Citation: 2A.416/2003 12.03.2004 E. 1

Ainsi, le Dr Y.________ a indiqué à différentes reprises qu'une hépatite B pouvait être traitée au Cameroun et qu'il était possible d'y trouver à des prix raisonnables les médicaments nécessaires, en particulier l'Interféron et le Roféron. On n'a pas de raison de douter de ces renseignements. Il est vrai que le Dr Z.________ a donné des indications contraires, mais on ne peut pas y attacher le même crédit, car on peut craindre que les attestations produites par les recourants n'aient pas été rédigées en toute liberté d'appréciation. Dès lors, il apparaît que B.X.________ pourra suivre au Cameroun le traitement d'Interféron qui lui est prescrit. L'aggravation de son état de santé n'est donc pas un fait nouveau dont la prise en compte justifierait une modification de la décision attaquée. On soulignera enfin que le décès du frère de B.X.________ n'est pas un élément déterminant en l'espèce. Il s'agit certes d'un événement douloureux pour les recourants, qui l'ont d'ailleurs étrangement tu à l'autorité intimée. Toutefois, on ne saurait considérer que le décès susmentionné est nécessairement dû à un manque de soins appropriés et que B.X.________ court moins de risques en Suisse qu'au Cameroun où l'on est habitué à soigner la maladie dont elle souffre.