Citation: I 608/04 25.11.2005 E. 1

3.3 Sur le plan psychiatrique, le docteur M.________ a observé chez le recourant une tendance à l'exagération et une discordance entre les plaintes évoquées souvent sans émotions. Posant le diagnostic de névrose de compensation (F 60.8), il a par ailleurs noté avoir non seulement observé mais également suivi le recourant et constaté que ce dernier marchait sans une quelconque limitation. Il a ainsi complété son diagnostic par une simulation (F 68.1), écartant tout signe de trouble somatoforme douloureux. Pour ce psychiatre, la capacité de travail du recourant était complète et cela, immédiatement. 3.4 Dans leur rapport du 27 mars 2003, les médecins de la division rhumatologique de l'hôpital X.________ ont constaté que le recourant souffrait d'un syndrome douloureux chronique de type fibromyalgie. Les investigations paracliniques biologiques étaient toutes normales selon ces médecins. Par ailleurs, ces derniers ont ajouté que la prise en charge physiothérapeutique associée à une pharmacothérapie antalgique et anti-inflammatoire s'était traduite, après une semaine d'hospitalisation, par une amélioration clinique notable, avec diminution de moitié des douleurs subjectives. 3.5 Il ressort clairement de l'expertise du docteur D.________ que les troubles du recourant se situent essentiellement sur un plan psychique et que seule une expertise psychiatrique permettait de déterminer si l'état de santé de ce dernier justifiait l'octroi d'une rente d'invalidité. On peut donc déduire de l'avis du rhumatologue que l'appréciation faite par le psychiatre du caractère exigible ou non d'une reprise d'activité professionnelle doit l'emporter sur son propre avis de rhumatologue. Or, le psychiatre a conclu à une capacité de travail entière. Son avis rejoint celui du docteur R.________, lequel avait également fait état d'éléments de manipulation et de simulation. Quant aux traits revendicateurs du recourant, ils ont été constatés aussi bien par le docteur M.________ que par le docteur D.________. 3.6 L'avis contraire exprimé par le docteur H.________ (rapport du 4 décembre 2000), selon lequel le recourant souffre d'un syndrome douloureux chronique s'aggravant depuis 1997, ne saurait prévaloir sur les conclusions du rapport d'expertise du docteur M.________. D'une part, il n'est étayé par aucune motivation. D'autre part, le médecin traitant est, selon l'expérience, généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 3.7 Quant au rapport médical des médecins de l'hôpital X.________, du 27 mars 2003, il fait certes état d'un syndrome douloureux chronique de type fibromyalgie. Il convient toutefois de relever qu'un tel syndrome, de surcroît attesté par des rhumatologues mais non confirmé par un psychiatre, n'est pas suffisant pour admettre que l'on se trouve en présence d'un trouble somatoforme douloureux invalidant au sens de la jurisprudence récente (ATF 130 V 353 consid. 222. sv.); en effet, l'assuré ne présente pas de comorbidité psychiatrique d'une acuité et d'une durée suffisamment importantes pour admettre qu'un effort de volonté en vue de surmonter la douleur et réintégrer un processus de travail n'est pas exigible de sa part, il ne subit pas de perte d'intégration sociale, pas plus qu'il n'y a lieu de conclure à l'existence d'un état psychique cristallisé sans évolution possible au plan thérapeutique ou à l'échec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformes aux règles de l'art.