Citation: 5A_285/2022 E. 5.2.2

5.2.2. La recourante affirme que le " respect de l'ordre de saisie " prévu par la loi (art. 95 al. 1-3 LP) ne serait pas démontré. Certes, l'Office des poursuites procède d'office, sans être lié par les informations que lui a fournies le débiteur; comme le souligne le juge précédent - doctrine à l'appui (parmi d'autres: cf. WINKLER, in : Kurzkommentar SchKG, 2e éd., 2014, n° 14 ad art. 91 LP) -, il n'est néanmoins pas tenu de se livrer à des investigations complémentaires à défaut d'indices concrets quant à l'existence de biens saisissables. Or, l'intéressée ne réfute pas cette argumentation (art. 42 al. 2 LTF), mais se borne à semer le doute sur la présence d'autres actifs (mobiliers), qu'elle n'énumère d'ailleurs pas, sauf à se référer de façon toute générale au " mode de vie " du débiteur ( i.e. " petit voyage chaque année à l'étranger " et " W-K de tourisme en avion "). Le moyen pris d'une " incertitude dans l'ordre de saisie " doit dès lors être rejeté, dans la mesure où il est recevable. Pour le surplus, la critique s'avère manifestement irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 42 al. 2 LTF). La recourante s'en prend aux " propos bancale " ( sic) du magistrat précédent relatifs à l'attribution du logement conjugal et à l'existence d'un éventuel droit d'habitation ou de jouissance, mais sans aucunement discuter les motifs de la décision attaquée (ATF 140 III 86 consid. 2).