Citation: 2C_178/2022 E. 5.5

5.5. Il en va de même s'agissant du grief de la recourante sous l'angle de la violation du droit à l'accès au juge au sens de l'art. 29 al. 1 Cst. Il ne ressort en effet nullement de l'arrêt 1C_684/2020 précité que le droit cantonal prescrirait d'office l'octroi d'un délai supplémentaire pour le paiement de l'avance de frais en cas de non-paiement dans le premier délai fixé en vertu de l'art. 86 al. 1 LPA/GE. Le Tribunal fédéral a, au contraire, récemment considéré que la jurisprudence cantonale genevoise tendait à refléter une application stricte de l'art. 86 al. 2 LPA/GE et des conséquences légales d'un non-paiement de l'avance de frais dans le délai imparti (arrêt 1C_339/2020 du 20 octobre 2020 consid. 2.4 et les arrêts cantonaux cités). Cette disposition prévoit ainsi clairement que, si l'avance de frais n'est pas versée dans le délai imparti, l'autorité déclare le recours irrecevable (arrêt 2D_11/2018 précité consid. 4.2). Dès lors que la recourante ne conteste pas avoir omis de verser l'avance de frais dans le délai imparti, et n'allègue au demeurant pas ne pas avoir été avertie de façon appropriée dudit délai et des conséquences de son inobservation, force est d'admettre qu'elle ne pouvait se prévaloir d'un droit à ce qu'il lui soit d'office accordé un délai de grâce pour s'acquitter du paiement de l'avance requise, respectivement à ce qu'il soit entré en matière sur son recours. Le droit cantonal de procédure subordonnant clairement la recevabilité des recours au versement d'une avance de frais dans un délai déterminé, il s'ensuit que l'on ne saurait reprocher à la Cour de justice d'avoir commis un déni de justice formel en confirmant le jugement du 30 novembre 2021, en tant que celui-ci déclarait irrecevable le recours pour cause de paiement tardif de l'avance de frais.