Citation: 9C_429/2007 08.04.2008 E. A

Titulaire d'un diplôme de biologiste de l'Université X.________, G.________ bénéficiait d'indemnités de chômage depuis le 12 avril 2001 et dispensait occasionnellement des cours pour le département Y.________. Il a été victime d'un accident de la circulation routière le 1er mai 2002. Souffrant des séquelles d'un traumatisme crânien, ainsi que de multiples fractures à la tête et au bras droit, il a requis une «rééducation dans la même profession» auprès de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) le 27 janvier 2003. Entre autres mesures d'instruction, l'administration a recueilli l'avis des docteurs C.________ puis P.________, service de rééducation du département des neurosciences cliniques de l'Hôpital Z.________, qui ont successivement suivi le traitement de l'assuré. Ces praticiens ont diagnostiqué un status post-traumatisme crânio-cérébral sévère, lésions axonales diffuses accompagnées de troubles neurophysiologiques (anomie, troubles de la mémoire antérograde et rétrograde), fractures complexes du massif facial et crânien ainsi que de l'avant-bras droit (rapports des 16 juin 2003 et 16 novembre 2004). La nature des lésions et troubles neurologiques observés n'est contestée par personne. Si la lente évolution des premières a permis une récupération fonctionnelle quasi complète (rapports des docteurs C.________ et O.________, médecin d'arrondissement de la CNA, des 16 juin 2003 et 18 juillet 2006), tel n'est pas le cas des seconds malgré une constante amélioration (rapports du docteur C.________ des 14 avril, 16 juin et 28 juillet 2003). Se référant aux examens et constatations de la psychologue L.________, spécialiste en neuropsychologie et aphasiologie (rapport du 20 octobre 2004), le docteur P.________ ne signalait plus de troubles de la mémoire; il notait cependant la persistance d'une discrète anomie et de confusions lexicales; ces disfonctionnements empêchaient la reprise de l'activité d'enseignant en biologie, qui nécessitait la maîtrise d'un lexique vaste et précis, mais permettaient l'enseignement des mathématiques, qui imposaient l'utilisation d'une terminologie plus restreinte, à 100 % et sans restriction dès le 15 novembre 2004 (rapport du 16 novembre 2004). Diminué une première fois à 70-80 % pour tenir compte de l'avis du docteur T.________ (rapport 4 juillet 2005), ce taux a été annulé rétroactivement au motif que l'intéressé ne possédait ni les diplômes, ni la formation pédagogique nécessaires pour obtenir un engagement fixe, le certificat de «formation en mathématiques de base pour l'enseignement secondaire I genevois» obtenu en été 2004 n'étant pas suffisant (rapport du docteur P.________ du 9 juin 2005). G.________ avait été autorisé par le docteur C.________ à reprendre une activité, à mi-temps, dès le mois d'octobre 2003 déjà (rapport du 28 juillet 2003). Soutenu par le docteur P.________ (certificat du 27 juillet 2005), l'assuré a entrepris une formation en physique (bachelor mineur) à compter du mois d'octobre 2005. L'office AI s'est encore procuré une copie du rapport d'expertise établi le 22 décembre 2005 par le docteur M.________, neurologue mandaté par la CNA, qui n'a pas relevé de troubles de la mémoire ou du langage significatifs pouvant interférer avec une activité dans l'enseignement. Se fondant sur l'avis émis le 9 mai 2006 par le docteur A.________, service médical régional AI pour la Suisse romande (SMR), l'administration a rejeté la demande de l'intéressé dans la mesure où sa capacité de travail dans la profession d'enseignant, y compris en biologie, était totale depuis le mois d'avril 2003 (décision du 12 mai 2006 confirmée sur opposition le 30 juin suivant).