Citation: 5A_757/2020 E. B

B.a. B.a.a. Le 10 décembre 2014, A.________ a ouvert action devant la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud (ci-après: chambre patrimoniale) par le dépôt d'une demande à l'encontre, entre autres, de B.________ et C.________. Elle a conclu à ce que sa revendication formée dans la faillite prononcée le 13 novembre 2019 ( recte : 2013) à l'encontre de E.________ et ayant pour objet les biens inventoriés le 4 juillet 2014 soit admise, à ce qu'elle soit reconnue propriétaire des biens revendiqués selon cet inventaire et à ce que ces biens soient soustraits à la liquidation opérée dans le cadre de la faillite. B.a.b. Un mandat d'expertise a été confié à F.________, expert comptable et expert fiscal diplômé, en vue de déterminer si les comptes de E.________ et les pièces justificatives prouvaient l'acquisition par A.________ des oeuvres et objets qu'elle revendiquait. Dans son rapport du 30 novembre 2017, l'expert a considéré que des ventes avaient été conclues entre la demanderesse et la Galerie D.________. Il ne pouvait cependant pas confirmer que les versements effectués par la demanderesse en étaient la contre-prestation. D'une manière générale, il a constaté l'existence de factures pour l'achat des oeuvres figurant sur l'inventaire de revendication et que des paiements de montants plus ou moins correspondant aux achats qui avaient été effectués. Toutefois, il n'était souvent pas possible de constater qu'un paiement en particulier concernait une facture spécifique. A plusieurs reprises, une facture portait la même date que le versement bancaire; cela permettait de supposer que l'achat était la conséquence d'un versement d'argent et non le contraire, comme cela se produisait dans une relation d'achat habituelle. Le 12 mars 2018, l'expert a déposé un rapport d'expertise complémentaire, constatant des ventes pour un montant total de 394'400 fr. sur factures ou quittances. Il avait identifié des preuves de paiements pour 74'800 fr. Les justificatifs ne permettaient pas de confirmer formellement que les autres versements étaient spécifiquement liés aux ventes, malgré le fait que des paiements de montants plus ou moins correspondant aux achats avaient été observés. Les prix facturés étaient notablement plus élevés que les valeurs estimées par un expert antiquaire. B.a.c. Par jugement du 8 juillet 2019, dont les motifs ont été expédiés pour notification aux parties le 22 novembre 2019, la chambre patrimoniale a, entre autres, admis la revendication élevée par A.________ dans la faillite de E.________ sur les tableaux du peintre G.________ intitulés "... ", "... ", "... ", "... ", "... " et "... " ainsi que sur le surmoulage en plâtre "... " de H.________, inventoriés sous n° II/104, II/10 et II/187, dont elle a reconnu la demanderesse propriétaire (I), a ordonné que ces objets soient soustraits à la liquidation opérée dans le cadre de la faillite (II) et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (VI). B.b. Par acte du 9 janvier 2020, A.________ a interjeté un appel devant la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: cour d'appel civile). Par écriture du 6 juillet 2020, elle a aussi requis la suspension de la procédure d'appel jusqu'à droit connu sur la motivation du jugement du Tribunal correctionnel de l'Est vaudois du 1er juillet 2020 la libérant de toute accusation en lien avec la faillite de E.________, afin de compléter ses moyens en tenant compte des faits constatés par le juge pénal. Par décision du 9 juillet 2020, le Juge délégué de la cour d'appel civile a rejeté cette requête. Par arrêt du 14 juillet 2020, la cour d'appel civile a rejeté l'appel.