Citation: 6B_818/2010 22.12.2010 E. 1

Savoir si l'autorité cantonale s'est fondée sur une juste conception de fait ou de moyen de preuve nouveau et sérieux est une question de droit. En revanche, savoir si un fait ou un moyen de preuve était effectivement inconnu du juge relève de l'établissement des faits. Il en va de même de la question de savoir si un fait ou un moyen de preuve nouveau est propre à modifier l'état de fait retenu, puisqu'elle relève de l'appréciation des preuves, étant rappelé qu'une vraisemblance suffit au stade du rescindant. Enfin, c'est à nouveau une question de droit de savoir si la modification de l'état de fait est juridiquement pertinente, c'est-à-dire de nature, en fonction des règles de droit de fond applicables, à entraîner une décision plus favorable au condamné en ce qui concerne la culpabilité ou la peine (ATF 130 IV 72 consid. 1 p. 73). 3.2 Même si le texte de son fils produit par le recourant à l'appui de sa demande n'est pas daté, de sorte que l'on ignore s'il a été rédigé avant ou après le jugement dont la révision est requise, il ne ressort pas de ce jugement que le tribunal qui l'a rendu ait eu connaissance de cette pièce, ni du fait que, selon le recourant, elle permettrait de prouver, à savoir que son fils serait revenu sur les déclarations par lesquelles il l'avait mis en cause. Il résulte au contraire du jugement de condamnation que le tribunal a tenu les déclarations de l'enfant pour constantes, cohérentes et crédibles. La pièce en question apparaît donc comme un élément de preuve nouveau au sens de l'art. 385 CP. Il en va de même des témoignages requis, rien n'indiquant que le tribunal ait eu connaissance d'une quelconque manière de ce que l'enfant aurait confié au frère et à un ami de son père avoir mis à tort ce dernier en cause, sous l'influence de sa mère. 3.3 Ainsi qu'on l'a vu (cf. supra, consid. 2.5 et 2.6), l'autorité cantonale a admis sans arbitraire, du moins qui soit démontré à suffisance de droit, que le texte de son fils produit par le recourant n'exprimait guère que le souhait, concordant avec le fait qu'il impute à sa mère la séparation de ses parents, de vivre auprès de son père, et non un revirement de sa part quant aux actes commis par ce dernier sur lui, lequel en avait d'ailleurs admis la matérialité. Partant, c'est à juste titre qu'elle a nié qu'il s'agisse d'un moyen de preuve sérieux au sens de l'art. 385 CP. Quant aux témoignages requis, il n'a aucunement été établi qu'ils permettraient de prouver autre chose que ce qui résulte de la pièce produite. Ils ne sont d'ailleurs étayés que par cette dernière et n'ont été requis qu'à titre corroboratif. C'est donc avec raison aussi que leur caractère sérieux a été nié. 3.4 Sur le vu de ce qui précède, l'arrêt attaqué ne viole pas le droit fédéral en tant qu'il écarte la demande de révision.