Citation: 5A_691/2013 E. 2.3.2

2.3.2. La décision entreprise apparaît, par contre, lacunaire quant aux aptitudes et aux connaissances du recourant (art. 400 al. 1 CC; cf. sur cette condition, parmi plusieurs: COPMA, op. cit., n os 6.5 ss; REUSSER, ibid., n os 22 ss et les nombreuses références); les juges cantonaux se bornent à indiquer que celui-ci n'a pas soutenu " qu'il ne serait pas apte, notamment pour des raisons de santé, à remplir sa mission ". Ce motif ne saurait être approuvé. La désignation du curateur s'inscrit dans le but des mesures de curatelle, qui est de garantir l'assistance et la protection de la personne ayant besoin d'aide (art. 388 al. 1 CC); aussi, l'autorité de protection doit vérifier d'office si l'intéressé possède les " qualités personnelles et relationnelles ainsi que les compétences professionnelles " ( cf. FF 2006 p. 6683) requises (art. 446 al. 1 et 2 CC; cf. sur la maxime inquisitoire: Steck, op. cit., n° 8 ss ad art. 446 CC et les citations), devoir qui incombe aussi à l'autorité de recours (FF 2006 p. 6715 s.; Steck, ibid., n° 7; Auer/Marti, in : Basler Kommentar, op. cit., n° 1 ad art. 446 CC). La cour cantonale ne pouvait ainsi se dispenser d'examiner cette condition par l'argument que le recourant n'avait pas objecté son inaptitude; partant, il incombera à la juridiction précédente de compléter l'instruction sur ce point (art. 107 al. 2 LTF). Les constatations de l'autorité cantonale doivent être complétées sur un autre point. Aux termes de l'art. 40 al. 2 LVPAE, un curateur privé ne peut être nommé " qu'après s'être vu proposer une formation de base gratuite " ( cf. à ce propos: Häfeli, in : Commentaire du droit de la famille, op. cit., n° 21 ss ad art. 400 CC). Il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que cette exigence aurait été respectée en l'espèce.