Citation: 2A.268/2000 04.09.2000 E. D

D.- E.________ a recouru auprès du Département de l'économie publique, puis au Tribunal administratif. Par arrêt du 5 mai 2000, la juridiction cantonale a considéré en substance que l'intéressé avait commis un abus de droit en se prévalant de son mariage pour obtenir la délivrance d'une autorisation d'établissement, car l'autorisation sollicitée n'aurait jamais été délivrée si l'Office cantonal des étrangers avait su qu'un divorce était imminent. Quant à l'art. 8 CEDH, il ne s'opposait pas à son éloignement de Suisse dès lors que le recourant n'avait jamais été à même d'assurer entièrement son entretien ni, à plus forte raison, celui de sa fille et que, si son retour en Tunisie allait assurément compliquer l'exercice de son droit de visite, il ne le rendrait toutefois pas impossible.