Citation: 6B_1047/2020 E. B

Statuant le 30 juin 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel formé par A.________ contre ce jugement, qu'elle a réformé en ce sens qu'elle a acquitté A.________ de l'inculpation de lésions corporelles simples pour les faits qui se sont déroulés à l'intérieur de la discothèque " D.________ ". Elle l'a en revanche reconnu coupable de lésions corporelles simples pour les faits intervenus à l'extérieur de cet établissement ainsi que pour ceux commis, à une autre occasion, à l'encontre de C.________. Elle a réduit la peine pécuniaire à 150 jours-amende dont elle a maintenu le montant à 50 fr. et le sursis pour une durée de 3 ans. Enfin, elle a confirmé le montant de 4'000 fr. alloué à B.________ pour tort moral ainsi que le principe de la réparation du dommage subi, à faire valoir par la voie civile. Les faits à l'origine de cette condamnation, dans la mesure où ils demeurent litigieux, sont en substance les suivants. Le 17 août 2014, B.________ se trouvait au club D.________ à Genève avec des amis et sa soeur. Aux alentours de 04h00, il s'est approché de celle-ci, qui se trouvait dans la file pour sortir de l'établissement et se disputait avec son petit ami, alors que de l'autre côté de l'établissement une " sorte d'émeute " avait débuté, provoquant un mouvement de foule. Un videur s'est approché de lui, auquel il a indiqué qu'il s'adressait à sa soeur, puis un second, qu'il n'avait pas vu arriver, l'a saisi par le bras. Alors qu'il se retournait pour lui faire face, ce dernier a tenté de lui asséner un violent coup de poing au visage, sans toutefois l'atteindre. Les événements se sont ensuite enchaînés rapidement et il a été saisi et emmené à l'extérieur de l'établissement par trois ou quatre videurs, remis debout et sommé de se calmer. Manifestant son mécontentement, il a crié qu'il n'avait rien fait et insulté les videurs. L'un d'eux, à savoir A.________, qu'il a été en mesure d'identifier lors de sa confrontation devant le ministère public et le tribunal de police puisque la rue avait été éclairée, s'est alors approché de lui et l'a frappé directement à une ou plusieurs reprises au visage. Sous l'effet des coups il est tombé en arrière et sa tête a lourdement frappé un véhicule stationné. Précisant devant le tribunal de police être plutôt tombé en avant, il a dit s'être également ouvert le menton dans sa chute. Alors qu'il se trouvait à quelques mètres de l'entrée de la discothèque et cherchait à rejoindre sa soeur à l'autre bout de la rue, un des videurs est venu à sa rencontre et a fait usage de son spray au poivre contre lui. Devant le tribunal de police, il a situé l'épisode du spray au poivre au moment où il s'était relevé du coup reçu au front; il avait alors dû insulter les videurs et se diriger vers eux, ce qui avait induit l'usage du spray au poivre. La police et une ambulance sont ensuite arrivées sur les lieux et il a reçu les premiers soins avant d'être emmené à l'hôpital, où un constat médical a été dressé, duquel il ressort qu'il présentait des plaies profondes au front et au menton, une fracture des os du nez et une contusion à l'articulation temporo-mandibulaire droite.