Citation: 1B_368/2013 E. 4

Dans sa demande de récusation, le recourant voyait un signe de prévention du Procureur à son égard dans le fait que ce dernier envisageait de rendre une ordonnance de classement dans la procédure ouverte contre son père pour atteinte à l'honneur alors que le prévenu n'avait pas été auditionné sur l'objet même de sa plainte et que les éléments constitutifs de cette infraction étaient sans conteste réunis. La cour cantonale a retenu à ce propos que le fait que le Procureur envisageait une décision contraire à celle souhaitée par le recourant ne constituait pas un motif de récusation. Le reproche adressé au magistrat de ne pas avoir auditionné le prévenu était infondé dès lors que ce dernier avait été entendu le 6 juillet 2012. Le recourant estime que la Chambre des recours pénale serait partie d'une lecture erronée de sa demande de récusation. Il reprochait en effet au Procureur non pas d'avoir omis d'entendre le prévenu, mais de ne pas l'avoir interrogé sur les propos prétendument mensongers tenus le 15 février 2012 selon lesquels il aurait violenté son ex-amie. A supposer que tel soit le cas, le vice allégué ne conduirait pas encore à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision. A la lecture du procès-verbal d'audition du 6 juillet 2012, le père du recourant s'est prononcé sur cette accusation qui repose sur des notes prises durant l'entretien téléphonique avec le chef de bureau au Service social de la Ville de Lausanne, J.________, qu'il a versées au dossier de la procédure. Le reproche fait au Procureur de ne pas avoir auditionné le prévenu sur l'un des points principaux de sa plainte est infondé. Le recourant a certes relevé, à l'issue de son audition en tant que partie plaignante du 23 octobre 2012, que le prévenu n'avait pas été interrogé sur le reproche qui lui était fait d'avoir violenté son ex-amie. Il ne ressort toutefois pas du dossier que le Procureur lui aurait donné des assurances qu'il procéderait à cette mesure d'instruction. L'allégation selon laquelle ce magistrat aurait reconnu à cette occasion l'exactitude de sa remarque et lui aurait répondu que l'instruction n'était pas encore terminée est nouvelle et, partant, irrecevable en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. On observera au demeurant que le recourant a requis dans le délai imparti par l'avis de prochaine clôture que son père, respectivement que J.________ soient auditionnés sur ce point précis de sa plainte. Le Procureur n'a donné à ce jour aucune suite à cette requête et ne l'a en particulier pas écartée. Dans ces circonstances, l'on ne saurait conclure à une prévention de sa part sur la base des faits allégués par le recourant.