Citation: 4A_323/2021 E. 5.6.3

5.6.3. Les juges d'appel ont constaté qu'aucun élément nouveau n'était survenu ou n'avait été appris après le second échange d'écritures, respectivement après la clôture de l'instruction. Or, selon une analyse dénuée d'arbitraire, il s'agissait d'une condition sine qua non posée par l'ancienne procédure genevoise pour pouvoir introduire des allégués nouveaux assortis de pièces nouvelles, respectivement des conclusions nouvelles. Le simple fait que l'ancienne procédure cantonale fût gouvernée par des principes semblables à l'actuel CPC ne permet pas non plus de suspecter les juges genevois d'avoir appliqué le Code fédéral plutôt que l'ancienne LPC à la phase de première instance. Forts du constat qui précède, ces magistrats pouvaient inférer sans arbitraire que les conclusions en USD étaient tardives, et partant irrecevables (à l'instar des conclusions en reddition de comptes prises dans l'écriture du 30 septembre 2018). De même, cette écriture devait être écartée en tant qu'elle tentait d'introduire des allégués et pièces nouvelles sans satisfaire à la condition précitée. Le simple revirement sur la question des enquêtes (refus d'auditionner les témoins, en vertu d'une appréciation anticipée exempte d'arbitraire) ne pouvait en rien « autoriser » une écriture déposée après le double échange d'écritures sans qu'un élément nouveau ne la justifiât. Enfin, rien n'indique que l'instruction aurait été réouverte ou aurait dû l'être. Pour les mêmes motifs, il n'y a pas matière à retenir une violation de l'art. 317 CPC (sachant que les demandeurs ont reformulé cette conclusion dans leur appel, en vain).