Citation: 2C_252/2023 E. 3.2

3.2. Les recourants font ensuite valoir une question juridique de principe en lien avec la nécessité de réviser l'arrêt 2C_653/2018 du 26 juillet 2019 publié in ATF 146 II 150 (cf. supra consid. 1.3). Selon eux, un revirement de cette jurisprudence s'imposerait au vu des critiques unanimes formulées par la doctrine, d'une part, et des constatations statistiques et factuelles fausses sur lesquelles se fonderaient cet arrêt, d'autre part. A cet égard, ils précisent que, comme plus des deux tiers des contribuables ayant fait l'objet d'une décision finale de l'Administration fédérale publiée dans la Feuille officielle ne se sont pas manifestés, on peut partir du postulat que leur situation fiscale n'était sujette à aucun reproche, de sorte que la requête française constituait en réalité une "fishing expedition" prohibée. S'agissant du premier pan de l'argumentation, le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de préciser, dans le cadre d'une procédure similaire, que les critiques émanant des auteurs cités par les recourants ne justifient pas d'entrer en matière en application de l'art. 84a LTF (arrêt 2C_1048/2021 consid. 2.4.1). Quant au second pan de l'argumentation, il sied de rappeler que le Tribunal fédéral a expressément jugé, dans l'ATF 146 II 150, que la demande d'assistance administrative française du 11 mai 2016 ne représentait pas une pêche aux renseignements ("fishing expedition"). Le fait que les recourants soient d'un avis différent et allèguent que cet arrêt reposerait sur des constatations fausses n'est pas suffisant pour y revenir. Les arguments des recourants ne justifient donc pas d'entrer en matière en application de l'art. 84a LTF.