Citation: 6B_227/2020 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a rappelé que les explications du recourant, qui avaient varié au cours de ses auditions, révélaient qu'il ne manquait pas d'imagination pour tenter de justifier ses agissements. Sa dernière version, qui consistait à dire qu'il s'était désisté avant d'avoir même reçu la drogue, n'était pas plus crédible que les précédentes. Elle a souligné qu'il n'était pas concevable qu'un dépositaire prenne le risque d'appeler ses clients avant même d'avoir été ravitaillé, comme relevé dans le rapport de police. Les éléments révélés par l'enquête ainsi que leur enchaînement chronologique ne pouvaient pas être le fruit du hasard et suffisaient à démontrer que le recourant avait été ravitaillé les 9 et 16 juillet 2018 et qu'après avoir pris contact avec les bénéficiaires, il avait procédé, avec l'aide de D.________ notamment, à la distribution des différents lots. Le fait qu'il n'ait pas contacté l'intégralité de ses contacts, que d'autres trafiquants ne l'aient pas identifié et que ses empreintes n'aient pas été retrouvées sur la drogue saisie ne changeait rien à ce constat.