Citation: 5A_952/2023 E. 3.2.2

3.2.2. La procédure de plainte LP est une procédure spéciale, qui suit les dispositions de l'art. 20a al. 2 LP et, pour le reste, des règles cantonales (art. 20a al. 3 LP), soit, dans le canton de Fribourg, l'art. 9 LALP, ainsi que les dispositions du CPJA (par renvoi de l'art. 9 al. 1 LALP). Une plainte valablement motivée doit être déposée dans le délai légal (art. 17 al. 2 LP), une écriture complémentaire après l'expiration du délai de plainte ne pouvant plus être prise en considération (ATF 126 III 30 consid. 1b). En vertu du droit fédéral, la plainte doit énoncer des moyens, sous peine d'irrecevabilité (arrêt 5A_237/2012 du 10 septembre 2012 consid. 2.2 et les références), ce que le droit fribourgeois ne fait que rappeler (art. 7 al. 1 LALP et 81 al. 1 CPJA). Même sommaire, la motivation doit comporter une critique intelligible et explicite de la décision attaquée, qui doit être identifiable (ERARD, in Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n° 32 s. ad art. 17 LP). En l'occurrence, il n'est pas contesté que la plainte du 8 novembre 2023 ne comportait aucun moyen et qu'elle ne remplissait donc pas les conditions formelles imposées par la loi. On ne voit dès lors pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé le droit fédéral en la déclarant d'emblée irrecevable, s'agissant d'un vice qui n'est pas réparable au sens de l'art. 32 al. 4 LP (cf. ATF 126 III 30 consid. 1b). Cela étant, la recourante se borne à affirmer péremptoirement que l'autorité cantonale était néanmoins tenue de l'inviter à compléter sa plainte, sans toutefois soulever un quelconque grief d'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2.1) dans l'application de l'art. 7 al. 2 LALP, qui prévoit que l'autorité de surveillance fixe un délai au plaignant pour rectifier certains vices de forme.