Citation: 4D_15/2024 E. B

B.a. Au bénéfice d'une autorisation de procéder, A.________, représenté par un nouvel avocat, a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une demande dirigée contre B.________ en vue d'obtenir le paiement du montant total, au dernier état de ses conclusions, de 13'468 fr. avec intérêts. Cette somme correspondait à 8'300 fr. à titre d'honoraires payés jusqu'au 4 octobre 2012, 860 fr. à titre de frais judiciaires mis à sa charge dans la décision neuchâteloise, et 4'308 fr. à titre d'" honoraires avant procès " de son nouveau représentant. Selon A.________, B.________ avait engagé sa responsabilité contractuelle de mandataire en ayant requis des mesures provisionnelles vouées à l'échec. Une audience s'est tenue le 25 février 2020, à laquelle A.________ s'est présenté. Par la suite, deux audiences fixées ont été annulées, le conseil d'A.________ ayant informé que son client, personne vulnérable résidant au sud de la France, ne pourrait y participer en raison de son état de santé et/ou des mesures COVID prises dans le domaine des transports. Il a demandé à ce que les prochains débats aient lieu par vidéoconférence ou qu'ils soient renvoyés, dans la mesure où il était essentiel que l'audition des parties ait lieu en contradictoire compte tenu de leurs versions divergentes. B.________ s'est opposé à la tenue d'une audience par vidéoconférence. Le Tribunal a adressé une citation à comparaître aux parties pour le 14 septembre 2021, précisant que la comparution personnelle des parties était exigée. Par courrier du 8 septembre 2021, le conseil d'A.________ a informé le Tribunal que l'état de santé de son client ne lui permettait pas de se présenter à cette audience. Son client souhaitait être présent lors des interrogatoires. Il a sollicité le renvoi de l'audience dès lors que sa partie adverse continuait à s'opposer à une visioconférence. Il a produit un certificat établi par le médecin traitant du client, indiquant que ce dernier, âgé de 72 ans, ne pouvait pas se déplacer pour raison médicale. Lors de l'audience du 14 septembre 2021, le Tribunal a procédé à l'audition de B.________ et du témoin E.________, en l'absence d'A.________. Par courrier du 10 novembre 2021, le conseil d'A.________ a, à la demande du Tribunal, indiqué que son client était dorénavant officiellement domicilié en France. Il a par la suite à nouveau sollicité une audition par visioconférence. Par ordonnance du 30 novembre 2021, le Tribunal a décerné une commission rogatoire aux fins d'interroger A.________. À cet effet, le Tribunal judiciaire de Nice a tenu une audience le 23 septembre 2022, à laquelle l'intéressé ne s'est pas présenté. Quelques jours auparavant, son conseil avait transmis au Tribunal genevois et au Tribunal français un certificat médical, selon lequel l'intéressé était inapte à se déplacer pour une durée estimée de trois mois. Par ordonnance du 18 octobre 2022, le Tribunal genevois a constaté que l'audition d'A.________ ne pouvait être exécutée, a clos la phase d'administration des preuves et a fixé l'audience de plaidoiries finales. Par jugement du 23 janvier 2023, le Tribunal a débouté A.________ de toutes ses conclusions. B.b. Par arrêt du 6 décembre 2023, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel d'A.________ et a confirmé le jugement attaqué. Elle n'a pas donné suite à l'audition qu'il avait préalablement sollicitée.