Citation: 1B_507/2018 E. 2.2

2.2. Cela étant, sur le fond, l'appréciation effectuée par l'autorité cantonale ne prête pas le flanc à la critique. En effet, le recourant ne remet pas valablement en cause les éléments retenus par l'autorité précédente (cf. en particulier ses déplacements à la suite de l'analyse de son passeport) pour démontrer que les indices existants à l'encontre du recourant (cf. l'empreinte trouvée dans un sac contenant les outils utilisés lors du brigandage et lui-même placé dans la voiture volée ce soir-là, les outils achetés en France voisine et la correspondance du recourant au profil des auteurs décrits par l'une des victimes [nationalité et langue parlée]) se seraient renforcés (cf. contrario dans l'arrêt 1B_137/2014 susmentionné consid. 2.3). Ainsi tel que retenu par la cour cantonale, l'avancement de l'enquête a permis de localiser le recourant - certes, à ce stade, pas précisément sur les lieux du brigandage -, mais dans la région franco-suisse lors de la période où celui-ci a été réalisé. Cet élément vient corroborer les premiers indices - importants - permettant de le rattacher aux faits perpétré les 8 et 9 juillet 2016. Cette constatation vient également contredire les propres déclarations du recourant en lien avec une localisation à Prague le 8 juillet 2016, ce qui permet en l'état et dans le cadre de l'examen des conditions de la détention provisoire de relativiser les explications données ensuite pour justifier sa présence dans la région (rendez-vous professionnel en France). Partant, le recours peut être rejeté.