Citation: 5A_132/2025 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le premier juge devait prononcer la faillite sans poursuite préalable requise par l'intimée, les conditions de l'art. 190 al. 1 ch. 1 LP étant réalisées. En effet, la requérante avait produit l'ensemble de ses recherches d'adresse de la débitrice, qui étaient restées infructueuses. Elle avait abordé le Contrôle des habitants de la Commune de C.________ (FR), le Secrétariat d'État aux migrations, la Poste, fait des recherches sur internet, et produit l'information de l'Office des poursuites de la Sarine qui n'avait pas été en mesure de notifier un commandement de payer car la débitrice était partie sans laisser d'adresse, étant en déplacement en Asie pour une durée indéterminée. Il ressortait de ces pièces que la débitrice n'avait pas de résidence connue. Dans son recours, celle-ci ne tentait même pas d'établir sa résidence, que ce soit en Suisse ou à l'étranger. Elle reconnaissait qu'elle " a[vait] dû beaucoup périgriner (sic) ". Elle alléguait que son adresse électronique et son numéro de téléphone portable n'avaient pas changé depuis 20 ans et qu'elle aurait pu être informée sans problèmes des poursuites introduites par la créancière. Cela ne suffisait toutefois pas à établir une résidence. D'ailleurs, elle n'indiquait aucune adresse dans son recours, se contentant de donner son adresse électronique et son numéro de téléphone portable, ainsi que de mentionner " D.________ (Fribourg) /E.________ (Espagne) " au début de son écriture.