Citation: 6B_1279/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que la faute de la recourante était objectivement grave. Elle a constaté que cette dernière avait asséné deux coups de couteau à l'homme avec lequel elle entretenait une relation suivie depuis deux ans. Elle a noté que, si la recourante n'avait pas réellement pris conscience de la gravité de sa faute, elle avait rapidement regretté ses agissements et notamment rédigé une lettre à l'intention des membres de la famille de la victime empreinte de sincérité et d'empathie. Elle a relevé que la recourante avait agi, car elle s'était sentie humiliée, trahie, trompée et qu'elle avait vu ses perspectives de rester en Suisse réduites à néant. Enfin, elle a tenu compte d'un syndrome de dépendance à l'alcool, même si, le jour des faits, l'alcoolisation de la recourante (entre 0,86 et 1,6 g/kg) n'avait entraîné qu'un effet marginal de désinhibition au moment d'agir. Compte tenu de ces éléments, elle a retenu que, même si la faute de la recourante était objectivement grave, sa culpabilité était moyenne sous l'angle subjectif. Elle a relevé que la recourante avait collaboré en cours d'instruction, mais n'avait pas pleinement reconnu la gravité de son comportement. Enfin, elle a écarté toute circonstance atténuante au sens de l'art. 48 CP. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, elle a considéré que la peine privative de liberté de sept ans était nécessaire et suffisante pour réprimer le comportement de la recourante. En outre, elle a condamné la recourante à vingt jours-amende pour pornographie et a renoncé au prononcé d'une peine d'amende pour l'infraction de représentation de la violence.