Citation: 9C_804/2014 E. A

A.________, née en 1962, sans formation professionnelle, a travaillé en dernier lieu en qualité de serveuse-vendeuse dans une boulangerie/tea-room, à raison de 15 heures par semaine pour un salaire horaire de 18 fr. 50, du 1 er mars 2009 au 31 mars 2011, jour où l'employeur a cessé l'exploitation de son entreprise (questionnaire pour l'employeur du 22 février 2011). Le 11 février 2011, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, invoquant des problèmes psychiques et des difficultés scolaires depuis l'enfance. Dans un rapport du 6 janvier 2012, le docteur B.________, psychiatre traitant, a fait état d'une capacité de travail de 50 % au plus dans l'activité exercée, dès que sa patiente serait mieux adaptée à son nouvel appartement, le rendement n'excédant pas 50 %. A la lumière de cet avis, le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, médecin au SMR, a demandé la mise en oeuvre de tests neuropsychologiques et de QI (quotient intellectuel), avec détermination de leur incidence sur la capacité de travail de l'assurée dans une activité simple et répétitive. Dans son rapport du 29 juin 2012, Mme D.________, psychologue spécialisée en neuropsychologie, a estimé que l'assurée était capable, d'un point de vue strictement neuropsychologique, de travailler toute la journée avec une baisse de rendement de 30 % (à évaluer de préférence en situation) dans une activité simple et répétitive qui tienne compte des limitations suivantes: éviter les tâches nécessitant de bonnes connaissances langagières orales ou écrites, donner des consignes au moyen de phrases courtes et simples, prendre le temps d'expliquer les instructions écrites, ne pas demander de prendre des notes, éviter les dessins et schémas complexes, éviter les situations de doubles-tâches, les situations d'interférence, les tâches à effectuer sous contrainte temporelle, éviter les activités sollicitant ses capacités d'organisation, de prise d'initiative et d'auto-contrôle. Elle a précisé qu'il était probable qu'il fallût prévoir du temps supplémentaire jusqu'à ce que la routine se mît en place, mais qu'une fois les automatismes acquis, la baisse de rendement devait être moins importante. le docteur C.________, dans un rapport du 5 décembre 2012, n'a retenu aucun diagnostic avec répercussion durable sur la capacité de travail; en ce qui concerne les diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail, elle a fait état de dysthymie en rémission, de retard mental léger, d'agoraphobie légère, et de claustrophobie légère existant depuis l'enfance. Elle a attesté que la capacité de travail exigible s'élevait à 100 % aussi bien dans l'activité habituelle que dans une activité adaptée. L'office AI a fixé le revenu sans invalidité à 41'090 fr. pour l'année 2012, en extrapolant les données ressortant du questionnaire pour l'employeur du 22 février 2011. Le revenu d'invalide a été arrêté à 35'964 fr. en fonction des statistiques salariales de l'Office fédéral de la statistique, compte tenu d'une baisse de rendement de 30 % et d'une réduction supplémentaire de 5 % en raison de l'âge. Le taux d'invalidité s'est ainsi élevé à 12 % (feuille de calcul du salaire exigible du 17 octobre 2012). Par décision du 11 juillet 2013, l'office AI a rejeté la demande de prestations (reclassement et rente).