Citation: 6B_806/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'il aurait été placé, dès le 26 mai 2016, en détention extraditionnelle, cela jusqu'au 10 avril 2017, date de son extradition vers la Suisse. Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il suggère que l'autorité précédente aurait retenu, en fait, qu'il a été placé en détention extraditionnelle jusqu'au 16 août 2016. Si une telle indication ressort certes de l'historique de la procédure (cf. jugement attaqué, p. 3), l'autorité précédente a par ailleurs clairement affirmé le contraire dans son considérant consacré spécifiquement à la question de l'imputation de la détention subie au Danemark sur la peine infligée au recourant. Le recourant ne peut davantage être suivi lorsqu'il fonde son argumentation sur la décision du Tribunal de la ville de Copenhague du 30 mai 2016 (cf. pièces 4.202.011 et 5.202.007 du dossier). Il en ressort notamment que le recourant a été informé du fait qu'il était poursuivi pour infraction à la législation sur les stupéfiants en raison de ses agissements au Danemark. Dans sa motivation relative au placement de l'intéressé en détention, le tribunal a en outre indiqué ce qui suit (cf. pièce 4.202.012 du dossier) : "D'après les informations disponibles, il y a lieu de soupçonner que le [recourant] est coupable de possession et cession de cocaïne au Danemark. Compte tenu de l'absence d'attaches familiales du [recourant] au Danemark, il y a lieu de supposer que le [recourant], s'il était laissé en liberté, chercherait à se soustraire aux poursuites dans l'affaire. " Au vu de ce qui précède, l'autorité précédente pouvait retenir que, si le recourant a été arrêté le 26 mai 2016 au Danemark tant en raison de la procédure extraditionnelle que de celle relative aux infractions commises au Danemark, ce dernier a tout d'abord été placé en détention - selon la décision du Tribunal de la ville de Copenhague du 30 mai 2016 - en raison de ses forfaits commis dans ce pays. C'est donc sans violer le droit fédéral que l'autorité précédente a refusé d'imputer, sur la sanction prononcée, la détention subie par le recourant au Danemark du 26 mai 2016 au 30 mars 2017, seule la privation de liberté subie depuis le 31 mars 2017 ayant reposé sur un motif purement extraditionnel.