Citation: 5P.379/2004 16.03.2005 E. 2

Le recourant soutient que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire en retenant que les augmentations de salaire postérieures au jugement de divorce n'ont pas été prises en compte lors de la conclusion de la convention d'entretien et lors de sa ratification par le juge. 2.1 Il estime que l'autorité cantonale est parvenue à cette conviction en interprétant de manière insoutenable le chiffre VII de la convention d'entretien. Cependant, la lecture du considérant 3.3.2 de l'arrêt attaqué ne permet pas de déceler une quelconque relation entre la citation de la convention et l'affirmation critiquée. Le recourant se trompe donc de cible en qualifiant d'arbitraire ce qu'il croit être une interprétation de la convention d'entretien. 2.2 Il prétend par ailleurs que l'affirmation cantonale précitée contredit grossièrement les faits retenus par le premier juge et que la Chambre des recours a fait siens. A teneur de ceux-ci, les augmentations de salaire "normales" étaient prévisibles et certaines au moment où les parties ont rédigé la convention d'entretien. Le recourant en déduit que ces augmentations ont nécessairement été prises en compte dans le calcul des pensions. La prévisibilité des augmentations de salaire lors de la ratification de la convention d'entretien ne suffit pas à rendre arbitraire l'appréciation cantonale. Il en irait autrement si l'évolution du salaire du recourant avait été mentionnée dans la convention ou dans le jugement de divorce; il aurait été en effet difficile, dans ce cas, d'admettre que les pensions avaient été calculées indépendamment de ce facteur. Le recourant ne prétend cependant pas que la convention d'entretien ou le jugement de divorce fassent état de l'évolution prévisible de son salaire. Il n'y a donc trace d'arbitraire dans l'affirmation cantonale selon laquelle l'augmentation de revenu du recourant n'a pas été prise en compte par le juge du divorce.