Citation: 5A_683/2021 E. 4.1

4.1. La recourante relève qu'en particulier, cela aurait permis de vérifier l'effectivité de l'augmentation exponentielle des coûts liés aux employés temporaires et à la main d'oeuvre externe de F.________ SA, qui sont passés de 135'000 fr. en 2018 à 1'907'000 fr. en 2019 (soit 14 fois plus), alors que le chiffre d'affaires n'a augmenté que de 1,2 fois durant la même période. Les pièces requises étaient propres à démontrer que le montant de 1'907'000 fr. précité constitue en réalité en partie un bénéfice caché. Sur ce point, la cour cantonale se serait fondée sur les déclarations de l'époux, qui avait évoqué le fait que la démission de ses leaders dans le domaine du montage et du bureau l'avait obligé à faire appel à du personnel extérieur pour faire face à ce départ " pour les besoins d'un chantier pharaonique ", chantier dont la recourante soutient que l'existence n'a jamais été prouvée. Le refus d'ordonner la production des pièces requises serait d'autant plus arbitraire que comme l'a retenu la cour cantonale, à l'audience d'appel, le fiduciaire de l'intimé, L.________, avait déclaré qu'il n'était pas en mesure de fournir plus d'informations sur le poste employés temporaires en 2019 sans avoir les documents sous les yeux. L'expert-comptable I.________, entendu comme témoin durant la procédure d'appel, avait par ailleurs confirmé qu'il serait utile d'avoir les grands livres de 2019 à 2020, plus ceux du premier trimestre 2021 et les justificatifs de salaires envoyés à l'AVS, afin de répondre à la plupart des questions qui demeuraient ouvertes (arrêt cantonal p. 14). Le rapport de la société K.________ SA indiquait en outre qu'il était indispensable aux experts-comptables d'avoir accès aux grands livres 2018 et 2019. Enfin, le refus d'administrer ces preuves est d'autant plus choquant selon la recourante qu'il ressortirait de l'arrêt cantonal que l'époux n'aurait pas dit toute la vérité sur ses revenus au moment de la signature de la convention de mesures protectrices de l'union conjugale, mais aussi que la différence de revenus entre le moment de son premier divorce intervenu en 2006 et ceux figurant dans sa déclaration d'impôts en 2007 interpellait (arrêt cantonal p. 33).