Citation: 1B_106/2020 E. 3

Conformément aux art. 78 et 92 al. 1 LTF, le recours en matière pénale est immédiatement ouvert contre l'arrêt attaqué en tant qu'il porte sur la récusation du Procureur. La Chambre des recours pénale a considéré ne pas avoir été saisie valablement d'une demande de récusation, faute pour le recourant d'avoir validé sa requête du 23 novembre 2019 en temps utile par une rectification, et n'est pas entrée en matière sur ce point. Elle a au surplus relevé en l'état que cette demande apparaîtrait de toute manière abusive, la voie de la récusation n'ayant pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises notamment par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2 p. 75). L'arrêt attaqué repose sur ce point sur une double motivation qu'il incombait au recourant de contester par une argumentation répondant aux exigences déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, sous peine de voir son recours déclaré irrecevable (cf. ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368; arrêt 1B_478/2019 du 30 septembre 2019 consid. 2.2). Le recourant ne développe aucune argumentation et ne prend aucune conclusion en lien avec cet aspect du litige, et se borne à rappeler les graves manquements aux devoirs de sa charge qu'il impute au Procureur. Sur ce point, le recours est manifestement insuffisamment motivé.