Citation: 8C_268/2024 E. 4.3.1

4.3.1. Dans son recours contre la décision sur opposition du 4 mai 2017, la recourante a requis l'audition de quatre témoins, à savoir sa cousine B.________ et C.________, domiciliés à Genève, ainsi que D.________ et E.________, domiciliés en Serbie. Le tribunal cantonal a entendu la cousine de la recourante ainsi que C.________. Tous deux ont confirmé que la recourante était, avec sa cousine, devenue propriétaire en 1995 d'une maison en France, qui avait pour fonction d'accueillir des familles bosniaques expatriées soutenues par l'association "F.________", et dont l'achat avait été assuré par des dons provenant de l'étranger. Les déclarations de ces témoins ont été retranscrites en détail dans l'arrêt du 23 juillet 2018. La recourante a en outre produit une déclaration écrite de D.________, qui s'est présenté comme l'un des fondateurs et coordinateurs de l'association et a indiqué avoir pris part personnellement à la collecte et au transfert de l'argent nécessaire à l'acquisition de la maison. En cours d'instruction, la cour cantonale a requis de la recourante la production de pièces se rapportant à la vente de la maison et des extraits de comptes bancaires. Par appréciation anticipée des preuves, elle a renoncé à entendre E.________ et D.________, lequel s'était déjà exprimé par écrit. Au fond, les juges cantonaux ont exposé de manière détaillée pour quelles raisons l'intimé était fondé à tenir compte de la maison dont la recourante avait été copropriétaire pour calculer son droit aux prestations complémentaires. En substance, ils ont relevé que la recourante et sa cousine avaient acheté l'immeuble en concluant un contrat de vente en la forme authentique, qu'elles avaient pu en disposer librement, que l'origine des fonds en 1995 était sans importance, et qu'au demeurant, le fait que la maison ait été utilisée à des fins humanitaires n'était pas démontré à satisfaction de droit, en l'absence notamment de document propre à établir combien de personnes y auraient séjourné et à quelles périodes. Il n'était pas non plus établi au degré de la vraisemblance prépondérante que la recourante avait acquis la maison en exécution d'un contrat de mandat, à défaut de document établi à l'époque qui en attesterait et de renseignements précis quant à l'identité des éventuels mandants. La recourante n'avait pas non plus précisé l'identité des donateurs ni leurs créances respectives, les relevés bancaires produits étant muets à ce propos.