Citation: 8C_240/2023 E. 5.2.2

5.2.2. La recourante reproche aux premiers juges d'avoir violé l'art. 16 LPGA et d'avoir constaté les faits de manière manifestement erronée voire incomplète, en retenant comme revenu sans invalidité le salaire mensuel de 5'800 fr. (versé 13 fois l'an) indiqué par l'entreprise B.________ Sàrl, au sein de laquelle l'intimé était engagé comme maçon depuis le 14 mai 2018. Ce faisant, ils n'auraient pas tenu compte du fait - documenté dans le dossier - que cette entreprise était déjà en grande difficulté financière au moment de l'accident en février 2019, de sorte qu'il ne serait pas vraisemblable que l'intimé aurait pu prétendre, au moment de l'examen du droit éventuel à une rente, soit en 2021, à toucher encore un salaire de l'ordre retenu par cet employeur. On ne pourrait donc pas se fonder sur les données salariales fournies par le dernier employeur, mais il faudrait prendre en compte les salaires prévus par la CCT du secteur de la construction en Suisse, et retenir le salaire versé à un ouvrier B, selon le décompte suivant: 29.95 fr. (de l'heure) x 2'112 heures annuelles + 8,33 % (13 e salaire), soit 68'523 fr. De la comparaison avec le revenu d'invalide résulterait une perte de salaire de 4 %, qui ne donnerait pas droit à une rente d'invalidité plus importante que celle de 10 % fixée pour les suites des accidents de 2004 et 2012.