Citation: 5A_302/2024 E. 3.1

3.1. Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a tout d'abord relevé que l'ordonnance du 16 août 2022, dont l'épouse avait requis la modification, lui avait été notifiée le 19 août 2022, de sorte que le délai d'appel avait expiré le 29 août 2022, date jusqu'à laquelle l'intéressée pouvait invoquer des faits et moyens de preuve nouveaux remplissant les conditions posées par la loi - art. 317 CPC ou application de la "procédure inquisitoire illimitée". Elle a ajouté que l'autorité de première instance avait retenu que, depuis l'ordonnance du 16 août 2022, les enfants étaient scolarisés dans différents lieux et non à F.________, alors qu'ils devaient demeurer dans cette dernière ville. Ainsi, en sus des déplacements entre F.________ et H.________, il y aurait lieu de prendre en considération des frais d'hébergement, afin que l'épouse puisse passer des moments de qualité avec ses enfants pendant le droit de visite en réduisant les trajets, et de nourriture pour le droit de visite. Sur la base du tableau des dépenses produites par celle-ci, l'autorité de première instance avait estimé que l'intéressée dépensait en moyenne une somme de l'ordre de 4'000 fr. par mois. La juridiction cantonale a considéré que le raisonnement de l'autorité de première instance ne pouvait être suivi et a fourni à cet égard une motivation multiple.