Citation: 1B_147/2019 E. 3.3

3.3. A teneur de l'art. 237 al. 1 CPP, le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention provisoire ou pour des motifs de sûreté si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. Cette disposition est une concrétisation du principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.) qui impose d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (ATF 142 IV 367 consid. 2.1 p. 370). En l'absence d'un traitement médical concrètement mis en oeuvre et débuté par le recourant, il n'apparaît pas que l'obligation de se soumettre à un tel traitement puisse en l'espèce être suffisante à prévenir tout risque de récidive, étant observé de surcroît que l'expert considère que le lien thérapeutique avec le recourant est " fragile, incertain et susceptible de se rompre s'il est contrarié ou frustré " (cf. rapport d'expertise, p. 6). Il en va de même d'interdictions de périmètre ou de contact - que ce soit avec sa fille ou avec les filles de sa voisine, qu'il avait parfois gardées -, en particulier dès lors qu'on ignore à ce stade les possibilités concrètes pour le recourant de savoir où se trouve sa fille et d'entrer en contact avec elle, de même qu'avec les filles de sa voisine. Enfin, du point de vue temporel, au vu de la gravité des infractions pour lesquelles le recourant a été mis en prévention et de la durée de la détention provisoire déjà subie, le principe de la proportionnalité demeure respecté.