Citation: 6B_123/2016 E. 3.4

3.4. La notion de « dommage » au sens de cette disposition doit être comprise comme pour les autres infractions contre le patrimoine, en particulier l'escroquerie (ATF 122 IV 279 consid. 2a p. 281). Ainsi, le dommage est une lésion du patrimoine sous la forme d'une diminution de l'actif, d'une augmentation du passif, d'une non-augmentation de l'actif ou d'une non-diminution du passif, mais aussi d'une mise en danger de celui-ci telle qu'elle a pour effet d'en diminuer la valeur du point de vue économique (ATF 129 IV 124 consid. 3.1 p. 125 s.; 123 IV 17 consid. 3d p. 22). Un dommage temporaire ou provisoire est suffisant (ATF 122 IV 279 consid. 2a p. 281; arrêt 6B_1054/2010 du 16 juin 2011 consid. 2.2.1). Il n'est pas nécessaire que le dommage corresponde à l'enrichissement de l'auteur, ni qu'il soit chiffré; il suffit qu'il soit certain (arrêts 6B_967/2013 du 21 février 2014 consid. 3.3; 6B_986/2008 du 20 avril 2009, consid. 4.1). En l'espèce, le dommage consiste dans la perte des honoraires pour les services de gestion administrative (comptabilité notamment) et la diminution des loyers versés par les exploitants pour la mise à disposition des locaux et des équipements des magasins. Il n'est pas nécessaire que le dommage soit chiffré. C'est donc en vain que le recourant soutient que le dossier ne contient aucun élément comptable probant démontrant le dommage. Le recourant fait valoir qu'en septembre 2008, la société C.________ SA était dénoncée en surendettement au sens de l'art. 725 CO depuis le mois d'août 2008 et qu'elle faisait l'objet d'une procédure de faillite. Selon le recourant, cette société n'avait donc de toute façon plus aucune liquidité ni aucun moyen humain pour continuer à mener son activité. Quelle qu'ait pu être la situation financière de C.________ SA, la cour de céans ne voit pas ce qui l'empêchait de continuer à percevoir les loyers pour les locaux et les équipements de la part des détaillants; le personnel avait été pour le surplus transféré à J.________ SA. L'argumentation du recourant est donc infondée.