Citation: 4A_56/2017 E. 3.2.1

3.2.1. La recourante se réfère, tout d'abord, à trois passages de ses mémoires versés au dossier de l'arbitrage où elle invitait le Tribunal arbitral à appliquer la règle in dubio contra proferentem dans le cadre de l'interprétation du SPAet, plus particulièrement, de la notion de Cost Cap figurant à l'annexe 2.2.2 (b) let. c) audit contrat. A son avis, savoir s'il convenait d'interpréter cette notion de manière extensive, à l'instar de l'intimée, ou restrictive, suivant sa propre opinion, est une question qui aurait dû être résolue en défaveur de l'intimée, conformément à la susdite règle, dès lors que cette annexe avait été rédigée par les conseils de B.________. Le moyen est dénué de tout fondement. En effet, s'agissant de définir la méthode de calcul de l' earn out, le Tribunal arbitral a interprété les dispositions pertinentes du SPA selon le principe de la confiance, faute d'avoir pu établir la réelle et commune volonté des parties quant à la formule de calcul adéquate, ce qui lui a permis d'aboutir à un résultat concret (cf. let. B.b.a, 2e §, ci-dessus). De même, l'interprétation textuelle de l'annexe 2.2.2 (b) let. c) au SPA s'est révélée concluante, s'agissant de dégager le sens des notions de " costs " et de charges exceptionnelles relatives à la marche des affaires de A.________ avant le closing (cf. let. B.b.b ci-dessus). Aussi n'y avait-il plus de place pour l'application, en l'espèce, de la règle dite des clauses ambiguës ( Unklarheitsregel, in dubio contra stipulatorem), étant donné son caractère subsidiaire par rapport aux moyens d'interprétation usuels (ATF 133 III 61 consid. 2.2.2.3 p. 69; arrêt 4A_667/2016 du 3 avril 2017 consid. 3.2. i.f.). En n'écartant pas expressément la règle en question, qui n'avait manifestement pas vocation à s'appliquer in casu, le Tribunal arbitral n'a donc nullement porté atteinte au droit d'être entendu de la recourante.