Citation: 5A_937/2023 E. B

B.a. Par décision du 4 mai 2023, l'office a ordonné l'expulsion de B.________, C.________ et D.________, ainsi que l'évacuation de tous leurs biens et animaux, du domaine E.________, dans les 10 jours suivant son entrée en force, sous la menace de la peine d'amende prévue par l'art. 292 CP et d'une évacuation forcée avec le concours de la force publique. L'office a motivé sa décision par le fait que les intéressés occupaient toujours les locaux, malgré le délai au 21 avril 2023 qui leur avait été imparti par courrier du 20 décembre 2022 pour quitter les lieux en vue de la vente aux enchères de l'immeuble, laquelle avait dû être reportée " notamment pour occupation illicite des locaux ". B.b. Par plainte du 15 mai 2023, B.________ et C.________ ont conclu à l'annulation de cette décision, en ce sens qu'il leur est permis de demeurer au domaine E.________ jusqu'à la fin de la procédure de vente forcée, éventuellement avec la fixation d'un délai de trois mois dès la tenue de la vente pour évacuer ledit domaine. B.c. Par plainte du même jour, D.________ a conclu, elle aussi, principalement à l'annulation de la décision de l'office du 4 mai 2023, et, subsidiairement, à l'octroi d'un délai de trois mois pour évacuer le domaine E.________, dès sa vente (précision apportée par courrier du 23 mai 2023). B.d. Par prises de position des 9 et 26 juin 2023, l'office a conclu, principalement, au rejet des plaintes. Le débiteur en a fait de même par prise de position du 28 septembre 2023. B.e. Après avoir joint les causes par ordonnance présidentielle du 25 septembre 2023, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton du Jura, par arrêt du 28 novembre 2023, a notamment admis les plaintes et a en conséquence annulé la décision de l'office du 4 mai 2023.