Citation: 4A_426/2014 E. 4.2.2

4.2.2. L'arrêt susmentionné, sur lequel le recourant fonde sa démonstration, n'a rien de topique. Il a trait à un cas dans lequel un tribunal administratif cantonal avait restreint sa cognition à l'arbitraire alors qu'il jouissait d'un plein pouvoir d'examen relativement à la question litigieuse. En l'espèce, la Formation ne saurait encourir un tel reproche. Examinant les questions qui lui étaient soumises avec une cognition pleine et entière, elle a constaté que l'accord mettant fin aux rapports de travail liant l'intimé au joueur ne comportait rien d'illicite, qu'il n'y avait aucune preuve d'un quelconque paiement dont l'intimé ou C.________ aurait pu bénéficier à l'occasion de la signature du nouveau contrat de travail par le joueur avec le club zzz précité, et que n'était pas davantage avérée l'existence d'un accord que l'intimé et C.________ auraient passé au préjudice du recourant. Autrement dit, elle a jugé non répréhensible, sous l'angle du droit suisse et plus particulièrement au regard des dispositions régissant les devoirs contractuels, le comportement adopté par l'intimé envers le recourant. C'est pour cela qu'elle a cru pouvoir se dispenser d'examiner les raisons qui avaient poussé l'intimé à libérer le joueur du contrat de travail en cours, tout en émettant l'hypothèse qu'il ait pu s'agir d'une décision d'affaires. Ce faisant, elle a effectué une appréciation juridique de la situation, appréciation dont le bien-fondé est soustrait à l'examen du Tribunal fédéral. En tout état de cause, il ressort implicitement des explications du recourant que la Formation n'était pas en mesure de déterminer le motif qui avait conduit l'intimé à libérer le joueur, puisque l'intéressé lui reproche, dans le cadre du même grief, de ne pas avoir administré les preuves requises par lui, à savoir, principalement, l'audition de témoins. Or, il résulte des allégations non contestées de l'intimé que le recourant n'a élevé aucune objection à cet égard avant la clôture de l'instruction et que, lors de l'audience du 12 juillet 2013, l'un de ses avocats a répondu par la négative à la question, posée par le président de la Formation, de savoir si son mandant avait d'autres moyens de preuve à soumettre à celle-ci (réponse, p. 4, avant-dernier §). C'est le lieu de rappeler que la partie qui s'estime victime d'une violation de son droit d'être entendue ou d'un autre vice de procédure doit l'invoquer d'emblée dans la procédure arbitrale, sous peine de forclusion (arrêt 4A_198/2012 du 14 décembre 2012 consid. 3.2.1). En l'espèce, le recourant devrait donc, de toute façon, se laisser opposer le fait que le dossier de l'arbitrage ne contient pas les éléments de preuve nécessaires à la constatation de la raison pour laquelle l'intimé et le joueur sont convenus de se séparer avant l'échéance du contrat de travail qui les liait. Supposée pertinente en droit, contrairement à l'avis de la Formation, cette circonstance resterait non prouvée en l'état du dossier de l'arbitrage, sans que le recourant puisse s'en plaindre à ce stade de la procédure. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu est, dès lors, voué à l'échec sur ce point aussi.