Citation: 6S.406/2003 05.12.2003 E. B

Par arrêt du 27 octobre 2003, la Chambre pénale de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours de X.________ et a confirmé le jugement du Tribunal de police. Il en ressort notamment ce qui suit: Le 18 décembre 2002 vers 6 h 45, X.________, né en 1981, est monté dans un taxi stationné à Plainpalais, à Genève. Il a demandé au chauffeur A.________ de le conduire à Versoix. Arrivé sur place, il a passé son bras autour du cou du chauffeur et, l'étranglant, lui a ordonné de lui "donner la caisse". Il l'a menacé de le tuer s'il ne s'exécutait pas, affirmant qu'il détenait un couteau. Face au refus du chauffeur, il a davantage serré le cou, contraignant finalement celui-ci à lui donner l'argent, soit 500 francs, son téléphone portable et la clé du véhicule. Le 24 décembre 2002 vers 20 h, X.________ est monté dans le taxi conduit par B.________ à Genève. Il lui a demandé de le conduire à Carouge. Une fois sur place, il a passé une sangle autour du cou du chauffeur et, tout en l'étranglant, l'a enjoint de lui donner l'argent en sa possession et la clé du véhicule. B.________ lui a remis une bourse, le monnayeur et la clé. Serrant plus fort le cou de sa victime, X.________ a encore obtenu la remise de billets. B.________ a alors pu saisir un spray au poivre caché dans la portière et est parvenu à mettre en fuite l'agresseur. Durant le mois de décembre 2002, X.________ a acheté un téléphone portable de marque Nokia, modèle 8210, pour 100 francs, à un colombien prénommé C.________dans une discothèque. Le téléphone avait été dérobé le 17 juillet 2002 au dénommé D.________, qui avait déposé plainte le même jour. Entendu par la police, X.________ a déclaré avoir acheté ce téléphone à un ressortissant colombien qui se prénommait C.________, qu'il avait rencontré dans une discothèque, où celui-ci se rendait "tous les week-end". Il ne connaissait ni son nom de famille ni son adresse. Selon l'expertise psychiatrique effectuée, la responsabilité de X.________ était totale lors des deux agressions décrites ci-dessus. X.________ a déjà été condamné le 14 février 2002, pour des infractions à la LCR, à un mois d'emprisonnement avec sursis durant deux ans. Ce sursis a été révoqué par un jugement du 22 mai 2003 du Tribunal de police, qui l'a condamné, pour lésions corporelles simples, à huit mois d'emprisonnement, avec sursis durant trois ans; X.________ avait dans la nuit du 6 au 7 avril 2002, alors qu'il exerçait la fonction de portier de nuit, violemment frappé une personne au visage. Ce jugement du Tribunal de police a été confirmé par la Chambre pénale genevoise le 28 juillet 2003. Le Tribunal fédéral a rejeté le pourvoi en nullité de X.________ contre cette décision par arrêt du 26 septembre 2003 (6S.305/2003).