Citation: 7B_69/2022 E. 1

B.d. Le 13 août 2015, l'Office fédéral de la justice a sollicité les autorités françaises en vue d'une délégation de la poursuite pénale. Par courrier du 30 août 2016, celles-ci ont confirmé qu'une information avait été ouverte contre A.________ le 7 avril 2016 pour complicité de vol avec arme et recel et que celui-ci avait été placé sous contrôle judiciaire. B.e. Par avis de prochaine clôture du 15 septembre 2016, notifié au défenseur de A.________, le Ministère public a informé ce dernier de son intention de rendre une ordonnance de classement et lui a imparti un délai au 15 octobre 2016 pour formuler ses prétentions en indemnisation. Dans le délai imparti, le défenseur de A.________ a produit un état des frais de 2'365 fr. 20. Par ordonnance du 23 novembre 2016, notifiée au conseil de A.________, le Ministère public a classé la procédure en application de l'art. 8 al. 3 CPP et a laissé les frais de la procédure à la charge de l'État. Aucun recours n'a été formé contre cette ordonnance. B.f. Par ordonnance du 12 septembre 2019 du juge d'instruction français, A.________ a bénéficié d'un non-lieu partiel pour le second brigandage, en raison de l'insuffisance des charges. Par jugement du 4 novembre 2020, le Tribunal correctionnel de Strasbourg a acquitté A.________, au bénéfice du doute, pour les faits qualifiés de recel de bien et de complicité de vol aggravé (premier brigandage).