Citation: 6B_8/2024 E. 2.3

2.3. La cour cantonale indique que durant plus de quatre ans (de juillet 2014 au 16 novembre 2018), le recourant a suivi et surveillé l'intimée 2, a manifesté sa présence constante et pesante en se postant devant son domicile, en téléphonant, en lui adressant des messages, en la filmant et la photographiant et en entrant en contact avec son entourage. Elle considère qu'au vu de la répétition, de la durée et de la diversité des moyens mis en oeuvre par le recourant, ces actes sont indéniablement constitutifs de stalking, et que ce procédé a entravé l'intimée 2 dans sa liberté d'action. En bref, l'autorité relève que celle-ci, pour tenter d'échapper aux agissements de son bourreau et d'y mettre un terme, s'est résignée à porter plainte, a tenté d'expliquer la situation à son fils, a changé de numéro de téléphone à plusieurs reprises et a déménagé. La cour cantonale retient que le recourant a sciemment agi dans le dessein d'inquiéter l'intimée 2. Même si son but n'était évidemment pas d'être la cible d'une plainte pour contrainte, il était parfaitement conscient que son comportement était propre à inciter l'intimée 2 à prendre des dispositions pour échapper à son emprise. La cour cantonale relève que même après avoir constaté les premiers changements d'habitude chez l'intimée 2 et après qu'elle a saisi le juge d'une première requête d'éloignement, il a poursuivi ses agissements. Elle en conclut que le recourant a agi avec conscience et volonté, et que c'est à juste titre que le juge de district l'a condamné pour contrainte.