Citation: 4A_549/2009 26.02.2010 E. B

Le 17 février 2004, l'employé a ouvert action contre son ancienne employeuse, concluant au paiement de 55'000 fr. pour des heures supplémentaires ainsi que de 320'000 fr. et 300'000 fr. à titre de participations pour les années 2000, respectivement 2001. Statuant en instance cantonale unique par jugement du 2 octobre 2009, la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan a rejeté la demande. D'une part, laissant ouverte la question de savoir si l'horaire hebdomadaire de quarante-trois heures s'appliquait à l'employé dès lors qu'il exerçait une fonction de cadre, les juges cantonaux ont constaté que l'horaire effectivement accompli par celui-ci n'avait aucunement été établi; les cinq cent nonante-deux et cinq cent vingt-sept heures supplémentaires alléguées pour les années 2000, respectivement 2001 n'ayant pas été prouvées, rien ne pouvait lui être alloué à ce titre. D'autre part, interprétant selon le principe de la confiance les courriers échangés entre les parties, la cour cantonale a jugé que l'employé était au bénéfice d'un droit à une gratification (au sens de l'art. 322d CO), lequel était toutefois subordonné à l'existence de résultats positifs de l'exploitation; l'employeuse ayant, selon expertises, connu des pertes en 2000 et 2001, et l'employé n'ayant pas prouvé que celles-ci avaient été causées par un comportement contraire à la bonne foi de l'employeuse, l'employé n'avait pas droit à une gratification pour les années 2000 et 2001.