Citation: 6B_909/2014 E. 2.4

2.4. La recourante soutient encore que l'art. 41 al. 2 OCR n'impose pas aux véhicules qui doivent emprunter les trottoirs de respecter immanquablement un temps d'arrêt avant de franchir ceux-ci. Retenant que la visibilité de la recourante était bonne, l'autorité précédente a exposé, par surabondance de droit, que si sa visibilité était aussi mauvaise qu'elle le soutenait, il lui appartenait, en plus de regarder sur sa gauche, de marquer un temps d'arrêt (cf. jugement entrepris, p. 19). Cette argumentation ne prête pas le flanc à la critique, dès lors que l'art. 41 al. 2 OCR impose un devoir de prudence accru pour le conducteur qui franchit un trottoir, devoir qui, parmi d'autres, peut logiquement lui imposer de marquer un temps d'arrêt avant de franchir un trottoir.