Citation: 4A_495/2022 E. 3.3

3.3. La partie recourante reproche encore aux juges d'appel de n'avoir pas opéré une distinction entre les travaux qu'elle a conduits et ceux menés par la ville de Genève. Il est acquis que cette dernière a commencé des travaux d'aménagements publics le 17 septembre 2018. Une éventuelle distinction des travaux menés et des auteurs des nuisances importerait donc a priori sur la période postérieure à cette date. Cependant, l'autorité précédente a refusé d'entrer en matière sur la critique ciblant l'absence de distinction entre les travaux conduits par les CFF et ceux menés par la ville de Genève Les CFF dénoncent tout au plus une violation du droit d'être entendu en se fondant sur l'art. 29 al. 2 Cst. On ne voit pas en quoi les pages 23 et 24 de leur appel du 1er février 2022, auxquelles ils renvoient dans leur recours, répondraient à de quelconques exigences de motivation concernant une prétendue nécessité de distinguer la source des nuisances causées. Sur cette base, seule invoquée par la partie recourante, on ne discerne aucune violation du devoir de motiver issu du droit d'être entendu ou même de l'art. 311 CPC, que les CFF s'abstiennent d'évoquer. On ne saurait certes nier l'importance du grief pour cette partie recourante dans la perspective d'un procès que pourrait lui intenter ultérieurement la bailleresse. Toujours est-il, sur la base des griefs recevables, qu'il n'y a pas ici matière à retenir que l'autorité d'appel aurait enfreint le droit fédéral d'une quelconque manière.