Citation: 5P.424/2005 23.05.2006 E. 2

2.1 Dans un recours de droit public pour arbitraire, les allégations, preuves ou faits nouveaux sont irrecevables (ATF 120 Ia 369 consid. 3b p. 374; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91; 118 III 37 consid. 2a p. 38/39 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral s'en tient donc aux faits constatés dans la décision attaquée, à moins que le recourant ne démontre que ces constatations sont arbitrairement fausses ou incomplètes (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26 et la jurisprudence mentionnée). Les compléments, modifications ou précisions que le recourant entend apporter au déroulement des faits sont par conséquent irrecevables, sous réserve des moyens qui seraient motivés conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. ATF 125 I 492 consid. 2b p. 495). Selon cette disposition, il doit démontrer, par une argumentation précise, que la décision déférée repose sur une appréciation insoutenable des preuves (ATF 121 I 225 consid. 4c p. 230; 117 Ia 10 consid. 4b p. 11). 2.2 Vu ce qui précède, il ne sera pas tenu compte des allégations portant sur les circonstances du dépôt des pièces en audience de plaidoiries, exposées sous l'intitulé "observation préliminaire", lesquelles ne font pas l'objet d'un grief motivé selon les exigences susmentionnées. Autant que le recourant se contente par ailleurs de relever certaines "inexactitudes" de l'état de fait, sans démontrer en quoi leur rectification serait pertinente pour l'issue du litige, sa critique est irrecevable. Il en va ainsi lorsqu'il soutient qu'en réalité la propriété sise en France voisine a été acquise pour la somme de 554'238 €, et non de 3'000'000 FF ainsi que l'a constaté la Cour de justice. N'est pas plus recevable sa critique selon laquelle le prix de mise en vente de la grange attenante à la ferme habitée par l'intimée doit s'entendre en euros et non en francs français. De l'aveu même du recourant, on ne sait si cette opération immobilière a été réalisée, de sorte qu'en l'état ce fait ne serait pas pertinent ni décisif s'agissant de la détermination de la situation financière de l'intimée ou de la possibilité pour cette dernière de réaliser dans l'immédiat ses actifs immobiliers.