Citation: 8C_983/2008 14.05.2009 E. 4

A juste titre, le recourant ne critique pas le point de départ temporel retenu par les premiers juges pour l'examen d'une éventuelle modification du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPGA. La décision du 5 novembre 2001 constitue en effet la dernière décision entrée en force par laquelle l'intimée a procédé à un examen matériel de son droit à la rente. Cela étant, le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits soulevé par le recourant n'est pas fondé. Il est établi par les nombreux rapports médicaux au dossier qu'il souffre avant tout d'une déformation de l'arrière-pied droit (due à un pied plat valgus et à une synostose). Il n'est pas non plus contestable que la situation s'est péjorée au fil du temps en ce sens qu'une intervention chirurgicale au pied droit s'est révélée nécessaire et que l'assuré n'est plus en mesure de poursuivre son activité de magasinier, la station debout étant désormais totalement contre-indiquée à son état de santé (cf. rapport du docteur L.________ du 16 avril 2007). La juridiction cantonale a toutefois explicitement indiqué les raisons qui l'ont conduite à retenir que cette évolution n'avait pas significativement changé l'exigibilité fixée à l'époque par le docteur U.________. Le recourant ne formule par ailleurs aucune critique en ce qui concerne la valeur probante des conclusions des docteurs E.________, L.________, R.________ et G.________, sur la base desquelles elle a abouti à cette appréciation. La doctoresse D.________ exprime certes des réserves au sujet des réelles possibilité de gain de l'assuré compte tenu d'une aggravation des douleurs (cf. le procès-verbal d'audience du 9 juillet 2007). Mais, comme l'a relevé la Cour de céans dans la procédure parallèle en matière LAA (8C_880/2008), celle-ci n'en remet pas pour autant fondamentalement en cause l'évaluation de la capacité de travail résiduelle effectuée par ses confrères qui, sur le plan objectif, ont confirmé le maintien d'une capacité entière dans une activité en position assise. Il n'est dès lors pas arbitraire ou insoutenable d'admettre que cette évaluation reste dans le cadre de ce qui est raisonnablement exigible de l'assuré en vertu de son obligation de diminuer le dommage (cf. art. 6 LPGA). Il s'ensuit qu'aucun reproche ne peut être fait aux premiers juges d'avoir considéré que l'invalidité de l'assuré ne s'était pas modifiée de manière à lui ouvrir le droit à une rente supérieure à un quart. Le jugement entrepris n'est pas critiquable.