Citation: 9F_18/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la CourEDH n'a ni rendu un arrêt à l'égard du requérant ni conclu le cas par un règlement amiable. Le motif de révision de l'art. 122 let. a LTF ne peut par conséquent pas être admis. Quoi qu'en dise le requérant, il ne suffit pas que la CourEDH ait rendu un arrêt définitif dans une cause portant sur une question identique à celle qu'il a lui-même soumise au Tribunal fédéral mais concernant un tiers. Il invoque en vain l'art. 35 par. 2 lit. b CEDH à cet égard, qui prévoit la situation de la res iudicata (la CourEDH n'examine pas une requête qui a le même objet et concerne la même partie requérante et les mêmes faits qu'une requête précédemment examinée, cf. MEYER-LADEWIG/PETERS, in EMRK Europäische Menschenrechtskonvention, 4e éd., n° 34 ad art. 35 CEDH). La qualité pour requérir la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral au sens de l'art. 122 let. a LTF suppose que le requérant ait disposé de la qualité de partie dans la procédure qui a conduit à l'arrêt mis en cause, qualifié de contraire à la CEDH, et puisse dès lors faire valoir un intérêt digne de protection à la reprise de l'instance (arrêts 9F_5/2016 du 23 septembre 2016; 5F_6/2008 du 18 juillet 2008 consid. 1, in SJ 2009 I p. 53).