Citation: U 19/03 07.06.2004 E. 4

Dans la mesure où les symptômes présentés par le recourant demeurent en partie inexplicables par un déficit fonctionnel organique, il convient d'examiner s'ils peuvent être attribués à des lésions du rachis cervical ensuite d'un traumatisme analogue à un accident de type «coup du lapin» ou à un traumatisme cranio-cérébral. Telle semble être l'opinion du docteur Y.________, neurochirurgien, qui fait état d'un syndrome post-commotionnel «classique» (rapports des 5 décembre 2000, 1er octobre 2001 et 13 décembre 2002). Cette opinion, émise au terme de rapports médicaux relativement sommaires, est toutefois isolée. Les docteurs M.________, L.________ et A.________, T.________, D.________ et Z.________, V.________, H.________ et K.________, au terme de rapports médicaux notablement plus complets, n'attribuent pas les symptômes du recourant à l'atteinte évoquée par leur confrère. Quant au docteur N.________, médecin-adjoint à la Clinique et policlinique de neurologie de l'Hôpital X.________, il se limite à exposer que la chronologie de la symptomatologie et sa caractéristique semblent relever d'une atteinte post-traumatique, en ne se référant toutefois qu'à d'éventuels troubles post-commotionnels et sans poser de diagnostic clair (rapport du 11 octobre 2001). Par ailleurs, le recourant a souffert après l'accident de douleurs à la nuque et à l'épaule, de céphalées, ainsi que de douleurs dans le bras droit, jusqu'au bout des doigts, de lombalgies, de douleurs à la cuisse droite, aux genoux et aux chevilles. Cette symptomatologie, demeurée dans une large mesure sans substrat anatomique objectivable, ne correspond que très partiellement au tableau clinique décrit ci-dessus (consid. 2.2). Des sensations de vertiges à la mobilisation et des dysgueusies ne sont mentionnées que dans un rapport médical établi 20 mois après l'accident par le docteur Y.________ (rapport du 5 décembre 2000), sans que les autres médecins consultés en fassent état; de même, des signes dysexécutifs, avec baisse de l'inhibition et ralentissement idéatoire ne sont documentés qu'après plus de deux ans et demi (rapport du 20 mars 2002 des docteurs V.________, H.________ et K.________, qui se réfèrent à des examens pratiqués le 26 octobre 2001 à l'Hôpital X.________). Enfin, un trouble dépressif n'est diagnostiqué qu'à partir du 6 février 2001, par les docteurs T.________, D.________ et Z.________; celui-ci est qualifié de majeur par les docteurs V.________, H.________ et K.________, et pourrait selon ces praticiens expliquer les troubles neuropsychologiques constatés (rapport du 20 mars 2002). Dans ces circonstances, il n'y a pas de motif de s'écarter de l'opinion de la plupart des spécialistes consultés, qui n'ont pas attribué les symptômes dont souffre l'assuré à un traumatisme cranio-cérébral ou à un traumatisme analogue à un accident de type «coup du lapin». Un complément d'instruction sur ce point n'est pas davantage nécessaire.