Citation: 9C_316/2017 E. 4

D'abord, l'administration fait grief à la juridiction cantonale d'avoir violé les principes régissant la révision des rentes au sens de l'art. 17 LPGA. Elle prétend que celle-ci n'a nullement procédé à une comparaison des circonstances prévalant aux moments opportuns du point de vue de la disposition légale citée, ni même établi l'existence d'une modification notable de la situation, mais s'est contentée de suivre sans analyse critique les affirmations erronées du docteur H.________. Elle infère de la similitude des status psychiatriques décrits par les différents experts mandatés au cours de la procédure une situation stable. Elle fait ensuite grief aux premiers juges d'avoir constaté les faits et apprécié les preuves d'une façon manifestement inexacte en conférant valeur probante au rapport d'expertise judiciaire mais en s'éloignant de ses conclusions, notamment celle concernant la date de la survenance de l'incapacité de travail. Elle soutient que, dès lors que l'expert judiciaire avait fixé ladite date au 14 décembre 2009 et que le rapport établi par le docteur C.________ le 22 novembre 2010 n'avait nullement été critiqué, on se trouvait en présence d'une nouvelle appréciation d'un même état de fait à laquelle le tribunal cantonal ne pouvait pas se référer dans le but de justifier une éventuelle détérioration de l'état de santé de l'intimé. Enfin, elle fait grief à la juridiction cantonale d'avoir fixé arbitrairement la survenance d'une modification de la situation au 15 mars 2012. Elle lui reproche certaines contradictions concernant la pertinence des conclusions du docteur H.________ et se plaint de l'absence d'analyse relative à une hypothétique aggravation de la situation réactionnelle au premier refus de prestations ainsi que relative à la date du début de l'incapacité de travail.