Citation: 6B_981/2024 E. 3.5.5

3.5.5. Il s'ensuit que le recourant invoque en vain que ni lui ni la victime n'auraient pu s'imaginer la blessure causée. Pour le surplus, en tant qu'il objecte que personne n'aurait pu l'imaginer, il suffit de relever que de telles conséquences n'ont rien d'inhabituel; dans les circonstances retenues, leur survenance apparaît très probable et non seulement possible (v. supra consid. 3.2). Que l'atteinte à l'intégrité physique résulte de l'impact direct du pied avec la cheville, du choc du corps avec le sol ou, comme le suggère l'expertise en l'espèce (v. supra consid. A), de l'effet des forces mécaniques mises en oeuvre durant la chute n'y change rien, dès lors que c'est le recourant qui l'a causée sciemment en déséquilibrant la victime, comme il l'a fait. Cela suffit à exclure, sans violation du droit fédéral, une négligence consciente.