Citation: 5A_1008/2015 E. 3.4.1

3.4.1. Dans la mesure où le recourant soutient, au demeurant de manière largement appellatoire (art. 106 al. 2 LTF, cf. supra consid. 2), que le mariage n'a pas marqué de son empreinte la situation financière des parties, son grief est sans pertinence. Sa critique - non formulée devant l'autorité cantonale (cf. supra consid. 2.1) - en lien avec la violation arbitraire de l'art. 125 al. 3 ch. 2 CC tombe également à faux, s'agissant, en l'espèce, d'une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale et non de divorce. Au vu des principes susmentionnés (cf. supra consid. 3.3.1), la cour cantonale a à juste titre statué sur la base de l'art. 163 CC et non de l'art. 125 CC. Au demeurant, le fait que la juridiction précédente ait retenu, au stade de la vraisemblance, que la convention commune des parties n'était pas celle d'une indépendance complète n'apparaît pas arbitraire, dès lors que le recourant reconnaît lui-même que pendant la vie commune, l'épouse ne versait rien pour le loyer et qu'il a subvenu à ses besoins primaires pendant un peu plus de trois ans. Le fait que la convention initiale des époux aurait été différente - ce qui ne ressort au demeurant pas de l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2) - n'est pas déterminant à cet égard.