Citation: 6B_846/2021 E. 1.3

1.3. La recourante n'indique cependant d'aucune manière en quoi pourraient consister d'éventuelles prétentions civiles dirigées contre le policier visé par sa plainte pénale. Il suffit de relever que, conformément à l'art. 2 de la loi [du canton de Genève] sur la responsabilité de l'État et des communes du 24 février 1989 (LREC; RS/GE A 2 40), l'État de Genève et les communes du canton sont tenus de réparer le dommage résultant pour des tiers d'actes illicites commis soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence par leurs fonctionnaires ou agents dans l'accomplissement de leur travail (al. 1); les lésés n'ont aucune action directe envers les fonctionnaires ou agents (al. 2). Le canton de Genève ayant fait usage de la faculté réservée à l'art. 61 al. 1 CO, la recourante ne disposerait, le cas échéant, que d'une prétention de droit public à faire valoir non pas contre l'auteur présumé contre lequel elle a dirigé sa plainte, mais contre l'État. Or des prétentions fondées sur le droit public en raison de la responsabilité d'agents de l'État ne constituent pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF (cf. consid. 1.1 supra). Cela exclut que la recourante puisse déduire sa qualité pour recourir de cette disposition.