Citation: 5C.184/2006 09.01.2007 E. A

Y.________ est rédactrice en chef du journal A.________, édité par la Société B.________. Le 11 janvier 2002, ce journal a publié un article relatif à un litige ayant opposé, devant la juridiction des prud'hommes, la société précitée à son ancien directeur, défendu par Me X.________. L'article en question citait nommément cette avocate et critiquait son activité dans le cadre dudit litige. Il lui reprochait notamment d'avoir insulté les dirigeants de la société et d'avoir eu recours à des menaces et à des manoeuvres d'intimidation. Il indiquait en outre que "lorsque l'on constate qu'un avocat s'entête dans des développements juridiques erronés, au mépris des règles de droit les plus élémentaires, on peut légitimement se demander quel but il poursuit. Soit il ignore le droit, et c'est fâcheux pour un avocat, soit il le connaît, et sa persistance à tenir des positions insoutenables devient ridicule. Sans compter que ce ridicule coûte au client, car même lorsqu'il se trompe lourdement, l'avocat fait bien entendu payer". A la suite de cette publication, le 15 mars 2002, l'avocate a déposé une plainte pénale contre la rédactrice en chef et s'est constituée partie civile. Par ordonnance du 23 avril 2002, le Procureur général du canton de Genève a condamné la rédactrice en chef à une amende de 400 fr. pour calomnie (art. 174 al. 1 CP) et a réservé les droits civils de la plaignante. Sur opposition de la rédactrice en chef, le Tribunal de police de Genève a rendu un jugement identique le 3 octobre 2002. Par arrêt du 14 juin 2004, la Cour de justice cantonale a confirmé le jugement du Tribunal de police et a ordonné la publication de son dispositif dans le journal A.________. Le pourvoi en nullité interjeté auprès du Tribunal fédéral contre cette décision a été rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, par arrêt du 27 septembre 2004.