Citation: 9C_53/2015 E. 3.2

3.2. Partant du principe - admis par le Tribunal fédéral - que le salaire à assurer, soit le salaire présumé au sens du règlement, correspondait au revenu escompté, la juridiction cantonale a considéré que le fait que le versement de certains éléments de la rétribution ne soit pas absolument certain au début de l'année ne faisait pas obstacle à leur intégration dans le salaire présumé, la notion réglementaire excluant par définition un élément de certitude. Dans la mesure où les parts de la rémunération variable n'étaient pas payées lors de l'établissement du décompte intervenant à la fin de l'année à laquelle elles se rapportaient, mais lors du premier semestre de l'année suivante, il n'était pas nécessaire pour déterminer le salaire présumé de définir le montant de la rémunération variable correspondant aux seuls objectifs que les parties pouvaient s'attendre à voir l'intimé réaliser. En effet, eu égard à son paiement différé, la rétribution résultant des commissions, bonus et super-commissions correspondant aux performances de l'année précédente était connue au début de chaque année ou, à tout le moins, déterminable. Ainsi, entre 2007 et 2010, les recourantes savaient au début de chaque année que le revenu qui serait versé à l'intimé comprendrait non seulement le salaire et cas échéant les avances fixes de commissions pour l'année en cause, mais également le montant dû selon le décompte de commissionnement correspondant aux performances de l'année précédente.