Citation: 8C_810/2019 E. 3.3.3

3.3.3. Pour le reste, on ne voit pas que les "tensions rachidiennes" mentionnées par le docteur I.________ dans un rapport du 1 er mai 2017 soient constitutives de séquelles physiques organiques; quant aux brèves réponses de ce praticien à un questionnaire soumis par la protection juridique de la recourante - dans lesquelles il soutient que les troubles actuels, soit au 27 mai 2016, seraient en lien de causalité certain avec l'accident du 2 décembre 2012 "en raison de l'accentuation des douleurs et des crampes dans un contexte de myogélose global" -, elles ne répondent pas aux critères jurisprudentiels en matière de valeur probante des rapports médicaux (cf. ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232 et l'arrêt cité) et ne sont pas suffisamment étayées. On notera en particulier que le docteur I.________ suit la recourante depuis le 1 er décembre 2011 en raison notamment de cervico-céphalgies, tendinose calcifiante des épaules et discopathie cervicale étagée et que, dans son rapport établi en mai 2016, il ne mentionne pas l'incidence de l'accident du 19 juillet 2013 sur les troubles actuels de la recourante. Les critères jurisprudentiels en matière de valeur probante des rapports médicaux ne sont pas non plus remplis en ce qui concerne les réponses au même questionnaire données par le docteur J.________, chiropraticien; au demeurant, celui-ci n'envisage l'existence d'un lien de causalité entre les troubles actuels de la recourante et l'accident de 2012 que comme une hypothèse possible, ce qui ne suffit pas pour que l'on considère un fait comme établi selon la règle - généralement applicable en matière de preuve dans le domaine des assurances sociales - du degré de vraisemblance prépondérante (ATF 135 V 39 consid. 5.1 p. 45; 126 V 353 consid. 5b p. 360 et les références).