Citation: 2F_20/2023 E. 3.6

3.6. S'agissant du motif de révision invoqué, il faut d'emblée remarquer que les deux courriers produits, datés du 19 août 2021, n'ont pas la portée que souhaitent leur donner les requérants. Il apparaît en effet que ces courriers n'ont été adressés qu'aux " services financiers du pouvoir judiciaire". Par conséquent, la manifestation de volonté qui y figure d'annuler deux écritures comptables en lien avec le dossier " B.________, A.________, C.________ et D.________ contre Office cantonal de la population et des migrations " en raison d'une " erreur de saisie " n'était pas adressée aux requérants ou à leur mandataire. Ils ne l'ont du reste jamais reçue et l'on ignore depuis quand ils sont en leur possession. La remarque faisant état d'une erreur de saisie laisse au demeurant entendre qu'il s'agissait uniquement de corriger à l'interne des écritures comptables erronées sans que ces corrections comptables n'emportent des effets externes qui eussent eu pour résultat d'annuler les avances de frais requises par le Tribunal de 1ère instance. En outre, on ne voit pas que ces courriers eussent dû être communiqués aux requérants. Ceux-ci ne contestent pas en revanche que leur mandataire de l'époque a bien reçu deux courriers également datés du 19 août 2021 leur réclamant une avance de frais de 500 fr., puisqu'ils ont constaté à leur lecture qu'ils n'avaient pas les moyens financiers pour payer et qu'ils ont demandé à leur mandataire de déposer une demande d'assistance judiciaire, qui n'a jamais abouti. Dans ces circonstances, en l'absence de lettres effectivement adressées à leur mandataire ou à eux-mêmes annulant la demande d'avance de frais datée du 19 août 2021, il est exclu de considérer, en se fondant sur les deux courriers adressés aux services financiers du pouvoir judiciaire par la greffière du Tribunal administratif de première instance, que les requérants avaient d'emblée été exemptés de l'obligation de procéder au paiement de l'avance de frais dans la procédure de recours ouverte devant ce même Tribunal administratif de première instance. Les deux courriers produits avec la présente demande de révision ne sont par conséquent ni des faits pertinents ni des moyens de preuve probants au sens de l'art. 123 LTF, ce qui conduit au rejet de la demande de révision (cf, consid. 3.2.2).