Citation: 6B_910/2023 E. 2.2

2.2. Pour acquérir sa conviction que la recourante a commis les faits reprochés, la cour cantonale s'est essentiellement fondée sur les déclarations de G.________, qui travaillait avec la recourante et la coprévenue B.________ au moment des faits. Ses déclarations mettaient ainsi en cause les deux éducatrices de la petite enfance. G.________ avait été entendue à plusieurs reprises par la direction de la J.________. Elle avait ensuite renouvelé ses déclarations devant le ministère public puis devant l'autorité de première instance, selon lesquelles B.________ avait, lors du premier épisode, attaché les pieds et les mains de D.D.________ pendant plusieurs minutes alors que la recourante était présente et assistait à la scène. La cour cantonale a considéré que les déclarations de la témoin étaient constantes, parfaitement crédibles et devaient être retenues. Elles étaient par ailleurs parfaitement cohérentes et dépourvues d'exagération. Elles ne comportaient aucune expression d'animosité vis-à-vis des coprévenues. Les prétendues imprécisions ou incohérences relevées par la défense ne portaient que sur des points très secondaires qui n'étaient pas à même d'entamer la crédibilité des déclarations dans leur ensemble. Ces déclarations étaient par ailleurs renforcées par le fait que G.________ avait fourni deux images qu'elle avait prises lors du second épisode du 5 novembre 2020, lesquelles montraient deux très jeunes enfants attachés par B.________ alors que cette dernière prenait une photo d'eux pour les envoyer à la recourante. G.________ avait également fourni un enregistrement audio comportant une discussion avec la recourante au cours de laquelle une enfant (L.________) s'inquiétait à plusieurs reprises de savoir si elle allait être attachée.