Citation: 7B_662/2024 E. 3.4.2

3.4.2. En l'occurrence, il ressort du contenu du courrier du TCM du 13 mars 2024 tel qu'indiqué par les recourantes elles-mêmes (cf. ch. 35 p. 11 s. du recours) que cette autorité a proposé "alternativement" (mise en évidence de la rédaction) aux recourantes de (1) se "déterminer clairement et exhaustivement sur l'ensemble des données, en désignant avec précision [...] les courriels et/ou pièces couverts par un secret et en motivant, pour chacun des courriels, les raisons pour lesquelles l'existence du secret invoqué s'opposerait à l'exploitation par l'autorité pénale des informations concernées ou [mise en évidence ici de la rédaction, mais qui figurait sur le courrier original produit par les recourantes; (2)] pour produire, sur un support informatique, une liste de mots-clés exclusifs exhaustive et définitive, en expliquant, pour chaque mot-clé, en quoi il est susceptible d'isoler les données qui, selon [les recourantes, étaient] couvertes par un secret protégé par la loi et en quoi le secret invoqué s'opposerait à l'exploitation par l'autorité pénale des informations concernées". Indépendamment de savoir si une telle proposition avait été faite antérieurement - ce qui semble avoir à tout le moins été le cas le 22 septembre 2022 (cf. en particulier ch. 41 p. 12 s. du recours; voir également consid. 3.2 p. 9 de l'ordonnance attaquée qui relève que cette alternative a été proposée à différentes reprises) -, la teneur du courrier litigieux susmentionnée suffit pour retenir qu'en mars 2024, le TMC n'a nullement imposé aux recourantes une méthodologie différente de celles envisagées a priori précédemment ou leur aurait ordonné de désigner pièce par pièce celles potentiellement protégées par un secret, en les obligeant à abandonner l'option prétendument choisie dès le 30 septembre 2022, soit de proposer des mots-clés exclusifs (cf. ch. 42 p. 13 du recours). Quant au délai alloué pour ce faire, il ne prête pas non plus le flanc à la critique dans les circonstances d'espèce. En effet, les recourantes ont manifestement pu s'y conformer vu les déterminations déposées le 3 avril 2024. En outre, la recourante Banque D.________ SA ne conteste pas être à l'origine des supports litigieux, respectivement avoir en conséquence toujours eu connaissance de leur contenu (cf. d'ailleurs une telle constatation par l'autorité précédente, consid. 3.2 p. 8 s. de l'ordonnance attaquée) et elle n'y était dès lors pas confrontée pour la première fois à la suite du tri opéré par l'expert. Ce grief doit par conséquent être écarté.