Citation: U 201/05 04.05.2006 E. A

B.________, né en 1964, travaillait en qualité d'ouvrier agricole au service de T.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Société d'assurance dommages FRV (ci-après: la FRV). Le 25 juillet 2001, le prénommé a été victime d'un accident de la circulation. Alors qu'il circulait au volant de sa voiture en compagnie de quatre autres passagers sur un chemin d'amélioration foncière, il a perdu la maîtrise de son véhicule, lequel est sorti de la route pour terminer sa course immobilisé sur le toit dans un champ après avoir effectué un tonneau. Hospitalisé au Centre Hospitalier X.________, il y a subi l'exploration, l'avivement et la suture d'une grande plaie délabrante frontale et bi-palpébrale. Des contusions multiples ainsi qu'un traumatisme crânien simple, sans perte de connaissance, ont également été diagnostiqués. En raison de l'apparition de céphalées et de vertiges en progression, une IRM cérébrale a été réalisée le 27 août 2001 qui a mis en évidence l'existence d'un kyste cérébral sous-lenticulaire droit. L'assuré a également développé par la suite des troubles neuropsychologiques sous forme de déficits mnésiques et de difficultés gnosiques. Selon le professeur C.________, spécialiste en neuropsychologie, ce tableau supposait une dysfonction hémisphérique droite qui pouvait être la conséquence d'une lésion sous-thalamique sous-lenticulaire droite (rapport du 29 avril 2002). La FRV a alors confié au docteur V.________, spécialiste en neurochirurgie, la réalisation d'une expertise médicale. Dans son rapport du 4 décembre 2002, ce médecin a diagnostiqué un status après traumatisme crânien mineur, contusions multiples et plaie faciale sur accident de la circulation ainsi qu'une suspicion de processus d'invalidation. Il existait chez l'assuré une discordance entre, d'une part, l'importance des plaintes exprimées et des troubles mnésiques et, d'autre part, le peu d'éléments objectifs alarmants constatés. En tout état de cause, l'état de l'assuré n'était pas la conséquence d'une lésion organique ni d'une lésion sous-lenticulaire droite. L'expert supposait en revanche que l'accident avait pu être à l'origine d'un stress psychologique intense à l'origine d'un stress post-traumatique important. Par décision du 28 mai 2003, la FRV a mis un terme au versement des prestations d'assurance (frais médicaux et indemnité journalière) avec effet au 31 mai 2003, au motif qu'il n'existait plus de séquelles organiques de l'accident et que les troubles psychiques encore présents et l'incapacité de travail qui en découlait n'étaient pas en relation de causalité naturelle et adéquate avec l'accident assuré. Après avoir recueilli le dossier médical constitué par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, la FRV a rejeté, le 2 février 2004, l'opposition formée par l'assuré contre cette décision.