Citation: 1B_159/2017 E. 1

Le recours en matière pénale (art. 78 al. 1 LTF) est ouvert contre une décision relative à la détention provisoire au sens des art. 212 ss CPP. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et let. b ch. 1 LTF, le prévenu détenu a qualité pour recourir. Pour le surplus, le recours a été formé en temps utile (le recours a été déposé auprès du Ministère public qui l'a acheminé au Tribunal fédéral avant l'échéance du délai de 30 jours prévu à l'art. 100 al. 1 LTF) contre une décision rendue en dernière instance cantonale (art. 80 LTF). Le recourant ne présente pas de conclusions formelles, mais il est évident qu'il entend requérir l'annulation de l'arrêt attaqué et de la décision prolongeant la détention, ainsi que sa mise en liberté. Il l'a en substance confirmé dans ses dernières écritures. Le recourant n'étant pas assisté d'un avocat, il n'y a pas lieu de se montrer formaliste sur ce point. Pour le surplus, en ce qui concerne l'objet du litige (soit la prolongation de la détention provisoire), le recours apparaît suffisamment motivé. Les griefs et objections qui vont au-delà de cet objet, en particulier quant aux circonstances de la révocation de son avocat d'office (le recourant ne demande pas la nomination d'un avocat pour les besoins de la procédure devant le Tribunal fédéral), aux plaintes que le recourant entend déposer, aux conditions d'accès au dossier et au séquestre des lettres adressées notamment à l'expert, apparaissent en revanche irrecevables.