Citation: U 53/01 16.10.2001 E. 2

2.- Selon l'intimée et les premiers juges, des divers troubles mis en évidence par les médecins du COMAI, seuls ceux affectant le poignet gauche du recourant sont imputables à l'accident du 14 février 1995 et engagent la responsabilité de la CNA. A leurs yeux en effet, les cervicalgies, les gonalgies ainsi que les séquelles liées à l'infarctus relèvent manifestement d'un état maladif, tandis que les troubles psychiques (troubles somatoformes douloureux et état dépressif) ne s'inscrivent pas dans un rapport de causalité adéquate avec l'événement accidentel. Abstraction faite de ces troubles, ils considèrent ainsi que l'assuré est apte à exercer, nonobstant ses limitations fonctionnelles, une activité adaptée à plein temps dans laquelle il pourrait réaliser un revenu de 3100 fr. par mois. Le recourant leur reproche, pour sa part, d'avoir minimisé les difficultés qu'il a rencontrées à la suite de sa chute, en particulier les complications chirurgicales qui s'en sont suivies et qui ont prolongé d'autant la durée de son traitement médical ainsi que celle de son incapacité de travail. Il estime que ces circonstances justifient qu'on qualifie d'adéquate la causalité entre ses troubles psychiques et l'accident du 14 février 1995 et qu'on lui reconnaisse en conséquence une incapacité de travail de 50 %.