Citation: 1C_233/2024 E. 2.2

2.2. Le recourant estime qu'il existerait des indices concrets de violation de principes élémentaires de procédure que l'instance de recours aurait ignorés. Le recourant ne peut se contenter d'affirmer que ces éléments seraient doublement pertinents et se référer à ses griefs de fond; comme cela est rappelé ci-dessus, il lui incombe de démontrer en quoi la cause revêtirait une importance particulière, et notamment en quoi les irrégularités dont il se plaint seraient suffisamment graves et évidentes pour justifier une entrée en matière. Force est donc de constater qu'une telle démonstration fait en l'occurrence totalement défaut. Quoiqu'il en soit, il apparaît que les irrégularités dont se plaint le recourant ne justifient pas une entrée en matière. S'agissant de la langue de la procédure, la Cour des plaintes a notamment considéré que le recourant était assisté d'un avocat dont les écritures démontraient qu'il connaissait parfaitement l'objet et les enjeux de la procédure. La Cour des plaintes a par ailleurs rappelé qu'une éventuelle violation de l'obligation de motiver ou du droit d'accès au dossier avait pu être réparée en instance de recours, ce qui est conforme à la jurisprudence constante (ATF 124 II 132 consid. 2d). S'agissant de sa capacité à être interrogé, le recourant se prévaut de divers certificats médicaux dont la valeur probante et la portée sont de pures questions d'appréciation; la Cour des plaintes a pour sa part rappelé, conformément également à la jurisprudence constante (arrêt 6B_679/2012 du 12 février 2013 consid. 2.3.1 et les références), que les exigences pour admettre la capacité d'être interrogé ne sont pas très élevées dans la mesure où - comme en l'espèce - le prévenu peut faire valoir ses moyens de défense par un avocat. Pour le surplus, les arguments relatifs aux principes de la double incrimination et de la proportionnalité ne sauraient, en l'absence de toute question de principe, justifier une entrée en matière.