Citation: 6B_350/2024 E. 1.5.1

1.5.1. En rapport avec l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, il sied tout d'abord de tenir compte de la longue durée du séjour de l'intéressé dans ce pays, du fait qu'il y est arrivé à l'âge de quatre ans et qu'il y a effectué toute sa scolarité. Le recourant reproche en substance à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte l'absence de toute perspective et de réinsertion professionnelle en RDC, ses liens et son intégration en Suisse, ainsi que son état de santé. Le recourant émet en outre des doutes quant à la possibilité de mise en place d'un suivi médical en RDC au vu de la situation politique et socio-économique de ce pays. Il fait valoir qu'en cas d'expulsion, il est à craindre qu'il 0subisse un traitement inhumain et dégradant (art. 3 CEDH) du fait de sa maladie et en l'absence d'un accès aux soins et d'aides sociales appropriés. Le recourant perd cependant de vue que son expulsion n'interviendra qu'après l'exécution de la mesure, soit, en cas de succès de la mesure, dès que son état justifie de lui donner l'occasion de faire ses preuves en liberté (art. 62 al. 1 CP). Pour le surplus, rien n'indique que, si nécessaire, ses problèmes de santé ne pourront pas également être suivis dans son pays d'origine dans un futur lointain. S'agissant de son intégration, qu'il estime bonne, le recourant présente sa propre appréciation des faits qu'il oppose à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Il ne formule aucun grief recevable à cet égard.