Citation: 6B_854/2020 E. 2.6

2.6. Le recourant compare le cas d'espèce avec celui jugé dans l'arrêt 6B_1289/2018 (cité erronément " 6B_1989/2018 "), dans lequel le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation pour dénonciation calomnieuse d'un homme qui avait accusé de corruption passive une gestionnaire au sein de l'administration de la Ville de V.________ en charge de la délivrance des autorisations d'exploitation de terrasses. Dans cette affaire, le Tribunal fédéral a rejeté le recours de l'intéressé au motif que celui-ci ne contestait pas avoir affirmé à plusieurs reprises en cours de procédure qu'il avait cru à la bonne foi de la gestionnaire en cause et s'était déclaré convaincu, avant le dépôt de sa plainte pénale, par les explications qu'elle lui avaient données tant au sujet de la nature de ses relations avec le patron du restaurant en question que de la conformité de sa terrasse (arrêt précité consid. 1.3.3. et 1.3.5). Le cas d'espèce n'est en rien similaire, puisqu'il n'a pas été constaté que les dénonciatrices auraient admis, à un moment ou à un autre, qu'elles croyaient les explications du recourant en rapport avec la signature de la procuration recueillie par lui.