Citation: 9C_510/2022 E. 6

On relèvera qu'il n'est pas contesté que le recourant souffre d'une invalidité pour laquelle il bénéficie d'ailleurs d'une allocation pour impotent ni que la poursuite des deux traitements lui serait bénéfique. Ces deux éléments ne suffisent cependant pas pour la prise en charge litigieuse par l'assurance-invalidité à partir du 1er juin 2021, comme l'a retenu à juste titre la juridiction cantonale. En effet, selon jurisprudence, les mesures médicales doivent notamment permettre d'atteindre un résultat certain dans un laps de temps déterminé (arrêt 9C_588/2021 du 27 juin 2022 consid. 6.2.2 et la référence). Or selon les constatations des premiers juges, la limite temporelle des deux mesures médicales pour atteindre un résultat certain fait défaut, dès lors qu'il ressort des rapports médicaux que les traitements doivent se poursuivre jusqu'à la fin de la croissance et du développement du recourant, soit au-delà de sa majorité sans aucune autre précision quant à la durée. En affirmant qu'il ne serait à ce stade pas possible pour les médecins d'estimer le temps nécessaire pour se passer des traitements de physiothérapie et d'ergothérapie, le recourant ne remet pas en cause le fait, tel qu'établi en instance cantonale, que leur durée est indéterminée, mais se contente d'exclure l'application de cette condition à son cas sans argument pertinent. Le Tribunal fédéral est dès lors lié par les constatations des premiers juges et n'a pas à s'écarter de leur appréciation selon laquelle, la prise en charge par l'intimé des coûts de traitements est déjà exclue pour ce motif. Par conséquent, il n'est pas nécessaire d'examiner les autres arguments du recourant relatifs au pronostic favorable et à l'amélioration de sa capacité de gain. Le recours est dès lors mal fondé.