Citation: C 287/99 11.04.2000 E. 2

2.- Comme le relèvent les premiers juges, il ne fait guère de doute que la recourante était objectivement apte au placement, si l'on considère que le droit à une rente lui a été refusé, au motif qu'elle ne subissait, à dire d'expert, aucune incapacité de travail. On relèvera que, selon toute apparence, la décision de l'office de l'assu- rance-invalidité n'a pas fait l'objet d'un recours. A juste titre, les premiers juges retiennent donc que l'assurée a sans doute exagéré ses problèmes de santé durant la période de chômage en cause. En se déclarant incapable de travail- ler dans l'attente d'une décision de l'assurance-invalidi- té, elle a fait échouer une tentative de réinsertion pro- fessionnelle dans le cadre de la Fondation "I.________". Par la suite, elle a déclaré qu'elle était incapable de travailler plus de quinze à trente minutes sans interrup- tion en position assise et qu'elle ne supportait pas la station debout prolongée, ce qui, pratiquement, rendait illusoire toute possibilité d'un engagement par un employeur potentiel. Enfin, on relève que la recourante, depuis le mois de novembre 1997 (époque à laquelle elle a été considérée comme totalement incapable de travailler par son médecin traitant) a effectué un nombre très limité de recherches d'emploi et que ses démarches visaient, dans leur grande majorité, des postes de vendeuse ou de serveu- se, qui exigent une station debout prolongée, totalement incompatible avec le handicap allégué alors par la recou- rante. On peut déduire de l'ensemble de ces circonstances que, subjectivement, la recourante n'avait pas la volonté réelle de retrouver un travail, à tout le moins avant qu'il soit statué sur sa demande de prestations de l'assurance- invalidité. Dans cette mesure, elle n'était à l'évidence pas apte au placement (art. 15 al. 3 OACI). Cette aptitude pouvait être niée sans que l'administration prononçât au préalable une suspension du droit à l'indemnité.