Citation: 6B_71/2020 E. 2.2.3

2.2.3. Compte tenu des circonstances du cas d'espèce, dont l'arbitraire n'a pas été démontré, impliquant un véhicule sur un tronçon rectiligne à la sortie d'une zone limitée à 60 km/h, la nuit du réveillon, la visibilité étant bonne, il pouvait être attendu du recourant - qui avait travaillé de nuit et rentrait à une heure tardive -, qu'il voue toute son attention à la route et garde la maîtrise de son véhicule de sorte à éviter un obstacle sur sa propre voie de circulation. En tant que le recourant conteste avoir fait preuve d'inattention, son grief repose sur son appréciation des faits tels qu'ils auraient dû être retenus, selon lui, par la cour cantonale. Dans cette mesure, sa critique est vaine, les circonstances de l'accident ayant été établies sans arbitraire. Ainsi, c'est en vain que le recourant rediscute les conditions de visibilité en faisant valoir qu'elles n'étaient pas définies. En tout état, il ressort de l'audition du témoin arrivé une à deux minute (s) après l'accident, dont se prévaut le recourant en lien avec la visibilité, que l'attention du premier avait été retenue par une masse sombre étendue au sol, le conducteur ayant pu faire une manoeuvre d'évitement subite (PV d'audition n° 4, réponse 7; cf. jugement entrepris consid. 4.3.3 p. 18; mémoire de recours p. 7 s.). Il résulte de ce qui précède que la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir qu'en vouant toute l'attention que l'on pouvait attendre de lui à la route, le recourant aurait pu apercevoir la victime et freiner ou dévier sa trajectoire pour tenter d'éviter le choc. Le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur de la règle selon laquelle le conducteur doit avant tout porter attention, outre sur sa propre voie de circulation, sur les dangers auxquels on doit s'attendre et peut ne prêter qu'une attention secondaire à d'éventuels comportements inhabituels ou aberrants (cf. ATF 122 IV 225 consid. 2c p. 228; arrêt 6B_69/2017 du 28 novembre 2017 consid. 2.2.1), dans la mesure où, en l'espèce, le danger se présentait précisément sur sa propre voie et dans son sens de circulation, sur lesquels il devait porter toute son attention. Pour le surplus, c'est en vain que le recourant prétend avoir fait preuve de toute la prudence recommandée en roulantentre 70 et 75 km/h sur un tronçon limité à 80 km/h, dès lors qu'aucun excès de vitesse ne lui est reproché, et étant établi que la visibilité était bonne, sans que l'usage des feux de croisement ne remette en cause cet aspect d'après les constatations cantonales.