Citation: 4C.292/2001 13.05.2002 E. 5

5.- La cour cantonale a fait droit à la conclusion du défendeur tendant au remboursement d'un prêt de 15 000 fr. accordé au demandeur A.________. Elle a retenu que ce dernier avait admis devant l'expert Y.________ avoir reçu cette somme du défendeur et l'avoir utilisée à des fins privées. L'intéressé n'ayant pas prétendu qu'il s'agissait d'un don, il devait dès lors rembourser ladite somme. a) Selon le demandeur A.________, l'état de fait retenu par la cour cantonale ne suffirait pas pour admettre l'existence d'un prêt. Il manquerait les éléments essentiels d'un tel contrat, à savoir la date du transfert de cette somme d'argent, le titre de ce transfert, ainsi que l'existence d'un engagement de restituer l'argent, de même que la date et l'échéance de ce remboursement. Cette critique n'est pas fondée. La cour cantonale s'est basée sur la circonstance que A.________ avait admis avoir reçu une somme de 15 000 fr. du défendeur et qu'il n'avait pas allégué qu'il se fût agi d'un don. Elle s'est référée aux déclarations faites par le demandeur A.________ à l'expert Y.________, rapportées par celui-ci, ladite circonstance étant également retenue par le notaire, ainsi que le rappelle la Chambre des recours. Ces circonstances suffisaient pour admettre l'existence d'un prêt. Le demandeur n'est au demeurant pas admis à contester, devant la juridiction fédérale de réforme, les faits retenus par la cour cantonale (art. 63 al. 2 OJ), de sorte que le recours doit être rejeté sur ce point en tant qu'il est recevable. b) La cour cantonale a pour le reste confirmé le jugement de première instance, lequel avait accordé au défendeur des intérêts à 5% l'an dès le 1er septembre 1990, date du prêt. Pour le demandeur A.________, si l'existence d'un prêt de consommation était retenue, il s'agirait d'un prêt privé, les deux parties en cause n'ayant pas agi en tant que commerçants. En conséquence, le prêt privé ne porterait intérêt que 6 semaines après la demande de remboursement, soit dès le 7 octobre 1998. Par là, le demandeur allègue, de façon inadmissible en instance de réforme, des éléments de fait non retenus par les autorités cantonales. Rien, en effet, n'établit que le prêt accordé par le défendeur au demandeur A.________ l'ait été à titre privé. Le recours est donc irrecevable à cet égard.