Citation: 9C_566/2023 E. A

A.a. A.________ et B.________ (ci-après: les contribuables) sont domiciliés dans le canton de Vaud où ils sont assujettis de manière illimitée à l'impôt sur le revenu et sur la fortune. Depuis 2008, B.________ détient un quart des parts (25'000) de C.________ Sàrl (ci-après: la Société), sise à U.________, qui a pour but toute activité dans le domaine immobilier, notamment la direction de travaux et l'entreprise générale. A.________ en est l'unique gérant au bénéfice de la signature individuelle; sa rémunération s'est élevée à 74'934 fr. en 2013 et 75'233 fr. en 2014. Le reste des parts (75'000) est détenu par D.________, fille des contribuables. A.b. Comme l'un des comptes figurant au bilan de la Société, correspondant au compte courant de A.________ (ci-après: compte courant gérant) a augmenté de manière importante pendant les périodes fiscales 2011 et 2012, l'Office d'impôt des personnes morales (ci-après: l'OIPM) a notamment entendu A.________ le 21 août 2013. Expliquant que le compte courant gérant servait au remboursement de ses propres dettes, celui-ci s'est engagé, par courrier du 3 septembre 2013, à rembourser un montant de 50'000 fr. d'ici au 31 décembre 2014 à la Société. A.c. Les époux A.________ et B.________ ont déposé leurs déclarations pour les années fiscales 2013 et 2014 en indiquant comme revenu imposable respectivement 81'900 fr. et 86'900 fr. pour l'impôt cantonal et communal (ICC) et respectivement 69'400 fr. et 74'400 fr. pour l'impôt fédéral direct (IFD). Par décisions de taxation des 14 juin 2018 (période fiscale 2013) et 3 septembre 2019 (période fiscale 2014), l'Office d'impôt des districts de V.________ et W.________ (ci-après: l'office d'impôt) a arrêté le revenu imposable des contribuables à 159'700 fr. pour l'ICC et 133'100 fr. pour l'IFD pour l'année fiscale 2013 ainsi qu'à 127'900 fr. pour l'ICC et 112'400 fr. pour l'IFD pour l'année fiscale 2014. L'office d'impôt a notamment motivé l'augmentation du revenu imposable par le fait que l'accroissement du compte courant gérant au sein de la Société constituait une distribution dissimulée de bénéfice (prêt simulé). Pour l'année 2014, il a limité la reprise à titre de revenu à hauteur de 25% de la prestation appréciable en argent, au prorata de la détention de la participation de B.________ dans la Société. A.d. Par décision du 29 mars 2022, l'Administration cantonale des impôts du canton de Vaud (ci-après: l'ACI) a rejeté les réclamations des contribuables des 26 juin 2018 et 1er octobre 2019 concernant respectivement les années fiscales 2013 et 2014 en confirmant l'existence d'un prêt simulé de la Société en faveur du gérant. Elle a modifié très partiellement le revenu imposable pour les deux années fiscales en déduisant les intérêts (relatifs au prêt fictif) du bénéfice imposable et en limitant la reprise à titre de revenu à hauteur de 25%. Elle a arrêté le revenu imposable à 93'100 fr. (ICC) et 77'500 fr. (IFD) pour l'année fiscale 2013 ainsi qu'à 127'900 fr. (ICC) et 111'500 fr. (IFD) pour l'année fiscale 2014. A.e. Par décisions du même jour, l'ACI a admis partiellement les réclamations que la Société avait formées contre les décisions de taxation portant sur les périodes fiscales 2013 à 2015 la concernant, en ce sens qu'elle a accepté des provisions "pertes sur Mali" (relative à un commerce d'or entre la Suisse et le Mali) et, tout en confirmant que l'augmentation du compte courant gérant constituait un prêt simulé, elle a admis la déduction des intérêts sur le prêt fictif du bénéfice imposable; elle a modifié en conséquence les décisions de taxation pour ces périodes. La Société a saisi successivement le Tribunal cantonal du canton de Vaud (arrêt du 9 août 2023 [Fl.2022.0050]), puis le Tribunal fédéral (cause 9C_565/2023) d'un recours. Celui-ci a été rejeté par arrêt de ce jour.