Citation: 1C_189/2022 E. 2.4.1

2.4.1. Il est ainsi erroné de soutenir que la cour cantonale aurait ignoré la proposition alternative de remise en état proposée par le recourant pour le bâtiment ECA 381. Après l'avoir examinée, le Tribunal cantonal l'a écartée, jugeant qu'elle n'était pas équivalente à la remise en état ordonnée par le SDT. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas introduit, contrairement à ce que soutient le recourant, un nouveau critère - celui de l'équivalence - dans l'examen du principe de la proportionnalité. L'absence d'équivalence signifie uniquement que, contrairement à la solution du SDT, celle proposée par le recourant ne permet pas d'aboutir au résultat poursuivi, ce qui en réalité ressortit à la règle de l'aptitude comprise dans le principe de la proportionnalité (cf. ATF 148 I 160 consid. 7.10). Sur la base des faits établis - et non valablement contestés -, il apparaît que la proposition du recourant tendant à supprimer le séjour/cuisinette à l'ouest des combles n'englobe pas la suppression de l'isolation en toiture, alors qu'elle est au contraire exigée par le SDT s'agissant de la remise en état de la cuisine au rez. Or l'isolation constitue un élément essentiel du caractère habitable d'une surface; il faut ainsi concéder au Tribunal cantonal que la solution du recourant ne permet pas de garantir que cet espace dans les combles demeure à terme inhabitable. Le recourant explique certes les motifs pour lesquels l'isolation en toiture ne pourrait être supprimée. Les éléments de fait techniques dont il se prévaut à cet égard ne ressortent cependant pas de l'arrêt attaqué et il ne démontre pas que ceux-ci auraient été arbitrairement omis; il ne saurait dès lors rien en déduire (cf. art. 106 al. 2 LTF). Le recourant affirme encore que la conservation de l'isolation ne serait pas suffisante pour exclure sa proposition, contrairement à ce qu'aurait jugé le Tribunal cantonal. Cependant, au maintien de l'isolation s'ajoute en l'espèce encore - selon les termes de sa proposition - que si le chauffage est supprimé ce n'est que par le débranchement des serpentins, lesquels sont maintenus, à l'instar du boiler et des conduites d'eau, nécessaires - aux dires du recourant - pour la salle de bains des combles, de même que les boiseries. Or, de tels aménagements laissent craindre une réaffectation à laquelle la paroi séparant cet espace de l'habitation, que le recourant se propose d'ériger, ne paraît pas pouvoir pallier. Dans ces circonstances, et au vu du contexte entourant la réalisation des travaux litigieux, il n'est pas pertinent d'affirmer que l'obligation d'obtenir une autorisation pour la réaffectation de cet espace garantirait son exclusion durable des surfaces habitables (cf. arrêt 1C_139/2014 du 15 mars 2015 consid. 4). Aussi n'est-il pas critiquable d'avoir considéré que la proposition du recourant n'offrait pas les mêmes garanties que le démontage de la cuisine au rez-de-chaussée et la suppression de l'isolation qu'elle suppose.