Citation: 6B_1115/2018 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a constaté que la prise de conscience du recourant ne semblait que partielle, dans la mesure où il avait constamment minimisé ses actes durant toute l'instruction, prétextant avoir agi sous l'emprise de l'alcool et des stupéfiants et avoir été manipulé par feu D.________, qu'il avait constamment décrit comme un " mentor " qui l'aurait instigué à commettre les faits qui lui sont reprochés. S'il est vrai qu'en appel, le recourant avait reconnu avoir exagéré le rôle de son comparse et s'était dit prêt à assumer pleinement ses responsabilités, sa prise de conscience apparaissait pour le moins tardive et semblait de circonstance, à l'instar des versements opérés en faveur de la partie plaignante, lesquels n'avaient débuté qu'au mois de mars 2018, soit près de huit ans après les faits. Cela était d'autant plus regrettable que le recourant avait reconnu avoir perçu un salaire annuel oscillant entre 87'000 et 90'000 euros, entre février 2010 et août 2017, soit un revenu qui aurait pu lui permettre d'indemniser substantiellement son ancien employeur. Il en allait de même de l'utilisation du produit de la vente de sa maison sise à E.________ en 2012, qu'il avait préféré verser à sa mère.