Citation: C 24/05 11.04.2005 E. 3

3.1 Selon les art. 56 al. 1 et 57 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont sujettes à recours devant le Tribunal cantonal des assurances. La procédure cantonale est régie depuis le 1er janvier 2003 par les dispositions topiques de la LPGA. Aussi le recours doit-il être déposé dans les trente jours suivant la notification de la décision sujette à recours (art. 60 al. 1 LPGA). Les art. 38 à 41 LPGA qui ont trait au calcul, à la suspension, à l'observation, à la prolongation et à la restitution des délais sont applicables par analogie devant la juridiction cantonale (cf. art. 60 al. 2 LPGA). Ainsi, le délai de recours commence à courir le lendemain de la communication (art. 38 al. 1 LPGA). En tant que délai légal, il ne peut pas être prolongé (art 40 al. 1 LPGA). La LACI ne contient pas de disposition dérogeant aux règles ci-dessus exposées. Celles-ci sont dès lors applicables ratione materiae. 3.2 In casu, la décision sur opposition a été notifiée au recourant le 15 avril 2004. Compte tenu des féries de Pâques (art. 38 al. 4 let. a LPGA), le délai de recours a expiré le mardi 18 mai 2004. Formé le 14 juin 2004, le recours était manifestement tardif et la juridiction cantonale aurait en principe dû le déclarer irrecevable. Toutefois, et bien que la prolongation du délai en cause par le juge soit contraire à la loi, la bonne foi de l'intéressé doit être protégée (en ce qui concerne la prolongation d'un délai légal par une caisse de compensation, cf. ATF 97 V 188, arrêt K. du 13 avril 2000, I 526/99). Il y a donc lieu d'examiner si, comme le recourant le prétend, le mémoire de recours déposé le 14 juin 2004 a été adressé à la juridiction cantonale dans le délai prolongé par celle-ci.