Citation: 5A_565/2020 E. 4.2

4.2. Dans l'arrêt querellé, la juridiction cantonale a relevé qu'il était constant que l'épouse ne s'opposait pas au divorce mais à un jugement partiel limité à cette question. L'intéressée n'avait toutefois pas de motif de s'opposer à une telle décision, que ce soit sous l'angle des art. 125 ss CC (entretien de l'ex-conjoint[e]) ou sous celui des art. 170 ss CC (effets généraux du mariage). Des questions relatives aux enfants ne se posaient en outre pas dès lors qu'ils étaient tous deux majeurs. A l'inverse, l'époux pouvait faire valoir un droit constitutionnel et fondamental au remariage (art. 14 Cst. et 12 CEDH), ce d'autant qu'en l'espèce, il était père de deux enfants mineurs qu'il avait eu avec sa concubine - avec laquelle il vivait depuis de nombreuses années et avec laquelle il avait formellement allégué vouloir se marier -, qu'il était âgé de septante ans et que la procédure durait depuis seize ans. Il existait ainsi un risque concret que l'époux ne puisse pas se remarier avant plusieurs années, ce qui serait également susceptible de poser des difficultés d'ordre successoral. La cour cantonale a encore relevé que l'épouse ne soulevait aucun argument susceptible de remettre en cause cette appréciation, que la cause était pendante depuis 2004 et que les dernières inscriptions au procès-verbal portaient sur un complément d'expertise, le rapport complémentaire ne semblant pas encore avoir été déposé. À moins que les parties parviennent à une réglementation consensuelle, la procédure sur les effets accessoires du divorce ne devrait ainsi pas connaître une fin rapide, ce notamment au vu des voies de droit avec lesquelles il faudrait apparemment compter. Pris globalement, l'intérêt de l'époux à un divorce rapide l'emportait donc sur celui de l'épouse à une réglementation simultanée du divorce et de ses effets.