Citation: 6B_770/2007 19.02.2008 E. 3

Le recourant invoque encore le principe in dubio pro reo. Son argumentation porte exclusivement sur l'appréciation des preuves, si bien que le grief se confond avec celui de l'arbitraire dans l'appréciation de ces dernières (cf. ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38). 3.1 Le recourant soutient que l'expertise de l'IUML ne serait pas propre à établir son incapacité de conduire. Il relève que l'expert n'a pu juger de son état au moment des faits. Ses conclusions reposeraient exclusivement sur le résultat des analyses toxicologiques et seraient contraires à la pratique défendue actuellement par le législateur, qui ne reconnaîtrait une altération de la capacité de conduire qu'à partir de la valeur limite de 1,5 µg/l. Concernant l'appréciation du résultat d'une expertise, lorsque l'autorité cantonale juge celle-ci concluante et en fait sien le résultat, le Tribunal fédéral n'admet le grief d'appréciation arbitraire que si l'expert n'a pas répondu aux questions posées, si ses conclusions sont contradictoires ou si, d'une quelconque autre façon, l'expertise est entachée de défauts à ce point évidents et reconnaissables, même sans connaissances spécifiques, que le juge ne pouvait tout simplement pas les ignorer. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral de vérifier si toutes les affirmations de l'expert sont exemptes d'arbitraire; sa tâche se limite bien plutôt à examiner si l'autorité intimée pouvait, sans arbitraire, se rallier au résultat de l'expertise.