Citation: I 261/00 09.11.2000 E. 2

2.- a) La juridiction cantonale a estimé que les renseignements médicaux émanant des docteurs C.________ et R.________ n'étaient pas contradictoires et que la cause se trouvait en état d'être jugée. En ce qui concerne certaines affections diagnostiquées chez la recourante par le docteur C.________ (anémie microcytaire, état dépressif, asthénie générale, acné conglobata, fatigue chronique, vertiges, palpitations et céphalées), le juge a considéré qu'il "s'agit là de troubles qui, d'une manière générale, ne doivent pas, en tant que tels, être qualifiés de graves et peuvent, moyennant un traitement médicamenteux adéquat, être facilement traités, ce qui en diminue l'intensité" (consid. 5a p. 5 du jugement attaqué). Comme on l'a vu ci-dessus (consid. 1), il n'incombe toutefois pas au juge saisi d'un recours de décider lui-même dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler, mais bien au médecin. Aussi ne saurait-on confirmer sur ce point l'appréciation ressortant du domaine médical faite par la juridiction cantonale. b) En réalité, les docteurs C.________ et R.________ ne s'accordent pas sur la nature exacte des troubles de santé de la recourante et posent un diagnostic médical différent. De surcroît, leurs évaluations respectives de la capacité de travail de la recourante sont entièrement contradictoires. Par ailleurs, on ignore d'une part si les affections diagnostiquées par le docteur C.________ sont en l'espèce réellement invalidantes. D'autre part, le rapport du docteur R.________, auquel l'intimé s'est référé, ne permet pas non plus de savoir si l'asthénie généralisée peut être source d'incapacité de travail.