Citation: 4P.262/2006 19.12.2006 E. 3

3.1 Le recourant évoque tout d'abord le transfert intervenu en été 2000. Il met en parallèle l'entretien d'évaluation du 11 octobre 1999, dont le contenu est élogieux, avec la teneur du courrier électronique du 15 novembre 1999, et s'étonne d'un tel revirement à, tout juste, un mois d'intervalle. Il précise que, durant ce laps de temps, il était en vacances deux semaines. Il prend également appui sur des extraits de témoignages de E.________, F.________ et A.________. Se fondant sur ces éléments, il arrive à la conclusion que les reproches formulés à son encontre par son supérieur A.________ étaient sans fondement et qu'il a été contraint d'accepter le transfert dans un autre service. La Cour d'appel aurait donc fait montre d'arbitraire lorsqu'elle a jugé que le caractère infondé des reproches en question n'était pas établi et que le transfert de septembre 2000 ne pouvait être qualifié de rétrogradation. 3.2 Dans un style éminemment appellatoire - reprenant presque mot pour mot le contenu de son écriture d'appel -, le recourant oppose le témoignage de son supérieur hiérarchique à celui de deux de ses anciens collègues du service « voyage » et met en avant la réputation sans faille qu'il s'est forgée au cours des années. Le recourant ne démontre toutefois pas en quoi l'appréciation des preuves faite par la cour cantonale serait insoutenable, mais se livre de manière inadmissible à sa propre appréciation. Au demeurant, l'arbitraire dans le résultat ne saurait être réalisé. Même s'il est patent que, durant les derniers mois de l'année 1999, des tensions existaient entre le recourant et son supérieur hiérarchique, les moyens de preuve invoqués par le recourant à l'appui de son argumentation ne permettent pas d'établir l'existence de propos ou d'agissements hostiles, répétés fréquemment pendant une période assez longue. L'énonciation de critiques professionnelles à l'endroit du recourant ne signifie pas encore qu'il ait été victime d'actes de harcèlement. Par ailleurs, le fait que le recourant ait eu une bonne réputation durant de longues années ne le mettait pas à l'abri de critiques professionnelles de la part de son supérieur hiérarchique, plus à même de porter un regard réprobateur sur son activité que ses collègues de travail, dont seul le témoignage de deux d'entre eux a été cité. Quant au contenu du courrier électronique de novembre 1999, il révèle bien plus l'existence d'un comportement inadéquat du recourant - qui devait se ressaisir - plutôt que la volonté du supérieur hiérarchique d'obtenir le transfert « forcé » de celui-ci. Si A.________ avait réellement voulu « éjecter » le recourant, il n'aurait pas établi un rapport d'évaluation positif un peu plus d'un mois auparavant, puis changé subitement d'attitude vis-à-vis de l'intéressé. Il est enfin significatif de relever que le recourant fait fi, dans son argumentation, des responsabilités qu'il s'est très vite vu confier au sein du nouveau groupe et des appréciations - positives - qu'il a lui-même émises au sujet de sa nouvelle fonction. Par conséquent, le grief tombe manifestement à faux.