Citation: 5A_577/2020 E. 4

Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir violé son droit à un procès équitable (art. 6 CEDH) et l'interdiction du formalisme excessif, en particulier, d'avoir appliqué de manière trop stricte l'art. 311 CPC, en considérant que son appel était dépourvu de motifs. Il souligne qu'il n'était pas assisté par un conseil professionnel durant la procédure cantonale, ce qui aurait dû conduire le Juge délégué à faire preuve d'une certaine souplesse s'agissant des exigences de motivation de son appel, et qu'il est domicilié à l'étranger et frappé d'une interdiction d'entrée sur le territoire suisse, de sorte qu'il n'a pas été en mesure de participer normalement à la procédure de première instance. Il ajoute que la dernière audience de première instance a eu lieu le 5 février 2020, soit en pleine pandémie, de sorte que même au bénéfice d'un sauf-conduit, il ne pouvait que difficilement s'y rendre afin de faire valoir ses droits. Il soutient que la motivation de son acte d'appel était compréhensible et ne nécessitait pas d'efforts particuliers d'interprétation, puisqu'il y indiquait qu'il ne vivait pas en France, mais en Serbie, et que c'était donc à tort que le premier juge lui avait imputé un revenu hypothétique de 1'765 Euros par mois.