Citation: 1C_640/2017 E. A

A.________ est propriétaire de la parcelle n o 66 du cadastre de la Commune de Cugy. D'une surface totale de 16'059 m 2, cette parcelle est colloquée à cheval sur la zone d'habitation de faible densité, la zone village et la zone intermédiaire, selon le plan général d'affectation et le règlement général sur l'aménagement du territoire et les constructions (ci-après: RGATC), mis en vigueur le 21 septembre 2005 par le département cantonal compétent. Le 20 avril 2016, A.________ et le promettant-acquéreur d'une portion de ce bien-fonds (parcelle A de 3'466 m 2 à détacher de la parcelle n o 66) ont requis une autorisation de construire quatre villas individuelles, ainsi que de quatre garages et quatre places de parc extérieures, soit huit emplacements en tout; ces constructions devraient prendre place sur une surface de 1'939 m 2 classée en zone d'habitation de faible densité. Mis à l'enquête publique du 28 mai au 26 juin 2016, ce projet a suscité l'opposition de plusieurs propriétaires voisins. Par décision du 23 juin 2016, la Municipalité de Cugy a refusé le permis de construire; elle a notamment estimé que le projet ne s'intégrait pas dans l'environnement bâti, que l'accès depuis le domaine publique était inadéquat et que le nombre de places de stationnement était insuffisant. Postérieurement à cette décision, le 13 juillet 2016, A.________ a déposé, auprès de la municipalité, un nouveau plan prévoyant quatre places supplémentaires destinées aux visiteurs. Le 25 août 2016, elle a par ailleurs recouru contre cette même décision municipale devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Par arrêt du 23 octobre 2017, la cour cantonale a rejeté le recours. L'instance précédente a en substance confirmé que le projet mis à l'enquête présentait un nombre insuffisant de places de stationnement. Le Tribunal cantonal a également refusé d'approuver le projet tel qu'il ressort du nouveau plan produit le 13 juillet 2016: outre le fait que ce dernier a été établi postérieurement à la décision attaquée, le tribunal a estimé que cette version révisée du projet renforçait encore son caractère étriqué.