Citation: 6B_949/2016 E. 3.3

3.3. La cour cantonale, constatant que le dossier ne contenait pas d'expertise, a relevé que le recourant n'en avait pas demandé ni devant le tribunal de police, ni devant elle, se bornant à faire valoir en plaidoirie de seconde instance qu'il se tenait à disposition pour une expertise si elle l'estimait nécessaire. La direction de la procédure, suivie par la cour cantonale, n'avait pas estimé utile d'ordonner d'office ce moyen de preuve. Selon l'autorité précédente, un traitement au sens de l'art. 60 CP ne pouvait en effet de toute façon pas entrer en considération en l'espèce, d'abord, pour les motifs évoqués plus haut (cf. supra consid. 2.2); surtout, sa volonté réelle de se traiter devait être mise en doute, vu les réticences qu'il montrait à prendre sa médication déjà prescrite à cet effet et entreprendre un suivi régulier auprès du Centre neuchâtelois d'alcoologie. Elle a encore précisé qu'elle avait le sentiment que la demande exprimée d'un traitement institutionnel était un moyen d'échapper à la sanction, observant en outre qu'une peine ferme permettra d'entreprendre le sevrage nécessaire.