Citation: 1C_329/2021 E. 2.3

2.3. Dans sa décision du 29 juillet 2019, la DIJ considère que l'évaluation du bruit des installations éoliennes doit avoir lieu selon la directive cantonale "Protection contre le bruit émis par les installations éoliennes" (Direction de l'économie, de l'énergie et de l'environnement - BECO -, Office de l'environnement et de l'énergie. Protection contre les immissions, du 1er juillet 2012), qui fixe les points d'immission dans un rayon de 300 m pour un degré de sensibilité (DS) III. Un seul bâtiment se situait dans ce périmètre. En outre 30 points d'immission avaient été examinés dans un rayon de 500 m. Le dépassement des valeurs de planification pour quelques points d'immission nécessitent une exploitation en mode plus silencieux de nuit, ainsi que plusieurs allègements. Dans son recours au Tribunal administratif, la commune relevait que son territoire était "effacé de la carte", et que les données figurant dans l'expertise acoustique n'étaient "pas sérieuse". L'existence d'allègements démontrait que les promoteurs cherchaient à minimiser les nuisances. Une telle motivation pouvait à juste titre être considérée comme insuffisante. La commune recourante ne prétendait notamment pas que des lieux d'immission pertinents se trouvant sur son territoire auraient été ignorés. Le fait que l'intimée ait jugé opportun d'apporter une réponse aux objections de la recourante ne signifie pas que celles-ci étaient suffisamment motivées. Au demeurant, les considérants de l'arrêt attaqué relatif aux arguments des autres recourants répondent aux objections en question s'agissant de la crédibilité de l'expertise acoustique (consid. 5.7), et du fait qu'un allègement avait été accordé (consid. 5.7.6).