Citation: 1C_120/2021 E. 11.2

11.2. La Cour de justice a d'emblée estimé que ce grief tombait à faux. L'arcade commerciale avait pour affectation "arrière-magasin", selon le plan d'exécution enregistré par le département en 1984. Par ailleurs, vu son orientation, situé à l'ouest/sud-ouest de la cour, c'était le bâtiment de la recourante qui portait déjà de l'ombre sur la totalité de la cour alors que le bâtiment à construire serait lui situé au nord/nord-ouest, comme l'attestaient les photos produites par la ville. La recourante conteste cette appréciation et affirme qu'avoir écarté son grief au motif que l'arcade avait été enregistrée en tant qu'arrière-magasin relèverait d'une "pirouette arbitraire". Elle prétend que le projet violerait les normes de protection des travailleurs; elle n'expose cependant pas où résiderait la violation du droit; elle ne mentionne aucune disposition qui aurait par hypothèse été transgressée; elle ne prétend en particulier pas que la perte de luminosité conduirait à une violation du droit fédéral, en particulier de la loi fédérale sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce du 13 ars 1964 (LTr; 822.11), ce qui n'apparaît quoi qu'il en soit pas manifeste en l'espèce. Au surplus, la recourante se perd dans de longues considérations appellatoires quant à la perte d'ensoleillement pour "au moins" la moitié des locataires de son bâtiment; il manque la démonstration que le projet serait la cause d'inconvénients graves pour les usagers, le voisinage et le public au sens de l'art. 14 al. 1 LCI. Ne répondant pas aux exigences de motivation du recours fédéral, le grief est irrecevable.