Citation: 5D_150/2021 E. 3

Le recourant s'en prend aux considérations de l'autorité cantonale portant sur sa conclusion prise en appel tendant à ce que l'intimée soit reconnue sa débitrice d'un montant de 20'670 fr., à faire valoir lors de la liquidation du régime matrimonial. Il soutient que la décision entreprise est arbitraire dans ses moyens, en tant qu'elle considère qu'il s'agit d'une conclusion constatatoire, alors que selon lui, celle-ci a trait à l'exigibilité de la créance. Il expose que le sort des créances entre époux, dont font partie les arriérés d'entretien, doit être réglé uniquement à la liquidation du régime matrimonial. Le recourant critique également la décision entreprise en tant qu'elle retient que la solution subsidiaire qu'il avait envisagée, tendant au paiement de 10'255 fr., devait d'emblée être écartée faute d'avoir fait l'objet d'une conclusion spécifique dans l'appel. Il expose qu'il n'avait pas à formuler de conclusions pécuniaires pour un montant inférieur à celui de 20'670 fr. auquel il avait expressément conclu, l'autorité pouvant aller en-deçà des conclusions des parties. En l'espèce, la cour cantonale a en effet considéré que la conclusion principale prise par l'époux en appel était de nature constatatoire. Elle a néanmoins laissé ouverte la question de savoir si cette conclusion était recevable (cf. arrêt cantonal consid. 4.4.1 p. 17) dès lors que celle-ci devait de toute manière être rejetée. En effet, l'époux n'établissait pas, même au stade de la vraisemblance, qu'il devrait ce montant de 20'670 fr. au BRAPA. La Juge déléguée a de surcroît expressément indiqué que le montant de 20'670 fr. auquel faisait référence l'époux concernait en réalité l'enfant D.________, respectivement sa contribution d'entretien, de sorte qu'il était interdit de le compenser dans le cadre du régime matrimonial, faute d'identité entre les créanciers et les débiteurs des créances (cf. arrêt cantonal consid. 4.4.1 in fine p. 21 et consid. 4.4.2 in fine p. 22, en lien avec le consid. 3.2 p. 14). Force est de constater que le recourant ne s'en prend nullement à cette dernière motivation, de sorte que le recours est irrecevable sur ce point, indépendamment de la pertinence des autres motivations figurant dans l'arrêt entrepris (cf. supra consid. 2.3). Il en va dès lors de même s'agissant de la variante proposée par l'époux tendant à ce que l'épouse soit reconnue sa débitrice de 10'255 fr., à faire valoir dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial.