Citation: 5A_445/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, est décisif le point de savoir si une procuration établie et signée par E.________ a été fournie avant ou, au plus tard, au moment de l'adjudication. Or, sur ce point, force est de constater avec la recourante que l'autorité cantonale a purement et simplement repris les allégations formulées par l'Office selon lesquelles tel avait été le cas, alors qu'aucune pièce au dossier n'atteste de la date du dépôt de ladite procuration ni ne permet de vérifier que la signature qui y est apposée est bien celle de E.________. Il lui appartenait toutefois de vérifier le bien-fondé des allégations de l'Office en procédant aux actes d'instruction nécessaires. Il sera rappelé que la maxime inquisitoire prévue par l'art. 20a al. 2 ch. 2 LP impose à l'autorité cantonale de surveillance de diriger la procédure, de définir les faits pertinents et les preuves nécessaires, d'ordonner l'administration de ces preuves et de les apprécier d'office; l'autorité doit établir d'elle-même les faits pertinents dans la mesure qu'exige l'application correcte de la loi et ne peut se contenter d'attendre que les parties lui demandent d'instruire ou lui apportent spontanément les preuves idoines, les parties intéressées à une procédure d'exécution forcée n'en étant pas moins tenues de collaborer à l'établissement des faits (arrêts 5A_907/2021 du 20 avril 2022 consid. 7.2.1, non publié in ATF 148 III 232; 5A_253/2015 du 9 juin 2015 consid. 4.1 et les références). Contrairement à ce que semble penser l'Office, qui, à l'appui de ses déterminations, offre l'audition de la substitute G.________, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder à un tel acte d'instruction ni à d'autres que l'autorité cantonale jugera nécessaires. Il convient donc d'admettre le recours et de renvoyer la cause à la Chambre des poursuites et faillites pour instruction complémentaire et nouvelle décision.