Citation: H 6/05 19.05.2006 E. A

A.a La société X.________ SA a pour but la promotion immobilière, la construction et le commerce d'immeubles. Elle est affiliée à la Caisse de compensation du canton du Valais. B.________ est administrateur et directeur de cette société. A.________ est administrateur de la société Y.________ SA. A.b Le 25 juin 2003, la société X.________ SA a fait l'objet d'un contrôle d'employeur portant sur la période 1998 - 2002. Selon le rapport de contrôle établi par le réviseur le 21 novembre 2003, plusieurs versements, pour un montant total de 401'814 fr., n'avaient pas été déclarés. Ils comprenaient des reprises de salaires, en particulier sur des commissions de vente versées à A.________ d'après les comptes C.________ (frais divers) - vente en Time Share - et D.________ (commissions de courtage) de la société et sur les frais forfaitaires de direction de B.________ d'après le compte E.________ (frais de représentation) de la société. Se fondant sur ce rapport de contrôle, la caisse, par décision du 24 novembre 2003, a réclamé à X.________ SA le paiement d'un montant de 61'081 fr. 95 à titre de cotisations à l'assurance-vieillesse et survivants, à l'assurance-invalidité, aux allocations pour perte de gain et à l'assurance-chômage (y compris les frais d'administration), ainsi que d'intérêts moratoires courant jusqu'au 31 décembre 2000. La société X.________ SA a formé opposition contre cette décision. Elle produisait une convention signée par B.________ et A.________, datée du 18 décembre 2003, selon laquelle les sommes versées entre le 1er décembre 1999 et le 31 décembre 2000 pour un total de 270'000 fr. constituaient les fonds propres découlant de l'acte de vente passé entre la société Z.________ SA et la société W.________ SA pour des propriétés par étages sises sur la Commune de V.________. Cette convention indiquait que la majorité des versements avaient été adressés directement par la société X.________ SA à W.________ SA sous la forme de chèques Wir et que dans toutes les affaires traitées entre la société X.________ SA et A.________, ce dernier avait toujours agi à titre fiduciaire pour des sociétés qu'il administrait et qui le salariaient. Par décision du 12 janvier 2004, la caisse a rejeté l'opposition. Le 29 janvier 2004, la caisse a rendu une décision à l'encontre de B.________, dans laquelle elle a fixé les salaires le concernant qui étaient sujets à reprise, à savoir une différence sur salaires de 21'005 fr. pour 1998, une diminution de 18'000 fr. des frais forfaitaires de représentation pour 2001 et de 18'000 fr. des frais forfaitaires de représentation pour 2002. Les cotisations paritaires dues à ce titre par la société s'élevaient ainsi à 7'289 fr. 65. Le 4 février 2004, B.________ a formé opposition contre cette décision. A.c Par une autre décision du 29 janvier 2004, la caisse a avisé A.________ que la reprise de salaires sur les commissions que X.________ SA lui avait versées était de 63'000 fr. pour 1999 et de 180'000 fr. pour 2000 et que cette société devait à ce titre des cotisations paritaires s'élevant à 31'587 fr. Le 26 février 2004, A.________ a formé opposition contre cette décision. Le 14 juin 2004, la caisse et le réviseur ont procédé à l'audition de A.________, lequel a produit le procès-verbal d'un entretien du 29 mars 2004 avec le responsable du Service des contributions du canton du Valais. Par décision du 23 juin 2004, la caisse a rejeté l'opposition formée par B.________ contre la décision du 29 janvier 2004. Par une autre décision rendue également le 23 juin 2004, la caisse a partiellement admis l'opposition formée par A.________ contre la décision du 29 janvier 2004, en ce sens qu'elle renonçait à la reprise de salaire de 63'000 fr. en ce qui concerne l'année 1999, ce qui réduisait à 23'208 fr. sa créance de cotisations paritaires vis-à-vis de la société X.________ SA, la reprise de salaire de 180'000 fr. relative à l'année 2000 étant maintenue.