Citation: 5P.445/2000 20.03.2001 E. 2

2.- Aux termes de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Cette disposition signifie que les griefs soulevés devant le Tribunal fédéral ne doivent plus pouvoir faire l'objet d'un recours ordinaire ou extraordinaire de droit cantonal (ATF 126 I 257 consid. 1a p. 258 et l'arrêt cité). a) Le moyen tiré de la violation du principe de la publicité des débats ne constitue apparemment pas un motif de nullité au sens de l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD (Poudret/Wurzburger/Haldy, Procédure civile vaudoise, 2e éd., n. 15 ad art. 444 CPC). Dans le doute, il convient de toute manière de faire abstraction d'une éventuelle violation de la règle de l'épuisement préalable des instances cantonales, conformément à la jurisprudence en la matière (ATF 116 Ia 442 consid. 1a p. 444 et les références). Formé en temps utile (art. 89 OJ) contre une décision finale (cf. art. 87 al. 2 OJ), le recours est, dans cette mesure, recevable. b) En procédure civile vaudoise, le recours en nullité est ouvert pour appréciation arbitraire des preuves (ATF 126 I 257 consid. 1 p. 258 ss) et peut être formé contre tout jugement principal d'une autorité judiciaire quelconque (art. 444 al. 1 CPC/VD). Le second moyen soulevé par les recourants paraît dès lors irrecevable (art. 86 al. 1 OJ). La question peut cependant rester ouverte, car le recours doit de toute façon être admis pour les raisons qui vont être exposées ci-après.