Citation: 6B_821/2015 E. 5

Le recourant conteste que U.________ SA ait subi un dommage par suite des prélèvements qu'il a opérés; il conteste ainsi s'être rendu coupable de gestion déloyale selon l'art. 158 ch. 1 CP. Il fait valoir que les prélèvements ont été « compensés » par les cessions de participations de la société N.________. Cette argumentation est irrecevable dans la mesure où elle diverge des constatations de fait déterminantes selon l'art. 105 al. 1 LTF. Elle est de toute manière mal fondée: selon les allégations censées l'appuyer, les cessions de participations ne sont intervenues qu'après les prélèvements; par conséquent, même selon sa propre version des faits, le recourant a causé un préjudice au moins temporaire à U.________ SA. Comme il le reconnaît explicitement, un préjudice temporaire suffit à porter atteinte, aux termes de l'art. 158 ch. 1 CP, aux intérêts pécuniaires de l'ayant droit (ATF 122 IV 279 consid. 2a p. 281). Par ailleurs, il n'est pas sérieusement contestable que les prélèvements aient au minimum aggravé, aux termes de l'art. 165 ch. 1 CP, le surendettement de U.________ SA; le recourant s'est donc aussi rendu punissable de gestion fautive selon cette disposition. Le recourant ne met pas en doute que les prélèvements soient un abus de confiance punissable selon l'art. 138 ch. 1 al. 2 CP. Faute d'une motivation conforme aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, les conclusions présentées sont donc irrecevables dans la mesure où elles mettent en cause cette qualification aussi.