Citation: 1B_148/2023 E. 1.4

1.4. Sur le fond, la recourante se plaint notamment en substance d'une violation de son droit d'être entendue, dès lors qu'elle n'a pas été invitée par le Tmc à se déterminer au cours de la procédure de levée des scellés. La question de savoir si ce grief permettrait l'entrée en matière en raison de la violation d'un droit de partie équivalant à un déni de justice (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5) peut rester indécise, puisqu'il peut être rejeté. Selon la jurisprudence, si une personne intéressée a connaissance d'une procédure de levée de scellés pendante susceptible de la concerner, elle a l'obligation procédurale de demander sans délai son admission en tant que partie; cela découle du principe de la bonne foi, qui présuppose notamment de ne pas attendre une issue défavorable pour invoquer des prétentions (arrêts 1B_117/2021 du 7 septembre 2021 consid. 2.2; 1B_91/2019 du 11 juin 2019 consid. 2.2). En l'espèce, il est tout d'abord incontesté que le Tmc n'a pas interpellé la recourante. Cela étant, cette dernière ne conteste pas sa présence lors de l'audition de C.________ au cours de laquelle il a été question de l'ordinateur portable litigieux (cf. p. 1 des déterminations du Tmc du 31 mars 2023). L'ordonnance de séquestre relative à ce support lui a en outre été notifiée (cf. let. F p. 6 de l'ordonnance attaquée et ad ch. II p. 2 des observations du Ministère public du 3 avril 2023). Si cela a induit le dépôt d'une requête de mise sous scellés par l'intimé, tel n'a pas été le cas de la part de la recourante. A ce stade, il n'était ainsi pas d'emblée manifeste qu'elle pourrait avoir un intérêt juridiquement protégé au maintien des scellés sur les données contenues sur ce support et devrait donc être, le cas échéant, interpellée par le Tmc (arrêts 1B_604/2021 du 23 novembre 2022 consid. 5.4; 1B_117/2021 du 7 septembre 2021 consid. 2.2 et les arrêts cités). En tout état de cause, par le biais de ses avocats, la recourante a, le 13 janvier 2022, requis du Ministère public des copies de la demande de mise sous scellés, ainsi que de la requête de levée des scellés, pièces qui lui ont été adressées le 14 suivant. Dans le cadre de l'instruction, il a en outre été fait allusion à plusieurs reprises à la procédure devant le Tmc (cf. les courriers de la recourante du 2 février, du 4 octobre et du 31 octobre 2022, ainsi que ceux du Ministère public du 15 août 2022 et du 2 novembre 2022). Au vu des éléments susmentionnés, la recourante avait donc connaissance - dès janvier 2022 - de l'existence de la procédure de levée des scellés; elle savait également qu'elle concernait l'ordinateur de C.________ et quels étaient les motifs invoqués par l'intimé pour obtenir le maintien de cette protection. La recourante, assistée par deux mandataires professionnels, n'a pourtant pas alors requis son admission en tant que partie à cette procédure particulière et/ou déposé des écritures spontanées visant à étayer son point de vue. Elle ne s'est ainsi manifestée qu'une fois la décision du Tmc rendue dès lors qu'elle l'estimait erronée, notamment sur le droit de l'intimé de se prévaloir du secret invoqué. Vu les principes rappelés ci-dessus, cette manière de procéder n'appelle, dans les circonstances d'espèce, aucune protection.