Citation: 9C_499/2009 16.12.2009 E. 3

L'office recourant n'articule aucun grief quant à l'analyse somatique du cas par les premiers juges. En revanche, il leur reproche une violation de leur obligation de motiver le jugement dès lors qu'ils n'auraient pas expliqué les motifs qui les auraient amenés à traiter le trouble dépressif séparément du trouble somatoforme douloureux, ni pourquoi le premier nommé représenterait à lui seul une atteinte à la santé totalement invalidante. 3.1 Si la juridiction cantonale a effectivement considéré que le trouble dépressif récurrent induisait, à lui seul, une incapacité totale de travail et de gain depuis novembre 2002, elle ne s'est toutefois pas contentée de cette seule conclusion, mais a clairement fait allusion aux éléments qui lui ont permis d'y aboutir contrairement à ce que soutient l'administration. Le raisonnement des premiers juges à ce propos peut sembler succinct, mais il apparaît néanmoins que ceux-ci se sont fondés sur le travail du docteur R.________ dont ils ont déduit l'antériorité du trouble dépressif par rapport au trouble somatoforme, qui n'aurait eu pour unique conséquence que la péjoration de l'altération du fonctionnement social et professionnel générée par le premier trouble cité déjà totalement invalidant. La juridiction cantonale a aussi fait sienne la qualification par l'expert psychiatre de l'intensité du trouble dépressif (épisode moyen) et l'évaluation du taux d'incapacité de travail en découlant dès lors que rien ne venait contredire ces éléments. Elle a enfin admis qu'une prise en charge médicale spécialisée suivie de mesures de réadaptation appropriées auraient pu contribuer à diminuer l'incapacité de travail retenue, mais n'a pas reproché à l'intimé de ne pas avoir entrepris ces démarches compte tenu des circonstances. 3.2 Il ressort ainsi de ce qui précède que l'acte attaqué offrait à l'office recourant suffisamment d'éléments pour être compris et contesté efficacement (sur le devoir de motivation, cf. notamment ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540 et les références). Le recours est donc mal fondé sur ce point.