Citation: 2C_114/2021 E. 5.4

5.4. Dans le présent cas, la recourante se plaint d'une violation grave de sa liberté économique. Elle fait valoir que le montant de la prestation journalière loyer fixé par le Département le 26 février 2020 et confirmé par le Tribunal cantonal ne lui permet plus de couvrir les coûts réels de son établissement, ce qui pourrait la contraindre à cesser son activité, voire l'exposerait à une faillite. En l'occurrence, dans la mesure où la recourante prétend que sa liberté économique est restreinte parce qu'elle sera contrainte de fermer son entreprise en raison des tarifs trop bas fixés par le Conseil d'Etat, il convient de lui faire remarquer qu'il lui est loisible de renoncer à la conclusion d'un contrat de prestations et de ne plus être soumise au règlement tarifaire du Conseil d'Etat. Dans la mesure où cela a pour conséquence qu'elle ne pourra plus percevoir de subventions, il n'existe pas de restriction de sa liberté économique. Néanmoins, les tarifs fixés sont également valables pour les pensionnaires qui bénéficient de suffisamment de ressources personnelles et pour qui il est d'emblée évident que l'État ne versera pas de subventions (cf. consid. 1.2 ci-dessus). Dans le cas présent, il n'est cependant pas clair si et dans quelle mesure de tels pensionnaires résident dans l'EMS de la recourante. Celle-ci ne donne aucune information précise à ce propos. De plus, en lien avec l'intérêt public, elle se limite essentiellement à critiquer le fait que le canton ne cherche en réalité qu'à préserver ses finances, faisant ainsi expressément référence à la notion de subvention. Dans cette mesure, sa liberté économique n'est donc pas touchée.