Citation: 6B_477/2014 E. 3.6

3.6. Le recourant prétend qu'il était arbitraire de retenir qu'il avait nécessairement entendu les protestations, admises par sa mère, de feu B.________ lors de la conclusion de l'acte de vente chez le notaire dès lors que les autres personnes présentes avaient déclaré que personne avait contesté le contenu de l'acte. S'il apparaît certes critiquable d'avoir retenu ce fait, il n'en demeure pas moins que, même à l'écarter, les autres éléments retenus par le cour cantonale sont suffisants à établir que le recourant savait que l'argent provenait de l'infraction commise par sa mère. En effet, selon les constations cantonales - dont le recourant n'a pas démontré l'arbitraire -, le recourant s'est rendu à plusieurs reprises chez feu B.________ afin de discuter du projet d'investissement, c'est-à-dire l'achat du terrain à C.________, dans lequel ce dernier pensait prendre part. De plus, le recourant ne disposait pas de la fortune nécessaire à l'acquisition du terrain et comptait donc sur un apport extérieur. Dès lors, contrairement à ce qu'a prétendu F.________, l'argent ne pouvait pas constituer un don remis, sans que celle-ci s'y attende, le jour de la vente et sans rapport avec celle-ci. Le recourant a en outre admis savoir que l'argent provenait de feu B.________. Au vu de ces éléments, le recourant ne pouvait ignorer - à tout le moins n'était-il pas manifestement insoutenable de le retenir - que les 50'000 fr. remis par feu B.________ à sa mère le jour même de l'achat du terrain, correspondaient à la part que celui-ci entendait investir dans le projet immobilier, alors que l'intention du recourant et de sa mère n'avait jamais été de l'inclure dans l'acte. Fondé sur ce qui précède, il n'était pas arbitraire de retenir que le recourant savait que les 50'000 fr. utilisés pour l'achat de son terrain provenaient d'une infraction pénale commise par sa mère et cela même sans tenir compte du fait que le recourant aurait entendu feu B.________ protester lors de la conclusion de l'acte de vente chez le notaire. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi le résultat serait arbitraire et son grief est infondé dans la mesure où il est recevable.