Citation: 1B_167/2019 E. B

Par requête du 21 janvier 2019, X.________ a demandé la récusation de ces trois magistrats (cause PS/4/2019). A l'appui de sa demande, il a expliqué que la présente affaire ne pouvait pas être dissociée de celle relative à la "saga" du Café A.________, qui remontait, sur le plan judiciaire à l'année 2006; dans la cause P/-/2015, le tribunal de première instance avait considéré l'ensemble du dossier pour exclure une volonté de nuire de la part de X.________, estimant que sa réaction était légitime à la suite de décisions prises à tort dès 2006, qui étaient donc des erreurs judiciaires. Le requérant a ensuite rappelé que la Juge Gaëlle Van Hove - alors Procureure - était à l'origine du classement à mauvais escient dans la procédure P/-/2006, ce qui était à l'origine de la vente de son restaurant à un tiers, sans que lui-même n'ait touché le moindre centime; il en allait de même pour le classement dans la cause P/-/2011 - en lien avec la restitution d'un véhicule pris en leasing par le restaurant - où elle avait d'entrée de cause, par téléphone, préjugé par ces mots "Justice est passée". Selon le requérant, dans la cause P/-/2010, la Juge Gaëlle Van Hove avait également plaidé contre lui dans le cadre d'un recours formé contre l'opposition déposée contre une ordonnance pénale notifiée à une adresse que le Ministère public savait ne plus être la sienne; l'autorité de recours avait retenu qu'il y avait une erreur judiciaire criante et un déni de justice, mais malgré cela, la magistrate ne lui avait octroyé aucun dépens. Le requérant a encore allégué que la magistrate paraissait avoir un intérêt personnel à mettre à néant la décision d'un juge ayant considéré que le classement du 21 juillet 2006 était une erreur judiciaire; Gaëlle Van Hove semblait aussi prévenue dès lors qu'elle avait été active en substance à un autre titre dans une même cause. Quant aux deux autres juges, le requérant relevait qu'ils étaient intervenus à moment donné ou à un autre dans le cadre de la "saga". Invité à se déterminer, C.________ a conclu au rejet de la demande, confirmant avoir participé - en tant que membre de la Chambre d'appel pénal et de révision - à des procédures relatives au requérant, mais qu'une connaissance du contexte général de la "saga" ne constituait pas une cause de récusation. D.________ s'est déportée pour d'autres motifs.