Citation: 6B_597/2013 E. 2.10

2.10. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de l'alibi fourni par son fils, A.2.________. Dans son témoignage du 3 mai 2010 devant la Procureure, A.2.________ a déclaré: " ....Nous dormions tous les deux dans une pièce commune. (...). Le week-end, je sortais avec des amis, mais je rentrais toujours, mais plus tard. Je n'avais pas d'heure fixe pour ma rentrée, mais je ne rentrais pas trop tard par respect, soit entre minuit et une heure, jamais plus tard. (...). Il est arrivé également que mon père me laisse seul à U.________ parce qu'il sortait, mais il n'est jamais rentré plus tard que 23 h00. Je ne m'endormais pas avant qu'il soit rentré ". La cour cantonale a écarté ce témoignage, expliquant que " le jeune A.2.________ a pu être autorisé à découcher ce soir-là ou avoir voulu protéger son père " (arrêt attaqué p. 69). Selon le principe de la libre appréciation des preuves, le juge peut apprécier librement un témoignage. En l'espèce, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en considérant que le témoignage du fils du recourant ne fournissait pas un alibi au recourant la nuit du crime, en raison du lien de filiation. Au demeurant, le fils n'a jamais certifié que son père était présent cette nuit sans discontinuité.