Citation: 6B_900/2016 E. 3.1

3.1. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale ne s'est pas contentée d'examiner la seule question de l'apport de la preuve libératoire. Elle a au contraire abordé en premier lieu les faits justificatifs invoqués par le recourant et admis que c'était à juste titre que le premier juge n'avait pas retenu la légitime défense (art. 15 CP). Elle a par ailleurs jugé que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 14 CP concernant les actes autorisés par la loi, au motif qu'il n'était pas obligé d'envoyer le message litigieux à l'employeur de l'intimé et que le recourant ne prétendait d'ailleurs pas avoir cru devoir le faire. Elle a ainsi exclu l'existence d'une erreur sur ce point. Elle a de plus considéré que l'erreur sur les faits invoquée par le recourant ne concernait pas un élément constitutif de l'infraction mais, outre l'existence éventuelle d'un fait justificatif, renvoyait à la question de la bonne foi. On ne saurait dès lors lui reprocher de n'avoir pas examiné cette question.