Citation: 9C_229/2024 E. 6.2

6.2. En ce que le recourant affirme ensuite que la CCNC est entrée en matière sur sa demande de reconsidération, dès lors qu'elle "a examiné les conditions établies par le régime transitoire de l'OFAS", il méconnaît les conditions de la reconsidération et le contenu du prononcé du 19 avril 2023. À cette date, l'intimée a conclu que la rente de veuf ne pouvait pas être "réactivée". Elle a considéré que le recourant ne peut pas bénéficier du régime transitoire mis en place par l'OFAS, selon lequel à partir du 11 octobre 2022, les veufs avec enfant ont les mêmes droits que les veuves avec enfant, à savoir que la rente de veuf ne s'éteint plus lorsque le cadet des enfants atteint l'âge de dix-huit ans. Elle a également indiqué que l'arrêt de la CourEDH Beeler contre Suisse n'a pas d'effet rétroactif et ne s'applique qu'aux veufs dont la rente est (encore) versée au 11 octobre 2022 et aux ayants droit pour une période postérieure. Dès lors, pour motiver la non-reprise du versement de la rente de veuf du recourant, l'intimée n'a pas examiné le caractère manifestement erroné (au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA) de la suppression de la rente de veuf au regard de la situation juridique existant au moment où la décision initiale a été rendue, compte tenu de la pratique en vigueur à l'époque (cf. consid. 5 supra). On ne peut donc en conclure que la CCNC serait entrée en matière sur une demande de reconsidération de la décision (informelle) par laquelle la rente de veuf a été supprimée. Partant, la conclusion de l'instance précédente, selon laquelle le recours de l'assuré contre le refus de la CCNC d'entrer en matière sur la demande de reconsidération était irrecevable est conforme au droit. Compte tenu de ce qui précède, les griefs du recourant quant à "l'incompatibilité du régime transitoire [de l'OFAS] avec l'interdiction des discriminations" n'ont dès lors pas à être examinés par le Tribunal fédéral. Ils portent essentiellement sur des questions matérielles et non sur le caractère recevable du recours de l'assuré (supra consid. 2).