Citation: 1F_32/2016 E. 1

A.________ est copropriétaire pour une demie (partie Sud) avec ses parents C.C.________ et D.C.________, pour l'autre demie (partie Nord), de la parcelle n° 507 du cadastre de la Commune d'Etagnières. En possession d'un permis de construire délivré le 15 janvier 2008, ceux-ci y ont entrepris la construction de deux villas contiguës. Le 4 juillet 2013, sur intervention de B.________, propriétaire voisine de la parcelle n° 507, la Municipalité d'Etagnières a rendu une décision par laquelle elle a autorisé a posteriori des aménagements réalisés sans permis. Cette décision a été notifiée aux copropriétaires de la parcelle n° 507, soit notamment à A.________. B.________ s'est pourvue contre la décision communale auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois. Cette instance n'a pas informé A.________ de ce recours. Ont ainsi seuls procédé en qualité d'intimés C.C________ et D.C.________. Par arrêt du 31 juillet 2015, la cour cantonale a réformé la décision communale en ce sens qu'ordre est donné aux propriétaires de la parcelle n° 507: - de démolir le couvert à voiture nord et d'aménager le terrain situé en limite nord de la parcelle n° 507 en continuité avec celui de la parcelle n° 846, soit à une altitude de 643.15 m; - de démolir les installations situées sous les panneaux photovoltaïques, les panneaux eux-mêmes ne pouvant être réinstallés que s'ils sont au bénéfice d'une nouvelle autorisation délivrée au terme d'une procédure respectant le droit d'être entendu des voisins. Cette décision n'a pas été notifiée à A.________. C.C.________ et D.C.________ ont recouru auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal. A.________ n'a pas été formellement invitée à participer à cette procédure. Par arrêt du 8 juin 2016 (1C_456/2015), le Tribunal fédéral a rejeté le recours des époux Rochat et confirmé l'arrêt cantonal.