Citation: 1A.289/2000 22.01.2001 E. 2

2.- Le recourant soutient que la Chambre d'accusation aurait dû entrer en matière sur le recours dirigé contre la transmission de l'ordonnance de condamnation du 10 novembre 1998. Ce document mentionne clairement son identité en tant que titulaire d'un compte à l'UBS, avec la considération qu'une partie des commissions illicites y aurait transité. Même si cette ordonnance, et la procédure pénale dans laquelle elle s'inscrit, concerne C.________, les renseignements qui y figurent suffiraient à justifier sa qualité pour recourir en tant que titulaire de compte (art. 9a OEIMP). L'intérêt du recourant pour recourir sur ce point n'est pas évident, dès lors que la Chambre d'accusation a aussi confirmé, dans la même décision, l'ordonnance de clôture relative à la transmission de l'ensemble de la documentation relative au compte du recourant. De toute manière, l'argumentation du recourant apparaît manifestement mal fondée. a) Selon la jurisprudence rappelée par la cour cantonale, la qualité pour recourir est reconnue aux personnes directement touchées par les mesures d'entraide, soit notamment le titulaire d'un compte bancaire dont les pièces sont saisies (ATF 118 Ib 547 consid. 1d et les arrêts cités), la personne qui doit se soumettre personnellement à une perquisition ou une saisie (ATF 118 1b 442 consid. 2c, 121 II 38), ou le témoin appelé à donner des renseignements le concernant personnellement (ATF 121 II 459). L'art. 9a let. a OEIMP n'accorde la qualité pour recourir qu'au détenteur - personne physique ou morale - d'un compte frappé d'une mesure de saisie ou de perquisition, quelle que soit la teneur des renseignements recueillis, et indépendamment de la qualité de personne poursuivie à l'étranger. b) Les personnes qui ne sont pas directement touchées par les mesures d'entraide peuvent aussi être admises à recourir, en particulier lorsque les renseignements recueillis, à la faveur d'une mesure de contrainte (interrogatoire, saisie) concernant un tiers, équivalent à la transmission de documents bancaires. En l'espèce, l'ordonnance de condamnation concerne C.________; elle mentionne le recourant en tant que titulaire d'un compte bancaire, mais elle n'en indique pas les références; elle relève également que des commissions illicites auraient transité par ce compte, mais on en ignore les détails, en particulier le montant et la date. Ces renseignements n'équivalent donc en aucune manière à la remise de la documentation bancaire. La décision d'irrecevabilité est dès lors conforme au droit fédéral.