Citation: 8C_657/2017 E. 4.2

4.2. De son côté la cour cantonale a considéré que la question du droit de l'assuré à des prestations d'assurance pour la période antérieure au 30 septembre 2007 était définitivement tranchée étant donné notamment les décisions d'Allianz de prise en charge de l'intervention de reprise d'arthrodèse du 26 juillet 2004 et d'octroi d'une indemnité journalière depuis cette date jusqu'au 30 avril 2005, puis jusqu'au 30 septembre 2007, ainsi que les jugements de la cour cantonale, entrés en force, et les arrêts du Tribunal fédéral excluant que le statu quo sine vel ante fût atteint avant le 30 septembre 2007. Par ailleurs la juridiction précédente a nié toute valeur probante aux conclusions de l'expert E.________. En premier lieu elle reproche à cet expert de s'être fondé sur une fausse prémisse en tant qu'il retient que l'assuré n'a pas subi de choc à la main droite lors de sa chute, le 23 février 1996. Les premiers juges sont en effet d'avis que cette description du déroulement de l'accident ne tient pas compte des avis des experts G.________, spécialiste en orthopédie et chirurgie (rapport du 16 décembre 1996), et H.________, spécialiste en chirurgie de la main (rapport du 10 janvier 2003), lesquels font état d'une contusion sur cette partie du corps. Au surplus l'expert E.________ ne reproduit pas les plaintes de l'assuré et ne s'est pas prononcé sur le lien de causalité entre l'accident du 23 février 1996 et l'état pathologique au moment de l'examen, ni sur le point de savoir si le statu quo sine vel ante était atteint. En outre la cour cantonale a réfuté le point de vue d'Allianz selon lequel la désarthrodèse ainsi que la mise en place de la prothèse Pi2 le 8 mai 2012 constituaient une rechute ou une séquelle tardive de l'événement du 23 février 1996, étant donné que l'atteinte au poignet droit n'a jamais été considérée comme guérie. En conclusion la juridiction précédente a retenu que l'avènement du statu quo sine vel ante n'était pas établi sur la base d'un avis d'expert ayant valeur probante, de sorte qu'Allianz était tenue de poursuivre le versement de ses prestations.