Citation: 8C_567/2017 E. 5.2

5.2. En l'espèce il n'est pas possible de se fonder sur l'arrêt U 214/04 déjà mentionné pour qualifier l'événement survenu le 17 novembre 2006 dans la mesure où le choc provoqué par une voiture n'est en rien comparable à celui d'une moto en ce qui concerne les forces générées et les conséquences qui en résultent. Selon les déclarations du motocycliste à la Gendarmerie nationale, celui-ci circulait à une vitesse située aux alentours de 50 km/h. De son côté un témoin interrogé par la police a déclaré que le motocycliste circulait " à une vitesse raisonnable ". Ces déclarations ne sont toutefois pas assez précises pour permettre d'évaluer les forces en jeu sans examiner les circonstances qui ont immédiatement suivi l'impact. En l'occurrence, déséquilibré à la suite de la collision avec l'assurée, le motocycliste a été déporté sur sa droite et a chuté avec sa moto quelques mètres plus loin. Il s'en est toutefois relevé indemne et son véhicule n'a pas subi de dégâts significatifs. Il a immédiatement ôté son casque et s'est porté au secours de l'intéressée. Il résulte ainsi de l'absence de blessure et de dégâts au véhicule que la chute du motocycliste n'a pu survenir qu'à une vitesse réduite, ce qui tend à démontrer que l'impact est comparable à celui subi par la victime dans le précédent invoqué par la recourante (arrêt 8C_816/2012 déjà cité). A cet égard on ne saurait en effet partager le point de vue de l'intimée selon lequel son corps aurait amorti la chute du motocycliste puisque celle-ci a eu lieu à la suite du déséquilibre provoqué par le choc. Dans ces conditions l'événement survenu le 17 novembre 2006 doit être qualifié d'accident de gravité moyenne stricto sensu, ce qui implique qu'au moins trois critères objectifs définis par la jurisprudence doivent être réalisés pour que soit retenu le caractère adéquat du lien de causalité.