Citation: 6B_76/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis le fait que B.________ Sàrl aurait produit à l'appui de sa plainte pénale un faux contrat, différent de celui conclu le 8 mars 2011, de sorte que le ministère public aurait débuté ses investigations sur une prémisse erronée. De plus, le contrat conclu le 8 mars 2011 prévoyait que le montant déterminant des travaux pour la phase projet serait ajusté selon le devis estimatif approuvé par le maître d'ouvrage à l'avant-projet. Or, un tel devis n'aurait pas été finalisé ni transmis au recourant, de sorte qu'il n'aurait pas pu être approuvé, ce qui prouverait que la phase de l'avant-projet n'était donc pas finalisée. Par ailleurs, la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'un projet de devis général avait été transmis au recourant le 5 juillet 2011. L'on ignorerait quel document avait été transmis à l'intéressé à cette date par courriel puisque l'annexe à celui-ci n'aurait jamais été produite. L'objet de ce courriel aurait été " Estimation des coûts / travail en cours " et non " devis général ". Le 18 août 2011, B.________ Sàrl aurait disposé d'une estimation sommaire des coûts de plus ou moins 20 %, concernant deux variantes, soit la variante traditionnelle et la variante M.________. Or, la cour cantonale se serait fondée sur l'existence d'un tel devis pour en conclure que les architectes avaient fourni des prestations allant au-delà de la phase de l'avant-projet. Enfin, la cour cantonale aurait arbitrairement omis plusieurs éléments pourtant allégués et prouvés par le recourant qui démontreraient que la phase de l'avant-projet n'était pas terminée lorsque B.________ Sàrl avait interrompu son travail. À cet égard, elle aurait également omis de prendre en compte le fait que la phase de l'avant-projet nécessitait un temps moyen de 620.7 heures de travail, soit environ 15 semaines de travail à temps plein. Ce faisant, le recourant se borne pour l'essentiel à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait sombré dans l'arbitraire. Appellatoire, une telle argumentation est irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a retenu que les différentes phases du projet s'étaient chevauchées et qu'il n'était dans ce contexte pas déterminant de savoir si la phase de l'avant-projet était ou non terminée pour retenir que des prestations dépassant cette phase avaient été effectuées par les architectes, raisonnement qui n'est pas discuté par le recourant. Celui-ci ne peut donc pas tirer argument du non-achèvement de l'avant-projet pour en déduire que les architectes n'auraient pas pu effectuer de prestations excédant cette phase. Au surplus, vu le travail effectué par les architectes tel que décrit dans l'arrêt entrepris, soit notamment l'élaboration de plans au 1/100 ème, de plans précis des studios, et du devis général détaillé transmis au recourant le 23 août 2011, ainsi que les démarches auprès des autorités de la ville de V.________ et de l'ECA, il n'était pas manifestement insoutenable d'en conclure que de telles prestations excédaient celles prévues par l'art. 4.31 du règlement SIA 102 relatif à la phase de l'avant-projet. À cet égard, les éléments omis par la cour cantonale et invoqués par le recourant sont impropres en eux-mêmes à contredire cette conclusion. Infondés, les griefs du recourant doivent donc être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.