Citation: 2P.238/2000 15.05.2001 E. 6

6.- a) L'intéressé estime que la réglementation jurassienne qui lui est applicable viole la loi fédérale sur le marché intérieur. b) Aux termes de l'art. 2 al. 1 LMI, toute personne a le droit d'offrir des marchandises, des services et des prestations de travail sur tout le territoire suisse pour autant que l'exercice de l'activité lucrative en question soit licite dans le canton ou la commune où elle a son siège ou son établissement. Des restrictions à ce droit sont possibles si elles remplissent les conditions de l'art. 3 LMI (ATF 125 I 267 consid. 3a p. 271/272 et les références citées). La loi fédérale sur le marché intérieur règle toutefois la situation juridique d'offreurs externes dans les relations intercantonales ou intercommunales, mais non celle d'offreurs locaux. L'art. 2 LMI ne s'applique par conséquent pas aux décisions cantonales qui règlent l'activité de personnes établies dans le canton (ATF 125 I 267 consid. 3b p. 272; FF 1995 I 1264 s.). c) Le recourant a son domicile dans le canton du Jura et voudrait obtenir une autorisation professionnelle plus étendue dans ce canton. Dès lors qu'il ne s'agit pas d'un rapport intercantonal qui tomberait dans le champ d'application de l'art. 2 LMI, selon l'alinéa 3 de cette disposition, l'admission à l'exercice de la profession de l'intéressé relève exclusivement du droit jurassien (ATF 125 I 267 consid. 3c p. 272). Au surplus, celui-ci ne prétend pas être au bénéfice d'un certificat de capacité cantonal ou reconnu au niveau cantonal au sens de l'art. 4 LMI (cf. à ce sujet ATF 125 I 267 consid. 3d et e p. 272-273 et les références citées). d) Vu ce qui précède, il ne peut invoquer la loi fédérale sur le marché intérieur à l'appui de son grief de sorte que celui-ci est mal fondé.