Citation: C 173/06 29.06.2007 E. 3

3.1 Dans ses écritures, le recourant reproche essentiellement à la juridiction cantonale de n'avoir pas pris en considération un procès-verbal d'une transaction passée le 2 février 2006 entre lui-même et G.________ Sàrl dans le cadre d'une audience de conciliation devant la juridiction des prud'hommes de la République et canton de Genève. Aux termes de ce document, G.________ Sàrl offrait à P.________, qui acceptait, pour solde de tout compte, la somme nette de 6'000 fr., afin de mettre totalement un terme au litige qui les opposait. Le recourant infère de cette transaction que la période de cotisation dans les limites du délai-cadre doit être portée à 13 mois et 2 jours. 3.2 Ce point de vue est mal fondé. Certes, le recourant a été licencié par G.________ Sàrl avec effet immédiat le 22 septembre 2004, alors qu'aux termes du contrat de travail conclu le 3 mai 2004, le délai de congé ordinaire ne pouvait expirer qu'au 30 octobre 2004. Cependant, rien ne permet de penser que la transaction passée le 2 février 2006 donnait raison à l'intéressé en tant qu'il contestait notamment la résiliation avec effet immédiat pour de justes motifs. Dans sa demande formée devant la juridiction des prud'hommes, il concluait au paiement par son ancien employeur d'un montant de 16'128 fr. 93 qui se décomposait comme suit : 10 fr. - à titre de remboursement de frais 3'053 fr. - salaire d'août 2004 3'053 fr. - salaire de septembre 2004 3'053 fr. - salaire d'octobre 2004 182 fr. 95 - à titre de remboursement du montant du salaire indûment déduit pour résiliation immédiate (art. 337d CO) 3'053 fr. - à titre d'indemnité pour licenciement avec effet immédiat injustifié 52 fr. 13 - remboursement des 5% retenus pour le fonds de garantie 90 fr. 50 - idem 79 fr. 50 - idem 20 fr. 50 - idem 1938 fr. - heures supplémentaires 1403 fr. - vacances du 1er mai au 31 octobre 2004 140 fr. 35 - jours fériés Cela étant, on ignore à quel titre l'ex-employeur a consenti à payer le montant de 6'000 fr. fixé par la transaction. Aussi, n'est-il pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante (ATF 126 V 353 consid. 5b p. 360, 125 V 193 consid. 2 p. 195 et les références; cf. ATF 130 III 321 s. consid. 3.2 et 3.3 p. 324), que ce montant correspondait en partie au salaire réclamé pour le mois d'octobre 2004 et qu'il a été alloué pour cause de résiliation injustifiée du contrat de travail au 22 septembre 2004. Etant donné que l'assuré requérait également des salaires arriérés pour les mois d'août et septembre 2004, le montant fixé par la transaction pouvait aussi bien correspondre à une période d'activité déjà prise en compte par l'intimé au titre de la période de cotisation accomplie et éventuellement aussi à des heures supplémentaires et à l'indemnisation du droit aux vacances (voir à ce dernier propos: ATF 130 V 492). Vu ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé dans la mesure où il est recevable.