Citation: 5F_28/2023 E. 4.3

4.3. Les moyens de preuve invoqués en l'espèce tendent à corroborer la " présence régulière et continue de feu B.________ à Y.________ au moment de son décès ", critère pertinent selon l'art. 86 al. 1 LDIP. Or, la détermination du dernier domicile du de cujus résulte de l'appréciation de nombreux indices, dûment exposés dans l'arrêt attaqué (consid. 3.1 et 3.2), sur lesquels la requérante ne s'était pas valablement exprimée (déclarations du fiduciaire, traitement du de cujus dans un hôpital en France et absence d'assurance maladie en Suisse [consid. 3.2.3]) ou que la Cour de céans avait expressément tenu pour dénués de poids (nationalité du de cujus, présence d'immeubles en Suisse - la plupart situés dans le canton de Fribourg - et " attachement à la Suisse " du de cujus [consid. 3.2.2]). S'agissant des " liens amicaux et familiaux " que celui-ci aurait entretenus en Suisse, l'autorité cantonale s'était livrée à un examen détaillé de cet aspect (consid. 3.1), dont le résultat n'avait guère été contesté à satisfaction de droit (consid. 3.2.3). En réalité, le prétendu " faisceau d'indices ", censé renforcer les extraits des comptes bancaires, est allégué à l'appui d'une argumentation visant à rouvrir le débat sur la base d'éléments qui ont été définitivement rejetés dans la procédure précédente; c'est méconnaître que la révision est un moyen de droit extraordinaire, et non une voie de réexamen d'une décision en force (ATF 96 I 279 consid. 3) conduisant à une nouvelle appréciation des indices pris en considération aux fins d'exclure la compétence des autorités suisses pour connaître de la succession. Enfin, il convient de souligner que les documents bancaires ne sont probants, à strictement parler, qu'en ce qui touche à la réalité des opérations qu'ils constatent, sans préjuger de leur auteur; de fait, il n'est pas inutile de rappeler que la juridiction cantonale avait mentionné que C.________ " s'occupait personnellement des affaires du défunt en Suisse " (p. 7 ch. 11), ce que la compagne du de cujus avait confirmé (p. 6 ch. 9). Il ensuit que les moyens de preuves allégués n'apparaissent pas davantage concluants au regard de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, de sorte que la requête s'avère infondée de ce chef également.