Citation: 2P.326/2005 09.01.2006 E. 1

En l'espèce, il est constant que le recourant n'a plus un intérêt actuel et pratique à demander l'annulation de la décision attaquée en vue de participer à un contrat d'insertion. Né le 26 mars 1939, il est actuellement âgé de plus de 66 ans et peut dès lors bénéficier de la rente de l'assurance-vieillesse (art. 61 al. 1 lette a LAVS; RS 831.10), ce qui l'exclut du droit à l'indemnité de chômage (art. 8 al. 1 lettre d LACI; RS 837.0) et, partant, des emplois temporaires que les collectivités publiques mettent sur pied "au titre de programmes destinés à procurer du travail et maintenir dans la vie active des personnes de plus de 25 ans dont le placement est difficile" (art. 31 al. 1 LEMC). Le fait qu'il n'avait pas encore atteint l'âge de 65 ans révolus lorsqu'il a présenté sa demande, le 30 mai 2001, ne lui est d'aucun secours, car il ne se retrouvera plus jamais dans la situation de chômeur pouvant un jour bénéficier d'un emploi temporaire au sens de l'art. 31 LEMC. Dans ces conditions, le recourant ne saurait prétendre à ce que le Tribunal fédéral statue sur une question purement théorique. Les conclusions du recours sont dès lors également irrecevables en ce qui concerne la participation du recourant à un contrat d'insertion.