Citation: 8C_157/2009 03.07.2009 E. 1

4.2 Cela étant, la situation qui prévaut ici est tout à fait analogue à celle de l'assuré visé par l'arrêt C 209/99. Il résulte du jugement cantonal que l'assuré a reçu, le 27 septembre 2006, la lettre dans laquelle l'office l'invitait à s'expliquer; il y a répondu par écrit le lendemain en s'excusant, après avoir tenté en vain de prendre contact téléphonique avec l'administration le jour même. Ce faisant, l'assuré a réagi aussi rapidement que la situation le permettait. Ces éléments rendent crédibles les allégations de l'intimé selon lesquelles il a enregistré par inadvertance une date erronée dans son agenda électronique. Par ailleurs, toujours selon les constatations du jugement attaqué, aucun autre manquement ne peut être reproché à l'assuré durant les trois délais-cadres dont il a bénéficié. Dans ces conditions, la juridiction cantonale était fondée à retenir que la suspension du droit à l'indemnité était injustifiée.