Citation: 5C.235/2004 24.03.2005 E. A

A.a Le 29 avril 1994, C.________ et son épouse dame C.________ ont ouvert auprès de Y.________, à Genève, le compte n° x1, dont leur fils X.________ est devenu cotitulaire le 8 avril 1996. Ce compte présentait un solde de 2'598'407 US$ au 31 janvier 1997. Le 5 mai 1997, il a été clôturé et son solde transféré sur le compte n° X2, appartenant à X.________. Dame C.________ est devenue cotitulaire de ce dernier compte le 24 mars 1998, X.________ étant alors mis au bénéfice d'une procuration individuelle. X.________ disposait encore d'une procuration l'autorisant à gérer l'ensemble des biens de son père. A.b Le 8 juillet 1998, dame C.________ et ses trois enfants, X.________, A.________ et B.________, tous ressortissants portugais domiciliés au Portugal, ont passé un accord par lequel ils ont chargé X.________ de l'administration, notamment, du compte x2. Aux termes de cet accord, X.________ rendrait compte de sa gestion tous les trois mois à sa mère et à ses soeurs. Il était en outre précisé que les avoirs déposés sur le compte x2 appartenaient au mari et père des parties, l'épouse et le fils n'en étant que les titulaires formels. A.c Au 31 décembre 1998, le compte x2 présentait un solde de 2'951'654 US$; X.________ en a prélevé 2'900'000 US$ le 22 février suivant, qu'il a fait virer sur un compte inconnu. Le 4 mars 1999, dame C.________ et ses deux filles ont résilié l'accord du 8 juillet 1998, pour le motif que X.________ ne leur avait pas rendu compte trimestriellement de sa gestion. Le solde du compte se montait à 71'500 US$ au 31 mars 1999 et à 71'824 US$ au 30 septembre 1999. A.________ et sa mère ont appris en décembre 2000 que X.________ avait prélevé 2'900'000 US$ sur le compte x2. A.d C.________ est décédé à Lisbonne le 28 octobre 1999, en laissant pour héritiers légaux sa veuve et ses trois enfants. Par décision du 10 mai 2000, le Tribunal civil de Lisbonne a ordonné le blocage, à titre provisionnel, des avoirs bancaires de la succession sis au Portugal. Un procès en partage successoral est pendant devant les tribunaux portugais. Le rapport de biens produit dans ce cadre par le fils, le 26 novembre 2001, ne mentionne pas les avoirs de la succession sis en Suisse.