Citation: 6B_154/2017 E. 3.3

3.3. L'autorité précédente a également retenu qu'une détérioration transitoire de l'état de santé physique du recourant était survenue au cours de sa détention. Il ne ressort en revanche nullement de l'arrêt attaqué que les maux dont a souffert l'intéressé auraient été causés par sa détention en milieu carcéral ni qu'ils auraient été imputables à des lacunes dans les soins médicaux prodigués. Le recourant a ainsi présenté un trouble digestif bénin, qui a été traité durant sa détention, ainsi que des troubles du comportement alimentaire avec refus de s'alimenter, des troubles électrolytiques, des troubles de la coagulation sanguine d'origine carentielle et divers déficits vitaminiques durant son séjour à C.________. Selon le certificat médical du 16 septembre 2014, ces maladies somatiques ont été traitées, notamment par l'hospitalisation du recourant - à huit reprises - à l'unité cellulaire hospitalière de l'Hôpital L.________. Celui-ci a en outre accepté occasionnellement divers soins, tels que des consultations chez le dentiste ou des consultations ophtalmologiques. Il ressort par ailleurs de l'audition du Dr H.________, le 10 janvier 2012, que les carences en potassium présentées par le recourant ensuite d'une grève de la faim à l'automne 2010 ont été traitées et que l'intéressé a été hospitalisé durant quatre jours aux urgences afin de soigner et surveiller ses problèmes de rythme cardiaque. Lors de son audition du 13 janvier 2016 par la cour cantonale, le Dr H.________ a confirmé que le recourant avait parfois accepté les soins somatiques qui lui étaient offerts mais en avait refusés d'autres. Il a notamment évoqué un épisode au cours duquel le personnel médical avait négocié durant 24 heures avec l'intéressé pour que ce dernier accepte un traitement de son trouble électrolytique. Au vu de ce qui précède, on ne voit pas quels traitements médicaux auraient fait défaut au recourant ni dans quelle mesure les maladies dont il a souffert au cours de sa détention auraient pu être provoquées ou aggravées par sa prise en charge médicale à C.________. Pour sa part, l'intéressé ne le précise pas. Il se contente de reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu que la détérioration de sa santé physique avait notamment résulté de "son comportement oppositionnel". Or, il apparaît effectivement que certaines affections présentées par le recourant ont été causées par son refus de soins ou par ses grèves de la faim. Celui-ci a néanmoins été soigné contre sa volonté lorsque son état de santé le nécessitait. Pour le reste, il n'apparaît pas que les médecins et infirmiers n'auraient pas surveillé et soigné le recourant à satisfaction durant sa détention, ni que le personnel carcéral - qui a notamment emballé hermétiquement les repas de l'intéressé afin de le pousser à s'alimenter - n'aurait pas déployé les efforts nécessaires à la préservation de sa santé et de son bien-être. Pour le surplus, le recourant ne se plaint pas des conditions matérielles de sa détention. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que celles-ci auraient pu s'avérer contraires au respect de sa dignité, dès lors que l'intéressé a notamment constamment bénéficié d'une cellule individuelle. En définitive, c'est à bon droit que la cour cantonale a constaté que les conditions de détention du recourant avaient été compatibles avec le respect de la dignité humaine imposé par l'art. 3 CEDH. Mal fondé, le grief doit être rejeté.