Citation: 5A_429/2024 E. 6.3.2

6.3.2. Le recourant prétend que le revenu de 1'500 fr. par mois a été fixé de manière arbitraire, sans réserve ni explication plausible. Il relève qu'annualisé, ce montant était trois fois moins élevé que le chiffre d'affaires obtenu en 2018 par l'intimée après seulement quelques mois d'activités. Selon lui, la cour cantonale se livrait à d'obscures considérations en se référant à une " jurisprudence " non citée et à la prise en charge des enfants par l'intimée durant la semaine pour retenir qu'il était suffisant de prendre en compte une activité accessoire générant un revenu de 1'500 fr. jusqu'à l'entrée en secondaire de leur fille cadette. La cour cantonale ne pouvait pas, comme elle le faisait, raisonner à l'envers, en comparant le pourcentage de son activité salariée avec celle d'indépendante. Il avait été démontré que le revenu réalisé en 2018 l'avait été parallèlement à son activité de salariée exercée à 60%, tout en s'occupant des enfants. Il était par ailleurs logique que l'enclassement des enfants en école privée permettait d'alléger la prise en charge des parents, ce qui avait été voulu par les parties; la coïncidence entre le début de l'activité de médiatrice et l'enclassement des enfants à l'école privée en 2017 venait le confirmer. Le recourant fait valoir que dès lors que l'intimée avait diminué volontairement son activité de médiatrice dès 2019 pour participer à la création de F.________ SA, sans être correctement rémunérée, l'on devait lui imputer un revenu hypothétique depuis octobre 2020 à tout le moins. Il était arbitraire de s'écarter du chiffre d'affaires de 63'143 fr. obtenu en 2018, déduction faite d'un montant plausible de charges, pour déterminer les efforts que l'on pouvait attendre de l'intimée pour assumer son obligation d'entretien. L'année 2018 était déterminante puisque l'intimée ne travaillait pas encore à la constitution de la société F.________ SA et pouvait se consacrer pleinement à son activité de médiatrice en marge de son activité salariée à 60%, tout en continuant à s'occuper des enfants placés en école privée à côté de son travail. Le résultat auquel la cour cantonale arrivait choquait le sens du droit et de l'équité et consacrait une inégalité de traitement flagrante puisque l'intimée était autorisée à diminuer volontairement sa capacité contributive alors qu'il se voyait imputer un revenu qu'il n'avait jamais réalisé et supporter l'intégralité des charges extraordinaires des enfants.