Citation: 1C_129/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante soutient que l'inspection locale aurait permis à l'autorité précédente de se rendre compte concrètement des qualités, des caractéristiques spécifiques, de l'accessibilité et de l'environnement largement bâti de sa parcelle. Or, comme l'a considéré la cour cantonale, sans que cela n'apparaisse insoutenable, ces éléments pouvaient être appréciés sur la base des pièces versées au dossier cantonal et des données pouvant être consultées sur le guichet cartographique cantonal, sans avoir à se rendre sur place. Pour le surplus, les éléments de fait que la recourante entend démontrer par la mise en oeuvre d'une inspection locale ne sont pour l'heure pas pertinents. En effet, pour les motifs exposés ci-après, ce n'est qu'au stade ultérieur de la révision du plan d'affectation, en application des exigences en matière de redimensionnement des zones à bâtir surdimensionnées, que devront être définis les biens-fonds à dézoner, respectivement le sort de la parcelle de la recourante (cf. infra consid. 4); cette dernière bénéficiera d'ailleurs dans ce cadre de la possibilité de contester l'affectation finalement retenue (cf. art. 33 LAT [RS 700]; arrêt 1C_576/2020 du 1 er avril 2021 consid. 3.2). C'est dès lors sans arbitraire que l'autorité précédente a rejeté la mesure d'instruction requise. Partant, le grief de violation du droit d'être entendu doit être écarté.