Citation: 1C_84/2015 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient encore pêle-mêle, que le Tribunal cantonal aurait omis le fait que la dalle aménagée dans le bâtiment ECA n° 126 a été construite en remplacement de l'ancienne, qui menaçait de s'écrouler; il aurait également retenu à tort l'existence d'un pont-roulant, alors qu'il ne s'agirait - selon lui - que d'une poulie fixée à une poutre de stabilisation. Le recourant conteste en outre l'existence d'un atelier dans cet édifice; à le suivre, le local ne serait utilisé qu'en tant que simple dépôt, son activité se déroulant principalement sur les chantiers de ses clients. Enfin, le recourant estime que la cour cantonale aurait dû tenir compte des "éléments positifs du dossier, à savoir la volonté clairement exprimée [...] de collaborer en ce qui concerne l'aspect esthétique du bâtiment (remise en place de la porte de la grange, obstruction de certaines fenêtres, suppression de l'échelle allant à l'étage, etc.) ainsi que [des] précautions prises en ce qui concerne le traitement des eaux usées [...]". Cette argumentation - essentiellement appellatoire et dont la recevabilité apparaît douteuse - ne démontre pas que l'instance précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant l'existence d'un atelier de ferblanterie. Il convient à cet égard de rappeler que c'est au terme d'une inspection locale que celle-ci a considéré que le local en cause n'était pas utilisé comme simple dépôt; à cette occasion, la cour cantonale a notamment mis en évidence la réalisation de diverses transformations, dont l'installation d'un dispositif, certes fixé à une poutre de stabilisation, mais permettant le déplacement de rouleaux de cuivre, ainsi que la présence de nombreuses machines professionnelles. Par ailleurs et s'agissant de la dalle, rien au dossier ne permet de déduire que cette dernière, réalisée sans autorisation (celle-ci a toutefois été tolérée, en vertu du principe de la proportionnalité, moyennant une inscription de son caractère illicite au registre foncier au sens de l'art. 44 de l'ordonnance sur l'aménagement du territoire [OAT; RS 700.1]), était nécessaire à préserver la structure du bâtiment; le recourant se contente, à cet égard également, d'opposer sa propre appréciation à celle des premiers juges. On ne saurait enfin le suivre lorsqu'il argue de son désir de collaborer: outre le fait que les interventions qu'il se propose d'effectuer ont été ordonnées par le SDT et confirmées par l'arrêt entrepris, la remise en état de ces éléments ne permet quoi qu'il en soit pas de justifier un changement d'affectation en application des art. 24 ss LAT (cf. consid. 4).