Citation: 7B_16/2024 E. 1.3

1.3. Selon la jurisprudence, un préjudice irréparable existe entre autres lorsque les autorités de justice pénale refusent au prévenu de se faire représenter - en plus de la défense d'office - par un défenseur privé qu'il a sollicité (ATF 139 IV 113 consid. 1.1; 135 I 261 consid. 1.2-1.4; arrêt 1B_424/2020 du 15 décembre 2020 consid. 1.2). Dans l'ATF 135 I 261, le Tribunal fédéral a considéré que le préjudice irréparable résidait dans le fait qu'en n'admettant pas un conseil comme défenseur privé, le prévenu pourrait se voir imposer de facto une défense d'office (exclusive), respectivement que la représentation (supplémentaire) de ses intérêts par la défense privée souhaitée pourrait être rendue impossible. Cela pourrait être en contradiction avec le droit du prévenu à être défendu par le conseil de son choix, financé à titre privé (ATF 135 I 261 consid. 1.4; arrêt 1B_424/2020 précité, consid. 1.2).