Citation: I 350/99 06.01.2000 E. 4

4.- a) En l'espèce, si l'office intimé n'a pas expressément refusé l'octroi de mesures d'ordre professionnel au recourant, il y a pourtant lieu d'admettre que tel est le cas, dès lors que la demande de prestations portait à la fois sur un reclassement et sur une rente d'invalidité. La décision administrative litigieuse ne contient, cependant, aucun motif à l'appui d'un tel refus et le jugement cantonal est muet sur la question. Ce n'est que dans sa réponse au recours de droit administratif que l'OCAI a déclaré qu'il avait mis fin au stage d'observation professionnelle de l'assuré, en raison du mauvais comportement de ce dernier et de son manque réitéré de volonté, malgré plusieurs avertissements préalables, de sorte qu'il ne saurait demander de nouvelles mesures de réadaptation. En second lieu, l'OCAI a considéré que le recourant était en mesure d'exercer des activités ne nécessitant aucune formation préalable telles qu'opérateur de presse, ouvrier d'usine ou employé dans l'étiquetage. b) En l'occurrence, le rapport du CIP du 25 juin 1998 indique que des avertissements ont été donnés au recourant, mais le dossier n'en contient pas de trace. Dans ces circonstances, force est de considérer que, faute de sommation valable au sens de l'arrêt cité au consid. 3b ci-dessus, le manque de motivation de l'assuré n'était pas une raison suffisante pour lui refuser les mesures demandées. c) Il ressort des deux rapports du médecin de la CNA et du rapport du CIP du 25 juin 1998 que le recourant n'est plus en mesure d'exercer son ancienne occupation de nettoyeur, mais qu'il est apte à travailler à plein temps et à plein rendement dans toute activité professionnelle évitant les travaux lourds, le port de charges, la position statique debout prolongée et des déplacements fréquents. En retenant trois activités susceptibles d'être exercées par le recourant, l'OCAI a procédé à une évaluation théorique de la situation, comme il l'indique expressément dans sa décision du 27 août 1998. Il n'a pas examiné, en revanche, les possibilités concrètes de reclassement professionnel, eu égard aux nombreuses limitations imposées par le handicap physique de l'assuré. Partant, on ne saurait admettre d'emblée que les activités réellement adaptées aux déficiences physiques du recourant ne nécessitent pas de formation préalable, de sorte que la deuxième raison invoquée par l'OCAI à l'appui de son refus d'octroyer des mesures d'ordre professionnel n'est pas pertinente non plus. d) Il sied dès lors de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il examine concrètement les possibilités de reclassement professionnel du recourant, ainsi que les autres conditions dont dépend le droit à cette prestation, et rende une nouvelle décision. Dans son appréciation, l'OCAI tiendra compte, notamment, de l'attitude positive dont semble désormais faire preuve le recourant à l'égard de telles mesures, de l'avis du docteur T.________ selon lequel son patient serait en mesure de reprendre une activité professionnelle, pour autant qu'il puisse bénéficier de mesures de reclassement, du jeune âge du recourant, ainsi que de l'influence éventuelle de ses troubles psychiques sur sa capacité de gain.