Citation: U 445/99 09.05.2000 E. 1

a t t e n d u : que les premiers juges ont correctement rappelé les dispositions légales et les règles jurisprudentielles relatives au droit à des prestations en matière d'assuranceaccidents (art. 6 et 10 LAA), de sorte qu'il peut y être renvoyé; qu'on peut ajouter que les prestations pour soins, les remboursements de frais et les indemnités journalières ne sont pas réduits lorsque l'atteinte à la santé n'est que partiellement imputable à l'accident (art. 36 al. 1 LAA); que toutefois, l'assureur-accidents n'est pas tenu d'allouer des prestations lorsque l'atteinte à la santé ne résulte pas ou plus de l'accident, mais de causes étrangères à celui-ci; que c'est le cas en particulier, lorsque l'état de santé, tel qu'il était avant l'accident (statu quo ante), est rétabli ou lorsque l'état de santé, tel qu'il aurait été sans l'accident (statu quo sine), est atteint (RAMA 1992 no U 142 p. 75 consid. 4b); qu'en l'espèce, l'accident assuré s'est produit le 23 novembre 1993; que selon les déclarations de la recourante, elle a fait une chute tandis qu'elle montait les escaliers menant à son galetas; que les premières constatations médicales ont mis en évidence une importante entorse à la cheville gauche (cf. attestation médicale LAA du 14 février 1994); que depuis cet événement accidentel, l'assurée n'a plus été à même de reprendre son activité de serveuse, se plaignant en particulier de lombalgies persistantes; que les médecins consultés, s'ils ont unanimement relevé la présence d'un état morbide préexistant, ont en revanche émis des avis contradictoires quant à la responsabilité de l'accident sur les lombalgies apparues après celui-ci; qu'ainsi, le docteur A.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a considéré le statu quo ante comme rétabli au plus tard deux mois après le traumatisme (rapport des 5 mai et 19 août 1994), tandis que le docteur E.________, également spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, était pour sa part d'avis que les plaintes de l'assurée étaient probablement dues, pour une part de 40 %, à l'accident assuré (rapport du 20 septembre 1994); que requis par l'intimée (suite au jugement précité du 28 juin 1996 de la juridiction cantonale) de procéder à une expertise afin de départager ces opinions, le docteur H.________, spécialiste FMH en neurologie, a diagnostiqué des lombosciatalgies droites et un syndrome lombo-vertébral chronifié sans signes d'une atteinte radiculaire; qu'il a précisé que ce syndrome était persistant après plusieurs traumatismes mineurs du rachis vertébral, et qu'il était actuellement essentiellement en relation avec des troubles statiques et dégénératifs lombaires se compliquant d'une discopathie évoluée L5-S1, avec discrets rétro-listhésis de L5 sur S1, et probable instabilité L5-S1; qu'il a en outre souligné que «tant les examens neurologiques que le bilan radiologique n'(avaient) pas apporté la preuve d'une modification de l'état clinique de la patiente par rapport à la situation immédiatement préexistante au traumatisme»; que sur le vu de ces constatations, il a conclu que le statu quo ante devait être considéré comme atteint au plus tard six mois après la survenance de l'accident assuré (rapport du 26 novembre 1996); que dans un rapport subséquent du 10 mars 1997, rendu après un réexamen du cas effectué à la lumière de certaines pièces médicales non prises en considération dans le premier rapport précité du 26 novembre 1996 (en particulier un dossier radiologique émanant de l'Hôpital X.________), le docteur H.________ a entièrement confirmé la teneur de ses conclusions initiales; que celles-ci reposent donc sur une étude attentive de l'ensemble dossier médical de l'assurée; qu'elles s'appuyent en outre sur les propres examens de l'expert - notamment un EMG - et prennent, par ailleurs, pleinement en considération l'anamnèse et les plaintes de l'assurée; qu'aussi bien le rapport du docteur H.________ remplit toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 ss consid. 3a et 3b/bb et les références), et il n'y a pas lieu de s'écarter de ses conclusions; que certes, les médecins traitants de la recourante considèrent, contre l'avis de l'expert et du docteur A.________, que l'accident entre pour une part comprise entre 30 et 40 % dans les troubles présentés par leur patiente, et ce pour une durée indéterminée, voire indéterminable (rapports des 20 septembre 1994 et 19 janvier 1998 du docteur E.________; rapports des 28 janvier 1997 et 12 janvier 1998 du docteur G.________, chirurgien-chef au service d'orthopédie de l'Hôpital X.________); que le point de vue de ces médecins n'est toutefois pas de nature à faire douter du bien-fondé des conclusions de l'expert;