Citation: 2C_759/2022 E. 4.7

4.7. Quoi qu'en dise la recourante, le terme "trouble hallucinatoire", qui est un terme médical, n'implique pas de jugement de valeur de la part de la doctoresse et n'est pas en lui-même rabaissant et attentatoire à son honneur et à sa considération. En outre, on ne saurait considérer que l'intimée a utilisé ce terme de manière injustifiée, dans le seul but de dénigrer la recourante. Au contraire, l'intimée a précisé dans son diagnostic différentiel litigieux que la recourante avait elle-même mentionné un éventuel "trouble hallucinatoire" ressortant de consultations auprès de ses précédents médecins. Elle n'a pas fait sien le diagnostic de ses confrères et ne s'est pas prononcée sur l'existence d'un trouble hallucinatoire dont souffrirait la recourante, se contentant de mentionner qu'un tel trouble avait été envisagé d'après les dires de l'intéressée. En conséquence, on ne perçoit pas de violation du droit au respect de la dignité de la recourante quant au choix des termes utilisés par l'intimée. Pour le reste, quand un médecin émet un diagnostic différentiel ou "final", il exerce un acte typique de sa profession, que ses conclusions relèvent des domaines psychique ou somatique. Il n'y a guère de place, dans le processus intellectuel conduisant à ces conclusions, pour une atteinte à la dignité du patient. La critique de la recourante sur ce point est donc mal fondée.