Citation: 1C_332/2009 21.07.2009 E. 3

Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF), sous peine d'irrecevabilité (cf. art. 108 al. 1 let. b LTF). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à ces exigences, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). En outre, s'il se plaint de la violation de ses droits fondamentaux, il doit respecter le principe d'allégation en précisant quelle disposition constitutionnelle ou légale a été violée et en démontrant par une argumentation précise en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (ATF 134 I 83 consid. 3.2 p. 87). Le recours ne contient aucune conclusion de sorte qu'il devrait en principe être déclaré irrecevable pour ce motif (cf. FLORENCE AUBRY-GIRARDIN, in: Commentaire de la LTF, 2009, n. 20 ad art. 42, p. 277). La question de savoir s'il convient de faire preuve de mansuétude lorsque, comme en l'espèce, le recours émane d'un particulier qui agit seul et dont on peut comprendre les intentions, peut demeurer indécise car le recours est de toute manière irrecevable en raison de sa motivation insuffisante. Le Tribunal administratif fédéral a rappelé dans l'arrêt attaqué les conditions formelles et matérielles auxquelles la loi et la jurisprudence subordonnent l'annulation de la naturalisation facilitée (consid. 3 et 4) ainsi que les événements précédant et suivant l'octroi de celle-ci (consid. 6.2). Il a admis que leur enchaînement chronologique constituait un faisceau d'indices de nature à fonder la présomption que la communauté conjugale à la base de la naturalisation facilitée ne remplissait pas les conditions en la matière au moment du dépôt de la demande et de la décision de naturalisation et que celle-ci avait été obtenue frauduleusement (consid. 6.3). Le recourant ne prétend pas que les faits, tels qu'ils ont été rapportés dans l'arrêt attaqué, seraient erronés ou auraient été constatés de manière inexacte; dans la mesure où il s'en écarte pour étayer son argumentation, son recours est irrecevable (cf. art. 105 al. 1 LTF). Le recourant conteste avoir acquis frauduleusement la nationalité suisse et relève que la relation du couple était stable et harmonieuse jusqu'à ce que son ex-épouse prenne unilatéralement la décision d'avorter au début janvier 2002 alors qu'elle connaissait son désir d'avoir une descendance. Le Tribunal administratif fédéral n'a pas ignoré ce fait. Il a estimé que cette interruption volontaire de grossesse ne constituait pas l'unique motif de la rupture du lien conjugal mais que les causes de la désunion devaient être recherchées dans des circonstances préexistantes. Il relève en particulier que d'autres éventualités, telles que l'adoption, auraient permis de maintenir la communauté conjugale tout en satisfaisant le désir de paternité du recourant (consid. 6.4.1). Ce dernier ne se prononce nullement sur ce point. L'autorité intimée a par ailleurs constaté que la version des faits avancée par les époux X.________ dans la procédure de recours pour expliquer leur rupture était incompatible avec celle qu'ils avaient présentée lors du divorce dans laquelle ils ont mis en avant une mésentente au sein du ménage ayant principalement pour origine des difficultés d'adaptation au milieu culturel et à la mentalité suisses. De telles déclarations ne pouvaient être réduites à de simples clauses de style, mais elles reflétaient fidèlement la réalité alors vécue par le couple (consid. 6.4.2). Le recourant se borne à reprendre l'argumentation qu'il avait développée devant le Tribunal administratif fédéral pour remettre en cause l'arrêt attaqué sur ce point. On ne voit pas ce qui l'aurait empêché d'invoquer l'absence de volonté commune d'avoir des enfants à l'appui de leur requête de divorce s'il s'agissait du vrai motif de désaccord. Il ne saurait reprocher aux autorités administratives de s'être fondées sur les indications données à ce propos devant les autorités civiles. Le Tribunal administratif fédéral s'est enfin fondé sur les propos tenus par A.________ lors de son audition rogatoire du 22 janvier 2004 suivant lesquels le couple aurait commencé à connaître des difficultés juste après l'obtention de la naturalisation, liées au désir de paternité de son ex-mari dont ce dernier ne lui aurait fait part qu'une fois naturalisé. Il a estimé qu'en s'abstenant d'aborder sérieusement la question de la descendance avant sa naturalisation, le recourant avait voulu éviter que ce sujet de discorde n'éclate au grand jour et ne compromette le bon déroulement de la procédure engagée en vue de l'acquisition de la nationalité helvétique. Cette question, ajoutée aux problèmes d'acculturation du recourant, constituait bel et bien une source latente de conflit au sein du couple au moment de la naturalisation (consid. 6.4.3). On cherche là encore en vain dans le recours une argumentation propre à démontrer le caractère arbitraire de cette appréciation.