Citation: 5A_990/2023 E. 1

A.b. A.b.a. Par ordonnance prononcée le 22 janvier 2021 sur requête de B.________ (séquestre n° xxx), le tribunal de première instance a ordonné le séquestre, à hauteur de 20'460'487 fr. plus intérêts au taux de 5 % l'an à compter du 1 er novembre 2012, de divers actifs censés appartenir à C.________, débiteur séquestré, parmi lesquels l'avoir de prévoyance 2 ème pilier dont il bénéficiait auprès de D.________. A.b.b. Le 2 juillet 2021, D.________ s'est acquittée en mains de l'Office cantonal des poursuites de Genève (ci-après: office des poursuites) de la somme de 4'660'073 fr. en règlement de la poursuite n° yyy introduite contre elle par A.________ en exécution du jugement de divorce du 19 juin 2019. Par décision du 15 juillet 2021, l'office des poursuites a consigné ces fonds auprès de la Trésorerie générale de l'État. A.b.c. Sur plainte de C.________ contre le procès-verbal de séquestre n° xxx, les avoirs de prévoyance détenus pour le compte de ce dernier par D.________ ont été déclarés insaisissables à la date d'exécution du séquestre (cf. en dernier lieu arrêt du Tribunal fédéral 5A_907/2021 du 20 avril 2022, publié aux ATF 148 III 232). A.c. Par ordonnance du 3 juin 2022 (séquestre n° zzz), le tribunal de première instance a fait droit à la requête de B.________ et ordonné un nouveau séquestre, notamment, des avoirs détenus par D.________ pour le compte de C.________ ainsi que de ceux versés par cette institution de prévoyance en mains de l'office des poursuites dans le cadre de la poursuite n° yyy et consignés par celui-ci. Le séquestre a été exécuté le même jour, mais, selon le procès-verbal établi le 20 juin 2022, il n'a pas porté en raison du caractère insaisissable des actifs énumérés. Toutefois, la faillite de C.________ ayant été déclarée, à sa demande (art. 191 LP), par jugement du 16 juin 2022, ce procès-verbal a été annulé par décision du 24 novembre 2022 de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre de surveillance), seul l'Office cantonal des faillites (ci-après: office des faillites) ayant été considéré comme compétent pour statuer sur le caractère saisissable des avoirs séquestrés.