Citation: 4C.257/2005 07.03.2006 E. B

B.a Le 11 mars 2003, A.________ et Y.________ ont actionné devant les tribunaux genevois la banque en paiement de la somme de 864'960 US$ avec intérêts à 5% l'an dès le 9 octobre 2001. Ils ont fait valoir que la banque aurait exigé le versement de garanties supplémentaires alors même que les conditions d'un appel de marge n'étaient pas réalisées. En outre, la banque aurait résilié le prêt en JPY de manière anticipée, au mépris de ses obligations contractuelles. Les demandeurs ont allégué que leur préjudice était constitué de pertes de cours - soit la différence, par 766'172 US$, entre le taux de change au jour de la résiliation du contrat par la banque et celui au jour de l'échéance du prêt -, des intérêts débiteurs prélevés par la banque, par 26'613 US$, ainsi que de la perte sur le produit de la réalisation des titres du portefeuille, par 72'175 US$. Par jugement du 16 décembre 2004, le Tribunal de première instance de Genève a entièrement débouté les demandeurs. Il a estimé qu'en septembre 2001, les marges n'étaient pas respectées, de sorte que la banque était fondée à réclamer des fonds supplémentaires. Ceux-ci n'ayant pas été fournis dans le délai imparti, la défenderesse était en droit de réaliser les gages qu'elle détenait. De toute manière, en ayant demandé le transfert du prêt à Z.________, le demandeur avait indiqué qu'il voulait cesser la relation de crédit avec la défenderesse. B.b Le demandeur et la demanderesse ont appelé de ce jugement. Ils ont repris leurs conclusions de première instance. Subsidiairement, ils ont requis la désignation d'un expert afin qu'il examine si les marges fixées dans le contrat de prêt avaient été respectées. Statuant par arrêt du 10 juin 2005, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement attaqué.