Citation: 5A_798/2024 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la recourante se borne pour l'essentiel à opposer sa propre appréciation des circonstances à celle de la cour cantonale. Il en est ainsi notamment lorsqu'elle soutient qu'un élargissement du droit de visite aurait pour effet de rassurer tous les intervenants dès lors que l'enfant aura bientôt 18 ans et pourra entretenir avec elle des relations personnelles " sans garde-fou ", la curatrice de l'enfant - dont la juridiction précédente a suivi l'avis - ayant jugé cet élargissement prématuré. Il en va de même lorsqu'elle affirme que l'enfant s'exprime librement et volontiers auprès d'elle et qu'au vu de son âge, il est en capacité de se positionner face à elle si nécessaire, la cour cantonale ayant retenu, conformément à l'opinion de la curatrice, que l'enfant est pris dans un tel conflit de loyauté qu'il ne peut exprimer son avis profond. Par ailleurs, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle soutient que les autorités cantonales se sont uniquement concentrées sur les erreurs commises par le passé sans réellement se soucier du bien-être de l'enfant, dit bien-être ne commandant en outre pas qu'elle dévoile son éventuelle profession et le type de logement qu'elle occupe. En effet, il apparaît que malgré de nombreux avertissements, la recourante a continué à mêler son fils à la procédure, ce que la juridiction cantonale a jugé contraire à son bien-être. Par ailleurs, le fait qu'elle ait proposé des services professionnels dans le domaine sexuel en affichant une photo d'elle et de son fils - ce dont elle ne dit mot dans son recours - et qu'elle refuse de communiquer avec les intervenants sur sa situation personnelle démontre que ses capacités parentales et sa prise de conscience n'ont guère évolué depuis la dernière décision prise par la Chambre des curatelles le 27 février 2024. Enfin, il ne ressort pas de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - et la recourante ne démontre pas le contraire - que l'argument selon lequel Point Rencontre est un lieu inadapté pour un adolescent et qu'il n'est pas dans l'intérêt de celui-ci de le " contenir " à l'intérieur de ces locaux aurait été soulevé devant la juridiction précédente et, contrairement à ce que soutient la recourante, cet élément ne constitue nullement un fait notoire (sur cette notion, cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.1.1 et les références). La critique sur ce point est par conséquent irrecevable (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas manifestement outrepassé son large pouvoir d'appréciation (cf. supra consid. 5.2.3) en refusant, en l'état, de modifier les modalités du droit de visite de la mère. Dans la mesure où ils sont recevables, les griefs de la recourante doivent par conséquent être rejetés.