Citation: 9C_283/2021 E. 5.2.2

5.2.2. Le fait que l'assurée ne peut pas s'épiler, se couper les ongles, se maquiller ou se faire une coiffure particulière seule ne permet ensuite pas d'admettre qu'elle ne peut pas accomplir l'acte ordinaire de la vie "faire sa toilette" sans recourir à l'aide d'autrui de façon permanente. Il s'agit en effet d'actes qui ne doivent pas être assumés quotidiennement et qui ne requièrent dès lors pas une aide régulière (cf. arrêt 9C_562/2016 du 13 janvier 2017 consid. 5.3 et 6.2; 8C_912/2008 du 5 mars 2009 consid. 10.2). Le soin des ongles va au demeurant au-delà de l'acte ordinaire quotidien "faire sa toilette", par lequel on entend se laver, se coiffer, se raser, prendre un bain ou se doucher et n'est donc pas couvert par l'allocation pour impotent (ATF 147 V 35 consid. 9.2.3), comme l'ont dûment expliqué les premiers juges. Un besoin d'aide régulière pour accomplir l'acte "se déplacer à l'intérieur ou à l'extérieur et établir des contacts sociaux" ne saurait non plus être admis. A cet égard, il ressort des constatations cantonales que l'assurée se déplace elle-même dans son logement et à l'extérieur, qu'elle utilise sa voiture ou les transports publics et qu'elle entretient des contacts avec ses amis et sa famille. En ce qu'elle se limite à affirmer qu'elle privilégie les transports en voiture aux transports en commun, car trop fatigants et risqués pour elle, la recourante n'établit pas que ces constatations seraient arbitraires ou autrement contraires au droit. Quant à la nécessité de l'aide pour entretenir des contacts, afin de prévenir le risque d'isolement durable (notamment pour les personnes psychiquement handicapées), elle ne doit être prise en compte qu'au titre de l'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie, mais non de la fonction partielle "entretenir des contacts sociaux" (arrêt 9C_639/2015 du 14 juin 2016 consid. 4.1; cf. consid. 5.3.1 infra). Pour le surplus, la recourante ne conteste pas les constatations cantonales selon lesquelles elle parvient à accomplir l'acte ordinaire de la vie "aller aux toilettes". Partant, c'est à bon droit que les premiers juges ont considéré que seule une impotence partielle pour l'un des aspects de l'acte de la vie quotidienne "manger" pouvait être admise.