Citation: 2C_757/2022 E. B

Le 28 février 2021, A.________ SA a formé auprès du Département du développement économique, devenu depuis lors le Département de l'économie et de l'emploi de la République et canton de Genève (ci-après: le Département cantonal), une demande d'aide financière pour cas de rigueur en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Elle indiquait, à l'appui de sa demande, un chiffre d'affaires de 9'213'515 fr. pour l'année 2018, de 8'053'708 fr. pour l'année 2019 et de 2'273'597 fr. pour l'année 2020. Par décision du 18 mars 2021, le Département cantonal a accordé à A.________ SA une aide financière extraordinaire. Le montant alloué de 750'000 fr. correspondait à l'indemnité maximale prévue par la loi. La décision précisait que la société était potentiellement éligible à une aide complémentaire. Le 22 avril 2021, A.________ SA a déposé une demande d'aide financière complémentaire, en indiquant les mêmes chiffres d'affaires pour les années 2018, 2019 et 2020, que ceux figurant dans sa demande de février 2021. Par décision du 12 novembre 2021, le Département cantonal a alloué une aide financière complémentaire à la société précitée d'un montant de 389'443 fr., ayant retenu un chiffre d'affaires d'un montant de 9'679'417 fr. pour l'année 2018, de 3'809'328 fr. pour l'année 2019 et de 2'186'599 fr. pour l'année 2020. Par décision du 30 mars 2022, le Département cantonal a rejeté la réclamation formée par la société A.________ SA à l'encontre de sa décision du 12 novembre 2021, qui contestait les chiffres d'affaires pris en compte pour calculer l'aide financière. Par arrêt du 17 août 2022, la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours interjeté par la société intéressée contre la décision sur réclamation du Département cantonal du 30 mars 2022.