Citation: 1C_30/2017 E. 3.3

3.3. Le recourant qualifie cette appréciation d'insoutenable. Il n'explique toutefois pas - alors que cette démonstration lui incombe - en quoi il serait arbitraire d'avoir retenu une distance de 5 mètres entre son véhicule et le poids-lourd le précédant. A cet égard, il est insuffisant d'affirmer péremptoirement que les constatations des agents de police ne seraient pas fiables au seul motif qu'aucun moyen technique ne les corroborerait; le recourant ignore au demeurant que l'utilisation de tels moyens techniques pour mesurer la distance de sécurité n'est pas formellement exigée par le droit fédéral (cf. art. 9 al. 1 let. c de l'ordonnance sur le contrôle de la circulation routière du 28 mars 2007 [OCCR; RS 741.013]). Il est en outre parfaitement hors de propos de soutenir que les policiers devaient, pour pouvoir constater l'infraction précitée, eux-mêmes ne pas respecter les distances de sécurité; on ne voit quoi qu'il en soit pas en quoi cela serait susceptible de remettre en cause les faits retenus par l'instance précédente. On ne saurait pas non plus suivre le recourant lorsqu'il prétend que le SAN l'aurait privé, en violation du droit d'être entendu, de la possibilité d'interroger les gendarmes. Le recourant perd ce faisant de vue que le recours cantonal a un plein effet dévolutif; il s'ensuit que sa critique dirigée contre la décision initiale de l'autorité administrative - et non contre l'arrêt attaqué - doit d'emblée être déclarée irrecevable (cf. ATF 136 II 101 consid. 1.2 p. 104; arrêt 2C_307/2016 du 8 décembre 2016 consid. 2.1; 2C_449/2013 du 21 février 2014 consid. 1.3). En tout état, le recourant n'explique pas en quoi il serait insoutenable de s'être fié au rapport de gendarmerie du 26 février 2016 et d'avoir renoncé à procéder à l'audition de ses auteurs; le recourant n'a d'ailleurs formellement requis cette mesure d'instruction à aucun stade de la procédure cantonale, en particulier pas devant le Tribunal cantonal (cf. notamment rubrique "moyens de preuve" au pied du recours cantonal du 6 septembre 2016) ni ne s'est plaint, dans ce cadre, d'une violation du droit d'être entendu.