Citation: 9C_541/2014 E. 5.2.2

5.2.2. Le grief de violation du droit d'être entendu invoqué par la recourante n'est pas fondé. Les premiers juges ont considéré que les tests qui avaient été réalisés dans le cadre de l'expertise du docteur C.________, même s'ils étaient critiqués par l'intéressée dans le détail, n'en avaient pas moins conduit l'expert à considérer qu'elle ne pouvait se prévaloir d'aucune incapacité de travail en 2011, ce que cette dernière ne contestait pas. Ils ont retenu que l'assurée était à nouveau capable de travailler en 2011, ce qui démontrait a contrario que le trouble somatoforme n'était pas invalidant en 2007 et notamment que son état psychique n'avait pu alors s'être cristallisé, sans quoi une rémission n'aurait en principe pas pu être constatée plus tard. La recourante s'oppose à cette appréciation. Elle fait valoir que le point de vue de la juridiction cantonale ne repose que sur des suppositions et qu'il aurait fallu interroger un expert sur la possible "décristallisation" d'un état psychique a priori figé. Cependant, elle n'a pas produit - même devant la juridiction cantonale - de pièces médicales à l'appui de ses affirmations. Les premiers juges pouvaient, sans violer le droit fédéral, accorder valeur probante à l'expertise du docteur C.________ en ce qui concerne ses conclusions relatives au trouble somatoforme douloureux, qui apparaissent comme étant dûment motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232; 133 V 450 consid. 11.1.3. p. 469; 125 V 351 consid. 3a p. 352).