Citation: 1B_338/2022 E. 5.1

5.1. Si l'objet du litige est en revanche une problématique de jonction de causes, ainsi que paraît le soutenir la recourante, le recours au Tribunal fédéral dans la présente cause doit être déclaré irrecevable. Dans une telle configuration, l'arrêt attaqué ne met en effet pas un terme à la procédure pénale. Le recours en matière pénale n'est ainsi recevable qu'en présence d'un préjudice irréparable (cf. art. 93 al. 1 let. a LTF), point sur lequel la recourante ne développe d'ailleurs aucune argumentation. Or, un tel préjudice n'est pas d'emblée évident dans le cas d'espèce. En effet, la recourante reste partie dans l'ensemble des procédures pendantes la concernant, que ce soit en tant que prévenue ou partie plaignante; tel est également le cas eu égard à la cause fribourgeoise F_1 si, ainsi que l'affirme la recourante, cette procédure est toujours pendante. Elle ne perd donc aucun droit de procédure (cf. la jurisprudence rendue en matière de décisions ordonnant notamment la disjonction de causes, ATF 147 IV 188 consid. 1.3.4 et 1.3.5; 140 IV 172 consid. 1.2.3; arrêts 1B_580/2021 du 10 mars 2022 consid. 2; 1B_436/2019 du 24 octobre 2019 consid. 1.2); en particulier, elle peut, le cas échéant, soulever, dans l'une et/ou l'autre de ces causes, ses griefs relatifs à des faits qui auraient déjà été jugés dans une autre procédure ("ne bis in idem"), ainsi que produire ou requérir la production des éléments figurant dans les autres dossiers. La recourante ne subit ainsi aucun préjudice irréparable qu'aucune décision ultérieure ne pourrait réparer.