Citation: 1B_146/2009 E. C

Par acte du 7 avril 2009, le Ministère public du canton de Vaud a formé un recours avec demande d'effet suspensif contre cette décision. Il se référait à une demande de révision des jugements du 5 décembre 1996 et 6 décembre 2005, déposée le 12 mars 2009, tendant au prononcé d'un internement sur la base de l'art. 65 al. 2 CP. Le recours a été complété le 8 avril 2009 et l'effet suspensif a été accordé le même jour par le Président de la Cour de cassation (ci-après: le Président). Le 17 avril 2009, A.________ a conclu au rejet du recours. Le 5 mai 2009, le Président s'est adressé au Médecin chef du Centre d'expertises du CHUV, afin de lui confier une expertise au sujet de la dangerosité et de la crédibilité du condamné, ainsi que du suivi thérapeutique préconisé. Une audience fixée au 18 mai 2009 a été renvoyée sine die. A.________ s'est plaint, par lettre du 7 mai 2009, du fait que la mesure d'instruction était dépourvue de base légale, et qu'il n'avait pas eu l'occasion de se prononcer sur la person-ne de l'expert et sur le questionnaire qui lui avait été soumis. Le 11 mai 2009, il proposa comme expert le psychologue de l'établissement de détention, qui l'avait déjà vu à cinq reprises. Le 14 mai 2009, le Président refusa cette proposition, une expertise ne pouvant être confiée qu'à des médecins spécialisés. Le Centre d'expertises du CHUV fit connaître, le 14 mai 2009, le nom des experts désignés, en mentionnant un délai au 15 septembre 2009 pour la réalisation de l'expertise.