Citation: 6B_686/2019 E. 1

B.e. Dans son rapport du 27 novembre 2018, la Direction de l'Etablissement de B.________ a indiqué que X.________ ne posait pas de problème particulier et était bien intégré à la vie de l'établissement dont il respectait le règlement. Son travail à l'atelier cuisine a même été qualifié de très bon. De plus, elle a souligné que l'intéressé n'avait fait l'objet d'aucune sanction disciplinaire et que ses analyses toxicologiques s'étaient toutes révélées négatives aux substances illicites. Par ailleurs, elle a indiqué que X.________ vivait très durement sa condamnation, qu'il considérait comme une erreur judiciaire. B.f. Dans sa saisine du 26 décembre 2018, l'Office d'exécution des peines a proposé de refuser la libération conditionnelle à X.________. Il a souligné les antécédents du condamné, sa très lourde culpabilité, ses dénégations jusqu'au terme de la procédure, sa prise de conscience nulle, ainsi que sa montée en puissance dans la criminalité. Il s'est montré préoccupé par le risque de récidive en cas de libération conditionnelle. Il s'est rallié aux conclusions de l'évaluation criminologique et a estimé que le pronostic quant au comportement futur du condamné était défavorable. Il a également considéré qu'un maintien en détention paraissait plus à même d'endiguer le risque de récidive qu'une libération conditionnelle et qu'il convenait d'abord d'envisager un passage dans un secteur ouvert avant un régime éventuel de sorties. B.g. Dans son rapport du 25 février 2019, la Commission interdisciplinaire consultative (ci-après: CIC) a retenu que la motivation délinquante du condamné apparaissait exclusivement celle de l'appât du gain. Elle a qualifié de moyen le risque de récidive générale et violente et de niveau moyen à élevé les facteurs de protection. En outre, la CIC a pris bon acte du bon comportement de l'intéressé en détention et du fait qu'à l'approche des deux tiers, l'autorité d'exécution préconisait un programme échelonné, débutant par le passage dans un secteur ouvert avant un régime éventuel de sorties. La CIC a souscrit à cette perspective, en relevant que dans l'ensemble, aucun facteur potentiel de changement, susceptible de réduire un risque de récidive violente non négligeable, ne se dégageait. B.h. Entendu le 4 mars 2019, X.________ a notamment nié son implication dans le brigandage pour lequel il a été condamné et, interpellé sur ses antécédents, il a contesté toute implication dans un cambriolage commis en 2012. Par rapport à sa situation en Suisse, il a indiqué que son permis d'établissement lui avait été retiré et que son épouse ne travaillait plus et qu'elle dépendait désormais des services sociaux. S'agissant de son avenir, il a indiqué qu'à sa sortie, il irait vivre à U.________ (Suisse) auprès de son épouse et de leurs trois enfants, se disant absolument confiant quant au fait qu'il y retrouverait rapidement du travail.