Citation: 7B_150/2022 E. 3.4.7

3.4.7. Le recourant revient enfin sur la position sur la route des membres de la famille B.________. Il soutient en substance que l'enfant D.B.________, qui aurait été à vélo, se serait trouvé seul sur le bord de la route quand la voiture est arrivée et qu'il n'aurait risqué d'être renversé qu'au cas où il aurait bougé. L'argumentation du recourant ici se fonde une fois encore sur une appréciation personnelle de la situation ainsi que sur ses propres déclarations qu'il invoque librement. Or il ressort clairement des déclarations des parents de l'enfant que lorsque le véhicule est arrivé à la hauteur des promeneurs, respectivement à proximité de l'enfant, celui-ci se trouvait d'un côté de la route tandis que son père marchait de l'autre côté; ce dernier avait dû courir au-devant du véhicule pour sauver son fils afin de le pousser au bord. Il résulte en outre des déclarations concordantes de B.B.________ et de son beau-frère que cette intervention avait contraint le recourant à effectuer un freinage d'urgence pour ne pas les percuter. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que B.B.________ avait dû courir au-devant du véhicule pour sauver son fils avant qu'il se fasse renverser. À cet égard, vu ces circonstances et le freinage d'urgence induit par la réaction de B.B.________, on ne voit pas que la distance séparant celui-ci et son fils de la voiture - qui aurait été de 2 mètres, selon les affirmations purement appellatoires du recourant - serait propre à modifier cette appréciation pour ce qui est de l'enfant, la question pouvant à ce stade être laissée indécise s'agissant de B.B.________ (cf. consid. 4.4 infra). Il résulte de l'arrêt querellé que ce dernier est intervenu avant que le recourant arrive à sa hauteur et à celle de son fils, empêchant ainsi une collision.