Citation: 2C_458/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il ressort des constatations cantonales, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la recourante n'a reçu aucune promesse ou assurance de la Ville de Genève qui lui aurait garanti que les toiles de tente seraient autorisées ou tolérées. En effet, d'après l'arrêt attaqué, la recourante - qui a repris le bail des locaux litigieux le 1er août 2019 - ne savait pas que les tentes alors en place n'avaient pas été autorisées. Elle n'a pris connaissance de cet élément que dans le cadre de la procédure initiée à sa demande. La seule existence des tentes litigieuses au moment de la reprise du bail par la recourante n'était pas un élément suffisant pour créer une attente "légitime" de celle-ci vis-à-vis de l'autorité. La recourante ne peut dès lors rien déduire de l'inaction de la Ville de Genève, laquelle n'avait connaissance que depuis janvier 2018 de la pose illicite des tentes, ce d'autant plus que, selon l'arrêt entrepris, cette autorité ne peut pas délivrer d'autorisation pour de telles installations dans la zone protégée de la Vieille-Ville et du secteur sud des anciennes fortifications, sans avoir au préalable soumis la demande au Service cantonal. Le grief de violation du principe de la bonne foi doit partant être écarté.