Citation: 2C_429/2021 E. 5.2

5.2. La mesure incriminée, en tant qu'elle a pour but de prévenir et de combattre la propagation du COVID-19, poursuit un intérêt public au sens de l'art. 36 al. 2 Cst. (cf. arrêts 2C_183/2021 précité consid. 7, destiné à la publication; 2C_228/2021 précité consid. 4.3; 2C_793/2020 précité consid. 5.2, destiné à la publication; tous avec les arrêts cités). Les recourants affirment toutefois que, au moment du prononcé de la décision litigieuse, un tel intérêt n'était pas évident, dans la mesure où le pic des contaminations dans le canton du Valais avait déjà été atteint le 31 octobre 2020. Il aurait dès lors appartenu au Conseil d'Etat de démontrer l'existence d'un danger imminent et sérieux pour la santé publique pour que la mesure soit justifiée. Il est douteux que ce point relève de l'intérêt public et pas de la proportionnalité. Quoi qu'il en soit, force est de constater que, même si l'incidence des cas entre le 31 octobre 2020 et le 2 décembre 2020 avait diminué dans le canton du Valais, ce que le Tribunal cantonal ne conteste pas, le nombre de décès continuait d'augmenter, avec 40 nouveaux décès annoncés pour la semaine épidémiologique 49 (à savoir du 30 novembre au 6 décembre 2020), faisant du Valais le troisième canton avec le plus haut taux de mortalité pour 100'000 habitants après le Tessin et Genève (données du site officiel du canton du Valais [https://www.vs.ch/web/coronavirus/statistiques]; faits notoires pouvant être pris en compte; cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.2). En outre, sur la même période, les nouveaux cas positifs s'élevaient à 796 pour ce seul canton, alors que 140 patients étaient encore hospitalisés, dont 22 en soins intensifs et 16 hors canton (ibid.). L'argument de l'absence de danger imminent et sérieux pour la santé publique tombe ainsi à faux.