Citation: 1C_601/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'arrêt attaqué retient que les ex-époux ont signé la déclaration commune attestant de la stabilité de leur union le 21 août 2008 et que la naturalisation a été accordée au recourant par décision du 14 octobre 2008. Le 7 juillet 2009 (soit moins de neuf mois après l'octroi de la naturalisation facilitée), son épouse a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale et d'extrême urgence aux termes de laquelle elle concluait notamment à être autorisée à vivre séparée du recourant et à être mise au bénéfice d'une contribution d'entretien pendant sa formation (Master en enseignement spécialisé) d'une durée de 3 ans. Le 15 mars 2010, les époux ont déposé une requête commune tendant au divorce et à la ratification de la convention sur les effets du divorce signée le même jour par ces derniers. L'union conjugale a été dissoute par jugement de divorce du 25 août 2010. Le 16 août 2014, le recourant a épousé en Tunisie une compatriote, de plus de dix ans sa cadette, qui lui a donné un enfant le 5 novembre 2015.