Citation: 5A_423/2022 E. A

A.a. D.________ a prêté aux époux A.________ (ci-après: les recourants) 250'000 fr. le 29 septembre 2017, puis 900'000 fr. le 14 novembre 2017. Par acte du 14 novembre 2017, la recourante a acheté, avec ces sommes, le bien-fonds no 2110 de la commune de U.________. À des fins de garantie, elle a transféré à D.________ une cédule hypothécaire au porteur de 1'500'000 fr. grevant l'immeuble précité. Les 14 novembre 2017 et 22 avril 2018, D.________ et les recourants ont signé des reconnaissances de dette en lien avec les montants prêtés, majorés d'un intérêt de 50'000 fr., respectivement de 180'000 fr. Les recourants n'ayant pas payé les intérêts ni remboursé les montants en capital précités, D.________ a dénoncé la cédule hypothécaire, puis requis et obtenu la réalisation forcée du bien-fonds no 2110. Il a acquis celui-ci aux enchères le 12 février 2020 pour le montant de 1'000'000 fr. par compensation de créances et a été inscrit au registre foncier comme propriétaire avec effet au 6 mars 2020. A.b. Par contrat du 30 juin 2020, D.________ a vendu le bien-fonds précité à C.________ SA (ci-après: l'intimée), qui a été inscrite comme propriétaire à compter du 14 juillet 2020. Par courrier du 2 juillet 2020, l'intimée a requis des recourants qu'ils quittent son immeuble. A.c. Par mémoire du 7 juin 2021, l'intimée a déposé à l'encontre des recourants une action en revendication et en restitution en protection des cas clairs. Les recourants ont conclu à l'irrecevabilité de cette requête et ont demandé que l'intimée soit astreinte à prester des sûretés en garantie des dépens.