Citation: 6B_1417/2019 E. 1

- une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. le jour-amende et une amende de 200 fr., prononcées le 27 mars 2018 par le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois, pour conducteur se trouvant dans l'incapacité de conduire, vol d'usage d'un véhicule automobile, conduire un véhicule automobile soustrait, contravention selon l'art. 19a de la loi sur les stupéfiants et contravention à l'ordonnance sur les règles de la circulation routière. B.b. Depuis le début de l'été 2018, G.________, né en 1999, occupait seul un appartement à C.________. De nombreuses personnes se rendaient dans ce logement, sans qu'il ne maîtrisât véritablement la situation, éprouvant des difficultés à imposer sa volonté. Le 15 août 2018, vers 15h15, A.________ et H.________ sont entrés chez lui. A.________ a fermé la porte à clé, s'est assis auprès de G.________, et lui a demandé pourquoi il colportait que son camarade et lui salissaient les lieux et mangeaient tout lorsqu'ils venaient chez lui, avant de préciser que s'il s'en plaignait à la police, il le tuerait. Dans la foulée, H.________ a asséné une baffe à G.________ et a arraché les deux colliers qu'il portait au cou. L'un des pendentifs a été retrouvé sur place par la victime tandis que l'autre, une chaînette en or constituée de petits maillons, a disparu. A.________ a pris le relais et s'est défoulé sur la victime qu'il a molestée, humiliée et menacée de diverses façons, le tout sur fond de discussion liée aux reproches précités. Pendant ce temps, H.________ filmait la scène au moyen de son téléphone. Ainsi, après avoir asséné cinq ou six gifles à G.________, A.________ lui a demandé de se mettre tout nu. Il a alors découpé avec un ciseau le pantalon de son training au niveau de la braguette, a déposé sur ce morceau de tissu de la moutarde, du Kiri et de l'arôme de chicha, et lui a ordonné de manger le tout, y compris le bout de vêtement. Terrorisée, la victime a tenté d'ingérer cette chose mais n'y est pas parvenue; elle a en effet vomi, en réaction à quoi A.________ lui a donné des gifles. A.________ a enchaîné en demandant à G.________ de s'asseoir sur le canapé. Il lui a donné des claques puis lui a envoyé un coup de pied, semelle en avant, sur la joue gauche. A.________ a ensuite exigé de la victime qu'elle se lève et qu'elle lui inflige un coup de poing au visage. G.________ s'est timidement exécuté dans un geste sans puissance ni force. A.________ s'est aussitôt écrié qu'il était une "pute", l'a rabaissé verbalement et lui a adressé une salve de puissants coups de poing sur le côté gauche du visage. A.________ a poursuivi en lui demandant de se rhabiller et de se rasseoir, avant de lui asséner une autre gifle. Il a ensuite allumé une cigarette et a ordonné à G.________ de faire des pompes au-dessus d'un sac poubelle rempli de détritus, sa tête finissant dans ce sac à chaque mouvement, et lui a interdit de s'arrêter tant qu'il n'avait pas fini de fumer. La victime a obéi. Lorsqu'elle s'arrêtait parce qu'elle avait mal aux bras, A.________ la frappait derrière la tête. Cette scène a duré entre cinq et six minutes. A la suite de cela, G.________ a essuyé une série de coups de pied à la hauteur de son flanc gauche. L'un de ces coups de pied était si fort que G.________ a été projeté à un mètre, sans pour autant tomber. A.________ a aussi brûlé le dos de la main droite de G.________ en y éteignant sa cigarette, l'a obligé à mâcher et avaler le reste d'un joint précédemment fumé avec H.________, lui a fait ingérer du produit de vaisselle et l'a fouetté au moyen du tuyau de la chicha. A.________ a en outre insulté G.________ tout au long des événements et l'a menacé de le tuer à sa sortie de prison s'il disait quelque chose à la police. De manière à ne plus être importuné, G.________ s'est rendu dans sa chambre; il avait très mal au visage et n'avait plus de sensations du front jusqu'à la mâchoire. A.________ l'a suivi et a continué de lui donner des coups de poing et de genou dans le thorax, au point que la victime en a eu sa respiration bloquée à trois reprises. A.________ lui a aussi asséné des coups de pied et de genou dans la jambe gauche et, chaque fois que la victime tombait, il lui demandait de se relever et continuait de s'en prendre à elle. Pendant ce temps, H.________ est demeuré au salon et ne filmait plus. Il est en outre intervenu à deux reprises pour demander à son camarade d'arrêter de frapper la victime, mais ne s'est pas fait entendre. Aux alentours de 18h00, les sévices ont pris fin et A.________ a exigé de G.________ qu'il lui remette la clé de son logement afin de pouvoir se rendre chez lui quand il le souhaitait. Il a également demandé sa carte bancaire. Paniqué, G.________ s'est exécuté. A.________, H.________ et G.________ se sont alors rendus à la succursale de la Banque I.________ de C.________. Le dernier nommé a consulté l'état de son compte, qui affichait un solde créditeur de 19 fr. 15 sur le bancomat. Aucun retrait n'a été effectué mais A.________ a ordonné à G.________ de lui verser 100 fr. chaque semaine, faute de quoi il le frapperait à nouveau. Le prévenu a également conservé la carte bancaire de la victime. A.________, H.________ et G.________ ont ensuite regagné l'appartement de ce dernier, accompagnés de J.________, qu'ils avaient croisé en route et qui avait décidé de les suivre. Une fois chez la victime, A.________ lui a indiqué que ce n'était pas fini, qu'il voulait la séquestrer durant toute la nuit à venir et continuer à la frapper. A.________, H.________ et J.________ ont ensuite exigé de G.________ qu'il aille leur acheter des boissons et de la nourriture avec son argent. J.________ a toutefois remis deux pièces de cinq francs à la victime pour l'aider à régler le prix. G.________ s'est alors absenté pour effectuer ces achats. De retour à son appartement vers 19h00, G.________ a remis ses achats aux trois occupants des lieux et s'est couché dans son lit. Il avait mal à tête, des vertiges, mal au ventre, un peu envie de vomir et des douleurs sur tout le corps, spécialement au niveau des jambes. Par crainte de croiser A.________ et H.________, qui passaient depuis quelques temps volontiers la nuit sur le canapé de son salon, G.________ s'est levé aux alentours de 10h le lendemain matin et a constaté que ses agresseurs n'étaient plus là. Le 16 août 2018 à 20h21, G.________ s'est présenté au service des urgences de l'Hôpital de C.________. Dans un constat établi le même jour, les médecins ont relevé de multiples dermabrasions sur tout son corps, une brûlure de cigarette au dos de sa main droite, une petite lacération sur la partie gauche de son visage et une petite plaie au niveau dorsal de son pied droit. Ils ont également fait état de douleurs importantes de l'angle mandibulaire gauche, tout en précisant que l'ouverture et la fermeture buccales restaient acceptables. Les praticiens ont par ailleurs rapporté un traumatisme crânien simple, sans perte de connaissance. Constatant que le patient était en état de choc, ils lui ont proposé un suivi auprès d'un psychologue ou d'un psychiatre, que la victime a toutefois refusé. B.c. Deux patrouilles de policiers se sont immédiatement rendues au domicile de la victime, où elles ont pu appréhender A.________, H.________, J.________ et une tierce personne. Comme le ton est rapidement monté et que A.________ a tenté de se soustraire à son interpellation, l'appointé K.________ l'a maîtrisé contre le mur, lui a demandé de reculer ses jambes et a effectué un contrôle de son bras droit afin de l'entraver. L'intéressé s'est alors retourné et a agrippé le gendarme avec ses deux mains au niveau de la nuque et avec ses jambes au niveau des hanches, ce qui a entraîné leur chute. Au moment de heurter le sol, l'agent a ressenti une forte douleur aux genoux; il a d'ailleurs présenté des hématomes à cet endroit ainsi qu'à la hanche droite. En outre, sa paire de lunettes de soleil s'est brisée. Ce policier a ensuite asséné plusieurs frappes contrôlées à A.________ afin qu'il le lâche et, avec l'aide d'un collègue, est parvenu à le dégager et à le menotter. A.________ a continué à se montrer agressif et peu coopérant lors de son transfert à la gendarmerie. B.d. Du 23 janvier 2018, date retenue dans sa dernière condamnation pour ce motif, au 16 août 2018, jour de son appréhension, A.________ a fumé quotidiennement quatre à cinq joints de cannabis et consacré mensuellement entre 50 fr. et 60 fr. à cet effet.