Citation: 6B_1075/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant estime que la cour cantonale, en faisant application de la théorie de la différence et des art. 100 ch. 4 aLCR et 48a CP, a violé l'interdiction de l'arbitraire en sanctionnant l'intimé d'une peine d'amende, ce qui revient, selon lui, à le condamner à une violation simple (art. 90 al. 1 LCR), au lieu d'une violation grave (art. 90 al. 2 LCR), des règles sur la circulation routière. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale n'a pas requalifié l'infraction en tenant compte de la différence de vitesse entre celle de l'auteur et celle qui aurait été proportionnée au cas d'espèce. Elle a simplement fait application de l'art. 100 ch. 4 aLCR en atténuant la peine de l'intimé dans le cadre prévu par cette disposition. A cet égard, il sied de rappeler que celle-ci a été prévue spécialement pour des situations particulières liées aux courses officielles urgentes effectuées par la police notamment. Lorsque le recourant compare l'intimé avec d'autres conducteurs qui dépasseraient la vitesse autorisée dans une même mesure, il perd à nouveau de vue le fait que l'intimé ne peut pas être considéré comme un particulier. Au surplus, eu égard aux éléments pertinents pris en compte (cf. supra consid. 3.1), la cour cantonale n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation (ATF 144 IV 313 consid. 1.2) en considérant qu'une amende était en l'espèce adéquate pour réprimer le comportement fautif de l'intimé. Le législateur n'a pas souhaité fixer de restriction quant à l'importance de l'atténuation de la peine susceptible d'être opérée en application de l'art. 100 ch. 4 aLCR, précisément pour tenir compte de la situation particulière des courses officielles urgentes. Une peine d'un genre différent peut être prononcée (art. 48a al. 2 CP). En l'espèce, compte tenu des éléments d'appréciation pris en compte (cf. supra consid. 3.1), la cour cantonale n'a pas violé son large pouvoir d'appréciation (ATF 144 IV 313 consid. 1.2). Le grief est infondé.