Citation: 8F_10/2024 E. 5

En l'occurrence, il ressort aussi bien du justificatif de distribution de la Poste Suisse en mains du Tribunal fédéral que de celui produit par le requérant que le pli recommandé contenant l'ordonnance du 19 juin 2024 est arrivé à l'office "B.________ distribution" le jeudi 20 juin 2024 à 07:07, que son destinataire a été "avisé pour retrait (invitation à retirer un envoi) " par un employé de cet office le même jour à 12:37 avec un délai de garde au 27 juin 2024 et que l'envoi a ensuite été trié pour être transmis à l'office de "traitement/retrait" C.________ où il est parvenu à 16:04. Conformément à la présomption (réfragable) citée ci-dessus (voir consid. 4.1 supra), on peut en inférer qu'une tentative de distribution du pli contenant l'ordonnance du 19 juin 2024 a bien eu lieu au domicile du requérant le 20 juin 2024 et qu'un avis de retrait (soit une invitation à retirer un envoi) a correctement été déposé dans sa boîte aux lettres à 12:37. L'argumentation du requérant, pour peu qu'on la comprenne, ne permet pas de démontrer qu'il en serait autrement. Par ailleurs, celui-ci n'évoque aucune circonstance particulière susceptible de rendre vraisemblable une erreur de la poste et de renverser la présomption de distribution qui découle de cette pièce justificative. En particulier, la seule affirmation d'avoir vérifié le contenu de la boîte aux lettres et de ne pas y avoir trouvé d'invitation à retirer un envoi n'y suffit pas. Dans la mesure où la circonstance alléguée par le requérant n'est pas établie, il ne peut s'en prévaloir pour se voir accorder une restitution du délai pour produire la décision cantonale du 15 mai 2024, étant souligné que cet acte aurait dû, en tout état de cause, être exécuté dans le délai de 30 jours suivant la réception de l'arrêt 8C_357/2024 du 29 juillet 2024. De même, à considérer son écriture du 18 septembre 2024 comme une demande de révision, il n'y a pas de fait nouveau justifiant la révision de cet arrêt.