Citation: K 29/01 16.08.2001 E. 3

3.- a) En substance, la recourante fait grief aux premiers juges de s'être essentiellement fondés sur l'appréciation de son incapacité de travail par le docteur C.________ et d'avoir insuffisamment tenu compte de ses critiques relatives à ce rapport médical, ainsi que de l'avis de son médecin traitant et de certaines pièces qu'elle a produites. Elle soutient par ailleurs qu'un expert neutre aurait dû être désigné et que son incapacité de travail n'est, en réalité, pas inférieure à 50 %. b) On ne saurait pourtant reprocher aux premiers juges de n'avoir pas retenu l'évaluation plus favorable du docteur A.________. Le certificat établi par ce médecin le 26 mai 1999 se limite en effet à une estimation chiffrée en pour cent de l'incapacité de travail, exclusivement justifiée par l'énoncé du diagnostic, sans données anamnestiques ni motivation substantielle. Il ne répond dès lors pas aux exigences posées par la jurisprudence pour lui conférer une pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Il convient également de relever que la demande de prestations de l'assurance-invalidité, du 11 avril 2000, produite par la recourante en première instance n'apporte, elle non plus, aucun élément pertinent pour l'évaluation de sa capacité de travail. Cette pièce atteste tout au plus des démarches entreprises par la recourante auprès de cette institution mais ne fournit aucune donnée fiable en relation avec son état de santé et sa capacité de travail. c) Pour le surplus, la documentation médicale qui figure au dossier renferme des renseignements suffisants sur l'état de santé de la recourante, si bien qu'on ne saurait non plus reprocher aux premiers juges de n'avoir pas ordonné l'expertise judiciaire requise par cette dernière. Force est en effet de constater que mêmes si leurs diagnostics divergent, les deux rhumatologues consultés aboutissent en réalité à des évaluations relativement proches de la capacité de travail de la recourante, à court terme (respectivement 60 % et 75 %). Le docteur B.________ préconise certes le maintien d'une incapacité partielle de travail au-delà des 60 jours prescrits par le docteur C.________. Ce point est cependant sans pertinence pour la solution du présent litige. En effet, compte tenu de la réglementation de l'assurance d'indemnités journalières dont bénéficie la recourante, la caisse ne peut être tenue de verser des prestations en cas d'incapacité de travail inférieure à 50 % au-delà 60 jours (art. 8 des conditions particulières de l'assurance d'une indemnité journalière). Cette circonstance, ainsi que le peu d'écart entre les évaluations des deux spécialistes (15 %) justifiaient qu'on renonçât, pour des motifs d'économie de procédure, à une expertise judiciaire. Cela étant, il convient de relever que le diagnostic de trouble somatoforme douloureux persistant - soit un diagnostic psychiatrique (VSI 2000, p. 160 consid. 4b) - posé par le docteur C.________ n'a trouvé aucun écho dans le rapport de consilium psychiatrique du docteur D.________; ce dernier ne remet pas en cause le diagnostic de fibromyalgie. D'un autre côté, il faut reconnaître aux rapports du docteur B.________ le mérite d'avoir été rédigés à la suite de plusieurs consultations. Celles-ci ont permis à ce rhumatologue, qui ne fait par ailleurs montre d'aucune complaisance, d'apprécier à plusieurs reprises la capacité de travail de la recourante, en relation avec une symptomatologie douloureuse qu'il décrit comme très fluctuante (rapport du 27 octobre 1999), en particulier, après une première augmentation du temps de travail (rapport du 27 décembre 1999). Ce médecin s'est, enfin, déterminé de manière convaincante sur le rapport du docteur C.________. Il paraît ainsi justifié de suivre les conclusions du docteur B.________ et d'admettre que la recourante subissait à la fin de l'année 1999 une incapacité de travail de 40 %, supérieure de 15 % à celle retenue par l'intimée et les premiers juges.