Citation: 4A_27/2017 E. 3

La bailleresse prétend au paiement du loyer pour la période s'étendant de la résiliation au 18 mars 2013, pendant laquelle elle a été privée du véhicule (sous déduction du temps consacré aux travaux de transformation). Elle plaide qu'il incombait à la locataire d'apporter la preuve de la restitution du véhicule en temps utile et dans un état conforme à l'usage convenu. Or, la locataire n'aurait pas allégué ni établi avoir restitué le véhicule avant le 18 mars 2013, date reconnue par la bailleresse. L'autorité précédente aurait à cet égard enfreint l'art. 8 CC et établi les faits de façon arbitraire. Elle aurait en outre refusé à tort d'appliquer la jurisprudence selon laquelle le locataire qui occupe sans droit les locaux nonobstant une résiliation de bail valable doit payer une indemnité égale au loyer convenu. La bailleresse fait observer que cette jurisprudence se fonde sur l'art. 267 al. 1 CO, qui s'applique indistinctement au bail mobilier ou immobilier. Avant de passer à l'examen du cas concret (consid. 5 infra), il convient de rappeler quelques principes (consid. 4 infra).