Citation: 6B_257/2022 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a relevé qu'âgé de 30 ans, le recourant était né au Portugal et était arrivé en Suisse à l'âge de quinze ans. Au bénéfice d'une formation de maçon, il avait travaillé de manière relativement régulière, souvent en qualité d'employé de nettoyage, ce qui ne l'avait pas empêché de faire l'objet de trois actes de défaut de biens. Elle a considéré que les faits de la cause ne permettaient pas de retenir l'existence de liens sociaux ou professionnels spécialement intenses avec la Suisse. Par ailleurs, célibataire, le recourant cohabitait depuis décembre 2019 avec une compagne brésilienne, qui vivait en Suisse depuis 2014. Ils étaient tous deux titulaires d'un permis B. De leur relation était issue une enfant, née en 2019. En parfaite santé, le recourant, qui parlait le portugais et qui disposait d'une formation en maçonnerie et d'expériences professionnelles dans divers domaines, serait en mesure de s'intégrer relativement facilement au Portugal et d'y refaire sa vie. L'expulsion du recourant au Portugal ne le placerait pas dans une situation personnelle grave, dès lors que l'on pouvait attendre que sa compagne, qui parlait le portugais, et sa fille, non encore scolarisée, le suivent dans son pays d'origine.