Citation: 1C_660/2022 E. 2.2

2.2. Aux termes de l'art. 57 let. c LPA/GE, les décisions incidentes sont susceptibles d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Selon la pratique cantonale, jugée non arbitraire, l'art. 57 let. c LPA/GE s'interprète à la lumière des principes développés par le Tribunal fédéral en lien avec l'art. 93 al. 1 let. a LTF (cf. arrêts 1C_525/2022 du 16 janvier 2023 consid. 3.2; 1C_318/2018 du 11 octobre 2018 consid. 2.2, in SJ 2019 I p. 151). Le préjudice irréparable doit en principe être de nature juridique; il ne peut s'agir d'un préjudice de fait ou d'un préjudice purement économique, comme l'allongement ou le renchérissement de la procédure (ATF 137 V 314 consid. 2.2.1; arrêt 1C_525/2022 du 16 janvier 2023 consid. 3.2). Le préjudice doit être irréparable, c'est-à-dire qu'il ne doit pas pouvoir être supprimé par une décision finale ultérieure qui serait favorable à la partie recourante (ATF 147 III 159 consid. 4.1; 137 V 314 consid. 2.2.1). Il appartient en outre à celle-ci d'expliquer en quoi la décision entreprise est de nature à lui causer un préjudice irréparable, sauf si ce point découle manifestement de la décision attaquée ou de la nature de la cause (ATF 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1).