Citation: 1B_62/2020 E. 2.2

2.2. Il est observé que la cour cantonale a procédé à un examen détaillé du contenu des écritures mises en cause par le recourant (cf. ordonnance entreprise, p. 7 s). Elle a ainsi relevé, s'agissant de la décision du 16 septembre 2019, que la magistrate intimée ne s'était aucunement méprise en concluant, à l'issue de l'examen sommaire prescrit par la loi (cf. art. 329 al. 1 CPP), qu'il n'y avait pas lieu de suspendre la procédure afin de compléter l'acte d'accusation, ce qui constituait l'objet central de la vérification qu'elle était tenue d'opérer en vertu de la disposition précitée. De surcroît, aux termes de l'ordonnance que l'autorité précédente avait également rendue le 23 décembre 2019, l'intimée n'avait pas commis de déni de justice en refusant de faire suivre à l'autorité de recours l'acte du 2 août 2019 par lequel le recourant se plaignait de l'acte d'accusation. En tant que l'intimée était revenue sur d'autres points que le seul examen de la conformité de l'acte d'accusation au sens de l'art. 329 CPP, tels que la question du for ou celle d'une éventuelle jonction de cause, c'était à titre superfétatoire, par souci de clarifier globalement la situation litigieuse entourant l'acte d'accusation, dont le renvoi était requis, et non pour se substituer à l'autorité de recours. En tout état de cause, les griefs du recourant en lien avec la décision du 16 septembre 2019 portaient sur des questions de procédure susceptibles d'être déférées devant des juridictions de recours normalement compétentes pour constater et redresser les erreurs éventuellement commises. Quant au courrier du 8 octobre 2019, il ne comportait que la simple énonciation de la confirmation de la décision du 16 septembre 2019. Enfin, dans son courrier du 15 octobre 2019, la magistrate intimée avait expliqué de manière plausible et référencée pour quelle raison elle n'avait accordé qu'une prolongation de délai de 5 jours. Il n'y avait non plus rien d'exorbitant ni d'inhabituel d'avoir fait référence à l'art. 344 CPP pour se réserver une appréciation juridique différente de celle du Ministère public, alors même qu'elle serait fondée sur un fait contesté, voire inexact, comme le soutenait le recourant. Quant à l'édition d'un dossier connexe clos par un classement, celle-ci répondait de façon crédible à un souci de commodité formelle, les actes principaux de ce dossier figurant déjà au dossier de la cause, mais classés de manière éparse.