Citation: U 15/06 12.09.2006 E. 3

Reste à déterminer si les premiers juges pouvaient retenir une incapacité de travail de 20 % sur la base des éléments médicaux figurant au dossier. 3.1 A la suite des événements du 12 août 2001, la recourante a souffert d'une fracture de la première vertèbre lombaire (fracture-tassement des plateaux du mur antérieur de L1); aucun des médecins consultés, ni l'intéressée, n'a mis en doute le bien-fondé de ce diagnostic. Le docteur E.________ estimait que la fracture était consolidée en été 2002, tandis que le docteur A.________ arrivait à la même conclusion au printemps 2003. Les séquelles subsistantes consistaient donc un syndrome lombo-vertébral sans déficit neurologique, ce qui était confirmé par la doctoresse I.________ (status normal de la nuque, des membres supérieurs et inférieurs, de la colonne dorso-lombaire, absence de gêne engendrée par les séquelles de la fracture, douleurs à la ceinture scapulaire sans élément objectivable). Le docteur U.________ avait en outre observé la recourante durant son examen, dont les résultats étaient normaux au demeurant. Celle-ci se relevait rapidement, marchait sans boiterie et restait assise une heure sans se plaindre, ni adopter de posture antalgique; son port de tête était libre; elle se dévêtait sans limitation; en position horizontale, elle pouvait lever les jambes plus de dix secondes, ce qu'un lombalgique avéré ne peut pas faire; elle était également capable de se mettre assise sans l'aide de ses mains, ce qui impliquait une bonne musculature abdominale. 3.2 Au regard de ce qui précède, le cas était largement stabilisé au moment de l'examen final pratiqué par le docteur A.________. A ce stade, seules demeuraient des dorso-lombalgies dont l'incidence sur la capacité de travail avait été évaluée à 20 % par ce médecin et la doctoresse I.________ et à 0 % par le docteur U.________. Tous les autres praticiens qui s'étaient exprimés sur la question l'avaient fait antérieurement, à des stades de la procédure où le traitement n'était pas si avancé, et s'étaient contentés d'articuler un taux de capacité de travail nul, sans motivation, de sorte que leur avis sur le sujet peut sans autre être écarté. 3.3 A l'exception de la capacité de travail, il apparaît que l'analyse de l'état de santé de l'intéressée par les trois médecins mentionnés est concordante et abouti à des conclusions essentiellement identiques. Leurs rapports ont par ailleurs été établis en pleine connaissance de l'anamnèse; la description et l'appréciation de la situation médicale sont claires; leurs conclusions sont dûment motivées (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a). Il n'y a donc pas de raisons de s'en écarter, d'autant plus que la doctoresse I.________ a parfaitement répondu aux questions posées par la recourante (origine des céphalées, de la fatigue, des troubles de la concentration, etc.) et que l'argumentation de cette dernière ne consiste qu'en une interprétation personnelle des faits ne reposant sur aucun fondement. Le recours est donc en tous points mal fondé.