Citation: U 61/02 12.03.2003 E. A

G.________, née en 1937, a travaillé en qualité de secrétaire. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 5 juillet 1994, son employeur a annoncé à la CNA qu'elle avait été victime d'un accident de la circulation le 30 juin précédent : alors qu'il était arrêté à un feu rouge, son véhicule avait été heurté « assez fortement » par une automobile qui le suivait. Les automobilistes avaient conclu un arrangement à l'amiable et la police n'avait pas établi de rapport. Consulté le 5 juillet 1994, le docteur S.________ a fait état de cervicalgies hautes post-traumatiques de type coup du lapin (rapport du 15 juillet 1994). Ces troubles n'ont pas entraîné d'incapacité de travail. Le 20 septembre 1994, l'assurée a informé la CNA que le traitement anti-inflammatoire et de physiothérapie était terminé. Au cours du mois d'août 1995, l'intéressée a consulté le docteur M.________, lequel a ordonné la reprise du traitement jusqu'au mois de mars 1996 (rapport du 2 mai 1996). L'intéressée a fait annoncer le cas à la CNA le 26 septembre 1995. Par décision du 13 mai 1996, la CNA a nié tout droit à des prestations d'assurance pour les troubles annoncés, motif pris de l'absence d'un lien de causalité entre ceux-ci et l'accident du 30 juin 1994. L'assurée ayant contesté cette décision, la CNA l'a annulée le 9 juillet 1996, après avoir consulté son service médical. Le 5 mars 1998, l'intéressée a informé la CNA d'une incapacité de travail à partir du 15 janvier précédent. La reprise du travail, prévue pour le 1er mars 1998, a été reportée à diverses reprises (certificats du docteur M.________ des 21 janvier, 27 février, 3 avril, 29 avril, 7 juillet, 27 août et 9 novembre 1998). La CNA a alors confié des expertises aux médecins du service de neurologie du Centre hospitalier V.________ (rapport du 29 juin 1998), ainsi qu'aux docteurs T.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie (rapport du 23 décembre 1998) et A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 17 mars 1999). Après avoir encore requis l'avis de son médecin d'arrondissement, le docteur H.________ (rapport du 20 avril 1999), la CNA a rendu une décision, le 27 avril 1999, par laquelle elle a supprimé le droit aux prestations (frais médicaux, indemnité journalière) après le 2 mai suivant, vu l'absence d'un lien de causalité entre les troubles dont souffrait encore l'assurée et l'accident du 30 juin 1994. Saisie d'une opposition, la CNA l'a rejetée par décision du 10 août 1999, motif pris que le syndrome cervical modéré présenté par l'assurée n'entraînait pas d'incapacité de gain au-delà du 2 mai 1999.