Citation: 4A_502/2021 E. B

B.a. Le 11 novembre 2015, l'acheteuse a assigné le garagiste en conciliation devant la Chambre patrimoniale du canton de Vaud. Le 17 mars 2016, elle a déposé une demande concluant au paiement de 500'000 fr., à la validation du séquestre, "à l'attribution" de la somme séquestrée, à la restitution des sûretés et à la mainlevée définitive de l'opposition formée dans la poursuite en cours. Le garagiste a conclu au rejet de ces conclusions. A titre reconventionnel, il a cherché à faire constater qu'il ne devait rien à la demanderesse, à faire révoquer le séquestre et les décisions y afférentes, à obtenir "l'attribution" des fonds concernés, enfin, à se faire indemniser, via les sûretés fournies, pour le préjudice découlant du séquestre. Une expertise judiciaire a été confiée à une fiduciaire, singulièrement à l'un de ses collaborateurs. L'expert a précisé que faute d'éléments probants, il s'était basé uniquement sur les bilans et comptes de résultat non audités afférents aux années 2010 à 2013; le garagiste n'avait pas conservé les pièces comptables nécessaires en dépit de l'art. 958f CO. Sur cette base réduite, il a estimé "la valeur d'entreprise (...) à CHF 385'000.-, montant inférieur au prix de vente fixé à CHF 700'000.- (CHF 1'100'000.-./. avance à terme fixe de CHF 400'000.-) ". Quant à la valeur du mobilier, il la situait entre 1'450 fr. et 10'000 fr.; par déduction, la propriété des logiciels devait atteindre une valeur de 490'000 fr. au moins pour justifier le prix de vente convenu (500'000 fr.). Après avoir auditionné sur ce point le co-auteur d'une expertise privée réalisée à la demande de l'acheteuse, l'expert judiciaire a retenu l'hypothèse d'une simple utilisation d'un logiciel sous licence, qui était sans valeur pour le repreneur, d'après son interlocuteur. Par jugement du 25 août 2020, la Chambre patrimoniale a condamné le garagiste à payer 500'000 fr. à Z.________ AG, a validé le séquestre y relatif et a levé l'opposition formée dans la poursuite en cours. Au chiffre VIII de son dispositif, elle a "rejeté" toutes autres conclusions, après avoir taxé d'irrecevable la conclusion du défendeur visant à faire constater qu'il ne devait rien à la demanderesse, et après avoir décliné sa compétence pour trancher diverses réquisitions relevant des autorités de poursuite. Sur le fond, la Chambre a constaté que les deux parties au litige s'étaient liées par un contrat de vente mobilière dont l'objet précis ne pouvait pas être dégagé au moyen de l'interprétation subjective. Selon le principe de la confiance, il s'agissait de transférer la propriété du mobilieret des logiciels équipant le garage - et non pas l'installation informatique du garage, comme le soutenait le vendeur. Ce dernier avait intentionnellement trompé l'acheteuse en se déclarant propriétaire desdits logiciels alors qu'il ne détenait qu'une licence d'exploitation. Nonobstant sa grave négligence, l'acheteuse était fondée à invalider le contrat pour dol - ce qu'elle avait fait en temps utile (art. 28 et 31 CO). B.b. Par arrêt du 16 août 2021, le Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par le garagiste et confirmé cette décision (cf. au surplus consid. 3.2 infra).