Citation: 6B_1017/2009 14.06.2010 E. 1

L'autorité cantonale admet qu'il était possible, comme l'ont fait les juges de première instance, de poser un pronostic défavorable quant au comportement futur du recourant. Cela justifie la révocation du sursis octroyé au recourant le 12 septembre 2003, révocation que celui-ci ne remet au demeurant pas en question. Eu égard aux effets prévisibles de l'exécution de cette peine antérieure, qu'elle juge propre à dissuader le recourant de commettre d'autres infractions, l'autorité cantonale a posé un pronostic favorable pour la nouvelle peine prononcée, qu'elle a donc assortie du sursis. Le recourant soutient qu'ayant révoqué le sursis antérieur elle aurait dû prononcer une peine d'ensemble, en application de l'art. 46 al. 1 CP, et l'assortir du sursis. Comme c'est l'effet escompté de l'exécution de la peine dont le sursis a été révoqué qui a conduit l'autorité cantonale à poser un pronostic favorable, il appert qu'elle n'aurait pas accordé au recourant un nouveau sursis si celui-ci n'avait pas eu à subir la peine précédente. Cette appréciation ne viole pas le droit fédéral (voir ATF 134 IV 140 consid. 4.5 p. 144 et 5.2 p. 146), compte tenu notamment du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge à ce propos et c'est en vain que le recourant cherche à montrer que le pronostic ne saurait être défavorable. De surcroît, suivre le raisonnement du recourant aurait pour conséquence de lui permettre d'éviter, pour le moins provisoirement, d'exécuter une peine dont le sursis a été révoqué, ce qui n'est de toute évidence pas admissible. Le prononcé d'une peine d'ensemble, tel qu'il est prévu par l'art. 46 al. 1 CP, ne saurait rendre inopérante la décision de révocation du sursis, qui est précisément la prémisse de la possibilité offerte au juge de fixer une peine d'ensemble (voir ATF 135 IV 146 consid. 2.4.2 p. 151; STRATENWERTH, Gesamtstrafenbildung nach neuem Recht, forumpoenale 2008 p. 360).