Citation: 4A_5/2021 E. 4.3.1

4.3.1. Tout d'abord, le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir correctement pris en considération le cadre légal spécifique à l'exercice de la profession d'avocat et la réglementation particulière du contrat de stage d'avocat. Selon le recourant, la cour cantonale n'avait pas tenu compte des obligations auxquelles les avocats, respectivement les avocats stagiaires, étaient soumis. L'intimée, en quittant son poste sans autorisation et sans en informer son maître de stage, n'avait pas assuré la permanence du Tribunal administratif. Elle avait ainsi violé son obligation de travailler consciencieusement et de respecter les règles de la profession, en particulier son devoir de diligence et celui de se conformer aux instructions de son maître de stage. Les violations des obligations professionnelles de l'intimée étaient donc bel et bien établies. Toutefois, selon les constatations de la cour cantonale, l'intimée a quitté son travail pour des raisons médicales, en ayant pris soin d'avertir le secrétaire de l'Etude puis, quelques heures plus tard, son maître de stage. La cour cantonale a considéré que cela reflétait notamment la volonté de l'intimée de permettre à l'Etude de pallier son absence. Si l'intimée n'avait pas réussi à démontrer qu'elle avait pris contact avec l'autorité susceptible de confier une affaire à C.________, il était établi qu'il n'y avait effectivement pas eu de cas de permanence ce jour-là. Dans ces circonstances, les juges précédents étaient fondés à juger que l'intimée n'avait pas violé ses obligations professionnelles, notamment s'agissant de la diligence requise. Il ne peut leur être reproché de ne pas avoir suffisamment tenu compte de la réglementation spécifique de l'activité d'avocat, respectivement d'avocat stagiaire.