Citation: 1P.27/2006 12.07.2006 E. 1

2.2 En l'espèce, le recourant se dit surpris par le fait que l'autorité attaquée se soit référée à l'arrêt non publié 1A.51/2000 du 9 mai 2000, qui constituerait un élément de fait nouveau sur lequel elle aurait dû l'inviter à se déterminer. Dans la mesure où le recourant était partie à la cause qui a donné lieu à l'arrêt en question, on peut difficilement le suivre lorsqu'il affirme qu'il s'agit pour lui d'un "élément tout à fait nouveau". Quoi qu'il en soit, le Tribunal cantonal ne fonde pas sa décision sur cet arrêt, mais il s'y réfère seulement pour démontrer que le recourant n'en était pas à sa première opposition dans la région. Or, cet élément ressort déjà du dossier, qui établit que le recourant avait fait opposition au projet mis à l'enquête le 26 novembre 1999. La référence litigieuse n'était donc pas décisive pour l'issue de la cause, de sorte que l'autorité attaquée n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en ne l'invitant pas à se déterminer sur ce point. Le recourant reproche également au Tribunal cantonal d'avoir omis de statuer sur des griefs qu'il avait valablement soulevés, concernant le défaut d'indication de dérogations dans la mise à l'enquête ainsi que la nullité absolue de l'autorisation de construire litigieuse. Ces critiques doivent être rejetées, ne serait-ce qu'en raison du fait que l'autorité attaquée s'est prononcée sur ces moyens, certes succinctement pour le premier (arrêt attaqué, consid. 2c p. 10), mais de manière détaillée pour le second (arrêt attaqué, consid. 2d p. 10 s.). Au demeurant, le Tribunal cantonal n'était pas tenu d'examiner la question du défaut d'indication de dérogations dans la mise à l'enquête, dès lors que le recourant n'était pas recevable à invoquer ce moyen (cf. infra consid. 3.3). Il s'ensuit que les griefs tiré d'une violation du droit d'être entendu doivent être rejetés.