Citation: 5A_983/2016 E. 4

Le recours n'a plus pour objet que la question accessoire de la répartition des frais cantonaux de deuxième instance, selon l'art. 106 CPC. Le recourant fait valoir que la cour cantonale a arbitrairement appliqué l'art. 106 al. 1 CPC, car il ne saurait être considéré comme avoir " succombé dans une large mesure". Il expose que le montant de la créance a été drastiquement réduit devant la Chambre civile de la Cour de justice, qui a fait passer ce montant de 128'454 fr. 10 à 50'479 fr. 96, autrement dit, qui l'a réduit à près d'un tiers. Selon les règles générales de répartition, les frais - soit les frais judiciaires et les dépens (art. 95 al. 1 CPC) - sont mis à la charge de la partie qui succombe (art. 106 al. 1 CPC). En l'occurrence, l'argumentation du recourant s'appuie sur la prémisse selon laquelle il ne serait pas la partie succombante, de sorte qu'il ne critique pas réellement une application erronée de l'art. 106 al. 1 CPC, mais l'appréciation du résultat de la cause. A cet égard, il feint d'ignorer la motivation de l'autorité cantonale qui a exposé qu'il avait succombé tant sur le principe du séquestre que sur une partie du montant de la créance, étant précisé que la réduction de ce montant n'était due qu'à des faits nouveaux intervenus en cours de procédure de recours. En tant que le recourant ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt déféré sur sa qualité de partie succombante, son recours est irrecevable (art. 42 al. 2 LTF). Dans la mesure où il se plaint de la mauvaise application de l'art. 106 CPC son recours, qui ne convient aucune argumentation topique, est manifestement mal fondé.