Citation: 6B_486/2019 E. 2.2.1

2.2.1. Comme l'énonce l'art. 59 al. 1 er let. b CP, il faut qu' «il [soit] à prévoir que cette mesure détournera [l'auteur] de nouvelles infractions». Selon la jurisprudence, cette condition est réalisée lorsque, au moment de la décision, il est suffisamment vraisemblable qu'un traitement institutionnel entraînera, dans les cinq ans de sa durée normale, une réduction nette du risque de récidive (cf. ATF 140 IV 1 consid. 3.2.4 p. 9; 134 IV 315 consid. 3.4.1 p. 321 s.). La possibilité vague d'une diminution du risque ou l'espoir d'une diminution seulement minimale de ce risque ne sont en revanche pas suffisants (cf. ATF 141 IV 1 consid. 3.2.4 p. 8 s.; 134 IV 315 consid. 3.4.1 p. 321). Pour que la mesure puisse atteindre son but, il faut que l'auteur contribue un minimum au traitement. Il ne faut toutefois pas poser des exigences trop élevées à la disposition minimale de l'intéressé à coopérer à la mesure (cf. ATF 123 IV 113 consid. 4c/dd concernant le placement en maison d'éducation au travail selon l'art. 100bis a CP). Il suffit que l'intéressé puisse être motivé («motivierbar»; arrêts 6B_784/2010 du 2 décembre 2010, consid. 2.2.3; 6B_205/2012 du 27 juillet 2012 consid. 3.2.1).