Citation: 6B_721/2008 23.03.2009 E. 1

6.1 Dans le domaine de la fixation de la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Il n'y a violation du droit fédéral que si la décision attaquée repose sur des considérations étrangères à la disposition applicable, si elle ne tient pas compte des critères découlant de cette disposition ou si le juge s'est montré à ce point sévère ou clément que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6 p. 21). L'art. 50 CP impose au juge d'indiquer les circonstances pertinentes pour la fixation de la peine et leur importance. Partant, l'autorité doit exposer dans sa décision les éléments essentiels relatifs à l'acte et à l'auteur qu'elle prend en compte, de manière à ce que l'on puisse vérifier que tous les aspects pertinents ont été pris en considération et comment ils ont été appréciés, que ce soit dans un sens atténuant ou aggravant. La motivation doit justifier la peine prononcée, en permettant de suivre le raisonnement adopté, mais le juge n'est nullement tenu d'exprimer en chiffres ou en pourcentages l'importance qu'il accorde à chacun des éléments qu'il cite (ATF 127 IV 101 consid. 2c p. 105). 6.2 La motivation de la peine figurant aux pages 46 et 47 de l'arrêt attaqué est clairement suffisante. Elle permet en effet de discerner quels sont les éléments essentiels qui ont été pris en compte et s'ils l'ont été dans un sens aggravant ou atténuant. On comprend sans difficulté ce qui a guidé les juges cantonaux dans leur solution, qui ne viole donc pas l'art. 50 CP. 6.3 La peine a été fixée dans le cadre légal, en suivant les critères posés par l'art. 47 CP et sans se laisser guider par des considérations étrangères à cette disposition. Il reste à examiner si elle est exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. En sus du brigandage du Casino 138 (cf. supra consid. A), le recourant s'est rendu coupable de deux autres brigandages et d'une tentative (cf. supra consid. B), avec les circonstances aggravantes de l'arme à feu et de la bande. Il ne peut être mis au bénéficie d'aucune circonstance atténuante. Au contraire, les infractions pour lesquelles il a été condamné ont été commises en concours. Il a agi par égoïsme et cupidité. Sa responsabilité est pleine et entière. Dans ces conditions, la peine d'ensemble de onze ans et demi, correspondant à neuf ans pour le brigandage du Casino et deux ans et demi pour les autres infractions n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la Cour criminelle. Le grief de violation de l'art. 47 CP est dès lors infondé.