Citation: 1C_407/2020 E. 10.2.1

10.2.1. Dans sa note complémentaire d'août 2019, l'ornithologue E.________ a indiqué que la situation au Mollendruz s'agissant des grands planeurs était - tout comme pour les oiseaux migrateurs - suffisamment connue pour affirmer que le risque de collisions était là également faible. Sur la base de ce document, la cour cantonale a établi que ce type d'oiseaux (à l'exception de Buses variables et de Milans royaux nicheurs locaux) n'était pratiquement pas présent sur la crête du Mollendruz (cf. note, Réponses aux oppositions concernant l'avifaune, août 2019, p. 8). Par son avis sommaire du 18 décembre 2015, l'OFEV avait, il est vrai, exprimé certains doutes quant à savoir si la problématique des collisions avec les grands oiseaux planeurs avait été abordée de manière suffisante dans le RIE. Devant le Tribunal fédéral, l'office fédéral revient cependant sur sa position, à la suite d'une analyse du dossier complet, et estime que celui-ci contient les indications nécessaires à l'appréciation du projet, notamment sous l'angle des prescriptions sur la protection de l'environnement (art. 10a al. 2 LPE). Bien qu'il y ait certainement des oiseaux planeurs dans la zone d'influence du projet, l'OFEV suppose toutefois que le risque pour ces oiseaux est faible. L'office fédéral souligne encore que le système d'arrêt automatique par surveillance radar imposé par le projet (RIE, mesure M17, p. 83) bénéficie également à ces espèces.