Citation: I 722/04 22.02.2005 E. A

D.________, né en 1959, a travaillé en qualité de bagagiste indépendant à partir du 1er avril 1993. Au cours d'un déménagement en novembre 1997, D.________ a heurté un mur avec son dos. Suite à cette atteinte, le prénommé a consulté son médecin qui l'a déclaré en incapacité de travail dès le 4 décembre 1997. Entre décembre 1997 et mars 1998, plusieurs rapports médicaux ont été établis, constatant en substance les plaintes émises par D.________ concernant ses douleurs lombaires et soulignant qu'aucune lésion traumatique n'existait, raison pour laquelle il devait être encouragé à reprendre au plus vite son activité professionnelle. Le 10 juillet 1998, D.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à son reclassement dans une nouvelle profession. Le prénommé a été examiné par les docteurs H.________, spécialiste FMH en médecine interne (cf. rapport du 4 juin 1999) et V.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie (cf. rapport du 16 octobre 1999). Ces derniers ont diagnostiqué des lombalgies chroniques avec un état dépressif secondaire. Se prononçant sur la capacité de travail de l'assuré, ils ont admis que si elle était nulle dans sa profession de bagagiste, elle restait entière dans une activité ne nécessitant pas d'efforts physiques. Le docteur R.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a également conclu à une capacité de travail résiduelle dans une autre activité que celle de bagagiste (cf. rapports des 17 novembre 1999 et 10 mars 2000). D.________ a ensuite suivi un stage d'observation professionnelle OSER, du 25 septembre au 17 novembre 2000, interrompu par une intervention chirurgicale de la main, puis repris du 24 septembre au 23 décembre 2001 en atelier de préparation à une activité industrielle légère (ci-après: APAIL). Se fondant sur les conclusions médicales ainsi que sur le rapport d'évaluation du stage, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'Office AI) a admis un degré d'invalidité de 11,50 %. Par décision du 30 avril 2002, il a rejeté la demande de prestations dont il était saisi, au motif que l'atteinte à la santé n'entraînait pas une perte de gain suffisante pour ouvrir droit à des mesures de réadaptation.