Citation: 1C_136/2019 E. 2

Le recourant invoque la liberté d'information garantie à l'art. 16 al. 3 Cst. et 17 Cst./VD et se plaint d'arbitraire dans l'application de l'art. 16 al. 1 et 3 LInfo. Il se prévaut de la jurisprudence cantonale selon laquelle le droit d'accéder à un document officiel ne dépendrait pas d'un intérêt particulier. Il estime que la législation sur la protection des données à laquelle se réfère la cour cantonale ne serait pas applicable dans ce contexte et que l'exigence de la preuve préalable d'un intérêt prépondérant à la remise procéderait d'un changement de jurisprudence, sans que les règles matérielles et formelles d'un tel changement ne soient respectées. Si elle estimait qu'un problème de protection des données se posait, la cour cantonale devait faire application de l'art.16 al. 4 et 5 LInfo (information et prise de position des personnes concernées). L'arrêt attaqué serait encore arbitraire en ce qu'il méconnaît que les personnes figurant dans la liste ont été invitées en raison de leurs fonctions officielles et nullement à titre personnel. Aucun motif d'ordre privé ne s'opposerait à une communication de leur identité et de leur adresse professionnelle, de sorte que le principe de proportionnalité serait violé.