Citation: 2C_754/2019 E. 4.4

4.4. Dans ses écritures, la recourante se limite pour l'essentiel à affirmer qu'il est arbitraire de reprendre telle quelle la valeur d'assurance-incendie de sa station de lavage, dès lors que celle-ci prend en compte des objets techniques mobiliers. Elle y voit une violation choquante du droit communal qui se réfère expressément à la valeur d'assurance-incendie des "bâtiments" comme base de calcul des taxes de raccordement. Sous cet angle, elle allègue que l'ECA aurait établi une seule police d'assurance portant sur les biens non seulement immobiliers, mais aussi mobiliers constituant sa station de lavage. Un tel grief tombe toutefois manifestement à faux. Il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), que la valeur de 2'131'440 fr. retenue par les autorités précédentes pour calculer les taxes de raccordement litigieuses constitue bel et bien une valeur d'assurance-incendie se rapportant uniquement aux "bâtiments" de l'installation de la recourante, quoi qu'en dise celle-ci. Pour la fixer, l'établissement d'assurance a simplement considéré que certaines installations techniques de la station de lavage, comme ses portiques, constituaient des parties intégrantes de bâtiments ou, alors, des ouvrages extérieurs équivalant en soi à des bâtiments. Dans la mesure où la recourante estimait que ces installations ne devaient en réalité pas relever de l'assurance-incendie "bâtiment" et que la valeur retenue dans ce cadre pour sa station de lavage était trop élevée, il lui appartenait de faire en sorte que l'ECA réduise ladite valeur, le cas échéant en entreprenant les démarches procédurales à sa disposition, ce qu'elle n'a pas fait.