Citation: C 39/04 15.02.2006 E. 4

4.1 Retenant que l'assuré s'était inscrit à l'assurance-chômage le 23 novembre 2003 seulement, soit près de cinq mois après la rupture des rapports de travail auxquels il avait lui-même mis fin «pour entreprendre une formation» et plus de deux mois après son retour en Suisse, les premiers juges ont considéré que P.________ avait lui-même supporté une partie du dommage subi par l'assurance-chômage. En conséquence, seule une faute de gravité moyenne pouvait lui être reprochée, de sorte que la durée de la suspension devait être ramenée à 24 jours. 4.2 Le recourant invoque cependant l'application de l'art. 45 al. 3 OACI, au regard duquel la durée de la sanction aurait dû être fixée entre 31 et 60 jours. Il reproche par ailleurs à la juridiction cantonale d'avoir pris en compte le moment de l'inscription au chômage à titre de circonstance personnelle justifiant la réduction de la durée de la suspension, alors qu'il s'agirait d'un fait déterminant pour la fixation du droit à l'indemnité, mais non pour celle de la gravité de la faute. Selon lui, seules des circonstances liées à la cessation de l'activité professionnelle doivent être examinées pour établir le degré de la faute. La notion de prise en charge du dommage serait en revanche inconnue dans l'assurance-chômage, même si des arrêts récents du Tribunal fédéral des assurances (des 5 juillet 2002 [C 46/02], 21 novembre 2001 [C 48/01], et 23 juin 2003 [C 160/03]) semblaient introduire ce concept à l'encontre de la volonté du législateur.