Citation: 4A_152/2022 E. 3.4

3.4. À juste titre, la recourante ne remet pas en question la motivation de la cour cantonale, selon laquelle il n'était pas nécessaire qu'elle connût le montant exact du dommage, dans la mesure où elle pouvait l'estimer. Dès lors que tous les actionnaires connaissaient à l'époque de la signature de la convention les tenants et aboutissants de celle-ci, ils ont bien eu connaissance des éléments nécessaires pour ouvrir action au plus tard le 28 février 2007. Elle ne peut donc tirer argument du fait que de nouveaux administrateurs n'auraient découvert le préjudice que lors de la consultation des comptes de la société exploitante et qu'elle n'aurait donc pas pu agir en justice plus tôt. Par ailleurs, la recourante n'allègue ni n'établit que l'appréciation de la cour cantonale relative au courrier litigieux du réviseur serait arbitraire, de sorte que son argument est irrecevable. En outre, dans la mesure où la recourante n'établit pas, avec références précises au dossier, qu'elle aurait fait valoir devant la cour cantonale un grief relatif au dommage continu, elle ne satisfait pas au principe de l'épuisement des griefs (cf. supra consid. 3.1.3) et son grief est irrecevable. Pour le même motif, une violation de son droit d'être entendue ne saurait entrer en ligne de compte.