Citation: I 635/99 18.04.2000 E. 5

5.- On ajoutera que la solution des premiers juges - qui font remonter les effets de la reconsidération au 1er septembre 1994 - revient implicitement à considérer que les conditions d'une révision procédurale étaient réunies dans le cas particulier. Or, cela supposerait l'existence de faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve suscepti- bles de conduire à une appréciation juridique différente (ATF 122 V 21 consid. 3a, 138 consid. 2c, 173 consid. 4a, 272 consid. 2, 121 V 4 consid. 6 et les références). On peut douter que tel est le cas, dès lors qu'aucun motif objectif n'empêchait l'intimé d'alléguer les circonstances de fait déterminantes dans le cadre de son recours dirigé contre la décision initiale de révision (cf. Meyer-Blaser, Die Abänderung formell rechtskräftiger Verwaltungsverfügun- gen in der Sozialversicherung, in ZBl 95/1994, p. 351). En tout état de cause, même si l'on admettait que par lettre du 6 mai 1996, V.________ sollicitait le réexamen de son cas, la demande de révision aurait dû être déclarée irrece- vable, faute d'avoir été déposée en temps utile dès la dé- couverte du motif de révision (cf. art. 67 LPA).