Citation: 6B_1307/2023 E. 2.6

2.6. La recourante conteste également la réalisation de l'élément constitutif subjectif de l'infraction. Elle soutient avoir pris chacune de ses décisions en étant convaincue d'agir pour le bien de l'enfant, et s'être de tout temps fondée à cet égard sur l'avis des thérapeutes entourant la famille. Sa volonté de bien faire et sa volonté d'agir dans l'intérêt de son fils ressortiraient clairement du dossier de la procédure, singulièrement de l'important réseau mis en place par ses soins autour de l'enfant. Dans cette situation particulièrement complexe, elle aurait, avec l'appui des thérapeutes, toujours choisi la solution portant le moins atteinte au bon développement de son fils. En ce sens, on ne peut à son avis retenir qu'elle aurait agi intentionnellement ou même par dol éventuel; il ne saurait être reconnu qu'elle s'accommodait du risque de dommage à l'encontre de ce dernier. On rappellera que le contenu de la pensée, singulièrement la détermination de ce qu'une personne a su et voulu, relève du fait et qu'il incombe à la partie qui souhaite contester l'établissement des faits de la cour cantonale de respecter les exigences accrues de motivation applicables à l'invocation d'un grief d'arbitraire (v. supra consid. 2.1). En l'occurrence, c'est de manière appellatoire que la recourante se prévaut de sa volonté de bien faire à l'égard de son fils et du fait qu'elle aurait - activement - pris des mesures pour respecter son devoir d'assistance envers celui-ci. La critique n'est pas propre à démontrer que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'elle avait pleinement connaissance des conclusions des experts, qu'elle devait tenir pour possible que son refus mettrait concrètement en danger le développement psychique de son enfant, et qu'elle a accepté cette mise en danger. Le grief est dès lors irrecevable sous cet aspect.