Citation: 6B_1191/2019 E. 1.4

1.4. Pour le reste, le recourant développe son grief à l'appui de l'art. 6 par. 1 et 3 let. d CEDH. L'art. 6 par. 3 let. d CEDH garantit à tout accusé le droit d'interroger ou de faire interroger les témoins à charge et d'obtenir la convocation et l'interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge. Il s'agit de l'un des aspects du droit à un procès équitable institué à l'art. 6 par. 1 CEDH et qui découle également des art. 29 et 32 al. 2 Cst. (cf. ATF 131 I 476 consid. 2.2 p. 480; arrêt 6B_505/2019 du 26 juin 2019 consid. 1.1.3). Le recourant ne démontre aucunement que cette disposition aurait une portée plus large que l'art. 29 al. 2 Cst.en matière de droit d'être entendu. Il se réfère aux critères - permettant aux autorités pénales de refuser l'audition d'un témoin à décharge - développés par la Cour européenne des droits de l'Homme dans l'arrêt Murtazaliyeva c. Russie (requête no 36658/05) du 18 décembre 2018. La cour y avait indiqué que, dès lors que la demande d'audition de témoin à décharge était formulée conformément au droit interne, il convenait de se poser les trois questions suivantes (cf. § 158) :