Citation: 4A_386/2020 E. 2

Une contestation s'est élevée entre les défendeurs. B.________, D.________ et C.________ sont d'avis que l'exploitation du domaine doit être laissée au demandeur et qu'il convient d'acquiescer à l'action. A.________ entend reprendre personnellement l'exploitation au départ du demandeur, en vertu du bail à ferme agricole dont elle se dit elle-même titulaire; elle est donc d'avis que le procès doit être continué. La copropriété des défendeurs est soumise à un règlement d'utilisation et d'administration dont l'art. 2 se lit comme suit : Toutes les décisions concernant le maintien de la valeur des immeubles (travaux d'entretien importants) ou toute inscription de nouvelles charges hypothécaires, servitudes passives, baux ou autres seront prises à l'unanimité des membres de la copropriété. [...] En cas de blocage, les parties s'en remettront à un arbitrage selon les règles du concordat intercantonal sur l'arbitrage. Le 15 août 2019, le Tribunal civil a ordonné la suspension du procès jusqu'à l'issue de la procédure d'arbitrage à entreprendre selon cette clause du règlement. Le 1er novembre 2019, l'Autorité de recours e n matière civile, section du Tribunal cantonal, a annulé l'ordonnance. Selon son arrêt, les défendeurs sont des consorts nécessaires aux termes de l'art. 70 al. 1 CPC. Aussi longtemps qu'ils ne déclarent pas conjointement leur acquiescement à l'action, le procès doit en principe se poursuivre; une suspension ne peut entrer en considération, selon les circonstances, que dans l'éventualité où une procédure d'arbitrage débute effectivement entre les défendeurs.