Citation: U 338/01 29.08.2002 E. A

V.________ a travaillé depuis le mois d'octobre 1989 pour la société X.________ SA, spécialisée dans la vente de colles et de produits d'étanchéification et d'isolation destinés à la construction. Le 9 juillet 1999, cette entreprise a annoncé à la Caisse nationale suisse d'assurances en cas d'accidents (ci-après : la CNA) que le prénommé était victime d'une maladie professionnelle depuis le mois de mai 1999, selon son médecin traitant, le docteur A.________. Dans un rapport médical du 2 août 1999 à l'intention de la CNA, ce praticien a attesté d'une rhinite vasomotrice et d'une trachéobronchite chronique, à la suite de l'inhalation de substances chimiques volatiles sur son lieu de travail (rapport du 2 août 1999). Un rapport établi le 5 juillet 1999 par le docteur B.________, spécialiste en médecine interne et maladies des voies respiratoires, a également été remis à la CNA. Ce praticien faisait état, notamment, d'une rhinite chronique, d'une hyperinflation pulmonaire (probablement constitutionnelle) et de signes d'intoxication au niveau alvéolaire par des substances probablement inhalées dans le milieu professionnel. Il se fondait en particulier sur les analyses d'un lavage broncho-alvéolaire pratiquées par le docteur C.________, spécialiste en cytologie et pneumologie (rapport du 30 juin 1999). Le docteur D.________, médecin d'arrondissement de la CNA, spécialiste en médecine interne et médecine du travail, s'est rendu avec l'assuré sur son lieu de travail. Au terme de son examen, il a considéré que V.________ n'était certainement pas exposé de manière significative, dans sa profession, à des produits toxiques susceptibles d'entraîner une irritation des voies respiratoires (rapport de visite du 12 juillet 1999). Par décision du 30 novembre 1999, la CNA a rejeté la demande de prestations de l'assuré, au motif qu'il n'était pas victime d'une maladie professionnelle. V.________ a fait opposition et s'est adressé à l'Institut universitaire romand de santé au travail, dont les médecins ont considéré que le développement d'une hypersensibilité à une atmosphère contenant des solvants était possible, mais qu'il n'y avait pas matière à poursuivre des tests allergologiques avec des prélèvements spécifiques effectués au lieu de travail (rapport du 16 décembre 1999). L'Inspection cantonale vaudoise des toxiques a par ailleurs procédé, le 21 décembre 1999, à des mesures quantitatives des principales classes de solvants dans le bâtiment où travaillait l'assuré, dont les résultats sont demeurés négatifs (absence de substances dangereuses en quantité supérieure à 50 ppm). Par décision sur opposition du 1er février 2000, la CNA a derechef rejeté la demande de prestations dont elle était saisie.