Citation: I 447/03 12.11.2003 E. 3

3.1 Selon l'art. 28 al. 2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. Sont déterminants pour la comparaison des revenus les rapports existant au moment du début du droit à la rente, ainsi que les modifications éventuelles survenues jusqu'au moment de la décision qui ont des conséquences sur le droit à la rente (ATF 128 V 174; cf. aussi arrêt G. du 22 août 2002 [I 440/01] et L. du 18 octobre 2002 [I 761/01]), soit en l'occurrence le 1er mai 1999. 3.2 Le revenu sans invalidité doit être déterminé aussi concrètement que possible, de sorte qu'il se déduit en principe du salaire réalisé en dernier lieu par l'assuré, avant son invalidité (Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], p. 205). En l'espèce, le recourant a travaillé en qualité de manoeuvre pour une entreprise de gainage jusqu'en mai 1998. Son salaire horaire, pour une activité exercée à raison de 42,5 heures par semaine, en 1998, était de 22 fr., treizième salaire inclus. Compte tenu d'une indexation de 0,3 % (évolution des salaires nominaux entre 1998 et 1999, in : La Vie économique, 12-2001, tableau B 10.2, p. 81), le revenu sans invalidité à prendre en considération se monte à 48'765 fr. 85. 3.3 L'intimé a fixé le revenu d'invalide à 38'661 fr. 45. Il s'est référé, d'une part, au salaire auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur de l'industrie du cuir et de la chaussure, de 45'348 fr. (Enquête suisse sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique 1998, TA 1) et a procédé, d'autre part, à une réduction de ce montant de 15 %, pour tenir compte de l'âge et des limitations du recourant. La comparaison des revenus aboutit à une invalidité de 21 % ([48'765,85 - 38'661,45] x 100 : 48'765,85 = 20,72). C'est à juste titre que l'intimé et les premiers juges se sont référés aux salaires statistiques, le recourant n'ayant plus exercé d'activité lucrative depuis le 29 mai 1998. Conformément à la jurisprudence, cependant, il y a lieu de tenir compte de l'ensemble des secteurs de la production et des services et de ne pas se limiter aux données statistiques d'un seul secteur économique (ATF 126 V 81 consid. 7a). Toutefois, en l'espèce, même en se basant sur l'ensemble des données, le revenu d'invalide après déduction (ATF 126 V 79 consid. 5b/aa-cc; VSI 2002 p. 70 consid. 4b et 5) apparaît supérieur à celui retenu par l'intimé et est sans effet sur l'issue du recours. Le recours se révèle ainsi mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: