Citation: 4A_484/2019 E. 4.3.2

4.3.2. Les recourants critiquent comme il se doit les deux pans de l'argumentation (cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368), fondée sur une interprétation subjective, puis objective, des manifestations de volonté. Toutefois, pour assurer l'efficacité de cette double charge, il eût fallu départir le fait du droit, puisque la contestation de l'état de fait, respectivement de l'appréciation des preuves, doit satisfaire à des exigences de motivation particulières (cf. consid. 2.2 supra). On rappellera que la constatation d'une commune et réelle intention des parties découle de l'appréciation des preuves et ressortit au fait, tandis que l'interprétation selon le principe de la confiance, consistant à rechercher quel sens les parties pouvaient et devaient donner, selon les règles de la bonne foi, à leurs manifestations de volonté réciproques en fonction de l'ensemble des circonstances, est une opération de droit (ATF 142 III 239 consid. 5.2.1). En l'occurrence, les recourants ne reprochent pas expressément à l'autorité précédente d'avoir sombré dans l'arbitraire en constatant la volonté réelle et commune des cocontractants; tout au plus déplorent-ils une analyse "confin[ant] à la témérité". Ils ne s'attachent pas non plus à démontrer de façon détaillée où résiderait un tel manquement constitutionnel. Ils inscrivent bien plutôt leur critique sur un mode de discussion typiquement appellatoire, qu'ils croient suffisante parce qu'arrimée à une prémisse juridique en réalité inexacte, selon laquelle une personne manifestant clairement son intention de ne pas occuper les locaux ne saurait en aucun cas être considérée comme un locataire. Ils ne tentent pas de contrer l'argument selon lequel aucun des deux occupants n'entendait louer le logement seul, la bailleresse elle-même ne voulant pas non plus d'un seul locataire, exigeant qu'une personne solvable prenne la place de l'étudiante. En bref, la critique des recourants ne satisfait pas aux exigences de motivation strictes, ce qui interdit l'entrée en matière. Demeure ainsi intacte la constatation selon laquelle la volonté réelle et commune des parties étaient que le recourant et le père de la recourante soient parties au contrat de bail en tant que colocataires.