Citation: 1B_464/2018 E. 2.2

2.2. La Cour des plaintes a retenu que la recourante motivait sa demande de levée du séquestre par la nécessité de rémunérer son avocat et de pouvoir financer un effort complet de la défense (rémunération d'un avocat de choix et de son équipe, ainsi que celle d'autres personnes spécialistes dont la mise en oeuvre serait commandée par le traitement du dossier). L'autorité précédente a cependant relevé que l'avocat de la recourante lui avait été désigné par le MPC en tant qu'avocat d'office en raison de l'existence d'un cas de défense obligatoire et que la recourante bénéficiait de plus de l'assistance judiciaire gratuite. La Cour des plaintes ne voyait dès lors pas pour quelle raison, il appartiendrait à la recourante de défrayer l'activité déployée par son défenseur d'office, dont l'indemnisation était à ce stade supportée par l'État; la recourante n'avait par conséquent aucun intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision de refus rendue par le MPC.