Citation: 6B_822/2014 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce que laisse entendre le recourant, l'expertise ne conclut pas au cumul de deux troubles mentaux de gravité moyenne, mais à l'existence d'un trouble délirant (CIM 10; F22.0) mêlant des aspects de type persécutoire et de jalousie délirante (syndrome d'Othello). Cette atteinte est certes d'intensité moyenne mais selon l'expert, la responsabilité du recourant au moment des faits n'était que faiblement restreinte, élément que la cour cantonale n'a pas méconnu au moment de fixer la peine (jugement entrepris, consid. 3.3 p. 25/33). La cour cantonale n'a pas ignoré non plus l'absence d'antécédents du recourant, mais a accordé à cet élément l'importance qui lui revient d'ordinaire au stade de la fixation de la peine, sans que le recourant démontre d'une quelconque manière que des circonstances exceptionnelles imposeraient en l'espèce une autre solution (ATF 136 IV 1). Le recourant, qui n'a ni admis facilement les faits ni contribué d'une quelconque manière à leur élucidation, ne peut rien déduire en sa faveur de son comportement en cours d'instruction. Quant à la situation familiale du recourant, ce dernier estime qu'une peine de deux années de privation de liberté serait adéquate pour tenir compte de ce facteur. Toutefois, considérée sous l'angle de l'effet de la sanction sur l'avenir du recourant, une telle circonstance, relevant de la prévention spéciale, ne permettrait qu'une correction marginale de la quotité de la sanction, la peine devant, en tous les cas, rester proportionnée à la faute (arrêts 6B_14/2007 du 17 avril 2007 consid. 5.2 et 6B_252/2008 du 23 juin 2008 consid. 6.1). Or, la peine de deux ans de privation de liberté appelée de ses voeux par le recourant ne remplit de toute évidence pas cette condition, d'une part. D'autre part, une réduction moins importante de la durée de la privation de liberté, tenant encore adéquatement compte de la culpabilité, ne serait manifestement pas de nature à éviter les inconvénients décrits par le recourant. Il faut en conclure que l'on ne se trouve pas, en l'espèce, dans une configuration où cette règle est susceptible de déployer ses effets.