Citation: 4A_75/2016 E. 2.2.3

2.2.3. D'après la recourante, les juges genevois auraient également retenu de manière arbitraire l'absence de H.L.________ lors de la visite de l'appartement n° 16, organisée en octobre 2012 par le courtier N.________. La cour cantonale relate les déclarations de N.________ et de O.________ à propos de la visite de l'appartement de l'intimé en automne 2012, mais ne tranche pas entre les deux versions qui divergent sur la présence ou non de H.L.________ à cette occasion. Les échanges de courriels intervenus en octobre 2012 entre O.________ et N.________ laissent apparaître la fixation d'un rendez-vous avec les époux L.________ pour la visite d'appartements dans les résidences Z.________ et X.________, dont le bien propriété de l'intimé. Il n'est par ailleurs pas contesté qu'une visite a bien eu lieu en octobre 2012. Que celle-ci ait effectivement porté sur l'appartement n° 16 en présence de H.L.________ - qui connaissait déjà l'objet - ne résulte toutefois pas indubitablement des échanges de courriels ultérieurs entre O.________ et N.________, contrairement à ce que la recourante soutient. En effet, le représentant de la courtière a interpellé le représentant de H.L.________ pour connaître la position de son client à propos des appartements "X.________" et "Z.________" (courriel du 25 octobre 2012), puis à nouveau à propos de l'appartement "X.________" (courriel du 31 octobre 2012); O.________ a alors répondu, dans un courriel du 2 novembre 2012, n'avoir pas de nouvelles des époux L.________, qui "sont partis pour New York aussitôt après". Étant donné que deux appartements au moins étaient en jeu, cette réponse ne prouve pas que H.L.________ a réellement visité l'appartement de la Résidence X.________ en octobre 2012, avant son départ pour New York. En ne tenant pas pour établi le fait allégué par la courtière, les juges genevois ne se sont pas livrés à une appréciation arbitraire des preuves.