Citation: 7B.79/2005 30.05.2005 E. 2

L'arrêt attaqué retient, en confirmation de la décision de l'autorité cantonale inférieure de surveillance, que l'art. 68 al. 1 LP ne laisse aucune marge d'appréciation à l'office: une fois valablement saisi d'une réquisition de continuer la poursuite, celui-ci doit mettre les frais de ses opérations à la charge du débiteur, mais en exigeant du créancier qu'il en fasse l'avance. En l'espèce, la continuation de la poursuite pouvait certes se faire sans nouveau commandement de payer (art. 149 al. 3 LP) et le créancier était dispensé de faire l'avance de frais relative à cet acte; en revanche, la reprise de la procédure à partir de la réquisition de continuer la poursuite engendrait de nouveaux frais dont le créancier devait faire l'avance en vertu de l'art. 68 al. 1 LP. Le point de vue des autorités cantonales de surveillance est parfaitement conforme au droit fédéral. En effet, le poursuivant doit avancer les frais de tout acte de poursuite qui n'est exécuté que sur réquisition et dont il requiert l'exécution (P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 24 ad art. 68 LP). La réquisition de continuer la poursuite sur la base de l'art. 149 al. 3 LP impliquait donc l'obligation pour le recourant d'avancer les frais de saisie prévus par l'art. 20 de l'ordonnance sur les émoluments perçus en application de la LP (OELP; RS 281.35), cela en vertu de l'art. 4 de l'ordonnance sur les formulaires et registres à employer en matière de poursuite pour dettes et de faillite et sur la comptabilité (Oform; RS 281.31; Gilliéron, op. cit., n. 32 ad art. 88 LP). Requis conformément à la loi de continuer la poursuite, l'office n'avait par ailleurs d'autre choix que de procéder sans retard à la saisie (art. 89 LP). Faute d'établir l'existence d'une violation du droit fédéral déterminant, d'un abus ou d'un excès du pouvoir d'appréciation au sens de l'art. 19 al. 1 LP, le présent recours doit être rejeté.