Citation: 4C.385/2000 15.08.2001 E. 3

3.- Invoquant la violation des art. 418f al. 3 et 418g al. 2 CO, la recourante affirme qu'en sa qualité d'agent de Y.________, elle avait l'exclusivité, en vertu de la loi (art. 418f al. 3 CO), non seulement de la prestation de ses services mais aussi de la vente des ordinateurs de la mandante auprès d'une clientèle déterminée. On peut d'emblée relever que les juges cantonaux n'ont examiné la convention litigieuse sous l'angle du contrat d'agence que de façon hypothétique, comme ils l'ont clairement indiqué au considérant 4 in initio de l'arrêt déféré. A propos du principe d'exclusivité instauré par l'art. 418f al. 3 CO, ces magistrats ont considéré que la seule exclusivité à laquelle la demanderesse, en sa qualité d'agent de la défenderesse, aurait pu prétendre était celle de la vente des ordinateurs Y.________, l'intimée ayant de son côté l'exclusivité des services de la recourante. Puis, ils ont retenu que la demanderesse ne s'était nullement plainte "(..) de la violation d'une exclusivité dans la vente des ordinateurs Y.________, auprès d'une clientèle déterminée, mais de la violation d'une prétendue exclusivité de fournir ses services informatiques à une clientèle déterminée". La cour cantonale a donc procédé à la constatation d'un fait de procédure - l'absence de moyens au sujet de l'exclusivité pouvant entrer en ligne de compte - laquelle lie le Tribunal fédéral (ATF 125 III 305 consid. 2e p. 311), puisque la recourante ne prétend pas que cette constatation serait le fruit d'une inadvertance manifeste. Il en résulte que, sur la base de l'état de fait souverain, le grief de violation de l'art. 418f al. 3 CO est irrecevable, dès lors que la question de la violation d'une clause d'exclusivité concernant la vente des ordinateurs Y.________ n'entrait pas dans le cadre du litige qui était soumis à l'autorité cantonale.