Citation: 8C_683/2017 E. 5

On doit donner raison à la recourante en ce qui concerne le caractère prématuré, à ce stade de la procédure, de l'examen du lien de causalité adéquate des troubles psychiques de l'assurée. En cas de troubles psychiques additionnels à une atteinte à la santé physique, cet examen doit se faire au moment où l'on peut plus attendre de la continuation du traitement médical en rapport avec l'atteinte physique une amélioration de l'état de santé de l'assuré, ce qui correspond à la clôture du cas selon l'art. 19 al. 1 LAA (cf. RUMO-JUNGO/HOLZER, Bundesgesetz über die Unfallversicherung [UVG], 4ème éd. 2012, ad. art. 6, p. 60; également ATF 134 V 109 consid. 6.1 p. 116). En l'espèce, comme on l'a dit plus haut, le moment déterminant est le 1er janvier 2012. Pour trancher le droit aux indemnités journalières jusqu'à cette date, les juges cantonaux n'avait pas à statuer sur le lien de causalité adéquate. Il appartiendra à la recourante de le faire dans le cadre du renvoi prononcé par le tribunal cantonal pour l'examen du droit à la rente, étant précisé que l'assureur-accidents conserve sur cette question une pleine et entière latitude de décision.