Citation: 6B_54/2021 E. 4.2.1

4.2.1. Au plan civil, la cour cantonale a jugé la faute du recourant grave dès lors qu'il avait frappé violemment l'intimé à la tête de manière intentionnelle, ce qui dénotait un mépris certain des règles de prudence les plus élémentaires. Cette appréciation n'est pas critiquable. Par ailleurs, le seul fait que l'autorité de première instance avait exclu l'absence de scrupules (comme élément constitutif subjectif de la mise en danger de la vie d'autrui; art. 129 CP) en soulignant que les coups donnés étaient néanmoins demeurés " classiques " dans une bagarre, donnés frontalement, sans astuce particulière et sans l'utilisation d'objet, n'est d'aucune manière en contradiction avec l'appréciation selon laquelle la négligence reprochée au recourant demeure grave sur le plan civil. Il suffit de relever, à ce sujet, que même dans ce contexte il avait été relevé que la violence déployée était sans aucune mesure avec le comportement de l'intimé. En tant que de besoin, on peut encore noter que cette appréciation n'est pas en contradiction non plus avec celle de la culpabilité pénale, jugée " au moins moyenne ", sur la base des critères fixés par l'art. 47 al. 2 CP, qui ne se recoupent pas intégralement avec ceux guidant, au plan civil, l'appréciation de la gravité d'une négligence (par exemple les motivations et les buts de l'auteur).