Citation: 6B_269/2013 E. 1.4

1.4. Il ressort des constatations de la cour cantonale que la famille du recourant et celle le l'intimée étaient très liées et se voyaient environ une à deux fois par mois. Le recourant, qui jouit d'une autorité incontestée dans le milieu concerné, a pendant de nombreuses années multiplié les contacts corporels équivoques avec l'intimée. C'est ainsi que lorsqu'ils se saluaient il l'embrassait sur la joue, près de la bouche, alors que la coutume voulait qu'il l'embrasse sur les cheveux. Ces salutations se faisaient devant toute la famille, sans que personne ne réagisse. Il arrivait par ailleurs fréquemment qu'il lui caresse le dos ou pose la main sur son épaule ou sa hanche. Par ailleurs, quatre à cinq ans avant les faits, le recourant a imposé à l'intimée un baiser sur la bouche ainsi que des caresses sur les seins et les fesses. Les actes qui demeurent litigieux ont été commis dans une des pièces du logement du recourant à l'occasion d'une visite dans la famille de celui-ci. Il ne ressort pas des constatations de la cour cantonale que les protagonistes auraient été seuls dans l'appartement et on ne saurait considérer que l'intimée était totalement livrée à la volonté du recourant. Elle a feint de dormir au moment des caresses puis a eu le réflexe de se lever et de partir sans que le recourant ne la contraigne à rester. Dans ces circonstances, même compte tenu de l'autorité et de la considération dont jouissait le recourant ainsi que du manque de réaction des proches de l'intimée par le passé, il n'apparaît pas que celle-ci a subi une pression psychique d'une intensité permettant d'admettre que la soumission d'une jeune fille de 16 ou 17 ans était compréhensible. Dès lors qu'elle a feint de dormir, on ne perçoit pas comment une pression psychique pourrait être opposée au recourant pour les actes reprochés. Les conditions d'application de l'art. 189 CP ne sont pas réalisées.