Citation: 5A_667/2019 E. 3.1

3.1. Les biens sont estimés à leur valeur vénale. Cette valeur est, s'agissant des acquêts, en principe arrêtée au moment de la liquidation du régime matrimonial (art. 211 et 214 al. 1 CC); si l'estimation intervient dans une procédure judiciaire, le jour où le jugement est rendu est déterminant (arrêt 5A_339/2015 du 18 novembre 2015 consid. 9.3 et les références; cf. ég. arrêt 5A_346/2015 du 27 janvier 2017 consid. 4, publié in FamPra.ch 2017 p. 534). Lorsqu'un bien a été aliéné à titre onéreux ou gratuit après la dissolution du régime mais avant sa liquidation, ce bien doit être estimé à sa valeur au jour de l'aliénation, si celle-ci a eu lieu de bonne foi (art. 214 al. 2 CC par analogie; ATF 135 III 241 consid. 4.1). Dans l'hypothèse où il résulte des circonstances que le prix obtenu est trop bas, la différence entre le produit de la vente et la valeur vénale supérieure doit être retenue (arrêts 5A_104/2012 du 11 mai 2012 consid. 2.3.3 et les arrêts cités, publié in FamPra.ch 2012 p. 1137; 5C.81/2001 du 14 janvier 2002 consid. 3b, publié in RNRF 2003 p. 250). La détermination de la valeur vénale est une question de fait que le Tribunal fédéral ne corrige que si elle résulte d'une appréciation arbitraire (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). En revanche, la définition des critères servant à fixer la valeur vénale de l'objet est une question de droit que le Tribunal fédéral peut revoir librement (art. 106 al. 1 LTF; arrêt 5A_339/2015 précité consid. 9.3 et les références).