Citation: 8C_424/2019 E. 7.1

7.1. En l'espèce, la question qui se posait à l'intimée au moment d'octroyer les prestations litigieuses portait sur l'existence et le montant de la créance de salaire du recourant contre son employeur insolvable. Il ressort des constatations de la juridiction cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 2 supra), que pour établir le montant des prestations dues au recourant, l'intimée s'était fondée sur les déclarations de celui-ci, lequel avait indiqué, par courrier de son mandataire du 7 novembre 2016, avoir été engagé par contrat oral par B.________ à compter du 1er avril 2016 en qualité d'aide-recycleur à 100 % pour un montant brut de 4000 fr. par mois, payable treize fois l'an, et par contrat de travail écrit du 23 juin 2016 dès le 1er juillet 2016 pour un salaire brut de 5500 fr. par mois, le 13e salaire ayant été convenu oralement à la signature du contrat. Après que le SECO eut considéré, pour ce qui était de la part du 13e salaire, qu'une promesse orale ne rendait pas vraisemblable cette créance, la caisse a reconsidéré l'octroi de ses indemnités en cas d'insolvabilité notamment pour la part du 13e salaire.