Citation: 5A_175/2016 E. A

A.a. Le 23 mai 2013, la société X.________ Sàrl (X.________) a fait notifier à A.________ ( poursuivi) un commandement de payer la somme de 200'000 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 1er septembre 2012, indiquant comme cause de l'obligation: " Remboursement du prêt accordé en août 2012. Poursuite conjointe et solidaire avec M. D.________ (...) ". Cet acte a été frappé d'opposition totale ( poursuite n° xxxxx de l'Office des poursuites du district de Nyon). Le 14 août 2013, la poursuivante a saisi le Juge de paix du district de Nyon d'une requête de mainlevée de l'opposition. Elle a allégué avoir octroyé, au mois d'août 2012, un prêt de 200'000 fr. au poursuivi et à D.________, montant qui a été crédité sur un compte ouvert auprès d'UBS SA à Neuchâtel; elle a produit notamment la copie d'un courriel du 9 août 2012 du poursuivi et la copie d'une lettre du 30 août 2012, signée par celui-ci, qui indique, en particulier, que "X.________ SARL vous a fait un prêt de 200'000.-- (à Mr A.________ et Mr D.________) ", somme qui est remboursable " sous 30 à 90 jours sur compte ci-joint (...) ". A.b. Par décision du 1er octobre 2013, le juge de paix, prenant acte de l'ouverture de la faillite de X.________ le 19 août précédent, a suspendu la procédure de mainlevée en application de l'art. 207 LP. Le 31 octobre 2013, le poursuivi a écrit au juge de paix que la créance litigieuse avait été cédée à C.________; à l'appui de cette allégation, il a produit un document daté du 15 avril 2013, aux termes duquel "X.________ Sàrl (...) Atteste que le prêt de X.________ de 200'000.CHF du 30.08.2012 en faveur de M. A.________ et M. D.________ [...] sert à payer les honoraires de l'architecte de M. C.________ (...) pour nos différents projets "; il a encore produit une lettre du 25 septembre 2013 de X.________ aux emprunteurs, dont la teneur est en bref la suivante: " Par art. 164 du code civil Suisse et les dispositions générales de la cession de créance, nous vous informons, X.________ Sàrl (...) que le prêt de X._______ de 200'000.- CHF du 30.08.2012 en faveur de M. A.________ et M. D.________ [...] cédant la créance en faveur de C.________ Architecte [...]". Par lettre du 4 novembre 2013, le mandataire de X.________ a contesté toute portée à la lettre du 25 septembre 2013, qui serait " inopérante " pour le motif que les organes de la société ne pouvaient plus engager celle-ci après l'ouverture de sa faillite; il a en outre relevé que l'écrit du 15 avril 2013 ne contenait " pas trace d'une cession de créance ", mais indiquait uniquement que " l'argent de cette reconnaissance de dette servira à payer l'architecte C.________ et non que celui-ci serait cessionnaire de cette créance ". A.c. Le 24 février 2015, l'avocat Thierry Amy a informé le juge de paix qu'il était le conseil de B.________ SA et de C.________, auxquels la masse en faillite de X.________ avait cédé, en vertu de l'art. 260 LP, ses droits découlant du prêt à l'encontre du poursuivi, un délai au 30 juin 2015 leur étant imparti pour procéder en vue du recouvrement de cette créance; il a requis le juge de paix de prendre acte de la substitution de ses clients à X.________, respectivement à sa masse en faillite, de lever la suspension de la procédure et de fixer une audience. Par décision du 28 avril 2015, le juge de paix a ordonné la reprise de cause et cité les parties à comparaître à une audience appointée au 12 juin 2015.