Citation: 5A_83/2023 E. 5.1

5.1. L'autorité cantonale a estimé que le mariage avait durablement marqué de son empreinte la situation de l'ex-épouse et que celle-ci avait droit à une contribution d'entretien, son autonomie financière n'étant attendue qu'à compter du 1er septembre 2025 seulement. Selon les faits constatés dans l'arrêt entrepris, l'ex-épouse présentait un manco d'un montant de 1'670 fr. 95 (7'479 fr. 15 [charges] - 5'808 fr. 20 [revenus]), lequel était entièrement couvert par la contribution de prise en charge. Au stade du partage de l'excédent, d'un montant de 6'284 fr. 25, l'autorité cantonale a estimé que l'intéressée avait droit à 2/7 du total, soit 1'795 fr. 50, arrondis à 1'800 francs. Elle a ensuite examiné si une telle pension, à savoir 1'800 fr. par mois, n'excédait pas le niveau de vie mené pendant la vie commune - période jugée déterminante -, lequel constituait la limite supérieure du droit à l'entretien. Pour ce faire, elle a dans un premier temps déterminé le minimum vital du droit de la famille durant la vie commune; elle a déduit des charges totales actuelles (19'833 fr. 60) certains frais - à savoir les frais de logement du père (2'900 fr.), qui habitait avec la famille, les frais de télécommunication et d'assurances privées à double chez les parties (130 fr. + 50 fr.), les frais de droit de visite (150 fr.), les primes d'assurance-maladie LAMaI et complémentaire de la mère prises en charge à l'époque par l'employeur de l'ex-époux (411 fr. 75 + 40 fr. 70), les impôts (3'000 fr. + 2'560 fr.) à remplacer par 4'550 fr. durant la vie commune (estimation), les bases mensuelles des parties (1'350 fr. + 1'200 fr.) à remplacer par la base mensuelle pour un couple (1'700 fr.) -, et a obtenu un montant total [déterminant] de 14'291 fr. 15. Les revenus de la famille se montant à l'époque à 20'523 fr. 65 (18'023 fr. 65 [revenus net de l'ex-époux] + 2'500 fr. [revenus locatifs de l'ex-épouse]), l'autorité cantonale a arrêté le disponible durant la vie commune à un montant de 6'232 fr. 50 (20'523 fr. 65 - 14'291 fr. 15). Elle a également relevé que le montant global précité avait entièrement été affecté par les parties à leur train de vie, l'épargne dont se prévalait l'ex-époux ayant été écartée. L'autorité précédente a ensuite comparé l'excédent global obtenu durant la vie commune (6'232 fr. 50) avec celui actuel (6'284 fr. 25), et est arrivée à la conclusion qu'ils étaient quasiment identiques. Partant, elle a estimé qu'une pension post-divorce en faveur de l'ex-épouse d'un montant arrondi de 1'800 fr. par mois - représentant 2/7 du montant total - n'augmenterait pas son train de vie. L'ex-époux a ainsi été astreint à verser à l'intéressée une pension de 1'800 fr. par mois, pour la période allant de l'entrée en force du jugement de première instance au 31 août 2025, date à laquelle la benjamine des parties entrerait au cycle secondaire.