Citation: 5A_311/2016 E. 4.3.3

4.3.3. La recourante ne contredit pas l'opinion de l'autorité précédente, selon laquelle la vente d'un bien visé par l'art. 412 al. 2 CC est licite " si l'opération est indispensable pour assurer la couverture des besoins courants de la personne " (en ce sens: HÄFELI, in : CommFam Protection de l'adulte, 2013, no 6 ad art. 412 CC; idem, in : Erwachsenenschutzrecht, 2e éd., 2015, n° 6 ad art. 412 CC), ni les constatations relatives à la situation financière de celle-ci (art. 106 al. 2 LTF, en relation avec l'art. 97 al. 1 LTF). Il n'est pas davantage contesté que la vente de la part de copropriété dégage un solde actif permettant de désintéresser les créanciers et d'assurer pendant près de cinq ans les frais afférents au placement en EMS (art. 105 al. 1 LTF). Comparée à cette solution, l'offre d'achat de la recourante ( 252'000 fr.) se révèle nettement moins avantageuse; quant à la location de la villa, elle est aléatoire en raison des travaux à exécuter et du loyer qu'il faudrait en retirer ( 3'677 fr. 50par mois). C'est à tort que la recourante critique la pesée des intérêts qu'a opérée la cour cantonale - qu'elle qualifie de " choquante " - en déclarant qu'il faut retenir la solution qui permet de conserver le bien familial, " quand bien même il ne s'agirait pas de la solution économiquement la plus avantageuse ". La juridiction précédente a considéré que les besoins objectifs de la personne concernée - en l'occurrence, la nécessité de disposer des ressources financières supplémentaires pour financer un séjour en EMS - l'emportent sur une telle considération (dans le même sens: MEIER, Droit de la protection de l'adulte, 2016, n° 1066, avec les citations); loin de se " méprendre totalement sur la portée " de la norme en discussion, elle l'a au contraire sainement appliquée.