Citation: 4A_237/2008 29.07.2008 E. B

B.a Le 15 juillet 2004, X.________ et Y.________ ont saisi le Tribunal d'arrondissement de la Côte d'une demande dirigée contre Z.________ tendant principalement, avec suite de frais et dépens, au paiement de la somme de 51'600 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 7 avril 2004, sous déduction de 894 fr. 20 de frais et dépenses personnelles de X.________ et de l'équivalent de l'écolage dû à l'Institut Z.________ pour la période du 6 au 29 septembre 2003. La défenderesse a conclu à libération et a pris des conclusions reconventionnelles tendant au paiement par les demandeurs de la somme de 1'886 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 9 septembre 2004, auxquelles les demandeurs se sont opposés. Par jugement du 31 octobre 2006, le Tribunal a rejeté les conclusions des demandeurs et a fait droit aux conclusions reconventionnelles de la défenderesse, le tout avec suite de frais et dépens. B.b Statuant par arrêt du 14 novembre 2007, dont les considérants ont été expédiés aux parties le 17 avril 2008, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par les demandeurs contre ce jugement, qu'elle a confirmé. En substance, les juges cantonaux ont retenu que l'imputabilité à l'élève de son renvoi résultait du dossier et n'avait pas été contestée en première instance. Ils ont considéré que le contrat liant les parties était soumis aux règles du mandat et que l'art. 404 CO permettait à la défenderesse de résilier le contrat en raison du comportement de l'élève. Ils ont jugé que les conditions financières du contrat stipulaient valablement une clause pénale, au sens des art. 160 ss CO, prévoyant qu'en cas de renvoi, le paiement du trimestre en cours et de celui suivant le départ de l'élève, soit en l'occurrence 45'600 fr., était dû à la défenderesse. Or, compte tenu du paiement des frais du Collège de A.________ par 27'905 fr. 80, qui avait été directement effectué par Z.________ le 21 janvier 2004, de l'écolage dû à l'Institut Z.________ pour la période du 6 au 29 septembre 2003, qui s'élevait selon l'expertise judiciaire à 5'312 fr. 60, et des dépenses personnelles de l'élève par 894 fr. 20, le solde de 43'181 fr. 60 restant sur le versement de 76'400 fr. opéré le 2 juillet 2003 était inférieur au montant de la clause pénale de 45'600 frque la défenderesse pouvait légitimement invoquer, si bien que le recours des demandeurs devait être rejeté.