Citation: 6B_246/2022 E. 2.4.1

2.4.1. En l'espèce, dans une argumentation partiellement subsidiaire à celle évoquée sous consid. 1.2 supra, la cour cantonale a jugé que, dans la mesure où la police n'était pas intervenue pour mettre fin à des violences ou à des débordements commis par les intimés, ceux-ci n'étaient pas susceptibles d'être condamnés au titre de l'art. 10 LMDPu (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4.3 p. 14). Les juges cantonaux ont ainsi relevé que le comportement reproché aux intimés (soit en l'état à l'intimé B.________ uniquement [cf. consid. 1.3 supra]) avait trait au seul fait de ne pas avoir obtempéré aux sommations de la police de quitter les lieux après la manifestation qui s'était tenue le 15 mars 2019, sans qu'au surplus il devait leur être reproché d'avoir causé un quelconque dommage ou désagrément ayant excédé le trouble de la circulation sur les lieux en cause, la manifestation n'ayant par ailleurs pas été émaillée de violences (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4.2 p. 13 s.).