Citation: 9C_430/2020 E. 3

Le Tribunal cantonal a retenu que le docteur B.________ avait conclu à l'absence d'éléments organiques pouvant expliquer l'origine des douleurs de la recourante. Cette dernière, dans ses objections au projet de décision, avait produit un rapport du professeur C.________ qui avait évoqué une micro-instabilité discale. Elle avait aussi invoqué l'avis de la doctoresse D.________, laquelle avait attesté que les traitements mis en place ne permettaient que partiellement de juguler les douleurs. En procédure de recours, la doctoresse D.________ avait demandé que le cas de sa patiente fût apprécié sur la base d'une grille d'évaluation structurée prévue par la jurisprudence, en raison de la présence de douleurs neuropathiques sans déficit organique objectivable. Pour la juridiction cantonale, la situation de la recourante ne relevait pas a priori de ce cas de figure, car l'origine des douleurs pouvait être rattachée à une hernie discale et aux interventions qui en découlaient. L'expertise rhumatologique avait permis d'écarter toute atteinte organique, mais l'évolution récente tendait à démontrer l'impossibilité d'expliquer objectivement les plaintes de l'assurée et un glissement progressif vers une pathologie de type somatoforme. Selon les premiers juges, un examen sous l'angle des indicateurs développés par la jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux comme la recourante l'avait requis n'était pas justifié, car un tel diagnostic émanant d'un expert-psychiatre et s'appuyant lege artis sur les critères d'un système de classification reconnu n'avait pas été posé. La seule évocation d'une fatigue et d'une surcharge psychologique par la doctoresse D.________, non spécialisée en psychiatrie, n'était pas suffisante. De surcroît, la recourante n'avait pas consulté un spécialiste en psychiatrie et ses médecins ne l'avaient pas non plus incitée à le faire, si bien que l'intimé était fondé à limiter son instruction aux volets rhumatologique et neurologique. Se fondant en définitive sur les conclusions de l'expertise du docteur B.________, qui n'étaient pas contestées par la recourante, les juges cantonaux ont confirmé l'étendue de la capacité de travail de l'assurée telle que retenue par l'office AI.