Citation: 9C_29/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le recourant méconnaît le fait que seules les décisions n'ayant pas fait l'objet d'un jugement sur le fond peuvent être reconsidérées selon l'art. 53 al. 2 LPGA (ATF 138 V 147 consid. 2.1; arrêts 9C_483/2022 du 28 août 2023 consid. 4.3.3; 8C_736/2019 du 21 janvier 2020 consid. 5.2). Dans la mesure où l'arrêt du 11 janvier 2019 s'est substitué à la décision de l'office AI du 19 avril 2018 en vertu de l'effet dévolutif du recours (cf. ATF 136 II 539 consid. 1.2), la juridiction cantonale a rappelé à juste titre que la présente procédure ne portait pas sur la période courant jusqu'au 19 avril 2018 (s'agissant du cadre temporel de l'état de fait soumis à l'examen matériel de l'autorité judiciaire, voir ATF 132 V 215 consid. 3.1.1; 121 V 362 consid. 1b). Les points définitivement tranchés dans l'arrêt du Tribunal cantonal du 11 janvier 2019, confirmé par l'arrêt du Tribunal fédéral 9C_134/2019 du 15 avril 2019, bénéficient de l'autorité de force jugée. Dès lors, l'autorité précédente a refusé à juste titre de les reconsidérer. On ajoutera encore que, quoi qu'en dise le recourant, l'office AI n'a nullement admis "implicitement" le caractère manifestement erroné de la décision du 19 avril 2018 (au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA). Après avoir informé le recourant que sa demande du 13 mai 2019 serait traitée comme une nouvelle demande de prestations, l'office AI l'a admise et lui a octroyé les prestations dues conformément à l'art. 29 al. 1 LAI, soit après l'échéance d'une période de six mois à compter de la date de la demande de prestations (ATF 142 V 547 consid. 3.1; 140 V 2 consid. 5.2 et 5.3). L'administration a certes relevé que la capacité de gain du recourant était considérablement restreinte depuis le 1 er janvier 2017. Elle a cependant procédé à cette constatation uniquement en lien avec l'art. 29 al. 1 LAI, soit dans le cadre d'une nouvelle demande de prestations. L'office AI n'est dès lors aucunement revenu sur la décision du 19 avril 2018. En conséquence, les critiques formulées par le recourant contre l'arrêt attaqué, dans la mesure où elles concernent la période antérieure au 19 avril 2018, ne sont pas pertinentes.