Citation: 6B_344/2024 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a jugé que, prises dans leur globalité, les contributions dues par le recourant à l'entretien de ses enfants s'élevaient, durant la période pénale, à un montant total de 13'134 francs. Que ce montant n'avait été versé que partiellement, soit 1'450 fr. sur la période pénale, de sorte qu'objectivement, le recourant n'avait pas respecté son devoir d'entretien. Après avoir établi les charges (868 EUR par mois), le disponible (676.15 EUR, soit de 669.39 fr.; taux moyen en 2022 de EUR 1 = 0.99 fr.) et les revenus (1'544.15 EUR) du recourant, la cour cantonale a considéré que, s'il n'avait certes pas été en mesure de payer la contribution d'entretien à hauteur de 1'920 fr. par mois jusqu'au 30 juin 2022 sans entamer son minimum vital, il aurait toutefois pu, compte tenu de son disponible, faire un effort en payant un montant supérieur aux 150 fr., puis 200 fr. versés. Il lui aurait en outre été possible de payer la contribution fixée dès le 1 er juillet 2022 à 538 fr. sans entamer son minimum vital. La cour cantonale a rappelé que la dette alimentaire était une dette privilégiée qui passait avant le remboursement de l'assistance judiciaire. Elle a en outre relevé que, si le recourant avait certes fait des efforts pour trouver un meilleur emploi en Suisse avant son départ, il n'avait pas poursuivi ses recherches en France - ni d'ailleurs en Suisse - et n'avait pas étendu celles-ci à des offres d'emploi ne correspondant pas à sa formation ou à ses attentes. La cour cantonale a en effet rappelé qu'il lui appartenait d'entreprendre toutes les démarches nécessaires pour obtenir un salaire plus élevé lui permettant de subvenir à l'entretien de ses enfants. Selon elle, le recourant n'avait pas tout mis en oeuvre pour obtenir un salaire plus élevé et ne s'était pas donné tous les moyens de respecter son obligation. À cet égard, elle a indiqué qu'il ressortait du dossier qu'il avait interrompu par convenance personnelle une formation à la HEP, débutée après la fin de son droit au chômage, alors qu'elle aurait pu lui ouvrir de nouvelles perspectives sur le marché de l'emploi. Enfin, la cour cantonale a jugé que le recourant avait connaissance des contributions d'entretien fixées dans les différentes décisions des autorités judiciaires civiles et a volontairement versé à son ex-femme des sommes moins élevées.