Citation: 5A_831/2022 E. C

Par acte du 27 octobre 2022, l'ex-époux exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral. Il conclut principalement à l'annulation de l'arrêt querellé et au renvoi de la cause à la juridiction précédente pour nouvelle instruction et nouvelle décision au sens des considérants. Subsidiairement, il conclut à la réforme de l'arrêt attaqué en ce sens qu'il est constaté que le montant nécessaire à l'entretien de l'enfant D.________ s'élève à 1'537 fr. 80 par mois et qu'il est dit que, dès jugement exécutoire, aucune contribution d'entretien n'est due entre époux, l'ex-époux ayant droit, dans l'hypothèse où l'ex-épouse obtiendrait une rente d'invalidité AI, au remboursement des pensions versées pour la période couverte par le rétroactif de rentes, à concurrence de la somme versée par l'assurance-invalidité pour cette période. Plus subsidiairement, il conclut à ce que la pension en faveur de l'ex-épouse soit fixée à 218 fr. 60 par mois jusqu'à ce que la créancière ait atteint l'âge de la retraite, sous réserve - dans le cas où l'ex-épouse obtiendrait une rente d'invalidité AI - de son droit au remboursement des pensions qu'il aura versées pour la période couverte par le rétroactif de rentes à concurrence de la somme versée par l'assurance-invalidité pour cette période, et à ce qu'il soit dit que, le cas échéant, le montant de la pension courante sera automatiquement réduit du montant de la rente courante d'invalidité AI octroyée à l'ex-épouse dès que celle-ci commencera à la percevoir. Encore plus subsidiairement, il conclut à ce que le montant de la pension mensuelle en faveur de l'ex-épouse soit fixé à 2'997 fr. 40, sous les mêmes réserves que celles précédemment énoncées. Le recourant requiert également le bénéfice de l'assistance judiciaire. L'intimée a conclu au rejet du recours et la juridiction précédente s'est référée aux considérants de son arrêt. Le recourant a fait usage de son droit de réplique inconditionnel. C.a. Par ordonnance du 9 novembre 2022, l'effet suspensif a été accordé pour les pensions arriérées, c'est-à-dire encore dues jusqu'à la fin du mois de septembre 2022, mais refusé pour les prestations courantes. C.b. Le 19 juin 2023, un délai a été imparti à l'enfant D.________, devenu majeur, pour qu'il se prononce sur les conclusions en fixation du montant de son entretien convenable pour la période postérieure à sa majorité. Il était précisé que, sans réponse de sa part d'ici au 3 juillet 2023, il serait considéré qu'il approuvait tacitement les conclusions prises par son père à cet égard. L'enfant n'a pas réagi à ce courrier.