Citation: 7B_531/2024 E. 5.3

5.3. La cour cantonale a constaté l'échec du traitement ambulatoire. Elle a tout d'abord relevé que la recourante n'avait pas respecté les modalités de cette mesure, ceci à de nombreuses reprises entre août 2022 et janvier 2023; elle ne s'était pas présentée aux rendez-vous thérapeutiques prévus au CNP, n'avait entrepris aucun suivi auprès d'Addiction Neuchâtel, ni ne s'était conformée aux obligations imposées par l'OESP et ses thérapeutes, malgré la décision du 11 juillet 2022 et deux avertissements formels de cette autorité (cf. let. A.b supra). Elle avait par conséquent sans cesse violé le cadre thérapeutique établi, sans qu'il puisse être retenu - vu le nombre important d'absences aux rendez-vous fixés - qu'il s'agissait d'une crise passagère ou d'un manque de coopération temporaire. L'intéressée avait par ailleurs dû être hospitalisée de nombreuses fois pendant la période en question, ce qui démontrait que la mesure n'avait pas permis de stabiliser son état de santé et que celle-ci était insuffisante. Ensuite, l'autorité précédente a souligné que le traitement ambulatoire n'avait pas non plus permis de détourner la recourante de nouvelles infractions en relation avec son état. Cette dernière avait été condamnée à quatre reprises pour des faits commis entre juillet et août 2022, ainsi qu'une cinquième fois pour des infractions perpétrées entre novembre 2022 et janvier 2023 (cf. let. A.b et A.e supra). En sus, la police avait dû intervenir à plusieurs autres occasions entre juillet 2022 et janvier 2023, pour des voies de fait, des injures, des menaces, des violences ou des menaces contre les autorités et les fonctionnaires, des vols et des dommages à la propriété. A cela s'ajoutait que les intervenants du CNP avaient eux-mêmes conclu que le cadre ambulatoire n'était plus adapté à la situation de la recourante et qu'il ne pourrait l'être qu'une fois son traitement stabilisé et la méthadone réintroduite. La Dre C.________ avait confirmé ce qui précède en faisant part à l'OESP que la prise en charge n'était plus actuelle et que la situation était délétère. Cet avis était également partagé par les Drs E.________ et F.________ dans leur rapport du 4 avril 2023. La cour cantonale a relevé que le dernier nommé n'avait d'ailleurs, contrairement à ce que prétendait la recourante, jamais indiqué que le maintien du traitement ambulatoire conservait tout son sens; il avait uniquement informé l'OESP des rares fois où celle-ci s'était présentée aux rendez-vous pour son injection dépôt (cf. pp. 14-17 de l'arrêt attaqué).