Citation: 2C_86/2019 E. 6.3

6.3. Pour traiter de la question des moyens financiers suffisants au sens de l'art. 24 par. 1 let. a annexe I ALCP, le Tribunal administratif fédéral a examiné les différentes preuves à sa disposition. A ce propos, il faut relever que, selon les faits contenus dans l'arrêt entrepris, les recourantes n'ont pas donné suite aux nombreuses sollicitations de l'autorité précédente, afin d'établir par pièces leurs revenus complets. Elles sont donc particulièrement malvenues d'apporter de telles pièces devant le Tribunal fédéral, ce d'autant moins que ces pièces sont nouvelles et qu'il ne saurait de toute façon pas en être tenu compte (cf. consid. 4 ci-dessus). En outre, les recourantes n'invoquent aucunement l'arbitraire dans l'appréciation des preuves effectuée par le Tribunal administratif fédéral, se limitant à opposer leurs propres vision et appréciation à celles de l'autorité précédente. Au demeurant, l'appréciation des preuves effectuée par celle-ci est exempte d'arbitraire. Elle a en effet examiné l'ensemble des éléments à sa disposition, ainsi que les déclarations des recourantes et est arrivée à la conclusion pleinement soutenable que, "même en prenant en compte les aides financières que perçoivent les recourantes, ces dernières disposent d'un budget mensuel déficitaire". Elle a par ailleurs ajouté que, "même à supposer que les recourantes perçoivent des revenus constants d'activités au noir, ceux-ci ne sauraient en toute vraisemblance être considérés comme suffisamment élevés [...] au regard de l'art. 24 annexe I ALCP". Les recourantes ne remplissant pas les conditions de l'art. 24 par. 1 let. a annexe I ALCP, il n'est pas nécessaire d'examiner la condition cumulative de la let. b.