Citation: 6B_330/2019 E. 2.2.1

2.2.1. Le recourant prétend que la cour cantonale aurait ignoré son grief déduit d'une violation de l'art. 75 al. 2 CP (recte: 75 al. 3 CP, établissement d'un plan d'exécution de peine) et aurait ainsi mal déterminé le début de la période de détention illicite dans un établissement carcéral. Constatant la violation de l'art. 5 par. 1 let. e CEDH, la cour cantonale a considéré qu'il n'apparaissait pas nécessaire d'examiner les autres griefs du recourant en lien avec cette disposition, en particulier l'opportunité d'un plan d'exécution (ordonnance entreprise, consid. 3.3.2.3 p. 11). Dans son mémoire de recours cantonal, le recourant prétendait, en substance, que, faute de plan d'exécution, sa détention était illicite. Il ne ressort nullement du mémoire de recours cantonal que la prétendue violation de l'art. 75 CP permettrait de déterminer la période de détention illicite. Au contraire, ce grief servait d'appui à la démonstration de la violation de l'art. 5 CEDH, laquelle a été reconnue par la cour cantonale. Aussi, cette dernière n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en considérant expressément qu'il n'était pas nécessaire d'examiner la violation de l'art. 75 CP.