Citation: 4A_150/2022 E. 5.3.1

5.3.1. La cour cantonale a retenu en fait, que la faute du recourant dans l'instrumentation de l'acte était une condition sine qua non de la survenance du dommage. Elle a écarté la thèse du recourant selon laquelle la réelle cause du dommage serait l'inexistence du contrat de vente, en raison d'un vice du consentement de l'acquéresse qui aurait, selon lui, indubitablement conduit au même résultat dans le procès précédent en nullité du contrat de vente, et conduit au paiement des frais, dépens et intérêts de la dette par la venderesse de la même façon. Or, dès lors que la venderesse a effectivement perdu son procès en dernière instance en raison d'un vice de forme du contrat imputable au notaire l'ayant instrumenté, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait sombré dans l'arbitraire en reconnaissant, au stade de l'établissement des faits, que le vice formel était la cause naturelle du dommage subi par la venderesse.