Citation: 2C_615/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le Tribunal administratif fédéral a indiqué qu'il n'était pas nécessaire de procéder à l'audition du recourant pour évaluer ses connaissances en français, car il résultait de l'audition du 25 avril 2017 par la police que celles-ci étaient modestes et une éventuelle amélioration depuis cette date n'était pas décisive compte tenu de la période déterminante en l'espèce pour l'examen du niveau d'intégration, à savoir entre 2010 et 2017. Le recourant ne remet pas en cause, sous l'angle de l'arbitraire, l'appréciation anticipée des preuves qui précède, de sorte que son grief ne remplit pas les exigences de motivation applicables (cf. art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Quoi qu'il en soit, on relèvera que, dans la mesure où il n'est pas contesté que le recourant a pu s'exprimer par écrit tout au long de la procédure et, dans ce contexte, notamment faire valoir ses compétences linguistiques, on ne peut reprocher au Tribunal administratif fédéral d'être tombé dans l'arbitraire en renonçant à l'audition sollicitée, étant rappelé que le droit d'être entendu ne confère pas de droit à être entendu oralement (cf. ATF 140 I 68 consid. 9.6.1 p. 76). Le Tribunal administratif fédéral ayant refusé par une appréciation anticipée des preuves dénuée d'arbitraire la mesure d'instruction sollicitée, il n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en rejetant sa demande d'audition.