Citation: I 178/05 02.09.2005 E. A

S.________, née en 1964, est sans formation professionnelle. De 1989 à 1995, l'intéressée a travaillé en qualité d'ouvrière chez X.________ puis elle a bénéficié des prestations de l'assurance-chômage d'octobre 1995 à septembre 1997. Souffrant d'une hernie discale depuis avril 1999, elle a déposé, le 1er septembre 1999, une demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI) auprès de l'Office AI du canton de Vaud (ci-après : l'Office AI), sollicitant l'octroi d'une rente. Dans un rapport du 8 novembre 1999, le docteur G.________, rhumatologue, a posé le diagnostic de hernie discale L5-S1 et lombo-sciatalgies droites. Il a indiqué que dans son ancienne activité professionnelle, l'incapacité de travail de S.________ était totale. En revanche, dans une activité plutôt sédentaire, sans port de charges lourdes ni de mouvements répétitifs ou en porte-à-faux, sa capacité de travail était de 50 pour cent, voire entière. Les activités de réceptionniste, téléphoniste ou encore ouvrière d'usine, dans laquelle l'assurée pourrait changer de position périodiquement, ont été préconisées par le médecin. Le docteur B.________, généraliste et médecin traitant de l'assurée, a indiqué dans son rapport du 30 juin 2000, que sa patiente souffrait de lombalgies sur hernie discale L5-S1. Il a ajouté qu'une activité à 100 pour cent était possible dans l'activité de réceptionniste ou ouvrière, sans port de charges lourdes. Mandaté par l'Office AI, le docteur U.________, spécialiste FMH en rhumatologie et médecine interne, a rendu son expertise le 18 novembre 2002 après avoir examiné l'intéressée le 6 novembre 2002. Il a posé le diagnostic de lombalgies chroniques compliquées de sciatalgies droites épisodiques non déficitaires et discopathie L5-S1. L'expert a estimé que dans une activité professionnelle légère, épargnant les mouvements répétitifs du rachis, les ports de charge au-delà de 15 kg et permettant l'alternance des positions assise et debout, la capacité de travail de S.________ était entière. Se fondant sur ces renseignements médicaux, l'Office AI a procédé à une comparaison des revenus. Il a retenu un revenu sans invalidité de 48'100 fr., correspondant au salaire de l'assurée dans son ancienne activité d'ouvrière, et un revenu d'invalide de 47'595 fr., déterminé sur la base des descriptions de postes de travail (DPT). Par décision du 11 février 2003, confirmée sur opposition le 3 juin 2003, l'Office AI a rejeté la demande de prestations au motif que l'assurée ne présentait pratiquement aucune invalidité.