Citation: 5A_265/2018 E. 3.1

3.1. L'autorité supérieure de surveillance a retenu que la recourante faisait valoir que la cession des droits de la masse du 1er septembre 2015 avait eu pour effet de suspendre la procédure de liquidation de la faillite de la succession C.________, que la révocation de cette cession entraînait la reprise de la procédure de liquidation et que le refus d'accorder l'effet suspensif à sa plainte contre la révocation créait " un risque réel que les biens soient réalisés et la masse en faillite C.________ liquidée "; or, selon la recourante, la masse en faillite C.________ est titulaire de la société E.________, laquelle était propriétaire de la Villa G.________, de sorte que la liquidation de la masse entraînerait inévitablement la liquidation de la société. Cela aurait pour conséquence de faire disparaître le titulaire de la créance contre D.________ AG en lien avec la vente de la villa, créance qui ne pourrait par conséquent plus être cédée; dès lors, si le tribunal zurichois devait admettre la plainte de F.________, elle se trouverait dans l'incapacité de se conformer à sa décision. A ces arguments, les juges précédents ont opposé la durée prévisible des procédures concernées, estimant qu'il y avait tout lieu de penser que la décision au fond sur la plainte pourrait être rendue avant que le risque de liquidation de la société E.________ fût susceptible de se réaliser. Par conséquent, le risque de préjudice irréparable n'apparaissait à ce stade pas concret, ce qui entraînait l'irrecevabilité du recours.