Citation: 4A_453/2022 E. 3.4

3.4. La recourante ne démontre pas l'arbitraire de l'appréciation anticipée des preuves effectuée par la cour cantonale. En particulier, quand bien même elle allègue avoir eu à sa disposition tous les éléments déterminants à cette fin, la recourante n'établit pas avoir apporté des pièces recevables ou des éléments détaillés venant étayer son estimation, selon laquelle la valeur du matériel cédé n'excéderait pas 10'000 fr. et les autres éléments n'auraient aucune valeur. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que les objections de la bailleresse étaient vagues, ce que celle-ci ne remet du reste pas en cause. De plus, il n'était pas arbitraire pour la cour cantonale de retenir qu'une expertise judiciaire ne modifierait pas sa conviction acquise sur la base des évaluations de deux professionnels, soit E.________ et F.________. La cour cantonale n'a pas non plus commis l'arbitraire en se fondant sur les déclarations de E.________ pour retenir que son évaluation ne portait que sur le prix du matériel et non sur le prix du fonds de commerce qu'elle évaluait initialement à 70'000-80'000 fr., et non à 40'000 fr. comme l'allègue la recourante. Celle-ci ne démontre par ailleurs pas que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le montant de 40'000 fr. avait été fixé par les locataires et le locataire reprenant et non par E.________. Enfin, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu qu'il n'y avait rien d'inhabituel à ce que l'inventaire ait été établi après le refus de la bailleresse au transfert du bail et à ce qu'il existe certaines différences entre l'évaluation de E.________ et celle effectuée par F.________. En effet, l'inventaire semble avoir été effectué suite à la contestation du prix de cession par la bailleresse et, selon l'expérience générale de la vie, il n'est pas inhabituel de constater des divergences parfois importantes entre différentes estimations d'un même bien. Les griefs de la recourante doivent donc être rejetés. Point n'est dès lors besoin d'examiner le grief de violation de l'art. 52 CPC invoqué par les intimés.