Citation: 5A_945/2022 E. 4.1

4.1. L'autorité précédente a retenu la somme contestée sur la base des pièces nouvelles produites en procédure d'appel, le Tribunal civil ayant estimé que des frais de cette nature n'avaient pas été établis. Il en résultait qu'une dénommée E.________ avait facturé au débirentier 777 fr. pour des prestations de ménage effectuées en mars 2022, 621 fr. pour avril 2022 et 525 fr. pour mai 2022. Après avoir relevé qu'aucun contrat entre cette personne et l'intéressé ne figurait au dossier et que les pièces déposées n'attestaient pas du lieu où les heures de ménage avaient été effectuées, la cour cantonale a considéré que contrairement à ce que soutenait le mari, on ne voyait pas en quoi son déménagement dans un appartement plus grand et l'emménagement de son fils avaient rendu nécessaire l'intervention d'une aide de ménage qui ne l'était pas auparavant. Le nombre d'heures facturé (par ex. 23 heures pour le seul mois de février 2022, soit 6 heures par semaine ou presque une heure par jour) était également étonnant, l'âge des enfants laissant au mari davantage de temps à consacrer au ménage que s'ils étaient encore petits. Vu les revenus du débirentier, il n'était toutefois pas inusuel de recourir à une aide pour le ménage. Dès lors que l'on pouvait attendre de la fille majeure de l'intéressé, qui vit chez lui, de même que, dans une moindre mesure, de son fils âgé de 15 ans, qu'ils participent aux tâches ménagères, il convenait de retenir à ce titre une charge mensuelle de 300 fr., ce qui correspondait à environ 515 minutes d'activité au tarif horaire de 35 fr. pratiqué par la personne susvisée.