Citation: 5A_763/2009 21.04.2010 E. 1

Le même jour, l'Office des poursuites de Genève a communiqué aux sociétés visées un avis concernant le séquestre. Il y était précisé que, conformément à l'art. 99 LP, lesdites sociétés ne pouvaient s'acquitter désormais qu'en mains de l'Office des sommes séquestrées. Quarante-et-une des sociétés ont répondu que le séquestre n'avait pas porté, indiquant que les honoraires payés pour leur administration étaient dus à A.________ SA et non à Y.________. Par courrier du 12 décembre 2008, A.________ SA, également visée par l'ordonnance de séquestre, a répondu à l'Office que le séquestre n'avait pas porté car Y.________, administrateur président, n'avait pas perçu de salaire durant l'année 2008. Le 6 juillet 2009, l'office a adressé aux parties un procès-verbal de séquestre faisant état d'un non-lieu de séquestre en mains des sociétés concernées, à l'exception de A.________ SA, précisant que le séquestre sur le salaire exécuté le 1er octobre 2008 n'avait pas porté à ce jour et restait en vigueur jusqu'au 1er octobre 2009. Par acte du 20 juillet 2009, la créancière a formé une plainte contre le procès-verbal de séquestre. Par décision du 29 octobre 2009, la Commission de surveillance a admis partiellement la plainte, annulé le procès-verbal et invité l'office à établir un nouveau procès-verbal constatant que le séquestre avait porté notamment sur les créances prétendues de Y.________ envers quarante des sociétés. Elle a en revanche rejeté les conclusions de la créancière tendant à ce qu'il soit ordonné à l'Office d'ouvrir la procédure de revendication (art. 106 ss LP).