Citation: 6B_1232/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant conteste l'emploi d'un moyen de contrainte et dénonce à cet égard une violation de l'art. 190 CP. Il conteste également toute intention. Le recourant relève que l'usage de la force physique et de la violence ne ressortirait d'aucun élément du dossier et serait en contradiction avec les conclusions du rapport d'expertise du CURML. Lorsqu'il prétend ne pas avoir forcé la victime, le recourant procède de manière purement appellatoire, partant, irrecevable. Au demeurant, il ressort de la motivation cantonale que la cour cantonale s'est basée sur un faisceau d'indices convergents pour retenir l'utilisation de la contrainte physique, soit les souvenirs de la victime selon lesquels elle s'était trouvée à l'arrière d'une voiture et avait dû résister à quelqu'un, le contexte (elle avait quitté ses amis pour rentrer chez elle avec le dernier bus), l'état (alcoolisée mais capable de marcher) et la personnalité de la victime, les lésions subies telles que ressortant du rapport du CURML (des dermabrasions du dos, de la région glutéale, de la marge anale et de l'introïtus vaginal), ainsi que les résultats des analyses des prélèvements effectués sous les ongles de sa main droite. La cour cantonale n'a pas omis de prendre en compte les explications du recourant mais a considéré, au terme de son appréciation, que celles-ci, évolutives et imprécises, n'étaient pas crédibles. Le grief selon lequel les faits constatés seraient insuffisamment décrits pour retenir la contrainte se révèle ainsi infondé. Au surplus, on ne discerne pas de contradiction entre l'appréciation cantonale et les conclusions du rapport d'expertise du CURML. Compte tenu de l'ensemble des circonstances décrites dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que l'élément constitutif objectif de la contrainte était réalisé, en l'occurrence la violence, le recourant ayant usé de sa force physique sur l'intimée 2 pour la contraindre à subir une relation sexuelle complète avec pénétrations vaginale et anale. Sur le plan subjectif, le recourant affirme que la victime n'aurait jamais signifié son désaccord pour une relation intime. Face à la résistance opposée par la victime, laquelle est corroborée par l'ADN du recourant sous les ongles de la victime, outre les souvenirs de celle-ci, il ne saurait raisonnablement soutenir n'avoir pas compris que l'intimée 2 n'était pas consentante. Dans ces conditions, le recourant n'a pu que se rendre compte qu'il passait outre le refus de l'intimée 2, quoi qu'il en dise. Au vu des faits constatés sans arbitraire par la cour cantonale, la condamnation du recourant pour viol doit être confirmée.