Citation: 5A_387/2024 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce, l'autorité cantonale a exercé correctement son pouvoir d'appréciation, en se fondant sur des facteurs pertinents et en n'omettant aucun élément essentiel (sur le pouvoir d'appréciation, cf. entre autres arrêt 5A_97/2024 du 6 juin 2024 consid. 3.1 et les références). La recourante n'avance aucun motif qui imposerait que cette décision soit revue, de surcroît compte tenu de la retenue avec laquelle le Tribunal fédéral intervient dans de telles décisions. En effet, c'est à raison que l'autorité cantonale a relevé que, vu les nombreuses requêtes de récusation que la recourante avait déposées, celle-ci adoptait un comportement contradictoire en requérant que la magistrate visée statue à titre provisionnel sur les questions qu'elle soulevait. Par ses requêtes de récusation et d'annulation des actes précédents, elle a exprimé que, à son sens, la juge intimée ne rendait pas de décision valable et qu'il faudrait de toute façon statuer à nouveau sur les points tranchés. Par ailleurs, la recourante a non seulement recouru contre la décision de la magistrate visée sur l'étendue des compétences de la curatrice s'agissant des aspects financiers du litige, mais a aussi demandé la révision de cette décision. Or, entre le moment où elle a déposé sa demande de révision et celui où elle a déposé son recours pour déni de justice, à peine trois mois s'étaient écoulés. De plus, la recourante n'attaque plus l'arrêt cantonal qui a jugé que, s'agissant de l'instruction de cette demande de révision, la magistrate visée n'avait fait preuve d'aucun retard. La motivation de la recourante qui oppose à la juge intimée de tarder à statuer sur les aspects financiers de son litige tout en admettant que cette magistrate ne tarde pas à traiter de sa demande de révision portant sur la compétence de la curatrice à intervenir également sur ces aspects, apparaît donc, encore une fois, contradictoire. A cela s'ajoute qu'il ressort des faits de la cause que la magistrate visée a déployé une activité très soutenue et a rendu des décisions en matière de relations personnelles entre le père et l'enfant ou de protection de l'enfant. L'argument de la recourante selon lequel ces décisions ne concernent que les conclusions de l'intimé, et non les siennes, ne porte pas. A titre provisionnel, la recourante avait, elle aussi, pris des conclusions sur l'autorité parentale, la scolarisation de l'enfant ainsi que sur le droit de visite. Par ailleurs, même intimée à la procédure provisionnelle engagée par le père de l'enfant, la recourante avait un intérêt à ce que soient fixés les aspects personnels concernant son enfant; preuves en sont les nombreuses interventions de la recourante sur ces questions. Au vu de la situation conflictuelle existant entre les parents et du fait qu'une transaction existait sur les aspects financiers, il ne peut pas être reproché à la magistrate de s'être emparée en priorité des questions personnelles concernant l'enfant. Il suit de là que les griefs de la recourante doivent intégralement être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité, étant précisé à cet égard que les faits prétendument omis par l'autorité cantonale n'ont aucune incidence sur la cause.