Citation: 9C_357/2023 E. 4.3

4.3. C'est également en vain que le recourant se réfère à l'ATF 142 V 12 pour affirmer qu'à supposer qu'un revenu hypothétique pour son épouse dût être pris en considération, il eût fallu prévoir un délai de transition d'une certaine importance. Selon la jurisprudence, un délai de transition réaliste pour la prise exigible d'une activité lucrative (ou l'augmentation du taux d'activité) permettant de tenir compte d'un revenu hypothétique du conjoint (non-invalide) dans le cadre d'une première demande de prestations complémentaires ou lorsque des prestations sont en cours (à ce sujet, cf. ATF 142 V 12 consid. 3.2 et 5.4 et les arrêts cités) doit être accordé lors de la fixation du revenu en cause (arrêt P 28/04 du 30 août 2004 consid. 2.2). Ce délai ne joue pas de rôle dans le cadre d'une éventuelle demande de restitution de prestations - fixées en fonction d'un tel revenu - versées indûment. Or en l'occurrence, la décision initiale tenant compte d'un revenu hypothétique pour l'épouse du recourant (et incluant les calculs opérés à cet égard) a été rendue par l'intimée le 6 février 2017. Pour cette raison déjà, l'argumentation subsidiaire du recourant est mal fondée, tout comme son affirmation selon laquelle la prise en compte d'un revenu hypothétique pour son épouse serait intervenue "[d]u jour au lendemain". Dans la mesure où la décision du 6 février 2017 n'a pas été contestée par l'assuré, elle est entrée en force.