Citation: 9C_688/2024 E. 5.3

5.3. Cette argumentation est infondée. Il n'était d'abord pas arbitraire de la part de la juridiction cantonale de considérer que les situations décrites par les médecins de D.________ et le psychiatre traitant étaient similaires. Il ressort effectivement des constatations cantonales que les difficultés relationnelles entre conjoints dans le contexte d'une éventuelle séparation ont justifié la demande de soins psychiatriques tant auprès du docteur E.________ qu'auprès des doctoresses B.________ et C.________. Contrairement au psychiatre traitant, les médecins de D.________ ont certes retenu une pathologie psychique (épisode dépressif moyen), dont ils ont fixé l'apparition au début de leur traitement en juin 2022. Les doctoresses B.________ et C.________ ne se sont toutefois pas prononcées expressément sur l'évolution de l'incapacité de travail en lien avec cette pathologie. Elles ont seulement attesté une incapacité totale de travail dans l'activité habituelle, de manière générale, et dans une activité adaptée, au moment de la rédaction de leur rapport. Dans ces circonstances, il n'était pas insoutenable de retenir une amélioration de la situation à la fin de l'année 2022, comme l'a fait le tribunal cantonal en se référant aux bénéfices tirés du traitement anxiolytique et à l'interruption du suivi entre mi-décembre 2022 et mi-mars 2023. Conformément à ce que soutient en revanche l'assuré, les bénéfices tirés du traitement médicamenteux et l'interruption du suivi médical ne semblent pas permettre de retenir de façon certaine une amélioration durable de la situation dans la mesure où les médecins de D.________ ont fait état d'une reprise du suivi médical dès avril 2023 dans le contexte d'une concrétisation de la question de la séparation avec une péjoration de la thymie et une majoration du traitement anti-dépresseur. Quoi qu'il en soit, on relèvera que ces différents éléments d'appréciation ne sont pas déterminants en l'occurrence. Se fondant sur le rapport des doctoresses B.________ et C.________, les premiers juges ont constaté que le recourant arrivait à payer les factures importantes, malgré l'existence de difficultés liées aux tâches administratives, et qu'il bénéficiait de l'aide d'un assistant social (en lien avec les poursuites dont il était l'objet). On ne saurait dès lors valablement reprocher à la juridiction cantonale d'en avoir déduit que l'assuré était capable de s'orienter dans la procédure sans l'assistance d'un avocat en dépit des troubles psychiques retenus et que le rapport des médecins de D.________ ne justifiait pas la révision de l'arrêt du 23 mars 2023.