Citation: 1B_325/2010 26.10.2010 E. B

Par arrêt du 11 mai 2010, le Tribunal fédéral a rejeté le recours du prévenu contre l'ordonnance de la Chambre d'accusation du 26 mars 2010, qui refusait sa mise en liberté provisoire. Il a confirmé en substance que le maintien en détention était justifié par un risque de fuite qui demeurait concret et que l'offre d'une caution de 60'000 fr. n'était pas propre à limiter ce risque de façon déterminante. Le 6 septembre 2010, A.________ a déposé une nouvelle demande de mise en liberté en versant de nouveaux documents relatifs à la situation financière de sa soeur et l'origine de la caution. Dans son ordonnance du 7 septembre, la Chambre d'accusation a autorisé la prolongation de la détention avant jugement du prévenu jusqu'au 7 décembre 2010 et refusé sa mise en liberté provisoire. Elle a considéré pour l'essentiel que le risque de récidive restait concret et qu'il n'existait ni fait nouveau ni pièces nouvelles à ce propos. Par ailleurs, le risque de fuite persistait et l'augmentation du montant de la caution à 70'000 fr. ne permettait pas de garantir sa présence au jugement ni de pallier le risque de fuite.