Citation: 2P.26/2002 14.02.2002 E. 1

1.1 En 1985, A.________ a été engagé en qualité de commis administratif auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève; en 1988, il a été nommé fonctionnaire. Le 2 avril 1996, il s'est vu adressé un avertissement pour avoir manqué à ses devoirs professionnels. Le 4 novembre 1997, il a reçu un nouvel avertissement parce qu'il s'absentait indûment de son poste de travail et ne se conformait pas aux instructions de ses supérieurs. Le 27 octobre 1999, une enquête administrative a été ouverte contre l'intéressé. Il lui était notamment reproché d'avoir modifié, sans en référer à sa hiérarchie, le système de classement des minutes des jugements sommaires. Par arrêté du 13 décembre 2000, le Conseil d'Etat du canton de Genève a résilié les rapports de service de A.________ avec effet au 31 mars 2001. Il a retenu que les manquements aux devoirs de service commis par l'intéressé constituaient un motif de licenciement objectivement fondé. 1.2 Statuant sur recours le 27 novembre 2001, le Tribunal administratif genevois a confirmé l'arrêté attaqué du 13 décembre 2000. Il a considéré en substance que, s'il existait un certain flou quant au mode de classement des jugements sommaires, il appartenait cependant à l'intéressé de prendre les mesures nécessaires pour clarifier la situation en interpellant ses supérieurs hiérarchiques; il ne pouvait de sa propre initiative modifier le système de classement. Les manquements de l'intéressé à cet égard revêtaient une gravité certaine. 1.3 Agissant par la voie du recours de droit public pour violation de l'art. 9 Cst (protection contre l'arbitraire), A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif du 27 novembre 2001 et de renvoyer la cause à celui-ci pour qu'il soit statué dans le sens des considérants.