Citation: 2C_903/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1984, alias B.________ ou C.________, est ressortissant de Côte d'Ivoire. Le 3 mai 2008 à Abidjan, il a épousé D.________ née en 1984, ressortissante suisse, domiciliée dans le canton de Genève. Le 8 mai 2008, il a déposé une demande d'entrée en Suisse auprès de la représentation helvétique à Abidjan. Interrogée sur les circonstances de leur rencontre et d'éventuels précédents séjours de son époux en Suisse, l'épouse a indiqué à l'Office cantonal de la population de la République et canton de Genève, devenu l'Office cantonal de la population et des migrations (ci-après : l'Office cantonal), qu'elle avait fait la connaissance de son mari à Paris en 2003, qu'elle avait appris à le connaître lors de voyages et qu'ils s'étaient mariés après cinq ans de relation de couple. En possession d'un visa, l'intéressé est arrivé à Genève le 26 mars 2009. Il a déposé une demande d'autorisation de séjour au titre du regroupement familial avec son épouse. Dans le formulaire de demande (formulaire M), il a indiqué n'avoir jamais fait l'objet de condamnations en Suisse et a remis à l'Office cantonal une photocopie d'un passeport ivoirien, établi en date du 21 avril 2008 à son nom et à sa date de naissance, valable jusqu'au 20 avril 2011. Le 8 avril 2009, l'Office cantonal lui a délivré une autorisation de séjour valable du 26 mars 2009 au 25 mars 2012. A.b. Le 21 février 2010, la gendarmerie a établi un rapport de renseignements pour violences au sujet de l'intéressé, ce dernier ayant défoncé la porte du domicile conjugal. L'enquête menée par l'Office cantonal les 26 et 31 mai 2010, afin de vérifier la continuité de la vie conjugale de l'intéressé et de son épouse, a conduit au constat que tel était bien le cas, mais qu'un dénommé "F.________" était domicilié chez le couple. L'intéressé a affirmé que F.________ résidait en France et que son domicile ne constituait qu'une adresse postale. Le 10 juin 2011, l'épouse de l'intéressé a mis au monde leur fille, E.________, de nationalité suisse, à Genève. Du 3 août 2011 au 15 mars 2013, l'intéressé a travaillé dans le secteur "Maintenance-Voirie" d'une entreprise de réinsertion. Le 6 octobre 2011, la gendarmerie a établi un rapport pour violences conjugales à l'encontre de l'intéressé, à la suite d'accusations de son épouse. A.c. Le 4 juin 2012, la gendarmerie a informé l'Office cantonal que A.________ avait été contrôlé comme étant le nommé B.________, né en 1982, connu également sous l'alias de C.________, né en 1982, requérant d'asile ivoirien débouté, ayant des antécédents pénaux et redevable de plus de 11'000 fr. envers le service des contraventions. Après enquêtes, l'Office cantonal a établi que, le 22 octobre 2001, A.________ avait déposé une demande d'asile en Suisse sous l'identité de B.________ et avait été attribué au canton de Berne. Son livret N était arrivé à échéance le 20 avril 2002. Le 15 février 2002, il avait fait l'objet d'une interdiction de pénétrer sur le territoire genevois pour une durée de six mois, car il n'était pas titulaire d'une autorisation de séjour et était actif dans le trafic de stupéfiants. Une vérification de ses antécédents a établi que A.________ avait été condamné à plusieurs reprises en Suisse sous la fausse identité de B.________ soit : - le 22 février 2002 à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis, pour infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes du 3 octobre 1951 (LStup; RS 812.121); - le 4 avril 2002 à une peine de vingt jours d'emprisonnement avec sursis, pour infraction à l'ancienne loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE); - le 10 juin 2003 à une peine de deux mois d'emprisonnement pour vol, rupture de ban et tentative de vol; - le 2 mai 2007 à une peine privative de liberté de trente-six mois, dont vingt-et-un mois avec sursis, pour complicité et tentative de viol. L'intéressé a été incarcéré pour cette dernière infraction du 3 juin 2006 au 30 août 2007 (art. 105 al. 2 LTF).