Citation: 1C_155/2022 E. 4.5

4.5. La recourante ne conteste pas qu'elle exerce la fonction d'analyste auprès du SRC et que, à ce titre, elle a accès à des informations hautement sensibles, y compris à des informations classifiées SECRET, à savoir des informations dont la prise de connaissance par des personnes non autorisées peut porter un grave préjudice aux intérêts du pays (cf. art. 5 al. 1 de l'ordonnance du 4 juillet 2007 concernant la protection des informations de la Confédération [OPrI, RS 510.411]) (cf. arrêt attaqué consid. 4.3). La recourante fait en revanche grief au Tribunal administratif fédéral d'avoir retenu qu'elle présentait un risque pour la sécurité. Elle conteste notamment le risque que représente son ex-compagnon; elle reproche sur ce point à l'instance précédente d'avoir considéré que son ex-compagnon serait en prise avec des activités criminelles et souligne que les déclarations de ce dernier au sujet de l'organisation X.________ ne seraient que des provocations ne reposant sur aucun élément concret. La recourante soutient par ailleurs qu'il faudrait relativiser la pression qu'elle subirait dès lors que ce ne serait pas la première fois qu'un collaborateur du SRC vivrait une procédure de séparation et de divorce compliquée et qu'elle serait capable de faire la distinction entre sa vie privée et sa vie professionnelle. La recourante ajoute qu'elle n'aurait qu'à une seule et unique reprise, soit juste après la perquisition du 3 juin 2020, omis d'informer son employeur des événements qu'elle vivait; elle reproche à l'instance précédente d'avoir considéré qu'elle n'avait pas informé son employeur de la tentative d'enlèvement de sa fille et des menaces proférées par son ex-partenaire. Enfin, la recourante relève que la perte de réputation ou de valeur médiatique n'est pas déterminante dans ce contexte.