Citation: 4C.277/2002 07.02.2003 E. B

Le 13 juillet 1999, X.________ SA a ouvert action contre A.________ et les membres de l'hoirie G.________, soit B.________, C.________, D.________, E.________ et F.________. Les défendeurs ont conclu à libération pour défaut de légitimation active de la demanderesse. A l'issue d'une instruction partielle, les parties ont requis le prononcé d'un jugement préjudiciel sur la qualité pour agir de la demanderesse. Par jugement du 11 juillet 2002, la Ire Cour civile du Tribunal cantonal valaisan a rejeté la demande. En substance, la cour cantonale a qualifié de contrat de société simple les rapports juridiques noués entre Z.________ SA et F.________ relativement au projet immobilier de K.________. Elle en a déduit qu'en septembre 1994, Z.________ SA a acquis, par l'entremise de cette société simple, une créance commune, avec F.________, contre les défendeurs pour les travaux d'architecte exécutés dans le cadre du projet susmentionné. Nul ne pouvant transférer plus de droit qu'il n'en a, la cession générale de créances du 7 février 1992 en faveur de la banque W.________, qui n'a été signée que par Z.________ SA, n'avait donc pu porter, s'agissant de ce projet immobilier, que sur la part de la société anonyme à la créance commune; comme la société simple n'a pas été liquidée, la banque W.________, en acquérant la part de Z.________ SA à la créance commune contre les défendeurs, était devenu titulaire en main commune de celle-ci avec F.________. La cession subséquente consentie par la banque W.________ à la demanderesse avait porter sur la même part à la créance commune. Partant, dès l'instant où les titulaires d'une créance en main commune ne peuvent la faire valoir en justice que conjointement comme consorts nécessaires, la demanderesse n'a pas qualité pour agir seule contre les défendeurs.