Citation: 1C_455/2017 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le pli contenant l'avance de frais a été envoyé à A.________ sous pli recommandé à l'adresse postale que celui-ci avait indiquée dans son mémoire de recours. Le recourant, qui devait s'attendre à recevoir du courrier de la part du Tribunal administratif fédéral, n'invoque aucune circonstance qui permettrait de tenir cette notification pour irrégulière. La possibilité théorique que l'avis de retrait de la poste n'ait pas été placé dans sa boîte aux lettres ou qu'il se soit mélangé avec de la publicité dont il dit se débarrasser immédiatement ne suffit pas. La jurisprudence du Tribunal fédéral établit à cet égard la présomption réfragable que l'employé postal a correctement inséré l'avis de retrait dans la boîte aux lettres du destinataire et que la date de ce dépôt, telle qu'elle figure sur la liste des notifications, est exacte (cf. arrêt 1C_171/2011 du 26 mai 2011 consid. 2.2). Le recourant n'évoque aucune circonstance qui permettrait de renverser cette présomption alors qu'il ressort du suivi des envois de la Poste Suisse versé au dossier qu'un avis de retrait a été déposé le 16 juin 2017 à 10h29. Il ne démontre pas davantage que les conditions d'une restitution du délai pour procéder à l'avance de frais posées à l'art. 24 al. 1 PA seraient remplies, comme il lui incombait de le faire. Il se borne à suggérer que le pli s'est glissé dans la publicité sans qu'il s'en aperçoive, ce qui ne suffit pas pour admettre l'existence d'un empêchement non fautif, et à affirmer n'avoir eu connaissance de la décision incidente lui réclamant une avance de frais qu'à réception de l'arrêt du juge instructeur du Tribunal administratif fédéral du 2 août 2017 déclarant son recours irrecevable faute de paiement de ladite avance dans le délai imparti à cet effet.