Citation: 1B_148/2023 E. C

Par acte du 15 mars 2023, la Masse en faillite de A.________ SA (ci-après : la recourante), représentée par l'Office des faillites de la République et canton de Genève, forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cette ordonnance, concluant à l'annulation des chiffres 1 à 3 de son dispositif et à sa réforme en ce sens qu'il soit ordonné : (1.1) la levée des scellés portant sur les 55'580 éléments couverts par le secret professionnel de l'avocat présents dans l'ordinateur remis par C.________ au Ministère public le 8 décembre 2021, puis placé sous séquestre; et (1.2) le maintien des scellés sur les 341 éléments relevant de la sphère privée de B.________. Elle sollicite pour le surplus la confirmation de l'ordonnance. A titre subsidiaire, elle demande le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision. En tout état de cause, la recourante sollicite la suspension de la procédure fédérale jusqu'à l'entrée en force de l'ordonnance du Ministère public du 8 mars 2023 "concernant un objet séquestré dans la cause P/21653/2015". Le Tmc s'en est remis à justice s'agissant de la demande de la suspension et de la recevabilité du recours; sur le fond, il a en substance conclu au rejet du recours. B.________ (ci-après : l'intimé) et le Ministère public ont conclu à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet, ainsi qu'à celui de la requête de suspension; à cet égard, l'intimé a relevé le dépôt d'un recours cantonal contre l'ordonnance de restitution de l'ordinateur litigieux du 8 mars 2023. Le 21 avril 2023, respectivement le 4 mai suivant, la recourante et l'intimé ont chacun persisté dans leurs conclusions. La recourante s'est encore déterminée le 17 mai 2023, relevant que ni l'intimé, ni un tiers n'avait déposé d'action en revendication civile dans le délai imparti par le Ministère public dans son ordonnance de restitution; elle a produit, le 22 suivant, une attestation à cet égard du Tribunal civil de la République et canton de Genève. Ayant reçu une copie par l'avocat de la recourante du courrier du 22 mai 2023, l'intimé a rappelé, dans une écriture spontanée du 2 juin 2023, que l'ordonnance de séquestre n'était pas exécutoire, puisqu'il avait déposé un recours à son encontre. Par ordonnance du 11 avril 2023, le Juge présidant de la Ire Cour de droit public a rejeté la demande de suspension de la procédure, relevant notamment que la transmission des éléments pour lesquels les scellés étaient levés ne seraient, selon le dispositif du Tmc, transférés au Ministère public qu'en l'absence de recours. Le 12 avril 2023, le Ministère public a signalé au Tribunal fédéral que, faute de recours des parties à qui avait été notifiée l'ordonnance du 9 janvier 2023, il avait reçu une clé USB contenant les pièces relatives au chiffre 2 du dispositif attaqué; aucun intérêt des parties - y compris de la recourante dans la présente cause - ne s'opposait donc à leur consultation.