Citation: 9C_433/2023 E. 4.2

4.2. Après avoir constaté, en se référant notamment au rapport du docteur H.________, qui avait été mandaté par l'office intimé en 2019 pour une expertise (rapport du 26 février 2019), que les troubles dégénératifs au niveau dorso-lombaire (rachialgies) étaient présents de longue date, la juridiction cantonale a exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que les rapports produits par la recourante à l'appui de sa quatrième demande de prestations ne rendaient pas plausible une aggravation de son état de santé sur ce plan. Elle a en particulier expliqué que les diagnostics principaux posés en novembre 2019 par les médecins de la Clinique de rhumatologie de E.________ étaient à peu de choses près identiques à ceux retenus dans le cadre de la nouvelle demande par leurs confrères. En effet, dans son rapport du 12 octobre 2022, la doctoresse D.________ avait repris la quasi-totalité des diagnostics posés par le docteur I.________ dans son rapport du 22 novembre 2019, notamment celui de rachialgies cervico-lombaires chroniques sur troubles dégénératifs et statiques du rachis. Une différence avait toutefois trait à ce diagnostic, en ce que la doctoresse D.________ avait fait mention de l'IRM du 25 novembre 2020 qui avait mis en évidence des discopathies débutantes D5/D6, D8/D9 et D10/D11, avec oedème médullaire et transformation graisseuse des enthèses antérieures, en premier lieu en relation avec des altérations Modic l et II. Cela étant, dans la mesure où la doctoresse D.________ avait qualifié les discopathies D5/D6, D8/D9 et D10/D11 de "débutantes" et indiqué qu'il n'y avait pas de "nette péjoration" de la discopathie depuis 2015, les premiers juges ont considéré que les modifications en question demeuraient peu importantes. Invitée par le mandataire de la recourante à se déterminer sur l'existence d'une aggravation à la lumière des IRM de 2015, 2018 et 2020, la doctoresse D.________ s'était par ailleurs exprimée de manière évasive, notamment lorsqu'elle avait indiqué que les modifications au niveau lombaire mises en évidence dans le rapport de l'IRM "de la colonne totale et des sacro-iliaque" du 25 novembre 2020, étaient superposables à l'examen de 2015 (rapport du 12 octobre 2022). Sur le plan dorsal, la médecin traitante avait mentionné retrouver quelques discopathies débutantes, D5/D6, D8/D9 et D10/D11 avec oedème médullaire et altérations Modic | et Il, en précisant ne pas disposer de l'imagerie réalisée en février 2018. Les juges précédents ont considéré qu'une telle réponse était peu à même d'appuyer substantiellement la démarche de la recourante auprès de l'assurance-invalidité, d'autant que la doctoresse D.________ avait conclu en se référant simplement à l'augmentation des douleurs du rachis dorsal et lombaire, soit à un élément éminemment subjectif.