Citation: 8C_789/2009 21.12.2009 E. 3

3.1 Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours peut critiquer les constatations de fait des premiers juges à la double condition que ceux-ci aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Le recourant doit le rendre vraisemblable par une argumentation répondant aux exigences de motivation de la loi sur le Tribunal fédéral (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.). La notion de « manifestement inexacte » figurant à l'art. 97 al. 1 LTF correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; 384 consid. 4.2.2 p. 391). S'agissant de l'appréciation des preuves et des constatations de fait, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier sa décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsque, en se fondant sur le résultat de l'administration des preuves, elle en tire des constatations insoutenables (cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41). 3.2 Selon les constatations de fait des premiers juges, M.________ a faussement annoncé à la Caisse qu'il avait exercé une activité lucrative pour diverses sociétés, notamment Y.________ et X.________; il lui avait remis des attestations d'employeurs qui n'étaient pas conformes à la réalité. Le recourant conteste ces constatations en alléguant qu'il était salarié par Y.________ du 3 août au 30 septembre 1998 et par X.________ du 1er mars au 31 août 1995. Il n'en démontre toutefois pas le caractère manifestement erroné. En particulier, il ne se réfère à aucune pièce probante (extrait de compte bancaire ou postal, par exemple), ni ne cite aucun témoin en vue de démontrer l'exercice effectif d'une activité soumise à cotisation et le paiement effectif d'un salaire (cf. arrêt 8C_185/2007 du 18 mars 2008 consid. 3.2). 3.3 M.________ cherche également à démontrer sa bonne foi en prétendant qu'il était uniquement un administrateur de « droit », et non de « fait », des sociétés Y.________ et X.________ et qu'il n'avait pas établi lui-même les attestations d'employeur, ni « les déclarations salariales et sociales » de ces deux sociétés. Il n'en reste pas moins qu'en remettant ces attestations à la Caisse en annexe à ses demandes de prestations, le recourant ne pouvait ignorer qu'il l'induisait en erreur. De ce point de vue également, les premiers juges ont nié à juste titre sa bonne foi.