Citation: 2C_89/2024 E. 5.2

5.2. En tant qu'elle doit être considérée comme une plainte, plus précisément, au vu de son contenu, comme une action en responsabilité dirigée contre le Secrétariat d'Etat aux migrations et le Tribunal administratif fédéral, l'écriture du requérant doit également être déclarée irrecevable. En effet, selon l'art. 120 al. 1 let. c LTF, le Tribunal fédéral connaît par voie d'action en instance unique des prétentions portant sur des dommages-intérêts ou sur une indemnité à titre de réparation morale résultant de l'activité officielle de personnes visées à l'art. 1, al. 1, let. a à cbis de la loi fédérale du 14 mars 1958 sur la responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses fonctionnaires (LRCF; RS 170.32). Or, selon la procédure prévue par l'art. 20 al. 2 LRCF, les demandes d'indemnisation doivent être présentées au Département fédéral des finances (art. 20 al. 2 LRCF), qui statue par une décision sujette à recours (art. 10 al. 1 LRCF et art. 2 al. 3 de l'ordonnance du 30 décembre 1958 relative à la loi sur la responsabilité [OLRCF; RS 170.321]), après avoir, le cas échéant, consulté l'organe dont relève le domaine ayant donné lieu à la contestation (art. 2 al. 2 in fine OLRCF; voir sur l'ensemble de la procédure : arrêt 2E_1/2023 du 23 février 2023 consid. 2.3). En l'occurrence, à supposer que le recourant souhaite intenter une action en responsabilité contre le Secrétariat d'Etat aux migrations et le Tribunal administratif fédéral, il s'est adressé à tort directement au Tribunal fédéral. Il devait d'abord déposer une telle requête au Département fédéral des finances (cf. art. 20 al. 2 LRCF).