Citation: 4A_602/2019 E. 1

Les recourantes arguent du fait qu'aucun délai de validation n'a été fixé, ce qui est exact, mais n'enlève rien au caractère incident de la décision rejetant la requête provisionnelle, comme le constate une jurisprudence bien ancrée (cf. arrêt 4A_9/2013 consid. 5 et les autres arrêts cités ci-dessus). Sous l'emprise de leur analyse erronée, les recourantes ne s'essayent pas à expliquer en quoi elles encourraient un risque de préjudice irréparable au sens spécifique de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Un tel préjudice n'est pas manifeste. Que la cause touche à des domaines comme la prohibition de faire concurrence et la concurrence déloyale n'y change rien. Ce sont en effet des litiges dans ces matières qui ont alimenté la jurisprudence précitée (cf. arrêts 4A_197/2015 consid. 1; 4A_40/2014 du 7 mars 2014 consid. 6; 4A_506/2013 du 13 janvier 2014 consid. 2; 4A_9/2013 consid. 6; 4A_478/2011 consid. 1.1).