Citation: 9C_404/2014 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Les premiers juges pouvaient légitimement nier une quelconque participation des troubles somatiques à l'invalidité sur la base du rapport G.________, sans violer le droit d'être entendu de l'assuré. Il apparaît effectivement que l'avis du SMR entérinait celui des médecins traitants qui liaient indubitablement l'invalidité aux affections de nature psychique dont leur patient souffrait. A cet égard, le docteur E.________ avait expliqué que les douleurs lombaires du recourant étaient stables et qu'elles prohibaient le port de charges supérieures à cinq ou dix kilogrammes ainsi que la position assise prolongée, ce qui ne saurait exclure d'emblée l'exercice d'une activité adaptée. Il avait également relevé que les séquelles de la psychopathologie (angoisse, sensation de perte de connaissance, incapacité à se concentrer, panique) constituaient des limitations majeures entravant la majorité des activités professionnelles à disposition sur le marché (rapport du 22 décembre 2008). Le docteur F.________ avait confirmé cette appréciation en indiquant que l'assuré se montrait rapidement tendu, angoissé et pris de maux de tête, d'acouphènes, de sudation, de palpitations ainsi que de bouffées de chaleur lors de contacts avec des tiers et en attestant une incapacité totale de travail depuis le 10 novembre 2008 (rapport du 22 décembre 2008). On ajoutera que la seule existence de problèmes de dos - même s'ils ont été attestés par un médecin ou des témoins et ont conduit à des incapacités temporaires de travail en 2002 et 2007 - ne prouve ni ne rend vraisemblable que ce problème soit invalidant, d'autant moins que rien ne permet de dire que l'assuré a quitté ses emplois de livreur-installateur, de chef d'étage ou même de concierge en raison desdits problèmes. Au contraire, le docteur F.________ a relevé que le recourant avait dû renoncer à son poste de livreur-installateur chez C.________ en raison d'une intolérance aux exigences de rendement ainsi que de rentabilité et avait été licencié par D.________ SA au motif qu'il n'avait pas supporté la cadence des horaires et le contact avec les clients.