Citation: 5A_952/2020 E. 6.2

6.2. Selon la recourante, la cour cantonale a retenu à tort que la possession de la cédule litigieuse par l'intimé n'était pas équivoque. Elle avait en effet omis de prendre en compte les éléments qu'elle avait avancés et qui auraient dû la conduire à dénier la bonne foi de l'intimé. Plus particulièrement, la recourante fait grief à la cour cantonale de s'être limitée à reprendre quelques lignes des échanges de courriels entre C.________ et l'intimé et d'avoir, ce faisant, omis de faire " mention du complexe de faits pourtant régulièrement et clairement allégué ". Contrairement à ce que les juges cantonaux avaient retenu, elle n'avait jamais admis avoir été présente au moment de la remise à l'intimé de la cédule litigieuse. Elle avait seulement indiqué avoir été présente dans la maison de W.________ où s'était déroulé cette remise, sans pour autant y avoir assisté personnellement. Elle avait aussi allégué que lors de ce séjour, il n'avait nullement été fait mention du contrat de prêt ou de la cession de la cédule. L'intimé avait du reste admis ne pas être en mesure de confirmer qu'elle avait été mise au courant de la situation à cette occasion. Quant à C.________, il avait confirmé qu'elle n'était aucunement au courant de ses agissements en lien avec la cédule, étant précisé que la remise de celle-ci était censée garantir un prêt sollicité dans le cadre des activités professionnelles du prénommé. La cour cantonale n'avait pas mentionné ces faits, pourtant clairement allégués, et avait ainsi omis d'examiner si l'intimé avait fait preuve de l'attention que les circonstances permettaient d'exiger de lui. Si elle avait correctement constaté les faits, elle aurait dû considérer que l'intimé n'était pas de bonne foi lorsqu'il s'était vu remettre la cédule. Le résultat auquel l'arrêt attaqué parvenait lui faisait risquer de voir au final son immeuble vendu, ce qui était choquant.