Citation: 1B_534/2021 E. 2

Le recours en matière pénale est ouvert contre la décision de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral qui rejette en l'état la demande de la recourante tendant à pouvoir participer à la procédure d'appel dans la cause CA.2020.9 en tant que tiers. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), la partie recourante devant alors citer les principes consti-tutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1). La Cour d'appel a retenu que le " Certificate of Incumbency " du 14 août 2020 ne constituait pas un document actuel, que B.________ n'avait pas transmis d'annexes permettant d'attester de l'identité des personnes ayant signé ce certificat et l'apostille datée du même jour ou de justifier de l'existence de la société A.________ alors qu'il avait été rendu attentif à la nécessité de produire des documents originaux actualisés et que son attention avait déjà été attirée par le passé par la Juge présidente de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral sur cette problématique. Elle a considéré que ni l'existence de A.________ ni les pouvoirs de représentation de B.________ à son égard n'étaient établis et a rejeté en l'état la demande formée par celui-ci au nom de la société de participer à la procédure d'appel en tant que tiers. La recourante affirme que sa situation n'a pas évolué par rapport à celle qui prévalait le 14 août 2020, que les informations contenues dans le " Certificate of Incumbency " établi à cette date seraient toujours valables, qu'elle a demandé un nouveau document auprès des autorités de Saint-Vincent-et-les Grenadines, mais qu'elle ne pourra pas l'obtenir avant six semaines en raison de la pandémie. Elle considère que la décision attaquée, qui exige de sa part un nouveau certificat dans un délai aussi court, relèverait d'un formalisme excessif. La recourante ne conteste pas que le " Certicate of Incumbency " du 14 août 2020 ne permettait pas d'identifier le nom des signataires de ce document ni qu'il s'agirait d'un élément pertinent pour en apprécier la validité; par ailleurs, on ne saurait reprocher à la Cour d'appel d'avoir requis la production d'un document qui atteste de l'existence actuelle de la société et des pouvoirs de représentation conférés à B.________ et de ne pas s'être contentée d'un document datant de plus d'une année et des allégations de la recourante selon lesquelles la situation demeurait inchangée. La recourante ne démontre pas par pièce avoir entrepris les démarches propres à obtenir un nouveau certificat ou tout autre document propre à établir son existence. Elle n'explique pas les raisons pour lesquelles elle n'a pas déposé sa requête tendant à participer à la procédure d'appel avant le 23 août 2021. En définitive, elle ne saurait reprocher à la Cour d'appel de ne pas avoir accepté en l'état sa participation à la procédure d'appel, sans qu'il soit nécessaire d'examiner si son recours répond aux exigences de motivation requises.