Citation: 5A_268/2024 E. A

A.a. F.F.________ (né en 1931) est décédé en avril 2011 et son épouse, G.F.________ (née en 1929), en janvier 2013. A.A.________ et H.C.________ sont leurs deux filles. La première est la mère de B.A.________. La seconde, décédée en avril 2013, avait épousé C.C.________; deux enfants sont issus de ce mariage: D.C.________ et E.C.________. A.b. Par acte instrumenté le 4 février 1998, les époux F.F.________ et G.F.________, d'une part, et les époux C.C.________ et H.C.________, d'autre part, ont conclu un contrat d'entretien viager au sens des art. 521 ss CO. Selon ce contrat, les époux C.________ ont accepté " la charge d'assumer l'entretien viager de M. et Mme F.F.________ et G.F.________ leur vie durant". Ils devaient leur fournir " nourriture, logement, vêtements, tous soins médicaux et pharmaceutiques " et, si nécessaire, organiser " leur transfert dans une clinique, un hôpital ou un home adéquat ". En " contrepartie ", les époux F.________ ont cédé, " à titre d'avance d'hoirie ", à leur fille H.C.________ l'immeuble n° xxx, la parcelle n° yyy et la parcelle n° zzz, sis sur la commune de U.________. Il était spécifié que l'avancement d'hoirie n'était " en aucun cas soumis à rapport " et que, si "la valeur des biens devait dépasser celle des contre-prestations d'entretien, le surplus d[evait] être considéré comme une donation non soumise au rapport". Les époux F.________ conservaient l'usufruit des biens cédés "jusqu'au décès du dernier survivant", l'entrée "en possession et jouissance" des époux C.________ étant "différée à l'extinction de l'usufruit viager". Dans le même acte, H.C.________ cédait à son époux C.C.________ une part de moitié des immeubles reçus de ses parents, celui-ci reprenant "les enga gements de son épouse pour la part de copropriété qui lui [était] cédée ". A.c. Dans un testament du 11 décembre 2012, G.F.________ a déclaré " résilier unilatéralement au sens de l'art. [527] CO et modifier [s]es dispositions de dernières volontés ", en relevant que, depuis l'entrée de son mari et d'elle-même en maison de retraite, ils n'avaient plus bénéficié d'aucune " prestation d'entretien ". Elle a dès lors indiqué que les " avances d'hoirie contenues dans l'acte du 14 (sic) février 1998 n'[étaient] plus dispensées du rapport " et que " tout ce qui dépass[ait] la valeur des biens cédés" (recte: des prestations d'entretien) n'était pas " considéré comme une donation non soumise au rapport ". La testatrice entendait également que sa fille H.C.________ soit " renvoyée à sa réserve " et que C.C.________ restitue les 30'000 fr. " prêtés par [elle]-même et [s]on mari, objet de la reconnaissance de dette du 23 octobre 1996". Elle a déclaré attribuer à B.A.________ " [t]oute la quotité disponible " de sa succession et institué Me I.________ en qualité d'exécuteur testamentaire.