Citation: K 82/00 22.09.2000 E. 2

2.- En tant qu'il porte sur les cotisations de l'assurance obligatoire des soins, le recours de droit administratif est en soi ouvert. Encore faut-il qu'il remplisse les autres conditions de recevabilité. Selon l'art. 108 al. 2 OJ, le recours de droit administratif doit indiquer notamment les conclusions et les motifs du recourant. Cette exigence a pour but de fixer le juge sur la nature et l'objet du litige. La jurisprudence admet que les conclusions et les motifs résultent implicitement du mémoire de recours; il faut cependant pouvoir déduire de ce dernier, considéré dans son ensemble, à tout le moins ce que le recourant demande d'une part, et quels sont les faits sur lesquels il se fonde d'autre part. Il n'est pas nécessaire que la motivation soit pertinente, mais elle doit se rapporter au litige en question. Le simple renvoi à des écritures antérieures ou à l'acte attaqué ne suffit pas. S'il manque soit des conclusions soit des motifs, même implicites, le recours de droit administratif est irrecevable d'entrée de cause, sans que le recourant ait la faculté de remédier à cette irrégularité (ATF 123 V 336 consid. 1a et les références). Un recours ne comportant que des arguments sur le fond, alors que l'autorité dont le jugement est attaqué n'est pas entrée en matière pour des motifs formels, ne contient pas une motivation topique et ne constitue pas, dès lors, un recours de droit administratif valable (ATF 123 V 336 consid. 1b, 118 Ib 135 consid. 2). En l'espèce, le recourant n'indique pas les motifs pour lesquels, à son avis, le premier juge aurait dû entrer en matière sur ses conclusions relatives à l'assurance obligatoire des soins. En l'absence d'une motivation topique, le recours ne répond pas aux exigences de l'art. 108 al. 2 OJ, et doit être déclaré irrecevable.