Citation: 7B.114/2001 07.06.2001 E. 1

que dans son recours au Tribunal fédéral, le failli reproche en substance à la cour cantonale d'avoir commis un abus de son pouvoir d'appréciation en retenant que son véhicule deviendra insaisissable à partir du 1er juillet 2001, sans connaître l'état de fait qui prévaudra alors; que ce grief est manifestement mal fondé; qu'en effet, un véhicule destiné à l'usage privé est en principe saisissable (ATF 106 III 104; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 83 ad art. 92; Georges Vonder Mühll, in: Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 11 ad art. 92); que la loi et la jurisprudence n'admettent l'insaisissabilité d'un tel objet que s'il est nécessaire au débiteur et à sa famille pour l'exercice de leur profession, et ce, à des conditions bien précises (art. 92 al. 1 ch. 3 LP; ATF 117 III 20 consid. 2 p. 22; 110 III 53 consid. 3b p. 55; 106 III 108 consid. 3 p. 110), ou s'il sert à l'usage privé d'un invalide qui ne peut, sans danger, recourir à un moyen de transport plus économique et qui, à défaut de son véhicule, serait empêché de suivre un traitement médical indispensable ou d'établir un minimum de contacts avec le monde extérieur et avec autrui (ATF 106 III 104, p. 107/108); qu'en l'espèce, la cour cantonale a considéré qu'il convenait de faire exception à la règle de la saisissabilité, bien que ni le failli ni les membres de sa famille ne soient invalides, en raison de l'éloignement du domicile du failli, en particulier de l'absence de transports publics (car) pendant le week-end, hormis le samedi à 7 h 12; qu'elle a tenu compte en outre de la nécessité pour les trois enfants de se déplacer pour d'autres activités que l'école (rendez-vous chez le médecin, catéchisme, activités sportives) et des lourdes conséquences que leur ferait dès lors subir le maintien de la saisie du véhicule; que si l'insaisissabilité du véhicule peut se justifier tant que pareilles circonstances se maintiennent, il n'en sera plus de même à partir du 30 juin 2001, date à laquelle, selon les constatations de l'arrêt attaqué qui lient le Tribunal fédéral (art. 63 al. 2 et 81 OJ), le failli devra quitter son logement actuel; qu'en déclarant l'insaisissabilité du véhicule litigieux jusqu'à la date précitée, la cour cantonale n'a nullement violé le droit fédéral, ni abusé de son pouvoir d'appréciation; Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faillites: