Citation: 6B_1035/2021 E. 4

La recourante soutient encore que son expulsion du territoire suisse violerait l'art. 3 CDE. Comme susmentionné, selon la jurisprudence, dans la pesée des intérêts, il faut aussi tenir compte de l'intérêt supérieur et du bien-être de l'enfant (art. 3 CDE). Cet intérêt est particulièrement atteint quand l'expulsion entraîne une rupture de l'unité familiale, soit lorsque l'enfant vit avec ses deux parents qui disposent de l'autorité parentale et de la garde conjointes (cf. supra consid. 3.2.3), ce qui n'est pas le cas en l'espèce, les enfants de la recourante ne vivant chez aucun de leurs parents. En tout état de cause, la recourante ne saurait déduire aucun droit à demeurer en Suisse des dispositions de la CDE (cf. ATF 140 I 145 consid. 3.2 p. 148; 139 I 315 consid. 2.4 et 2.5 p. 320 ss; arrêts 6B_939/2020 du 4 mars 2020 consid. 3.3.1; 6B_1027/2018 du 7 novembre 2018 consid. 3; 6B_770/2018 du 24 septembre 2018 consid. 3). Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.