Citation: 8C_450/2007 17.01.2008 E. 4

L'expertise médicale ordonnée par la CNA à la suite de cet arrêt comporte un volet somatique et psychiatrique. Hormis des contractures musculaires diffuses dans la région cervico-dorsale, l'examen somatique n'avait révélé aucune anomalie ou atteinte fonctionnelle significative (pas de limitation de la mobilité de la colonne cervicale; aucun signe évocateur d'une souffrance cérébrale ou de la colonne cervicale). D'après les experts, du fait que les douleurs cervicales initiales de l'assuré s'étaient "accentuées et enrichies d'une asthénie, d'une labilité émotionnelle, de troubles de la concentration près d'un mois après [l'accident]", l'existence d'une lésion cervicale était discutable car une évolution des symptômes en deux temps était peu compatible avec ce genre de lésion. Vu le déroulement de l'accident, il était probable que l'assuré avait subi une entorse cervicale et peut-être un discret traumatisme crânio-cérébral de très brève durée. Cet accident avait pu entraîner des plaintes de type syndrome post-commotionnel (maux de tête, vertiges, nervosité) pendant une période de 6 à 18 mois au plus; au-delà de ce délai, la persistance des symptômes devait être mise sur le compte d'un contexte particulier (pas d'activité professionnelle pendant 10 ans après l'arrivée de l'assuré en Suisse, mauvaise intégration dans le pays d'accueil, bénéfices secondaires sociaux et financiers). Sur le plan psychique, il existait un trouble anxieux et dépressif mixte [F41.2]. Ce trouble, qui était léger et avait très peu de répercussion sur la vie familiale de B.________, constituait une atteinte à la santé indépendante sans relation avec l'accident de circulation du 3 février 2001. La capacité de travail était entière (rapport d'expertise du 27 juin 2006).