Citation: 6B_137/2021 E. 3.2

3.2. Après avoir examiné les moyens du recourant relatifs aux preuves requises du ministère public et rejeté les réquisitions présentées en deuxième instance, la cour cantonale a exposé que la motivation de la décision de classement s'avérait complète et convaincante. Il ressortait tant des images de vidéosurveillance que des déclarations de E.________ que le recourant avait insisté plusieurs fois pour entrer dans la discothèque, même en présentant la carte d'identité d'un tiers, et qu'il avait refusé de quitter les lieux. Les images de vidéosurveillance (dès 3h37) montraient que, contrairement à ce que le recourant avait affirmé devant le ministère public, B.________ ne lui avait nullement " sauté dessus " mais lui avait pris le bras pour le faire quitter l'entrée de l'établissement. Le recourant opposant une vive résistance, cet agent de sécurité l'avait ensuite poussé puis soulevé en entourant sa taille de ses bras. Malgré cela, le recourant avait tenté de revenir devant l'entrée du club. L'agent de sécurité l'avait repoussé puis un second agent de sécurité l'avait aidé à repousser le recourant loin de l'entrée de l'établissement. Quelques secondes plus tard, le recourant avait tenté à nouveau de revenir et, bien que tiré par le bras par le premier agent de sécurité, il s'était obstiné à ne pas vouloir quitter le périmètre de l'entrée du club. C'est alors que B.________ l'avait empoigné et que E.________ était intervenu pour aider ce dernier à immobiliser le recourant au sol. Les images de vidéosurveillance démontraient ainsi clairement que c'est le comportement du recourant qui, en refusant obstinément de quitter le périmètre de l'entrée de la discothèque, était à l'origine de l'intervention à son endroit. La cour cantonale en a conclu qu'en intervenant à l'encontre d'un fauteur de trouble, qu'il pensait, qui plus est, porteur d'un objet dangereux, B.________ avait agi dans le cadre de ses devoirs, soit notamment maintenir la sécurité devant l'entrée de la discothèque. Le recours à la force, tel que décrit ci-dessus, était par ailleurs proportionné aux circonstances. Conforme ainsi au cadre prescrit par l'art. 15 al. 2 du Concordat du 18 octobre 1996 sur les entreprises de sécurité (C-Eséc; RS/VD 935.31), le comportement de B.________ ne revêtait aucun caractère illicite et était couvert par l'art. 14 CP. La décision de classer la procédure à l'égard de cet agent de sécurité échappait à toute critique. Il en allait enfin de même s'agissant des autres agents de sécurité et/ou de police concernés par la plainte du recourant, notamment E.________, dont l'intervention avait été proportionnée.