Citation: 5C.24/2002 18.02.2002 E. A

A.- Par acte du 16 novembre 2001, l'avocat Mauro Poggia a interjeté pour le compte de X.________ un recours en réforme contre l'arrêt rendu le 12 octobre 2001 par la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève dans la cause qui divisait X.________ d'avec Y.________. Dans la lettre d'accompagnement de ce recours, l'avocat Poggia a demandé au Tribunal fédéral de lui accorder un délai supplémentaire pour fournir la procuration dûment signée par son client, lequel était provisoirement à l'étranger. Par ordonnance du 13 décembre 2001, le Président de la IIe Cour civile a invité le conseil du recourant à verser jusqu'au 14 janvier 2002, au plus tard, une avance de frais de 2'000 fr., ainsi qu'à produire dans le même délai une procuration, sous menace de la sanction prévue par l'art. 30 al. 2 OJ. Le 17 janvier 2002, l'avocat Poggia a adressé au Tribunal fédéral une procuration signée par son client, datée du 17 décembre 2001. Par arrêt du 22 janvier 2002, la IIe Cour civile, considérant que la procuration avait été déposée tardivement (cf. art. 32 al. 3 OJ), a déclaré le recours en réforme irrecevable, conformément à l'art. 30 al. 2 OJ. Cette disposition prévoit en effet que "lorsque la signature d'une partie, d'un représentant autorisé, la procuration ou les annexes prescrites font défaut, ou encore lorsque le signataire n'est pas autorisé, un délai convenable est imparti à l'intéressé pour réparer le vice, avec l'avertissement qu'à défaut, l'acte ne sera pas pris en considération".