Citation: 1A.333/2005 20.02.2006 E. D

Par ordonnances des 28 et 31 octobre et du 11 novembre 2005, le Juge d'instruction fédéral (JIF, devenu compétent pour exécuter la demande d'entraide) est entré en matière sur la demande initiale et ses compléments ultérieurs, et a ordonné la transmission à l'autorité requérante de la documentation relative aux comptes bancaires suivants: - cinq comptes détenus par C.________ auprès de la Banque M.________ (ordonnance du 28 octobre 2005); - un compte détenu par D.________ auprès de la Banque M.________ (ordonnance du 31 octobre 2005); - deux comptes détenus par E.________ auprès de la Banque M.________ (ordonnance du 31 octobre 2005); - deux comptes détenus par F.________ auprès de la Banque M.________ et de la Compagnie Bancaire Z.________ (ordonnance du 31 octobre 2005); - un compte détenu par G.________ auprès de la Banque M.________ (ordonnance du 11 novembre 2005). La saisie des avoirs disponibles était en outre ordonnée. Le JIF a considéré que les agissements, décrits notamment dans le jugement du 31 octobre 2003, seraient constitutifs, en droit suisse, de corruption passive ou de gestion déloyale des intérêts publics. Les documents transmis étaient propres à établir l'existence de pots-de-vin ainsi qu'à préciser leur cheminement. La réserve de la spécialité était expressément rappelée. Contrairement à ce que prétendaient les personnes concernées, seules les informations bancaires relatives aux comptes avaient été transmises spontanément en application de l'art. 67a EIMP, à l'exclusion de tout moyen de preuve. Les enquêteurs brésiliens avaient été entendus à Genève, dans le seul but de décrire les infractions motivant la demande d'entraide. Les critiques formulées contre le jugement brésilien étaient irrelevantes dans le cadre de l'entraide.