Citation: 2C_998/2018 E. 1.1

1.1. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En l'espèce, comme le père de la recourante a obtenu une autorisation d'établissement le 7 février 2018, la recourante a potentiellement un droit au regroupement familial, pour autant, notamment, que la demande formée le 16 octobre 2014 respecte les conditions de l'art. 47 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (depuis le 1 er janvier 2019 : loi sur les étrangers et l'intégration [LEI]; RS 142.20; cf. ATF 137 II 393 consid. 3.3 p. 396 s.), ce qui est litigieux. Il faut donc considérer que la voie du recours en matière de droit public est ouverte sous cet angle, étant rappelé que le point de savoir si les conditions d'un droit au regroupement familial sont effectivement réunies relève du fond et non de la recevabilité (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332). Par ailleurs, pour statuer sur la recevabilité du recours contre une décision rendue en matière de regroupement familial en faveur des enfants, le Tribunal fédéral se fonde sur l'âge de l'enfant au moment du dépôt de la demande pour ce qui concerne le droit interne (ATF 136 II 497 consid. 3.7 p. 504 s.). En l'occurrence, la recourante, née en 2000, avait moins de dix-huit ans lorsque son père a déposé une demande de regroupement pour elle le 16 octobre 2014. Le recours est partant également recevable sous cet angle.