Citation: 4A_386/2016 E. 4.3.1

4.3.1. Comme le fait observer la défenderesse, elle avait dûment allégué dans sa réponse du 15 octobre 2013 que "le titulaire de l'adresse C.________@hotmail.com conservait tous ses messages et pièces jointes sur son compte de messagerie électronique", et que "quiconque disposait du mot de passe pour ouvrir le compte C.________@hotmail.com pouvait accéder à toute la correspondance avec la [banque]" (allégués 69 et 70). Le demandeur avait alors expressément admis ces allégués dans ses déterminations du 10 février 2014. Or, selon l'art. 150 al. 1 CPC, la preuve a pour objet les faits pertinents et contestés; par conséquent, dans les litiges dont l'objet est à la libre disposition des parties et qui sont soumis comme en l'espèce à la maxime des débats (art. 55 al. 1 CPC), les faits expressément admis par la partie adverse n'ont pas à être prouvés, sous réserve de la faculté laissée au juge par l'art. 153 al. 2 CPC de faire administrer d'office la preuve d'un fait non contesté lorsqu'il existe des motifs sérieux de douter de sa véracité (JACQUES HALDY, in Code de procédure civile commenté, 2011, n° 13 ad art. 55 CPC). En l'espèce, les allégués précités de la défenderesse ont été expressément admis par le demandeur, de sorte qu'ils devaient être tenus pour établis, à défaut de motifs sérieux de douter de leur véracité, et ce quand bien même le demandeur a ensuite cherché à les contester dans une phase ultérieure de la procédure.