Citation: 5A_560/2024 E. 1.3

1.3. Le recours en matière civile peut être formé pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 s. LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cela étant, eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulevés (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références). Le recourant doit par conséquent discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 146 IV 297 consid. 1.2; 142 I 99 consid. 1.7.1; 142 III 364 consid. 2.4 et la référence). Il doit exister un lien entre la motivation du recours et la décision attaquée. Le recourant doit se déterminer par rapport aux considérants de l'arrêt querellé; il ne peut se contenter de reprendre presque mot pour mot l'argumentation formée devant l'autorité cantonale (ATF 145 V 161 consid. 5.2; 142 I 99 consid. 1.7.1; 134 II 244 consid. 2.1 et 2.3). Le Tribunal fédéral ne connaît par ailleurs de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a été expressément invoqué et motivé de façon claire et détaillée par le recourant ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 146 IV 114 consid. 2.1; 144 II 313 consid. 5.1; 142 II 369 consid. 2.1). En l'espèce, la motivation du recours ne respecte en rien les exigences susrappelées. La recourante se contente de répéter son point de vue selon lequel certains défraiements ont été inclus à tort dans son salaire dans la mesure où il s'agit de montants remboursés par son employeur lui revenant " directement " en tant qu'elle a dû les avancer pour pouvoir exercer son activité. Ce faisant, elle perd de vue que l'autorité cantonale a constaté que, suite aux griefs qu'elle a soulevés dans sa plainte du 27 juin 2024, l'Office a, en application de l'art. 17 al. 4 LP, rendu une nouvelle décision de saisie de salaire aux termes de laquelle le montant mensuel saisissable a été réduit à 589 fr. 30 (au lieu de 854 fr. 10) et son employeur informé qu'une saisie de salaire de tout ce qui dépassait le minimum vital fixé à 314 fr. (au lieu de 223 fr.) était ordonnée avec effet au 5 juillet 2024 (au lieu du 31 mai 2024). L'autorité cantonale en a déduit qu'en ce qui concerne les défraiements, l'Office avait corrigé son erreur, ce qui rendait la plainte sans objet. Il appartenait ainsi à la recourante de s'en prendre au raisonnement des juges précédents et de démontrer en quoi sa plainte avait conservé un objet. Il est vrai que l'autorité cantonale semble avoir limité les défraiements litigieux aux frais de repas et de déplacement (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3). La recourante ne prétend toutefois pas que les frais relatifs à l'achat de " produits de dégustation " dont elle fait état dans le présent recours étaient visés par les "frais de fonction avancés" évoqués sans autre précision dans le considérant de l'arrêt cantonal résumant sa plainte, étant au demeurant rappelé que le Tribunal de céans est lié par les faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Par ailleurs, elle n'allègue pas ni a fortiori ne démontre que ces frais n'auraient pas été pris en compte dans la nouvelle décision de l'Office, qui, selon l'autorité cantonale, a privé sa plainte d'objet. Il suit de là que faute de toute discussion du raisonnement de l'autorité cantonale quant à la perte d'objet de sa plainte sur la question des défraiements, la motivation de la recourante n'est manifestement pas suffisante pour qu'il puisse être entré en matière sur son recours.