Citation: 1C_430/2022 E. 1

que seul le recours en matière de droit public est ouvert à l'encontre d'un refus de grâce, puisqu'il s'agit d'une décision rendue en dernière instance cantonale par une autorité autre qu'un tribunal (art. 86 al. 3 LTF) dans une cause de droit public ne tombant pas sous le coup de l'une des exceptions mentionnées à l'art. 83 LTF (ATF 118 Ia 104 consid. 1a; arrêt 1C_240/2013 du 22 avril 2013 consid. 1.1 et les références citées), qu'au terme de l'art. 89 al. 1 LTF, a qualité pour recourir celui qui a pris part à la procédure devant l'autorité précédente (let. a), est particulièrement atteint par la décision attaquée (let. b) et a un intérêt digne de protection à son annulation ou sa modification (let. c), qu'il n'est point besoin d'examiner si, et dans quelle mesure la recourante a qualité pour agir contre une décision rendue en matière de grâce (cf., concernant l'ancien art. 88 OJ, ATF 118 Ia 104 consid. 1b), qu'en effet, le recours ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation posées à l'art. 42 al. 2 LTF, que selon cette disposition, les mémoires de recours doivent être motivés et exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit, que la recourante refait l'historique de la procédure pénale, revient sur les aspects civils de la contestation et se plaint de différents frais qui sont mis à sa charge et de refus de statuer, ainsi que d'une détention qui serait selon elle abusive, qu'elle se plaint incidemment d'une violation de son droit d'être entendue et de l'art. 6 CEDH, sans nullement étayer ce grief,