Citation: 7B_62/2025 E. 3.2

3.2. Cette argumentation doit d'emblée être écartée. En effet, les autorités cantonales ne sont pas tenues par les motifs de détention qu'elles ont précédemment retenus, respectivement écartés: les décisions relatives à la détention provisoire doivent être périodiquement renouvelées et peuvent par conséquent évoluer en fonction de l'avancement de l'instruction (cf. art. 227 CPP; arrêts 7B_1251/2024 du 16 décembre 2024 consid. 3.3.4; 1B_640/2012 du 13 novembre 2012 consid. 3.2). Or, comme le reconnaît le recourant bien qu'il allègue le contraire (cf. recours n° 4.1.15 p. 9 in fine), l'état de fait a évolué depuis les précédentes décisions des autorités cantonales (cf. notamment le rapport d'expertise du 12 juin 2024 et ses compléments des 24 septembre et 19 novembre 2024 [let. A.d supra], la mise en prévention du recourant pour incitation à la prostitution à partir du 10 octobre 2024 et l'évocation de projets de voyage à l'étranger du recourant lors de son audition du même jour [let. A.c supra]). Partant, les autorités cantonales n'ont pas violé l'art. 3 al. 2 CPP en fondant les décisions à l'origine du présent litige sur l'existence d'un risque de fuite.