Citation: 5A_269/2024 E. 4.2

4.2. L'autorité cantonale a relevé que l'existence de violences au sein du foyer parental était avérée. L'agressivité du recourant à l'endroit des professionnels durant la procédure (curatrice, "F.________", interprète, intervenants de "E.________") et même de sa fille (l'intéressé n'ayant pas hésité à dire qu'il n'avait pas besoin de son enfant et allait vendre ses org anes) ne faisait que conforter les inquiétudes liées à cette problématique. Cette situation induisait la crainte que l'enfant soit non seulement la victime directe de la violence de son père, mais qu'elle soit par ailleurs exposée à la violence du couple parental, la seule exposition d'un enfant à un tel contexte représentant un risque de maltraitance psychologique, accentuée par son jeune âge et sa fragilité particulière. Quant à la recourante, elle n'était pas capable de s'interposer face à son mari en cas de besoin. Reconnaissant que les risques évoqués pourraient être contenus par la surveillance du droit de visite, l'autorité cantonale a néanmoins considéré que cette cautèle ne pouvait être mise oeuvre s'agissant du recourant. Il s'ensuivait que l'exercice de visites domiciliaires devait être exclu, leur apparent bon déroulement suite à leur mise en place n'étant pas décisif: non seulement cette constatation n'était pas posée par des professionnels, mais il fallait par ailleurs tenir compte du caractère cyclique de la violence conjugale (cf. également supra consid. 3.3.4). Se fondant sur ces différents éléments, la présidente a arrêté l'exercice du droit de visite de la mère à raison de trois heures chaque quinzaine au Point Rencontre et a suspendu les relations personnelles entre l'enfant et son père.