Citation: 4A_598/2023 E. 5.2.2

5.2.2. Tel qu'il est présenté, le grief ne saurait prospérer. En l'occurrence, il apparaît que le recourant a eu tout loisir de se déterminer sur le contenu du témoignage écrit du footballeur. Dans sa duplique du 9 septembre 2021, l'intéressé aurait pu et dû solliciter l'audition du témoin concerné s'il estimait pareille mesure opportune ou, à tout le moins, profiter de cette occasion pour présenter une liste de questions complémentaires à soumettre par écrit audit témoin, s'il entendait remettre en cause les déclarations faites par ce dernier. Au lieu de le faire, il s'est borné à conclure à l'irrecevabilité de la pièce produite par son adversaire à l'appui de sa réplique. Comme l'expose en outre l'intimée sans être contredite par le recourant, ce dernier a expressément demandé au TAS, à l'issue du second échange d'écritures, de ne pas tenir d'audience. De plus, il a signé l'ordre de procédure et retourné celui-ci au TAS le 21 octobre 2021 sans formuler la moindre remarque ou objection quant au prétendu non-respect de son droit d'être entendu. Dans ces conditions, le recourant est forclos à venir soutenir aujourd'hui, une fois connu le sort du procès arbitral, que son droit d'être entendu n'a pas été respecté respectivement que les principes du contradictoire et de l'égalité des parties ont été violés. Cette question de forclusion mise à part, le reproche formulé par le recourant tombe de toute manière à faux. Selon la jurisprudence, l'art. 182 al. 3 LDIP ne confère en effet pas aux parties le droit de poser ou de faire poser oralement des questions aux auteurs de dépositions écrites (arrêts 4A_199/2014 du 8 octobre 2014 consid. 6.2.3; 4P.196/2003 du 7 janvier 2004 consid. 4.2.2.2). N'en déplaise au recourant, il ne saurait en être autrement ici. Pour le reste, l'intéressé, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, se contente de critiquer l'appréciation de l'ensemble des preuves disponibles opérée par l'arbitre. Il va sans dire qu'une telle démarche est inadmissible en matière d'arbitrage international. En tout état de cause, les explications avancées par le recourant ne permettent pas d'établir en quoi le témoignage écrit du joueur aurait effectivement influencé l'issue du litige. A la lecture de la sentence attaquée, il apparaît, en effet, que l'arbitre s'est fondée sur l'ensemble des accords conclus entre les parties pour admettre que l'intimée avait effectivement joué le rôle intermédiaire dans le cadre du transfert du joueur à D.________, le témoignage écrit du joueur ne venant que confirmer le résultat auquel avait déjà abouti l'arbitre. A cet égard, le passage suivant de la décision entreprise est particulièrement révélateur: "120. (...) The context given by the several agreements demonstrate the involvement of the Claimant in providing its intermediary services, which is also confirmed by the Players witness statement submitted as Exhibit 4 of the Claimant's Reply, evidence validly admitted pursuant to Article R44.1 of the CAS Code". Il suit de là que le moyen considéré, s'il n'avait pas été atteint par la forclusion, n'aurait pu qu'être rejeté comme étant infondé.