Citation: 6B_377/2013 E. 1.2.3

1.2.3. Se fondant sur son droit d'être entendu, le recourant exige une nouvelle expertise, qui tienne compte de son trouble érectile. Au préalable, il convient de rappeler que le Code pénal n'exige pas d'expertise en cas de prolongation de la mesure thérapeutique institutionnelle (cf. consid. 1.1 ci-dessus). Si une expertise a été ordonnée, le juge doit s'en écarter et le cas échéant en ordonner une nouvelle lorsque des circonstances ou des indices importants et bien établis en ébranlent sérieusement la crédibilité. Il n'est pas nécessaire que l'expertise soit établie dans le cadre de la procédure en cours; une expertise ancienne est suffisante lorsqu'elle appréhende tous les aspects nécessaires et n'a rien perdu de son actualité (ATF 134 IV 246 consid. 4.3; 128 IV 241 consid. 3.4 p. 247 s.). En l'espèce, l'expert a constaté que le risque de récidive était important, compte tenu de l'état mental du recourant, en particulier de son incapacité à s'adapter à un environnement qui n'était pas clairement structuré. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'existence de troubles érectiles n'est pas décisive pour apprécier le risque de récidive. A supposer qu'ils existent, ceux-ci ne sont qu'un aspect de la problématique du recourant et ne sauraient être, à eux seuls, déterminants pour le risque de récidive. La crédibilité de l'expertise n'est ainsi pas ébranlée du fait qu'elle ne tient pas compte des éventuels troubles érectiles et il n'y a donc pas lieu d'en ordonner une autre. Le grief soulevé doit être rejeté.