Citation: 1P.27/2000 17.03.2000 E. 2

2.- Le recourant se plaint d'un formalisme excessif. Il soutient que son intention de contester la décision du 7 septembre 1998 ressortait suffisamment de sa lettre du 14 septembre 1998 pour que cette dernière soit considérée comme un recours. Dès lors, l'autorité devait soit rendre le recourant attentif au fait qu'il s'était trompé de destinataire, soit transmettre l'acte au Conseil d'Etat, compétent pour en connaître. Le recourant se plaint aussi d'une application arbitraire des art. 7 al. 3 et 12 al. 3 de la loi valaisanne sur la juridiction et la procédure administratives (LPJA). Selon la première disposition, l'autorité examine d'office sa compétence. Si elle tient sa compétence pour douteuse, elle ouvre sans délai un échange de vues avec l'autorité qu'elle considère comme compétente. Si elle se tient pour incompétente, elle transmet sans délai l'affaire à l'autorité compétente et en avise les intéressés. La municipalité devait par conséquent rechercher le sens véritable de la lettre du 14 décembre 1998, et la transmettre au Conseil d'Etat. Selon l'art. 12 al. 3 LPJA, le délai de recours peut être restitué lorsque l'intéressé fait valoir par écrit des motifs suffisants dans les dix jours dès la fin de l'empêchement. Le silence de la municipalité avait incité le recourant à penser qu'un recours avait été valablement déposé. Ayant appris qu'il n'en était rien, il aurait agi dans les dix jours auprès du Conseil d'Etat. Le Tribunal administratif aurait enfin omis de tenir compte du fait que le recourant ne disposait pas des connaissances juridiques pour apprécier la portée de son erreur.