Citation: 8C_566/2019 E. 5

Le recourant se plaint d'une constatation inexacte et incomplète des faits. Il reproche dans un premier temps à la cour cantonale d'avoir sous-évalué la perte de gain provoquée par le SDRC de type II diagnostiqué tant par le médecin d'arrondissement de la CNA que par le docteur E.________ et dont il aurait décrit la symptomatologie de façon cohérente lors de ses examens médicaux. Les premiers juges auraient ainsi retenu de manière inconcevable qu'il puisse exercer à plein temps avec un rendement de 90 % une activité nécessitant l'utilisation de sa main et de son bras gauches avec pour seules restrictions l'impossibilité de porter des charges de plus de 5 kg et d'effectuer des tâches nécessitant une motricité fine, d'autant que la doctoresse L.________ avait fait état de limitations plus importantes et que ses indications allaient dans le même sens que l'avis du docteur E.________ selon lequel l'utilisation du membre supérieur risquait d'entrainer des douleurs importantes même dans un travail léger. Le recourant estime donc qu'ils auraient dû calculer un revenu d'invalidité sur la base d'une situation d'une personne quasiment mono-manuelle en tenant compte d'un abattement de 20 % conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral (arrêt 9C_621/2014 consid. 5.2). Ils seraient ainsi parvenus à un taux d'invalidité de 30 % (revenu avec invalidité de 48'389 fr. 60 comparé au revenu sans invalidité de 63'958 fr.). Dans un deuxième temps, le recourant soutient que cinq des critères visant à déterminer l'existence d'un lien de causalité adéquate entre un accident de gravité moyenne et une affection psychique seraient réalisés en l'espèce et que la cause devrait dès lors être renvoyée à l'intimée afin qu'elle évalue le taux d'invalidité et l'IPAI en tenant compte des troubles psychiques également.