Citation: 1B_122/2018 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a ainsi considéré que le climat familial n'est pas propice à un retour à domicile. Le recourant lui-même semble penser qu'un retour à l'école qu'il fréquentait jusque-là (et la confrontation avec la victime et ses camarades de classe) n'est pas imaginable, étant précisé que la poursuite du programme scolaire peut avoir lieu dans l'établissement avec la collaboration de l'école qu'il fréquentait précédemment. Il en va de même d'un retour au domicile familial, les problèmes psychiatriques de sa soeur, évoqués par le recourant comme un élément en lien avec l'agression, semblant perdurer. Il apparaît enfin, aux dires des responsables de l'établissement, que le recourant lui-même se montre plutôt réceptif à l'aide éducative, pédagogique et thérapeutique qui lui est proposée. Dans ces circonstances, la mesure d'observation en milieu fermé apparaît adéquate et proportionnée.