Citation: 2P.19/2000 30.10.2000 E. 4

4.- a) Le recourant soutient que l'intervention du surveillant au milieu de la préparation de son épreuve orale lui a fait perdre en tout quinze minutes. Il aurait été fortement déconcentré après cet incident et perturbé pendant toute la seconde moitié de sa préparation. Juste avant d'entrer dans la salle d'examen, il aurait en outre réfléchi à l'opportunité d'annoncer le problème survenu à la Commission, au lieu de se concentrer sur l'examen à passer. Ainsi, sur quatre-vingts minutes de préparation, il n'aurait bénéficié que de quarante minutes dans des conditions convenables alors qu'il aurait été en droit de se préparer pendant toute la durée prévue par l'art. 35 du règlement d'application et par les directives de la Commission relatives aux modalités de l'examen (ci-après: les directives). En appréciant sa prestation à l'examen oral par comparaison avec celle des autres candidats, l'autorité intimée aurait ainsi violé le principe de l'égalité de traitement (cf. les art. 4 aCst. et 8 Cst. dont la portée est similaire, cf. Messagep. 144; sur ce principe cf. ATF 125 I 1 consid. 2b/aa p. 4 et la jurisprudence citée). Contraires aux directives et à l'art. 35 du règlement d'application, les décisions attaquées seraient en outre arbitraires (cf. les art. 4 aCst. et 9 Cst. dont la portée est similaire, cf. Message p. 146; sur cette notion cf. ATF 125 I 166 consid. 2a p. 168). b) Selon l'art. 35 du règlement d'application, la Commission fixe les modalités de l'examen et en informe les candidats. Édictées sur la base de cette disposition, les directives prévoient au sujet de l'examen oral que les candidats disposent d'une durée de quatre-vingts minutes au moins pour préparer leur(s) réponse(s) à la question ouaux questions posées qui leur seront soumises par écrit. c) Le recourant prétend que l'huissier lui a fait perdre quinze minutes, soit trois minutes en raison de son intervention, dix minutes de temps de préparation et deux minutes de réflexion juste avant d'entrer dans la salle d'examen. Au demeurant, on peut relever que dans son courrier du 12 novembre 1999 à la Commission, il estimait n'avoir perdu que dix minutes et dans son recours au Tribunal administratif genevois, il se plaignait d'une perte de treize minutes. L'huissier soutient que son intervention a duré moins d'une minute. Se référant à une fiche de contrôle jointe à sa réponse, la Commission relève que le candidat n'a subi aucune perte de temps, car il aurait profité d'une minute supplémentaire à la fin de sa préparation. L'intéressé conteste l'existence de cette minute supplémentaire sans expliquer toutefois ce qui lui permet d'en être si sûr. Il ne s'est d'ailleurs pas plaint des conditions de sa préparation devant ses examinateurs. De toute façon, il ne démontre pas que la déconcentration dont il prétend avoir été victime est en rapport de causalité avec l'intervention de l'huissier au milieu de sa préparation. Il n'établit pas non plus que cet incident a influencé ses résultats, qu'il ne conteste d'ailleurs pas. Force est dès lors de constater que l'intervention de l'huissier pendant sa préparation de l'examen oral n'était pas la cause de son échec. Au demeurant, vu la profession à laquelle il se destinait, le candidat devait être capable de retrouver rapidement sa concentration après cette interruption et ne pas être déstabilisé par un incident aussi mineur. Vu ce qui précède, les griefs soulevés doivent être écartés.