Citation: 6B_54/2021 E. 3.6

3.6. Cela étant, si les lésions corporelles n'ont été imputées au recourant qu'au titre d'une négligence, il n'en a pas moins frappé intentionnellement et violemment l'intimé, comme l'a relevé à bon escient la cour cantonale, et sa faute ne se trouve ainsi réduite que dans la mesure où il n'a pu lui être reproché d'avoir envisagé d'emblée toutes les conséquences possibles des coups de tête puis de poing assénés à l'intimé. Du reste, la cour cantonale a qualifié sa culpabilité " d'au moins moyenne ". Comme on l'a vu, la faute concomitante de l'intimé apparaît, en comparaison, négligeable. Les circonstances festives, qui étaient les mêmes pour les deux protagonistes, ne peuvent, par ailleurs, qu'avoir une influence restreinte. S'il est vrai que celui qui se rend à une manifestation telle que celle durant laquelle se sont déroulés les faits doit malheureusement s'attendre à des incidents mineurs tels qu'être interpelé en termes peu amènes par des personnes plus ou moins alcoolisées, il est tout aussi constant qu'il est non rarement répondu à de tels actes par d'autres injures susceptibles d'entraîner des voies de fait en réponse voire une escalade d'actes plus violents.