Citation: 8C_301/2009 17.09.2009 E. B

N.________ a déféré cette décision au Tribunal des assurances du canton de Vaud (actuellement Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois). Dans le cadre de l'instruction, la juridiction cantonale a confié une expertise au docteur G.________, spécialiste en neurologie et médecin chef de la Clinique Y.________, lequel a rendu son rapport le 18 février 2008. Selon les conclusions de ce médecin, l'assurée présente des lombalgies résiduelles modérées après intervention pour hernie discale médiane L4-L5 avec atteinte L5 gauche en février 2006, sans séquelles neurologiques, ainsi qu'un syndrome de fatigue avec de légères difficultés exécutives et mnésiques. A la question de savoir si les suites de l'accident du 22 juillet 2004 étaient guéries ou stabilisées, l'expert a répondu comme suit : « Il n'y a jamais eu de séquelles neurologiques organiques centrales ou périphériques de l'accident. Le syndrome de stress post-traumatique doit être considéré comme ayant disparu au plus tard fin 2005. Le rôle du traumatisme dans la herniation discale lombaire objectivée début 2006 ne peut être considéré que de façon indirecte, en tant que facteur favorisant (évalué à 20 %) d'une pathologie dont le mode habituel de développement est non traumatique. Si l'on considère les séquelles post-opératoires actuelles, indépendamment de leur relation avec un traumatisme, on peut relever qu'elles consistent uniquement en sensation de pesanteur lombaire, avec parfois exacerbation douloureuse, sans aucune séquelle neurologique radiculaire focalisée ou diffuse. » Par ailleurs, toujours selon l'expert, la capacité de travail est totale si l'on tient compte des seules suites de l'accident. Si l'on prend en considération le syndrome de fatigue, une limitation de la capacité de travail de 20 % est présente dans la profession d'enseignante. Cette incapacité ne revêt toutefois pas un caractère permanent, dans la mesure où une amélioration du syndrome de fatigue avec troubles modérés de la concentration pouvait être obtenue par un traitement antidépresseur (comme le Sertraline) d'une durée minimale de six mois. Statuant le 1er décembre 2008, la juridiction cantonale a rejeté le recours formé par l'assurée.