Citation: 8C_56/2016 E. 2.3.2

2.3.2. D'autre part, le docteur K.________ arrive à la conclusion, après avoir examiné les résultats de l'IRM du 16 janvier 2012, qu'en l'absence de lésion axonale diffuse, les constats minimes des gyrus ne peuvent être que possiblement en relation de causalité avec l'événement du 11 juin 2007. Ce point de vue corrobore l'avis des médecins ayant pratiqué l'IRM, lesquels ont considéré que ces atteintes étaient conciliables ("vereinbar") avec l'accident, ce qui signifie qu'une relation de causalité relève tout au plus du domaine du possible. Cela ne suffit pas, au degré de vraisemblance prépondérante, pour admettre l'existence d'une telle relation de causalité. Le docteur K.________ rappelle également que la recourante n'a pas perdu connaissance suite à son accident et n'a pas reçu de soins en raison de problèmes d'ordre neurologique à la suite de ce dernier. Le médecin en conclut qu'il s'agit vraisemblablement d'une atteinte d'ordre maladive plutôt que d'une atteinte accidentelle. Au surplus, le docteur K.________ a relevé que, même dans l'hypothèse où les constats minimes des gyrus frontaux devaient être considérés comme les conséquences d'une lésion traumatique du cerveau survenue le 11 juin 2007, ces atteintes ne pourraient nullement expliquer, d'un point de vue neurologique, les troubles cliniques, les maux de tête ou les troubles épileptiformes présentés par la recourante. Ces explications sont convaincantes. Le Tribunal fédéral n'a pas de raisons de les mettre en doute. On peut ainsi se rallier au point de vue de la juridiction cantonale, selon lequel l'intéressée ne présente pas de séquelles organiques objectivables en relation de causalité naturelle avec l'accident du 11 juin 2007. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de compléter l'instruction comme le demande la recourante.