Citation: 2C_145/2019 E. 3.7

3.7. Au surplus, l'intéressée ne prétend pas que le mariage aurait été conclu en violation de sa libre volonté (art. 50 al. 2 LEI, deuxième hypothèse). Quant à la réintégration sociale dans son pays d'origine (art. 50 al. 2 LEI, troisième hypothèse), il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a vécu jusqu'à l'âge de 34 (recte: 27) ans en Ethiopie, pays de résidence de sa mère, ses frères, ses soeurs et sa fille, avec lesquels elle entretient des contacts réguliers. On peut en déduire qu'elle a conservé des attaches culturelles et sociales en Ethiopie et qu'elle pourra compter sur le soutien de ses proches sur place. Ainsi, même si son retour dans ce pays ne sera pas exempt de difficultés, une réintégration ne paraît pas d'emblée insurmontable, étant précisé que le simple fait que l'étranger doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêts 2C_831/2018 du 27 mai 2019 consid. 4.4 et 2C_972/2017 du 15 juin 2018 consid. 4.3). Enfin, il y a encore lieu de relever que, dans la mesure où la recourante se prévaut de sa bonne intégration en Suisse (recours, p. 13), elle se méprend sur les conditions d'application de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Les raisons personnelles majeures exigées par cette disposition ont en effet trait notamment au critère de l'intégration fortement compromise dans le pays d'origineet ne dépendent pas du degré d'intégration en Suisse de la personne concernée, lequel n'est pertinent que dans les cas visés par l'art. 50 al. 1 let. a LEI (cf. arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 5.1, non publié in ATF 142 I 152; voir aussi arrêt 2C_831/2018 du 27 mai 2019 consid. 4.4).