Citation: U 38/04 03.03.2005 E. 5

Même dans l'hypothèse où l'on admettait l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles de l'intimée et l'accident, la responsabilité de la recourante ne serait pas engagée pour les motifs suivants. En tant que les plaintes ne concordent pas avec les éléments somatiques objectifs, elles relèvent principalement de troubles de nature psychique (rapports des docteurs D.________ du 28 avril 1999 et V.________ du 6 novembre 2000, ainsi que expertise du COMAI du 28 décembre 2000). En l'espèce, d'un point de vue objectif, compte tenu de son déroulement et de l'atteinte qu'elle a générée, le mouvement opéré par l'intimée pour empêcher (quelques instants) un ordinateur de tomber doit être qualifié d'accident de peu de gravité (comp. RAMA 1992 n° U 154 p. 246 et ss). Or, selon la jurisprudence relative aux troubles psychiques consécutifs à un accident de cette catégorie (ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5), l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'événement du 5 mai 1995 et les troubles psychiques de l'intimée peut être d'emblée niée. En effet, en l'absence de circonstances particulières, l'événement en question se présente comme un banal (faux-)mouvement, même pas assimilable à une simple chute. L'ensemble des rapports médicaux fait ressortir le caractère bénin de l'événement accidentel. Les médecins du COMAI pour leur part qualifient l'événement de «traumatisme mineur sur la place de travail» (p. 21). Par conséquent, il convient de nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 5 mai 1995 subi par l'intimée et les troubles psychiques dont elle souffrait encore après le 7 janvier 1996. En tout état de cause, c'est à juste titre que la recourante a mis fin au versement de ses prestations avec effet à cette date. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: