Citation: 5A_48/2015 E. B

Sur requête du Service des contraventions agissant pour l'Etat de Genève, le Tribunal de première instance du canton de Genève a ordonné, le 22 mai 2014, le séquestre, à concurrence de 620 fr., des montants (2'790 fr. et 200 Euros) appartenant à A.________ et se trouvant en mains de la Police judiciaire (Groupe de répression de la criminalité itinérante). Le séquestre était fondé sur l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP. Le 3 juin 2014, A.________, assisté de son conseil, a signé le " procès-verbal des opérations de saisie ou de séquestre, déclarations du débiteur " (formulaire 6) et s'est vu impartir un délai au 20 juin 2014 pour produire des pièces complémentaires sur sa situation familiale et financière. Par plainte du 5 juin 2014, il a allégué que le séquestre portait atteinte à son minimum vital. La requête a été rejetée le 18 septembre suivant, motif pris qu'elle était prématurée, le dossier étant en cours d'instruction. Le 5 novembre 2014, l'Office des poursuites a notifié le procès-verbal de séquestre n o xxxx. Celui-ci indiquait que la mesure portait sur la somme de 3'040 fr. et qu'un montant de 450 fr. serait restitué au débiteur à l'échéance du délai de plainte, à titre de " minimum vital " au sens de l'art. 92 LP. Le Service des contraventions a formé plainte contre ce procès-verbal, concluant à sa rectification en ce sens que le séquestre devait être maintenu sur la totalité des fonds. Statuant le 8 janvier 2015, la Cour de justice du canton de Genève, en sa qualité de Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites, a rejeté la plainte.