Citation: 5A_712/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant relève que le montant d'un revenu hypothétique se détermine selon les circonstances concrètes, et non selon une moyenne statistique. Or, il était établi qu'avant d'être au chômage, l'intimée réalisait un revenu net de l'ordre de 9'097 fr. par mois. Il rappelle que l'intimée n'avait pas été en mesure de verser à la procédure la moindre preuve de postulation, qu'elle était âgée de 48 ans et qu'elle avait pu subvenir jusqu'en 2021 à ses propres besoins, sans son aide. Elle était par ailleurs capable de travailler et au bénéfice d'une expérience dans le domaine du " health care ". Elle s'était en outre retrouvée sans emploi après avoir elle-même résilié son contrat de travail et avait été intégrée au monde du travail jusqu'à fin 2018. Cela étant, la cour cantonale lui avait pourtant imputé un revenu hypothétique de près de 1'600 fr. par mois inférieurs au revenu effectif qu'elle réalisait autrefois. Or, aucune circonstance particulière ne permettait d'expliquer les raisons pour lesquelles l'arrêt querellé imputait à l'intimée un montant inférieur à ses revenus passés. Le recourant ajoute que si l'utilisation de données statistiques est effectivement un bon instrument, il n'était toutefois pas le seul moyen de procéder à une telle évaluation. Il rappelle que la mère avait travaillé durant toute sa vie. Il semblait ainsi plus adéquat et réaliste de prendre en considération les revenus qu'elle a toujours tirés de son activité lucrative, ce d'autant qu'elle avait relevé bénéficier de compétences très spécifiques, qui intéressaient des employeurs très spécifiques. Ces éléments n'étaient à l'évidence pas compris dans les données statistiques et n'ont pas été appréciés par la cour cantonale. À tout le moins devait-on s'attendre à ce que l'intimée réalise un revenu de 8'400 fr. par mois, équivalent au montant de ses prestations chômage.