Citation: 5P.475/1999 06.04.2000 E. 4

4.- Le recourant critique également la décision sur mesures provisoires. En tant qu'il reprend les mêmes griefs que ceux dirigés contre le jugement au fond, ceux-ci doivent être écartés pour les motifs exposés ci-dessus. Le recourant prétend aussi que lesdites mesures provisoires ne présentent aucun caractère d'urgence et ne se justifient donc pas, dès lors qu'il a été constaté que les enfants n'étaient pas en danger chez leur père mais qu'elles s'y trouvaient bien. De plus, ces mesures n'auraient pas de "sens pratique" car elles se confonderaient avec la procédure au fond; en revanche, elles le précipiteraient dans une situation d'endettement. La motivation de la Cour de justice sur ce point serait enfin totalement insuffisante. Fussent-elles recevables (art. 90 al. 1 let. b OJ), ces critiques n'apparaissent pas fondées. L'autorité cantonale a considéré que, compte tenu de la longueur de la procédure, il était urgent que la solution retenue devienne effective. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, cette motivation est suffisante au regard de l'art. 4 aCst. (cf. ATF 124 II 146 consid. 2a p. 149; 124 V 180 consid. 1a p. 181; 123 II 175 consid. 6c p. 183 s. et les arrêts cités). Au reste, comme le démontre son argumentation fondée sur l'arbitraire, le recourant a manifestement saisi la portée de l'acte attaqué, qu'il a pu contester en toute connaissance de cause (ATF 114 Ia 233 consid. 2d p. 242 et la jurisprudence citée). Pour le surplus, ses allégations sont purement appellatoires ou se heurtent aux constatations, jugées plus haut non arbitraires, de l'arrêt attaqué. Enfin, le but des mesures provisoires étant de régler la situation des enfants dans l'attente de l'entrée en vigueur du jugement au fond, leur utilité apparaît évidente.