Citation: 4A_45/2008 23.04.2008 E. 4

A suivre la recourante, le tribunal des assurances aurait violé les art. 4 et 6 LCA en ne retenant pas une réticence commise par la demanderesse. Elle fait valoir que, contrairement à l'opinion de cette instance, l'intimée ne pouvait pas de bonne foi considérer qu'elle n'avait pas à indiquer avoir souffert d'épilepsie durant son enfance. Elle allègue que, lors de la signature de la proposition de 1989, elle a posé à la demanderesse une question claire et non équivoque quant à l'existence passée ou présente d'épilepsie, laquelle, comme la quasi-totalité des autres questions, ne contenait aucune limitation temporelle. Elle se prévaut encore du fait que le représentant de la compagnie A.________ n'était qu'un agent négociateur, de sorte que la demanderesse ne pouvait pas se fonder sur les assurances données par ce dernier, à supposer qu'elles aient été erronées. La recourante en déduit que tous les éléments du dossier démontrent que l'intimée a commis une réticence « en ne déclarant pas ce qu'elle pensait être des crises d'épilepsie durant son enfance ».