Citation: 7B_62/2025 E. 4.5

4.5. Bien que la cour cantonale n'ait pas examiné la question de l'existence d'un risque de récidive, le recourant se plaint dans son recours au Tribunal fédéral d'une violation de l'art. 221 al. 1bis CPP; il soutient, en substance, qu'au vu de l'expertise psychiatrique, il n'existerait pas de risque de récidive qualifié (recours n° s 4.2.6 à 4.2.10 p. 11 à 13; cf. sur cette notion et cette disposition, ATF 150 IV 360 consid. 3.2.2; 150 IV 149 consid. 3.6.2). Si cette question peut demeurer ouverte en l'occurrence, dès lors que l'existence d'un risque de fuite a été admise (cf. arrêt 7B_1251/2024 du 16 décembre 2024 consid. 3.3.4), il convient toutefois de relever que le recourant ne saurait se fonder uniquement sur l'expertise précitée pour nier l'existence de tout risque de récidive qualifié: il ressort en effet de celle-ci qu'il serait probable qu'un contexte affectif ne répondant pas à ses attentes puisse générer des actes de même nature et que, si les facteurs permettant le maintien de son attitude psychosociale adéquate devaient disparaître, il faudrait craindre qu'il entame un parcours criminel affirmé, voire même aggravé (cf. let. A.d supra). Au vu de la surveillance suggérée en cas de nouvelle relation sentimentale (cf. les mesures de substitution proposées dans les conclusions subsidiaires), le recourant semble lui-même ne pas écarter toute récidive (voir également la procédure menée en France avec des faits similaires).