Citation: 2C_95/2020 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, le recourant reconnaît expressément ne pas être en Suisse depuis plus de dix ans. En outre, l'autorisation de séjour qu'il a reçue lors de la conclusion de son premier partenariat a pris fin à la suite de la dissolution de cette union. Le Service de la population a d'ailleurs informé le recourant en 2014 qu'il avait l'intention de refuser la prolongation demandée (à propos d'une durée de séjour de plus de neuf ans, mais moins de dix, cf. arrêt 2C_990/2018 du 27 septembre 2019 consid. 2.3). Par conséquent, pour pouvoir se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée avec une telle durée de séjour, le recourant doit faire montre de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse, notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire (ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 278 s.; 130 II 281 consid. 3.2.1 p. 286). Or, comme l'a retenu l'autorité précédente, le recourant a vécu toute son enfance et son adolescence dans son pays d'origine. S'il a certes repris des études en Suisse depuis une année et trouvé un travail d'étudiant, force est de constater qu'il n'est pas indépendant financièrement. En outre, même s'il n'a pas de dettes et qu'il est membre de deux associations, cette situation ne constitue pas autre chose qu'une intégration ordinaire et n'est pas à ce point poussée pour qu'il faille reconnaître au recourant un droit à la garantie de la vie privée protégée par l'art. 8 CEDH.