Citation: 1C_453/2023 E. 3

Sur le fond, la recourante se plaint d'une violation du principe de la proportionnalité, en relation avec la garantie de la propriété, et d'arbitraire. Elle explique qu'après avoir obtenu le permis de construire pour la régularisation des onze appartements (et la création de treize nouveaux logements), il est apparu que les travaux étaient trop coûteux, raison pour laquelle elle a déposé de nouvelles demandes de permis pour trois appartements. Elle aurait rapidement déposé huit autres demandes si la municipalité n'avait pas refusé de donner suite, ce qui aurait permis un rétablissement d'une situation conforme au droit. Une réalisation par étapes, moins contraignante, aurait permis de parvenir au but recherché et de satisfaire à l'intérêt public lié à la création de logements. La recourante relève que les locataires des appartements litigieux ne sont pas moins en sécurité que ceux des appartements dont l'affectation en habitation a été précédemment autorisée, ou que les occupants de locaux à affectation tertiaire.