Citation: U 177/02 15.06.2004 E. A

A.a G.________, née en 1954, était employée de maison au service d'un couple privé à Genève depuis le 1er juin 1996. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents auprès de la compagnie Lloyd's Underwriters London (ci-après : Lloyd's). Le 22 décembre 1996 à 4h 30, la voiture que conduisait l'assurée au Portugal a traversé la chaussée avant d'aller percuter un arbre. La mère de la conductrice, qui avait pris place à l'avant du véhicule, est décédée au cours de son transport à l'hôpital. Sa fille a souffert d'une fracture de l'humérus gauche avec un syndrome cervico-brachial, blessures qui ont nécessité une intervention chirurgicale au Portugal où l'intéressée est restée hospitalisée jusqu'à mi-janvier 1997. Du point de vue orthopédique, G.________ a été apte à reprendre une activité professionnelle, dans des travaux légers, dès le 15 avril 1997. Elle a toutefois présenté après l'accident un état dépressif pour lequel elle a été traitée depuis le 4 avril 1997 par la doctoresse I.________, psychiatre et psychothérapeute. Cette dernière ayant indiqué que sa patiente était traitée pour une maladie et non pour les suites d'un accident, Lloyd's, qui avait pris en charge des frais médicaux et pharmaceutiques ainsi que des indemnités journalières jusqu'au 15 avril 1997, a signifié à l'assurée qu'elle n'accorderait pas de prestations pour les soins psychiatriques, niant tout lien de causalité entre l'accident du 22 décembre 1996 et l'affection psychique de l'intéressée (décision du 28 août 1997). Par arrêt du 15 septembre 1998, le Tribunal administratif du canton de Genève (aujourd'hui: Tribunal cantonal des assurances sociales), a admis le recours dont l'avait saisi G.________ contre le refus de prestations de l'assureur-accidents. Considérant que les troubles psychiques dont souffrait l'assurée étaient en relation de causalité naturelle et adéquate avec l'événement accidentel en question, la cour cantonale a condamné Lloyd's au paiement des indemnités journalières et des frais médicaux jusqu'au 30 novembre 1997. Elle a en outre renvoyé la cause audit assureur pour qu'il élucide la question de savoir s'il existe un dommage permanent, détermine l'incapacité de travail de l'intéressée au-delà du 1er décembre 1997 et examine le droit éventuel de l'assurée à l'obtention d'une rente d'invalidité et d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Ce jugement est entré en force.