Citation: 5A_66/2022 E. 3.4.2

3.4.2. Il est ainsi évident que les modalités du droit de visite arrêtées par le juge cantonal sont plus étendues que celles que l'experte a formulées à titre indicatif; elles ne s'opposent cependant nullement aux critères essentiels de stabilité et de régularité qui y sont soulignés, ni n'apparaissent en contradiction avec l'adaptation réservée par l'experte. Il n'est d'abord pas contesté que, contrairement à la situation prévalant lors de la réalisation de l'expertise, la fille des parties est désormais scolarisée; elle fréquente ainsi nécessairement une seule structure durant la journée et son lieu de vie est dorénavant arrêté chez sa mère à U.________. Il est ensuite établi que l'enfant a congé le mercredi toute la journée et l'intimé s'est engagé à s'en occuper personnellement, ce qui, quoi qu'en dise la recourante, n'est pas incompatible avec son activité d'avocat indépendant; la recourante ne conteste pas non plus que la relation de sa fille avec son père devait avoir le pas sur ses activités extra-scolaires, à savoir la fréquentation de l'école russe le mercredi. Que l'enfant passe cette journée avec l'intimé était au demeurant préconisé par la curatrice et n'enlève en définitive rien au fait que le point d'ancrage de l'enfant, garant de sa stabilité, reste chez sa mère. S'agissant de la nuit supplémentaire du mardi au mercredi, la justification qu'en donne le juge cantonal n'apparaît pas non plus arbitraire dès lors qu'elle s'impose certes pour des considérations pratiques mais également dans la perspective d'établir des relations de qualité entre l'enfant et son père. Le fait que l'enfant soit prétendument à l'école le mardi après-midi, comme le soutient la recourante pour s'opposer à cette solution, apparaît même favorable à celle-ci dès lors qu'elle permettra le passage de l'enfant dans un lieu neutre, ainsi que préconisé par la curatrice et l'experte, et permet plus de flexibilité à l'intimé dans son organisation. Enfin, les voyages en train vers le domicile du père sont incontournables: il n'est pas déterminant qu'ils soient effectués le mardi en fin de journée ou le mercredi matin, dans la mesure où il est admis que le juge cantonal n'a pas excédé son appréciation en estimant que la fille des parties devait pouvoir passer cette journée avec son père. Les considérations qui précèdent permettent ainsi de retenir que l'exercice du droit de visite tel qu'aménagé par le juge cantonal n'est pas arbitraire.