Citation: 6B_912/2023 E. 2.2.4

2.2.4. Le recourant, qui soutient en substance qu'il ne serait pas établi qu'il était l'utilisateur du raccordement +41 22 222 22 22, se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, dont il ne démontre pas le caractère arbitraire. Pour arriver à la conclusion que le recourant était l'utilisateur du numéro +41 22 222 22 22, la cour cantonale s'est basée sur un faisceau d'indices convergents. A cet égard, elle a observé que ce raccordement était au nom du recourant, que la photo profil WhatsApp de ce raccordement - extraite du téléphone de B.________ -, était une photo qui se trouvait aussi dans les photos du compte Instagram a.________xx (cf. procès-verbal d'audition 1, p. 6), que B.________ avait confirmé que le recourant était l'utilisateur de ce numéro et que F.________ avait également confirmé que le recourant, reconnu sur la planche photographique, était l'utilisateur de ce numéro. Or, le recourant ne démontre pas le caractère insoutenable de ces divers éléments. Il ne démontre pas non plus en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en appréciant que le recourant n'était pas crédible en prétendant qu'il prêtait ses cartes SIM et téléphones à des tiers. Le recourant souligne une différence entre le numéro IMEI attribué au téléphone saisi lors de son interpellation du 14 février 2021 à X.________ et les autres pièces du dossier se référant au téléphone saisi. Il en déduit que le raccordement +41 22 222 22 22, dont il conteste être l'utilisateur, n'aurait jamais été inséré dans le téléphone portant le n° IMEI xxxxxxxxxxxxxx1 (cf. recours, p. 6). En l'espèce, le rapport d'enquête de la police tessinoise du 21 février 2021 évoque un Samsung portant le n° IMEI xxxxxxxxxxxxxx2 (cf. pièce 18 du dossier cantonal), alors que les rapports de la police du canton de Vaud se réfèrent à un Samsung portant le n° IMEI xxxxxxxxxxxxxx1 (cf. pièces 9 et 23 du dossier cantonal, ainsi que le procès-verbal d'audition 1, p. 5), tandi s que le dispositif du jugement entrepris mentionne un Samsung portant le n° IMEI xxxxxxxxxxxxxx. La cour cantonale a considéré qu'une erreur de plume ne pouvait être écartée de sorte que la discrépance ne suffisait pas à mettre en doute l'implication du recourant dans le trafic au regard de l'ensemble des éléments l'incriminant. Le recourant échoue à démontrer le caractère insoutenable de cette appréciation. Au demeurant, la cour cantonale pouvait, compte tenu des circonstances, implicitement conclure qu'il s'agissait du même appareil. En effet, il apparaît qu'il s'agit dans tous les cas d'un téléphone de marque Samsung, qu'un seul chiffre sur 15 diffère d'une variante à l'autre et qu'outre les documents tessinois il n'est nul part ailleurs dans la procédure fait référence à un Samsung portant le n° IMEIxxxxxxxxxxxxxx2. En outre, le rapport tessinois du 21 février 2021 fait état du fait qu'il s'agit d'un téléphone signalé volé le 10 mars 2020 dans le canton de Vaud (cf. pièce 18 du dossier cantonal, p. 2 et extrait RIPOL annexé), information qui se recoupe avec celle contenue dans le rapport du 26 août 2021 de la police vaudoise précisant que l'appareil en question a été signalé volé le 10 mars 2020 à Z.________ (cf. pièce 23 du dossier cantonal, p. 7). Les affirmations du recourant selon lesquelles rien ne prouverait qu'il s'agit du même appareil et qu'une erreur pourrait aisément être écartée en raison du fait que les numéros IMEI ont été mis sur le papier à plusieurs reprises, sont de nature appellatoire et partant irrecevables. Au demeurant, le fait que des numéros soient reproduits plusieurs fois dans des documents n'est pas propre à exclure une erreur, notamment s'il a été procédé par "copiers-collers". Enfin, il reste que les différents raccordements attribués au recourant ne sont qu'un élément parmi ceux mis en exergue par la cour cantonale pour conclure à son implication dans le trafic de stupéfiants (rapports de police, dont celui du 26 août 2021, absence de crédibilité des déclarations du recourant, son appartenance à la Confraternité de H.________, minuterie sur conversations WhatsApp, ses contacts avec des personnes connues par la police comme actives dans le domaine des stupéfiants, ses conversations avec une prophétesse, etc.). En définitive, les développements du recourant ne sont pas de nature à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale selon laquelle le recourant est l'utilisateur des raccordements évoqués et l'auteur de tous les faits reprochés. Le recourant ne démontre pas plus, eu égard aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi consisterait la violation du principe in dubio pro reo. Infondés, les griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.