Citation: 6B_642/2022 E. 3.3.1

3.3.1. La cour cantonale a jugé qu'en l'espèce, la culpabilité du recourant était lourde. Durant près d'une journée, le recourant avait fait régner un climat de terreur et d'insécurité au sein de son foyer, en violentant, en menaçant, en contraignant, en séquestrant et en blessant son épouse. Il aurait en particulier pu lui causer une atteinte grave à son intégrité s'il lui avait mis le feu. Sous prétexte qu'il venait d'avoir un accident de la route, qu'il était blessé et énervé, le recourant s'était défoulé sur son épouse et lui avait fait subir des violences physiques et psychiques que rien ne saurait expliquer, voire justifier, ne laissant apparaître le moindre scrupule tant il était guidé par un mobile égoïste et bas. Certes, le recourant, sans antécédent judiciaire spécifique, n'avait pas prémédité ses actes. Toutefois, par la variété des infractions commises et des biens juridiques touchés, il avait fait montre d'une importante brutalité et d'un mépris caractérisé envers les victimes, soit envers son épouse qu'il avait traitée comme un vulgaire objet. Durant la procédure, le recourant n'avait en outre cessé de nier son implication et de n'admettre que certains des faits les moins graves, en portant contre les victimes d'absurdes accusations afin de les discréditer et de se positionner lui-même en victime d'un complot. Il n'avait ainsi manifesté qu'une prise de conscience partielle et très tardive de la gravité de ses actes. En tant que facteur lié à l'auteur lui-même, la cour cantonale a relevé, selon les conclusions détaillées de l'expertise du Dr F.________, que le recourant présentait lors des faits une responsabilité pénale légèrement diminuée en lien avec une légère diminution de ses capacités volitives au moment de l'acte, ses capacités cognitives étant en revanche restées intactes. Face à ce constat, la culpabilité lourde du recourant devait être ramenée à une culpabilité qualifiée de moyennement lourde à lourde. Au vu de l'ensemble des éléments évoqués ci-avant et de l'infraction de lésions corporelles graves qui n'avait été commise qu'au stade de la tentative, la cour cantonale a tenu pour adéquate une peine privative de liberté de 30 mois pour sanctionner, conformément aux règles sur le concours, l'ensemble des infractions dont le recourant était reconnu coupable (cf. arrêt attaqué, consid. 6.3.3 p. 24 ss).