Citation: 5A_282/2023 E. 3.3

3.3. La procédure de retour d'enfant doit certes être menée avec célérité (art. 11 de la Convention de La Haye sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants [CLaH80; RS 0.211.230.02]) et la récusation de la magistrate cantonale a été sollicitée par la recourante le 22 décembre 2022, à savoir quatre mois avant la reddition de la décision l'écartant. Sur la base d'un examen sommaire de la cause, il apparaît néanmoins que les griefs formulés par la recourante sont infondés et que l'on ne peut reprocher au président de la cour cantonale d'avoir tardé à statuer: dans ses écritures du 20 janvier 2023, le mandataire de la recourante a en effet élargi la demande de sa mandante, initialement fondée sur une grave violation des droits procéduraux de celle-ci, en se prévalant de la prévention de la magistrate à son propre endroit, à son sens illustrée par une ordonnance du 27 décembre 2022 - par laquelle la magistrate sollicitait des informations sur les circonstances entourant son mandat -, puis par sa décision lui interdisant de représenter l'enfant dans la procédure, rendue le 19 janvier 2023. En tant que cette dernière décision a fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral, il n'était pas injustifié d'attendre l'issue de cette dernière procédure pour définitivement se prononcer sur la prévention alléguée, comme le souligne justement le président du tribunal cantonal. Dans cette mesure, il apparaît que le déni de justice dont se plaint la recourante aurait vraisemblablement été écarté par la Cour de céans et que les frais judiciaires doivent en conséquence être mis à sa charge.