Citation: U 443/04 28.02.2006 E. 2

Le première question est de savoir si les troubles psychiques présentés par le recourant sont en relation de causalité naturelle et adéquate avec l'accident du 24 février 1997. 2.1 Le jugement cantonal expose correctement les dispositions légales et les principes jurisprudentiels applicables à la solution du litige, si bien qu'il convient d'y renvoyer. 2.2 Le recourant reprend en substance, si ce n'est pas tout simplement mot à mot, les griefs formulés devant l'instance cantonale à l'encontre de l'expertise du docteur O.________. Il ne fait cependant valoir aucun argument de nature à mettre en cause le point de vue, dûment motivé, des juges cantonaux quant à sa symptomatologie psychique. En particulier, la juridiction cantonale s'est attachée à démontrer de manière convaincante en quoi les prétendues « imprécisions » dont l'expertise serait entachée selon l'assuré n'enlevaient rien à sa valoir probante. Par ailleurs, dans le cadre de l'appréciation des preuves, le Tribunal cantonal des assurances a soigneusement analysé les divers rapports médicaux des docteurs V.________ et M.________ dont se prévaut le recourant pour soutenir que son atteinte psychique est en relation de causalité avec l'accident du 24 février 1997. Il a donné, dans chaque cas, les motifs pertinents pour lesquels il a considéré que leurs conclusions n'étaient pas aptes à faire naître un doute en ce qui concerne la valeur probante de l'expertise du docteur O.________. Sur la base de cette expertise, il a nié à bon droit l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre l'accident assuré et les troubles d'ordre psychique dont souffre l'assuré. 2.3 Dût-on retenir, comme le soutient le recourant, l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre ces troubles et l'accident que cette seule conclusion ne lui serait d'aucun secours, vu l'absence d'un lien de causalité adéquate. En effet, il y a lieu de qualifier l'événement du 24 février 1997 comme faisant partie de la catégorie des accidents de gravité moyenne; pour juger du caractère adéquat du lien de causalité dans le cas d'espèce, il importe dès lors que plusieurs des critères consacrés par la jurisprudence (cf. ATF 115 V 138 consid. 6, 407 ss consid. 5) se trouvent réunis ou revêtent une intensité particulière. Or, tel n'est pas le cas en l'espèce, pour les motifs exposés par les juges cantonaux (cf. consid. 2e du jugement entrepris).