Citation: 6B_256/2019 E. 4

Les recourants reprochent encore à l'autorité précédente d'avoir, contrairement aux injonctions comprises dans l'arrêt de renvoi du 21 août 2017, prononcé la même décision que celle du 5 octobre 2016. L'autorité précédente a estimé qu'une confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l'art. 70 al. 1 CP aurait pu être prononcée sur la totalité des sommes reçues par feu G.________ les 30 juillet 2002 et 3 octobre 2003 sur le compte no yyy ouvert auprès de la Banque H.________. Cependant, compte tenu des difficultés qui auraient résulté de la recherche du sort de ces fonds au Bahreïn, une créance compensatrice devait être prononcée. Conformément à ce qu'avait indiqué le Tribunal fédéral dans son arrêt de renvoi du 21 août 2017, une telle créance compensatrice ne pouvait, sans plus de précisions, dépasser les montants séquestrés auprès de la Banque H.________, au risque de voir les recourants condamnés au paiement d'une somme qu'ils n'auraient pas reçue de la part de leur père. La créance compensatrice a par conséquent été limitée aux montants encore disponibles dans la banque précitée. On ne voit pas dans quelle mesure l'autorité précédente se serait, ce faisant, écartée de l'arrêt de renvoi du 21 août 2017. Il n'apparaît pas davantage que les recourants auraient été "implicitement" condamnés au paiement d'une créance compensatrice de 3 millions d'USD, puisqu'il ressort du dispositif de l'ordonnance du 5 septembre 2018, confirmé par la décision attaquée, que les trois intéressés doivent payer une créance compensatrice à concurrence des montants séquestrés auprès de la Banque H.________, soit au total 2'453'654 USD. Le grief doit être rejeté.