Citation: 4A_276/2007 24.10.2007 E. 2

2.1 Le recours soumis à l'examen du Tribunal fédéral ne vise pas une décision finale (art. 90 LTF), ni une décision partielle (art. 91 LTF), mais une décision préjudicielle ne portant ni sur la compétence ni sur une demande de récusation (cf. art. 92 LTF), soit une autre décision préjudicielle au sens de l'art. 93 LTF. Le recours est également ouvert contre de telles décisions si son admission peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette règle est manifestement inspirée de celle posée par l'ancien art. 50 al. 1 OJ pour le recours en réforme, si bien qu'il y a lieu de se référer à la jurisprudence relative à cette disposition (arrêt 4A_144/2007 du 29 août 2007 destiné à la publication, consid. 2.4 et les références). La première des deux conditions cumulatives précitées est réalisée si le Tribunal fédéral peut mettre fin une fois pour toutes à la procédure en jugeant différemment la question tranchée dans la décision préjudicielle ou incidente (cf. ATF 132 III 785 consid. 4.1 et les arrêts cités). Quant à la seconde condition, il appartient au recourant d'établir qu'une décision finale immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse, si cela n'est pas manifeste; il doit, en particulier, indiquer de manière détaillée quelles questions de fait sont encore litigieuses, quelles preuves - déjà offertes ou requises - devraient encore être administrées et en quoi celles-ci entraîneraient une procédure probatoire longue et coûteuse (ATF 118 II 91 consid. 1a; 116 II 738 consid. 1b/aa et les arrêts cités). 2.2 En l'espèce, ces deux conditions cumulatives sont réalisées. S'agissant de la première, si la Cour de céans devait admettre, avec le premier juge et contrairement à l'avis de la juridiction d'appel, que la responsabilité du recourant à l'égard de l'intimée ne saurait être engagée, elle pourrait, en effet, rendre immédiatement une décision finale portant rejet de la demande. En ce qui concerne la seconde condition, le recourant démontre de manière convaincante, et sans être contredit par l'intimée, en quoi les preuves à administrer nécessiteraient une procédure longue et coûteuse en raison, notamment, du caractère international du litige et de ses liens étroits avec l'Espagne.