Citation: 8C_530/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Selon la jurisprudence, un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) que s'il s'agit d'un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 141 III 80 consid. 1.2; 140 V 321 consid. 3.6). Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un dommage irréparable (ATF 147 III 159 consid. 4.1; 142 III 798 consid. 2.2; 138 III 46 consid. 1.2 et les références), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 142 V 26 consid. 1.2; arrêt 8C_452/2020 du 7 octobre 2021 consid. 1.3, in SVR 2022 UV n° 11 p. 46). Les arrêts qui renvoient la cause à l'autorité inférieure constituent en principe des décisions incidentes car ils ne mettent pas fin à la procédure (ATF 140 V 282 consid. 4.2). Dans ce contexte, le seul allongement de la durée de la procédure ou le seul fait que son coût s'en trouve augmenté ne constitue pas un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 139 V 99 consid. 2.4).