Citation: 1P.105/2006 04.08.2006 E. A

A.________, né en 1944, a été employé pendant quelque 30 ans au service de X.________ SA, occupant divers postes, en dernier lieu celui de responsable de l'unité de sécurité. En août 1998, son contrat de travail a été résilié pour le 30 novembre de la même année, avant qu'un arrangement amiable soit trouvé, aux termes duquel son licenciement était converti en retraite anticipée avec effet au 31 mai 1999. Par la suite, souffrant d'une dépression, il a été mis au bénéfice d'une rente AI complète. Le 30 mai 2002, A.________ a déposé plainte pénale contre ses anciens supérieurs, B.________, D.________ et C.________, pour lésions corporelles graves par négligence au sens de l'art. 125 al. 2 CP. Il leur reprochait de lui avoir fait subir des pressions insoutenables et des vexations, ayant conduit à sa mise à l'écart et à le réduire au silence. Il faisait valoir que l'état dépressif et les troubles psychosomatiques dont il souffrait ainsi que son incapacité de travail étaient le résultat du harcèlement psychologique dont il avait été victime entre 1996 et 1998 à tout le moins. Le 19 décembre 2002, l'avocate E.________, sur mandat de A.________, a déposé une expertise privée relative au mobbing dont il aurait fait l'objet. Elle concluait que, dès 1996, par le fait de B.________ puis de C.________ et D.________, A.________ avait été victime de mobbing visant à l'éloigner de X.________ SA en lui imputant à tort la responsabilité de cet éloignement.