Citation: 1C_87/2021 E. 4.4.3

4.4.3. Les recourants reprochent de même à la Cour de justice d'avoir nié que l'aliénation se justifiait par un besoin de liquidités du recourant 1. Ils se bornent toutefois à affirmer que l'intérêt privé à un éventuel désendettement prévu à l'art. 13 RDTR ne serait pas le seul pouvant primer l'intérêt public au maintien du parc locatif poursuivi par la LDTR/GE. Sur le principe et de manière générale, on peut certes en convenir. Dans le cas particulier cependant, les recourants n'avancent aucune autre circonstance concrète commandant de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente; affirmer de manière générale que la titularité du certificat d'actions entraînerait "un certain nombre de conséquences juridiques, de responsabilités.... " est à cet égard insuffisant (cf. art. 106 al. 2 LTF). Il faut d'ailleurs, avec la Cour de justice, reconnaître que l'essentiel du prix de vente interviendrait en remboursement du prêt initial consenti par C.________; aussi l'opération ne dégagerait-elle guère de liquidités, ce que les recourants ne discutent au demeurant pas. A ce stade, ils ne réitèrent pas leur argumentation fondée sur l'impossibilité pour le recourant 1 d'acheter l'appartement; la mentionnant néanmoins, le recourant 1 se prévaut, en lien avec celle-ci, de son intérêt à se saisir de l'opportunité de pouvoir vendre les actions de la société immobilière et sortir de celle-ci. Cela ne lui est toutefois d'aucun secours: cette opportunité, qui vise à sortir d'un système dans lequel le recourant 1 est sciemment entré ne saurait être considérée, pour les motifs déjà développés au consid. 4.4.2 ci-dessus. A cela s'ajoute enfin, ce qui n'est pas non plus contesté, que les intérêts avancés par le recourant 1 dans sa requête d'autorisation d'aliéner sont en réalité des intérêts génériques qui ont également été invoqués par d'autres intéressés dans le cadre d'opérations d'aliénation d'actions de la SIAL E.________ SA (ainsi que d'une une autre SIAL, également liée à C.________), dans des causes parallèles. Dans ces conditions, considérer que les intérêts privés invoqués par le recourant 1 relèvent de la pure convenance ne procède pas d'arbitraire. Par ailleurs, on ne saurait nier que l'intérêt de la recourante 2 s'avère strictement commercial. Les recourants ont d'ailleurs précisé, devant l'instance précédente, que l'acquisition du certificat d'actions intervenait à titre d'investissement. On ne comprend du reste pas en quoi le fait que le prix d'achat (255'000 fr.) soit - aux dires des recourants - relativement proche du prix de vente (285'000 fr.) enlèverait à l'opération et aux objectifs d'investissement poursuivis par la recourante 2 leur caractère commercial.