Citation: 5A_735/2023 E. 10.4

10.4. Les recourantes font valoir que le TPAE aurait subordonné une révision de sa décision quant à la garde alternée à la condition que les rapports entre les parents évoluent positivement. Or, elles ne soutiennent ni a fortiori ne démontrent qu'une telle condition aurait été posée en relation avec la modification des modalités d'exercice des relations personnelles père-fille. Les recourantes ne s'en prennent en outre pas valablement à la constatation cantonale selon laquelle le TPAE avait réservé la possibilité d'une modification des droits parentaux - dont fait partie le droit de visite - en cas d'évolution positive de l'exercice des relations personnelles. Elles ne contestent pas davantage le caractère positif de l'évolution de ces relations et ne peuvent dès lors pas valablement soutenir que la condition future prévue par l'autorité de première instance pour réexaminer la question des droits parentaux ne serait pas réalisée. Au demeurant, au regard du large pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale en la matière (cf. supra consid. 10.2.2), les recourantes ne démontrent pas qu'il serait abusif de réserver une modification du droit de visite en fonction de l'évolution positive des relations personnelles dans le cas où, comme en l'espèce, ces dernières avaient été fixées pour une enfant âgée de moins de deux ans qui ne voyait son père qu'à raison de quelques heures consécutives par semaine et qui n'avait même jamais passé une seule nuit avec lui. Il suit de ce qui précède que le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.