Citation: 1B_438/2018 E. 1

Le 13 avril 2018, A.________ s'est présentée pour une consultation à l'Hôpital de U.________ avec ses filles jumelles, nées en mai 2013, en raison de rougeurs constatées notamment au niveau du sexe des enfants. Informé de ces faits, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte a ouvert d'office le 14 avril 2018 une instruction pénale contre le père des jumelles B.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants. Le 14 mai 2018, A.________ a déposé plainte contre B.________ en raison de ces faits, déclaré se constituer partie plaignante dans la procédure pénale et demandé à bénéficier de l'assistance judiciaire et des conseils d'un avocat d'office. Invitée à indiquer la nature des conclusions civiles qu'elle entendait prendre dans le cadre de la procédure ainsi que leur fondement légal, A.________ a répondu personnellement, le 18 juillet 2018, qu'elle entendait faire valoir un tort moral et des dommages-intérêts contre le prévenu, respectivement par l'intermédiaire de l'avocate dont elle demandait la désignation, le 27 juillet 2018, qu'elle les ferait valoir plus tard à l'issue de la procédure pénale. Par ordonnance du 7 août 2018, le Ministère public a refusé de lui conférer la qualité de partie plaignante et de lui accorder le bénéfice de l'assistance judiciaire ainsi que la désignation d'un conseil juridique gratuit. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette ordonnance au terme d'un arrêt rendu le 6 septembre 2018 sur recours de A.________ que cette dernière a déféré auprès du Tribunal fédéral le 25 septembre 2018. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.