Citation: 6B_1204/2017 E. 1.6

1.6. Le recourant soutient enfin que les déclarations de l'intimée ne sont pas crédibles parce qu'elles se trouvent en contradiction totale avec son attitude. Il souligne que le dépôt de la plainte pénale a été faite sur pression du " réseau " alors que l'intimée entretenait toujours des relations avec le recourant tout en disant en être victime. Elle a également continué à entretenir des relations avec le recourant après le dépôt de la plainte pénale, partant notamment toutes les années en vacances avec lui. La cour cantonale a considéré de manière convaincante que, même si le comportement de la victime, qui a continué à accepter parfois des relations sexuelles avec son mari et a donné son accord, à plusieurs reprises, pour qu'il vienne chez elle et leurs enfants, malgré les procédures en cours, pouvait paraître contradictoire, une telle attitude avait déjà été observée dans d'autres causes similaires, lorsque l'un des partenaires avait été durablement victime de l'autre. Dans son rapport du 6 décembre 2012 à l'attention du Service de l'Enfance et de la Jeunesse, la psychologue de l'intimée a affirmé que celle-ci était incapable de se protéger et d'éviter les coups et les menaces de son mari et qu'il s'agissait d' "une incapacité psychologique qui bloqu[ait] [l'intimée] dans une position de victime, ce qui autoris[ait] l'agresseur à toute sorte de violence " (dossier cantonal, p. 4017). Dans son rapport du 18 mai 2015 à l'attention du ministère public, la psychologue a expliqué que c'était pour éloigner l'intimée de son mari qu'elle avait organisé le placement de celle-ci au Centre F.________ en 2012 (dossier cantonal, p. 4016). Enfin, dans son rapport du 11 mai 2015, la Dresse H.________ a confirmé les raisons qui ont poussé l'intimée à opter pour une attitude dichotomique. Elle a également confirmé l'emprise que le recourant avait sur celle-ci (dossier cantonal, p. 4008). Le fait que l'intimée aurait continué à passer des vacances avec le recourant après le dépôt de la plainte pénale ne ressort pas de l'arrêt attaqué, sans que le recourant n'ait démontré l'arbitraire de son omission. En tout état de cause, cet élément n'est pas en soi déterminant. En définitive, le grief de violation de la présomption d'innocence et d'arbitraire dans la constatation des faits et dans l'appréciation des preuves doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.