Citation: 4P.12/2005 01.04.2005 E. 3

La recourante invoque une violation de son droit d'être entendue. Elle fait valoir qu'elle a exigé en instance cantonale que l'intimée produise les factures que celle-ci a payées pour acquérir les marchandises constituant son stock. Elle affirme en outre qu'elle a requis en appel une expertise sur ledit stock. 3.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, découlant de l'art. 29 al. 2 Cst., en particulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leurs propos (ATF 129 II 497 consid. 2.2 et les références). S'agissant plus précisément du droit de fournir des preuves, la jurisprudence a exposé que l'autorité avait l'obligation de donner suite aux offres de preuve présentées en temps utile et dans les formes requises, à moins qu'elles ne soient manifestement inaptes à apporter la preuve ou qu'il s'agisse de prouver un fait sans pertinence (ATF 115 Ia 8 consid. 2b). 3.2 La Cour de justice remarque dans ses déterminations que la recourante, en instance cantonale, n'a jamais formellement conclu à la production des factures en cause et que, s'agissant de l'expertise, si cette mesure a été invoquée en appel, sa mise en oeuvre n'a été "ni formellement ni implicitement sollicitée de la Cour, la recourante se bornant à indiquer que sa partie adverse aurait pu y recourir". La recourante ne démontre pas qu'elle aurait requis dans la procédure cantonale les preuves dont le refus d'administration consacrerait une violation de son droit d'être entendue. Le renvoi global à des écritures de la procédure cantonale - qu'elle invoque d'ailleurs à l'appui d'un autre grief - ne pallie pas sa carence. La recourante n'indique ainsi aucunement dans quelle partie desdites écritures elle aurait présenté les offres de preuves en question conformément aux exigences de la procédure cantonale. Le grief doit être rejeté pour défaut de motivation (art. 90 al. 1 let. b OJ.