Citation: 6B_658/2008 06.02.2009 E. 1

Le recourant critique l'établissement des faits, qu'il qualifie d'arbitraire. 1.1 Saisi d'un recours en matière pénale, le Tribunal fédéral ne réexamine l'établissement des faits - sous réserve de l'allégation d'une violation du droit au sens de l'art. 95 LTF - que lorsqu'il est entaché d'inexactitude manifeste (art. 97 al. 1 LTF), à savoir d'arbitraire (ATF 134 IV 36, consid. 1.4.1). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). Une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou encore heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire même préférable (ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Lorsque l'autorité cantonale a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit à lui seul insuffisant. L'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble. Il n'y a pas d'arbitraire si l'état de fait retenu pouvait être déduit de manière soutenable du rapprochement de divers éléments ou indices. De même, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs arguments corroboratifs sont fragiles, si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction. 1.2 Pour déterminer la participation du recourant à l'agression, la cour cantonale se fonde sur trois éléments. Elle retient les déclarations de A.________, qui a avoué à la police et au juge d'instruction s'être rendu au parc avec B.________ et le recourant afin de mener une expédition punitive pour se venger des coups de couteau qu'il avait lui-même reçus. Elle s'appuye ensuite sur la déposition de B.________ qui a reconnu, devant l'officier de police, s'être rendu au parc avec A.________ et le recourant pour se battre avec les membres d'une bande rivale. Enfin, les mensonges du recourant qui a commencé par nier, devant la police, avoir été présent dans le parc le jour des faits avant de prétendre s'être rendu dans le parc dans le seul but de discuter avec un individu ayant proposé de la drogue à son frère montrent que l'on ne peut se fier à ses déclarations. Le recourant met en doute ces trois éléments, qu'il considère comme inexacts. Il relève d'abord qu'il a nié une fois seulement, à savoir lors de son interpellation, avoir été présent au parc, alors que lors de sa première audition, il a reconnu être sur les lieux de la bagarre. Il fait ensuite valoir que A.________ a expliqué au Tribunal de police qu'il était sur les lieux avec B.________ et le recourant pour voir qui voulait vendre du haschisch à son petit frère. Il conteste enfin les déclarations de B.________, dans la mesure où celui-ci a nié la participation du recourant à l'agression lors de son audition devant la police. 1.3 La cour cantonale a écarté le revirement de A.________ devant le Tribunal de police, considérant qu'il donnait des réponses préparées à l'avance avec le recourant (arrêt attaqué p. 5 s.). Par ailleurs, si B.________ n'a pas parlé du recourant à la police le 23 octobre 2005 (pièce 13), il l'a clairement mis en cause deux jours plus tard devant le juge d'instruction (pièce 28). Face à des déclarations contradictoires, le juge qui doit se forger sa conviction d'après l'ensemble des circonstances, pouvait se fonder sur la deuxième déclaration de B.________ dès lors qu'il n'avait pas de raison d'impliquer à tort le recourant. Enfin, le fait que celui-ci a nié s'être rendu au parc lors de son interpellation ne constitue pas une preuve de sa culpabilité. Mais cet élément secondaire vient corroborer les dépositions des deux comparses et montre que les déclarations du recourant sont peu crédibles. En conclusion, l'ensemble des indices retenus par la cour cantonale permet de conclure, sans arbitraire, à la participation du recourant à l'agression. Mal fondés, les griefs soulevés doivent être rejetés.