Citation: 4P.321/2005 14.03.2006 E. 4

4.1 Le recourant se réfère au contenu, plus précisément à une seule phrase, de la télécopie envoyée le 18 décembre 1997 par l'intimé, de même qu'à la correspondance de celui-ci du 3 mars 1998, communiquée en réponse à la missive datée du 30 janvier 1998. A en croire le recourant, ces documents prouveraient, de façon incontestable, que l'intimé est débiteur des montants réclamés. 4.2 En se rapportant à ces titres, le recourant utilise un procédé contestable qui consiste à sélectionner des extraits de phrases sans se soucier du contexte dans lequel elles figurent. Il se garde également bien d'indiquer quand et où il aurait attiré l'attention des juges cantonaux sur la pertinence des propos sélectionnés par lui. Lors même qu'à la lecture de la télécopie du 18 décembre 1997, l'intimé indique bien "je reste locataire", il ne faut pas perdre de vue que celui-ci utilise le papier à en-tête de X.________ S.A., laquelle société figure également au bas du courrier en qualité de signataire. Par ailleurs, l'extrait de la correspondance du 3 mars 1998 est, pour sa part, marqué du sceau de l'imprécision. En effet, à sa lecture, on ignore de quel contrat il s'agit, ce qui a pour effet de desservir la thèse du recourant, dès lors qu'en l'état deux contrats ont été signés avec, pour locataire, une fois l'intimé et une autre fois X.________ S.A. De surcroît, le "nouveau contrat", postérieur au 3 mars 1998 - qu'il y a lieu de distinguer du projet de contrat de novembre 1996 - et sur lequel le recourant fonde une partie de son argumentation, ne correspond à aucune constatation de la cour cantonale. Enfin et, surtout, le fait que ce "nouveau contrat" devait être signé au nom de X.________ S.A. ne signifie pas encore que le précédent l'était à celui de l'intimé. L'explication fournie à cet égard ne convainc guère, ce d'autant plus que la conclusion de ce "nouveau contrat" pouvait être motivée, non pas seulement par un changement des parties au contrat, mais également par la volonté de convenir d'une réduction de loyer. Quoi qu'il en soit, ces éléments ne sont que des circonstances parmi d'autres - dûment examinées par l'instance cantonale -, dont notamment les nombreuses correspondances, de même qu'un acte de poursuite, tous adressés à X.________ S.A., le paiement par cette société des loyers échus, sans compter la terminologie utilisée par le recourant dans le projet de bail à loyer parvenu en main du débiteur en novembre 1996. Le recourant souligne même, arguant certes d'une erreur de sa part, le contenu d'une correspondance dans laquelle il nomme son cocontractant en la personne de la société anonyme X.________ S.A. et non pas de l'intimé, ce qui est propre à infirmer, au regard des circonstances susmentionnées, son point de vue. Sans revêtir de poids prédominant, le contenu de ces deux écrits ne suffit ainsi pas à faire apparaître la solution retenue par l'autorité cantonale comme insoutenable ni, partant, à la taxer d'arbitraire. Ainsi, le grief articulé sur ce point doit être rejeté.