Citation: 4A_281/2023 E. 6.2

6.2. L'acte de recours soumis à l'examen du Tribunal fédéral ne satisfait manifestement pas à ces exigences. Dans son mémoire de recours, l'intéressée reproche à l'autorité précédente d'avoir enfreint son droit d'être entendue en ne se prononçant pas sur l'admissibilité des faits nouveaux qu'elle avait invoqués le 12 avril 2023. Les quelques lignes qu'elle consacre à la démonstration d'une prétendue violation de cette garantie constitutionnelle ne respectent toutefois nullement les exigences de motivation sus-rappelées. C'est le lieu de rappeler que l'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (arrêt 4A_400/2019 du 17 mars 2020 consid. 5.7.3). La motivation peut du reste être implicite et résulter des différents considérants de la décision (arrêt 4D_76/2020 du 2 juin 2021 consid. 4.2 non publié aux ATF 147 III 440). Au demeurant, le droit d'être entendu n'est pas une fin en soi; il doit permettre d'éviter qu'une procédure judiciaire ne débouche sur un jugement vicié en raison de la violation du droit des parties de participer à la procédure, notamment à l'administration des preuves. Lorsqu'on ne voit pas quelle influence la violation du droit d'être entendu a pu avoir sur la procédure, il n'y a pas lieu d'annuler la décision attaquée (arrêt 4D_76/2020, précité, consid. 4.2 non publié aux ATF 147 III 440). En l'occurrence, la recourante ne prétend pas ni ne propose une ébauche de démonstration de ce que la prétendue omission de tenir compte des faits nouveaux invoqués par elle aurait eu une quelconque influence sur le sort de la procédure. Sa critique ne respecte dès lors nullement les exigences de motivation susmentionnées. Pour le reste, l'intéressée se contente, dans une critique purement appellatoire, de dénoncer la violation des art. 107 et 261 CPC sans toutefois invoquer le grief d'arbitraire ni le motiver. Au demeurant, qualifier à deux reprises le raisonnement tenu par l'autorité précédente d'arbitraire, comme le fait la recourante, ne saurait remplacer une motivation exposant en quoi cette décision ne serait pas compatible avec la protection contre l'arbitraire, garantie par l'art. 9 Cst. Il s'ensuit l'irrecevabilité manifeste du recours qui peut être constatée en faisant application de la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.