Citation: U 237/04 13.09.2005 E. 3

En l'espèce, le recourant a subi une distorsion cervicale et une contusion thoracique antérieure gauche à la suite d'un accident du type "coup du lapin" (rapport du 25 août 2000 du docteur K.________). Quatre mois après ce traumatisme, il souffrait toujours de douleurs occipito-cervico-dorsales et décrivait en outre des troubles non spécifiques comme des vertiges et une sensation de brûlure à l'intérieur de la tête (rapports du 8 novembre 2000 du docteur B.________ [médecin d'arrondissement de la CNA] et du 18 octobre 2000 du docteur O.________). Cependant, les radiographies standards et fonctionnelles effectuées au niveau du rachis cervical le 20 juillet 2000 ainsi que l'imagerie par résonance magnétique pratiquée le 22 septembre suivant n'ont révélé aucun indice de fracture, d'instabilité ligamentaire ou inflammatoire. Sur le plan neurologique, aucun signe de lésion cérébrale ou médullaire ni d'atteinte à l'oreille interne n'a été décelé (rapport du 23 novembre 2000 du docteur H.________ [neurologue]). Au niveau psychiatrique, le recourant présente un tableau douloureux chronique comprenant des plaintes polymorphes et peu spécifiques associées à un sentiment de détresse dans les suites d'un accident de la circulation. L'absence de substrat organique décelable évoque un syndrome douloureux somatoforme persistant avec majoration des plaintes physiques en raison de troubles psychologiques consécutifs aux difficultés psychosociales auxquelles ce jeune déraciné en mal d'acculturation s'est trouvé confronté. Les diagnostics posés sont ceux de dépression réactionnelle (F43.2), de syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4) avec probable majoration des plaintes physiques pour des raisons psychologiques (F68.0), entraînant une incapacité totale de travail (rapport du 30 janvier 2001 du docteur M.________ [psychiatre; voir également rapport du 16 février 2001 des docteurs R.________, V.________ et S.________ du Service de réadaptation générale de la Clinique X.________]). Par contre, sur le plan somatique, les médecins de la Clinique X.________ ne formulent aucune contre-indication à une reprise du travail, mis à part un certain déconditionnement (rapport du 16 février 2001). Aussi apparaît-il que l'état de santé du recourant est affecté par des troubles psychiques reléguant les affections somatiques à l'arrière-plan. L'examen du lien de causalité adéquate entre les affections présentées par le recourant au-delà du 31 mars 2001 et l'accident subi le 15 juillet 2000 doit par conséquent se faire à la lumière des critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa.