Citation: 4A_372/2023 E. 1

A.d. La société acheteuse lésée a essayé d'obtenir en Suisse, contre la société venderesse et contre son propre directeur, l'exécution du jugement correctionnel du Tribunal de Grande instance de Paris du 12 mai 2016. A.d.a. Contre la société venderesse, la société acheteuse lésée a introduit une poursuite pour le montant de 216'348 fr. 94 avec intérêts à 5 % l'an dès le 12 mai 2016. La poursuivie a fait opposition au commandement de payer. En procédure de mainlevée, la poursuivie a invoqué l'extinction de sa dette par compensation avec ses créances découlant des sentences arbitrales. La mainlevée définitive a été accordée à la poursuivante par arrêt d'appel de la Cour de justice du canton de Genève le 11 septembre 2018 et le recours en matière civile interjeté contre cet arrêt a été rejeté par le Tribunal fédéral le 25 octobre 2019, au motif que la poursuivie n'avait pas établi que les créances opposées en compensation, découlant des sentences arbitrales qui étaient antérieures au jugement correctionnel français, n'auraient pas pu être invoquées dans la procédure pénale; le Tribunal fédéral a précisé que la société venderesse poursuivie disposait encore de l'action de l'art. 85a LP (5A_877/2018 du 25 octobre 2019). A.d.b. Contre son ancien directeur, la société acheteuse lésée a réussi à obtenir l'exécution du jugement correctionnel français. Celui-ci s'est acquitté en ses mains et en trois versements, des 18 novembre 2016, 1 er décembre 2016 et 6 décembre 2018, du montant total de 815'197,97 euros équivalant à 875'026,10 USD. Il est admis que ce montant est celui qui est dû selon le jugement correctionnel français. Il correspond aux commissions occultes versées par la société venderesse au directeur.