Citation: I 744/02 13.09.2003 E. 3

3.1 Le recourant, qui ne peut plus porter de charges lourdes, n'est plus à même de poursuivre l'activité d'employé agricole qu'il a exercée de 1990 à 1995. En revanche, selon l'expertise, des activités plus légères lui sont accessibles, avec une capacité de travail de 60 % dès le 1er janvier 2000, moyennant un stage d'évaluation par le centre ORIF, suivi d'une réadaptation professionnelle - qui aurait dû débuter depuis bien longtemps à dire d'expert - d'abord à 50 %, pour atteindre rapidement 100 %. 3.2 Contrairement à ce qu'a retenu le premier juge, le fait que l'activité raisonnablement exigible du recourant ne présente pas de complications particulières, ne permet pas à lui seul de nier le droit de l'assuré à des mesures de reclassement. Il y a lieu au contraire de tenir compte, sur la base d'un pronostic, d'autres facteurs, comme l'évolution des salaires et la durée d'activité (ATF 124 V 108). En l'espèce, de telles mesures, préconisées par l'expert, sont d'autant plus indiquées que le recourant n'a pas exercé de véritable activité professionnelle pendant six ans, et qu'âgé de 31 ans, il peut espérer exploiter sa capacité de gain résiduelle durant une trentaine d'années au moins. De surcroît, sa capacité de travail dans une activité adaptée est susceptible, selon l'expert, de passer de 60 à 100 %. Sous l'angle du principe de proportionnalité, il apparaît dès lors que les mesures de reclassement requises sont à même d'améliorer de manière notable sa capacité de gain (RCC 1992 p. 388 consid. 2b; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG] ad art. 17 LAI, p. 131). 3.3 Le recourant s'est d'ailleurs montré favorable à l'exécution de telles mesures déjà au moment de l'expertise. En dépit des aléas de la procédure, il a commencé, le 25 juin 2001, dans le cadre d'un programme de l'Aide Sociale Vaudoise, un stage à 60 % dans le domaine de la petite mécanique, selon l'attestation de la Fondation X.________ du 18 février 2002, produite en procédure fédérale. La qualification du recourant par l'expert d'«exécutant se présentant comme passif et dépendant», qui a motivé, au moins implicitement, la décision négative de l'office intimé (cf. rapport intermédiaire du 13 septembre 2000), doit dès lors être relativisée au regard de ces faits postérieurs de quelques six mois seulement à la décision attaquée. Le recourant a ainsi fait preuve d'une réelle motivation à se soumettre à des mesures d'ordre professionnel. On peut dès lors tenir comme établie la capacité de réadaptation subjective et objective (VSI 1997 p. 177 consid. 3a). Dans ces circonstances, les mesures de reclassement requises se justifient.