Citation: I 727/05 27.12.2005 E. 3

3.1 L'évaluation de la capacité de travail est une tâche incombant aux médecins à qui il appartient d'indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler (ATF 125 V 261 consid. 4). Sur ce point, les praticiens consultés s'accordent non seulement sur le fait que l'intéressé peut exercer une activité adaptée, mais également sur les restrictions physiques dont il fait l'objet. Quant au taux d'activité exigible, les docteurs B.________ du SMR et R.________ l'ont estimé à 100 %. Il n'y a pas lieu de s'écarter de ces conclusions, dès lors qu'elles ne sont remises en cause par aucune autre pièce médicale au dossier. En particulier, l'opinion du docteur T.________ n'est en réalité pas en contradiction avec l'évaluation de ces médecins dès lors qu'il réservait précisément son évaluation en fonction de l'activité adaptée exigible. 3.2 Pour procéder à la comparaison des revenus, les premiers juges et l'administration se sont référés aux salaires statistiques pour déterminer le revenu d'invalide. En effet, en l'absence de revenu effectivement réalisé - soit lorsque l'assuré, après la survenance de l'atteinte à la santé, n'a pas repris d'activité ou alors aucune activité adaptée normalement exigible -, le revenu d'invalide peut être évalué sur la base des données statistiques telles qu'elles résultent des enquêtes suisses sur la structure des salaires, publiées par l'Office fédéral de la statistique (ATF 124 V 322 consid. 3b/aa). Certes, l'office intimé n'a pas pris la peine de décrire avec précision les activités adaptées exigibles du recourant. Toutefois le salaire mensuel brut pris en compte se rapporte à des activités simples et répétitives dans les secteurs de la production et des services. Or de tels secteurs offrent un large éventail d'activités de ce type, de sorte qu'un nombre significatif d'entre elles sont adaptées aux problèmes physiques du recourant (cf. SVR 2002 IV n° 24 p. 75, consid. 3b). Par ailleurs, ces activités ne nécessitent aucune formation particulière autre qu'une mise au courant initiale. Dès lors, la comparaison des revenus qui aboutit à la constatation que le taux d'invalidité n'ouvre pas le droit à la rente n'est pas critiquable. Sur le vu de ce qui précède, c'est à bon droit que les instances inférieures ont supprimé le droit du recourant à une rente entière à partir du 1er février 2005, soit trois mois après le changement déterminant survenu le 28 octobre 2004.