Citation: C 313/02 15.01.2004 E. 3

3.1 H.________ a déclaré qu'il recherchait un emploi à plein temps de nuit ou un emploi à mi-temps la journée, pour être en mesure d'assumer la garde de ses enfants, pendant une partie au moins de la journée (cf. notamment la lettre adressée le 13 avril 2002 à l'ORP). A cet égard, l'affirmation du recourant selon laquelle l'intéressé n'a jamais prétendu rechercher un emploi à temps partiel est inexacte; elle est du reste en contradiction avec les circonstances alléguées sous la rubrique «Faits» du recours, où sont mentionnées les recherches d'emploi effectuées par l'assuré en janvier et février 2002, pour des postes de travail à mi-temps (agent de sécurité, chauffeur, nettoyeur, mécanicien). 3.2 Dans la mesure où l'intimé ne rechercherait qu'un emploi à plein temps de nuit, il conviendrait de nier son aptitude au placement, eu égard au nombre limité d'emploi pouvant entrer en considération. Qu'il ait trouvé, finalement, un engagement de 80 % comme veilleur de nuit ne suffit pas à admettre le contraire. En revanche, le fait que, pendant la journée, l'assuré ne peut travailler qu'à mi-temps le matin ne le rend pas d'emblée inapte au placement, pour une perte de travail de 50 %. Dans ces conditions, les premiers juges étaient fondés à considérer qu'un complément d'instruction était nécessaire pour déterminer plus sûrement son aptitude au placement, dans le cadre d'une telle perte de travail. Dans ce sens, il n'y a pas lieu d'annuler le jugement entrepris, contrairement aux conclusions du recourant.