Citation: 7B_266/2023 E. 1

La demande litigieuse faisait suite aux explications fournies par les experts à l'audience du 5 mai 2023 concernant leur appréciation - contestée - sur les activités commerciales du recourant, face au rapport de renseignement traitant de cette question. Ce rapport figurait au dossier remis aux experts en vue de l'expertise, ce qui n'est pas contesté. Or, puisque le recourant y faisait expressément déjà référence dans sa requête du 12 mars 2023 et que les experts, lors de l'audience précitée, n'ont fait que confirmer leur appréciation - précédemment discutée par l'intéressé -, une "nouvelle demande de récusation" ne se justifiait pas. En d'autres termes, les déclarations des experts à l'audience - fussent-elles "nouvelles" - ne pouvaient pas avoir pour effet de faire partir un nouveau délai pour demander la récusation. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que la requête du 5 mai 2023, déposée deux mois après la connaissance du motif de récusation invoqué, n'avait pas été formée en temps utile et renoncer à demander aux experts intimés de prendre position sur cette requête (cf. art. 58 al. 2 CPP précité). Les griefs doivent dès lors être rejetés.