Citation: 5A_350/2024 E. 5.2

5.2. Sur le fond, la recourante rappelle que ses relations personnelles avec ses enfants en bas âge ont été totalement supprimées depuis de nombreux mois et soutient que rien ne justifierait une coupure aussi brutale, qui serait disproportionnée et qui ne devrait être envisagée qu'en ultima ratio. Elle fait en substance valoir que la mise en oeuvre d'un droit de visite accompagné serait une mesure suffisante, adéquate et proportionnée pour éviter un quelconque danger - pour autant qu'il en existe un - que pourraient craindre les différents intervenants et qui respecterait le principe de proportionnalité imposé par la loi. La recourante reproche en outre à l'autorité cantonale de ne pas se positionner sur les éventuels impacts négatifs concrets que pourrait avoir la mise en place de relations personnelles avec ses enfants dans un milieu protégé et surveillé. Selon elle, un droit de visite médiatisé garantirait le maintien de sa relation avec ses enfants et permettrait à des professionnels compétents en la matière d'observer leur relation et de constater, respectivement déterminer, ses capacités parentales; toutes ces informations seraient de surcroît nécessaires et utiles pour l'élargissement du droit de visite ainsi que pour l'expertise familiale. La recourante fait encore grief à la juridiction précédente de se retrancher derrière la décision de l'autorité de première instance, elle-même fondée sur l'avis du SPMi, ainsi que derrière l'expertise familiale ordonnée par cette autorité au mois de septembre 2023. Elle lui reproche de ne pas se pencher sur les indices concrets de mise en danger des enfants et soutient qu'elle aurait dû s'interroger sur le fondement, la légitimité et la proportionnalité de la mesure, y compris sous l'angle de la durée de la suspension. Elle ajoute qu'il ne peut pas être exclu que la coupure des relations personnelles aura un impact sur le psychisme des enfants, qui pourraient développer un trouble lié à un abandon par leurs parents.