Citation: 4A_124/2018 E. 2.2

2.2. En appel, l'art. 317 al. 1 CPC n'autorise la prise en compte de faits et moyens de preuve nouveaux que s'ils sont invoqués ou produits sans retard (let. a) et s'ils ne pouvaient être invoqués ou produits devant la première instance bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise (let. b). La Cour de justice a écarté les messages imprimés WhatsApp non pas en raison de la nature de ces moyens de preuve, mais au motif qu'ils avaient été produits tardivement et ne satisfaisaient pas aux conditions de l'art. 317 CPC. La recourante invoque vainement un prétendu manquement de son avocat, à qui elle aurait remis les messages imprimés. En effet, conformément aux principes de la représentation directe, elle doit se laisser imputer les actes ou omissions de l'avocat qu'elle a mandaté (cf. mutatis mutandis arrêts 2F_5/2015 du 18 mars 2015 consid. 3.2.1; 2C_1007/2011 du 12 mars 2012 consid. 4.5), et partant un éventuel manque de diligence de celui-ci (DANIEL WILLISEGGER, in Basler Kommentar, 3 e éd. 2017, n° 32 ad art. 229 CPC; CHRISTOPH LEUENBERGER, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, [Sutter-Somm et alii éd.] 3 e éd. 2016, n° 8 ad art. 229 CPC; ERIC PAHUD, in Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO) : Kommentar, [Brunner et alii éd.] 3 e éd. 2016, n° 14 ad art. 229 CPC). Au passage, on relèvera que dans un cas de figure tel que celui allégué par la recourante, la partie représentée n'est pas dépourvue de moyens puisqu'elle conserve la capacité de postuler (cf. par ex. FRANÇOIS BOHNET, in Commentaire CPC, 2011, n° 30 ad art. 68 CPC et les références citées) et peut produire elle-même les pièces qui lui paraissent pertinentes, sans parler de la possibilité de révoquer le mandat de son avocat.