Citation: 1C_590/2022 E. 4.3.1

4.3.1. La cour cantonale a relevé que si l'Etat de Genève participait au financement des prestations de prévoyance professionnelle de ses employés et que les montants versés étaient définitivement acquis aux assurés, il n'en demeurait pas moins que les versements opérés par l'Etat de Genève, et notamment lors de la recapitalisation de la Caisse, découlaient de ses obligations d'employeur d'assurer son personnel (art. 11 al. 1 LPP; art. 5 loi cantonale instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève du 14 septembre 2012 [LCPEG; RSG B 5 22]); or, la gestion du personnel était directement liée à la gestion du patrimoine administratif de l'Etat - lequel vise à remplir une tâche publique, les charges de personnel constituant du reste l'un des postes les plus importants parmi ses charges de fonctionnement. L'instance précédente a ajouté que le fait que l'activité de "prévoyance professionnelle" ne fasse pas partie des tâches énumérées par la Constitution du canton de Genève du 14 octobre 2012 (Cst-GE; RS 131.234) était sans incidence, dès lors qu'elle était en lien avec le personnel de l'Etat de Genève et de ses établissements publics autonomes; en outre, le fait que la Caisse ait, sous quelques réserves, les mêmes prérogatives que les fondations de prévoyance de droit privé n'empêchait en rien qu'elle puisse aussi participer à l'accomplissement d'une tâche publique, dès lors qu'elle accomplissait une tâche qui relevait de la gestion des conséquences économiques concernant des employés de l'Etat de Genève.