Citation: 6B_6/2017 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 350 CPP. Selon lui, l'autorité précédente n'aurait pas dû retenir des faits qui ne figuraient pas dans l'acte d'accusation. Le recourant se méprend sur la portée de l'art. 350 al. 1 CPP. En effet, si celui-ci dispose notamment que le tribunal est lié par l'état de fait décrit dans l'acte d'accusation, il n'a pas pour but de limiter le pouvoir d'examen du tribunal de deuxième instance, lequel jouit d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 CPP). L'art. 350 al. 1 CPP vise seulement à fixer le cadre des faits reprochés au prévenu, conformément au principe de l'accusation découlant notamment de l'art. 9 CPP (cf. arrêts 6B_28/2016 du 10 octobre 2016 consid. 2.1; 6B_299/2014 du 19 août 2014 consid. 3.2). Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a aucunement violé l'art. 350 CPP en s'écartant de l'acte d'accusation pour établir les faits de la cause et libérer l'intimé des chefs de prévention pesant sur lui. Mal fondé, le grief doit être rejeté.