Citation: 5A_779/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1968, et B.________, née en 1979, se sont mariés en 2005. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, né en 2005, et D.________, née en 2009. A.b. Les modalités de la séparation des époux ont été réglées par convention signée lors d'une audience tenue le 2 décembre 2019, ratifiée sur le siège pour valoir ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale, ainsi que par ordonnance du 17 décembre 2019. Les conjoints ont fait appel de l'ordonnance susmentionnée. Lors de l'audience du 1er octobre 2020, qui s'est tenue par-devant la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois, ils ont signé une convention, ratifiée séance tenante par le juge délégué pour valoir arrêt sur appel de mesures protectrices de l'union conjugale, et libellée notamment comme il suit: " I. Le chiffre V de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale rendue par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne le 17 décembre 2019 est complété en ce sens que dès le 1er novembre 2020, [le mari] contribuera à l'entretien [de l'épouse] par le régulier versement d'une pension mensuelle de 7'850 fr. (sept mille huit cent cinquante francs), payable d'avance le premier jour de chaque mois en mains de la crédirentière. [Le mari] déclare expressément qu'il renoncera à se prévaloir de toute éventuelle activité professionnelle que pourrait exercer [l'épouse] dans les deux ans dès la signature de la présente convention dans le cadre d'une éventuelle requête en faits nouveaux, étant précisé que les contributions d'entretien fixées dans l'ordonnance et la présente convention se fondent sur une absence totale de revenu [de l'épouse]. A.c. Par demande unilatérale du 12 octobre 2021, le mari a ouvert action en divorce. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 31 mars 2023, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a notamment rejeté la requête de mesures provisionnelles en modification des pensions dues à l'épouse et à l'enfant D.________ déposée le 20 [recte: 30] septembre 2022 par le mari. Il a considéré, en substance, que la situation n'avait pas changé par rapport à celle que les parties avaient prise en compte dans leur convention du 12 [recte: 1er] octobre 2020.