Citation: 6B_375/2022 E. 2.2.2

2.2.2. Il ressort de l'état de fait cantonal que la manoeuvre du recourant impliquait alternativement un saut de 113 cm en position de départ debout ou un saut de 40 à 50 cm en position de départ assise, sans appui avec les mains, étant précisé qu'au moins une partie du sol sur lequel il se serait assis était hérissé de fers à béton dépassant de 3 à 4 cm du sol et que le coffrage constituait un obstacle. La surface visée par le saut mesurait 60 cm de large et la hauteur totale entre le bord inférieur de l'ouverture et le sol extérieur était de 2,65 mètres. Quelle que soit la manoeuvre réalisée par le recourant, on ne saurait dire que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire en retenant qu'elles étaient toutes deux suffisamment dangereuses pour qu'il ne soit pas nécessaire de trancher en faveur de l'une ou l'autre d'entre elles. En effet, la hauteur supérieure du saut en position de départ debout est compensée par le surplus d'appui offert par la barre transversale de l'échafaudage et le manque de stabilité du sol sur lequel le recourant se serait assis. En présence de deux variantes comparablement dangereuses, trancher en faveur d'une d'entre elles n'était pas propre à modifier la décision de la cour cantonale, de sorte que tout arbitraire est exclu. Au demeurant, c'est en vain que le recourant fait référence au rapport d'investigations policières puisqu'il est basé uniquement sur ses déclarations et ne liait pas les autorités précédentes.