Citation: 7B_734/2024 E. A

A.a. Le 21 décembre 2018, le Centre C.________ a dénoncé auprès du Ministère public central du canton de Vaud (ci-après: le Ministère public) le groupe évangélique D.________, dont les fondements ont été créés en xxx par A.________. Selon les témoignages de huit personnes ayant fréquenté ce groupe entre 2004 et 2018, les fidèles de cette Eglise subissaient des pressions financières importantes pouvant conduire certains d'entre eux à l'endettement. Ensuite de cette dénonciation pénale, de rapports de police et de plaintes pénales déposées par sept anciens membres de la communauté religieuse, le Ministère public a ouvert le 23 avril 2020 une instruction pénale contre A.________ pour usure (art. 157 CP), qu'il a étendue le 17 janvier 2022 à l'infraction de contrainte (art. 181 CP). A.b. A.b.a. Par avis du 17 janvier 2022, le Ministère public a informé les parties qu'il envisageait de soumettre A.________ à une expertise psychiatrique dès lors que certains enregistrements audios permettaient de douter de l'éventuelle pleine et entière responsabilité du prénommé. Par courrier du 28 février 2022, celui-ci s'y est opposé. Par mandat d'expertise psychiatrique du 8 avril 2022, le Ministère public a désigné en qualité d'experts la Dre E.________ et le Prof. F.________, respectivement médecin et médecin chef auprès du Centre d'expertises de l'Institut de psychiatrie légale du Département de psychiatrie du G.________. Par arrêt du 29 juin 2022, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par A.________ contre le mandat d'expertise, qu'elle a confirmé. A.b.b. Le 5 avril 2023, la Dre E.________ a informé oralement le Procureur qu'il n'était pas possible d'exécuter le mandat d'expertise sans la collaboration du prévenu. Par courrier du 26 avril 2023, les experts ont confirmé que dans la situation du prévenu, les entretiens paraissaient indispensables pour pouvoir répondre aux questions posées. A.b.c. Le 1 er décembre 2023, le Ministère public a contacté par téléphone le Prof. B.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, pour s'enquérir de ses disponibilités en vue de réaliser une expertise psychiatrique. Par courrier du 4 décembre 2023, il lui a notamment demandé de lui indiquer si, sur le principe et dans la mesure du possible, en cas de refus de l'expertisé de se soumettre à l'examen personnel, il était également disposé à procéder uniquement sur la base des pièces du dossier pour réaliser une éventuelle analyse psychopathologique. Par lettre du 11 décembre 2023, le Prof. B.________ a répondu par l'affirmative. A.b.d. Par avis d'expertise du 9 janvier 2024, le Ministère public a informé les parties de son intention de désigner deux nouveaux experts, à savoir le Prof. B.________ et la psychologue H.________. Il leur a remis les questions qu'il entendait soumettre aux experts - soit les mêmes que celles qui figuraient dans le mandat d'expertise du 8 avril 2022 - et leur a fixé un délai pour s'exprimer sur le choix des experts et sur les questions à leur poser. Le 31 janvier 2024, A.________ a notamment demandé au Procureur si l'entretien téléphonique du 1 er décembre 2023 avec le Prof. B.________ s'était limité à une question de disponibilité. Par courrier du 6 février 2024, le Procureur a répondu que cet appel s'était inscrit dans les démarches usuelles consistant à s'enquérir de la disponibilité des praticiens concernés; le Prof. B.________ avait été brièvement orienté sur les éléments essentiels ayant fondé l'ouverture de l'instruction pénale, lesquels étaient nécessaires à son appréhension minimale de la cause. Il avait été interpellé sur sa disposition éventuelle à procéder uniquement sur la base des pièces du dossier attendu qu'il lui appartiendrait, le cas échéant, d'en apprécier la faisabilité au regard de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Le Procureur a par ailleurs précisé qu'il avait l'intention de transmettre aux experts les rapports médicaux relatifs aux plaignants dans la mesure où ils apparaissaient indispensables à la réalisation de l'expertise au sens de l'art. 184 al. 4 CPP. Il invitait A.________, en cas d'opposition, à indiquer précisément les éléments visés, respectivement la cote de la pièce et les passages concernés, en motivant sa position de manière circonstanciée. Dans ce même courrier, le Procureur a indiqué qu'il avait pris note de l'avis de A.________ selon lequel les conditions nécessaires à la mise en oeuvre d'une expertise sur dossier n'étaient pas établies. Il considérait néanmoins qu'une expertise, fût-elle sur dossier, se justifiait. A.b.e. Se déterminant sur la mise en oeuvre d'une expertise sur dossier dans le délai fixé par le Ministère public, A.________ a, le 21 février 2024, notamment maintenu que les conditions n'étaient pas réalisées. Il a indiqué qu'avant toute délivrance d'un mandat, il fallait interroger l'expert sur des aspects méthodologiques. Il s'est en outre opposé à ce que les pièces médicales relatives aux plaignants soient mises à disposition de l'expert.