Citation: 1P.48/2001 10.04.2001 E. 4

4.- Les recourants voient une violation de leur droit à l'égalité de traitement, tel qu'il découle de l'art. 8 al. 1 Cst. , dans le fait que la Commune de X.________ tolérerait le maintien de plusieurs bâtiments représentant une menace pour la sécurité. Ils se réfèrent en particulier aux constructions érigées par leur voisin L.________ sur les parcelles nos YYY et ZZZ. L'état de vétusté et de délabrement varie inévitablement d'un immeuble à l'autre et les mesures de sécurité à prendre dans chaque cas requièrent une appréciation individualisée qui rend délicate toute comparaison. Il ne suffit dès lors pas d'invoquer le fait que la Commune de X.________ se serait contentée d'exiger dans un cas la mise en place de barrières de protection en vue de garantir la sécurité publique ou de renouveler un permis de démolir dans l'attente de l'issue d'un projet de construction, pour établir un traitement discriminatoire. Encore faut-il que les immeubles concernés présentent un danger pour ses occupants et pour les tiers au moins aussi important que celui des recourants, ce qui n'est pas établi, que ce soit pour le bâtiment érigé sur la parcelle n° ZZZ ou pour celui édifié sur le bien-fonds n° YYY. Le grief tiré d'une violation du principe de l'égalité de traitement est donc mal fondé pour ce motif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la pertinence des raisons invoquées par l'autorité intimée pour l'écarter. Au demeurant, à supposer que les conditions de fait soient identiques, les recourants ne pourraient de toute manière rien en tirer en leur faveur. En effet, selon la jurisprudence, le principe de la légalité prévaut sur celui de l'égalité de traitement (cf. ATF 125 II 152 consid. 5 p. 166; 124 IV 44 consid. 2c p. 47; 123 II 248 consid. 3c p. 254; 122 II 446 consid. 4a p. 451 et les références citées).