Citation: 6B_1422/2016 E. 3.4

3.4. En l'espèce, la recourante a été désignée en qualité de défenseur d'office de X.________, par ordonnance du ministère public du 14 octobre 2015, sur la base de l'art. 132 al. 1 let. b et al. 2 et 3 CPP et non de l'art. 132 al. 1 let. a CPP. Il ressort cependant de l'arrêt attaqué que X.________ a notamment été condamné à une peine privative de liberté de 15 mois par l'autorité de première instance. Il ressort par ailleurs du jugement de première instance (art. 105 al. 2 LTF) que le prénommé a été détenu préventivement du 7 octobre 2015 au 24 février 2016, et qu'une procédure simplifiée au sens des art. 358 ss CPP a été mise en oeuvre. En définitive, dans cette cause, une défense obligatoire au sens de l'art. 130 CPP se justifiait dans la mesure où la détention provisoire a excédé dix jours (let. a), où le prévenu encourait une peine privative de liberté de plus d'un an (let. b) et où une procédure simplifiée a été mise en oeuvre (let. e). L'autorité précédente a ainsi manifestement violé le droit cantonal en retenant que la recourante devait être rémunérée selon le tarif réduit de l'art. 30 al. 1 LTar/VS, alors que celle-ci était intervenue en qualité de défenseur d'office dans un cas de défense obligatoire, nonobstant la motivation de l'ordonnance du 14 octobre 2015, dès lors que plusieurs conditions d'application de l'art. 130 CPP étaient réalisées lorsque le jugement de première instance a été rendu. Si, au moment de la désignation d'office de la recourante, la détention provisoire de X.________ n'avait pas encore excédé dix jours, et une procédure simplifiée n'était alors pas nécessairement envisagée, le prénommé encourait une peine privative de liberté de plus d'un an. En effet, il ressort du dossier de la cause qu'une instruction pénale a été ouverte contre lui notamment pour infraction à l'art. 19 al. 1 LStup, passible d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. En outre, X.________ avait déjà fait l'objet de condamnations, le 5 mai 2014 puis le 3 mars 2015, sur la base de cette disposition (art. 105 al. 2 LTF; pièce 16 du dossier cantonal). Au vu de ce qui précède, la recourante pouvait ainsi prétendre, dès le début de son mandat d'office, à une rémunération au plein tarif, conformément à l'art. 30 al. 2 let. a LTar/VS. Le recours doit être admis sur ce point, l'arrêt attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle examine à nouveau le montant de l'indemnité d'office de la recourante à la lumière de l'art. 30 al. 2 let. a LTar/VS.