Citation: 1B_54/2009 10.03.2009 E. B

Statuant à nouveau le 23 décembre 2008, le Président a rejeté la requête de mise en liberté, en raison du risque de récidive et de fuite. Par arrêt du 19 janvier 2009, la Cour de cassation cantonale a confirmé cette décision. Le condamné ayant recouru au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la Cour de cassation du 3 octobre 2008, le Président de la Cour de droit pénal avait, par ordonnance du 15 janvier 2009, statué sur la demande d'effet suspensif et de mise en liberté. Le recours avait effet suspensif de plein droit, de sorte que la requête formée par le recourant était sans objet; un retrait de l'effet suspensif - requis par le Ministère public - n'était envisageable qu'en cas d'exécution anticipée. Quant à la mise en liberté provisoire, elle n'avait pas de connexité suffisante avec l'objet du recours sur le fond; elle devait au demeurant être refusée compte tenu du risque de fuite. La Cour de cassation a estimé que la question de l'effet suspensif avait été traitée par le Tribunal fédéral, et qu'elle n'avait plus à l'être par l'autorité cantonale; le recours était sans objet sur ce point. Les conditions posées à la détention préventive, soit l'existence de charges suffisantes, le risque de fuite et, subsidiairement, le risque de récidive, restaient remplies.