Citation: 5A_432/2024 E. 3.4

3.4. Il sera d'emblée relevé que le pouvoir d'examen du Tribunal de céans n'est pas limité à l'arbitraire s'agissant de griefs portant sur l'application du droit fédéral (art. 95 let. a LTF; cf. supra consid. 2.1). Cela étant, la Cour de justice a considéré, de manière conforme à la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.1), que la durée du mariage et la présence de deux enfants communs n'étaient en soi pas des critères suffisants pour admettre que le mariage avait durablement influencé la situation financière de la recourante et que, par conséquent, celle-ci se devait d'alléguer et de prouver les éléments concrets permettant d'établir que le mariage avait affecté sa situation. En tant que la recourante se contente derechef de se prévaloir de manière abstraite de ces critères, sa critique manque sa cible. Il en va de même lorsqu'elle invoque avoir subvenu aux besoins de son ex-mari après la conclusion du mariage et que les époux jouissaient d'un train de vie " très confortable " pendant la vie commune, ces allégations ne reposant sur aucune pièce du dossier ni explication sur leur pertinence dans l'appréciation de l'impact décisif du mariage sur sa situation financière (cf. supra consid. 2.2), étant en outre rappelé que le train de vie des époux pendant la vie commune, lequel constitue la limite supérieure du droit à l'entretien, ne peut être déterminé uniquement sur la base des revenus cumulés des époux (voir notamment ATF 147 III 293 consid. 4.4; arrêts 5A_476/2023 du 28 février 2024 consid. 3.2.2; 5A_80/2023 du 11 octobre 2023 consid. 5.1). Au surplus, les considérations relatives au montant de la rente issue des avoirs LPP de l'ex-mari et de sa charge locative ne suffisent pas, à elles seules, à démontrer que la recourante ne serait pas en mesure de couvrir son propre entretien, l'assertion selon laquelle ses charges se monteraient à 6'000 fr. par mois n'étant en particulier nullement explicitée. En définitive, la recourante soutient que le mariage revêt un caractère " lebensprägend " et que son incapacité à assumer son entretien à la retraite commanderaient de lui allouer une contribution d'entretien en se livrant à une critique essentiellement appellatoire, reposant sur des faits irrecevables car non constatés dans l'arrêt entrepris. Une telle critique, de surcroît détachée de la motivation cantonale, n'est pas de nature à démontrer un abus du pouvoir d'appréciation de la Cour de justice.