Citation: U 272/01 30.09.2002 E. 4.3

4.3.1 En l'espèce, le recourant ne soutient pas que sa chute aurait été particulièrement impressionnante ou entourée de circonstances dramatiques; selon lui, c'est, en revanche, l'ensemble des accidents qu'il a subis durant sa carrière professionnelle qui doit être qualifié de particulièrement impressionnant. A cet égard, il convient de rappeler que selon la jurisprudence, lorsque deux ou plusieurs accidents ont provoqué des troubles du développement psychique, l'existence d'un lien de causalité adéquate doit en principe être appréciée séparément pour chaque accident (RAMA 1996 no U 248 p. 177). Il s'ensuit que la seule circonstance que l'assuré a subi un certain nombre d'accidents ne permet, en elle-même, aucune déduction quant à la causalité adéquate entre les troubles psychiques dont il est affecté et la survenance d'un événement assuré. Pour le surplus, il ne ressort pas des différentes déclarations d'accident figurant au dossier (déclaration d'accident-bagatelle du 10 avril 1996: douleurs lombaires en soulevant un poutre; chute d'une échelle le 9 août 1993; entorse de la cheville en déplaçant du matériel le 9 août 1993; déclaration d'accident du 11 décembre 1995: choc d'un bloc contre une jambe lors du montage d'une charpente; déclaration d'accident du 19 mars 1996: contusion du genou en glissant) que le recourant aurait subi un accident particulièrement impressionnant ou entouré de circonstances particulièrement dramatiques, si bien que ce critère n'est pas réalisé en l'espèce.