Citation: 4P.43/2000 12.05.2000 E. 1

1.- La recourante invoque, en premier lieu, la violation de son droit d'être entendue ainsi que l'application arbitraire des art. 300 al. 2 et 243 du Code de procédure civile vaudois (CPC vaud.). Elle fait grief à la Cour civile de n'avoir pas retenu, sans fournir de motifs suffisants au sens de l'art. 300 al. 2 CPC vaud. pour ce faire, les dépositions des témoins Gallusser, Grumser et Sugar, dont il ressortirait que l'intimé avait débauché des employés de la recourante en 1979 et utilisé abusivement la cartothèque des clients de celle-ci. Les premiers juges se voient en outre reprocher de s'être écartés des conclusions de l'expert judiciaire sans motiver leur conviction, en violation de l'art. 243 CPC vaud. a) A propos de ces griefs, qui ont été soumis à son examen, la Chambre des recours a considéré que la lecture du jugement de première instance permettait de comprendre sans difficulté les raisons pour lesquelles la Cour civile avait estimé que les allégations de la recourante touchant le débauchage de ses employés et l'utilisation abusive de sa cartothèque n'étaient pas suffisamment établies. Au demeurant, de telles circonstances n'étaient pas déterminantes pour le sort de l'action, selon l'autorité de recours cantonale. Enfin, de l'avis de celle-ci, les premiers juges ne s'étaient pas écartés des conclusions de l'expert. b) La recourante ne critique pas les motifs énoncés dans l'arrêt de la Chambre des recours; ses griefs ne visent, en effet, que le jugement de première instance. Or, s'agissant du moyen pris de la violation du droit d'être entendu, seule la décision prise en dernière instance cantonale peut être l'objet du recours de droit public (art. 86 al. 1 OJ; ATF 120 Ia 19 consid. 2b p. 23, 118 Ia 165 consid. 2b p. 169). En l'occurrence, la recourante ne démontre pas en quoi la Chambre des recours aurait méconnu son droit d'être entendue ou aurait appliqué d'une manière arbitraire les art. 300 al. 2 et 243 CPC vaud. et il n'apparaît pas que semblables reproches soient fondés. Sur ce point, le présent recours est donc irrecevable.