Citation: 6B_398/2022 E. 6.4

6.4. Le recourant dénonce une violation de la présomption d'innocence en lien avec l'art. 314 CP. Il conteste avoir porté atteinte aux intérêts publics qu'il devait protéger. Il relève que le Conseil de fondation a décidé de prendre à bail des locaux qu'il savait trop grands, tout en demandant que tout soit mis en oeuvre pour en sous-louer une partie. Il ne pouvait, dans ces conditions, qu'accepter le risque que les surfaces excédentaires puissent ne pas être sous-louées. En fixant un loyer de 700 fr. à la charge de la société D.________ Sàrl pour la location d'un bureau, le recourant a porté atteinte aux intérêts pécuniaires de la fondation, puisque ce loyer était inférieur à ce que la Fondation C.________ payait à son bailleur pour lesdits locaux. Lorsque le recourant soutient qu'il ne pouvait pas obtenir un loyer supérieur compte tenu des conditions de location (notamment de la brièveté des délais de résiliation; recours p. 35), son argumentation est purement appellatoire et, partant, irrecevable. En faisant bénéficier sa propre société d'un loyer extrêmement bas au détriment de la Fondation C.________, le recourant a lésé les intérêts publics pécuniaires de celle-ci, qu'il était chargé de défendre. Le recourant a agi dans le dessein de favoriser sa propre société, qui a bénéficié d'un loyer de faveur. Les éléments constitutifs objectifs et subjectifs de l'infraction de gestion déloyale des intérêts publics sont donc réalisés.