Citation: 4A_296/2018 E. A

Le 10 juillet 2014, A.X.________ (ci-après: le locataire) et sa mère B.X.________ ont signé "conjointement et solidairement" un contrat de bail débutant le 1 er août 2014 et portant sur un appartement de quatre pièces au 4 ème étage de l'immeuble sis rue... à Genève, propriété de la SI Z.________ SA (ci-après: la bailleresse). Le loyer a été fixé à 34'404 fr. par année, charges comprises. Le contrat mentionne sous la rubrique relative à la destination des locaux: "habitation de Monsieur A.X.________ exclusivement". A la suite d'une information du Ministère public du 4 décembre 2014 selon laquelle une procédure pénale était ouverte à l'encontre du locataire notamment pour usure et infraction à la loi sur la prostitution, la régie en charge de la gestion de l'immeuble a adressé, le 16 décembre 2014, un courrier aux deux signataires du bail, expliquant avoir été informée que des activités de prostitution se déroulaient dans l'appartement et rappelant que les locaux étaient dévolus à l'habitation de A.X.________, à l'exclusion de toute autre destination. Les prénommés étaient mis en demeure de rétablir immédiatement une affectation conforme au bail, faute de quoi celui-ci serait résilié. Par courrier du 29 décembre 2014, le locataire a contesté l'existence d'une activité de prostitution et indiqué à la régie qu'il habitait l'appartement en cause. Par avis officiel du 13 janvier 2015, adressé sous pli séparé au locataire et à sa mère, la bailleresse a résilié le contrat pour le 28 février 2015. A la demande du locataire, elle a motivé le congé le 12 février 2015; elle se référait aux activités de prostitution ayant lieu dans l'appartement loué, qui n'étaient pas conformes à l'affectation des locaux convenue.