Citation: 1P.389/2000 02.11.2000 E. B

B.- Cette loi, assortie de la clause d'urgence (art. 30) et destinée à entrer en vigueur le 25 mai 2000 (art. 28 al. 1), prévoit que la garantie de l'Etat déploie ses effets rétroactivement au 1er janvier 2000 (art. 28 al. 2). Publiée dans la feuille d'avis officielle le 24 mai 2000, elle a fait l'objet de deux recours de droit public de Patrick Chazaud, et d'Eric Dougoud, agissant en personne. Dans des écritures identiques, ceux-ci demandent l'effet suspensif, ainsi que l'annulation de la loi dans son ensemble, subsidiairement de ses articles 28 et 30. Patrick Chazaud demande en outre l'assistance judiciaire. Par ordonnance du 7 juillet 2000, le Président de la Ie Cour de droit public a rejeté les demandes d'effet suspensif. Le 18 août 2000, Patrick Chazaud a demandé la récusation de Robert Zimmermann, secrétaire présidentiel, en raison de ses liens avec la Cheffe du département genevois des finances. Dans sa réponse, du 30 août 2000, le Grand Conseil genevois conclut à l'irrecevabilité des recours, subsidiairement à leur rejet dans la mesure où ils sont recevables. Le 25 septembre 2000, Me Membrez s'est constitué pour chacun des recourants. Au nom de Patrick Chazaud, il a retiré la demande de récusation du greffier Zimmermann. Le 16 octobre 2000, les recourants ont répliqué. Le Grand Conseil a demandé à pouvoir dupliquer, pour autant que l'argumentation présentée en réplique soit jugée recevable.