Citation: 9C_221/2020 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la juridiction cantonale n'a pas examiné la question de la prescription de la créance qu'il invoque à l'égard de la Caisse de pensions. Les premiers juges ont retenu que l'assuré n'était plus en mesure de faire valoir ses droits s'agissant de son avoir de vieillesse parce qu'il devait supporter les conséquences de l'absence de preuve. C'est lui en effet qui invoquait un droit, alors qu'aucune violation de l'obligation de conserver les pièces ne pouvait être reprochée à l'intimée. Dans la mesure où la Caisse de pensions n'a soulevé l'exception de la prescription ni en procédure cantonale ni devant le Tribunal fédéral, il n'y a pas lieu d'examiner si la créance dont se prévaut le recourant était prescrite au moment où il a ouvert action devant la juridiction cantonale, en avril 2018. L'exception tirée de la prescription n'a en effet pas à être relevée d'office par le juge et il appartient au seul débiteur de la soulever (ATF 134 V 223 consid. 2.2.2 p. 227; 129 V 237 consid. 4 p. 241).