Citation: 2C_445/2020 E. 5

La recourante soutient qu'en considérant qu'elle n'était pas en droit de refuser un tel transport, respectivement de prendre en charge les frais de celui-ci, les autorités précédentes auraient violé son autonomie communale en matière d'organisation des transports scolaires, ainsi que le principe de la légalité. Elle reproche en particulier au Tribunal cantonal de s'être basé sur les art. 12 al. 2 LIP/VS et 11 LEP/VS, ainsi que sur les art. 19 et 62 al. 2 Cst., pour mettre à sa charge l'organisation et la prise en charge des frais d'un transport scolaire pour les enfants des intimés, alors que les modalités d'un tel transport ne pouvaient être fixées qu'aux conditions d'un règlement communal qu'elle seule pouvait adopter. Elle lui fait aussi grief d'avoir considéré que les dispositions cantonales et constitutionnelles précitées étaient suffisantes, même en l'absence d'une telle réglementation communale, pour ancrer un droit des intimés à des prestations communales afférentes à des transports scolaires.