Citation: 2C_998/2017 E. 5.2

5.2. Les griefs de la recourante ne semblent pas porter sur la question de l'application de l'ALCP. Sur ce point, il convient donc de confirmer l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal, à l'arrêt duquel il sera renvoyé pour le surplus (art. 109 al. 3 LTF), ayant correctement appliqué le droit et la jurisprudence précités aux faits de la cause. En effet, considérant qu'au début de l'année 2009, la recourante n'avait pas travaillé un an en Suisse avant de mettre un terme à son activité pour des raisons de santé (accident) et que, depuis lors, elle a continuellement perçu des prestations de l'aide sociale, l'autorité précédente a estimé qu'il était douteux qu'elle ait conservé son statut de travailleur à la suite de cette période. Si, outre quelques stages, elle a certes travaillé à mi-temps de juin 2013 à avril 2014, elle n'a plus jamais travaillé par la suite et n'a produit aucune postulation, ni aucune réponse d'employeurs potentiels. Elle a largement disposé du temps nécessaire pour trouver un travail. Quant à ses problèmes de santé, le Tribunal cantonal a mentionné à juste titre qu'ils n'ont pas contraint la recourante à arrêter de travailler, celle-ci ayant elle-même indiqué que c'était un accident et pas sa maladie qui l'avait poussée à arrêter son activité et qu'elle se considérait apte au travail. Finalement, l'autorité précédente a encore jugé à raison que la perception de l'aide sociale excluait d'emblée l'application de l'art. 24 annexe I ALCP relatif aux personnes n'exerçant pas d'activité lucrative.