Citation: 4C.5/2003 11.03.2003 E. 1

1.1 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 8000 fr. (art. 46 OJ), le recours en réforme, déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ), est en principe recevable. 1.2 Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral, mais non pour violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ) ou pour violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 189 consid. 2a, 370 consid. 5). Saisi d'un tel recours, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). Dans la mesure où la partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 127 III 547 consid. 2c; 126 III 189 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3a). Au surplus, la juridiction de réforme ne peut aller au-delà des conclusions des parties, mais elle n'est pas liée par les motifs invoqués dans les écritures (art. 63 al.1 OJ), ni par l'argumentation juridique retenue par la cour cantonale (art. 63 al. 3 OJ; ATF 128 III 22 consid. 2e/cc; 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). Il n'en demeure pas moins que les motifs à l'appui des conclusions d'un recours en réforme doivent indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste la violation (art. 55 al. 1 let. c OJ). Il appartient au recourant de discuter réellement les motifs de la décision attaquée, afin qu'apparaissent les raisons qui le portent à croire qu'elle contrevient au droit fédéral. Cette hypothèse n'est pas réalisée lorsque le recours ne contient que des développements juridiques abstraits, sans lien manifeste ni même perceptible avec des motifs déterminés de la décision déférée, voire des critiques toutes générales quant à la procédure suivie par la cour cantonale ou la manière dont celle-ci a constaté les faits retenus dans son jugement (ATF 116 II 745 consid. 3; cf. également ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 120 II 280 consid. 6c p. 284). 1.3 En l'espèce, la motivation du recours apparaît largement irrecevable. Le demandeur invoque pêle-mêle des dispositions légales sans que l'on parvienne à distinguer leur lien avec les développements figurant dans le recours. Par ailleurs, sur plusieurs points, il complète ou modifie les faits constatés dans le jugement attaqué. Enfin, à maints endroits, la lecture du recours ne permet pas de discerner où le demandeur veut en venir, l'abondance de griefs alignés sans suite logique empêchant toute vision claire des arguments soulevés. Cela étant, la cour de céans s'efforcera, dans la mesure du possible, d'examiner les moyens juridiques qu'elle pense reconnaître comme tels dans le recours.