Citation: 4A_39/2022 E. 5.2

5.2. En appel, le demandeur appelant avait fait valoir que la recevabilité de son action aurait dû être examinée d'emblée conformément à l'art. 60 CPC. La cour cantonale a considéré que le fait que la Chambre patrimoniale avait invité le demandeur à rectifier sa demande et à déposer une liste de témoins, sans relever d'autres "vices nécessitant une rectification" n'empêchait pas celle-ci de constater dans son jugement que la demande était irrecevable, faute d'avoir fait l'objet d'une conciliation préalable. Le fait que la Chambre patrimoniale n'ait pas examiné d'emblée la question de la nécessité d'une conciliation préalable ne rendait pas pour autant l'action du demandeur recevable, ni n'imposait d'admettre qu'elle l'était, le défaut d'une condition de recevabilité de l'action devant être constaté d'office à tout stade de la procédure, y compris devant l'instance d'appel. L'absence de tenue d'une procédure de conciliation préalable n'est pas un vice réparable au sens de l'art. 132 CPC.