Citation: 6B_144/2019 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir appliqué l'art. 48 let. b CP, qui prévoit que le juge atténue la peine si l'auteur a été induit en tentation grave par la conduite de la victime. Le motif d'atténuation déduit du comportement de la victime qui a induit l'auteur en tentation grave réside dans le fait que c'est le lésé qui a poussé à la commission de l'acte punissable et cela si gravement que l'auteur ne porte pas l'entière responsabilité de la décision délictueuse, une partie en incombant aussi à la victime (arrêt 6B_395/2009 du 20 octobre 2009 consid. 6.6.1 et la référence citée). Selon l'état de fait retenu sans arbitraire par la cour cantonale (consid. 2), dans le cadre d'une dispute, l'intimée s'est munie d'un couteau car elle avait peur, sans toutefois chercher à agresser le recourant avec cette arme. Lorsqu'il a remarqué le couteau, le recourant a provoqué l'intimée en lui disant " pique-moi, pique-moi! " puis, comme elle ne réagissait pas, il l'a frappée avec une couverture. Elle a alors agité le couteau dans sa direction, avant que le recourant ne la fasse tomber par terre, ne se mette à genoux au-dessus d'elle pour l'immobiliser et n'applique le couteau, dont il était parvenu à se saisir, contre sa gorge. Compte tenu de ce qui précède, on ne voit pas que l'intimée aurait poussé si gravement le recourant à la commission de l'acte punissable que celui-ci ne porterait pas l'entière responsabilité de la décision délictueuse. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en ne retenant pas la circonstance atténuante de la tentation grave.