Citation: 8C_493/2022 E. 4.2

4.2. Les premiers juges ont retenu que l'intimé n'était plus en mesure d'exercer sa profession de maître d'éducation physique, mais qu'il disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. L'intimé avait reproché à juste titre à la recourante de ne pas avoir procédé à une comparaison des revenus pour déterminer le taux d'invalidité. Contrairement à ce que soutenait la recourante, le fait que l'intimé était porteur d'une prothèse avant la survenance de l'accident du 19 avril 2011 importait peu; si plusieurs médecins avaient estimé que le port d'une prothèse totale du genou devait, théoriquement, interdire totalement et définitivement l'exercice de la profession de maître d'éducation physique, il n'en demeurait pas moins que l'intimé travaillait en cette qualité lors de la survenance de l'accident en question et qu'il était à ce titre assuré obligatoirement contre le risque d'accidents. Par ailleurs, il ne ressortait pas du dossier que l'intimé aurait été interdit d'exercer son activité habituelle par les organes de l'assurance-accidents (cf. art. 84 al. 2 LAA). Aussi convenait-il de renvoyer la cause à la recourante pour qu'elle procède à une comparaison des revenus en application de l'art. 16 LPGA et se prononce sur le droit à une rente d'invalidité, en examinant précisément la question de la naissance d'un éventuel droit à la rente.