Citation: I 43/02 30.09.2002 E. 3

Il reste à examiner si la recourante a besoin d'une surveillance personnelle permanente ou de soins astreignants permanents au sens de l'art. 36 al. 3 let. b et c RAI, ce qui justifierait l'octroi d'une allocation pour impotent de degré moyen. La jurisprudence interprète de façon restrictive le besoin permanent de soins ou de surveillance (RCC 1984, p. 371): les soins et la surveillance prévues à l'art. 36 RAI ne se rapportent pas aux actes ordinaires de la vie; il s'agit bien plutôt d'une sorte d'aide médicale ou sanitaire qui est nécessitée par l'état physique ou psychique de la personne. Dans le cas d'espèce, une réponse négative a été donnée dans le questionnaire en vue de déterminer l'impotence à la question concernant le besoin de soins permanents et de surveillance personnelle (permanente). Il y est précisé que lorsque l'assurée se trouve en situation de malaise, elle est dépendante d'autrui. Pour le reste, elle se prend encore en charge seule, des personnes passant chez elle pour voir comment elle va ou l'appelant au téléphone pour savoir si tout se passe normalement. Enfin les deux médecins traitant ne font pas état de la nécessité d'une surveillance personnelle permanente, ni de soins astreignants permanents. Dans ces circonstances, il faut constater qu'un encadrement est certainement utile et nécessaire à la recourante mais dans une mesure qui est toutefois insuffisante pour admettre, qu'au moment déterminant en l'occurrence (ATF 121 V 366 consid. 1b), des soins ou une surveillance personnelle permanents soient nécessaires, au sens de l'art. 36 al. 3 let. b et c.