Citation: C 269/02 23.01.2003 E. 3

La prime litigieuse présente un caractère composite, dans la mesure où, au dire de l'assurée, elle servait à la fois à compenser le renchérissement non perçu pendant plusieurs années, à remercier l'employée pour ses services et à la dédommager pour la perte de salaire due à la réduction (décidée par l'employeur) de son taux d'occupation. Il s'agit visiblement d'une allocation unique et spontanée de l'employeur, qu'il n'est pas possible de rattacher à une durée d'activité déterminée, à la différence, par exemple d'une gratification ou d'un treizième salaire versés en fin d'année et qui constituent une rémunération pour une prestation fournie tout au long d'une année. Dans ces conditions et dans la mesure où l'art. 24 LACI exige de prendre prendre en considération au titre de gain intermédiaire tout revenu provenant d'une activité salariée ou indépendante pendant une période de contrôle, le premier juge était fondé à considérer que la prime devait être prise en compte pour la période durant laquelle elle a été touchée (comp. avec l'arrêt publié dans SVR 2000 AlV no 22 p. 63).