Citation: 6B_208/2020 E. 3

En l'espèce, le recourant n'explique tout d'abord pas en quoi pourraient consister d'éventuelles prétentions civiles dirigées contre les personnes mentionnées dans sa plainte pénale et cela ne peut être déduit sans ambiguïté des faits dénoncés. En effet, les plaintes du recourant étaient dirigées contre un conseiller communal, un taxateur ainsi qu'un chef du Service cantonal des contributions dans le cadre d'un litige fiscal. Dans son recours en matière pénale, le recourant fait aussi mention de secret de fonction et d'abus de pouvoir (p. 4). Cela suggère un reproche portant essentiellement sur l'activité de ces personnes en qualité d'agents de l'Etat de Fribourg, respectivement d'une commune de ce canton. En particulier, si le conseiller communal était, par ailleurs, fondé de procuration d'une banque, le recourant lui a reproché d'avoir violé son secret de fonction, respectivement d'avoir agi, comme élu communal, sans en avoir l'autorisation "en tant qu'agent du [service cantonal des contributions] ". Or, la loi fribourgeoise sur la responsabilité civile des collectivités publiques et de leurs agents (RS/FR 16.1) régit la responsabilité des collectivités publiques pour le préjudice que leurs agents causent d'une manière illicite à autrui dans l'exercice de leurs fonctions (al. 1 let. a). Les collectivités publiques répondent de ce préjudice (art. 6 al. 1). Le lésé ne peut faire valoir aucune prétention contre l'agent (art. 6 al. 2). Le canton de Fribourg ayant ainsi fait usage de la faculté réservée à l'art. 61 al. 1 CO, le recourant, ne disposerait, le cas échéant, que d'une prétention de droit public à faire valoir non pas contre l'auteur présumé contre lequel il a dirigé sa dénonciation, respectivement sa plainte, mais contre l'Etat. Selon la jurisprudence constante, de telles prétentions ne peuvent être invoquées dans le procès pénal par voie d'adhésion et ne constituent donc pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 LTF (ATF 138 IV 86 consid. 3.1 p. 88; 133 IV 228 consid. 2.3.3 p. 234; 128 IV 188 consid. 2 p. 190 ss). Le recourant n'a, dès lors, pas qualité pour recourir en matière pénale sous cet angle.