Citation: 5A_508/2021 E. 3.3

3.3. En tant que les recourants affirment que leurs conclusions liées aux fonds de la société U.________ faisaient partie du cadre du renvoi puisque celui-ci viserait tous les fonds gérés par R.________SA, ils se méprennent manifestement. En effet, hormis les questions de la restitution des honoraires perçus en trop par les exécuteurs testamentaires et celle des frais et dépens cantonaux, la cause a été renvoyée à l'autorité cantonale pour nouvelle décision concernant " la question de la responsabilité des exécuteurs testamentaires en lien avec la gestion du portefeuille de titres " (cf. point 2 du dispositif de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral du 16 décembre 2015). Les considérants de cet arrêt précisaient quelles opérations de gestion dudit portefeuille faisaient l'objet du renvoi et indiquaient que dans l'hypothèse où l'autorité cantonale considérerait que certaines opérations de gestion du portefeuille avaient été faites en violation des devoirs des exécuteurs testamentaires, le dommage devrait être évalué en calculant la différence entre la valeur du portefeuille administré en violation de ces devoirs et celle d'un portefeuille hypothétique géré pendant la même période conformément à leurs devoirs (consid. 5.4.4 de l'arrêt de renvoi). Contrairement aux affirmations des recourants, l'arrêt du Tribunal fédéral ne prévoyait cependant pas un renvoi de la cause concernant l'ensemble des biens gérés par R.________SA ensuite du décès de K.C.________. Dans la mesure où ce n'est que dans les limites tracées par l'arrêt de renvoi qu'il se justifie d'examiner si, après renvoi, en vertu de la procédure applicable devant l'autorité à laquelle et renvoyée, des faits et moyens de preuve nouveaux, voire des conclusions modifiées peuvent être prises (cf. supra consid. 2.1.1), c'est aussi à juste titre que la Cour de justice s'est dispensée d'examiner si les conditions de recevabilité posées par l'art. 317 al. 2 CPC, respectivement par les disposition de l'aLPC/GE, étaient réunies. Dans ces circonstances, le grief de violation du droit d'être entendu doit à l'évidence également être rejeté. Ainsi que les recourants le soulignent eux-même, ce droit n'est en effet garanti que s'agissant des faits pertinents pour l'issue du litige (cf. ATF 144 II 427 consid. 3.1; 143 III 297 consid. 9.3.2). En définitive, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré que les conclusions, faits et moyens de preuve nouveaux relatifs aux fonds de la société U.________ outrepassaient le cadre du renvoi, partant, qu'ils étaient irrecevables.