Citation: 2A.49/2002 25.04.2002 E. 1

B. Arrêté pour trafic de drogue s'étendant sur une période de trois semaines en novembre 1999, G.________ a été placé en détention préventive, le 20 du même mois. Il a ensuite été condamné, par jugement du Tribunal correctionnel du district de Lausanne du 1er mai 2000, pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants et infraction à la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers, à une peine de dix-huit mois d'emprisonnement, sous déduction de 164 jours de détention préventive, avec sursis pendant cinq ans, ainsi qu'à l'expulsion du territoire suisse pendant cinq ans, également avec sursis pendant cinq ans. Par courrier du 15 mai 2001, le Service de la population du canton de Vaud a informé l'intéressé qu'il était favorable à la délivrance d'une autorisation de séjour en sa faveur, sous réserve de l'approbation de l'Office fédéral des étrangers. Cette lettre devait toutefois être considérée comme un sérieux avertissement à ne pas récidiver. L'Office fédéral a refusé son approbation, par décision du 12 juillet 2001. G.________ a épousé C.________ le 30 juillet 2001. Partant, le 15 août 2001, le Service de la population du canton de Vaud a transmis une nouvelle fois le dossier à l'Office fédéral des étrangers; celui-ci ne s'est toutefois pas prononcé formellement, en raison du recours de l'intéressé du 13 septembre 2001 contre sa première décision, encore pendant devant le Département fédéral de justice et police. Depuis septembre 2001, G.________ travaille comme aide-jardinier chez un paysagiste de La Côte. C. Par décision du 12 décembre 2001, le Département fédéral de justice et police a rejeté le recours déposé par G.________ contre le refus d'approbation de l'Office fédéral des étrangers du 12 juillet 2001. Le Département a considéré avant tout la gravité de la condamnation qui, selon lui, n'était pas contrebalancée par l'évolution positive du recourant. Il a également retenu que l'épouse s'était mariée en connaissance de cause et qu'elle devait dès alors assumer les conséquences d'un renvoi de Suisse. D. G.________ forme un recours de droit administratif auprès du Tribunal fédéral et conclut, avec dépens, à l'annulation de la décision du Département fédéral de justice et police du 12 décembre 2001, ainsi qu'à l'octroi d'une autorisation de séjour. Il présente également une requête d'assistance judiciaire et une demande d'effet suspensif. Le Département fédéral de justice et police conclut au rejet du recours, dans la mesure où il est recevable. E. Par ordonnance présidentielle du 14 février 2002, l'effet suspensif a été attribué au recours.