Citation: 9C_529/2020 E. 4.3

4.3. La société intimée se rallie aux considérations du tribunal cantonal quant à l'application de l'art. 23 RAVS au cas d'espèce et au caractère contraignant des décisions prises par les autorités fiscales. Elle relève en outre que les remarques de la caisse recourante à propos du solde débiteur du compte courant ne permettaient pas de qualifier les prélèvements réguliers du couple A.B.________ et B.B.________ de salaire dès lors que les autorités fiscales avaient admis l'existence d'une dette du couple envers leur société et que cette dette avait été remboursée au moyen d'une partie des 270'000 fr. de dividendes versés en 2016. Elle rappelle que la nouvelle proportion entre les salaires et les dividendes faite par la société intimée avait été acceptée par les autorités fiscales et que la caisse recourante n'avait pas de raison de s'en écarter. Elle expose également que cette proportion était justifiée par l'accession de A.B.________ à l'âge de la retraite et des conséquences de cet événement sur son taux d'occupation. Elle souligne enfin que les dividendes versés n'étaient pas manifestement disproportionnés par rapport au capital investi.