Citation: 8C_511/2020 E. 6.3

6.3. Les premiers juges ont motivé leur refus de mettre les frais de l'expertise privée du docteur F.________ à la charge de l'intimée en indiquant que non seulement la recourante n'avait pas obtenu gain de cause, mais encore que cette expertise n'avait pas suffi à influer sur l'appréciation de la situation médicale telle qu'elle résultait du dossier constitué par l'intimée. Or, comme on vient de le voir, le rapport d'expertise privée du docteur F.________ fait apparaître des doutes sur la pertinence et la fiabilité des conclusions de la doctoresse H.________ quant à la présence ou non d'une déchirure du labrum antéro-supérieur de type SLAP II A, provoquant la tendinopathie en sablier du LCB et la déchirure du tendon du sous-scapulaire et pouvant être mise en lien de causalité, au degré de la vraisemblance prépondérante, avec l'accident du 27 juillet 2011. Il y a donc lieu de retenir que ce rapport a constitué une mesure indispensable à l'appréciation du cas au sens de l'art. 45 al. 1 LPGA. Il se justifie par conséquent d'admettre la conclusion de la recourante tendant à la prise en charge des frais des expertises privées du docteur F.________ du 24 janvier 2019 et du 13 mai 2019. Il appartiendra au tribunal cantonal, à qui la cause est renvoyée, de statuer dans ce sens.