Citation: 6B_31/2024 E. 5.1

5.1. L'étude en question, une méta-analyse publiée il y a plus de dix ans, ne conclut pas à l'existence d'un traitement spécifique réduisant la violence rapportable à la psychopathie, qui serait susceptible d'être mis concrètement en oeuvre dans le cadre d'une mesure institutionnelle, mais en termes plus généraux et infiniment plus nuancés et prudents, que l'état de la littérature scientifique sous revue permet d'envisager avec grande confiance l'accessibilité à un traitement de la violence rapportable à la psychopathie ("the state of the litterature precludes the ability to speculate with great confidence about the amenability of psychopathic violence to treatment"), respectivement à l'existence de bons éléments préliminaires soutenant l'idée qu'une intervention spécifique et soigneusement dosée pourrait effectivement réduire la violence de personnes psychopathes ("we believe that there is good preliminary evidence to suggest that [...] a specifically and carefully crafted intervention may be effective in reducing violence by psychopathic individuals"). Ce travail scientifique ne préconise ni un traitement particulier ni ne fournit d'indication quant à un éventuel dosage, mais prône une plus grande transparence dans les publications relatives à des études portant sur de telles thérapies, dont on perçoit le caractère encore essentiellement expérimental. En définitive, on comprend qu'au stade où a été réalisée l'étude, aucun consensus solide n'émergeait quant à un traitement, ses modalités ainsi que ses effets et que ces questions relevaient encore de la recherche. Par ailleurs, rien n'indique que des progrès plus significatifs auraient été réalisés ces dix dernières années et le recourant ne tente pas de le démontrer. La seule référence à ce texte n'est, dès lors, pas de nature à démontrer qu'il serait insoutenable de conclure, comme l'a fait la cour cantonale, que la littérature médicale envisage tout au plus comme une hypothèse que les troubles de type psychopathique puissent faire l'objet d'un traitement approprié (arrêt entrepris, consid. 8.3 p. 19).