Citation: 1C_583/2019 E. 2

Le recours est dirigé contre un arrêt d'irrecevabilité du Tribunal administratif fédéral concernant sur le fond une annulation de la naturalisation facilitée. Il peut donc faire l'objet d'un recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), aucune des exceptions mentionnées à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. La qualité pour agir de la recourante est à l'évidence donnée. Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF) sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, la partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et expliquer en quoi ceux-si seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), la partie recourante devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 142 II 369 consid. 2.1 p. 372). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Le mémoire de recours ne contient aucune conclusion en annulation ou en réforme de l'arrêt attaqué. La recourante développe au surplus une argumentation appellatoire et ne cite pas les normes ou les principes constitutionnels qui auraient été violés. La recevabilité de son recours au regard des exigences précitées est pour le moins douteuse. Il n'y a pas lieu d'octroyer à la recourante un avocat d'office pour parfaire son recours en application de l'art. 64 al. 2 LTF dans la mesure où cette démarche serait vouée à l'échec. Conformément à l'art. 63 al. 4 PA, applicable par renvoi de l'art. 37 LTAF à la procédure devant le Tribunal administratif fédéral, en lien avec l'art. 23 al. 1 let. b LTAF, le juge instructeur de cette juridiction statuant en tant que juge unique a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ contre la décision du Secrétariat d'Etat aux migrations prononçant l'annulation de sa naturalisation facilitée parce qu'elle n'avait pas payé l'avance de frais requise dans le délai imparti à cet effet.