Citation: 1C_634/2020 E. 2.5

2.5. Le recourant avance encore que le projet litigieux profiterait d'une surface apparaissant sur le plan cadastral, entre une encoche située à l'extrême ouest du bâtiment et l'appendice/avant-corps nord-ouest dont il a été question précédemment. Le Tribunal cantonal a rejeté cette critique, constatant que cette encoche était prolongée, ce qui avait pour effet de supprimer l'excroissance ouest. Il est vrai cependant, comme l'avance le recourant, que, selon la légende du plan de situation du 30 juin 2016 (reproduit en p. 12 de l'arrêt attaqué), cette encoche correspond à une partie "non-cadastrée, transformée". Cela étant, cette encoche n'apparaît pas sur les plans détaillés du projet (cf. plan no 1302_A0_131125 du 27 juin 2016; rez-de-chaussée et étage; murs existants, en noir); aucun mur nouveau destiné à la combler n'y est par ailleurs figuré (cf. plan no 1302_A0_131125 du 27 juin 2016; rez-de-chaussée et étage, murs nouveaux en rouge); le recourant ne s'y réfère du reste pas, concentrant son argumentation exclusivement sur le plan de situation général. Quant à la portion située à l'extrême sud-est du bâtiment, dont se prévaut encore le recourant, il est exact que celle-ci correspond aussi à une partie "non-cadastrée, transformée" selon le plan de situation (surface rose hachurée sur le plan de situation); à la lumière des photographies au dossier et des plans, on comprend qu'il s'agit d'une partie de la toiture. Au vu de ces éléments, on ne saurait exclure la préexistence des deux surfaces pointées par le recourant. Il est vrai cependant, que cela ne permet pas en soi de conclure qu'il s'agirait de surfaces existantes le 30 août 1972. Toutefois, à la lumière des plans, l'encoche nord-ouest s'inscrit dans le volume de la partie principale de l'immeuble existant, dont la cour cantonale a établi, sans être contredite, qu'elle existait déjà lors de l'entrée en vigueur du PE 544; cette encoche présente en outre une surface très réduite. Quant au décrochement formé par la toiture, au sud-est, celui ne surplombera qu'un balcon de 15 m² à l'étage et une terrasse couverte au rez-de-chaussée. Ces éléments apparaissent ainsi minimes et n'ont pas pour effet de modifier le gabarit et les proportions de la partie principale de la bâtisse ni de conduire à un dépassement manifeste de l'emprise figurée sur le PE 544. Le maintien des deux surfaces discutées ne contrevient ainsi pas aux objectifs poursuivis par le PE 544 quant au maintien des gabarits existants lors de son entrée en vigueur. Le recourant ne soutient enfin pas, dans son argumentaire de fond, que la suppression de ces deux surfaces commanderait à elle seule l'abandon du projet. Admettre ces deux surfaces dans le projet ne saurait ainsi en soi conduire à un résultat arbitraire. Le projet litigieux répondant au surplus, pour les motifs qui suivent, aux exigences du droit communal et fédéral, ces éléments demeurent sans influence sur le sort du litige (cf. art. 97 al. 1 LTF).