Citation: 9C_35/2022 E. A

A.________ a travaillé en tant qu'enseignante. Le 2 septembre 2015, elle a complété et signé un formulaire de "Déclaration de santé", en vue de la conclusion d'une assurance de prévoyance liée avec Bâloise Vie SA (ci-après: Bâloise Vie), qui a établi le contrat d'assurance n° xxx. Celui-ci a débuté le 1er septembre 2015 et prévoyait le versement d'un capital en cas de vie au 1er septembre 2040 ou en cas de décès avant cette date, ainsi que la libération du paiement des primes en cas d'incapacité de gain après un délai d'attente de trois mois. Le 28 février 2019, l'assurée a rempli une annonce d'incapacité de travail. Elle y indiquait souffrir de problèmes cérébraux à la suite d'un arrêt cardiorespiratoire et d'une sarcoïdose cardiaque depuis le 8 octobre 2016 et être au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité depuis le 1er octobre 2017. Après avoir pris connaissance du dossier de l'assurance-invalidité de A.________ et constaté qu'au mois d'août 2014 celle-ci avait consulté le docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale et en pneumologie, qui avait posé le diagnostic de suspicion d'un syndrome de haute résistance des voies aériennes supérieures, se situant entre la ronchopathie simple et le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (rapport du 11 août 2014), Bâloise Vie a résilié la police de prévoyance liée (courrier du 22 mars 2019). En bref, elle a considéré que l'assurée n'avait pas répondu de façon véridique et complète aux questions posées dans la "Déclaration de santé". Le 26 novembre 2019, Bâloise Vie a informé A.________ que de nouveaux éléments médicaux étaient parvenus à sa connaissance en septembre 2019 et qu'elle maintenait la résiliation.