Citation: 1C_292/2019 E. 5.4

5.4. A l'appui de leur recours, tout comme devant la cour cantonale, les recourants se réfugient derrière le fait que les "normes légales en matière de constructions et en particulier en matière de bruit" seraient respectées. Ils perdent toutefois de vue que, hors de la zone à bâtir, ces éléments ne sont pas suffisants, l'art. 24 let. a LAT imposant que l'implantation soit imposée par sa destination. Ils ignorent également qu'il appartient à la partie requérante de compléter sa demande en vue de démontrer que cette condition serait réalisée (cf. arrêts 1C_477/2014 du 22 décembre 2015 consid. 3.3 et les arrêts cités, en particulier ATF 136 II 214 consid. 2.2 p. 218 s.; 1C_312/2012 du 17 avril 2013 consid. 2.4-2.4.3). Or, devant le Tribunal fédéral, les recourants reconnaissent n'avoir pas donné suite à cette incombance, déclarant ne pas voir "quel aurait été l'intérêt d'établir un rapport complémentaire autre que les faits objectifs déjà contenus au dossier", ce qui, en soi, suffit déjà à sceller le sort du grief (cf. arrêts 1C_477/2014 du 22 décembre 2015 consid. 3.3; 1C_312/2012 du 17 avril 2013 consid. 2.4.3). Par surabondance, la Cour de céans souligne néanmoins que l'intérêt public que l'instance précédente a fait prévaloir, en insistant sur l'absence d'étude complémentaire de sites alternatifs, ne réside pas dans la protection contre le bruit des voisins opposants, comme le soutiennent les recourants; les conditions strictes auxquelles l'art. 24 LAT subordonne d'éventuelles dérogations à l'inconstructibilité de principe de la zone agricole concrétisent en effet le principe de la séparation du territoire bâti et non bâti. On relèvera que les arguments avancés par les recourants, liés notamment à l'impact économique de l'acquisition d'une autre parcelle, le cas échéant, en zone à bâtir, ou encore l'impossibilité pour le recourant, à titre personnel, de faire voler ses appareils sur cette parcelle ("liberté personnelle dans ces loisirs"), ne sont en tant que tels pas pertinents, et ne sauraient, selon la jurisprudence, prévaloir sur ce principe cardinal en matière d'aménagement du territoire.