Citation: I 396/05 15.06.2006 E. A

M.________, ressortissant espagnol né en 1952, a travaillé en Suisse en qualité de manoeuvre dans la construction de 1970 à 1999. A la fin de l'année 1999, il est reparti s'installer dans son pays d'origine. Le 1er novembre 2002, le prénommé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse. L'office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'office AI) a recueilli un rapport médical du médecin-contrôleur de l'assurance sociale espagnole (INSS). Dans son rapport du 19 novembre 2003, ce médecin a diagnostiqué une cirrhose hépatique d'origine alcoolique, classe A, des varices oesophagiennes de premier degré, et une oesophagite de reflux. Il a conclu à un taux d'invalidité de 100 % dans l'activité de manoeuvre de la construction. Dans une activité plus légère (soit en qualité de concierge, jardinier etc.), l'assuré présentait une «invalidité» de 40 %. Ce rapport a été transmis au médecin-conseil de l'AI, le docteur R.________. Selon ce dernier, la documentation médicale ne faisait pas état d'une pathologie incompatible avec une activité professionnelle légère à plein temps. En revanche, l'activité de maçon n'était exigible qu'à 50 % (avis du 29 mars 2004). Par décision du 16 juin 2004, l'office AI a rejeté la demande de prestations. Il a considéré pour l'essentiel que malgré l'atteinte à la santé, l'assuré était apte à exercer une activité lucrative légère (en tant qu'ouvrier non qualifié dans une usine, concierge, gardien d'immeuble, surveillant de parking, magasinier ou vendeur) et ne subissait, après comparaison des revenus, pas d'incapacité de gain suffisante pour ouvrir droit à une rente. L'assuré s'est opposé à ladite décision en joignant les résultats d'une endoscopie du 5 février 2003 et une attestation concernant la rente d'invalidité espagnole qui lui a été allouée. L'office AI a soumis le dossier au docteur L.________, de son service médical, lequel, dans son rapport du 12 novembre 2004, s'est rallié à l'opinion du docteur R.________ en ce qui concerne l'évaluation de la capacité de travail de l'assuré dans une activité légère de substitution. Par une nouvelle décision du 23 novembre 2004, l'administration a rejeté l'opposition et confirmé sa décision du 16 juin 2004.