Citation: 2C_748/2007 05.03.2008 E. 3

3.1 D'après l'art. 7 LSEE, le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour (al. 1 1ère phrase) et, après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, il a droit à l'autorisation d'établissement (al. 1 2ème phrase), à moins que le mariage n'ait été contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers (al. 2), sous réserve au surplus d'un abus de droit (ATF 131 II 265 consid. 4.1 p. 267). Il y a abus de droit lorsque le conjoint étranger invoque un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une autorisation de police des étrangers, car ce but n'est pas protégé par l'art. 7 al. 1 LSEE (ATF 131 II 265 consid. 4.2 p. 267). Le mariage n'existe plus que formellement lorsque l'union conjugale est définitivement rompue, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a plus d'espoir de réconciliation; les causes et les motifs de la rupture ne jouent pas de rôle (ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117). A ce sujet, on peut se référer au considérant 2c de la décision attaquée (art. 109 al. 3 LTF). 3.2 Le Tribunal administratif a retenu que les époux X.________ vivaient effectivement séparés depuis le 1er juillet 2005, qu'ils n'entretenaient plus de relations conjugales et qu'il n'y avait pas d'indice permettant d'entrevoir une reprise de la vie commune. Les faits pertinents ainsi constatés par le Tribunal administratif lient l'autorité de céans (art. 105 al. 1 LTF). Quand le Tribunal administratif a statué, les époux X.________ avaient cessé de cohabiter depuis 2 ans et 5 mois. De plus, le recourant n'apporte pas d'élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à la volonté réelle de la reprise de la vie commune. Force est de constater que le mariage des époux X.________ est vidé de toute substance. En se prévalant d'un mariage purement formel pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, le recourant a commis un abus de droit. C'est donc sans violer le droit fédéral, en particulier l'art. 7 LSEE, que l'autorité intimée a confirmé le refus de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé et rendu la décision attaquée, à laquelle on peut renvoyer (art. 109 al. 3 LTF).