Citation: 6B_910/2023 E. 3.6

3.6. La recourante soutient ensuite que la cour cantonale n'a pas examiné l'élément constitutif objectif de la privation de liberté sous l'angle du droit de la personne de pouvoir choisir le lieu où elle entend se trouver. En se référant à un extrait de doctrine et à l'arrêt 6B_637/2011 du 13 avril 2012, la recourante relève que la séquestration est exclue lorsqu'une personne est entravée dans sa liberté d'aller et venir sur la base d'une disposition légale ou, en d'autres termes, qu'il n'y a pas de séquestration de la part de celui qui est en droit d'imposer à la personne de rester au lieu où elle se trouve. Ce raisonnement ne saurait être suivi, la recourante admettant d'ailleurs elle-même que B.________, de par sa fonction, n'avait pas le droit de lier les mains et les pieds de l'enfant D.D.________ dont elle avait la charge, en privant ainsi celui-ci de sa liberté de mouvement au sein de la crèche. Pour le surplus, c'est en vain que la recourante invoque un extrait de l'ATF 141 IV 10 consid. 4.2. En effet, il y a tout d'abord lieu de relever que, dans le passage cité par la recourante, le Tribunal fédéral se contente en réalité de relater le raisonnement qui a été fait par la cour cantonale, de sorte que la recourante ne peut rien en tirer. Cela est d'autant plus vrai que le raisonnement de l'instance précédente n'a pas été suivi par le Tribunal fédéral. Au demeurant, la situation visée par la jurisprudence précitée, à savoir celle d'un père parti à l'étranger avec ses enfants, alors qu'il n'avait pas le droit de déterminer leur lieu de séjour et qu'il ne les laissait pas retourner auprès de leur mère, n'est pas comparable à celle du cas d'espèce.