Citation: 9C_179/2014 E. 3

En l'espèce, dans son jugement du 21 mars 2012, le tribunal cantonal avait estimé que la responsabilité du recourant était engagée au sens de l'art. 52 LAVS, dès lors qu'il lui incombait en tant qu'organe de la société de déclarer les salaires et de verser les cotisations sociales, que celui-ci - pas plus que le co-administrateur de la société - n'avait contesté les décisions de taxation d'office, légitimes dans la mesure où elles étaient la conséquence du défaut de collaboration des deux administrateurs, qu'il avait échoué à établir l'inexistence d'employés pendant la période litigieuse, que le devoir de conserver les livres et pièces comptables d'une société était légalement prescrit, qu'il existait un lien de causalité qualifiée entre la passivité du recourant et le préjudice constaté et que le montant des prétentions de la caisse de compensation intimée ressortait clairement de la décision de restitution du 28 juin 2011 basée sur les décisions de cotisations entrées en force. Dans son jugement du 28 janvier 2014, la juridiction cantonale a en outre rejeté la demande de révision de son jugement du 21 mars 2012 en expliquant pourquoi les arguments invoqués par le recourant à l'appui de sa demande ne constituaient aucunement des motifs de révision valables. Elle a prétendu que tel était le cas des allégations péremptoires de l'administrateur selon lesquelles les règles légales concernant la conservation de pièces comptables ne lui étaient pas applicables, il ne lui incombait pas de veiller au prélèvement et au versement des cotisations sociales et la société dont il était un organe n'avait pas d'employés puisqu'une procédure de révision n'avait pas pour but de rediscuter l'argumentation juridique de l'acte dont la révision était demandée. Elle a aussi soutenu que la contestation de l'entrée en force des décisions de taxation d'office pour les années 2007-2008, au motif que le recourant n'en aurait jamais eu connaissance ou qu'un administrateur n'avait pas à connaître la contenu de toutes les lettres envoyées à la société, n'était pas pertinente dès lors qu'une procédure de révision ne permettait pas d'obtenir une nouvelle appréciation des faits connus au moment du jugement dont la révision était demandée. Elle a encore considéré que le fait d'alléguer ne pas avoir reçu la décision entrée en force de réparation du dommage du 15 avril 2009 n'était d'aucune utilité au recourant dans la mesure où cette décision était étrangère à l'objet du litige.