Citation: 2C_433/2023 E. 3.3

3.3. On ne voit manifestement pas - et l'argumentation du recourant, qui est à la limite de la recevabilité (art. 106 al. 2 LTF), ne le démontre pas non plus - en quoi l'objet du litige aurait été arbitrairement limité par le Tribunal cantonal. En l'espèce, l'objet de la contestation est déterminé par la décision du 30 septembre 2022 de la Municipalité, par laquelle celle-ci - après que le recourant l'avait sommée de lui fournir une place d'amarrage à l'eau dès le 1er janvier 2023, en se prévalant à cet égard de diverses violations du Règlement - a refusé de lui octroyer la place exigée, tout en contestant une quelconque violation du Règlement sous cet angle. Devant le Tribunal cantonal, l'intéressé a conclu à ce qu'il soit constaté que la Municipalité avait violé le Règlement et géré le port de manière illicite en lui refusant l'octroi de la place d'amarrage souhaitée, et à ce qu'il soit ordonné à ladite Municipalité de lui accorder une telle place avec effet au 1er janvier 2023. Il ressort de ce qui précède que l'objet du litige soumis aux juges précédents portait sans ambiguïté sur la question de savoir si c'était en violation du Règlement que le recourant s'était vu refuser l'attribution d'une place d'amarrage dans le port de la Commune, ce qu'il souligne au demeurant lui-même dans son mémoire (cf. recours, ch. 1). Il ne s'agissait pas, contrairement à ce qu'il affirme à présent, de statuer sur la question de son droit (pour autant qu'il y en ait un; cf. infra consid. 5.1) à l'accès à la navigation de plaisance via l'immatriculation de son bateau et, encore moins, à l'acquisition de la propriété de celui-ci. Dans ces circonstances, le grief de délimitation arbitraire de l'objet du litige, pour autant que recevable, doit être rejeté.