Citation: 5A_906/2017 E. 6.3

6.3. En l'espèce, en tant que son grief - au demeurant largement appellatoire (cf. supra consid. 2.2) - porte sur la période de 2010 à 2012, la recourante perd de vue que la cour cantonale n'a pas retenu qu'elle était indépendante financièrement avant 2013. A cet égard, l'épouse ne s'en prend dès lors pas valablement à l'arrêt querellé. Dans la mesure où elle fait valoir qu'entre 2013 et 2015, elle a suivi des formations et stages non rémunérés, puis a travaillé sans que cela lui permette de couvrir ses besoins courants, la recourante se contente de substituer sa propre estimation de ses revenus à celle de la juridiction précédente. Ce faisant, elle n'explique pas de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2) en quoi l'appréciation de la cour cantonale de ses propos tenus lors l'audience d'appel serait insoutenable, la simple affirmation selon laquelle " ce n'est pas ce qu'[elle] a voulu dire " n'étant à cet égard pas suffisante. Son argument selon lequel il ressortirait des écritures de la procédure de divorce que son époux avait admis payer d'autres charges que le loyer pendant la vie commune est également irrecevable, dès lors que ces éléments ne sont nullement constatés dans la décision querellée (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) et que la recourante n'explique pas de manière conforme aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.2) en quoi la cour cantonale les aurait arbitrairement écartés. Enfin, en tant qu'elle soutient que l'interprétation de la convention du 14 février 2017 effectuée par la juridiction précédente serait arbitraire, la recourante se contente en réalité de proposer sa propre lecture des circonstances et de la portée de cet accord, de sorte que sa critique est irrecevable, la cour cantonale ne s'étant au demeurant pas uniquement fondée sur ladite convention pour retenir que l'époux se chargeait seulement du loyer pendant la vie commune. Pour l'année 2016, en tant qu'elle décrit la chronologie liée à l'allocation du revenu d'insertion en sa faveur et les motifs pour lesquels elle n'a pas déposé immédiatement une requête de mesures provisionnelles après le départ de l'intimé, la recourante se réfère à des éléments qui ne ressortent nullement de la décision querellée, sans démontrer que ceux-ci auraient été écartés de manière insoutenable. Partant, sa critique, au surplus appellatoire, est irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Quoi qu'il en soit, le motif selon lequel la recourante aurait tardé à déposer sa requête après avoir été mise au bénéfice de l'aide sociale, ce qui permettait de penser qu'elle pouvait subvenir à ses propres besoins sans l'aide de son époux, a été indiqué par la cour cantonale à titre superfétatoire, de sorte que le fait de l'écarter n'aurait pas d'influence décisive sur le sort de la cause (cf. supra consid. 2.1). En tant qu'elle se réfère à l'art. 163 CC et soutient que la cour cantonale aurait dû appliquer la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent, la recourante ne soulève pas de grief d'application arbitraire de cette disposition (art. 98 LTF; cf. supra consid. 2.1) et se fonde au surplus sur des éléments de fait qui ne ressortent pas de la décision querellée (cf. supra consid. 2.2). Partant, sa critique est d'emblée irrecevable.