Citation: 5A_310/2019 E. 4.3

4.3. Dans ces circonstances, le recours doit être admis sans qu'il soit nécessaire à ce stade d'examiner les autres griefs de la recourante, à savoir notamment son grief d'établissement arbitraire des faits. L'arrêt attaqué doit en conséquence être annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle examine, au regard de l'intérêt des enfants, s'il serait préférable pour ceux-ci de déménager avec leur mère au Pérou ou de vivre auprès de leur père ou de toute autre personne qui se verrait attribuer l'autorité parentale et la garde. Dans le cadre de cet examen, il s'agira de veiller à tenir compte de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce et des critères fixés par la jurisprudence (cf. supra consid. 3). Partant, c'est à l'occasion de cette appréciation que le Juge délégué devra mettre en balance les différents critères retenus en faveur de l'attribution de la garde à la recourante tout comme ceux qui l'ont conduit à lui refuser le déplacement du lieu de résidence des enfants au Pérou. C'est également dans ce contexte que les arguments développés tant par la recourante pour justifier le déplacement des enfants que ceux avancés par l'intimé dans sa réponse au présent recours, qui tendent pour l'essentiel à démontrer qu'un déménagement des enfants au Pérou desserviraient leurs intérêts, devront être pris en compte. En effet, contrairement à ce que semble penser l'intimé, la mise en danger alléguée du bien-être des enfants peut certes justifier le transfert de la garde à l'autre parent détenteur de l'autorité parentale - ce que l'intimé n'a toutefois jamais requis -, voire l'attribution de l'autorité parentale et de la garde à une personne tierce, mais ne peut en revanche pas faire obstacle au déménagement souhaité par le parent au bénéfice de la garde.