Citation: 7B_143/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant conteste ensuite la qualité d'ayant droit au sens de l'art. 267 al. 3 CPP de la partie plaignante intimée, laquelle ne serait pas la propriétaire de la stèle litigieuse. À l'appui de ce grief, le recourant part à nouveau de la prémisse que la stèle litigieuse ne proviendrait pas du site de Z.________. Or cette prémisse est erronée, comme on l'a vu (cf. consid. 2.3.1 supra). La Chambre pénale de recours a ensuite constaté que ce site se trouvait sur le territoire de B.________, pays dont l'indépendance avait été reconnue par la Suisse en 1945 et qui est représenté sur le plan international par la République B.________ (cf. consid. 6.7 p. 14 de l'arrêt attaqué; voir également la Dénomination des États, état au 1er mars 2024 [https://www.bk.admin.ch/dam/bk/fr/dokumente/terminologie/2024-04%20Liste%20des%20%C3%89tats.pdf.download.pdf/2024-04%20Liste%20des%20%C3%89tats.pdf, consulté le 30 avril 2024, 14h19], [...], consulté le 30 avril 2024; MARC PERRENOUD, "B.________", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) [..., consulté le 30 avril 2024, 14h08]), ce que le recourant ne remet pas en cause. Vu la législation B.________ rappelée plus haut (cf. consid. 4.1 supra), les juges cantonaux pouvaient donc, sans violer le droit fédéral, considérer que la partie plaignante intimée était la propriétaire des antiquités se trouvant sur son territoire; elle se trouvait par conséquent lésée par l'excavation intervenue sans droit en 1999 à Z.________ et par le vol de la stèle litigieuse.