Citation: 5F_25/2024 E. 2.4.2

2.4.2. En l'espèce, sans qu'il soit besoin d'examiner plus avant si les faits "nouveaux" allégués à l'appui de la demande de révision répondent aux conditions susrappelées, force est de constater que la prise en compte de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 23 avril 2024 dont se prévaut le requérant ne conduirait pas à une autre appréciation quant au fait que la décision du 18 janvier 2024 relative aux frais de l'expertise pédopsychiatrique pourra faire l'objet d'un recours en même temps que la décision finale portant sur les droits parentaux des parties conformément à l'art. 93 al. 3 LTF. Il est exact que la mise en oeuvre de l'expertise pédopsychiatrique a été initialement ordonnée dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Cela n'empêche pas, contrairement à ce que soutient le requérant, que la décision incidente portant sur les frais de dite expertise soit contestée dans le cadre de la procédure dans laquelle elle a en définitive été utilisée, soit en l'état sur mesures provisionnelles de divorce ainsi que l'ordonnance produite à l'appui de la présente requête le démontre. Cela d'autant qu'il apparaît que la présidente a en définitive - et comme l'admet le requérant - procédé à la conversion de la procédure de mesures protectrices en mesures provisionnelles, constatant notamment qu'une procédure de divorce était pendante entre les parties depuis le dépôt de la demande unilatérale du recourant du 25 mai 2022. Cela étant, le requérant ne prétend pas qu'appel aurait été formé contre ladite ordonnance. Quoi qu'il en soit, on ignore en outre quelles sont les conclusions prises par les parties sur le fond. Il n'apparaît donc pas exclu que la question des droits parentaux soit encore débattue dans le cadre de la procédure de divorce sur la base notamment de l'expertise pédopsychiatrique litigieuse. On ne voit dès lors pas que le jugement de divorce à intervenir ne puisse pas, dans les circonstances particulières de l'espèce, être qualifié de décision finale dans le sens réservé par l'arrêt 5A_57/2024 par référence à l'art. 93 al. 3 LTF. Il suit de là que le motif de révision tiré de l'art. 123 al. 2 let. a LTF n'est pas réalisé.