Citation: 2C_210/2024 E. 5.4

5.4. En second lieu, les recourants soutiennent que la Cour de justice aurait procédé à un examen arbitraire et inexact des faits en lien avec la dénonciation de F.________ et son témoignage. Ils reprochent à la Cour de justice de ne pas avoir pris en compte les allégués et preuves qu'ils avaient produits, attestant d'un grave conflit existant entre le témoin et eux-même, et ce tant en matière de droit du bail que sur le plan pénal, ce qui aurait dû conduire le tribunal à constater que les déclarations du témoin n'étaient pas objectives et ne sauraient être réputées exactes. En outre, l'extrait du rapport de l'Agence régionale de santé du 12 mars 2021, qui était venue constater l'état du logement de W.________ dans le cadre d'un litige de droit du bail, produit par le témoin lors de son audition, aurait également dû être écarté. En effet, ce document, qui indiquait à tort que C.A.________ vivait dans le logement avec son époux et leur fille, n'était pas signé et était contesté par C.A.________. Si l'existence d'un litige entre le témoin et la famille A.________ aurait pu être mentionnée, l'appréciation du témoignage et de la preuve produite n'en est pas pour autant arbitraire. En effet, ces deux éléments sont correctement pris en compte, parmi les autres éléments de preuve. La Cour de justice a précisé que F.________ s'était exprimé comme témoin assermenté et rendu attentif aux sanctions pénales du faux témoignage. Elle a constaté que ses déclarations étaient confirmées par le rapport de l'Agence régionale de santé, même non signé, précisant que les démarches des recourants pour faire modifier ce rapport étaient restées vaines et qu'il était difficile de comprendre pour quel motif l'Agence régionale de santé aurait indiqué que C.A.________ vivait dans son logement avec son époux et sa fille, si cela n'était pas exact. Il convient de souligner que le recourant a lui-même indiqué se rendre et manger chaque jour en France, ainsi qu'y dormir plusieurs fois par semaine. Au vu de ce qui précède, les recourants échouent à démontrer que l'appréciation des témoignages divergents de F.________ et du recourant, ainsi que l'appréciation des preuves dans son ensemble, serait arbitraire. Ce grief sera partant écarté. Il sera dès lors statué sur la base des faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt attaqué.