Citation: 5F_23/2022 E. 4

En l'occurrence, les faits nouveaux dont se prévaut le requérant en lien avec la reddition de l'ordonnance du 3 mai 2022 ne peuvent être qualifiés de " pertinents " au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF. En effet, la question de savoir si la juge D.________ était habilitée à statuer alors que la procédure avait formellement été attribuée à la juge C.________ ou si ce procédé viole l'art. 29 al. 4 let. a LOJ/GE comme le soutient le requérant ne constitue pas un motif de révision mais bien un éventuel motif d'appel contre dite ordonnance. Une telle procédure est d'ailleurs manifestement pendante devant la Cour de justice selon les propres allégations du requérant. Quant au fait que les juges C.________ et D.________ auraient agi de concert et " dans le plus grand secret " pour " contourner " l'ordonnance d'effet suspensif rendue par le Tribunal de céans, il s'agit là de pures conjectures qui ne reposent sur aucun fondement. Quant à la prétendue relation passée entre la juge C.________ et le requérant ainsi que la photo produite par ce dernier, il s'agit de faits invoqués pour la première fois à l'appui de la présente demande de révision. Le requérant n'expose aucunement pour quel motif, malgré toute sa diligence, il n'a pas pu se prévaloir de ces faits dans la procédure précédente. Le seul fait de soutenir sans aucune preuve à l'appui qu'il n'a pu que récemment mettre la main sur la photo en question n'est à cet égard pas suffisant. Ces faits ne satisfont dès lors pas non plus aux conditions de l'art. 123 al. 2 let. a LTF.