Citation: 6B_849/2015 E. 2

La décision entreprise a pour unique objet la conversion de la peine de travail d'intérêt général infligée au recourant en une peine pécuniaire. Cette conversion a été demandée par le recourant, de sorte qu'il a déjà obtenu gain de cause sur le principe de la conversion devant l'autorité de première instance. La clé de conversion liant le nombre d'heures de travail d'intérêt général au nombre de jours-amende est fixée dans la loi (art. 39 al. 2 CP), dont l'application sur ce point n'est, à juste titre, pas critiquée par le recourant. Seule était ainsi en discussion, devant la cour cantonale, la fixation du montant du jour-amende. Le recourant indique, du reste, qu'il conteste uniquement l'entrée en force de l'ordonnance pénale pour la raison que le retrait de son opposition visait à pouvoir obtenir la conversion de sa peine de travail d'intérêt général en une peine évaluée en fonction de ses revenus réels et non fictifs. Or, le recours a précisément été admis sur ce point et la cause renvoyée à la Juge de police pour qu'elle rende une nouvelle décision sur le montant du jour-amende. Il s'ensuit, d'une part, que l'arrêt du 30 juillet 2015 n'est pas une décision finale (art. 90 LTF). Le recourant ne démontre, par ailleurs, ni en quoi cette décision de renvoi pourrait lui causer un préjudice irréparable, ni en quoi l'admission de son recours pourrait conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. a et b LTF) et, compte tenu de l'objet de la décision entreprise, il n'apparaît pas non plus que tel soit le cas. Le recours est ainsi irrecevable parce que la décision entreprise n'est pas sujette à recours en matière pénale au sens des art. 90 ss LTF. Il n'apparaît, de surcroît, pas non plus que le recourant, qui a obtenu que la question du montant du jour-amende soit réexaminée, ait un intérêt juridique au recours (art. 81 al. 1 let. b LTF).