Citation: 4A_218/2023 E. A

A.a. A.________ (ci-après: l'assuré), né en juillet 1965, a travaillé dès 2006 en tant qu'agent de sécurité pour l'entreprise C.________ SA. A ce titre, il bénéficiait d'une assurance collective d'indemnités journalières en cas de maladie souscrite par son employeuse auprès de la compagnie B.________ SA (ci-après: l'assureur). Selon le contrat d'assurance, soumis à la loi fédérale du 2 avril 1908 sur le contrat d'assurance (LCA; RS 221.229.1), l'assuré avait droit au versement d'indemnités journalières, à hauteur de 90 % de son salaire effectif, pendant 730 jours, à l'issue d'un délai d'attente de 30 jours. A.b. Le 30 septembre 2018, l'assuré a été licencié avec effet au 31 décembre 2018, l'employeuse ayant décidé de supprimer tous les postes au sein de l'entreprise en raison du non-renouvellement de son bail commercial. A.c. Le 10 janvier 2019, l'employeuse a annoncé à l'assureur une incapacité de travail de l'assuré à compter du 24 décembre 2018. Divers certificats d'arrêt de travail, renouvelés de mois en mois, établis par le Dr D.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, ont été transmis à l'assureur. Dans un rapport daté du 14 février 2019, le Dr D.________ a diagnostiqué chez l'assuré un trouble de l'adaptation ainsi qu'un trouble panique. S'il a confirmé l'existence d'une incapacité de travail chez son patient dès le 24 décembre 2018, il a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'on pouvait raisonnablement exiger de la part de l'assuré qu'il exerce sa profession auprès d'un autre employeur. A.d. L'assureur a mandaté le Dr E.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, en vue d'examiner l'assuré. Dans un rapport du 23 mars 2019, le psychiatre en question a retenu le diagnostic non incapacitant de trouble de l'adaptation, réaction dépressive prolongée. Selon lui, la capacité de travail de l'intéressé avait été nulle du 24 décembre 2018 au 24 mars 2019. Depuis le 25 mars 2019, une reprise complète du travail auprès d'un autre employeur était toutefois raisonnablement exigible. Sur la base dudit rapport, l'assureur a avisé l'assuré, en date du 26 avril 2019, qu'il mettait fin au versement des indemnités journalières avec effet au 30 avril 2019. A.e. Par le truchement de son assurance protection juridique, l'assuré a requis, à plusieurs reprises, la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise et la poursuite du versement des indemnités journalières en sa faveur. Par lettre du 19 août 2020, l'assureur a maintenu sa position.