Citation: 6B_101/2024 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant soutient en substance que le résultat de l'expertise de crédibilité devait être remis en question au vu de l'incohérence des déclarations de l'intimée. Le recourant reproche également à l'expertise de ne pas attester de la véracité du contenu des déclarations de l'intimée mais uniquement de conclure à son caractère crédible. Selon lui, l'expert n'aurait pas exclu que l'intimée ait inventé un récit par peur des représailles de sa mère ou qu'il ait été conté dans un esprit de vengeance suite à un incident qui aurait eu lieu entre le fils du recourant et l'intimée. En l'espèce, il ressort des arguments développés par le recourant que celui-ci se méprend sur le rôle de l'expertise de crédibilité. L'analyse selon le protocole SVA vise en effet à déterminer la crédibilité des déclarations d'une personne en ce sens où elle fournit à l'autorité de jugement un outil d'appréciation des déclarations de la victime (arrêt 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 2.3.2.3 destiné à la publication). Il ne s'agit ainsi pas, contrairement à ce que le recourant avance, de savoir si les faits décrits par l'expertisée correspondaient à la vérité. Le fait que l'expert indique qu'il n'était pas en mesure de déterminer si les déclarations de l'intimée découlaient d'une éventuelle crainte de sa mère n'est pas contradictoire avec la conclusion de crédibilité adoptée à l'issue de l'expertise. L'expert explique d'ailleurs à ce propos qu'une telle hypothèse relevait de l'abstrait et qu'il n'existait dans le dossier aucun élément permettant de l'objectiver. Le recourant ne soulève ainsi aucune raison pertinente pour laquelle la cour cantonale aurait dû s'écarter des conclusions du rapport d'expertise. Partant, les critiques du recourant doivent être rejetées.