Citation: 6B_484/2009 14.08.2009 E. 2

Le recourant conteste ensuite la sanction qui lui a été infligée. 2.1 Le Tribunal fédéral a rappelé récemment les principes généraux présidant à la fixation de la peine (ATF 134 IV 17 consid. 2.1 et les références citées). Il suffit d'y renvoyer. 2.2 Le recourant reproche aux autorités cantonales d'avoir pris en compte la quantité de stupéfiants sur laquelle a porté son trafic. Il soutient que l'on aurait, de la sorte, pris en considération une seconde fois un élément aggravant en sa défaveur. Ce grief est infondé. La jurisprudence admet en effet que la quantité de drogue, même si elle ne constitue pas l'élément principal de la fixation de la peine, n'en joue pas moins un rôle à ce stade, notamment lorsque les quantités en cause constituent des multiples de celles déterminant le seuil du cas grave (ATF 122 IV 299 consid. 2b et 2c, p. 301). 2.3 Il reproche aussi aux autorités cantonales de n'avoir pas mentionné qu'il n'avait pratiqué son trafic qu'à l'échelle locale, sans transporter de drogue depuis l'étranger. On ne saurait cependant faire grief au juge qui fixe la peine de ne pas souligner chacun des facteurs aggravants qui n'est pas réalisé. Pour le surplus, il ressort du jugement de première instance que le recourant était entré en relation avec un grossiste en Hollande et qu'il avait admis, durant l'enquête, qu'il aurait reçu une partie des 500 grammes que celui-ci destinait au marché suisse. Le premier juge en a déduit à juste titre, à côté du fait que le recourant ne se limitait pas à vendre directement à des toxicomanes mais approvisionnait ses compatriotes et d'autres revendeurs, qu'il ne pouvait plus être considéré comme un petit « dealer » (jugement de première instance, consid. 8 p. 22). Le premier juge a, de cette manière, pris en considération de manière adéquate l'étendue du trafic du recourant. Le grief est infondé. 2.4 Le recourant objecte que son activité d'approvisionnement d'autres « dealers » aurait été très brève. Il ne ressort cependant pas du jugement de première instance qu'on lui aurait reproché une telle activité sur une longue durée. 2.5 Selon le recourant, les premiers juges n'auraient pas tenu compte des regrets exprimés en audience ni des circonstances très particulières qui l'auraient poussé dans le trafic. Il souligne avoir pu, grâce à ses gains, faire venir sa compagne et sa fille de quatre mois en Suisse. L'arrêt entrepris ne constate pas que le recourant aurait exprimé des regrets en audience. Celui-ci, qui ne développe à ce propos aucune des critiques mentionnées par l'art. 97 al. 1 LTF, s'écarte de manière inadmissible de l'état de fait de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF). Pour le surplus, le jugement de première instance relève que l'arrivée de son amie - laquelle est au bénéfice d'une « green card » lui permettant de travailler aux USA (jugement de première instance, consid. 1 p. 5) - et de son enfant ne l'a pas empêché de poursuivre son trafic et qu'il a pu économiser des montants qui ont été cachés à l'étranger. Dans ces conditions, on ne voit pas que les circonstances invoquées puissent jouer un rôle déterminant dans la fixation de la peine du recourant, dont il a été retenu de manière à lier la cour de céans (art. 105 al. 1 LTF) qu'il était uniquement mû par l'appât du gain (jugement de première instance, consid. 8 p. 22). 2.6 Le recourant tente encore la comparaison avec d'autres peines, notamment celle infligée à Y.________. Il souligne que ce dernier, qui a été condamné à trente mois de privation de liberté pour avoir acquis 223,29 grammes de cocaïne pure, était son fournisseur, qu'il avait agi à une échelle transnationale et avait de lourds antécédents.