Citation: 8C_485/2014 E. 4.3

4.3. De son côté, la recourante invoque une constatation arbitraire des faits, ainsi qu'une appréciation insoutenable des preuves par la cour cantonale. Par un premier moyen, elle reproche à la juridiction précédente d'avoir nié toute valeur probante aux conclusions du docteur I.________ en retenant que le diagnostic de tendinopathie calcifiante était erroné ou, à tout le moins, peu précis. Elle fait valoir que l'interprétation par la cour cantonale des examens du 28 janvier 2012 et de l'échographie du 1 er février suivant n'est pas convaincante et ne permet pas de mettre en doute les conclusions qu'en tire le docteur I.________. En particulier, ce médecin relève à bon escient que les imageries réalisées ont permis d'exclure une lésion traumatique, ce dont les premiers juges ne tiennent pas compte. En outre, les avis des docteurs D.________, F.________, G.________ et H.________ sont parfaitement superposables au point de vue du docteur I.________. Ainsi, lors de l'audience d'enquêtes du 5 mai 2014, le docteur G.________ a posé également le diagnostic de tendinopathie calcifiante de l'épaule et attesté l'existence d'une atteinte antérieure, asymptomatique, qui avait pu être décompensée par l'accident. De son côté, le docteur H.________ a indiqué que les symptômes (fourmillements de la main) ne provenaient pas de l'épaule mais exclusivement du poignet et qu'il n'y a pas de lien entre une tendinite calcifiante de l'épaule et un syndrome du tunnel carpien, sous réserve des cas d'immobilisation de l'épaule ou du bras. Or, la recourante relève qu'une telle immobilisation n'a pas eu lieu en l'espèce. Cela étant, elle soutient que le point de vue du docteur I.________ a pleine valeur probante en tant que ce médecin a conclu à l'existence d'une tendinopathie calcifiante de l'épaule, ainsi qu'à l'absence d'élément établissant une aggravation anatomique significative.