Citation: 8C_566/2019 E. 7.4.1

7.4.1. S'agissant du premier critère, la juridiction cantonale a en effet elle-même admis que des difficultés significatives étaient apparues au cours du processus de guérison ayant donné lieu à certaines complications, mais les a relativisées en considérant que le recourant avait toujours bénéficié d'un suivi médical. Ce raisonnement ne permet toutefois pas de nier l'existence de celles-ci. Or d'après l'appréciation du docteur J.________ ressortant de l'expertise médicale du 1er décembre 2015, la récupération fonctionnelle du membre supérieur gauche aurait dû être obtenue dans un délai de six mois à compter de la réparation des lésions, avec une prise en charge et des traitements initiaux adéquats. Quant au docteur O.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation ainsi qu'en rhumatologie et médecin-conseil de la CNA, il avait déjà indiqué, dans une appréciation du 8 août 2014, que les lésions initiales auraient dû permettre une reprise du travail dans l'activité professionnelle de monteur environ une année après l'accident du 31 janvier 2013 mais qu'au vu des complications survenues lors du processus de guérison, une incapacité de travail de 50 % était encore justifiée.