Citation: 6B_700/2017 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 413 al. 1 CO, le droit à la rémunération prend naissance lorsque le courtier a indiqué au mandant l'occasion de conclure le contrat principal voulu par lui, ou a négocié pour le compte du mandant avec un éventuel cocontractant, et que cette activité aboutit à la conclusion de ce contrat. La rémunération du courtier est donc aléatoire et elle dépend essentiellement du résultat de son activité. Il faut donc que le contrat que le mandant cherchait à obtenir ait été conclu et qu'il existe un lien de causalité entre l'activité du courtier et la conclusion du contrat. Le contrat que le mandant passe avec le tiers acquéreur doit être conforme à ses attentes. Il convient à cet égard de déterminer l'équivalence économique entre l'affaire escomptée et le résultat obtenu. Dans cette perspective, c'est la portée économique du contrat principal qui est décisive (ATF 114 II 357 consid. 3a et les références; arrêt 4A_153/2017 du 29 novembre 2017 consid. 2.2).