Citation: 8C_554/2022 E. 1

Contrairement à ce que soutient la recourante, le docteur D.________ a été cohérent et constant dans ses rapports des 24 mai 2020 et 23 avril 2021. Il a en particulier constaté que l'IRM réalisée neuf mois après l'événement du 8 mai 2018 avait mis en évidence une déchirure ancienne du LCA, qui - en l'absence de tout épanchement - ne pouvait en l'occurrence pas être rattachée à cet événement, mais constituait une pathologie qui s'était progressivement développée à cause de la déformation très importante du genou gauche (plus marquée que celle du genou droit). Tenant compte du caractère anodin des deux événements accidentels de 2007 et 2018, des éléments radio-cliniques, des courtes périodes d'incapacité de travail et des importantes pathologies préexistantes (obésité, déviation sévère de l'axe de la jambe vers l'intérieur), le docteur D.________ est parvenu à la conclusion que l'événement du 8 mai 2018, qui s'est soldé par une contusion ou distorsion bénigne du genou gauche, a transitoirement (soit pendant une durée de trois mois) décompensé l'état de celui-ci. En l'absence d'un avis médical contraire, c'est à bon droit que la cour cantonale s'est fondée sur l'appréciation du docteur D.________, sans qu'il fût nécessaire d'administrer des preuves supplémentaires (cf. ATF 148 V 356 consid. 7.4 sur l'appréciation anticipée des preuves), et a retenu que l'intimée était fondée à mettre un terme au versement des prestations d'assurance six mois après l'événement du 8 mai 2018.