Citation: 1C_636/2023 E. 4.4.3

4.4.3. La recourante prétend enfin que si la cour cantonale avait tenu compte des moyens de preuve présents au dossier (contrats conclus entre les entreprises et la recourante, courriers de deux entreprises concernées et courriel de la commune adressé à C.________ SA et photographies), elle aurait retenu qu'il ne s'agissait pas de déchets urbains. Quoi qu'en dise la recourante, la cour cantonale a toutefois pris en compte tous les éléments susmentionnés. Elle a en effet retenu expressément que si plusieurs entreprises avaient fait valoir dans des courriers (des lettres ayant au demeurant une teneur identique laissant penser qu'elles avaient été préparées par un tiers pour les besoins de la cause) que les déchets qu'elles produisaient ne pouvaient pas être assimilés à des déchets urbains, il n'était toutefois pas fait référence dans ces documents aux bennes litigieuses et les propos très généraux n'étaient pas suffisamment spécifiques pour permettre de se convaincre que ces sociétés devraient bénéficier d'un régime différent pour traiter les déchets collectés dans ces containers. Le Tribunal cantonal a ajouté qu'aucune de ces entreprises ne faisait expressément référence aux bennes litigieuses ni ne prétendait que dans celles-ci il n'y aurait pas du tout de déchets ménagers; elles n'indiquaient pas non plus les types de déchets prépondérants qui se trouveraient dans ces conteneurs; il ne ressortait pas non plus des photographies produites que les déchets litigieux n'étaient pas comparables aux déchets ménagers en termes de matières contenues, ni que les déchets litigieux étaient triés par type. La recourante n'explique pas en quoi ce raisonnement serait arbitraire et ne répond pas aux motifs avancés par le Tribunal cantonal. Elle se contente d'affirmer de manière appellatoire que ces éléments prouveraient que les déchets litigieux ne sont pas des déchets ménagers. Elle ne précise cependant pas en quoi il ressortirait des courriers des entreprises (au contenu identique), du courriel et du lot de photographies que les déchets litigieux ne sauraient être qualifiés de déchets mélangés (contenant tant des déchets ménagers que des déchets liés au type d'exploitation). Le grief d'appréciation arbitraire des moyens de preuve est donc déclaré irrecevable.