Citation: 1P.501/1999 24.01.2000 E. B

B.- Par acte du 1er août 1998, M.________ a saisi le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après, le Tribunal d'accusation) d'une requête en allocation d'une indemnité équitable fondée sur les art. 67 et 163a du Code de procédure pénale vaudois (CPP vaud. ), qui tienne compte du préjudice subi en relation avec sa détention injustifiée et avec le séquestre ordonné sur divers objets personnels dans le cadre de la procédure pénale. Il demandait en outre l'ouverture d'une enquête disciplinaire et pénale à l'encontre de plusieurs fonctionnaires et magistrats vaudois qu'il tenait pour responsables de la prolongation de son incarcération. Le 10 août 1998, le Tribunal d'accusation a suspendu l'examen de la requête jusqu'à droit connu sur la procédure de recours pendante devant le Tribunal fédéral; il précisait qu'au surplus, et pour autant qu'elle concernait les autorités judiciaires vaudoises, la demande était incompréhensible et qu'il n'y serait pas donné suite. Par arrêts du 5 février 1999, la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral a rejeté le pourvoi en nullité et le recours de droit public formé par M.________ contre l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 22 juin 1998. Le 16 mars 1999, ce dernier a demandé à être entendu personnellement à l'audience du tribunal, avec l'assistance d'un interprète de langue maternelle allemande, en vue de préciser l'objet de sa requête. Il a par ailleurs sollicité l'audition de Me Muriel Epard, qui fut son avocate d'office du 29 janvier 1991 au 18 juin 1997.