Citation: 8C_82/2022 E. 3.2

3.2. Il ressort des faits constatés par la cour cantonale que le 24 avril 2020, le recourant a transmis à l'intimée son formulaire IPA, sur lequel il a fait remarquer qu'il était "bloqué en Russie à cause du COVID19" depuis le 22 mars 2020. Par retour de courriel du 27 avril 2020, l'intimée a informé le recourant que la période durant laquelle il était à l'étranger ne pouvait pas être indemnisée, l'une des conditions pour percevoir l'indemnité étant la présence du recourant sur le territoire suisse, malgré les mesures prises par les gouvernements concernant la pandémie. Il s'est ensuivi un échange de plusieurs courriels entre l'intimée et le recourant, dans lesquels celui-ci a expliqué qu'il avait dû partir en voyage d'affaires dans le cadre de ses rapports de travail avec la société B.________ SA et que son absence ne lui était pas imputable, les vols au départ de la Russie ayant été suspendus. Au cours de la procédure d'opposition, le recourant a transmis à l'intimée ses billets de retour pour la Suisse et s'est déterminé une nouvelle fois sur le refus des prestations d'assurance. Nantie de tous ces éléments, l'intimée a confirmé son refus d'allouer des indemnités de chômage par décision du 15 décembre 2020. Cela étant, force est de constater que l'intimée a suffisamment instruit la cause, sans qu'il fût nécessaire d'administrer des preuves supplémentaires. D'ailleurs, le recourant n'énonce pas concrètement quelle autre mesure d'instruction la cour cantonale aurait dû mettre en oeuvre, celle-ci n'ayant en particulier jamais refusé d'administrer des preuves que le recourant a offertes, notamment quant aux motifs de son voyage en Russie. Quoi qu'il en soit, par son argumentation confuse, le recourant semble méconnaître que de simples explications ne suffisent pas à prouver au degré de la vraisemblance prépondérante un allégué pour lequel le fardeau de preuve lui incombe (art. 8 CC). Contrairement à ce qu'il prétend, il a pu se déterminer tout au long de la procédure administrative, puis, quant à la motivation contenue dans la décision sur opposition, lors de la procédure devant la cour cantonale, soit devant une instance cantonale jouissant d'une pleine cognition en fait et en droit, si bien que ses griefs d'une violation de la maxime inquisitoire et de son droit d'être entendu ne peuvent qu'être écartés. En tant que le recourant conteste les faits constatés par la cour cantonale en alléguant que celle-ci se serait "éloigné[e] des faits tels qu'ils ressortent de l'enquête, respectivement des différentes preuves collectées par celle-ci", cela relève de l'appréciation des preuves, soit de l'examen sur le fond, qui sera examiné dans les considérants qui suivent (cf. consid. 5.1 infra).