Citation: 8C_611/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a définitivement tranché le litige en lien avec la première rechute, dès lors qu'elle a rejeté le recours de l'intimé en tant qu'il portait sur la période comprise entre le 1 er novembre 2019 et le 31 juillet 2020, confirmant ainsi la décision sur opposition du 20 août 2021. Cette partie de l'arrêt cantonal revêt donc les caractéristiques d'une décision finale, contre laquelle un recours est recevable, au sens de l'art. 91 LTF (cf. ATF 135 III 212 consid. 1.2.1). En revanche, en tant qu'il renvoie la cause à la recourante pour qu'elle reprenne le versement de l'indemnité journalière à compter du 1 er août 2020 du fait de la seconde rechute et qu'elle procède à un nouvel examen du droit aux prestations à partir de cette date puis rende une nouvelle décision, l'arrêt entrepris constitue une décision incidente car il ne met pas fin à la procédure (cf. ATF 140 V 282 consid. 2; 138 I 143 consid. 1.2). Dès lors que cette partie de l'arrêt cantonal contient une injonction d'ordre matériel - imposant à la recourante le versement de l'indemnité journalière dès le 1 er août 2020 -, le renvoi de la cause à la recourante est, à la lecture du dispositif de l'arrêt attaqué, susceptible de lui causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (cf. ATF 140 V 282 consid. 4.2; arrêt 8C_493/2022 du 8 mars 2023 consid. 1.3 et les arrêts cités). La voie du recours en matière de droit public contre l'arrêt du 10 septembre 2022 est donc ouverte.