Citation: 2C_204/2024 E. B

B.a. En date du 16 février 2024, les autorités allemandes ont confirmé la réadmission de l'intéressé par voie terrestre. À cette même date, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) a ordonné la mise en détention administrative de A.________ dès le jour même pour une durée de six semaines, à savoir jusqu'au 29 mars 2024. A.________ a été interpellé le 16 février 2024 au Centre. Le 22 février 2024, il a signé une déclaration qui indiquait qu'il était prêt à rentrer en Algérie et qu'il ne souhaitait donc pas être renvoyé en Allemagne, qu'il voulait mettre au plus vite fin à sa détention administrative, qu'il soit procédé à son refoulement dans les meilleurs délais et qu'il était disposé à transmettre les documents nécessaires pour obtenir un document de voyage pour rentrer chez lui, demandant un "viatique" de départ. B.b. Le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal des mesures de contrainte) a, par ordonnance du 25 février 2024, rejeté le recours de A.________ à l'encontre de l'ordre de détention administrative du 16 février 2024. Il a retenu qu'il existait des raisons légitimes de penser que l'intéressé entendait se soustraire à l'exécution de son renvoi: celui-ci n'avait pas observé les instructions des autorités en quittant le Centre, en tombant dans la clandestinité et en étant sans domicile connu; l'examen de sa santé avait été pris en compte et l'Établissement de Frambois où il était détenu disposait d'un service médical. B.c. Par arrêt du 8 mars 2024, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a admis le recours de A.________ à l'encontre de la décision du 25 février 2024 du Tribunal des mesures de contrainte et a ordonné la libération immédiate de celui-ci. Il a en substance jugé que, si l'intéressé avait quitté le Centre le 26 janvier 2024, il y était revenu spontanément le 7 février 2024; de plus, le dossier ne renseignait pas sur le point de savoir si la décision du 23 janvier 2024 du Secrétariat aux migrations refusant d'entrer en matière sur la demande d'asile lui avait été communiquée, ni sur les motifs qui l'avaient conduit à quitter le Centre; il n'était donc pas possible d'établir un lien de causalité entre les deux événements; de plus, le lendemain du retour de l'intéressé au Centre, le Secrétariat aux migrations avait avisé le Service de la population que A.________ y était logé dans l'attente des mesures en vue de son renvoi en Allemagne; or, celui-ci y était demeuré jusqu'à son arrestation, alors qu'il n'était pas assigné à résidence; l'intéressé ne contestait pas devoir quitter la Suisse et avait, à plusieurs reprises, affirmé être prêt à partir; le fait qu'il avait déclaré à une reprise qu'il souhaitait rentrer en Algérie plutôt que d'être renvoyé en Allemagne, ainsi que le fait qu'il n'avait pas quitté spontanément la Suisse dans le délai imparti ne suffisaient pas pour retenir un risque de fuite ou une absence de collaboration.