Citation: 1C_252/2023 E. 3.3

3.3. Selon la recourante, l'instance précédente aurait indûment écarté les résultats obtenus en 2022 au profit du rapport d'assainissement 2013. Dès lors que le mesurage de 2022 avait été réalisé à l'instigation de la cour cantonale, cette dernière ne pouvait sans autres en écarter les résultats. De même, à suivre la recourante, la cour cantonale ne pouvait se contenter d'avoir des doutes quant à ces résultats, mais devait impérativement instruire davantage; il serait d'autant plus surprenant de ne pas l'avoir fait que la DGMR aurait donné des explications quant à ces différences en cours de procédure; cela contreviendrait aussi à l'art. 28 de la loi cantonale sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA-VD; RS/VD 173.36), singulièrement à la maxime inquisitoire. Le fait que la cour cantonale ait suggéré cette mesure d'instruction ne l'obligeait pas, contrairement à ce que soutient la recourante, à en retenir inconditionnellement les résultats, mais bien, au terme d'une appréciation des preuves, d'en déterminer la pertinence, opération à laquelle elle s'est en l'occurrence livrée. On ne discerne ainsi pas en quoi l'art. 28 LPA-VD - respectivement la maxime inquisitoire - aurait été appliqué arbitrairement. Dans le cadre de son appréciation, l'instance précédente a souligné non seulement la différence importante entre les résultats obtenus en 2013 et ceux de 2022, mais également l'écart significatif entre les mesures récentes elles-mêmes. Compte tenu de ces écarts importants, ces dernières mesures doivent être interprétées avec précaution; elles montrent en effet une marge de fluctuation plus grande qu'attendue d'avec les calculs issus des simulations du rapport d'assainissement 2013, soit supérieure de +/- 1-2 dB (A) (cf. SCHGUANIN/ZIEGLER, OFEV-OFROU, Manuel du bruit routier, aide à l'exécution pour l'assainissement, décembre 2006, ch. 4.1, p. 27); une telle différence est d'autant plus surprenante au vu de la dégradation du revêtement routier depuis 2013, constatée lors du transport sur place. Enfin, que la DGMR ait expliqué ces écarts devant le Tribunal cantonal, comme le relève la commune, n'enlève rien à leur ampleur, qui fait que les résultats de 2022 n'apparaissent pas significatifs ( ibid.). Il n'est dès lors pas arbitraire de se baser sur les résultats de 2013, qui ont été obtenus selon les méthodes préconisées par les offices fédéraux concernés, ce que la recourante ne conteste que tardivement, en réplique (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3; 135 I 19 consid. 2.1). Il y a partant lieu de s'en tenir aux résultats du rapport d'assainissement 2013 pour l'examen de la conformité de la mesure acoustique litigieuse. Le grief est rejeté.