Citation: 1B_429/2022 E. 2

Le recours en matière pénale (art. 78 al. 1 LTF) est ouvert contre une décision relative aux mesures de substitution à la détention provisoire au sens des art. 237 ss CPP. Le recours constitutionnel subsidiaire n'entre dès lors pas en considération (cf. art. 113 LTF). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours adressés au Tribunal fédéral doivent être motivés sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). La partie recourante doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). La Chambre pénale de recours a rappelé les conditions présidant au maintien de mesures de substitution à la détention provisoire. Elle a constaté qu'il existait de forts soupçons d'un délit grave et un risque concret de réitération propre à justifier une détention provisoire et que les mesures de substitution ordonnées n'étaient ni abusives ni de nature à mettre en danger la fille de la recourante. La durée résiduelle de ces mesures ne violait pas le principe de la proportionnalité. La recourante ne développe aucune argumentation en lien avec cette motivation, qui respecterait les exigences déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Dans la partie de son mémoire consacrée aux motifs de son recours, elle se borne à citer les principes légaux qui n'auraient pas été respectés sans chercher àexpliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés. Les remarques et annotations manuscrites en marge de l'exemplaire de l'arrêt attaqué joint au recours ne constituent pas davantage une motivation qui satisfasse aux exigences requises. Il en va de même des commentaires formulés sous une forme interrogative dans le mémoire de recours concernant l'appréciation des charges suffisantes et du risque de réitération. La recourante soutient que le Ministère public n'avait pas le droit de recourir contre le refus du Tribunal des mesures de contrainte de la placer en détention provisoire et demande à être indemnisée pour les jours de détention provisoire qu'elle aurait subis à tort. La Chambre pénale de recours s'est prononcée à ce sujet en relevant que le grief remettant en cause la régularité de la procédure suivie lors du dépôt du recours du Ministère public contre l'ordonnance de refus de mise en détention provisoire était exorbitant à l'objet du litige, qui porte sur la décision ultérieure du Tribunal des meures de contrainte du 14 juin 2022 maintenant les mesures de substitution. Elle a au demeurant relevé que la recevabilité de ce recours avait déjà été examinée et confirmée dans son ordonnance du 12 avril 2022, puis dans son arrêt du 20 avril 2022, et que, contrairement à la situation examinée dans l'arrêt du Tribunal fédéral cité par la recourante, le Ministère public avait, dans la présente cause, annoncé immédiatement au Tribunal des mesures de contrainte son intention de recourir. La recourante ne développe aucune argumentation en lien avec cette double motivation. Sur ce point, le recours est appellatoire. La recourante sollicite également la récusation de la Juge de la Chambre pénale de recours Alix Francotte Conus en raison de vices de procédure et de la violation des règles constitutionnelles dont elle ne précise toutefois pas la nature. Force est d'admettre qu'elle n'a pas rendu vraisemblables les faits de nature à fonder une prévention de la juge à son égard et que les exigences de motivation requises ne sont pas satisfaites. On cherche enfin en vain dans le mémoire de recours une argumentation en lien avec la conclusion tendant à ce que Me H.________ soit dessaisi du dossier. Sur ce point également, la recourante ne satisfait pas à ses obligations de motiver qui découlent des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.