Citation: 4A_200/2009 26.06.2009 E. 5

5.1 La cour cantonale a analysé l'art. 3, précité, du contrat de travail en appliquant les principes d'interprétation posés de longue date par la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 132 III 24 consid. 4; 131 III 606 consid. 4.1 et 4.2 et les arrêts cités). Elle n'a pas méconnu les règles régissant l'ordre de priorité entre l'interprétation subjective et l'interprétation objective (ATF 131 III 606 consid. 4.1 in fine) et n'a pas non plus ignoré les limites assignées à l'interprétation textuelle (ATF 131 III 606 consid. 4.2). Du reste, la recourante ne lui en fait pas véritablement grief, qui se contente de rappeler ces règles et principes. 5.2 Pour contester le résultat de l'interprétation de la clause en question, la recourante commence par énoncer, à la page 17 de son mémoire, une série de faits dont la plupart n'ont pas été constatés par l'autorité précédente, ce qui n'est pas admissible. Elle insiste, en particulier sur le fait, non avéré, selon lequel l'intimé aurait été le seul employé de la recourante en Suisse à bénéficier d'une rémunération supplémentaire. La recourante qualifie, en outre, le pourcentage des commissions de "particulièrement élevé", sans fournir le moindre point de comparaison susceptible d'étayer ses dires, et elle laisse entendre que le salaire de base versé à l'intimé était déjà élevé. Tous ces arguments sont soit irrecevables, soit totalement impropres à infirmer la conclusion que les juges précédents ont tirée après avoir procédé à l'interprétation objective de la clause litigieuse. Sur l'interprétation du texte de celle-ci, on cherche en vain, dans le mémoire de recours, une argumentation un tant soit peu convaincante. La recourante ne précise pas clairement quelle différence il y a lieu de faire entre une activité "déterminante" et une activité "effective". Surtout, elle perd de vue que la Cour d'appel a elle aussi posé, comme condition du droit de l'intimé aux commissions stipulées dans le contrat de travail, l'existence d'une relation de cause à effet entre l'activité déployée par le travailleur sur un dossier déterminé et le résultat obtenu. De même, la recourante ne démontre nullement en quoi l'application du principe in dubio contra stipulatorem, que la cour cantonale a faite à titre subsidiaire, serait erronée. A cet égard, elle avance derechef un fait nouveau lorsqu'elle soutient que "l'intimé n'a pas abordé ce sujet [i.e. l'art. 3 du contrat de travail] lors de la signature du contrat" (acte de recours, p. 22). En tout état de cause, même si l'interprétation préconisée par la recourante avait prévalu, le présent recours ne devrait pas être admis pour autant, eût-il été recevable. Pour dénier à l'intimé le droit à toute commission, l'intéressée se contente, en effet, d'alléguer qu'à l'exception d'une activité déployée par l'intimé pour laquelle elle reconnaît devoir à ce dernier un montant brut de 8'950 fr., "le reste des activités exercées par l'intimé, pour lesquelles il réclame le paiement de commissions, n'était pas déterminant". Or, cette simple allégation est tout à fait insuffisante pour démontrer l'absence de rapport de cause à effet entre l'activité déployée par l'intimé dans le traitement des quelque trente dossiers qui lui ont été confiés et le résultat obtenu, alors que la Cour d'appel a consacré 14 pages de son arrêt à cette question.