Citation: 6B_1362/2019 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant oppose les déclarations qui vont dans son sens à celles mises en exergue par la cour cantonale, sans toutefois démontrer en quoi les premières devraient prévaloir sur les secondes et ainsi conduire à la modification de l'issue de la cause. En cela, il est douteux que son argumentation soit recevable (cf. art. 97 al. 2 LTF). Au demeurant, il convient d'observer que les mis en cause ont longtemps cherché à minimiser leur implication. Ils ont tout d'abord nié connaître la victime, puis affirmé n'avoir eu aucune relation de nature sexuelle avec elle, avant d'admettre, confrontés notamment aux preuves ADN, que tel avait été le cas. Leurs déclarations ont ainsi été loin d'être constantes, ce qui fut également le cas en ce qui concerne l'état de la victime. Ainsi par exemple, lorsque le recourant cite D.________ déclarant que la victime était dans un état normal, il ne reprend pas l'intégralité des propos protocolés, à savoir: " Elle était dans un état normal. Vous me demandez si je suis sûr de cela. En fait, elle était un peu éméchée. Vous me rappelez mes précédentes déclarations dans lesquelles j'avais dit qu'elle titubait et que nous avions dû la soutenir. Oui c'est vrai et à tour de rôle, elle embrassait l'un ou l'autre de nous trois " (PV aud. 16 R 14 p. 5). De même le recourant cite-t-il F.________ selon lequel " elle était normale ", sans préciser que celui-ci se limitait alors à évoquer une femme qu'il prétendait avoir vue en compagnie d'autres personnes du centre EVAM et à qui il s'était contenté de dire bonjour avant de passer son chemin (PV aud. 13 R 10 p. 3). En définitive, la cour cantonale pouvait constater que E.________, D.________ et le recourant ont tous trois admis, et ce à plusieurs reprises, que la victime était fortement alcoolisée et/ou droguée et qu'elle avait des difficultés pour marcher, se tenir debout ou même s'asseoir. Replacées dans leur contexte, les déclarations mises en exergue par le recourant à teneur desquelles la victime n'était pas (ou seulement peu) saoule doivent être relativisées, ce d'autant plus qu'elles sont contredites par d'autres moyens de preuve (images de vidéosurveillance, témoignages, expertise toxicologique). Elles ne sauraient ainsi suffire à rendre les constatations cantonales insoutenables.