Citation: H 95/02 06.05.2003 E. 4

La juridiction cantonale a constaté - d'une manière qui lie le Tribunal fédéral des assurances - que le recourant avait perçu la mensualité de rente de vieillesse et l'allocation pour impotent destinées à sa mère pour le mois de février 1999 (recte : 1997), alors que celle-ci était décédée le 22 janvier précédent et qu'il ne pouvait ignorer que de telles prestations n'étaient dues que du vivant de la prénommée. Cela suffit, selon les premiers juges, pour admettre l'existence d'une négligence grave et, partant, l'absence de bonne foi. Le recourant ne remet pas en cause ces constatations de fait ni la conclusion qu'en ont tirée les premiers juges, mais se contente d'alléguer des faits propres, selon lui, à démontrer que la restitution du montant réclamé le mettrait dans une situation difficile. Ces allégations sont toutefois sans incidence sur l'issue du présent litige. Dès lors que, pour les raisons pertinentes exposées par la juridiction cantonale, la condition de la bonne foi n'est pas réalisée - ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas - il n'y a pas lieu, comme l'ont relevé les premiers juges, d'examiner si, par ailleurs, le recourant serait mis dans une situation difficile au sens de l'art. 47 al. 1 LAVS, puisque les deux conditions auxquelles la remise est subordonnée sont cumulatives. Cela étant, la caisse était fondée, par sa décision du 18 décembre 1998, à rejeter la demande de remise de l'obligation de restituer les prestations indûment perçues. Le recours se révèle dès lors mal fondé.