Citation: 6B_1067/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que la recourante avait requis l'audition, en qualité de témoins, de cinq personnes, dont le Dr H.________ et la neuropsychologue I.________. Des rapports complets émanant des deux prénommés figuraient au dossier, de sorte qu'il n'était pas pertinent de procéder en plus à leur audition. De manière générale, personne n'avait assisté aux deux agressions dénoncées par la recourante, de sorte que l'audition de témoins ne pouvait rien apporter d'utile à cet égard. S'agissant des allégations de "mobing", le ministère public avait déjà auditionné quatre collaborateurs de l'hôpital, sans que cela ne permît de confirmer les accusations portées contre l'intimé. En outre, le directeur de l'hôpital n'avait, dans son courrier du 6 mars 2013, pas mis en évidence un comportement civilement ou pénalement répréhensible de la part de celui-ci. Pour la cour cantonale, le fait que l'une ou l'autre des personnes dont l'audition était requise eût été en conflit avec l'intimé ne signifiait pas encore que ce dernier se serait rendu coupable des infractions qui lui étaient reprochées. La demande de production du "dossier relatif aux erreurs commises" par l'intimé et des "cahiers de transmissions 2011 et 2012" devait également être rejetée. Selon l'autorité précédente, on ne voyait pas en quoi le fait d'établir que l'intimé aurait commis des erreurs dans sa profession permettrait d'accréditer les accusations de la recourante à son encontre. Enfin, la recourante avait requis la production du rapport d'expertise médicale établi le 16 janvier 2017 par le Dr K.________ ainsi que l'audition du prénommé. Or, ce document ne revêtait pas une valeur probante suffisante pour établir un éventuel lien de causalité entre les agressions rapportées et les troubles mentionnés par la recourante, dès lors, d'une part, que le médecin en question était simplement parti du principe que les accusations de l'intéressée étaient vraies et que, d'autre part, un psychiatre n'était pas qualifié pour établir un lien de causalité entre les événements dénoncés et l'accident cardio-vasculaire cérébral dont celle-ci avait fait état.