Citation: 4A_23/2021 E. B

B.a. Le 11 juillet 2013, les demandeurs ont déposé auprès de la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud une requête de conciliation au pied de laquelle ils ont conclu à ce que les défendeurs soient condamnés à leur payer une somme de 250'000 fr. avec intérêts, à titre de réduction du prix pour les défauts de l'immeuble. La conciliation a échoué. Par demande du 5 décembre 2013, ils ont conclu à ce que les défendeurs soient reconnus leurs débiteurs de la somme de 200'000 fr. avec intérêts, somme qu'ils ont réduite à 87'935 fr.40 avec intérêts dans leurs plaidoiries écrites. Une expertise a été confiée à F.________, architecte EPFZ-SIA, s'agissant des défauts invoqués. L'expert a déposé son rapport principal le 23 mai 2016 et un rapport complémentaire le 2 mai 2017. En ce qui concerne l'isolation phonique entre la chambre 2 et la salle de bains et entre la chambre 3 et l'espace repas, l'expert a relevé que, selon des mesures effectuées par G.________ SA le 15 février 2011, la valeur d'isolation acoustique était de 47 dB entre la salle de bains et la chambre 2, de 48 dB entre la chambre 2 et la salle de bains et de 49 dB entre l'espace repas et la chambre 3. Il a souligné à cet égard que ces mesures étaient inférieures à la valeur d'exigence minimale de 52 dB et à la valeur d'exigence accrue de 55 dB, ces deux valeurs étant prévues par la norme SIA 181 " Protection contre le bruit dans le bâtiment ", édition 2006, pour un logement du type de celui des demandeurs (degré de nuisances modéré et sensibilité au bruit moyenne). L'expert a estimé que les travaux qui permettraient d'atteindre une valeur d'isolation acoustique de 55 dB coûteraient à présent environ 50'000 fr.; le coût de ces travaux en cours de chantier n'aurait été que de 15'000 fr. Par jugement du 18 novembre 2018, la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud a condamné les défendeurs, solidairement entre eux, à payer aux demandeurs, créanciers solidaires, la somme de 72'870 fr.80, avec intérêts à 5% dès le 27 août 2010. Elle a considéré que les parties avaient conclu un contrat mixte comportant des aspects relevant de la vente immobilière et d'autres relevant du contrat d'entreprise générale. L'ouvrage était entaché de défauts (isolation phonique, non-respect de plusieurs cotes des plans d'exécution, risque de nidification dans le cadre de la fenêtre de la cuisine, réfection des encadrements des quatre fenêtres velux de la galerie et non-écoulement de l'eau sur le balcon-terrasse), pour lesquels les demandeurs pouvaient exercer les droits prévus à l'art. 368 CO. Les demandeurs avaient manifesté aux défendeurs leur volonté d'exercer l'action en réduction de prix. Le prix devait donc être réduit en proportion de la moins-value engendrée par l'existence des défauts précités. Cette réduction équivalait aux coûts d'élimination de ces défauts, tels qu'ils avaient été arrêtés par l'expert judiciaire; sur le montant total de 72'870 fr.80, les frais de réfection liés à l'isolation phonique déficiente s'élevaient à 50'000 fr. B.b. Par arrêt du 27 novembre 2020, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par les défendeurs. Ses motifs seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt, dans la mesure utile à la discussion des griefs des recourants.