Citation: 4A_419/2024 E. 5.1

5.1. Force est d'emblée de relever que la motivation du grief laisse fortement à désirer, de sorte que l'on peut sérieusement douter de sa recevabilité. Les recourants se bornent, en effet, à taxer d'arbitraire la solution retenue par la cour cantonale et à présenter leur propre vision des choses sans véritablement discuter la motivation de l'autorité précédente. Quoi qu'il en soit, il est manifeste que, sous le couvert d'une prétendue constatation inexacte et incomplète des faits, les intéressés critiquent, en réalité, la manière dont les juges précédents ont appliqué une disposition du droit de procédure civile fribourgeois. Or, la violation du droit cantonal de niveau infraconstitutionnel ne constitue pas un grief recevable dans le recours en matière civile (cf. art. 95 LTF). Le Tribunal fédéral ne peut la revoir que s'il est saisi, à cet égard, d'un moyen se rapportant à la violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), tel le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.), dûment motivé. En matière d'application du droit cantonal, arbitraire et violation de la loi ne doivent ainsi pas être confondus; une violation de la loi doit être manifeste et reconnaissable d'emblée pour être considérée comme arbitraire. Le Tribunal fédéral n'a pas à déterminer quelle est l'interprétation correcte que l'autorité cantonale aurait dû donner des dispositions applicables; il doit uniquement examiner si l'interprétation qui a été faite est défendable. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire même préférable (ATF 132 I 13 consid. 5.1; 131 I217 consid. 2.1). En l'occurrence, les intéressés n'invoquent pas, ni a fortiori ne motivent, selon les exigences applicables, le grief tiré d'une application arbitraire du droit cantonal respectivement le moyen pris d'une atteinte à leur droit d'être entendus. En tout état de cause, les critiques émises par les recourants ne suffisent pas à établir que la cour cantonale aurait rendu une décision arbitraire dans son résultat, en jugeant que les graves problèmes de santé rencontrés par l'avocat de D.________ étaient des motifs légitimes justifiant exceptionnellement de faire droit à ses demandes de prolongation de délai. Pour le reste, les éléments avancés par les recourants portent sur des points n'ayant aucune incidence sur le sort de la cause. Il s'ensuit le rejet, dans la mesure de sa recevabilité, du moyen considéré.