Citation: 6S.149/2005 31.05.2005 E. B

Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a Ressortissant de Serbie et Monténégro, X.________, né en 1969, est titulaire d'un permis B. De 1993 jusqu'au début de l'année 2004, il a travaillé pour une entreprise de jardinage à A.________, à l'entière satisfaction de son employeur. Il vit séparé de sa compagne, avec laquelle il a eu trois enfants, qui vivent auprès de leur mère à Lausanne. Il entretient une relation intime avec une autre femme. Le casier judiciaire de X.________ fait état de quatre condamnations, prononcées entre le 17 septembre 1998 et le 11 septembre 2003, à des peines d'emprisonnement - respectivement de 10 jours, 20 jours, 139 jours et 14 jours -, dans trois cas assorties d'une amende. Ces peines sanctionnaient essentiellement des infractions à la législation routière, mais aussi à deux reprises des infractions à la législation sur les armes. Les sursis assortissant les deux premières ont par la suite été révoqués. B.b Vraisemblablement depuis le début de l'année 2004 et jusqu'à son arrestation le 19 mars 2004, X.________ a confectionné une quantité indéterminée de faux billets de banque, de 100 fr. et 200 fr., et les a mis en circulation en Suisse dans des proportions que l'enquête n'a pu établir. Pour ce faire, il s'est muni d'un appareil spécialisé faisant office de photocopieur et de scanner, d'une imprimante couleur et de deux stylos argentés servant à imiter les fils de sécurité et les kinégrams. A son domicile, les enquêteurs ont retrouvé environ 200 fausses coupures ainsi qu'une coupure authentique de 100 fr., collée sur la vitre de l'appareil de reproduction et qui portait le même numéro de série que les faux. Lors de l'interpellation de X.________, la police a en outre trouvé à son domicile un pistolet CRVENA de calibre 7,65 mm, dont le magasin contenait six cartouches et qui était dissimulé dans l'accoudoir du canapé sur lequel il dormait. Ont également été saisis trois autres pistolets, une boîte de munitions et un accessoire pour fusil de chasse. A cet égard, il a été relevé que seule la détention de la première arme constitue une infraction à la législation sur les armes. Parmi les objets séquestrés, figurent encore une quinzaine de téléphones portables. B.c En substance, la cour cantonale, devant laquelle seuls ces points étaient contestés, a considéré que tant le principe et la durée de l'expulsion que le refus de l'assortir du sursis étaient justifiés.