Citation: 6B_788/2018 E. 1.5.2

1.5.2. En outre, contrairement à ce que soutient le recourant, l'intimée a précisé la cause de la lésion, lors de son audition du 2 octobre 2017, à savoir que son époux l'avait frappée car elle avait refusé de signer des papiers qui lui avaient été présentés par un conseiller au bureau du chômage sans avoir d'explications à cet égard. Enfin, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il invoque le fait que l'intimée n'aurait pas mentionné l'événement du 30 septembre 2014 avant l'audience de jugement. En effet, il ressort du dossier que, lors de son audition 8 mai 2015 devant le ministère public, l'intimée a notamment déclaré qu'il y avait eu des épisodes de violence, régulièrement depuis le mois d'août 2014, soit que " tantôt [le recourant] lui donnait des gifles, tantôt des coups de poing " (cf. dossier cantonal, procès-verbal d'audition n° 1, p. 3). Compte tenu de ce qui précède, en particulier des déclarations concordantes de la témoin C.________ et de l'intimée, la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que le recourant avait infligé à l'intimée la lésion constatée par la témoin. Le fait que l'intimée ne se soit pas rendue à l'hôpital pour faire un constat médical - comme elle l'a fait par la suite lors d'actes de violence de la part du recourant - n'y change rien. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.