Citation: 2C_526/2022 E. 1.2.1

1.2.1. En sa qualité de ressortissante roumaine, la recourante tombe sous le coup de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681; cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1). Elle en déduit que la voie du recours en matière de droit public lui serait directement ouverte en application de l'art. 11 par. 1 et 3 ALCP, en ce que cette disposition impose à la Suisse d'instaurer un double degré de juridiction contre les décisions du droit des étrangers qui visent un ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne (cf. ATF 131 II 352 consid. 1; arrêt 2C_728/2021 du 4 mars 2022 consid. 1.1). Or, si le recours en matière de droit public est toujours ouvert devant le Tribunal fédéral lorsque l'étranger peut se prévaloir de manière défendable d'un droit de séjourner en Suisse issu de l'ALCP (cf. FLORENCE AUBRY GIRARDIN, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n° 50 ad art. 83 LTF; MARC SPESCHA, in Migrationsrecht, Kommentar, 5e éd. 2019, n°1 ad art. 11 ALCP), toujours est-il que, dans son recours devant le Tribunal fédéral, la recourante n'invoque d'aucune manière une quelconque disposition de l'ALCP qui lui garantirait un tel droit, et on ne le discerne au demeurant pas non plus de manière évidente. Le seul fait de se prévaloir de l'art. 11 par. 1 et 3 ALCP pour échapper à la clause d'exclusion de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF ne suffit manifestement pas à lui ouvrir la voie du recours en matière de droit public, lorsque la voie du recours constitutionnel subsidiaire est, comme en l'espèce (cf. infra consid. 1.3), ouverte (s'agissant du rapport particulier entre l'art. 11 par. 1 et 3 ALCP et les clauses d'exclusion prévues à l'art. 83 let. c ch. 1 et 6 LTF; cf. FLORENCE AUBRY GIRARDIN, op. cit., n° 30, 42 et 63 ad art. 83 LTF; LAURENT MERZ, Le droit de séjour selon l'ALCP et la jurisprudence du Tribunal fédéral, in RDAF 2009 I 248 p. 306). Il s'ensuit que, à défaut de se prévaloir d'un droit de séjour défendable issu de l'ALCP, le recours en matière de droit public n'est pas ouvert.