Citation: 1C_517/2015 E. 1.4.2

1.4.2. Les recourants reprochent à la Cour des plaintes d'avoir omis de statuer sur certains griefs. En premier lieu, l'autorité d'exécution aurait délégué le tri des documents aux enquêteurs étrangers. Le fait que des enquêteurs étaient présents lors du tri ne signifie toutefois pas que le MPC n'aurait pas effectué lui-même le tri en question. Ainsi soulevé, le grief n'appelait pas de motivation spécifique. Les enquêteurs étrangers auraient aussi eu, selon les recourants, accès au dossier de la procédure pénale avant que celle-ci ne soit versée au dossier de l'entraide; les recourants n'indiquent toutefois pas en quoi le droit de l'entraide judiciaire s'en trouverait violé au point de justifier une annulation de l'ordonnance de clôture. La Cour des plaintes n'avait dès lors pas à examiner plus avant la question. Les recourants reprochaient aussi à la demande d'entraide de ne pas comporter de limites de dates ou de lieux, de sorte qu'elle s'apparenterait à une recherche indéterminée de moyens de preuve. L'arrêt répond toutefois à cet argument de manière suffisante dans son considérant relatif au principe de la proportionnalité (consid. 6.4-6-5).