Citation: 4A_297/2017 E. 3.2.2

3.2.2. Selon l'art. 341 al. 1 CO, le travailleur ne peut pas renoncer, pendant la durée du contrat et durant le mois qui suit la fin de celui-ci, aux créances résultant de dispositions impératives de la loi ou d'une convention collective. Comme l'intimée 1 n'a pas renoncé aux droits découlant de l'art. 336c CO, il est inutile de se demander si une hypothétique renonciation serait valable ou non au regard de l'art. 341 al. 1 CO, lequel n'entre pas en considération. Il doit être donné raison à la recourante sur ce point, sans que cela ne modifie en rien l'issue du litige. En effet, l'art. 336c al. 2 CO scelle à lui seul le sort du recours. L'employée est tombée enceinte après la notification de la résiliation du 10 mars 2015 et, conformément à cette disposition, le délai de congé était suspendu jusqu'au terme de la période de protection désignée à l'art. 336c al. 1 let. c CO. Le droit au salaire pendant ce laps de temps suppose que l'employée a exécuté sa prestation de travail, offert en vain ses services (art. 324 CO) ou, pour un temps limité, s'en est trouvée empêchée ou alors en droit de s'en dispenser (art. 324a CO). La recourante n'élève aucun grief à ce sujet. Elle ne conteste pas non plus les montants dus à l'employée et à la caisse de chômage légalement subrogée (art. 29 al. 2 LACI), confirmés par l'autorité cantonale. La cour de céans n'a dès lors pas à examiner le bien-fondé de l'arrêt attaqué sur ces points.