Citation: 6F_46/2023 E. 4.2

4.2. Alors que le motif de révision de l'art. 123 al. 2 let. b LTF suppose en toute logique l'existence d'une décision sujette à révision au sens de l'art. 410 al. 1 CPP - à savoir, à teneur de cette disposition, un jugement entré en force, une ordonnance pénale, une décision judiciaire ultérieure ou une décision rendue dans une procédure indépendante en matière de mesures -, les arrêts contestés dans les causes 6B_140/2022 et 6B_841/2022 se rapportaient en l'occurrence à des ordonnances de classement, lesquelles peuvent être revues aux conditions prévues par l'art. 323 CPP et non à celles des art. 410 ss CPP (arrêt 6B_614/2015 du 14 mars 2016 consid. 2.2.2; cf. également ATF 141 IV 194 consid. 2.3; LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 17 ad art. 410 CPP). Le demandeur en révision ne saurait dès lors se prévaloir du motif de révision de l'art. 123 al. 2 let. b LTF. Cela étant, on ne voit pas que, si le demandeur en révision estime que les conditions de l'art. 323 CPP sont réalisées, il soit empêché de solliciter du ministère public la reprise des procédures préliminaires qui avaient été dirigées contre C.________ et D.________.