Citation: 6P.113/1999 24.02.2000 E. 4

4.- Le recourant se plaint d'une violation de l'art. 6 par. 3 let. b CEDH et de l'art. 14 Pacte ONU II (RS 0.103.2), dans la mesure où, à la suite du refus de reporter les débats à l'automne 1999, il n'aurait pas disposé du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense. L'art. 14 par. 3 let. b Pacte ONU II garantit à l'accusé de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense. Cette garantie est équivalente à celle découlant de l'art. 6 par. 3 let. b CEDH; il n'en découle pas de droits plus larges (ATF 122 I 109 consid. 3c p. 114). En l'espèce, le dossier de la cause et le jugement du Tribunal d'arrondissement ont certes une ampleur tout à fait exceptionnelle. Mais Me GG.________, mandaté le 2 avril 1993, a défendu le recourant durant l'instruction et la procédure de première instance; il connaissait donc bien le dossier. Le 24 septembre 1998, il a déposé une déclaration d'appel motivée de 66 pages; à défaut d'appel de la part du Ministère public, la procédure d'appel ne portait que sur les points soulevés par le recourant (art. 189 ch. 2 CPP/VS; Bulletin des séances du Grand Conseil du Canton du Valais, séance du 27 janvier 1992, p. 36). Le 28 janvier 1999, le président de la Cour d'appel a fixé les débats au 26 avril 1999, soit trois mois plus tard et sept mois après le dépôt de la déclaration d'appel. Dans son arrêt du 22 avril 1999 (1P.207/1999), le Tribunal fédéral a relevé mal comprendre comment Me GG.________ pouvait prétendre ne pas avoir disposé de suffisamment de temps pour préparer la défense du recourant et a retenu que le comportement de celui-ci pouvait objectivement apparaître comme abusif et dilatoire. En l'espèce, le recourant se contente d'affirmer sans autre démonstration que le temps à disposition était insuffisant et de citer des passages de doctrine que personne ne conteste d'ailleurs. Mais il n'apporte aucun élément propre à réviser l'appréciation précitée, qui est convaincante. Au contraire, l'abus du droit qu'il a commis au début des débats en relation avec le droit à un défenseur la conforte. Le seul élément concret que le recourant articule est le soupçon qu'on ait à tout prix voulu,