Citation: 2A.240/2003 23.04.2004 E. A

Ressortissant algérien né en 1965, X.________ est entré en Suisse le 30 octobre 1999 au bénéfice d'un visa d'affaires valable pendant un mois. A l'échéance du visa, il n'a pas quitté la Suisse mais a présenté une demande d'autorisation de séjour pour études qui a été rejetée par les autorités compétentes neuchâteloises; cette décision a été confirmée, sur recours, avec l'injonction de quitter le canton jusqu'au 15 juin 2000. Le 18 août 2000, l'intéressé a déposé une demande d'asile qui a également été écartée, d'abord le 18 octobre 2000 puis, sur recours, le 5 juin 2001. Un nouveau délai au 4 juillet 2001 lui a alors été fixé pour quitter la Suisse. La décision de renvoi n'a toutefois pas pu être exécutée, car X.________ avait entre-temps pris soin de dissimuler son passeport. Après avoir épousé, le 18 décembre 2001, A.________, une ressortissante portugaise de vingt-deux ans son aînée qui est au bénéfice d'un permis d'établissement et d'une rente de l'assurance-invalidité, il a déposé une demande d'autorisation de séjour au titre du regroupement familial. Par décision du 5 février 2002, le Service de l'état civil et des étrangers du canton du Valais (ci-après: le Service cantonal) a rejeté cette demande, en considérant que le mariage invoqué revêtait un caractère fictif au vu de l'ensemble des circonstances du cas, en particulier des nombreuses démarches entreprises par le requérant pour rester en Suisse, de la rapidité avec laquelle les époux avaient décidé de se marier, de leur grande différence d'âge, ainsi que de certaines contradictions ressortant de leurs déclarations faites pour les besoins de la procédure à la Police.