Citation: 8C_304/2010 05.01.2011 E. 5

Par un troisième moyen, le recourant critique le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité de 17,5 % fixé par l'intimée. Celle-ci s'est fondée sur l'estimation du docteur R.________ du 4 janvier 2008, lequel a considéré que les séquelles des deux chutes constituaient une atteinte globalement plus importante qu'une périarthrite scapulo-humérale de degré moyen isolée (10 % selon la table 1 des indemnisations des atteintes à l'intégrité selon la LAA, établie par la CNA) mais moins importante qu'une arthrodèse de l'épaule (25 % selon la table 5). Aussi, le docteur R.________ a-t-il retenu un taux moyen de 17,5 %. Le recourant conteste ce taux au motif qu'il n'est que très peu supérieur au taux de 15 % fixé par la décision sur opposition du 20 janvier 2006 pour les seules séquelles à l'épaule gauche. Cette critique est mal fondée. Le taux en question reposait sur l'estimation du docteur E.________ du 17 mars 2005, lequel avait considéré que le taux de l'atteinte à l'épaule gauche était de 15 %, ce qui correspondait à une épaule mobile jusqu'à l'horizontale selon la table 1 des indemnisations. Cependant, le docteur R.________ est revenu sur cette appréciation pour tenir compte des séquelles orthopédiques objectivables et a procédé à une évaluation globale qui, au demeurant, n'est remise en cause par aucun avis médical versé au dossier. Par ailleurs, on ne saurait reprocher à la CNA de n'avoir pas tenu compte d'une atteinte à l'intégrité mentale, du moment qu'il n'existe pas de lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et les accidents.