Citation: BGE 150 V 44 E. 6.5

Au vu de tout ce qui précède, le procédé de la juridiction cantonale (cf. consid. 4.2 supra) consistant à comparer le gain réalisé par le recourant dans son activité de hockeyeur (8'333 fr. 35) avec l'indemnité de chômage calculée sur la base d'un gain assuré total réduit proportionnellement au taux de placement du recourant dans la seule activité chômée est contraire à la jurisprudence exposée ci-dessus. En effet, si l'on suivait le raisonnement de la juridiction cantonale, une personne assurée exerçant comme en l'espèce deux activités à 50 % et perdant l'une d'entre elles n'aurait pas droit à l'indemnité journalière de chômage si l'activité qu'elle exerce encore lui procure un revenu équivalent ou supérieur à celui qu'elle a perdu. Selon la jurisprudence susmentionnée, la personne assurée a toutefois droit, dans un tel cas de chômage partiel, à une indemnité de chômage si le revenu qu'elle tire de l'autre activité et/ou d'un autre BGE 150 V 44 S. 56 gain intermédiaire est inférieur à l'indemnité journalière à laquelle elle aurait droit en cas de chômage complet.