Citation: 5A_330/2021 E. 2.1

2.1. Dans son mémoire, la recourante soulève un grief d'établissement arbitraire des faits (art. 9 Cst.) et un grief de violation de son droit d'être entendue, faute de motivation suffisante de la décision attaquée (art. 29 al. 2 Cst.), dès lors que la cour cantonale a retenu dans sa partie " En fait ", que sa décision du 5 novembre 2019 octroyant au père l'autorité parentale exclusive sur les mineures aurait été confirmée par le Tribunal fédéral dans le cadre de la procédure 5A_1028/2019, alors que dite procédure était encore pendante au jour de la décision attaquée. La recourante expose que l'autorité précédente a restreint son droit de visite, singulièrement en supprimant un exercice durant les vacances scolaires, en se fondant sur le postulat erroné que son raisonnement consistant à suivre le résultat de l'expertise psychiatrique querellée, partant à limiter les prérogatives parentales de la mère, aurait été confirmé par le Tribunal fédéral dans la cadre de la décision relative à l'autorité parentale. La recourante fait valoir que non seulement ce raisonnement est insoutenable en l'absence d'arrêt du Tribunal fédéral dans la cause 5A_1028/2019, mais que le résultat auquel aboutit la Chambre de surveillance est aussi arbitraire puisqu'elle la prive de manière indéterminée de toutes relations personnelles avec ses filles durant les vacances. Pour le surplus, la recourante fait valoir que la limitation de son droit de visite ne se fonde ni sur une expertise récente, de laquelle il ressortirait que la situation des mineures s'est dégradée, ni sur aucune motivation topique du TPAE qui aurait pu être confirmée. La recourante fait enfin valoir la violation du droit fédéral, singulièrement des art. 273 al. 1 et 274 al. 2 CC.