Citation: 7B.219/2006 16.04.2007 E. 2

Le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu de rectifier d'office une inadvertance manifeste ou de compléter les constatations de l'autorité cantonale sur des points purement accessoires (art. 63 al. 2 et 64 al. 2 OJ applicables par analogie en vertu du renvoi de l'art. 81 de la même loi). La Cour de céans ne saurait donc prendre en considération les éléments divergents - par rapport aux constatations de fait de la décision attaquée - que les recourantes avancent sans se prévaloir de l'une des exceptions mentionnées ci-dessus. Ainsi en va-t-il de leurs allégations concernant le montant du solde de l'arriéré de loyer et son non-versement à des dates déterminées (p. 7, ch. 18 3e par.) et de celles figurant sous ch. 25 à 28 (p. 8 s., resp. 9 s.) et 35 ss (p. 12 s., resp. 13). Les recourantes s'estiment en droit d'alléguer exceptionnellement un fait nouveau consistant en la notification d'un troisième commandement de payer d'un montant de 3'500'000 fr. (à E.________) le 9 novembre 2006 (allégués 32 s. p. 11), parce que ce fait n'aurait pas pu être présenté à la Commission cantonale de surveillance avant le 20 novembre 2006, date de la décision de celle-ci. Elles ne font toutefois pas la démonstration de ce qu'elles avancent, se contentant de prétendre que la cause a été gardée à juger à la suite du dépôt des observations de l'office et de la partie adverse des 24/25 octobre 2006, sans étayer leur affirmation d'une quelconque référence légale. Cette question, de même que celle de savoir si les recourantes, objet de poursuites prétendument abusives, sont somme toute habilitées à tirer argument d'un fait concernant un tiers, peuvent demeurer indécises, car les recours doivent de toute façon être rejetés.