Citation: 6B_1083/2018 E. 2.3

2.3. A l'appui de son recours, le ministère public se prévaut également de la condamnation de l'intimé en France en 2009, de l'évolution de la détention de l'intimé, de son statut psychique durant cette période et de l'absence entre 2004 et 2018 d'introspection et de tout travail de sa part. Ces éléments ressortiraient également des documents cités supra ad consid. 2.2. Dans la mesure où le ministère public voudrait par là que soient pris en compte des circonstances postérieures à l'arrêt du 17 septembre 2004, ces éléments sont impropres à fonder une demande de révision de cet arrêt (cf. consid. 2.1.3 supra). Dans la mesure où ces moyens se rapporteraient à l'état psychique de l'intimé au moment de cet arrêt, lequel avait fait et pouvait faire l'objet de considérations par la cour d'assises genevoise (cf. consid. 2.2 supra), ils ne peuvent être considérés comme susceptibles de fonder une révision (cf. supra consid. 2.1.5).