Citation: 6B_660/2019 E. 4.4

4.4. Par ailleurs, le recourant prétend qu'aucun établissement approprié ne serait disponible pour le prendre en charge. Son argumentation tombe à faux, dès lors qu'il ne ressort nullement de la décision attaquée que l'établissement dans lequel il séjourne ne serait pas approprié au sens de l'art. 62c al. 1 let. c CP. Le recourant suggère que ce dernier ne pourrait être approprié dès lors qu'il s'agit d'un établissement pénitentiaire. Or, l'art. 59 al. 3 CP dispose précisément que le traitement peut s'effectuer dans un établissement pénitentiaire au sens de l'art. 76 al. 2 CP, dans la mesure où le traitement thérapeutique nécessaire est assuré par du personnel qualifié. On rappellera d'ailleurs que, selon la jurisprudence, la notion de traitement doit, dans ce domaine, s'entendre largement (cf. ATF 137 IV 201 consid. 1.3 p. 204; arrêt 6B_438/2018 du 27 juillet 2018 consid. 2.1). A cet égard, le recourant ne prétend pas que les soins prodigués dans son établissement ou que sa prise en charge ne seraient pas adaptés. Il ressort d'ailleurs du rapport du Service de médecine pénitentiaire du 2 mars 2018 et du rapport social et d'évaluation du 21 mars 2018 que l'intéressé y reçoit un traitement régulier et qu'il y est suivi par du personnel médical et infirmier (cf. pièce 6 du dossier cantonal et pièce 8 du dossier cantonal, p. 4; art. 105 al. 2 LTF). On ne voit pas, partant, que la cour cantonale aurait pu violer l'art. 62c al. 1 let. c CP en refusant de lever la mesure dont bénéficie le recourant.