Citation: C 169/02 21.03.2003 E. 2

2.1 Dans son recours de droit administratif, S.________ fait valoir qu'elle est capable de travailler tout en entretenant ses enfants et en veut pour preuve le fait qu'elle a retrouvé un travail à temps partiel dès le 1er novembre 2001. Elle admet certes qu'il lui avait été difficile d'organiser la garde de ses enfants après la dissolution de son café-restaurant en raison de la perte de ses revenus, mais indique avoir finalement trouvé une solution auprès de sa mère. C'était ainsi à tort que les indemnités de chômage ne lui auraient pas été allouées pour la période s'étendant du 1er juin au 31 octobre 2001. 2.2 Nonobstant ces éléments, le jugement cantonal ne peut qu'être confirmé. En effet, pour être indemnisé de la perte de travail qu'il subit, l'assuré doit préalablement réunir les conditions auxquelles la LACI soumet l'allocation de ses prestations; la réglementation légale sur l'assurance-chômage ne laisse pas de place pour un versement anticipé des indemnités journalières, qui permettrait audit assuré d'en remplir les exigences après-coup. Dès lors que la recourante a elle-même convenu, au moment de son inscription au chômage, qu'elle était dans l'impossibilité d'organiser sa vie familiale de manière à être disponible pour un éventuel employeur (voir également la lettre qu'elle a adressée au service de l'emploi en date du 18 juillet 2001), l'ORP était fondé, en application des dispositions légales et des principes jurisprudentiels cités ci-dessus (consid. 1.2), à nier l'aptitude au placement de l'assurée dès le 1er juin 2001. Cette situation, à laquelle sont confrontées majoritairement les familles monoparentales, est certes regrettable, mais il n'appartient pas à l'assurance-chômage de résoudre les difficultés liés à l'organisation familiale des assurés. Le dossier ne contenant par ailleurs aucun élément de nature à établir que les circonstances familiales de S.________ avaient changé avant le 1er novembre 2001, date à laquelle la prénommée a repris une activité lucrative, cette dernière ne peut pas non plus prétendre de prestations de l'assurance-chômage entre le 1er juin et le 31 octobre 2001. Le recours se révèle ainsi mal fondé.