Citation: 9C_820/2013 E. 5.4

5.4. Concernant l'acouphène, il convient, à la suite des premiers juges, de constater que les experts en ont tenu compte sans toutefois lui attribuer d'impact sur la capacité de travail du recourant. On soulignera que le recourant qui remet en cause les conclusions des experts à ce sujet ne s'appuie sur aucun rapport médical. Pour ce qui est de sa participation à la course T.________, si les experts - et à leur suite les premiers juges - en ont tenu compte, c'est avant tout pour souligner la bonne condition physique du recourant et le fait que la symptomatologie alléguée avait peu de chance d'être causée uniquement par l'atteinte somatique. Leurs conclusions quant au taux d'incapacité de travail et au fait que celle-ci était principalement due à l'atteinte psychique ne reposent toutefois pas sur cet unique constat, mais résultent d'un faisceau d'observations, notamment, comme l'ont eux-mêmes relevé les experts, de l'impression clinique dégagée lors des différents examens effectués. Pour ce qui est de la détermination de la capacité de travail résiduelle, les experts du COMAI de Z.________ ont tout d'abord confirmé l'incapacité de travail de 30 % attestée par les experts du COMAI de Y.________. Ils ont toutefois constaté que depuis lors, l'état de santé du recourant s'était aggravé sur le plan psychiatrique, celui-ci apparaissant davantage déprimé. En sus d'un ralentissement psychomoteur et d'une hypersomnie anamnestique, l'expert psychiatrique avait ainsi mis en évidence une idéation suicidaire et une forte dévalorisation. Forts de ces constatations, les experts ont retenu que le recourant disposait d'une capacité de travail diminuée à 50 % à partir du mois de janvier 2010. Cette appréciation n'apparaissant pas contradictoire avec le reste de leur expertise ni au regard de l'ensemble du dossier médical, il n'y a pas lieu de s'en écarter.