Citation: U 311/02 04.02.2003 E. 2

En l'occurrence, le tribunal cantonal a confirmé l'appréciation de la CNA sur la capacité de travail résiduelle de S.________. Il s'est en revanche écarté de son évaluation de l'invalidité, en ce sens que pour déterminer le revenu d'invalide, il s'est référé non pas aux descriptions de poste de travail (DPT) sur lesquelles l'assureur-accidents s'était appuyé, mais aux données statistiques économiques, en procédant en outre à une déduction du salaire statistique à hauteur de 25 %, ce qui l'a conduit à reconnaître à l'assuré un degré d'invalidité de 30 % [58'100 (revenu sans invalidité) - 40'260 (revenu d'invalide) x 100 : 58'1000]. Pour la CNA, ce procédé est critiquable dans la mesure où elle a produit des données économiques concrètes pour fixer le revenu d'invalide. En tout état de cause, elle considère la déduction de 25 % opérée par les premiers juges comme injustifiée et contraire aux circonstances du cas d'espèce. Enfin, elle remet également en cause le revenu sans invalidité, estimant que celui-ci doit être déterminé en fonction du salaire que S.________ aurait perçu en 1999 (56'810 fr.), de sorte qu'il ne fallait pas tenir compte de l'augmentation de salaire qui aurait été concédée au prénommé dès le 1er janvier 2000 (58'100 fr.). L'intimé de son côté discute le caractère exigible des activités décrites dans les DPT produites par la recourante et partage le point de vue des premiers juges quant à la manière de calculer son invalidité. Il fait néanmoins remarquer que les atteintes dont il souffre encore ont été sous-estimées tant par la CNA que la juridiction cantonale.