Citation: 2C_905/2015 E. 4.3

4.3. En l'espèce, les juges cantonaux ont procédé à une analyse détaillée de ces critères en fonction de la situation du fils de la recourante au Brésil. Sur la base des constatations de fait qui figurent dans l'arrêt attaqué, et qui lient la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF), dès lors que la recourante se contente de les contester de manière appellatoire (cf. ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356), on ne discerne manifestement pas de violation de la législation fédérale en matière de droit des étrangers. En effet, il ne peut être reproché aux juges cantonaux d'avoir estimé qu'il n'existait pas de raisons familiales majeures justifiant le regroupement familial au sens des articles 47 al. 4 LEtr, 73 al. 3 et 75 OASA s'agissant d'un jeune homme de seize ans n'ayant jamais séjourné en Suisse, dont le père, ainsi que toutes ses autres attaches familiales et sociales se trouvent au Brésil, excepté sa mère, et qui n'a jamais été abandonné à lui-même. On ne voit pas davantage que la décision attaquée irait à l'encontre du principe de la proportionnalité et procéderait d'une pesée des intérêts contraire à l'art. 8 par. 2 CEDH. Au contraire la situation et son analyse, telles qu'elles figurent dans l'arrêt attaqué auquel la Cour de céans se réfère (art. 109 al. 3 LTF), démontrent que l'intérêt du jeune homme de demeurer au Brésil jusqu'à sa majorité, qui est proche, l'emporte sur les éléments que fait valoir sa mère, qui a pour sa part déménagé en Suisse en ne demandant que tardivement que son fils la rejoigne.