Citation: U 161/05 02.12.2005 E. 2

G.________ conteste tout d'abord la capacité que lui reconnaît la juridiction cantonale d'accomplir les tâches administratives proposées par son employeur. Elle reproche également à cette dernière de ne pas avoir procédé à une expertise complémentaire, qu'elle requiert également en instance fédérale, pour déterminer concrètement si elle était apte à remplir les tâches mentionnées. 2.1 De l'avis de tous les médecins consultés, la recourante souffre de cervico-brachialgies dans le cadre d'une importante arthrose cervicale. Ces séquelles de l'accident de 1994 se sont manifestées par des accès, périodiques et irréguliers, de douleur et concrétisées par des syndromes cervicaux et radiculaires, d'abord sur le côté gauche jusqu'en juillet 2002, puis sur le côté droit dès cette date, ainsi que par des paresthésies. Selon le docteur B.________, dont l'expertise n'a pas été remise en question, ces affections ne devaient pas empêcher G.________ d'exercer son métier à 100 %, pour autant qu'un tiers de l'activité se déroule hors de la salle d'opération, ceci afin de diminuer les postures et les mouvements susceptibles d'aggraver ou de faire réapparaître les douleurs. Partageant entièrement l'avis de son confrère, le docteur M.________ n'a fait que préciser les limitations de la recourante (proscrire les postures debout prolongées, le port de charges au delà de 10 kg, ainsi que les activités exigeant des torsions répétées et un travail répétitif avec les membres supérieurs au-delà de l'horizontal). Ces deux praticiens sont les seuls à s'être exprimés sur la capacité de travail de l'intéressée et leurs conclusions concordent en tous points. 2.2 L'employeur de G.________ lui a proposé de l'occuper, à 30 %, dans des tâches administratives légères consistant à contrôler les dates de péremption des dispositifs médicaux, contrôler les feuilles de facturation, mettre à jour les statistiques du bloc opératoire, contrôler et archiver des documents, mettre en route des procédures pour le travail des aides spécialisés en salle d'opération pour la démarche qualité (lettre incomplète de Z.________ du 25 mars 2004). Le docteur M.________ a estimé que cette description respectait les limitations précisées aussi bien par le docteur B.________ que par lui-même. La recourante prétendait toutefois que le travail effectif ne correspondait pas à ladite description et qu'elle devait déplacer de lourds plateaux et les soulever au-delà de l'horizontal (lettre du docteur M.________ du 9 février 2005). Contrairement à ce que prétend l'intéressée, Z.________ a attesté que toutes deux avaient collaboré pendant une semaine environ pour le contrôle journalier des feuilles de facturation, la réception des colis et le contrôle des dates de péremption, puis que celle-ci avait participé à l'inventaire du matériel opératoire sur plusieurs jours; il n'est fait aucune mention du port de matériel lourd (lettre du 1er octobre 2004). 2.3 Il apparaît dès lors que le descriptif du travail administratif proposé correspond à celui qui a été effectivement exercé. Le docteur M.________ ayant agréé ledit descriptif, sur la base de l'expertise du docteur B.________, la juridiction cantonale n'avait aucun motif de s'écarter des avis concordants de ces deux médecins. Dans ces circonstances, les pièces médicales versées au dossier permettaient de statuer en pleine connaissance de cause sur le présent litige. A l'instar de la Cour de céans, les premiers juges pouvaient se dispenser, par appréciation anticipée des preuves, de procéder à une expertise complémentaire. On rappellera à cet égard que le juge n'est pas tenu de procéder à une telle expertise lorsqu'il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (cf. ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). La juridiction cantonale a donc retenu à juste titre que G.________ pouvait, en plus de son travail habituel, accomplir les activités proposées.