Citation: 9C_275/2012 E. 7.1

7.1. Le contrat d'adhésion complété par la recourante le 19 juin 2004 accorde aux personnes à assurer une couverture provisoire de prévoyance qui s'éteint au plus tard 60 jours après la réception de la demande d'adhésion (première partie, point D.). L'intéressée devait donc s'attendre à ce que l'intimée lui indique dans ce laps de temps si elle acceptait ou non d'assurer la prévoyance professionnelle de son personnel - composé de deux personnes seulement dont toutes les données médicales devant être prises en compte dans l'examen du risque étaient connues. Au début du mois de septembre 2004 - soit à un moment que la recourante pouvait raisonnablement considérer comme proche de l'expiration du délai en question -, l'intimée lui a envoyé une lettre, accompagnée d'un bulletin de versement de 41'359 fr., lui indiquant sans plus amples précisions que ce montant correspondait à la prime rétroactive pour la période courant du 1er janvier 2003 au 30 septembre 2004 et devait être versé avant l'enregistrement du contrat. La recourante ne pouvait pas s'imaginer à la lecture de ce courrier qu'une évaluation du risque à assurer aurait été en cours - ce qui apparaissait peu vraisemblable puisque les informations dont l'intimée avait besoin pour ce faire lui avaient été fournies par les deux seules personnes concernées - ou que d'autres motifs auraient poussé l'intéressée à différer sa décision quant à la conclusion du contrat. Dans cette situation particulière, si à ce stade l'intimée voulait éviter de se voir liée contractuellement en application de la théorie de la confiance, elle aurait dû informer la recourante qu'elle réservait encore sa décision définitive.