Citation: 6B_560/2019 E. 3

Le recourant invoque la violation de l'art. 49 al. 1 CP. Selon lui, il serait manifeste " que le contrôle de la fixation de la peine d'ensemble était impossible à la juridiction d'appel ". Les premiers juges se seraient contentés de qualifier sa culpabilité d'extrêmement lourde et de considérer qu'aucun élément à décharge n'était donné. Tel qu'il est articulé, le moyen vise principalement le jugement de première instance, qui n'est toutefois pas l'objet du recours en matière pénale (art. 80 al. 1 LTF). Il est irrecevable dans cette mesure. Par ailleurs, en se bornant à affirmer que la décision de dernière instance cantonale ne convainc pas " car l'examen a été fait sans état de fait établi et détaillé des critères de fixation de la peine en première instance ", le recourant fait fausse route. La décision sur appel, querellée devant le Tribunal fédéral, énonce en effet l'état de fait déterminant (jugement sur appel, consid. C p. 16 ss) et la cour cantonale a également précisé, en droit, quelle était l'infraction de base (le viol aggravé), comment les autres infractions contre l'intégrité sexuelle influençaient la peine de base et comment les menaces, la contrainte, la violation d'une obligation d'entretien et l'infraction à l'art. 105 LACI étaient prises en compte (jugement sur appel, consid. 4.1.2 p. 27 s.). Faute pour le recourant de discuter même succinctement ces points de la motivation de la décision cantonale, respectivement d'exposer quels éléments feraient défaut et ne permettraient pas de contrôler précisément comment la peine a été fixée, il n'explique d'aucune manière en quoi la décision de dernière instance cantonale violerait le droit fédéral (cf. art. 42 al. 2 LTF). Le moyen n'apparaît pas recevable. Au demeurant, on peut relever d'office (art. 106 al. 1 LTF) que toutes les infractions en concours pouvaient être sanctionnées d'une peine privative de liberté et que telle a bien été l'intention concrète des autorités cantonales. Il ressort, en effet, du jugement de première instance, dont la cour cantonale a confirmé les motifs (jugement sur appel, consid. 4.1.2 p. 29), que " Les injures étant prescrites (cas 7 de l'acte d'accusation), il n'y a pas lieu d'infliger une peine pécuniaire en plus de la peine privative de liberté " (jugement du 25 octobre 2018 consid. 3 p. 47). Cette brève indication, mise en relation avec la citation de l'ATF 144 IV 313, permet de comprendre que ni le tribunal de première instance ni la cour cantonale n'ont envisagé de punir l'infraction à l'art. 105 LACI ou la violation de l'obligation d'entretien (art. 217 CP) - portant sur quelque 70'000 fr. - par une peine pécuniaire en sus de la privation de liberté devant sanctionner les autres infractions. La décision entreprise n'apparaît donc pas critiquable, sous cet angle non plus, au regard du droit fédéral. Supposé recevable, le grief devrait être rejeté.