Citation: 2C_550/2019 E. 3.3

3.3. La Cour de justice a jugé, en l'espèce, que la clause d'exhérédation n'était, compte tenu de sa teneur même, manifestement pas valable et que c'était à bon droit que l'autorité intimée avait procédé à la taxation de la succession en rétablissant la réserve du fils de la de cujus à concurrence de 3/8 de la succession. Puis, comme le testament de la défunte prévoyait expressément que son héritage devait être partagé par parts égales entre la fille de la de cujuset la recourante, le Tribunal administratif de première instance pouvait retenir que la quotité disponible de 458'756 fr. 20 (734'010.- moins la réserve du fils de la de cujus de 275'253 fr. 80) devait être partagée entre la fille de la défunte et la recourante. L'arrangement auquel les héritiers avaient procédé relevait du pur accord privé et n'avait que des conséquences civiles et non fiscales. Les droits de succession devaient être calculés sur un montant de 229'378 fr. 10.