Citation: 7B_1356/2024 E. 1

À un moment donné le jour en question, D.________ aurait été pris à partie par des proches de B.________. A.________ et C.________, tous deux fils de D.________, auraient été informés de cette situation et se seraient rendus sur les lieux pour en découdre. À leur arrivée, ils s'en seraient pris à E.________, fils de B.________. L'un aurait tenu la victime pendant que l'autre lui aurait tranché le ventre au moyen d'un couteau. E.________, qui présentait une importante lésion s'étendant sur tout l'abdomen, a été hospitalisé à l'Hôpital P.________. À un autre moment et après avoir tiré en l'air avec un fusil, B.________ serait arrivé derrière D.________, l'aurait agrippé au cou et fait tomber tout en essayant de lui couper la gorge avec un couteau. Il lui aurait en outre déclaré : "Maintenant tu es mort !". D.________ aurait été blessé, par la lame du couteau, au nez, à la lèvre inférieure et à la joue. Il aurait pu se rendre par ses propres moyens à l'Hôpital Q.________ à V.________. A.c. Le 28 février 2024, l'Office fédéral de la justice (ci-après: l'OFJ) a informé le Ministère public de l'interpellation de C.________ intervenue la veille sur le territoire français. Il a précisé qu'il n'était pas possible d'engager le processus extraditionnel parce que sa nationalité française avait été confirmée par les autorités de ce pays. Par requête du 29 février 2024 adressée à l'OFJ, le Ministère public a sollicité la délégation de la poursuite pénale dirigée contre C.________ aux autorités françaises, qui l'ont acceptée. Par décision du 16 juillet 2024, le Ministère public a décidé d'entrer en matière sur la demande d'entraide judiciaire déposée par les autorités françaises dans le cadre de l'enquête dirigée contre C.________ pour tentative de meurtre.