Citation: C 10/02 05.11.2002 E. 3.3

3.3. Pour le surplus, les griefs que la recourante adresse aux premiers juges (§ 21 à 25 du recours) sont infondés. On précisera, en particulier, que la demande de l'intimée de produire des documents qui n'auraient jamais existé ne constitue pas - comme la recourante le soutient à tort - un excès de formalisme ou un abus du pouvoir d'appréciation, mais que de telles requêtes entrent dans le cadre des actes que l'administration peut être appelée à accomplir pour appliquer sainement le droit de l'assurance-chômage. En l'occurrence, il s'agissait de recueillir la preuve de l'exercice effectif d'une activité salariée suffisamment contrôlable. Le grief de motivation insuffisante est par ailleurs infondé; en effet, la juridiction cantonale a clairement exposé qu'elle avait confirmé la décision administrative au motif que l'existence d'une activité effective soumise à cotisation n'avait ni été prouvée ni même rendue vraisemblable. Quant à la prétendue violation du principe de la maxime inquisitoriale, il n'a pas davantage de fondement; il suffit, pour s'en convaincre, de relire toute la correspondance que les parties ont échangée et singulièrement les écritures dans lesquelles l'intimée a vainement tenté, à de nombreuses reprises, d'obtenir les éléments nécessaires à la reconnaissance du droit de la recourante à l'indemnité de chômage. Enfin le grief de violation du principe de la proportionnalité tombe aussi à faux, car l'intimée n'a pas rejeté la demande de prestations pour le seul motif que la recourante aurait manqué à son obligation de collaborer à l'instruction de la cause, comme elle l'allègue, mais parce que la preuve de l'exercice effectif d'une activité salariée suffisamment contrôlable n'avait pas été rapportée.