Citation: 6B_728/2015 E. 3

Le refus de la libération conditionnelle n'ayant pas été entrepris devant la cour cantonale, l'arrêt du 5 juin 2015 porte exclusivement sur la question de la transmission du dossier du recourant au Tribunal correctionnel en application des art. 65 CP et 364 CPP. Alors qu'une décision refusant ce transfert aurait mis un terme définitif à la procédure d'examen d'un changement de sanction et eût, partant, été finale au sens de l'art. 90 LTF, la décision entreprise, qui ordonne la saisine du tribunal, n'est pas de cette nature. Elle ne porte, par ailleurs, ni sur une demande de récusation ni sur la compétence (art. 92 al. 1 LTF). Le recours en matière pénale ne pourrait être recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF. Conformément à cette norme, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Le recourant ne tente pas de démontrer que l'une ou l'autre de ces conditions serait réalisée et rien n'indique a priori que tel serait le cas. Le recours apparaît ainsi irrecevable faute de motivation pertinente.