Citation: 5A_27/2016 E. 4.1.1

4.1.1. Aux termes de l'art. 251 al. 1 et 3 LP, les productions en retard sont admises jusqu'à la clôture de la faillite et, si l'administration admet la production, elle procède à la rectification de la collocation et en avise les créanciers au moyen d'une publication. L'état de collocation est une décision de l'administration de la faillite. Sa force de chose jugée ne peut être remise en question par une production tardive. C'est pourquoi, celle-ci n'est admissible que si elle porte sur une créance nouvelle ou sur des faits nouveaux relatifs à une créance déjà produite. Cette procédure n'a pas pour fonction de corriger des erreurs commises dans l'établissement de l'état de collocation et le créancier ne saurait user de cette possibilité pour tenter de remettre en question un refus de colloquer entré en force (ATF 115 III 71 consid. 1; 108 III 80 consid. 5; 106 II 369 consid. 3 [376 s.]; 106 III 40 consid. 4; arrêts 5A_66/2010 du 16 novembre 2010 consid. 6, résumé in SJ 2011 I 204; 7B.94/2003 du 24 juin 2003 consid. 3.1).