Citation: 5A_377/2024 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce - et indépendamment de savoir à quel moment le recourant a invoqué pour la première fois son empêchement de déménager ainsi que les raisons pour lesquelles sa médecin traitante ou tout autre praticien n'en aurait pas attesté -, il n'apparaît pas arbitraire de nier, comme l'a fait l'autorité cantonale, que les difficultés d'adaptation et la sensibilité au stress de l'époux qui se sont révélées dans un contexte professionnel seraient incapacitantes s'agissant d'un déménagement. Ainsi, il n'est pas notoire qu'un état dépressif et une sensibilité au stress entraveraient la possibilité d'une personne de déménager et que ces éléments seraient des facteurs aggravant son état de santé. Par ailleurs, le fait que certains auteurs de littérature scientifique choisis et cités par le recourant affirmeraient le contraire ne rend pas davantage insoutenable l'appréciation de la situation à laquelle a procédé l'autorité cantonale, pas plus qu'un arrêt cantonal affirmant qu'un déménagement est une source de stress, une telle conséquence se manifestant généralement quel que soit l'état de santé de la personne concernée. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté.