Citation: 4A_94/2021 E. 4.1.2

4.1.2. Les recourants font encore valoir que les locataires ne s'en seraient pas plaintes avant la saisine de la Commission de salubrité fin 2017. C'est méconnaître les faits établis par la cour cantonale. Celle-ci a constaté que, la problématique de l'humidité s'aggravant, la demanderesse a dû, dès 2014, refaire régulièrement la peinture des murs touchés par la moisissure avec un produit spécial, la fréquence de ces retouches augmentant avec le temps et qu'elle s'est alors plainte de la situation à plusieurs reprises auprès du bailleur. Il ressort par ailleurs du jugement cantonal que, en fin d'année 2016, à l'occasion d'une visite des locaux par le bailleur, la locataire lui a fait constater l'odeur de moisi et lui a montré les endroits touchés par l'humidité, la mauvaise isolation et les traces de moisissures; elle l'a également avisé du fait qu'elle avait mis en place plusieurs déshumidificateurs qui devaient être régulièrement vidés. Les recourants s'engagent dans une rediscussion des éléments de preuve, dont l'énumération serait aussi fastidieuse qu'inutile, sans parvenir à démontrer l'inanité de ces constatations. Que deux des témoins entendus aient été des proches des locataires ne justifie pas nécessairement de n'accorder aucun crédit à leurs déclarations. La cour cantonale s'en est expliquée (consid. 3.4 in initio), sans que les bailleurs ne prêtent cas à leurs considérations pourtant très convaincantes.