Citation: 6B_668/2014 E. 12.7

12.7. Le recourant soutient que l'infraction de violation d'obligation de gestion de biens d'autrui au sens du § 255 aCPCZ, devenu § 220 CPCZ, ne serait réalisée dans le cadre d'un contrat de crédit que si le prêt était accordé à long terme et à un taux d'intérêt excessivement bas. Le contrat litigieux prévoyant un taux d'intérêt de 9%, conforme au prix du marché, l'infraction ne serait pas réalisée. Ce faisant, le recourant ne fait, encore une fois, qu'opposer sa propre interprétation du droit tchèque à celle du TPF dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. En outre, même à considérer que l'interprétation du recourant soit exacte et que le taux d'intérêt avait été fixé dans le contrat à 9%, il ne prétend, ni ne démontre que les intérêts ont effectivement été entièrement payés par D.________. De plus, celle-ci a remboursé le crédit grâce à un autre détournement commis au préjudice de MUS, disposant ainsi définitivement du bien d'autrui. Quoi qu'il en soit, le TPF a relevé que cette infraction était subsidiaire à celle de détournement de fonds au sens du § 248 aCPCZ, devenu § 206 CPCZ. Dès lors que le TPF a retenu, sans que le recourant n'en démontre l'arbitraire, que cette dernière infraction était réalisée, il n'est pas besoin d'examiner plus avant la réalisation de l'infraction subsidiaire. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.