Citation: 5P.336/2003 21.11.2003 E.

Le 30 mai 2002, les époux X.________, invoquant l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP, ont requis le séquestre de divers immeubles à Pully dont Y.________ était copropriétaire pour une demie, ainsi que de tous avoirs bancaires auprès de la BDG et d'UBS SA dont Y.________ était le titulaire ou l'ayant droit économique. La créance invoquée se montait à 1'650'000 CHF avec intérêt à 5% l'an dès le 10 février 1990. Les requérants prétendaient en effet à la moitié du prix de vente de 3'300'000 CHF indiqué par Y.________ dans son décompte manuscrit produit au dossier sous forme de télécopie (cf. lettre D supra). Ils exposaient en substance avoir appris en avril 2002, par un article paru dans le journal "Le Parisien", que S.________ avait acquis une villa à Ibiza pour un prix de quelque 12'000'000 FRF (francs français), correspondant approximativement à 3'000'000 CHF. Le titre de la créance consistait en la "Convention du 12 octobre 1989 (...) décompte manuscrit", tandis que la cause de l'obligation était la "contre-valeur de la vente des actions Z.________ SA par Y.________ / 50%". Par trois ordonnances nos 62, 63 et 64 du 31 mai 2002, le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a fait droit aux requêtes des époux X.________ et a astreint ces derniers à fournir des sûretés à hauteur de 50'000 CHF par séquestre. Les requérants ont versé les sûretés relatives à l'ordonnance n° 62. Ils ont renoncé à fournir les sûretés requises pour l'exécution de l'ordonnance n° 63, à savoir le séquestre auprès d'UBS SA. Le 22 juillet 2002, ils ont retiré leur requête relative à l'ordonnance n° 64.