Citation: 9C_62/2010 29.07.2010 E. 4

Cette argumentation ne suffit pas pour mettre en évidence une constatation manifestement inexacte des faits par la juridiction cantonale. En effet, aucun élément autre que l'affirmation nouvellement alléguée par le recourant ne démontre que l'examen de l'expert n'ait effectivement duré que dix minutes. Outre le fait que le rassemblement des données relatives aux plaintes et au status clinique de l'assuré paraît fortement mettre en doute la véracité de cette affirmation, on ajoutera que la durée d'un examen n'est pas un critère permettant, en soi, de juger de la valeur d'un rapport médical (cf. notamment arrêt 9C_382/2008 du 22 juillet 2008 consid. 2 et la référence). On notera aussi que le travail du docteur M.________ ne s'est pas limité à discuter brièvement avec l'assuré, celui-ci l'admettant du reste implicitement puisqu'il soutient que le praticien se serait référé injustement au rapport du SMR. En plus de l'interrogatoire du recourant et de ses propres observations, l'expert s'est fondé sur une analyse critique du dossier mis à sa disposition, y compris le dossier radiologique, le projet de rapport d'expertise du docteur A.________ et un entretien de synthèse avec ce dernier. Son appréciation de la situation concrète fait clairement référence à ces éléments, particulièrement aux rapports du COMAI, du SMR et du docteur W.________, dont il discute explicitement les tenants et aboutissants. Affirmer péremptoirement, sans motivation ni élément de preuve ampliatif, si ce n'est la reprise de la liste des limitations fonctionnelles et d'une partie des considérations contraires du docteur W.________ à propos de la capacité de travail, que les diagnostics retenus par le SMR sont incomplets ou erronés revient à ignorer, sciemment ou non, la majeure partie de l'expertise critiquée, n'est en outre pas suffisant pour prouver ni même rendre vraisemblable que les diagnostics cités sont concrètement incomplets ou erronés, d'autant moins que les répercussions d'une affection sur la capacité de travail importent plus que sa détermination exacte en matière d'assurance-invalidité (cf. notamment ATF 132 V 65 consid. 3.4 p. 69 sv.), et enfin ne suscite en tout cas pas le doute quant à la valeur des conclusions du docteur M.________ sur lesquelles reposent le jugement attaqué. A défaut de griefs plus concrets dirigés contre les faits constatés, il n'y pas lieu de considérer que la juridiction cantonale a violé le droit fédéral dans l'établissement de ceux-ci.