Citation: 5A_55/2017 E. A

A.a. A.________, née le 16 octobre 1959 à B.________, de nationalité française et israélienne, est arrivée en Suisse en 1962, où elle a vécu depuis lors, hormis une année au Canada et quatre années passées en Israël, puis aux États-Unis. Elle s'est mariée le 22 juin 1995 en Israël avec C.________, de nationalité israélienne. A.________ est revenue en Suisse le 25 août 1998, obtenant un permis C. A.b. A.________ et C.________ ont divorcé le 24 juin 2001 devant le Grand Rabbin de la Communauté Israélite Orthodoxe de Genève. A cette occasion, le Grand Rabbin a établi un document attestant que C.________ s'était présenté devant lui pour accorder le divorce à son épouse ainsi qu'une procuration par laquelle A.________ autorisait son époux à agir en son nom afin de transférer la propriété de son véhicule. A.c. En 2012, A.________ a entrepris une procédure de naturalisation à Genève où elle était domiciliée. Selon un extrait du registre de la population délivré le 17 octobre 2012 par le Ministère des Affaires étrangères de Jérusalem, l'intéressée apparaît comme divorcée. Ce statut marital ressort également d'un extrait du registre d'état civil délivré le 28 juin 2015 par le Bureau d'état civil de l'immigration de Tel-Aviv. Dans le cadre de la procédure de naturalisation précitée, la Direction cantonale de l'état civil du canton de Genève a informé le mandataire de A.________ que l'extrait du registre de la population de l'État d'Israël ne pouvait être pris en considération pour faire constater à l'état civil son statut de femme divorcée, soulignant qu'en Suisse, seul un jugement de divorce émanant d'un tribunal civil était reconnu comme valable.