Citation: 1C_382/2018 E. 5.2

5.2. Là encore, les recourants se bornent pour une large part à opposer leur propre version des faits à celle retenue par l'instance précédente; de la sorte, ils ne démontrent pas que les faits auraient été établis arbitrairement ou que certains faits auraient été arbitrairement omis. Leurs critiques sont dans cette mesure irrecevables. Il en va en particulier ainsi lorsqu'ils soutiennent que la longueur " problématique " du chemin des Sorbiers - qui dessert la parcelle litigieuse - serait non pas de 75 m, comme l'a retenu la cour cantonale, mais de 100 m, que sa largeur ne dépasserait pas, par endroits, 2,40 voire 2,30 m, qu'elle n'autoriserait pas le passage de véhicules de secours, que l'arrêt attaqué ne mentionnerait pas le double virage entre les parcelles nos 191 et 208 ou l'existence du pont étroit avant la parcelle no 208 et que la " partie problématique " du chemin en question desservirait 24 logements. Les recourants semblent en outre reprocher à la cour cantonale de ne pas s'être rendue sur place; ils ne font toutefois pas valoir avoir demandé formellement la mise en oeuvre d'une inspection locale et ne tentent pas de démontrer la nécessité d'une telle mesure d'instruction. Les recourants se réfèrent de plus à certaines pièces au sujet desquelles ils n'établissent pas que leur contenu aurait une quelconque influence sur le sort du litige, de sorte qu'il n'y a pas lieu de les examiner plus en détail. Pour le reste, lorsque les recourants soutiennent que le croisement des véhicules ne serait pas possible sur environ 100 m, ils perdent de vue que l'aptitude d'une voie d'accès à assurer la desserte d'une parcelle n'exige pas que soient garanties des possibilités de croisement sur toute sa longueur; il suffit que ces possibilités soient suffisantes pour assurer la sécurité des usagers (cf. supra consid. 5.1; voir également arrêt 1C_225/2017 du 16 janvier 2018 consid. 4.2). Or, en l'espèce, au vu de la configuration du chemin, de l'emplacement de la future construction (au début de ce chemin), du nombre relativement limité d'habitations qu'il dessert (une douzaine de maisons individuelles au-delà de la parcelle no 208 ainsi que quelques habitations situées en amont), du nombre réduit de mouvements supplémentaires provoqués par les habitants de la nouvelle construction et tenant compte du fait qu'en pratique, ses usagers ont nécessairement résolu les difficultés occasionnelles de croisement pouvant survenir sur la première partie du tronçon - les recourants ne prétendant en tout cas pas le contraire -, la cour cantonale - qui dispose en ce domaine d'un important pouvoir d'appréciation (cf. supra consid. 5.1) - pouvait sans violer le droit fédéral admettre que le chemin en question était suffisant pour desservir la parcelle no 208, nonobstant l'existence de projets d'élargissement de ce chemin. Sur ce point, le recours doit dès lors être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.