Citation: C 59/06 16.08.2006 E. 3

3.1 Pour nier le droit de la caisse à obtenir la restitution des prestations qui auraient été indûment versées en janvier et février 2004, les premiers juges ont considéré que la prise en compte d'un gain intermédiaire de 550 fr., dans le cas d'un jeune designer qui fait un stage avant d'obtenir un emploi fixe, n'était pas manifestement erronée au regard de l'art. 24 al. 3 LACI. Le jugement cantonal se fonde sur une écriture de l'employeur du 30 août 2005, de laquelle il ressort qu'il est d'usage dans la branche de prendre à l'essai des jeunes fraîchement diplômés pour les familiariser au travail et à l'entreprise afin de déterminer s'ils peuvent être engagés ultérieurement. Ces circonstances démontrent que les décomptes de la caisse n'étaient pas manifestement erronés. 3.2 Le seco, quant à lui, considère que les gains intermédiaires réalisés par l'intimé en janvier et février 2004 n'étaient pas conformes, pour le travail effectué, aux usages professionnels et locaux (art. 24 al. 3 LACI). Pour le recourant, le salaire qui devait être versé à l'intimé durant la période en question, devait correspondre au salaire qu'il a obtenu lors de son engagement par la même entreprise dès le 1er mars 2004. Le fait que les parties avaient convenu deux mois de stage ne change rien. Pour le seco, il s'agit soit d'un stage nécessaire à la formation, qui n'est pas à la charge de l'assurance-chômage, soit d'un essai qui doit, comme tout temps d'essai, être rémunéré comme un travail ordinaire. Dans ces conditions, admettre un gain intermédiaire de 550 fr. par mois pour un designer diplômé était manifestement erroné. Comme la rectification revêt une importance notable, le seco estime que les conditions d'une reconsidération sont données.