Citation: 1B_12/2021 E. 1

Le Ministère public de l'arrondissement de La Côte instruit une procédure pénale contre A.________ pour escroquerie sur plainte du Service de prévoyance et d'aide sociales du canton de Vaud. Il lui est reproché d'avoir omis d'annoncer qu'il était propriétaire d'un bien immobilier à Oran et qu'il détenait plusieurs comptes bancaires et d'avoir touché indûment des prestations au titre du revenu d'insertion pour un montant total de 193'800 francs. La plaignante se fonde sur les déclarations écrites de Me B.________, avocat mandaté par l'Ambassade de Suisse à Alger, recueillies au cours de la procédure d'enquête administrative menée contre A.________ ayant abouti à la reddition en date du 26 août 2016 d'une décision de fin de droit à toute prestation au titre du revenu d'insertion, confirmée sur recours de l'intéressé le 24 janvier 2017, et d'une décision non contestée du 9 juin 2017 de restitution des prestations indûment perçues. Le 24 juin 2020, A.________, qui conteste être propriétaire d'un bien immobilier en Algérie, a requis que les déclarations de l'avocat Me B.________ soient retranchées du dossier pénal et que les actes reposant sur celles-ci soient soit retirés du dossier soit caviardés au motif que ces déclarations avaient été recueillies en violation du principe de la souveraineté étrangère au sens de l'art. 299 CP et qu'il s'agissait d'une preuve obtenue de manière illicite au sens de l'art. 141 al. 2 CPP qui devait être écartée du dossier en application de l'art. 141 al. 5 CPP. Il soutenait également à titre subsidiaire que le témoignage de Me B.________ était absolument inexploitable au sens de l'art. 141 al. 1 CPP et devait être écarté du dossier parce qu'il avait été recueilli en violation des règles d'administration des preuves prévalant en procédure pénale. Le Ministère public a rejeté la requête au terme d'une ordonnance rendue le 2 juillet 2020 que A.________ a vainement contestée auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud. A.________ forme un recours en matière pénale contre l'arrêt de cette juridiction rendu le 4 septembre 2020 en concluant à sa réforme en ce sens que sa demande de retranchement de pièces du 24 juin 2020 est admise et qu'il soit donné suite à cette mesure. Il requiert l'assistance judiciaire. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.