Citation: 1P.260/2005 25.08.2005 E. C

A.________ a recouru contre ce jugement auprès de la Cour de Cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Cour de cassation pénale), dénonçant en particulier une violation du principe de la présomption d'innocence. Statuant le 22 décembre 2004, la Cour de cassation pénale a confirmé le jugement attaqué. Entendu à plusieurs reprises en janvier 1992, B.________ avait déclaré puis confirmé que l'accusé lui avait remis les chèques en cause aux fins d'encaissement. Il avait expliqué en détail le déroulement des opérations, rapportant les faits de manière identique à chaque audition. Face à ces affirmations, sa lettre de rétractation ultérieure, non datée, dans laquelle il se déclarait seul coupable et soutenait, sans autre précision, que son frère n'avait pas commis de délit, n'emportait nullement la conviction. Quant à l'autre pièce produite également devant les juges de première instance, signée, selon l'accusé, de sa mère, de l'un de ses frères, d'une voisine et d'un collègue, elle attestait certes que A.________ résidait en Espagne de septembre 1991 à février 1992; toutefois, le Tribunal d'arrondissement pouvait considérer sans arbitraire que la présence de l'accusé en Espagne en automne 1991 n'était pas décisive, dès lors qu'il avait pu revenir en Suisse durant cette période, notamment pour y obtenir illicitement l'argent dont il avait besoin pour obtenir de la drogue.