Citation: 2P.185/2002 13.01.2003 E. 1

Le Tribunal examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179, 46 consid. 1 p. 48; 128 II 66 consid. 1 p. 67, 56 consid. 1 p. 58). 1.1 Depuis l'entrée en vigueur, le 1er juin 2002, de la loi fédérale sur la libre circulation des avocats du 23 juin 2000 (LLCA; RS 935.61) les sanctions disciplinaires à l'égard des avocats peuvent désormais faire l'objet d'un recours de droit administratif, sans égard au fait que le droit cantonal a été appliqué conjointement (arrêt 2A.418/2002 du 4 décembre 2002 en la cause B., non publié). Cette voie de droit n'est cependant pas ouverte en l'espèce, dans la mesure où la décision attaquée a été rendue avant l'entrée en vigueur de la loi fédérale. Il s'ensuit que seule la voie subsidiaire du recours de droit public est ouverte au recourant. 1.2 Interpellé au sujet de sa compétence à statuer sur les sanctions disciplinaires de la Chambre de surveillance des avocats en vertu de l'art. 37 al. 3 de la loi valaisanne sur la profession d'avocat et l'assistance judiciaire du 29 janvier 1988 (en abrégé: LPAv), le Tribunal cantonal a confirmé qu'il interprétait cette disposition de façon restrictive et qu'il n'entrait pas en matière sur les recours concernant une décision d'acquittement ou de refus de donner suite à une dénonciation, de même que les recours concernant les frais et dépens. La décision attaquée a donc bien été rendue en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). 1.3 Selon l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44). Sont des intérêts personnels et juridiquement protégés ceux qui découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle spécifique pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85 et les arrêts cités).