Citation: 6B_773/2020 E. B

Par jugement du 27 avril 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel de A.________ ainsi que l'appel joint formé par le ministère public contre ce jugement et a confirmé celui-ci. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________, ressortissant du Kosovo, est né en 1985. Il est arrivé en Suisse en 1999. En 2008, il a épousé C.________. A.________ a notamment travaillé pour plusieurs sociétés ayant pour but l'exploitation d'une entreprise générale de construction, plâtrerie-peinture et rénovation, en particulier pour D.________ Sàrl - dont il était le seul associé gérant avec signature individuelle depuis août 2011 et qui a été déclarée en faillite le 13 février 2014 -, ainsi que pour E.________ SA, devenue F.________ SA le 11 mai 2018, dont il est le seul administrateur depuis le 21 juin 2017. Son casier judiciaire fait état d'une condamnation, en 2018, pour voies de fait et injure. B.b. A U.________ et à V.________, entre novembre 2012 et août 2013, dans le cadre d'un sinistre qui serait survenu le 14 novembre 2012 - dans lequel C.________ aurait glissé dans la rampe d'entrée de son immeuble -, les époux, agissant de concert, ont faussement annoncé à la SUVA que la prénommée travaillait pour le compte de D.________ Sàrl en qualité de secrétaire depuis le 1er mars 2012, pour un salaire mensuel brut de 5'200 fr., versé 13 fois l'an, puis pour un salaire mensuel de 7'000 fr. depuis le 1er janvier 2013. C.________ a ainsi indûment perçu des indemnités journalières perte de gain à hauteur de 45'211 fr. 95. G.________ a travaillé pour le compte de D.________ Sàrl, à partir du 1er avril 2013, en qualité de secrétaire de direction. Elle était au bénéfice d'allocations d'initiation au travail, qui étaient versées à D.________ Sàrl par l'assurance-chômage. Elle a été accidentée le 23 mai 2013 et n'a plus repris son activité auprès de cette société. Par lettre du 29 août 2013, G.________ a dénoncé anonymement A.________ et son épouse auprès de la SUVA, en affirmant que ceux-ci percevaient des indemnités sans pour autant se trouver en incapacité de travail. B.c. Entre le 7 octobre 2013 et le 31 mars 2014, A.________ et son épouse ont faussement indiqué à B.________ SA - sur la base d'une police d'assurance perte de gain en cas de maladie prenant effet le 19 juillet 2012 - que C.________ travaillait pour le compte de D.________ Sàrl en tant que chargée de relations publiques depuis le 1er mai 2012. Les deux intéressés ont annoncé un sinistre le 30 octobre 2013, avec effet rétroactif au 7 octobre 2013. C.________ a ainsi indûment perçu des indemnités journalières perte de gain à hauteur de 32'310 fr. 65. B.________ SA a également dû couvrir les frais d'une expertise médicale, par 650 fr., à laquelle C.________ ne s'est pas présentée. B.d. Entre le 8 mars et le 31 juillet 2013, A.________ a faussement déclaré à la SUVA qu'il se trouvait en incapacité de travail totale jusqu'à la fin du mois d'avril 2013, puis à 80 % jusqu'au 31 juillet 2013, en raison d'un accident de la circulation qui se serait produit le 5 mars 2013, alors qu'il continuait en réalité à travailler à temps complet, ou à tout le moins à un taux d'activité supérieur à sa capacité de travail résiduelle. II a ainsi indûment perçu des indemnités journalières perte de gain à hauteur de 35'357 fr. 20. B.e. Entre septembre 2011 et décembre 2013, A.________, en sa qualité d'associé gérant de la société D.________ Sàrl, n'a pas reversé à H.________ les cotisations LPP prélevées sur les salaires de ses employés. Il a ainsi détourné un montant de 13'423 fr. 15. B.f. Le 15 novembre 2016, A.________, agissant à tout le moins en qualité d'employeur de fait au sein de E.________ SA, a engagé I.________, ressortissante roumaine, sans que cette dernière travaille effectivement pour la société, et a pris des mesures pour qu'elle puisse disposer d'une boîte-à-lettres à W.________, alors qu'elle n'était pas établie à l'adresse concernée. A.________ a ainsi permis à la prénommée d'obtenir frauduleusement, le 8 décembre 2016, une autorisation de séjour valable jusqu'au 4 décembre 2021. B.g. A.________, agissant en qualité d'employeur de fait au sein de la société E.________ SA, a employé deux personnes sur un chantier à X.________, alors qu'il savait ou aurait dû savoir qu'elles n'avaient aucune autorisation de travailler en Suisse, soit J.________, ressortissant du Kosovo, pour une durée de trois semaines à tout le moins entre le 1er juin et le 2 août 2017, ainsi que K.________, ressortissant du Kosovo, à tout le moins le 2 août 2017. B.h. A.________, agissant en qualité d'administrateur de la société F.________ SA, a employé trois personnes sur des chantiers à Y.________ et à Z.________, alors qu'il savait ou aurait dû savoir qu'elles n'avaient aucune autorisation de travailler en Suisse, soit L.________, ressortissant du Kosovo, à tout le moins les 29 et 30 octobre 2018, M.________, ressortissant du Kosovo, à tout le moins les 29 et 30 octobre 2018, ainsi que N.________, ressortissant d'Albanie, à tout le moins le 5 décembre 2018.