Citation: 6B_629/2021 E. 2.4.2

2.4.2. En tant que, pour justifier son intérêt privé à demeurer en Suisse, le recourant fait valoir qu'il y vit depuis l'âge de 3 ans, et donc depuis environ 30 ans à la date de l'arrêt attaqué, il ne parvient pas à démontrer que cette seule circonstance serait de nature, en l'espèce, à refléter une intégration suffisante, en particulier en l'absence de tout élément propre à dénoter un quelconque enracinement en Suisse, que ce soit sur le plan social ou professionnel. À cet égard, bien qu'il ait été retenu qu'une entreprise de peinture en bâtiment s'était engagée à l'employer, on ne voit pas qu'il était critiquable, pour la cour cantonale, d'apprécier cet élément avec circonspection, notamment au regard de l'échec de ses expériences professionnelles passées et dès lors qu'il s'était dit inapte au travail en raison de douleurs aux cervicales. Il est par ailleurs observé que son autorisation de séjour était arrivée à échéance en 2011, l'intéressé n'ayant résidé en Suisse depuis lors et jusqu'au 20 août 2020 qu'au bénéfice d'une simple tolérance. En outre, si, à cette date, il s'était vu octroyer une autorisation de séjour, cette décision réservait alors expressément l'éventualité d'une expulsion judiciaire.