Citation: 1B_182/2020 E. A

A.a. L'Office régional du Ministère public du Valais central dirige depuis le 20 janvier 2020 une instruction pénale contre A.________, né le 3 octobre 2001, en raison d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP) qu'il aurait commis, entre octobre 2019 et janvier 2020, à l'égard de quatre filles de sa connaissance (B.________, C.________, D.________ et E.________), toutes nées en 2006 et scolarisées à U.________, qui elles-mêmes se connaissaient. Le 21 janvier 2020, l'instruction a été étendue à l'infraction de pornographie (art. 197 al. 1 CP). B.________, née en avril 2006, avait été entendue par la police le 19 janvier 2020 après que sa mère avait signalé que sa fille aurait subi des attouchements de la part d'un garçon qu'elle connaissait et qui était âgé de 18 ans. A cette occasion, B.________ avait déclaré qu'elle avait échangé des nudes avec A.________, soit des selfies les représentant nus, et qu'un soir entre le 13 et le 17 janvier 2020, celui-ci avait essayé de l'embrasser et de lui toucher les seins. Elle a ajouté que, le 18 janvier 2020, elle s'était rendue à son domicile où il l'avait embrassée en lui tenant les deux mains, ce qu'elle avait laissé faire car elle était amoureuse. Il l'avait toutefois touchée, sans son consentement, sous son soutien-gorge et sur les parties intimes, par-dessus les habits, et avait tenté de mettre la main dans son pantalon, ce qu'elle avait pu empêcher en le tirant de toutes ses forces et en lui disant non. Le 20 janvier 2020, C.________, née en février 2006, avait déclaré pour sa part que, dans le cadre d'une relation qui avait duré entre la mi-octobre et décembre 2019, A.________ avait essayé, sans son consentement, de l'embrasser avec la langue, ce qui était arrivé une fois et l'avait rendue mal à l'aise. Elle avait ajouté que, dans une rue où peu de monde passait, il en avait profité pour mettre ses mains sous son pull et pour lui caresser les seins mais n'avait pas réussi car elle l'avait repoussé, relevant qu'il était toutefois parvenu à lui toucher les seins à une ou deux reprises après qu'elle avait essayé en vain de le repousser. Elle avait indiqué qu'au début de leur relation, elle était contente de le voir mais que la situation avait changé car il l'avait forcée à aller trop loin, en lui touchant " le cul " et en essayant de la " toucher devant, au niveau de son entrejambe soit sur son sexe ". Une semaine avant leur rupture, A.________ lui avait envoyé une photo de son pénis et lui avait proposé de " le faire avec elle ". Le même jour, D.________, née en février 2006, qui était sortie avec A.________ entre le 1 eret le 12 janvier 2020, avait expliqué qu'ils s'étaient échangés durant cette période un baiser avec la langue, mais a déclaré ne pas lui avoir prodigué une fellation, alors que, lors de leurs auditions respectives, B.________, C.________ et E.________ avaient évoqué que D.________ se serait livrée à un tel acte. Quant à E.________, née en juin 2006, elle avait indiqué que, durant la semaine après les vacances de Noël, A.________ lui avait touché les fesses et qu'il avait tenté de lui toucher les seins et sa " partie intime " par-dessus les vêtements, mais qu'il n'avait pas réussi car elle l'avait repoussé avant de prendre la fuite. Entendu pour sa part les 20 et 21 janvier 2020, A.________ avait reconnu une partie des faits dénoncés, mais avait expliqué que ceux-ci, en particulier les baisers avec la langue et l'échange de nudes, s'étaient passés avec le consentement de C.________ et de B.________. Il avait en outre cessé les caresses sur les seins dès que les jeunes filles lui avaient demandé d'arrêter. Après avoir expliqué dans un premier temps qu'il n'avait rien fait avec D.________, il a expliqué lors de sa seconde audition que cette dernière lui avait effectivement prodigué une fellation. Il avait par ailleurs indiqué qu'il n'avait jamais eu de manière volontaire des gestes déplacés ou sexuels avec E.________. A.b. Le 10 février 2020, le Dr F.________, médecin psychiatre à l'Hôpital du Valais, s'est vu confier par le Ministère public le mandat de procéder à une expertise psychiatrique du prévenu, laquelle devait porter notamment sur l'existence d'un risque de récidive.