Citation: 5A_587/2015 E. 2.4.1

2.4.1. La recourante ne démontre pas en l'espèce sur la base de quelle législation elle serait en droit de procéder à une expropriation formelle des droits de voisinage de l'intimée, condition nécessaire pour y procéder (consid. 2.3 supra) : les art. 76 et 76a LATC, cités par l'intéressée, ne sont en effet pas suffisants, faute pour celle-ci de démontrer que le Conseil communal de U.________ lui aurait formellement concédé un droit d'exproprier, conformément à la LC (supra consid. 2.3). A cet égard, le préavis, cité à la page 4 de l'arrêt querellé, par lequel le Conseil communal a accordé à la Municipalité un crédit pour financer l'exécution des travaux, ne saurait à l'évidence l'autoriser à exproprier les droits de voisinage de l'intimée. La recourante n'indique pas non plus l'existence d'un intérêt public établi selon la procédure prévue aux art. 12 ss LE (art. 76a LATC; supra consid. 2.3.1.2). Enfin, la jurisprudence invoquée par la Municipalité pour fonder ses prétentions fait référence à des propriétaires ou concessionnaires qui sont précisément au bénéfice du droit d'expropriation. Elle ne peut donc s'y référer pour fonder l'incompétence du tribunal civil.