Citation: 2C_261/2023 E. 4.1

4.1. La première question formulée par les recourants porte sur la portée des principes de spécialité et de subsidiarité et sur le point de savoir si le premier l'emporte sur le second lorsque les tiers non concernés font aussi l'objet d'un contrôle fiscal. Ils relèvent que les recourants 7, 8, 9, et 10 feraient l'objet d'une procédure de contrôle fiscal en France pour les années 2012 à 2020, de sorte que l'autorité requérante connaissait les liens les unissant aux époux A.________. Cependant, les recourants 7, 8, 9, et 10 n'ont pas été inclus dans les deux demandes d'assistance litigieuses, alors qu'ils auraient pu l'être si l'autorité requérante avait voulu obtenir des renseignements concernant les époux A.________. Ceci démontrerait que l'autorité requérante n'a pas épuisé toutes les sources habituelles de renseignement pour obtenir les informations requises relatifs aux intéressés, en violation du principe de subsidiarité. La question se poserait dès lors de savoir si le principe de spécialité à l'encontre des époux A.________ permet de justifier une telle violation du principe de subsidiarité. Il s'agirait du reste d'un cas particulièrement important compte tenu de l'incertitude qu'il crée et du fait qu'il pourrait fréquemment se reproduire.