Citation: 4A_317/2009 01.10.2009 E. A

Le 27 mai 1998, la SI A.________ (ci-après: la société immobilière), qui était propriétaire d'un immeuble locatif à Genève, a confié la gérance de celui-ci, avec effet au 1er juillet 1998, à B.________ SA (ci-après: B.________). En tant que gérante de l'immeuble, B.________ a encaissé les loyers des locataires dudit l'immeuble, qui étaient versés sur un compte à son nom où elle recevait également les loyers pour d'autres immeubles de ses différents clients. B.________ tenait un compte courant interne par client, portant au crédit les loyers encaissés et au débit les frais payés par ses soins. Y.________ occupait, dès 1994, le poste de directeur de B.________, puis, dès 1999 et jusqu'en décembre 2001, celui d'administrateur délégué de B.________. Après que cette société a obtenu la gérance de l'immeuble précité, Y.________ a également été désigné comme administrateur de la société immobilière. B.________ est tombée en faillite le 3 avril 2001. Dans les comptes de B.________ relatifs à la société immobilière, il est apparu que certaines factures, principalement pour des travaux, avaient été inscrites comme payées alors qu'en réalité elles ne l'étaient pas encore. En raison de son insolvabilité, B.________ s'est trouvée dans l'incapacité de payer les factures prétendument déjà acquittées ou, les comptes ayant été rectifiés, de restituer les fonds à sa cliente. L'administration spéciale de la faillite a déterminé que le solde dû au 31 janvier 2001 par B.________ à la société immobilière s'élevait à 171'784 fr.85. Par acte écrit du 6 février 2002, la société immobilière a cédé à X.________ SA (ci-après: X.________) sa créance contre B.________, de même qu'une créance en responsabilité, d'un montant identique, qu'elle estime avoir contre Y.________ en sa qualité d'ancien administrateur de la SI A.________. Après la faillite de B.________, un concordat par abandon d'actifs a été accepté et homologué, ce qui a entraîné la révocation de la faillite par jugement du 5 février 2008. Dans le concordat, les créanciers ont renoncé à toute prétention, notamment à toute action en responsabilité, à l'encontre des organes et anciens organes de B.________. Il a toutefois été noté que X.________ se réservait le droit d'agir à l'endroit de Y.________ "uniquement dans le cadre de ses fonctions d'administrateur avec signature individuelle de SI A.________".