Citation: 4A_292/2020 E. 3

Le 11 novembre 2019, la demanderesse a saisi le tribunal d'une demande de révision. Elle affirmait que le défendeur avait par écrit déclaré le retrait du congé signifié le 28 mai 2018 et que les parties avaient ainsi conclu un nouveau contrat identique au précédent. Elle produisait un document daté du 25 juillet 2019, apparemment signé des deux parties, qu'elle n'avait prétendument pas pu transmettre plus tôt au tribunal parce qu'elle l'avait égaré. Invitée à verser une avance de frais, la demanderesse a présenté une requête d'assistance judiciaire. Le Président du tribunal a rejeté cette requête le 24 février 2020 au motif que la demande de révision paraissait dépourvue de chances de succès. Selon cette décision, la demanderesse aurait pu, si elle avait agi avec la diligence exigible, produire le document du 25 juillet 2019 avant ou lors de l'audience du 20 août suivant; en conséquence, le cas de révision prévu par l'art. 328 al. 1 let. a CPC ne paraissait pas accompli. La demanderesse a personnellement adressé un recours au Tribunal cantonal du canton du Jura. Elle persistait à alléguer la conclusion d'un nouveau contrat et elle exigeait du défendeur l'élimination de divers défauts de la chose louée. Le Président de la Cour civile du Tribunal cantonal a statué le 27 mars 2020; il a déclaré le recours irrecevable parce que dépourvu d'une motivation répondant aux exigences légales.