Citation: 5P.355/2005 05.01.2006 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement ignoré l'attestation émise par son ancien employeur le 6 avril 2004, indiquant qu'il avait été licencié en raison de son incapacité à exercer un travail à l'étranger. Puisqu'il a perdu son emploi sans faute ni responsabilité de sa part, seul le revenu qu'il perçoit de l'assurance chômage depuis le 1er janvier 2004 - à savoir 4'643 fr. brut pour une capacité de travail résiduelle de 60% - aurait dû être pris en compte, et non celui dont il aurait bénéficié s'il avait continué de travailler à 60% pour ledit employeur. L'autorité intimée serait aussi tombée dans l'arbitraire en estimant ses recherches de travail insuffisantes et en lui imputant par conséquent un salaire hypothétique. 2.1 Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou encore heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire dans son résultat. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale que si celle-ci apparaît choquante, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution serait également concevable, voire préférable. En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, la décision ne sera qualifiée d'arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a procédé à des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités).