Citation: 1C_572/2019 E. 2.3

2.3. Saisi d'une demande d'entraide complémentaire des autorités espagnoles, le MPC en a informé l'avocat le 10 juillet 2019 et lui a demandé s'il était également mandaté par le recourant dans ce cadre. L'avocat n'a répondu que le 25 juillet 2019 en affirmant qu'il représentait son client mais qu'il ne disposait pas encore de la procuration; relancé par le MPC le 30 juillet 2019, il n'a finalement remis la procuration que le 10 septembre 2019. Même si l'avocat était déjà mandaté par son client dans le cadre d'affaires connexes, le MPC pouvait faire application de l'art. 11 al. 2 PA en vérifiant ses pouvoirs dans le cadre de cette nouvelle procédure. Saisi d'une nouvelle demande d'entraide judiciaire, l'autorité d'exécution était tenue, en vertu du principe de célérité (art. 17a EIMP), de rendre immédiatement les décisions provisoires nécessaires au sens de l'art. 18 EIMP. On pouvait dès lors exiger que l'avocat réponde lui aussi immédiatement à l'interpellation du 10 juillet 2019, le cas échéant en demandant un délai pour produire une procuration, afin de se voir notifier les décisions. Sa réponse du 25 juillet 2019, puis la production d'une procuration le 10 septembre suivant apparaissent ainsi tardives et c'est à juste titre que la décision a été notifiée directement au recourant. Le pli n'ayant pas été retiré, le délai de recours de dix jours (art. 80k EIMP) a valablement commencé à courir à l'échéance du délai de garde, soit le 25 juillet 2019. L'irrecevabilité du recours formé le 26 septembre 2019 et le refus de restituer le délai ne constituent donc nullement un formalisme excessif.