Citation: 6B_1209/2015 E. 2.2

2.2. Le recourant invoque également une faute concurrente du cycliste de nature à interrompre le lien de causalité. L'intimé avait estimé sa vitesse à 35 km/h. Lui-même avait déclaré devant le tribunal de police rouler entre 30 et 40 km/h (et non pas 50 km/h comme l'avait retenu de manière inexacte la cour cantonale). Selon lui, il était donc tout à fait vraisemblable qu'il avait dépassé le cycliste bien avant le lieu de l'accident et que celui-ci le talonnait de très près. Partant, même si on pouvait lui reprocher une violation des règles de prudence dans la manoeuvre qu'il avait effectuée en urgence pour éviter le premier véhicule, le comportement du cycliste n'était pas non plus exempt de reproche. Non seulement, celui-ci n'avait pas gardé une distance suffisante avec sa voiture, mais il avait effectué un dépassement téméraire au vu de la situation qui se déroulait devant lui.