Citation: 8C_310/2022 E. 2.2

2.2. En l'espèce, les juges cantonaux ont constaté que l'activité lucrative de chargé de cours externe exercée par l'intimé au service de la Haute école B.________ était une activité dépendante; le revenu brut total d'un montant de 3200 fr. pour les mois de mars et avril 2020 était donc un revenu salarié. Le gain perçu pour le mois d'avril 2018 avait d'ailleurs été déclaré comme tel. Par conséquent, l'intimé ne pouvait pas déduire de ses revenus les frais de matériel et de marchandise, ni opérer une déduction forfaitaire de 20 %. En revanche, les indemnités de 9,76 % pour vacances non prises et de 5,54 % pour jours fériés qu'il avait perçues devaient être déduites du gain intermédiaire. Aussi le calcul de la recourante devait-il être corrigé en ce sens que le salaire brut à prendre en considération était de 2710 fr. 40 (3200 - [0,0976 + 0,0554] x 3200) au lieu des 2947 fr. 40 retenus par la recourante. Par ailleurs, les premiers juges ont retenu que le délai de prescription de l'art. 25 al. 2 LPGA - que ce soit dans sa version en vigueur avant ou après le 1er janvier 2021 - avait été respecté par la recourante. Aussi lui ont-ils renvoyé le dossier pour qu'elle calcule les indemnités journalières dues pour les mois de mars et avril 2020 sur la base d'un gain intermédiaire de 1355 fr. 20 pour chacun des deux mois et détermine le montant à restituer.