Citation: 9C_733/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, l'examen du droit à un reclassement doit faire l'objet d'une évaluation prospective (arrêt 9C_384/2023 du 11 janvier 2024 consid. 4.2). Dès lors, pour évaluer le pronostic des organes de l'assurance-invalidité, les premiers juges ont rappelé à juste titre que les faits survenus postérieurement à la décision du 16 septembre 2022 ne sont en principe pas pertinents (cf. ATF 148 V 21 consid. 5.3; 132 V 215 consid. 3.1.1 et les références). En se limitant à indiquer que la réussite de son premier trimestre à l'École F.________ démontrait qu'il avait les capacités de suivre une formation CFC d'assistant médical, le recourant n'expose pas d'éléments suffisants pour s'écarter de ces principes. Aussi, c'est à tort que le recourant reproche aux premiers juges d'avoir "sombré dans l'arbitraire" en ne tenant pas compte des faits survenus postérieurement à la décision de l'office AI du 16 septembre 2022. Au demeurant, même à supposer que ces faits puissent être pris en considération, les premiers juges ont considéré sans arbitraire qu'ils ne changeraient en rien l'issue de la procédure. Le recourant détient déjà un CFC d'assistant en soins et santé communautaire, obtenu après son accident. Dès lors, l'autorité précédente savait qu'il était en mesure, d'un point de vue formel, de réussir des examens menant à une certification professionnelle. Elle a relevé que la réussite de ce premier CFC avait toutefois nécessité de la part du recourant un "très grand effort sur soi-même et [une] lutte constante". Or, selon les faits constatés par la juridiction cantonale, de manière à lier le Tribunal fédéral, la situation médicale du recourant s'était encore dégradée depuis lors, celui-ci ne pouvant plus exercer l'activité d'assistant en soins et santé communautaire. Aussi, quoi qu'en dise le recourant, la réussite de son premier trimestre à l'École F.________ ne constitue pas un élément de preuve suffisant pour remettre en cause l'appréciation de l'autorité précédente. Comme l'ont mis en évidence les tests d'aptitude, ses limitations fonctionnelles cognitives, en particulier sa grande lenteur d'exécution, ses problèmes de mémoire et sa fatigabilité, compromettent grandement son aptitude à réussir une formation CFC et à exercer durablement une activité d'assistant médical de manière conforme aux exigences du marché du travail. Ces déficits, bien qu'ils ne l'ont pas empêché d'acquérir des connaissances théoriques et de les valoriser dans un cadre scolaire structuré lors de son premier trimestre à l'École F.________, constituent objectivement des obstacles importants à son reclassement professionnel dans une formation exigeante sur un plan physique et psychique. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges.