Citation: 5A_895/2021 E. 1

Par arrêt du 11 avril 2014, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a réformé cette décision en ce qui concerne la contribution d'entretien, celle-ci étant fixée à 30'000 fr. par mois en faveur de l'épouse et à 5'000 fr. par mois en faveur de l'enfant cadet, allocations familiales non comprises. Il ressort notamment de cette décision que la contribution d'entretien a été fixée en fonction du train de vie des parties avant la séparation. L'époux n'avait donné que des renseignements lacunaires sur ses revenus et faisait valoir qu'il ne disposait plus d'aucun revenus depuis sa retraite en avril 2013 et qu'il était atteint dans sa santé, avec pour conséquence une incapacité de travail à 100%. Il était cependant hautement invraisemblable qu'il ait pris sa retraite avant 65 ans sans s'assurer qu'il disposerait ensuite de revenus suffisamment important pour faire face aux charges de la famille, qu'il évaluait lui-même à plus de 50'000 fr. par mois, hors charge fiscale de l'épouse. Il n'expliquait par ailleurs pas en quoi consistait la maladie qui l'empêchait actuellement de travailler et il pouvait être exigé de lui que, pendant son incapacité de travail, il entame la substance de sa fortune pour assurer son entretien et celui des siens. Pour sa part l'épouse, qui ne réalisait aucun revenu, n'avait plus exercé d'activité lucrative depuis 1995 et compte tenu de son âge (52 ans), il ne pouvait être exigé d'elle qu'elle se réinsère dans le monde du travail. Les époux avaient acquis en copropriété en 2003 un terrain à U.________, sur lequel avait été construite, pour un coût de 3'200'000 fr., une villa qui constituait le domicile conjugal. Ils étaient également copropriétaire de deux appartements aux Etats-Unis, acquis en 2001 pour le prix de 273'000 USD, respectivement en 2010 pour 650'000 USD, et d'un appartement situé à V.________, acquis en 2006 au prix de 1'600'000 fr. Aucun de ces immeubles n'était grevé d'hypothèques. Par arrêt du 1er décembre 2014, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de leur recevabilité, les recours respectifs des parties (causes 5A_386/2014 et 5A_434/2014). A.b. Par jugement du 30 juillet 2015, non remis en cause par les parties, le Tribunal a rejeté la requête de modification des mesures protectrices de l'union conjugale introduite par l'époux, qui sollicitait notamment la réduction de la contribution d'entretien due à son épouse à 15'000 fr. par mois. A.c. Le 5 novembre 2015, l'épouse a formé une demande unilatérale en divorce. A.d. L'époux ne s'est pas acquitté de l'intégralité des contributions d'entretien dues à son épouse (360'000 fr. par an). Il a versé jusqu'en octobre 2018 des montants variant entre 25'000 fr. et 2'000 fr. par mois (176'000 fr. en 2014; 108'000 fr. en 2015 et 2016; 98'466 fr. en 2017). Par la suite, il n'a plus rien versé. A.e. Par ordonnance du 10 mai 2016, confirmée le 23 septembre 2016 par la Cour de justice, le Tribunal a notamment rejeté la requête de mesures provisionnelles de l'époux tendant à ce que la jouissance du domicile conjugal lui soit attribuée contre son engagement à payer une contribution d'entretien de 15'000 fr. par mois à son épouse. Par arrêt du 21 mars 2017, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par l'époux contre l'arrêt précité (cause 5A_808/2016). A.f. L'épouse a intenté des procédures de recouvrement des arriérés de contribution d'entretien, qui s'élevaient à 1'450'472 fr. au 31 octobre 2019. Elle a notamment obtenu un séquestre à hauteur de 679'553 fr. sur la part de copropriété de son époux dans l'appartement de V.________ et sur les meubles le garnissant. Un procès-verbal de saisie a été émis le 12 octobre 2017, à teneur duquel les meubles étaient estimés à 5'000 fr. et la part de copropriété de l'époux à 633'000 fr. A.g. A la suite de la seconde requête de mesure provisionnelles formée par l'époux le 11 septembre 2018, la Cour de justice, par arrêt du 14 janvier 2020, a notamment confirmé le déboutement de celui-ci de sa conclusion tendant à la réduction de la contribution d'entretien à 18'000 fr. par mois dès le 1er mai 2014, et condamné l'époux a verser à l'épouse 1'800'000 fr. à titre de sûretés en garantie du paiement des contributions alimentaires. Elle a notamment retenu qu'aucun fait nouveau ne justifiait la modification des mesures protectrices. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par l'époux contre cette décision par arrêt du 7 août 2020 (cause 5A_157/2020). A.h. La part de copropriété de l'époux sur l'immeuble de V.________ a été vendue aux enchères publiques le 8 janvier 2020. Elle a été acquise par compensation par l'épouse pour le prix de 620'000 fr. Celle-ci a également acquis le mobilier garnissant l'appartement pour 2'500 fr.