Citation: 1P.465/2000 06.03.2001 E. B

B.- La propriétaire a recouru au Conseil d'Etat du canton du Valais, concluant au maintien de son immeuble dans la zone à bâtir. Selon ses observations datées du 20 janvier 1999, le service cantonal de l'aménagement du territoire a confirmé que la parcelle ne répondait pas à un besoin de développement pour les quinze ans à venir, et qu'il se justifiait de maintenir une césure entre les hameaux. L'autorité communale s'est exprimée le 19 février 1999; elle a admis, elle, que l'argumentation de la recourante était "défendable" et que certains des motifs invoqués étaient "cohérents et pertinents". Le service cantonal des affaires intérieures, chargé de l'instruction de la cause, a procédé à l'inspection des lieux le 9 juin 1999. Les participants à cette audience se sont alors, semble-t-il, accordés sur une solution qui eût consisté à classer en zone de villas une surface correspondant à peu près à la moitié de la parcelle n° 167, du côté de la route. Il ne subsiste toutefois aucun procès-verbal de cet accord; seul un croquis de la solution précitée a été établi par le service technique de la commune de Lens, et adressé par téléfax au service de l'aménagement du territoire le 18 novembre 1999. Le Conseil d'Etat a rejeté le recours par décision du 15 décembre 1999.