Citation: 4A_532/2014 E. 5

Les recourantes soutiennent que le Tribunal arbitral a rendu deux sentences incompatibles avec l'ordre public, au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, en prononçant à leur encontre une condamnation pécuniaire susceptible de les exposer au risque de violer le Bribery Actet, par conséquent, aux sanctions pénales prévues par cette loi. A les en croire, les commissions versées par elles à l'intimée pourraient avoir été utilisées pour le versement de pots-de-vin. Le Tribunal fédéral s'est déjà penché sur cette question dans une récente affaire concernant Y.________ SA et une société égyptienne (arrêt du 23 septembre 2014 dans la cause 4A_231/2014). Sous ch. 38 de leurs mémoires, les recourantes se réfèrent à ce précédent, en rapport avec la question de l'octroi de l'effet suspensif, en soulignant qu'il a trait à un "contexte tout à fait similaire". La Cour de céans pourra donc se borner, ci-après, à rappeler les principes juridiques qu'elle vient de poser dans l'arrêt en question et à les appliquer aux faits constatés dans les sentences attaquées.