Citation: 1B_66/2018 E. 1

A.________ fait l'objet d'une instruction pénale dans le canton de Vaud depuis le 21 juin 2017 pour avoir effectué, entre le 5 novembre 2016 et le 20 juin 2017, dix transports de cocaïne et d'argent entre la Hollande et la Suisse. Le 22 juin 2017, la Procureure en charge du dossier a désigné Me C.________ en qualité de défenseur d'office de la prévenue. Le 30 septembre 2017, A.________ a informé la Procureure de sa décision de changer d'avocat n'étant pas satisfaite de son mandataire actuel. Le 5 octobre 2017, Me B.________ a porté à la connaissance de la Procureure avoir été consultée comme avocate de choix par la prévenue en remplacement de Me C.________. Elle a produit une procuration en sa faveur datée du 30 septembre 2017. Dans un premier courrier du 27 novembre 2017, A.________ a indiqué ne pas être en mesure d'assumer les frais d'un défenseur de choix et demandé à ce que Me B.________ ou, à défaut, D.________ ou E.________, soit désignée en qualité de défenseur d'office. Dans un second courrier du même jour, dont elle a confirmé la teneur le 30 novembre 2017, elle a précisé vouloir que sa défense soit assurée par un autre avocat que Me B.________ au motif qu'elle n'était pas spécialisée pour son affaire. Le 8 décembre 2017, Me B.________ a confirmé qu'elle n'était plus le défenseur de choix de la prévenue. Le 11 décembre 2017, elle s'est déclarée prête à reprendre le mandat d'office dans la mesure où leurs contacts étaient bons. Le même jour, la Procureure a informé A.________ qu'elle désignait Me B.________ comme son défenseur d'office au motif qu'elle connaissait le dossier et était tout à fait à même de la défendre. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision au terme d'un arrêt rendu sur recours de la prévenue le 28 décembre 2017, que cette dernière a déféré auprès du Tribunal fédéral. Il n'a pas été demandé de réponse au recours. Le Tribunal cantonal a produit le dossier de la cause.