Citation: 5A_177/2018 E. 3.4

3.4. Dans un dernier grief, le recourant soutient que l' exequatur aurait dû être refusé en application de l'art. 64 § 3 CL-2007, auquel renvoie l'art. 35 § 1 CL-2007. Ce grief est nouveau. Au chapitre de la violation de l'art. 35 CL-2007, l'intéressé avait affirmé devant la cour cantonale que le " for impératif [ i.e. du domicile du consommateur] en Suisse de l'art. 16 ch. 2 CL " s'opposait à la " reconnaissance " du jugement italien; la juridiction précédente a réfuté ce moyen en considérant que le litige entre les parties " a trait à la fourniture de mobilier et d'équipements de cuisine pour le restaurant exploité par le recourant ", ce qui exclut la présence d'un " contrat de consommation " ( cf. sur cette question, parmi d'autres: BONOMI, in : Commentaire romand, LDIP-CL, 2011, nos 9 ss ad art. 15 CL, avec les nombreuses citations). Il s'ensuit que la critique est irrecevable ( cf. supra, consid. 3.1). Au demeurant, le motif de refus en discussion vise la situation où le tribunal d'un Etat membre de l'UE a appliqué à tort, sur un chef de compétence non prévu par la CL-2007, le Règlement Bruxelles I à un défendeur domicilié dans l'un des Etats de l'AELE (ATF 127 III 186 consid. 3b); il ne permet pas de vérifier la compétence indirecte lorsque le tribunal de l'Etat d'origine a appliqué une disposition du Règlement Bruxelles I, même erronément, si cette disposition ne diffère pas de la CL (BUCHER, in : Commentaire romand, op. cit., n° 6 ad art. 64 CL, avec la jurisprudence citée). Or, le recourant n'expose pas quel serait le chef de compétence en cause dans le cas présent, mais se borne à déclarer péremptoirement que le juge italien n'a " pas fait application " de la CL; cet argument est pour le moins en contradiction avec le moyen pris de l'incompétence du tribunal italien, que celui-ci aurait dû relever d'office conformément à l'art. 26 § 1 CL ( cf. supra, consid. 3.3).