Citation: 4A_614/2021 E. 4

La recourante réclame réparation du dommage qu'elle prétend avoir subi à la suite des interventions du 1er novembre 2005 (myomectomie) et du 18 juin 2007 (hystéroscopie suivie d'une laparoscopie). Elle exerce une action en responsabilité contractuelle contre le médecin qu'elle a consulté à son cabinet privé et qui l'a opérée, avec d'autres médecins, au sein de ce qui était alors l'Hôpital de la Riviera, où il était médecin-chef du Département de gynécologie et obstétrique. A titre liminaire, il convient de se demander si l'intimé a la qualité pour défendre (ou légitimation passive). Cette question, qui relève du fondement matériel de l'action à prouver par la partie demanderesse, est examinée d'office et librement par le Tribunal fédéral (art. 106 al. 1 LTF; ATF 142 III 782 consid. 3.1.3.2 et 3.1.4; 130 III 417 consid. 3.1; 128 III 50 consid. 2a et 2b/bb; 126 III 59 consid. 1a; 125 III 82 consid. 1a), mais dans les limites des faits allégués et établis lorsque, comme en l'espèce, le litige est soumis à la maxime des débats (ATF 130 III 550 consid. 2; 118 Ia 129 consid. 1). Le défaut de qualité pour agir ou pour défendre entraîne le rejet de la demande (ATF 142 III 782 consid. 3.1.4).