Citation: 1C_340/2015 E. 6.2

6.2. La recourante affirme que la construction projetée, de par sa forme en "L", son implantation et son volume, ne s'intégrerait pas dans le quartier. Elle expose à cet égard que les villas aux alentours seraient toutes construites parallèlement à la largeur du terrain ou du chemin d'accès; elles revêtiraient en outre une architecture traditionnelle, de caractère compact, avec des toits à deux ou quatre pans; aucune d'elle n'utiliserait par ailleurs l'entier du potentiel constructible des parcelles les supportant. La recevabilité de cette argumentation est douteuse dans la mesure où elle repose essentiellement sur des faits ne ressortant pas de l'arrêt attaqué et dont la recourante ne prétend pas qu'ils auraient été arbitrairement omis (cf. art. 97 al. 1 et 99 al. 1 LTF). Elle se révèle également déficiente sous l'angle de la démonstration de l'arbitraire (cf. consid. 3); la recourante se contente en effet d'opposer sa propre opinion à celle des juges cantonaux, sans exposer en quoi cette dernière serait insoutenable. Or, l'arrêt attaqué n'apparaît pas déraisonnable sur ce point. En effet, constatant, à l'instar de la DGE/BIODI et de la CRL, que les constructions projetées présentent une importante emprise au sol, la cour cantonale a néanmoins jugé que leur impact devait être relativisé au regard de la conception architecturale du projet: le Tribunal cantonal a ainsi relevé que l'aile (ouest) prévue au nord de la parcelle ne comporte qu'un seul niveau; il a par ailleurs estimé que l'impact du volume de l'ensemble se trouve également limité par la présence de larges fenêtres et de toitures végétalisées, ces dernières renforçant de surcroît l'impression du caractère prédominant de la végétation exigé dans la zone (art. 2.5 RCAT; cf. consid. 4.1). En dépit de ce qui précède, il faut, à la lumière des plans, concéder à la recourante que les bâtisses érigées dans le voisinage immédiat présentent des dimensions plus modestes, contrastant d'avec celles des constructions projetées; on ne discerne néanmoins pas quel intérêt prépondérant serait atteint par l'utilisation de l'entier du CUS et l'argumentation de la recourante est muette à ce propos. Quant à la forme en "L" du projet, c'est après avoir procédé à une inspection locale que la cour cantonale a estimé que celle-ci n'était pas de nature à compromettre l'harmonie des lieux; il n'apparaît en outre pas choquant d'avoir estimé que celle-ci se justifiait par la configuration particulière de la parcelle, présentant également une forme de "L" inversé. C'est en définitive sans arbitraire que la cour cantonale a jugé le projet satisfaisant du point de vue de l'intégration et de l'esthétique. Ce grief doit partant être écarté.