Citation: 5P.355/2005 05.01.2006 E. 1

2.2 En l'occurrence, la Cour de cassation a considéré que l'opinion du juge de première instance, selon laquelle la poursuite des relations de travail avec son dernier employeur n'aurait pas nécessairement impliqué, pour le recourant, des séjours de longue durée à l'étranger, n'était pas insoutenable. Cette appréciation paraît certes en contradiction avec l'attestation invoquée par le recourant. Sur le vu des autres éléments retenus, la constatation incriminée n'apparaît toutefois pas décisive. La cour cantonale a en effet tenu pour établi que le recourant avait de bonnes perspectives de résinsertion, car il bénéficiait notamment d'une excellente formation dans le domaine social, et qu'il aurait eu le temps d'essayer de trouver un nouvel emploi dès lors que son contrat de travail s'était terminé le 31 décembre 2003, après qu'en tout cas deux entretiens lui eurent été accordés, dont le premier en septembre 2002; le terme de son contrat lui avait par ailleurs été signifié six mois à l'avance. L'arrêt attaqué constate qu'il n'a cependant produit qu'une lettre de postulation datée du 17 décembre 2003, au demeurant peu claire, concernant un secteur sans rapport avec sa formation et son activité antérieure; quant à l'allégation - du reste étayée par aucune preuve - selon laquelle il respectait, depuis le 1er janvier 2004, ses obligations de recherche d'emploi envers l'assurance chômage, elle ne contredisait pas les faits retenus dans l'ordonnance de première instance concernant la quasi totale passivité dont il avait fait preuve jusqu'à ce qu'un terme soit mis à son contrat de travail, c'est-à-dire pendant de nombreux mois. A ces motifs, le recourant objecte que la fin de ses rapports de travail s'est décidée durant l'été 2003, après de laborieuses discussions, qu'il se trouvait alors en incapacité de travail en raison d'une dépression durable, ce qui l'a conduit à déposer une demande de prestations AI en décembre 2003, et que son état de santé, ainsi que le contrecoup de son licenciement, expliquaient que son rendement n'ait pas été optimal s'agissant de ses recherches d'emploi. Tout en renvoyant à son mémoire de recours cantonal, il indique que la formation très pointue qu'il a acquise en Angleterre, le fait qu'il ne maîtrise pas la langue allemande, ses qualifications professionnelles et son parcours lui offrent très peu de débouchés pour un poste à 60%. Il serait par ailleurs notoire que les places de travail dans le secteur social impliquent un diplôme suisse qu'il ne possède malheureusement pas. Ce faisant, le recourant se contente de procéder par affirmations, ce qui n'est pas suffisant au regard des exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra, consid. 1.2). En effet, il appartient en premier lieu au recourant de prouver qu'il ne lui est pas possible ou qu'on ne peut exiger de lui de gagner davantage; il ne peut simplement renvoyer à son revenu effectif. En l'occurrence, le recourant se borne à opposer son opinion à celle de la Cour de cassation en ce qui concerne ses possibilités de trouver du travail. Il n'établit pas, preuves à l'appui, en quoi l'appréciation de l'autorité cantonale serait arbitraire. Pour y satisfaire, il ne lui suffit pas d'affirmer qu'il est toujours sans travail et que la caisse de chômage ne verse des indemnités qu'en cas de recherches d'emploi sérieuses; il doit prouver son impossibilité de trouver du travail, ce qui présuppose qu'il indique au moins les recherches précises qu'il a entreprises et les motifs de refus. Force est ainsi de constater que le recourant ne démontre pas, par une argumentation précise, que l'autorité cantonale aurait jugé à tort qu'il était soutenable d'évaluer sa capacité contributive en se fondant sur un revenu hypothétique.