Citation: 6B_291/2018 E. 5.4.1

5.4.1. Au consid. 4 de son jugement, la cour cantonale a rappelé que conformément à l'art. 14 CP, quiconque agit comme la loi l'ordonne ou l'autorise se comporte de manière licite, même si l'acte est punissable en vertu du code pénal. Elle a aussi relevé que la jurisprudence admet que le devoir procédural d'alléguer les faits constitue un devoir de s'exprimer selon l'art. 14 CP et qu'une partie (respectivement son avocat) peut ainsi invoquer cette disposition à la condition de s'être exprimée de bonne foi, de s'être limitée aux déclarations nécessaires et pertinentes et d'avoir présenté comme telles de simples suppositions. Elle a ensuite jugé qu'il fallait admettre que Y.________ avait agi licitement, dans la mesure où les allégations attentatoires à l'honneur étaient justifiées par son devoir de profession. On ne pouvait, par ailleurs, admettre que celles-ci avaient été proférées de mauvaise foi au regard notamment des éléments liés aux consid. 3.2 et 3.3 dont disposait Y.________ et qui venaient davantage étayer les propos de sa cliente.