Citation: 5A_721/2024 E. 4.1.1

4.1.1. S'agissant des troubles affectant son état de santé, la cour cantonale a retenu que la personne concernée, âgée de 89 ans, avait des difficultés à se déplacer (besoin d'un déambulateur) et qu'elle ne se douchait plus dès lors qu'elle ne parvenait plus à descendre les escaliers pour accéder à la salle de bain. Elle a ajouté qu'il ressortait du dossier de l'APEA que l'intéressée opposait une réticence importante au bon suivi des mesures thérapeutiques mises en place par les médecins, en sorte que ceux-ci l'avaient alertée. Une demande de soins à domicile n'avait semble-t-il pas été concrétisée. En outre, les enfants de la personne concernée n'étaient pas d'accord sur la nécessité de suivi médical et avaient des conceptions différentes s'agissant des soins à domicile. S'agissant de la capacité de discernement de l'intéressée, la cour cantonale a indiqué qu'il était vrai que l'avis, positif, de la Dre G.________ s'opposait à celui, négatif, du Dr B.________, étant toutefois relevé que ce dernier la suivait depuis un certain temps, alors que la Dre G.________ s'était exprimée après sa première consultation; cela étant, seul le Dr B.________ se prononçait sur le fait que la personne concernée avait besoin d'aide au niveau de la gestion et des aspects médicaux, confirmant son signalement du 29 janvier 2024 à l'APEA. Elle a encore ajouté que son attestation médicale du 10 avril 2024 et la note de l'entretien téléphonique du 9 février 2024 entre ce médecin et l'APEA n'apparaissaient pas contradictoires, dès lors que celui-ci avait uniquement relevé dans un premier temps qu'il "pensait" que sa patiente avait sa capacité de discernement, sans autre examen de la situation.