Citation: I 10/03 30.08.2004 E. A

T.________, né en 1969, souffre de surdité depuis l'enfance. Il a suivi, avec l'aide de l'assurance-invalidité, un apprentissage d'électronicien qu'il a achevé en 1992 avec l'obtention d'un certificat fédéral de capacité. Il n'a toutefois pas exercé la profession apprise, mais a travaillé en qualité d'animateur, puis d'éducateur à l'Ecole C.________ pour enfants sourds. Il a continué son activité dans le domaine de l'éducation spécialisée, avant de devenir éducateur-enseignant en langue des signes française et d'obtenir un certificat d'études avancées dans le domaine de la surdité. Actuellement, il exerce l'activité d'éducateur au sein de l'Ecole C.________ pour enfants sourds. Par lettre du 19 mars 2001, T.________ a requis de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) la prise en charge des frais occasionnés par les services d'un interprète en langue des signes française dont il disait avoir besoin lors de réunions et colloques avec les entendants dans le cadre de son activité professionnelle. Il estimait à environ 8'160 fr. (sans les frais et le temps de déplacement de l'interprète) les coûts de tels services, en fonction du nombre de réunions avec les enseignants, les parents et les élèves (courrier du 26 mai 2001 à l'office AI). Chargé par l'office AI d'une expertise «pré-appareillage AI», le docteur L.________, spécialiste FMH ORL et chirurgie cervico-faciale, a constaté qu'en raison de la surdité complète bilatérale de l'assuré, ni un appareil auditif ou de communication, ni la mise en place d'un implant cochléaire ne lui permettraient d'améliorer ses capacités auditives (rapport du 18 décembre 2001 et réponse au courrier de l'office AI du 27 février 2002). Par décision du 13 juin 2002, l'office AI a rejeté la demande de l'assuré, considérant que les conditions légales pour la prise en charge des frais d'interprète en question n'étaient pas remplies.