Citation: 4A_151/2009 19.06.2009 E. 3

3.1 En vertu de l'art. 42 LTF, le mémoire de recours doit indiquer, notamment, les conclusions et les motifs (al. 1); ces derniers doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2). A ce défaut, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière (art. 108 al. 1 let. a et b LTF). Pour le surplus, il n'examine la violation de droits fondamentaux que si un grief de ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Au demeurant, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Le présent recours apparaît manifestement irrecevable au regard de ces règles. C'est le lieu de rappeler que celui qui se plaint d'arbitraire doit indiquer de façon précise en quoi la décision qu'il attaque est entachée d'un vice grave et indiscutable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3, 396 consid. 3.2). Or, en l'espèce, l'argumentation présentée se résume à de simples protestations, avec référence aux « dispositions constitutionnelles fédérales et cantonales vaudoises et [à] la jurisprudence relative à l'arbitraire », de même qu'à la "procédure administrative", sans indication des normes susceptibles d'entrer en ligne de compte. Il va sans dire qu'une telle argumentation, de caractère purement appellatoire, ne constitue pas une motivation satisfaisant aux exigences légales. Les mêmes remarques valent aussi pour le chapitre du recours intitulé "Du mélange des genres" (sic). Reprocher aux juridictions cantonales "une attitude corporatiste stupide", comme le font ici les recourants, est non seulement inconvenant, mais encore tout à fait impropre à fonder le grief d'arbitraire, d'inégalité de traitement ou d'abus de droit. Y.________ ne peut du reste s'en prendre qu'à lui-même du "pataquès judiciaire" dont il se plaint, car c'est lui qui, en déclarant agir tantôt pour X.________ SA, tantôt pour lui-même, voire pour les deux à la fois, a contribué à créer la confusion qu'il dénonce. Enfin, les recourants invoquent un novum - ce qui est interdit devant le Tribunal fédéral - lorsque, pour étayer leur avis selon lequel il y aurait eu en l'espèce "deux poids et deux mesures", ils se réfèrent à une autre affaire en produisant, de surcroît, une décision n'ayant pas été versée au dossier cantonal. Qui plus est, dans cette autre affaire, ni l'un ni l'autre des deux recourants n'était apparemment partie à la procédure cantonale. Cela étant, il sera fait application de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF.