Citation: 6B_354/2019 E. 1.3

1.3. La recourante expose qu'elle a un intérêt juridique à l'annulation de l'arrêt attaqué pour divers motifs et qu'elle entend faire valoir des prétentions civiles liées au tort moral et aux dommages subis. A ce propos, elle invoque, s'agissant du dommage, des frais de loyer mis à sa charge par son ancienne gérance à la suite d'un courrier de l'intimé ainsi qu'une somme, fixée par elle-même, sensée compenser le manque à gagner dû à l'impossibilité dans laquelle elle se trouverait de reprendre un emploi en raison du temps qu'elle doit consacrer à la défense de sa fille. En ce qui concerne le tort moral, elle se prévaut d'une condamnation prononcée à son encontre dans une autre procédure, condamnation qui, selon ses dires, se fonde sur le classement de la plainte à l'origine de la présente procédure et aurait été impossible si l'intimé avait été mis en accusation. Il y a lieu de relever tout d'abord que les éléments mentionnés par la recourante pour justifier son intérêt juridique à l'annulation de la décision attaquée ne sauraient être assimilés à des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF et ne sont donc pas propres à fonder sa qualité pour recourir. Par ailleurs, la recourante ne prétend pas agir dans le cadre de la présente procédure au nom de sa fille, en tant que représentante légale. Il y a donc lieu d'examiner si elle est légitimée à recourir en faisant valoir des conclusions propres. Les éléments évoqués ci-dessus ne constituent manifestement pas des conséquences directes des infractions dénoncées. Par ailleurs, en relation avec les actes d'ordre sexuel prétendument commis sur sa fille, elle allègue que l'on ne peut pas exclure que l'enfant en subisse des conséquences sur le long terme, ce qui est source de vive inquiétude pour la recourante. Une telle motivation ne suffit pas pour établir que l'atteinte invoquée revêt la gravité exceptionnelle permettant d'allouer une indemnité pour tort moral aux parents d'une victime d'abus sexuels (cf. arrêt 6B_962/2018 du 14 novembre 2018 et les arrêts cités).