Citation: 1P.361/2006 27.09.2006 E. A

B.________ est propriétaire de la parcelle n° 5985, d'une surface de 2'948 m2, sise à l'angle de la route de l'Ancien-Lavoir et de la rue Centrale sur la commune d'Anières. La parcelle est sise en zone de construction 4B protégée. Une serre, un garage et un hangar y ont été édifiés. La parcelle n° 5986 contiguë, d'une surface de 570 m2, est propriété de l'hoirie C.________. Le 1er avril 2004, B.________ et l'hoirie C.________ ont déposé une demande définitive d'autorisation de construire auprès du département cantonal de l'aménagement, de l'équipement et du logement, devenu département des constructions et des technologies de l'information (ci-après: le département). Le projet portait sur la construction de trois immeubles contigus de deux étages sur rez, comportant vingt appartements en PPE, et d'un garage souterrain. Seule une partie du garage devait être édifiée sur la parcelle de l'hoirie C.________, l'essentiel de la construction étant prévu sur la parcelle de B.________. Le 7 avril 2004, B.________ a requis l'autorisation de démolir les constructions déjà existantes sur la parcelle n° 5985. Consultée par le département, la sous-commission architecture de la commission des monuments, de la nature et des sites (ci-après: CMNS) a, dans son préavis du 20 avril 2004, déclaré n'avoir pas d'objection à formuler quant au principe de l'implantation de la construction, qui correspondait au surplus à l'épannelage du plan directeur communal en cours d'étude. La CMNS a toutefois demandé que le projet soit revu s'agissant des adjonctions à chaque extrémité du bâtiment, qui contribuaient encore à allonger une barre déjà importante. Elle a également relevé que la densité prévue de 0.87 était élevée. Elle a requis que l'épaisseur de terre sur la dalle des parkings soit suffisante pour permettre la plantation d'arbustes et de haies. Elle a enfin émis le souhait que le projet modifié ne lui soit soumis qu'une fois le nouveau plan directeur communal approuvé. La commune d'Anières (ci-après: la commune) a quant à elle émis un préavis favorable sous conditions le 28 avril 2004. Elle a estimé que le nombre de places de parc était insuffisant, que les façades dégageaient une impression plus urbaine que rurale. Les avant-toits étaient pratiquement inexistants. Des volets devaient être posés aux fenêtres. Le bardage en bois au dernier étage ne suffisait pas à donner l'image d'un bâtiment intégré dans un site villageois. Les pignons n'étaient pas traités de la même manière. L'impact des immeubles contigus de 67 mètres de long et d'un seul tenant, situé au coeur du village était imposant. La rue Centrale était entourée de mas imbriqués, de petites cours et d'espaces de vergers, dont les dimensions étaient raisonnables. L'impact du projet devait être en phase avec le plan directeur communal en cours de consultation.