Citation: 6B_691/2021 E. 3.3.1

3.3.1. Selon ce qui précède, le recourant formule plusieurs hypothèses sur les raisons qui ont conduit la banque à imposer un processus de désengagement au recourant (parce que la banque craignait une confiscation des avoirs servant de garantie à la ligne de crédit, ou encore parce que la valeur du compte séquestré avait considérablement baissé, de sorte qu'elle craignait d'engager sa responsabilité vis-à-vis de l'autorité ayant ordonné le séquestre), révélant ainsi que les motifs de la décision de la banque peuvent être variables, voire se combiner entre eux. Quoi qu'il en soit, il importe peu de savoir quelles considérations ont amenées H.________ SA à négocier cet arrangement avec son client. En effet, il suffit ici de constater que H.________ SA a procédé à sa propre évaluation des risques qu'elle encourait et a déterminé une stratégie qui permettait de sauvegarder au mieux ses intérêts au regard de la situation. Selon ses conditions générales, la banque était en droit de mettre fin en tout temps, avec effet immédiat et sans avoir à donner de motifs, à sa relation d'affaires avec son client. Si l'art. 9 de la ligne de crédit accordée au recourant accordait la possibilité à la banque de la résilier immédiatement dans le cas où le client faisait l'objet d'une procédure judiciaire ou administrative quelconque qui mettait en cause sa solvabilité, cette résiliation demeurait une simple possibilité que celle-ci se réservait (cf. arrêt entrepris En Fait, B.b.b). H.________ SA n'a pas opté pour une résiliation immédiate des relations contractuelles, mais a choisi de négocier avec le recourant un plan de désengagement progressif, dans le cadre duquel il a notamment été prévu une clause commerciale prévoyant l'achat de protections par celui-ci afin de limiter les risques de dommage liés à la liquidation de positions ouvertes. Ce choix relève d'une appréciation en opportunité, intervenu certes dans le contexte de la procédure pénale, mais qui, en soi, n'a pas été imposé obligatoirement par l'ouverture de l'enquête dirigée contre le recourant (cf. arrêt 6B_280/2019 précité consid. 2.6).