Citation: 8C_511/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale a exposé la situation médicale de l'intimée qui a conduit à l'octroi d'une demi-rente dès le 1er avril 2017 dans la partie "en fait" de son arrêt, relatant en détail le contenu des rapports des médecins traitants recueillis à l'époque par le recourant. Sont ainsi mentionnés dans l'état de fait de l'arrêt attaqué les diagnostics incapacitants retenus (syndrome douloureux somatoforme persistant et état dépressif moyen), l'évaluation de la capacité de travail ainsi que la motivation médicale les justifiant, en particulier celle fournie par la psychiatre traitante dans son rapport du 24 juillet 2018 sur laquelle s'est appuyée la médecin du SMR pour admettre le caractère invalidant des troubles psychiques présentés par l'intimée à raison d'une incapacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle. Dans sa partie en droit, la cour cantonale n'a certes pas expressément rappelé ces considérations médicales, mais elle a constaté, sur la base des nouveaux rapports des médecins traitants, une aggravation de la symptomatologie douloureuse après 2017. La cour cantonale a donc bien procédé à une comparaison des circonstances prévalant aux moments déterminants conformément à l'art. 17 LPGA, étant rappelé que les faits retenus peuvent résulter de différentes parties de l'arrêt attaqué, que celui-ci arrêt forme un tout, et qu'on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêts 2C_138/2023 consid. 3.2 du 12 décembre 2023 et 6B_1183/2023 du 19 janvier 2024 consid. 3.3.2). Le grief est infondé.