Citation: 6B_1365/2021 E. 3.2.1

3.2.1. L'autorité cantonale s'est fondée sur les premières déclarations de D.________ à la police en date du 16 juillet 2019, qu'elle a considérées comme crédibles, contrairement à ses rétractations intervenues ultérieurement au ministère public. A cet égard, elle a relevé ne pas comprendre les raisons qui auraient amené D.________ à dénoncer à la police des actes de violence et des menaces commis par le recourant s'ils n'avaient pas existé, étant précisé qu'elle avait alors déjà quitté le domicile familial. D.________ ne justifiant pas de manière convaincante son revirement, il apparaissait qu'elle s'était rétractée sous l'influence du prévenu qu'elle cherchait à ménager, étant observé qu'ils avaient finalement repris la vie commune et qu'ils attendaient un second enfant. Les premières déclarations de D.________ à la police étaient de surcroît corroborées par des preuves indirectes, telles que les déclarations de l'ex-épouse du recourant, B.A.________, et les éléments ressortant du dossier du Service de protection des mineurs (SPMi). Le caractère violent du recourant au sein de la famille ressortait par ailleurs des éléments de preuve au dossier.