Citation: 2A.161/2002 09.04.2002 E. 2

2.1 En l'espèce, il est manifeste que les deux motifs de détention invoqués par les autorités cantonales sont réalisés. Tout d'abord, il existe un faisceau d'indices sérieux permettant de conclure que le recourant a l'intention de se soustraire à son refoulement. Dépourvu de documents de voyage, l'intéressé est sous le coup d'une mesure de renvoi exécutoire. Il est sans importance qu'il ait déclaré devant les autorités intimées être prêt à rentrer dans son pays d'origine, dans la mesure où il n'a entrepris jusqu'à ce jour aucune démarche concrète en vue de quitter la Suisse. Dans la procédure d'asile, il a en outre fait de fausses déclarations sur son pays d'origine. Lors de la procédure de détention en vue de refoulement, il continue à prétendre être originaire d'Ouganda, alors que certains indices laissent penser qu'il vient du Nigeria. De plus, le recourant a fréquenté le milieu de la drogue et enfreint à maintes reprises la loi fédérale sur les stupéfiants, ce qui a amené les autorités cantonales bernoises à prononcer contre lui l'interdiction de pénétrer sur le territoire cantonal. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le recourant n'a pas respecté cette injonction, ce qui constitue un autre motif de détention administrative. Le fait que le recourant a des problèmes de santé ne saurait conduire à sa libération. Il lui incombe, le cas échéant, de demander à l'autorité cantonale compétente à pouvoir consulter un médecin durant sa détention. 2.2 Pour le surplus, il apparaît que la mise en détention du recourant respecte à la fois le principe de proportionnalité et celui de la diligence consacré par l'art. 13b al. 3 LSEE. En outre, l'exécution du renvoi de l'intéressé ne s'avère pas d'emblée impossible pour des raisons juridiques ou matérielles (art. 13c al. 5 lettre a LSEE), mais devrait avoir lieu dans un délai raisonnable. 2.3 Manifestement mal fondé, le présent recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures. Compte tenu des circonstances, il se justifie de statuer sans frais (art. 153, 153a et 156 OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: