Citation: 2C_467/2024 E. B

Le 30 mai 2022, A.________ a requis la prolongation de son autorisation de séjour, en expliquant qu'elle était sans activité lucrative, qu'elle percevait des prestations sociales et qu'elle attendait une décision AI. Par décision du 10 octobre 2022, l'Office d'assurance invalidité a refusé d'octroyer une rente d'invalidité à A.________. Il a relevé que son état de santé s'était aggravé depuis 2019 et que des limitations fonctionnelles supplémentaires devaient être retenues et précisé qu'elle conservait néanmoins une capacité de travail de 90 % dans toute activité adaptée à ces limitations. Le 8 novembre 2022, A.________ a interjeté recours contre la décision du 10 octobre 2022 auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Le 28 octobre 2022, le Service cantonal de la population du canton de Vaud a attiré l'attention de A.________ sur le fait que, alors qu'elle expliquait avoir cessé de travailler en juin 2017, elle avait indiqué dans sa demande de rente d'invalidité déposée en 2021 qu'elle était traitée depuis juillet 2020 seulement. Il lui a demandé notamment une copie de tous ses certificats médicaux depuis le début réel de son traitement médical correspondant à sa demande de prestations Al, une copie de la décision de refus de l'Office d'assurance invalidité du 10 octobre 2022, une copie du certificat de travail établi par son dernier employeur, ainsi qu'une copie des justificatifs concernant ses nombreuses périodes sans activité. Le 10 février 2023, A.________ a confirmé qu'elle avait cessé sa dernière activité professionnelle en juin 2017 et que c'est à cette période que ses ennuis de santé avaient débuté. Elle a transmis la décision de l'Office d'assurance invalidité du 10 octobre 2022, tout en indiquant ne pas être en mesure en revanche de produire ses anciens contrats de travail. Elle a enfin relevé qu'elle transmettrait ultérieurement ses certificats médicaux. Le 20 février 2023, A.________ a transmis une série de certificats médicaux établis entre le 12 février 2019 et le 27 novembre 2019 qui attestaient une incapacité de travail entre le 12 février 2019 et le 31 janvier 2020, un certificat médical rédigé le 18 janvier 2023 qui indiquait que l'intéressée n'était pas apte à reprendre une activité professionnelle pour des raisons médicales et psychiatriques.