Citation: U 430/04 14.04.2005 E. 4

4.1 Au demeurant, même si l'on devait admettre que les lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des suites d'un traumatisme de type « coup du lapin » à la colonne cervicale étaient en partie établies, elles se trouveraient reléguées au second plan par rapport aux problèmes d'ordre psychique. Dès lors, ce seraient de toute façon les critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa, et non ceux aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, qui entreraient en ligne de compte pour apprécier la causalité adéquate (ATF 123 V 99 consid. 2a; RAMA 2002 n° U 470 p. 532 consid. 4a, 1995 p. 115 ch. 6). 4.2 En l'espèce, il n'y a pas de raison de mettre en doute le point de vue des premiers juges qui ont nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident - qualifié d'accident de gravité moyenne - et l'incapacité de travail ou de gain d'origine psychique. En particulier, l'accident et les circonstances concomitantes sont dénués de tout caractère particulièrement impressionnant ou particulièrement dramatique. En outre, l'intimé n'a pas subi de lésions physiques graves, propres, selon l'expérience, à entraîner des troubles psychiques. Il n'y a pas non plus eu d'erreurs médicales, de complications dans le processus de guérison, ni de difficulté particulières au cours de celui-ci. Quant à la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques, elle n'apparaît pas particulièrement longue, dans la mesure où les troubles psychiques ont exercé assez tôt une influence déterminante sur l'état de santé de l'intéressé. Cela étant, le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident et les troubles dont souffre encore le recourant doit être nié. Le recours se révèle ainsi infondé.