Citation: I 645/04 26.09.2005 E. 7

7. Reste à déterminer si le recourant a droit à des mesures de reclassement. 7.1 Est réputé invalide au sens de l'art. 17 LAI celui qui n'est pas suffisamment réadapté, l'activité lucrative exercée jusque-là n'étant plus raisonnablement exigible ou ne l'étant plus que partiellement en raison de la forme et de la gravité de l'atteinte à la santé. Le seuil minimum fixé par la jurisprudence pour ouvrir droit à une mesure de reclassement est une diminution de la capacité de gain de 20 % environ (ATF 124 V 110 consid. 2b et les références). 7.2 La comparaison des revenus donnant une invalidité de 19 %, on peut considérer, dans le cas d'espèce, que le seuil minimum de 20 % environ pour ouvrir le droit à une mesure de reclassement est atteint (arrêt J. du 18 octobre 2000 [I 665/99]). 7.3 Le droit à une mesure de réadaptation suppose qu'elle soit appropriée au but de la réadaptation poursuivi par l'assurance-invalidité, tant objectivement en ce qui concerne la mesure que sur le plan subjectif en ce qui concerne la personne de l'assuré (VSI 2002 p. 112 consid. 2 et les références). Dans leur rapport du 24 juillet 2003, les experts du COMAI ont répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'on peut raisonnablement exiger de l'assuré qu'il se soumette à des mesures de réadaptation professionnelle de nature à diminuer son incapacité de travail. Ils indiquent que tant sur le plan intellectuel que physique, le patient a des ressources dont il s'agit de tenir compte. Selon eux, les mesures professionnelles pourraient être de former le patient dans une activité industrielle légère. Au regard du principe de proportionnalité (art. 8 al. 1 LAI), il se justifie dès lors de mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel pour un assuré doté de capacités de reclassement, de façon à éviter que, par suite de son invalidité, son revenu ne soit durablement amputé à 19 %. Il incombera donc à l'office intimé, à qui la cause doit être renvoyée, d'en déterminer les modalités.