Citation: 2P.174/2003 25.06.2003 E. 2

Supposé recevable, le présent recours devrait de toute manière être rejeté. En effet, il n'est pour le moins pas insoutenable de considérer que le recourant n'avait plus d'intérêt à obtenir l'annulation de son licenciement, puisqu'il ne pouvait de toute façon pas être réintégré dans ses fonctions (cf. art. 31 al. 2 de la loi générale relative au personnel de l'administration cantonale et des établissements publics médicaux du canton de Genève) du fait de son invalidité à 100 pour cent depuis le 23 juin 2000. Par ailleurs, le Tribunal administratif a retenu que l'intérêt à recourir faisait également défaut sous l'angle de l'indemnité octroyée en cas de licenciement contraire au droit (art. 31 al. 3 de ladite loi) du moment que l'intéressé - qui a été reconnu invalide à 100 pour cent avec effet au 23 juin 2000 - ne faisait déjà plus partie du personnel de l'Etat à compter du 24 juin 2000. Sur ce point, la motivation est discutable (cf. art. 26 de la loi précitée prévoyant que l'invalidité est un motif de licenciement) et on peut se demander si le Tribunal administratif n'aurait pas dû rejeter le recours sous cet aspect au lieu de le déclarer irrecevable faute d'intérêt à recourir. Quoi qu'il en soit, il n'est pas arbitraire de soutenir que le licenciement litigieux était fondé, ne serait-ce qu'en raison de l'invalidité du recourant prenant effet avant même la résiliation des rapports de service du recourant et, à tout le moins, que celui-ci ne pouvait dans de telles circonstances prétendre à une indemnité. En tout cas, l'arrêt attaqué n'apparaît pas arbitraire dans son résultat.