Citation: 6B_711/2021 E. C

C.a. Entendu le 15 janvier 2020 par l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) au sujet de l'exécution de son expulsion, A.________ a expliqué être opposé à son retour au Gabon. Il a invoqué le risque de persécution qu'il encourait toujours de la part du pouvoir politique en place, plus particulièrement de la famille d'Ali Bongo, actuel président de la République gabonaise, dont le père Omar Bongo occupait cette même fonction au moment où il avait quitté le Gabon et obtenu l'asile en Suisse. C.b. Le 9 mars 2020, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a informé A.________ qu'en application de l'art. 64 al. 1 let. e de la loi fédérale sur l'asile (LAsi; RS 142.31), l'asile qui lui avait été octroyé en 2004 avait pris fin à la suite de l'expulsion pénale prononcée le 21 novembre 2019. Il lui a toutefois indiqué que sa qualité de réfugié n'était pas touchée. Le SEM a par ailleurs relevé que l'exécution pénale et son éventuel report étaient du ressort de l'autorité cantonale compétente. C.c. Par décision du 18 juin 2020, l'OCPM a refusé de reporter l'expulsion de A.________ à destination du Gabon et a mandaté les services de police pour qu'ils procèdent à l'exécution de l'expulsion. Le recours formé par A.________ contre cette décision a été rejeté par arrêt du 12 mai 2021 de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise.