Citation: 6B_1109/2015 E. 1.8

1.8. Il fait ensuite grief à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement qu'il s'était retrouvé seul avec les enfants. Il rappelle à cet égard avoir toujours contesté ce fait, soutient que la mère de l'intimée n'avait jamais affirmé avoir laissé sa fille seule avec lui et estime qu'il serait quoi qu'il en soit arbitraire de déduire du seul fait qu'il se soit retrouvé seul avec la fillette qu'il en aurait abusé. Sur ce point également, le recourant oppose de manière appellatoire, donc irrecevable, sa propre version des faits à celle retenue. La cour cantonale a exposé que la mère de l'intimée avait affirmé qu'elle travaillait durant certaines périodes et qu'il y avait eu des moments où le recourant s'était retrouvé seul avec les enfants notamment lorsqu'elle était alitée en raison de ses migraines. Le recourant occulte également totalement un élément décisif dans l'appréciation de l'instance précédente, à savoir qu'il a menti sur son emploi du temps puisqu'il n'a pas tout de suite admis avoir été sans emploi à cette époque. Enfin, s'il est vrai que le seul fait qu'il se soit retrouvé seul avec la fillette ne démontre pas qu'il en ait abusé, le fait qu'il en ait eu l'opportunité constitue un indice appuyant la version de l'intimée, de sorte qu'il était pertinent d'en tenir compte.