Citation: 9C_360/2018 E. A

A.a. B.________, né en 1967, a travaillé depuis le 1 er janvier 1993 pour le compte de C.________ SA, devenue depuis lors C.________ SA. A ce titre, il était affilié pour la prévoyance professionnelle auprès de la Fondation de prévoyance A.________ (ci-après: la Fondation). A.b. Selon la fiche d'assurance au 1 er janvier 2011, établie par la Fondation le 15 mars 2011, le salaire assuré de B.________ s'élevait à 504'669 fr., et la rente d'invalidité à 368'390 fr. A la suite d'un rachat de 250'000 fr. effectué par l'assuré le 5 décembre 2011, la Fondation lui a fait parvenir une nouvelle fiche d'assurance, le 20 décembre 2011. Le salaire assuré a par ailleurs été augmenté avec effet au 1 er janvier 2012 (cf. fiche d'assurance au 1 er janvier 2012, datée du 15 mars 2012, mentionnant un salaire assuré de 675'999 fr. et une rente d'invalidité de 437'707 fr.). Par courrier du 22 juin 2012, la Fondation a informé l'assuré qu'en raison de la modification de salaire intervenue au 1 er janvier 2012 et de l'augmentation des prestations à réassurer en découlant, elle était tenue, conformément au contrat de réassurance qui la liait à la D.________ SA, de l'inviter à se soumettre à un examen médical; elle le priait donc de se rendre chez son médecin d'ici au 31 juillet 2012 et de lui retourner le rapport d'examen médical annexé dûment complété. Un échange de correspondances s'en est suivi entre les intéressés, et une réunion a eu lieu le 5 septembre 2012. En substance, B.________ a expliqué que dans la mesure où les augmentations des prestations assurées lui avaient été accordées sans réserve les 5 décembre 2011 et 1 er janvier 2012, et où il était en arrêt de travail à 50% depuis le 9 janvier 2012 (recte: 11 janvier 2012), la Fondation ne pouvait pas lui imposer ultérieurement de se soumettre à un examen médical dans le but d'émettre une éventuelle réserve de santé rétroactive (courriers des 26 juillet 2012 et 16 octobre 2012). La Fondation a quant à elle indiqué qu'un examen médical pouvait être exigé en cas d'augmentation des prestations de décès ou d'invalidité assurées, et qu'en cas de refus de l'intéressé de se soumettre à celui-ci, les prestations de décès ou d'invalidité pouvaient être limitées au minimum fixé par la LPP (courriers des 12 septembre et 4 décembre 2012). Le 14 janvier 2013, B.________ a transmis le rapport médical rempli le même jour par la doctoresse E.________, spécialiste en médecine interne générale et en oncologie médicale. Par courrier du 15 juillet 2013, la Fondation a informé l'assuré que son réassureur avait "confirmé la réserve médicale". A.c. Entre-temps, le 1 er juin 2012, B.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Il y indiquait souffrir d'une maladie de la greffe contre l'hôte à la suite d'une greffe de la moelle osseuse et être en incapacité de travail à 50% depuis le mois de janvier 2012. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a alloué à l'assuré une demi-rente d'invalidité à compter du 1er décembre 2012 (taux d'invalidité de 50%; décision du 8 mai 2014), puis une rente entière dès le 1er janvier 2013 (taux d'invalidité de 93%; décision du 16 décembre 2015 qui annule et remplace la précédente). A.d. La Fondation a reconnu à B.________ le droit à une rente d'invalidité depuis le 1er décembre 2012, en reprenant les taux d'invalidité arrêtés par l'office AI; dans la mesure où l'intéressé a perçu son salaire jusqu'au 31 janvier 2015, la rente entière d'invalidité lui a été versée dès le 1er février suivant (soit une rente mensuelle de 27'853 fr., déterminée sur la base du salaire assuré 2011, et sans prendre en considération le rachat du 5 décembre 2011; courriers à B.________ des 18 avril 2016 et 20 février 2017).