Citation: 6B_978/2021 E. 6.3.4

6.3.4. Examinant la question d'une atténuation de la peine selon l'art. 48 let. e CP, les juges d'appel ont estimé que la condition du bon comportement dans l'intervalle n'était que faiblement réalisée, le recourant s'étant relativement mal comporté en procédure, et que la réduction de peine pouvant être consentie à ce titre ne pouvait donc être que modeste. Ils ont en outre constaté une violation du principe de la célérité pendant l'instruction, lors de laquelle il avait été longuement attendu en raison de commissions rogatoires qui n'étaient pas nécessaires et avaient été ordonnées en pure perte, étant relevé que la disjonction n'avait eu lieu que trop tardivement. Ils ont ainsi accordé une diminution de peine "globale", comprenant tant l'art. 48 let. e CP que la violation du principe de la célérité, pour en définitive prononcer une peine de 150 jours-amende à l'encontre du recourant. On précisera que le montant du jour-amende, fixé à 30 fr., n'est pas contesté en instance fédérale.