Citation: 8C_532/2022 E. 8.1

8.1. La recourante soutient ensuite que la décision fixant en classe 22 le traitement dû pour la période comprise entre la date de sa révocation et la date de sa réintégration ensuite de l'annulation de la décision de révocation, telle que décidée le 22 décembre 2021 par le DEE et confirmée par l'arrêt attaqué (cf. let. A.i supra), et ce alors que le Conseil d'État avait prononcé le 15 décembre 2021 une nouvelle sanction disciplinaire sous la forme du retour au statut d'employée pour une période de deux ans (cf. let. A.g) et que le DEE a en outre décidé le 22 décembre 2021 de la réaffecter dans un fonction moins bien rémunérée (cf. let. A.h supra), constituerait une sanction déguisée, qui violerait le principe de la légalité (art. 5 Cst.) ainsi que le principe ne bis in idem, la recourante étant sanctionnée deux fois pour les mêmes faits.