Citation: 6B_873/2014 E. 2.8

2.8. En tant que le recourant fonde son argumentation sur sa propre version des faits, à teneur de laquelle l'intimée, fortement alcoolisée, se serait subitement élancée sur la chaussée alors qu'elle se trouvait sur le trottoir, il s'écarte de manière inadmissible de l'état de fait cantonal (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF), de sorte que son grief tombe à faux. L'hypothèse selon laquelle l'intimée se serait subitement retrouvée dans son champ de visibilité, surgissant de nulle part, a d'ailleurs été écartée sans arbitraire par la cour cantonale. En tout état, quand bien même cette dernière se serait trouvée inopinément sur la chaussée, l'on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu que la présence d'un piéton sur ce tronçon, bordé d'un trottoir, reliant deux localités, peu avant un virage, n'était pas de nature à interrompre le rapport de causalité entre la négligence du recourant et la collision (cf. arrêt 6B_1023/2012 du 3 mars 2011 consid. 3, rendu dans une configuration similaire). L'alcoolémie de l'intimée n'est pas déterminante à cet égard, sauf à expliquer éventuellement sa présence au petit matin sur les lieux de l'accident. En définitive, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a condamné le recourant pour lésions corporelles graves par négligence.