Citation: 6B_1393/2017 E. 4.2

4.2. Dans le cas d'espèce, il est constaté, et non contesté par le recourant, que ce dernier a chuté non pas lorsqu'il a contourné l'automobiliste sortant de la place de parc, mais après, alors qu'il tentait de retourner sur la piste cyclable. Il est ainsi manifeste que ce n'est pas le recul du véhicule et le contournement dudit véhicule par le recourant qui l'a fait chuter. C'est lorsque le recourant a voulu revenir sur la piste cyclable qu'il est tombé. Même si l'automobiliste a provoqué l'écart initial du recourant, on ne peut ainsi reprocher à celui-là la chute subséquente de celui-ci au cours d'une manoeuvre distincte. Faute de rapport de causalité à tout le moins adéquate entre le comportement de l'automobiliste et les lésions subies par le recourant, l'autorité précédente pouvait sans violer les art. 309 al. 1 let. a et al. 4 et 310 al. 1 let. a CPP nier l'existence de soupçons suffisants laissant présumer que l'automobiliste se serait rendu coupable de lésions corporelles par négligences aux dépens du recourant et refuser par conséquent d'entrer en matière sur la plainte pénale formée par le recourant s'agissant de cette infraction.