Citation: 4A_320/2008 06.10.2008 E. 1

Selon la recourante, la date de la résiliation ne correspondrait « à aucun événement en relation avec une éventuelle résiliation de contrat ». Une telle affirmation est erronée, dès lors qu'il ressort de l'arrêt attaqué que la date de résiliation coïncide avec celle d'une discussion qui a eu lieu entre les deux parties au litige à l'issue du match ... de ... en mars 2004. Par ailleurs, à supposer que la date du 18 mars 2004 ait été établie de façon manifestement inexacte - ce qui n'est nullement démontré -, la recourante n'explique pas en quoi cette constatation serait susceptible d'exercer une influence sur le sort de la cause. 2.2 La cour cantonale se voit ensuite reprocher d'avoir passé sous silence l'attitude adoptée par la recourante: celle-ci aurait insisté pour que l'intimé signe et lui retourne le contrat de travail définitif, ce qu'attestent les courriers datés des 1er, 3, 4, 8, 9, 10, 16, 17, 21, 22 juin et 5 juillet 2004. Contrairement à ce que retient l'arrêt cantonal en violation de l'art. 9 Cst., ces éléments manifestent tout sauf la volonté de la recourante de résilier le contrat du 1er février 2004. L'argumentation de la recourante tombe à faux, dès lors qu'il ressort des dépositions de B.________ et de E.________ que le contrat de travail définitif n'a jamais été envoyé à l'intimé. Sur la base de ces témoignages concordants - qu'il n'y a pas lieu de remettre en cause -, la recourante ne pouvait, de bonne foi, enjoindre l'intimé de signer puis de lui retourner le contrat définitif. Il ne faut par ailleurs pas perdre de vue que ces titres ont été rédigés alors que les parties étaient à la recherche d'un règlement amiable, ce qui n'exclut en rien que le contrat ait été préalablement résilié. La recourante évoque encore la convocation à un test d'aptitude physique pour le 3 mai 2004. De toute évidence, il s'agit là d'une circonstance isolée, apparaissant en contradiction avec les moyens de preuve qui ont permis d'aboutir à la constatation d'une résiliation par l'employeur en mars 2004. Il n'est en outre pas impossible que l'organisation de ce test soit liée aux négociations que les parties ont menées pour trouver une solution amiable. Cela étant, cette circonstance n'est pas à même de rendre insoutenable l'existence d'une résiliation préalable. 2.3 Enfin, la recourante prétend que la constatation de la résiliation apparaît d'autant plus insoutenable qu'elle se heurte aux propres déclarations de l'intimé. En guise de motivation, la recourante affirme qu'outre la convocation à un test d'aptitude physique pour le 3 mai 2004, l'intimé a expressément admis que la recourante aurait préféré ne pas s'engager par contrat du 1er février 2004 et qu'elle « ne souhaitait pas que l'intimé continue à jouer dans le club ». En l'absence de toute démonstration de l'arbitraire, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le grief. Il sied par ailleurs de relever que les propos de l'intimé reproduits par la recourante ne valident en rien la thèse soutenue par celle-ci. 2.4 Au regard de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par l'autorité précédente.