Citation: 6B_12/2021 E. 1.6

1.6. De surcroît, il pouvait être pris en considération que le recourant s'était vu remettre le 11 juin 2020, simultanément à l'ordonnance pénale du même jour, une traduction en arabe de la mention des voies de droit. La remise d'un tel document, rédigé dans sa langue maternelle, était ainsi propre, à tout le moins, à attirer son attention sur la possibilité de contester l'ordonnance pénale et sur la nécessité de respecter un certain délai pour ce faire, moyennant au besoin l'aide de tiers. On relèvera encore que le recourant, informé de la possibilité de faire appel à un défenseur (cf. art. 158 al. 1 let. c CPP), ne conteste pas y avoir expressément renoncé lors de ses auditions par la police ainsi que par le Juge des mineurs. Il ne prétend pas non plus s'être trouvé dans un cas de défense obligatoire au sens de l'art. 130 CPP. Il apparaît enfin que l'opposition était intervenue alors qu'une condamnation à l'issue de la nouvelle procédure introduite contre le recourant pour infraction à la LEI était susceptible d'entraîner une révocation du sursis qui lui avait été octroyé par ordonnance pénale du 11 juin 2020, ce qui pourrait l'avoir incité à finalement tenter de contester la condamnation prononcée à cette occasion, après s'en être satisfait dans un premier temps.