Citation: 5A_207/2009 21.10.2009 E. 4

4.1 Le recourant conteste ensuite le calcul opéré par l'autorité cantonale pour retenir que son revenu mensuel net s'élève à 20'150 fr., plus particulièrement le calcul fait pour obtenir le revenu mensuel, de 2'479 fr. 15, provenant des actions G.________ IMMOBILIER qu'il détient. Il soutient que, s'il est admissible de tenir compte de la moyenne des dividendes perçus pour les années précédentes s'agissant des deux autres sociétés dont il est actionnaire - qui accorderont des dividendes en 2008 également - tel n'est pas le cas pour G.________ IMMOBILIER. Le montant de 59'000 euros qu'il a perçu en 2007 constituerait en réalité un remboursement de prêt; en outre, le tribunal aurait dû le considérer comme une rémunération de rattrapage, dans la mesure où, en 15 ans, il n'a touché que deux montants. De surcroît, il ne percevra aucun revenu de cette société en 2008, ce qui reviendrait à lui imputer un revenu hypothétique. Or, on ne pourrait raisonnablement exiger de lui qu'il se le procure, dans la mesure où il ne peut s'accorder un dividende à lui-même en détenant un seul tiers de la société. Par cette critique, le recourant s'en prend en réalité à l'estimation concrète, par le tribunal, du revenu provenant de ses actions, en fonction de l'appréciation des pièces produites, et non à l'application d'une règle de droit civil matériel à cet égard. Faute d'épuisement des instances cantonales, ce grief est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2). 4.2 Le recourant qualifie de lacunaire la décision attaquée, en tant qu'elle retient que le montant qui lui reste après paiement de la pension fixée suffit à couvrir son train de vie. Il reproche au tribunal d'avoir admis que son salaire mensualisé, de 12'345 fr. 85, s'entend déduction faite de l'impôt à la source, de 1'549 fr. 30 par mois, alors qu'il résulterait de ses bulletins de salaire que tel n'est pas le cas. Les juges précédents auraient également dû tenir compte de 1'020 fr. à titre de minimum vital, tel qu'il ressort des lignes directrices de la Conférence des préposés aux offices des poursuites, à savoir 1'100 fr., auquel il admet devoir déduire 80 fr. pour les repas de midi payés par son employeur; à ce montant auraient également dû être ajoutés les frais liés à l'exercice de son droit de visite sur ses quatre enfants, qu'il chiffre à 150 fr. par enfant, ainsi que le coût d'entretien de son fils majeur, 680 fr. ayant été retenus dans le budget de l'intimée à ce titre. Enfin, compte tenu des frais de transport, qu'il estime à 241 fr. 40 par mois, ainsi que du montant nécessaire pour couvrir les frais de repas au restaurant, sorties et invitations, admis à hauteur de 160 fr. par personne dans le budget de l'intimée, c'est en définitive un montant mensuel de 9'241 fr. 35 dont le recourant aurait besoin pour faire face aux dépenses liées à son entretien et à celui de son fils. En tant qu'il reproche au tribunal de s'être trompé quant à l'impôt à la source, le recourant s'en prend à l'établissement des faits et à l'appréciation des preuves par les juges précédents. Faute d'avoir épuisé les instances cantonales pour ce grief, sa critique est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2). En outre, en tant qu'il calcule son solde disponible sur la base de son revenu modifié (déductions faites des revenus provenant de G.________ IMMOBILIER ainsi que de l'impôt à la source), pour parvenir à 6'700 fr. 75, son grief se fonde sur des faits non retenus par le tribunal; partant, il est irrecevable. Au demeurant, même si on tient compte de l'ensemble des charges qu'il invoque (9'241 fr. 35), ses revenus mensuels suffisent à couvrir la pension telle que réduite ainsi que ses dépenses personnelles, puisqu'il dispose encore, après paiement de la contribution d'entretien la plus élevée mise à sa charge du 1er mai au 30 octobre 2008, d'un montant de 10'060 fr. (20'150 fr. - 10'090 fr.) pour couvrir ses besoins. 4.3 Le recourant prétend ensuite que deux erreurs de raisonnement dans l'estimation du train de vie de l'intimée et des quatre enfants devraient conduire à une réduction de 357 fr. 95. Il fait grief au tribunal d'avoir oublié de déduire du calcul des charges de l'intimée les frais du véhicule qu'il utilise, par 157 fr. 95 - ce qu'il qualifie d'inadvertance manifeste, au sens de l'art. 105 al. 2 LTF -, ainsi que d'avoir estimé les frais d'essence du véhicule de l'intimée à 400 fr. par mois, ce qui serait excessif; 200 fr. par mois seraient, selon lui, suffisants. Dans un recours limité à la violation des droits constitutionnels, l'art. 105 al. 2 LTF ne s'applique pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588). Le recourant ne peut obtenir la rectification ou le complètement des constatations de fait de l'arrêt cantonal que s'il démontre la violation de droits constitutionnels par l'autorité cantonale (art. 98 LTF), en l'occurrence de l'art. 9 Cst., et s'il a épuisé les instances cantonales pour ce grief (art. 75 al. 1 LTF). Sa critique relative aux frais de véhicule est par conséquent irrecevable, faute d'avoir été soulevée devant la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud. De même, l'estimation des frais d'essence relève de l'appréciation des preuves par l'autorité précédente et ne repose pas exclusivement sur l'expérience de la vie; partant, il s'agit d'une question de fait et non de droit (ATF 127 III 453 consid. 5d p. 456). Ce grief devait ainsi être soulevé dans le cadre du recours en nullité cantonal pour que le Tribunal fédéral puisse l'examiner (art. 75 al. 1 LTF). Enfin, dans la mesure où la critique du recourant relative au train de vie de l'intimée et des enfants repose sur l'admission des griefs qui précèdent, elle est sans objet.