Citation: 6B_1257/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Dans la configuration d'espèce, la condamnation du recourant pour lésions corporelles simples qualifiées au sens de l'art. 123 ch. 2 al. 2 CP ne prête pas le flanc à la critique. Aussi, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, écarter l'infraction de voies de faits, et à plus forte raison, l'exercice d'un prétendu "droit de correction" déduit du devoir d'éducation, étant précisé qu'il est douteux qu'un tel droit soit encore toléré en cas de violences physiques commises sur un enfant (Rapport explicatif du Département fédéral de justice et police du 23 août 2023 relatif à l'ouverture de la procédure de consultation concernant la modification du Code civil [éducation sans violence], p. 5 s.; motion Bulliard-Marbach 19.4632 "Inscrire l'éducation sans violence dans le CC" adoptée par le Conseil national [le 30 septembre 2021] et le Conseil des États [le 14 décembre 2022]; Rapport du Conseil fédéral du 19 octobre 2022 donnant suite au postulat 20.3185 Bulliard-Marbach du 4 mai 2020 "Protection des enfants contre la violence dans l'éducation", p. 5, 17, et en particulier 19 s.; cf. l'évolution de la jurisprudence sur ce point: ATF 129 IV 216 consid. 2; arrêts 6S.178/2005 du 22 juin 2005 consid. 3; 6P.106/2006 du 18 août 2006 consid. 6.4; 6B_724/2007 du 11 janvier 2008 consid. 2.7; 6B_1031/2008 du 26 janvier 2009 consid. 2; 6B_979/2021 du 11 avril 2022 consid. 6.3, commenté par MEIER/HÄBERLI, "Droit de correction", RMA 5/2022 p. 366 s.; 6B_396/2022 du 20 décembre 2022 consid. 3.5; 6B_1148/2021 du 23 juin 2023 consid. 3.4; cf. également Message du Conseil fédéral concernant la modification du Code pénal et du Code pénal militaire relative aux infractions contre la vie et l'intégrité corporelle, les moeurs et la famille du 26 juin 1985, FF 1985 II 1042, dont il ressort que l'éducation d'un enfant ne justifie jamais qu'on lui inflige des lésions corporelles).