Citation: 5F_36/2024 E. 2.4

2.4. En l'espèce, le requérant ne saurait se prévaloir de l'arrêt 7B_173/2023 du 15 mars 2024 pour obtenir la récusation de la Cour en son entier. Si, dans cet arrêt, le Tribunal fédéral a effectivement admis un motif de récusation à l'encontre des juges (ordinaires et suppléants) de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral, les circonstances étaient bien particulières. En effet, dans cette affaire, le Tribunal fédéral - relevant entre autres que le président de cette cour, qui avait été entendu en qualité de témoin lors des débats de première instance, s'était spontanément récusé pour la procédure d'appel (cf. let. B.a. et consid. 2.5.1) - a considéré que de telles circonstances pouvaient, d'un point de vue extérieur et objectif, donner l'impression que les autres juges de la Cour d'appel pénale n'étaient pas en mesure d'évaluer de manière suffisamment indépendante et impartiale les déclarations faites par ce magistrat en tant que témoin, qui plus est si celui-ci était amené à être entendu une nouvelle fois en appel (cf. consid. 2.5.5). Or, le requérant ne soutient pas se trouver dans une constellation semblable, pas plus qu'il ne fait valoir de motifs de récusation à l'encontre d'un ou plusieurs magistrats ou greffiers déterminés que ce soit dans sa demande du 30 novembre 2024 ou celle du 8 décembre 2024. S'agissant pour le surplus des motifs de récusation, leur invocation par le requérant que ce soit le 30 novembre 2024 ou le 8 décembre suivant ne paraît pas - indépendamment de leur pertinence - respecter le délai de l'art. 36 al. 1 LTF, à tout le moins s'agissant de ceux en lien avec l'accusé de réception du 9 juillet 2024 ou encore avec la cause 5D_140/2023 qui a fait l'objet d'un arrêt le 26 septembre 2023; le requérant reste d'ailleurs muet à ce sujet. Quant aux autres motifs soulevés, soit notamment les erreurs de retranscription du mois de novembre 2024 concernant le prénom du requérant ou le mode de transmission, ils ne sauraient faire douter de l'impartialité des juges et des greffiers de la II e Cour de droit civil dans le cadre de la présente procédure en révision, étant encore relevé que l'art. 47 CPC n'est pas applicable dans la présente instance. Partant, la demande de récusation, pour autant que recevable, est manifestement mal fondée.