Citation: 6B_1164/2020 E. B

Statuant sur le recours interjeté par A.________ contre l'ordonnance de classement partiel précitée, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la CPR) l'a rejeté par arrêt du 3 septembre 2020. L'arrêt attaqué se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. Le 27 novembre 2018, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________, avec qui elle a cohabité entre la fin de l'année 2014 et le début de l'année 2016. Elle lui reprochait de nombreuses violences et mauvais traitements, que le ministère public annonçait poursuivre, par ailleurs, et qui n'étaient pas restés sans conséquence sur sa santé mentale, à teneur de diverses pièces délivrées par le corps médical. En ce qui concerne les faits litigieux dans le cadre du recours contre le classement partiel, A.________ accusait B.________ de l'avoir enfermée "une grande partie de l'après-midi" du 28 août 2014, soit "quelques heures", dans leur appartement de X.________. Elle l'accusait également de l'avoir, en tout cas après avoir subi un avortement le 26 septembre 2014, contrainte à subir des pénétrations anales, vaginales et digitales. B.b. En lien avec les éléments précités, la cour cantonale a relevé que A.________ avait joint à sa plainte une copie d'une fiche de renseignements de police, à teneur de laquelle une patrouille était intervenue à X.________ le 28 août 2014 à 22h28, à la demande d'une amie de la prénommée qui aurait mal interprété des messages de sa part. La patrouille avait constaté que B.________ était présent, que tout allait bien et que A.________ avait souhaité rester avec lui. A.________ avait également annexé à sa plainte la capture d'écran d'un message que B.________ aurait envoyé à sa mère (à elle, à une date inconnue), dans lequel il écrivait: "elle me dit [...] qu elel fesai [sic] des trucs avec moi juste pr me faire plaisir". B.________, qui a été détenu entre les 16 mai et 18 juin 2019, puis libéré sous mesure de substitution, ne contestait pas les éclats, heurts ou coups qui l'avaient opposé à A.________, mais niait toute violence ou toute contrainte à caractère sexuel, ainsi que toute séquestration. L'amie qui avait appelé la police en août 2014 avait déclaré que A.________ l'avait contactée par facebook, pour lui expliquer que B.________, absent pour un entraînement de boxe, l'avait "enfermée à l'intérieur". Après avoir contacté la mère de l'intéressée et d'entente avec elle, elle avait prévenu la police. Les six témoins entendus avaient déclaré que A.________ ne leur avait jamais parlé de relations sexuelles forcées avec B.________ ou s'était limitée à dire n'être pas heureuse de ces rapports. L'un des témoins, qui se présente comme la meilleure amie de la plaignante, avait pris soin de préciser qu'elles se disaient "tout".