Citation: 1B_106/2020 E. 2

L'arrêt attaqué, en tant qu'il confirme en dernière instance cantonale le refus du Procureur de prendre en considération les réquisitions du recourant du 11 novembre 2019, ne met pas fin à la procédure pénale ouverte à son encontre et revêt un caractère incident. Le recours n'est donc recevable à cet égard qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF, soit si la décision attaquée peut causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette dernière hypothèse n'entre pas en considération en l'espèce. Quant à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il suppose, en matière pénale, que le recourant soit exposé à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 143 IV 175 consid. 2.3 p. 177). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir et ceux permettant de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 141 IV 284 consid. 2.3 p. 287). Le recourant ne s'exprime pas sur ce point et n'indique pas pour chacun des actes d'instruction requis à quel préjudice irréparable il serait exposé si ceux-ci n'étaient pas mis en oeuvre immédiatement. Un tel dommage n'est pas non plus d'emblée évident, ce d'autant qu'il est loisible au recourant de déposer une nouvelle requête exempte des propos considérés comme inconvenants pour obtenir une décision au fond (cf. art. 109 al. 1 CPP). Les décisions relatives à l'administration des preuves ne sont en principe pas de nature à causer un dommage irréparable puisqu'il est normalement possible, en recourant contre la décision finale, d'obtenir que la preuve refusée à tort soit mise en oeuvre si elle devait avoir été écartée pour des raisons non pertinentes ou en violation des droits fondamentaux du recourant (ATF 134 III 188 consid. 2.3 p. 191; 99 Ia 437 consid. 1 p. 438). La règle comporte toutefois des exceptions. Il en va notamment ainsi lorsque le refus porte sur des moyens de preuve qui risquent de disparaître et qui visent des faits décisifs non encore élucidés ou quand la sauvegarde de secrets est en jeu (arrêt 1B_189/2012 du 17 août 2012 consid. 2.1 in SJ 2013 I p. 93). Ces principes s'appliquent également en cas de refus d'un séquestre (arrêt 1B_494/2017 du 1 er mai 2018 consid. 1.2.1). Rien ne permet d'affirmer que l'une ou l'autre de ces hypothèses seraient réalisées. Il s'ensuit que le recours est irrecevable en tant qu'il porte sur le refus du Procureur de donner suite aux réquisitions du recourant du 11 novembre 2019.