Citation: 5A_1061/2020 E. B

B.a. Par demande du 20 mars 2019, la fille a requis que son père soit condamné à lui verser 15'160 fr., montant dû au 31 mars 2019, en réservant l'augmentation de ses prétentions à concurrence de tout montant dû à titre de " pension " devenu exigible au jour du jugement à intervenir. Elle a par ailleurs demandé à ce que l'opposition formée par son père à son commandement de payer pour un montant de 14'280 fr. soit définitivement levée. En audience de jugement du 28 février 2020, la fille a augmenté ses conclusions, en ce sens que son père est condamné à lui verser un montant de 24'400 fr. Elle a par ailleurs pris une conclusion nouvelle tendant à ce que l'employeur de son père soit enjoint de prélever sur le salaire de celui-ci un montant mensuel de 1'240 fr. et à le lui verser. B.b. Par jugement du 12 mai 2020, le Tribunal civil a déclaré irrecevable la nouvelle conclusion prise par la fille lors de l'audience du 28 février 2020, a condamné le père à verser à sa fille la somme de 24'400 fr. à titre d'arriérés de contributions et a levé l'opposition au commandement de payer précité. B.c. Le père a interjeté appel contre ce jugement, en concluant principalement à sa réforme en ce sens que l'action introduite par sa fille est irrecevable et, subsidiairement, rejetée. La fille a conclu au rejet de l'appel. Statuant par arrêt du 5 novembre 2020, envoyé pour notification aux parties par plis recommandés du 16 novembre 2020, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a admis l'appel du père et a notamment réformé le jugement du 12 mai 2020 en ce sens que les conclusions de la demande déposée le 20 mars 2019 tendant au paiement de la somme de 24'400 fr. et à la levée de l'opposition au commandement de payer sont rejetées. Elle a considéré en substance que si le premier juge avait de façon correcte retenu que la réserve de l'art. 277 al. 2 CC contenue dans le jugement de divorce ne valait pas titre à la mainlevée définitive, il avait toutefois mal apprécié la situation en retenant que la fille n'avait pas à agir en fixation de son entretien post-majorité et qu'un simple contrôle de l'exigence d'absence de formation était suffisant pour, le cas échéant, astreindre le père à continuer d'entretenir sa fille après sa majorité, la simple réserve de l'application de l'art. 277 al. 2 CC ne permettant pas de fonder l'obligation du parent débiteur à subvenir à l'entretien de son enfant après la majorité. Elle a par ailleurs relevé que les conclusions en paiement d'arriérés de contributions prises par la fille ne pouvaient pas être interprétées comme une action alimentaire au sens de l'art. 279 CC et ne permettaient pas de fixer son entretien pour l'avenir.