Citation: I 265/06 12.03.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont considéré, à juste titre, que l'état de santé du recourant n'avait pas subi de modification notable depuis le moment de la naissance du droit à la rente. Dans le cadre de la procédure de révision qu'il a initié au mois de février 2004, l'office AI a requis différents renseignements médicaux auprès des institutions et médecins concernés (rapports de l'Institut national de la sécurité sociale espagnole [INSS] du 9 juillet 2004 et des docteurs C.________ du 6 juillet 2004 et D.________ du 8 juillet 2004), qu'il a soumis à l'appréciation de son médecin-conseil, le docteur E.________ (rapport du 18 novembre 2004). De l'ensemble de ces documents, il ressort, en substance, que l'état de santé du recourant n'a pas connu d'évolution significative, si l'on excepte l'aggravation de céphalées d'origine vasculaire - déjà existantes en 2002 - et le réajustement nécessaire du traitement du diabète; le problème oculaire ainsi que les conséquences liées au diabète (polyneuropathie) figuraient toujours au premier plan des troubles affectant le recourant. Rien n'indique par ailleurs que l'état de santé du recourant se serait dégradé par la suite. Le rapport médical du docteur C.________ du 9 mars 2006, produit à l'appui du recours de droit administratif, fait certes état de l'apparition d'un syndrome anxio-dépressif. Ce médecin ne précise toutefois pas l'intensité de ce trouble et, plus généralement, ne prend aucune conclusion quant à une diminution éventuelle de la capacité résiduelle de travail du recourant due à cette affection. 4.2 Les premiers juges ont également examiné les conséquences sur la capacité de gain de cet état de santé demeuré inchangé. Pour ce faire, ils ont comparé le revenu que le recourant aurait pu obtenir en 2004 s'il n'était pas invalide avec le revenu qu'il pourrait obtenir à la même époque en exerçant l'activité qui peut raisonnablement être exigée de lui (art. 16 LPGA; ATF 128 V 29 consid. 1 p. 30). D'après les considérations des premiers juges, lesquelles ne souffrent aucune critique, le recourant ne peut se prévaloir, au mieux, que d'une incapacité de gain de 69 %, soit un taux inférieur à celui de 70 % ouvrant droit à une rente entière d'invalidité. 4.3 Sur le vu de ce qui précède, il apparaît que L.________ subit à l'heure actuelle, dans le cas de figure le plus favorable pour lui-même, une incapacité de gain de 69 %. Né le 8 juin 1954, il ne peut se prévaloir par ailleurs de la garantie des droit acquis conférée par la lettre f (1ère phrase) des dispositions transitoires de la révision du 21 mars 2003, dans la mesure où il n'avait pas atteint l'âge de 50 ans au moment de l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2004, de la 4e révision de l'AI. Cela étant, c'est à bon droit que la rente entière du recourant a été réduite à un trois-quarts de rente.