Citation: 4A_357/2015 E. 4.5

4.5. Dans l'hypothèse - examinée en l'espèce - d'un signe composé d'un nom géographique (en l'occurrence : " INDIAN ") et d'un élément verbal ("MOTORCYCLE "), l'utilisation du nom géographique est admise si l'élément ajouté influence l'impression d'ensemble de la marque de telle sorte que le destinataire ne comprend plus (pas) le nom géographique comme une indication de provenance en relation avec les produits (en l'occurrence: vêtements) concernés (cf. 4A_508/2008 déjà cité consid. 4.2; BUNDI/SCHMIDT, Kann ein an sich täuschendes Markenelement neutralisiert werden?, sic! 2009 p. 639). Pour trancher la question de l'impression d'ensemble de la marque contenant le nom géographique, il faut analyser les circonstances propres au cas particulier et déterminer si, pour le consommateur suisse moyen, elles excluent une référence à la provenance géographique (ATF 135 III 416 consid. 2.6 p. 421 ss; arrêt 4A_508/2008 déjà cité consid. 4.2), question de droit que le Tribunal fédéral examine librement (cf. supra consid. 4.1.1). Doivent en particulier être prises en compte la renommée du mot en tant qu'indication géographique et en tant que marque, l'existence d'un rapport réel ou plausible entre cette indication et les produits ainsi dénommés, de même que la présentation de la marque et les indications complémentaires qui peuvent augmenter ou écarter le danger de confusion (ATF 128 III 454 consid. 2.2 p. 460 s.; arrêt 4A.14/2006 du 7 décembre 2006 consid. 4.1 publié in sic! 2007 p. 274).