Citation: 5A_305/2021 E. 3.3

3.3. L'intimé n° 1 oppose aux arguments de la recourante que l'interprétation littérale n'est d'aucune aide, faute de texte clair. Il affirme que celui-ci est contradictoire car les exigences relatives à l'avertissement de la notification simplifiée sont contradictoires. Il ajoute que, pour procéder à l'interprétation historique, il suffit de se référer au commentaire officiel de l'ordonnance, dont il déduit que l'Office doit apporter la preuve qu'il a informé le destinataire de la notification simplifiée, ce qui n'est pas le cas en produisant un relevé " Track&Trace " dans le cas d'un envoi A Plus qui ne fait qu'établir le dépôt du pli dans la boîte aux lettres. Il affirme aussi que le commentaire précise que l'information doit être directe et effective en exigeant, en relation avec le nouvel art. 7 al. 1 let. b Ordonnance COVID-19 justice et droit procédural, que l'autorité doit prouver que le destinataire a été bien informé de la notification. S'agissant de l'interprétation téléologique, l'intimé n° 1 soutient que les dispositions particulières de notification n'ont pas été instaurées dans un but contraire à la ratio legis des règles de notification de la LP, de sorte que, sauf à violer le principe fondamental de la remise physique des commandements de payer, on ne peut pas retenir que l'avis de notification pouvait être remis sans garantie que le destinataire en prenne connaissance. Enfin, l'intimé n° 1 répète, au titre de l'interprétation systématique, que la notification des actes de poursuite est soumise à des conditions strictes de notification, l'exécution forcée pouvant être déclenchée par une simple réquisition de poursuite. L'intimé n° 1 conclut sur la base de ces moyens d'interprétation que c'est à juste titre que la Chambre de surveillance a retenu qu'une prise de connaissance effective de l'avis de notification simplifié était nécessaire pour satisfaire aux exigences de l'art. 7 al. 1 let. b Ordonnance COVID-19 justice et droit procédural.