Citation: 5P.305/2001 04.01.2002 E. 3

3.- En second lieu, le recourant souligne que l'art. 228 CPC VS n'octroyait en l'espèce à l'autorité cantonale qu'un pouvoir d'examen restreint. Or, en qualifiant d'arbitraire la décision du juge de district, l'autorité intimée a réexaminé librement la cause, de sorte qu'elle a appliqué l'art. 228 CPC VS de manière arbitraire. a) La disposition cantonale litigieuse prévoit ce qui suit: "1L'autorité de cassation statue avec un plein pouvoir d'examen lorsque le recourant invoque la violation d'une règle de procédure, lorsque le recours en réforme auprès du Tribunal fédéral est recevable et dans les autres cas prévus par la loi. 2Pour le surplus, le recourant peut uniquement faire valoir que le jugement attaqué constate arbitrairement les faits ou viole le droit d'une façon manifeste. 3Le juge n'examine que les moyens suffisamment motivés dans l'acte de recours.. " b) Aucune des hypothèses visées par l'alinéa 1 de cette disposition n'étant réalisée en l'espèce, l'autorité cantonale ne pouvait examiner que le grief d'arbitraire prévu par l'alinéa 2, à savoir ne statuer que sous l'angle restreint l'arbitraire. Conformément à ce qui a été exposé au considérant 2b ci-dessus, l'épouse a formulé dans son pourvoi un grief d'arbitraire relatif à la prise en compte de l'amortissement des dettes immobilières du recourant dans le calcul des contributions d'entretien. L'épouse s'est ainsi plainte d'une violation manifeste du droit. Dans ces conditions, on ne voit pas que l'autorité intimée serait tombée dans l'arbitraire en estimant que ce grief satisfaisait aux conditions de l'art. 228 al. 2 CPC VS. Le moyen est donc mal fondé. Pour le surplus, le moyen est irrecevable. En effet, savoir si, comme le soutient le recourant, la décision du juge de district était exempte d'arbitraire, est une question qui relève du fond et non des règles de procédure fixant le pouvoir d'examen de l'autorité cantonale.