Citation: 1C_663/2019 E. 2

Dans un premier grief, invoquant notamment l'art. 112 LTF, les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir omis certains faits, en particulier l'ensemble des circonstances ayant conduit aux mesures de réorganisation du Conseil d'Etat: la procédure pénale contre le Conseiller d'Etat, la participation à l'enquête d'inspecteurs de police affiliés à la CP, le retrait du département de la sécurité afin de préserver la confiance entre le gouvernement et les autres acteurs de la vie politique et institutionnelle, les informations erronées données par le magistrat au Conseil d'Etat et les violations des règles en matière de procédure protocolaire et de non-acceptation de cadeaux; les motifs invoqués à l'appui des décisions de réorganisation du Conseil d'Etat (soit le souci d'éviter tout soupçon de conflits d'intérêts ou d'intrusion dans la procédure menée avec l'appui de l'IGS) auraient également été ignorés. En outre, la cour cantonale aurait faussement retenu que les discussions au sein du Conseil d'Etat avaient pour objet la mise en oeuvre de la nouvelle loi (limitée au rattrapage des rappels de cotisations), alors qu'il s'agissait de redéfinir l'évolution du plan de prévoyance de la CP. Les recourants estiment aussi que la cour cantonale ne pouvait considérer que les plaintes à l'autorité de surveillance avaient été rejetées alors que la première rappelait l'importance de l'indépendance du comité de la CP, et que le sort de la seconde n'était pas établi. Sur ce dernier point, la cour cantonale aurait aussi violé le principe de la maxime d'office en retenant les allégations de l'autorité intimée au motif qu'elles n'étaient pas contestées, sans avoir donné aux recourants l'occasion de se déterminer.