Citation: 5A_816/2021 E. 3

L'autorité précédente a relevé que la mère continuait de s'opposer à ce que l'enfant soit auprès de son père plus de quatre jours consécutifs, en se prévalant d'une lecture tronquée du rapport rendu le 22 mars 2019 par le Service de protection de la jeunesse (dorénavant la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse, DGEJ). Le Juge délégué a retenu qu'il ressortait de ce rapport que le père était attentif et adéquat, et que rien ne permettait de remettre en question ses compétences parentales, en dépit d'un conflit au sein du couple. Le juge cantonal a exposé que les autres pièces produites par la mère ne faisaient que confirmer ce constat, singulièrement que les attestations médicales ne permettaient nullement de retenir que la mineure serait concrètement en danger auprès de son père. L'autorité précédente a encore jugé que l'ordonnance entreprise n'était pas en contradiction avec le rapport du SPJ concernant la durée des vacances préconisées avec le père et que la fixation de trois semaines et demi de vacances auprès du père sur une années n'était " pas très considérable ", et ne prêtait pas le flanc à la critique. En définitive, le Juge délégué a estimé qu'il n'était nullement établi que les vacances de l'enfant auprès de son père seraient un facteur de stress pour la mineure, ni que celui-ci ne s'en occupait pas adéquatement, en sorte qu'il a rejeté les arguments de la mère tendant à la limitation des relations personnelles entre le père et sa fille durant les vacances, y compris pour la durée de la mise en oeuvre de l'expertise pédopsychiatrique ordonnée dans la procédure au fond.