Citation: 6B_947/2015 E. 9.7.1

9.7.1. Au consid. 4.5.4.4.1 p. 182 s., la cour cantonale a relevé, tout d'abord, que les annexes au plan " B.B.________ " ne mentionnaient pas C.________ parmi les intervenants auxquels un rôle précis était attribué. Elle a ensuite noté que C.________ avait initialement justifié sa présence par la nécessité de résoudre d'éventuels problèmes relatifs au personnel et à l'équipement (ce qui ne semblait pas être en lien avec sa fonction de chef de la Division des investigations criminelles), puis que le recourant lui avait demandé de se joindre au groupe à l'entrée Est [point d'entrée B], nuançant par la suite cette affirmation en expliquant avoir " suivi le commando, respectivement avoir fait partie d'une «2 e équipe d'intervention » ". Il devait en outre tenir le recourant informé du déroulement des opérations. Le recourant avait, pour sa part, souligné que C.________ n'était pas formé pour le terrain, que la sous-direction des enquêtes criminelles devait vraisemblablement mener sur place diverses investigations, que C.________ devait superviser l'entrée Est, puis qu'il était entré derrière un groupe de forces spéciales mais aussi qu'il avait été un " chef qui était là ", raison pour laquelle il lui avait demandé de faire rapport. Il avait ensuite expliqué qu'initialement C.________ s'était trouvé au centre de commandement pour superviser les équipes de sa division puis qu'il lui avait demandé de se rendre à l'entrée B sans véritable motif, ce qui apparaissait contradictoire, sauf à retenir que lesdites équipes n'avaient en définitive pas besoin d'être supervisées. Le recourant voit dans ces développements un raisonnement confus et compliqué. A ses yeux, il serait établi que C.________ était un des cadres supérieurs de la police, qu'il avait pour mission, aux côtés du Chef de district, de superviser l'opération au niveau de l'une des entrées de l'enceinte pénitentiaire et qu'il avait, vers 10h45, fait un compte-rendu de l'opération devant la presse. La cour cantonale se serait exclusivement fondée sur l'affirmation que le recourant avait demandé à C.________ de se rendre à l'entrée B " sans véritable motif ". Cette précision n'aurait toutefois concerné que le lieu (l'entrée B) mais non l'activité de supervision. Le recourant en conclut qu'il n'y aurait aucune contradiction dans les déclarations de C.________ ou dans les siennes et qu'il serait arbitraire de déduire des éléments retenus par la cour cantonale que C.________ aurait été un criminel.