Citation: 6B_984/2020 E. 1.2.3

1.2.3. Le lien que la cour cantonale établit entre la conversation téléphonique de 19h38 et la décision de tuer les victimes trouve ainsi ancrage dans le récit initial du recourant. Ses déclarations ultérieures sont floues et sans constance (il a pris une arme, mais sans savoir ce qu'il allait en faire; il ne se souvient plus). La cour cantonale a d'ailleurs constaté que les versions données par le recourant étaient souvent évolutives, voire contradictoires, de même qu'elles révélaient une certaine tendance à aménager les déclarations aux circonstances et à la connaissance qu'il avait du dossier, même si, sur certains points, il était possible que le recourant n'ait pas de souvenir des faits, ou en tout cas pas de souvenirs précis. Compte tenu des faits établis et non contestés, notamment en ce qui concerne les événements des jours et heures qui ont précédé, il n'est pas dénué de sens que ce soit la découverte de ce dîner entre sa fille, son ex-compagne et le nouvel ami de celle-ci qui ait servi d'élément déclencheur dans l'esprit du recourant. La cour cantonale n'a ainsi pas fait preuve d'arbitraire en se fondant sur les premières déclarations du recourant.