Citation: 5A_27/2016 E. 3.2

3.2. Dans un premier argument, la recourante se plaint de la violation de l'art. 32 CO sur deux points. Premièrement, se basant sur la décision du 6 mars 2013 et sur un courrier du 18 juin 2015 de l'office, elle soutient que celui-ci n'a jamais affirmé ou laissé entendre que la masse en faillite de C.________ agissait comme sa représentante et que c'est à tort que la Chambre de surveillance a retenu le contraire. Elle ajoute que si tel avait été le cas, l'office aurait dû alors l'indiquer dans ces deux documents et que, dans sa décision du 20 juillet 2015, il adopte une position ambiguë confirmant sa mauvaise foi vu qu'il affirme à la fois qu'elle avait déjà produit sa créance tout en lui reprochant d'avoir attendu plus de 5 ans pour le faire. La recourante affirme qu'il faut en déduire qu'aucun effet de représentation ne s'est produit. Secondement, la recourante soutient que la masse en faillite de C.________ n'a jamais eu la volonté d'agir en qualité de sa représentante lors de ses productions et qu'elle s'était d'ailleurs présentée comme créancière. Elle ajoute que, par la mention " pour accord " figurant dans le courrier du 25 septembre 2012, elle entendait indiquer qu'elle consentait à ce que le masse en faillite de C.________ produise les créances en son propre nom et pour son propre compte et que, dans son courrier du 26 juin 2015, elle n'a pas indiqué que les créances qu'elle produisait étaient les mêmes que celles qui avaient fait l'objet d'une précédente production. Elle conclut que c'est à tort que la Chambre de surveillance a retenu qu'elle voulait être représentée par la masse en faillite de C.________ et que l'art. 32 al. 2 CO ne s'applique pas. Dans un second argument, sans invoquer de norme légale, la recourante souligne que le retard dans sa production n'est pas abusif étant donné que, face à un office qui avait " clairement démontré être disposé à faire preuve de la mauvaise foi la plus crasse ", il était nécessaire qu'elle attende l'issue des procédures civiles. Elle en conclut que l'argument de l'office selon lequel son retard serait abusif est infondé et que, la Chambre de surveillance n'ayant pas examiné ce moyen, la cause doit lui être renvoyée à titre subsidiaire.