Citation: 6B_737/2024 E. 2.3.1

2.3.1. S'agissant des faits du 1er novembre 2019, la cour cantonale a tout d'abord observé qu'il était établi et non contesté par les parties que l'intimée avait appelé la recourante ce jour-là. Seul le contenu de la conversation ayant eu lieu à cette occasion était litigieux. Elle a relevé que la recourante soutenait que son interlocutrice lui aurait dit " A.________, c'est B.________; tu m'as emmerdée avec H.________ ", avant d'hurler et de l'insulter de " sale race de portugaise, sale pute ", puis de la menacer: " tu vas voir ce qui va t'arriver, tu vas me le payer". À ce sujet, la cour cantonale a estimé que la recourante s'était montrée confuse s'agissant des raisons pour lesquelles l'intimée aurait fait allusion à H.________, davantage encore s'agissant de l'identité de celle-ci et de la nature des liens existant entre elles. En effet, elle avait d'abord affirmé ignorer qui était la prénommée, supposant qu'il s'agissait d'une ancienne employée (plainte), déclaré ensuite qu'elle ne connaissait pas " de H.________ " avant d'indiquer avoir témoigné 15 ans auparavant dans le cadre d'un conflit opposant celle-ci à l'intimée (ministère public), pour enfin expliquer qu'il s'agissait en réalité d'une de ses amies portugaises (Tribunal de police). La cour cantonale a relevé que ce semblant de justification ainsi que ses revirements laissaient songeur, dès lors qu'elle n'avait aucune raison de dissimuler ses liens avec la personne prétendument citée par l'intimée.