Citation: 8C_244/2020 E. A

A.a. A.________, née le 23 février 1984, a été engagée le 1 er mars 2010 par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (ci-après: l'EPFL) en qualité d'assistante-doctorante. Dans le cadre de son activité d'assistante, elle était subordonnée au professeur B.________. Les rapports de travail ont duré jusqu'au 31 octobre 2014 et l'intéressée a obtenu le titre de docteur le 16 janvier 2015. Du 27 janvier au 20 février 2015, A.________ a été suivie par le centre médical de l'EPFL en raison d'un état anxio-dépressif réactionnel. Par la suite, l'intéressée a été prise en charge par le service de psychiatrie générale de l'Hôpital C.________, où elle a fait l'objet d'une investigation de mars à juin 2015. Le docteur D.________ a posé le diagnostic de trouble de l'adaptation avec réaction mixte, anxieuse et dépressive; aucun médicament n'a cependant été prescrit (rapport du 6 juin 2017). Le 27 janvier 2016, le psychiatre traitant de A.________ à U.________ a fait état d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT ou Posttraumatic stress disorder [PTSD]) en raison d'une injustice qu'elle aurait vécue pendant sa période comme doctorante et lui a prescrit 30 mg/jour de duloxétine. Ce dosage a été augmenté à 60 mg/jour dès le 17 février 2016, l'intéressée ayant en outre eu deux séances de psychothérapie les 17 mars et 2 mai 2016. A.b. Le 22 juillet 2016, A.________ a débuté un nouvel emploi auprès de l'université E.________ à V.________. Le 7 juillet 2017, le psychiatre traitant à U.________ a constaté que le TSPT avait disparu et la prise de médicaments a été arrêtée. Par courriel du 29 septembre 2017, le supérieur de A.________ à V.________ a informé cette dernière qu'il avait eu une discussion avec B.________ pendant l'été 2016, au cours de laquelle ce dernier avait déclaré qu'il pouvait être difficile de travailler avec elle ("you were someone that might be difficult to work with"). A.c. Le 26 septembre 2018, A.________ a ouvert une action en responsabilité contre l'EPFL; elle a allégué souffrir de symptômes dépressifs et, partant, d'une grave atteinte à sa personnalité en raison du harcèlement psychologique dont elle prétendait avoir été la victime pendant ses rapports de travail à l'EPFL ainsi que lors de l'épisode de l'été 2016. Elle a requis, à titre de mesure d'instruction, la production d'un rapport d'enquête administrative et a conclu au paiement d'une indemnité pour tort moral de 40'000 fr.