Citation: 4A_585/2021 E. 6.1

6.1. Tout d'abord, le recourant allègue que la cour cantonale a retenu de manière arbitraire que l'intervention litigieuse devait être considérée comme courante. S'il concède qu'en règle générale, une telle opération ne présente pas de danger particulier, il soutient que tel n'était pas le cas en l'espèce, compte tenu de ses comorbidités; il se trouvait en situation d'obésité morbide, souffrait de lombalgies et d'atteintes au ligament croisé antérieur droit. Sur ce dernier point, l'expertise du 27 août 2010 ne tranchait pas la question de savoir si l'absence d'intervention au niveau de ce ligament présentait un risque élevé d'accélération subséquente de l'arthrose. Enfin, il fait valoir que l'intervention a eu de graves répercussions sur sa capacité de travail et sa santé. La cour cantonale s'est notamment fondée sur les expertises et les avis médicaux versés au dossier pour considérer que l'opération n'était pas particulièrement risquée. Ceux-ci concernaient le recourant lui-même, avec toutes ses particularités. Il ne saurait ainsi alléguer que ses comorbidités n'ont pas été suffisamment prises en compte. En réalité, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle opérée par la cour cantonale, sans en démontrer le moindre arbitraire. Il en va de même s'agissant de ses arguments en lien avec son ligament croisé antérieur. Par ailleurs, le fait que son état de santé se soit aggravé après l'opération litigieuse ne permet pas, à lui seul, de considérer que l'intervention elle-même aurait nécessité un besoin accru d'information, de manière à exclure en principe la possibilité d'un consentement hypothétique. La cour cantonale était ainsi fondée à retenir qu'un consentement hypothétique à l'opération litigieuse était envisageable sur le principe.