Citation: 9C_424/2022 E. A

A.a. A.________ a travaillé en dernier lieu comme nettoyeur de tapis. Le 5 mars 2014, il a chuté dans les escaliers. Le cas a été pris en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 5 décembre 2014, l'assuré a déposé une première demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par décision du 5 décembre 2017, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a nié le droit de l'intéressé à des prestations. La Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision (arrêt du 27 mai 2019). A.b. Le 24 septembre 2019, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations. L'office AI a recueilli l'avis des médecins traitants, puis mis en oeuvre une expertise bidisciplinaire auprès du Bureau d'expertises médicales de Montreux (BEM). Dans un rapport du 11 janvier 2020, les docteurs B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, ont diagnostiqué - avec répercussion sur la capacité de travail - un syndrome cervical et lombaire sans signes de compression radiculaire des membres supérieurs et inférieurs sur discrète uncodiscarthrose C4-C5, C5-C6 et C6-C7, une discrète discopathie L3-L4 et L4-L5 et une protrusion discale L5-S1; l'assuré ne pouvait plus exercer son activité habituelle de nettoyeur de tapis depuis le 10 novembre 2017. Selon les médecins, il présentait une capacité de travail entière dans une activité adaptée depuis le 31 mars 2015. L'assuré a produit l'avis des docteurs D.________, spécialiste en anesthésiologie (du 16 mars 2021), et E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et psychiatre traitant (du 29 mars 2021). Par décision du 7 mai 2021, l'office AI a rejeté la nouvelle demande.