Citation: 6B_66/2017 E. 2.5

2.5. Le recourant fait enfin grief à la cour cantonale d'avoir violé le principe de proportionnalité en lui refusant le régime des arrêts domiciliaires. Il développe à cet égard une argumentation irrecevable, en invoquant des éléments de fait qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsqu'il prétend que son entreprise perdrait tous ses clients et ne fonctionnerait plus, ou que sa famille serait ruinée si le régime des arrêts domiciliaires lui était refusé. Le recourant soutient ensuite qu'il existerait une contradiction entre la durée de la peine privative de liberté à laquelle il a été condamné et le refus de lui accorder le régime des arrêts domiciliaires. Son argument tombe à faux. L'art. 2 Rad1/VD ne prévoit en effet nullement qu'une courte peine privative de liberté devrait nécessairement être purgée sous le régime en question, mais fixe au contraire différents critères sur ce point. En outre, on ne voit pas en quoi la peine prononcée par jugement du 1er octobre 2015 impliquerait une volonté, de la part des juges d'appel, de permettre au recourant de bénéficier du régime des arrêts domiciliaires. Le recourant prétend enfin qu'il n'existerait aucun intérêt public à le voir exécuter une peine de prison ferme. Or, les éléments retenus par la cour cantonale permettent de considérer que l'intéressé n'est pas disposé à s'amender facilement et que les arrêts domiciliaires seraient insuffisants pour provoquer, chez lui, un changement de conduite durable. Il apparaît ainsi que seule une peine privative de liberté peut contraindre le recourant à se remettre en cause. Le refus de lui octroyer les arrêts domiciliaires ne viole ainsi nullement le principe de proportionnalité. Pour le reste, le recourant ne développe aucune argumentation spécifique et ne démontre pas que les art. 7 et 38 Cst./VD, qu'il invoque, auraient une portée plus large que celle de l'art. 5 al. 2 Cst. s'agissant de la proportionnalité de l'activité de l'Etat. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.