Citation: 5A_1016/2017 E. 4.2

4.2. La recourante invoque l'établissement arbitraire des faits ainsi qu'une violation des art. 737 et 738 CC, prétendant que lesdits aménagements iraient au-delà de ce qu'autoriserait la servitude litigieuse. Ses critiques factuelles sont toutefois essentiellement appellatoires, l'intéressée se limitant à obstinément affirmer que la toiture litigieuse devrait être entièrement recouverte de végétation, sans nullement s'en prendre aux considérations techniques s'opposant à un revêtement végétal intégral, considérations unanimement relevées par les professionnels intervenus sur le chantier et retenues par la juridiction cantonale à l'appui de son raisonnement, brièvement résumé ci-dessus (consid. 4.1 supra). Dans ces conditions, il convient d'admettre que les installations litigieuses, justifiées par des considérations techniques, ne peuvent contrarier le libellé de la servitude tel qu'inscrit au registre foncier. La référence de la recourante au principe de la publicité dite naturelle est quant à elle absolument hors de propos en l'espèce: ce principe, qui prévoit que l'état physique réel et extérieurement visible d'un bien-fonds peut faire échec à la bonne foi de l'acquéreur dans le registre foncier, n'entre ici nullement en considération.