Citation: H 16/00 05.12.2000 E. 4

4.- a) Dans son recours cantonal du 12 novembre 1996, l'intimé a indiqué qu'il ne saisissait pas les motifs pour lesquels l'AVS lui réclamait des cotisations élevées, alléguant que les montants retenus ne correspondaient pas à sa situation financière. A l'appui de ses conclusions, il n'a toutefois produit aucune pièce comptable relative aux résultats économiques de son exploitation agricole en 1993 et 1994, se bornant simplement à verser une copie des décisions litigieuses au dossier du Tribunal administratif. Devant la juridiction inférieure de recours, il eût pourtant incombé à l'intimé, en vertu de son obligation de collaborer activement à l'instruction de sa cause (ATF 125 V 195 consid. 2 et les références), d'exposer - chiffres détaillés à l'appui - les motifs pour lesquels les taxations fiscales lui paraissaient erronées pour les années 1993 et 1994. Néanmoins, il a préféré ne pas divulguer l'étendue exacte des revenus réalisés au cours de ces deux années-là, de sorte que ceux-ci ne sont toujours pas connus. En l'état du dossier, les premiers juges auraient dès lors dû limiter leur examen à la seule question de la conformité des décisions de cotisations litigieuses à celles des décisions de taxation fiscale entrées en force, sans aborder plus avant le bien-fondé de ces dernières, en particulier sous l'angle du principe de la non-rétroactivité des lois. b) Quant au montant des cotisations fixées le 18 octobre 1996, il n'est - en instance fédérale - pas contesté ni sujet à discussion. Le recours est bien fondé.