Citation: 1P.17/2007 01.03.2007 E. 5

La recourante se plaint d'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst. 5.1 De jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178). 5.2 La recourante reproche d'abord à l'autorité cantonale d'avoir écarté son recours comme irrecevable, motif pris de l'absence d'élément nouveau, pour avoir déjà tenu compte, dans sa précédente décision du 14 juin 2006, du résultat de l'audience d'instruction du 6 avril 2006, alors qu'il constituait un élément nouveau, puisque postérieur au dépôt de son recours du 20 mars 2006. Ce grief est irrecevable. Il revient à se plaindre de la manière dont a été menée la procédure ayant abouti à la décision du 14 juin 2006, donc, en définitive, à contester cette décision, que la recourante, qui a renoncé à l'attaquer par un recours, ne saurait toutefois remettre en cause dans le cadre de la présente procédure, dont seule la décision attaquée peut faire l'objet. 5.3 La recourante reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir refusé de lever le séquestre, pour avoir nié arbitrairement qu'elle est un tiers de bonne foi.