Citation: 6B_648/2007 11.04.2008 E. B

La Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de A.________ par arrêt du 21 mai 2007, tout en rectifiant d'office le jugement entrepris en ce sens que A.________ était condamné à la peine de deux ans et demi de privation de liberté, sous déduction de vingt et un jours de détention préventive, pour lésions corporelles simples, omission de prêter secours, brigandage et crime manqué d'extorsion qualifiée. En résumé les faits pertinents retenus dans cet arrêt en ce qui concerne A.________ sont les suivants. B.a Dans la nuit du 15 au 16 juin 2004, A.________, B.________, C.________, F.________ (mineur jugé séparément) et D.________ se sont rendus sur l'aire de repos de la Pierre-Féline, sur l'autoroute, dans le district de Nyon. Sur place, C.________ et A.________ ont abordé I.________, puis se sont rendus, en sa compagnie, sur une place d'évitement à proximité de Nyon - Saint-Cergue. Ils ont frappé leur victime à coups de poing et de pied, en lui demandant de leur remettre son porte-monnaie. Ils ont ensuite été rejoints par leurs comparses. B.________ et F.________ se sont également mis à frapper leur victime en la menaçant notamment de la tuer si elle ne donnait pas ses cartes bancaires et les codes. B.________ s'est emparé de 350 francs puis, accompagné de A.________, s'est rendu à Nyon pour retirer de l'argent dans un bancomat tandis que C.________, F.________ et D.________ gardaient la victime. Les codes donnés par cette dernière s'étant révélés faux, C.________ et F.________ l'ont rouée de coups de poing et de pied. Après de multiples coups, I.________ est tombé à terre et a perdu conscience. Les accusés ont ensuite quitté les lieux en abandonnant leur victime. B.b Le 26 juin 2004, peu après 20 heures, A.________ et E.________, B.________, F.________ et G.________ ainsi que C.________ se sont rendus sur l'aire de repos de Bavois, sur l'autoroute A1. E.________ a interpellé H.________ dont la voiture était immobilisée en raison d'un problème mécanique. B.________, F.________, puis A.________ et C.________ sont sortis de leurs véhicules et se sont précipités sur H.________. B.________ a donné plusieurs coups de pied contre la voiture de ce dernier, qui a ensuite été frappé par C.________ d'un coup de poing au visage, puis par A.________ d'un coup de ceinture. Sous la violence des coups, H.________ s'est évanoui et a chuté au sol. C.________ s'est encore acharné sur lui en le rouant de coups de pied, lui a donné quelques gifles et l'a menacé de mort pour le cas où il déposerait plainte. B.c En ce qui concerne la question du sursis, la cour cantonale, après avoir constaté qu'objectivement la quotité de la peine ne permettait pas de suspendre totalement l'exécution de la peine en application ni de l'ancien ni du nouveau droit, a relevé que les infractions commises étaient graves et la culpabilité suffisamment lourde pour qu'un sursis partiel soit en lui-même exclu, rien ne justifiant que le recourant soit puni d'une peine inférieure à quinze mois de privation de liberté ferme. La participation de A.________ n'était par ailleurs pas due à un simple effet d'entraînement entre copains et sa mentalité était aussi détestable que celle des autres protagonistes.