Citation: 2D_23/2022 E. 5.1

5.1. Selon la jurisprudence ni la CDE ni l'art. 11 Cst. ne confèrent pas de droits à la délivrance d'une autorisation de séjour (s'agissant de l'art. 11 Cst. cf. ATF 144 II 1 consid. 5; 126 II 377 consid. 5; s'agissant de l'art. 3 CDE, cf. ATF 144 I 91 consid. 5.1). Il convient de souligner à cet égard que la famille n'est venue en Suisse qu'en 2017 pour le père et qu'en 2018 pour la mère et les enfants. A cela s'ajoute que ceux-ci ont fait l'objet d'une décision de renvoi en 2019 déjà, que ni les parents ni les enfants n'ont séjourné légalement en Suisse et qu'en un délai si bref, ils ne peuvent se prévaloir d'une forte intégration, acquise en marge de la légalité (arrêt 2D_46/2019 du 14 janvier 2020 consid. 3.4). Il s'ensuit qu'ils ne peuvent pas tirer avantage du droit à la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 91 consid. 5.2; arrêt 2D_1/2022 du 13 janvier 2022 consid. 5). Par conséquent, les recourants n'ont pas une position juridique protégée leur conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (ATF 147 I 89 consid. 1.2.2 et références).