Citation: 9C_407/2021 E. 4.2

4.2. En se fondant sur les conclusions des experts D.________ et E.________, lesquelles revêtaient une pleine valeur probante, la juridiction cantonale a considéré que dans l'intervalle séparant la décision du 10 février 2005 et celle du 25 juin 2020, la situation médicale de l'assurée s'était globalement améliorée et ce malgré l'apparition d'une nouvelle atteinte sous forme de gonalgies. En particulier, le trouble dépressif, qualifié de majeur par l'expert C.________ en 2004, avait connu, selon l'expert E.________, une rémission le reléguant au rang de trouble dépressif subclinique sans répercussion sur la capacité de travail. Cette évolution favorable semblait être allée de pair avec l'atténuation, voire la disparition, de plusieurs facteurs perturbants (notamment de graves difficultés conjugales et financières) ressortant de l'anamnèse et qui influençaient à l'époque considérablement l'état de santé de l'assurée. Quant à la symptomatologie douloureuse, elle ne constituait pas (ou plus), non seulement à la lumière des conclusions des derniers experts, mais aussi à l'aune des indicateurs développés par la jurisprudence et sur la base d'une vision d'ensemble de la situation, une atteinte à la santé entraînant une incapacité de travail, respectivement de gain, au sens de la loi. Ainsi, en dépit des souffrances vécues par l'assurée que la cour cantonale ne remettait nullement en cause, celle-ci a nié d'un point de vue strictement juridique, selon le degré de la vraisemblance prépondérante applicable en droit des assurances sociales, le caractère invalidant de celles-ci. En définitive, la cour cantonale a retenu que d'un point de vue bidisciplinaire, l'assurée disposait désormais d'une capacité de travail de 80 %, avec une diminution de rendement de 10 % dans sa dernière activité de femme de ménage et d'une capacité de travail de 100 %, avec une diminution de rendement de 10 % dans une activité (mieux) adaptée à ses limitations fonctionnelles. Selon la cour cantonale, cette amélioration de la capacité de travail semblait également pouvoir s'expliquer, du moins en partie, par l'accoutumance ou l'adaptation de l'assurée à la symptomatologie douloureuse présentée.