Citation: 6B_1231/2020 E. 1.6.1

1.6.1. Certes, la peine de 360 heures de travail d'intérêt général - correspondant, par son quantum, à une peine pécuniaire de 90 jours-amende ou à une peine de privation de liberté de 90 jours (cf. art. 39 al. 2 aCP; art. 79a al. 4 CP) -, prononcée de surcroît avec un sursis écourté, peut paraître légère à première vue s'agissant d'une condamnation pour infraction à l'art. 90 al. 3 LCR. Pour autant, si cette disposition prévoit une peine d'un à quatre ans de privation de liberté, le législateur n'a cependant pas fixé de restriction quant à l'importance de l'atténuation de la peine susceptible d'être opérée en application de l'art. 100 ch. 4 LCR, étant rappelé que l'excès de vitesse en cause, limité dans le temps et l'espace, avait été commis dans le contexte particulier d'une course officielle urgente. Cela étant, et compte tenu également de l'ensemble des éléments d'appréciation à prendre en considération (cf. consid. 1.2 supra), il faut admettre que la peine conserve en l'espèce un effet dissuasif suffisant. Il n'est par ailleurs pas déterminant que la peine soit en définitive peu aggravée en comparaison avec la peine pécuniaire de 60 jours-amende qui avait été infligée à l'intimé à l'occasion de sa initiale condamnation pour les mêmes faits, annulée par le Tribunal fédéral (arrêt 6B_1224/2019 précité).