Citation: I 758/04 08.11.2005 E. A

S.________, né en 1950, travaillait comme ouvrier pour le compte de l'entreprise X.________ SA. Dès le 24 février 1998, le prénommé s'est retrouvé en incapacité de travail totale en raison d'un épuisement somatique global avec troubles vitaminiques massifs. Le 2 septembre 1998, il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de la cause, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a requis l'avis de la doctoresse V.________, médecin-traitant de l'assuré (rapport du 13 janvier 1999) et fait verser au dossier deux rapports d'expertise établis à l'intention de la Caisse-maladie suisse pour les industries du bois et du bâtiment et branches annexes (CMBB), assureur perte de gain en cas de maladie. Selon les docteurs F.________, spécialiste en médecine interne, endocrinologie et diabétologie (rapport du 27 mai 1999), et M.________, spécialiste en psychiatrie (rapport du 8 octobre 1999), l'assuré disposait d'une capacité de travail entière et était apte à reprendre une activité lucrative. Dans un projet de décision du 20 janvier 2000, l'office AI a informé l'assuré qu'il entendait rejeter la demande de prestations. S.________ a alors produit un rapport d'expertise du docteur O.________, spécialiste en neurologie. Selon ce médecin, l'assuré souffrait d'un syndrome douloureux chronique de type fibromyalgique, de troubles de l'adaptation et de troubles fonctionnels à l'examen somatique; la capacité résiduelle de travail s'élevait à 50 % (rapport du 2 août 2000). Par décision du 2 novembre 2000, l'office AI a rejeté la demande de prestations, motif pris que l'assuré ne présentait aucune atteinte à la santé qui pouvait justifier une incapacité de travail.