Citation: 6B_88/2014 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant a encore sollicité l'établissement d'une expertise afin de déterminer si le bruit d'une vitre qui se brise peut être confondu avec celui de plusieurs détonations. Selon lui, il s'agit d'une question technique qui ne relèverait en aucun cas de l'appréciation. Cette expertise permettrait de démontrer que ces bruits pouvaient être confondus et, donc, que lui et sa famille pouvaient être légitimement convaincus qu'un ou plusieurs coups de feu avaient été tirés en raison du bruit provoqué par le bris de la vitre du véhicule stationné devant leur maison. La cour cantonale a considéré que la réponse à cette question ne nécessitait pas des connaissances et des capacités spéciales, dont seul un expert disposait (cf. art. 182 CPP), et s'est fondée sur les témoignages des voisins. Son point de vue doit être suivi. En effet, les voisins qui se trouvaient sur place au même moment sont la meilleure référence pour déterminer le bruit que le recourant et sa famille ont pu entendre. La cour cantonale a retenu que la grande majorité des témoins habitant le quartier ont distingué deux sortes de bruits séparés par un intervalle de temps de dix à quinze minutes correspondant selon toute vraisemblance à celui séparant les deux passages de la Mercedes devant la maison de la famille X.________ (jugement attaqué p. 59 s.) et a conclu que les passagers de la Mercedes n'étaient pas en possession d'une arme à feu. Par son argumentation, le recourant ne discute pas ni ne remet en cause l'appréciation anticipée des preuves effectuée par la cour cantonale. Dans la mesure de sa recevabilité, le grief soulevé doit être rejeté.