Citation: 2A.419/2004 04.03.2005 E. 5

5.1 La loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID, RS 642.14), entrée en vigueur le 1er janvier 1993, désigne les impôts directs que les cantons doivent prélever et énonce les principes selon lesquels la législation cantonale les établit (art. 1 al. 1 LHID). Elle fixe aux cantons un délai de huit ans à compter de son entrée en vigueur pour adapter leur législation aux dispositions de ses titres deuxième à sixième (art. 72 al. 1 LHID). A l'expiration de ce délai, soit dès le 1er janvier 2001, le droit fédéral est directement applicable si les dispositions du droit fiscal cantonal s'en écartent (art. 72 al. 2 LHID). A compter de cette même date, le recours de droit administratif est ouvert contre les décisions cantonales de dernière instance qui portent sur une matière réglée dans les titres deuxième à cinquième et sixième, chapitre premier, de la loi (art. 73 al. 1 LHID; cf. ATF 130 II 509 consid. 8.2). En l'occurrence, le recourant se plaint notamment d'une violation des dispositions relatives à l'imposition dans le temps, lesquelles figurent au chapitre cinquième de la loi fédérale sur l'harmonisation. Dans la mesure où le recours concerne la période fiscale 2001/2002, soit une période postérieure au 1er janvier 2001, la voie du recours de droit administratif est ainsi ouverte. S'agissant en revanche de la période allant du 23 octobre au 31 décembre 2000, le recourant peut seulement procéder par la voie du recours de droit public. 5.2 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral examine librement l'interprétation du droit constitutionnel; en revanche, il ne vérifie l'application des règles de rang inférieur à la constitution cantonale que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 122 I 279 consid. 8c p. 291 et la jurisprudence citée). Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public ne peut conduire qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131 et la jurisprudence citée). Le présent recours est donc irrecevable dans la mesure où il tend implicitement à la réforme de la décision entreprise.