Citation: 5P.205/2004 20.08.2004 E. A

B.________ dirigeait une entreprise de pompes funèbres. De 1990 à 1997, de manière quasi systématique, à l'insu des familles, il a transféré les dépouilles, qui lui étaient confiées à des fins d'incinération, des cercueils d'apparat que les familles avaient choisis dans des cercueils bon marché, facturant aux familles le prix plus élevé du cercueil d'apparat. Cette pratique a été appliquée à 373 cas et lui a procuré un enrichissement d'environ 360'000 fr. Par jugement du 26 mars 2001, le Tribunal du IIe arrondissement pour le district de Sion, présidé par le juge Yves Tabin, a condamné B.________ à une peine de trois ans et demi de réclusion notamment pour escroquerie par métier. S'agissant des prétentions civiles, B.________ a été condamné à verser divers montants aux parties civiles, notamment un montant de 1'336 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 8 février 1996 aux hoirs X.________ (ch. 6). Le jugement a en outre donné acte aux parties civiles que B.________ reconnaissait leur devoir 1'000 fr. à chacune, montant à imputer sur les indemnités allouées judiciairement (ch. 7). Par jugement du 29 novembre 2002, la cour pénale II du Tribunal cantonal valaisan a admis partiellement l'appel interjeté par B.________ et a réduit la peine à trois ans d'emprisonnement. S'agissant des prétentions civiles des hoirs X.________, elles ont été renvoyées au for civil (ch. 6). Le chiffre 7 du dispositif mentionne cependant qu'il est donné acte aux parties civiles que B.________ reconnaît leur devoir 1'000 fr. à chacune.