Citation: U 330/98 27.03.2000 E. 3

3.- a) S'agissant de sa paralysie faciale, le recourant relève que l'expert judiciaire commis par le Tribunal cantonal des assurances a qualifié la relation causale de possible, mais a préféré réserver l'avis d'un spécialiste en électro-neuro-myographie (rapport du docteur J.________ du 30 juin 1998). Il cite l'avis du médecin d'arrondissement de l'intimée qui aurait qualifié cette relation de probable dans un rapport du 11 mai 1994. Or, sur cette question la conviction des premiers juges repose sur les opinions des divers spécialistes consultés par l'intimée, qui permettent de compléter les réserves apportées sur ce sujet par l'expert judiciaire. La Cour de céans ne peut dès lors que se rallier à cette appréciation. En effet, s'il est exact que l'expert judiciaire conclut à une relation possible entre le choc traumatique et la paralysie faciale, il n'en demeure pas moins que le docteur B.________, maintes fois cité par le recourant dont il était le médecin traitant, a admis que la relation litigieuse était probablement fortuite car aucun élément dans le bilan n'orientait vers une relation quelconque entre les deux événements (rapport du 13 novembre 1995). Le rapport établi par le Service de neurologie du CHUV rédigé à l'intention du docteur W.________, médecin traitant, a enfin clairement exclu une relation de causalité entre la paralysie faciale du type a frigore dont souffre le recourant et un traumatisme tel que celui qu'il avait subi le 22 février 1994 (rapport du 23 décembre 1994). Le refus d'ordonner une expertise complémentaire sur cette question particulière apparaît dès lors fondé. On ne saurait pas plus critiquer les premiers juges d'avoir estimé l'affaire suffisamment instruite en ce qui concerne la diminution de la vision de l'oeil gauche, étant donné que cette affection a été d'emblée mise en relation avec la paralysie faciale du recourant (rapport du docteur A.________ du 8 juillet 1994). b) Le recourant souffre toujours de vertiges, de troubles de la nuque, de céphalées, ainsi que de perte de mémoire. Aux termes du recours, la requête d'expertise complémentaire vise également l'ensemble de ces séquelles, mais uniquement en ce qui a trait au rapport de causalité avec l'accident. Dès lors que l'intimée n'a jamais contesté la relation de causalité naturelle entre le syndrome posttraumatique et l'événement du 22 février 1994, cette requête est manifestement infondée. Sur le vu de ce qui précède, les premiers juges ont écarté à bon droit la requête d'une expertise médicale complémentaire.