Citation: 6B_1002/2021 E. 4.3.2

4.3.2. Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir enfreint les principes posés par l'art. 10 al. 2 et 3 CPP en retenant qu'il avait eu la volonté de ne pas se conformer aux signes et instructions de la police. Il fait valoir qu'en l'absence d'un rétroviseur, l'unique possibilité pour lui de voir le signe "stop police" ou les feux bleus aurait consisté à tourner la tête et que, comme il roulait à vélo à une vitesse d'environ 50 km/h en descente et était ainsi soumis au bruit important du vent, il était probable qu'il n'ait pas pu entendre - comme il l'avait déclaré - les indications sonores émises depuis le véhicule de police, jusqu'au moment de sa bifurcation en direction de la gare de X.________, moment auquel il s'est effectivement arrêté. Par cette argumentation, le recourant s'en prend à nouveau à l'appréciation des preuves opérée par les juges cantonaux, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. On rappellera que déterminer ce qu'une personne a su, voulu, envisagé ou accepté relève du contenu de la pensée, à savoir de faits "internes" qui, en tant que faits, lient le Tribunal fédéral (ATF 141 IV 369 consid. 6.3; 142 IV 137 consid. 12), à moins qu'ils aient été retenus de manière arbitraire (cf. consid. 3.1.1 supra). Or l'appréciation de la cour cantonale, qui retient sur la base d'un faisceau d'indices concordants - dont on observe que l'utilisation du signe "stop police" et des feux bleus ne fait pas partie, si bien que l'argumentation du recourant tombe à faux à cet égard - que le recourant a délibérément ignoré les signes et instructions de la police, échappe au grief d'arbitraire.