Citation: I 303/04 15.06.2005 E. A

C.________, née en 1963, mariée et mère de trois enfants, bénéficie d'une formation d'analyste-programmeur. Elle a travaillé en dernier lieu en qualité de vendeuse du 25 janvier 1999 au 30 mars 2000. Le 2 mars 2001, elle a déposé une demande de rente d'invalidité en indiquant qu'elle souffrait d'une affection rhumatologique depuis 1996. Dans un rapport (avec annexe) du 16 mars 2001, le docteur B.________, médecin traitant et spécialiste en rhumatologie, a diagnostiqué une fibromyalgie ainsi qu'un état dépressif anxieux avec des attaques de panique; il a fixé l'incapacité de travail de sa patiente à 100 % dans quelque activité que ce soit. Il a précisé que ces troubles étaient la conséquence d'un viol subi par C.________ à l'âge de quinze ans, dont celle-ci n'avait jamais pu parler avant d'entreprendre (en mai 2000) une thérapie de comportement (auprès de la psychologue S.________). L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (OAI) a confié une expertise au Service médical régional X.________ (SMR). Dans un compte-rendu (du 11 juillet 2003) de l'examen psychiatrique du 1er avril 2003, la doctoresse A.________, spécialiste en psychiatrie et le docteur U.________, spécialiste en médecine générale, ont diagnostiqué une fibromyalgie sans comorbidité psychiatrique et estimé que la capacité de travail exigible était de 100 %. Dans un rapport du 14 juillet 2003, le docteur U.________ a conclu que cet examen n'a pas permis de mettre en évidence une relation de causalité entre les constatations cliniques objectives et l'incapacité de travail attestée par le médecin traitant. Par décision du 31 juillet 2003, confirmée sur opposition le 13 octobre 2003, l'OAI a nié le droit de l'assurée à la prestation demandée.