Citation: 6B_948/2021 E. B

Par arrêt du 4 mai 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a partiellement admis l'appel de A.________ contre le jugement du 22 décembre 2020 et annulé ce dernier. Statuant à nouveau, elle a confirmé tous les points du dispositif de ce jugement qui a été modifié uniquement dans la mesure où l'appelant a été sanctionné par une peine pécuniaire de 360 jours dont la quotité a été arrêtée à 30 fr. l'unité (art. 34 CP), en remplacement d'une peine privative de liberté de 12 mois (consid. 4.5 de l'arrêt). La cour a également fixé les frais de la procédure d'appel (art. 428 al. 1 CPP) ainsi que les honoraires y relatifs dus aux défenseurs. B.a. En substance, cet arrêt, auquel on renvoie pour le surplus, retient que les faits reprochés par B.________, tels qu'ils sont résumés dans l'acte d'accusation du 6 novembre 2020, complété à l'audience de jugement, sont établis. Il en ressort qu'entre 2014 et 2016, à une date indéterminée, A.________ a massé les épaules et le haut du dos de sa belle-fille, B.________, alors âgée de 12 ou 13 ans, avant de passer sa main sous son t-shirt et de lui caresser la poitrine à même la peau puis, après être descendu avec sa main jusqu'au ventre de sa belle-fille, a écarté le pantalon et la culotte de l'enfant, en lui demandant d'écarter les jambes afin de caresser ses cuisses, le haut de ses parties génitales et de la pénétrer vaginalement avec son doigt, pendant qu'il tenait l'une de ses cuisses avec l'autre main. Ce faisant, A.________ a contraint sa belle-fille à subir contre son gré les actes sexuels susvisés et des pressions d'ordre psychologique après l'avoir mise hors d'état de résister en lui tenant la cuisse, usant du rapport de confiance beau-père/belle-fille, du jeune âge, de la dépendance et de l'infériorité physique et cognitive de B.________ ainsi que de son état de surprise. B.b. Entre mai 2020, à une date indéterminée, et le 29 juin 2020, A.________ a régulièrement adressé des paroles grossières à sa belle-fille à raison de deux à trois fois par semaine en mai 2020, puis quotidiennement, en lui disant notamment "je peux te la mettre, t'as de bonnes fesses, je t'aime bien, je te la mettrais bien". Aux alentours du 25 mai 2020, alors que sa belle-fille lui avait demandé de cesser de la regarder de manière salace, A.________ lui a répondu "si j'ai des yeux, c'est pour regarder des belles choses, toi t'es une belle fille", avant de la suivre et de lui répéter derrière la porte de la salle de bains "si tu veux, je peux te la mettre, je t'aime bien, je te la mettrais bien, j'ai envie de te la mettre, t'as de bonnes fesses". Le 28 juin 2020, s'étant rendu dans la chambre de sa belle-fille, il lui a dit "je peux t'la mettre, t'as de bonnes fesses, je t'aime très bien, je te la mettrais bien" ainsi que "je pensais que tu te rappelais quand je t'ai mis le doigt". Par ailleurs, du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020, A.________ a fumé quotidiennement du canabis, à raison d'un joint par jour environ.