Citation: 6B_987/2017 E. 4.3.2

4.3.2. Le recourant critique de manière générale la fixation de la peine par l'autorité précédente. Son argumentation est sans objet dans la mesure où elle repose sur la prémisse selon laquelle la peine devrait être fixée à nouveau en tenant compte d'une condamnation pour homicide par négligence et non de meurtre. De même, son argumentation tombe à faux lorsqu'elle consiste à comparer sa peine privative de liberté à celle de B.________, ce dernier ayant été condamné pour des infractions différentes, notamment pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligence. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré certains éléments à décharge, soit sa collaboration durant la procédure, sa bonne intégration sociale et le soutien apporté à sa famille, alors que ces éléments ressortent expressément de la motivation de l'autorité précédente. Il lui fait en outre grief de ne pas avoir pris en compte certains éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, le recourant ne démontrant toutefois pas que ceux-ci auraient été arbitrairement omis par la cour cantonale (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsque le recourant prétend qu'il n'avait "pas de volonté délictuelle" et aurait été "dépassé par la situation", qu'il aurait cessé toute consommation de cannabis, ou qu'il ne souhaite plus jamais conduire. Le recourant soutient que l'exécution d'une peine privative de liberté aurait des conséquences "très regrettables" pour son avenir professionnel. Il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_71/2016 du 5 avril 2017 consid. 4.3.3; 6B_940/2014 du 16 septembre 2015 consid. 7.3; 6B_858/2014 du 19 mai 2015 consid. 3.3), que l'intéressé n'invoque toutefois pas en l'espèce. Sa situation ne diffère ainsi pas de celle de nombreux autres condamnés et elle ne peut justifier une réduction de la peine. Enfin, le fait que le recourant n'ait pas commis de nouvelles infractions depuis le 13 novembre 2013 est dénué de pertinence, dès lors qu'un tel comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (cf. arrêts 6B_1428/2016 du 3 octobre 2017 consid. 4.2; 6B_740/2016 du 2 juin 2017 consid. 2.2).