Citation: 4A_573/2015 E. B

B.a. Par requête de conciliation du 17 décembre 2013, Z.________ a ouvert une action en paiement contre X.________. La conciliation ayant échoué, le défendeur ne s'étant pas présenté, une autorisation de procéder a été délivrée au requérant le 24 février 2014 (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF). B.b. Le 24 mars 2014, Z.________ a déposé sa demande en paiement contre X.________ devant le Tribunal de première instance de Genève. Il a conclu à ce que celui-ci soit condamné à lui payer la somme de 100'459.60 Euros avec intérêts à 5% l'an dès le 12 septembre 2013 et que la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer soit ordonnée. Selon lui, les parties étaient liées par un contrat de prêt à usage, puisqu'il avait cédé à X.________ l'usage et la jouissance de son droit d'accès (à la plateforme V.________) chez W.________, à la condition que celui-ci lui demande son autorisation avant chaque transaction. X.________ avait ainsi violé cet accord en procédant à la transaction litigieuse du 23 juillet 2013 sans lui demander son autorisation, de sorte qu'il était responsable de son dommage. Comme la mise à disposition de l'accès avait eu lieu à Genève, dans les bureaux de W.________, le for se trouvait à Genève. Le défendeur a conclu à l'irrecevabilité de la demande, subsidiairement à son rejet. Selon lui, les parties étaient liées par un contrat de société simple, lequel portait sur l'utilisation de la plateforme et sur le partage des gains résultant des opérations de négoce effectuées. Vu cette qualification, le for se trouverait à son domicile, à... (canton de Schwyz). B.c. Après avoir limité, dans un premier temps, la procédure à la question de la compétence ratione loci, le Tribunal de première instance s'est déclaré compétent à raison du lieu, par jugement du 9 janvier 2015. Statuant par arrêt du 11 septembre 2015, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel du défendeur et confirmé le jugement attaqué.