Citation: U 135/03 19.03.2004 E. 3

3.1 En ce qui concerne les affections psychiques (trouble somatoforme douloureux), il est également admis qu'elles sont en relation de causalité naturelle avec l'événement accidentel du 13 août 1999 et qu'elles rendent le recourant totalement incapable de travailler (cf. rapport du docteur U.________, du 18 juin 2001). 3.2 Comme en procédure de recours de première instance, la question de l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les affections psychiques et l'accident divise les parties. En effet, tandis que l'intimée est parvenue à la conclusion que la causalité adéquate n'est pas donnée, ce qui justifie son refus de prendre en charge les suites du trouble somatoforme, le recourant soutient la thèse inverse et prétend une rente d'invalidité de 100 %. 3.2.1 L'accident du 13 août 1999 a été rangé à juste titre dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Sur ce point, il ne peut être fait grief à l'intimée et aux premiers juges d'avoir mal apprécié les circonstances du cas d'espèce au regard des précisions apportés par la jurisprudence sur le déroulement de l'accident et ses suites, ainsi que sur les déclarations de la première heure. L'accident du 13 août 1999 est ainsi susceptible d'engendrer une incapacité de travail, en raison de troubles psychiques aux conditions posées par la jurisprudence, si bien qu'il convient d'examiner les différents critères qui sont énoncés dans l'arrêt publié aux ATF 115 V 409 consid. 5c/aa. 3.2.2 A n'en pas douter, la chute d'une échelle d'une hauteur de 5m environ a pu revêtir un caractère impressionnant. Toutefois, les circonstances qui ont entouré cet événement n'ont pas été « particulièrement » dramatiques, comme la jurisprudence l'exige, étant rappelé que le recourant avait l'habitude de travailler sur des toitures. Quant à la vie du recourant, elle n'a pas été mise en danger. En ce qui concerne le critère de la gravité des lésions physiques, il n'est pas non plus réalisé au point d'avoir engendré, de façon adéquate, des suites psychiques invalidantes. En effet, si le recourant a certes subi une fracture par tassement de L1, il n'a déploré aucune atteinte neurologique concomitante et il s'est finalement bien remis de ses blessures. Le recourant reproche par ailleurs aux premiers juges d'avoir quasiment ignoré le critère des erreurs dans le traitement médical et celui des difficultés apparues au cours de la guérison. On ne saurait davantage le suivre dans ce raisonnement. En effet, avec la juridiction cantonale, il convient d'admettre que si la découverte fortuite d'une lésion inter-rachidienne - considérée primitivement comme une tumeur alors qu'il s'agissait d'un angiome veineux - a pu effrayer le patient, il ne s'est pas agi d'une complication de séquelles de l'accident; au demeurant, lesdites séquelles n'ont pas été aggravées par cette découverte. Quant à la durée du traitement, elle n'a pas non plus été anormalement longue. Finalement, c'est également en vain que le recourant invoque le critère des douleurs persistantes ainsi que celui du degré et de la durée de l'incapacité de travail. En effet, ces douleurs ne sont pas directement liées à l'accident, mais elles résultent d'une affection psychique qui s'est développée à la suite de l'accident. 3.3 Il s'ensuit que l'administration et les premiers juges ont déduit à juste titre que les affections psychiques du recourant n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident du 13 août 1999, car le lien de causalité adéquate faisait défaut. En conséquence, la décision litigieuse est conforme au droit fédéral dans la mesure où l'intimée n'a, contrairement à l'AI, pas tenu compte des affections psychiques dans son évaluation de l'invalidité et qu'elle a alloué une rente d'un taux de 20 % uniquement, dont le montant n'est au demeurant pas contesté en tant que tel.