Citation: 5P.408/2004 10.01.2005 E. 6

Autant qu'on le comprenne, le recourant expose que la cour cantonale a arbitrairement retenu, d'une part, qu'il n'était pas établi que l'intimée eût contracté un mariage fictif et, d'autre part, que la décision de refus de prolongation d'autorisation de séjour prise à l'encontre de celle-ci n'était pas définitive et exécutoire. Dès lors, les juges cantonaux auraient considéré à tort qu'elle n'abusait pas de son droit en réclamant une contribution d'entretien. A l'appui de ce moyen, il se contente toutefois d'affirmer, sans autres précisions, que les rapports des autorités de police des étrangers versés au dossier soulignent à l'évidence l'abus de droit commis par l'intimée. Sur ce point, son recours ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Tel est aussi le cas de ses allégations relatives à la constatation de l'autorité cantonale, selon laquelle la décision de police des étrangers concernant l'intimée ne serait pas encore définitive et exécutoire. En effet, le recourant ne critique pas clairement cette constatation, mais se borne à dire qu'il ne s'agit en fin de compte que "d'un critère temporel". Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant que l'intimée n'abusait pas de son droit; cela d'autant plus que, comme l'a rappelé la Cour de cassation, ce n'est que dans des cas exceptionnels que la prétention d'un époux à être entretenu par l'autre peut être écartée pour le motif qu'elle constituerait alors un abus de droit de sa part au sens de l'art. 2 al. 2 CC (ATF 118 II 225 consid. 2c/aa p. 226). Enfin, le le recours est également irrecevable, faute d'être suffisamment motivé, dans la mesure où le recourant conteste - une nouvelle fois - avoir jamais considéré que l'activité de son épouse était immorale.