Citation: 6B_819/2015 E. 1.3

1.3. En l'espèce, l'autorité précédente a refusé de procéder à l'audition requise par le recourant de D.________, qui était selon le recourant dans le véhicule au moment des faits. Elle a estimé que la demande était tardive, car formulée pour la première fois devant elle. Il ne ressortait en outre pas de la procédure, en particulier du rapport de police du 24 novembre 2013 que le conducteur était accompagné, celui-ci ayant précisé qu'il était allé amener sa soeur à l'aéroport. Les déclarations de D.________, pour autant qu'il ait accompagné le conducteur, ne seraient ainsi pas susceptibles d'apporter des éléments nouveaux quant aux faits reprochés. L'autorité précédente a également refusé d'entendre C.________, dès lors qu'il était impossible de s'assurer de la présence de cette personne à des débats d'appel dans un délai raisonnable et que le recourant avait donné son accord à une procédure écrite et n'avait présenté cette réquisition de preuve que tardivement, soit postérieurement à l'ordonnance du 26 mai 2015 ordonnant dite procédure écrite et fixant un délai au recourant pour déposer son mémoire d'appel motivé. Rappelant les faits exposés supra ad let. A, l'autorité précédente a considéré que même si la procédure ne contenait pas de photo de C.________, elle n'avait pas de raison de douter du fait que les policiers ayant procédé à l'interrogatoire du conducteur ont fait la vérification usuelle de comparaison de la photo figurant sur cette pièce de légitimation avec la personne interrogée. Par ailleurs, si le recourant avait indiqué que C.________ avait par le passé déjà utilisé son identité, il n'avait pas expliqué comment son titre de séjour précité serait parvenu en la possession du premier, en particulier le 23 septembre 2013, et dans quelles circonstances il l'aurait ensuite récupéré, lui permettant ainsi de le présenter au juge de première instance. De plus, la personne contrôlée le 23 septembre 2013 avait présenté un permis de circulation correspondant non pas au véhicule Mazda mais au véhicule Chrysler dont le recourant est détenteur. Lors de son audition à la police le 23 septembre 2013, le conducteur avait fourni des données personnelles correspondant à celles du recourant s'agissant de sa situation familiale et du revenu tiré de l'aide sociale. Enfin, le conducteur avait précisé qu'il venait de déposer sa soeur à l'aéroport et a parlé de son ami C.________ à la troisième personne, comme étant la personne qui venait de lui vendre le véhicule contrôlé. Partant ce conducteur, sauf dédoublement de personnalité, ne pouvait être C.________. Sur la base de ce faisceau d'indices, l'autorité précédente a retenu que le recourant était bien le conducteur contrôlé. Les mails et autres courriers émanant prétendument de C.________ ne renversaient pas cette conviction, étant rappelé qu'il n'avait pu être entendu durant l'enquête.