Citation: 5A_910/2014 E. A

E.________ (1923), de nationalités suisse, iranienne, dominicaine et britannique, est décédé en novembre 2001 à Genève, lieu dont il était originaire, sans avoir disposé à cause de mort et laissant pour héritiers légaux sa veuve, B.________, et ses trois enfants, C.________ et D.________, tous deux issus de sa relation maritale, ainsi que A.________, né d'une relation extra-conjugale. E.________ a été successivement domicilié officiellement en Iran, à Genève de 1962 à 1982, à Saint-Domingue de 1982 à 1992, puis à Tunis (Tunisie), depuis 1992. En 2003, l'administration fiscale genevoise a traité de la succession de E.________. Il ressort de la correspondance que le défunt était marié et que le dernier domicile commun des époux se situait à Genève, mais la déclaration de succession de feu E.________ adressée à l'administration fiscale mentionnait sous l'intitulé "Adresse", la Tunisie, et sous "Etat civil", séparé. A.a. Le 10 décembre 2001, A.________ a informé la Justice de paix de ce qu'il s'opposait à la délivrance d'un certificat d'héritiers. La Justice de paix lui a répondu, par courrier du 14 décembre 2001, qu'elle n'interviendrait pas dans le règlement de cette succession, vu le dernier domicile du défunt en Tunisie. A.b. Le 5 juin 2002, A.________, alors encore mineur et représenté par sa mère, a saisi le Tribunal de première instance de Tunis, notamment pour qu'il constate que la succession de feu son père était ouverte en Tunisie, dans la mesure où les autorités suisses refusaient d'instruire cette succession. Le Tribunal de première instance de Tunis a, par décision du 2 décembre 2003, admis sa compétence pour connaître de l'ensemble de la succession de feu E.________, y compris les biens successoraux sis à l'étranger. Ce jugement a été définitivement confirmé par la Cour de cassation tunisienne le 19 octobre 2009, sur appel de B.________, C.________ et D.________. A.c. Le jugement tunisien précité du 2 décembre 2003 a, dans un premier temps, été reconnu et déclaré exécutoire en Suisse par décision du 5 octobre 2010 du Tribunal de première instance de Genève. Cette reconnaissance a toutefois été déclarée nulle et de nul effet, dans un second temps, par jugement du Tribunal de première instance du 16 août 2013, confirmé le 28 février 2014 par la Cour de justice.