Citation: 6B_720/2022 E. 1.5.3

1.5.3. La cour cantonale pouvait en particulier, sans arbitraire, écarter la thèse du recourant selon laquelle l'intimée avait menti en affirmant avoir été violée pour dissimuler une relation "adultère" qui n'aurait jamais pu être acceptée par sa famille. Au vu de la réaction de ses parents, l'intimée avait en effet vainement cherché à obtenir le mariage avec le recourant, voire la reconnaissance de l'enfant par celui-ci. Face au refus du recourant, elle s'était trouvée seule, enceinte, auprès de sa tante et devait trouver un nouveau logement, étant rejetée par sa famille. Cette situation l'avait alors amenée à rompre ses liens avec ses parents et à intégrer, en janvier 2017, le Foyer E.________ où elle avait été suivie par une socio-éducatrice notamment. Dans ce contexte, il pouvait être constaté que l'intimée n'avait plus d'intérêt à mentir lors de sa première audition par la police le 9 février 2017, étant encore observé que l'initiative de déposer plainte pénale n'était pas venue d'elle (cf. arrêt attaqué, ad "En fait" let. B.c, B.e et B.n p. 4 s. et 12, ainsi que le consid. 4.5.1 p. 25 s.).