Citation: 2C_327/2024 E. 6.3

6.3. Le Tribunal fédéral a, à plusieurs reprises, constaté que la loi fédérale du 23 juin 2006 sur les professions médicales universitaires (loi sur les professions médicales, LPMéd; RS 811.11), règle uniquement les professions médicales universitaires énumérées à l'art. 2 al. 1 LPMéd, dont celle de médecin (cf. art. 2 al. 1 let. a LPMéd), exercée sous propre responsabilité professionnelle (cf. art. 1 al. 2 let. e LPMéd; ATF 143 I 352 consid. 3.1). Les cantons disposent de la compétence de réglementer ces professions, dans la mesure où celles-ci ne sont pas pratiquées sous propre responsabilité professionnelle (cf. arrêt 2C_838/2021 du 9 mars 2023 consid. 4.3 et les arrêts cités; il en va de même en ce qui concerne les professions de la santé: cf. arrêt 2C_276/2023 du 11 janvier 2024 consid. 6.1.2). Le Tribunal fédéral a ainsi précisé qu'il appartenait aux cantons de maintenir, d'introduire ou de renoncer à exiger une autorisation pour l'exercice des professions médicales universitaires, lorsque celles-ci ne sont pas pratiquées sous propre responsabilité professionnelle (cf. 2C_236/2020 du 28 août 2020 consid. 3.3.2 [la LPMéd mentionnait alors, encore l'exercice "indépendant" (qui est devenu "sous propre responsabilité professionnelle") par opposition à l'exercice "dépendant" des professions médicales; sur l'évolution de ces notions dans ladite loi: cf. ATF 148 I 1 consid. 5.1 et l'auteur cité]; cf. aussi YVES DONZALLAZ, Traité de droit médical, 2021, vol. II, p. 1378). Ainsi, dans la mesure où il a soumis cet exercice à autorisation, le législateur genevois n'a pas violé la primauté du droit fédéral. Partant, le grief est rejeté.