Citation: 1C_189/2024 E. A

A.________ est propriétaire de la parcelle n° 3519 de la commune de Montreux. A l'ouest, cette parcelle est longée par la route communale de Chaulin (DP 1012). La route passe en contrebas de la parcelle et un mur de soutènement a été construit à cet endroit. Le 25 mai 2016, ce mur s'est effondré sur la route. Les services de l'administration communale de Montreux ont pris immédiatement des mesures afin de sécuriser les lieux et ont chargé des entreprises d'effectuer des travaux de remise en état de la route et du mur. Les travaux effectués sont décrits dans un rapport du 6 septembre 2016 du bureau d'ingénieurs B.________, mandaté par la commune; leur coût, en relation avec l'effondrement du mur amont, est de 136'061,60 fr., correspondant au total des factures de plusieurs entreprises ainsi que du bureau d'ingénieurs B.________ (cf. rapport "Instabilité du mur survenue le 25 mai 2016, route de Chaulin - parcelle n° 3519, Travaux d'urgence"). Quelque temps après, lors d'une rencontre sur place, A.________, son époux et des agents de l'administration communale ont abordé la question de la cause de l'effondrement du mur et celle de la prise en charge des travaux de réfection. Après cet entretien, A.________ a demandé le 26 octobre 2016 à la Municipalité de Montreux (ci-après: la municipalité) de mettre en oeuvre une expertise hors procès. Le 22 décembre 2016, l'avocat de la commune lui a répondu en substance qu'elle était libre de saisir le juge de paix d'une requête de preuve à futur; il a par ailleurs mis en demeure A.________ de rembourser la somme de 136'061,60 fr. à la commune, précisant que cette dernière avait avancé les frais d'intervention d'urgence mais que ces opérations n'auraient pas été nécessaires si les ouvrages érigés sur la propriété de A.________ avaient été correctement entretenus. Le 28 août 2017, la municipalité a adressé à A.________ une facture pour le montant de 136'061,60 fr., en rappelant que la commune avait dû agir par substitution afin d'assurer la sécurité sur la route de Chaulin suite à l'effondrement d'un mur privé. A.________ n'a pas payé cette facture. Trois commandements de payer ont été successivement notifiés à A.________ (les 15 avril 2019, 9 juin 2021 et 28 juin 2022), qui a fait opposition. Par lettre du 25 août 2022, l'avocat de la commune a imparti à A.________ un "ultime délai" au 30 septembre 2022 pour s'acquitter du montant précité, en précisant qu'à défaut de paiement, elle recevrait une décision formelle sujette à recours. A.________ a réagi le 27 septembre 2022 en contestant l'obligation de payer les frais causés par l'effondrement du mur.