Citation: 8C_651/2014 E. 5.2

5.2. Les experts du BREM ont retenu, sur le plan somatique, des limitations fonctionnelles liées: - au rachis: nécessité de pouvoir alterner la position assise et la position debout, ce qui permettait également de varier la position de la tête; pas de soulèvement régulier de charges d'un poids excédant 5 kg; pas de port régulier de charges d'un poids excédant 12kg; pas de travail en porte-à-faux statique prolongé du tronc; - aux membres supérieurs: pas de travail en élévation ou d'abduction des membres supérieurs à plus de 80°; pas de lever de charges excédant 8 kg avec les membres supérieurs; - aux membres inférieurs: pas de travail nécessitant des génuflexions répétées ou l'utilisation d'escabeaux, d'échelles ou escaliers de manière fréquente. Les experts ont considéré que seules les limitations fonctionnelles liées aux membres inférieurs étaient en rapport de causalité avec l'accident de 2008 et que l'atteinte après probable contusion du nerf sciatique poplité externe droit avait bien récupéré et qu'il ne subsistait aucune séquelle neurologique significative sur le plan clinique. Pour les experts, l'arthrose tibio-tarsienne gauche et l'entorse de la cheville droite étaient en relation certaine avec l'accident de 2008, alors que la gonarthrose bilatérale constituait un état antérieur. Ces appréciations rejoignent celles du docteur M.________ qui, dans son expertise du 31 août 2009, a estimé que les limitations fonctionnelles relevées par l'assuré étaient principalement en rapport avec les problèmes dorso-lombaires et les gonalgies. Ce médecin a aussi considéré que les plaintes au niveau des deux chevilles étaient en rapport de causalité direct avec l'accident de 2008 alors que ce n'était plus le cas pour les gonalgies bilatérales et les dorso-lombalgies en raison de l'écoulement d'une année depuis celui-ci. La doctoresse O.________ a, pour sa part, constaté que l'existence de lésions dégénératives au niveau de la cheville gauche, visibles sur la radiographie, était certainement responsable des douleurs et d'une mobilisation tibio-astragalienne limitée. Concernant la cheville droite, elle a fait état d'une neuropathie péronière droite. Elle n'a pas fixé de limitations fonctionnelles (rapport du 23 novembre 2009). Le docteur I.________ a, quant à lui, retenu une relation de causalité entre l'accident et une atteinte tronculaire du nerf péronier, sans préciser de limitations fonctionnelles (rapport du 25 février 2010). De plus, dans un rapport du 5 décembre 2012, ce médecin a précisé que le lien de causalité entre l'invalidité actuelle et l'accident de 2008 était certain. Le docteur T.________, qui a examiné l'assuré en dernier lieu le 26 août 2010, a considéré que l'atteinte aux membres inférieurs était entièrement due aux séquelles de l'accident de 2008 et il a confirmé l'existence d'une lésion du nerf sciatique poplité externe à droite (rapport du 4 décembre 2012).