Citation: 6B_51/2018 E. 1

Les mêmes exigences sont requises à l'égard de celui qui se plaint d'infractions attentatoires à l'honneur (arrêt 6B_94/2013 du 3 octobre 2013 consid. 1.1). N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation. L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). Le recourant fonde sa qualité pour recourir sur le fait qu'il entend obtenir le paiement d'un tort moral au sens de l'art. 49 CO, ainsi que le remboursement de ses frais d'avocat en raison de la plainte, selon lui injustifiée, que les intimés ont déposée contre lui pour tentative de contrainte et escroquerie. Ce faisant, il ne se détermine ni sur le principe ni sur la quotité d'un éventuel tort moral ou dommage, alors même que les honoraires d'avocat - qui ne découlent pas directement des infractions en cause - ne constituent pas des prétentions civiles au sens susmentionné (cf. arrêt 6B_768/2013 du 12 novembre 2013 consid. 1.3). L'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles exclut la qualité pour recourir du recourant sur le fond de la cause.