Citation: 6B_1266/2017 E. 2.5.3

2.5.3. La recourante ne formule pas non plus de grief recevable quant à l'application du droit. En particulier, elle n'établit pas en quoi la juridiction cantonale aurait faussement considéré que le principe ne bis in idem ne s'opposait pas à une nouvelle condamnation en présence d'un délit continu, lorsque l'auteur - à l'instar de la recourante - persiste à commettre la même infraction, nonobstant une première condamnation (cf. jugement attaqué, consid. 5.1.2, p. 8). Elle ne se détermine pas non plus sur les considérations selon lesquelles lorsqu'une injonction relève du droit administratif au sens large, le juge pénal ne peut pas revoir la légalité de cette décision si - comme en l'occurrence - une autorité judiciaire a contrôlé la légalité de l'injonction (cf. jugement attaqué p. 8 § 2). Elle n'expose pas non plus en quoi la juridiction cantonale aurait faussement considéré que l'appel était dirigé contre un jugement ne portant que sur une contravention et pouvait dès lors être traité en procédure écrite conformément à l'art. 406 al. 1 let. c CPP. Au demeurant, elle met en cause le contenu, selon elle imprécis, de l'injonction du 11 août 2016 sans établir avoir soulevé ce grief devant la cour cantonale, ni prétendre que celle-ci aurait commis un déni de justice en n'examinant pas cette question. Invoquée devant le Tribunal fédéral pour la première fois en procédure, la critique est irrecevable faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF), étant par surabondance souligné que le procès-verbal de saisie portait sur 23 actions A.________ SA estimées à 72'031 fr. 40.