Citation: 6B_978/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé qu'entre août 2013 et décembre 2013, le recourant avait bénéficié du revenu d'insertion, soit environ 1'750 fr. par mois. Compte tenu de sa charge de loyer - soit 650 fr. par mois -, il ne pouvait ainsi assumer son obligation d'entretien sans porter atteinte à son minimum vital. Sa situation financière entre janvier et juin 2014 était moins claire, puisque le recourant s'était alors lancé dans une activité indépendante, renonçant au revenu d'insertion. Il avait affirmé n'avoir gagné que deux fois 500 fr. durant cette période, et avoir subsisté grâce à des prêts contractés en Afrique et aux repas gratuits fournis par diverses fondations. Selon l'autorité précédente, la question de savoir quels étaient les revenus du recourant entre janvier et juin 2014 pouvait être laissée ouverte, dès lors que celui-ci n'avait, pour l'ensemble de la période litigieuse - soit d'août 2013 à juin 2014 -, pas fait tout ce que l'on pouvait raisonnablement attendre de lui pour se procurer des ressources suffisantes. Alors que le recourant avait affirmé avoir poursuivi ses recherches d'emploi, y compris durant les périodes où il bénéficiait de l'aide sociale et lorsqu'il était indépendant, il apparaissait qu'il n'avait effectué de telles démarches qu'entre août 2010 et novembre 2011. Les efforts qu'aurait fournis le recourant pour se réinsérer sur le marché du travail entre août 2013 et juin 2014 n'étaient pas établis. En outre, même si ceci ne concernait pas directement la période en question, les seuls documents à disposition montraient que, durant le premier délai-cadre du recourant, ce dernier avait été souvent averti et sanctionné pour la manière dont il s'acquittait de ses obligations envers l'assurance-chômage. Ces éléments donnaient plutôt l'impression d'un manque d'engagement de la part de l'intéressé. Le fait qu'il n'eût pas effectué de recherches d'emploi entre août 2013 et juin 2014 tendait à confirmer cette tendance. Par ailleurs, bien que le recourant eût indiqué s'être lancé en tant qu'indépendant sur le marché des fournitures de machines d'impression au début de l'année 2014, aucun élément ne venait confirmer ses affirmations. Selon la cour cantonale, il fallait donc retenir que les explications du recourant concernant ses tentatives de se mettre à son compte étaient trop vagues pour considérer qu'il aurait tout fait pour retrouver une activité lucrative. Il ressortait de surcroît du dossier que, depuis août 2013 et jusqu'en janvier 2016, le recourant n'avait connu aucune incapacité de travail. Il était donc bien apte, durant la période litigieuse, à chercher et à exercer une activité lucrative, mais n'avait pas fait tous les efforts pouvant raisonnablement être exigés de lui pour se procurer un revenu lui permettant d'assumer ses obligations d'entretien. La cour cantonale a encore indiqué que si le recourant avait connu une longue période d'inactivité depuis la perte de son emploi en 2006, il avait tout de même travaillé à l'essai au début de l'année 2012, de sorte que sa capacité à se réinsérer professionnellement après une longue période d'inactivité ne pouvait être niée. L'intéressé aurait été en mesure de retrouver un emploi, entre août 2013 et juin 2014, le cas échéant moins qualifié que son dernier travail, et de se procurer un salaire qui pouvait être estimé - en se basant sur l'enquête suisse sur la structure des salaires réalisée par l'Office fédéral de la statistique - à quelque 4'900 à 5'800 fr. bruts par mois. Après déduction des charges sociales - soit environ 15% du salaire - on pouvait ainsi retenir que le recourant aurait été en mesure de se procurer un salaire net d'environ 4'200 fr. à tout le moins. Cela lui aurait permis de couvrir ses charges - comprenant un minimum vital de 1'200 fr., un loyer de 650 fr. et des primes d'assurance-maladie estimées à 350 fr. - et de s'acquitter de la pension due à sa fille. Il n'y avait pas lieu de tenir compte de charges supplémentaires pour les autres enfants du recourant, dans la mesure où celui-ci n'en avait pas alléguées s'agissant de la période litigieuse. Il résultait au contraire de ses déclarations qu'il n'avait rien versé pour ses enfants depuis 2008. L'autorité précédente a enfin retenu que si le recourant n'avait pas les moyens de s'acquitter de la pension fixée en 2002, il aurait dû en demander la réduction auprès du juge civil, ce que le jugement du 29 janvier 2008 mentionnait expressément mais que l'intéressé n'avait pas fait.