Citation: 6B_1278/2021 E. A

A.a. A.________ a consulté la société de courtage immobilier C.________ SA, de siège social à U.________, dont B.________ est l'un des organes inscrits au registre du commerce, en vue de lui confier la vente d'un immeuble en construction lui appartenant sur la commune de V.________. Elle a signé le 1er octobre 2020 un contrat de courtage avec cette société qu'elle estime caduc pour diverses raisons. D.________ et E.________ s'étant intéressés à l'achat de ce bien immobilier, le notaire F.________ a établi un projet d'acte de vente, lequel devait être instrumenté le 25 janvier 2021. A.________, qui estime que la signature de cet acte était impossible, notamment parce que l'autorisation de construire n'avait pas été délivrée et que les travaux avaient été suspendus le 21 janvier 2021, ne s'est pas rendue au rendez-vous chez le notaire, dont elle soutient n'avoir pas été informée. Le 26 janvier 2021, C.________ SA, par B.________, lui a écrit que, en renonçant à céder son bien immobilier pour le prix de 455'000 fr. convenu et aux conditions prévues, elle avait violé clairement et délibérément les clauses du contrat de courtage, de sorte que la société entendait encaisser la commission de courtage. Une facture à régler dans les 10 jours était jointe à l'envoi. La commission n'ayant pas été réglée, C.________ SA a entrepris une action civile auprès du Tribunal des districts de Martigny et St-Maurice. A.b. Le 21 juillet 2021, A.________ a déposé une plainte pénale à l'encontre de B.________ auprès du Ministère public du Valais central, pour fausses déclarations en justice, faux témoignage et complicité de tentative d'escroquerie, motif pris que le courrier du 26 janvier 2021, produit devant le juge civil, aurait contenu des informations erronées et que, dans ses allégués, C.________ SA, par B.________, aurait affirmé mensongèrement qu'elle avait appelé le 22 janvier 2021 le notaire F.________ pour stopper toute démarche relative à la vente. Elle soutenait que, par ces déclarations mensongères, C.________ SA entendait lui extorquer les montants de 20'000 fr. à titre de commission de courtage et de 20'000 fr. pour de prétendus avis diffamatoires qu'elle aurait émis sur internet. A.c. Par ordonnance du 19 juillet 2021, l'Office régional du ministère public du Bas-Valais, à qui la cause avait été transmise comme objet de sa compétence, a refusé d'entrer en matière sur la plainte, en constatant que les faits décrits dans celle-ci n'étaient constitutifs d'aucune infraction pénale, frais (non chiffrés) à la charge de l'État et en renvoyant, s'agissant de la complicité d'escroquerie à l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 5 mai 2021 dans la cause connexe ayant opposé A.________ et G.________ à H.________, administrateur de C.________ SA (voir les dossiers connexes 6B_1276/2021 et 6B_1277/2021).