Citation: 9C_631/2013 E. 4.3

4.3. Au consid. 4c du jugement entrepris, les premiers juges ont constaté que la doctoresse L.________ et les docteurs M.________ et O.________ avaient pris en compte les événements intervenus dans la vie sociale, familiale et professionnelle de l'intimé, notamment les idées de grandeurs manifestées, les dépenses inconsidérées, le climat conflictuel dans lequel il avait quitté son dernier emploi et la pression exercée par l'employeur quant à la formation de son successeur, et que de l'avis de ces médecins ces faits étaient révélateurs du processus de décompensation de la maladie. Ils ont constaté également que le docteur H.________, bien qu'il se soit montré le plus prudent dans l'analyse du processus de la décompensation psychique de l'assuré, avait tout de même retenu qu'elle avait vraisemblablement débuté avant le 1 er juin 2005. La recourante tente de remettre en cause ces constatations, au motif qu'à la différence du docteur H.________, qui seul a vu l'intimé pendant la période où il était affilié à la caisse de retraite et n'a pas détecté de décompensation en novembre 2004 ni en mai 2005, la doctoresse L.________ l'a vu en consultation pour la première fois le 5 juillet 2005. Elle allègue que l'évaluation par la doctoresse L.________ de la capacité de travail de l'intimé sur le plan psychique est dès lors insoutenable en ce qui concerne la période antérieure à cette date-ci. Il s'agit là d'une critique purement appellatoire du résultat univoque de l'administration des preuves en ce qui concerne le point de savoir si de l'avis des médecins interpellés par les premiers juges la maladie de l'intimé avait eu des effets sur son rendement au travail avant le 1 er juin 2005, critique sur laquelle il n'y a pas lieu d'entrer en matière (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356; 136 II 101 consid. 3 p. 104 s.).