Citation: 4A_321/2007 03.12.2007 E. 6

6.1 Dans un dernier moyen, la recourante soutient que l'autorité cantonale aurait dû annuler le jugement de première instance, au motif que les premiers juges ont refusé de commettre un expert. Aux yeux de la défenderesse, seul ce mode de preuve pouvait lui permettre de déterminer avec exactitude le montant du préjudice dont elle s'est prévalue. La recourante se plaint en vrac des violations des art. 29 al. 2 Cst. et 8 CC, ainsi que des art. 4, 186ss et 255ss LPC/GE. 6.2 Il a été retenu dans l'arrêt attaqué, sans que l'arbitraire soit invoqué, que la défenderesse avait requis une expertise judiciaire afin de déterminer la moins-value de l'ouvrage et le montant des dommages-intérêts qui résulteraient tant des défauts affectant l'immeuble que de la violation de l'obligation de renseigner commise par l'entrepreneur. Le point de savoir si le maître pouvait s'attendre à ce que la climatisation installée dans l'immeuble permette d'obtenir des températures très basses dans les chambres à coucher n'est pas une question technique à soumettre à un expert, mais une pure question de droit. En ce qui concerne les autres défauts dont le maître a argué, la cour cantonale a considéré, sans se le voir reprocher, que ce dernier n'en avait pas exigé la réparation dans un délai convenable, au mépris de l'art. 169 de la norme SIA 118 qui déroge au régime légal, de sorte qu'il ne pouvait plus exercer ses autres droits découlant de la garantie. L'existence de ces prétendus défauts avait donc perdu toute pertinence pour l'issue du différend, de sorte que ni le droit d'être entendu de la recourante reposant sur l'art. 29 al. 2 Cst., ni son droit à la preuve fondé sur l'art. 8 CC n'ont pu être violés par le refus de l'expertise sollicitée (cf. ATF 129 II 497 consid. 2.2 in initio p. 504/505; 126 III 315 consid. 4a). Et, comme on vient de le voir, dans la voie du recours en matière civile, les violations du droit cantonal ne constituent pas un motif de recours.