Citation: 4A_431/2017 E. 4.1.2

4.1.2. C'est à tort que le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte du fait que le licenciement ne lui a été notifié que le 17 septembre 2013. C'est bien lui qui méconnaît les termes de l'arrêt de renvoi: il ne résulte nullement de celui-ci que l'employé aurait droit au paiement de son salaire pendant la suspension provisoire jusqu'au 17 septembre 2013 et, compte tenu d'un délai de congé de deux mois (dans sa quatrième année de service), jusqu'au 30 novembre 2013. La suspension du 31 janvier 2013 est une résiliation immédiate pour justes motifs de l'art. 337 CO, soit un acte formateur qui a mis fin au contrat de travail, de sorte qu'une nouvelle résiliation de l'employeur est sans portée et que l'employé ne peut prétendre qu'au salaire qu'il aurait touché en raison de la résiliation du 31 janvier 2013, ce qui, selon le nouvel arrêt cantonal, correspond à un salaire de 2 mois (sur ce dernier point, cf. consid. 5 ci-dessous).