Citation: 9C_426/2016 E. A

A.a. A.________, sans formation, a travaillé dès 2001 en tant que joueur professionnel de hockey sur glace auprès du Hockey Club B.________ SA. Dans le cadre de cet emploi, il a été assuré pour la prévoyance professionnelle auprès de la Fondation collective LPP de l'Allianz Suisse Société d'Assurances sur la Vie (ci-après: la fondation collective). Dès le 25 février 2005, il a été en incapacité totale de travailler; l'employeur a résilié le contrat de travail pour la fin de ce mois. Du 28 février au 7 mars 2005, A.________ a été hospitalisé au département de psychiatrie de l'Hôpital C.________. Dans un rapport du 10 mars 2005, le docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a fait état (diagnostic principal) de troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation de cocaïne, trouble psychotique avec idées délirantes au premier plan (F14.51), ainsi que (autres diagnostics) de troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation de dérivés de cannabis actuellement abstinent mais dans un environnement protégé (F12.21). Durant le séjour de A.________, les médecins ont noté une rapide disparition des phénomènes hallucinatoires ainsi que de l'idéation persécutoire. De mars à septembre 2005, le prénommé a été suivi par la doctoresse E.________, qui a attesté une incapacité totale de travailler jusqu'au 31 août 2005. En 2006, il est parti vivre à l'étranger. De retour en Suisse, A.________ a été engagé par le Hockey Club G.________ SA du 15 décembre 2006 au 15 janvier 2007, date de son licenciement avec effet immédiat. Du 17 janvier au 29 avril 2007, il a été hospitalisé à l'Hôpital C.________ à cause d'idées délirantes à thème persécutoire et d'hallucinations auditives. Dans un rapport du 14 mai 2007, le docteur H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a fait état (diagnostic principal) d'une psychose non organique, sans précision (F29.X), ainsi que (autres diagnostics) de troubles mentaux et du comportement sur consommation de cocaïne, syndrome de dépendance, actuellement abstinent (F14.20). Dès le 30 avril 2007, A.________ a intégré le Hockey Club I.________ à l'essai et a repris les entraînements. Du 1 er août 2007 au 29 février 2008, son salaire a été versé par J.________ SA. Dans ce cadre, il a été assuré pour la prévoyance professionnelle auprès de la Fondation commune LPP pour le travail temporaire, dont les actifs et les passifs ont été repris, le 1 er janvier 2014, par la Caisse de pension Pro. Du 6 novembre 2007 au 18 janvier 2008, A.________ a été hospitalisé à nouveau à l'Hôpital C.________ pour une décompensation psychotique; le docteur H.________ a posé les mêmes diagnostics que précédemment (CIM-10: F29.X et F14.20) dans son rapport du 25 janvier 2008. A la suite d'une blessure à la cheville, A.________ a dû cesser les entraînements et est retourné à l'étranger, où il a été hospitalisé du 31 mai au 4 juillet 2008 en milieu psychiatrique. Rapatrié en Suisse, il a séjourné du 5 juillet 2008 au 25 mai 2009 à l'Hôpital C.________. Dans un rapport du 13 janvier 2009, le docteur K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et chef de clinique au Service de psychiatrie adulte de l'Hôpital C.________, a diagnostiqué une schizophrénie paranoïde (F20.0) entraînant une incapacité totale de travail, médicalement attestée à 100 % depuis mars 2008 au moins; ce médecin s'est encore exprimé le 4 juin 2009. A.b. Entre-temps, le 4 décembre 2008, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un avis du 12 mars 2009, le docteur L.________, médecin au Service médical régional, a retenu une schizophrénie paranoïde et une incapacité de travail totale et durable depuis le 1 er mars 2008. Par décision du 3 juillet 2009, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) l'a mis au bénéfice d'une rente entière d'invalidité à compter du 1 er juin 2009 (demande tardive). Des mesures d'ordre tutélaire ont été ordonnées le 5 février 2009. Après que la convention collective a refusé de lui allouer des rentes d'invalidité, A.________ a mandaté le docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, pour une expertise. Dans son rapport du 8 décembre 2014, le médecin a diagnostiqué, avec répercussion sur la capacité de travail, des troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives multiples, syndrome de dépendance, actuellement abstinent (F19.20; actif depuis février 2005) et une schizophrénie paranoïde, rémission incomplète (F20.04; actif depuis janvier 2007). Pour le docteur M.________, de septembre 2005 à janvier 2007 l'incapacité de travail était de 50 % et imputable aux troubles psychiatriques, dont les problèmes d'addiction faisaient alors majoritairement partie. Les capacités d'intégration, d'adaptation et d'autonomie de l'intéressé avaient continué à se dégrader par la suite, justifiant une rente entière d'invalidité dès 2009.