Citation: 1P.241/2006 15.06.2006 E. 3

Le recourant reproche à la Présidente de la Cour de justice d'avoir violé son droit d'être entendu en refusant d'ordonner l'apport de la procédure pénale. Il réitère sa requête dans son recours de droit public. 3.1 La garantie du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) comprend le droit pour le justiciable d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves (cf. ATF 127 I 54 consid. 2b p. 56; 127 III 576 consid. 2c p. 578). Le juge peut cependant renoncer à l'administration de certaines preuves, notamment lorsque les faits dont les parties veulent rapporter l'authenticité ne sont pas importants pour la solution du litige. Ce refus d'instruire ne viole leur droit d'être entendues que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a ainsi procédé, est entachée d'arbitraire (cf. ATF 131 I 153, consid. 3 p. 157; ATF 130 I 425 consid. 2.1 p. 428; 125 I 127 consid. 6c/cc in fine p. 135, 417 consid. 7b p. 430; 124 I 208 consid. 4a p. 211 et les arrêts cités). 3.2 En l'espèce, le recourant se contente d'alléguer que l'autorité de dernière instance cantonale se serait limitée à reproduire des "interprétations arbitraires" du juge d'instruction déjà reprises par le Vice-président du Tribunal de première instance. Le recourant n'indique pas quelles sont ces "interprétations arbitraires" ni surtout en quoi celles-ci pouvaient influer sur le sort de la demande d'assistance judiciaire. Le recourant n'indique pas non plus de quelles pièces du dossier il entend se prévaloir. Dès lors qu'il appartient au recourant de démontrer son indigence (cf. consid. 5.2), la production de l'intégralité du dossier pénal ne se justifiait de toute façon pas. Dans ces conditions, l'autorité intimée pouvait donc valablement refuser de faire droit à la requête. Il doit en aller de même dans la présente procédure.