Citation: 6B_210/2010 08.06.2010 E. 1

Le choix du type de sanction doit être opéré en tenant compte au premier chef de l'adéquation d'une sanction déterminée, de ses effets sur l'auteur et sur sa situation sociale ainsi que de son efficacité du point de vue de la prévention (ATF 134 IV 97 consid. 4.2 p. 100, 82 consid. 4.1 p. 84/85). La situation économique de l'auteur ou le fait que son insolvabilité apparaît prévisible ne constituent en revanche pas des critères déterminants pour choisir la nature de la sanction (ATF 134 IV 97 consid. 5.2.3 p. 104). En vertu de l'art. 50 CP, le choix de la sanction, comme la quotité et la durée de celle qui est prononcée, doit être motivé de manière suffisante. La motivation adoptée doit permettre de vérifier si les éléments pertinents ont été pris en compte et comment ils ont été appréciés (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.2.1 p. 5 et les arrêts cités). 2.3 Avec le premier juge, la cour cantonale a estimé que le prononcé d'une peine privative de liberté, plutôt que d'une peine pécuniaire, s'imposait. En effet, bien qu'il ne se soit enrichi que d'un montant total d'environ 5000 fr., le recourant avait agi à réitérées reprises, à l'encontre de nombreuses victimes. De plus, il avait récidivé dans le délai d'épreuve, de 2 ans, d'une précédente condamnation à une peine de 180 jours-amende à 120 fr. l'un, prononcée contre lui le 30 août 2007 pour escroqueries, escroqueries par métier et délits manqués d'escroquerie par métier. A cela s'ajoutait le fait que, selon le jugement de première instance, il n'exerçait pas d'activité lucrative, ce qu'il ne contestait pas dans son mémoire. 2.4 Cette motivation, bien que succincte, est suffisante. Elle permet de comprendre que les juges cantonaux ont décidé de prononcer une peine privative de liberté, parce qu'ils ont estimé qu'une peine pécuniaire ne serait pas adaptée à l'importance de la culpabilité du recourant, résultant notamment du fait que ce dernier a agi à de multiples reprises, au préjudice de nombreuses personnes, et n'aurait pas l'effet escompté, puisque, nonobstant une condamnation relativement récente à une peine pécuniaire, il était retombé, avec persistance, dans le même genre de délinquance. Le grief de violation de l'art. 50 CP est donc infondé. 2.5 Les critères sur lesquels les juges cantonaux se sont fondés sont au demeurant pertinents. Dans le but de prononcer une sanction adaptée, ils ont apprécié la culpabilité du recourant et, dans le cadre de cette appréciation, ils n'ont pas méconnu l'importance relative du butin qu'il a réalisé, mais lui ont opposé, à juste titre, le fait qu'il a commis pas moins de quatorze infractions en l'espace d'un an. Ils ont en outre examiné les effets, y compris sous l'angle de la prévention, du prononcé, le cas échéant, d'une peine pécuniaire et sont parvenus à la conclusion qu'une telle sanction serait inefficace, vu l'absence de tout effet dissuasif de celle déjà prononcée, moins de deux ans auparavant, pour des faits similaires. Ils n'ont au reste tenu compte que subsidiairement du fait que le recourant, qui, ne l'ayant pas fait en instance cantonale, ne saurait le contester dans le présent recours, n'exerce pas d'activité lucrative. Dans ces conditions, le prononcé d'une peine privative de liberté au lieu d'une peine pécuniaire ne viole pas le droit fédéral.