Citation: 8C_673/2019 E. 10

En ce qui concerne les conditions du droit à l'assistance judiciaire, le jugement cantonal se fonde sur l'art. 18 de la loi [du canton de Vaud] sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA/VD; BLV 173.36), ainsi que sur les garanties minimales offertes en la matière par l'art. 29 al. 3 Cst. La cour cantonale a relevé que les huit décisions du CSR en cause étaient similaires et exposaient de manière suffisamment claire les postes retenus pour le calcul des prestations du revenu d'insertion auxquelles la recourante avait droit pour que celle-ci puisse comprendre ces décisions et les contester utilement sans être assistée par un conseil. Du reste, à titre exceptionnel, l'administration avait admis que la recourante procède devant elle dans sa langue maternelle (l'anglais). La cour cantonale a également constaté que selon un jugement du 9 juillet 2016 rendu par la Justice de Paix, la recourante, bien qu'atteinte dans sa santé, n'était pas empêchée d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts patrimoniaux et/ou personnels. Enfin, elle a observé que la recourante avait, par le passé et de manière récurrente, attaqué seule et sans assistance de nombreuses décisions du CSR. Elle en a conclu que le SPAS n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire, sous la forme de la désignation d'un avocat d'office, n'étaient pas réalisées.