Citation: 8C_326/2019 E. 4.2

4.2. La recourante se plaint d'une violation des art. 16 al. 1 LAA, 6 et 61 let. c LPGA et d'une constatation incomplète et erronée des faits. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir admis que l'activité de l'assuré l'amenait, avant son accident, à effectuer des déplacements sur les lieux de futurs chantiers, avec des conditions d'accès pas toujours aisées, en se fondant sur les seules allégations de ce dernier, lesquelles n'étaient corroborées par aucune preuve, et étaient en outre contredites par les déclarations - hautement vraisemblables - de l'employeur. Celui-ci n'avait en effet aucun intérêt dans la présente procédure et il apparaissait peu vraisemblable que l'assuré ait pu régulièrement se rendre sur des chantiers dont l'accès était malaisé étant donné son état de santé général. Les constatations des docteurs D.________ et C.________ (rapport du 23 janvier 2017 et rapport du 16 janvier 2013) corroboreraient en outre l'appréciation selon laquelle l'assuré disposait d'une pleine capacité de travail au 1er janvier 2013 dans une activité essentiellement administrative, tout comme celle de l'employeur qui avait indiqué qu'au vu de la rapide réintégration de l'assuré, des aménagements de sa place de travail auraient été possibles à partir du 1er janvier 2013 et les tâches à l'externe ne lui auraient plus été demandées. Subsidiairement, la recourante fait valoir qu'en présence d'une autre hypothèse que celle ressortant de la description faite par l'assuré de son poste de travail, la juridiction précédente ne pouvait pas retenir celle-ci, au degré de la vraisemblance prépondérante, et aurait à tout le moins dû lui renvoyer le dossier pour instruction complémentaire.