Citation: I 225/03 18.07.2003 E. 3

3.1 Selon les premiers juges, M.________ n'est plus en mesure de travailler à nouveau en tant que maçon ou aide-jardinier, au vu de l'ensemble des avis médicaux versés au dossier. Il n'y a pas lieu de revenir sur ce point de vue, lequel, au demeurant, n'est pas remis en cause par les parties en procédure fédérale. En revanche, la juridiction cantonale est d'avis que ces séquelles ne l'empêchent pas de reprendre une activité à plein temps dans une profession adaptée. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis du docteur A.________ (rapport du 15 janvier 1998), ainsi que sur l'avis des médecins de l'hôpital H.________ (rapport du 1er juillet 1999). De son côté, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir écarté les expertises des docteurs B.________ (rapport du 2 juillet 1998) et C.________ (rapport du 8 janvier 2001) qui constatent, tous deux, une importante diminution de sa capacité de travail. Il leur reproche également de n'avoir pas tenu compte des éléments contenus dans le rapport établi par l'hôpital H.________, spécialement en ce qui concerne les douleurs dont il souffre. 3.2 En l'espèce, tous les médecins consultés sont parvenus au même diagnostic, soit des lésions au niveau de l'épaule droite (tendinopathie modérée de la coiffe des rotateurs), ainsi qu'au niveau du genou droit (instabilité résiduelle après lésion du ligament croisé). Bien qu'ayant relevé la présence d'un facteur étranger aggravant sous la forme d'une sinistrose probable, le docteur A.________ a considéré que la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée était entière, sans qu'il fut besoin d'entreprendre un traitement médical spécifique. Pour leur part, les médecins de l'hôpital H.________ ont été d'avis que le recourant peut effectuer toute activité ne nécessitant pas l'utilisation de l'épaule droite en élévation, même si quelques facteurs aggravants ont été relevés, tels qu'une probable composante de sinistrose et un âge relativement avancé. Donnés aux termes d'examens complets et en connaissance de l'ensemble du dossier, notamment de l'expertise B.________ dans le cas des médecins de l'hôpital H.________, les avis de ces experts sont pleinement convaincants pour apprécier la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée. 3.3 Pour mettre en doute le caractère probant de ces expertises, le recourant invoque l'avis des docteurs B.________ et C.________. Dans son rapport du 8 janvier 2001, ce dernier ne fait état d'aucun élément objectif permettant d'infirmer les avis du docteur A.________ et des médecins de l'hôpital H.________. Quant à son évaluation d'une "incapacité permanente partielle" de 61,2 %, celle-ci n'est pas déterminante dès lors que, d'une part, elle porte sur la capacité de travail dans la profession exercée avant la survenance de l'accident et qu'elle se fonde sur des critères différents de ceux applicables selon la législation suisse, ce que le recourant reconnaît d'ailleurs.