Citation: 1B_312/2010 08.12.2010 E. B

Par ordonnance du 7 mai 2010, le Juge d'instruction a levé le séquestre et autorisé A.________ à disposer de la somme de 660'000 USD. Les autorités antillaises, compétentes pour poursuivre l'infraction de détournement, semblaient se désintéresser de l'affaire. Il en allait de même des autorités brésiliennes, qui avaient reçu des informations susceptibles de permettre d'ouvrir une procédure contre un ressortissant brésilien et une société. Faute de collaboration des autorités étrangères, il n'était pas possible d'établir la mauvaise foi de A.________, qui prétendait avoir reçu les fonds dans le cadre d'une opération de compensation. Par arrêt du 28 juillet 2010, le Tribunal d'accusation a admis le recours de B.________ et maintenu le séquestre. Les affirmations du vice-président de A.________ étaient contradictoires quant au destinataire des sommes versées en compensation. A.________ n'avait pas de preuves écrites concernant l'opération, alors que les montants en étaient particulièrement élevés. La preuve d'une contre-prestation adéquate n'avait pas été rapportée. A.________ devait dès lors démontrer ses affirmations, et les démarches au Brésil et aux Antilles néerlandaises devaient être intensifiées.