Citation: 8C_39/2022 E. 4.2

4.2. Les juges cantonaux ont confirmé le revenu sans invalidité établi par l'intimée sur la base des valeurs statistiques. A ce propos, ils ont considéré que la période de l'exercice de l'activité indépendante allant du 1er juin au 28 juillet 2017 était trop courte pour servir de base suffisante pour le calcul du revenu sans invalidité. De surcroît, il ne ressortait pas du dossier que le recourant se serait versé un salaire avant la survenance de l'évènement accidentel. Même s'il avait produit ses fiches de salaire pour une période subséquente, soit l'année 2019, il n'existait pas de preuves qu'il ait effectivement touché les montants invoqués, lesquels devaient être assimilés plutôt à des déclarations d'intention ne constituant pas une base suffisante pour arrêter le revenu sans invalidité. Compte tenu du fait que l'exploitation de la société du recourant venait à peine de débuter, on pouvait légitimement douter que son activité lui aurait permis de toucher immédiatement les montants invoqués. L'intéressé n'avait d'ailleurs pas prouvé, au degré de la vraisemblance prépondérante, que la société était immédiatement rentable et aurait permis de verser un salaire de l'ordre de 7000 fr. par mois dès ses premières semaines d'activité. Les premiers juges ont ensuite apprécié les documents produits dans la procédure cantonale - à savoir l'attestation émanant de C.________ Sàrl établie le 6 mars 2021 sur la base de celle établie par G.________ le 5 mars 2021 ainsi que l'avis de crédit de l'ordre de G.________ en faveur du compte bancaire UBS du 22 juillet 2017, pour un montant de 50'000 fr. - par lesquels le recourant entendait démontrer que le salaire d'un montant mensuel de 7000 fr. aurait pu être maintenu pendant deux ans grâce à une confirmation de travaux de chantier à U.________ obtenue de G.________ pour un montant de 320'000 fr. Ils les ont écartés en considérant que la chronologie de l'établissement de ces documents interrogeait. De plus, il était étonnant que le recourant, représenté par un mandataire professionnel, n'ait pas fait état d'un tel contrat dès la survenance de l'accident ou au stade de l'opposition, respectivement du dépôt du recours. Il était par ailleurs peu vraisemblable que C.________ Sàrl n'ait pas conclu ce contrat par écrit et n'ait pas fixé précisément les délais d'exécution voire de paiement par exemple, et qu'il n'ait pas été concrétisé par une garantie bancaire. Par appréciation anticipée des preuves, les juges cantonaux ont également renoncé à la réquisition du recourant de produire le dossier de C.________ Sàrl. De surcroît, l'avis de crédit pour un montant de 50'000 fr. ne permettait pas de déterminer dans quel contexte ce montant aurait été versé.