Citation: 7B_1073/2024 E. 3.4

3.4. L'écriture du recourant, qui est difficilement compréhensible, ne répond manifestement pas aux exigences de motivation requises de tout mémoire déposé auprès du Tribunal fédéral rappelées ci-dessus. En effet, le recourant fait notamment valoir une violation de son droit d'être entendu dès lors que la motivation ne tiendrait que sur une demi-page. Or s'agissant d'un grief d'ordre constitutionnel, l'argumentation doit être claire et détaillée (cf. consid. 3.2 supra), exigence à laquelle la motivation du recourant ne répond pas. Au demeurant, le raisonnement de l'autorité précédente suffit pour comprendre pour quel motif elle a estimé que la requête de récusation devait être déclarée irrecevable, respectivement rejetée, étant rappelé que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 142 II 154 consid. 4.2), la motivation pouvant par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; arrêt 6B_625/2024 du 12 décembre 2024 consid. 1.3.1). Pour le surplus, le recourant fait valoir que la décision serait "entièrement arbitraire" et dissimulerait "toutes [ses] preuves déterminantes, probantes, par pièce et irréfutables qui justifient [sa] récusation" du juge intimé; il aurait en outre agi "au moment où [il aurait] eu la preuve solide et sérieuse, complètement documentée d'une partialité objective contre [lui]", soit après le contrôle des "quatre classeurs fédéraux" qui démontrerait le "manque objectif de compétence, impartialité et indépendance" du juge intimé. Ces allégations générales et péremptoires, qui figurent parmi d'autres affirmations de même nature, ne sont manifestement pas suffisantes pour considérer que sa demande aurait été déposée dans le respect de la condition temporelle découlant de l'art. 58 al. 1 CPP. Surtout, le recourant ne s'en prend pas de manière recevable à la motivation de l'autorité précédente en lien avec le rejet de sa requête de récusation. Il ne formule aucune circonstance objective qui serait de nature à mettre en doute l'impartialité du juge intimé, étant relevé que la procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; arrêt 7B_598/2024 du 5 novembre 2024 consid. 6.2.2); elle ne saurait davantage suppléer à l'absence de voie de recours directe contre de telles décisions (arrêt 1B_604/2019 du 24 janvier 2020 consid. 1). Aussi, le refus de donner suite à une réquisition de preuve que le magistrat estime à tort ou à raison inutile ne constitue en règle générale pas un motif de récusation (arrêt 1B_604/2019 précité, ibidem). Le recourant se trompe lorsqu'il utilise la voie de la récusation pour remettre en cause les décisions qui ne lui conviennent pas.