Citation: 5A_429/2024 E. 10.3

10.3. Selon le recourant, les faits constatés dans l'arrêt entrepris montraient que la situation financière de l'intimée lui procurait les ressources nécessaires pour assumer ses frais de défense. Lui-même ne disposait pas des moyens nécessaires pour assurer son train de vie, ses frais de défense et verser en sus une provisio ad litem à l'intimée, ce même en arrêtant ses revenus à 16'000 fr. par mois. En percevant une contribution de 8'930 fr., qui venait s'ajouter à des revenus de 7'583 fr., l'intimée disposait mensuellement de 16'513 fr. alors qu'il ne lui restait que 7'070 fr. Sa fortune estimée à près de 220'000 fr. serait considérablement diminuée avec le versement à l'intimée des arriérés de contributions fixés à 119'971 fr. À 60 ans, sans possibilité de reconstituer son avoir de vieillesse, au contraire de l'intimée qui est âgée de 43 ans, il ne pourrait que prélever cette somme sur des fonds existant avant le mariage. Sa condamnation à verser une provisio ad litem à l'intimée violerait par ailleurs le principe de l'égalité de traitement puisque cela le contraignait à mettre sa fortune à contribution sans exiger de l'intimée d'en faire de même, la cour cantonale refusant de considérer la fortune de celle-ci dans son raisonnement. Vu que les frais d'avocat de première instance et d'appel de l'intimée avaient été arrêtés à 21'867 fr., la cour cantonale aurait dû considérer que la somme de 25'000 fr. versée par F.________ SA à l'intimée le 2 juin 2021 était suffisante pour couvrir l'intégralité de ses frais de défense. Le même raisonnement s'appliquait à son portefeuille d'actions. Celui-ci était d'une valeur de 28'439 fr. 80 au 1er janvier 2022, soit deux mois après l'introduction le 2 novembre 2021 de sa requête en mesures protectrices de l'union conjugale. Ce n'était que plusieurs mois après le dépôt de son appel, soit le 22 mai 2023, que le solde résiduel de son portefeuille avait baissé à 5'563 fr. 78. Par ailleurs, l'arrêt entrepris constatait que l'intimée avait bénéficié d'une donation de son père de 8'000 fr. en octobre 2022 et qu'elle possédait cent actions de F.________ SA, dont la valeur se situait entre 34'400 fr. et 100'000 fr. La prétendue restriction de transfert des actions invoquée par la cour cantonale pour refuser d'en tenir compte ne résultait pas de l'état de fait et n'avait jamais été instruite. Il n'était au surplus pas constaté dans l'arrêt entrepris que l'intimée avait vainement essayé de tirer des liquidités de ses actions. Le recourant soutient finalement que la cour cantonale retenait de manière inexacte que l'intimée devrait rembourser 136'000 fr. à sa famille, une telle obligation ne figurant pas dans l'état de fait de l'arrêt entrepris. Il était de surcroît incompréhensible de considérer que l'intimée devrait utiliser l'arriéré de contributions de 119'069 fr. pour rembourser sa famille et de lui octroyer en sus une provisio ad litem pour couvrir des frais de défense déjà réglés.