Citation: 7B_365/2023 E. 2.1.3

2.1.3. Constituent des prétentions civiles celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO (ATF 146 IV 76 consid. 3.1; 141 IV 1 consid. 1.1; arrêt 7B_5/2022 du 12 octobre 2023 consid. 1.2.1), dans la mesure en outre où ceux-ci découlent directement de l'infraction reprochée au prévenu (ATF 148 IV 432 consid. 3.1.2; 143 IV 495 consid. 2.2.4). La notion d'influence du jugement pénal sur les prétentions civiles est stricte. La partie plaignante ne peut pas s'opposer à une décision parce qu'elle ne facilite pas son action sur le plan civil. Il faut que la décision attaquée ait pour conséquence qu'elle rencontrera plus de difficultés à faire valoir ses prétentions civiles, au point qu'il en résulte pour elle un intérêt juridique à faire modifier la décision (ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 188; 120 IV 38 consid. 2c; arrêts 6B_747/2023 du 8 novembre 2023 consid. 1.1; 7B_10/2021 du 26 juillet 2023 consid. 1.1.1). Une action civile par adhésion à la procédure pénale présuppose également, afin d'éviter des jugements contradictoires, que les prétentions civiles ne fassent pas l'objet d'une autre litispendance ou d'une décision entrée en force (ATF 145 IV 351 consid 4.3). En pareille situation, il appartient à la partie recourante de démontrer que la procédure civile, pendante ou ayant abouti à une décision entrée en force, ne fait pas obstacle à l'exercice de l'action civile par adhésion à la procédure pénale. La partie plaignante n'est en effet pas habilitée à recourir en matière pénale lorsque les prétentions civiles sont traitées dans une procédure civile parallèle (arrêt 7B_69/2023 du 28 août 2023 consid. 1.1.1 et les arrêts cités) ou qu'elles ont été résolues d'une autre manière (arrêts 6B_406/2023 du 6 novembre 2023 consid. 1.1; 6B_739/2022 du 22 mars 2023 consid. 1.3 et les références citées), notamment en raison de l'existence de procédures arbitrales pendantes en Suisse ou à l'étranger (arrêt 7B_10/2021 du 26 juillet 2023 consid. 1.1.1 et 1.4.2).