Citation: 9C_835/2009 27.05.2010 E. 4

4.1 Le recourant soutient ensuite que sous l'angle de l'obligation de réduire le dommage, on ne saurait exiger de lui qu'il change de métier, puisqu'il avait aménagé son activité de façon à être à même d'utiliser au mieux sa capacité de travail résiduelle, que son âge au moment de la naissance du droit à la rente - 41 ans - était "déjà un âge avancé sur le marché de l'emploi", qu'il n'avait aucune formation et que sa profession d'éleveur de chevaux ne pouvait être considérée comme "une profession ordinaire". 4.2 A la lumière des circonstances concrètes du cas d'espèce, constatées par l'autorité cantonale de recours de façon à lier le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), l'appréciation des premiers juges selon laquelle le recourant peut être tenu de mettre fin à son activité indépendante au profit d'une activité salariée plus lucrative n'apparaît pas erronée. En premier lieu, que l'on considère son âge au moment de la naissance du droit à la rente (41 ans) ou au moment de la décision litigieuse (50 ans), le recourant n'avait de loin pas atteint l'âge à partir duquel la jurisprudence considère généralement qu'il n'existe plus de possibilité réaliste de mise en valeur de la capacité résiduelle de travail sur un marché de l'emploi supposé équilibré (cf. arrêts 9C_918/2008 du 28 mai 2009 consid. 4.2.2, 9C_437/2008 du 19 mai 2009 consid. 4 [SVR 2009 IV n° 35 p. 97] et I 819/04 du 27 mai 2005 consid. 2.2 et les références). Compte tenu en second lieu de l'étendue de la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée (100 %), les perspectives de revenu offertes par un changement d'activité par rapport au revenu qu'il serait en mesure d'obtenir dans le cadre de son activité indépendante (avec une capacité de travail partielle) sont nettement plus élevées selon les chiffres retenus par la juridiction cantonale à la suite de l'intimé (salaire de 57'258, [voire avec un abattement de 25 %, 42'944 fr.] comparé à un revenu de 27'165 fr.). On ne voit pas ensuite - et le recourant ne l'explique pas - en quoi la profession d'éleveur de chevaux serait "particulière" et que, de ce fait, sa reconversion professionnelle devrait être soumise à des exigences spécifiques. D'un point de vue objectif, rien ne s'oppose par ailleurs à une telle reconversion puisque l'indépendance de caractère dont ont fait état les différents médecins mandatés par l'intimé ne relève pas d'une atteinte à la santé. Enfin, même si le recourant ne dispose d'aucune formation, il a bénéficié d'une expérience en matière commerciale et pour des travaux administratifs (en relation, jusqu'alors, au commerce de chevaux). A la suite de la juridiction cantonale et de l'intimé - auquel il aurait incombé d'indiquer concrètement des activités adaptées exigibles de l'assuré -, on peut admettre que les secteurs de la production et des services recouvrent une large palette d'activités, dont un nombre suffisant est adapté aux limitations fonctionnelles du recourant (p. ex., surveillance, contrôle de machines, réception, tâches légères dans la vente) et qui sont à sa portée. En conséquence, la juridiction cantonale était en droit de déterminer le degré d'invalidité du recourant en fonction du salaire qu'il pouvait obtenir en changeant d'activité. Celui-ci ne conteste au demeurant pas le calcul du taux d'invalidité au moyen d'une comparaison des revenus pour la période postérieure au 31 décembre 2003, dont il ne ressort aucune incapacité de gain.