Citation: 9C_235/2024 E. 5.3

5.3. En se limitant à affirmer que l'enquêtrice n'a pas tenu compte des indications de la personne assurée car elle "n'a, [à] aucun moment eu le moindre contact avec [s]a personne", l'assuré ne met pas en évidence que le rapport d'enquête à domicile contiendrait des erreurs manifestes. Ses allégations selon lesquelles l'enquête repose uniquement sur les explications de son épouse ("qui ne s'exprime pas bien en français") et de son fils (avec lequel l'enquêtrice "a échangé brièvement, sans pour autant rentrer dans les détails") ne suffisent pas à remettre en cause la valeur probante de la pièce en cause (comp. arrêt 9C_149/2023 du 5 juillet 2023 consid. 8.2). Elles n'établissent en effet pas que l'enquêtrice n'aurait pas eu une connaissance adéquate de la situation locale et spatiale ou des empêchements et des handicaps de l'intéressé résultant des diagnostics médicaux. En particulier, en affirmant que l'enquêtrice a mentionné qu'il peut appeler de l'aide en cas de besoin car il a toute sa tête, "le tout sans même voir [s]a tête", l'assuré ne démontre pas que le rapport serait entaché d'un vice manifeste. À cet égard, l'enquêtrice a constaté que le recourant n'était jamais seul à son domicile car son épouse vivait avec lui dans un logement sécurisé, avec la possibilité de tirer une manette en cas de chute (rapport d'enquête à domicile du 20 février 2023, ch. 3.1 et 7.1, p. 2 et 7), ce que l'assuré ne conteste du reste pas. Partant, au vu des arguments avancés, il n'y a pas lieu de s'écarter de la considération de l'instance précédente, selon laquelle une nouvelle visite à domicile de l'infirmière évaluatrice avec la présence de l'assuré suivie d'un nouveau rapport d'évaluation n'eût pu avoir une quelconque influence sur l'issue du présent litige.