Citation: 6B_34/2017 E. 2.5

2.5. La cour cantonale a relevé que les différentes infractions à la LCR (art. 90 al. 1, 91 al. 1 et 93 al. 2 LCR) reprochées à l'intimé étaient survenues à des instants différents du parcours incriminé, et non simultanément, sous réserve de la conduite sous l'influence de l'alcool et le fait de circuler avec un nombre excessif de passagers. Commises successivement, ces infractions n'ont donc pas pu créer ensemble un danger d'extrême gravité au sens de la norme. Pour le reste, l'alcoolémie de l'intimé, par 0.75g/kg, n'était pas qualifiée (cf. art. 55 al. 6 LCR et art. 2 de l'Ordonnance de l'Assemblée fédérale du 15 juin 2012 concernant les taux limites d'alcool admis en matière de circulation routière; RS 741.13) et le véhicule n'était pas en surcharge (jugement attaqué, consid. D.4 p. 7), de sorte que même combinées avec les infractions au sens des art. 90 al. 1 et 93 al. 2 LCR, ces violations n'atteignaient pas le degré de gravité de l'art. 90 al. 3 LCR. Quant à la mise en danger lors des deux derniers virages, l'état de fait retenu ne permet pas de conclure qu'elle résulterait d'une violation caractérisée et fondamentale des règles de la circulation (cf. supra consid. 1.2 et 1.3). Enfin, le recourant ne prétend pas que l'une ou l'autre des infractions commises atteindrait pour elle-même le seuil requis par l'art. 90 al. 3 LCR, ce que la cour cantonale a d'ailleurs exclu au terme d'une analyse qui apparaît exempte de reproche. La cour cantonale n'a, partant, pas violé le droit fédéral en excluant l'application de l'art. 90 al. 3 LCR au cas d'espèce.