Citation: 4A_620/2020 E. 6.2

6.2. Dans une critique purement appellatoire, reposant en partie sur des faits ne ressortant pas de la décision attaquée, le recourant soutient que ses chances de succès sont bonnes. Force est toutefois de constater que l'intéressé se contente d'opposer sa propre appréciation des chances de succès à celle de l'autorité cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait abusé de son pouvoir d'appréciation. On ne saurait suivre le recourant lorsqu'il affirme qu'un revirement de jurisprudence en matière de transaction couplée, conclue à l'insu du bailleur, est " hautement vraisemblable ", aux motifs que l'arrêt du Tribunal fédéral cité dans la décision attaquée a été rendu à trois juges, il y a plus de vingt ans et qu'il a suscité certaines critiques doctrinales. Quoi qu'il en soit, il sied de rappeler que le juge procède uniquement à un examen sommaire des chances de succès et non à un procès au fond à titre préjudiciel. Aussi n'est-il pas possible de reprocher à l'autorité cantonale d'avoir nié l'existence de chances de succès en se fondant sur la jurisprudence du Tribunal fédéral. Pour le reste, le recourant fait fausse route lorsqu'il prétend que l'autorité précédente aurait arbitrairement retenu que la société de recouvrement ne lui avait pas " effectivement " réclamé le paiement de la somme de 23'320 fr. à titre de " frais de créanciers ". A la lecture de la décision attaquée, on comprend en effet aisément que l'autorité cantonale a estimé que si la société de recouvrement avait certes adressé un courrier au recourant dans lequel elle avait fait état dudit montant, rien ne permettait en revanche de retenir qu'elle lui avait " effectivement " réclamé ledit montant, en entamant des poursuites, puisque le recourant n'avait pas produit le moindre acte de poursuite. Aussi l'autorité précédente pouvait-elle considérer, sans abuser de son pouvoir d'appréciation, que rien ne justifiait d'accorder l'assistance judiciaire à l'intéressé sur ce point, dans la mesure où la société de recouvrement avait exigé le paiement du montant précité par simple courrier, sans entreprendre d'autres démarches, respectivement sans que l'intéressé ne rende vraisemblable l'existence de celles-ci. Pour le surplus, les explications appellatoires dans lesquelles se lance l'intéressé pour justifier le fait de ne pas avoir produit un tirage du commandement de payer litigieux à l'appui de sa requête d'assistance judiciaire sont irrecevables et de toute manière dénuées de pertinence. En définitive, le recourant n'apporte aucun élément susceptible d'établir que l'autorité précédente aurait abusé de son pouvoir d'appréciation. Dans ces conditions, et étant donné la retenue dont fait preuve le Tribunal fédéral en la matière, on ne saurait reprocher à l'autorité précédente d'avoir erré en retenant que la cause apparaissait, a priori, dénuée de chances de succès.