Citation: 6B_448/2024 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a ensuite considéré que le recourant devait s'attendre à recevoir une décision judiciaire, puisqu'il se savait impliqué dans un accident de la circulation survenu le 11 août 2023 et qu'il s'était entretenu le jour-même avec un policier à ce sujet. Celui-ci avait exposé avoir expliqué au recourant que, sur la base des déclarations des parties et du témoin, les fautes de la circulation commises seraient établies, ce qui entraînerait des " sanctions financières ". Par surcroît, le recourant, qui avait reconnu avoir refusé la priorité à la conductrice venant en sens inverse et donc - à tout le moins - admis une part de responsabilité dans la survenance de l'accident, ne pouvait penser que la procédure serait terminée du seul fait que, selon lui, ladite conductrice était également fautive ou encore qu'il était le seul à avoir subi des dommages matériels. Deux mois après l'accident, le recourant pouvait et devait donc s'attendre à recevoir une communication des autorités pénales. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale a jugé que la fiction de la notification à l'échéance du délai de garde de l'art. 85 al. 4 let. a CPP lui était opposable. Elle a ainsi considéré que c'était à juste titre, et sans violation du principe de la bonne foi, que le tribunal de police avait constaté que l'opposition du 13 décembre 2023 était tardive et n'était pas entré en matière sur le fond.