Citation: 5A_224/2019 E. 4

En l'espèce, les recourants prétendent que l'Office des poursuites leur avait " donné un délai de 20 jours pour poser plainte ", lequel a bien été observé. N'étant pas assistés d'un avocat, ils ont ainsi fait confiance " aux écrits d'une instance publique qui leur a transmis un délai erroné ", en plus d'une " imprécision " quant au juge compétent. Quoi qu'en disent les intéressés, l'Office des poursuites n'a commis aucune " imprécision ou erreur " quant au délai en discussion. Il ressort de sa décision du 7 janvier 2019 que le délai de 20 jours se rapporte à l'" action en constatation " (de leur droit de propriété) sur le montant de 9'193 fr. 60 détenu par l'Office, prétention qui avait été contestée par la Caisse de compensation à Givisiez. C'est l'hypothèse visée à l'art. 107 al. 5 LP qui est donc en jeu, et non le délai pour porter plainte qui est de dix jours, conformément au texte clair de l'art. 17 al. 2 LP. Enfin, peu importe que la décision de l'Office n'indiquait pas le " juge compétent " pour connaître de la plainte. Aux termes de l'art. 20a al. 2 ch. 4 LP, une telle obligation n'incombe qu'aux " autorités cantonales de surveillance " (ATF 142 III 643 consid. 3.2 et les arrêts cités; en dernier lieu: arrêt 5A_108/2018 du 11 juin 2018 consid. 2).