Citation: 6B_1126/2023 E. 10.3.3

10.3.3. La recourante fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu de circonstance atténuante, citant à cet égard l'émotion violente rendue excusable par les circonstances et le repentir. En ce qui concerne l'émotion violente et le profond désarroi (art. 48 let. c CP), la recourante perd de vue que l'absence particulière de scrupules typique de l'assassinat (art. 112 CP) ne laisse aucune place à une modulation de la culpabilité qui serait justifiée par la prise en considération des affects, qui sont l'élément distinctif de l'homicide passionnel. Ces notions sont antinomiques (ATF 147 IV 249 consid. 2.5). Il suffit, dès lors, de renvoyer à ce qui vient d'être exposé quant à la qualification de l'homicide (cf. consid. 9 supra). Enfin, la circonstance atténuante du repentir sincère (art. 48 let. d CP) n'a manifestement pas sa place ici, dès lors que la recourante n'a jamais admis les faits ni exprimé le moindre regret.