Citation: I 309/01 04.06.2002 E. 4

4.- En l'occurrence, l'office AI et la juridiction cantonale pouvaient légitimement mettre en doute l'aptitude de F.________ à mener à terme avec succès une formation de technicien en marketing. Contrairement à ce que s'emploie à démontrer le recourant, ses échecs successifs aux examens fédéraux d'employé de commerce doivent effectivement être attribués à ses difficultés à assimiler les connaissances requises, plus qu'à des problèmes de santé l'empêchant de suivre les cours correctement. A cet égard, il n'est pas nécessaire de compléter le dossier par une expertise médicale : pendant les deux ans de préparation aux examens d'employé de commerce, l'assuré n'a pas fait état de gêne occasionnée par ses lombalgies (cf. notamment les rapports intermédiaires des 20 février 1998, 7 juillet 1998, 27 juillet 1998 et 2 juillet 1999), mais a notamment exposé ses difficultés à gérer le grand nombre d'informations reçues lors des cours (rapport intermédiaire du 20 février 1998). La psychologue chargée par l'office AI d'évaluer les aptitudes du recourant a du reste relevé des lacunes dans sa formation scolaire et a recommandé de renoncer à une formation trop exigeante de ce point de vue (rapport d'évaluation du 31 août 1999). Dans ces conditions, le jugement cantonal en tant qu'il confirme le refus du reclassement requis par l'assuré apparaît bien fondé. L'office AI était ainsi en droit d'exiger de l'assuré qu'il se soumette à des mesures d'ordre professionnel en vue d'examiner d'autres projets de réadaptation, mieux appropriés que des cours de technicien en marketing, ou qu'il suive une formation de vendeur de voitures, à titre de mesure de reclassement professionnel. Quoi qu'en dise le recourant, cette dernière profession permet l'alternance des positions assises et debout et n'implique pas le port de charges. Elle était donc adaptée à son état de santé au moment des décisions litigieuses, déterminant pour statuer sur les mérites du recours (cf. ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). Partant, en refusant d'entrer en matière tant sur cette mesure de reclassement professionnel que sur la proposition de stage au CIP et d'évaluation professionnelle à l'ORIPH, F.________ a violé son obligation de faciliter toutes les mesures prises en vue de sa réadaptation à la vie professionnelle (art. 10 al. 2 1ère phrase LAI).