Citation: 5A_949/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant considère que c'est à tort que l'autorité cantonale a considéré qu'il n'avait pas fourni les pièces propres à rendre vraisemblable sa solvabilité. En effet, il avait notamment fourni un " accord de financement " établi par la BCJ, qu'il n'aurait à l'évidence jamais obtenu s'il n'était pas solvable. Il avait par ailleurs produit un " décompte débiteur " compilant " l'ensemble des dettes appelées dans la faillite ". Ce décompte lui avait été transmis par l'Office et équivalait à l'extrait complet du registre des poursuites dont l'autorité cantonale prétendait qu'il n'avait pas été produit. Le recourant s'en prend par ailleurs au dispositif de la décision de première instance (page 2), qui ne serait pas suffisamment précis ni en adéquation avec ce dont l'autorité de recours a besoin pour statuer. La juge civile aurait dû préciser si la solvabilité qu'il fallait rendre vraisemblable en instance de recours s'entendait à court ou à long terme. Les documents listés étaient également critiquables puisque " 67 % de la population suisse " ne possède pas de " bilan, compte de pertes et profits, etc. ". Il aurait mieux valu indiquer: " cdd, cdi, contrat d'apprentissage,... ". A aucun moment, il ne lui avait été demandé de fournir sa dernière déclaration d'impôts, son contrat de travail ainsi que ses dernières fiches de salaire. Le recourant reproche encore à l'autorité cantonale de s'être référée à une " page 23" de la décision de première instance, pour retenir que la juge civile l'avait rendu attentif au fait qu'il devait rendre vraisemblable sa solvabilité devant l'autorité de recours, alors que cette décision ne comporte que deux pages.