Citation: 2C_275/2023 E. 3.2.2

3.2.2. En l'espèce, on ne décèle aucune violation de l'art. 29 al. 2 Cst. D'emblée, les recourants sont particulièrement malvenus de soutenir avoir "attaqu[é] directement" la définition de l'usage personnel prévue à l'art. 17 al. 6 RTVTC/GE, ce qui ne ressort nullement de leur recours, qui se limite à reprendre celle-ci et à se plaindre du fait qu'un usage personnel des autorisations violerait leur liberté économique. Pour le reste, la Cour de justice a dûment exposé que l'argumentation des recourants revenait en réalité à critiquer le système prévu par l'art. 13 LTVTC/GE, dont la conformité à la liberté économique avait déjà été admise par sa jurisprudence entrée en force, ce qui, comme on vient de le voir, est parfaitement admissible (cf. supra consid. 3.1). Quant à l'art. 17 al. 6 RTVTC/GE contesté, la Cour de justice a retenu qu'il se limitait à définir la notion d'usage personnel au sens de la loi, ce qui n'était pas remis en cause par les intéressés. Une telle motivation permet de comprendre le raisonnement suivi par les juges précédents et de le critiquer en connaissance de cause, ce que les recourants ont du reste fait, de sorte que l'on ne saurait y voir une quelconque violation de leur droit à obtenir une décision motivée.