Citation: 4C.68/1999 05.07.2000 E. 8

8.- a) La cour cantonale a admis que le demandeur n'avait pas accepté d'effectuer le nettoyage quotidien des cars gratuitement, de sorte qu'il devait être rémunéré pour ce travail. La défenderesse le conteste. Elle ne nie pas que ce travail devait, en principe, être rémunéré, mais elle soutient que les salariés ont accepté d'effectuer ces nettoyages gratuitement, car elle payait les pauses dans une mesure qui, à l'en croire, excédait ses obligations à teneur de la loi et de la convention collective de travail. b) La cour cantonale a retenu que le demandeur n'avait pas accepté d'effectuer le nettoyage des cars gratuitement, en échange de pauses payées. Pour parvenir à cette conclusion, elle a apprécié divers témoignages administrés devant elle. Elle a ainsi posé une constatation de fait, que la défenderesse ne saurait critiquer dans le cadre d'un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ). Au demeurant, la défenderesse s'applique en pure perte à démontrer qu'elle a payé des pauses sans y être obligée par la loi ou par la convention collective, car le point décisif est de savoir si le demandeur a accepté de nettoyer gratuitement les cars. Le grief est irrecevable.