Citation: 2C_124/2020 E. 5

La recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue. Elle reproche à l'instance précédente d'avoir considéré que les éléments intervenus postérieurement au 8 février 2018 étaient sans intérêts dans l'examen du droit à une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH et qu'ils n'étaient pas de nature à modifier l'appréciation de l'autorité. Ce grief doit être rejeté, parce que l'instance précédente a bien pris en considération les faits et moyens de preuves allégués et produits dans le mémoire de recours du 14 novembre 2019, soit largement postérieurs au 8 février 2019, notamment l'aveu de la recourante selon lequel elle n'a jamais connu son père ainsi que l'attestation établie le 13 novembre 2019, veille du dépôt du recours, par la Dresse E.________ (arrêt attaqué, en fait, lettre C et en droit consid. 3bb et 3c). C'est le lieu de rappeler que, selon cette attestation, le suivi de la recourante par ce médecin ainsi que par une psychologue " s'effectue dans le cadre de difficultés comportementales au niveau scolaire " tout au plus " la thématique du lien entre Rawn et son père " est-elle " également abordée ". Pour le surplus, la recourante ne démontre pas d'une manière conforme aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF que l'instance précédente aurait violé l'interdiction de l'arbitraire en renonçant de manière anticipée à entendre son père.