Citation: 7B_907/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a tout d'abord rappelé les motifs qui l'avaient conduite à retenir, dans son ordonnance du 28 décembre 2022, l'existence d'un risque de fuite. Elle avait constaté que le recourant n'avait aucune attache solide avec la Suisse, dans la mesure où il n'y avait résidé que peu de temps et ne s'était pas intégré professionnellement. Il avait cessé d'y percevoir des prestations de l'assurance-chômage à compter du 23 février 2021, émargeant dorénavant à l'aide sociale. Il n'avait aucune fortune en Suisse, mais des dettes pour un montant de l'ordre de 3'000 francs. Son autorisation de séjour (B UE/AELE) avait par ailleurs été révoquée le 1er septembre 2021. Il ne semblait de surcroît avoir ni proches ni réels amis en Suisse. À l'inverse, en Belgique, pays dont il était ressortissant et où il avait passé la plus grande partie de sa vie, résidaient des membres de sa famille, dont son frère. Le recourant semblait également y avoir des amis. Il apparaissait en outre qu'il ne rencontrerait pas de difficultés insurmontables à y trouver un emploi, dès lors qu'il avait rapidement été engagé comme concierge lorsqu'il était retourné quelques mois dans ce pays en 2018. Au vu de ces éléments, la cour cantonale avait considéré qu'il était à craindre que le recourant choisisse, en cas de mise en liberté, de se réfugier auprès de sa famille à l'étranger afin d'échapper à sa sanction, voire d'entrer dans la clandestinité en Suisse. En effet, la probabilité de devoir purger une peine de prison d'une durée non négligeable - le solde étant de 38 mois - était désormais concrète. La juridiction précédente a ensuite constaté que dans sa demande de libération du 24 juin 2024, le recourant n'apportait aucun élément probant permettant d'infirmer les éléments retenus dans l'ordonnance du 28 décembre 2022. L'absence d'attache solide avec la Suisse, le manque d'insertion professionnelle et d'amis ou de proches étaient toujours d'actualité. Il en allait de même des possibilité de se réinsérer en Belgique. Par ailleurs, après le rejet de son appel par jugement du 14 septembre 2023, l'intéressé avait expressément indiqué, en lien avec son expulsion du territoire suisse, "avoir fait un choix", à savoir celui de ne plus vivre dans notre pays qu'il avait qualifié de "société moyenâgeuse et archaïque"; lesdites déclarations jetaient le doute sur la sincérité du prévenu quand il indiquait dans sa demande de libération vouloir poursuivre sa vie en Suisse. La cour cantonale a en outre rejeté l'argument du recourant selon lequel le risque de fuite aurait diminué en raison de l'exécution des deux tiers de sa peine et de la perspective d'une libération conditionnelle. Elle a exposé que l'octroi de celle-ci n'était en l'espèce pas d'emblée évident compte tenu du comportement du recourant en détention et du risque de récidive. Au surplus, la juridiction précédente a considéré que, pour les mêmes raisons que celles exposées dans sa décision du 28 décembre 2022, aucune mesure de substitution n'était susceptible de pallier le risque de récidive, toujours actuel, de l'intéressé.