Citation: 4A_67/2009 03.04.2009 E. 4

La recourante dénonce ensuite une violation du droit fédéral, en particulier des art. 1, 18 et 335c CO. Deux délais de résiliation ont été prévus dans le contrat de travail signé par les parties: un premier de six mois pour la fin d'un mois si le licenciement est donné « with cause » et un second d'une année pour la fin d'un mois si le licenciement est donné « no cause ». Après avoir constaté que la volonté des parties était divergente sur la signification à donner aux termes « termination with cause » et « no cause », les juges cantonaux se sont livrés à une interprétation objective de la terminologie en question. Partant du sens usuel des termes utilisés, les magistrats cantonaux sont parvenus à la conclusion que le licenciement « with cause » signifie que l'employeuse a un motif valable de licenciement, alors que le licenciement « no cause » présuppose que l'employeuse n'en a pas, mais décide ce nonobstant de mettre fin au contrat de travail. Sur le vu des événements survenus entre les parties entre la fin de l'année 2006 et le début de l'année 2007, la juridiction cantonale a retenu que les motifs invoqués étaient justifiés et qu'ils autorisaient l'employeuse à licencier l'employée « with cause » au sens du contrat de travail. Bien que la recourante dénonce une violation de l'art. 18 CO, elle ne remet pas en cause l'interprétation faite par la cour cantonale de la clause contractuelle litigieuse, puisqu'elle admet que le terme « termination with cause » se réfère à une résiliation pour un motif légitime qui ne se confond pas avec un juste motif permettant la résiliation immédiate du contrat de travail au sens de l'art. 337 CO. Elle ne prétend du reste pas que les motifs de résiliation, tels que retenus par la cour cantonale, entraîneraient un délai de congé d'une année et non pas de six mois. Elle se contente en définitive de soutenir que l'unique motif, qui de son point de vue fonde la décision de résiliation, n'est pas un motif valable et que par conséquent le délai de congé est d'une année et non pas de six mois. Se basant sur un fait qui n'a pas été retenu par l'autorité cantonale, la démonstration de la recourante est vaine. Pour le surplus, le grief est irrecevable, dès lors que l'on n'y trouve aucune démonstration d'une éventuelle violation des art. 1 et 335c CO (art. 42 al. 2 LTF).