Citation: 5A_752/2023 E. 5.3.2

5.3.2. En l'occurrence, autant que sa critique soit recevable sous l'angle des exigences accrues de motivation (art. 98 et 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), la recourante ne démontre pas que l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire en retenant, au terme d'un examen prima facie des intérêts en jeu, qu'il se justifiait de retirer immédiatement aux parents la garde et le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants et de placer ceux-ci pour la durée de la procédure de recours. Elle méconnaît d'ailleurs que la décision querellée ne repose pas de manière prépondérante sur le diagnostic relatif à son état de santé figurant dans l'expertise. Cette décision se fonde en réalité sur l'ensemble des circonstances qui sont constatées dans l'expertise et sur les conclusions de celle-ci (sur la prise en compte, dans le cadre d'une décision sur l'effet suspensif, des conclusions de l'expertise, cf. arrêts 5A_941/2018 du 23 janvier 2019 consid. 5.3.2; 5A_131/2016 du 25 avril 2016 consid. 3.2; 5A_551/2012 du 11 septembre 2012 consid. 3.4), ainsi que sur les autres éléments figurant dans l'ordonnance du Tribunal de protection, dont il ressort que le placement des enfants doit être effectué dans les meilleurs délais au vu de l'importance des risques concrets encourus auprès de leur mère, afin qu'ils bénéficient d'un cadre de vie apte à favoriser leur développement et notamment, s'agissant de C.A.________, qu'il reprenne une scolarité régulière (cf. supra let. A). La décision querellée tient aussi compte du fait que tant le curateur des enfants que le SPMi ont préconisé de placer les enfants sans attendre l'issue de la procédure cantonale. Or, par son argumentation, la recourante ne démontre pas qu'il était insoutenable de considérer que les risques encourus par les enfants en cas d'octroi de l'effet suspensif étaient d'une ampleur telle que sa requête doive être rejetée. Le grief d'arbitraire, dans la mesure où il est recevable, est ainsi mal fondé.