Citation: 2P.268/2002 08.08.2003 E. 13

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., les Bureaux d'architectes A.________ et B.________ se plaignent de ce que l'arrêt attaqué serait insuffisamment motivé. Le droit d'être entendu implique notamment pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102). La motivation d'une décision est toutefois suffisante lorsque l'intéressé est en mesure d'en apprécier la portée et de la déférer à une instance supérieure en pleine connaissance de cause (ATF 122 IV 8 consid. 2c p. 14/15). Il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé son prononcé, sans qu'elle soit tenue de répondre à tous les arguments avancés (SJ 1994 p. 161 consid. 1b p. 163). L'étendue de l'obligation de motiver dépend de la complexité de la cause à juger (ATF 111 Ia 2 consid. 4b p. 4). En l'espèce, le Tribunal cantonal a, pour l'essentiel, mis à néant la décision d'adjudication en considérant que, dans son évaluation des offres, la Commune avait accordé trop de poids au critère des apprentis par comparaison au critère du prix. Parfaitement intelligible, cette argumentation est suffisante. Certes les juges cantonaux n'ont-ils pas dit précisément comment il convenait de corriger ce résultat à l'occasion de la nouvelle procédure d'adjudication; il n'y a toutefois là rien de critiquable, cette relative imprécision respectant au contraire la liberté d'appréciation qui doit être laissée au pouvoir adjudicateur dans le choix et la manière de pondérer et de calculer les critères d'aptitude et d'adjudication. Le grief est mal fondé.