Citation: 4A_242/2017 E. A

A.a. X.________ (ci-après: l'employé) est entré au service de A.________ le 1er juillet 2007. A compter du 1er juillet 2010, ses rapports de travail ont été transférés à Z.________ SA (ci-après: Z.________ ou l'employeuse), société anonyme exploitant une banque et exerçant une activité de négociant en valeurs mobilières. L'employé y a exercé la fonction de chargé de relations au sein du département Commodity Trade Finance, faisant partie du front desk, pour un salaire annuel de 165'000 fr. brut, 13ème salaire compris. En sa qualité de chargé de relations, X.________ avait pour tâche de proposer des clients à la banque, pour que celle-ci finance leurs transactions sur des matières premières à l'aide de crédits. Dans ce cadre, il préparait des protocoles de crédit, contenant diverses rubriques sur le développement des affaires, le management et la description des opérations, qu'il présentait ensuite au comité de crédit de la banque. L'élaboration de ces protocoles requérait de l'employé qu'il obtienne toutes les informations pertinentes sur le client acheteur de ces matières, le fournisseur de celles-ci et le transitaire (c'est-à-dire le dépositaire). Les protocoles de crédit préparés par l'employé étaient ensuite transmis au département de crédit. Ce département revoyait la documentation, analysait le dossier et émettait un préavis positif ou négatif sur le financement. Cas échéant, il retournait la proposition de financement au front desken sollicitant des compléments. Les dossiers étaient enfin soumis - conjointement par le chargé de relations et le chef du département de crédit - au comité de crédit, qui refusait ou approuvait le financement sollicité. La décision du comité était prise sur la base de la recommandation émise par le département de crédit et le travail du chargé de relations, sans qu'un contrôle séparé ne soit effectué. A.b. En décembre 2011, X.________ a été approché par U.________, représentant de B.________ SA, une société de négoce de matières premières établie à Lugano et connue sur la place financière suisse et européenne. Il avait déjà traité avec B.________ SA, qui était cliente de A.________ depuis 2004, mais qui n'avait encore jamais sollicité de financement auprès de Z.________. Le financement souhaité par B.________ SA était destiné à l'acquisition de 6'500 tonnes métriques de charbon, qui devaient ensuite être revendues à la banque C.________. L'opération devait être financée sur la base d'un certificat d'entreposage de marchandise émis par le transitaire, en l'occurrence D.________, attestant que les marchandises avaient été livrées dans ses entrepôts par le fournisseur et mises à disposition de l'acheteur. Le 19 décembre 2011, après avoir obtenu le préavis positif du département de crédit et l'accord du comité de crédit, Z.________ a versé la somme de 4'940'000 dollars américains au fournisseur sur ordre de B.________ SA. Au début de l'année 2012, il est apparu que le transitaire D.________ n'existait pas, que le certificat d'entreposage de marchandise émis par celui-ci était un faux et qu'aucun charbon n'avait été livré. Z.________ et B.________ SA avaient donc été victimes d'une escroquerie. La situation de surendettement puis la mise en faillite de B.________ SA n'a pas permis à l'employeuse de recouvrer le montant prêté. A.c. Le 26 juillet 2012, le directeur financier et directeur des opérations de l'époque, V.________, a convoqué X.________ dans son bureau. Il lui a remis en mains propres une lettre de congé pour le 30 septembre 2012, avec libération immédiate de l'obligation de travailler. A cette occasion, il lui a également montré des extraits d'un rapport qu'il avait rédigé, dont il résultait que l'employé avait commis une faute professionnelle dans le cadre de la gestion du dossier B.________ SA. Ce congé s'est toutefois révélé nul, en raison d'une incapacité de travail de l'employé du 26 juillet 2012 au 4 janvier 2013. L'employeuse a dès lors notifié à nouveau le congé le 4 janvier 2013 pour le 31 mars 2013. Par courrier du 21 mars 2013, X.________ a demandé la communication du motif du congé et formé opposition à ce dernier. Z.________ lui a répondu que le licenciement était intervenu en raison de l'inadéquation des prestations de travail dans le dossier B.________ SA, à l'origine de dommages importants pour la banque. Au mois de novembre 2014, X.________ a retrouvé un travail, pour un salaire mensuel de 8'500 fr.