Citation: 1P.717/2006 26.10.2006 E. 3

Seule la voie du recours de droit public pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ) entre en considération en l'espèce. Dans la procédure de recours de droit public, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Il incombe ainsi au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi la décision attaquée pourrait être contraire à ses droits constitutionnels (cf. ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Cette exigence n'est à l'évidence pas satisfaite dans le cas particulier. En effet, la contestation portait uniquement, devant la Cour administrative du Tribunal cantonal, sur la récusation du président du Tribunal d'arrondissement; l'arrêt attaqué rappelle du reste expressément qu'une autre voie de droit cantonale aurait dû être choisie pour requérir l'annulation de mesures d'instruction ou de préparation de l'audience, notamment pour contester un cas de "défense indispensable". Or aucun des arguments exposés dans le recours au Tribunal fédéral ne se rapporte à la récusation, ou en d'autres termes à la question de l'indépendance et de l'impartialité du magistrat de première instance. Dans ces conditions, le contenu de la décision attaquée ne faisant pas directement l'objet de critiques, le recours de droit public doit manifestement être déclaré irrecevable en application de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.