Citation: 2A.333/2000 11.12.2000 E. 1

bb) L'art. 17 al. 2 2ème phrase LSEE n'institue un droit à l'autorisation d'établissement que pour autant que les époux aient fait ménage commun pendant au moins cinq ans (arrêts non publiés du 30 août 1999 en la cause Carneiro Garcia, consid. 1a/aa, et du 1er avril 1998 en la cause Loukili, consid. 2b). Le 16 septembre 1993, les époux B.________ ont été interrogés séparément; ils ont tous les deux déclaré qu'ils ne vivaient pas ensemble et étaient à la recherche d'un appartement. Selon le mari de la recourante, cette situation n'avait pas changé le 13 janvier 1994. D'après les piècesdu dossier, c'est seulement à partir du 1er février 1994 que les époux B.________ ont pu bénéficier d'un appartement à la rue C.________ (commune de Genève) et ils l'ont quitté le 31 mai 1996 pour emménager à la rue D.________ (commune de Genève). Le 29 février 2000, devant la Commission cantonale de recours, l'intéressée a soutenu qu'elle avait vécu avec son mari "tant à la rue C.________ qu'à la rue D.________". Il ressort de ce qui précède que les époux B.________ n'ont pas vécu ensemble du 16 septembre 1993 au 1er février 1994 en tout cas. Même s'ils ne se sont séparés qu'au mois de décembre 1997, ils n'ont donc pas fait ménage commun pendant cinq ans durant leur mariage. Ainsi, la recourante ne peut pas invoquer un droit à une autorisation d'établissement sur la base de l'art. 17 al. 2 2ème phrase LSEE. Son recours n'est donc pas non plus recevable à cet égard. d) Vu ce qui précède, le recours est irrecevable en tant que recours de droit administratif.