Citation: 2C_497/2019 E. 5.2

5.2. On ajoutera qu'entre l'arrêt du Tribunal fédéral du 28 mai 2018 et la "demande de réexamen" ( recte la demande d'autorisation de séjour, le réexamen d'une décision ne pouvant pas être demandé lorsque celle-ci a fait l'objet d'un recours, cf. arrêt 2C_1120/2018 du 17 décembre 2018 consid. 4) déposée le 31 juillet 2018 auprès du Service de la population, seuls deux mois se sont écoulés. Or, comme l'a justement relevé l'autorité précédente, la mise en balance des intérêts du recourant avec l'intérêt public à lui refuser une autorisation a déjà fait l'objet d'un examen complet par le Tribunal fédéral, sur lequel il ne saurait être revenu. Certes, l'autorité précédente a jugé que les projets de mariage du recourant était sérieux. Toutefois, cela n'a pas d'incidence sur l'examen de la proportionnalité, effectué en application de l'art. 8 par. 2 CEDH et 96 al. 1 LEI, dans la mesure où la fiancée du recourant ne pouvait ignorer que la situation de son compagnon en Suisse n'était que précaire (cf. arrêt 2C_556/2018 du 14 novembre 2018 consid. 6.3). Le projet de mariage a d'autant moins d'incidence que celui-ci est intervenu postérieurement à l'arrêt cantonal du 9 janvier 2018, puisqu'à cette date il n'existait aucun élément concret qui démontrait que des démarches auraient été entamées. Ce projet ne saurait de toute façon être pris en compte, dans la mesure où le recourant est demeuré illégalement en Suisse à la suite de la révocation de son autorisation d'établissement et que sa situation ne saurait être jugée par les autorités à l'aune du fait accompli, ce qui de plus reviendrait à défavoriser les personnes qui agissent conformément au droit (ATF 129 II 249 consid. 2.3 p. 255; arrêt 2C_862/2018 du 15 janvier 2019 consid. 3.3).