Citation: 2C_647/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le recourant considère que les juges cantonaux ont arbitrairement retenu qu'il n'entretenait plus de relation étroite et effective avec son épouse et que leur union conjugale avait cessé lorsqu'il avait quitté le domicile conjugal au mois de septembre 2018. Les constatations du Tribunal cantonal reposent sur l'absence de domicile commun du couple, ainsi que sur plusieurs courriers envoyés par l'épouse du recourant à différentes autorités, dont il ressort que le couple était séparé et qu'elle avait introduit une procédure de séparation devant le Tribunal d'arrondissement de Lausanne. A l'appui de ses critiques, le recourant invoque un courrier de son épouse dans lequel elle dit vouloir partir en vacances avec lui, ainsi que les déclarations de celle-ci au Service cantonal à teneur desquelles il serait revenu vivre auprès d'elle quelques fois après avoir quitté le domicile conjugal, déclarations dont le Tribunal cantonal a relativisé la valeur probante, car étant intervenues postérieurement au préavis négatif du Service cantonal et ayant visiblement été faites pour les besoins de la cause. Or, pour démontrer la valeur probante des déclarations de son épouse, ainsi que l'existence d'une relation étroite et effective et d'une union conjugale encore vécue avec celle-ci, le recourant développe sa propre version des faits et des éléments de preuve qu'il tient pour concluants, en opposant son appréciation à celle développée par le Tribunal cantonal, ce qui ne saurait suffire à faire tenir cette dernière pour arbitraire. En outre, le seul fait que, dans un unique courrier, l'épouse du recourant mentionne qu'elle souhaite partir en vacances avec lui, ne permet pas de conclure qu'il est arbitraire de retenir que le couple est séparé, cela ressortant des autres pièces au dossier. Partant, les critiques du recourant sont infondées.