Citation: 9C_328/2014 E. 6.1

6.1. Pour justifier le bien-fondé de la décision de restitution des prestations complémentaires versées en trop (du 17 avril 2012), la juridiction cantonale a considéré que l'augmentation de la "rente LPP" à partir du 1er janvier 2012 constituait un fait nouveau important qui permettait de "réviser" la décision du 19 octobre 2011. Ces considérations sont manifestement contraires au droit. Par définition, un fait nouveau permettant la révision procédurale d'une décision entrée en force doit exister au moment où cette décision a été rendue, mais est découvert après coup (cf. parmi d'autres arrêts, ATF 108 V 171 consid. 1 p. 171, cité par le jugement entrepris). Dès lors que l'augmentation de la rente de la Caisse B.________ mentionnée par l'autorité cantonale de recours a pris effet le 1er janvier 2012, il ne s'agit pas d'un fait qui existait déjà au moment de la décision du 19 octobre 2011 et qui aurait été découvert après coup. Ce fait ne peut dès lors justifier la révision procédurale de la décision du 19 octobre 2011. Contrairement à ce que prétend le recourant à ce sujet, l'augmentation de la rente de l'intimé ne constitue pas un fait nouveau de manière similaire au cas ayant donné lieu à l'ATF 122 V 134, dans lequel la créance de l'assuré à l'égard de son institution de prévoyance professionnelle, qui a donné lieu à un paiement ultérieur de rentes arriérées, constituait un élément de revenu inconnu au moment de la décision initiale de prestations complémentaires, mais qui existait déjà (sous forme de créance) à ce moment-là. On ajoutera que si la baisse de la rente versée à l'intimé par la Caisse B.________ à partir du 1er octobre 2011 constitue bien un fait existant au moment de la décision du 19 octobre 2011, il ne pourrait fonder la reconsidération procédurale de celle-ci en vue d'une restitution des prestations, puisqu'il entraînerait une augmentation de la part des dépenses reconnues qui excéderait les revenus déterminants au sens de l'art. 9 al. 1 LPC.