Citation: 6S.573/2006 07.06.2007 E. 1

B.c En cours d'instruction, une expertise psychiatrique a été mise en oeuvre. Dans son rapport du 20 avril 2005, le spécialiste désigné a exposé que X.________ présentait une personnalité dyssociale, qui se caractérisait en particulier par une tendance à la violation des droits d'autrui ainsi que par la tromperie et la manipulation. Sa personnalité comportait également des traits narcissiques marqués. En particulier, l'expertisé avait un sentiment grandiose de sa propre importance, montrait un manque d'empathie et essayait d'utiliser les autres pour la réalisation de ses propres objectifs. Cependant, s'ils correspondaient bien à un développement mental incomplet au sens de l'art. 11 CP, ces traits n'entraînaient aucune diminution de la responsabilité pénale. Évaluant le risque de récidive, l'expert a indiqué que, même si X.________ prenait conscience de sa responsabilité à l'avenir, les perspectives d'amélioration demeureraient très réservées. L'expertisé était incapable d'empathie et avait un lourd passé judiciaire. Dans ces conditions, le risque de récidive était élevé. Il était donc très vraisemblable que X.________ commettrait à nouveau des infractions du même genre que celles pour lesquelles il avait déjà été condamné. Une escalade dans la gravité des actes commis était en outre tout à fait possible, en raison des prédispositions inhérentes à la personnalité de l'expertisé. Les chances d'une réduction du risque de récidive par un traitement psychothérapeutique étaient très faibles en l'état. La cour cantonale a fait siennes les constatations et conclusions de l'expert.