Citation: 5A_401/2013 E. 5

Dans un deuxième moyen, le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir versé dans l'arbitraire s'agissant du refus d'imputer un revenu hypothétique à l'épouse, puisque celle-ci exercerait une activité lucrative à un taux de 30%. Il ne voit pas en quoi la " nature " des mesures protectrices impliquerait que l'on ne pourrait exiger de l'épouse une augmentation de son taux d'activité. Il estime qu'elle pourrait parfaitement augmenter ce taux à 60% et ainsi obtenir un revenu qui ne serait pas inférieur à 3'000 fr. Il indique que son épouse exerce déjà une activité lucrative depuis de nombreuses années et que leurs enfants sont suffisamment grands pour se prendre en charge seuls dans leurs activités quotidiennes. L'épouse aurait ainsi les capacités, le temps et la possibilité d'augmenter son activité professionnelle, ce qu'il soutient depuis le début de la procédure. La preuve de la possibilité effective d'une telle augmentation ne saurait être exigée de lui. Enfin, il expose que pour sa part, il continue à travailler à plein temps en dépit de ses problèmes de dos; dès lors, il serait justifié d'attendre de son épouse qu'elle fasse également, de son côté, des efforts supplémentaires, ce d'autant qu'elle serait " à l'initiative de la séparation ".