Citation: 1P.490/2003 13.10.2003 E. 1

5.3 Selon la jurisprudence relative à l'art. 90 OJ, la motivation doit figurer dans l'acte de recours lui-même. Une motivation par renvoi n'est pas admissible (ATF 115 Ia 27 consid. 4b p. 30; 109 Ia 304 consid. 1b p. 306). Cette jurisprudence s'applique aux cas où le recours cantonal a fait l'objet d'une décision au fond, laquelle devient l'objet du recours de droit public. Lorsqu'au contraire le recours cantonal n'a pas fait l'objet d'une décision au fond, le procédé consistant à renvoyer au recours cantonal pourrait être admis, dans la mesure toutefois où cet acte contient une motivation d'ordre constitutionnel suffisante au regard des exigences spécifiques de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Sur plusieurs point, le recours cantonal du 12 mai 2003 ne satisfait pas à ces exigences. Pour le surplus, il apparaît manifestement mal fondé. 5.4 Dans son recours cantonal, la recourante réitère ses reproches à l'égard du magistrat instructeur. Elle met en doute la version des faits retenus, mais ne démontre pas que cette constatation serait arbitraire. Elle estime en outre qu'une audition de témoin aurait dû avoir lieu, sans toutefois prétendre qu'elle aurait formellement requis un tel moyen de preuve. L'ensemble de ces griefs, de nature appellatoire, est par conséquent irrecevable, et le Tribunal fédéral doit s'en tenir aux faits tels qu'ils ressortent de la décision du Vice-président. 5.5 Selon les explications du juge d'instruction, tenues pour crédibles par le Vice-président, le mandataire du prévenu avait demandé si une ordonnance de classement serait prochainement rendue, ce dont les parties avaient d'ailleurs déjà été informées le 22 octobre 2002. Or, un magistrat peut difficilement éviter ce genre d'interpellation, à laquelle le juge instructeur n'a d'ailleurs répondu que de manière minimale, sans favoriser d'aucune manière une partie au détriment d'une autre. Sur la base des faits retenus, la décision attaquée ne viole donc pas la garantie du juge impartial, telle qu'elle découle des art. 6 CEDH et 30 al. 1 Cst.