Citation: 4A_149/2007 09.10.2007 E. 3

Dans leur écriture, les recourants exposent qu'ils ont acheté le bâtiment sur la base de l'estimation sommaire des coûts de rénovation établie par l'intimée. Or, à les suivre, le dépassement de ces coûts aurait atteint 300%, ce qui n'est pas compatible avec la limite de tolérance admise pour une estimation sommaire. Par ailleurs, ils reprochent à la cour cantonale d'avoir retenu que cette estimation sommaire des coûts concernait uniquement des transformations douces, alors que le programme impliquait de revoir toute la stabilité du bâtiment, éventuellement en s'adjoignant les services d'un expert pour évaluer les frais de consolidation du bâtiment. Enfin, les recourants mettent en avant la prétendue absurdité de rafraîchir une maison dont les structures seraient inadéquates et présenteraient un danger. Ce faisant les recourants entendent remettre en cause l'état de fait établi souverainement par la cour cantonale, sans expliquer en quoi l'appréciation de celle-ci serait manifestement insoutenable, se trouverait en contradiction évidente avec la situation de fait ou heurterait de façon choquante le sentiment de la justice et de l'équité; ils ne démontrent en outre pas en quoi la décision cantonale serait arbitraire dans son résultat. Ils ne prétendent pas plus que les faits auraient été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. Une telle argumentation, en tant qu'elle en reste à des considérations essentiellement générales et appellatoires, ne satisfait nullement aux exigences de motivation susmentionnées. Il suit de là que le recours est irrecevable, faute d'une motivation suffisante. Au demeurant, même suffisamment circonstanciées, les critiques formulées seraient sans fondement. S'agissant du prétendu dépassement des coûts indiqués dans l'estimation sommaire, la cour cantonale a posé qu'un écart important n'avait pas été établi. Cette affirmation se fonde sur plusieurs éléments de fait qui n'ont pas été critiqués spécifiquement par les recourants, à savoir: une modification - non indispensable - du niveau du plancher de la salle à manger, le choix d'un parquet plus coûteux que celui calculé par l'intimée, l'installation d'une cheminée de salon non prévue à l'origine et des aménagements extérieurs qui n'avaient pas non plus été envisagés tout de suite. De plus, l'instance cantonale a constaté que les recourants avaient "gonflé" le coût des travaux en y incorporant l'offre d'une entreprise qui avait déjà été produite ainsi que la facture du registre foncier relative à la vente de l'immeuble, alors que ce dernier poste était expressément exclu de l'estimation sommaire commandée à l'intimée. S'agissant de la nature des travaux énumérés dans l'estimation sommaire, force est de constater que ceux-ci concernaient principalement une transformation douce du bâtiment, à l'exception d'un poste particulier réservé pour la remise en état de la toiture. Contrairement à ce que soutiennent les recourants, aucun élément du dossier ne permet d'affirmer qu'il était convenu de revoir toute la stabilité du bâtiment: à cet égard, les déclarations du président du conseil d'administration de l'intimée citées par les recourants dans leur recours ne leur sont d'aucune utilité, en tant qu'elles sont uniquement limitées au problème particulier de la stabilité de la charpente. Quant au prétendu danger qu'auraient présenté les structures inadéquates du bâtiment, il ne ressort d'aucune pièce de la procédure et le rapport auquel renvoient les recourants dans leur recours n'en fait même pas mention.