Citation: 2C_368/2021 E. 3.2

3.2. La décision entreprise ne met pas fin au litige, mais refuse d'accorder au recourant l'effet suspensif à son recours. Il s'agit donc d'une décision incidente (arrêt 2C_923/2020 du 3 décembre 2020 consid. 3.1). Sous réserve des cas visés par l'art. 92 LTF non réalisés en l'espèce, les décisions incidentes qui sont notifiées séparément ne peuvent, aux termes de l'art. 93 al. 1 LTF, faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette dernière hypothèse étant d'emblée exclue, la recevabilité du présent recours est subordonnée à la condition que la décision attaquée soit susceptible de causer un préjudice irréparable. Un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF est un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 144 IV 90 consid. 1.1.3; 142 III 798 consid. 2.2; 140 V 321 consid. 3.6 et la référence). En l'occurrence, le recourant invoque la présence en Suisse de ses trois enfants, dont deux sont encore mineurs. La décision d'interdiction d'entrée, qui l'empêche de se rendre en Suisse auprès d'eux, est donc susceptible de lui causer un préjudice irréparable, sous l'angle du droit au respect de la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH. La décision incidente attaquée est donc sujette à recours au Tribunal fédéral.