Citation: 6B_1192/2023 E. 1.4

1.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale de s'être exclusivement fondée sur la version de l'intimée, de s'être grandement écartée des faits retenus par le tribunal de première instance sans expliquer en quoi celui-ci aurait établi à tort ces faits et d'avoir écarté de manière abusive l'ensemble des autres témoignages qui venaient accréditer sa propre version ainsi que l'ensemble des éléments périphériques qui auraient dû pousser toute personne raisonnable et honnête à avoir un doute sur la réalité des abus dénoncés par l'intimée. S'agissant des faits intervenus le 4 mars 2019, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir précisé que le rapport du CURML fait état d'une "très discrète" zone érythémateuse rosée. S'agissant des enregistrements effectués par l'intimée, il reconnaît que certaines expressions employées par son père corroborent le témoignage de l'intimée mais soutient que lesdits enregistrements confirment également son propre témoignage, en ce qu'ils indiqueraient que l'intimée a porté les premiers coups, et que la cour cantonale a arbitrairement écarté la constatation effectuée par le tribunal de première instance qui avait retenu que l'intimée l'avait giflé. Dès lors que l'intimée aurait toujours nié lui avoir donné une gifle, le recourant considère que le témoignage de l'intimée n'est pas aussi fiable que ce qu'affirme la cour cantonale. Selon le recourant, l'intimée a menti aux autorités afin d'éviter d'être condamnée pour voies de fait, de sorte que l'"on ne peut exclure qu'elle ne se soit pas gênée pour mentir sur d'autres accusations de violences physiques", qui ne seraient corroborées par aucun élément au dossier autre que le témoignage de l'intimée. Le recourant reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du "contexte familial" et des "circonstances exceptionnelles" du 4 mars 2019. Il fait valoir que l'intimée essayait de trouver son mari qui tendait plutôt à l'éviter et qu'elle "[l']a mis [...] dans une situation délicate" en amenant son père, dans la mesure où ils l'ont surpris "dans une situation embarrassante d'adultère ainsi que de consommation de cannabis". Dès lors que l'intimée aurait été agressive et qu'il voulait qu'elle se calmât car elle faisait beaucoup de bruit et risquait d'attirer l'attention, le recourant indique qu'"il n'est pas impossible que [s]a réaction [...] ait excédé son intention lorsqu'il a voulu la repousser". Selon lui, cela ne le rendrait toutefois pas coupable de toutes les agressions dont l'intimée l'accuse. Il affirme ne pas avoir été "systématiquement violent". S'agissant des autres cas de violences physiques et de menaces, le recourant soutient qu'ils ne sont corroborés par aucun élément de preuve mis à part le témoignage de l'intimée, qui aurait un intérêt évident à mentir et qui ne se gênerait pas pour le faire, de sorte qu'il devrait être acquitté au bénéfice du doute. En substance, il invoque que le fait que l'intimée a indiqué que la tante du recourant était arrivée lors d'un épisode de violence n'était pas suffisant pour considérer ledit épisode comme établi. Il considère que seules les déclarations de l'intimée, selon lesquelles elle aurait eu des marques d'ongles autour du cou et des maux de tête suite audit épisode, permettraient de qualifier ses actes de lésions corporelles simples; en l'absence de preuve fiable de ces marques, il soutient qu'il devrait être acquitté de cette infraction et que ses agissements devraient être qualifiés de voies de fait, soit une infraction prescrite. Enfin, le recourant invoque que le tribunal de première instance avait retenu qu'il avait une tendance à bouder et que, contrairement à ce que ledit tribunal avait retenu, cela laisserait plutôt supposer qu'il ignorerait et éviterait son conjoint en cas de désaccord. Il fait valoir qu'il n'a "jamais été condamné à l'âge de 33 ans pour un quelconque fait de violence".