Citation: 5A_29/2017 E. 3

Le refus de l'assistance judiciaire constitue une décision incidente en tant qu'elle est l'accessoire de la demande principale. Le recours contre une telle décision incidente est soumis à la même voie de droit que celle qui est ouverte contre la décision principale (ATF 137 III 380 consid. 1.1). La cause pour laquelle l'assistance judiciaire a été requise se rapporte en l'espèce à des mesures protectrices de l'union conjugale. En vertu de la règle générale de l'art. 100 al. 1 LTF, le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. Les règles sur la suspension des délais (art. 46 LTF) ne s'appliquent pas dans les procédures de mesures provisionnelles (art. 46 al. 2 LTF), auxquelles sont assimilées les mesures protectrices de l'union conjugale (ATF 133 III 393 consid. 5). En l'espèce, il ressort de l'extrait Track and Trace de suivi des envois de la Poste suisse que la décision cantonale déférée a été notifiée au recourant le jeudi 1er décembre 2016. Le délai de recours de 30 jours est donc arrivé à échéance le samedi 31 décembre 2016, reporté au premier jour ouvrable suivant, à savoir le mardi 3 janvier 2017 (art. 100 al. 1 LTF et 45 al. 1 LTF). Remis à la Poste suisse le lundi 16 janvier 2017, l'acte de recours n'a donc pas été déposé dans le délai de 30 jours de l'art. 100 al. 1 LTF, faute de suspension du délai au sens de l'art. 46 al. 1 let. c LTF. Le recours est en conséquence tardif. Dans ces circonstances, le recours, manifestement irrecevable, doit être traité selon la procédure simplifiée prévue à l'art. 108 al. 1 let. a LTF, ce qui rend sans objet la demande d'effet suspensif du recourant.