Citation: 6B_1307/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Dans un premier moyen, se référant à différents certificats médicaux et attestations, elle soutient qu'il ressort du dossier de la procédure qu'il aurait été contre-productif de contraindre son fils à voir son père lors de la période pénale. Au contraire de ce qu'a retenu la cour cantonale, c'est en obligeant son fils, contre sa volonté, à voir son père qu'elle aurait mis en danger son développement. La recourante ajoute avoir été entourée de thérapeutes qui lui indiquaient qu'une telle contrainte serait délétère pour l'enfant, de sorte que ce n'est pas sur la base de sa seule volonté qu'elle n'a pas contraint son fils par la force à se rendre au Point Rencontre. Par sa critique, la recourante s'en prend à l'appréciation des preuves de la cour cantonale, en particulier au poids accordé à l'expertise familiale du 7 octobre 2013 et aux conclusions retenues sur cette base. Son argumentation, qu'elle fonde sur sa propre appréciation des différents éléments de preuve, est essentiellement de nature appellatoire et est, partant, irrecevable dans cette mesure (v. supra consid. 2.1). Du reste, les critiques que la recourante formule plus spécifiquement à l'encontre de l'expertise familiale, à savoir que l'écart temporel de trois ans entre le moment de l'établissement de l'expertise et la période pénale concernée par les faits qui lui sont reprochés serait considérable s'agissant du développement d'un enfant et que les thérapeutes - qui ont établi les certificats et attestations dont elle se prévaut - ont suivi et continué de suivre l'enfant depuis longtemps, contrairement aux experts, ne suffisent pas à démontrer que l'appréciation de la cour cantonale serait manifestement insoutenable. Faute pour la recourante d'avoir démontré l'arbitraire dans l'établissement des faits à cet égard, l'argumentation que la recourante développe en se fondant sur le fait qu'il aurait été prétendument contre-productif de contraindre l'enfant à voir son père, à savoir qu'il existait un empêchement d'ordre médical à ce que l'enfant puisse entretenir une relation avec son père, est dépourvue de fondement. Le grief doit être rejeté sur ce point.