Citation: I 404/05 19.09.2006 E. 4

Se fondant sur les rapports des docteurs A.________ et C.________, l'Office AI et la juridiction cantonale ont retenu que l'assuré souffrait d'une dépression durable et réactionnelle à l'annonce de son licenciement ayant entraîné une incapacité de travail totale dès le 27 août 2001 et partielle (50 %) depuis le 1er mars 2003. Soulignant le fait que conformément à l'obligation qui lui incombe d'atténuer le mieux possible les conséquences de l'invalidité, il se soumettait aux traitements pharmacologiques et psychothérapeutiques préconisés, ils ont confirmé son droit à une rente entière dès le 1er août 2002, puis à une demi-rente depuis le 1er mars 2003. Dès lors que la capacité de travail de l'intéressé est en principe sujette à amélioration, ils ont toutefois recommandé de procéder à court terme à la révision du droit aux prestations. De son côté, la recourante conteste la valeur probante du rapport d'expertise au motif qu'il ne répondrait pas aux critères posés en la matière par la jurisprudence. En particulier, elle reproche à l'expert de n'avoir pas procédé à une analyse critique des plaintes de l'assuré et de n'avoir recueilli aucune information relative à son comportement hors consultation médicale. En outre, elle lui fait grief de n'avoir pas indiqué les éléments sur lesquels il s'était fondé pour admettre l'existence d'une dépression moyenne. Se fondant sur l'avis du docteur L.________, elle soutient que l'incapacité de travail de l'assuré ressortit essentiellement de facteurs socioculturels qui ne revêtent pas de caractère invalidant au sens de la loi. Elle ajoute que le droit à la rente de l'assuré est d'autant moins fondé qu'il n'a pas suivi tous les traitements exigibles de lui et que ce faisant il n'a pas épuisé tous les traitements médicaux susceptibles d'améliorer son état de santé, respectivement sa capacité de gain.