Citation: 6B_541/2019 E. B

Par jugement du 7 mars 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par X.________ contre le jugement du 30 mai 2018 et a confirmé celui-ci. En substance, ce jugement repose sur les faits suivants: B.a. En 2006, X.________ a acheté la parcelle n° xxx au chemin B.________aa, à C.________. Au moment des faits litigieux, l'immeuble sis sur cette parcelle avait été détruit et un nouvel immeuble était en cours de construction. A.________, né en 1935, habite au chemin B.________bb, à côté de la parcelle précitée. Il est propriétaire d'une servitude de passage. D.________, petite-fille de A.________, vit avec sa mère au chemin B.________cc, propriété de A.________. E.________ habite au chemin B.________dd, dont le jardin est contigu à la parcelle n° xxx. Avant les événements objets de la procédure, D.________ n'avait jamais rencontré X.________ et E.________ n'avait jamais rencontré de problèmes avec cette dernière. Des tensions étaient survenues entre X.________ et A.________ dès l'acquisition de la parcelle en 2006, car l'ancien immeuble avait été occupé quelque temps. Depuis le début du chantier en 2014, X.________ et A.________ ont été à nouveau en conflit lié au passage des camions pour accéder au chantier, au parcage des différentes entreprises intervenant sur celui-ci et à l'utilisation du chemin B.________ de manière plus générale. B.b. A C.________, au chemin B.________cc, le 30 mai 2016 vers 16h30, X.________, en s'adressant à D.________, a qualifié A.________ à tout le moins d'" imbécile " et d'" idiot " et a déclaré " qu'elle n'attendait qu'une chose, soit qu'il crève sur place ". A C.________, par lettre du 5 juillet 2016, dans son opposition à une amende infligée pour stationnement de son véhicule sur le terrain de A.________ en dépit d'une mise à ban, X.________ s'est adressée à la Commission de police de la Commune de Lausanne dans les termes suivants: -en accusant A.________ d'avoir menti par omission et de manière délibérée; -en accusant A.________ d'avoir usé régulièrement de manière illégitime de l'argent du contribuable par ses plaintes abusives; -en déclarant que A.________ est un monsieur âgé et oisif et terriblement quérulent dont la seule occupation depuis des années est de persécuter tous les habitants du quartier de quelque manière que ce soit; -en déclarant que la quérulence maladive de A.________ fait que certains voisins évitent de se confronter à lui, même quand ils sont dans leur bon droit; -en demandant officiellement que A.________ soit sanctionné pour avoir délibérément induit en erreur la Commission de police. A C.________, par lettre du 16 janvier 2017, X.________ s'est adressée à la Commission de police de la Commune de C.________ dans les termes suivants: -en accusant A.________ d'avoir menti par omission en n'informant pas la Commission de police de l'entièreté des faits; -en dénonçant un harcèlement constant et une quérulence hors du commun de A.________ à son encontre; -en accusant A.________ d'avoir procédé à un véritable acte de vandalisme la veille où elle a acheté son immeuble; -en demandant officiellement que A.________ soit sanctionné pour avoir délibérément induit en erreur la Commission de police; -en dénonçant A.________ comme étant un voisin âgé, oisif et d'une quérulence hors du commun qui inflige des pertes de temps incessantes à son bureau d'architectes. B.c. A.________ a déposé plainte respectivement les 30 mai 2016, 25 juillet 2016 et 2 février 2017 et s'est constitué partie civile.