Citation: 1C_149/2015 E. 4

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue au motif que la cour cantonale a refusé de procéder à l'audition de témoins sans même exposer les raisons de ce refus. Il est vrai que l'arrêt attaqué n'indique pas que la recourante avait requis l'audition de témoins, moins encore les raisons pour lesquelles ce moyen de preuve devait être refusé. Ce défaut de motivation peut en soi déjà constituer une violation du droit d'être entendue de la recourante. Quant à la nécessité de procéder aux auditions requises, la recourante indique que celles-ci auraient permis de confirmer le sens dans lequel la décision du 24 février 2014 devait être comprise. Or, la recourante entendant se prévaloir du principe de la bonne foi, est décisive la façon dont elle-même, en tant que destinataire de la décision, pouvait objectivement la comprendre lorsqu'elle a entrepris les travaux. De ce point de vue, il n'est pas certain que d'éventuelles prises de position de la commune, respectivement d'employés communaux, après les travaux, soient nécessaires à la résolution du litige. Vu ce qui suit, cette question peut quoi qu'il en soit demeurer indécise.