Citation: 8C_471/2017 E. A

A.________ travaillait comme barman au dancing B.________ à V.________ depuis le 1 er septembre 2005. A ce titre, il était assuré contre les accidents par Swica Assurances SA (ci-après: Swica). Le 14 février 2012, il a été victime d'une agression sur son lieu de travail lors de laquelle il a subi une fracture P2 D4 (phalange intermédiaire du 4 ème doigt) de la main gauche qui a nécessité une réduction ouverte et une ostéosynthèse par deux vis de compression (cf. lettre provisoire de sortie de l'Hôpital C.________ du 18 février 2012). L'évolution du cas a été marquée par le développement d'une maladie de Sudeck post-traumatique. Swica a pris en charge le cas. L'assuré a été licencié avec effet au 31 octobre 2012. L'assuré a été soumis à une expertise confiée au docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et chirurgie de la main. Dans son rapport du 18 décembre 2012, ce médecin a indiqué que le cas n'était pas encore stabilisé. L'activité de barman n'était pas exigible au moment de l'expertise. A plein temps, seule une activité de surveillance ou de télésurveillance était envisageable. L'assuré était par ailleurs limité dans toutes les activités nécessitant les mouvements répétitifs, l'habileté manuelle fine et les efforts de la main gauche. Le pouce et l'index de la main gauche pouvaient cependant être utilisés dans certaines activités bimanuelles ponctuelles. Par décision du 3 avril 2013 confirmée sur opposition le 9 juillet 2013, Swica a mis fin aux indemnités journalières avec effet au 28 février 2013 et refusé d'allouer une rente d'invalidité. L'assuré a recouru contre cette décision devant le Tribunal cantonal du canton de Fribourg. Entre-temps, l'assuré a séjourné à la Clinique E.________ du 24 juillet au 28 août 2013. Dans leur rapport du 3 septembre 2013, les médecins de la clinique E.________ ont retenu les limitations fonctionnelles provisoires suivantes: activités de dextérité fine avec la main gauche, activités nécessitant une force de serrage avec la main gauche ainsi que le port de charges et les mouvements répétitifs de la main gauche. Selon ces médecins, la situation n'était pas stabilisée du point de vue médical. Le pronostic de réinsertion dans l'ancienne activité était jugé défavorable; en revanche il était favorable dans une activité respectant les limitations fonctionnelles précitées. Dans un rapport du 14 juillet 2015, le docteur D.________ n'a constaté aucune amélioration depuis sa précédente expertise et a indiqué que l'état de santé devait désormais être considéré comme stabilisé. Par arrêt du 29 septembre 2015, la I e Cour des assurances sociales a admis le recours de l'assuré. Elle a retenu que l'état de santé de l'assuré et sa capacité de travail n'étaient pas stabilisés au moment de la décision sur opposition du 9 juillet 2013 et qu'ils pouvaient encore évoluer favorablement, de sorte que l'assureur devait continuer de verser des indemnités journalières au-delà de cette date. Elle a ainsi renvoyé la cause à Swica pour nouvelle décision. Par une nouvelle décision du 29 janvier 2016, confirmée sur opposition le 27 avril 2016, Swica a mis fin au traitement médical et au paiement des indemnités journalières, avec effet dès le 14 juin 2014. Elle a alloué une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 15 % et a refusé d'allouer une rente d'invalidité, au motif que le taux d'invalidité présenté par l'assuré était inférieur à 10 %.