Citation: 6B_1040/2022 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était lourde. Sans le moindre scrupule, il avait diffusé des propos fallacieux qui avaient effrayé la population des régions concernées et s'était livré à une campagne de dénigrement à l'encontre de l'intimée 2 et de ses services, sans le moindre mobile honorable. La cour cantonale a confirmé les éléments à charge et à décharge retenus par le premier juge. En particulier, elle a retenu qu'il avait agi avec la volonté de nuire, de manière répétée et sur une durée supérieure à une année si on s'en tenait aux faits retenus. Il avait en outre persisté dans sa manière de procéder en dépit des enquêtes pénales ouvertes à son encontre. L'anonymat derrière lequel il s'était dissimulé pour répandre ses propos constituait un facteur aggravant. Enfin, il n'avait fait preuve d'aucune remise en question lors des débats d'appel. A décharge, la cour cantonale a tenu compte de son parcours de vie sans tache et de son absence d'antécédents. Elle a estimé qu'une peine pécuniaire suffisait à réprimer le comportement du recourant. En l'occurrence, l'infraction la plus grave était celle de menaces alarmant la population (art. 258 CP) compte tenu de l'atteinte générée à la paix publique. Elle était réprimée d'une peine pécuniaire de 80 jours-amende. Par l'effet du concours, celle-ci était augmentée de 70 jours-amende à raison de l'infraction de calomnie commise au préjudice de l'intimée 2. Ainsi, elle a conclu qu'une peine pécuniaire de 150 jours-amende était adéquate, de même que le montant du jour-amende fixé à 60 fr. qui tenait compte de la situation personnelle et financière du recourant.