Citation: 2C_840/2021 E. A

A.________ s'est présenté pour la troisième fois à l'examen final du brevet d'avocat genevois le 7 octobre 2020. Il a obtenu les notes de 3,5 à l'épreuve écrite et 3,5 à l'épreuve orale, soit un total de 7 points sur les 8 points minimum requis. Son échec définitif a été constaté le 14 octobre 2020 par certificat d'examen final du Conseil de Direction de l'Ecole d'avocature de Genève (ci-après: le Conseil de direction). Le 11 novembre 2020, A.________ a formé opposition contre la décision constatant son échec, en concluant à son annulation et à ce qu'il soit autorisé à "effectuer une troisième tentative à l'examen". Préalablement, il a requis la restitution de l'effet suspensif, ainsi que son audition et celle de B.________, un assistant présent lors de l'examen. Il a en particulier exposé qu'il avait été stressé par une panne informatique. 25 minutes supplémentaires lui avaient été accordées, mais cette panne, combinée au stress inhérent à la troisième tentative, avaient généré une tension particulièrement forte chez lui. De plus, il avait été perturbé par la présence parmi les examinateurs d'un avocat, C.________, qui avait écarté sa candidature en stage en 2017. Le 3 décembre 2020, la directrice de l'Ecole d'avocature a transmis à A.________ la détermination des trois examinateurs et des trois assistants chargés d'organiser les examens. Il en ressort que A.________ a signalé le problème informatique à 12h25, que celui-ci a été résolu à 12h50, que le candidat a pu faire des lectures pendant l'intervention, qu'il a bénéficié de 25 minutes supplémentaires de temps d'examen et qu'il n'a pas signalé aux assistants ou aux experts un état de stress particulier. C.________ a par ailleurs exposé ne pas se souvenir d'avoir reçu A.________ en entretien. Le 9 décembre 2020, A.________ a maintenu son opposition. Le 4 janvier 2021, l'Ecole d'avocature lui a transmis, à sa demande, un enregistrement de son examen. A.________ n'a pas formulé de remarques supplémentaires.