Citation: 1C_12/2015 E. 4.2

4.2. La décision de non-assujettissement de la parcelle à la LDFR a été rendue le 13 juillet 2012, sous réserve de l'autorisation de fractionnement, elle-même délivrée le 17 août 2012. Comme l'a relevé la cour cantonale, faute d'effet suspensif accordé au recours interjeté contre l'arrêt cantonal confirmant la décision de non-assujettissement, celle-ci déployait des effets au jour où la cour cantonale a statué dans la présente cause. Quoi qu'il en soit, le Tribunal fédéral a dans l'intervalle définitivement mis un terme au contentieux lié au non-assujettissement de la parcelle à la LDFR, déclarant le recours de A.________ irrecevable (arrêt 2C_626/2014 du 30 juin 2015). Aucun des deux recourants ne saurait dès lors se prévaloir d'un droit de préemption sur la parcelle litigieuse en vertu du droit foncier rural. Ils n'ont par conséquent aucun intérêt particulier à contester la délivrance d'une autorisation de construire de ce point de vue. Quant à la qualité de fermier pouvant s'opposer à la construction d'une villa sur la parcelle affermée, elle ne peut être reconnue au recourant, faute pour lui d'avoir démontré être bénéficiaire d'un bail à ferme. Le recourant ne démontre pas que la résiliation qu'il a lui-même donnée pour le 1er novembre 2013 aurait été inopérante (cf. consid. 3 ci-dessus). Peu importe à cet égard que le bail ait auparavant perduré 40 ans, celui-ci ne pouvant désormais plus être pris en considération. En outre, comme l'a relevé la cour cantonale, la simple autorisation à bien-plaire de poursuivre, contre paiement, l'exploitation de la parcelle et l'usage de ses infrastructures en attendant l'entrée en force du permis de construire ne vaut pas conclusion tacite d'un bail. Dans ces circonstances, le recourant ne saurait se prévaloir d'un intérêt à poursuivre cette exploitation et cet usage, qui ne perdurent en réalité que le temps que ses recours successifs soient traités. En tant que simple utilisateur à titre précaire, il échoue à démontrer un intérêt particulier à faire modifier ou annuler l'autorisation de construire litigieuse. Aussi est-ce sans arbitraire que la cour cantonale a dénié aux recourants, faute d'intérêt digne de protection, la qualité pour contester l'autorisation de construire délivrée pour une parcelle dont ils ne sont pas voisins, sur laquelle ils ne sont pas titulaires d'un droit de préemption et pour laquelle ils ne bénéficient pas d'un droit de bail.