Citation: 1C_264/2023 E. 2.2

2.2. Le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF). Les délais dont le début dépend d'une communication ou de la survenance d'un événement courent dès le lendemain de celles-ci (art. 44 al. 1 LTF). Une communication qui n'est remise que contre la signature du destinataire est réputée reçue au plus tard sept jours après la première tentative infructueuse de distribution (art. 44 al. 2 LTF). Le délai de recours est sauvegardé si l'acte est remis à La Poste Suisse le dernier jour du délai à minuit (art. 48 al. 1 LTF; ATF 147 IV 526 consid. 3.1). En l'espèce, le jugement litigieux a été notifié au recourant par pli recommandé le 6 avril 2023. Il a été retourné à la Commission de recours à l'échéance du délai de garde avec la mention "non réclamé". Il est ainsi réputé avoir été communiqué au recourant à l'expiration du délai de sept jours après la première tentative infructueuse de distribution (art. 44 al. 2 LTF; ATF 146 IV 30 consid. 1.1.2; 141 II 429 consid. 3.1). Le recours daté du 20 mai 2023 et posté le 26 mai 2023 est par conséquent tardif. L'envoi du jugement attaqué sous pli simple intervenu le 27 avril 2023 n'a pas fait naître un nouveau délai de recours de trente jours (ATF 148 II 536 consid. 9.5.1). Le jugement indiquait qu'il pouvait faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral dans les trente jours suivant sa notification. Dans son envoi, la Commission de recours a, à toutes fins utiles, rendu le recourant attentif à la jurisprudence du Tribunal fédéral, selon laquelle un envoi recommandé, s'il n'était comme en l'espèce pas réclamé, était réputé notifié le dernier jour du délai de garde de sept jours, dissipant ainsi toute confusion éventuelle sur le délai dans lequel le recourant devait impérativement recourir. Le recours doit ainsi être déclaré irrecevable en raison de sa tardiveté. Au demeurant, il ne respecte pas les exigences de motivation requises de tout recours au Tribunal fédéral (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). La Commission de recours a considéré que le recourant avait commis deux infractions graves en conduisant un véhicule automobile alors qu'il se trouvait dans un état d'incapacité de conduire en raison d'un surmenage et en entravant les mesures de constatation de son incapacité de conduire en quittant les lieux de l'accident; ce cumul d'infractions, l'antécédent du recourant en tant que conducteur et le délai relativement court séparant les nouvelles infractions de la précédente mesure de retrait, justifiaient d'augmenter sensiblement la durée de retrait minimale de douze mois prévue par l'art. 16c al. 2 let. c LCR. Le recourant ne discute pas les arguments qui ont amené la Commission de recours à confirmer la mesure de retrait de seize mois qui lui a été infligée, se bornant à faire valoir de manière appellatoire que cette sanction ne serait pas "en proportion avec les conséquences d'un acte resté sans gravité dans l'exercice de ses fonctions". Les juges précédents ont relevé à ce propos, en se fondant sur un arrêt du Tribunal fédéral rendu le 1 er avril 2009 en la cause 1C_555/2008 que le recourant ne remet pas en cause, qu'en cas de conduite en état d'incapacité due au surmenage, le risque d'accident, qui s'était réalisé en l'occurrence, était particulièrement élevé de sorte que la mise en danger devait être qualifiée d'élevée.