Citation: 9C_631/2023 E. 3.2

3.2. La recourante ne conteste pas l'application de l'art. 52 par. 1 let. a du règlement n° 883/2004. Elle se contente de reprocher aux premiers juges d'avoir retenu que la convention Suisse-Portugal ne permettait pas de prendre en compte les périodes de cotisations accomplies au Portugal dans le calcul de sa rente de vieillesse. Elle explique que si elle avait été invalide lors de son accession à l'âge de la retraite en Suisse (soixante-quatre ans), sa rente suisse de vieillesse aurait dû être calculée en tenant compte des périodes de cotisations accomplies au Portugal, conformément à l'art. 12 al. 2 de ladite convention, dès lors qu'elle n'avait alors pas encore atteint l'âge de la retraite au Portugal (soixante-six ans et six mois). Elle soutient que cette disposition crée une inégalité de traitement, au sens de l'art. 8 al. 1 Cst., ainsi qu'une discrimination inadmissible, au sens des art. 8 al. 2 Cst. et 14 CEDH en lien avec l'art. 8 CEDH, fondée sur le handicap. Elle prétend que la disposition conventionnelle en question traite de manière différente les ressortissants portugais en bonne santé qui se sont installés en Suisse avant le 1er juin 2002 de ceux qui, également installés en Suisse avant le 1er juin 2002, sont devenus invalides avant l'âge de la retraite, sans aucun motif sérieux ni aucune justification objective et raisonnable. Selon elle, le ressortissant portugais handicapé serait favorisé dans la mesure où il percevrait une rente de vieillesse plus élevée. Elle déduit de son raisonnement que les premiers juges auraient dû prendre en compte les périodes de cotisations accomplies au Portugal dans le calcul de sa rente et, partant, appliquer une échelle de rente complète ou bien supérieure à l'échelle de rente 27.