Citation: U 451/05 25.10.2006 E. 4

En second lieu, le recourant soutient qu'il présente au-delà du 31 août 2004 des troubles psychiques en relation de causalité adéquate avec l'accident du 27 mars 2003. Il ressort du dossier que le recourant souffre d'une affection psychique sous la forme d'un syndrome douloureux somatoforme persistant associé à un trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée, justifiant une incapacité de travail de 50 % (rapport des médecins de la clinique X.________). Même si l'on devait admettre le caractère réellement invalidant de cette symptomatologie au regard de la jurisprudence (ATF 131 V 49 et les arrêts cités), il faudrait nier l'existence d'un lien de causalité adéquate en application des critères de l'arrêt ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa. A l'instar de la juridiction cantonale, il y a lieu de qualifier l'événement du 27 mars 2003 comme faisant partie de la catégorie des accidents de moyenne gravité, à la limite inférieure de celle-ci. Cela étant, il n'existe aucune circonstance de nature à faire apparaître l'accident en cause comme impressionnant ou particulièrement dramatique: le fait que le recourant a, selon ses dires, perdu connaissance quelques instants après le choc ne représente pas, en soi, un élément suffisamment important pour admettre le contraire. D'autre part, le syndrome radiculaire lombaire dont il a souffert n'est pas, selon l'expérience, propre à entraîner des troubles psychiques. Le traitement médical lié aux seules séquelles physiques de l'accident n'a pas été anormalement long. En novembre 2003 déjà, la doctoresse R.________ constatait que l'état de santé du recourant était superposable à celui de l'année 2000. Pour les mêmes motifs, la durée de l'incapacité de travail attribuable aux seules séquelles somatiques ne saurait être considérée comme particulièrement longue. Rien ne permet non plus de retenir qu'il y aurait eu une erreur dans le déroulement du traitement médical. Le seul critère susceptible d'entrer en considération est la persistance des douleurs, ce qui est insuffisant dans le cas particulier pour faire admettre l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident et une incapacité de travail ou de gain d'origine psychique.