Citation: 6P.135/2005 11.12.2005 E. 5

Le recourant est le père de l'enfant victime. Selon les faits retenus par l'autorité cantonale, il a divorcé de la mère de sa fille alors que celle-ci avait cinq ans. Il n'a obtenu ni l'autorité parentale ni la garde. Il n'a pas toujours entretenu des relations suivies avec l'enfant, plus particulièrement en ce qui concerne ses obligations alimentaires, et il a intenté une action en désaveu. De ces faits qui lient la Cour de cassation dans le cadre de l'examen du pourvoi (cf. art. 277bis PPF), il faut déduire que le lien entre le recourant et sa fille, âgée aujourd'hui de seize ans, n'est à tout le moins pas particulièrement étroit. Un droit du recourant à une indemnité pour tort moral apparaît dès lors tout-à-fait improbable. Le refus de laisser le recourant participer à la procédure pénale ne viole partant pas les art. 2 et 8 LAVI. Le fait que les autorités genevoises auraient, selon un allégué du recourant, admis la constitution du père d'une fille abusée comme partie civile dans une autre cause n'y change rien, d'autant moins que le recourant ne précise pas quelles prétentions civiles le père invoquait dans cette cause. Enfin, rien ne permet de dire que l'abus dont la fille aurait été victime rendrait ses relations avec son père plus difficiles qu'elles ne le sont déjà pour d'autres motifs, et cela dans une mesure telle que celui-ci en subirait une grave atteinte à sa personnalité.