Citation: 4A_108/2019 E. 2.6

2.6. La recourante se plaint, enfin, de la réduction de loyer ayant trait aux nuisances liées au chantier intervenu entre le 7 juillet et le 30 novembre 2016. Les juges précédents ont retenu que ces nuisances ne pouvaient être qualifiées de simples entraves mineures en se fondant sur plusieurs témoignages : les voisins des locataires ont déclaré avoir subi de nombreuses nuisances durant les travaux (parois de leur terrasse abîmée, pots de fleurs cassés, ouvrier pique-niquant et fumant sur la terrasse, etc.) et, tant l'architecte en charge des travaux que son employée de bureau, ont confirmé que les locataires n'avaient plus accès à leur terrasse. La déclaration d'un (seul) habitant de l'immeuble selon laquelle il n'aurait " pas subi plus de nuisances que ce qui était attendu " n'est pas susceptible de rendre insoutenable l'appréciation des preuves entreprise par la cour cantonale. L'extrait fourni par la recourante ne permet pas de comprendre à quels types de nuisances (faibles, moyennes ou importantes) ce témoin " s'était attendu ", de sorte qu'on ne peut en tirer aucun élément en faveur de la recourante. Quant au grief tiré de la violation de l'art. 8 CC, il tombe à faux, puisque les juges cantonaux, après avoir apprécié les preuves à leur disposition, ont confirmé l'existence de nuisances (qui n'avaient rien de mineures). Pour revenir sur cet état de fait, la recourante aurait dû se prévaloir de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, ce qu'elle n'a pas fait. Le moyen se révèle sans consistance.