Citation: 5A_942/2022 E. A

La société en nom collectif A.________, qui est inscrite au registre du commerce du canton de Vaud et dont le but est " garage et carrosserie ", a été admise au sein de l'association B.________ le 18 juin 2012. Cette association au sens des art. 60 ss CC a pour but l'exploitation, en collaboration avec les forces de police, sur appel de celles-ci, d'un service de dépannage automobile sur le territoire du canton de Vaud. C.________ et D.________ sont les deux associés, avec signature individuelle, de la société A.________. A.a. Par courrier du 2 novembre 2017, l'association B.________ a informé la société A.________ de sa suspension pour la période du 6 novembre 2017 au 6 février 2018, en raison de surfacturations qu'elle pratiquait régulièrement lors de ses interventions. Cette société, qui avait été dénoncée par une compagnie d'assurance, a été prévenue qu'en cas de nouveau manquement à l'éthique de l'association dont elle faisait partie, elle en serait radiée. A.b. Par courrier du 24 août 2018, transmis à l'association B.________ le 7 septembre 2018, la gendarmerie a informé son chef de la circulation qu'un accident était survenu sur l'autoroute le 20 août 2018, impliquant sept véhicules. Il ressort en substance de ce document que lors de l'intervention de la société A.________ sur les lieux, D.________ avait adopté une série de comportements mettant en péril sa propre sécurité ainsi que celle des usagers et des intervenants et que malgré plusieurs rappels à l'ordre, il ne s'était pas conformé aux directives de la gendarmerie. En outre, C.________ conduisait, lors de l'intervention, un camion de dépannage entrant dans une catégorie pour laquelle, selon les renseignements fournis par le Service des automobiles et de la navigation, il ne disposait pas du permis de conduire nécessaire. A.c. Le 1er mars 2019, le comité de l'association B.________ a informé la société A.________ de son exclusion, avec effet au 3 mars 2019 à 23h59. A l'appui de cette décision, il a invoqué une violation de l'art. 21 de son cahier des charges, une plainte de la gendarmerie vaudoise et le non-respect de la LCR concernant le permis de conduire pour les poids-lourds de C.________. A.d. La société A.________ s'est opposée à son exclusion par courrier du 5 mars 2019 valant recours. Le 7 mars 2019, l'association B.________ a pris acte du recours et maintenu sa décision d'exclusion. La société précitée a contesté la teneur de ce courrier le 8 mars 2019, indiquant en particulier que la plainte de la gendarmerie ne constituait pas un motif d'exclusion et qu'elle n'avait pas pu se déterminer sur son contenu, ni exercer son droit d'être entendue.