Citation: 9C_414/2018 E. 4.2

4.2. L'administration fait grief aux premiers juges d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des circonstances permettant de déterminer la méthode d'évaluation de l'invalidité applicable au cas d'espèce. Elle constate que l'intimée n'a pas travaillé à plein temps depuis près de trente ans, que ses enfants étaient âgés de vingt et dix-huit ans lors du dépôt de la demande de prestations en 2009 ou de vingt-deux et vingt ans lors de la première procédure de révision en 2011 et qu'elle n'avait jamais manifesté sa volonté d'augmenter son taux d'occupation avant le dépôt de la demande de révision en 2016. Elle relève en outre qu'à cette dernière date, la situation personnelle et financière de l'assurée n'avait pas changé. Elle conteste par ailleurs que, sans atteinte à la santé, l'intimée ait pu reprendre une carrière à l'âge de cinquante-quatre ans et que l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Di Trizio contre Suisse du 2 février 2016 (n° 7186/09) trouve application en l'occurrence.