Citation: 6B_610/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que la LEP/VD n'attribue la compétence pour faire constater l'illicéité des conditions de détention à aucune autorité administrative, de sorte que c'est la compétence générale du juge d'application des peines qui doit être reconnue. Par son argumentation, le recourant se contente en réalité d'opposer sa propre interprétation du droit cantonal à celle de la cour cantonale dans sa jurisprudence sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Or, comme l'a relevé à juste titre le premier juge, il est vrai que les art. 98 et 99 RSPC permettent aux personnes condamnées d'adresser en tout temps des requêtes écrites à la direction de l'établissement dans lequel elles sont placées et d'obtenir ainsi des décisions sur toute question concernant l'exécution de la peine - notamment relative à la formation (art. 44 ss RSPC), aux relations avec l'extérieur (art. 75 ss RSPC), au transfert dans un autre établissement (art. 110 ss RSPC) et à la garantie d'une assistance sociale (art. 140 RSPC). Il n'était dès lors pas arbitraire pour la cour cantonale de confirmer qu'une voie de droit était ouverte au recourant par le RSPC auprès de la direction de l'établissement, de sorte que le juge d'application des peines ne pouvait pas, conformément à la jurisprudence cantonale, être saisi sur la base de l'art. 11 al. 3 LEP/VD. Il s'ensuit que le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.