Citation: 4A_121/2022 E. 9.2

9.2. Le Tribunal cantonal a transmis à l'expert toutes les écritures et pièces désignées par la recourante, en lui fixant un délai de dix jours pour en prendre connaissance et indiquer s'il maintenait ou non sa position. L'expert a ainsi dû se déterminer à brève échéance, sans que le tribunal n'ait exercé un filtre. Force est de constater qu'il a analysé correctement la problématique, relevant avec pondération que la démarche de la recourante "ne correspond[ait] guère à l'idée" de l'art. 49 al. 2 CPC. Sous le couvert de vérifier l'indépendance de l'expert, la recourante ne saurait exiger qu'il réponde par avance sur certains points du litige, pour pouvoir ensuite le récuser si la réponse obtenue lui déplaît. Encore une fois, il n'y a pas à discourir, à ce stade, des thématiques concernant la méthode de calcul des honoraires. Il suffit de confirmer, à la lumière des précisions fournies par l'expert sur ses fonctions au sein de la SIA et de l'UIA, qu'il ne présente aucun signe de prévention. La recourante lui reproche encore les expressions "examen de conscience" et "bonne tradition inquisitoriale". Si cette dernière n'est pas des plus heureuses, elle ne fait que trahir un agacement excusable de la part d'un non-juriste (on évitera ici le terme de "laïc") vu les requêtes auxquelles il était confronté et le ton peu amène employé par la partie adverse.