Citation: 2C_951/2019 E. 1.2

1.2. La décision entreprise ne met pas fin au litige, mais refuse de restituer [recte: d'accorder] (cf. art. 17 al. 1 et 2 de l'accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 1994, modifié le 15 mars 2001, [AIMP; RS/GE L 6 05] et art. 58 al. 1 et 2 du règlement genevois du 17 décembre 2007 sur la passation des marchés publics [RMP; RS/GE L 6 05.01]) à la recourante l'effet suspensif à son recours sur le plan cantonal. Il s'agit donc d'une décision incidente (arrêt 2D_34/2018 du 17 août 2018 consid. 1.1). Ne concernant ni la compétence ni une demande de récusation (cf. art. 92 LTF), elle ne peut faire séparément l'objet d'un recours au Tribunal fédéral qu'aux conditions prévues à l'art. 93 al. 1 LTF. Le préjudice irréparable prévu par l'art. 93 al. 1 let. a LTF doit être de nature juridique et ne pas pouvoir être ultérieurement réparé par une décision finale favorable au recourant (cf. ATF 137 V 314 consid. 2.2.1 p. 317 et les arrêts cités). Selon la jurisprudence (cf. ATF 134 II 192 consid. 1.4 p. 196; arrêt 2D_34/2018 du 17 août 2018 consid. 1.1 et les autres références citées), le refus de restituer l'effet suspensif dans le cadre d'une procédure de marché public est de nature à causer à la partie recourante un préjudice irréparable, dès lors que la décision incidente contestée est propre à permettre la conclusion du contrat (cf. art. 46 RMP et 14 al. 1 AIMP), ne laissant alors plus que la possibilité pour le soumissionnaire évincé qui recourt de prétendre à des dommages-intérêts négatifs (cf. arrêts 2D_34/2018 du 17 août 2018 consid. 1.1; 2C_203/2013 du 25 mars 2013 consid. 5.1). Le recours est donc ouvert sous l'angle de l'art. 93 al. 1 let. a LTF.