Citation: 2C_452/2020 E. A

A.________, ressortissant français né en 1968, est entré en Suisse en 1992 en vue d'y exercer une activité lucrative. Entre 1993 et 2004, il a occupé divers emplois de durée variable, tout en se trouvant ponctuellement au chômage. En décembre 2002, il a obtenu une autorisation d'établissement UE/AELE. Depuis décembre 2010, A.________ ne travaille plus et dépend entièrement de l'aide sociale en raison, selon ses dires, d'une grave dépression. L'intéressé vit avec B.________, ressortissante algérienne, qui séjourne illégalement en Suisse depuis 2013. Le couple a acceuilli, C.________, née en décembre 2016, ainsi qu'un second enfant né il y a quelques mois, au sujet duquel A.________ n'a pas fourni d'informations. Le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) a rejeté les demandes d'autorisations en vue du mariage et de regroupement familial déposées par A.________. Par décision du 19 juin 2018, entrée en force, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud a rejeté la demande de prestations formulée par l'intéressé pour grave dépression. Un décompte du 16 décembre 2019 atteste que celui-ci a perçu le revenu d'insertion, de janvier 2000 à décembre 2019, pour un montant total de 261'690 fr. Le Chef du Département de l'économie, de l'innovation et du sport du canton de Vaud (ci-après: le Chef du Département de l'économie) a constaté, par décision du 10 janvier 2020, la perte de la qualité de travailleur, ainsi que la dépendance durable à l'aide sociale de A.________; il a, par conséquent, révoqué l'autorisation d'établissement UE/AELE de celui-ci et lui a imparti un délai de trois mois pour quitter la Suisse.