Citation: 2C_207/2023 E. 6.2

6.2. L'argumentation du recourant repose en partie sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué et qui ne peuvent donc pas être pris en considération. En outre, contrairement à ce qu'il prétend, le recourant n'a pas admis l'erreur commise, puisqu'il a soutenu, devant l'autorité précédente, qu'il n'avait pas mentionné les procédures dans la demande d'autorisation car la procédure disciplinaire ne le concernait pas et la procédure pénale n'était pas terminée. Il n'accepte donc pas ce qui lui est reproché et, au contraire, cherche à justifier son omission. L'arrêt attaqué relève également, d'une part, que le recourant avait admis avoir eu des relations sexuelles avec deux patientes et que deux autres procédures disciplinaires ont été engagées contre celui-ci en 2021 et, d'autre part, que l'expertise à laquelle le recourant s'était soumis avait "ordonné des contrôles", au regard de propos tenus par celui-ci qui avaient interpellé l'expert (cf. arrêt attaqué consid. 4.6). Compte tenu de ces éléments, on ne voit pas qu'une mesure moins radicale puisse être retenue, étant souligné que les autres arguments avancés par le recourant (implication dans son travail, installation de sa famille dans le Jura) ne sont pas pertinents et qu'il détient une clinique à Genève. Au demeurant, le recourant requiert uniquement l'annulation du retrait prononcé et ne suggère pas une mesure plus légère. En conclusion, le retrait de l'autorisation de pratiquer sous propre responsabilité professionnelle de l'intéressé ne viole pas le principe de proportionnalité.