Citation: 4A_429/2021 E. 3.3

3.3. Le recourant critique presque point par point les éléments que la cour cantonale a retenus comme indices d'une volonté réelle concordante: - On accordera au recourant (ad I. a consid. 2 supra) que le crédit de construction cosigné par l'administrateur I.________ ne mentionnait pas expressément les honoraires d'architecte, mais tout au plus les "coûts d'investissement selon devis", par "900'000 fr.". Cela étant, l'intéressé admet que le devis du 29 mars 2011 était "annexé" au contrat de crédit (recours p. 9). De là à en déduire que l'administrateur prénommé avait connaissance des honoraires arrêtés dans ce devis par 85'000 fr. et les avait acceptés (au nom de la société) en signant le crédit, il y a un pas que la Cour de justice pouvait franchir sans trébucher sur l'obstacle de l'arbitraire. Dans la foulée, le recourant conteste qu'on puisse inférer d'un tel devis, par essence estimatoire, un accord sur des honoraires forfaitaires. Il méconnaît déjà que la cour cantonale s'est fondée sur un concours d'indices. De surcroît, comme l'a souligné le premier juge, on ne trouve dans le devis aucune mention d'un tarif horaire ou d'une méthode de calcul en fonction d'un certain pourcentage de la valeur de l'ouvrage. - Cette dernière réflexion vaut aussi pour les honoraires concernant I.________ (ad I. b). Pour le surplus, le recourant admet que le prénommé a "facturé" des honoraires de 10'000 fr. - correspondant au montant indiqué dans le premier devis. La cour cantonale n'a pas occulté que le second devis était identique sur ce point précis, ce qui ne signifie pas encore que l'ingénieur aurait approuvé, au nom de la société, l'augmentation des honoraires d'architecte insérée par le recourant. - Celui-ci s'inscrit en faux contre l'argument important tiré des bons de paiement établis en deux exemplaires divergents (ad I. c). Force est d'admettre qu'il ne parvient toujours pas à expliquer les incongruités relevées par la cour cantonale. On ne voit pas en quoi la banque aurait ainsi mieux pu comprendre la prétendue évolution des honoraires au gré des devis. D'autant que la Cour de justice a retenu, sans arbitraire, que la banque n'avait pas reçu les secondes variantes affichant un "montant adjugé" de 210'000 fr. plutôt que 91'800 fr. Cette conclusion résultait d'une part du témoignage de l'employé de banque T1.________ selon lequel lesdits bons ne figuraient pas dans la documentation du " back office ", d'autre part dans l'absence de signature et de timbre apposés par la banque. Cette appréciation est parfaitement défendable en la confrontant aux autres déclarations du même collaborateur T1.________ ("les bons de paiement n['étaie]nt pas systématiquement timbrés" par la banque), que le recourant "complète" par ses propres explications; au témoignage du cadre supérieur T2.________ ("En principe, les bons de paiement [étaie]nt signés par quelqu'un de la banque, sauf s'il y a[vait] un oubli"); ou encore, à l'hypothèse que le recourant aurait transmis le second devis à la banque (le recours ne relie ce fait à aucun allégué et l'arrêt attaqué a renoncé à l'évoquer); ou, enfin, au fait que la partie adverse a pu produire en procédure, le 4 avril 2019, la seconde version des bons nos 10 et 21. L'intimée s'est certes bien gardée d'expliquer d'où elle tenait ces documents; toutefois, l'autorité précédente pouvait conclure sans arbitraire qu' à l'époque topique, la banque ne les avait pas reçus - et la société n'avait pas consenti à une augmentation des honoraires. - Le recourant rétorque que si l'augmentation des honoraires n'était pas documentée (ad I.e), tel n'était pas non plus le cas du montant initial. Il suffit de renvoyer aux réflexions émises ci-dessus (ad point I. a). - Le recourant ne parvient toujours pas à justifier sérieusement pour quel motif, à moins d'un mois d'intervalle, sa rémunération aurait plus que doublé (de 85'000 fr. à 200'000 fr. HT), alors que le poste des travaux proprement dits n'avait que faiblement augmenté (de 712'000 fr. à 797'000 fr.) (ad I. f). Il ne suffit pas de brandir les observations pratiques du cadre bancaire T2.________, qui s'est dit guère surpris par l'augmentation des honoraires dans ce cas précis, sachant que les travaux consistaient en une lourde rénovation et que la banque prévoyait en moyenne des honoraires d'architecte de 15 % du montant des travaux prévus. La Cour de justice n'a pas ignoré ce témoignage, ni porté une appréciation arbitraire. Sa réflexion est au contraire empreinte de bon sens. - On relèvera finalement que le recourant passe comme chat sur braise sur l'argument tiré de la clôture du crédit de construction antérieure à la note d'honoraires (ad I. d).