Citation: 4A_41/2024 E. 4.2

4.2. Sous un deuxième grief intitulé "violation des articles 322 ss CO [...]", le recourant reproche en substance à la cour cantonale d'avoir, dans les faits, retenu qu'il avait perçu l'intégralité de sa " broker remuneration " (commission du courtier) et de sa " manager remuneration " (commission du manager) telles que définies dans le document du 18 mars 2005. Or, à le lire, tel ne serait pas le cas pour l'année 2008. Il résulterait en effet des tableaux de l'expert, en comparant les montants desdites commissions dues pour l'année 2008 avec le montant total indiqué sur le certificat de salaire de cette année-là, qu'un solde de 532'140 fr. 35 lui serait encore dû, respectivement un solde de 139'763 fr. 95 (les chiffres variant en fonction de la composition de l'équipe que supervisait le recourant; la composition de l'équipe n'avait pas été arrêtée par la cour cantonale bien qu'elle influençait notamment la commission du manager, calculée sur les résultats de l'équipe en question; cf. infra consid. 4.3). À la lecture de l'arrêt attaqué, il ressort que la cour cantonale n'a pas ignoré les chiffres des tableaux en question. Pour déterminer si le recourant détenait encore une créance à l'encontre de l'intimée, l'instance précédente a procédé à un calcul global sur toute la durée de la relation contractuelle. Ce faisant, elle a constaté que le montant total de 8'720'984 fr., composé des sommes versées au recourant entre 2001 et 2008, couvrait, même en tenant compte d'une composition de son équipe favorable à celui-ci, l'intégralité de la commission du courtier (3'543'656 fr.), de la commission du manager (2'468'535 fr. 65) et de sa part au bonus d'équipe équivalant, selon la cour cantonale, au montant de 1'505'969 fr.. Sur cette base, la cour cantonale a jugé que l'intimée ne devait plus rien au recourant en vertu du contrat de travail. Le recourant ne démontre pas que, procédant par ce calcul, la juridiction cantonale aurait versé dans l'arbitraire. Tel n'est d'ailleurs pas le cas, d'autant moins que le calcul global effectué par l'instance précédente s'imposait en raison du fait que les parties s'étaient entendues sur des paiements effectués d'avance par l'intimée et sur un système de commission dont le montant était parfois calculé et versé après l'année à laquelle chaque commission était rattachée. Le grief doit dès lors être rejeté.