Citation: 1P.248/2004 14.06.2004 E. 1

2.1 Il y a arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., lorsque la décision attaquée viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables, encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 9 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 et la jurisprudence citée). 2.2 Le recourant n'ayant pas déposé d'écritures en appel, il n'est pas possible de vérifier quels arguments ont été effectivement soumis à la Chambre pénale. En revanche, il ne ressort pas clairement du certificat médical produit en appel que la situation du recourant se serait aggravée depuis le prononcé civil. Ce certificat, du 17 février 2004, fait état d'une maladie de Crohn déclarée en 1988, avec des opérations subies en 1989 et 2001. Il est précisé que le patient "continue" d'avoir des poussées actives et imprévisibles de sa maladie, ses capacités de travail étant "nettement diminuées". Aucune aggravation significative de l'état de santé n'est mentionnée, et il n'est pas fait allusion aux chances de guérison. Quant aux démarches auprès de l'assurance invalidité, elles ne sont, selon le recourant lui-même, qu'"envisagées". Sur le vu de ces indications, il n'est pas arbitraire de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, qu'il n'y avait pas de modification notable de la situation du recourant. Celui-ci explique les raisons pour lesquelles les sommes dont il dispose bénéficient en premier lieu à son fils. Nonobstant l'absence de contact avec sa fille, il était possible au recourant de verser une partie de cet argent au Service de recouvrement. Les considérations de la cour cantonale sur ce point échappent, elles aussi, au grief d'arbitraire.