Citation: 7B_341/2023 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le recourant ne s'exprime ni sur le caractère incident de la décision attaquée ni sur les conséquences que cela implique pour la recevabilité de son recours. En particulier, si le recourant se plaint certes de manquements de son défenseur d'office - qui se serait en substance désintéressé de son dossier, en renonçant à recourir contre diverses ordonnances du Ministère public en cours d'instruction -, il ne démontre toutefois pas encore en quoi la décision attaquée serait susceptible de lui causer un préjudice irréparable, lors même que l'existence d'un tel préjudice n'apparaît en l'occurrence pas manifeste, lesr carences alléguées paraissant concerner des aspects qui relèvent exclusivement de la stratégie de défense pénale. Aussi, en tant que le recourant se prévaut, sans que cela ressorte de l'arrêt attaqué, de l'absence de communications depuis plus de six mois avec l'avocat B.________, ainsi que de "[l']animosité probable" de ce dernier à son égard, laissant entendre que celui-ci serait potentiellement vexé par sa demande de changement de défenseur d'office, cela ne suffit pas pour autant à rendre vraisemblable que l'attitude de l'avocat soit concrètement susceptible d'être préjudiciable à ses intérêts. A tout le moins, le recourant ne saurait tirer prétexte d'un prétendu ressentiment créé par le dépôt de sa requête de changement de défenseur d'office, lors même qu'il en est à l'initiative.