Citation: 8C_763/2015 E. 4.2

4.2. Le recourant critique ce point de vue en faisant valoir qu'en l'occurrence le point de savoir si la lésion à l'épaule gauche constitue une lésion corporelle assimilée à un accident doit être tranché, étant donné les règles particulières de preuve posées par la jurisprudence en ce qui concerne les lésions mentionnées à l'art. 9 al. 2 OLAA. A cet égard, l'intéressé est d'avis que l'on ne peut rien tirer du certificat du docteur J.________ du 22 mai 2012, dès lors qu'il s'agit d'un simple certificat qui ne répond à aucune question précise. Quant au point de vue du docteur I.________ (rapport du 26 juin 2012) selon lequel l'accident avait cessé de produire ses effets, il est dénué de force probante dans la mesure où ce médecin ne s'est pas déterminé clairement sur la cause exacte et la nature de la lésion à l'épaule gauche. Cela étant, il existerait suffisamment de doutes sur le point de savoir s'il existe une déchirure de tendons au sens de l'art. 9 al. 2 let. f OLAA et, étant donné que les médecins n'ont pas établi l'origine maladive ou dégénérative exclusive, une instruction complémentaire apparaît nécessaire.