Citation: 5A_877/2015 E. 3.2

3.2. Il ressort de l'arrêt entrepris que l'épouse, au bénéfice d'un CFC d'employée de commerce, a exercé une activité lucrative à plein temps jusqu'à la naissance de son fils en 1996. Elle a ensuite diminué son temps de travail à 40% jusqu'à la naissance de sa fille en 1999. Elle a alors cessé de travailler jusqu'à la séparation survenue en 2006, soit durant environ sept ans. Si elle avait repris, après la séparation, une activité à des taux variant jusqu'à 50%, son état de santé l'avait contrainte à abandonner son dernier emploi en automne 2010. Du 1er novembre 2011 au 31 juillet 2012, elle avait été reconnue invalide à hauteur de 55% par l'Office AI (68,75% de perte de gain en lien avec une activité lucrative à 80%) et à hauteur de 75% par sa caisse de pension, son taux d'incapacité de travail s'élevant à 75% depuis le 1er octobre 2011. Elle percevait pour elle-même 874 fr. de l'AI et 906 fr. 95 de la LPP. Approuvant sur ce point l'autorité de première instance, les juges d'appel en ont déduit que, même si l'épouse était encore jeune, ses perspectives de réinsertion professionnelle et, par conséquent, de gains futurs étaient pratiquement nulles, de sorte qu'elle n'était pas en mesure de pourvoir seule à son entretien; ses dernières expériences professionnelles s'étaient en effet mal passées et elle avait même dû mettre fin à l'activité de bénévolat qu'elle exerçait depuis 2005, ne parvenant plus à l'assumer.