Citation: 1B_622/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant est poursuivi pour tentative de meurtre. Les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement graves, puisqu'ils touchent à la vie et à l'intégrité physique; comme déjà été indiqué au recourant dans l'arrêt du 4 janvier 2022 de la cour de céans (cf. arrêt 1B_668/2021 consid. 4.2), les faits en question peuvent, conformément à la jurisprudence mentionnée ci-dessus (cf. consid. 3.1), être pris en considération dans l'examen du risque de récidive. Le recourant relativise par ailleurs à tort sa précédente condamnation pour vol (art. 139 ch. 4 CP); l'octroi du sursis dont il a bénéficié ne l'a en particulier pas dissuadé de commettre à bref délai une autre infraction cette fois d'extrême gravité, seulement 7 mois après cette condamnation pour vol. De plus, le risque de récidive apparaît confirmé par l'expertise psychiatrique du 5 septembre 2022. Les experts ont notamment retenu que le recourant présentait un grave trouble psychique, actuellement décompensé, impliquant un fort sentiment de persécution et une perte partielle de l'ancrage dans la réalité, qu'il était anosognostique de ses troubles psychiques, qu'il ne bénéficiait d'aucun suivi ou traitement médicamenteux et qu'il présentait un risque élevé de récidive d'actes de même nature. Le recourant n'invoque en l'occurrence aucun élément qui justifierait de s'écarter des conclusions des experts concernant le risque de récidive. Compte tenu de ces éléments, et en particulier de l'expertise psychiatrique, le Tribunal cantonal pouvait conclure à l'existence d'un risque élevé de récidive. Le simple fait pour le recourant d'affirmer avoir adopté un excellent comportement en détention provisoire n'est clairement pas suffisant pour conduire à sa libération. Par ailleurs, quoi qu'en pense le recourant, le Tribunal cantonal pouvait renoncer à examiner les risques de collusion et de fuite, dès lors que la détention provisoire était justifiée par le danger de récidive.