Citation: 8C_198/2024 E. 6.5

6.5. En tant que la docteure M.________ ne retenait pas le diagnostic d'état de stress post-traumatique, les premiers juges ont constaté que les experts n'étaient pas unanimes quant à ce diagnostic. En effet, le docteur E.________, lequel avait examiné la recourante à moins d'une année de l'agression, avait écarté le diagnostic d'état de stress post-traumatique, expliquant qu'il ne correspondait pas aux symptômes observés ("il n'existe pas de manifestations intrusives en lien avec ce traumatisme, que ce soit de jour ou de nuit"; cf. p. 26 du rapport). Quant au docteur F.________, dont l'examen avait eu lieu à une année et demie de l'agression, il avait également nié ce diagnostic, arguant, à lire l'expertise, que l'événement avait en quelque sorte réactivé d'autres événements traumatiques vécus depuis l'enfance (cf. ad. 8 du rapport). Enfin, comme l'ont relevé les juges cantonaux, en tant que les docteures H.________ et L.________ ne se prononçaient pas sur l'événement déclencheur ni sur la question de savoir si celui-ci avait atteint la gravité nécessaire pour retenir un état de stress post-traumatique, ce diagnostic ne pouvait être confirmé, au degré de la vraisemblance prépondérante. Au demeurant, l'intimé avait estimé que la description des faits à l'origine du trouble dont se plaignait la recourante faisait douter que l'événement traumatique ait pu atteindre la gravité nécessaire à la reconnaissance de ce diagnostic, ce qui - notamment - l'avait conduit à mettre en oeuvre la nouvelle expertise auprès du CEMed (cf. avis juridique du 28 mai 2021). La recourante ne soulève aucun grief sur ce point. Elle énonce tout au plus avoir reçu un violent coup sur le haut de la tête par l'un des résidents de l'hôpital, sans pour autant établir que la violence de ce coup suffirait, à lui seul, à retenir le diagnostic d'état de stress post-traumatique.