Citation: 6B_1410/2020 E. B

Statuant par jugement du 21 octobre 2020, la 2e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a partiellement admis l'appel formé par A.________ contre le jugement du 16 août 2019. Celui-ci a été réformé, outre sur ses aspects en lien avec la répartition des frais de procédure, en ce sens que A.________ était acquitté du chef de recel par métier, qu'il était condamné pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants, infractions à l'ancienne loi fédérale sur les étrangers et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants à une peine privative de liberté de 33 mois, la peine étant ferme à raison de 16 mois et demi et le solde avec sursis pendant 4 ans, ainsi qu'à une amende de 500 fr., les conclusions civiles des parties plaignantes étant par ailleurs rejetées. Le jugement du 16 août 2019 a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.a.a. A partir du mois de mars 2015 et jusqu'en octobre 2018, A.________ a activement participé à un trafic de produits cannabiques (marijuana, haschich) en vendant, avec au moins six autres personnes, une quantité minimale de 39.6 kilogrammes de marijuana et de haschich, ce qui lui a permis de réaliser durant cette période, avec ses comparses, un chiffre d'affaires de l'ordre de 400'000 fr., le bénéfice obtenu ayant été d'au minimum 89'100 francs. Les ventes étaient effectuées dans un premier temps à la rue B.________, à C.________, puis dans l'appartement que A.________ louait à la rue D.________, également à C.________, cet endroit étant devenu au fil du temps un lieu d'approvisionnement connu des consommateurs de cannabis, qui était exploité à la manière d'un magasin ouvert en permanence. En effet, lorsque A.________ était absent, notamment parce qu'il travaillait ou se trouvait à l'étranger, en particulier en Algérie, une autre personne, parmi ses connaissances, reprenait le trafic et vendait à sa place. B.a.b. Alors que A.________ savait que ces personnes séjournaient illégalement en Suisse et qu'il rendait ainsi plus difficile leur interpellation et leur renvoi du territoire suisse, il a hébergé, dans son appartement de la rue D.________, E.________, entre le début de l'année 2015 et le 30 octobre 2018, F.________ entre le début du mois de mars 2016 et le 5 juillet 2016 et G.________ entre le 15 mai 2018 et 16 juillet 2018. B.a.c. Entre le 16 août 2016 et le 30 octobre 2018, A.________ a régulièrement consommé du haschich et de la marijuana. B.b. A.________ est un ressortissant algérien né en 1974. Arrivé en Suisse au plus tôt en 2000 après avoir vécu en Algérie et y avoir suivi une formation de pâtissier, il est titulaire d'une autorisation d'établissement (permis C). Il est le père de l'enfant H.________, née en 2005 de son union en 2003 avec I.________, de nationalité suisse, dont il est divorcé depuis 2017. Il prétend en outre être le père, avec sa nouvelle compagne J.________, de nationalité algérienne, de K.________, née en 2019, qui vit en France avec sa mère. De juillet 2003 à juillet 2017, A.________ a été mis au bénéfice de l'aide sociale. Il aurait ensuite exercé depuis novembre 2017 une activité de traducteur auprès d'une association (L.________). Disposant d'une bonne santé, il se rend très régulièrement en Algérie, où des membres de sa famille résident.