Citation: 5A_832/2015 E. 4.1.1

4.1.1. L'autorité cantonale a retenu qu'un jugement étranger ne valant pas titre de mainlevée définitive peut néanmoins suffire à rendre vraisemblable la créance et à fonder le cas de séquestre prévu à l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP. En l'occurrence, le recourant a été condamné le 12 juin 2013 par le Tribunal de première instance de Tunis à verser divers montants à l'intimé, en sorte qu'il est vraisemblable que celui-ci possède contre celui-là une créance à concurrence de ces sommes. En dépit des allégations du recourant, ce n'est pas tant l'état de fait retenu par les juges tunisiens qui rend [...] vraisemblable la créance de l'intimé, mais bien l'existence même d'une décision judiciaire le condamnant à payer les sommes réclamées par l'intimé ". Le fait que ce jugement ne soit probablement pas susceptible d'être reconnu en Suisse n'enlève rien à la validité ou à l'exigibilité de la réclamation, au regard du droit étranger applicable, que cette décision constate, ni n'exclut que l'intimé puisse à certaines conditions obtenir l'exécution forcée en Suisse de cette prétention. A ce propos, le recourant n'a pas établi avoir formé opposition à la poursuite en validation du séquestre, de sorte que sa partie adverse " conserve apparemment un intérêt entier au maintien du séquestre ".