Citation: 5A_440/2022 E. 8

Enfin, le recourant "relève" que, jusqu'à l'échange des écritures d'appel, la procédure s'est intégralement déroulée avant que le Tribunal fédéral impose la méthode du minimum vital avec partage de l'excédent pour la fixation des contributions d'entretien du droit de la famille. Dès lors qu'elle a appliqué cette nouvelle jurisprudence, l'autorité cantonale aurait dû, selon lui, impartir un délai aux parties pour qu'elles complètent leur appel et modifient leurs conclusions. Le recourant n'indique cependant pas précisément en quoi il estime que l'autorité précédente aurait méconnu le droit. Dans la mesure où il lui reproche d'avoir adopté une motivation juridique nouvelle, sans donner aux parties l'occasion de compléter leurs arguments et moyens de preuve et de modifier leurs conclusions, ses allégations reviennent à se plaindre d'une violation du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. La jurisprudence a en effet déduit de cette disposition le droit pour le justiciable d'être informé et de s'exprimer sur tous les points importants avant qu'une décision ne soit prise à son détriment; ce droit s'applique sans restriction s'agissant des questions de fait et, pour ce qui est de la qualification juridique de ceux-ci, vaut notamment lorsqu'une autorité envisage de fonder sa décision sur un motif juridique qui n'a jamais été évoqué au cours de la procédure et dont aucune des parties ne s'était prévalu, ni ne pouvait supputer la pertinence, ou lorsque la situation juridique a changé (ATF 145 IV 99 consid. 3.1; 145 I 167 consid. 4.1; 130 III 35 consid. 5). En l'occurrence, le recourant ne soulève pas la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Or, le Tribunal fédéral peut uniquement se saisir de griefs constitutionnels expressément invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière.