Citation: 8C_575/2017 E. 6

En tant qu'il invoque la libération des chefs de prévention d'injures et de menaces - tout en passant sous silence la condamnation pour voies de fait, comme le relève la cour cantonale dans sa détermination -, le recourant se prévaut de faits et moyens de preuve nouveaux, lesquels ne sont pas admissibles en application de l'art. 99 al. 1 LTF. Cela dit, il est incontestable qu'une dispute a précédé les coups portés au recourant, comme cela ressort des propos qu'il a admis avoir tenus. A ce sujet, même si le recourant entendait exprimer un ras-le-bol et tourner en dérision la situation en suggérant à C.________ d'aller dehors "pour s'expliquer", il n'en reste pas moins que de telles paroles contribuaient davantage à envenimer la situation qu'à l'apaiser. Même si les intéressés se connaissaient bien et n'étaient pas d'un naturel violent, le recourant ne pouvait ignorer que la dispute risquait de dégénérer compte tenu des références explicites à la possibilité d'en venir aux mains. Si l'objet de la dispute n'est pas clair - quoi qu'en dise le recourant -, la séquence vidéo permet toutefois de retenir que le mouvement de bras exécuté pour atteindre la nuque de C.________ est trop brusque pour être perçu comme un geste d'amitié ou l'expression d'une volonté d'apaisement. Ce dernier s'est d'ailleurs immédiatement levé et a repoussé de ses mains le recourant. Enfin, l'ensemble de ces éléments (l'échange verbal houleux, le geste du recourant et la réaction provoquée) font partie intégrante de l'altercation. Au vu des circonstances, le "coup de sang" invoqué par le recourant à propos de son agresseur ne saurait constituer une circonstance tout à fait exceptionnelle ou si extraordinaire que l'on ne pouvait pas s'y attendre. Cela étant, il n'y a eu aucune interruption du lien de causalité adéquate entre le comportement du recourant et le résultat qui est survenu (sur cette notion cf. ATF 134 V 340 consid. 6.2 p. 349; 133 V 14 consid. 10.2 p. 23; 130 III 182 consid. 5.4 p. 188; voir également, pour un cas où une interruption de la causalité adéquate a été admise, l'arrêt 8C_363/2010 du 29 mars 2011 et, concernant la même affaire, au plan civil, l'arrêt 4A_66/2010 du 27 mai 2010). La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en confirmant la réduction opérée par la CNA.