Citation: 1B_255/2008 11.11.2008 E. A

A.________ a été entendu une première fois le 30 avril 2008 à titre de renseignement par la police de sûreté valaisanne dans le cadre d'une instruction pénale ouverte le 14 mai 2007 à l'encontre d'un médecin et d'un pharmacien de la région de Sierre, soupçonnés d'escroquerie à l'assurance. Il a été entendu à nouveau le même jour par le juge d'instruction C.________ en qualité de prévenu et placé en détention préventive jusqu'au 2 mai 2008. Le 8 mai 2008, A.________ a déposé, par l'intermédiaire de son avocat, Me G.________, une dénonciation pénale contre le juge d'instruction C.________ et les inspecteurs de la police de sûreté ayant procédé à son audition pour abus d'autorité, contrainte, menaces, injures et travestissement des procès-verbaux d'audition. Le 13 mai 2008, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais a transmis cette dénonciation au Juge d'instruction cantonal B.________, comme objet de sa compétence. En réponse à une requête de ce dernier, A.________ a confirmé, en date du 20 mai 2008, qu'il entendait bien déposer une dénonciation pénale et non pas introduire une procédure en paiement d'une indemnité pour détention injustifiée. Il s'est porté partie civile et a réclamé une indemnité de 20'000 fr. en réparation du tort moral prétendument subi. Agissant par l'entremise de Me G.________, D.________ a saisi en date du 21 mai 2008 le Juge d'instruction cantonal B.________ d'une dénonciation pénale contre le juge d'instruction C.________ et un tiers pour un faux dans les titres que ce magistrat aurait commis lors d'une perquisition effectuée au domicile de son ex-mari accusé d'escroquerie dans la procédure pénale principale. Par courrier du 17 juin 2008, Me G.________ a informé A.________, avec copie au Juge d'instruction cantonal, qu'en raison de problèmes de santé, il se voyait contraint de mettre un terme au mandat qui lui avait été confié. Etait notamment jointe en annexe une procuration générale établie le 13 mai 2008 en faveur de Me E.________, avocat à Sierre, aux fins de le représenter pour liquider les dossiers de son étude. Le 18 juin 2008, le Juge d'instruction cantonal a imparti à celui-ci un délai de dix jours pour lui indiquer s'il reprenait ou non le mandat que A.________ avait confié à Me G.________. Il a adressé copie de cette lettre au dénonciateur en l'invitant à prendre position, s'il l'estimait utile, dans le même délai. Le 19 juin 2008, Me E.________ a remis au Juge d'instruction cantonal copie d'une procuration que Me G.________ a délivrée en sa faveur. Il l'informait en outre que la dénonciation pénale formée le 21 mai 2008 pour le compte de D.________ avait été établie par Me F.________ et donnée à signer à Me G.________ à un moment où celui-ci se trouvait incapable de discernement, qu'il retirait en conséquence toutes les accusations stipulées dans cette lettre et qu'il présentait ses excuses "aux personnes qu'il a indûment, mais malgré lui, accusées de certains délits". Le 25 juin 2008, A.________ a indiqué qu'il n'était pas représenté par Me E.________ dans la cause liée au dépôt de sa dénonciation pénale. Celui-ci a confirmé, dans un courrier remis le 27 juin 2008 au Juge d'instruction cantonal, que "ce qui est expliqué dans sa lettre du 19 juin dernier concerne également la dénonciation pénale formée pour le compte de A.________". Une copie de ce courrier était adressée à ce dernier. Le 30 juillet 2008, A.________ a sollicité la récusation du juge d'instruction cantonal B.________ qu'il soupçonnait de s'être entendu avec Me E.________ pour obtenir le retrait de sa dénonciation à son insu. La Présidente du Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré la requête irrecevable au terme d'une décision prise le 26 août 2008.