Citation: 6B_26/2014 E. C

Par arrêt du 11 décembre 2013, l'autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a rejeté le recours formé par X.________. La cour cantonale s'est fondée notamment sur les expertises suivantes: Dans une expertise du 10 juillet 2009, effectuée à la demande de l'Office d'application des peines et mesures neuchâtelois, le Dr Y.________, médecin à Z.________, a retenu que X.________ souffrait de " Troubles de la personnalité à composantes psychopathiques. Troubles des conduites sexuelles avec violence (viols) ". Ces troubles sévères affectent la personne de X.________ de façon intense et durable puisqu'il s'agit de troubles de la personnalité et que, par définition, ceux-ci sont plutôt stables. Aussi ne doit-on pas attendre des interventions psychothérapeutiques des changements radicaux qui pourraient garantir un risque de récidive minime. Néanmoins, mieux vaut ce type de traitement que rien, puisque l'expertisé lui-même a fait quelques avancées positives, ne serait-ce que la reconnaissance de ses troubles. A la suite des conclusions de l'expert, X.________ a été transféré le 10 mars 2010 du pénitencier de A.________ au Centre de sociothérapie de B.________. Dans une expertise du 3 janvier 2012, le Dr Y.________ affirmait qu'une ouverture du régime ne pouvait pas intervenir avant quatre à cinq ans et qu'il était ainsi clairement prématuré d'envisager une libération conditionnelle au stade actuel du dossier.