Citation: 8C_91/2014 E. 5.4

5.4. Quoi qu'en dise la recourante, ces explications répondent de manière claire et complète aux questions qui ont fait l'objet du renvoi de la juridiction cantonale. En effet, les docteurs H.________ et I.________ ont bien spécifié en quoi consistaient les suites se rapportant à l'accident du 31 octobre 1992. Leurs avis concordent sur le fait que la seule séquelle en est une limitation de la mobilité du gros orteil et que celle-ci n'a que peu, voire aucune, répercussion significative sur la capacité de travail de l'assurée comme aide-ménagère. En ce qui concerne plus particulièrement le docteur H.________, celui-ci a clarifié la conclusion finale de son expertise du 17 mars 1998 qui avait prêté à confusion lors du premier jugement. Quant à son appréciation générale de la situation après la dernière opération (du 16 janvier 1997), elle ne saurait être réduite à un "simple jugement de valeur" comme le soutient la recourante. Le docteur H.________ s'est prononcé sur la base de ses connaissances médicales et de son expérience clinique comme cela lui était demandé. S'agissant des critiques formulées contre le docteur I.________, elles sont tout aussi mal fondées. La conclusion de cet expert, selon laquelle la dernière période d'incapacité de travail pouvant être mise en rapport avec l'accident assuré s'étendait du 16 janvier 1997 au 17 avril 1997, loin d'être sommairement motivée, est étayée par des éléments objectifs. Le docteur I.________ s'est en effet fondé sur le fait qu'après la première ténolyse du 10 mai 1994, l'assurée n'avait été que passagèrement entravée dans sa capacité de travail (soit durant 3 mois) et que par ailleurs, aucune complication n'avait été signalée à la suite de la dernière ténolyse effectuée sur le gros orteil. A l'instar des premiers juges, on ne voit donc aucun motif de s'écarter des compléments d'expertise établis par les experts H.________ et I.________ ni d'ordonner une nouvelle expertise, ce qui conduit au rejet du recours.