Citation: 4C.378/2005 06.02.2006 E. B

Le 2 décembre 1999, X.________ S.A. (ci-après: la demanderesse) a saisi le Tribunal cantonal du canton de Vaud d'une demande en paiement de 54'000 fr., avec intérêt à 5% l'an dès le 5 novembre 1998, dirigée contre A.________ (ci-après: le défendeur). Elle a également sollicité la mainlevée définitive de l'opposition faite au commandement de payer susmentionné. Le défendeur a conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, à ce que la demanderesse soit reconnue débitrice de la somme de 500 fr., avec intérêt à 5% l'an dès le 21 mars 2002, toute compensation opérée entre les prétentions des parties. En cours d'instance, deux expertises ont été ordonnées. Par jugement du 27 septembre 2005, le Tribunal cantonal a condamné le défendeur à payer à la demanderesse la somme de 48'150 fr., avec intérêt à 5% l'an dès le 28 mai 1999. L'opposition formée par le défendeur a été définitivement levée à due concurrence. L'autorité cantonale a retenu l'existence de trois devis, à savoir le "devis estimatif général" de 670'704 fr. établi le 22 septembre 1998, le "devis général" de 841'036 fr.94 du 16 octobre 1998, ainsi que celui "général 2" à concurrence de 716'521 fr.15 du 30 octobre 1998. Elle a arrêté que la limite impérative de 650'000 fr., soit-disant convenue entre les parties, n'avait pas été établie à satisfaction. Par contre, elle a constaté qu'un budget compris entre 600'000 fr. et 700'000 fr. avait, dès le début de la relation contractuelle, été mentionné par le défendeur. Enfin, l'instance cantonale a posé que l'architecte a agi conformément aux règles de l'art et que ses opérations ont été utiles et, même, réutilisées par les intervenants successifs.