Citation: 5A_27/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant ne démontre pas l'arbitraire de la motivation précitée. Il se prévaut d'un potentiel conflit d'intérêts qui ne le concerne pas et qui est sans aucune influence sur sa propre situation dans la présente procédure. En effet, il se fonde sur le fait que les avocats de l'intimée assumaient également la représentation des anciens membres des conseils d'administration des sociétés qui représentaient l'intimée, ainsi que celle de ces sociétés elles-mêmes. Il ne dénonce ainsi qu'un éventuel conflit d'intérêts qui existerait aux dépens de l'intimée et d'autres mandants que les avocats de l'intimée auraient également représentés. Or, le principe énoncé à l'art. 12 let. c LLCA, dont découle l'interdiction de postuler, commande à l'avocat d'éviter tout conflit entre les intérêts de son client et ceux des personnes avec lesquelles il est en relation sur le plan professionnel ou privé. Cette règle est en lien avec la clause générale de l'art. 12 let. a LLCA, selon laquelle l'avocat exerce sa profession avec soin et diligence, de même qu'avec l'obligation d'indépendance rappelée à l'art. 12 let. b LLCA (ATF 141 IV 257 consid. 2.1; 134 II 108 consid. 3). Le Tribunal fédéral a souvent rappelé que l'avocat a notamment le devoir d'éviter la double représentation, c'est-à-dire le cas où il serait amené à défendre les intérêts opposés de deux parties à la fois, car il n'est alors plus en mesure de respecter pleinement son obligation de fidélité et son devoir de diligence envers chacun de ses clients. Les règles susmentionnées visent avant tout à protéger les intérêts des clients de l'avocat, en leur garantissant une défense exempte de conflit d'intérêts. Elles tendent également à garantir la bonne marche de la procédure en cause, notamment en évitant qu'un mandataire puisse utiliser les connaissances d'une partie adverse, acquises lors d'un mandat antérieur, au détriment de celle-ci (ATF 145 IV 218 consid. 2.1 et les références; arrêt 1B_52/2022 du 19 mai 2022 consid. 2.1.2). Il suit de là que le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 12 let. c LLCA et dans l'appréciation des preuves en lien avec la production d'une pièce visant à démontrer un conflit d'intérêts doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.