Citation: 8C_265/2008 07.11.2008 E. 4

4.1 Sur le plan psychique, le docteur R.________ a indiqué que le diagnostic d'état de stress post-traumatique posé après l'accident était de plus en plus improbable, l'anamnèse et le status évoquant davantage un trouble de l'adaptation ayant évolué en trouble somatoforme douloureux dont la relation de causalité avec l'accident n'était que possible (rapport d'expertise du 28 novembre 2001). De son côté, le docteur K.________ a posé le diagnostic d'état de stress post-traumatique (F 43.1), d'état dépressif majeur grave avec syndrome somatique (F 32.2), de trouble douloureux somatoforme persistant (F 45.4) et de modifications persistantes autres de la personnalité (F 62.8). Par sa décision sur opposition du 29 juillet 2003, l'intimée a nié le droit de l'assurée à des prestations à partir du 10 décembre 2001, motif pris de l'absence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques et l'accident. Elle s'est fondée pour cela sur les conclusions du docteur R.________. Dans son jugement du 26 août 2004, la juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre les troubles et l'accident. En ce qui concerne la causalité naturelle, elle s'est fondée sur les conclusions du docteur R.________ plutôt que sur celles du docteur K.________, motif pris que l'appréciation de celui-ci reposait sur un examen pratiqué quatre ans environ après l'accident, de sorte qu'une évaluation objective et précise de l'évolution de l'état de santé n'était plus réalisable. Dans son arrêt du 1er mars 2006 (U 355/04), le Tribunal fédéral des assurances a considéré que le motif pour lequel la juridiction cantonale avait écarté l'avis du docteur K.________ n'était pas convaincant; dans la mesure où les conclusions des docteurs R.________ et K.________ étaient contradictoires sur des points déterminants, la juridiction cantonale aurait dû inviter le docteur R.________ à se déterminer sur les objections du docteur K.________ et, au cas où les faits déterminants pour la solution du litige seraient demeurés incertains, ordonner une expertise judiciaire afin de les établir.