Citation: 5A_152/2016 E. 3.2

3.2. En l'espèce, les constatations de l'autorité cantonale quant au lieu de la résidence habituelle de l'enfant sont dépourvues d'incidence sur le sort du litige (art. 97 al. 1 in fine LTF, applicable aux recours fondés sur l'art. 98 LTF; cf. parmi d'autres: arrêts 5A_466/2015 du 8 mars 2016 consid. 2.3; 5A_972/2015 du 22 mars 2016 consid. 2.2). Force est de concéder à la recourante que le raisonnement juridique de la juge précédente est erroné. Il est constant que l'enfant n'a jamais eu de résidence habituelle en Suisse (art. 5 ch. 1 CLaH 96), et personne ne soutient qu'un autre chef de compétence conventionnel serait donné ( cf. sur ce point: ATF 142 III 56 consid. 2.1.3). En réalité, la recourante a fondé la compétence du juge suisse sur le for d'origine en matière de divorce (art. 60 LDIP, en relation avec l'art. 23 al. 1 LDIP; cf. supra, let. A.a et B.a), dont peut se prévaloir le conjoint étranger de l'époux suisse (BUCHER, op. cit., n° 2 ad art. 60 LDIP) et qui vaut en particulier pour l'action en complément du jugement de divorce étranger (art. 64 al. 1 LDIP; BUCHER, op. cit., n° 9 ad art. 64 LDIP). Or, lorsqu'aucune norme de la CLaH 96 ne permet de fonder un for en Suisse, le tribunal suisse doit examiner si sa compétence peut alors s'appuyer sur l'art. 85 al. 3 LDIP, à teneur duquel les autorités judiciaires ou administratives suisses sont compétentes lorsque la protection d'une personne - ici de l'enfant - ou de ses biens l'exige. A ce propos, la doctrine mentionnée par l'autorité précédente n'est d'aucun secours, l'auteur en discussion se référant à la CLaH 61 ( cf. DUTOIT, Commentaire de la loi fédérale du 18 décembre 1987, 4e éd., 2005, n° 22 ad art. 85 LDIP), inapplicable dans le cas présent (ATF 142 III 1 consid. 2.1 et 56 consid. 2.1.1).