Citation: 5A_451/2024 E. 4.3

4.3. L'intimée soutient que la Cour de justice a correctement considéré qu'elle avait à tout le moins réclamé 20'000 fr. dans ses conclusions et que le recourant avait admis posséder pour 187'276 fr. 29 d'acquêts sur la base des tableaux qu'il avait produits lors des plaidoiries finales. Elle observe à cet égard que l'arrêt 5A_387/2015 [recte: 5A_397/2015] retient que l'admission par l'autre époux qu'un compte bancaire contient des acquêts conduisait au partage de ces avoirs entre les conjoints. Elle fait aussi valoir que sa conclusion tendant au partage par moitié des valeurs de rachat des assurances troisième pilier des parties au 23 juillet 2021 était valablement chiffrée, dès lors qu'elle portait sur un acquêt déterminé et déterminable par la simple lecture de deux pièces produites dans le cadre de la procédure. L'on ne pouvait par ailleurs pas lui reprocher ne pas avoir chiffré sa conclusion en lien avec le partage des comptes bancaires des parties, dans la mesure où elle avait démontré être dans l'impossibilité de la chiffrer d'emblée (art. 85 CPC) en raison de la confusion créée volontairement par le recourant en lien avec ses comptes. Celui-ci commettait ainsi un abus de droit et faisait preuve de mauvaise foi en invoquant l'absence de chiffrage des conclusions dans le but de la priver de ce qui lui revenait de plein droit. Il n'avait lui-même pas chiffré ses conclusions d'entrée de cause puisqu'il s'était réservé la possibilité de le faire une fois les documents permettant de déterminer les acquêts des parties produits. Au vu de ces éléments, le recours devait être rejeté sur la question de la liquidation du régime matrimonial.