Citation: 8C_15/2014 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que prétend la recourante, il n'y a pas "17 pièces médicales" qui contredisent l'avis des médecins de la CNA. La plupart des rapports auxquels elle se réfère n'ont pas la portée probante qu'elle leur prête. Ainsi, si les certificats du docteur D.________, qui a suivi l'assurée dans les premiers mois suivant l'accident, prouvent qu'elle s'est plainte de douleurs à la hanche dans les suites de son accident, ils ne disent encore rien sur l'origine de la coxarthrose découverte bien plus tard. On ne voit pas non plus ce que la recourante voudrait tirer du seul compte-rendu radiologique du docteur L.________, le diagnostic d'état séquellaire du muscle psoas iliaque qu'il a objectivé ayant dûment été pris en considération par les médecins de la CNA. En ce qui concerne les nombreux rapports médicaux intermédiaires signés par le docteur G.________, ils ne font que mentionner le diagnostic général de déchirure labrum hanche G - qui est admis - et rendre compte de l'évolution de la situation. En définitive, les seules pièces allant dans le sens de l'argumentation de la recourante sont le certificat médical du docteur G.________ du 4 avril 2007, qui parle d'un "accident de la circulation a[yant] occasionné une grave lésion à la hanche", et le document rempli par le docteur E.________ à l'attention de la CNA daté du 1er décembre 2007, dans lequel celui-ci pose le diagnostic de coxarthrose post-traumatique. Outre que ces avis ne sont pas motivés, ils apparaissent en contradiction avec les indications que le même docteur E.________ avait fournies, quelque temps auparavant, à son confrère G.________ au terme d'une consultation spécialisée de l'assurée du 30 janvier 2007. Dans le rapport en question (daté du jour de l'examen), de loin le plus détaillé de tous, le docteur E.________ a en effet clairement associé les lésions cartilagineuses labrales mises à jour par l'arthro-IRM du 21 septembre 2006 à un contexte de dysplasie frustre de la hanche et de conflit coxo-fémoral dû à une tête fémorale asphérique. Il a également fait mention du risque, dans cette situation, de voir se développer des troubles dégénératifs futurs sous la forme de coxarthrose. Or ces considérations corroborent celles des docteurs J.________ et K.________ et sont de nature à relativiser la force probante du point de vue que les docteurs E.________ et G.________ ont exprimé ultérieurement. Il ne ressort donc de l'ensemble de ces pièces aucun élément objectif apte à mettre en doute les conclusions des médecins de la CNA au sens de la jurisprudence de l'ATF 135 V 465. On peut également noter que la recourante n'a produit aucun avis médical postérieur à leurs appréciations. Dans ces conditions, les premiers juges étaient fondés à renoncer à ordonner une expertise pour statuer. Par ailleurs, vu l'absence de lien de causalité entre la coxarthrose de la hanche gauche et l'accident, la recourante ne saurait prétendre une indemnité pour atteinte à l'intégrité supérieure à celle qui lui a été accordée en équité par la CNA. Le recours doit être rejeté.