Citation: 2C_223/2020 E. 6.6

6.6. Il convient enfin de relever que rien, dans l'arrêt entrepris, n'indique que la réintégration du recourant dans son pays d'origine, bien que difficile, serait d'emblée insurmontable. L'intéressé a en effet vécu toute son enfance et une partie de sa vie adulte dans ce pays, et y dispose encore d'un réseau familial, éléments qui sont de nature à faciliter sa réintégration. Le recourant est par ailleurs titulaire d'un diplôme en mécanique acquis en Afrique, et pourra faire valoir dans son pays d'origine les compétences acquises en Suisse. Enfin, dans la mesure où l'intéressé se prévaut du fait que certaines régions de son pays d'origine restent secouées par des violences et la présence de rébellions, ce qui nuirait au bien-être de ses enfants pour le cas où ceux-ci l'accompagneraient, il est rappelé que ceux-ci ne sont pas tenus de le suivre dans son pays d'origine (cf. supra consid. 6.5). Pour le surplus, le recourant ne prétend pas qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait à un quelconque risque d'être soumis à un traitement contraire à l'art. 3 CEDH.