Citation: 1C_492/2020 E. 1

A cela s'ajoutait, pour les juges cantonaux, que le délai d'épreuve avait pour but de constater qu'un conducteur était capable de conduire durant cette période sans commettre de nouvelles infractions, ce qui à l'évidence excluait la prise en compte des périodes durant lesquelles il ne disposait pas de son permis. Enfin, la cour cantonale a relevé que le recourant - qui s'était soumis aux examens d'expertise fin 2013 et début 2014 - avait tout loisir de s'enquérir de ses résultats auprès des médecins ou de la CMA; en renonçant à le faire tout en sachant que son permis aurait pu lui être restitué fin novembre 2014, pour autant qu'il ait pu apporter la preuve de son aptitude à la conduite, il ne saurait tirer aucun avantage du retard pris dans le suivi des contrôles: cela valait d'autant moins qu'il était - vu ses nombreux antécédents - coutumier des procédures administratives (y compris celles nécessitant des contacts avec des médecins ou encore des experts).