Citation: 2A.357/2001 15.02.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec un libre pouvoir d'examen la recevabilité des recours (ATF 127 IV 148 consid. 1a p. 151; 127 I 92 consid. 1 p. 93; 127 II 198 consid. 2 p. 201 et les références). 1.1 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. D'après l'art. 4 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas de droit à l'octroi d'une autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 126 II 335 consid. 1a p. 337 s., 377 consid. 2 p. 381, 425 consid. 1 p. 427). D'après l'art. 7 al. 1 LSEE, le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour. Pour juger de la recevabilité du recours de droit administratif, seule est déterminante la question de savoir si un mariage au sens formel existe. Est en revanche une question de fond celle de savoir si l'époux étranger a droit à une autorisation de séjour ou si elle doit lui être refusée en vertu des exceptions ou restrictions qui découlent notamment de l'art. 7 al. 2 LSEE et de l'abus de droit (ATF 126 II 265 consid. 1 b p. 266; 124 II 289 consid. 2b p. 291). M. A.________ étant marié avec une suissesse, le recours est recevable en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ en relation avec l'art. 7 al. 1 LSEE. 1.2 D'après l'art. 103 lettre a OJ, quiconque est atteint par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée a qualité pour recourir. La qualité pour former un recours de droit administratif est donnée au justiciable touché plus que quiconque ou que la généralité des administrés dans ses intérêts économiques, matériels ou idéaux. En principe, seul peut recourir celui qui apparaît formellement atteint, c'est-à-dire celui qui a participé à la procédure devant l'instance inférieure et dont les conclusions déposées alors ont été totalement ou partiellement écartées (ATF 127 V 107 consid. 2a p. 109; 118 Ib 356 consid. 1a p. 359 et les références citées). Si la qualité pour recourir de M. A.________ ne fait pas de doute, il convient en revanche de dénier celle de son épouse, qui n'a pas participé à la procédure devant la Commission cantonale. C'est dans cette mesure seulement que le recours est recevable. 1.3 Au surplus, formé contre la décision d'une autorité cantonale statuant en dernière instance cantonale et déposé en temps utile, dans les formes prescrites par la loi, le recours de M. A.________ est recevable en vertu des art. 97 ss OJ.