Citation: 6B_849/2009 26.01.2010 E. 2

Pour la cour cantonale, le recourant était bien au volant de son véhicule au moment du contrôle. La ressemblance manifeste du conducteur photographié avec le recourant, les déclarations de ce dernier selon lesquelles il ne prêtait jamais son véhicule, le fait qu'il ne justifiait d'aucun alibi sérieux au moment des faits et l'identification de son véhicule sur la photographie excluaient tout doute sérieux. Le recourant ne remet pas en cause chacun de ces indices. Selon lui, la cour cantonale aurait dû éprouver un doute dès lors qu'il avait toujours contesté avoir conduit son véhicule au moment et au lieu du contrôle et que seule une ressemblance avec la photographie radar avait pu être retenue à sa charge. Ce faisant, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des indices retenus dans une démarche appellatoire, partant irrecevable (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). On ne saurait, au demeurant, sous l'angle de l'arbitraire, reprocher à l'autorité cantonale d'avoir conclu que la ressemblance manifeste de la personne photographiée avec le recourant, qui possédait en outre les mêmes lunettes de soleil que celles apparaissant sur le cliché radar (arrêt entrepris, consid. A, p. 2), excluait tout doute sérieux dès lors qu'il ne prêtait jamais son véhicule et ne pouvait justifier d'aucun alibi solide au moment des faits. L'absence de doute à l'issue de l'appréciation des preuves exclut la violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve.