Citation: U 29/00 20.08.2001 E. 3

3.- Dans son arrêt K. du 27 avril 1998, le Tribunal fédéral des assurances a rappelé, en ce qui concerne la classification des accidents entraînant des troubles psychiques réactionnels, sa jurisprudence relative aux chutes d'une certaine hauteur (RAMA 1998 n° U 307 p. 448). Il en résulte en particulier, comme le souligne la CNA dans sa réponse au recours de droit administratif, qu'un accident ne doit pas être qualifié de moyen ou de grave en fonction d'une hauteur de chute déterminée. D'ailleurs, dans la présente espèce, l'événement est particulier en ce sens que la chute a été freinée par un premier plateau d'échafaudage. A la lumière de cette jurisprudence - confirmée encore dans un arrêt non publié M. du 8 février 2000, U 167/99, (chute d'un assuré sur le sol, d'une hauteur de six à huit mètres, provoquant une fissure d'une vertèbre cervicale) - l'accident doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, à la limite supérieure. Dans un tel contexte, un seul des critères définis par la jurisprudence pourrait, selon les circonstances, suffire à faire admettre l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident et l'incapacité de gain d'origine psychique. Cette hypothèse n'est pas réalisée dans le cas d'espèce, où seul pourrait entrer en ligne de compte le critère du caractère particulièrement impressionnant de l'accident. Or, il ne suffit pas à cet égard que l'événement considéré soit peu ordinaire, dès lors que le caractère particulièrement impressionnant fait défaut. Par ailleurs, ainsi que le relèvent les premiers juges, K.________ n'a pas atterri sur un sol dur, mais sur des planches. Enfin, comme il n'a, apparemment, pas eu conscience de ce qui lui arrivait, si l'on en croit le rappel anamnestique des spécialistes de l'Hôpital X.________ (rapport du 12 mai 1997, confirmé sur ce point par l'expertise du 16 août 1999 destinée à l'OAI), il est peu vraisemblable que, sur le moment, il ait pu craindre pour sa vie, ainsi qu'il l'allègue dans son recours. Dans ce contexte, les conclusions du rapport d'expertise du DUPA du 16 août 1999 requis par l'assurance-invalidité ne sont d'aucun secours au recourant.