Citation: 5P.47/2006 03.05.2006 E. 1

En vertu de l'art. 57 al. 5 OJ, il est sursis en règle générale à l'arrêt sur le recours en réforme jusqu'à droit connu sur un recours de droit public. Selon la jurisprudence, cette disposition souffre toutefois des exceptions dans des situations particulières, qui justifient l'examen préalable du recours en réforme. Il en est ainsi lorsque ce recours apparaît irrecevable ou paraît devoir être admis même sur la base des constatations de fait retenues par l'autorité cantonale et critiquées dans le recours de droit public (ATF 122 I 81 consid. 1 p. 82/83 et l'arrêt cité). Il se peut aussi que les constatations de fait querellées dans le recours de droit public, fussent-elles arbitraires, n'empêchent point que la décision déférée repose sur d'autres faits qui entraînent le rejet du recours en réforme (ATF 117 II 630 consid. 1a p. 631 et les références). Selon le recourant, il faudrait, en l'espèce, déroger à la règle. Dès lors qu'il conclut principalement à la réforme de l'arrêt cantonal, son recours de droit public serait subsidiaire et ne devrait être examiné que dans l'hypothèse où ses conclusions en réforme seraient rejetées, l'état de fait de l'arrêt cantonal devant alors être complété. Ce faisant, le recourant méconnaît toutefois les conditions d'application des art. 63 al. 2 et 64 al. 2 OJ (inadvertance manifeste, complètement des points accessoires) et se méprend sur les règles applicables au défaut de motivation (art. 29 al. 2 Cst. et non art. 138 CC) ainsi qu'à la constatation des faits (ou son absence) et l'appréciation des preuves (art. 9 Cst. et non art. 8 ou 145 CC). Aucune des exceptions admises par la jurisprudence n'étant réalisée en l'occurrence, il n'y a pas lieu de déroger à l'ordre de traitement des recours prescrit par l'art. 57 al. 5 OJ.