Citation: 2A.212/2005 04.08.2005 E. 3

3.1 le recourant reproche à la Commission de recours d'avoir violé son droit d'être entendu en refusant d'ordonner l'audition qu'il requérait de vingt-trois témoins. Il soutient donc implicitement que celle-ci a établi les faits en violation de règles essentielles de la procédure, au sens de l'art. 105 al. 2 OJ. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, l'autorité demeure libre de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les références citées). 3.2 Dans le cas particulier, trois échanges d'écritures ont été ordonnés. Les pièces du dossier documentent les problèmes abordés et les griefs articulés. La Commission de recours pouvait donc considérer sans arbitraire que les pièces figurant au dossier étaient suffisantes pour lui permettre de forger sa conviction et que l'audition de vingt-trois témoins ne pouvait rien apporter de plus. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation des preuves serait arbitraire. 3.3 La Commission de recours a tenu pour établie une série de reproches formulée par l'employeur du recourant à l'encontre de ce dernier. La Commission de recours disposait à cet effet de pièces produites par le Département fédéral. Le recourant ne peut pas faire grief à la Commission de recours de s'être fondée exclusivement sur les déclarations du Département fédéral, sans exiger de ce dernier qu'il apporte des preuves; précisément, le Département fédéral a étayé ses dires par des pièces. Le recourant n'a démontré ni que lesdites pièces ne documentaient pas suffisamment les griefs retenus contre lui, ni que ceux-ci ne portaient pas sur des faits précis et concrets, ni que le contenu de ces documents ne correspondait pas à la réalité ou était le produit d'une appréciation purement subjective, voire partiale de leurs auteurs, qui ne reposait sur rien de sérieux. Il est d'ailleurs significatif à cet égard que, parmi les vingt-trois témoins dont il requérait l'audition, ne figurait précisément aucun dirigeant. Il résulte en outre du dossier que le recourant a admis certains des manquements qui lui étaient reprochés. En conclusion, le recourant ne peut pas faire valoir, même implicitement, que la Commission de recours a établi les faits de manière manifestement inexacte et (ou) incomplète. Finalement, le recourant se limite à opposer sa propre version des faits à celle retenue par la Commission de recours, ce qui n'est précisément pas recevable en vertu de l'art. 105 al. 2 OJ. Le grief est mal fondé.