Citation: 4A_431/2020 E. 3.3

3.3. Le recourant se plaint ensuite d'une violation du droit fédéral. Selon lui, la cour cantonale aurait méconnu l'art. 337c CO en n'examinant pas l'argumentation du recourant selon laquelle il avait été licencié avec effet immédiat au moyen du courrier du 8 février 2017 qui aurait été envoyé le 8 mars 2017. Selon le recourant, le fait que l'employeuse ait violé les règles régissant la fin des rapports de travail, en particulier la protection contre le congé en temps inopportun et le délai de congé légal, suffirait à qualifier le licenciement de licenciement immédiat. De surcroît, le licenciement ne mentionnait aucun juste motif. La cour cantonale a retenu que le congé daté du 8 février 2017 était intervenu en temps inopportun. Celui-ci ayant été daté du 8 février 2017 et la cour cantonale n'ayant pas constaté à quelle date il a été effectivement expédié, il n'y a pas lieu de retenir à ce stade qu'il ait été expédié à une autre date. Il n'apparaît pas, comme développé ci-dessus que celui-ci mette fin de manière immédiate aux rapports de travail, même dans l'éventualité où il aurait été expédié le 8 mars 2017 pour fin mars 2017. Contrairement à l'argumentation du recourant, il ne suffit pas qu'un congé soit notifié durant une période de protection du travailleur, ou qu'il ne respecte pas les délais de congé légaux, pour le qualifier de licenciement immédiat. Les prétentions du recourant portant sur le paiement du salaire durant le délai de congé ordinaire, y compris la part au treizième et aux vacances ainsi que l'indemnité punitive équivalente à six mois de salaire pour licenciement sans justes motifs, découlant d'une prétendue violation de l'art. 337c CO sont sans objet, dès lors qu'il ne ressort pas de l'état de fait retenu par la cour cantonale, que le licenciement daté du 8 février 2017 ait été un licenciement immédiat. Ce grief doit donc être rejeté.