Citation: 2D_18/2022 E. 4.1

4.1. Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. impose à l'autorité de motiver sa décision. Cette obligation est remplie lorsque la personne intéressée par une décision est en mesure d'en apprécier la portée et de la déférer à une instance supérieure en pleine connaissance de cause. Il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé son prononcé (ATF 142 II 154 consid. 4.2 et les références citées). En matière d'examens, l'absence de remise de documents internes, comme les grilles de corrections, l'échelle des notes ou les notes personnelles des examinateurs lors des examens oraux, ne viole pas le droit d'être entendu des candidats, à condition que ceux-ci aient été en mesure de comprendre l'évaluation de leur travail (arrêts 2D_34/2021 du 22 décembre 2021 consid. 3.1; 2D_54/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.3; 2D_55/2010 du 1er mars 2011 consid. 4; 2D_2009 du 26 avril 2010 consid. 2.2). Le droit à une décision motivée déduit de l'art. 29 al. 2 Cst. est respecté lorsque des notes internes ou des indications orales suffisamment précises permettent de reconstituer le déroulement de l'examen devant une instance de recours et de permettre à celle-ci d'apprécier l'évaluation (cf. arrêts 2D_34/2021 du 22 décembre 2021 consid. 3.1; 2C_505/2019 du 13 septembre 2019 consid. 4.2.1; 2D_54/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.3).