Citation: 1C_170/2018 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le projet en question se trouve dans une autre portion du territoire communal, à 250 m de la parcelle la plus proche du recourant, sans relation spatiale directe avec ses bâtiments. De plus, le recourant ne prétend pas que la réalisation du projet litigieux l'exposerait à des nuisances supplémentaires pouvant résulter par exemple d'une augmentation du trafic sur l'axe routier qui dessert également ses parcelles. Dans son recours, il n'allègue aucun élément concret tendant à démontrer qu'il retirerait un avantage pratique à l'annulation ou à la modification de l'arrêt attaqué. Il déclare au contraire agir dans l'intérêt général, ce que le législateur et la jurisprudence tendent précisément à proscrire. Il indique notamment qu'en tant que conseiller général de sa commune, il est de son devoir de veiller à la bonne application du règlement communal. Il fait valoir un engagement actif et hors du commun dans la vie politique de Morrens. Néanmoins, le fait qu'il ait participé aux travaux d'élaboration du règlement en question et qu'il souhaite "pérenniser son action citoyenne" n'est pas de nature à lui conférer un intérêt particulier ou spécial, au sens de la jurisprudence précitée. Ainsi, la décision cantonale est conforme à la jurisprudence relative à l'art. 89 al. 1 LTF. Elle ne consacre pas une conception plus restrictive de la qualité pour recourir définie pour le droit fédéral, si bien que l'art. 111 al. 1 LTF est respecté. Le fait que la commune ait répondu aux objections du recourant ne saurait avoir pour effet une reconnaissance de sa qualité pour recourir.