Citation: C 57/06 05.04.2007 E. 4

4.1 L'assuré a droit à l'indemnité de chômage s'il satisfait, entre autres conditions, aux exigences du contrôle (art. 8 al. 1 let. g LACI). A cet effet, il est tenu d'accepter le travail convenable qui lui est proposé (art. 17 al. 3, 1ère phrase, LACI, dans sa version en vigueur jusqu'au 30 juin 2003). Selon l'art. 30 al. 1 let. d LACI (dans sa teneur valable jusqu'au 30 juin 2003), le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu notamment lorsqu'il est établi que celui-ci n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l'office du travail, notamment en refusant un travail convenable qui lui est assigné. La jurisprudence considère que cette dernière éventualité est réalisée non seulement lorsque l'assuré refuse expressément le travail convenable qui lui est assigné, mais également déjà lorsque l'intéressé s'accommode du risque que l'emploi soit occupé par quelqu'un d'autre ou fait échouer la perspective de conclure un contrat de travail (ATF 122 V 34 consid. 3b p. 38; DTA 2002 p. 58, C 436/00, consid. 1; consid. 1 de l'arrêt ATF 130 V 125, publié dans SVR 2004 ALV no 11 p. 31). 4.2 Dans la procédure d'opposition et au cours du procès cantonal, les parties étaient divisées quant au point de savoir à quel moment l'assuré avait pris contact avec les employeurs potentiels indiqués par l'ORP dans sa lettre du 17 février 2003. A cet égard, la juridiction cantonale a constaté que l'intéressé n'avait pris contact avec le tenancier de l'auberge qu'au cours de la semaine du 24 février 2003 (période durant laquelle l'établissement était d'ailleurs fermé pour cause de vacances) et que le 26 février suivant avec le responsable de la buvette du camping. En l'occurrence, la Cour de céans n'a pas de raison de mettre en cause cette constatation des faits - qui repose sur la règle du degré de vraisemblance prépondérante, généralement applicable dans la procédure en matière d'assurances sociales (ATF 126 V 353 consid. 5b p. 360, 125 V 193 consid. 2 p. 195 et les références) -, laquelle ne fait d'ailleurs plus l'objet d'une controverse entre les parties en procédure fédérale. Cela étant, il y a lieu d'admettre, comme les premiers juges, que l'assuré a réagi tardivement à l'injonction de l'ORP à prendre contact avec les employeurs potentiels. Ce faisant, il s'est accommodé du risque que les emplois en question fussent occupés par quelqu'un d'autre, ce qui suffit, selon la jurisprudence exposée au consid. 4.1, pour admettre l'existence d'un fait constitutif d'une cause de suspension du droit à l'indemnité de chômage au sens de l'art. 30 al. 1 let. d LACI.