Citation: 6B_289/2020 E. 13.4.2

13.4.2. Le recourant fait valoir qu'il ressort du dossier qu'il a été détenu du 10 mars 2015 jusqu'au 28 février 2017, et non jusqu'au 26 février 2017 comme le retient à tort la cour cantonale à la page 15 de son jugement. Il se justifie dès lors, selon lui, de rectifier cette contradiction manifeste avec le dossier (art. 97 la. 1 LTF) et de déduire de sa peine 722 jours au lieu de 720 jours. Selon le jugement attaqué, le recourant a été arrêté le 10 mars 2015 (jugement attaqué p. 15). Il est effectivement sorti de l'établissement carcéral le 28 février 2017, comme cela résulte de l'arrêt rendu par le Tribunal fédéral dans la cause 1B_325/2017. En conséquence, il a été détenu avant jugement pendant 722 jours (et non 720 jours). Le Tribunal fédéral peut compléter les faits constatés (cf. art. 105 al. 2 LTF) lorsque ceux-ci ressortent à l'évidence du dossier (cf. ATF 136 II 5 consid. 2.4 p. 11; CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2e éd., 2014, n° 62 ad art. 105 LTF). Tel est le cas en l'espèce, de sorte que l'état de fait cantonal en page 15 doit être corrigé en ce sens que le recourant a été détenu du 10 mars 2015 au 28 février 2017, à savoir pendant 722 jours. Conformément à l'art. 51 CP, 722 jours (et non seulement 720 jours) doivent donc être déduits de la peine privative de liberté de cinq ans et demi infligée au recourant. Le recours doit ainsi être admis sur ce point. Si le Tribunal fédéral admet le recours, il peut renvoyer l'affaire à l'autorité précédente pour qu'elle prenne une nouvelle décision ou statuer directement sur le fond de la cause (cf. art. 107 al. 2 1ère phrase LTF). Comme la Cour de céans dispose en l'espèce de tous les éléments déterminants, il se justifie de réformer le jugement attaqué en ce sens que 722 jours seront déduits de la peine privative de la liberté.