Citation: 6B_6/2017 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le raisonnement suivi par la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. L'intimé était certes plus jeune et vigoureux que le recourant, mais ce dernier l'a néanmoins assailli, l'a frappé, mordu et griffé, et a tenté de lui porter des coups à la tête. Il représentait une menace pour l'intégrité physique de l'intimé, celui-ci ayant d'ailleurs souffert de diverses lésions ensuite de l'altercation. Le recourant soutient que lorsqu'il est revenu à la charge, après avoir été repoussé une première fois par l'intimé, ce dernier aurait pu "très facilement le maîtriser", sans lui attraper le pied et sans le pousser. Risquant d'être atteint par un coup de pied, l'intimé pouvait cependant parer cette attaque en saisissant le pied de son adversaire et le repousser. On ne voit pas quel autre moyen aurait pu être employé pour éviter le coup en question. De même, après avoir paré le coup de pied, l'intimé pouvait, en observant une stricte proportionnalité, repousser le recourant afin de l'éloigner. Pour le reste, le recourant se contente d'affirmer que l'intimé devait savoir qu'il ferait chuter son adversaire en le repoussant, d'une part, et, d'autre part, qu'il aurait été excessif de se placer à califourchon sur lui à deux reprises. Il n'apparaît pourtant pas que l'intimé aurait excédé les limites de la légitime défense en repoussant son assaillant - fût-il plus âgé que lui - ou en le maintenant au sol. Le recourant ne conteste en effet aucunement être revenu à plusieurs reprises à la charge, avoir tenté de donner des coups, ni avoir griffé et mordu l'intimé alors qu'il se trouvait au sol. On ne voit pas quel moyen, moins incisif, aurait pu être employé par l'intimé afin de parer ces attaques répétées, surtout après avoir constaté que le recourant - en dépit du déséquilibre des forces - revenait obstinément à la charge. Pour le surplus, il ne saurait être reproché à l'intimé d'avoir maintenu son adversaire au sol jusqu'à ce que celui-ci se calme et ne représente ainsi plus un danger. L'intimé n'a ainsi nullement excédé les limites de la légitime défense au sens de l'art. 15 CP. Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant, sur la base de l'art. 15 CP, que l'intimé n'avait pas commis d'infractions aux art. 122 et 181 CP. Le grief doit être rejeté.