Citation: 1C_252/2021 E. 3.2.2

3.2.2. Sur la base des différents éléments versés au dossier, la cour cantonale a retenu que le permis de conduire présenté par le recourant n'avait pas été établi officiellement. Le dépôt d'un certificat d'authenticité et d'attestation de droit de conduire fait le 16 décembre 2019 à Toliara (Madagascar) et "vu" à l'Ambassade de Madagascar en France le 24 juillet 2020 ne permettait pas de considérer que le recourant avait prouvé être en possession d'un permis de conduire valable délivré conformément aux conditions d'obtention de la législation du pays d'émission, spécialement en raison des multiples signes de falsification mis en lumière par le service spécialisé et les informations communiquées par les autorités malgaches sur demande des autorités suisses (Ambassade suisse à Antananarivo et fedpol). En présence, à tout le moins, de doutes légitimes quant à l'authenticité du document et de l'intérêt public à la sécurité routière, les autorités cantonales inférieures avaient à juste titre prononcé une interdiction de conduire en Suisse pour une durée indéterminée en application de l'art. 10 al. 2 de la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR; RS 741.01) ainsi que des art. 42 al. 1 et 45 al. 1 de l'ordonnance fédérale réglant l'admission à la circulation routière du 27 octobre 1976 (OAC; RS 741.51). Selon le recourant, l'instance précédente aurait fait "deux poids, deux mesures" en ne tenant compte que des informations communiquées par les autorités malgaches aux autorités suisses, au détriment du certificat d'authenticité et d'attestation de droit du 16 décembre 2019, pourtant aussi émis par les autorités de Madagascar. Ce faisant le recourant reproche en réalité à l'instance précédente une mauvaise appréciation des preuves, grief que le Tribunal fédéral n'examine que sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.3; 140 I 201 consid. 6.1; s'agissant de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, voir ATF 140 III 264 consid. 2.3; 140 I 201 consid. 6.1) et pour autant qu'il réponde aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 146 IV 114 consid. 2.1; 141 IV 369 consid. 6.3). Le recourant se limite cependant à une argumentation strictement appellatoire, exempte de toute démonstration du caractère arbitraire des constatations cantonales, raison pour laquelle sa critique doit être déclarée irrecevable. On relèvera néanmoins que, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur les informations délivrées par les autorités malgaches aux autorités suisses, pour établir la falsification du permis litigieux; elle a également tenu compte des éléments objectifs mis en évidence par le Service forensique, en particulier les éléments de personnalisation, notamment la mauvaise qualité des timbres humides et secs et l'absence de timbre fiscal sur le document litigieux (cf. rapport de police du 28 mai 2020). Il faut encore souligner que la réponse d'Antananarivo à la demande officielle des autorités suisses est postérieure à la date figurant sur l'attestation dont se prévaut le recourant et établie à sa demande. Cette attestation mentionne du reste que le recourant serait domicilié à Toliara, alors que ce dernier a déclaré avoir son domicile en France depuis 1987. Dans ces circonstances, il n'apparaît pas critiquable d'avoir fait prévaloir les renseignements les plus récents fournis par le biais d'un canal officiel au détriment d'une attestation antérieure établie à la demande du recourant (et produite par celui-ci), quand bien même ce document aurait été "vu" par l'Ambassadeur de la République de Madagascar en France, mention dont on ignore au demeurant la réelle portée.