Citation: 9C_96/2007 16.10.2007 E. 3

3.1 Le recourant estime que les avoirs de prévoyance de son ex-épouse seraient plus importants que ceux pris en compte par le juge des assurances sociales. A cet égard, il fait valoir, comme déjà en procédure cantonale, que durant les premières années de mariage, son ex-épouse a travaillé pour le compte du dancing « X.________ » à Y.________, réalisant un salaire sur lequel des cotisations de la prévoyance professionnelle auraient dû être prélevées. 3.2 Selon les constatations de la juridiction cantonale, qui lient en principe le Tribunal fédéral (art. 105 LTF), l'activité lucrative exercée par S.________ comme artiste de cabaret jusqu'en juillet 2003 n'a pas été soumise à cotisations à la prévoyance professionnelle. Dans ces circonstances, les premiers juges ont retenu qu'il n'y avait pas lieu de donner suite à la réquisition de M.________ tendant à ce que son ex-épouse produise les fiches de salaire et certificats de prévoyance professionnelle relatifs à la durée du mariage. Ils ont ainsi exécuté le jugement de divorce en ordonnant le partage par moitié des prestations de sortie de chacun des époux. 3.3 En l'espèce, il ressort des documents se trouvant au dossier et des recherches effectuées au surplus par le tribunal des assurances que S._________ n'a pas été affiliée à une institution de prévoyance pour son activité comme artiste de cabaret au service du dancing « X.________ » à Y.________. En l'absence de toute expectative de prévoyance en rapport avec cette activité, le juge des assurances ne saurait procéder au partage d'avoirs inexistants sur le compte de libre passage de l'ex-épouse. En effet, s'il incombe au juge des assurances de partager tous les avoirs de prévoyance qui ont effectivement été épargnés pendant la durée du mariage, celui-ci n'est en revanche pas compétent, dans le cadre du procès en partage des avoirs de prévoyance, pour élucider la question de savoir si l'un ou l'autre époux aurait dû accumuler plus d'avoirs de prévoyance. Si l'un des époux soupçonne l'autre époux d'avoir travaillé au noir ou l'employeur de celui-ci de ne pas l'avoir affilié à une institution du deuxième pilier, respectivement de ne pas avoir annoncé ou décompté suffisamment de salaire, il y a lieu pour l'époux qui se sent lésé de s'opposer dans la procédure de divorce au partage par moitié de ses prestations de sortie ou de demander une indemnité équitable selon l'art. 124 CC. En aucun cas le juge des assurances chargé de l'exécution du partage selon l'art. 142 al. 2 CC ne peut, après que l'affaire lui a été transmise par le juge du divorce, être appelé à reconstruire après-coup des rapports de prévoyance qui n'existaient pas.