Citation: 6B_1189/2021 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a considéré que cette mesure n'apparaissait pas nécessaire compte tenu des éléments figurant d'ores et déjà au dossier, en particulier le rapport établi le 3 juin 2020 par les médecins du CURML. Ces derniers avaient recueilli et retranscrit le récit de l'intimée, y compris le déroulement des pénétrations anales de force sur la banquette arrière, alors que le recourant la maintenait par le cou ou lui tirait les cheveux. Ils avaient également mentionné le fait que, selon l'intimée, le recourant ne portait pas de préservatif et n'avait pas éjaculé. La prise en considération de l'absence de préservatif ressortait également du test de grossesse et du bilan en lien avec les maladies sexuellement transmissibles réalisés, ainsi que du traitement prophylactique entrepris. La cour cantonale a ainsi relevé que c'était ainsi en pleine connaissance des faits reprochés au recourant que les experts avaient conclu que, bien que peu spécifique, le tableau lésionnel était compatible avec la version des faits présentée par l'intimée. En outre, le seul fait que le rapport ne contenait pas la mention explicite de l'absence de lubrifiant n'était pas de nature à remettre en cause son caractère exhaustif, les experts ayant selon une vraisemblance prépondérante tenu pour acquis qu'il n'avait pas été fait usage de lubrifiant. Ainsi, la cour cantonale en a conclu que, dès lors que le rapport d'expertise du 3 juin 2020 prenait pleinement en considération les faits reprochés au recourant, il n'y avait pas lieu d'ordonner une expertise médico-légale.