Citation: 4A_431/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a relevé que le motif du congé donné par la bailleresse résidait dans l'utilisation de l'appartement non conforme au contrat et générant des nuisances. Selon la cour cantonale, C.________ avait admis ne pas occuper l'entier de l'appartement. Il était établi que des employées du E.________ avaient été hébergées dans une partie de l'appartement. Selon le témoin J.________, cette même partie avait été occupée par différentes personnes successivement. C.________ avait admis l'utilisation régulière d'une partie de l'appartement par des employées du E.________, de sorte que cette partie était utilisée à d'autres fins que celle d'habitation prévue par le contrat de bail. S'agissant des nuisances, la cour cantonale a retenu que la procédure avait permis de les établir par les explications de G.________, laquelle avait rapporté en avoir subies, ainsi que par les témoins I.________ et J.________, qui avaient fait état de l'utilisation nocturne de la buanderie. Celle-ci avait aussi déclaré de manière crédible avoir entendu des bruits de talons à des heures tardives. Ainsi, la cour cantonale a considéré que la locataire avait échoué à établir que le bail avait été résilié en représailles à l'exercice de son droit à la sous-location de l'arcade du restaurant, puisque la procédure avait permis de démontrer les motifs de la résiliation. Le congé n'ayant pas été donné de manière contraire à la bonne foi, il convenait de le valider.