Citation: 4A_91/2020 E. 4.8

4.8. En ce qui concerne la troisième condition, selon laquelle l'auteur de l'atteinte doit utiliser de bonne foi le signe distinctif contesté, la recourante est d'avis que son propre silence ne pouvait pas être interprété comme une tolérance de l'usage du signe litigieux et que les juges cantonaux ont violé le droit en retenant que la défenderesse avait agi de bonne foi. La recourante, qui s'attaque d'emblée à la bona fides superveniens, ne conteste pas, en soi, qu'une inaction de huit ans conduit à la péremption, mais elle critique l'attitude de la défenderesse durant cette période. Dans son argumentation principale, elle soutient que la défenderesse a fait preuve de parasitisme, ce qui exclurait d'emblée la bona fides superveniens : la défenderesse aurait toujours eu l'intention de tirer profit de la renommée de la marque notoire " A1.________ " et elle entretiendrait une confusion avec ce signe à cette seule fin.