Citation: C 83/00 14.04.2000 E. 2

2.- Dans le cas particulier, il s'est écoulé environ deux ans entre le moment où le recours de droit cantonal a été déposé et celui où la commission de recours a notifié sa décision aux parties. Sur le plan des faits et du droit, le litige ne soulevait pas de problèmes particulièrement difficiles. Néanmoins, diverses mesures d'instruction ont dû être mises en oeuvre pour déterminer si la condition de la nécessité économique selon l'art. 13 al. 2bis LACI étaient réalisées (cf. art. 13 al. 2ter LACI). Même si la durée de la procédure cantonale se situe en l'espèce à la limite de ce qui est admissible pour un litige de cette nature, force est de constater, cependant, qu'elle n'est pas excessive au point de constituer un retard injustifié au regard de la jurisprudence du Tribunal fédéral des assu- rances (RAMA 1997 no U 286 p. 339; arrêts non publiés M. du 16 juillet 1999 [I 314/99], V. du 25 février 1998 [I 10/98] et H. du 31 décembre 1998 [I 582/98]). En conclusion, un examen sommaire permet de considérer que le grief tiré d'un retard injustifié n'aurait certaine- ment pas été admis par le Tribunal fédéral des assurances, de sorte que la recourante n'a pas droit à une indemnité de dépens à la charge de l'Etat du Valais (art. 159 al. 1 OJ).