Citation: 6B_249/2017 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante fait valoir qu'elle n'avait pas été informée, lors de sa première audition en qualité de prévenue (art. 157 CPP) tenue le 30 mai 2013 devant le ministère public (dossier cantonal, P. 258 ss), que les charges relatives à l'infraction d'abus de confiance concernaient également, outre le détournement du produit de nuitées non comptabilisées, celui de recettes destinées au paiement de factures de la société. Les déclarations recueillies lors de cette audition étant en conséquence inexploitables (art. 158 al. 2 CPP), il se justifierait d'annuler le jugement entrepris en ce qui concerne cette dernière prévention. S'il est vrai que les informations communiquées lors de sa première audition ne font pas expressément état du détournement de sommes destinées au paiement de factures courantes de l'établissement, la recourante, assistée de son défenseur, a cependant été informée au début de l'audition qu'une procédure préliminaire pour escroquerie, subsidiairement pour abus de confiance, avait été ouverte à son encontre s'agissant d'actes de détournement de fonds commis à C.________, entre 2006 et 2008, dans le cadre de son activité au sein de l'hôtel-restaurant de la Gare. A la lecture du procès-verbal, on constate que le procureur a cherché dans un premier temps à déterminer ce qu'il était advenu des montants relatifs aux nuitées non comptabilisées et en particulier à savoir si le détournement de ces montants expliquait le fait que des factures étaient restées en souffrance. Ce n'est qu'au cours de l'audition que les soupçons portant sur le détournement d'autres recettes ont pu être précisés. Cela étant, dès lors que la recourante avait été informée qu'il lui était notamment reproché, en l'état de la procédure, des abus de confiance dans le cadre de son activité au sein de l'hôtel-restaurant, l'intéressée a été en mesure de comprendre les raisons générales de sa prévention, ce qui est suffisant (ATF 141 IV 20 consid. 1.3.3 p. 29). On ne saurait dès lors reprocher au ministère public de n'avoir pas expressément informé la recourante, au début de son audition, que la prévention d'escroquerie - ou d'abus de confiance - ne portait pas uniquement sur les nuitées d'hôtel. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale ne s'est référée qu'à deux reprises à des déclarations de la recourante recueillies lors de cette audition (cf. jugement entrepris, consid. 6c pp. 13 et 14), sans que l'on puisse retenir que ces éléments auraient réellement fondé sa condamnation. Au surplus, en tant que la recourante se prévaut d'une violation du principe de l'accusation (art. 9 CPP) dès lors qu'elle aurait été citée aux débats sans avoir eu connaissance de l'ensemble de sa prévention, on relève que celle-ci a été informée de manière suffisamment précise sur les actes qui lui étaient reprochés à l'issue de l'instruction en se voyant communiquer l'acte d'accusation du 1 er décembre 2015, de sorte qu'elle a été en mesure de préparer sa défense de manière appropriée. Au vu de ce qui précède, c'est en vain que la recourante se prévaut d'une violation de l'art. 158 CPP. Mal fondé, le grief doit être rejeté.