Citation: 6B_154/2017 E. 2.4.4

2.4.4. Le recourant soutient quant à lui que ses placements occasionnels hors de la prison de C.________ auraient, à cette époque, permis d'observer une "amélioration de sa situation", comme cela ressortirait du rapport médical du 21 décembre 2009. Dans le rapport en question, les Drs F.________ et G.________ ont indiqué que le recourant avait été transféré à l'UCP le 31 juillet 2009 de manière non volontaire. Durant cette hospitalisation, il avait continué à adopter une attitude d'opposition avec jeûne de protestation et refus de collaborer avec l'équipe médicale et soignante. Son état devenant de plus en plus critique, le recourant avait été derechef hospitalisé à l'UCP entre les 9 et 15 septembre 2009. Au cours de ce séjour, un "traitement médicamenteux (anti-psychotique) sous la forme semi-retard lui [avait] été administré avec un bon effet". Par la suite, il avait pu réintégrer la prison et s'était investi dans sa prise en charge (art. 105 al. 2 LTF; rapport du 21 décembre 2009). On apprend, dans le rapport des Drs J.________ et K.________, qu'après cette "légère amélioration de la symptomatologie", qui avait duré quelques mois, le recourant a fini par refuser à nouveau de s'entretenir avec l'unité médicale en dehors des urgences (art. 105 al. 2 LTF; rapport d'expertise du 29 novembre 2012, p. 10). Il ressort ainsi du rapport médical du 21 décembre 2009 que l'hospitalisation du recourant ne donnait pas systématiquement des résultats satisfaisants et qu'une amélioration sporadique de son état n'était obtenue qu'à la suite d'injections de neuroleptiques. Ces éléments concordent avec le rapport d'expertise de la Dresse D.________. Selon ce document, lors d'une première hospitalisation en juin et juillet 2007, la symptomatologie du recourant avait été "très peu diminuée par le traitement et [le recourant] ne s'[était] montré calme qu'à l'annonce de son retour à C.________". Lors d'une deuxième hospitalisation, en septembre 2007, le recourant s'était opposé à tout traitement et s'était montré agressif, mais pas suffisamment pour être traité sous contrainte. Il avait ainsi dû être renvoyé en prison sans avoir été traité. Lors d'une troisième hospitalisation, en décembre 2007, plusieurs injections de neuroleptiques en chambre de sécurité avaient été nécessaires. Ce traitement n'avait pas permis le développement d'une relation thérapeutique, mais l'intéressé avait pu entrer en contact avec les soignants et notamment demander son retour à C.________. Enfin, à l'occasion d'une quatrième hospitalisation, en octobre 2008, le recourant s'était vu administrer un traitement injectable "en raison de son agressivité". Il avait ensuite regagné la prison sans traitement psychotrope. Au vu de ce qui précède, on ne voit pas que les séjours du recourant en milieu hospitalier aient alors permis d'améliorer sa situation. Il n'apparaît pas davantage que des hospitalisations auraient été refusées au recourant ni écourtées contre sa volonté, mais au contraire qu'elles n'ont pas été prolongées car elles ne permettaient pas une meilleure prise en charge de sa pathologie. Par ailleurs, les quelques améliorations constatées par les Drs G.________, D.________ ou F.________ n'ont été obtenues que grâce à des injections de neuroleptiques, que les médecins ne pouvaient administrer au recourant contre sa volonté hors des situations d'urgence, quel que soit le cadre de détention.