Citation: 1B_336/2018 E. A

A.a. La procédure P_2015 a été ouverte le 6 janvier 2016 contre B.________. Elle est également instruite, depuis le 20 avril 2016, contre C.________ pour gestion déloyale, faux dans les titres et escroquerie. Lors de la perquisition du lieu de séjour à Genève de ce dernier, le 20 avril 2016, une valise (ci-après : valise X.________), contenant notamment des passeports et du matériel informatique, a été découverte. C.________ a indiqué qu'elle appartenait à son ami A.________ et a affirmé ignorer tout du contenu si ce n'était qu'il était sans lien avec les faits qui lui étaient personnellement reprochés. A la suite de l'initiative de son avocat - dont l'étude semblait également en charge des intérêts de A.________ -, la police judiciaire a procédé à la mise sous scellé de la valise X.________ et de son contenu. Le Ministère public de la République et canton de Genève n'a pas sollicité la levée de ces scellés pour la procédure P_2015. A.b. A la suite de la découverte de la valise X.________ dans la cause P_2015, la procédure P/7463/2016 a été ouverte, par ordonnance du 22 avril 2016, contre C.________ et A.________ pour corruption d'agents publics étrangers (art. 322septies CP), entrave à l'action pénale (art. 305 CP) et blanchiment d'argent (art. 305bis CP). Dans ce cadre, les prévenus, domiciliés à l'étranger et parfois de passage à Genève, n'ont pas été convoqués pour une audition et aucune charge ne leur a été formellement notifiée. Le 22 avril 2016, deux ordonnances de séquestre de la valise X.________ ont été notifiées aux avocats des co-prévenus, soit aux mandataires s'étant constitués lors de la perquisition du 20 avril 2016 (Me D.________ et Me E.________). Ces décisions ont été reçues le vendredi 26 avril 2016. Ce même jour - considérant en substance que la requête de mise sous scellés effectuée par C.________ dans la procédure P_2015 s'appliquerait pour le compte de A.________ dans la cause P/7463/2016 -, le Ministère public a demandé au Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) la levée des scellés apposés sur la valise X.________. Le 2 mai 2016, l'avocat Paul Gully-Hart, agissant pour le compte de A.________, aurait demandé par téléphone au Ministère public la mise sous scellés de la valise X.________ dont son client alléguait être propriétaire. Par courrier du jour suivant, ce conseil a confirmé son mandat et a motivé sa demande de mise sous scellés le 23 mai 2016, invoquant notamment le secret professionnel de l'avocat en lien avec une procédure judiciaire civile anglaise. A.c. Informé le 25 avril 2016 du séquestre de la valise X.________ par une communication spontanée du Ministère public genevois (art. 67a EIMP [RS 351.1]), le parquet italien a déposé, le 26 avril 2016, une demande d'entraide internationale (C_2016). Considérant que la valise et son contenu auraient été délibérément cachés à Genève, le Procureur italien a sollicité leur transmission pour les besoins de la procédure italienne conduite contre A.________ et douze autres prévenus, dont les sociétés F.________ et G.________, renvoyés en jugement pour de supposées activités de corruption, déployées de 2009 à 2014, en lien avec l'acquisition de droits de prospection en Afrique; à suivre les faits reprochés, le prix convenu pour obtenir cette licence d'exploitation aurait été versé sur un compte de consignation du gouvernement africain détenu à Londres, relation bancaire sur laquelle A.________ aurait ensuite obtenu un séquestre civil à hauteur de US$ 215 millions sur la base d'une action en paiement engagée, à Londres également, contre l'entité offshore H.________ - détenue par un ancien ministre africain I.________ - au motif d'une créance de courtage; le solde de ce compte aurait été transféré en 2011 en faveur d'autres décideurs de ce pays africain, dont l'ancien président, le procureur général, ainsi qu'un autre ministre, et un montant de US$ 110 millions, à titre de rétrocommissions destinées aux administrateurs et dirigeants de F.________, aurait été viré au recourant auprès de J.________, à Bâle, et de K.________, à Lugano; ces fonds ont été séquestrés en 2014 par l'intermédiaire du Ministère public de la Confédération (MPC). Étant entré en matière sur cette demande, notamment eu égard aux soupçons de transit de pots-de-vin par des comptes bancaires détenus par A.________ en Suisse, le Ministère public genevois a rendu deux ordonnances de séquestre de la valise X.________, décisions qui ont été notifiées aux avocats de C.________ (Me D.________) et de A.________ (Me E.________). Dans le cadre de l'instruction de cette demande, C.________ a été entendu le 7 juillet 2016 par le Ministère public genevois en tant que témoin. A.d. A la suite d'un signalement de la banque J.________ à Bâle, respectivement du Bureau de communication en matière de blanchiment (MROS), le MPC a procédé à des investigations en lien avec le complexe de faits africains et les relations bancaires contrôlées par A.________ et ses sociétés O.________ et L.________ Ldt, comptes susceptibles d'abriter des fonds de provenance douteuse. Ces fonds ont été séquestrés en mai et septembre 2014, puis une ordonnance de non-entrée en matière a été rendue le 14 décembre 2015. La documentation en lien avec ces comptes bancaires a été transmise aux autorités italiennes dans le cadre d'une demande d'entraide.