Citation: 5A_534/2019 E. 4.3.1

4.3.1. Le recourant ne critique pas la motivation de l'autorité cantonale selon laquelle, développés pour la première fois en appel, les allégués se rapportant à la question des économies réalisées ou non durant la vie commune étaient irrecevables pour cause de tardiveté (art. 317 al. 1 CPC). Dans la mesure où il soutient, en se référant à des pièces du dossier, que les époux ne faisaient pas d'économies, ses allégations sont par conséquent nouvelles et ne peuvent dès lors être prise en considération (art. 105 al. 1 LTF). De toute manière, contrairement à ce que semble penser le recourant, la distinction entre la méthode du train de vie, en une étape, et la méthode du minimum vital, en deux étapes, ne repose pas par principe sur l'existence ou l'absence d'une quote-part d'épargne (arrêt 5A_776/2015 du 4 février 2016 consid. 4.2). Ce qui importe, c'est qu'en cas de situation financière favorable, dans laquelle les frais supplémentaires liés à l'existence de deux ménages séparés sont couverts (arrêt 5A_4/2019 du 13 août 2019 consid. 3.2 et la jurisprudence citée), le choix de la méthode de calcul ne conduise pas à une répartition anticipée de la fortune, en faisant bénéficier l'époux crédirentier d'un niveau de vie plus élevé que celui qui était le sien avant la séparation (cf. supra consid. 4.1). A cet égard, l'autorité cantonale a considéré que, même à supposer que la méthode du minimum vital soit appliquée, le mari n'avait pas établi que le maintien de son train de vie antérieur justifiât une répartition de l'excédent des époux en sa faveur après couverture de ses charges mensuelles, arrêtées à 5'931 fr. 05 par le premier juge. L'appelant n'avait jamais fait état de charges plus élevées alors qu'il lui revenait de le faire et cette question, qui devait être éclaircie en première instance, n'avait pas été instruite en appel. Les charges mensuelles constituant le train de vie du mari s'élevaient dès lors à 5'931 fr. 05. Le recourant conteste uniquement ce montant, soutenant que son niveau de vie antérieur se monte à 13'224 fr. 35 par mois. Il se contente toutefois de reprendre le calcul qu'il avait certes déjà formulé dans sa réponse à l'appel de l'épouse, mais sans reprocher à l'autorité précédente d'avoir omis d'en tenir compte (art. 106 al. 2 LTF). Ses allégations doivent par conséquent être considérées comme nouvelles et ne peuvent donc être prises en considération (art. 105 al. 1 LTF). Vu ce qui précède, la Juge déléguée ne peut se voir reprocher d'être tombée dans l'arbitraire en considérant que l'éventuelle contribution d'entretien due en faveur du mari devait être calculée concrètement, sur la base des charges constituant son train de vie tel que fixé par le premier juge, et non en application de la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent.