Citation: 4C.163/2003 23.12.2003 E. A

A.a Le 25 mai 1992, la banque X.________, dont le siège est à Lyon (France), a pris l'engagement d'accorder à la société en nom collectif de droit français Y.________ l'ouverture d'un "crédit marchand de biens" portant sur un montant de 2'500'000 FF en vue de financer l'acquisition d'un domaine immobilier dans la Nièvre (France). Il était prévu que ce prêt, dont le taux d'intérêt s'élevait à 13 % l'an, devait arriver à échéance le 25 mai 1994 au plus tard. En garantie de ce prêt, A.________, domicilié à Cologny (Genève), s'est porté caution personnellement et solidairement. A.b Par acte notarié du 30 mai 1992, Y.________ a procédé à l'acquisition immobilière projetée pour le prix de 3'100'000 FF et X.________ a consenti à la société en nom collectif le prêt convenu en date du 25 mai 1992. Le cautionnement solidaire de A.________ y a été consigné, celui-ci renonçant expressément au bénéfice de discussion et de division. En outre, A.________ s'est obligé, solidairement avec l'emprunteur, au remboursement global du prêt, au service ponctuel des intérêts et au paiement de tous frais et accessoires. Aucune clause de prorogation de for ou d'élection de droit n'a été convenue. A.c Toujours en date du 30 mai 1992, X.________ a accordé à Y.________ un découvert en compte de 300'000 FF destiné à financer un besoin de trésorerie dans le cadre de cette opération immobilière. A.________ s'est également porté caution solidaire à due concurrence. A.d Le domaine immobilier acquis par Y.________ a été grevé d'une hypothèque en faveur de X.________ garantissant le remboursement du prêt de 2'500'000 FF. A.e Par avenant des 26 janvier et 16 juin 1995, X.________ et Y.________ ont convenu de proroger la durée du prêt au 30 septembre 1995 et de constituer une hypothèque au profit de la banque d'un montant de 800'000 FF correspondant aux intérêts dus ou à devoir. Cette hypothèque grevait, en second rang, un autre immeuble appartenant à la société en nom collectif et sis dans l'Ain (France). Par courrier du 20 mars 1995, A.________ a déclaré ne pas s'être porté caution en faveur de Y.________ pour la somme supplémentaire de 800'000 FF faisant l'objet de l'avenant.