Citation: 6B_754/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré que la faute du recourant était importante. Il s'en était pris de manière parfaitement égoïste à l'intégrité physique et psychique ainsi qu'à la liberté d'action de son épouse, qui avait vécu dans la peur de son mari, en cédant à une colère mal maîtrisée. Il n'avait eu de cesse de nier les faits, sa collaboration pouvant être qualifiée de médiocre. Sa prise de conscience était inexistante en ce qui concernait les violences perpétrées à l'encontre de son épouse, qu'il continuait, encore au stade de l'appel, de blâmer pour leurs disputes. Il déclarait persister dans son suivi psychologique mais ne l'étayait pas. Sa situation personnelle, certes marquée par un parcours migratoire et des facteurs culturels, ne justifiait pas ses actes. L'absence d'antécédents était un facteur neutre pour la fixation de la peine. L'importance de la faute du recourant conjuguée à son absence de toute prise de conscience commandait le prononcé d'une peine supérieure à 180 unités pénales. Par conséquent, seule une peine privative de liberté entrait en considération. Les infractions de menaces et contrainte étaient abstraitement d'égale gravité. Cela étant, au vu de son résultat, l'infraction la plus grave était la menace réalisée à l'aide du couteau, infraction devant être sanctionnée, en elle-même, par une peine privative de liberté de quatre mois. Cette peine devait être augmentée de deux mois pour tenir compte de la menace de mort (peine hypothétique de deux mois et demi), d'un mois pour la menace de suicide (peine hypothétique de deux mois), de deux mois pour la contrainte (peine hypothétique de trois mois) et d'un mois pour la tentative de contrainte (peine hypothétique de deux mois). Le sursis était acquis au recourant et, au-delà de son absence de prise de conscience, cela ne pourrait conduire au prononcé d'une peine ferme dans les circonstances d'espèce, le ministère public n'ayant pas appelé du jugement du tribunal de police.