Citation: 1C_734/2021 E. 4.6.2

4.6.2. A l'instar du TAPI, la cour cantonale a retenu que l'art. 9 RPUS ne s'appliquait que pour autant que la construction nouvelle se situe en continuité des bâtiments dont les rez-de-chaussée étaient affectés à des locaux ouverts au public. Or aucun bâtiment sur le sentier des Saules ni sur la rue des Falaises ne comportait d'arcade ouverte au public: d'un côté l'immeuble rénové sur la parcelle voisine n° 4107 ne comportait aucune surface ouverte au public (la réglementation du RPUS ne lui avait pas été appliquée); tel était le cas aussi des bâtiments voisins, à l'exception du café-restaurant situé au 2 rue des Deux-Ponts. Les recourants soutiennent au contraire que l'implantation de locaux fermés au public (sept chambres d'hôtes) au rez-de-chaussée pourrait créer un précédent qui justifierait ensuite la privatisation des locaux situés au rez-de-chaussée, ce qui irait à l'encontre du but du RPUS. Partant, ils semblent oublier que l'art. 9 ch. 1.2 RPUS permet expressément une exception au fait de favoriser les activités accessibles au public au rez-de-chaussée des immeubles, lorsqu'une construction nouvelle ne se situe pas en continuité avec des bâtiments dont les rez-de-chaussée sont affectés à des locaux ouverts au public (ce que les recourants ne contestent pas être le cas en l'espèce). S'ajoute à cela que le projet litigieux prévoit au rez-de-chaussée un local commercial et des salles communes ouvertes au public permettant d'accueillir 200 personnes, ce qui participera à l'animation socio-culturelle du quartier. Par ailleurs, quoi qu'en disent les recourants, le fait que le bâtiment actuel abrite des lieux ouverts au public n'est pas décisif. Dans ces conditions, les recourants ne parviennent pas à démontrer que la cour cantonale aurait appliqué arbitrairement l'art. 9 RPUS. Le grief doit être écarté.