Citation: 9C_717/2018 E. 3

Dans un arrêt du 22 juin 2017 (6B_585/2017, 6B_597/2017, 6B_598/2017, 6B_638/2017, 6B_639/2017, 6B_648/2017 et 6B_650/2017), la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a constaté que la recourante lui avait adressé à de nombreuses reprises des écritures peu compréhensibles, difficilement lisibles et inintelligibles. Elle a aussi relevé, dans ce contexte, le caractère abusif et répétitif de ces démarches, qui avaient toutes abouti à une décision d'irrecevabilité, à l'exception d'un cas. Au consid. 11.2 de cet arrêt, elle a mentionné une série d'arrêts dans lesquels la recourante avait été informée que de nouvelles écritures du même type, dans les mêmes affaires, seraient classées sans suite. La Ire Cour de droit social, dans un arrêt du 3 novembre 2017 (8C_739/2017), a aussi constaté que sept recours interjetés précédemment en matière d'aide sociale par la recourante avaient tous été déclarés irrecevables pour défaut de motivation. Au vu du contenu du dernier recours, elle a informé la recourante que toute écriture du même genre, en particulier tout recours abusif, serait dorénavant classé sans suite ni réponse. Cet avertissement a été renouvelé par la IIe Cour de droit social dans l'arrêt qu'elle a rendu le 29 mai 2018 (9C_375/2018). A cette occasion, il a été retenu que la recourante avait également procédé de manière abusive à de nombreuses reprises devant le Tribunal fédéral en matière d'assurance-maladie et d'assurance-invalidité.