Citation: 1C_268/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Par ailleurs, en ce qui concerne le droit de réplique des recourants, le Tribunal cantonal a certes, dans son avis du 31 mai 2022, indiqué qu'un nouveau délai de réplique serait fixé après la production des documents requis auprès de la commune, soit différents plans ainsi que le courrier du recourant du 25 août 2020 et ses annexes. Déférant à cette injonction, par acte du 20 juin 2022, la commune a déposé une série de plans; elle a expressément signalé, en revanche, n'avoir "pas trace" de l'envoi du 25 août 2020. Il apparaissait dès lors évident que le courrier du 25 août 2020 et ses annexes ne seraient pas produits par la commune, respectivement ne pourraient l'être, et qu'un délai pour se déterminer à leur propos ne serait partant pas imparti. Le recourant, qui est avocat (titre figurant notamment dans ses différentes écritures), ne pouvait d'ailleurs ignorer que même si un délai ne lui était pas formellement fixé à cet effet, il pouvait exercer son droit de répliquer (cf. ATF 138 I 484 consid. 2.4). Il s'est du reste spontanément déterminé sur la réponse de la commune, le 18 juillet 2022, exerçant ainsi, quoi qu'il en dise, son droit de réplique. Comme le souligne céans le Tribunal cantonal, on peut par ailleurs déduire de l'absence de nouvelle écriture de la part des recourants, pendant une période de plus de sept mois - entre juillet 2022 et le 27 avril 2023, date de l'arrêt attaqué - qu'ils avaient renoncé à compléter leur écriture du 18 juillet 2022 et partant à exercer encore une fois leur droit de répliquer. Dans ces conditions, les recourants ne pouvaient de bonne foi attendre la fixation d'un délai supplémentaire.