Citation: 6B_897/2014 E. 1.5

1.5. Le recourant s'en prend à la valeur probante accordée par l'autorité précédente aux déclarations de l'intimée, invoquant que celle-ci aurait donné trois versions différentes. Selon lui, face aux policiers, le 19 février 2011, l'intimée n'aurait pas fait état de deux étranglements successifs. Or les deux policiers, dans toute la mesure de leurs souvenirs, ont attesté que l'intimée avait déclaré lors de leur intervention à son domicile le 19 février 2011 que le recourant l'avait saisie au cou (procès-verbal d'audition de B.________ du 18 mai 2012, p. 2) et qu'après que les parties sont tombées sur le lit, il avait serré l'intimée avec ses jambes (procès-verbal d'audition de C.________, p. 2 du 4 juin 2012; arrêt attaqué, p. 5 let. cb). Contrairement à ce que soutient le recourant, ces premières déclarations de l'intimée le 19 février 2011 sont tout à fait inconciliables avec sa propre version des faits, consistant à nier toute violence de sa part à l'égard de l'intimée. Pour le surplus, qu'il soit indiqué dans le rapport de police qu'aucun coup n'a été échangé est sans pertinence dès lors que ce n'est pas cela que le recourant s'est vu reprocher. Le recourant fait grand cas du fait que les premières déclarations de l'intimée ne faisaient pas état d'une demande de restitution de clef. Il estime qu'il s'agissait là d'un motif inventé tardivement par l'intimée pour expliquer l'agression dénoncée. On peut ici se borner à relever que le policier B.________ a attesté que le recourant a lui-même déclaré, le 19 février 2011, que l'intimée avait décidé de le mettre à la porte (procès-verbal d'audition de B.________ du 18 mai 2012, p. 2; arrêt attaqué, p. 5 let. cb), ce qui impliquait la restitution des clefs. L'argument est infondé. Le recourant commente ensuite les déclarations faites par l'intimée à la police le 2 mars 2011, puis au procureur. La lecture de son argumentation, en parallèle avec celle des dépositions invoquées, permet de constater que l'intimée a apporté des précisions sur le déroulement de la dispute survenue le 19 février 2011 par rapport aux déclarations sommaires faites sur le vif à la police lors de l'intervention dans son studio. Cela n'a rien d'anormal et ne démontre en tout cas pas que l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en jugeant crédibles les accusations de l'intimée. Le recourant ne relève pour le surplus pas, en dehors de ces précisions, de contradictions entre les différentes auditions de l'intimée - et on n'en distingue pas - qui rendraient arbitraire la force probante qui leur a été accordée par la cour cantonale. Pour le reste, le recourant se contente d'interpréter les preuves en sa faveur ou l'absence selon lui de preuves à charge afin de tenter d'imposer sa version des faits sur celle retenue par l'autorité précédente, sans démontrer que celle-ci était arbitraire. Une telle argumentation, appellatoire, est irrecevable.