Citation: 2C_136/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, comme on l'a déjà dit, la problématique des allégations de santé au centre du présent litige fait l'objet d'une réglementation harmonisée avec le droit européen (cf. supra consid. 4.5). Dans cette mesure, la recourante invoque en vain une violation des art. 16a ss LETC, dont le champ d'application est limité aux domaines qui n'ont pas (encore) fait l'objet d'une telle harmonisation. À cela s'ajoute que le produit "Thé vert-Maté-Hibiscus - Energy Boost" commercialisé par la recourante ne respecte de toute façon aucune des conditions imposées par l'art. 16c LETC en vue d'une éventuelle mise sur le marché sous sa forme actuelle en dérogation de règles de droit suisse. Il ne ressort tout d'abord pas de l'arrêt attaqué que l'intéressée commercialiserait cette denrée dans un État membre de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen. La recourante ne le prétend pas elle-même dans ses écritures, étant précisé que l'on peut fortement douter qu'il soit possible d'accoler la dénomination "Energy Boost" à son produit à l'aune des règles européennes, pratiquement identiques au droit suisse sur ce point, contrairement à ce qu'elle affirme dans ses écritures, à tout le moins sans être accompagnée d'une allégation de santé spécifique (cf. supra consid. 4.5 et 4.6). Enfin, comme relevé par le Tribunal cantonal, la recourante n'a pas demandé ni obtenu d'autorisation de commercialisation de l'OSAV, ce qui exclut également toute possibilité de mise sur le marché de son produit en application de l'art. 16c LETC.