Citation: U 301/05 11.05.2006 E. A

A.a B.________, né en 1942, travaillait comme maçon. A ce titre, il était assuré contre les accidents par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 27 mars 1980, il a reçu un carrelet de coffrage sur le dos (déclaration d'accident du même jour) et s'est fracturé les apophyses transverses droites de L1, L2 et L3 (rapport du docteur M.________, clinique d'orthopédie de l'Hôpital X.________, du 22 avril 1980). La CNA a pris en charge le cas. L'évolution, d'abord rapide, a fait place à un état stationnaire (douleurs lombaires persistantes; rapport des docteurs M.________, H.________, médecin traitant qui sera remplacé par le docteur A.________, et L.________, radiologue, des 21, 23 et 26 avril, 23 et 24 mai, 23 juin, 24 et 26 juillet, 19 août 1980) que le docteur P.________, médecin d'arrondissement de la CNA, n'a pu que confirmer; il notait en outre une anesthésie complète du membre inférieur droit (examen du 20 août 1980). Au terme d'un examen clinique pratiquement normal, le docteur R.________, service de neurochirurgie de l'Hôpital X.________, a retenu un syndrome algique lombaire, avec empâtement local douloureux et répercussion minime sur la mobilité; une cure intensive de physiothérapie devait permettre à l'intéressé de vaincre sa peur de mobiliser la colonne et de retrouver sa capacité de travail (rapport du 17 novembre 1980). Le docteur F.________, centre de cures complémentaires de Y.________, a constaté une diminution des douleurs lombaires, ainsi qu'une amélioration de la mobilité et de la force; il a estimé que l'assuré était apte à exercer une activité à mi-temps, avec plein rendement (rapport du 25 février 1981); comme le docteur D.________, neurologue FMH (rapport du 19 juin 1981), il ne s'expliquait pas l'hyposensibilité de la jambe. Les discrets troubles statiques et la spondylose diffuse mis en évidence par le docteur O.________, radiologue FMH (rapport du 2 juin 1981), n'ont pas influencé l'avis du docteur P.________ qui, devant la stabilité des plaintes, s'est rallié à l'avis du docteur F.________ quant à la capacité de travail (examen du 2 juin 1981). Doutant de l'importance de l'anesthésie de la jambe, le docteur T.________, neurologue FMH, n'en a pas moins accordé un grand crédit aux dorsalgies invoquées, raison pour laquelle il a reconnu à B.________ une incapacité totale dans son métier de maçon; il émettait toutefois un pronostic favorable pour d'autres activités, moyennant l'interruption des travaux lourds (rapport du 16 septembre 1981). Le docteur E.________, médecin d'arrondissement de l'assureur, partageait cette opinion (reprise du travail dans une activité adéquate le plus rapidement possible; examen du 15 décembre 1981). La CNA a mis fin à la prise en charge du traitement et au paiement de l'indemnité journalière le 31 janvier 1982 (décision du 5 janvier 1982). Elle a octroyé à l'assuré une rente, fondée sur un taux d'incapacité de gain de 30 %, dès le 7 février 1982 (décision du 25 août 1982). Par la suite, l'intéressé a repris deux activités à temps partiel (préparateur de commandes et nettoyeur) les 7 et 19 février 1983; son taux a été ramené à 15 % dès le 1er mars 1988, les conséquences de l'accident sur les conditions de travail et de gain étant moins importantes qu'auparavant (décision du 21 janvier 1988), bien que son état de santé n'ait pas évolué (rapports des docteurs P.________ et U.________, médecins d'arrondissement de l'assureur, des 21 février 1984 et 5 janvier 1988). A.b B.________ a été victime d'un nouvel accident le 25 avril 2001 (chute dans un escalier; déclarations d'accident des 25 et 30 avril 2001). Une déchirure de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite a été diagnostiquée (tendinopathie du sus-épineux avec une déchirure partielle, non transfixiante, de la surface inférieure du tendon; rapports des docteurs Z.________, radiologue FMH, A.________ et N.________, clinique d'orthopédie de l'Hôpital X.________, des 18 juillet, 21 et 22 août 2001), puis opérée (compte-rendu opératoire du docteur S.________, clinique d'orthopédie de l'Hôpital X.________, du 22 mars 2002). La CNA a également pris en charge le cas. Après une évolution lente, peu favorable et parsemée de douleurs, les différents praticiens consultés ont considéré le cas comme stabilisé; une récupération totale leur semblait impossible et tous retenaient une capacité nulle dans l'exercice des activités antérieures (rapports des docteurs A.________, G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, et S.________ des 11 juin et 17 octobre 2002, 31 mars et 9 avril 2003). Le docteur I.________, radiologue FMH, a mis en évidence une discrète arthrose acromio-claviculaire et une discrète sclérose du trochiter (rapport du 1er avril 2003); le docteur G.________ a estimé que la capacité de travail prévisible était complète dans toutes activités ne nécessitant pas le port de charges dépassant quelques kg, les mouvements répétitifs et d'élévation au delà de 40° du bras droit (rapport du 31 mars 2003). L'assureur a mis fin à la prise en charge du traitement et au paiement de l'indemnité journalière le 31 mai 2003 (décision du 15 avril 2003). Au cours d'une procédure parallèle, l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'Office AI) a octroyé à l'intéressé une rente entière d'invalidité fondée sur un taux de 85 % dès le 1er avril 2002 (décision du 31 juillet 2003). Par décision du 3 octobre 2003, confirmée sur opposition le 4 février 2004, la CNA lui a aussi accordé une rente, dès le 1er juin 2003, fondée toutefois sur un taux d'incapacité de gain de 26 %; une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % lui a également été versée.