Citation: 9C_44/2024 E. 3

La juridiction cantonale a d'abord comparé les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision du 20 mars 2014, par laquelle l'office intimé avait diminué à une demi-rente dès le 1er mai 2014 le droit de la recourante à une rente entière d'invalidité, et lors de la décision du 16 septembre 2021 de réduction de la demi-rente à un quart de rente à compter du 1er janvier 2019. Elle est parvenue à la conclusion qu'une augmentation significative, stable et durable de la capacité de gain de l'assurée justifiant de procéder à une révision du droit à la rente au sens de l'art. 17 LPGA était survenue entre les deux décisions. En effet, lors de la décision du 20 mars 2014, la recourante avait achevé avec succès diverses mesures d'ordre professionnel octroyées par l'office intimé, en adéquation avec son état psychique, et elle disposait d'une capacité de travail de 50 %, avec plein rendement, dans une activité d'employée de bureau, activité qu'elle exerçait auprès des Ateliers B.________, à un taux de 50,6 %, pour un salaire mensuel de 1'850 fr. depuis le 1er janvier 2014. Par la suite, bien que disposant toujours d'une capacité de travail de 50 % dans son activité habituelle d'employée de bureau, l'assurée avait augmenté son taux d'activité à 60 % dès le 1er septembre 2018 et son salaire mensuel brut avait été porté à 2'068 fr. 60 en 2017, 2'481 fr. 90 dès le 1er septembre 2018, puis 2'632 fr. 25 en 2019 et 2'668 fr. 95 en 2020, selon les informations fournies par son employeur. Partant, selon les premiers juges, c'était à bon droit que l'office intimé avait réévalué le taux d'invalidité de l'assurée. L'instance précédente a ensuite confirmé les revenus avec et sans invalidité fixés par l'office intimé à respectivement 32'519 fr. et 60'473 fr. 95 pour l'année 2019, ainsi que le taux d'invalidité de 46 % résultant de la comparaison de ceux-ci et ouvrant le droit à un quart de rente d'invalidité dès le 1er janvier 2019.