Citation: 6B_588/2015 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le recourant et B.________ en étaient venus aux mains, sans que les témoignages versés au dossier ne permettent de déterminer lequel avait initié l'altercation, même si des indices faisaient plutôt pencher la balance du côté du recourant. Le déroulement de la bagarre ne permettait pas d'exonérer le recourant de toute responsabilité dans l'escalade de la violence, ne serait-ce que par la simulation d'une gifle qui avait pu légitimement faire réagir l'intimé en face d'un danger potentiel pour le bébé que sa compagne tenait dans les bras. Si B.________ s'était comporté de manière inadmissible - il avait d'ailleurs été condamné à ce titre - le recourant n'avait pas été en reste. Il s'en était suivi des coups de part et d'autre, sans que le récit qu'en avaient fait les personnes présentes ne permette de conclure à un état de nécessité ou d'actes relevant de la légitime défense. Il n'était à cet égard pas établi que B.________ avait attaqué en premier, vu l'état colérique du recourant. Le recourant allègue que, sur la base du dossier, il ne pouvait raisonnablement être tenu pour responsable de l'agression subie le 19 février 2011 puisque, de l'aveu même des juges d'appel, il existait des doutes sérieux sur le début de l'altercation et son initiateur. Ce faisant, le recourant critique l'appréciation des preuves de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait insoutenable. Or, sur la base des faits retenus dans l'arrêt attaqué - et au demeurant non contestés par le recourant - on ne voit pas que les juges cantonaux auraient violé le droit fédéral en niant un état de nécessité ou de légitime défense. Le recourant ne se trouvait pas en état de légitime défense préalablement à l'altercation, ni au moment de celle-ci, chacun des protagonistes étant alors à la fois attaqué et attaquant (cf. arrêt 6B_325/2012 du 27 août 2012 consid. 1.5).