Citation: 9C_703/2018 E. 5.2

5.2. Les griefs de l'office recourant portant sur l'évaluation de la durée hebdomadaire de l'aide nécessaire et de l'analyse de la situation sous l'angle d'un maintien à domicile ou d'un placement en institution ne sont pas plus fondés que le précédent. Il est effectivement faux de prétendre que les premiers juges n'ont pas indiqué les bases justifiant un besoin d'aide d'au moins deux heures par semaine et qu'ils n'ont pas examiné si, sans l'aide d'un tiers, l'intimée aurait dû être placée dans un home. La seule lecture de l'acte attaqué suffit pour s'en convaincre. Ainsi, d'une part, le tribunal cantonal s'est clairement référé aux rapports d'enquêtes à domicile, a dressé la liste des tâches ménagères pour lesquelles l'aide d'un tiers était nécessaire (entretien des sols, repassage, nettoyage des vitres, changement de literie, nettoyage des salles de bain, courses, préparation des repas) et a rapporté les conclusions de l'enquêteur (trois heures par semaine). Il a par ailleurs émis l'hypothèse que, même si certains actes énoncés n'étaient pas strictement indispensables pour le maintien de l'assurée à domicile ou éviter son placement dans une institution, la durée minimale de deux heures par semaine serait atteinte. Il a ensuite pris en considération l'aide des membres de la famille (cf. jugement entrepris, consid. 4b p. 15 et 16). D'autre part, au cours de son analyse, il a expressément constaté que le fait de tenir compte de l'aide de tiers pour la réalisation de certains actes avait pour but de maintenir l'intimée à son domicile et d'éviter son placement dans un home (cf. jugement entrepris, consid. 4b p. 15 à 16). L'administration n'établit pas que ces constatations seraient manifestement inexactes.