Citation: 2C_48/2023 E. 6.6

6.6. Il convient donc d'annuler le ch. VI du dispositif de l'arrêt attaqué et d'admettre la demande d'assistance judiciaire sous la forme de la désignation de Me Frédérique Riesen en qualité de défenseur d'office de la recourante pour la procédure devant l'autorité administrative de droit des étrangers. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral de statuer lui-même en première instance sur le montant à allouer au défenseur d'office. La cause sera donc renvoyée au Tribunal cantonal pour qu'il fixe le montant dû. A cet égard, il sied toutefois de relever que ne sont visées par l'assistance judiciaire que les activités pour lesquelles le recours à un professionnel du droit s'imposait. Sont donc concernées en l'espèce les démarches avec les autorités en matière de droit des étrangers, mais non celles relevant du placement de la recourante, pour lesquelles une curatrice de représentation a été nommée. Lorsque la recourante soutient que la totalité des opérations effectuées par son avocate, y compris celles en lien avec la procédure de placement menée devant le Service de l'enfance notamment, pouvaient uniquement être conduites par ladite avocate, sa position ne saurait donc être suivie.