Citation: 6B_198/2022 E. 2.3.2

2.3.2. Dans ses développements, le recourant se borne pour l'essentiel à critiquer l'appréciation de l'autorité cantonale quant à la faible complexité et au volume limité du dossier, sans contester qu'au-delà des 40 minutes retenues, l'analyse du dossier avait été prise en compte au titre de la préparation de l'audience. Ce faisant, sans exposer en quoi la motivation de la cour cantonale était insoutenable dans son résultat, il se limite à proposer sa propre appréciation des preuves, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale. Pour le surplus, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que la prise de connaissance du dossier effectuée par le recourant le 23 juillet 2021 ne nécessitait pas plus de 40 minutes, lors même que les éléments clés du dossier devaient être repérés rapidement par un avocat expérimenté qui, ayant par ailleurs été le défenseur d'office de B.________, connaissait déjà son parcours, sa personnalité et ses antécédents. Dans ce contexte, la cour cantonale n'était pas empêchée de s'écarter d'une approche purement mathématique afin de retenir que le temps accordé par le TAPEM était adéquat, étant encore relevé que le nombre de pages d'un dossier n'est pas toujours révélateur de sa complexité et du temps nécessaire à son étude.