Citation: 1B_2/2016 E. 3

Le recourant soutient qu'en ne donnant aucune suite aux réquisitions de son avocat tendant à faire séquestrer l'échange de correspondance entre B.________ et l'hébergeur de ses sites internet, le Procureur lui aurait causé un préjudice irréparable, contrairement à ce que la cour cantonale a retenu, car le plaignant aurait eu tout le loisir de détruire ces documents, qu'il aurait avantagé la partie plaignante et qu'il aurait violé son devoir d'enquêter à charge et à décharge. Il avait déjà demandé en vain la récusation du magistrat intimé pour ce motif. L'arrêt cantonal avait été déféré auprès de la Cour de céans qui avait rejeté le recours par une argumentation circonstanciée sur laquelle il n'y a aucune raison de revenir (cf. arrêt 1B_674/2012 du 22 février 2013). Sur ce point, le recours est manifestement mal fondé. Le recourant soutient également que le Procureur aurait démontré son inimitié à son endroit en maintenant sous séquestre son notebook pendant trois ans alors même qu'il ne contenait aucune preuve à charge comme l'a relevé le rapport de la Police de sûreté du 11 août 2011. On observera que la Cour de céans avait entériné en date du 10 janvier 2012 l'arrêt cantonal confirmant le bien-fondé du séquestre (cause 1B_580/2011). Le refus du Procureur de lever cette mesure était toutefois susceptible d'un recours et c'est par cette voie que le recourant devait agir pour faire valoir ses droits. Il ne prétend pas l'avoir fait. Sur ce point également, le recours est infondé. Pour le surplus, il incombe au Procureur de décider de l'opportunité de donner suite à des réquisitions de preuve et un refus ne suffit pas pour établir une prévention à l'égard de la partie requérante, étant rappelé que la procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure.