Citation: 1B_102/2015 E. A

Interpellé à l'aéroport le 8 novembre 2014, A.________, ressortissant irakien, a été remis à la police pour exécuter un ordre d'écrou délivré par le Service d'application des peines et des mesures du canton de Genève à son encontre dans le cadre de la procédure P/10773/2013. Cet ordre d'écrou courait jusqu'au 8 mars 2015 avec possibilité de libération conditionnelle le 8 février 2015. Le 8 janvier 2015, A.________ a été prévenu par le Ministère public du canton de Genève de lésions corporelles graves et d'agression pour avoir, le 22 août 2013, asséné divers coups de couteau au visage et aux cuisses de B.________ (procédure P/12921/2014), de concert avec trois autres personnes, deux d'entre elles ayant été condamnées depuis lors à des peines privatives de liberté de 30 mois et de 36 mois. A.________ conteste les faits. Par jugement du 3 février 2015, le Tribunal d'application des peines et des mesures du canton de Genève a refusé la demande de libération conditionnelle formée par A.________ dans la procédure P/10773/2013 (complément d'office; art. 105 al. 2 LTF). Par ordonnance du 6 février 2015, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Genève (Tmc) a ordonné la détention provisoire de A.________ jusqu'au 13 mars 2015. Par arrêt du 24 février 2015, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice ou la cour cantonale) a rejeté le recours intenté par le prénommé contre cette ordonnance. Elle a considéré en substance qu'il existait de forts soupçons de culpabilité ainsi qu'un risque concret de fuite et de réitération; le principe de la proportionnalité était en outre respecté; enfin, l'ordre d'écrou ne pouvait se substituer à la détention provisoire.