Citation: 9C_521/2007 16.05.2008 E. 3

3.1 Selon les constatations de la juridiction cantonale, depuis la décision initiale de rente du 13 septembre 2005, l'état de santé de l'intimée s'était aggravé au point d'entraîner une incapacité de travail totale dans toute activité lucrative. Une telle modification entraînait une augmentation du degré d'incapacité afférent à la part d'activité lucrative (toujours de 40 %) qui se traduisait par un taux d'invalidité de 40 % (100 % de 40 %). En ce qui concerne en revanche le taux d'invalidité pour la part relative aux travaux ménagers, les premiers juges n'ont pas constaté de changement notable entre le moment où avait été effectuée la première enquête ménagère (avril 2005) auprès de l'intimée et la seconde (novembre 2006). En particulier, ils ont retenu que les divergences entre les deux enquêtes économiques sur le ménage relevaient non pas d'une modification des circonstances, mais d'une appréciation différente du taux de participation exigible de la part des membres de la famille. Une telle divergence d'appréciation d'une situation qui était pour l'essentiel restée la même ne correspondait ni à un motif de révision, ni à un motif de reconsidération. L'autorité cantonale de recours n'a dès lors pas retenu, contrairement au recourant, une augmentation de la capacité de l'assurée à accomplir ses tâches ménagères. Compte tenu d'un degré d'invalidité (resté inchangé) de 11 % pour la part ménagère et d'un taux (augmenté) de 40 % pour la part relative à l'activité lucrative, il en résultait un taux d'invalidité global de 51 %. Aussi, l'intimée avait-elle droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er avril 2006 (art. 28 LAI et 88bis al. 1 let. a RAI). 3.2 Le recourant ne remet à juste titre pas en cause l'augmentation (à 40 %) du taux d'invalidité de l'assurée pour la part relative à l'activité professionnelle. Pour l'essentiel, il reproche aux premiers juges d'avoir nié que les conditions d'une reconsidération étaient réalisées, en faisant valoir que sa décision initiale était manifestement erronée. Il aurait en effet omis à l'époque de tenir compte de l'aide que l'on pouvait raisonnablement exiger des membres de la famille de l'assurée au titre de l'obligation de réduire le dommage. S'il avait procédé de manière conforme au droit en septembre 2005, il aurait, selon ses dires, retenu une incapacité de 11 % dans le domaine ménager (telle qu'elle ressortait de l'enquête ménagère du 12 décembre 2006). 3.3 L'argumentation du recourant n'est pas pertinente. Comme l'intimée a fait valoir une aggravation de son état de santé ayant des répercussions sur le taux d'invalidité, il appartenait au recourant d'examiner si les conditions de la révision au sens de l'art. 17 LPGA étaient remplies. La procédure de révision portant sur la situation de l'intimée dans son ensemble, il convenait d'examiner non seulement les effets de l'aggravation de l'état de santé de l'intimée sur son aptitude à exercer une activité lucrative, mais également les empêchements pour la part consacrée aux travaux ménagers. A cet égard, les constatations de fait de la juridiction cantonale selon lesquelles le taux d'invalidité y relatif était toujours de 11 % en 2006 n'apparaissent pas manifestement inexactes. Compte tenu de la péjoration de l'état de santé de l'intimée et du fait que ni sa fille (qui a entre-temps mis au monde un enfant), ni sa soeur ne vivent dans le même ménage que les époux - si bien qu'on peut douter de l'exigibilité de leur aide dans la mesure retenue par le recourant -, le degré d'invalidité constaté par les premiers juges n'a pas à être remis en cause au sens de l'art. 105 al. 2 LTF. Au demeurant, dès lors que les conditions de la révision au sens de l'art. 17 LPGA étaient remplies - l'aggravation de l'état de santé entraînant une incapacité totale de travail et, partant, une modification du degré d'invalidité -, l'hypothèse de la reconsidération n'entrait en l'espèce plus en considération. 3.4 En conséquence de ce qui précède, le recours s'avère mal fondé.