Citation: 2C_946/2013 E. 3.3

3.3. Du moment que le recourant avait préparé un document duquel il ressort clairement son opposition à un contrôle et, en outre, que l'instance précédente était en possession du rapport de dénonciation du 6 novembre 2012, celle-ci pouvait estimer, sans objection dûment motivée conformément à la procédure de recours cantonale, qu'elle disposait de tout ce qui était suffisamment pertinent pour statuer sur le recours. Si les recourants avaient voulu que la Cour de justice auditionne la collaboratrice de la société, ils auraient dû, dans ces conditions, expliquer en quoi le témoignage de cette personne était pertinent et apte à influencer l'issue de la cause. Or, comme l'a justement relevé la Cour de justice et les recourants eux-mêmes, ces derniers n'ont pas motivé à suffisance leur réquisition de preuve sur ce point. Par ailleurs, ni sous l'angle de l'art. 29 al. 2 Cst., ni sous l'angle de la procédure cantonale, les recourants n'expliquent au moyen de griefs formulés dans le respect des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF en quoi ce serait à tort que les juges cantonaux auraient dû les inviter à compléter les motifs relatifs à leur demande d'administration de preuve. C'est par conséquent sans arbitraire que, dans le cadre de son appréciation anticipée des preuves, la Cour de justice a refusé d'auditionner la collaboratrice du recourant. Elle n'a dès lors pas violé le droit d'être entendus des recourants.