Citation: 6B_900/2014 E. 1.2

1.2. S'agissant de l'incendie commis au préjudice de la paroisse de E.________, la recourante critique l'appréciation faite par la cour cantonale de la déposition de C.________. En bref, elle conteste l'avoir rémunéré pour l'incendie qu'il a provoqué. Par ailleurs, elle fait valoir qu'il était très croyant de sorte qu'il était difficilement compréhensible qu'il puisse mettre le feu à une tapisserie située dans une église, alors même qu'il n'a pas été capable de mettre le feu au domicile de sa soeur. Partant, la cour cantonale ne pouvait pas se fonder sur la version de C.________ pour la condamner pour incendie intentionnel. L'autorité précédente a relevé que C.________ s'était expliqué, dans ses auditions des 23 et 24 juin 2008, de manière détaillée sur le déroulement des faits survenus le 27 février 2008. Par ailleurs, plusieurs éléments recueillis durant l'instruction confortaient la version de celui-ci, à savoir les témoignages d'un ami du père de la recourante ainsi que de l'abbé de la paroisse de E.________ - auxquels elle avait déclaré que la tapisserie devait disparaître par le feu -, le rapport de police qui mentionnait que la tapisserie était difficilement inflammable et que seule une intervention humaine pouvait être envisagée, le fait que le mode opératoire décrit par C.________ était compatible avec les conclusions de ce rapport, les relevés de la surveillance rétroactive du téléphone portable de la recourante, les déclarations contradictoires de cette dernière et le fait qu'elles aient évolué en cours d'enquête, l'expertise psychiatrique, le mobile de la recourante qui ressortait clairement de sa réaction à la donation à la paroisse et l'écoute effectuée de la conversation téléphonique entre la recourante et C.________ dans les minutes qui ont suivi la convocation de celle-ci par la police. A l'encontre de cette appréciation, la recourante présente une argumentation purement appellatoire. Elle procède à une interprétation des déclarations de C.________ dans le sens qui l'arrange sans démontrer dans quelle mesure l'appréciation de l'autorité précédente serait arbitraire. Elle omet à cet égard que la cour cantonale s'est fondée, comme cela ressort du paragraphe précédent, sur un faisceau de preuves concordantes pour établir sa culpabilité et non sur le seul témoignage de C.________. Au demeurant, s'agissant des 3'000 fr. versés à ce dernier, il ressort du jugement entrepris que la recourante a retiré de ses comptes en banque une somme de 34'000 fr. entre le 24 janvier 2008 et le 25 avril 2008, dont 10'000 fr. le 24 janvier 2008. Sur la base de ces éléments, l'appréciation de la cour cantonale est exempte d'arbitraire lorsqu'elle considère que la recourante disposait de suffisamment de liquidités, même après avoir effectué ses paiements, pour remettre 3'000 fr. à C.________.