Citation: 6B_1124/2023 E. 2.4.3

2.4.3. S'agissant de l'analyse de l'ordinateur de l'intimée, la cour cantonale a relevé que, sur demande du ministère public, l'intimée avait produit une copie du fichier informatique contenant son récit du 5 février 2018 (livré à l'audience du 2 octobre 2018), dont il ressort des propriétés qu'il a été modifié pour la dernière fois le 7 février 2018. Les premiers juges avaient rejeté la réquisition de preuve du recourant, estimant disposer d'assez d'éléments pour identifier la date litigieuse. La cour cantonale a relevé que cette seconde réquisition, présentée aux débats, paraissait également procéder d'une manoeuvre dilatoire, dès lors qu'elle aurait pu aisément mettre en oeuvre une expertise entre le dépôt de la déclaration d'appel et les débats, si elle avait eu des raisons de penser que l'intéressé persistait sur ce point. En tout état, l'administration de la preuve litigieuse ne paraissait pas indispensable au traitement de la cause. D'une part, il n'était pas établi qu'un utilisateur moyen pût altérer les propriétés d'un fichier informatique, d'autre part, et surtout, le dossier contenait assez d'éléments pour déterminer si l'intimée avait rédigé son récit le 5 février 2018 comme elle le soutenait ou pas. Le recourant livre une appréciation personnelle de la version de l'intimée (cf. également infra consid. 2.5) purement appellatoire, partant irrecevable. S'agissant de l'appréciation anticipée du moyen de preuve, le recourant ne dit mot sur la motivation principale de la cour cantonale, relative au défaut de pertinence de l'analyse de l'ordinateur de l'intimée, au vu des autres éléments permettant de dater le récit. Il échoue ainsi à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation anticipée du moyen de preuve requis.