Citation: 6B_1345/2021 E. 1.7

1.7. Le recourant fait ensuite grief à la cour cantonale d'avoir méconnu la jurisprudence qui impose de fixer une sanction qui ne fasse pas obstacle à l'évolution favorable du condamné (ATF 118 IV 342). En réalité, on comprend que le recourant invoque l'effet de la peine sur son avenir. L'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêts 6B_630/2021 du 2 juin 2022 consid. 1.3.6; 6B_154/2021 du 17 novembre 2021 consid. 1.4.1; 6B_147/2021 du 29 septembre 2021 consid. 3.1). En outre, selon la jurisprudence, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie, notamment professionnelle, du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_1403/2021 du 9 juin 2022 consid. 5.6; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3; 6B_1446/2019 du 30 mars 2020 consid. 2.1). Or, le recourant n'allègue aucune circonstance extraordinaire susceptible de justifier une réduction de peine au regard de sa vie professionnelle. Il n'apparaît d'ailleurs pas que la situation du recourant, qui a retrouvé un travail - ce que la cour cantonale n'a pas ignoré -, diffère de celle de la plupart des autres condamnés ayant un emploi. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.