Citation: 9C_295/2017 E. 1

Le 18 janvier 2006, la caisse de compensation a réclamé à B.________, C.________ et A.________, en leur qualité d'associé gérant avec signature individuelle pour le premier et d'associés et d'organes de fait pour les deux autres, la réparation du dommage qu'elle a subi dans la faillite de la société et portant sur un montant de 120'280 fr. 05. Cette somme correspondait au solde des cotisations sociales dues sur les salaires versés par la société D.________ Sàrl au 31 juillet 2004, y compris les frais de sommation et les intérêts moratoires. Saisie d'oppositions de la part des trois associés, la caisse de compensation les a rejetées par décisions du 7 juin 2006. A.b. Statuant le 30 juin 2015 sur le recours formé par A.________ contre la décision sur opposition du 7 juin 2006, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, a partiellement admis le recours; elle a renvoyé la cause à la caisse de compensation pour le calcul du montant dû, compte tenu du fait que la responsabilité de A.________ avait pris fin le 29 février 2004, et nouvelle décision en ce sens. Elle a pour le surplus rejeté le recours. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ contre cette décision (arrêt 9C_637/2015 du 22 octobre 2015). Après avoir repris l'instruction de la cause, la caisse de compensation a fixé à 106'297 fr. 05 le montant du dommage, frais et intérêts compris (décision du 8 mars 2016). Saisie d'une opposition, la caisse de compensation l'a rejetée par décision du 15 juillet 2016. A.c. Dans l'intervalle, B.________ a dénoncé en août 2004 ses deux associés au Ministère public du canton de Genève pour des faits d'appropriation illégitime, d'abus de confiance, de vol, d'escroquerie et de gestion déloyale commis au sein de la société D.________ Sàrl. Le Tribunal de police de la République et canton de Genève a, par jugement du 11 juillet 2013, acquitté C.________ des faits dénoncés contre lui et condamné A.________ pour gestion déloyale aggravée à une peine pécuniaire de 210 jours-amende avec sursis pour avoir utilisé de manière indue des ressources de la société D.________ Sàrl à son profit sur un chantier à hauteur d'environ 50'000 francs, avoir éteint une dette personnelle de 10'000 francs au moyen des deniers de la société, sans contrepartie, et avoir utilisé à son profit des fonds sociaux à hauteur de 19'000 francs, annoncés comme de prétendus salaires.