Citation: 5A_289/2024 E. B

B.a. Par acte du 10 février 2022, A.A.________ et B.A.________, au bénéfice d'une autorisation de procéder, ont saisi la Juge de paix du district d'Aigle (ci-après: juge de paix) d'une demande dirigée contre C.C.________ et D.C.________ en concluant, avec suite de frais et dépens, au constat d'immissions excessives provoquées par ceux-ci, à ce qu'ordre leur soit donné de cesser immédiatement ces immissions et de déplacer les chevaux à un minimum de quarante mètres de la parcelle voisine, à ce qu'ils soient condamnés, sur requête et faute d'exécution dans les dix jours suivant l'entrée en force de la décision à intervenir, au paiement d'une amende de 500 fr. au moins par jour d'inexécution, et à ce que la décision à intervenir soit assortie de la menace de la peine d'amende prévue par l'art. 292 CP en cas d'insoumission à une décision de l'autorité. B.b. Par décision du 11 août 2023, la juge de paix a constaté que C.C.________ et D.C.________ étaient à l'origine d'immissions excessives au détriment de A.A.________ et B.A.________ et leur a donné ordre de les faire cesser (I), leur a fait interdiction de détenir des chevaux (abri et stabulation) sur leur parcelle sitôt la décision définitive et exécutoire depuis six mois (II), les a condamnés à payer une amende d'ordre de 50 fr. par jour d'inexécution de la décision (III), a assorti la décision de la menace de la peine d'amende prévue par l'art. 292 CP en cas d'insoumission à une décision de l'autorité (IV), a réglé la question des frais judiciaires et des dépens (V à VIII) et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (IX). B.c. Par acte du 13 septembre 2023, C.C.________ et D.C.________ ont interjeté appel de la décision du 11 août 2023 en concluant principalement à sa réforme en ce sens que la demande déposée le 10 février 2022 par A.A.________ et B.A.________ à leur encontre soit déclarée irrecevable, subsidiairement rejetée. A titre plus subsidiaire, ils ont conclu à l'annulation de la décision et au renvoi de la cause à la juge de paix pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Dans leur réponse du 3 novembre 2023, A.A.________ et B.A.________ ont conclu à l'irrecevabilité de l'appel, subsidiairement à son rejet. B.d. Par arrêt du 14 mars 2024, la Cour d'appel civile a admis l'appel (I), réformé la décision de première instance en déclarant irrecevable l'action en cessation du trouble du 10 février 2022 (II.I) et réglé la question des frais judiciaires et des dépens de première et deuxième instances (II.II à II.V et III).