Citation: 6B_135/2024 E. 2.3

2.3. En tant que le recourant se plaint que sa requête de révision a été examinée sous l'angle de l'art. 410 CPP plutôt que sous celui de l'art. 29 al. 1 Cst., son grief déduit d'une violation de son droit d'être entendu ne remplit pas les exigences minimales de motivation (cf. art. 106 al. 2 LTF). En particulier, il n'expose pas dans quelle mesure la disposition constitutionnelle, telle qu'invoquée, aurait une portée plus étendue que les normes topiques du CPP, s'agissant des motifs de révision soulevés. En tout état, il ne précise pas ce qu'il entend déduire de l'art. 29 al. 1 Cst., qui ne serait pas prévu par le CPP, sous l'angle du droit à demander la révision d'une décision (cf. art. 106 al. 2 LTF), étant précisé que le jugement dont il demande la révision dans la présente cause est postérieur à l'entrée en vigueur du CPP (cf. a contrario arrêt 6B_676/2015 du 24 avril 2017 consid. 1.1). Par ailleurs, bien qu'il se plaigne d'un examen sous l'angle de l'art. 410 al. 1 let. a CPP, le recourant prétend avoir démontré le sérieux du moyen de preuve invoqué dans sa requête, au sens de cette même disposition. Devant le Tribunal fédéral, il livre à nouveau sa propre appréciation du témoignage concernant le passage des victimes à la boulangerie. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF). Il ne tente d'aucune manière de démontrer que les éléments dont il se prévalait devant la cour cantonale constituaient des faits ou moyens de preuve nouveaux et sérieux. Pour le surplus, le recourant échoue à démontrer une quelconque contradiction entre les jugements du 18 mars 2010 et du 10 avril 2017 concernant le passage à la boulangerie des victimes, susceptible de fonder un motif de révision, tant sous l'angle de l'art. 410 al. 1 let. a CPP, que de l'art. 410 al. 1 let. b CPP.