Citation: 8D_2/2023 E. 6.2

6.2. Compte tenu du large pouvoir d'appréciation reconnu à l'autorité cantonale dans la fixation des frais et dépens (cf. consid. 3.2 et 3.3 supra), il n'apparaît pas arbitraire de prendre en considération à cette fin - comme l'ont fait les juges genevois en l'occurrence - l'impact des arguments du recourant sur le sort du litige (cf. arrêt 8C_80/2023 du 14 août 2023 consid. 6.2 et l'arrêt cité). Au demeurant, les écritures de celui-ci prises dans leur ensemble ne sont pas volumineuses et le courrier d'une page du 14 octobre 2022 accompagnant la note de frais se révèle particulièrement succinct. Par ailleurs, la cause principale n'apparaît pas excessivement complexe, ni en fait ni en droit. Dans son arrêt Zustovic contre Croatie, la CourEDH a jugé contraire à l'art. 6 par. 1 CEDH une disposition de procédure administrative prévoyant que dans le cadre d'une procédure judiciaire, chaque partie devait supporter ses propres frais (cf. arrêt Zustovic contre Croatie précité, § 102 à 111). Cet arrêt n'est toutefois d'aucun secours au recourant - qui ne se plaint pas du reste d'une violation de l'art. 6 par. 1 CEDH - en tant que celui-ci déplore une réduction arbitraire de l'indemnité de procédure qu'il réclamait. Or en fixant cette indemnité à 1'500 fr., l'autorité précédente n'a pas, au vu de l'ensemble des éléments précités, violé l'interdiction de l'arbitraire. On ne voit pas non plus que la jurisprudence rappelée dans cet arrêt (cf. § 100), selon laquelle le risque d'une erreur commise par l'autorité publique doit être supporté par l'Etat lui-même, pourrait fonder l'octroi de l'intégralité des dépens réclamés par le recourant. Le second grief de celui-ci doit ainsi également être écarté.