Citation: 1B_225/2023 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Le recourant indique avoir déposé le 18 avril 2023 les requêtes et autres documents dont la traduction en langue française lui était demandée. Il soutient néanmoins disposer d'un intérêt actuel et pratique à ce qu'il soit statué sur son recours, respectivement à ce que les écritures déposées en langue allemande soient prises en compte. Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise. L'ordonnance par laquelle le Juge présidant de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral exige du recourant qu'il complète sa déclaration d'appel du 30 juin 2022 et qu'il traduise en français ses requêtes de levée de séquestre et différents courriers rédigés en langue allemande ne met pas fin à la procédure d'appel et revêt un caractère incident. Elle ne peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral que si elle est susceptible de causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, l'hypothèse visée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entrant pas en considération. Il doit s'agir d'un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 148 IV 155 consid. 1.1). Il incombe au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un tel dommage, à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 141 IV 284 consid. 2.2). L'obligation faite au recourant de compléter sa déclaration d'appel, de déposer une requête de séquestre et de traduire les actes rédigés en allemand dans la langue de la procédure ne lui cause pas de préjudice de nature juridique que ne pouvait réparer une annulation, par le Tribunal fédéral, de l'arrêt d'irrecevabilité que la Cour d'appel aurait été en mesure de rendre si le recourant n'avait pas obtempéré (cf. arrêt 1B_147/2023 du 19 avril 2023 consid. 3). Les frais de traduction des actes litigieux auxquels l'ordonnance querellée a contraint le recourant à procéder ne représentent qu'un dommage de fait insuffisant pour retenir que la condition de l'art. 93 al. 1 let. a LTF est réalisée (ATF 143 IV 175 consid. 2.2; cf. ATF 106 Ia 299 consid. 1 in fine). Leur sort pourra au surplus être réglé dans le cadre de la décision finale au sens de l'art. 90 LTF.