Citation: C 255/04 09.03.2005 E. 4

En l'espèce, le recourant invoque le fait que son cahier des charges ne correspondait pas à ce qui avait été discuté lors des entretiens d'embauche. En outre, il fait valoir une dégradation de ses conditions de travail. Si les activités effectivement exercées par le recourant ne correspondaient pas en tous points à ses « attentes d'un jeune juriste », elles ne faisaient pas moins partie intégrante de ce qui avait été convenu lors de son entretien d'embauche (cf. recours de S.________ du 3 avril 2002, auquel il renvoie dans son recours de droit administratif). Par ailleurs, il s'agissait du premier emploi du recourant comme juriste après l'obtention de sa licence. Or, l'expérience montre que le premier emploi décroché après des études universitaires correspond rarement aux aspirations des postulants mais qu'il est nécessaire à l'acquisition d'une expérience professionnelle. Sans une telle expérience à faire valoir et s'étant déjà trouvé quelques mois au chômage avant cet emploi, le recourant devait dès lors s'efforcer de conserver celui-ci aussi longtemps qu'il n'était pas assuré d'en retrouver un autre. S'agissant des tensions et problèmes évoqués par le recourant, il n'apparaît pas, au vu du dossier, qu'ils aient été tels qu'il ne pût être exigé du recourant qu'il conservât son emploi jusqu'à ce qu'il trouve une nouvelle activité qui corresponde mieux à ses attentes. Au regard de l'admission restrictive des circonstances pouvant justifier l'abandon d'un emploi, les éléments invoqués par le recourant ne peuvent être retenus dans le cadre de l'art. 44 al. 1 let. b OACI. Dans le cas d'espèce, au vu de l'ensemble des circonstances, une suspension de 31 jours (soit le minimum en cas de faute grave) paraît appropriée.