Citation: I 127/03 12.05.2003 E. A

A.a P.________ titulaire d'un certificat fédéral de capacité de vendeur, a travaillé pour la Société X.________ jusqu'au 3 juin 1991. Dès cette date, il a cessé son activité professionnelle en raison d'une hernie discale L4-L5 droite. Le 30 août 1991, il a subi une discotomie L4-L5, pratiquée par le docteur A.________, chef de clinique à l'Hôpital Y.________. Il a par la suite été réopéré, le 3 février 1992, en raison d'une fibrose résultant de la première intervention. Le 4 mars 1992, P.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Il était alors suivi par le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, lequel décrivait une incapacité de travail totale dans la profession exercée précédemment par l'assuré, mais tenait pour adapté à son état de santé l'exercice d'une activité lucrative ne comportant pas le port de lourdes charges (rapport du 11 mars 1992 du docteur B.________). Toujours selon ce praticien, une troisième intervention chirurgicale était envisagée, compte tenu de la persistance de douleurs et d'une probable déstabilisation de la colonne (rapport du 28 octobre 1992 de l'Office régional AI de Genève). Par décision du 25 mars 1993, la Caisse de compensation Z.________ alloua à P.________ une rente entière d'invalidité, assortie d'une rente complémentaire pour l'épouse et d'une rente pour enfant, avec effet dès le 1er juin 1992. A.b Dans le courant de l'année 1993, vu la persistance d'une instabilité de la colonne, une immobilisation-test par corset plâtré fut réalisée. On renonça par la suite à pratiquer une spondylodèse lombaire, mais le port d'un lombostat fut prescrit à l'assuré. Selon un rapport du 6 décembre 1993 du docteur B.________, il n'y avait plus d'autre mesure médicale à entreprendre en vue d'améliorer la capacité de travail de l'assuré. Celle-ci était nulle dans la profession exercée avant la survenance des douleurs dorsales, mais une activité sans port de charges, permettant d'éviter les positions assises prolongées et les mouvements de flexion du tronc était adaptée à l'état de santé de l'assuré. Dans le cadre d'une procédure de révision du droit à la rente, le Secrétariat de la Commission AI du canton de Genève a, par une communication du 15 août 1994, informé l'assuré que les prestations allouées jusqu'alors seraient maintenues. A.c En août 1995, P.________ a quitté Genève et s'est établi aux Philippines avec sa famille. Dans le cadre d'une nouvelle procédure de révision du droit à la rente, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI) confia au docteur A.________ le soin de réaliser une expertise. Après avoir examiné l'assuré le 3 avril 1998, ce praticien décrivit une mobilité cervicale dans la normale; le rachis lombaire était mobilisé avec une certaine raideur, le Schober étant de 10/13 pour une distance doigt-sol égale à 20 cm; les flexions latérales n'étaient pas spécialement limitées et le lasègue direct ou inversé était négatif; l'assuré pouvait sauter et retomber sur ses talons sans douleur et l'examen neurologique des membres inférieurs était strictement normal. Selon l'expert, la capacité de travail de l'assuré était nulle dans l'activité de vendeur ou de manutentionnaire dans une grande surface. Il lui semblait par ailleurs impossible d'entrevoir une quelconque réadaptation dans une nouvelle profession, dès lors que P.________ ne travaillait plus depuis environ 8 ans. Le médecin-conseil de l'office AI, le docteur C.________, considéra que cette expertise permettait de retenir une série d'améliorations de l'état de santé de l'assuré depuis la décision d'allocation de rente du 25 mars 1993. La reprise d'une activité professionnelle légère, telle que caissier, téléphoniste, réceptionniste ou gardien d'immeuble était par conséquent exigible, à raison d'un taux d'activité de 80 %. Sur cette base, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger fixa le taux d'invalidité de l'assuré à 36 % dès le mois d'avril 1998 et supprima avec effet dès le 1er mars 2000 les prestations allouées précédemment (décision du 17 janvier 2000). B. P.________, qui était entre-temps revenu s'établir à Genève, a déféré cette décision à la Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger, qui a transmis d'office la cause à la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'AVS/AI, comme objet de sa compétence. Celle-ci rejeta le recours de l'assuré, par jugement du 24 octobre 2002.