Citation: 2C_687/2021 E. 5.3

5.3. S'agissant des violences conjugales alléguées, la Cour de justice a relevé que la recourante avait fait état, dans sa plainte pénale qui avait été classée en 2018, de deux épisodes de violence en juin 2015. Une fois, son ex-mari aurait pris sa tête avec les deux mains et l'aurait secouée, lui causant des douleurs au cou. Une autre fois, il lui aurait asséné deux gifles, sur le visage et sur la tête. Il l'aurait en outre giflée à une reprise après le mariage et l'aurait privée de nourriture à partir du 23 juillet 2015. Le 14 octobre 2015, il l'aurait traitée de pute, lui aurait saisi les poignets et l'aurait giflée à plusieurs reprises. Il résulte de l'arrêt attaqué qu'un rapport des Hôpitaux universitaires de Genève du 14 octobre 2015 indique que la recourante avait été transportée en ambulance à l'hôpital ce jour-là et qu'elle s'était plainte de violences, mais que l'examen clinique n'avait pas démontré la présence de coups. Par ailleurs, selon un rapport médical du 17 mars 2016, la recourante, suivie depuis novembre 2015, s'était plainte de comportements violents de la part de son ex-époux. La Cour de justice a procédé à une appréciation détaillée et circonstanciée de la situation sur la base des éléments susmentionnés. Elle n'a pas nié que les actes décrits par la recourante aient pu se produire, à l'exception de la privation de nourriture, qui n'était nullement étayée, mais elle a considéré que les violences alléguées ne pouvaient être qualifiées de maltraitance systématique. A cet égard, elle a souligné qu'il y avait eu tout au plus quatre épisodes sporadiques de conflits en l'espace de quatre mois, dont le dernier alors que l'époux ne vivait déjà plus au domicile conjugal. La Cour de justice a conclu que les violences alléguées n'atteignaient pas le degré d'intensité justifiant de retenir des raisons personnelles majeures. Ces explications sont convaincantes et ne prêtent pas le flanc à la critique. La recourante n'en formule d'ailleurs pas. Il peut donc être intégralement renvoyé à l'arrêt entrepris sur ce point (art. 109 al. 3 LTF).