Citation: 2D_12/2024 E. 3.3

3.3. On ne voit manifestement pas en quoi la motivation de la cour cantonale serait insuffisante au regard des exigences posées par la jurisprudence. Les juges précédents ont au contraire dûment exposé pourquoi le recourant ne pouvait pas, compte tenu des circonstances de fait du cas d'espèce qui différaient de manière substantielle de celles de l'arrêt Ghadamian c. Suisse (sur ce point, cf. supra consid. 1.2.2), se prévaloir valablement de l'art. 8 CEDH en se fondant sur la jurisprudence précitée. Contrairement à ce qu'affirme l'intéressé, celui-ci était en mesure de saisir les motifs qui ont guidé la Cour de justice et d'attaquer son arrêt à bon escient sur cette base. Il pouvait en particulier parfaitement comprendre que, contrairement à la situation de l'arrêt Ghadamian c. Suisse où l'étranger faisait l'objet d'une décision d'expulsion entrée en force mais qui n'avait pas été exécutée depuis plus de 20 ans, il ne faisait lui-même pas l'objet d'une telle décision et ne pouvait donc pas, dans ces circonstances, se prévaloir d'une absence de mesures prises par les autorités en vue de son expulsion. Le grief de violation de l'art. 29 Cst. en lien avec le défaut de motivation de l'arrêt attaqué est donc infondé.