Citation: 6B_259/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il ressort du procès-verbal de l'audience d'appel qu'à l'issue des plaidoiries, le président a demandé au recourant, par l'intermédiaire de l'interprète, s'il avait quelque chose à ajouter pour sa défense. Il ressort également dudit procès-verbal que le recourant a bien pu s'exprimer en dernier. Il se plaint toutefois d'avoir été interrompu, en exposant avoir interpellé sur ce point le précédent conseil du recourant et en faisant valoir que celui-ci a "essentiellement confirmé" les éléments précités. Il reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir verbalisé ses propos. Il ne prétend cependant pas avoir été privé de faire retranscrire au procès-verbal l'interruption dont il se plaint ou d'y faire inscrire la teneur de ses dernières déclarations. Il ne soutient pas non plus s'en être plaint directement en audience devant la cour cantonale. Faute pour lui de l'avoir fait, le grief, tel que soulevé devant le Tribunal fédéral, apparaît contraire à la bonne foi (cf. ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2 p. 406; 143 IV 408 consid. 6.3.2 p. 418; arrêt 6B_745/2017 du 12 mars 2018 consid. 1.3). En tout état, ce même grief n'en demeure pas moins invoqué en décrivant une situation au conditionnel, sans compter que le recourant n'expose pas en quoi l'absence de verbalisation du contenu même de ses ultimes déclarations aurait été susceptible de lui porter préjudice. L'art. 347 CP ne confère au demeurant qu'un droit de s'exprimer brièvement, si bien qu'on ne décèle aucune violation du droit fédéral sur ce point. Ainsi, même à supposer qu'il soit recevable, le grief s'avère en tous les cas mal fondé.