Citation: 1C_522/2024 E. 1

Dès lors que l'irrecevabilité du recours relève d'une application correcte des règles relatives à la qualité pour recourir, la décision entreprise ne méconnaît pas la garantie de l'accès au juge consacrée à l'art. 29a Cst. (cf. ATF 143 I 344 consid. 8.2; arrêt 2C_444/2021 du 19 octobre 2021 consid. 3.9). Le recourant prétend également que le Tribunal neutre aurait violé son droit d'être entendu en statuant sans avoir tenu des débats publics, qui lui auraient permis d'établir l'intérêt direct digne de protection propre à lui reconnaître la qualité pour recourir, ni donné suite à aucune des mesures d'instruction proposées. La jurisprudence reconnaît certes aux justiciables le droit de se plaindre de la violation de leurs droits de parties à la procédure équivalant à un déni de justice formel, indépendamment de leur vocation pour agir au fond (ATF 146 IV 76 consid. 2; 133 I 185 consid. 6.2). Pour que cette jurisprudence trouve à s'appliquer, encore faut-il qu'ils disposent de la qualité de parties dans la procédure cantonale (cf. arrêt 1C_324/2023 du 4 juillet 2023 consid. 2.3), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Au demeurant, le grief tiré de la violation des art. 29 al. 2 Cst. et 6 par. 1 CEDH est mal fondé. Le justiciable n'a pas un droit absolu à la tenue de débats publics. Saisi d'une telle demande, l'autorité de recours peut s'en abstenir dans les cas prévus par l'art. 6 par. 1, deuxième phrase, CEDH, en particulier lorsqu'il apparaît clairement que le recours est infondé, irrecevable ou, au contraire, manifestement bien fondé. De même, elle peut renoncer à donner suite à des mesures d'instruction lorsque, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 145 I 167 consid. 4.1). Le Tribunal neutre ayant considéré que le recours était irrecevable, faute pour son auteur de disposer d'un intérêt direct digne de protection à contester la décision attaquée, il pouvait s'abstenir de tenir des débats publics et statuer sans autres mesures d'instruction, sans violer le droit constitutionnel et conventionnel.