Citation: I 249/05 11.07.2006 E. 3

Le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être écartée des constatations du docteur G.________ relatives à sa capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée et d'avoir par conséquent fixé à tort son degré d'invalidité à un taux inférieur à 70 %. 3.1 Le docteur G.________ a considéré que les atteintes à la santé physique de l'assuré entraînaient une incapacité de travail de 50 % dans une activité ne nécessitant ni port de charge, ni déplacements, ni flexion antérieure ou rotation du tronc. Sur ce point, il s'est référé pour l'essentiel à un rapport du 29 août 2002 du docteur B.________. Il a considéré qu'il convenait d'y ajouter une incapacité de travail de 20 %, attestée par le docteur A.________ en raison d'atteintes à la santé psychique. Après un entretien de synthèse, il a ainsi proposé de retenir une incapacité de travail globale de 70 % dans une activité adaptée. En soi, une telle démarche ne suffit pas à considérer que l'expert se serait écarté du mandat qui lui a été confié et nier d'emblée la valeur probante de ses constatations relatives à la capacité de travail résiduelle de l'assuré, contrairement à l'opinion des premiers juges. Tel n'est en tout cas pas le sens de l'arrêt S. du 26 mai 2003 (I 143/03), cité dans le jugement entrepris. En effet, l'un des objectifs de toute expertise pluridisciplinaire est précisément d'établir, dans un rapport de synthèse, si les incapacités de travail attestées par divers spécialistes se recouvrent partiellement ou entièrement (cf. arrêt R. du 26 mai 2003 [I 506/02], consid. 2.2). Cela étant, les constatations de l'expert seront tenues pour probantes s'il explique son point de vue de manière cohérente et si les autres exigences posées par la jurisprudence en la matière sont remplies (sur ces exigences : ATF 125 V 352 ss, consid. 3). C'est sur cette base qu'il convient de vérifier la valeur probante des constatations figurant dans l'expertise litigieuse.