Citation: 4A_98/2021 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a jugé au surplus que le grief ne faisait pas l'objet d'une motivation suffisante au sens de l'art. 311 al. 1 CPC. Devant la juridiction d'appel, les recourants faisaient valoir que les rentes AVS indemniseraient prioritairement leur perte de soutien économique, sans la couvrir totalement, et qu'il n'y aurait pas de versements en surindemnisation permettant de couvrir en outre tout ou partie du préjudice ménager. A cet égard, la Cour d'appel civile observe en particulier que les appelants s'abstiennent de calculer, explications à l'appui, et de chiffrer séparément leur perte de soutien (totale) en espèces et leur perte de soutien (totale) en nature. Ils ne prétendent pas et démontrent encore moins que la somme des rentes AVS, LAA et LPP ne couvrirait pas ou couvrirait exactement leur perte de soutien économique de sorte qu'il n'y aurait aucune surindemnisation de la perte de soutien financière autorisant à imputer une partie des rentes AVS sur la perte de soutien en nature. Dans leur mémoire, les recourants se contentent de reprendre grosso modo la même argumentation que celle formulée devant la cour cantonale. Ils ne discutent en aucune manière le passage de l'arrêt attaqué sur l'absence de calcul de la perte de soutien financière, paraissant partir du postulat erroné qu'elle correspond à la somme des rentes servies par les assurances sociales. A fortiori, les recourants n'expliquent pas en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral, singulièrement l'art. 311 CPC, en tenant le grief pour insuffisamment motivé. Dans ces conditions, le recours en matière civile est irrecevable faute, pour le seul grief qu'il soulève, de répondre aux exigences de motivation posées par l'art. 42 al. 2 LTF (cf. consid. 1.2 supra).