Citation: 1C_514/2021 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, comme l'a relevé l'autorité précédente, les locaux litigieux présentent des dimensions importantes. Ils sont isolés (isolation périphérique de plusieurs centimètres et vitrages isolants) et respectent toutes les règles de salubrité fixées aux art. 25 et 28 du règlement d'application de la loi sur l'aménagement du territoire et des constructions du 19 septembre 1986 (RLATC; RS/VD 700.11.1), en particulier en ce qui concerne le volume et l'éclairage. La cour cantonale a souligné que ces espaces sont dotés de prises électriques. Certes, ces locaux ne sont actuellement pas chauffés puisque le service cantonal a fait interrompre les travaux de pose d'un chauffage qui étaient en cours. Néanmoins, ce seul élément ne permet pas de remettre en cause l'habitabilité des locaux, l'existence de prises électriques permettant, si nécessaire, l'utilisation d'un chauffage d'appoint. L'autorité précédente a également indiqué que ces locaux ne sont pas reliés directement au logement, mais qu'ils sont aisément accessibles par un escalier. Par ailleurs, les plans complémentaires mis à l'enquête publique ne permettent pas de déterminer la hauteur exacte des espaces litigieux. Cependant, comme l'a souligné l'autorité précédente, en particulier sur la base des constatations faites lors de la vision locale, le fait que la hauteur de 2.40 mètres, prescrite par l'art. 27 RLATC, ne soit peut-être pas respectée, ne permet pas de mettre en cause l'appréciation de la Municipalité sur l'habitabilité des locaux. Enfin, lors de l'enquête publique principale, la qualification de ces deux espaces avait déjà fait l'objet de nombreuses discussions. L'autorité communale avait finalement admis qu'ils pouvaient être considérés comme une cuisine d'été et que leur surface n'avait pas à être comptabilisée dans le calcul de la SPBU. Elle s'était fondée sur la norme ORL-EPF 514 420, ce qui constitue une pratique courante (arrêt 1C_382/2018 du 10 juillet 2019 consid. 6.3.2) dans la mesure où l'espace en cause demeurait ouvert. En décidant de poser des baies vitrées, cet espace devient un espace fermé de telle sorte que l'argumentation qui avait prévalu lors de l'octroi du permis de construire principal ne peut plus être appliquée et que la dite surface doit faire partie du calcul de la SBPU. Les recourants ont expliqué que la pose de baies vitrées avait pour but de garantir une plus grande intimité et de réduire les possibles nuisances sonores. Or, la recherche d'un plus grand confort d'utilisation d'une surface dont les recourants soutiennent qu'il ne s'agit pas d'une surface habitable, ne justifie pas de porter atteinte à la règle communale fixant une limite maximale de surface de plancher utile. Dès lors, l'argumentation soutenue par les recourants selon laquelle cet espace ne serait ni chauffé et ni directement lié aux habitations, ne suffit pas à l'exclure de la SBPU. L'application de la loi défendue par l'autorité cantonale ne se révèle ni déraisonnable, ni manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause et doit ainsi être confirmée.