Citation: 7B_107/2025 E. 3.2.1

3.2.1. Selon l'art. 221 al. 1 let. a CPP, la détention provisoire ou pour des motifs de sûreté peut être ordonnée s'il y a sérieusement lieu de craindre que le prévenu se soustraie à la procédure pénale ou à la sanction prévisible en prenant la fuite. Selon la jurisprudence, le risque de fuite doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'État qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger, qui font apparaître le risque de fuite non seulement possible mais également probable. La gravité de l'infraction ne peut pas, à elle seule, justifier le placement ou la prolongation de la détention avant jugement, même si elle permet souvent de présumer un danger de fuite en raison de l'importance de la peine dont le prévenu est menacé (ATF 145 IV 503 consid. 2.2; arrêts 7B_1439/2024 du 14 janvier 2025 consid. 5.1; 7B_1162/2024 du 25 novembre 2024 consid. 3.1 et les arrêts cités). De manière générale, toute nouvelle appréciation du risque de fuite n'est pas d'emblée exclue du seul fait que, précédemment, il n'avait pas été envisagé ou qu'il pouvait être réduit par des mesures de substitution; tel peut-être le cas lorsque de nouvelles charges entrent en considération depuis l'examen précédent (arrêt 7B_1251/2024 du 16 décembre 2024 consid. 3.3.4; voir également arrêt 1B_640/2012 du 13 novembre 2012 consid. 3.2, qui rappelle que l'examen périodique en matière de détention avant jugement impose de prendre en compte l'évolution du dossier et que le juge de la détention n'est tenu ni par les motifs précédemment retenus ni par ceux figurant dans la requête du Ministère public).