Citation: 6B_886/2024 E. 2.4

2.4. L'essentiel de l'argumentation du recourant consiste à prétendre qu'il aurait toujours informé l'EVAM de sa situation financière et des mouvements financiers intervenus sur son compte, en particulier des "prêts de particuliers". Ce faisant, l'intéressé oppose en réalité sa propre appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Le recourant relève ensuite que le rapport de l'EVAM indique à tort qu'il n'a pas déclaré son compte détenu auprès de B.________. Il estime que cette "erreur" de l'EVAM - qu'il considère comme un "acte volontaire de dissimulation" - démontrerait qu'il dit la vérité. Cette argumentation ne saurait être suivie. En effet, d'une part, la cour cantonale a jugé à bon droit que l'erreur commise s'agissant de l'existence de son compte B.________ n'était pas suffisante pour laisser penser qu'il serait la victime d'une conspiration. D'autre part, le fait que le recourant ait fourni une attestation de B.________ relative à l'ouverture de ce compte à l'EVAM le 22 août 2011, lorsqu'il a demandé l'aide sociale, ne change rien au fait que, entre décembre 2017 et juillet 2020, alors qu'il était bénéficiaire de l'aide sociale, il a toujours répondu par la négative aux questions portant sur une éventuelle modification de ses revenus, omettant ainsi d'annoncer l'amélioration de sa situation. Son grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.