Citation: 5A_886/2017 E. 4.2

4.2. Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 138 I 232 consid. 5.1), la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 6 § 1 CEDH, 29 al. 2 Cst. et 53 al. 1 CPC), sous l'aspect du droit à une décision motivée. A cet égard, elle reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré certains faits et arguments pourtant invoqués dans son recours cantonal. Ainsi, les juges précédents n'avaient pas tenu compte de son âge (63 ans), respectivement de sa condition de retraitée, au moment du dépôt de la requête d'extension de l'assistance judiciaire. Or cette circonstance, alléguée en procédure cantonale, importait pour tenir compte de la jurisprudence fédérale, également invoquée en instance cantonale, selon laquelle une réserve de secours d'un montant maximal de 40'000 fr. n'empêchait pas de considérer que la partie requérante se trouve dans le dénuement. A l'instar du premier juge, le Tribunal cantonal avait par ailleurs " [mis] sous le boisseau " ses revenus inférieurs à 1'000 euros par mois, ainsi que les montants dont elle était propriétaire au moment du dépôt de la requête, à savoir moins de 6'000 euros en juin 2015, respectivement 1'950.49 euros en février 2017. Ces éléments, dont elle s'était prévalue tant en première qu'en deuxième instance, étaient pourtant indispensables pour appliquer correctement les art. 117 et 118 CPC.