Citation: 9C_433/2023 E. 4.1

4.1. S'agissant des griefs sur le fond, la recourante reproche aux premiers juges d'avoir commis "plusieurs violations du droit" et opéré "plusieurs constatations manifestement inexactes et incomplètes des faits" en admettant que les rapports médicaux qu'elle avait produits à l'appui de sa nouvelle demande ne rendaient pas plausible une aggravation de son état de santé depuis la décision du 4 mars 2020. Elle soutient que l'instance précédente aurait violé l'art. 87 al. 2 RAI, en exigeant qu'elle apporte une "preuve complète" d'un changement notable des faits intervenu depuis ladite décision. L'assurée se prévaut d'une modification de son état de santé sous la forme d'une aggravation de ses troubles dégénératifs au niveau de la colonne dorsale. A ce propos, elle se réfère aux avis de ses médecins traitants (rapports du docteur C.________ et de la doctoresse D.________, tous deux médecins à la Clinique de rhumatologie de l'hôpital E.________, des 2 et 15 décembre 2021, de la doctoresse D.________ du 12 octobre 2022, du docteur F.________, médecin praticien, du 7 février 2022, et de la doctoresse G.________, spécialiste en rhumatologie, en médecine interne générale et en médecine physique et réadaptation, des 2 novembre 2020 et 12 juin 2021); ceux-ci créeraient "des doutes quant à la fiabilité et à la pertinence des rapports du [docteur] B.________". Elle en déduit souffrir de discopathies débutantes (D5/D6, D8/D9 et D10/D11), d'un oedème médullaire et d'altérations Modic I et II, qui auraient été mis en évidence lors d'une IRM du 25 novembre 2020 et seraient donc survenus postérieurement à la décision du 4 mars 2020. Selon l'assurée, ces troubles situés au niveau de la colonne dorsale ne sont "de loin pas identiques" aux troubles diagnostiqués antérieurement, notamment par les docteurs H.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie (rapport d'expertise du 26 février 2019), et I.________, médecin-assistant à la Clinique de rhumatologie de E.________ (rapport du 22 novembre 2019), qui se situaient uniquement au niveau de la colonne cervicale (C5-C6) et lombaire (discopathies étagées L3 à S1).