Citation: U 81/06 02.06.2006 E. 4

4.1 En l'occurrence, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation faite par le docteur P.________, laquelle constitue, comme l'ont souligné à juste titre les premiers juges aux considérants desquels il peut être renvoyé, une synthèse objective de la situation médicale, fondée sur les documents d'imagerie et les rapports médicaux versés au dossier. Les considérations émises par le recourant à l'appui de son recours de droit administratif ne portent d'ailleurs pas sur le bien-fondé de cette appréciation, mais sont bien plutôt de nature formelle. Or, G.________ ne met en évidence aucun élément concret susceptible de mettre en doute l'impartialité du docteur P.________. Le simple fait que ce médecin appartienne à l'équipe médicale de la CNA ne permet en effet pas encore de douter de l'objectivité de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré (voir ATF 125 V 353 consid. 3b/ee). Le fait que le docteur P.________ n'ait pas examiné personnellement le recourant importe à cet égard peu. Son appréciation repose sur un dossier médical qui contient suffisamment d'indications médicales fiables et concordantes qui, elles, se fondent sur un examen personnel de l'assuré (voir RAMA 2001 n° U 348 p. 346 consid. 3d) et, partant, rendent superflues la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. 4.2 Eu égard aux pièces médicales versées au dossier et au contexte socioprofessionnel dans lequel s'est inscrite la symptomatologie du recourant, on ne saurait reprocher aux premiers juges et à la CNA d'avoir considéré que les troubles dorso-lombaires pour lesquels le recourant suivait un traitement pris en charge par la CNA n'étaient plus en relation de causalité naturelle avec les accidents litigieux au moment où le droit aux prestations d'assurance a été supprimé. En tant que lesdits troubles n'ont pas empêché le recourant d'exercer une activité lucrative à plein temps durant près de neuf mois, il apparaît en effet peu vraisemblable que l'aggravation survenue à compter du mois d'août 2003 et qui a conduit à une incapacité de travail totale, soit en relation de causalité naturelle avec les événements accidentels litigieux. Comme l'ont relevé l'ensemble des médecins consultés, cette aggravation semble bien plutôt avoir été conditionnée par le licenciement, si bien qu'il convient d'admettre que des facteurs psychiques - tels que ceux relevés par les docteurs S.________ et R.________ - et socioprofessionnels, étrangers aux accidents en cause, ont pris une importance prépondérante et entretenu, indirectement, les problèmes physiques et le traitement médical y relatif. 4.3 Il résulte de ce qui précède que l'intimée était fondée, par sa décision sur opposition du 18 juin 2004, à nier tout lien de causalité naturelle entre les douleurs présentées par le recourant au-delà du 29 février 2004 et les accidents des 6 juin et 20 novembre 2002 et, partant, à mettre un terme à l'octroi de ses prestations dès le 29 février 2004. Partant, le recours se révèle mal fondé.