Citation: 1B_356/2017 E. 1

A.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 12 janvier 2012, les experts ont qualifié de moyen à élevé le risque de récidive d'actes de même nature présenté par l'expertisé, dont la responsabilité pénale a été jugée entière. Le 20 novembre 2012, le Procureur du Valais central a informé les parties de la clôture prochaine de l'instruction et de son intention de rendre une ordonnance de mise en accusation pour abus de confiance (art. 138 ch. 1 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), escroquerie par métier (art. 146 al. 1 et 2 CP), détournement de retenues sur les salaires (art. 159 CP), faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP), faux dans les certificats (art. 252 CP) et délits selon les art. 87 LAVS, 70 LAI, 76 LPP, 112 LAA, 105 LACI, 25 LPGA et 23 LAFam, étant précisé que le montant des dommages subis par les parties plaignantes s'élevait à plus de 566'000 francs au total. Le 25 février 2013, le Procureur a décerné un nouveau mandat d'amener à l'encontre de l'intéressé qui n'avait pas réintégré la Colonie pénitentiaire de Crêtelongue après un congé, le 6 janvier 2013. Le 25 novembre 2016, soit trois ans et neuf mois plus tard, l'intéressé a une nouvelle fois été arrêté provisoirement. Auditionné par le Procureur en qualité de prévenu, il a confirmé le bien-fondé des accusations formulées à son encontre dans la communication de fin d'enquête du 20 novembre 2012.