Citation: 5A_621/2019 E. A

A.a. B.________ (1978) et A.________ (1972) se sont mariés le 9 septembre 2009. De leur union sont issus les enfants C.________, né en 2008, et D.________, née en 2010. L'épouse est également la mère de E.________, né en 2000 et donc désormais majeur. Pour sa part, le mari est aussi le père de deux enfants issus de précédentes relations, à savoir F.________, aujourd'hui majeur et G.________, né en 2003 et qui vit avec sa mère aux Pays-Bas. A.b. La vie séparée des parties a d'abord été réglementée par deux décisions de mesures protectrices de l'union conjugale des 16 mars 2015 et 20 avril 2017. A.c. Lors de l'audience du 6 novembre 2017, les parties ont déposé une requête commune de divorce avec accord partiel. Elles ont signé une convention ratifiée pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles portant en particulier sur le droit aux relations personnelles du père sur ses enfants. Lors de cette audience, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte (ci-après: Président) a ordonné l'instauration d'un mandat de surveillance éducative au sens de l'art. 307 al. 3 CC et chargé le Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ) de veiller à la bonne évolution de la situation et de la continuité des suivis médicaux et scolaires nécessaires au bien-être des enfants. Il a également ordonné la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique des enfants. A.d. Le 4 avril 2018, B.________ a formé une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles tendant à la suppression immédiate du droit aux relations personnelles de A.________ sur ses enfants, au motif qu'il exercerait sur eux des violences physiques et psychologiques. Le lendemain, le Président a requis le SPJ d'entendre les deux enfants et de lui adresser un bref rapport sur le résultat de cette audition, avec ses déterminations le cas échéant. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 12 avril 2018, le Président a suivi les conclusions du rapport du SPJ rendu le même jour et a suspendu avec effet immédiat le droit de visite de A.________ sur ses deux enfants jusqu'à ce qu'une ordonnance de mesures provisionnelles soit rendue. A.e. Le 4 mai 2018, le SPJ a dénoncé pénalement A.________ pour les violences relatées dans son rapport du 12 avril 2018. A.f. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 5 juillet 2018, le Président a notamment rapporté l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 12 avril 2018 et dit que A.________ exercerait son droit de visite sur ses enfants par l'intermédiaire du Point rencontre, deux fois par mois pour une durée maximale de deux heures à l'intérieur des locaux exclusivement. A.g. Par requête du 27 février 2019, le SPJ a requis la suspension du droit de visite de A.________ sur ses deux enfants, ce à tout le moins jusqu'au résultat de l'expertise à intervenir. A.h. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 20 mars 2019, le Président a ordonné la suspension du droit aux relations personnelles de A.________ sur ses enfants et a supprimé avec effet immédiat son droit de visite surveillé au Point rencontre.