Citation: 4A_93/2008 05.05.2008 E. B

Le 22 août 2006, X.________ en liquidation a ouvert action contre Y.________ SA et Z.________ SA, en concluant à ce que les défenderesses, prises solidairement entre elles, soient condamnées à lui payer le montant de 220'000 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 31 décembre 2004. Par jugement du 7 juin 2007, le Tribunal de première instance du canton de Genève a débouté la demanderesse de ses conclusions. Le Tribunal a retenu que la demanderesse n'a pas démontré à satisfaction l'allégué, selon lequel W.________ aurait veillé à ses intérêts pendant plus de douze ans et qu'elle aurait, ce faisant, agi en qualité de mandataire de la demanderesse pour toutes les questions liées à la couverture d'assurance des biens mobiliers et immobiliers. La juridiction cantonale a en outre relevé que cet allégué était contredit par plusieurs éléments du dossier, comme le fait que A.________ avait signé seul la proposition d'assurance et que le preneur d'assurance s'était adressé directement à l'assureur au moment du sinistre. L'autorité inférieure a enfin nié tout lien de causalité adéquate entre l'obligation d'annoncer le bénéfice d'exploitation, respectivement la méconnaissance de cette obligation, et la réduction de l'indemnité allouée par l'assureur, puisque cette réduction était due à la sous-évaluation comptable des résultats d'exploitation, qui avait entraîné une sous-assurance à due concurrence. Saisie d'un appel de la demanderesse, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève, statuant par arrêt du 18 janvier 2008, a confirmé le jugement de première instance. La cour cantonale a exposé que Y.________ SA, à laquelle a succédé Z.________ SA, est intervenue en qualité de courtier d'assurances; elle a servi d'intermédiaire pour la conclusion du contrat d'assurance. Les magistrats ont nié toute violation, par le courtier, de son obligation de diligence. Ils ont enfin confirmé l'analyse des juges précédents relative au lien de causalité.