Citation: 6B_1485/2021 E. B

Par jugement du 27 septembre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel du ministère public et rejeté l'appel joint de A.________ à l'encontre du jugement du 12 mars 2021. Elle a réformé cette décision en ce sens qu'elle a ordonné que A.________ soit expulsé du territoire suisse pour une durée de cinq ans et que cette mesure soit inscrite au fichier SIS. Les faits retenus à l'appui de ce jugement sont en substance les suivants. B.a. A.________ est né en 1983 au Kosovo, pays dont il est ressortissant. A l'âge de 8 ans, il a quitté le Kosovo pour s'installer avec ses parents et ses deux frères en Suisse, à U.________, où il a effectué toute sa scolarité obligatoire. Il s'est marié à l'âge de 16 ans avec E.________ qu'il a rencontrée au Kosovo. Au terme de sa scolarité obligatoire, il a commencé un apprentissage de mécanicien automobile qu'il a toutefois abandonné pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a ensuite travaillé dans le domaine du bâtiment avant de revenir dans le secteur de l'automobile où il a travaillé comme mécanicien. Par la suite, il a exploité un garage à V.________ et a repris avec ses deux frères une carrosserie. Après 5 ou 6 ans, la fratrie a vendu la carrosserie, ce qui a permis à l'intéressé d'exploiter une petite boulangerie à W.________. C'est à cette époque qu'il a rencontré F.________, déférée séparément. Il a noué une relation amoureuse avec celle-ci et a travaillé avec elle dans l'exploitation de la boulangerie. Trouvant les horaires trop difficiles, il a arrêté cette activité. A la suite des faits qui font l'objet de la présente procédure pénale, A.________ et F.________ se sont séparés. Après sa première période de détention provisoire, A.________ a entretenu à tout le moins une autre relation extraconjugale avec G.________. L'épouse de A.________, avec laquelle ce dernier dit avoir renoué depuis qu'il a mis un terme aux relations extraconjugales susmentionnées, vit à U.________. Le couple a deux enfants âgés respectivement de 14 et 12 ans, qui sont scolarisés dans cette ville. L'épouse de l'intéressé travaille dans une entreprise horlogère comme visiteuse, ce qui lui procure un revenu de l'ordre de 7'000 fr. par mois. Elle subvient à son propre entretien ainsi qu'à celui des enfants. A.________ a des dettes qu'il estime à environ 80'000 fr., frais de justice et dettes de leasing compris. Pour les besoins de la présente affaire pénale, A.________ a été placé en détention provisoire du 18 juillet 2019 au 17 janvier 2020. A cette date, le Tribunal des mesures de contrainte a ordonné, en lieu et place de la détention provisoire, des mesures de substitution à forme du dépôt par A.________ de ses documents d'identité et de son permis C, en main du Ministère public de l'arrondissement de La Côte, et ce dès leur renouvellement. Cette autorité a prolongé, par ordonnance du 16 mars 2020, ces mesures de substitution jusqu'à l'issue de la procédure. Au surplus, par ordonnances respectivement du 16 mars 2020 et du 4 mai 2020, elle a ordonné des mesures de substitution à la détention pour des motifs de sûreté à forme d'une interdiction faite à A.________ d'entretenir des relations avec B.________, C.D.________ et H.D.________ jusqu'au 13 juillet 2020. En raison de nouvelles infractions, A.________ a été arrêté et placé à nouveau en détention provisoire le 25 mai 2020. Il a obtenu un régime d'exécution anticipée de peine à compter du 28 octobre 2020.