Citation: 6B_1098/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant dénonce une violation de son droit d'être entendu dans la mesure où il aurait été privé de la possibilité de "mettre en doute" les "témoignages écrits" et de poser des questions aux "témoins" à charge et à l'auteur du rapport non-contradictoire du Tierspital. En retenant pour probants des "témoignages écrits" et en refusant de les retrancher du dossier, alors que le recourant n'avait pas eu l'occasion de participer aux auditions puisqu'elles n'avaient pas eu lieu, la cour cantonale aurait violé les art. 107 CPP et 147 CPP. Il ressort du jugement entrepris que le recourant a requis en appel la confrontation à ses "dénonciateurs". Or, la cour cantonale n'a entendu aucun des "professionnels impliqués" ayant livré leurs avis par écrit (cf. pièces 4/1, 4/2 et 4/3 du dossier cantonal, auxquelles la cour cantonale fait référence), au motif que le recourant n'aurait pas démontré en quoi il y avait "matière à les interroger plus avant". En refusant d'offrir au moins une fois au recourant une occasion appropriée et suffisante de mettre les témoins en doute et de les interroger, alors que leurs avis, donnés par écrit, ont été d'une importance essentielle dans la condamnation du recourant, la cour cantonale a violé son droit d'être entendu et son droit à la confrontation ( supra, consid. 1.1). Partant, le grief est admis. Il s'ensuit que la décision entreprise doit être annulée. Cela rend sans objet les autres griefs soulevés par le recourant.