Citation: I 646/02 29.10.2003 E. 3.1

3.1.1 A l'appui de sa décision de refus du 10 mai 2001, l'office recourant a considéré, en indiquant se fonder sur les conclusions de l'expert B.________, que l'invalidité était survenue en 1978, année au cours de laquelle l'atteinte à la santé avait entraîné une incapacité de travail de 40 % au mois. De leur côté, les premiers juges sont d'avis, en indiquant également se référer au rapport du docteur B.________, que l'invalidité est survenue après 1983, du moment que l'intimé a présenté une diminution de sa capacité de travail d'environ 40 % postérieurement à cette année-là. 3.1.2 Dans son rapport d'expertise du 6 juin 2000, le docteur B.________ a indiqué que le trouble psychique, qualifié de schizophrénie paranoïde, est apparu en 1978, selon « le repère le plus sûr ». A la question de savoir depuis quand la capacité de travail avait subi une diminution d'au moins 40 % (avant 1976 ? entre 1976 et 1983 ? après 1983 ?), l'expert a répondu de la manière suivante : « En l'absence d'arguments médicalement irréfutables, la possibilité de considérer que la diminution d'au moins 40 % de la capacité de travail remonte à 1978, soit selon la question posée, à la période comprise entre 1976 et 1983, ne peut être rejetée. Cette diminution l'était sûrement après 1983 et plus précisément après le divorce de (l'intimé) et son retour de C.________ en 1987 où elle était totale ».