Citation: 8C_577/2007 23.01.2008 E. 6

On ne saurait pas non plus reprocher à la juridiction cantonale d'avoir renoncé à compléter l'instruction par la mise en oeuvre d'une expertise médicale complémentaire (appréciation anticipée des preuves; ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428/429). Dans aucun de ses trois rapports versés à la procédure, le docteur A.________ n'émet en effet des considérations susceptibles de mettre sérieusement en cause les conclusions concordantes des médecins qui se sont prononcés avant lui. Les diagnostics qu'il a retenus ne divergent pas fondamentalement de ceux posés par le docteur V.________. En particulier, son hypothèse d'un "problème discal ou facettaire" à l'origine des douleurs de l'assuré, évoquée dans une première appréciation du 12 octobre 2005, ne s'est pas trouvée confirmée dans ses rapports suivants des 27 février et 7 juillet 2006. Quant à ses déclarations sur la capacité de travail G.________, outre le fait qu'elles sont trop vagues ("[...] sans port de charge, une activité de 50% m'a l'air tout à fait possible"), elles n'emportent pas la conviction à un double titre. D'une part, il semble bien que le docteur A.________ n'ait pas eu à disposition l'ensemble des informations médicales recueillies par la CNA, dont notamment les observations des médecins de la Clinique Z.________ sur le comportement d'auto-limitation de l'assuré. D'autre part, il s'est avéré que G.________ n'a pas souhaité poursuivre le traitement par infiltrations cervicales proposé par le neurologue, ce qui rend en définitive l'évaluation de ce dernier incomplète. En tout état de cause, le docteur A.________ n'amène aucun élément nouveau par rapport aux considérations médicales figurant déjà au dossier de l'assureur-accidents. Tel est également le cas de l'attestation du docteur J.________ que le recourant a produite en annexe de son mémoire de recours. Enfin, on ne voit pas non plus qu'il faille lever une contradiction entre l'avis du docteur V.________ et celui du docteur N.________, le psychiatre ayant expressément signalé un fort risque d'une évolution vers un trouble somatoforme douloureux (voir son rapport d'expertise p. 10).