Citation: 4A_54/2022 E. A

A.a. Par contrats du 29 septembre 2018, B.________, C.________ et D.________ ont été engagés pour une durée de deux saisons sportives, respectivement en tant qu'entraîneur principal et comme adjoints, par le club de football A.________ (ci-après: le club), membre de E.________, elle-même affiliée à la Fédération Internationale de Football Association (ci-après: la FIFA). Les relations entre les parties se sont rapidement dégradées, ce qui a abouti à la fin des rapports de travail dès le mois de novembre 2018, les parties se rejetant mutuellement la responsabilité de cette rupture. A.b. Le 12 décembre 2018, le club a introduit trois actions en paiement auprès de la Chambre nationale de résolution des litiges (ci-après: la CRL) de E.________ contre les entraîneurs précités en vue d'obtenir le versement de divers montants. Chaque défendeur a présenté une demande reconventionnelle. Par trois décisions séparées rendues le 18 octobre 2019, la CRL a débouté le club de toutes ses conclusions et a partiellement fait droit aux prétentions reconventionnelles en allouant aux entraîneurs des montants représentant 71 jours de travail au tarif du salaire mensuel. A.c. Le club ainsi que les trois défendeurs ont appelé de ces décisions auprès de la Commission centrale d'appel (ci-après: la CCA) de E.________. Statuant le 9 décembre 2020, la CCA, après avoir ordonné la jonction des trois causes, a confirmé intégralement les décisions attaquées. Dans les considérants de sa décision, elle a indiqué que la CRL avait retenu, à tout le moins implicitement, la responsabilité du club dans la résiliation injustifiée des contrats de travail.