Citation: 5D_220/2016 E. 3

Dans son écriture, le recourant s'en prend à nouveau au numéro de dossier, considérant qu'une telle pratique interne viole l'ordre public procédural (art. 30 al. 1 Cst.), au regard de l'art. 29 al. 1 de la Loi fribourgeoise sur la justice du 31 mai 2010 (ci-après : LJ). Invoquant ensuite un déni de justice et une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 1 et 2 Cst.), il fait valoir que le commandement de payer devait indiquer précisément le fondement de la créance et que le recouvrement de frais judiciaires doit suivre un processus conforme au Règlement du 12 mars 1966 d'exécution de la loi sur les finances de l'Etat (ci-après : RTE), qui n'a pas été respecté en l'espèce; que l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle sont recours était manifestement mal fondé au sens de l'art. 322 al. 1 CPC est erroné; et qu'il a requis la récusation des juges cantonaux le 2 octobre 2016 mais que sa requête n'a pas été traitée. En l'occurrence, bien que le recourant énonce des normes constitutionnelles (art. 29 et 30 Cst.), l'argumentation qu'il développe concernant l'attribution de numéros de dossier, le processus de recouvrement de frais judiciaires et l'absence de fondement d'un recours, consiste en réalité à se plaindre de l'application de la LJ, du RTE et du CPC, griefs de droit cantonal et fédéral qui ne sont d'emblée pas recevables dans le cadre d'un recours constitutionnel (art. 116 LTF).