Citation: 1B_78/2015 E. A

A.________ est en détention provisoire depuis le 30 janvier 2015, sous les préventions de brigandage (non armé), actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement, contrainte sexuelle, désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel et infractions à la LStup ainsi qu'à la LEtr. En substance, il lui est notamment reproché d'avoir, durant la nuit du 12 au 13 septembre 2014, introduit son sexe dans le vagin d'une femme alors qu'elle dormait, cette dernière lui ayant dit auparavant ne pas vouloir entretenir de relations sexuelles avec lui, puis de l'avoir contrainte à une relation anale à son réveil. Le 4 avril 2014, il se serait introduit dans la chambre où une autre femme dormait chez des amis après une fête et aurait touché sa poitrine alors qu'elle était endormie. En août 2014, il se serait masturbé devant une troisième femme qui dormait avec son ami dans la même chambre que le prévenu. Le 11 janvier 2015, il aurait volé le portemonnaie (contenant 750 fr.) d'un hommeen le faisant tomber; dans sa chute, la victime aurait heurté la tête au pot d'échappement d'une voiture. A.________ a fait l'objet de diverses condamnations depuis 2002 pour des infractions contre le patrimoine (vols et brigandage) et des infractions à l'intégrité sexuelle. Il a en particulier été condamné le 23 octobre 2009 par le Tribunal correctionnel du district de La Chaux-de-Fonds pour remise de substances nocives à des enfants, actes d'ordre sexuel avec une enfant, contrainte sexuelle, désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel et infractions graves à la LStup, à une peine privative de liberté de quatre ans et demi; seule la question de l'internement au sens de l'art. 64 CP assortissant cette peine de prison a été contestée; à la suite de divers recours (cf. notamment arrêts du Tribunal fédéral 6B_313/2010 du 1 er octobre 2010 et 6B_705/2013 du 10 décembre 2013) et compléments d'expertise, la mesure d'internement a été annulée et un traitement ambulatoire des addictions a été ordonné par jugement du 30 janvier 2015 du Tribunal cantonal neuchâtelois, une mesure institutionnelle étant toutefois réservée.