Citation: U 157/02 09.10.2003 E. 3

3.1 Parmi les médecins qui se sont exprimés sur la relation de causalité naturelle entre l'accident du 11 novembre 1996 et les problèmes à l'épaule et au dos, le docteur B.________ a attribué une origine dégénérative à ces troubles de santé (rapports des 5 mars et 12 mai 1998). Ses confrères qui se sont exprimés dans cette affaire ont en revanche tous attesté que ces affections avaient été causées par l'accident (rapports des docteurs C.________, des 21 avril 1997 et 28 avril 1998, D.________, du 16 septembre 1997, et A.________, des 13 et 26 janvier 1998). 3.2 Afin d'élucider les divergences de vues qui demeuraient sur l'existence du lien de causalité naturelle, l'intimée a confié, en procédure d'opposition, un mandat d'expertise au Centre W.________. Les experts ont déposé leur rapport le 23 février 1999, puis un rapport complémentaire le 3 janvier 2000. Ces deux documents remplissent tous les réquisits jurisprudentiels (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En effet, les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée, les rapports se fondent sur des examens complets, ils prennent en considération les plaintes de la recourante, ils ont été établis en pleine connaissance de l'anamnèse, la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et finalement les conclusions des experts sont dûment motivées. Ils ont donc pleine valeur probante. 3.3 Dans leur rapport du 23 février 1999, les docteurs E.________, F.________, G.________ et H.________ ont diagnostiqué une ancienne fracture du cuboïde et des trois cunéiformes à gauche, d'anciennes dysfonctions vertébrales multiples post-traumatiques et lombosciatalgies droites sur syndrome algo-dysfonctionnel lombaire et sacro-iliaque, une ancienne contusion épaule droite (possible) et tendinite du sus-épineux droit, une subluxation récidivante de l'ATM gauche, des céphalées, troubles de la mémoire et de la concentration correspondant à un discret syndrome post-commotionnel, ainsi qu'un état de stress post-traumatique. Les experts ont admis que les troubles du rachis lombaire ainsi que les troubles posturaux rachidiens de la recourante étaient en relation de causalité naturelle avec l'accident survenu le 11 novembre 1996 (p. 22 du rapport), de même que l'état de stress post-traumatique (p. 25); en revanche, un tel lien de causalité n'était que possible en qui concernait les problèmes à l'épaule droite (p. 22). Sous la plume du docteur G.________ (cf. rapport du 3 janvier 2000), les experts ont maintenu leur point de vue, après que l'intimée leur eut encore soumis un rapport médical de l'Hôpital V.________. Selon les experts, la capacité de travail de la recourante n'est pas entravée par ses affections somatiques, l'intéressée ayant recouvré entièrement sa capacité de travail un an après l'accident. En revanche, l'incapacité est totale et de durée indéterminée d'un point de vue psychique, en raison de l'état de stress post-traumatique. Les experts ont ajouté que la symptomatologie somatique peut être amplifiée par les troubles psychiques (rapport, p. 25). Quant aux céphalées et aux troubles de la mémoire et de la concentration, ils ne sont pas constitutifs d'incapacité de travail (p. 22).