Citation: U 63/05 24.10.2005 E. 4

4.1 La recourante estime que la disposition spéciale de l'art. 24 al. 3 OLAA n'est pas applicable au cas de l'intimé car le revenu que celui-ci a réalisé dans l'année qui a précédé son accident ne représente pas un salaire inférieur au plein salaire de la même catégorie professionnelle. A l'appui de cette affirmation, elle se réfère aux salaires réalisés entre 1999 et 2003 par neuf collaborateurs du service externe de l'agence de Genève (sans mission de conduite) et qui s'élèvent en moyenne à 60'787 fr. 80 (salaire AVS). Or, ce montant était plus bas que celui qu'elle avait retenu pour X.________. 4.2 De son côté, l'intimé soutient qu'il ne réalisait pas un plein salaire. En effet, il était astreint par son employeur à suivre des cours de formation, ce qui l'empêchait de consacrer tout son temps à son activité d'acquisiteur d'assurances. Il évalue le revenu brut qu'il aurait pu obtenir à 105'000 fr., soit le montant que la Vaudoise avait elle-même formulé dans le cadre de son action récursoire contre la Bâloise Assurances, assureur responsabilité civile du véhicule responsable de l'accident. Il invoque en particulier la lettre du 27 novembre 2000 que celle-ci a adressée à la Bâloise Assurance et dans laquelle elle a déclaré ce qui suit : «..., il ne fait aucun doute que X.________ aurait pu prétendre à un salaire brut oscillant entre 105'000 fr. et 115'000 fr. auprès de notre Société après quelques années d'expérience». L'intimé invite donc le Tribunal fédéral des assurances à constater qu'il réalisait, au jour de l'accident, un salaire inférieur au plein salaire de sa catégorie professionnelle en raison de la formation qu'il suivait. 4.3 En l'occurrence, les juges cantonaux se sont ralliés à la manière de voir de l'intimé et ont fixé le gain assuré à 100'000 fr. Ils ont considéré que X.________ était en formation au moment de l'accident et que ce fait l'avait empêché de réaliser un plein revenu. Pour fixer son gain assuré, ils se sont fondés sur les trois salaires auxquels la Vaudoise s'était référée dans sa lettre à la Bâloise Assurances. De plus, ils ont estimé que les documents produits par X.________ en cours de procédure, d'où il ressortait qu'un salaire de 100'000 fr. n'était pas rare dans la branche, étaient plus convaincants que la moyenne des salaires versés par la recourante.