Citation: 2C_353/2023 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, la Cour de justice a relevé que le recourant était arrivé en Suisse à l'âge de 36 ans, après avoir passé toute sa vie en Serbie, et qu'il avait conservé des attaches avec son pays d'origine. Elle a considéré que la réintégration du recourant en Serbie n'apparaissait ainsi pas fortement compromise. Le recourant ne conteste pas devant le Tribunal fédéral cette conclusion, dont on ne voit pas de motif de s'écarter. En ce qui concerne l'état de santé du recourant, la Cour de justice a retenu que le suivi psychiatrique et psychothérapeutique intégré (pharmacothérapie et psychothérapie) du recourant pourrait se poursuivre en Serbie et les éventuelles crises en lien avec le diabète être prises en charge par des établissements locaux. La Cour de justice a par ailleurs estimé que les idées noires et suicidaires évoquées par la psychiatre du recourant ne conduisaient pas à retenir un risque de mise en danger concrète pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine. Au contraire, la psychiatre du recourant avait insisté, dans un certificat médical du 30 mai 2022, sur l'importance pour son patient de pouvoir rendre visite à sa famille en Serbie. Sur le vu de ces faits, c'est à juste titre que le recourant ne prétend pas devant le Tribunal fédéral que son état de santé constituerait une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI.