Citation: 5A_978/2022 E. 3.3

3.3. Dans l'arrêt entrepris, rendu sur renvoi, la juridiction précédente a considéré que le motif pour lequel la modification de la contribution d'entretien était demandée se trouvait déjà réalisé le 8 octobre 2019, lorsque l'ex-épouse avait conclu à ce que l'autorité de première instance modifie le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 15 mars 2013 en ce sens qu'elle ne devait plus verser de contribution à l'entretien de l'enfant. En effet, à la date en question, son revenu de 2'000 fr. par mois ne lui permettait pas de couvrir ses charges incompressibles de 3'520 fr., de sorte qu'il ne lui était pas possible de contribuer financièrement à l'entretien de son fils. Il se justifiait par conséquent de retenir comme date déterminante celle du dépôt de la requête de suppression de la contribution d'entretien, à savoir le 8 octobre 2019. L'ex-époux devait en effet tenir compte d'un risque de suppression de la contribution dès le dépôt de la requête. Il n'alléguait par ailleurs pas que des contributions avaient été versées, de sorte que la question de leur restitution ne se posait pas. L'autorité cantonale a, partant, modifié le chiffre 4 du dispositif de l'ordonnance du 16 octobre 2020 en ce sens que la suppression de la contribution due par la mère pour l'entretien de C.A.________ prendrait effet le 8 octobre 2019. Elle a ajouté que dès lors que la question de la fixation de l'entretien convenable de C.A.________ avait été définitivement réglée par l'arrêt cantonal du 17 mai 2021, il n'y avait pas lieu de revenir sur cette question. S'agissant de la situation personnelle et financière des parties, la cour cantonale a repris les faits ressortant des considérants de l'arrêt du 17 mai 2021 et a indiqué que ces faits n'avaient pas été remis en cause par le Tribunal fédéral.