Citation: 4A_612/2024 E. 5.3

5.3. L'argumentation présentée par le recourant n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. Par sa critique purement appellatoire, l'intéressé, sous le couvert d'une prétendue atteinte à son droit d'être entendu, ne cherche, en réalité, qu'à refaire le procès arbitral, en exposant une nouvelle fois le point de vue juridique qu'il a défendu devant l'arbitre. Semblable démarche est inadmissible en matière d'arbitrage international. En tout état de cause, il ressort de la sentence attaquée que l'arbitre a estimé, à tout le moins implicitement, que les arguments matériels soulevés par le recourant au sujet d'éventuelles incohérences affectant la réglementation édictée par l'intimée ou d'un prétendu comportement incompatible avec les règles de la bonne foi de sa part n'étaient pas de nature à influer sur le sort du litige. Il appert, en effet, que l'arbitre a visiblement considéré qu'il s'agissait bel et bien d'un litige de nature contractuelle intéressant plusieurs équipes de football et que le recourant aurait dû diriger également son appel au TAS contre C.________. Contrairement à ce que soutient le recourant, ce n'est ainsi pas de manière inexpliquée que l'arbitre ne s'est pas penché sur les autres arguments invoqués par l'intéressé se rapportant au contenu de la réglementation édictée par l'intimée et aux conditions auxquelles un club formateur peut renoncer à une indemnité de formation. Aussi est-ce en pure perte que le recourant discute de la portée exacte qu'il conviendrait de donner à certaines règles adoptées par l'intimée. Pour le reste, la critique du recourant, en tant qu'elle porte sur les connaissances et les qualités de l'arbitre, ne relève en aucun cas de l'art. 190 al. 2 let. d LDIP. Il s'ensuit le rejet du grief considéré dans la mesure de sa recevabilité.