Citation: 9C_625/2014 E. 1

Or les premiers juges ont mis en évidence que l'évaluation des docteurs E.________ et D.________ n'entrait pas en contradiction avec celle de leur confrère I.________, puisque les trois médecins s'accordaient sur le diagnostic de lombalgies chroniques et que leur appréciation de la capacité de travail se rejoignait; même le médecin traitant, qui retenait des atteintes à la santé supplémentaire (tendinopathie calcifiante de l'épaule gauche et discrète gonarthrose débutante), arrivait à la conclusion que la capacité de travail était entière dans l'activité habituelle de l'assuré. L'autorité cantonale de recours a également précisé les raisons pour lesquelles les rapports des docteurs M.________, O.________, J.________ et N.________ n'étaient pas susceptibles de mettre en doute l'évaluation de la situation médicale telle qu'elle résultait des rapports recueillis en premier lieu par Allianz Suisse. Elle a exposé que les avis produits par le recourant au cours de la procédure cantonale ne contenaient pas de nouveaux éléments permettant d'établir le caractère incomplet de la documentation médicale sur laquelle l'intimé avait fondé sa décision de refus de prestations. En particulier, après un nouvel examen du recourant, le docteur J.________ avait écarté les hypothèses émises par le docteur O.________ pour expliquer les douleurs diffuses dont souffrait l'assuré (possible infection à la fièvre Q, causée par une infection coxiella burnetii, présence d'une neuropathie "sensory-moteur dysimmune"). Les premiers juges ont ensuite dûment motivé leur choix de s'écarter des conclusions des docteurs J.________ et O.________, selon lesquelles le recourant était incapable de travailler, dès lors qu'elles reposaient exclusivement sur les plaintes de l'assuré et non pas sur les effets concrets d'une atteinte à la santé. Au terme de leur appréciation, ils ont constaté que l'assuré disposait d'une capacité totale de travail dans son activité habituelle à partir du 1er août 2010. Pour remettre en cause cette appréciation et démontrer que le résultat en est insoutenable, il ne suffit pas, comme le fait en vain le recourant, d'affirmer que l'avis des docteurs C.________, J.________ et O.________ s'opposent à celui des docteurs E.________ et I.________. En effet, lorsqu'une appréciation repose sur des évaluations médicales complètes, telle que celles réalisées par les docteurs E.________, D.________ et G.________, elle ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins ont une opinion divergente. Il faut bien plutôt faire état d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés dans le cadre de l'expertise et suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions. Le recourant ne fait cependant pas mention de tels éléments. Il n'explique ainsi pas en quoi le point de vue du docteur O.________ serait mieux fondé que ceux des docteurs E.________ et D.________ ou justifierait, à tout le moins, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. La seule référence à la divergence d'opinion de ces médecins ("Or, les rapports sont suffisamment contradictoires pour que des éclaircissements soient nécessaires"), n'est pas suffisante pour établir le caractère manifestement inexact des constatations de fait de la juridiction cantonale ou le caractère arbitraire de l'appréciation des preuves qu'elle a effectuée.