Citation: 6B_1082/2017 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant soutient que l'ordonnance du 12 octobre 2015 serait également nulle, car il aurait dû avoir un défenseur au regard de l'art. 130 let. b CPP lors de la procédure ayant conduit au prononcé de l'assistance de probation. Il critique l'affirmation de l'autorité précédente, selon laquelle " les art. 130 ss CPP ne sont pas directement applicables dans les phases postérieures au jugement et l'imposition d'une assistance de probation n'entre certainement pas dans les décisions imposant obligatoirement l'assistance d'un conseil juridique " (arrêt attaqué p. 14 s.). Il n'y a pas lieu d'examiner si, dans le cas particulier, les conditions de la défense obligatoire étaient réalisées et si le recourant aurait dû être assisté d'un avocat lors de cette procédure (art. 130 CPP). En effet, lorsque les conditions de la défense obligatoire sont réalisées, le défaut d'un défenseur obligatoire peut rendre inexploitable la preuve administrée en l'absence de l'avocat (cf. art. 131 al. 3 CPP). En revanche, il n'entraîne pas la nullité absolue et permanente du jugement; l'entrée en force de celui-ci guérit le vice (HAUSER/SCHWERI/ HARTMANN, Schweizerisches Strafprozessrecht, 6e éd., 2005, n° 12 ad § 40; GÉRARD PIQUEREZ, Traité de procédure pénale suisse, 2e éd., 2006, n° 493 p. 318). En conséquence, l'ordonnance du 12 octobre 2015, qui est entrée en force, ne saurait être frappée de nullité pour ce motif.