Citation: 2C_704/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a retenu qu'il n'existait aucun indice concret d'un mariage imminent, dès lors que la procédure préparatoire de mariage avait été classée à la suite de l'annulation, par le fiancé de la recourante, de sa promesse de mariage et que, même si celui-ci avait ensuite sollicité la reprise de cette procédure, cette dernière ne pouvait quoi qu'il en soit pas aboutir avant que le divorce de la recourante n'ait été prononcé. Or, au moment de l'arrêt attaqué, seule la séparation de la recourante et de son époux italien avait été homologuée par l'autorité judiciaire italienne et le divorce n'avait toujours pas été prononcé. Dans ces conditions, on ne pouvait considérer que le mariage pourrait être célébré dans un délai raisonnable au sens de la jurisprudence. La recourante ne fait qu'opposer sa propre opinion à l'appréciation de l'autorité précédente, sans démontrer en quoi cette dernière serait insoutenable, tout en s'appuyant sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, ce qui n'est pas admissible (cf. supra consid. 2.2). Au demeurant, en tant qu'elle affirme que son mariage est "d'autant plus imminent" qu'il n'est "plus question que de quelques semaines" avant que son divorce ne soit prononcé, on observera qu'elle se prévalait déjà, dans sa demande du 13 octobre 2021, du fait que sa procédure de divorce arriverait "à son terme tout prochainement". Or, au 1er juillet 2022, soit près de neuf mois plus tard, tel n'était toujours pas le cas. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher aux juges précédents d'avoir conclu à l'absence d'indices concrets d'un mariage imminent permettant à la recourante de déduire un droit à une autorisation de séjour en vue du mariage sur la base de l'art. 8 CEDH ni un droit à un titre de séjour de courte durée sur la base des art. 14 Cst. et 12 CEDH. Le grief de violation de ces dispositions est partant rejeté.