Citation: C 331/05 08.01.2007 E. 4

Se fondant sur les déclarations de l'intimée lors de son audition, les premiers juges ont retenu que lorsque celle-ci avait recommencé à travailler après la naissance de son deuxième enfant, elle avait immédiatement trouvé une solution de garde auprès de sa belle-mère pour les mois d'octobre et de novembre 2003. Cette solution n'était cependant plus envisageable dès le mois de décembre 2003 en raison d'une mésentente entre l'intimée et sa belle-soeur, avec laquelle vivait sa belle-mère. Cette situation avait amené l'intimée à renoncer à confier ses enfants à sa belle-mère pendant la période de conflit, raison pour laquelle elle avait indiqué, au cours de son premier entretien de conseil auprès de l'ORP du 3 décembre 2003, qu'elle n'avait pas de solution de garde pour ses enfants. Toutefois, le conflit entre l'intimée et sa belle-soeur ayant pris fin dès le retour de vacances de la belle-mère le 7 janvier 2004, la solution de garde auprès de cette dernière était à nouveau possible, ce que démontrait la reprise d'une activité par l'intimée dès le mois de février 2004. Pour l'essentiel, le recourant fait valoir que l'attestation du 22 septembre 2005 de la belle-mère de l'assurée ne suffit pas à établir rétrospectivement l'aptitude au placement de celle-ci. Cela d'autant moins que ce n'est que le 9 septembre 2005, lors de son audition, que l'assurée a, pour la première fois, indiqué que sa belle-mère était en mesure de garder les enfants.