Citation: 2C_374/2024 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, l'arrêt d'irrecevabilité de la Cour de justice a été prononcé en application de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 et repose par conséquent sur le droit cantonal de procédure. La recourante fait certes référence à deux dispositions de la procédure cantonale, mais n'invoque la violation d'aucun droit constitutionnel contre l'application du droit cantonal par l'instance précédente ni n'expose, a fortiori, en quoi celle-ci aurait arbitrairement appliqué l'un d'eux en déclarant irrecevable le recours du 31 mai 2024 pour dépôt tardif. Ses griefs ne sont pas admissibles. Il apparaît au demeurant que le jugement du Tribunal administratif de première instance du 1er février 2024 a été notifié à la recourante le 6 février 2024, de sorte que le délai pour recourir de 30 jours est arrivé à échéance le 7 mars 2024, soit bien avant que celle-ci envoie son courrier du 31 mai 2024 au Tribunal administratif de première instance. Le fait que le Tribunal administratif de première instance ait transmis le courrier du 31 mai 2024 à la Cour de justice comme le prévoit le droit cantonal de procédure et qu'il ait pour ce motif informé la recourante qu'elle ne devait pas déposer un nouveau recours directement auprès de la Cour de justice ne change rien au constat que le courrier du 31 mai 2024 a été posté bien après le délai légal de recours arrivé à échéance le 7 mars 2024 et que le dépôt d'un nouveau recours auprès de la Cour de justice directement aurait également été tardif.