Citation: 5A_101/2024 E. 6.2.2

6.2.2. En tant que les recourants prétendent que la présence régulière de leur père à W.________, démontrée notamment par des photographies et par la constance de la consommation d'électricité, aurait dû être prise en considération, leur critique n'est pas décisive. La cour cantonale a tenu pour établi que K.________ a mangé avec son épouse à U.________ presque tous les jours du 25 août au 9 décembre 2021 et du 18 janvier au 8 juin 2022, constatation qui ne fait l'objet d'aucune critique. Il faut dès lors considérer que sa présence physique à U.________ était (aussi) régulière. Dans une telle situation, il s'agissait de déterminer avec lequel des deux lieux précités le défunt entretenait les relations les plus étroites, la seule durée de sa présence physique respective dans chacun d'eux n'étant pas déterminante (cf. supra consid. 3.2.1). Or, les arguments des recourants ne sont pas de nature à démontrer que l'intensité des liens du défunt avec W.________ l'emportait sur celle des liens qu'il entretenait avec U.________, où vivait son épouse. S'agissant en particulier de l'absence de mise en location du logement sis à W.________, ils omettent que la cour cantonale n'a pas nié que cette circonstance puisse dans certaines situations constituer un critère pertinent, jugeant toutefois que dans les circonstances de l'espèce, on ne pouvait pas en déduire une volonté, reconnaissable pour les tiers, de demeurer en Suisse. À cet égard, quand bien même il faudrait considérer, avec les recourants, que le premier argument de la cour cantonale est contestable puisque leur père n'avait aucun intérêt à maintenir une apparence de domicile fiscal en Suisse, ils ne s'en prennent toutefois pas au second argument de la juridiction précédente, à savoir que cette absence de mise en location pouvait parfaitement s'expliquer par le fait que leur père n'avait pas besoin d'encaisser un loyer pour vivre. Quant au maintien d'une assurance-maladie et de comptes bancaires en Suisse et à sa participation dans diverses sociétés dans ce pays, il s'agit d'indices qui ne sauraient infirmer l'ensemble des autres circonstances, qui ont été correctement prises en considération par la cour cantonale. Il faut en définitive considérer avec celle-ci que l'ensemble des circonstances de fait objectives manifestent de manière reconnaissable pour les tiers qu'à la date de son décès, le maximum d'éléments touchant à la vie personnelle, sociale et professionnelle de K.________ se focalisaient à U.________, où demeurait son épouse, de sorte qu'il avait fait de ce lieu le centre de son existence, étant rappelé que l'existence d'un réseau social en Suisse n'a pas été démontrée. Tel est le cas indépendamment du point de savoir s'il avait ou non besoin d'un logement protégé pour lui-même. Les déclarations de la voisine de l'intéressé à W.________, qui n'a au demeurant pas précisé à quelle période elle s'est référée, ne sont pas suffisantes pour retenir le contraire. Enfin, les considérations relatives au devis du 17 juin 2022 ont été émises par la cour cantonale à titre superfétatoire, de sorte que l'issue du litige n'en dépend pas. Il en résulte que l'autorité cantonale n'a pas violé les art. 86 al. 1 et 20 al. 1 LDIP en retenant, sur la base des faits constatés - dont le caractère arbitraire n'a pas été démontré (cf. supra consid. 6.1) -, qu'au moment de son décès, K.________ était domicilié à Z.________, partant, que les autorités suisses ne sont pas compétentes pour connaître de sa succession. Quant au grief de violation de l'art. 90 al. 1 LDIP relatif au droit applicable à la succession, il outrepasse l'objet du litige, qui n'a trait qu'à la question de la compétence ratione loci pour connaître de la succession litigieuse.