Citation: 1B_102/2023 E. 5

Dans un dernier moyen relatif à l'audition de C.A.________, le recourant considère tout d'abord que l'utilisation du terme "victime" pour désigner le précité par les Juges intimés démontrerait leur partialité. Ce grief frise la témérité, en particulier pour une partie assistée par un mandataire professionnel. Le raisonnement tenu à cet égard par l'autorité précédente - soit que cela résultait du statut procédural attribué à C.A.________ en raison de la tentative de meurtre à son encontre reprochée au recourant - peut ainsi être confirmé sans autre considération (cf. consid. 2.4 p. 11 de l'arrêt attaqué). Se prévalant en particulier d'un établissement arbitraire des faits, le recourant soutient ensuite que les Juges intimés n'auraient pas eu l'intention de poser des questions à C.A.________, ce qui démontrerait leur partialité. Comme l'a retenu la juridiction cantonale, il n'y a pas lieu de spéculer sur ce qui aurait été fait ou dit dans une autre configuration, à savoir notamment si la personne entendue s'était limitée à confirmer sa plainte (cf. consid. 2.4 p. 11 de l'arrêt attaqué). En effet, le déroulement de l'audience, indépendamment des propos tenus ou retranscrits au procès-verbal, démontre que le Tribunal correctionnel n'a effectivement posé aucune question à C.A.________ préalablement à ses déclarations. Il est en revanche établi que tel a été ensuite le cas. Indépendamment de l'opinion qui aurait été la leur au début de l'audition, les Juges intimés ont a priori été capables de revoir et d'adapter leur position en fonction des déclarations effectuées. Partant, la cour cantonale n'a ni violé le droit fédéral, ni procédé de manière arbitraire, en considérant en substance que cette manière de procéder ne démontrait pas une apparence de prévention notamment de la Juge intimée à l'encontre du recourant.