Citation: 5A_246/2020 E. 4

Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, la recourante se plaint d'un déni de justice (art. 29 al. 1 Cst.) en tant que la Cour de justice n'aurait pas contesté [recte: constaté] son état d'insolvabilité, s'arrêtant à la question de savoir si elle était nantie de la bonne " décision de dissolution ". Or, quoi qu'il en soit du point de savoir si le conseil d'administration avait ou non la compétence pour déposer une " requête en insolvabilité ", la cour cantonale devait procéder comme dans l'arrêt du Tribunal fédéral 5A_625/2015 et constater que " l'insolvabilité patente " de la société, attestée par pièces et non contestée, devait entraîner sa faillite. La critique de la recourante est difficilement compréhensible. Il apparaît en effet que la Cour de justice a dûment examiné les mérites de la requête à l'aune de ses conclusions principales et subsidiaires, analysant les conditions d'application tant de l'art. 191 LP que des art. 725 al. 2 et 725a al. 1 CO. Le grief ne relève donc pas du déni de justice formel; il touche bien plutôt à l'application du droit. Le moyen est partant infondé dans la mesure étroite de sa recevabilité.