Citation: I 502/05 09.06.2006 E. 3

Le recourant conteste le caractère simple et adéquat du moyen auxiliaire alloué par les premiers juges. Il rappelle que le tarif convenu avec l'Association suisse des techniciens en orthopédie ne prévoit aucun poste tarifaire pour la fourniture de prothèses C-Leg à la charge de l'assurance-invalidité et que le prix d'une telle prothèse est quatre fois plus élevé que celui des autres prothèses remboursées par l'assurance-invalidité. Compte tenu de cette différence de prix, il convient de considérer la prothèse C-Leg comme un moyen auxiliaire de luxe dont la prise en charge ne relève pas de l'assurance-invalidité. Le rapport entre le succès prévisible de la réadaptation et les coûts serait tout à fait disproportionné. Le recourant ajoute qu'il est dans l'attente du résultat d'études prouvant que la prothèse C-Leg comporte des avantages tels que sécurité permanente de la marche, également en terrain inégal ou dans des escaliers, diminution radicale de l'effort et contrôle permanent de la phase d'appui. Par ailleurs, le rapport de la Clinique W.________ figurant au dossier ne répondrait pas de manière satisfaisante aux questions posées, en particulier sur le point de savoir si le genou C-Leg est la seule mesure entrant en considération pour l'intimé. Avant d'admettre l'octroi d'une prothèse C-Leg, il conviendrait d'envisager un moyen auxiliaire moins onéreux, de type TEH-LIN JH00 ou Active-Line.