Citation: 1A.190/2001 20.06.2002 E. A

M. et Mme D.________ sont copropriétaires de la parcelle n° xxx du registre foncier de la commune de Confignon. Cette parcelle de 1'940 m2, située en zone agricole, accueille une villa familiale construite en 1970 et un garage. Un jardin d'hiver de 14 m2, doté d'une toiture et d'une fermeture en double vitrage isolant, a été réalisé sur la façade est de la villa, en exécution d'une autorisation de construire délivrée le 6 janvier 1988. Le 23 novembre 1999, les époux D.________ ont présenté une demande d'autorisation de construire en procédure accélérée portant sur la modification et la surélévation de la toiture de leur villa afin d'aménager deux chambres dans les combles. Le Département de l'aménagement, de l'équipement et du logement du canton de Genève (ci-après: le Département) a délivré l'autorisation sollicitée le 21 février 2000. Contre cette décision, les propriétaires voisins A.________, B.________ et C.________ ont déposé un recours que la Commission cantonale de recours en matière de constructions du canton de Genève a rejeté le 16 février 2001. Cette autorité a considéré l'agrandissement comme de peu d'importance en tant qu'il se résumait à une augmentation de la surface habitable de 24,7%, à une légère surélévation du toit et à la création de deux lucarnes et de trois tabatières en toiture, excluant tout inconvénient pour les voisins ou pour le site. A.________, B.________ et C.________ ont recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale). Ils critiquaient l'application au cas particulier de la procédure accélérée prévue à l'art. 3 al. 7 de la loi genevoise sur les constructions et les installations diverses ainsi que l'absence de préavis de la Commission des monuments, de la nature et des sites. Ils faisaient valoir la non-conformité des travaux à l'art. 24c de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700) et aux art. 41 et 42 de l'ordonnance fédérale sur l'aménagement du territoire (OAT; RS 700.1). Après avoir procédé à un transport sur place et recueilli le préavis de la Commission des monuments, de la nature et des sites, le Tribunal administratif a rejeté le recours au terme d'un arrêt rendu le 23 octobre 2001. Il a considéré en substance que l'immeuble des époux D.________ avait été construit légalement, que l'agrandissement représentait une augmentation de 27,4 % de la surface actuelle, considérée au moment de l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, et qu'il s'inscrivait dans les limites des nouvelles normes fédérales. Il a estimé en outre que l'aspect extérieur de la villa ne serait pas fondamentalement modifié par la surélévation du toit et la création de jours en toiture et que le Département était ainsi fondé à octroyer l'autorisation de construire sollicitée, malgré le préavis négatif de la Commission des monuments, de la nature et des sites.