Citation: 2C_101/2024 E. 5.2

5.2. Il suffit de constater que l'intéressé a été condamné à une peine privative de liberté de 36 mois pour viol et infraction à la loi sur les armes pour conclure qu'il ne remplit pas le critère du respect de la sécurité et de l'ordre publics de l'art. 58a al. 1 let. a LEI. En outre, cette peine constituant une peine privative de liberté de longue durée au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEI, l'autorisation de séjour du recourant pouvait, sur le principe, ne pas être prolongée. Le refus de renouveler une autorisation de séjour ne se justifie que si la pesée globale des intérêts à effectuer fait apparaître la mesure comme proportionnée (cf. art. 96 LEI), ce qui est examiné ci-dessous (cf. infra consid. 6). Il convient de préciser ici que les infractions ayant donné lieu à cette condamnation ont été commises avant le 1er octobre 2016, de sorte que l'art. 62 al. 2 LEI, qui interdit de révoquer une autorisation de séjour sur la seule base d'infractions pour lesquelles un juge pénal aurait renoncé à prononcer une expulsion à l'étranger, ne s'applique pas (cf. ATF 146 II 49 consid. 5.6; 146 II 1 consid. 2.1.2).