Citation: 6B_227/2020 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant ne conteste pas les éléments objectifs révélés par l'enquête qui lui sont imputés et sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour asseoir sa conviction concernant la participation du recourant à la distribution des deux lots de fingers. Il ne discute pas davantage leur pertinence dans l'établissement des faits qui lui sont reprochés. Il ne conteste pas avoir fourni des versions fantaisistes sur les raisons de ses appels à ses différents contacts et n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement considéré que sa dernière version, faisant état d'un désistement de sa part, ne serait pas plus crédible que les précédentes au vu des éléments factuels qui lui sont imputés. En outre, le procédé du recourant qui se borne à apprécier ses déclarations différemment de l'appréciation cantonale sans exposer en quoi celle-ci serait arbitraire s'avère appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va de même lorsqu'il invoque l'absence d'empreinte ou de trace ADN, étant rappelé que lorsqu'aucune preuve directe n'est disponible, une preuve indirecte, fondée sur des indices, peut entrer en considération, s'ils sont retenus de manière exempte d'arbitraire et apparaissent convaincants (arrêt 6B_400/2015 du 14 décembre 2015 consid. 6.4 et la référence citée). En l'occurrence, la Cour d'appel pénale a fondé son appréciation sur un faisceau d'indices convergents qui lui permettait de retenir qu'il était le fournisseur de G.________. Le recourant ne consacre aucune discussion à ces éléments. Son grief d'arbitraire est également irrecevable sur ce point. Le recourant fait enfin valoir que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il avait contacté l'ensemble des destinataires de la drogue, soit les 38 contacts découverts dans son smartphone, alors que seules 19 personnes avaient été contactées par ses soins en lien avec le dépôt des 261 fingers. A cet égard, le journal d'appel de son smartphone a certes permis d'établir qu'il avait contacté 19 personnes entre le 16 et le 18 juillet 2018. Toutefois, le rapport de police mentionne aussi que des appels ont eu lieu également dans la semaine du 9 au 12 juillet et que pour les autres contacts pour lesquels des traces d'appel n'avaient pas été retrouvées, il se pouvait que les personnes eussent été atteintes par un autre moyen, étant rappelé que le recourant a eu des contacts le 9 juillet avec C.________ et que F.________ est venue ravitailler un dépôt ce même jour. Le recourant ne discute pas non plus ces constatations et ne démontre pas en quoi celles-ci seraient entachées d'arbitraire. Son grief est également irrecevable. En définitive, en se fondant sur une constatation exempte d'arbitraire, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir que le recourant s'est rendu coupable d'infraction grave à la LStup.