Citation: 9C_251/2024 E. 4.1

4.1. Dans un premier grief, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu (art. 6 CEDH; 29 al. 2 Cst.). Il fait valoir, en substance, qu'il n'aurait pas pu utilement préparer sa défense dès lors que la juridiction cantonale lui aurait refusé l'accès à l'intégralité du dossier de la cause en raison du secret fiscal de la Société, alors qu'il n'existerait aucune restriction du droit de l'accusé à accéder au dossier en matière pénale. Le contribuable soutient que ce secret devrait être relativisé dans la mesure où la pièce A ferait état de prélèvements sur les comptes de la Société, sur lesquels son nom apparaîtrait expressément. À cet égard, le recourant précise que l'ancienne administratrice de la Société aurait levé le secret fiscal et que la restriction d'accès au dossier par la Cour de justice serait d'autant moins compréhensible qu'elle aurait admis sa participation à la procédure pénale fiscale menée par l'intimée contre la Société sans que son conseil actuel n'ait toutefois alors pu prendre connaissance des détails de la pièce litigieuse. Le recourant soutient encore que si la Cour de céans devait confirmer que le secret fiscal lui était opposable s'agissant de la pièce A, son contenu essentiel devrait lui être communiqué ou, à défaut, cette pièce devrait être écartée du dossier. Le résumé transmis par la Cour de justice ne vaudrait pas "communication du contenu essentiel", dans la mesure où n'y figureraient pas le numéro de compte, la date, le montant, le destinataire du prélèvement, voire toutes les mentions figurant sur chaque relevé bancaire. Le recourant fait encore valoir que l'attestation du 6 février 2024, produite par l'ancienne administratrice de la Société, aurait été écartée à tort par les juges précédents, alors qu'elle démontrerait qu'il aurait effectué les prélèvements uniquement sur instruction de cette dernière.