Citation: 2D_19/2022 E. A

A.a. A.________, ressortissant turc né en 1960, est entré illégalement en Suisse en janvier 1991 et y a déposé une demande d'asile, laquelle a été rejetée en novembre 1993. Il a toutefois été mis au bénéfice d'une admission provisoire en qualité de réfugié, en raison de la vraisemblance des persécutions (emprisonnements) qu'il avait subies en Turquie du fait des liens qu'il entretenait avec des militants du Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste (ci-après: TKP/ML). Le 21 février 2005, il s'est vu octroyer une autorisation de séjour pour raisons humanitaires, renouvelée jusqu'au 21 février 2018. En 2004, l'intéressé a épousé une compatriote domiciliée en France, avec laquelle il a eu une fille, née en juillet 2005. La famille n'a pas mis en oeuvre le regroupement familial, malgré que celui-ci lui eût été accordé par l'autorité cantonale compétente. Le 30 avril 2014, le Secrétariat d'Etat aux migrations a retiré la qualité de réfugié à A.________, après avoir constaté que ce dernier avait repris contact avec les autorités turques et avait obtenu un passeport national, régulièrement renouvelé et valable jusqu'en 2025. Il s'était en outre rendu à plusieurs reprises en Turquie sans problème connu, alors même que le TKP/ML restait considéré par ce pays comme une organisation terroriste. A.b. Le 19 décembre 2017, A.________ a été condamné à une peine privative de liberté de 36 mois pour fabrication de fausse monnaie, imitation de billets de banque, faux dans les certificats et faux dans les titres. Parallèlement à son activité de faussaire, exercée entre 2012 et 2016 (art. 105 al. 2 LTF), l'intéressé a bénéficié d'une rente d'invalidité complète depuis 2013, ainsi que de prestations complémentaires en raison de troubles dépressifs. En mars 2017, la rente d'invalidité a été suspendue, avant d'être supprimée en juillet 2018, après qu'il avait été constaté, par expertise psychiatrique du 28 juin 2018, que le recourant avait recouvré une pleine capacité de travail. Depuis la suspension de sa rente, l'intéressé émarge à l'aide sociale. Sa dette sociale s'élevait à 43'715 fr. en novembre 2019 et il présentait des actes de défaut de biens pour 56'407 fr. en avril 2018 (art. 105 al. 2 LTF).