Citation: 6B_1081/2020 E. 1.4.2

1.4.2. Pour le surplus, par ses développements tendant à émettre des doutes sur la présence de phares allumés sur le véhicule de l'intimé, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des preuves à celle opérée par la cour cantonale, cela d'une manière appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale. L'autorité précédente pouvait néanmoins sans arbitraire se fier à cet égard aux indications du concessionnaire de la marque E.________, selon lesquelles les véhicules tels que celui conduit par l'intimé étaient dotés d'un système d'allumage de phares automatique dès l'enclenchement du moteur, ainsi qu'à celles du garage F.________ SA, qui avait expliqué que cela était précisément le cas du véhicule en question, qui venait d'être expertisé (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.a.c p. 3). Le recourant avait de surcroît admis, lors de ses premières déclarations, avoir vu les phares du motocycle, avant de se rétracter (cf. arrêt attaqué, consid. 3.3 p. 10). Par ailleurs, on ne voit pas en quoi il était déterminant, au moment d'examiner si le comportement de l'intimé était propre à excuser celui du recourant et à rompre le lien de causalité, que l'intimé ne possédât pas de permis de conduire idoine pour le véhicule en question, celui-là ayant du reste, pour ces faits, été condamné par ordonnance pénale pour infraction au sens de l'art. 95 al. 1 LCR. Au reste, en dépit des déclarations de l'intimé selon lesquelles il souhaitait se rendre rapidement à son domicile pour se coucher, dès lors qu'il travaillait tôt le lendemain, il n'y a rien d'insoutenable à considérer que ces déclarations ne suffisaient pas à établir que l'intéressé se trouvait dans un état de fatigue propre à l'entraver dans son aptitude à conduire (cf. arrêt attaqué, consid. 3.3 p. 11).