Citation: 9C_277/2021 E. 4.1

4.1. Se plaignant d'une constatation manifestement inexacte des faits, la recourante reproche aux premiers juges d'avoir nié le caractère invalidant de ses problèmes de santé sur la base d'une expertise qui n'aurait pas pleine valeur probante. En premier lieu, la doctoresse C.________ aurait évalué la capacité de travail en tenant exclusivement compte du trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée, sans se déterminer sur les effets des troubles moteurs dissociatifs. De façon contradictoire, elle aurait indiqué qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur les myoclonies vélopalatines, tout en retenant une diminution de rendement de 10 % en raison des troubles apparaissant lors des épisodes myocloniques. En second lieu, la cour cantonale aurait dû accorder davantage de poids aux rapports de la doctoresse D.________, qui soigne les troubles moteurs dissociatifs de la recourante depuis 2014 et qui aurait relevé dans un rapport du 8 avril 2020 que les myoclonies du voile du palais étaient objectivables, de nature à avoir un impact sur la qualité du sommeil et généralement associées à des difficultés de concentration et à une fatigue généralisée. Il résulterait ainsi du rapport précité que les troubles moteurs dissociatifs et les symptômes qui y sont associés diminuent la capacité de travail de la recourante. Celle-ci soutient qu'en conséquence, le tribunal cantonal aurait dû mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire portant sur sa capacité résiduelle globale de travail.