Citation: 5C.133/2000 06.10.2000 E. 4

4.- Le recourant critique en outre la détermination de son minimum vital par l'autorité cantonale. Dans la mesure où il s'en prend à la constatation selon laquelle ses trois enfants sont âgés de moins de six ans, ce qui porte à 855 fr. le montant de base pour leur entretien, son grief est irrecevable dans le recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c, 63 al. 2 OJ); il en va de même en ce qui concerne l'étendue des frais de garde des enfants. Quant à l'art. 285 al. 1 CC, il concerne la contribution d'entretien due pour les enfants, de sorte qu'il ne s'applique pas en l'espèce. Le recourant se plaint en outre de ce que l'autorité cantonale n'aurait pas augmenté de 20% tous les postes de son minimum vital. Cette question peut cependant rester indécise: selon les constatations de l'autorité cantonale (art. 63 al. 2 OJ), le débirentier dispose avec son épouse d'un revenu net de plus de 15'500 fr. par mois, pour un minimum vital, charges fiscales comprises, de 11'224 fr.60. En ajoutant 20% à ce minimum vital élargi, on obtient la somme de 13'469 fr.50, d'où un solde de plus de 2'030 fr. Le montant indexé de la rente en faveur de son ex-épouse étant de 1'725 fr. par mois, la limite posée par la capacité contributive du débirentier est donc de toute façon respectée (cf. ATF 123 III 1 consid. 3b/bb p. 4). Le recourant reproche certes à la cour cantonale de n'avoir pas pris en compte dans son minimum vital des frais de location d'un dépôt, ainsi que des frais de garage et de voiture qui seraient selon lui justifiés. Il ne s'agit toutefois pas de dépenses de première nécessité, dès lors qu'il résulte des constatations de l'autorité cantonale qu'il dispose d'un logement de sept pièces et qu'il habite en ville de Genève, de sorte que l'obligation d'utiliser une voiture n'est pas établie. On ne voit pas non plus en quoi la solution retenue par l'autorité cantonale créerait une inégalité de traitement entre ses enfants nés de son premier mariage et ceux issus du second, les contributions dues en faveur de ses deux premières filles n'étant au demeurant pas remises en cause.