Citation: 2C_445/2020 E. 5.1.1

5.1.1. Selon l'art. 50 al. 1 Cst., l'autonomie communale est garantie dans les limites fixées par le droit cantonal. Selon la jurisprudence, une commune bénéficie de la protection de son autonomie dans les domaines que le droit cantonal ne règle pas de façon exhaustive, mais qu'il laisse en tout ou partie dans la sphère communale, conférant par là aux autorités municipales une liberté de décision relativement importante. Il n'est pas nécessaire que la commune soit autonome pour l'ensemble de la tâche communale en cause; il suffit qu'elle soit autonome dans le domaine litigieux (cf. ATF 143 II 553 consid. 6.3 et les arrêts cités). Dans la mesure où l'autonomie communale est un droit constitutionnel (ATF 143 II 553 consid. 6.3.1 et les arrêts cités; arrêt 2C_610/2019 du 18 mai 2020 consid. 1.4, destiné à la publication), l'application du droit constitutionnel cantonal réglant la répartition des tâches entre le canton et la commune peut être examinée librement par le Tribunal fédéral (art. 95 let. c LTF), qui peut également examiner librement si l'autorité de recours cantonale a respecté la marge d'appréciation relevant de l'autonomie communale (ATF 141 I 36 consid. 5.4; 136 I 395 consid. 2). Il faut néanmoins mentionner que, lorsque l'étendue de l'autonomie communale est déterminée par des dispositions de droit cantonal, la cognition du Tribunal fédéral est limitée à l'arbitraire lorsqu'il s'agit d'interpréter ce droit (cf. ATF 140 I 285 consid. 4.2).