Citation: 5A_952/2020 E. 1

A l'appui de sa requête, outre le commandement de payer et la cédule hypothécaire au porteur n° xxxx/xxxxxx de 240'000 fr., le poursuivant a notamment produit un acte notarié établi le 29 novembre 2007 à la demande de la poursuivie qui requérait l'inscription d'une cédule hypothécaire au porteur de 1'160'000 fr. (chiffre I), en garantie d'un prêt qui lui avait été accordé par une compagnie d'assurance, prêt conditionné à la remise d'une cédule hypothécaire du même montant grevant en premier rang la parcelle n° 769 de la commune de U.________; sous chiffre II de cet acte, intitulé " Postposition " figurent les mentions suivantes: " A.________, en sa qualité de porteur et débitrice de la cédule hypothécaire RF No zzz'zzz (ID.vvvv/vvvv) susdésignée - actuellement libre de tout engagement - déclare postposer purement et simplement ce titre à la cédule hypothécaire constituée au chapitre I ci-dessus. La cédule hypothécaire RF No zzz'zzz occupera désormais le deuxième rang sur la parcelle 269 de U.________; elle profitera des cases libres. Quant à la cédule hypothécaire constituée aux termes du présent acte, elle occupera le premier rang sur la dite parcelle. " Le poursuivant a requis la mainlevée à la hauteur de la créance causale de 100'000 fr. conformément au pactum de non petendo qui existe entre les parties en cas de transfert fiduciaire de cédules hypothécaires en garantie d'une créance. B.b. Par prononcé du 7 février 2020, dont la motivation a été adressée aux parties le 1er mai 2020, le juge de paix a rejeté la requête de mainlevée. En substance, le premier juge a considéré que le poursuivant avait une créance causale de 100'000 fr. à l'égard de C.________ en vertu de la reconnaissance de dette du 17 juillet 2013, que cette créance était exigible, que B.________ avait valablement dénoncé la cédule hypothécaire au porteur n° xxxx/xxxxxx qui lui avait été remise en garantie du prêt, mais que la cédule ne mentionnant pas de débiteur et la poursuivie n'ayant pas reconnu en être débitrice, elle ne constituait pas un titre de mainlevée pour la créance abstraite qu'elle incorporait. B.c. Par acte du 14 mai 2020, B.________ a recouru contre ce prononcé, concluant à sa réforme en ce sens que la mainlevée provisoire de l'opposition est prononcée pour le montant de 100'000 fr. avec intérêt à 5% l'an dès le 18 octobre 2013. B.d. Par arrêt du 1er octobre 2020, expédié le 7 suivant, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a admis le recours (I), réformé le prononcé attaqué en ce sens que l'opposition formée au commandement de payer dans la poursuite en réalisation de gage immobilier n° x'zxx'xxx de l'Office des poursuites du district de Nyon est provisoirement levée à concurrence de 100'000 fr. sans intérêt et que les frais judiciaires de première instance, arrêtés à 480 fr., sont mis à la charge de la poursuivie, laquelle doit en outre payer au poursuivant la somme de 2'480 fr. à titre de restitution d'avance de frais et de dépens de première instance (II), mis les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 720 fr., à la charge de l'intimée (III), et dit que l'intimée doit payer au recourant la somme de 3'720 fr. à titre de restitution d'avance de frais et de dépens de deuxième instance (IV).