Citation: 9C_589/2014 E. B

A.________ a déféré cette décision à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, en concluant à son annulation, à la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire et à l'octroi d'un trois-quarts de rente au minimum. L'assurée a comparu personnellement le 12 octobre 2011. Elle a notamment déclaré qu'elle avait travaillé à 100 % jusqu'à la naissance de son deuxième fils en 2000, et qu'elle avait ensuite diminué son activité à 50 % pour raisons de santé jusqu'en 2007. En arrêt complet de travail depuis janvier 2008, elle avait repris une activité de dame de compagnie en 2009, à raison de 7 heures hebdomadaires. La juridiction cantonale a mis en oeuvre une expertise bidisciplinaire (rhumatologique et psychiatrique). Les docteurs B.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales, et C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont attesté qu'une activité lucrative est raisonnablement exigible du point de vue somatique et psychique, qu'elle doit être légère du fait des limitations somatiques (pas de port de charges lourdes, pas de position longtemps maintenue) et qu'elle ne peut pas dépasser un taux de 50 % en raison des troubles psychiatriques (consilium du 25 septembre 2013). Par jugement du 18 juin 2014, la Cour de justice a retenu que l'assurée aurait travaillé à plein temps sans l'atteinte à la santé et qu'elle subissait une perte de gain de 58 %. Elle a dès lors admis partiellement le recours, reconnu le droit de l'assurée à une demi-rente d'invalidité dès le 1 er juillet 2009, condamné l'office AI aux dépens (3'000 fr.), mis les frais de l'expertise judiciaire (6'446 fr.) ainsi que l'émolument judiciaire (1'000 fr.) à charge de l'office AI.