Citation: 4P.44/2005 21.06.2005 E. 1

1.1 L'arrêt rendu le 9 février 2005 par la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois sur recours en nullité dirigé contre l'arrêt du 27 juillet 2004 par lequel la Cour civile du même Tribunal avait confirmé, sur appel, l'ordonnance de mesures provisionnelles du 20 avril 2004 émanant de l'un de ses Juges instructeurs, constitue une décision prise en dernière instance cantonale, au sens de l'art. 86 OJ. 1.2 Dirigé contre une décision relative à des mesures provisionnelles, le recours de droit public est recevable au regard de l'art. 87 OJ, sans qu'il soit nécessaire d'examiner si l'on est en présence d'une décision finale ou incidente. La jurisprudence admet que le fait d'être privé temporairement de la disposition d'une somme d'argent d'une certaine importance constitue un dommage juridique irréparable (ATF 105 Ia 318 consid. 2a et les arrêts cités). L'atteinte au patrimoine de l'intéressé, temporairement privé de la libre disposition des avoirs rendus indisponibles par l'ordonnance de mesures provisionnelles, n'est en effet pas susceptible d'être réparée par une décision ultérieure favorable (ATF 126 I 97 consid. 1b). En l'occurrence, du fait de la décision entreprise, les recourantes doivent souffrir que C.________ verse à D.________ la somme de 300'000 US$ en exécution de la garantie bancaire émise sur leur ordre en faveur de ladite société. Elles risquent ainsi de subir un préjudice irréparable.