Citation: 5P.5/2000 07.03.2000 E. 2

2.- Selon l'art. 34 al. 2 CL, la requête d'exécution d'une décision étrangère ne peut être rejetée que pour l'un des motifs prévus aux articles 27 et 28 CL, à savoir notamment "si l'acte introductif d'instance ou un acte équivalent n'a pas été signifié ou notifié au défendeur défaillant, régulièrement et en temps utile, pour qu'il puisse se défendre" (art. 27 ch. 2 CL). En aucun cas, la décision étrangère ne peut faire l'objet d'une révision au fond (art. 34 al. 3 CL). Il est dès lors exclu de retenir les arguments présentés par le recourant, dans la partie "en fait" de son recours, relativement à l'extinction de la dette antérieurement au jugement luxembourgeois. Contrairement à ce qu'a soutenu le recourant devant l'autorité cantonale (mémoire d'appel, p. 18), l'art. 81 al. 1 LP ne vise que l'extinction de la dette postérieurement au jugement, comme le confirment clairement les textes italien et allemand de cette disposition ("che il debito è stato estinto dopo la sentenza"; "dass die Schuld seit Erlass des Urteils getilgt oder gestundet worden [ist]"). De plus, s'agissant d'un moyen touchant à l'application du droit fédéral et non d'un traité international, le Tribunal fédéral ne revoit les faits que sous l'angle de l'arbitraire et pour autant que les griefs invoqués satisfassent aux exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ce qui n'est clairement pas le cas en l'espèce.