Citation: I 354/01 03.05.2002 E. 4

4.- a) Dans son rapport d'expertise du 25 février 1998, la doctoresse D.________ a diagnostiqué une dysthymie, en indiquant qu'il semblerait que la durée et la fréquence de périodes de dépression légère et des périodes intermédiaires d'humeur relativement normale soient très variables chez l'assurée. Elle a précisé que l'importance des troubles psychiques était modérée et qu'elle influençait la capacité de travail à raison de 50 %. L'expert a attribué cette affection à des difficultés liées àl'émigration : l'intimée ne s'était pas adaptée à la vie en Suisse, elle parlait mal le français et supportait difficilement que son fils unique vive séparé d'elle (en Espagne). b) Selon la doctoresse D.________, l'intimée présente une dysthymie, soit une affection psychique correspondant au trouble F 34.1 de la dixième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-10). Il s'agit d'un abaissement chronique de l'humeur, persistant au moins plusieurs années, mais dont la sévérité est insuffisante, ou, dont la durée des différents épisodes est trop brève, pour justifier un diagnostic de trouble dépressif récurrent, sévère, moyen ou léger. En d'autres termes, ainsi qu'il résulte du rapport du 4 décembre 2000 du docteur B.________, cette affection peut être qualifiée d'humeur dépressive qui n'atteint même pas la gravité d'un état dépressif majeur léger. Le rapport d'expertise et les pièces du dossier font ressortir sans ambiguïté que ce trouble est attribuable aux difficultés liées à l'émigration. Dans ces circonstances, on ne saurait retenir, en accord avec les critères dégagés par la jurisprudence citée au consid. 3 supra, que l'affection psychique présentée par l'intimée revête un caractère invalidant. C'est dès lors à juste titre que l'office recourant s'est écarté des conclusions de l'expertise psychiatrique.