Citation: 4A_342/2023 E. 5.1.2

5.1.2. En second lieu, subsidiairement, si le juge ne parvient pas à déterminer la volonté réelle et commune des parties - parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes - ou s'il constate qu'une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat - ce qui ne ressort pas déjà du simple fait qu'elle l'affirme en procédure, mais doit résulter de l'administration des preuves -, il doit rechercher leur volonté objective, selon le principe de la confiance (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3). Il doit déterminer le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune des parties pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre (art. 1 al. 1 CO en relation avec l'art. 2 al. 1 CC). Cette interprétation (dite objective) relève du droit. Ne peuvent et ne doivent être prises en considération que les déclarations et attitudes des parties et les circonstances qui ont précédé (antérieures) ou accompagné la manifestation de volonté (concomitantes), mais non pas les faits postérieurs (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3 et les arrêts cités; arrêt 4A_643/2020 précité consid. 4.2.2 et 4.2.5 et les références à la doctrine). En effet, s'il s'agit de déterminer le sens qu'une partie raisonnable aurait donné à la déclaration ou attitude de son cocontractant en tenant compte de toutes les circonstances contextuelles, on ne peut prendre en considération que les faits que les parties connaissaient ou pouvaient connaître au moment où le contrat est venu à chef, à l'exclusion des faits qui se sont produits postérieurement (arrêt 4A_643/2020 précité consid. 4.2.3 point 4; ATF 107 II 417 consid. 6).