Citation: 1F_13/2018 E. 4

La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (art. 121 let. d LTF). L'omission doit porter non seulement sur un fait qui ressort du dossier, mais sur un fait pertinent qui soit susceptible de conduire à une solution différente, plus favorable au requérant (ATF 122 II 17 consid. 3 p. 19; 101 Ib 220 consid. 1 p. 222; 96 I 279 consid. 3 p. 281). Le requérant expose ne pas être, contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal fédéral, copropriétaire de la parcelle voisine à la parcelle litigieuse, seule son épouse l'étant. L'arrêt cantonal du 18 février 2014 expose dans les faits que B.A.________ est propriétaire de la parcelle n° 32 (contiguë à la parcelle litigieuse). A ce titre, le Tribunal fédéral a effectivement retenu à tort, dans ses arrêts du 25 mars 2014 et du 20 avril 2018, que la parcelle n° 32 était propriété des époux A.________. Il devait en conséquence y avoir lieu de se demander si le requérant disposait réellement de la qualité pour recourir, dès lors qu'il n'était ni propriétaire ni occupant de la parcelle voisine à la parcelle litigieuse - celui-ci, apparemment domicilié à Regensdorf, n'ayant en effet pas démontré, ni même allégué, vivre sur la parcelle en question ou disposer d'un intérêt digne de protection et être particulièrement atteint par les décisions contestées pour d'autres motifs (art. 89 al. 1 let. b et c). Or, l'absence de qualité pour recourir dans cette procédure devait conduire à l'irrecevabilité du recours, de sorte que ce fait n'est pas de nature à conduire à une solution différente de celle qui a été donnée par l'arrêt objet de la demande de révision. Le requérant expose ensuite que la demande de permis déposée par les intimés en mars 2011 ne contenait pas, contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal fédéral, les mentions d'aménagement d'un sas d'entrée ni d'une démolition d'un couvert existant. L'objet du litige porté devant le Tribunal fédéral est le permis de construire délivré le 4 février 2013, à la suite de la demande du 29 octobre 2012. Le contenu exact de la demande déposée en 2011 par le précédent propriétaire de la parcelle n° 32 s'agissant de l'éventuel aménagement d'un sas d'entrée est ainsi sans pertinence dans la présente cause, seuls la dernière demande ainsi que le dernier permis délivré l' étant. A cet égard, selon l'état de fait établi par le Tribunal cantonal, la demande déposée par les intimés le 29 octobre 2012 prévoyait "la construction du hall d'entrée en contiguïté avec la parcelle 32" (arrêt cantonal du 18 février 2014, let. D/a, p. 6). S'agissant du couvert, outre que l'arrêt cantonal indiquait que les opposants à la demande de mars 2011 B.A.________ et A.A.________ avaient formulé des remarques quant au "problème posé par la stabilité du couvert empiétant sur la parcelle 226 et qu'il était prévu de démolir" (arrêt cantonal du 18 février 2014, let. A/d, p. 2) - faits que le requérant ne contestait pas dans son recours -, le requérant n'expose pas en quoi cet élément pouvait avoir une incidence sur le sort de la cause. Les faits retenus par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 20 avril 2018 ne sauraient ainsi donner matière à révision.