Citation: 9C_970/2008 02.11.2009 E. 1

A.b Le 5 octobre 2004, l'assurée a déposé auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation (CCGC) une demande de calcul anticipé de sa rente de vieillesse au moyen du formulaire officiel intitulé "demande de calcul d'une rente future". Par lettre du 18 mai 2005, la CCGC a répondu à l'assurée que le montant de sa rente pourrait s'élever à environ 1'806 fr. par mois dès septembre 2007, sur la base d'un calcul correspondant à sa situation à ce jour; cette estimation sans engagement de sa part était purement indicative, la caisse ne pouvant être rendue responsable juridiquement pour d'éventuelles erreurs d'appréciation. Annexé à la lettre figurait le détail du calcul provisoire de la rente. A.c Le 4 juin 2007, D.________ a déposé une demande de rente de vieillesse auprès de la CCGC. Par décision du 21 août 2007, la CCGC lui a octroyé une rente mensuelle de 1'457 fr. avec effet au 1er septembre suivant. Celle-ci était fondée sur un revenu moyen déterminant de 82'212 fr., une durée de cotisations de 28 années et l'application de l'échelle partielle 29. En outre, cinq bonifications pour tâches éducatives et 11 bonifications transitoires avaient été prises en compte. Par lettre du 12 septembre 2007, l'assurée a formé opposition contre cette décision en invoquant son incompréhension face à la différence importante entre le montant de sa rente de vieillesse et celui issu du calcul provisoire de la caisse en 2005. Par décision sur opposition du 24 septembre 2007, la CCGC a confirmé sa décision du 21 août précédent. Elle a notamment fait remarquer que, sur la demande de calcul de rente future, il était signalé qu'une détermination précise des prestations de l'AVS/AI auxquelles l'assurée pouvait réellement prétendre n'était possible que lorsque l'événement assuré se produisait effectivement. Dans sa correspondance du 18 mai 2005, la CCGC avait expressément indiqué qu'il s'agissait d'une estimation sans engagement de sa part, de nature purement indicative. La caisse en a déduit qu'elle ne pouvait être rendue responsable juridiquement pour d'éventuelles erreurs d'appréciation. Elle a ajouté qu'elle déplorait sincèrement les inconvénients consécutifs à l'erreur d'appréciation survenue en 2005, imputée au fait d'avoir omis de prendre en considération la longue période d'exemption en lien avec la qualité de fonctionnaire international de l'ancien conjoint de l'assurée.