Citation: I 689/02 01.09.2003 E. 3

3.1 Au terme de leur expertise, les médecins du COMAI ont posé les diagnostics de trouble somatoforme douloureux, trouble de la personnalité, troubles digestifs fonctionnels et obésité. Ils ont fixé l'incapacité de travail de F.________ à 30 % dans la profession de courtier en alimentation, sous réserve de positions statiques prolongées, de ports de charge supérieurs à 15-20 kg, de travaux lourds et de marche dans un périmètre de plus de 300m. Ils ont précisé que l'assuré était le mieux à même de mettre en valeur sa capacité de travail résiduelle dans l'entreprise qu'il avait fondée et que l'on pouvait exiger de lui qu'il exerce cette activité à raison de 70 %. 3.2 Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter des conclusions des médecins du COMAI; leur expertise répond aux exigences permettant de lui reconnaître pleine force probante au sens de la jurisprudence (ATF 125 V 352 consid. 3a et 3b/bb) et n'est sérieusement contredite par aucune autre pièce médicale. A cet égard, quoi qu'en dise le recourant, les avis de ses médecins traitants ou du docteur E.________ ne sauraient sérieusement faire échec aux conclusions des experts. En effet, une partie d'entre eux ne fait qu'entériner la propre appréciation du recourant quant à son incapacité de travail ou celle de leurs collègues: rapports des docteurs D.________ (14 juin 1999) et E.________ (20 juin 1997). Quant aux autres, ils contiennent une motivation lacunaire: rapports des docteurs B.________ (notamment du 3 octobre 2000), C.________ (25 septembre 2000/30 septembre 2002) et A.________ (nombreux rapports établis en 1995, 1996 et 1997). De surcroît, on rappellera que la jurisprudence accorde plus de poids aux constatations faites par un spécialiste qu'à l'appréciation de l'incapacité de travail par le médecin de famille (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références; RJJ 1995, p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2). Les conclusions des médecins du COMAI rejoignent d'ailleurs celles des experts du Centre Multidisciplinaire de la douleur du 10 septembre 1998, mandatés par l'assurance-accidents, selon lesquelles l'assuré ne présente pas d'atteinte importante et durable à la santé ni sur le plan physique, ni sur le plan psychique. De même, l'appréciation des experts est-elle proche de celle du docteur G.________ qui ne fait pas état d'une incapacité de travail, dans la profession actuelle (rapport du 16 juillet 1997). Dans ce contexte, le fait que les experts du COMAI aient omis de mentionner que le recourant avait présenté une incapacité de travail du 20 juillet au 6 septembre 1992, suite à une chute d'un hamac, est sans incidence, ce d'autant moins que seule l'assurance-accidents semble avoir été informée de cette circonstance par le docteur B.________. Dès lors, force est de constater que le recourant présente, depuis septembre 1995, une capacité résiduelle de travail de 70 % dans son activité de courtier en alimentation, sous réserves des limitations évoquées par les experts.