Citation: 6B_770/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il oppose à l'appréciation des preuves de la cour cantonale sa propre interprétation des déclarations des parties et témoins, sans démontrer en quoi l'autorité précédente en aurait tiré des constatations insoutenables. Le recourant ne démontre ainsi nullement en quoi il aurait été arbitraire de retenir, sur la base des déclarations de l'intimé et du témoin D.________, que le conducteur avait ralenti à l'approche des piétons. Par ailleurs, le recourant soutient, sans le démontrer, que l'intimé circulait à tout le moins à 50 km/h au moment de l'accident. Il n'apparaît pas que la correction d'un éventuel vice serait, sur ce point, susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF), dès lors que rien n'indique que la vitesse de l'intimé eût pu être inadaptée aux circonstances (cf. consid. 3.2 infra). Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il avait atteint le trottoir de droite après avoir traversé la chaussée. A cet égard, l'autorité précédente a exposé que l'intimé s'était déporté sur la piste de gauche "au moment où il [était] arrivé à la hauteur du groupe, qui se trouvait déjà sur le trottoir de droite". On ne voit pas en quoi cette affirmation entrerait en contradiction avec les témoignages et déclarations cités par le recourant, selon lesquels ce dernier aurait eu un pied sur le trottoir et un autre encore sur la chaussée à l'approche de l'intimé. La cour cantonale a en effet constaté que les piétons en question, y compris le recourant, avaient traversé la chaussée et atteint le trottoir de droite, de sorte qu'ils ne se trouvaient plus sur la trajectoire de l'intimé lorsque ce dernier les avait approchés. Pour le reste, il n'apparaît pas que la correction d'un éventuel vice serait, à cet égard, susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF), puisque la position du recourant lorsque l'intimé a aperçu ce dernier ne devait de toute manière pas l'amener à adopter un comportement différent de celui qu'il a eu en l'occurrence (cf. consid. 3.2 infra). Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, il n'apparaît pas que l'autorité précédente aurait arbitrairement ignoré les déclarations du témoin D.________ et de l'intimé, selon lesquelles ils avaient remarqué que les piétons ayant traversé la chaussée étaient alcoolisés. La cour cantonale a en effet indiqué que l'intimé ne pouvait s'attendre à ce que l'un des piétons, "même si éméché", revienne sur ses pas et se place devant la voiture. Il découle de ce qui précède que le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.