Citation: 1B_309/2018 E. 4

La Cour des plaintes a déclaré le recours irrecevable aux motifs que les recourantes n'avaient établi ni le pouvoir de E.________ de signer le recours en leur nom ni le rapport qu'elles entretiennent avec le compte bancaire séquestré et qu'elles n'avaient pas démontré avoir communiqué au Ministère public de la Confédération la lettre du 8 décembre 2017 le mettant en demeure de statuer sur leur requête de levée de séquestre. L'irrecevabilité du recours se fonde sur plusieurs motivations que les recourantes se devaient d'attaquer dans le respect des exigences déduites de l'art. 42 al. 2 LTF, voire de l'art. 106 al. 2 LTF, sous peine de voir leur recours déclaré irrecevable. Les recourantes soutiennent que la décision attaquée repose sur des faits erronés. Elles auraient ainsi produit en annexe à leur recours le " Certificate of Incumbency " du 3 juillet 2014 habilitant E.________ à représenter A.________ Limited en tant que directeur de cette société. Le refus de tenir compte de cette pièce serait choquant. Même si des documents manquaient, on pouvait attendre de la Cour des plaintes qu'elle lui demande de les produire avant de déclarer leur recours irrecevable pour ce motif. Cela étant, on peut admettre que les recourantes s'en prennent au motif d'irrecevabilité retenu en lien avec l'absence de démonstration des pouvoirs de représentation et de signature de E.________. En revanche, elles ne se prononcent pas sur les autres motivations qui ont amené la Cour des plaintes à déclarer leur recours pour déni de justice irrecevable. Elles ne démontrent en particulier pas avoir déposé les pièces qui établiraient leur qualité d'ayants droit économiques des avoirs séquestrés. Elles n'indiquent pas davantage la base légale qui aurait contraint la Cour des plaintes de demander ces pièces et qui aurait été violée, la seule référence aux dispositions constitutionnelles garantissant le droit d'être entendu et l'interdiction de l'arbitraire ou du formalisme excessif n'étant à cet égard pas suffisante au regard des exigences de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF. Enfin, elles ne démontrent pas davantage que le Ministère public de la Confédération aurait reçu le courrier du 8 décembre 2017 le mettant en demeure de statuer sur leur requête de levée de séquestre et que la Cour des plaintes aurait fait preuve d'arbitraire en ne considérant pas ce fait comme avéré.