Citation: 5A_146/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, s'agissant du premier point soulevé par le recourant, l'autorité cantonale a considéré que les transferts étaient des avances que l'exécuteur testamentaire avait indiquées comme telles et que, sur le principe, il était en droit de prélever ces montants sur les biens successoraux. En conséquence, elle n'avait pas à examiner si ces transferts étaient effectivement dus, la question relevant de la fixation de l'indemnisation de l'exécuteur testamentaire, qui était du ressort du juge civil ordinaire. Cette motivation est suffisante et le recourant a été au demeurant en mesure de l'attaquer. S'agissant du second point, dans le premier passage de ses écritures qu'il cite, le recourant a, exactement à l'inverse de ce qu'il soutient, reproché à l'exécuteur testamentaire " l'absence de recours systématique à l'Etude L.________ pour les formalités successorales, malgré la charge contenue à cet égard dans le pacte successoral " (p. 19 de l'appel). Quant au second passage (p. 47-50 du mémoire de faits nouveaux du 13 janvier 2021), il s'agit de la motivation développée par le recourant au sujet de l'indemnisation et du devoir de renseigner de l'exécuteur testamentaire. En aucun cas on ne peut en déduire que le recourant soulevait ainsi un autre motif de révocation de l'exécuteur testamentaire en raison de l'absence d'aptitude personnelle le rendant incapable d'assumer personnellement sa fonction par manque de connaissances professionnelles. Dans tous les cas, le recourant s'appuie sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué et dont il ne démontre pas l'omission arbitraire, étant donné que, pour prouver ceux-ci, il se fonde sur les pièces n° s 117 à 119, déclarées irrecevables par la cour cantonale. Or, concernant ces pièces, le recourant ne dénonce pas, a fortiori ne démontre pas, l'application arbitraire de l'art. 317 CPC (cf. infra consid. 6.2.3). Il suit de là que le grief de violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.