Citation: 1B_225/2017 E. 5

La Chambre des recours pénale a relevé que la Procureure Hélène Rappaz avait certes rendu le 12 août 2016 une ordonnance de non-entrée en matière sur la plainte déposée le 16 octobre 2015 par A.________. Cette décision ne prêtait cependant pas le flanc à la critique. Le principe de la chose jugée faisait en effet obstacle à l'ouverture de l'action pénale car la plainte concernait des faits qui avaient déjà été dénoncés et jugés auparavant. La Procureure n'avait dès lors aucune marge d'appréciation et, par conséquent, aucune possibilité d'envisager l'ouverture d'une procédure pénale. Par ailleurs, cette ordonnance avait été confirmée sur recours par arrêt du 20 septembre 2016. Dans ces conditions, la Procureure ne pouvait se voir reprocher d'avoir commis, par le passé et à l'égard de la requérante, des erreurs propres à fonder une suspicion de partialité. En outre, le simple fait qu'elle ait rendu une décision défavorable à A.________ n'est pas de nature à fonder des soupçons de prévention. La recourante ne discute pas les motifs retenus par la cour cantonale en lien avec le principe de la chose jugée pour conclure que la Procureure n'avait pas commis d'erreurs en n'entrant pas en matière sur la plainte du 16 octobre 2015. Elle ne cherche pas à démontrer en quoi ils seraient arbitraires ou d'une autre manière non conformes au droit mais elle se contente de renouveler de manière appellatoire les reproches adressés à la Procureure qui aurait failli, selon elle, à son devoir de rechercher la vérité en ne réclamant pas les pièces et en n'interrogeant pas les personnes évoquées dans sa plainte du 16 octobre 2015. Son recours ne répond ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises en tant qu'il porte sur la récusation de la Procureure Hélène Rappaz. Au surplus, la recourante n'invoque aucun grief recevable au sens des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF sur la question des frais de la procédure cantonale mis à sa charge.