Citation: 4A_239/2021 E. 4.1

4.1. Dans son appel, l'intimé a allégué à titre de fait nouveau que, lors de son audition, le témoin F.________, sous la pression de D.________, avait menti en déclarant ignorer si des tâches supplémentaires, comme l'organisation d'événements particuliers, avaient été attribuées à l'employé. A titre de moyens de preuve, il a produit notamment deux pièces, numérotées 4 et 5. La pièce 4 consiste en un document signé le 9 septembre 2020 par J.________, manager chez A.________. Il en ressort que F.________ aurait confié audit manager, à l'occasion d'un déjeuner le 31 août 2020, qu'il n'avait pas pu dire la vérité lorsqu'il avait été entendu comme témoin devant le Tribunal de prud'hommes; il aurait été briefé par D.________ sur ce qu'il devait dire. La pièce 5, intitulée " Questionnaire en vue d'un contrôle relatif aux conditions de travail en entreprise ", émane de l'Inspection du travail de la Ville de Lausanne et porte la date du 31/08 (à moins qu'il s'agisse de 09) /2020. F.________ y déclare avoir fait l'objet de pression psychologique, de harcèlement et de menaces dans le poste de manager régional; il désigne D.________ à titre de personne concernée. La Cour d'appel civile a jugé que les pièces 4 et 5, postérieures à la dernière audience de l'autorité de première instance, étaient recevables et seraient donc prises en compte. A l'issue de l'appréciation des preuves, les juges cantonaux ont retenu en fait que, comme il l'alléguait, l'employé s'était occupé en 2018 de l'organisation de divers événements, en exécution des nouvelles tâches qui lui avaient été attribuées comme aux autres managers régionaux. Ils se sont fondés sur les déclarations du témoin I.________, qui ne travaillait plus pour la recourante et n'avait donc pas intérêt à ne pas dire la vérité. Au contraire, les propos de D.________ - qui déclarait avoir délégué des tâches supplémentaires aux managers régionaux, sauf à l'intimé, en raison de leur ancienneté - n'ont pas été jugés probants, dès lors qu'ils émanaient d'une partie et que l'intéressé, au regard des pièces 4 et 5 produites en appel, avait briefé le témoin F.________ et exercé des pressions sur lui. La cour cantonale n'a pas non plus accordé du crédit aux déclarations du témoin F.________, lequel, selon les pièces précitées, avait admis avoir, sous l'influence de D.________, menti lors de son audition du 30 septembre 2019. En outre, les juges précédents ont constaté que l'organisation d'événements était une tâche qui ne ressortait ni du cahier des charges de manager régional, ni de celui de responsable commercial.