Citation: H 237/01 06.12.2001 E. 3

3.- a) Comme l'ont constaté les premiers juges, la recourante ne remplit aucune des conditions de l'art. 24a al. 1 LAVS. En revanche, mère d'un fils qui n'a pas encore 18 ans, elle peut se prévaloir de l'art. 24a al. 2 LAVS et être assimilée à une veuve, à condition qu'un droit à la rente soit né au sens de l'art. 23 al. 3 LAVS. b) En l'espèce, la recourante s'est remariée le 25 août 1997, alors que son premier époux est décédé le 9 août 1997. Son droit à la rente de veuve aurait pu naître le 1er septembre 1997 (art. 23 al. 3 LAVS), date à laquelle elle était toutefois déjà remariée. Dès lors, on constate qu'au moment de la célébration de son second mariage, son droit à la rente de veuve n'était pas né, de sorte qu'il ne pouvait pas "renaître" au sens de l'art. 23 al. 5 LAVS le mois suivant la dissolution de son second divorce, en avril 1999. A cet égard, c'est en vain que la recourante critique le fait que sa situation de veuve avant son second mariage a été assimilée par les premiers juges à celle d'une femme devenue veuve de son premier époux après la dissolution de son second mariage, cas jugé par l'ATF 116 V 67 ss. En effet, ce qui est déterminant au regard de l'art. 23 al. 5 LAVS, c'est que le droit à la rente de veuve découlant du premier mariage soit né, au sens de l'art. 23 al. 3 LAVS, avant le remariage, pour qu'il puisse "renaître" après la dissolution du second mariage (ATF 116 V 70 consid. 2b), que l'ayant droit soit devenu veuve de son premier conjoint avant son remariage ou seulement après la dissolution de son second mariage. Par conséquent, du moment que le droit à une rente découlant de son premier mariage n'est jamais né, la recourante ne peut prétendre une rente de veuve en raison du décès de son premier mari, à titre de "personne divorcée assimiliée à une veuve". Il suit de là que le recours est mal fondé.