Citation: 1C_326/2023 E. 4.2

4.2. Il n'est pas contesté que l'obligation de marquage des cases de stationnement ne figurait pas dans l'autorisation de construire de 2016 et qu'aucune disposition de droit cantonal ou communal n'impose explicitement le marquage des places de parc. La cour cantonale a cependant considéré que, compte tenu du fait que les exigences posées dans le premier permis de 2016 n'avaient pas été mises en oeuvre, il était possible d'imposer de nouvelles conditions. Elle a relevé que comme la zone herbeuse avait été réduite, la délimitation qui aurait dû être maintenue entre les surfaces destinées au stationnement des véhicules (goudronnées) et celles qui ne le sont pas (herbeuses) n'existait plus. La cour cantonale a souligné que cette situation créait un risque de stationnement proche de la route qui constituait un obstacle à une bonne visibilité. Elle en a déduit que l'obligation de marquage des places de parc existantes, imposée par le Préfet, fondée sur l'art. 170 LATeC (relatif aux mesures de police) obéissait à des considérations de sécurité publique. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Les recourants ne parviennent pas à démontrer qu'il serait arbitraire et ne reposerait sur aucune base légale. En effet, ils se contentent d'indiquer que l'exigence de marquage des places de parc ne figure pas dans le permis de construire de 2016 et que la commune intimée "aurait profité" de la procédure de mise en conformité du rehaussement du muret et du déplacement de la place de parc en résultant, pour intégrer cette obligation qui, au demeurant, ne se justifierait par aucun motif d'intérêt public. Ils soutiennent que la visibilité serait excellente, que la circulation sur la route en question serait limitée aux seuls bordiers et qu'elle serait très rarement empruntée par d'autres véhicules. Ils ajoutent que des pavés et grilles d'évacuation délimitent le bord de la parcelle et que les usagers autorisés respectent les emplacements. Partant, ils se bornent à exposer leur propre lecture des faits sans indiquer en quoi la décision attaquée violerait gravement une norme ou un principe juridique ou contredirait de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. En particulier, ils n'indiquent pas en quoi l'interprétation des normes de droit cantonal retenue par la cour cantonale serait manifestement contraire au but de la loi. Leur critique, essentiellement appellatoire, ne répond pas aux exigences de l'art. 106 LTF et doit être déclarée irrecevable.