Citation: 1B_283/2014 E. 1

A.b. Par courrier officiel du 5 novembre 2012, le Procureur général de Genève a été informé que la Cour suprême du Pakistan avait considéré, par arrêt du 16 décembre 2009, que la "National Reconciliation ordinance" était inconstitutionnelle et que tous les actes accomplis sur cette base - dont le désistement en tant que partie civile du Pakistan - étaient nuls. Le 9 suivant, un avocat genevois s'est constitué pour la défense de cet Etat et a sollicité la reprise de l'ensemble des démarches judiciaires, requête confirmée par deux lettres du 11 décembre 2012. Le 4 février 2013, le Ministère public genevois a rendu une ordonnance de non-entrée en matière sur les plaintes déposées en 1997 par le Pakistan contre B.________, C.________ et E.________ pour des actes de corruption passive, de gestion déloyale et d'abus d'autorité. Cette décision se justifiait, selon le magistrat, au regard notamment de la prescription de l'action pénale et de l'absence de faits nouveaux.