Citation: 2C_149/2023 E. 1.2

1.2. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, la voie du recours en matière de droit public est quant à elle fermée à l'encontre des décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Cela signifie a contrario que cette voie de recours est ouverte lorsque la partie recourante peut se prévaloir d'un droit à l'obtention de l'autorisation sollicitée. Selon la jurisprudence, il suffit à cet égard qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que l'art. 83 let. c ch. 2 LTF ne s'applique pas et, partant, qu'un recours en matière de droit public soit envisageable (ATF 147 I 89 consid. 1.1.1; 139 I 330 consid. 1.1). En l'occurrence, le recourant s'est marié en 2010 avec une femme d'origine portugaise titulaire d'une autorisation d'établissement, avant que le couple ne se sépare en 2015. Il a ensuite eu deux enfants avec une ressortissante kosovare disposant d'une autorisation d'établissement en Suisse. Se fondant sur ces éléments, il invoque de manière soutenable avoir un droit potentiel à la prolongation de son autorisation de séjour en application de l'art. 50 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEI; RS 142.20; dans sa version en vigueur avant le 1er janvier 2019 [RO 2007 5437], ci-après: LEtr; cf. art. 126 al. 1 LEI), qui accorde, à certaines conditions, un droit de demeurer en Suisse aux personnes qui ont été mariées à une personne étrangère titulaire d'une autorisation d'établissement, ou en application de l'art. 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH; RS 0.101), qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale. Il en découle que le présent recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF et que la voie du recours en matière de droit public est en principe ouverte en la présente cause, étant rappelé que le point de savoir si le recourant dispose effectivement d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour relève du fond et non de la recevabilité (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1).