Citation: 5A_984/2022 E. 5.1

5.1. Le recourant estime " aberrant " que le juge cantonal ait pu émettre des doutes quant au paiement effectif de ses primes d'assurance-maladie. Une " simple et brève recherche Google ", en application de la maxime inquisitoire, lui aurait permis de constater que le bénéficiaire des paiements allégués à ce titre, M.________, est une caisse d'assurance-maladie. Une copie de sa carte d'assurance complémentaire avait du reste été produite à l'appui de son recours cantonal et démontrait que M.________ était bien le nom de son assureur-maladie. Contrairement à ce qu'avait retenu le juge cantonal, ce moyen de preuve était recevable, dès lors que, " de manière imprévisible et surprenante ", la juge de district avait refusé de considérer que les virements exécutés en faveur de cette société correspondaient au paiement de ses primes d'assurance-maladie. Dite magistrate avait pris argument de l'absence de production de décomptes de prime d'assurance-maladie, alors qu'un tel décompte ne faisait qu'attester d'un montant exigible mais pas forcément d'un montant acquitté. L'extrait du compte bancaire produit était donc bien plus probant qu'un décompte, partant suffisant pour prouver les primes effectivement payées. Selon le recourant, le juge cantonal aurait aussi dû procéder à une " simple et rapide recherche sur internet " pour vérifier le bien-fondé du montant estimé de 385 euros qu'il avait allégué au titre du " coût de la vie " au Portugal. Il s'agissait en effet d'un fait notoire, ressortant des " données " mises à disposition par le gouvernement portugais. S'agissant du paiement de ses frais d'avocat, le recourant reproche au juge cantonal d'avoir écarté la déclaration de son fils selon laquelle celui-ci s'acquittait desdits frais pour l'aider. Cette pièce était recevable, le raisonnement de la juge de district à cet égard étant " imprévisible et surprenant ". Quoi qu'il en soit, dès lors qu'il n'avait pas sollicité l'assistance judiciaire pour ses frais d'avocat, et vu la maxime de disposition applicable, la question de savoir comment ses frais d'avocat étaient payés était sans pertinence et n'avait pas à être prise en compte pour mettre en doute sa situation financière difficile. Le recourant relève enfin qu'il a, à réitérées reprises, indiqué qu'il se tenait " à disposition pour tout renseignement complémentaire ". L'on voyait ainsi mal en quoi, même assisté d'un avocat, il n'aurait pas été coopératif et en quoi il n'aurait pas eu droit à ce que les juges l'interpellent et l'entendent au sujet de sa situation financière. Or la juge de district s'était limitée à lui transmettre, sans remarque ni question, les déterminations de I.________.