Citation: 2C_797/2021 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, dans l'arrêt attaqué, l'autorité précédente se contente de retenir " qu'à la date du lundi 16 août 2021 le recourant n'avait toujours pas effectué l'avance de frais " et " qu'une somme de CHF 400 a été perçue le 18 août 2021 ". L'arrêt querellé reste muet sur les circonstances dans lesquelles le versement a été effectué par le recourant. Il ne mentionne aucunement un paiement à un guichet d'un bureau de poste, ni ne précise si la Cour de justice a demandé au recourant de démontrer qu'il avait procédé au versement dans le délai imparti. Or, il ressort des faits de l'arrêt entrepris que le compte de la Cour de justice a été crédité du montant de l'avance de frais le 18 août 2021, soit le troisième jour ouvré suivant l'échéance du délai qui avait été expressément fixé au dimanche 15 août 2021 et dont on peut dès lors se demander s'il n'était pas d'emblée repoussé au lundi 16 août 2021. Dans ces circonstances, il incombait à l'autorité précédente de demander au recourant qu'il prouve le respect du délai imparti. De plus, la Cour de justice n'indique pas à quel moment le versement est réputé effectué. Les cantons étant libres de préciser les règles sur ce point (cf. supra consid. 3.1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de les établir. A cet égard, il semble toutefois découler de la jurisprudence cantonale que le paiement de l'avance de frais au guichet d'un bureau de poste serait déterminant (cf. arrêts de la Cour de justice ATA/277/2022 du 15 mars 2022 consid. 6b; ATA/150/2021 du 9 février 2021 consid. 4; ATA/1170/2019 du 19 juillet 2019 consid. 6b). L'arrêt attaqué, qui n'établit pas les faits relatifs aux circonstances dans lesquelles le recourant a effectué l'avance de frais, ni ne précise les règles applicables pour constater l'inobservation du délai, ne permet pas au Tribunal fédéral d'examiner si la Cour de justice a appliqué arbitrairement le droit cantonal. Dans ces circonstances, le Tribunal fédéral ne peut pas statuer lui-même sur le respect du délai en dépit du récépissé postal produit par le recourant. Dans ces conditions, il y a lieu de renvoyer la cause à l'autorité précédente (cf. art. 112 al. 3 LTF). Il lui appartiendra de réexaminer la recevabilité du recours, éventuellement de traiter du fond, et de rendre une nouvelle décision satisfaisant aux exigences posées par la loi en matière de motivation en indiquant clairement sur quel état de fait elle se base, quelles dispositions juridiques et principes jurisprudentiels elle applique et quels motifs fondent son raisonnement.