Citation: 7B_76/2022 E. 3.3.3

3.3.3. Les recourants développent une argumentation largement appellatoire, par laquelle ils opposent leur propre appréciation des preuves à celle de l'autorité précédente, sans parvenir à démontrer que celle-ci se serait écartée de moyens de preuve clairs ou aurait arbitrairement tenu des faits pour clairement établis. Contrairement à ce qu'ils prétendent, la juridiction cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur les garanties de la Fondation pour retenir qu'au moment du décès, aucune faille n'était à déceler dans l'organisation des groupes auxquels appartenait A.A.________. Elle a non seulement tenu compte des auditions des trois auxiliaires de E.________ par-devant la police et le Ministère public central, ainsi que de l'audition du directeur de ce site, mais elle s'est également basée sur le rapport du CIVESS et sur le témoignage du responsable de l'antenne de pharmacie. Par ailleurs, l'autorité précédente n'a pas occulté les critiques adressées à la Fondation par le CIVESS et par la presse, mais a considéré qu'elles n'étaient pas déterminantes dans la mesure où elles n'avaient pas de lien direct avec la présente affaire (cf. consid. 3.3.2 supra); les recourants ne démontrent pas en quoi cette appréciation serait arbitraire. Pour le surplus, leurs développements s'épuisent en des affirmations péremptoires telles que "dans la mesure où la Fondation avait une position de garant, un homicide par négligence commis par omission est tout à fait envisageable" ou encore "le fait que le défunt ait pu accéder à une dose létale d'olanzapine implique déjà, avec une forte vraisemblance, l'existence d'une responsabilité imputable à une personne physique ou à la Fondation-même". Purement appellatoire, leur approche est irrecevable.