Citation: 2C_972/2017 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la recourante n'a produit aucun certificat médical ni document attestant de blessures provoquées par des actes de violence. La seule pièce que la recourante a déposée à cet égard est une déclaration écrite établie par le Centre de consultation d'aide aux victimes d'infractions le 7 janvier 2016, relative à une prétendue altercation survenue le 9 février 2015. La simple existence de cette prise de contact avec le centre précité ne suffit toutefois pas à établir l'existence de violences conjugales, en tant que cette déclaration ne restitue pas le contenu de l'entretien, ni les conclusions de celui-ci à propos de l'intensité des violences conjugales prétendument subies par la recourante (cf. à ce propos arrêt 2C_1125/2015 du 18 janvier 2016 consid. 4). Par ailleurs, le 22 février 2016, le Ministère public en charge des faits dénoncés le 16 février 2015 a indiqué envisager de rendre une ordonnance de classement. La recourante ne prétend au demeurant pas avoir apporté, d'une quelconque manière, la preuve des violences conjugales qu'elle aurait subies, ni établi leur gravité, leur durée ou leur impact sur son intégrité physique. Elle se borne bien plus à soutenir, de manière appellatoire, que son époux serait sur le point de comparaître devant un tribunal en raison de menaces de mort proférées à son encontre. Dès lors que ces prétendues menaces sont postérieures à la séparation du couple le 9 février 2015, elles ne sont de toute façon pas déterminantes. Par conséquent, on ne saurait reprocher au Tribunal administratif fédéral d'avoir considéré, faute d'éléments probants, que la recourante ne pouvait se prévaloir de violences conjugales au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr pour demeurer en Suisse.