Citation: 9C_588/2021 E. 6.1.2

6.1.2. Cette argumentation est mal fondée. On rappellera tout d'abord que les rapports entre les administrés et l'administration sont régis notamment par le principe fondamental selon lequel "nul n'est censé ignorer la loi" (cf. arrêt 2C_349/2019 du 27 juin 2019 consid. 5.2). Un assuré ne peut donc en principe pas tirer avantage de sa propre ignorance du droit (cf. ATF 124 V 215 consid. 2b/aa). Or le principe de la bonne foi commande de faire état le plus tôt possible d'éventuels vices de procédure (cf. ATF 143 V 66 consid. 4.3 et les références). Le recourant ne l'a pas fait. Si les informations que l'office intimé lui a données le 18 octobre 2019 concernant l'entrée en force de la décision du 15 décembre 2017 ou l'inaction de cette autorité quant à son acte d'opposition/recours contre la décision citée échappaient à sa compréhension, rien ne l'empêchait de requérir les services d'un mandataire professionnel, au besoin au bénéfice de l'assistance judiciaire. L'absence de connaissances juridiques et les éventuelles complexité et longueur de la procédure ne sont dès lors pas déterminantes en l'occurrence. De surcroît, dans la mesure où le tribunal cantonal établit les faits et applique le droit d'office et qu'il n'est pas lié par les conclusions des parties (art. 28 et 41 de la loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative [LPA-VD; RS VD 173.36]; art. 61 let. c et d LPGA), peu importe que celles-ci s'accordaient sur la recevabilité du recours. Dans ces circonstances, les premiers juges pouvaient légitimement conclure à l'irrecevabilité du recours en tant qu'il était dirigé contre la décision du 15 décembre 2017 puisque le recourant n'a pas réagi, dans un délai convenable, d'abord à l'inaction de l'office AI puis à son refus de revenir sur la décision en cause. Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'examiner les griefs de l'assuré en lien avec le droit à des mesures médicales sous l'angle de l'art. 13 LAI.