Citation: 6B_212/2024 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a condamné le recourant pour escroquerie en retenant, par renvoi au jugement de première instance (v. art. 82 al. 4 CPP; arrêt attaqué, consid. 3.2), ce qui suit concernant singulièrement l'élément constitutif de la tromperie: Le recourant a faussement fait croire à l'intimé 2 qu'il était en mesure de lui octroyer un financement cadre de USD 70 millions, notamment pour réaliser son projet hôtelier sur l'île de W.________, le convaincant à l'appui de la présentation d'une méthode de financement sans risque et aux résultats garantis, alors même qu'il savait que rien de tout cela n'était vrai, dès lors qu'un trade n'est jamais sans risque et, en particulier, qu'en l'occurrence, depuis la reprise de la société C.________ Ltd, le recourant savait n'avoir obtenu aucun financement. Le recourant s'est par ailleurs bien gardé d'aviser l'intimé 2 de cette absence totale de résultat. Sur la base de ces affirmations fallacieuses, le recourant a convaincu le précité de conclure un contrat de financement avec sa société C.________ Ltd, sur la base duquel l'intimé 2 a procédé à plusieurs versements. En effet, le recourant a faussement fait croire à l'intimé 2 que, pour obtenir ledit financement, il lui fallait verser un montant de USD 1,2 million à titre de fonds propres, lequel resterait pendant douze mois et trois semaines sur un compte escrow ou bloqué, à titre de garantie, alors même qu'il savait pertinemment que le compte n'était pas bloqué, la méthode de financement étant un trade et, en l'occurrence, qu'il avait l'intention d'utiliser ce montant pour rembourser K.________ [à savoir un autre investisseur qui réclamait le remboursement de ses fonds de manière insistante depuis plusieurs mois]. Le recourant a également requis de l'intimé 2 un nouveau versement au motif que son projet immobilier devait faire l'objet d'analyses de faisabilité, lesquelles, au vu de l'importance dudit projet, s'élevaient à USD 200'000, et ce, alors même qu'il n'avait pas l'intention de fournir la moindre contre-prestation, qu'il n'a d'ailleurs jamais fournie puisqu'il a fini par admettre n'avoir jamais réalisé la moindre analyse, et que la valeur des analyses, si elles avaient été fournies, aurait été manifestement moindre. Enfin, le recourant a faussement fait croire à l'intimé 2 que la société L.________ LLC lui fournirait une garantie complémentaire censée permettre l'amortissement dit in fine du financement octroyé, sur la base d'un nouveau paiement annuel d'un montant de USD 262'500, alors que dite garantie complémentaire n'existait pas et que, de toute façon, il n'était manifestement pas en mesure de fournir une telle prestation, de même qu'il n'en avait jamais eu l'intention. En outre, une fois les versements effectués, le recourant a maintenu l'intimé 2 dans son erreur, en lui faisant croire à des retards dans la libération des fonds du financement convenu, en le laissant penser que les analyses avaient effectivement été réalisées, respectivement en le laissant croire qu'une garantie complémentaire avait été émise.