Citation: U 300/06 22.06.2007 E. 6

6.1 A l'instar des premiers juges, le Tribunal fédéral n'a aucun motif de s'écarter des conclusions des docteurs N.________ et D.________. Ce dernier, en particulier, s'est appuyé sur l'ensemble des pièces médicales (y compris le dossier radiologique, ainsi que sur une analyse très détaillée de l'anamnèse post-accidentelle, complétée par des références à une abondante littérature médicale. Les conclusions de ce médecin répondent en tous points aux exigences permettant de lui reconnaître pleine valeur probante au sens de la jurisprudence (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). 6.2 Le recourant fait grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas pris en considération les éléments médicaux contraires (notamment les avis des docteurs O.________, B.________ et E.________). Cependant, le juge statue en matière de fait au regard de la vraisemblance prépondérante. Par ailleurs, dans le cadre de l'appréciation des preuves, les premiers juges ont analysé les divers rapports médicaux des médecins précités et donné dans chaque cas les motifs pertinents pour lesquels ils ont considéré que leurs conclusions n'étaient pas aptes à jeter un doute sur la valeur probante des rapports des docteurs N.________ et D.________. A raison ont-ils déduit de leurs appréciations qu'il n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante que les troubles lombaires du recourant étaient en relation de causalité naturelle avec l'accident du 8 août 1997. Dans ces conditions, les pièces médicales versées au dossier permettent de statuer en pleine connaissance de cause sur le présent litige, si bien que la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise s'avérait (et s'avérerait) superflue. Les premiers juges pouvaient s'en dispenser par appréciation anticipée des preuves (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428/429). Partant, le grief du recourant tiré de la violation du droit d'être entendu par la juridiction cantonale dans ce contexte doit être rejeté.