Citation: 6B_1084/2018 E. 2.3.4

2.3.4. Pour le reste, la recourante se limite à rediscuter le sens à donner à ses déclarations s'agissant de sa vision du panneau de signalisation et de sa connaissance du danger induit par une vitesse excessive, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale. On ne voit par ailleurs pas en quoi la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en ne retenant pas que l'excès de vitesse l'exposerait à un licenciement et compromettrait tant son avenir professionnel que son établissement en Suisse, ces faits n'étant nullement étayés et de surcroît pas pertinents. Le fait qu'elle n'avait aucun intérêt à la commission de l'infraction ne saurait en effet exclure son caractère intentionnel. Enfin, dès lors que la recourante a admis avoir vu le panneau de limitation de vitesse et qu'elle n'avait pas ralenti malgré le danger induit par son comportement, qu'elle connaissait, il n'y a rien d'insoutenable à retenir qu'elle a agi par pure convenance personnelle et désinvolture.