Citation: 5A_126/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, la recourante présente une argumentation appellatoire et, de surcroît, peu compréhensible. Elle fait en substance valoir que sa mise sous curatelle aurait pour fondement " des déclarations fallacieuses, des interprétations " ainsi que " des documents falsifiés ". Elle se réfère à la prétendue intervention d'un tiers qui lui aurait demandé de renoncer à son héritage lors du décès de l'un de ses parents, évoquée auprès du Tribunal, envers qui la recourante a encore nié avoir des problèmes d'alcool et contesté exploiter un salon de massages dans son appartement. Elle prétend que le constat de ses problèmes financiers est erroné, dès lors qu'il se focalise sur la prise en considération d'un seul relevé de poursuites. Elle reproche au Tribunal d'avoir entrepris de la mettre à l'AI et conteste les rapports rédigés sur sa personne, s'estimant victime de malversations et de démarches délictueuses de la part de tiers et d'institutions de connivence pour lui nuire et justifier de sa mise sous curatelle. La recourante ne s'en prend ainsi pas de manière circonstanciée à la motivation cantonale et s'appuie sur des pièces irrecevables ainsi que sur des faits qui ne ressortent majoritairement pas de la décision querellée - et que l'on peine souvent à mettre en lien avec l'objet du litige -, sans qu'elle expose en quoi ces faits auraient été arbitrairement omis par la juridiction précédente. Il s'ensuit que, sous l'angle de la motivation, la recevabilité du recours est d'emblée sujette à caution. Quoi qu'il en soit, sur le fond, le raisonnement de l'autorité précédente, qui s'est reposée sur les nombreux éléments du dossier plaidant en faveur de la mise en oeuvre d'une curatelle visant à sauvegarder les intérêts de la recourante, n'apparaît aucunement violer le droit au sens de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 6.1), étant par ailleurs rappelé que, en tout état de cause, l'autorité qui ordonne une mesure de protection de l'adulte dispose à cet égard d'un large pouvoir d'appréciation (art. 4 CC) et que le Tribunal fédéral n'en revoit l'exercice qu'avec retenue (arrêts 5A_551/2021 du 7 décembre 2021 consid. 4.1.3; 5A_417/2018 du 17 octobre 2018 consid. 2.3 et les références). En conclusion, autant que le grief serait suffisamment motivé, il est de toute manière infondé.