Citation: 8C_492/2014 E. 5.2

5.2. Ce n'est que plus tard dans son opposition, soit après avoir reçu la décision de refus de prestations, que l'intimée a expliqué de manière détaillée ce qu'elle entendait par "mes jambes se tordaient", à savoir un endormissement des jambes en raison d'une compression lors de la position assise. Dans le courriel du 18 janvier 2013, elle a une nouvelle fois décrit les circonstances de l'événement en indiquant que la position assise avait "endormi" ses jambes et qu'en se relevant, elle avait partiellement perdu la sensibilité et le contrôle de ses jambes, ce qui avait d'abord provoqué un lâchage du genou et c'est en stoppant d'un coup ce lâchage par un réflexe violent que le ménisque avait été déchiré. Ces nouvelles déclarations ne sont certes pas franchement en contradiction avec les précédentes. Il n'en reste pas moins qu'elles mettent en évidence des éléments tout à fait nouveaux qui vont au-delà de simples précisions ou compléments apportés à la description de l'incident donnée le 3 octobre 2012. Dans ces conditions, il convient de s'en tenir à cette première description et de nier, sur cette base, l'existence d'un facteur extérieur.