Citation: 5A_128/2016 E. 6.1

6.1. En vertu de l'art. 117 CPC - qui concrétise les principes que le Tribunal fédéral a dégagés de l'art. 29 al. 3 Cst. (ATF 138 III 217 consid. 2.2.3 p. 218 et les références) -, une personne a droit à l'assistance judiciaire si elle ne dispose pas de ressources suffisantes (let. a) et si sa cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de succès (let. b). De jurisprudence constante, un procès est dépourvu de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les risques de le perdre, et ne peuvent donc être considérées comme sérieuses, de sorte qu'un plaideur raisonnable et aisé renoncerait à s'y engager en raison des frais qu'il serait exposé à devoir supporter; en revanche, il ne l'est pas lorsque les chances de succès et les risques d'échec s'équilibrent à peu près ou que les premières n'apparaissent que légèrement inférieures aux secondes (ATF 140 V 521 consid. 9.1 p. 537; 139 III 475 consid. 2.2 p. 476; 138 III 217 consid. 2.2.3 p. 218). Cette évaluation doit s'opérer en fonction des circonstances existant à la date du dépôt de la requête. Le juge peut se limiter à un examen sommaire de la question (ATF 138 III 217 consid. 2.2.4 p. 218; 133 III 614 consid. 5 p. 616), mais la loi ne lui interdit pas d'en faire plus, notamment en procédure d'appel où, sur la base du jugement attaqué et du mémoire de recours, l'examen des chances de succès des conclusions du requérant est souvent plus aisé qu'au début de la procédure judiciaire (ATF 139 III 475 consid. 2.3 p. 477; arrêt 4A_665/2015 du 21 avril 2016 consid. 3.1). L'autorité chargée de statuer sur l'assistance judiciaire ne doit toutefois pas se substituer au juge du fond (arrêt 5A_614/2015 du 25 avril 2016 consid. 3.2).