Citation: 6B_581/2022 E. 2.4.5

2.4.5. Le recourant soulève une série de griefs en lien avec le rapport de la police de sûreté du 8 novembre 2018. Il rappelle tout d'abord que l'ADN de B.________ a été relevé sur la poignée du plafond côté conducteur. Dans la mesure où cela ressort expressément du jugement attaqué (consid. 4.3.1, p. 17), on ne saurait rejoindre le recourant lorsqu'il soutient que la cour cantonale l'a arbitrairement omis. Il soutient ensuite que les traces de sang retrouvées sur l'airbag et le siège du conducteur, sang qu'il ne conteste pas avoir versé, ne sont pas la preuve du fait qu'il conduisait au moment de l'accident, dans la mesure où l'expert J.________ a indiqué devant l'autorité de première instance que " les passagers peuvent très bien bouger dans le véhicule et le sang peut donc se retrouver à plusieurs endroits ". S'il est vrai que la cour cantonale n'a pas expressément constaté que les passagers ont pu bouger dans le véhicule après l'accident, elle l'a reconnu implicitement, puisqu'elle a jugé que le recourant conduisait le véhicule au moment des faits et qu'il était malgré tout sorti par la porte arrière gauche. Au demeurant, le recourant n'explique pas dans quelles circonstances son sang aurait pu se retrouver sur l'airbag et le siège conducteur s'il était assis à l'arrière gauche du véhicule. À cela s'ajoute que la police de sûreté a retenu, sans que le recourant ne le critique, que la forme de la tache de sang et son positionnement sur le siège indiquait que la personne à son origine était assise de façon normale sur le siège conducteur après le choc, ce qui n'était pas le cas de B.________, mais encore qu'elle correspondait à une tache sur le pantalon du recourant, au niveau de sa cuisse droite. Ces éléments sont suffisants pour justifier que la cour cantonale, sans faire preuve d'arbitraire, ait tenu compte de cet indice. Finalement, le recourant relève que le sang de B.________ a également été relevé, sans préciser où exactement, sans faire référence à une pièce spécifique du dossier et sans donner la moindre explication sur la nature arbitraire de l'omission de la cour cantonale. Appellatoire, ce grief est irrecevable.