Citation: 5A_906/2017 E. 7.3.2

7.3.2. En l'espèce, en tant qu'elle se fonde sur des faits postérieurs à l'arrêt querellé ou se réfère à des pièces déclarées irrecevables (cf. supra consid. 2.3) - en particulier concernant son hospitalisation dès le 1 er novembre 2017, son licenciement au 30 novembre 2017 et ses recherches infructueuses d'emploi -, la critique de la recourante est d'emblée irrecevable. Par ailleurs, dans la mesure où elle fait valoir que l'autorité cantonale ne pouvait sans arbitraire écarter les certificats médicaux attestant de sa mauvaise santé et de son incapacité de travail, la recourante se contente, en détaillant notamment le contenu de ces pièces de manière appellatoire (cf. supra consid. 2.2), de substituer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Elle n'explique pas de manière claire et détaillée (cf. supra consid. 2.2) en quoi la décision querellée serait arbitraire sur la base des éléments pris en compte par la juridiction précédente - notamment une incapacité de travail retenue pour le mois de juillet 2017 uniquement. La critique relative à la durée du délai d'adaptation apparaît d'emblée dénuée de tout fondement, en tant qu'elle se fonde sur des éléments qui sont postérieurs à l'arrêt querellé ou qui n'ont pas été valablement critiqués par la recourante. Par ailleurs, dans la mesure où elle fait valoir qu'elle ne pourra pas augmenter son temps de travail auprès de son employeur actuel puisqu'elle n'a pas le permis de conduire, la recourante perd de vue que la cour cantonale a estimé qu'elle pouvait également travailler en tant qu'employée dans un commerce de détail, activité qui ne requiert pas l'utilisation d'un véhicule, ce que l'épouse ne remet pas en cause conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2). Enfin, en tant qu'elle soutient que le fait d'arrêter le délai d'adaptation à deux mois en se " calquant " sur le délai de résiliation du bail du domicile conjugal serait arbitraire et qu'un délai minimal de huit mois devrait lui être accordé, la recourante se contente de substituer sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale et ne démontre pas de manière conforme aux exigences du principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1) en quoi la décision attaquée serait arbitraire dans son résultat. Au vu de ce qui précède, le grief est infondé dans la mesure de sa recevabilité.