Citation: 1P.209/2003 23.04.2003 E. 3

Le recourant conteste, pour l'essentiel, le risque de collusion. Dans sa décision précédente, la cour cantonale avait jugé nécessaire d'attendre la fin de l'instruction préparatoire. Or, depuis la confrontation organisée le 10 février 2003, le juge d'instruction avait rendu une ordonnance d'inculpation, estimant l'enquête complète. En cas de libération, le recourant ne pourrait pas influencer les déclarations des personnes déjà entendues à plusieurs reprises. Les moyens de preuve complémentaires évoqués par la Chambre pénale ne pourraient être requis que par les parties, de sorte que la durée de la détention serait en définitive laissée à l'appréciation de ces dernières. La situation ne serait pas différente de celle où le prévenu a été libéré une première fois, l'enquête étant restée en l'état durant six mois et demi.