Citation: 2C_910/2008 15.04.2009 E. 4

Les recourantes voient également une violation de leur droit d'être entendues (art. 29 al. 1 Cst.) dans le fait que la Cour de justice a refusé de faire administrer une expertise tendant à établir l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les fautes prétendument commises par le médecin du travail mis en cause et le décès de Z.________. Au vu du dossier médical, les premiers juges pouvaient toutefois rejeter la demande d'expertise formée par les recourantes par une appréciation anticipée des preuves exempte d'arbitraire (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les arrêts cités). Comme on l'a vu, ils disposaient en effet de suffisamment d'éléments pour conclure que, même si les affections diagnostiquées en 1996 avaient été annoncées immédiatement au médecin traitant, le cancer n'aurait vraisemblablement pas pu être détecté et traité plus tôt. En réalité, telle qu'alléguée, la violation du droit d'être entendu n'a pas de portée propre et se confond avec le grief tiré de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits. Le moyen n'est pas fondé.