Citation: 6B_608/2020 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste cette appréciation. Il allègue que C.________ SA a « gravement violé son obligation de gérer au mieux les intérêts sous sa gestion, intérêts qui lui avaient été confiés par Monsieur A.________ à titre privé ». Il explique que C.________ SA, avec qui il entretenait une relation d'apporteur d'affaires, aurait dû s'assurer de la bonne santé financière de E.________ SA dans le cadre du processus d'accréditation de cette société comme entreprise générale. C.________ SA avait violé ses devoirs de diligence en ne s'apercevant pas de la situation obérée de E.________ SA et ainsi participé à l'aggravation du surendettement de cette société. En sa qualité de créancier de E.________ SA - car il avait également acquis une villa -, le recourant s'était vu délivrer un acte de défaut de biens. De surcroît, il avait participé au remboursement du dommage que la déconfiture de cette société avait causé à d'autres acquéreurs de villas dans le cadre des promotions immobilières. La négligence de C.________ SA avait ainsi provoqué une péjoration de sa situation de créancier dans la faillite de E.________ SA et une diminution de son patrimoine personnel du fait des indemnités versées aux propriétaires des villas en construction (recours, p. 13 à 17). Sur la base des explications qui précèdent, on ne voit pas quelle disposition visant à protéger les intérêts du recourant aurait été violée par C.________ SA. En effet, selon le recourant, les prétendus manquements de C.________ SA ont porté atteinte au patrimoine de E.________ SA, dont le surendettement aurait été moins important si la banque s'était aperçue plus tôt de sa situation obérée. Les créanciers de E.________ SA ont conséquemment subi un préjudice du fait de l'aggravation du surendettement de leur débiteur. Dans cette configuration, seule E.________ SA a subi un dommage direct, à l'exclusion de ses créanciers ou de toute autre personne qui avait un intérêt de fait à la bonne situation financière de cette société. Le recourant ne fait tout au plus valoir qu'un préjudice indirect, de sorte qu'il ne peut prétendre à la qualité de lésé.