Citation: 1C_239/2017 E. 2

La Cour cantonale, qui était saisie à l'origine d'un recours pour déni de justice, a constaté qu'il avait été donné suite aux requêtes n os 1 et 3 du recourant, qui ne faisaient ainsi plus l'objet du litige. Elle a ensuite relevé que la destruction des pièces n os 3.6 et 4.2 avait expressément été exclue dans l'arrêt du 12 février 2016, qui était entré en force de chose jugée faute d'avoir été contesté devant le Tribunal fédéral. Il appartenait au recourant d'agir en ce sens s'il entendait faire valoir que l'accès à ces données à l'ensemble des fonctionnaires de police du canton de Vaud était disproportionné. La Police cantonale vaudoise n'avait ainsi à juste titre pas donné suite à la requête n° 2 du recourant ni commis de déni de justice, la question de la destruction des pièces litigieuses ayant définitivement été tranchée. Le Commandant de la Police cantonale vaudoise a pris position le 17 juin 2016 sur la requête de destruction de pièces du recourant en relevant qu'elle contrevenait au dispositif de l'arrêt cantonal du 12 février 2016 entré en force faute d'avoir été contesté, de sorte qu'il n'était pas en mesure d'y donner suite. Cela étant, il n'y avait plus place pour un déni de justice formel. De plus, le recourant ne peut se prévaloir d'aucun intérêt actuel et pratique à faire constater que la Police cantonale vaudoise aurait tardé à statuer sur sa requête (ATF 136 III 497 consid. 2.1 p. 500; arrêt 2C_89/2014 du 26 novembre 2014 consid. 5.1). Au surplus, le recourant reproche à tort à la Cour de droit administratif et public d'avoir retenu que l'autorité de chose jugée interdisait de remettre en cause l'arrêt cantonal du 12 février 2016 sous prétexte qu'il avait présenté sa requête avant l'échéance du délai de recours alors que l'arrêt n'était ni définitif ni exécutoire.