Citation: I 532/05 13.07.2006 E. 6.3

6.3. Dans le cas particulier, l'activité d'aide d'atelier au polissage exercée par le recourant à partir du mois de décembre 2001 à l'Atelier X.________ SA ne saurait être considérée comme suffisamment stable au sens de la jurisprudence précitée, puisqu'il n'a travaillé pour le compte de cette entreprise que pendant une année environ avant d'être licencié. Il est également permis de douter que l'activité précitée mettait pleinement en valeur la capacité de travail résiduelle exigible du recourant, dès lors que son manque de dextérité diminuait nettement son rendement. C'est dès lors à juste titre que l'office AI et les premiers juges ont déterminé le revenu d'invalide en fonction des salaires statistiques. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'évaluation de l'invalidité à laquelle ont procédé l'office AI et les premiers juges. Tout-au-plus pourrait-on émettre certaines réserves à l'encontre de la déduction apportée sur le salaire statistique (ATF 126 V 78 consid. 5), laquelle semble insuffisante compte tenu de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier. Cette question peut toutefois être laissée ouverte, dès lors que même en procédant à l'abattement maximum admis par la jurisprudence, à savoir 25 %, le revenu d'invalide ne serait pas suffisant pour atteindre, après comparaison avec le revenu sans invalidité, un degré d'invalidité ouvrant droit à une rente de l'assurance-invalidité.