Citation: 2C_302/2022 E. 6

Le recourant prétend en revanche que la révocation de son autorisation d'établissement ne respecte pas le principe de la proportionnalité consacré aux art. 8 CEDH et 96 aLEtr. En substance, il fait valoir le temps écoulé depuis les faits, survenus en 2014, qui ont conduit à sa condamnation du 7 juin 2017, ainsi que son jeune âge à l'époque. Les infractions commises depuis lors sont, selon lui, de peu de gravité. Il ajoute avoir opéré un changement clair dans sa vie depuis mai 2014 et précise que sa situation est désormais stable tant au niveau professionnel et financier, que familial et intime. Un retour au Kosovo n'est, selon lui, pas exigible. Il estime qu'un avertissement aurait dû être prononcé avant la mesure de révocation.