Citation: 9C_428/2019 E. 5

En l'occurrence, on observe que les experts judiciaires ont dûment motivé la diminution de la capacité de travail de la recourante (consid. 4.4 supra), et que leur expertise satisfait aux exigences jurisprudentielles pour se voir reconnaître une pleine valeur probante, comme l'a d'ailleurs admis la juridiction cantonale. Les médecins de la PMU ont en effet procédé à une analyse conforme à la grille d'évaluation désormais exigée par la jurisprudence (ATF 141 V 281), au terme de laquelle ils ont conclu à une capacité de travail nulle dans toute activité. Il ressort de leur expertise que l'état de santé de l'intéressée, dont l'état dépressif avait été qualifié de léger par le docteur I.________ dans son expertise du 11 février 2005, s'est modifié en ce sens qu'elle présente désormais une symptomatologie dépressive moyenne. Depuis 2015, l'aggravation des symptômes douloureux diminue ultérieurement la capacité de travail de l'intéressée aussi du point de vue fonctionnel, la combinaison de plusieurs handicaps a en effet une influence négative sur les ressources déjà faibles de l'intéressée. En définitive, en ce qu'ils ont considéré que l' état de santé de la recourante ne s'était pas aggravé dans une mesure justifiant une augmentation de la quotité de son droit à une rente d'invalidité, en s'écartant des conclusions de l'expertise judiciaire, les premiers juges, ont fait preuve d'arbitraire et violé l'art. 17 LPGA. Au vu de la date de la diminution de la capacité de travail de la recourante, arrêtée par les experts au moment auquel l'expertise auprès du CEMed a eu lieu (soit, les 2, 3 et 31 octobre 2014), un droit à une rente entière d'invalidité doit lui être reconnu à compter du 1er janvier 2015 (art. 88a al. 2 RAI). Le recours est bien fondé.