Citation: 5A_505/2021 E. 3.4.3

3.4.3. En tout état de cause et indépendamment de ce qui précède, il sied de relever que, dès lors qu'il est notoire que l'indigence est une condition d'octroi des prestations de l'aide sociale et qu'il est établi que l'intimée perçoit de telles prestations de la part de l'Hospice général, c'est sans arbitraire que la cour cantonale pouvait considérer que des vérifications relatives à sa situation financière avaient déjà été entreprises et que le versement des prestations en question pouvait attester d'une situation économique obérée. Dans ces circonstances, et dans la mesure également où la juridiction précédente statuait dans le cadre d'une procédure sommaire, dans laquelle l'administration des moyens de preuve intervient de manière limitée (cf. supra consid. 3.3.1), elle pouvait renoncer à mettre en oeuvre des mesures d'instruction censées démontrer le contraire et reposant sur de simples supputations du recourant. Cette constatation suffit également pour sceller le sort du grief du recourant selon lequel la cour cantonale aurait violé son d'être entendu en ignorant le passage caviardé du rapport d'enquête de l'Hospice général du 16 juin 2020 et en ne le renseignant pas sur les raisons pour lesquelles cet élément n'aurait pas été pris en compte.