Citation: 1C_636/2023 E. 5

La recourante fait enfin valoir une violation de sa liberté économique (art. 27 al. 2 Cst.). Elle prétend que la suppression des frais de levage ne respecterait pas l'art. 5.1 RCGD, aux termes duquel la commune finance l'élimination des déchets urbains des entreprises par une taxe au sac, une taxe de base annuelle et des frais de levage. Le Tribunal cantonal a considéré que la décision du 23 janvier 2023 ne portait cependant pas sur cette question, qui sortait par conséquent de l'objet de la contestation: il n'y avait pas lieu d'étendre l'objet du litige sur ce point, dès lors que cette question, devait, le cas échéant, être traitée dans le cadre du recours pendant auprès du Tribunal cantonal relatif à l'adjudication du marché public (voir supra p. 1 point A des Faits). Se fondant sur l'arrêt 1A.254/2004 du 7 février 2005 consid. 2.3, la recourante soutient que le Tribunal cantonal aurait dû étendre la procédure à la question des frais de levage. Quoi qu'en dise la recourante, les conditions exceptionnelles dans lesquelles la procédure administrative peut être étendue à un objet se situant hors de l'objet de la contestation pour des motifs d'économie de procédure, mentionnées dans l'arrêt susmentionné, ne sont pas remplies en l'espèce. En effet, la suppression des frais de levage n'est pas étroitement liée à l'interdiction de collecter des déchets urbains. Par conséquent, la conclusion du recours relative aux frais de levage sort de l'objet de la contestation et est irrecevable.