Citation: 6B_660/2019 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a exposé que la mesure thérapeutique institutionnelle dont bénéficiait le recourant n'était pas vouée à l'échec. Même si les spécialistes avaient précisé que cette mesure ne permettait pas, pour l'heure, de prévenir la commission de nouvelles infractions - car le risque de récidive subsistait même lorsque le trouble mental était traité -, il ressortait du rapport social et d'évaluation du 21 mars 2018 que le recourant s'adaptait au traitement imposé, ce qui avait permis une stabilisation et l'assouplissement des effets dudit trouble. Par ailleurs, l'autorité précédente a indiqué qu'il existait, en Suisse romande, des établissements répondant aux besoins de prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiques, à l'instar de B.________ dans le canton de Genève. D'ailleurs, selon le rapport d'expertise du 15 février 2017, tous les foyers ou centres offrant des soins psychiatriques devaient en principe permettre d'exécuter la mesure ordonnée en faveur du recourant. Le déplacement de ce dernier d'établissement en établissement résultait pour l'essentiel de son comportement, l'intéressé ayant ainsi refusé d'intégrer la fondation "C.________" à D.________ et de se soumettre à un traitement médicamenteux. L'attitude du recourant avait d'ailleurs "épuisé" certaines institutions offrant des soins psychiatriques adaptés. En définitive, le refus du recourant d'intégrer l'une ou l'autre des institutions prêtes à l'accueillir et lui offrant les soins adaptés ne permettait pas de conclure qu'il n'existait pas d'établissements appropriés au sens de l'art. 62c al. 1 let. c CP.