Citation: 4P.332/2006 26.02.2007 E. A

A.a La Banque Z.________ (ci-après: Z.________ ou la banque) louait à Y.________ SA (ci-après: Y.________) une arcade de quelque 40 m² au rez-de-chaussée de l'immeuble A. sis à Genève. Conclu pour une durée initiale de trois ans, le bail avait débuté le 1er janvier 1941 et s'était ensuite renouvelé d'année en année. Par avis du 22 janvier 1998, la banque a résilié le bail la liant à Y.________ avec effet au 31 août 1998 pour cause de rénovation complète des immeubles A. et B. La locataire n'a pas contesté le congé ni requis une prolongation de bail. En revanche, dans un courrier adressé le 3 février 1998 à la banque, elle a confirmé un entretien selon lequel la priorité lui serait accordée pour la location des nouveaux locaux dès qu'ils seraient terminés. Dans une lettre du 17 septembre 1998, Z.________ a indiqué à Y.________ qu'elle pourrait poursuivre ses activités dans l'arcade jusqu'au 3 octobre 1998. Elle s'est en outre déclarée d'accord de lui offrir en priorité la possibilité de louer une arcade d'une surface approximativement égale à celle occupée jusque-là pour lui permettre d'y poursuivre, sous sa raison sociale, son activité actuelle, ceci au prix et aux conditions en vigueur à la fin des travaux. Le 14 septembre 2001, la banque a informé Y.________ de la vente des immeubles précités à la société X.________ SA (ci-après: X.________), en précisant que cette dernière s'était engagée à reprendre tous les engagements contractés par la venderesse envers Y.________, en particulier celui ayant trait à l'offre prioritaire de location d'une arcade. Approchée par Y.________, X.________ lui a proposé la location d'une arcade de 227 m2 (111 m2 au rez-de-chaussée et 116 m2 au rez inférieur) pour un loyer annuel de 670'000 fr., TVA en sus, et une durée de 10 ans. Y.________ a refusé cette offre en expliquant que l'engagement pris envers elle par la banque portait sur un emplacement d'une taille similaire aux locaux précédemment loués. A.b Par requête du 23 décembre 2002, adressée à la Commission de conciliation, Y.________ (ci-après: la demanderesse) a conclu à ce que X.________ (ci-après: la défenderesse n° 1) soit condamnée à lui louer, dans l'immeuble A., une arcade de plain-pied d'environ 40 m² aux prix et conditions en vigueur, soit 1'000 fr. par m². Subsidiairement, elle a demandé que X.________ et Z.________ (ci-après: la défenderesse n° 2) soient condamnées solidairement à lui payer la somme de 1'000'000 fr. à titre de dommages-intérêts. Non conciliée, la cause a été soumise au Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Les défenderesses ont soulevé une exception d'incompétence ratione materiae du Tribunal saisi. Par jugement sur incident du 24 novembre 2003, le Tribunal des baux et loyers a écarté cette exception, admis sa compétence matérielle et constaté que la défenderesse n° 2 possédait la légitimation passive relativement à l'action en dommages-intérêts dirigée contre elle. Ce jugement a été confirmé par un arrêt du 8 novembre 2004 de la Chambre d'appel en matière de baux et loyers. A.c Contre cet arrêt, la défenderesse n° 2 a formé un recours de droit public que le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure où il était recevable, par arrêt du 17 mars 2005 (cause 4P.303/2004).