Citation: 8C_612/2018 E. A

A.________, né en 1968, de nationalité portugaise, a séjourné et travaillé en Suisse depuis le mois de juin 2010. En raison d'un accident, il a cessé de travailler depuis le 28 mai 2014 et a touché des prestations de l'assurance-accidents jusqu'au 18 janvier 2015. Le Service social de la Gruyère, soit pour lui la Commission sociale, lui a alloué des prestations d'aide matérielle à partir du mois d'avril 2015 jusqu'au mois de décembre 2016 (voir les décisions des 5 mai 2015, 30 juin 2015, 21 décembre 2015 et 5 juillet 2016). Le 4 janvier 2017, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-après: le SPoMi) a informé A.________ qu'il envisageait de ne pas renouveler son permis L et de le renvoyer de Suisse. Par décisions des 7 mars, 24 mars et 11 avril 2017, le Service de l'action sociale du canton de Fribourg (ci-après: le SASoc) a accordé à l'intéressé des prestations d'aide sociale limitées à une aide d'urgence pour la période de janvier à mai 2017. Par courrier du 28 mars 2017, le requérant a demandé au SASoc de confirmer que la décision du 7 mars 2017 était nulle, subsidiairement annulée et d'inviter le Service social de la Gruyère à rétablir l'aide matérielle précédemment accordée. Par "décision sur réclamation" du 6 avril 2017, le SASoc a nié le droit de A.________ à une aide matérielle conventionnelle, mais reconnu le droit à une aide d'urgence. Par lettre du 10 avril 2017, le Service social de la Gruyère a constaté que le SASoc était bien l'autorité compétente pour définir et accorder l'aide matérielle au requérant dès le mois de janvier 2017.