Citation: 1A.127/2005 01.06.2005 E. 3

Le recourant soutient aussi qu'en raison de son activité d'informateur ou d'agent infiltré, il risquerait la mort s'il était remis aux autorités françaises. Il se déclare prêt à purger sa peine en Suisse et menace de se suicider en cas contraire. 3.1 Les allégations du recourant ne sont toutefois nullement étayées. Par ailleurs, rien ne permet de penser que les autorités de détention françaises ne sont pas à même de garantir la sécurité des personnes incarcérées. 3.2 Selon l'art. 37 EIMP, l'extradition peut être refusée si la Suisse est en mesure d'assumer la poursuite de l'infraction ou l'exécution du jugement rendu dans l'Etat requérant et que le reclassement de la personne poursuivie le justifie. Ces conditions ne sont pas réalisées: les autorités suisses ne sont pas à même, faute d'un for adéquat, de reprendre la procédure pénale dirigée contre le recourant; celui-ci a déjà notamment fait l'objet de jugements par défaut, et c'est aux autorités judiciaires de l'Etat requérant qu'il appartiendra de statuer sur les oppositions que le recourant a d'ores et déjà formées. Par ailleurs, les craintes exprimées par le recourant n'ont rien à voir avec le reclassement social: le recourant n'a aucune attache familiale, professionnelle ou sociale en Suisse. Des menaces de suicide, dont l'OFJ a d'ailleurs tenu compte en informant les autorités pénitentiaires ainsi que les autorités de l'Etat requérant, ne sauraient constituer un motif pour faire échec à une demande d'extradition.