Citation: 2A.83/2003 13.03.2003 E. 1

2.2 Pour le surplus, il apparaît que la prolongation de la détention du recourant pour trois mois apparaît proportionnée aux circonstances. En outre, l'exécution du renvoi de l'intéressé ne s'avère pas d'emblée impossible pour des raisons juridiques ou matérielles, mais devrait avoir lieu dans un délai raisonnable. Reste à examiner si les autorités ont violé le principe de diligence. 2.3 Les autorités valaisannes ont sollicité le soutien à l'exécution du renvoi auprès de l'Office fédéral des réfugiés le 29 août 2002 déjà. Le 1er octobre 2002, ledit office a demandé des renseignements sur le recourant auprès de différents pays. Le 30 octobre 2002, les autorités hollandaises ont répondu que l'intéressé était connu chez eux sous le nom de Y.________, né le 31 décembre 1983, ressortissant du Burkina Faso. Quant aux autorités allemandes, elles ont indiqué le 16 décembre 2002 que l'intéressé, dont l'origine leur était inconnue, avait déposé chez eux une demande d'asile sous le nom de Y.________, né le 31 décembre 1983. Le 9 janvier 2003, la police cantonale valaisanne a demandé à l'Ambassade de la République du Rwanda un laissez-passer en faveur du recourant. Apparemment, aucun document de voyage n'a encore été délivré. Le 17 février 2003, le Département fédéral de justice et police a écrit aux autorités allemandes pour demander à consulter l'éventuel dossier concernant le recourant, afin de rechercher des éléments permettant de déterminer la véritable identité de celui-ci. Le 19 février 2003 a été ordonnée une expertise linguis- tique de l'intéressé qui a eu lieu le 24 février 2003. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, il y a lieu d'admettre que les autorités ont entrepris avec la diligence voulue les démarches nécessaires à l'exécution du renvoi du recourant. Il est vrai que les autorités compétentes se sont employées plus activement au renvoi de l'intéressé à l'occasion de l'examen de la prolongation de la détention (février 2003) que durant la première période de la détention de trois mois ordonnée le 22 novembre 2002. Les temps morts (dont aucun n'était d'une durée choquante) s'expliquent notamment par le fait que les autorités devaient attendre les résultats des démarches qu'elles avaient accomplies (parfois avant même la mise détention en vue de refoulement du recourant) avant de prendre d'autres mesures en vue d'exécuter le renvoi de l'intéressé. Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que les autorités sont restées inactives plus que de raison. Et il n'existe aucun indice sérieux et concret que les démarches - qui devront être plus clairement documentées que jusqu'à présent - ne se poursuivront pas avec toute la diligence voulue.