Citation: 6B_975/2018 E. 1.2

1.2. En l'espèce, le recourant se contente pour l'essentiel d'opposer sa propre version des faits aux constatations de l'autorité cantonale, en adoptant une argumentation qui s'avère largement appellatoire. Si tant est que cette argumentation soit recevable, le recourant échoue à démontrer en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en constatant que le recourant a été gardé à disposition des autorités, sans être formellement interrogé (cf. infra consid. 2.2 i. f.), durant 2h50 au total, compte tenu d'une arrestation intervenue le 7 février 2018 à 14h00, d'une audition ayant débuté à 14h50, puis suspendue de 15h16 à 16h21 et de 16h40 à 17h35. La simple affirmation du recourant selon laquelle il aurait été libéré et aurait quitté le poste de police après 18h00 au plus tôt n'est étayée par aucun élément qui aurait pour effet de rendre insoutenable les constatations de l'autorité précédente. En outre, l'indication horaire qui figure sur le rapport de renseignement de la police daté du 7 février 2018, soit 17h45, se rapporte à l'heure à laquelle la rédaction dudit rapport a été ordonnée par le supérieur de son rédacteur. Elle ne permet aucune déduction concernant l'heure à laquelle le recourant a été libéré et n'infirme donc pas, contrairement à ce que soutient le recourant, les constatations de l'autorité précédente. Le recourant ne peut pas davantage tirer argument de la conversation téléphonique qu'il dit avoir eue à 18h20 environ pour prétendre avoir quitté le poste de police à 18h15. Outre qu'il étaye ses dires par une pièce qui paraît nouvelle, partant irrecevable (art. 99 LTF), l'horaire de cette conversation téléphonique n'autorise aucune déduction précise et ne contredit en rien ni l'horaire ni le laps de temps retenu par les juges précédents s'agissant de la privation de liberté du recourant. Les griefs qu'il articule à ce sujet doivent dès lors être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.