Citation: 8C_171/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche à la cour cantonale un établissement des faits manifestement inexact et une violation du droit fédéral dans la détermination du revenu hypothétique d'invalide. En substance, il fait valoir que la ligne 77-82 retenue par les premiers juges - et appliquée à tort dans la décision litigieuse du 2 novembre 2021 - ne permettrait pas de fixer un revenu d'invalide mettant pleinement à profit la capacité résiduelle de gain de l'intimé. Selon la Nomenclature générale des activités économiques (NOGA 2008), le secteur d'activité de l'intimé serait effectivement les activités comptables et fiduciaires, lesquelles font partie de la branche 6920, qui cible de manière plus précise l'activité de l'intimé que la ligne 77-82 ("Activités de services administratifs et de soutien"). De surcroît, selon le recourant, on ne saurait faire application d'une branche économique différente de celle utilisée pour déterminer le revenu sans invalidité, dans la mesure où la poursuite de l'activité habituelle demeurait exigible. A cet égard, le recourant rappelle que les juges cantonaux n'ont pas remis en cause les conclusions des experts du CEMEDEX, selon lesquelles les troubles de la sphère ORL s'avéraient compatibles avec la poursuite de l'activité habituelle de comptable à 100%, moyennant une diminution de rendement de 30%, une activité dans un autre domaine n'entrant pas en considération dans le cas de l'intimé. Il convenait ainsi de retenir un revenu avec invalidité de 53'426 fr. - calculé en référence au revenu mensuel de 6'453 fr. (TA1_tirage_skil_level, ligne 69-71 de l'ESS 2018, niveau de compétences 2), en tenant compte de la durée hebdomadaire de travail de la branche, de la capacité de travail résiduelle de 70% et d'un abattement de 5% - qui, après comparaison avec le revenu sans invalidité (de 80'339 fr. 85) ne faisait pas apparaître un taux d'invalidité suffisant pour ouvrir le droit à la rente.