Citation: 5P.420/2000 19.12.2000 E. 4

4.- La recourante se plaint en outre d'une constatation arbitraire des faits. L'arrêt cantonal retient en effet qu'elle ne conteste ni l'existence, ni le montant, ni l'exigibilité de la dette découlant des contrats de prêt signés par son époux avec la banque créancière; il oublierait cependant que, faute de reconnaissance de dette souscrite par elle-même, il importerait peu qu'elle ait ou non contesté le montant de la créance. En outre, bien qu'elle ait admis que les reconnaissances de dette avaient été souscrites par son mari, elle n'aurait jamais reconnu être elle-même responsable du paiement. Ces griefs, d'une part, sont loin de faire apparaître arbitraires les constatations de fait de l'arrêt attaqué; d'autre part, ils ne remplissent manifestement pas les exigences de motivation prévue à l'art. 90 al. 2 let. b OJ. Ils sont dès lors irrecevables. Enfin, l'argument selon lequel la recourante n'était pas assistée d'un avocat en première instance est dénué de toute consistance: même rédigé par un avocat, le recours ne mentionne ni motif ni moyen propres à étayer le point de vue avancé sur ce point.