Citation: 1B_658/2020 E. 2

Le recours en matière pénale, au sens de l'art. 79 LTF, est en principe ouvert dans la mesure où il porte sur un prétendu déni de justice et un retard à statuer de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral sur des demandes de levée de séquestres (ATF 143 IV 357 consid. 1.1 p. 358; 136 IV 92 consid. 2.2 p. 94). La Cour des plaintes a considéré qu'il ne ressortait pas clairement de l'écrit du recourant du 30 novembre 2020 quelle décision il entendait attaquer, qu'il semblait reprocher à la Cour des affaires pénales de ne pas avoir rendu de décision relative à une requête de levée partielle de séquestre pour lui permettre de s'acquitter de paiements en lien avec ses frais médicaux, primes de caisses maladie et frais de justice et que, malgré le délai supplémentaire accordé en application de l'art. 382 al. 2 CPP, il n'avait pas complété à satisfaction son écrit, lequel ne comprenait au demeurant aucune annexe hormis un test COVID-19 positif. Par conséquent, le recours ne répondait pas aux exigences de l'art. 385 CPP et devait de ce fait être déclaré irrecevable. Par surabondance, la Cour des plaintes a rappelé que si le recourant entendait se prévaloir d'un déni de justice, il ne ressortait pas de son écrit qu'il aurait mis formellement en demeure la Cour des affaires pénales de statuer de sorte que le recours pour déni de justice et retard injustifié aurait dans tous les cas été qualifié d'irrecevable. Le recourant tient cette motivation pour excessivement formaliste. L'objet de son écriture du 30 novembre 2020 était claire et avait été explicitée le 9 décembre 2020. L'irrecevabilité de son recours pour déni de justice au motif qu'il n'aurait pas mis en demeure la Présidente de la Cour des affaires pénales de statuer sans délai irait à l'encontre de l'arrêt rendu par le Tribunal fédéral le 22 décembre 2020 dans la cause 1B_582/2020. La question de savoir si cette argumentation répond aux exigences de motivation requises de tout recours adressé au Tribunal fédéral peut demeurer indécise. Le 6 octobre 2020, le recourant a en effet présenté à la Cour des affaires pénales, par l'entremise de son conseil d'office, une demande de levée partielle de séquestre afin de payer ses frais médicaux et de traitement. Le 11 novembre 2020, il s'est plaint qu'aucune suite n'avait été donnée à sa requête. Le 30 novembre 2020, il a formé un recours pour déni de justice auprès de la Cour des plaintes sous la référence BB.2020.284. Cette juridiction a statué le 5 janvier 2021. Elle a admis le recours pour déni de justice et a enjoint la Cour des affaires pénales à statuer sur la requête de levée de séquestre formée le 6 octobre 2020. Cette décision est de nature à donner satisfaction au recourant qui se plaignait de l'inaction de la Cour des affaires pénales à statuer sur les requêtes analogues déposées en septembre et en novembre 2020 et à le priver de tout intérêt juridique actuel et pratique pour recourir contre la décision de la Cour des plaintes du 17 décembre 2020 dès lors qu'il ne développe aucune argumentation conforme aux exigences de motivation requises en lien avec les frais qui ont été mis à sa charge (ATF 140 IV 74 consid. 1.3.1 p. 77; arrêt 1B_503/2020 du 18 décembre 2020 consid. 2, qui concernait le recourant). Cet intérêt ayant disparu après le dépôt du recours, celui-ci doit être déclaré sans objet et la cause rayée du rôle (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 p. 143; 139 I 206 consid. 1.1 p. 208).