Citation: 9C_784/2013 E. A

M.________ vit en ménage avec son mari et leurs trois enfants nés respectivement en 1991, 1993 et 1998, dans une maison particulière comprenant trois niveaux et un jardin. Au bénéfice d'un CFC d'employée de commerce, elle travaille en qualité de réceptionniste-téléphoniste à 20 % dans une entreprise de joaillerie depuis 2008. Le 12 mars 2010, elle a été victime d'un grave traumatisme à la jambe gauche, qui a nécessité l'amputation du membre au niveau du genou gauche. Le 1 er septembre 2010, elle a repris son travail de réceptionniste-téléphoniste à 20 %. Dans un rapport d'ergothérapie du 13 juillet 2011, l'Hôpital X.________ a indiqué que malgré les contraintes imposées par le port d'une prothèse de désarticulation du genou, les capacités fonctionnelles étaient en adéquation avec les exigences du poste de travail, mais que la patiente devait fournir davantage d'efforts pour maintenir son niveau de rentabilité antérieur, les changements de position entre la station assise et la station debout nécessitant chaque fois un ajustement de la prothèse. Le 7 juin 2012, M.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (rente et mesures professionnelles). L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (l'office AI) a diligenté une enquête économique sur le ménage. Dans son rapport du 14 janvier 2013, l'enquêtrice a pondéré les activités comme suit: conduite du ménage (5 %), alimentation (30 %), entretien du logement (15 %), emplettes et courses diverses (10 %), lessive et entretien des vêtements (15 %), soins aux enfants ou aux autres membres de la famille (5 %), divers (20 %). Elle a fixé les empêchements à 20 % pour l'entretien du logement, à 20 % également pour la lessive et à 50 % pour le poste "divers", l'assurée ne subissant pas d'empêchement pour la conduite du ménage, l'alimentation, les emplettes et courses, ainsi que pour les soins aux enfants. Compte tenu de la pondération des activités, l'invalidité a été fixée à 16 % dans la sphère ménagère. Dans le cadre de l'activité lucrative, exercée à temps partiel (20 %), le taux d'invalidité était nul. Par décision du 5 mars 2013, l'office AI a fixé le taux d'invalidité à 13 % et rejeté la demande de prestations.