Citation: I 578/02 01.09.2003 E. 3

3.1 La décision d'allocation de rente du 5 septembre 1996 de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud était fondée, pour l'essentiel, sur le rapport établi le 14 juin 1996 par l'ESP. Selon ce rapport, l'assuré ne pouvait pas saisir d'objets, même très légers, avec la main gauche, de sorte qu'il devait être considéré comme mono-manuel. Cette circonstance l'excluait du monde du travail, hormis dans un contexte protégé. Aussi le conseiller en réadaptation de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a-t-il suggéré de renoncer à une réadaptation professionnelle et de reconnaître à l'assuré un taux d'invalidité supérieur à 66,66 %, lui ouvrant droit à une rente entière. 3.2 Selon l'office AI, l'état de santé de l'assuré se serait notablement amélioré, notamment dans la mesure où le diagnostic d'algoneurodystrophie, posé à l'époque par les docteurs K.________ et R.________, n'avait plus été retenu par le docteur S.________ dans son rapport du 24 février 1998. Le recourant fait valoir, pour sa part, que le docteur D.________ a fait état de cette maladie dans son rapport du 17 octobre 2001, dont la juridiction cantonale n'aurait pas tenu compte. 3.2.1 Le diagnostic d'algoneurodystrophie avait été exclu en juin 1995 déjà, sur la base d'une scintigraphie effectuée précisément en vue de vérifier l'existence de cette maladie après le rapport des docteur R.________ et K.________. Sur ce point, le docteur S.________ n'a fait que confirmer un fait déjà connu au moment de la décision d'allocation de rente du 6 septembre 1996, de sorte que l'on ne saurait en déduire une amélioration de l'état de santé de l'assuré depuis cette décision, contrairement à l'opinion de l'office AI et des premiers juges. D'autre part, le rapport établi par le docteur D.________, auquel se réfère l'assuré, ne permet pas davantage de tenir pour établi le développement d'une telle affection postérieurement au mois de septembre 1996. Tout au plus le docteur D.________ a-t-il envisagé, à l'instar des docteurs R.________ et K.________ en 1995, qu'une algoneurodystrophie se soit «développée après l'accident et maintenue depuis lors». Cela étant, il n'a fait qu'émettre, sans procéder à des examens plus approfondis, la même hypothèse que les docteurs R.________ et K.________ en 1995, réfutée de manière convaincante sur la base d'une scintigraphie réalisée le 9 juin 1995 au CHUV.