Citation: 4P.133/2002 17.09.2002 E. 3.2

En l'espèce, il ne ressort ni de l'arrêt ni du dossier cantonal que le recourant aurait sollicité l'audition de témoins en première instance. La cour cantonale relève d'ailleurs qu'il ne se plaint pas d'une violation du droit à la preuve. Par ailleurs, le recourant n'explique pas, dans son mémoire d'appel, ce qui justifierait l'ouverture de probatoires et l'audition de Mme B.________; il se contente de redonner sa version des faits et de demander subsidiairement à la cour de l'acheminer à prouver ses allégués. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale ne lui a pas refusé des probatoires au motif qu'il n'aurait pas plaidé la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. ou qu'il n'aurait pas énuméré les témoins à entendre. Le refus de la cour cantonale repose en réalité sur une appréciation anticipée des preuves. Même si elle ne le dit pas expressément, il ressort de son raisonnement qu'elle ne voit pas quelles personnes pourraient être susceptibles de l'éclairer sur la réelle intention des parties. Cette appréciation échappe au grief d'arbitraire. En effet, le recourant admettait lui-même, dans ses écritures, que la volonté des parties devait essentiellement être déduite des échanges de fax et/ou de correspondance produits. Il n'avait en outre pas sollicité l'audition de Mme B.________ en première instance, ce qui était difficilement compréhensible si le témoignage de cette personne était susceptible de prouver "l'animus societatis" des parties. Enfin, Mme B.________ agissait pour le compte du recourant dans ses rapports avec l'intimée, de sorte qu'il n'était pas arbitraire de considérer que sa déposition n'aurait pas été plus crédible que les allégués du recourant. La cour cantonale n'a par conséquent pas violé le droit d'être entendu du recourant en refusant d'ouvrir des probatoires.