Citation: 7B_566/2023 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, on comprend des faits retenus, ainsi que des explications des recourants, qu'ils reprochent à l'intimé de ne pas avoir administré, en sa qualité de gestionnaire de fortune, les montants qui lui ont été confiés, à savoir 1'160'000 USD en ce qui concerne le recourant 1 et 150'000 USD en ce qui concerne les recourants 2 et 3, de manière conforme à ce qu'ils avaient convenu, les recourants faisant valoir qu'ils ont voulu limiter les pertes des capitaux sous gestion à 20% et l'intimé indiquant qu'ils lui avaient demandé une gestion agressive des fonds. Les recourants reprochent également à l'intimé de leur avoir fait signer, le 28 juin 2005, un contrat avec la société G.________ Inc. (cf., pour le détail de ce contrat, let. B.a.b supra) dans le but de récupérer les montants perdus à la suite de la gestion des fonds précités, les fonds sous gestion du recourant 1 ne s'élevant plus, à cette époque, qu'à 150'000 USD et ceux des recourants 2 et 3 à 100'000 USD. Selon eux, l'intimé aurait agi frauduleusement, car il leur aurait fait apparaître la société G.________ Inc. comme une société suisse, leur aurait dissimulé le fait qu'il entretenait des liens avec cette dernière et leur aurait présenté le prêt de la société précitée comme l'unique espoir de récupérer une partie de leurs investissements. Les recourants ajoutent que l'intimé aurait dès lors utilisé un stratagème pour les inciter à signer, également le 28 juin 2005, une décharge à l'intimé et à la société F.________ SA pour les pertes résultant de la gestion de leurs avoirs. Ils reprochent également à l'intimé de n'avoir en réalité, au travers de la société G.________ Inc., et entre les années 2005 et 2010, pas investi la somme prêtée par le recourant 1, respectivement de s'être approprié la somme mise garantie par les recourants 2 et 3. Dans leur recours au Tribunal fédéral, en particulier dans son chapitre consacré à la recevabilité du recours sous l'angle de la qualité pour recourir (cf. art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF; recours, p. 14), les recourants - pourtant assistés d'un mandataire professionnel - ne formulent pas d'explications suffisantes, comme l'exige la jurisprudence et l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, en lien avec les prétentions civiles qu'ils entendraient déduire des infractions qu'ils ont dénoncées. Ils se limitent en effet à indiquer que l'arrêt querellé affecterait leurs prétentions civiles, qu'ils ne peuvent pas les faire valoir et qu'ils se "voient déboutés de leurs conclusions à l'encontre" de l'intimé, mais ne s'expriment pas sur la question d'un éventuel dommage qui pourrait résulter des infractions en cause. Or, conformément à la jurisprudence, il leur appartenait d'exposer précisément les éléments fondant leurs prétentions civiles, en alléguant et en chiffrant dans la mesure du possible le dommage subi et en fournissant les explications nécessaires pour rendre plausible le fondement de celui-ci. Les recourants mentionnent certes, à plusieurs endroits dans leur recours, qu'ils auraient subi une perte totale d'environ 1'500'000 USD en raison des agissements de l'intimé (cf., notamment, recours, pp. 4, 5, 9 et 19). Cependant, selon la jurisprudence, les recourants devaient démontrer l'existence de leurs prétentions civiles en introduction et de manière concise et le Tribunal fédéral ne doit pas, pour évaluer la pertinence de celles-ci, procéder à un examen approfondi de l'affaire sur le fond. Au demeurant, au regard des faits retenus et de ceux dénoncés dans la plainte, un tel dommage n'apparaît pas évident. En effet, d'une part, les montants investis étaient moins élevés que le montant évoqué ci-dessus et ils étaient soumis à une gestion comportant à tout le moins des risques non négligeables. D'autre part, les recourants ont souscrit un emprunt important lors de la conclusion du contrat du 28 juin 2005 - dont la validité est certes contestée -, qui contenait de nombreuses clauses concernant le solde de leur avoirs, semble-t-il, dans le but de récupérer leurs investissements. De toute manière, les recourants ont déposé leur plainte pour les infractions distinctes d'abus de confiance, d'escroquerie et de gestion déloyale. Or, contrairement à ce qu'il leur appartenait également de faire, ils n'ont pas, dans un chapitre dédié de leur recours au Tribunal fédéral, indiqué, au moyen d'explications précises et pour chacune de ces infractions, en quoi pouvait consister leur dommage. De même, dans la mesure où le recours émane de trois parties plaignantes qui procèdent ensemble, chacune d'elle devait exposer de manière détaillée et individuellement quel était le dommage prétendument subi. Là encore, rien de tel ne figure dans leur recours. Ainsi, au vu des éléments qui précèdent, force est de constater que la motivation des recourants est insuffisante et qu'elle ne leur permet pas d'établir leur qualité pour recourir au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.