Citation: 4A_35/2009 23.03.2009 E. 2

En résumé, les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir considéré, contrairement au texte du contrat du 25 août 2004 - dont l'art. 6 confirmait selon eux qu'ils n'avaient pas voix au chapitre vis-à-vis des sous-traitants - et à deux arrêts les concernant - dans lesquels la cour cantonale aurait nié qu'ils aient été liés avec des sous-traitants -, que Z.________ Sàrl bénéficiait d'un pouvoir de représentation. En d'autres termes, ils font grief aux juges cantonaux d'avoir "accepté arbitrairement" la demande de paiement présentée par l'intimée alors même qu'aucune relation contractuelle, respectivement lien juridique, ne les liaient à cette société, et cela en complète violation des art. 32 à 40 CO et plus spécifiquement de l'art. 32 al. 1 CO. Ils reprochent également à la cour cantonale d'avoir "jugé en une apparence d'équité, alors qu'elle doit juger en droit". 2.1 D'emblée, il y a lieu de relever que les recourants se prévalent en vain de deux arrêts cantonaux. En effet, d'une part, le Tribunal fédéral n'est pas lié par des précédents dont il n'a pas eu à connaître (ATF 130 III 28 consid. 4.3 p. 34). D'autre part, semblable comparaison n'est pas pertinente, dès lors qu'il s'agit d'examiner chaque cas en fonction des circonstances de l'espèce, de sorte que seule la situation concrète doit être analysée. 2.2 Aux termes de l'art. 32 al. 1 CO, les droits et obligations dérivant d'un contrat fait au nom d'une autre personne par un représentant autorisé passent au représenté. Les effets de la représentation ne naissent que si le représentant dispose du pouvoir de représentation, c'est-à-dire s'il est habilité à faire naître des droits et des obligations directement en faveur et à la charge du représenté, et si le représentant a la volonté d'agir comme tel (ATF 126 III 59 consid. 1b p. 64). Dès lors qu'en l'espèce, il résulte de l'état de fait que le contrat conférait un pouvoir de représentation à Z.________ Sàrl et que la volonté de celle-ci de représenter les recourants découlait de la lettre du 10 janvier 2005, l'on ne voit pas que la cour cantonale ait violé le droit fédéral en considérant que Z.________ Sàrl avait valablement représenté les recourants vis-à-vis de l'intimée et, partant, en reconnaissant que ceux-là étaient les débiteurs de celle-ci.