Citation: 4A_314/2017 E. B

B.a. Le 26 novembre 2015, le KMSC a déposé une requête d'arbitrage devant le TAS à l'encontre de la FIM. Sans formellement nommer le KIAC comme partie défenderesse, il a invité le TAS à lui notifier ladite requête. Le 10 mai 2016, le Greffe du TAS a informé les parties que la Formation, comprenant trois arbitres, était constituée. Le 30 mai 2016, la FIM a déposé une réponse à la requête d'arbitrage. Elle a soulevé une exception d'incompétence et conclu à ce que celle-ci fût tranchée à titre incident, séparément du fond, ce que la Formation a toutefois refusé de faire. Informé de son droit d'intervenir dans l'arbitrage, le KIAC a indiqué, par courrier du 23 septembre 2016, qu'il ne souhaitait pas user de cette faculté. Une audience d'instruction a été tenue le 6 décembre 2016 à Lausanne. Dans le dernier état de ses conclusions, le KMSC a invité le TAS (1) à ordonner à la FIM de l'accepter et de l'enregistrer comme unique et légitime fédération affiliée pour le Koweït; (2) à sommer la FIM d'exclure le KIAC comme fédération affiliée à la FIM pour le Koweït et à enjoindre le KIAC de cesser immédiatement toute activité impliquant l'exercice des pouvoirs de la FIM dans ce pays; (3) à condamner la FIM à payer au KMSC un montant de 3'218'297,30 euros en compensation de ses pertes résultant du maintien illégal du KIAC comme membre affilié, empêchant ainsi le KMSC d'adhérer à la FIM. De son côté, la FIM a conclu principalement à la constatation de l'incompétence du TAS et, partant, de l'irrecevabilité de la demande du KMSC. A titre subsidiaire, pour le cas où la Formation entrerait en matière, elle a conclu au rejet intégral de la demande.