Citation: 4A_482/2023 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale relève que la recourante n'a pas démontré que l'exercice par le premier juge de son devoir d'interpellation aurait pu conduire à une issue plus favorable pour elle, raison pour laquelle on pourrait considérer que l'intéressée ne dispose d'aucun intérêt à soulever le grief tiré de la violation de l'art. 56 CPC. Elle juge de toute manière le moyen en question infondé. Elle relève que les allégations de la recourante présentaient des contradictions et que le juge de première instance a fait son possible pour obtenir des précisions de la part de l'intéressée lors de l'interrogatoire de son président. Elle observe que la partie demanderesse a produit des factures ainsi que des preuves de paiement et des échanges de courriers électroniques qui ne paraissaient pas laisser la place à beaucoup d'interprétation afin de démontrer que les rapports contractuels n'existaient qu'entre les parties à la présente procédure. De son côté, l'intimée a produit tardivement une série de pièces. La cour cantonale estime que le premier juge n'avait pas à suggérer à la recourante de produire ces pièces plus rapidement ou de requérir l'audition d'autres témoins. En agissant de la sorte, le magistrat aurait, en effet, outrepassé son devoir d'interpellation.