Citation: 4P.30/2005 18.08.2005 E. 2

A l'appui de leur recours, les demandeurs invoquent tout d'abord la violation des art. 29 et 30 Cst. ainsi que 6 CEDH. Ils retranscrivent un passage de l'expertise judiciaire, dans lequel il est écrit qu'en relation avec le glissement de terrain intervenu à l'arrière du chalet en mars 1999, A.________ a précisé que l'entreprise Y.________ SA est intervenue pour dégager les côtés du chalet et sauvegarder les madriers. Les recourants font valoir que l'expertise n'avait pas pour objet de déterminer "la date du point de départ juridique de l'incombance du maître". Les constatations de l'expert judiciaire seraient en outre contredites tant par la déposition de I.________ que par les rapports de l'ingénieur J.________ et du géologue K.________. Puis, les recourants considèrent que le jugement déféré consacrerait une application arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. de l'art. 150 CPC val. concernant la libre appréciation des preuves. D'une part, l'autorité cantonale aurait tenu pour décisive la déclaration qu'aurait faite le demandeur non pas au juge, mais à un expert chargé d'une mission sans relation avec le fait retenu, et cela sans que cette déclaration ait été confirmée. D'autre part, le juge ne saurait se fier à la déposition d'une partie en justice qu'en présence de circonstances particulières cautionnant la sincérité de celle-ci, lesquelles n'étaient pas réunies.