Citation: 5P.106/2004 14.06.2004 E. 2

Les recourants se plaignent d'arbitraire dans l'appréciation des preuves en ce qui concerne les pierres d'enrochement que l'autorité cantonale leur a ordonné d'enlever. Ils affirment ne pas comprendre en quoi ces pierres empêcheraient ou rendraient plus incommode l'exercice du droit de passage des intimées. Il ne s'agirait selon eux que d'un simple inconvénient pour le déblaiement de la neige. 2.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral n'annulera la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 128 I 273 et les arrêts cités). 2.2 Les recourants admettent que les pierres d'enrochement bordant la route d'accès au garage couvert constituent un inconvénient en hiver pour le déblaiement de la neige. On ne voit dès lors pas en quoi il serait arbitraire de retenir que ces rochers rendent plus incommode l'usage du droit de passage dont les intimées sont titulaires sur la parcelle n° 1. Pour le surplus, savoir si c'est à raison que l'autorité cantonale a ordonné aux recourants d'enlever les pierres litigieuses est une question d'application du droit fédéral, et plus particulièrement de l'art. 737 al. 3 CC. Or un tel grief ne peut pas être soulevé dans le cadre d'un recours de droit public (cf. art. 84 al. 2 OJ).