Citation: 2C_535/2018 E. 3

Selon l'art. 63 al. 1 let. a LEtr, l'autorisation d'établissement peut être révoquée lorsque les conditions visées à l'art. 62 al. 1 let. a ou b LEtr sont remplies. Aux termes de l'art. 63 al. 1 let. b LEtr, l'autorisation d'établissement peut être révoquée si l'étranger attente de manière très grave à la sécurité et l'ordre publics en Suisse ou à l'étranger, les met en danger ou représente une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse. Selon l'art. 62 let. b LEtr, l'autorité compétente peut révoquer une autorisation notamment si l'étranger a été condamné à une peine privative de liberté de longue durée. Selon la jurisprudence, constitue une peine privative de longue durée au sens de cette disposition toute peine dépassant un an d'emprisonnement, indépendamment du fait qu'elle soit ou non assortie (en tout ou partie) du sursis (ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147; 139 II 65 consid. 5.1 p. 72). En l'espèce, le recourant remplit les conditions permettant de révoquer son autorisation d'établissement au sens des art. 63 al. 1 let. a et al. 2 ainsi que 62 let. b LEtr, du moment qu'il a été condamné à deux reprises à des peines privatives de liberté de deux ans ainsi qu'à trois autres reprises à des peines privatives de libertés inférieures à une année, la dernière fois à trois mois pour des faits datant des 6 juillet et 3 octobre 2015. Il ne le conteste pas. Il dénonce en revanche une violation du principe de la proportionnalité prévu à l'art. 96 LEtr. Ce grief sera examiné ci-dessous.