Citation: 5A_510/2023 E. 5.3.3

5.3.3. Cela étant, il résulte de l'argumentation de la recourante que celle-ci prétend avoir présenté des pièces, des explicitations et diverses mesures envisagées. Or, en tant qu'elle soutient que cela ressortirait de " l'état de fait rectifié en application de l'art. 105 al. 2 LTF ", sa critique apparaît dénuée de fondement, dès lors que les conditions pour compléter l'état de fait dans le sens voulu par la recourante ne sont pas réalisées (cf. supra consid. 5.3.2). Par ailleurs, si la recourante indique avoir énoncé devant les autorités précédentes plusieurs mesures d'assainissement, la liste qu'elle présente ne ressort pas de l'arrêt querellé, mais est, là également, reprise des allégués retranscrits de son mémoire cantonal dans la partie " en fait " du présent recours (cf. supra consid. 4.1). Dût-on admettre que la recourante avait effectivement invoqué les mesures mentionnées qu'elle n'établit de toute manière pas avoir exposé dans les grandes lignes en instance cantonale - un tel exposé faisant également défaut devant le Tribunal fédéral - comment ces prétendues mesures étaient réalistes et permettaient de conduire à un assainissement, au regard de son absence d'activité. Le fait qu'elle relève avoir présenté un " business plan " et des " tableaux de prévisions " n'apparaît à ce propos pas déterminant; en effet, l'arrêt entrepris (p. 3) retient qu'il s'agit de projections chiffrées et la recourante ne démontre pas, en soulevant valablement un grief d'arbitraire, que ces documents - ni d'ailleurs tout autre document - contiendraient une description des mesures d'assainissement envisagées, accompagnées d'explications rudimentaires permettant d'apprécier leurs conséquences financières et leur plausibilité (cf. supra consid. 5.1.2). Il ressort certes de l'état de fait de l'arrêt entrepris que, selon le rapport de l'auditeur indépendant, son surendettement s'est réduit de 6'468'989 fr. au 31 décembre 2021 à 5'494'710 fr. 16 au 30 septembre 2022. L'on ne saurait toutefois reprocher à la cour cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en jugeant sur cette seule base qu'il n'existait manifestement aucune perspective d'assainissement, la recourante ne démontrant aucunement que ce bénéfice résulterait de la mise en oeuvre des mesures d'assainissement proposées et qu'ainsi il y aurait lieu de compter avec la réalisation d'un bénéficie à l'avenir. Au vu de ce qui précède, les critiques relatives à l'absence manifeste de perspectives d'assainissement doivent être rejetées, dans la mesure où elles sont recevables. Il en va de même en ce qui concerne l'absence de véritable plan d'assainissement provisoire, dès lors qu'au surplus la recourante ne conteste pas la motivation de la cour cantonale selon laquelle la déclaration du témoin D.________ n'était pas suffisante pour pallier ce manque de plan.