Citation: 6B_683/2018 E. 3.2.2

3.2.2. En rapport avec le classement de la poursuite pour des faits constitutifs de contrainte (art. 181 CP), la cour cantonale a considéré qu'on voyait mal de quelle manière la recourante aurait été entravée dans sa liberté d'action au moment où elle avait signé la lettre de résiliation du mandat de son avocat. Elle soutenait certes avoir eu des rapports sexuels avec son mari juste avant de signer cette lettre. A supposer que ces rapports aient réellement eu lieu, on voyait mal comment ils pouvaient constituer un moyen de contrainte au sens de l'art. 181 CP. La recourante ne faisait pas valoir qu'au moment des faits, elle avait été menacée d'un préjudice quelconque pour le cas où elle ne signerait pas la lettre en cause. L'appréciation du ministère public selon laquelle la recourante possédait tout son libre arbitre lui permettant de refuser de rédiger la lettre de résiliation de mandat si cela ne correspondait pas à son souhait ne prêtait donc pas le flanc à la critique. En se limitant à affirmer qu'elle était placée sous la dépendance psychique de son conjoint, expert dans l'art de la manipulation dès lors qu'il exerce la profession de psychiatre, la recourante affirme des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt cantonal sans établir le caractère arbitraire de leur omission (art. 97 al. 1 LTF). Elle ne démontre pas non plus en quoi les considérations cantonales susmentionnées seraient contraires au droit. A défaut de satisfaire aux exigences de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 1 LTF), son grief est irrecevable.