Citation: 8C_734/2009 02.07.2010 E. 3

3.1 Sur le fond, le recourant se plaint d'une constatation arbitraire des faits pertinents, consécutive à une mauvaise appréciation des preuves. Il estime que les rapports des docteurs H.________ et C.________ revêtent une valeur probante supérieure à celui du docteur G.________. En effet, le docteur H.________, qui est également rhumatologue, l'avait suivi depuis le début de ses problèmes dorsaux (2005) et était mieux à même d'apprécier sa situation médicale dans sa globalité. Par ailleurs, l'expert mandaté par l'intimé avait lui-même admis que l'examen clinique était «difficile d'interprétation» et qu'il n'était pas au fait des exigences de l'activité d'aide-mécanicien. Ces déclarations montraient que les conclusions de ce médecin n'étaient pas claires, ou du moins insuffisamment étayées. Dans ces conditions, et compte tenu des appréciations contradictoires au dossier, il aurait convenu de mettre en oeuvre une nouvelle expertise au sens de l'art. 43 LPGA. Enfin, c'était à tort que la juridiction cantonale n'avait pas pris en considération le compte-rendu de l'examen IRM pratiqué par les docteurs F.________ et T.________ en date du 22 janvier 2009. 3.2 Il n'appartient pas au Tribunal fédéral, eu égard à son pouvoir d'examen restreint (supra consid. 1), de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète - notion qui correspond à celle d'arbitraire -, ou en quoi les faits auraient été constatés au mépris de règles essentielles de procédure. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou encore lorsque le juge a interprété les pièces du dossier de manière insoutenable, a méconnu des preuves pertinentes ou s'est fondé exclusivement sur une partie des moyens de preuve (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62, 120 Ia 31 consid. 4b p. 40, 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). 3.3 En l'occurrence, les premiers juges ont effectué une comparaison exhaustive de l'ensemble des constatations faites par les médecins traitants avec celles de l'expert en ce qui concerne aussi bien la nature des atteintes à la santé affectant le recourant que les limitations fonctionnelles que ces atteintes sont susceptibles d'entraîner dans l'exercice d'une activité lucrative. Retenant que ces constatations ne divergeaient pas fondamentalement les unes des autres tant sur le plan diagnostique que clinique, ils ont considéré qu'il n'y avait aucune raison de s'écarter des conclusions du docteur G.________, dès lors que son rapport satisfaisait aux exigences formelles et matérielles auxquelles sont soumises les preuves médicales (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) et qu'il s'agissait d'un mandat d'expertise. Quant aux éléments contenus dans les rapports postérieurs du docteur H.________ (notamment des 11 septembre 2006 et 28 avril 2007), ils n'étaient pas de nature à établir une dégradation significative de l'état de santé de l'assuré entre la date de l'expertise et celle déterminante de la décision litigieuse. 3.4 Le recourant ne démontre pas que ce point de vue serait arbitraire. Les arguments qu'il avance pour dire que les avis de ses médecins traitants seraient objectivement mieux fondés que celui de l'expert ne sont pas pertinents. Il ne suffit pas d'invoquer le fait que ces médecins suivent régulièrement le recourant pour établir qu'une l'expertise ordonnée par l'administration est moins probante. C'est également en vain que le recourant prétend que l'expert aurait des doutes sur l'interprétation à donner de sa situation médicale. La déclaration du docteur G.________ citée dans le recours exprime bien plutôt la constatation d'une certaine discordance entre les plaintes subjectives de l'assuré et le status objectif observé comme cela ressort de ses explications ultérieures. Pour ce qui est de la remarque de ce médecin selon laquelle il n'était pas informé sur les conditions de travail du métier exercé par l'assuré, elle ne permet pas de mettre cause l'appréciation retenue pour une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites, sur laquelle l'intimé s'est d'ailleurs fondé pour procéder à l'évaluation de l'invalidité. Enfin, on relèvera que le résultat de l'examen par imagerie réalisé le 29 janvier 2009 se rapporte clairement à un état de fait postérieur à la décision attaquée, de sorte que les premiers juges n'avaient pas à en tenir compte (cf. ATF 131 V 242 consid. 2.1 p. 243). Le recourant pourra au besoin s'y référer pour demander la révision de son droit au quart de rente. Pour le reste, soit le calcul du degré d'invalidité, celui-ci ne soulève aucune critique. Vu ce qui précède, le recours se révèle mal fondé.