Citation: 2C_840/2021 E. 8.3

8.3. Les arguments du recourant ne démontrent pas non plus le caractère insoutenable de l'arrêt entrepris. Le recourant prétend tout d'abord que la panne informatique avait engendré un vice procédural dans son examen devant conduire à l'annulation de la décision. Il n'expose toutefois pas quelle règle procédurale genevoise les autorités auraient méconnue en envisageant l'octroi de temps supplémentaire comme solution en l'espèce et quelle disposition ou principe commandait à la place d'annuler l'épreuve. C'est le lieu de souligner que la panne informatique n'a duré que 25 minutes, pendant lesquelles le recourant a en outre pu continuer à travailler sans navigateur. On ne voit pas que cet imprévu imposait d'annuler l'épreuve du recourant. Quoi qu'il en soit, la Cour de justice a retenu, de manière soutenable, que le recourant avait critiqué de manière tardive et partant inadmissible la solution consistant à lui donner 25 minutes supplémentaires pour terminer son examen, puisqu'il avait attendu le résultat de ses examens pour la remettre en cause. Le recourant prétend aussi que l'intérêt public à n'accorder le brevet d'avocat qu'à des personnes qualifiées ne serait pas mis à mal si on le laissait repasser ses épreuves comme il le demande. Dès lors que le désavantage qu'il a subi a déjà été compensé par l'octroi de temps supplémentaire, suivre le recourant sur ce point reviendrait toutefois à méconnaître le principe d'égalité: tous les autres candidats ont eu trois opportunités; ce serait avantager le recourant que lui permettre de présenter une quatrième fois son examen. Le recourant fait également valoir qu'il a obtenu 7 points au lieu des 8 requis, qu'un écart d'un point est "minime" et que la confirmation de la décision d'échec a des implications importantes pour lui. Il n'y a en l'espèce pas de motifs de modifier les notes, qui n'ont pas été contestées par le recourant, ou d'annuler les épreuves. Dans ces conditions, il n'est pas contraire au principe de proportionnalité de ne pas octroyer au recourant une tentative supplémentaire par rapport au nombre prévu par la loi.