Citation: 4A_378/2014 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal arbitral a débouté la recourante des fins de sa demande (ch. II du dispositif de la sentence) et les parties de toutes autres conclusions (ch. V du dispositif de la sentence). Ce faisant, il a rejeté implicitement la prétention de la recourante tendant à l'allocation d'intérêts moratoires sur le montant reconnu par l'intimée (pour un cas similaire, cf. l'arrêt 4A_635/2012 du 10 décembre 2012 consid. 4) et formellement la conclusion principale de la demande tendant au paiement de 319'121 fr. Sans doute le Tribunal arbitral n'a-t-il pas motivé le rejet de la première de ces deux prétentions, alors que, pour l'arbitrage interne, la loi prescrit la motivation de la sentence, à moins que les parties n'y renoncent expressément (art. 384 al. 1 let. e CPC). Toutefois, la recourante ne se prévaut pas du défaut de motivation de la sentence sur ce point. Elle ne pourrait le faire, au demeurant, au titre de l'art. 393 let. c CPC, mais uniquement à celui du non-respect de son droit d'être entendue en procédure contradictoire, au sens de l'art. 393 let. d CPC, disposition qu'elle n'invoque pas (cf. art. 77 al. 3 LTF). Par conséquent, ce dernier moyen est, lui aussi, voué à l'échec.