Citation: 4C.178/2001 28.11.2001 E. 2

2.- a) D'entrée de cause, il y a lieu de rappeler que, selon l'art. 55 al. 1 let. c OJ, il incombe au recourant d'indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées selon lui par la décision attaquée, et en quoi consiste la violation. S'il n'est pas nécessaire de citer expressément des articles de loi, il est indispensable que le recourant discute effectivement les motifs de la décision attaquée, qu'il précise quelles sont les règles de droit fédéral qui auraient été violées et indique pourquoi elles auraient été méconnues (ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748 s). Il ne peut être présenté de grief contre les constatations de fait, ni de faits, exceptions et preuves nouveaux, ni d'observations sur la violation du droit cantonal (ATF 126 III 189 consid. 2a; 120 II 97 consid. 2 p. 99; 119 II 84 consid. 3; 116 II 92 consid. 2 p. 93 et les références). La sanction du non-respect de ces exigences est l'irrecevabilité. Dans la mesure où la défenderesse se contente d'une critique générale du jugement attaqué ou fonde son argumentation sur un état de fait différent de celui retenu par la cour cantonale, ses moyens doivent être d'emblée écartés. b) aa) Dans un premier moyen, la défenderesse soutient que, contrairement à l'opinion de la cour cantonale, l'on ne se trouve pas en présence d'un contrat de courtage, mais d'un "simple" mandat, ce qui est un grief en soi recevable en instance de réforme. Son affirmation se fonde toutefois sur un état de fait différent de celui retenu par les juges cantonaux, étant rappelé que la détermination de la réelle et commune intention des parties constitue un point de fait soustrait à l'examen du Tribunal fédéral en instance de réforme (ATF 126 III 25 consid. 3c). La défenderesse se réfère ainsi en pure perte aux déclarations du témoin G.________ décrivant l'activité attendue du demandeur, à savoir du conseil et de l'assistance aux clients, dans la mesure où la cour cantonale a considéré de manière à lier le Tribunal fédéral (art. 63 al. 2 OJ) qu'il ne résultait pas de l'audition des témoins F.________ et G.________, au demeurant sujets à caution, que les parties soient convenues oralement de prestations ou de services bien déterminés incombant au demandeur (consid. II.b). La référence à une "collaboration" dans la lettre du 16 décembre 1994 ne change rien à ce qui précède. Pour le reste, la défenderesse ne tente pas de démontrer en quoi, sur le vu de l'état de fait déterminant, la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en qualifiant l'accord passée entre les parties de contrat de courtage au sens des art. 412 ss CO. Faute de grief motivé à satisfaction de droit (art. 55 al. 1 let. c OJ), le jugement cantonal n'a pas à être revu sur ce point. bb) Pour le cas où la relation contractuelle entre les parties devait être qualifiée de courtage, la défenderesse soutient néanmoins que, étant tenu pour constant que le demandeur n'a exercé aucune activité en relation avec la convention du 16 décembre 1994, le versement de 9 585 fr. qu'elle a effectué ne permettrait pas d'inférer qu'elle aurait, au moins implicitement, admis l'existence du courtage. L'état de fait ne préciserait en effet pas à quel titre ce règlement serait intervenu en main du demandeur, lequel n'aurait pas apporté la preuve qui lui incombait (art. 8 CC) qu'il se serait agi en l'occurrence du paiement partiel d'une commission de courtage. Là aussi, la défenderesse se heurte aux constatations de fait des premiers juges. Elle oublie que la cour cantonale a souverainement relevé (consid. 3) que ce versement correspondait au total des deux notes d'honoraires du demandeur du 18 juillet 1995 (5 325 fr. pour la villa C.________ et 4 260 fr. pour la villa D.________), chacune étant établie comme un "acompte à valoir sur décompte final ultérieur". Et une fois de plus, elle ne montre pas (art. 55 al. 1 let. c OJ) en quoi serait contraire au droit fédéral l'opinion de la cour cantonale selon laquelle ce versement, sans réserve ni condition, constituerait la manifestation, par acte concluant, de la volonté de la société d'entreprise générale de s'acquitter des commissions promises.