Citation: 9C_666/2014 E. A

A.________, née à l'étranger en 1966, s'est mariée en Suisse au début de l'année 2002 et s'y est installée depuis. À partir du mois d'avril 2008, elle a travaillé comme nettoyeuse au service de l'entreprise B.________, à raison de dix heures par semaine (pour un horaire hebdomadaire normal de l'entreprise de quarante-quatre heures). Mise en arrêt total de travail à partir du 28 septembre 2010, l'intéressée, souffrant d'un adénocarcinome gastrique, a dû se soumettre à une intervention chirurgicale à la Clinique C.________ et à une chimiothérapie. Après avoir été, dans un premier temps, annoncée auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) en vue d'une détection précoce, A.________ a, le 25 janvier 2011, présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité en vue d'obtenir une rente. L'administration a recueilli des renseignements médicaux auprès du département d'onco-chirurgie de la Clinique C.________, puis soumis l'intéressée à un examen auprès du docteur D.________, spécialiste FMH en rhumatologie et en médecine interne. Dans son rapport du 16 septembre 2013, le médecin a conclu que l'assurée avait été totalement incapable de travailler de septembre 2010 à août 2011, puis, depuis lors, incapable de travailler à 80 % dans toute activité. L'office AI a également fait réaliser une enquête économique sur le ménage qui a mis en évidence une entrave de 28 % dans l'accomplissement des travaux habituels (rapport du 16 décembre 2013). Selon ses indications, A.________ aurait travaillé à 80 % sans atteinte à la santé, afin de faire face aux frais liés à la maladie de son époux (né en 1943). Par décision du 18 décembre 2013, l'office AI a nié le droit de l'assurée à une rente et à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel. Il a considéré que si elle avait été en bonne santé, l'assurée aurait continué à consacrer 23 % de son temps à l'exercice d'une activité lucrative et le reste à l'accomplissement de ses travaux habituels; l'invalidité sur la part professionnelle était nulle, alors que le degré d'invalidité sur la part ménagère était de 22 % ([0,77 x 28 %]), ce qui était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.