Citation: 5P.122/2001 30.05.2001 E. 3

3.- La Cour de justice a tout d'abord considéré que les explications de la recourante concernant le respect du délai d'appel étaient tardives; il incombait à l'intéressée de les fournir dans l'acte de recours lui-même ou, au plus tard, à l'audience de plaidoirie, d'autant qu'elle devait évidemment s'attendre à ce que le moyen tiré de la tardiveté fût soulevé par sa partie adverse. Cette opinion n'est pas soutenable. Comme le fait valoir avec raison la recourante, elle ne pouvait guère réfuter dans son acte d'appel du 30 novembre 2000 une objection que l'intimée n'a formulée, précisément pour répondre aux allégations relatives à la date de la réception du jugement de faillite, que dans ses notes de plaidoirie du 14 décembre suivant. Il ressort, en outre, des constatations de l'arrêt déféré que la recourante a produit le jour de l'audience l'enveloppe ayant contenu la décision entreprise, laquelle indiquait que le pli pouvait être retiré jusqu'au 22 novembre 2000.