Citation: 6B_1269/2017 E. 1.3

1.3. Il ressort du jugement attaqué que le recourant a pris part à la première partie des débats, le 23 août 2016. Après avoir traité les questions préjudicielles, le tribunal de première instance a entamé la procédure probatoire, notamment en interrogeant le recourant. L'administration des preuves restantes a été ajournée au 21 septembre 2016. C'est seulement à cette date que le recourant ne s'est pas présenté. Compte tenu de ce qui précède, il convient d'admettre que le recourant était présent à l'ouverture des débats (cf. art. 339 al. 1 CPP), que la procédure était dès lors contradictoire et qu'il n'y avait en conséquence plus de place pour une procédure par défaut au sens des art. 366 ss CPP. La situation du recourant - qui s'est délibérément abstenu de se présenter à la seconde partie des débats de première instance malgré le refus du tribunal d'ajourner l'audience appointée - est similaire à celle qui aurait été la sienne s'il avait quitté le lieu des débats sans autorisation (cf. art. 340 al. 1 let. c CPP). Le recourant ne prétend pas qu'il aurait été d'une quelconque manière empêché de prendre part aux débats du 21 septembre 2016. Le Tribunal fédéral peut ainsi se dispenser d'examiner dans quelle mesure une absence non fautive d'un prévenu lors de la reprise de débats de première instance pourrait éventuellement justifier, afin de préserver les droits de la défense, une exception aux principes jurisprudentiels précités (cf. consid. 1.2 supra). En définitive, le recourant n'a donc pas été jugé par défaut dans le cadre de la procédure de première instance. Partant, il n'y avait pas lieu d'appliquer l'art. 366 al. 3 CPP comme l'a fait la cour cantonale.