Citation: 1C_714/2013 E. 4.2

4.2. Le recourant fait d'abord valoir qu'il n'a pas une connaissance exacte du tracé du chemin pédestre et des "mesures constructives annexes" sur lesquelles porte l'expropriation. Il se plaint d'une application arbitraire de l'art. 39 LEx/FR, à teneur duquel l'expropriant adresse à chaque exproprié qui lui est connu un avis personnel qui indique notamment le but et l'étendue de l'expropriation (let. a), le genre et l'emplacement de l'ouvrage à exécuter (let. b), le droit dont la cession ou la constitution est requise (let. c), si le plan de l'ouvrage n'est pas annexé, le lieu où ce plan peut être consulté durant le délai de production (let. d). Ce grief doit être d'emblée déclaré irrecevable dans la mesure où il ne porte pas sur l'objet du litige. En effet, le tracé du chemin pédestre de Sugiez jusqu'à la hauteur de la parcelle n° 470 - tronçon qui inclut la parcelle du recourant - est connu depuis l'arrêt du Tribunal administratif fribourgeois du 9 mai 2000 qui a mis un terme à la procédure d'approbation des plans d'exécution. Les plans d'exécution de l'ouvrage qui concernent le tronçon litigieux sont donc définitifs et exécutoires; peu importe que sur une autre partie du chemin (entre la parcelle n° 470 et le secteur de Guévaux) le tracé soit soumis à une nouvelle mise à l'enquête afin d'éviter un biotope. L'absence d'approbation définitive des plans d'exécution concernant certains tronçons du chemin - qui ne concernent pas la parcelle du recourant - ne fait pas obstacle à l'ouverture de la procédure d'expropriation en question. En outre, le tracé du chemin sur la parcelle du recourant a été dessiné au sol lors de l'inspection locale du 21 mars 2012 du Tribunal cantonal et étudié lors de celle de la Commission d'expropriation du 7 novembre 2008. La configuration du chemin figure de plus sur le plan d'exécution et sur le plan de détail annexé au projet de contrat de servitude. De même, les mesures d'accompagnement destinées à garantir l'intimité et la sécurité des lieux (notamment la protection visuelle et le dispositif empêchant l'accès au ponton aux personnes non autorisées) sont aussi connues du recourant et un plan de celles-ci figure en annexe du projet de contrat de servitude. C'est d'ailleurs de façon paradoxale que le recourant prétend ignorer la nature et la configuration des ouvrages annexes tout en décrivant le pont reliant la pelouse au ponton. L'exproprié est par conséquent informé du genre et de l'emplacement de l'ouvrage à exécuter et ne peut se plaindre d'une application arbitraire de l'art. 39 LEx/FR.