Citation: 1B_332/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant fait en revanche grief à la cour cantonale de ne pas avoir énuméré, par l'établissement d'une liste, les clients de la société concernés par l'interdiction de contact. A défaut d'une telle liste et faute de savoir précisément quelles personnes sont visées par l'interdiction de contact, il affirme ne pas être en mesure de procéder à des recherches d'emploi, ce qui rendrait la mesure disproportionnée. Le recourant ne s'était toutefois pas plaint de ces circonstances dans le cadre de la procédure cantonale ayant conduit au prononcé initial de mesures de substitution, pas plus que lors de la procédure de recours au Tribunal fédéral (1B_485/2019) contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours du 2 septembre 2019, ni apparemment dans le cadre de la procédure civile, lors de laquelle une interdiction de prendre contact avec la clientèle de B.________ SA a été prononcée par voie de mesures provisionnelles. Il ressort ainsi de l'arrêt 1B_485/2019 du 12 novembre 2019 que le recourant ne contestait alors pas la clarté de l'interdiction de contact portant sur les clients et les employés de la partie plaignante, mais uniquement celle relative aux "partenaires commerciaux". A cet égard, il a été admis avec le recourant que cette dernière notion était particulièrement vague et incertaine, le cercle des personnes potentiellement concernées étant susceptible d'évoluer sensiblement au gré du développement des affaires de la société. Il ne pouvait ainsi être imposé au recourant qu'il connût l'identité des personnes avec lesquelles la partie plaignante était en concurrence ou entretenait éventuellement des relations d'affaires, à Genève et ailleurs, ni même qu'il se souvînt de toutes celles avec lesquelles il avait été en contact durant son emploi (cf. arrêt 1B_485/2019 du 12 novembre 2019 consid. 3.4.2). Cela étant, en tant qu'il peut être compris que la notion de "clients" vise, pour une entreprise, les personnes à qui elle fournit des biens ou des services contre paiement, cette notion, contrairement à celle de "partenaires commerciaux", est suffisamment claire. Il est observé que la cour cantonale a pris soin de préciser qu'outre les employés de B.________ SA, l'interdiction de contact ne portait que sur les clients de la société qui étaient "sous contrat" et "connus" du recourant à la date de son licenciement, en l'occurrence le 29 mars 2019 (cf. arrêt entrepris, consid. 3.4 p. 11). Ainsi, au regard de ce qui précède, il apparaît que, dans l'hypothèse où il serait reproché au recourant d'avoir pris contact avec un client de la société, en particulier dans le cadre de ses recherches d'emploi, il lui demeurerait loisible d'invoquer des éléments propres à établir sa bonne foi et son ignorance de la relation commerciale susceptible d'exister ou d'avoir existé entre la personne contactée et la partie plaignante. Dès lors, et dans la mesure où il peut être également compris que la notion de "clients sous contrat" renvoie aux personnes ayant confié des mandats à B.________ SA, société active dans l'administration de fonds et de titres - selon son but social inscrit au Registre du commerce -, il y a lieu d'admettre que le cercle des personnes concernées par l'interdiction de contact litigieuse est déterminé de manière suffisamment précise.