Citation: 6B_1242/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste également que les conditions d'une tentative (inachevée) soient réalisées s'agissant des faits du 21 janvier 2020. La cour cantonale aurait complété arbitrairement les faits constatés. Le fait qu'il a laissé la jeune fille aller aux toilettes montrerait qu'il n'avait pas l'intention de la contraindre à l'acte sexuel. Selon l'état de fait cantonal, le recourant a basculé la victime sur son lit et s'est couché sur elle; il lui a mis la main sur la bouche pour l'empêcher de crier et a tenté, avec son autre main, de lui insérer quelque chose de rond et blanc dans la bouche, tout en lui bloquant ses jambes avec les siennes alors qu'elle se débattait avec les bras. La jeune fille a réussi finalement à se libérer, mais le recourant lui a couru après et l'a rattrapée alors qu'elle courait vers la porte d'entrée et l'a fait tomber au sol. Le recourant l'a alors empoignée par le col pour la soulever et l'a poussée sur le lit de sa mère. Il s'est à nouveau couché sur elle dans le but de l'immobiliser et a mis sa main sur la bouche de la victime pour l'empêcher de crier. La jeune fille a alors supplié le recourant de la laisser respirer et lui a assuré qu'elle ne dirait rien. Croyant qu'il l'avait soumise à sa volonté, le recourant l'a laissée se relever et ne s'est pas opposé à ce qu'elle se rende aux toilettes, ce qui a permis à la jeune fille de fuir chez la voisine. Le recourant a alors tenté de la rattraper lorsqu'il a vu qu'elle s'enfuyait, mais en vain. Par ce comportement, le recourant a usé de violence, immobilisant la victime à deux reprises. Seule la présence d'esprit de la jeune fille qui a réussi à s'échapper en faveur d'un faux prétexte a pu lui éviter des violences sexuelles (cf. ATF 119 IV 224 consid. 2). Au vu d'un tel état de fait, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant avait franchi le seuil de la tentative.