Citation: I 550/06 03.10.2007 E. A

B.________, née en 1954, a travaillé en qualité de conseillère à la clientèle chez X.________. Depuis le 1er mai 2002, elle a bénéficié d'indemnités journalières pour incapacité de travail en raison d'une maladie. Le 30 avril 2003, elle s'est annoncée à l'assurance-invalidité, invoquant notamment des douleurs multiples ainsi que des problèmes psychiques (dépression). Au cours de l'instruction de la requête, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli différents avis médicaux. En particulier, le docteur M.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a attesté dans un certificat du 26 novembre 2002 que sa patiente présentait un état dépressif moyen. Il a ajouté, dans un rapport du 15 octobre 2003, le diagnostic de surprotection parentale, de troubles de l'humeur organiques, d'une hypothyroïdie substituée, d'une fibromyalgie et de troubles du rachis cervical, en précisant que l'incapacité de travail était de 100 % depuis le 1er mai 2002 pour une durée indéterminée. Dans un certificat du 8 juin 2005, le docteur M.________ n'a plus fait mention d'un état dépressif. L'office AI a soumis l'assurée à un examen psychiatrique auprès de son Service médical régional (SMR). Dans un rapport du 7 octobre 2004, la doctoresse A.________, se prévalant du titre de « psychiatre FMH », a posé le diagnostic, avec répercussion sur la capacité de travail, d' « autres troubles mentaux dus à une lésion, un dysfonctionnement cérébral ou à une affection psychique F.06 ». Selon ce médecin, sur le plan psychiatrique, la capacité de travail exigible était légèrement diminuée à 80 % dans toute activité, en tenant compte des limitations fonctionnelles psychiatriques soit un ralentissement psychomoteur. Elle a précisé que l'examen clinique psychiatrique n'avait pas mis en évidence de dépression majeure, de décompensation psychotique, d'anxiété généralisée, de trouble phobique, de trouble de la personnalité morbide, de syndrome douloureux somatoforme persistant, ni de perturbation de l'environnement psychosocial. Quant à la symptomatologie dépressive et anxieuse, elle était extrêmement légère et sa sévérité était insuffisante pour justifier un diagnostic d'épisode dépressif léger ou moyen. De son côté, le docteur Badaoui, spécialiste FMH en médecine interne, a attesté dans un rapport du 10 novembre 2004 que les symptômes étaient uniquement liés à l'état dépressif de sa patiente et que l'incapacité de travail était totale. Dans une appréciation du 6 décembre 2004, le SMR a estimé que la capacité de travail de l'assurée était entière dans l'activité habituelle avec une diminution de rendement de 20 % justifiée par le ralentissement psychomoteur. Il a ajouté que la fibromyalgie n'était pas accompagnée d'une comorbidité psychiatrique significative au sens de la jurisprudence. La capacité de travail de travail a été fixée à 75 %. Par décision du 11 mai 2005, l'office AI a refusé de verser une rente d'invalidité. Le 12 mai 2005, l'office AI a nié le droit de l'assurée à des mesures professionnelles. L'intéressée a formé opposition. L'office AI a rejeté l'opposition, par décision du 23 janvier 2006, en se fondant sur l'expertise de la doctoresse A.________.