Citation: 4C.235/1999 03.07.2000 E. B

B.- Le 2 juin 1998, dame K.________ a formé une nouvelle demande portant sur les salaires de décembre 1997, janvier et février 1998, le 13ème salaire pour 1997, la part du 13ème salaire pour 1998 et le droit aux vacances, soit un total de 21 199 fr.40 sans intérêts. Elle a allégué que le contrat n'avait jamais été résilié par X.________ AG et que c'est elle-même qui avait résilié le contrat de travail par lettre de son avocat du 12 décembre 1997. La Caisse cantonale neuchâteloise d'assurancechômage est intervenue au litige pour les prestations qu'elle a versées à la demanderesse de décembre 1997 à février 1998. Par jugement du 5 novembre 1998, le Tribunal des prud'hommes du district de la Chaux-de-Fonds a admis la de- mande à concurrence de 3684 fr.50 bruts, représentant des vacances non prises, et l'a rejetée pour le surplus. Il a admis que le contrat de travail avait été valablement résilié le 14 août 1997 et que le congé avait été confirmé oralement au cours des entretiens du 19 août 1997. Compte tenu de la prolongation du délai de congé en raison de la maladie de dame K.________, le contrat avait pris fin le 30 novembre 1997. Par arrêt du 28 avril 1999, la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal neuchâtelois, par substitution de motifs, a rejeté le recours formé par dame K.________ contre ce jugement. Contrairement à l'opinion du Tribunal des prud'hommes, elle a considéré que l'écriture adressée par la défenderesse à la demanderesse le 14 août 1997 ne contenait qu'une proposition de mettre un terme à la collaboration des parties. Quant au congé donné oralement le 19 août 1997, il l'avait été en temps inopportun (art. 336c al. 1 let. b et al. 2 CO), dès lors que la demanderesse était alors en incapacité de travail. En revanche, comme l'incapacité de travail de la salariée n'était pas prouvée au-delà de la première semaine d'octobre 1997, le courrier que lui a envoyé le 15 octobre 1997 le conseil de la défenderesse devait être compris de bonne foi par la travailleuse comme la manifestation de volonté de X.________ AG de se passer de ses services à partir du 30 novembre 1997. Peu importait à cet égard que la défenderesse ait toujours nié la conclusion d'un contrat de travail.