Citation: 4A_421/2020 E. 4.2

4.2. Les juges d'appel ont textuellement reproché au recourant de n'avoir " ni allégué ni surtout démontré que cette renonciation [à la participation au bénéfice prévue par l'art. 5 al. 2] constituait un apport pour la société simple ". L'apport est effectivement une notion juridique (cf. art. 531 al. 1 CO). Cela étant, il incombait bel et bien au recourant d'établir les circonstances factuelles permettant d'inférer en droit que la renonciation en question constituait un sacrifice auquel il s'était obligé en vue de favoriser le but social commun qui aurait consisté à valoriser l'hôtel pour réaliser un bénéfice lors de sa vente. Or, s'il est établi que le recourant a renoncé à cette prestation qui lui était contractuellement due, on ignore dans quelles circonstances et pour quel motif. Le recourant a allégué qu'au moment de remanier le cahier des charges sans augmentation de salaire, l'intimé lui avait assuré qu'il aurait droit à une part du prix de vente brut des hôtels; ce fait n'a toutefois pas été prouvé. En appel, il a plaidé tardivement, et sans l'établir, que sa renonciation au droit conféré par l'art. 5 al. 2 avait permis à l'intimé de payer les intérêts du prêt contracté pour acquérir l'hôtel H2.________. Il appert ainsi que le recourant s'arrête à un raccourci de langage des juges cantonaux, alors que ceux-ci lui ont en réalité reproché de ne pas avoir allégué ni établi des circonstances factuelles qui auraient permis de conclure à un apport. Il est clair que la tâche est plus aisée lorsqu'il existe un contrat écrit définissant le but commun et les prestations que chacun est tenu de fournir. Le recourant ne doit toutefois s'en prendre qu'à lui-même si leurs relations n'ont pas été formalisées. En présence d'une société simple convenue par actes concluants, il faut établir tous les actes indices et autres circonstances pertinentes permettant de déduire que les parties, par actes concluants, auraient exprimé la volonté de poursuivre un but commun et de constituer une société simple (cf. arrêt 4A_312/2019 du 12 mai 2020 consid. 3.6). Il ne saurait être question de concéder des facilités de preuve. Le recourant déplore encore que la Cour d'appel ait nié le sacrifice financier qu'il dit avoir consenti en renonçant à une augmentation de salaire " logique " nonobstant une augmentation " substantielle " de sa charge de travail. Il n'y a pas à entrer en matière, la Cour ayant fourni des explications que le recourant ne tente même pas de contrer. Au demeurant, il ne suffirait pas d'établir une telle renonciation, vu les considérations qui précèdent. Le moyen se révèle infondé.