Citation: 6B_840/2024 E. 6

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir établi les faits de manière insoutenable en considérant que l'appréciation de l'autorité de première instance ne prêtait pas le flanc à la critique. Il objecte qu'il ne pourrait être retenu sans arbitraire que la citation à comparaître lui aurait été adressée à l'établissement de détention de U.________, dès lors que seule apparaîtrait l'indication " Monsieur A.________ " sur l'enveloppe, le reste de l'adresse étant caché par l'autocollant " Zurück " apposé par la poste. Le recourant relève, à ce sujet, que la signature figurant au pied d'une notice d'entretien téléphonique (selon laquelle le recourant se trouvait en détention à U.________ jusqu'au 19 mai 2012) ne permettrait pas d'en identifier l'auteur et que cette pièce aurait été post-datée avec l'indication "mi-avril 2012". Le paraphe figurant sur la notice ainsi que l'écriture permettent aisément d'en identifier l'auteur comme la greffière du tribunal d'arrondissement, qui a aussi signé le jugement du 11 septembre 2012 (cf. dossier cantonal, p. 1299 et 1417). Il n'y a, par ailleurs, pas de doute sérieux sur le fait que le recourant a été détenu à U.________, jusqu'au 18 mai 2012, comme cela ressort des documents fournis par l'établissement de détention (dossier cantonal, p. 1571 et 1572). Il n'y avait, dès lors, rien d'insoutenable à retenir que le pli contenant la citation à comparaître a bien été envoyé à la même adresse que celle figurant sur cette citation, soit à l'établissement de détention de U.________. Pour le surplus, le recourant ne tente pas de renverser la présomption selon laquelle le pli est présumé avoir contenu effectivement l'acte (cf. ATF 124 V 400 consid. 2c p. 402; arrêts 6B_1244/2020 du 15 décembre 2020 consid. 1.1; 6B_970/2014 du 2 avril 2015 consid. 1.1; 5A_338/2017 du 20 février 2018 consid. 4.2.3).