Citation: 6B_840/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant ne conteste pas le principe même de l'allocation d'une indemnité pour tort moral, mais uniquement son montant. La cour cantonale a relevé que la victime, qui avait subi des blessures impliquant une éprouvante hospitalisation ainsi qu'un long suivi médical, était passée près de la mort et souffrait encore de lourdes conséquences physiques comme psychiques, qui risquent de l'handicaper durablement. Le recourant soutient que c'est à tort que la cour cantonale a retenu que la victime avait souffert de ses blessures et de l'éprouvante hospitalisation. Selon lui, la victime s'est vite rétablie puisqu'une semaine après les faits elle n'aurait quasi plus présenté de craintes ni d'angoisse. Il invoque en outre le fait qu'elle a interrompu son suivi psychologique après seulement quelques séances. Ces affirmations ne ressortent pas des constatations de la cour cantonale qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF. Au contraire, le premier certificat médical évoqué par la cour cantonale (arrêt attaqué, let. g.b.b, p. 15) mentionne qu'en novembre 2016 la victime était toujours gênée par des douleurs et très handicapée par les suites psychologiques de son agression, vivant dans un état d'insécurité permanent, ayant peur de tout et faisant des crises d'angoisse, au point de ne pas pouvoir rester seule chez elle. Il relève en outre des pertes de mémoire et des troubles de la concentration rendant tout travail suivi inexécutable. Le second certificat, établi par une psychothérapeute qui a suivi la victime d'avril à août 2016, relève que ce n'est qu'après quelques mois que la victime a semblé réaliser progressivement ce qui lui était arrivé et les graves conséquences sur son quotidien, ce qui a entraîné une dégradation considérable de son fonctionnement au point qu'elle n'a plus pu venir aux séances. La psychothérapeute fait également état de troubles de la mémoire ainsi que de la concentration, de fatigabilité accrue, de troubles d'ordre post-traumatique, d'ordre dépressif et d'ordre anxieux ainsi que de graves séquelles physiques et neurologiques, dont certaines irréversibles et permanentes, d'un risque d'invalidité et d'un isolement familial et social. Elle note enfin le fait que l'agression a été commise à une date symbolique, Noël, avec pour conséquence que la victime sera amenée à la revivre chaque année à cette occasion. Sur la base de ces éléments, le montant de 25'000 fr. alloué par la cour cantonale est proportionné aux souffrances subies par la victime et ne viole pas le droit fédéral.