Citation: 6A.83/2000 31.10.2000 E. A

A.- Le 29 septembre 1997, X.________ circulait au volant de son véhicule à Corcelles. Peu après avoir bifurqué à droite en direction de Montmollin, elle a renversé une piétonne qui venait de s'engager à droite sur un passage de sécurité. La victime a reçu des soins médicaux et souffre d'une perte de l'ouïe. Par jugement du 11 février 1998, le Tribunal de police du district de Boudry a condamné X.________ à une amende de 500 fr. pour violation de la LCR, en application des art. 33 al. 2, 90 al. 1 LCR et 6 al. 1 OCR. Cette autorité a retenu ce qui suit: "S'agissant des faits, il convient de relever en premier lieu que la vitesse de la conductrice X.________ n'est en soi pas en cause. En effet, bien qu'elle n'ait aperçu le piéton qu'au dernier moment, X.________ a immobilisé son véhicule très près du point de choc supposé, l'arrière encore sur le passage pour piétons. (...) Il n'y a pas de raison de douter que la plaignante s'est arrêtée au bord de la chaussée pour laisser passer un premier véhicule avant de s'engager sur le passage pour pétons. Il n'y a pas non plus de raison de penser que la plaignante se serait précipitée devant le véhicule de la prévenue. (...) S'agissant de la quotité de la peine, le tribunal estime que la culpabilité de X.________ est légère à moyenne. Elle n'est pas simplement légère car la prévenue connaissait bien cette route et la présence du passage pour piétons qui, au demeurant, est bien visible même si le trottoir à l'est est partiellement caché par une haie de thuyas. (...)"