Citation: 6B_101/2024 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a relevé que la version du recourant s'opposait à celle de l'intimée sauf concernant l'existence d'une rencontre dans le hall de leur immeuble le soir du 1 er novembre 2020. Elle a, dans ce contexte, procédé à un examen des propos des prénommés et a évalué leur crédibilité. En substance, la cour cantonale a retenu que les déclarations de l'intimée étaient crédibles. Un examen attentif des enregistrements de ses déclarations révélait un déroulement des événements présenté spontanément en récit libre, sans exagération et avec une multitude de détails. Ces détails comprenaient de plus des états internes, soit des pensées survenues pendant les faits. Ces éléments apparaissaient difficilement conciliables avec un récit inventé de toutes pièces. Les déclarations de cette dernière étaient cohérentes et les contradictions évoquées par la défense résultaient dans leur quasi-totalité d'une imprécision sémantique. La crédibilité des déclarations de l'intimée était de plus renforcée par les messages échangés directement après les faits avec son amie D.________. Le fait que l'intimée, dans ses messages, n'évoque pas d'actes sexuels concrets mais mentionne uniquement "frr il a faillit me violé" était compatible avec la version des faits décrite à la police. De plus, le fait que l'intimée ne requiert pas de son amie qu'elle garde le silence sur le contenu des messages échangés et qu'elle l'autorise à en parler à sa mère contredisait la thèse avancée par le recourant selon laquelle elle aurait inventé une histoire afin de couvrir un retard au moment de rentrer chez elle. Plaidait également en faveur de la version de l'intimée, le fait que D.________ ait immédiatement pu identifier le recourant lorsque l'intimée a, dans ses messages, mentionné l'homme de son immeuble qui lui parlait tout le temps et qu'elle ait spontanément évoqué un événement antérieur aux faits durant lequel le recourant aurait tenu des propos inadaptés à l'égard de l'intimée. Finalement, la cour cantonale a retenu que les exagérations et imprécisions du témoignage de la mère de l'intimée - entendue près de neuf mois après les faits - ainsi que les contradictions périphériques avec les déclarations de sa fille ne remettaient pas en doute leur crédibilité. Le fait que la mère de l'intimée ait constaté l'état de choc de sa fille immédiatement après les faits et ait indiqué que celui-ci avait duré plusieurs jours tendait également à renforcer la crédibilité de son récit.