Citation: 6B_123/2016 E. 1

B.b. Entre mai 2006 et novembre 2008, Y.________ et X.________ ont pris une série de mesures, étant précisé que la cour cantonale a retenu que seule la dernière revêtait un caractère pénal. B.b.a. Lors d'un conseil d'administration restreint de C.________ SA tenu le 19 mai 2006, Y.________ et X.________, agissant comme administrateurs de cette société, ont décidé de modifier les baux liant C.________ SA aux détaillants. Ils ont intercalé ainsi J.________ SA, une société inactive qui leur appartenait, entre C.________ SA et ces commerçants. Des contrats de location ou de sous-location ont été conclus entre ces deux sociétés. Dès lors, les exploitants ont versé le loyer à J.________ SA, laquelle faisait suivre ces montants à C.________ SA, déduction faite des frais liés à la nouvelle structure. B.b.b. Le 3 janvier 2008, Y.________ et X.________, en leur qualité d'administrateurs de C.________ SA, ont adressé une lettre à J.________ SA valant « contrat de fiduciaire et services »; à teneur dudit contrat, J.________ SA pouvait prélever ses honoraires sur les redevances dues par chaque magasin, la première société cédant toute son activité à la seconde, sans contrepartie. A partir du mois de février suivant, la cession de la clientèle est devenue effective et le personnel de cette société a été repris par J.________ SA. B.b.c. En septembre-octobre 2008, Y.________ et X.________ ont créé la société K.________ Sàrl qui a repris l'activité développée à l'origine par C.________ SA concernant la réalisation de travaux administratifs. Au vu des problèmes rencontrés avec les repreneurs, les deux administrateurs de C.________ SA ont convaincu les détaillants de résilier les contrats de services les liant à cette entité. Ils les ont convaincus ensuite de signer de nouveaux contrats sous forme d'avenant avec leur société J.________ SA, laquelle avait repris le personnel de C.________ SA en février 2008. Ces nouveaux contrats prévoyaient en particulier que J.________ SA continuerait à mettre à disposition les locaux et les agencements fournis en amont par C.________ SA, mais qu'une société tierce, K.________ Sàrl, délivrerait désormais les prestations de services complémentaires. La structure de la redevance payée par les points de vente était en outre profondément remaniée : la part destinée à payer le coût de la location des murs et des installations, qui devait continuer à revenir à C.________ SA, a été baissée de manière importante dans plusieurs contrats; à l'inverse, la part consacrée au défraiement des services administratifs, qui allait revenir à la nouvelle société de services, elle, a augmenté fortement. C.________ SA ne percevait dès lors plus que la part « loyer » de la redevance, part fortement diminuée. B.c. D.________ SA a déposé une plainte pénale par courrier du 21 avril 2008. A.________ SA s'est constituée partie civile le 27 janvier 2009 et a pris des conclusions civiles à hauteur de 5'815'900 fr. le 19 juillet 2012. Les masses en faillite, D.________ SA, B.________ SA et C.________ SA, se sont constituées parties civiles par déclaration du 18 octobre 2010.