Citation: 6B_208/2024 E. 2.3

2.3. Pour exclure la qualité de gérant de l'intimé, la cour cantonale a considéré que ce dernier n'avait jamais administré l'immeuble u.________, la gestion de ce bien ayant été confiée exclusivement au recourant. La cour cantonale a relevé que cette manière de procéder, soit la délégation de la gestion d'un immeuble en copropriété, était au demeurant conforme à l'art. 647 al. 1 CC. Quant aux actes de gestion de l'intimé en lien avec le contrat de bail du locataire susmentionné, la cour cantonale a estimé qu'ils n'étaient pas suffisants pour imputer à l'intimé la qualité de gérant. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas flanc à la critique. Dans son argumentation, le recourant introduit librement des faits non constatés et ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant, irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). C'est notamment le cas lorsqu'il affirme qu'en effectuant des actes de gestion vis-à-vis de la copropriété, l'intimé a manifestement agi en qualité de gérant des actifs de la copropriété. Le recourant ne formule aucune critique recevable. La qualité de gérant étant exclue, il n'est pas nécessaire d'examiner l'aggravante en lien avec le dessein d'enrichissement. Par ailleurs, le moment pendant lequel les agissements de l'intimé ont eu lieu, soit avant le partage, importe peu. S'agissant de la qualité de gérant d'affaires sans mandat, celle-ci n'entre pas en ligne de compte dans la mesure où l'intimé est le copropriétaire de l'immeuble géré.