Citation: 2C_552/2019 E. 2.1

2.1. La Cour de justice a fait une application nuancée et précise de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, en tant qu'elle a jugé que la découverte par la recourante, peu après son mariage, de la relation de son ex-conjoint avec une autre femme qui était alors enceinte de celui-ci n'était pas constitutif de violence conjugale au sens de cette disposition, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Le Tribunal fédéral ajoutera qu'il ne saurait suivre la recourante lorsqu'elle prétend que son mariage a été conclu en violation de sa libre volonté (cf. art. 50 al. 2 LEI), la notion de mariage forcé au sens de cette disposition n'ayant rien à voir avec la situation de l'intéressée qui n'a, à aucun moment, été obligée de se marier. La recourante conteste une myriade de faits, en se contentant, pour la plupart, d'en opposer sa version à celle retenue par les juges précédents: une telle façon de procéder ne répond pas aux exigences en la matière (cf. art. 97 al. 1 LTF; ATF 142 II 355 consid. 6 p. 358; 139 II 373 consid. 1.6 p. 377). Par ailleurs, en tant qu'elle avance que le choc subi par la découverte de la liaison de son mari et de l'enfant conçu représente bel et bien de la violence conjugale, l'intéressée s'en prend en réalité à l'appréciation juridique des faits et soulève ainsi une question de droit qui a été examinée ci-dessus. Quant à la durée contestée de la liaison de la recourante avec un compatriote durant (voire avant) son mariage, celle-ci ne démontre pas l'influence de cet élément sur l'issue du litige. Finalement, le point de savoir si l'ex-époux de la recourante avait faussement déclaré que leur mariage constituait un mariage fictif n'a aucune importance pour la présente affaire, les intéressés étant maintenant divorcés, avec pour conséquence que celle-ci relève de l'art. 50 al. 1 let. b LEI; la recourante reconnaît d'ailleurs elle-même n'avoir pas vécu en communauté conjugale plus de trois ans (cf. art. 50 al. 1 let. a LEI).