Citation: 5A_269/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Dans cette perspective, les recourants soutiennent qu'il convenait d'examiner si d'autres mesures moins incisives que le placement auraient permis d'assurer l'intérêt de leur fille alors que l'autorité cantonale se serait limitée à constater que tel n'était pas le cas, sans le détailler. Ils affirment dans ce contexte que les mesures prévues notamment aux art. 307 al. 3 (indications et instructions, droit de regard et d'information) et 308 al. 1 (curatelle éducative) CC étaient parfaitement suffisantes, soulignant que, si la garde de leur fille devait leur être restituée, ils ne s'opposaient pas à collaborer. Les recourants relèvent par ailleurs que, de caractère temporaire, les mesures provisionnelles perduraient toutefois ici depuis près de deux ans; elles n'étaient ainsi pas adéquates pour régler une période aussi longue.