Citation: 1E.24/2001 17.04.2002 E.

Agissant par la voie du recours de droit administratif, A.________ et consorts demandent au Tribunal fédéral d'annuler la décision du DETEC du 15 octobre 2001 et de renvoyer l'affaire à cette autorité pour nouvelle décision. Ils se plaignent en premier lieu d'une violation du droit d'être entendu, n'ayant pas été invités à répliquer aux arguments présentés par les CFF au sujet de leur opposition. Sur le fond, ils invoquent le principe de la proportionnalité selon l'art. 1er al. 2 LEx et critiquent le mode d'exécution du projet des CFF, qui provoquerait une atteinte irrémédiable et définitive à leurs propriétés (par la modification des accès, les nuisances, etc.); ils reprochent aux CFF et au DETEC de n'avoir pas examiné sérieusement une variante évitant l'ouverture d'une tranchée en surface. Toujours sous l'angle de la proportionnalité, ils invoquent le "grave danger pour l'alimentation en eau", pour eux-mêmes et les autres habitants des communes de Saint-Blaise et de Marin, qui résulterait des travaux entrepris dans une zone de protection des eaux souterraines (zone S2). Les recourants se prévalent par ailleurs de l'art. 9 LEx et prétendent qu'une méthode d'exécution des travaux en souterrain serait plus apte à préserver la beauté du site. Ils reprochent enfin au DETEC de ne pas leur avoir alloué des dépens pour la procédure d'opposition. Les CFF et le DETEC concluent au rejet du recours.