Citation: 6B_446/2024 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt de renvoi du 5 septembre 2023, le Tribunal fédéral a conclu le consid. 4 en soulignant que les explications du recourant, dans la mesure de leur recevabilité, ne démontraient en tout cas pas l'existence de circonstances particulièrement favorables imposant l'octroi du sursis nonobstant la récidive spéciale. Il a rejeté autant que recevables ces griefs, mais en précisant que cela "[ne tranchait pas] définitivement la question du sursis, en tant que celle-ci est connexe à celle de la révocation du précédent sursis accordé". Au consid. 5.1, le Tribunal fédéral a rappelé les principes pertinents, soit que lors de l'appréciation des perspectives d'amendement, le juge doit prendre en considération l'effet dissuasif que la nouvelle peine peut exercer, si elle est exécutée (ATF 134 IV 140 consid. 4.4. et 4.5). Il peut parvenir à la conclusion que l'exécution, le cas échéant, de la nouvelle peine aura un effet dissuasif suffisant, justifiant de renoncer à la révocation du sursis antérieur. L'inverse est également admissible: si le sursis précédent est révoqué, l'exécution de la peine qui en était assortie peut conduire à nier l'existence d'un pronostic défavorable pour la nouvelle peine et, partant, à assortir cette dernière du sursis (ATF 134 IV 104 consid. 4.5; arrêt 6B_756/2021 du 23 mars 2022 consid. 2.1). Au consid. 5.3, le Tribunal fédéral en a conclu qu'il convenait encore d'examiner si les 95 jours de détention préventive pourraient en définitive avoir néanmoins déployé un effet dissuasif permettant d'appréhender les circonstances comme suffisamment favorables pour qu'il soit renoncé à révoquer le sursis ou pour que la nouvelle peine en soit assortie.