Citation: 4A_606/2021 E. 5.1

5.1. Force est d'emblée de souligner que la requérante ne présente aucun élément concret de nature à permettre à la Cour de céans de vérifier si elle a respecté le délai de 90 jours dans lequel elle devait déposer sa demande de révision (art. 190a al. 2 LDIP). Elle se contente, en effet, d'affirmer qu'elle a découvert l'affidavit du Dr C.________ "quelques jours avant le dépôt de [sa] requête" (requête de révision, n. 6), comme s'il fallait la croire sur parole. On peut du reste sérieusement mettre en doute cette affirmation dès lors que la pièce en question est datée du 30 novembre 2021 tandis que la requête de révision a été déposée le lendemain, soit le 1er décembre 2021. L'intéressée prétend, au demeurant, fonder sa demande de révision sur l'opinion scientifique du Dr C.________, et non sur l'affidavit du 30 novembre 2021, mais ne démontre nullement quand elle aurait eu connaissance de ladite opinion. Elle concède du reste elle-même que la sentence attaquée a été entièrement publiée sur le site du TAS, au début du mois de septembre 2021, et largement lue et commentée par les médias et la communauté scientifique. L'intéressée n'établit en outre pas avoir entrepris toutes les démarches que l'on pouvait raisonnablement attendre de sa part pour obtenir le moyen de preuve qu'elle semble avoir mis au jour fort à propos peu avant l'échéance du délai de 90 jours si l'on fait courir celui-ci à partir de la réception de la sentence attaquée. Il sied du reste de souligner que, contrairement à ce qu'indique l'intéressée, la requête de révision n'a pas été introduite dans les 90 jours suivant la notification de la sentence entreprise, intervenue le 1er septembre 2021, puisqu'elle a été déposée le 1er décembre 2021, soit 91 jours après la notification de ladite sentence. Considérée à la lumière de ce qui précède, la recevabilité de la demande de révision apparaît très douteuse.