Citation: 1P.210/2006 08.06.2006 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours de droit public dont il est saisi (ATF 131 I 153 consid. 1 p. 156 et les arrêts cités). 2.1 Seul le recours de droit public est ouvert contre l'arrêt attaqué qui annule un permis de construire en zone à bâtir, dans la mesure où les recourants se plaignent exclusivement d'une application arbitraire de règles communales et cantonales de police des constructions et d'une violation de leur droit à une décision motivée garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, un tel recours n'est en principe recevable qu'à l'encontre des décisions finales prises en dernière instance cantonale. Selon l'art. 87 OJ, il l'est contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément. Ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement (al. 1). Le recours de droit public est recevable contre d'autres décisions préjudicielles et incidentes prises séparément s'il peut en résulter un préjudice irréparable (al. 2); lorsque le recours de droit public n'est pas recevable selon l'alinéa 2 ou qu'il n'a pas été utilisé, les décisions préjudicielles et incidentes peuvent être attaquées avec la décision finale (al. 3). 2.2 Par l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif a admis le recours des époux A.________ et annulé la décision de la Municipalité de Belmont-sur-Lausanne du 13 juillet 2005 qui accordait le permis de construire à l'intimée. On peut hésiter sur la qualification à donner à cette décision, qui ne renvoie pas la cause à l'autorité communale pour nouvelle décision alors que celle-ci reste formellement saisie d'une demande de permis de construire sur laquelle elle doit en principe statuer. Peu importe en définitive, car le recours doit être déclaré irrecevable en tout état de cause.