Citation: 7B.171/2006 18.01.2007 E. A

A.________, B.________ et C.________ détiennent le capital-actions des sociétés immobilières SI D.________ Résidence, respectivement A, B et D, sociétés qui sont propriétaires d'immeubles d'habitation sis à E.________. Le 13 décembre 1989, F.________ a obtenu un crédit hypothécaire de X.________, dont les droits et obligations seront repris par la suite par Y.________ SA. Ce crédit a été garanti par le nantissement du capital-actions desdites sociétés immobilières, la cession des créances chirographaires afférentes aux actions et la cession du produit locatif des immeubles. Dans le cadre d'une poursuite en réalisation de gage mobilier qu'elle a introduite contre F.________, pour la somme de 14'200'031 fr. 19 plus intérêts (poursuite n° xxx), Y.________ SA a requis la vente du capital-actions susmentionné le 27 février 2004. Le 5 juillet 2005, l'Office des poursuites de Genève a établi un procès-verbal d'estimation arrêtant la valeur totale du capital-actions à 2'603'378 fr. Le débiteur poursuivi et les trois propriétaires du capital-actions des sociétés immobilières ont requis en vain une nouvelle expertise sur la base de l'art. 9 al. 2 ORFI. En effet, par décision du 13 octobre 2005, confirmée le 1er mars 2006 par le Tribunal fédéral (7B.216/2005), la Commission cantonale de surveillance a jugé que l'application par analogie des art. 9 al. 2 et 99 al. 2 ORFI ne se justifiait pas au regard de la jurisprudence (ATF 102 III 32 consid. 2b et c), dès lors que le gage mobilier portait sur des actions non cotées et que des critères d'estimation reconnus faisaient défaut. Dans son arrêt du 1er mars 2006, le Tribunal fédéral a considéré par ailleurs que la Commission cantonale n'avait pas commis d'abus ou d'excès de son pouvoir d'appréciation en confirmant la décision de l'office de retenir comme valeur du capital-actions le montant de 2'603'378 fr., qui correspondait à la valeur réelle des actions des sociétés immobilières estimée par des experts.