Citation: 9C_263/2023 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a tout d'abord examiné si l'office d'impôt avait violé le principe de protection de la bonne foi (art. 9 Cst.) en raison des informations fournies en lien avec la demande d'appréciation anticipée du traitement fiscal de l'indemnité litigieuse. Elle a rappelé d'une manière circonstanciée la définition du "ruling fiscal" (à cet égard, cf. notamment arrêt 9C_74/2023 du 16 mai 2023 consid. 5.1 et les références), ainsi que les conditions (cumulatives) à remplir pour que la confiance placée dans un renseignement de l'administration soit protégée (à ce sujet, cf. notamment arrêt 9C_74/2023 du 16 mai 2023 consid. 5.3.3.1 et les références), de sorte qu'il suffit de renvoyer à ses considérants. En application de ces conditions, elle a nié une violation du principe de protection de la bonne foi. Elle a particulièrement considéré que les informations communiquées par l'autorité de taxation dans son courrier du 26 septembre 2017 ne garantissaient pas à la recourante le rattachement de son immeuble à la fortune privée et que les recourants n'avaient en outre pas établi - ni même allégué du reste - qu'ils se seraient fondés sur cette prétendue assurance pour prendre des dispositions auxquelles ils ne pouvaient plus renoncer sans subir de préjudice.