Citation: 1B_368/2013 E. 5

Le recourant voyait un autre manquement du Procureur dans le fait que celui-ci ne lui aurait pas permis d'assister à l'audition du témoin H.________ mise en oeuvre dans la cause PE12.001777 en violation de ses droits de partie. La cour cantonale a retenu sur ce point que cette affirmation était contredite par le courrier qui lui a été adressé le 22 janvier 2013 pour l'informer de la date prévue de cette audition et de son droit d'y participer. Selon le recourant, la Chambre des recours pénale aurait méconnu le fait que le Procureur a annulé l'avis d'audience en date du 8 mars 2013. A la lecture du dossier, cette objection est fondée. Le vice n'est toutefois pas de nature à influer sur le sort de la demande de récusation comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF pour que l'arrêt attaqué puisse être annulé pour ce motif. Le procureur a en effet informé le recourant le 8 mars 2013 que celui-ci ne pourrait pas participer à l'audition de H.________ en qualité de témoin parce que cette mesure d'instruction devait s'effectuer en l'absence du prévenu selon un certificat médical produit par le conseil de l'intéressée. Il a motivé sa décision en se référant à l'art. 149 CPP. Pour préserver les droits de la défense, il a invité le recourant à produire, d'ici au 14 mars 2013, une éventuelle liste des questions qu'il souhaitait voir poser au témoin. Le refus d'autoriser le recourant à assister à l'audition du témoin est ainsi fondé sur un motif objectif et ne saurait passer pour une marque de prévention du magistrat à son égard ou une volonté délibérée de porter atteinte aux droits du prévenu. Le recourant a d'ailleurs eu la possibilité de se déterminer sur les propos tenus par ce témoin et retranscrits dans le procès-verbal d'audition. Le fait que cette écriture ait été enregistrée dans un nouveau dossier parce qu'elle contenait une plainte pénale contre H.________ sans qu'une copie n'en soit versée dans la procédure est certes regrettable. Cette erreur a toutefois été corrigée par la suite, comme l'a relevé la cour cantonale, et n'était pas en soi suffisante pour établir une prévention du Procureur à l'égard du recourant. Sur ce point, le recours est mal fondé.