Citation: 5A_887/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, après un rappel des principes découlant de l'art. 274 al. 2 CC, la cour cantonale a constaté que le grand-père maternel et la fille aînée de la recourante ont précisé qu'il n'était pas concevable pour eux d'accueillir la mère et ses fils à la demi-journée; l'élargissement du droit de visite à quatre heures chez le grand-père maternel n'entre dès lors pas en considération, faute d'accord de celui-ci. En substance, les magistrats cantonaux ont encore retenu que le droit de visite ne se passait pas aussi bien que l'affirmait la recourante. Il ressort des observations du SPMi que celle-ci n'a mis en place aucune activité pour ses enfants, qu'elle se contente d'emmener dans un centre commercial et de laisser jouer sur leur console, comme cela avait déjà été relevé en 2022; les mineurs, qui paraissent s'ennuyer lors de cette visite du samedi, ne manifestent pas le désir que le droit de visite soit élargi. De surcroît, ils sont soumis à des pressions de leur mère quant à leur intention de vouloir " se doucher et dormir chez elle ", ce qu'ils ne souhaitent pas. La recourante passerait, selon eux, son temps à crier et à se disputer avec chaque membre de la famille. Ainsi, à l'évidence, l'intéressée ne parvient pas à adopter un comportement adéquat avec ses enfants, même sur une durée de visite relativement réduite. Le suivi thérapeutique qu'elle a débuté ne semble pas encore avoir porté ses fruits, en supposant qu'il soit suffisant; il ressort de l'expertise familiale que les " capacités parentales " de la recourante sont limitées en raison du " trouble de la personnalité mixte dont elle souffre, comportant des traits narcissiques et paranoïques ". Avec les curateurs du SPMi, force est d'admettre qu'il n'est pas dans l'intérêt des enfants à ce que le droit de visite soit élargi au-delà de ce qu'a prévu le Tribunal de protection dans l'ordonnance attaquée, encore moins à long terme, l'évolution de la situation n'étant pas prévisible.