Citation: 1C_437/2015 E. 6.2

6.2. En droit cantonal vaudois, l'autonomie des communes leur est reconnue lorsqu'elles définissent, par des plans, l'affectation de leur territoire (art. 139 al. 1 let. d Cst./VD et 2 al. 2 de la loi vaudoise du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et les constructions [LATC; RSV 700.11]; cf. notamment ATF 115 Ia 114 consid. 3d p. 118 s.; arrêt 1C_424/2014 du 26 mai 2015 consid. 4.1.1, in RDAF, 2015 I 474; 1C_365/2010 du 18 janvier 2011 consid. 2, in Pra 2011 n° 60 p. 428). En l'occurrence, il n'est pas contesté que le canton, à l'exclusion de la commune, est compétent pour adopter le plan sectoriel d'affectation en cause. La commune peut toutefois se prévaloir de son autonomie, alors qu'elle ne dispose pas de la compétence décisionnelle, dans la mesure où l'acte attaqué interfère effectivement avec ses compétences plus générales en matière d'aménagement de son territoire (cf. ATF 119 Ia 285 consid. 4 p. 294). Tel est le cas d'un plan cantonal lui imposant d'accueillir un site de dépôt de matériaux d'excavation (ATF 117 Ia 352 consid. 7 p. 363 s.; cf. également ATF 114 Ia 291 consid. 3b p. 292 ss). Il y a ainsi lieu d'examiner si la mesure contestée, adoptée par une autorité cantonale, respecte l'autonomie de la recourante sur le fond.