Citation: 9C_209/2022 E. 4

Après avoir considéré que l'intimée pouvait examiner les conditions du droit à la rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle sans être liée par la décision de l'office AI, la juridiction cantonale a admis l'existence d'un lien de connexité matérielle entre l'incapacité de travail liée à un trouble affectif bipolaire survenue dès mai 2014, soit pendant l'affiliation du recourant à l'institution de prévoyance, et l'invalidité ayant ouvert le droit de l'assuré à une rente de l'assurance-invalidité dès octobre 2019. Les premiers juges ont ensuite constaté que l'assuré avait bénéficié de 513 jours d'allocations de chômage entre le 19 avril 2016 et le 26 novembre 2017, soit pendant environ une période de 19 mois, laquelle avait été entrecoupée par de brefs arrêts de travail totalisant 19 jours à la fin de l'année 2016, puis par deux hospitalisations dans le courant de l'année 2017. Nonobstant ces brefs arrêts de travail, l'assuré avait été jugé apte au placement par les organes français de l'assurance-chômage et n'avait pas été hospitalisé entre novembre 2015 et juin 2017. En conséquence, pour la juridiction cantonale, la période pendant laquelle l'assuré avait reçu des allocations de chômage avait été suffisamment longue pour considérer que le lien de connexité temporelle entre l'incapacité de travail déterminante et l'invalidité subséquente avait était rompu. Partant, elle a nié une obligation de prester de l'intimée.