Citation: 5A_450/2019 E. 4.2.2

4.2.2. Autant qu'il soutient par ailleurs qu'il n'avait pas à apporter la preuve de ce fait, faute de toute contestation de l'intimé sur ce point en première instance, sa critique frise la témérité. La question de savoir si et dans quelle mesure un fait est contesté, relève de la constatation des faits (arrêt 5A_91/2014 du 29 avril 2014 consid. 3.2) et suppose ainsi un grief motivé conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF dont on peut douter qu'elles soient remplies en l'espèce (cf. supra, consid. 2.2). Quoi qu'il en soit, la Cour de justice n'est pas tombée dans l'arbitraire en admettant que le poursuivi a fait valoir devant le premier juge sa contestation sur l'exécution du contrat invoqué comme titre de mainlevée. Selon l'arrêt cantonal - que le recourant ne remet pas en cause à cet égard -, l'intimé a déposé en première instance le contrat conclu entre la société tierce et lui-même ainsi qu'une plainte pénale dans laquelle il alléguait avoir reçu un montant de 400'000 fr. mais fondé sur ce dernier contrat. Il a en outre plaidé, lors de l'audience de mainlevée, que le créancier poursuivant n'avait pas la " légitimation active " et que le contrat produit par ce dernier ne le liait pas, motif pris qu'il s'agissait d'un faux. Ce faisant, il a manifestement allégué que le créancier poursuivant n'était pas le véritable créancier des 400'000 fr. qu'il admettait avoir reçus et, en d'autres termes, a contesté que celui-là ait fourni sa prestation en exécution du contrat invoqué comme titre de mainlevée. Vu ce qui précède, la contestation n'était donc pas nouvelle et, partant, n'avait pas à être déclarée irrecevable en application de l'art. 326 al. 1 CPC, ainsi que le soutient le recourant.