Citation: 1B_304/2017 E. 3.1

3.1. L'art. 212 al. 3 CPP prévoit que la détention provisoire et la détention pour des motifs de sûreté ne doivent pas durer plus longtemps que la peine privative de liberté prévisible. Le juge peut dès lors maintenir la détention préventive aussi longtemps qu'elle n'est pas très proche de la durée de la peine privative de liberté à laquelle il faut s'attendre concrètement en cas de condamnation. Il convient d'accorder une attention particulière à cette limite, car le juge - de première instance ou d'appel - pourrait être enclin à prendre en considération dans la fixation de la peine la durée de la détention préventive à imputer selon l'art. 51 CP. Lorsqu'un appel est formé contre le jugement de première instance, ce prononcé, non définitif et exécutoire, constitue cependant un indice important quant à la peine susceptible de devoir être finalement exécutée (ATF 139 IV 270 consid. 3.1 p. 275 et les arrêts cités). Il n'en va pas différemment lorsqu'un recours en matière pénale est déposé au Tribunal fédéral. Selon la jurisprudence, l'exécution de condamnations pénales antérieures - définitives et exécutoires - est admissible à titre de mesures de substitution à la détention provisoire ou pour des motifs de sûreté, en particulier lorsque celle-ci est ordonnée en raison d'un risque de fuite (art. 237 CPP; ATF 142 IV 367 consid. 2.2 p. 370 ss).