Citation: 6B_1109/2015 E. 1.9

1.9. Le recourant remet ensuite en cause le fait qu'il serait adepte de pratiques satanistes. La Cour d'appel aurait violé l'interdiction de l'arbitraire en prenant pour " argent comptant " les propos de la psychologue sur ce point alors même que la mère de l'intimée avec qui il a vécu deux ans n'aurait jamais fait état de telles pratiques. En premier lieu, la psychologue a clairement indiqué que le recourant avait tenu des propos satanistes devant elle et celui-ci n'expose pas pourquoi ce témoignage serait sujet à caution. Il apparaît en outre que le goût du recourant pour le satanisme a avant tout été mis en exergue par la cour cantonale pour attester du fait qu'il avait instauré un climat particulier au sein du foyer et pour expliquer pourquoi la fillette le craignait à l'époque où les faits reprochés se sont déroulés. Or, le sentiment de peur que le recourant suscitait chez l'enfant, respectivement l'inquiétude qu'elle manifestait au moment de devoir retourner dans le foyer qu'il partageait avec sa mère, n'a pas été relevé uniquement par la psychologue mais également par le père de l'intimée. Le recourant ne fait de surcroît pas valoir que la cour cantonale a considéré son attrait pour le satanisme comme un élément déterminant pour apprécier sa culpabilité et rien n'indique que tel serait le cas, de sorte que son grief est infondé. Il en va de même lorsque le recourant reproche à la Cour d'appel d'avoir retenu de manière arbitraire que l'ex-ami de l'intimée auquel cette dernière s'était confiée, l'avait désigné comme le violeur lors de son audition alors que celui-ci n'avait fait état que d'un " ancien copain de sa mère ". Il ressort en effet de la décision attaquée que l'intimée s'est confiée à plusieurs personnes sur les abus commis et qu'elle a clairement désigné le recourant comme en étant l'auteur en particulier à ses parents. Il ne fait ainsi aucun doute que l'intimée se référait au recourant en parlant d'un ancien copain de sa mère à son ex-ami, de sorte que la cour cantonale pouvait sans arbitraire considérer que le témoignage de ce dernier se rapportait au recourant. Le grief du recourant sur ce point doit donc également être rejeté. En définitive, les nombreux indices retenus par l'autorité précédente, dont le recourant ne démontre pas le caractère insoutenable, permettaient de retenir, sans arbitraire, que les agressions sexuelles dénoncées avaient effectivement eu lieu. Les dénégations du recourant ne sont pas susceptibles de renverser l'ensemble de ces indices.