Citation: 6B_1497/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant discute ensuite chacun des cas qu'il conteste. Le cas 1.6 concerne la livraison de 100 "fingers" réceptionnée entre le 23 et le 25 janvier 2020 à la rue W.________ xx. A cet égard, le recourant fait valoir, en citant des extraits de procès-verbaux d'audition, que les déclarations de C.________ qui l'incriminent sont contradictoires. En outre, on ignorait pour quel motif il aurait remis de la drogue à un tiers à l'appartement sis à la rue W.________ xx, lequel tiers aurait été envoyé par ses soins, alors même que C.________ connaissait son adresse. Les déclarations de C.________ lors de son audition du 25 mai 2021 devant le ministère public sont absconses, dans la mesure où celui-ci indique tout d'abord que la livraison effectuée entre le 23 et le 25 janvier 2020 à la rue W.________ xx était destinée au recourant mais que des personnes travaillant pour lui venait la réceptionner pour son compte (dossier cantonal, PV n° 21, p. 8 s. lignes 294-298), puis que les livraisons effectuées à la rue W.________ xx n'était pas pour celui-ci (dossier cantonal, PV n° 21, p. 8 s., lignes 301-305). Comme le reconnaît toutefois le recourant, dans sa précédente audition devant la police de sûreté, C.________ avait indiqué avoir livré la drogue au recourant, qui l'avait récupérée via un intermédiaire (dossier cantonal, audition du 17 décembre 2020, PV n° 18, p. 28, lignes 779 ss, voir aussi: pièce 105/1 p. 46). Selon la cour cantonale, on ne discernait pas pour quels motifs C.________ aurait désigné le recourant comme destinataire et dépositaire de cet envoi si tel n'était pas le cas, faute de toute animosité entre les deux comparses. L'autorité précédente s'est également fondée sur le rapport d'investigation de la police de sûreté relevant que le convoyeur habituel du recourant était venu à U.________ précisément à ces dates et que le recourant avait alors eu des connexions avec plusieurs contacts-codes qu'il n'a plus recontactés par la suite (dossier cantonal, pièce n° 105/1). Le recourant n'élève aucune critique à l'encontre des éléments mis en exergue par la cour cantonale. Ainsi, au regard de la mise en cause initiale claire du recourant par le convoyeur, et compte tenu des autres éléments de preuve corroborant l'existence d'une livraison en faveur du recourant aux dates topiques, l'établissement des faits de la cour cantonale n'est pas arbitraire.