Citation: 6B_1174/2021 E. B

Par jugement du 12 août 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________ contre le jugement de première instance, qu'elle a confirmé. En résumé, elle a retenu les faits suivants: Dans la nuit du 19 au 20 octobre 2018 à U.________, après avoir passé la soirée avec son frère et des amis et après avoir bu plusieurs verres de rosé et de Jägermeister mélangé à du Red Bull, B.________, née en 2001, s'est dirigée vers la discothèque C.________ où elle a rejoint une amie. L'accès à la discothèque lui a été refusé par le personnel de la sécurité, de sorte qu'elle s'est retrouvée devant l'entrée de celle-ci. A.A.________ l'a alors abordée, se présentant comme DJ à la discothèque C.________. Il a tout de suite constaté qu'elle avait beaucoup bu, car elle sentait l'alcool, et lui a déclaré qu'il pouvait la faire entrer dans l'établissement avec lui, mais que ce ne serait possible que dans un moment lorsque l'équipe de sécurité aurait changé. En attendant, il lui a proposé d'aller boire un verre dans le club D.________. La jeune fille a encore bu deux verres de vodka ainsi que deux shots de sambuca dans cet établissement. Vers 01h25, les protagonistes ont décidé d'aller chez A.A.________. La jeune fille, alors fortement sous l'influence de l'alcool (taux minimum d'alcool de 1,17 g/kg à minuit), a essayé tant bien que mal d'enfiler sa veste, renversant son verre au passage, puis de se lever en se tenant aux fauteuils. Voyant qu'elle ne tenait pas debout, A.A.________ l'a soutenue pour l'aider à marcher et l'a fait passer par une sortie annexe afin d'éviter les escaliers. Durant le trajet pour aller au domicile de A.A.________, la jeune fille a vomi à l'intérieur de la portière du véhicule ainsi que sur ses propres habits. Une fois arrivée dans l'appartement, elle a enlevé sa veste qui était tachée de vomi, s'est allongée sur le canapé et A.A.________ s'est couché à côté d'elle. Ils se sont embrassés et A.A.________ lui a touché les fesses et les seins. Il a ensuite enlevé son pantalon ainsi que celui de la jeune fille et s'est positionné au-dessus d'elle, alors qu'elle était à peine consciente, avait des difficultés à bouger et à parler en raison de son état d'ivresse. Puis, il l'a pénétrée vaginalement avec son sexe. B.________ a essayé de s'écarter en basculant sur le côté et lui a demandé expressément d'arrêter, ce qu'il a fait. Plus tard, il s'est à nouveau mis au-dessus de la jeune fille afin de la pénétrer vaginalement tandis que cette dernière tentait de basculer sur le côté pour le faire arrêter. Au vu de l'absence de souvenirs de la victime, il n'a pas été possible de déterminer avec précision le déroulement de l'acte sexuel, si ce n'est qu'il y a eu une pénétration vaginale ayant duré un certain temps. Après s'être rhabillé, A.A.________ a amené un seau, ainsi que des couvertures à la jeune fille, celle-ci toussant beaucoup, puis elle s'est endormie. Il s'est couché à l'autre bout du canapé et s'est finalement également endormi. B.________ s'est réveillée le matin vers 08h00, complètement paniquée, avec la fermeture éclair de son t-shirt ouverte, sans pantalon ni culotte, son soutien-gorge dégrafé et avec très peu de souvenirs de la veille, surtout de ce qui s'était passé après son arrivée dans l'établissement D.________. Elle s'est alors rapidement habillée, a bu un peu d'eau, a refusé que A.A.________ la ramène puis a quitté les lieux. Elle a ensuite contacté son frère pour lui raconter qu'elle avait été violée et a pris les transports publics jusqu'à V.________. A la suite de ces faits, elle a pris la pilule du lendemain et suivi une trithérapie préventive.