Citation: 6B_912/2023 E. 2.4.3

2.4.3. La cour cantonale a observé que lors de son interrogatoire à Y.________ le 14 février 2021, le recourant avait expliqué qu'il avait acheté le téléphone en question à un nigérian dans la rue à U.________ pour 300 fr., que les africains avaient l'habitude d'acheter des choses à bas prix car ils n'avaient pas beaucoup d'argent et qu'il ne connaissait pas le nom du vendeur. Lors de son audition du 29 mars 2022, le recourant avait relevé qu'il n'avait pas acheté ce téléphone auprès d'un inconnu, mais d'un ami nigérian qu'il connaissait sous le nom de "I.________", qui habitait à U1.________. Lors de son audition récapitulative, il avait mentionné avoir acheté ce téléphone 200 fr. à quelqu'un qu'il avait rencontré à la rue de V.________ et que normalement il n'achetait pas de téléphone comme ça dans la rue. Aux débats d'appel, il avait indiqué qu'un nigérian surnommé "J.________" lui avait vendu le téléphone qu'il utilisait sans lui dire qu'il était volé et qu'il l'avait payé 200 francs. Les différentes versions du recourant ôtaient toute crédibilité à ses explications s'agissant des circonstances de l'achat du téléphone. En achetant l'appareil dans la rue et à une personne quasiment inconnue, le recourant devait raisonnablement se douter qu'il s'agissait d'un téléphone volé et en avait, à tout le moins, accepté l'éventualité.