Citation: 1P.153/2003 25.04.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 II 13 consid. 1a p. 16, 46 consid. 2a p. 47 et les arrêts cités). 1.1 L'arrêt attaqué confirme l'ordre de démolir diverses constructions édifiées en zone à bâtir en violation des prescriptions cantonales autonomes relatives aux distances à respecter par rapport à la limite de la propriété voisine et à la lisière de la forêt. Seul le recours de droit public est ouvert contre une telle décision, dans la mesure où les recourants ne se plaignent pas d'une violation du droit fédéral (cf. art. 34 al. 1 et 3 LAT; ATF 112 Ib 320 consid. 3b p. 321; 107 Ia 337). 1.2 Le Tribunal administratif a notifié son arrêt à l'adresse personnelle des époux A.________, en date du 17 janvier 2003, alors qu'ils étaient dûment représentés par un mandataire professionnel; constatant son erreur, il a communiqué au conseil des recourants une copie de sa décision le 31 janvier 2003, en précisant qu'un nouveau délai de recours partait dès réception de la présente. Dans ces circonstances, le recours, déposé le 28 février 2003, a été interjeté en temps utile (cf. ATF 115 Ia 12 consid. 4 p. 19; 113 Ib 196 consid. 2b p. 298). 1.3 Le Département a mis en doute la recevabilité du recours au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Selon cette disposition, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier d'office si l'arrêt attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 128 III 50 consid. 1c p. 53/54 et la jurisprudence citée). Une motivation brève, comportant une référence indirecte à la violation de droits constitutionnels non expressément désignés peut, suivant les circonstances, satisfaire aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, notamment lorsque, comme en l'espèce, le recours est interjeté par des personnes ne bénéficiant pas d'une formation juridique (cf. ATF 115 Ia 12 consid. 2b p. 14). En ce sens, la référence toute générale faite au principe de l'égalité de traitement ancré à l'art. 8 al. 1 Cst. peut être considérée comme suffisante; en revanche, dans un recours fondé sur l'art. 9 Cst., les recourants ne peuvent se contenter de critiquer l'arrêt attaqué, mais ils doivent au contraire préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposant sur aucun motif sérieux et objectif, apparaissant insoutenable ou heurtant gravement le sens de la justice (ATF 128 I 273 consid. 2.1 p. 275/276). Le recours ne satisfait guère à cette exigence, dans la mesure où les recourants se bornent à répondre point par point à l'arrêt attaqué, sans chercher à établir en quoi celui-ci serait arbitraire. La recevabilité du recours sur ce point peut toutefois demeurer indécise, dans la mesure où il est de toute manière mal fondé.