Citation: 9C_559/2023 E. A

A.a. A.________, domicilié à U.________ (VD), a acquis en 2016 la parcelle n° xxx (ci-après: la parcelle) de la commune de V.________ (VS). Le 3 août 2018, le Service cantonal des contributions du canton du Valais (ci-après: le Service cantonal) a procédé à la taxation de A.________ pour l'impôt cantonal et communal de la période fiscale 2016, assujettissant le contribuable de manière limitée à l'impôt dans le canton en raison de la parcelle qu'il y avait acquise. L'intéressé a formé une réclamation contre cette décision, faisant valoir qu'il n'avait acquis la parcelle qu'à titre fiduciaire, pour le compte de B.________ SA et de C.________, de sorte qu'elle ne devait pas être incluse dans sa fortune. Le 21 novembre 2018, la Commission d'impôt des personnes physiques du Service cantonal (ci-après: la Commission d'impôt) a rejeté la réclamation. A.b. Par décision de taxation du 7 mars 2019 concernant l'impôt cantonal et communal de la période fiscale 2017, le Service cantonal a inclus la parcelle dans la fortune (commerciale) du contribuable. Le 18 mars 2019, celui-ci a formé une réclamation contre cette décision, faisant à nouveau valoir qu'il n'avait acquis la parcelle qu'à titre fiduciaire et ajoutant qu'il n'existait pas de fortune imposable au 31 décembre 2017 puisque la parcelle avait été vendue le 11 décembre 2017. A.c. Par décision du 28 mai 2020, la Commission cantonale de recours en matière fiscale du canton du Valais (ci-après: la Commission cantonale de recours; aujourd'hui le Tribunal cantonal du Valais, Cour de droit fiscal) a rejeté le recours de A.________ contre la décision sur réclamation du 21 novembre 2018 relative à la période fiscale 2016. Par arrêt du 8 mars 2021 (cause 2C_864/2020), le Tribunal fédéral a rejeté le recours du contribuable contre la décision du 28 mai 2020. En substance, il a jugé que la Commission cantonale de recours n'avait pas violé le droit fédéral en retenant que les conditions permettant de reconnaître fiscalement l'existence d'un contrat de fiducie n'étaient pas remplies et que la parcelle devait partant être imposée dans le chef de A.________. A.d. Le 22 mars 2021, le Service cantonal a informé le contribuable que la vente de la parcelle qui était intervenue le 11 décembre 2017 avait représenté une opération commerciale et qu'il allait modifier en conséquence la décision de taxation qu'il lui avait notifiée pour la période fiscale 2017 en imposant dans son chef, à titre de revenu de l'activité lucrative indépendante, le bénéfice de 1'503'182 fr. qui avait été réalisé lors de la vente. Le 1er avril 2021, il lui a notifié un nouveau bordereau de taxation pour l'impôt cantonal et communal 2017, qui lui imputait un revenu d'activité lucrative indépendante de 1'503'182 fr. Après déduction des charges sociales, il en découlait un revenu imposable dans le canton de 1'335'575 fr. A.________ a contesté ce bordereau auprès de la Commission d'impôt, faisant valoir que le bénéfice de 1'503'182 fr. avait été entièrement réparti entre C.________ et B.________ SA à hauteur de leur part respective dans l'opération, soit de 55 % pour le premier et de 45 % pour le second. Il alléguait aussi que l'autorité fiscale vaudoise avait déjà imposé la part qui leur était revenue auprès de C.________ et de B.________ SA, de sorte que l'imposition par le canton du Valais de ce bénéfice dans son chef aboutissait à une double imposition intercantonale prohibée. Par décision sur réclamation du 11 octobre 2021, la Commission d'impôt a réformé la décision de taxation du 7 mars 2019 en défaveur du contribuable, arrêtant son revenu imposable à 1'335'575 fr. pour l'impôt cantonal et communal 2017.