Citation: 6B_1258/2021 E. 7

Le recourant invoque aussi la violation de l'art. 318 CPP. Selon lui, le ministère public ne pouvait plus refuser d'entrer en matière dès lors que la procédure avait déjà duré plus d'une année. L'argumentation du recourant comporte exclusivement une référence à un arrêt 1B_164/2012 du 26 juin 2012, dont on ne peut, en aucun cas, inférer qu'il serait exclu de refuser d'entrer en matière plus d'une année après le dépôt d'une plainte pénale, respectivement qu'une telle décision devrait alors être annulée. Par ailleurs, le recourant omet de préciser que la procédure a été suspendue par le ministère public, décision que le recourant a contestée jusqu'au Tribunal fédéral (v. arrêt 1B_625/2020 du 22 décembre 2020), ce qui n'est manifestement pas sans incidence sur l'appréciation de la durée de la procédure. La motivation du recours apparaît manifestement insuffisante sous cet angle. Par surabondance, rien n'indique que le recourant, qui ne conclut pas à ce qu'un retard à statuer soit simplement constaté mais demande l'annulation de la décision de dernière instance cantonale et du refus d'entrer en matière, aurait déjà invoqué un tel moyen devant la cour cantonale, à laquelle il ne reproche pas de l'avoir ignoré. En se réservant un tel grief de procédure pour le dernier stade du recours en matière pénale, le recourant agit de manière contraire au principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.; ATF 143 V 66 consid. 4.3 p. 69 s.; 141 III 210 consid. 5.2 p. 216). Enfin, saisi par le recourant ensuite de la décision du ministère public ordonnant la suspension de la procédure MPG xx xxx, le Tribunal fédéral a déjà constaté que l'intéressé agissait de manière abusive dès lors qu'il requérait lui-même la suspension de la même procédure. Le même constat s'impose en l'espèce.