Citation: 5A_7/2024 E. 4.3.2

4.3.2. Seule importe en revanche la situation suite à la décision de l'intimée de mettre fin à sa relation avec le recourant et à la volonté consécutive de celui-ci de retourner en Espagne avec les enfants. Or il est ici également incontesté que le recourant a adhéré à la domiciliation de ceux-ci à U.________, puis qu'il a procédé sans s'y opposer à deux reprises devant l'APEA. Certes, le recourant soutient l'existence d'un vice du consentement quant à l'acquiescement à la domiciliation des mineurs à U.________, invoquant que la domiciliation était soumise à la condition d'obtenir une garde partagée. Son argumentation laisse toutefois intacte la motivation développée à cet égard par la juge cantonale écartant le vice soulevé: celle-ci a en effet relevé d'une part qu'une telle réserve ne ressortait nullement de son acquiescement, formulé le 29 septembre 2023 et rédigé par un mandataire professionnel; d'autre part, celui-ci ne pouvait qu'avoir rendu son client attentif au fait qu'il ne bénéficiait d'aucune garantie quant à l'obtention d'une garde partagée. Dans cette mesure, il faut admettre que le non-retour des enfants en Espagne ne saurait manifestement être qualifié d'illicite au sens de l'art. 3 CLaH80.