Citation: 8C_57/2023 E. 5.2

5.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir établi les faits de manière manifestement inexacte voire incomplète. Ainsi, elle n'aurait pas établi toutes les circonstances objectives qui devraient être prises en considération selon la jurisprudence pour décider sur le caractère vraisemblable de la possibilité d'interrompre la formation. En effet, la formation ayant lieu dans la même ville où il habite, il n'aurait pas eu besoin de louer une habitation proche du lieu d'études, dont il lui serait difficile de se départir rapidement en cas d'interruption de la formation. Les coûts de sa formation par semestre seraient en outre modiques et il serait notoire que la liberté académique à l'université permet aux étudiants de ne pas devoir assister à tous les cours, de sorte qu'il aurait été disponible pour un travail à la quasi-totalité des horaires de cours, sans même devoir renoncer à la formation. Par ailleurs, les premiers juges n'auraient pas établi d'éventuelles clauses contractuelles relatives à l'interruption de la formation et auraient négligé le fait objectif qu'il pouvait quitter sa formation en remplissant un simple formulaire d'exmatriculation. Ils n'auraient en outre pas pris en considération le fait objectif que de potentiels employeurs lui auraient communiqué, au vu de l'existence de l'option spécifique "philosophie-psychologie" dans les gymnases, qu'une telle formation augmenterait ses chances de trouver un emploi comme enseignant, de sorte que la motivation pour cette formation était bel et bien la prise d'un emploi. En n'ayant pas pris position sur ces éléments, la cour cantonale aurait également violé son droit d'être entendu et, au surplus, mal appliqué le droit fédéral.