Citation: 4A_471/2015 E. 4.2

4.2. In casu, l'art. G3 des CGA invoqué par le recourant disposait que la couverture d'assurance prenait fin pour chaque assuré, notamment lorsque celui-ci " cessait son activité professionnelle ". Selon le sens ordinaire des mots, feue l'épouse du recourant devait raisonnablement comprendre que l'activité professionnelle mentionnée dans cette clause se rapportait à un travail permettant de dégager un profit. En d'autres termes, si la personne assurée n'exerçait plus son métier et n'avait ainsi pas de revenu provenant de son travail, elle n'était plus assurée. Le motif pour lequel l'assuré cessait d'exercer sa profession (p. ex. mauvaises affaires, retraite anticipée, etc.) ne jouait aucun rôle à teneur du libellé de l'art. G3 en question. Il suit de là que dès l'instant où feue l'épouse du recourant n'a plus exercé d'activité lucrative à partir du 13 novembre 2006, sa couverture d'assurance avait déjà pris fin lorsqu'elle est devenue totalement incapable de travailler dès le 23 novembre 2006, soit dix jours plus tard. Le recourant ne peut rien tirer des précédents dont il se prévaut. La présomption que l'assuré serait actif professionnellement s'il n'était pas malade ne vaut que si l'assuré a perdu son travail à une époque où il était déjà incapable de travailler en raison d'une maladie. En revanche, si la personne assurée tombe malade après qu'elle a perdu son travail, il est présumé que si elle n'était pas devenue malade, elle n'exercerait toujours aucune activité rémunérée (cf. arrêts déjà cités 4A_138/2013 du 27 juin 2013 consid. 4.1 et 9C_332/2007 du 29 mai 2008 consid. 2.1). Or, dans le cas présent, feue l'épouse du recourant est devenue entièrement incapable de travailler après avoir cessé définitivement d'exercer son activité professionnelle. Le moyen est infondé.