Citation: 9C_447/2020 E. 1

Même s'il peut ensuite sembler douteux de la part du tribunal cantonal d'avoir exclu l'existence d'un "dérouillage" matinal de plusieurs heures au regard des avis dans ce sens des experts et des médecins traitants, cette question peut également rester ouverte. En effet, quelle que soit la réponse à cette question, il n'en demeure pas moins que l'assurée dispose d'une capacité de travail de 50 % d'après les conclusions des médecins de CEMEDEX S.A. Le fait de ne pouvoir travailler que les après-midi n'est pas une circonstance influençant négativement la capacité résiduelle de travail mais uniquement une modalité d'exploitation de cette capacité. Dans son résultat, la constatation du tribunal cantonal n'est pas arbitraire. On ajoutera enfin que l'âge de la recourante (55 ans) et les limitations fonctionnelles retenues (soulèvement et port de charges supérieures à 10 kg, piétinement prolongé ainsi que positions statiques prohibés), même associés à la possibilité d'exploiter la capacité de travail les après-midi seulement, ne sauraient être considérés comme des circonstances si restrictives au regard de la jurisprudence citée par les premiers juges qu'elles rendent irréaliste la possibilité pour l'assurée d'exploiter sa capacité résiduelle de travail sur le marché équilibré - et non concret - du travail tel que défini par le tribunal cantonal (sur cette notion, cf. p. ex. arrêt 9C_326/2018 du 5 octobre 2018 consid. 6.2 cité dans l'arrêt attaqué). Compte tenu de ce qui précède, le recours doit être rejeté.