Citation: 5A_269/2017 E. 3.1

3.1. Sous couvert d'une violation de l'art. 277 al. 1 CPC, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir appliqué correctement la maxime des débats. Il lui fait grief d'avoir outrepassé ses compétences en examinant la question de savoir si l'on pouvait raisonnablement exiger de l'intimée la reprise d'une activité lucrative alors même que celle-ci avait expressément admis, dans le questionnaire de demande d'indemnités de chômage du 2 juin 2014, être en mesure et vouloir travailler à hauteur de sa capacité résiduelle de 30% constatée par l'AI. Selon lui, on ne pouvait pas non plus partir du principe que la cour cantonale avait appliqué l'art. 153 al. 2 CPC pour établir les faits d'office, dans la mesure où il n'y avait en l'espèce aucune raison de douter des déclarations de l'intimée puisque l'assurance chômage, qui avait pourtant l'obligation de vérifier ces déclarations avant de " prester " en application de l'art. 15 al. 3 de la loi sur l'assurance-chômage (RS 837.0; LACI), n'en avait pas douté. Il estime que ce questionnaire atteste non seulement de la volonté de l'intimée de travailler mais également de sa capacité à travailler ou de son aptitude au placement. En versant des indemnités à l'intimée, l'assurance chômage avait en effet reconnu son aptitude au travail nonobstant sa situation constatée par l'AI. La cour cantonale n'avait ainsi arbitrairement pas tenu compte d'éléments de preuve propres à modifier sa décision. S'agissant plus particulièrement de la situation du marché de l'emploi, le recourant reprend son argumentation développée précédemment et reproche à la cour cantonale d'avoir violé la maxime des débats en faisant abstraction du fait que l'intimée s'était elle-même déclarée apte à répondre aux offres d'emploi dans son domaine d'activité ou tout autre domaine ne requérant pas de formation spécifique et d'avoir omis de prendre en compte l'appréciation de l'assurance chômage qui avait considéré l'intimée comme apte au placement. Il reproche à cet égard au Tribunal cantonal de s'être contenté de rejeter les offres d'emploi qu'il avait lui-même produites alors qu'il ne s'agissait que d'exemples. Il aurait selon lui dû exiger de l'intimée qu'elle fournisse des preuves du fait que des postes de travail lui avaient été refusés ou des preuves des motifs qui rendraient ses recherches plus difficiles et examiner d'office les autres possibilités d'emploi.