Citation: 5A_771/2023 E. 3.2.2

3.2.2. En ce qui concerne l'audition en tant que telle de la recourante devant l'autorité cantonale, il y a lieu de retenir ce qui suit, sous l'angle des griefs de violation du droit d'être entendu et d'arbitraire soulevés par la recourante. 3.2.2.1. Garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 145 I 73 consid. 7.2.2.1; 143 III 65 consid. 3.2; 142 I 86 consid. 2.2). La garantie constitutionnelle n'empêche toutefois pas le juge de mettre un terme à l'instruction en procédant à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées (ATF 142 II 218 consid. 2.3; 140 I 285 consid. 6.3.1). Le principe de la maxime inquisitoire n'interdit pas non plus au juge de procéder à une appréciation anticipée des preuves déjà recueillies pour évaluer la nécessité d'en administrer d'autres (cf. ATF 130 III 734 consid. 2.2.3; arrêts 5A_266/2019 du 5 août 2019 consid. 3.3.2; 5A_667/2018 du 2 avril 2019 consid. 4.3; 5A_191/2018 du 7 août 2018 consid. 5.2.1). Le juge peut ainsi refuser une mesure probatoire lorsque celle-ci ne serait pas de nature à modifier le résultat des preuves déjà administrées, qu'il tient pour acquis. Un tel refus ne peut être remis en cause devant le Tribunal fédéral qu'en invoquant l'arbitraire (art. 9 Cst.; ATF 138 III 374 consid. 4.3.2; arrêts 5A_943/2020 du 20 avril 2020 consid. 3.2; 5A_368/2018 du 25 avril 2019 consid. 7.2; 5A_388/2018 du 3 avril 2019 consid. 4.1). 3.2.2.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a refusé de donner suite à la réquisition de la recourante qui tendait à ce qu'il soit procédé à son audition, au motif que celle-ci avait déjà eu lieu devant l'APEA. Ce faisant, dite autorité a procédé à une appréciation anticipée des preuves, dont il appartenait à la recourante de démontrer, de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), qu'elle était insoutenable (cf. supra consid. 3.2.2.1). Or, de nature essentiellement appellatoire, les critiques qu'elle forme à cet égard ne permettent pas de retenir que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant que le dossier était suffisamment complet pour lui permettre de statuer sur le vu de l'audition déjà effectuée par l'APEA. La recourante se borne en effet à exposer son point de vue, selon lequel son audition aurait servi à convaincre la juge précédente que ses capacités parentales lui permettaient d'exercer son droit aux relations personnelles de manière plus étendue que ce qui avait été décidé par l'APEA. Elle n'expose en revanche pas précisément ce que son audition devant l'autorité précédente permet-trait d'établir de plus que ce qui ressort du procès-verbal de son audition par l'APEA ou de ses écritures cantonales. Elle échoue ainsi à démontrer que la mesure d'instruction qu'elle avait sollicitée était de nature à apporter des éléments nouveaux déterminants pour l'issue de la cause et qu'il était donc arbitraire de la refuser par une appréciation anticipée des preuves. Autant que recevable, le moyen est infondé.