Citation: 2A.59/2004 04.02.2004 E. 2

Le Tribunal administratif a retenu en fait que les époux s'étaient séparés à la fin de l'année 2000 et que cette situation perdurait aujourd'hui. Bien que le recourant ait affirmé être sur le point de reprendre la vie commune, le Tribunal administratif a constaté que l'intéressé n'apportait toutefois aucun élément rendant vraisemblable une reprise de la vie commune. Ces constatations de fait sont convaincantes et ne sont pas infirmées par une déclaration écrite de l'épouse du 26 janvier 2004 selon laquelle la séparation serait provisoire. Point n'est besoin de se demander si la production de cette déclaration est recevable devant le Tribunal fédéral. En effet, l'auteur de la déclaration n'indique pas qu'une reprise de la vie commune serait proche et on ne peut guère qualifier de provisoire une séparation qui dure maintenant depuis plus de trois ans. Cela étant, le recourant ne peut se prévaloir d'un droit à l'autorisation de séjour. Plus particulièrement, il ne peut invoquer l'art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20). En effet, les époux ne vivent plus ensemble et, comme on l'a vu, cette séparation n'est pas purement temporaire. Dès lors, faute de droit à l'autorisation de séjour, le recours de droit administratif est irrecevable (art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ). Il n'est pas plus recevable dans la mesure où le recourant demanderait qu'une autorisation lui soit délivrée en vertu du libre pouvoir d'appréciation des autorités cantonales (art. 4 LSEE).