Citation: 2C_748/2022 E. 4.2

4.2. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est en outre irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il découle de la jurisprudence que l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266). En l'occurrence, le recourant n'a résidé légalement en Suisse que durant la validité de son visa d'entrée en Suisse puis du 10 décembre 2019 au 13 juillet 2021. Il était alors au bénéfice d'une autorisation de séjour avec activité lucrative temporaire, mais révocable en tout temps, délivrée jusqu'à droit connu sur sa demande d'autorisation de séjour. Le caractère temporaire d'emblée connu de ce type d'autorisation ne fonde pas de droit à se prévaloir de la protection de la vie privée. A cela s'ajoute que l'instance précédente a constaté (arrêt attaqué, p. 10), sans être contredite par une motivation conforme aux exigences des art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF, que le recourant ne pouvait pas se targuer d'une forte intégration en Suisse. Ce dernier ne peut par conséquent pas se prévaloir de manière défendable de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour.