Citation: 6B_602/2024 E. 2.4

2.4. C'est en vain que la recourante s'en prend à l'appréciation opérée par la cour cantonale des déclarations de son ex-compagnon, dans la mesure où elle n'en a pas ignoré les contradictions (cf. jugement entrepris consid. 6.3 p. 43). Elle a néanmoins retenu, sans que l'arbitraire n'en soit démontré, la correspondance entre la quantité d'amphétamines saisie et celle qu'il avait admis avoir commandée pour le compte de la recourante (cf. jugement entrepris consid. 6.3 p. 45). Pour le surplus, l'argumentation de la recourante est purement appellatoire, partant irrecevable. S'agissant du témoignage de F.________, la recourante reconnaît un trafic de stupéfiants, portant certes sur d'autres substances que des amphétamines, et ne dit mot sur la proximité entre le lieu des transactions et le lieu de stockage. Elle se contente d'opposer sa propre appréciation du témoignage à celle opérée par la cour cantonale, dans une démarche largement appellatoire, partant irrecevable. Quant aux ressources assurant son train de vie, la recourante échoue à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il ne pouvait s'expliquer que par les revenus générés par le trafic de stupéfiants et en écartant ses explications tardives concernant l'aide de ses parents. Par ailleurs, la recourante passe sous silence les propos adressés à son ex-compagnon, par lesquels elle lui a certifié être " à fond dans son biz ", ainsi que son opposition à la destruction de la drogue stockée. Elle ne s'exprime pas davantage sur le paiement de 400 fr. par mois à un tiers pour stocker la marchandise transportée, comprenant les amphétamines. Pour le surplus, la recourante se contente d'offrir sa propre lecture des autres moyens de preuve, sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale (notamment détails et poids des amphétamines). En définitive, les éléments mis en exergue par la recourante ne suffisent pas à remettre en cause les constatations qui fondent sa condamnation. Ses développements ne sont pas de nature à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale, basée sur un faisceau d'indices convergents. La recourante ne démontre pas plus en quoi consisterait la violation du principe in dubio pro reo. Infondés, les griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.