Citation: 5A_646/2019 E. 6.1

6.1. La juridiction précédente a considéré que la possibilité d'introduire une nouvelle poursuite sur la base du certificat d'insuffisance de gage, le cas échéant sans commandement de payer préalable, prévue par l'art. 158 al. 2 LP suppose, entre autres conditions, que le poursuivi à l'encontre duquel ce titre a été délivré réponde sur tout son patrimoine de la créance garantie par le droit de gage. En l'espèce, le certificat en cause indique que la créance en souffrance correspond au capital dû " sur cédule hypothécaire "; or, par définition, l'existence d'une cédule hypothécaire implique que la créance garantie par le titre de gage est personnelle et, dès lors, que le débiteur " en répond sur l'entier de ses biens ". L'arrêt 5A_676/2013 - concernant le recourant - n'est d'aucun secours: le Tribunal fédéral a jugé qu'il découlait du contrat de fiducie que les parties étaient tacitement convenues d'une clause de bénéfice de discussion réelle, imposant au créancier " de rechercher d'abord la créance abstraite " (consid. 5.1.3); il n'a pas écarté une responsabilité personnelle du recourant, mais précisé au contraire que, au terme de la poursuite en réalisation de gage, " le créancier pourra déposer à nouveau une requête de mainlevée [...]" (consid. 5.2.3).