Citation: 8C_289/2021 E. 3.3.1

3.3.1. Tout d'abord, on peut observer que les 2120 heures annuelles prises comme référence pour calculer le revenu sans invalidité du recourant ne correspondent pas à un horaire de travail de 42,2 heures (voir l'alinéa 3.1 de l'art. 3 de la CCT modifié par l'Avenant n° 7 du 7 octobre 2016, selon lequel une durée hebdomadaire du travail de 42,2 heures résulte du calcul suivant: 2200 heures par an divisé par 52.14). Le chiffre de 2120 heures annuelles ressort en fait de l'alinéa 4.1 de l'art. 4 de la CCT modifié par l'Avenant précité. Sous le titre marginal "rémunération", cet alinéa prévoit que dans tous les cas, pour un taux d'activité à 100 %, l'employeur paie 2120 heures par année civile complète [...]. Comme les termes "dans tous les cas" l'indiquent, il s'agit d'une rémunération garantie et elle inclut les empêchements de travailler sans faute du travailleur (maladie, accident, vacances, etc.) (voir l'alinéa 4.3). Or le tableau récapitulatif établi par l'intimée recensant le total des heures effectuées par le recourant de 2010 à 2017 [pièce 233 du dossier CNA] comptabilise certes les heures travaillées et les heures fériées (contrairement à ce qui est mentionné dans le recours), mais il omet de prendre en compte, en sus, les jours de vacances payées qui, selon l'art. 13 de la CCT, s'élèvent à 25 jours ouvrables dès l'âge de 20 ans révolus, respectivement à 30 jours ouvrables dès l'âge de 50 ans. En ce sens, il est erroné de retenir sur la base de ce tableau récapitulatif que le recourant n'a jamais travaillé 2120 heures par année avant 2017.