Citation: 6B_86/2023 E. 4.2.9

4.2.9. Le recourant fait ensuite grief à l'autorité précédente d'avoir relativisé le poids de son repentir sincère ( recte: actif) au sens de l'art. 23 CP. En l'espèce, la cour cantonale a tenu compte, dans une faible mesure, de l'effet réducteur du repentir actif du recourant. A cet égard, elle a précisé que le recourant n'avait en rien modifié le déroulement des événements après l'agression, ni influé de manière significative sur son résultat une fois l'agression terminée. Elle a constaté, sur la base des faits établis dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire, que ce dernier avait été désarmé par son épouse, qui avait fui par ses propres moyens à l'extérieur du bâtiment pour chercher de l'aide. Elle a ainsi considéré qu'il ne faisait aucun doute, dans ces circonstances, que l'issue aurait été fatale si la victime n'était pas parvenue à se saisir du couteau. La cour cantonale a également relevé que le recourant n'avait pas appelé les secours et n'était resté qu'un bref instant auprès de son épouse avant d'aller reprendre le couteau pour menacer de se suicider, compliquant d'autant plus la situation. Même si le fait pour le recourant d'avoir mis sa main sur le cou de la victime ne devait pas être occulté, cette aide devait être fortement relativisée au vu de la brièveté de l'action en question. C'était en effet des tiers qui avaient apporté une assistance concrète à son épouse et avaient mis en oeuvre l'ensemble des moyens de secours. La victime aurait été secourue exactement de la même manière sans l'aide momentanée du recourant. Le recourant ne s'en prend pas à la motivation de la cour cantonale et se contente de prétendre que, selon les premiers juges, son intervention avait été immédiate et s'était manifestée par une compression de la blessure de son épouse et que le fait que d'autres personnes aient été présentes, appelé les secours et pris en charge la victime ne devait pas réduire l'effet de son repentir actif. De cette manière, le recourant ne développe aucune argumentation précise tendant à démontrer en quoi les constatations de la cour cantonale seraient arbitraires et justifieraient que son repentir actif soit pris en considération dans une plus large mesure dans la fixation de la peine. Insuffisamment motivé, le grief du recourant est irrecevable.