Citation: 2C_814/2021 E. 1.1.3

1.1.3. L'argumentation du recourant à cet égard est confuse: il semble prétendre que l'arrêt entrepris doit être qualifié de décision finale et cite l'art. 90 LTF, tout en soulignant que celui-ci lui cause un préjudice irréparable et que l'admission du recours éviterait une longue procédure; de plus, il mentionne l'art. 93 al. 2 LTF qui n'est pas applicable au cas d'espèce. Quoi qu'il en soit, le Tribunal fédéral constate que la Commission de surveillance n'aura aucune marge de manoeuvre quant aux faits qui doivent faire l'objet de la mesure disciplinaire, à savoir le contenu du certificat médical du 9 février 2018, le signalement de l'intimé par le recourant au Service des véhicules pour défaut d'aptitude à la conduite, sans en discuter avec celui-là au préalable, ainsi que des contacts avec ledit office en tant que médecin-conseil, alors qu'il avait été le médecin traitant de l'intimé. Elle aura également l'obligation de prononcer une sanction. En revanche, cette autorité administrative disposera d'une pleine latitude de jugement quant à la sanction à infliger au recourant. La décision attaquée est comparable à celle par laquelle une autorité judiciaire supérieure admet le principe de la responsabilité de l'Etat, mais renvoie la cause à l'instance inférieure pour qu'elle se prononce sur le dommage et qui est considérée comme une décision incidente (arrêt 2C_814/2012 du 7 mai 2013). L'arrêt entrepris constitue donc une étape vers la décision (finale) qui ne peut être soumis directement au Tribunal fédéral qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF.