Citation: 8C_446/2020 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté que le recourant avait fondé sa décision sur "le retour de l'employeur", sans toutefois inclure au dossier de notice téléphonique ou de correspondance permettant d'établir les propos que ce dernier aurait tenus à l'ORP. Elle a relevé en particulier qu'aucun procès-verbal d'entretien entre l'ORP et l'employeur n'avait été établi. Le courrier du 11 février 2019 adressé à l'intimé - qui décrirait le retour de l'employeur - ne constituait pas un tel procès-verbal. Par ailleurs, les informations figurant sur la capture d'écran de PLASTA, qui étaient succinctes et ne permettaient pas de vérifier la fidélité des propos tenus ainsi que la date à laquelle l'échange avait eu lieu, ne revêtaient pas une valeur probante suffisante. La cour cantonale en a conclu que le conseiller ORP avait violé son obligation de consigner par écrit les renseignements donnés oralement (art. 43 al. 1, 2e phrase, LPGA) et de verser au dossier de tels comptes-rendus (art. 46 LPGA). En l'absence d'éléments probants, il convenait de se fonder sur la version des faits de l'intimé, selon laquelle il avait seulement voulu reporter son stage d'essai en raison d'un stage prévu dans une autre société. La cour cantonale a dès lors considéré qu'on ne pouvait pas retenir, au degré de la vraisemblance prépondérante, un comportement assimilable à un refus de travail convenable de la part de l'assuré.