Citation: 6B_476/2016 E. 1.2

1.2. A supposer que les critiques formulées par le recourant ne soient pas tardives - question qui peut demeurer en l'espèce indécise - elles ne sont pas constitutives d'une violation de la maxime d'accusation. Des faits tels que décrits dans l'ordonnance pénale du 1 er octobre 2014, valant acte d'accusation, on comprend qu'il est reproché au recourant, alias D.________, d'avoir accédé indûment au système informatique professionnel de l'intimée, d'avoir contacté B.________ par messagerie électronique pour lui déclarer que la prénommée « avait un caractère de merde », qu'elle était « grillée » à F.________, qu'aussi bien son père que son frère étaient alcooliques et que sa mère voulait la marier de force, et d'avoir transmis ces messages aux collègues de ce dernier ainsi qu'à ceux de l'intimée. Dite ordonnance mentionne expressément les art. 143 biset 173 ch. 1 CP. Ces éléments étaient suffisamment précis pour que le recourant comprenne les faits et les infractions qui lui étaient reprochés et exerce efficacement ses droits de défense, comme le démontre d'ailleurs le déroulement des procédures de première et de seconde instance cantonale. On peut dès lors exclure sur ce point une violation de la maxime accusatoire. Que l'infraction de diffamation ait été retenue seulement pour une partie des faits précités ne constitue pas davantage une violation de ce principe. Le grief du recourant doit ainsi être rejeté.