Citation: 4P.250/2000 10.01.2001 E. 1

1.- a) Dans sa correspondance, la SI Maison Royale S.A. en liquidation évoque un jugement de faillite rendu à son encontre, mais ajoute qu'elle va faire appel de cette décision et qu'elle a déposé auprès de l'office des faillites le montant en poursuite. Le Tribunal fédéral ne dispose donc pas d'éléments suffisants pour constater qu'elle serait actuellement en état de faillite, de sorte qu'il n'y a pas lieu de suspendre l'examen du recours de droit public (cf. art. 207 LP; ATF 100 Ia 300 consid. 1 et 2). b) Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). La décision attaquée, fondée sur la procédure cantonale, revêt un caractère final et n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan fédéral ou cantonal, de sorte que la règle de la subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). La SI Maison Royale S.A. en liquidation est personnellement touchée par la décision attaquée, puisque celle-ci a pour effet d'exclure la révision d'une procédure qui a conduit à sa condamnation à paiement; elle a donc un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé (protection du patrimoine) à ce que cette décision n'ait pas été prise en violation de ses droits constitutionnels. En conséquence, elle a qualité pour recourir (art. 88 OJ). Dès lors qu'il faut de toute manière, sur le recours de la SI Maison Royale S.A. en liquidation, examiner l'ensemble des griefs soulevés en commun par les recourants, il est vain - vu l'issue du recours - de se demander si les propriétaires par étages ont également qualité pour recourir. c) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b et les références; cf. également ATF 110 Ia 1 consid. 2a).