Citation: 9C_62/2015 E. 6.2

6.2. Comme l'a retenu la juridiction cantonale pour toute motivation de l'attribution des dépens (sur l'obligation de motivation de la décision sur les dépens, voir arrêt 9C_598/2014 du 21 avril 2015 consid. 6.3), l'intimé a obtenu gain de cause en procédure cantonale (sur cette notion, cf. ATF 132 V 215 consid. 6.2 p. 235 et les références). Il a en principe droit à ce que ses frais et dépens soient remboursés dans la mesure fixée par le tribunal selon l'importance et la complexité de la cause (art. 61 let. g LPGA). Le principe du droit aux dépens relève du droit fédéral (cf. ATF 135 V 473 consid. 3.2 p. 478). Or le Tribunal fédéral considère depuis longtemps que l'assuré qui agit dans sa propre cause sans l'assistance d'un avocat n'a droit à des dépens que si la complexité et l'importance de son affaire exige un investissement en temps et en argent qui dépasse le cadre de ce qu'un individu doit normalement assumer dans la gestion de ses affaires (cf. ATF 133 III 439 consid. 4 p. 446; 115 Ia 12 consid. 5 p. 21; 110 V 72 consid. 7 p. 81 s.). Ce principe développé dans le contexte de l'OJ est applicable par analogie à l'art. 61 let. g LPGA et à l'art. 68 LTF (cf. ATF 135 V 473 consid. 3.3 p. 478 s.; voir aussi UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 3 e éd. 2015, n° 198 ad art. 61 LPGA). Les premiers juges ont donc violé le droit fédéral en allouant des dépens à l'intimé dès lors que, comme l'a relevé l'office recourant, celui-ci n'était pas représenté par un avocat et qu'il avait déposé en instance cantonale seulement son recours ainsi que deux déterminations dans lesquelles il s'était borné à indiquer qu'il n'avait rien à ajouter. L'acte attaqué doit donc être modifié sur ce point en ce sens que le ch. 5 du dispositif est annulé.