Citation: 5A_170/2016 E. 4.3.1

4.3.1. L'épouse soutient qu'il fallait contraindre son mari à entamer son capital pour lui servir une contribution d'entretien. Le contraire aurait pour conséquence le résultat choquant que son époux peut maintenir son train de vie en puisant dans ce capital, alors qu'elle-même n'en a pas la possibilité, ses revenus - constitués de sa seule rente AVS - ne couvrant même pas ses charges essentielles, partant cela conduirait à une grave inégalité entre les époux. Selon la recourante, si son mari avait perçu une rente au lieu d'un capital, il ne fait aucun doute que le montant de cette rente aurait été intégré à ses revenus; il serait injuste qu'elle se trouve pénalisée par le choix de l'intimé de percevoir un capital plutôt qu'une rente. Elle affirme n'avoir perçu pour sa part, au moment de la retraite, qu'un capital de prévoyance professionnelle de 6'200 fr., trop faible pour servir une rente; la prévoyance professionnelle du couple était ainsi constituée de l'unique capital détenu par son époux, partant, s'ils ne s'étaient pas séparés, ils auraient puisé dans le capital de son mari pour subvenir à leurs besoins. La recourante soutient en définitive que le motif tiré du fait que l'on ne saurait tenir compte à la fois du capital et des revenus du capital est "incongru", car il s'agissait, selon elle, de s'interroger sur le point de savoir si l'on pouvait demander au mari d'entamer la substance de ce capital, dès lors que les revenus ne permettent pas de couvrir leurs charges liées à deux ménages séparés.