Citation: 6B_101/2021 E. 1.6

1.6. Le recourant fait grief à la cour cantonale de s'être fondé sur les chiffres articulés par B.________ au sujet de sa consommation de cocaïne lors de son audition devant la police effectuée sans sa présence. Or, lors de l'audition de confrontation, la prénommée n'avait pas été en mesure de confirmer ces chiffres et avait fait preuve d'une grande prudence au moment de chiffrer sa consommation et la proportion effectivement acquise auprès du recourant. En outre, il ressortait du procès-verbal d'audience du 9 juin 2016 qu'elle avait simplement été invitée à préciser les chiffres et les proportions données lors de sa précédente audition du 3 juin 2016. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale ne s'est nullement fondée sur les chiffres indiqués par B.________ lors de son audition menée par-devant la police le 3 juin 2016. En effet, lors de l'audition de confrontation du 9 juin 2016, la prénommée a articulé de nouveaux chiffres concernant la quantité de cocaïne acquise auprès du recourant. Ce sont ces chiffres que la cour cantonale a ensuite pris en compte pour déterminer la quantité totale de cocaïne que B.________ avait achetée en mains du recourant, conformément à l'arrêt de renvoi 6B_386/2020 du 14 août 2020. Il est vrai que B.________ s'est montrée très prudente en cours d'audition dans les chiffres initialement présentés, déclarant qu'à la suite d'une entrevue avec son avocat, elle ne devait pas en articuler sans être sûre (cf. pièce 3058; art. 105 al. 2 LTF). Or, malgré cette mise en garde, elle a articulé de nouveaux chiffres en lien avec sa consommation, ce qui tend à renforcer ses déclarations sur ce point. En se fondant sur les quantités de cocaïne indiquées par B.________ lors de l'audition de confrontation du 9 juin 2016 effectuée en présence du recourant et de son défenseur, la cour cantonale n'a pas violé le droit à la confrontation du recourant, de sorte que ce grief doit être rejeté.