Citation: I 569/05 01.09.2006 E. 4

Dans le rapport qu'elle a établi le 24 mai 2004, la doctoresse R.________ a posé le diagnostic de troubles schizo-affectifs type dépressif, ainsi que de troubles mentaux et du comportement liés à la consommation d'opiacés. Elle a attesté que l'incapacité de travail de son patient avait été totale de janvier à octobre 2003 et n'a pas relevé d'incapacités fonctionnelles dans le questionnaire annexe à son rapport, mis à part l'exigence d'un horaire de travail régulier. Quant au rapport complémentaire que ce médecin a rédigé le 10 septembre 2004, quelques semaines après que la décision sur opposition litigieuse eut été rendue, il ne contient rien de concret à propos de l'étendue de la capacité de travail du recourant, sinon que son auteur a jugé que le fonctionnement dans le marché du travail était compromis. Ainsi que le Tribunal administratif l'a considéré à juste titre, le recourant ne présentait aucune diminution de sa capacité de gain de longue durée au moment où la décision litigieuse a été rendue. De plus, les affections psychiques dont il souffrait à ce moment-là ne faisaient pas obstacle à l'exercice d'une activité lucrative. Dès lors, à la lumière des avis médicaux précités, on doit admettre que le recourant n'était ni invalide ni menacé de le devenir de façon imminente (cf. art. 8 al. 1 LAI), le 22 juillet 2004, si bien que l'intimé et les premiers juges ont nié à juste titre le droit du recourant aux prestations de l'AI qu'il sollicite. Le recours sera dès lors rejeté, sans qu'il y ait besoin d'aborder, dans le cas d'espèce, la question du caractère éventuellement invalidant de la toxicomanie du recourant (cf. arrêt G. du 22 juin 2001, I 454/99, publié dans la VSI 2002 p. 30).