Citation: 6B_87/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant ne soutient pas que la période d'inactivité des autorités aurait duré plus de deux ans, mais estime encore que cette carence aurait dû entraîner une réduction de peine plus importante que celle de 9 mois retenue par la cour cantonale. Il n'apporte pourtant aucun élément qui laisserait penser que le retard dans la procédure l'aurait atteint d'une manière qui justifierait une réduction de peine supérieure à celle retenue par la cour cantonale. Pour le surplus, il est relevé que le recourant a récidivé en cours d'instruction, ce qui a manifestement prolongé et compliqué le travail des autorités de poursuite. Finalement, c'est en vain que le recourant tente de se prévaloir de l'arrêt 6B_1082/2010, puisque dans cette affaire, le prévenu n'avait pas contesté la quotité de sa peine, si bien que le Tribunal fédéral n'a pas examiné les répercussions d'une violation du principe de la célérité sur la peine prononcée par la cour cantonale. Il s'ensuit que la réduction de peine de l'ordre de 9 mois opérée par la cour cantonale ne résulte pas d'un excès ou d'un abus de son pouvoir d'appréciation. Partant, le grief du recourant doit être rejeté.