Citation: 8C_709/2020 E. B

B.a. Par acte du 22 mai 2017, l'assuré a recouru auprès de la Cour des assurances sociales contre la décision sur opposition du 6 avril 2017, en concluant principalement à sa réforme en ce sens que le droit à des prestations de l'assureur-accidents lui soit accordé dès le 1 er juillet 2005, subsidiairement dès le 1 er février 2016. A titre plus subsidiaire, il a conclu à l'annulation de la décision sur opposition et au renvoi de la cause à l'assureur. En substance, il a fait valoir que la Zurich Assurances aurait dû traiter sa demande sous l'angle de l'art. 17 LPGA et que les motifs invoqués à l'appui de celle-ci justifiaient l'octroi de prestations dès le 1 er juillet 2005, dès lors que le lien de causalité entre les morsures de tiques subies entre 2003 et 2005 et les atteintes à sa santé était selon lui démontré. B.b. Après un double échange d'écritures, l'assuré a déposé le 25 avril 2019 une nouvelle écriture, dans laquelle il a précisé sa conclusion plus subsidiaire du 22 mai 2017 en concluant à la réforme de la décision sur opposition du 6 avril 2017 en ce sens que le lien de causalité naturelle et adéquate entre la morsure de tique et les troubles qu'il présentait, à savoir la maladie de Lyme, soit reconnu en tant que condition du droit aux prestations de l'assureur-accidents, la cause étant renvoyée à ce dernier pour qu'il alloue ses prestations. Plus subsidiairement encore, il a conclu à la réforme de l'arrêt de la Cour des assurances sociales du 22 août 2012 (cf. lettre A.c supra) dans le sens exposé ci-dessus, la cause étant renvoyée à l'assureur-accidents pour qu'il alloue ses prestations. En substance, il a confirmé sa position et a ajouté, en se fondant sur un rapport du 27 mars 2019 de la doctoresse D.________, spécialiste en neurologie ainsi qu'en psychiatrie et psychothérapie, que cette praticienne posait clairement et pour la première fois le diagnostic de maladie de Lyme, cela en prenant notamment en considération des analyses effectuées en 2015 et 2016, de sorte que le lien de causalité entre les morsures de tiques de 2005 et les atteintes à sa santé était établi. Selon l'assuré, ce diagnostic de maladie de Lyme constituait un fait nouveau et le rapport du 27 mars 2019 un moyen de preuve nouveau, qui devaient être pris en considération dans le cadre de son recours. Toutefois, s'il devait être considéré que tel ne pourrait pas être le cas, il conviendrait d'admettre son écriture au titre d'une demande de révision de l'arrêt du 22 août 2012. B.c. A l'appui de son écriture du 25 avril 2019, l'assuré a produit le rapport de la doctoresse D.________ du 27 mars 2019, lequel avait été établi à la demande de son conseil et adressé à ce dernier. Dans ce rapport, la doctoresse D.________ a posé le diagnostic de maladie de Lyme chronique stade III active, pouvant être reliée selon l'anamnèse à une morsure de tique fin juin 2005. Les examens de laboratoire effectués en avril 2017 avaient montré une sérologie positive pour Borrelia sp., indiquant une infection chronique active; un contact avec l'agent de la borréliose de Lyme était sérologiquement confirmé et les résultats étaient compatibles avec une infection chronique en cours. Les tests sérologiques indiquaient en outre un contact avec plusieurs autres bactéries pouvant être transmises notamment par des morsures de tiques. Enfin, les résultats d'une ponction lombaire effectuée le 15 février 2017 pouvaient indiquer une maladie de Lyme. Interpellée par la juge instructrice de la Cour des assurances sociales, la doctoresse D.________ a indiqué le 10 novembre 2019 que c'était le 25 janvier 2017 qu'elle avait pour la première fois examiné l'assuré, qui avait été adressé à sa consultation pour effectuer un bilan neurologique. Depuis lors et jusqu'au 2 septembre 2019, elle l'avait vu onze fois, environ tous les trois ou quatre mois. Les examens de laboratoire d'avril 2017 et la ponction lombaire du 15 février 2017 avaient été effectués et demandés par elle-même dans le cadre d'un bilan neurologique pour déterminer la situation actuelle d'une maladie de Lyme et la présence d'éventuels co-infections transmises par la tique, ainsi que pour exclure d'autres conditions qui pouvaient se manifester par les mêmes symptômes. C'était l'interprétation de l'ensemble de ces résultats avec l'anamnèse qui permettait de confirmer ou d'exclure une maladie de Lyme ou d'autres conditions et qui permettait de traiter le patient correctement selon les résultats. Un traitement chronique, qui alternait aromathérapie et antibiotiques ciblant Borrelia burgdorferi et les différentes co-infections, avait été mis en place par elle-même ensuite des examens pratiqués, en se basant sur les résultats obtenus. B.d. Par arrêt du 22 juillet 2020, la Cour des assurances sociales a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours formé contre la décision sur opposition du 6 avril 2017 et a déclaré irrecevable la demande de révision de l'arrêt du 22 août 2012.