Citation: 2A.177/2006 05.05.2006 E. 1

1.1 A.X.________, ressortissante marocaine née le 17 janvier 1967, est entrée en Suisse le 23 mars 1996 au bénéfice d'une première autorisation de séjour de courte durée (permis L), pour travailler comme danseuse folklorique au cabaret "Y.________", à Lausanne. Elle a par la suite obtenu d'autres autorisations de séjour pour travailler dans différents établissements de la région. Le 30 mars 1998, A.X.________ a donné naissance, à Casablanca, à Z.________. Le 17 avril 2000, A.X.________ a épousé à Lausanne B.X.________, né le 27 juillet 1958, de nationalité espagnole. Le 14 février 2001, la prénommée a obtenu une autorisation de séjour (permis B) pour vivre auprès de son mari. Le 4 juin 2003, elle a obtenu une autorisation de séjour valable pour toute la Suisse (permis B CE/AELE). Le 19 juillet 2004, les époux X.________ ont annoncé leur séparation au contrôle des habitants. Lors d'une audition par la police à la demande du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population), A.X.________ a notamment déclaré qu'elle vivait séparée de son mari depuis 2002. 1.2 Par décision du 5 avril 2005, le Service de la population a révoqué l'autorisation de séjour de A.X.________, au motif que le mariage avec B.X.________ n'existait plus que formellement et qu'il était dès lors abusif de la part de celle-ci de l'invoquer afin de rester au bénéfice de l'autorisation en cause. Saisi d'un recours de l'intéressée, le Tribunal administratif du canton de Vaud l'a rejeté par arrêt du 27 février 2006. 1.3 Agissant par la voie du recours de droit administratif, A.X.________ demande au Tribunal fédéral, principalement, de réformer l'arrêt du 27 février 2006 en ce sens que son autorisation de séjour est prolongée et, subsidiairement, d'annuler l'arrêt précité et de renvoyer la cause au Tribunal administratif pour qu'il complète l'instruction et rende une nouvelle décision dans le sens des considérants, le tout sous suite de frais et dépens. Elle requiert également l'octroi de l'effet suspensif. Il n'a pas été requis d'observations des autorités intimées, le Tribunal fédéral se faisant uniquement produire le dossier.