Citation: U 25/00 08.02.2001 E. 3

3.- a) En examinant le livre de caisse de M.________, les premiers juges ont constaté, de manière à lier la Cour de céans (cf. consid. 1), que de janvier à novembre 1997, celui-ci avait eu pour seul client d'une certaine importance X.________, dont il avait été le salarié jusqu'en décembre 1996. Ils ont également établi que, bien que M.________ ait compté deux autres clients importants dès le mois de décembre 1997 (la commune de P.________ et un dénommé C.________), M.________ était néanmoins resté, par ordre de grandeur, son premier client en 1998, lui assurant plus de la moitié de son chiffre d'affaires. Enfin, toujours selon les constatations ressortant du jugement cantonal, «M.________ dispose notamment d'un véhicule adapté et d'une tronçonneuse, loue, en cas de besoin, les services de tiers, possède un papier à en-tête et a souscrit une assurance RC pour son entreprise. Il supporte par ailleurs à l'évidence le risque économique qui est celui d'un entrepreneur». Sur la base de ces éléments, les premiers juges ont conclu que la situation de l'intimé rassemblait davantage d'éléments plaidant en faveur d'une activité indépendante que d'éléments caractéristiques d'une activité salariée. Ils ont en effet considéré qu'il n'était pas décisif que X.________ fût, pour ainsi dire, le seul client de M.________ durant l'année 1997, car il fallait tenir compte du fait que ce dernier débutait dans son activité indépendante et qu'il ne pouvait donc se constituer, «en quelque sorte d'un jour à l'autre, sa propre clientèle». Cela demandait au contraire du temps et la situation allait vraisemblablement évoluer vers une diversification et un accroissement de la clientèle. C'est également, ajoutent les premiers juges, parce que l'activité indépendante de M.________ en était à ses débuts en 1997 que les critères permettant de reconnaître l'existence d'une entreprise n'étaient présents que «dans une mesure limitée».