Citation: 2C_135/2020 E. 3.6

3.6. La recourante ne conteste pas en tant que telles ces ventes. Les travaux de gaufrage et sérigraphie seraient toutefois selon elle si accessoires qu'il conviendrait de ne pas les prendre en compte et d'assimiler ainsi les ventes de produits sur lesquels ces travaux ont été effectués aux autres ventes de textiles qu'elle réalise. A suivre la recourante, l'apposition de logos par ses soins serait une activité totalement anecdotique. On se demande alors pour quel motif les entreprises partenaires de la recourante lui demanderaient ce travail et le paieraient. D'après la recourante, l'indication sur les factures des travaux de gaufrage et sérigraphie viserait uniquement à renseigner le client sur le fait qu'il paierait au prix coûtant ces opérations. Cette allégation ne démontre en rien l'absence de valeur du travail fourni. La recourante souligne également que les produits qu'elle vend seraient exclusivement utilisés à l'interne par les entreprises partenaires. On ne voit toutefois pas non plus en quoi ce fait, qui n'est au demeurant pas établi, rendrait moins significatif le travail de gaufrage et sérigraphie. Pour le surplus, en tant que la recourante considère qu'il est insoutenable de retenir que l'opération d'apposition de logos dans ses ateliers en Suisse constitue un "ennoblissement" de textiles au sens de la législation en matière de TVA, sa critique relève de l'appréciation juridique et est partant examinée ci-après (cf. infra consid. 5).