Citation: 2A.485/2000 07.11.2000 E. 1

Le 17 août 2000, le représentant de l'Ambassade du Nigéria à Berne (ci-après: l'Ambassade) a vu le recourant eta subordonné la délivrance d'un laissez-passer en sa faveur à une nouvelle entrevue et à la présentation d'un certificat médical attestant son bon état de santé. Ainsi, depuis que l'intéressé a été mis en détention en vue du refoulement, son état de santé est devenu un élément essentiel. Or, au mois de juin 2000, le recourant s'est blessé au genou droit à deux reprises, d'abord en faisant du sport, puis en nettoyant sa cellule. Il a été immédiatement soigné. Par la suite, il a refusé de prendre des anti-inflammatoires et s'est opposé à une intervention par arthroscopie destinéeà effectuer une résection de la partie méniscale lésée. D'après les pièces du dossier, il aurait du reste dit à ses gardiens qu'il n'avait aucun intérêt à se faire opérer, son objectif étant de rester en détention neuf mois, puis d'être libéré. Le 31 août 2000, il s'est mis à accuser la police de brutalités lors de son arrestation du 19 avril 2000, soutenant que ces brutalités seraient en fait à l'origine des blessures dont il souffre depuis le mois de juin 2000. En réalité, cette affirmation n'est pas crédible compte tenu des pièces du dossier. Ainsi, depuis qu'il est blessé, le recourant a adopté un comportement visant à empêcher son refoulement au Nigéria en raison de son état de santé. D'ailleurs, l'intéressé n'a pas toujours donné la même version quant à l'origine de ses blessures. Vu ce qui précède, il était justifié de maintenir le recourant en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE. Reste à vérifier si les autres conditions de cette détention sont remplies.