Citation: 6B_527/2022 E. 1.4

1.4. En substance, les recourants soutiennent que l'admission de leur recours permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Le ministère public devrait instruire des crimes commis au Kazakhstan ce qui nécessiterait, d'une part, l'envoi de commissions rogatoires et prendrait plusieurs années avec peu de chances de résultat et, d'autre part, l'établissement de plusieurs expertises complexes sur le droit kazakh. Contrairement à ce que semblent penser les recourants, la cour cantonale n'a imposé aucune mesure d'instruction concrète au ministère public et lui a laissé une liberté complète s'agissant des mesures d'instruction à diligenter, si bien que les recourants ne peuvent, en l'état, justifier d'éventuelles craintes en matière de coûts ou de durée de la procédure. Par ailleurs, s'agissant de l'établissement du droit kazakh, ils n'exposent aucunement en quoi une telle mesure serait longue et coûteuse au point de remplir les conditions, exceptionnelles, de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, se contentant de l'affirmer. Pour le surplus, la cour cantonale a renvoyé la cause au ministère public afin qu'il examine à nouveau la question de la prescription. A cet égard, elle a constaté une violation du droit d'être entendue de l'intimée et a estimé qu'elle ne pouvait la réparer. Déjà pour ce motif, il apparaît douteux que l'art. 93 al. 1 let. b LTF puisse trouver application. Quoi qu'il en soit, les recourants n'exposent pas en quoi le nouvel examen auquel doit procéder le ministère public impliquerait une procédure longue et coûteuse au sens de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. A cet égard, la cour cantonale n'a, là encore, imposé aucune mesure d'instruction concrète au ministère public. Toutefois, elle lui a notamment enjoint de déterminer si des transactions séparées sur les avoirs en cause (remplois/utilisations), susceptibles de constituer des actes d'entrave (imputables à l'un des prévenus), étaient intervenues après la période de prescription. A ce stade, cet examen devrait pouvoir être effectué sur la base de la documentation bancaire suisse, si bien qu'il n'apparaît pas que les conditions restrictives de l'art. 93 al. 1 let. b LTF soient remplies. Au vu du caractère très restrictif de l'application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF en matière pénale, force est de constater que les conditions posées par cette disposition ne sont pas remplies en l'espèce.