Citation: 4D_37/2020 E. 1

Qu'il a rejeté l'action principale et accueilli l'action reconventionnelle; Qu'il a condamné la demanderesse à payer 4'507 fr. 90 avec intérêts dès le 5 avril 2017; Que la Chambre civile de la Cour de justice a statué le 4 mai 2020 sur l'appel de la demanderesse; Qu'elle a confirmé le jugement; Que selon son arrêt, la responsabilité de la défenderesse, propriétaire de la borne rétractable, n'est pas engagée selon l'art. 58 al. 1 CO; Que la responsabilité de la demanderesse, détentrice de l'automobile, est au contraire engagée selon l'art. 58 al. 1 de la loi fédérale sur la circulation routière (LCR); Que la demanderesse exerce le recours constitutionnel subsidiaire auprès du Tribunal fédéral; Que ses conclusions correspondent à celles de sa demande en justice et tendent en outre au rejet de l'action reconventionnelle; Que les conditions de recevabilité du recours constitutionnel subsidiaire sont en principe satisfaites; Qu'en particulier, faute d'une valeur litigieuse suffisamment élevée, le recours ordinaire en matière civile n'est pas disponible; Que le recours constitutionnel est ouvert seulement pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF); Que le Tribunal fédéral se saisit exclusivement des griefs soulevés et motivés de façon détaillée par la partie recourante (art. 106 al. 2 et 117 LTF; ATF 141 I 36 consid. 1.3 p. 41; 138 I 171 consid. 1.4 p. 176; 134 I 83 consid. 3.2 p. 88); Que cette partie peut notamment invoquer la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst.; Qu'elle n'est alors pas autorisée à simplement contredire la décision attaquée par l'exposé de ses propres allégations et opinions; Qu'elle doit plutôt indiquer de façon précise en quoi la décision est entachée d'un vice grave et indiscutable; Qu'à défaut, le grief d'arbitraire est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.1 p. 254; 133 III 393 consid. 6 p. 397; voir aussi ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266); Que la demanderesse dénonce une application à son avis arbitraire de l'art. 58 al. 1 CO; Que son argumentation tend à une nouvelle appréciation juridique au regard de cette disposition; Qu'elle ne répond pas à l'exigence de motivation particulière au grief d'arbitraire; Que le recours est par conséquent irrecevable sur ce point; Que la demanderesse invoque en outre l'art. 29 al. 2 Cst., lequel consacre le droit des plaideurs d'être entendus en procédure; Qu'elle reproche à la Cour de justice d'avoir omis de discuter, dans son arrêt, un concours de responsabilités entre celle de la propriétaire de la borne rétractable et celle de la détentrice de l'automobile; Que cette seconde responsabilité était seule en cause après que la Cour de justice avait confirmé que l'autre responsabilité n'était pas engagée; Qu'il n'existait donc aucune possibilité de concours; Que ce point ne nécessitait pas de développement dans la motivation de l'arrêt; Que le grief tiré de l'art. 29 al. 2 Cst. est manifestement privé de fondement; Que le recours sera par conséquent rejeté, dans la mesure où il est recevable; Qu'à titre de partie qui succombe, son auteur doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral; Que l'adverse partie n'a pas été invitée à répondre au recours; Qu'il ne lui sera donc pas alloué de dépens. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :