Citation: 4A_81/2018 E. 6.3

6.3. La recourante objecte également que les ordres de transfert étaient toujours confirmés par fax, les seuls contre-exemples fournis concernant des transferts à l'intérieur du groupe. L'arrêt attaqué serait manifestement incomplet à cet égard. La recourante se borne à renvoyer au jugement de première instance, qui se révèle plus nuancé qu'elle l'indique. Selon celui-ci, les deux sociétés ont en général confirmé par fax les ordres de paiement adressés à la banque par courrier électronique; toutefois, aux dires des gestionnaires de la banque (i.e X.________ et Y.________, réd.), tel n'était pas toujours le cas, les pièces produites à ce sujet démontrant pour l'essentiel des transferts « intra groupe» (jgt de Ire instance, p. 6 s.). Plus loin, le Tribunal de première instance relève qu'au vu des pièces produites, la plupart des ordres étaient confirmés par fax, sans que cela ne fasse toutefois l'objet d'une exigence convenue entre les parties. Les gestionnaires du compte de la recourante avaient indiqué que les ordres n'étaient pas tous confirmés par ce biais, même si les seules pièces produites à titre d'exemple concernaient pour l'essentiel des transferts intra groupe (jgt de Ire instance, p. 24). Il apparaît ainsi que les pièces produites ne portaient pas exclusivement, mais essentiellement sur des transferts à l'intérieur du groupe. La recourante ne s'attache pas à démontrer en quoi les pièces en cause porteraient exclusivement sur des transferts entre sociétés du groupe, ce qui suffit déjà à clore toute discussion. Encore faudrait-il que la banque ait su que les récipiendaires étaient des sociétés affiliées. Il n'y a ainsi pas matière à retenir une exigence de confirmation par fax, qui aurait été convenue tacitement entre parties.