Citation: 7B_619/2024 E. 3.4.2

3.4.2. En l'espèce, vu l'intensité du danger de fuite retenu, c'est avec raison que la Cour pénale a considéré qu'aucune mesure de substitution n'entrait en considération. En particulier, le dépôt des documents d'identité du recourant n'est pas de nature à empêcher ce dernier de s'enfuir à l'étranger, voire de passer dans la clandestinité (ATF 145 IV 503 consid. 3.2 et 3.3.2). Certaines des mesures proposées reposent au demeurant uniquement sur la volonté du recourant de s'y soumettre (l'obligation de se tenir à disposition des autorités pénales cantonales, de se présenter lors de toutes convocations et d'indiquer tout changement d'adresse éventuel), ce qui n'offre aucune garantie qu'il s'y conformerait. Quant aux autres mesures proposées (telles que l'obligation de poursuivre le traitement thérapeutique entrepris, l'interdiction de tout rapprochement avec B.________ et d'entretenir des relations avec des mineurs, respectivement la surveillance par le Service pénitentiaire du respect de l'ensemble de ces mesures), elles ne sont pas propres à prévenir le risque de fuite. Enfin, du point de vue temporel, compte tenu des infractions reprochées, de la peine prononcée en première instance, confirmée par la Cour pénale, et de la durée de la détention déjà subie, le principe de la proportionnalité demeure également respecté.