Citation: 5A_1026/2015 E. 4.3

4.3. En l'espèce, l'argumentation du recourant ne démontre pas l'arbitraire de la décision attaquée. S'il n'aurait certes pas été déraisonnable d'accorder l'effet suspensif, l'autorité cantonale n'a pas pour autant violé l'art. 9 Cst. Comme l'a jugé le Tribunal fédéral dans la présente affaire en lien avec l'état des charges, si la plainte contre les conditions de vente est en définitive admise, la vente sera annulée avec un effet rétroactif (ATF 141 III 141). Or, le recourant n'expose pas le dommage qu'il aurait subi suite à l'annulation de la première vente. Par ailleurs, même si l'adjudication a lieu avant que la cause ne soit tranchée au fond, l'adjudicataire ne pourrait être inscrit au registre foncier étant donné que l'art. 66 al. 1 ORFI interdit à l'office des poursuites de le requérir. Le bien immobilier ne pourrait donc pas être vendu à un tiers de bonne foi. Au vu de ce qui précède, le grief d'application arbitraire de l'art. 36 LP, ainsi que les autres griefs par lesquels le recourant soulève en réalité la même critique, doivent être rejetés, dans la mesure où ils sont recevables.