Citation: 6B_298/2015 E. 2.3.2

2.3.2. Que l'abandon de la circonstance du métier ne conduise pas à une modification de la peine a été dûment motivé dans l'arrêt cantonal (p. 36 ch. 9.3.3). Le recourant ne critique pas cette appréciation, qui ne prête pas flanc à la critique. En matière de trafic de stupéfiants, même si la quantité de drogue ne joue pas un rôle prépondérant, elle constitue sans conteste un élément important dans la fixation de la quotité de la peine. Elle perd cependant de l'importance au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la limite, pour la cocaïne de 18 grammes (ATF 138 IV 100 consid. 3.2 p. 103), à partir de laquelle le cas doit être considéré comme grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup (cf. ancien art. 19 ch. 2 let. a LStup; ATF 121 IV 193 consid. 2b aa p. 196). Au vu de cette jurisprudence, mais également du fait que la peine litigieuse sanctionne le recourant pour toute une série d'infractions, la diminution de la quantité de cocaïne pure retenue - de 55.2 g au dessus des 18 g précités, à 48.2 g au dessus de cette limite - n'est pas assimilable à l'abandon d'une partie importante de l'accusation et n'est pas propre à imposer une réduction de la peine prononcée.