Citation: 4A_170/2017 E. 6.2.2

6.2.2. 6.2.2.1. En second lieu, le recourant soutient que la sentence "est discriminatoire". A l'en croire, en effet, l'arbitre, en statuant comme il l'a fait le 27 février 2017, ne se serait pas avisé de ce que le TAS avait rendu, le 6 juillet 2015, dans la cause TAS 2014/A/3830, FECAFOOT c. N.________, une sentence indiquant que la déclaration d'appel a été adressée au TAS dans le délai prévu tant par les statuts de la FECAFOOT que par l'art. R49 du Code, autrement dit dans les 21 jours dès la réception de la décision faisant l'objet de l'appel. Il y aurait là deux poids deux mesures quant à la durée du délai d'appel selon que le TAS aura été saisi par la FECAFOOT ou bien par un club membre de cette association. Dès lors, la sentence attaquée serait discriminatoire et, partant, incompatible avec l'ordre public. 6.2.2.2. Tel qu'il est formulé, le grief considéré relève davantage de l'art. 190 al. 2 let. d, première hypothèse, LDIP en tant que cette disposition sanctionne le non-respect de l'égalité des parties. Or, le recourant n'invoque pas cette disposition, contrairement à l'exigence posée à l'art. 77 al. 3 LTF, mais se plaint à cet égard de la violation de l'ordre public procédural, au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, lequel ne constitue qu'une garantie subsidiaire (ATF 138 III 270 consid. 2.3 et l'arrêt cité). Le recourant a certes repris le même grief dans sa réplique, mais, cette fois-ci, sous l'angle de la violation de son droit d'être entendu et de l'égalité des parties. Toutefois, il n'était plus temps (cf. consid. 3.2, ci-dessus). Quoi qu'il en soit, il a été démontré, plus haut, que l'intéressé n'avait pas formulé d'allégation suffisante en rapport avec ladite sentence, produite par lui dans un autre but (cf. consid. 4.2, 6e §). Le grief examiné s'en trouve privé d'assise. En tout état de cause, le parallèle fait par le recourant entre les deux sentences entrant en ligne de compte n'a pas lieu d'être, ne serait-ce déjà du simple fait que, dans la première affaire, contrairement à la seconde, la question du respect du délai d'appel n'était pas litigieuse. Au demeurant, ces questions mises à part, la circonstance alléguée par le recourant, si on la considère dans son contexte, n'apparaît manifestement pas de nature à justifier une annulation de la sentence attaquée au titre de la violation de l'ordre public procédural, étant donné la portée restrictive que la jurisprudence attribue à cette notion.