Citation: 9C_397/2007 14.05.2008 E. A

D.________, née le 17 décembre 1950, a exercé divers emplois. Entre octobre 1986 et avril 1991, elle a exploité un salon d'esthétique. Le 28 avril 2003, D.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant des mesures d'ordre professionnel. Dans un questionnaire complémentaire du 26 mai 2003, elle a répondu que si elle était en bonne santé, elle travaillerait à l'extérieur en plus de la tenue du ménage, dans une activité ayant trait aux soins apportés aux ongles et au taux de 80 %, par nécessité financière. Dans un rapport médical du 2 juin 2003, le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assurée depuis 1989, a posé le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail d'obésité morbide, en indiquant que l'obésité était particulièrement sévère depuis janvier 2002. Celle-ci était si importante que la patiente ne pouvait plus se déplacer hors de son domicile et que l'on était dans un contexte de véritable obésité maligne. Dans ces conditions, la capacité de travail n'était plus exigible durant l'année 2002. A ce jour, l'évolution pouvait être considérée comme favorable puisqu'une gastroplastie pratiquée au Centre hospitalier X.________ avait entraîné une perte pondérale consolidée, et la patiente ne pesait que 128 kilos, ce qui représentait une perte pondérale d'environ 60 kilos en six mois. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a procédé à une enquête économique sur le ménage. Selon les résultats de cette enquête, consignés dans un rapport du 3 mars 2004, D.________ présentait dans l'accomplissement des travaux ménagers un empêchement de 54.9 %. Dans un rapport médical du 24 mai 2004, le docteur B.________, chirurgien orthopédiste et médecin traitant de l'assurée depuis le 23 septembre 2003, a posé le diagnostic sans répercussion sur la capacité de travail de gonarthrose tri-compartimentale bilatérale avancée. Actuellement, la capacité de travail était complète. Elle pourrait être limitée si les douleurs venaient à augmenter. Dans ce cas-là, un traitement intensif en physiothérapie pourrait améliorer les choses. A moyen terme, il faudrait envisager des prothèses totales des deux genoux. Des mesures professionnelles n'étaient pas indiquées pour le moment. Dans un document du 26 mai 2004, le docteur R.________ a informé l'office AI que la situation de l'état de santé de sa patiente s'était nettement améliorée, mais qu'une limitation de nature orthopédique était survenue entre-temps, par l'apparition d'une gonarthrose bilatérale qui limitait le périmètre de marche et la station debout. Par décision du 12 juillet 2004, l'office AI a rejeté la demande, au motif que D.________ présentait un degré d'invalidité global de 11 % (soit aucune invalidité en ce qui concerne la part de 80 % consacrée à une activité lucrative et une invalidité de 11 % en ce qui concerne la part de 20 % consacrée aux travaux habituels dans le ménage), taux qui ne donnait pas droit à une rente. Le 16 septembre 2004, D.________ a formé opposition contre cette décision. Par décision du 11 mai 2005, l'office AI a rejeté l'opposition.