Citation: 4C.233/2006 25.10.2006 E. B

Le 24 mai 2004, lors d'un entretien en présence de B.________ et C.________, A.________ a été licencié avec effet au 31 juillet 2004, au motif de la restructuration prévisible de l'entreprise. La résiliation du contrat de travail a, le même jour, été confirmée par écrit. Le 27 mai 2004, A.________ a été libéré de son obligation de travailler jusqu'au terme du délai de congé. Par lettre recommandée du 24 mai 2004, A.________ a fait part à X.________ AG de son étonnement quant au motif de son licenciement. Il a également rappelé que la qualité de son travail n'avait jamais été remise en question et que les rapports de travail, à l'exception des incidents mentionnés dans la lettre collective du 15 avril 2004, étaient détendus et productifs. Dans une seconde lettre recommandée du même jour, A.________ a dénoncé les pressions exercées à son encontre et sollicité de X.________ AG qu'elle prenne les mesures propres à assurer la protection de sa personnalité et de son intégrité. A.________ s'est trouvé en incapacité de travailler du 27 mai au 5 juin et du 11 juin au 4 juillet 2004. Dès le 26 juillet 2004, il a travaillé pour la société Z.________. A titre de salaire pour les mois d'août, septembre et octobre 2004, il a perçu la somme de 6'230 fr.45, à laquelle se sont ajoutés une indemnité de vacances de 8,33% et un montant variable de commissions, pour un total de 9'359 fr.95 bruts. Par lettre recommandée de son syndicat du 27 octobre 2004, A.________ a rappelé s'être opposé à son licenciement en date du 24 mai 2004 et a qualifié celui-ci d'abusif.