Citation: U 361/98 10.03.2000 E. 3

3.- a) Le tribunal administratif a estimé d'une part, que le recourant avait pris part à une rixe et, d'autre part, qu'il existait entre celle-ci et le dommage qu'il a subi un lien de causalité. Le recourant conteste ce point de vue, arguant du fait qu'il a été libéré du chef d'accusation de participation à une rixe. b) Il ressort de la procédure pénale que C.________ a verbalement provoqué K.________ et que les deux hommes en sont venus aux mains dans la salle principale du dancing; un tiers a dû intervenir pour les séparer (cf. jugement du Tribunal de police de Neuchâtel du 28 octobre 1997, p. 5). Par la suite, les déclarations des intéressés divergent. D'après l'assuré, K.________ aurait proféré des menaces de mort au cours de leur affrontement, raison pour laquelle, après qu'ils eurent été séparés, il s'était rendu dans son bureau, situé dans le même établissement à l'étage, pour en sortir quelques minutes plus tard armé d'un fusil non chargé en vue de parer à toute attaque; alors qu'il était occupé à fermer la porte à clef, il a été violemment frappé par son adversaire à la tête et au thorax avec une batte de base-ball. Selon la thèse de ce dernier, c'est au contraire le recourant qui l'aurait menacé d'une arme à feu avant qu'il ne le maîtrise et utilise cette arme pour le frapper.