Citation: 6B_289/2020 E. 4.4

4.4. Le recourant fait valoir que c'est à tort que la cour cantonale n'a pas considéré que la dispense de comparution personnelle accordée par l'autorité de première instance à B.________ était injustifiée. Selon l'art. 205 al. 2 CPP, la personne qui ne peut donner suite à un mandat de comparution est tenue d'en informer sans délai l'autorité qui le lui a décerné en indiquant les motifs de son empêchement et en présentant les éventuelles pièces justificatives. Les justes motifs mentionnés peuvent être, par exemple, la maladie, le service militaire ou encore un voyage à l'étranger (FF 2006, p. 1200). En l'espèce, B.________, née en 1935, a requis sa dispense en raison de son âge, qui s'opposait à un tel déplacement (incapacité physique de se déplacer pour de longues distances). La Cour de céans ne voit pas en quoi ce motif ne serait pas valable. Le recourant ne motive au demeurant pas son grief. Celui-ci doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir motivé son refus d'ordonner l'audition de B.________ en audience d'appel. On peut admettre que les motifs exposés par la cour cantonale pour approuver la dispense de comparution personnelle accordée par le tribunal de première instance valent également pour le refus d'auditionner B.________ en audience d'appel. Le grief tiré du défaut de motivation doit donc être rejeté. Pour le surplus, le recourant explique que le fait que B.________ a changé d'avis sur le fait de déposer plainte nécessitait un complément d'information de la part de l'intéressée. Il se plaint de ne pas avoir pu l'interroger sur ce revirement de décision. En outre, il soutient que les autorités pénales vaudoises ont retenu arbitrairement que B.________ n'avait pas renoncé à déposer une plainte pénale à son encontre. Enfin, il fait valoir que son droit d'être entendu, dans sa composante du droit au contradictoire avec B.________ depuis ses déclarations incriminantes, a été violé, de même que le principe d'immédiateté. Dans un courrier du 14 novembre 2013, B.________ a écrit qu'elle " ne souhaitait entamer aucune procédure ", ajoutant qu'elle désirait " seulement que les enfants de mon mari et moi-même puissions entrer en possession de ce qui nous revient de droit " (p. 63). Par lettre du 10 juin 2014, le ministère public central a interpellé le conseil de B.________ afin qu'il clarifie le statut procédural de B.________, plus particulièrement au vu de l'art. 120 CPP (p. 92). Après plusieurs prolongations de délai, le conseil de l'intéressée a répondu le 30 septembre 2014 que sa mandante se constituait partie plaignante tant sur le plan pénal que civil (P. 113). Au vu de ces correspondances, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que B.________ n'avait pas renoncé à porter plainte pénale contre le recourant. Pour le surplus, les déclarations de B.________ ne revêtent pas une importance décisive dans la condamnation du recourant. Les fonds confiés en gestion au recourant, les prêts personnels qui lui ont été accordés, ainsi que les dépenses qu'il a effectuées sont établis par pièces. Le recourant ne précise du reste pas sur quelles déclarations il aurait aimé être confronté à B.________. Il mentionne juste qu'il aurait aimé interpeler l'intéressée sur les raisons qui l'ont amenée à changer d'avis sur le dépôt de plainte pénale. Il ne s'agit toutefois pas de faits déterminants pour l'issue du litige. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Enfin, la connaissance directe d'un moyen de preuve est nécessaire au sens de l'art. 343 al. 3 CPP seulement lorsque celui-ci est susceptible d'influer sur l'issue de la procédure (cf. ATF 140 IV 196 consid. 4.4.2 p. 199 s.; arrêt 6B_217/2019 du 4 avril 2019 consid. 3.1). La cour cantonale n'a donc pas non plus violé le principe de l'immédiateté en refusant d'entendre B.________. Le grief soulevé est infondé.