Citation: 6B_819/2007 09.04.2008 E. 1

3.3 Ainsi interprété, le nouveau droit apparaît plus favorable que l'ancien, en tant qu'il permet, d'une part, plus largement l'octroi du sursis et permet, d'autre part, de tenir plus amplement compte de la situation personnelle du condamné dans la fixation de la peine. 3.4 Cela étant, la cour cantonale a clairement indiqué, en se référant au jugement de première instance, qu'une peine de trois ans et demi pouvait entrer en considération pour sanctionner l'ensemble des faits reprochés au recourant, fût-ce à titre de sanction maximale, qu'elle n'aurait pas dépassée (arrêt entrepris, consid. 4.1, p. 8). Aussi, sauf à prendre en considération un intervalle excessivement étendu, force est d'admettre que la fourchette des peines entrant en considération en l'espèce ne comprenait déjà plus la limite supérieure permettant l'octroi du sursis partiel (36 mois). Dans ces conditions, la situation professionnelle, sociale et familiale de l'intéressé ne pouvait jouer qu'un rôle marginal par rapport à la faute dans la fixation de la peine. Il s'ensuit qu'en conférant à ce critère de fixation de la peine une portée qu'il n'a pas, la cour cantonale a excédé son pouvoir d'appréciation. Au demeurant, l'obligation faite à la juridiction cantonale de retenir également le blanchiment d'argent (art. 305bis CP), infraction qui revêt une certaine gravité, ne pouvait que difficilement conduire à une diminution de cette importance de la peine prononcée dans le premier jugement au regard des exigences légales sur la fixation de la peine, après renvoi pour nouveau jugement (cf. arrêt B. du 6 novembre 1995, 6S.621/1995). Le recours est bien fondé.