Citation: 5A_450/2019 E. A

A.a. Le 25 juin 2018, sur requête de A.________, l'Office des poursuites de Genève a notifié à B.________ un commandement de payer (poursuite n o xx xxxxxx x) la somme de 421'666 fr. 67, plus intérêts à 5% l'an dès le 7 juin 2018. Etait invoqué comme titre de la créance ou cause de l'obligation: " Prêt ". Le poursuivi a fait opposition. A.b. Le 3 septembre 2018, A.________ a requis la mainlevée provisoire de l'opposition devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Il a produit la copie d'un document intitulé " contrat de prêt " daté du 11 mai 2017, le désignant comme prêteur tandis que l'emprunteur était B.________. Selon les articles 1 et 5 dudit contrat, le montant prêté était de 400'000 fr., moyennant un taux d'intérêts de 5% l'an payable trimestriellement. Le prêt était destiné à la souscription par l'emprunteur du capital-actions de " C.________ SA " en cours de constitution (art. 2) et était consenti " moyennant remboursement intégral 9 mois au plus tard après utilisation des fonds " (art. 5). Ces derniers devaient être versés sur un compte de consignation ouvert au nom de l'entité précitée dans un délai de cinq jours dès la signature de la convention (art. 3), laquelle valait reconnaissance de dette (art. 8). La première page du contrat portait un paraphe illisible, tandis qu'étaient apposées deux signatures, l'une à la rubrique " A.________, le prêteur ", l'autre à celle " C.________, l'emprunteur ". A.________ a allégué avoir conclu ce contrat avec B.________, lequel avait signé en qualité d'emprunteur " à l'espace désigné comme suit : C.________ ". Il a en outre déposé, à l'appui de son allégué selon lequel le montant du prêt avait été versé, une copie d'un avis de débit d'un compte n o yyy.yyy dont le titulaire n'était pas précisé, ouvert auprès d'un établissement indéterminé et portant sur 400'000 fr., valeur au 16 mai 2017, en faveur de B.________. A.c. A l'audience de mainlevée du 3 décembre 2018, A.________ a réduit ses conclusions à " 400'000 fr. en capital " et déposé des pièces, dont deux plaintes pénales datées du 28 août et du 30 novembre 2018, dirigées contre B.________ notamment du chef de dénonciation calomnieuse. B.________ a conclu à l'irrecevabilité des conclusions nouvelles et au rejet de la requête de mainlevée. Il a fait valoir que le contrat produit était un faux dans les titres et que A.________ n'avait pas " légitimation active ". Il a déposé des pièces, dont une plainte adressée au Ministère public le 27 juillet 2018 contre A.________ pour faux dans les titres et la copie d'un document intitulé " contrat de prêt " conclu le 11 mai 2017 entre D.________ SA (ci-après : la société tierce), représentée par A.________, prêteur, et B.________, emprunteur, qui portait deux paraphes sur la première page et une signature à la rubrique " D.________ SA, le prêteur " et une signature à la rubrique " C.________, l'emprunteur ". Le contenu de la convention était pour le surplus identique à celui du contrat déposé par le créancier poursuivant, à l'exception du taux d'intérêts, en l'occurrence de 3%.