Citation: 1F_4/2018 E. 3

La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si le Tribunal n'a pas statué sur certaines conclusions (art. 121 let. c LTF). A teneur de l'art. 64 LTF, si une partie ne dispose pas de ressources suffisantes et si ses conclusions ne paraissent pas vouées à l'échec, le Tribunal fédéral la dispense, à sa demande, de payer les frais judiciaires et de fournir des sûretés en garantie des dépens (al. 1); il attribue un avocat à cette partie si la sauvegarde de ses droits le requiert; l'avocat a droit à une indemnité appropriée versée par la caisse du tribunal pour autant que les dépens alloués ne couvrent pas ses honoraires (al. 2). En l'occurrence, il ne ressort pas des écritures déposées par le recourant lui-même qu'il souhaitait l'assistance du conseil qui lui avait été attribué d'office dans la procédure cantonale. Sa correspondance du 30 novembre 2017 au Tribunal fédéral ne laisse rien présumer de tel, l'allusion à l'avocat n'ayant trait qu'à la transmission du dossier que ce dernier avait préparé pour la procédure cantonale. En outre, la seule affirmation de l'avocat selon laquelle le recourant lui avait demandé de déposer un recours au Tribunal fédéral ne saurait suffire, auquel cas elle ferait perdre tout son sens à l'obligation de présenter une procuration, prescrite par l'art. 40 al. 2 LTF. Certes, le recours rédigé par X.________ formulait explicitement une demande d'octroi de l'assistance judiciaire comprenant sa désignation en qualité de conseil d'office. Cette écriture n'a toutefois pas pu être prise en considération, faute, précisément, de procuration valablement délivrée. Les conclusions formellement prises à cette occasion n'étaient pas recevables au-delà des conclusions que l'on pouvait déduire des écritures du recourant, lesquelles ne demandaient pas la désignation d'un conseil d'office pour le représenter. Enfin, dans la correspondance qu'il a adressée au Tribunal fédéral le 8 janvier 2018, X.________ demandait expressément qu'il soit statué sur la volonté du prévenu de recourir au Tribunal fédéral qui devait être déduite du courrier du 30 novembre 2017 et non des conclusions prises dans son écriture du 13 décembre 2017. L'avocat n'est pas revenu sur une éventuelle demande d'octroi d'assistance judiciaire, moins encore sur sa désignation en qualité de conseil d'office. Au contraire, il exposait, outre ne pas avoir obtenu de procuration signée de la part du recourant, qu'il demandait à être relevé de son mandat de défenseur d'office pour la procédure cantonale, la relation de confiance étant rompue. Il résulte de ce qui précède que rien ne permet de présumer que le prévenu ait eu, à quelque moment que ce soit, l'intention de mandater son conseil de la procédure cantonale pour son recours devant le Tribunal fédéral. Aussi, le Tribunal fédéral a-t-il statué sur l'intégralité des conclusions prises par le recourant, à savoir principalement sa libération de la détention provisoire, subsidiairement - encore qu'il ne soit pas avéré que cela ressortait de sa demande - la mise en place de mesures de substitution au maintien de la détention provisoire. Bien que cela soit regrettable pour le mandataire de la procédure cantonale qui, pensant préserver les intérêts de son client, a rédigé une écriture sans pouvoir justifier d'une procuration, il n'y avait pas lieu de lui accorder d'indemnité en qualité de défenseur du recourant.