Citation: 9C_33/2007 21.01.2008 E. 4

L'argumentation de l'intéressée, qui consiste à reprendre certains éléments de l'expertise (capacité de travail de 50%; alternance des positions toutes les demi-heures environ; pauses régulières; pas de baisse de rendement; nécessité de se lever après vingt minutes durant l'examen d'expertise), à en donner une interprétation personnelle et à en déduire de manière péremptoire une diminution manifeste de rendement ainsi qu'une capacité de gain largement inférieure à 50%, ne suffit pas pour établir une irrégularité dans l'établissement des faits par la juridiction cantonale, d'autant moins que les expertes n'ont pas posé d'exigences strictes relatives aux changements de positions ou à l'aménagement de pauses. A cet égard, on ajoutera qu'alterner les positions toutes les demi-heures environ ne signifie pas être assis puis rester debout et marcher une demi-heure à chaque fois, mais passer d'une position à l'autre au moins une fois dans le laps de temps défini pour soulager les tensions qu'une telle position est susceptible d'exercer sur la zone corporelle sensible. La profession de secrétaire, de même que d'autres métiers adaptés aux handicaps de la recourante, permet de pratiquer cette alternance dans la mesure où elle est constituée d'une multitude de tâches (travail sur ordinateur, prise de notes, classement, archivage, etc.). Dans le même sens, la douleur venant du fait de conserver longtemps la même position et le soulagement du simple fait d'en changer, on ne saurait comprendre l'exigence de pauses régulières comme la nécessité d'interrompre ses occupations à intervalles donnés, mais comme le besoin de varier les angles de pression sur la zone corporelle lésée. Le recours est donc mal fondé sur ce point.