Citation: 1C_624/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Il résulte du raisonnement tenu par la Cour de justice qu'aux valeurs consignées dans le cadastre de 2017 devraient certes être ajoutés 3 à 4 dB (A) en raison de l'augmentation vraisemblable de bruit liée à la nouvelle mesure de circulation routière. Mais de ces valeurs devraient également être retranchés 8 dB (A) en raison de la pose du nouveau revêtement. Ainsi qu'on l'a vu, quoi qu'en disent les recourants, il est acceptable de retenir de telles valeurs pour la diminution de bruit dans le cas d'espèce, vu, notamment, les nombreuses mesures, référencées par l'OFEV, sur des revêtements phonabsorbants qui s'inscrivent dans cet ordre de grandeur (consid. 2.2 ci-dessus). Si l'on reprend les chiffres de l'étude à laquelle se sont référées les instances inférieures, cette diminution de bruit de 8 dB (A) n'est valable que lors de la pose et s'amoindrit au fil du temps; elle est évaluée à 5 dB (A) après 5 ans. Cette tendance est également visible dans les exemples énumérés par l'OFEV. Ainsi, avec la nouvelle mesure de circulation routière, les valeurs du cadastre sont portées, lors de la pose, de 63-65 dB (A) à 59-61 dB (A) de jour et de 55-57 dB (A) à 51-53 dB (A) de nuit. Après cinq ans, elles seraient portées à 62-64 dB (A) de jour et 54-56 dB (A) de nuit. L'arrêté litigieux a été adopté pour une durée allant jusqu'à deux ans après la pose du nouveau revêtement. Au vu des chiffres précités, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de la cour cantonale quant au fait que les valeurs limites sont respectées, malgré la nouvelle mesure de circulation, pendant toute sa durée de validité, soit deux ans au-delà de la pose. Il n'y a ainsi pas de violation des art. 8 et 9 OPB.