Citation: 6B_972/2023 E. 1.4

1.4. Les recourants considèrent que l'astuce n'est pas réalisée car il appartenait aux services sociaux de procéder aux vérifications élémentaires que l'on pouvait attendre d'eux. Les recourants estiment notamment que les services sociaux n'ont pas demandé de justificatifs supplémentaires, qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'avertissements relatifs à leur comportement lors des entretiens et qu'ils n'ont pas dissimulé des prêts d'argent de leurs proches. Par ces éléments, les recourants présentent leur propre appréciation des faits, sans pour autant démontrer que ceux retenus par la cour cantonale, qui sous-tendent l'astuce, seraient arbitraires. De nature appellatoire, leur argumentation est irrecevable. Par ailleurs, savoir si, sur la base des faits retenus qui lient la cour de céans et dont l'arbitraire n'a pas été démontré, une astuce peut être retenue est une question de droit. Il ressort du jugement attaqué que les recourants n'ont pas déclaré certains revenus perçus, qui ne figuraient d'ailleurs pas sur les déclarations fiscales demandées, qui ont alimenté un compte bancaire également non déclaré. Comme l'a relevé la cour cantonale, il faut considérer que les recourants ont agi activement en remplissant les différents questionnaires de manière non conforme à la vérité et en entretenant un flou complet sur leur situation financière réelle lorsqu'ils étaient interrogés par les différents assistants sociaux. Il n'apparaît pas non plus que des indices auraient existé en vertu desquels les autorités auraient dû entreprendre des investigations complémentaires. Dans les circonstances d'espèce, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a qualifié la tromperie d'astucieuse.