Citation: 4A_585/2021 E. 6.3.1

6.3.1. Le recourant s'en prend tout d'abord au premier point de l'argumentation de la cour cantonale, par lequel elle a relevé, en se fondant sur les rapports médicaux au dossier, qu'il n'était pas vraisemblable que l'intervention envisagée soit nécessairement vouée à l'échec faute d'inclure un traitement de ce ligament. Le recourant fait valoir qu'il avait un intérêt propre à l'intervention sur ce ligament. Il se base sur le rapport médical consécutif à l'examen effectué le 13 septembre 2004, pour soutenir que cela lui aurait permis d'éviter l'instabilité du ligament et la persistance " invalidante d'un phénomène de rabot et d'inflammation du genou qui n'était plus retenu par le ligament ". Il ajoute qu'il n'avait pas à démontrer que l'opération - sans intervention au niveau de ce ligament - était vouée à l'échec, mais seulement que sans cette intervention, l'opération présentait un risque spécifique dont il ne pouvait être tenu dans l'ignorance. Toutefois, il est admis que l'intimé n'a pas réussi à démontrer avoir obtenu un consentement éclairé du recourant, raison pour laquelle il est ici question d'un consentement hypothétique. En outre, il a déjà été relevé que l'opération litigieuse ne nécessitait pas un besoin accru d'information, lequel aurait en principe exclu un éventuel consentement hypothétique (cf. consid. 6.1 supra). Quoi qu'il en soit, le recourant, qui présente sa propre appréciation des rapports médicaux figurant au dossier, ne parvient pas à démontrer que celle effectuée par la cour cantonale serait arbitraire.