Citation: 9C_155/2017 E. 5

En ce qui concerne le revenu d'invalide, le recourant soutient que la cour cantonale a écarté à tort une déduction de 1'300 fr. de son salaire, parce qu'elle a confondu ce montant avec celui des frais de déplacement (d'un montant par hasard identique). Il considère en particulier que son contrat de travail se réfère bien à des frais d'infrastructure restant à sa charge, en tant qu'il prévoit que "le poste de travail (bureau) est aménagé par Monsieur A.________ à son domicile. Les frais occasionnés à ce titre sont un élément de salaire". Cette argumentation ne fait pas apparaître comme insoutenables les constatations de la juridiction cantonale selon lesquelles il n'y avait nulle trace dans le contrat de travail d'un dédommagement de 1'300 fr. par mois. S'il est vrai que le contrat de travail prévoit la mise à disposition d'un poste de travail par le recourant, la valeur de cette prestation n'est nullement déterminée et a été expressément qualifiée de salaire. Le fait que l'employeur atteste d'une valeur de 1'300 fr. par mois relative non seulement à un bureau, mais aussi à un dépôt et à une connexion internet, n'en établit par ailleurs pas la réalité, à défaut de tout justificatif ou pièce comptable. A cet égard, comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, ce montant est d'autant moins plausible que les frais d'infrastructure ne sont pas compris dans le salaire déterminant (art. 9 al. 1 2 ème phrase RAVS). Il apparaît dès lors peu vraisemblable qu'un employeur acceptât de s'acquitter de cotisations sociales sur des frais qui en sont normalement exonérés. S'ajoute à cela que, tout comme les attestations de salaire de l'employeur, les données du compte individuel du recourant, produit par l'intimé en instance cantonale, mettent en évidence des salaires dans lesquels a été inclus le montant de 1'300 fr. par mois, dont le recourant demande maintenant en vain la déduction.