Citation: 1B_242/2013 E. 3

La Chambre pénale de recours a semblé admettre l'existence d'un risque de collusion au sens de l'art. 221 al. 1 let. b CPP, ainsi que l'absence de mesures permettant d'y pallier (cf. consid. 2.2.2 de l'arrêt attaqué). Pour ce faire, elle s'est référée principalement à la motivation qui prévalait dans l'arrêt du Tribunal fédéral du 13 novembre 2012. Il y avait été retenu qu'au vu des menaces alléguées proférées contre l'une des victimes par le recourant et/ou sa compagne, le risque que celui-ci ne mette sa liberté à profit pour tenter d'influencer ou d'intimider les personnes qui le mettaient en cause ne pouvait être écarté. Il n'était alors également pas possible d'y remédier par des mesures de substitution telles qu'un simple engagement de ne pas approcher ou de ne pas prendre contact avec les personnes concernées (arrêt 1B_646/2012 consid. 4.2). Toutefois, la cour cantonale a ensuite exposé que s'il devait être admis l'insuffisance du danger de collusion pour maintenir le prévenu en détention provisoire, le risque de récidive ferait obstacle à la libération du recourant (cf. consid. 3 du jugement attaqué). Dès lors que les hypothèses prévues par l'art. 221 al. 1 CPP sont alternatives (Moreillon/Parein-Reyemond, Code de procédure pénale, 2013, no 7 ad art. 221 CPP; Forster, in BSK StPO, 2011, no 1 ad art. 221 CPP) et vu le doute manifesté par l'autorité précédente, il s'impose par économie de procédure d'examiner en premier lieu le risque de réitération retenu. Cela vaut d'autant plus qu'en l'espèce et dans l'intervalle, l'instruction a été close par l'acte d'accusation du 25 juin 2013; or, à ce stade de la procédure et si tout danger de collusion ne peut être exclu, l'autorité doit procéder à un examen particulièrement attentif de ce risque (ATF 137 IV 122 consid. 4.2 in fine p. 128; 132 I 21 consid. 3.2.2 p. 24; arrêts 1B_72/2013 du 11 mars 2013 consid. 3.3, 1B_388/2012 du 19 juillet 2012 consid. 2.4 in fine).