Citation: 5A_99/2018 E. 1.2.1

1.2.1. Conformément à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, la décision entreprise n'est susceptible d'un recours immédiat que si elle peut entraîner un préjudice irréparable, à savoir un préjudice de nature juridique qu'une décision finale, rendue le cas échéant par le Tribunal fédéral, ne peut faire disparaître entièrement (ATF 142 III 798 consid. 2.2 et les arrêts cités). Cette réglementation est fondée sur des motifs d'économie de la procédure; le Tribunal fédéral ne doit, en principe, s'occuper qu'une seule fois de l'affaire, lorsqu'il est acquis que la partie recourante subit effectivement le préjudice en question ( ibid., avec les citations). Contrairement à ce qu'affirme la recourante, l'arrêt attaqué ne l'expose pas à un tel préjudice. La question litigieuse peut en effet être soumise derechef au Tribunal fédéral dans le cadre du recours dirigé contre la décision finale (art. 93 al. 3 LTF); peu importe que l'autorité cantonale ait résolu une partie des questions litigieuses, en l'occurrence celle de l'existence ou non d'une transaction entre les parties ( cf. ATF 135 II 30 consid. 1.3.1, avec les citations). Le fait que la cour cantonale soit liée par sa propre décision incidente n'y fait pas obstacle; la jurisprudence admet, à certaines conditions, que la partie recourante puisse attaquer cette (seule) décision en déférant au Tribunal fédéral le jugement final rendu en première instance (ATF 143 III 290). Il en résulte, certes, un allongement du procès, mais cet élément n'est pas pertinent aux fins de l'application de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 142 III 798 consid. 2.2 et les arrêts cités).