Citation: 2C_325/2019 E. 3.9

3.9. Il importe en l'espèce peu que le recourant soit soutenu par l'Hospice général depuis août 2018, comme l'affirme l'Office cantonal dans ses brèves observations. Il s'agit d'un fait nouveau qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué et qui est irrecevable au sens de l'art. 99 al. 1 LTF. Il serait également choquant de refuser une autorisation de séjour initiale au recourant sur cette base, dès lors que la longueur de la procédure, contraire à l'obligation de célérité de l'art. 8 CEDH, l'a contraint à demeurer, passé sa majorité, dans une situation incertaine, restreignant par définition ses possibilités d'intégrer le marché du travail. Au surplus, l'intéressé n'avait jamais émargé à l'aide sociale jusqu'à l'été 2018, de sorte qu'aucune dépendance à celle-ci n'aurait jamais pu lui être reprochée si sa demande de regroupement familial avait été traitée dans un temps raisonnable (cf. supra consid. 2.2-2.3).