Citation: 5P.75/2005 30.06.2005 E. 3

3.1 Le recourant se plaint d'arbitraire dans le calcul de son avoir de prévoyance professionnelle. Il soutient que celui-ci se monte à 170'203,50 fr. au 31 juillet 2003 et non à 183'587 fr. comme l'a retenu la cour cantonale. Contrairement à ce qu'il prétend, le recourant n'a pas soulevé ce grief au niveau cantonal; il l'a expressément réservé pour le Tribunal des assurances. Faute d'épuisement des instances cantonales, le recourant n'est donc pas admis à formuler son grief pour la première fois dans un recours de droit public (art. 86 al. 1 OJ; ATF 126 I 257 consid. 1a p. 258). 3.2 Le recourant soutient aussi qu'en passant sous silence les pièces du dossier démontrant qu'il avait accumulé un avoir de prévoyance professionnelle avant le mariage, la cour cantonale a violé son droit d'être entendu. 3.2.1 Le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recours sur le fond. Tel qu'il est reconnu par l'art. 29 al. 2 Cst., il comprend notamment le droit pour l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves si elles portent sur des faits pertinents (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les arrêts cités). Il est également soumis à l'exigence de l'épuisement des griefs (art. 86 al. 1 OJ; ATF 118 Ia 110 consid. 3 p. 112). 3.2.2 Au niveau cantonal, le recourant n'a pas cherché à démontrer l'inexactitude du montant LPP retenu par les premiers juges. Il a au contraire indiqué qu'il prouverait devant le Tribunal des assurances la nécessité de déduire la somme de 13'383,50 fr., accumulée avant le mariage, du montant retenu par le Tribunal d'arrondissement. Son grief est donc irrecevable.