Citation: 1B_536/2017 E. 1

A.b. Le 25 juillet 2011, B.________ SA a déposé une nouvelle plainte pénale contre D.________ pour faux dans les titres, obtention frauduleuse d'une constatation fausse, voire soustraction d'objet mis sous main de l'autorité. Cette cause a été confiée à la Procureure Rita Sethi-Karam (P/2/2011). A cette procédure ont été jointes les plaintes déposées contre D.________, premièrement, par B.________ SA et A.________ le 21 mars 2012 pour tentative de contrainte et, deuxièmement, par A.________ le 12 février 2013 pour dénonciation calomnieuse à la suite de la procédure P/- /2011 ouverte à son encontre. Considérant que le jugement civil du 13 octobre 2011 confirmait les infractions dénoncées dans le cadre de la procédure P/- /2009, B.________ SA a demandé, le 23 novembre 2011, la réouverture de cette cause et sa jonction à celle P/2 /2011. Par arrêt du 24 juin 2013, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours déposé par B.________ SA et A.________ pour déni de justice dans les procédure P/2/2011 et P/-/2009, notamment pour défaut de prononcé sur leur requête de réouverture de la seconde de ces procédures. Le 5 juin 2013, B.________ SA a encore déposé plainte contre D.________ et ses sociétés - F.________ SA et G.________ SA - pour abus de confiance, subsidiairement gestion déloyale, escroquerie, blanchiment d'argent et inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité, reprochant au premier d'avoir prélevé indûment des actifs de E.________ SA au profit des secondes (P/- /2013). Au cours de l'instruction, le Ministère public a mis D.________ en prévention des chefs d'abus de confiance, d'inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité et de tentative de contrainte au préjudice de A.________. Lors de son audition du 17 septembre 2013, le prévenu a notamment déclaré avoir restitué, un mois auparavant, les actions de E.________ SA à B.________ SA après qu'un notaire avait établi deux certificats d'actions, en remplacement des trois existant à l'origine; en tant que propriétaire à 100% des actions, il avait tenu les assemblées générales de E.________ SA les 11 novembre 2009 et 27 septembre 2010, soit avant l'ordonnance de saisie en revendication du tribunal civil du 15 décembre 2010 et le jugement de celui-ci du 13 octobre 2011. Vu ce jugement civil, le Ministère public a, le 1er septembre 2014, mis D.________ en prévention de faux dans les titres et d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse s'agissant des faits décrits dans la plainte du 25 juillet 2011. Lors de l'audience du 7 septembre 2015, A.________ a confirmé la plainte du 5 juin 2013, ainsi qu'un dommage de 333'379 francs. Un délai a été imparti à D.________ pour se déterminer sur le transfert en faveur de ses sociétés et les retraits en sa faveur évoqués lors de son audition du 22 septembre 2014, ainsi que sur le prêt de 1'094'000 fr. qu'il s'était octroyé. La Chambre pénale des recours a levé, le 22 juin 2016, les séquestres portant sur les comptes des sociétés G.________ SA et F.________ SA, jusqu'à concurrence de 334'000 francs. Le Ministère public a mis, lors de l'audience du 13 juin 2016, A.________ en prévention de gestion déloyale. Par avis de clôture du 15 décembre 2016, le Ministère public a informé les parties de son intention de classer la procédure à l'égard de A.________, ainsi que de rendre une ordonnance pénale s'agissant de D.________ pour inobservation des prescriptions légales sur la comptabilité et une ordonnance de classement s'agissant des préventions de tentative de contrainte, de faux dans les titres, d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse et d'abus de confiance. Le 21 juillet 2017, la Chambre pénale de recours a admis le recours intenté par B.________ SA, constaté le déni de justice et le retard injustifié de statuer de la part du Ministère public - qui était enjoint à statuer d'ici au 31 août 2017 - sur la demande du 23 novembre 2011 de reprise de la procédure P/- /2009. Par ordonnance du 10 août 2017, la Procureure a refusé de reprendre cette cause, considérant en substance que les conditions de l'infraction, notamment l'élément subjectif du dessein d'enrichissement, n'étaient pas réalisées; selon les informations fournies au cours de la procédure P/2/2011, D.________ avait gardé les actions de B.________ SA - remises en 1997 par A.________ afin de les dissimuler à ses créanciers - jusqu'au règlement des montants dus par le second, respectivement par B.________ SA, à E.________ SA (2'219'644 fr.), celle-ci étant également créancière de D.________ (1'174'456 fr.). Le recours formé par B.________ SA contre cette décision a été rejeté par la Chambre des recours pénale. A.c. En parallèle aux actes de procédure susmentionnés, A.________ et B.________ SA ont fait part au Procureur général, par courrier du 31 octobre 2013, de leur insatisfaction concernant la conduite des procédures par la Procureure Rita Sethi-Karam, demandant l'attribution de ces causes à un procureur de la section des affaires complexes. Cette requête a été rejetée le 26 novembre 2013. Lors de l'audience du 24 juin 2016, A.________ a demandé la récusation de la Procureure, soutenant que celle-ci ne maîtrisait pas les éléments du dossier et accumulait des erreurs de procédure. Cette requête a été rejetée le 27 janvier 2017 par la Chambre pénale de recours, décision confirmée le 10 mai suivant par le Tribunal fédéral (cause 1B_70/2017). Les 20 juillet et 7 novembre 2017, la Chambre pénale de recours a rejeté deux nouvelles requêtes de récusation de la Procureure Rita Sethi-Karam.