Citation: 9C_171/2015 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que l'intimé disposait d'une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, en se fondant notamment sur les conclusions des médecins de la Policlinique médicale universitaire à Lausanne. Avec les premiers juges, le recourant reconnaît que "seule l'expertise bidisciplinaire discute valablement de la capacité de travail tant dans l'activité actuelle que dans une activité adaptée". Or à la lecture des conclusions du rapport d'expertise du 6 mars 2012, la constatation de la juridiction cantonale relative à une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée n'apparaît pas manifestement inexacte au sens des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF. Les docteurs B.________, spécialiste en médecine interne, C.________, spécialiste en médecine interne, et D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont certes fait état d'une capacité de travail de 70 %, voire même 100 %, dans une activité adaptée aux limitations constatées, au plan purement médico-théorique. Ils ont toutefois précisé au moment de décrire l'activité adaptée, singulièrement les limitations dues à l'atteinte à la santé, qu'"en cas d'horaire à plein temps [dans une telle activité], il faudrait tenir compte d'un rendement diminué de 50 %" (rapport du 6 mars 2012, p. 17). Cette diminution de rendement de 50 % conduit précisément à réduire la capacité de travail médico-théorique de 100 % à 50 %, soit à une capacité résiduelle de travail de 50 %, telle que déterminée par la juridiction cantonale. En conséquence, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de fait de la juridiction cantonale, qui, dépourvues d'arbitraire, lient le Tribunal fédéral et conduisent à admettre le droit de l'assuré à une demi-rente d'invalidité, indépendamment de l'application de la jurisprudence dont le recourant conteste la pertinence dans le cas d'espèce.