Citation: 9C_27/2015 E. 6.2.1

6.2.1. Dans le cas d'espèce, les constatations de fait des premiers juges relatifs à la fréquence des céphalées (plus de 15 jours par mois en moyenne, plus de 180 jours par an) ne concordent certes pas exactement avec le rapport de l'expert E.________ du 6 mars 2013. Toutefois, ces constats ne sont pas pour autant manifestement inexacts, dès lors que le docteur E.________ a lui-même indiqué que les céphalées étaient quotidiennes depuis plusieurs années (rapport du 6 mars 2013, p. 11). Il est toutefois superflu de tenter de clarifier ce point de fait, car le caractère invalidant des céphalées ne saurait de toute manière être retenu, contrairement à l'avis de la juridiction cantonale. En effet, les juges cantonaux ont constaté, à la lumière des rapports des neurologues B.________ et E.________, que l'origine des céphalées de tension dont souffre l'intimée n'est pas connue, ni expliquée par une cause organique (consid. 10 du jugement attaqué, p. 10, in initio). L'experte psychiatre indiquait d'ailleurs à cet égard que les céphalées alléguées orientaient vers une amplification de symptômes, ce qui ne correspondait pas à un diagnostic de la CIM-10 (rapport du 16 décembre 2013, p. 18). Dès lors qu'on se trouve en présence de difficultés à clarifier des faits ou à fournir des preuves quant au caractère invalidant des céphalées alléguées, puisque ces dernières n'ont pas été objectivées mais consignées sur la base de données subjectives émanant exclusivement de l'intimée, il convient de prendre en compte d'autres domaines de la vie comme des comportements durant les loisirs ou des engagements familiaux, conformément à la jurisprudence (cf. consid. 6.1 supra), afin de déterminer si la capacité de travail est réduite de 50 % dans une activité adaptée comme le docteur E.________ l'attestait.