Citation: 6B_1033/2022 E. A

Le 30 décembre 2021, A.________ a déposé plainte contre le Dr B.________ et contre les Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après: HUG) pour la "stérilisation forcée" qu'elle aurait subie. Le 20 juillet 2007, elle avait été prise en charge par ce médecin, travaillant alors aux HUG, pour une intervention chirurgicale en lien avec des saignements menstruels excessifs. En 2015, elle avait eu accès à son dossier médical et découvert avoir subi à cette occasion une "résection de l'endomètre", ce dont elle n'aurait pas été informée, ni avant l'opération, ni après. Cette procédure aurait ainsi été effectuée sans son consentement. Le formulaire topique qu'elle avait signé en amont était en français - langue qu'elle comprenait mal - et ne comportait aucune référence à la possibilité de subir une intervention susceptible de la rendre stérile, alors qu'elle avait expressément fait part de son envie de maternité lors des discussions préopératoires. Par la suite, son gynécologue lui aurait affirmé que les chances d'une grossesse étaient fortement compromises en raison de cette intervention, ce qui était corroboré par plusieurs articles trouvés sur internet et par le Dr C.________, professeur aux États-Unis et "inventeur de la procédure de résection endométriale".