Citation: 4A_620/2016 E. 2.1

2.1. L'arrêt attaqué, qui renvoie la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle décision, n'est pas une décision finale, au sens de l'art. 90 LTF, car il ne met pas un terme à la procédure (ATF 135 III 212 consid. 1.2 p. 116 et les arrêts cités). Il s'agit d'une décision incidente qui n'entre pas dans les prévisions de l'art. 92 LTF et qui tombe, dès lors, sous le coup de l'art. 93 LTF. Le recourant soutient, quant à lui, que la décision attaquée constitue une décision matériellement finale, visée par l'art. 90 LTF, dès lors qu'elle ne laisserait plus aucune marge au premier juge et scellerait le sort de la procédure. A l'appui de cette thèse, il invoque en particulier l'arrêt rendu le 16 juin 2014 par la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral dans la cause 4A_616/2013. Toutefois, ce précédent n'est pas pertinent, pas plus du reste que les autres arrêts cités par lui, lesquels concernent de surcroît d'autres domaines juridiques, tels que le droit fiscal et le droit des assurances sociales. En effet, au consid. 1.1 de l'arrêt en question, le caractère final de la décision entreprise a été admis parce que la mission confiée par la cour cantonale au juge de première instance consistait uniquement à constater que la procédure était devenue sans objet et à rayer la cause du rôle. Tel n'est pas le cas en l'espèce, dès lors que la décision que devra prendre le président du Tribunal, en exécution des directives de la cour cantonale, consistera uniquement à exclure la fourniture des sûretés en garantie des dépens du champ d'application de l'assistance judiciaire accordée au demandeur et à réclamer à ce dernier la fourniture des sûretés requises par les intimés. Il va de soi que cette décision-là, contrairement à celle dont il est question dans l'arrêt fédéral sus-indiqué, ne mettra pas un terme au procès divisant les parties. L'arrêt attaqué constitue donc bel et bien une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF.