Citation: 4A_124/2015 E. 4.1.2

4.1.2. Le moyen est dénué de tout fondement. Pour le rejeter, il n'est pas nécessaire d'examiner le bien-fondé de la thèse liant le déclenchement de la responsabilité solidaire instituée par l'art. 17 al. 2 RSTJ à l'enregistrement par le nouveau club du footballeur ayant rompu sans motif valable sa relation contractuelle avec le club sous les couleurs duquel il avait joué jusque-là, sauf à souligner que les arguments avancés dans la réponse de l'intimé en vue de réfuter cette thèse ne paraissent pas sans intérêt, prima facie. Il suffira, en effet, d'admettre, avec l'intimé et le TAS, que les passages précités de la réponse au mémoire d'appel ne sauraient être regardés comme l'énoncé, un tant soit peu clair, de la thèse sur laquelle le recourant fait fond dans son recours en matière civile. Aussi bien, l'intéressé se bornait à y fustiger un comportement déloyal que le footballeur aurait eu envers lui afin d'obtenir son enregistrement. Quant à voir, dans cette fustigation, la présentation valable de l'argument selon lequel la responsabilité d'un club, au sens de l'art. 17 al. 2 RSTJ, dépendrait de l'enregistrement par ce même club du footballeur en faute, il y a là un pas que l'on ne saurait franchir. Il semble qu'il faille bien plutôt considérer le moyen soulevé aujourd'hui par les nouveaux conseils du recourant comme une dernière tentative de rétablir une situation compromise au moyen d'une argumentation forgée de toutes pièces. Quoi qu'il en soit, cette argumentation ne suffit manifestement pas à démontrer la violation de son droit d'être entendu, que le recourant reproche à la Formation.