Citation: U 150/04 15.06.2005 E. 4

4.1 Préliminairement, il convient de constater que les rapports médicaux qui émanent de la Clinique Y.________, du médecin conseil de la CNA ou de la Clinique W.________, remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). La recourante ne le conteste d'ailleurs pas. 4.2 Les docteurs I.________ et D.________, de la Clinique Z.________, ont attesté que la mobilité des deux genoux, qui était réduite avec des douleurs diffuses sur toutes les structures péri-rotuliennes, avait été améliorée lors du séjour en clinique. La cicatrice du genou droit était douloureuse à la palpation. Quant aux Rx des deux genoux, ils étaient normaux compte tenu de l'âge de la recourante. A l'issue de leurs examens, les deux médecins ont déduit que le substrat organique objectivable au niveau des genoux ne permettait pas d'expliquer l'ampleur des plaintes subjectives de la recourante (rapport du 28 août 2001). De leur côté, les docteurs P.________ et R.________, de la Clinique W.________, n'ont reconnu aucun caractère invalidant aux séquelles organiques aux genoux (cf. rapport du 21 novembre 2003, p. 20), affections pour lesquelles le docteur E.________ avait fixé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 5 % (cf. appréciation du 23 octobre 2001). En revanche, les médecins de la Clinique W.________ ont mis en évidence un probable syndrome somatoforme douloureux persistant, auquel ils ont attribué un fort effet invalidant (rapport, pp. 22-24) A la lumière de l'avis des médecins de la Clinique W.________, on doit admettre que la capacité de travail de la recourante n'est plus limitée par les séquelles organiques aux genoux consécutives à l'accident d'août 1997, mais que la recourante est fortement entravée dans l'exercice de ses activités en raison d'une affection psychique, soit un syndrome somatoforme. 4.3 Contrairement à l'opinion de la recourante, le trouble somatoforme douloureux dont elle souffre n'engage pas la responsabilité de la CNA. En effet, même si cette affection psychique se trouvait en relation de causalité naturelle avec l'accident survenu en août 1997 (ce qui peut rester indécis), le lien de causalité adéquate devrait alors être nié car l'événement accidentel en cause entre assurément dans la catégorie des accidents de peu de gravité, lesquels ne sont pas propres à entraîner des troubles d'ordre psychique (cf. ATF 115 V 408 consid. 5a). Ce raisonnement vaut d'ailleurs aussi pour l'état dépressif de la recourante. 4.4 Quant aux lombo-sciatalgies et aux cervicalgies, elles ont une origine dégénérative selon les docteurs P.________ et R.________ (cf. rapport du 21 novembre 2003, p. 20). La CNA n'en répond dès lors pas non plus. 4.5 Il s'ensuit que la décision litigieuse portant refus du versement d'une rente est conforme au droit fédéral.