Citation: 5A_360/2019 E. 4.3.2

4.3.2. En l'espèce, la cour cantonale a expliqué quelles étaient les dépenses d'entretien des enfants qu'elle estimait justifiées, écartant ainsi, explicitement ou implicitement, les autres charges. Cette motivation apparaît suffisante au regard des principes susmentionnés (cf. supra consid. 4.3.1), de sorte que le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté. Pour le surplus, en tant que le recourant explique les raisons pour lesquelles la convention d'entretien n'a pas encore été ratifiée, sa critique est appellatoire, partant irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Par ailleurs, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il affirme, en se fondant sur les " pièces nova 9 et nova 10" que toutes les charges alléguées sont prouvées par pièces. En effet, la première pièce contient des documents d'état civil relatifs à la naissance de F.________, à sa reconnaissance par son père et à l'autorité parentale, et la seconde est la convention du 21 juin 2018. Or, si celle-ci indique que " chacun des postes concernant l'entretien convenable des enfants peut être prouvé par pièces et sont annexés (sic) à la présente convention ", lesdites annexes n'ont pas été produites avec la convention. Par ailleurs, en tant qu'il fait valoir que la prise en charge par une nounou serait pleinement justifiée, le recourant se borne à présenter sa propre appréciation de la situation, en se fondant sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris (cf. supra consid. 2.2), et sans démontrer de manière claire et détaillée (art. 106 al. 2 LTF) en quoi la juridiction précédente, qui a calculé les coûts de prise en charge des enfants sur la base du contrat de crèche utilisé par les parents dans la première convention relative à l'enfant E.________, aurait versé dans l'arbitraire. La cour cantonale pouvait en outre retenir sans violer le droit fédéral que le poste " compte épargne-études " n'était pas justifié en l'espèce, cette charge visant la constitution d'une épargne. S'agissant de la suppression ou de la réduction d'autres charges, le recourant ne soulève, hormis son grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. - lequel a été rejeté -, aucune critique conforme aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.1 et 2.2). Il n'y a donc pas lieu d'examiner ces points. Le grief du recourant selon lequel ses enfants mineures ne participeraient pas à son train de vie et seraient renvoyées à leurs minima vitaux est infondé, la cour cantonale ayant notamment pris en compte les assurances-maladie privées et les vacances des enfants. Enfin, la cour cantonale n'a pas violé l'art. 276a al. 2 CC, dès lors qu'elle a calculé le disponible des ex-conjoints après couverture de l'ensemble des charges retenues pour les enfants mineures. Les griefs du recourant doivent donc être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.