Citation: 2C_575/2023 E. A

A.a. A.________ SA (ci-après: A.________) est une société anonyme de droit suisse. Elle a pour but la diffusion et la distribution de livres, d'articles de papeterie et de jouets, ainsi que l'organisation de conférences pour la promotion des auteurs et des éditeurs de livres qu'elle diffuse. A.b. Le 13 mars 2008, après avoir mené une enquête préalable sur le marché du livre écrit en français, le secrétariat de la Commission de la concurrence (ci-après: la COMCO) a, d'entente avec le Président de la COMCO, ouvert une enquête visant à examiner l'existence d'un éventuel abus de position dominante sur ce marché au sens de la loi sur les cartels (LCart). Le 2 mars 2011, il a élargi son enquête à l'examen de potentiels accords illicites affectant la concurrence au sens de la loi précitée. A.c. En date du 27 mai 2013, la COMCO a rendu une décision à l'encontre de la société A.________ et de neuf autres diffuseurs-distributeurs de livres en français actifs en Suisse. Elle a notamment condamné la société précitée au paiement d'une sanction de 447'000 fr. en application de l'art. 49a al. 1 LCart en raison de sa participation à des accords illicites au sens de l'art. 5 al. 1 et 4 LCart (ch. 1.4 du dispositif). Elle lui a par ailleurs interdit - comme aux neuf autres diffuseurs-distributeurs concernés par sa décision - d'entraver par des contrats de distribution et/ou de diffusion les importations parallèles de livres écrits en français par tout détaillant actif en Suisse (ch. 2 du dispositif). Enfin, elle l'a condamnée au paiement, à titre solidaire, des frais de procédure, lesquels se montaient à 760'150 fr. (ch. 4 du dispositif). A.d. La société A.________ a recouru contre cette décision. Par arrêt du 30 octobre 2019 (cause B-4019/2013), le Tribunal administratif fédéral a rejeté ledit recours. Il a également mis à la charge de l'intéressée l'entier des frais de procédure de recours, lesquels ont été arrêtés à 8'000 fr. Il ne lui a enfin alloué aucuns dépens. A.e. Le 14 janvier 2020, A.________ a déposé un recours en matière de droit public contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral précité auprès du Tribunal fédéral. Par arrêt du 8 décembre 2022 (cause 2C_49/2020), celui-ci a partiellement annulé l'arrêt attaqué et renvoyé la cause au Tribunal administratif fédéral pour nouvelle décision au sens des considérants en ce qui concernait la sanction à infliger à la société et la répartition des frais et dépens découlant des procédures précédentes.