Citation: 6B_1118/2021 E. 1.8

1.8. Le recourant fait valoir qu'il est arbitraire de retenir que l'intimée 3 a été emmenée en Suisse par lui. Il ressort des faits du jugement attaqué - dont l'arbitraire n'est pas démontré - que, le 31 décembre 2015, le recourant a tenté de faire entrer l'intimée 3 et deux jeunes filles en Suisse, en les accompagnant en car entre X.________ et Y.________. À l'issue d'un contrôle à la douane suisse, elles se sont vues refuser l'entrée en Suisse et ont donc été renvoyées en Italie. Ainsi, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu que l'intimée 3 serait rentrée en Suisse le jour où elle a rencontré le recourant dans le bus de X.________ mais seulement qu'elle a fait sa connaissance à X.________ et qu'il devait l'amener d'Italie en Suisse. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, la version du recourant selon laquelle sa présence dans le bus avec l'intimée 3 entre X.________ et la frontière suisse serait fortuite n'est pas crédible. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. Pour le surplus, dans la mesure où le recourant se contente de soutenir que les dates et les lieux ne concorderaient pas, il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, de sorte que son argumentation est irrecevable. Il en va de même lorsque le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée sur les déclarations de l'intimée 2 pour retenir que l'intéressée était venue en Suisse en train depuis la France avec lui et qu'elle s'y était ensuite prostituée pendant environ deux ans.