Citation: 4A_588/2016 E. 2

La recourante considère que la cour cantonale a établi les faits de manière manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. Elle soutient en particulier que si l'autorité précédente n'avait pas omis de tenir compte de la pièce no 12 versée à la procédure cantonale par la défenderesse, ainsi que des pièces nos 1 et 8 de la demanderesse, elle aurait alors reconnu que le contrat de leasing avait été transféré à la société défenderesse, que le donneur de leasing en avait été informé, qu'il avait donné son accord et que le véhicule n'avait pas été remis par la demanderesse à D.________. En réalité, le contenu de la pièce no 12 est l'illustration du fait que le donneur de leasing pensait toujours avoir comme partenaire contractuel l'ancienne société X.A.________ SA. Peu importe à cet égard que le donneur confonde les raisons sociales des deux sociétés créées à la suite de la scission de l'ancienne X.A.________ SA. Il demeure qu'il ignorait tout d'un éventuel transfert et qu'il n'a donc pas pu donner son accord à celui-ci. Il résulte d'ailleurs des constatations cantonales que si le donneur de leasing a accepté le paiement des primes de leasing par la nouvelle X.________ SA et s'il s'est adressé à celle-ci pour lui verser l'indemnité d'assurance, c'est en raison d'une simple erreur de sa part, due au fait que la nouvelle X.________ SA partageait l'adresse de la demanderesse (soit l'ancienne X.A.________ SA). Quant aux pièces nos 1 et 8 de la demanderesse, elles consistent en des extraits du registre du commerce portant sur les nouvelles sociétés X.________ SA et Z.________ SA. Elles ne permettent de tirer aucune conclusion sur la question du transfert et, a fortiori, sont impropres à démontrer que le donneur de leasing aurait donné son accord à celui-ci. Le moyen est infondé.