Citation: 1C_216/2009 14.09.2009 E. 6

Finalement, le recourant fait valoir qu'en tant qu'administrateur unique de deux entreprises, il lui est absolument indispensable de bénéficier de son permis de conduire pour exercer son activité professionnelle. Conformément à l'art. 16c al. 2 let. a LCR, le permis de conduire est retiré pour six mois au minimum après une infraction grave si, au cours des cinq années précédentes, le permis a été retiré une fois en raison d'une infraction moyennement grave. Si des circonstances telles que la gravité de la faute, les antécédents ou la nécessité professionnelle de conduire un véhicule automobile doivent être prises en compte pour fixer la durée du retrait, la durée minimale ne peut pas être réduite à teneur de l'art. 16 al. 3 LCR. La règle de l'art. 16 al. 3 LCR, qui rend désormais incompressibles les durées minimales de retrait des permis de conduire, a été introduite dans la loi par souci d'uniformité. Le législateur a ainsi entendu exclure expressément la possibilité ouverte par la jurisprudence sous l'ancien droit, de réduire la durée minimale du retrait en présence de circonstances particulières, notamment en faveur de conducteurs professionnels (Message du Conseil fédéral concernant la modification de la loi fédérale sur la circulation routière du 31 mars 1999, FF 1999 IV 4131; ATF 132 II 234 consid. 2.3 p. 236 s.). Le recourant a commis une infraction grave au sens de l'art. 16c al. 1 let. a LCR alors que le permis lui avait été retiré, en raison d'une infraction moyennement grave, le 6 avril 2006, soit au cours des cinq années précédant la dernière infraction du 1er février 2008. Dans ces conditions, c'est à juste titre que le permis de conduire lui a été retiré pour six mois, en application de l'art. 16c al. 2 let. a LCR, et les autorités cantonales ne pouvaient pas réduire cette durée minimale.