Citation: 6B_211/2016 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a renoncé à entendre H.________ et I.________ au motif que la réquisition était tardive et que leur audition n'était ni pertinente ni nécessaire. Elle a considéré, au vu de l'ensemble des preuves administrées, que les déclarations de l'intimée, qui nie avoir entretenu une relation amoureuse avec le recourant, étaient parfaitement crédibles. Le recourant conteste cette interprétation et fait valoir que les témoins précités auraient été à même de prouver la nature amoureuse de sa relation avec l'intimée. Il ne démontre toutefois pas en quoi l'appréciation précitée des juges cantonaux serait entachée d'arbitraire, ce qui n'est manifestement pas le cas. En particulier, comme l'a souligné la cour cantonale, l'ensemble des témoignages et des preuves versés au dossier indique que l'intimée était victime d'un harcèlement persistant du recourant et qu'elle devait le fuir continuellement. Les parents de l'intimée et ses amis confirment avoir également été harcelés par le recourant qui a même provoqué un scandale à la sortie d'un restaurant. Tous les témoins confirment aussi les propos discourtois du recourant à l'égard de l'intimée, propos que reconnaît le recourant lui-même. Par ailleurs, l'intimée a toujours nié avoir entretenu une relation sexuelle avec lui et, comme l'avait souligné l'autorité de première instance, rien au dossier ne permettait de mettre en doute cette affirmation. Ce n'est qu'à réception du jugement de première instance que le recourant a tenté, en instance d'appel, d'apporter une telle preuve. La cour cantonale pouvait, sans arbitraire, au vu des preuves administrées et concordantes, arriver à la conclusion que l'audition des témoins n'était ni nécessaire ni pertinente pour juger du harcèlement exercé sur l'intimée. Cette appréciation échappe à la critique et le recourant invoque donc en vain son droit d'être entendu.