Citation: 6B_598/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a jugé que les infractions les plus graves étaient les menaces ainsi que la tentative de contrainte, pour lesquelles elle a prononcé une peine privative de liberté de 5 mois - dont le recourant ne conteste pas la quotité en tant que telle. Elle a par ailleurs augmenté la peine pécuniaire de 120 à 150 jours-amende à 30 fr. le jour, pour tenir compte de l'infraction d'injure (en plus des infractions à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration [LEI; RS 142.20] qui ne sont pas contestées devant le Tribunal fédéral) et l'amende, de 300 fr. à 1'000 fr., pour tenir compte des infractions de voies de fait qualifiées. D'une manière générale, la cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était lourde. Il n'était pas un délinquant primaire, il multipliait les infractions et continuait à nier les faits qui lui étaient reprochés. Il avait porté son dévolu sur une femme qui était susceptible de lui offrir un statut de séjour en Suisse, avait vécu à ses crochets et s'était montré menaçant dès que le mariage avait été officialisé, sans égard pour elle, utilisant des moyens illicites pour essayer de la contrainte à maintenir le lien conjugal malgré ses velléités d'y mettre un terme. Il n'avait pas hésité à changer d'identité et de nationalité au gré des conjonctures; il n'avait manifesté aucune empathie envers la victime, n'avait reconnu ni ses souffrances ni sa peur, et s'était contenté d'affirmer qu'elle avait "toujours une mentalité de chez [eux]" et qu'elle était incapable de se développer, avant de rejeter l'entier des problèmes de son couple sur sa belle-famille. Concluant à son acquittement, le recourant n'avait invoqué aucun élément à prendre en compte à sa décharge.