Citation: 5A_1053/2020 E. 5.1

5.1. Le recourant soutient que la cour cantonale a violé l'art. 125 CC sous l'angle des art. 9 Cst. et 8 CC, en lien avec l'art. 277 al. 1 CPC sur la maxime des débats, en partant du principe que, dans la mesure où son épouse avait bénéficié d'une contribution d'entretien de 2'500 fr. durant la procédure de divorce, ce montant devait continuer à lui être versé pour maintenir son train de vie. Il expose en substance que le montant de 2'500 fr. convenu en mesures provisionnelles avait été arrêté à bien plaire et d'un commun accord afin d'éviter de longues et coûteuses procédures en mesures provisionnelles. Ce montant ne se basait sur aucun élément objectif autre que la bonne volonté des parties. Dès lors que dans la présente procédure son épouse avait allégué et prouvé des charges de l'ordre de 4'561 fr. et qu'elle n'avait pas établi qu'elle jouissait d'un train de vie particulièrement élevé, la cour cantonale avait abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant que le montant de 2'500 fr. servait à maintenir le train de vie de l'intimée. Il était hautement vraisemblable que ce montant était utilisé à titre d'épargne ou pour d'autres dépenses somptueuses. Enfin, concernant la prévoyance professionnelle, il ressortait de l'arrêt cantonal que le montant de 504 fr. mensuel était inclus dans le budget de l'épouse au titre de son 3ème pilier, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de le contraindre à assumer un montant supérieur pour la prévoyance de l'intimée, qui était largement assurée. Pour tous ces motifs, il convenait par conséquent d'admettre que le train de vie, établi et prouvé par l'épouse, s'élevait à 4'561 fr., de sorte que la contribution en faveur de celle-ci devait se limiter à 600 fr. de manière à couvrir son déficit. Se référant à l'arrêt 5A_819/2017 du 20 mars 2018 consid. 8.1, le recourant relève également que la jurisprudence imposerait au créancier d'une contribution d'entretien de démontrer les dépenses nécessaires à son train de vie. Or, en l'espèce, la Cour de justice n'avait pas cherché à déterminer le train de vie mené par l'intimée, mais avait simplement décrété, sans aucune base objective, qu'étant donné que celle-ci percevait une contribution d'entretien de 2'500 fr., cette contribution devait continuer à lui être versée. De manière totalement arbitraire et en violation de la jurisprudence précitée, la cour cantonale avait retenu un train de vie qui n'avait été prouvé d'aucune façon par l'intimée, malgré le fait que le fardeau incombait à celle-ci, en violation de l'art. 8 CC sur le fardeau de la preuve, en lien avec l'art. 277 al. 1 CPC sur la maxime des débats. Elle l'avait ainsi condamné à verser une contribution totalement disproportionnée par rapport aux dépenses de son épouse, ce qui était également arbitraire dans le résultat.