Citation: 6B_1196/2014 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a confirmé la condamnation du recourant du chef d'escroquerie pour avoir, notamment, annoncé et perçu les prestations d'assurance relatives à l'incapacité de travail consécutive à l'accident de la circulation routière du 17 juillet 2006 pour la période du 5 au 17 septembre 2006. Or, la cour cantonale a également constaté que le versement des indemnités relatives à l'accident du 17 juillet 2006 avait été suspendu par l'assurance A.________ à la suite de l'intervention du médecin mandaté par ses soins, le Dr H.________, qui n'a constaté aucune incapacité de travail au 5 septembre 2006. Bien que le recourant ait poursuivi son activité coupable jusqu'au bout en fournissant à l'assurance le certificat médical attestant de son incapacité, celle-ci n'a pas commis d'acte préjudiciable à ses intérêts pécuniaires et n'a, en conséquence, subi aucun dommage, comme le relève le recourant. Il s'ensuit que la cour cantonale ne pouvait pas tenir l'infraction d'escroquerie en relation avec les faits précités pour consommée. Il s'agit bien plutôt ici d'une tentative au sens de l'art. 22 al. 1 CP. Pour le surplus, le recourant ne remet pas en cause la période pénale retenue. Il discute exclusivement de l'arbitraire et de la présomption d'innocence. On renvoie sur ce point à ce qui a été exposé au consid. 1 supra.