Citation: 8C_236/2023 E. 3.1

3.1. L'arrêt entrepris expose correctement les principes jurisprudentiels applicables en présence de troubles psychiques consécutifs à un accident. Concernant l'examen de la causalité adéquate, on rappellera qu'il y a lieu, d'une part, d'opérer une classification des accidents en fonction de leur degré de gravité et, d'autre part, de prendre en considération un certain nombre d'autres critères déterminants, étant précisé que l'examen de ces critères se fait en excluant les aspects psychiques (cf. ATF 129 V 402 consid. 4.4.1; 115 V 133 consid. 6c/aa, 403 consid. 5c/aa). On soulignera également que lorsqu'à la suite de deux ou plusieurs accidents apparaissent des troubles psychiques, l'existence d'un lien de causalité adéquate doit en principe être examinée en regard de chaque accident considéré séparément. Cette règle s'applique en particulier dans les cas où les accidents ont porté sur différentes parties du corps et ont occasionné des atteintes diverses (ATF 115 V 138 ss consid. 6, 407 ss consid. 5; RAMA 1996 n° U 248 p. 177 consid. 4b; arrêts 8C_13/2022 du 29 septembre 2022 consid. 4.1.3 et 8C_816/2021 du 2 mai 2022 consid. 3.2 et la référence).