Citation: U 98/04 12.08.2004 E. A

C.________ a travaillé en qualité d'imprimeur pour le compte de l'imprimerie M.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de AXA Compagnie d'assurances SA (ci-après : AXA). Alors qu'il suivait un traitement chez le physiothérapeute R.________ pour une affection sacro-iliaque, C.________ lui a signalé de légères douleurs à la cheville gauche. Le 9 mars 1998, le thérapeute a procédé à une distraction axiale du membre inférieur gauche avec impulsion en prenant appui au niveau astragalien. Après ce traitement, les douleurs ont augmenté et l'assuré s'est soumis à une nouvelle manipulation de physiothérapie trois jours plus tard. Les douleurs ayant continué à augmenter, il s'est rendu le 20 mars 1998 au Centre hospitalier U.________, où le docteur V.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a diagnostiqué une probable petite déchirure capsulaire antéro-interne par mouvement forcé de la cheville gauche (rapport du 24 mars 1998). Un examen radiologique du 1er mai 1998 a permis d'établir l'existence d'une fracture de l'astragale gauche, que le docteur V.________ a qualifiée de fracture lente (rapport du 20 mai 1998). Par décision du 10 juin 1998, AXA a tout d'abord refusé la prise en charge du cas estimant que la fracture ne résultait pas d'un accident ou ne constituait pas une lésion corporelle assimilée à un accident. C.________ s'est opposé à cette décision. Après avoir requis l'avis du docteur Z.________, spécialiste en orthopédie et chirurgie orthopédique, (rapport du 28 juillet 1998), AXA a informé son assuré qu'elle reconnaissait devoir lui allouer des prestations d'assurance (courrier du 31 juillet 1998). Par la suite, le docteur F.________, médecin associé à l'Hôpital O.________ et médecin traitant de l'assuré, a diagnostiqué une ostéoporose idiopathique sur la base d'un examen densitométrique (rapports du 2 février et 3 août 1999). Considérant la découverte de cette maladie comme un fait nouveau, AXA a, par décision du 20 août 1999, procédé à une révision du cas et en a refusé la prise en charge à partir du mois de mars 1998. Cette décision a fait l'objet d'une opposition de l'assuré, le 9 septembre 1999, que l'assureur-accidents a rejetée par décision sur opposition du 8 février 2001.