Citation: 6B_585/2018 E. B

Par jugement du 27 février 2018, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par X.________ contre ce jugement mais a partiellement admis celui interjeté par le ministère public. Elle a réformé celui-ci en ce sens que le prénommé est notamment condamné pour brigandage qualifié au sens de l'art. 140 ch. 4 CP, tout en confirmant le jugement pour le surplus. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Ressortissant russe, X.________ est né en 1989 à Grozny, en Tchétchénie. Il a connu la guerre depuis l'âge de 4 ans, ayant notamment été enlevé, battu et emprisonné par des militaires. Son père a disparu en 1995. X.________ a fréquenté l'école de manière irrégulière et n'a pas achevé de formation professionnelle. Il est arrivé en Suisse en 2006. Il est marié et père d'un enfant né en 2014. Son casier judiciaire suisse fait état d'une condamnation, en 2010, pour vol, délit manqué de vol, dommages à la propriété, violation de domicile et rixe, d'une condamnation, en 2013, pour tentative d'extorsion et chantage, vol, vol par métier, vol en bande, dommages à la propriété, violation de domicile et contravention à la LStup, d'une condamnation, en 2015, pour délit et contravention contre la LArm, ainsi que d'une condamnation, en 2016, pour voies de fait et délit contre la LArm. B.b. Par décision du 11 novembre 2014, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte des Montagnes et du Val-de-Ruz a levé la curatelle de portée générale initialement instituée en faveur d'X.________ et a institué, à la place, une curatelle de représentation et de gestion. B.c. X.________ a fait l'objet, depuis le 22 janvier 2015, d'une instruction pénale ouverte par le Ministère public de la Confédération pour représentation de la violence et provocation publique au crime ou à la violence. Il a été placé en détention provisoire selon décision du 23 janvier 2015. Dans le cadre de cette enquête, le prénommé a été soumis à une nouvelle expertise psychiatrique. B.d. Au total, X.________ a été soumis à trois expertises psychiatriques et deux compléments d'expertise, les 22 février 2010, 13 juin 2013, 26 mars, 25 août et 19 septembre 2017. Le rapport d'expertise déposé le 22 février 2010 a mentionné un diagnostic d'état de stresse post-traumatique, épisode dépressif sévère, modification durable de la personnalité après une expérience de catastrophe, trouble de la personnalité et du comportement dû au traumatisme crânien cérébral. Le rapport d'expertise du 13 juin 2013 a évoqué un diagnostic de personnalité émotionnellement instable de type impulsif avec des traits dyssociaux marqués et syndrome de dépendance à des substances multiples, en rémission. Le rapport d'expertise du 26 mars 2017 et son complément du 19 septembre 2017 ont fait état d'un diagnostic d'état de stress post-traumatique avec trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger, sans syndrome somatique, trait d'un trouble de la personnalité dyssocial, troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de dérivés de drogues multiples et troubles liés à l'utilisation de substances psychoactives, utilisation du cannabis, syndrome de dépendance, actuellement abstinent mais dans un environnement protégé, utilisation nocive d'alcool et utilisation d'opiacés, syndrome de dépendance, actuellement abstinent. Aucun des experts qui se sont penchés sur X.________ n'a retenu une diminution de sa responsabilité pénale. En outre, les expertises de 2010, de 2013 et le complément du 19 septembre 2017 ont conclu à l'existence d'un risque de récidive. B.e. Au Locle, entre le 7 avril 2015 et le 24 mai 2016, X.________ a consommé deux joints par jour. B.f. A B.________, le 16 décembre 2015, X.________ a donné un coup de pied dans la porte-fenêtre, ouverte en imposte, de l'appartement de A.________, ce qui a eu pour effet de l'ouvrir complètement. X.________ et Y.________, tous deux cagoulés et gantés, se sont immédiatement introduits dans cet appartement, ont fait tomber A.________, à qui ils ont asséné une dizaine de coups de poing, notamment au niveau du visage et du nez. Y.________ s'est muni d'un câble et a attaché A.________ au niveau des pieds, des genoux et des poignets. X.________ a mis un morceau de scotch sur la bouche de celui-ci pour éviter qu'il ne crie. A.________, en raison de la panique et du fait que son nez saignait, a présenté une hyperventilation et a commencé à suffoquer. X.________, après lui avoir fait promettre de ne pas hurler, a ôté le scotch. X.________ et Y.________ ont demandé à A.________, de manière agressive et menaçante, à réitérées reprises, où se trouvait son argent. Ce dernier a nié avoir de l'argent puis a derechef été frappé à coups de pied et de poing tant par X.________ que par Y.________. Voyant que ceux-ci ne plaisantaient pas, A.________ a parlé de son coffre-fort. X.________ l'a ainsi traîné jusqu'au cagibi, où il lui a fait ouvrir le coffre, dans lequel se trouvaient environ 900 francs. Enervé de n'avoir trouvé que si peu d'argent, X.________ a apposé un couteau sous le pouce de A.________, pendant que Y.________ le maintenait, en menaçant de le mutiler. A.________ a également reçu des coups de poing de la part de Y.________. Les deux comparses ont découvert, sur le coffre-fort, deux caissettes que A.________ n'a pas réussi à ouvrir. Les intéressés lui ont donc à nouveau donné des coups, par énervement. X.________ a fouillé l'intégralité de l'appartement dans le but de trouver plus de liquidités, pendant que Y.________ surveillait A.________, qui gisait toujours au sol, ligoté et blessé. A deux reprises, X.________ a apposé la lame d'un couteau sur le cou de celui-ci pour lui faire avouer l'emplacement de son argent. Paniqué, A.________ a indiqué qu'il conservait du cannabis dans le réfrigérateur. X.________ et Y.________ ont placé dans un sachet en plastique les deux couteaux utilisés pour menacer le prénommé, une pochette contenant 900 fr., les deux caissettes précitées, ainsi que des sachets de cannabis. Ils ont quitté les lieux alors que A.________ se trouvait à terre, attaché. X.________ lui a lancé une paire de ciseaux pour que celui-ci puisse se libérer, ce qu'il n'est parvenu à faire qu'après plus d'une dizaine de minutes.