Citation: P 13/05 19.04.2006 E. A

M.________, née en 1964, de nationalité yougoslave, mariée et mère de deux enfants nés en 1983 et 1987, est atteinte d'une dysplasie congénitale des deux hanches. Arrivée en Suisse le 15 août 1986, elle a subi une ostéotomie péri-acétabulaire ainsi qu'une ostéotomie inter-trochantérienne de valgisation du fémur proximal le 23 juin 1989 à l'Hôpital X.________. Le 20 septembre 1991, M.________ a subi une nouvelle intervention en vue d'extraire du matériel d'ostéosynthèse. Le 30 septembre 1991, l'intéressée a déposé une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Sous la rubrique relative à l'activité exercée jusqu'ici, elle a indiqué qu'elle était ménagère. Par décision du 22 septembre 1992, l'assurance-invalidité lui alloua, dès le 1er août 1991, une rente extraordinaire simple (soumise à limites de revenu) fondée sur un taux d'invalidité de 70 %, assortie de deux rentes extraordinaires simples pour enfants. La rente extraordinaire perçue par l'assurée a été supprimée à la fin de l'année 1996, en application des nouvelles dispositions légales introduites par la 10ème révision de l'AVS, en vigueur depuis le 1er janvier 1997, et remplacée par des prestations complémentaires depuis cette date. Le droit à la rente fut maintenu à l'occasion de plusieurs révisions intervenues entre 1994 et 1996. Le 12 janvier 1999, l'assurée a subi une arthroplastie totale de la hanche droite en raison d'une coxarthrose avancée. Dans le courant de l'année 2000, une nouvelle révision du droit aux prestations fut entreprise. A cette occasion, l'assurée a indiqué qu'en bonne santé, elle aurait travaillé à l'extérieur à 100 % dès le moment où ses enfants eussent été en âge de rester seuls à la maison. Afin d'évaluer les restrictions de l'assurée sur le plan professionnel et dans son ménage, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a mandaté le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Dans son expertise du 24 septembre 2002, ce médecin a conclu à une capacité de travail réduite, comprise entre 66 1/3 et 75 %, dans des activités de bureau, informatique, empaquetage d'objets légers ou encore de surveillance. L'office AI a ensuite informé la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (ci-après : la CCVD) que l'assurée ne présentait plus un degré d'invalidité suffisant pour ouvrir droit à une rente (cf. lettre du 11 février 2003). Par décision du 20 février 2003, confirmée sur opposition le 24 juillet suivant, la CCVD a supprimé, avec effet au 28 février 2003, le droit de l'assurée à des prestations complémentaires.