Citation: 5A_727/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le recourant ne démontre pas l'arbitraire en fait de la décision attaquée: le caractère habitable de la maison n'était pas décisif pour déterminer si la vente entraînerait une perte, mais bien la question de savoir si cette maison était ou non encore en travaux; or, le recourant admet lui-même que tel était le cas. De la pièce 20 sur laquelle il se fonde, il ne ressort pas si et comment les fonds du crédit hypothécaire ont été utilisés. Dans tous les cas, il ne résulte pas du courrier avec lequel cette pièce a été produite que le recourant aurait allégué, en offrant ce document à titre de preuve, le fait que les fonds n'étaient acquittés que sur production des factures. Ensuite, pour ce qui est de la valeur probante de l'évaluation privée de l'immeuble, le recourant ne s'en prend de toute façon pas à l'opinion de la cour cantonale selon laquelle celle-ci ne vaut pas expertise mais simple allégué de partie, contestée par la partie adverse (cf. ATF 141 III 433 consid. 2.6). Au demeurant, le recourant a déclaré lui-même en audience que la qualité des matériaux n'était pas prise en compte dans l'estimation (arrêt attaqué p. 5 in fine). Quoi qu'il en soit, il n'est pas arbitraire de soutenir que cette qualité n'a pas été prise en compte lorsque figurent simplement, au " bilan " de l'analyse, les termes " bons matériaux " dans les points positifs, sans autre précision. Par ailleurs, il n'est pas non plus arbitraire d'affirmer que l'évaluation ne renseigne pas sur le prix du terrain. En effet, la " méthode comparative " dont se prévaut le recourant, ne fait aucune distinction entre terrain et bâtiment; elle ne dit en outre rien sur les données qui lui ont permis de fixer le prix. Concernant l'expertise du notaire, l'argument selon lequel si une expertise est retenue à titre de preuve par une juridiction étrangère, elle doit forcément l'être par tout autre juge saisi, est appellatoire. En dernier lieu, il sied de relever que l'autorité cantonale n'a pas, contrairement à ce que soutient le recourant, substitué sa propre analyse à celle de l'expert; elle a apprécié les preuves pour retenir que la perte générée par la vente de la maison n'était pas démontrée. Le recourant ne démontre pas l'arbitraire de la décision attaquée sur ces points essentiels. Partant, son grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres éléments de son argumentation.