Citation: 4A_272/2022 E. 3

Parallèlement au recours susmentionné, A.________ a déposé une nouvelle requête d'assistance judiciaire le 9 décembre 2021 auprès du Juge de district de Sion, laquelle a été rejetée par décision du 23 mars 2022. Par décision du 17 mai 2022, la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté le recours interjeté par A.________ à l'encontre de la décision rendue le 23 mars 2022 et a refusé sa demande d'assistance judiciaire pour la procédure de recours. En substance, la cour cantonale a souligné qu'une nouvelle requête d'assistance judiciaire qui est fondée sur un changement des circonstances (vrais nova) est recevable. Si la nouvelle requête se base sur les mêmes faits qu'une précédente requête, elle a le caractère d'une demande de reconsidération, au jugement de laquelle il n'y a pas de droit, sauf si le requérant fait valoir des moyens de preuve qui existaient déjà au moment de la précédente décision, mais qui n'étaient pas encore connus du requérant et qu'il lui était impossible, ou qu'il n'avait aucune raison, de faire valoir (pseudo nova). En l'occurrence, la cour cantonale a estimé que la nouvelle requête d'assistance judiciaire du 9 décembre 2021 était essentiellement fondée sur les mêmes faits que ceux ayant abouti à la décision du 22 novembre 2021, confirmée le 11 février 2022. Les allégués complémentaires relatifs aux sommes d'argent que lui avaient versées D.________ et C.________ ne constituaient pas de vrais nova justifiant une nouvelle requête, puisque de tels faits existaient déjà lors de l'instruction ayant précédé la décision du 22 novembre 2021. Les lettres de C.________ et de D.________, datées respectivement des 1er et 2 décembre 2021, produites par l'intéressé à l'appui de sa nouvelle requête, tendaient exclusivement à démontrer que les sommes versées par eux étaient des prêts. Or, ces lettres auraient tout à fait pu et auraient dû être présentées avec la détermination du 11 octobre 2021, dès lors que l'intéressé n'avait pas prétendu, dans sa nouvelle requête du 9 décembre 2021, qu'il n'aurait pas pu solliciter des personnes précitées des explications écrites en octobre 2021 au sujet des versements litigieux. Lors de la procédure relative au retrait de l'assistance judiciaire, l'intéressé avait produit un extrait de son compte bancaire sur lequel figuraient d'ores et déjà des montants qu'il percevait de la part de C.________ et de D.________. Il n'avait cependant fourni aucune information relative à la nature de ces versements ni allégué que les sommes reçues correspondaient à des prêts. L'intéressé, qui était assisté d'un avocat, n'avait ainsi pas respecté son devoir de collaborer et le juge n'avait aucune obligation de lui octroyer un délai supplémentaire pour compléter sa requête d'assistance judiciaire lacunaire ou imprécise, puisque le devoir d'interpellation du tribunal concernait la partie non assistée d'un mandataire professionnel. L'autorité de première instance avait dès lors retenu que ces sommes correspondaient à des revenus, et non à des prêts, ce qui avait été confirmé par la cour cantonale dans sa décision du 11 février 2022. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale, dans sa décision du 17 mai 2022, a estimé, par substitution de motifs, que le premier juge aurait dû déclarer irrecevable la requête d'assistance judiciaire déposée le 9 décembre 2021, en l'absence d'une modification des circonstances ou d'un moyen de preuve nouveau.