Citation: 2P.256/2005 10.03.2006 E. 2

La recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir violé l'art. 9 Cst., en retenant de façon arbitraire qu'elle jouissait de sa capacité de discernement lorsqu'elle a signé sa lettre de démission le 8 juillet 2003. A son avis, les déclarations des témoins entendus auraient dû conduire à la constatation contraire. Par ailleurs, dans la mesure où la la cour cantonale admet que son comportement était directement lié à un problème d'alcoolisme, elle aurait dû mettre en doute sa capacité de discernement. 2.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable, en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain; par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables; encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat. Il n'y a en outre pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle de l'autorité intimée paraît concevable, voire préférable (ATF 131 I 217 consid. 2.1 p. 219, 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité fait montre d'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsqu'elle tire des déductions insoutenables des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).