Citation: 6B_751/2024 E. 2.2

2.2. Le recourant allègue qu'étant au bénéfice d'une défense obligatoire depuis la première instance, il ne saurait être tenu pour responsable des erreurs de son mandataire ou des auxiliaires de celui-ci. Toutefois, c'est en vain qu'il se fonde à cet égard sur la jurisprudence publiée aux ATF 143 I 284, rendue dans le cadre de la restitution du délai d'appel en vertu de l'art. 94 CPP. En effet, le Tribunal fédéral a refusé d'appliquer par analogie cette jurisprudence dans des cas de demande de restitution de délai fondée sur l'art. 50 al. 1 LTF, notamment au motif que la défense obligatoire était inconnue de la LTF (cf. ATF 149 IV 97 consid. 2.3; 149 IV 196 consid. 1.5.1). En l'espèce, aucun destinataire n'a été indiqué sur l'envoi déposé le 16 septembre 2024 à La Poste Suisse. Le conseil du recourant admet lui-même qu'il s'agit d'une erreur de son secrétariat due à la charge de travail induite par la fin des féries judiciaires. Cette défaillance dans l'organisation interne de l'avocat doit être imputée au recourant, conformément à la jurisprudence précitée. Il s'ensuit que le recourant n'a pas été empêché sans sa faute d'agir dans le délai.