Citation: 5P.205/2001 19.09.2001 E. 2

2.- Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir estimé de manière erronée ses revenus en comptant à double ses indemnités pour frais de représentation. A l'appui de ce grief, il invoque une attestation de salaire du 6 février 2001. a) Le Tribunal fédéral se montre réservé dans le domaine de l'appréciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconnaît en la matière à l'autorité cantonale. Il n'y a violation de l'art. 9 Cst. que lorsque cette appréciationest manifestement insoutenable ou en contradiction flagrante avec les pièces du dossier (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40); tel est notamment le cas lorsque le juge a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et éléments du dossier (ATF 118 Ia 28 consid. 1b; 116 Ia 85 consid. 2b). Il incombe à celui qui invoque l'arbitraire de démontrer précisément en quoi le grief est réalisé (art. 90 al. 1 let. b OJ). Le recourant ne peut se borner à opposer sa propre appréciation. b) L'attestation de salaire du 6 février 2001 mentionne en premier lieu, sous chiffre 1, le salaire net perçu en 1999 (66'772 fr.) et en 2000 (63'267 fr.); elle précise ensuite, sous chiffre 2, que le salaire brut mentionné plus haut comprend les allocations d'enfants (4'800 fr.); elle fait état enfin, sous chiffre 4, du versement d'indemnités pour frais de représentation (34'800 fr.) et de voiture (52'800 fr.). Le recourant soutient, en rapprochant cette rubrique de celle concernant le salaire (ch. 1), qui mentionne séparément les gains des deux années, que les frais en question doivent aussi être répartis sur deux ans. Cette analyse ne ressort manifestement pas de l'attestation invoquée. Si tel était le cas, on ne voit pas pourquoi celle-ci ne le mentionnerait pas précisément comme elle le fait pour le salaire. Le chiffre 2 de l'attestation prévoit d'ailleurs que le salaire brut sus-indiqué comprend, entre autres, les allocations d'enfants, dont le montant est mentionné une fois et non pas séparément pour chaque année. Dans ces circonstances, le Tribunal cantonal pouvait admettre, sans tomber dans l'arbitraire, que les indemnités en cause constituaient des forfaits versés chaque année. Il n'a du reste pas retenu ces indemnités dans leur totalité, mais a procédé à une pondération pour finalement arrêter, en tenant compte des gains accessoires, un salaire mensuel net de 7'800 fr., résultat que le recourant ne critique d'ailleurs pas. Au demeurant, le recourant semble se contredire en soutenant à la fois que les indemnités litigieuses auraient dû être prises en considération dans le calcul du gain déterminant, mais "réparties sur deux ans", et qu'elles n'auraient pas dû l'être du tout, du fait qu'il s'agissait de frais effectifs n'entrant pas dans ses revenus. De surcroît, il se contente sur ce point d'une simple affirmation; il ne prétend pas qu'il aurait apporté en instance cantonale la preuve de ce qu'il avance et que cette preuve aurait été arbitrairement ignorée.