Citation: 7B_885/2023 E. 3.4

3.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en question. En effet, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme que le TPF aurait occulté des "faits déterminants" ressortant de l'audition de la plaignante du 31 août 2023. L'autorité précédente n'a pas ignoré le comportement de la plaignante au cours de sa relation avec le recourant qui pouvait paraître contradictoire avec ses allégations de violences sexuelles, notamment les messages de celle-ci et leurs photos à caractère sexuel. Elle a néanmoins tenu compte des explications données par la plaignante à cet égard lors de l'audition en cause et a considéré qu'en dépit de ces nouveaux éléments, les soupçons d'infractions de viol existants demeuraient suffisants. Son appréciation résiste à l'examen. L'audition de la plaignante du 31 août 2023 ne permet pas de conclure à un affaiblissement des soupçons de violence de nature sexuelle à l'égard de la plaignante; ceux-ci demeurent très sérieux et suffisamment graves pour maintenir le recourant en détention (cf. notamment les déclarations de la plaignante lors de son audition du 14 septembre 2022 et l'analyse des téléphones portables du recourant mettant en évidence des faits de violence survenus dans le cadre des relations sentimentales entretenues entre lui et plusieurs de ses partenaires sexuelles [arrêt 1B_99/2023 du 7 mars 2023 consid. 4.4.5 et 4.4.6]). Le manque de crédibilité des déclarations du recourant lors de son audition du 29 août 2023 a par ailleurs encore renforcé la crédibilité de la plaignante et dès lors les soupçons existants. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, le TPF pouvait retenir que l'argumentation du MPC s'agissant des soupçons suffisants était étayée conformément aux réquisits du Tribunal fédéral; le MPC a examiné l'audition de la plaignante du 31 août 2023, les précédentes auditions de celle-ci et l'audition du recourant du 29 août 2023. Enfin, en tant que le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir considéré que l'expertise psychiatrique le concernant constituait un élément pour apprécier sa culpabilité "contrairement à l'approche du Tribunal fédéral", son grief tombe à faux. Si le Tribunal fédéral a certes considéré que l'expertise psychiatrique du recourant ne pouvait pas constituer un élément déterminant permettant d'étayer les charges pesant sur celui-ci s'agissant des infractions de meurtre voire d'assassinat (cf. arrêt 1B_195/2020 du 18 mai 2020 consid. 2.4), il a cependant retenu que l'expertise psychiatrique du recourant était importante concernant l'infraction de viol (cf. arrêt 1B_99/2023 du 7 mars 2023 consid. 4.4.6). Pour le reste, et comme cela a déjà été indiqué par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 7 mars 2023 et dans son arrêt du 23 septembre 2023, c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera, le cas échéant, d'examiner en détail les éléments de fait (notamment les différents messages de la plaignante), d'évaluer la valeur probante des différentes déclarations, de faire une appréciation complète des éléments à charge et à décharge et d'en tirer les conséquences qui s'imposent en matière de culpabilité.