Citation: 6B_418/2018 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte l'effet de la peine sur son avenir. Ce critère est mentionné à l'art. 47 al. 1 CP. La perspective que l'exécution d'une peine privative de liberté puisse détacher le condamné d'un environnement favorable peut ainsi, selon les circonstances concrètes du cas, déployer un effet atténuant et conduire au prononcé d'une peine inférieure à celle qui serait proportionnée à sa culpabilité (ATF 134 IV 17 consid. 3.4 p. 24). Cela étant, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_352/2018 du 27 juillet 2018 consid. 4.1.2 et 6B_858/2014 du 19 mai 2015 consid. 3.3). A l'appui de son moyen, le recourant invoque son " projet musical ", soit le fait qu'il enregistre des groupes et des musiciens dans son studio ainsi que son " investissement dans [des] sociétés de valet-parking, location et vente de véhicules " et le fait qu'il perdrait cette possibilité s'il devait retourner en prison. Le fait que le recourant a une vie professionnelle n'est pas suffisant pour justifier une réduction de la peine, dès lors que cette situation ne diffère sur ce point pas de celle de nombreux autres condamnés.