Citation: 6B_1168/2019 E. 2.5

2.5. On peut tout d'abord relever que l'argumentation de la recourante est émaillée d'éléments qui ne ressortent pas de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF), sans que l'intéressée prétende que l'autorité précédente aurait arbitrairement omis de retenir ceux-ci (cf. art. 97 al. 1 LTF). Son argumentation est, dans cette mesure, irrecevable. Par ailleurs, la recourante affirme que le refus de sortie litigieux porterait atteinte à son "droit au respect de sa vie privée, selon l'article 8 CEDH". Une telle assertion ne répond nullement aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il en va de même dans la mesure où la recourante se limite à prétendre que l'art. 40.3 RPE - disposition qui a valeur de simple directive à l'attention des Etats membres du Conseil de l'Europe, mais dont le Tribunal fédéral tient compte dans la concrétisation de la liberté personnelle et des autres droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale (cf. ATF 141 I 141 consid. 6.3.3 p. 146) - lui garantirait de pouvoir consulter le médecin l'ayant opérée entre 2015 et 2016, l'intéressée ne consacrant aucune motivation spécifique à cet aspect. La recourante soutient encore que la décision de la cour cantonale porterait atteinte au "principe de la proportionnalité", derechef sans consacrer une motivation topique - répondant aux exigences découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF - à une éventuelle violation de l'art. 5 al. 2 Cst. Pour le reste, la recourante se contente de contester, au moyen d'une argumentation indigente, l'existence d'un risque de fuite et de récidive. Elle n'explique toutefois aucunement en quoi la décision de lui refuser une sortie pour consulter le médecin de son choix - cependant qu'une prise en charge médicale, dont l'intéressée ne prétend pas qu'elle serait d'une qualité insuffisante, lui est offerte - consacrerait une atteinte à l'art. 84 al. 6 CP ou une application arbitraire des dispositions de droit cantonal sur lesquelles s'est fondée l'autorité précédente. Au vu de ce qui précède, la recourante ne présente aucune argumentation recevable, propre à démontrer que la cour cantonale aurait pu violer le droit en lui refusant la conduite requise en vue de consulter le Dr F.________.