Citation: I 148/01 11.07.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, l'intimé n'a pas cité expressément l'art. 41 LAI à l'appui de sa décision litigieuse du 13 octobre 1999. Néanmoins, à la lecture de cette décision et de la référence qui y est faite à l'art. 88a RAI, on doit admettre que l'intimé avait retenu que l'invalidité du recourant s'était modifiée de manière à influencer le droit à la rente, entre le 3 juillet 1996 et le 13 octobre 1999. Les conditions d'une révision, au sens de l'art. 41 LAI, ne sont pourtant manifestement pas remplies. En effet, dans leur rapport du 31 mars 1998, les docteurs M.________ et P.________ ont constaté que l'état de santé du patient ne s'était pas modifié de manière significative depuis l'année 1995. Par ailleurs, il ne ressort pas non plus du dossier que les circonstances économiques auraient évolué de façon à changer le taux d'invalidité. b) Quant aux premiers juges, ils ont nié que les conditions d'une révision de la décision initiale de rente aient été remplies. Selon eux, on se trouverait en présence d'un cas de révision procédurale, dès lors que l'intimé a remplacé la rente entière par une demi-rente en se fondant sur des faits nouveaux constatés lors de l'expertise du COMAI du 31 mars 1998. Les faits constatés par les docteurs M.________ et P.________ ne sont toutefois pas nouveaux, au sens où la jurisprudence l'entend (consid. 1c ci-dessus), puisque les responsables du COMAI ont indiqué que l'état de santé du patient ne s'était pas modifié de manière significative depuis l'examen qui avait été pratiqué au COMAI en 1995. Il ne s'agit donc pas d'un cas de révision procédurale. c) En réalité, l'intimé a reconsidéré sa décision de rente, comme il l'a soutenu à juste titre dans sa duplique du 21 mars 2000. Il faut dès lors déterminer si les conditions d'une reconsidération étaient remplies, c'est-à-dire examiner si l'octroi d'une rente entière d'invalidité au recourant, en 1996, était manifestement erroné.