Citation: 1C_36/2025 E. 2

La décision querellée est intervenue dans le cadre de l'instruction d'une demande de révision d'un arrêt concernant un ordre de mise en conformité d'une villa fondé sur le droit public des constructions. En ce sens, elle a été rendue dans une cause de droit public au sens de l'art. 82 let. a LTF. La cause relève à raison de la matière de la compétence de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral (art. 29 al. 1 let. b ch. 1 RTF). La demande de récusation des juges de la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral qui ont participé à l'arrêt rendu le 18 juillet 2024 dans la cause 2C_636/2023 est ainsi sans objet. La question de savoir si la décision incidente du Juge instructeur litigieuse est susceptible d'un recours auprès de la CDAP en vertu de l'art. 94 al. 2 de la loi vaudoise sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA-VD; BLV 173.36) et si la condition de l'épui-sement des instances cantonales ancrée à l'art. 86 al. 1 let. d LTF est réalisée peut demeurer indécise (cf. arrêt de la CDAP RE.2012.0008 du 23 juillet 2012, qui ferme la voie du recours au Tribunal cantonal contre la décision du Juge instructeur rejetant une réquisition tendant à la suspension de la cause). Il en va de même de celle de savoir si elle doit être qualifiée de mesure provisionnelle au sens de l'art. 46 al. 2 let. a LTF et si le recours ne devrait pas être considéré comme tardif en tant qu'il tient compte des féries judiciaires. Le recours ne satisfait en effet pas les exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, la décision entreprise repose sur le droit cantonal. Sous réserve des cas prévus à l'art. 95 LTF, le Tribunal fédéral ne revoit en effet l'application du droit cantonal que sous l'angle de l'arbitraire, dans le cadre d'un moyen pris de la violation d'un droit constitutionnel expressément soulevé et développé conformément aux exigences de motivation accrues prévues à l'art. 106 al. 2 LTF. Celles-ci imposent au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi le droit constitutionnel aurait été violé (ATF 147 IV 433 consid. 2.1). Or, le recourant, qui procède par l'intermédiaire d'un avocat, n'évoque même pas la violation de l'interdiction de l'arbitraire ancrée à l'art. 9 Cst. Il se borne à affirmer que le juge instructeur aurait dû interpréter la marge d'appréciation que lui confère l'art. 25 LPA-VD, qui traite de la suspension de la procédure, "dans le respect des dispositions des art. 6 al. 2 let. c (justice et paix), 7 al. 2 (intérêt public) et 43 al. 2 (institution de la médiation) de la Constitution du canton de Vaud du 14 avril 2003". Or, pour satisfaire aux exigences de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF, il ne suffit pas de citer les garanties constitutionnelles qui s'imposent à toute autorité, mais il convient d'expliquer en quoi elles trouvent à s'appliquer en l'occurrence et n'auraient pas ou pas correctement été respectées. De ce point de vue, l'acte de recours ne satisfait manifestement pas ces exigences.