Citation: U 466/00 03.04.2001 E. 5

5.- a) L'assuré est tenu de mettre économiquement en valeur sa capacité de travail résiduelle en exerçant une activité lucrative raisonnablement exigible, afin d'atténuer les conséquences du dommage imputable à l'accident (ATF 117 V 400 consid. 4b et les références; Ghélew/Ramelet/Ritter, Commentaire de la loi sur l'assuranceaccidents, ch. 5 p. 98). Une activité est exigible lorsqu'elle est compatible avec l'état de santé de l'assuré et ses aptitudes professionnelles (Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 187). b) Les premiers juges n'ont toutefois pas pris en considération les activités que la recourante avait indiquées dans ses déterminations du 4 février 2000, DPT à l'appui, écartant ainsi les revenus énoncés dans celles-ci. Pourtant, il ressort du dossier que l'intimé pourrait, sous certaines conditions, occuper un emploi d'huissier auprès de diverses banques, effectuer des travaux de petite mécanique ne requérant pas de CFC, ou travailler en qualité de gardien ou de caissier de parking, ce qui lui permettrait ainsi de réaliser un salaire annuel de 48 002 à 69 500 fr. selon les DPT produites par la CNA. Dès lors, sous peine de violer la lettre et l'esprit de l'art. 18 al. 2 LAA, 2e phrase, il faut tenir compte du revenu d'invalide lors de l'évaluation de l'invalidité, de sorte que celui-ci doit être déterminé.