Citation: 8C_731/2021 E. 4.3.3

4.3.3. Comme l'expose la recourante en se référant aux considérations du docteur D.________, on peut penser qu'en cas d'arthrose acromio-claviculaire identifiable à l'imagerie, cette atteinte aurait été explicitement mentionnée dans les documents radiologiques, ce qui n'est pas le cas. Aucun des médecins qui se sont prononcés à l'époque - y compris le docteur C.________, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale - n'a formellement posé le diagnostic d'arthrose acromio-claviculaire. Mais surtout, le docteur G.________, spécialiste en radiologie médicale, a même fait clairement la constatation inverse en indiquant, dans son compte-rendu d'examen par arthro-IRM du 16 novembre 2010, qu'il n'y avait "pas d'arthrose acromio-claviculaire". Cette constatation va dans le sens des conclusions du docteur D.________, ce qui n'a été relevé ni par le docteur E.________ ni par la cour cantonale. Dans un second temps, le médecin-conseil a admis que l'accident du 13 septembre 2009 a pu décompenser l'arthrose. En l'absence de plus amples explications, la seule affirmation de celui-ci que le statu quo sine avait été atteint quelques semaines ou mois après cet événement ne pouvait pas conduire la cour cantonale à retenir que l'état actuel correspondrait à une évolution naturelle de la pathologie. En effet, le docteur D.________ a souligné qu'il n'y avait pas de marqueur spécifique pour distinguer la progression d'une arthrose décompensée par un traumatisme de celle d'une arthrose dégénérative et que cette question devait être appréciée sur la base d'un ensemble d'éléments, dont la documentation radiologique et d'imagerie, les plaintes de la personne concernée et surtout l'examen clinique. Il a également précisé que les douleurs de la recourante au niveau de l'articulation acromio-claviculaire n'étaient pas apparues subitement six après l'accident.