Citation: 5A_777/2023 E. 3.4.1

3.4.1. Le recourant estime également qu'en retenant qu'il n'avait pas fourni tous les efforts que l'on pouvait raisonnablement exiger de lui, l'arrêt entrepris contreviendrait aux art. 276 et 285 CC. Selon lui, la Cour de justice n'aurait tenu compte dans son raisonnement de son âge avancé et de son éloignement du monde du travail qu'au moment de calculer le montant du salaire à lui imputer, et non au moment d'analyser la première condition du revenu hypothétique en lien avec le caractère raisonnablement exigible d'exercer une profession. En ce qui concerne la deuxième condition de ce revenu, il relève que le fait qu'un employeur avait indiqué que son profil était " intéressant " pour un poste d'informaticien, sur une période de cinq ans de recherches d'emploi, ne permettait pas de prouver qu'il avait effectivement la possibilité de retrouver un emploi. Il en allait de même de l'intitulé figurant dans son curriculum vitae où il se présentait comme un ingénieur, ce type de document étant notoirement établi pour faire apparaître les candidats sous leur meilleur jour. Le recourant constate au surplus que la Cour de justice se contredisait en estimant qu'il était " parvenu à se faire embaucher pour des remplacements en dépit de son âge et de l'absence d'activité régulière depuis 2010", et en même temps qu'il s'agissait de missions sporadiques et temporaires. Il conclut en indiquant que, vu son âge et son éloignement du monde du travail pendant treize ans, il ne pouvait pas être raisonnablement exigé de sa part qu'il reprenne une activité lucrative, qu'il était arbitraire de retenir qu'il pouvait être embauché en qualité d'ingénieur informatique et que, dès lors, la Cour de justice ne respectait pas " le raisonnement clair et détaillé de la jurisprudence établie à l'aune de l'art. 276 cum 285 CC ".