Citation: 5A_441/2024 E. C

Par acte posté le 4 juillet 2024, A.________ et B.________ interjettent un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral contre cet arrêt. Ils concluent principalement à sa réforme en ce sens que les conclusions prises dans leur requête de conciliation du 10 décembre 2019 puis dans leur action du 21 avril 2021 soient admises, à ce que les exceptions et objections de l'intimée, spécialement celle de prescription/péremption, soient rejetées pour autant que recevables, et à ce qu'il soit constaté que l'action est pendante depuis le 10 décembre 2019. Subsidiairement, ils concluent à ce que l'arrêt attaqué et le jugement de première instance soient annulés et à ce que la cause soit renvoyée en première instance pour que la procédure soit continuée et qu'une nouvelle décision soit rendue. Encore plus subsidiairement, ils concluent à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour complément de l'état de fait, continuation de la procédure et nouvelle décision. Encore plus subsidiairement, ils concluent à ce que leur retrait du 23 mars 2021 soit déclaré non obligatoire en raison d'un vice de la volonté et que la décision de rayé du rôle de l'autorité de conciliation du 24 mars 2021 soit annulée et que la cause soit renvoyée à cette autorité pour continuer la procédure de conciliation. En substance, ils se plaignent de la violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.), de la violation de l'interdiction du formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.), de la violation du principe de la bonne foi (art. 52 CPC) et de l'interdiction de l'abus de droit (art. 2 al. 2 CC), de la violation des art. 63 et 221 al. 2 let. b CPC, ainsi que de la violation des art. 494 al. 3 et 533 CC. Invités à répondre, l'administrateur officiel de la succession s'en est remis à justice, l'autorité cantonale s'est référée aux considérants de l'arrêt attaqué et l'intimée a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.