Citation: H 18/00 03.04.2000 E. 1

1.- La rente extraordinaire dont bénéficiait la recou- rante se fondait sur l'art. 42 al. 1, 2 let. c et al. 5 LAVS, dans sa teneur applicable jusqu'au 31 décembre 1996. C'est ainsi que pouvaient prétendre à une rente extraordi- naire de vieillesse les femmes mariées, même domiciliées à l'étranger, dont l'époux présentait une durée complète de cotisation et se trouvait assuré à titre obligatoire (notamment en raison de l'exercice d'une activité lucrative en Suisse; art. 1er al. 1 let. b LAVS). En l'occurrence, le mari de la recourante a été obligatoirement assuré à l'AVS jusqu'au 1er avril 1998, du fait qu'il exerçait une activi- té lucrative en Suisse. Aussi bien le droit à la rente extraordinaire s'est-il éteint, conformément aux disposi- tions légales citées, pour être remplacé par une rente ordinaire, calculée en fonction de la propre carrière d'as- surance de la recourante. Devant le Tribunal fédéral des assurances, la recou- rante ne conteste plus la modification de son droit à la rente. Elle fait certes valoir qu'un "consultant AVS" des S.________ aurait affirmé que "la situation serait en ordre jusqu'à fin 1998", au cas où le mari prendrait une retraite anticipée en cours d'année 1998; si le mari n'avait pas reçu cette information, affirme la recourante, il aurait pris sa retraite à la fin de l'année 1998 seulement. Mais, sur la base de ce simple allégué, on ne saurait admettre une violation du droit constitutionnel à la protection de la bonne foi (art. 5 al. 3 et art. 9 Cst.; art. 4 al. 1 aCst.) qui justifierait - en dérogation à la réglementation légale - le versement d'une rente extraordinaire jusqu'à la fin de l'année 1998.