Citation: 9C_564/2008 22.07.2009 E. 1

En conclusion de ce qui précède, le recourant ne démontre pas que la juridiction cantonale se serait fondée sur un état de fait établi de façon manifestement inexacte. Il faut dès lors admettre que, à défaut d'une connexité matérielle entre l'affection à l'origine de l'invalidité et celle qui s'est manifestée durant le rapport de prévoyance, la condition d'assurance posée par l'art. 23 LPP n'est en l'espèce pas réalisée. Le jugement entrepris doit dès lors être confirmé. 2.5 Par surabondance de droit, il sied de constater d'office (art. 106 al. 1 LTF) que la décision de l'OAI du 23 mars 2005 a été notifiée, parmi d'autres destinataires, à la Winterthur. Cette décision, par laquelle une rente de l'assurance-invalidité a été attribuée au recourant dès le 1er juillet 2002, présuppose que le début du délai de carence d'un an selon l'ancien art. 29 al. 1 let. b LAI (dans sa version valable jusqu'au 31 décembre 2007) se situe en juillet 2001, alors que - compte tenu du fait que le dépôt de la demande de prestations de l'assurance-invalidité date du 1er février 2000 (cf. l'arrêt du TFA I 521/03 du 14 août 2003, concernant le recourant) - l'OAI aurait pu fixer le début du cours du délai de carence à un moment antérieur à juillet 2001, ce qui n'est cependant pas le cas en l'occurrence. Par conséquent, compte tenu du fait que la décision de l'OAI a été notifiée à la Winterthur en tant qu'institution de prévoyance concernée et qu'elle est entrée en force sans avoir été attaquée ni par l'assuré ni par la Winterthur, la décision de l'assurance-invalidité lie cette dernière, en déployant ses effets contraignants aussi en matière de prévoyance professionnelle obligatoire, ceci sous réserve d'une inexactitude manifeste (ATF 129 V 73 consid. 4.1 et 4.2 p. 74 ss, 126 V 308 consid. 2a p. 311; arrêt B. 39/03 du 9 février 2004, in RSAS 2004 451). Or, prenant en compte tous les éléments découlant de la documentation médicale contenue dans le dossier, on ne peut pas sérieusement considérer que l'OAI aurait commis une faute manifeste et d'emblée insoutenable en fixant le début du délai de carence en juillet 2001.