Citation: 1B_62/2020 E. A

A.a. A la suite d'une dénonciation de B.________ datée du 19 décembre 2012, A.________ a fait l'objet depuis le 17 juillet 2013 d'une instruction pénale menée par l'Office central du Ministère public du canton du Valais. L'enquête a porté en particulier sur des infractions qui auraient été commises dans le cadre de la gestion de la société C.________ SA. Par acte d'accusation du 22 juillet 2019, le Ministère public a engagé l'accusation à l'encontre de A.________ devant le Tribunal du district de Sion pour les infractions de gestion déloyale (art. 158 ch. 1 CP), de faux dans les titres (art. 251 CP) et d'inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité (art. 235 CP). A.b. Par acte du 2 août 2019 adressé au Tribunal du district de Sion, A.________ s'est prévalu de violations de l'art. 318 CPP par le Ministère public dans le contexte de sa mise en accusation, dès lors en particulier que cette autorité ne l'avait pas avisé de la prochaine clôture de l'instruction, ni informé au sujet de l'admission à la procédure d'une nouvelle partie plaignante et de la dénonciation d'une des protagonistes de l'affaire auprès des autorités pénales d'un autre canton. Il a fait valoir que, pour ces motifs, "l'acte d'accusation du 22 juillet 2019 ne [pouvait] être que nul, éventuellement annulé et le dossier renvoyé au Ministère public pour qu'il lui accorde un droit d'être entendu suffisant avant la clôture formelle de l'instruction". Par décision du 16 septembre 2019, la juge suppléante auprès du Tribunal du district de Sion, en la personne de Patrizia Métrailler, a signifié à A.________ que l'examen effectué dans le cadre de l'art. 329 CPP ne justifiait pas de renvoyer l'accusation au Ministère public pour qu'il la complète ou la corrige. Le même jour, elle lui a imparti un délai échéant le 8 octobre 2019 pour présenter et motiver ses réquisitions de preuve conformément à l'art. 331 al. 2 CPP. A.c. Le 7 octobre 2019, A.________ a demandé à la magistrate précitée que l'acte du 2 août 2019 soit "transmis sans délai au Tribunal cantonal pour valoir recours contre les actes du Ministère public". Le 8 octobre 2019, la juge suppléante a informé A.________ qu'elle n'entendait pas donner suite à sa demande de transmission. A.d. Le même jour, A.________ a sollicité une prolongation de 20 jours du délai pour présenter ses réquisitions de preuve. Par courrier du 15 octobre 2019 adressé aux parties, la juge suppléante a accordé à A.________ une prolongation de 5 jours du délai imparti le 16 septembre 2019, faute de motivation suffisante pour une prolongation de plus longue durée. La magistrate a par ailleurs annoncé avoir demandé un extrait de casier judiciaire actualisé concernant le prévenu ainsi que l'édition d'un dossier connexe, qui s'était soldé par un classement. Elle a enfin informé les parties, en prévision des débats et en application de l'art. 344 al. 1 CPP, que le Tribunal se réservait la possibilité d'examiner également la qualification d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse (art. 253 CP) éventuellement en concours avec celle de faux dans les titres (art. 251 CP).