Citation: 9C_272/2022 E. 8

En ce qui concerne les prestations à verser pour la période de septembre 2014 à mars 2017, c'est finalement en vain que la recourante affirme qu'un intérêt moratoire était dû à partir du 1 er décembre 2015 (date moyenne). Selon les constatations cantonales (consid. 4.2 supra), qui ne sont pas remises en cause (consid. 1 supra), la recourante n'a pas entrepris les démarches préparatoires en septembre 2017 pour que l'intimée lui verse les prestations auxquelles elle avait droit. L'institution de prévoyance a en effet offert à la recourante de lui verser la somme de 150'199 fr. 40 dès le 20 juin 2017, mais l'assurée ne lui a pas communiqué les données nécessaires, notamment ses coordonnées bancaires, afin que le versement puisse être effectué. A défaut d'être en demeure (sur cette notion, ATF 143 II 37 consid. 5.2; 130 V 414 consid. 5.1), l'intimée n'avait pas à verser des intérêts moratoires.