Citation: U 310/00 05.06.2001 E. 4

4.- Sur la base des considérations médicales contenues dans les rapports cités ci-dessus, en particulier celui du Centre médico-psychologique G.________ (rapport du docteur E.________ du 24 août 1999), l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 4 janvier 1997 et les troubles d'ordre psychique diagnostiqués chez l'assurée peut sans autre être admise. Il reste ainsi à examiner si, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, celui-ci était propre à provoquer de tels troubles psychiques (causalité adéquate). a) Dans son recours de droit administratif, la recourante allègue qu'elle a vécu une collision frontale particulièrement violente dans la mesure où les véhicules impliqués roulaient à une vitesse de 80 km/heure. On ne saurait toutefois se fonder sur cette nouvelle version des faits qui est en complète contradiction avec les déclarations - concordantes - des protagonistes de l'accident recueillies par la gendarmerie de O.________ sur les lieux mêmes de la collision (rapport de police du 8 janvier 1997). D'après ces déclarations, le choc s'est produit à une vitesse plutôt modérée : le conducteur fautif avait déjà fortement réduit l'allure de son véhicule lorsqu'il a heurté la voiture où se trouvait la recourante; par ailleurs, celle-ci était à l'arrêt au moment de l'impact. C'est cette version des circonstances de l'accident qu'il y a lieu de retenir (ATF 121 V 47 consid. 2a et les références). Objectivement, cet accident doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. En effet, dès lors qu'il y a lieu de faire abstraction de la manière dont l'assurée a ressenti le choc traumatique, force est de constater que le déroulement des événements en cause et l'intensité des atteintes qu'il a générées ne sont pas tels qu'il faille admettre l'existence d'un accident grave (pour comp. voir RAMA 1998 no U 306 p. 442 consid. 3a). b) Cela étant, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne (ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5), ne permet pas de conclure, dans le cas particulier, à l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre l'événement accidentel du 4 janvier 1997 et le syndrome douloureux chronique dont souffre la recourante. Contrairement à ses allégations, il n'existe aucune circonstance de nature à faire apparaître l'accident en cause comme particulièrement impressionnant ou dramatique. Le choc, on l'a vu, était modéré et n'a pas entraîné chez elle de lésion physique sérieuse; l'assurée a d'ailleurs pu quitter l'hôpital le lendemain de l'accident, selon les médecins, "en bon état général avec encore quelques douleurs résiduelles" (rapport de sortie de l'Hôpital Y.________ du 24 janvier 1997). Quant à la durée du traitement médical et de l'incapacité de travail résultant des contusions qu'elle a subies, elle n'apparaît pas anormalement longue puisque L.________ a pu reprendre son travail dès le mois de février 1997. Certes, le docteur H.________ a encore signalé à l'assureur-accidents la persistance de cervico-brachialgies et lombosacralgies au mois d'avril 1997; toutefois, dès cette date, l'hypothèse d'une séquelle neurologique a pu être définitivement écartée par le docteur A.________. Enfin, de l'avis unanime des médecins consultés, la rechute annoncée au moins de décembre 1997 résulte avant tout de l'apparition, chez l'assurée, d'un état dépressif réactionnel sévère. c) Vu ce qui précède, l'intimée était donc fondée, par sa décision sur opposition du 14 octobre 1999, à mettre fin à ses prestations d'assurance.