Citation: 5A_166/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant fonde l'essentiel de son argumentation sur l'application erronée que la Cour d'appel aurait fait de l'art. 9 al. 2 LVLAMal ainsi que de l'Arrêté du 7 octobre 2020 du Conseil d'Etat du canton de Vaud. Il est douteux que sa motivation consistant à soutenir que la Cour d'appel aurait arbitrairement omis de mettre en corrélation son revenu déterminant et les limites fixées par le Conseil d'Etat vaudois suffise à démontrer une application arbitraire du droit cantonal au sens susmentionné (cf. supra consid. 2.1). Quoi qu'il en soit, cette critique du recourant ne satisfait pas au principe de l'épuisement des griefs (cf. supra consid. 2.4) puisque, dans sa réponse à l'appel de l'intimée, il s'est contenté de soutenir que rien ne justifiait de lui imputer des subsides alors qu'il avait exposé dans la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale que son droit aux subsides avait été supprimé et que l'intimée n'avait pas requis la production de preuves à cet égard. Son argumentation fondée sur le montant de ses revenus et le montant des subsides qu'il peut en conséquence percevoir est donc nouvelle et ne respecte pas ledit principe. Au demeurant, la Cour d'appel a déterminé le montant des subsides à l'assurance-maladie auxquels pouvait prétendre le recourant en utilisant le calculateur mis à disposition en ligne par l'Etat de Vaud pour évaluer son droit aux subsides (https://www.vd.ch/themes/sante-soins-et-handicap/assurance-maladie/subside-a-lassurance-maladie). Sur ce point, en tant qu'il soutient de manière toute générale que ledit calculateur ne permettrait pas de prendre en compte sa situation financière réelle, notamment s'agissant du calcul de son revenu déterminant, sa motivation est insuffisante à démontrer en quoi il serait effectivement arbitraire de privilégier ledit calculateur pour déterminer le droit aux subsides dans un cas d'espèce et leur montant. Certes, le recourant propose son propre calcul sur la base du même calculateur et soutient qu'il obtiendrait ce faisant un subside de 30 fr. par mois. Toutefois, comme le relève à juste titre l'intimée, le recourant n'a produit à l'appui de son argumentation qu'un extrait dudit calculateur tronqué de sa première page. Or les données introduites sur la première page, à savoir en particulier l'âge du requérant et son lieu de domicile, ont une incidence sur le montant des subsides auxquels il peut prétendre. Partant, sur ce point également, la motivation du recourant est insuffisante pour démontrer en quoi la Cour d'appel aurait arbitrairement retenu qu'il pouvait percevoir un subside mensuel de 80 fr. à déduire de ses primes d'assurance-maladie. Il en va de même de sa critique portant sur le montant de 25'000 fr. pris en compte dans ledit calculateur s'agissant de sa fortune. Le recourant rappelle en effet que la Cour d'appel a retenu qu'il possédait une fortune immobilière de 25'000 fr. au motif que les parties avaient convenu de vendre leur bien immobilier au Portugal pour un montant de 50'000 euros au minimum. Dans la mesure où le chiffre V de la convention partielle signée lors de l'audience de plaidoiries finales et de jugement du 11 février 2021 l'obligeait parallèlement à verser la somme supplémentaire de 18'066 fr. 10 à l'intimée à titre de partage de la prévoyance professionnelle, il estime qu'on ne peut lui imputer une fortune de 25'000 fr. Il semble ainsi soutenir qu'il devrait puiser dans la fortune issue de la vente du bien immobilier pour satisfaire sa dette liée au partage de la prévoyance professionnelle. Or on peine à saisir quel serait le lien entre sa fortune immobilière estimée et le montant de 18'066 fr. 10 qu'il doit à son ex-épouse au titre du partage de sa prévoyance professionnelle puisqu'il s'agit de montants distincts. Il ressort en effet de l'état de fait cantonal à la fois que les parties ont convenu de mettre en vente leur bien immobilier au Portugal pour un prix de vente minimal de 50'000 euros et que l'avoir de prévoyance professionnelle du recourant accumulé du mariage au 31 mars 2019 s'élève à 36'132 fr. 20 (18'066 fr. 10 x 2) selon une attestation établie par C.________ Fondation LPP.