Citation: 6B_310/2020 E. 2.5

2.5. Pour le reste, le recourant revient sur les déclarations recueillies en cours de procédure en proposant essentiellement une appréciation personnelle de celles-ci, en particulier de celles des prévenus. Dans ce cadre, il ne démontre toutefois pas dans quelle mesure la cour cantonale aurait arbitrairement écarté des éléments probants susceptibles d'établir une implication des prévenus dans les faits qui leur étaient reprochés. En particulier, le recourant ne conteste pas qu'aucun témoin n'avait aperçu les prévenus dans les environs du lieu présumé de l'agression le 14 décembre 2017, ni ne revient sur le caractère fluctuant et incohérent de ses propres déclarations, qui les rendait peu fiables. On relève à cet égard que la témoin I.________, qui avait vu le recourant recouvert de sang, le soir des faits, a déclaré que celui-ci lui avait dit être tombé (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 13 mai 2019, p. 3). Or, le recourant avait donné la même explication à son épouse et à son frère, également entendus comme témoins, avant finalement de prétendre, près d'un mois après les faits, qu'il avait été frappé par deux individus (cf. plainte du 18 janvier 2018, p. 2). Des fluctuations dans les déclarations du recourant pouvaient également être constatées s'agissant des circonstances concrètes de l'agression. Il avait ainsi indiqué à la police qu'on lui avait donné un coup sur la tête avec un objet non identifié (cf. plainte du 18 janvier 2018, p. 2), alors qu'il avait déclaré quelques jours plus tôt à son médecin avoir reçu plusieurs coups avec la main, le poing, voire un objet métallique sur le haut du crâne et sur l'orbite gauche alors que sa tête était maintenue en arrière (cf. constat médical du 14 janvier 2018), avant d'affirmer enfin au Procureur qu'on lui avait pris les mains derrière le dos et tapé sur la tête avec un bout de métal (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 25 février 2019, p. 2). De même, le recourant avait en premier lieu déclaré que l'intervention de la police résultait d'une initiative de son épouse (cf. plainte du 18 janvier 2018, p. 2), avant de prétendre plus tard qu'il avait lui-même appelé la police (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 25 février 2019, p. 2). Il avait en outre affirmé d'abord ne pas connaître le second agresseur (cf. plainte du 18 janvier 2018, p. 2), puis, par courrier du 20 juillet 2018, que l'identité de ce dernier avait été découverte par son fils après une enquête de voisinage, pour enfin expliquer que l'identité de l'auteur en question lui était connue depuis le début, qu'il l'avait transmise à la police, et qu'elle lui avait été donnée par " une dame qui habitait de l'autre côté " (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 25 février 2019, p. 3). Le recourant avait également déclaré que, trois mois avant l'agression, alors qu'il se trouvait chez lui avec E.________, B.________ avait ouvert la porte de l'appartement, était entré et l'avait agressé (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 25 février 2019, p. 3). Or, selon E.________, cet indicent était survenu à la fin novembre 2017, soit environ deux semaines avant l'agression, devant les boîtes aux lettres de l'immeuble (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 13 mai 2019, p. 2), ce qui pouvait également être déduit des déclarations de B.________ (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 21 mars 2019, p. 3). Aussi, même si l'inconstance des déclarations du recourant pourrait certes s'expliquer par le trouble dont souffre le recourant, lequel affecterait sa mémoire de manière sévère, il ne saurait toutefois être reproché à la cour cantonale d'avoir estimé que les déclarations devaient être considérées avec une certaine prudence (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2 p. 8).