Citation: 1C_195/2023 E. 4.3

4.3. Dans le cas d'espèce, la Cour de justice a retenu à juste titre que la recourante ne pouvait prétendre à une réparation d'un montant identique à celui qui a été alloué devant le juge pénal. La recourante ne conteste pas non plus les circonstances de l'agression telles que retenues par l'instance précédente. Cette dernière a notamment tenu compte du fait que des conséquences psychiques durables ont découlé de l'agression et que la recourante nécessitait encore un suivi et un traitement médicamenteux. Elle a également retenu, pour octroyer une indemnité plus élevée que celle allouée par l'instance LAVI, le fait que l'agression avait eu un impact inévitable sur l'exercice de son activité professionnelle, notamment au niveau du sentiment de sécurité. La Cour de justice a ensuite pris soin d'énumérer dans le détail des cas répertoriés dans la doctrine et dans la jurisprudence cantonale, considérant sur le vu de l'ensemble des circonstances que l'indemnisation allouée par l'instance LAVI (2'000 fr.) était trop basse et qu'un montant de 3'000 fr. apparaissait justifié.