Citation: 9C_533/2022 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le juge instructeur du Tribunal administratif a avisé par écrit la recourante le 27 septembre 2022, par l'entremise de l'avocat qui avait formé recours à son nom, qu'il lui fallait déposer une procuration écrite actualisée d'ici au 11 octobre 2022, à défaut de quoi le recours serait déclaré irrecevable. Comme il le relève devant la Cour de céans et à l'inverse de ce que soutient la recourante, il pouvait requérir, s'il l'estimait nécessaire compte tenu de l'ancienneté de la procuration annexée au recours cantonal (datée du 22 novembre 2010), une telle procuration actualisée, sans pour autant que sa demande relève dans le cas présent du formalisme excessif (cf. arrêt 9C_793/2013 du 27 mars 2014 consid. 1.2 et les références). Le simple fait que l'avocat avait déjà produit un tel document devant cette autorité ne dispensait par ailleurs pas la recourante de répondre à cette invitation expresse - conforme aux règles de la procédure cantonale (cf. art. 15 et 32 s. LPJA/BE) - dans le délai imparti (arrêt 1C_237/2019 du 17 mai 2019 consid. 2.2 et les références). Il n'appartient pas à la partie requise de ne pas obtempérer au motif que, de son point de vue, la requête serait trop formaliste parce que le pouvoir de représentation ne ferait pas de doute. Dans la mesure où la recourante n'a pas donné suite à cette invitation, ni demandé une prolongation dudit délai, il y a lieu de considérer, sur le vu de la jurisprudence (consid. 5.2), que l'instance précédente n'a pas fait preuve de formalisme excessif en déclarant le recours irrecevable. Quoi qu'en pense la recourante, le fait qu'elle a payé à temps l'avance de frais ne permet enfin pas une autre appréciation. L'autorité précédente a en effet expressément exigé, par ordonnance du 27 septembre 2022, une procuration actualisée. Elle a ainsi clairement indiqué qu'elle n'accepterait pas d'autorisation de représentation implicite (à ce sujet, voir arrêt 5A_561/2016 du 22 septembre 2016 consid. 2). L'appréciation de l'autorité précédente ne prête par conséquent pas le flanc à la critique.