Citation: 9C_111/2023 E. 6

Contrairement à ce que fait valoir la recourante, le Tribunal administratif fédéral n'a pas érigé l'existence, respectivement la non-radiation des trois entreprises émettrices des seize factures comme condition supplémentaire à l'art. 28 al. 3 LTVA. En effet, dans le cadre de l'appréciation des preuves, il a simplement considéré que les seules factures produites par la recourante ne suffisaient pas à démontrer qu'elle avait effectivement réglé la TVA (sur la valeur probante des factures, cf. arrêts 2C_853/2021 du 12 mai 2022 consid. 5.3; 2C_33/2014 du 27 juillet 2015 consid. 2.3.2). Il a pris en considération qu'en raison de la radiation des entreprises prestataires, il n'était plus possible de vérifier le paiement des factures auprès de ces dernières. L'existence des entreprises prestataires n'a dès lors pas été ajoutée comme condition supplé mentaire, mais a constitué un élément d'appréciation qui s'est ajouté à d'autres, tels qu'une comptabilité lacunaire (à cet égard, cf. arrêt 2C_206/2012 du 6 septembre 2012 consid 2.2) et les signatures censées attester le paiement de la TVA apposées par une personne non autorisée à engager l'entreprise prestataire. On ne discerne donc pas de violation de l'art. 81 al. 3 LTVA, selon lequel l'acceptation d'une preuve ne doit pas dépendre exclusivement de la présentation de moyens de preuve précis (sur cette disposition, voir arrêt 2C_947/2014 du 2 novembre 2015 consid. 7, RDAF 2015 II 605). Le raisonnement de la recourante consiste ensuite à soutenir que des imprécisions comptables - qu'elle ne conteste du reste pas - ne sauraient justifier le refus de la déduction de l'impôt préalable et que l'arrêt du Tribunal administratif fédéral A-3318/2019 précité n'impose pas d'autre preuve de paiement que l'apposition d'une signature sur une facture. Or en se contentant de réitérer l'argumentation déjà développée devant le Tribunal administratif fédéral et à laquelle celui-ci a déjà répondu de manière circonstanciée et convaincante, la recourante n'apporte aucun élément permettant de remettre en cause l'appréciation des premiers juges. Par conséquent elle ne démontre nullement que cette appréciation serait entachée d'arbitraire, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter.