Citation: 9C_328/2024 E. 4.1

4.1. En ce qui concerne l'acte ordinaire de la vie "manger", les premiers juges ont constaté, en se fondant sur le rapport d'enquête à domicile du 10 novembre 2017, qu'à l'époque où la recourante avait été mise au bénéfice d'une allocation pour impotent de degré grave (décisions du 9 mars 2018), elle n'était pas du tout en mesure de se servir des couverts et mangeait la plupart du temps avec ses doigts, salissant considérablement son environnement, ainsi qu'elle-même et les tiers à proximité; elle requérait par ailleurs une aide substantielle pour terminer ses repas et une négociation pour rester à table, étant relevé qu'en raison de réactions imprévisibles, elle était également susceptible de jeter des ustensiles à terre. Par la suite, la situation avait évolué de manière favorable, puisqu'il ressortait du rapport d'enquête à domicile du 23 janvier 2023 et des rapports éducatifs des 9 février 2022 et 22 septembre 2023 (établis par l'enseignante et l'éducatrice spécialisées prenant en charge l'assurée à la Fondation B.________, où elle est scolarisée) que la recourante avait acquis une autonomie certaine (capacité à utiliser des couverts - éventuellement adaptés - et à manger proprement), qu'elle ne nécessitait plus une présence soutenue de l'adulte pour s'alimenter et que les différents intervenants ne faisaient plus mention de négociation pour la maintenir à table.