Citation: 2A.156/2000 21.08.2000 E. 4

4.- a) L'art. 35 al. 2 LBVM oblige les personnes et les sociétés soumises à surveillance à fournir à la Commission fédérale tous les renseignements et les documents qu'elle exige afin d'accomplir sa tâche. b) Invoquant la violation de l'art. 35 al. 2 LBVM, l'intéressée soutient que la Commission fédérale n'était pas autorisée à demander, sous peine de violer la souveraineté des Bahamas, des informations sur son compte bancaire géré par la banque C.________ (Nassau) Ltd, quand bien même l'achat des titres en cause a été effectué par le siège de Genève. Ce dernier aurait en effet uniquement agi en qualité d'auxiliaire technique fournissant à sa succursale un support logistique. c) Ce point de vue ne peut être suivi. En effet, dans la mesure où l'autorité intimée est chargée de l'assistance administrative au sens de l'art. 38 LBVM, il lui appartient de recueillir toutes les informations utiles à l'exécution de sa tâche (cf. ATF 125 II 450 consid. 2a p. 453). A cet égard et conformément à la jurisprudence de l'autorité de céans, elle était autorisée à demander à la banque C.________ des renseignements sur la recourante dont le compte était, du moins en partie (cf. consid. 3b ci-dessus), géré par sa succursale des Bahamas et qui, en plus, avait eu recours à ses services pour réaliser l'opération financière en cause. Le secret bancaire garanti par le droit des Bahamas n'y faisait en particulier pas obstacle, dans la mesure où ladite succursale avait effectué en Suisse la transaction dont elle était chargée et se trouvait dès lors soumise à la souveraineté de ce pays (cf. ATF 125 II 450 consid. 2c-2d p. 455; 108 Ib 513 consid. 2b p. 519; cf. également Hans Peter Schaad, in Kommentar zum Schweizerischen Kapitalmarktrecht, Bâle 1999, n. 5 ad art. 38). Reste à déterminer si la Commission fédérale pouvait transmettre à la COB les informations qu'elle avait recueillies, ce qui doit être examiné au regard de l'art. 38 LBVM.