Citation: 4A_666/2020 E. 5.2

5.2. A en croire le recourant, l'arbitre aurait donné arbitrairement plus de poids aux arguments avancé par l'association intimée, sans véritable justification, et tenu un raisonnement arbitraire, violant ainsi son droit d'être entendu. Par son argumentation, au caractère appellatoire marqué, le recourant ne fait rien d'autre que critiquer le raisonnement tenu par l'arbitre, lequel a considéré que l'intéressé avait fait preuve de négligence en ne consultant pas régulièrement ses courriers électroniques indésirables, alors même qu'il s'attendait à recevoir une décision de la CRL. Or, savoir le comportement reproché au recourant peut être qualifié de négligent ou non et déterminer les conséquences juridiques qui en découlent sont autant de points qui relèvent soit de l'appréciation des preuves, soit de l'application du droit et qui, comme tels, n'ont rien à voir avec la garantie du droit d'être entendu invoquée par le recourant. En outre, le poids différent accordé par un arbitre aux arguments avancés devant lui ne met pas davantage en cause le droit d'être entendu des parties. Sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, le recourant cherche en réalité à provoquer par ce biais un examen de l'application du droit de fond, ce qui n'est pas admissible dans un recours en matière d'arbitrage international. Pour le reste, le recourant prétend que l'arbitre aurait établi les faits en violation des garanties de procédures visées par l'art. 190 al. 2 let. d LDIP. Sa critique s'épuise toutefois dans cette seule affirmation. Il s'ensuit le rejet, dans la mesure de sa recevabilité, du grief tiré de la violation du droit d'être entendu.