Citation: 6B_38/2023 E. 1

A juste titre, le recourant ne fait pas grief à la cour cantonale d'avoir violé le principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi (sur la portée de ce principe, qui découle du droit fédéral non écrit: cf. parmi d'autres, arrêt 6B_1329/2022 du 3 mars 2023 consid. 2.1 et les références citées). En effet, à teneur des considérants de l'arrêt 6B_61/2015 du 14 mars 2016, précédemment rendu dans la présente cause, la cour cantonale n'était en l'occurrence pas liée par l'état de fait déduit de son premier arrêt, le Tribunal fédéral lui ayant alors renvoyé la cause pour qu'elle complète cet état de fait, après la mise en oeuvre de nouvelles mesures d'instruction, notamment en lien avec le sort réservé par le recourant aux sommes qu'il avait prétendument détournées et avec l'existence éventuelle d'une comptabilité parallèle concernant des employés des sociétés C.________ et D.________, qui auraient exercé leurs activités au noir (cf. en particulier arrêt 6B_61/2015 précité consid. 4.3.3). Cela étant relevé, rien n'excluait qu'ensuite de ce complément d'instruction, la cour cantonale parvînt une nouvelle fois à la conclusion que le recourant devait être reconnu coupable d'abus de confiance en raison des actes commis au préjudice des sociétés précitées.