Citation: 5A_721/2024 E. 4.2.2

4.2.2. La recourante soutient que la cour cantonale aurait établi les faits de manière arbitraire en tant qu'elle a retenu qu'elle ne serait pas à même de s'occuper de ses affaires administratives et de son patrimoine. Elle relève à cet effet l'absence de problèmes évoqués dans l'arrêt querellé. Selon elle, sa situation financière serait saine, elle n'aurait aucune dette, gérerait parfaitement ses affaires, et ne ferait pas de dépenses inconsidérées. La cour cantonale aurait constaté de manière insoutenable qu'elle n'aurait jamais géré ses affaires financières et administratives de façon autonome. Elle allègue à cet effet être assistée au besoin de sa fille et toujours garder une vue globale sur ses finances. Par ailleurs, aucun problème n'aurait été constaté à ce sujet par la cour cantonale. Selon elle, si elle n'a pas pu donner tous ses numéros de compte, respectivement ses différents relevés bancaires lors de la visite de l'assistante sociale, ce fait ne serait en aucun cas suffisant pour justifier une mesure de protection; au surplus, elle allègue avoir fourni des précisions à ce sujet lors de son audition par l'APEA et déposé des documents en procédure de recours. De surcroît, elle aurait fait analyser ses différents comptes par une fiduciaire, laquelle n'aurait constaté aucune anomalie dans son attestation, déposée dans les délais devant l'autorité précédente. Enfin, elle indique que l'autorité cantonale aurait évoqué de façon imprécise la vente de terrains agricoles, exposant à ce titre qu'il s'agirait de terrains en zone à bâtir appartenant à ses frères et à elle uniquement.