Citation: 5C.264/2005 05.01.2006 E. 3

La demanderesse soutient qu'il incombait à sa partie adverse de prouver l'absence d'intérêt à l'exercice du droit de propriété (cf. art. 8 CC). Après avoir rappelé que cette question divisait la doctrine (cf. notamment: Meier-Hayoz, op. cit., n. 11 ad art. 667 CC; Steinauer, ibidem; Thorens, op. cit., p. 278/279), l'autorité cantonale l'a finalement laissée indécise en considérant, sur le vu de l'instruction conduite en première instance, que «l'intérêt invoqué par la demanderesse n'existe pas». Dans ces circonstances, la répartition du fardeau de la preuve n'a plus d'objet (ATF 131 III 646 consid. 2.1 p. 649 et les arrêts cités).