Citation: 1C_377/2017 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient avoir été conscient, dès la célébration du mariage, de contracter une union sans espoir d'enfants. A le suivre, la séparation aurait été la conséquence du sentiment de culpabilité de son épouse de ne pas pouvoir lui assurer de descendance. A la suite du divorce, il ne s'était pas installé à Bâle pour y mener une vie solitaire, mais continuait à partager la vie de son ex-épouse dans la maison de Delémont. Il n'avait pas plus cherché à s'assurer une descendance et à fonder une famille, mais restait attaché à son ex-épouse. Le recourant reproche à l'instance précédente de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il n'avait pas contracté mariage immédiatement après avoir fait la connaissance de son épouse, dans le but de se rendre en Suisse, mais avait attendu "deux ans" (recte: 16 mois, de décembre 2003 à mars 2005) pour mieux faire sa connaissance, en Egypte, lors de séjours de celle-ci dans ce pays. Il qualifie d'arbitraire et de globale l'appréciation des juges précédents selon laquelle son ex-épouse ne correspondrait pas au profil type de l'épouse égyptienne. Quant à la différence d'âge des époux, il considère qu'il peut s'agir d'un indice de mariage de complaisance, indice qui n'est pas confirmé ici par d'autres éléments de la procédure.