Citation: 5A_483/2023 E. 5.1

5.1. Elle fait en substance valoir que la juridiction précédente a omis de prendre en considération le fait que l'intimée avait cotisé avant le partenariat enregistré. Elle relève que dans le cadre de la procédure en dissolution du partenariat enregistré, l'intimée avait admis qu'elle travaillait à Berne lorsque les parties s'étaient rencontrées, " sans pour autant produire une attestation de son compte de libre passage démontrant de la prévoyance accumulée avant le partenariat enregistré (...) et malgré les conclusions visant à leur production ". L'autorité cantonale aurait aussi omis de tenir compte du fait que l'intimée pourrait encore cotiser durant les onze prochaines années. Or, eu égard à la situation financière particulièrement modeste des parties, il fallait " tenir compte des besoins de prévoyance existants et parfois aussi prospectifs, lorsqu'un cas de prévoyance ne s'est pas encore réalisé pour l'autre époux " (sic). La recourante ajoute que dans la mesure où l'autorité cantonale entendait réformer le jugement de première instance dans le sens d'un partage de la prévoyance, elle ne pouvait se limiter à déduire des pièces produites les besoins de prévoyance des parties. Il lui appartenait de se procurer d'office les documents nécessaires à l'établissement du montant de l'avoir de prévoyance de chacune d'elles, ainsi qu'à l'établissement de la situation de l'intimée une fois qu'elle aurait atteint l'âge de la retraite, enfin, aux incidences de leur différence d'âge sur les besoins de prévoyance. Elle aurait dû en particulier s'enquérir auprès de la Caisse de pensions de C.________ SA des conséquences sur la rente de la recourante du transfert de la somme de 67'485 fr. 80 en faveur de son ex-partenaire, ainsi que, de la Centrale deuxième pilier, du montant des éventuels avoirs cotisés par l'intimée avant le partenariat, ceci afin de pouvoir analyser de manière prospective les besoins effectifs de prévoyance de chacune des parties.