Citation: 2P.254/2006 16.02.2007 E. 2

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, grief qui, tel qu'allégué, se confond pour l'essentiel avec celui d'arbitraire de la décision attaquée. Elle invoque également une motivation insuffisante de l'arrêt entrepris, certains de ses griefs n'ayant prétendument pas été traités de manière suffisamment approfondie. Le droit d'être entendu implique certes le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre et la contester utilement s'il y a lieu. Il suffit toutefois que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a ainsi pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner les problèmes pertinents (cf. ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236 et 126 I 97 consid. 2b p. 102). En l'espèce, le Tribunal adminis- tratif a motivé sa décision de manière parfaitement convenable et s'est déterminé sur toutes les questions essentielles qu'il avait à trancher, de sorte que le grief ne peut être que rejeté.