Citation: 6B_281/2009 23.07.2009 E. 1

Dans un premier grief, le recourant dénonce une violation de la présomption d'innocence sous l'angle d'une appréciation arbitraire des preuves. 1.1 En présence de versions divergentes, la Cour cantonale a écarté celle du prévenu considérée comme non convaincante. En effet, ses propos attribuant à Y.________ des actes d'automutilation n'étaient aucunement étayés au dossier, certains rapports médicaux excluant au contraire expressément cette éventualité. Les preuves administrées avaient démontré qu'il avait menti. Enfin, il n'avait livré aucune justification sur son emploi du temps, se bornant à affirmer qu'il n'avait rien à se reprocher. Les juges cantonaux ont en revanche retenu les faits relatés par la plaignante, précisant que les quelques incohérences émaillant certains points de détails de ses dépositions n'étaient pas propres à ébranler leur conviction. A l'appui de celle-ci, ils ont constaté que le dossier médical de Y.________ attestait non seulement les lésions qu'elle avait subies mais aussi leur compatibilité avec les violences qu'elle avait décrites. L'essentiel des déclarations de l'intimée était en outre corroboré par différents témoignages dont aucun élément au dossier ne permettait de douter de leur sincérité. Les magistrats ont en particulier observé que l'audition par la police judiciaire de A.________ s'était déroulée conformément aux exigences de la LAVI et que les déclarations de l'enfant étaient de surcroît confirmées par son pédiatre, aux dires duquel A.________ lui avait relaté l'épisode du 3 novembre 2005 en cours de consultation. De même ont-ils souligné que s'il convenait d'apprécier les déclarations de B.________ avec une certaine circonspection compte tenu du conflit de loyauté la liant à sa mère, il n'en demeurait pas moins qu'elle n'avait pas pris fait et cause sans réserve en faveur de celle-là, lui reprochant au contraire de ne penser qu'à elle; elle n'avait pas non plus cherché à charger le prévenu, ayant spontanément relevé sa gentillesse à l'égard de ses frères et soeurs. 1.2 Le recourant estime, de manière générale, que les charges retenues contre lui ne peuvent l'être sur la base du seul témoignage de Y.________ qui présente d'importants troubles psychiques et dont les déclarations sur le déroulement des faits seraient inconstantes, imprécises, manqueraient de cohérence et divergeraient sur certains points de détails des versions rapportées par les témoins. Les rapports médicaux figurant au dossier n'établiraient aucunement la réalité des événements du 15 septembre 2005, le docteur E.________ ayant affirmé à deux reprises que ceux-ci seraient survenus le 5 septembre 2005. Ces rapports accréditeraient bien plutôt la thèse d'actes d'automutilation dès lors que le docteur E.________ constate des lésions minimes dans son rapport du 22 septembre 2005 tandis que, plus d'un mois plus tard, la doctoresse F.________ fait état, dans son rapport du 25 octobre 2005, d'hématomes au niveau des deux bras ainsi que de la jambe droite. S'agissant des événements du 3 novembre, il met en cause le témoignage de D.________ compte tenu de son lien d'amitié avec Y.________ et du contenu de ses déclarations qui outrepasseraient celles de la plaignante, cette dernière n'ayant jamais prétendu avoir été frappée à coups de pied. De même, il conteste le témoignage de B.________ au regard du conflit de loyauté la liant à sa mère et des imprécisions de son récit. Les événements du 25 novembre 2005 seraient de surcroît d'autant moins fondés qu'il n'existe aucune fiche d'hospitalisation corrélative et que la plaignante a déclaré dans un premier temps avoir glissé sur une plaque de verglas avant de se raviser et d'alléguer avoir subi une double déchirure par écrasement de la main. Enfin, les faits prétendument survenus les 14 et 17 mai 2006 seraient d'autant moins établis que, selon la fiche de consultation du docteur G.________, Y.________ s'est rendue, le 15 mai 2006, à l'hôpital de Porrentruy à la suite d'un coup de couteau essuyé le matin même et qu'aucune fiche de consultation n'atteste de sa présence à l'hôpital du Jura le 17 mai 2006. 1.3 Ce faisant, le recourant ne prétend pas que les autorités cantonales auraient faussement retranscrit les déclarations des témoins entendus ou le contenu des rapports médicaux pas plus qu'il ne démontre en quoi ceux-ci seraient dépourvus de valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3 b/aa p. 352). Il se borne à présenter en instance fédérale les griefs soulevés devant la juridiction cantonale et auxquels cette dernière a répondu de manière exhaustive et convaincante. Se bornant à formuler un avis divergent au sujet des faits qui lui sont reprochés, il oppose son appréciation des circonstances à celle de la cour cantonale. Ce faisant, il fait valoir des griefs de nature appellatoire et ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves. Le grief est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).