Citation: 2D_33/2022 E. B

Le 12 octobre 2020, A.________ a sollicité du Service cantonal de la population du canton de Vaud l'octroi d'une autorisation d'établissement, subsidiairement, d'une autorisation de séjour. Le 25 décembre 2020 à Lausanne, est issu de l'union de l'intéressé avec F.________, un garçon prénommé G.________. Selon un décompte établi le 19 mars 2021, le montant de l'assistance sociale perçu par l'intéressé et son épouse s'élevait à un total de 146'248 fr. 55 pour la période comprenant les mois d'avril, mai et juillet 2008, d'avril 2012 à octobre 2014, de février 2015 à octobre 2017, et de janvier 2018 à septembre 2018. Par décision du 27 octobre 2021 et décision sur opposition du 14 décembre 2021, le Service cantonal de la population du canton de Vaud a refusé d'octroyer à A.________ une autorisation d'établissement, respectivement de séjour, et a prononcé son renvoi de Suisse. En substance, le Service de la population a fait application de l'art. 63 al. 1 let. a, b et d LEI par renvoi de l'art. 62 al. 1 let. b LEI. Il a relevé que sa décision respectait le principe de la proportionnalité, puisque l'intéressé ne pouvait faire état d'une intégration réussie en Suisse, n'avait pas respecté l'ordre juridique, n'avait pas fait preuve de stabilité sur le plan professionnel et avait eu recours aux prestations financières de l'assistance sociale. Enfin, un retour dans son pays d'origine ne posait pas de problèmes insurmontables malgré son séjour relativement long en Suisse. Par arrêt du 25 octobre 2022, le Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours que A.________ avait interjeté contre la décision sur opposition rendue le 14 décembre 2021 par le Service cantonal de la population. L'intéressé avait fait l'objet d'une décision d'annulation de sa naturalisation entrée en force depuis l'arrêt 1C_324/2020 du 23 septembre 2020 du Tribunal fédéral. Il remplissait les motifs de révocation de l'art. 63 al. 1 let. d LEI. En raison de la gravité de la condamnation pénale, qui avait porté atteinte à l'intégrité sexuelle de mineures et conduit à l'annulation de sa naturalisation, l'intérêt public à son éloignement l'emportait sur son intérêt privé à mener sa vie en Suisse pour y conserver ses relations personnelles et familiale, notamment avec ses enfants de nationalité suisse. A cela s'ajoutait que le recourant ne pouvait pas se targuer d'une bonne intégration au vu des professions exercées (magasinier-livreur; manutentionnaire; déménageur-livreur; aide-monteur; aide; parqueteur) et de sa dépendance à l'assistance sociale. Le retour dans son pays d'origine serait certes difficile mais exigible de sa part ainsi que de la part de son épouse, originaire du même pays, et de leur enfant commun en raison de son bas âge.