Citation: U 21/04 20.01.2006 E. A

A.a K.________, né en 1955, était assuré contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 4 mars et le 4 octobre 1999, il a été victime d'accidents de la circulation; dans le premier cas, les médecins de l'Hôpital X.________ ont posé le diagnostic de contusion cervicale et de traumatisme crânien (rapport de X.________ du 3 juin 1999); dans le second, le docteur M.________, celui de contusion de la cheville et de l'épaule droites (rapport du 16 novembre 1999). La CNA a pris à sa charge les suites de ces accidents. L'assuré a séjourné du 21 août au 20 septembre 2000 dans le service de réadaptation générale de la Clinique Y.________, où il a fait l'objet d'investigations spécialisées auprès des docteurs V.________, O.________ et A.________. Dans leur rapport de synthèse du 1er octobre 2000, les docteur R.________ et Z.________ ont retenu les diagnostics de trouble somatoforme indifférencié, de dysthymie et de syndrome post-commotionnel après accident de voiture avec traumatisme crânien simple et cervical mineur. Après avoir relevé de multiples discordances entre les plaintes exprimées et les constatations objectives - déjà mentionnées auparavant par d'autres médecins, ils ont retenu que l'expertisé présentait à ce moment-là une incapacité de travail de 50 % avec un rendement de 80 % dans l'activité de mécanicien automobile; celle-ci était justifiée d'un point de vue psychiatrique et neuropsychologique, dans le cadre d'un syndrome post-commotionnel. Après avoir pris l'avis de son médecin conseil, la CNA a fixé les indemnités journalières de l'assuré en fonction d'une incapacité de travail de 50 %, par décision du 15 septembre 2000. L'assuré a formé opposition, par écriture du 12 octobre 2000. La CNA l'a rejetée, par décision du 20 décembre 2000. L'assuré a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Genève. Pendente lite, les parties ont conclu une convention, le 10 avril 2001, comportant deux volets : tandis que la CNA a admis de verser les indemnités journalières intégrales sur la base d'une incapacité de travail de 60 %, à compter du 3 mars 2000, l'assuré a accepté de se soumettre à une expertise psychiatrique auprès du docteur U.________. L'assuré a retiré son recours et le Tribunal administratif a rayé la cause du rôle le 19 avril 2001. A.b Le docteur U.________ a déposé son rapport le 26 septembre 2001. Au terme de celui-ci, l'expert a conclu que K.________ ne présentait pas de pathologie psychiatrique décelable selon l'ICD-10 ou le DSM-IV, ni de limitation à l'exercice d'une activité lucrative quelle qu'elle fût. Il n'y avait aucun signe de stress post-traumatique ni aucun trouble mnésique connu; l'hypothèse d'une part de simulation et d'un fond dépressivo-anxieux non exprimé étaient évoqués, mais en définitive aucun trouble psychiatrique n'était cliniquement significatif. Par décision du 20 mars 2002, la CNA a mis fin au versement de ses prestations à dater du 31 mars 2002, car l'assuré ne nécessitait plus de soins et ne subissait plus aucune incapacité de travail. L'assuré s'est opposé à cette décision, en requérant une expertise. Il a produit une écriture du docteur M.________, médecin traitant, du 4 avril 2002, qui attestait une péjoration de l'état de santé depuis l'accident du 4 mars 1999. Statuant le 18 octobre 2002, la CNA a confirmé sa position.