Citation: 1C_525/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a considéré que le laps de temps de dix-huit mois entre la signature de la déclaration de vie commune (le 20 mars 2015), et la séparation définitive des époux (30 août 2016), concrétisée par la signature de leur convention de divorce (le 24 septembre 2016) était de nature à fonder la présomption de fait selon laquelle, au moment de la signature de la déclaration commune, la communauté conjugale des époux n'était plus stable et orientée vers l'avenir. Quoi qu'en pense le recourant, l'enchaînement chronologique des événement, en particulier le temps écoulé - moins de deux ans - entre la séparation des époux, respectivement la requête commune en divorce, et l'octroi de la naturalisation facilitée pouvait encore, au vu de la jurisprudence, fonder la présomption que celle-ci avait été obtenue frauduleusement (cf. arrêt 1C_24/2020 du 24 juillet 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités). Conformément à la jurisprudence précitée, il s'agit donc uniquement de déterminer si l'intéressé est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.