Citation: 4P.205/2002 08.01.2003 E. 1

Pour cela, cette juridiction était partie des constatations de l'expert, qui ne lient pas le Tribunal, "la notion juridique du défaut de l'ouvrage au sens du contrat d'entreprise (relevant) de la compétence du juge". En remettant en question la fixation du dommage que le premier juge a opérée sur la base de l'expertise et en indiquant les raisons pour lesquelles cette dernière ne pouvait être intégralement suivie, la recourante pose en réalité une question concernant la bonne application du droit fédéral (art. 368 al. 2 et 42 al. 2 CO), qu'elle aurait dû faire valoir par la voie du recours en réforme. Il ne suffit en effet pas de dire que le droit fédéral a été violé arbitrairement pour transformer une question relevant de celui-ci en une question de rang constitutionnel (Bernard Corboz, Le recours en réforme, in: Publication FSA, volume 16, p. 38 et les références). Le grief ainsi développé est irrecevable dans le cadre du recours de droit public. Il l'est du reste également au regard de l'art. 86 al. 1 OJ dès lors qu'il vise le jugement de première instance, qui ne peut faire l'objet du présent recours. 1.5 Tout en reprochant à la cour cantonale une interprétation arbitraire de l'art. 158 al. 1 let. c CPC/FR, la recourante invoque également l'art. 29 Cst.; toutefois, comme elle n'indique pas en quoi cette disposition constitutionnelle aurait été violée par la décision entreprise, ni sur quel alinéa de l'art. 29 Cst. elle fonde son argumentation, cette dernière est insuffisamment motivée au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 128 III 50 consid. 1c et les arrêts cités; 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le moyen est en conséquence irrecevable, dans la mesure où il ne se confond pas avec celui tiré de l'interdiction de l'arbitraire.