Citation: 2C_205/2024 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la décision confirmée par la Cour de justice repose sur une base légale suffisante, dès lors que c'est sans arbitraire que l'instance précédente a retenu que l'activité du recourant était soumise à la LProst/GE (sur ce point, cf. supra consid. 5.4), et que la cessation des activités tombant sous le coup de la LProst/GE dans les onze locaux en cause est prévue à l'art. 14 al. 2 LProst/GE, l'amende administrative à l'art. 25 al. 1 LProst/GE et la menace de l'amende pour insoumission à une décision de l'autorité à l'art. 292 CP. Ces mesures répondent à un intérêt public évident, exposé à l'art. 1 let. a LProst/GE. Cette disposition prévoit que la loi cantonale en question a pour buts notamment de garantir, dans le milieu de la prostitution, que les conditions d'exercice de cette activité soient conformes à la législation, soit notamment qu'il ne soit pas porté atteinte à la liberté d'action des personnes qui se prostituent, que celles-ci ne soient pas victimes de la traite d'êtres humains, de menaces, de violences, de pressions ou d'usure ou que l'on ne profite pas de leur détresse ou de leur dépendance pour les déterminer à se livrer à un acte sexuel ou d'ordre sexuel. Il convient également de prendre en compte l'intérêt consistant à prévenir les comportements susceptibles de constituer une fraude à la loi (sur cette notion, cf. ATF 144 II 49 consid. 2.2 et les arrêts cités).