Citation: 6B_348/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu que l'organisation du trafic de stupéfiants a impliqué bien plus que trois personnes, soit B.________, de nombreuses mules employées pour acheminer la drogue, ainsi que de nombreuses personnes en charge de la gestion de celles-ci et des aspects financiers de la structure. Elle a également retenu que "C.________", surnom de B.________, était membre d'une organisation criminelle brésilienne D.________, ou à tout le moins que sa propre organisation aurait le soutien de cette dernière. La cour cantonale a estimé que ces éléments démontraient que l'organisation, à laquelle appartenait le recourant et dont l'objectif était le trafic de stupéfiants, était structurée de manière professionnelle, comportant différents niveaux hiérarchiques avec répartition des rôles, soumission aux instructions, maintien d'une opacité par cloisonnement des activités et utilisation de surnoms. Cette organisation remplissait toutes les caractéristiques d'une "organisation criminelle" au sens de l'art. 305bis ch. 2 let. a CP. À cela s'ajoute le fait que le recourant se chargeait du transfert d'argent au Brésil, argent qui revenait à l'organisation dont il garantissait le retour sur investissement en servant d'intermédiaire financier au travers notamment de ses propres comptes bancaires, et qu'il connaissait personnellement des responsables du réseau brésilien avec qui il entretenait des contacts étroits. Il assumait en outre la responsabilité des opérations en Suisse. La cour cantonale a donc considéré que le recourant était un membre effectif de cette organisation criminelle.