Citation: 9C_486/2022 E. 7.3.2

7.3.2. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a fixé un revenu sans invalidité de 69'792 fr. en 2014 (consid. 4.2 supra), soit un revenu légèrement supérieur à celui que le recourant aurait perçu dès novembre 1997 (67'379 fr. 05; correspondance de l'ancien employeur du 4 mai 2000). On peut dès lors douter que les données statistiques sur lesquelles l'autorité précédente s'est fondée permettent d'établir au degré de la vraisemblance prépondérante le revenu que le recourant aurait concrètement réalisé sans invalidité en 2014. Quoi qu'il en soit, cette question peut rester ouverte. En effet, en se fondant sur la communication de son employeur du 4 mai 2000, le recourant affirme qu'il aurait perçu un revenu annuel brut de 81'151 fr. 32 en 2014, après indexation de son revenu de l'époque à l'indice suisse des salaires. Après comparaison des revenus avec (consid. 7.2 supra) et sans invalidité, selon l'hypothèse défendue par le recourant, le degré d'invalidité serait de 29 %, soit un taux insuffisant pour maintenir son droit à une rente de l'assurance-invalidité. Par ailleurs, on ne saurait suivre en toute hypothèse le recourant lorsqu'il demande encore une majoration du revenu de 81'151 fr. 32 de 20 % "par équité" pour tenir compte de l'évolution de sa carrière. Dans la mesure où le revenu sans invalidité doit être évalué de la manière la plus concrète possible, il n'est pas admissible d'ajouter une "majoration de salaire" qui ne repose sur aucun élément concret. L'intention de progresser sur le plan professionnel doit s'être manifestée par des étapes concrètes préalablement à la survenance de l'atteinte à la santé, telles que la fréquentation d'un cours, le début d'études ou la passation d'examens (consid. 7.3.1 supra).