Citation: 1C_386/2017 E. 1

Par décision du 15 juillet 2015, publiée dans la Feuille d'avis officielle du 21 juillet 2015, le Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie de la République et canton de Genève a autorisé la Commune de Bellevue à procéder à l'aménagement d'une zone 30 km/h sur les chemins de la Mojonne et de la Chênaie. Selon les plans soumis à son approbation, un point de collecte de déchets, constitué de six conteneurs enterrés, devait prendre place en bordure du chemin de la Mojonne en face et à quelques mètres des parcelles n os 3'504 et 3'505. Le 6 octobre 2015, A.A.________, dont l'épouse est propriétaire de la parcelle n° 3'505, s'est opposé à la réalisation de la déchetterie prévue à quelques pas du portail donnant sur leur jardin et dont il redoutait les nuisances. Le 28 novembre 2016, la Commune de Bellevue a déposé une demande d'autorisation de construire en procédure accélérée pour la mise en place de six containers enterrés sur le chemin de la Mojonne à une dizaine de mètres de l'emplacement prévu à l'origine. Le Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie a délivré l'autorisation requise au terme d'une décision rendue le 20 décembre 2016 que les époux A.________ ont contestée auprès du Tribunal de première instance de la République et canton de Genève. Cette juridiction a rejeté la demande de mesures provisionnelles des recourants visant à faire interdire l'usage de la déchetterie le 1 er mars 2017. Par arrêt du 13 juin 2017, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève a déclaré irrecevable le recours formé le 13 mars 2017 par les époux A.________ contre cette décision au motif que le refus des mesures provisionnelles requises ne les exposait pas à un préjudice irréparable. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.A.________ et B.A.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt et de renvoyer la cause à la Chambre administrative afin qu'elle entre en matière sur le recours cantonal du 13 mars 2017. La Chambre administrative s'en rapporte à justice quant à la recevabilité du recours et persiste dans les considérants et le dispositif de son arrêt. Le Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie propose de déclarer le recours irrecevable. Prenant acte du fait que le Tribunal administratif de première instance a statué au fond le 30 août 2017, la Commune de Bellevue conclut principalement à l'irrecevabilité du recours et subsidiairement à son rejet avec suite de frais et dépens. Invités à se déterminer, les recourants ont persisté dans leur recours.