Citation: 2P.178/2006 13.11.2006 E. 1

En l'espèce, la décision attaquée est un arrêt d'irrecevabilité qui n'est pas susceptible de recours au plan cantonal et qui a pour effet de priver le recourant du droit, qu'il prétend tirer de l'art. 3 LJC, d'obtenir de la Cour constitutionnelle qu'elle procède à un contrôle abstrait de certaines clauses du règlement de maison litigieux établi par la FAREAS. En sa qualité de pensionnaire du Centre, l'intéressé est directement touché par ce règlement, qui affecte certains aspects de sa liberté personnelle et/ou de sa vie privée. Dans la mesure où, en cas d'admission de ses conclusions, la Cour constitutionnelle pourrait, le cas échéant, être amenée à annuler totalement ou partiellement les clauses litigieuses (cf. art. 17 et 18 LJC), il a dès lors manifestement qualité pour recourir. 1.2 Pour le surplus, déposé en temps utile (cf. art. 89 OJ), le présent recours est recevable, sous réserve que les griefs invoqués soient motivés conformément aux exigences déduites de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31; 129 III 626 consid. 4 p. 629; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120) qui sont particulièrement élevées lorsque le recourant se plaint d'arbitraire (cf. ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée).