Citation: 1B_63/2020 E. B

B.a. Par acte d'accusation du 22 juillet 2019, le Ministère public a engagé l'accusation à l'encontre de A.________ devant le Tribunal du district de Sion pour les infractions de gestion déloyale (art. 158 ch. 1 CP), de faux dans les titres (art. 251 CP) et d'inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité (art. 235 CP). B.b. Par acte du 2 août 2019 adressé au Tribunal du district de Sion, A.________ s'est prévalu de violations de l'art. 318 CPP par le Ministère public dans le contexte de sa mise en accusation, dès lors en particulier que cette autorité ne l'avait pas avisé de la prochaine clôture de l'instruction, ni informé au sujet de l'admission à la procédure d'une nouvelle partie plaignante et de la dénonciation d'une des protagonistes de l'affaire auprès des autorités pénales d'un autre canton. Il a fait valoir que, pour ces motifs, "l'acte d'accusation du 22 juillet 2019 ne [pouvait] être que nul, éventuellement annulé et le dossier renvoyé au Ministère public pour qu'il lui accorde un droit d'être entendu suffisant avant la clôture formelle de l'instruction". Son acte comportait enfin, à sa dernière page, la mention suivante: "Si vous deviez estimer que seule l'autorité de recours (Tribunal cantonal) est compétente pour constater la nullité ou annuler l'acte d'accusation, nonobstant la teneur de l'art. 324 al. 2 CPP, je vous prie expressément de considérer la présente comme un recours et de le transmettre à l'autorité compétente (art. 91 al. 4 CPP). La présente est de ce fait adressée dans le délai de l'art. 396 al. 1 CPP, soit dans les 10 jours dès réception par le soussigné de l'acte d'accusation". Par décision du 16 septembre 2019, la juge suppléante auprès du Tribunal du district de Sion a signifié à A.________ que l'examen effectué dans le cadre de l'art. 329 CPP ne justifiait pas de renvoyer l'accusation au Ministère public pour qu'il la complète ou la corrige. B.c. Le 7 octobre 2019, A.________ a demandé à la magistrate précitée que l'acte du 2 août 2019 soit "transmis sans délai au Tribunal cantonal pour valoir recours contre les actes du Ministère public". Le lendemain, la juge suppléante a informé A.________ qu'elle n'entendait pas donner suite à sa demande de transmission. B.d. Le 11 octobre 2019, A.________ a remis à la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan une copie de son écriture du 2 août 2019, indiquant qu'elle valait recours "contre les actes du Ministère public dont la défense a[vait] pu prendre connaissance au plus tôt par la notification de l'acte d'accusation". Par ordonnance du 23 décembre 2019, la Chambre pénale a déclaré le recours irrecevable pour cause de tardiveté.