Citation: 6B_1244/2020 E. 1.2

1.2. En l'espèce, point n'est besoin d'examiner plus avant si le recourant a suffisamment étayé ses allégations relatives au contenu de l'envoi, respectivement si la mention du mémoire de recours dans la lettre d'accompagnement suffirait à rendre vraisemblable l'envoi du mémoire. Il résulte en effet des indications apposées par La Poste sur l'enveloppe contenant l'envoi que le poids de celui-ci constaté lors de la remise à l'office postal (1,079 kg) est nettement inférieur à celui, constaté dans les locaux du Tribunal fédéral, pour l'ensemble constitué de l'enveloppe, du bordereau des pièces, de la lettre d'accompagnement et d'un mémoire de recours (1,170 kg; précision à 10 g). En tant que de besoin, on peut encore relever que la lettre d'envoi annonçait la remise de " deux exemplaires originaux ", ce qui suffit à exclure toute discussion éventuelle sur la précision de cette pesée. Du reste, interpellé sur cette mesure d'instruction, le conseil du recourant ne l'a pas contestée formellement dans son courrier du 10 novembre 2020 et n'a pas demandé, en particulier, que d'autres mesures soient réalisées, cas échéant en sa présence. Admettant qu'il ne pouvait être exclu que le mémoire de recours ait été glissé dans un autre envoi, il a évoqué l'hypothèse d'une inadvertance manifeste et, soulignant sa bonne foi, a requis qu'un délai lui soit imparti pour déposer à nouveau le même mémoire muni d'une signature originale en application analogique de l'art. 42 al. 2 et 5 LTF. Dans ces circonstances, il faut retenir que les éléments concrets constatés permettent, de toute manière, de renverser la présomption portant sur le contenu de l'envoi. Il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas établi que le mémoire de recours ait été déposé dans le délai de recours.