Citation: 6B_1204/2017 E. 3.3

3.3. C'est en vain que le recourant soutient que le rapport des médecins, qui l'ont reçu en urgence, a conclu qu'un réel malaise ne pouvait être exclu. En effet, comme le relève la cour cantonale, il importe peu de savoir si le recourant a simulé une tentative de suicide ou a eu un réel malaise, après avoir ingurgité de l'insecticide avec abus d'alcool, les deux comportements étant de nature à traumatiser fortement la jeune fille âgée de cinq ans seulement et lui causer des lésions corporelles psychiques. Le recourant se plaint du fait que la cour cantonale s'est fondée sur les seules déclarations de l'intimée et soutient qu'un rapport de la pédiatre de l'enfant aurait permis d'évaluer la crédibilité des déclarations de l'intimée et les conséquences réelles sur l'enfant. Il ressort du rapport de police que la petite fille a été retrouvée en pleurs à côté de son père, semi-conscient, couché au bord de la route (dossier cantonal, pièce 2100). Force est de constater que le fait pour une petite fille de cinq ans d'être seule avec son père, de voir celui-ci inhaler du spray anti-moustiques, puis de le voir couché sur la route, en le croyant mort, constitue une atteinte objectivement propre à générer une souffrance psychique au sens de la jurisprudence précitée. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire et sans violer l'art. 123 CP, refuser de demander un rapport au pédiatre de l'enfant et retenir que le recourant avait commis des lésions corporelles. Le grief du recourant est rejeté.