Citation: 2P.70/2001 06.07.2001 E. 2

2.- Le recourant se plaint que l'autorité intimée ait fait une application arbitraire de l'art. 13 LAF. a) Selon l'art. 13 al. 1 LAF, le droit de réclamer le paiement des allocations familiales arriérées s'éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel elles étaient dues. D'après l'art. 13 al. 2 1ère phrase LAF, si l'ayant-droit présente sa demande plus de vingt-quatre mois après la naissance du droit, les allocations familiales ne sont allouées que pour les vingt-quatre mois précédant le dépôt de la demande. Elles sont allouées pour une période antérieure si l'ayant-droit ne pouvait pas connaître les faits ouvrant droit à prestations et qu'il présente sa demande dans les douze mois dès le moment où il en a eu connaissance (art. 13 al. 2 2e phrase LAF). b) Le Tribunal administratif a estimé que l'intéressé ne pouvait pas bénéficier d'allocations familiales pour la période antérieure au 1er septembre 1997, car il n'était pas dans l'ignorance des faits donnant lieu au versement d'allocations familiales, mais dans celle du droit à ces dernières en raison de la décision de la Caisse cantonale du 18 novembre 1992. Le recourant ne développe pas d'argumentation démontrant que le Tribunal administratif aurait violé l'art. 13 LAF en dissociant l'ignorance des faits ouvrant droit à prestations de la méconnaissance de ce droit lui-même. En outre, l'intéressé n'invoque pas l'ignorance de faits ouvrant droit à prestations, mais fait valoir qu'il ne connaissait pas le droit à des allocations familiales vu la décision prise le 18 novembre 1992 par la Caisse cantonale. Dès lors, la motivation du recourant ne satisfait pas aux exigences strictes de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. Le moyen tiré de la violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire n'est par conséquent pas recevable.