Citation: 5A_947/2013 E. 6.3

6.3. En l'espèce, selon les constatations de la cour cantonale, aucun élément permettant d'apparenter la situation concrète à un mandat de nature bancaire ne ressort du dossier de la cause. Le recourant n'en présente d'ailleurs pas non plus, se limitant à se référer à la qualité de " family office " de son oncle. Il apparaît au contraire que le père du recourant a confié à son propre frère le soin d'investir et de gérer son argent et non à son banquier, ni même à la société détenue par son frère. Au demeurant, il résulte de l'état de fait que l'oncle du demandeur agissait au sein de la société H.________ SA en qualité de " family office " uniquement à l'époque de l'investissement, sans qu'il soit établi qu'il ait conservé cette qualité par la suite jusqu'au décès du mandant. De surcroît, la jurisprudence selon laquelle les mandats de nature bancaire ne prennent pas fin à la mort du mandant (ATF 101 II 117) ne saurait être appliquée au cas d'espèce, dès lors que, dans le premier cas, la banque était liée à des époux, co-mandants, justifiant qu'elle continue d'être tenue envers le cocontractant survivant, circonstances sensiblement différentes de la présente affaire. La cour cantonale, à défaut de constatations indiquant que le mandat était de nature commerciale, s'en est tenue aux règles légales du contrat de mandat et a constaté que la mort du mandant avait mis fin au contrat, partant que la créance en résultant était prescrite. En cherchant à faire admettre sa propre version, sans émettre de critique sur le raisonnement de la cour cantonale qui a jugé que le mandat entre les deux frères n'était ni standardisé, ni impersonnel, et sans établir non plus la nature commerciale du mandat, en partant cependant de cette hypothèse, le recourant s'écarte de l'état de fait de l'autorité précédente, mais ne démontre pas la violation du droit dont il se plaint. Le grief, autant qu'il est recevable (art. 42 al. 2 LTF; cf. consid. 2.1 ci-dessus), doit être rejeté.