Citation: 6B_817/2014 E. 3.5.1

3.5.1. A la suite de l'entrée en force du jugement du 17 août 2010 ordonnant un traitement institutionnel en milieu fermé, la direction des Établissements pénitentiaires du Valais a immédiatement déposé une demande de transfert aux EPO, compte tenu de l'absence d'établissements appropriés en Valais et du fait que le centre "La Pâquerette" à Genève n'était pas adapté aux personnes souffrant de schizophrénie. Le Service de médecine pénitentiaire valaisan (SMP) ne disposait en effet ni des locaux adéquats ni des ressources humaines suffisantes pour assumer la mise en oeuvre d'une mesure fondée sur l'art. 59 al. 3 CP. Le recourant a été inscrit sur liste d'attente. Dans l'attente d'une place, il a bénéficié à la Prison des Iles d'entretiens hebdomadaires avec une psychologue clinicienne, placée sous supervision du médecin psychiatre responsable du SMP, ainsi que d'un traitement psychopharmacologique prescrit par ce dernier, en collaboration avec la psychologue et le service infirmier. Le recourant a pu être transféré aux EPO le 3 mars 2011. Le recourant se plaint d'avoir été soumis durant son séjour à la Prison des Iles aux mêmes conditions de détention que les détenus de droit commun. Il invoque un confinement 23h sur 24h, dans une cellule où il pouvait fumer au point de déclencher des alarmes, le rationnement des visites et la promiscuité avec des délinquants. Ce faisant, le recourant s'écarte sensiblement des constatations de fait figurant dans l'ordonnance attaquée, sans invoquer conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF leur caractère arbitraire. Il convient par conséquent de se fonder uniquement sur les faits résultant de cette ordonnance. Selon cette décision, il n'avait pas été possible d'attribuer une occupation au recourant en raison de son état psychique qui n'était pas adapté aux possibilités qui existaient tant à la cuisine qu'à l'imprimerie. Il avait pour le surplus bénéficié du régime usuel s'appliquant aux détenus, à savoir une heure de promenade par jour et une heure de sport en plus par semaine. Le recourant n'avait toutefois pas effectué tous les jours la promenade, n'étant pas toujours en mesure de sortir au vu de sa consommation de médicaments (ordonnance attaquée, p. 4). Les privations de télévision dont il se plaint, au nombre de deux, sont antérieures à la période litigieuse (cf. idem, p. 5) et donc non pertinentes ici. S'agissant des alarmes fumées, pour la période litigieuse, soit entre le 17 septembre 2010 et le 3 mars 2011, le recourant n'a déclenché l'alarme qu'à une seule reprise, le 8 octobre 2010, la précédente alarme remontant au 17 juillet 2010. Un abus de cigarettes sans aération avait été constaté et les cigarettes enlevées au recourant (art. 105 al. 2 LTF).