Citation: 1B_74/2020 E. C

Par acte du 17 février 2020, A.________ Ltd forme un recours en matière pénale contre cet arrêt, concluant à sa réforme en ce sens qu'un droit d'accès au dossier pénal PE17.012311 lui soit accordé. A titre subsidiaire, elle demande que ce droit d'accès soit accordé uniquement à son conseil, ainsi qu'à K.________, responsable de son département juridique; qu'ordre soit donné en outre au second précité de garder le silence sur la procédure et sur les personnes impliquées (cf. art. 73 al. 2 CPP), jusqu'à l'accomplissement des actes de procédure liés à la commission rogatoire adressée aux autorités russes et réceptionnée par le Ministère public central; qu'interdiction soit faite à son conseil, ainsi qu'à K.________ de transmettre ou de rendre accessible quelque document que ce soit de la procédure pénale à tout tiers, en particulier à tout collaborateur de A.________ Ltd, de H.________ ou du groupe H.________ en général (cf. art. 73 al. 2 CPP), à l'exclusion des autorités judiciaires civiles et, en sus pour l'avocat, de K.________; et en substance qu'ordre soit donné que la copie du dossier - dont la consultation est uniquement autorisée par K.________ - soit entreposée dans les locaux du groupe H.________ (sis chez H.________, place [..], V.________) dans une armoire fermée à clé et uniquement accessible par le précité. A titre encore plus subsidiaire, la recourante sollicite l'annulation de l'arrêt entrepris et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision. La cour cantonale et le Ministère public ont renoncé à se déterminer, se référant aux considérants de la décision attaquée. Les banques E.________ (Suisse) SA, C.________ Ltd et F.________ (ci-après: les intimées) ont conclu au rejet du recours.