Citation: 1P.749/2004 13.01.2005 E. 2

Le recourant se plaint de la manière dont la cause est traitée par les autorités cantonales. Il relève en particulier avoir été entendu à une reprise par la police non pas sur ses propres agissements, mais sur ceux de son frère et sur la situation générale du cabaret qu'il exploite à Yverdon-les-Bains. Il dénonce à ce propos une violation du principe de la célérité, tel que garanti aux art. 29 al. 1 Cst., 5 § 3 CEDH et 14 al. 2 let. c Pacte ONU II. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est réellement. L'appréciation d'ensemble du caractère raisonnable d'une procédure doit en règle générale être faite par le juge du fond qui tiendra compte d'une violation du principe de la célérité dans la fixation de la peine ou en imputant la détention préventive sur la durée de celle-là (cf. ATF 124 I 139 consid. 2c p. 141). Dans le cadre de la procédure de contrôle de la détention préventive, la question d'une éventuelle violation du principe de la célérité n'a de sens que dans la mesure où elle est de nature à faire apparaître la détention préventive subie comme disproportionnée et à entraîner la libération immédiate du prévenu (ATF 128 I 149 consid. 2.2 p. 151; arrêt 1P.387/2001 du 20 juin 2001 consid. 5b). Le recourant ne prétend pas que cette hypothèse serait réalisée en l'espèce de sorte que la question de savoir si les autorités judiciaires ont violé les art. 29 al. 1 Cst., 5 § 3 CEDH et 14 al. 2 let. c Pacte ONU II peut demeurer indécise.