Citation: 9C_226/2022 E. 4.3

4.3. Cette argumentation est infondée. En effet, dans la jurisprudence, que cite l'assuré (ATF 142 II 218), le Tribunal fédéral a précisé qu'une réparation de la violation du droit d'être entendu pouvait également se justifier en présence d'un vice grave lorsque le renvoi constituerait une vaine formalité et aboutirait à un allongement de la procédure inutile et incompatible avec l'intérêt de la partie concernée à ce que son cas soit tranché dans un délai raisonnable (consid. 2.8.1 et les références). Or, en l'occurrence, le fait de constater que les premiers juges auraient violé le droit fédéral en admettant la réparation d'une violation du droit d'être entendu reviendrait à renvoyer la cause à l'autorité administrative pour qu'elle accomplisse un acte que l'autorité de recours a déjà accompli et dont le recourant n'a pas profité. Il s'agirait d'un allongement inutile de la procédure. De plus, l'assuré n'a pas démontré - ni même allégué - qu'il aurait été empêché de recourir utilement au tribunal cantonal en raison de l'absence de transmission du dossier.