Citation: 2A.410/2005 01.07.2005 E. 4

4.1 L'art. 8 par. 1 CEDH peut faire obstacle, dans certaines circons- tances, à une mesure d'éloignement qui empêche ou rend très difficile le maintien de la vie familiale, mais il n'octroie pas de droit absolu à l'entrée ou au séjour de membres de la famille (ATF 125 II 633 consid. 3a p. 640). 4.2 L'enfant Z.________ est née le 4 novembre 2003, alors que ses parents étaient déjà séparés depuis sept mois. Ainsi, elle n'a jamais vécu avec son père. De plus, au moment où est intervenue la décision attaquée, elle n'avait que dix-huit mois et demi, mais n'avait eu aucun contact avec son père pendant plusieurs de ces mois. En effet, le droit de visite du recourant sur sa fille a été suspendu des mois durant, de peur qu'il ne mette à exécution une menace d'enlèvement d'enfant, menace qui a d'ailleurs motivé une plainte pénale de la femme du recourant contre son mari. L'intéressé dit avoir admis dans un premier temps la suspension de ce droit de visite. Selon la convention précitée du 8 février 2005, le recourant peut voir son enfant une heure par quinzaine à l'intérieur d'un point de rencontre. Il prétend qu'il peut encore "voir sa fille un moment dans la semaine" (cf. recours, p. 9). Dès lors, on ne peut pas considérer que le lien affectif qui unit le recourant à sa fille Z.________ soit intense. En outre, il n'est pas contesté que le recourant n'a jamais contribué matériellement à l'entretien de sa fille, pas même dans une mesure très réduite conforme à ses moyens financiers limités (cf. ATF 120 Ib 22 consid. 4b p. 25). A cet égard, le recourant reproche au Tribunal administratif d'avoir considéré qu'il aurait dû trouver un emploi rémunéré lui permettant de participer à l'entretien de son enfant et il fait valoir qu'un contrat de travail pour un emploi à Lausanne a été résilié, parce qu'il n'avait pas d'autorisation de séjour. Son argumentation n'est pas pertinente, dans la mesure où c'est dans le canton de Fribourg, où se déroulait la procédure relative au renouvellement de son autorisation de séjour, qu'il était autorisé à séjourner et à travailler jusqu'à droit connu sur sa demande de renouvellement d'autorisation de séjour, comme cela ressort du libellé de la décision attaquée (cf. décision précitée, consid. 5c, p. 9), et non pas dans le canton de Vaud. Or, le recourant ne démontre pas qu'il a été dans l'impossibilité de trouver un travail dans le canton de Fribourg. Il ressort de ce qui précède que le recourant n'entretient pas avec sa fille Z.________ une relation étroite et effective protégée par l'art. 8 par. 1 CEDH. Le Tribunal administratif a considéré à juste titre que l'intéressé ne pouvait pas invoquer cette disposition pour prétendre au renouvellement de son autorisation de séjour, après avoir développé une argumentation convaincante (cf. décision attaquée, consid. 5, p. 7-9) à laquelle on peut se référer (art. 36a al. 3 OJ). Contrairement à ce que soutient le recourant, l'autorité intimée a établi les faits pertinents de façon exacte et appliqué correctement le droit fédéral, en particulier l'art. 8 CEDH.