Citation: 6B_247/2020 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a exposé qu'après avoir - pendant deux ans d'enquête - contesté toute implication dans la disparition de sa voisine, le recourant avait fini par indiquer avoir causé accidentellement sa mort durant la soirée du 5 au 6 février 2015, avoir fait disparaître son cadavre et avoir pris diverses mesures pour faire accroire que celle-ci était toujours en vie. L'autorité précédente a indiqué, de manière détaillée, pour quels motifs les explications fournies par le recourant concernant le déroulement des événements - lesquelles avaient considérablement varié - n'étaient pas crédibles. Le recourant avait en particulier modifié ses déclarations, en prétendant tout d'abord avoir poussé C.________ alors qu'il était assis, ce qui aurait fait basculer en arrière la prénommée, avant d'indiquer qu'il n'aurait pas réussi à contrôler sa force car il était fâché, puis de décrire un "geste extrêmement violent". Le recourant avait par ailleurs successivement prétendu que C.________ aurait heurté le bord du lit avec la tête, mais sans saigner, puis que celle-ci aurait un peu saigné, avant de soutenir qu'elle se serait vidée de son sang. Dans une dernière version, le recourant avait prétendu avoir laissé C.________ agoniser sur un tapis dont il se serait ensuite débarrassé. L'autorité précédente a toutefois relevé qu'aucune fracture du crâne - à l'exception de celle due à la crémation - n'avait été constatée sur la prénommée, non plus qu'aucune trace de sang dans l'appartement du recourant ou dans les véhicules ayant contenu le cadavre notamment pour son transport en France. La thèse de l'accident, développée par le recourant, pouvait donc être écartée, bien que la cause du décès de C.________ ne pût être établie "de façon objective" selon la cour cantonale. En l'absence de toute trace de sang dans l'appartement ou dans les véhicules du recourant, l'utilisation d'une arme blanche ou d'une arme à feu pouvait en tout cas être exclue. Demeurait donc l'hypothèse - hormis celle de l'empoisonnement qui pouvait être écartée - d'une mise à mort par étranglement ou par étouffement. Ainsi, sur la seule base des constatations techniques effectuées durant l'enquête, l'autorité précédente pouvait exclure la thèse de l'accident soutenue par le recourant - aucune trace de sang n'ayant été trouvée sur les lieux de l'action - et constater qu'aucune arme blanche ou à feu n'avait été employée, à nouveau en l'absence de toute trace correspondante. Le recourant ne démontre pas que l'une ou l'autre de ces constatations serait insoutenable. Par ailleurs, la cour cantonale a exposé, de manière détaillée, comment le recourant avait développé ses relations avec C.________, en entreprenant de dépouiller cette dernière d'une partie de son patrimoine. L'intéressé avait notamment subtilisé la Postcard de la prénommée et effectué - à son insu - divers retraits dès janvier 2015. L'autorité cantonale a indiqué que le retrait de quelque 40'000 EUR effectué par C.________ le matin même de sa mort n'était pas dû au hasard, cette dernière ayant, le jour précédent, contacté sa banque par téléphone en vue de cette opération, le montant concerné ayant par la suite été découvert au Portugal chez l'une des soeurs du recourant. Ce dernier savait, avant la mort de sa voisine, que celle-ci possédait plus de 50'000 EUR sur un compte bancaire. Il était la première personne à avoir été contactée téléphoniquement par C.________ après le retrait en question et avait rappelé cette dernière en début de soirée. Le recourant avait ainsi cherché à délester la prénommée de sa fortune, ce qui constituait le mobile de son forfait. La cour cantonale a encore indiqué que le recourant avait mis sur pied son plan au moins la veille de l'acte commis contre C.________, soit lorsque cette dernière avait contacté sa banque en vue du retrait de 40'000 EUR. La prénommée s'était rendue en toute confiance, le 5 février 2015, dans l'appartement de celui qu'elle considérait comme étant son ami. Une fois sur place, elle avait été bâillonnée, attachée, voire droguée, ce qui ressortait de la voix inhabituelle audible sur l'enregistrement effectué par le recourant. Ce dernier avait laissé C.________ captive, le temps de se rendre chez elle afin de quérir son sac. La cour cantonale a donc retenu que le recourant avait tué la prénommée afin de s'accaparer sa fortune, ainsi que pour s'assurer que C.________ ne pût s'en plaindre à quiconque. Selon l'autorité précédente, le recourant avait ensuite déployé une grande énergie pour se débarrasser du corps, lequel avait été placé dans une voiture puis, après que l'intéressé eut accompli sa journée de travail le 6 février 2015, transporté en France pour y être abandonné. Directement après le décès, le recourant s'était en outre rendu chez C.________ pour procéder à une mise en scène laissant à penser que celle-ci s'était absentée pour une longue durée ainsi que pour écarter tout élément pouvant attirer l'attention des voisins.