Citation: 7B_683/2024 E. 3

Le recourant ne revient pas sur les autres charges pesant sur lui, ni ne conteste, à juste titre, l'existence d'un risque de fuite (cf. art. 221 al. 1 let. a CPP; sur les conditions d'un tel risque, voir ATF 145 IV 503 consid. 2.2; arrêt 7B_234/2024 du 14 mars 2024 consid. 4.2.1). Sur ce dernier point, la cour cantonale, suivant en cela les motifs exposés par le TMC, pouvait en effet valablement tenir compte du fait que le recourant, ressortissant américain, n'avait aucune réelle attache avec la Suisse, où il n'avait pas de statut légal. Le seul fait que sa fille vive en Suisse n'y changeait rien, attendu que ses relations personnelles avec celle-là avaient été suspendues par les juridictions civiles, notamment en raison de l'absence de relations père-fille depuis longtemps. En outre, contrairement à ce que le recourant entendait faire valoir, il n'était pas venu en Suisse pour répondre à sa convocation judiciaire, le 30 janvier 2024, par-devant le Juge de police du district du Lac. Il avait en effet été dispensé de comparaître dès lors que, selon ses dires, il était malade ce jour-là. Or il ressortait des images et des vidéos extraites de son téléphone mobile et de sa caméra, mais également des déclarations du détective privé D.________, que, le 30 janvier 2024, le recourant avait effectué une filature avec ce dernier, alors qu'il s'était par ailleurs rendu, ce même jour, chez la mère de C.________ (cf. arrêt attaqué, consid. 4 p. 7; ordonnance du TMC du 29 avril 2024, p. 12).