Citation: 7B_744/2023 E. 4.4.1

4.4.1. En l'occurrence, le recourant ne critique pas, à juste titre, avoir revêtu la position de chef de chantier au moment des faits (cf. p. 3 du jugement attaqué). Selon les constatations cantonales qui lient la Cour de céans, le recourant, en tant qu'ingénieur civil auprès du Bureau d'étude C.________ SA, avait été mandaté par le propriétaire de l'immeuble en rénovation. A ce titre, il était chargé de la direction et de la surveillance du chantier (cf. p. 3 du jugement attaqué; consid. B.b supra). Aussi, le recourant était responsable du respect, dans son domaine, des règles de l'art de construire et répondait aussi bien d'une action que d'une omission (ATF 109 IV 15 consid. 2a; arrêts 6B_513/2022 du 9 mai 2023 consid. 2.2.1; 6B_1386/2021 du 16 mars 2023 consid 3.3; 6B_217/2022 du 15 août 2022 consid. 2.3). Il lui incombait en particulier d'assurer la sécurité sur le chantier lors de l'exécution des travaux de construction (cf. arrêt 6B_266/2015 du 21 décembre 2015 consid. 2.1 et les références citées). Selon une jurisprudence constante, chacun est en effet tenu, dans son domaine de compétence, de déployer la diligence que l'on peut attendre de lui pour veiller au respect des règles de sécurité (cf. arrêts 6B_513/2022 du 9 mai 2023 consid. 2.2.1; 6B_1386/2021 du 16 mars 2023 consid. 3.2; 6B_217/2022 du 15 août 2022 consid. 2.3; 6B_315/2020 du 18 mai 2022 consid. 6.3 et les références citées). Ces principes, développés sous l'angle de l'art. 229 CP, s'appliquent à l'infraction de lésions corporelles par négligence au sens de l'art. 125 al. 1 et 2 CP, en particulier quant à la position de garant qui se fonde sur ces mêmes considérations (cf. arrêts 6B_315/2020 du 18 mai 2022 consid. 6.3; 6B_543/2012 du 11 avril 2013 consid. 1.3.3 et les références citées). Il en découle que le recourant était garant de la sécurité sur le chantier au moment des faits.