Citation: 7B_150/2022 E. 3.4.4

3.4.4. S'agissant de la vitesse du véhicule du recourant lorsqu'il est parvenu à la hauteur des deux groupes de promeneurs, la cour cantonale a relevé que sa vitesse exacte n'avait pas pu être déterminée. Pour estimer la vitesse, outre la plaidoirie du conseil du recourant à l'audience d'appel, elle s'est fondée sur les déclarations concordantes des parties plaignantes et des témoins qui ont tous fait état d'une vitesse importante et - pour ceux qui l'ont estimée - supérieure ou égale à 30 km/h. La cour cantonale ne s'est donc pas uniquement appuyée sur la plaidoirie du conseil du recourant à l'audience d'appel, comme le critique le recourant qui soutient que les propos de son conseil auraient été mal compris. Le fait que l'estimation de la vitesse du véhicule ait varié selon les personnes interrogées - ou que celles-ci aient nuancé leurs déclarations - est sans pertinence à cet égard, toutes ayant évoqué une vitesse importante et, pour celles qui l'ont chiffrée, une allure de 30 km/h au minimum. Au vu de ces éléments, il n'était pas manifestement insoutenable de considérer que le recourant roulait au moins à 30 km/h.