Citation: 6B_1295/2021 E. 1.4

1.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de préciser que, selon le rapport du légiste, les circonstances de la noyade ne pouvaient pas être élucidées et que celle-ci avait pu survenir au cours d'une crise d'épilepsie. En soutenant que c'est la crise d'épilepsie qui devait être privilégiée comme la seule cause probable de la noyade par la cour cantonale et cela "au bénéfice du doute", le recourant perd de vue que le principe "in dubio pro reo" ne comprend aucune instruction s'agissant des constatations qui devraient être tirées des moyens de preuve disponibles, l'appréciation des preuves en tant que telle étant régie par le principe de la libre appréciation des preuves (cf. supra consid. 1.2). En tout état de cause, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas omis qu'une crise d'épilepsie avait été envisagée par les experts du CURML dans leur rapport d'autopsie (cf. jugement attaqué, consid. 5.1). Elle a cependant considéré à juste titre que ce n'était pas la crise d'épilepsie en tant que telle qui avait été la cause de la noyade de F.________, mais bien plutôt le défaut de surveillance dont le recourant et B.________ étaient responsables. En effet, une intervention immédiate de leur part, même dans l'hypothèse où une telle crise était survenue, aurait assurément été de nature à éviter une issue fatale. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. Le recourant soutient également qu'il est "absurde" de retenir qu'un contrôle régulier - par exemple toutes les 10 minutes - comme le faisaient certains collaborateurs ou même une présence "à portée d'oreille", comme semble le suggérer la cour cantonale, auraient pu empêcher la noyade de F.________. Il prétend, d'une part, qu'une absence de surveillance de 3 minutes aurait suffi à "laisser se produire l'irréparable", de sorte que des passages à intervalles plus courts n'auraient rien changé au déroulement des faits et, d'autre part, que, dès lors que F.________ était hypotonique, "être à portée d'oreille" ne "veut rien dire dans le cas d'espèce". Cette argumentation ne saurait être suivie. En tant que le recourant soutient qu'en cas de crise d'épilepsie, 3 minutes d'absence de surveillance auraient suffi à causer sa mort, il invoque des éléments qui ne ressortent pas du jugement attaqué, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, de sorte que son argumentation est irrecevable. On constate en outre que la cour cantonale a bien jugé que la prudence dictait une surveillance constante de F.________ et pas uniquement des passages à intervalles courts vers la résidente pendant son bain, étant au demeurant précisé que, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, de tels passages plus réguliers auraient tout de même augmenté les chances d'éviter une issue fatale, même dans l'éventualité où une crise d'épilepsie était survenue. En tout état de cause, comme susmentionné, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant qu'une surveillance de la victime, au moins "à portée d'oreille", aurait permis une intervention immédiate des soignants et aurait assurément été de nature à éviter une issue fatale, étant relevé que rien n'indique que si un intervenant avait été présent ou proche, il n'aurait pas entendu la victime crier ou faire des bruits ou des mouvements, comme celle-ci l'avait d'ailleurs fait peu de temps auparavant dans un contexte de douleur (cf. infra consid. 2.2). Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.