Citation: 2C_201/2019 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, comme déjà mentionné, il ressort des faits retenus sans arbitraire par le Tribunal cantonal que le recourant n'a produit aucune preuve des violences dont il aurait été victime. Sans nier l'existence d'altercations au cours desquelles de dures paroles auraient pu être prononcées, les juges cantonaux ont estimé qu'il n'était pas établi que les violences invoquées par le recourant (majoritairement des insultes, des propos dénigrants, des menaces et des tentatives de contrôle) s'inscrivaient dans un schéma durable de pouvoir et de domination et qu'elles revêtaient une intensité telle qu'elles empêchaient la poursuite de l'union conjugale. A cet égard, ils ont relevé que le recourant avait déclaré à la police en janvier 2018 qu'il aimait toujours sa femme et ne souhaitait pas divorcer, laissant ainsi entendre que le comportement de son épouse n'empêchait pas toute poursuite de leur relation. Sur le vu de ces éléments, le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'il retient que les violences conjugales invoquées ne revêtent pas le degré d'intensité suffisant pour ouvrir au recourant le droit à une autorisation de séjour sur la base de l'art. 50 al. 1 let. b LEI.