Citation: 5A_624/2013 E. A

A.a. A.________, né en 1968, est atteint de schizophrénie paranoïde. Il a fait l'objet, en 2005 et 2007, de deux condamnations pénales, dans le cadre desquelles des mesures, sous la forme de traitements ambulatoires, ont été ordonnées. A.b. Le 1er septembre 2010, le Centre neuchâtelois de psychiatrie, consultation ambulatoire, a alerté l'Autorité tutélaire sur le fait que l'intéressé ne prenait plus ses médicaments depuis quelques jours, qu'il refusait tout contact avec la psychiatrie et que son hospitalisation était nécessaire. Dans la crainte d'une nouvelle décompensation avec risque important de nouveaux passages à l'acte agressifs, l'Office d'application des peines (ci-après : l'OAP) a appuyé la demande d'hospitalisation précitée. A.________ a ensuite été hospitalisé à Perreux du 9 septembre 2010 au 10 novembre 2010. A.c. Le 9 décembre 2011, l'OAP a demandé l'institution d'une mesure de tutelle, relevant que la stabilité de la situation de A.________ fluctuait en fonction de son état de santé psychique; lors d'épisodes de décompensation, il ne se rendait plus aux consultations, ce qui pouvait conduire finalement à la rupture du lien thérapeutique et nécessiter alors son hospitalisation forcée en milieu psychiatrique. Par ailleurs, l'OAP attirait l'attention sur les difficultés de l'intéressé à gérer ses ressources, tout l'argent étant dépensé en début de mois, essentiellement pour la consommation de cannabis, de sorte que les moyens manquaient pour acquérir de la subsistance et que le règlement de ses autres factures était mis en péril. Une expertise a alors été ordonnée, en vue d'une interdiction au sens de l'art. 369 aCC. A.________ a été à nouveau hospitalisé entre le 17 novembre 2011 et le 14 mars 2012. Après avoir menacé un tiers avec un couteau dans un magasin, il a fait l'objet d'une nouvelle hospitalisation entre le 2 novembre 2012 et le 4 février 2013. Dans ce contexte, l'OAP a réitéré son avis selon lequel il était opportun de nommer un tuteur à l'intéressé. A.________ a été entendu le 20 février 2013, se déclarant d'accord avec une curatelle «mais seulement si c'est pour m'aider».