Citation: 2C_149/2023 E. 4.2

4.2. L'art. 50 LEtr envisage deux hypothèses dans lesquelles le conjoint d'une personne suisse ou titulaire d'une autorisation d'établissement conserve le droit à la prolongation de l'autorisation de séjour initialement délivrée au titre du regroupement familial à la suite de son mariage, ce malgré la dissolution de la famille. Le premier cas de figure - prévu à l'art. 50 al. 1 let. a LEtr - suppose que l'union conjugale ait duré au moins trois ans et que l'intégration du conjoint regroupé soit réussie. Ces deux conditions sont cumulatives (ATF 140 II 289 consid. 3.5.3 p. 295; 136 II 113 consid. 3.3.3 p. 119). Le second cas de figure - prévu à l'art. 50 al. 1 let. b LEtr - implique que la poursuite du séjour du conjoint étranger s'impose pour des raisons personnelles majeures. Celles-ci sont notamment données lorsque l'intéressé est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (art. 50 al. 2 LEtr).