Citation: 9C_588/2021 E. 5

Le tribunal cantonal a déclaré irrecevable le recours, en tant qu'il était dirigé contre la décision du 15 décembre 2017. Il a considéré que, même si l'office intimé aurait dû lui transmettre ledit recours, qui avait été adressé en temps utile à une mauvaise autorité, le recourant, qui avait été avisé à plusieurs reprises de l'entrée en force de la décision en question, commettait un abus de droit en se prévalant plus de trois ans après d'une absence fautive de transmission. Nonobstant cette conclusion, il a relevé que le refus du droit à des mesures médicales en cas d'infirmité congénitale (art. 13 LAI) était fondé au motif que les conditions quant à la date du diagnostic et du début du traitement n'étaient pas réalisées. Le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité avait été diagnostiqué pour la première fois en mars 2016 par la neuropsychologue E.________ et rien au dossier ne permettait de retenir que des symptômes nécessitant un traitement existaient avant l'accomplissement de la neuvième année. Il a également confirmé le refus des mesures médicales en général (art. 12 LAI) dès lors que les pièces médicales disponibles démontraient que la durée de la thérapie entreprise n'était pas déterminée et que celle-ci était destinée à traiter l'affection en tant que telle.