Citation: 5A_883/2018 E. 1

Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF que s'il cause un inconvénient de nature juridique (ATF 139 V 42 consid. 3.1; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1); tel est le cas lorsqu'une décision finale même favorable à la partie recourante ne le ferait pas disparaître entièrement (ATF 138 III 190 consid. 6; 134 III 188 consid. 2.1). Il appartient à la partie recourante d'expliquer en quoi la décision entreprise remplit les conditions de l'art. 93 LTF, sauf si ce point découle manifestement de la décision attaquée ou de la nature de la cause (ATF 141 III 80 consid. 1.2 et les arrêts cités) et ne fait d'emblée aucun doute (art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3). En l'espèce, le recourant a considéré que la décision entreprise devait être qualifiée de décision partielle, mais a réservé l'hypothèse qu'elle soit qualifiée d'incidente au sens de l'art. 93 LTF. Les conditions cumulatives posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont manifestement pas remplies dans l'hypothèse d'une décision de renvoi à l'autorité inférieure, de sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Quant à l'éventualité visée par l'art. 93 al. 1 let. a LTF, le recourant fait valoir qu'il serait exproprié de son droit de propriété en raison de la vente aux enchères de l'immeuble. Or, le recourant se méprend à cet égard. La décision déférée ne statue pas sur le mode de partage à privilégier - l'art. 651 CC réserve plusieurs possibilités -, en sorte que le recourant, s'il s'estime que le mode de partage ne lui convient pas, devra contester la décision prise sur renvoi laquelle aura pour objet le mode de partage éventuellement dolosif. En définitive, la décision entreprise ne crée pas le dommage auquel le recourant considère qu'il est exposé. Il s'ensuit qu'un préjudice irréparable n'apparaît pas manifeste.