Citation: 7B_349/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'arrêt entrepris concède que la décision du Tribunal correctionnel de disjoindre la procédure ne contient aucune motivation écrite. Or, selon ce qui précède, tel aurait dû être le cas. Il n'apparaît en outre pas que le Tribunal correctionnel ait motivé oralement cette décision à l'audience du 3 octobre 2022. On comprend toutefois, à la lecture de ses déterminations adressées à la Chambre des recours en réponse au recours contre la décision de disjonction, qu'il a décidé de disjoindre les causes en raison du défaut du recourant à l'audience de jugement. Cela est suffisant sous l'angle du droit à une décision motivée, indépendamment de la question de savoir si le Tribunal correctionnel pouvait renvoyer à sa motivation contenue dans le jugement au fond rendu le 14 octobre 2022 concernant les autres prévenus. Le recourant a en outre spontanément pris position à ce sujet le 21 novembre 2022. Dans ces conditions, et dans la mesure où l'autorité précédente disposait d'un plein pouvoir d'examen (art. 393 al. 2 CPP), il apparaît que la violation du droit d'être entendu alléguée par le recourant a de toute manière été réparée en procédure de deuxième instance (ATF 145 I 167 consid. 4.4; 142 II 218 consid. 2.8.1), respectivement que le renvoi de la cause constituerait en l'espèce une vaine formalité et aboutirait à un allongement inutile de la procédure au vu de ce qui suit (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1). Le grief doit donc être rejeté.