Citation: C 288/00 26.07.2001 E. A

A.- a) Après une période de chômage qui s'est achevée dans le courant de l'année 1992, K.________ a travaillé comme conseillère en personnel chez X.________ SA du 1er janvier au 30 avril 1997, puis comme courtière au service de Y.________ SA du 1er janvier au 4 mars 1998. Le 13 avril 1999, elle a déposé auprès de la Caisse d'assurance-chômage de la Société des jeunes commerçants (ci-après : la caisse) une demande d'indemnité de chômage à partir du 1er mars 1998. Elle y indiquait que si sa demande était tardive, c'était parce qu'elle avait reçu, au mois de mars 1998, des renseignements erronés de la part de l'Office régional de placement de Z.________ (ci-après : ORP), selon lesquels elle ne remplissait pas les conditions relatives à la période de cotisation et n'avait donc pas droit à des prestations de chômage. Par décision du 30 avril 1999, la caisse a refusé d'indemniser la perte de travail subie par l'assurée, motif pris que celle-ci n'avait pas exercé une activité soumise à cotisation durant six mois au moins dans le délai-cadre relatif à la période de cotisation (soit du 23 février 1997 au 22 février 1999). b) K.________ a contesté cette décision devant le Service de l'emploi du canton de Vaud (ci-après : le service), en invoquant le droit à la protection de la bonne foi. Dans sa détermination, l'ORP a exposé qu'aucun de ses employés ne se souvenait avoir reçu un appel téléphonique de K.________ au mois de mars 1998; de plus, aucun dossier n'avait été ouvert à ce nom. En revanche, le registre des téléphones contenait la trace d'un appel de l'assurée reçu quelques six mois plus tard, le 16 octobre 1998, au cours duquel un rendez-vous avait été fixé avec un conseiller pour le 28 octobre 1998. L'assurée l'avait toutefois annulé et n'avait repris contact avec l'ORP qu'au mois de février 1999. K.________ a produit une écriture complémentaire dans laquelle elle précisait qu'elle avait effectivement rappelé l'ORP au mois d'octobre 1998, mais seulement pour s'enquérir d'un poste vacant au sein de l'administration; pour le surplus, elle maintenait avoir été induite en erreur par l'ORP. Par décision du 21 octobre 1999, le service a rejeté le recours.