Citation: 6B_780/2022 E. 4.2.3

4.2.3. Le recourant entend se prévaloir d'une faute concomitante (cf. art. 44 al. 1 CO) qui aurait été commise par l'intimée, laquelle doit se voir reprocher de s'être mise dans un état de forte alcoolisation, d'avoir adopté un comportement dont il pouvait déduire un consentement à des rapports sexuels ainsi que de ne pas avoir renoncé à entrer dans sa chambre d'hôtel et à s'y dévêtir. De tels développements ne suffisent cependant pas à faire état d'un comportement blâmable de l'intimée, ni partant à établir que la cour cantonale a méconnu le droit fédéral en ne tenant pas compte d'une faute concomitante. Ils sont du reste quelque peu déplacés, cela non seulement au regard de l'importante violence physique dont le recourant a fait preuve à l'égard de l'intimée, mais également en tant qu'ils supposent qu'après avoir choisi de faire la fête, de laisser transparaître dans ce cadre une attitude prétendument aguicheuse, puis d'accepter de le suivre dans sa chambre, celle-là ne disposait plus de la possibilité de consentir librement à des rapports sexuels. De même, au regard également des actes de violence physique commis, qui dénotent l'insistance déployée par le recourant pour parvenir à ses fins, sa forte alcoolisation ne permet pas, à elle seule, de considérer que sa faute n'avait été que légère, justifiant une indemnité réduite (cf. art. 43 al. 1 CO). Le recourant ne prétend par ailleurs pas que l'indemnité allouée, à hauteur de 15'000 fr., est en soi excessive ou disproportionnée au regard des atteintes subies par l'intimée en raison de l'infraction dont il a été reconnu coupable.