Citation: 1B_434/2022 E. 3

Se plaignant d'arbitraire et d'une violation du droit d'être entendu, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir statué en totale contradiction avec sa décision précédente du 13 juillet 2022 dans laquelle elle estimait qu'une caution de 50'000 fr. n'était pas suffisamment prohibitive, et qu'un montant supérieur pourrait donc pallier le risque de fuite. Par ailleurs, la fragilité psychique dont les experts psychiatres ont fait état serait sans lien avec le risque de fuite puisqu'elle se rapporte à une éventuelle culpabilité. La CPAR aurait également violé la présomption d'innocence en estimant que la condamnation de première instance diminuerait la probabilité d'un acquittement en appel, et en évoquant les risques liés à la maîtrise de soi du recourant et à son incapacité d'assumer ses responsabilités. Le recourant reproche à la CPAR d'avoir relevé son échec professionnel antérieur, sans tenir compte de son évolution en prison. Enfin, l'ordonnance attaquée méconnaîtrait que, même si la caution est fournie par son père, le recourant est très proche de sa famille et ne prendrait pas le risque d'être rejeté par elle en prenant la fuite. La caution proposée représenterait près de 30% de la fortune familiale.