Citation: 8C_312/2016 E. 5.5

5.5. En l'espèce, le raisonnement opéré par les premiers juges, lesquels se fondent implicitement sur la méthode de comparaison en pour cent (cf. supra consid. 5.2), ne peut pas être suivi. En effet, cette méthode d'évaluation de l'invalidité est pertinente lorsqu'un assuré invalide est capable d'exercer son ancienne profession. Ce qui n'est pas le cas en l'espèce, notamment en ce qui concerne les activités de plongée. En outre, en l'absence de toute constatation de fait relative aux revenus perçus par l'assurée avant son invalidité, les juges cantonaux ne pouvaient sans plus considérer que celle-ci n'était de toute façon pas en mesure de réaliser, avec invalidité, un revenu supérieur à celui gagné auparavant à un taux de 25 %. Par ailleurs, comme le fait valoir avec raison le recourant, on ignore si l'intimée a pu ou pourrait réorganiser son emploi du temps au sein de son entreprise en fonction de ses aptitudes résiduelles. On ne sait pas non plus si l'activité qu'elle a maintenu dans son entreprise après la survenance de l'atteinte à la santé met pleinement en valeur sa capacité de travail résiduelle. Dans la négative, il faudrait se demander si l'on ne pourrait pas exiger d'elle qu'elle mette fin à son activité indépendante au profit d'une activité salariée plus lucrative (cf. arrêt 9C_578/2009 du 29 décembre 2009 consid. 4.2.4 et les arrêts cités, in SVR 2010 IV n° 37 p. 115). Le jugement attaqué est muet sur toutes ces questions et les constatations des premiers juges ne permettent pas de se prononcer sur les conséquences économiques du handicap de l'intimée dans son activité indépendante. Partant, il n'est pas possible de confirmer le résultat auquel la juridiction cantonale est parvenue. Il convient dès lors d'annuler le jugement attaqué et de renvoyer la cause à l'office AI pour qu'il rende une nouvelle décision après examen, si nécessaire instruction complémentaire, de la situation sur le plan économique.