Citation: 6B_1248/2021 E. 4.1

4.1. Fondé sur la prémisse d'un établissement arbitraire des faits, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir violé l'art. 303 ch. 1 al. 1 CP. Il soutient que, placée devant l'évidence du dossier quant à la connaissance effective par l'intimé de l'innocence du recourant, la cour cantonale aurait dû retenir le dol direct, au lieu de l'atténuer par une hypothétique bonne foi de manière contraire à la loi. Ce grief tombe à faux. Comme exposé plus haut, l'élément constitutif subjectif de l'infraction de dénonciation calomnieuse implique que l'auteur sache que la personne qu'il dénonce est innocente; il s'agit d'une connaissance au sens strict, de sorte qu'il est loisible à celui qui doit répondre d'une dénonciation calomnieuse d'expliquer pourquoi, selon lui, le dénoncé avait adopté un comportement fautif et d'exciper de sa bonne foi (cf. consid. 2.1.2 supra). Le point de savoir si le prévenu savait que la personne dénoncée était innocente relève du contenu de la pensée, à savoir de faits " internes " dont la constatation dépourvue d'arbitraire lie le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.1.3 supra). Dès lors que la cour cantonale est parvenue à la constatation dénuée d'arbitraire qu'il n'était pas possible de retenir que l'intimé, au moment où il avait déposé plainte pénale à Genève contre le recourant, savait que celui-ci était innocent (cf. consid. 3.2 supra), elle n'a pas violé l'art. 303 ch. 1 al. 1 CP en acquittant l'intimé du chef de dénonciation calomnieuse.