Citation: 7B_107/2025 E. 3.2.2

3.2.2. La cour cantonale a considéré que le recourant, ressortissant étranger, avait vécu longtemps en Suisse, pays où résidait également sa soeur; il avait cependant de la famille proche à W.________, dès lors qu'il avait envisagé d'y passer les fêtes de fin d'année 2024, et ses perspectives en Suisse étaient limitées au vu de la procédure de divorce en cours, du peu d'attaches dans ce pays (résidence de courte durée chez sa soeur, relations avec son petit-fils apparemment inexistantes ou plus véritablement étroites) et de l'absence de projet professionnel (âge proche de la retraite, problèmes de santé physique et psychique); le recourant avait également fait part, tant devant le Tribunal de police que devant le TMC, de son projet - à court terme - de retourner définitivement à W.________. La juridiction cantonale a ensuite relevé que si le recourant n'avait tout d'abord envisagé que des vacances dans son pays d'origine, il avait ensuite eu connaissance des faits reprochés et des réquisitions formulées par le Ministère public dans l'acte d'accusation; vu l'antécédent récent pour des faits similaires et l'acte de récidive au cours de la procédure d'instruction, un sursis pouvait difficilement être envisagé. Selon l'autorité précédente, le recourant pourrait dès lors être tenté en cas de libération de se soustraire à la poursuite pénale, respectivement à l'exécution de la peine prévisible, étant rappelé qu'il est aisé de se rendre à W.________, y compris sans papiers d'identité et sans risque d'extradition. Dans de telles circonstances, l'Autorité de recours en matière pénale a considéré qu'une fuite à l'étranger était probable; le seul fait que le Ministère public "puisse vivre avec l'idée d'une fuite" à l'étranger - pour l'unique motif que cela tiendrait le recourant éloigné de son épouse (risque de récidive) - n'y changeait rien (cf. consid. 3.5/b p. 26 s. de l'arrêt attaqué).