Citation: 4A_557/2020 E. 2

Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 5 février 2020, A.X.________ et B.________ SA ont notamment conclu à ce qu'il soit fait interdiction à S.________ d'accomplir tout acte de gestion ou de représentation au nom de C.________ SA jusqu'à l'entrée en force de la décision sur demande au fond, à ce qu'un commissaire chargé de la gestion des affaires courantes de la société précitée soit nommé, à ce qu'il soit fait interdiction à C.________ SA de donner son approbation à une quelconque cession d'actions et d'apporter des modifications au registre des actionnaires (conclusion 8.6 et 8.7), le tout sous la menace de la peine d'amende prévue par l'art. 292 CP. Ils ont en outre requis qu'un délai de trois mois leur soit imparti en application de l'art. 263 CPC pour ouvrir action au fond. La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée le 6 février 2020. Le 10 mars 2020, le Juge délégué de la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud a tenu une audience, au cours de laquelle l'intimée a acquiescé aux conclusions 8.6 et 8.7. Statuant le 16 mars 2020, le Juge délégué a rejeté les conclusions de la requête de mesures provisionnelles, hormis celles auxquelles la partie adverse avait acquiescé. Le 27 août 2020, les requérants ont déposé devant le premier juge une demande en interprétation et en rectification tendant à ce que le dispositif de l'ordonnance du 16 mars 2020 soit complété en ce sens qu'un délai de trois mois leur soit imparti pour ouvrir action au fond (art. 263 CPC). Cette demande a été rejetée le 2 octobre 2020.