Citation: 1P.270/2000 05.09.2000 E. C

C.- Par jugement du 17 août 1999, le Tribunal correctionnel du district de Delémont n'a pas donné suite à la prévention de voies de fait commises sur la personne de B.________ pour cause de prescription. Il a en revanche reconnu A.________ coupable de mise en danger du développement de mineurs et d'actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, et l'a condamné à une peine de dix mois d'emprisonnement avec sursis pendant quatre ans, sous déduction de la détention préventive subie. Les premiers juges ont retenu que l'accusé s'était rendu coupable, dans le courant de l'année 1997, de masturbations et d'attouchements sur la personne de B.________ en lui piquant le sexe avec une aiguille et en lui prodiguant des caresses sur les parties sexuelles, mais qu'il ne s'était pas livré à des actes de sodomie ou à d'autres attouchements avec le sexe. Statuant le 14 mars 2000 sur appel du condamné, la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton du Jura (ci-après, la cour cantonale) a constaté que le jugement de première instance était entré en force dans la mesure où il ne donnait pas suite à la prévention de voies de fait pour cause de prescription; elle l'a confirmé pour le surplus.