Citation: 8C_286/2024 E. 6

Le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves et des faits. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu à sa convenance certains éléments des deux expertises judiciaires pour conclure que sa capacité de travail n'était pas impactée de façon suffisante pour lui ouvrir le droit à une rente d'invalidité. Il fait valoir qu'il présente un syndrome chronique généralisé entraînant une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée selon l'expert judiciaire rhumatologue, rappelant que les syndromes douloureux chroniques font notoirement partie des pathologies rhumatologiques même s'ils ont des composantes psychosomatiques. La cour cantonale se serait arbitrairement écartée de l'avis de l'expert rhumatologue sur la capacité de travail dès lors qu'elle ne disposait d'aucune contre-expertise probante sur le plan somatique; or elle avait estimé nécessaire de mettre en oeuvre une expertise judiciaire, jugeant non probante l'expertise pluridisciplinaire réalisée par le CEMEDEX. Pour le recourant, si le rapport de l'expert judiciaire rhumatologue devait être considéré comme non probant, il faudrait alors ordonner une nouvelle expertise rhumatologique car autrement l'appréciation de son cas ne reposerait sur aucune expertise somatique probante. A tout le moins, devant deux expertises réalisées sans processus consensuel dans des domaines de spécialisation médicale différente et opposées dans leurs conclusions, une nouvelle expertise pluridisciplinaire serait nécessaire.