Citation: 8C_90/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant, se prévalant du principe de l'uniformité de la notion d'invalidité en assurances sociales, soutient que la jurisprudence développée dans le domaine de l'assurance-invalidité portant sur la mise en oeuvre de mesures de réadaptation pour des assurés âgés de 55 ans révolus (cf. consid. 4.1.2 supra) - comme lui - s'appliquerait également dans le domaine de l'assurance-accidents. À cet égard, il maintient que la fin du versement des indemnités journalières de l'assurance-accidents serait assimilable à la réduction ou la suppression d'une rente de l'assurance-invalidité. Il souligne qu'au moment de la cessation du versement par l'intimée de l'indemnité journalière, il aurait été en incapacité de travail totale dans son activité habituelle, de sorte que l'intimée aurait dû examiner s'il était en mesure de mettre à profit sa capacité de travail médico-théorique dans une activité adaptée. C'est ce qu'aurait fait l'office AI en constatant que les possibilités de réinsertion étaient illusoires, compte tenu des seules atteintes causées par l'accident du 2 mai 2018. Le recourant en déduit un droit à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 100 % dès le 1 er décembre 2021, en précisant encore que sa rente de vieillesse, touchée de manière anticipée, serait subsidiaire à la rente d'invalidité de l'assurance-accidents.