Citation: 6B_1247/2021 E. 4.4.3

4.4.3. La recourante ne démontre pas que les juges cantonaux soient tombés dans l'arbitraire en exposant ne pas être parvenus à asseoir leur intime conviction, malgré les éléments de fait rappelés ci-dessus et les conclusions de l'expertise de crédibilité et de victimologie, que les faits décrits dans l'acte d'accusation étaient conformes à la réalité matérielle. En effet, les éléments de fait rappelés ci-dessus ont été dûment pris en considération par la cour cantonale dans son appréciation des preuves, de même que les conclusions de l'expertise de crédibilité et de victimologie qui admettait la crédibilité des déclarations de l'enfant malgré l'existence de plusieurs versions. Cependant, ces éléments de fait concernent tous la plausibilité que les déclarations faites par la recourante lors de son audition LAVI du 19 mai 2017 correspondent à la vérité matérielle. Cette plausibilité est confirmée par les conclusions du rapport d'expertise de crédibilité et de victimologie du 17 juillet 2020 selon lesquelles ces déclarations sont crédibles. On rappellera à cet égard que selon les propres mots des experts, la méthode utilisée par ceux-ci "ne traite que de crédibilité (vraisemblance, plausibilité) ", en ce sens que lorsqu'une allégation est jugée crédible, "elle a de bonnes chances de décrire un événement tel qu'il se serait déroulé". Or comme déjà dit, la cour cantonale n'a nullement nié la crédibilité des déclarations de la recourante, mais a considéré que les déclarations faites lors de l'audition LAVI du 19 mai 2017 n'étaient pas suffisamment explicites, et que les témoins indirects n'offraient pas de versions suffisamment convergentes, pour tenir pour établi, au-delà de tout doute raisonnable, les faits décrits dans l'acte d'accusation.