Citation: 1C_93/2015 E. 2.2

2.2. Les recourantes estiment que le présent cas serait particulièrement important. Présentant leur propre état de fait, elles relèvent que leurs ayants droit (soit le fils et la belle-fille de l'ex-président) ne sont concernés que pour le volet "D.________" de la procédure pénale, volet pour lequel la Cour suprême a annulé la condamnation et renvoyé la cause pour nouveau jugement. Le jugement ne serait définitif qu'en ce qui concerne le volet "E.________", pour lequel les ayants droit des recourantes ne sont pas concernés. Il n'existerait dès lors par de jugement de confiscation exécutoire en ce qui concerne leurs comptes, ni de lien entre ceux-ci et les infractions. Le principe de proportionnalité serait également violé; faute de précisions suffisantes dans les jugements produits et dans la demande de l'autorité requérante, une remise anticipée ne serait pas possible; les recourantes contestent aussi la validité de l'attestation d'entrée en force du jugement étranger. Elles reprochent au MPC et au TPF de n'avoir pas pris en compte leurs arguments, violant ainsi leur droit d'être entendues. Elles soutiennent encore que la procédure dirigée contre l'ex-président et ses proches serait de nature politique, dirigée à charge et avec l'influence de la Chine. Les autorités précédentes ne pouvaient par conséquent se fonder sur les seules affirmations de l'autorité requérante. Les recourantes estiment enfin que l'importance des montants en jeu justifierait une entrée en matière, de même que des défauts graves entachant la procédure étrangère: l'ex-président avait été condamné et incarcéré sans qu'il soit tenu compte de son état de santé, et la procédure se poursuivrait à des fins politiques.