Citation: 6B_978/2022 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que les qualificatifs utilisés à son endroit par les différents intervenants dans la procédure pénale ne seraient pas dénués d'incidence sur le sort de la cause, puisqu'ils auraient permis de discréditer ses arguments en les qualifiant de complotistes sans autre examen, même sommaire, par la cour cantonale. En outre, l'autorité précédente se serait limitée à faire état de certains de ses propos en les sortant de leur contexte, afin de le stigmatiser et rejeter ses arguments. En l'espèce, la cour cantonale a considéré, d'une part, que les qualificatifs litigieux étaient sans incidence sur l'issue de la procédure, dans la mesure où le ministère public s'était fondé sur le rapport d'investigation de la police du 5 novembre 2021 et avait procédé à sa propre appréciation après avoir entendu le recourant à son audience du 26 janvier 2022 (cf. jugement attaqué, consid. 4). D'autre part, la cour cantonale a retenu que le recourant se lançait dans de longues diatribes complotistes, arguant que " la fraude du COVID-19 " éclaterait au grand jour, que la " liturgie du COVID-19 " ne saurait être invoquée sans preuve, que les masques ne protégeraient pas du virus, comme cela serait indiqué sur les boîtes, qu'il n'y aurait pas de preuves scientifiques et solides que le virus existerait, et que " politique, médecine et justice " tyranniseraient la société. Or, l'argument du recourant selon lequel les dispositions topiques de l'ordonnance COVID-19 situation particulière ne s'appliquaient pas, car scientifiquement sans pertinence, était irrecevable dans la mesure où nul ne pouvait se soustraire à la loi au motif qu'il était en désaccord avec son contenu (cf. jugement attaqué, consid. 5.1 et 5.3). Ce faisant, la cour cantonale a exposé les motifs l'ayant conduite à écarter les arguments avancés par le recourant de manière à ce que celui-ci puisse les comprendre et les attaquer utilement. Cette motivation est dès lors suffisante sous l'angle du droit d'être entendu. Mal fondé, le grief doit partant être rejeté. Pour le surplus, le recourant se borne à alléguer qu'aucun de ses moyens de preuve n'aurait été administré, sans aucunement étayer sa critique, contrairement aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Un tel grief est irrecevable.