Citation: 2C_409/2022 E. 9

Il sied encore de relever que, contrairement à ce que les juges cantonaux ont retenu, le droit à l'obtention d'un titre de séjour découlant de l'art. 8 CEDH ne requiert pas nécessairement que les recourants aient préalablement obtenu une autorisation de placement au sens de l'art. 316 al. 1 CC et de l'ordonnance fédérale du 19 octobre 1977 sur le placement d'enfants (OPE; RS 211.222.338). En effet, les autorités administratives, dans la mesure où elles se fondent sur une législation et des critères d'appréciation qui leur sont propres, ne sont pas liées par les décisions prises par les autorités civiles (NICCOLO RASELLI/CHRISTINA HAUSAMANN/URS PETER MÖCKLI/DAVID URWYLER, Ausländische Kinder sowie andere Angehörige, in: Ausländerrecht, 2e éd. 2009, p. 782, ch. 16.92). Il faut cependant que les recourants 1 et 3 entreprennent les démarches nécessaires afin d'obtenir l'autorisation de garder le recourant 2 chez eux.