Citation: 4P.321/2005 14.03.2006 E. 3.2

3.2.1 Le recourant soutient ensuite, dans une argumentation confuse, que les conclusions tirées par la juridiction cantonale de la teneur du projet de contrat établi en novembre 1998 (recte: 1996) sont tout à fait arbitraires et en contradiction flagrante avec de nombreuses pièces du dossier. Il se garde toutefois bien de préciser de quelles pièces il s'agit et ne démontre nullement en quoi l'interprétation donnée par la cour cantonale serait insoutenable. En effet, l'argumentation du recourant consiste simplement à affirmer qu'il "n'entendait pas du tout être lié à une des sociétés propriété de l'intimé car il ignorait la solvabilité de ces dernières", tout en précisant qu'il souhaitait que l'intimé reste débiteur des loyers, "soit personnellement, soit en qualité de garant si le contrat devait être conclu avec l'une de ses sociétés". Le développement quelque peu contradictoire du recourant est d'autant moins compréhensible que le projet de contrat dont il est question désignait clairement X.________ comme locataire, avec mention d'une solidarité personnelle de la part de l'intimé, sans que cette mention, dûment constatée par la cour cantonale, ne soit remise en cause par le recourant. 3.2.2 Le recourant reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du contrat de bail signé en 1993 par l'intimé comme élément d'appréciation. Aux dires du recourant, l'intimé, en qualité de signataire du contrat de bail de 1993, entendait par la conclusion du contrat de 1995 se délier personnellement du paiement des loyers et "transmettre le bébé" à l'une de ses sociétés qu'il allait ensuite revendre ou dissoudre. Cet élément de preuve ne peut toutefois être d'aucun secours au recourant. Tout d'abord, le contrat de bail de 1993, qui désigne clairement les parties, est dénué de toute ambiguïté, contrairement au contrat litigieux. Ensuite, au moment de sa signature, le 18 juin 1993, la société X.________ S.A. n'était pas encore constituée; elle ne pouvait donc pas apparaître comme locataire. En outre, une fois constituée, elle s'est acquittée, aux dires même du recourant, des loyers dus, alors qu'elle n'était pas partie au contrat de bail. Ainsi, il est probable que, au moment de la signature du deuxième contrat, les parties aient cherché à clarifier la situation de fait qui prévalait jusque-là. A cet égard, il est significatif de noter que le paiement des loyers par X.________ S.A. n'a, à aucun moment, été discuté par le recourant. Partant, sur le vu de l'ensemble de ces éléments, la teneur du contrat de 1993, qui ne s'apparente pas à celui présentement litigieux, n'apparaît pas en l'état décisive et l'autorité n'est pas tombée dans l'arbitraire en ne le prenant pas en compte. Le grief est ainsi dénué de fondement. 3.3 Le recourant affirme que la cour cantonale ne pouvait se fonder sur le paiement des loyers par la société pour prétendre que celle-ci avait ratifié la signature du contrat. Il en veut pour preuve le fait qu'elle s'acquittait déjà des loyers avant 1995. Une fois encore, le recourant ne peut valablement tirer argument de cet élément, dès lors que la titularité du premier contrat ne faisait l'objet d'aucune ambiguïté. Bien plus, le fait que la société s'acquittait des loyers déjà sous le régime du premier contrat plaide en faveur d'une volonté de s'engager, ce qui n'avait pas pu être formellement le cas lors de la conclusion de ce premier contrat, puisque la société en question n'existait pas encore. En sus, il qualifie l'attitude de l'intimé de "totalement incorrecte", faisant même état de "stratagème utilisé", ce qui ne ressort aucunement des faits de la cause. Enfin, le recourant ne démontre pas l'arbitraire dans l'appréciation des preuves ayant conduit la cour cantonale à considérer, au terme de son examen, que le véritable débiteur est X.________ S.A. et non pas l'intimé; il se contente, en définitive, de substituer sa propre appréciation à celle du tribunal, sous une forme appellatoire, ce qui est irrecevable.