Citation: 6B_1149/2017 E. 2.2

2.2. La recourante reproche aux magistrats cantonaux de l'avoir empêchée de s'exprimer valablement, de ne pas l'avoir dûment auditionnée sur les faits et de n'avoir pas donné suite à ses réquisitions de preuves. Contestant la version des faits qu'ils ont ainsi retenue, elle expose qu'après avoir réservé un appartement par le biais d'un site Internet, elle avait contacté directement la régie B.________ SA afin de finaliser sa réservation et effectuer les paiements. Après quelques échanges de courriels, elle avait reçu un contrat de bail antidaté, comportant une fausse signature, ainsi que des bulletins de versement dont les références de même que les montants n'avaient pas correspondu à ceux affichés lors de la réservation. Ayant réalisé devant le guichet postal que les montants exigés étaient trop élevés, elle avait fait annuler l'opération de paiement afin de ne pas se faire abuser davantage et se trouvait aujourd'hui accusée à tort de faux dans les titres et de tentative d'escroquerie. Ce faisant, la recourante, qui procède par affirmation, n'explique pas en quoi la juridiction cantonale aurait opéré par arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits. Elle ne soutient pas que les juges cantonaux auraient déduit des considérations insoutenables des moyens de preuves sur lesquels ils se sont fondés. Se plaignant du rejet de ses réquisitions de preuves, elle ne démontre en particulier pas en quoi l'appréciation anticipée des preuves opérée par la juridiction cantonale serait insoutenable (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64). Elle ne fait valoir aucun grief susceptible de mettre valablement en cause les constatations factuelles, notamment celles ayant trait à son casier judiciaire ou à une prétendue condamnation pour vol. Elle se contente d'opposer sa version des faits à celle de la juridiction fédérale, arguant ainsi d'une démarche purement appellatoire qui est clairement insuffisante au regard des exigences minimales de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral. Au demeurant, il ressort du procès-verbal de l'audience d'appel - acte authentique faisant foi de son contenu (cf. Giorgio BOMIO, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 2 ad art. 76 CPP) - que la recourante a été entendue par la cour cantonale devant laquelle elle a pu s'exprimer librement, confirmant notamment la version des faits qu'elle avait développée dans sa déclaration d'appel (cf. jugement attaqué p. 3).