Citation: 8C_756/2018 E. A

A.a. A.________, né en 1959, était associé gérant de la société B.________ Sàrl depuis 2002. Après avoir épuisé son droit aux prestations de l'assurance-chômage, il a bénéficié depuis le 1 er novembre 2011 de prestations d'aide financière de l'Hospice général du canton de Genève au titre de la loi genevoise du 18 novembre 1994 sur les prestations cantonales accordées aux chômeurs en fin de droit, abrogée le 1 er février 2012 (aLRMCAS; RSG aJ 2 25). Lors d'un entretien du 17 octobre 2014, A.________ a informé l'assistante sociale en charge de son suivi qu'il était encore titulaire de parts sociales de B.________ Sàrl d'une valeur nominale de 18'000 fr. A cette occasion, l'Hospice général lui a expliqué que le régime transitoire pour les personnes bénéficiaires de la LRMCAS prendrait fin au 31 janvier 2015 et qu'à partir du 1 er mars 2015, seule la loi genevoise du 22 mars 2007 sur l'insertion et l'aide sociale individuelle (LIASI; RSG J 4 04) serait applicable; or le règlement d'exécution de cette loi fixait à 4000 fr. la limite de fortune permettant de bénéficier des prestations d'aide financière pour une personne seule (cf. art. 1 al. 1 let. a RIASI [RSG J 4 04.01]); en conséquence, s'il souhaitait bénéficier de prestations au titre de la LIASI, il devait liquider ses parts et vivre du produit de cette vente pendant un certain temps. A.b. Par décision du 18 mai 2015, l'Hospice général a alloué à titre exceptionnel à A.________ une aide financière remboursable pour une durée de trois mois dès le 1 er avril 2015. A compter du 1 er juillet 2015, A.________ a été mis au bénéfice d'une aide financière ordinaire. Le 9 juillet 2015, A.________ a cédé 18 parts sociales d'une valeur nominale de 1000 fr. chacune à l'associé gérant de B.________ Sàrl C.________, ce dernier se portant fort pour la société du paiement au cédant d'un montant total de 22'000 fr., payable à raison de 2000 fr. par année à compter de 2016. Le 6 janvier 2016, l'Hospice général a informé A.________ qu'en vertu de la subsidiarité de l'aide sociale, il devait exiger le versement immédiat de sa créance de 22'000 fr. et ne pouvait pas accepter un paiement échelonné sur onze ans. Le 28 janvier 2016, celui-ci a remis à l'Hospice général copie d'une lettre adressée à B.________ Sàrl, dans laquelle il déclarait abandonner au 1 er janvier 2016 l'entier de sa créance de 22'000 fr. à l'égard de la société. A.c. Par décision du 22 février 2016, confirmée sur opposition le 12 septembre 2017, l'Hospice général a demandé à A.________ la restitution de 18'000 fr., correspondant au montant de la créance dont il s'était dessaisi sous déduction du montant de la franchise de fortune applicable.