Citation: 8C_7/2018 E. 4.1

4.1. En substance, après avoir comparé les constatations faites par les médecins du CEMEd à celles des médecins de la PMU, la cour cantonale a nié l'existence d'une modification sensible de l'état de santé de l'assurée entre ces deux expertises. Sauf pour la dysthymie, les diagnostics posés étaient similaires; les plaintes rapportées par l'assurée également, hormis le fait que celle-ci se plaignait d'une augmentation des céphalées depuis 2007, tandis qu'elle s'était accoutumée à l'anosmie et ne présentait plus d'acouphènes ou de douleurs à la mâchoire. Selon le docteur F.________, de la PMU, il n'y avait aucune modification - en particulier aucune aggravation - sur le plan neurologique par rapport aux examens précédents. Ces constats étaient confirmés par l'expertise privée du docteur G.________ produite en cours d'instance par l'assurée. Ce médecin indiquait que si certains symptômes liés aux diagnostics - restés inchangés - avaient moins d'impact sur la santé de l'assurée en raison d'un phénomène de tolérance et d'adaptation, d'autres s'étaient accentués, en particulier les céphalées, de sorte que, dans l'ensemble, il n'y avait pas eu de modification importante de son état de santé. Aussi bien, la cour cantonale a-t-elle considéré que l'expertise des médecins de la PMU ne faisait qu'évaluer différemment la capacité de travail de l'assurée en fonction d'une situation médicale globalement inchangée.