Citation: 7B_177/2023 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, il n'y a pas lieu d'examiner plus en avant si la brève motivation développée dans l'acte de recours permet de comprendre quelles seraient les prétentions civiles qui découleraient directement de l'infraction d'instigation ou de complicité de faux témoignage dénoncée (cf. art. 42 al. 2 LTF; sur les obligations de motivation dans le cadre d'un recours contre une ordonnance de non-entrée en matière, arrêt 7B_182/2024 du 26 mars 2024 consid. 2.1.2 et les nombreux arrêts cités), étant relevé que l'art. 307 CP protège en premier lieu l'administration de la justice et la recherche de la vérité matérielle (ATF 141 IV 444 consid. 3.2 et 3.5; arrêts 6B_140/2022 du 9 mai 2023 consid. 3.3.2; 6B_419/2017 du 28 novembre 2018 consid. 2.1 et les arrêts cités). En effet, il est incontesté qu'une procédure civile est menée en parallèle contre la banque intimée par les recourants sur les éventuelles conséquences du "comportement irresponsable de [la banque intimée] en lien avec le mobbing subi par [leur parent] [... lequel] a[vait] été causal dans la lente mais inexorable construction du désespoir de [celui-ci]"; dans le cadre de la procédure civile, les recourants ont également formellement annoncé l'augmentation de leurs conclusions civiles (cf. le rappel du contenu de leur courrier du 12 août 2020 produit devant l'instance civile [let. B.5.f p. 3 s. du recours]). Si les recourants avancent, dans leur recours dans la présente cause, des prétentions en réparation du tort moral subi et de la "baisse de leurs moyens d'existence", ils développent à cet égard une motivation similaire à celle invoquée dans le cadre civil, à savoir que la banque intimée aurait "nié de manière illicite et irresponsable [...] le mobbing dont [leur parent] s'[était] prétendu victime, et [aurait] favorisé l'auteur allégué du mobbing au lieu de réparer les souffrances de la victime"; la banque intimée, "par cette attitude, a[urait] participé de manière causale, même si non exclusive, à l'inexorable construction du désespoir de [leur parent] qui l'a[vait] conduit à mettre fin à ses jours" (cf. let. B.5.g p. 4 du recours). Sans explication, il n'est ainsi pas d'emblée évident de comprendre en quoi ces prétentions se distingueraient de celles prises ou annoncées dans le cadre civil, notamment quant à leur fondement ou à leur montant. Partant, faute de motivation quant à leurs prétentions civiles, les recourants ne disposent pas de la qualité pour recourir au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.