Citation: 1C_74/2017 E. 1.3

1.3. La recourante relève que, contrairement à ce que retient l'arrêt attaqué, la demande d'entraide repose sur les renseignements contenus dans la "liste Falciani", soit des données volées ne pouvant être utilisées comme moyens de preuve. La condamnation de Falciani pourrait avoir une influence sur la jurisprudence développée à ce propos. La recourante reconnaît que selon la jurisprudence, l'autorité suisse d'entraide n'a pas, sous l'angle de l'art. 2 CEEJ, à s'interroger sur la validité des preuves recueillies dans l'Etat requérant. Ces preuves ne doivent d'ailleurs être ni produites, ni même mentionnées à l'appui de la demande d'entraide (art. 14 CEEJ et 28 al. 2 EIMP). On ne voit dès lors pas en quoi la condamnation intervenue en 2016 pourrait changer quelque chose à cette appréciation. Il ne se pose dès lors aucune question de principe, et les autres griefs soulevés par le recourant ne sauraient faire de la présente cause un cas particulièrement important.