Citation: I 271/06 27.04.2007 E. 5

Dans son rapport du 3 mars 2006, la doctoresse G.________, cheffe de clinique aux Institutions psychiatriques Z.________, atteste que la recourante consulte ce service psychiatrique depuis le mois de mai 2005. Selon ce médecin, la recourante présente un épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques (F32.2), un trouble mixte de la personnalité à traits hystériques et passifs-aggressifs (F61.0) et un syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4), notamment. La doctoresse G.________ estime que l'incapacité de travail est totale. Dès lors que cet avis médical porte sur des faits existant en mai 2005, soit à l'époque où la décision sur opposition litigieuse a été rendue (le 4 juillet 2005), le juge doit en tenir compte pour apprécier la légalité de cet acte administratif (cf. ATF 121 V 362 consid. 1b p. 366 et les arrêts cités; consid. 5.2 de l'arrêt M. du 3 janvier 2005, I 172/04). Eu égard aux objections que la doctoresse G.________ a soulevées à l'encontre des conclusions du rapport d'expertise psychiatrique du professeur R.________, ce dernier pourrait à nouveau être interpellé afin qu'il puisse s'exprimer sur les griefs qui lui sont adressés, tant en ce qui concerne le diagnostic que l'étendue de la capacité de travail. Ce n'est qu'après que ce complément d'instruction aura été mené à chef ou sur la base d'une nouvelle expertise que l'invalidité de la recourante pourra être évaluée et que l'intimé sera en mesure, le cas échéant, de réviser le droit à la rente.