Citation: 9C_371/2024 E. 6.2.1

6.2.1. Invoquant une violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire, la recourante reproche aux juges précédents d'avoir confirmé l'estimation effectuée en omettant de tenir compte de diverses pièces relatives à l'achat de véhicules d'occasion. Elle fait ainsi valoir, en substance, que les cartes grises produites contiendraient les éléments essentiels et suffisants, notamment le prix d'achat des véhicules, pour prétendre à la déduction de l'impôt préalable. La recourante soutient également, en se fondant à titre d'exemple sur l'année fiscale 2017, que la créance d'impôt arrêtée par l'intimée - correspondant à 8,80 % du chiffre d'affaires réalisé cette année-là (94'083 fr. / 1'065'945 fr. 40 X 100), serait disproportionnée, puisque ce résultat ne se rapprocherait pas de la réalité, contrairement au taux de 0,6 % appliqué dans la branche automobile selon l'info TVA 12 (taux de la dette fiscale nette), ainsi qu'à son propre décompte TVA des deux premiers trimestres de l'année 2023. Dès lors, la confirmation par les juges précédents de la correction de cet impôt sur la base d'un taux de 85 % serait arbitraire.