Citation: 6B_591/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'il était arbitraire de retenir que l'intimée n'avait pas pu se faire de telles marques elle-même dans le seul dessein de lui nuire ou pour obtenir la garde de ses enfants. En tant que l'argumentation du recourant consiste à opposer sa propre appréciation des moyens de preuve et sa version des faits à celles de la cour cantonale, elle est purement appellatoire. Il en va ainsi, par exemple, lorsqu'il soutient que l'intimée "aurait montré à maintes reprises son intention de ruiner irrémédiablement l'image du père auprès de ses enfants et de faire en sorte qu'il soit privé de tout droit de visite". En outre, il soutient que la cour cantonale aurait omis arbitrairement de prendre en compte des éléments procéduraux relatifs à la volonté de l'intimée de restreindre ses droits de père, ainsi que certaines publications (notamment sur Facebook) dans lesquelles elle l'aurait dénigré. Outre qu'il ne démontre pas, par une argumentation répondant aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, que ces éléments auraient été arbitrairement omis, ses critiques tombent à faux. En effet, la cour cantonale a bien retenu que les parties avaient traversé des difficultés matrimoniales et qu'elles s'étaient opposées dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale. Ainsi, même dans l'hypothèse où l'intimée aurait souhaité, dès le début de la procédure, obtenir la garde exclusive des enfants, cela ne permet en aucun cas de tirer la conclusion qu'elle aurait menti s'agissant des lésions corporelles subies. De même, on ne voit pas en quoi le fait qu'elle n'avait pas fait appel aux forces de l'ordre suite aux événements porterait atteinte à la crédibilité de son récit. Le recourant affirme encore, de manière appellatoire, que les marques constatées ne seraient pas compatibles avec les faits. A cet égard, il revient longuement et vainement sur l'expertise médicale privée qui avait pourtant été écartée, à juste titre, par la cour cantonale. Les critiques sont dès lors rejetées dans la mesure où elles sont recevables. De plus, conformément à la jurisprudence, le principe in dubio pro reo n'a ici pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire.