Citation: 8C_701/2007 19.11.2008 E. 5

La recourante allègue souffrir d'atteintes à la santé psychique, d'origine accidentelle. Elle se réfère sur ce point au rapport du 19 décembre 2006 du docteur T.________, ainsi qu'au certificat médical établi par ce même médecin le 10 octobre 2007. Mais indépendamment de la question de la valeur probante de ces documents, le lien de causalité naturelle entre l'accident du 3 décembre 2002 et les troubles psychiques allégués est peu vraisemblable. En effet, comme on l'a vu, la recourante a déjà consulté le docteur A.________ en 1995 pour des cauchemars, avec des palpitations à midi et le soir, puis pour un état dépressif avec insomnie, trémor dans les jambes et dans les mains, diminution de l'appétit, asthénie, pleurs et angoisse, en août et septembre 2001. Un traitement de Saroten avait été prescrit à l'époque (lettre du 6 janvier 2005 du docteur A.________ au chef de clinique de l'Hôpital Y.________). Surtout, les critères posés par la jurisprudence pour l'admission d'un rapport de causalité adéquate entre une affection psychique et un accident assuré ne sont pas remplis en l'espèce (sur ces critères : ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140, 403 consid. 5c/aa p. 409). En effet, l'accident du 3 décembre 2002 doit être qualifié de banal et n'a pas entraîné d'incapacité de travail avant le mois de décembre 2003. En outre, le traitement médical des atteintes à la santé physique consécutives à l'accident - atteintes sans gravité particulière - n'a pas été spécialement compliqué ni d'une durée anormale. ll s'ensuit que la recourante ne peut prétendre aucune prestation de l'assurance-accidents en raison des troubles psychiques dont elle souffre.