Citation: 1C_189/2024 E. 4

La municipalité recourante soutient que le Tribunal cantonal aurait porté une grave atteinte à son autonomie, garantie aux art. 50 al. 1 Cst. et 139 Cst-VD, en appliquant d'une manière arbitraire le droit cantonal (art. 92 LTAC et 35 LRou), ainsi que la clause générale de police (art. 36 al. 1 Cst.). La recourante affirme qu'en jugeant que les dispositions citées par la décision municipale du 1 er décembre 2022 ne conféraient pas à la municipalité la compétence de statuer sur les frais d'exécution par substitution ou par équivalent, la CDAP aurait gravement violé des principes juridiques clairs et bafoué l'autonomie communale. La recourante fait notamment grief à l'instance précédente d'avoir retenu que la situation n'appelait pas d'intervention d'urgence de la part de l'autorité. Elle affirme à cet égard qu'il n'était pas suffisant de garder la route fermée, en se prévalant notamment de la présence d'énormes rochers risquant de rouler encore plus loin sur les chemins et les habitations plus en aval, mais également de l'instabilité de la parcelle de l'intimée (en forte pente et désormais démunie de mur de soutènement) pouvant s'effondrer davantage à tout moment sur la route et au-delà.