Citation: 6B_421/2017 E. 1.4

1.4. Au demeurant, le grief est infondé pour les motifs suivants. La décision de la CIC à propos de laquelle les parties ont été invitées à présenter leurs observations a la teneur suivante (art. 105 al. 2 LTF; pièce 33 du dossier cantonal) : "La Commission interdisciplinaire consultative a pris connaissance des nouvelles pièces versées au dossier pénitentiaire de M. X.________. Au vu de l'ensemble des renseignements communiqués, en particulier l'évaluation criminologique du 10 février 2016, ainsi que du bilan de phase avalisé le 20 mai 2016, la commission constate que l'évaluation du risque de récidive générale et spécifique demeure élevé, et celui de fuite comme moyen à élevé. Si le comportement de M. X.________ en détention est globalement adéquat, le discours qu'il tient au sujet de ses délits est inchangé. Reprenant les conclusions de la rencontre interdisciplinaire du 16 février 2016, le bilan précité préconise le maintien de l'intéressé au Pénitencier. Ayant pris connaissance de l'ensemble des pièces communiquées, la commission n'y a pas relevé d'éléments nouveaux susceptibles de faire modifier ces appréciations. En conséquence, elle souscrit aux considérations et conclusions énoncées ci-dessus." Le recourant soutient que, dans ses déterminations finales, il "aurait pu se fonder sur les différents avis d'experts déposés au dossier". Il prétend qu'il lui aurait été "loisible de confronter l'avis du Dr E.________, entendu le 29 mai 2012 par le Président du Collège des Juges d'application des peines dans son rapport du 7 décembre 2011 et son complément du 26 février 2012", avec le "rapport d'expert du Dr F.________ du 17 juin 2013", ce qui aurait pu "mettre en évidence que l'appréciation du risque de récidive en matière d'actes d'ordre sexuel avec des enfants existait certes dans un contexte de familiarité avec ces derniers, mais qu'en dehors de ce contexte, ce risque pourrait diminuer à un degré modéré et ne plus être imminent". Le recourant estime qu'il aurait ainsi été "empêché [...] de convaincre les magistrats de l'autorité compétente que le risque de récidive, seul invoqué par le Collège des Juges d'application des peines pour refuser sa libération conditionnelle, n'était pas aussi important qu'il n'avait été soutenu par l'autorité de première instance, voire n'existait pas". L'argumentation du recourant tombe à faux. En effet, les divers documents que l'intéressé prétend ne pas avoir pu discuter devant l'autorité de première instance sont tous antérieurs non seulement à l'avis de la CIC du 18 octobre 2016, mais encore à la décision du Collège des juges d'application des peines du 7 avril 2015, laquelle a fait l'objet d'un recours devant l'autorité de deuxième instance cantonale puis devant le Tribunal fédéral. En outre, le délai qui avait été fixé au recourant devait lui permettre de faire valoir d'éventuelles observations complémentaires relatives à l'avis de la CIC. Or, ledit avis ne fait aucune référence aux rapports médicaux évoqués par le recourant. La CIC se contente de reprendre à son compte les conclusions de l'évaluation criminologique du 10 février 2016 et du bilan avalisé par l'OEP le 20 mai 2016, qui figuraient au dossier et sur lesquels l'intéressé a eu l'occasion de s'exprimer. Il convient d'ailleurs de relever que, dans ses déterminations du 21 novembre 2016, le recourant a notamment développé une argumentation relative à son risque de récidive, en s'appuyant sur l'expertise du Dr E.________, et a critiqué le préavis du ministère public du 6 septembre 2016, lequel reprenait également à son compte l'évaluation criminologique du 10 février 2016 (art. 105 al. 2 LTF; pièce 32 du dossier cantonal). On ne voit pas, en conséquence, quels développements supplémentaires aurait appelé l'avis de la CIC à cet égard, le recourant ne le précisant aucunement. Il n'apparaît ainsi pas qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu du recourant par l'autorité de première instance aurait pu, en l'occurrence, avoir une quelconque influence sur la procédure. De surcroît, dans ses motifs, l'autorité de première instance a uniquement évoqué la décision du CIC du 18 octobre 2016 en indiquant que celle-ci "[avait] également préconisé le maintien [du recourant] au Pénitencier au vu de son absence de toute évolution positive et du risque de récidive élevé qu'il représent[ait]" (art. 105 al. 2 LTF; décision du 31 janvier 2017, p. 13). Pour le reste, le recourant n'indique pas dans quelle mesure l'art. 5 CEDH, qu'il invoque, garantirait son droit d'être entendu d'une manière plus large que l'art. 29 al. 2 Cst. Mal fondé, le grief doit être rejeté.