Citation: 4A_54/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant reproche à l'arbitre d'avoir méconnu le principe de l'autorité de la chose jugée. A cet égard, il souligne que l'autorité de la chose jugée se limite au dispositif de la décision. Il estime dès lors que seul le dispositif de la décision prise par la CCA est entrée en force de chose jugée, à l'exclusion des considérations émises par cette dernière. L'intéressé fait ainsi valoir qu'il désapprouvait le raisonnement tenu par la CCA mais qu'il se satisfaisait de la solution rendue par celle-ci, dans la mesure où les montants alloués aux intimés étaient bien inférieurs à ceux qu'ils avaient réclamés. En étendant ainsi la portée de l'autorité de la chose jugée aux considérants de la décision rendue par la CCA et en jugeant que le recourant était le seul responsable de la rupture prématurée des rapports de travail, le TAS aurait non seulement violé l'ordre public formel mais également commis un abus de droit et, partant, rendu une sentence incompatible avec l'ordre public matériel. Le recourant est d'avis que le TAS aurait plutôt dû revoir les faits et le droit avec plein pouvoir d'examen, conformément à l'art. R57 du Code, et trancher le litige en prenant en compte l'ensemble des arguments avancés par les parties.