Citation: 5A_433/2020 E. 3.2.1

3.2.1. La recourante fait état d'un " risque de rapt " de l'enfant par son père relaté par le psychiatre de l'enfant, un intervenant du Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ) et les médecins du CHUV. Elle reproche à la Juge déléguée d'avoir dénié toute valeur probante aux attestations établies par ces professionnels au motif qu'elles l'auraient été à sa demande. Elle soutient que ces attestations ne pouvaient à l'évidence être établies qu'à sa demande dès lors que c'était elle qui se trouvait en Suisse et qui craignait qu'on lui enlève son enfant. Elle ajoute que le père n'avait jamais pris contact avec les médecins de l'enfant, y compris lorsqu'il avait été hospitalisé, ni avec aucun autre intervenant. Au demeurant, la Juge déléguée n'avait pas non plus pris en compte les déclarations de l'intimé, notamment à l'audience du 5 juin 2019, où il avait soutenu être prêt à emmener l'enfant avec lui au Panama si cela pouvait permettre à la recourante de travailler et avait expliqué combien le coût de la vie était moins cher dans ce pays sans évoquer les conditions de vie de l'enfant sur place. Or, en cas de départ de l'enfant au Panama avec son père, elle ne saurait même pas où vit l'enfant et ne disposerait d'aucun moyen juridique pour le faire revenir dès lors que le Panama n'est pas partie à la Convention de la Haye de 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants.