Citation: 1C_415/2021 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a retenu que la variante 2020 permet de garantir au bâtiment projeté "B" le label Minergie-P (arrêt attaqué, consid. 6b p. 12). La recourante se réfère au rapport énergétique du 16 novembre 2020 établi par B.________ SA, ainsi qu'à l'étude comparative de C.________ SA, le bureau d'architectes auteur des plans, du 14 décembre 2020. A la lecture de ces documents, il apparaît que la seconde se fonde pour l'essentiel sur les calculs du premier dont elle vulgarise le contenu. En tout état, ces documents examinent les besoins de chaleur pour le chauffage des bâtiments à construire (B et C) ainsi que leur production d'énergie renouvelable dans chacune des configurations envisagées. Sous l'angle des besoins en chauffage, la limite pour l'obtention du label Minergie-P est effectivement dépassée pour le bâtiment B dans la variante 2020. Il n'est toutefois pas manifeste que cette donnée soit corrélée à l'utilisation de l'énergie solaire au sens de l'art. 18a al. 4 LAT. Quoi qu'il en soit, ainsi que le fait valoir la Commune dans sa réponse et comme on le verra ci-dessous, cet élément de fait n'est pas déterminant. On retiendra en revanche d'office, à la lecture de ces documents, que, s'agissant de la production d'énergie renouvelable - seule litigieuse en droit -, la variante 2017 est autonome en matière d'énergie de chauffage, au contraire de la variante 2020. Conformément aux constatations de la cour cantonale, on voit que la variante 2017 permet une production d'énergie de 30,94 MWh/an, alors que la variante 2020 produit 24,22 MWh/an (-21,7 % environ), soit un degré d'autarcie de 46,4 % pour la variante 2017 et un degré d'autarcie de 38,3 % pour la variante 2020.