Citation: 5A_697/2018 E. 3.3

3.3. On peut se demander si la motivation de la Cour d'appel est justifiée en tant qu'elle considère qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de l'existence de l'enfant en bas âge de la recourante issu d'une autre relation pour établir si on peut lui imputer un revenu hypothétique. Cela étant, force est de constater que l'ensemble de l'argumentation de la recourante tend à démontrer qu'elle aurait droit à une contribution d'entretien dans son principe puisqu'elle se concentre sur le déracinement culturel qu'elle a subi, la durée du mariage et le fait qu'elle a dû renoncer à exercer une activité lucrative pour se consacrer à l'éducation de son premier enfant. Or, le fait que le mariage a concrètement influencé la situation financière de la recourante et qu'elle a droit à une contribution d'entretien dans son principe n'est pas remis en cause dans la décision querellée. Seules les questions de la possibilité de lui imputer un revenu hypothétique et de sa capacité à subvenir elle-même à son propre entretien sont dès lors déterminantes. A la lecture de son mémoire de recours, il apparaît toutefois que la recourante ne s'en prend aucunement à ces deux aspects pourtant décisifs, puisqu'elle se contente d'affirmer qu'elle ne travaille actuellement pas et se consacre à ses deux fils sans même évoquer le revenu hypothétique qui lui a été imputé. Dans ces circonstances, la critique de la recourante est irrecevable faute de répondre aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF.