Citation: 6B_101/2021 E. 3.4.2

3.4.2. Le recourant estime également que la peine privative de liberté de 40 mois prononcée par la cour cantonale serait totalement hors de proportion avec les peines infligées usuellement par le tribunal cantonal fribourgeois dans les cas de trafic portant sur une quantité approximative de 280 à 350 grammes de cocaïne pure. Toute comparaison avec d'autres affaires est délicate, vu les nombreux paramètres entrant en ligne de compte pour la fixation de la peine. Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur; elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 69). La jurisprudence fribourgeoise citée par le recourant à l'appui de son grief se distingue de la présente affaire notamment quant au rôle joué dans le trafic, à la durée de l'activité délictueuse et au nombre de transactions effectuées, de sorte qu'une comparaison est par essence hasardeuse. Il en va de même de l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_145/2016 du 14 novembre 2016 cité par le recourant, qui ne fournit que des éléments de faits généraux en lien avec l'infraction à la loi sur les stupéfiants, puisqu'il était question dans cette affaire d'une mesure d'éloignement en droit des étrangers à la suite d'une condamnation pénale.