Citation: 5C.102/2005 03.08.2005 E. 1

3.2 C'est à tort que le demandeur se réfère à la jurisprudence relative à la fixation d'un revenu hypothétique. Celle-ci prévoit en effet que le débiteur d'entretien peut se voir imputer un revenu hypothétique supérieur à celui qu'il obtient effectivement de son travail, pour autant qu'une augmentation correspondante de revenu soit effectivement possible et qu'elle puisse raisonnablement être exigée de lui (ATF 128 III 4 consid. 4: 127 III 136 consid. 2a in fine; 119 II 314 consid. 4a; 117 II 16 consid. 1b; 110 II 116 consid. 2a). Or en l'espèce, il ne s'agit pas de savoir si le demandeur pourrait, en accomplissant un effort que l'on peut raisonnablement exiger de lui, obtenir un revenu supérieur à celui qu'il obtient effectivement de son travail. La cour cantonale a en effet constaté en fait que le demandeur a été en incapacité de travailler à 100%, attestée médicalement, depuis le 4 janvier 2001. Appréciant les certificats médicaux produits en appel (cf. lettre C.a supra), elle a retenu que le demandeur était définitivement dans l'incapacité complète de travailler, ainsi qu'il le soutenait lui-même (cf. mémoire complémentaire sur faits nouveaux du 7 juillet 2004, ch. 18 et 20). Sur la base de cette constatation et du fait qu'une demande d'extension de l'AI était en cours, elle a considéré, à titre préjudiciel, que le demandeur serait mis au bénéfice, avec effet rétroactif au jour de la demande, de rentes entières de l'AI et de sa prévoyance professionnelle, au lieu des demi-rentes de respectivement 1'038 fr. et 2'084 fr. 55 par mois qu'il recevait actuellement (cf. lettre C.e supra). Cette conclusion relève de l'appréciation des preuves et ne peut être remise en cause en instance de réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 129 III 618 consid. 3; 126 III 189 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3). 3.3 Sur la base des faits tels qu'ils ont été ainsi constatés par l'autorité cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (art. 63 al. 2 OJ), c'est en vain que le demandeur fait grief à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral, tel qu'il a été rappelé plus haut (cf. consid. 2 supra), en considérant qu'il n'avait pas établi avoir subi, depuis le jugement de divorce, une péjoration importante et durable de sa situation économique.