Citation: 6B_1257/2021 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a constaté que, s'agissant de l'octroi du sursis, l'expert est d'avis qu'il existait un risque de récidive important. Il fallait cependant comprendre cette affirmation en relation avec le diagnostic médical et la problématique de dépendance; on devait donc retenir que le risque de récidive n'existait qu'en cas de consommation de stupéfiants. Au surplus, le recourant relevait lui-même qu'il était toujours dans le même état d'esprit et avait réclamé le prononcé d'une mesure. Le recourant n'ayant pas toujours été violent, ni dépendant à la drogue, la cour cantonale a considéré que le pronostic n'était cependant pas totalement défavorable, mais mitigé. A sa sortie de prison, le recourant avait terminé une formation et repris son travail. Il poursuivait un suivi psychologique, prenait son traitement médical et était à présent, selon ses dires, abstinent à toute consommation de stupéfiants. Aussi, la cour cantonale a retenu que l'exécution d'une partie de la peine pouvait avoir un effet dissuasif suffisant. Dès lors que le recourant avait récidivé au cours de l'enquête, malgré une première période de détention avant jugement, qu'il continuait à minimiser ses torts et à se présenter comme une victime de relations difficiles et de sa consommation de drogue, une peine de détention ferme de 12 mois était nécessaire pour espérer un amendement.