Citation: 8C_601/2017 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, il ressort des examens d'imagerie que la recourante n'a pas subi de lésion structurelle à l'épaule gauche à la suite de l'accident assuré. La suspicion, évoquée par le docteur G.________, d'une lésion du tendon du sous-scapulaire susceptible d'expliquer les plaintes douloureuses a pu être écartée par l'arthro-IRM du 8 avril 2015. En outre, l'avis du docteur J.________, selon lequel il n'y a pas de corrélation entre l'entorse acromio-claviculaire Tossy I-II et la symptomatologie présentée par la recourante plus d'une année après la survenance de l'accident, est partagé par le docteur G.________. On peut encore relever que ce médecin de la CNA a constaté une amplitude de rotation et une abduction gléno-humérale conservées malgré les plaintes de l'assurée, ainsi qu'une absence d'atrophie musculaire et de signes objectifs indicateurs d'une lésion, ajoutant qu'il était significatif qu'une infiltration pratiquée par le médecin traitant n'a eu aucun effet sur les douleurs. Dans ces conditions, on ne voit pas de raison de douter de la fiabilité des conclusions du docteur J.________ qui reposent sur un examen clinique effectué sur la base d'épreuves diagnostiques reconnues ainsi que sur l'ensemble de la documentation radiologique et d'imagerie. A lui seul, le fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la survenance d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle avec l'accident (raisonnement "post hoc, ergo propter hoc"; cf. ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 s., consid. 3b). La juridiction cantonale pouvait donc s'en tenir à l'avis du docteur J.________ et, sur cette base, nier l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 13 mars 2014 et les troubles à l'épaule gauche persistant au-delà du 3 décembre 2015.