Citation: 1C_48/2021 E. 9.2.1

9.2.1. Les recourants s'en prennent à la mesure FAUNE-1, relative à l'assainissement des pylônes électriques, notamment par l'enterrement de la majorité des lignes aériennes entre le parc éolien et le poste de Travers (cf. RIE, ch. 8.2.6 et fig. 72, p. 161). A les comprendre, cette mesure serait légalement obligatoire, si bien qu'elle ne saurait être prise en compte en tant que mesure de compensation. Il est vrai que le simple respect des dispositions du droit de l'environnement ne peut être pris en compte en tant que mesure de remplacement (cf. arrêt 1C_346/2014 du 26 octobre 2016 consid. 4.7.4). Cependant, dès lors qu'il n'existe pas d'obligation légale de rendre les pylônes existants sûrs pour les oiseaux (cf. art. 30 al. 2 de l'ordonnance fédérale sur les lignes électriques du 30 mars 1994 [OLEl; RS 734.31]), on ne discerne pas pour quel motifs cet assainissement ne devrait pas être considéré comme mesure de compensation au sens de l'art. 18 al. 1 ter LPN (cf. arrêt 1C_346/2014 du 26 octobre 2016 consid. 4.7.4) et les recourants ne fournissent aucune explication permettant d'en douter. Le recours n'est pas plus étayé quant à la prétendue inefficacité de cette mesure, que l'OFEV considère, aux termes de ses observations, apte à réduire le risque d'électrocution et de collision, non seulement pour le hibou grand-duc, mais également pour l'aigle royal, pour lequel la mesure supprimera l'un des principaux facteurs de mortalité additionnelle (cf. également RIE, ch. 8.2.6, p. 160 ss). Cette première mesure doit encore être mise en lien avec la mesure FAUNE-2, qui prévoit en substance d'arrêter les éoliennes situées dans une prairie de fauche ou à proximité immédiate les jours de fauche et de récolte du fourrage - la fauche attirant en particulier les milans royaux - ainsi qu'une mesure de suivi des oiseaux nichant dans le périmètre (cf. RIE, ch. 8.2.6, p. 162). Rien ne commande de douter de l'efficacité de ces mesures, en particulier de la mesure FAUNE-1, que l'OFEV qualifie d'adéquate et profitant non seulement au milan royal, mais également à l'aigle royal, deux espèces prioritaires sur le plan national.