Citation: 4P.64/2000 07.08.2000 E. A

A.- a) Sur conseil de l'Office régional de placement, B.________ s'est présenté les 21 et 24 mars 1997 auprès de l'entreprise X.________ S.A. (ci-après: X.________) qui cherchait à repourvoir un poste d'ingénieur en microtechnique pour une durée de six mois. Il s'est entretenu notamment avec le titulaire du poste à repourvoir, la cheffe du personnel et le directeur des recherches. Suite aux entrevues du 24 mars, celui-ci a invité B.________ à se présenter une nouvelle fois le lendemain. Le même jour, B.________ a signé un contrat de bail à loyer pour un appartement au Locle. Le 24 mars au soir, l'entreprise a informé B.________ qu'elle renonçait à l'engager. Par courrier du 25 mars, B.________ a précisé qu'il s'estimait capable d'assumer le poste en question et qu'il restait à l'entière disposition de l'entreprise. b) Estimant qu'un contrat de travail avait été conclu oralement le 24 mars, B.________ a assigné X.________ en paiement de 7969 fr.30, à titre de salaire, dont 3383 fr.50 en faveur de la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (ci-après: CCNAC). Il a réduit par la suite ses prétentions à 7808 fr. brut, plus intérêts. Se prévalant de la subrogation légale, la CCNAC a, à son tour, ouvert action en paiement de 3383 fr.50, à titre de remboursement des indemnités de chômage, versées à B.________ pour les mois de mars à mai 1997. Par jugement du 13 mars 1998, le Tribunal des prud'hommes du district du Locle a rejeté les demandes. Il a, d'une part, retenu qu'aucun indice suffisant ne permettait de conclure à l'existence d'un contrat de travail entre les parties. D'autre part, après avoir procédé à l'interprétation des déclarations des employés de l'entreprise, selon le principe de la confiance, il a conclu à ce que B.________ ne pouvait pas raisonnablement penser avoir été engagé. Par arrêt du 4 août 1999, la Cour de cassation civile de la république et canton de Neuchâtel a cassé le jugement rendu par le Tribunal des prud'hommes, et lui a renvoyé la cause pour nouvelle décision dans le sens des considérants. La cour cantonale a rappelé, en substance, qu'elle était en principe liée par les constatations de fait du premier juge; elle a toutefois estimé que le résultat auquel il était parvenu était critiquable, car il avait écarté arbitrairement plusieurs éléments. Par arrêt du 27 septembre 1999, la Ière Cour civile du Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours de X.________ contre l'arrêt cantonal, celui-ci constituant une décision incidente n'occasionnant aucun dommage juridique à la recourante.