Citation: 1B_20/2016 E. 2

Le recourant se plaint tout d'abord à l'autorité précédente d'une violation de son droit d'être entendu. Il soutient en substance qu'elle n'aurait pas motivé le risque de collusion retenu; elle n'aurait ainsi pas mentionné pour quelle personne et pour quelle raison, ce danger existerait concrètement. Il ressort toutefois de l'arrêt cantonal que le risque de collusion ne concerne pas "uniquement [...] des acheteurs en l'état inconnus, mais déjà ceux qui ont proféré à l'encontre du recourant des accusations précises et dont l'identité est confirmée". La juridiction précédente a ainsi expliqué qui pouvait être concerné par le risque de collusion (acheteurs et accusateurs; cf. consid. 3c du jugement entrepris). Quant aux raisons permettant de retenir ce danger, elles découlent - certes en partie implicitement - des qualités de ces personnes, des auditions de confrontation à venir et du trafic de drogue reproché au recourant. Partant, ce grief doit être rejeté.