Citation: 6B_1035/2020 E. 1

B.a.b. Le 2 juillet 2018, peu avant 00h30, après avoir eu de nombreux échanges téléphoniques, C.A.________ et A.A.________ ont guetté l'arrivée de B.________, accompagné de E.________, lesquels quittaient l'épicerie après l'avoir fermée. Alors que B.________ et E.________ s'approchaient de l'endroit où ils les attendaient, C.A.________ et A.A.________ se sont dirigés vers eux et C.A.________ a donné un premier coup de poing à B.________, qui a trébuché et s'est relevé. C.A.________ a sorti son couteau, ce que son frère a vu, simultanément alerté par E.________, qui a mis en garde son ami sur la présence de ce couteau et s'est écarté. C.A.________ s'est précipité sur B.________ et lui a porté un coup de couteau à la poitrine. A.________ voyant son frère s'acharner sur B.________ à coups de couteau alors que E.________ s'était réfugié à proximité, s'est précipité pour prêter assistance à C.A.________, en assénant plusieurs coups de pied à B.________, lequel, ayant chuté, essayait de s'éloigner en roulant au sol et s'était mis en boule pour se protéger. Constatant l'état de B.________ et que la bagarre attirait du monde, A.A.________ a dit à son frère d'arrêter et a indiqué à B.________ qu'ils l'avaient prévenu, avant de prendre la fuite avec son frère. Outre E.________, F.________ (qui circulait sur la route longeant le lieu des événements et a appelé les secours) et G.________ (qui avait passé une partie de la soirée avec l'intimé et quittait le quartier dans le sens inverse en voiture) ont été témoins des événements. G.________ a porté secours à B.________ et aidé à comprimer la plaie au thorax de celui-ci, qui saignait abondamment. B.a.c. Secouru en urgence, B.________ a subi une chirurgie cardiovasculaire pour une sternotomie avec suture pulmonaire et de l'artère mammaire en lien avec les plaies au thorax, puis différentes interventions au niveau des membres supérieur et inférieur gauches. Le 20 juillet 2018, il a à nouveau dû subir une intervention à la nuque, en raison d'une brèche durale. Il a été hospitalisé jusqu'à la mi-août 2018. Selon le constat des médecins légistes, il présentait à son admission, huit plaies par arme blanche, au nombre desquelles, une plaie à la nuque, deux plaies au niveau du thorax (occasionnant une section de l'artère mammaire, une dilacération du lobe supérieur du poumon et une lésion du péricarde). Il présentait également trois plaies de couteau à l'avant-bras gauche et deux à la jambe gauche. Les médecins ont estimé les pertes sanguines consécutives à ces lésions à 4,2 litres (nécessitant de multiples transfusions sanguines), ce qui a concrètement mis en danger la vie de B.________. Des dermabrasions et ecchymoses ont également été constatées. B.b. Selon l'expertise psychiatrique, A.A.________ ne souffre d'aucun trouble mental et sa responsabilité est pleine et entière. Le risque de récidive est considéré comme faible; son immaturité peut toutefois le rendre influençable. Selon les experts, le contact entre les deux frères A.A.________ et C.A.________, l'amalgame de leur deux personnalités est plutôt mortifère. A.A.________ peut faire preuve d'une impulsivité circonstancielle, entre autres, lorsqu'il se croit en situation de défendre sa famille. B.c. A.A.________ est né en 1994 à Genève. De nationalité kosovare, il est titulaire d'un permis C. Sa langue maternelle est l'albanais, mais il dit mieux parler le français. Il est célibataire et sans enfant et vit avec ses parents et son frère C.A.________. Il a suivi l'école obligatoire, mais n'a pas de diplôme final. Avant son incarcération, il n'avait pas d'emploi fixe mais effectuait des stages grâce à des associations. Outre ce qu'il gagnait grâce à ses stages, il vivait de l'aide de ses parents. Au Kosovo, il a une grand-mère et un oncle du côté de sa mère, sa famille paternelle se trouvant en Suisse. Il a également quatre cousines et un cousin au Kosovo mais n'entretient pas beaucoup de relations avec eux. Il passe en général une semaine de vacances par année au Kosovo, avec ses parents et son frère, les dernières fois en 2016 et 2017. Il n'a pas de liens avec ce pays et avec sa famille au Kosovo en dehors de cette semaine de vacances. Il a décidé de ne plus retourner vivre chez ses parents mais d'aller habiter chez un ami et a présenté une promesse d'embauche de son beau-frère pour apprendre à travailler dans la toiture. Il n'a aucun antécédent judiciaire et n'était pas connu des services de police avant les faits.