Citation: 6B_150/2020 E. 3.2

3.2. La recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir rejeté sa réquisition de preuve tendant à ce qu'un complément d'expertise soit ordonné en ce sens qu'un planning mentionnant précisément les personnes ayant gardé E.B.________ chaque jour depuis le 23 octobre 2014 et jusqu'à cinq semaines avant cette date, 24 heures sur 24, soit établi (cf. mémoire de recours, p. 12). La cour cantonale a considéré en substance qu'un tel planning n'était pas utile, dès lors que la garde de l'enfant par d'autres personnes pendant la période critique n'était ni litigieuse ni décisive (jugement attaqué, p. 17). Elle a relevé à cet égard que la conviction de la culpabilité de la recourante ne reposait pas sur la seule comparaison des périodes de garde avec celles où les fractures avaient pu être causées, mais sur un ensemble de faits (cf. consid. 4.2 infra; jugement attaqué, p. 15). La recourante soutient essentiellement que d'autres personnes se sont ponctuellement occupées de l'enfant, ce qui n'est pas contesté. On voit dès lors mal en quoi l'établissement d'un tel planning serait propre à modifier l'issue du litige. Le grief de la recourante doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.