Citation: U 368/00 31.07.2001 E. 3

3.- Selon le docteur K.________, la causalité naturelle n'est pas donnée car, explique-t-il, «nous ne connaissons aucune situation d'accident relativement banal comme celui de A.________ qui puisse être à l'origine d'une pathologie psychotique sans que l'on fasse appel à des facteurs de personnalité préexistants»; aux yeux de l'expert, ceux-ci seraient «déterminants à 100 %» (expertise p. 19). Cette opinion ne saurait toutefois être suivie sans autre examen. En effet, d'après les constatations effectuées par le docteur H.________, si «la personnalité de l'expertisé est (certes) un élément capital pour son évolution psychotique, l'accident et les suites qu'il a entraîné n'en demeurent pas moins le facteur déclenchant». Selon la jurisprudence, ce constat suffit pour qu'on puisse admettre l'existence un lien de causalité naturelle (ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). Or, on ne voit pas très bien sur quoi le docteur K.________ se fonde pour affirmer que l'accident n'aurait joué aucun rôle dans l'apparition des troubles psychiques du recourant. De plus, l'histoire personnelle de A.________ est peu développée dans le rapport d'expertise et n'a pas fait l'objet d'une analyse poussée de la part de l'expert. A tout le moins, les objections formulées par le docteur H.________ mériteraient qu'on procède à de plus amples investigations sur ce point. On peut toutefois y renoncer. En effet, même si une causalité naturelle entre la décompensation psychique et l'accident était établie, l'intimée ne serait de toute façon tenue à prestations que pour autant que fussent également réunis les critères particuliers posés par la jurisprudence pour admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate. Tel n'est pas le cas en l'espèce, comme on le verra ci-après.