Citation: 6B_471/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant revendique l'octroi du sursis à l'exécution de la peine pécuniaire, avec un délai d'épreuve de trois ans. Il souligne qu'il n'a qu'un seul antécédent. Celui-ci n'aurait en outre "aucun lien" avec la présente procédure, étant "lié à des problèmes personnels importants (psychiques et physiques) ". Alors dans une situation familiale difficile, il aurait consommé des stupéfiants et commis "cette erreur". Le recourant relève qu'il n'a qu'un seul antécédent, ce qui ressort bien du jugement entrepris. Au surplus, ses affirmations concernant sa situation personnelle et familiale s'écartent de manière inadmissible des faits retenus par la cour cantonale (cf. art. 105 al. 1 LTF). Le recourant souligne en outre qu'il ne nie pas les faits du 12 décembre 2018. Il n'aurait jamais soutenu que son comportement était "normal", mais avait effectivement contesté avoir circulé à une distance insuffisante. Aujourd'hui, il aurait toutefois saisi la portée de son erreur. La cour cantonale n'a pas retenu que le recourant contestait les faits qui lui sont reprochés. Elle a simplement constaté que les mesures administratives et les ennuis professionnels liés à sa précédente condamnation - pour une incapacité de conduire notamment - n'avaient pas eu d'effet, puisqu'il avait récidivé six mois plus tard. Lorsqu'il prétend n'avoir jamais soutenu que son comportement sur la route serait "normal", le recourant ne fait que présenter sa propre appréciation des faits, sans démontrer en quoi celle opérée par la cour cantonale serait arbitraire. Enfin, il affirme, de manière purement appellatoire, et, partant, irrecevable, qu'il a saisi la portée de son erreur. Pour le reste, le recourant ne soulève pas d'éléments pertinents, sous l'angle de l'examen du pronostic, que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte, ni ne prétend qu'il aurait convenu d'accorder davantage de poids à l'un ou l'autre de ceux-ci. En posant un pronostic défavorable fondé sur l'antécédent, la récidive spéciale durant le délai d'épreuve et l'absence de prise de conscience, la cour cantonale n'a pas abusé ni excédé de son large pouvoir d'appréciation en la matière. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en refusant d'assortir la peine privative de liberté du sursis à l'exécution. Infondé, le grief du recourant est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.