Citation: 6B_906/2019 E. 1.3

1.3. La recourante soutient que si les diverses mesures de substitution, prises séparément, pouvaient ne pas atteindre une intensité suffisante pour justifier une imputation à titre de l'art. 51 CP, tel ne serait pas le cas lorsque celles-ci sont considérées dans leur ensemble. En l'occurrence, la cour cantonale pouvait, à bon droit, considérer que les mesures en question représentaient une atteinte incomparablement moindre à la liberté personnelle de l'intéressée qu'une détention provisoire. L'argumentation de la recourante, tendant à présenter les diverses mesures subies comme plus contraignantes que ce qu'a retenu l'autorité précédente, ne convainc pas. Ainsi, s'agissant du dépôt des papiers d'identité suisses, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'une quelconque demande de sortie du territoire formulée par la recourante aurait été refusée. Celle-ci ne précise pas, pour le reste, à quelle occasion elle aurait dû ou souhaité quitter le territoire suisse mais en aurait été empêchée. Par ailleurs, on ne voit pas en quoi la fourniture de sûretés aurait entravé l'intéressée dans sa liberté personnelle, puisque la somme concernée a été fournie par sa famille. Le fait que la recourante eût - comme elle l'allègue - dû expliquer à sa famille les motifs de sa détention pouvait certes éventuellement constituer une gêne, mais non une entrave à la liberté. Il en va de même s'agissant de l'obligation de chercher un nouveau logement ainsi qu'une activité salariée. En effet, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la recourante aurait, à cet égard, accompli des démarches particulières, excédant ce qu'entreprendrait toute personne devant se loger et assurer sa subsistance. Il n'en ressort pas davantage, contrairement à ce qu'affirme la recourante, que cette dernière aurait pu se contenter d'être entretenue par sa famille et conserver son précédent logement.