Citation: 8C_550/2018 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont nié que les conditions d'une révision (au sens de l'art. 17 LPGA) soient réalisées. Ils ont relevé en particulier les similitudes entre le rapport d'expertise de la Clinique X.________ et un rapport du 11 mars 2003 du docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, lequel avait retenu que l'incapacité de travail reposait essentiellement sur des troubles subjectifs et souligné un hiatus entre les constatations objectives et le retentissement des douleurs. En outre, les atteintes mises en évidence par les médecins de X.________ ne divergeaient guère de celles des docteurs C.________ et D.________, spécialistes en neurologie, dans leurs rapports des 16 décembre 2003 et 26 août 2004. Seule l'appréciation des répercussions fonctionnelles de ces atteintes était différente sans qu'elle ne repose sur des faits nouveaux par rapport à ceux qui prévalaient à l'époque de la décision du 27 janvier 2006. En particulier, le diagnostic de trouble somatoforme douloureux retenu par les médecins de X.________ ne constituait pas un fait nouveau qui pouvait justifier une révision, mais traduisait une différence d'appréciation diagnostique de faits demeurés inchangés. A cet égard, le docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie à la Clinique X.________, avait expressément souligné qu'à l'époque, le docteur F.________, également spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, avait décrit pratiquement les mêmes symptômes qu'actuellement.