Citation: 6B_1126/2023 E. 4.1

4.1. La recourante conteste l'appréciation de la cour cantonale des résultats des prélèvements biologiques effectués sur la victime, ses vêtements et divers objets dans sa chambre. Tout d'abord, selon le Prof. N.________, entendu lors des débats de première instance, il n'était pas possible d'exclure qu'il s'agisse exclusivement d'ADN de transfert. Il était donc tout à fait envisageable que l'ADN de la recourante retrouvé dans la chambre de D.________ ait été transféré par le biais de C.________, ce dont la cour cantonale avait omis de tenir compte. La cour cantonale avait également occulté le fait que seul l'ADN du père avait été retrouvé autour de la bouche de l'enfant, sur sa joue gauche ainsi que sur les paumes et sous les ongles des deux mains, alors même que cette dernière avait été nettoyée avec une lavette le soir par sa grand-mère et que C.________ avait constamment affirmé ne pas avoir pris sa fille dans ses bras lorsqu'il l'avait découverte le lendemain matin. De même, seul C.________ présentait des cicatrices sur l'avant-bras, compatibles avec des griffures ou des morsures. L'autorité précédente avait encore omis de relever que du liquide séminal avait été retrouvé dans le dos de D.________, et ce alors que le pyjama de l'enfant était propre et avait été plié par sa grand-mère. La cour cantonale n'expliquait pas non plus pourquoi l'ADN de la grand-mère n'avait pas été retrouvé sur le pyjama, mais uniquement ceux de la recourante et de C.________. Finalement, il était inconcevable que la recourante ait pu porter une trentaine de coups à D.________, laquelle se débattait fortement, selon la thèse retenue par la cour cantonale, sans laisser la moindre trace d'ADN autour de son visage ou sur ses mains.