Citation: 5P.18/2000 22.02.2000 E. 2

2.- a) Dans le cadre d'un recours de droit public pour violation d'une convention internationale (art. 84 al. 1 let. c OJ), en l'espèce la Convention de Lugano concernant la compétence judiciaire et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale du 16 septembre 1988 (RS 0.275. 11; CL), le Tribunal fédéral revoit librement l'application du droit conventionnel, mais il s'en tient aux seuls moyens soulevés par le recourant (ATF 119 II 380 consid. 3b p. 382/383; 118 Ia 118 consid. 1b p. 123 et les arrêts cités). Il n'y a, dès lors, pas lieu d'examiner si l'ordonnance italienne constitue bien une décision susceptible d'exequatur en Suisse au regard de l'art. 25 CL, ni si la poursuivie, en procédant au fond, a perdu le droit d'exciper de la réserve prévue par l'art. Ibis du Protocole n° 1 audit traité, points que la recourante ne critique pas. b) Le chef de conclusions tendant au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle décision dans le sens des considérants est superfétatoire (arrêt non publié de la IIe Cour civile du 15 décembre 1993, in SJ 116/1994 p. 434 consid. 1b); c'est la conséquence d'une éventuelle annulation de l'arrêt déféré (cf. ATF 112 Ia 353 consid. 3c/bb p. 354).