Citation: 2D_41/2020 E. 4.2.1

4.2.1. A propos de cette question, le Tribunal cantonal a tout d'abord constaté que le recourant avait donné trois réponses (A, B et C) et que celui-ci estimait qu'elles étaient les trois correctes, dès lors qu'elles correspondaient aux réponses admises lors d'un examen soumis précédemment par l'un des professeurs aux étudiants d'un cours dans une autre école. Le Tribunal cantonal a ensuite retenu que deux professeurs étaient concernés par le cours. Le premier assumait seul la responsabilité de l'enseignement, établissant et adaptant le contenu du cours d'année en année sans aucune référence à un éventuel autre cours. Les énoncés et corrigés d'examens étaient établis sous sa responsabilité. Le second était quant à lui chargé de cours et prodiguait le cours "Modèles informatiques" sous la tutelle du premier professeur à l'un des trois groupes d'étudiants composant la volée de première année. Ce second professeur donnait également un cours dans une autre école, dont le contenu se recoupait partiellement avec celui du cours "Modèles informatiques". A propos de l'examen intervenu dans une autre école et dont le contenu de l'une des questions était le même que celui de la question 3.2 de l'examen litigieux, l'autorité précédente a constaté que le second professeur, chargé de l'enseignement dans l'autre école, avait expliqué qu'il ne s'agissait que d'un exercice et pas d'un examen. Ce professeur avait d'ailleurs ajouté que la bonne réponse était uniquement la réponse A, comme pour l'examen en cause, ajoutant que les réponses B et C illustraient " les pires exemples de nommages possibles de clés étrangères et en aucun cas une solution judicieu se". Le Tribunal cantonal a en outre constaté que le document produit par le recourant s'inscrivait dans le cadre d'une préparation d'examens, dont la correction avait été effectuée par oral. Ce document se limitait à comporter un surlignage des prétendues bonnes réponses (A, B et C) et ne constituait pas un corrigé officiel, mais au mieux des notes prises par un étudiant lors de la correction orale. Fondé sur ces considérations, le Tribunal cantonal a dénié toute valeur probante au document produit par le recourant pour tenter de démontrer que les réponses A, B et C à la question 3.2 de l'examen constituaient des réponses correctes et s'est fondé sur les déclarations du professeur pour écarter le grief.