Citation: K 19/05 24.05.2006 E. 2

Comme l'a retenu à juste titre la juridiction cantonale, les assurés ne prétendent pas avoir effectué à l'étranger une balnéothérapie qu'un médecin leur aurait prescrite (cf. art. 25 al. 2 let. c et 40 LAMal). En outre, ils ont requis les premiers soins médicaux quatorze jours après leur arrivée à l'étranger de sorte que les traitements subis ne l'ont pas été dans l'urgence. Au contraire, l'intervalle entre l'apparition des troubles et l'administration des premiers soins leur aurait permis de regagner la Suisse afin d'y effectuer une cure dans un établissement reconnu au sens de l'art. 40 al. 1 LAMal. Enfin, le fait que la caisse ait pris en charge les frais d'un traitement identique suivi par les assurés en 2002 ne saurait être décisif pour l'issue du litige, dès lors que la prise en charge des prestations médicales ne saurait être décidée une fois pour toute mais réexaminée à chaque nouvelle demande. Sur ces différents points - que le recourant ne conteste d'ailleurs pas - , l'on peut renvoyer au jugement entrepris qui n'est pas critiquable au regard du droit fédéral et auquel la Cour de céans n'a rien à ajouter, sauf à rappeler que les prestations médicales subies à l'étranger ne sont prises en charge par l'assurance obligatoire des soins qu'à des conditions restrictives, lesquelles ne sont en l'occurrence pas remplies pour les motifs évoqués ci-dessus. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.