Citation: 4A_139/2021 E. 3.6

3.6. La recourante reproche enfin aux arbitres d'avoir mis à sa charge une partie des honoraires de M.________ Sàrl, que l'intimée avait mandatée pour la représenter sur le chantier. Les arbitres ont présenté la thèse de la recourante, selon laquelle ces frais étaient dus au comportement de l'intimée et de ses représentants. Ils ont néanmoins jugé qu'une partie des activités déployées par la mandataire précitée avait été liée aux violations contractuelles de la recourante. Faisant usage de leur pouvoir d'appréciation, ils ont mis à la charge de la recourante 25'689 fr. 65 des honoraires facturés. Selon la recourante, les arbitres auraient ignoré des témoignages reprochant des manquements à la mandataire précitée, laquelle n'avait au demeurant nullement mentionné dans ses factures des prestations liées à des violations contractuelles de la recourante. Sur ce point non plus, la recourante ne fournit aucun indice suggérant un oubli de certains moyens de preuve, s'agissant en particulier des témoignages verbalisés recueillis par le tribunal in corpore. Par surabondance, on objectera d'une part que le simple fait d'avoir prétendument provoqué une discussion impromptue sur des plaquettes de boîtes aux lettres ne suffit pas à établir l'incompétence de M.________ Sàrl ou des manquements caractérisés. La même remarque vaut à propos de l'aveu du directeur de cette société selon lequel elle n'avait pas transmis systématiquement à la constructrice tous les documents émanant des maîtres d'état. La recourante, une fois encore, tente de se placer sur le terrain de l'appréciation des preuves, méconnaissant la portée de l'art. 393 let. e CPC. Cet ultime moyen de fait est ainsi voué au même sort que les précédents.