Citation: 5A_662/2017 E. 3.3

3.3. La cour cantonale aurait de plus procédé à une appréciation insoutenable des faits en estimant à tort que le montant de 25'000 fr. arrêté par le Tribunal à titre de provisio ad litem se composait de 20'000 fr. à titre d'honoraires du conseil de l'épouse et de 5'000 fr. à titre de frais judiciaires. Cette déduction serait inexacte et arbitraire dans la mesure où la somme de 20'000 fr. allouée par le Tribunal ne comprend pas la TVA et les débours. Le premier juge aurait en réalité fixé les frais judiciaires à 2'000 fr. (ce qui correspond à la somme que l'épouse a été condamnée à verser pour la procédure de mesures provisionnelles) et les honoraires du mandataire de celle-ci à 23'000 fr., TVA et débours compris. Selon le recourant, le Tribunal a par cette décision confirmé qu'il n'était pas nécessaire d'inclure dans son calcul une avance de frais complémentaire. En considérant que les frais prévisibles de la procédure devaient inclure une somme de 40'000 fr. à ce titre, alors que le premier juge n'avait pas formulé pareille requête et n'entendait selon toute vraisemblance pas y procéder, la Cour de justice aurait par conséquent erré. Il serait particulièrement choquant de le condamner à verser à l'intimée une somme de 40'000 fr. pour des frais judiciaires qui ne sont et ne seront pas réclamés, ce d'autant que ce montant ne lui serait sans aucun doute jamais remboursé. Ce faisant, le recourant développe à nouveau une argumentation purement appellatoire, dès lors qu'il se borne à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale sans démontrer d'arbitraire dans l'appréciation des preuves ou l'établissement des faits (art. 106 al. 2 LTF). Son argumentation est ainsi irrecevable à cet égard.