Citation: 6B_1082/2017 E. 3.4.1

3.4.1. Dans son rapport, l'experte a considéré que le recourant présentait une pathologie susceptible d'engendrer des actes de violence s'il n'était pas traité correctement. Elle a précisé qu'il était difficile d'estimer l'imminence du risque de récidive qui était avant tout corrélé à l'imprévisibilité de ses idées délirantes (expertise p. 14); à la page 12 de son expertise, elle a qualifié le risque de récidive de moyen (expertise p. 13). En outre, elle a constaté que le recourant avait mis en échec le traitement psychothérapeutique ambulatoire préconisé et qu'il n'en avait nullement bénéficié. Pour elle, le seul moyen pour prévenir un risque de récidive est d'ordonner un traitement intégré, à savoir un placement en foyer, un suivi psychothérapeutique et un traitement médicamenteux adapté. Le Dr A.________ suit ce point de vue. Il a estimé qu'une fois sorti de l'hôpital, sans médication et avec retour à domicile, le risque de péjoration de l'état clinique du condamné était très important et qu'une meilleure alliance thérapeutique ne pouvait pas être établie. Il a considéré que le SMP n'était pas en mesure d'appliquer le mandat de soin qui lui avait été confié et a proposé de solliciter la justice afin d'évaluer la pertinence à maintenir un suivi obligatoire ambulatoire, la mesure n'étant pas applicable.