Citation: 5A_347/2013 E. 4.1

4.1. Le droit au mariage, garanti par les art. 14 Cst. et 12 CEDH, protège les particuliers contre les mesures étatiques qui limiteraient de manière injustifiée la faculté de se marier et le choix du conjoint (arrêt 5A_901/2012 du 23 janvier 2013 consid. 3.1). Ce droit fondamental n'a pas une portée absolue. Il peut faire l'objet de restrictions, pour autant que celles-ci ne portent pas atteinte à l'essence même de ce droit, qu'elles reposent sur une loi au sens formel, soient justifiées par un motif d'intérêt public et respectent le principe de la proportionnalité (arrêts 5A_901/2012 du 23 janvier 2013 consid. 3.1; 5A_225/2011 du 9 août 2011 consid. 5.1). Lorsqu'ils se plaignent d'une discrimination avec les couples de fiancés suisses, les recourants omettent de prendre en considération que l'art. 97a CC n'est pas applicable à ces derniers. Cette disposition ne peut être pertinente que pour un fiancé étranger dont le législateur entend sanctionner un abus dans le droit au mariage, en tant que sa volonté n'est en réalité pas de se marier, mais bien d'obtenir par ce biais un droit à un séjour en Suisse. Or, seul le droit au mariage comme véritable but de la démarche est protégé; la restriction découlant de l'art. 97a CC ne porte pas atteinte à l'essence de ce droit et ne vise qu'à faire obstacle à un exercice abusif du droit au mariage (arrêt 5A_901/2012 du 23 janvier 2013 consid. 3.2.2). Pour ces motifs, le grief doit être rejeté.