Citation: 1P.691/2003 27.04.2004 E. 3

A l'appui du recours de droit public, le recourant présente de façon détaillée, bien plus longuement qu'il ne l'a fait devant le Tribunal cantonal, les investigations à accomplir encore et il explique en quoi, à son avis, leur résultat pourra être utile à la poursuite pénale. Cette argumentation est elle aussi irrecevable, au regard de l'art. 86 al. 1 OJ, dans la mesure où elle comporte des éléments qui n'ont pas été soumis à la juridiction intimée. Pour le surplus, le recourant ne se réfère à aucune disposition cantonale qui soit apte à lui conférer, indépendamment de l'appréciation des autorités d'instruction, le droit d'obtenir des investigations déterminées. L'art. 42 let. d CPP frib., relatif au droit d'être entendu, n'autorise les parties qu'à "proposer" des moyens de preuve ou des questions complémentaires; cette règle n'exclut donc pas que des recherches demandées par le plaignant, tenues pour répétitives ou vétilleuses, ou étrangères à la répression de l'infraction en cause, puissent être refusées. Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. ne confère, non plus, aucun droit inconditionnel d'obtenir des recherches ou des mesures probatoires (ATF 124 I 208 consid. 4a p. 211, 122 V 157 consid. 1 d p. 162). L'argumentation développée par le recourant se résume à une critique de l'appréciation des résultats de l'enquête et de l'appréciation anticipée des investigations supplémentaires demandées par lui; elle est donc irrecevable selon la jurisprudence précitée relative à l'art. 88 OJ.