Citation: 6B_12/2024 E. 2.2.1

2.2.1. Pour ce faire, il se prévaut d'un courrier de l'association G.________, daté du 22 mars 2021, adressé à la municipalité de U.________ informant que " des situations conflictuelles se présentent chaque semaine entre des véhicules sortant de la ville à 80 km/h et ceux qui s'élancent du Stop pour sortir du Centre ou de la décharge ". Suite à cela la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) avait pris la décision d'abaisser la limitation de vitesse de 80 km/h à 60 km/h sur le tronçon, mais aurait également demandé à la commune de tailler les haies aux carrefours. Ce faisant, le recourant se borne à présenter en instance fédérale des critiques soulevées devant la cour cantonale et auxquelles cette dernière a répondu de manière exhaustive et convaincante. En effet, elle avait, à juste titre, souligné que le fait que des mesures aient été prises à la suite d'un accident mortel pour renforcer la sécurité d'un carrefour ne signifiait pas encore que la route en provenance de U.________ ne fût pas visible, ou peu, depuis la ligne du "Stop". Le rôle de la DGMR était de renforcer au maximum la sécurité et, quand cela était possible, rapidement et à moindre frais; ce qui expliquait que des mesures aient été rapidement ordonnées après un tel drame et lorsqu'un carrefour était connu pour être accidentogène. Il ressortait de la procédure administrative relative à la modification de la signalisation que ce n'était pas tant la visibilité qui était remise en question que la vitesse excessive possible sur le tronçon, limitée alors à 80 km/h. Évidemment, l'élagage de la haie effectué depuis lors était également de nature à améliorer la visibilité et partant la sécurité. Toutefois, la consultation du cahier photo prises au moment de l'accident permettait de constater que la haie ne posait alors pas de problème particulier de visibilité quand on se situe sur la ligne du "Stop". En outre, le motocycliste circulait avec le phare allumé, ce qui augmentait sa visibilité et contrairement à ce que prétend le recourant, lors de sa première audition, il n'avait pas évoqué que la haie posait un problème de visibilité.