Citation: 6B_1237/2023 E. 1.3.4

1.3.4. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de la durée particulièrement longue de la procédure, ouverte en mai 2018, près de six ans s'étant écoulés depuis le début de la procédure. Les conditions prévues à l'art. 48a let. e CP qui permet d'atténuer la peine en raison de l'écoulement du temps depuis l'infraction ne sont toutefois pas réalisées en l'espèce; en effet, l'infraction a été commise en 2016 et les deux tiers du délai de prescription de l'action pénale (en l'espèce de quinze ans) ne sont pas écoulés (cf. ATF 140 IV 145 consid. 3.1; 132 IV 1 consid. 6.1 et 6.2). Le recourant ne fait pas valoir au demeurant que les autorités pénales auraient violé le principe de la célérité au motif qu'elles auraient fait preuve de lenteur ou d'inactivité (art. 5 CPP et art. 29 al. 1 Cst.). Le grief soulevé par le recourant est donc infondé.