Citation: 7B_561/2024 E. 6.3

6.3. Cette appréciation peut encore être confirmée. S'agissant tout d'abord de la durée de la procédure, le recourant ne développe aucune argumentation propre à remettre en cause les considérations émises par l'autorité précédente. Il se limite en effet à relever que l'enquête n'aurait pas avancé depuis quatre ans au vu des faits retenus dans l'arrêt attaqué, tout en concédant en substance ne pas être au courant de l'instruction principale - respectivement donc de sa complexité - dès lors qu'il n'y est pas partie (cf. let. E p. 14 du recours). Quant au compte visé par la mesure, il est établi que le montant de 40'000 fr., dont la quotité n'est pas contestée et qui équivaut au solde du prix de vente (versé le 26 février 2018 par l'acheteur), a été transféré par le recourant à la banque le 1er mars 2018. Le séquestre porte par conséquent en soi sur d'autres avoirs détenus sur le compte litigieux. Cela ne conduit cependant pas à la levée du séquestre en vue de garantir une éventuelle créance compensatrice, puisque le prononcé d'une telle créance ne nécessite pas un lien de connexité entre les valeurs et les actes faisant l'objet de la procédure pénale (cf. ATF 141 IV 360 consid. 3.2 et l'arrêt cité; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.4 in fine). Le recourant ne démontre pas non plus avoir été dans l'impossibilité d'honorer une transaction dans le cadre de son activité à la suite du séquestre litigieux; tel semble d'autant moins être le cas pour les versements reçus en lien avec des opérations ultérieures au prononcé du séquestre.