Citation: 1C_157/2024 E. 3.5

3.5. S'agissant de l'enseignement, il a retenu que la préparation des cours pour les arts visuels pouvait être valorisée sur une plus longue durée que pour les branches générales puisque les enseignants de ces dernières devaient introduire de nouvelles notions pour presque chaque leçon. Les évaluations pouvaient se faire durant les heures de cours et ne nécessitaient pas de corrections en dehors des heures d'enseignement. La cour cantonale a ajouté à ce sujet que la correction d'un travail d'art visuel prend généralement moins de temps que celle d'une dissertation de plusieurs pages, ce qui n'a rien d'insoutenable. S'agissant du suivi pédagogique, la participation aux entretiens avec les parents, sur requête de ceux-ci, est également moins fréquente, considération qui, comme on l'a vu, échappe au grief d'arbitraire. Si, sur les deux derniers champs d'activité (fonctionnement de l'école et suivi pédagogique), le Conseil d'État et la cour cantonale n'ont pas discerné de différences notables entre les branches, les différences relevées s'agissant de l'enseignement et du suivi suffisaient à justifier les deux unités d'enseignement supplémentaires. Sur le vu de ce qui précède, il apparaît que la cour cantonale s'est fondée sur des éléments pertinents pour confirmer la décision du Conseil d'État. Sa décision est exempte d'arbitraire et il ne se justifiait pas, cela étant, de procéder à des investigations complémentaires telles qu'une expertise ou une recherche à large échelle auprès de l'ensemble des enseignants du canton. Comme le relève la cour cantonale, de telles investigations ne permettraient pas - comme en atteste la diversité des questionnaires remis lors de l'élaboration du rapport EVALFRI - d'obtenir une vision plus objective et uniforme de la situation, puisqu'elles nécessiteraient ensuite un travail d'uniformisation impliquant lui aussi une part inévitable de schématisme. Les différents griefs d'arbitraire doivent par conséquent être écartés, dans la mesure où ils sont suffisamment motivés.