Citation: 6B_1059/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant se plaint d'une violation de la maxime d'accusation en lien avec le cas 6 de l'acte d'accusation (cf. supra let. B.e). Le recourant se réfère à sa déclaration d'appel, selon laquelle il aurait soulevé que la période temporelle mentionnée dans l'acte d'accusation ne correspondrait pas aux périodes mentionnées par l'intimée. À défaut d'une motivation circonstanciée sur ce point, la critique du recourant est irrecevable (cf. art. 42 al. 2 LTF). Le recourant prétend également qu'un seul cas de viol aurait été détaillé dans l'acte d'accusation, alors qu'il avait été condamné pour quatre viols. En l'espèce, l'acte d'accusation donne effectivement de nombreux détails s'agissant du dernier viol survenu en janvier 2016. Cela étant, la description, plus succincte, des autres viols intervenus dans les mêmes circonstances, dès novembre 2015, s'avère suffisante. En effet, pour ces autres viols, il ressort que " dans la chambre de son domicile " le recourant a contraint l'intimée " à subir, contre son gré, des relations sexuelles avec lui. Lors de chaque épisode, le prévenu a pénétré la jeune femme vaginalement avec son sexe alors que celle-ci pleurait et le suppliait maintes fois d'arrêter, tout en lui disant qu'elle ne voulait pas. Au vu de la violence notamment physique qu'elle subissait, [l'intimée] , apeurée, n'a pas osé se débattre et a dès lors subi l'acte en restant totalement passive. Malgré les suppliques de la jeune fille, le prévenu a poursuivi son activité sexuelle ". Partant, il y a lieu de considérer que l'acte d'accusation indique de manière suffisamment précise les actes reprochés.