Citation: 7B_747/2024 E. 2.2.3

2.2.3. Le recourant soutient ensuite que la secrétaire n'aurait pas effectué que des tâches administratives auprès du Ministère public dans l'affaire concernée, mais qu'elle aurait "activement, étroitement et directement assisté les deux magistrates" sur le fond du dossier. Il expose les conclusions qu'il conviendrait d'en tirer, soit une apparence de partialité dans l'exercice de l'activité de la secrétaire qui s'étendrait également à celle des magistrates précitées. Il ajoute que l'"expérience dans le domaine judiciaire" requise pour l'engagement des secrétaires de direction auprès de l'Office central du Ministère public dépasserait le cadre des activités administratives ordinaires. Sur ce point, le recourant ne parvient pas non plus à démontrer en quoi il serait arbitraire de retenir, comme l'a fait l'autorité précédente, que la secrétaire de direction n'avait effectué que des tâches administratives auprès du Ministère public. La cour cantonale a en effet justifié sa position en se fondant sur divers éléments, soit les allégations formulées par la secrétaire de direction dans sa prise de position du 3 mai 2024, les missions que doivent effectuer les secrétaires de direction engagées auprès de l'Office central du Ministère public, l'art. 20 du Règlement du ministère public du canton du Valais du 3 janvier 2021 (RS/VS 173.101) et les opérations qu'exécutent les secrétaires de direction du Tribunal cantonal (dans la mesure où elles correspondent aux missions que doivent effectuer les secrétaires de direction engagées au sein du Ministère public). Appréciés dans leur ensemble, il n'apparaît pas insoutenable de déduire de ces éléments que la secrétaire de direction n'a effectué que des tâches purement administratives dans le cadre du dossier concerné auprès du Ministère public, soit que celle-ci s'était contentée - sur demande de la procureure et selon les indications de cette dernière - de fusionner des lettres et des mandats de comparution, d'écrire un courriel à un avocat, d'imprimer des courriels, de transmettre le dossier à des avocats et à des parties plaignantes, d'envoyer une lettre à des avocats par courriel, de recevoir un courriel d'un avocat et - sur demande et sous la dictée de la procureure générale adjointe - de fusionner des lettres et rédiger les procès-verbaux d'auditions (cf. arrêt attaqué, p. 5-6).