Citation: 5A_154/2018 E. A

A.a. Par acte authentique du 25 septembre 2009, H.________, alors propriétaire du bien-fonds n o xxxx du cadastre de U._______, a procédé à la division dudit fonds en deux parcelles distinctes, n o yyyy (située au nord, bordée au nord par la route V.________ et au sud par la parcelle n o zzzz) et n o zzzz (située au sud, bordée au nord par la parcelle n o yyyy et au sud par la route cantonale W.________ menant à la jonction autoroutière Y.). Il a ensuite vendu la parcelle n o yyyy à I.________ au prix de 950'000 fr. La clause IX de l'acte notarié, intitulée " droit des constructions ", disposait ce qui suit: " L'attention des parties, en particulier de Monsieur H.________, est particulièrement attirée sur le fait qu'il n'est pas certain que l'accès au sud de la parcelle zzzz puisse être octroyé par l'autorité compétente. Le notaire instrumentant atteste que cela lui a été confirmé par l'autorité par un entretien téléphonique du 24 septembre 2009. Le notaire soussigné a pleinement informé les parties sur les conséquences que cela pourrait avoir au regard du droit des constructions sur la nouvelle parcelle n o zzzz du cadastre de U.________ ". Plusieurs servitudes en faveur de la parcelle no zzzz et à charge de la parcelle no yyyy ont été constituées à cette occasion, notamment une servitude perpétuelle de passage à pied, dont l'assiette se situe à l'ouest du fonds servant, entre la haie et la limite de propriété, et une servitude, limitée dans le temps au 31 décembre 2011, de jouissance de deux places de parc, dont l'assiette se situe à l'angle nord-est du fonds servant. A.b. Le 5 janvier 2011, H.________ a déposé une demande de permis de construire une maison familiale avec garage sur le bien-fonds no zzzz. Par décision du 19 janvier 2012, le Département de la gestion du territoire (ci-après: le Département) a refusé à H.________ l'accès à sa parcelle par la route cantonale W.________ pour des motifs de sécurité routière, relevant qu'un tel accès engendrerait inévitablement la présence de cycles et de piétons sur une route qui mène à une jonction d'autoroute et qui ne dispose ni d'éclairages ni de trottoirs. Par décision du 23 février 2012, le Conseil communal de U.________ (ci-après: le Conseil communal) a refusé de délivrer le permis de construire. Le 28 mars 2012, H.________ a interjeté recours auprès du Conseil d'Etat du canton de Neuchâtel (ci-après: le Conseil d'Etat) contre ces deux décisions. Par décision du 14 août 2013, le Conseil d'Etat a notamment confirmé le refus du Département d'accorder l'accès à la parcelle no zzzz par la route cantonale W.________, d'une part, et renvoyé le dossier au Conseil communal pour examen du caractère suffisant des voies d'accès à la parcelle en cause au sens de l'art. 19 LAT, d'autre part. Le 18 mars 2014, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel (ci-après: la Cour de droit public) a rejeté le recours de H.________ contre cette décision, considérant, en résumé, que des impératifs de sécurité routière justifiaient le refus d'accès à la route W.________. A.c. Par acte authentique du 17 décembre 2012, les époux F.A.________ et G.A.________ ont acquis le bien-fonds no yyyy au prix de 1'560'000 fr. A.d. H.________ est décédé le 9 avril 2014.