Citation: 2C_797/2022 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant, arrivé en Suisse à l'âge de 20 ans, a passé dans son pays d'origine son enfance, son adolescence et les premières années de sa vie d'adulte. Or, ces années apparaissent essentielles pour la formation de la personnalité et, partant, pour l'intégration sociale et culturelle. En outre, d'après les constatations des juges précédents, le recourant, bien qu'il séjourne en Suisse depuis vingt-deux ans, n'a pas créé avec ce pays des attaches sociales ou professionnelles à ce point étroites qu'on ne saurait plus exiger de lui qu'il retourne dans son pays d'origine. Il n'a pas non plus connu une ascension professionnelle remarquable ou acquis des connaissances ou des qualifications particulières qui constitueraient des raisons personnelles majeures. L'expérience acquise en Suisse pourra d'ailleurs être mise à profit par le recourant dans son pays d'origine, où il a effectué une formation de menuisier. De plus, toujours d'après l'arrêt attaqué, le recourant n'a aucune attache familiale en Suisse, à l'exclusion de ses ex-épouses et de ses enfants (cf. infra consid. 5). Ses racines socio-culturelles se trouvent en Serbie, respectivement en Macédoine, où vivent plusieurs membres de sa famille, dont ses parents et ses frères, ainsi qu'un cercle d'amis et de connaissances susceptibles de favoriser son retour.