Citation: 5A_103/2024 E. A

A.a. A.________, née (...) en 1929 est la mère de quatre enfants: C.________, né en 1954, D.________, née en 1956, E.________, né en 1958 et F.________, né en 1959. A.b. Par courrier du 19 décembre 2022, D.________, représentée par un conseil, a sollicité du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: Tribunal de protection) qu'il constate l'incapacité de discernement de sa mère A.________, notamment dans les domaines en lien avec la prise de décisions pour sa santé, ainsi que la gestion de ses affaires courantes et de son patrimoine, qu'il constate que cette incapacité de discernement existait déjà le 2 novembre 2022, date à laquelle elle avait signé un mandat pour cause d'inaptitude, qu'il déclare invalide ledit mandat, qu'il donne acte à D.________ de ce qu'elle n'acceptait pas le mandat qui lui avait été conféré par sa mère le 2 novembre 2022, en tout état de cause, qu'il prenne toutes les mesures utiles pour assurer la protection de A.________, au besoin au moyen de toute curatelle adaptée à la situation, y compris à titre provisionnel, qu'il ordonne le retrait avec effet immédiat des procurations que E.________ et F.________ détenaient sur les comptes K.________ dont leur mère était titulaire et enfin, qu'il donne acte à D.________ de ce qu'elle se mettait à disposition pour assumer la charge de curatrice, le cas échéant avec l'aide de son frère C.________. A l'appui de sa requête, D.________ a notamment produit une procuration générale signée devant G.________, notaire, le 17 juin 2021, par laquelle A.________ a constitué comme mandataires sa fille D.________ ou son fils C.________, auxquels elle a donné tous les pouvoirs nécessaires aux fins, notamment, de gérer et administrer tous ses biens et la représenter vis-à-vis du personnel médical pour toute décision relative aux soins et aux traitements médicaux. A la même date et par devant le même notaire, A.________ a en outre désigné sa fille D.________, ou à défaut son fils C.________, aux fins de lui fournir une assistance personnelle et/ou gérer son patrimoine, et la représenter dans ses rapports juridiques avec les tiers en cas de survenance d'une incapacité de discernement. D.________ a encore produit un second mandat pour cause d'inaptitude, établi le 2 novembre 2022 par devant H.________, notaire, signé par A.________ à l'instigation, selon sa fille, de E.________ et F.________. Selon D.________, sa mère n'avait plus le discernement nécessaire au moment où elle avait signé ce second mandat pour cause d'inaptitude. A.c. A réception de cette requête, le Tribunal de protection a sollicité des médecins s'occupant de A.________ des certificats médicaux la concernant et a désigné B.________, avocat, en qualité de curateur d'office, son mandat étant limité à la représentation de l'intéressée dans la procédure pendante devant ce même Tribunal. A.d. Le 10 février 2023, Sebastiano Chiesa, avocat, s'est constitué pour la défense des intérêts de A.________. Il a produit un certificat du 9 février 2023 de la Dre I.________, psychiatre, mentionnant le fait que A.________ avait la capacité de discernement "pour décider qui la représente dans ses affaires administratives courantes, et si besoin se trouve, de mandater un avocat". Par courrier du 23 mars 2023, Sebastiano Chiesa a sollicité qu'une expertise judiciaire concernant la capacité de discernement de A.________ soit effectuée. A.e. Par ordonnance du 14 mars 2023, le Tribunal de protection, dont la composition comprenait, outre la Présidente, un médecin psychiatre et une psychologue, a constaté que le mandat pour cause d'inaptitude du 2 novembre 2022 ne déployait pas ses effets (chiffre 1 du dispositif) et cela fait, a institué une curatelle de représentation et de gestion en faveur de A.________ (ch. 2), désigné B.________ aux fonctions de curateur (ch. 3), lui a confié les tâches suivantes: représenter la personne concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et juridiques; gérer les revenus et biens de la personne concernée et administrer ses affaires courantes (ch. 4), privé la personne concernée de l'accès à toute relation bancaire ou à tout coffre-fort en son nom ou dont elle est ayant-droit économique et révoqué toute procuration établie au bénéfice de tiers (ch. 5) et autorisé le curateur à prendre connaissance de la correspondance de la personne concernée, dans les limites du mandat (ch. 6).