Citation: 5D_150/2021 E. 4.4.1

4.4.1. Il expose en substance que l'intimée a failli à son devoir découlant de l'art. 170 CC en ne l'informant pas de l'existence de la bourse litigieuse, le privant ainsi de pouvoir requérir dès le départ un nouveau calcul de la pension, celle-ci étant beaucoup trop élevée dès l'obtention de la bourse, alors que parallèlement, la contribution d'entretien en faveur de l'intimée était dès cet instant bien trop basse. Le résultat de l'arrêt querellé serait choquant et insoutenable, en tant que l'intimée se verrait récompensée " de sa violation du devoir d'information en pouvant conserver un montant qui aurait correspondu à la baisse de contribution globale si elle avait annoncé la présence d'une bourse dès 2017 ". En outre, la Juge déléguée aurait refusé d'entrer en matière sur de nouveaux calculs " en soutenant plusieurs moyens sans rapport avec l'exigence desdits calculs, raison pour laquelle ces moyens, respectivement ces rejets des griefs du recourant, tombent également dans la violation de l'interdiction de l'arbitraire ". En particulier, l'argumentation de la cour cantonale selon laquelle il n'aurait pas prouvé qu'il devrait des montants au BRAPA serait choquante, puisque le fait que le BRAPA avance ou non des montants n'aurait aucun rapport avec les calculs d'entretien, et que de toute manière, à terme, le BRAPA exigerait de lui l'ensemble des contributions d'entretien dues pour la période considérée. Le recourant s'en prend aussi aux considérations de l'autorité cantonale relatives à la prétendue absence de surcouverture des besoins de D.________, exposant que cet élément n'a quoi qu'il en soit aucun rapport avec la question litigieuse, le montant de la pension ne dépendant pas des avances versées par le BRAPA. Il soutient qu' " en invoquant la non-rétroactivité d'une décision d'entretien (...), l'intimée abuse clairement de ce principe de non-rétroactivité alors que les conclusions du recourant viennent du fait qu'elle a violé son devoir d'information (...). " Il affirme aussi qu' "il est correct de dire que la bourse d'études est subsidiaire à la contribution alimentaire, mais à l'évidence l'Office des bourses avait une situation très claire devant lui pour octroyer une bourse à D.________, en particulier en connaissant le fait que les contributions étaient déjà dues par le recourant, et que pendant une grande partie de la période elles étaient même réglées en intégralité. Toute autre considération viserait à partir du principe que l'intimée a caché les décisions de contributions de 2017 à l'Office des bourses, ce qui serait illégal, et donc insoutenable en l'espèce. "