Citation: 6B_502/2017 E. 1

L'arrêt cantonal repose en substance sur les faits suivants. B.a. Le 8 août 2012 au soir, A.________ (née en 1994) est sortie au bord du lac avec deux de ses copines. Au cours de la soirée, Y.________ les a rejointes, suivi de X.________, un ami de ce dernier (tous deux nés en 1992). A.________ ne connaissait pas le premier nommé mais connaissait le second qui était un ami proche de son cousin, à propos duquel elle avait entendu qu'il avait abusé d'une fille. Interrogé sur ce point par A.________, X.________ a nié un tel comportement, lui a dit de ne pas s'inquiéter et l'a mise en confiance. Après minuit, A.________ a accepté de suivre les précités acheter une bouteille d'alcool fort dans un commerce. Y.________ a commencé à lui faire des avances, elle s'est d'abord laissé faire avant de le repousser. X.________ est alors intervenu pour que son ami la laisse tranquille. Elle a ensuite appelé une des copines présentes plus tôt, chez qui elle espérait pouvoir dormir, qui était toutefois rentrée chez elle dans l'intervalle. A.________ et les garçons ont partagé la bouteille d'alcool fort et se sont dirigés vers la discothèque B.________, où elle a retrouvé la seconde amie présente en début de soirée, laquelle a accepté de l'héberger pour la nuit. A.________ était engourdie par l'alcool et s'apprêtait à rentrer avec son amie, lorsque Y.________ a prétexté vouloir discuter avec elle pour l'amener dans un endroit isolé, proche de la discothèque et a commencé à la déshabiller, avant d'être interrompu par X.________ l'enjoignant d'arrêter. A.________, alcoolisée et marchant pieds nus en raison d'un talon cassé, ne savait plus très bien où elle était et ce qu'elle faisait. Dépourvue de téléphone portable et d'un moyen de locomotion, elle a demandé où était son amie. X.________, qui avait été informé par l'amie en question qu'elle attendait A.________ en bas des escaliers, a répondu qu'elle était partie sans l'attendre. Ne sachant pas comment rentrer chez elle et où dormir, elle a fini par accepter de suivre les deux hommes dans le studio de X.________ vers 5h00 du matin. B.b. Une fois arrivés, A.________ s'est changée dans les toilettes, couchée seule dans le lit et endormie. A un moment donné, X.________ s'est allongé dans le lit, a enlevé le short et la culotte qu'elle portait et l'a retournée. A.________ a dit " non, que [elle] ne voulai[t] pas ". Il a ensuite essayé d'introduire son sexe dans le vagin, sans préliminaires, et a fini par y parvenir, en forçant, alors qu'elle était vierge, qu'elle avait très mal et qu'il avait de la peine à la pénétrer. Au bout de dix minutes, il s'est retiré probablement sans avoir éjaculé. Une fois X.________ sorti du lit, Y.________ s'est approché. A.________ a réagi en lui disant " ah non pas encore ", ce à quoi il a rétorqué " t'as laissé mon copain alors laisse-moi aussi ". Elle s'est laissé faire, sans bouger, pendant que Y.________ se livrait à des préliminaires. Il lui a fait un cunnilingus, l'a pénétrée de ses doigts puis de son sexe puis s'est retiré. Elle s'est rendue aux toilettes car elle saignait beaucoup. De retour dans la pièce, elle a voulu partir mais ne trouvait pas ses vêtements. Elle s'est alors couchée dans le lit pour dormir. Y.________ a quitté l'appartement et X.________ s'est placé à ses côtés, voulant recommencer. Elle a alors menacé de crier, ce qui a suffi pour l'arrêter. Elle s'est endormie, réveillée vers 11h45 et a quitté l'appartement après avoir échangé quelques mots avec X.________. B.c. Une attestation médicale du 9 août 2012 du planning familial fait état d'une déchirure de l'hymen, d'une érosion de la paroi vaginale antérieure ainsi que de la fourchette vaginale. Un constat d'agression sexuelle a été établi par le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), après examen de A.________ le 9 août 2012 à 18h00, lequel confirme les lésions mentionnées dans l'attestation du même jour.