Citation: 2A.504/2005 12.09.2005 E. 3

La décision qui est à l'origine du présent litige est celle du Service cantonal du 17 février 2005 révoquant l'autorisation de séjour du recourant, dont l'échéance était fixée au 29 juin 2005. Maintenant que cette autorisation de séjour est de toute façon échue, il s'agit d'examiner non pas si elle a été révoquée à juste titre, mais si elle doit être renouvelée. Le Tribunal administratif a retenu que les époux X.Y.________ s'étaient séparés le 30 juin 2004, après six mois de vie commune. Le recourant ne le conteste pas. Il affirme que son mariage a pris fin, mais prétend avoir toujours gardé l'espoir d'une réconciliation. Il n'invoque cependant aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à une volonté réelle de reprise de la vie commune. Il n'allègue d'ailleurs pas avoir entrepris des démarches en ce sens. Au contraire, il déclare que lui-même et sa femme ont déposé, le 8 mars 2005, une demande commune en divorce avec accord complet. Dès lors, l'union des époux X.Y.________ apparaît à l'évidence vidée de toute substance. Le recourant ne pouvait pas se prévaloir, même tacitement, d'un mariage purement formel pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, sans commettre un abus de droit. Par conséquent, l'arrêt attaqué ne viole pas l'art. 7 al. 1 LSEE.