Citation: 4A_113/2007 28.08.2007 E. A

Le 25 novembre 2002, la masse en faillite Y.________ SA (la demanderesse) a ouvert action contre X.________ (le défendeur), notaire à ..., devant les tribunaux valaisans, en invoquant sa responsabilité civile en tant que fondateur (art. 753 CO) et administrateur (art. 754 CO) de la société Y.________ SA. La demanderesse réclamait au défendeur un montant de 2'000'000 fr. en capital. Lors du débat préliminaire du 17 décembre 2003, la demanderesse a requis l'administration d'une expertise tendant à démontrer le dommage qui serait en relation avec les prétendus manquements du défendeur ainsi qu'à vérifier si les causes de la faillite de Y.________ SA étaient liées à la violation de leurs obligations par les administrateurs. Le mandat d'expertise - non contesté par les parties - a été confié à A.________, expert comptable diplômé. L'expert judiciaire a déposé son rapport le 31 janvier 2006, suivi d'un rapport complémentaire le 25 avril 2006. A la suite de l'expertise judiciaire, la demanderesse a réduit ses conclusions, requérant désormais le versement par le défendeur de la somme de 1'212'006 fr. avec intérêts. Par exploit du 27 octobre 2006, X.________ a requis que le rapport d'expertise de A.________ soit écarté du dossier au motif que l'expert entretenait des relations professionnelles et financières avec l'avocat genevois B.________, conseil de la Banque C.________ (ci-après: la banque), propriétaire de Y.________ SA. Dans ses déterminations du 10 novembre 2006, l'expert a déclaré qu'il n'avait pas de relations d'affaires avec l'avocat B.________ qui seraient liées à l'expertise ou qui pourraient faire douter de son impartialité. Le 13 novembre 2006, la demanderesse a conclu au rejet de l'incident. Par décision du 28 novembre 2006, le Juge I du district de Sion, admettant qu'il n'y avait pas de motifs pour récuser l'expert, a rejeté l'incident.