Citation: 1C_62/2020 E. 5.2.2

5.2.2. Il y a dès lors lieu de déterminer si cette violation a pu être réparée devant la cour cantonale. A cet égard, la recourante fait valoir qu'une réparation de la violation de son droit d'être entendue n'était pas possible dès lors que la cour cantonale ne disposait pas, au contraire de la DAEC, d'un pouvoir d'examen en opportunité (art. 78 al. 2 du code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative [CPJA; RS FR 150.1]. Cet élément peut prohiber une réparation de la violation du droit d'être entendu (cf. ATF 138 II 77 consid. 4.3). Les autorités en cause ne le contestent pas. En l'occurrence, il s'agit en particulier de savoir si des aspects propres à l'opportunité auraient dû être pris en considération. Les griefs de la recourante en lien avec la violation du principe de la proportionnalité relèvent en principe du droit. Toutefois, la prise en considération d'un risque de faillite de la recourante va au-delà de la proportionnalité et relève quant à elle de l'opportunité. En effet, tenir compte d'un éventuel risque de faillite pourrait conduire l'autorité à se tourner vers une solution "intermédiaire" de garantie moins élevée, qui, sans atteindre le but visé, permettrait de tendre vers celui-ci, tout en étant réaliste sur la capacité de paiement réelle de la recourante et donc sur les chances que la garantie soit effectivement versée (et, à plus long terme évidemment, que la part des coûts réels d'assainissement afférant à la recourante soit effectivement soldée, du moins dans une mesure notable). En bref, il y a lieu de suivre la recourante lorsqu'elle fait valoir que la cour cantonale ne pouvait réparer la violation de son droit d'être entendue faute de disposer d'un pouvoir d'examen en opportunité.