Citation: 1B_154/2018 E. 1

Dès lors que le Procureur intimé a motivé ses refus de reporter l'audience en raison d'une incapacité du recourant (cf. les courriers des 6 décembre 2017 et 22 janvier 2018), que le mandat de comparution du 6 décembre 2017 mentionnait les conséquences d'un défaut de comparution (cf. art. 205 al. 4 CPP) et que l'avocat du recourant a confirmé que ce dernier ne se présenterait pas le 24 janvier 2018 (cf. sa télécopie de ce jour), le mandat d'amener émis le 25 suivant ne démontre pas non plus une apparence de prévention à l'égard du recourant, mais constitue tout au plus une étape subséquente de la procédure, au demeurant non ignorée du recourant (cf. le mandat de comparution faisant état de l'art. 205 CPP et le courrier du 24 janvier 2018 du mandataire du recourant p. 2). En tout état de cause, le principe de la bonne foi, concrétisé à l'art. 3 al. 2 let. a CPP, ne concerne, en procédure pénale, pas seulement les autorités pénales mais le cas échéant les différentes parties, y compris le prévenu; on en déduit en particulier l'interdiction des comportements contradictoires (ATF 143 IV 117 consid. 3.2 p. 121). Or, celui adopté par le recourant n'est de loin pas dénué de toute critique, frisant même parfois la témérité. Ainsi, il ne réagit pas aux mandats de comparution qui lui sont adressés et attend, tant en février 2017 qu'en janvier 2018, d'être à deux jours de la date des audiences prévues pour en demander le report; il se prévaut de plus, la première fois, d'un motif connu depuis septembre 2016 et ne donne, en novembre 2017, aucune information complémentaire quant à l'évolution de sa maladie. Enfin, indépendamment de son état de santé, le recourant savait, en date du 6 décembre 2017, qu'il serait à l'étranger le 24 janvier 2018, renseignement qu'il n'a pourtant pas jugé utile de transmettre à la direction de la procédure; cet élément paraît au demeurant pouvoir confirmer - certes postérieurement - l'appréciation effectuée par le Procureur intimé quant à la capacité de comparaître du recourant, respectivement le cas échéant pouvoir justifier un mandat d'amener (cf. art. 207 al. 1 let. a ou b CPP). Au regard de l'ensemble de ces éléments, la Chambre des recours pénale n'a pas violé le droit fédéral en rejetant la requête de récusation déposée le 25 janvier 2018 par le recourant.