Citation: 6B_781/2024 E. 2.3.5

2.3.5. En conséquence, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire et contrairement à ce semble affirmer le recourant, retenir que ce dernier était à l'origine du " dérapage ". Fort de son expertise en matière sportive, il avait saisi l'occasion des massages pour, peu à peu, sexualiser la proximité physique qui en résultait et réaliser d'abord des attouchements sur l'adolescente, puis des actes sexuels complets. Il importe peu de savoir si lesdits massages avaient lieu sur demande de l'intimée, si les relations sexuelles se seraient arrêtées lorsque l'intimée avait cessé d'en demander ou si le recourant avait accepté la cessation des relations sexuelles sans aucune discussion particulière. Il est également sans pertinence, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, que l'intimée ait pu admettre qu'elle était parfois consentante et que, selon ses déclarations, elle ne s'était jamais opposée verbalement aux actes en question. Il ressort en effet du jugement attaqué, et le recourant ne le conteste pas, que lorsque ce dernier demandait à l'intimée si elle était d'accord, elle ne répondait pas et, pendant ou après les rapports sexuels, elle parlait peu ou pas du tout, voire ne répondait pas aux questions. La cour cantonale a également souligné le fait que l'intimée avait exprimé son incapacité à réagir, par exemple en expliquant qu'elle tentait de penser à autre chose et ne regardait pas le recourant ou, au moment de la pénétration, qu'elle avait l'impression de ne plus être dans son corps. Certes, l'intéressée avait admis avoir peut-être parfois eu un comportement " actif ". Toutefois, on ne saurait en aucun cas retenir, à l'instar de la cour cantonale, que l'intimée avait toujours été l'instigatrice des rapports sexuels avec le recourant, comme il le prétend. La cour cantonale a du reste relevé que le recourant avait tenu à cet égard des propos contradictoires lors de sa 2e audition devant la police, déclarant d'abord que " des fois c'était elle qui venait le chercher " puis que, c'était " toujours elle qui venait ". Cela étant, la cour cantonale pouvait à raison considérer que ces constatations ne signifiaient pas qu'elle avait librement consenti aux actes en cause, qu'elle y ait répondu ou les ait " sollicités ". Du reste, le fait que l'intimée ait pu, une fois, lors de l'épisode du sex-toy, exprimer clairement son refus ne change rien à cette constatation.