Citation: 6B_991/2021 E. 1.3

1.3. Le recourant conteste avoir mimé le geste de tirer avec une arme en direction de l'intimée. La cour cantonale a constaté que le récit de l'intimée à cet égard était corroboré par les déclarations de sa mère. Même si ce témoignage devait être apprécié avec prudence vu le lien de parenté entre l'intimée et sa mère, cette dernière s'avérait particulièrement crédible dès lors qu'elle avait imputé au recourant un comportement identique à son encontre, sans savoir que sa fille avait été victime du même geste très peu de temps auparavant. A cela s'ajoutaient les lettres des filles de l'intimée, lesquelles avaient décrit le recourant comme étant l'auteur du geste " du pistolet ", sans que le recourant n'expose les raisons pour lesquelles elles auraient inventé ce geste, sauf à accuser l'intimée d'être une " menteuse et manipulatrice ". De plus, lors de son audition du 12 août 2019, le recourant avait tout d'abord nié être l'auteur de ce geste, puis avait indiqué, après s'être entretenu avec son défenseur, qu'il était " désolé " pour ce comportement qu'il ne " cautionn[ait] pas du tout ", avant de le contester à nouveau formellement. La cour cantonale a considéré que les objections du recourant ne permettaient pas de douter de la réalisation des faits. Le témoignage écrit de son frère, produit un mois après l'ordonnance pénale frappée d'opposition, était dénué de toute force probante. Il en allait de même des données GPS produites, lesquelles pouvaient être modifiées par la suite et, en tout état, ne fournissaient que des informations géographiques et pas encore l'indication de celui qui les utilisait. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée sur un témoignage par ouïe-dire émanant d'un personne particulièrement proche de l'intimée, corroboré par aucun autre témoignage, alors même que des " données techniques " démontraient qu'il n'était pas présent lors des faits reprochés. Ce faisant, le recourant ne discute pas la motivation de l'instance précédente l'ayant conduite à prendre en considération le témoignage de la mère de l'intimée et à ne pas tenir compte des données GPS; sa critique est irrecevable sur ce point faute de motivation topique (cf. art. 106 al. 2 LTF). Pour le surplus, l'autorité cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur le témoignage de la mère de l'intimée mais a également tenu compte des lettres de ses filles ainsi que des propos et de l'attitude du recourant. Elle a considéré que les dénégations de ce dernier, faisant suite à des aveux, s'avéraient peu crédibles face à ces éléments. Une fois encore, le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Vu ce qui précède, la juridiction cantonale a retenu sans arbitraire que le recourant avait mimé le geste de tirer avec une arme en direction de l'intimée. Pour le surplus, le recourant, qui ne conteste pas l'autre complexe de faits pris en compte dans sa condamnation pour menaces (cf. consid. B.b supra), ne discute pas la qualification juridique de l'infraction, sur laquelle il n'y a dès lors pas lieu de revenir.