Citation: 2C_1009/2017 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la recourante estime que le taxateur officiel aurait dû être auditionné au sujet de la difficulté de construire sur la parcelle évaluée et de la possibilité de transférer la densité à une parcelle attenante. A cet égard, la recourante semble perdre de vue que le rapport en cause prend en compte les deux éléments précités, le taxateur ayant toutefois un autre avis que la recourante concernant le deuxième élément relatif à la densité (art. 105 al. 2 LTF). Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait de façon pleinement soutenable estimer que l'audition demandée était superflue, en faisant référence au fait que le taxateur officiel exprimait déjà son opinion dans son rapport et que des explications complémentaires n'étaient pas nécessaires. Concernant la production de l'analyse du marché local par le Service cantonal, la Commission de recours pouvait sans arbitraire, à la suite d'une appréciation anticipée des preuves, ne pas donner suite à la demande de la recourante en faisant valoir que les éléments de cette analyse figuraient déjà au dossier de la cause (cf. notamment le document concernant la séance du 1 er juin 2016 de la Commission d'impôt et son annexe; art. 105 al. 2 LTF). On peut regretter que la Commission de recours n'ait pas détaillé les éléments du dossier auxquels elle faisait référence. Toutefois, même succincte, la motivation de la décision attaquée satisfait au droit d'être entendu sur ce point, puisque la recourante, qui ne prétend pas que l'accès au dossier du Service cantonal lui aurait été refusé, restait en mesure de contester efficacement les considérations de l'autorité précédente. Au demeurant, contrairement à ce que soutient la recourante, la Commission de recours explique d'où provient le chiffre de 500 fr./m 2en indiquant que celui-ci a été mentionné par le Service cantonal et en renvoyant aux contrats de location figurant au dossier (la décision sur réclamation du 2 juin 2016 donnait aussi des explications sur ce chiffre; art. 105 al. 2 LTF). Concernant l'étude comparative réalisée par la commune de V.________, l'autorité précédente a estimé que celle-ci n'était pas nécessaire puisque le Service cantonal s'était basé sur sa propre analyse. Une telle appréciation n'est pas insoutenable. En outre, la recourante n'expliquant pas en quoi la production de l'étude comparative en cause serait susceptible d'influer le sort de la cause, son grief ne répond pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2) et il n'y a pas lieu d'entrer plus avant sur cette question. Enfin, la Commission de recours explique de façon convaincante qu'une inspection locale ayant déjà été effectuée par le Service cantonal, une nouvelle inspection n'était pas à même d'apporter de nouveaux éléments déterminants. La recourante ne démontre pas en quoi une telle appréciation serait arbitraire. Le grief relatif à la violation des art. 29 al. 2 Cst., 115 LIFD et 124 LF/VS, doit donc être rejeté.