Citation: 9C_718/2024 E. 1

Dans l'arrêt attaqué du 26 novembre 2024, la juridiction cantonale a déclaré irrecevable le recours formé contre la décision incidente de l'intimé du 22 octobre 2024 refusant de prendre en charge les frais du rapport médical du professeur B.________ et du docteur C.________. Statuant sur une décision incidente, cet arrêt constitue donc aussi une décision de même nature, contrairement à l'opinion de la recourante qui soutient à tort qu'il s'agit d'une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. L'entrée en matière immédiate sur ce point s'opposerait au principe selon lequel le Tribunal fédéral ne devrait s'occuper d'une affaire qu'une seule fois (consid. 1 supra); elle impliquerait l'examen à ce stade de la prise en charge des frais de la mesure d'instruction prise spontanément par la recourante (la réalisation d'une expertise privée). Par ailleurs, la recourante n'établit pas que l'arrêt attaqué lui causerait un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, ouvrant à ce stade la voie du recours en matière de droit public. L'existence d'un tel préjudice n'est pas non plus manifeste. Selon la jurisprudence (ATF 142 V 551 consid. 3.2 précité; 137 V 57 consid. 1.1; arrêt 8C_697/2024 du 6 janvier 2025 consid. 5.1 et les références), il sera loisible à la recourante de contester le refus de la prise en charge par l'intimé des frais du rapport médical dans la suite de la procédure, que la décision finale soit contestée sur le point principal ou uniquement sur la question accessoire restée litigieuse (cf. ATF 142 II 363 consid. 1.3; arrêt 8C_697/2024 précité consid. 5.3.1 et les références). Concrètement, cela signifie que la recourante pourra saisir le Tribunal cantonal d'un recours contre la décision incidente du 22 octobre 2024, soit de manière indépendante dans un délai de trente jours (art. 60 LPGA) à compter de la notification de la décision administrative qui sera rendue à la suite de l'arrêt de renvoi du 29 avril 2024, soit avec la nouvelle décision administrative de l'intimé si elle était déférée à l'instance cantonale (art. 46 PA en relation avec l'art. 55 al. 1 LPGA; arrêt 9C_929/2015 précité consid. 3.3).