Citation: 6B_1180/2020 E. 2.5.1

2.5.1. La cour cantonale a condamné le recourant pour escroquerie au préjudice de D.________ pour un montant de 32'000 fr. (cf. supra let. B.c). La cour cantonale a retenu que D.________ avait versé, entre les mois de juin 2012 et de septembre 2012, la somme de 59'000 fr. sur l'un des comptes bancaires de la société G.________ Sàrl à titre de réservation de parcelles. Le groupe G.________ employait le recourant, mais celui-ci n'avait aucun pouvoir de représenter les sociétés G.________ SA LTD et G.________ Sàrl. Le recourant avait établi un faux contrat de réservation de parcelles signé par D.________, alors qu'il n'avait aucun pourvoir d'engager la société. Le 21 juin 2012 celle-ci a versé un premier acompte de 32'000 fr. sur l'un des comptes H.________ de la société G.________ Sàrl, dont le recourant avait les accès bancaires Internet. Le 22 juin 2012, le recourant a débité le compte précité du même montant et a crédité un compte auprès de la K.________ dont l'ayant droit économique était la société I.________ dont il était l'administrateur unique. La cour cantonale a ainsi estimé qu'il y avait eu une tromperie astucieuse, dès lors que le recourant avait établi un faux contrat, qu'il n'avait aucun pouvoir d'engager la société et que la dupe ne pouvait pas procéder à des vérifications. En débitant le compte social de son employeur le lendemain du versement et en créditant le compte de sa société, le recourant avait trahi sa volonté de ne pas vouloir exécuter le contrat qui n'avait, de toute manière, aucune valeur. Finalement, la cour cantonale a constaté que le dommage était avéré et l'enrichissement illicite.