Citation: 4P.141/2000 17.10.2000 E. 4

4.- Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte des faits déterminants pour la solution du litige. a) La Chambre civile aurait ainsi dû relever que le notaire Christen avait été recommandé au recourant par l'intimé et que, de surcroît, il était le petit-cousin de ce dernier. Fût-elle avérée, cette constatation n'était pas propre à influer sur le sort de la cause. Le recourant ne tente du reste aucune explication à ce sujet. L'arbitraire ne saurait être retenu sur ce point. b) Selon le recourant, il était essentiel de constater, ce que la cour cantonale n'a pas fait, que l'intimé avait expressément accepté la stratégie de l'architecte Corazzini consistant à présenter le projet dans la demande d'autorisation de construire comme un agrandissement de la clinique vétérinaire. En effet, en refusant par la suite ce mode de procéder, l'intimé a opéré un revirement contraire aux règles de la bonne foi, dont il doit assumer les conséquences. Il résulte clairement des faits établis dans l'arrêt attaqué que l'intimé a signé la demande d'autorisation de construire, qui comportait la mention "agrandissement clinique vétérinaire". Il s'ensuit que l'intimé approuvait la "stratégie de l'architecte", pour reprendre les termes du recourant, sans qu'il soit nécessaire de le spécifier. En revanche, le revirement de l'intimé, dont fait état le recourant, ne ressort pas de la décision entreprise; à ce propos, le recourant ne fournit aucun élément permettant de conclure que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de constater un changement d'attitude de la part de l'intimé. Faute de motivation, le moyen est irrecevable. c) Le recourant fait également grief à la Chambre civile d'avoir arbitrairement écarté le témoignage d'Antonio Leitao, l'entrepreneur qui a effectué les travaux de sondages et posé les canalisations dans la foulée. Selon celui-ci, la décision de poser les canalisations a été prise sur place par les deux parties et lui-même; l'intimé aurait au surplus demandé l'installation de deux attentes provisoires en vue de l'évacuation des eaux du parking de sa clinique. Il s'agit là de l'unique témoignage indiquant que l'intimé a expressément approuvé la pose des canalisations. Il émane en outre d'une personne qui, selon un fait non contesté de l'arrêt attaqué, a passé avec le recourant une transaction qui lui permettrait de récupérer une partie de sa créance au cas où l'intimé succomberait. Un tel témoignage apparaît d'emblée comme sujet à caution. Il n'est en tout cas pas arbitraire de le considérer comme tel. De plus, Leitao ne fait pas mention de l'architecte Corazzini. Or, entendu comme témoin, celui-ci a affirmé avoir pris sur lui d'ordonner à l'entreprise Leitao de tirer les égouts. Dans ces conditions, le grief d'arbitraire ne peut être que rejeté.