Citation: 6B_1220/2015 E. 2.3.2

2.3.2. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, les déclarations de la victime, entendue comme témoin ou personne appelée à donner des renseignements, constituent un élément de preuve. Le juge doit, dans l'évaluation globale de l'ensemble des éléments probatoires rassemblés au dossier, les apprécier librement (arrêts 6B_716/2010 du 15 novembre 2010 consid. 1.3; 6B_360/2008 du 12 novembre 2008 consid. 4.3). A supposer que la plainte de A.________ doive être qualifiée de vague comme le soutient le recourant, on ne voit pas encore en quoi il faudrait en déduire que l'intimée n'est pas crédible, attendu qu'elle a précisé les reproches adressés à son époux lors de ses différentes auditions. La cour cantonale a de surcroît relevé que ses déclarations étaient demeurées constantes, ce que le recourant ne conteste pas. Le fait que les enfants du couple aient choisi de vivre avec leur père plutôt qu'avec leur mère, ou encore que le comportement de celle-ci ne soit - prétendument - pas dénué de tout reproche ne présente pas de rapport direct avec les faits dénoncés, partant, n'entame pas la crédibilité des déclarations de l'intimée. Par ailleurs, que celle-ci n'ait pas affirmé de manière claire avoir peur de son mari ne rend pas sa version des faits moins plausible; au contraire, la mesure de ses propos, de même que l'absence de toute exagération dans ses accusations, constituaient des indices pertinents dans l'appréciation de sa crédibilité. Fondée sur ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir les déclarations de l'intimée pour forger sa conviction.