Citation: 9C_497/2021 E. 5.2

5.2. En tant que la recourante soutient que même en application des règles de la prévoyance obligatoire les atteintes à la santé actuelles seraient en lien de connexité tant matérielle que temporelle avec l'atteinte survenue pendant la couverture d'assurance obligatoire, elle ne saurait être suivie. Indépendamment des considérations de la juridiction cantonale sur la connexité matérielle - critiquées par la recourante -, le lien de connexité temporelle entre l'atteinte qui a initialement conduit à l'octroi d'une rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle et l'aggravation de l'état de santé de l'intéressée qui a conduit l'assurance-invalidité à lui reconnaître le droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er octobre 2015 doit en tout état de cause être considéré comme interrompu. A cet égard, les premiers juges ont en effet constaté que la recourante disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée à partir du mois d'août 2010, en se référant au rapport du Bureau romand d'expertises médicales (BREM) rendu le 9 août 2010 pour l'assurance-invalidité (et à l'arrêt du Tribunal fédéral 9C_12/2012 cité, concernant la suppression de la rente de l'assurance-invalidité de la recourante dès le 1er janvier 2011). Or la recourante invoque une nouvelle incapacité de travail de 50 % "survenue à partir du 1er août 2011", de sorte que le lien de connexité temporelle a été interrompu pendant (bien) plus de trois mois (cf. sur cette durée, ATF 144 V 58 consid. 4.4). Il en irait de même dans l'hypothèse alléguée par la recourante, selon laquelle elle n'aurait recouvré une capacité de travail que pendant la période du 1er février au 1er août 2011. Son affirmation selon laquelle cette période ne pouvait pas être qualifiée de rétablissement durable d'une capacité de travail compte tenu de "[t]outes [s]es aventures médicales" relève de sa propre appréciation de l'avis de la doctoresse G.________, spécialiste en médecine physique et rééducation et en rhumatologie, du 20 mars 2017, qui s'est exprimée sur la capacité de travail en relation avec les atteintes à la santé survenues à partir de novembre 2012. L'argumentation de la recourante n'est donc pas susceptible de remettre en cause les constatations de la juridiction cantonale. En conséquence, les premiers juges ont rejeté à juste titre la demande de la recourante quant à l'éventuel droit à des prestations de la prévoyance professionnelle obligatoire.