Citation: 1C_268/2021 E. 3

La recourante reproche à l'instance précédente son refus "d'entrer en matière" sur son recours pour déni de justice formé en lien avec la consultation du dossier. Elle se plaint également du caractère prétendument incomplet du dossier auquel elle a finalement eu accès. Dans ce cadre, elle invoque l'art. 29 Cst. ainsi que l'art. 74 al. 2 LPA-VD, qui prévoit que l'absence de décision peut également faire l'objet d'un recours lorsque l'autorité tarde ou refuse de statuer. Contrairement aux reproches qui lui sont faits par la recourante, le Tribunal cantonal n'a pas formellement refusé d'entrer en matière sur son recours pour déni de justice - laissant sa recevabilité indécise -, mais l'a rejeté sans autre instruction. La cour cantonale a estimé que l'autorité intimée avait fait droit à sa requête d'accès au dossier, de sorte qu'il ne saurait y avoir de déni de justice. La recourante n'avait en outre pas évoqué le type de pièces qui ne lui auraient pas été présenté, se contentant de déclarations générales, ce qui était insuffisant pour admettre son recours pour déni de justice. Selon la recourante une telle appréciation reviendrait à exiger d'elle de disposer d'une "boule de cristal" ou encore à consacrer la tenue de "dossiers secrets". Indépendamment du sérieux de telles assertions, il échappe à la recourante que l'appréciation du Tribunal cantonal est essentiellement fondée sur le défaut de motivation de son recours cantonal. Or, on cherche en vain dans son argumentation un quelconque élément laissant supposer que la cour cantonale aurait ce faisant appliqué arbitrairement les règles cantonales de procédure administrative ou encore violé son droit d'être entendue. Son grief n'est pour l'essentiel constitué que d'éléments factuels dont la cour cantonale aurait prétendument omis de tenir compte (échanges de courriels, modalité de remise du dossier, éléments prétendument manquants, etc.), sans qu'il ne lui soit toutefois reproché un établissement incomplet des faits, ce qui ne répond manifestement pas aux exigences de motivation du recours fédéral (cf. supra consid. 1.3). Le grief doit par conséquent être déclaré irrecevable.