Citation: 9C_328/2014 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté, en premier lieu, que les revenus déterminants de l'intimé pour le calcul des prestations complémentaires avaient diminué à partir du 1er octobre 2011, la rente servie par la Caisse B.________ ayant baissé à partir de cette date, ce dont le SPC avait été averti le 4 novembre 2011. Elle a considéré, en application de l'art. 25 OPC-AVS/AI (RS 831.301) que le SPC pouvait tenir compte de cette modification à partir du 1er novembre 2011. En second lieu, l'autorité judiciaire de première instance a constaté que ladite rente avait augmenté dès le 1er janvier 2012, ce que le SPC, qui en avait été informé le 6 mars 2012, pouvait prendre en considération à partir du moment où cette augmentation était devenue effective. Au regard de ces modifications, elle a constaté que pour la période litigieuse de novembre 2011 à avril 2012, le droit aux prestations complémentaires de droit fédéral de l'intimé s'élevait à 26'379 fr., alors que celui-ci avait touché le montant de 27'384 fr. Il en résultait donc des prestations versées en trop à hauteur de 1008 fr. Se fondant sur les conditions de la restitution de prestations indûment touchées au sens de l'art. 25 al. 1 LPGA, les premiers juges ont retenu que le recourant était en droit de "réviser" sa décision du 19 octobre 2011 (établissant le droit à venir à 4564 fr. à partir du 1 er novembre 2011) par sa décision de restitution du 17 avril 2012, qui s'appuyait sur "un fait nouveau important à savoir l'augmentation de la rente LPP de 4494 fr. 19 à 5072 fr. 47 par mois à partir du 1er janvier 2012". Se référant à un avis de doctrine relatif à l'ATF 118 V 214 (VSI 1994 p. 38), la juridiction cantonale a considéré que le recourant ne pouvait toutefois pas demander la restitution de la différence entre les prestations versées et les prestations dues pour la période à partir de laquelle il avait continué à verser le montant mensuel (de 4564 fr. au lieu de 4199 fr.), alors qu'il avait déjà connaissance de l'augmentation de revenus de l'ayant droit. Il devait donc déduire du montant de 1008 fr., la différence de 365 fr. pour le mois d'avril 2012 et la même différence pour le mois de mars 2012 au cas où il avait donné l'ordre de verser les prestations complémentaires relatives au mois de mars 2012 après le 6 mars 2012, date à laquelle il avait reçu les renseignements relatifs à l'augmentation de la rente de la Caisse B.________ dès le 1er janvier 2012.