Citation: 5A_929/2019 E. 5.4

5.4. En tant que le recourant critique l'absence de recherches d'emplois adéquates de son épouse pour augmenter sa capacité financière, autrement dit, l'absence d'imputation d'un revenu hypothétique à son épouse qui pourrait ainsi assumer seule ses frais de procès de divorce, la critique formulée par le recourant à cet égard est manifestement mal fondée, dès lors que l'imputation d'un tel revenu hypothétique est pertinente uniquement s'agissant de la fixation des contributions d'entretien (cf. supra consid. 5.3), non en ce qui concerne le versement d'une provisio ad litem. Au demeurant, le recourant ne démontre pas dans sa critique des faits que l'autorité précédente aurait eu recours de manière arbitraire à des critères ou des présomptions étrangers à la jurisprudence rappelée ci-dessus concernant la question de l'imputation d'un revenu hypothétique au parent assumant principalement la garde des enfants (cf. supra consid. 5.3). Quant au prétendu arbitraire en lien avec la constatation de l'absence de fortune mobilière de son épouse - ou celle des parents de celle-ci, le recourant semblant confondre le patrimoine respectif de son épouse et celui de ses beaux-parents -, le recourant fonde sa critique sur la preuve de dépenses qui ont été consenties par son épouse grâce à sa fortune mobilière ou celle de ses parents, dans la première moitié de l'année 2019, ainsi que sur le train de vie de son épouse entre 2014 et 2016 alors qu'elle n'assumait pas la garde des trois enfants. Aussi, le recourant ne démontre pas que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en constatant, en fin d'année 2019, à savoir à une période différente et dans des circonstances différentes, que la fortune de l'épouse était épuisée, justifiant le versement d'une provisio ad litem. De surcroît, dans la mesure où le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir admis l'épuisement de cette fortune mobilière afin qu'elle finance son train de vie courant 2019 plutôt que de l'affecter au paiement de ses frais de procès, le recourant ne s'en prend pas à une constatation de fait, mais au raisonnement juridique découlant de ce fait et omet quoi qu'il en soit de tenir compte de ce que l'autorité précédente a considéré qu'il n'appartenait pas à l'épouse de puiser dans sa fortune ou dans celle de ses parents pour couvrir les besoins de la famille, en laissant le mari préserver sa fortune (cf. supra consid. 5.1). Autant que recevable, le grief d'établissement arbitraire des faits en relation avec la fortune de l'épouse, partant avec sa condamnation à lui verser une provisio ad litem doit en définitive être rejeté.