Citation: 5P.202/2004 10.08.2004 E. 1

Par décision du 4 juin 2003, le juge suppléant des districts de Martigny et St-Maurice a, pour les mêmes motifs que précédemment, rejeté la requête d'assistance judiciaire. Par jugement du 19 avril 2004, la cour de cassation civile du Tribunal cantonal valaisan a rejeté le recours déposé par X.________ contre la décision précitée. Elle a retenu que le refus de la mise en oeuvre d'une expertise médicale dans le but d'établir les chances de succès de la cause ne violait pas le droit d'être entendu de la requérante, celle-ci pouvant toujours requérir cette expertise dans la procédure au fond et le juge de l'assistance devant statuer en l'état du dossier, sur la base d'un examen provisoire et sommaire des allégations et des preuves à disposition, sans procéder à une instruction supplémentaire. Se fondant sur l'avis de trois médecins, elle a estimé que, malgré sa santé physique déficiente et sa forte médication, Y.________ a gardé toutes ses facultés d'agir raisonnablement dans les périodes qui ont de peu précédé ou suivi la signature du testament et que cette pleine capacité de discernement du testateur existait également lors de la passation de l'acte, ce que tant le médecin soignant du de cujus que les deux témoins requis pour le testament public ont attesté. Sur la base de ces éléments, la cour cantonale a conclu que les chances de succès de l'action en annulation de X.________ étaient, à ce stade de la procédure, beaucoup plus faibles que les risques de perdre le procès.