Citation: 5A_493/2018 E. 3

Constatant que l'autorité de première instance avait fondé sa décision non seulement sur l'expertise judiciaire mais aussi sur l'ensemble du dossier, notamment sur les rapports du SPMi ainsi que sur l'audition des parties, de la curatrice et des expertes, la juridiction précédente a retenu que le premier juge avait ainsi forgé sa conviction sur le complexe de faits duquel ressortait la grande souffrance des enfants provoquée par les interminables conflits entre les parents, dus en particulier à l'attitude du recourant. Les expertes avaient estimé que la situation des enfants était catastrophique et qu'elle causait un besoin de protection immédiat. Elles avaient qualifié la situation provoquée par le comportement du père de maltraitance. En prévoyant un droit de visite restreint, le Tribunal de protection avait ainsi pris une mesure adéquate à la protection des enfants mais permettant à ceux-ci de conserver avec leur père les relations conformes à leur intérêt, étant relevé que le droit de visite prévu était quasiment équivalent à un droit de visite usuel. Par ailleurs, la fixation d'un passage par le Point rencontre, préconisée par les expertes, était éminemment justifiée. Il ressortait en effet de l'ensemble de la procédure que les contacts entre les parties - incapables de se contenir en présence l'une de l'autre - devaient être évités à tout prix de manière à ne pas traumatiser davantage les enfants à chaque rencontre entre leurs parents. Le comportement inadéquat du recourant et l'attitude générale de chacun des parents en présence de l'autre justifiaient à l'évidence la mesure, ainsi que le battement imposé d'un quart d'heure. Ce n'était que de cette manière que l'intérêt des enfants, en particulier la sérénité du passage de ceux-ci de l'un à l'autre des parents, pourrait être préservé.