Citation: 2C_525/2019 E. 5.2

5.2. Le recourant ne se trouve pas davantage dans une situation où la poursuite de son séjour en Suisse s'imposerait pour des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI. Cette condition est réalisée, notamment lorsque le conjoint est victime de violence conjugale ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise. Il s'agit de motifs personnels graves exigeant la poursuite du séjour en Suisse (ATF 138 II 393 consid. 3.1 p. 395, 138 II 229 consid. 3.1 p. 232 et les références citées). La question n'est donc pas de savoir s'il est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de sa réintégration sociale, au regard de sa situation personnelle, professionnelle et familiale, seraient gravement compromises (arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 5.1 non publié in ATF 142 I 152; ATF 137 II 1 consid. 4.1 p. 7). De tels faits ne sont nullement établis. Par ailleurs, la difficulté alléguée par le recourant de se réinsérer professionnellement dans son pays d'origine ne saurait signifier que sa réintégration dans ledit pays serait fortement compromise, ce d'autant plus que l'intéressé a grandi au Bénin, où se trouvent encore ses quatre enfants, et est au bénéfice de nombreux diplômes attestant une formation supérieure en études du développement et en droit. Il n'existe donc, en l'espèce, aucune raison personnelle majeure justifiant l'application de l'art. 50 al. 1 let. b LEI. Il s'ensuit que le grief de violation de cette disposition doit également être rejeté.