Citation: 8C_269/2022 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, la juridiction cantonale a considéré que le droit à la rente de l'assuré étant né le 1er janvier 2010, soit moins de cinq ans après l'apparition de la maladie professionnelle (24 mars 2005), l'art. 24 al. 2 OLAA était inapplicable en l'espèce. Aussi, conformément à l'art. 15 al. 2 LAA, le montant de la rente d'invalidité devait en principe être calculé sur la base du salaire perçu par le recourant durant l'année qui avait précédé l'apparition de la maladie professionnelle, soit entre le 24 mars 2004 et le 23 mars 2005. Elle a constaté que le recourant avait bénéficié de mesures professionnelles du 1er mai 2007 au 31 mars 2008, lesquelles avaient abouti à son engagement en qualité de chef de chantier, ce qui correspondait à une promotion par rapport à son ancienne activité de poseur de sols. Au bénéfice de cette évolution professionnelle, le recourant avait perçu un salaire de 48'750 fr. pour un taux d'activité de 50 % dès le 1er avril 2008. Il était ainsi établi qu'il avait pu développer ses compétences avec l'aide de l'AI et évoluer dans sa profession malgré sa maladie. Toutefois, contrairement à ce qu'il invoquait, les revenus postérieurs à l'apparition de la maladie professionnelle ne pouvaient être pris en compte que pour déterminer le revenu sans invalidité au sens de l'art. 16 LPGA, lequel devait être fixé de la manière la plus concrète possible. La détermination du gain assuré suivait en revanche des règles distinctes (art. 15 al. 1 LAA; art. 22 ss OLAA). C'était dès lors à juste titre que l'intimée avait pris en considération un gain assuré de 88'790 fr., correspondant au gain réalisé par le recourant entre le 24 mars 2004 et le 23 mars 2005.