Citation: 4A_262/2018 E. 1

Que Z.________ et X.________ ont conclu un contrat de remise de commerce le 19 mai 2014; Que cette partie-ci n'a pas payé la totalité du prix convenu; Que Z.________ lui a fait notifier le commandement de payer 27'594 fr. avec intérêts au taux de 5% par an dès le 31 décembre 2014; Que la débitrice poursuivie a formé opposition; Que le juge compétent a levé cette opposition le 6 octobre 2016; Que la débitrice poursuivie a intenté action en libération de dette le 2 novembre 2016 devant le Tribunal de première instance du canton de Genève; Qu'elle a cumulativement articulé des conclusions en paiement; Qu'elle a ainsi réclamé de la défenderesse Z.________ 20'000 fr. pour violation d'une clause de prohibition de faire concurrence et 70'000 fr. à titre de « dommages-intérêts pour erreur essentielle »; Que par jugement du 6 juillet 2017, le tribunal a déclaré la demande irrecevable au motif que la tentative de conciliation obligatoire selon l'art. 197 CPC n'avait pas été accomplie; Que la Chambre civile de la Cour de justice a statué le 16 mars 2018 sur l'appel de la demanderesse; Qu'elle a confirmé le jugement; Que la demanderesse exerce le recours en matière civile auprès du Tribunal fédéral; Qu'elle requiert l'annulation de l'arrêt de la Cour de justice et le renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour jugement sur les conclusions de la demande en justice; Qu'elle dénonce une application prétendument incorrecte de l'art. 197 CPC; Qu'aux termes de l'art. 198 let. e ch. 1 CPC, la procédure de conciliation n'a pas lieu préalablement à une action en libération de dette; Que selon l'argumentation présentée, cette disposition est en l'espèce applicable nonobstant les conclusions en paiement qui s'ajoutent à celles en libération de dette, parce que les unes sont prétendument indissociables des autres; Que les prétentions antagonistes des parties se trouvent certes en rapport de connexité; Que néanmoins, selon la jurisprudence topique, une action en paiement ne peut pas être cumulée à une action en libération de dette sans être préalablement et conformément à l'art. 197 CPC soumise à une procédure de conciliation (arrêt 4A_413/2012 du 14 janvier 2013, consid. 6.1); Que les autorités précédentes ont donc correctement appliqué les art. 197 et 198 let. e ch. 1 CPC; Que le recours en matière civile, privé de fondement, sera rejeté; Qu'une demande d'effet suspensif est jointe à ce recours; Qu'il n'est pas nécessaire de statuer sur cette demande car le présent arrêt met fin à la cause; Qu'une demande d'assistance judiciaire est également jointe au recours; Que selon l'art. 64 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral peut accorder l'assistance judiciaire à une partie à condition que celle-ci ne dispose pas de ressources suffisantes et que ses conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec; Qu'en l'occurrence, la procédure entreprise devant le Tribunal fédéral n'offrait manifestement aucune chance de succès; Qu'en conséquence, la demande d'assistance judiciaire sera elle aussi rejetée; Que la demanderesse doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral; Que l'adverse partie n'a pas été invitée à procéder; Qu'il ne lui sera donc pas alloué de dépens.