Citation: 8C_863/2018 E. 4.2

4.2. Le recourant invoque une constatation incomplète et erronée dans l'établissement des faits consécutive à une mauvaise appréciation des preuves et une violation de son droit d'être entendu. Par un premier grief, il reproche à la juridiction précédente de s'être ralliée à l'appréciation du docteur H.________ pour nier l'existence d'un SDRC sans mettre en oeuvre une expertise médicale alors même que l'avis de ce praticien était clairement mis en doute par celui d'autres médecins, en particulier les docteurs D.________ et I.________ (rapports des 11 et 12 décembre 2017). Ce dernier se serait d'ailleurs fondé sur des constatations objectives à la suite d'examens cliniques, contrairement à ce qu'aurait retenu la juridiction cantonale, laquelle n'aurait pas tenu compte de son rapport du 9 février 2018. En outre, l'avis des docteurs D.________ et I.________ aurait non seulement été corroboré par les constatations des docteurs J.________ et K.________, mais également par l'analyse des médecins de la CRR, lesquels auraient constaté un nombre suffisant de symptômes répondant aux critères de Budapest pour admettre l'existence d'un SDRC.