Citation: 6B_114/2022 E. 2.3.2

2.3.2. La recourante reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir écarté le temps qu'elle avait consacré le 13 octobre 2020 à l'étude de pièces nouvelles. Elle se plaint que l'arrêt attaqué ne précise pas les raisons ayant justifié ce retranchement, invoquant à cet égard une violation de son droit d'être entendue. Alors que le Tribunal de police avait pour sa part admis une indemnisation de 10 minutes à raison de l'étude de pièces nouvelles, la motivation présentée par la cour cantonale permet de comprendre sans ambiguïté qu'il n'y avait selon elle aucunement matière à tenir compte du temps allégué par la recourante pour ce poste (soit 150 minutes en l'occurrence), au vu du faible volume des pièces en question et de leur absence de complexité (cf. arrêt attaqué, consid. 6.4, 7ème par., p. 17). En outre, comme le suggère la recourante, il apparaît que la cour cantonale a relevé que les faits déduits de ces nouvelles pièces avaient déjà été évoqués lors de l'audience qui s'était tenue le 1er octobre 2020 au ministère public, pour laquelle il avait été tenu compte, outre de la durée de l'audience (10 minutes), de 30 minutes pour sa préparation et de 10 minutes pour la consultation du dossier (cf. arrêt attaqué, consid. 6.4, 6ème par., p. 17). Il doit ainsi être déduit de cette motivation que la cour cantonale avait écarté le grief de la recourante tendant à démontrer que ces pièces relevaient une problématique complexe en matière de droit administratif. Le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu doit dès lors être rejeté. Cela étant, par les développements contenus dans son recours, la recourante ne démontre aucunement qu'il était arbitraire de considérer en substance que l'étude de ces pièces nouvelles durant 150 minutes n'était ni pertinente, ni utile, dans la perspective de la défense des intérêts de son mandant.