Citation: 2C_387/2020 E. 6.6

6.6. Dans son recours, la recourante ne prétend pas que le Tribunal administratif fédéral aurait constaté de manière arbitraire que les intermédiaires qu'elle avaient engagés n'avaient jamais conclu aucun contrat en son nom et pour son compte. Elle prétend uniquement qu'une représentation directe au sens de l'art. 23 al. 2 ch. 9 LTVA peut découler des circonstances, à l'instar de ce qui est expressément prévu à l'art. 20 al. 2 let. b LTVA, et que, dès lors, ses différents intermédiaires de par le monde pouvaient équivaloir à des représentants directs, même sans avoir agi expressément en son nom et pour son compte. Ce faisant, elle perd néanmoins de vue qu'une exonération de l'impôt au sens de l'art. 23 al. 2 ch. 9 LTVA n'est envisageable que pour autant que l'intermédiaire ait passé des opérations concrètes comme représentant direct, ce qui n'est précisément pas le cas en l'espèce, comme déjà dit. Il importe dès lors peut de savoir si une représentation directe peut intervenir de manière tacite ou par actes concluants à l'aune de la disposition précitée, ce malgré son texte clair. En l'absence de tout acte de représentation directe, cette question peut rester indécise en la présente cause.