Citation: 8C_493/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, les juges cantonaux ont accordé pleine valeur probante à l'appréciation médicale du docteur D.________, ce dernier ayant retenu que la rupture partielle du tendon était due de manière prépondérante à l'usure ou à la maladie, les ruptures partielles des tendons étant fréquentes chez les assurés de l'âge de la recourante et correspondant à des altérations tendineuses de la coiffe des rotateurs liées à l'âge. Cela était d'autant plus valable en présence d'un conflit sous-acromial, à savoir d'un rétrécissement avec bursite sous-acromiale, comme cela était le cas chez l'assurée. En outre, le docteur D.________ avait constaté qu'il ne ressortait des imageries aucune modification objectivable de l'état de l'épaule qui pourrait être imputée à l'accident au degré de la vraisemblance prépondérante. Ainsi, le lien entre les troubles et l'accident n'était que possible, ce dernier ayant aggravé de manière passagère un état maladif antérieur, ce d'autant plus que la blessure initiale n'était pas d'une telle gravité puisqu'un examen par un médecin n'avait été réalisé que douze semaines plus tard. L'assurée avait en effet suivi un traitement conservateur dans un premier temps, lequel avait été prolongé par son médecin traitant. Dans pareille situation, le statu quo sine vel ante était atteint après une période de 8 à 12 semaines. Selon la cour cantonale, les autres avis médicaux au dossier ne permettaient pas de s'écarter des conclusions du docteur D.________.