Citation: 6B_474/2014 E. 1.3.2

1.3.2. Afin d'appuyer la validité de sa thèse, le recourant soutient avoir donné des indications précises sur les procédés utilisés pour voler les véhicules (recours, p. 5 ch. 13 et 14), "extrêmement protégés" (jugement entrepris, p. 16). La lecture de ses premières auditions, qu'il invoque à l'appui de son recours, permet de constater qu'il ne se rappelle plus où il a volé l'Audi, ne se souvient pas si elle portait des plaques. Quant à la Porsche, il est muet s'agissant du lieu et de la date auxquels le véhicule aurait été subtilisé. Il n'a pour le surplus donné aucun détail spécifique sur la manière dont il avait neutralisé l'alarme et fait démarrer les véhicules et sur les appareils permettant d'y parvenir (procès-verbal d'audition n° 12, p. 6). Il a en outre reconnu ne pas avoir lui-même posé les autocollants retrouvés aux endroits précis où deux des trois trous ont été effectués dans les carrosseries des véhicules pour atteindre les fils permettant de changer la clef. S'agissant plus précisément de la manière dont ces trous ont été effectués, le recourant a déclaré avoir ouvert la carrosserie de la portière de l'Audi avec "un tournevis et une pince" (procès-verbal d'audition n° 12, p. 6). L'orifice était toutefois parfait, ce qui a fait dire à la police qu'il avait probablement été réalisé à l'aide d'une mèche cloche (pièce 132, p. 20). Les déclarations du recourant sur ce point n'étaient ainsi pas crédibles. Quant à la Porsche, le rapport de la police de Schaffhouse, cité par le recourant, reprend les conclusions de spécialistes du Landeskriminalamt de Stuttgart qui ont reconstitué la manière utilisée par l'auteur pour procéder au vol et estimé qu'il avait piqué la tôle au moyen d'une alêne et tiré celle-là vers le haut et le côté avec une pince (procédure PE13.00.001215, pièce 11, p. 15, ch. 4.6). Contrairement à ce que le recourant soutient dans son recours, il n'a pas indiqué dans ses premières déclarations avoir utilisé une pince pour ce vol, mais des ciseaux de carrosserie, certainement des ciseaux droits (procès-verbal d'audition n° 17, p. 3 et 6). Ici encore, ses dires ne sont pas crédibles. Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait sans arbitraire écarter la thèse du recourant expliquant les traces ADN laissées dans les véhicules utilisés lors des braquages non par sa participation à ces crimes mais par leur vol par ses soins, au préalable. Qu'il ait adapté en cours des débats ses déclarations aux conclusions des spécialistes - annonçant avoir finalement effectué les trous dans la carrosserie de l'Audi avec un compas courant - ne suffit pas à rendre cette appréciation manifestement insoutenable.