Citation: 1B_498/2017 E. 3

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, soutenant que l'autorité précédente n'aurait pas examiné les arguments soulevés pour démontrer sa qualité d'ayant droit économique (cf. en particulier ses écritures relatives à ses revendications au cours de la procédure de liquidation fondées sur les contrats de fiducie la liant à C.________ AG, ainsi que la mention de sa créance dans la comptabilité 2014/2015 établie par l'ancien liquidateur). La juridiction précédente a considéré que, dans la mesure où l'ayant droit économique aurait la qualité pour agir, la recourante n'avait pas produit de pièces, notamment des relevés bancaires, permettant de retracer le cheminement des avoirs en question. Ce faisant, la Cour des plaintes a considéré - implicitement - que les documents produits n'étaient pas suffisants pour établir un lien entre la recourante et les fonds placés sous séquestre. Une autorité pouvant procéder à une appréciation anticipée des preuves (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299) et limiter son examen aux griefs pertinents (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183), les conclusions qui en découlent - certes différentes de celles auxquelles aspire la recourante - ne constituent ainsi pas une violation du droit d'être entendue de cette dernière et ce grief peut être écarté.