Citation: 6B_1198/2020 E. 3.1.1

3.1.1. Le recourant soutient que le récit de D.________ contient des contradictions et incohérences. Tout d'abord, selon le rapport du médecin de l'hôpital du 29 janvier 2018, le recourant avait éjaculé au niveau vaginal puis s'était retiré. Or, par-devant la police et le procureur, D.________ avait déclaré qu'elle ne savait pas s'il avait éjaculé mais qu'il lui semblait que tel était le cas. Par-devant les juges de première instance, elle avait déclaré qu'elle ne savait s'il avait éjaculé, eu un orgasme et si elle avait eu des traces de sperme sur elle quand elle était allée à la salle de bain. La cour cantonale a constaté que le rapport rédigé le 29 janvier 2018 par les médecins du département de gynécologie obstétrique avait été requis par le ministère public et n'a pas été relu ni vérifié par D.________ avant sa production. Le fait que ce rapport mentionne que le recourant aurait éjaculé alors que la prénommée avait, lors de ses trois auditions, affirmé qu'elle n'en était pas sûre, respectivement qu'elle ne savait pas, ne permettait donc pas de conclure à une inconstance dans ses déclarations. Quoi qu'en pense le recourant, il était pertinent de relever que l'intimée n'avait pas relu ni vérifié le rapport médical avant sa production. Cela signifie, en effet, qu'en ce qui concerne les propos attribués à une partie, il ne présente pas les mêmes garanties d'exactitudes qu'un procès-verbal relu et signé par la personne entendue. C'est à raison que la cour cantonale a considéré qu'on ne saurait dès lors opposer le contenu de ce rapport aux autres déclarations de D.________ pour en déduire une contradiction. En tout état, dite contradiction n'est pas flagrante (elle le serait davantage si la prénommée avait déclaré devant les autorités être certaine que le recourant n'avait pas éjaculé, ce qui n'est précisément pas le cas). L'appréciation de ce moyen de preuve par la cour cantonale n'apparaît donc pas arbitraire.