Citation: 5A_165/2023 E. 5.2

5.2. Le recourant soutient qu'il est injuste et contraire au principe de l'égalité de traitement des époux d'exiger de lui qu'il entame sa fortune sans imposer à l'intimée d'en faire autant. Sur ce point, l'autorité cantonale a cependant considéré, une fois de plus, que le mari ne se référait à aucune pièce concernant la fortune dont disposerait la société de l'épouse, ajoutant qu'il ne lui incombait pas de compulser le dossier relativement volumineux de première instance pour éventuel-lement trouver une pièce susceptible de fonder les allégations de l'intéressé. En tous les cas, la fortune de celui-ci ne pouvait être mise sur le même pied que celle dont bénéficierait la société de l'épouse, même si celle-ci en était l'unique associée. Le capital et la trésorerie d'une société ne pouvaient être utilisés librement par ses associés, car ils étaient soumis à des contraintes de fonctionnement de la société, dont l'autorité précédente a estimé qu'elle n'avait pas à les analyser, rappelant au surplus que les revenus imputés à l'épouse dans sa décision dépendaient de la viabilité de sa société. Le recourant ne s'en prend pas du tout à cette motivation, de sorte que sa critique fondée sur le principe de l'égalité entre les époux est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant prétend en outre que les conditions permettant d'imputer un revenu hypothétique à l'intimée seraient réalisées, alors que tel ne serait pas le cas pour lui. Selon la jurisprudence à laquelle il se réfère, lorsque la séparation est irrémédiable, chacun des époux doit s'effor-cer d'assurer l'entretien convenable par la prise, la reprise ou encore l'augmentation d'une activité rémunérée, pour autant qu'il en ait la pos-sibilité effective (principe de l'autonomie financière; ATF 148 III 358 consid. 5; 147 III 301 consid. 6.2; 138 III 97 consid. 2.2; 137 III 385 consid. 3.1; 130 III 537 consid. 3.2; 128 III 65 consid. 1 et 4). Cette dernière condition n'étant en l'occurrence pas réalisée s'agissant de l'épouse (cf. supra consid. 3), le refus de lui imputer un revenu hypothétique n'apparaît donc pas arbitraire. En ce qui le concerne, le recourant expose que les conditions de la prise en compte d'un revenu hypothétique résultant de la location de ses biens situés à Paris ne seraient pas réunies, dès lors "qu'elles se basent sur des faits établis de manière arbitraire". Ce grief a cependant été examiné plus haut et rejeté (cf. supra consid. 4.1), si bien qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Par ailleurs, le recourant n'avance aucun argument visant à démontrer qu'un tel revenu ne saurait être raisonnablement exigé de lui.