Citation: 1P.778/2005 31.03.2006 E. 2

Le Tribunal administratif a considéré que la Municipalité d'Aubonne n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que les installations projetées constituaient, sinon un agrandissement, tout au moins une transformation de nature à nuire à l'aspect du lieu et qu'elle devait être interdite en application des art. 107 al. 4 du règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions et 86 al. 1 et 2 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC). Il a estimé en outre que la même conclusion s'imposait sous l'angle de l'art. 80 al. 2 LATC, s'agissant d'une transformation qui portait une atteinte sensible au caractère de la zone et qui, de surcroît, aggravait les inconvénients pour le voisinage qui résultent des dimensions excessives de ce bâtiment. Le refus du permis de construire repose ainsi sur deux fondements juridiques distincts. Il appartenait ainsi à la recourante, à peine d'irrecevabilité, de démontrer que la motivation retenue afin de justifier ce refus violait ses droits constitutionnels pour satisfaire aux réquisits de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 121 I 1 consid. 5a p. 10; 121 IV 94 consid. 1b p. 95 et les arrêts cités). En l'occurrence, la recourante tient pour arbitraire l'appréciation du Tribunal administratif suivant laquelle les deux fausses cheminées dissimulant les antennes de téléphonie mobile aggraveraient l'impact visuel du bâtiment, en rappelant la jurisprudence cantonale selon laquelle l'application de la clause d'esthétique prévue à l'art. 86 LATC, respectivement l'interdiction d'aggraver les inconvénients aux voisins posée à l'art. 80 al. 2 LATC ne doivent pas vider de sa substance la réglementation de la zone en vigueur. Il est douteux qu'ainsi motivé, le recours réponde aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Peu importe cependant, car le recours est de toute manière infondé.