Citation: 9C_814/2009 24.03.2010 E. 3

3.1 Dans un second grief, la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., en tant que le jugement entrepris ne serait pas suffisamment motivé. Les explications avancées par la juridiction cantonale pour relativiser la valeur probante des rapports établis par le Département Z.________ et par l'Hôpital Y.________ seraient parfaitement inintelligibles, si bien que deux pièces sérieuses auraient été évacuées sans raison valable. 3.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. L'autorité n'a ainsi pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; elle peut au contraire se limiter aux points essentiels pour la décision à rendre (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 et les références). 3.3 Pour autant qu'il puisse être considéré comme suffisamment motivé au sens de l'art. 106 al. 2 LTF, le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. est mal fondé en l'espèce. Si la motivation du jugement entrepris peut, sous certains aspects, paraître éventuellement confuse aux yeux de la recourante, elle permet néanmoins de comprendre parfaitement quels éléments ont été retenus par la juridiction cantonale et pourquoi ils l'ont été. La recourante ne soutient d'ailleurs pas qu'elle n'aurait pas été en mesure de discerner la portée du jugement et de l'attaquer en connaissance de cause. En réalité, en tant que celle-ci reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas motivé de manière suffisamment intelligible son refus de ne pas tenir compte de différents éléments qu'elle jugeait pertinents pour la solution du litige, le grief se confond avec celui d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves. Or, la recourante ne tente nullement d'établir, au moyen d'une argumentation circonstanciée, que le contenu des rapports d'expertise sur lesquels se sont fondés les premiers juges serait critiquable ou que les pièces médicales dont elle se prévaut seraient objectivement plus convaincantes. Faute d'une motivation exposant pourquoi l'appréciation des preuves faite par les premiers juges devrait être qualifiée d'arbitraire, les considérations de la recourante ne sont pas de nature à remettre en cause le jugement entrepris.