Citation: 2C_135/2024 E. 1.3

1.3. Dans une procédure administrative, l'auteur d'un recours déclaré irrecevable pour non-paiement de l'avance de frais dans le délai imparti est habilité à contester l'arrêt d'irrecevabilité, respectivement l'arrêt confirmant celui-ci, par un recours en matière de droit public lorsque l'arrêt au fond de l'autorité intimée aurait pu être déféré au Tribunal fédéral par cette voie (ATF 135 II 145 consid. 3.2; 131 II 497 consid. 1; arrêt 2C_882/2019 du 31 octobre 2019 consid. 2.1). En l'occurrence, au fond, le litige porte sur le refus d'octroyer une autorisation de séjour au recourant, enfant mineur, et une autorisation de séjour en vue du mariage à sa mère, recourante. Le père du recourant vivant en Suisse au bénéfice d'une autorisation d'établissement (selon décision de l'Office cantonal du 2 août 2023; art. 105 al. 2 LTF), on peut admettre que le recourant se prévaut de façon défendable de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 146 I 185 consid. 6.1; 137 I 284 consid. 2.6; 135 I 143 consid. 1.3.1). En outre, un droit à une autorisation de séjour pouvant aussi découler, à certaines conditions, du droit au mariage, la recourante peut aussi se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour de courte durée (cf. arrêt 2C_775/2022 du 26 janvier 2023 consid. 3.1 et les références; art. 105 al. 2 LTF). Le recours échappe donc au motif d'irrecevabilité prévu à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, étant précisé que le point de savoir si les conditions à l'octroi des autorisations requises sont remplies relève du fond et non de la recevabilité (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1). La voie du recours en matière de droit public est ainsi ouverte. Le recours constitutionnel subsidiaire est partant irrecevable (art. 113 LTF a contrario).