Citation: I 682/03 16.12.2004 E. 5

5.1 A suivre le raisonnement de la juridiction cantonale, qui ne met pas en cause la valeur probante de l'expertise produite par le recourant, celui-ci serait passé d'une capacité de travail quasiment totale au moment de la décision litigieuse (dans une activité adaptée, telle que décrite par le COPAI) à une incapacité de travail de 50 % lorsque les docteurs L.________ et B.________ l'ont examiné, sept mois plus tard. Ces praticiens ne font toutefois pas état de l'exacerbation soudaine de douleurs dorsales, mais indiquent que celles-ci se sont intensifiées au cours des trois dernières années. Une dégradation subite de la capacité de travail du recourant est donc peu vraisemblable. Indépendamment de cela, le rapport établi par les docteurs L.________ et B.________ n'atteste pas seulement une incapacité de travail en raison de douleurs dorsales, mais également en raisons d'atteintes dont souffre le recourant au coude gauche et à l'épaule droite. Contrairement aux responsables du COPAI, ils font état, en particulier, d'une incapacité de travail de 25 % dans une activité adaptée, en raison des seules atteintes au coude gauche. Les premiers juges ne pouvaient pas en faire simplement abstraction. 5.2 Sans emporter pleinement la conviction - on relèvera en particulier que le diagnostic de syndrome douloureux chronique à localisation multiple, posé par les experts, semble indiquer une surcharge psychique, sans toutefois que les docteurs L.________ et B.________ précisent sa portée sur l'appréciation de la capacité de travail du recourant -, l'expertise produite par le recourant suffit à mettre sérieusement en doute les conclusions du rapport du COPAI. La mise en oeuvre d'une instruction complémentaire, sous la forme d'une nouvelle expertise, est donc nécessaire.