Citation: 6B_812/2015 E. 3.9

3.9. Enfin, l'arrêt du 2 avril 2014 de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Fribourg cité par le recourant a fait l'objet d'un recours en matière pénale du condamné (arrêt 6B_547/2014 du 21 juillet 2014). Il ressort de cet arrêt que l'autorité cantonale avait jugé la faute du recourant comme " très lourde ", estimant la peine de base adéquate à 14 ans de privation de liberté, puis avait ramené la sanction à 11 années de privation de liberté au motif d'une légère diminution de responsabilité liée à l'alcoolémie de l'auteur au moment des faits. Si le Tribunal fédéral, saisi par le condamné, a jugé que cette peine n'était pas sévère au point qu'il faille conclure à un abus du pouvoir d'appréciation, il apparaît d'emblée que la sanction de base (14 ans) a été fixée de manière très favorable à l'intéressé, compte tenu d'une culpabilité jugée " très lourde " pour un meurtre et que la réduction directe de la sanction résultant de la légère diminution de responsabilité, critiquable dans son principe (v. supra consid. 2.8), influence également de manière importante (3 ans) la peine prononcée. Celle-ci, par 11 ans de privation de liberté, correspondrait plutôt à une culpabilité moyenne, voire légère à moyenne, que la légère diminution de responsabilité ne paraît pas pouvoir expliquer à elle seule. Ce précédent ne démontre, dès lors, pas non plus que la peine infligée au recourant serait excessivement sévère.