Citation: 2C_662/2008 05.01.2009 E. 2

Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En sa qualité de ressortissant portugais, le recourant peut, en principe, prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour en Suisse, en vertu du droit à la libre circulation que lui confère l'Accord du 1er juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 142.112.681; ATF 129 II 249 consid. 4 p. 258 ss, spécialement consid. 4.2 p. 259 et 4.3 p. 260); il a donc qualité pour recourir (ATF 130 II 493 consid. 1.1 p. 496). Marié avec une ressortissante portugaise titulaire d'un permis d'établissement, il dispose également d'un droit à une autorisation de séjour en vertu des art. 17 al. 2 LSEE et 8 § 1 CEDH. 2.1 Au surplus, déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes prescrites par la loi (art. 42 LTF), par le destinataire de la décision attaquée, qui a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification (art. 89 al. 1 LTF), le recours est en principe recevable en vertu des art. 82 ss LTF. 2.2 Dirigé contre un arrêt refusant d'admettre l'existence de circonstances justifiant un réexamen, le présent recours ne peut pas porter directement sur le renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant, ni sur l'expulsion administrative de ce dernier, devenue définitive à la suite de la décision du Chef du Département du 27 septembre 2006. Le recours n'est recevable qu'en tant qu'il critique le refus d'examiner à nouveau la mesure d'expulsion au regard de la situation actuelle (arrêts 2C_363/2008 du 7 juillet 2008, consid. 2 et 2A.506/2003 du 6 janvier 2004, consid. 2, in SJ 2004 I p. 389).