Citation: 4A_168/2022 E. 1

Par formule officielle du 27 décembre 2019, les bailleurs C.________ et D.________ ont résilié, pour cause de défaut de paiement, le bail de de l'appartement, sis à Lausanne, loué à la locataire A.________ dans lequel celle-ci habitait avec B.________. Le 28 janvier 2020, A.________ et B.________ ont introduit une requête tendant à l'annulation du congé auprès de la Commission de conciliation en matière de baux à loyers du district de Lausanne. Après une tentative de conciliation infructueuse et la reddition d'une proposition de jugement frappée d'opposition, la Commission de conciliation a délivré, le 25 août 2020, une autorisation de procéder rectifiée à A.________ et B.________. Ceux-ci ont porté l'affaire devant le Tribunal des baux du canton de Vaud en date du 26 septembre 2020. Le 1er décembre 2020, les bailleurs ont conclu au déboutement des demandeurs et, reconventionnellement, à ce qu'il soit dit que la résiliation du bail signifiée le 27 décembre 2019 pour le 31 janvier 2020 était entrée en force, que le bail avait pris fin à cette dernière date et à ce qu'ordre soit donné aux demandeurs de quitter et rendre libre immédiatement l'appartement remis à bail, sous peine d'y être contraints par la force. Par lettre du 3 décembre 2020 adressée aux défendeurs, la Présidente du Tribunal des baux a constaté que leurs conclusions en expulsion faisaient l'objet d'une litispendance préexistante en raison de la demande d'expulsion dirigée contre A.________ introduite le 7 septembre 2020 auprès de la Juge de paix du district de Lausanne. Par courrier du 15 décembre 2020, la Juge de paix du district de Lausanne a pris acte du retrait par les bailleurs de leur requête d'expulsion. Après avoir tenu une audience le 21 avril 2021, le Tribunal des baux vaudois, statuant par jugement daté du même jour, a rejeté la demande en tant qu'elle était formée par B.________, a dit que la résiliation du bail était valable et qu'aucune prolongation de bail n'était accordée à la demanderesse et a imparti à cette dernière un délai de 20 jours, une fois la décision exécutoire, pour quitter et rendre libre l'appartement occupé, sous peine d'y être contrainte par la force sur requête des bailleurs.