Citation: 1A.107/2004 21.10.2004 E. 1

Le recours, de droit administratif et de droit public, a donné lieu à l'ouverture de deux dossiers. Cela étant, les causes peuvent être jointes afin qu'il soit statué par un même arrêt. Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des deux recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 321 consid. 1 p. 324). 1.1 Le recourant agit par la voie du recours de droit administratif pour ce qui concerne l'application de l'OPB et de l'OPair, et par la voie du recours de droit public pour ce qui concerne la protection de la situation acquise et la violation de divers droits constitutionnels. Cette manière de faire est admissible dans la mesure où les arguments à l'appui de chaque voie de droit sont exposés de manière distincte. 1.2 Le recours de droit administratif est ouvert contre une décision au sens de l'art. 5 PA, prise en dernière instance cantonale (cf. art. 98 let. g OJ), fondée sur le droit public fédéral, notamment sur les dispositions de la loi fédérale sur la protection de l'environnement (LPE [RS 814.01] - cf. art. 54 LPE; ATF 126 II 300 consid. 1a p. 301; 123 II 231 consid. 2 p. 233). L'arrêt attaqué constitue une telle décision puisqu'à côté des motifs tenant à la non-conformité de la construction à la zone à bâtir, il retient que la question des immissions a été ignorée et que les prescriptions de l'OPB et de l'OPair ne seraient pas respectées. Le recourant, qui s'est vu annuler un permis de construire octroyé en première instance, a qualité pour recourir (art. 103 let. a OJ). 1.3 En tant qu'il invoque la garantie de la situation acquise, le recourant doit agir par la voie, subsidiaire, du recours de droit public. En effet, l'arrêt attaqué ne porte pas sur la reconnaissance de la conformité à l'affectation de la zone de constructions et d'installations sises hors de la zone à bâtir ou sur une demande de dérogation visée aux art. 24 à 24 d LAT (art. 34 al. 1 LAT); la garantie invoquée par le recourant a été examinée sur la seule base du droit cantonal, soit l'art. 3 de la loi valaisanne sur les constructions (LC). Les autres griefs d'ordre constitutionnel sont également recevables dans ce cadre. Le recourant a qualité pour agir au sens de l'art. 88 OJ. Le recours de droit public est par conséquent lui aussi recevable. Il doit même être examiné en premier lieu, en dépit de son caractère subsidiaire, car le refus de mettre le recourant au bénéfice d'une situation acquise constitue le motif essentiel d'annulation du permis de construire.