Citation: 1P.455/2006 03.08.2006 E. A

A.________, ressortissant suisse né le 26 janvier 1971, a été interpellé le 27 décembre 2005 et placé en détention préventive sous l'inculpation de brigandage. Il est accusé d'avoir menacé, la veille, la vendeuse d'un vidéo-club, à Carouge, au moyen d'un couteau avant de voler le contenu de la caisse. Il a reconnu les faits, sous réserve de la somme dérobée. Par décision du 9 février 2006, le Juge d'instruction en charge du dossier a ordonné que A.________ soit soumis à une expertise psychiatrique qu'il a confiée, en date du 7 mars 2006, à la Doctoresse B.________, cheffe de clinique au Département de psychiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève. Celle-ci a rendu son rapport le 7 juin 2006. Le prévenu est atteint d'une schizophrénie paranoïde et d'un trouble dans sa santé mentale sous la forme d'une dépendance à la cocaïne et à l'héroïne, qui nécessite un traitement médical spécialisé, comportant une surveillance régulière de son abstinence de toute consommation de drogues, à l'aide de contrôles salivaire ou urinaire périodiques. L'experte a confirmé les conclusions de son rapport à l'audience du 22 juin 2006. Elle expose notamment qu'une mise en liberté provisoire ne lui apparaît pas contre-indiquée, sous l'angle du risque de récidive, pour autant que le prévenu soit soumis à un traitement médical spécialisé (à la Fondation Phoenix, à la Consultation de la Rue Verte ou à la Consultation de la Navigation) et qu'un contrôle de sa compliance au traitement soit instauré, avec contrôles toxicologiques salivaires ou urinaires périodiques. Le 28 juin 2006, le Juge d'instruction a communiqué la procédure au Procureur général du canton de Genève. Le 30 juin 2006, celui-ci a sollicité la prolongation de la détention préventive. Le 3 juillet 2006, A.________ a requis sa libération immédiate. Il a produit divers documents destinés à garantir sa prise en charge en cas de mise en liberté provisoire. Par décision du 4 juillet 2006, la Chambre d'accusation du canton de Genève a refusé la demande de libération provisoire de A.________ et autorisé la prolongation de la détention du prévenu pour une durée de trois mois. Elle a considéré qu'à l'examen des documents produits par le requérant, les démarches effectuées n'aboutissaient pas à une prise en charge concrète et stricte sur le plan médical contrairement à ce qui était préconisé par l'expert psychiatre commis par le juge d'instruction, de sorte que le risque de récidive n'était ni supprimé, ni diminué. Le 10 juillet 2006, le Procureur général a renvoyé A.________ en jugement devant le Tribunal de police du canton de Genève comme accusé de brigandage. L'audience de jugement a été fixée au 9 août 2006. Le 12 juillet 2006, A.________ a présenté une nouvelle demande de mise en liberté immédiate en se basant sur une lettre du Docteur C.________, médecin adjoint au Service de psychiatrie adulte des Hôpitaux Universitaires de Genève, du 7 juillet 2006, qui proposait un premier rendez-vous pour un suivi psychiatrique ambulatoire le lundi 17 juillet 2006 avec la Doctoresse D.________.