Citation: 1B_242/2016 E. 6.2

6.2. Le recourant persiste à prétendre que le fait qu'il n'ait pas fui en dépit de sa première interpellation démontrerait qu'il n'a aucune intention de se soustraire à la justice. Or, comme on l'a déjà indiqué, il n'était alors pas inquiété pour brigandage et pouvait ne pas encore mesurer la gravité de la peine qu'il encourait. Le recourant n'ayant ni emploi fixe, ni revenu et son épouse n'ayant aucune garantie d'obtenir un titre de séjour, le risque de fuite est en revanche désormais important. Le dépôt d'une caution en "rapport raisonnable" avec sa situation financière ne serait manifestement pas de nature à dissuader le recourant d'une éventuelle fuite. Quant à l'assignation à résidence, cas échéant avec port d'un dispositif de surveillance électronique, cette mesure n'apparaît quoi qu'il en soit pas envisageable au vu du risque de collusion relevé par la cour cantonale. Ce risque doit en effet être confirmé: non détenu, le recourant serait en mesure d'entrer en contact avec le co-auteur présumé non encore interpellé; que celui-ci se trouve à l'étranger n'y change rien, de nombreux moyens de communication permettant aux intéressés d'échanger s'ils le souhaitent. La détention apparaît ainsi conforme au principe de proportionnalité.