Citation: 5A_757/2021 E. 4

Le grief d'application arbitraire de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC porte également sur le fait que la charge fiscale de l'intimé a été établie sur la base de l'ensemble de ses revenus alors que les revenus tirés de ses activités accessoires n'ont parallèlement pas été pris en compte. Ce grief apparaît fondé. En effet, il ressort de la décision du premier juge du 19 mars 2021 que celui-ci avait pris en compte un montant mensuel de 3'380 fr. 85 à titre de revenus pour les activités accessoires exercées par l'intimé. En parallèle, il avait retenu des charges mensuelles pour l'intimé d'un montant de 6'582 fr. 47 incluant 2'083 fr. 35 pour la charge d'impôts. Or, ce montant de 6'582 fr. a été repris tel quel à titre de charges par la Cour d'appel, alors que cette dernière a pourtant exclu les revenus accessoires de l'intimé et retenu des revenus totaux de 15'427 fr. par mois en lieu et place du montant de 19'043 fr. 60 pris en compte par le premier juge. Contrairement à ce que soutient l'intimé, qui estime que sa charge fiscale pouvait être prise en compte en plein pour le calcul des contributions d'entretien dès lors qu'il s'agissait d'un poste admis dans le minimum vital du droit de la famille, un tel procédé est arbitraire. En effet, il a précisément été renoncé à prendre en compte l'intégralité de ses revenus sur lesquels dite charge fiscale était fondée. Le recours doit en conséquence être admis sur ce point et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle établisse à nouveau la charge fiscale de l'intimé.