Citation: 8C_677/2013 E. 3

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir abouti à un résultat arbitraire dans la mesure où elle a apprécié différemment la gravité de ses prétendues carences dans l'organisation et la planification du travail dans le premier et le second jugement, alors que les faits à la base des deux jugements sont identiques et qu'ils n'ont pas été remis en cause par le Tribunal fédéral. En particulier, il estime contradictoire le point de vue des juges cantonaux qui ont, dans un premier temps, qualifié la négligence dont il aurait fait preuve de "faute moyenne" - ce qui les avait conduits à considérer que la sanction de la révocation était disproportionnée et arbitraire -, puis conclu ensuite que cette "faute moyenne" constituait un "motif grave" justifiant un licenciement au sens de l'art. 100 aStatut. En tout état de cause, le recourant considère que les griefs qui lui sont reprochés ne présentent pas un caractère de gravité suffisant pour rompre le lien de confiance avec son employeur. D'une part, la cour cantonale n'a pas confirmé le grief relatif à un comportement désobligeant à l'égard de ses collègues. D'autre part, en ce qui concerne sa gestion technique du théâtre, elle a seulement retenu l'existence d'une "certaine négligence" dans l'établissement des plannings pour ses collaborateurs, tout en mettant en évidence de nombreux éléments à sa décharge. Ainsi, la cour cantonale a notamment relevé que l'activité théâtrale s'accommode peu d'une planification rigoureuse, que les problèmes de planning sont récurrents dans tous les théâtres et que la situation des collaborateurs de B.________ en termes de prévisibilité de leur temps de travail n'a pas véritablement changé après le départ de l'intéressé, évoquant en plus l'absence de réaction de la commune durant de longues années et le caractère rigoureux de ce licenciement par rapport à d'autres cas rapportés par les témoins. Dans ce contexte, le recourant se plaint aussi d'un défaut de motivation du jugement, car on ne comprendrait finalement pas les raisons pour lesquelles les juges cantonaux ont admis l'existence d'un motif grave de licenciement.