Citation: 8C_465/2013 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a retenu que le comportement de l'assuré qui circulait au guidon de sa moto avec un taux d'alcoolémie moyen de 1,90 g/kg au moment de l'accident était constitutif d'un délit au sens de la loi. Par ailleurs, se fondant sur le rapport d'expertise biomécanique de Y.________ et compte tenu de la configuration des lieux (travaux et nombreux marquages au sol), elle a considéré que l'intéressé, en état d'ébriété, n'avait pas été en mesure de réagir comme il l'aurait fait afin d'éviter la survenance de l'accident, s'il avait été en pleine possession de ses moyens. Aussi la faute du conducteur de l'automobile n'est-elle pas susceptible d'interrompre tout lien objectif entre l'infraction d'ivresse au volant et l'accident, du moment qu'il y avait lieu de présumer que celui-ci ne serait pas survenu ou n'aurait pas eu les mêmes conséquences dans le cas d'un conducteur resté sobre.