Citation: 5P.300/2004 24.09.2004 E. 3

3.1 Dans un autre grief, le recourant soutient que la Cour de justice a apprécié les preuves et établi les faits de manière arbitraire (art. 9 Cst.), en omettant de tirer les conséquences des constatations qu'elle a effectuées. Il expose que, selon la décision attaquée, l'entourage des enfants lui est hostile et ne favorise pas leurs relations avec lui. Aux dires de la curatrice, les enfants sont de surcroît en danger. Dès lors, il est insoutenable de maintenir la situation actuelle en prétendant que l'on ne vise que l'intérêt des enfants. Le recourant se plaint en outre d'être obligé de voir ceux-ci dans un milieu surveillé destiné, d'après lui, aux pères violents et pédophiles, bien que de tels comportements ne lui aient jamais été reprochés. Il dénonce aussi une violation de l'art. 145 al. 1 CC, l'autorité cantonale n'ayant, à son avis, manifestement pas cherché à établir la vérité. 3.2 Dans la mesure où le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir à l'évidence mal appliqué cette dernière disposition, il n'y a pas lieu d'entrer en matière. En effet, ce grief implique a fortiori une fausse application du droit fédéral, laquelle relève du recours en réforme lorsque cette voie est, comme en l'espèce, ouverte (J.-F. Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, n. 1.6.3 ad art. 43). Compte tenu de la subsidiarité absolue du recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ), le recours est donc irrecevable sur ce point. Pour le surplus, le recourant critique en réalité, d'un point de vue matériel, l'attribution des enfants et les modalités du droit de visite, questions qui ressortissent au droit fédéral et, par conséquent, au recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ). Le moyen est par conséquent irrecevable dans le présent recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). Enfin, le grief selon lequel la Cour de justice n'a pas donné suite à ses offres de preuves ne saurait être admis (cf. consid. 2 supra).