Citation: 1C_376/2017 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement les recours qui lui sont soumis. Les décisions prises en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF) dans le cadre d'une demande d'indemnisation pour expropriation matérielle peuvent être attaquées auprès du Tribunal fédéral par la voie du recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss LTF. En tant qu'il est dirigé contre la décision de la Juge administrative de première instance Carmen Bossard Steulet, le recours est clairement irrecevable au regard de l'art. 86 al. 1 let. d LTF dès lors que cette décision pouvait faire et a fait l'objet d'un recours auprès de la Cour administrative du Tribunal cantonal. Seule la décision rendue sur recours par cette autorité est susceptible d'être déférée auprès du Tribunal fédéral de sorte que les griefs adressés à l'encontre de la décision de la Juge administrative sont irrecevables. La Présidente de la Cour administrative du Tribunal cantonal a pour sa part constaté que le recours interjeté le 11 mai 2017 par A.________ contre la décision de la Juge administrative était irrecevable non seulement parce qu'il avait été interjeté par courriel, mais surtout parce qu'il ne respectait pas le délai de recours de 30 jours fixé à l'art. 121 du Code jurassien de procédure administrative, et n'est pas entrée en matière sur le fond. Le recourant se devait, pour respecter les exigences de motivation déduites des art. 42 al. 1 et 2 et 106 al. 2 LTF, d'expliquer en quoi l'irrecevabilité de son recours était selon lui arbitraire ou violait d'une autre manière le droit (cf. ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121; 123 V 335 consid. 1b p. 336). Or, on cherche en vain dans le recours une quelconque argumentation en ce sens. Le recourant s'en prend essentiellement au fond du litige, ce qui n'est pas admissible lorsque, comme en l'espèce, la décision attaquée est une décision d'irrecevabilité.