Citation: 4C.181/2003 18.08.2003 E. 1

1.1 A.________ a été engagé, avec effet au 1er septembre 1998, comme représentant commercial, par X.________ SA. Son salaire mensuel brut, versé 13 fois l'an, était de 7'000 fr. Dès le début de son activité auprès de ladite société, X.________ a eu des difficultés relationnelles avec son supérieur hiérarchique, B.________. Dans une lettre adressée le 16 mars 2001 à son employeur, il s'est dit victime de mobbing de la part de cette personne et a déclaré envisager de résilier le contrat avant la fin de l'exercice comptable, pour autant que le bonus stipulé lui soit alloué. Le 26 mars 2001, une séance s'est tenue en présence des deux personnes précitées et du dénommé C.________. Il ressort du procès-verbal de cette séance que A.________ a donné sa démission pour la fin mai 2001 à X.________ SA, qui l'a acceptée et a payé sur-le-champ à son employé un montant de 23'351 fr.50, à titre de solde de salaire et de bonus. Par courrier du 27 mars 2001, l'employeur a réclamé à A.________ la somme de 2'000 fr. en remboursement d'une avance de frais prétendument versée le 11 février 1999. L'employé a contesté devoir un quelconque montant à son employeur et il a fait opposition au commandement de payer qui lui a été notifié de ce chef. 1.2 Le 4 octobre 2001, A.________ a ouvert action en paiement de 48'000 fr., plus intérêts, contre X.________ SA. Ce faisant, il a réclamé une indemnité de 42'000 fr., correspondant à six mois de salaire, pour résiliation abusive du contrat, les 6'000 fr. restants étant censés couvrir la différence entre le revenu que lui verse son nouvel employeur et celui qu'il touchait auprès de la défenderesse. Le demandeur a également exigé la délivrance d'un certificat de travail. La défenderesse a conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, au remboursement de l'avance de frais précitée de 2'000 fr., intérêts en sus, de même qu'à la mainlevée de l'opposition faite par le demandeur à la poursuite qu'elle lui avait intentée. Par jugement du 7 février 2002, le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève a ordonné à la défenderesse de délivrer au deman- deur un certificat en bonne et due forme, conformément à l'art. 330a al. 1 CO. Il a rejeté la demande principale, pour le surplus, ainsi que les conclusions reconventionnelles de la défenderesse.