Citation: 4A_387/2022 E. B

B.a. En 2019, H.________ a initié une action civile devant l'autorité britannique "The Senior Master of the Senior Courts of England and Wales" à l'encontre de B.________ et d'autres défendeurs dont A.________. B.b. Le 7 février 2022, le Tribunal de première instance genevois a reçu une demande d'entraide judiciaire internationale en matière civile formée le 17 janvier 2022 par l'autorité britannique précitée. Cette commission rogatoire, fondée sur la Convention de La Haye du 18 mars 1970 sur l'obtention des preuves à l'étranger en matière civile ou commerciale (CLaH70; RS 0.274.132), tendait notamment à la fourniture par A.________ des documents relatifs aux comptes bancaires n....,... et.... L'annexe n. 2 à la commission rogatoire mentionnait la liste des documents requis. La transmission desdits documents avait pour but de permettre à A.________ de se défendre face aux accusations de H.________ formulées à son encontre, sans violer le secret bancaire suisse. Par ordonnance du 22 mars 2022, le Tribunal de première instance genevois a ordonné à A.________ de produire, dans un délai de deux mois, les documents listés dans l'annexe n. 2 à la commission rogatoire. En bref, il a considéré que A.________ avait renoncé à faire valoir le secret bancaire, puisqu'elle avait elle-même sollicité la commission rogatoire. De plus, les ayants droit économiques des comptes bancaires visés étaient parties à la procédure au fond, de sorte qu'ils avaient vraisemblablement été entendus au sujet de la mesure d'entraide judiciaire requise. B.c. Le 4 avril 2022, B.________ a recouru contre ladite ordonnance. Statuant par arrêt du 22 juillet 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a admis le recours, annulé l'ordonnance attaquée et rejeté la demande d'entraide judiciaire internationale en matière civile présentée. En bref, elle a considéré que l'art. 12 § 1 let. b CLaH70 justifiait en l'occurrence de ne pas faire droit à ladite demande.