Citation: 9C_263/2021 E. 4.2

4.2. Conformément à l'art. 19 al. 1, 1re et 2e phrases, OAMal (en relation avec l'art. 18 al. 3 LAMal), l'institution commune remplit notamment les tâches découlant de l'art. 95a LAMal en tant qu'organisme de liaison; elle assume aussi les tâches en tant qu'institution d'entraide au lieu de résidence, ou de séjour, des assurés pour lesquels il existe un droit, fondé sur l'art. 95a LAMal, à une entraide internationale en matière de prestations. Lorsque, comme en l'espèce, une personne domiciliée en Suisse qui est affiliée à une assurance-maladie dans un Etat partie à l'ALCP requiert l'entraide internationale en matière de prestations en Suisse, l'institution commune est compétente pour assurer cette entraide et pour se prononcer sur l'admission du droit correspondant respectivement l'inscription du droit à l'entraide. Même si les dispositions légales en question (cf. art. 18 LAMal ["Institution commune"], art. 19 OAMal ("Exécution des engagements internationaux"), art. 22 OAMal ["Contentieux"]) ne prévoient pas explicitement la compétence de l'institution commune de rendre des décisions à l'égard des personnes requérant des prestations, une telle compétence de décision - correspondant à celle des assureurs-maladie autorisés - doit lui être reconnue (ATF 146 V 152 consid. 1.2 et les références; cf. aussi l'arrêt 9C_586/2020 du 23 mars 2021 sur une situation semblable où l'institution commune avait décidé d'interrompre l'entraide internationale en matière de prestations). En conséquence, l'intimée disposait de la compétence pour rendre la décision sur opposition du 28 novembre 2019. Quoi qu'en disent les recourants en se référant à la notion d' "organisme de liaison" prévue par l'art. 1 par. 2 let. b du règlement n° 987/2009, l'intimée n'a pas outrepassé les compétences qui lui sont reconnues en tant qu'organe de liaison au sens du droit européen lorsqu'elle a prononcé la suppression de leur inscription à l'entraide internationale en matière de prestations. En particulier, elle s'est limitée à constater, à titre préjudiciel, que la législation applicable fondait une obligation des recourants de s'affilier à l'assurance-maladie obligatoire suisse, sans que cela ne revienne à les y contraindre; l'affiliation d'office à ladite assurance relève au demeurant de l'autorité désignée par le canton en vertu de l'art. 6 al. 2 LAMal.