Citation: 7B_75/2023 E. 2.5.3

2.5.3. Cela étant précisé, c'est bien des auditions de la recourante qu'ont principalement été déduits les éléments factuels ayant conduit le Ministère public à écarter l'infraction de traite d'être humains. Lors de ses auditions par la police et par le Ministère public, la recourante avait ainsi notamment indiqué qu'elle disposait mensuellement d'un montant disponible de l'ordre de 500 fr. après s'être acquittée de ses propres dépenses, qu'elle avait conservé son passeport durant tout son séjour dans l'appartement des intimés, qu'elle y logeait dans une chambre individuelle et confortable et qu'elle pouvait manger ce qu'elle voulait. Elle avait en outre expliqué avoir reçu, de la part des intimés, un smartphone pour son anniversaire et être régulièrement sortie pour rencontrer des amis, ayant logé chez l'une d'elles pendant près de deux semaines durant la période des fêtes de fin d'année; elle avait également entretenu des relations amoureuses avec deux hommes (cf. arrêt attaqué, Faits, let. B.b.b p. 3 s.).