Citation: 9C_300/2013 E. 4.2

4.2. Le jugement entrepris expose que l'injonction de l'intimée du 26 novembre 2010 avertissait le recourant des conséquences juridiques d'un manquement à son obligation de renseigner et lui impartissait un délai de réflexion convenable au 10 décembre 2010 pour produire les décisions de taxation fiscale des époux. L'injonction de la caisse mentionnée ci-dessus répondait ainsi aux exigences de l'art. 43 al. 3 deuxième phrase LPGA ( UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 2 ème éd. 2009, n. 52 ad Art. 43 ATSG). Le recourant n'y ayant donné aucune suite, il a manqué de manière inexcusable à son obligation de renseigner, notamment sur la situation financière de son épouse, et l'intimée était en droit de se prononcer en l'état du dossier. Averti des conséquences juridiques, le recourant devait donc s'attendre à ce que la caisse procède à une évaluation du point de vue matériel à la lumière des pièces du dossier ( KIESER, in op. cit., n. 53 ad Art. 43 ATSG; arrêts 9C_961/2008 du 30 novembre 2009 consid. 6.3.2 in SVR 2010 IV n° 30 p. 96, et I 988/06 du 28 mars 2007 consid. 7 in SVR 2007 IV n° 48 p. 158). A la lumière des pièces du dossier, les premiers juges, avec l'intimée, ont retenu que l'épouse du recourant avait entamé en date du 17 mai 2010 une action en revendication portant sur une partie des biens saisis auprès de la société Y.________ SA et qu'à l'appui de son action, l'intéressée avait notamment produit un contrat de vente entre elle et la société et un courrier rédigé par A.________ indiquant qu'il était propriétaire de la société V.________ Sàrl. Ces faits, qui ne sont pas discutés par le recourant, rendaient hautement vraisemblable l'existence d'autres ressources que les rentes AVS du recourant et de son épouse. Compte tenu de cette présomption, qui a une incidence sur le calcul du minimum vital selon l'art. 93 al. 1 LP dans la mesure où l'existence d'autres ressources permet d'augmenter la part saisissable du revenu du débiteur (ATF 135 III 20 consid. 5.1 p. 26), on ne saurait reprocher à l'intimée d'avoir augmenté la quotité retenue sur la rente AVS de A.________. Le montant lui-même de la quotité retenue n'est pas discuté par le recourant. Le recours est mal fondé.