Citation: 1A.83/2005 26.05.2005 E. 4

Le recourant prétend que la demande serait lacunaire et imprécise. 4.1 La demande d'entraide doit indiquer l'organe dont elle émane et le cas échéant, l'autorité pénale compétente (art. 14 al. 1 let. a CEEJ et 28 al. 2 let. a EIMP); son objet et ses motifs (art. 14 al. 1 let. b CEEJ et 28 al. 2 let. b EIMP); la qualification juridique des faits (art. 14 al. 2 CEEJ et 28 al. 2 let. c EIMP); la désignation aussi précise et complète que possible de la personne poursuivie (art. 14 al. 1 let. c CEEJ et 28 al. 2 let. d EIMP), ainsi qu'un bref exposé des faits essentiels (art. 28 al. 3 let. a EIMP). Les indications fournies à ce titre doivent simplement suffire pour vérifier que la demande n'est pas d'emblée inadmis-sible (ATF 116 Ib 96 consid. 3a p. 101; 115 Ib 68 consid. 3b/aa p. 77). 4.2 La demande du 17 octobre 1997 et son complément du 22 mars 2002 exposent de manière suffisamment claire le mode opératoire des délits reprochés aux prévenus. Les vendeurs des biens immobiliers se sont entendus avec les dirigeants de sociétés du groupe D.________ pour conclure une promesse de vente, probablement fictive. Ils ont convenu de faire supporter le rachat de cette promesse à l'acquéreur de l'immeuble, augmentant ainsi artificiellement le prix de l'objet. La société J.________ serait intervenue comme intermédiaire dans l'opération, dans laquelle les notaires ayant instrumenté la vente et la promesse de vente sont soupçonnés d'avoir trempé. La part relative au rachat de la promesse de vente aurait été partagée entre les différents protagonistes, y compris les représentants des vendeurs. Cette description est suffisante pour saisir les faits reprochés aux personnes poursuivies dans l'Etat requérant.