Citation: 7B_179/2025 E. 3.3

3.3. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Contrairement à ce qu'il soutient, la cour cantonale a posé un pronostic défavorable sur la base d'une appréciation globale de sa situation. De plus, les éléments qu'il invoque afin de démontrer que le risque de récidive serait limité tombent à faux. S'agissant de ses projets d'avenir, ils n'apparaissent pas réalistes. Comme l'a constaté la cour cantonale, le recourant fait l'objet d'un signalement au SIS et ne dispose pas de titre de séjour lui permettant de s'installer en France ou en Espagne: il est ainsi probable qu'il se verra refuser l'entrée sur le territoire de ces pays (cf. art. 6 al. 1 let. d et 14 al. 1 du Règlement [UE] n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes [code frontières Schengen; JO L 77 du 23 mars 2016]; https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2016/399/oj?locale=fr, consulté le 27 mars 2025, à 13 heures 18). Son seul souhait d'obtenir une autorisation de séjour fondée sur l'art. 6 al. 5 let. c de ce règlement, soit pour des motifs humanitaires, d'intérêt national ou en raison d'obligations internationales, ne change rien à ce qui précède en l'état. Il en va de même de son argument selon lequel l'expérience qu'il aurait acquise en travaillant dans les cuisines des prisons où il a été incarcéré lui permettrait de travailler dans le restaurant exploité par sa compagne en Espagne. Quant à sa prétendue prise de conscience de ses actes, elle a été qualifiée de faible par la cour cantonale; le recourant, qui n'a pas soulevé de grief d'arbitraire à cet égard, ne saurait ainsi se contenter de l'invoquer pour démontrer que le risque de récidive qu'il présente s'en trouverait limité dans une mesure suffisante. Au vu de ces éléments, des antécédents et des infractions pour lesquelles le recourant a été condamné, les juges cantonaux ont estimé à bon droit que la poursuite de l'exécution de sa peine présentait plus d'avantages en vue de sa resocialisation que sa libération conditionnelle; la poursuite de l'exécution de sa peine pourrait notamment lui permettre d'entreprendre un travail introspectif et d'élaborer des projets d'avenir réalistes à même de réduire le risque de récidive. Le raisonnement de la cour cantonale doit d'autant plus être confirmé que la mise en place d'une assistance de probation ou de règles de conduite en tant que mesures d'accompagnement de la libération conditionnelle (cf. art. 87 al. 2 CP) n'entre pas en ligne de compte en l'espèce. En effet, le recourant fait l'objet d'une mesure d'expulsion judiciaire du territoire suisse qui doit être exécutée dès qu'il sera libéré conditionnellement ou définitivement (cf. art. 66c CP; arrêts 7B_995/2024 du 8 janvier 2025 consid. 8.3; 7B_505/2023 du 9 octobre 2023 consid. 4.5.6).