Citation: 6B_393/2016 E. 3.6

3.6. Le recourant affirme de manière péremptoire que la cour cantonale n'aurait pas pris en considération son contexte personnel et ses faibles perspectives de resocialisation avant de retenir qu'il peinait à adhérer aux démarches d'évaluation proposées dans le cadre de sa détention. Cet argument se fonde sur une appréciation personnelle de la situation et est dès lors irrecevable. Le fait qu'il ait finalement participé à la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique ne rend pas insoutenable la constatation cantonale. En effet, tant le PES que la CIC font état de ses réticences quant aux démarches d'évaluation, (cf. arrêt entrepris, consid. B.c p. 3). Celles-ci ont d'ailleurs été verbalement réitérées devant le Juge de première instance (cf. arrêt entrepris, consid. B.e p. 4). La cour cantonale a retenu que le recourant avait refusé de collaborer à son renvoi sur la base des informations transmises par le Service de la population (SPOP; cf. arrêt entrepris, consid. B.k p. 6). Les déclarations du recourant lors de son audition devant le Juge d'application des peines, selon lesquelles, il accepterait de collaborer avec le SPOP en vue de son renvoi uniquement à la condition qu'il obtienne sa libération conditionnelle (cf. PV d'audition du 11 décembre 2014, p. 4), ne sont pas aptes à mettre en doute les constatations cantonales. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les critiques purement appellatoires relatives aux démarches entreprises par l'Office fédéral des migrations pour le renvoi en Algérie.