Citation: 6B_1257/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits en opposant pour l'essentiel son appréciation à celle de la cour cantonale, ce dans un procédé purement appellatoire, partant, irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF). S'agissant du comportement dirigé contre sa fille, le recourant prétend n'avoir jamais admis que les photos du dos de cette dernière pouvaient avoir été prises le 20 mars 2016. Or, comme l'a relevé la cour cantonale, le recourant a expressément admis un lien entre les photos des marques sur le dos de sa fille et le jour des faits reprochés, tant devant le ministère public, que dans son mémoire d'appel (PV d'audition du 1er avril 2022, pièce 3004 l. 133 s.: " Concernant les photos de rougeurs sur le dos de C.A.________, nous sommes allés au parc de Toboggan de luge à Leysin ce jour-là. C'est de là que viennent ces traces. "; mémoire d'appel p. 15: " [...] le 20 mars 2016, toute la famille s'était rendue à Leysin pour faire des descentes de luge ". " [...] les photos produites par l'intimée parlent d'elles-mêmes ". " [...] si des photos de son dos [à lui] avaient été prises ce jour-là, elles auraient été les mêmes que celles constatées sur le dos de sa fille "). Aussi, il échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation cantonale sur ce point. En outre, en se contentant d'indiquer que deux documents en lien avec des procédures civiles ne mentionnent pas plus d'une tape, le recourant ne parvient pas à démontrer l'arbitraire des constatations cantonales quant au nombre de coups portés, fondé sur le rapprochement des déclarations de l'intimée avec différents éléments ressortant de la procédure pénale (notamment: appel à la police, photos). Enfin, le recourant n'expose pas en quoi la déposition de la voisine (mémoire de recours p. 14, pièce 2036:" She asked me to take photos of C.A.________'s back as her dad had hit her ") rendrait manifestement insoutenable l'établissement des faits par la cour cantonale, la déposition ne contenant aucune information sur le nombre de coups donnés. Pour le surplus, le recourant ne conteste d'aucune manière le lien établi par la cour cantonale entre les traces telles qu'elles apparaissent sur les photos, et la douleur que les coups ont provoqués. Quant aux actes dirigés contre l'intimée, le recourant se contente de formuler des hypothèses et de présenter sa propre interprétation du comportement de cette dernière dans un procédé purement appellatoire, partant, irrecevable. Pour le surplus, c'est en vain que le recourant prétend que la cour cantonale n'aurait pas pu déterminer de quelle manière l'intimée s'est blessée (sur la base des seules déclarations des protagonistes), dès lors qu'elle a en définitive retenu que l'intimée avait reçu des éclats de verre lorsque le recourant a cassé le téléphone, sur la base d'un ensemble d'indices convergents. Il résulte de ce qui précède que le recourant échoue à démontrer l'arbitraire des complexes de faits retenus par la cour cantonale.