Citation: 9C_1/2020 E. A

A.________, née en 1973, travaillait comme esthéticienne indépendante. Invoquant les séquelles incapacitantes d'un infarctus du myocarde survenu le 20 octobre 2011, elle a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 12 février 2013. Entre autres mesures d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli les avis des médecins traitants, en particulier celui du docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale. Celui-ci a notamment fait état d'une cardiopathie ischémique avec un status-post infarctus et arrêt cardio-respiratoire avec pose d'un défibrillateur ainsi que de lombo-pygialgies totalement incapacitants depuis le 25 octobre 2011 (rapport du 12 avril 2013). Le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué un trouble de l'adaptation avec perturbation des émotions et des conduites n'engendrant aucune limitation importante dans l'activité habituelle (rapport du 17 dé cembre 2013). L'office AI a en outre mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire (communication du 3 juin 2014). Avant même la désignation du centre d'expertise par le biais du système SuisseMED@P, le docteur B.________ a annoncé une péjoration de la situation médicale (certificat du 14 février 2016) et fait état nouvellement d'un syndrome de la veine cave supérieure. Selon lui, l'ensemble des diagnostics récents et anciens occasionnait désormais une incapacité de travail de 85 % dans la dernière activité pratiquée (rapport du 25 février 2016). Le docteur D.________, spécialiste en cardiologie, a conclu à une incapacité totale de travail en qualité d'esthéticienne (rapport du 6 avril 2016). La Clinique romande de réadaptation (CRR) ayant été désignée pour exécuter le mandat d'expertise, ses médecins ont procédé à divers examens neurologique, cardiologique, psychiatrique et rhuma tologique. L'intéressée s'est plainte du déroulement de l'examen cardiologique effectué par le docteur E.________ (correspondance du 8 août 2016). Les experts de la CRR ont rendu leur rapport le 13 septembre 2016, selon lequel l'assurée ne présentait aucune atteinte à la santé ayant une répercussion sur la capacité de travail depuis la constatation de la normalisation des explorations cardio-vasculaires en 2013. Se fondant sur le rapport de la CRR, l'administration a admis que l'état de santé de A.________ aurait pu justifier l'allocation d'une rente entière d'invalidité pour la période du 1er octobre 2012 au 31 mai 2013 mais a rejeté sa demande compte tenu de la date à laquelle cette dernière avait été déposée (décision du 15 mars 2017).