Citation: 1C_480/2022 E. A

A.________ est un ressortissant français né le 25 avril 1974. Il a deux enfants: B.________, né [en] 2011 et C.________, né [en] 2013, qui sont également de nationalité française. A.________ a déposé, le 7 février 2017, une demande de naturalisation facilitée pour lui et ses enfants en vertu de l'article 58a de la loi du 29 septembre 1952 sur la nationalité (aLN) auprès du Consulat général de Suisse à Lyon. La demande de naturalisation facilitée est fondée sur le fait que son arrière-grand-mère paternelle possédait la nationalité suisse au moment de sa naissance et le père du requérant avait été naturalisé le 22 avril 2016 par naturalisation facilitée au sens de l'art. 58a al. 3 aLN. Par courriers du 14 novembre 2017, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), à qui la représentation suisse à Lyon a transmis la demande de naturalisation, a contacté les trois personnes de référence citées par l'intéressé. Deux d'entre elles ont répondu, l'une faisant principalement mention de leurs rencontres en France et de visites à la famille, l'autre faisant état de séances de travail tant en Suisse qu'en France, sans mentionner de séjours. Le SEM ayant suggéré à l'intéressé de retirer sa demande - la condition légale de "liens étroits avec la Suisse" ne semblait pas réalisée dès lors qu'il ne justifiait d'aucun séjour en Suisse au cours des dix dernières années, n'avait que des connaissances générales moyennes de la Suisse et n'avait aucun contact avec des organisations ou associations suisses à l'étranger -, le requérant a apporté des compléments à son dossier à diverses reprises entre 2018 et 2019 en vue de démontrer son attachement à la Suisse. Consultées, les autorités cantonales fribourgeoises ont indiqué ne pas avoir de remarque particulière à formuler, l'intéressé leur semblant remplir les conditions requises.