Citation: 7B.244/2005 11.01.2006 E. 3

Aux termes de l'art. 95 al. 1 LP, la saisie porte au premier chef sur les biens meubles, y compris les créances et les droits relativement saisissables (art. 93 LP); les objets de valeur courante doivent être saisis les premiers, ceux dont le débiteur peut se passer plus aisément, de préférence à ceux dont il pourrait difficilement se priver. Cet ordre de saisie des biens est une directive qui laisse à l'office un certain pouvoir d'appréciation (ATF 115 III 45 consid. 3a p. 50 et les références). L'autorité fédérale de surveillance ne peut donc intervenir qu'en cas d'abus ou d'excès de ce pouvoir d'appréciation (art. 19 al. 1 LP; Gilliéron, op. cit., n. 61 ad. art. 95 LP). En l'espèce, l'office a saisi un droit relativement saisissable (revenus à concurrence de 2'190 fr. par mois), ainsi que des biens dont le recourant peut aisément se passer, notamment sa voiture, ainsi que cela découle de son statut de chômeur et de l'existence de transports publics largement suffisants pour la recherche d'un emploi, constatations de fait qui lient la Chambre de céans en vertu des art. 63 al. 2 et 81 de la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ). Le recourant n'indique pas quels autres biens l'office aurait dû saisir en priorité et n'établit de toute façon pas en quoi consisterait l'éventuel abus ou excès du pouvoir d'appréciation en l'espèce. Il se contente d'évoquer l'éventualité d'une action en revendication, hypothèse que l'arrêt attaqué a clairement écartée sur la base de la déclaration de propriété du débiteur et de l'absence de revendication de son épouse (cf. consid. 1 ci-dessus). Le grief de violation de l'art. 95 LP doit dès lors être écarté.