Citation: 1P.364/2004 23.09.2004 E. 1

Or, la recourante ne prétend pas que l'avocat commis d'office ne serait pas qualifié pour assurer la défense de ses intérêts. Elle tient certes le choix de Me B.________ pour arbitraire, mais elle ne fait valoir à l'encontre de celui-ci aucun reproche précis et fondé, propre à faire apparaître ce choix comme arbitraire et contraire aux intérêts de la défense. Elle ne prétend en particulier pas que l'avocat désigné ne pourrait exercer son mandat d'office en raison de conflits d'intérêts, d'incompatibilité ou d'un autre motif (arrêt P.3015/1986 du 21 février 1986 consid. 3 paru à la SJ 1986 p. 351). Elle ne cherche pas plus à démontrer que la défense de ses intérêts imposerait la désignation d'un autre avocat en raison de la nature particulière de l'affaire ou qu'elle serait mise en péril par des relations personnelles conflictuelles avec Me B.________. Si la relation de confiance doit en principe être recherchée, le droit à un procès équitable garanti à l'art. 29 al. 1 Cst. ne donne pas à l'assisté le droit de refuser l'avocat désigné, parce qu'il n'aurait, pour des raisons purement subjectives, pas confiance en lui (ATF 105 Ia 296 consid. 1d p. 302). On relèvera enfin que le Président du Tribunal correctionnel pouvait sans arbitraire estimer urgente la nomination d'un avocat d'office dans la mesure où il entendait tenir une audience le 5 juillet 2004 et il n'a pas fait preuve d'arbitraire en en désignant un sans attendre une proposition concrète de la part de la recourante.