Citation: 5A_96/2025 E. 4.3.1

4.3.1. L'objectif de la procédure de conciliation ou de médiation prévue par l'art. 8 LF-EEA se limite à obtenir le retour volontaire de l'enfant ou à parvenir à un règlement amiable (cf. art. 8 al. 1 LF-EEA; ATF 137 III 529 consid. 2.2). En tant qu'elle nécessite une participation des parties orientée vers la recherche d'une solution, cette procédure requiert de part et d'autre une disposition minimale à résoudre le conflit (arrêts 5A_577/2014 du 21 août 2014 consid. 2 et les références; 5A_154/2010 du 29 avril 2010 consid. 3). Or ainsi que le relève la cour cantonale, l'intimé a catégoriquement refusé une telle procédure, circonstance permettant de retenir que le procédé n'aboutirait vraisemblablement pas à un accord entre les parties au sujet du retour volontaire de l'enfant. Dans cette mesure, le refus de la cour cantonale d'y recourir n'apparaît pas contraire au droit. Comme le souligne par ailleurs cette autorité, la procédure de retour d'enfant est soumise à une exigence de célérité particulière (ATF 137 III 529 consid. 2.2; cf. également art. 1 let. a, 2 et 11 al. 2 CLaH80). Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que la demande de retour ait été déposée plus d'un an après le déplacement de l'enfant (cf. infra consid. 5) ne permet pas de s'affranchir de cette exigence.