Citation: 6B_793/2017 E. 1.6

1.6. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir considéré que s'il avait seulement pris l'enfant sur les genoux et n'avait eu envers elle qu'un geste de tendresse, on s'expliquerait mal les excuses qu'il a présentées et surtout la conclusion à laquelle il est parvenu qu'il devait à l'avenir s'abstenir de voir la fillette sans la présence d'autres personnes. L'argumentation du recourant consiste à opposer, en se fondant sur ses propres déclarations et celles de son épouse, sa propre explication de son comportement à l'appréciation de la cour cantonale sans toutefois montrer en quoi celle-ci serait insoutenable. S'agissant, enfin, de l'attitude des parents, qui n'ont pas porté plainte et ont continué à laisser leur fille se rendre chez lui, le raisonnement de la cour cantonale résiste au grief d'arbitraire. Il n'est pas insoutenable de considérer, comme l'a fait cette dernière, que les parents, susceptibles d'avoir un doute sur les faits précis qui s'étaient déroulés, aient préféré renoncer à déposer immédiatement une plainte pénale dans le but de préserver les rapports de voisinage, d'autant plus que la fillette se rendait fréquemment chez le recourant pour jouer avec ses enfants et surtout que celui-ci s'était engagé à ne plus se trouver seul avec la victime. L'ensemble des éléments invoqués par le recourant ne parviennent pas à faire apparaître comme arbitraire l'appréciation des preuves et l'établissement des faits de la cour cantonale. Mal fondé, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.