Citation: C 158/01 11.12.2001 E. 3

3.- a) Le point de savoir si les conditions d'une reconsidération ou d'une révision procédurale de la décision du 1er février 2000 de l'OCE étaient remplies (sur ces conditions, voir ATF 126 V 46 consid. 2b et la jurisprudence citée) doit être examiné au stade de la demande, formulée par la caisse de chômage compétente, de restitution des montants versés à titre d'allocation d'initiation au travail. En effet, la tâche de l'autorité cantonale de recours consiste exclusivement, en l'espèce, à examiner si les conditions du droit à la prestation étaient réalisées, - ce que les premiers juges et la Cour de céans ont nié -, la question de la restitution sous l'angle de la reconsidération ou de la révision procédurale devant être tranchée par la caisse dans la procédure de restitution (ATF 126 V 402 consid. 2b/cc, DTA 2001 148 consid. 1b). b) A cet égard, il ressort du dossier que la restitution des montants litigieux a déjà fait l'objet d'une décision, le 14 juin 2000, de la caisse de chômage de C.________, qui demandait à la recourante le remboursement des indemnités reçues indûment. Saisi par la réclamation formée par la recourante contre cette décision, l'intimé a suspendu l'instruction de la procédure jusqu'à droit jugé sur la réclamation contre sa décision du 12 mai 2000, à l'origine de la présente cause. Dès lors, c'est à tort que l'instance cantonale de recours a condamné la recourante à rembourser à l'OCE les sommes indûment perçues, la question de la restitution de ces montants sortant du cadre du présent litige. Par conséquent, il convient de réformer le dispositif du jugement entrepris sur ce point. Même si le recours est de ce fait partiellement admis, il n'y a pas lieu d'allouer des dépens à la recourante au vu des moyens soulevés dans le recours qui se situent à la limite de la témérité au regard des circonstances (cf. consid. 2a).