Citation: I 260/01 21.12.2001 E. 3

3.- a) En revanche, celle-ci soutient qu'une expertise psychiatrique est nécessaire, laissant entendre qu'elle souffre de troubles d'ordre psychique. A l'appui de sa conclusion, elle se réfère à l'avis du docteur C.________, spécialiste en médecine interne (rapport du 17 décembre 1999), selon lequel elle présente vraisemblablement un état dépressif à l'origine de la symptomatologie. La recourante invoque également une note (du 21 février 2000) rédigée par le docteur D.________, médecin de l'office intimé, lequel est d'avis que l'état de l'assurée est probablement influencé par une surcharge psychogène rendant un reclassement illusoire et nécessitant la mise en oeuvre d'une expertise confiée au docteur B.________. Dans son rapport d'expertise, celui-ci a relevé toutefois l'absence, sur le plan thymique, de signes dépressifs ou d'état anxieux. En outre, il a exclu la présence de signes de la lignée psychotique sous la forme de troubles de l'idéation ou d'idées délirantes. Selon l'expert, l'assurée ne présente pas d'état dépressif ni de troubles de la personnalité de nature à justifier une aussi longue absence d'activité. C'est pourquoi ce médecin a jugé inutile la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. b) Selon une jurisprudence constante, l'administration est tenue, au stade de la procédure administrative, de confier une expertise à un médecin indépendant, si une telle mesure se révèle nécessaire. Lorsque de telles expertises sont établies par des spécialistes reconnus, sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du dossier, et que les experts aboutissent à des résultats convaincants, le juge ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter de leur bien fondé (ATF 125 V 353 consid. 3b/bb, 122 V 161 consid. 1c et les références). En l'espèce, les simples soupçons des docteurs C.________ et D.________, selon lesquels la symptomatologie présentée par la recourante est peut-être due à un état dépressif, ne constituent pas un indice concret permettant de mettre en doute le bien-fondé des conclusions de l'expert, lesquelles reposent sur des observations approfondies et ont été établies en pleine connaissance du dossier, en particulier le rapport du docteur C.________ et la note du docteur D.________. Au demeurant, le rapport circonstancié du docteur E.________, médecin traitant de la recourante (du 2 février 2000), ne contient aucune allusion à des signes de surcharge psychogène. Aussi, les premiers juges étaient-ils en droit, sans que cette manière de procéder violât le principe inquisitoire (ATF 125 V 195 consid. 2 et références), de renoncer à administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2ème éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2ème éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Vu ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.