Citation: C 10/02 05.11.2002 E. A

L.________ a demandé le versement d'indemnités de chômage à compter du 1er mai 2000. Dans sa requête, elle a indiqué qu'elle avait été au service de son frère A.________, pépiniériste à B.________, du 1er avril 1999 au 30 avril 2000; elle se trouvait au chômage à partir de cette date, car son employeur l'avait licenciée pour des motifs économiques. L.________ a en outre précisé que ses rémunérations avaient toujours été versées de main à main, qu'elle avait été occupée à 50 % jusqu'au 31 octobre 1999 en raison d'une incapacité partielle de travailler, pour un salaire mensuel brut de 1816 fr., puis à plein temps pour un salaire de 3633 fr. Eu égard aux relations de parenté liant les parties à ce contrat de travail, la Caisse publique cantonale valaisanne de chômage (ci-après : la caisse) a estimé que la déclaration auprès de l'AVS et les fiches de salaires signées par L.________ et A.________ ne constituaient pas des justificatifs suffisants permettant d'établir que les salaires déclarés avaient réellement été payés. La caisse a dès lors requis de L.________ la preuve du paiement effectif des salaires annoncés (cf. lettre du 5 juin 2000). L'intéressée ayant répondu qu'elle n'avait jamais eu de compte bancaire ou autre et qu'elle subvenait à ses besoins au seul moyen de son salaire (cf. écritures des 9, 16 et 21 juin 2000), la caisse s'est adressée à A.________ pour obtenir une copie des comptes d'exploitation de son entreprise et de sa taxation fiscale (cf. écriture du 10 juillet 2000). L'employeur a produit des décomptes de salaires qu'il avait co-signés avec sa soeur. Par ailleurs, la caisse a requis de celle-ci sa dernière taxation fiscale, celle de son employeur, les comptes d'exploitation et bilans de l'entreprise de A.________ ainsi que tout autre document établissant l'exercice d'une activité lucrative et la preuve du paiement des salaires (cf. lettre du 7 août 2000). L.________ a déposé une décision de taxation fiscale 1999-2000 la concernant. Comme la caisse ne pouvait obtenir d'autres justificatifs de l'intéressée, elle lui a imparti un délai échéant le 31 août 2000 pour s'exécuter, sous peine d'extinction du droit aux prestations prétendues (cf. lettre du 17 août 2000). Ce délai échu, la caisse a encore requis des prénommés des précisions sur la nature de l'activité exercée par L.________ dans l'entreprise de son frère A.________, ainsi que sur son affiliation en matière de LPP et d'allocations familiales (écritures des 1er et 22 septembre 2000). L'administration a par ailleurs demandé divers renseignements auprès de la municipalité de B.________, de l'institution supplétive LPP ainsi que de la Caisse cantonale valaisanne de compensation (cf. trois lettres du 29 septembre 2000). Le 16 octobre 2000, cette a dernière lui a répondu que A.________ avait déclaré pour sa soeur des « salaires agricoles » de 8606 fr. pour la période du 1er juin au 31 décembre 1998, et de 21 780 fr. pour celle du 1er avril et le 31 décembre 1999. Quant au fisc valaisan, il a communiqué à la caisse un procès-verbal de taxation d'office d'A.________ pour la période 1999-2000. Par décision du 1er décembre 2000, la caisse a nié le droit de L.________ à l'indemnité dès le 1er mai 2000, au motif qu'il n'était pas établi à satisfaction que la prénommée avait effectivement exercé une activité salariée ni qu'un salaire lui avait réellement été versé. Elle a considéré que L.________ devait être assimilée à une agricultrice indépendante.