Citation: 4P.308/1999 18.04.2000 E. 4

4.- a) Le recourant soutient ensuite que la Chambre d'appel a procédé à une appréciation arbitraire des conditions du départ des intimés. La cour aurait méconnu que, selon les déclarations claires de S.________ - seul témoignage à ce sujet -, ce serait les travailleurs qui auraient pris l'initiative de la résiliation des rapports de travail. b) D'après l'arrêt attaqué, le recourant s'est montré contradictoire dans ses diverses déclarations et écritures au sujet des circonstances entourant la fin des relations contractuelles. Rapportant le témoignage S.________, la cour cantonale observe que celui-ci émane d'un domestique encore au service du recourant, de sorte qu'il ne peut être pris en considération qu'avec circonspection. Elle expose ensuite que le fait, attesté par les fonctionnaires concernés entendus comme témoins, que les intimés se soient adressés à des policiers pour ne pas prendre le vol qui leur était assigné, est révélateur d'un départ effectué sous la contrainte. Elle en conclut que le dossier contient des indices suffisants pour retenir que la fin des rapports de travail est le fait de l'employeur, qui a agi brusquement et sans respect des délais de congé ni justes motifs. c) Ici encore, le recourant se livre à une critique purement appellatoire qui ne peut qu'être rejetée pour autant qu'elle soit recevable (art. 90 al. 1 let. b OJ). L'intéressé ne démontre pas en quoi les considérants de la cour cantonale sont insoutenables.