Citation: 7B_6/2023 E. 2.5.4

2.5.4. Quatrièmement, le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que l'absence de traces d'ADN masculin sur les mains, les poignets et la bouche de la victime prouvait que sa version des faits - selon laquelle il l'avait maintenue à cet endroit, mis sa main sur sa bouche et son cou et caressée par-dessus les habits - n'était pas crédible. En tant qu'il soutient sans autre explication, tout en se fondant sur un article de l'Université de Lausanne à propos de la persistance dans le temps des traces ADN, que de telles traces auraient été décelées s'il avait agi comme la victime le prétend, le recourant ne fait qu'offrir sa propre lecture des moyens de preuve dans une démarche appellatoire, sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale. Cette dernière a en effet exposé que le "document scientifique" auquel se référait le recourant ne donnait aucune indication décisive pour la présente cause, ce qu'il ne contredit pas. Au demeurant, le document en question (cf. pièce 38/1 du dossier cantonal) n'apporte aucune information pertinente pour le cas d'espèce et notamment sur un possible mélange de plusieurs ADN. En effet, il est relevé que le rapport d'analyse du CURML ne conclut pas que les prélèvements effectués ne comportaient aucun ADN masculin, mais que la "quantification d'ADN" réalisée pour lesdits prélèvements n'avait pas "mis en évidence de quantités significatives d'ADN masculin" et qu'étant donné "les grandes quantités d'ADN féminin détectées", des marques génétiques sur le chromosome Y avaient été analysées, ce qui n'avait pas permis de mettre en évidence un profil Y. L'extrait de l'article n'est donc pas propre à démontrer en quoi le raisonnement de l'autorité précédente ne pourrait pas être suivi.