Citation: 1B_99/2016 E. 2.2

2.2. S'agissant de la nomination de l'avocat d'office, l'arrêt attaqué retient que la connexité des causes justifie qu'un même avocat représente aussi le prévenu pour la seconde affaire. En outre, les griefs élevés - tardivement - par le recourant à l'encontre de son avocat ne permettaient pas d'admettre une rupture objective du rapport de confiance. Le recourant prétend qu'il aurait voulu récuser la Procureure antérieurement, mais que son avocat l'en aurait dissuadé. Il explique aussi avoir pris la décision de changer d'avocat en prenant connaissance du recours au Tribunal fédéral dans la précédente affaire, sans expliquer les motifs de cette décision. Le recourant évoque aussi le montant de l'indemnité d'avocat d'office. Il ne mentionne toutefois aucune circonstance concrète permettant de penser que, dans la première ou la seconde procédure, la relation de confiance entre le recourant et son défenseur serait "gravement perturbée" pour des motifs objectifs, comme l'exige l'art. 134 al. 2 CPP. Le recours est dès lors insuffisamment motivé sur ce point.