Citation: 6B_657/2012 E. 3.3

3.3. Pour l'essentiel, les magistrats cantonaux ont forgé leur conviction sur la base des déclarations de A.________, considérant que sa version des faits était corroborée par la nature de ses blessures et par l'état du rétroviseur droit du véhicule conduit par le recourant. En outre, B.________ avait vu le véhicule du recourant heurter et faire chuter A.________. Contrairement aux dénégations de l'intéressé, la configuration des lieux n'empêchait pas celle-ci de rouler à vitesse réduite, en même temps qu'elle observait, par le rétroviseur, la suite des événements auxquels elle venait d'assister. Le recourant fait grief aux magistrats cantonaux de s'être fondés sur le témoignage de B.________ alors que, selon lui, elle n'avait pas pu assister à la scène, son véhicule ayant déjà viré au prochain tournant au moment des faits litigieux. Il leur reproche également de n'avoir pas pris en compte le courrier établi le 15 novembre 2010 par le service de la circulation et de la navigation, ni les photos des lieux de l'accident. Il discute les constatations médicales, contestant que les lésions subies par A.________ lui soient indubitablement imputables. En outre, aucune trace de freinage ou de démarrage, ni débris au sol susceptibles de le mettre en cause n'avaient été découverts sur les lieux. Selon lui, A.________, contrarié par la remarque l'invitant à libérer la chaussée, était devenu agressif et s'en était alors pris au véhicule conduit par le recourant dont il avait probablement frappé la portière d'un coup de pied. Ce faisant, il en avait maladroitement détruit le rétroviseur droit et s'était infligé des blessures. Le recourant rediscute ainsi l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale et livre son appréciation de celles-ci. Pour autant, il ne démontre pas en quoi les magistrats auraient procédé à une retranscription erronée des moyens de preuves, en particulier des témoignages au dossier. Il ne prétend pas non plus qu'ils en auraient tiré des déductions insoutenables. En se prévalant d'autres éléments de preuves et en relatant sa version des faits, il développe une argumentation appellatoire, qui est irrecevable.