Citation: 6B_949/2009 09.11.2010 E. 3

3.1 En tant qu'il reproche aux juges d'avoir fixé le dommage subi par A.________ à 11'159'079 francs 70 au lieu des 8'159'079 francs 70 retenus dans l'ordonnance de renvoi, le condamné se prévaut d'une constatation manifestement inexacte des faits. 3.2 Selon les constatations cantonales (arrêt attaqué p. 18), le montant global des prêts concédés par A.________ en faveur de D.________ SA s'élevaient, en août 1998, à 5'944'551 francs 45. Sur cette somme, 2'944'551 francs 45 n'étaient pas garantis par des gages immobiliers, le solde de 3'000'000 de francs représentant un crédit hypothécaire garanti par trois cédules hypothécaires et destiné à soutenir deux projets immobiliers, l'un à Pully et l'autre à Prilly. Or, lesdites cédules se trouvaient depuis le 9 avril 1997 en mains de la Banque J.________ en garantie d'un prêt accordé au Club K.________. Les juges en ont déduit que le prêt de 3'000'000 de francs de A.________ à D.________ SA était dépourvu de toute garantie et constituait une perte sèche. Ils ont par conséquent augmenté d'autant le montant du dommage ainsi subi par A.________. 3.3 Comme souligné par le recourant, il ressort cependant du Rapport explicatif sur la liquidation et les comptes annuels des années 2000 à 2003 de A.________ daté du 24 mars 2005 (p. 18-19) que "selon les déclarations de X.________ lui-même à l'Office des faillites en novembre 2000, la Fondation était détentrice des cédules hypothécaires grevant les immeubles [de Pully et Prilly]. Ces cédules avaient effectivement été retrouvées dans les bureaux de la Fondation lors des événements de l'été 1998 [arrestation du recourant survenue le 21 août 1998] mais nous n'avions pas retrouvé de contrat de prêt spécifique garanti par ces cédules. Ces cédules n'ayant été revendiquées par aucun autre créancier, nous devrions être reconnus comme créancier-gagiste et le produit de la vente séquestré devrait être libéré en notre faveur, le moment venu. Si tel devait être le cas, ce produit réduira quelque peu la perte subie sur le prêt à D.________ SA". Les constatations des premiers juges établissent en outre que le produit de réalisation des biens immobiliers concernés par le crédit hypothécaire de 3'000'000 de francs a permis d'obtenir une somme de 1'176'701 francs 70 (446'701 francs 70 pour celui de Pully et 730'000 francs pour celui de Prilly). La perte relative à ce prêt s'élève, sans les intérêts, à 1'823'298 francs 30 (cf. jugement de 1ère instance p. 72) et non pas à 3'000'000 de francs comme retenu par les magistrats de première et seconde instances. 3.4 Le montant du dommage subi par A.________ paraît ainsi discutable. Cependant, les juges ont fixé la peine de l'intéressé indépendamment de cet élément (cf. consid. 4 ss ci-dessous). Dans cette mesure, le grief soulevé se révèle sans incidence sur le sort de la cause, partant irrecevable (cf. art. 97 al. 1 LTF).