Citation: 6B_430/2016 E. 2.2.4

2.2.4. Le recourant reproche ensuite à la Cour d'appel pénale de ne pas avoir tenu compte de " nombreuses circonstances personnelles à décharge " et d'avoir insuffisamment motivé sa décision à cet égard. En réalité, le recourant se prévaut avant tout de son comportement en détention, dont l'autorité précédente a toutefois expressément tenu compte en relevant un bon comportement, sachant, quoi qu'il en soit, qu'il s'agit d'un élément dont l'effet demeure pratiquement neutre, puisqu'un bon comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre d'un détenu (arrêts 6B_100/2015 du 12 mars 2015 consid. 4; 6B_99/2012 du 14 novembre 2012 consid. 4.6). La cour cantonale n'a pas non plus ignoré le fait qu'il ne bénéficiait pas d'un suivi adéquat jusqu'à son incarcération. Elle l'a expressément relevé en indiquant que le diagnostic nouvellement posé et la médication prescrite semblaient certes lui avoir permis de réaliser qu'il avait un problème de violence et qu'il lui était indispensable de suivre une psychothérapie. Elle a cependant souligné que sa prise de conscience demeurait partielle et que l'on ne pouvait guère considérer, au vu de ses déclarations, qu'il s'était rendu compte de la gravité de son comportement, dès lors qu'il persistait à nier de façon particulièrement déplorable avoir volontairement infligé des coups de couteau à l'intimée et l'avoir menacée de mort. Tout en admettant que son déni pouvait être en partie lié à son trouble psychotique, la cour cantonale a jugé que l'on pouvait attendre de sa part un changement d'attitude à ce sujet après deux procédures pénales et un suivi psychologique adéquat durant plusieurs mois. Une telle appréciation ne prête nullement le flanc à la critique et les griefs du recourant tombent à faux sur ces points également. Se référant au but de prévention spéciale censé sous-tendre toute peine, le recourant fait également grief à l'autorité précédente de lui avoir infligé une sanction qui ne serait pas de nature à diminuer le risque de récidive ou à le guérir et qui irait à l'encontre du traitement thérapeutique. Ce faisant, il développe un argument qui a trait, en réalité, à la problématique de la compatibilité de la peine infligée avec le traitement ambulatoire ordonné en vertu de l'art. 63 al. 1 CP, respectivement à la suspension de cette dernière au profit du premier, bien plutôt qu'à la question de la quotité de la peine en tant que telle. Il ne se prévaut toutefois d'aucune violation de cette dernière disposition devant le Tribunal fédéral, étant relevé que cette question a été soigneusement examinée dans le cadre du jugement entrepris. Au demeurant, la cour cantonale a considéré qu'au vu de l'ensemble des circonstances propres au cas d'espèce, il n'y avait aucun motif thérapeutique qui justifiait une exception au principe de l'exécution de la peine. La critique est donc là aussi mal fondée. Le recourant évoque encore deux précédents tirés de la jurisprudence cantonale vaudoise pour tenter, par comparaison, d'établir la rigueur excessive de la sanction qui lui a été infligée. Il reconnaît cependant lui-même que les cas cités ne concernent pas, au contraire du cas d'espèce, des situations de récidive, ce qui suffit à mettre à mal toute velléité de comparaison. La jurisprudence a du reste eu l'occasion de souligner les difficultés d'une telle démarche en présence d'affaires concernant d'autres accusés et des faits différents (cf. ATF 135 IV 191 consid. 3.1 p. 193; 120 IV 136 consid. 3a p. 144), étant rappelé de surcroît que la plus grande retenue est de mise lorsque les points de comparaisons se rapportent à des sanctions prononcées dans le cadre de jugements cantonaux (cf. arrêt 6B_812/2015 du 16 juin 2016 consid. 3.1 et les références citées). L'argumentation du recourant ne peut donc pas davantage être suivie sur ce point.