Citation: 2P.122/2004 07.01.2005 E. 5

Dans un dernier grief, la recourante fait valoir que l'arrêt attaqué retient de manière arbitraire une reprise à hauteur de 5'500 fr. sur des frais concernant le dancing "N.________". Selon ses allégations, ces frais concerneraient des travaux de conciergerie qui seraient à sa charge en vertu de l'art. 5 du contrat de bail qu'elle a conclu, en sa qualité de propriétaire du dancing, avec l'exploitant des lieux. Les premiers juges ont considéré, en accord avec la Commission de recours, que les frais invoqués ne sont pas justifiés, car il ressort des termes du contrat de bail conclu par la Société que cette dernière ne loue que l'immeuble lui-même, à l'exception des meubles et des équipements qui le garnissent: ces derniers sont en effet la propriété exclusive d'A.________ qui les loue lui-même directement et personnellement à l'exploitant du dancing; au surplus, toujours selon les premiers juges, l'entretien aussi bien des locaux que des meubles incombe au locataire en vertu de l'art. 5 du contrat de bail. La recourante se borne à soutenir que la disposition contractuelle précitée prévoit que le locataire s'engage à entretenir les locaux et le mobilier, tandis que le propriétaire est responsable du remplacement à ses frais des biens hors d'usage, suite à une utilisation normale ou à une usure. Elle en infère qu'elle est tenue d'effectuer des tâches de conciergerie pour le compte de l'exploitant; elle demande de pouvoir porter en compte les frais résultant de cette activité. Du moment toutefois que la recourante ne conteste pas qu'A.________ est propriétaire des meubles et qu'il loue ceux-ci lui-même et pour son compte à l'exploitant du dancing, son argumentation tombe à faux.