Citation: 1D_1/2024 E. 5

À l'appui de son mémoire de recours devant le Tribunal fédéral, le recourant invoque une nouvelle fois les dispositions conventionnelles (art. 10 et 11 CEDH; Conventions n o 87 du 9 juillet 1948 concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical [RS 0.822.719.7] et n o 98 du 1 er juillet 1949 concernant l'application des principes du droit d'organisation et de négociation collective [RS 0.822.719.9] de l'Organisation internationale du travail [OIT]) invoquées dans son recours cantonal, ainsi que les art. 16 et 28 Cst. S'agissant de la liberté d'expression (art. 16 Cst.; art. 10 CEDH), on peine à comprendre ce que le recourant entend en déduire, puisqu'il ne fait qu'alléguer qu'elle aurait été violée sans expliquer en quoi. Il se borne à citer la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, admettant que les représentants syndicaux qui participent au débat public puissent "recourir à une certaine dose d'exagération, voire de provocation, c'est-à-dire d'être quelque peu immodérés dans leur propos". Le recourant ne retire cependant rien de son exposé et n'explique pas en quoi il serait pertinent pour le jugement de sa cause. Le Tribunal fédéral ne le discerne au demeurant pas. Sa motivation est manifestement insuffisante au regard des exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF. Partant, le grief tiré de la violation de la liberté d'expression doit être déclaré irrecevable. En ce qui concerne le grief de violation de la liberté syndicale (art. 28 Cst.; art. 11 CEDH; Conventions n os 87 et 98 de l'OIT), le recourant procède à des développements théoriques se rapportant à la notion d'activité syndicale protégée par les normes précitées. Comme cela a été exposé supra, consid. 3.2, il est retenu que le recourant s'est exprimé en qualité d'employé de l'intimé devant le journaliste de la RTS. De surcroît, il ne ressort ni du dossier de la cause ni des allégués du recourant que son entretien aurait visé l'expression et la défense des intérêts des membres du syndicat dont il est le délégué. Aussi, le recourant se méprend en alléguant que l'intimé semble vouloir interdire tout contact entre un délégué syndical et la presse en exigeant au préalable la délivrance d'une autorisation. Comme l'a relevé la cour cantonale, le recourant a, par le passé, eu des contacts réguliers avec la presse et avait, en 2022, fait quatre interventions dans les médias dans le contexte de son activité syndicale. Ce n'est pas ce qui lui est reproché dans la présente procédure à caractère disciplinaire. En l'espèce, la violation des devoirs de fidélité et de réserve par le recourant ne résulte pas du seul entretien avec le journaliste de la RTS, mais découle bien plus du fait que le recourant savait qu'il allait s'exprimer comme employé de l'intimé et qu'à ce titre, il aurait dû informer son employeur au préalable, ce qu'il a omis de faire. Dans la mesure où l'entretien avec le journaliste de la RTS reproché au recourant ne relevait pas de son activité syndicale, celui-ci ne saurait se prévaloir d'une violation de sa liberté syndicale. Le grief, mal fondé, doit être rejeté.