Citation: 1C_243/2013 E. 6.2

6.2. Les recourants n'exposent nullement en quoi la motivation précitée du Tribunal cantonal, et plus particulièrement les calculs par rapport aux distances aux limites, seraient arbitraires. Ils font valoir, de façon purement appellatoire, qu'au vu des interventions répétées des voisins, il appartenait à la commune et à la constructrice de remodeler le premier projet pour respecter strictement les exigences réglementaires, quitte à construire moins; ce moins-bâti aurait par ailleurs profité au voisinage. Ces arguments ne permettent toutefois pas de conclure à une application insoutenable des art. 27 et 114 RPGA. Les recourants allèguent au surplus que les dépendances prévues sur la parcelle litigieuse dépassent à l'évidence la notion de "peu d'importance" de l'art. 39 al. 2 RLATC dans la plus grande partie des espaces réglementaires, sur une parcelle déjà exiguë où les constructions sont faites au-delà du maximum. Il sied toutefois de relever que les juges cantonaux ont considéré que les deux dépendances prévues, à savoir un couvert à vélos et un local fermé, présentaient des dimensions modestes eu égard aux deux constructions principales et que leur surface était approximativement celle d'un garage pour deux véhicules, considéré selon l'art. 39 al. 2 RLATC comme une dépendance de peu d'importance. Les recourants ne font pas valoir que cette appréciation serait arbitraire, ce qui n'apparaît pas être le cas. Il n'y a dès lors pas lieu de remettre en cause la licéité des dépendances autorisées par la municipalité en vertu de l'art. 39 RLATC. Le grief tiré d'un "cumul" des dérogations à la distance minimale doit par conséquent être rejeté.