Citation: 4C.355/2006 01.02.2007 E. 3

A titre de préambule, le défendeur indique que le recours est motivé par le fait que la Cour civile du Tribunal cantonal jurassien n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués, au sens de l'art. 64 OJ. Dans aucun de ses griefs, le défendeur ne fait toutefois état de cette disposition et, encore moins, ne démontre que les conditions de son application sont réalisées. Sous ce qu'il intitule Article 1, 2 et 3, le défendeur remet en cause la position de la cour, qui a nié l'existence de soins donnés, de manière suivie et intensive, par le défendeur à son père, et qui a constaté qu'aucune prestation extraordinaire, de nature à justifier une rémunération du défendeur, n'a été établie à satisfaction. Le défendeur discute également la constatation de fait, selon laquelle il lui appartenait, selon les procurations données, de gérer les comptes ouverts auprès de la Banque A.________ et de B.________. Il présente ainsi, de manière appellatoire, sa propre version des faits, en s'appuyant sur des éléments de preuve en vue de les établir. La possibilité offerte au Tribunal fédéral de compléter les faits en vertu de l'art. 64 al. 2 OJ ne saurait l'autoriser à tenir compte d'une autre version des événements que celle ressortant de la décision entreprise. Il n'y a donc pas lieu de prendre en considération les faits nouvellement allégués par le défendeur. Au demeurant, les constatations de faits de l'autorité cantonale sont suffisantes pour permettre à la Cour de céans de vérifier si les juges précédents ont appliqué correctement le droit fédéral. Par conséquent, il convient de conduire le raisonnement juridique sur la base des constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral saisi d'un recours en réforme (art. 63 al. 2 OJ).