Citation: 9C_788/2008 19.08.2009 E. 3

Le recourant reproche également aux premiers juges d'avoir établi les faits d'une façon manifestement inexacte. 3.1 Il soutient que l'avis de tous les spécialistes consultés à son instigation ou à celle de l'office intimé diverge très clairement de celui du docteur S.________. Il fait grief à la juridiction cantonale d'avoir considéré que l'avis des premiers ne remettait pas en question celui du second. Il estime également qu'une lecture attentive de l'acte attaqué révèle un examen très superficiel et partial par l'autorité de première instance des éléments sur lesquels lui-même s'était fondé. Outre le fait que l'intéressé ne désigne pas nommément les spécialistes auxquels il fait allusion, on relèvera que cet argument est erroné dès lors que le docteur V.________ reconnaît expressément que la différence entre ses diagnostics et ceux posés par l'expert se réduit pratiquement à néant, que les docteurs T.________ et A.________ ont nié l'existence d'argument clinique ou paraclinique parlant en faveur du syndrome post-commotionnel mentionné par le psychiatre traitant et que la doctoresse F.________ a fait état d'un status neurologique complet et minutieux strictement normal en dépit des assertions contraires du docteur V.________. On ajoutera que le recourant n'apporte aucun élément concret pour démontrer le caractère superficiel et partial du raisonnement des premiers juges qui ont exposé les étapes de la réflexion leur ayant permis d'aboutir à la conclusion selon laquelle l'avis du psychiatre traitant ne permettait pas de douter de la valeur de celui du docteur S.________ (cf. consid. 2.2). 3.2 L'intéressé soutient également que les 21 erreurs relevées dans le rapport de l'expert démontrent incontestablement le parti pris défavorable adopté par celui-ci à son encontre. Bien qu'il reconnaisse que la plupart de ces erreurs n'est pas déterminante, il estime que certaines revêtent un caractère de gravité évident. Cette argumentation affirmative et faisant appel aux notions d'«évidence» ou d'«incontestabilité» ne démontre pas en quoi la juridiction cantonale aurait établi les faits d'une façon manifestement inexacte. Effectivement, le recourant ne dresse pas la liste des 21 erreurs évoquées. Il définit encore moins lesquelles sont déterminantes ou non. Il n'avance pas plus d'éléments permettant de comprendre comment le docteur S.________ s'y serait systématiquement pris pour faire apparaître sa demande de prestations comme étant sans fondement. Même si un renvoi à des actes procéduraux antérieurs n'est en principe pas recevable (cf. arrêt du Tribunal fédéral 9C_1046/2008 du 5 février 2009 consid. 1 et les références), on notera néanmoins que la grande majorité des erreurs en question n'en sont pas. Outre quelques inexactitudes insignifiantes fondamentalement (dénomination de la formation suivie ou de la profession exercée, but du séjour à l'étranger, activité de l'épouse), elles correspondent en fait pour l'essentiel à une explication a posteriori par l'intéressé de ses propres propos rapportés par l'expert ou à des précisions de ce qui aurait été dit durant l'expertise (conviction d'avoir une fuite du liquide rachidien, craintes concernant la résurgence des symptômes, effets du médicament «Temesta®», utilisation d'une voiture, pratique de la voile, posture durant l'entretien, durée de celui-ci). On ajoutera à cet égard que le Tribunal fédéral accorde généralement plus de valeur aux premières déclarations (cf. ATF 121 V 45 consid. 2a p. 47 et les références; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 321/98 consid. 2d in VSI 2000 p. 199 consid. 2d p. 201; cf. aussi le commentaire de Kieser/Pribnow, paru in PJA 2000 p. 1195). 3.3 Le recourant soutient encore d'une manière générale que l'avis du docteur V.________ a un caractère scientifique incontestable et démontre indiscutablement le manque de fiabilité du rapport du docteur S.________. Il s'étonne que la juridiction cantonale n'ait pas reconnu cette évidence puis constate que cette autorité a lourdement souligné quelques points d'accord et écarté superficiellement les points de désaccord.