Citation: 1B_65/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a tout d'abord rappelé que le recourant souhaitait voir saisis des mouvements et calibres destinés à être intégrés dans les boîtiers des montres litigieuses. Elle a ensuite considéré que le fait que la société E.________ SA soit en charge de la fabrication des montres litigieuses pour le compte de B.________ GmbH n'était pas contesté, de sorte qu'il n'était pas nécessaire de prouver ce fait par la saisie des pièces concernées. La juridiction précédente a ensuite estimé que le recourant n'avait pas expliqué en quoi ces dernières présenteraient des signes distinctifs suffisants permettant de déduire de leur examen les violations alléguées; le design dont le recourant se prévalait paraissait se rapporter avant tout à l'aspect extérieur de la montre litigieuse. Les juges cantonaux ont enfin relevé que le recourant ne prétendait toujours pas à la mise en oeuvre d'actes d'enquête impliquant un examen matériel de ces mouvements et calibres; leur saisie à seule fin d'en estimer le nombre, le coût et le prix - dans la mesure où ce but pourrait être atteint par la mesure requise - apparaissait disproportionnée, puisque la réponse pouvait être obtenue en interrogeant E.________ SA.