Citation: 5A_596/2018 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a retenu que le 19 février 2018, le recourant avait requis auprès de la Présidente du Tribunal d'arrondissement le renvoi de l'audience fixée le 26 février 2018, en se prévalant de la maladie grave de sa mère nécessitant sa présence à son chevet, produisant à cet égard un certificat médical du 6 novembre 2017 attestant du fait que B.________ était suivie et traitée à l'Institut hospitalier franco-britannique pour une longue maladie nécessitant un traitement par chimiothérapie et radiothérapie depuis juin 2016. Il avait été donné suite à cette requête. Le 15 mars 2018, le recourant avait requis le report de l'audience qui avait été refixée au 19 mars 2018, en avisant l'autorité de sa prétendue indisponibilité pour assister à une audience avant le 28 mai 2018, et en demandant que l'audience soit fixée au plus tôt début juin 2018. Il s'est prévalu du même certificat médical du 6 novembre 2017 ainsi que d'un certificat du Dr F.________ du 15 mars 2018, indiquant que son état de santé nécessitait un arrêt de travail de 7 jours à 100% dès cette date. Par avis du 16 mars 2018, la Présidente du Tribunal d'arrondissement a à nouveau accepté de reporter l'audience, celle-ci étant désormais fixée au 23 avril 2018. Le 11 avril 2018, le recourant a demandé un nouveau report, faisant valoir qu'il n'était pas approprié de tenir l'audience en l'absence d'une décision définitive concernant l'assistance judiciaire et compte tenu des circonstances familiales. Il a produit un certificat médical de la Fondation E.________ du 4 avril 2018 selon lequel B.________ était actuellement hospitalisée dans leur service de soins palliatifs pour une durée indéterminée et que son état de santé justifiait la présence à ses côtés de son fils. Se référant à sa lettre du 16 mars 2018, l'autorité inférieure de surveillance a dispensé le recourant de comparution personnelle, indiquant qu'il pouvait soit se faire représenter par une personne au bénéfice d'une procuration, soit déposer des déterminations écrites. Elle a aussi relevé que la décision sur l'assistance judiciaire n'était certes pas définitive, mais néanmoins exécutoire, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'attendre l'issue de la procédure de recours. La cour cantonale a considéré que le refus de la Présidente du Tribunal d'arrondissement de reporter une troisième fois l'audience n'était pas critiquable. D'une part, le refus de l'assistance judiciaire était exécutoire, de sorte que l'annonce d'un recours contre cette décision ne constituait pas un motif suffisant de renvoi. D'autre part, l'état de santé de la mère du recourant invoqué depuis le mois de février ne justifiait pas non plus un nouveau renvoi, sauf à empêcher le cours de la procédure qui, s'agissant d'une plainte LP, était soumise à une exigence de célérité particulière. En effet, le certificat médical du 4 avril 2018, s'il justifiait la présence du recourant à Paris aux côtés de sa mère, ne permettait pas de retenir que cette présence devait être continue. Au demeurant, le recourant avait reçu divers courriers recommandés adressés à son adresse de V.________, qu'il avait lui -même indiquée à la période où il se prévalait d'une prétendue indisponibilité, de sorte qu'il fallait retenir qu'il n'avait pas été continûment auprès de sa mère ni qu'une telle présence continue aurait été indispensable. En particulier, il n'était pas établi que sa mère aurait vécu ses derniers jours au moment de la dernière requête de report.