Citation: 9C_611/2021 E. 4.3

4.3. La juridiction cantonale ne pouvait par conséquent pas se fonder sur la ligne 90 de l'ESS 2018 pour déterminer le revenu sans invalidité de la recourante pour l'année 2018. Selon les faits constatés par les premiers juges, la recourante a en revanche perçu de ses différentes activités un revenu annuel (brut) total de 54'751 fr. en 2006, de 65'479 fr. en 2007, de 65'069 fr. en 2008, de 60'494 fr. en 2009, de 61'614 fr. en 2010 et de 53'796 fr. en 2011. On cherche en vain dans le recours quel élément concret aurait permis à la recourante d'augmenter significativement ses revenus entre la période courant de 2007 à 2011 (cinq années qui ont précédé la survenance de son atteinte à la santé) et l'année 2018. Elle ne prétend en particulier pas qu'elle s'attendait à une évolution significative de sa carrière de comédienne et que cette évolution aurait été entravée par la survenance de son atteinte à la santé en 2012. Le fait qu'elle élevait seule ses deux enfants, nés en 1998 et 2003, ou qu'elle était une comédienne "particulièrement brillante", ne suffit en particulier pas à établir que le revenu de son activité de comédienne aurait augmenté de manière significative en 2018. En se fondant sur l'attestation de l'association B.________ du 7 avril 2021, la recourante affirme en revanche qu'elle aurait augmenté son taux d'activité comme enseignante de 40 % à 50 % dès le 1er septembre 2013, ce qui aurait permis d'augmenter ses revenus. Selon les faits constatés par la juridiction cantonale, cette attestation contredit cependant pour partie les renseignements communiqués par l'association le 1er mars 2013 et est signée notamment par le frère de la recourante. Le 1er mars 2013, à l'invitation de l'office AI, l'association avait ainsi indiqué que la recourante avait travaillé à environ 40 % et que son contrat de travail avait pris fin le 30 juin 2012; elle n'avait nullement mentionné à l'époque une augmentation du taux d'activité de la recourante (ni d'ailleurs une prolongation du contrat de travail au-delà du 30 juin 2012). Dans ces conditions, les premiers juges ont considéré sans arbitraire que les attestations produites en 2021, soit plusieurs années après la fin du contrat de travail de la recourante, ne permettaient pas d'établir, au degré de la vraisemblance prépondérante applicable dans le domaine des assurances sociales, que la recourante aurait augmenté son taux d'activité à 50 % comme enseignante en 2013 et au-delà. Au demeurant, dans la mesure où la recourante avait débuté les répétitions en vue de l'interprétation d'une nouvelle pièce de théâtre en 2011, il apparaît peu vraisemblable qu'elle eût simultanément convenu avec son employeur d'augmenter son taux d'activité comme enseignante.