Citation: 1C_243/2013 E. 3.2.2

3.2.2. Les recourants allèguent que la pratique de la Cour de droit administratif et public dans le domaine du droit des constructions est de conduire une inspection locale, lors de l'audience de jugement, dans la quasi-totalité des affaires. Ici, il appartenait au Tribunal cantonal de se rendre sur place pour apprécier l'impact du nouveau projet quant aux manoeuvres avec empiètement sur la parcelle n° 4106 ainsi que pour juger des incidences des dérogations aux limites de propriété et de l'impact des dépendances sur les parcelles voisines. Dans leur arrêt, les juges cantonaux ont exposé que le dossier était suffisamment complet pour leur permettre de statuer. En particulier, la cour, dans la composition identique à celle de la présente procédure, s'était déjà rendue sur place dans le cadre du recours porté contre le premier projet sur la parcelle litigieuse (ayant abouti à l'arrêt du 5 novembre 2010). Le tribunal avait ainsi connaissance des lieux, de sorte qu'une nouvelle inspection locale n'apparaissait pas nécessaire. Pour le reste, les recourants avaient pu faire valoir leurs arguments lors d'un double échange d'écritures. Il y avait dès lors lieu de rejeter leur requête tendant à la tenue d'une audience avec inspection locale. Les recourants n'expliquent pas en quoi cette motivation serait arbitraire, ce qui n'apparaît manifestement pas être le cas. Le Tribunal cantonal pouvait dès lors, sans violer leur droit d'être entendus, renoncer à tenir une inspection locale. Partant, le grief tiré d'une violation du droit à l'administration des preuves doit également être rejeté.