Citation: 4A_282/2022 E. 1

Par pli recommandé du 30 août 2021, le tribunal a convoqué les parties à une audience de débats et plaidoiries finales fixée le 21 septembre 2021. Le 18 septembre 2021, la locataire a adressé au tribunal une réponse spontanée contenant des déterminations sur la requête, ainsi que des allégués et des conclusions en irrecevabilité, de même que des pièces. Lors de l'audience du 21 septembre 2021 devant le tribunal, les bailleurs ont amplifié leur demande en paiement à hauteur de 10'500 fr. à titre d'arriérés d'indemnités pour occupation illicite des mois de juillet à septembre 2021. La locataire a quant à elle déclaré avoir retenu des loyers à titre de compensation pour les mois de fermeture dus à la pandémie de COVID-19. Elle a conclu à l'irrecevabilité de la requête pour défaut de cas clair, invoquant l'imprévisibilité du fait des sept mois de fermeture dus à la pandémie, intervenus après l'arrêt du 25 mai 2020 de la cour cantonale. Elle a également fait valoir un défaut de mise en demeure s'agissant des arriérés de loyers, lesquels étaient contestés, puisqu'ils devaient être compensés avec les mois de fermeture. Elle a sollicité l'octroi d'un délai humanitaire jusqu'au 31 janvier 2022 pour la restitution des locaux. Par jugement du 21 septembre 2021, le tribunal a condamné la locataire à évacuer immédiatement les locaux litigieux de sa personne et de ses biens, ainsi que de tout tiers (chiffre 1 du dispositif). Il a autorisé les bailleurs à requérir l'évacuation de la locataire par la force publique dès le 10ème jour suivant l'entrée en force du jugement (chiffre 2). Il a condamné la locataire à verser aux bailleurs la somme de 10'500 fr. avec intérêts (chiffre 3) et a débouté les parties de toutes autres conclusions (chiffre 4). B.b. La locataire a formé appel et recours contre ce jugement auprès de la cour cantonale. Sur appel, elle a conclu à l'annulation de celui-ci et à ce que la requête en cas clair déposée par les bailleurs soit déclarée irrecevable. Elle a préalablement conclu à ce que sa réponse spontanée du 18 septembre 2021 et les pièces s'y rapportant soient déclarées recevables. Sur recours, elle a conclu à l'annulation du chiffre 2 du dispositif du jugement et à ce que la cour cantonale autorise les bailleurs à requérir son évacuation par la force publique dès le 31 janvier 2021 ( recte: 2022). Dans leur réponse, les bailleurs ont conclu à ce que la cour cantonale prenne acte du retrait de leur conclusion en paiement du montant de 10'500 fr., annule le chiffre 3 du dispositif du jugement entrepris, et déboute la locataire de toutes ses conclusions. Ils ont précisé que leur retrait de conclusion valait désistement d'action au sens de l'art. 241 CPC. Par réplique spontanée du 15 novembre 2021, la locataire a présenté de nouveaux allégués de fait et produit deux pièces nouvelles s'y rapportant. Par arrêt du 16 mai 2022, la cour cantonale a pris acte du retrait par les bailleurs de leur conclusion en paiement du montant de 10'500 fr. à titre d'indemnités pour occupation illicite et a annulé le chiffre 3 du dispositif du jugement attaqué. Elle a confirmé ce jugement pour le surplus et a débouté les parties de toutes autres conclusions.