Citation: 1C_540/2024 E. 1.2

1.2. Les recourants affirment que l'enquête menée en France violerait des principes fondamentaux et comporterait des vices graves, en ce sens que l'autorité requérante a d'abord dépeint le recourant comme auteur des faits exposés, avant de le qualifier de victime potentielle. On ne voit toutefois pas en quoi ce changement de statut, sans doute en fonction de l'évolution de l'instruction, serait constitutif d'un vice grave dès lors que l'autorité requérante a dûment fait état de ce changement et précisé que la situation procédurale du recourant s'en trouverait manifestement améliorée. Le recourant craint que la transmission litigieuse l'expose à des représailles. C'est toutefois exclusivement à l'autorité d'instruction française qu'il appartiendrait de prendre s'il y a lieu les mesures de protection adéquates; les recourants ne prétendent d'ailleurs pas que de telles mesures ne pourraient pas être ordonnées selon le droit français. C'est également aux autorités françaises qu'il appartiendrait de sanctionner - à conditions que celles-ci soient avérées - les tentatives illicites d'obtenir la comparution du recourant en France. L'État requérant fait en effet partie de ceux dont on présume le respect des droits de l'homme et des garanties de procédure et rien ne permet d'affirmer à ce stade que la procédure pénale en France ne satisfera pas in fine aux exigences de la CEDH (cf. arrêt 1C_574/2022 du 4 novembre 2022 consid. 1.3). Les irrégularités alléguées ne sauraient ainsi faire échec à l'octroi de l'entraide judiciaire, ni justifier une entrée en matière sur le présent recours.