Citation: 6B_853/2021 E. 5.3.2

5.3.2. Selon le recourant, il n'aurait pas été possible de prévoir en 2013, ni même en 2014, que B.B.________ SA tomberait en faillite, puisqu'elle était en attente de décisions d'arbitrage dont les valeurs litigieuses étaient de plusieurs millions qui, si elles étaient favorables, auraient permis d'assainir durablement la société, assuré sa continuation et relancé son développement. En outre, B.B.________ SA n'aurait été mise en liquidation que lorsque les décisions d'arbitrage défavorables étaient intervenues, soit largement après le départ du recourant. Enfin, la cour cantonale ne pouvait pas reprocher au recourant l'absence d'attestation de recherches d'emploi en 2013, puisque sa demande d'indemnité en raison de l'impact de la procédure pénale ne concernait que les années 2015 à 2017, soit les années pendant lesquelles la procédure pénale battait son plein. Cette argumentation ne peut être suivie. En effet, comme le recourant l'admet lui-même, les décisions d'arbitrage sont intervenues bien après son départ du groupe B.________, ce qui confirme l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle B.B.________ SA n'aurait rapidement plus été en mesure de le rémunérer à dater de l'été 2013, soit au moment de l'avis au juge de l'état de surendettement de cette société. Que le recourant limite sa demande d'indemnité pour son dommage économique aux seules années 2015 à 2017 n'est pas pertinent dans ce contexte, dans la mesure où la perte de son travail et l'absence de recherches d'emploi sont antérieures à la période considérée, de sorte que la procédure pénale ne peut être la cause d'une situation préexistante. Mal fondé, le grief doit donc être rejeté.