Citation: 7B_6/2022 E. 2.5

2.5. En l'espèce, quoi que soutiennent les recourantes, la cour cantonale ne s'est pas contentée de constater le caractère largement suffisant de la motivation du Ministère public relative au refus des réquisitions de preuves (cf. arrêt cantonal, consid. 6.2). On comprend que l'autorité précédente a considéré que les preuves dont l'administration était requise n'étaient pas pertinentes pour étayer les plaintes des recourantes (cf. arrêt cantonal, consid. 8.3 et 8.4). A cet égard, la cour cantonale a confirmé l'ordonnance de classement, dans laquelle le Ministère public a constaté en substance qu'il n'était pas établi que les prévenus intimés aient revêtu la qualité de gérant envers les recourantes s'agissant de leurs avoirs, ni qu'ils aient promis un rendement de 60 % s'agissant de l'investissement immobilier, de sorte que les preuves requises ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion. Les recourantes ne démontrent pas - et on ne voit pas - en quoi les carences invoquées seraient propres à constituer un déni de justice formel. Elles attaquent en réalité le refus d'instruire davantage la cause, respectivement l'appréciation anticipée des preuves effectuées par les autorités précédentes; il s'agit là d'une question qui a trait au fondement des accusations et qui ne peut pas être séparée du fond. Les critiques des recourantes s'avèrent irrecevables sur ce point.