Citation: 5D_90/2022 E. 4

Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement violé l'art. 229 CPC en déclarant recevables les faits allégués et les preuves produites par le créancier poursuivant dans le cadre de ses observations du 29 septembre 2020. S'appuyant notamment sur l'arrêt publié aux ATF 146 III 237 consid. 3.1, il soutient en substance qu'en procédure sommaire, il n'y a en principe qu'un seul échange d'écritures, que les parties doivent dès lors alléguer tous leur moyens dans leur requête, respectivement leur réponse, que ceux invoqués ultérieurement, notamment dans une réponse spontanée, ne sont recevables qu'aux conditions de l'art. 229 al. 1 CPC et, s'agissant plus particulièrement des nova improprement dits, aux conditions de l'art. 229 al. 1 let. b CPC, à savoir que s'ils ne pouvaient être invoqués antérieurement bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise. Il affirme que cette condition n'était en l'occurrence pas remplie, que, le Tribunal civil n'ayant pas ordonné un second échange d'écritures, l'intimé devait produire les pièces établissant la notification des ordonnances pénales avec sa requête de mainlevée, que ces moyens de preuve étaient " à l'évidence " déjà en sa possession lors du dépôt de cette dernière et qu'il " ne saurait donc être reconnu comme ayant fait preuve de toute la diligence voulue en ne [les] produisant pas " à ce moment-là, ce d'autant plus qu'il n'avait pas " motivé " les raisons pour lesquelles il en avait été empêché. Il soutient en outre que la preuve de la notification est nécessaire pour établir le caractère exécutoire du titre de mainlevée, que le juge doit examiner d'office cette question et qu'il n'était dès lors ni exceptionnel ni imprévisible que lui-même soulève une objection à ce sujet.