Citation: 9C_607/2013 E. 3.1

3.1. L'assurée reproche essentiellement aux premiers juges d'avoir basé leur jugement sur les seuls rapport et complément d'expertise réalisés par le professeur A.________ sans prendre en compte les contradictions ressortant de ces deux documents. Le tribunal cantonal a répondu à cet argument. Il a estimé que l'expert, dont l'opinion dûment instruite, documentée et motivée reposait en sus sur une longue expérience des névralgies pudendales, ne s'était aucunement contredit dans son complément d'expertise mais qu'il avait apporté des précisions au sujet des limitations fonctionnelles engendrées par la pathologie évoquée; celles-ci entravaient seulement les activités physiques dépendant de la station assise et non pas celles exigeant la station érigée ou le port de charges. La recourante s'attache pratiquement à démontrer que la contradiction - que la juridiction cantonale aurait illégalement et arbitrairement omis de prendre en considération - a consisté pour le professeur A.________ d'arguer dans le rapport d'expertise que la douleur était manifestement très embarrassante dans la vie quotidienne avec une manifeste altération de la qualité de vie ainsi que de l'aspect psychologique et psychosocial (p. 20), qu'il était évident que l'activité physique, la position assise telles que pratiquées dans le monde du travail étaient susceptibles de fortement pénaliser l'assurée dans la réalisation de gestes courants (p. 21) et que les douleurs étaient exacerbées par la position assise et l'activité physique (p. 23) avant de revenir sur ses déclarations dans le complément d'expertise en prétendant d'une manière générale que les névralgies pudendales ne limitaient "en règle" en aucun cas les activités physiques n'exigeant pas la position assise (p. 1). Si l'argumentation présentée paraît de prime abord effectivement mettre en évidence des avis contradictoires de la part de l'expert, on relèvera à cet égard que la recourante oublie de préciser le contexte duquel elle extrait ces propos. Ainsi, contrairement à ce qu'affirme l'assurée, les généralités non pertinentes concernant l'appréciation de sa capacité de travail doivent être recherchées dans le rapport d'expertise lui-même et non dans son complément. En effet, il ressort de la lecture du premier document cité que le professeur A.________ s'y est essentiellement consacré à l'étude de l'histoire de la maladie et à l'examen clinique de la recourante pour aboutir à l'exclusion d'une autre atteinte neurogène pouvant interférer avec le diagnostic de très vraisemblable névralgie pudendale par compression focalisée distale du nerf pudendal droit au niveau du canal d'Alcock ou du ligament sacro-épineux. La question de la capacité résiduelle de travail résultant de cette affection n'a été que peu traitée (quatre lignes en page 20, trois lignes en page 21 et trois lignes en page 23) et est surtout empreinte des quelques éléments anamnestiques qui ont influencé la vie quotidienne de la recourante et conduit à l'arrêt du travail d'infirmière-anesthésiste. Le complément d'expertise s'inscrit en revanche dans le seul cadre de l'analyse de l'impact de la névralgie pudendale sur l'exercice d'une activité lucrative. Si l'expert a aussi fait état de généralités à cette occasion, celles-ci portaient sur son ignorance des exigences physiques du poste d'infirmière-anesthésiste, en particulier sur la nécessité de maintenir la station assise prolongée ou non, mais en aucun cas sur le type de limitations suscitées par l'affection diagnostiquée. A cet égard, il a précisé plusieurs fois que seule la position assise était rédhibitoire. On ne saurait dans ces circonstances parler de contradictions, à l'instar de ce que les premiers juges ont constaté. On ajoutera encore que les arguments supplémentaires de l'assurée - concernant le changement d'avis du docteur E.________ consécutif à la production du complément d'expertise quant à son aptitude à exercer son activité habituelle ou l'omission fautive du tribunal cantonal de prendre en compte les avis médicaux contraires et de justifier son appréciation - ne lui sont d'aucune utilité. En plus du fait que ces griefs ne sont que des affirmations non motivées, on relèvera qu'il est absolument erroné de prétendre que la juridiction cantonale n'y a pas répondu. Elle relate au contraire de manière détaillée les raisons qui ont conduit le SMR à préciser son avis (cas inhabituel et plutôt rare, non épuisement des pistes thérapeutiques, consultation d'un spécialiste en la matière reconnu sur le plan européen, concordance dans la dénomination de l'affection observée; jugement entrepris, consid. 2.2 §3 p. 9 sv.) et implicitement celles qui l'ont amenée à privilégier l'avis de l'expert à celui des autres praticiens consultés (préférence de l'appréciation de l'impact de la maladie diagnostiquée sur la capacité de travail accordée au spécialiste; jugement entrepris, consid. 2.2 p. 9 sv.). Il apparaît dès lors que l'argumentation de la recourante ne remet pas valablement en question l'acte attaqué et que les premiers juges n'ont pas violé le droit, ni procédé à une constatation manifestement inexacte des faits ou à une appréciation arbitraire des preuves.