Citation: 1B_508/2018 E. 3.1.1

3.1.1. En l'espèce, le Juge unique a relevé, dans son ordonnance du 27 juin 2018 - à laquelle il a renvoyé dans la mesure où le recourant n'avait pas invoqué d'éléments nouveaux - que les contacts à l'étranger du recourant étaient très forts dès lors qu'il est né en Macédoine en 1990, qu'il a la nationalité macédonienne, qu'il a encore ses parents dans ce pays où il a séjourné pour la dernière fois trois semaines seulement avant son arrestation le 16 novembre 2017; il a en outre vécu en Italie avant 2012 et il a une soeur et un frère dans ce pays où il s'est rendu en octobre 2014 et octobre 2017. Le Juge unique a en revanche considéré que les liens avec la Suisse étaient relativement ténus, même s'il est titulaire d'un permis C, s'il a son amie (au bénéfice également d'une telle autorisation d'établissement), sa fille, une soeur et un oncle en Suisse et s'il semble pouvoir retrouver du travail en cas de remise en liberté. En effet, il a relevé que le recourant séjournait en Suisse depuis seulement 6 ans et demi, contre 21 ans à l'étranger. Selon l'instance précédente, compte tenu de l'importance de la peine privative de liberté dont le recourant était menacé, le risque de fuite était, au vu des considérations qui précèdent, très élevé.