Citation: 6B_1182/2021 E. 2.3

2.3. Après avoir considéré que l'expulsion ne mettrait pas le recourant dans une situation personnelle grave, la cour cantonale a jugé qu'en tout état, les intérêts publics à l'expulsion du recourant l'emportaient sur ceux, privés, à ce qu'il demeure en Suisse. D'une part, le recourant avait participé à un trafic international de stupéfiants, alors qu'il avait été condamné une première fois en 2015 pour une infraction de même nature. Au cours de son séjour en Suisse, il avait par ailleurs montré un comportement désinvolte à l'égard des autorités, auxquelles il n'avait notamment pas hésité à mentir sur son identité dans le cadre de sa demande d'asile. D'autre part, si le recourant avait réussi à exercer pendant quelques années une activité lucrative en Suisse, son intégration demeurait limitée et n'était, à tout le moins, en rien supérieure à une intégration ordinaire. En cours de procédure, il avait eu recours à l'assistance d'un interprète portugais, ce qui était propre à dénoter que sa maîtrise de la langue française n'était que partielle. Ses liens étaient essentiellement tissés avec des personnes issues de sa communauté d'origine et sa famille nucléaire ne vivait pas en Suisse, les relations avec sa belle-soeur et sa nièce n'étant pour leur part pas protégées par l'art. 8 CEDH (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2 p. 11).