Citation: 4P.69/2005 20.04.2005 E. 4

La contestation porte surtout sur la répartition, entre les parties, des frais de la construction. 4.1 En vue de fournir l'ouvrage promis, les recourants ont fait accomplir des travaux d'excavation et de fouille par l'entreprise de K.________ à .... Devant le Tribunal cantonal, selon un décompte joint à leur réponse, ils ont affirmé avoir fait quatre versements à cette entreprise pour un montant total de 23'161 fr.95. Ils reconnaissaient que 7'130 fr. devaient effectivement être acquittés par eux et ils affirmaient que le solde de 16'031 fr.95 incombait aux intimés. Dans son rapport principal, l'expert judiciaire a retenu cette dernière somme parmi les prestations hors forfait à bonifier aux recourants, sous réserve qu'un justificatif soit fourni. Le rapport complémentaire indique un montant de 33'851 fr.55. L'étude extrajudiciaire de juillet 1997 désignait quatre factures de l'entreprise précitée, au total de 41'018 fr.85, portant sur des prestations non comprises dans le forfait. Le Tribunal cantonal a retenu le montant de 16'031 fr.95 en se disant "en peine de restituer... le raisonnement de l'expert". Il est vrai que le rapport complémentaire ne permet pas de discerner comment l'auteur de ce document est parvenu à 33'851 fr.55; en particulier, les pièces indiquées ne sont pas pertinentes. L'étude extrajudiciaire ne comporte pas d'analyse des paiements effectivement faits par les recourants. Dans ces conditions, contrairement aux opinions développées devant le Tribunal fédéral, il n'est pas arbitraire d'arrêter à 16'031 fr.95 la prestation exorbitante du forfait que les recourants ont fournie par l'intermédiaire de l'entreprise K.________, car cela correspond à leur propre version des faits et aux premières constatations de l'expert judiciaire. En particulier, cette appréciation des preuves est compatible avec l'art. 9 Cst. alors même que sur un autre point qui comportait une équivoque semblable, le Tribunal cantonal s'est référé - en justifiant son opinion - au rapport complémentaire plutôt qu'au rapport principal. 4.2 Des travaux ont aussi été accomplis par l'entreprise Z.________. Dans l'instance cantonale, après le dépôt du rapport principal, B.________ a allégué deux versements à cette entreprise pour un montant total de 14'300 fr. Là-dessus, il reconnaissait 6'610 fr.50 comme correspondant à des prestations incluses dans le forfait et il demandait l'imputation de 7'689 fr.50 aux intimés. Cette prétention n'est pas mentionnée dans le rapport complémentaire et elle n'est pas non plus admise par le Tribunal cantonal; le jugement indique seulement, à son sujet, que "la question pourrait se poser". Selon un autre passage du jugement, il incombait aux défendeurs de prouver leurs paiements relatifs à des prestations hors forfait. Il faut donc comprendre qu'aux yeux des précédents juges, la preuve d'un paiement de ce genre à l'entreprise Z.________ n'a pas été apportée. Le recourant A.________ reproche à ces magistrats d'avoir "méconnu des éléments de preuve pertinents" mais il omet de préciser lesquels, de sorte que cette critique ne satisfait pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. 4.3 Le rapport complémentaire reconnaît une liste de plus-values, par rapport aux prestations convenues à l'origine, pour un total de 74'580 fr. Le Tribunal cantonal a admis une prétention des recourants correspondant seulement à quelques postes de cette liste, pour 17'400 fr. au total; le jugement indique pourquoi les autres postes sont éliminés. Les deux recourants reprochent au Tribunal cantonal d'avoir substitué sa propre appréciation à celle de l'expert mais aucun d'eux ne tente de réfuter les motifs de cette appréciation divergente. B.________ s'en prend de la même manière à l'appréciation concernant certains des travaux accomplis par l'entreprise Y.________ SA, où le Tribunal cantonal infirme les conclusions de l'expert concernant deux montants de 4'150 fr. et 5'600 fr. Sur ces points également, la critique est insuffisamment précise. 4.4 Le rapport complémentaire classe hors forfait un montant de 3'500 fr. concernant l'entreprise d'électricité X.________ Sàrl et le Tribunal cantonal retient la solution contraire en se référant à un aveu de A.________. Cet aveu n'est pas contesté devant le Tribunal fédéral. Contrairement à l'opinion soutenue par B.________, il n'apparaît pas que les juges se soient fondés sur une simple vraisemblance plutôt que sur une preuve complète. 4.5 Le Tribunal cantonal constate que les intimés ont payé directement 2'016 fr.80 pour le remplacement de tapis déjà posés dans trois chambres et endommagés par une venue d'eau. Sur la base d'une déclaration de B.________ consignée au procès-verbal d'une séance de chantier du 9 décembre 1997, le tribunal retient que ce remplacement incombait aux recourants à titre de prestation incluse dans le forfait. En conséquence, ces derniers ont été jugés débiteurs du montant précité. Devant le Tribunal fédéral, B.________ soutient que sa déclaration n'autorisait pas les intimés à faire exécuter la prestation par une entreprise autre que celle qui avait installé les tapis endommagés; il se plaint donc de "violation des règles contractuelles". Cette critique ne porte pas sur la constatation des faits mais plutôt sur l'appréciation juridique des faits constatés. Elle peut être soumise au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme (art. 43 al. 4 OJ); par conséquent, elle est irrecevable à l'appui du recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ).