Citation: 8C_59/2007 25.01.2008 E. 1

3.2.2 Le recourant conteste le point de vue de la juridiction cantonale en alléguant qu'il souffre toujours de séquelles invalidantes sur le plan organique. Il invoque pour cela un rapport du docteur F.________, spécialiste en neurologie, selon lequel il présente une neuropathie douloureuse radiale sensitive distale de la main droite sur probable névrome avec allodynie et causalgie (rapport du 31 janvier 2005). Cet avis médical ne permet toutefois pas de s'écarter du point de vue de la juridiction cantonale. Prenant position sur l'appréciation du docteur F.________, les experts de l'Hôpital Z.________ ont indiqué, en effet, qu'une éventuelle neuropathie post-traumatique n'expliquait ni l'extension des troubles sensitifs et des douleurs, ni l'impotence fonctionnelle de la main. Il n'y a pas de raison de mettre en doute cette conclusion qui confirme l'avis des nombreux médecins consultés, selon lesquels les troubles susmentionnés ne sont pas dus à des facteurs organiques. Quant aux autres appréciation médicales invoquées par le recourant, elles n'infirment en rien le point de vue des premiers juges au sujet de l'absence de séquelles invalidantes sur le plan somatique. En particulier, l'intéressé se fonde sur un certificat du docteur L.________, du 27 février 2007, produit en instance fédérale. Or, le point de savoir si un nouveau moyen de preuve est admissible dans une procédure où le Tribunal fédéral n'est pas lié par l'état de fait constaté par la juridiction inférieure (art. 97 al. 2 et 99 al. 1 LTF) est controversé dans la doctrine: Seiler /Von Werdt/Güngerich (Bundesgerichtsgesetz, n. 4 ad art. 99) sont d'avis qu'un tel moyen n'est pas admissible, tandis que Ulrich Meyer (Bundesgerichtsgesetz [Basler Kommentar], Niggli/Uebersax/Wiprächtiger éd., n. 52 ad art. 99) exprime l'avis contraire. Cependant, il n'est pas nécessaire de trancher cette controverse en l'occurrence, du moment que le certificat produit par le recourant n'est d'aucun appui à sa thèse. En effet, le docteur L.________ n'y fait état d'aucun trouble organique de nature à entraîner les douleurs et les troubles fonctionnels invoqués par l'intéressé. Cela étant, la juridiction cantonale était fondée à nier l'existence de séquelles de nature somatique entraînant une diminution de la capacité de travail et/ou de gain dès le moment où le docteur H.________ a procédé à l'examen médical final. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de revenir sur le point de vue de la CNA et de la juridiction cantonale, selon lequel les troubles d'origine psychique ne sont pas en relation de causalité adéquate avec l'accident. Au demeurant, le recourant ne remet pas en cause ce point de vue. Vu ce qui précède, la CNA était fondée à supprimer le droit du recourant à une indemnité journalière dès le 30 juin 2005 et à lui refuser l'octroi d'une rente d'invalidité. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé sur ce point.