Citation: 4A_564/2008 26.05.2009 E. A

Y.________, né en 1950, a travaillé dès 1970 comme rédacteur dans divers journaux neuchâtelois. Son contrat de travail a ultérieurement été repris par X.________ SA (ci-après: X.________). En 2003, Y.________ assumait la fonction d'éditeur de l'hebdomadaire local «Z.________», laquelle comprenait la gestion du journal et du courrier, la publicité et le programme de parution. En août 2003, l'adjoint de l'éditeur du quotidien «W.________» a été chargé d'élaborer un projet de relance de «Z.________». Y.________ n'a pas été associé à ces travaux. Alors que Y.________ était en vacances, le projet de restructuration a été présenté aux deux autres personnes travaillant pour «Z.________»; il prévoyait que l'adjoint susmentionné était nommé éditeur du journal et que Y.________ devenait rédacteur à mi-temps. Ce dernier a été informé officiellement du projet lors d'une séance de travail tenue le 2 septembre 2003; un délai de 48 heures lui a été fixé pour se déterminer. Sa demande d'éclaircissements sur son statut futur n'a pas reçu de réponse. Y.________ s'est trouvé en incapacité de travail totale dès le 8 septembre 2003. Environ un mois plus tard, il a été victime d'une chute dans les escaliers. Par la suite, il a été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité accordée rétroactivement dès le 1er septembre 2004. Par lettre du 28 juillet 2004, X.________ a résilié le contrat de travail de Y.________ pour le 30 novembre 2004; elle invoquait l'absence pour cause de maladie. L'employé a formé opposition à son licenciement, qu'il considérait comme abusif.