Citation: 1B_405/2022 E. B

A.________ a été arrêté le 13 février 2022 et son placement en détention provisoire a été ordonné le 15 suivant par le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc). Cette mesure a ensuite été régulièrement prolongée jusqu'au 13 août 2022. Par ordonnance du 8 juillet 2022, le Tmc a refusé la libération demandée par le prévenu. Le Tmc a retenu l'existence de charges suffisantes, ainsi que des risques de fuite et de collusion qu'aucune mesure de substitution ne permettait de pallier; la durée de la détention provisoire subie demeurait en outre proportionnée à la peine concrètement encourue. Le 29 juillet 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours) a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision. Elle a relevé que le prévenu ne contestait pas l'existence de charges suffisantes (cf. consid. 2), a écarté le danger de collusion retenu par le Tmc (cf. consid. 3), mais a confirmé le risque de fuite et l'absence de mesures de substitution permettant de le réduire (cf. consid. 4); au vu de la peine menace et concrètement encourue, la durée de la détention provisoire restait proportionnée (cf. consid. 5).