Citation: 1C_243/2018 E. 1.4

1.4. Les recourants prétendent par ailleurs que la demande d'entraide judiciaire ferait suite à une prise de contrôle forcée de l'établissement que présidait le recourant. Outre qu'ils n'ont pas été soumis à l'instance précédente, ces allégués vont à l'encontre de l'exposé de la commission rogatoire auquel l'autorité doit se tenir, et qui fait état de détournements commis par le recourant lui-même. Les recourants invoquent l'art. 2 EIMP (grief qui pourrait lui aussi justifier une entrée en matière) mais, outre que ce grief n'a non plus pas été examiné par l'instance précédente, il se fonde sur des généralités concernant la situation en matière de droits de l'homme dans l'Etat requérant, sans démontrer que les recourants seraient particulièrement menacés, par exemple en tant qu'opposants politiques. Pour l'heure, les deux recourants résident en Suisse et aucune demande d'extradition n'a été formée à leur encontre. Si tel était le cas, c'est aux autorités suisses d'extradition qu'il appartiendrait d'examiner la question. En l'état, les recourants n'ont pas qualité pour soulever de telles objections (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s).