Citation: 5A_242/2023 E. B

B.a. Par demande déposée en vue de conciliation le 6 novembre 2018 et introduite en temps utile devant le Tribunal, A.________ a formé contre les époux B.________ une action en cessation de trouble. Elle a allégué " subir continuellement les nuisances engendrées " par ses parties adverses et leurs nombreux visiteurs, qui stationnaient sur la servitude l'empêchant d'accéder convenablement à sa propriété et à son garage. En outre, les plantations de bambous en bordure de propriété de par leur hauteur étaient de nature à lui occasionner une gêne importante car elles " obstru[ai]ent non seulement la vue mais tir[ai]ent leur révérence sur [sa] voiture (...) lorsqu'il neige[ait] et pouss[ai]ent sous sa parcelle [lui] causant une atteinte manifeste dans la mesure où les racines des plantations de bambous pouss[ai]ent sur sa terrasse, dans son jardin, et [avaient] même endommagé " son système d'arrosage. Elle a ajouté dans la partie en fait de son acte qu'un talus était sis en bordure de propriété de ses parties adverses, en toute illégalité. B.b. Par jugement du 12 avril 2022, le Tribunal a débouté A.________ de toutes ses conclusions dirigées contre C.B.________ et B.B.________. Le 24 mai 2022, A.________ a formé appel de ce jugement. A titre principal, elle a conclu à ce que la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) condamne les époux B.________ à cesser toute atteinte directe ou indirecte à sa propriété, interdise à tout visiteur ou membre de la famille B.________ de s'arrêter plus d'une minute devant sa propriété et sur sa servitude de passage, condamne les époux B.________ à retirer, à leurs frais, les plantations illégales de bambous bordant leur propriété et à se mettre en conformité avec l'art. 46C du règlement genevois d'application de la loi sur les constructions et installations diverses (RCI/GE; rsGE L 5 05.01) en diminuant la taille du talus se trouvant au droit de sa propriété, soit un retrait d'un mètre et la construction d'un nouveau talus d'un angle de 30 % et d'une hauteur maximum d'un mètre, le tout sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP, avec suite de frais et dépens. A titre subsidiaire, elle a conclu à ce que la Cour de justice ordonne un transport sur place. B.c. Par arrêt du 31 janvier 2023, communiqué aux parties par plis recommandés du 21 février suivant, la Cour de justice a confirmé le jugement du 12 avril 2022 et débouté les parties de toutes autres conclusions.