Citation: 8C_140/2024 E. A

A.________, née en 1988, est au bénéfice d'une rente de l'assurance-invalidité (AI) et d'une rente pour enfant en faveur de sa fille B.________, née en juin 2011, dont elle a la garde. Par décision du 10 octobre 2022, la Caisse de compensation du canton du Jura (ci-après: la caisse de compensation) a alloué à A.________ des prestations complémentaires à partir du 1er juin 2022, faisant abstraction, dans son calcul, de la fille de l'assurée. Par une seconde décision du même jour, la caisse de compensation a refusé le droit de B.________ à des prestations complémentaires en tenant compte - notamment - dans ses revenus déterminants de la contribution d'entretien du père. Dans les faits, dite contribution a été versée à la commune de U.________ jusqu'au 30 novembre 2022 sur la base d'une cession établie par le Service cantonal de l'aide sociale, A.________ étant alors bénéficiaire de prestations de l'aide sociale; la cession en faveur de la commune a été levée au 1er décembre 2022. Le 23 décembre 2022, la caisse de compensation a, sur les mêmes bases de calcul que la décision du 10 octobre 2022, adapté le droit aux prestations complémentaires de A.________ pour l'année 2023. A.________ et B.________ se sont opposées, en temps utile, à ces décisions. Par deux décisions sur opposition du 28 juin 2023, la caisse de compensation a confirmé ses décisions des 10 octobre et 23 décembre 2022.