Citation: 1C_265/2021 E. 4.4.3

4.4.3. Le recourant se prévaut encore d'échanges de correspondances intervenus entre août 2018 et août 2019, majoritairement électroniques, qu'il a produits le 10 juillet 2020, en alléguant les avoir découverts le 30 juin 2020 en consultant un dossier communal concernant son frère I.________ et l'épouse de celui-ci. Au-delà de la recevabilité de ces pièces, que la cour cantonale a déniée car celles-ci avaient été produites tardivement en vertu du droit cantonal de procédure administrative (cf. art. 93 CPJA), elle a également relevé, sans que l'on puisse lui reprocher un raisonnement arbitraire, que les communications en cause ne concernaient pas la procédure d'opposition au PAL que le recourant avait introduite, mais un litige relatif à la suppression d'un arrêt de bus, dans lequel étaient seuls impliqués le frère du recourant et son épouse. Dans ce contexte, on ne pouvait donc pas y distinguer une quelconque prévention des membres du Conseil communal a.i. à l'égard du recourant personnellement (cf. arrêt attaqué, p. 9). On relèvera de surcroît, à la suite de la cour cantonale, qu'outre les correspondances émanant de tiers, la plupart des écrits, une demi-douzaine, avaient été rédigés par G.________, qui s'était déjà récusé dans la cause concernant le recourant. Pour le reste, il était fait état de deux e-mails écrits par E.________, respectivement les 25 février 2019 et 24 juillet 2019. Or, malgré les termes quelque peu triviaux que ces écrits contiennent (" chantage de I.________ "; " comme cela, on leur met le nez dans leur propre...! "), il est relevé que ceux-ci, adressés aux seuls autres membres du Conseil, n'évoquent en rien la procédure d'opposition au PAL menée par le recourant. En tant que E.________ écrit par ailleurs, dans son e-mail du 25 février 2019, que " [l]a réaction [de G.________] était tout à fait justifiée ", rien n'indique qu'il faisait alors référence au courrier adressé le 8 février 2019 au Conseiller d'État Didier Castella. Au reste, à l'instar de ce qui prévalait pour le courrier du 8 février 2019, on ne saurait rien déduire de l'attitude des autres membres du Conseil (F.________ et C.________), qui ne sont pas intervenues dans les échanges.