Citation: 6B_361/2018 E. 8

Dénonçant une violation de l'art. 6 CEDH, le recourant se plaint que la procédure pénale ouverte par le ministère public à son encontre était excessivement longue. Il reproche à la cour cantonale d'avoir commis un déni de justice en ne statuant pas sur sa conclusion tendant à faire constater la longueur de la procédure. Dans une ordonnance du 30 novembre 2015, la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan a constaté que la procédure avait connu des lenteurs inadmissibles, contraires au principe de la célérité consacré par les art. 5 al. 1 CPP et 29 al. 1 Cst. (cf. ordonnance attaquée, p. 7). Dans l'ordonnance attaquée, se référant à cette précédente décision, elle a évoqué à nouveau ces lenteurs inadmissibles, contraires à l'art. 6 § 1 CEDH, ajoutant que la procédure d'indemnisation avait également été excessivement longue. Elle a ensuite tenu compte de ces lenteurs lors de la fixation de l'indemnité pour réparation du tort moral (cf. ordonnance attaquée p. 21 s.). Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir traité cette question. Le grief soulevé est infondé.