Citation: 4A_242/2017 E. 4.2.1

4.2.1. Premièrement, en ce qui concerne le manque de rigueur dans les recherches sur le transitaire, la cour cantonale a retenu que le recourant s'est contenté du seul courriel d'un collaborateur de E.________ évoquant de vagues souvenirs, sans attendre les plus amples précisions annoncées par ledit collaborateur. Elle a également retenu que le recourant n'avait ni allégué ni démontré avoir été dans l'impossibilité de procéder à des recherches complémentaires sur la question. Il s'agit là d'une appréciation juridique des obligations du recourant et de l'insuffisance de ce que celui-ci a entrepris pour contrôler la fiabilité du transitaire. A cet égard, le recourant formule trois griefs différents. 4.2.1.1. Le recourant soutient que la cour cantonale ne pouvait lui reprocher de n'avoir pas fait de recherches complémentaires relatives à l'existence du transitaire D.________, puisque celui-ci existait. En tant que le recourant soutient qu'il n'avait pas à faire de recherches complémentaires, il ne s'en prend pas à la motivation cantonale. La cour cantonale lui a reproché de s'être contenté de vagues informations, sans attendre les précisions annoncées par le collaborateur de E.________, et de n'avoir ni allégué ni démontré qu'il ne lui aurait pas été possible de faire d'autres recherches. 4.2.1.2. Le recourant affirme que c'est à tort que la cour cantonale a estimé que le transitaire D.________ n'existait pas. Ce transitaire existait puisque E.________ avait confirmé avoir travaillé avec lui en 2010 et que ses dirigeants n'avaient pas pu être atteints. L'inexistence du transitaire, en tant que la cour cantonale a retenu un manque de vérification à ce sujet, était de nature à jeter un discrédit illégitime sur le travail du recourant. Ce faisant, le recourant méconnaît que la cour cantonale ne s'est pas fondée sur l'inexistence du transitaire pour conclure à un manque de rigueur dans les recherches effectuées. Le manque de rigueur retenu est lié au fait que l'employé s'était contenté des vagues affirmations d'un collaborateur d'une autre banque au sujet d'un transitaire au nom distinct, sans attendre qu'il le recontacte. Dans ces circonstances, il importe peu que le transitaire ait existé ou non. 4.2.1.3. Le recourant estime que, quand bien même les obligations contractuelles dont la violation lui est reprochée auraient existé, l'escroquerie dont a été victime l'intimée n'aurait pas pu être décelée et le préjudice ainsi subi évité. Par cette argumentation, le recourant semble s'en prendre à la causalité. Ce faisant, il se fourvoie dans les termes de l'analyse, puisque la violation contractuelle retenue par la cour cantonale ne consiste pas dans l'absence de prise de contact directe avec le transitaire D.________, mais dans le fait pour le recourant de s'être contenté de vagues informations, sans signaler cette lacune à son employeuse. Le recourant ne s'en prend d'ailleurs pas à la constatation par la cour cantonale selon laquelle il n'a pas démontré que la banque aurait financé la transaction si elle avait été informée des problèmes liés à la fiabilité du transitaire ou à la sécurité financière de B.________ SA.