Citation: 4P.4/2007 26.09.2007 E. 2

2.1 Selon l'art. 85 let. c OJ, le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une sentence arbitrale aux conditions des art. 190 ss LDIP. La clause compromissoire liant les parties fixe le siège de l'arbitrage en Suisse (à Genève). L'une des parties au moins (en l'occurrence, les deux) n'avait pas son domicile, i. e. son siège (art. 21 al. 1 LDIP), en Suisse au moment déterminant. Les dispositions du chapitre 12 de la LDIP sont donc applicables (art. 176 al. 1 LDIP). La voie du recours au Tribunal fédéral, prévue à l'art. 191 al. 1 LDIP, est ouverte, puisque les parties ne l'ont pas exclue (art. 192 al. 1 LDIP) et qu'elles n'ont pas choisi, en lieu et place, le recours à l'autorité cantonale (art. 191 al. 2 LDIP). En tant qu'elle rejette définitivement une partie des prétentions pécuniaires élevées par la recourante, la sentence entreprise est une sentence partielle proprement dite. Comme telle, elle peut faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral pour tous les motifs énoncés à l'art. 190 al. 2 LDIP (ATF 130 III 755 consid. 1.2.2). La recourante est directement touchée par la sentence attaquée, qui rejette d'ores et déjà une partie des prétentions qu'elle a soumises au Tribunal arbitral. Elle a ainsi un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette sentence n'ait pas été rendue en violation des garanties découlant de l'art. 190 al. 2 LDIP, ce qui lui confère la qualité pour recourir (art. 88 OJ). Le recours ne peut être formé que pour l'un des motifs énumérés de manière exhaustive à l'art. 190 al. 2 LDIP (ATF 128 III 50 consid. 1a p. 53; 127 III 279 consid. 1a p. 282; 119 II 380 consid. 3c p. 383). La recourante n'invoque que ces motifs-là. Déposé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ en liaison avec l'art. 34 al. 1 let. c OJ), dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le recours est en principe recevable. Demeure réservé l'examen de la recevabilité des différents griefs qui y sont formulés. 2.2 Dès lors que les règles de procédure sont celles du recours de droit public, la partie recourante doit énoncer ses griefs conformément aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 128 III 50 consid. 1c; 127 III 279 consid. 1c; 117 II 604 consid. 3 p. 606). Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs admissibles qui ont été invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (cf. ATF 127 I 38 consid. 3c; 127 III 279 consid. 1c; 126 III 524 consid. 1c, 534 consid. 1b). 2.3 Le courrier que le président du Tribunal arbitral a envoyé au Tribunal fédéral le 17 septembre 2007 n'apporte aucun élément nouveau par rapport aux indications ressortant déjà de la correspondance échangée entre le Tribunal arbitral, le Tribunal fédéral et la recourante au sujet du dossier de la procédure arbitrale. S'agissant, en particulier, des six classeurs de factures déposés au greffe du Tribunal arbitral le 31 août 2004, il confirme qu'aucun des arbitres n'a eu connaissance de ceux-ci avant de rendre la sentence attaquée. Toutefois, eu égard à l'objet de cette sentence et aux griefs articulés dans le recours de droit public, pareille circonstance demeure sans conséquence sur l'issue de la procédure de recours fédérale. Aussi n'y a-t-il pas lieu de prendre les déterminations des parties au sujet de ce courrier, leur droit d'être entendues n'étant pas en jeu. Il conviendra simplement de leur en adresser une copie lors de la notification du présent arrêt.