Citation: 6B_373/2020 E. B

Par jugement du 27 janvier 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement et a confirmé celui-ci. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1985. Son casier judiciaire fait état d'une condamnation, en 2014, pour infractions à la législation sur la circulation routière et contravention à la législation sur les stupéfiants, d'une condamnation en France, la même année, pour infractions à la législation sur la circulation routière, refus par le conducteur d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion, d'une condamnation, en 2016, pour infractions à la législation sur la circulation routière, ainsi que d'une condamnation, en 2018, pour infraction à la législation sur la circulation routière. B.b. En 2009, A.________ a acquis le garage C.________. Le 28 février 2014, il a cédé à la société D.________ SA tous les actifs du fonds de commerce de ce garage, pour la somme de 300'000 francs. Le même jour, l'actionnaire majoritaire de D.________ Holding SA, la société E.________ SA - elle même détenue par B.________ -, a vendu 300 actions à 1'000 fr. à A.________ et 1'700 actions à 1'000 fr. à F.________, le père du prénommé, lequel en détenait déjà 500. Ensemble, A.________ et F.________ étaient ainsi actionnaires de D.________ Holding SA à hauteur de 12%. Au moment des faits litigieux, A.________ était le directeur des garages D.________ SA, succursale de G.________, et H.________ SA, qui faisaient partie de D.________ Holding SA. Parallèlement, A.________ était le propriétaire de la société I.________ Sàrl, active dans la vente et la livraison de pizzas. B.c. Selon le Registre du commerce, J.________ était l'administrateur-président de D.________ Holding SA, tandis que F.________ en était l'administrateur. Les séances du conseil d'administration se tenaient à quatre, soit avec K.________ et B.________. J.________ était également le directeur général des sociétés D.________ SA et H.________ SA. Les relations au sein du conseil d'administration de D.________ Holding SA étaient tendues au début de l'année 2018, en raison notamment des démarches alors entreprises en vue de la vente du groupe. Des tensions sont apparues entre A.________ et B.________, chacun reprochant à l'autre de faire perdre de l'argent au groupe. Le dernier nommé s'est ainsi intéressé à la manière dont le premier nommé gérait D.________ SA, succursale de G.________, et H.________ SA. B.d. A.________ et B.________ se sont rencontrés les 27 mars puis 5 avril 2018. Dans un courrier électronique du 11 avril 2018, B.________ a indiqué à A.________ qu'il était passé trois fois au garage à l'improviste durant la semaine, mais qu'il ne l'y avait pas trouvé alors que l'intéressé était censé y travailler à plein temps. Il lui a en outre reproché de ne pas remplir ses objectifs quantitatifs et qualitatifs. Dans un courriel électronique du 17 avril 2018, B.________ a confirmé à J.________ et A.________ qu'une réunion aurait lieu le 25 avril 2018 à 17 h, afin de faire le point sur la situation. Dans un courrier électronique du 19 avril 2018, B.________ a reproché à A.________ de stationner des voitures de sa pizzeria sur le site du garage et lui a demandé de produire les factures prouvant qu'il avait payé les réparations effectuées sur ces véhicules. Une diminution de la rémunération de A.________, voire son licenciement, étaient alors à l'ordre du jour, ce que ce dernier savait. B.e. A L.________, le 25 avril 2018, vers 15 h 30, alors qu'un rendez-vous avait été fixé le même jour à 17 h dans les locaux du garage D.________ SA, succursale de G.________, entre A.________, B.________ et J.________, le premier nommé a téléphoné au deuxième nommé pour lui dire qu'il souhaitait le rencontrer seul à 17 h, car il avait des documents confidentiels à lui montrer. Lorsque B.________ est entré dans le bureau de A.________, vers 17 h 08, ce dernier a commencé à le frapper à coups de poing au visage, de manière extrêmement violente, et l'a injurié, lui disant notamment : "espèce de con, tu croyais que j'allais te donner les documents sur mon père ?". A.________ a en outre saisi et serré B.________ au cou pendant environ une minute, avant de lui dire : "tu ne sais pas qui je suis, je suis un fou, j'ai déjà tué des gens". II a ensuite continué à frapper l'intéressé, toujours avec une extrême violence. B.________ est tombé de sa chaise. A.________ a alors désigné un homme qui se trouvait également dans le bureau, identifié par la suite comme étant M.________, et a dit à B.________ : "des comme lui, j'en connais 50. On va te faire la peau et on sait où tu habites". A.________ a encore fait une clé de bras à B.________, lui a donné des coups de pied dans le dos et lui a asséné une frappe très violente dans le plexus, empêchant ce dernier de respirer. Dans le même temps, hors de lui et tout en hurlant, A.________ a dit à B.________ : "tu m'amènes 300'000 fr. en cash demain, à la réception, dans une enveloppe, avant 17h00", et a menacé de les tuer, lui et son amie. Finalement, lorsque B.________ a pu quitter les lieux, vers 17 h 30, A.________ lui a enjoint de dire qu'il s'était cogné contre une porte pour justifier l'état de son visage tuméfié. Il lui a donné une paire de lunettes à soleil pour cacher ses blessures. B.f. Durant l'instruction, A.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans un rapport du 14 septembre 2018, les experts ont posé le diagnostic de grave trouble de la personnalité dyssociale, caractérisé par des aspects psychopathiques importants, le prénommé conservant une responsabilité pénale entière.