Citation: U 19/03 07.06.2004 E. A

E.________, né en 1959, travaillait comme aide-carreleur pour l'entreprise B.________ SA, lorsqu'il fut victime d'un accident de circulation, le 9 avril 1999, alors qu'il roulait en scooter. Il a subi un traumatisme crânien sans perte de connaissance et une lésion superficielle de la colonne cervicale, selon le docteur G.________, consulté à l'Hôpital X.________ le jour de l'accident. E.________ lui ayant fait part de nucalgies et de céphalées en casque, et présentant une importante contracture paravertébrale cervicale, des paresthésies et une hypoesthésie du membre inférieur gauche, le docteur G.________ ordonna un traitement à base de myorelaxants et d'antalgiques, le port d'une minerve semi-rigide, et une surveillance neuro-chirurgicale (rapport du 28 mai 1999). Le docteur S.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, assura la suite du traitement. Le cas fut annoncé à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA), qui alloua des indemnités journalières et prit en charge le traitement médical. Outre des douleurs cervicales, l'assuré faisait état de maux de tête et, notamment, de douleurs à l'épaule, au niveau du pectoral et de l'omoplate, au poignet et à la cuisse, du côté droit, ainsi qu'aux genoux et chevilles droits et gauches. Il fut examiné le 17 septembre 1999 par le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, qui considéra que les suites de l'accident du 4 septembre 1999 étaient désormais stabilisées et n'entraînaient plus d'incapacité de travail; dans la mesure où l'assuré présentait encore des atteintes à la santé - certaines lésions des chevilles et des genoux avaient été objectivées -, celles-ci n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident (rapport du 28 septembre 1999). Le 14 octobre 1999, le docteur S.________ pratiqua une arthroscopie du genou droit, dont la corne postérieure du ménisque avait déjà été partiellement retirée en décembre 1997, ensuite d'une déchirure survenue accidentellement le 26 octobre 1997. L'intervention mit notamment en évidence une déchirure horizontale de la corne postérieure, qui fut entièrement retirée. Le même jour, une arthroscopie du genou gauche fut pratiquée, avec mini-résection d'une déchirure de la corne postérieure et d'une fracture longitudinale dans le cartilage de la trochlée. Sur la base du rapport médical établi par le docteur M.________, la CNA mit fin au versement des indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical dès le 1er octobre 1999, ce qu'elle confirma dans une décision formelle rendue le 1er décembre 1999; le point de savoir si des prestations seraient encore allouées en relation avec les lésions constatées au genou droit de l'assuré demeurait ouvert et ferait l'objet d'une décision ultérieure. A réception du rapport opératoire établi le 14 octobre 1999 par le docteur S.________, le docteur M.________ procéda à un nouvel examen de l'assuré, le 31 janvier 2000. Il conclut à l'absence de causalité entre les lésions du genou gauche et un événement accidentel, mais considéra en revanche que les atteintes au genou droit étaient la conséquence de l'accident du 26 octobre 1997; celles-ci entraînaient une incapacité de travail dans l'activité de carreleur depuis l'intervention chirurgicale du 14 octobre 1999 (rapport du 10 février 2000). A la suite d'une opposition de l'assuré à la décision du 1er décembre 1999, une expertise fut réalisée au Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur du Centre hospitalier U.________, par les docteurs L.________ et A.________. Dans un rapport du 11 juillet 2000, ces praticiens indiquèrent que les douleurs dont faisait état l'assuré depuis l'accident du 9 avril 1999 étaient, pour la plupart d'entre elles, certainement en relation de causalité avec cet événement; ils précisèrent toutefois, dans un rapport complémentaire du 26 juin 2001, n'avoir pas décelé d'atteinte organique pouvant expliquer les douleurs décrites à la nuque, dans le dos, au coude et au poignet droits. Une tendinopathie de la coiffe des rotateurs entraînait des douleurs à l'épaule droite, tandis qu'une chondropathie et un status après méniscectomie pouvaient expliquer les douleurs dans les genoux. La cheville droite présentait des lésions dégénératives qui pouvaient entraîner les symptômes douloureux exposés par l'assuré. Par décision sur opposition du 30 octobre 2001, la CNA confirma son refus d'allouer des prestations pour la période postérieure au 30 septembre 1999, en raison de l'accident du 9 avril 1999.