Citation: 1B_412/2015 E. 1

Le recours en matière pénale (art. 78 al. 1 LTF), déposé en temps utile (art. 46 al. 1 let. a et 100 al. 1 LTF), est ouvert contre une décision de séquestre prise au cours de la procédure pénale et confirmée en dernière instance cantonale (art. 80 LTF). Le séquestre pénal est une décision à caractère incident. Le recours n'est donc recevable que si l'acte attaqué est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; ATF 140 IV 57 consid. 2.3 p. 60 et les références citées). Tel est le cas lorsque le détenteur se trouve privé temporairement de la libre disposition des biens et/ou valeurs saisies (ATF 126 I 97 consid. 1b p. 101; voir également ATF 133 IV 139 consid. 4 p. 141; 128 I 129 consid. 1 p. 131). En l'occurrence, les pièces ont été saisies par voie de commission rogatoire en mains d'un tiers, soit la secrétaire de la recourante. Cette dernière allègue toutefois que certains documents contiennent des données privées, des documents notariés qui seraient couverts par le secret professionnel et des renseignements dont la révélation aux plaignants pourrait lui porter préjudice. Même si la recourante n'est pas des plus explicites à ce sujet, on peut admettre au stade de la recevabilité la possibilité d'un préjudice irréparable.