Citation: 6B_127/2023 E. 2.6

2.6. Il reste à déterminer si la cour cantonale a à juste titre retenu que l'intimé ne pouvait pas comprendre que la recourante n'était pas consentante. Dans ce contexte, la recourante soutient que l'autorité précédente a nié de manière arbitraire qu'elle avait montré des signes évidents de son opposition. Elle reproche à l'autorité précédente d'avoir écarté ses déclarations selon lesquelles elle s'est levée pour partir quand l'intimé l'a embrassée et que l'intimé l'a retenue. La recourante soutient qu'elle avait déclaré que durant l'acte sexuel, elle avait essayé de se couvrir avec ses mains et que l'intimé les avait enlevées, repoussées respectivement écartées. Ce faisant, la recourante ne fait toutefois qu'opposer certaines de ses déclarations à l'appréciation que la cour cantonale a faite sur un ensemble d'éléments. La cour cantonale s'est notamment basée sur les déclarations de la recourante selon lesquelles elle n'avait pas verbalisé son refus et elle n'avait pas poussé l'intimé ainsi que la demande de la recourante d'un changement de position lors de l'acte sexuel. Au surplus, la cour cantonale a pris en considération le choc dans le visage de l'intimé au moment où la recourante l'a repoussé et le fait que l'intimé s'est immédiatement arrêté à ce moment. Enfin, la recourante n'invoque pas de contradictions pertinentes dans les déclarations de l'intimé ou d'autres éléments permettant de mettre en doute la crédibilité de l'intimé, qui avait déclaré qu'elle s'était montrée participative. Au vu de ces éléments, il s'ensuit que la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que la recourante n'a pas montré des signes évidents de son opposition qui permettaient à l'intimé de comprendre le défaut de consentement avec les rapports intimes. Concernant l'état de sidération de la recourante, il est important de relever l'absence de tout élément permettant de retenir que l'intimé a sciemment suscité cet état. En particulier, il n'y a aucun antécédent de violence physique ou verbale et la porte de l'appartement n'a pas été verrouillée. En ce qui concerne les douleurs ressenties durant l'acte sexuel invoquées par la recourante, il ne ressort pas de ses déclarations qu'elle les aurait manifestées en indiquant son défaut de consentement avec le rapport intime. Finalement, la recourante invoque le fait que l'intimé n'a pas demandé un préservatif et qu'il s'est placé à califourchon sur son torse en vue d'une fellation. Or, ces éléments ne permettent pas de retenir que l'intimé avait compris ou aurait du comprendre l'absence de consentement de la recourante (cf. arrêt 6B_894/2021 du 28 mars 2022 consid. 2.4.5 non publié aux ATF 148 IV 234). Devant ces éléments, on ne saurait en déduire que l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire en retenant que l'intimé ne pouvait pas comprendre que la recourante n'était pas consentante.