Citation: 1C_734/2021 E. 4.3.2

4.3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que la modification de la "servitude de distance" en "servitude de jour les plus étendus et distances" (modification validée par le registre foncier le 15 septembre 2020) permettait la réalisation du projet sans dérogation au sens de l'art. 11 LCI. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner si les conditions de l'art. 11 LCI sont remplies. Les recourants font uniquement valoir à cet égard que le fait de modifier la servitude de manière à ne plus contraindre le gabarit du projet s'inscrivant sur la parcelle grevée ne saurait être toléré. Ils soutiennent qu'une telle pratique reviendrait à rendre inapplicables les règles de gabarit. Cette simple affirmation non étayée n'est toutefois pas de nature à démontrer le caractère manifestement insoutenable de l'argumentation de la cour cantonale. En effet, les recourants ne contestent pas que le projet litigieux respecte ainsi les règles du gabarit légal (art. 27 et 36 LCI). Pour le reste, les recourants se prévalent en vain du caractère incompréhensible et insuffisamment motivé du préavis de la Commission d'architecture. Cette critique ne porte en effet que sur l'argumentation subsidiaire de la Cour de justice (selon laquelle même si une dérogation avait été nécessaire au sens de l'art. 11 LCI, elle aurait déjà fait l'objet d'une analyse dans les préavis de la Direction des autorisations de construire et de la Commission d'architecture). Le grief d'application arbitraire de l'art. 11 al. 4 LCI doit par conséquent être écarté, dans la faible mesure de sa recevabilité.