Citation: 8C_31/2020 E. 5.1

5.1. Les premiers juges ont retenu que la requérante s'était certes présentée une première fois au CAS le 18 mai 2018. Toutefois, il découlait de la LIASI et du fait que l'aide sociale était destinée à faire face aux besoins vitaux immédiats que les prestations financières étaient versées au début du mois pour assurer la subsistance du mois en cours ou éventuellement à la fin du mois précédent pour le mois à venir. Par conséquent, l'évaluation du droit aux prestations devait tenir compte des ressources de la recourante disponibles en avril 2018. Or il n'était pas contesté que cette dernière avait reçu, à titre de salaire, un montant de 5'693 fr. 05 le 19 avril 2018 pour un travail effectué pendant la période du 19 mars au 27 avril 2018. Ce revenu, qui devait lui permettre de vivre durant le mois de mai 2018, devait donc être pris en considération dans le calcul des prestations du mois de mai 2018. Ainsi, même en déduisant la franchise de 350 fr., il apparaissait que la recourante dépassait les barèmes de l'aide sociale et ne remplissait donc pas les conditions d'octroi d'une aide financière pendant le mois de mai 2018.