Citation: 2C_554/2008 26.09.2008 E. 1

4.3 L'intéressé se plaint également que le Tribunal cantonal se soit fondé sur l'éloignement géographique des époux, alors que ces derniers se seraient rendu visite "à plusieurs reprises en 2007", ce qui prouverait qu'ils entretiendraient encore des liens très proches. Le recourant oublie que le Tribunal cantonal devait se prononcer sur l'octroi d'une autorisation de séjour/d'établissement au titre du regroupement familial, sur la base de l'art. 7 al. 1 LSEE. Or, cette disposition a pour but de protéger une véritable communauté conjugale, même si la cohabitation des époux n'est pas exigée. En effet, elle tend à permettre et assurer juridiquement la vie commune en Suisse, soit la vie auprès de l'époux suisse en Suisse du conjoint étranger (ATF 131 II 265 consid. 4.3 p. 268). Dans ce contexte, il n'était pas arbitraire de tenir compte de la résidence à l'étranger de l'épouse et de la distance géographique qui séparait le couple depuis déjà plus de deux ans, au moment où l'arrêt attaqué est intervenu. Que les époux se soient rencontrés à plusieurs reprises en 2007, c'est-à-dire deux fois d'après l'arrêt entrepris, ne change rien au fait qu'ils vivent loin l'un de l'autre, dans des pays différents, ce qui ne correspond pas au but de regroupement familial poursuivi par l'art. 7 al. 1 LSEE. Dans ces circonstances, on ne voit pas que les juges cantonaux se soient, de manière insoutenable, fondés sur des éléments non pertinents pour conclure à l'absence de volonté des époux de reprendre la vie commune. 4.4 S'agissant du déni de justice, les critiques du recourant se confondent avec l'appréciation arbitraire des preuves. En effet, il se prévaut uniquement des rencontres en 2007 avec son épouse. Or, comme on vient de le voir, les juges cantonaux n'ont, sans arbitraire, pas attaché à cet élément autant d'importance que le recourant l'aurait souhaité. En tant que l'intéressé critique le refus de lui octroyer une autorisation de séjour/d'établissement au titre du regroupement familial, son recours est donc infondé, dans la mesure de sa recevabilité.