Citation: 9C_257/2024 E. 7.2

7.2. Ensuite et du point de vue des conditions objectives, le recourant ne saurait remettre en cause, par le biais de la présente procédure, le bien-fondé des reprises fiscales qui ont été confirmées définitivement par l'arrêt 9C_582/2023 du 6 décembre 2023. Partant, c'est à bon droit que la cour cantonale a considéré que vu ces reprises d'impôt définitivement confirmées, la déclaration d'impôt du contribuable pour l'année 2010 était incomplète, respectivement inexacte. Elle en a donc déduit en conformité au droit fédéral que les conditions objectives de l'infraction étaient remplies. En outre, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il se contente d'affirmer de manière péremptoire que "jusqu'à nouvel ordre, le fait d'analyser différemment une réalité économique dûment déclarée au fisc ne saurait constituer une infraction pénale", puisqu'il lui incombait, s'il avait un doute sur la manière d'appréhender certaines opérations, de se renseigner auprès de l'autorité fiscale. En effet, si le contribuable n'est pas sûr de la signification fiscale d'un fait, il ne peut pas simplement le passer sous silence, mais doit signaler l'incertitude. En tout état de cause, il doit exposer le fait en tant que tel de manière complète et exacte (arrêt 9C_578/2023 du 27 novembre 2023 consid. 11.2.1 et la référence).