Citation: 1C_104/2023 E. C

Par décision du 3 septembre 2020, le Service cantonal des automobiles et de la navigation (ci-après: SAN) a retenu une infraction grave à l'encontre de A.________ et lui a retiré son permis de conduire pour une durée indéterminée, mais au minimum 24 mois; sa restitution était subordonnée aux conclusions favorables d'une expertise. A.________ a formé une réclamation; la procédure a été suspendue dans l'attente de la décision du juge pénal. Le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne a, par jugement du 3 septembre 2021, reconnu A.________ coupable de violation simple des règles de la circulation routière et l'a condamné à une amende de 1'500 fr. Par décision du 3 mars 2022, le SAN a requalifié en infraction moyennement grave les faits reprochés à A.________ et a prononcé à son encontre un retrait du permis de conduire d'une durée indéterminée, mais au minimum 24 mois, la restitution du droit de conduire étant subordonnée aux conclusions favorables d'une expertise auprès d'un psychologue spécialiste en psychologie de la circulation. Sur réclamation de l'intéressé, par décision du 11 août 2022, le SAN a confirmé sa décision du 3 mars 2022 et a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours. Le 14 septembre 2022, A.________ a recouru contre cette décision à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Par arrêt du 27 janvier 2023, la cour cantonale a rejeté le recours estimant en substance que, sur le plan administratif, les faits reprochés au prénommé étaient constitutifs d'une infraction moyennement grave et que cette qualification n'entrait pas en contradiction avec le jugement pénal du 3 septembre 2021; pour ces motifs, elle a confirmé le retrait prononcé par le SAN.