Citation: 1B_480/2019 E. A

A.a. Le Ministère public de la République et canton de Genève instruit une procédure pénale à l'encontre de A.________ pour escroquerie par métier (art. 146 al. 1 et 2 CP), complicité d'escroquerie (art. 24 cum 146 CP) et faux dans les titres (art. 251 CP). Il lui est reproché d'avoir, entre 2007 et 2010, alors qu'elle était employée de la banque B.________, où elle occupait un poste d'assistante comptable, détourné au préjudice de son employeur un montant total de 1'398'228 francs, soit par le biais de prélèvements indus sur le compte d'un associé, au moyen d'instructions dont elle avait falsifié la signature, soit par substitution, en lieu et place de bulletins de versement censés régler des factures, de bulletins correspondant à des comptes de carte de crédit qu'elle avait ouverts auprès de multiples organismes, soit encore en modifiant le compte bénéficiaire de versements que certains clients de la banque voulaient faire en faveur d'organisations caritatives, en détournant les fonds sur ses propres comptes de carte de crédit. A.b. Alors que l'instruction des faits précités était en cours, A.________ a été soupçonnée d'avoir commis à nouveau des escroqueries (art. 146 CP) et un blanchiment d'argent (art. 305 bis CP). Il lui est reproché d'avoir, en 2015, mis son nom, son adresse e-mail et ses numéros de comptes bancaires à disposition d'escrocs dans le cadre d'annonces factices sur les sites Anibis et Tutti pour de prétendues ventes d'articles. Le montant total des fonds reçu des victimes s'élèverait à 130'090 fr. 65, dont une partie aurait été reversée aux escrocs du Nigeria; le solde, de 4'777 fr. 65, aurait été conservé par A.________. A.c. Elle est enfin soupçonnée d'abus de confiance (art. 138 CP) et escroquerie (art. 146 CP) au préjudice de la société genevoise C.________, où elle avait été engagée en janvier 2017. Il lui est reproché de s'être approprié sans droit et dans un dessein d'enrichissement, entre le 3 mars 2017 et le 2 avril 2019, la somme d'environ 124'000 francs, par des transferts d'argent à son avantage, notamment pour payer ses factures, lorsqu'elle y travaillait comme secrétaire de direction, puis, à partir de son licenciement le 31 mars 2018, en ordonnant des transferts en sa faveur alors qu'elle aurait conservé les codes d'accès. A.d. Dans le cadre de la présente procédure de recours, A.________ ne conteste pas les faits reprochés. S'agissant de la deuxième période, elle considère avoir été elle-même victime d'escrocs et, pour la troisième période, elle aurait agi sous les menaces de son ex-mari, qui lui réclamait le paiement d'arriérés de dettes communes.