Citation: 4C.184/2005 04.05.2006 E. 4.3

4.3.1 Le dommage juridiquement reconnu réside dans la diminution involontaire de la fortune nette; il correspond à la différence entre le montant actuel du patrimoine du lésé et le montant qu'aurait ce même patrimoine si l'événement dommageable ne s'était pas produit. Le dommage peut se présenter sous la forme d'une diminution de l'actif, d'une augmentation du passif, d'une non-augmentation de l'actif ou d'une non-diminution du passif (ATF 129 III 18 consid. 2.4, 331 consid. 2; 128 III 22 consid. 2e/aa, 180 consid. 2d). Le calcul du dommage doit se faire selon la méthode subjective ou relative, laquelle se fonde sur le dommage concret et effectif subi (Werro, op. cit., n. 7 ad art. 42 CO). Autrement dit, c'est l'intérêt concret et particulier du lésé à maintenir intact son patrimoine qui est pris en considération (Anton K. Schnyder, Commentaire bâlois, n. 2 ad art. 42 CO). L'estimation du dommage d'après l'art. 42 al. 2 CO repose sur le pouvoir d'apprécier les faits; elle relève donc de la constatation des faits, laquelle ne peut être revue en instance de réforme (ATF 131 III 360 consid. 5.1; 127 III 543 consid. 2b). L'estimation de la valeur effective d'une chose ressortit au fait. Mais le point de savoir si l'autorité cantonale s'est basée sur des principes de calcul admissibles pour déterminer la valeur d'un objet est une question de droit (ATF 125 III 1 consid. 5a).