Citation: 4A_238/2024 E. 4.5.3

4.5.3. Les éléments avancés par les intéressés ne suffisent pas à retenir que l'arrêt querellé serait susceptible de leur causer un préjudice irréparable au sens décrit plus haut. On ne discerne en effet pas en quoi la décision finale rendue, dans l'hypothèse où celle-ci leur serait favorable, ne permettrait pas de faire disparaître entièrement un éventuel préjudice. En effet, il ne s'agit ici que d'une décision de renvoi au Tribunal de prud'hommes pour qu'il entre en matière sur la requête d'expulsion déposée par l'intimée. Si le Tribunal de prud'hommes devait rejeter cette requête, et rendre ainsi une décision favorable aux recourants, ils ne subiront aucun préjudice. Au demeurant, on peut encore ajouter que même si le Tribunal de prud'hommes devait admettre cette requête, la question du droit applicable, à savoir, comme allégué par les recourants, les dispositions du droit du bail en lieu et place de celles du droit du travail, pourra, le cas échéant, encore être soulevée. Si cet argument devait finalement être admis, un éventuel préjudice tel qu'invoqué par les recourants disparaîtrait complètement. Dès lors, le présent recours est manifestement irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater selon la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 let. a LTF.