Citation: 6B_845/2020 E. 1

Le 23 mai 2014, D.________ s'est présenté dans les locaux du Service F.________ et a été mis en contact avec A.________. Il lui a demandé le déblocage de fonds supplémentaires pour s'acquitter du rappel d'une facture du Service des contraventions de 174 francs. L'intéressée, sans consulter l'IPA, a accédé à sa demande en lui proposant de lui remettre 500 fr. en espèces, par le biais d'un ordre de caisse, en précisant que la somme devrait être partagée par moitié avec elle, ce que D.________ a accepté. Ce dernier a encaissé la somme à la caisse du Service F.________ puis a donné 250 fr. à A.________ quelques minutes plus tard, à l'extérieur du bâtiment. B.c. Entre le 1er janvier 2011 et le 2 juin 2014, à plusieurs reprises, A.________ s'est appropriée une partie - soit environ 50% - des fonds supplémentaires alloués à C.________ en plus de ceux destinés à son entretien mensuel. Elle a procédé par l'établissement d'ordres de caisse, remis en espèces à cette dernière, laquelle retrouvait ensuite A.________ dans un café situé à proximité des locaux du Service F.________ afin de lui remettre la part exigée. B.d. Entre le 21 septembre 2011 et le 3 avril 2014 à tout le moins, A.________ s'est appropriée la moitié, voire plus, des sommes perçues par B.________ au titre de fonds extraordinaires, soit 3'490 fr. sur un total de 6'900 francs. Lorsque celle-ci estimait avoir des besoins financiers excédant son entretien mensuel, elle approchait soit l'IPA en charge de son dossier, soit A.________. Cette dernière contactait B.________ par téléphone et lui indiquait les modalités de transmission des fonds, par remise d'espèces à la caisse du Service F.________ ou par virement bancaire. Lors de ces entretiens téléphoniques, A.________ lui fixait rendez-vous dans un café. A l'occasion de ces rencontres, l'argent exigé en échange de l'octroi des fonds supplémentaires lui était remis par B.________.