Citation: 6B_1404/2021 E. 3.6

3.6. S'agissant de l'aspect subjectif des infractions, le recourant expose qu'il ne saurait être réalisé, en prétendant, sur la base de sa propre appréciation des éléments au dossier, qu'il savait l'intimée consentante. Largement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Sauf à prétendre ne pas comprendre le passage topique du jugement entrepris, le recourant ne conteste pas les éléments de fait retenus et en particulier l'absence de mots échangés lors des actes sexuels, ainsi que l'attitude de l'intimée, laquelle se contentait de fermer les yeux. Il ne prétend pas non plus avoir ignoré le conflit de loyauté dans lequel il plaçait l'intimée, obligée de taire les faits à sa propre mère. La cour cantonale pouvait retenir que le recourant avait à tout le moins accepté l'éventualité que sa belle-fille, âgée de 13 ans lors des premiers actes retenus, se soumettait à la pression psychique exercée dans le contexte décrit et n'était pas consentante à subir des actes d'ordre sexuel et des rapports sexuels complets. Les éléments retenus par la cour cantonale sur ce point suffisent à admettre que le recourant avait à tout le moins agi par dol éventuel.