Citation: I 532/05 13.07.2006 E. 5.2

5.2. Au vu des autres pièces médicales versées au dossier, il n'y a pas lieu de s'écarter de ce rapport d'expertise qui répond aux critères jurisprudentiels permettant de lui attribuer pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) et vient corroborer les conclusions auxquelles étaient parvenues auparavant les docteurs I.________ et K.________ (rapports des 8 janvier et 4 mars 2002). Le fait que le docteur E.________ a indiqué que différents facteurs, tels que l'origine étrangère de l'assuré, son absence de formation, son quasi analphabétisme, sa maîtrise limitée de la langue française ou encore ses compétences limitées au seul domaine de la maçonnerie, pourraient rendre difficile sa réintégration dans un quelconque circuit professionnel n'est pas pertinent en l'espèce, dès lors que les facteurs invoqués sont étrangers à la notion d'invalidité. L'appréciation de la doctoresse H.________, certes postérieure aux rapports des deux médecins précités, ne saurait à cet égard prévaloir. Bien qu'elle ait attesté une capacité de travail de 50 % dans son rapport du 10 octobre 2003, ce médecin n'a que très succinctement motivé son appréciation. De plus, son opinion semble reposer principalement sur les douleurs exprimées par le recourant et sur l'hypothèse de la présence d'une algoneurodystrophie de Südeck, qui, comme l'a noté le docteur E.________, ne trouve cependant aucune traduction clinique ou radiologique évidente. De même, les considérations du docteur D.________, qui a également retenu une capacité résiduelle de travail limitée à 50 %, ne sont pas concluantes, puisque ce spécialiste en chirurgie orthopédique s'est limité à porter une appréciation sur l'exercice d'une activité physiquement pénible (rapport du 5 mai 2004). On ne saurait enfin attribuer l'échec rencontré par le recourant dans son emploi auprès de l'Atelier X.________ SA à son état de santé; son licenciement a en effet été motivé par un manque d'acuité visuelle et de sensibilité aux travaux fins, ce qui permet tout-au-plus de présumer que les activités requérant une dextérité fine ne sont pas pleinement adaptées.