Citation: 2C_12/2018 E. 3.4

3.4. S'agissant des conditions de réintégration de la recourante 1 dans son pays d'origine, il ressort de l'arrêt attaqué que celle-ci y a passé son enfance, son adolescence et les premières années de sa vie d'adulte, qu'elle n'est pas issue d'un milieu défavorisé et qu'elle y dispose d'une importante famille, en particulier de ses parents, d'un frère et d'une soeur. Ces dernières années, la recourante 1 s'est de plus rendue très régulièrement en Macédoine, notamment trois mois en 2015 avec sa fille, en résidant chez sa famille. On peut déduire de ce qui précède qu'elle a conservé des attaches culturelles et sociales en Macédoine et qu'elle pourra compter sur le soutien de ses proches sur place. En outre, la recourante 1, qui est encore jeune (née en 1989), qui ne fait valoir aucun problème de santé et qui a effectué, sans les achever, des études supérieures en pédagogie en Macédoine, dispose des ressources suffisantes pour se réintégrer, avec sa fille en bas âge, dans son pays d'origine. A cela s'ajoute que la durée de son séjour en Suisse - qui repose partiellement sur l'effet suspensif de son recours contre la décision du Service cantonal - n'apparaît pas particulièrement longue, que celle-ci émarge à l'aide sociale et ne prétend pas avoir tissé des liens particuliers avec la Suisse. Même si son retour en Macédoine ne sera pas exempt de difficultés, une réintégration ne paraît pas d'emblée insurmontable, étant précisé que le simple fait que l'étranger doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêts 2C_972/2017 du 15 juin 2018 consid. 4.3; 2C_547/2017 du 12 décembre 2017 consid. 4.2 et les références citées). Par ailleurs, l'argumentation des recourantes concernant les obstacles à leur réintégration en Macédoine est appellatoire et, partant, irrecevable (cf. supra consid. 2). Sur le vu de ce qui précède, le Tribunal cantonal pouvait à bon droit considérer qu'en dépit de l'appartenance de la recourante 1 à la minorité albanaise, il n'existait pas de raisons personnelles majeures en lien avec la réintégration de celle-ci et de son enfant dans leur pays d'origine (cf. art. 50 al. 2 LEtr).