Citation: P 18/04 07.12.2004 E. 3

3.1 Les premiers juges ont retenu que l'intimé notifiait chaque année une décision de prestations à la recourante, comportant le détail du calcul, notamment le montant des dépenses pertinentes; ainsi celle-ci ne pouvait ignorer l'importance du montant du loyer dans ce calcul. En ne communiquant pas le montant de son nouveau loyer à l'intimé, la recourante avait violé son obligation de renseigner et commis une négligence grave qui excluait toute bonne foi. Selon la juridiction cantonale, la date de communication du changement d'adresse était établie, puisque c'est le 28 septembre 2000 que la recourante en a informé l'office; en revanche, il n'était pas établi que sa fille en aurait informé celui-ci plus tôt; la recourante devait dès lors supporter les conséquences de l'absence de preuve. 3.2 La recourante fait valoir que le passage de sa fille aux locaux de l'office intimé, en novembre 1999, afin d'annoncer son changement d'adresse n'a jamais été noté par la préposée au guichet, mais que le contraire ne peut être prouvé. Elle estime devoir être mise au bénéfice du doute. 3.3 Compte tenu du pouvoir d'examen limité dont jouit la Cour de céans en l'espèce (supra, consid. 1.1), les allégations de la recourante ne permettent pas de considérer que les faits constatés par les premiers juges l'ont été de manière manifestement inexacte ou incomplète. L'avis de changement d'adresse a été adressé à l'office intimé le 28 septembre 2000, fait pertinent à partir duquel les conclusions juridiques tirées par l'autorité cantonale n'apparaissent pas contraires au droit fédéral. Au surplus, l'avis du 28 septembre 2000 indique que la nouvelle adresse était valable « de suite », c'est-à-dire immédiatement. Ce fait contredit l'argument de la recourante selon lequel sa fille serait passée aux bureaux de l'office en novembre 1999 afin d'annoncer que sa mère avait changé d'adresse à partir du 1er octobre 1999. En outre, il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un principe d'après lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). Les premiers juges ont retenu dès lors à juste titre une négligence grave de la part de la recourante, ce qui exclut d'emblée toute bonne foi et, partant, toute remise de l'obligation de restituer.