Citation: 1C_600/2020 E. 1

Le 19 mai 2020, A.________ a dénoncé le Procureur genevois B.________ auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), lui reprochant des "manquements disciplinaires" dans le cadre de procédures pénales mettant aux prises la dénonciatrice et son ex-compagnon à propos de la garde de leur fille. Elle estimait que le procureur couvrait les manquements de la curatrice de l'enfant, d'une experte et d'une autre procureure, et qualifiait son comportement de "dangereux pour la sécurité publique". Simultanément, elle a requis l'assistance judiciaire pour cette procédure de dénonciation. Par décision du 27 mai 2020, la Vice-présidente du Tribunal de première instance a rejeté la demande d'assistance judiciaire, faute de chances de succès; le CSM établissait les faits d'office, la dénonciatrice n'avait pas la qualité de partie dans ce cadre et elle n'encourait pas de frais. Elle avait d'ailleurs déjà déposé une dénonciation contre un autre magistrat en avril 2019 et n'expliquait pas en quoi consistaient les graves manquements qu'elle reprochait au procureur. Par décision du 15 septembre 2020, le Vice-président de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé contre cette décision. La recourante contestait que sa démarche soit dénuée de chance de succès, mais ne remettait pas en cause le fait qu'elle soit en mesure d'agir seule; compte tenu de l'absence de qualité de partie, sa démarche se limitait au dépôt de la dénonciation, auquel elle avait déjà procédé sans l'aide d'un conseil. Par acte du 26 octobre 2020, A.________ forme un recours en matière civile contre la décision de la Cour de justice; elle demande l'annulation de cette décision et de celle de première instance, l'octroi de l'assistance judiciaire et la désignation d'un avocat d'office. Elle requiert aussi l'assistance judiciaire et la nomination d'un avocat d'office pour la procédure devant le Tribunal fédéral. Il n'a pas été demandé de réponse.