Citation: 7B_107/2023 E. 3.1

3.1. S'agissant du grief relatif à la violation du droit à une enquête effective, on ne saurait en effet reprocher aux autorités de poursuite pénale genevoises de n'avoir pas procédé à des investigations supplémentaires (art. 7 al. 1 et 309 al. 1 let. a CPP), dans la mesure où l'autorité précédente a considéré - à bon droit (cf. consid. 2.4 supra) - qu'il n'y avait pas de soupçons suffisants permettant d'ouvrir une instruction pénale. En tant que la recourante se réfère, dans ce contexte, à la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique du 11 mai 2011, ratifié le 14 décembre 2017 (Convention d'Istanbul; RS 0.311.35) et à la CEDH ainsi qu'à la jurisprudence y relative, on ne voit pas en quoi ces dispositions de droit international public auraient un contenu qui irait au-delà du niveau garanti par le CPP dans le contexte spécifique du cas présent (cf. aussi arrêt 7B_833/2023 du 22 avril 2024 consid. 5.3). En particulier, l'art. 3 CEDH présuppose lui aussi des soupçons suffisants pour déclencher une obligation d'enquête (cf. arrêt de la CourEDH B.V. c. Belgique du 2 mai 2017 [requête no 61030/08], § 56 : "allégation défendable d'atteinte à l'intégrité physique ou mentale").