Citation: 4A_565/2019 E. A

A.a. En novembre 2002, l'État de Genève (ci-après: le locataire, le demandeur ou l'intimé) a pris à bail des locaux dans un immeuble dont B.________ GmbH (ci-après: la bailleresse) est devenue propriétaire en 2003. Le locataire a payé le loyer en mains de A.________ SA (ci-après: la régie, la défenderesse ou la recourante) jusqu'au 4 avril 2003, date à partir de laquelle il a été invité à effectuer ses paiements directement auprès de la bailleresse, ce qu'il a effectué. En octobre 2006, à la suite d'une erreur de sa part due à un changement de son système informatique, le locataire a toutefois versé à la régie le montant du loyer du quatrième trimestre 2006, soit 86'358 fr. Bien qu'elle ait reconnu le caractère erroné du versement, la régie a refusé de restituer ce montant au locataire, alléguant êtreelle-même créancière de la bailleresse pour un montant supérieur et ayant donc l'intention d'exciper de compensation à concurrence dudit montant. Par courrier du 22 décembre 2006, la régie a ainsi informé le locataire de ladite compensation et, persistant à refuser de lui restituer le montant litigieux, s'est engagée à " relever et garantir l'ETAT DE GENEVE de toute prétention que B.________ [...] pourrait être tentée de faire valoir à son encontre concernant ce montant de CHF 86.358,-- ". A.b. Depuis lors, l'erreur du locataire et la position adoptée par la régie ont entraîné l'ouverture de pas moins de quatre actions et deux demandes de révision. A.b.a. Une première procédure, ouverte en 2008, a opposé la bailleresse au locataire.