Citation: 9C_376/2017 E. 3.3.2

3.3.2. Ensuite, contrairement à ce que soutient la recourante, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir pris le 26 mars 2014 comme date de référence pour arrêter le moment du début de son droit à la rente d'invalidité au 1er septembre 2014, soit six mois plus tard (art. 29 al. 1 LAI). Au vu des indications fournies par la requérante et des éléments versés au dossier, aucun indice ne permettait en effet de croire qu'une rente d'invalidité pouvait entrer en considération avant la demande du mois de mars 2014. La première demande de prestations de la recourante, intervenue le 18 janvier 2013, tendait concrètement à l'octroi d'un moyen auxiliaire (en l'occurrence, une perruque) et l'assurée n'a à aucun moment manifesté son intention de demander d'autres prestations, pas plus qu'elle n'a réagi lorsque la prestation lui a été octroyée. Cette demande a par ailleurs été signée par la doctoresse H.________, spécialiste en neurologie, qui s'est limitée à indiquer que l'aspect extérieur de sa patiente était modifié par une absence de chevelure. Il s'agit là d'une circonstance qui n'est en règle générale pas propre à entraîner une invalidité ouvrant le droit à la rente, ce médecin n'ayant au demeurant pas attesté la présence d'autres séquelles de l'AVC. On ne saurait non plus déduire de la demande de l'administration en vue de l'obtention de l'extrait du compte individuel de la recourante, pas plus que des différentes correspondances échangées avec le docteur G.________, que les mesures d'instruction auraient porté sur l'examen du droit à d'autres prestations que des moyens auxiliaires. En procédant de la sorte, l'office AI a accompli les démarches habituelles nécessaires pour déterminer, d'une part, si la personne requérante satisfaisait aux conditions d'assurance pour bénéficier de prestations (cf. art. 6 et 9 LAI) et, d'autre part, si les conditions d'octroi de la prestation requise étaient remplies (cf. art. 4 et 21 LAI). A ce dernier propos, on relèvera que l'office intimé a adressé au docteur G.________ une demande de rapport médical qui concernait exclusivement l'examen d'un droit à des moyens auxiliaires. Par ailleurs, l'argument de la recourante selon lequel la gravité de l'atteinte décrite par le docteur G.________ était de nature à inférer une obligation de l'office intimé d'étendre son instruction à l'examen d'un droit à une rente d'invalidité n'est pas non plus déterminant en l'espèce. Si un AVC peut assurément se répercuter défavorablement sur l'état de santé d'un patient, ce médecin n'indiquait pas que tel était le cas en l'espèce, puisqu'il n'a pas relevé la présence de graves séquelles chez la recourante et a fait état d'une évolution positive (rapport du 4 février 2013). Enfin, la recourante ne peut pas non plus être suivie lorsqu'elle soutient qu'elle aurait été objectivement empêchée d'agir pour cause de force majeure, en raison de son atteinte à la santé, au moment du dépôt de sa demande du 18 janvier 2013. Au vu, notamment, de l'appui de ses proches et du courrier qu'elle a adressé à l'office intimé en date du 14 février 2013, par lequel elle le sommait de s'adresser à ses médecins traitants plutôt qu'aux médecins l'ayant suivie durant son séjour de réadaptation, il n'était pas arbitraire de la part de la juridiction cantonale de retenir que la recourante était en état de préciser le type de prestation qu'elle sollicitait.