Citation: 1C_130/2010 03.03.2010 E. 2

Dirigé contre une décision finale prise en dernière instance cantonale dans le domaine du droit public de l'aménagement du territoire et des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public selon les art. 82 ss LTF, aucune des exceptions prévues l'art. 83 LTF n'étant réalisée. En vertu de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. Cette motivation doit intervenir dans le délai de recours de trente jours fixé à l'art. 100 al. 1 LTF, étant précisé que ce délai n'est pas prolongeable (art. 47 al. 1 LTF). Le recourant ne peut donc pas se contenter d'exprimer son intention de recourir par une simple déclaration formée dans le délai en demandant un délai supplémentaire pour pouvoir compléter son mémoire ou en renvoyant à une motivation ultérieure déposée après l'échéance du délai de recours (cf. arrêt 2C_49/2007 du 9 mars 2007 consid. 2.1 in RF 62/2007 p. 368). En l'occurrence, A.________ a reçu l'arrêt du Tribunal cantonal rejetant son recours le 19 janvier 2010. S'il entendait le contester, il devait agir en déposant, dans les trente jours, un recours motivé auprès du Tribunal fédéral. Le mémoire de recours du 18 février 2010 a certes été interjeté dans ce délai. Il est en revanche dépourvu de toute motivation, le recourant se bornant à renvoyer à cet égard à une correspondance ultérieure. Une telle manière de procéder n'est pas conforme aux exigences de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF et il ne saurait être tenu compte de l'écriture complémentaire du 26 février 2010, produite hors délai. Au demeurant, même si l'on voulait la prendre en considération, la motivation contenue dans cette écriture ne répond manifestement pas aux exigences requises. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en retenant que le recours dont elle était saisie portait non pas sur la décision d'exécution par substitution du Service de l'aménagement du territoire du canton de Vaud du 26 août 2009 et ses modalités, mais sur les décisions de remise en état, entrées en force, des 16 janvier et 9 mars 2009. L'octroi au recourant d'un délai pour parfaire son argumentation n'entre pas en considération, le défaut de motivation n'étant pas un vice réparable (cf. art. 42 al. 5 LTF; voir ATF 134 II 244 consid. 2.4 p. 247).