Citation: 2C_302/2022 E. 6.7

6.7. Sur le vu de l'ensemble de ce qui précède, le Tribunal cantonal n'a violé ni le droit fédéral ni le droit international en retenant que l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse ne suffisait pas à contrebalancer l'intérêt public important à son éloignement. Rappelant qu'un avertissement n'est pas un préalable nécessaire à la révocation d'une autorisation d'établissement (cf. supra consid. 6.4) et constatant que les conditions de la révocation de l'autorisation sont réunies et que la mesure est proportionnée compte tenu de toutes les circonstances, les précédents juges n'étaient pas tenus de prononcer un avertissement à la place de la révocation comme le demande le recourant, même si celui-ci n'en a jamais reçu de la part des autorités migratoires. Le grief tiré de la violation de l'art. 8 CEDH et de l'art. 96 aLEtr est rejeté.