Citation: I 451/01 28.05.2002 E. 3

3.- a) Le droit du recourant à une rente entière d'invalidité, fondée sur un degré d'invalidité de 100 %, n'est pas litigieux pour la période qui s'étend du 1er juin 1997 au 31 décembre 1998. Durant celle-ci, il a été totalement incapable de travailler en raison du rejet de deux greffes de cornées. b) Dans l'affaire parallèle qui oppose le recourant à la CNA (U 228/01), le Tribunal fédéral des assurances a confirmé la légalité du taux d'invalidité retenu par l'assurance-accidents (35 % dès le 1er janvier 1999), par arrêt de ce jour aux motifs duquel on renvoie. En l'espèce, il ne ressort pas du dossier de l'assurance-invalidité que la capacité de travail du recourant serait restreinte en raison d'autres atteintes à la santé que celle qui a justifié le versement de prestations de la part de la CNA, c'est-à-dire une vision fonctionnellement monophtalme. En conséquence et conformément à la jurisprudence relative à la coordination de l'invalidité entre ces deux assurances sociales (ATF 126 V 288), le taux d'invalidité retenu par l'assureur-accidents à partir du 1er janvier 1999 (35 %) s'applique aussi pour statuer sur le droit du recourant à une rente de l'assurance-invalidité. L'intimé a donc appliqué correctement l'art. 41 LAI en supprimant la rente dès le 1er janvier 1999, car le degré d'invalidité du recourant était à ce moment-là inférieur à la limite des 40 % (cf. art. 28 al. 1 LAI) qui ouvre droit à cette prestation.