Citation: 5P.18/2002 22.05.2002 E. 6

6.- Enfin, la recourante soutient que l'arrêt déféré viole l'art. 120 CO, ainsi que les art. 81 et 85 LP. Cette critique est d'emblée vaine en tant qu'elle porte sur la "compensation opposée à la succession de B.________ (époux)" (supra, consid. 3) et à "A.________ (épouse)" (supra, consid. 4); il en va de même pour la prétendue violation de l'art. 85 LP, dont la recourante ne démontre pas à quel titre il serait applicable en l'occurrence, ni en quoi l'autorité cantonale l'aurait enfreint (art. 90 al. 1 let. b OJ). Pour le surplus, le moyen se révèle appellatoire. En effet - comme l'a souligné l'autorité inférieure -, le moyen tiré de la compensation n'est opérant, en procédure de mainlevée définitive, que si la créance opposée en compensation découle elle-même d'un titre exécutoire ou est admise sans réserve par le poursuivant (ATF 115 III 97 consid. 4 p. 100 et les citations); or, la recourante n'expose pas en quoi il serait arbitraire de dénier à la décision de la Commission de taxation la valeur d'un jugement exécutoire (ATF 127 III 232 consid. 3a p. 234 et les arrêts cités), et à la réponse des époux A.________ celle d'une reconnaissance inconditionnelle de la dette d'honoraires (supra, consid. 3). L'affirmation selon laquelle une action en reconnaissance de dette, consécutive à l'opposition formée par l'intimée (supra, let. A/c), serait actuellement pendante devant les juridictions genevoises est nouvelle, partant irrecevable (ATF 119 II 6 consid. 4a p. 7; 118 III 37 consid. 2a p. 39); elle est, au reste, dépourvue de pertinence, car la question litigieuse n'est pas de savoir si la décision de modération "donnera droit à la mainlevée définitive de l'opposition" dans le cadre de cette action.