Citation: 8C_198/2024 E. 6.7

6.7. Il s'ensuit que c'est en vain que la recourante affirme que la juridiction cantonale a écarté de manière arbitraire les expertises antérieures à celle de la docteure M.________. La juridiction cantonale a procédé à une comparaison des documents médicaux versés au dossier, expliquant de façon circonstanciée les raisons qui lui ont fait privilégier le point de vue de l'experte du CEMed plutôt que celui des autres experts psychiatres. Elle a exposé de manière convaincante les motifs pour lesquels elle considérait que l'expertise de la docteure M.________ avait valeur probante, répondant aux exigences jurisprudentielles tant concernant les diagnostics posés que les constatations médicales y relatives. Dans ce contexte, on précisera encore que, contrairement à ce que soutient la recourante, la durée de l'examen clinique par la docteure M.________ - qui l'a reçue pendant deux heures - ne permet aucunement de remettre en cause la valeur probante de ses constatations (arrêt 9C_457/2021 du 13 avril 2022 consid. 6.2 et les arrêts cités).