Citation: U 305/01 26.07.2002 E. 3

3.1 Sur le plan somatique, la juridiction cantonale a admis l'existence de signes objectivables de lésions tissulaires, sous la forme, notamment, d'un oedème important dans la région du coude droit. Elle s'est fondée pour cela sur le rapport du docteur C.________ (du 28 mai 1996), lequel a fait état, en l'absence d'autres lésions objectivables (fissure, fracture ou épanchement), d'une lésion sous-cutanée de 2 X 3 X 3 cm située au-dessus de l'épicondyle. Les premiers juges invoquent également l'avis du docteur D.________ (rapport du 16 juillet 1996), selon lequel il existait un important oedème dans la région épitrochléenne. Enfin, ils se réfèrent au protocole opératoire du 29 octobre 1996, dans lequel le docteur E.________ a fait état de la résection d'une boursite post-traumatique sur l'épitrochlée droite. 3.2 Sur le vu de ces avis médicaux, il est indéniable que l'intimée présentait, en 1996, des lésions post-traumatiques objectivables, pour lesquelles, d'ailleurs, la recourante a alloué ses prestations. Toutefois, le litige porte exclusivement sur le droit éventuel de l'intéressée à des prestations après le 1er février 1999 et il convient d'examiner si de tels troubles existaient encore après cette date. A cet égard, le docteur G.________ (rapport d'expertise du 15 décembre 1998 et rapport complémentaire du 27 avril 1999) a fait état d'une épitrochléite chronique post-traumatique et suspecté l'existence d'une algoneurodystrophie de Südeck. Selon ce médecin, l'évolution d'une épitrochléite post-traumatique peut être pernicieuse, à plus forte raison si elle se complique d'une maladie de Südeck. L'expert a ajouté que des troubles psychosomatiques ont influencé l'évolution de l'affection physique, indiquant que sans ces troubles, l'affection en cause n'aurait pas perduré au-delà d'une période de six mois chez un patient qui, à l'instar de l'assurée, aurait accumulé tous les éléments défavorables évoqués pour les divers diagnostics mentionnés.