Citation: 5A_850/2008 05.05.2009 E. 1.3

1.3.1 Selon l'art. 42 LTF, l'acte de recours doit indiquer les motifs (al. 1), lesquels doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2). Pour satisfaire à cette obligation de motiver, qui correspond à celle de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit. Il n'est pas indispensable qu'il indique expressément les dispositions légales - le numéro des articles de loi - ou qu'il désigne expressément les principes non écrits de droit qui auraient été violés; il suffit qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon lui, transgressées par l'autorité cantonale (ATF 134 V 53 consid. 3.3 p. 60 et les arrêts cités). Toutefois, si le recourant se plaint de la violation de droits fondamentaux ou de dispositions de droit cantonal ou intercantonal, il doit, comme sous l'empire de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, satisfaire au principe d'allégation: il doit indiquer précisément quelle disposition constitutionnelle ou légale a été violée et démontrer par une argumentation précise en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). Ainsi, si le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se contenter de critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où la juridiction supérieure jouit d'une libre cognition; en particulier, il ne saurait se limiter à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer par une argumentation précise que cette décision se fonde sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (cf. ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400 et la jurisprudence citée). 1.3.2 En l'espèce, l'acte de recours - qui consiste en une écriture confuse et décousue qui présente pêle-mêle des moyens de différentes natures qui se résument toutefois à leur simple énoncé - ne satisfait pas à ces réquisits. 1.3.2.1 Plus particulièrement, lorsqu'il porte sur la demande de "réparation" de deux dénis de justice que le recourant aurait subis au cours de la procédure, il laisse intactes les considérations de l'autorité cantonale selon lesquelles les griefs soulevés à cet égard étaient tardifs, partant irrecevables, et, au demeurant, mal fondés. Le recourant se contente en effet de prétendre confusément qu'il n'a eu de "cesse de contester les irrégularités de la procédure", que "la faute de la tardiveté est à imputer aux autorités vaudoises qui ont systématiquement ignoré [ses] requêtes raisonnables et bien fondées", que, "si l'état de droit a cessé d'exister à [ses] dépens, il ne peut y avoir de prescription" et que "le jugement n'invoque aucun article de loi pour [...] [déclarer] ces griefs tardifs". Pour le reste, renvoyant de façon irrecevable à son mémoire cantonal et aux pièces qui y étaient annexées, il allègue d'une part - sans aucune motivation - que "c'est un fait établi" que son opposition contre le jugement sur appel du 6 septembre 2000 a été ignorée, que celle-là n'a pas été formée le 11 septembre 2000 et que soutenir le contraire est un "mensonge". Il se borne à affirmer d'autre part que lui opposer de n'avoir pas requis la reprise de la procédure initiée le 18 mai 2004 - fait qu'il ignorait - constitue une astuce des juges cantonaux qui "ne prouvent pas ce qu'ils avancent" et que, "en conséquence, il s'agit d'un mensonge, sauf présentation de la preuve du contraire". 1.3.2.2 Autant qu'on puisse le tirer de la lecture de son écriture décousue, le recourant conteste par ailleurs l'arrêt attaqué en tant qu'il confirme le jugement de première instance sur le montant de la fortune à partager. Il prétend que celle-ci s'élève, non à 731'392 fr. 02, mais à 840'000 fr. (1'220'000 fr. [prix des enchères] - 450'000 fr. [dette hypothécaire] + 70'000 fr. [indemnité assurance-incendie]). Sa critique s'épuise toutefois en une suite d'affirmations péremptoires disséminées dans son acte de recours. 1.3.2.3 Quant aux griefs soulevés à l'encontre des considérations de l'autorité cantonale refusant de déduire de la créance de 188'246 fr. 50 les montants allégués par le recourant, notamment 72'900 fr. à titre de moitié de l'usufruit sur la villa, ils consistent en une critique absconse et appellatoire de bribes de phrases de l'arrêt entrepris. 1.3.2.4 Autant que le recourant soutient en outre que le jugement attaqué "veut valider la spoliation de [son] compte bancaire effectué[e] par le juge Z.________", alors qu'il avait pleinement "documenté" le tribunal cantonal sur "l'ampleur de la fraude judiciaire commise par ce juge", sa critique laisse intactes les considérations de l'arrêt attaqué déclarant irrecevables les prétentions du recourant à cet égard, pour le motif qu'elles sortaient du cadre du renvoi. 1.3.2.5 Le recourant reproche en outre à la cour cantonale de n'avoir pas mis les frais judiciaires "pour un total" de 8'692 fr. 55 à la charge de l'Etat. Il affirme avoir requis en ce sens, dès lors que la procédure "était entachée dès le début d'abus de pouvoir en bande organisée [...]", y voit une "violation de l'art. 17 CEDH (Interdiction de l'abus de droit)" et un "prétexte" des "juges vaudois" "pour se tirer d'affaire"; il argue qu'à nouveau, "l'abus de pouvoir n'est pas protégé par la loi" et qu'on "ne peut facturer un produit qui n'a jamais été fourni". De tels arguments ne s'attaquent nullement aux motifs entrepris, selon lesquels, d'une part, les frais de l'arrêt du 16 février 2005 sortaient du cadre du renvoi et, d'autre part, ceux du jugement attaqué ne pouvaient pas être mis à la charge de l'Etat, aucune disposition légale cantonale ne prévoyant une telle possibilité, ni faire l'objet d'une réduction, l'hypothèse de l'art. 12 du tarif du 4 décembre 1984 des frais judiciaires en matière civile (TFJC) n'étant pas réalisée. 1.3.2.6 Pour le surplus, le recourant se borne - sans poser aucune critique motivée - à qualifier d'erronés certains faits de la procédure.