Citation: 1B_249/2013 E. 8.2

8.2. En l'occurrence, la cour cantonale a considéré qu'une prolongation de la détention jusqu'au 1 er janvier 2014 ne prêtait pas le flanc à la critique au vu de l'état de l'enquête et de l'ampleur conséquente des mesures d'instruction devant encore être mises en oeuvre. Elle a confirmé sur ce point la décision du Tmc qui avait estimé qu'au vu de la complexité des faits litigieux, du nombre de prévenus impliqués, des versions des faits divergentes, de la nécessité de procéder à maintes confrontations, de la multiplicité des écoutes téléphoniques ordonnées, dont il convenait d'analyser le résultat et du fait qu'une collaboration s'avérait nécessaire avec la France, un laps de temps clairement supérieur à trois mois serait nécessaire pour effectuer les opérations d'enquête restant à réaliser. Cette appréciation ne peut être suivie. En effet, contrairement à ce que considèrent les instances précédentes, il n'apparaît pas que l'enquête relative au brigandage revête un caractère exceptionnel au sens de l'art. 227 al. 7 CPP. Il n'est en effet pas d'emblée prévisible que les mesures d'instruction (confrontations, analyse des écoutes téléphoniques) ne pourront pas être réalisées dans le délai ordinaire de prolongation de la détention et que le motif de détention persistera durant cette période de six mois, quand bien même les autorités suisses devraient collaborer avec la France sur certains points. Il convient dès lors de ramener la durée de la prolongation de la détention provisoire à trois mois conformément à l'art. 237 al. 7 CPP. Au demeurant, l'autorité pénale reste libre, à l'échéance de cette période de trois mois, de renouveler la détention provisoire du recourant si les conditions en sont toujours réunies. Le recours doit donc être admis dans cette mesure.