Citation: U 412/05 20.09.2006 E. 2

2.1 Se fondant sur les conclusions du docteur E.________ du 8 novembre 2001, la juridiction cantonale a admis que la recourante présentait une capacité de travail résiduelle de 80 % en raison des seules séquelles physiques de l'accident du 19 février 2000 (syndrome cervico-vertébral avec limitation fonctionnelle partielle). En ce qui concerne les séquelles psychiques alléguées par l'assurée, elle a fait application de la jurisprudence relative aux troubles du développement psychique (ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa) pour juger du lien de causalité adéquate; elle a nié l'existence d'un tel lien dès lors que les deux seuls critères à prendre en compte (persistance des douleurs et durée de l'incapacité de travail) ne revêtaient pas une importance suffisante. Rejetant en conséquence le recours de l'assurée, les premiers juges ont implicitement repris l'évaluation de l'invalidité à laquelle a procédé l'intimée dans sa décision initiale. 2.2 La recourante, pour sa part, soutient que les affections subies présentent un lien de causalité adéquate avec l'accident, compte tenu de la durée du traitement médical suivi, de celle de l'incapacité de travail, des douleurs chroniques et persistantes, ainsi que des séquelles psychiques apparues en cours de guérison. Elle conteste ensuite présenter une capacité de travail résiduelle qui lui permettrait de gagner un revenu mensuel de 2800 fr., tel que fixé par l'intimée. Invoquant la nécessité d'une nouvelle expertise médicale pour évaluer sa capacité de travail, elle se prévaut des conclusions ressortant du rapport d'expertise du docteur S.________ qui retient une incapacité de travail de 30 % pour les seuls troubles psychiques. Il en résulterait, selon elle, un «taux d'incapacité à tout le moins de 66 %» (36 % déterminé par la CNA + 30 % fixé par l'expert).