Citation: 6B_144/2010 15.03.2010 E. 1

2.1 Ce moyen revient en réalité à se plaindre d'un déni de justice formel (sur cette notion, cf. ATF 135 I 6 consid. 2.1 p. 9; 134 I 229 consid. 2.3 p. 232). 2.2 Le recourant reproche d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas examiné le grief qu'il faisait à la Cour d'assises d'avoir méconnu des déclarations de Y.________ le mettant hors de cause quant aux actes préparatoires d'autres brigandages et celui qu'il lui adressait de n'avoir pas tenu compte d'incohérences contenues dans les déclarations de Y.________ quant aux rencontres préparatoires au brigandage litigieux. Ces critiques sont infondées. La cour cantonale s'est prononcée, dans le cadre du considérant 5 de son arrêt, sur la crédibilité à accorder aux déclarations de Y.________ quant à l'implication du recourant, quand bien même elle n'a pas discuté chacun des arguments avancés par ce dernier. 2.3 Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir omis de statuer sur le grief qu'il faisait à la Cour d'assises d'avoir vu un indice dans le fait qu'il a arrêté le fourgon à l'endroit où il l'a fait. Il est vrai que la cour cantonale ne s'est pas expressément prononcée sur le grief ainsi formulé. Le fait litigieux avait toutefois été considéré comme un indice par les premiers juges à raison de l'absence d'une situation d'urgence qui eût pu le justifier. En niant qu'une telle situation ait réellement existé, la cour cantonale a par-là même admis que le recourant n'avait pas de motif d'arrêter le fourgon là où il l'a fait et, partant, qu'il n'était pas arbitraire de voir dans le fait litigieux un indice de son implication dans le brigandage. Bien qu'implicitement, elle s'est donc prononcée sur le reproche en question. Sur ce point également, le grief de déni de justice formel est par conséquent infondé.