Citation: 2C_1017/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, c'est en date du 12 octobre 2015 que, sur demande urgente de l'épouse, le couple a été autorisé à vivre séparé pour une durée indéterminée et ce n'est que le 12 février 2016 qu'aurait eu lieu l'acte de violence de l'épouse dont le recourant se dit la victime et qui l'aurait traumatisé. Cette chronologie montre que la dissolution de la famille a eu lieu sur demande de l'épouse largement avant que ne survienne l'acte de violence allégué mais non démontré par le recourant. A supposer, comme le soutient ce dernier dans son mémoire de recours, que l'instance précédente aurait agi de manière arbitraire en refusant de suspendre la cause jusqu'à droit connu sur les procédures pénales en cours entre les époux, et qu'en outre, ces procédures eussent permis d'établir que l'épouse aurait bien menacé le recourant à l'aide d'un couteau, force est de constater avec l'instance précédente que cet acte n'est pas à l'origine de la dissolution de la famille. Il s'ensuit également qu'il n'est pas à l'origine de raisons personnelles majeures justifiant la prolongation de l'autorisation de séjour du recourant. Les autres allégations du recourant tendant à décrire un "contexte général d'oppression", l'existence d'une éventuelle infraction d'usure sont des faits qui ne peuvent pas être pris en considération (cf. consid. 2 ci-dessus). A supposer qu'il ait fallu en tenir compte, une telle situation n'aurait pas non plus conduit à la reconnaissance de raisons personnelles majeures du moment que le recourant n'a pas demandé l'intervention de professionnels en mesure d'établir un état de détresse psychologique d'une intensité suffisante au regard de la loi et de la jurisprudence. Le recours est rejeté.