Citation: 1B_432/2016 E. A

Le 15 septembre 2011, le Ministère public du Valais central a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle et pornographie. Le 30 octobre 2015, le prévenu a demandé qu'il soit établi, par voie d'entraide judiciaire, que le bungalow loué dans un hôtel italien, où une partie des faits se seraient déroulés, n'était pas équipé pour le visionnement de films X. Par ordonnance du 12 août 2016, le Ministère public a rejeté la demande. Par arrêt du 14 octobre 2016, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté le recours du prévenu dans la mesure où il était recevable. La preuve requise pouvait être apportée par le témoignage des responsables et employés de l'établissement ou par la production des factures relatives aux téléviseurs installés dans les chambres. Ces différents moyens de preuve n'étaient pas susceptibles de disparaître de sorte que la condition posée à l'art. 394 let. b CPP était réalisée et que le recours était irrecevable. Supposé recevable, il devrait être rejeté car il était douteux que les téléviseurs installés dans les bungalows en 2008 et 2009 ne disposent pas de prises permettant le branchement d'un lecteur externe.