Citation: I 635/04 31.01.2005 E. A

R.________, née en 1955, a travaillé comme auxiliaire au service des Editions X.________ Souffrant de douleurs dorsales, elle a subi une opération en janvier 1997, à la suite de laquelle elle a présenté des périodes d'incapacités totales et partielles de travail. Son dernier jour de travail effectif remonte au 23 décembre 1997 (cf. questionnaire pour l'employeur du 16 août 1999). Le 29 octobre 1998, l'assurée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport du 8 janvier 1999, le docteur M.________, généraliste et médecin traitant, a attesté des lombalgies depuis 1991, un status après cure de hernie discale L5-S1 médiane droite en 1997, avec greffe L5-S1 pour lombo-sciatique résistante au traitement conservateur, un status après injection péridurale thérapeutique L3-L4 en octobre 1998, pour persistance de lombo-sciatalgies gauches, ainsi qu'un status après tuberculose miliaire en janvier 1998 traitée. Il a estimé que l'exercice d'une activité adaptée, ne comportant pas le port de charges, restait exigible à 50 % au moins. L'Office AI a recueilli l'avis du Service médical régional (ci-après: SMR). Dans leur rapport des 26 et 28 février 2002, les docteurs B.________, généraliste, et P.________, spécialiste FMH en rhumatologie, ont posé le diagnostic de lombalgies chroniques persistantes et status après cure de hernie discale L5-S1 et spondylodèse en 1997. Ils ont relevé des limitations fonctionnelles en positions statiques assise ou debout sans possibilité d'alterner, dans les travaux en porte-à-faux du tronc ou encore lors du soulèvement régulier de charges supérieures à 8 kg ou de port de charges excédant 12 kg. Sur la base de ces constatations, les médecins du SMR ont admis une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée. Dans un certificat du 24 mai 2002, le médecin traitant de l'assurée a attesté que les lombalgies persistantes de sa patiente l'empêchaient de reprendre un quelconque travail et d'effectuer diverses tâches dans son ménage, notamment nettoyer, laver les vitres, porter un panier à linge ou encore manipuler un aspirateur. L'Office AI a estimé que l'exercice d'une activité industrielle légère, adaptée à l'état de santé de l'assurée, lui procurerait un gain annuel moyen de 38'210 fr. En comparant ce revenu au salaire annuel dont elle aurait pu bénéficier dans son ancien travail sans l'atteinte à la santé, soit un montant de 33'150 fr., l'Office AI a conclu qu'il n'existait aucun préjudice économique lié à l'état de santé, et nié par conséquent le droit de l'assurée à toute prestation, par décision du 24 juin 2002.