Citation: 2A.225/2000 15.08.2000 E. A

A.- Les 12 juin et 14 juillet 1993, S.________, de nationalité suisse et vénézuélienne, né en 1930 et domicilié au Venezuela, a adressé à l'Ambassade suisse à Caracas (ci-après: l'Ambassade) une demande de rapatriement au sens de la loi fédérale du 21 mars 1973 sur l'assistance des Suisses de l'étranger (LASE; RS 852. 1). Le 15 juillet 1993, s'estimant par erreur compétente pour statuer, ladite Ambassade a rejeté cette requête. Le 13 août 1993, elle a indiqué à l'intéressé que sa décision était sans objet et l'a invité à déposer une nouvelle demande au moyen de formulaires qui lui étaient remis. Le 16 juillet 1996, S.________ a formellement déposé auprès de l'Ambassade une demande d'aide financière au sens de la loi fédérale précitée. Il invoquait son manque de ressources et sollicitait une rente mensuelle pour assurer son entretien. Le 12 août 1996, l'Office fédéral de la police a rejeté cette requête en considérant que la nationalité vénézuélienne de l'intéressé primait sa nationalité suisse, ce qui conduisait à lui refuser toute aide conformément à l'art. 6 LASE. Le 30 mai 1997, le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral) a admis le recours de S.________ et renvoyé la cause à l'Office fédéral de la police pour nouvelle décision. Il a notamment estimé que la situation financière difficile de l'intéressé justifiait une exception au principe posé par l'art. 6 LASE. Par décision du 12 août 1997, confirmée le 30 septembre 1997, l'Office fédéral de la police a octroyé à S.________ une aide mensuelle de 91'500 Bolivars pour la période comprise entre le 1er août 1997 et le 31 juillet 1998.