Citation: 1B_436/2019 E. 1.2

1.2. S'agissant d'une décision ne mettant pas un terme à la procédure pénale, elle revêt un caractère incident et le recours n'est recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF; les hypothèses prévues aux art. 92 et 93 al. 1 let. b LTF n'entrant pas en considération dans le cas d'espèce (sur l'éventuelle application de l'art. 92 LTF en cas de disjonction, voir ATF 145 IV 228 consid. 1 p. 230 s.; arrêt 1B_230/2019 du 8 octobre 2019 consid. 1.4). En matière pénale, un dommage au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF se rapporte à un préjudice de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 143 IV 175 consid. 2.3 p. 177). En règle générale, les décisions relatives à la jonction de causes ne sont pas susceptibles de causer un préjudice irréparable. En effet, la jonction - respectivement la disjonction - de procédures prévue à l'art. 30 CPP porte sur une problématique que les parties peuvent à nouveau soulever à titre de réquisition à la suite de l'avis de la clôture de l'instruction (art. 318 al. 1 CPP) et/ou en tant que question préjudicielle à l'ouverture des débats (art. 339 al. 2 CPP), de sorte que l'éventuel dommage qui pourrait en résulter peut être réparé ultérieurement (arrêts 1B_230/2019 du 8 octobre 2019 consid. 1.3; 1B_485/2018 du 1er février 2019 consid. 1.2 et les arrêts cités). Dans un arrêt récent, le Tribunal fédéral a confirmé qu'en cas de disjonction - respectivement de refus de jonction - de causes relatives à plusieurs prévenus, la personne concernée subit en principe un dommage juridique constitutif d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. En effet, elle perd ses droits procéduraux dans la procédure relative aux autres prévenus, n'ayant notamment plus le droit de participer aux auditions de ces derniers et à l'administration des autres preuves au cours de la procédure d'instruction ou de première instance (art. 147 al. 1 CPP a contrario; ATF 140 IV 172 consid. 1.2.3 p. 176); elle ne peut plus non plus faire valoir dans ce cadre une violation de ses droits de participation (cf. art. 147 al. 4 CPP; arrêt 1B_230/2019 du 8 octobre 2019 consid. 1.5.3). En l'occurrence, le recourant reste prévenu dans les deux procédures, ne perdant ainsi dans aucune des deux causes ses droits de partie, notamment en lien avec l'administration des preuves. Ce faisant, il a également en tout temps connaissance de l'avancement des deux instructions et paraît ainsi être en mesure, notamment dans la cause MPG__1, de demander, en fonction par exemple d'éventuelles nouvelles circonstances, la production du dossier de l'autre cause, la suspension de cette procédure et/ou la jonction des deux causes; en cas de renvoi en jugement, ces mêmes requêtes paraissent pouvoir être réitérées devant le tribunal de première instance, celui-ci pouvant également, le cas échéant, ordonner le renvoi à l'instruction. Il n'est ainsi pas d'emblée évident que la disjonction ordonnée - pour un motif au demeurant admis par la jurisprudence, soit la prescription prochaine de l'action pénale pour certains faits reprochés au prévenu (ATF 138 IV 214 consid. 3.2 p. 219; arrêts 6B_467/2019 du 19 juillet 2019 consid. 5.1; 1B_428/2018 du 7 novembre 2018 consid. 3.2) - puisse causer en l'état un préjudice irréparable au recourant qu'aucune décision ultérieure ne serait à même de réparer. Partant, le recours est irrecevable.