Citation: 2C_926/2022 E. 6.2

6.2. Le recourant était le propriétaire de l'entreprise achetée par B.________ SA, par contrat du 4 février 2010, et pour laquelle cette société a déposé une demande d'autorisation d'acquérir. Il ne pouvait donc pas en être le fermier. Le bail à ferme a été conclu postérieurement à la vente du domaine, à savoir le 14 juin 2020, afin de permettre à celui-ci de continuer à exploiter les terres agricoles. C'est donc la qualité de vendeur de l'intéressé qui est déterminante pour examiner si celui-ci pouvait recourir contre le refus du 21 mai 2021 de la Commission foncière de révoquer l'autorisation d'acquérir octroyée le 5 mars 2010 à B.________ SA. Le recourant a pu vendre son domaine agricole à B.________ SA en 2010, conformément à ce qu'il souhaitait. Il ne prétend pas que le contrat de vente avait été assorti de restrictions imposées par la Commission foncière lors de l'octroi de l'autorisation d'acquérir. Il ne possédait donc pas la qualité pour recourir en tant que vendeur, à ce moment-là, contre l'attribution de cette autorisation d'acquérir du 5 mars 2010 (cf. art. 83 al. 3 LDFR; arrêt 2C_200/2022 du 25 octobre 2022). En outre, on ne perçoit pas que le recourant bénéficierait d'un intérêt digne de protection pour s'opposer à l'octroi de l'autorisation d'acquérir eu égard aux buts de la loi sur le droit foncier rural (cf. supra consid. 6.1.3 i.f.). Dans ces circonstances, il ne la détient pas non plus contre le refus de révocation de cette autorisation (cf. arrêts 2C_752/2022 du 16 mai 2023 consid. 5.3.2; 2C_1053/2019 du 25 mars 2021 consid. 1.3).