Citation: 6B_720/2021 E. B

B.a. Le 10 juillet 2020, A.________, B.________ C.________, D.________ et E.________ ont requis du Tribunal d'application des peines et des mesures de la République et canton de Genève (TAPEM) l'allocation, à chacun d'entre eux, d'une part proportionnelle des valeurs patrimoniales confisquées par le ministère public, correspondant à 173'625 fr. 90 (11,2 % des valeurs patrimoniales confisquées) pour A.________, à 155'249 fr. 36 (10 %) pour B.________, à 118'433 fr. (7,7 %) pour C.________, à 993'595 fr. 28 (64,3 %) pour D.________ et à 104'238 fr. 80 (6,7 %) pour E.________. Ils ont précisé qu'ils entendaient céder à l'État de Genève une part correspondante de leurs créances. Les requérants ont fait valoir en substance que ces montants représentaient une partie du dommage subi, par chacun, en raison des agissements de J.________ et consorts, lesquels avaient détourné les fonds qu'ils avaient investis, entre 2002 et 2004, dans le financement d'oeuvres cinématographiques. A l'appui de leur requête, ils se sont prévalus de décisions ( Orders) rendues les 27 mars 2018 et 19 septembre 2018 à Londres par la Haute Cour de justice ( High Court of Justice) de l'Angleterre et du Pays de Galles astreignant J.________ et consorts, ainsi que les sociétés qui leur étaient affiliées, au paiement de dommages-intérêts en leur faveur, ainsi qu'en celui de plus de 100 autres investisseurs, à hauteur d'un montant de 33'049'495 GBP en capital. B.b. Par jugement du 20 novembre 2020, le TAPEM a rejeté la requête formulée par A.________, B.________ C.________, D.________ et E.________. Statuant par arrêt du 12 mai 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours que les sus-nommés avaient formé contre le jugement du 20 novembre 2020.