Citation: 6B_1034/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient que les photographies litigieuses ne sont pas secrètes au sens de l'art. 320 CP, dès lors qu'elles auraient pu être prises par n'importe quelle personne présente le 4 octobre 2014 sur l'espace public à l'endroit de la manifestation et qu'aussi, leur contenu était accessible à un large public. Il relève à cet égard qu'il n'existait aucun intérêt légitime à ce que ces photographies demeurent secrètes, alors qu'au contraire, il pouvait pour sa part se prévaloir d'un intérêt légitime à se défendre dans une procédure pénale et, partant, à produire de tels moyens de preuves. Par surabondance, le recourant fait valoir qu'en produisant les pièces litigieuses lors des débats de première instance, il les avait révélées à des tiers autorisés, soit à la présidente du tribunal de police et au ministère public. La présidente du tribunal de police aurait ainsi pu ordonner leur dépôt, que les photographies soient couvertes ou non par le secret de fonction, ce qu'elle avait fait dans le cadre d'une procédure pénale dirigée contre un autre policier accusé d'avoir commis un abus d'autorité lors de la manifestation du 4 octobre 2014.