Citation: 2C_172/2023 E. 5.3

5.3. Il résulte des faits retenus que le recourant a subi à plusieurs années d'intervalle de lourdes condamnations pour le même type d'infractions en matière de trafic de stupéfiants. On ne saurait partant nier que le risque de récidive est élevé. L'évaluation doit être d'autant plus rigoureuse que le recourant s'en est pris à un bien juridique important (ATF 139 II 121 consid. 5.3). Dans ces conditions, l'interdiction d'entrée est de prime abord justifiée pour prévenir une atteinte à la sécurité et à l'ordre publics, ainsi que l'a retenu le Tribunal administratif fédéral. L'intérêt privé du recourant à venir en Suisse pour voir les membres de sa famille ne l'emporte, en outre, a priori pas sur l'intérêt public, étant relevé que sa famille nucléaire a la même nationalité que lui et peut donc aisément lui rendre visite au Portugal (cf. art. 105 al. 2 LTF). On ne voit pas en quoi le fait, au reste invoqué de manière appellatoire et partant inadmissible (cf. supra consid. 4.2), que le recourant ait, selon ses dires, quitté la Suisse volontairement à la suite de l'arrêt du Tribunal fédéral du 24 juin 2020 remet en cause le bien-fondé de la décision d'interdiction d'entrée. Enfin, la durée de l'interdiction, de cinq ans, n'apparaît a priori pas disproportionnée. La circonstance que le recourant ne pourra pas être proche de sa femme et de son fils pendant ces prochaines années découlait déjà du refus de renouvellement de son autorisation de séjour, confirmé en dernier lieu par le Tribunal fédéral. En définitive, sur la base d'un examen sommaire, la décision d'interdiction d'entrée ne méconnaît ni l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP ni l'art. 8 CEDH et le principe de proportionnalité. C'est partant sans violer l'art. 29 al. 3 Cst. que le Tribunal administratif fédéral a refusé l'assistance judiciaire au motif qu'un recours contre cette décision apparaissait dénué de chances de succès.