Citation: 2D_18/2022 E. 4.5.3

4.5.3. La question de l'existence d'un véritable droit à un entretien avec l'examinateur responsable de l'épreuve échouée sous l'empire de l'ancien droit cantonal peut toutefois rester ouverte. Il n'est de toute manière pas manifestement insoutenable de considérer qu'en adoptant l'ancien art. 19h al. 2 OAv/FR, le Conseil d'Etat fribourgeois n'a jamais voulu octroyer un droit d'être entendu élargi au candidat en vue d'entamer une procédure de recours, mais qu'il visait uniquement à lui permettre de se préparer au mieux à une nouvelle passation de son épreuve. Autrement dit, on peut assurément considérer que l'ancien art. 19h al. 2 OAv/FR ne conférait en tous les cas qu'un droit à un entretien remplissant une fonction pédagogique, et non un droit à une décision motivée oralement lors d'un entretien privé. C'est finalement ce qu'a laissé entendre le Tribunal cantonal dans l'arrêt attaqué, en regrettant dans ses considérants - sous forme d' obiter dictum - l'absence d'entretiens réguliers, notamment lors de la deuxième session, "afin de permettre aux candidats de pouvoir par la suite travailler sur les lacunes constatées par les examinateurs ". Il s'ensuit qu'il n'est pas arbitraire de considérer que la recourante ne pouvait se prévaloir d'aucun droit à un entretien avec le membre de la commission responsable de l'épreuve à laquelle elle avait échoué, ce simplement afin de défendre au mieux son point de vue devant le Tribunal cantonal.