Citation: 5A_265/2015 E. B

B.a. Par mémoire du 26 mai 2014, A.________ a déposé un appel à l'encontre de la décision de mesures protectrices du 14 mai 2014, concluant principalement à l'attribution du logement de famille, à ce que les enfants soient placés de façon appropriée jusqu'à reddition d'une expertise pédopsychiatrique traitant l'éventuel syndrome d'aliénation parentale, à ce que le droit de visite de chacun des parents soit réservé et s'exerce selon les modalités décidées par le curateur des enfants, à ce que les parents contribuent à l'entretien des enfants par le versement de pensions dont les montants seront fixés par l'autorité de recours, avec effet ex nunc, et à ce qu'aucune pension ne soit due par lui en faveur de son épouse. En lien avec cette dernière conclusion, il a conclu à ce que le défaut de fondement de l'ordonnance urgente du 30 novembre 2010 soit constaté. Il a également requis que le blocage des comptes ordonné le 10 décembre 2010 soit levé et à ce que le défaut de fondement de l'ordonnance urgente rendue à cette date soit constaté, tout comme le défaut de fondement des déblocages partiels des comptes ordonnés à titre provisionnel les 14 octobre 2011 et 12 mars 2012. Il a en outre conclu à l'annulation de l'interdiction qui lui a été faite de contacter ou d'approcher sa famille sous menace de la peine prévue à l'art. 292 CP. Subsidiairement, il a conclu à ce que la décision querellée soit annulée et renvoyée à l'autorité de première instance pour nouvelle décision dans le sens des considérants. L'épouse a répondu le 7 juillet 2014 concluant au rejet de l'appel. B.b. Par courrier du 9 septembre 2014, A.________ a requis des précisions, de la part de son épouse, s'agissant des charges hypothécaires réelles du logement de famille dont elle s'acquitte, suite à une diminution du taux hypothécaire. B.________ a répondu par courrier du 22 septembre 2014, pièces à l'appui. B.c. Par arrêt du 11 novembre 2014, le Président de la Cour d'appel a admis la requête d'effet suspensif de A.________, en ce sens que les pensions fixées dans la décision querellée ne sont exécutoires, durant la procédure d'appel, que pour la période postérieure au 1 er juin 2014, la décision de mesures protectrices du 14 mai 2014 étant exécutoire pour le surplus. B.d. Par arrêt du 23 février 2015, la Cour d'appel a partiellement admis l'appel précité et a réformé les chiffre VI, X et XI du dispositif de la décision rendue le 14 mai 2014 en ce sens que A.________ a été condamné à contribuer à l'entretien de chacun de ses enfants par le versement, en mains de B.________, d'une contribution mensuelle de 1'130 fr. en faveur de C.________, du même montant en faveur de D.________ et de 830 fr. en faveur de E.________, dues jusqu'à la majorité des enfants ou jusqu'à l'achèvement d'une formation adéquate aux conditions de l'art. 277 al. 2 CC, éventuelles allocations familiales et employeur dues en sus. L'interdiction faite à A.________ de contacter et d'approcher ses enfants et B.________ a été supprimée.