Citation: 1B_116/2008 08.05.2008 E. 4

La décision attaquée n'est pas - comme semble le penser le recourant - une décision finale sur la demande de révision. En effet, le Président de la Chambre pénale s'est limité, à ce stade de la procédure, à refuser la mise en liberté provisoire; il est donc prévu que le recourant reste en détention jusqu'à ce que l'autorité compétente (la Chambre pénale) statue, par une décision distincte, sur la demande de révision. Ce refus de suspendre provisoirement l'exécution du jugement est fondé sur les règles du droit cantonal de procédure pénale concernant la révision (art. 223 ss CPP/FR). Celui qui attaque une telle décision devant le Tribunal fédéral peut faire valoir qu'elle est contraire au droit fédéral, c'est-à-dire au droit constitutionnel (cf. art. 95 let. a LTF). Il doit alors formuler ses griefs avec une motivation conforme aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il lui incombe donc en principe d'expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être contraire aux garanties de la Constitution (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). La motivation contenue dans le mémoire du recourant, qui ne critique pas explicitement le refus de suspension de l'exécution de la peine, seul point litigieux à ce stade, mais s'en prend essentiellement au jugement pénal, ne satisfait manifestement pas à ces exigences légales. Le recours au Tribunal fédéral, insuffisamment motivé parce que dépourvu de toute argumentation sur la question décisive, est donc irrecevable et le présent arrêt doit être rendu selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.