Citation: 4A_370/2014 E. 4.1

4.1. En ce qui concerne la première motivation, ils reprochent à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte des faits importants, formulant en substance trois griefs. En tant qu'ils lui reprochent d'avoir " totalement tronqué ou passé sous silence les déclarations de certains témoins pour n'en retenir, sans explication aucune, que des bribes qui allaient dans le sens qu'elle a voulu développer ", leur grief est irrecevable, faute de motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF). Lorsque les recourants affirment qu'il est arbitraire de retenir que la demanderesse aurait effectué le même travail que la personne qui a effectué un remplacement de 15 jours, opposant que " l'intégralité des témoignages recueillis en première instance (hormis les propos de témoins indirects) n'ont fait que constater n'avoir jamais vu (la demanderesse) faire autre chose que de s'occuper des enfants du couple ", cette critique ne suffit à l'évidence pas à démontrer l'arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale. Enfin, en soutenant que la baby-sitter devait nécessairement savoir où se trouvaient les produits de nettoyage pour pouvoir laver les dégâts ou saletés commis par les enfants et que la demanderesse pouvait se coincer le doigt dans une porte sans pour autant être une employée de maison, ils forment une critique exclusivement appellatoire. Ils ne disent d'ailleurs mot du troisième élément pris en considération par la cour: la photographie qui montre la demanderesse en train de repasser. Ce grief est irrecevable dans toute son étendue.