Citation: 2D_40/2021 E. 4.5

4.5. La recourante se plaint également de l'absence d'un outil d'évaluation objective des épreuves écrites, à savoir d'une grille de correction indiquant les attentes des examinateurs (calcul du délai, dispositions légales applicables, clarté des conclusions, etc.) et fournissant les critères d'évaluation. Elle estime que la procédure suivie par la Commission des examens pour corriger les épreuves des candidats est arbitraire, dans la mesure où le rapporteur possède un poids prépondérant par rapport aux autres membres de ladite commission; chaque membre devrait procéder à sa propre évaluation sur la base d'une telle grille. Le Tribunal fédéral a jugé à plusieurs reprises qu'une grille de correction n'était pas indispensable dans le cadre d'examens (arrêts 2D_55/2010 du 1er mars 2011 consid. 4; 2D_77/2009 du 26 avril 2010 consid. 3.3), à condition que les candidats soient en mesure de comprendre l'évaluation faite de leur travail. Or, en l'espèce, la recourante prétend uniquement que cette façon de faire est insatisfaisante et qu'elle peut être source d'arbitraire: elle n'allègue pas qu'elle n'a pas saisi les évaluations de ses épreuves. Le seul fait que les notes qui sont attribuées ne reposent pas sur une échelle effective, mais sur une appréciation d'ensemble des prestations, ne signifie pas que les prestations sont appréciées arbitrairement. En outre, le Tribunal fédéral s'est déjà prononcé sur la procédure de correction suivie par la Commission des examens de notaire de la République et canton du Jura (arrêts 2D_55/2010 du 1er mars 2011 et 2P.230/1997 du 3 décembre 1997) : il a constaté que la façon de procéder de l'autorité jurassienne en matière d'examens correspondait à une pratique largement répandue; il était ainsi fréquent que les travaux soient corrigés par un seul examinateur qui soumettait ensuite son appréciation écrite aux autres membres du collège; ceux-ci se retrouvaient alors en séance plénière et fixaient ensemble la note après délibérations; cette façon de procéder n'était pas critiquable. Ces considérations doivent également valoir pour la correction des examens du brevet d'avocat, puisque selon les explications fournies dans l'arrêt attaqué, la procédure suivie pour ceux-ci est identique à celle suivie pour les examens de notariat. Finalement, les arguments de la recourante relatifs au manque d'uniformité de la procédure de correction entre les trois épreuves écrites reposent sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris et, selon les observations de la Commission des examens, d'une mauvaise compréhension du système en place.