Citation: 6B_666/2023 E. 1.2.3

1.2.3. Loin d'exclure que le recourant ait cherché à créer un climat de confiance, les réticences que l'intéressé a exprimées avant d'accepter la commande de C.________ SA au motif que K.________ SA traitait déjà les demandes d'autres clients, ainsi que l'impression laissée à O.________ qu'il lui faisait néanmoins la faveur de prendre sa commande, semblent au contraire s'inscrire dans la stratégie du recourant tendant à inciter C.________ SA à nouer hâtivement une relation commerciale avec K.________ SA sans se montrer trop exigeant sur la question des garanties. Par ailleurs, lorsque le recourant affirme qu'il aurait été en mesure de mener le projet à bien si on lui en avait laissé le temps, il méconnaît qu'il n'y a eu aucune production concrète des mouvements commandés et qu'il a été établi qu'il avait utilisé une partie des acomptes versés par C.________ SA à des fins autres que celle visée par le contrat du 20 mars 2008 (règlement de dettes personnelles, sponsoring d'écurie de voitures de course, financement de véhicules, placements). Il n'est pas reproché au recourant de ne pas avoir réussi à produire les montres désirées par C.________ SA avant que celle-ci ne mette un terme à leur collaboration, mais d'avoir amené cette société à lui verser de l'argent sous le prétexte fallacieux de les investir ensuite dans l'étude puis le développement de mouvements de montres, alors qu'en réalité, une large partie des fonds étaient affectés à ses besoins personnels. Le recourant échoue ainsi à démontrer que l'état de fait cantonal serait empreint d'arbitraire.