Citation: I 375/04 06.06.2005 E. 1

En outre, l'existence d'autres critères mentionnés par la jurisprudence pour fonder le caractère non exigible de la réinsertion dans le processus de travail doit être niée. En effet, il y a lieu d'exclure la présence d'une affection corporelle chronique liée à un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission durable, puisque les somaticiens consultés ont constaté une amélioration de la symptomatologie liée au conflit sous-acromial (cf. rapports des docteurs R.________ du 15 novembre 1997 et Gabioud du 6 octobre 1999). En outre, une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie n'apparaît pas, du moment que le docteur M.________ relève une bonne entente entre les époux, ainsi que le caractère gai de l'assurée qui aime la vie de famille. Au demeurant, il faut non seulement nier la présence de critères déterminants pour fonder le caractère non exigible de la réintégration dans le processus de travail, mais il y a lieu également de relever les limitations liées à l'exercice d'une activité qui résultent d'une exagération des symptômes ou d'une constellation semblable. En particulier, il existe indéniablement une discordance entre les douleurs décrites et le comportement observé. Le docteur G.________ indique en effet que la moindre palpation de l'épaule droite provoque des douleurs exprimées avec véhémence par des pleurs et des cris, tandis que, lorsque l'assurée est distraite, la palpation devient indolore et les tests normaux. Cela étant, il y a lieu de présumer que les troubles somatoformes douloureux ou leurs effets peuvent être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible. Aussi, la Cour de céans ne saurait-elle faire siennes les conclusions du docteur M.________ relatives à la capacité de travail de l'assurée, du moment que l'expert a attesté une limitation de cette capacité fondée uniquement sur le diagnostic de trouble somatoforme (cf. ATF 130 V 356 consid. 2.2.5). En effet, ce médecin se contente de faire état d'un trouble somatoforme se manifestant par des douleurs à l'épaule droite, lesquelles entraînent une invalidité de fait. 2.4 Vu ce qui précède, l'existence d'une atteinte psychique ouvrant le droit à des prestations d'assurance doit être niée. L'office intimé était dès lors fondé, sans qu'il ait été nécessaire de procéder à des investigations complémentaires sur le plan professionnel, comme le demande la recourante, à considérer que la capacité de travail découlant de l'atteinte à la santé est entière dans une activité adaptée du genre de celle qui a été préconisée par le docteur G.________ dans son rapport du 30 août 2000. En outre, au regard des données économiques prises en considération par l'office AI, la comparaison des revenus déterminants ne fait pas apparaître un taux d'invalidité suffisant pour ouvrir droit à une rente et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: