Citation: 5A_362/2024 E. A

A.a. A.________ était domicilié au sein de la PPE B.________, sise rue de S.________ à T.________, commune dans laquelle il résidait depuis le 30 novembre 1975. Le 3 avril 2023, il a annoncé au Service de la population de T.________ son départ de la commune pour la fin du mois et indiqué son lieu de destination, soit U.________ en Italie. A.b. Sur réquisition de poursuite du 6 juillet 2023 de la PPE, représentée par C.________, agent d'affaires breveté, l'Office des poursuites du district de l'Ouest lausannois (ci-après: l'Office) a établi, le 7 juillet 2023, un commandement de payer dans la poursuite n° yyy portant sur les montants de 22'636 fr. 62 avec intérêt à 5% l'an dès le 31 décembre 2022 indiquant comme cause " Solde redû pour les charges PPE au 31.12.22 concernant la parcelle n° zzz située route de V.________ à T.________ ", de 3'414 fr. 18 avec intérêt à 5% l'an dès le 1er janvier 2023 indiquant comme cause " Acomptes charges 01.01 au 31.07.23, même objet, 487.74/mois " et de 2'000 fr. pour des " Frais d'intervention selon art. 106 CO ". Le commandement de payer précité a été établi au nom de A.________ à son ancienne adresse, soit la rue de S.________ à T.________. Il a été notifié le 20 juillet 2023 au bureau postal à D.________ - munie d'une procuration -, laquelle y a fait opposition totale. A.c. Par acte du 2 août 2023, A.________ a saisi d'une plainte le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne (ci-après: le président), autorité inférieure de surveillance en matière de poursuites pour dettes et de faillite, en faisant valoir que le commandement de payer n'avait pas été notifié à son domicile mais à son ancienne adresse. Il a exposé qu'il vivait désormais en Italie et que, comme tout transfert de domicile, le sien avait été soumis à des vérifications de la part de la police et qu'à la suite de ces contrôles, un certificat de résidence lui avait été délivré, attestant de son domicile dès le 15 mai 2023 dans la Commune de W.________. Il a conclu à ce que sa plainte soit admise et à ce que la poursuite n° yyy de l'Office soit annulée. A l'appui de ses allégués, il a offert comme preuves les pièces suivantes: - la copie d'un reçu de dépôt d'une requête d'inscription dans le registre de la population délivré le 15 mai 2023 par la Commune de W.________, attestant qu'il a présenté le 15 mai 2023 une telle requête; ce reçu, qui n'est pas signé, indique expressément, selon traduction libre de l'autorité cantonale, qu'il ne constitue pas un certificat de résidence (" La presente ricevuta viene rilasciata (...) e non costituisce certificazione di residenza. "); - la copie de l'art. 19 du " Decreto del Presidente della Repubblica 30 maggio 1989, n. 223" et sa traduction libre en français; - la copie du certificat de résidence (" certificato di residenza ") délivré le 20 juillet 2023 par la Commune de W.________, signé par l'" Ufficiale d'anagrafe delegato ", lequel certifie que, selon le recensement de la population résidente, A.________ habite cette commune venant de Suisse le 15 mai 2023; au pied de ce certificat figure la mention suivante (selon la traduction figurant dans l'arrêt attaqué) : " Le présent certificat ne peut pas être présenté aux organismes de l'Administration publique ou aux gestionnaires privés des services publics (Art. 15 L. 183 du 12/11/2011). "