Citation: 5P.422/2006 16.01.2007 E. D

Par décision du 19 septembre 2006, le Président de la IIe Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté la plainte dans la mesure où elle n'était pas sans objet. La motivation de cette décision est en substance la suivante : D.a X.________ ayant conclu, aux termes de son écriture du 30 mars 2006, à ce que sa plainte civile pour déni de justice soit déclarée sans objet, il y a lieu d'en prendre acte, tout en laissant ouverte la question de savoir si les motifs avancés à l'appui de ces conclusions (avancement de la procédure pénale et décision de jonction de causes) rendent véritablement la plainte civile sans objet. En effet, la plainte civile devrait de toute façon être rejetée car elle est manifestement infondée. D.b La plainte au Tribunal cantonal est notamment recevable pour retard injustifié d'un juge de district (art. 248 CPC/VS). Il y a retard injustifié de la part d'une autorité lorsque celle-ci diffère au-delà de tout délai raisonnable la décision qu'il lui incombe de prendre (ATF 125 V 188 consid. 2a; 124 V 133 consid. 4 et les arrêts cités). En l'occurrence, X.________ a formé appel devant le Juge I du district de Sion contre la décision de la Chambre pupillaire de Sion le 2 août 2004 (cause C2 04 293), en se plaignant non seulement du choix du curateur nommé en la personne de l'avocat Laurent Schmidt, mais également de ce que l'introduction d'une action en désaveu de paternité, mandat confié au curateur dans la décision querellée, était contraire à l'intérêt bien compris de E.________. Il appartient bien à l'autorité tutélaire appelée à nommer un curateur à l'enfant en application de l'art. 392 ch. 2 CC de déterminer si l'ouverture d'une action en désaveu de paternité est conforme à l'intérêt de l'enfant, en comparant la situation de ce dernier avec désaveu et celle sans désaveu (Hegnauer, Droit suisse de la filiation, 4e éd. 1998, n. 6.07 p. 31 et les références citées). Dès lors, le Juge I du district de Sion se devait de répondre à cette question, soulevée devant lui, et ne pouvait se contenter de trancher la question, également invoquée devant lui, de l'éventuel conflit d'intérêts entre le curateur nommé et l'enfant.