Citation: 8C_425/2017 E. 4.1

4.1. Le recourant soutient que l'état de fait retenu par la juridiction cantonale est manifestement incomplet. Dès lors que celle-ci, à aucun moment, n'a examiné si les titres qui lui ont été délivrés pouvaient être considérés comme étant de niveau bachelor ou à tout moins équivalent. A ce propos, le recourant fait valoir qu'il enseigne à des élèves allophones dans des classes d'accueil et qu'il justifie d'un diplôme d'aptitude du français langue étrangère, lequel vaut 120 crédits ECTS. A cela s'ajoute un Master of Advanced Studies en Communication interculturelle valant 60 crédits ECTS. Sur le plan académique, il justifie donc d'une formation équivalant à 180 crédits ECTS, ce qui selon lui serait suffisant pour correspondre au niveau bachelor requis par sa fonction ou au moins à un titre équivalent. La triple pénalité ne serait pas conforme au droit cantonal et heurterait de surcroît le sens de l'équité. Le recourant se prévaut du témoignage de B.________. Le recourant soutient par ailleurs qu'il dispose d'une formation pédagogique équivalente. Il s'appuie sur la lettre de la directrice de l'école W.________ du 5 avril 2012 adressée à la juridiction cantonale de première instance. En ignorant ce témoignage, les juges précédents auraient procédé à une appréciation arbitraire des preuves. De plus, le Tribunal cantonal aurait complètement perdu de vue qu'il n'existe aucune formation spécifique pour l'enseignement du français comme langue étrangère dans les classes d'accueil. En définitive, selon le recourant, l'approche plus nuancée suivie par le Tribunal de Prud'hommes était conforme à une appréciation dépourvue d'arbitraire de la législation cantonale. Au contraire, l'approche du Tribunal cantonal verserait dans le formalisme excessif en pénalisant au maximum, sur le plan salarial, un enseignant disposant pourtant de la formation appropriée à l'emploi spécifique qu'il occupe.