Citation: 4A_228/2022 E. A

A.a. B.________ (ci-après: le locataire) et C.________ (ci-après ensemble: les locataires, les demandeurs ou les intimés) ont pris à bail un appartement de quatre pièces au 8 e étage d'un immeuble dont A.________ SA (ci-après: la bailleresse, la défenderesse ou la recourante) est propriétaire. Le loyer mensuel a été fixé à 1'264 fr., charges non comprises, dès le 1er septembre 2010. A.b. Depuis le 28 avril 2014, le locataire s'est régulièrement plaint auprès de la bailleresse d'odeurs de putréfaction provenant du local à poubelles et causées par les déchets du restaurant se trouvant au rez-de-chaussée. Par courriel du 7 janvier 2016, plusieurs locataires de l'immeuble se sont plaints auprès de la bailleresse d'une température trop basse dans leurs appartements, d'un défaut de propreté et d'un problème lié aux poubelles du restaurant. Par courriels des 30 janvier, 9 et 22 février 2017, le locataire a avisé la bailleresse de la présence de moisissures au plafond dans la chambre à coucher, la salle de bains et les toilettes de son appartement. A.c. Le 19 août 2017, le Service d'incendie et de secours de la Ville de Genève et la Police municipale sont intervenus dans l'immeuble pour une odeur suspecte. Ils ont constaté qu'il s'agissait d'une très forte odeur de poubelles. A.d. Les 29 décembre 2017 et 6 janvier 2018, les locataires ont mis en demeure la bailleresse, avec menace de consignation, de fournir un chauffage suffisant avant le 20 janvier 2018. Le 25 janvier 2018, ils ont consigné leur loyer dès le mois de février 2018. A.e. Le 16 avril 2018, le locataire s'est plaint auprès de la bailleresse de moisissures dans le hall d'entrée de son appartement. Le surlendemain, celle-ci a sollicité l'établissement d'un devis. Le 4 juin 2018, le locataire a informé la bailleresse de la présence d'une flaque d'eau dans son salon et de moisissures dans sa cuisine. En septembre et octobre 2018, celle-ci a pris des mesures d'asséchement et fait rénover les murs et les plafonds de l'appartement. Les 21 août, 18 et 19 octobre 2018, le locataire a informé la bailleresse d'odeurs nauséabondes provenant des poubelles. Le 24 octobre 2018, les locataires ont demandé à la bailleresse de remédier aux défauts existants, relatifs notamment au chauffage, aux odeurs nauséabondes, au nettoyage du bâtiment, à la présence d'humidité, aux travaux de peinture et à la ventilation. A.f. Dès le 1 er janvier 2019, une entreprise a été chargée de la conciergerie de l'immeuble selon un cahier des charges prévoyant notamment un nettoyage bi-hebdomadaire du hall d'entrée et hebdomadaire des escaliers et des paliers. A.g. Le 1 er février 2019, les locataires ont mis en demeure la bailleresse de supprimer les défauts susmentionnés avant le 25 février 2019. Le 16 juin 2019, le locataire a signalé des infiltrations d'eau survenues dans le salon et dans la salle de bain. Une entreprise est intervenue le 21 juin 2019 pour en déterminer l'origine. A.h. Suite à une nouvelle infiltration d'eau dans le salon des locataires, la Police du feu est intervenue auprès de la bailleresse les 18 octobre et 28 novembre 2019 pour qu'elle en identifie la cause et procède aux travaux nécessaires pour y remédier. A.i. Le 9 mars 2020, le locataire a annoncé une nouvelle infiltration d'eau dans son appartement. La bailleresse a émis des bons de travail mais le locataire a refusé les travaux proposés au motif qu'ils entraîneraient des infiltrations d'odeurs de fumée provenant du restaurant. Le 3 août 2020, le locataire a réitéré ses plaintes relatives aux odeurs. Le 28 août 2020, il a informé la bailleresse de nouvelles infiltrations d'eau.