Citation: 2A.67/2005 08.03.2005 E. 1

1.1 Le 7 juillet 2003, la société canadienne Z.________ a annoncé le lancement d'une offre publique d'achat sur la société française Y.________ au prix de 41 euros l'action. Durant les jours précédant cette annonce, le cours de ce titre a progressé de 12 % entre le 1er et le 4 juillet 2003, et les volumes moyens journaliers négociés se sont accrus de manière significative. Le 16 décembre 2003, l'Autorité des marchés financiers française (ci-après: AMF) a requis l'assistance de la Commission fédérale des banques (ci-après: la Commission fédérale) afin d'obtenir des infor- mations relatives notamment à l'identité des personnes pour le compte desquelles les titres Y.________ ont été acquis durant la période sensible. Le 13 janvier 2004, la Banque A.________ a informé la Commission fédérale que, le 1er juillet 2003, la société B.________ SA lui avait passé trois ordres d'achat portant sur un total de 10'000 actions Y.________ (le prix oscillant entre 30.90 et 31.30 euros) pour le compte de son client X.________, de nationalité française, résidant au Luxembourg. Ces titres avaient été revendus le 7 juillet 2003 au prix de 40.20 euros l'unité, l'intéressé ayant ainsi réalisé au passage un bénéfice de 80'672.50 euros. 1.2 Le 16 décembre 2004, la chambre d'entraide internationale de la Commission fédérale des banques a décidé d'accorder l'entraide administrative à l'AMF en lui transmettant les informations reçues de la Banque A.________ (ch. 1 du dispositif), en rappelant notamment qu'en application de l'art. 38 al. 2 let. c de la loi fédérale du 24 mars 1995 sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières (LBVM; RS 954.1), la retransmission de ces informations (qui ne devaient être utilisées qu'à des fins de surveillance directe des bourses et du commerce des valeurs mobilières) à des autorités tierces, y compris pénales, ne pouvaient se faire qu'avec son assentiment préalable (ch. 2 et 3 du dispositif). 1.3 Agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral, principalement, d'annuler la décision de la Commission fédérale du 16 décembre 2004. Le Tribunal fédéral a uniquement demandé à la Commission fédérale de produire son dossier.