Citation: 6B_749/2022 E. 7.2.3

7.2.3. La cour cantonale a retenu que le recourant était un tireur expérimenté, au fait des règles de sécurité en matière d'armes, de sorte que sa version, selon laquelle il aurait stocké une arme chargée et un chargeur dans un simple sac isotherme dans le coffre de son véhicule stationné à l'extérieur, devant son immeuble à V.________, durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, au motif qu'il n'aurait jamais trouvé le temps d'aller au stand de tir, était inconcevable. Le recourant soutient qu'il n'est pas quelqu'un de méticuleux et ainsi, que le profil dressé par la cour cantonale ne se fonde sur aucun élément objectif. Là encore, il se contente d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Ce procédé appellatoire est irrecevable. Pour le surplus, il fait référence aux expertises judiciaire et privée, qui attesteraient de son état gravement perturbé avant les faits. On ne voit pas que la tristesse ressentie par le recourant ou des difficultés de sommeil les jours précédant les faits, ni même son retard au travail le jour du drame, expliqueraient pourquoi il aurait laissé son arme dans le coffre de son véhicule dans les conditions susmentionnées durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois (et non quelques jours). Si ce n'est peut-être le jour des faits, rien au dossier ne laisse entendre qu'il aurait concrètement changé de comportement dans les mois précédant le drame. Or, comme l'a relevé la cour cantonale, sans qu'il ne le critique, le recourant avait pour habitude de transporter son arme dans des boîtes, et non des sacs en plastique. Elle était donc fondée à tenir compte de ses habitudes en matière de stockage et de transport d'armes et n'a, ce faisant, pas fait preuve d'arbitraire.