Citation: 6A.96/2006 29.03.2007 E.

L'intimé a conclu au rejet du recours, sous suite de frais et dépens. En bref, d'après lui, la jurisprudence citée par le SAN (arrêt 6A.22/2005 du 31 mai 2005 rendu par la Cour de céans) se rapporterait à une situation différente. En effet, l'utilisation de la bande d'arrêt d'urgence aux abords des tunnels de Glion lors des travaux de 2004 était encore formellement interdite sur toute sa longueur. Or, en 2005, l'autorisation générale de circuler sur les 500 derniers mètres de celle-ci, avant la sortie de Montreux, avait été donnée. De plus, dans l'arrêt précité, le motocycliste fautif avait parcouru 1 km illicitement, non pas 100 m comme l'intimé. Celui-ci, informé par les médias des aménagements et de la tolérance de la police, aurait -de bonne foi- pu se croire en droit d'agir, d'autant plus qu'un camion lui avait peut-être masqué la signalisation correspondante.