Citation: 9C_739/2018 E. 5.3

5.3. Ce grief n'est pas fondé dans la mesure où les conditions de l'art. 41 LPGA ne sont manifestement pas remplies. En effet, le nouveau mandataire de la société recourante a déposé la demande de révision le 30 août 2016 mais n'a sollicité la restitution du délai de recours que le 16 août 2017 pour la première fois. Le délai de trente jours à compter de la fin d'un éventuel empêchement du précédent représentant est donc largement dépassé. De surcroît, la société recourante n'a jamais expliqué en quoi aurait pu consister ledit empêchement ni accompli l'acte omis. Elle se contente d'invoquer la faute de son ancien avocat mais n'apporte aucun élément (tel qu'une lettre requérant des explications quant au fait d'avoir laissé s'écouler le délai de recours sans réagir malgré les instructions données, une action en responsabilité, etc.) susceptible de rendre vraisemblable son existence et son ampleur. On ajoutera à ce sujet qu'en tout état de cause, le comportement fautif de l'avocat est imputable à son client, hormis dans le cas d'une erreur grossière commise lors d'une défense obligatoire (ATF 143 I 284 consid. 1.3-2 p. 287 ss), ce qui n'est pas le cas en l'espèce.