Citation: 6B_665/2018 E. 3

En l'espèce, il est constant que la procédure pénale classée a pour cadre la mise en place, après l'augmentation du taux de chômage au début des années 1990, de mesures collectives relatives au marché du travail au sens de l'art. 1 al. 3 LACI (v. art. 59 ss LACI; art. 1 OACI), soit le subventionnement d'emplois temporaires. L'Association A.________ avait alors créé un Centre B.________ (devenu Centre C.________). L'un de ces programmes était fourni, contre subvention, par la Fondation D.________, de droit privé. Dans ce contexte, l'Association A.________ a reproché aux organes de la fondation (Z.________, X.________ et Y.________) d'avoir caché que son activité générait des bénéfices. Or, le contrat liant le Centre B.________ à la Fondation D.________ pour la mise à disposition de personnel en emploi temporaire subventionné, prévoyait, d'une part, le subventionnement de la fondation et, d'autre part, la surveillance tout au moins comptable des organisateurs de mesures relatives au marché du travail, ladite fondation en particulier (arrêt entrepris, consid. A. Préambule, p. 1 ss). La recourante ne remet d'aucune manière en question ces éléments de fait. Il a ainsi été reproché aux organes de la Fondation D.________ d'avoir caché que certaines activités d'occupation/insertion dégageaient des bénéfices alors que de tels programmes doivent être organisés par des institutions publiques ou privées a but non lucratif et ne doivent pas concurrencer directement l'économie privée (art. 64a al. 1 let. c LACI). Dès lors qu'il s'agissait d'occuper en vue de leur insertion des personnes sans travail, de telles activités subventionnées procèdent manifestement de la gestion d'un service public (l'occupation/insertion collective de chômeurs) dans des conditions que le secteur privé ne peut pas offrir. A tout le moins, le fait que l'activité vise un intérêt public (l'occupation/insertion de personnes sans emploi), qu'elle soit subventionnée par les pouvoirs publics, que la concurrence directe avec le secteur privé doive être exclue et que l'activité soit soumise à une surveillance suggère-t-il la délégation d'un service public à la fondation de droit privé. Cela étant, on ne conçoit guère que la responsabilité des organes de la fondation à raison du dommage résultant de la perception indue de subventions puisse être appréhendée comme ressortissant d'emblée et exclusivement au droit privé. En effet, la loi vaudoise sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents (LRECA/VD; RS/VD 170.11), institue une responsabilité directe de l'Etat, exclusive de celle des agents (art. 5), et qui s'étend aux agents des personnes privées, physiques ou morales chargées de tâches de droit public (art. 3 al. 1 ch. 13 LRECA/VD). Le canton de Vaud ayant fait usage de la faculté réservée à l'art. 61 al. 1 CO, la recourante ne disposerait que d'une prétention de droit public à faire valoir non pas contre le ou les auteurs présumés, mais contre l'Etat. A tout le moins, aurait-il incombé à la recourante de s'exprimer sur ce point et de démontrer que, nonobstant, ce qui précède, elle disposerait de prétentions de droit privé, qu'il lui aurait, de surcroît, incombé de chiffrer et de justifier. Faute de l'avoir fait, elle ne démontre pas à satisfaction de droit avoir qualité pour recourir en matière pénale. Pour le surplus, on ne discerne dans l'écriture du 25 juin 2018 aucun moyen qui puisse être compris comme un grief formel entièrement séparé du fond équivalant à un déni de justice formel (ATF 136 IV 29 consid. 1.9 et les références citées) et la recourante n'invoque non plus d'aucune manière la violation de son droit de porter plainte (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF). Elle ne démontre, partant, pas avoir la qualité pour recourir en matière pénale sous ces deux derniers angles. Le recours est manifestement irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.