Citation: 8D_10/2020 E. 3.4.3

3.4.3. Enfin, concernant le reproche lié à l'absence de prise en compte, en septembre 2017, des propos des directeurs des EFP de V.________ et de W.________, elle fait valoir que l'autorité cantonale a arbitrairement retenu une violation de ses devoirs de collaboration sur la seule base de l'étonnement qu'elle avait exprimé (art. 9 Cst.). Elle expose que l'autorité cantonale ne saurait se prononcer sur un manque d'écoute de sa part, ses collègues ayant quitté son bureau sans qu'elle puisse poursuivre la discussion avec eux. Elle indique également que lorsque le père de B. a voulu rencontrer le responsable thérapeutique en septembre 2017, elle en aurait immédiatement référé à son supérieur. La recourante invoque par ailleurs également une violation de son droit d'être entendue, apparemment toujours sous l'angle du droit à une décision motivée, faisant valoir que l'autorité intimée n'expliquerait pas en quoi son comportement aurait fortement entravé une prise en charge adéquate de l'enfant pendant plusieurs mois (art. 29 al. 2 Cst.). Elle se prévaut du fait qu'elle n'avait plus la responsabilité de B. et qu'elle n'avait dès lors plus de pouvoir décisionnel. Il apparaît que l'autorité cantonale ne s'est nullement basée sur l'étonnement manifesté par la recourante pour retenir une violation des devoirs de collaboration de cette dernière mais qu'elle a au contraire estimé que l'émotion exprimée n'excusait pas son manque d'écoute. Par ailleurs, en tant que la recourante fait référence à des faits qui ne ressortent pas de la décision entreprise et qu'elle ne se plaint pas d'une constatation arbitraire des faits à leur égard, le grief est irrecevable. Pour le surplus, la recourante perd de vue que la décision entreprise retient correctement que le suivi des élèves incombait à ses collègues et que l'autorité cantonale ne lui reproche en tout état pas de ne pas avoir elle-même pris des mesures mais simplement d'avoir adopté une attitude défensive et de ne pas avoir collaboré. Le grief doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable. Il résulte de qui précède que l'on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il était établi que la recourante avait violé ses devoirs de service.