Citation: 4A_76/2020 E. 3.2

3.2. Dans un premier moyen, la recourante dénonce une violation du principe du fardeau de la preuve (art. 8 CC). A l'en croire, la cour cantonal aurait considéré, à tort, qu'elle supportait le fardeau de la preuve de l'incapacité de travail. En retenant que l'expertise du Dr F.________ établissait que la recourante pouvait reprendre son activité d'employée de banque, l'autorité précédente se serait fondée sur une " simple vraisemblance " et aurait violé l'art. 8 CC. La recourante fait fausse route. Tout d'abord, elle perd de vue que c'est à l'assurée, qui prétend au versement d'indemnités journalières, d'établir l'existence et la persistance d'une incapacité de travail à l'aune de la vraisemblance prépondérante (ATF 141 III 241 consid. 3.1; arrêts 4A_578/2018 du 25 novembre 2019 consid. 3; 4A_516/2014 du 11 mars 2015 consid. 4.1). Ce n'est ainsi pas à la compagnie d'assurance de prouver un recouvrement total ou partiel de la capacité de travail. Dans le cadre de son droit à la contre-preuve, l'assureur doit tout au plus apporter des éléments propres à instiller des doutes et à ébranler la vraisemblance prépondérante que l'assuré s'efforce d'établir; ce genre de doutes peut découler déjà d'allégations de partie, respectivement d'expertises privées (ATF 130 III 321 consid. 3.4; arrêts 4A_578/2018, précité, consid. 3; 4A_85/2017 du 4 septembre 2017 consid. 2.3). Ensuite, le droit à la preuve, découlant de l'art. 8 CC, ne permet pas de remettre en question l'appréciation des preuves effectuée par le juge (ATF 130 III 591 consid. 5.4 p. 602), ni de critiquer son appréciation quant à l'aptitude d'un moyen de preuve à démontrer un fait pertinent (ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223). La cour cantonale s'étant forgée une conviction quant à la capacité de travail de la recourante, il n'y a plus de place pour une violation de l'art. 8 CC. Sous le couvert du moyen fondé sur l'art. 8 CC, la recourante se plaint en réalité de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale. Or, l'intéressée ne soulève jamais le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). Elle se contente de développer sa propre discussion des preuves; son argumentation ne permet cependant pas de discerner en quoi l'appréciation critiquée est éventuellement entachée d'une erreur indiscutable. En réalité, l'argumentation tend simplement à une nouvelle appréciation des preuves. Elle est par conséquent irrecevable au regard de l'art. 97 al. 1 LTF et de la jurisprudence relative à cette disposition.