Citation: 9C_308/2021 E. 4.2.3

4.2.3. En l'espèce, en tant que le recourant expose sa situation professionnelle, son argumentation s'inscrit dans une discussion de type appellatoire, sur laquelle il n'y a pas lieu d'entrer en matière plus avant. Tel est le cas lorsqu'il prétend que les montants fixés dans les comptes d'exploitation auraient été sous-évalués ou encore qu'il n'a pas entrepris de nouveaux travaux de rénovation alors que cet élément ressort de plusieurs pièces au dossier (cf. compte rendu de la mesure d'intervention précoce [IP] du 9 septembre 2016; rapport IP du 12 septembre 2016 et note d'entretien du même jour). Pour le reste, il n'apparaît pas que les premiers juges auraient fait preuve d'arbitraire ou violé le droit d'une autre manière en considérant que l'activité de menuisier indépendant n'était pas en phase de lancement en 2014. En effet, le recourant ne conteste pas qu'il exerçait cette activité à temps partiel depuis une quinzaine d'années et le fait qu'il y a consacré de plus en plus de temps (par rapport à ses travaux privés de rénovation) depuis 2012, avec une hausse du bénéfice en 2014, ne fait que conforter l'appréciation des premiers juges, selon laquelle l'activité était déjà susceptible de fonctionner à plein rendement en 2014. Enfin, on peine à saisir ce que le recourant entend tirer du fait qu'il aurait été contraint de finaliser les travaux privés de rénovation afin de pouvoir assumer les charges financières dues à la séparation. Quoi qu'il en fût, l'augmentation de ses revenus a été prise en compte par la cour cantonale, dans la mesure où elle s'est fondée sur les revenus perçus en 2014, lesquels étaient plus élevés que ceux des années précédentes. En conclusion, les premiers juges n'ont pas violé le droit en considérant que le revenu sans invalidité du recourant pouvait être fixé sur la base du revenu AVS de l'année précédant l'atteinte à la santé. En revanche, on ne peut pas suivre leur constatation selon laquelle le recourant aurait choisi de travailler à 80 % par convenance personnelle. La jurisprudence dont ils font état à ce propos (ATF 142 V 290 consid. 7) s'applique lorsqu'une personne consacre une partie de son temps uniquement à des activités de loisirs. En l'espèce, de manière constante, le recourant a indiqué qu'il avait dû s'occuper de ses enfants dans le contexte de la séparation, ce qui correspond typiquement à une activité entrant dans le cadre des travaux habituels au sens des art. 28a al. 3 LAI en relation avec l'art. 27bis RAI. Aussi, la cour cantonale aurait à tout le moins dû reconnaître un statut mixte au recourant. Cela dit, elle s'est concentrée sur l'année 2014 pour retenir un taux d'activité de 80 %, sans constater que le recourant avait travaillé à temps partiel dans les années précédentes, contrairement à ce qu'il avait indiqué dans sa demande de prestations. Dans la mesure où elle a également considéré que le revenu sans invalidité fixé par l'office AI à 60'876 fr. correspondait à la situation concrète du recourant (pour un taux d'activité de 100 %), il y a lieu de s'en tenir à ce montant.