Citation: 4A_563/2009 04.01.2010 E. 3

3.1 Examinant le cas à la lumière de l'art. 398 al. 1 CO et de la jurisprudence y relative, la Chambre civile considère qu'aucun manquement à la diligence due ne peut être imputé au mandataire intimé. Elle relève, à cet égard, que la transaction litigieuse garantissait au recourant le versement de 80% de son salaire pendant un an, alors que la poursuite de la procédure prud'homale ne pouvait au mieux lui rapporter qu'une année de couverture supplémentaire, à supposer que son incapacité de travail soit reconnue, tout comme l'obligation de son employeur de l'indemniser, deux facteurs de risque qui rendaient l'issue du procès suffisamment incertaine pour lui préférer le compromis présenté. La cour cantonale souligne, par ailleurs, que cette problématique a été expliquée au mandant par le mandataire. Pour ce qui est de l'assurance invalidité, elle ajoute que l'intimé n'a jamais assuré au recourant qu'il allait recevoir en toute certitude une rente au titre de cette assurance. Les juges genevois observent, au demeurant, que le recourant n'a jamais précisé la teneur qu'aurait dû revêtir la réserve sous laquelle il eût fallu conclure la transaction. A titre superfétatoire, la Chambre civile indique que la demande ne saurait être accueillie, même si une faute professionnelle pouvait être retenue à la charge de l'intimé. Elle considère, en effet, que le rapport de causalité entre cette éventuelle faute et le dommage allégué n'a pas été établi par le recourant à qui il eût appartenu de prouver qu'il aurait gagné son procès contre son ancien employeur si l'intimé avait agi correctement. Or, toujours selon la cour cantonale, pareille démonstration fait défaut en l'espèce pour deux raisons indépendantes: d'une part, il n'est pas établi que la loi ou la CCNT conférerait au travailleur malade le droit d'être indemnisé de sa perte de gain lorsque la durée effective du contrat de travail n'a pas dépassé trois mois, et le recourant n'a pas démontré que son ex-employeur aurait assumé un tel engagement à son égard dans le contrat de travail qui les liait; d'autre part, l'expertise médicale détaillée, versée au dossier de la procédure relative à l'assurance invalidité, fait état d'une incapacité de travail maximum de 20%, ce qui accrédite fortement l'idée que le recourant aurait perdu son procès, s'il l'avait mené à terme, ou n'aurait obtenu que des indemnités très faibles, bien inférieures à ce qu'il a perçu en exécution de la transaction que l'intimé lui avait conseillé de conclure.