Citation: 6B_3/2018 E. 2.4

2.4. S'agissant de l'existence d'un dommage, la recourante soutient qu'elle n'aurait pas été en mesure de "juger de l'opportunité du prix proposé" par l'intimé ni de déterminer que celui-ci n'aurait pas été conforme au prix du marché, car il n'existerait "pas de prix référentiels dans le marché de l'acier" et parce que la "variation de 3% était si infime en comparaison du volume total des opérations qu'elle ne pouvait être décelée par la recourante". Cette affirmation, purement appellatoire, ne contredit toutefois en rien la constatation de la cour cantonale selon laquelle la recourante acceptait elle-même le prix proposé par E.________ tout en calculant la marge qu'elle pouvait réaliser. La recourante conteste que son but fût de réaliser un profit quelconque dans ses opérations, mais affirme que le rôle de l'intimé aurait été de lui assurer le gain le plus important. Ce faisant, elle ne démontre nullement en quoi il aurait été arbitraire, pour la cour cantonale, de retenir que B.________ connaissait, pour chaque transaction, le prix d'achat et de vente de l'acier, ainsi que la marge que réalisait la recourante, ou que l'intimé se contentait de communiquer à celle-ci le prix que E.________ était prête à payer pour la marchandise. Pour le reste, au cours de son audition du 23 décembre 2016 par le ministère public, B.________ a déclaré ce qui suit (PV d'audition du 23 décembre 2016, p. 5) : "Vous me demandez s'il y avait une marge minimum qui devait être garantie pour D.________. Je vous réponds qu'il fallait faire un profit. Dans tous les cas, ce profit pouvait être d'un dollar ou de dix dollars. Ce qui n'était pas acceptable, c'était de faire une perte, bien que dans des cas exceptionnels nous acceptions cela." On ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante ne cherchait pas à réaliser une marge minimum fixe sur ses transactions. Pour le reste, la recourante développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle elle rediscute les constatations de l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celles-ci seraient insoutenables. Il en va ainsi lorsqu'elle prétend que l'intimé aurait touché des "commissions occultes", dont le but n'était pas de rémunérer l'activité de ce dernier pour garantir à E.________ une certaine quantité d'acier et dont cette dernière société aurait ignoré le véritable bénéficiaire, sans démontrer en quoi il aurait été arbitraire, pour la cour cantonale, de retenir que tel n'était pas le cas. La recourante ne démontre pas davantage en quoi il aurait été insoutenable de ne pas retenir l'existence d'un dommage sur la base "du rapport établi par l'auditeur de celle-ci", auquel elle se contente de renvoyer sans autre explication.