Citation: 4C.59/2006 27.06.2006 E. 4

L'arrêt dont est recours ne comporte aucune constatation de fait qui permettrait d'évaluer équitablement, sur la base de l'art. 42 al. 2 CO, le dommage éventuellement subi par la défenderesse par suite du manquement commis par la demanderesse. Le lien de causalité entre ce manquement et l'éventuel dommage n'est pas non plus constaté. Dans ces conditions, le rejet des prétentions reconventionnelles est pleinement conforme à l'art. 321e CO relatif à la responsabilité du travailleur et il n'est pas nécessaire d'examiner l'argumentation de la défenderesse relative à l'appréciation de la faute. En dépit des affirmations contraires avancées dans l'acte de recours, il incombe bien à la partie lésée de prouver les faits propres à permettre une évaluation équitable du dommage prétendument subi (ATF 131 III 360 consid. 5.1 p. 363), d'une part, et le lien de causalité entre ce dommage et la violation du contrat (ATF 107 II 426 consid. 3b p. 429), d'autre part; le rejet desdites prétentions est donc aussi compatible avec l'art. 8 CC relatif à la répartition du fardeau de la preuve.