Citation: 8F_8/2016 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le requérant a déposé une demande de révision du jugement cantonal alors que le Tribunal fédéral avait déjà statué sur le recours déposé contre ce jugement. Dans la mesure où le Tribunal fédéral s'est prononcé sur le fond du litige, l'arrêt du 22 mars 2016 (8C_260/2015) s'est substitué au jugement de la cour cantonale et constitue la seule décision susceptible d'être révisée (cf. NIKLAUS OBERHOLZER, in Seiler/von Werdt/Güngerich/Oberholzer, Bundesgerichtsgesetz [BGG], 2 e éd. 2015, n° 13 ad art. 123 LTF; PIERRE FERRARI, in Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n os 6 et 7 ad art. 123 LTF). En l'espèce, indépendamment de l'issue de la procédure pendante devant le tribunal cantonal, ce qui est déterminant, au regard de l'art. 125 LTF, c'est de savoir si le requérant aurait pu se prévaloir de l'intervention chirurgicale de janvier 2016 et du rapport médical du docteur B.________ dans une procédure de révision cantonale. A cet égard, la péremption prévue à l'art. 125 LTF implique notamment que le droit de procédure valaisan connaisse de tels motifs de révision (cf. FERRARI, op. cit., n° 4 ad art. 125 LTF), ce qui n'est pas certain dans la mesure où le fait et le moyen de preuve invoqués en l'espèce sont postérieurs au jugement cantonal (voir pour un cas semblable arrêt 2F_13/2012 du 26 juillet 2012 consid. 2.4.1 in fine). Le point de savoir si le requérant est déchu de son droit d'invoquer les motifs de révision susmentionnés à l'encontre de l'arrêt entrepris peut toutefois rester ouvert vu ce qui suit.