Citation: 6B_469/2007 11.10.2007 E. 1

A.a Quatre mois après son mariage, X.________ a repris son activité de prostituée, sans en avertir son époux. En décembre 2000, dans le cadre de sa profession, elle a rencontré H.________ dont elle est tombée amoureuse et avec lequel elle a entretenu une liaison extraconjugale jusqu'en décembre 2002. Vers la fin de l'année 2003, elle a fait la connaissance de I.________, domicilié à Grenoble, par le biais d'un site internet. Dès le mois de janvier 2004, ils ont entretenu régulièrement des relations intimes. X.________ a laissé entendre à son nouveau compagnon, comme à son précédent amant, qu'elle allait quitter son mari un jour ou l'autre. A.b Le 30 mars 2004, G.________, âgé de 36 ans, a été admis dans un service de soins intensifs à la suite d'une crise convulsive avec mouvements tonico-cloniques et perte d'urine. Les médecins ont diagnostiqué une très probable crise d'épilepsie. Il a été hospitalisé une nouvelle fois le 6 avril 2004, puis du 9 au 19 avril 2004 pour une crise convulsive d'origine indéterminée, avec perte de connaissance, tremblements généralisés et perte d'urine. Son statut cardio-vasculaire, pulmonaire et neurologique ne présentait cependant aucune particularité. Il a subi une quatrième, puis une cinquième hospitalisation du 22 avril au 1er mai et du 11 au 19 mai 2004. Il a fait une nouvelle crise le 30 mai 2004, avant d'être hospitalisé du 12 juillet au 7 août 2004 pour les mêmes motifs que précédemment. A.c Le 10 août 2004, vers 19 h, X.________ a appelé les urgences. Elle venait de découvrir son mari, le visage bleui et sans vie, allongé sur le ventre, dans la chambre à coucher. Le 11 août 2004, le Juge d'instruction du Bas-Valais a demandé à l'Institut universitaire de médecine légale de Lausanne de procéder à une autopsie médico-légale du corps et à des analyses toxicologiques. Le laboratoire de toxicologie et chimie forensiques de l'Institut concerné a détecté la présence de chloralose dans le sang, l'urine et le contenu gastrique de la victime. Selon les Drs J.________ et K.________, les concentrations de cette substance se situaient dans les intervalles de valeurs observées chez un individu décédé suite à une consommation de chloralose. Les Drs L.________ et M.________ ont conclu que le décès était dû à une intoxication à la chloralose. Ils ont précisé que les pseudo-crises d'épilepsie présentées par le défunt avaient probablement été causées par la prise de cette substance, qui pouvait provoquer des phénomènes d'hyperexcitabilité avec myoclonies, convulsions et troubles de la conscience. Dans un rapport complémentaire d'analyse, le laboratoire de toxicologie a précisé que l'ingestion de chloralose ressortait également des analyses de cheveux prélevés lors de l'autopsie. Selon les experts, la présence de cette substance dans les trois segments suggérait une exposition régulière à la chloralose lors des six à neuf mois qui avaient précédé le décés.