Citation: 1B_392/2021 E. A

A la suite de l'autorisation du Chef du Département fédéral des finances du 18 avril 2019, l'Administration fédérale des contributions (ci-après : AFC) mène une enquête fiscale spéciale contre B.E.________, C.E.________ et A.________ en raison de soupçons de graves infractions fiscales au sens des art. 190 ss de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11) en lien avec les art. 175 et 176 LIFD. Il est en substance reproché à B.E.________ et à C.E.________ d'avoir, pendant les périodes fiscales 2009 à 2017, soustrait d'importants montants d'impôt sur le revenu; quant à A.________, il se serait rendu coupable de complicité aux soustractions fiscales examinées à l'encontre des deux autres mis en cause. Le 8 mai 2019, les enquêteurs de l'AFC ont procédé à la perquisition du domicile de A.________, sis à X. Celui-ci s'est opposé à cette mesure et divers supports de données électroniques - référencées N_7 à N_12 - ont été placées sous scellés. Par requête du 2 juillet 2019, l'AFC a demandé à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après : la Cour des plaintes) la levée des scellés. Dans ses déterminations du 5 août 2019, A.________ a notamment invoqué le secret professionnel de l'avocat pour obtenir le maintien de cette protection sur les éléments N_7, N_8 et N_10; ce secret concernerait des données provenant ou à destination de certains numéros de téléphone et/ou adresses de courriers électroniques, dont "@z.com". Les deux parties se sont encore déterminées ultérieurement; en particulier et notamment à la suite du rapport d'expertise du 6 juillet 2020 en lien avec les mots-clés donnés par A.________, celui-ci a en substance confirmé sa demande de maintien des scellés en raison du secret professionnel de l'avocat.