Citation: 4A_151/2023 E. 3.4

3.4. La recourante critique aussi l'application de l'art. 47 al. 1 let. f CPC. Or, contrairement à ce qu'elle affirme, cette disposition ne se limite pas aux cas d'amitié ou d'inimitié entre un magistrat et une partie ou le représentant de celle-ci: il s'agit au contraire d'une clause générale, comme l'a souligné à bon escient l'autorité précédente et comme cela ressort de la teneur même de cette disposition (« pourraient être prévenus de toute autre manière, notamment en raison d'un rapport d'amitié ou d'inimitié avec une partie ou son représentant »), laquelle montre aussi qu'un risque de prévention suffit (cf. ATF 140 III 221 consid. 4.1 in fine). Pour le surplus, la recourante se borne à plaider l'inexistence de circonstances susceptibles de créer une apparence de partialité ou autre risque de préjugé - ce que personne n'a allégué, comme elle se plaît à le souligner. Elle ajoute que le témoin concerné a été cité comme tel par les deux parties, son audition n'ayant qu'une portée soi-disant limitée puisqu'il devrait s'exprimer uniquement sur des échanges survenus à l'occasion d'une rencontre. Or, les juges cantonaux ont décrit de manière convaincante les raisons pour lesquelles ils estimaient qu'une récusation spontanée du groupe 3 - à supposer que la requête fût recevable, ce qui n'est effectivement pas le cas - serait justifiée, vu les « liens étroits » liant D.________ (président dudit groupe) à l'employeuse attraite en justice, et vu son rôle « important » joué dans le litige. Les quelques lignes que la recourante consacre à cet égard, dans lesquelles elle se contente de présenter sa propre appréciation, sont inaptes à remettre en cause le raisonnement des juges cantonaux. En bref, la Cour de justice n'a pas violé le droit fédéral en retenant qu'il s'agissait bien d'une problématique de récusation spontanée fondée sur le CPC, laquelle était justifiée.