Citation: 8C_768/2023 E. 5.1.2

5.1.2. Pour établir son rapport du 5 mars 2020, le docteur E.________ s'est fondé sur les nombreuses pièces médicales au dossier et a procédé à son propre examen clinique. Au terme d'une analyse détaillée, il a expliqué de manière convaincante pour quelles raisons le cas pouvait être considéré comme stabilisé au 31 octobre 2020. Il a notamment exposé qu'aucune intervention chirurgicale n'était prévue ni préconisée et que le traitement antalgique, physiothérapique et ergothérapique devait être poursuivi. Comme exposé par le tribunal cantonal, cette appréciation est en adéquation avec d'autres avis médicaux. En particulier, les médecins de la Clinique D.________ ont estimé, dans leur rapport du 27 mai 2019, qu'une stabilisation médicale était attendue dans un délai de six mois. Le recourant objecte que cette analyse prospective devrait être examinée avec circonspection, puisqu'au moment de l'examen à la Clinique D.________, le SDRC aurait encore été actif. Force est toutefois de constater qu'aucun médecin n'a fait état d'un SDRC encore en évolution au 31 octobre 2020. Plus généralement, aucun médecin - notamment parmi ceux cités par le recourant - n'a indiqué qu'un quelconque traitement médical était de nature à améliorer de manière significative l'état de santé du recourant sur le plan somatique. En mars 2020, le docteur H.________ s'est limité à maintenir des séances de physiothérapie et d'ergothérapie, ce qui ne suffit pas, même en cas d'effet bénéfique de ces traitements, pour retenir une potentielle amélioration sensible de l'état de santé (cf. arrêt 8C_682/2023 du 24 avril 2024 consid. 3.1.1 in fine). Dans un rapport du 7 octobre 2020, ce spécialiste, interrogé sur une possible amélioration notable de la situation médicale, a relevé qu'il était difficile de répondre, l'évolution de la pathologie du recourant n'étant pas prévisible. Cette affirmation s'avère également insuffisante pour remettre en cause l'appréciation du docteur E.________. Le 7 janvier 2021, le docteur I.________ a bien évoqué des "thérapies de type neurostimulateurs [qui] pourraient être discutées", sans toutefois qu'il ait confirmé par la suite que de telles thérapies avaient ou allaient être mises en place. Pour sa part, la doctoresse G.________ n'a pas davantage fait mention de potentiels progrès ayant un impact sur la capacité de travail. Il s'ensuit qu'au vu des pièces médicales au dossier, l'instance précédente a confirmé à juste titre que l'état de santé du recourant était, au plan somatique, stabilisé au 31 octobre 2020.