Citation: 7B_357/2024 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, on ne voit pas en quoi le fait que le recourant ait toujours contesté les actes dénoncés par B.________ viendrait démontrer que l'instruction y relative aurait prolongé de manière indue son placement en détention avant jugement (cf. le principe de la célérité posé à l'art. 5 CPP). On relèvera que le Ministère public a donné suite aux réquisitions du recourant en lien avec ce pan de l'instruction (cf. notamment p. 9 du recours) : il a ainsi convoqué par deux fois B.________ à des audiences et on ne saurait lui reprocher de n'avoir pas anticipé le second défaut de comparution de celle-ci en juillet 2023; il a également émis en juin 2023 un mandat d'enquête visant à faire analyser le téléphone cellulaire du recourant, acte d'instruction dont ce dernier ne prétend pas qu'il aurait fait l'objet d'un retour antérieurement à juin ou juillet 2023 (cf. au demeurant l'absence d'indication temporelle des recherches alléguées menées par son conseil [p. 9 du recours]). Le recourant a également pu bénéficier dès le 5 juillet 2023 d'un placement rapide en exécution anticipée de peine vu la "grande souffrance psychologique" dont il faisait part "en raison du comportement d'autres détenus à son encontre en raison des faits de viol qui lui [étaient] reprochés, alléguant notamment subir des violences et des insultes ainsi que [...] vivre dans un isolement total" (cf. l'ordonnance du 5 juillet 2023). En tout état de cause, la détention avant jugement en cours en juin 2023 ne résultait pas de la dénonciation de B.________ - le recourant ayant été libéré le 7 août 2022 moyennant une interdiction de contact avec celle-ci -, mais des autres charges pesant sur lui, respectivement de la réitération, alors que la procédure pénale le concernant était en cours, de ce même type d'infractions, notamment en décembre 2022 (cf. d'ailleurs p. 15 du recours). Or, pour ces faits, il est renvoyé en jugement et il appartiendra en conséquence au juge du fond de statuer, en cas de condamnation, sur la peine, sur l'éventuel octroi du sursis (cf. art. 42 CP) et sur l'imputation de la détention avant jugement subie (cf. art. 51 CP), respectivement de lui accorder une indemnité si la durée de la détention avant jugement devait excéder celle de la peine qui pourrait être prononcée (cf. art. 431 al. 2 CP; voir au demeurant les ch. 4.2.1 et 4.2.2 p. 14 de l'acte d'accusation du 8 décembre 2023). Cela étant, on ne voit pas quel préjudice aurait subi le recourant du fait que le classement des faits relatifs à la dénonciation de B.________ n'a été formellement prononcé que le 8 décembre 2023. Sur le vu de ce qui précède, la Chambre pénale de recours n'a par conséquent pas procédé de manière arbitraire ou violé le droit fédéral en considérant qu'aucune indemnité n'était due pour la durée de la détention avant jugement subie en raison du classement partiel intervenu le 8 décembre 2023 (soit a priori entre juillet et novembre/décembre 2023).