Citation: 4A_468/2022 E. A

A.a. Le 15 janvier 2009, C.________ a pris à bail un appartement de quatre pièces au rez-de-chaussée d'un immeuble, propriété de B.________, situé à U.________. Le bail a été conclu pour une durée initiale de onze mois, renouvelable pour deux périodes d'une année, puis tacitement d'année en année, sauf préavis donné trois mois avant l'échéance. A.b. Par ordonnance du 15 avril 2015, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant genevois a institué une curatelle de représentation en faveur de la locataire, cette dernière étant privée de l'exercice de ses droits civils s'agissant de la conclusion de contrats. A.c. Nonobstant le refus de la régie d'autoriser la sous-location de l'appartement concerné, la locataire a conclu un contrat de sous-location, en date du 9 décembre 2020, avec A.________, pour une durée indéterminée, le délai de résiliation étant fixé à 3 mois. Par courrier du 22 avril 2021 adressé au Service de protection de l'adulte genevois (SPAd), portant la mention " bon pour accord " signée par C.________, la régie a finalement accepté la sous-location à condition notamment que la locataire principale réintègre le logement en question le 31 mars 2022 au plus tard. Si celle-ci ne réintégrait pas les locaux à la date convenue, elle se verrait alors contrainte de résilier le bail. A.d. Par pli du 14 février 2022, le SPAd a fait savoir à la régie que C.________ n'entendait pas réintégrer l'appartement en question d'ici au 31 mars 2022, raison pour laquelle elle " acceptait " la résiliation du contrat de bail à cette date tel que mentionné dans le courrier du 22 avril 2021. Le 25 février 2022, la régie a indiqué au SPAd qu'elle acceptait de libérer C.________ de ses obligations contractuelles à la date du 31 mars 2022. A.e. Par courrier du 9 mars 2022, A.________ a écrit à la régie qu'elle avait appris " de façon informelle " que le bail principal avait été résilié. Elle sollicitait en outre la transmission de tout document en lien avec cette résiliation. Le 15 mars 2022, la régie lui a transmis un exemplaire de son pli du 22 avril 2021 et lui a fait savoir que le contrat de sous-location ne pouvait pas perdurer au-delà du 31 mars 2022, date à laquelle le bail principal prendrait fin. A.f. Par avis du 24 mars 2022, le SPAd a résilié le contrat de sous-location pour le 30 juin 2022. A.g. Le 30 mars 2022, A.________ a indiqué à la régie qu'elle ne quitterait pas les locaux le 31 mars 2022.