Citation: 4A_501/2020 E. A

A.a. A.________ est propriétaire des parcelles n os xxx, yyy et zzz sises à V.________ (ci-après: les parcelles). B.________ S.A., dont le siège est à W.________, a notamment pour but social tous mandats fiduciaires en général, la gérance de biens mobiliers et immobiliers, ainsi que l'organisation, la gestion et l'administration de sociétés. A.b. Par acte de promesse de vente et d'achat instrumenté le 5 août 2015 (ci-après: l'acte), A.________ (ci-après: la promettante-venderesse, la défenderesse ou la recourante) et B.________ S.A. (ci-après: la promettante-acquéresse, la demanderesse ou l'intimée) sont notamment convenues d'un prix de vente de 2'634'130 fr. pour les parcelles (ch. 1 de l'acte). La promesse de vente et d'achat était valable jusqu'au 31 décembre 2016, la promettante-acquéresse devant accomplir d'ici cette date toutes les démarches nécessaires à l'obtention d'une autorisation de construire en force. Dans l'hypothèse où cette demande d'autorisation de construire devait faire l'objet d'oppositions, la promettante-venderesse s'engageait d'ores et déjà à consentir à la promettante-acquéresse un délai complémentaire (ch. 2). Au plus tard au jour de la signature de l'acte, la promettante-acquéresse devait verser 263'000 fr. sur le compte de consignation du notaire instrumentant l'acte (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF). À titre de clause pénale, les parties sont convenues que le montant de 263'000 fr. demeurerait acquis à la promettante-venderesse si la promettante-acquéresse ne respectait pas les obligations découlant de l'acte. Si, en revanche, la promettante-venderesse ne respectait pas les obligations découlant de l'acte, ce montant serait restitué à la promettante-acquéresse et une indemnité de même montant lui serait due au titre de clause pénale (ch. 3). Le solde du prix de vente était payable dans un délai maximal de 85 jours dès l'obtention de l'autorisation de construire. À ce sujet, la promettante-acquéresse s'engageait, au plus tard pour le 31 mai 2016, à entreprendre toutes les démarches nécessaires de mise à l'enquête et de dépôt d'un dossier complet auprès des autorités compétentes (ch. 4). Si la promesse de vente et d'achat était exécutée, le montant de 263'000 fr. serait considéré comme un acompte sur le prix de vente (ch. 6). La promesse de vente et d'achat était considérée comme exécutée si la promettante-acquéresse faisait reprendre ses obligations par un ou plusieurs tiers présentant toutes les garanties de solvabilité et exécutant intégralement l'acte (ch. 11). A.c. La veille de l'instrumentation de l'acte, la promettante-acquéresse s'est acquittée du montant de 263'000 fr. en mains du notaire. A.d. Par acte de promesse de vente et d'achat conditionnel instrumenté le 28 janvier 2016, la promettante-acquéresse s'est engagée à vendre les parcelles à la société C.________ Sàrl pour un montant de 2'986'540 fr. Les parties ont déclaré avoir une connaissance parfaite de l'acte instrumenté le 5 août 2015. C.________ Sàrl s'est engagée à reprendre tous les droits et les obligations souscrits par la promettante-acquéresse dans l'acte et, notamment, à entreprendre toutes les démarches nécessaires de mise à l'enquête publique et de dépôt d'un dossier complet auprès des autorités compétentes au plus tard pour le 31 mai 2016. A.e. Le 31 mai 2016, C.________ Sàrl a établi les formules d'autorisation de construire et un rapport d'étude pour un plan de quartier portant sur les parcelles ainsi que sur deux autres parcelles appartenant chacune à un propriétaire différent. À cette date, le dossier de demande d'autorisation de construire n'était toutefois pas complet, dans la mesure où le rapport de protection incendie, reçu en juillet 2016, faisait alors défaut. Le 25 juillet 2016 au plus tôt, l'ensemble des dossiers d'autorisation de construire et d'élaboration d'un plan de quartier ont été déposés auprès de la commune de V.________. Le 22 août 2016, celle-ci en a accusé réception. Par publication du 26 août 2016, le projet a été mis à l'enquête publique. Le 23 septembre 2016, la mise à l'enquête a fait l'objet d'une opposition dirigée contre l'" établissement du plan de zone " et les " constructions projetées ". Cette opposition subsistait en décembre 2016. A.f. Le 22 décembre 2016, le notaire ayant instrumenté l'acte a invité la promettante-venderesse à " participer à la signature de l'acte de prolongation de la validité de la promesse de vente et d'achat ". La promettante-venderesse a bien reçu cette invitation mais n'y a pas donné suite. A.g. Selon les extraits du registre foncier relatifs aux parcelles et établis le 16 février 2017, un pacte d'emption était alors en cours d'annotation sur les parcelles. Un droit d'emption valable jusqu'au 31 décembre 2019 a été annoté avec effet au 1 er février 2017. A.h. Le 20 février 2017, la promettante-acquéresse a déposé une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles tendant notamment à l'annotation d'une restriction du droit d'aliéner les parcelles. Le 21 février 2017, le juge des districts de Martigny et St-Maurice a ordonné, à titre superprovisionnel, l'annotation requise. Celle-ci a été opérée le 23 février 2017. Par décision du 29 mars 2017, le juge de district a confirmé l'annotation provisoire et imposé à la promettante-acquéresse un délai échéant le 2 mai 2017 pour introduire action sur le fond du litige, sous peine de caducité et de radiation de ladite annotation. A.i. Le 12 avril 2017, la demande d'autorisation de construire a, sous la réserve de charges et conditions, été préavisée positivement par le Secrétariat cantonal des constructions. Le 19 mai 2017, le service des constructions de la commune de V.________ a interpellé la promettante-venderesse en sa qualité de propriétaire des parcelles pour qu'elle se détermine sur la validité des demandes d'autorisation déposées par C.________ Sàrl avant qu'une décision ne soit rendue. Dans l'attente de ladite détermination, la procédure d'autorisation de construire a été suspendue. La promettante-venderesse n'a pas donné suite à cette interpellation. A.j. Par jugement du 7 septembre 2017, le Tribunal cantonal du canton du Valais a, sur appel de la promettante-venderesse, annulé la décision rendue le 29 mars 2017 par le juge des districts de Martigny et St-Maurice et ordonné la radiation de la restriction du droit d'aliéner annotée sur les parcelles, en raison de l'annotation, sur les mêmes parcelles, d'un droit d'emption antérieur. A.k. Le 3 octobre 2017, C.________ Sàrl a été déclarée en faillite.