Citation: 5A_364/2020 E. 5.3

5.3. En l'espèce, il ressort de l'arrêt cantonal, repris dans l'état de fait ci-dessus (cf. supra let. B), que la requête de mesures provisionnelles ayant précédé la décision de première instance, puis l'arrêt sur appel querellé, a été déposée le 3 juillet 2018 par l'époux. Il en ressort également que l'épouse a, par la suite, elle aussi pris des conclusions provisionnelles et que la décision de première instance a été rendue le 27 août 2019. Dans ces circonstances, on ne discerne pas en quoi l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant la situation financière de G.________ Sàrl telle que découlant d'une comptabilité définitive pour 2017 et provisoire au 31 octobre 2018, à savoir moins d'une année avant la reddition de la décision de première instance du 27 août 2019, et en retenant le salaire de l'épouse tel que mentionné dans sa déclaration fiscale 2017. Par ailleurs, en tant que le recourant fait également valoir que G.________ Sàrl aurait réalisé un bénéfice de 265'096 fr. en 2017, il ne motive pas en quoi ce fait aurait été omis de manière arbitraire. S'agissant du revenu hypothétique imputé à l'épouse, le recourant se limite encore une fois à une argumentation appellatoire et il se contente de se référer au chiffre d'affaires annuel de l'intimée, sans expliquer plus avant en quoi celui-ci serait pertinent pour faire échec aux constatations cantonales. Pour autant que suffisamment motivé, le grief du recourant doit par conséquent être rejeté.