Citation: 5A_818/2022 E. 3.1

3.1. La suppression du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant constitue une atteinte grave au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH. En droit suisse, cette ingérence des autorités publiques dans l'exercice des droits parentaux est prévue aux art. 310 ss CC (arrêts 5P.8/2007 du 6 juin 2008 consid. 5.1; 5P.39/2001 du 3 août 2001 consid. 5). Partant, les moyens que les recourants entendent tirer, sans autre forme de motivation, de la violation de l'art. 8 CEDH n'ont pas de portée propre, en tant qu'ils reviennent en définitive à critiquer l'interprétation et l'application faites par la cour cantonale de l'art. 310 al. 1 CC (cf. arrêt 5A_337/2020 du 2 décembre 2020 consid. 5.2.1). Il sera par ailleurs d'emblée constaté que les recourants ont manifestement perdu de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement, et que les critiques appellatoires n'ont pas leur place dans un recours en matière civile (cf. consid. 2.2 supra). En lien avec les constatations de fait de l'arrêt attaqué qui, selon les recourants, seraient " fausses, incomplètes et contradictoires ", respectivement " inexact[e]s, pour ne pas dire arbitraires ", l'on cherche en vain un grief argumenté d'arbitraire (art. 9 Cst.), les recourants se limitant à contredire les constatations litigieuses par leurs propres allégations ou par l'exposé de leur propre appréciation des preuves aux fins d'asseoir leur avis, contraire à celui des juges cantonaux, selon lequel ils ne seraient pas susceptibles de mettre en péril le bien de leur fils, si celui-ci n'était pas placé à plein temps auprès de l'école spécialisée désignée. Il ne sera donc entré en matière sur la présente critique que dans la mesure où les recourants soutiennent que l'arrêt entrepris consacre une violation du principe de proportionnalité. L'examen du Tribunal fédéral portera ainsi sur le point de savoir s'il est démontré à satisfaction que l'autorité cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en jugeant, dans les circonstances qu'elle a analysées, qu'une mesure plus modérée qu'un retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant concerné serait en l'espèce insuffisante.