Citation: 6B_849/2018 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante indique qu'elle entend obtenir une indemnité pour tort moral en raison de l'atteinte à la personnalité du travailleur (art. 328 CO en relation avec l'art. 49 CO) qu'elle prétend avoir subi par l'infraction de discrimination raciale (art. 261 bis CP) qui aurait été commise par Y.________ sur son lieu de travail. Selon l'art. 328 al. 1 CO, l'employeur protège et respecte, dans les rapports de travail, la personnalité du travailleur. En cas de violation de cette obligation, l'employé peut prétendre à une indemnité pour tort moral aux conditions de l'art. 49 al. 1 CO (arrêt 4A_482/2017 du 17 juillet 2018 consid. 4.1). Cette norme prévoit que celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité a droit à une somme d'argent à titre de réparation morale, pour autant que la gravité de l'atteinte le justifie et que l'auteur ne lui ait pas donné satisfaction autrement. N'importe quelle atteinte ne justifie pas une indemnité; l'atteinte doit revêtir une certaine gravité objective et être ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime de s'adresser au juge afin d'obtenir réparation (arrêts 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.1; 4A_217/2016 du 19 janvier 2017 consid. 5.1; cf. ATF 129 III 715 consid. 4.4 p. 725; ATF 120 II 97 consid. 2a et b p. 98 s.). La recourante n'explique pas en quoi la gravité de l'atteinte subie en relation avec les propos prétendument tenus par Y.________ justifie l'allocation d'une indemnité pour tort moral. Cela étant, vu le sort du recours, la question de la qualité pour recourir peut rester ouverte s'agissant de la discrimination raciale invoquée (cf. infra consid. 3.2).