Citation: 1P.727/2006 26.01.2007 E. 1

2.2 L'arrêt attaqué expose que, selon la feuille d'envoi, le recourant, au moyen de faux, entendait dissimuler des prélèvements opérés dans les caisses et le coffre du magasin dont il était le responsable et que, selon le jugement de première instance, son but était de dissimuler à sa hiérarchie les insuffisances d'argent en espèces dans les caisses et le coffre du magasin dont il était le responsable, afin d'échapper à ses responsabilités. Manifestement en réponse à une objection du recourant, il relève que, sous l'angle du cadre des débats, l'identité de l'auteur des prélèvements dissimulés est sans pertinence, puisque le comportement reproché pouvait viser à dissimuler aussi bien des prélèvements opérés par le recourant que par autrui. Il ajoute qu'en retenant que les prélèvements dissimulés n'ont pas atteint le montant indiqué dans la feuille d'envoi, le jugement de première instance est également resté dans le cadre, plus large, de la feuille d'envoi. Il en conclut que le Tribunal de police n'a pas excédé le cadre des faits retenus dans la feuille d'envoi. L'autorité cantonale a ainsi indiqué les motifs qui, selon elle, conduisaient à admettre que, s'agissant du dessein du recourant de se procurer un avantage illicite, le jugement de première instance ne s'écartait pas du cadre des faits retenus dans la feuille d'envoi. Il n'y a pas lieu d'examiner, dans le cadre du présent grief, ce qu'il en est de son raisonnement. Ce qui est déterminant, c'est que l'autorité cantonale a exposé les motifs à l'appui de sa conclusion, de sorte que le recourant, qui est assisté d'un avocat, pouvait les comprendre et était à même de critiquer le raisonnement suivi, comme il le fait d'ailleurs dans le cadre de son grief pris d'une violation du principe accusatoire. Le grief de violation du droit à une motivation suffisante est donc infondé.