Citation: 8C_541/2014 E. 3

La recourante reconnaît qu'elle n'a fait valoir aucun motif formel de récusation contre l'expert désigné au sens de l'art. 92 LTF. En vertu de la jurisprudence (consid. 1 supra), son recours est irrecevable. Pour le reste, c'est à tort que la recourante se réfère à l'arrêt 9C_475/2013 du 6 août 2013, qui renvoie à l'ATF 139 V 99 consid. 2.5 p. 104, pour justifier néanmoins une entrée en matière. Dans ces affaires, le Tribunal fédéral s'est réservé la possibilité d'entrer en matière dans des situations où l'autorité cantonale procéderait régulièrement à des décisions de renvoi aux fins d'expertise au lieu d'en ordonner elle-même lorsque cela se justifie. Or ce n'est pas du tout une situation de ce genre qui prévaut ici. Enfin, contrairement à ce que voudrait la recourante, il n'y a pas lieu de clarifier ou de modifier la jurisprudence en ce domaine, qui est conforme aux règles de la LTF en matière de décisions incidentes. Au demeurant, la recourante a été invitée à formuler des propositions quant au choix de l'expert. A cet égard, l'assurée ne dispose pas d'un droit de veto. En cas de désaccord, une décision incidente doit être rendue et il appartient à l'autorité judiciaire de première instance, saisie d'un recours, d'examiner les griefs (notamment d'ordre matériel) soulevés par la partie recourante (ATF 139 V 349 consid. 5.2.2.3 p. 356). C'est précisément ce qu'a fait l'autorité précédente (consid. 4.1 du jugement attaqué). La question de savoir si sa décision se fonde ou non sur des motifs pertinents pourra être examinée par le Tribunal fédéral en cas de recours contre la décision finale. Il s'ensuit que le recours est irrecevable.