Citation: 6B_646/2013 E. 2.4

2.4. Sur ces deux points, le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu, dans sa composante du droit à une motivation suffisante (art. 29 al. 2 Cst. et art. 81 CPP). Relevant que le jugement entrepris retient que la somme de 5000 fr. concernait de la drogue remise ou à remettre, il objecte que cette constatation ne permet pas de déterminer le degré de réalisation de l'infraction, respectivement si celle visée par l'art. 19 al. 1 let. g LStup, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er juillet 2011, peut ou non donner lieu à une atténuation de la peine au sens de l'art. 19 al. 3 LStup, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er juillet 2011. Quant aux 15'000 fr., le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas précisé dans quel cadre cette somme avait été investie, à quel moment et de quelle manière, de n'avoir pas indiqué quel comportement visé par l'art. 19 al. 1 let. a à f aurait été réalisé ni à quel degré. En indiquant que la somme de 15'000 fr. avait été investie dans le trafic du recourant, la cour cantonale a clairement laissé entendre qu'elle avait été consacrée à l'achat de stupéfiants. Pour les motifs indiqués ci-dessus, cette constatation n'était pas arbitraire. Il s'ensuit que même succincts et partiellement tacites, les motifs de la cour cantonale permettaient au recourant, qui était assisté, de comprendre le raisonnement de la cour cantonale. Une telle motivation, fût-elle minimaliste et partiellement implicite, exclut le grief de violation du droit à une décision motivée ( ATF 134 I 83consid. 4.1 p. 88 et réf. citées; arrêt 6B_279/2011 du 20 juin 2011 consid. 2.4; arrêt 2C_23/2009 du 25 mai 2009 consid. 3.1, publié in RDAF 2009 II p. 434). Quant aux 5000 fr., il est vrai que l'indication qu'ils correspondaient à une quantité de stupéfiants « remise ou à remettre » ne permet pas de déterminer précisément s'il s'agit d'une infraction au sens des let. a à f de l'art. 19 al. 1 LStup ou d'actes préparatoires, susceptibles de donner lieu à une atténuation de peine (art. 19 al. 1 let. g et al. 3 LStup). Toutefois, cela demeure sans influence sur l'issue du litige. En effet, le jugement entrepris constate que la présence en Suisse du recourant au moment de son arrestation était liée à la commission des infractions pour lesquelles il est condamné et qu'il ne s'est jamais trouvé en Suisse pour autre chose que commettre des infractions en lien avec un trafic de stupéfiants. Aussi, même si l'on considère la réception de ces 5000 fr. comme un simple acte préparatoire à l'acquisition de stupéfiants, aucun élément ne plaiderait en faveur d'une atténuation de la peine en relation avec ce comportement. De surcroît, cela ne concernerait qu'un élément parmi d'autres, beaucoup plus importants, du trafic reproché au recourant (dont les autres activités illicites justifiaient déjà à elles seules l'application de l'art. 19 ch. 2 LStup) et n'aurait, partant, qu'une influence encore plus négligeable sur la peine sanctionnant l'ensemble de ces comportements (v. ATF 105 IV 73consid. 3a p. 73), eux-même en concours (art. 49 al. 1 CP) avec l'infraction de blanchiment (art. 305bis ch. 1 CP). Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de n'avoir pas motivé de manière plus détaillée cet aspect de la qualification, qui apparaît marginal.