Citation: 1B_596/2022 E. 3

La Chambre pénale de recours a relevé que le recourant relatait plusieurs évènements dans lesquels il aurait été victime mais n'aurait pas pu faire valoir ses droits. S'agissant des faits survenus le 7 avril 2019 au domicile de son ex-épouse, l'infraction de dommages à la propriété qui lui était reprochée avait finalement été classée le 2 mars 2020, à la suite de son opposition à l'ordonnance pénale du 14 octobre 2019. Il ne ressortait pas des pièces de cette procédure, et notamment de son audition par la police, que le recourant aurait déclaré vouloir lui-même déposer plainte contre son ex-épouse pour d'éventuelles voies de fait ou qu'il aurait été empêché de le faire. Partant, on ne décelait aucun déni de justice. Quant à ses autres courriers adressés au Ministère public, le recourant ne contestait pas avoir été d'abord invité à constituer un avocat, ce qu'il dit avoir tenté de faire sans succès (PG/479/2018). Ce nonobstant, il avait continué de lui envoyer des courriers/plaintes pour " non-respect de la convention contre la torture " (PG/537/2019 et PG/603/2019), auxquels il lui avait été dûment répondu les 31 octobre et 18 décembre 2019. Le recourant avait persisté ensuite à adresser au Ministère public des courriers/plaintes qui ne répondaient toujours pas aux conditions de forme et de contenu imposés par la loi (PG/124/2021; PG/743/2021; PG/151/2022; PG/192/2022 et PG/411/2022). Ayant dûment été avisé le 18 décembre 2019 qu'il ne serait plus donné suite à ses courriers s'ils ne remplissaient pas les conditions légales, il ne pouvait se plaindre d'aucun déni de justice dans l'absence de réaction du Ministère public à ses courriers successifs. Le recourant ne s'en prend pas à la motivation retenue dans l'arrêt attaqué en lien avec les faits survenus le 7 avril 2019 au domicile de son ex-épouse. S'agissant du reproche qui lui est adressé de ne pas respecter les formes de procédure, il fait remarquer que ses tentatives d'être entendu dans un poste de police ont été systématiquement refusées et que ses courriers auprès du Ministère public n'ont pas eu plus de succès. Cette argumentation n'est pas topique, revêt un caractère appellatoire et ne satisfait pas les exigences de motivation requises. A.________ ne s'emploie pas à démontrer en quoi les courriers successifs qu'il avait adressés au Ministère public répondaient aux exigences de forme et de contenu requises de toute plainte (cf. à ce sujet, ATF 145 IV 190 consid. 1.2; arrêt 1B_495/2020 du 4 mars 2021 consid. 4.2) et en quoi la Chambre pénale de recours aurait fait preuve d'arbitraire en le niant et en considérant que le Ministère public pouvait s'abstenir de répondre aux courriers/plaintes postérieurs au 18 décembre 2019 sans s'exposer à un déni de justice. Il ne suffit pas à cet égard de renvoyer aux documents transmis aux différentes autorités et aux réponses reçues, à charge ensuite au Tribunal fédéral de les examiner d'office pour savoir s'ils répondent aux conditions de forme et de contenu d'une plainte, ni d'alléguer avoir été la victime d'actes de torture ou de discrimination raciale; encore convient-il de les expliciter par des éléments précis, documentés par pièces, qui permettraient de les étayer et de les rattacher à un comportement punissable en Suisse.