Citation: I 476/03 12.08.2004 E. A

A.a A.________, né en 1952, est titulaire d'une rente entière d'invalidité, allouée par décision du 22 février 1993, prenant effet rétroactivement dès le 1er octobre 1990. Cette décision était motivée notamment par un «état de stress post-traumatique avec dépression, consécutifs à un traumatisme cranio-cérébral», attesté par le docteur M.________, médecin chef au Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité, à Lausanne (rapport du 29 octobre 1992). Selon ce praticien, le pronostic à long terme n'était pas défavorable et l'on pouvait s'attendre à une évolution lente de la symptomatologie avec reprise d'une activité lucrative, le cas devant être réévalué dans un délai de deux à trois ans. En 1994, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : OAI), a mis en oeuvre une procédure de révision du droit à la rente. Sur la base de rapports médicaux établis par le docteur R.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie (rapport du 23 février 1995) et le docteur P.________, psychiatre (rapport du 11 septembre 1995), qui concluaient l'un et l'autre à un état de santé inchangé, il a finalement constaté que l'invalidité de A.________ n'avait pas subi de modification susceptible d'influencer le droit à la rente. A.b Dans le cadre d'une nouvelle procédure de révision du droit à la rente, le docteur R.________ a fait état d'un syndrome post-commotionnel associé à une composante subjective anxio-dépressive, d'un status après commotion labyrinthique bilatérale, d'acouphènes, et d'une sinistrose. Il précisait que A.________ le consultait trois ou quatre fois par année en vue d'obtenir des ordonnances pour divers médicaments, en faisant valoir souffrir de céphalées postérieures, de dorsalgies lombo-sacrales, d'acouphènes sous forme de bruit de machine, de vertiges intermittents aux changements de position, et de tendance à la chute en cas d'efforts physiques. Le docteur R.________ ajoutait qu'une reprise du travail sur un chantier n'était pas envisageable et qu'une tentative de reconversion professionnelle serait vouée à l'échec, compte tenu notamment de l'intérêt financier de l'assuré au maintien d'une rente d'invalidité (rapports des 17 février et 30 novembre 2000). L'OAI demanda un avis au Service médical régional AI du Léman, dont la doctoresse B.________ attesta une capacité de travail entière dans une activité n'impliquant pas de fréquents mouvements de la colonne cervicale ou de changements de position rapidement répétés (rapport du 21 novembre 2001). Par décision du 6 septembre 2002, l'OAI a supprimé la rente allouée initialement à A.________, avec effet dès le 1er novembre 2002. Il a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours.