Citation: 6B_785/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant dénonce des incohérences tant dans les propos de l'intimée que dans le raisonnement de la cour cantonale. Toutefois, dans la mesure où il se limite à reprocher à la juridiction précédente d'avoir " refusé de prendre en compte l'inconstance des déclarations de l'intimée ", son argumentation ne répond pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et est, partant, irrecevable. Par ailleurs, on voit mal en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'incohérence en considérant que le récit de l'intimée quant à l'événement en cause était parfaitement convaincant mais que ses déclarations s'agissant des événements liés au chef d'accusation de viol (dont le recourant a été libéré) ne lui permettaient pas d'acquérir une conviction. Le recourant reproche en outre à la juridiction cantonale d'avoir omis certains éléments factuels. Or contrairement à ce qu'il prétend, la cour cantonale n'a pas ignoré les messages téléphoniques des intéressés, en particulier l'évocation de l'intimée selon laquelle les relations sexuelles qu'ils entretenaient étaient le seul point positif de leur mariage (cf. jugement attaqué consid. 3.1 p. 26). Cet élément n'est toutefois pas suffisant pour remettre en cause l'appréciation de la juridiction cantonale selon laquelle les faits dénoncés par l'intimée quant à l'événement spécifique de la fellation imposée étaient crédibles vu les déclarations détaillées, constantes et dépourvues d'ambiguïté de celle-ci. La cour cantonale n'a pas non plus occulté l'état de santé dans lequel se trouvait le recourant durant la période en cause (cf. jugement attaqué consid. C.1.1 p. 16 et 3.1 p. 26). La motivation cantonale permet de comprendre que l'appréciation des premiers juges, fondée sur les déclarations du recourant qui prétendait être limité par ses douleurs, a été écartée au profit des déclarations de l'intimée, jugées plus crédibles (cf. consid. 1.2 supra). En tout état, compte tenu des positions respectives des intéressés lors de l'épisode litigieux (l'intimée se trouvant sur le canapé et le recourant debout face à elle), lesquelles ne sont pas contestées, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation selon laquelle il a usé de violence pour imposer la fellation, malgré ses douleurs aux reins et une fistule sur un bras.