Citation: 8C_139/2018 E. 4.3

4.3. Se fondant sur l'expertise du docteur E.________ du 26 janvier 2016 et son complément du 24 mars 2016, la juridiction cantonale a retenu que l'état de santé de la recourante s'était amélioré depuis la décision de rente en 2003, lui permettant de mettre à profit une capacité de travail pleine et entière, du point de vue des conséquences de l'accident, dans son activité habituelle ou une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Les conditions d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA étaient ainsi réunies. En ce qui concerne le moment à partir duquel cette amélioration s'était produite, la juridiction cantonale a constaté que celle-ci n'était pas intervenue avant 2008, conformément à ce qu'avait retenu le docteur E.________. Les premiers juges ont considéré que la recourante avait violé son obligation de renseigner en n'annonçant pas l'amélioration de son état de santé, ce qui justifiait la suppression de la rente d'invalidité avec un effet rétroactif.