Citation: 2A.268/2001 21.08.2001 E. A

A.- R.________, ressortissant chilien, est arrivé en Suisse en janvier 1979; le 28 août 1979 il a été reconnu comme réfugié. De ce fait, il a obtenu une autorisation de séjour puis, dès le 1er mars 1984, une autorisation d'établissement. Sans domicile fixe en Suisse depuis 1985, l'intéressé a été arrêté en 1986 au Portugal pour trafic de cocaïne et y a été détenu jusqu'à 30 juillet 1990, date à laquelle il a été expulsé. Il est alors revenu dans notre pays où, toujours au bénéfice du statut de réfugié, il s'est vu octroyer une autorisation de séjour, qui a ensuite été régulièrement renouvelée jusqu'au 14 juillet 1998. Auparavant, soit le 25 septembre 1995, l'Office cantonal de contrôle des habitants et de police des étrangers (actuellement le Service de la population du canton de Vaud) avait refusé, par décision passée en force, de lui accorder une autorisation d'établissement. En outre, le 16 juin 1996, l'Office fédéral des réfugiés a révoqué son statut de réfugié, le Chili étant devenu un "pays sûr" au sens de la pratique fédérale; cette décision a également acquis force de chose jugée. R.________ a un fils, J.________, aujourd'hui majeur, qui vit à Bienne, avec lequel il prétend avoir conservé des attaches. Entre 1980 et 2000 R.________ a subi 12 condamnations pénales, la plupart pour des infractions mineures ou de gravité moyenne. Par ailleurs, il a bénéficié dès 1991 de l'aide de l'assistance publique, en partie en complément aux gains réalisés lors de missions temporaires de travail, pour approximativement 130'000 fr. Il a aussi des actes de défaut de biens pour un montant de l'ordre de 73'000 fr. Les 8 septembre 1998 et 26 mars 1999, le Service de la population du canton de Vaud a renouvelé l'autorisation de séjour de R.________ pour six mois, tout en l'avertissant que ladite autorisation pourrait ne pas être prolongée si sa situation financière ne s'améliorait pas.