Citation: 4C.311/2006 04.12.2006 E. B

Le 9 novembre 2001, X.________ et Y.________ ont ouvert action contre la commune de Grimentz devant le même magistrat. Leur demande tendait au paiement de 104'500 fr. à titre de dédommagement consécutif aux dégâts subis par le chalet, avec intérêts au taux de 5% par an dès le 1er décembre 1999. Auparavant et sans succès, le 18 mai 2001, les demandeurs avaient cité la défenderesse en conciliation. La défenderesse a conclu au rejet de l'action. Elle a notamment excipé de la prescription et requis un jugement préjudiciel sur ce moyen. Le juge instructeur a ordonné une nouvelle expertise qu'il a confiée à l'ingénieur D.________. Celui-ci a déposé un rapport le 15 septembre 2003 et un rapport complémentaire le 1er juillet 2004. Le juge instructeur a également interrogé divers témoins. Après clôture de l'instruction, la IIe Cour civile du Tribunal cantonal a statué sur l'exception le 14 juillet 2006. Elle l'a rejetée en constatant que l'action n'était pas prescrite. Le délai d'une année avait couru, le cas échéant, dès le moment où les demandeurs avaient eu une connaissance suffisante, en vue d'ouvrir action, du dommage correspondant aux dégâts. Or, la deuxième expertise judiciaire révélait que les dégâts n'étaient pas stabilisés en 2003, ce qui excluait une connaissance suffisante du dommage. En tant que cette connaissance était possible alors même que les dégâts continuaient de s'aggraver, les demandeurs l'avaient acquise au plus tôt à réception du premier rapport d'expertise judiciaire, à fin novembre 2000; la prescription avait couru dès cette époque et la citation en conciliation l'avait interrompue.