Citation: 6B_654/2018 E. 1.2.2

1.2.2. La recourante développe une argumentation appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle elle rediscute intégralement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. La recourante commence par énumérer les éléments tendant à démontrer que D.C.________ aurait eu, par le passé, un comportement sexuel inadéquat - soit les témoignages de P.________ et de Q.________ -, sans démontrer en quoi l'autorité précédente en aurait tiré des constatations insoutenables, aucun de ces témoignages ne concernant en particulier le comportement de D.C.________ envers sa fille. La recourante livre ensuite sa propre lecture de l'expertise judiciaire, en prétendant que celle-ci aurait été "dans le sens des abus décrits". Elle ne présente toutefois aucun élément - en particulier aucun passage de l'expertise en question - qui ferait apparaître comme insoutenable les constatations qu'en a tirées l'autorité précédente. L'intéressée ne démontre pas davantage en quoi il aurait été arbitraire de pondérer les éléments ressortant de son expertise privée - laquelle constitue une simple allégation de partie - par ses tendances manipulatrices et l'évident intérêt, pour elle, d'évoquer pour la première fois de prétendus abus sexuels de la part de son père immédiatement après avoir supprimé ce dernier. En définitive, le grief de la recourante s'épuise dans la présentation d'une hypothèse reposant presque exclusivement sur ses propres affirmations. La cour cantonale n'a nullement versé dans l'arbitraire en refusant de retenir la réalité des abus sexuels dénoncés.