Citation: 6B_264/2022 E. 3.3

3.3. Pour l'essentiel, le recourant se fonde, encore une fois, sur sa propre version des faits pour prétendre avoir été agressé et s'être trouvé dans un état de saisissement. Ce faisant, il s'écarte de manière inadmissible des faits constatés, sans qu'il n'en ait démontré l'arbitraire, et son argumentation est irrecevable dans cette mesure. Pour le surplus, se référant aux dires des experts psychiatres, le recourant prétend que ceux-ci auraient confirmé l'état de panique qu'il aurait vécu le soir des événements, suite à l'attaque vécue et qu'il serait tout à fait plausible qu'il se soit trouvé dans un état de choc émotionnel car il aurait été agressé dans la nuit en présence de plusieurs personnes. L'argumentation du recourant procède toutefois d'une lecture biaisée des déclarations des experts. En effet, l'expert interrogé a uniquement indiqué, sur question du défenseur du recourant, qu'il était plausible "de se retrouver en état de choc émotionnel suite à ce qui s'est produit" (dossier cantonal, pièce C-296; cf. art. 105 al. 2 LTF). Il n'est pas fait référence à une agression mais aux événements de la soirée et il n'est aucunement constaté que le recourant se serait trouvé en état de choc émotionnel durant l'altercation mais "à la suite" de ce qui s'est passé, soit postérieurement. Par ailleurs, l'expert interrogé a uniquement confirmé que "le fait de se faire agresser dans la nuit avec plusieurs personnes présentes peut engendrer un stress" (dossier cantonal, pièce C-296; cf. art. 105 al. 2 LTF). Ce faisant, il n'a aucunement confirmé que c'est ce qui s'était passé en l'espèce mais a procédé à un constat général. Pour le surplus, l'hypervigilence et "les symptômes" de stress post-traumatique - et non "un trouble" de stress post-traumatique, écarté par les experts faute d'élément - reconnus par les experts (dossier cantonal, pièces C-257 et C-297; cf. art. 105 al. 2 LTF) ont été mis en lien avec les faits. Là encore, les experts n'indiquent pas qu'ils auraient pour origine une agression mais uniquement les événements du soir en question. Il n'était ainsi pas manifestement insoutenable de retenir que les constatations des experts ne permettaient pas d'établir que le recourant avait subi une attaque ou qu'il se soit trouvé dans un état de saisissement à la suite d'une prétendue attaque, durant l'altercation. Dans la mesure où la cour cantonale a écarté la thèse de l'agression du recourant, c'est sans violer le droit fédéral qu'elle a estimé que le recourant n'avait agi ni en état de légitime défense, ni en état de défense excusable. Le grief du recourant doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.