Citation: 6F_30/2022 E. 7

Autant qu'on le comprenne, et en relation avec la seule question pertinente (la recevabilité de son recours fédéral dans la cause 6B_815/2022), il objecte que " le demandeur semble disposer bel et bien d'un intérêt digne de protection à recourir devant le Tribunal fédéral contre l'arrêt du 4 mai 2022 [...] vu que le patrimoine est un bien juridique propre protégé pénalement aux art. 137-172 ter CP " (demande de révision p. 9). Ce faisant, le demandeur en révision ignore qu'une éventuelle violation du droit fédéral ne constitue pas un motif de révision et il confond de toute manière les conditions de recevabilité du recours cantonal (singulièrement l'exigence d'un intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 382 al. 1 CPP), et celles du recours en matière pénale de la partie plaignante (qui suppose en plus de la lésion d'un droit dont cette partie est titulaire [cf. art. 115 al. 1 CPP], la démonstration d'un effet sur le jugement de prétentions civiles [art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF]). Or, c'est bien l'inexistence de conclusions d'une telle nature en relation avec sa plainte pour violation de l'art. 144bis CP (dirigée contre une collectivité de droit public cantonal et une préposée de cette entité) qui a été opposée au demandeur en révision dans la procédure 6B_815/2022, si bien que la seule affirmation que les art. 137 à 172ter CP protègent le patrimoine est dénuée de toute pertinence dans le cadre de la présente demande de révision.