Citation: 6B_81/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste avoir physiquement résisté à son évacuation. Selon lui, cet élément ne ressortirait pas du dossier et il ne l'aurait jamais admis mais aurait, au contraire, toujours déclaré que la police n'avait pas eu besoin d'utiliser la force contre lui. Il se plaint également de ce que le rapport du 7 octobre 2019 ne détaille pas comment la police a opéré lors de la phase d'évacuation. Lors de son audition par le ministère public du 15 novembre 2019, le recourant a reconnu les faits figurant dans l'ordonnance pénale du 21 octobre 2019, soit en particulier que " les agents de police ont dû évacuer par la force les manifestants un par un, y compris A.________ qui leur a opposé une résistance physique, afin d'éviter l'évacuation, en s'agrippant aux autres ". Il est vrai que le recourant est, dans un second temps, revenu sur ses propos en déclarant, lors de l'audience du 9 juin 2022 par devant la cour cantonale, avoir librement quitté les lieux sans que la police n'aie besoin d'utiliser la force. La cour cantonale a néanmoins considéré, à l'issue d'un raisonnement clair et détaillé (jugement attaqué consid. 4.2) que ses dénégations n'étaient que " peu crédibles ". À défaut pour le recourant de démontrer, de quelque manière que ce soit, l'arbitraire de ce raisonnement, il y a lieu de constater que son grief est appellatoire, donc irrecevable.