Citation: 1C_382/2018 E. 3.4

3.4. C'est ensuite en vain que les recourants se prévalent d'une violation de leur droit d'être entendus et du principe d'impartialité en relation avec leurs critiques relatives à l'équipement prétendument insuffisant de la parcelle à construire. Il résulte en effet de l'arrêt entrepris que la cour cantonale n'a fait qu'indiquer, sur la base des pièces du dossier, ce qui, au terme de l'examen auquel elle devait procéder, l'amenait à écarter le grief des recourants (cf. décision entreprise p. 8 ss; cf. également infra consid. 5). Ce que les recourants lui reprochent, en réalité, c'est de ne pas avoir répondu, sur le plan matériel, de la manière qu'ils espéraient. Il ne s'agit pas là d'une critique relevant de la violation du droit d'être entendu et du principe d'impartialité. Il en va de même de l'argumentation de la cour cantonale au sujet de la certification Minergie du bâtiment projeté et de la proportion des résidences secondaires sur le territoire de Chardonne; dite autorité n'a ni violé le droit d'être entendus des recourants ni d'ailleurs fait preuve d'impartialité, dans la mesure où elle s'est bornée à répondre à leur grief (cf. infra consid. 6.2.2 et 11). S'agissant plus particulièrement de la question de la proportion des résidences secondaires, qui est actuellement inférieure à 20% de sorte qu'aucune restriction n'est exigée en l'état selon ce qu'a retenu la cour cantonale (cf. infra consid. 11), sachant par ailleurs que le permis de construire impose l'obligation d'utiliser l'immeuble de trois appartements en tant que résidence principale, en application de l'art. 7 de la loi fédérale du 20 mars 2015 sur les résidences secondaires (LRS; RS 702), et que la municipalité a donné au registre foncier l'ordre d'inscrire la mention " résidence principale " sur le feuillet de l'immeuble, on ne voit pas quelles mesures d'instruction - et les recourants ne le précisent pas - dite autorité aurait pu mettre en oeuvre.