Citation: I 172/04 03.01.2005 E. 5

5.1 Il s'agit ensuite de savoir si les affections annoncées au cours de la procédure d'opposition (un épanchement pleural lymphocytaire exsudatif) ont une incidence sur la capacité de travail de la recourante. 5.2 A titre préliminaire, il convient de rappeler que selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). En matière d'assurance-accidents, la jurisprudence a précisé, à propos des anciens art. 105 al. 1 et 106 al. 1 LAA (dans leur teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002), que l'état de fait déterminant est celui qui existe au moment où la décision sur opposition a été rendue (ATF 116 V 248 consid. 1a; RAMA 2001 n° U 419 p. 101 consid. 2). Depuis lors, le législateur a généralisé la procédure d'opposition pour tous les assureurs sociaux soumis à la LPGA (cf. art. 52 LPGA). Par ailleurs, il a édicté l'art. 56 al. 1 LPGA, suivant lequel les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont sujettes à recours. L'art. 56 al. 1 LPGA détermine ainsi la décision sur opposition comme objet de la contestation dans le contentieux (cf. Ulrich Meyer-Blaser, La LPGA - les règles de procédure, in : La partie générale du droit des assurances sociales, Colloque de Lausanne 2002, p. 28), comme c'était déjà le cas pour d'autres branches de l'assurance sociale (assurance-accidents, assurance maladie, assurance militaire). Il s'ensuit que le juge appelé à connaître de la légalité d'une décision rendue par les organes de l'AI doit désormais apprécier l'état de fait déterminant existant au moment où la décision sur opposition litigieuse a été rendue. 5.3 Le docteur U.________ s'est exprimé sur les causes de l'épanchement pleural lymphocytaire exsudatif dans son rapport du 16 octobre 2003. Il a précisé que lors d'un examen du 26 septembre précédent, il avait constaté que le syndrome liquidien se trouvait en sensible diminution et que sa patiente présentait un très bon état général, malgré toutes ses plaintes. Dès lors, il a préconisé uniquement un suivi clinique et radiologique. Dans ce rapport, le docteur U.________ n'a fait état d'aucune incapacité de travail liée à l'épanchement pleural. Cela étant, on peut admettre qu'une éventuelle aggravation de l'incapacité de travail attestée par le docteur D.________ postérieurement à la décision sur opposition litigieuse, ne remet pas en cause les conclusions du docteur U.________. En revanche, cette nouvelle appréciation pourrait le cas échéant justifier une procédure de révision qui semble d'ailleurs être actuellement pendente devant l'office AI.