Citation: 5A_142/2019 E. 3.4.2

3.4.2. Il apparaît en l'espèce que la demande d'adhésion à l'Association ne nécessite pas la forme écrite, que tant le montant de la cotisation que son mode de versement ne sont pas déterminés par les statuts (supra consid. 3.3.3.4) et que l'accomplissement d'une activité bénévole au sein de la Paroisse ne peut être prouvé sans difficultés. La recourante a reconnu la qualité de membre à vingt-deux des cent sept signataires. Vingt autres signataires ont en outre émis des attestations par lesquelles ils affirment être membres de l'Association, indiquant à cet égard être convoqués et/ou avoir participé aux assemblées générales en tant que membres de l'Association ou avoir contribué bénévolement et/ou financièrement à celle-ci, certains soulignant à ce dernier égard l'inexistence de cotisation minimale statutaire. Il n'est pas contesté qu'au moins dix d'entre eux sont domiciliés dans la région de U.________ et âgés de plus de dix-huit ans. Il est certes délicat de s'appuyer sur ces seules déclarations pour retenir la qualité de membres de l'Association de ceux qui les ont émises. Le contenu de ces attestations a cependant été confirmé par un membre du Conseil de paroisse, à savoir l'organe directeur de l'Association. Or cet organe a l'obligation de tenir et de mettre à jour le registre des membres de l'Association (supra let. A.b.b). Si l'un de ses membres appuyait les allégués des intimés, c'est donc sans arbitraire que le juge pouvait en conclure que la qualité de membre de l'Association des signataires avait été établie. Vu l'affirmation du membre du Conseil de paroisse, la recourante ne pouvait ainsi se limiter à contester passivement les déclarations des signataires de la demande de convocation dès lors qu'elle aurait parfaitement pu produire un extrait du registre de ses membres. Que certains d'entreeux souhaitent garder confidentiel leur rattachement à l'Église... constitue une volonté parfaitement légitime; ainsi que l'a pourtant relevé à juste titre la cour cantonale, rien n'empêchait la recourante de produire, comme le réclamaient les intimés, un extrait caviardé du registre de ses membres - seul le nom des éventuels signataires de la demande de convocation étant laissé visible, à l'exclusion des autres - afin d'infirmer les déclarations des signataires quant à leur qualité de membres. Dans ces conditions, il faut retenir que la cour cantonale n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en retenant qu'à tout le moins 32 signataires étaient bien membres de l'association. Dès lors que la recourante a affirmé compter 157 membres, le quorum d'1/5 est ainsi bien atteint. Contrairement à ce que soutient la recourante, il ne s'agit pas ici de remettre en cause la répartition du fardeau de la preuve en lui en impartissant la charge, mais bien d'une question d'appréciation des preuves dont elle ne démontre pas l'arbitraire.