Citation: 1C_94/2022 E. 2.3

2.3. Selon les constatations de l'arrêt cantonal, dont le caractère arbitraire n'est pas allégué ni démontré par les recourants et qui lient le Tribunal fédéral (cf. ATF 145 V 188 consid. 2), l'installation de téléphonie mobile litigieuse a principalement pour but de couvrir la ligne de chemin de fer et la route cantonale entre Veytaux et le Château de Chillon; elle couvrira aussi la zone située dans la région nord-ouest du village, au bord du lac jusqu'au niveau de l'autoroute. Les recourants semblent contester l'intérêt public de l'installation projetée au motif que l'usage du téléphone mobile serait prohibé pour les conducteurs automobiles et que les usagers du train ne bénéficieraient que pendant un temps très court de la nouvelle installation. Il est pour le moins douteux que ce grief soulevé pour la première fois devant le Tribunal fédéral soit recevable. Cela étant, les recourants méconnaissent que, dans la mesure où la Confédération oblige les concessionnaires à assurer un service de téléphonie public pour l'ensemble de la population et dans tout le pays, la couverture nécessaire à la téléphonie mobile vise tout le territoire suisse, qu'il soit bâti ou non (ATF 138 II 570 consid. 4.2), et donc également les routes et les voies ferrées (ATF 141 II 245 consid. 7.1). Les recourants remettent ainsi en vain, l'intérêt public, rendu vraisemblable par l'intimée, à améliorer le réseau de téléphonie mobile sur la ligne ferroviaire et la route cantonale entre la gare de Veytaux et le Château de Chillon (cf. autorisation spéciale de la DGTL contenue dans la synthèse CAMAC).