Citation: 6B_846/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a jugé que, contrairement à ce qu'avait retenu l'instance précédente, on ne saurait considérer que les agissements coupables des intimés avaient perduré jusqu'en novembre 2015, respectivement jusqu'à ce que C.________ déménage à W.________. S'il ressortait certes des déclarations de l'intéressée que les intimés n'avaient plus commis d'infractions à son préjudice après son déménagement, il en ressortait également que leurs agissements coupables avaient quasiment cessé après la naissance de sa soeur. C.________ avait, en effet, très clairement déclaré dans son audition filmée du 5 mai 2020 qu'au-delà de cet événement, les intimés s'en étaient peut-être pris à elle à une ou deux reprises. Elle n'avait cependant jamais explicitement déclaré ni même laissé entendre que ces faits s'étaient produits en 2014 ou en 2015. Elle avait, au contraire, spontanément relevé, dans l'un des messages Instagram qu'elle avait adressés à l'intimé 2 en novembre 2020, que le dernier rapport sexuel qu'elle avait eu avec lui datait de 2013 et que l'intimé 1 y avait participé. Dans ces conditions et au bénéfice du doute à tout le moins, la cour cantonale a retenu que les intimés n'avaient plus commis d'actes punissables après 2013.