Citation: I 278/04 29.03.2006 E. 3

Les premiers juges ont examiné le caractère invalidant de la fibromyalgie diagnostiquée chez D.________ en faisant application des critères consacrés par la jurisprudence dans les cas de troubles somatoformes douloureux. Ils ont retenu que la prénommée présentait des problèmes psychiques associés à la fibromyalgie (même si ceux-ci ne se manifestaient pas sous la forme d'un trouble psychique grave), qu'elle souffrait d'affections corporelles chroniques sans rémission durable depuis plusieurs années, et enfin, que tous les traitements conformes aux règles de l'art avaient échoués. Bien que les juges cantonaux aient également reconnu que certaines circonstances permettant de motiver un refus de rente étaient présents (environnement psychosocial intact; divergence entre les handicaps décrits et le comportement adopté, de même qu'entre les informations fournies par l'intéressée et celles qui ressortent de l'anamnèse; possible gain secondaire tiré de la maladie), ils ont jugé, tout bien considéré, qu'il y avait lieu de suivre les experts dans leur appréciation de la capacité de travail afférente à la fibromyalgie et au syndrome de fatigue chronique, et d'admettre une invalidité de 50 %. En revanche, ils n'ont pas adhéré aux conclusions desdits experts en ce qui concernait les effets des troubles de l'adaptation qui, selon eux, ne constituaient pas une maladie psychique proprement dite. D.________ avait ainsi droit à une demi-rente d'invalidité.