Citation: 5A_335/2020 E. 5

Le recourant reproche aux juges cantonaux de ne pas avoir pris en compte la situation particulière dans laquelle il se trouve depuis de nombreuses années et fait état des difficultés qu'il a rencontrées durant une année et demie pour trouver un appartement plus grand dès lors qu'il lui pesait de vivre depuis douze ans dans un espace de 30 m2. Il soutient que, s'il avait attendu l'échéance légale pour résilier son contrat de bail, il n'aurait eu aucune garantie que l'appartement qu'il occupe désormais soit encore libre et il aurait donc pris le risque de se retrouver à la rue. Il soutient enfin avoir pu remettre son appartement au 28 mars 2020, de sorte que seuls les loyers de février et mars 2020 sont encore dus pour son ancien appartement. Par sa motivation, le recourant expose certes les motifs qui l'ont amené à conclure un contrat de bail pour un appartement plus grand et plus onéreux alors qu'il se savait lié jusqu'en octobre 2020 par un contrat de bail antérieur. Ce faisant, il n'expose toutefois pas en quoi la cour cantonale a violé le droit en considérant que, indépendamment des motivations du recourant, le risque qu'il avait pris en concluant un nouveau contrat de bail au 1 er février 2020 alors que son précédent contrat ne pouvait être résilié que pour le 31 octobre 2020 ne pouvait indirectement être imputé à ses créanciers, ce d'autant qu'il n'avait pas pris la peine de présenter au préalable un nouveau locataire solvable pour se libérer de son précédent contrat. L'écriture de recours ne satisfait ainsi manifestement pas aux réquisits de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.