Citation: 4D_15/2024 E. 5

Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait établi les faits de manière arbitraire sur deux points. En premier lieu, la cour cantonale aurait retenu à tort que l'intimé ne savait pas que l'entrepositaire du bateau et le vendeur étaient liés et bénéficiaient des conseils du même avocat. Le recourant soutient que l'intimé en avait connaissance. Il allègue, références à l'appui, avoir déjà relevé précédemment que l'intimé avait, dans sa requête de mesures provisionnelles, exposé qu'il apparaissait évident que l'entrepositaire du bateau avait pris fait et cause pour le vendeur et qu'il considérait ce dernier comme le propriétaire du bateau. Ce seul élément, à savoir une phrase énoncée dans la requête de mesures provisionnelles rédigée par l'intimé, ne permet toutefois pas de considérer que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que l'intimé n'était pas au courant, notamment, du fait que le vendeur et l'entrepositaire bénéficiaient des conseils du même avocat. Pour ce motif déjà, ce grief ne peut prospérer. En second lieu, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir constaté qu'il aurait allégué que l'intimé n'avait pas justifié avoir reçu pour instruction d'introduire la requête de mesures provisionnelles. Il invoque qu'il n'a pas soulevé une telle allégation; il avait seulement fait valoir que le courriel du 22 juin 2012 ne contenait aucun avertissement sur le caractère risqué de la démarche. Il se limite à en déduire que le jugement s'écarte de ses écritures, et que la cour cantonale avait pris des libertés qu'elle n'aurait pas pu s'autoriser si elle avait procédé à son audition. Ce faisant, le recourant n'expose pas en quoi la correction de ce fait serait de nature à influer sur l'issue du litige. Une telle incidence ne saute d'ailleurs pas aux yeux.