Citation: 6B_614/2017 E. B

Le 25 avril 2016, la fondation A.________ et X.________ ont formé opposition à l'ordonnance pénale du 14 avril 2016. Par mandat de comparution adressé le 11 juillet 2016 à son domicile élu, chez son conseil, à Genève, la fondation A.________ a été convoquée à une audience, fixée au lundi 5 septembre 2016 pour être entendue en qualité de tiers saisi; il était précisé que sa présence était facultative. A la suite d'une demande de report d'audience de la part de l'avocate de la fondation A.________, le ministère public genevois a convoqué la fondation A.________ à une nouvelle audience, fixée au 13 septembre 2016, par mandat de comparution adressé au domicile élu du conseil de la fondation A.________. Il précisait que cette audience remplaçait celle du 5 septembre 2016 et que la présence de la fondation A.________ était indispensable; il n'était pas mentionné qu'en cas d'absence non excusée de la fondation A.________ à l'audience, l'opposition serait réputée retirée. L'avis d'audience adressé le même jour à l'avocate de la fondation A.________ mentionnait que la présence de sa mandante était indispensable. Le 13 septembre 2016, le conseil de la fondation A.________, elle-même comparant par une autre avocate, a déclaré représenter la fondation A.________. Cette avocate a présenté une procuration de l'Ordre des avocats de Genève, précisant qu'elle transmettrait dès que possible une résolution de sa mandante qui allait lui accorder un pouvoir de représentation limité à la présente procédure pénale. Le 27 septembre 2016, le conseil de la fondation A.________ a transmis au Procureur genevois une " Board Resolution " de sa mandante qui donnait à son étude tous pouvoirs de comparaître en son nom et pour son compte dans le cadre de la procédure diligentée contre X.________; le document transmis précisait que l'étude du conseil de la fondation A.________ avait le pouvoir de représenter son conseil d'administration dès le 13 septembre 2016.