Citation: 2A.317/2006 16.08.2006 E. A

X.________, ressortissant marocain né en 1963, est arrivé en Suisse le 22 juillet 1992 et a obtenu une autorisation de séjour pour étudiant. Parallèlement à ses études à l'Université de Genève (ci-après: l'Université), il a toujours occupé des emplois temporaires pour subvenir à ses besoins. Il s'est fait définitivement éliminer de la Faculté de droit en juillet 1995, puis de la Faculté de lettres en novembre 1997. Le 18 février 1998, l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de X.________ et lui a imparti un délai de départ jusqu'au 18 avril 1998. L'intéressé a entrepris cette décision auprès de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève (ci-après: la Commission de recours). Comme il avait pu entre temps être à nouveau inscrit à l'Université, l'Office cantonal est revenu sur sa décision et a prolongé jusqu'au 30 novembre 1998 l'autorisation de séjour de X.________, qui a retiré son recours. L'intéressé a été exmatriculé une nouvelle fois de l'Université avec effet au 30 novembre 1998. Il a pu cependant obtenir un dernier délai jusqu'au 15 juin 1999 pour soutenir son mémoire. L'Office cantonal a donc accepté une ultime fois de prolonger l'autorisation de séjour de l'intéressé jusqu'au 31 juillet 1999, en précisant qu'il s'attendait à ce que celui-ci termine ses études et quitte la Suisse dans ce délai. X.________ a obtenu un diplôme en hautes études européennes le 2 juin 1999. Il s'est ensuite inscrit à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation pour le semestre d'hiver 1999/2000. L'autorisation de séjour de X.________ a été prolongée jusqu'au 31 juillet 2000, puis 2001. A l'issue de la session d'examens de juillet 2001, il a été éliminé de la Section des sciences de l'éducation. Il s'est alors inscrit à l'Ecole de traduction et d'interprétation.