Citation: 5A_369/2021 E. A

A.a. La PPE " X.________ " à U.________ a été constituée en 1990. Elle est composée de sept lots, répartis en deux bâtiments. A.b. Entre 1995 et 1997, B.B.________ a procédé à une modification d'un sac coupe-vent sur la terrasse du lot, dont son épouse C.B.________ était propriétaire d'étage. Postérieurement à ces travaux, des infiltrations d'eau sont apparues à différents endroits dans le garage souterrain de la PPE. B.B.________ a procédé lui-même à la réparation des dégâts dont il s'estimait responsable. Il a toutefois contesté être à l'origine de l'ensemble des fuites subies par la PPE. Plusieurs démarches ont été entreprises par la suite en vue de connaître l'origine du défaut d'étanchéité constaté au travers de la dalle du parking et de pallier ce défaut. Il n'a toutefois été procédé à aucuns travaux. A.c. A.________, promoteur de la PPE et propriétaire de lots, a entrepris diverses démarches pour procéder à une scission de la PPE en deux entités distinctes. À la suite d'une assemblée générale des propriétaires d'étages du 10 avril 1997, il a mandaté un notaire en vue de procéder à la scission. Cette opération nécessitait notamment la division de la parcelle de base, la création d'entre cinq et dix servitudes, une nouvelle répartition des millièmes, ainsi que l'établissement d'un règlement d'administration et d'utilisation par immeuble. De 1997 à 2005, la scission de la PPE a fait l'objet de nombreuses discussions entre les propriétaires d'étages et l'assemblée des propriétaires d'étages de la PPE a rendu plusieurs décisions à son sujet, au fur et à mesure de l'avancement du projet. Ne comportant pas la signature de l'ensemble des copropriétaires de la PPE, l'acte de scission n'a jamais été transmis au registre foncier. A.d. Le 3 mai 2016, l'assemblée générale ordinaire des copropriétaires de la PPE a décidé, à 5 voix contre 1, de renoncer à la scission de la PPE. Selon le ch. 7.a) du procès-verbal de cette assemblée, l'administrateur de la PPE avait exposé, préalablement au vote, que la scission de la PPE était une affaire qui traînait depuis plus de 15 ans. S'il y avait eu une volonté de scinder la PPE en deux parties, cela ne s'était pas concrétisé jusqu'au bout. Depuis lors, certains copropriétaires avaient changé. Une décision d'une telle importance nécessitait l'accord unanime des copropriétaires qui devaient signer devant notaire individuellement. Cela signifiait que s'il y avait eu un accord en assemblée, mais qu'un propriétaire actuel refusait de signer les documents notariés, il n'était pas possible de finaliser cette scission. Or, il était constaté que certains copropriétaires actuels n'étaient pas ou plus d'accord de scinder la PPE. A.e. Lors de cette même assemblée, les propriétaires d'étages ont également décidé, à 5 voix contre 1, de renoncer à effectuer d'éventuels travaux d'étanchéité du garage. Selon le ch. 7.b) du procès-verbal de cette assemblée, l'administrateur avait exposé, préalablement au vote, qu'un gros différend opposait B.B.________ à A.________ depuis près de 20 ans. Ce dernier estimait que, suite à certains travaux sur la terrasse de B.B.________, l'étanchéité de la dalle du garage avait été abîmée. Chacun des deux antagonistes disposait d'un dossier appuyant ses propres dires avec constatations d'entreprises spécialisées. L'administrateur avait cependant lui-même constaté que le garage était sain. Il était passé sur place un jour de pluie et n'avait observé aucune infiltration. D'après les propos des copropriétaires, la dernière constatation d'infiltrations datait d'un hiver particulièrement rigoureux lors duquel un bouchon de glace avait dû se former dans la descente d'eau pluviale, ce qui avait provoqué de légères infiltrations. Par ailleurs, l'administrateur avait rappelé que s'agissant d'un garage, quand bien même quelques faibles infiltrations survenaient de temps à autre, cela n'avait aucune conséquence réellement dommageable. Il était donc proposé de tirer un trait sur cette histoire. A.f. Par ordonnance du 21 août 2009, la justice de paix a autorisé A.________ à consigner ses charges de PPE concernant son lot, celui-ci ayant allégué dans sa requête que l'administrateur de la PPE chargé de procéder à l'exécution des travaux d'étanchéité et à la scission demeurait inactif.