Citation: 9C_768/2015 E. A

A.________ souffre depuis la naissance d'une infirmité motrice cérébrale, de malformations cérébrale, cardiaque et osseuse, ainsi que d'une épilepsie et d'un retard psychomoteur nécessitant une prise en charge spécialisée. Vivant avec B.________, sa mère, A.________ a bénéficié notamment d'une allocation pour impotent de degré moyen jusqu'à ses dix-huit ans (en dernier, communication du 9 juillet 2010). Elle a été accueillie en tant qu'interne d'abord au centre de pédagogie curative de la fondation C.________ à U.________ (de janvier 2010 à janvier 2014), puis à la fondation D.________ à V.________ (dès le 7 janvier 2014). Elle a été placée sous curatelle de portée générale par décision du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de la République et canton de Genève (du 24 juillet 2013). A l'invitation de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI), B.________ a, le 8 juillet 2013, déposé pour le compte de sa fille une demande d'allocation pour impotent pour adultes. Après avoir obtenu la confirmation de B.________ qu'elle s'était constituée un domicile à W.________ (France) du 1er décembre 2011 au 31 janvier 2014, puis à X.________, l'office AI a alloué à A.________ une allocation pour impotent de degré moyen à compter du 1er février 2014 (décision du 6 octobre 2014); en bref, il a considéré que l'assurée ne pouvait bénéficier d'une telle prestation que depuis son retour avec sa mère en Suisse.