Citation: 1F_5/2023 E. 2.2

2.2. Le procès-verbal du 18 novembre 2022 devant le Tribunal des baux fait était d'une conciliation ayant abouti. Il est constaté que la résiliation de bail notifiée le 4 mai 2020 pour le 1er octobre 2020 est valable. Dans son arrêt, la CDAP relevait déjà que le recourant n'avait pas établi qu'il était le locataire de la villa, de sorte que son recours paraissait irrecevable. On peut dès lors se demander pour quelle raison le requérant n'a pas évoqué devant le Tribunal fédéral l'existence d'une procédure pendante devant le Tribunal des baux, dès lors que celle-ci portait sur la résiliation d'un prétendu bail à loyer. On peut également se demander si la pièce produite constitue un faux ou un vrai novum, dès lors qu'elle est postérieure à l'arrêt dont la révision est demandée. Se pose encore la question de savoir si le procès-verbal de conciliation vient réellement, comme le soutient le requérant, prouver l'existence d'un bail à loyer entre les parties; celles-ci se sont accordées sur la validité d'une résiliation, mais cela ne démontre pas que, si le tribunal des baux avait dû examiner la question, il aurait nécessairement conclu à l'existence d'un bail. Cela est d'ailleurs douteux au vu de l'arrêt du 10 février 2021 de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois, qui constate formellement que le requérant ne démontrait pas être au bénéfice d'un contrat de bail tacite.