Citation: 4A_187/2020 E. 6.3.3

6.3.3. Considéré à la lumière des principes qui viennent d'être rappelés, le grief examiné doit être rejeté. Force est de souligner d'emblée que les explications données par le recourant dans ses écritures manquent singulièrement de clarté et revêtent de surcroît un caractère appellatoire marqué. Quoi qu'il en soit, l'argumentation présentée par le recourant ne permet nullement de démontrer que les arbitres auraient statué sans tenir compte d'une décision antérieure ou se seraient écartés, dans leur sentence finale, d'une précédente sentence préjudicielle, ce qui seul importe ici au moment d'établir s'il existe une éventuelle contrariété avec l'ordre public procédural. Sous couvert d'une prétendue violation du principe de l'autorité de la chose jugée, le recourant se contente en réalité de critiquer les motifs qui sous-tendent la décision du Tribunal arbitral de ne pas reconsidérer sa compétence, sans pourtant remettre en cause le principe même de la compétence du Tribunal arbitral, puisqu'il ne soulève à aucun moment le grief d'incompétence. En l'espèce, les arbitres ont considéré qu'ils étaient liés par la sentence sur compétence qu'ils avaient rendue préalablement. Dans ces conditions, on ne saurait leur reprocher d'avoir rendu une sentence incompatible avec l'ordre public procédural, quels que soient les motifs qui sous-tendent cette décision. Pour le reste, en tant qu'il reproche aux arbitres d'avoir considéré qu'ils devaient examiner leur compétence au moment de l'introduction de la procédure arbitrale et non au moment du prononcé de la sentence, le recourant formule un grief qui ne relève pas du principe de l'autorité de la chose jugée, mais qui se rapporte à la compétence du Tribunal arbitral. Or, l'intéressé ne soulève pas le grief d'incompétence dans son mémoire de recours. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner cette question.