Citation: 6B_396/2022 E. 3.5

3.5. Le raisonnement de la cour cantonale ci-dessus apparaît conforme au droit fédéral. A supposer qu'un "droit de correction" soit encore toléré (cf. ATF 129 IV 216 consid. 2.3 qui a laissé la question ouverte) - problématique qui fait l'objet d'une motion aux Chambres fédérales (cf. motion Bulliard-Marbach 19.4632 "Inscrire l'éducation sans violence dans le CC"; postulat Bulliard-Marbach 20.3185 "Protection des enfants contre la violence dans l'éducation") - en tout état, dans le cas d'espèce, il n'en serait pas question. De plus, en tant que le recourant soutient, notamment qu'il n'aurait infligé une correction à l'intimée qu'à deux reprises suite à des comportements inadéquats et qu'il ne se serait emporté contre ses filles qu'à de rares occasions, et pour des raisons bien spécifiques, il s'écarte des faits retenus en opposant sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va de même lorsqu'il soutient qu'il n'aurait pas fait usage de la force envers C.A.________ et que la cour cantonale ne disposerait pas de suffisamment d'éléments pour retenir des voies de fait à son préjudice. A cet égard, rappelons que le principe in dubio pro reo n'a ici pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. De plus, contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'a pas été condamné pour les faits qui s'étaient déroulés dans son pays natal. En effet, il ressort que la procédure a été classée concernant la prévention de lésions corporelles simples, éventuellement voies de fait réitérées, infractions prétendument commises dès janvier 2017 jusqu'au mois de mars/avril 2019 au Burkina Faso, faute de compétence des autorités suisses. Dès lors, son argument selon lequel ce genre de châtiment corporel ne serait pas réprimé dans son pays natal n'a aucune portée. Il s'ensuit que le recourant ne soulève aucun grief recevable quant à la contestation des faits ni quant à l'application du droit.