Citation: 7B_238/2023 E. A

Le 31 juillet 2022, Me B.________ a été désigné en tant qu'avocat d'office de A.________, lequel se trouvait dans un cas de défense obligatoire. Le 22 novembre 2022, A.________ a écrit au Procureur du Ministère public de la République et canton de Genève (procureur) pour lui dire qu'il rencontrait un "problème" avec son défenseur d'office qui refusait de remettre le dossier à son nouvel avocat. Il demandait une copie du dossier pour le remettre personnellement à ce dernier. Le 17 décembre 2022, Me Cédric Kurth, à qui le procureur avait accordé un permis de visite, a fait état de griefs que lui aurait confiés A.________ concernant son avocat d'office. Invité à prendre position, Me B.________ a contesté les accusations formulées à son encontre. Par ordonnance du 10 janvier 2023, le Ministère public de la République et canton de Genève a refusé de relever Me B.________ de sa mission, considérant que la relation de confiance entre ce dernier et A.________ n'était pas gravement perturbée et qu'une défense d'office efficace restait assurée. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (Chambre pénale de recours) a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette ordonnance au terme d'un arrêt rendu le 13 février 2023. Le 12 mai 2023, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par l'intéressé le 20 mars 2023 contre ce dernier arrêt (cause 1B_156/2023).