Citation: 6B_1283/2019 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que les premiers juges avaient retenu de manière convaincante la version des faits de l'intimée plutôt que celle du recourant à laquelle ils avaient dénié toute crédibilité. Elle s'est référée à la motivation du jugement de première instance, qu'elle a jugée pertinente, minutieuse et complète. Elle a totalement fait siennes les considérations de l'autorité précédente en application de l'art. 82 al. 4 CPP (cf. ATF 141 IV 244 consid. 1.2.3 p. 246 s.). Il ressort du jugement de première instance qu'indépendamment du fait que l'expertise de crédibilité a conclu que les déclarations de B.________ étaient crédibles, les premiers juges ont considéré que lesdites déclarations de l'intimée avaient été constantes et cohérentes tant lors de ses auditions devant les autorités qu'au travers des confidences qu'elle avait faites à sa meilleure amie, notamment par SMS et Whatsapp (cf. pièces 3'209 ss et 2'209 ss), à un de ses amis (cf. pièces 2'078 ss), à sa belle-mère (pièce 2'035), à la psychologue scolaire (cf. pièces 2'043 ss) ainsi qu'à une éducatrice du foyer dans lequel elle était placée (cf. pièces 2'060 ss). En outre, ils ont souligné le fait que le mal-être de l'intimée ne ressortait pas uniquement de ses propres déclarations mais qu'il avait été constaté par des tiers, notamment par ses professeurs au Cycle d'orientation, par des médecins ainsi que par d'autres professionnels (cf. jugement de première instance, p. 12). L'autorité de première instance a jugé que, lors de ses différentes auditions, la jeune fille avait fait preuve de franchise et de transparence, sans chercher à accabler le recourant. En outre, il ressort des messages que la jeune fille a adressés à sa meilleure amie, en 2014 déjà, que l'intéressée s'était plainte de son père à sa meilleure amie et lui avait parlé des abus qu'elle avait subis (cf. pièces 2'209 ss; 2'213 ss; 3'030 ss). Lesdits messages avaient été effacés, ce qui tend à démontrer qu'elle n'avait ni calculé, ni prévu l'ouverture d'une procédure pénale contre son père (cf. jugement de première instance, p. 13). Par ailleurs, les premiers juges ont retenu que l'intimée ressentait de la culpabilité envers son père, était prise dans un vif conflit de loyauté et qu'il ne faisait aucun doute qu'elle l'aimait et qu'elle souffrait de ne plus avoir de contact avec lui (cf. jugement de première instance, p. 13-14). Dans ce contexte, contrairement à ce que soutenait le recourant, la jeune fille n'avait pas agi pour nuire à son père, notamment par vengeance ou pour toute autre raison. A cet égard, il a été relevé que c'était la psychologue scolaire qui avait alerté la Justice de paix contre l'avis de l'intimée laquelle ne souhaitait pas être placée en foyer; celle-ci n'avait d'ailleurs pas elle-même engagé la procédure pénale contre son père. Par ailleurs, l'intimée n'avait aucun intérêt à porter des accusations mensongères contre le recourant, et à les maintenir malgré les pressions exercées par sa famille, mais au contraire "tout à perdre", dans la mesure où elle se retrouvait désormais seule, ayant perdu tout contact avec sa famille, qui l'avait rejetée, notamment avec son frère dont elle était très proche (cf. jugement de première instance, p. 14-15). A l'inverse, les déclarations du recourant s'agissant des faits dénoncés étaient contradictoires, variaient sur des éléments cruciaux du dossier et n'étaient dès lors pas crédibles. Sur la base de ces divers éléments, l'autorité précédente a retenu que le recourant avait bien commis les faits qui lui étaient reprochés par l'intimée.