Citation: 7B_1008/2023 E. 2.5.1

2.5.1. En l'espèce, en sus des infractions à la LArm et à la LStup, le recourant reste, au jour de l'arrêt attaqué, mis en cause pour des infractions contre le patrimoine (soit notamment pour vols, dommages à la propriété, violations de domicile, recel et utilisation frauduleuse d'un ordinateur). On ne saurait en outre ignorer leur nombre très important (cf. l'énumération effectuée par le TMC dans son ordonnance du 8 novembre 2023); celui-ci permet d'ailleurs aux autorités pénales d'envisager en l'état la circonstance aggravante du métier en lien notamment avec les vols et tentatives de vol reprochés au recourant. Dans le cadre de la détention avant jugement, peu importe d'ailleurs le fait que le recourant conteste la réalisation de certaines des infractions examinées ou invoque des motifs justificatifs pour les expliquer, éléments qu'il pourra faire valoir devant le juge du fond. C'est aussi le lieu de préciser qu'eu égard aux nombreuses infractions encore reprochées au recourant, à l'éventuelle circonstance aggravante qui pourrait être retenue et aux règles en matière de concours (cf. art. 49 CP), la durée de la détention avant jugement subie au jour de l'arrêt attaqué - soit, même à suivre le recourant, environ 16 mois - ne viole pas le principe de la proportionnalité par rapport à la peine concrètement encourue. Au vu des différentes décisions d'arrestation, de mise en liberté moyennant le prononcé de mesures de substitution et de placement en détention provisoire en raison de la commission de nouveaux actes illicites au cours de la procédure pénale, il existe manifestement toujours un risque que le recourant commette de nouvelles infractions du même genre en cas de libération; une telle conclusion s'impose d'autant plus si le recourant, hors du cadre protégé qu'offre l'établissement pénitentiaire, devait recommencer à consommer des stupéfiants. On ne saurait donc reprocher à l'autorité précédente d'avoir retenu l'existence d'un risque concret de récidive.