Citation: 9C_364/2015 E. 3

L'assurée se plaint d'une violation des art. 8 CC et 29 al. 2 Cst. en tant qu'ils garantissent son droit à la preuve. En l'occurrence, ce grief n'a pas de portée propre par rapport à ses critiques sur la manière dont les premiers juges ont apprécié les preuves recueillies par l'intimé qu'elle qualifie d'arbitraire. En effet, le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), qui comprend notamment le droit pour l'intéressée d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, ne s'oppose pas à ce que l'autorité mette un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui permettent de se forger une conviction et que, procédant d'une façon non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient plus l'amener à modifier son opinion (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236; 134 I 140 consid. 5.3 p. 148). L'argument de la recourante sera donc examiné avec le fond du litige.