Citation: 7B_635/2024 E. B

B.a. Le 5 mars 2024, le Ministère public a avisé le Procureur général du canton de Vaud (ci-après: le Procureur général) de l'ouverture d'une instruction pénale contre A.________ pour lésions corporelles qualifiées, ainsi que de son opposition à la communication au sens de l'art. 75 al. 4 CPP. B.b. Par ordonnance du 21 mars 2024, le Procureur général a dit que le DEF devait se voir communiquer l'ouverture de l'instruction pénale visant A.________ pour les faits du 1er janvier 2024. Le Procureur a considéré que les faits reprochés au prénommé entraient dans le cadre des infractions pour lesquelles le Ministère public était tenu de renseigner le DEF. A.________ travaillait en qualité d'enseignant remplaçant; en raison de sa fonction, il était attendu de lui un comportement exemplaire compte tenu de l'ascendant et de l'influence qu'il exerçait sur ses élèves. En outre, les faits reprochés paraissaient être constitutifs de lésions corporelles simples qualifiées et l'intéressé avait des antécédents en matière de violence domestique. Si les faits sous enquête ne s'étaient pas déroulés sur le lieu de travail, ils semblaient répétitifs, inquiétants et de nature à questionner sur la capacité de celui-ci à gérer une classe et à garder son sang-froid lors de situations conflictuelles et stressantes. L'intérêt public à la communication au DEF l'emportait donc sur l'intérêt privé de A.________. B.c. Par arrêt du 12 avril 2024, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Chambre des recours pénale) a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance.