Citation: 8C_804/2019 E. 4.3

4.3. Avec la juridiction cantonale, on rappellera que le critère du risque économique revêt une importance moindre comparativement à celui de l'indépendance économique et organisationnelle lorsque, comme en l'espèce, l'activité qu'il s'agit de qualifier de dépendante ou d'indépendante n'exige pas, de par sa nature, des investissements importants ou de faire appel à du personnel (cf. consid. 3.2 supra). Dans ce contexte, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré que la fixation d'une rémunération horaire en fonction du temps de présence plaidait en faveur d'une activité dépendante. Cela étant, on ne saurait suivre l'argumentation des premiers juges lorsqu'ils considèrent que l'intimé était indépendant du point de vue organisationnel. S'il est vrai que C.________ devait tenir compte des disponibilités de l'intimé, il n'en demeure pas moins que les interventions avaient lieu en fonction des besoins de celle-ci, ce qui correspond par ailleurs au principe du travail sur appel improprement dit (arrêt 8C_318/2014 du 21 mai 2015 consid. 5.1, in SVR 2015 ALV n° 12 p. 36). La relation de subordination découle également des directives reçues par l'intimé et du contrôle exercé par C.________ sur l'exécution des travaux. Un lien de dépendance économique doit en outre être admis en raison de la fréquence et de la régularité des travaux sollicités, soit sept à huit fois en 2017, et deux fois en 2018, soit en janvier 2018 ainsi que le 24 février 2018, jour de l'accident. Contrairement à l'avis des premiers juges, le fait que l'assuré effectuait également des travaux de jardinage chez une, voire deux autres personnes, ne saurait modifier son statut de dépendant par rapport à C.________. En effet, il sied de rappeler qu'en cas de pluralité d'activités lucratives, la qualification du statut de dépendant ou d'indépendant ne doit précisément pas être opérée dans une appréciation globale, mais pour chaque activité séparément (cf. consid. 3.2 supra in fine). Enfin, même s'il n'existait pas de contrat de travail écrit entre l'intimé et C.________, il s'avère que celle-ci avait néanmoins conscience de son obligation en tant qu'employeur de protéger la santé de son travailleur (cf. art. 328 al. 2 CO), puisqu'elle l'avait au préalable assuré contre le risque d'accident auprès de l'intimée. Cet élément doit être considéré comme un indice très probant en faveur d'une activité dépendante. Dans la mesure où l'accident du 24 février 2018 est survenu dans le cadre de l'activité exercée auprès de C.________, lorsque l'intéressé exécutait des travaux sur ordre de celle-ci et dans son intérêt (cf. art. 7 al. 1 let. a LAA), force est de constater qu'il s'agit d'un accident professionnel. En cas de pluralité d'employeurs, il incombe à l'assureur de l'employeur pour lequel l'assuré travaillait au moment de l'accident d'allouer les prestations d'assurance (art. 99 al. 1 OLAA), soit à l'intimée. Au vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé et doit par conséquent être admis.