Citation: 5A_351/2012 E. 3.1

3.1. En substance, la cour cantonale a, tout d'abord, considéré qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner une expertise en l'espèce dès lors que les membres de la communauté étaient en litige concernant la valeur de la part du débiteur et que l'autorité inférieure de surveillance avait opté pour la dissolution et la liquidation de la communauté. Elle a ensuite relevé que les coûts liés au partage seraient avancés par les créanciers et que, à défaut, la part serait réalisée par vente aux enchères, seul moyen envisageable pour l'avancement de la procédure dans ce cas. Elle en a déduit que, lorsque l'autorité de surveillance choisit la procédure de partage, elle entend éviter, dans l'intérêt des créanciers comme du débiteur, une réalisation à vil prix par la voie de la vente aux enchères. En l'espèce, en raison de l'incertitude liée à la valeur des biens de la masse successorale et des dissensions, qui se sont manifestées au sein de la communauté rendant douteux qu'un tiers participe aux enchères, elle a estimé qu'il y avait de forts risques d'une aliénation de la part du débiteur à un prix inférieur à la valeur réelle. Elle en a conclu que la vente aux enchères serait économiquement moins favorable et que la dissolution et la liquidation de la communauté était plus apte à protéger les intérêts des créanciers et du débiteur.