Citation: 2A.162/2006 01.06.2006 E. B

A.A.________ a porté sa cause devant le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral). Dans sa réponse au recours, I'Office fédéral signalait que, suite à un rapport de contrôle à la frontière du 11 mars 2004 et un contrôle des empreintes digitales, il s'avère que A.A.________ se trouve frappé depuis le 12 septembre 2001 d'une interdiction d'entrée en Suisse notifiée le même jour par le canton de Zurich, avec effet au 12 septembre 2004 sous l'identité D.________, ressortissant roumain né le 7 décembre 1970; D.________ a été refoulé par avion en direction de Bucarest le 13 septembre 2001; ce nonobstant, il est revenu en Suisse en déclarant se nommer A.A.________. Il résulte en outre dudit rapport de contrôle que D.________ se légitimait au moyen d'une photocopie d'un titre de voyage roumain échu au nom de A.A.________; et qu'il est connu sous les alias de F.________, né le 14 juin 1968, D.________ né le 5 juin 1976 et D.________ né le 25 octobre 1977. Par décision du 21 février 2006, le Département fédéral a rejeté le recours. Relevant que A.A.________ avait d'abord résidé durant près d'une année illégalement en Suisse et qu'il avait ensuite vécu environ quatre ans dans ce pays au bénéfice d'une simple tolérance, le Département fédéral a considéré que, de par sa durée ainsi que par son caractère provisoire et temporaire, un tel séjour ne pouvait être considéré comme un élément constitutif d'un cas personnel d'extrême gravité. Quant aux autres critères, il fallait constater que la relation de l'intéressé avec la Suisse ne pouvait être considérée comme à ce point exceptionnelle qu'il se justifiait de faire abstraction de l'illégalité de son séjour et de son comportement dans ce pays pour admettre l'existence d'un tel cas. On ne pouvait non plus considérer que les difficultés liées à l'aménagement d'un droit de visite adapté à la distance géographique séparant le recourant de sa fille domiciliée en Suisse soient constitutives d'un cas de détresse personnelle. S'agissant enfin des difficultés liées à une réinstallation en Roumanie, il convenait de rappeler que les mesures d'exception n'avaient pas pour but de soustraire les étrangers aux conditions de vie de leur pays d'origine.