Citation: 5A_1044/2020 E. B

B.a. Le 6 décembre 2011, les époux P.P.________ et les époux A.A.________ ont ouvert une action en rectification du registre foncier à l'encontre de G.________, I.________ et H.________ devant le Tribunal des districts d'Hérens et Conthey, concluant en substance à ce que la servitude de passage litigieuse inscrite à charge des parcelles nos 7746, 7747, 7748 et 7749 soit purement et simplement radiée en ce qu'elle concerne les fonds dominants nos 317 nouvel état et 8494 nouvel état. La procédure a été suspendue à plusieurs reprises compte tenu de l'existence de pourparlers transactionnels entre les parties et des procédures d'oppositions au projet de construction des défendeurs sur leur parcelle no 8494. Par jugement du 14 novembre 2018, le juge de district a admis la demande dans la mesure de sa recevabilité et autorisé les époux P.P.________ et A.A.________, sur présentation d'une expédition exécutoire de son jugement, à requérir du conservateur du bureau du registre foncier de Sion la modification aux frais de G.________, H.________ et I.________, codébiteurs solidaires, de la servitude de passage inscrite sous PJ no xxx dans la mesure où celle-ci ne grèvera désormais plus les parcelles nos 7746, 7748, 7749 (époux P.P.________) et 7747 (époux A.A.________) en faveur des parcelles nos 318 ( recte : 317) et 849. B.b. G.________, I.________ et H.________ ont fait appel du jugement. Le 22 novembre 2019, les époux P.P.________ ont vendu le bien-fonds no 7746 aux époux C.C.________, en copropriété par moitié, et les parcelles nos 7748 et 7749 à E.________ et F.________, également en copropriété par moitié. La Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais a constaté que, conformément à l'art. 83 al. 1 CPC, les conjoints C.C.________, de même que leurs filles E.________ et F.________ s'étaient valablement substitués dans la cause aux époux P.P.________ s'agissant des parcelles nos 7746, 7747 ( recte : 7749) et 7748. Par arrêt du 10 novembre 2020, la cour cantonale a admis l'appel dans la mesure où il était recevable et rejeté l'action en rectification du registre foncier.