Citation: 9C_72/2022 E. 5.4.2

5.4.2. Concernant ensuite la seconde argumentation de la recourante sur un défaut d'instruction quant à d'éventuelles atteintes à la santé psychique ou somatique, elle ne peut pas non plus être suivie. D'une part, le docteur B.________ a conclu que les troubles de la recourante et leur répercussion sur sa capacité de travail ne trouvent pas d'explication probable ou certaine dans les seuls problèmes somatiques de santé et que les difficultés essentielles de réinsertion de l'assurée résident dans le fait qu'elle tend à "sous-estimer ses capacités effectives de travail" (expertise, ch. 7.3 et 7.4 p. 30). Il n'a posé aucun diagnostic différentiel, ni préconisé des investigations supplémentaires, que ce soit sous l'angle neurologique, neurochirurgical ou neuropsychologique. Quoi qu'en dise la recourante, selon laquelle en l'absence de substrat neurologique à ses plaintes, il fallait mettre en oeuvre des examens médicaux dans d'autres disciplines, un complément d'instruction ne se justifiait pas en l'absence d'autres éléments objectivables que ceux mis en évidence par l'expert. D'autre part, sous l'angle d'une atteinte à la santé psychiatrique, si les premiers juges ont constaté que le docteur B.________ avait indiqué qu'il n'était pas impossible que les plaintes de l'assurée fussent au moins en partie en relation avec des facteurs psychologiques et éventuellement socio-professionnels, ils ont expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles ils ont considéré qu'un défaut d'instruction sur ce point ne pouvait pas être reproché à l'office intimé. L'instance précédente a en effet constaté que la recourante n'avait rapporté ni trouble psychiatrique ni suivi de cet ordre et qu'aucun de ses médecins n'avait évoqué de troubles psychiatriques qui justifieraient une incapacité de travail, ce que l'intéressée ne conteste pas. En ce qu'elle tend à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires, l'argumentation de la recourante n'est pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète. Le recours est mal fondé.