Citation: 7B_1159/2024 E. 2.3

2.3. En substance, la cour cantonale a relevé que le recourant avait justifié sa demande de remplacement de son défenseur d'office par le fait que Me Mathias Micsiz le représentait dans la procédure civile et avait une très bonne vision d'ensemble pour le défendre. Elle a considéré que ce seul argument n'était pas suffisant pour conduire à un changement de défenseur d'office, ce d'autant moins que l'affaire civile en cause l'opposait à son épouse et qu'aucune rupture du lien de confiance avec Me B.________ n'avait été invoquée ni rendue vraisemblable dans sa requête du 22 juin 2024. Elle a précisé que le recourant n'avait du reste pas contesté la désignation du prénommé, le 17 avril 2024, en qualité de défenseur d'office dans la procédure ouverte contre lui le 15 août 2023. La cour cantonale a ajouté que le recourant n'avait fait valoir une rupture du lien de confiance avec son défenseur d'office que le 6 août 2024, soit postérieurement à l'ordonnance du 30 juillet 2024 qui était attaquée devant elle. Elle a considéré que ce moyen - par lequel le recourant se plaignait d'avoir été mal défendu par Me B.________ lors des procédures pénales l'opposant à son épouse, respectivement à sa compagne - était nouveau et irrecevable. Il ne lui appartenait ainsi pas d'en examiner le bien-fondé, "ce d'autant moins qu'[elle] ne dispos[ait] pas de suffisamment d'éléments pour retenir que le lien de confiance [aurait été] rompu parce que Me B.________ ne se serait jamais occupé personnellement du cas du recourant dans une autre affaire dont elle ne sa[vait] rien". Elle a conclu qu'il incombait au recourant de déposer une nouvelle requête auprès du Ministère public et à ce dernier d'instruire les nouveaux reproches formulés à l'endroit de l'avocat prénommé et d'examiner si ceux-ci permettaient de retenir que "la relation de confiance serait gravement perturbée ou qu'une défense efficace ne serait plus assurée" (cf. pp. 7-8 de l'arrêt attaqué).