Citation: 2C_918/2018 E. 4

La recourante soutient aussi que l'instance précédente a violé l'interdiction de l'arbitraire en décidant que les revenus de sa fille devaient être pris en compte dans le calcul de l'allocation de logement alors que la situation de cette dernière, qui séjournait au Tessin depuis le mois de septembre 2013, y payait un loyer et n'occupait donc plus le logement genevois, avait été portée à la connaissance de l'Office cantonal du logement et de la planification foncière avant qu'il ne décide, le 14 octobre 2015, de supprimer les allocations de logement dès le 30 septembre 2015 et ne lui demande, le 23 octobre 2015, de restituer un important trop-perçu. L'arrêt attaqué (en fait, consid. 2) retient qu'après avoir été informé par courrier électronique du 24 août 2015, de la fin de l'apprentissage du fils de la recourante, l'Office cantonal du logement et de la planification foncière avait alors demandé à la recourante de lui communiquer l'ensemble des justificatifs de revenus des personnes occupant l'appartement entre 2011 et 2015, que ces documents avaient été transmis par l'intéressée et qu'il en ressortait que la fille de la recourante effectuait des études au Tessin depuis 2013. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher, pour autant que l'on comprenne bien le grief de la recourante, à l'autorité intimée un comportement arbitraire, puisque cette dernière a, sans tarder, tiré les conséquences légales des faits qui ont été portés à sa connaissance entre fin août et début septembre 2015, parmi lesquels ne figurait pas l'annonce à l'Office cantonal de la population et des migrations du départ de la fille de la recourante pour le Tessin, seul critère pertinent au regard de la loi cantonale (cf. consid. 3. ci-dessus).