Citation: 8C_270/2018 E. 4

En l'espèce, il n'est pas contesté que l'affection oculaire dont souffrait l'intimé à la suite de son agression du 6 mai 2012 était stabilisée et que le traitement médical n'était plus susceptible d'y apporter une amélioration sensible depuis (au plus tard) le dernier examen effectué par le docteur G.________ le 28 juillet 2014. Contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, l'assureur recourant était donc en droit de mettre fin au remboursement du traitement médical à compter du 1er mai 2016 dans la mesure où l'art. 19 al. 1 LAA lie la fin du droit au traitement médical à la naissance du droit à la rente et la naissance du droit à la rente au fait qu'il n'y a plus lieu d'attendre une amélioration sensible de l'état de santé de l'assuré, mais ne subordonne pas la fin de la prise en charge du traitement médical à la décision de rente. En dehors des hypothèses prévues par l'art. 21 al. 1 LAA (non applicable au cas d'espèce dès lors que la décision de rente n'a pas encore été rendue), il n'existe pas de droit à la prise en charge d'un traitement par l'assureur-accidents postérieurement à la stabilisation du cas. Le recours est dès lors bien fondé.