Citation: 6B_1281/2022 E. 4.4

4.4. Dans son "appel", le recourant invoque en substance (1) qu'il aurait complètement maîtrisé son arme et qu'il aurait été certain qu'aucun accident ne pourrait arriver le soir des faits, (2) que la mission confiée à L.________, soit de faire diversion pour faciliter la fuite en voiture, démontrerait que la mort de la victime n'aurait pas été une éventualité pour lui, (3) qu'il aurait été triste, extrêmement choqué et inquiet pour la victime à l'idée de l'avoir blessée, ce que prouveraient les témoignages de B.________ et de R.________ et l'appel téléphonique passé avec L.________, (4) que la drogue n'aurait plus eu alors aucune importance pour lui, (5) qu'il n'aurait pas exprimé son acceptation de cette infraction en n'emportant pas la drogue détenue par la victime, et (6) qu'il n'aurait pas eu conscience que son index était sur la gâchette de l'arme lorsqu'il avait frappé la victime avec celle-ci et qu'il n'aurait jamais dit le contraire en procédure. Cette vaste rediscussion de l'ensemble des preuves repose sur des supputations et revient pour l'essentiel à opposer l'appréciation du recourant à celle de la cour cantonale. Elle est de nature purement appellatoire et est donc irrecevable dans cette mesure. On peut se limiter, au demeurant, aux quelques remarques qui suivent, qui suffisent à écarter tout soupçon d'arbitraire. Ainsi, le recourant n'établit pas le caractère arbitraire de la constatation de la cour cantonale selon laquelle son index se trouvait sur la gâchette lors de l'altercation. Son affirmation selon laquelle il n'aurait pas eu conscience de cet élément contredit en outre la parfaite maîtrise de son arme qu'il affirme avoir eue et ses déclarations devant la cour cantonale, à teneur desquelles "s['il avait] conservé le doigt sur la détente c'[était] que l'action s'[était] déroulée très vite et qu['il n'avait] pas pensé à l'ôter". Les allégations du recourant relatives à la planification de cette opération et à sa réaction après que le tir est parti ne sont en outre pas déterminantes, dès lors qu'il ne remet pas en cause avoir violemment frappé la victime avec le canon de son arme, qui était chargée et prête à faire feu, et ce alors que son index se trouvait sur la détente.