Citation: 7B_853/2023 E. B

Par arrêt du 28 avril 2023, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours formé par A.________ contre cette ordonnance, qu'elle a confirmée. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. Le vendredi 20 mars 2020, vers 14h00, B.________, au guidon de sa motocyclette, a emprunté, successivement, la rue C.________, réservée uniquement aux bus, taxis et cycles, la rue D.________, interdite aux véhicules automobiles et aux motocycles, la rue E.________, zone piétonne où seule la circulation des vélos, vélomoteurs et services communaux est autorisée, la rue F.________ et enfin la rue G.________, en sens interdit. B.b. Ce faisant, B.________ a été aperçu par A.________, policier au volant d'une voiture banalisée, qui l'a suivi et l'a interpellé alors qu'il venait de garer son véhicule à la place G.________. B.c. A.________ a fait remarquer à B.________ qu'il venait d'effectuer une série de manoeuvres interdites - ce que l'intéressé a reconnu - et qu'il était amendable, tout en précisant qu'il n'allait pas le sanctionner pour cette fois. B.d. Alors qu'il s'éloignait, A.________ a cru entendre B.________ marmonner quelque chose comme "je connais du monde au département" ou "sur la colline". Il est alors revenu sur les lieux et a procédé à un contrôle des papiers de B.________, notamment en scannant son permis de conduire et sa plaque d'immatriculation, avant de repartir. B.e. Le jour même, B.________ a déposé plainte pénale contre A.________ du chef d'abus d'autorité, considérant qu'en lui disant, lors de son interpellation, d'un ton désagréable et agressif, "vous avez de la chance", puis en opérant un "contrôle-sanction" qu'il avait terminé par un "si jamais j'entends parler de vous, ça va très mal se passer pour vous", le policier l'avait menacé d'une probable vendetta dans le but de l'intimider.