Citation: 5A_320/2022 E. 3.2.1

3.2.1. En l'occurrence, le recourant présente dans son recours, en particulier aux pages 25 à 31, puis dans son mémoire complémentaire du 13 juillet 2022 et dans son courrier du 7 octobre 2022, de nombreux faits et moyens de preuve, postérieurs à l'arrêt querellé, en soutenant de manière générale que ces éléments rempliraient les conditions posées par l'art. 99 LTF. Il invoque que la motivation de la cour cantonale sur l'attribution de l'autorité parentale exclusive sur l'enfant à la mère était inattendue et imprévisible, vu que les parties n'avaient pas conclu à une telle attribution; seule une limitation ponctuelle de l'autorité parentale conjointe avait été sollicitée par la mère sur les questions relatives au suivi thérapeutique de l'enfant, du renouvellement de son passeport américain, de sa procédure de naturalisation et du transfert du domicile de l'enfant en France. Le recourant entend ainsi démontrer le caractère imprévisible du raisonnement de la cour cantonale en se fondant sur le simple fait que ni la curatrice ni la mère n'avaient conclu à l'attribution de l'autorité parentale exclusive. Pour autant que suffisamment motivée, cette motivation apparaît mal fondée. En effet, l'attribution de l'autorité parentale est une question soumise à la maxime d'office (art. 296 al. 3 CPC); cette maxime, qui s'applique également devant le juge d'appel (arrêt 5A_288/2019 du 16 août 2019 consid. 5.4 et les références), confère à celui-ci le droit de confier à l'un des parents l'autorité parentale exclusive si le bien de l'enfant le commande (art. 298 al. 1 CC), même si cela est contraire au souhait des parents (ATF 143 III 361 consid. 7.3.2) ou si l'instauration de l'autorité parentale conjointe par le premier juge n'est pas remise en cause en instance de recours (arrêt 5A_202/2015 du 26 novembre 2015 consid. 2.3 non publié in ATF 142 III 1). Cela étant, il y a lieu de considérer que le seul fait que la cour cantonale n'ait pas suivi les conclusions des parties sur cette question ne suffit pas à démontrer le caractère imprévisible de la décision, ce d'autant que le recourant concède lui-même que la limitation de l'autorité parentale avait été requise par la mère sur plusieurs aspects au cours de la procédure et qu'il ressort de l'arrêt querellé que certaines de ces limitations avaient également été sollicitées par la curatrice de l'enfant. Il s'ensuit que les faits et moyens de preuve du recourant, postérieurs à l'arrêt querellé, sont irrecevables. Quand bien même il devait être admis que le recourant avait satisfait à ses obligations quant à la démonstration du caractère imprévisible du raisonnement de la cour cantonale, la référence à des faits et preuves postérieurs à l'arrêt querellé ne permet de toute manière pas de démontrer que l'appréciation de la cour cantonale reposerait sur un état de fait erroné. Il s'ensuit que, faute de remplir les conditions de l'art. 99 al. 1 LTF, les éléments nouveaux invoqués par le recourant dans ses différentes écritures sont irrecevables. Il en va a fortiori de même des déterminations de la curatrice de l'enfant sur ces éléments contenues aux pages 4 à 12 de sa réponse. Il n'y a pas lieu de se déterminer sur le grief de l'intimée relatif à l'absence de signature valable apposée sur les écritures complémentaires du recourant des 13 juillet et 7 octobre 2022, dès lors que ces écritures contiennent exclusivement des éléments irrecevables et qu'elles doivent être écartées pour ce motif.