Citation: 6B_572/2018 E. 3.2.3

3.2.3. La recourante se réfère à divers témoignages recueillis en cours d'instruction, desquels il ressortirait qu'elle ne disposait pas d'un accès informatique lui permettant de consulter " les données confidentielles " du personnel. Elle omet toutefois de préciser qu'elle avait admis en cours d'instruction avoir pu consulter informatiquement dès 2003 " les données personnelles de base " des employés du Département des affaires culturelles, soit leur nom, adresse, date de naissance, salaire, date d'entrée en fonction et " historique ", ce qui lui avait permis de rédiger son courrier du 5 décembre 2009. Si la cour cantonale ne retient certes pas que la recourante disposait d'un accès informatique aux données les plus sensibles, il ressort néanmoins de l'arrêt entrepris que, par sa fonction, elle avait ponctuellement été amenée à consulter les " dossiers physiques " de certains collaborateurs et qu'elle avait par ailleurs eu connaissance de notes internes concernant l'octroi de dérogations. L'intéressée conteste par ailleurs avoir signé un cahier des charges. Si la cour cantonale a certes retenu que l'intimée avait produit une version non signée du cahier des charges de la recourante, la version reproduite dans l'arrêt entrepris avait en revanche été approuvée par les parties le 24 octobre 2003. La recourante n'explique pas à cet égard en quoi les tâches décrites dans ce document ne correspondaient pas aux activités effectivement exercées. Les développements de la recourante ne sont dès lors pas propres à établir que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire et violé sa présomption d'innocence en retenant qu'elle avait joué un rôle central dans la gestion des dossiers des collaborateurs du Département des affaires culturelles, ayant ainsi accès aux données les concernant.