Citation: 5A_810/2023 E. 3.1

3.1. En lien avec cette question, la cour cantonale a rappelé que la convention des 30 et 31 août 2011 sur les effets accessoires du divorce, ratifiée pour valoir jugement le 9 mars 2012, prévoyait notamment à son chiffre III une contribution d'entretien de 3000 fr. pour chacune des filles jusqu'à l'âge de 14 ans, puis de 3'500 fr. jusqu'à leur majorité ou la fin de leur formation professionnelle, " pour autant que celle-ci intervienne dans les délais normaux ". Elle en a déduit que ladite convention soumettait l'obligation d'entretien du recourant envers ses filles à la seule condition résolutoire de l'achèvement de leur formation dans des délais normaux. À cet égard, elle a constaté qu'il résultait de la procédure que B.A.________ avait interrompu son processus de formation en 2020 et qu'elle avait ensuite annoncé, par l'intermédiaire de sa mère, son intention de reprendre " ses études ". Il semblait qu'elle s'était alors inscrite en sciences sociales et politiques pour le semestre d'automne 2022/2023 et que, depuis lors, elle était étudiante régulière auprès de cette faculté. Lorsqu'elle avait entamé cette formation, elle n'était alors âgée que de vingt ans. S'il semblait qu'avant cela, l'intéressée avait subi un premier échec et qu'elle n'aurait pas mené à terme une première formation, on ignorait les circonstances entourant ce revers. La jurisprudence fédérale considérait en principe que le retard entraîné par un échec occasionnel, de même qu'une brève période infructueuse, ne prolongeaient pas nécessairement d'une manière anormale les délais de formation et, partant, que la condition résolutoire invoquée - le fait de ne pas mener ses études ou une formation professionnelle dans des délais normaux - n'était pas forcément réalisée pour ce seul motif. Il n'était ainsi pas manifeste que la formation de B.A.________ se poursuivrait hors " délais normaux ". La cour cantonale en a conclu que le recourant n'avait pas prouvé par titre la survenance de la condition résolutoire à laquelle était subordonnée son obligation alimentaire.