Citation: 6B_1362/2019 E. 5.1

5.1. Le recourant discute tout d'abord les faits à l'issue desquels la cour cantonale a considéré que les actes d'ordre sexuels avaient été commis en commun. Il affirme qu'il n'a pas encouragé ses coprévenus à avoir des relations sexuelles avec la victime. La cour cantonale a constaté que le recourant admettait avoir contacté E.________ par téléphone pour que celui-ci lui amène de quoi fumer avec la victime. Lors de son audition du 24 août 2018, E.________ a confirmé l'existence de cet appel en précisant que le recourant lui avait également dit qu'il pourrait avoir une relation sexuelle avec la victime. E.________ était certes revenu sur cette affirmation lors de l'audience de jugement en prétendant qu'il avait menti parce qu'il était stressé par la mort de la victime et qu'il avait dit n'importe quoi. L'audition en cause avait toutefois eu lieu le 24 août 2018, soit six mois après les faits, et en présence de son avocat et d'un interprète, de sorte que l'argument lié au stress n'était tout simplement pas audible. De plus, la cour cantonale ne voyait pas quel intérêt E.________ aurait eu à initialement mentir sur ce point particulier. Elle a donc décidé de s'en tenir à ses déclarations du 24 août 2018. Il était en outre établi qu'une fois arrivé sur place, E.________ a effectivement entretenu un rapport sexuel avec G.B.________. La cour cantonale ainsi expliqué pourquoi elle privilégiait les premières déclarations de E.________ et n'accordait pas foi à son revirement, sans que le recourant ne discute les motifs exposés dans le jugement. En tant qu'il s'écarte de l'appréciation des moyens de preuve de la cour cantonale sans en démontrer l'arbitraire, son grief n'est pas recevable. Pour le surplus, on peut encore relever que les premières déclarations de E.________ sont d'autant plus crédibles que selon les explications données par F.________, le recourant a procédé de la même manière avec lui, c'est-à-dire qu'il l'a contacté pour lui proposer de le rejoindre et d'entretenir une relation sexuelle avec G.B.________ à la condition qu'il apporte de la drogue. Le recourant ne conteste pas, d'ailleurs, avoir fait cette proposition au prénommé. Par ailleurs, K.________ a confirmé que le recourant avait évoqué une femme lors de son téléphone avec E.________, même s'il n'avait, selon lui, pas parlé " ouvertement " de relations sexuelles. Il n'est pour le reste pas déterminant que ce soit K.________, plutôt que le recourant, qui ait donné un préservatif à E.________. C'est, partant, sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que le recourant avait incité ses coprévenus à commettre des actes de nature sexuelle sur la victime.