Citation: 1B_615/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant, qui n'a pas été mis en prévention dans le cadre de la procédure pénale dirigée contre le prévenu C.________, ne conteste pas l'existence de soupçons visant ce dernier quant à des actes d'escroquerie que celui-ci pourrait avoir commis au préjudice de l'intimée, partie plaignante. A cet égard, il ressort de l'arrêt entrepris que ces soupçons sont notamment étayés par une trace documentaire reliant, d'une part, le compte bancaire ouvert auprès de l'intimée que C.________ serait parvenu, par des manoeuvres frauduleuses, à faire créditer, puis à abusivement débiter, et, d'autre part, le compte bancaire du recourant qui se serait vu créditer du montant correspondant à celui actuellement placé sous séquestre (49'400 fr.; cf. arrêt attaqué, consid. 2.2, 4ème paragraphe, p. 4). Du reste, le recourant ne remet pas non plus en cause que le montant séquestré est susceptible d'être confisqué à l'issue de la procédure (cf. art. 263 al. 1 let. d CPP). Dans la mesure où le recourant affirmait devant l'autorité précédente ne pas avoir pu supposer la provenance illicite de l'argent reçu, se prévalant ainsi de sa bonne foi, c'est bien à l'autorité de jugement qu'il appartiendra de déterminer si les déclarations du recourant, ainsi que la mention manuscrite retrouvée dans son coffre-fort, suffisent à établir la réalité d'un prêt et partant l'existence d'une contre-prestation adéquate qu'il aurait fournie au prévenu (cf. art. 70 al. 2 CP). A ce stade néanmoins, comme l'a relevé l'autorité précédente, il suffit de constater que la bonne foi du recourant n'est pas clairement établie et que l'hypothèse d'une confiscation à l'issue de la procédure ne paraît dès lors pas exclue.