Citation: I 468/06 20.04.2007 E. A

A.a M.________, née en 1950, travaille à la «Clinique X.________» depuis le 1er juin 1982; elle y occupe la fonction de femme de chambre depuis le 16 octobre 2001. Incapable de poursuivre son activité à plein temps pour des raisons médicales, elle a diminué son taux d'occupation de moitié le 11 octobre 2001 et s'est annoncée auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) le 12 novembre suivant. Sollicitée par l'administration, la doctoresse L.________, généraliste et médecin traitant, a fait état d'un syndrome de Crest présent depuis 1990 (avec syndrome de Raynaud, sclérodactylie, télangiectasies des mains et du visage, épistaxis), d'une spondylodèse pour ostéochondrose en 1979 et de discopathies étagées (avec protrusions discales de L2 à S1 et retentissement net sur le canal de conjugaison droit en L3-L4); ces affections engendraient un état dépressif et une capacité résiduelle de travail de 50% dans une activité adaptée permettant l'alternance des positions et évitant le port de charges supérieures à 5 kg, ainsi que le contact des mains avec l'eau (rapport du 21 janvier 2002 et les rapports annexés). Le docteur G.________, interniste et angiologue, a repris les diagnostics cités en classant le syndrome de Crest et l'état dépressif dans la catégorie des affections n'ayant pas de répercussions sur la capacité de travail; cette dernière ne devait probablement pas dépasser les 50% à long terme (rapport du 3 avril 2002 et les rapports annexés). Le docteur T.________, médecin-conseil de l'office AI, a estimé que l'assurée était apte à exercer à mi-temps une profession permettant l'alternance des positions, mais ne nécessitant pas le port de charges de plus de 10 kg, ni les positions en porte-à-faux ou en rotation du tronc; selon lui, l'activité d'aide hospitalière n'était pas adaptée (avis du 14 mai 2002). L'administration a d'abord examiné les possibilités de réadaptation de l'intéressée, en vain, celle-ci ne désirant effectivement pas changer de métier et l'employeur n'étant pas en mesure de fournir un poste plus adapté, puis lui a finalement octroyé une demi-rente d'invalidité (taux de 50%) avec effet au 1er octobre 2002 (décision du 28 janvier 2003). A.b M.________ a sollicité le réexamen de sa rente le 20 avril 2004. Elle estimait que son état de santé s'était péjoré et ne lui permettait plus d'exercer son emploi, même à temps partiel. La doctoresse L.________ a mentionné une évolution défavorable de tous les troubles rapportés entraînant des phases d'incapacité totale de plus en plus rapprochées; d'après elle, l'exercice d'une activité lucrative à mi-temps sur une période prolongée devenait impossible compte tenu du contexte lourd et irréversible et justifiait l'octroi d'une rente entière d'invalidité (rapport du 22 mai 2004). Le docteur G.________ n'a par contre pas constaté l'apparition d'éléments nouveaux (rapport du 24 mai 2004). Pour sa part, le docteur T.________ n'a pas déduit de ces éléments une diminution significative et permanente de la capacité de travail; il relevait une nouvelle fois que la profession exercée n'était pas idéale (avis du 19 août 2004). L'office AI a accepté de prendre en charge des mesures d'orientation professionnelle et d'aide au placement (décision du 3 septembre 2004), mais n'est pas entré en matière sur la demande de l'assurée, celle-ci n'ayant pas rendu plausible une dégradation de son état de santé (décision du 6 septembre 2004). Appuyée par les docteurs L.________ et G.________ (rapports des 20 septembre et 4 octobre 2004), l'intéressée s'est opposée à la décision de non-entrée en matière. L'administration a alors mandaté le professeur E.________, service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du CHUV, qui a fait état des mêmes diagnostics que ses confrères; il n'a pas relevé d'évidence en faveur d'une dépression, ni d'une atteinte oesophagienne ou pulmonaire liée au syndrome de Crest dont l'évolution durant les quinze dernières années pouvait être qualifiée de favorable; il a estimé que M.________ pouvait continuer son activité au même taux d'occupation pour autant que cette dernière ne nécessite pas le port de charges de plus de 10 kg ou l'accomplissement de travaux lourds, lui permette d'alterner les positions ou de se reposer quelques minutes régulièrement et ne se pratique pas au contact du froid (rapport d'expertise du 4 mai 2005). Le docteur I.________, service médical de l'AI, a souligné que l'expertise retenait une incapacité de travail inchangée depuis l'octroi de la demi-rente (rapport du 7 juin 2005). L'office AI a d'abord annulé sa décision de non-entrée en matière (décision sur opposition du 16 juin 2005), puis une nouvelle fois rejeté la demande de l'assurée au motif que les documents médicaux recueillis n'établissaient pas une péjoration de l'état de santé de celle-ci (décision du 20 juin 2005). L'intéressée s'est opposée à cette nouvelle décision; elle estimait que l'administration n'avait notamment pas pris en considération les trois hernies discales découvertes en janvier 2005. La doctoresse L.________ a soutenu sa patiente en faisant état du même argument et en précisant que les cervico-dorso-lombalgies avaient entraîné une décompensation dépressivo-anxieuse (rapport du 23 juillet 2005 et le rapport annexé). Le docteur I.________ a notamment précisé que le rapport radiologique de référence ne parlait pas de hernies discales, mais de «bulging», autre terme utilisé pour décrire des protrusions (rapport du 6 octobre 2005). Par décision sur opposition du 13 octobre 2005, l'office AI a confirmé le rejet de la demande de révision; il soulignait notamment que l'expert, dont le rapport remplissait les conditions jurisprudentielles relatives à la valeur probante de tels écrits, n'avait pas confirmé l'existence des trois hernies discales mentionnées, mais avait attesté la capacité à continuer la même activité au même taux d'occupation.