Citation: 5P.7/2004 24.03.2004 E. 1

2.2 L'intimée fait valoir que les recours sont irrecevables au regard de l'art. 86 al. 1 OJ, les décisions attaquées n'ayant pas été rendues en dernière instance cantonale; l'exclusion de l'appel à la Cour de justice concerne seulement la «décision positive de faillite cambiaire», et non la «décision de rejet de la requête de faillite pour tardiveté ou [...] pour toute autre raison». Cette opinion ne saurait être suivie. Dans une affaire récente, la cour de céans est entrée en matière sur un recours interjeté contre le refus d'ouvrir la faillite de change, en se référant à la dernière jurisprudence de la Cour de justice (SJ 120/1998 p. 309 ss), selon laquelle la voie de l'appel extraordinaire au sens de l'art. 292 LPC/GE n'est plus ouverte en ce domaine (arrêt 5P.80/2001 du 9 avril 2001, consid. 1a). Pour le surplus, il n'est pas contesté que les jugements attaqués ne sont pas susceptibles du recours institué par l'art. 174 al. 1 LP (ATF 79 III 43 consid. 2 p. 45; Bauer, loc. cit., avec d'autres citations). Il s'ensuit que les présents recours sont aussi recevables sous cet angle. 2.3 Dans un recours de droit public pour arbitraire, les moyens de fait ou de droit nouveaux sont prohibés (ATF 124 I 208 consid. 4b p. 212; 118 III 37 consid. 2a p. 39 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral s'en tient dès lors aux faits constatés par l'autorité cantonale, à moins que le recourant ne démontre que ces constatations sont arbitrairement fausses ou lacunaires (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Il y a lieu, par conséquent, d'écarter l'affirmation - démentie par l'intéressée - selon laquelle l'intimée aurait «plaidé [devant le magistrat précédent] qu'il n'y avait pas d'effet suspensif dans la procédure d'opposition en matière de poursuite pour effets de change»; une telle assertion ne trouve pas non plus d'assise dans le procès-verbal de comparution personnelle des parties du 24 novembre 2003.