Citation: I 122/06 05.04.2007 E. 2

Le litige porte sur le droit de la recourante à une rente d'invalidité. Pour le résoudre, il faut déterminer si le syndrome fibromyalgique dont elle est affectée présente ou non un caractère invalidant au sens de la LAI. A cet égard, les premiers juges ont exposé correctement les règles jurisprudentielles applicables à la solution du litige, si bien qu'il suffit de renvoyer au jugement attaqué, en particulier à ses considérants 4 et 5. 2.1 La juridiction cantonale a accordé pleine valeur probante au rapport d'expertise du docteur B.________, du 7 octobre 2003. En se fondant sur les conclusions de ce médecin, elle a admis que la recourante conservait une capacité résiduelle de travail de 80 %, qu'il n'existait pas de comorbidité psychiatrique au trouble fibromyalgique et que l'intéressée ne présentait pas d'affections corporelles chroniques distinctes de la fibromyalgie. Quant aux autres critères que la jurisprudence a posés pour apprécier le caractère invalidant d'un tel syndrome (cf. ATF 130 V 352 consid. 2.2.3 p. 355), les premiers juges ont estimé que seul le dernier d'entre eux (l'échec des traitements ambulatoires) était réalisé. Ils ont aussi constaté que la recourante conservait des ressources permettant de surmonter ses problèmes. A propos de l'opinion du docteur K.________, qui avait attesté une incapacité totale de travail dans son rapport du 14 juin 2004, le Tribunal cantonal a retenu que le trouble dépressif était secondaire à la fibromyalgie et qu'il ne constituait dès lors pas une comorbidité psychiatrique. 2.2 La recourante soutient que le Tribunal cantonal aurait dû désigner un spécialiste en psychiatrie afin de pouvoir juger en connaissance de cause du caractère invalidant du syndrome fibromaylgique. A cet égard, elle estime que l'avis du docteur B.________ ne suffisait pas à lui seul pour statuer, car ce médecin ne bénéficie pas d'une spécialisation en psychiatrie. La recourante allègue que l'analyse du docteur B.________ comporte diverses contradictions, qu'elle était dépassée au moment où l'intimé a statué, et surtout que le docteur K.________, spécialiste en psychiatrie, a remis en cause l'avis de son confrère B.________.