Citation: I 389/04 23.05.2005 E. 1

L'Office AI pour le canton de Vaud a requis le point de vue du docteur G.________, médecin traitant et alors chef de Clinique chez X.________, lequel a diagnostiqué une schizophrénie paranoïde et attesté une incapacité de travail entière depuis le 20 mars 1998 (rapport du 21 juin 1999). Le 3 avril 2000, le docteur C.________, chef de clinique adjoint à l'Hôpital Y.________, a communiqué à l'office AI les rapports relatifs à trois hospitalisations accomplies dans cet établissement durant les périodes des 19 au 27 mars, 18 au 30 mai et 17 juin au 1er juillet 1997. Ces rapports indiquaient les diagnostics de troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'usage du cannabis, troubles psychotiques avec hallucinations au premier plan, ainsi que troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de l'alcool. L'intéressé a séjourné en outre à diverses reprises (du 20 au 31 mars 1998, du 25 au 29 novembre 1999, du 15 au 21 août et du 23 au 27 novembre 2000, du 12 au 13 juin et du 17 au 19 juillet 2001, ainsi que du 9 au 13 août 2001) à l'hôpital Z.________. L'office AI a confié une expertise au docteur S.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 10 juin 2001, ce médecin a posé le diagnostic suivant : Axe I Troubles mentaux et trouble du comportement liés à l'utilisation d'alcool, de cannabis (autres?) avec troubles psychotiques, hallucinations au 1er plan (DD : schizophrénie paranoïde peu probable) Abus et dépendance à l'alcool, actuellement en rémission partielle Abus et dépendance au haschisch Abus et dépendance à la cocaïne en rémission partielle Non ou mauvaise observance du traitement Axe II Personnalité immature à traits histrioniques Axe III Nihil Axe IV Difficultés économiques et administratives (Permis F) - renvoi pendant en Angola, situation affective "peu claire". L'expert a attesté une incapacité de travail de 100 % « éventuellement », par intermittence durant la période du mois de mars 1997 au mois de mars 1998, et une capacité entière après cette période. Se fondant sur les conclusions de l'expert, l'office AI a rendu une décision, le 16 octobre 2001, par laquelle il a rejeté la demande de prestations, motif pris que l'intéressé ne subissait pas d'atteinte invalidante de nature à diminuer sa capacité de travail dans son activité habituelle.