Citation: 1P.659/2004 26.01.2005 E. 1

La victime peut intervenir comme partie dans la procédure pénale (art. 8 al. 1 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions, du 4 octobre 1991; LAVI; RS 312.5). En particulier, elle peut former contre le jugement les mêmes recours que le prévenu, si elle était déjà partie à la procédure auparavant et dans la mesure où cette sentence touche ses prétentions civiles ou peut avoir des effets sur le jugement de ces dernières (art. 8 al. 1 let. c LAVI). Comme père de son enfant décédé, le recourant est assimilé à la victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI (art. 2 al. 2 let. b LAVI; ATF 130 IV 90 consid. 2 p. 92). Il était partie à la procédure cantonale, dès le 12 juin 2003. Il n'a pas formellement élevé des prétentions civiles, ce qui entraîne en principe l'irrecevabilité du recours (cf., à propos de la disposition analogue de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF, ATF 120 IV 44 consid. I/4-8 p. 51-58). Il est fait toutefois exception à cette règle lorsque le recours est dirigé contre une décision de non-lieu, comme en l'espèce, car à ce stade, la procédure n'est pas engagée suffisamment pour que l'on puisse exiger du plaignant qu'il formule des prétentions détaillées (ATF 120 IV 44 consid. I/4a p. 53/54; arrêt 1P.153/ 2000 du 27 avril 2000, consid. 1b). En l'occurrence, il ne fait guère de doute que le recourant pourrait agir en se fondant sur les art. 45 et 47 CO (arrêt 1P.153/2000, précité, consid. 1b). Il y a lieu d'entrer en matière.