Citation: U 42/03 24.10.2003 E. 2

2.1 D.________ soutient que l'expertise du COMAI du 30 décembre 1999 contient des faits nouveaux importants propres à modifier la décision sur opposition de la CNA du 3 avril 1998. Dans cette décision, l'intimée s'était fondée sur l'appréciation de son médecin d'arrondissement, le docteur A.________, selon lequel l'effet délétère de l'accident assuré pouvait être considéré comme éteint après 9 mois (status quo sine), vu l'absence de lésion traumatique objectivée. Or, sur ce point, les médecins du COMAI confirment l'avis du médecin d'arrondissement de la CNA : hormis les troubles statiques du rachis déjà constatés par ce dernier, ils n'ont découvert aucune nouvelle atteinte somatique dans la région lombaire ou cervicale qui aurait pu avoir été causée par un événement traumatique. Certes, ont-ils retenu une affection psychique sous la forme de troubles somatoformes douloureux, mais l'existence, chez le recourant, d'un problème de nature psychique avait également été reconnu à l'époque : dans son rapport du 19 juin 1997, le docteur A.________ avait en effet relevé une «nette discrépance avec le status objectif extrêmement discret» et évoqué un syndrome douloureux chronique. Dans cette mesure, on ne peut pas parler d'éléments de fait nouveaux ou de nouvelle preuve au sens où l'entend la jurisprudence; l'expertise du COMAI ne fait, en définitive, qu'apporter une précision diagnostique sur une situation connue.