Citation: 5A_142/2019 E. 3.1.1

3.1.1. La cour cantonale a d'abord défini la qualité de " membre " de l'association recourante. Retenant que l'adhésion à une association nécessitait un acte juridique bilatéral, la juridiction a relevé que la qualité de paroissien n'était à elle seule pas suffisante. Le " membre " devait dès lors satisfaire en sus aux trois conditions posées par l'art. 5.1 des statuts, à savoir contribuer financièrement et régulièrement à la vie de la paroisse, à moins d'exercer une activité concrète, soutenue et reconnaissable (professionnelle ou autre) au service de la communauté, depuis douze mois au moins (1), être domicilié dans la région de U.________ (2) et être âgé de 18 ans révolus (3). L'association qui avait connaissance d'une contribution financière, voire de l'exercice d'une activité au service de la communauté et qui l'acceptait sans réserve, manifestait ainsi sa volonté d'admettre le candidat en qualité de membre. La Cour de justice a néanmoins relevé que la recourante était seule en possession des éléments susceptibles d'établir, en date du 7novembre 2017, le nombre de ses membres tels que définis ci-dessus. Elle seule disposait en particulier du registre que le Conseil de paroisse a l'obligation de tenir selon les statuts (art. 7.2), de la liste des destinataires des convocations aux assemblées générales et de la liste des personnes ayant contribué financièrement en sa faveur par des virements bancaires ou postaux. Elle s'était cependant abstenue, voire avait refusé, de produire tout document à cet égard, notamment le registre des membres, en invoquant la confidentialité des données alors qu'un caviardage partiel des documents concernés aurait pourtant permis de préserver celle-ci.