Citation: 5A_429/2024 E. 7

Le recourant estime que la décision de la cour cantonale d'annuler l'ordonnance de première instance prononçant la réintégration des enfants en école publique est insoutenable. Il fait en substance valoir qu'au vu de l'admission de ses griefs concernant l'établissement de ses revenus, il faudrait considérer que le budget de la famille ne permet plus d'assumer les frais d'école privée, que l'absence de prise en compte de la convention tacite des époux durant la vie commune impliquant une augmentation de la capacité contributive de l'intimée dès 2017 lui ferait injustement supporter l'intégralité de ces frais et que le principe d'équivalence entre les prestations en nature et en espèces des parents ne devrait plus être respecté dès lors qu'une large partie des tâches liées à l'éducation des enfants est prise en charge par l'école privée. La cour cantonale a relevé que la volonté du mari de faire réintégrer ses filles à l'école publique ne reposait que sur le fait qu'il considérait que les parties n'avaient pas les moyens financiers pour assumer les frais d'écolage privé. Elle a considéré que dès lors que la situation financière des parties, telle qu'arrêtée dans l'arrêt entrepris, permettait l'intégration des frais d'école privée dans les besoins des enfants, la décision du président de faire réintégrer les enfants à l'école publique dès le 1er janvier 2023 devait être revue et les frais d'écolage privé intégrés dans le budget des enfants. Dès lors que le maintien des enfants à l'école privée dépend de la situation financière des parties telle qu'arrêtée dans l'arrêt entrepris et que cette situation doit être réexaminée par la cour cantonale compte tenu de l'admission du grief du recourant concernant l'établissement de ses revenus (cf. supra consid. 5), il n'y a pas lieu en l'état de se pencher sur les critiques du recourant relatives à la scolarisation des enfants, respectivement à la répartition entre les parties des frais qui en découlent.