Citation: 5A_885/2018 E. A

A.a. Le 24 mars 2016, sur réquisition de B.________, le Juge de paix du district de Nyon a rendu une ordonnance prononçant le séquestre sur des créances de C.________ Limited envers D.________ SA, devenue A.________ SA le 26 janvier 2018, à concurrence de 794'820 fr. 30 avec intérêt à 5% l'an dès le 6 mars 2016, et a astreint le requérant à verser des sûretés à hauteur de 80'000 fr. Le même jour, l'Office des poursuites du district de Nyon (ci-après: l'Office) a adressé à D.________ SA un avis concernant le séquestre d'une créance de C.________ Limited à son encontre d'un montant inconnu à concurrence de 1'004'000 fr. A.b. Le 26 avril 2016, l'Office a établi un procès-verbal de séquestre, dont il ressort que, dans la mesure où D.________ SA déclarait ne pas être débitrice d'une quelconque prétention échue envers C.________ Limited, l'Office considérait le séquestre comme infructueux. Le 26 mai 2016, l'Office a établi un nouveau procès-verbal de séquestre annulant et remplaçant celui du 26 avril 2016, dans lequel figure une valeur estimative des créances de C.________ Limited envers D.________ SA à hauteur de 1'766'066 fr. et par lequel, conformément à l'art. 108 al. 2 LP, un délai de 20 jours a été assigné aux créancier et débiteur pour ouvrir action en contestation du droit de compensation invoqué par D.________ SA. Par décision du 13 septembre 2016, le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte, statuant en tant qu'autorité inférieure de surveillance, a invité l'Office à modifier le procès-verbal de séquestre susmentionné en ce sens que les créances de C.________ Limited envers D.________ SA sont séquestrées en tant que créances litigieuses. Le 26 octobre 2016, l'Office a établi un procès-verbal corrigé dans le sens de ladite décision.