Citation: I 805/05 30.11.2006 E. 5

5.1 Dans un second grief, le recourant reproche à l'office AI et à la juridiction cantonale de s'être fondés sur des hypothèses irréalistes quant aux activités adaptées qu'il pourrait exercer. Outre le fait qu'il soit invalide des mains, il présenterait également de graves carences scolaires et socioprofessionnelles, n'ayant suivi qu'une partie de la scolarité obligatoire et ne sachant qu'à peine lire, écrire et compter. 5.2 Lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assuré peut encore exploiter économiquement sa capacité de gain résiduelle sur le marché du travail entrant en considération pour lui (art. 28 al. 2 LAI), on ne saurait subordonner la concrétisation des possibilités de travail et des perspectives de gain à des exigences excessives. Il s'ensuit que pour évaluer l'invalidité, il n'y a pas lieu d'examiner la question de savoir si un invalide peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement de se demander s'il pourrait encore exploiter économiquement sa capacité résiduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 296 consid. 3b et les références). S'il est vrai que des facteurs tels que l'âge, le manque de formation ou les difficultés linguistiques jouent un rôle non négligeable pour déterminer dans un cas concret les activités que l'on peut encore raisonnablement exiger d'un assuré, ils ne constituent pas des circonstances supplémentaires qui, à part le caractère raisonnablement exigible d'une activité, sont susceptibles d'influencer l'étendue de l'invalidité, même s'ils rendent parfois difficile, voire impossible la recherche d'une place et, partant, l'utilisation de la capacité de travail résiduelle (VSI 1999 p. 247 consid. 1 et les références). 5.3 Se fondant sur les indications fournies par le docteur K.________, l'office AI a retenu que le recourant demeurait en mesure d'exercer un certain nombre d'activités professionnelles qui répondaient à ses limitations physiques (travaux de manutention légère, aide-concierge, trieur dans une usine de conditionnement d'aliments, surveillant, guichetier ou responsable d'une station essence). Au regard de la motivation développée par le recourant à l'appui de son recours de droit administratif, on ne voit pas en quoi ces activités ne seraient pas raisonnablement exigibles de sa part. Le recourant ne saurait en tout cas se prévaloir de son manque de formation scolaire et professionnelle, dès lors que de tels facteurs ne constituent pas des circonstances dont l'assurance-invalidité doit répondre. Et quand bien même les activités proposées pourraient apparaître trop pénibles ou exigeantes au vu des limitations physiques et intellectuelles présentées, le marché du travail offre un large éventail d'activités légères, dont on doit convenir qu'un nombre significatif - en plus de celles proposées par le docteur K.________ - sont adaptées aux limitations du recourant et accessibles sans aucune formation particulière. On peut à cet égard citer pour exemple des tâches simples de surveillance, de vérification ou de contrôle ou encore des tâches d'approvisionnement de machines ou d'unités de production automatiques ou semi-automatiques (voir arrêt R. du 2 février 2005, I 394/04, consid. 3.2 et les références). Cela étant, le recourant est en mesure de mettre à profit sa capacité résiduelle de travail sur un marché équilibré du travail.