Citation: 4A_556/2018 E. 5.1

5.1. La jurisprudence n'a pas exclu que, dans des cas exceptionnels, une sentence arbitrale puisse être considérée comme nulle, notamment lorsqu'il n'existe manifestement aucune convention d'arbitrage et qu'aucune procédure arbitrale n'a eu lieu (ATF 130 III 125 consid. 3.1). Il convient cependant d'user de retenue dans l'admission de motifs de nullité absolue, qui doivent être examinés en tout temps et d'office, car le litige tranché définitivement par l'arbitrage ne doit en principe pas être remis en question (arrêt 4P.267/1994 du 21 juin 1995 consid. 3a). Il appartient à celui qui entend contester une sentence viciée d'articuler ses griefs dans le cadre d'un recours formé contre la sentence, et non pas d'attendre d'être poursuivi pour invoquer, alors seulement, la nullité de la décision à exécuter. Une sentence ne sera tenue pour nulle en raison de son contenu que dans des cas exceptionnels (arrêts 4A_407/2017 du 20 novembre 2017 consid. 2.2.2.1; 4P.267/1994, précité, consid. 3a). La sentence qui viole l'ordre public n'est, en principe, pas entachée de nullité absolue, mais seulement attaquable, à moins qu'elle ne porte atteinte à des intérêts publics prépondérants (ATF 120 II 155 consid. 6b).