Citation: 4A_226/2017 E. 3.2.2

3.2.2. Analysant la convention selon le principe de la confiance, la cour cantonale a considéré qu'il était impossible d'en dégager le sens objectif. Le titre de l'accord était rédigé en latin et la notion du pactum de palmario était connue essentiellement des avocats et de leurs collaborateurs, plus généralement des juristes. Le texte de la convention ne palliait pas à cette absence de clarté compte tenu de la confusion existant entre remise du montant à titre de prime ou en vue de gestion. Les juges valaisans ont dès lors recouru à l'interprétation contra stipulatorem ainsi qu'à l'interprétation au moyen de la règle favor debitoris, lesquelles aboutissaient au même résultat. Compte tenu du caractère pour le moins obscur de la convention et vu que les parties étaient initialement entrées en relation pour que le mandataire fournisse à la mandante les prestations usuellement offertes par un avocat, soit la dispense de conseils juridiques et, le cas échéant, la représentation en justice, ils ont jugé - solution la plus favorable à l'intimée - que la convention litigieuse ne consistait qu'en la remise d'un mandat portant sur la gestion des affaires liées à la succession de feu C.________ contre paiement d'honoraires, ce qui les a conduit à qualifier le versement de 100'000 fr. de provision à faire valoir sur la facture finale de l'avocat. Le recourant ne prétend pas que les juges cantonaux auraient méconnu les principes qui devaient guider leur raisonnement. Ses griefs sont d'un autre ordre. Cela étant, c'est à tort qu'il reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que la convention querellée devait être comprise comme prévoyant des honoraires forfaitaires. Cette possibilité a simplement été évaluée par l'autorité cantonale, avant d'être écartée. Quant à la mauvaise foi que le recourant reproche à l'intimée, laquelle aurait fait volte-face après la signature de la convention, elle ne ressort que de ses allégations. Le principe de la liberté contractuelle dont il se prévaut n'est d'aucune pertinence dans le présent contexte. C'est tout aussi vainement que le recourant prétend démontrer que les clauses de la convention sont valables, puisque c'est leur sens qui est ici litigieux. En conclusion, on ne discerne pas en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral dans son interprétation de la convention d'octobre 2006. Le recours est mal fondé à cet égard.