Citation: 2C_756/2022 E. 1.5

1.5. Le recourant se prévaut aussi de la relation avec son ex-épouse. Il invoque l'art. 77 al. 1 let. b et al. 2 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201) en relation avec l'art. 44 al. 1 LEI (RS 142.20). Les art. 44 LEI et 77 OASA, qui régissent le séjour des conjoints de titulaires d'autorisations de séjour pendant et après l'union, sont formulés de manière potestative ("peut être prolongée"). Ils ne donnent aucun droit au recourant au sens de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, de sorte que le recours en matière de droit public est irrecevable sous cet angle (arrêt 2C_490/2021 du 21 juin 2021 consid. 3). Dans la mesure où cela semble échapper au recourant, il est précisé que celui-ci ne peut pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH ou de l'art. 50 LEI au motif que son ex-épouse s'est vu délivrer une autorisation d'établissement après leur séparation. Le recours en matière de droit public est également irrecevable en tant que le recourant invoque un droit de séjour pour cas de rigueur au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEI, cette disposition ne conférant aucun droit et relevant par ailleurs des dérogations aux conditions d'admission, expressément exclues de la voie du recours en matière de droit public (art. 83 let. c ch. 5 LTF) (arrêt 2C_564/2021 du 3 mai 2022 consid. 1.1 et l'arrêt cité). Enfin, le recourant ne peut pas se plaindre par la voie du recours en matière de droit public du refus de l'admission provisoire (art. 83 let. c ch. 3 LTF) (arrêt 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.3). Le recours en matière de droit public étant irrecevable sur ces aspects, la voie du recours constitutionnel subsidiaire pourrait entrer en ligne de compte. La qualité pour former un tel recours suppose toutefois que le recourant jouisse d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 let. b LTF) (ATF 147 I 89 consid. 1.2.1). Or, en l'espèce, le recourant, qui ne peut se prévaloir des art. 44 LEI et 77 OASA ou de l'art. 30 al. 1 let. b LEI au vu de leur formulation potestative, n'a pas de position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (arrêts 2C_490/2021 du 21 juin 2021 consid. 3; 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.2 et l'arrêt cité). Il en va de même en ce qui concerne l'admission provisoire, car celle-ci ne peut qu'être proposée par les autorités cantonales (ATF 141 I 49 consid. 3.5.3 et l'arrêt cité). Même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, le recourant peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 137 I 128 consid. 3.1.1). En l'occurrence, le recourant se plaint, en invoquant son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), que les juges cantonaux n'auraient pas analysé son intégration dans le cadre de l'examen de l'art. 30 al. 1 let. b LEI en lien avec l'art. 31 al. 1 OASA. Ils n'auraient en outre pas pris en compte les faits ressortant du dossier et tous les arguments qu'il aurait soulevés. Ces griefs sont inséparables du fond du litige et sont donc irrecevables. En définitive, le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable.