Citation: C 198/04 01.07.2005 E. 2

2.1 Le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366, consid. 1b et les arrêts cités). Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 121 V 366, consid. 1b et la référence). En particulier, l'aptitude au placement, en tant que condition du droit à des prestations d'assurance, s'examine de manière prospective, au regard des éléments connus au moment et sur la base des circonstances effectives telles qu'elles se sont développées jusqu'à la décision litigieuse, in casu, la décision sur opposition du 24 octobre 2003 (ATF 116 V 248 consid. 1a et les références citées). Un examen rétrospectif est exclu et ne peut donc pas servir à justifier une décision (arrêt non publié T. du 2 avril 2003, C 166/02; Boris Rubin, Assurance-chômage, droit fédéral, survol des mesures de crise cantonales, procédure, Delémont 2005, p. 132). 2.2 Pour justifier sa décision d'inaptitude au placement dont il demande le rétablissement, le SICT recourant a produit différentes pièces issues du site internet de la Sàrl Caves des Cailles. Or, d'une part, ces pièces ne sauraient justifier un examen rétrospectif fondé sur une activité exercée en 2004. Au demeurant d'autre part, les pièces dont on peut être certain qu'elles ont été établies en 2003 ne permettent pas, comme on le verra, de procéder à une appréciation différente de la situation à la date déterminante.