Citation: 5P.255/2005 25.08.2005 E. 3

En premier lieu, le recourant se plaint qu'en refusant de tenir compte de pièces produites pour la première fois devant elle, la Chambre des recours ait violé arbitrairement l'art. 452 al. 1 ter du Code de procédure civile vaudois du 14 décembre 1966 (RSV 270.11; ci-après CPC/VD). La Chambre des recours a considéré que la production de pièces nouvelles n'était pas autorisée en dernière instance cantonale, sauf pour établir une irrégularité de procédure à l'appui d'un recours en nullité. Elle fondait cette appréciation sur la jurisprudence citée dans une note des commentateurs du CPC/VD, relative à l'art. 452 de cette loi (cf. Jean-François Poudret/Jacques Haldy/Denis Tappy, Procédure civile vaudoise, 3ème éd., n. 5 ad art. 452 CPC/VD p. 690). La cour cantonale en déduisait que les pièces produites devant elle par le recourant étaient irrecevables dans la mesure où elles étaient nouvelles. Le recourant taxe cette décision d'arbitraire, au regard de l'art. 452 al. 1 CPC/VD. Sans les désigner ni même décrire brièvement leur contenu, il affirme que ces pièces étaient de nature à établir une irrégularité de procédure, mais en précisant uniquement, ensuite, qu'elles tendaient à démontrer que les juges d'appel avaient eu tort de qualifier son loyer d'exorbitant, dès lors qu'il s'agissait d'un loyer usuel dans le quartier, qu'il s'agissait d'ailleurs de l'appartement conjugal et qu'il ne pouvait être contraint de le quitter puisqu'il avait toujours habité dans ce quartier et qu'il avait le droit de maintenir son standing de vie antérieur. Il allègue, en outre, que ces pièces seraient accessibles sur internet et qu'elles auraient dès lors dû être prises en considération d'office. Selon lui, comme les juges d'appel n'avaient pas expliqué comment il pourrait abaisser ses charges de déplacements mensuels de 1'892 fr. et de loyer de 2'714 fr., il devait être autorisé à produire ces pièces devant la Chambre des recours. Ce faisant, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait appliqué de manière arbitraire l'art. 452 al. 1 ter CPC/VD. Il n'y a pas une "irrégularité de procédure" pour le motif que la cour cantonale apprécie les faits d'une manière que n'approuve pas le recourant, en l'occurrence pour le motif qu'elle estime que son loyer - de 2'714 fr. - et ses frais de déplacement - de 1'892 fr. - sont trop élevés. Faute de motivation suffisante, le grief est donc irrecevable.