Citation: 2C_136/2024 E. 6.4

6.4. Contrairement à ce que prétend la recourante, on ne voit enfin pas que l'arrêt attaqué violerait le principe de l'égalité entre concurrents, quand bien même il serait vrai que d'autres entreprises commercialisent des thés à la composition quasiment identique au sien en utilisant des mentions se rapprochant de celle litigieuse, telles qu'"Energy Tea", "Coup de Boost" ou "Force Intérieure". Dans la mesure où la recourante entendrait en réalité se plaindre du fait que ces entreprises peuvent continuer d'utiliser des allégations de santé s'avérant être, de son point de vue, tout aussi problématiques que la sienne, son grief ne relève pas d'une violation de l'égalité en concurrents, mais d'un éventuel "droit à l'égalité dans l'illégalité" tiré de l'art. 8 Cst., lequel sera examiné ci-après.