Citation: 4C.169/2001 22.08.2001 E. 4

4.- La recourante fait valoir que le demandeur avait l'occasion de prendre ses vacances au mois de mars 1999, de sorte que la cour cantonale a violé l'art. 329d CO en lui accordant une indemnité de 520 fr. pour vacances non prises. Le principe de l'obligation d'octroyer les vacances en nature pendant le délai de congé (cf. art. 329d al. 2 CO) n'est pas absolu. Une fois le contrat dénoncé, le travailleur doit chercher un autre emploi. Cette recherche n'étant pas compatible avec la prise effective de vacances, il convient d'examiner dans chaque cas, à considérer les données de l'espèce, si l'employeur pouvait exiger que les vacances fussent prises pendant le délai de congé ou s'il devait les payer en espèces à la fin des rapports de travail (arrêt du 24 novembre 1992, consid. 3, publié in SJ 1993 p. 354 et les références citées). In casu, le demandeur, qui a pourtant travaillé pendant presque tout le mois de février 1999, n'a pas reçu son salaire pour ce mois-là, ni d'ailleurs celui du mois suivant. Privé de ressources, le travailleur ne pouvait ainsi penser à organiser des vacances, si courtes fussent-elles, pendant le délai de congé. Il suit de là qu'il avait indubitablement droit au paiement de ses vacances en espèces. Le montant de 520 fr. accordé à ce titre par l'autorité cantonale ne fait en tant que tel l'objet d'aucune critique.