Citation: 6B_594/2015 E. 3.4

3.4. S'agissant du poste correspondance, le recourant avait indiqué 3 h 21 pour le chef d'étude et 6 h 10 pour l'avocat stagiaire, ayant procédé à 72 échanges de correspondance au total qu'il listait. Il estime insoutenable l'application du forfait de 20% retenu par l'autorité précédente. Cette autorité a constaté que les chiffres précités dépassaient de 95 min, respectivement de 175 min le forfait de 20%. Après avoir indiqué que ce forfait n'avait ni base légale ni base réglementaire et devait être adapté en fonction de la nature et de l'importance de l'activité réellement déployée par l'avocat (arrêt attaqué, consid. 3.4), l'autorité précédente a jugé qu'en l'espèce le forfait retenu par le ministère public n'apparaissait pas critiquable, étant relevé qu'il s'agissait là du taux forfaitaire maximum admis (idem, consid. 4.3). Que le recourant démontre avoir échangé 72 correspondances au total pouvait ainsi justifier la prise en compte du forfait maximum de 20% mais non entraîner une rémunération supérieure pour un tel poste de l'état des frais. Ce raisonnement est arbitraire dès lors qu'après avoir indiqué qu'il convenait d'adapter ledit forfait, ne reposant sur aucune base légale ni réglementaire, l'autorité précédente, bien que relevant l'importante correspondance échangée, s'est limitée au maximum fixé par ledit forfait. Le recours doit être admis sur ce point, l'arrêt annulé et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision.