Citation: 9C_702/2013 E. 3.3

3.3. Les critiques du recourant de nature formelle à l'égard des prises de position du docteur R.________ ne lui sont d'aucun secours. Les rapports du médecin du service médical de l'OAIE ne constituent pas un examen médical sur la personne de l'assuré (au sens de l'art. 49 al. 2 RAI, relatif aux Services médicaux régionaux [SMR]), ni une expertise au sens de l'art. 44 LPGA. Il s'agit d'une appréciation par le médecin interne de l'OAIE du dossier médical de l'assuré qui a pour but d'opérer la synthèse des renseignements médicaux versés au dossier et de faire des recommandations quant à la suite à donner au cas sur le plan médical. De tels avis ont de ce fait une autre fonction que les expertises médicales au sens de l'art. 44 LPGA ou les résultats des examens médicaux auxquels procède le SMR. Ils ne posent pas de nouvelles conclusions médicales mais portent une appréciation sur celles déjà existantes. Au vu de ces différences, ils ne doivent pas remplir les mêmes exigences au niveau de leur contenu que les expertises médicales. On ne saurait en revanche dénier toute valeur probante aux rapports de synthèse du service médical de l'OAIE, dès lors qu'ils contiennent des informations utiles à la prise de décision pour l'administration ou les tribunaux, sous forme d'un résumé de la situation médicale et d'une appréciation de celle-ci. Selon le principe de la libre appréciation des preuves (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), les autorités appelées à statuer ont en effet le devoir d'examiner objectivement tous les documents à disposition, quelle que soit leur provenance, puis de décider s'ils permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux (arrêt 9C_440/2011 du 12 mars 2012, consid. 2.2.2). Dans le cas particulier, le premier juge pouvait, sans arbitraire, accorder valeur probante à la prise de position du docteur R.________ des 26 février et 16 mars 2011, confirmée par ce médecin dans un avis du 29 juin 2011 et par la doctoresse V.________ dans sa prise de position du 11 janvier 2012. Du jugement entrepris, il ressort que dans la prise de position mentionnée ci-dessus, le docteur R.________ a retenu que la fonction cardiaque restait tout à fait correcte et qu'en l'absence de signes d'insuffisance cardiaque malgré l'épisode de coronaropathie ayant nécessité une hospitalisation en novembre 2010, une activité de substitution adaptée était médicalement exigible au taux de 100 % depuis le 30 août 2006. La prise de position du docteur R.________ des 26 février et 16 mars 2011 apparaît comme étant un rapport de synthèse bien motivé, qui prend en compte la très légère akinésie ventriculaire et retient qu'il n'y a pas eu d'élévation des marqueurs de nécrose myocardique, point qui n'est pas discuté par le recourant. Le recours est mal fondé de ce chef.