Citation: 6B_1356/2021 E. 2.3

2.3. Les recourants reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir motivé le refus de procéder à leur audition, requise dans leurs observations du 26 octobre 2021. Dans leur écriture à la cour cantonale, les recourants avaient notamment indiqué ne pas avoir de formation juridique - précisant que les infractions à la LCD étaient peu connues - et avoir signé des procurations et constitué un avocat respectivement les 27 avril, 5 mai et 14 mai 2020 (observations du 26 octobre 2021, p. 3 s.). Ils ont relevé que ces éléments et indices étaient suffisants pour démontrer avoir eu connaissance au plus tôt fin avril 2020 de l'infraction. En fin d'écriture, ils ont précisé que "si ces éléments étaient considérés comme insuffisants pour démontrer le respect du délai de plainte", ils sollicitaient leur audition (observations du 26 octobre 2021, p. 4). La cour cantonale a exposé les motifs pour lesquels elle retenait que le délai pour porter plainte avait commencé à courir au plus tard les 5 juin et 12 juillet 2019. Elle a également motivé pourquoi elle ne tenait pas compte des faits et démarches effectuées par les recourants ou leur avocat, postérieurs à ces dates, considérant qu'ils n'étaient pas nécessaires à leur faire prendre conscience qu'ils pouvaient être victimes d'une infraction. La décision entreprise permet dès lors de comprendre que le moment de la connaissance de l'infraction par les recourants a été déterminé en fonction des allégations et pièces versées à l'appui de la plainte, à l'exclusion des éléments invoqués postérieurement par les recourants, que ce soit dans le cadre de leurs observations ou au regard de leur offre de preuve. Aussi, l'arrêt entrepris satisfait au devoir de motivation déduit de l'art. 29 al. 2 Cst. concernant le refus de procéder à l'audition des recourants.