Citation: 4P.34/2003 30.04.2003 E. 4

Dans un dernier grief, le recourant estime qu'il était arbitraire de retenir qu'il avait fait scandale dans le magasin et d'avoir par conséquent réduit l'indemnité pour tort moral. En vertu de l'art. 44 al. 1 CO, le juge peut réduire les dommages-intérêts lorsque des faits dont la partie lésée est responsable ont contribué à créer le dommage ou à l'augmenter. Savoir si le juge devait ou non réduire le tort moral alloué au recourant en raison de son attitude dans le magasin est une question de droit fédéral qui ne peut être discutée ici (cf. supra, consid. 2.3 i.f.). Seule relève du fait la question de savoir quelle a été l'attitude du recourant. En l'espèce, le Tribunal cantonal a retenu que le recourant avait jeté la lampe à terre, qu'il était pris de boisson, qu'il criait et avait refusé de quitter les lieux à la demande du vendeur responsable. Le fait que le Tribunal ait considéré que le recourant avait ainsi "fait un scandale" ne modifie pas les faits qui lui sont imputés, à savoir principalement les cris et le refus de quitter de son plein gré l'établissement. Il en va de même pour la question de savoir si le recourant était ou non "pris de boisson". Le grief d'arbitraire se révèle donc sans fondement.