Citation: 2A.530/2001 16.04.2002 E. 1

Il apparaît dès lors que l'intérêt public qu'il y a à éloigner de Suisse le recourant l'emporte sur l'intérêt privé de ce dernier et de sa famille à pouvoir vivre ensemble dans ce pays. Ainsi, l'autorité intimée a procédé à une pesée des intérêts en présence qui n'est pas critiquable: elle n'a pas violé le droit fédéral et a respecté en particulier le principe de la proportionnalité. Peu importe en définitive qu'elle ait considéré qu'elle se trouvait en présence d'une demande de réexamen et qu'elle devait donc procéder à une pesée des intérêts en présence limitée. De toute façon, une pesée des intérêt en présence, qu'elle soit limitée ou globale, aboutit en l'espèce au refus de l'autorisation de séjour sollicitée. C'est donc à bon droit que le Tribunal administratif a confirmé la décision du Service cantonal du 13 juin 2001 rejetant la demande de réexamen de l'intéressé qui tendait à l'octroi d'une autorisation de séjour. 4.3 Au demeurant, l'arrêt attaqué ne viole pas non plus l'art. 8 CEDH. Ce qui a été dit ci-dessus dans le cadre de l'application de l'art. 7 al. 1 LSEE est aussi valable au regard de l'art. 8 CEDH. En effet, le refus d'octroyer une autorisation de séjour au conjoint étranger d'un ressortissant suisse sur la base de l'art. 10 al. 1 lettres a et b LSEE suppose une pesée des intérêts en présence tant en vertu de l'art. 8 par. 2 CEDH que de l'art. 7 al. 1 LSEE (cf. ATF 120 Ib 6 consid. 4a p. 12/13) et l'examen de la proportionnalité de la mesure (cf. art. 11 al. 3 LSEE; ATF 116 Ib 113 consid. 3c p. 117).