Citation: 1C_229/2014 E. D

Par acte du 5 mai 2014, Yann Testa a déposé un recours en matière de droit public. Il conclut principalement à l'annulation de l'arrêté du Conseil d'Etat et au renvoi de la cause à cette autorité pour nouvelle décision. Subsidiairement, il reprend les conclusions présentées à l'autorité cantonale. Par ordonnance du 7 mai 2014, le Président de la Ière Cour de droit public a considéré que, pour autant que les conclusions subsidiaires du recours doivent être comprises comme une demande de mesure provisionnelle, celle-ci devait être rejetée. Le recourant a réagi en relevant qu'il n'avait pas demandé de mesures provisionnelles. Le Conseil d'Etat se réfère à sa décision. La Chancellerie de la Confédération considère le recours comme tardif, en relevant que le Conseil fédéral s'était précédemment déjà exprimé dans le sens critiqué par le recourant. Elle tient par ailleurs l'intervention litigieuse de la Conseillère fédérale pour conforme au droit. Le recourant a déposé de nouvelles déterminations le 15 mai 2014, persistant dans sa position. Lors du scrutin du 18 mai 2014, l'initiative a été acceptée par 63,5% des votants et la majorité des cantons. Le recourant a alors été invité à se déterminer sur la question de savoir si son recours conservait un objet. Le 5 juin 2014, il a conclu à l'admission de son recours, considérant que celui-ci posait une question juridique de principe (soit le droit du Conseil fédéral d'exprimer une position en cas de divergence des Chambres sur la recommandation de vote) et en relevant les difficultés liées à la brièveté des délais, qui le priveraient d'un recours effectif au sens des art. 29a Cst. et 6 par. 1 CEDH. Il a également requis d'être dispensé des frais judiciaires. Le recourant semble réserver l'avis des autorités impliquées sur la question de savoir si son recours conserve un objet.