Citation: 2C_500/2024 E. 8

Le recourant explique aussi vouloir rester en Suisse en raison de la présence de son fils majeur dont il est très proche. Il ne peut cependant pas déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 CEDH, sous l'angle de la vie familiale, dans la mesure où il ne remplit pas les conditions restrictives permettant exceptionnellement, par exemple en raison d'un handicap - physique ou mental - ou d'une maladie grave, aux étrangers majeurs de demeurer en Suisse (cf. arrêt 2C_470/2024 du 2 octobre 2024 consid. 5.4.1). Sous l'angle du droit au respect de la vie privée découlant de l'art. 8 CEDH, le Service cantonal a refusé le renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant le 31 octobre 2022, alors qu'il était en Suisse depuis moins de dix ans. Il ne peut donc pas bénéficier de la présomption selon laquelle la personne étrangère qui réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse a développé des liens sociaux étroits avec notre pays (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.2; 144 I 266 consid. 3.9), puisque le temps passé en Suisse durant les procédures de recours n'est pas pris en compte (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.3). Son intégration n'est pas non plus particulièrement réussie (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.4), dès lors qu'il a perçu l'aide sociale de manière continue entre février 2017 et la perception de ses rentes vieillesses suisse et françaises.