Citation: 6B_407/2013 E. 2

Le recourant reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir méconnu l'art. 389 al. 3 CPP en refusant d'entendre, sur requête, différents témoins aptes à renseigner sur sa consommation d'alcool avant les faits soit, selon lui, plusieurs verres de whisky, susceptibles d'avoir entraîné une diminution de sa responsabilité pénale. Il allègue avoir précisément demandé à D.________ de le conduire parce qu'il n'était pas lui-même en état de le faire en raison de l'alcool consommé. Saisie par voie incidente, la cour cantonale, attendu que le recourant ainsi que l'un des témoins proposés [recte: les deux témoins] avaient été entendus à de nombreuses reprises durant l'enquête et aux débats de première instance, a estimé le dossier complet sur la base d'une appréciation anticipée des preuves. Elle a indiqué, par ailleurs, qu'il lui incomberait d'apprécier l'allégation du recourant selon laquelle il aurait été sous l'influence de l'alcool (p.-v. du jugement entrepris, p. 3). Statuant au fond, elle a jugé que « à supposer même que X.________ ait consommé, comme il l'affirme, plusieurs verres de whisky, la cour est convaincue par les déclarations de ses comparses que l'appelant n'a jamais durant les faits délictueux, présenté un taux d'alcoolémie susceptible d'entraîner une diminution de responsabilité (ATF 122 IV 49) » (jugement entrepris, consid. 3.3.2 p. 22). Le recourant ne tente pas de démontrer que les règles du CPP excluraient l'exercice par l'autorité d'appel d'une appréciation anticipée des preuves requises devant elle pour la première fois (cf. sur ce point MARKUS HUG, in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 2010, art. 398 CPP, n° 17), respectivement qu'une telle démarche ne permettrait pas de délimiter les preuves nécessaires au traitement du recours au sens de l'art. 398 al. 3 CPP de celles qui ne le sont pas. En l'absence de toute motivation, il n'y a pas lieu d'examiner la cause sous cet angle (art. 42 al. 2 LTF). Par ailleurs, le recourant n'invoque d'aucune manière l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves (art. 106 al. 2 LTF) et ne discute pas non plus la présomption selon laquelle, dans la règle, une diminution de responsabilité n'entre pas en ligne de compte lorsque l'alcoolémie n'atteint pas 2o/oo (ATF 122 IV 49), ce qui suppose déjà une consommation importante d'alcool. Dans ces conditions, en se bornant à objecter que la cour cantonale ne pouvait pas parvenir à une telle conviction sans avoir entendu les témoins requis, le recourant, qui ne démontre pas non plus en quoi les faits auraient été établis de manière manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 2 LTF, ne développe aucune argumentation pertinente en relation avec les motifs de la décision querellée. Le grief est irrecevable.