Citation: 4A_439/2016 E. 2.1.2

2.1.2. Dans sa lettre du 26 janvier 2012, l'intimée a clairement expliqué à la recourante les raisons de son congé; il était motivé par son manque d'assimilation et de mémorisation des consignes, son manque de rigueur, de contrôle et d'assiduité, son incapacité à gérer les priorités, ses lacunes en informatique et dans le maniement des outils y afférents, sa lenteur à exécuter les tâches confiées, ses répétitions des mêmes erreurs et son manque d'autonomie. Les difficultés d'assimilation et de compréhension dans les domaines techniques (comprenant l'établissement des devis sur la base des plans d'architecte) mises en exergue par la recourante ne constituent qu'une petite partie des manquements qui lui ont été reprochés. On cherche en conséquence vainement où réside l'arbitraire invoqué. De surcroît, après que la recourante a été chargée dès août 2011 de la planification des tournées des monteurs, des livraisons, des facturations et de l'accueil, la responsable du personnel B.________ a continué à recevoir de multiples plaintes à l'endroit de la recourante, lesquelles émanaient tant des monteurs que d'un chauffeur/livreur et des ouvriers de production. Que le seul témoin D.________, livreur à cette époque, ait déclaré n'avoir pas rencontré de problèmes particuliers avec la travailleuse ni relevé d'erreurs de sa part ne change rien à ce constat. D'autant qu'il a aussi affirmé que s'il y avait une erreur, il la rectifiait lui-même, ce qui relativise sa déposition, comme l'a retenu sans arbitraire la cour cantonale. L'autorité cantonale n'a pas ignoré qu'il existait un conflit entre la recourante et A.________, que la travailleuse agaçait en lui posant sempiternellement les mêmes questions. Mais dès l'instant où dame A.________ n'était de loin pas l'unique employée de l'intimée à déplorer les mauvaises prestations de travail de la recourante, il n'était en rien indéfendable d'admettre que le congé litigieux n'a pas été motivé par le mauvais climat régnant entre les intéressées. Le premier pan du moyen est infondé.