Citation: 8C_600/2008 06.02.2009 E. 5

5.1 Les allégations du recourant ne permettent pas de s'écarter du point de vue des premiers juges selon lequel l'assuré dispose d'une expérience en matière de vente, de gestion, de management dans les secteurs médical et pharmaceutique, suffisante pour retrouver un emploi indépendamment de la formation dont il a demandé la prise en charge. Ainsi, l'assuré a travaillé du 15 novembre 2000 au 31 décembre 2001 en qualité de « Key Account Manager » et du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2006 en qualité de responsable régional pour la Suisse romande au service de l'entreprise actuellement dénommée W.________ AG. Compte tenu du parcours professionnel de l'assuré, le cours « CESA Marketing » paraît certes un complément utile, de nature à améliorer son aptitude au placement. Il ne constitue toutefois pas une mesure nécessaire à la réinsertion de l'assuré sur le marché du travail. Quoi qu'il en soit, une pratique restrictive se justifie lorsqu'il s'agit de cours suivis à l'étranger, étant donné les difficultés que présentent dans ce cas l'examen de la qualité et du caractère approprié à son but du cours envisagé, ainsi que le contrôle de la fréquentation effective du cours par l'assuré (BORIS RUBIN, Assurance-chômage, Droit fédéral, Survol des mesures cantonales, Procédure, 2ème éd. Zurich 2006, no 7.2.3.5, p. 606). En outre, le séjour de celui-ci à l'étranger entrave dans une certaine mesure la recherche d'un emploi, puisqu'il entraîne l'éloignement de l'intéressé du marché suisse du travail. A cela s'ajoute le fait que l'assuré n'a droit qu'aux mesures nécessaires, aptes à atteindre le but de la reconversion, du perfectionnement ou de l'intégration professionnels, mais non pas à celles qui paraissent les meilleures selon les circonstances du cas concret (THOMAS NUSSBAUMER, Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Band XIV, Soziale Sicherheit, 2ème éd., no 667; RUBIN, op. cit., no 7.2.3.4, p. 605). En conséquence, des cours de formation à l'étranger ne peuvent être mis à la charge de l'assurance-chômage que s'il n'existe pas en Suisse de moyens utiles et adéquats d'atteindre le but visé par un tel cours (cf. arrêts [du Tribunal fédéral] C 172/06 du 12 juillet 2007; arrêts du [Tribunal fédéral des assurances] C 44/04 du 8 juin 2004 et C 124/01 du 18 mars 2002; NUSSBAUMER, op. cit., no 693). Rien de tel n'est établi en l'espèce. 5.2 Les allégations du recourant ne permettent pas non plus de s'écarter du point de vue de la juridiction cantonale en ce qui concerne la portée de l'autorisation de participer au cours accordée par le conseiller en placement sous l'angle du principe de la bonne foi. En l'occurrence, il y a lieu de constater que le recourant n'a pas subi de préjudice du fait de l'accord donné par son conseiller le 16 mai 2007. En effet, en ce qui concerne le premier module, les frais de déplacement et de repas ont été pris charge par l'assurance-chômage. Pour ce qui est des deux autres modules, l'assuré a suivi cette formation de sa propre initiative dans la mesure où il était en possession de la décision du 6 juin 2007 par laquelle l'ORP a refusé de financer le cours « CESA Marketing ». Par ailleurs, il ressort des constatations des premiers juges que la caisse a payé les indemnités journalières pour l'ensemble de la formation en France (trois semaines au total). Le recourant ne prétend pas que la caisse aurait exigé le remboursement de ces indemnités. Dans l'hypothèse où une telle situation se présenterait, elle devrait faire l'objet d'une autre procédure.