Citation: 4A_277/2021 E. 3.3.1

3.3.1. L'arbitre aurait méconnu l'art. 94 SIA-118, lequel "ne suppose pas que le Maître de l'ouvrage ait accepté par écrit l[a] prolongation et formellement indiqué une nouvelle date". On ne trouve nulle part une telle affirmation dans la sentence, qui souligne tout au plus la nécessité d'apporter la preuve de l'avis. Si l'arbitre a jugé non probants les procès-verbaux de chantier censés établir les avis signifiés par la recourante, il s'agit là d'une appréciation des preuves et non d'une méconnaissance des art. 94 et 96 SIA-118 - étant entendu que la forme écrite peut faciliter une telle preuve (cf. ROLAND HÜRLIMANN, in Kommentar zur SIA-Norm 118, [Gauch/Stöckli éd.] 2e éd. 2017, nos 10.2 et 10.4 ad art. 25 SIA-118; GAUCH, op. cit., nos 1947 s.). La recourante ne conteste pas en soi le devoir de signifier un tel avis (cf. art. 96 al. 1 SIA-118 et PETER REETZ, in Kommentar SIA, op. cit., nos 11.2 et 11.3 ad art. 94 SIA-118). Toutefois, à l'en croire, elle aurait "largement allégué et prouvé que le chantier avait pris du retard en raison de problèmes géologiques aigus" et de transmissions tardives de documents, ce dont elle aurait régulièrement informé l'intimée; cette dernière aurait elle-même "largement démontré" avoir été informée des retards. De telles remarques, illustrées par des références à divers allégués et titres, sont destinées à remettre en cause l'appréciation des preuves, au mépris de l'art. 393 let. e CPC qui ne permet pas d'attraire le Tribunal fédéral sur ce terrain.