Citation: 6B_104/2014 E. 1.4

1.4. L'autorité précédente a constaté qu'il n'était aucunement établi que la victime ait eu un comportement blâmable ou humiliant à l'égard du recourant. Ce dernier le conteste, invoquant que le comportement de sa compagne, souffrant de bipolarité et de troubles psychologiques, aurait indéniablement eu une influence sur le drame. Il se réfère à cet égard uniquement au rapport d'expertise le concernant. Dans celui-ci, l'expert a certes cité des diagnostics posés par un médecin chargé d'une expertise psychiatrique de la victime dans le cadre de l'instruction du dossier AI de cette dernière. La bipolarité n'est pas mentionnée. Quant aux autres diagnostics, ils ont été posés avant novembre 2003, date de la décision AI, soit huit ans avant le meurtre. A cela s'ajoute surtout que l'expert mis en oeuvre dans la présente procédure a expressément refusé de procéder à une analyse psychologique des attitudes de la victime, analyse qu'il estimait hors de son mandat et par ailleurs déplacée (pièce G.5.66). Ainsi rien dans les éléments cités par le recourant n'établit un lien entre des troubles de la victime, constatés en 2003, et le meurtre. On ne saurait dès lors considérer, sur la base de ces seuls éléments, que l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en niant un comportement blâmable ou humiliant de la victime à l'égard du recourant.