Citation: 4A_286/2019 E. 4.1

4.1. On en déduit d'emblée que les recourants ne sauraient invoquer avec succès une violation contractuelle de la banque dans la mesure où elle n'était tenue à aucun devoir spécialement convenu d'information ou de conseil à leur égard en relation avec les crédits octroyés et qu'en tant que créancière du montant prêté, elle s'est limitée à requérir le remboursement de sa créance, garantie par gages, par la voie de la poursuite en réalisation de gage immobilier (art. 151 ss LP). Il s'ensuit que les griefs formulés par les recourants en relation, premièrement avec le refus par la banque de leurs propositions de règlement de leur dette et de report de la vente aux enchères, deuxièmement avec le fait que la banque aurait privilégié son seul intérêt de créancière à obtenir le remboursement de sa créance et troisièmement avec le fait qu'elle aurait accepté une mise en vente de l'immeuble aux enchères publiques à 990'000 fr. et obtenu l'adjudication au prix de 795'000 fr., émargent à la procédure d'exécution forcée conduite par l'Office des poursuites. Les débiteurs pouvaient et devaient s'acquitter en mains de l'Office des poursuites (art. 12 al. 2 LP). Cas échéant, les décisions et mesures de celui-ci pouvaient et devaient faire l'objet d'une plainte à l'autorité de surveillance (art. 17 ss LP). La créancière ne commet aucune violation contractuelle lorsqu'elle se limite à procéder selon la voie de poursuite qui lui est ouverte par la LP pour le recouvrement de l'entier de sa créance. Il s'ensuit que les griefs d'appréciation arbitraire des preuves formulés par les recourants en relation avec ces trois points sont sans objet.