Citation: 1C_253/2023 E. 3.1.1

3.1.1. Au niveau cantonal, la loi sur les routes du 3 septembre 1965 (LR; RS/VS 725.1) fixe les normes de droit public applicables "aux voies publiques" de l'État et des communes, aux routes et chemins privés, affectés à l'usage commun (art. 1 al. 1 LR). L'art. 20 LR régit notamment la procédure d'affectation et de désaffectation des routes communales, laquelle relève de la compétence du Conseil municipal (al. 3), à l'exclusion donc de la CCSR. L'affectation ou la désaffectation doivent être précédées d'une enquête publique (al. 4) ouvrant un délai de 30 jours pour former opposition auprès du Conseil municipal (al. 5). Les art. 25 ss LR règlent, quant à eux, la construction, la correction et la réfection des voies publiques. De tels travaux doivent notamment faire l'objet d'un projet d'exécution (art. 39 LR) et d'une enquête publique (art. 42 LR). Lorsqu'il est appelé à revoir l'interprétation d'une norme cantonale sous l'angle restreint de l'arbitraire, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En revanche, si l'application de la loi défendue par l'autorité cantonale ne s'avère pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause, cette interprétation sera confirmée, même si une autre solution - éventuellement plus judicieuse - paraît possible (ATF 145 I 108 consid. 4.4.1). En outre, pour qu'une décision soit annulée au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 144 I 113 consid. 7.1). Dans ce contexte, le recours est soumis aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 149 III 81 consid. 1.3; 146 I 62 consid. 3).