Citation: 5A_494/2015 E. 5

Vu ce qui précède, l'arrêt attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à l'instance cantonale afin qu'elle examine les autres conditions de recevabilité de l'appel et, cas échéant, se prononce sur son bien-fondé. La LTF prévoit qu'en règle générale, la partie qui succombe supporte les frais judiciaires et verse une indemnité de dépens à la partie ayant obtenu gain de cause (Erfolgsprinzip; cf. art. 66 al. 1 et art. 68 al. 1 et 2 LTF). La partie qui succombe est celle dont les conclusions devant le Tribunal fédéral sont écartées ou rejetées. Dans certains cas, une partie qui s'abstient de prendre position peut être considérée comme la partie perdante dès lors que la décision attaquée est modifiée à son détriment (cf. ATF 123 V 156 consid. 3; 128 II 90 consid. 2), ce qui suppose que la décision soit modifiée en sa défaveur et dans un sens contraire à ses conclusions devant l'autorité précédente (CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, n. 38 ad art. 66 LTF). En l'espèce, B.________ et C.B.________ se sont limités à s'en remettre à justice devant le Tribunal de céans, comme ils l'ont d'ailleurs fait devant l'autorité de première instance, étant précisé qu'ils n'ont pas été invités à se déterminer devant la Chambre des recours civile. Il ne paraît dès lors pas justifié de leur faire supporter les frais et dépens de la cause. Le canton de Vaud ne peut se voir imposer des frais judiciaires (art. 66 al. 4 LTF), de sorte qu'il est renoncé à en percevoir (art. 66 al. 1 LTF); une indemnité de dépens doit néanmoins être mise à sa charge (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :