Citation: 4A_45/2008 23.04.2008 E. 9

La recourante reproche à la cour cantonale de n'avoir pas motivé son arrêt quant à l'impossibilité pour l'intimée de se reconvertir professionnellement. 9.1 Le droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. implique notamment l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Il suffit cependant, selon la jurisprudence, que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'est toutefois pas tenu d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 129 II 497 consid. 2.2 p. 505). 9.2 La cour cantonale a retenu qu'il n'était pas possible de suivre les possibilités de réadaptation alléguées par la défenderesse. Cette motivation, certes laconique, est suffisante, dès lors que l'on comprend que la recourante n'a pas fait état d'opportunités de réadaptation réelles sur le marche du travail. Du reste, les activités auxquelles elle fait allusion dans son recours en matière civile (« tirer la couette », participer aux courses, utiliser le lave-vaisselle, épousseter, sortir une tierce-personne, etc.) se rapportent toutes à des tâches qui sont usuellement accomplies bénévolement. Le moyen est sans fondement.