Citation: I 140/03 18.05.2004 E. 4

4.1 Le recourant part du principe que si une comparaison de revenus avait été effectuée en 1996 - ce qui ne semble effectivement pas avoir été le cas, à tort -, le taux d'invalidité retenu aurait été supérieur à 662/3 %. Ce point de vue ne peut être suivi. Il ressort des rapports médicaux établis en 1987 par les docteurs C.________ et D.________, ainsi que du rapport établi par les responsables du COPAI le 16 décembre 1987, que B.________, qui est au demeurant droitier, pouvait encore largement utiliser sa main gauche blessée, hormis pour les travaux demandant de la force ou une grande finesse. Or, on voit mal en quoi ces limitations l'empêchaient de reprendre son ancienne activité de concierge à plein temps et sans diminution notable de rendement. Le docteur D.________ attestait, du reste, une capacité de travail de 100 % dès le 1er avril 1987. Compte tenu de cette capacité de travail dans l'activité de concierge, il n'y avait pas lieu de reconnaître à l'assuré, quelques années plus tard, mais sur la base du même état de santé, un taux d'invalidité de 50 %, quand bien même il avait entre-temps bénéficié de mesures de réadaptation contestables dans le métier de cordonnier. Dans cette mesure, la décision du 9 avril 1996 mise en cause par le recourant est effectivement erronée, sans toutefois que celui-ci puisse en tirer argument en sa faveur dans le cadre de la présente procédure. 4.2 Selon l'expertise du 24 février 1999 produite par le recourant, celui-ci souffre d'un syndrome douloureux pan-vertébral entraînant une incapacité de travail de 50 % dans l'activité de cordonnier. Ce métier implique en effet de se tenir souvent penché en avant, ce qui n'est exigible de l'assuré que moyennant des pause fréquentes. Une activité moyennement pénible permettant d'éviter ce type de mouvements, ainsi que les positions statiques prolongées, pourrait en revanche être exécutée à plein temps. Cette expertise répond, pour l'essentiel, aux critères posés par la jurisprudence en la matière (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a), de sorte qu'elle revêt une pleine valeur probante. Cela étant, la capacité de travail résiduelle décrite par les experts est largement compatible avec une activité de conciergerie, telle qu'exercée par l'assuré jusqu'en 1987. Une diminution de la capacité de travail dans cette profession, compte tenu des douleurs dorsales ressenties, n'est certes pas exclue, mais ne serait manifestement pas de nature à entraîner une diminution de la capacité de gain - et donc un taux d'invalidité - supérieure à 66 %. Partant, elle ne saurait fonder la révision du droit à la rente et l'octroi d'une rente entière d'invalidité, contrairement aux conclusions du recourant. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: