Citation: 7B_628/2024 E. 1.2.3

1.2.3. En l'espèce, le curateur a été nommé pour représenter la mineure, parce qu'il existait un risque, dans le cadre de la présente affaire pénale, de conflit d'intérêts entre la mineure et sa mère (cf. acte 3, pièce 1). Dans ce contexte, l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant compétente a autorisé le curateur à, d'une part, agir dans le cadre de la présente procédure pénale (P/23873/2023) et, d'autre part, recourir au Tribunal fédéral contre l'arrêt querellé (cf. acte 3, pièce 2). Dans son recours au nom de la mineure, le curateur a indiqué qu'il n'avait cependant pas pu s'entretenir avec elle au sujet de l'opportunité de déposer le présent recours, en particulier parce qu'elle n'aurait pas donné suite à ses sollicitations pendant de nombreuses semaines entre la fin de l'année 2023 et le 28 mai 2024, date à laquelle elle a été placée en foyer après un nouvel épisode de crise entre elle et sa mère relaté par le SPMi. Sur ce point, le curateur a exposé que la mineure ne se serait pas présentée à un rendez-vous prévu le 31 mai 2024, parce que la mère de la mineure se serait, selon ses allégations, opposée à celui-ci, ainsi qu'à une rencontre ultérieure au foyer précité (cf. recours, pp. 7-8; faits contenus dans ce chapitre au demeurant recevables uniquement dans la mesure où ils permettent de déterminer la recevabilité du recours en matière pénale au Tribunal fédéral [cf. art. 99 al. 1 LTF; ATF 145 I 227 consid. 2; arrêt 7B_51/2024 du 25 avril 2024 consid. 1.3 et les références citées]). Le curateur s'est dès lors posé la question de savoir s'il était habilité à former un tel recours sans être en mesure de pouvoir obtenir l'adhésion de celle-ci à cette démarche (cf. recours, p. 13). Cette question peut toutefois rester indécise au stade de la recevabilité, dès lors que l'examen de cette question se confond avec celle à résoudre sur le fond. Il y a donc lieu d'entrer en matière.