Citation: 2C_959/2016 E. A

Par arrêtés du 23 février 2011, le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève a autorisé A.________ à exercer les professions de détective privé et d'agent de renseignements commerciaux dans le canton de Genève. Par courrier du 8 octobre 2015, le Procureur général de la République et canton de Genève a informé le Département de la sécurité et de l'économie de la République et canton de Genève (ci-après: le Département) que A.________ était prévenu de corruption active (art. 322 ter CP) et d'instigation à la violation du secret de fonction (art. 320 CP). Selon les documents joints en annexe, A.________ a admis, lors de son audition par l'Inspection générale des services le 9 septembre 2015, avoir sollicité et obtenu d'un ami assistant de sécurité publique II à la police genevoise des renseignements au sujet d'adresses, de filiations, de numéros de téléphone et de plaques d'immatriculation. Il lui avait également demandé si les dénommées "F.B" et "B.F" étaient connues de la police et enregistrées dans le fichier "monde de la nuit", puis avait transmis l'information concernant "B.F" au client qui l'avait sollicitée. Entendu le même jour par le Ministère public, A.________ a indiqué qu'il savait au moment où il avait demandé à son ami des informations que celui-ci n'avait pas le droit de les lui donner.