Citation: 1B_244/2014 E. A

A.________, ressortissant suisse, a été placé en détention - provisoire puis pour des motifs de sûreté - depuis le 10 juillet 2012, sous la prévention d'instigation à assassinat sur la personne de son épouse. Il lui est reproché d'avoir décidé B.________ à recourir à un tiers à cette fin, moyennant une rémunération de 500'000 francs; cela a abouti, le 19 février 2012, à l'attaque de l'épouse du recourant. Le prénommé a fini par reconnaître les faits, tout en soutenant avoir donné un contrordre. A.________ a été renvoyé en jugement devant le Tribunal criminel par acte d'accusation du Ministère public du canton de Genève du 24 avril 2014. La détention provisoire de l'intéressé a été régulièrement prolongée par le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Genève (Tmc). Par ordonnance du 30 avril 2014, le Tmc a ordonné le placement du prévenu en détention à des fins de sûreté pour une durée de trois mois, soit jusqu'au 30 juillet 2014. Le recours formé par A.________ contre cette ordonnance a été rejeté par arrêt du 5 juin 2014 de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la cour cantonale). En substance, la cour cantonale a considéré que les risques de collusion et de fuite existaient et qu'aucune mesure de substitution n'était susceptible de pallier les risques précités.