Citation: 1C_424/2017 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 274 consid. 1.6 p. 281). La partie recourante doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). La cour cantonale a retenu que le recourant n'avait pas prétendu, dans ses écritures ou devant les collaborateurs du Centre LAVI, avoir subi une atteinte à son intégrité physique, psychique ou sexuelle du fait d'une infraction commise par un tiers et que cette autorité était par conséquent fondée à refuser de lui octroyer une aide immédiate dans la mesure où une telle aide est réservée en vertu de la loi à la victime et à ses proches lorsqu'elle est nécessaire pour répondre aux besoins les plus urgents découlant d'une infraction. Pour satisfaire à son obligation de motiver, le recourant se devait de préciser les infractions qu'il avait dénoncées, dont il aurait été victime et que la cour cantonale aurait arbitrairement considérées comme ne lui conférant pas le statut de victime au sens de la LAVI. On cherche en vain une telle argumentation dans le mémoire de recours. Le recourant ne saurait se fonder, en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF, sur des pièces nouvelles pour tenter d'établir sa qualité de victime en lien avec de prétendues " violences psychologiques " qu'il aurait subies de la part de l'Office des curatelles et tutelles professionnelles du canton de Vaud ou avec une amende de 320 fr. qui lui a été infligée pour avoir voyagé en train sans détenir un titre de transport valable. Le recourant n'explique en outre pas en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en ne lui octroyant pas un délai supplémentaire pour déposer un recours motivé par un avocat. Les griefs de violation de ses droits fondamentaux ne sont pas davantage étayés et ne satisfont manifestement pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF.