Citation: 5A_639/2014 E. 2.1.1

2.1.1. Le recours en matière civile peut être formé pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), y compris des droits constitutionnels. La violation du droit cantonal n'est ainsi pas un motif de recours, mais son application peut être arbitraire et donc contraire à l'art. 9 Cst. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Toutefois, compte tenu de l'obligation de motivation qui incombe au recourant (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF), sous peine d'irrecevabilité, il n'examine en principe que les griefs invoqués; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discutées devant lui (ATF 140 III 86 consid. 2; 135 III 397 consid. 1.4; 135 II 384 consid. 2.2.1). En outre, par exception à la règle selon laquelle il examine le droit d'office, le Tribunal fédéral ne se prononce sur la violation de droits fondamentaux que si le grief correspondant a été invoqué et motivé par le recourant conformément au principe d'allégation; celui-ci doit donc indiquer quelle disposition ou principe constitutionnel a été violé et démontrer, par une argumentation précise, en quoi consiste la violation (" principe d'allégation "; art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 I 83 consid. 3.2; 134 II 244 consid. 2.2; 133 II 249 consid. 1.4.2). Conformément au principe de l'application du droit d'office, les nouveaux moyens de droit basés sur le droit matériel sont admissibles, pour autant qu'ils reposent sur les constatations de fait de la décision attaquée. En revanche, les nouveaux moyens fondés sur le droit constitutionnel (dont l'application arbitraire du droit cantonal), soumis au principe d'allégation, sont exclus en vertu des principes de la bonne foi et de l'épuisement des griefs (ATF 133 III 639 consid. 2).