Citation: 2C_99/2018 E. 3.1

3.1. Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant, ensuite de son arrivée en Suisse le 1 er juin 2012, n'a occupé un emploi que du 1 er septembre 2012 au 31 janvier 2013, date à laquelle son employeur l'a licencié. Après avoir retiré son 2 e pilier et avoir vécu grâce à celui-ci jusqu'au 24 novembre 2014, le recourant, dès cette date, a bénéficié de l'aide sociale. L'autorité précédente en a déduit que le recourant n'avait pas travaillé pendant une durée d'au moins une année, son activité lucrative n'ayant été exercée que pendant près de cinq mois. Selon le Tribunal cantonal, le recourant ne saurait dès lors se prévaloir du droit de demeurer en Suisse en raison de son incapacité de travail, faute d'avoir acquis le statut de travailleur. Il a également jugé que, même s'il fallait considérer que le recourant avait acquis un tel statut, celui-ci ne pourrait de toute manière pas se prévaloir du droit de demeurer en raison d'une incapacité de travail et de l'obtention d'une rente de l'AI du 1 er juin 2016 au 30 juin 2017. A la date à laquelle est survenue son incapacité de travail, en l'occurrence au plus tôt le 19 janvier 2015, le recourant ne bénéficiait plus de la qualité de travailleur, n'ayant plus exercé d'activité lucrative depuis deux ans à la suite de ses cinq mois d'engagement. Le Tribunal cantonal a également exclu le droit pour le recourant de demeurer en Suisse en tant que personne ayant atteint l'âge de la retraite ou en tant que personne sans activité lucrative. Il a encore exclu l'application de l'art. 8 CEDH et considéré la décision comme étant proportionnée.