Citation: 4A_481/2020 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a retenu qu'aucun élément n'indiquait que l'employée aurait violé ses obligations contractuelles les jours précédant son licenciement, de sorte qu'un licenciement immédiat était injustifié. Les motifs invoqués à l'appui du licenciement consistaient en une liste de reproches quant à l'organisation et la réalisation du travail au quotidien de l'employée, mais sans date précise. Certains de ces manquements avaient été relevés lors d'une inspection du Service du pharmacien cantonal dès le 12 février 2015, puis avaient été corrigés par l'employée. D'autres manquements ont fait l'objet de divers courriels de la part de l'employeuse, dans lesquels elle priait l'employée de les résoudre, sans toutefois mentionner qu'à défaut elle serait licenciée. Pour la dernière fois, l'employée s'est vue priée de fournir une procédure de gestion des stocks à son employeuse avec un délai fixé au 14 août 2015. Le licenciement n'est intervenu que le 30 août 2015, soit 10 jours ouvrables après l'écoulement de ce délai. La cour cantonale a considéré qu'un délai de deux à trois jours ouvrables aurait suffit pour permettre à l'employeuse de réfléchir et prendre des renseignements juridiques afin de licencier l'employeuse et qu'au-delà, le licenciement fondé sur ces motifs était tardif.