Citation: 1C_372/2021 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a certes reconnu que le réseau routier était fortement chargé et qu'il avait atteint sa limite de capacité (cf. NIE, ch. 4.3.1.1). Elle a toutefois relevé qu'un concept de mobilité avait été adopté, lequel prévoyait toute une série de mesures en matière de transports individuels motorisés (aménagement du carrefour Veyrier/Vessy, recul du contrôle d'accès en amont du quartier), de transports publics (développement de lignes urbaines performantes, promotion des connections avec les infrastructures lourdes telles que le Léman Express et le tram, création d'aménagements permettant d'assurer aux transports publics une vitesse commerciale attractive) et d'aménagement en faveur de la mobilité douce (cf. arrêt entrepris consid. 21b); ces mesures permettraient des reports modaux, les flux induits par le PLQ s'intégrant dans le fonctionnement du réseau local et venant pour partie remplacer le trafic de transit. La variation du trafic journalier motorisé ne serait que peu sensible. Comme cela est relevé ci-dessus, l'abandon des liaisons L1 et L2 a également été pris en compte à ce stade. A l'échelle du Grand Projet, avec les mesures de mobilité proposées, le quartier des Grands-Esserts créerait une situation bien plus favorable qu'en cas de continuation tendancielle du développement urbain, avec un report des habitants loin du centre de l'agglomération et la voiture comme seule possibilité de déplacement, ce qui générerait une augmentation du trafic pendulaire dans les communes (cf. résumé et principales conclusions du rapport mobilité).