Citation: 1C_48/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Certes l'ARE et les recourants se montrent sceptiques quant à la volonté de la constructrice, âgée de 86 ans, d'utiliser l'appartement de 6 pièces pour son usage personnel en résidence principale. L'âge avancé de la constructrice ne saurait cependant à lui seul remettre en cause la crédibilité de son intention de s'établir en résidence principale dans le village des Diablerets. Le Tribunal cantonal a établi que la constructrice avait des liens avec ce village, où elle avait passé son enfance, puis séjourné jusqu'à six mois par année dans le chalet familial. Au demeurant, le fait que cette occupation soit intervenue en résidence secondaire, n'exclut pas non plus que la constructrice établisse dorénavant son domicile aux Diablerets, dans un appartement neuf, répondant au standards actuels, et non pas précédemment dans un chalet familial, alors détenu en hoirie. Par ailleurs, comme l'avancent les recourants, "la famille de la constructrice semble avoir l'habitude de fréquenter la station, à titre de résidence secondaire"; or, rien n'empêche la constructrice de résider, à titre principal, dans un logement aux dimensions lui permettant d'avoir fréquemment sa famille auprès d'elle, comme elle le répète du reste céans. On relèvera au passage qu'il n'est pas pertinent que la recourante n'ait pas encore établi son domicile aux Diablerets, la problématique déterminante relevant de la crédibilité de son intention et des possibilités de s'y établir en résidence principale, si bien qu'on ne discerne pas où résiderait la violation de l'art. 3 let. b de la loi fédérale du 23 juin 2006 sur l'harmonisation des registres (LHR; RS 431.02), d'autant moins que cette disposition se limite à définir la notion de commune d'établissement. Il en va d'ailleurs de même s'agissant de la petite-fille de la constructrice, dont il est constant qu'elle n'est pour l'heure pas domiciliée aux Diablerets. Au demeurant, la commune répète au gré de ses écritures que le permis d'habiter ne sera pas accordé tant que les occupants ne se seront pas inscrits au Contrôle des habitants (sur ce point, cf. arrêt 1C_546/2015 du 23 juin 2016 consid. 2.6 in fine).