Citation: 9C_704/2024 E. 2.2

2.2. L'arrêt attaqué suscite des questions. Il apparaît effectivement que le tribunal cantonal s'est appuyé sur des suppositions pour nier l'intérêt de la fondation intimée à recourir. D'une part, il a uniquement suggéré, et non constaté, que la situation médicale était identique au moment de l'octroi de la rente en 2004 jusqu'à sa suppression en 2014 et au moment de l'octroi de la rente en 2017. Ainsi, il a laissé entendre que le lien de connexité matérielle était donné. D'autre part, il a constaté - de manière catégorique - que le lien de connexité temporelle avait été interrompu dans la mesure où le recourant avait recouvré une certaine capacité de travail (qu'on peut supposer être de 100 % avec baisse de rendement de 30 % du point de vue rhumatologique et de 10 % du point de vue psychiatrique au regard aux faits établis) de 2014 à 2017. Il n'a toutefois procédé à aucune analyse des pièces médicales permettant de retenir au degré de vraisemblance exigé en matière d'assurances sociales (à cet égard, cf. ATF 126 V 353 consid. 5b) que le recourant avait bel et bien recouvré une capacité de travail déterminante sous l'angle du droit de la prévoyance professionnelle, à savoir une capacité de travail de plus de 80 % durant plus de trois mois (cf. ATF 144 V 58). Au contraire, en constatant, très succinctement, que les mesures de réadaptation réalisées dès 2014 avaient échoué pour des raisons médicales, le tribunal cantonal laisse supposer que l'état de santé de l'assuré n'a jamais évolué et que sa capacité résiduelle de travail (d'au plus 60 à 70 % selon qu'on cumule, ou pas, les baisses de rendement d'ordre rhumatologique et psychiatrique) n'a jamais dépassé le seuil de plus 80 % nécessaire pour justifier une interruption du lien de connexité temporelle.