Citation: B 20/99 19.01.2000 E. 3

3.- a) Le recourant étant assuré lorsqu'est survenue l'incapacité totale de travail dont la cause est à l'ori- gine de son invalidité, il fait valoir son droit à des prestations d'invalidité au sens de l'art. 23 LPP, dès lors que, selon lui, la limite de surindemnisation de 90 % ins- crite à l'art. 24 al. 1 OPP 2 ne lui est pas applicable, faute d'être fixée dans le règlement de l'intimée. Il allè- gue, en effet, que la caisse aurait dû, dans son règlement, prévoir expressément une disposition relative d'une part au principe de la réduction des prestations d'invalidité et d'autre part à la fixation du plafond de 90 %. Citant l'art. 24 al. 1 OPP 2, il est d'avis que si le Conseil fédéral avait voulu que la réduction s'applique indépen- damment d'une norme réglementaire de l'institution de prévoyance, il aurait dit : "Les prestations d'invalidité et de survivants sont rédui - tes dans la mesure...". b) Ce raisonnement n'est pas pertinent. En effet, se- lon la jurisprudence constante, ce qui importe au regard des exigences minimales de la LPP (art. 6 LPP), c'est que l'assuré reçoive, pour la prévoyance obligatoire, une rente qui ne puisse être réduite que dans les limites et aux con- ditions de l'art. 24 OPP 2. Ainsi que l'expose à bon droit l'OFAS dans son pré- avis, auquel on peut renvoyer, la limite de surindemnisa- tion de 90 % inscrite à l'art. 24 al. 1 OPP 2 est une exi- gence minimale, qui s'impose à l'intimée. Le libellé de l'art. 4.2 du règlement de la caisse n'est donc pas déter- minant en ce qui concerne la surindemnisation dans la pré- voyance obligatoire. Le jugement attaqué est correctement motivé sur ce point. Le recours est dès lors mal fondé de ce chef.