Citation: 5A_102/2024 E. A

A.a. B.A.________ est au bénéfice d'un droit d'usufruit sur les immeubles suivants, sis sur le territoire de la commune de U.________: - parcelle n o 40 (art. 892), plan n o 90, au lieu-dit E.________ (mayen de 7422 m 2; chalet de 51 m 2); - parcelle n o 49 (article 15348), plan n o 6, au lieu-dit F.________ (pré de 494 m 2); - part de copropriété de moitié de la parcelle n o 49 (art. 15041), plan no 6, au lieu-dit F.________ (pré de 451 m2); - parcelle no 50 (art. 3634), plan no 6, au lieu-dit F.________ (pré de 409 m2); - parcelle no 84 (art. 3348), plan no 59, au lieu-dit G.________ (champ de 513 m2); - parcelle no 84a (art. 3348), plan no 59, au lieu-dit G.________ (place de 42 m2; maison de 120 m2); - parcelle no 3575, plan no 36, au lieu-dit G.________ (jardin de 697 m2; grange de 7 m2; couvert de 8 m2); - part de copropriété de 7/8es de la parcelle no 3576, plan no 36, au lieu-dit G.________ (place de 81 m 2; grange de 44 m 2; couvert de 1 m 2). A.A.________, fille de B.A.________, est la nue-propriétaire de l'ensemble de ces immeubles. C.A.________, mère de A.A.________, est également titulaire - comme B.A.________ - d'un droit d'usufruit sur les immeubles nos 40 (art. 892), 49 (art. 15348), 50 (art. 3634) ainsi que que sur la part de copropriété d'une demie de l'immeuble no 49 (art. 15041). B.A.________ bénéficie aussi d'un droit d'habitation sur l'immeuble n o 84a (art. 3348) depuis 2003. A.b. B.A.________ a cédé à sa fille son droit de propriété - ou de copropriété - sur les immeubles en question en 1992, en se réservant un droit d'usufruit. Le premier juge a néanmoins établi sans contestations des parties que C.A.________ avait acheté le chalet sis sur la parcelle n o 40 à la soeur de B.A.________ et qu'elle l'avait cédé à sa fille A.A.________ en 1992. A.c. Après l'acquisition de ce dernier chalet, B.A.________ y a effectué des travaux en lien avec l'alimentation en eau, l'électricité ainsi que les égouts; il a installé des chambres, posé du carrelage, remplacé une baignoire par une douche et aménagé une route d'accès. Selon A.A.________, C.A.________ a fait changer les serrures du chalet entre 2007 et 2011 et lui en a remis les clés. Depuis lors, ne disposant pas desdites clés, B.A.________ n'a plus pu y entrer. Dès 2011, A.A.________ a entrepris divers travaux de rénovation de ce chalet. Le 8 septembre 2021, à la demande de B.A.________, la société D.________ SA a procédé à la livraison de conteneurs qui ont été installés sur le bien-fonds no 40, sans l'accord explicite de A.A.________. A.d. C.A.________ et A.A.________ ont toujours payé les charges liées aux différents immeubles en question, hormis les factures d'eau et d'électricité relatives à la maison sise sur la parcelle n o 84a à U.________. B.A.________ assume le règlement de celles-ci, qui concernent d'ailleurs l'habitation dans laquelle il vit. Le 13 juillet 2021, A.A.________ a adressé un courrier recommandé à son père par lequel elle lui réclamait le paiement de 4'518 fr. 20, montant global relatif aux primes d'assurance bâtiment (Helvetia) pour les années 2017 à 2021 "concernant la maison de U.________". Elle lui demandait également de "libérer la grange", puisqu'il ne disposait pas d'un "droit d'usufruit sur ce bien", le menaçant en cas de refus de lui "faire suivre une location". En tant qu'il ne s'était pas acquitté du montant réclamé, A.A.________ a adressé à son père un premier rappel le 17 août 2021, un deuxième le 30 août suivant, puis un troisième le 10 septembre 2021. B.A.________ a cessé d'occuper la grange.