Citation: 2C_429/2021 E. 5.6.4

5.6.4. Pour le reste, en tant que l'argumentation des recourants consiste à critiquer l'efficacité de la mesure litigieuse afin d'en contester sa proportionnalité, celle-ci est vaine pour les motifs déjà exposés (cf. supra consid. 5.3.3). Quant aux décisions des autorités judiciaires étrangères dont se prévalent les intéressés, elles ne leur sont d'aucun secours. La décision du 8 avril 2021 du juge de famille du tribunal de district de Weimar a en effet été annulée par décision du 14 mai 2021 de l'Oberlandesgericht du Land de Thuringe pour défaut de compétence matérielle (art. 105 al. 2 LTF; décision 1 UF 136/21, disponible sous https://openjur.de/u/2341563.html). En ce qui concerne la décision de la Cour constitutionnelle autrichienne du 10 décembre 2020, c'est uniquement en raison de l'absence de production, par le législateur, d'un dossier permettant de déterminer le processus décisionnel ayant conduit à l'adoption du décret ordonnant le port du masque à l'école que celui-ci a été déclaré illégal, sans que ladite Cour ne se prononce au fond sur les griefs de violation des droits fondamentaux allégués. Quant à la décision du 13 avril 2021 du tribunal de district de Weilheim respectivement le décret du 26 janvier 2021 du Conseil d'Etat de la République italienne levant l'obligation du port du masque, leur portée ne s'étendait qu'aux cas particuliers d'enfants ayant attesté par certificat médical souffrir de maux de tête et d'évanouissements, respectivement de problèmes d'oxygénation dus au port du masque. Or, en l'espèce, la situation qui prévaut est toute différente, puisque les recourants ne prétendent ni ne démontrent être atteints de telles affections. Ils ne sauraient dès lors tirer un quelconque argument des cas précités.