Citation: 9C_617/2016 E. 5.2.2

5.2.2. L'assurée conteste aussi les critiques du tribunal cantonal contre le rapport d'enquête ménagère du 12 mars 2014 dans lequel l'enquêtrice se serait bornée d'après lui à retranscrire des déclarations identiques à celles faites en 2007 sans même tenir compte de l'évolution de la situation sur le plan psychiatrique ni des modifications intervenues dans la structure familiale ou dans l'organisation du temps de travail. Elle soutient avant tout que la juridiction cantonale ne pouvait pas déduire de ces éléments un taux d'empêchement pour réaliser les travaux ménagers identiques au taux d'incapacité de travail de 50 % dans la mesure où la réorganisation de son temps de travail (horaire continu entre le lundi matin et le mercredi midi, au lieu des cinq demi-journées par semaine) lui permettait de mieux gérer les problèmes liés à ses douleurs et où la diminution de soutien en raison du départ des enfants du domicile était compensée par l'augmentation de l'aide du mari. Ce grief est infondé. Il n'établit pas que les premiers juges auraient fait preuve d'arbitraire en baissant le taux d'empêchement de 64 ou 65 % à 50 %. La recourante n'ajoute effectivement rien de plus au sujet de son état de santé sur le plan psychique dont on rappellera d'ailleurs qu'elle a déjà échoué à démontrer l'absence d'amélioration au contraire de ce que retenait l'acte attaqué (cf. consid. 5.2.1). On relèvera en outre que la nécessité de réorganiser l'horaire de travail telle que déjà décrite ne se fonde sur aucun document médical et que la logique qui transparaît derrière le raisonnement (concentrer l'horaire de travail pour bénéficier d'une période de repos suffisamment longue et pouvoir ainsi récupérer de ses douleurs) s'oppose entièrement aux renseignements médicaux recueillis, qui constatent une capacité à exercer une activité adaptée à 50 % seulement. On ajoutera encore que le fait pour les enfants d'avoir quitté le domicile familial ainsi que cela a été mentionné par le tribunal cantonal doit plutôt être interprété comme une baisse des charges que l'assurée doit assumer dans l'accomplissement de son ménage et pas comme une baisse de soutien hypothétiquement compensée par l'aide du mari.