Citation: 1P.508/2000 29.09.2000 E. 4

4.- Aux termes de l'art. 136 let. d OJ, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est recevable lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits importants qui ressortent du dossier. a) En l'espèce, le requérant fait état des photographies qu'il avait lui-même produites et d'où il ressort, affirme-t-il, que des arbres ont été coupés en bordure de la forêt, sans autorisation de défricher, en novembre 1997. Or, l'arrêt attaqué indique sans équivoque que le tracé de la lisière à prendre en considération est celui constaté sur un plan intitulé "délimitation des forêts par rapport à la zone à bâtir", signé par l'ingénieur forestier le 18 octobre 1994 et approuvé par l'autorité compétente le 14 juin 1995 (consid. 2d). Le fait invoqué à l'appui de la demande de révision, postérieur à ce document, n'exerçait donc aucune influence sur la mesure de la distance à respecter pour l'implantation de la villa prévue sur la parcelle n° XXX. Ainsi, ce fait n'est pas important au sens de l'art. 136 let. d OJ, et il n'a pas non plus été ignoré par inadvertance. b) Le requérant se réfère encore au plan de situation de ladite villa. Il fait valoir que d'après ce document, la distance minimum de dix mètres, telle que déterminée par les autorités cantonales et communales, ne sera pas respectée. Il est exact qu'un angle de l'escalier extérieur se trouvera, depuis la forêt, en deçà de la ligne tracée sur le plan pour représenter la limite de dix mètres. L'empiétement correspondra à une emprise au sol d'environ 2 m2, sa profondeur atteignant 90 cm. Il s'agira d'un élément externe de l'ouvrage, vraisemblablement situé en dessous du terrain aménagé. Dans ces conditions, le Tribunal fédéral a tenu l'empiétement pour insignifiant au regard des règles de droit applicables, et il n'a pas jugé nécessaire de discuter cette vétille dans la motivation de son arrêt. Là encore, le fait invoqué n'est ni important, ni méconnu par inadvertance.