Citation: U 239/05 31.05.2006 E. A

C.________, né en 1952, travaille en qualité de serrurier pour le compte de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il est assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 2 octobre 2003, le prénommé s'est fait une entorse à la cheville droite alors qu'il travaillait sur un chantier. Les troubles qui se sont ensuivis ont entraîné une incapacité de travail totale du 6 octobre au 25 novembre 2003 et de 50 % jusqu'au 11 janvier 2004; l'assuré a toutefois continué à souffrir de douleurs persistantes à la cheville droite postérieurement à la reprise du travail. L'instruction médicale du cas a révélé que l'assuré présentait une arthrose de l'arrière-pied, prédominant à la sous-astragalienne et touchant également la cheville, avec présence de nombreux ostéochondromes se projetant en regard de la malléole externe ainsi qu'en arrière de la sous-astragalienne. Interrogé sur ses antécédents médicaux, l'assuré a également indiqué avoir été victime le 27 août 1997 d'une chute - dont les suites avaient été prises en charge à l'époque par la CNA - qui avait entraîné une fracture de la phalange proximale du 4ème orteil à droite. Après avoir requis l'avis de son médecin d'arrondissement, le docteur R.________, la CNA a, par décision du 2 avril 2004, mis fin au versement de ses prestations avec effet au 31 mars 2004, au motif que les troubles présentés par l'assuré n'étaient plus, à compter de cette date, en relation de causalité naturelle avec les accidents des 27 août 1997 et 2 octobre 2003. C.________ a formé opposition contre cette décision et produit plusieurs pièces médicales à son appui qui ont été soumises au docteur R.________. Par décision du 28 mai 2004, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré.