Citation: 7B_458/2024 E. 2.4

2.4. Le recourant ne reproche pas à la cour cantonale d'avoir mal retranscrit ses conclusions - prises "préalablement" - concernant la récusation de Christian Coquoz telles qu'elles ressortent de son recours cantonal du 1 er mars 2024. Cela étant, au vu de leur teneur - les conclusions en question figurant en gras dans le texte et tendant expressément et sans ambiguïté à la "récusation spontanée" de Christian Coquoz -, on ne voit pas que l'autorité précédente aurait violé le principe de la bonne foi, respectivement l'interdiction de l'abus de droit, en considérant que le recourant entendait, par là, déposer une demande (formelle) de récusation contre le précité. Peu importe, notamment, que cette demande ne contienne aucune référence à l'art. 56 CPP ou que le nom de Christian Coquoz ne figure ni "en tête du recours" interjeté le 1 er mars 2024 (ce par quoi il faudrait entendre selon le recourant la première page du recours), ni dans la partie "motivation et droit", ou encore qu'elle ait été formulée dans le cadre d'un recours déposé contre une ordonnance de prolongation de la détention provisoire (assorti d'une demande de mesures provisionnelles) sans lien avec celui-ci (de l'avis du recourant lui-même). Les éléments invoqués par le recourant ne consacrent aucun abus de droit de la part de l'autorité précédente. Peu importe également à cet égard que la demande de récusation soit "si différente dans sa forme et son contenu avec la demande parvenue à la même Cour de justice moins d'un mois plus tôt" (recours, p. 14). L'intéressé ne peut rien tirer non plus d'une comparaison avec des affaires concernant d'autres justiciables dans lesquelles son conseil aurait demandé et obtenu avec succès la récusation de magistrats. L'autorité précédente n'a ainsi pas fait preuve de déloyauté, en violation du droit d'être entendu et du droit à une procédure équitable invoqués par l'intéressé, en examinant la demande de "récusation spontanée" présentée par le recourant, respectivement en n'interpellant pas ce dernier sur la portée de sa demande contenue dans l'acte déposé le 1 er mars 2024 (cf. let. B.a supra). Le reproche que le recourant adresse à la cour cantonale d'avoir "transform[é] la teneur et la portée juridique de [son] acte de procédure de manière insoutenable" est à la limite de la témérité.