Citation: 1B_242/2016 E. 4.2

4.2. Les juges cantonaux ont constaté que le recourant, titulaire d'un permis C, est sans emploi et ne bénéficie pas de l'aide sociale, qu'il fait l'objet de poursuites pour 22'000 fr. et qu'il sous-loue un appartement sans contrat à une adresse qu'il n'a pas déclarée au Service de la population. Il a en outre des liens étroits avec le Brésil, dont il est ressortissant, où il est né et a vécu jusqu'à 10 ans. L'épouse du recourant est également brésilienne et réside en Suisse dans l'attente d'une décision sur demande de regroupement familial; elle est sans emploi. Enfin, peu avant son interpellation, le recourant a séjourné deux mois au Brésil et y a ouvert un compte bancaire. Le recourant se prévaut des forts liens qu'il aurait en Suisse, en particulier familiaux, sa mère et ses jeunes demi-frère et demi-soeur y résidant. Or, la seule existence de tels liens n'apparaît pas suffisante pour prévenir tout risque de fuite. Le recourant ne conteste en revanche pas la précarité de sa situation en Suisse ni ses liens avec le Brésil. Il n'explique notamment pas les raisons pour lesquelles il vient d'ouvrir ce compte bancaire au Brésil, ni pourquoi, alors qu'il allait émarger à l'aide sociale, il a mis la priorité sur un voyage dans ce pays avant même d'avoir entrepris les démarches lui assurant un revenu minimum en Suisse. Qu'il n'ait pas tenté de fuir après sa première interpellation ne saurait être décisif, puisque, comme l'a relevé la cour cantonale, il n'était alors pas inquiété pour brigandage, mais uniquement pour blanchiment d'argent. A ce stade, il pouvait ne pas avoir conscience de la gravité de la peine qu'il encourait.