Citation: U 314/01 21.08.2002 E. 4

4.- Dans un second argument, la recourante s'appuie sur l'expertise réalisée le 30 mars 1994 par le docteur Y.________ et soutient qu'elle permet d'admettre l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre son incapacité de travail et l'accident assuré, ou à tout le moins justifie de mettre en oeuvre une nouvelle expertise. Elle se réfère également au certificat médical établi par le docteur V.________ et aux rapports médicaux rédigés par le docteur Z.________ (en particulier le rapport du 18 décembre 1995). a) Après s'être montré optimiste quant à une reprise du travail pour l'automne 1993 - la fracture du mur antérieur de L1 subie lors de l'accident de novembre 1992 était consolidée, sans accentuation du tassement vertébral ni troubles statiques importants, l'assurée souffrant encore d'un syndrome vertébral essentiellement subjectif (rapport du 28 juin 1993) -, le docteur Y.________ a finalement attesté d'une incapacité de travail durable de 25 %, dans la profession exercée avant l'accident, en raison de lombalgies chroniques consécutives à l'accident (rapport du 30 mars 1994). Pour sa part, le docteur W.________ considère, sur la base de constatations recouvrant dans une large mesure celles effectuées par le docteur Y.________, que les lésions subies par l'assurée en 1992 n'entraînent plus d'incapacité de travail depuis le mois de mai 1994, et que la symptomatologie présentée depuis lors par l'assurée est due à une fibromyalgie sans rapport avec l'accident assuré (rapport du 18 juillet 1999). b) Cette dernière expertise s'avère plus convaincante que celles réalisées par le docteur Y.________. Plus fouillée, elle décrit de manière plus complète les résultats des examens pratiqués et les conclusions qu'en tire l'expert. Alors que le docteur Y.________ admet sans explication particulière la persistance - inattendue - d'une incapacité de travail et de lombalgies chroniques consécutives à l'accident (rapport du 30 mars 1994), le docteur W.________ expose en détail pour quels motifs il retient le diagnostic de fibromyalgie. Il ajoute qu'une telle maladie est en principe difficile à déceler lorsqu'elle débute, ce qui peut expliquer que le docteur Y.________ n'en ait pas fait état à l'époque. Ses conclusions sont par ailleurs corroborées par l'expertise réalisée en novembre 1996 par le docteur X.________, lequel retient lui aussi, au terme d'un rapport relativement complet, que l'assurée ne subit plus d'incapacité de travail en rapport de causalité naturelle avec l'accident assuré.