Citation: 1C_228/2019 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant estime qu'il "ressort des explications de la DGE que la limite entre le jardin et la forêt est clairement définie, par la situation effective du terrain, soit par la clôture sise sur [s]a parcelle". Cette assertion est toutefois purement appellatoire, le recourant présentant sa propre interprétation des faits constatés par l'autorité administrative, dont la décision ne contient aucune affirmation en ce sens. Le recourant s'obstine à vouloir déterminer si la qualité de forêt a été constatée sur la base de "la nature effective du terrain" ou non. Or la nature effective du terrain présente précisément l'antinomie que les deux autorités ont constatée de façon concordante: un sol en nature de gazon avec trois arbres d'essences forestières. Cette "nature effective du terrain" n'a en réalité ainsi pas été décisive, ni pour la DGE ni pour la CDAP. Les deux instances ont considéré d'une part que la nature forestière du secteur était dictée par le fait que la présence du gazon était due à un entretien intensif ne laissant pas le sous-bois se reconstituer (1) et d'autre part que la présence des trois arbres étaient indicateurs de la nature forestière du secteur si cet entretien intensif n'avait pas lieu (2). Que la DGE ait émis la première de ces observation à titre principal et se soit appuyée sur l'autre pour étayer son jugement, alors que la CDAP a commencé par relever la seconde, pour ensuite corroborer son appréciation en évoquant la première, ne constitue pas une contradiction. Lorsque, comme le souligne le recourant, la DGE s'écarte de la nature effective du terrain, elle le fait par rapport à la nature de gazon du sol, non par rapport à la présence des trois arbres dont elle dit, à l'instar de ce que fait la CDAP ensuite, qu'il s'agit d'essences forestières. Aussi, lorsque la CDAP expose que "la limite de la forêt a été fixée en tenant compte des arbres présents dans le secteur litigieux" (arrêt attaqué, consid. 2b/aa) ou que l'appréciation a été affinée "en tenant compte de la situation sur le terrain" ( ibidem), elle ne contredit en rien les observations ou appréciations de l'autorité cantonale spécialisée. En bref, l'arrêt attaqué, à l'instar de l'autorité administrative, a tenu compte tant de la situation antérieure pour s'écarter de la nature de gazon du sol que de la situation actuelle en se référant aux arbres d'essences forestières encore présents dans le secteur litigieux. Comme le relève l'OFEV, cette manière de fixer la limite de la forêt est conforme à la législation et la jurisprudence en la matière.