Citation: 1B_166/2022 E. 7.2

7.2. S'agissant tout d'abord de la question de la restitution de la qualité de partie plaignante, la juridiction cantonale a estimé que la recourante avait saisi l'autorité pénale de manière pour le moins infondée : assistée de longue date par un mandataire professionnel, elle ne pouvait pas ignorer n'avoir jamais eu la qualité de partie plaignante pour les infractions d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres; elle avait en outre elle-même annexé à son courrier du 1er avril 2015 un avis de droit concluant expressément à l'absence de lésion directe à son encontre du fait de ces infractions. Ce raisonnement peut être confirmé. La recourante ne conteste pas les éléments précités. Elle ne saurait en outre justifier ses démarches en se référant à l'ordonnance P3 21 3 du 24 février 2021; en effet, celle-ci ne tranchait pas la problématique de son statut de partie plaignante eu égard à ces trois infractions, relevant même au demeurant le caractère douteux d'un tel statut (cf. également consid. 5.3 ci-dessus).