Citation: U 336/01 25.10.2002 E. A

A.a Z.________, née en 1969, secrétaire de direction, fut victime de deux accidents. Le premier - un accident de la circulation sur l'autoroute - eut lieu le 11 août 1989 et lui occasiona une fracture de la 5ème cervicale corporéale non déplacée et sans trouble neurologique ainsi que de l'arc postérieur C5, et une fracture de l'apophyse articulaire inférieure gauche de C4. Le second se déroula durant ses vacances en Indonésie, le 21 juillet 1990: elle se trouvait assise dans un bus, lorsqu'un passager tomba sur elle à la suite d'un brusque coup de frein du véhicule; les médecins de la Permanence du groupe médical de X.________ consultés à son retour en Suisse conclurent à une distorsion de la colonne cervicale. La Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA) - auprès de laquelle Z.________ était assurée - prit en charge les suites de ces deux accidents qui entraînèrent, outre des frais médicaux (hospitalisation, séances de physiothérapie), une incapacité de travail médicalement attestée de 100 % respectivement du 11 août au 7 décembre 1989, et du 6 août au 9 septembre 1990. A.b Le 10 juillet 1991, le docteur A.________, médecin traitant de Z.________, annonça une rechute à la CNA, déclarant que sa patiente souffrait de cervicalgies chroniques avec occipitalgies, de sensations vertigineuses, de troubles de la mémoire et de la concentration, ainsi que de cénesthésies, et qu'elle présentait notamment une instabilité ligamentaire C4-C5 (atteinte pour laquelle une intervention chirurgicale était indiquée, que l'assuré avait toutefois refusée); ce médecin attesta en outre d'une incapacité de travail de 100 % du 21 juin au 1er juillet 1991, et de 50 % dès le 1er septembre 1991. Les investigations médicales complémentaires mises en oeuvre révélèrent avant tout l'existence d'un syndrome cervical, de troubles post-traumatiques des fonctions cérébrales qualifiés de légers à modérés, ainsi que d'une atteinte de la vision des couleurs (rapports des docteurs B.________, C.________ et D.________, respectivement des 19 octobre, 3 et 7 décembre 1992). Dans un rapport du 2 mars 1993, le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA, considéra, sur le vu des pièces médicales recueillies et après avoir examiné l'assurée, que l'on pouvait exiger de celle-ci un taux d'activité de l'ordre de 75 % au moins dans son activité actuelle de secrétaire médicale (qu'elle avait débutée le 1er avril 1991 à mi-temps). Par décision du 9 août 1993, la CNA alloua à Z.________, pour les séquelles des accidents des 11 août 1989 et 21 juillet 1990, une rente d'invalidité de 25 %, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 35 %, prestations sur lesquelles une réduction fut opérée car le premier accident était dû à une faute grave de sa part - elle ne portait pas la ceinture de sécurité. Cette décision ne fut pas contestée. A.c Ultérieurement, l'assurée demanda la révision de la décision du 9 août 1993, en faisant valoir que l'Office AI du canton de Genève - auprès duquel elle avait entre-temps déposé une demande de prestations - lui allouait une rente d'invalidité entière dès le 1er mars 1993 (décision 9 juin 1998); elle sollicitait par conséquent de la CNA l'ajustement de ses prestations à celles versées par l'AI. Après avoir requis de son médecin-conseil, le docteur E.________, un nouvel examen du cas à la lumière des pièces contenues dans le dossier AI (en particulier une expertise privée établie par docteur F.________), la CNA confirma, le 2 décembre 1998, les termes de sa décision initiale, estimant que les conditions d'une augmentation de la rente d'invalidité n'étaient pas réunies en l'espèce. Saisie d'une opposition, elle la rejeta par une nouvelle décision du 20 juillet 1999.