Citation: 4A_688/2012 E. 6.1

6.1. Dans leur demande n° 2, les requérants invoquent, à titre de second motif de révision, "la découverte du bon fonctionnement des machines litigieuses" (n. 67 à 78). Ils allèguent, à ce propos, que ces machines ont quitté la Jordanie le 27 septembre 2012 et sont arrivées le 26 novembre 2012 en Roumanie où elles ont été mises en route en quelques semaines. Une inspection a ensuite été réalisée le 29 janvier 2013 par N.________ et a donné lieu à l'établissement d'un rapport, daté du 3 février 2013. Ce rapport ainsi que les photographies et les vidéos annexées à la demande n° 2 (pièces nos 10 à 12) établiraient qu'il s'agit des mêmes machines que celles qui ont été fabriquées aux États-Unis d'Amérique et qui ont été livrées en Jordanie, le 7 septembre 2006, en exécution du contrat du 28 octobre 2005. Selon les requérants, il ressortirait des pièces produites par eux que, contrairement à ce que les intimés ont soutenu tout au long de la procédure d'arbitrage et à ce qui a été retenu par le Tribunal arbitral sur la base des déclarations de V.________, il aurait suffi d'installer un simple transformateur peu coûteux à l'entrée de l'usine pour que tous les moteurs puissent fonctionner tels quels. A leur avis, il est donc évident que les arbitres, s'ils avaient eu connaissance de cela, n'auraient certainement pas retenu que les marchandises livrées constituaient un aliud, ni même qu'elles étaient défectueuses, et, partant, auraient conclu au défaut de validité de la résolution du contrat pour admettre tout au plus une réduction du prix de vente. On serait donc en présence, à suivre les requérants, d'un fait nouveau décisif puisqu'il démontre que les arbitres n'avaient pas tous les éléments factuels déterminants sous les yeux au moment de rendre leur sentence.