Citation: 4A_649/2011 E. 3.1

3.1. Il a été constaté en fait (art. 105 al. 1 CO) qu'au 3 décembre 2004 le recourant était débiteur à l'endroit de l'intimée, solidairement avec B.________, d'une dette atteignant la somme de 87'318 fr.25 en capital. Dès cette époque, des négociations se sont engagées entre la banque et les débiteurs solidaires pour le règlement total de cette dette. Comme les tractations n'avaient pas abouti, l'intimée a fait notifier des poursuites aux deux débiteurs solidaires, les 6 juillet 2006 et 16 août 2007, puis les a avisés, le 10 juillet 2008, de son intention de déposer prochainement une action en reconnaissance de dette. Vers la fin juillet 2008, la banque a rencontré les deux débiteurs solidaires pour d'ultimes discussions. A cette occasion, la première a demandé aux seconds de lui verser 50'000 fr. pour solde de toute prétention, alors que ceux-ci ont proposé un paiement de 40'000 fr. pour liquider la querelle. Par pli du 8 septembre 2008, la banque a écrit au recourant et à B.________ qu'elle ne pouvait accepter leur proposition de régler le montant de 40'000 fr. pour solde de tout compte, sans même que soit fixé un calendrier de paiement; l'intimée leur a en conséquence fait savoir sans détour que seul l'engagement clair de leur part de payer la somme de 50'000 fr. au plus tard le 31 août 2009 ferait obstacle à l'ouverture d'une action en justice à leur encontre, pour autant qu'un accord en ce sens puisse être trouvé « d'ici mi-septembre ». Le 9 septembre 2008, le recourant a informé la banque qu'il souhaitait un report à la fin septembre ou au début octobre 2008 de l' « ultimatum de mi-septembre », au motif que B.________ était absent. Le 10 septembre 2008, l'intimée a répondu au recourant qu'elle était désormais lasse de « toujours repousser les délais » fixés pour parvenir à un arrangement à l'amiable; elle a ainsi indiqué au recourant qu'il lui fallait contacter B.________ avant le 15 septembre prochain et qu'à ce défaut elle procéderait en justice. Par un pli daté du 20 septembre 2008, le recourant et B.________ ont déclaré à l'intimée qu'ils acceptaient, à contrecoeur, la proposition de verser à celle-ci 50'000 fr. au 31 août 2009.