Citation: 8C_452/2020 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche enfin à la Chambre des assurances sociales d'avoir violé son droit à un tribunal établi par la loi (art. 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH). Il invoque à cet égard l'art. 133 al. 2 de la loi cantonale genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ/GE; RS/GE E 2 05), qui dispose que lorsqu'elle entend se prononcer sur une question de principe ou modifier la jurisprudence, la chambre des assurances sociales siège dans la composition de cinq juges et deux juges assesseurs, et non dans sa composition ordinaire d'un juge et deux juges assesseurs (cf. art. 133 al. 1 LOJ/GE). Il soutient qu'en considérant que la désignation consensuelle d'un expert ne constituait pas un droit pouvant être déduit en justice, la cour cantonale aurait modifié sa jurisprudence antérieure, selon laquelle le droit de l'assuré à une tentative de désignation consensuelle de l'expert, consacré par les ATF 137 V 210 et 138 V 318, était un droit justiciable. Il se réfère à quatre arrêts de la Chambre des assurances sociales, tous rendus en matière d'assurance-accidents (ATAS/1138/2017 du 13 décembre 2017; ATAS/1109/2019 du 27 novembre 2019; ATAS/178/2020 du 4 mars 2020; ATAS/362/2020 du 7 mai 2020).