Citation: 4A_445/2021 E. 7.1.2

7.1.2. Le 3 novembre 2010, l'avocat a confirmé au client qu'il prenait bonne note qu'il convenait de chercher un autre cabinet d'avocats. Les 11 et 22 novembre 2010, le client a confirmé sa volonté de trouver un autre avocat, en en précisant le profil. L'avocat a ainsi rencontré H.________, avocat à Paris (ci-après: le second avocat parisien) et a indiqué au client que le second avocat parisien considérait que seule une action pénale devait être introduite et qu'ils étaient " dans les délais ". Le 8 février 2011, le client a écrit à l'avocat afin que celui-ci s'assure auprès du second avocat parisien qu'une action pénale serait bien recevable s'agissant de la qualité pour agir et lui demande d'évaluer les chances de succès dans le contexte de cette affaire. Le 22 février 2011, l'avocat a informé le client que le second avocat parisien avait commencé la rédaction du projet de plainte pénale, ce à quoi le client a répondu qu'il avouait ne pas comprendre la situation, dans la mesure où le second avocat parisien devait, afin de ne pas engager en vain d'importants frais, répondre à toutes les questions posées avant d'aller de l'avant et de commencer la rédaction du projet de plainte pénale. Le même jour, le second avocat parisien a adressé à l'avocat un avis de droit concernant la possibilité d'un dépôt de plainte en France. L'avocat a transmis au client ledit avis de droit, lui a expliqué que le second avocat parisien était " relativement serein s'agissant de [...] la question de la prescription " et l'a remercié de " [lui] donner le feu vert afin qu['il] puisse le retranscrire [au second avocat parisien] ". Le 28 février 2011, le client, représenté par le second avocat parisien, a déposé plainte contre X pour abus frauduleux de l'état d'ignorance et de faiblesse auprès du Procureur de la République à Versailles. Le client a indiqué à l'avocat qu'il avait eu un entretien téléphonique avec la collaboratrice du second avocat parisien les 28 février et 18 mai 2011.