Citation: 9C_386/2014 E. A

A.a. Souffrant de troubles neuropsychologiques importants avec état dépressif, liés à un accident de la circulation dont il avait été victime le 12 octobre 2003, A.________ s'est vu allouer, à compter du 1 er octobre 2004, une rente entière de l'assurance-invalidité, fondée sur un taux d'invalidité de 100 % (décision du 9 septembre 2005, confirmée après révision le 3 mai 2007). A.b. Dans le cadre d'une procédure de révision initiée au mois d'octobre 2010, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a soumis A.________ à un examen bidisciplinaire auprès des docteurs B.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, et C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 13 septembre 2011, le docteur B.________ a retenu les diagnostics de cervico-lombalgies chroniques et de troubles dégénératifs du rachis conduisant à une capacité de travail théorique de 50 % dans l'activité professionnelle antérieure d'employé de restaurant, mais entière dans une activité professionnelle légère et adaptée (limitant le port de charges et permettant les alternances de position). Pour sa part, dans son rapport du 26 septembre 2011, la doctoresse C.________ n'a décelé aucun signe dépressif ni autre atteinte psychiatrique à la santé et fait état d'une amélioration de l'état de santé depuis en tout cas juin 2011; elle préconisait toutefois une réinsertion professionnelle progressive de l'assuré puisqu'il était resté inactif depuis mars 2002. Les deux médecins ont ainsi conclu à une capacité de travail entière de l'assuré dans une activité non qualifiée, ne nécessitant pas la maîtrise de la langue française et adaptée aux limitations fonctionnelles somatiques précitées. L'office AI a également recueilli l'avis du docteur D.________, médecin traitant, spécialiste en médecine interne générale, pour qui l'état de santé de son patient n'était pas compatible avec une reprise de travail ou une formation (avis du 11 mai 2012). L'office AI a supprimé la rente en cours de l'assuré avec effet au 1 er avril 2013. A ce titre, il a considéré que l'assuré disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée conduisant à une incapacité de gain de 14,7 %, insuffisante pour maintenir le droit à une telle prestation (décision du 4 février 2013).