Citation: 1C_97/2017 E. C

Par arrêt du 13 janvier 2017, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté le recours formé par les opposantes. Même si le réaménagement du bisse faisait l'objet d'un projet d'ensemble, la passerelle pouvait être examinée indépendamment des autres aménagements, en projet ou en cours de régularisation, dès lors qu'il n'y avait pas d'interaction entre ces différents éléments. Il n'était besoin ni d'une évaluation globale (art. 8 LPE), ni d'une coordination ou d'une planification de l'itinéraire. La passerelle était justifiée par la nécessité de sécuriser le passage. En effet, selon les rapports de deux spécialistes, le passage actuel était menacé par des plaques de schiste posées sur un amas rocheux situé une vingtaine de mètres au-dessus du sentier. Des travaux d'assainissement étaient trop dangereux. L'itinéraire alternatif en contrebas proposé par les recourantes (chemin de la Montagne) avait été aménagé sans autorisation. Le secteur se trouvait en zone de protection du paysage selon l'art. 15 de l'avenant au règlement intercommunal des constructions (RIC), mais l'ouvrage pouvait être assimilé à la transformation d'une installation existante. Selon la notice d'impact sur l'environnement du 22 octobre 2014 et l'avis du service spécialisé, l'ouvrage demeurerait invisible de la plupart des points de vue. Les mesures d'intégration étaient suffisantes, de sorte que l'atteinte au paysage devait être relativisée. Les autres impacts (notamment sur la faune) étaient négligeables. En définitive, les motifs de sécurité pouvaient l'emporter sur l'intérêt à la protection de la nature et du paysage.