Citation: 6B_1109/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que la recourante n'avait pas contesté avoir dépassé le véhicule de I.________ alors qu'un véhicule arrivait en sens inverse et qu'il faisait sombre au moment des faits. En agissant ainsi, elle avait adopté un comportement dangereux, prenant le risque d'effectuer un dépassement sans être certaine qu'elle aurait le temps de se rabattre sur sa voie sans gêner le véhicule arrivant en sens inverse ou celui qu'elle dépassait. La cour cantonale a par ailleurs retenu qu'un contact avait bien eu lieu entre le véhicule de I.________ et celui de la recourante, au vu des déclarations de celui-ci et de H.________ et des traces de peinture blanche sur l'avant gauche du véhicule de I.________. La cour cantonale a jugé que le comportement de la recourante ne saurait être excusé par le fait que le véhicule qu'elle dépassait roulait lentement et/ou aurait accéléré au moment de la manoeuvre de dépassement, ou encore que celui arrivant en sens inverse roulait trop vite, circonstances avec lesquelles elle devait compter lorsqu'elle a pris la décision d'effectuer son dépassement. Rien ne permettait d'ailleurs de considérer pour vraies les assertions de la recourante, qui étaient contestées par H.________ et n'étaient soutenues par aucun élément du dossier. Elle a donc confirmé la condamnation de la recourante pour violation grave d'une règle de la circulation routière, celle-ci ayant créé une mise en danger concrète du trafic dans la mesure où la collision entre les deux véhicules aurait pu entraîner une atteinte grave à la santé de leurs occupants (art. 90 al. 2 LCR en relation avec l'art. 26 al. 1 et l'art. 35 al. 2 et 3 LCR et l'art. 10 al. 2 OCR).