Citation: 1C_240/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la recourante se contente d'affirmer, de façon appellatoire, qu'"on ne voit pas quelles sont les raisons qui ont motivé la Police et par la suite le Ministère public" à refuser d'entendre la passagère du véhicule au moment de la manoeuvre qui était ainsi au premier plan pour expliquer le demi-tour effectué par la recourante et pour confirmer que la ligne blanche n'était pas une ligne continue. Partant, elle ne répond pas à l'argumentation de la cour cantonale, qui a considéré que la passagère ne pouvait être témoin puisqu'elle n'avait pas assisté au refus de prise de sang litigieux. L'instance précédente a ajouté que les agents de police, pour leur part, avaient été assermentés et que rien ne permettait de remettre en cause le constat effectué par les forces de l'ordre; cela était d'autant plus vrai que l'intéressée avait adopté, lors dudit contrôle, une attitude décrite par les agents comme hautaine et ergoteuse, et remettant en cause leur activité. La cour cantonale a ajouté que la recourante avait refusé tout à la fois un avocat de service et de se prêter à la prise de sang, ce dont un médecin avait attesté. Elle a encore pris en compte le fait que la recourante n'avait pas fait opposition à l'ordonnance pénale.