Citation: I 558/01 22.11.2002 E. 4

Le recourant fait valoir que l'intimée n'a jamais présenté une infirmité congénitale selon le ch. 425 OIC annexe. Il y a donc lieu d'examiner si la décision du 10 mars 2000 peut être modifiée d'après les règles applicables à la reconsidération de décisions administratives passées en force. 4.1 D'après le ch. XVII let. a (Oeil) de la liste des infirmités congénitales en annexe à l'OIC, lorsque la reconnaissance d'une infirmité congénitale dépend d'une certaine diminution de l'acuité visuelle, celle-ci doit être mesurée après correction du vice de réfraction. Si l'acuité visuelle n'est pas mesurable et si l'oeil en cause ne peut pas fixer centralement, on admet que l'acuité visuelle est de 0,2 ou moins (chiffres 416, 417, 418, 419, 423, 425, 427). Le ch. 425 OIC annexe concerne les «Anomalies congénitales de réfraction avec acuité visuelle de 0,2 ou moins à un oeil ou 0,4 ou moins aux deux yeux (après correction du vice de réfraction)». Il est conforme à la loi (arrêt non publié B. du 4 août 1988 [I 87/88]; voir aussi, en ce qui concerne la version valable jusqu'au 31 décembre 1985, RCC 1984 p. 346 consid. 1a). 4.2 Une décision est sans nul doute erronée non seulement si elle a été rendue sur la base de normes fausses ou non pertinentes, mais encore lorsque les dispositions pertinentes n'ont pas été appliquées ou l'ont été de manière erronée. En règle générale, l'octroi illégal de prestations est réputé sans nul doute erroné (ATF 126 V 401 consid. 2b/bb et les références; DTA 2002 n° 27 consid. 1a p.181). Dans la décision du 10 mars 2000, le recourant a appliqué de manière erronée le ch. 425 OIC annexe. En effet, l'acuité visuelle de l'oeil gauche aurait dû être mesurée après correction du vice de réfraction (ch. XVII let. a de la liste des infirmités congénitales). Vu que cela n'a pas été fait, la reconnaissance d'une infirmité congénitale selon le ch. 425 OIC annexe n'entrait pas en considération. Dès lors la décision du 10 mars 2000 était sans nul doute erronée. 4.3 Cela étant, le recourant conclut à l'octroi de mesures médicales adéquates à l'intimée jusqu'au 1er avril 2001. La Cour de céans n'ayant aucune raison de s'écarter de cette conclusion, il y a lieu de réformer en ce sens le jugement attaqué et la décision administrative litigieuse, par substitution de motifs. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :