Citation: 9C_111/2018 E. 3.4.1

3.4.1. Selon la jurisprudence, l'exigibilité d'une prestation de la prévoyance professionnelle se situe lors de la naissance du droit à ladite prestation conformément aux dispositions légales et réglementaires qui lui sont applicables, sans égard au point de savoir si celle-ci est exécutable à ce moment-là (ATF 132 V 159 consid. 3 p. 162; arrêt 9C_701/2010 du 31 mars 2011 consid. 4.2 et les références). Ainsi, la prescription décennale de l'art. 41 al. 2 LPP court indépendamment de la connaissance qu'a l'assuré de l'existence de son droit à la rente, à l'instar de ce qui prévaut pour les prescriptions décennales des art. 60 et 127 CO (ATF 106 II 134 consid. 2a p. 136; arrêt 9C_701/2010 du 31 mars 2011 consid. 4.3 et les références). En effet, même si la rente LPP est étroitement liée à la reconnaissance d'une invalidité au sens de la LAI, s'il fallait considérer que la prescription décennale ne court pas tant que l'assuré n'est pas fixé sur son droit à une rente AI, le début du délai de prescription pourrait se trouver reporté, selon les circonstances - et singulièrement en cas de recours contre la décision de rente de l'assurance-invalidité - de nombreuses années après la survenance de l'invalidité. Il en va de même dans le cas de la prescription quinquennale de l'art. 41 al. 2 LPP. Le Tribunal fédéral a en effet toujours appliqué la même notion de l'exigibilité à ces deux délais de prescription et reconnu que le délai de prescription de cinq ans partait, pour chacune des prestations périodiques, à la fin du mois pour lequel la rente aurait dû être versée conformément à l'art. 38 LPP, à moins que le règlement de prévoyance ne prévoie un autre mode de paiement (tous les deux mois ou par trimestre, par exemple; cf. arrêt 9C_701/2010 du 31 mars 2011 consid. 4.3 et les références), ce que le recourant ne prétend pas.