Citation: 4A_26/2023 E. 2.1.2

2.1.2. Les recourants ne contestent pas le premier pan, théorique, de cette argumentation. A raison. Le contrat de bail commun ( i.e. conclu par une pluralité de bailleurs et/ou une pluralité de locataires) est un rapport juridique unique, qui lie uniformément tous ceux qui en font partie. Le droit formateur de résilier le bail est indivisible. Il doit donc être exercé par tous les cobailleurs (ou tous les colocataires), faute de quoi la résiliation est nulle (ATF 140 III 491 consid. 4.2.1; 140 III 598 consid. 3.2 p. 600; arrêts 4C.17/2004 du 2 juin 2004 consid. 5.3.1 et 4C.331/1993 du 20 juin 1994 consid. 2b; PETER HIGI, Zürcher Kommentar, 5 e éd. 2020, n° 84 des remarques précédant les art. 266-266o CO; DAVID LACHAT, Le bail à loyer, 2019, p. 92). Partant, la formule officielle prescrite par l'art. 266l al. 2 CO doit être signée par tous les cobailleurs, ou par leur représentant commun agissant pour le compte de tous (LACHAT, op. cit., p. 838; cf. aussi arrêt 4A_193/2018 du 27 juillet 2018 consid. 4.1.1).