Citation: H 212/03 08.10.2003 E. 4

4.1 Dans ses différentes écritures, la recourante s'est aussi prévalue du droit à la protection de sa bonne foi en invoquant les renseignements donnés par l'intimée au cours d'un entretien personnel avec son mari en date du 12 janvier 2000, renseignements selon lesquels la rente de vieillesse de ce dernier s'élèverait entre 1'314 fr. et 1'416 fr. et sa propre rente à un tiers de ces montants. 4.2 Le droit à la protection de la bonne foi, déduit de l'art. 4 aCst., est expressément consacré à l'art. 9 Cst. Selon la jurisprudence rendue sous l'ancien droit, qui est toujours valable (ATF 127 I 36 consid. 3a, 126 II 387 consid. 3a; RAMA 2000 no KV 126 p. 223, no KV 133 p. 291 consid. 2a, no KV 171 p. 281 consid. 3b), il permet au citoyen d'exiger que l'autorité respecte ses promesses et qu'elle évite de se contredire. Ainsi, un renseignement ou une décision erronés peuvent obliger l'administration à consentir à un administré un avantage contraire à la loi, si les conditions cumulatives suivantes sont réunies: