Citation: 2C_1133/2018 E. 5

Le recourant se plaint exclusivement de violation du principe de proportionnalité contenu à l'ancien art. 96 al. 1 LEtr (RO 2007 5437; cf. art. 126 al. 1 LEI) et de violation de l'art. 8 CEDH pour la relation qu'il entretient avec ses filles. A ce propos, on doit toutefois relever que seule la relation qu'il entretient avec sa fille cadette, mineure, à l'exclusion de celle entretenue avec sa fille aînée, majeure, est protégée par la garantie de la vie familiale de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 135 I 143 consid. 1.3.2 p. 146). S'agissant des griefs du recourant, on mentionnera que l'examen de la proportionnalité de la mesure sous l'angle de l'ancien art. 96 al. 1 LEtr se confond avec celui effectué sous l'angle de l'art. 8 par. 2 CEDH (arrêt 2C_754/2018 du 28 janvier 2019 consid. 6.1 et les références). Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant ne vit plus avec le reste de la famille, sans que l'on ne sache toutefois quel rapport il entretient avec sa fille cadette (autorité parentale, garde, droit de visite). Cela est sans importance, dans la mesure où l'autorité précédente a procédé à un examen de la proportionnalité en application de l'ancien art. 96 al. 1 LEtr, mais a également tenu compte des rapports que le recourant entretien avec son dernier enfant, conformément à la jurisprudence relative à l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 I 91).