Citation: 2C_556/2018 E. 4.1

4.1. Dans l'arrêt entrepris, la Cour de justice a rappelé la situation qui était celle du recourant en mars 2016, lorsque le Tribunal administratif de première instance a rendu son jugement, confirmant le refus d'octroi d'autorisation de séjour prononcé par l'Office cantonal. Elle a ainsi constaté que le recourant vivait avec son épouse, laquelle était au bénéfice d'une autorisation d'établissement, et qu'ils souhaitaient avoir un enfant commun. L'autorité précédente a toutefois relevé que, lors de ce premier prononcé, ces éléments avaient cédé le pas devant le fait que le recourant avait caché aux autorités suisses sa condamnation prononcée en Espagne, laquelle aurait été suffisamment grave pour justifier la révocation de l'autorisation si celle-ci avait été délivrée. Les condamnations prononcées en 2013 et 2014 renforçaient encore ces conclusions. Sur la base de ces éléments, la Cour de justice a considéré que la venue au monde du fils commun du recourant et de son épouse, en août 2016, c'est-à-dire quatre mois après le jugement du Tribunal administratif de première instance, ainsi que l'écoulement du temps ne permettaient pas de modifier l'analyse des éléments. Les faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt entrepris (cf. art. 105 al. 1 LTF, consid. 2 ci-dessus), méritent d'être complétés par les éléments suivants (art. 105 al. 2 LTF). A la lecture du jugement du Tribunal administratif de première instance du 10 mars 2016, on doit en effet encore retenir que le recourant a été condamné le 18 décembre 2007 en Espagne à trois ans et six mois d'emprisonnement pour vol à main armée, avec violence, dans un domicile privé. Lors de sa demande de regroupement familial en 2012, il a en outre certifié n'avoir jamais fait l'objet de condamnation en Suisse ou à l'étranger. De plus, le recourant a également été condamné en Suisse en 2009 à 40 jours-amende pour conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcool qualifié et infraction à la LEtr (RS 142.20), en 2013 à une peine pécuniaire de 90 jours-amende pour recel et infraction à la loi du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions (LArm; RS 514.54) et en 2014 à une peine privative de liberté de six mois pour vol, dommages à la propriété et violation de domicile.