Citation: 2A.603/2004 15.11.2004 E. 2

Il ressort notamment du dossier que les deux recourants, ainsi que C.________, D.________ et E.________ ont effectué de manière échelonnée d'importantes transactions boursières sur les actions A.________ notamment par l'intermédiaire de comptes ouverts auprès d'établissements bancaires situés hors de France. Au moment des faits litigieux, X.________ présidait la société de courtage électronique F.________ (anciennement G.________), à Paris, dont C.________ avait été l'employé durant trois mois en 2000. Quant à D.________, il avait utilisé la société F.________ pour une partie de ses opérations boursières concernant le titre A.________. Enfin, les noms de C.________, D.________, E.________ et de F.________ sont apparus dans une autre enquête administrative présentant des similitudes troublantes avec la présente affaire et qui a donné lieu à l'ouverture d'une procédure pénale. Pris isolément, ces indices ne sont pas suffisants pour retenir qu'il existe des liens étroits entre ces différents intervenants et que ceux-ci ont agi de concert sur une grande échelle sur le marché des titres A.________, ce qui pourrait laisser supposer un comportement tombant sous le coup du droit pénal. Mais, si l'on tient compte de l'ensemble de ces éléments - qui vont au-delà d'un simple concours de circonstances - force est d'admettre qu'il existe des indices supplémentaires et insolites permettant de soupçonner concrètement et avec un minimum de vraisemblance l'utilisation d'une information privilégiée par les recourants en rapport avec les transactions litigieuses. Il convient donc d'autoriser l'autorité requérante à retransmettre les informations reçues aux autorités pénales françaises (cf. ATF 128 II 407 consid. 5.3.1 p. 419 s.; 127 II 323 consid. 7b/bb p. 334 s.).