Citation: 1B_56/2019 E. A

A la suite de communications des 17 mars et 23 avril 2015 du Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent - lui-même saisi par la banque A.________ SA après l'identification d'opérations insolites notamment sur des comptes gérés par la société C.________ SA (art. 105 al. 2 LTF; cf. consid. 8 p. 9 de l'arrêt attaqué) -, le Ministère public de la République et canton de Genève instruit une enquête contre différentes personnes, dont B.________, pour abus de confiance (art. 138 CP), escroquerie (art. 146 CP), gestion déloyale (art. 158 CP), blanchiment d'argent (art. 305bis CP) et défaut de vigilance en matière d'opérations financières et droit de communication (art. 305ter CP). L'instruction a notamment été ouverte le 26 mai 2017 contre la susmentionnée pour les chefs de complicité d'escroquerie (art. 22 et 146 CP), ainsi que de blanchiment d'argent (art. 305bis CP). Il lui est reproché d'avoir validé des instructions de vente en date du 1er avril 2014 concernant le fonds O.________ entre D.________ Limited et E.________ Limited, F.________, G.________ Inc, H.________ Limited, I.________ Limited J.________ Limited, K.________ SA, L.________ SA et M.________ Limited. Par courrier du 9 novembre "2013", B.________ a été informée par le Ministère public qu'elle se trouvait désormais "complémentairement" prévenue de complicité d'escroquerie et de blanchiment d'argent en lien avec les transactions mentionnées dans deux ordonnances d'extension de l'instruction pénale à l'encontre de A.________ SA.