Citation: U 245/01 09.01.2003 E. 3

3.1 La causalité est adéquate si, d'après le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, le fait considéré était propre à entraîner un effet du genre de celui qui s'est produit, la survenance de ce résultat paraissant de façon générale favorisée par une telle circonstance (ATF 125 V 461 consid. 5a et les références). Lors de troubles d'ordre psychique consécutifs à un accident, l'appréciation de la causalité adéquate se fonde sur des critères spécifiques lorsque l'assuré a été victime d'un traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue (SVR 1995 UV no 23 p. 67 consid. 2, précité) ou d'un traumatisme cranio-cérébral. Lorsque l'existence d'un tel traumatisme est établie, il faut, si l'accident est de gravité moyenne, examiner le caractère adéquat du lien de causalité en se fondant sur les critères énumérés aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, sans qu'il soit décisif de savoir si les troubles dont est atteint l'assuré sont plutôt de nature somatique ou psychique (ATF 117 V 367 consid. 6a, dernier paragraphe; RAMA 1999 no U 341 p. 408 sv. consid. 3b). En revanche, dans les autres cas, l'examen du caractère adéquat du lien de causalité doit se faire, pour un accident de gravité moyenne, sur la base des critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa. Si les lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des suites d'un traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue ou d'un traumatisme cranio-cérébral, bien qu'en partie établies, sont toutefois reléguées au second plan par rapport aux problèmes d'ordre psychique, ce sont les critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa, et non pas ceux énumérés aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, qui doivent fonder l'appréciation de la causalité adéquate (ATF 123 V 99 consid. 2a; RAMA 1995 p. 115 ch. 6). 3.2 En l'espèce, il ressort des constatations médicales initiales que l'assuré a été frappé à la hauteur de la tête et de la nuque par la porte à pression en béton d'un coffrage, qui s'est ouverte brusquement. Il n'a pas perdu connaissance mais a subi un traumatisme cranio-cervical avec plaie occipitale du cuir chevelu et contusion de la colonne vertébrale (rapport du docteur A.________, du 7 mai 1997). Dans les mois qui ont suivi, l'assuré a présenté les signes d'une dépression réactionnelle croissante (lettre du docteur A.________, du 4 juin 1998). Les médecins de la clinique psychiatrique Z.________, où l'assuré a dû être interné à l'automne 1998 ont relevé, sur le plan psychique, un épisode dépressif moyen sans syndrome somatique, une personnalité émotionnelle labile de type impulsif, ainsi que des facteurs de stress psycho-sociaux et des difficultés dans les rapports avec son épouse (rapport du 26 novembre 1998). Comme l'ont relevé les spécialistes de la clinique de réadaptation de W.________, ces problèmes psychiatriques ont acquis une dynamique propre (rapport du 19 mars 1999) leur conférant un rôle de premier plan parmi les causes d'incapacité de travail du recourant (rapport de la Clinique pour l'épilepsie et la neuroréhabilitation de V.________, du 2 juillet 1999, p. 3). Il résulte de ces constatations, au demeurant confirmées par l'ensemble du dossier médical, que l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre les troubles dont souffre l'assuré et l'accident du 13 mars 1997 doit être examinée au regard des critères développés par la jurisprudence pour l'analyse de la causalité adéquate en relation avec des troubles psychiques, sans qu'il soit nécessaire, pour le surplus, d'examiner plus en détail si l'accident subi peut être assimilé à un traumatisme de type «coup du lapin» et si le recourant en présente le tableau clinique typique.