Citation: 8C_501/2023 E. 6.2.1

6.2.1. S'agissant du choix de la méthode d'évaluation de l'invalidité, il convient d'admettre que la recourante ne pouvait pas prétendre à l'octroi de l'indemnité de chômage, faute de période de cotisation (cf. art. 13 et 14 LACI [RS 837.0]). Cela étant, il n'est pas contesté qu'elle n'a produit que trois réponses négatives à des candidatures spontanées, effectuées en mai 2018, pour étayer ses recherches d'emploi. Elle ne prétend pas en avoir réalisé d'autres, ni avant cette période, ni entre celle-ci et sa première hospitalisation en septembre 2018. Pour le reste, elle est arrivée en Suisse en 2009 et n'y a jamais travaillé, pas même ensuite de la retraite de son époux en 2014, soit bien avant la dégradation de l'état de santé de celui-ci, qui se serait produite en 2019 selon la recourante. Celle-ci a donc renoncé à entreprendre de sérieuses recherches d'emploi, alors même que son mari, retraité, était en mesure de s'occuper des enfants et que le revenu de la famille avait diminué, ce qui laisse penser qu'elle ne souhaitait pas travailler mais préférait se consacrer à la tenue du ménage et à l'éducation des enfants. Ainsi, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant que sans atteinte à la santé, la recourante n'aurait pas cherché à exercer une activité lucrative. Le choix de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité ne prête dès lors pas le flanc à la critique. Les premiers juges ont par ailleurs envisagé que la réduction des prestations complémentaires versées à son mari contraigne la recourante à exercer une activité lucrative. Ils ont toutefois constaté à juste titre (cf. consid. 6.2.2 in fine infra) qu'un changement de méthode d'évaluation de l'invalidité n'ouvrirait pas davantage droit à une rente.