Citation: I 574/03 06.04.2004 E. 3

Que l'on se place sous l'angle de l'entrée en matière sur la nouvelle demande ou sous l'angle de l'existence du droit à la rente, la décision de l'office doit être confirmée. 3.1 A l'appui de sa décision du 18 septembre 2002, l'OAIE s'est fondé notamment sur un rapport de synthèse du docteur A.________, son médecin-conseil, du 29 mai 2002. Ce dernier, après avoir pris connaissance de l'ensemble du dossier médical, a retenu le diagnostic de cervicarthrose dégénérative avec hernie discale, discarthrose vertébrale, syndrome douloureux brachial, ostéopénie et métatarsalgie secondaire du pied gauche. Il a indiqué qu'aucune lésion importante n'avait été objectivement constatée; seuls les rapports radiologiques confirmaient la présence de quelques pathologies douloureuses chez cette patiente, lesquelles n'étaient au demeurant absolument pas incompatibles avec une activité professionnelle légère, même dans le nettoyage. Dans un complément d'instruction du 24-25 juin 2002, ce praticien a ajouté que les limitations de l'intéressée dans l'accomplissement de ses tâches ménagères, équivalant à une invalidité de 16,5 %, ne changeaient rien à sa prise de position. 3.2 Dans son recours, N.________ soutient que son invalidité doit être reconnue à hauteur de 75 %, que ce soit dans le travail exercé précédemment ou dans toute autre activité. Certes, dans un rapport du 23 novembre 2001, le docteur B.________, médecin-contrôleur de l'Institut national de la sécurité sociale espagnole, a conclu à une incapacité de travail de 75 % dans l'activité exercée en dernier lieu. Il n'en demeure pas moins qu'il a considéré l'assurée apte à exercer une activité adaptée à ses capacités, laquelle ne devrait pas impliquer une surcharge de la colonne cervicale et éviter la manipulation de poids ainsi que les postures soutenues. Son diagnostic ne diffère en outre pas de celui posé par le docteur A.________, la divergence ne portant que sur l'évaluation de la capacité de travail. 3.3 On rappellera en outre que pour rendre sa décision de suppression de rente du 21 octobre 1997, l'office cantonal bernois s'était fondé sur l'avis des docteurs C.________ et D.________, médecins à la clinique rhumatologique de l'Hôpital X.________ (expertise du 11 mars 1997), et sur l'expertise psychiatrique du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 5 août 1997. Les premiers, qui retenaient un trouble douloureux chronique avec absence d'indices anamnestiques et cliniques d'une pathologie organique, n'avaient pas constaté de limitation de la capacité de travail sur le plan de l'appareil locomoteur et avaient indiqué que l'activité de nettoyeuse pouvait être poursuivie en respectant certains schémas d'ergonomie du dos déjà largement indiqués à la patiente. Le second avait conclu à un trouble douloureux chronique et à l'absence d'une atteinte psychique, précisant que la capacité de travail ne se trouvait pas limitée du point de vue psychique. Les éléments objectifs qui ressortent de cette expertise ne sont pas différents de ceux mis en évidence en 2002. 3.4 Dès lors, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'évaluation faite de manière concordante depuis plusieurs années par les médecins de l'Hôpital X.________, de l'office cantonal bernois et de l'OAIE. Cela se justifierait d'autant moins que, contrairement au rapport de synthèse motivé du docteur A.________, l'opinion du docteur B.________ ne permet pas de comprendre pour quelle raison, à son avis, la capacité de travail serait diminuée de 75 % dans l'ancienne profession de nettoyeuse, alors qu'elle pourrait être entière dans une activité plus légère.