Citation: 1C_434/2021 E. 4.3

4.3. Une telle argumentation ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. arrêt 2C_575/2020 du 30 mai 2022 consid. 3.1, destiné à publication), les recourants se contentant d'affirmations appellatoires concernant les dangers pour la survie de l'entreprise. Ils ne pointent en particulier aucun élément tangible du dossier permettant d'appuyer leurs assertions. Rien ne mène en particulier à la conclusion qu'un déménagement "de l'autre côté du canton" serait la seule alternative et que, quand bien même elle le serait, il en découlerait une perte de chantiers, voire la faillite de l'entreprise. Plus largement, rien ne démontre que la décision litigieuse entrainerait la cessation totale des activités de l'entreprise; la décision attaquée ne porte que sur l'activité menée sur les parcelles nos 567 et 684 et un délai de six mois à partir de la décision exécutoire est de surcroît imparti pour y mettre un terme (cf. 1C_44/2009 du 1er février 2010 consid. 6.4). Les recourantes n'exposent de surcroît pas que les recherches de terrains alternatifs auraient été menées avec sérieux ni ne décrivent de raisons plausibles pour lesquelles celles-ci seraient demeurées infructueuses. Maintenir l'activité de la société recourante hors de la zone à bâtir représenterait enfin un avantage dont ne bénéficient pas les entreprises concurrentes dans le canton. Dans ces conditions, on ne voit pas de motif de revenir sur l'ordre de remise en état litigieux. Les dérogations à la règle ne sont pas mineures, spécialement en ce qui concerne l'atteinte au principe de la séparation de l'espace bâti et non bâti; l'espace occupé par l'entreprise représente près de 3'000 m2 et la présence de machines de chantier, de véhicules de grande taille et de matériaux de construction ne s'intègre pas harmonieusement au site. On ne voit du reste pas quelle autre mesure que la cessation des activités permettrait de se conformer à ce principe cardinal de l'aménagement du territoire. Enfin, avec l'instance précédente, il convient encore de tenir compte des nuisances dont font état les voisins opposants (bruit, poussière, problèmes de sécurité etc.), nuisances qui justifient qu'une solution soit trouvée dans des délais raisonnables. Il s'ensuit que le grief doit être écarté.