Citation: 2C_135/2020 E. 8.2

8.2. En l'espèce, la recourante se prévaut d'informations qu'elle aurait reçues par téléphone. A juste titre, le Tribunal administratif fédéral a souligné qu'un simple échange téléphonique - susceptible d'être entaché par des équivoques, imprécisions ou omissions - n'est guère probant, d'autant moins lorsque la procédure, comme en l'espèce, se déroule par écrit (cf. arrêt 2A.191/2002 du 21 mai 2003 consid. 3.2.2; cf. sur la portée d'un renseignement écrit, art. 69 LTVA). La recourante se contente d'affirmer dans son recours au Tribunal fédéral qu'on ne saurait mettre en doute qu'elle a indiqué "pas de production" à la suite des informations fournies. Cette allégation ne prouve toutefois en rien le contenu des discussions. On ignore notamment quelles informations ont été données par la recourante à son interlocutrice et si celle-ci pouvait donc fournir des renseignements en toute connaissance de cause. Il est pour le moins douteux que tel ait été le cas. En effet, selon l'arrêt entrepris, la recourante n'a pas signalé en 2010, lorsqu'elle a formé une nouvelle demande d'adhésion à la méthode du taux de la dette fiscale nette, le fait qu'elle exerçait depuis 2006 une nouvelle activité consistant en la vente de produits textiles sur lesquels des opérations de gaufrage et sérigraphie avaient été effectuées. Il y a tout lieu de penser que la recourante n'a, de même, pas indiqué cette activité lors des discussions téléphoniques avec l'interlocutrice de l'Administration fiscale. La recourante ne démontre à tout le moins pas le contraire. Elle ne peut donc rien déduire en sa faveur de ces échanges téléphoniques. Le grief tiré de la violation du principe de la bonne foi doit partant être rejeté.