Citation: 8C_621/2015 E. A

A.________ exerce la fonction B.________ au sein de la Section C.________, laquelle a intégré le corps de police genevois en avril 1977. Le 31 juillet 2012, des agents de la Section C.________ sont intervenus dans les locaux de SwissRepat pour prendre en charge D.________, ressortissant étranger. Celui-ci, qui faisait l'objet d'une mesure de renvoi, s'était montré particulièrement agité, créant du scandale dans les couloirs. Il avait alors été entravé et conduit au poste de police. Dans la salle d'audition, il s'était refusé à coopérer et avait tenté de se blesser l'avant-bras gauche. Il s'était frappé la tête contre les murs. Pour le protéger, les agents l'avaient menotté pieds et mains au banc et à la table d'audition. Le 4 août 2012, les quatre agents E.________ et F.________, ainsi que G.________ et H.________ ont établi une note interne à l'intention de I.________, chef d'unité, dans laquelle ils relataient une partie des faits qui s'étaient déroulés dans la salle d'audition: Les quatre agents avaient pris leur service le 31 juillet 2012 à 19h00. D.________ se trouvait en salle d'audition. Ils avaient dû intervenir à plusieurs reprises car ce dernier ne voulait pas coopérer avec la traductrice et semblait se trouver dans un état second. Avant qu'ils puissent intervenir pour l'empêcher de se blesser, celui-ci s'était volontairement tapé la tête à plusieurs reprises contre les murs de la salle d'audition alors qu'il s'y trouvait seul. Lors de leur intervention dans la salle d'audition pour tenter de le calmer et lui faire entendre raison, A.________, qui se trouvait également dans le local, avait donné plusieurs gifles à l'individu. Par une note de service du 23 avril 2013, J.________, entre-temps nommé à la tête de l'unité, a transmis cette note interne à K.________, chef de la Section C.________. Le 23 septembre 2013, I.________ a écrit à la cheffe de la police. Il exposait qu'à réception de la note du 4 août 2012, il avait interpellé oralement A.________, qui avait contesté les allégations des signataires. Sur le vu de ces contradictions, il n'avait pas jugé nécessaire, sur le moment, de donner suite à cette affaire. Ce n'est qu'ultérieurement qu'il avait appris que "ce genre de situation devait être dénoncé". L'Inspection générale des services (IGS) a mené une enquête, au terme de laquelle elle a établi un rapport daté du 12 mars 2014. Sur la base de ce rapport, la cheffe de la police a décidé, le 8 avril 2014, d'ouvrir une procédure disciplinaire à l'encontre de A.________. Elle a procédé à son audition personnelle le 27 août 2014. Le 19 septembre 2014, elle lui a notifié une décision par laquelle elle le sanctionnait de quatre services hors tour.