Citation: 6B_1074/2022 E. 7

Quant au recourant lui-même, s'il n'est pas avocat et n'est pas assisté d'un tel mandataire, il expose exercer ou avoir exercé l'activité professionnelle de conseiller juridique au sein d'un cabinet ("B.________") disposant notamment de bureaux à U.________. Il dit avoir notamment représenté la société à responsabilité limitée exploitant l'officine de conseil dans une procédure civile dans le canton de Neuchâtel, cette procédure ne représentant toutefois, selon lui "qu'un échantillon des forfaitures judiciaires neuchâteloises à l'encontre du recourant sous l'autorité et/ou avec le concours" du magistrat dénoncé. Il revendique également que "L'éventuelle concurrence aux avocats que pourraient représenter [ses] activités et [celles] des personnes morales qu'il dirige est parfaitement loyale et légale, dans des domaines du droit libre d'activité et de pratique". Les affirmations de l'intéressé au sujet de sa formation et de son activité professionnelle, qui le présentent comme rompu aux affaires juridiques et judiciaires, ne sont dès lors manifestement pas susceptibles de conduire à le traiter comme un simple laïc en matière de procédures juridiques, dans le canton de Neuchâtel en particulier. Ses explications ne sont donc pas de nature à démontrer qu'il aurait ignoré la composition de la cour cantonale avant de recevoir la décision querellée, soit à établir que ces faits nouveaux résulteraient de la décision de l'autorité précédente au sens de l'art. 99 al. 1 LTF (cf. arrêt 1C_537/2017 du 26 novembre 2018 consid. 4). Ces allégations constituent ainsi des nova irrecevables dans le recours en matière pénale et ne sont donc manifestement pas aptes à rendre vraisemblable la réalisation des conditions conférant au recourant la qualité pour recourir en matière pénale. Le recours apparaît irrecevable sous cet angle également.