Citation: 6B_1035/2014 E. B

Par ordonnance du 23 septembre 2014, le Juge unique de la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan a admis partiellement le recours de X.________ dans le sens des considérants, soit en retournant le dossier au ministère public afin qu'il complète l'enquête préliminaire quant au rôle joué par D.________. Le recours a été rejeté pour le surplus. Il ressort, en bref, de cette décision que X.________ a fait la connaissance de l'entrepreneur général D.________ dans le courant de l'année 2008 et a noué des relations amicales avec lui. En mars 2009, par l'entremise du courtier C.________, également représentant local de la Banque B.________, D.________ a trouvé un chalet à rénover dans la région de Basse-Nendaz. X.________ s'est décidée à l'acquérir. C.________ s'est chargé du financement, par la Banque B.________, de l'achat et de la rénovation. D.________ a eu pour tâche de s'occuper des plans, des devis et du montage du dossier financier, puis de surveiller l'exécution des travaux et même d'en exécuter certains, tout en assumant la gestion administrative du chantier. A cet effet, l'entrepreneur général est intervenu sous le couvert de la société F.________ Ltd, dont il était actionnaire unique et qui venait d'être constituée sur conseil de E.________. Il s'est adjoint le concours de l'architecte A.________ afin d'établir le plan financier et aussi de contresigner les bons de paiement pour crédit de construction, comme demandé par la banque, le tout contre une rémunération de 5000 francs. A la suite de dépassements de devis et de l'exécution jugée insatisfaisante de certains travaux, le maître de l'ouvrage, inexpérimenté en ce domaine, a éprouvé des difficultés à régler la totalité des prétentions de certaines entreprises et conçu des doutes quant aux procédés suivis par D.________, ce qui a empêché l'achèvement régulier de la rénovation du chalet et a incité X.________ à le revendre. L'autorité cantonale a jugé, en substance, que le dossier ne révélait aucun indice qu'un employé de la Banque B.________ ou de sa représentation locale soit sorti de son rôle de contrôle formel pour prêter intentionnellement son concours, sous une forme ou sous une autre, à une quelconque malversation au préjudice du maître de l'ouvrage. Il n'existait pas non plus d'indice suffisant de soupçonner que, dans le cadre de sa mission bien circonscrite, l'architecte A.________ aurait failli à ses obligations afin de favoriser frauduleusement son interlocuteur D.________ ou encore que le dénommé E.________, qui semblait n'être nullement impliqué directement ou indirectement dans l'affaire, ait pu jouer un rôle quelconque relevant du droit pénal. D'éventuels manquements n'étaient susceptibles de relever que du droit civil.