Citation: 1B_67/2010 26.03.2010 E. 3

La recourante a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle ne remet pas en cause la base légale de la détention, ni l'existence de charges suffisantes à son encontre. Elle conteste en revanche l'existence des risques de collusion et de récidive retenus par le Tribunal cantonal pour motiver son maintien en détention. A l'égard du risque de récidive, elle avance que la dépendance aux "méthamphétamines" n'est pas physique, mais surtout psychologique, et que dès lors, la longue période de sevrage qu'elle a subie est suffisante. Elle affirme avoir compris que si elle recommence à vendre de la drogue après son éventuelle remise en liberté, elle s'expose à être placée à nouveau en détention préventive. 3.1 Selon la jurisprudence, le maintien en détention se justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un danger de récidive. Il convient de faire preuve de retenue dans l'appréciation du risque: le maintien en détention ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et que les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62, 361 consid. 5 p. 367; 124 I 208 consid. 5 p. 213; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). 3.2 En l'occurrence, les antécédents de la recourante constituent un indice important au sujet du risque de réitération. En particulier, elle a été détenue préventivement entre le 8 janvier et le 23 mars 2009, alors qu'elle faisait l'objet d'une enquête pour infraction à la LStup, depuis le mois de janvier 2009. Le Tribunal cantonal a retenu que ce précédent séjour en prison ne l'avait pas empêchée de commettre de nouvelles infractions de même nature que celles qui lui ont valu d'être placée en détention préventive au mois de janvier 2009. Il a également relevé que, compte tenu de ses modestes ressources, il est à craindre qu'elle ne continue de se livrer au trafic de produits stupéfiants pour financer sa propre consommation. Enfin, l'instance précédente a constaté que la prénommée ne proposait aucun projet thérapeutique ou solution concrète, susceptible de prévenir une rechute. L'ensemble de ces éléments apparaît suffisant pour retenir un risque concret de réitération. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. 3.3 L'affirmation d'un risque de récidive dispense d'examiner le grief de la recourante en rapport avec le risque de collusion.