Citation: U 493/06 05.11.2007 E. 4

4.1 Par ailleurs, la juridiction cantonale a nié l'existence d'une névrose dite d'épouvante, motif pris qu'en l'occurrence, l'assuré n'avait pas été exposé à un événement dramatique, propre à faire naître une terreur subite, même en tenant compte d'une constitution psychique moins apte à surmonter certains chocs nerveux. En particulier, la vue de son cousin « gravement blessé et recouvert de sang » ne constituait pas un événement dramatique propre à faire naître une terreur subite chez le recourant, du moment que le cousin de celui-ci a été en réalité victime de douleurs à la nuque et d'un traumatisme cranio-cérébral nécessitant une hospitalisation de quelques heures seulement. Le recourant conteste cette argumentation. Selon lui, peu importe que son cousin n'ait subi, finalement, que des blessures d'une relative gravité. C'est la terreur qu'une telle vision a suscitée chez lui qui doit être prise en compte pour juger du caractère dramatique de l'événement. 4.2 Le point de vue du recourant ne saurait être partagé. Selon la jurisprudence, un traumatisme psychique constitue un accident lorsqu'il est le résultat d'un événement d'une grande violence survenu en présence de l'assuré et que l'événement dramatique est propre à faire naître une terreur subite même chez une personne moins capable de supporter certains chocs nerveux. Mais seuls des événements extraordinaires propres à susciter l'effroi et entraînant des chocs psychiques eux-mêmes extraordinaires remplissent la condition du caractère extraordinaire de l'atteinte et, partant, sont constitutifs d'un accident (ATF 129 V 402 consid. 2.1 p. 404 s. et les références de jurisprudence et de doctrine). Sur le vu du rapport de la gendarmerie vaudoise du 19 décembre 2004, il est incontestable que le choc subi par le cousin du recourant le 11 décembre précédent ne constitue pas un événement extraordinaire d'une grande violence propre à susciter l'effroi et à entraîner un choc psychique chez des personnes présentes.