Citation: 6B_918/2009 11.03.2010 E. 1

Le recourant invoque la violation de son droit d'interroger les témoins à charge (art. 6 par. 3 let. d CEDH; art. 29 al. 2 et 32 al. 2 Cst.). Il relève n'avoir jamais été confronté à A.Y.________, sur les déclarations duquel les autorités cantonales se sont fondées. Il en déduit aussi, sous l'angle de l'arbitraire, que les affirmations d'autres personnes rapportant les propos de cet employé, auraient dû être écartées des débats, de même que l'agenda de A.Y.________ (v. infra consid. 2.1.3 ss). Le recourant était assisté d'un défenseur. Il n'a pas requis dans les règles et délais prescrits l'audition de ce témoin en première instance, soit au moment où il pouvait adresser une requête en complément d'instruction (arrêt entrepris, consid. 2f, p. 9). Il ne soutient pas non plus l'avoir fait en procédure d'appel. Il objecte uniquement qu'il incomberait à l'autorité de poursuite pénale de rechercher les preuves, conformément à la maxime inquisitoire et à la maxime d'office. Le recourant perd ainsi de vue que tant la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme que celle du Tribunal fédéral exigent de l'accusé, respectivement de son avocat, un comportement actif, en temps utile et adéquat pour exercer les droits de la défense, celui d'obtenir la confrontation avec un témoin à charge en particulier (ATF 120 Ia 48 consid. 2e/bb, p. 55; arrêt CEDH Cardot c. France, 19 mars 1991, série A, no 200, p. 18 s., §§ 35 s.). Par ailleurs, le recourant ne soutient pas et ne tente pas de démontrer que sa confrontation avec l'intéressé aurait été objectivement impossible et, quoi qu'il en soit, sa condamnation ne repose pas sur les seules déclarations de A.Y.________, mais sur un faisceau d'indices convergents. Les autorités cantonales ont, en outre, procédé à un examen attentif des déclarations de cette personne en réfutant les nombreuses versions des faits successives présentées par le recourant. La prise en considération des auditions de A.Y.________ ne viole dès lors pas le droit du recourant à un procès équitable (ATF 124 I 274 consid. 5b p. 285/286). Les mêmes considérations valent mutatis mutandis en ce qui concerne la valeur probante de l'agenda manuscrit de l'employé (v. aussi infra consid. 2.1.3) et des déclarations d'autres personnes, qui n'auraient que rapporté des propos de l'intéressé.