Citation: 9C_427/2023 E. 4

Le tribunal cantonal a en l'occurrence procédé à l'appréciation du rapport d'enquête à domicile du 3 septembre 2020, du complément du 9 novembre 2021, ainsi que des avis du docteur B.________ du 7 avril 2022 et de l'ergothérapeute C.________ du 8 avril 2022. Il a considéré qu'au contraire de ce que paraissait soutenir l'assurée, le fait que l'enquêtrice n'avait pas chiffré les heures d'aide requises par l'invalidité ou procédé à une nouvelle visite à domicile n'était pas important dès lors que le contenu des rapports du docteur B.________ et de l'ergothérapeute C.________ suffisait déjà à exclure le besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie. Sur la base de ces documents, il a d'abord nié un défaut d'autonomie qui empêcherait la recourante de vivre de manière indépendante sans l'accompagnement d'une tierce personne (art. 38 al. 1 let. a RAI). Il a constaté que l'assurée était capable d'effectuer les tâches ménagères essentielles (même si elles lui prenaient plus de temps et nécessitaient des aménagements), qu'elle planifiait et fractionnait ses activités en fonction des restrictions résultant de son état de santé et qu'elle n'avait besoin d'aide que pour les tâches lourdes (qui étaient des tâches ponctuelles). Il a retenu que le fractionnement des tâches, l'acquisition de moyens auxiliaires et le réaménagement de l'appartement ou de la communauté d'habitation formée avec la fille étaient exigibles du point de vue de l'obligation de diminuer le dommage. Il a en outre relevé que, si elle procurait certes un soulagement, l'aide concrète d'une femme de ménage (8 heures par semaine) n'avait pas évolué depuis l'époque où l'assurée était en bonne santé et que la taille de l'appartement (200 m2) engendrait des difficultés supplémentaires. Les premiers juges ont également exclu le besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie et établir des contacts sociaux (art. 38 al. 1 let. b RAI) puisque, selon les déclarations de la recourante, elle pouvait faire des courses légères, se rendre à ses rendez-vous, conduire son véhicule ou prendre les transports publics. Ils ont enfin retenu que l'assurée ne risquait pas de s'isoler durablement du monde extérieur (art. 38 al. 1 let. c RAI) dès lors qu'elle faisait ménage commun avec sa fille cadette et qu'elle avait indiqué recevoir ses invités au restaurant plutôt qu'à la maison.