Citation: 5C.60/2005 30.06.2005 E. A

A.________, né en 1934, a travaillé dès 1970 au sein de l'entreprise X.________ SA. En mars 1973, cette société a conclu avec B.________, un contrat d'assurance collective sur la vie pour ses employés. Le certificat destiné à A.________, valable dès le 1er janvier 1984 (police n° 243 du contrat collectif), mentionnait les prestations suivantes: assurance en cas de décès sous forme de capital, double rente annuelle d'orphelins, rente d'invalidité, rente pour enfants d'invalide et libération du service des primes en cas d'incapacité de gain. En janvier 1984, le prénommé s'est trouvé en incapacité totale de travail et a été mis au bénéfice d'une rente d'invalidité versée par l'AI dès le 1er janvier 1985. Son employeur a déposé auprès de B.________, le 1er mars 1989, une demande de rente d'invalidité fondée sur le contrat d'assurance collective précité. Par lettre du 14 avril 1989, la fondation pour la caisse de retraite du personnel de l'entreprise a cédé à A.________, à titre individuel, la police n° 243. A une date indéterminée, mais antérieure au 8 septembre 1992, B.________ a fait parvenir à celui-ci une proposition de continuer ladite police au 1er janvier 1985. L'intéressé a demandé, le 8 septembre 1992, divers renseignements à l'assureur, qui lui a répondu par lettre du 16 septembre 1992; le quatrième et dernier point de ce courrier indiquait qu'à l'âge terme de 65 ans, l'assuré toucherait un capital vieillesse de 70'275 fr. Le 28 septembre 1992, A.________ a rempli et signé une déclaration par laquelle il acceptait la cession et la continuation de l'assurance aux conditions suivantes: "- somme assurée 70'275 fr. (capital décès/prime annuelle 996 fr.15) - rente d'invalidité 12'710 (prime annuelle 559 fr.25)". Se fondant sur cette déclaration, B.________ a établi, le 3 novembre 1992, une police intitulée "assurance vie collective cédée", qui débutait le 1er janvier 1985 pour se terminer le 1er avril 1999. Le 16 mars 1995, l'assuré a informé l'assureur qu'il souhaitait toucher le capital de 70'275 fr. à l'âge de 65 ans en lieu et place d'une rente vieillesse. Par lettre du 24 mars 1995, il lui a été répondu que la police venait à échéance le 1er avril 1999, date à laquelle le capital prévu, majoré des excédents, lui serait versé. Le 4 février 1999, l'assuré a repris contact avec B.________ afin de régler les modalités de versement de son capital vieillesse. Par lettre du 12 février 1999, celle-ci l'a informé qu'elle avait commis une "erreur de communication" et qu'il avait signé une déclaration de cession portant sur une assurance risque pur et non d'épargne, de sorte qu'elle ne pouvait pas lui verser la somme de 70'275 fr.