Citation: 4C.239/2005 16.11.2005 E. 2

Le demandeur s'en prend exclusivement à la façon dont la cour cantonale a fixé ses indemnités pour perte de gain. Pour calculer le montant dû au demandeur, les juges cantonaux ont appliqué l'art. 6.2 du contrat-cadre de travail signé par les parties, relevant que cette disposition n'était pas contraire à la convention collective de travail pour le métier de monteur électricien dans le canton de Genève (ci-après : la CCT). La cour cantonale a confirmé la position des premiers juges, consistant à prendre comme référence la rémunération perçue par le demandeur au cours de la mission durant laquelle l'incapacité de travail était survenue, sans tenir compte du salaire touché par celui-ci durant les autres missions effectuées en 2002, dont l'une lui avait du reste été confiée par une autre entreprise de travail temporaire. Puis, la cour cantonale a calculé le nombre de jours civils séparant le début de la mission de celui de l'incapacité de travail, ce qui équivalait à 37 jours (du 18 avril au 24 mai 2002), sans distinguer s'il s'agissait de jours ouvrables ou travaillés, contrairement à ce qu'avait fait le tribunal de première instance. Le demandeur ayant réalisé, pendant ce laps de temps, un salaire brut de 7'112,05 fr., la cour cantonale a estimé que son indemnité journalière s'élevait à 80 % de 192,22 fr. (7'112,05 : 37). Celle-ci devait être versée durant 720 jours au maximum en application de la CCT et de la lettre de résiliation du contrat de travail. Le demandeur avait ainsi droit à 110'719 fr. (192,22 X 720 X 80 %), auquel il fallait ajouter 192,22 fr. correspondant au salaire journalier pendant le délai de carence, soit 110'911,20 fr. au total. Le demandeur ayant déjà perçu 72'385,85 fr., la défenderesse lui devait encore le solde, soit 38'525,35 fr.