Citation: 6B_151/2022 E. 1.6

1.6. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné pour chaque infraction, en fonction de l'ensemble des circonstances atténuantes comme aggravantes, si une peine pécuniaire ou une peine privative de liberté devait être prononcée. En particulier, il fait grief à la cour cantonale de n'avoir à aucun moment analysé ou admis la possibilité de prononcer une peine pécuniaire pour réprimer les infractions d'escroquerie, de violation de l'obligation de tenir une comptabilité, de faux dans les titres ainsi que de violation d'une obligation d'entretien. En l'espèce, la cour cantonale a retenu qu'une peine privative de liberté devrait être prononcée pour chacune des infractions afin de permettre au recourant de prendre conscience de la gravité de ses actes et réduire le risque de récidive. Si la motivation de la cour cantonale concernant le choix du genre de peine est certes succincte, on comprend de l'arrêt attaqué que, pour les infractions d'escroquerie et de violation de l'obligation de tenir une comptabilité notamment, seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée pour des motifs de prévention spéciale, compte tenu des très nombreux antécédents du recourant, notamment en matière d'infractions contre le patrimoine (cf. infra consid. B.g). S'agissant de l'infraction de violation d'une obligation d'entretien, le recourant est mal venu d'arguer qu'une peine privative de liberté ne permettrait pas de réduire le risque de récidive, vu qu'il devrait purger une peine et n'aurait plus de revenu, dans la mesure où il a déjà été condamné à deux reprises pour cette infraction à des peines pécuniaires, ce qui ne l'a pas empêché de récidiver. Le grief du recourant est rejeté.