Citation: 5A_718/2021 E. 4.5.2

4.5.2. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir apprécié les faits de manière manifestement inexacte en jugeant que l'intimé ne pouvait pas organiser librement sa succession en raison du droit de succession légal de l'épouse. 4.5.2.1. La juridiction précédente a retenu qu'il importait peu que le transfert de la société de l'intimé soit au stade d'hypothèse car il convenait de retenir que l'époux était passablement âgé et qu'il était en mauvaise santé. Partant, il avait un intérêt à exclure sa future ex-épouse de sa succession, par la suppression de la relation familiale justifiant le maintien de la réserve légale. Le jugement partiel sur le principe du divorce pouvait ainsi avoir un intérêt comme instrument de planification successorale, puisque, en vertu du droit actuel, le conjoint survivant restait héritier légal et réservataire jusqu'au prononcé du divorce entré en force. Le fait que la société de l'intimé soit entièrement entre ses mains n'y changeait rien. 4.5.2.2. En l'occurrence, la cour cantonale pouvait à juste titre se fonder sur l'âge de l'époux (74 ans) et son mauvais état de santé - lequel n'a pas valablement été remis en cause (cf. supra consid. 4.5.1) - pour estimer que celui-ci faisait valoir, en l'état actuel du droit (cf. art. 120 al. 2 et 471 ch. 3 CC), un intérêt légitime à être divorcé pour pouvoir planifier librement sa succession (cf. arrêt 5A_679/2020 du 1er juillet 2021 consid. 2.4), en particulier en lien avec la transmission de son entreprise. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que l'intimé souhaite l'exclure de sa succession pouvait être déduit de l'allégation de l'époux selon laquelle le statut successoral de l'épouse entravait ses possibilités de transmettre son entreprise. La recourante ne peut par ailleurs être suivie lorsqu'elle affirme que les autorités précédentes n'auraient aucunement mentionné le fait que la société C.________ SA était une entité juridique clairement distincte de l'intimé, dont celui-ci pouvait disposer librement. En effet, la juridiction précédente a expressément mentionné cet argument, en indiquant qu'il ne changeait rien au fait que l'épouse restait héritière légale et réservataire jusqu'au prononcé du divorce entré en force et la recourante ne discute pas ce motif. Infondé, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.