Citation: 6B_165/2010 06.04.2010 E. 4

Dans un moyen déjà examiné (cf. supra, consid. 2), la recourante n'a pas démontré d'arbitraire dans l'établissement des faits en ce qui concerne le dommage subi par l'intimée. Dans la mesure où elle y revient sous chiffre IV des pages 18 ss de son recours, elle ne le fait pas davantage. 4.1 La recourante ne remet pas en cause le montant de 2000 fr. retenu dans le cas n° 1, soit celui qu'elle a reçu en contrepartie du saucisson enroulé de tissu qu'elle a remis à l'intimée. Du moins, ne démontre-t-elle aucun arbitraire sur ce point. En ce qui concerne le produit des conversations téléphoniques, il avait été évalué à 15'000 fr. par l'ordonnance de renvoi, sur la base des pièces du dossier qui y sont citées. Avec les premiers juges, la cour cantonale a admis qu'il s'agissait d'une estimation. Elle a en outre indiqué tenir compte de ce que certains appels n'étaient pas en relation avec le comportement délictueux de la recourante. Elle en a conclu que les premiers juges étaient fondés à retenir un montant de 10'000 fr. à ce titre. Cette appréciation n'est pas manifestement insoutenable, au vu des innombrables appels de l'intimée durant la période délictueuse, de leur durée et du fait que chacun des appels rapportait à la recourante 60 % du coût de la communication, tarifée à 2,50 fr. la minute. La recourante n'établit en tout cas pas le contraire, se bornant à arguer une nouvelle fois, de manière générale, d'appels sans relation avec le comportement qui lui est reproché. S'agissant des sommes que la recourante a reçues en espèces, dont le total était estimé à 80'000 fr. par l'ordonnance de renvoi, les juges cantonaux ont finalement retenu un montant global de 50'472 fr., dont 35'872 fr. remis par l'intimée le 17 mai 2005 et un versement ultérieur de 14'600 fr., issu de trois prêts sur gage mobilier souscrits par l'intimée. Cette somme a été arrêtée en se fondant sur les montants obtenus par l'intimée, de sources diverses, pendant la période considérée et sur ce que des témoins ont dit savoir des demandes d'argent que cette dernière leur a adressées durant cette même période. Que cette appréciation serait arbitraire n'est pas démontré dans le recours, l'argumentation présentée étant manifestement insuffisante à le faire admettre. 4.2 Le grief est ainsi irrecevable, faute de motivation suffisante.