Citation: 2P.179/2004 19.07.2004 E. 2

2.1 Aux termes de l'art. 88 OJ, ont qualité pour former un recours de droit public les particuliers ou les collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont d'une portée générale. Le recourant doit être atteint dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés au sens où ceux-ci découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitution- nelle spécifique, pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental (ATF 129 I 113 consid. 1.2 p. 117, 217 consid. 1 p. 219). La protection contre l'arbitraire inscrite à l'art. 9 Cst. (cf. art. 4 aCst.) ne confère pas à elle seule la qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. Un recourant n'a qualité pour déposer un recours de droit public pour arbitraire que si les dispositions légales dont il dénonce l'application arbitraire lui accordent un droit ou servent à protéger ses intérêts prétendument lésés (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85-86; voir aussi ATF 129 I 217 consid. 1.3 p. 222). Ainsi, en particulier, les étrangers qui n'ont pas droit à une autorisation de séjour en vertu du droit fédéral n'ont pas la qualité pour recourir contre le refus d'une telle autorisation, dès lors que les autorités cantonales statuent librement, en vertu des art. 4 et 18 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), sur l'octroi d'une telle autorisation (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85-86 et les références). Toutefois, même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, un recourant peut se plaindre par la voie du recours de droit public de la violation de ses droits de partie que lui reconnaît la procédure cantonale ou de droits qui découlent directement de dispositions constitutionnelles, lorsqu'une telle violation équivaut à un déni de justice formel (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 86 et les références; cf. aussi ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222; 129 II 297 consid. 2.3 p. 301). 2.2 En l'occurrence, le recourant se plaint que la décision attaquée soit arbitraire et contraire au principe de la proportionnalité dans la mesure où, en appliquant l'art. 4 LSEE, l'autorité intimée n'aurait pas tenu compte de ses séjours en Suisse entre 1984 et 1993, ni de ses liens avec notre pays, de son intégration professionnelle, ni encore du fait qu'il ne figure pas dans le casier judiciaire ni dans le registre des poursuites. 2.3 Le grief de violation du principe de la proportionnalité se confond en l'occurrence avec celui d'arbitraire. Or, le grief d'arbitraire ne suffit pas à conférer la qualité pour recourir, dès lors que le recourant ne peut invoquer aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour (cf. ci-dessus consid. 1.2). Par ailleurs, le recourant ne dénonce pas la violation d'autres droits ou principes constitutionnels. En particulier, il ne se plaint pas de la violation de ses droits de partie, ni d'autres droits découlant directement de dispositions constitutionnelles. Dans ces conditions, le recours ne satisfait pas aux exigences de l'art. 88 OJ, de sorte qu'il n'est pas recevable non plus en tant que recours de droit public.