Citation: 5A_790/2009 16.02.2010 E. 2

Le recourant reproche au Tribunal d'arrondissement d'avoir retenu que l'intimée travaillait 35 heures par semaine, en refusant de tenir compte de l'horaire de travail rédigé de la main de celle-ci faisant état d'un programme hebdomadaire de 47 heures. Il considère que l'absence de prise en considération de cette pièce est arbitraire et que l'autorité cantonale a violé son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. en n'indiquant pas de motifs à cet égard. 2.1 Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. comprend, notamment, l'obligation pour le juge de motiver au moins brièvement sa décision, afin que le justiciable puisse en saisir la portée et recourir à bon escient (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445). L'autorité précédente a retenu que l'intimée travaillait 35 heures par semaine en se référant aux constatations du jugement de première instance, lesquelles mentionnent expressément, d'une part, la pièce dont le recourant prétend qu'elle aurait été ignorée et, d'autre part, le procès-verbal d'audition de l'intimée. Cette motivation est suffisante: les juges cantonaux sont partis du principe que l'appréciation du Président du Tribunal d'arrondissement, fondée sur ces éléments de preuve, était convaincante. Le grief doit ainsi être rejeté. 2.2 De jurisprudence constante, le Tribunal fédéral se montre réservé en matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, vu le large pouvoir qu'il reconnaît dans ce domaine aux autorités cantonales. Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis sans motifs sérieux de tenir compte de preuves pertinentes ou a effectué, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré sans justification que les déclarations de l'intimée, auxquelles le jugement attaqué renvoie, étaient plus convaincantes que le «document» rédigé par celle-ci. Par cette critique, il n'établit nullement en quoi l'appréciation des juges précédents serait arbitraire (sur cette notion: ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5), mais se contente d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, ce qui n'est pas suffisant au regard des exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Il résulte en effet du procès-verbal du 9 septembre 2009 que la pièce manuscrite invoquée par le recourant - une simple note au demeurant non datée - a été discutée en audience et que l'intimée s'est expliquée dans le détail sur ses horaires de travail en présence du recourant et de son avocat, indiquant notamment qu'elle ne travaillait plus pour certaines familles - mentionnées dans sa note - depuis juillet-août 2008. En retenant, sur la base des déclarations de l'intimée, que celle-ci exerçait une activité lucrative hebdomadaire de 35 heures, le Tribunal d'arrondissement ne peut se voir reprocher d'avoir rendu une décision insoutenable; au demeurant, le jugement attaqué relève, à bon droit, qu'on ne saurait exiger de l'intimée qu'elle travaille davantage, vu que la garde de son fils âgé de 13 ans lui a été confiée.