Citation: U 62/03 21.10.2003 E. 5

5.1 En droit, la question à résoudre est de savoir si l'atteinte à la santé subie au cours de l'opération du 16 novembre 1998 constitue un accident. Cela revient, en l'occurrence, à examiner essentiellement si cette atteinte remplit l'exigence du caractère extraordinaire, au regard des règles exposées au consid. 3.2 ci-dessus. Préliminairement, il convient d'observer que l'éventualité de l'étirement d'un plexus ne figure pas au nombre des affections énumérées à l'art. 9 al. 2 OLAA (sur le caractère exhaustif de cette liste, voir ATF 123 V 45 consid. 2b et les références), si bien qu'une telle lésion ne saurait, à défaut d'un facteur extérieur de caractère extraordinaire, être assimilée à un accident. 5.2 Selon les docteurs H.________ et E.________, il peut arriver que la position du patient pendant l'opération (qui est couché sur le côté comme pour la plupart des opérations thoraciques) donne lieu à des douleurs postopératoires du membre supérieur du côté opéré. Ces deux médecins ajoutent que cette éventualité est rare et transitoire et qu'elle survient immédiatement après l'opération (et non pas trois jours plus tard, comme en l'espèce). D'après eux, il est proprement exceptionnel d'avoir affaire à un tableau aussi sévère et durable, associant oedème et douleur de la main. A défaut d'une autre étiologie, les docteurs H.________ et E.________ estiment qu'il est possible, malgré tout, que la position du patient pendant l'opération soit responsable de son algodystrophie. A leur connaissance, un cas semblable n'est pas décrit dans la littérature chirurgicale thoracique (rapport du 15 novembre 1999). 5.3 Vu ce qui précède et sur la base des faits retenus, le caractère extraordinaire doit être nié. En effet, il s'agit tout au plus d'une complication imprévisible et rarissime qui n'est pas liée à une erreur de traitement. Par ailleurs, le déroulement de l'opération ne s'est pas écarté de la pratique courante au point qu'il ait impliqué de gros risques. Dans ces conditions, la responsabilité de l'intimée n'est pas engagée et elle a refusé à juste titre d'allouer ses prestations. Les recours sont mal fondés. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: