Citation: 9C_859/2009 01.06.2010 E. 3

3.1 Dans un second grief, le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves. A son avis, il est insoutenable d'admettre qu'il a conservé une capacité de travail de 100 % dans sa dernière activité professionnelle de vitrier. Il estime que les premiers juges sont tombés dans l'arbitraire en s'appuyant intégralement sur les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire du COMAI du 30 avril 2007, dans laquelle ses auteurs ont conclu que sa symptomatologie est compatible avec une production intentionnelle ou une simulation de symptômes ou d'incapacité, soit un trouble factice. 3.2 Ce moyen, qui revient en définitive à contester la force probante du rapport d'expertise du COMAI, ne résiste pas davantage à l'examen. En effet, la doctoresse C.________, spécialiste en médecine physique et rééducation ainsi qu'en rhumatologie, a constaté que les investigations radiologiques et neurologiques très complètes n'ont mis en évidence que des cervicalgies de type fonctionnel sans substrat organique sur le plan osseux ou neurologique; notamment, l'experte a été frappée par la fluidité et la facilité des mouvements du recourant. On ne saurait dès lors suivre le recourant lorsqu'il affirme qu'un examen neurologique complémentaire aurait dû être mis en oeuvre. En ce qui concerne le volet psychiatrique, les griefs soulevés à l'encontre de l'appréciation du docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, sont eux aussi dénués de pertinence. En particulier, on saisit mal en quoi le recourant serait incapable de simuler un trouble uniquement en raison de son origine cap verdienne, comme il le soutient. En bref, le recourant tente en vain d'opposer sa propre appréciation de la situation à celle d'experts dont le rapport satisfait à tous les réquisits jurisprudentiels relatifs à la force probante de tels documents (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Plus particulièrement, il n'établit nullement, au moyen d'une argumentation précise et détaillée, en quoi les premiers juges auraient violé le droit fédéral, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles de droit essentielles. Il s'ensuit que le recours est mal fondé.