Citation: 1C_312/2022 E. 3.2

3.2. Il n'est pas contesté que le territoire communal, formé dès le 1er juillet 2011 de la fusion entre les communes de Colombier, Echichens, Monnaz et Saint-Saphorin-sur-Morges, connaît un excédent de surface à bâtir. L'autorité communale a d'ailleurs engagé une procédure de révision de sa planification afin d'adopter un plan d'affectation communal mettant en oeuvre, notamment, les principes de la mesure A11 du Plan directeur cantonal. Toutefois, rien ne permet de penser que le maintien de la parcelle litigieuse en zone constructible compromettrait inexorablement le redimensionnement du territoire constructible communal. Comme l'a constaté la cour cantonale, la parcelle en cause se situe en sortie immédiate du village au bord de la route cantonale. Elle est entourée de part et d'autre par des parcelles déjà construites (n os 1434 et 1258) et forme ainsi une "dent creuse" dans le tissu bâti existant qui constitue la couronne d'urbanisation du village. Compte tenu de cet emplacement particulier, il n'apparaît donc pas qu'une exclusion de cette parcelle de la zone à bâtir entrerait d'emblée sérieusement en considération. La taille de la parcelle (904 m²) est par ailleurs plutôt modeste, également au vu de la limite de 2'500 m² prévue dans le canton de Vaud, au-delà de laquelle un espace vide sera en principe affecté à la zone agricole ou en zone de verdure (cf. arrêt 1C_297/2022 précité consid. 2.2.3). Dans la mesure où le plan de 2003 a été presque entièrement réalisé (affirmation qui n'est pas contestée par les recourants), son ancienneté relative ainsi que le surdimensionnement de la zone à bâtir ne justifieraient pas en eux-mêmes une remise en question de la planification au stade de l'autorisation de construire.