Citation: 6B_226/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a bien rappelé les propos que les recourants regardaient comme attentatoires à leur honneur. Elle n'a pas examiné si chacun d'eux, pris séparément, aurait pu porter atteinte à l'honneur des recourants, puisqu'elle a exposé que - de manière générale - les écrits adressés à l'OAJE n'avaient pas été rédigés avec l'intention de nuire à la réputation des deux intéressés, mais pour solliciter une intervention de cette autorité en vue d'obtenir des améliorations au sein de la crèche. En outre, celle-ci a indiqué que les termes litigieux ne pouvaient être, compte tenu du contexte professionnel dans lequel ils avaient été employés, considérés comme attentatoires à l'honneur des recourants. Cette motivation permet de saisir les motifs pour lesquels une infraction de calomnie, respectivement de diffamation, ne pouvait être envisagée selon la cour cantonale. Dès lors que l'autorité précédente a considéré que le contexte de l'affaire ne faisait pas apparaître les expressions litigieuses comme attentatoires à l'honneur des recourants, elle n'avait pas à examiner, en sus, la portée de chaque terme signalé par les recourants. Le grief doit être rejeté.