Citation: 6B_1039/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré qu'à l'instar de la CPR dans son arrêt du 9 décembre 2021, les propos tenus par l'intimé à l'issue de l'audience du 7 mai 2021 ne pouvaient être interprétés subjectivement comme un retrait de plainte. En effet, plusieurs indices, au nombre desquels son état psychologique - bien qu'aucune incapacité de discernement n'eût été établie -, sa mise en cause constante malgré les dénégations du recourant, sa volonté de présenter, lors de chaque audience, sa version des faits détaillée ou encore sa rétraction immédiate à la suite de la courte suspension d'audience (trois minutes seulement) après s'être entretenu avec son conseil, permettaient de douter de sa volonté réelle et de sa faculté à saisir la portée de ses propos. L'assistance d'un avocat, qui aurait aisément pu l'aiguiller dans sa volonté de retrait de plainte, penchait également dans ce sens. Enfin, si l'intimé avait effectivement été rendu attentif aux conséquences pénales d'un tel retrait par la police, cette information datait alors de plus de deux ans, si bien qu'il était fort probable qu'il n'en ait gardé aucun souvenir. Au regard de ce qui précédait, la plainte pénale déposée par l'intimé contre le recourant n'avait pas fait l'objet d'un retrait, de sorte qu'elle était valable et qu'aucun empêchement de procéder conduisait à ne pas entrer en matière.