Citation: 8C_719/2017 E. 4.2

4.2. S'agissant des troubles aux épaules et au rachis, comme l'a relevé la juridiction cantonale, le médecin de la CNA a clairement mis en évidence la nature maladive et dégénérative des troubles rachidiens et expliqué de manière convaincante que rien ne permettait d'affirmer que l'accident aurait pu, au degré de la vraisemblance prépondérante, favoriser l'émergence de tels troubles plusieurs années plus tard. Il a ainsi expliqué, dans son rapport du 14 avril 2015, que lorsqu'il avait examiné le recourant le 27 mai 2013, celui-ci avait fait état de douleurs aux épaules, sans pour autant indiquer que celles-ci étaient en relation avec l'accident. Les radiographies des épaules, du thorax et de la colonne dorsale pratiquées lors du séjour de l'assuré à la clinique D.________ du 30 juillet au 27 août 2013 n'avaient révélé aucune lésion traumatique. Elles avaient en revanche mis en évidence des troubles dégénératifs de la colonne dorsale évoquant une maladie de Forestier. Une IRM cervicale réalisée le 17 novembre 2014 au centre d'imagerie I.________ avait également révélé des lésions dégénératives et un canal cervical étroit d'origine constitutionnelle. Par ailleurs, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur des rapports médicaux dont il se prévaut, en particulier des rapports des docteurs F.________ (du 20 décembre 2013), G.________ (du 26 septembre 2014), J.________, spécialiste en médecine interne (du 11 juin 2015), K.________, spécialiste en rhumatologie (du 4 novembre 2015), L.________, spécialiste en radiologie (du 23 décembre 2016) et M.________, chef de clinique adjoint au Centre de psychiatrie N.________ (du 1er février 2017). Ces médecins font certes état de douleurs dans la région du rachis, du dos et des épaules. Ils ne se prononcent cependant pas sur un éventuel lien de causalité entre ces douleurs et l'accident du 27 janvier 2012. Aussi, la juridiction cantonale pouvait-elle inférer de l'avis du docteur E.________ que les atteintes aux épaules et au dos n'étaient pas en lien de causalité naturelle avec l'événement accidentel et renoncer à ordonner un complément d'instruction.