Citation: 8C_689/2023 E. 3.1

3.1. Aux termes de l'art. 17 al. 1 LPGA - dans sa teneur en vigueur dès le 1er janvier 2022 et donc applicable ratione temporis au cas d'espèce (cf. ATF 144 V 210 consid. 4.3.1 et les arrêt cités) -, lorsque le taux d'invalidité subit une modification d'au moins 5 points de pourcentage (let. a) ou atteint 100% (let. b), la rente d'invalidité est, d'office ou sur demande, révisée pour l'avenir, à savoir augmentée, réduite ou supprimée. Tout changement important des circonstances propre à influencer le degré d'invalidité, et donc le droit à la rente, peut motiver une révision. La rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 144 I 103 consid. 2.1; 134 V 131 consid. 3). Tel est le cas lorsque la capacité de travail s'améliore grâce à l'accoutumance ou à une adaptation du handicap. En revanche, une simple appréciation différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel est demeuré inchangé n'appelle pas une révision au sens de l'art. 17 al.1 LPGA (ATF 144 I 103 consid. 2.1; 141 V 9 consid. 2.3 et les références). L'art. 17 LPGA est applicable, par analogie, en cas d'octroi, à titre rétroactif, d'une rente échelonnée ou limitée dans le temps (ATF 148 V 321 consid. 7.3.1; 125 V 413 consid. 2d et les références).