Citation: 4A_388/2016 E. B

B.a. Le 28 novembre 2013, la locataire a saisi l'autorité de conciliation. Par courrier du 5 mars 2014, la bailleresse a indiqué au conseil de la locataire que le congé était motivé par le placement définitif de cette dernière en EMS. Le 3 avril 2014, la locataire a porté l'action devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Elle a conclu à l'annulation du congé et, subsidiairement, à l'octroi d'une prolongation de trois ans échéant le 31 mars 2017. Elle a fait valoir que le motif avancé pour la résiliation de son bail n'était qu'un prétexte; en réalité, la bailleresse visait à relouer cet appartement à un loyer plus élevé. Statuant par jugement du 29 juin 2015, le Tribunal a considéré que le congé n'était ni contraire aux règles de la bonne foi ni de nature économique; il n'y avait pas non plus de disproportion grossière des intérêts en présence. Par conséquent, il a déclaré valable le congé donné pour le 31 mars 2014. Comme la locataire était domiciliée en EMS, une prolongation de bail ne se justifiait pas. B.b. La locataire a appelé de ce jugement. Par arrêt du 17 mai 2016, la Cour de justice du canton de Genève a annulé le congé, estimant qu'il contrevenait à la bonne foi. Le motif censé justifier cette résiliation n'était pas réalisé au moment où celle-ci avait été notifiée; quand bien même ce serait le cas, la bailleresse avait admis ignorer ce qu'il en était précisément de la situation de la locataire au moment déterminant.