Citation: I 723/02 19.08.2003 E. 4

La première condition prévue à l'art. 19 al. 1 LAI est l'impossibilité ou l'inexigibilité pour un assuré de suivre l'école publique en raison de son invalidité. En l'occurrence, il est établi que l'état de santé de l'assuré lui permettrait en soi de fréquenter l'école publique; reste à examiner si l'indication médicale à ce qu'il pratique régulièrement du sport est une circonstance incompatible avec une scolarisation normale. A cet égard, on doit convenir avec le recourant que le temps consacré par l'école publique à l'éducation physique, en règle générale 3 heures par semaine, est insuffisant à ses besoins. En revanche, on peine à imaginer qu'il n'existerait aucune structure parascolaire susceptible, dans le cas de H.________, de compléter adéquatement ce que l'école publique propose en matière d'activités corporelles, d'autant plus que le docteur B.________ n'a pas fait mention d'exercices de gymnastique spéciale. La pratique régulière du sport à côté d'une scolarisation normale supposerait, il est vrai, une rigueur particulière de la part du recourant, mais demeure réalisable. On remarquera d'ailleurs que l'école X.________ dédie à l'enseignement à proprement parler un nombre d'heures équivalent à celles de l'école publique (soit 33 heures par semaine contre 32 heures, éducation physique y compris, dans les écoles secondaires du canton de Vaud). Indépendamment de la question du caractère exigible ou non de la fréquentation par le recourant de l'école publique, on peut encore fortement douter que l'enseignement scolaire dispensé par l'école X.________ puisse être assimilé à une formation scolaire spéciale au sens des art. 19 al. 1 LAI et 8 al. 1 RAI. On considère en effet comme «formation scolaire spéciale» un enseignement spécial, donné au même niveau que l'école publique et nécessité par l'invalidité. Or, en ce qui concerne l'instruction scolaire, rien dans les documents produits par le recourant ne laisse à penser que l'école X.________ emploierait des méthodes d'apprentissage spécifiques pour élèves atteints dans leur santé. Le point essentiel par lequel celle-ci se différencie de l'école publique est le fait de mettre un accent plus important sur les activités sportives. En ce sens, elle offre bien plus une prestation supplémentaire à l'école publique qu'un enseignement spécial. Quoi qu'il en soit, dès lors que l'école X.________ n'a pas fait l'objet d'une reconnaissance en tant qu'école spéciale, les conclusions du recourant ne peuvent qu'être rejetées. Au demeurant, les conditions d'octroi des subsides prévus à l'art. 19 LAI étant étroitement liées à l'école pour la fréquentation de laquelle elles sont demandées, il ne saurait être question de lui allouer ces prestations comme s'il fréquentait en lieu et place de l'école X.________ une autre institution qui serait, elle, reconnue. C'est ainsi à bon droit que le premier juge a confirmé la décision litigieuse. A la vérité, le problème auquel H.________ est confronté ne relève pas tant des mesures de formation scolaire spéciale que de celles médicales, puisqu'il s'agit avant tout chez lui d'éviter que son état n'évolue vers une invalidité notable à l'âge adulte. Dans cette mesure, il y a également lieu d'entériner le renvoi à l'intimé pour instruction complémentaire sur le droit éventuel du recourant à des mesures médicales. Au vu de ce qui précède, le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: