Citation: 6S.240/2003 07.08.2003 E. B

Par arrêt du 14 novembre 2002, dont les considérants écrits ont été envoyés aux parties le 23 mai 2003, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________. Il en ressort notamment ce qui suit: Né en 1956, X.________ s'est marié en 1983. Il a eu quatre enfants, dont A.________, née en 1985. Le 23 décembre 1993, il a été condamné, pour brigandage qualifié, vol, escroquerie, faux dans les titres qualifié, infraction à la LStup et infraction à la LCR, à trois ans de réclusion. Les faits à l'origine de la présente procédure sont les suivants: - Clarens (été 1996 au printemps 1998) En été 1996, A.________ et son frère aîné ont été confiés à leurs parents par l'autorité compétente. X.________ se trouvait en régime de libération conditionnelle. La famille demeurait à Clarens. Contre de petites sommes d'argent, X.________ a obtenu d'A.________ qu'elle lui dévoile sa maigre poitrine et qu'elle se laisse caresser. X.________ a ainsi caressé les seins vêtus de l'enfant, puis ses seins, ses cuisses, ses fesses, son ventre et son vagin dénudés. Ces faits se seraient répétés trois ou quatre fois. - Territet (printemps 1998 à mi-juillet 1999) Au nouveau domicile de Territet, X.________ a prodigué des caresses du même genre que celles décrites ci-dessus. Il a rejoint A.________ dans la baignoire, l'amenant à le masturber et à lécher le gland de son pénis. A une occasion au moins, il a, pour reprendre ses termes, "poussé son sexe à l'intérieur du vagin". A une occasion au moins, il a également léché le vagin de sa fille. - Portugal (du 1er au 19 août 1999) La famille a passé des vacances au Portugal. A.________ a demandé de l'argent pour une robe. X.________ le lui a remis moyennant les faveurs usuelles. Ainsi, il a caressé le corps de sa fille, a léché son vagin et a une fois encore "poussé" son pénis dans la cavité vaginale. A.________ a répondu par une masturbation à la demande paternelle de fellation. X.________ a fait l'objet d'une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 5 octobre 2001, les experts ont diagnostiqué un trouble de la personnalité dyssociale. Ils ont conclu à une responsabilité entière et jugé le risque de récidive important. Ils ont exclu l'application des art. 43 et 44 CP, relevant que les troubles dyssociaux répondaient mal aux approches psychothérapeutiques classiques (art. 43 CP) et que X.________ ne dépendait plus des produits stupéfiants (art. 44 CP).