Citation: 9C_429/2007 08.04.2008 E. 1

2.2 Au contraire de ce qu'affirme l'intéressé, on ne saurait voir dans le refus de la juridiction cantonale de mettre en oeuvre une contre-expertise une quelconque violation du droit fédéral. Celle-ci a procédé à une appréciation anticipée des preuves exempte d'arbitraire (cf. consid. 5.2 non publié de l'arrêt ATF 133 III 675 et les références). En effet, le docteur M.________ a suggéré l'envoi d'une copie de son rapport aux médecins traitants pour que ceux-ci tiennent compte du comportement négatoire du recourant à l'évocation des probables répercussions de la consommation de produits stupéfiants sur les troubles mnésiques allégués - sujet qui n'a jamais été abordé par les médecins de l'Hôpital Z.________ qui en ignoraient vraisemblablement l'existence - et des capacités observées, dans une situation proche de l'enseignement, à se concentrer, à construire une argumentation précise, à rechercher les mots adéquats voire percutants, à résister à des situations conflictuelles le mettant en doute, etc. Il n'a jamais été question de réaliser une contre-expertise, mais d'interpréter les résultats des tests pratiqués par le département des neurosciences de l'Hôpital Z.________, obtenus lors d'examens spécifiques et théoriques, et de les adapter à la vie courante. Il en va de même de la lettre du docteur R.________ qui ne prend pas position sur la valeur du travail de l'expert, mais invoque, d'une manière générale, ce qu'il envisage comme la meilleure solution pour infléchir la position de l'office intimé, sans pour autant que celui-ci ne soit obligé d'y souscrire. Ces éléments ne permettent donc pas d'inférer quoi que ce soit d'utile quant à la nécessité ou l'opportunité de réaliser un complément d'instruction. A ce propos, on rappellera d'ailleurs que le docteur P.________ considérait le cas comme stabilisé depuis le début de l'année 2004, que le docteur T.________ ne jugeait pas nécessaire de mettre en oeuvre d'autres tests en été 2005 et que le docteur M.________ ne conteste pas les conclusions de ses confrères, mais les adapte en fonction des observations réalisées dans une situation conflictuelle concrète. Ne viole pas plus le droit fédéral le fait d'assimiler le département des neurosciences cliniques de l'Hôpital Z.________ à un médecin traitant. D'une part, le rôle joué par celui-ci correspond bel et bien à celui d'un tel médecin qui soigne son patient, le suit régulièrement et l'accompagne tout au long de sa rééducation; ce travail diffère fondamentalement de celui du docteur M.________ qui a été appelé, à un moment précis, pour donner son avis de spécialiste sur un cas particulier. D'autre part, la juridiction cantonale n'a pas profité de cette qualification pour écarter l'avis des praticiens de l'Hôpital Z.________, mais a seulement estimé que leurs conclusions n'étaient pas incompatibles avec celles de l'expert compte tenu du lien de confiance qui les unit à leur patient. 2.3 Le fait d'avoir retenu une capacité totale de travail dans le métier d'enseignant en mathématiques, physique et biologie ne peut pas plus être considéré comme une constatation manifestement inexacte des faits. Il n'est en effet pas insoutenable d'arriver à cette conclusion dès lors que les premiers juges ne se sont pas exclusivement fondés sur le rapport d'expertise, contrairement à ce que prétend l'intéressé, mais ont aussi utilisé les renseignements fournis par le docteur P.________ et la psychologue L.________. A cet égard, on relèvera que l'avis du docteur P.________ repose essentiellement sur celui de la psychologue L.________, qui repose à son tour sur des tests cliniques théoriques, tandis que l'opinion du docteur M.________ résulte notamment d'observations réalisées dans une situation conflictuelle concrète, assimilable par les facultés lexicales, syntaxiques, mnésiques et argumentaires devant être mobilisées à une situation d'enseignement et ayant démontré des réactions adéquates sans que les troubles neuropsychologiques diagnostiqués auparavant ne se manifestent. On ajoutera que les plaintes du recourant, particulièrement ses craintes quant à son aptitude à assumer un poste d'enseignant à temps complet, occupent une place importante dans les conclusions du département des neurosciences cliniques de l'Hôpital Z.________ et prépondérante dans celles du docteur I.________. On notera enfin que l'annulation avec effet rétroactif au jour de l'accident par le docteur P.________ de la pleine capacité de travail attestée antérieurement n'est pas motivée par des raisons médicales, mais par une formation professionnelle insuffisante pour enseigner la branche désirée. Le recours est donc en tous points mal fondé.