Citation: 5A_136/2017 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que, en vertu de la décision prise le 17 mai 2016, seul le commissaire désigné par l'As-So a qualité pour représenter la fondation vis-à-vis des tiers, ce qui ressort aussi du registre du commerce. Toutefois, le président et le secrétaire du conseil disposaient, vu la restitution de l'effet suspensif au recours dirigé contre ladite décision, du droit de signature au moment du dépôt du recours ayant donné lieu à la présente procédure. De surcroît, les intéressés demeurent membres du conseil de fondation, dont l'activité est en l'état soumise à la surveillance de l'As-So. Les juges cantonaux ont néanmoins laissé indécise la question de savoir s'ils disposaient à ce titre, ou alors à titre personnel - comme ils l'ont déclaré dans leurs déterminations du 29 juillet 2016 -, d'un intérêt digne de protection, car le recours est voué à l'échec. En l'occurrence, le recours émane des recourants à titre personnel, la fondation n'étant désormais plus partie à la procédure fédérale. Leur qualité pour recourir doit être examinée par rapport à l'objet du litige, tel qu'il est déterminé par l'acte déféré ( cf. sur cette notion: ATF 142 I 155 consid. 4.4.2, avec les références), à savoir ici une décision qui rejette une requête de récusation. Ainsi, le fait que la décision du 17 mai 2016 a pour effet la suspension « du pouvoir de gestion de la fondation des deux recourants » est dénué de pertinence, dès lors que cette décision n'est pas en cause dans la présente procédure. Pour le surplus, il ne ressort pas de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que les intéressés seraient personnellement concernés par les « soupçons » ayant justifié la mesure de surveillance ( cf. supra, let. A.c) ou victimes de « l'inimitié » des personnes dont la récusation est demandée. Faute pour les recourants d'avoir démontré - ce qu'il leur incombait (ATF 141 IV 1 consid. 1.1, avec les arrêts cités) - en quoi ils seraient atteints par l'arrêt attaqué, leur recours est irrecevable.