Citation: I 85/07 14.04.2008 E. 4

4.1 En vertu de l'art. 28 al. 2ter LAI, lorsque l'assuré exerce une activité lucrative à temps partiel, l'invalidité pour cette activité est évaluée selon l'art. 16 LPGA. S'il accomplit ses travaux habituels, l'invalidité est fixée selon l'al. 2bis pour cette activité-là. Dans ce cas, les parts respectives de l'activité lucrative et de l'accomplissement des travaux habituels sont déterminées; le taux d'invalidité est calculé d'après le handicap dont la personne est affectée dans les deux domaines d'activité (méthode mixte d'évaluation de l'invalidité). Ainsi, il faut évaluer d'une part l'invalidité dans les travaux habituels par comparaison des activités (art. 27 RAI) et d'autre part l'invalidité dans une activité lucrative par comparaison des revenus (art. 28 al. 2 LAI); on pourra alors déterminer l'invalidité globale d'après le temps consacré à ces deux champs d'activité. La part de l'activité professionnelle dans l'ensemble des travaux de l'assuré est déterminée en comparant l'horaire de travail usuel dans la profession en question et l'horaire accompli par l'assuré valide; on calcule donc le rapport en pour-cent entre ces deux valeurs. La part des travaux habituels constitue le reste du pourcentage (ATF 130 V 395 consid. 3.3 et les références). 4.2 S'agissant de déterminer la perte de gain, il convient d'admettre que sans invalidité la recourante aurait réalisé en 2002 un gain de 31'724 fr., soit 22'696 fr. à titre principal comme aide-concierge à 40 % (56'740 fr. x 40 %) augmentés de 9'028 fr. à titre accessoire comme concierge d'immeuble. Quant au revenu d'invalide, il a été fixé à 30'106 fr. par les premiers juges en considération notamment d'un abattement de 10 % compte tenu du handicap et des circonstances personnelles de l'assurée. Le grief de cette dernière selon lequel cet abattement serait inapproprié et qu'il conviendrait de lui substituer le taux maximal de 25 % ne saurait être retenu, les premiers juges n'ayant pas outrepassé leur pouvoir d'appréciation (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399). Cela étant, il n'est pas possible en l'état du dossier d'arrêter le revenu d'invalide à prendre en considération lors de la comparaison des gains déterminants, dès lors que le temps consacré par la recourante à l'exercice d'une activité lucrative par rapport à celui qu'elle vouerait à l'accomplissement des travaux habituels n'a pas été établi. Il convient par conséquent de renvoyer le dossier à l'office AI afin que celui-ci fixe la part respective des champs d'activité précités, avant d'y adapter le revenu d'invalide et de procéder à la comparaison des gains. 4.3 Par ailleurs, dès lors qu'aucune pièce au dossier n'établit les empêchements subis par la recourante dans l'accomplissement des travaux habituels, il est impossible d'évaluer le degré d'invalidité ménagère que celle-ci présente. Sur ce point également, l'office AI devra procéder à un complément d'instruction. 4.4 Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas conforme au droit fédéral et le recours se révèle par conséquent bien fondé. La Cour de céans précise qu'au regard de l'art. 107 LTF, le présent renvoi ne saurait mettre en péril le quart de rente accordé à la recourante.