Citation: 4A_252/2021 E. B

B.a. À la même date, les locataires ont ouvert action contre la bailleresse devant la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de la Broye-Vully, concluant à ce que les loyers mensuels nets des mois d'avril, mai et juin 2020 soient réduits à 0 fr. Le 7 octobre 2020, ils ont saisi la commission de conciliation d'une nouvelle requête de conciliation, concluant à ce que le loyer mensuel net du local loué soit réduit de 2'000 fr., subsidiairement dans une proportion à dire de justice, dès le 1er octobre 2020 et jusqu'à l'élimination complète des défauts constatés, à ce que la bailleresse leur restitue les montants trop perçus, soit 2'000 fr. mensuels, depuis le mois d'octobre 2015 jusqu'à l'entrée en force du jugement, avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er avril 2018, et à ce qu'elle effectue divers travaux dans un délai de trois mois. Le 23 octobre 2020, ils ont déposé une troisième requête auprès de la commission de conciliation, concluant à la constatation de la validité de la consignation du loyer d'un montant mensuel de 5'830 fr. B.b. Le 5 octobre 2020, la bailleresse a déposé sa requête en cas clair devant la Juge de paix du district de la Broye-Vully, concluant à l'expulsion des locataires du local commercial. Les locataires ont conclu à son irrecevabilité. B.c. Par ordonnance d'expulsion du 1er décembre 2020, la juge de paix a ordonné aux locataires de quitter et rendre libres pour le mercredi 30 décembre 2020 à midi le local loué, réservant dans le cas contraire l'intervention de l'huissier de paix et des agents de la force publique. Admettant l'existence d'un cas clair, elle a considéré que les locataires ne s'étaient pas acquittés du loyer du mois de juin 2020 dans le délai de 30 jours imparti par avis comminatoire du 23 juin 2020, de sorte que le congé était valable. Elle a par ailleurs retenu que les locataires n'avaient pas établi avoir contesté en temps utile la résiliation du bail devant la commission de conciliation et n'avaient pas établi avoir consigné les loyers en raison des défauts allégués de la chose louée. B.d. Par arrêt du 25 mars 2021 notifié à la bailleresse le 1er avril 2021, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a admis l'appel formé par les locataires et déclaré irrecevable la requête d'expulsion de la bailleresse.