Citation: 4A_329/2023 E. 6.2

6.2. Le cadre étant ainsi posé, il s'agit d'examiner le grief d'arbitraire que la recourante élève contre l'interprétation subjective à laquelle la cour cantonale s'est livrée, celle-ci ayant conclu que les volontés subjectives des parties divergeaient. De l'avis de la recourante, la défenderesse ne souhaitait pas que tous les droits et obligations résultant du contrat d'entreprise passent aux nouveaux acquéreurs, mais uniquement ceux nés après le transfert. Elle soutient donc que la volonté interne de la défenderesse correspondrait à la sienne. Cela étant, ceci ne saute pas aux yeux. Le protocole d'accord du 15 mars 2018 spécifiait que les nouveaux acquéreurs devenaient, dès la signature de l'acte de vente, le nouveau maître de l'ouvrage, la demanderesse ne pouvant plus prétendre à aucun droit sur le contrat d'entreprise à l'encontre de la défenderesse. Et quoi qu'en dise la recourante, le courriel du 28 mars 2018 peut s'interpréter de deux manières; la cour cantonale a livré les réflexions que cet écrit lui inspirait dans l'arrêt attaqué et celles-ci ne sont pas dépourvues de sens. Quant à l'acte de vente passé entre la demanderesse et les nouveaux acquéreurs, il ne reflète pas la volonté interne de la défenderesse. L'on ne décèle dès lors pas l'arbitraire dont la recourante se prévaut.