Citation: 1C_610/2020 E. 5.3.4

5.3.4. Enfin, le dernier argument du recourant ne résiste pas à l'examen non plus. En effet, l'importance du critère qualitatif pour la parcelle litigieuse a été soulignée par l'inspecteur des forêts, qui a estimé que les fonctions de "structure paysagère", "biodiversité" et "protection" étaient significatives. La jurisprudence invoquée à cet égard par le recourant (arrêt 1A.51/2006 consid. 5.1), qui exige que la fonction protectrice reconnue à un boisement soit particulièrement importante, ne lui est d'aucun secours, dans la mesure où la couverture boisée le long du cours d'eau de l'Hermance remplit cumulativement et de manière significative plusieurs fonctions qualitatives de la forêt. De surcroît, comme précédemment exposé, le législateur cantonal attribue d'office une fonction particulièrement importante à tous les cordons boisés situés au bord de cours d'eau. A titre superfétatoire, l'on peut relever que l'existence d'une forêt sur la parcelle concernée a toujours été admise et affirmée. En témoignent le fait qu'une autorisation de défrichement ait été accordée en 2007 et un permis de coupe en 2015 ainsi que le fait que la convention signée en 2015 entre l'Etat de Genève et la Confédération suisse concernant la zone forestière sise sur la parcelle 2'163 d'Hermance a été expressément mentionnée dans l'acte de vente du 3 mai 2018, qui a été signé par le recourant, lequel s'est engagé à entretenir et surveiller ladite zone. La constatation de la nature forestière effectuée sur la parcelle n° 2'163, propriété du recourant, ne prête donc pas le flanc à la critique. Cela étant, la question - soulevée par l'OFEV - de savoir si la végétation présente sur la parcelle litigieuse ne doit pas être considérée comme de la végétation des rives au sens de l'art. 21 de la loi fédérale du 1 er juillet 1966 sur la protection de la nature et du paysage (LPN; RS 451), et dès lors être protégée à ce titre, peut rester indécise.