Citation: 1P.415/2000 07.07.2000 E. B

B.- Par ordonnance du 10 mars 2000, le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne (ci-après, le Juge d'instruction) a refusé la mise en liberté de I.________ au motif qu'en l'état de l'enquête, la libération du prévenu présenterait des inconvénients sérieux pour l'instruction. Le 16 mars 2000, le Juge d'instruction a également refusé au conseil du prévenu, en raison des besoins de l'instruction, la consultation du dossier d'enquête jusqu'au 15 avril 2000, à l'exception des déclarations de son client. Le 22 mars 2000, le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal vaudois (ci-après, le Tribunal d'accusation) a confirmé l'une et l'autre de ces décisions. Statuant le 5 mai 2000 sur recours du prévenu, le Tribunal fédéral a annulé cette décision et renvoyé la cause à la cour cantonale pour qu'elle statue à nouveau à bref délai, après avoir donné à I.________ un accès suffisant au dossier. Le 23 mai 2000, le Tribunal d'accusation a rendu une nouvelle décision confirmant le maintien de I.________ en détention après avoir mis l'entier du dossier de la cause à la disposition du prévenu, pour consultation. Il a considéré qu'il existait des présomptions suffisantes de culpabilité à l'encontre de ce dernier car, dans une affaire instruite contre des mineurs, I.________ était mis en cause pour leur avoir vendu des stupéfiants et que les écoutes téléphoniques tendaient également à démontrer l'implication du prévenu dans un trafic de drogue. Il a par ailleurs admis que l'issue des investigations entreprises afin de déterminer la nature et l'ampleur de l'activité délictueuse de I.________ pourrait être compromise si celui-ci était remis en liberté. Il a enfin retenu que le principe de la proportionnalité était respecté, compte tenu de la détention déjà subie et de la gravité des infractions imputées au prévenu.