Citation: 1P.311/2001 02.07.2001 E. B

B.- Par décision du 19 juillet 2000, le Département a infligé une amende administrative de 1'500 fr. à A.________, solidairement avec E.________ et l'Association, pour avoir continué à exploiter sans autorisation une buvette permanente à la Maison Y.________ et avoir organisé quatre soirées musicales et dansantes ouvertes au public les 19/20 novembre 1999, 27/28 novembre 1999, 11/12 décembre 1999 et 18/19 mars 2000, en violation des art. 4, 22, 59 et 62 de la loi genevoise sur la restauration, le débit de boisson et l'hébergement, du 17 décembre 1987 (LRDBH). Par arrêt du 20 mars 2001, le Tribunal administratif a admis le recours de E.________ contre cette décision et rejeté celui de A.________. Il a considéré en substance qu'un établissement soumis à la LRDBH avait été exploité sans autorisation, sans qu'il soit nécessaire de vérifier s'il s'agissait d'une buvette permanente ou temporaire. Il a aussi admis que les soirées litigieuses n'étaient pas des soirées privées, qu'elles étaient assujetties à la LRDBH, voire à la loi genevoise sur les spectacles et les divertissements, du 4 décembre 1992 (LSD), et qu'elles nécessitaient une autorisation. Il a enfin retenu qu'en sa qualité de présidente de l'Association, A.________ devait éviter l'exploitation d'une buvette et l'organisation de soirées dansantes et musicales sans autorisation, de sorte que l'amende, qui lui avait été infligée solidairement avec l'Association, était justifiée tant dans son principe que dans sa quotité.