Citation: 2C_264/2023 E. A

A.a. Par décision du 29 octobre 2019, le Service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir de la République et canton de Genève (ci-après: le Service cantonal) a constaté que C.________ B.V. était un exploitant d'entreprise de transport qui ne respectait pas les obligations y afférentes, ni à celles rattachées aux offreurs étrangers. Il a ordonné à C.________ B.V. de les respecter, en particulier celles relatives à la protection sociale des chauffeurs et aux conditions de travail en usage dans leur secteur d'activité et de signer auprès d'elle I'engagement correspondant. Enfin, il a fait interdiction à C.________ B.V. et, "en tant que de besoin" à C.________ GmbH, de poursuivre son activité jusqu'au rétablissement d'une situation conforme au droit. Cette décision a été confirmée le 17 novembre 2020 par la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Cour de justice; cause ATA/1151/2020), puis le 30 mai 2022 par le Tribunal fédéral (cause 2C_34/2021). Le 10 juin 2022, C.________ B.V. a déclaré avoir cessé d'opérer le 4 juin 2022 en tant qu'exploitant d'entreprise de transport au sens de l'art. 4 let. c de l'ancienne loi genevoise du 13 octobre 2016 sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (ci-après : aLTVTC; remplacée par la loi du même nom, entrée en vigueur le 1er novembre 2022, LTVTC; RS/GE H 1 31). A.b. Les 13 et 15 juin 2022, C.________ B.V. et E.________ SA, créée le 17 juillet 2020, dont le siège est à Genève, ont conclu un contrat intitulé "convention de transfert", soumis au droit suisse. Selon cette convention, les contrats de travail conclus par les chauffeurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC) avec C.________ B.V. étaient automatiquement transférés à E.________ SA au 17 juin 2022, avec possibilité pour ces premiers de mettre fin à leur engagement (art. 105 al. 2 LTF).