Citation: 6B_987/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la faute du recourant était extrêmement lourde, compte tenu des nombreuses règles de la circulation routière enfreintes et des conséquences dramatiques qui avaient résulté de sa conduite, soit le décès d'un homme, des lésions graves causées à l'intimé, lequel avait souffert d'importantes séquelles, ainsi que les blessures infligées à K.________ et les dommages causés à son véhicule. Le comportement au volant du recourant était inexcusable. L'autorité précédente a relevé que la collaboration du recourant à la procédure avait été plutôt bonne, bien que fluctuante, puisqu'il avait cherché à minimiser et sous-estimer son rôle ainsi que le danger qu'il avait présenté en conduisant largement au-dessus des limitations de vitesse, en plein centre-ville, à une heure où les lieux étaient encore bien fréquentés, en raison d'une confiance aveugle en ses capacités de conducteur. Il n'avait par ailleurs pas admis avoir participé à une course-poursuite, en dépit des preuves recueillies à cet égard. Le recourant avait, par son comportement fautif, causé un accident mortel, des lésions graves à un tiers et des lésions plus légères à un second. Il avait fait preuve d'immaturité en provoquant le conducteur de la Subaru à coups de gaz et d'accélérations ainsi qu'en refusant de se laisser dépasser au niveau de la place des Charmilles, en accélérant de plus belle jusqu'à atteindre une vitesse de plus de 150 km/h aux abords d'un passage pour piétons situé à proximité d'un arrêt de bus, allant même jusqu'à franchir une double ligne de sécurité pour circuler à contre-sens. Il avait agi de la sorte en raison d'une fierté mal placée. Ses réflexes avaient sans doute été amoindris par le taux de THC présent dans le sang, alors que rien ne l'avait obligé à prendre le volant et qu'il avait mésestimé ses capacités. Les infractions entraient en concours, ce qui justifiait d'augmenter la peine de l'infraction la plus grave dans une juste proportion, le maximum de la peine privative de liberté pouvant être infligée étant de 20 ans. La cour cantonale a encore estimé que les antécédents du recourant étaient insignifiants au regard des faits qui lui étaient reprochés. Elle a par ailleurs considéré que son comportement postérieur à la commission des infractions commandait de le mettre au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère. A décharge, l'autorité précédente a aussi relevé que le recourant était bien inséré dans la société et apportait un soutien personnel à sa famille, en particulier à sa mère. Elle a également retenu son jeune âge au moment des faits et le traumatisme que les événements du 13 novembre 2013 avaient occasionné chez lui. En revanche, rien ne permettait de retenir que des parutions dans les médias auraient eu un effet sur le verdict de culpabilité ou sur sa sanction. Le recourant avait allégué avoir une responsabilité limitée, en raison d'une dépression et de sa consommation de cannabis à l'époque des faits. La cour cantonale a toutefois considéré que rien ne permettait de soupçonner une telle diminution de sa responsabilité. En outre, la circonstance atténuante de l'écoulement du temps, au sens de l'art. 48 let. e CP, ne pouvait être retenue, la condamnation étant intervenue moins de quatre ans après les faits.