Citation: 4A_578/2017 E. 3.2.4

3.2.4. Dans sa réplique, le recourant critique vivement les explications de l'arbitre et formule derechef le raisonnement que celui-ci aurait dû tenir à son avis. Selon lui, l'arbitre aurait modifié, dans sa réponse, les arguments juridiques qu'il avait avancés dans sa sentence pour écarter la prétention litigieuse. En particulier, il aurait dénié toute importance au montant du chèque, alors qu'il s'était auparavant fondé sur le fait que ce montant était supérieur à la créance du joueur pour étayer la sentence attaquée. L'arbitre se voit surtout reprocher par le recourant d'avoir invoqué, dans sa réponse, des circonstances postérieures à la résiliation du contrat de travail en vue de démontrer que cette résiliation violait les règles de la bonne foi. Quant à l'intimé, il répète, dans sa duplique, que, pour lui, l'arbitre a fondé son raisonnement sur tous les éléments de fait juridiquement pertinents que les parties lui avaient soumis. Il réaffirme qu'aux yeux de l'arbitre le montant du chèque et la provenance des quatre versements effectués le 10 novembre 2016 n'ont joué qu'un rôle secondaire, lorsqu'il s'est agi de trancher la question de la bonne foi du recourant. Aussi, pour l'intimé, son adverse partie ne chercherait-elle, en définitive, qu'à remettre en cause la réponse juridique qui a été donnée à cette question.