Citation: H 413/01 08.03.2002 E. 1

que la prénommée a déféré cette décision à la Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après : la commission), en contestant avoir reçu deux sommations de la caisse, d'une part, et en reprochant à cette dernière de ne pas avoir pris en considération la totalité des versements qu'elle avait effectués en 1997 et 1998, d'autre part; que dans sa réponse, la caisse a conclu au rejet du recours, et produit une attestation de l'office postal de C.________ datée du 28 février 2000, dont il ressort que la sommation du 1er avril 1997 a été notifiée à l'assurée le 15 avril suivant; que par jugement du 5 octobre 2001, la commission a rejeté le recours; que A.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont elle requiert l'annulation, en concluant à sa réintégration dans l'assurance AVS/AI facultative; que la caisse conclut derechef au rejet du recours, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas déterminé; que la décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ); que le jugement entrepris expose de manière complète et exacte les dispositions légales et réglementaires applicables à l'exclusion de l'assurance AVS/AI facultative, dans leur version (déterminante en l'occurrence) en vigueur jusqu'au 31 décembre 2000, de sorte qu'il suffit d'y renvoyer (consid. 1); que la commission a retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral des assurances (art. 132 OJ en relation avec l'art. 105 al. 2 OJ), que la recourante avait bel et bien reçu la sommation de la caisse datée du 1er avril 1997; que c'est ainsi à bon droit qu'elle en a inféré que la procédure d'exclusion prévue par la loi avait été respectée par l'intimée (cf. art. 2 al. 6 LAVS; art. 17 al. 2 OAF); qu'elle a également constaté, dans l'hypothèse la plus favorable à la recourante, que les paiements effectués jusqu'au 31 décembre 1999 (7986 fr. 06) ne totalisaient pas la somme des cotisations échues au 31 décembre 1996 (8066 fr. 85); qu'à cet égard, la recourante fait valoir qu'il est injuste de l'exclure de l'assurance AVS/AI facultative dès lors que le montant des cotisations en souffrance est de peu d'importance et qu'il est dû avant tout à une erreur involontaire de sa part, au moment du virement bancaire, dans le choix de la devise; que le principe de proportionnalité constitue, dans l'ensemble du droit administratif, un principe qu'il y a lieu d'observer aussi bien à l'occasion de l'élaboration de règles juridiques que lors de leur application, et s'applique également en particulier dans le domaine des assurances sociales (ATF 108 V 252 consid. 3a et les références; cf. aussi ATF 122 V 380 consid. 2b/cc, 119 V 254 et les arrêts cités); que s'il est vrai que le solde des cotisations dues pour les années 1995 et 1996 est plutôt modique (80 fr.), l'exclusion de l'assurance facultative prononcée à l'encontre de A.________ n'apparaît cependant pas disproportionnée à l'ensemble des circonstances du cas; qu'en effet, force est de constater que la recourante a fait preuve, depuis le début de son affiliation, de négligence dans le règlement de ses obligations envers la caisse; qu'au fait de l'erreur dans l'ordre de virement bancaire du mois de mars 1997, elle n'a effectué aucune démarche auprès de sa banque pour en corriger les conséquences; qu'elle ne pouvait pourtant pas ignorer, compte tenu de la différence de cours existant entre franc français et franc suisse, que les versements opérés ne suffiraient pas à éteindre ses dettes de cotisations; qu'en outre, elle ne s'est jamais véritablement souciée de savoir si les paiements qu'elle a faits ultérieurement compensaient l'insuffisance de ses premiers versements; qu'enfin, elle n'a pas davantage réagi à l'envoi d'un avis de situation du 4 mars 1999 lui rappelant qu'elle était débitrice de la caisse à hauteur de 15 172 fr. 77; que le présent cas diffère ainsi notablement de celui ayant donné lieu à l'arrêt non publié M.D./S.D du 6 juin 1997 [H 120/96] où le Tribunal fédéral des assurances avait jugé contraire au principe de la proportionnalité une exclusion prononcée à l'encontre de deux assurés demeurés débiteurs de la caisse respectivement de 1 fr. 49 et de 1 fr. 63, considérant que ces montants étaient dérisoires et essentiellement imputables à des fluctuations du taux de change entre franc suisse et franc français; que le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et que le recours se révèle mal fondé, par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances,