Citation: 6S.80/2004 16.03.2004 E. 1

Dans le contexte du conflit matrimonial opposant les époux R. X.________ et D. X.________, le juge compétent a pris acte de leur séparation et a notamment retiré au père l'autorité parentale sur leurs trois enfants. Le 17 novembre 2003, R. X.________ a déposé plainte pénale contre son épouse et contre inconnu, notamment pour abus de téléphone au sens de l'art. 179septies CP, alléguant en substance ce qui suit. Le dimanche 31 août 2003, son épouse et leurs trois enfants étaient invités au domicile des parents de l'ami de celle-ci, A. B.________, lorsqu'un tiers a téléphoné dans la matinée, se présentant comme le frère de R. X.________ et demandant à parler à l'un des enfants, K.________, né en 1994. C. B.________, qui avait répondu à l'appel, a alors appelé K.________ au téléphone, lequel a entendu son interlocuteur lui dire "c'est papa". Cette phrase a été suivie d'éclats de rire, après lesquels l'interlocuteur de K.________ a immédiatement mis un terme à l'appel. Selon la plainte, K.________ a été très perturbé par cet appel téléphonique, qu'il aurait compris en ce sens que son père "se payait sa tête" et qui aurait eu pour but de perturber, voire de détruire, la chance de R. X.________ de rétablir des relations personnelles avec son fils. Dans le cadre de la procédure pénale initiée par sa plainte, R. X.________, qui soupçonnait un membre de la famille de son épouse d'être l'auteur de l'appel téléphonique, a sollicité, le 30 janvier 2004, du juge d'instruction qu'il ordonne l'édition par Swisscom de la liste des appels effectués le jour des faits, soit le 31 août 2003, sur le numéro de téléphone de C. B.________. Le 20 février 2004, le Juge d'instruction pénale du Bas-Valais a finalement donné suite à cette requête et ordonné au Secrétariat général ETEC, à Berne, l'édition de la liste des appels intervenus le 31 août 2003 de 8 heures à 12 heures sur le numéro de téléphone de C. B.________. Il a par ailleurs transmis son ordonnance pour approbation au Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais. Par décision du 23 février 2004, ce dernier magistrat a refusé d'approuver la mesure de surveillance téléphonique et invité le juge d'instruction à y mettre fin immédiatement ou, le cas échéant, à retirer du dossier les résultats qui auraient déjà été obtenus. Il a considéré, en bref, que les conditions de l'art. 3 al. 1 let. a à c en relation avec l'art. 3 al. 2 let. f de la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication du 6 octobre 2000 (LSCPT; RS 780.1) n'étaient pas remplies. Agissant par l'entremise de son mandataire, R. X.________ se pourvoit en nullité au Tribunal fédéral contre cette décision, en concluant à son annulation pour violation des art. 3 al. 1 LSCPT et 179septies CP. Simultanément, il sollicite l'effet suspensif ainsi que des mesures provisionnelles tendant à ce que les données relatives à l'édition de la liste des appels effectués sur le numéro de téléphone de C. B.________ ne soit pas détruites et à ce qu'il soit procédé immédiatement à l'édition de cette liste pour le 31 août 2003 de 8 heures à 12 heures.