Citation: 1C_113/2020 E. 1.2

1.2. Ces allégations apparaissent beaucoup trop vagues et générales pour justifier une entrée en matière. Celui qui se prétend menacé par un traitement contraire à l'art. 3 CEDH, poursuivi pour des motifs politiques ou victime d'une procédure ne respectant pas les exigences de l'art. 6 CEDH, doit en effet apporter des éléments concrets et crédibles à l'appui de ses allégations. Il ne peut pas se contenter de se plaindre d'un refus d'instruire de la part des autorités suisses d'extradition puisque celles-ci se fondent sur les seuls renseignements fournis par l'autorité requérante, sans instruction supplémentaire. L'affirmation selon laquelle le recourant serait victime d'un coup monté à connotation politique ne repose que sur des allégations, le recourant n'indiquant nullement pour quelles raisons un tel complot aurait été ourdi contre lui. Il ne précise pas non plus sur quels points la procédure menée dans l'Etat requérant n'aurait pas satisfait aux standards découlant notamment de la CEDH. La Cour des plaintes a relevé que le recourant était présent à son jugement, assisté d'un avocat d'office, et que le jugement a été attaqué puis confirmé en appel. En définitive, la demande d'extradition s'inscrit dans le cadre d'une procédure pénale portant sur un crime de droit commun qui n'a aucun caractère politique susceptible de justifier une application de l'art. 3 al. 1 EIMP (cf. ATF 133 IV 40 consid. 7.3 p. 48). L'Etat requérant fait d'ailleurs partie de ceux à qui la Suisse accorde régulièrement l'extradition assortie de conditions diplomatiques et d'un droit de regard (arrêts 1C_99/2019 du 27 mars 2018 consid. 2.2; 1C_6/2018 du 12 février 2018 consid. 1.2.1 et les références).