Citation: 6B_539/2014 E. 1

En regard de cette seconde motivation, le recourant ne conteste pas que les images ont été valablement enregistrées. Il fait en revanche valoir, en se fondant sur certaines dispositions de l'OS, que les enregistrements auraient dû être effacés au motif qu'aucun membre de la direction n'aurait autorisé leur conservation au-delà de 48 heures, qu'un tri des images (lesquelles n'ont été recueillies que d'une caméra) ne pouvait pas être opéré par la direction de la prison ou encore que le visionnement des images aurait dû être effectué en présence de certaines personnes, expressément citées dans l'OS. Ce faisant, il se livre à une libre appréciation juridique des dispositions cantonales et la motivation qu'il présente est insuffisante au regard des exigences accrues posées par l'art. 106 al. 2 LTF. Au demeurant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré que l'enregistrement vidéo était exploitable, puisque les images ont été valablement enregistrées et dûment versées au dossier de la procédure. On ne discerne donc aucune violation des art. 141 et 147 CPP. Dès lors que la seconde motivation de la cour cantonale résiste à la critique, il n'y a pas lieu d'examiner la première motivation reposant sur la tardiveté de la requête (ATF 133 III 221 consid. 7 p. 228; 132 I 13 consid. 6 p. 20).