Citation: 4A_451/2022 E. A

A.a. A.________ (ci-après: l'assuré), né en 1957, était monteur de faux plafonds. En 1995 et en 2000, il a subi des chutes. En 2001, il a chuté de sa hauteur, a présenté des lombalgies et n'a ensuite pas repris le travail. Le 15 mars 2002, la SUVA a estimé qu'une reprise progressive de l'activité professionnelle devait être possible. A.b. L'assuré a été engagé par la société C.________ Sàrl en qualité de " man oe uvre " dès le 1er juin 2017, à un taux de 40 %. A ce titre, il bénéficiait de l'assurance-maladie collective d'indemnités journalières conclue par son employeur auprès de B.________ SA. La disposition E1 des conditions générales applicables à cette assurance prévoit notamment ce qui suit: " Ne sont pas assurées les maladies déjà déclarées lors de l'entrée dans l'entreprise ou au début de l'assurance, aussi longtemps qu'elles entraînent une incapacité de travail, à moins que B.________ SA ne doive accorder le maintien de la couverture d'assurance en raison d'une convention de libre passage entre les assureurs. " A.c. Le 19 décembre 2017, le Dr D.________, radiologue, a effectué une radiographie des mains et du pied droit de l'assuré. Il a noté une déformation du V métacarpien de la main droite sur un ancien traumatisme et une arthrose interphalangienne moyenne et distale des deux côtés. A.d. Le 29 janvier 2018, l'employeur a annoncé à B.________ SA que l'assuré se trouvait en incapacité de travail à 100 % depuis le 9 janvier 2018. Plusieurs certificats médicaux, attestant une incapacité totale de travailler de l'assuré du 8 janvier au 8 septembre 2018, ont été établis d'une part par le Dr F.________, médecin gynécologue auprès de l'Institut E.________, et d'autre part par le Dr G.________, psychiatre auprès du même institut. Le 8 février 2018, le Dr F.________ a complété un formulaire de B.________ SA en indiquant que l'assuré était en incapacité de travail pour une durée indéterminée depuis le 8 janvier 2018 en raison de " douleur main/céphalée/fatigue/stress " et qu'il allait consulter un psychiatre. Le 11 avril 2018, l'assuré a été auditionné par I.________, employé de B.________ SA. Le procès-verbal de cet entretien a été établi selon un modèle de questions-réponses. Dans un rapport du 16 avril 2018, le Dr G.________ a informé B.________ SA que l'assuré avait débuté un traitement le 1er mars 2018. Il souffrait d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère. Le Dr G.________ a fait état d'une légère amélioration à la suite du traitement pharmacologique et à la prise en charge thérapeutique, en précisant que le pronostic permettait d'envisager une reprise progressive de la capacité de travail dans un à deux mois, sauf complications. B.________ SA a mis en oeuvre une expertise auprès du Dr H.________, psychiatre, lequel a rendu son rapport le 8 mai 2018. Le spécialiste a posé le diagnostic de dysthymie. L'état de l'assuré était de nature à permettre, sur le plan psychiatrique, d'envisager une reprise d'activité. L'incapacité de travail était de 50 % au moment de l'expertise et serait de 0 % à compter du 1er juin 2018. Le psychiatre a ajouté qu'une éventuelle incapacité pour des raisons dermatologiques ou rhumatologiques n'entrait pas en considération dans son expertise. A.e. B.________ SA a indemnisé l'assuré à 100 % pour la période du 12 janvier au 13 mai 2018, puis à 50 % du 14 au 31 mai 2018. A.f. Le 12 juin 2018, le Dr D.________ a effectué une imagerie par résonance magnétique (IRM) du genou droit de l'assuré en raison d'une douleur à la mobilisation et d'une boiterie au démarrage. Il a notamment constaté une méniscopathie externe sans déchirure du ménisque et une chondropathie rotulienne interne de grade 2. Il a également réalisé une IRM de la colonne lombaire au vu de lombosciatalgies gauches récidivantes, et a en particulier constaté une protrusion du disque invertébral au niveau de L5-S1. Le 20 juin 2018, il a effectué un scanner du petit bassin, et a noté une tendinopathie bilatérale et probablement une bursopathie trochantérienne des deux côtés. A.g. L'assuré a été licencié avec effet au 30 juin 2018. A.h. Par certificat médical du 19 janvier 2019, le Dr F.________ a attesté que l'assuré était en arrêt maladie depuis le 9 janvier 2018 pour les raisons suivantes: arthrose des interphalanges moyenne et distale des deux mains, lombalgie sur hernie L5-S1, gonalgie droite, lésion méniscale opérée, tendinopathie et bursite prédominante de la hanche gauche, diabète, syndrome obstructif pulmonaire, dépression réactive. Le Dr F.________ a précisé que la plupart des pathologies étaient les séquelles du travail exercé par l'assuré durant toute sa vie. Il prenait régulièrement des médicaments antidouleurs. Il était suivi par un psychiatre pour dépression réactive et était sous antidépresseurs. Il était évident que l'assuré ne pouvait plus travailler en maçonnerie. A.i. Par courrier du 8 octobre 2019, B.________ SA a refusé de verser des indemnités journalières supplémentaires. Elle a relevé que les affections somatiques de l'assuré étaient antérieures à son entrée en service auprès de C.________ Sàrl et l'avaient amené à travailler en tant que peintre à 40 %, soit une activité plus légère que celle de maçon exercée à 100 %. Sur le plan psychique, elle ne lui reconnaissait pas d'incapacité de travail au-delà du 1er juin 2018.