Citation: 5A_879/2023 E. 1

A.b. A.________ s'est remariée le 22 septembre 2018 avec D.________. B.________ a cessé de verser la contribution d'entretien avec effet au mois de février 2020. Par courrier du 11 février 2020, il a mis en demeure A.________ de lui restituer le montant de 170'000 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 15 mai 2019 (intérêt moyen), correspondant à la contribution d'entretien perçue par elle entre le 1er octobre 2018 et le 1er février 2020, au motif que l'obligation d'entretien qu'il avait à son égard s'était éteinte légalement, en vertu de l'art. 130 al. 2 CC, à compter de la date de son remariage. Le 6 mai 2020, à l'instance de B.________, l'Office des poursuites de Genève a notifié à A.________ un commandement de payer la somme de 170'000 fr. plus intérêt à 5 % l'an dès le 15 mai 2019, auquel la poursuivie a fait opposition. Par jugement du 11 septembre 2020, le Tribunal a débouté le poursuivant de sa requête en mainlevée provisoire. A.c. Par demande du 6 octobre 2020, déclarée non conciliée le 3 décembre 2020 et introduite auprès du Tribunal le 18 décembre 2020, B.________ a conclu à ce que A.________ soit condamnée à lui verser la somme de 160'000 fr. avec intérêts à 5 % dès le 15 mai 2019. À l'appui de ses conclusions, il exposait qu'il avait eu vent du remariage de celle-ci en décembre 2019, sans plus de précisions. Il avait alors recouru aux services d'un détective privé pour en obtenir la confirmation. Celui-ci lui avait indiqué, dans un rapport du 7 février 2020, que l'intéressée s'était remariée le 22 septembre 2018. Dans l'ignorance de cette nouvelle union avant ledit rapport, il avait continué de verser la contribution d'entretien de 10'000 fr. par mois pour la période de septembre 2018 à février 2020, montants dont il réclamait le remboursement. Dans sa réponse du 30 avril 2021, la défenderesse a conclu au rejet de la demande. Elle faisait notamment valoir que le demandeur avait eu connaissance de son remariage quelques semaines avant que celui-ci n'ait lieu, de sorte qu'il n'avait pas continué de s'acquitter de la contribution d'entretien par erreur. Il ne pouvait donc pas fonder ses prétentions sur la base de l'enrichissement illégitime et elle était ainsi en droit de percevoir une contribution d'entretien jusqu'en 2025.