Citation: 1A.316/2005 01.03.2006 E. C

Par ordonnance du 5 octobre 2005, la Chambre d'accusation genevoise a rejeté le recours formé par A.________. Selon la jurisprudence, l'utilisation d'une société étrangère destinée à recevoir des paiements constituait une escroquerie fiscale lorsque ces paiements ne figuraient pas dans la compatibilité de l'entreprise contribuable. Tel était le cas en l'espèce: B.________ et C.________ avaient utilisé D.________ pour recevoir le produit de leurs activités, et la moitié des bénéfices avait été transférée à A.________. Celle-ci ne démontrait pas que les sommes versées sur son compte résultaient de sa propre activité ou de celle de son ayant droit. Même si elle ne faisait pas directement l'objet de l'enquête, la recourante se trouvait objectivement impliquée. Les renseignements bancaires étaient requis dès 1996, sans autre limite de temps. La recourante n'avait pas qualité pour invoquer la prescription.