Citation: 8C_895/2017 E. 5.2.3

5.2.3. En l'occurrence, l'argumentation du recourant s'inscrit plus dans une discussion des faits retenus par les juges cantonaux que dans une démonstration du caractère manifestement inexact de leur établissement. Contrairement à ce qu'il soutient, la cour cantonale n'a pas retenu qu'il était tombé malade juste au moment où on lui proposait une MIS. A ce propos, on ne peut pas non plus reprocher à celle-ci d'avoir fait preuve d'arbitraire en prenant en considération le flou entourant l'état de santé du recourant et sa capacité de travail, même si l'on ne saurait qualifier les certificats médicaux d'attestation de complaisance. En outre, le reproche d'inscription tardive au chômage est à mettre en relation avec la période globale durant laquelle le recourant a perçu ou requis des prestations sociales et non avec le moment où son dossier a été transféré à Fribourg. Enfin, les explications du recourant ne permettent pas de remettre en cause le fait qu'il a manqué une séance d'information sans en avoir averti préalablement l'office concerné, ni qu'il a adopté un comportement inadéquat, voire agressif, lors d'une séance au service de l'aide sociale, ou encore qu'il a posé des conditions incongrues à la mise en oeuvre d'une MIS. Pour le reste, le recourant n'expose pas en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit fédéral ou la législation cantonale en matière d'assistance sociale en considérant que son comportement justifiait le refus, respectivement la suppression, des prestations sociales pour la période en cause.