Citation: 1B_296/2022 E. 3.2

3.2. Relevant ensuite que l'instruction pénale ne concernait plus que les faits en lien avec la privation de liberté du recourant, la Chambre pénale de recours a retenu que le recourant n'alléguait pas avoir subi une atteinte grave à son intégrité physique ou psychique commise par la police pendant la durée de son arrestation; celle-ci n'avait en outre pas dépassé les 24 heures (cf. art. 219 al. 4 CPP) et le recourant n'avait pas formulé de plainte eu égard aux conditions de détention. Selon les Juges cantonaux, le recourant n'avait pas non plus démontré que son mauvais état de santé - tant sur le plan physique que psychique - aurait été aggravé par son arrestation provisoire; le recourant s'appuyait en effet à cet égard sur des diagnostics antérieurs aux faits (cf. consid. 4.3 p. 9 s. de l'arrêt entrepris). Cette appréciation peut également être confirmée. Certes, la jurisprudence permet, dans certaines circonstances très particulières - soit en principe l'allégation par la victime d'avoir été l'objet de violences intentionnelles atteignant un minimum de gravité de la part d'agents étatiques -, de faire abstraction de la condition des conclusions civiles notamment pour entrer en matière sur un recours ou pour octroyer l'assistance judiciaire (arrêt 1B_317/2021 du 9 décembre 2021 consid. 4.3 et les nombreux arrêts cités). A cet égard, le recourant fait valoir qu'une telle atteinte résulterait de la "pose stricte des menottes" au poste de police, ce qui aurait stoppé l'écoulement du sang dans ses mains et aurait rendu nécessaire l'injection de plusieurs doses de cortisone pour soulager la douleur; il reproche à l'autorité précédente d'avoir ignoré le certificat médical prouvant cette atteinte. Aucun des certificats médicaux produits devant la cour cantonale n'atteste de lésions particulières, notamment physiques, subies à la suite des événements de décembre 2018 et/ou d'une aggravation manifeste de l'état de santé - psychique ou physique - du recourant en raison de ces faits. Sans autre explication, il ne saurait ainsi être retenu que le seuil de gravité minimum exigé par la jurisprudence soit atteint; le recourant ne conteste au demeurant pas avoir pu alors soulager ses douleurs. Quant à la maladie mentale dont se prévaut le recourant, laquelle entrainerait notamment des difficultés linguistiques ou de concentration (cf. le certificat médical du 11 février 2021), elle ne semble à ce stade pas avoir empêché le recourant de réagir devant les autorités, y compris lors de l'audition de décembre 2018 (cf. en particulier son refus de signer le procès-verbal; voir également l'acte de recours déposé au Tribunal fédéral en langue française permettant de comprendre ses revendications). En l'état, il paraît donc à même se défendre sans l'assistance d'un avocat, pouvant au demeurant, le cas échéant, demander une suspension ou le report d'une audience.