Citation: 6B_949/2009 09.11.2010 E. 4

4.1 Le recourant critique ensuite la fixation de sa peine. Il invoque une violation de l'art. 47 al. 1 CP motivée par le fait que les premiers juges ont omis de prendre en compte l'effet de la peine sur son avenir. Il soutient en outre que si le cumul de la circonstance atténuante prévue à l'art. 48 let. e CP et de la violation du principe de célérité justifie - comme retenu par les juges - une diminution par moitié de la peine privative de liberté fixée à six ans, l'effet de celle-ci sur son avenir fonde en définitive une sanction inférieure à trois ans. En tenant ce critère pour inclus dans la réduction de peine précitée, les juges cantonaux auraient argumenté de manière contradictoire. Enfin, il estime que près de quinze ans après les faits, l'intérêt à punir a sensiblement diminué. Il ajoute que son casier judiciaire est vierge, qu'il a collaboré activement à l'instruction et à l'audience de jugement, qu'il a mis tout en oeuvre pour se reclasser socialement en dépit d'une situation personnelle totalement endettée, qu'il a exprimé des regrets et qu'il a souffert de la couverture médiatique de l'affaire.