Citation: 6P.95/2005 04.10.2005 E. 6

Le pourvoi sur l'action pénale doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. Celui sur l'action civile doit en revanche être admis et l'arrêt attaqué réformé en ce sens que le recourant est le débiteur de Y.________ de la somme de 30'000 francs avec intérêt à 5% l'an dès le 12 décembre 1991 à titre d'indemnité en réparation du tort moral et de la somme de 200 francs avec intérêt à 5% l'an dès le 3 octobre 2001, à titre de dommages et intérêts. Le recourant a soulevé deux griefs, dont le principal est rejeté et le second, qui n'a qu'une portée pratique très modeste, est admis. Il n'obtient donc gain de cause que dans une très faible mesure. Son indigence étant suffisamment établie, sa requête d'assistance judiciaire sera partiellement admise. En conséquence, il ne supportera qu'une partie des frais et une indemnité réduite sera allouée à ses mandataires à titre de dépens (cf. art. 152 OJ). L'arrêt attaqué a mis l'intimée en situation de devoir se défendre. Bien que succombant, elle ne sera dès lors pas condamnée aux frais. La demande d'effet suspensif devient ainsi sans objet. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: