Citation: 1C_232/2020 E. 3.3

3.3. Enfin, les recourants font valoir en vrac qu'ils avaient requis une expertise permettant de définir le risque de pollution des eaux et l'éventuelle pollution existante et que le plan général d'évacuation des eaux ne leur a jamais été remis. Ils ne font toutefois pas valoir une violation de leur droit d'être entendus à cet égard et n'exposent pas ce qu'ils auraient souhaité tirer de ce document dont ils affirment eux-même qu'il ne s'applique qu'au périmètre desservi par les égouts publics. Quant à l'expertise requise, l'obligation de procéder au contrôle du bon fonctionnement d'une installation est une mesure minimum de politique générale de la protection des eaux, indépendante, comme on l'a souligné ci-dessus, de la présence de cours d'eau ou nappes phréatiques proches, et indépendante également d'un risque concret de pollution des eaux. Aussi, d'éventuelles informations sur la topographie environnante et le système d'écoulement des eaux souterraines ne seraient pas de nature à justifier qu'il soit renoncé à ce contrôle minimum. Dans la mesure où les recourants contestent le principe des contrôles et non, par exemple, leur fréquence, le degré du risque de pollution n'est ainsi pas décisif. Sans possible incidence sur le sort de la cause, il ne se justifiait par conséquent pas d'ordonner une expertise.