Citation: 4A_570/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a constaté que la recourante s'était engagée à fournir des ascenseurs à voitures répondant aux exigences fixées dans son offre, parmi lesquelles figurait le respect de la Directive 2006/42/CE. La recourante avait ensuite produit une déclaration de conformité attestant que l'installation correspondait notamment à cette Directive et à la norme DIN EN 14010. Or, selon la cour cantonale, l'art. 5.5.3 de cette norme prévoyait qu'il était impératif qu'une barrière d'au moins un mètre de hauteur avec main courante soit érigée à la limite de l'installation litigieuse lorsque celle-ci se situait au bord d'un espace public, comme en l'espèce. Ainsi, si le contrat conclu entre les parties ne prévoyait pas expressément la pose de cette barrière, voire si elle n'était pas du ressort de la recourante, cette dernière se devait, en tant que spécialiste s'étant engagée à respecter les normes de sécurité, d'indiquer au maître de l'ouvrage qu'une telle barrière était indispensable d'un point de vue sécuritaire. La conformité aux normes applicables avait été promise par la recourante. Cela constituait une qualité qui pouvait être attendue de bonne foi par le maître de l'ouvrage. La cour cantonale a encore relevé que la non-conformité aux normes sécuritaires en la matière avait été démontrée. Elle a fait référence à la décision du 12 septembre 2017 du Département et au rapport de E.________ du 29 septembre 2017.