Citation: C 54/04 04.11.2004 E. A

B.________, née en 1969, a déposé une demande d'indemnités de chômage à partir du 15 juillet 1998. Elle a indiqué qu'elle avait travaillé dans l'étude d'avocat de sa mère, Me P.________, du 1er janvier 1993 au 30 novembre 1997, puis au service de la société A.________ SA, du 1er décembre 1997 au 15 juillet 1998, en qualité de directrice générale avec un salaire mensuel de base de 9'000 fr. B.________ a précisé qu'elle avait effectué son dernier jour de travail le 7 janvier 1998 et qu'elle s'était trouvée ensuite en arrêt maladie. La Caisse de chômage du canton de Berne (la caisse) lui a versé des indemnités de chômage jusqu'au mois de novembre 1999, sur la base d'un gain assuré de 8'100 fr. A la suite d'un examen du dossier mené par le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco), la caisse a nié le droit de l'assurée à l'indemnité, par décision du 24 février 2000, motif pris, notamment, que l'activité exercée au service de A.________ SA n'était pas suffisamment contrôlable. Saisi par l'assurée, le Tribunal administratif du canton de Berne a considéré que l'existence d'une activité lucrative pour le compte de A.________ SA n'était pas établie. Par ailleurs, il a jugé qu'il n'était pas exclu que l'assurée pût faire valoir une période assimilée à une période de cotisations, voire un motif de libération (études, maladie), ni que l'activité d' « agente d'étude » auprès de l'étude de sa mère pût constituer une période de cotisations. Aussi par jugement du 6 septembre 2000, le Tribunal administratif a-t-il annulé cette décision et renvoyé la cause à l'administration afin qu'elle complète son instruction. Par décision du 22 octobre 2002, la caisse a reconnu le droit de l'assurée à l'indemnité de chômage à partir du 15 juillet 1998, B.________ étant libérée des conditions relatives à la période de cotisation. La caisse l'a dès lors indemnisée sur une base forfaitaire journalière de 127 fr. et lui adressé à cet effet, le 30 octobre 2002, de nouveaux décomptes relatifs aux mois d'août 1998 à août 1999, octobre et novembre 1999. De ces pièces, il ressort que l'assurée a perçu 70'196 fr. 35 à titre d'indemnités journalières, alors qu'elle n'aurait dû recevoir que 27'719 fr. 75. Se fondant sur ces décomptes, la caisse a réclamé à l'assurée, par décision du 4 novembre 2002, la restitution de la somme de 42'476 fr. 60 correspondant aux indemnités versées en trop durant la période en cause.