Citation: 5A_125/2019 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce, dans la mesure où il est recevable (cf. supra consid. 2.2), le grief de violation du droit à la preuve doit être rejeté. En l'effet, s'agissant des relevés bancaires et déclarations fiscales de l'intimé, la cour cantonale a indiqué qu'elle ne voyait pas ce que ces pièces apporteraient de plus que ce qui figurait déjà au dossier. Elle a ainsi procédé à une appréciation anticipée des preuves, laquelle ne peut être remise en cause que par le biais d'un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves (cf. supra consid. 3.2.2 et infra consid. 4 et 5.4). Concernant la production de pièces en lien avec la succession de la mère de l'intimé et la villa familiale en Italie, la juridiction précédente a estimé, pour des raisons qui seront examinées ci-après (cf. infra consid. 5.4), que les réquisitions de preuves ne portaient pas sur des faits pertinents. Or, il n'y a pas de violation du droit à la preuve lorsque le juge refuse une mesure probatoire qui tend à prouver un fait dénué de pertinence.