Citation: 6B_422/2020 E. 2.1.2

2.1.2. En juillet 2008, le barème d'entrée pour le logement requis était fixé à 79'020 fr. et le barème de sortie à 138'285 francs. La recourante ne prétend pas avoir ignoré ce barème au moment de la demande de logement, respectivement de la signature du bail. Il est établi (art. 105 al. 1 LTF) que, sur interpellation de l'OCLPF, la recourante a donné de fausses indications quant à son salaire et à son taux d'activité, en joignant un faux avenant au contrat selon lequel elle réalisait un salaire annuel brut de 78'000 fr. (salaire mensuel brut de 6'500 fr.), soit un montant inférieur au seuil du barème d'entrée, alors que son salaire annuel brut était de 115'560 fr. (salaire mensuel brut de 9'630 fr.). La recourante ne prétend pas avoir ignoré les conditions d'accès au logement, ni ne conteste avoir établi un faux avenant au contrat de travail pour se procurer ce logement. Elle fait valoir qu'en dépit de cela, il n'est pas établi qu'elle n'aurait pas eu droit au logement et qu'en conséquence, l'Etat ne subirait pas de préjudice. Le Tribunal fédéral ne revoit l'application du droit cantonal que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 141 IV 305 consid. 1.2 p. 308; 140 III 385 consid. 2.3 p. 387). L'invocation d'un tel grief déduit du droit constitutionnel (art. 106 al. 2 LTF) suppose une argumentation claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). La recourante n'indique pas sur quelle base légale elle aurait eu droit à ce logement, ni en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement appliqué le droit cantonal en retenant, en application de l'art. 30 LGL/GE, qu'elle n'avait pas droit à ce logement dès lors que le montant de son salaire dépassait, au moment de la signature du bail, le revenu autorisé à l'entrée dans le logement. Pour le surplus, le fait que son salaire ait été fixé à 6'084 fr. net au début de son contrat de travail en décembre 2007, comme elle s'en prévaut, est sans pertinence. Il ne lui est pas reproché d'avoir cherché à tromper l'OCLPF lors de sa demande de logement subventionné, mais d'avoir trompé cet office dans sa réponse à l'interpellation du 14 juillet 2008, en dissimulant que son salaire réel avait été porté à 7'895 fr. net dès le mois de juin 2008 et en faisant croire avec un faux avenant à son contrat de travail qu'elle réalisait un salaire mensuel inférieur. Par son grief, la recourante procède par hypothèse sans qu'aucun élément ne vienne étayer celle-ci. Le grief est rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.