Citation: 6S.47/2004 12.03.2004 E. 1

3.3 Le recourant mentionne qu'il a retrouvé un emploi depuis sa libération provisoire et qu'une sanction ferme ferait obstacle à sa réinsertion. La détention préventive et l'exécution d'une peine privative de liberté visent des buts distincts (ATF 124 I 170 consid. 2e p. 173). La mise en liberté provisoire lorsque la détention préventive ne se justifie plus, en l'espèce après cent quarante-huit jours, ne saurait en principe avoir pour conséquence que l'autorité de jugement fixe une peine ne correspondant plus à la culpabilité de l'auteur. Que la peine infligée implique le cas échéant un retour en détention pour l'exécution du solde de la peine après imputation de la détention préventive (art. 69 CP) relève de la logique du système. 3.4 Aucun des éléments évoqués par le recourant quant à sa situation personnelle n'a été omis. Savoir quel poids il fallait leur accorder est une question qui dépend du large pouvoir d'appréciation du juge de répression. Le recourant encourait une peine maximale de quinze ans de réclusion (art. 68 ch. 1 al. 1, 189 al. 1 et 190 al. 1 CP). Il a commis des actes graves de manière répétée. Selon les constatations cantonales, il n'a pas véritablement pris conscience de sa faute. Il bénéficie d'une légère diminution de responsabilité et de l'absence d'antécédents. Au vu des éléments pertinents, la peine de deux ans d'emprisonnement n'a rien d'excessif. Elle ne procède pas d'un abus du pouvoir d'appréciation.