Citation: 1P.233/2002 17.05.2002 E. 1

2.2 Le recourant est détenu depuis plus de dix-sept mois. Les charges retenues contre lui - qu'il n'y a pas lieu d'examiner en l'espèce (consid. 1.1. ci-dessus) - sont lourdes. Si un verdict de culpabilité devait être rendu à raison des faits visés dans les décisions d'inculpation des 12 juin et 28 août 2001, le recourant se trouverait exposé à une peine ferme d'emprisonnement, dont la durée prévisible dépasse celle de la détention subie. De ce point de vue, la décision attaquée est conforme au principe de la proportionnalité. Sans doute le recourant, après avoir fait des déclarations précises et constantes confirmant sa participation à un trafic international de stupéfiants, s'est-il rétracté le 10 septembre 2001 pour ne plus varier dans ce revirement. Mais c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombe d'apprécier la valeur probante de ces déclarations contradictoires. Pour le surplus, hormis la prolongation de la procédure consécutive à l'extension de l'inculpation, le 28 août 2001, la procédure d'instruction n'a pas soulevé de difficultés particulières. Comme l'a indiqué le Tribunal cantonal, le dossier de la cause a été remis au Ministère public qui devrait incessamment rendre sa décision quant à un éventuel renvoi en jugement du recourant, selon les modalités prévues par l'art. 113 CPP val. Comme il n'y a pas lieu de douter que le Ministère public agira avec toute la diligence nécessaire, la décision attaquée ne viole pas le principe de la proportionnalité. Si, contre toute attente, les autorités cantonales devaient atermoyer, le recourant pourrait demander à nouveau sa libération provisoire. Le grief tiré de la liberté personnelle est ainsi mal fondé, dans la mesure de sa recevabilité.