Citation: 1B_428/2013 E. 1

Le recourant conteste cette appréciation, arguant que le placement en institution dans un cadre plus strict et réglementé, de même que la localisation retirée de ces établissements spécialisés, permettraient de le soustraire à son milieu habituel et à ses fréquentations à l'origine de la commission de ses délits. Il soutient en outre que, en cas de fugue, sa disparition serait vraisemblablement remarquée dans l'heure par le personnel de l'établissement. Les arguments du recourant ne permettent toutefois pas de remettre en cause le raisonnement de la cour cantonale. En l'état, le risque élevé de récidive posé par l'expert est confirmé par le fait que le recourant a commis de nouvelles infractions peu après sa libération, et cela malgré les mesures de substitution prononcées en décembre 2012; le traitement ambulatoire préconisé par l'expert (suivi psychothérapeutique associé à la prise en charge de la problématique d'alcool) n'a en l'occurrence pas déployé les effets escomptés. L'expert judiciaire a à cet égard expressément indiqué qu'un tel traitement devait se faire sur la durée pour maximiser les chances de succès. Dans ces conditions et à ce stade de la procédure, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que seule la détention provisoire permettait d'exclure un risque de récidive. Il convient de se montrer d'autant plus strict dans l'appréciation des mesures susceptibles d'être prises pour pallier le risque de récidive que le prévenu a continué à abuser de l'alcool et n'a plus seulement commis des vols, mais a également proféré des menaces et s'en est pris à l'intégrité physique de tiers, la cour cantonale ayant notamment relevé que le prévenu avait au cours de l'année 2013 participé à plusieurs brigandages (le 23 janvier 2013, il avait fait usage d'un couteau). Il est de surcroît permis de douter de la réelle motivation du recourant à se soumettre à un traitement médical dès lors qu'il ne prétend pas, ni ne démontre, avoir entrepris des démarches concrètes en ce sens depuis son incarcération en mars 2013. Il s'ensuit que le recours est rejeté.