Citation: 4P.329/2006 28.02.2007 E. 4

A titre subsidiaire, le recourant conteste l'existence d'un accord l'obligeant à prendre à sa charge les frais de construction d'une terrasse; même si un accord avait existé, il aurait selon lui tout au plus pu porter sur le premier projet, qui n'avait rien à voir avec la terrasse réalisée et au sujet de laquelle il n'avait pas pu s'exprimer. 4.1 A cet égard, les précédents juges ont considéré qu'il était évident que les parties avaient passé un contrat d'entreprise portant sur la construction d'une terrasse; l'objection du recourant consistant à prétendre que même le caractère onéreux de l'opération n'avait pas été convenu n'était pas sérieuse, si l'on savait qu'il avait participé le 15 mai 1992 à une séance au cours de laquelle il avait été question de devis pour la construction chez lui d'une terrasse et qu'il avait signé le 25 août 1994 devant notaire un acte authentique qui précisait que les frais de construction de la terrasse étaient à sa charge; il était par ailleurs exact que la terrasse finalement construite ne correspondait pas à celle initialement envisagée, mais il n'était pas établi que le recourant serait intervenu et aurait demandé en vain, avant ou durant les travaux, une réalisation différente de celle obtenue, alors que les travaux s'étaient déroulés devant son immeuble qui lui servait de domicile (ses doléances au sujet des nuisances consécutives aux travaux en étant la preuve). Le recourant n'avait pas davantage démontré que lui aurait été livré un ouvrage différent de celui qu'il avait commandé; il ne pouvait dès lors rien être déduit de ce chef en sa faveur, la terrasse ayant par ailleurs été construite dans les règles de l'art et ne présentant pas de défaut particulier, à dire d'expert. 4.2 Dans son argumentation, le recourant se limite pour l'essentiel à mettre en exergue certains éléments du dossier qu'il estime être utiles à sa thèse. Ce faisant, il remet en réalité en cause l'appréciation des preuves à laquelle la cour cantonale s'est livrée, procédé qui n'a pas sa place dans un recours en réforme (cf. consid. 2.3). Son moyen ne saurait donc être accueilli.