Citation: 9C_74/2019 E. 3.3

3.3. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète. En l'occurrence, le recourant se li-mite à substituer son appréciation des éléments des avis du docteur C.________ qu'il considère favorables à sa position sans exposer en quoi celle de l'instance précédente serait manifestement inexacte (c'est-à-dire arbitraire; ATF 143 I 310 consid. 2.2 p. 313 et la référence). Le docteur C.________ a en particulier constaté que l'état de santé du recourant était stationnaire et que les limitations fonctionnelles décrites valaient depuis le 11 janvier 2008 (avis du 30 septembre 2010, ch. 8 et 11.10). On ne saisit dès lors pas en quoi les conclusions tirées par la juridiction cantonale de l'avis de ce médecin seraient insoutenables. Qui plus est, le docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, traumatologie de l'appareil locomoteur et chef de clinique à l'hôpital H.________, a également recommandé aux assureurs de s'adresser à l'employeur du recourant pour qu'il lui procure un travail approprié dès fin 2008 (avis du 31 décembre 2008). Pour le reste, s'agissant du risque de ruptures tendineuses mentionné par le docteur C.________ (avis du 15 septembre 2008), le docteur D.________ a précisé que le recourant n'encourait aucun risque à "rester" avec une rupture de coiffe de cette taille mais qu'une intervention chirurgicale pourrait le soulager et permettre d'envisager une reprise du travail (avis du 18 décembre 2008). Partant, l'autorité précédente n'a nullement versé dans l'arbitraire en considérant que l'intervention chirurgicale (finalement réalisée le 1 er avril 2011) avait pour but la reprise de l'activité habituelle de soudeur-tuyauteur, mais que le recourant pouvait travailler à 100 % dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites par le médecin du SMR dès le 1 er janvier 2009, soit au terme du délai de carence d'une année (art. 28 al. 1 let. b LAI). Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale, laquelle pouvait renoncer sans arbitraire à mettre en oeuvre une expertise judiciaire.