Citation: 2P.177/2005 02.02.2006 E. C

X.________ a alors porté sa cause devant la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). Elle a notamment requis différentes mesures d'instruction: de nouvelles investigations sur sa part de responsabilité et celle de la Directrice dans le bachotage de mai et juin 2001 par une personne neutre et entièrement indépendante du Département cantonal, une expertise médicale quant aux conséquences de son hyperthyroïdie sur son comportement professionnel en mai et juin 2001 ainsi que l'audition des co-auteurs du rapport du Service cantonal - à savoir le chef du Service cantonal et le chef du Secteur examens du Service cantonal - et de trois élèves de la classe MPC+1, soit de personnes qui n'avaient été entendues ni par le Groupe Impact ni par le Conseil d'Etat. Ultérieurement, X.________ a encore demandé l'audition de deux collègues qui avaient été entendus par le Groupe Impact. Par arrêt du 1er juin 2005, le Tribunal cantonal - qui avait admis sa compétence par arrêt préjudiciel du 27 septembre 2004 - a rejeté le recours et confirmé la décision du Conseil d'Etat du 28 avril 2004. Il a considéré que les faits ressortant du rapport du Service cantonal et admis par X.________ étaient d'une gravité objective suffisante pour rendre sans effet sur la sanction à prendre l'éventuelle coresponsabilité de la Directrice; par conséquent, il a rejeté les réquisitions d'instruction précitées tendant à ordonner de nouvelles investigations et l'audition de sept témoins. En outre, se référant au certificat médical susmentionné, le Tribunal cantonal a relevé qu'on ne voyait pas en quoi l'hyperthyroïdie dont souffrait X.________ serait en rapport de causalité avec les faits qui lui étaient reprochés et que, de toute façon, une origine pathologique du comportement de l'intéressée ne supprimait pas la rupture définitive du lien de confiance ni le fait que ce comportement démontrait que X.________ n'était plus fiable dans une activité d'enseignement; il a donc rejeté la réquisition d'instruction de l'intéressée visant à la mise en oeuvre d'une expertise médicale. Pour les raisons qui viennent d'être évoquées, le Tribunal cantonal a considéré que le cas d'espèce constituait une des exceptions réservées par l'art 90 al. 2 du Statut, de sorte que l'intéressée pouvait être licenciée immédiatement, sans avertissement préalable. Au surplus, X.________ ne pouvait pas se prévaloir du fait que son traitement n'avait pas été supprimé par la décision de suspension prise le 2 juillet 2001 par le Département cantonal; en effet, cette décision, qui était antérieure à l'enquête du Service cantonal et faisait d'ailleurs état de faits graves, ne liait pas le Conseil d'Etat.