Citation: 6S.327/2003 09.10.2003 E. B

En résumé, les faits à la base de cette condamnation sont les suivants: A l'époque des faits, X.________, né le 4 décembre 1960, ressortissant français, et A.________, née le 22 juillet 1965, faisaient ménage commun depuis deux ans et demi. A.________ avait signifié à son ami la rupture de leurs relations, mais ils vivaient encore ensemble. Dans la nuit du 5 au 6 août 1999, X.________ a suivi son amie jusqu'au manège. Il est resté à l'extérieur du box, alors que celle-ci est allée voir son cheval. Elle s'est dirigée vers l'animal pour examiner les tendons. Elle a alors reçu un violent coup de sabot, qui l'a projetée contre le mur du fond du box. Alors que A.________ était étendue sur le sol, blessée mortellement, et gémissait très doucement, X.________ a pris la décision subite de l'achever. Il a appuyé sur le cou, le nez et la bouche de la victime pendant trente secondes ou une minute. Les différentes expertises, qui ont été ordonnées en cours d'enquête pour déterminer la cause exacte de la mort de A.________, n'ont pas pu établir une autre cause de la mort que les coups donnés par le cheval. Le rapport complémentaire de l'Institut universitaire de médecine légale (IUML) du 14 juillet 2000 affirme ainsi: "(...) nous n'avons pas trouvé de lésion évoquant une strangulation". Il n'a pas non plus été possible de déterminer si la victime était déjà morte ou agonisait au moment de l'intervention de X.________.