Citation: 5A_826/2020 E. 9.4

9.4. En l'espèce, les juges cantonaux se sont référés aux deux certificats litigieux des 17 et 18 février 2020 pour déterminer le taux d'incapacité de travail de l'intimée, qui ne figurait pas dans la décision de l'Office AI. Le premier certificat, établi par une médecin généraliste déclarant suivre l'intimée depuis le mois d'avril 2013, faisait état d'un état dépressif et d'une capacité de travail à aucun moment supérieure à 45-50 % depuis le mois de janvier 2013. Le second certificat émanait d'une spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, certifiant suivre l'intimée depuis le mois de janvier 2014. Cette praticienne posait en particulier le diagnostic d'une dépression d'intensité moyenne à grave, avec symptômes somatiques, qui s'était chronifiée dans le temps et qui était caractérisée par des troubles de la concentration, de la mémoire, ainsi que par des poussées anaclitiques invalidantes ayant nécessité l'introduction d'un traitement, en cours depuis 2018. Elle indiquait en outre que la capacité de travail de sa patiente était minime et fluctuante et qu'elle n'excédait pas une à deux heures par jour au mieux. Dès lors que ces éléments fournis par les auteures des certificats litigieux permettaient, de manière suffisamment détaillée, de comprendre les motifs de l'atteinte à la santé de l'intimée et de circonscrire son taux d'incapacité de travail, on ne saurait admettre que leur prise en compte par l'autorité cantonale serait intervenue de manière arbitraire. En ce qui concerne le revenu hypothétique futur de l'intimée, il faut retenir que, dans la mesure où une amélioration prévisible de son état de santé après le divorce ne ressort pas du dossier, on ne peut pas reprocher à l'autorité cantonale d'avoir méconnu le droit en se basant sur les allégations de l'intimée pour retenir une augmentation progressive de son taux d'activité, qu'elle estime à 50 % dès 2023.