Citation: 1C_498/2022 E. 4.3

4.3. Les recourants se plaignent encore d'être "privés de tout contrôle juridictionnel" en raison de l'arrêt attaqué. En lien avec ce grief, ils taisent cependant que la voie devant les juridictions civiles est ouverte et que le litige relatif à la résiliation des baux des terres supportant leurs chalets est actuellement pendant devant ces juridictions. On ne se trouve ainsi pas dans le cas de figure de l'arrêt du 8 décembre 2017 du Tribunal administratif bernois (publié in DEP/URP 2018 p. 217 et objet d'une note de DANIELA THURNHERR), où la voie administrative, respectivement la reconnaissance de l'existence d'une décision (cf. art. 12 LPN) s'imposait, selon les juges cantonaux, pour assurer aux organisations de protection de la nature recourantes, qui s'opposaient à la prolongation de contrats de location pour un camping dans des zones protégées de la Grande Cariçaie, un accès au juge (à ce propos, cf. ATF 141 II 233 consid. 4 à 4.3.5). Dans le même ordre d'idée, rien dans les explications des recourants ne permet d'assimiler les résiliations des baux à un plan d'affectation approuvé, par hypothèse, au mépris des règles de la procédure prévue par la LAT, en particulier - pour peu qu'on les comprenne - au détriment de la protection juridique garantie en la matière par l'art. 33 al. 2 LAT. Dans ces conditions, on ne décèle pas où résiderait, dans le cas présent, la violation des art. 29a Cst. et 6 CEDH (RS 0.101) soulevée par les recourants; le grief est au demeurant laconique sur ce point (cf. art. 106 al. 2 LTF).