Citation: 2C_907/2016 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce que soutient la recourante, la Cour de justice n'a pas considéré que le titre mentionné dans cette disposition devait être un diplôme suisse. Il est vrai que l'arrêt attaqué indique que " le terme de licence fait référence à un diplôme universitaire délivré après quatre années d'études par un organisme étatique suisse avant 2004, soit avant l'entrée en vigueur de la réforme de Bologne en Suisse ". Avec cette analyse, ladite autorité entendait uniquement définir le diplôme à partir duquel la comparaison devait être opérée pour déterminer si le titre détenu par une personne demandant l'assermentation en qualité de traducteur-juré correspondait à ce qui est exigé à l'art. 2 al. 1 let. a LTJ. Ainsi, un éventuel diplôme étranger doit être du même niveau qu'un " diplôme universitaire délivré après quatre années d'études par un organisme étatique suisse avant 2004 ". Dans la suite de leur subsomption, les juges précédents relèvent que la licence universitaire française de la recourante sanctionne un premier cycle universitaire de trois années d'études. En conséquence, ils concluent que la licence de l'intéressée n'équivaut pas au niveau du master décerné à la fin du second cycle universitaire, à savoir après quatre ans et demi d'études au minimum requis par l'art. 2 al. 1 let. a LTJ. Ainsi, la Cour de justice a refusé de prendre en compte le titre de la recourante en raison du niveau d'études insuffisant qu'il sanctionnait et non pas en raison de son origine. Il découle de ce qui précède que le grief doit être rejeté.