Citation: 1B_449/2021 E. 3.2

3.2. Le recourant se plaint tout d'abord d'une constatation inexacte des faits, en lien avec le risque de récidive. Certes, l'arrêt entrepris expose, dans ses considérants en fait, qu'il est reproché au recourant d'avoir, dans un lieu et à une date indéterminée, entretenu une relation sexuelle avec une personnes non identifiée, laquelle ne semblait toutefois pas disposer de sa pleine capacité de discernement (cf. arrêt attaqué consid. Aa in fine). Comme indiqué par le recourant, il ressort de son audition du 8 juillet 2021 que l'inspecteur de police en charge de cette audition a informé le recourant que les " investigations concernant la suspicion d'un acte d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ont confirmé vos déclarations du 18 juin 2021, soit que vous n'êtes pas la personne couchée sur l'image que nous vous avons présentée " (procès-verbal d'audition du 8 juillet 2021, demande 5). Le Ministère public n'a au demeurant pas fait état de cette charge dans ses déterminations du 20 juillet 2021. Le recourant ne cherche cependant pas à démontrer en quoi une modification de l'arrêt attaqué sur ce point serait susceptible d'influer le sort de la cause, comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF (cf. ci-dessus consid. 3.1.2). Cela étant, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que l'instance précédente a tenu compte de cet élément dans l'examen du risque de récidive (cf. arrêt attaqué consid. 3.3), contesté par le recourant. Aussi, une éventuelle modification de l'arrêt attaqué à cet égard ne serait pas susceptible d'influer sur le sort de la cause. Ensuite, en lien avec l'épisode du 19 mars 2021, le recourant affirme que la victime C.________ serait montée de son plein gré dans sa voiture et qu'il n'aurait pas verrouillé les portes, précisant que celles-ci se verrouilleraient automatiquement lorsque la voiture se met en marche. Si le recourant conteste avoir contraint la victime à monter dans la voiture et avoir verrouillé les portes de celle-ci, il ne nie pas avoir exercé des pressions sur la victime pour l'amener à rembourser une somme d'argent; il ne conteste en particulier pas avoir conduit la victime dans la forêt à W.________ et lui avoir demandé de se déshabiller, puis d'entrer dans le coffre de la voiture, avant que ce dernier ne prenne la fuite en courant. L'instance précédente pouvait dès lors considérer qu'il existait également des charges suffisantes en lien avec les infractions de menaces, contrainte, séquestration et enlèvement. L'affirmation du recourant selon laquelle il n'aurait pas usé de violence ou de menaces est en particulier contredite par les déclarations de la victime qui a affirmé, entre autres, que le prévenu avait tapé avec son poing contre le plafond de sa voiture et qu'il s'était senti en danger, raison pour laquelle il avait obéi et s'était déshabillé. La cour cantonale a admis l'existence d'un risque de récidive. Elle a souligné la gravité des faits reprochés au recourant, dès lors qu'il lui était notamment reproché d'être impliqué dans un enlèvement survenu le 19 mars 2021 lors duquel il aurait entre autres menacé sa victime, l'aurait forcée à se déshabiller intégralement et à monter dans le coffre de sa voiture. L'instance précédente a considéré que, malgré son jeune âge, le prévenu avait deux antécédents, dont une condamnation à une peine privative de liberté, et quatre enquêtes ouvertes contre lui. L'instance précédente a exposé que ces condamnations ne semblaient avoir eu aucun effet sur lui et les enquêtes pénales en cours, qui portaient sur un large spectre d'infractions, étaient des indices dont il y avait lieu de tenir compte, même si la présomption d'innocence s'appliquait à cet égard. De plus, la cour cantonale a relevé que le recourant avait l'impression d'avoir " agi de façon normale, en demandant des comptes " (procès-verbal d'audition du 25 mars 2021 R. 8, p. 10) et qu'il avait ajouté spontanément " suite à cette histoire, je suis dans de beaux draps. Je me retrouve avec des dettes incroyables et sans solution " (ibidem, R. 15 p. 13). Le prévenu était par ailleurs dans une situation financière difficile dès lors qu'il avait des dettes pour environ 100'000 fr. et aucune perspective de formation ou de projet professionnel, en l'état, dans la mesure où il était à la recherche d'une place d'apprentissage. Ainsi, selon la cour cantonale, compte tenu de ses antécédents, des enquêtes en cours, de son attitude, de son regard sur les faits qui lui étaient reprochés et de sa situation personnelle, le pronostic restait clairement défavorable.