Citation: 9C_55/2015 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale de recours a constaté qu'au vu de la formation professionnelle de l'intimée, de l'activité professionnelle exercée dans son pays d'origine, des atteintes à la santé l'ayant vraisemblablement empêchée de travailler en Suisse à un taux d'occupation plus élevé que deux heures par jour à partir de 2006 (alors que sa fille née d'une deuxième union avait dix ans révolus) et de la situation financière de la famille, l'intimée aurait exercé une activité à plein temps dès le mois de juin 2011, si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé. En effet, à partir de cette date, son mari avait pris sa retraite et percevait une rente de l'assurance-vieillesse et survivants (AVS) de 1'700 fr., ce qui ne couvrait de loin pas les besoins d'une famille de trois personnes; les prestations complémentaires, qui complétaient ce revenu, auraient sans doute été calculées en fonction d'un revenu hypothétique du conjoint si l'intimée n'avait pas été incapable de travailler, comme cela semblait avoir été le cas au moment où avait été effectuée l'enquête économique sur le ménage (le 7 janvier 2014), l'intimée ayant indiqué que son époux bénéficiait alors de l'aide sociale.