Citation: 6B_221/2020 E. 3.3

3.3. L'argumentation de la cour cantonale se révèle tout d'abord problématique dans la mesure où elle ne distingue pas les frais de procédure occasionnés par les différents volets de l'affaire, même en fixant des pourcentages ou des fractions, alors même que certaines infractions dénoncées ont débouché sur un classement définitif, tandis que d'autres doivent encore faire l'objet d'une instruction. Or, l'autorité précédente ne pouvait, à ce stade, statuer sur le sort de frais liés à des infractions dénoncées qui pourraient, à l'avenir, tant occasionner un classement qu'une mise en accusation. Ensuite, l'autorité précédente indique en substance que le recourant aurait, par son attitude peu diligente au regard de ses obligations dans la conduite des sociétés concernées, fait naître des soupçons quant à la licéité de sa gestion et des opérations auxquelles il s'est adonné. Or, la procédure a été déclenchée et conduite principalement autour des accusations portées contre le recourant par D.________. Ce n'est pas de manière abstraite, soit pour un observateur neutre, qu'il convenait de se demander quelle impression pouvait résulter de l'observation de la conduite des sociétés concernées par le recourant, mais en tenant compte du point de vue du prénommé. Les frais de procédure ne peuvent en effet se trouver en relation de causalité avec le comportement du recourant que si D.________ avait des raisons valables de solliciter l'intervention des autorités pénales et a présenté à celles-ci des éléments laissant à penser que des infractions avaient été commises. A cet égard, il ressort pourtant de l'arrêt attaqué, que D.________ a, s'agissant des infractions dénoncées en raison desquelles un classement a été confirmé, formulé des plaintes que l'autorité précédente a jugées infondées. Celle-ci a notamment retenu que le prénommé était rompu aux affaires et n'avait en aucune manière pu être astucieusement trompé par les agissements du recourant concernant l'acquisition d'actions par le biais d'une société offshore. Elle a par ailleurs exposé que D.________ avait livré des informations contradictoires s'agissant du projet qu'il avait formé avec le recourant, voire qu'il avait reconnu s'être trouvé à l'origine d'ordres de transferts litigieux. La cour cantonale a encore retenu qu'il n'était pas possible d'affirmer que le recourant dût amener des fonds dans le cadre de l'éventuelle société simple formée avec D.________, ou que rien ne pouvait être déduit des sommes perçues par C.B.________ SA au titre de "prêts" ou d'"avances". On ne perçoit donc pas, en définitive, quels agissements illicites et fautifs du recourant auraient concrètement justifié l'intervention des autorités pénales s'agissant de chaque infraction dénoncée. Le recours doit être admis sur ce point, l'arrêt attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin que celle-ci indique précisément, si elle entend mettre des frais de procédure à la charge du recourant en application de l'art. 426 al. 2 CPP, quel comportement illicite et fautif a pu se trouver en lien de causalité avec l'instruction conduite concernant l'une ou l'autre des infractions dénoncées pour lesquelles un classement a été confirmé (cf. art. 112 al. 3 LTF).