Citation: U 425/05 07.09.2006 E. 4

4.1 En l'occurrence, la petite hernie discale L5-S1 paramédiane droite mise en évidence par l'lRM lombaire pratiquée le 23 juillet 2004 (rapport du docteur M.________ du 23 juillet 2004), à supposer invalidante, n'est pas propre à engager la responsabilité de l'assureur-accidents; le lien de causalité naturelle avec l'événement accidentel précité faisant défaut (cf. rapport du docteur U.________ du 13 juillet 2005). En revanche, le lien de causalité naturelle et adéquate entre l'accident du 28 octobre 2002 et les affections somatiques, prédominant à gauche, de l'intéressé a été admis par la CNA et n'est donc pas litigieux, si bien qu'il y a lieu d'examiner dans quelle mesure ces troubles entravent la capacité de travail. 4.2 Si, sur ce point, les avis médicaux paraissent divergents, on observera qu'ils ont été établis à des périodes différentes et tiennent compte de l'évolution - favorable en l'espèce - des troubles du recourant. Ainsi, selon les experts de la Clinique V.________, qui ont établi leur rapport du 6 mai 2003 à la suite d'un séjour de l'intéressé au service de réadaptation du 12 mars au 8 avril 2003, ce dernier présentait des signes indiscutables de souffrance lombaire prédominant à gauche ainsi que quelques discrètes séquelles radiculaires sensitives et réflexes L5-S1 gauche - noyés dans des troubles de la sensibilité plus étendus et mal systématisables du MIG. Sa capacité de travail était de 50 % au minimum dans une activité adaptée. Quelques mois plus tard, le docteur C.________, après un examen personnel de l'intéressé et une analyse de la documentation médicale, n'a relevé que des signes objectifs compatibles avec un syndrome radiculaire irritatif résiduel. Il subsistait aussi un syndrome vertébral modéré qui apparaissait toutefois moins marqué que lors d'un examen pratiqué au mois de février 2003. Par ailleurs, une IRM pratiquée le 26 juin 2003 avait mis en évidence du tissu cicatriciel au niveau L4-L5 côté gauche sans conflit radiculaire très sévère (cf. sur ce point le rapport des docteurs D.________et G.________ du Centre Hospitalier Z.________ du 10 septembre 2003). Sur cette base, il estimait le recourant capable de travailler à plein temps dans une activité adaptée. Dans ces conditions, la Cour retient comme probant, à l'instar des premiers juges, l'appréciation de la capacité de travail donnée par ce médecin, dès lors qu'elle tient compte de l'évolution favorable de l'affection physique de l'intéressé. 4.3 Le rapport du docteur B.________ du 15 janvier 2005, produit en instance cantonale, n'est pas pertinent en l'espèce. En effet, ce médecin, tout en soulignant ne pas être en mesure d'établir un rapport circonstancié, se contente d'attester d'une totale incapacité de travail sans exposer les constatations objectives et les motifs à l'origine de son appréciation. 4.4 Produit par le recourant après l'échéance du délai de recours, le rapport médical du docteur E.________ du 29 mars 2006 n'apporte aucun élément susceptible d'apprécier différemment la situation médicale et ses conséquences. Au demeurant, ce médecin ne fournit aucune évaluation de la capacité de travail de son patient (cf. sur la production de nouvelles écritures ou de nouveaux moyens de preuve après l'échéance du délai de recours, ATF 127 V 353, consid. 4a).