Citation: 5A_360/2021 E. 4

Pour le surplus, le recours est dirigé contre une décision rejetant une requête d'accès à un dossier concernant une mineure par sa famille d'accueil. Une telle décision n'a pas terminé l'instance introduite devant le Tribunal cantonal, même pour la recourante, laquelle n'a jamais été partie à la procédure en fixation des relations personnelles de la mère biologique sur sa fille; elle doit au contraire être qualifiée d'incidente aux termes de l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 137 III 522 consid. 1.2; arrêts 5A_901/2020 du 21 janvier 2021 consid. 1.2; 5A_663/2019 du 29 août 2019 consid. 3). Le recours en matière civile immédiat au Tribunal fédéral contre une décision incidente notifiée séparément, qui ne porte pas sur la compétence ou la récusation visées par l'art. 92 LTF, n'est recevable que dans les hypothèses limitativement prévues par l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF, partant, suppose alternativement la réalisation de la condition de l'existence d'un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), ou aux conditions cumulatives que l'admission du recours puisse conduire immédiatement à une décision finale qui permette d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). A moins qu'il ne soit manifeste que l'une des conditions (alternatives) d'entrée en matière prévues à l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF est remplie, il appartient à la partie recourante d'alléguer et d'établir que la décision incidente peut lui causer un préjudice irréparable ou que son recours permettrait de mettre fin au litige (ATF 137 III 324 consid. 1.1), faute de quoi le recours est déclaré irrecevable (ATF 134 III 426 consid. 1.2; 133 III 629 consid. 2.4.2). En l'espèce, la recourante, qui a retenu que la décision attaquée était partielle au sens de l'art. 91 let. b LTF, ne discute donc pas les conditions de recevabilité de son recours au regard de l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF. Les conditions cumulatives posées par l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne paraissent manifestement pas remplies, en sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Quant à l'existence d'un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), selon la jurisprudence, un tel préjudice n'est réalisé que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel, résultant par exemple d'un accroissement de la durée et des frais de la procédure, est insuffisant (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.3.1). En l'occurrence, la recourante expose, dans l'argumentation au fond de son recours, qu'en lui niant le droit d'accès au dossier, elle serait privée de faire valoir ses intérêts de famille nourricière dans la prise en compte d'une décision concernant la mineure. Ce faisant, elle omet de retenir qu'en sa qualité de mère d'accueil, elle jouit légalement d'un droit d'être entendue (art. 300 al. 2 CC), que le TPAE lui a expressément réservé en vue de sa décision au fond concernant les prérogatives parentales de la mineure placée. Il s'ensuit que, faute de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, le présent recours immédiat au Tribunal fédéral est irrecevable.