Citation: 2C_899/2017 E. 4.1

4.1. Selon l'art. 62 al. 1 let. b LEtr, disposition à laquelle renvoie l'art. 63 al. 2 LEtr, l'autorité compétente peut révoquer l'autorisation d'un étranger qui séjourne en Suisse légalement et sans interruption depuis plus de quinze ans - comme c'est le cas du recourant - notamment si l'étranger a été condamné à une peine privative de liberté de longue durée. Selon la jurisprudence, constitue une peine privative de longue durée au sens de cette disposition toute peine dépassant un an d'emprisonnement, indépendamment du fait qu'elle soit ou non assortie (en tout ou partie) du sursis (ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147; 139 II 65 consid. 5.1 p. 72; arrêts 2C_455/2016 du 31 octobre 2016 consid. 4.1; 2C_1112/2015 du 8 juin 2016 consid. 4.2). Ce motif de révocation est rempli en l'espèce au regard de la condamnation du recourant, le 6 avril 2016, à une peine privative de liberté de vingt-quatre mois pour viols, contraintes sexuelles et commission en commun. L'intéressé l'admet lui-même, quand bien même il s'oppose à la révocation de son autorisation d'établissement.