Citation: 5P.290/2006 12.10.2006 E. 3

La recourante se plaint ensuite d'arbitraire dans l'application de l'art. 82 LP. Elle soutient en bref que les signatures figurant sur les bons de livraison ne font qu'attester de la réception de la marchandise et ne valent pas reconnaissance inconditionnelle de payer une somme d'argent. En outre, elle n'aurait jamais reçu les conditions annuelles de prix qu'elle avait pourtant réclamées, de sorte que sa dette n'était pas déterminable. Le seul rapprochement des bons de livraison et des factures correspondantes - au demeurant contestées - ne saurait donc constituer un titre de mainlevée. Enfin, certains bulletins de livraison signés ne mentionnaient pas de prix unitaires, et ce pour un montant de 67'550 fr.