Citation: 2C_214/2020 E. 4.5

4.5. Sur le vu des éléments de fait retenus, qui lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), et du constat que le recourant n'exploitait pas effectivement et personnellement le "C.________", mais l'avait remis en gérance à D.________, laquelle ne disposait pas du diplôme nécessaire pour obtenir une autorisation d'exploiter, on ne voit pas en quoi la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire en confirmant que le recourant a violé l'interdiction de prête-nom figurant à l'art. 19 al. 2 de la loi cantonale sur la restauration. Le recourant ne démontre par ailleurs pas que cette disposition aurait été interprétée ou appliquée de manière arbitraire. En effet, le recourant prétend qu'il assumait la "majorité" des tâches liées au "C.________", comme l'exige l'art. 40 al. 3 du règlement d'exécution de la loi sur la restauration. Il n'apparaît toutefois pas arbitraire, au vu des éléments de fait retenus, de considérer que cette condition n'était pas réalisée en l'espèce. Pour le surplus, le recourant ne fait que discuter l'appréciation des faits s'agissant de la gestion effective de l'établissement, perdant de vue que, selon les faits constatés, il n'est nullement insoutenable de retenir que D.________ était l'exploitante de fait du "C.________". Le grief du recourant tiré de la violation arbitraire du droit cantonal ne peut donc qu'être rejeté.