Citation: 5A_658/2009 19.01.2010 E. 3

3.1 Se référant à l'art. 326 ch. 2 CPC/BE, la cour cantonale a relevé que, s'il n'y avait pas de délai pour faire valoir le retour en possession d'une chose indûment enlevée ou retenue, il convenait néanmoins de réserver l'art. 929 CC, lequel prévoyait un délai de péremption d'un an dès le jour de l'usurpation ou du trouble. Observant que les pièces produites par l'intéressée à l'appui de sa requête de mesures provisoires démontraient que le trouble à la possession invoqué existait depuis plusieurs années, les juges cantonaux en ont conclu que l'action de la recourante était périmée au sens de l'art. 929 al. 2 CC lorsque, le 4 mai 2009, elle avait introduit sa requête de mesures provisoires. Cette dernière devait en conséquence être rejetée.