Citation: 6B_420/2022 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant prétend que cette question doit être appréhendée au regard de sa condamnation française à perpétuité, en décembre 2009 (cf. supra let. B.a.c). Il reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une analyse stricto sensu de la situation. Dans son arrêt 6B_103/2019 du 21 février 2019, la Cour de céans a écarté l'hypothèse d'une libération conditionnée au transfert du recourant dans un établissement carcéral français, relevant notamment le but de la libération conditionnelle, qui est de favoriser la réinsertion de l'intéressé par le réapprentissage de la vie en liberté. Elle a précisé qu'admettre une libération conditionnelle en vue d'un transfert d'établissement viderait de son sens son principe même et ses modalités d'exécution (cf. art. 86 à 89 CP) ainsi que la possibilité de révoquer cette dernière en cas d'échec de la mise à l'épreuve (art. 89 CP). Aussi, le recourant ne pouvait exiger, sous couvert d'une violation de l'art. 86 CP, son transfert d'établissement pénitentiaire, respectivement son extradition (consid. 2.3).