Citation: 5D_17/2020 E. 4.2

4.2. Force est de constater que la critique de la recourante, autant qu'elle respecte les réquisits de motivation découlant du principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 1.2), est impropre à démontrer l'arbitraire de la décision attaquée. La Cour de justice a correctement exposé les règles régissant la procédure simplifiée et les a appliquées de manière conforme à la jurisprudence, laquelle retient que le devoir d'interpellation accru du juge prévu à l'art. 247 al. 1 CPC concerne avant tout les personnes non assistées et dépourvues de connaissances juridiques et n'a qu'une portée restreinte vis-à-vis des parties représentées par un avocat (arrêts 5A_211/2017 du 24 juillet 2017 consid. 3.1.3.2, publié in RSPC 2017 p. 538; 4D_57/2013 du 2 décembre 2013 consid. 3.2, publié in RSPC 2014 p. 144 et in SJ 2014 I p. 225). En effet, s'agissant d'un avocat, le juge peut présupposer qu'il a les connaissances nécessaires pour conduire le procès et faire des allégations et offres de preuve complètes (arrêt 4D_57/2013 précité consid. 3.2). Il n'est dès lors en rien arbitraire d'avoir considéré qu'étant assistée d'un mandataire professionnel, la recourante n'avait pas à compter sur le devoir d'interpellation du tribunal ancré à l'art. 247 al. 1 CPC pour parfaire sa requête, ce devoir ne devant pas servir à réparer des négligences procédurales (arrêt 4D_57/2013 précité consid. 3.2). Au demeurant, la recourante ne démontre nullement, conformément aux exigences de motivation susrappelées (cf. supra consid. 1.2), la présence de circonstances exceptionnelles qui auraient justifié de déroger à ce principe (voir à ce sujet: RAOUL A. MEIER, Die Behauptungs-, Bestreitungs- und Substantiierungslast im ordentlichen und vereinfachten Verfahren nach dem Verhandlungsgrundsatz der Schweizerischen Zivilprozessordnung, thèse Bâle, 2015, n° 186, p. 91 in fine). Autant que recevable, le grief doit être rejeté.