Citation: 6B_727/2021 E. 3.1

3.1. Dans son grief de violation de l'art. 179septies CP, le recourant soutient d'abord que les juges cantonaux n'auraient pas précisé comment ils étaient arrivés à la conclusion qu'il avait agi avec l'intention d'importuner ou d'inquiéter l'intimée, respectivement qu'il avait agi par méchanceté ou espièglerie. Aussi la cour cantonale n'aurait-elle pas respecté les exigences de motivation découlant du droit d'être entendu, concrétisé aux art. 29 Cst. et 6 §1 CEDH. Sur le fond, le recourant soutient qu'aucun élément au dossier ne permettrait de penser qu'il visait un autre but que celui d'exprimer ses sentiments et de conquérir la plaignante. En outre, l'utilisation qu'il a faite des installations de télécommunication ne serait pas abusive, dès lors que ses messages n'étaient pas anonymes - son identité ayant toujours été reconnaissable quand bien même il utilisait différents pseudonymes - et que leur quantité serait demeurée en deçà des exigences posées par la jurisprudence en lien avec la période considérée. Enfin, le contenu des messages en question ne permettrait pas de considérer que l'atteinte ait pu revêtir une gravité suffisante sur le plan qualitatif.