Citation: 1P.525/2001 27.08.2001 E. 5

5.- Le recourant conteste ensuite l'existence d'un risque de fuite. a) Selon la jurisprudence, ce risque ne peut s'apprécier sur la seule base de la gravité de l'infraction même si, compte tenu de l'ensemble des circonstances, la perspective d'une longue peine privative de liberté permet souvent d'en présumer l'existence; il doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger (ATF 117 Ia 69 consid. 4 et les arrêts cités). b) La cour cantonale s'est fondée sur l'ensemble de ces différents critères, sans s'arrêter à la seule nationalité du recourant. On ne saurait du reste méconnaître que, sous l'angle du risque de fuite, la nationalité est un élément déterminant dont il peut être tenu compte sans qu'il y ait inégalité de traitement avec les ressortissants suisses ayant toutes leurs attaches dans leur pays d'origine. Le recourant part en outre de la prémisse, erronée, qu'il n'y aurait pas d'indices de culpabilité à son encontre. Pour le surplus, il ne conteste pas sérieusement qu'il ne dispose d'aucune attache avec la Suisse où il séjournait illégalement sans y avoir d'activité lucrative. Il avait par ailleurs évoqué clairement la possibilité d'un départ pour la France, pays dont il est également ressortissant, dans l'hypothèse d'une mise en liberté. Ces éléments sont suffisants pour admettre le risque de fuite.