Citation: 5A_951/2023 E. 5

Le recourant se méprend sur la nature de la décision attaquée. Si, çà et là, il évoque des droits constitutionnels ("violation du droit d'être entendu", art. 5 et 8 Cst.) ou se plaint de violation "manifeste" du droit, il ne présente aucune argumentation répondant aux réquisits du principe d'allégation précité (cf. art. 106 al. 2 LTF, supra consid. 2). C'est ainsi que, dans un premier grief, le recourant se plaint de la violation de l'ordre public suisse. Néanmoins, il ne dénonce aucune application arbitraire (art. 9 Cst.) d'une norme de la LDIP. Il évoque certes le principe de la légalité (art. 5 Cst.) ainsi que l'égalité de traitement (art. 8 Cst.) et le respect du droit d'être entendu, de même que la violation manifeste du droit, mais ceci uniquement pour se plaindre de la mauvaise application du droit brésilien dans la fixation des contributions d'entretien dues à ses deux enfants. En substance, le recourant estime que les décisions ont omis d'apprécier les besoins concrets des enfants et ses propres capacités contributives mais il n'expose même pas lesquels ils sont. Partant, même en supposant qu'il dénonce l'application arbitraire de l'art. 25 LDIP, le recourant ne fournit aucun élément permettant de déterminer si le résultat des décisions étrangères conduit à fixer des contributions d'entretien à ce point disproportionnées, compte tenu des besoins des enfants et de revenus du débirentier, que l'ordre public suisse s'en trouve manifestement violé. Son argument selon lequel ces contributions sont fixées sur la base d'un barème fluctuant dans le temps est en soi insuffisant à cet égard, étant donné que le seul paramètre de calcul susceptible d'évoluer est le salaire minimum national au Brésil, soit une réévaluation du montant nécessaire pour vivre dignement en fonction du coût de la vie. Dans un second grief, le recourant se borne à critiquer la notion de titre de mainlevée définitive (art. 80 LP) telle que retenue par l'autorité cantonale, toutefois sans dénoncer la violation d'un quelconque droit constitutionnel. Ce n'est que dans son préambule qu'il se plaint de la violation de l'art. 9 Cst. cum art. 11 Cst.-VD au motif que l'autorité cantonale aurait à tort procédé à l'indexation des montants dus sans ce que cela ressorte des décisions brésiliennes. Cependant, dans sa critique sur ce point, il ne développe pas cette violation et ne s'attaque donc pas précisément, comme exigé par le principe d'allégation (cf. supra consid. 2), à l'arrêt attaqué. Il suit de là que le recours doit être déclaré irrecevable.