Citation: 5C.253/2004 07.03.2005 E. 4

4.1 Se référant à la jurisprudence, le recourant prétend que les sommes dues pour l'entretien de ses enfants mineurs ne sauraient excéder un total de 2'200 fr. par mois, cette somme représentant environ le 35% de son revenu mensuel net, qu'il fixe à 6'263 fr. Il affirme que seul le surplus (d'un montant de 160 fr. dès lors que son minimum vital est de 3'900 fr.) pourra être alloué en faveur de l'une ou l'autre des intimées, les créanciers d'entretien mineurs étant selon lui prioritaires de par la loi. Sa fille majeure n'aurait par ailleurs pas consenti à ce que sa mère poursuive la procédure en son nom; il y aurait donc lieu de s'interroger sur sa capacité procédurale, ou du moins sur son rôle dans la présente procédure. 4.2 Dès lors que le recourant base ses calculs sur un revenu mensuel de 6'263 fr., et non de 10'000 fr., il s'écarte, de manière inadmissible, des constatations figurant dans l'arrêt entrepris. Fondé sur un fait qui n'a pas été retenu par la Cour de justice, son grief est irrecevable (art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ). Au demeurant, la loi ne prévoit pas de priorité de la contribution d'entretien des enfants mineurs sur celle du conjoint, seuls certains auteurs préconisant une telle solution (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414/415 et les références citées). Un traitement prioritaire des enfants mineurs par rapport aux enfants majeurs ne résulte pas non plus des dispositions légales applicables. Par ailleurs, la fille aînée du recourant, qui est devenue majeure en cours de procédure, a déclaré par écrit qu'elle s'en rapportait à justice quant aux conclusions prises pour son entretien après sa majorité. Contrairement à l'opinion du défendeur, il convient d'admettre qu'elle a tacitement approuvé les prétentions réclamées par sa mère, qui conserve ainsi la faculté de poursuivre le procès en son nom s'agissant des aliments dus postérieurement à la majorité de sa fille, elle-même intimée au présent recours (ATF 129 III 55 consid. 3 p. 56 ss; cf. aussi: arrêt 5C.277/2001 du 19 décembre 2002, consid. 1.4.2). Pour le surplus, au vu des exigences de motivation de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le recourant ne peut se contenter de soulever des questions qui, à son avis, doivent faire l'objet d'un examen juridique (ATF 116 II 92 consid. 2 p. 94): point n'est donc besoin de répondre plus longuement à ses interrogations concernant le rôle joué par sa fille aînée dans la procédure.