Citation: 1B_307/2014 E. 3

Si, au regard des considérations précédentes (cf. consid. 2.3), le placement à Curabilis ne peut constituer une mesure de substitution à la détention provisoire, il convient d'examiner, en respect du principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention. Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si celles-ci permettent d'atteindre le même but. Tel n'est cependant pas le cas en l'espèce et le recourant ne prétend pas le contraire. Il ne critique d'ailleurs pas les constatations retenues à cet égard par la cour cantonale. Selon cette dernière, aucune mesure ne permettait de pallier le risque de réitération de comportement dangereux au vu de la complexité du cas de l'expertisé, de l'absence de rapport d'expertise définitif, de la nécessité pour les experts de disposer d'un temps d'observation clinique supplémentaire et du défaut d'indication sur le choix exact des mesures thérapeutiques à entreprendre. Il n'est au demeurant pas exclu que lorsque de telles propositions auront été formulées, un placement en institution - qui pourrait devoir débuter par un travail préparatoire à travers une hospitalisation en milieu psychiatrique tel que mentionné par les experts (cf. p. 11 de leur rapport) - puisse être envisagé à titre de mesure de substitution (cf. arrêt 1B_ 654/2011 du 7 décembre 2011 consid. 4.2, publié in Playdoyer 2012 2 51, cas où l'expert s'était déjà clairement prononcé sur la mesure à mettre en oeuvre). Partant, la Chambre pénale de recours n'a pas violé le droit fédéral en confirmant la décision de prolongation de la détention provisoire rendue par le Tmc.