Citation: 1C_216/2009 14.09.2009 E. A

A.________ est titulaire d'un permis de conduire de catégorie B délivré le 8 février 1974. Il est administrateur de l'entreprise X.________ et de Y.________, sociétés ayant leur siège à Genève. Le 13 août 2006, l'intéressé roulait sur la route de Chancy, à Genève, en direction de la ville. Arrivé à la hauteur de la croisée de Confignon, il a bifurqué à droite pour faire demi-tour et emprunter la route de Chancy en direction de l'autoroute. Il a freiné pour laisser passer une voiture qui arrivait sur sa droite. Il a néanmoins franchi la ligne de sécurité et les deux véhicules se sont heurtés. Sous l'effet du choc, les airbags de l'autre voiture ont explosé, empêchant la conductrice de sortir de son véhicule. La police a établi un rapport d'accident et déclaré A.________ en contravention pour avoir circulé à une vitesse inadaptée aux conditions de la route, n'être pas resté constamment maître de son véhicule, ne pas avoir accordé la priorité à un autre véhicule en quittant une route déclassée par un signal "cédez-le-passage" et n'avoir pas été porteur de son permis de conduire. Aucune infraction n'a été reprochée à l'autre automobiliste; celle-ci avait déclaré être pratiquement à l'arrêt au moment du choc. Invité par le Service cantonal des automobiles et de la navigation (actuellement l'Office cantonal des automobiles et de la navigation; ci-après: l'Office cantonal) à lui faire part de ses observations au sujet de l'accident, l'intéressé a demandé le 14 septembre 2006 à ce que son dossier soit mis en suspens dans l'attente de l'issue de la procédure pénale; il contestait la commission des infractions qui lui étaient reprochées. A.________ a ensuite fait l'objet d'une contravention définitive et exécutoire pour avoir commis un excès de vitesse de 17 km/h, marge de sécurité déduite, sur le quai Gustave-Ador en direction de la ville, au volant d'une Audi immatriculée GE xxx, le 10 janvier 2007 à 23h54. Par courrier du 21 décembre 2007, l'intéressé a contesté le rapport de police et les propos qui lui étaient prêtés dans le cadre de l'accident du 13 août 2006. La vitesse à laquelle il roulait ce jour-là n'avait pas pu être établie et on ne pouvait exclure que l'autre automobiliste ait eu une part de responsabilité bien plus grande que celle qui ressortait du rapport de police. S'il avait commis une faute, il s'agissait d'une faute légère, voire minime. Il avait par ailleurs des besoins professionnels de disposer d'un permis de conduire, devant se déplacer plusieurs fois par jour sur des chantiers.