Citation: U 397/04 15.07.2005 E. 3

3.1 Les premiers juges ont confirmé le taux d'invalidité fixé par la CNA (35 %). Ils ont notamment considéré, en se fondant sur le rapport du docteur R.________, que l'assuré possédait une capacité de travail totale dans une activité adaptée telle que décrite par ce praticien. Le recourant conteste la valeur probante de ce rapport en faisant valoir qu'il est contredit par l'avis médical du docteur C.________. 3.2 Selon la jurisprudence, le juge des assurances sociales apprécie les preuves sans être lié par des règles formelles. Il doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. L'élément déterminant pour la valeur probante d'un certificat médical n'est ni son origine ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu. A cet égard, il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 352 consid. 3a). Lorsque, au stade de la procédure administrative, une expertise confiée à un médecin indépendant est établie par un spécialiste reconnu, sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du dossier, et que l'expert aboutit à des résultats convaincants, le juge ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter de leur bien-fondé. Par ailleurs, en ce qui concerne les rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3b/bb et cc). 3.3 Le docteur R.________ a conclu que le recourant était en mesure de faire valoir une capacité de travail totale dans une activité n'exigeant pas de sollicitations du bras droit dépassant la hauteur d'un établi, ni de manutentions lourdes supérieures à 10 kg ou nécessitant l'usage des deux mains. Le docteur C.________ a, quant à lui, estimé que le recourant possédait une pleine capacité de travail dans une activité n'impliquant pas de mouvements répétitifs, de travail au-dessus de la ceinture scapulaire, ni le port de charges supérieures à 5 kg. Contrairement à ce que soutient le recourant, ces deux évaluations sont donc plutôt concordantes, même si le docteur C.________ se montre légèrement plus restrictif. Cette petite divergence, émise par ce praticien au terme d'un rapport assez sommaire, ne justifie pas de s'écarter des conclusions du docteur R.________. Le rapport établi par ce dernier le 22 mars 2002, relativement fouillé et qui repose sur des examens complets, revêt une pleine valeur probante en ce qui concerne l'état de santé du recourant à l'époque.