné de procéder à une évaluation du lien mère-enfant. A.________ a formé appel contre ce jugement. B.b. Par décision du 3 avril 2020, la juge de district a partiellement admis les conclusions principales de la requête de mesures protectrices de l'union conjugale déposée le 5 décembre 2019 (art. 105 al. 2 LTF). Elle a en particulier décidé de confier la garde exclusive de l'enfant au père et réglé l'exercice du droit aux relations personnelles de la mère par le biais d'une structure d'accueil jusqu'à ce qu'une évolution soit possible. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un appel (art. 105 al. 2 LTF). B.c. Par jugement du 24 août 2020, dans l'ignorance de la décision du 3 avril 2020, le juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du Valais a admis l'appel déposé par A.________ contre la décision de mesures provisionnelles du 20 décembre 2019 et l'a réformé en lui confiant immédiatement la garde de l'enfant, réglant le droit de visite et instituant une curatelle de surveillance éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC. Le recours interjeté au Tribunal fédéral par B.________ a été déclaré irrecevable par arrêt du 25 février 2021, faute d'intérêt au sens de l'art. 76 al. 1 let. b LTF (arrêt 5A_693/2020). La Cour de céans a en effet relevé que la décision principale de mesures protectrices de l'union conjugale, rendue le 3 avril 2020, n'avait pas fait l'objet d'un appel et qu'elle ne prévoyait pas le maintien des mesures provisionnelles précédemment ordonnées, en sorte que celles-ci étaient caduques lorsque le recourant avait introduit son recours (art. 105 al. 2 LTF). B.d. Des bilans de l'office pour la protection de l'enfant (ci-après: OPE) ont été établis les 7 octobre et 20 novembre 2020, de même qu'un rapport d'expertise psychiatrique de A.________ le 10 novembre 2020. B.e. Par décision du 22 janvier 2021, la juge de district a notamment décidé la garde partagée de l'enfant dès le 5 février 2021 et instauré une mesure de curatelle de surveillance des relations personnelles selon l'art. 308 al. 2 CC pour une durée de 6 mois dès l'entrée en force de sa décision. A.________ a appelé de cette décision, concluant à être " réintégrée dans son droit de garde exclusive sur l'enfant C.________ ". Statuant le 8 septembre 2021, le juge de la Cour civile II a rejeté l'appel.