Citation: 1C_252/2013 E. 4.3

4.3. Les recourants prétendent ensuite que le changement d'affectation du hangar a une incidence sur l'équipement (art. 24a al. 1 let. a LAT), en ce sens qu'il conduirait à aménager à l'extérieur une place de stationnement pour cinq engins agricoles. Les opposants ne peuvent cependant être suivis dans la mesure où le stationnement de machines à l'extérieur du hangar ne constitue pas en tant que tel une obligation pour le propriétaire, mais une simple faculté, limitée à cinq machines au maximum et de surcroît restreinte à la période des travaux des champs. De plus, cette possibilité n'entraîne pas une utilisation extensive de l'installation par rapport à l'usage d'origine, dans la mesure où le nombre de machines autorisées à stationner à l'extérieur est identique au nombre de engins abrités en 1985 dans le hangar et destinés à l'entreprise de battage et d'ensilage du père de l'intimé. Dans ces conditions, on ne saurait considérer que la place de stationnement précitée a une incidence nouvelle sur l'équipement. Les recourants soutiennent également que l'installation d'un dépotoir et d'un séparateur raccordés aux eaux claires, la couverture de la place de lavage-débourbage ainsi que la construction d'un dépotoir et d'un séparateur à coalescence pour prétraiter les eaux résiduaires et les raccorder aux eaux usées ont une incidence sur l'équipement. Il s'agit cependant de la mise aux normes en vigueur, exigée lors de toute procédure et liée à la protection des eaux, qui vise au contraire à éviter toute conséquence excessive sur l'environnement ou sur l'équipement et qui demeure dans le cadre prescrit par l'art. 24a al. 1 let. a LAT. Les intéressés affirment aussi que le changement d'affectation litigieux a une incidence sur l'environnement, dans la mesure où les nuisances sonores liées au déplacement des machines agricoles entreposées augmentent. Ils reprochent au Tribunal cantonal et au Service du développement territorial d'admettre une augmentation mesurée du trafic liée à l'usage du hangar, alors que le nombre de véhicules à entreposer n'est pas limité. Le Service du développement territorial a quant à lui toléré l'augmentation mesurée du trafic liée à l'usage du hangar litigieux, en raison du contexte d'intensification d'usage survenu pendant les vingt dernières années. Il a ainsi relevé que les routes menant au hangar en question sont également utilisées pour les besoins de l'exploitation de la forêt occupant l'espace au nord du site ainsi que par les nombreux habitants des quartiers résidentiels présents de part et d'autre de la parcelle n° 338 et par l'exploitation agricole des terrains environnants. Quoi qu'en disent les recourants, l'augmentation du trafic ne peut être imputée uniquement à l'exploitation de G.________, dans la mesure où le hangar litigieux est situé à proximité de plusieurs routes passantes et dans une zone agricole avoisinant des zones à bâtir construites de villas. S'ajoute à cela le fait que le hangar litigieux n'abritera plus que les machines et que l'activité de mécanique agricole ne pourra plus être exercée sur ce site, ce qui a pour conséquence de supprimer toutes les nuisances résultant de l'exploitation de l'atelier de mécanique que l'intimé avait installé dans le hangar en question. Dans ces conditions, les recourants ne parviennent pas à démontrer que les nuisances en terme de trafic et de bruit sont supérieures à celles découlant des autorisations accordées en 1985. A l'instar du Service du développement territorial et du Tribunal cantonal, il y a donc lieu de considérer que l'augmentation du trafic n'atteint pas un degré d'incidence sur l'environnement tel qu'il empêche un changement d'affectation. En définitive, c'est en conformité avec le droit fédéral que le Service du développement territorial et le Tribunal cantonal ont considéré que le changement d'affectation ne provoquait pas d'incidence nouvelle sur l'environnement, le territoire ou l'équipement.