Citation: 7B_80/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est prononcée, à la suite du Ministère public dans son ordonnance de classement, sur les différents empêchements de procéder contre B.B.________, avant de parvenir à la conclusion que le classement de la procédure à son égard s'avérait justifié, cela à plusieurs titres. Elle a en substance considéré, quant aux faits dénoncés en lien avec la villa en Italie, que ceux-ci s'étaient produits dans ce pays, de sorte qu'il n'existait pas un rattachement suffisant avec la Suisse pour poursuivre d'éventuelles infractions y relatives. Par ailleurs, force était de relever qu'il s'agissait d'un litige à caractère purement civil, puisqu'il avait trait à l'interprétation de clauses contractuelles, soit l'acte de cession du 31 juillet 2018. Enfin, en tant que la recourante avait porté plainte pour gestion déloyale, la cour cantonale a souligné qu'elle ne voyait pas à quel titre le mis en cause revêtirait la qualité de gérant au sens de l'art. 158 CP. Quant au produit des éventuelles infractions commises par feu D.B.________, dont B.B.________ aurait profité en sa qualité d'héritier de sa défunte épouse, la cour cantonale a retenu que ces faits, éventuellement constitutifs de recel, n'avaient pas fait l'objet de l'ordonnance de classement attaquée puisqu'ils avaient été invoqués pour la première fois au stade du recours. Partant, elle a conclu qu'il ne lui appartenait pas d'examiner le bien-fondé de l'extension de la procédure sur ce point. Par surabondance de motifs, la cour cantonale a retenu que la requête d'extension de la procédure pour l'infraction de recel, laquelle devait être assimilée à une plainte pénale, intervenait plus de trois mois après la prise de connaissance par la recourante de l'acte de cession de la maison située à V.________ à B.B.________ et son épouse, ainsi que des autres actes reprochés à cette dernière. Elle était partant tardive. En effet, dans la mesure où, selon la recourante, B.B.________ aurait, en sa qualité d'héritier de D.B.________, bénéficié du produit des éventuelles infractions commises par celle-ci contre sa mère C.________ (art. 138 ch. 1 CP; 139 ch. 4 CP; 146 al. 3 CP ou 158 ch. 3 CP), les infractions préalables avaient été commises au préjudice d'une proche au sens de l'art. 110 CP. Elles se poursuivaient dès lors uniquement sur plainte, tout comme le recel (art. 160 ch. 1 CP).