Citation: 4A_539/2019 E. 6

A l'instar du Tribunal des baux et loyers, la Cour de justice retient que la demanderesse F.X.________ et ses filles A.X.________ et B.X.________ ont succédé à feu H.X.________ dans sa relation contractuelle avec Z.________; que toutes trois doivent exercer en commun, selon l'art. 602 al. 2 CC, les droits y relatifs, et qu'elles sont donc consorts nécessaires, selon l'art. 70 al. 1 CPC, dans un éventuel procès. Selon la Cour, il s'ensuit que la demanderesse n'a pas qualité pour intenter seule les actions en annulation du congé ou en prolongation du contrat prévues par l'art. 273 al. 1 et 2 CO, et qu'elle doit à son choix intenter ces actions conjointement avec ses filles ou les intenter à celles-ci et au bailleur Z.________ (ATF 140 III 598 consid. 3.1; arrêt 4A_689/2016 du 28 août 2017, consid. 4.1). La demanderesse a adopté ce procédé-ci devant le Tribunal des baux et loyers; en revanche, A.X.________ et B.X.________ n'étaient ni parties requérantes ni parties citées devant l'autorité de conciliation. Il n'est pas admissible d'agir en justice contre une personne qui n'était pas partie à la procédure de conciliation (arrêt 4A_266/2016 du 25 juillet 2016, consid. 3); en conséquence, la demande est irrecevable dans la mesure où elle est dirigée contre A.X.________ et B.X.________. Pour le surplus, son auteure n'a pas qualité pour agir seule et l'action est donc rejetée.