Citation: 6B_1342/2020 E. B

Statuant par arrêt du 12 octobre 2020 sur les appels formés par B.________ et A.________ contre ce jugement, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice cantonale a admis celui de B.________ et a rejeté celui de A.________. Le jugement du 30 avril 2020 a été réformé en ce sens que B.________ était condamné pour tentative de brigandage à une peine privative de liberté de 3 ans, que les sursis qui lui avaient été octroyés lors de trois précédentes condamnations pénales n'étaient pas révoqués, que le délai d'épreuve du sursis antérieur portant sur une peine privative de liberté de 18 mois était néanmoins prolongé de 2 ans et 6 mois et qu'il devait se soumettre à une assistance de probation, l'intéressé étant tenu, au titre de règle de conduite, de poursuivre le suivi thérapeutique entrepris et de transmettre au service de probation une attestation trimestrielle. Le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.________, C.________ et A.________ se sont retrouvés le 26 septembre 2019 en début d'après-midi à Genève. A cette occasion, A.________ a proposé aux deux autres de s'emparer de l'argent détenu par un employé du bureau de change " E.________ " du quartier des Pâquis, en s'en prenant à lui au moment où il devait procéder au transfert de ces espèces, estimées à un montant de 70'000 fr., dans une autre succursale située à la rue du Mont-Blanc. Il leur avait décrit les détails du plan, en leur précisant le moment et le lieu de l'intervention ainsi qu'en leur permettant d'obtenir l'équipement nécessaire, à savoir notamment un spray au poivre, des gants et un cache-cou. B.b. Le même jour, en début de soirée, C.________ et B.________ se sont postés sur des trottoirs opposés de la rue Alfred-Vincent, le premier se positionnant à hauteur de la rue Charles-Cusin, tandis que le second le faisait à mi-hauteur entre la rue Charles-Cusin et celle des Pâquis. Vers 18 heures 55, B.________ a repéré D.________, employé du bureau " E.________ ", qui circulait à vélo sur la rue Alfred-Vincent en provenance de la rue des Pâquis. Il l'a alors poursuivi, puis, parvenu à sa hauteur, lui a donné un coup dans le dos, le faisant chuter. Une fois D.________ à terre, B.________ l'a secoué de droite à gauche, puis l'a agrippé par son gilet, où l'argent était supposé se trouver, avant de le projeter au sol. Constatant que le gilet ne contenait en réalité pas d'argent, B.________ a alors tenté de quitter précipitamment les lieux. Il a néanmoins été interpellé immédiatement par des policiers qui avaient assisté à l'attaque après que leur attention avait été attirée par le comportement suspect de B.________ et C.________ aux abords de la rue Alfred-Vincent. B.c. C.________ est pour sa part parvenu à quitter les lieux sans être inquiété. Il a cependant été filmé par des caméras de surveillance en train de se diriger vers la gare de Genève-Cornavin avec un " troisième homme ", puis de prendre un train en direction de Lausanne, où il était domicilié. Il y a été arrêté le lendemain. A.________, identifié ultérieurement comme étant le " troisième homme ", a été arrêté le 11 décembre 2019 à son lieu de travail, à Genève. Il s'est depuis lors trouvé en détention, provisoirement, puis pour des motifs de sûreté, jusqu'au 11 juin 2020. B.d. Ensuite des faits, D.________, né en 1961, a été hospitalisé durant une semaine. Les certificats médicaux produits faisaient état d'un polytraumatisme thoracique après une chute à vélo avec " réception dorsale sur le volant du vélo ", lui ayant causé la fracture de sept côtes, ainsi que de contusions pulmonaires ayant provoqué une " sensation de souffle court ". Il a par la suite été en arrêt maladie durant cinq mois en raison d'une " détresse psychologique importante liée à l'agression ".