Citation: 4A_655/2018 E. A

B1.________ est une association inscrite au registre du commerce de Genève. Son siège se trouve à..., à la même adresse que celui de B.________ SA, également inscrite au registre de commerce de Genève. La société anonyme est une filiale de l'association; à l'exception de deux fondés de procuration, les organes de B.________ SA sont également ceux de l'association. Par contrat de travail du 21 décembre 2012, A.________ a été engagé en qualité de Chief Medical Officer dans le secteur "Cellule médicale/B.________ SA". Après avoir notifié à l'employé un avertissement le 15 février 2016, l'employeuse a résilié le contrat de travail le 17 mai 2016 pour le 31 août 2016. Dans la procédure judiciaire que l'employé a initiée à la suite du licenciement, la question s'est posée de savoir avec quelle entité - de l'association ou de la société anonyme - le contrat de travail avait été conclu. Le contrat a été établi sur papier à en-tête "B.________ SA, B1.________". La mention B.________ SA figure au pied du contrat, lequel a été signé par C.________ en tant que directeur de la société anonyme et D.________ en tant que "responsable des ressources humaines". Le 3 juin 2015, un certificat de travail intermédiaire a été délivré à l'employé. Il porte un en-tête identique à celui du contrat. Au pied du certificat, figure également la mention B.________ SA, avant l'espace dédié aux signatures. Il est signé par E.________ "responsable assistance aux personnes" et D.________ "responsable RH". Le premier nommé est sous-directeur de l'association; selon le recourant, il était également directeur de la société anonyme à l'époque des faits. L'avertissement daté du 15 février 2016 a été établi à l'en-tête de "B.________ SA, Human Ressources". Au pied de ce document figure la mention B.________ SA. Il a été signé par E.________ en tant que "Directeur TAS" et F.________ "Responsable Division RH". Ce dernier est sous-directeur de l'association, tout comme E.________. L'employé a demandé l'annulation de l'avertissement par courrier du 7 mars 2016 adressé à l'association. Par lettre du 16 mars 2016 à l'en-tête de "B.________ SA, Human Ressources", l'employeuse a refusé de déférer à cette demande. Au pied de la missive figurent à la fois le nom de la société anonyme et celui de l'association. Trois personnes l'ont signée, à savoir E.________ "Responsable assistance aux personnes", D.________ "Responsable RH" et F.________ "Responsable Division RH". Par courriers des 23 mars et 11 avril 2016, le conseil de l'employé s'est adressé à la société anonyme en relation avec des difficultés et dysfonctionnements que son mandant rencontrait dans l'exercice de son travail. Le 21 avril 2016, c'est sur papier à en-tête "B1.________, Ressources Humaines", que G.________, l'un des sous-directeurs de l'association, et F.________ ont répondu. Pour sa part, la résiliation du 17 mai 2016 est rédigée sur papier à en-tête de "B.________ SA, Human Ressources". Au pied de celle-ci figurent les noms de la société anonyme et de l'association. Elle a été signée par E.________ "Responsable Assistance aux personnes", D.________ "Responsable RH" et F.________ "Responsable Division RH". L'employé a contesté la résiliation par courrier du 15 juillet 2016 adressé à la société anonyme. C'est sur papier à l'en-tête de "B.________ SA, Human Ressources" qu'il y a été donné suite en date du 6 septembre 2016; le courrier a été signé au nom de B.________ SA par E.________ "Responsable Gestion des Cas Assistance aux personnes" et F.________ "Responsable Division RH".