Citation: 5A_905/2022 E. 4

En l'espèce, la motivation de l'autorité de surveillance est en tous points conforme à l'art. 50 al. 1 LP et il peut y être entièrement renvoyé. C'est en particulier conformément à la jurisprudence relative à cette norme qu'elle a jugé que les autorités de surveillance ne sont pas compétentes pour dire si la dette qui est l'objet d'une poursuite en cours est une dette de l'établissement. Le poursuivi doit faire valoir ce moyen par l'opposition devant le juge, et non par la plainte (ATF 114 III 6 consid. 1; 47 III 14 consid. 1; arrêts 5A_883/2020 du 16 mars 2021 consid. 3.2; 4A_295/2020 du 28 décembre 2020 consid. 7.3 et les références, non publié in ATF 147 III 78). C'est aussi à raison qu'elle a précisé que le Tribunal fédéral avait certes laissé ouverte la question de savoir si la voie de la plainte serait quand même ouverte dans le cas où il serait évident que les dettes mises en poursuite n'ont aucun lien avec l'établissement (ATF 47 III 14 précité), mais que, en l'espèce, cette inexistence du lien n'était en rien manifeste. Or, non seulement le recourant ne conteste pas le principe de la compétence du juge de la mainlevée sur la question litigieuse, mais il ne dénonce aucun abus de la part de l'autorité de surveillance dans l'appréciation de la vraisemblance du lien entre l'établissement et la dette mise en poursuite. Il suit de là que le recourant n'attaque pas les considérants décisifs de la décision contestée, de sorte que son recours doit être déclaré irrecevable (cf. art. 42 al. 2 LTF; supra consid. 2.1).