Citation: I 904/06 19.03.2007 E. 3

Les premiers juges ont expliqué de façon convaincante les raisons pour lesquelles la condition de la nécessité de l'assistance d'un avocat et celle exigeant que les conclusions de l'opposition ne paraissent pas vouées à l'échec sont remplies en l'occurrence. Ces considérations - auxquelles on peut renvoyer - ne sont du reste pas contestées. Est seul litigieux le point de savoir si le recourant est dans le besoin. A cet égard, la juridiction cantonale a retenu que pour l'année 2005 le recourant avait reçu une aide financière de 32'410 fr. 30 de l'Hospice X.________, institution genevoise d'action sociale, et que ses primes d'assurance-maladie avaient été prises en charge par le subside cantonal. Prenant en compte le montant de base mensuel pour le calcul du minimum vital (1100 fr.), augmenté d'un supplément de 30% (330 fr.), ainsi que le loyer du recourant (840 fr. par mois, charges comprises), elle a fixé à 2'270 fr. les charges mensuelles. Comparant ce montant avec les ressources de 2'700 fr. 85 (par mois) obtenues de l'aide sociale, elle a considéré que l'excédent de 430 fr. 85 en résultant permettait au recourant de s'acquitter par mensualités des frais de son avocat. Partant, il ne remplissait pas, selon les premiers juges, la condition économique pour avoir droit à l'assistance juridique gratuite dans la procédure d'opposition.