Citation: 6S.144/2003 13.06.2003 E. 4

Invoquant une violation de l'art. 47 CO, la recourante conteste l'allocation d'indemnités pour dommages et intérêts et tort moral dès lors qu'elle doit être libérée au plan pénal. En l'espèce, la recourante ne fournit aucune motivation recevable qui réponde aux exigences minimales de l'art. 273 al. 1 let. b PPF. Ses conclusions civiles ne sont que la conséquence de l'acquittement invoqué sur le plan pénal relativement à l'art. 122 CP. Or, à défaut d'acquittement (cf. supra, consid. 2), il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur celles-ci et il peut être renoncé, contrairement à la règle de l'art. 276 al. 3 PPF, à des débats oraux (ATF 129 IV 71 consid. 2.4 p. 80 s.; 76 IV 102 consid. 4 p. 107). Au surplus, la recourante conclut uniquement à l'annulation du jugement attaqué, ce qui constitue la seule conclusion recevable au plan pénal en raison du caractère cassatoire du pourvoi. Elle ne prend toutefois aucune conclusion séparée et concrète sur le plan civil, ce qui entraîne en principe aussi l'irrecevabilité du pourvoi à cet égard (ATF 127 IV 141 consid. 1d p. 143).