Citation: 2C_193/2017 E. 3.1

3.1. Invoquant l'art. 97 al. 1 LTF et l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), la recourante reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir retenu que la volonté du couple de se marier était "réelle et sincère", que la légalisation de divers documents requise par l'Office d'état civil n'avait pu avoir lieu en raison d'une grève des fonctionnaires du Palais de justice malgache et non en raison d'un manquement de sa part et que l'Office d'état civil avait attendu d'être en possession d'une attestation relative à la légalité de son séjour avant de poursuivre la procédure de mariage proprement dite. L'état de fait serait lacunaire, car le Tribunal cantonal n'aurait pas procédé aux investigations nécessaires pour compléter le dossier. Comme il sera vu ci-après (cf. infra consid. 4.2), les faits dont la recourante reproche l'omission au Tribunal cantonal ne modifieraient pas l'issue de la cause s'ils étaient établis. Le grief de la recourante tiré d'un établissement lacunaire des faits doit par conséquent être rejeté (cf. art. 97 al. 1 LTF in fine). Dans la mesure où la recourante paraît reprocher au Tribunal cantonal une violation de la maxime inquisitoire régissant l'établissement des faits en procédure administrative (cf. arrêt 2C_118/2017 du 18 août 2017 consid. 3.3), sa critique tombe également à faux.