Citation: 8C_542/2012 E. 6.3

6.3. En ce qui concerne le calcul du gain assuré pour l'année précédant le début du droit à la rente (soit la période du 1 er septembre 2008 au 31 août 2009), l'intimée a à juste titre adapté le montant de 64'157 fr. 40 (soit le salaire touché juste avant la survenance de l'accident, sans les allocations familiales 2000/2001) à l'indice des salaires nominaux établi par l'Office fédéral de la statistique (OFS) pour les hommes dans la branche commerce et réparation, l'indice de référence étant de 109,3 pour l'année 2001 et 120,10 pour l'année 2008. Elle a ensuite tenu compte d'une augmentation de 2,1 %, en fonction de l'évolution des salaires nominaux en 2009. Elle a obtenu un salaire adapté de 71'978 fr., auquel elle a ajouté les allocations familiales pour l'année 2009 (à hauteur de 11'028 fr. pour la période en cause). Il en résulte un gain assuré de 83'006 fr. Ce montant est déterminant, dès lors qu'il est plus élevé que le gain que touchait le recourant avant la survenance de l'accident (consid. 6.2 supra). C'est en vain que le recourant se réfère sur ce point au salaire qu'il aurait pu obtenir de manière présumée auprès de son ancien employeur en 2008 et en se prévalant d'une gratification annuelle de 500 fr. En effet, dans le cas où la rente naît plus de cinq ans après l'accident (art. 24 al. 2 OLAA), l'adaptation du gain assuré ne doit pas se faire concrètement selon l'évolution des salaires auprès du dernier employeur, mais en prenant en compte l'évolution des salaires nominaux dans le domaine d'activité antérieur (arrêt U 79/06 du 19 septembre 2006, consid. 4, résumé à la RSAS 2007 p. 179). L'adaptation du gain assuré effectuée par l'intimée a précisément été opérée en fonction de l'évolution des salaires nominaux dans le domaine d'activité antérieur du recourant, de sorte qu'elle est conforme à la jurisprudence et, partant, pas critiquable.