Citation: 6B_1070/2023 E. 1.3.1

1.3.1. Il ressort du dossier que la gérante a été entendue à la police le 8 janvier 2018 en qualité de personne appelée à donner des renseignements (partie plaignante). En cette qualité, elle a notamment été rendue attentive à son obligation de témoigner (art. 180 al. 2 CPP) et avertie des conséquences pénales possibles "d'une accusation calomnieuse (art. 303 CP), de déclarations visant à induire la justice en erreur (art. 304 CP) ou d'une entrave à l'action pénale (art. 305 CP) (pièces 3 ss du dossier cantonal). Par décision du 14 avril 2020 du ministère public valaisan, la qualité de partie plaignante de la gérante, en tant que représentante de la société C.________ SA, a été rejetée, au motif qu'elle disposait de la signature collective à deux si bien qu'elle ne pouvait pas agir seule lorsqu'elle avait déposé plainte le 8 janvier 2018. Il en allait de même de la qualité de partie plaignante de la société C.________ SA, celle-ci ayant été radiée du registre du commerce (pièces 81 s. du dossier cantonal). La gérante a été entendue au ministère public le 24 septembre 2020 en qualité de personne appelée à donner des renseignements. Elle a notamment été rendue attentive au fait qu'elle n'était pas tenue de répondre (art. 180 al. 1, 178 let. b à g CPP), ainsi qu'à la teneur des art. 303, 304 et 305 CP (pièces 93 ss du dossier cantonal).