Citation: 2C_1073/2019 E. 5.6

5.6. Le recourant ne saurait également être suivi lorsqu'il affirme, au motif implicite qu'il avait commencé sa formation après l'âge de 25 ans, que sa mère n'était légalement pas tenue de l'entretenir et que sa situation financière ne pouvait par conséquent pas être prise en compte dans le calcul du subside. L'intéressé perd en effet de vue que le principe de subsidiarité en matière de subsides de formation implique de prendre en compte la part de financement théorique pouvant être attendue des parents, afin de déterminer si l'intervention étatique s'avère nécessaire pour couvrir un manque identifié. Il ne fait pas naître, pour lesdits parents, une obligation spécifique d'entretien. La question de savoir dans quelle mesure et à quelles conditions l'entretien doit être pourvu à l'enfant majeur relève en effet uniquement du droit civil, sur lequel le droit des subsides n'interfère pas (cf. ATF 112 Ia 251 consid. 3 p. 256 ss.; arrêt 2C_1181/2014 du 19 janvier 2016 consid. 3.4). A cet égard, il ressort clairement du Message LBPE/FR que le législateur a voulu que les possibilités financières des parents soient prises en compte dans le calcul des subsides de formation, y compris de manière partielle lorsque l'enfant majeur effectue sa formation après l'âge de 25 ans et que ses parents n'auraient en principe plus d'obligation légale d'entretien au sens de l'art. 277 al. 2 CC, au motif qu'un système de calcul des subsides qui ferait totalement abstraction des moyens financiers des parents multiplierait les charges supportées par les cantons et les communes (cf. Message LBPE/FR, ad art. 12 p. 11). Dès lors, en prévoyant de prendre en compte, de manière atténuée, les possibilités financières des parents de la personne majeure de plus de 25 ans en formation, les art. 17 et 18 RBPE/FR ne portent pas atteinte au principe de la subsidiarité de l'art. 6 LBPE/FR. C'est donc sans arbitraire qu'ils ont été appliqués à la situation du recourant.