Citation: 4F_17/2022 E. 2.4

2.4. La requérante ne conteste ni que l'intimé a produit, dans la présente procédure, de nombreuses factures adressées à H.________ ni qu'elle a elle-même produit deux pièces faisant état de cette société le 29 novembre 2019, soit postérieurement à l'arrêt dont elle sollicite la révision. La requérante ne saurait donc se prévaloir de l'ignorance de l'existence de la société H.________ au-delà de cette date. De plus, il ressort du dossier cantonal que les deux pièces produites par la requérante le 29 novembre 2019 sont contenues dans un chargé de pièces complémentaire ne contenant que quatre autres pièces. Ces deux pièces sont des formulaires dans lesquels H.________ est indiquée en grands caractères manuscrits comme société dans la rubrique " Coordonnées du requérant ", sous laquelle est indiqué en petits caractères " Titulaire du bail à loyer pour les permanents et le propriétaire des objets pour les temporaires ", respectivement " Titulaire du bail à loyer et propriétaire pour les temporaires " (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF). La requérante a donc découvert le prétendu motif de révision, ou avait à tout le moins une connaissance suffisamment sûre du fait fondant ledit motif, et a disposé d'un titre l'établissant le 29 novembre 2019 au plus tard. Partant, comme l'indique à juste titre l'intimé, le délai pour déposer une demande de révision a commencé à courir au plus tard le 29 novembre 2019, de sorte que la présente demande de révision, introduite le 8 août 2022, est tardive et doit donc être déclarée irrecevable.