Citation: 2P.268/2002 08.08.2003 E. A

Par un appel d'offres public, la Commune municipale de N.________ (ci-après: la Commune) a mis en soumission un mandat d'architecte portant sur les phases préparatoires d'un projet pour la rénovation et la transformation d'un bâtiment communal. L'avis indiquait que le marché, soumis à la procédure ouverte, était estimé à 8'000'000 fr. selon «une étude antérieure et un devis général global.» Les bureaux d'architecture intéressés étaient invités à s'inscrire jusqu'au mercredi 17 avril 2002 auprès du Service de l'Edilité qui leur mettrait à disposition, dès le 6 mai suivant, les documents utiles pour établir et produire les soumissions (ci-après: les documents de l'appel d'offres). Les offres devaient être remises jusqu'au mercredi 5 juin 2002 et leur ouverture était prévue pour le 10 juin suivant. L'appel d'offres précisait encore que le marché n'était pas soumis à «l'accord OMC» et qu'il pouvait faire l'objet d'un recours, dans les dix jours dès sa publication, auprès de la Cour de droit public du Tribunal cantonal (ci-après cité: le Tribunal cantonal). Sous la rubrique «étendue du marché», les documents de l'appel d'offres remis aux candidats qui se sont inscrits mentionnaient un coût approximatif de 9'000'000 fr., honoraires compris; figuraient également sur ces documents les critères d'adjudication suivants, avec l'indication de leur pondération respective: a) Expérience acquise dans le domaine 30 % b) Qualification professionnelle 25 % c) Montant de l'offre 20 % d) Organisation du soumissionnaire 15 % e) Formation d'apprentis et de stagiaires 10 % Par décision du 20 juin 2002, la Commune a adjugé le marché aux Bureaux d'architectes A.________ et B.________, qui avaient présenté une soumission commune. Cette décision a été publiée au Bulletin officiel, avec l'indication qu'un recours pouvait être formé contre elle auprès du Tribunal cantonal dans un délai de dix jours dès sa notification.