Citation: 1B_545/2017 E. 1

La somme de 5'000 fr. proposée à titre de sûretés est dérisoire et la cour cantonale n'a pas fait une application erronée des art. 237 al. 2 let. a et 238 al. 2 CPP en considérant qu'elle était insuffisante à pallier le risque de fuite, sachant que le recourant travaillait depuis cinq ans lorsqu'il a été interpelé puis placé en détention provisoire et qu'il déclarait faire des transports pour compléter ses revenus. Par ailleurs, le dépôt des pièces d'identité, l'assignation à résidence assortie du port d'un bracelet électronique et l'obligation de se présenter à un service administratif ne sont pas des mesures propres à éviter la fuite du recourant, sans qu'il soit nécessaire d'examiner si, dans le cas concret, elles permettraient ou non une intervention rapide de la police. Le recourant ne peut à cet égard rien déduire en sa faveur de l'arrêt rendu le 20 septembre 2017 dans la cause 1B_344/2017 où le risque de fuite était considérablement atténué étant donné que le prévenu avait déjà subi une incarcération conséquente et que les charges pesant à son encontre s'étaient affaiblies au cours de la procédure. Le maintien du recourant en détention au plus tard jusqu'au 24 janvier 2018 se justifie ainsi en l'état de la procédure en raison d'un risque de fuite et ne saurait être tenu pour disproportionné. Il appartiendra au Ministère public d'examiner si une nouvelle prolongation entre ou non en considération au terme de l'audition finale du recourant prévue le 22 janvier 2018.