Citation: U 363/00 26.04.2001 E. 4

4.- a) Cela étant, il n'en demeure pas moins que celui-ci souffre de troubles de nature psychique sous la forme d'un état anxio-dépressif (rapports des médecins de la Division autonome de médecine psycho-sociale [DAMPS], du 8 avril 1997, et des docteurs D.________, du 20 avril 1998, et M.________, du 10 juillet 2000), d'un syndrome douloureux (rapports du DAMPS et du docteur M.________, déjà mentionnés), d'une personnalité borderline fragile (rapports des docteurs R.________, du 23 septembre 1997 et P.________, du 29 mars 1999), ainsi que d'un état régressif important et d'une décompensation narcissique (rapport du docteur R.________, déjà cité). b) Dans son rapport d'expertise du 23 septembre 1997, le docteur R.________ a attesté que l'accident était l'élément révélateur d'une situation antérieure, la personnalité borderline aux traits narcissiques importants jouant un rôle prépondérant. Selon l'expert, la relation de causalité est nulle. De son côté, le docteur P.________ a attesté que l'état de fragilité de la personnalité avait été seulement révélé par l'accident, l'intensité de la décompensation psychique et de la régression mentale étant sans la moindre relation possible avec ledit événement (rapport du 29 mars 1999). Se fondant sur l'avis des experts, la juridiction cantonale a nié l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les troubles psychiques et l'accident. c) En l'occurrence, les conclusions des experts sont contestées par plusieurs médecins qui se sont exprimés sur le cas et selon lesquels les troubles psychiques sont dus à l'accident (certificats du docteur D.________, médecin traitant, du 20 avril 1998, et de quatre spécialistes en psychiatrie et psychothérapie, les docteurs C.________, du 14 mai 1999, M.________, du 10 juillet 2000, H.________, du 4 septembre 2000, et S.________, du 11 septembre 2000). Ces avis médicaux - non motivés - ne sont toutefois pas aptes à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions des experts. Seul le docteur S.________, prenant position sur le rapport du docteur R.________ et confirmant le diagnostic de personnalité borderline, conteste - sans motiver plus avant son point de vue - que ce trouble puisse être la cause exclusive de l'atteinte psychique du recourant. En outre, les médecins prénommés semblent admettre l'existence d'un lien de causalité en vertu du principe «post hoc, ergo propter hoc», lequel n'a pas de valeur probante, comme la Cour de céans a déjà eu l'occasion de le préciser (ATF 119 V 341 s. consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 s. consid. 3b). Cela étant, il n'y a pas de motif de s'écarter des conclusions dûment motivées des experts R.________ et P.________.