Citation: 4P.8/2001 15.05.2001 E. 1

b) Saisi d'un recours de droit public fondé sur l'art. 84 al. 1 let. b OJ, le Tribunal fédéral examine en principe librement l'interprétation et l'application des dispositions concordataires faites par l'autorité intimée (ATF 125 II 86 consid. 6 et les arrêts cités). S'agissant du grief de violation du Concordat intercantonal sur l'arbitrage (CIA), le Tribunal fédéral examine en principe librement si l'art. 36 CIA a été correctement appliqué. Son pouvoir de cognition n'en est pas pour autant plus étendu que celui de la cour cantonale saisie d'un recours en nullité. Il recherchera uniquement si la juridiction cantonale a rejeté à tort un grief d'arbitraire au sens de l'art. 36 let. f CIA (ATF 119 II 380 consid. 3b p. 382; 112 Ia 350 consid. 1). La notion concordataire de l'arbitraire, au sens de l'art. 36 let. f CIA, correspond à celle déduite par la jurisprudence fédérale de l'art. 4 aCst. C'est dire qu'il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution serait aussi envisageable. L'instance dont la cognition est limitée à l'arbitraire ne doit annuler la décision attaquée que si elle viole grave-ment une règle ou un principe juridique clair et indiscutéou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables; encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (cf. , par ex., l'ATF 125 I 166 consid. 2a). Le tribunal arbitral peut se voir reprocher une constatation de fait arbitraire si, à la suite d'une inadvertance, les faits retenus sont en contradiction avec des pièces du dossier, que ces pièces aient été ignorées ou qu'il leur ait été donné une signification qu'elles n'avaient pas(Rüede/Hadenfeldt, Schweizerisches Schiedsgericht, 2e éd.,p. 346). Il ne suffit pas d'opposer son point de vue à celui des juges cantonaux mais il appartient au contraire au recourant de tenter de montrer, par une argumentation précise, que la constatation attaquée ne trouve aucune assise dans le dossier. Les critiques de nature appellatoire sont donc irrecevables (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 118 Ia 64 consid. 1b; 118 IV 293 consid. 2b).