Citation: 5A_627/2024 E. 5.1

5.1. L'autorité cantonale a exposé que, par courrier du 13 juin 2023, la présidente du tribunal avait indiqué ne pas entendre donner suite aux réquisitions de preuve de A.________ formulées à l'appui de sa demande du 15 mai 2023, dans la mesure où elle estimait à ce stade que celle-ci correspondait à une requête de conciliation, et qu'en application de l'art. 203 al. 2 CPC, il n'y avait pas lieu d'administrer d'autres moyens de preuves que ceux ayant été produits au stade de la conciliation. L'autorité cantonale a relevé que dans la mesure où la demande du 15 mai 2023 avait finalement été considérée comme étant une demande au sens formel, ce raisonnement ne pouvait plus être suivi au moment de la reddition du prononcé litigieux. Elle a ensuite ajouté que le 1er septembre 2023, la présidente du tribunal ayant, à raison, limité la procédure à la question de la recevabilité, conformément à l'art. 125 CPC, il convenait dès lors de retenir - par substitution de motifs - que c'était à bon droit que la présidente du tribunal n'avait pas instruit la cause au fond ni donné suite à ses réquisitions de preuve, lesquelles n'avaient aucun lien avec la question de la recevabilité de la demande du 15 mai 2023. Elle a ainsi nié toute violation du droit d'être entendu de A.________.