Citation: I 888/06 06.06.2007 E. 1

4.2 Critiquant l'appréciation qu'a faite la juridiction cantonale des données médicales au dossier, le recourant lui reproche en substance d'avoir suivi les avis des médecins du Département de psychiatrie de l'Hôpital Y.________ et du docteur T.________, psychiatre traitant, et non ceux des docteurs B.________ et C.________, qui ont nié le diagnostic d'état dépressif. En cela, l'office AI vise à substituer sa propre appréciation des preuves à celle des premiers juges, sans que son argumentation ne laisse apparaître les faits constatés comme manifestement inexacts ou incomplets, ou encore établis au mépris de règles essentielles de procédure. En particulier, les explications données par le docteur C.________ au cours de son audition en instance cantonale sur l'existence, insuffisamment démontrée selon lui, d'une atteinte cérébrale chez l'intimé ne suffisent pas à remettre en cause les constatations de faits des premiers juges sur ce point. Ceux-ci se sont notamment référés aux déclarations du docteur M.________, selon lesquelles les résultats des examens IRM (également antérieurs à mai 2005) l'avaient amené à conclure que l'état dépressif sévère de l'intimé était dû à une cause organique (maladie du cerveau) plutôt qu'à un état dépressif induit par une situation psycho-sociale difficile. Compte tenu de cet avis médical, le fait d'avoir admis la présence d'une altération cérébrale compatible avec un état dépressif sévère n'apparaît pas manifestement erroné au sens de l'art. 105 al. 2 OJ. Quant à la «problématique de compliance médicamenteuse» et la «mise en avant de facteurs étrangers à l'invalidité d'ordre psychosocial» évoquées par le recourant sans plus ample motivation, il s'agit d'éléments soulevés par le docteur C.________ dont le rapport a précisément été écarté par les premiers juges, de sorte qu'il n'y avait pas à les discuter davantage. 4.3 Sur le vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par la juridiction cantonale, ni de l'appréciation qu'elle en a faite. Au surplus, la conclusion subsidiaire du recourant est irrecevable, faute de motivation suffisante.