Citation: 6B_1160/2023 E. B

Par arrêt du 18 août 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant notamment sur appel de A.A.________ et sur appels joints de C.________ et du ministère public, a rejeté le premier et admis partiellement les seconds, a annulé le jugement de première instance et l'a réformé en ce sens qu'elle a, en ce qui le concerne, reconnu A.A.________ coupable de brigandage aggravé, de contrainte, de violation de domicile et de contravention à la LStup, et l'a condamné à une peine privative de liberté de 36 mois, sous déduction de 181 jours de détention avant jugement (dont 75 jours de détention et 106 jours au titre de l'imputation des mesures de substitution), avec sursis partiel, la partie ferme étant de six mois et la durée du délai d'épreuve fixée à trois ans, ainsi qu'à une amende de 200 fr. (la peine privative de liberté de substitution étant de deux jours). Elle a levé les mesures de substitution ordonnées le 8 mars 2021 par le tribunal des mesures de contrainte, ordonné la libération des sûretés de 10'000 fr. versées par D.________, avocate stagiaire, en faveur de A.A.________ et les a affectées au paiement des amendes et frais mis à la charge de celui-ci jusqu'à due concurrence. La cour cantonale a condamné A.A.________, conjointement et solidairement avec E.________ et F.________, à payer à C.________ 10'000 fr., avec intérêts à 5 % dès le 22 juin 2020, à titre de réparation du tort moral, la part de F.________ étant plafonnée à 5'000 fr. et celle de A.A.________ à 8'000 fr., plus intérêts, et a renvoyé C.________ à agir par la voie civile s'agissant de ses conclusions civiles relatives au dommage matériel. La cour cantonale a enfin statué sur le sort des objets séquestrés, rejeté les conclusions en indemnisation de A.A.________, et a statué sur les frais et dépens de la procédure cantonale. La cour cantonale s'est fondée, en substance, sur les faits suivants, tels qu'ils ressortent de l'acte d'accusation du 9 mai 2022. B.a. Le 22 juin 2020, en fin d'après-midi, E.________, F.________ et A.A.________ se trouvaient au bord du lac avec plusieurs personnes dont G.________. Ce dernier avait quitté le groupe pour aller acheter pour 50 fr. de haschich à C.________, somme remise par F.________. Pendant ce temps, E.________, F.________ et A.A.________ s'étaient munis de gants, cagoules, écharpes, scotchs et masques de ski, et s'étaient rendus au domicile de C.________. E.________ avait dû attendre pour entrer dans l'immeuble, un badge étant nécessaire pour ouvrir la porte. Il avait ensuite mis du scotch sur le pêne de la porte, pour éviter qu'elle ne se referme. En rentrant chez lui, arrivé sur son palier, C.________ avait aperçu E.________ et échangé quelques mots avec lui, avant de fermer la porte de son appartement. Ce dernier avait ensuite toqué à la porte, mais le premier nommé ne lui avait pas ouvert. E.________, rejoint par F.________ et A.A.________, avait alors attendu. E.________ avait mis un t-shirt sur sa tête, F.________ une cagoule et un masque de ski, et A.A.________ avait enroulé une écharpe autour de sa tête et portait des gants. B.b. De concert avec ses deux comparses, alors que C.________ avait ouvert la porte de son appartement et s'apprêtait à sortir de chez lui, E.________ avait donné un violent coup de poing au visage de C.________, le faisant tomber, traîné celui-ci au sol pour l'emmener de force dans sa chambre, jusqu'à son lit, immobilisé C.________ avant de le frapper de plusieurs coups au visage pendant environ 30 minutes, donné des coups de poing dans l'abdomen de C.________, ainsi que des coups de pied et des coups de genou, tenu C.________ pendant que F.________ et A.A.________ lui faisaient des " chassés ", c'est-à-dire lui donnaient des coups de pied dans la tête, les deux en même temps, " comme des sauvages ", dit à F.________ d'augmenter le volume de la télévision afin de couvrir les cris de C.________, dit à F.________ et A.A.________ de fouiller l'appartement, afin d'y dérober des biens et des valeurs, en sus de la drogue, et traîné C.________ partout dans l'appartement, tout en continuant à le frapper à mains nues, pendant que A.A.________ lui donnait des coups de ceinture au visage et dans le dos. E.________ avait encore, de concert avec A.A.________, étouffé C.________ à l'aide d'un coussin, et avait étranglé ce dernier régulièrement, lui faisant presque perdre connaissance à plusieurs reprises. F.________ était parti le premier, après 10 ou 15 minutes. Après son départ, E.________ avait encore, de concert avec A.A.________, menacé C.________ avec un couteau de cuisine qui se trouvait dans l'appartement, en lui mettant ledit couteau sous la gorge et en lui faisant une petite entaille sur le bas du cou à droite, demandé à C.________ d'enlever son t-shirt et l'avait fouetté avec sa ceinture en lui disant " c'est qui l'esclave maintenant? ", et alors que C.________ tentait de prendre la fuite, mis son bras autour de son cou, pendant que A.A.________ lui donnait des coups de poing. Après cette " tentative de fuite ", ce dernier avait quitté les lieux sur ordre de E.________. A.A.________ et ses deux comparses avaient ainsi, soit personnellement, soit en acceptant pleinement et sans réserve que l'un ou l'autre le fasse, causé de multiples lésions à C.________. Dans les circonstances précitées, de concert, A.A.________, E.________ et F.________ avaient fouillé l'appartement de C.________ et dérobé, dans le but de se les approprier et de se procurer un enrichissement illégitime, des vêtements de marque, parmi lesquels des ceintures Gucci et des chaussures, ainsi que de l'argent, soit environ 9'700 fr., biens et valeurs appartenant à la victime, outre la drogue subtilisée, soit un bocal contenant 20 grammes de haschich. B.c. Après avoir pénétré dans le domicile de C.________ comme décrit ci-dessus, A.A.________ avait menacé le prénommé d'un couteau, pendant que E.________ lui demandait de se déshabiller et de se mettre à genou, étant précisé qu'il le filmait et que, alors qu'il était nu, le dernier cité l'avait obligé à lever les bras et à dire qu'il était un dealer.