Citation: 6B_565/2013 E. A

Le 7 mars 2008, X.________ a déposé plainte pénale contre inconnu. Il a expliqué qu'il avait postulé pour un poste d'agent auprès de la police ferroviaire en janvier 2008. Il n'avait toutefois pas été engagé après que la personne qui l'avait reçu pour un premier entretien, A.________, avait appris de la part d'un gendarme neuchâtelois qu'une procédure pénale avait été précédemment dirigée à son encontre. Même s'il avait en définitive été exempté de toute peine par jugement du Tribunal de police de Boudry du 6 juin 2007, le gendarme avait faussement déclaré qu'il avait été condamné. Les informations communiquées étaient couvertes par le secret de fonction et n'entraient pas dans le cadre des renseignements à caractère professionnel, susceptibles d'être échangés entre employeurs. Il ne pouvait accepter que son honneur soit ainsi sali par des faux renseignements communiqués à des tiers et qui avaient entraîné des conséquences dommageables pour lui. Par ordonnance du 25 février 2013, le Ministère public de la République et canton de Neuchâtel a classé la procédure, considérant, en substance, qu'elle n'avait pas permis d'identifier la personne qui avait communiqué les informations concernant X.________ à A.________. Celui-ci avait, notamment, déclaré qu'elles lui avaient été fournies par B.________, ce que ce dernier avait catégoriquement contesté et aucun élément figurant à la procédure ne permettait de le mettre en cause. Dans ces circonstances, il était certain qu'un tribunal ne pourrait qu'acquitter celui-ci, à tout le moins au bénéfice du doute, de sorte qu'il convenait de classer la procédure dirigée contre lui.