Citation: 4A_331/2023 E. B

B.a. Après qu'une première demande en paiement a été rejetée en raison de la monnaie dans laquelle les conclusions étaient libellées ( i.e. en francs suisses, alors que le prêt et le solde de celui-ci étaient établis en dollars américains), A.________ Inc. a, en date du 18 juin 2013, saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une nouvelle demande tendant au paiement par B.________ et les époux C.________ de 332'467 USD avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er juillet 2010, correspondant à la contre-valeur à cette date du solde du prêt (500'000 USD), après déduction des soldes des comptes H.________ de B.________ (150'000 USD) et des époux C.________ (17'533 USD). La demanderesse augmentera ultérieurement ses conclusions à 374'703,78 USD avec intérêts. Dans un premier temps, la procédure a été limitée aux questions de la compétence du tribunal et de la légitimation active de A.________ Inc. Par jugement du 27 mars 2015, le Tribunal de première instance a notamment constaté que A.________ Inc. disposait de la légitimation pour agir à l'encontre des défendeurs; il s'est déclaré compétent pour connaître du litige. L'affaire a été portée devant la Cour de justice du canton de Genève, laquelle a considéré que la demanderesse n'avait pas la légitimation active, de sorte que la demande devait être rejetée. Par arrêt du 28 juillet 2016 (cause 4A_639/2015), la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ Inc., annulé l'arrêt cantonal et renvoyé la cause à la Cour de justice pour complément de l'état de fait et nouvelle décision. Sachant qu'un contrat de prêt avait été conclu, elle a considéré que l'obligation de rembourser le prêt reçu n'était pas contestable en tant que telle et a invité la Cour de justice à compléter l'état de fait afin de déterminer, d'une part, quelle société avait versé le montant du prêt de 500'000 USD et, d'autre part, qui étaient les emprunteurs. L'instruction s'est poursuivie devant le Tribunal de première instance lequel, par jugement du 7 juin 2022, s'est déclaré incompétent ratione loci pour connaître de la demande et a déclaré celle-ci irrecevable. En substance, les premiers juges ont considéré que les défendeurs avaient valablement invalidé pour dol, respectivement erreur essentielle, le contrat de prêt, incluant la clause d'élection de for. En l'absence d'élection de for en faveur des tribunaux genevois ou de for suisse prévu par la LDIP, le Tribunal de première instance n'était pas compétent à raison du lieu. B.b. Statuant le 2 mai 2023, la Chambre civile de la Cour de justice a rejeté l'appel formé par A.________ Inc. La motivation de cet arrêt sera exposée dans les considérants en droit, dans la mesure où le requiert l'examen des griefs dont il est la cible.