Citation: 1B_391/2010 29.11.2010 E. 2

Seule la voie du recours en matière pénale au sens des art. 78 ss LTF est ouverte en l'occurrence. La décision attaquée ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre le recourant et revêt un caractère incident. Le recours en matière pénale contre une décision incidente n'est recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF dès lors qu'elle n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. Une telle décision ne peut être examinée par le Tribunal fédéral que si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Le recourant ne prétend pas que la condition du préjudice irréparable serait réalisée et un tel préjudice n'est pas manifeste. Il soutient en revanche que les exigences de l'art. 93 al. 1 let. b LTF seraient réunies. Cette disposition suppose que le Tribunal fédéral soit en mesure de rendre lui-même un jugement final en réformant la décision attaquée, ce qui n'est pas le cas s'il apparaît que, en cas d'admission du recours, il devra de toute manière annuler la décision attaquée et renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour nouvelle décision (ATF 134 III 426 consid. 1.3.2 p. 430; 133 III 629 consid. 2.4.1 p. 633; arrêts 9C_750/2008 du 5 juin 2009 consid. 3.2.2 et 2C_86/2008 du 23 avril 2008 consid. 2.3 et 3.2). Cette hypothèse n'est pas réalisée en l'espèce puisque, en cas d'admission du recours, la cause devrait être renvoyée à l'autorité de plainte pour qu'elle statue sur le fond, conformément d'ailleurs aux conclusions prises par le recourant. Le recours est donc irrecevable en vertu de l'art. 93 al. 1 LTF.