Citation: 5A_227/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant ne saurait être suivi. A l'instar des juges précédents, force est de constater que la reconnaissance de dette signée le 26 juillet 2018 constitue indiscutablement un titre de mainlevée au sens de l'art. 82 LP (cf. supra consid. 3.2). L'argument soulevé par le recourant, consistant en définitive à dire qu'il n'est pas débiteur de la créance qui fonde cette reconnaissance de dette, dès lors qu'elle se rapporterait au contrat de prêt conclu le 29 mars 2016 entre les sociétés C.________Sàrl et D.________LLC, a trait au fond du litige opposant les parties. La seule existence dudit prêt ne saurait suffire à démontrer, même au degré de la vraisemblance, que la dette reconnue par le recourant est inexistante. La Cour de justice a notamment constaté que le recourant ne s'était pas déterminé sur l'allégation de l'intimé - contenue dans le document établi par celui-ci le 26 juillet 2018 (cf. supra let. A.b) - que son engagement valait à titre de " garantie supplémentaire ". Le fait que, selon ce que soutient le recourant dans le présent recours, l'intimé ne serait pas " habilité " à demander des garanties personnelles en lien avec une créance dont il n'est pas titulaire ne signifie pas encore qu'il serait interdit au recourant de signer une reconnaissance de dette en faveur de l'intimé, par laquelle il s'engage personnellement à rembourser les montants mis à disposition de D.________LLC. Cela étant, comme rappelé ci-dessus, la procédure de mainlevée est une procédure formaliste dans laquelle le juge doit limiter son examen à la question de l'existence d'une reconnaissance de dette pouvant justifier la mainlevée de l'opposition, sans se pencher sur le fond du litige. Le recourant conserve la possibilité, le cas échéant, de faire valoir ses moyens dans le cadre d'une action ordinaire devant le juge civil. Infondé, le grief doit être rejeté.