Citation: 1B_287/2022 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours adressés au Tribunal fédéral doivent être motivés sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1). Le recours ne satisfait manifestement pas à ces exigences. Le recourant ne s'en prend pas aux motifs qui ont conduit la Cour de justice à confirmer sa détention provisoire en raison d'un risque de fuite. Il fait uniquement valoir que sa libération devrait être ordonnée parce que les conditions de sa détention porteraient atteinte à sa santé physique et psychique en raison du fait qu'il porte les mêmes vêtements depuis son incarcération. Or, cette question n'a pas été traitée dans l'arrêt attaqué, sans que le recourant ne démontre avoir requis sa mise en liberté pour ce motif et ne dénonce un déni de justice. Pour le reste, le recourant ne conteste ni l'existence de charges suffisantes à son encontre ni le risque de fuite.