Citation: 7B_936/2023 E. 2.5.3

2.5.3. Le recourant se plaint encore du "manque de respect élémentaire" dans la façon dont la Procureure intimée a traité sa pathologie, ce qui aurait dû conduire la Juge unique à retenir une "marque de prévention" et un "manque d'impartialité". 2.5.3.1. Tout d'abord, en tant que le recourant soutient qu'il n'aurait pas pu se déterminer sur les allégations des parties plaignantes selon lesquelles il "gambaderait dans les rues de U.________" et était donc en mesure d'être auditionné en qualité de prévenu malgré son état de santé, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la Juge unique aurait fondé sa décision sur cet élément, contrairement à ce qu'il prétend. Le fait que de tels propos - résultant des courriers des parties plaignantes des 20 juin, 18 juillet, 10 août et 21 août 2023 - soient cités dans la partie factuelle de l'arrêt entrepris (cf. pp. 2-4, spéc. p. 3) n'est pas pertinent à cet égard. Peu importe donc que le recourant n'ait pas eu l'occasion, au cours de la procédure de récusation, de se déterminer sur ces allégations. S'agissant en revanche de l'appréciation de l'intimée - basée sur les mêmes courriers des parties plaignantes et reprise dans les considérants en droit de l'arrêt attaqué (cf. pp. 5 ss, spéc. p. 6) - selon laquelle le recourant était en état de publier des articles sur son blog malgré l'incapacité de travail annoncée, ce qui permettait de conclure qu'il pouvait se présenter à son audition, il ressort du dossier que ce dernier a eu la possibilité de se déterminer sur ce point, ce qu'il a d'ailleurs fait (arrêt attaqué, p. 6, par. 1; cf. courriers de l'intimée des 12 et 19 septembre 2023, ainsi que celui du recourant du 26 septembre 2023). Il s'ensuit que le grief en lien avec la violation du droit d'être entendu doit être rejeté. 2.5.3.2. On ne discerne aucun motif de prévention de la part de l'intimée dans sa décision de maintenir l'audition du recourant à la date du 19 septembre 2023 à 13 heures. Certes, les problèmes de santé de l'intéressé, qui ne sont contestés ni par la Procureure extraordinaire ni par la Juge unique, sont dûment documentés dans le rapport de consultation du Dr E.________ du 8 septembre 2023; toutefois, comme relevé à juste titre par l'autorité précédente, rien au dossier - y compris le rapport précité - ne permet d'attester de l'impossibilité, médicalement établie, pour le recourant de se présenter à son audition comme prévenu. Le fait que celui-ci prétende le contraire de manière purement appellatoire n'y change rien. Si l'intéressé était en mesure, malgré sa pathologie, d'assister ses clients à deux audiences dans une même journée, l'une à Martigny le matin et l'autre au Ministère public à Sion l'après-midi, on ne voit pas en effet en quoi la vulnérabilité de son état de santé ne lui aurait pas permis d'être entendu le même jour à 13 heures dans le cadre de son opposition à l'ordonnance pénale, compte tenu par ailleurs, d'une part, de la durée relativement brève de cette audition (cf. consid. 2.5.2 supra) et, d'autre part, du fait que celle-ci devait également avoir lieu à Sion, évitant ainsi au recourant de multiples déplacements. 2.5.3.3. Au vu de cette appréciation, il apparaît que la Juge unique n'a pas contrevenu à l'obligation de motiver (cf. consid. 2.3 supra) en n'exposant pas en détails la gravité documentée de la pathologie du recourant.