Citation: 5A_396/2022 E. 3.2

3.2. Dans la décision querellée, le juge cantonal a en substance retenu que, au moment de la séparation des parties le 12 février 2021, l'épouse était âgée de plus de 56 ans et qu'elle n'était titulaire d'aucun diplôme ou certificat professionnel. Cela étant, en 1998, l'intéressée avait fondé avec son premier époux une société dont elle avait été administratrice jusqu'à leur divorce en 2007 et qui était active [...] dans le commerce de vins [...]. Depuis lors, elle s'était personnellement impliquée dans la gestion de la cave et du restaurant C.________SA, laquelle, aux termes de ses statuts, visait notamment l'exploitation de commerces de vins [...]. Dès 2015, elle avait été administratrice de cette société, dont elle était la présidente du conseil d'administration depuis le mois d'août 2020, et avait pris une part active à sa gestion et à son développement, auxquels elle était intéressée en raison de sa qualité d'actionnaire. La cour cantonale a retenu que l'épouse avait acquis une certaine expérience professionnelle dans le domaine du commerce de vin, ce qui était rendu vraisemblable par les actes du dossier, notamment des " articles de presse et vidéo ". Elle a également relevé que, en 2012 déjà, l'épouse était une figure publique avec une certaine notoriété dans la branche du commerce de vin, dès lors qu'elle avait réalisé une vidéo promotionnelle pour le compte d'D.________SA intitulée [...], dans laquelle elle expliquait notamment être propriétaire de C.________SA ainsi qu'avoir une véritable passion pour le commerce viticole. Par ailleurs, lors de l'obtention du prix [...], l'intéressée et son oenologue E.________ avaient été interviewés par " diverses publications valaisannes et suisses ". L'autorité cantonale a également retenu que, pour son activité au service de C.________SA, l'épouse avait obtenu une rémunération mensuelle régulière de l'ordre de 2'685 fr., qui avait été convenue ainsi entre les parties afin d'en faire profiter cette société, dont elles étaient actionnaires majoritaires. La juridiction précédente a encore souligné que l'intéressée continuait également d'exercer une activité d'administratrice dans diverses sociétés dont elle était l'actionnaire avec l'époux, sans toutefois percevoir de revenus à ce titre. Il ressort ainsi de la décision querellée que la recourante a été administratrice des sociétés F.________SA (administratrice unique), G.________AG (présidente du conseil d'administration avec signature individuelle), H.________AG (membre du conseil d'administration avec signature individuelle), I.________SA (présidente du conseil d'administration avec signature individuelle) et J.________AG (membre du conseil d'administration avec signature individuelle). Le juge cantonal a relevé qu'il n'était pas établi que la recourante souffrirait de problèmes de santé et a finalement retenu que, compte tenu de son âge et de son expérience professionnelle, on pouvait raisonnablement exiger d'elle qu'elle exerce une activité lucrative à plein temps dans le domaine du commerce du vin.