Citation: 7B_1270/2024 E. 4.4.2

4.4.2. L'argumentation du recourant ne suffit pas à remettre en cause le raisonnement de la cour cantonale. À titre liminaire, il convient de noter que c'est à juste titre que le recourant invoque l'application de l'art. 132 al. 1 let. b CPP et non de l'art. 132 al. 1 let. a CPP. Il ressort de l'ordonnance cantonale que le recourant se trouve bien dans un cas de défense obligatoire (cf. art. 132 CPP), mais qu'il est assisté d'un mandataire (avocat de choix) qui n'a ni résilié ni décliné son mandat (cf. ordonnance entreprise, p. 4). La désignation d'un défenseur d'office ne peut ainsi être ordonnée que si les conditions de l'art. 132 al. 1 let. b CPP, en particulier l'indigence du recourant, sont réalisées. Sur ce point, on constate, avec la cour cantonale, que le recourant n'a apporté aucun élément tendant à prouver la situation financière défavorable dans laquelle il prétend se trouver. Il se contente d'alléguer des faits qui ne ressortent pas de l'état de fait cantonal - et dont il n'invoque pas l'omission arbitraire - et d'affirmer qu'il ne pouvait pas produire de pièces justificatives dans la mesure où il ne disposerait d'aucun revenu ou fortune, ni compte bancaire. Contrairement à ce que soutient le recourant, ces seules affirmations, sans pièces justificatives, ne permettent pas de se faire une idée claire de sa situation financière. De plus, il pouvait raisonnablement être attendu de lui qu'il produise certains documents justifiant sa situation personnelle, à commencer notamment par ceux établissant son domicile en Serbie avant son incarcération, ce qui aurait expliqué l'absence d'une déclaration d'impôts comme il le soutient, ou des documents apportant un éclairage sur la manière dont il subvenait à ses propres besoins, respectivement démontrant ses dettes d'honoraires alléguées (cf. consid. 3 supra). Dans ces conditions, c'est à juste titre que l'autorité précédente a considéré que le recourant n'avait apporté aucune preuve de son indigence, ni même ne l'avait rendue vraisemblable, respectivement qu'il n'avait nullement démontré que la rémunération qu'il avait admis avoir versée à son avocat comme défenseur privé ne couvrait pas les opérations liées à la procédure d'appel. La cour cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en considérant que les conditions de l'art. 132 al. 1 let. b CPP n'étaient pas réalisées.