Citation: 6B_1214/2022 E. B

Par arrêt du 31 août 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur appel de A.A.________ et sur appel joint du ministère public, a rejeté le premier et admis partiellement le second. Elle a annulé le jugement du 26 novembre 2021 et l'a réformé en ce sens qu'elle a condamné A.A.________ à une peine privative de liberté de six ans et six mois, sous déduction de 552 jours de détention avant jugement. Elle a confirmé le jugement de première instance pour le surplus. La cour cantonale s'est fondée sur les faits suivants. B.a. Le 18 juillet 2019, au domicile de B.A.________, à U.________, A.A.________ avait donné plusieurs coups de poing à F.________, puis, après s'être rendu dans la cuisine pour s'emparer d'un couteau de cuisine d'une longueur totale d'environ 30 cm, il avait saisi la tête de la victime, qui avait glissé au sol et se trouvait à genoux, et lui avait donné un premier coup de couteau, horizontalement, au niveau de la nuque, tout en lui disant " je vais te tuer ". Alors que F.________ était parvenu à se relever, qu'il se trouvait face à lui et lui disait de se calmer, il lui avait donné un deuxième coup de couteau au dos, coup porté de haut en bas, de l'arrière vers l'avant. A.A.________ avait tenté de donner un troisième coup de couteau dans le ventre de F.________, lequel était finalement parvenu à le désarmer en saisissant le couteau par la lame et en faisant un mouvement de torsion. Après avoir chuté à la suite d'un coup de poing reçu de F.________, il avait saisi un autre couteau dans la cuisine afin de pouvoir continuer à le frapper jusqu'à la mort, ce dernier étant toutefois parvenu à prendre la fuite par le balcon (ch. 1.1 de l'acte d'accusation). Il avait causé au prénommé de multiples lésions, constatées dans le rapport du 14 novembre 2019. B.b. A.A.________ avait, dans les circonstances précitées et aux fins d'empêcher B.A.________ de s'interposer entre F.________ et lui, saisi la précitée par les cheveux et l'avait violemment repoussée, la faisant chuter et heurter la tête contre un mur. Il lui avait, de la sorte, causé diverses lésions, relevées dans le constat médical du 19 juillet 2019 (ch. 1.2 et 1.3 de l'acte d'accusation). B.c. A.A.________ avait, à de réitérées reprises entre décembre 2006 et mi-2019, notamment en se montrant très insistant, en suppliant B.A.________, en l'insultant, en l'empêchant de dormir, en se donnant des coups au visage et sur le coeur - alors qu'il souffrait d'une pathologie cardiaque -, en la jetant de force sur le lit, en la tenant par la nuque de manière à l'empêcher de bouger ou en mettant ses doigts au niveau du cou pour l'empêcher de respirer, brisé psychologiquement et physiquement sa résistance de manière à la contraindre à entretenir avec lui des relations sexuelles, y compris anales (ch. 1.5 et 1.6 de l'acte d'accusation). B.d. Dans les circonstances sus-décrites (cf. supra consid. B.a et B.b), A.A.________ avait agi en présence de sa fille C.A.________, âgée de 15 ans au moment des faits, étant précisé que cette dernière avait reçu un coup à la tête et un coup au ventre en essayant de s'interposer. Après la fuite de F.________, la prénommée avait tenté tant bien que mal d'empêcher son père de sortir de l'appartement en retenant la porte d'entrée, ce dernier parvenant toutefois à la repousser. Alors qu'elle était sortie à son tour de l'appartement et avait aperçu son père en bas de l'immeuble, ce dernier avait commencé à vociférer en prononçant son prénom, la traitant de " pute " et lui disant qu'il allait la tuer, de manière à l'effrayer et à lui faire prendre la fuite. Elle avait également craint, pendant quelques instants, que son père retourna à l'appartement pour s'en prendre physiquement à sa mère. A la suite de ces événements, la jeune fille n'avait cessé de culpabiliser en raison du fait que c'était elle qui avait ouvert la porte à son père et lui avait permis d'entrer dans le logement (ch. 1.4.1 de l'acte d'accusation). B.e. Il avait, à réitérées reprises durant la vie familiale commune, plus particulièrement entre 2016 et 2017, omis de protéger ses enfants C.A.________ et D.A.________ des conflits conjugaux fréquents, ceux-là étant constamment exposés aux disputes verbales qui opposaient leurs parents et parfois même témoins de coups portés par leur père à leur mère. Parallèlement à cela, il avait régulièrement écrit des lettres à son épouse dans lesquelles il confiait son intention de se suicider tout en s'assurant que C.A.________ en prît connaissance, cette dernière se retrouvant alors placée dans un véritable conflit de loyauté, souffrant de voir sa mère subir des violences verbales et physiques de son père, mais craignant aussi pour la santé et la vie de ce dernier. Ce conflit s'était traduit par des difficultés scolaires et avait rendu nécessaire l'intervention du Service de protection des mineurs (SPMI) (ch. 1.4.2 de l'acte d'accusation).