Citation: 9C_1020/2012 E. 4.1

4.1. En réponse à la question de la juridiction cantonale sur le point de savoir si le droit du recourant aux indemnités de chômage aurait été épuisé depuis le 2 mars 2012 malgré un délai-cadre arrivant à échéance le 15 août 2012, la caisse de chômage Unia a indiqué avoir versé à l'assuré des indemnités de chômage jusqu'au 31 décembre 2011. Dès le 1 er janvier 2012, l'intéressé ne touchait plus d'indemnités de la caisse de chômage, car il percevait des indemnités journalières maladie; il restait alors "un solde de droit de 45 [indemnités journalières]". Unia a par ailleurs précisé que "sans son arrêt maladie, M. Z.________ aurait eu droit aux indemnités de chômage jusqu'au 02.03.2012. A cette date, M. Z.________ aurait épuisé ses 400 indemnités journalières de chômage" (courrier du 4 octobre 2012). Compte tenu de ces informations, la juridiction cantonale a constaté que le recourant s'était inscrit au chômage dès le 16 août 2010, alors qu'il était capable de travailler; l'incapacité de travail totale était survenue le 2 décembre 2011, de sorte qu'il était devenu malade après être tombé au chômage. Elle a par ailleurs retenu que le recourant n'aurait, indépendamment de son arrêt maladie, plus eu droit aux indemnités de chômage après le 2 février ( recte : mars) 2012, au motif qu'à cette date, il aurait épuisé ses 400 indemnités journalières de chômage. Aussi, le recourant ne subissait-il pas de perte de gain justifiant le versement d'indemnités journalières maladie à compter du 2 mars 2012; la présomption selon laquelle il n'aurait pas repris d'emploi dès cette date en l'absence de maladie n'était par ailleurs pas renversée, l'assuré n'ayant apporté aucun indice dans ce sens.