Citation: 9C_354/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1974, souffre d'une infirmité congénitale affectant les os des hanches et du fémur ainsi que le dos (avec mise en place d'une double prothèse de la hanche et d'une prothèse du genou droit). A deux reprises (le 7 novembre 2005, puis le 29 mai 2012), l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) a nié le droit de l'assurée à une rente de l'assurance-invalidité, car la survenance de l'invalidité était antérieure à son arrivée en Suisse. L'assurée a déposé une demande d'allocation pour impotent le 28 novembre 2014. En se fondant sur une enquête à domicile (rapport du 15 juillet 2015), l'office AI lui a octroyé une allocation pour impotent de degré moyen à compter du 1 er avril 2014 (décision du 24 janvier 2017). Il a retenu qu'elle avait besoin d'une aide importante et régulière d'autrui pour deux actes ordinaires de la vie quotidienne (faire sa toilette et se vêtir/se dévêtir) ainsi que d'un accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie. A.b. Initiant une révision, l'administration a mis en oeuvre une nouvelle enquête au domicile de l'assurée (rapport du 1 er octobre 2020, complété le 17 juin 2021), puis versé à son dossier l'avis du docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant (des 7 décembre 2021 et 4 janvier 2022). Par décision du 15 février 2022, l'office AI a supprimé le droit de l'assurée à une allocation pour impotent avec effet au 1 er avril 2022.