Citation: 8C_891/2017 E. 5

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits, menant à la violation de l'art. 34 LASV ainsi que des 38 et 40 LASV relatifs au devoir de renseigner et de collaborer. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il logeait dans l'appartement de son ex-épouse plutôt que dans la cave et fait valoir que celle-ci était dotée d'une prise électrique à laquelle il pouvait brancher son appareil respiratoire. En outre, les juges cantonaux auraient écarté de manière arbitraire l'attestation la société D.________ confirmant que de mai 2015 à septembre 2016, il avait passé la majeure partie de ses nuits dans un bus, propriété de C.________ SA. Contrairement à ce que les juges avaient retenu, la production des décomptes d'électricité et de chauffage de l'appartement aurait pu démontrer l'absence d'occupation de celui-ci, vu que sa soeur n'y avait pas vécu de manière continue. Par ailleurs, le recourant conteste entretenir le flou en ce qui concerne l'exploitation agricole à l'étranger, rappelant que les terres sont la propriété de son ex-épouse et n'étaient pas laissées en friche. En outre, sa capacité limitée à porter des charges et se déplacer ne permettrait pas de conclure à une impossibilité de gérer l'exploitation, et l'absence de rémunération y relative serait confirmée par plusieurs éléments de preuve (déclarations d'impôts de l'étranger, relevés de TVA et autres factures). Quant à la société C.________ SA, le recourant dit avoir clairement expliqué que les versements reçus et la mise à disposition du véhicule représentaient des avances remboursables en relation avec un projet de vente de produits alimentaires. D'ailleurs, l'administrateur de la société aurait confirmé qu'aucun salaire ne lui a été versé. Enfin, le recourant fait valoir qu'il ne pouvait pas signer l'autorisation de renseigner, dès lors qu'il n'est pas l'administrateur de la société ni le détenteur des actions. A ce sujet, il aurait invité l'intimé à se renseigner lui-même auprès de C.________ SA, de sorte qu'on ne saurait lui reprocher un manque de collaboration.