Citation: I 1063/06 18.12.2007 E. 4

A l'issue de l'appréciation consciencieuse des preuves, reposant sur un examen du dossier médical, le Tribunal cantonal est parvenu à la conclusion que l'intimée ne possède plus les ressources nécessaires pour surmonter ses douleurs et réintégrer le circuit économique (consid. 5 in fine du jugement attaqué). Il s'agit-là d'une constatation de fait qui lie le Tribunal fédéral (consid. 2 supra; ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 397 ss). Par ailleurs, la reconnaissance d'une incapacité de travail, partielle depuis le mois d'août 2001 puis totale dès le mois d'août 2002, a été documentée médicalement (par rapports et expertises) au cours de la procédure administrative. A elle seule, l'appréciation divergente du SMR Z.________ du 8 novembre 2005 ne permet pas de qualifier cette constatation de fait du Tribunal cantonal de manifestement erronée. Il en va de même du rapport du SMR du 21 novembre 2006, produit à l'appui du recours de droit administratif, indépendamment du fait que cet avis médical constitue un nouveau moyen de preuve qui n'est pas recevable (cf. consid. 2 supra). Certes, le bien-fondé des constatations de fait des premiers juges aurait pu être remis en question si ces derniers avaient omis de tenir compte des critères jurisprudentiels permettant de reconnaître, exceptionnellement, un caractère invalidant à un trouble somatoforme douloureux ou fibromyalgique. Or l'éventualité inverse s'est produite en l'espèce, car la juridiction cantonale a précisément examiné le cas à la lumière des principes jurisprudentiels (cf. ATF 130 V 352 consid. 2.2.3 pp. 354 ss), avant d'admettre que les critères en cause étaient réunis, ce qui lie aussi le Tribunal fédéral (consid. 2.2 de l'arrêt I 683/06 du 29 août 2007).