Citation: 1C_402/2022 E. A

Le 29 mars 2020, A.________ (identité figurant sur les documents d'identité) ainsi que son épouse B.________ ont adressé à la Municipalité de Vevey des demandes d'informations, désirant connaître les raisons de certaines communications mal adressées ou de l'absence de certaines communications attendues. Au mois de juin 2020, ils ont saisi la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois (CDAP) de recours pour déni de justice. Par arrêt du 24 juin 2020, la CDAP a rejeté les recours, considérant que l'objet du litige était limité à un déni de justice et que le délai écoulé depuis la demande du 29 mars 2020, respectivement celle du 12 mai 2020, n'était pas constitutif d'un retard à statuer. Le 9 octobre 2020 (arrêt 1C_395/2020), le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé contre cet arrêt. Une demande de révision été rejetée le 7 décembre 2020 (arrêt 1F_33/2020). L'intéressé a ensuite introduit des procédures civiles et pénales en lien avec le traitement illicite de données dont il se disait victime. Le 3 février 2022, il s'est adressé à l'Office de la population de Vevey (ci-après: l'office), lui demandant que le caractère illicite du traitement de ses données personnelles soit constaté, qu'il soit renoncé par écrit à ce traitement illicite, que les conséquences de ce traitement soient réparées et qu'il soit informé des raisons de ces atteintes. Un délai était fixé pour ce faire, au 23 février 2022. Par décision du 28 février 2022 (qui n'a pas été immédiatement communiquée à l'intéressé, celui-ci n'ayant pas retiré le pli recommandé qui lui avait été adressé), l'office a rejeté cette demande, confirmant que l'identité de l'intéressé, telle que figurant sur son passeport, était bien A.________ [sic] né le 22 novembre 1968; l'office se déclarait incompétent pour statuer sur les conclusions dirigées contre d'autres autorités, et indiquait que l'intéressé avait été renseigné à de très nombreuses reprises sur l'utilisation de ses données. Le 6 mars 2022, A.________ a encore demandé à l'office des renseignements sur la mention "célibataire" figurant dans le registre cantonal des personnes; il s'est plaint, le 24 mai suivant, de ne pas avoir reçu de réponse et a imparti un ultime délai au 27 mai 2022 pour ce faire. Par acte du 30 mai 2022, il a saisi la CDAP d'un recours tendant à ce que l'office soit sommé de statuer sans délai, à ce que soit constaté le traitement illicite de ses données par la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes (DGAIC) et par le Programme vaudois de dépistage du cancer du côlon; il demandait en outre une indemnité de 53'102 fr. pour son dommage économique et 46'500 fr. de tort moral.