Citation: 9C_107/2016 E. 4.2.4

4.2.4. Enfin, l'administration soutient que les premiers juges n'auraient pas dû s'écarter du rapport d'expertise du docteur J.________ et ordonner la réalisation d'une expertise judiciaire dans la mesure où le travail de ce médecin avait été effectué dans le respect des règles de l'art et n'avait pas été valablement remis en cause par d'autres praticiens. Elle considère que, sauf à verser dans l'arbitraire, le tribunal cantonal ne pouvait s'abstenir de confronter les rapports d'expertise. Ce grief n'est une fois de plus pas fondé. L'office recourant oublie que l'autorité judiciaire précédente avait écarté l'avis du docteur J.________ parce qu'elle avait estimé dans son ordonnance d'expertise du 14 avril 2015 que celui-ci était sérieusement mis en doute par l'avis des médecins traitants. Le seul fait d'affirmer que l'expertise avait été réalisée dans les règles de l'art ne suffit pas à remettre en cause cette appréciation des premiers juges. Depuis ce moment, ceux-ci devaient suivre les conclusions du docteur K.________ aussi longtemps que celles-ci remplissaient les conditions pour se voir reconnaître valeur probante (à ce propos, cf. notamment ATF 125 V 351 consid. 3b/aa p. 352). Or l'administration a échoué à démontrer que tel n'était pas le cas. Selon la jurisprudence citée, le tribunal cantonal n'avait en tout cas pas impérativement besoin de confronter les deux rapports d'expertise.