Citation: 2A.778/2006 11.04.2007 E. 4

Le Tribunal administratif a retenu que les époux X.________ s'étaient séparés après seulement huit mois de cohabitation et qu'ils n'avaient jamais repris la vie commune. En outre, selon ses déclarations du 4 janvier 2006, la femme du recourant s'était rendu compte qu'elle n'était pas très amoureuse de son mari; elle l'avait épousé pour lui éviter de devoir rentrer dans sa patrie et envisageait d'entamer rapidement une procédure de divorce. Les faits pertinents constatés par le Tribunal administratif ne sont pas manifestement inexacts ou incomplets, de sorte qu'ils lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ). Au moment où l'arrêt attaqué est intervenu, les époux X.________ étaient déjà séparés depuis un an et quatre mois environ. Le recourant fait certes valoir qu'il voit encore sa femme et qu'il garde l'espoir de reconstruire une vie de couple avec elle. Il n'invoque cependant aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à une volonté réelle de reprise de la vie commune. Il n'allègue d'ailleurs pas avoir entrepris de démarches en ce sens. Dès lors l'union conjugale apparaît vidée de sa substance, même si les époux X.________ maintiennent encore quelques contacts. En se prévalant d'un mariage purement formel pour conserver son autorisation de séjour, le recourant a commis un abus de droit. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour du recourant. On ne voit pas en quoi elle aurait fait une fausse application de l'art. 7 LSEE. De façon plus générale, le Tribunal administratif a respecté le droit fédéral, notamment l'art. 9 al. 2 lettre b LSEE, et l'Accord; il n'a pas excédé ni abusé de son pouvoir d'appréciation.