Citation: 2G_1/2021 E. 2.2

2.2. Au demeurant, il résulte de la jurisprudence que les autorités judiciaires de dernière instance peuvent rendre une seule décision en matière d'ICC et d'IFD, lorsque la question litigieuse peut être tranchée avec un raisonnement identique pour ces deux catégories d'impôt. Il est aussi admis que le dispositif ne doit pas distinguer entre les ICC et l'IFD, à condition que la motivation de la décision attaquée permette clairement de saisir que la décision rendue vaut aussi bien pour l'IFD que pour les ICC (ATF 135 II 260 consid. 1.3.1). Ces conditions étaient réalisées concernant l'arrêt du Tribunal cantonal, ce que les demandeurs ne contestent pas. En pareilles circonstances, on ne voit pas que, sur le plan formel, le Tribunal fédéral devrait, chaque fois qu'il admet un recours pour l'un des deux impôts et non pour l'autre, annuler l'entier de l'arrêt attaqué, au motif que dans son dispositif, celui-ci ne ferait pas de distinction entre les deux catégories d'impôt. Il est au contraire juridiquement fondé qu'en présence d'un dispositif prononçant un rejet du recours sans mentionner expressément que ce rejet concerne d'une part l'IFD et d'autre part les ICC, le Tribunal fédéral, s'il n'entend admettre le recours que pour l'IFD, n'annule que partiellement ce dispositif et non pas entièrement. Compte tenu de l'effet dévolutif du recours au Tribunal cantonal (ATF 136 II 539 consid. 1.2), une annulation complète de l'arrêt de cette autorité aurait en effet pour résultat de supprimer les taxations déjà prononcées s'agissant des ICC, avec pour conséquence que l'autorité de taxation devrait rendre de nouvelles décisions, même si le recours les concernant a été rejeté sur le fond, ce que rien ne justifie. On ne voit donc pas en quoi l'annulation partielle de l'arrêt attaqué du Tribunal fédéral contiendrait une erreur relevant de l'art. 129 al. 1 LTF. Sur ce premier point, la demande d'interprétation doit donc être rejetée dans la mesure où elle est recevable.