Citation: 5A_339/2023 E. 3.1

3.1. La juge unique a d'abord laissé ouverte la question de savoir si la désignation d'un curateur au sens de l'art. 299 CPC devait s'examiner à l'aune de la CLaH96 (RS 0.211.231.011) dès lors que, de toute manière, cette requête avait été rejetée par la première instance, laquelle avait motivé sa décision à satisfaction de droit. La magistrate cantonale a ainsi rappelé que la question de la désignation d'un curateur à l'enfant avait été soulevée dans le contexte du renvoi de la cause au premier juge, afin de déterminer l'éventuelle contrariété à l'ordre public de la décision anglaise (art. 23 par. 2 let. d CLaH96), objet de la demande de reconnaissance ( supra let. C.d). Or cet examen ne nécessitait pas qu'un curateur fût nommé à l'enfant dès lors qu'il ne s'agissait pas de procéder à une révision de la décision rendue par la cour anglaise, ce que le recourant perdait de vue. A cela s'ajoutait que la requête du recourant était dépourvue de motivation efficace, celle-ci ne satisfaisant pas aux exigences découlant de l'art. 311 al. 1 CPC.