Citation: 1C_355/2019 E. 1

Les recourants soutiennent encore que l'audition d'un représentant de la Commission d'urbanisme aurait permis de réparer le vice qu'entachait son préavis, soit l'absence de mention de la dérogation prévue à l'art. 26 al. 2 LaLAT. Cet élément n'est cependant pas décisif pour la solution du litige dans la mesure où l'autorisation de construire mentionne expressément cette disposition et où les recourants ont pu faire valoir leurs droits à cet égard dans la procédure cantonale. Les recourants font encore valoir que les déclarations d'un représentant de la commune auraient été indispensables au regard des préavis défavorables rendus par elle. A nouveau, les recourants ne démontrent pas en quoi cette audition pourrait avoir une incidence sur l'issue de la procédure puisque cette instance s'est exprimée par le biais de son préavis défavorable et qu'il a été pris en compte par les juges cantonaux. Ainsi, les intéressés ne démontrent pas que la Cour de justice aurait procédé à une appréciation anticipée des preuves entachée d'arbitraire en renonçant à administrer les preuves requises. Dans ces conditions, le grief de la violation du droit d'être entendu peut être rejeté.