Citation: 1C_599/2024 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant savait à la suite des différents courriers reçus de l'Office cantonal des véhicules qu'il s'exposait à une mesure administrative à raison des faits survenus le 1er mars 2021 et que son dossier avait été suspendu dans l'attente du jugement pénal. L'art. 16 al. 2 LCR prévoit d'ailleurs qu'une infraction aux prescriptions sur la circulation routière entraîne le retrait du permis de conduire ou un avertissement lorsque la procédure prévue par la loi fédérale sur les amendes d'ordre n'est pas applicable. Le recourant était assisté, dans la procédure pendante devant le Tribunal de police, d'un avocat mandaté par son assurance de protection juridique, censé connaître la jurisprudence précitée et les conséquences que le prononcé pénal pouvait avoir au plan administratif s'il ne contestait pas les faits dans le cadre de la procédure pénale. Il a néanmoins retiré l'opposition qu'il avait formée à l'ordonnance pénale, laquelle est ainsi entrée en force. Il doit ainsi être traité de la même manière que toute personne ayant fait l'objet d'un jugement pénal définitif. Les raisons qui l'ont amené à retirer son opposition importent peu. Il ne ressort au demeurant pas de l'état de fait de l'arrêt attaqué, qui lie le Tribunal fédéral en l'absence d'éléments au dossier propres à en établir l'inexactitude (cf. art. 105 al. 1 LTF), que le retrait de l'opposition serait intervenu sans son aval. La Cour de justice s'est dès lors considérée à juste titre comme liée par les faits retenus dans l'ordonnance pénale du 30 mars 2021. Elle n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en ne procédant pas aux mesures d'instruction que celui-ci avait requises, respectivement en ne se prononçant pas sur les motifs qui ont amené le Tribunal administratif de première instance à refuser de les administrer.