Citation: 2D_25/2020 E. 4

Le recourant invoque également une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il soutient que le Tribunal cantonal aurait procédé à une reformatio in peius sans l'informer auparavant et sans lui donner la possibilité de s'exprimer à ce propos (recours, p. 10). L'autorité précédente a réformé la décision du Département du 3 octobre 2019 en ce sens que la décision du Service cantonal du 24 mai 2019 était elle aussi réformée et la demande d'autorisation de séjour déposée par l'intéressé le 29 avril 2019 était déclarée irrecevable. Or, le fait que, à la suite de l'arrêt du Tribunal cantonal, cette demande ait été déclarée irrecevable, n'a pas placé le recourant dans une situation plus défavorable que celle dans laquelle il se trouvait avant de recourir (cf. ATF 135 I 187 consid. 2.2 p. 190; arrêts 2C_484/2019 du 6 novembre 2019 consid. 5.1 et 9C_319/2013 du 27 octobre 2013 consid. 6), dans la mesure où, de toute manière, son recours avait été rejeté et l'intéressé n'avait donc pas obtenu le titre de séjour souhaité. Partant, le grief tiré de la violation du droit d'être entendu en relation avec la reformatio in peius doit, lui aussi, être rejeté.