Citation: 2A.491/2004 24.09.2004 E. 2

2.1 C'est manifestement à tort que le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir violé le principe de la proportionnalité (sur ce principe découlant de l'art. 38 al. 2 LBVM, cf. ATF 129 II 484 consid. 4.1 p. 493 s. et les arrêts cités). Le recourant n'a pas établi que la demande d'entraide administrative présentée par Finansinspektionen ne satisfait pas aux exigences minimales de motivation posées par la jurisprudence (ATF 128 II 407 consid. 5.2.1 p. 419). Et quoi qu'il en dise, tant le cours des actions Y.________ que le volume des transactions sur ces titres ont progressé durant les jours précédant l'annonce du fait confidentiel. L'autorité requérante disposait ainsi d'éléments suffisants lui permettant de soupçonner d'éventuels dérèglements de marché. En outre, Finansinspektionen a découvert qu'un grand nombre de titres Y.________ avaient été acquis par l'intermédiaire d'une banque suisse durant cette période sensible. Compte tenu de ces seules circonstances, elle pouvait légitimement demander à la Commission fédérale des précisions sur ces transactions. L'entraide administrative internationale doit donc être accordée. La Commission fédérale n'a pas à examiner les motifs qui ont poussé le recourant à acquérir de tels titres. En effet, il appartient uniquement à l'autorité requérante de déterminer, sur la base de ses propres investigations et des informations transmises par la Commission fédérale, si ses craintes initiales de possible distorsion du marché étaient ou non fondées. Le fait que le recourant ait continué à acquérir les titres en question même après l'annonce de l'offre publique d'achat n'y change rien, d'autant que les motifs réels de cette intervention ne sont pas limpides. Dans ces conditions, on ne saurait dire que l'autorité suédoise requérante se soit livrée à une "fishing expedition".