Citation: 9C_88/2025 E. 3.2

3.2. On peut douter de la recevabilité d'une telle argumentation eu égard au devoir de motivation prévu par l'art. 42 al. 2 LTF. La recourante ne s'en prend en effet pas aux constatations déterminantes de la juridiction cantonale. Les juges précédents ont retenu que les rapports de la doctoresse B.________, produits à l'appui de la troisième demande de prestations, ne comportaient aucune nouvelle observation clinique d'une péjoration des symptômes et/ou de limitations fonctionnelles nouvelles pouvant faire suspecter une aggravation de l'état de santé qui serait survenue depuis la décision du 13 avril 2021, soit la dernière décision de l'office AI entrée en force reposant sur un examen matériel du droit à la rente. Ce point peut cependant rester indécis, dès lors que l'argumentation de la recourante est mal fondée. Dans la mesure où, avec l'appui de sa psychiatre traitante, elle se prévaut d'une "grave erreur épistémologique" en reprochant apparemment à l'office intimé de ne pas réévaluer plusieurs pathologies psychiques à la lumière des neurosciences, elle ne met pas en évidence en quoi les juges précédents auraient constaté les faits de manière arbitraire en niant une modification de son état de santé en se référant aux rapports de la psychiatre traitante, notamment à celui du 11 juillet 2024. Comme l'a retenu à juste titre la juridiction cantonale, le médecin y a indiqué que la nouvelle demande de sa patiente ("réouverture du dossier") n'était pas axée nécessairement sur une nouvelle pathologie mais sur la relecture de l'expertise pluridisciplinaire rendue au cours de la procédure administrative précédente (soit le rapport du SMEX SA, Neuchâtel, du 14 janvier 2021) à la lumière d'un changement de diagnostic. Or un tel changement ne correspond pas à une modification telle qu'exigée par la loi (cf. art. 17 LPGA; consid. 2.2 supra).