Citation: 6B_649/2020 E. B

Par arrêt du 2 avril 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur l'appel formé par B.________ contre ce jugement, a réformé celui-ci en ce sens que A.________ est condamné, pour usure et violation grave des règles de la circulation routière, à une peine pécuniaire de 90 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis durant trois ans, et que les conclusions civiles de B.________ sont admises dans leur principe, ce dernier étant renvoyé à agir par la voie civile. La cour cantonale a retenu les faits suivants s'agissant de l'infraction encore contestée devant le Tribunal fédéral. B.a. A.________ est né en 1980 au Bengladesh. Il est titulaire d'une autorisation de séjour en Suisse. Son casier judiciaire fait état d'une condamnation, en 2014, pour infraction à la législation sur la circulation routière. B.b. D'origine soudanaise, B.________ est arrivé en Suisse en 2010, à l'âge de 23 ans. A son arrivée en Suisse, il ne parlait pas français. Il n'avait pas suivi d'études dans son pays d'origine et ne savait pas bien lire ou écrire. En Suisse, l'intéressé a pu suivre une formation dans le domaine du nettoyage et oeuvrer dans ce secteur avec des missions temporaires. B.c. Entre 2012 et 2016, A.________ était associé et gérant unique de la société C.________ Sàrl, ainsi qu'associé et gérant avec signature collective à deux de la société D.________ Sàrl, toutes deux actives dans le domaine du nettoyage. Dès décembre 2014, A.________ a employé B.________ en qualité de nettoyeur. Ce dernier a travaillé durant cinq jours, sans être rémunéré.