Citation: 5A_407/2021 E. 5.2.1

5.2.1. Le recourant fait ensuite valoir que l'arrêt cantonal viole le principe du " clean break " concrétisé par l'art. 125 CC, dès lors qu'il vit séparé de son épouse depuis plus de 7 ans, de sorte que le principe de solidarité, qu'il affirme avoir respecté jusqu'ici en contribuant à l'entretien de l'intimée, devrait désormais laisser la place à celui de l'indépendance financière des parties. Le fait que dès 2016, son ex-épouse a pris un emploi à mi-temps pour lequel elle perçoit 2'350 fr. nets par mois démontrerait qu'elle aurait aisément pu obtenir, dès la séparation ou à tout le moins dès 2016, un revenu lui permettant de subvenir à ses propres besoins. Partant, aucune contribution d'entretien n'aurait dû lui être octroyée, la formation qu'elle suit actuellement ne relevant que d'un choix personnel. Le recourant remet aussi en cause le dies ad quem de la contribution d'entretien. Selon l'état de fait, la formation de l'intimée se terminait en juillet 2021 de sorte qu'il serait arbitraire et inéquitable de lui allouer une contribution d'entretien jusqu'en décembre 2022. Le recourant indique que l'intimée n'a pas d'enfant en bas âge, qu'elle doit en principe travailler à 100% dès les 16 ans de C.________, qui est majeur depuis juin 2021, et qu'elle devra certes rendre un travail de Bachelor par la suite, mais qu'il serait " totalement inéquitable de [lui] permettre non seulement de terminer plus que sereinement sa formation, en ne travaillant qu'à 50%, mais aussi de lui accorder non pas un, mais trois semestres, pour rédiger son travail de Bachelor ". Rien ne l'empêcherait de travailler à 80% à tout le moins, immédiatement mais au plus tard dès la fin de sa formation en juillet 2021. En définitive, le délai particulièrement long d'une année accordé à son ex-épouse pour trouver un emploi violerait de manière crasse le principe du " clean break ". Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte du principe du " clean break ". Elle a au contraire jugé que dès que l'ex-épouse percevrait un revenu mensuel net effectif de 4'300 fr., elle devrait subvenir seule à son entretien, et lui a imputé un revenu hypothétique du montant précité au plus tard à compter de la fin du mois de décembre 2022. Il apparaît en définitive que le recourant remet essentiellement en cause le dies a quo du revenu hypothétique ainsi imputé à l'intimée, en affirmant que depuis la séparation, mais à tout le moins depuis 2016, elle était en mesure de couvrir seule ses propres charges, ce que démontrerait selon lui le fait qu'elle a trouvé un emploi à 50% ne nécessitant pas de formation particulière. Or, la décision querellée n'apparaît pas critiquable, en tant qu'elle permet à l'intimée, qui n'a pas travaillé pendant plus de quinze ans et dont il n'est pas démontré qu'elle disposait d'une formation, de se réinsérer professionnellement, ce que celle-ci a d'ailleurs entrepris de faire sans tarder en entamant une formation professionnelle immédiatement après la séparation tout en travaillant à 50% depuis 2016 en parallèle de ses études. En outre, en tant qu'il affirme que la formation suivie par l'intimée devait s'achever en juillet 2021, partant, qu'il serait insoutenable de laisser à celle-ci un an et demi pour trouver un emploi, le recourant omet que selon les faits de l'arrêt entrepris, l'intimée devait encore, après juillet, rédiger son travail de Bachelor - qui fait indéniablement partie de ladite formation - sur une période d'un à deux semestres, constatation à l'encontre de laquelle le recourant soulève une critique purement appellatoire, partant, irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Au vu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, le délai laissé à l'ex-épouse après la fin de la rédaction de ce travail de Bachelor pour avoir une situation professionnelle lui permettant d'assumer seule son entretien apparaît dès lors approprié. En définitive, on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en condamnant le recourant à contribuer à l'entretien de l'intimée jusqu'à ce que celle-ci trouve un emploi rémunéré à hauteur de 4'300 fr. par mois au minimum, mais au plus tard jusqu'à la fin décembre 2022.