Citation: 1B_586/2020 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (cf. ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). La partie recourante doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). En l'espèce, la Cour des plaintes a estimé qu'il pouvait être intégralement renvoyé à son précédent arrêt du 29 avril 2020, dès lors que la requête de levée de séquestre, adressée le 5 octobre 2020 par la recourante à la Cour des affaires pénales, était quasiment identique à celle qui avait fait l'objet de l'arrêt précité, la recourante n'ayant apporté aucun élément nouveau (cf. arrêt attaqué, consid. 2 p. 5). Dans son recours en matière pénale, la recourante se limite en substance à soutenir que la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui impose la réalisation immédiate de l'immeuble. Elle ne tente pas pour autant de démontrer précisément en quoi la Cour des plaintes a violé le droit en considérant que sa seconde requête du 5 octobre 2020 ne se différenciait pas fondamentalement de la première déposée le 12 juin 2019, ni ne fait valoir dans ce contexte une violation de son droit d'être entendu en raison d'éléments nouveaux qui n'auraient pas été pris en considération. Dès lors, la recevabilité du recours est également douteuse sous l'angle des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.