Citation: 7B_122/2025 E. 1.2

1.2. En l'espèce, selon les informations résultant du système de suivi des envois mis en place par La Poste suisse, l'envoi contenant l'arrêt entrepris est arrivé à "l'office de retrait/à l'office de distribution" d'Yverdon-les-Bains le 21 novembre 2024, date à partir de laquelle il était prêt au retrait et où il a été conservé, en poste restante, comme l'avaient demandé les recourants. Le 24 décembre 2024, le pli recommandé contenant l'arrêt attaqué a été retourné à l'expéditeur, qui l'a effectivement reçu le 30 décembre 2024 avec la mention "non réclamé". L'arrêt de l'autorité précédente est dès lors réputé avoir été notifié le dernier jour du délai de garde de sept jours, soit le 28 novembre 2024 (cf. arrêt 5A_790/2019 du 20 janvier 2020 consid. 3.2.2). Le délai de 30 jours pour recourir contre cet arrêt au Tribunal fédéral a donc commencé à courir le 29 novembre 2024, pour arriver à échéance le 13 janvier 2025 (cf. art. 46 al. 1 let. c LTF). Déposé le 4 février 2025, le recours est manifestement tardif. L'affirmation des recourants selon laquelle ils auraient, entre le 20 novembre et le 24 décembre 2024, retiré à plusieurs reprises leur courrier à la poste d'Yverdon-les-Bains, mais que le pli contenant l'arrêt du 14 novembre 2024 ne leur aurait pas été remis, n'est pas suffisante, étant relevé que la jurisprudence du Tribunal fédéral établit à cet égard la présomption que l'employé postal a correctement inséré l'avis de retrait dans la boîte à lettres ou la case postale du destinataire - a fortiori a correctement gardé le courrier à destination des recourants en poste restante - et que la date de ce dépôt, telle qu'elle figure sur la liste des notifications, est exacte (cf. arrêts 6B_601/2024 du 2 octobre 2024 consid. 2.1.3; 6B_448/2024 du 19 septembre 2024 consid. 3.2.1). Les recourants, qui devaient s'attendre à ce qu'un arrêt soit rendu par l'autorité précédente à la suite de leur recours interjeté le 30 septembre 2024, n'évoquent aucune circonstance qui permettrait de renverser cette présomption. Ils ne démontrent pas davantage que les conditions d'une restitution du délai de recours posées à l'art. 50 al. 1 LTF seraient remplies, comme il leur incombait de le faire. Ils se bornent à affirmer n'avoir commis aucune faute et avoir eu connaissance de l'arrêt entrepris par le courrier qui leur a été adressé le 6 janvier 2025 par l'autorité précédente.