Citation: 9C_386/2014 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, l'office recourant n'avance aucun élément permettant de remettre en cause le point de vue défendu par la psychologue F.________. Le fait que l'évaluation neuropsychologique soit postérieure à la décision litigieuse (ce qui est inhérent à toute expertise judiciaire) importe peu, l'office recourant ne démontrant pas en quoi la situation de l'intimé se serait modifiée entre le 4 février 2013 (jour de la décision de l'office recourant) et le 7 octobre 2013 (jour de l'évaluation neuropsychologique de l'intimé) et invaliderait les conclusions de l'expertise. Certes, il est vrai que l'évaluation fait état d'une aggravation plutôt que d'une stabilisation de l'état de santé de l'intimé; cela ne rend pas pour autant l'appréciation de la juridiction cantonale arbitraire dans son résultat. Au contraire, le reproche de l'office recourant démontre précisément que l'état de santé de l'intimé ne s'est pas amélioré. Enfin, contrairement à ce qu'affirme l'office recourant, il n'y a pas lieu d'écarter l'avis du docteur D.________ qui a confirmé les conclusions de la psychologue F.________ et répondu de manière succincte, mais circonstanciée aux questions de la juridiction cantonale pour le seul motif qu'il est le médecin traitant de l'intimé. Quand bien même on écarterait les rapports du docteur D.________, cela ne remettrait d'ailleurs pas en cause l'appréciation de la juridiction cantonale, vu l'expertise de la psychologue F.________.