Citation: 7B_366/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Il est tout d'abord reproché à l'autorité précédente de ne pas avoir constaté que les moyens de preuve produits par la société intimée à l'appui de sa plainte pénale se rapporteraient aux années 2004 à 2006, soit à une période pour laquelle l'action pénale serait prescrite. Selon les recourants, un tel constat viendrait étayer le défaut de soupçons suffisants permettant le maintien des séquestres litigieux, ainsi que la disproportion de ceux-ci, notamment quant à leur étendue. Cela étant, les recourants reconnaissent eux-mêmes qu'ils ont été mis en prévention pour des faits allant de 2004 à 2018 (cf. ch. 67 p. 16 de leur recours), soit pour une période largement supérieure à celle qui pourrait être atteinte par la prescription de l'action pénale invoquée. Faute d'un caractère manifestement déterminant à ce stade de la procédure, il ne saurait donc être reproché à l'autorité précédente de n'avoir pas retenu que certains des moyens de preuve évoqués par la société intimée concerneraient les années 2004 à 2006. Cela vaut d'autant plus que, selon la nature des infractions, des pièces antérieures à la période pénale peuvent ne pas être d'emblée dénuées d'intérêt pour expliquer des pratiques et des comportements ultérieurs (cf. notamment en matière de scellés, arrêts 7B_181/2023 du 24 août 2023 consid. 1.5; 1B_282/2021 du 23 novembre 2021 consid. 6.3; 1B_612/2019 du 13 mai 2020 consid. 4.3).