Citation: 4A_82/2010 01.04.2010 E. 2

En premier lieu, les recourants se plaignent d'une "violation de l'interdiction de l'arbitraire par l'établissement inexact des faits"; en bref, ils reprochent aux juges cantonaux d'avoir pris en compte des témoignages qui n'auraient pas dû être retenus, conduisant ainsi à la qualification erronée des rapports de travail, plus précisément en qualifiant l'activité de l'intimée d'activité de "gouvernante". Ce moyen est d'emblée irrecevable. En effet, en procédure civile vaudoise, le jugement rendu par la Cour civile peut faire l'objet d'un recours en nullité cantonal à la Chambre des recours pour violation des règles essentielles de la procédure, notamment pour arbitraire dans l'établissement des faits (art. 444 al. 3 du code de procédure civile [du canton de Vaud] du 14 décembre 1966 [CPC/VD; RSV 270.11]). Or, les recourants n'ont en l'espèce pas déposé un tel recours, mais seulement un recours en réforme cantonal. Par conséquent, leur grief n'est pas recevable dans le cadre d'un recours au Tribunal fédéral dirigé contre le jugement de la Cour civile, faute d'épuisement des voies de recours cantonales (cf. art. 75 al. 1 LTF).