Citation: 6B_236/2013 E. 2.4.3

2.4.3. La recourante indique qu'il résultait de la commission rogatoire qu'en raison de l'absence de contrôle pratiqué par certaines banques et de la très large marge de manoeuvre dont l'intimé disposait, en raison de la confiance placée en lui et de sa position au sein de la société, ce dernier avait pu agir à sa guise et mener les opérations qu'il entendait effectuer sans aucune limite ni contrôle. En outre, la commission rogatoire faisait état de positions à hauteur de 30 millions d'euros convenues avec la banque E.________ dont ni le contrat du 23 août 2007, ni la confirmation de l'ordre, n'étaient signés, ce qui nécessitait des explications de la part de l'intimé. Il était nécessaire que les parties puissent se déterminer au moins une fois sur les éléments de preuve découlant de la commission rogatoire. La recourante ne réclame pas que les personnes qui ont pris part aux opérations que la recourante conteste et qui ont été entendues dans le cadre de la commission rogatoire soient auditionnées. La recourante et l'intimé ont quant à eux eu l'occasion de s'exprimer devant l'autorité cantonale, la première ayant même eu l'occasion de déposer une réplique à la suite de la réponse de l'intimé au recours. Pour le surplus, l'argumentation de la recourante selon laquelle la commission rogatoire avait démontré, selon elle, que l'intimé disposait d'une marge de manoeuvre pour agir à son gré n'est pas apte, en elle-même, à démontrer une violation de son droit d'être entendu. Enfin, la simple affirmation selon laquelle ni le contrat passé par l'intimé le 23 août 2007, ni la confirmation de l'ordre, ne sont signés, ne suffit pas à démontrer que l'audition de l'intimé serait nécessaire. Le grief doit être rejeté.