Citation: 5D_19/2017 E. 2

Par acte du 14 février 2017, remis à la Poste suisse le 15 février 2017, A.________ exerce un recours constitutionnel au Tribunal fédéral. Il conclut à l'annulation de l'arrêt déféré et au renvoi de la cause au Tribunal cantonal pour examiner la récusation du Juge Delabays et requiert une " indemnisation tenant compte des erreurs répétées du tribunal cantonal à son égard et des importants frais engendrés ". Au préalable, il sollicite des mesures superprovisionnelles tendant à la nullité de l'arrêt entrepris et l'octroi de l'effet suspensif à son recours, à titre de mesure provisionnelle. Dans son recours, A.________ soutient qu'il n'a jamais déposé le 7 novembre 2016 de demande de récusation du juge Audergon et du greffier, conteste avoir " procédé au pénal sans discernement ", considère que la référence à l'ATF 129 III 445 n'est pas pertinente en l'espèce, vu la récusation demandée d'un seul juge, à savoir le Juge cantonal Delabays, invoque de multiples dispositions du CPP, du CPC, les art. 5 et 30 Cst., ainsi que l'art. 6 CEDH. Il énumère également les compositions des cours ayant statué dans des causes le concernant, évoque l'ordonnance F15 xxxx, les arrêts xxx 2014 xx, xxx 2014 xxx et xxx 2015 xxx, le Procureur général Gasser, discute un problème de numérotation de dossiers, affirme que les arrêts pénaux rendus le 26 septembre 2016 sont nuls, argumente au sujet d'une plainte déposée le 27 avril 2013. Le recours est d'emblée irrecevable dans la mesure où il discute des décisions (ordonnance F15 xxxx, arrêts xxx 2014 xx, xxx 2014 xxx et xxx 2015 xxx) et des aspects (procédures pénales et Procureur général Gasser) qui dépassent l'objet de la décision entreprise. Pour le surplus, le recours, pour autant qu'il soit compréhensible, ne satisfait nullement aux exigences de motivation posées par les art. 106 al. 2 et 116 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF. En particulier, le recourant ne soulève clairement aucun grief tendant à démontrer que le raisonnement de la décision cantonale querellée serait contraire à la Constitution ou à l'un de ses droits fondamentaux. Enfin, le recours présente à nouveau un caractère abusif au sens de l'art. 42 al. 7 LTF, de sorte qu'il doit également être déclaré irrecevable pour ce motif. En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a à c LTF, ce qui rend sans objet les requêtes de mesures superprovisionnelles et provisionnelle (effet suspensif) du recourant.