Citation: 1C_734/2021 E. 4.5.2

4.5.2. En l'espèce, la Cour de justice a expressément exposé que la question du vide d'étage avait fait, par quatre fois, l'objet d'un examen détaillé par la Commission d'architecture qui avait, dans ses préavis des 5 mars 2019 et 21 mai 2019, accepté une dérogation en application de l'art. 49 al. 5 LCI et qu'ils soient finalement portés à 2,51 m vu l'évolution du projet et une "habitabilité s'orient[ant] vers des logements à but collectif avec une typologie originale". Elle a ajouté que les recourants n'amenaient aucun élément qui permettrait de conclure que, ce faisant, la Commission n'aurait pas, à l'instar de l'examen auquel elle s'était livrée pour la question du gabarit de l'immeuble, considéré en définitive que cette dérogation ne rompait pas avec l'harmonie des bâtiments voisins ni ne créait de problèmes d'habitabilité. Les recourants ne contestent pas que la question du vide d'étage a fait l'objet de quatre examens détaillés par la Commission d'architecture. Ils se contentent d'affirmer que cette commission aurait insuffisamment motivé la réduction de ses exigences quant à la hauteur du vide d'étage passant de 2,60 m à 2,51 m. Partant, ils font fi de l'explication relevée par la cour cantonale et ne démontrent pas en quoi le raisonnement de l'instance précédente serait insoutenable. Fussent-ils habilités à s'en prévaloir, les recourants ne peuvent rien tirer non plus du fait que cette dérogation interviendrait au détriment de la qualité de vie des utilisateurs finaux. Quant au fait que des vides d'étage de 2,51 m aux étages et de 2,70 m au rez-de chaussée "romprait manifestement avec l'harmonie des bâtiments alentours", il représente uniquement l'appréciation subjective des recourants et ne démontre aucunement en quoi la cour cantonale aurait appliqué arbitrairement l'art. 49 LCI. Mal fondé, le grief doit être rejeté.