Citation: 8C_346/2017 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a considéré que les rapports d'expertises des docteurs E.________ et F.________ remplissaient les critères jurisprudentiels en matière de valeur probante d'une appréciation médicale. Aussi a-t-elle retenu, en s'y référant, qu'au 31 mars 2014 les lésions du genou droit dues à l'accident du 15 mai 2012 avaient soit guéri, soit atteint le statu quo sine ou un état stabilisé en ce qui concerne la gonarthrose. En outre, au 30 janvier 2015, on ne pouvait plus espérer d'amélioration significative du membre supérieur droit, dont l'état ne nécessitait plus de suivi médical. S'agissant de la capacité de travail de la recourante, les premiers juges ont considéré que les limitations fonctionnelles décrites dans les rapports d'expertises n'occasionnaient pas d'incapacité de travail durable supérieure à celle existant avant les deux accidents assurés par l'intimée. A ce propos, ils ont relevé qu'au moment de l'accident du 15 mai 2012, la recourante était déjà limitée dans l'activité d'infirmière et qu'en raison des précédents accidents de 2009 et 2011, elle s'était reconvertie dans un emploi moins astreignant d'infirmière référente et responsable du contrôle de qualité. En outre dès l'été 2013, changeant d'orientation professionnelle, la recourante avait ouvert une halte-garderie privée qu'elle avait par la suite développée en crèche subventionnée dont elle assumait désormais la direction.