Citation: 5D_60/2015 E. B

B.a. Par pli expédié le 21 janvier 2011, A.A.________ a indiqué maintenir " [s]on recours à l'encontre de ces mensurations ". Statuant le 9 juin 2011, la commission de mensuration de la commune a rejeté la réclamation de l'intéressé au motif que celui-ci n'avait pas contesté l'abornement lors de la mise à l'enquête de sorte qu'il était " trop tard pour invoquer les griefs concernant ces aspects de la procédure ". Le 8 juillet 2011, A.A.________ a contesté la décision auprès du juge du district d'Hérens, concluant à ce que " les limites soient remises où elles se trouvaient antérieurement et que le nombre de m2 de [s]es propriétés soit à nouveau calculé ". Le 11 juillet 2011, interprétant l'écriture comme une action en revendication, le juge de district l'a déclarée irrecevable dans la mesure où elle n'avait pas été précédée d'une procédure de conciliation devant le juge de commune et ne respectait par ailleurs pas les exigences de forme prévues par le code de procédure civile suisse. Le 21 septembre 2011, le juge de commune a délivré à A.A.________ l'autorisation de procéder. B.b. Avant de porter la cause devant le juge de district, A.A.________ a proposé à la commune soit de rectifier les limites, avec octroi contre indemnisation d'une servitude en faveur de la collectivité publique sur l'emprise de la route (1), soit d'acheter du terrain au prix du marché (2), soit de maintenir les limites actuelles mais avec constitution d'une servitude pour la densité et la dérogation de distance et indemnisation pour la " nue-propriété " acquise par la collectivité publique (3). Par courrier du 2 décembre 2011, la commune a fait part de son intention de maintenir sa décision. Le 21 décembre 2011, A.A.________ et B.A.________ ont ouvert action en revendication contre la commune de U.________ devant le juge de district. Leurs conclusions définitives tendaient à ce qu'il soit ordonné à la commune de rétrocéder à A.A.________ 91 m2 à détacher de la parcelle du chemin F.________ no 7141 et à intégrer à la parcelle no 5440 (1), à ce qu'il lui soit ordonné de rétrocéder à B.A.________ 100 m2 à détacher de la parcelle du chemin F.________ no 7141 et de celle de la route H.________ no 4139 et à intégrer aux parcelles nos 5422, 5423 et 5424 (2), à ce qu'il soit ordonné à la Société E._______ SA d'établir un verbal définissant le Nouvel État résultant du jugement ainsi que l'inscription au registre foncier du verbal de mutation définissant la parcelle no 5422 avec une surface de 612 m2, la parcelle no 5423 avec une surface de 253 m2, la parcelle no 5424 avec une surface de 202 m2 et la parcelle no 5440 avec une surface de 1587 m2 (3); à ce qu'il soit ordonné à la Société E.________ SA de poser les limites résultant du verbal établi (4). La commune a conclu au rejet de l'action. Une procédure de preuve à futur a été mise en oeuvre à la requête des demandeurs en vue notamment d'effectuer le relevé de l'implantation de la lignée de poiriers plantés sur leurs parcelles, en bordure du chemin F.________ et de la route H.________. Plusieurs témoins ainsi que A.A.________ ont été entendus et une inspection des lieux a été effectuée le 28 juin 2013. Les parties ont renoncé à la mise en oeuvre d'une expertise. Par jugement du 15 novembre 2013, le juge de district a rejeté la demande. Statuant le 23 février 2015 sur l'appel de A.A.________ et B.A.________, le juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du Valais l'a rejeté, rejetant ainsi la demande formée le 21 décembre 2011 par les intéressés.