Citation: C 183/03 05.07.2004 E. 4

4.1 Selon la jurisprudence, un assuré qui prend des engagements à partir d'une date déterminée et, de ce fait, n'est disponible sur le marché de l'emploi que pour une courte période n'est, en principe, pas apte au placement (ATF 123 V 217 consid. 5a, 110 V 208 consid. 1). 4.2 La juridiction cantonale a nié l'aptitude au placement de l'intéressé durant la période précédant les cours de l'Institut S.________ (du 11 mars au 12 mai 2002), motif pris que celle-ci était trop brève pour permettre une disponibilité suffisante sur le marché de l'emploi. Au demeurant, toutes les recherches de travail effectuées durant cette période concernaient un domaine (l'informatique), dans lequel il n'avait pas les qualifications suffisantes. De son côté, le recourant conteste essentiellement ce point de vue en faisant valoir qu'il avait les compétences nécessaires pour exercer le genre d'emploi en vue duquel il a fait des recherches durant la période précédant le début des cours de l'Institut S.________. A l'appui de cette allégation, il invoque le fait qu'au mois de septembre 2002, l'ORP lui a ordonné de suivre une formation de technicien en informatique (PC Land-PC Supporter). 4.3 Les arguments du recourant ne permettent pas de s'écarter du point de vue de la juridiction cantonale. Certes, le fait que l'ORP lui a permis de suivre un cours d'informatique signifie que l'intéressé a des aptitudes réelles pour poursuivre une formation dans ce domaine professionnel. Cela ne veut toutefois pas dire que l'assuré avait les qualifications nécessaires pour aspirer valablement aux emplois recherchés durant la période en question et dont les exigences étaient relativement élevées (ingénieur de réseau ou de système). A cela s'ajoute le fait que la période durant laquelle le recourant désirait exercer un tel emploi était de deux mois à peine. Dans ces conditions, l'aptitude au placement de l'intéressé durant la période précédant les cours de l'Institut S.________ doit être niée. 4.4 Subsidiairement, le recourant allègue avoir eu un entretien téléphonique avec un certain Monsieur P.________, conseiller de l'ORP, lequel l'aurait informé qu'il risquait au plus de ne pas bénéficier de l'indemnité de chômage durant la période de cours. Ce faisant, il invoque la jurisprudence relative à la protection de la bonne foi de l'administré en cas de renseignements erronés (ATF 127 V 36 consid. 3a; RAMA 2001 no KV 171 p. 281 consid. 3b, 2000 no KV 126 p. 223, no KV 133 p. 291 consid. 2a). Ce moyen est mal fondé. Même si l'intéressé a eu un entretien avec la personne prénommée, rien n'indique que celle-ci lui a donné une quelconque assurance quant à l'octroi de prestations durant la période précédant le cours. Au demeurant, les allégations du recourant sont en contradiction avec le procès-verbal de l'entretien du 18 avril 2002, au cours duquel l'intéressé a été rendu attentif au fait qu'il n'aurait pas droit à des prestations durant cette période.