Citation: 6B_746/2019 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a relevé que la facture (datée du 22 juin 2017) établie par le stagiaire du recourant, relative à des travaux prétendument entrepris par le prévenu pour une partie plaignante, avait été qualifiée de " fantaisiste " par le Tribunal de police. Celle-ci avait été créée a posteriori par l'entremise du stagiaire, puis signée par le prévenu. Si les éléments à l'appui de cette facture avaient existé dans les supports informatiques du prévenu, ils seraient apparus lors des recherches effectuées par son avocat dès le mois de février 2017. La cour cantonale a considéré que cette facture était impropre à étayer la compensation que le prévenu avait soulevée plus tôt dans la procédure. Ainsi, faute d'utilité, les 30 heures de travail consacrées par le stagiaire du recourant à l'établissement de ce document n'avaient pas à être indemnisées. Ce faisant, la cour cantonale a exposé les motifs pour lesquels elle a considéré que l'établissement de la facture en cause était impropre à rendre vraisemblable l'existence d'une créance que le prévenu aurait pu faire valoir contre la partie plaignante. Elle a ainsi jugé que ce travail n'était pas utile à la défense du prévenu. Les motifs retenus ne sont pas insoutenables notamment compte tenu de la nature de l'affaire, du travail fourni et du résultat obtenu. En tant que le recourant se contente d'affirmer que l'établissement de la facture pouvait permettre de chiffrer et établir les éléments utiles à prouver les travaux et de démontrer que les éléments objectifs de l'infraction n'étaient pas réunis, il oppose sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale. Son procédé est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant échoue à démontrer que la décision entreprise reposerait sur une appréciation insoutenable des circonstances. Ses griefs dirigés contre le refus d'indemniser le travail de son stagiaire en lien avec l'établissement de la facture doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.