Citation: 6B_957/2021 E. B

Par arrêt du 24 juin 2021, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance précitée. En substance, il en ressort les éléments suivants. B.a. Le 25 octobre 2019, A.________ a fait appel à la police pour annoncer qu'elle avait été victime d'une agression sexuelle dans la nuit du 15 au 16 septembre 2019. B.b. Lors de son audition par la police le 8 novembre 2019, elle a déposé plainte pénale contre B.________ et s'est constituée partie plaignante au pénal et au civil. En substance, elle a expliqué que le 15 septembre 2019, vers 17h00, elle s'est rendue à une fête à X.________, où se trouvaient B.________ qu'elle connaît depuis 2014, et des amis de ce dernier. Vers 21h00, la fête s'est poursuivie au domicile de B.________. Elle a indiqué qu'elle avait consommé trois canettes de bière, deux verres de rosé et fumé du CBD au bord de la rivière, puis encore une bière (3 ou 5 dl), du whisky (un demi-verre, maximum 2 "dl") et de l'eau chez lui. Les invités sont partis et, vers 23h30-00h00, elle s'est retrouvée seule avec B.________ sur le canapé du salon. Il s'est alors montré insistant, lui caressant la jambe, l'épaule, les cuisses et se rapprochant d'elle. N'ayant pas de souvenir précis, elle se souvient tout de même de lui avoir dit d'arrêter, lui repoussant la main, en vain. Elle se souvient aussi qu'il lui a enlevé son pantalon et sa culotte, puis son haut; elle n'a pas réagi, comme "hypnotisée" ("je refusais toujours mais c'était plus fort que moi, je n'arrivais pas à réagir. Je lui ai juste dit: arrête"). Elle n'a plus de souvenir de ce qu'il s'est passé dans l'intervalle, mais elle se rappelle d'elle qui se redresse du canapé "je ne sais pas combien de temps après", et qui lui demande une bière; elle se sentait comme "endormie". Il se trouvait alors à genou près d'elle, sa bouche humide, et elle a constaté qu'il lui avait prodigué un cunnilingus. Elle était "comme dégoûtée", raison pour laquelle elle avait demandé une bière "pour passer à une autre situation". Elle-même était entièrement nue. Il lui a indiqué qu'il allait se coucher et elle est restée chez lui à écouter de la musique toute la nuit, couchée sur le canapé du salon ("j'étais comme dans un autre monde, dans un état bizarre, je voulais me changer les idées"). Le lendemain matin, le prénommé est parti de son domicile "sans (la) regarder", lui indiquant qu'il avait un rendez-vous thérapeutique et qu'il était en retard. Dans l'après-midi, elle "avait vraiment l'impression d'avoir été droguée à son insu" et elle "avait un mauvais sentiment par rapport à ce qu'il s'était passé chez B.________ la veille". Elle a rencontré une amie, au bord de la rivière puis; s'est faite contrôler par des policiers, ce qui a généré une réaction violente chez elle ("je ne supporte pas l'autorité, en plus des hommes. J'ai dû hurler pendant 15 minutes. J'ai mis une heure à reprendre mes esprits"). Une fois chez elle, en "état d'alerte", des souvenirs lui revenaient de ce qu'il s'était passé chez B.________, sans qu'elle puisse en reconstituer l'entier. Ayant ce sentiment persistant de s'être faite droguer à son insu, elle s'est rendue à l'hôpital vers 23h30, afin d'y faire un constat gynécologique et toxicologique. Elle y est restée toute la nuit. Elle a revu le prénommé les 27 et 28 septembre 2019 à une fête d'anniversaire et elle lui a demandé d'avoir une discussion, en privé et à un autre moment, sur ce qu'il s'était passé lors de la soirée du 15 septembre. Il avait paru emprunté qu'elle veuille en parler. Le 1er octobre 2019, elle est passée à l'improviste à son domicile. Ils ont alors discuté. Il a contesté qu'ils ont eu une relation sexuelle, mais a admis qu'il lui avait prodigué un cunnilingus avec son accord. Elle lui a dit qu'elle n'avait aucun souvenir et qu'elle ne le croyait pas. Elle était en colère contre lui et le lui a exprimé. Le 20 octobre 2019, elle lui a téléphoné pour discuter des événements du 15 septembre 2019 se sentant "perturbée par ces pertes de mémoire", mais il n'était pas disponible. Le lendemain, elle s'était rendue à son domicile et ils ont pu discuter. Il a admis qu'il avait été l'initiateur, des préliminaires et, à sa demande, s'est excusé. Entre le 1eret le 21 octobre 2019, elle a eu deux entretiens avec une psychothérapeute afin de parler des événements en question. Avec le soutien de tiers, elle s'est finalement décidée à porter plainte. B.c. La police a procédé à l'audition de B.________ et d'une des personnes présentes à la fête du 15 septembre 2019. Avec l'accord de B.________, elle a extrait de son smartphone les échanges avec la prénommée. Par ordonnance du 27 novembre 2019, le ministère public a ouvert une procédure contre le prénommé pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. Sur mandat de délégation, la police a alors auditionné certaines personnes présentes à la fête, en qualité de témoin, et une connaissance des parties qui a reçu les confidences de la prénommée. Des extraits de leurs échanges avec la prénommée par messagerie instantanée ont été produits au dossier. Le ministère public a obtenu des renseignements médicaux sur cette dernière. Il a procédé à une audition de confrontation entre B.________ et A.________. Sur mandat de délégation, la police a enfin procédé à l'audition d'une femme-témoin. Le 17 décembre 2020, le ministère public a adressé aux parties un avis de prochaine clôture, les informant de son intention de classer la procédure. Les parties ont pu se déterminer.