Citation: 6B_841/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant ne conteste pas qu'un contrôle de sa capacité de conduire aurait été hautement vraisemblable en cas d'intervention de la police sur les lieux de l'accident. L'intéressé nie en revanche avoir eu l'intention de se soustraire à un tel contrôle. Il perd de vue que déterminer ce qu'une personne a su, voulu, envisagé ou accepté relève du contenu de la pensée, à savoir de faits "internes" qui, en tant que tels, lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'ils aient été retenus de manière arbitraire (cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.3 p. 375). Or, le recourant ne prétend ni ne démontre que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que celui-ci avait, compte tenu des circonstances de l'accident, à tout le moins accepté de rendre tout contrôle de sa capacité de conduire impossible. Pour le reste, l'argumentation du recourant se révèle infondée. Ce dernier affirme qu'il ne buvait plus d'alcool à l'époque des faits et qu'il ne pourrait donc avoir eu l'intention d'échapper à un contrôle dans la mesure où il savait ne rien avoir consommé. Aucun de ces éléments ne ressort du jugement attaqué, sans que le recourant ne prétende ni ne démontre que ceux-ci auraient été arbitrairement omis par la cour cantonale (cf. art. 97 al. 1 LTF). Par ailleurs, l'intéressé ne peut être suivi lorsqu'il prétend que l'intention de se soustraire à un contrôle ne pourrait exister qu'en présence d'un motif expliquant ce comportement. L'élément constitutif subjectif de l'infraction à l'art. 91a al. 1 LCR est réalisé sous la forme du dol éventuel lorsque le conducteur connaissait les faits fondant une obligation d'avertir la police ainsi que la haute vraisemblance de la constatation de l'état d'incapacité de conduire, et que l'omission de l'annonce à la police prescrite par l'art. 51 LCR ne peut raisonnablement s'expliquer que par l'acceptation du risque d'une entrave aux mesures de constatation (cf. ATF 131 IV 36 consid. 2.2.1 p. 39; 126 IV 53 consid. 2a p. 56; plus récemment arrêt 6B_441/2019 du 12 septembre 2019 consid. 2.1.1). Tel était bien le cas en l'occurrence, puisque le recourant a accepté le risque d'échapper à un contrôle hautement vraisemblable. Peu importe que l'intéressé se fût estimé en capacité de conduire ou qu'il ne pût en définitive être constaté qu'il s'était trouvé dans l'incapacité de conduire (cf. consid. 1.1 supra). Le reste de l'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où celui-ci s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, dont il ne prétend ni ne démontre qu'il serait entaché d'arbitraire. Il en va ainsi lorsque le recourant prétend qu'il n'aurait pas été blessé lors de l'accident, qu'il aurait quitté les lieux sans avertir la police simplement car il avait froid, ou qu'il n'aurait jamais cherché à dissimuler être l'auteur des dommages causés. La cour cantonale n'a donc aucunement violé le droit fédéral en condamnant le recourant sur la base de l'art. 91a al. 1 LCR. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.