Citation: 6B_1065/2015 E. 1.3

1.3. De manière générale, le recourant se contente de rediscuter l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale. En outre, il se prévaut d'éléments qui n'ont pas été retenus ou jugés décisifs par cette autorité, sans démontrer l'arbitraire dans leur omission ou appréciation, ou passe sous silence ceux qui ne vont pas dans son sens, sans établir leur caractère insoutenable. Il en va en particulier ainsi lorsqu'il soutient que ses déclarations n'évoqueraient pas une attitude inadéquate vis-à-vis des clientes de l'établissement, que A.________ n'aurait rien constaté de lui-même dès lors qu'il était à l'entrée de la discothèque, qu'aucune fille ne serait venue se plaindre vers ce dernier de son comportement, que le témoignage de E.________ aurait été arbitrairement ignoré, que les déclarations de D.________ n'auraient pas dû être retenues, que seul B.________ l'aurait mis en cause alors que sa version serait sujette à caution, d'abord parce qu'elle serait isolée, ensuite parce qu'il devait manifestement tenter de justifier le coup de poing qu'il lui avait donné au visage et qui lui avait fracturé le nez, et que les soi-disant crachats feraient l'objet de déclarations contradictoires des agents de sécurité. Son argumentation est ainsi largement appellatoire et irrecevable dans cette mesure. En tout état de cause et quoi qu'en dise le recourant, l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale n'est pas arbitraire. Si A.________ n'a pas constaté personnellement que le comportement du recourant à l'intérieur de la discothèque était inadéquat, il a néanmoins été immédiatement informé par B.________ des agissements de l'intéressé lorsqu'il l'a sorti de l'établissement. Quant à D.________, il n'était certes pas présent la nuit en question; il a toutefois hébergé le recourant par la suite et ce dernier lui a confié qu'il s'était bagarré avec la sécurité à cause d'une fille (procès-verbal d'audition n o 7 p. 2). Le recourant a d'ailleurs lui-même admis qu'il avait passé la soirée avec une fille et que lorsqu'il avait souhaité lui dire au revoir, l'agent de sécurité l'en avait empêché (procès-verbal d'audition n o 1 p. 1). Si son comportement avait été irréprochable comme il le soutient, l'agent de sécurité ne l'aurait pas contraint de sortir. En outre, E.________ et F.________ ont confirmé que le recourant avait craché du sang sur A.________; les déclarations de B.________, selon lesquelles il ne pensait pas avoir blessé le recourant qui n'avait pas de sang sur lui, respectivement de E.________ qui a précisé ne pas savoir comment le recourant s'était blessé, et le fait que F.________ ne se soit pas souvenu que A.________ l'avait sprayé, ne suffisent pas à rendre arbitraire la constatation de fait selon laquelle le recourant a craché du sang sur le prénommé à la sortie de l'établissement. Quant à l'altercation avec B.________, il n'est à tout le moins pas insoutenable de retenir que le recourant s'en est d'abord pris physiquement à celui-là, compte tenu notamment des déclarations de E.________ (cf. jugement de première instance p. 10). Le fait que B.________ ait eu des déclarations contradictoires sur sa consultation ou non d'un médecin à la suite des lésions qu'il allègue avoir subies peut s'expliquer par le temps écoulé entre ses auditions. Quoi qu'il en soit, cet élément ne rend pas arbitraire l'appréciation des preuves effectuée. Il en va de même de l'absence de tout certificat médical établissant ces lésions; cela ne suffit pas à mettre en doute l'existence de celles-ci. On ne distingue en effet pas les raisons qui auraient motivé B.________ à agresser physiquement le recourant, sans aucune raison, alors qu'il était venu chercher sa veste, accompagné de l'agent de sécurité E.________. Le grief tiré de l'arbitraire doit par conséquent être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.