Citation: 8C_729/2023 E. 4.3

4.3. Les juges cantonaux ont considéré qu'aucun des rapports des médecins traitants ne remettait en question l'appréciation du médecin d'arrondissement. Le seul fait que celui-ci n'avait pas examiné personnellement le recourant ne diminuait pas la valeur probante de son avis, dès lors qu'il s'était fondé sur les appréciations médicales de ses confrères qui avaient eux effectué un tel examen (cf. arrêts 8C_469/2020 du 26 mai 2021 consid. 3.2; U 492/00 du 31 juillet 2001 consid. 3d, in RAMA 2001 n° U 438 p. 345). Par ailleurs, la cour cantonale a constaté que le recourant n'avait présenté aucune appréciation médicale divergente de ses médecins traitants. Ses griefs se fondaient plutôt sur sa propre interprétation d'un article scientifique du docteur Laedermann. Or, le docteur D.________ y avait répondu et avait pris position, le 4 juillet 2023, sur cet article. Compte tenu de la spécialisation et de l'expérience professionnelle de cet expert, ses conclusions ne sauraient être supplantées par l'appréciation toute personnelle d'un article scientifique entreprise par le recourant. Les conclusions du docteur D.________ étaient sérieusement motivées et sans contradictions. Il n'existait non plus de doute, même minime, sur leur fiabilité et validité. Partant, et par appréciation anticipée des preuves, les juges cantonaux ont donc conclu qu'il n'était pas nécessaire de procéder à une expertise judiciaire.