Citation: 6B_672/2019 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste pas qu'il eût, durant la période concernée, les moyens de s'acquitter de ses obligations d'entretien. II ne prétend pas avoir alors versé les contributions dues. Le recourant soutient en revanche que la cour cantonale aurait dû le mettre au bénéfice de l'art. 17 ou 18 CP. Son argumentation tombe à faux. Tout d'abord, on rappellera que le juge pénal est lié par la contribution d'entretien fixée par le juge civil (cf. arrêts 6B_608/2017 précité consid. 4.1; 6B_787/2017 précité consid. 6.1 et les références citées). Les considérations du recourant concernant la justesse ou le bien-fondé des contributions litigieuses s'avèrent, en conséquence, dénuées de pertinence. Il en va de même s'agissant de l'argumentation du recourant tendant à affirmer qu'il aurait, en tenant compte des montants payés pour honorer les obligations financières de son épouse, assumé sa contribution d'entretien, puisque le fait que le débirentier paie, de son propre chef, les dettes du crédirentier, ne permet pas de considérer qu'il s'acquitte du montant dû au sens de l'art. 217 CP (cf. ATF 106 IV 36 consid. 1 p. 36 ss; arrêt 6P.44/2005 du 27 mai 2005 consid. 4.1; cf. aussi l'arrêt 6B_608/2014 du 6 janvier 2015 consid. 1 s'agissant de l'interdiction d'opérer une compensation, sans l'accord du créancier, fondée sur l'art. 125 ch. 2 CO). Par ailleurs, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme qu'il n'aurait pas eu "d'autre choix" que de réduire les contributions d'entretien afin de payer des dettes dont son épouse ne s'acquittait pas. Tout d'abord, celui-ci ne prétend ni ne démontre qu'il n'aurait pas eu les moyens, le cas échéant, d'honorer ses obligations d'entretien tout en payant l'une ou l'autre facture qui n'aurait pu souffrir de retard. En outre, on ne voit pas quel danger imminent - au sens des art. 17 et 18 CP - aurait plané sur le recourant, ce dernier se bornant à formuler des conjectures quant aux conséquences qui auraient pu résulter, pour lui, d'un défaut de paiement de certaines dettes. En définitive, l'argumentation du recourant consiste à soutenir qu'il lui aurait été loisible, après avoir constaté que son épouse ne gérait pas son argent ni n'administrait les biens qu'elle possédait comme il l'entendait, de décider lui-même à quelles charges les montants qu'il devait lui payer à titre de contributions d'entretien devaient être affectés. Ce faisant, l'intéressé ne démontre nullement en quoi la cour cantonale aurait pu violer le droit fédéral en considérant que les éléments constitutifs de l'infraction à l'art. 217 CP avaient été réalisés, ni que l'existence d'un état de nécessité - au sens des art. 17 et 18 CP, dispositions dont le recourant ne précise pas même laquelle aurait dû, selon lui, trouver application - aurait dû être retenue en sa faveur. Enfin, l'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle consiste à présenter, de manière purement appellatoire, sa situation financière ou celle de son épouse en s'écartant largement de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il ne démontre nullement l'arbitraire.