Citation: 2C_337/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la Cour de justice a rejeté les auditions requises par la recourante - soit celles de sa fille et de son gendre - en expliquant clairement qu'elle ne voyait pas en quoi celles-ci auraient été susceptibles d'apporter des éléments déterminants pour l'issue du litige. Elle a en particulier souligné que ces auditions n'auraient pas été de nature à établir la dépendance physique alléguée de la recourante par rapport à sa famille résidant en Suisse, point sur lequel elle pouvait d'ores et déjà statuer en connaissance de cause sur la base des pièces du dossier, composé de nombreux certificats médicaux. Ce faisant, l'autorité a effectué une appréciation anticipée des preuves dont la recourante n'essaie à aucun moment de démontrer l'arbitraire. Cette dernière se contente en effet de prétendre que les auditions requises auraient été "le moyen le plus adéquat et direct pour établir l'intensité des liens unissant la famille [...] et la dépendance physique et affective de la recourante vis-à-vis de sa famille". Ce faisant, elle n'indique pas en quoi l'instance précédente aurait évalué de manière manifestement inexacte le sens et la portée des preuves produites au dossier ou simplement proposées par elle en lien avec ces points, sachant que les juges cantonaux n'ont pas nié l'existence de liens personnels, affectifs et financiers avec sa famille vivant en Suisse, mais uniquement tout rapport de dépendance physique ou médicale particulier avec celle-ci. On peut ainsi douter que son grief réponde aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, on ne voit pas que le refus de procéder à une quelconque audition en la cause procéderait d'une appréciation anticipée de preuves arbitraire, sachant qu'l n'est pas manifestement insoutenable de craindre que les éventuelles déclarations de la fille de la recourante et de son gendre soient opérées pour les besoins de la cause.