Citation: 9C_633/2023 E. 5.3.2

5.3.2. C'est également en vain que la société se prévaut encore de certaines autres clauses de la convention de consultant la liant à B.________ pour affirmer que celui-ci aurait exercé une activité indépendante. Elle allègue en particulier à ce propos que l'intéressé disposait d'une très grande liberté quant aux événements auxquels il pouvait prendre part. L'argumentation de la société est mal fondée, dès lors déjà qu'en ce qui concerne le critère de la dépendance à un employeur quant à l'organisation du travail et du point de vue de l'économie de l'entreprise, le fait invoqué par la société n'apparaît pas à lui seul déterminant (concernant les critères permettant de savoir si l'on a affaire, dans un cas donné, à une activité indépendante ou salariée, cf. ATF 149 V 57 consid. 6; 123 V 161 consid. 1 et les références). Quant à la clause de la convention selon laquelle B.________ exécutait "ses services en tant que mandataire indépendant", en assumant "tous risques de maladie, accident, etc." et en supportant seul "toute perte, frais ou dommage en résultant", la recourante ne saurait rien en tirer non plus en sa faveur. Elle n'explique en effet pas en quoi la considération de la juridiction de première instance, selon laquelle cette clause ne constitue qu'une déclaration générale des parties à la convention, à vérifier avec les autres clauses, serait arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Au demeurant, sous l'angle du risque économique, la société ne conteste pas la considération des juges précédents selon laquelle de par l'exécution de ses missions de consultant, B.________ n'avait pas été obligé de consentir à des investissements importants ou de supporter un risque de pertes financières, ce d'autant moins que ses frais principaux de voyages (frais d'hôtel et billets d'avions) étaient payés à l'avance par A.________ SA. Partant, la considération de la juridiction cantonale, selon laquelle les éléments en faveur d'une activité dépendante prédominaient dans le cas présent, doit être confirmée. Le recours est mal fondé sur ce point également.