Citation: 4A_594/2017 E. 5

Le principal grief du recourant s'inscrit dans ce contexte. A lire le recours, les juges cantonaux ne pouvaient se contenter d'admettre avec une haute vraisemblance que l'archetier n'aurait pu se voir reprocher aucune faute, s'il avait agi comme son auxiliaire l'a fait, respectivement que l'archet était déjà endommagé avant qu'il ne lui soit confié; une certitude devait être acquise sur ce point. Il s'agit là d'une problématique relative à la juste conception du degré de preuve, qui ressortit au droit matériel fédéral (art. 8 CC; FABIENNE HOHL, Procédure civile, tome I, 2e éd. 2016, ch. 1864 p. 309; la même, Le degré de la preuve dans les procès au fond, in La preuve dans le procès civil, 2000, p. 127 ss, spéc. p. 128) et que le Tribunal fédéral revoit avec un plein pouvoir d'examen (ATF 130 III 321 consid. 5 p. 327).