Citation: U 388/01 02.12.2002 E. 4

4.1 Le recourant fait valoir que le revenu d'invalide retenu par les premiers juges, sur la base des descriptions de postes de travail figurant au dossier, devrait encore être réduit de 25 %. Il soutient que les emplois décrits ne correspondent pas réellement à ses aptitudes physiques et qu'aucune des entreprises consultées ne cherche à pourvoir une place de travail vacante. Il ajoute qu'il ne dispose plus d'une autorisation de travail en Suisse, son permis de frontalier lui ayant été retiré après qu'il eut cessé de travailler comme maçon, en raison de son atteinte à la santé. 4.2 Dans la mesure où le recourant laisse entendre qu'il ne lui serait plus possible d'obtenir un nouveau permis de travail en Suisse et qu'il ne pourrait réaliser dans son pays qu'un revenu nettement inférieur à ceux proposés en Suisse pour une même activité, son argumentation méconnaît la notion d'invalidité définie par la loi. La diminution alléguée de sa capacité de gain devrait en effet être imputée, pour l'essentiel, à un facteur étranger à l'invalidité, dont il n'a pas été tenu compte lors de l'évaluation de son revenu sans invalidité, et dont il conviendrait de faire également abstraction dans la détermination du revenu d'invalide (cf. consid. 2.2 supra; voir également RCC 1989 p. 485 consid. 3b). Par ailleurs, comme l'ont exposé à juste titre les premiers juges, le fait que les entreprises consultées par l'intimée disposent en ce moment d'un effectif complet ne permet pas de nier qu'un emploi présentant les caractéristiques décrites soit accessible au recourant, dans un marché du travail équilibré. Enfin, le recourant n'expose pas en quoi son état de santé l'empêcherait d'exercer l'une des activités décrites dans les DPT contestées, à plein temps et à plein rendement. Quoi qu'il en soit, il n'est pas nécessaire d'examiner plus en détail le caractère adapté des emplois décrits, dès lors que même en faisant abstraction des DPT mises en cause, on ne saurait allouer au recourant une rente fondée sur un taux d'invalidité supérieur à 25 %, pour les motifs exposés ci-après.