Citation: 6B_55/2017 E. 2.4.2

2.4.2. Selon ce qui précède, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que la recourante avait présenté le document en question non pas comme un projet, mais comme un contrat signé, donnant à croire que l'inscription en bas à droite du contrat était une signature réelle (consid. 1 supra). Pour le reste, la cour cantonale a relevé à juste titre qu'il importait peu que le montant du loyer indiqué dans le faux bail corresponde aux loyers effectivement perçus, car l'amélioration des preuves dont on dispose dans un procès par la création d'un faux constitue un avantage illicite, même si la recourante entendait faire par là triompher une prétention légitime (cf. ATF 119 IV 234 consid. 2c p. 236 s.). Partant, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, conclure à la réalisation de l'élément subjectif. Pour le surplus, en tant que la recourante soulève une violation de son droit d'être entendue découlant d'une motivation insuffisante du jugement attaqué, ce grief, - à supposer qu'il réponde aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF - est infondé, la cour cantonale ayant suffisamment expliqué pourquoi les arguments de la recourante n'étaient pas pertinents.