Citation: 2C_25/2022 E. 1.4.2

1.4.2. En l'occurrence, le recours a été formé par la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes du canton de Vaud. Il a été signé par un employé de sa Direction des affaires juridiques, sur délégation de compétence de son Directeur général, l'autorisant à agir "au nom de la Direction du recouvrement" de ladite Direction générale des affaires institutionnelles et des communes, qui est indéniablement une entité cantonale dépourvue de la personnalité juridique. L'autorité recourante ne prétend pas qu'elle aurait agi en tant que représentante du canton de Vaud et, comme déjà indiqué, elle ne produit pas de procuration dans ce sens. Du reste, la représentation procédurale d'un canton incombe en règle générale à son autorité exécutive supérieure (cf. ATF 141 I 253 consid. 3.3; 137 V 143 consid. 1.1; 136 V 351 consid. 2.4), soit le Conseil d'Etat s'agissant du canton de Vaud (cf. art. 112 Cst./VD; RS 131.231; cf. aussi art. 26 de la loi vaudoise du 11 février 1970 sur l'organisation du Conseil d'Etat; BLV 172.115). Enfin, la recourante ne se prévaut pas - et on ne le voit pas non plus - de dispositions cantonales qui l'autoriseraient à agir au nom dudit canton. Dans ces conditions, il faut admettre que l'autorité recourante ne peut pas non plus justifier d'un droit de recours sur la clause générale de l'art. 89 al. 1 LTF.