Citation: 9C_388/2022 E. 5.1

5.1. C'est en vain que le recourant allègue d'abord, en se référant aux avis du docteur D.________ des 17 août 2021 et 6 mars 2022, que son refus de se rendre au centre d'expertises médicales mandaté par l'office intimé est excusable. Contrairement à ce qu'il affirme, le psychiatre traitant s'est référé à la question des déplacements lorsqu'il a mentionné qu'une éventuelle convocation pour une expertise en Suisse allemande n'était pas envisageable pour le moment. A la lecture du rapport du 6 mars 2022, on constate en effet que le médecin a mis en lien l'incapacité de son patient de se soumettre à l'expertise avec son impossibilité à utiliser les transports publics ("Concernant une éventuelle convocation de l'AI pour une évaluation en Suisse allemande, je pense qu'une telle intervention n'est pas envisageable pour le moment et devrait être reportée ultérieurement. En effet, l'idée d'utiliser les transports publics n'est pas envisageable pour le moment"). Si le docteur D.________ a certes mentionné que la confrontation avec le monde extérieur, le stress ou les conflits font rapidement apparaître des attitudes de fuite et de replis, aggravant ainsi les symptômes dépressifs, il n'a cependant pas indiqué que l'assuré était dans l'impossibilité totale de se déplacer ou de se soumettre à une évaluation médicale. La constatation de la juridiction cantonale selon laquelle le docteur D.________ n'a pas exclu expressément tout déplacement en véhicule privé, n'est donc pas manifestement inexacte et le Tribunal cantonal pouvait en inférer sans arbitraire qu'il était exigible du recourant de se rendre au centre d'expertises en transport individuel, par un service de transport pour personnes handicapées, comme l'avait proposé l'office AI.