Citation: 8C_120/2020 E. 4.4

4.4. Le recourant critique enfin l'analyse des extraits de son compte bancaire faite par le tribunal cantonal. Il rappelle que tant le loyer que les primes de l'assurance-maladie étaient prises en charge par le CSR, de sorte qu'il n'aurait eu que peu d'autres dépenses, comme la nourriture, l'électricité ou la téléphonie. Il soutient que les frais de nourriture ressortiraient des dépenses effectuées dans les stations-service et les grandes surfaces et qu'il aurait payé les autres charges soit par e-banking, soit en espèces après retrait au bancomat des sommes nécessaires. A cette fin, il aurait retiré plusieurs centaines de francs par mois en moyenne. Pourtant, les extraits de son compte bancaire montrent, comme l'avaient déjà constaté l'enquêteur et la cour cantonale, des retraits au bancomat de montants très variés à des intervalles irréguliers et peu de virements par e-banking concernant des frais courants. Par conséquent, la conclusion des premiers juges que ses prélèvements au bancomat n'étaient ni suffisamment fréquents ni assez conséquents pour lui permettre de régler les factures courantes ne s'avère pas manifestement erronée. Partant, ils n'ont pas non plus fait preuve d'arbitraire en concluant, au degré de la vraisemblance prépondérante, que le recourant avait perçu une rémunération pour son activité au sein de la société B.________ Sàrl. Les autres arguments du recourant ne mènent pas à un autre résultat.