Citation: 4A_420/2022 E. 5.4.1

5.4.1. Pour étayer son moyen pris de la violation de l'art. 190 al. 2 let. b LDIP, le recourant soutient, tout d'abord, que la créance qu'il a opposée en compensation entre dans le champ d'application de la clause d'arbitrage prévue par l'art. 8.2 du contrat de transfert. Soulignant que l'interprétation de la portée d'une convention d'arbitrage doit s'effectuer selon les règles ordinaires visées par l'art. 18 al. 1 du Code suisse des obligations (CO; RS 220), il fait valoir que les parties, lorsqu'elles ont prévu une clause d'arbitrage formulée de manière large, ont voulu soumettre à un tribunal arbitral toutes les prétentions découlant des faits régis par leur contrat ou touchant directement à ceux-ci. Selon le recourant, qui se réfère à l'avis exprimé par certains auteurs, il existerait ainsi une présomption selon laquelle une clause d'arbitrage ne présentant pas un caractère limitatif engloberait également les prétentions extracontractuelles liées au contrat contenant ladite clause. Il insiste, dans la foulée, sur la rédaction, en termes larges, de la convention d'arbitrage insérée à l'art. 8.2 du contrat de transfert dont la teneur est la suivante: " Any dispute arising out of or in connection with this Transfer Agreement shall be subject to the jurisdiction of the FIFA Dispute Resolution Chamber... and on appeal (or in the event that FIFA declines jurisdiction) to the Court of Arbitration for Sport...". L'intéressé prétend ainsi que les faits entourant la responsabilité délictuelle de l'intimé sont indubitablement liés au contrat de transfert. A son avis, la Formation aurait ainsi dû aboutir à la conclusion que la créance invoquée en compensation tombait dans le champ d'application de la clause d'arbitrage conclue par les parties. Le recourant s'emploie ensuite à démontrer que le raisonnement tenu par les arbitres, guidé à son avis par des motifs d'opportunité, ne résiste pas à l'examen.