Citation: 5A_176/2020 E. B

B.a. Par courrier daté du 12 octobre 2015, la Banque a informé l'office qu'un solde de 161'278 fr. 26 était disponible sur le compte n° xxx/ID. Simultanément, la Banque a indiqué " revendiquer " un montant de 97'963 fr. sur la base, d'une part, de l'acte de cautionnement du 30 septembre 2013 et, d'autre part, d'un acte de nantissement souscrit en sa faveur par la faillie le 29 août 2005. " Subsidiairement et au vu de ce qui précède ", la Banque a également déclaré dans le même courrier faire valoir " son droit de compensation ". B.b. Le 4 avril 2016, la Banque a produit dans la faillite une créance de 97'963 fr. au titre de l'acte de cautionnement du 30 septembre 2013. Cette créance a été intégralement admise à l'état de collocation comme créance de troisième classe soumise à une condition suspensive; l'état de collocation précisait ainsi que le dividende afférent à cette créance ne serait distribué qu'une fois la condition suspensive réalisée (art. 210 et 264 al. 3 LP). Déposé une première fois le 13 décembre 2016, l'état de collocation n'a fait l'objet concernant cette créance, d'aucune plainte ou action en contestation au sens de l'art. 250 LP. Il a par la suite été à nouveau déposé, mais sans modification relative à la créance concernée. B.c. Par courrier daté du 12 octobre 2017, la Banque a indiqué à l'office que D.________ SA n'avait toujours pas invoqué l'acte de cautionnement. Elle a ajouté maintenir sa production dans la faillite et conserver en ses mains le montant de 97'963 fr. " sur la base de l'acte de nantissement signé le 29 août 2005". B.d. Par lettre datée du 5 juillet 2019, l'office a informé la Banque que, selon son analyse de la situation, elle ne pouvait faire valoir la compensation entre sa dette - soit le solde du compte de la faillie - et sa créance résultant de l'acte de cautionnement. Elle était dès lors invitée à s'acquitter en mains de l'office du solde positif du compte de la faillie ouvert en ses livres. B.e. Par acte déposé le 19 juillet 2019 auprès de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre de surveillance), la Banque a formé une plainte au sens de l'art. 17 LP contre la décision de l'office du 5 juillet 2019, concluant à son annulation et à ce qu'il soit constaté qu'elle avait valablement compensé sa créance de 97'963 fr. avec les créances de la faillie à son encontre. Dans ses observations datées du 23 août 2019, l'office a conclu au rejet de la plainte. A la date à laquelle la cause a été gardée à juger devant l'autorité cantonale, le 11 octobre 2019, D.________ SA n'avait ni fait appel à la caution ni produit une quelconque créance dans la faillite de C.________ SA en liquidation. B.f. Par décision du 20 février 2020, la Chambre de surveillance a rejeté la plainte.