Citation: 8C_823/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Les premiers juges se sont ensuite penchés sur la question de l'existence d'une ancienne fracture. Se fondant sur l'appréciation du docteur C.________, ils ont retenu que le scanner et l'arthro-IRM réalisés le 25 octobre 2019 avaient principalement mis en évidence des troubles dégénératifs, sous la forme d'importants remaniements avec arthrose. Bien que ces deux examens eussent également suggéré la présence d'une probable séquelle de fracture non consolidée de l'os naviculaire, le docteur C.________, au terme d'une argumentation dûment étayée, avait choisi d'écarter ce diagnostic, qui était de toute manière antérieur à l'accident, estimant qu'il fallait préférer celui d'une ostéonécrose de l'os naviculaire. Ce médecin a expliqué que, compte tenu de l'imagerie radiologique et de l'anamnèse faisant état d'entorses de la cheville à répétition, l'accident du 28 mai 2019 n'avait pu qu'aggraver - voire révéler - de manière passagère, pour une durée maximale de trois mois, un état antérieur maladif à type d'ostéonécrose naviculaire avec arthrose secondaire du pied gauche dans un contexte de pied plat ayant finalement motivé la réalisation de l'intervention du 29 janvier 2020.