Citation: 1P.793/2005 12.01.2006 E. 1

D.________ a eu trois enfants d'un premier mariage, prénommés B.________, C.________ et A.________. Il a épousé en troisièmes noces E.________, qui lui a donné un garçon prénommé F.________. Le 28 juillet 1987, les époux D.________ ont passé un contrat de mariage prévoyant notamment qu'en cas de décès, le conjoint survivant devait bénéficier des ¾ des biens formant la communauté. Le 26 août 1993, ils ont conclu un pacte successoral selon lequel, au décès de l'un des époux, leur fortune mobilière et immobilière devait être attribuée pour 75% au conjoint survivant et pour 25% aux quatre enfants de D.________, par parts égales. Celui-ci est décédé à Crans en 1995. Le 17 février 1997, ses enfants du premier lit ont saisi le Tribunal du district de Sierre d'une action en annulation du contrat de mariage et du pacte successoral, d'une action en partage et d'une action en pétition d'hérédité, dirigées contre E.________ et F.________. Par exploit du 30 septembre 1998, E.________ a déposé en cause une situation de ses actifs qui fait état de deux comptes bancaires non déclarés dans l'inventaire des biens de la succession, ouverts auprès des banques Ferrier Lullin, aux Bahamas, et Westpac Banking Corporation, en Australie, et présentant un solde d'environ 1'800'000 fr. Le 27 avril 1999, A.________, B.________ et C.________ ont dénoncé E.________ au Tribunal d'instruction pénale du Valais central pour fausse déclaration d'une partie en justice. Ils lui reprochaient d'avoir menti en déclarant sous serment à l'audience du juge civil du 26 janvier 1999 qu'il n'existait pas d'autres biens de la succession à son nom ou au nom de son mari en dehors de ceux figurant dans l'exploit de son avocat du 30 septembre 1998. Le 28 février 2005, ils ont dénoncé F.________ pour les mêmes motifs en raison des déclarations faites sous serment le 26 janvier 1999 en rapport notamment avec le compte ouvert auprès de la banque Ferrier Lullin, aux Bahamas. Le 14 juin 2005, le Juge d'instruction pénale a décidé de ne pas donner suite aux dénonciations. Leurs auteurs ont formulé une plainte contre cette décision auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après, la Chambre pénale ou la cour cantonale) que celle-ci a rejetée le 4 novembre 2005. Elle a estimé, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, que la prévention n'était pas établie et que les moyens de preuve proposés pour démontrer l'existence de fausses déclarations quant aux actifs de la succession étaient inopérants. Agissant par la voie du recours de droit public, A.________, B.________ et C.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler cette décision, qu'ils tiennent pour arbitraire, et de renvoyer le dossier à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il n'a pas été demandé de réponse au recours.