Citation: 6B_1047/2008 20.03.2009 E. 4

Le recourant conteste ensuite la qualification de la bande retenue à sa charge. 4.1 L'affiliation à une bande est réalisée lorsque deux ou plusieurs auteurs manifestent expressément ou par acte concluant la volonté de s'associer en vue de commettre ensemble plusieurs (plus de deux) infractions indépendantes, même s'ils n'ont pas de plan et que les infractions futures ne sont pas encore déterminées. L'association a pour caractéristique de renforcer physiquement et psychiquement chacun des membres, de sorte qu'elle les rend particulièrement dangereux et laisse prévoir la commission d'autres infractions de ce type (ATF 124 IV 286 consid. 2a p. 293 s., 86 consid. 2b p. 88 s.). Du point de vue subjectif, il suffit que l'auteur connaisse et veuille les circonstances de fait qui correspondent à la définition de la bande (ATF 124 IV 286 consid. 2a p. 293 s., 86 consid. 2b p. 89). Cette qualification suppose un minimum d'organisation (par exemple une répartition des tâches ou des rôles) et que la coopération des intéressés soit suffisamment intense pour que l'on puisse parler d'un groupe stable même s'il n'est qu'éphémère (ATF 132 IV 132 consid. 5.2 p. 137 et les références citées). 4.2 Le recourant soutient que son intention de commettre des vols en collaboration avec A.________ ne serait pas établie. Il souligne expressément sur ce point formuler un « grief de réforme » soit un grief relatif à l'application de la loi pénale et n'aborde pas cette question dans la section pourtant longuement développée de son recours consacrée à l'établissement des faits. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner la question sous cet angle (art. 106 al. 2 LTF). La volonté interne de l'auteur relève du fait (ATF 110 IV 22, consid. 2, 77, consid. 1c, 109 IV 47 consid. 1, 104 IV 36 consid. 1 et cit.). Il s'ensuit que le recourant s'écarte de manière inadmissible des constatations de l'autorité cantonale (art. 105 al. 1 LTF). La cour cantonale a en effet jugé que l'intention du recourant de commettre des vols par effraction à plusieurs reprises et de manière organisée ressortait des contrôles téléphoniques et des circonstances des infractions commises. Elle a notamment déduit des conversations téléphoniques mentionnées ci-dessus (consid. 2.2) que les trois protagonistes se donnaient des rendez-vous et que les rôles de guet et de pourvoyeur d'outil étaient attribués (arrêt entrepris, consid. 3c, p. 12 s.). Il s'ensuit qu'en ce qui concerne les quatre cas des 12 et 13 mai 2007 tout au moins, les conditions objectives et subjectives de la bande sont réunies. Pour le surplus, on ne voit pas en quoi le droit fédéral aurait été violé du seul fait que cette circonstance a été retenue à la charge du recourant alors que les autres membres n'ont pas été jugés simultanément et le recourant ne tente pas non plus de démontrer qu'il y aurait eu, sur ce point, une application arbitraire des règles de droit cantonal ou la violation d'un droit constitutionnel ou conventionnel (art. 106 al. 2 LTF). Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.