Citation: 8C_68/2007 14.03.2008 E. 1

Dans l'arrêt 8C_172/2007 précité, le Tribunal fédéral s'est prononcé sur la valeur probante d'un rapport établi par le médecin traitant de l'épouse d'un bénéficiaire de prestations complémentaires et produit par celui-ci à l'appui de son opposition à une décision par laquelle des prestations avaient été calculées compte tenu d'un revenu hypothétique annuel de 11'746 fr. Il a jugé que dans le cas particulier, ce rapport médical contenait tous les renseignements nécessaires pour se prononcer au sujet de la capacité de travail de l'intéressée. En effet, ce document indiquait les différentes affections, en particulier celles qui avaient une incidence sur la capacité de travail, et précisait la durée de travail exigible. En outre, il contenait un prognostic sur l'évolution des affections, ainsi que les facteurs personnels susceptibles d'influencer les possibilités de l'intéressée de retrouver un emploi (arrêt 8C_172/2007 précité, consid. 8). Vu ce qui précède, la recourante ne pouvait, en l'espèce, nier d'emblée l'existence de toute incapacité de travail au seul motif que le certificat du docteur B.________ n'établissait pas de manière probante la présence d'une telle incapacité. Saisie d'une opposition, elle devait au moins, dans le cadre de son devoir d'instruire le cas (cf. art. 43 al. 1 LPGA), informer l'intimé que le certificat en cause était dénué de force probante et l'inviter à requérir du médecin prénommé un rapport qui contînt les renseignements ci-dessus mentionnés. Cela étant, la décision sur opposition litigieuse n'est pas conforme au droit fédéral, dans la mesure déjà où elle repose sur une instruction insuffisante sur le plan médical. La juridiction cantonale était dès lors fondée à renvoyer la cause à la recourante pour qu'elle procédât à un complément d'instruction sur ce point. En ce qui concerne les modalités de cette instruction complémentaire, renvoi soit aux considérants du jugement entrepris. 5.4 L'état de santé n'est pas le seul critère décisif pour examiner si l'on peut exiger du conjoint du bénéficiaire qu'il exerce une activité lucrative et, le cas échéant, pour fixer le salaire qu'il pourrait en retirer en faisant preuve de bonne volonté (cf. consid. 5.1 ci-dessus). Or, en retenant un revenu hypothétique de l'épouse au seul motif que celle-ci ne subissait aucun empêchement lié à son état de santé, la recourante n'a pas examiné les autres critères posés par la jurisprudence. Le renvoi de la cause ordonné par la juridiction cantonale apparaît dès lors aussi justifié sur ce plan et la caisse devra également compléter l'instruction sur ces points. 5.5 Vu ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.