Citation: 4A_3/2015 E. 4.2

4.2. Le mémoire déposé le 5 janvier 2015 par la recourante ne satisfait manifestement pas à ces exigences, ce qui entraîne l'irrecevabilité du recours. D'abord, la recourante y formule, pêle-mêle, des critiques visant l'ordonnance de première instance, laquelle n'est pas attaquable devant le Tribunal fédéral en vertu de l'art. 75 al. 1 LTF, et d'autres qui s'adressent à la cour cantonale, le tout s'enchevêtrant encore avec de longues et inutiles digressions théoriques souvent fort éloignées des questions qui se posent effectivement dans le cas concret. Ensuite, sa manière d'argumenter, qui consiste à extraire un certain nombre de passages de l'arrêt attaqué, en les tronquant de surcroît, et à les commenter sur un mode purement appellatoire et difficilement compréhensible, ne permet pas au lecteur de savoir où elle veut véritablement en venir. Tel est, en particulier, le cas de ses multiples remarques ou allégations touchant les fardeaux de la preuve et de la contre-preuve en rapport avec la notification contestée de la hausse de loyer litigieuse, ainsi que de ses références récurrentes aux pièces nos 4 et 102 de la procédure cantonale. Quoi qu'il en soit, il n'appert pas, à la lecture de son mémoire, que la recourante soit parvenue à y développer des arguments suffisamment précis pour constituer des griefs recevables, propres à faire apparaître comme insoutenable la constatation des juges cantonaux selon laquelle ces pièces ne permettent pas d'étayer sa théorie d'une tromperie imputable à la gérance représentant les intimés. La même remarque s'applique, mutatis mutandis, à tous les autres griefs articulés par elle dans son mémoire, que ce soit pour y relever des erreurs formelles censées entacher le texte de l'arrêt cantonal, des vices de procédure tels que le prétendu non-respect du principe de la double instance, ou encore pour y faire valoir des moyens de fond comme ceux qui ont trait au fait que les intimés sont tous deux usufruitiers de l'immeuble dans lequel se trouve l'appartement remis à bail à la recourante, voire pour y soulever le problème de l'indemnisation de l'intéressée que celle-ci expose comme si elle plaidait devant une cour d'appel. Cela étant, application sera faite, en l'espèce, de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF. L'irrecevabilité du recours rend sans objet la requête d'effet suspensif dont celui-ci était assorti.