Citation: 2C_215/2023 E. 3.3

3.3. Pour le reste, bien qu'invoquant formellement une violation de l'interdiction de l'arbitraire, les recourants critiquent d'autres constatations de l'arrêt attaqué d'une manière qui s'avère en réalité purement appellatoire, ce qui n'est pas admissible devant le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2.2). Ainsi en va-t-il lorsqu'ils reprochent au Tribunal cantonal d'avoir retenu que le cours de français de niveau "B1" suivi par le recourant 1 ne permettrait pas une intégration sociale aisée de ce dernier en Suisse. Sur ce point, les recourants, qui reconnaissent eux-mêmes qu'un niveau "B1" correspond au niveau "moyen" dans l'apprentissage d'une langue, substituent leur propre appréciation à celle de l'autorité précédente sans essayer de démontrer un quelconque arbitraire dans l'établissement des faits. De même ne peut-il être reproché au Tribunal cantonal d'avoir retenu que le recourant 2 n'avait vraisemblablement que peu de liens avec son père et l'épouse de celui-ci. Quoi qu'en disent les recourants, un tel constat n'est évidemment pas manifestement insoutenable dans la mesure où l'intéressé n'a plus vécu avec son père depuis 2014, celui-ci résidant en Suisse depuis de nombreuses années. On notera que ce constat ne préjuge pas la question de savoir si les recourants ont malgré tout continué d'entretenir une relation suffisamment étroite avec leur père pour pouvoir invoquer une atteinte à leur droit au respect de la vie familiale garanti à l'art. 8 CEDH. Il s'agit là d'une question de droit qui sera traitée ci-après (cf. infra consid. 4.2).