Citation: 2C_700/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, dans la décision attaquée, la Juge instructrice du Tribunal cantonal a exposé le contenu de l'art. 29 al. 3 Cst. et les principes applicables à l'octroi, exceptionnel, de l'assistance judiciaire aux personnes morales. Elle a retenu qu'on ne se trouvait pas dans le cas où seuls les actifs de la personne morale étaient impliqués dans le procès et où ses ayant droits économiques étaient indigents, de sorte que la recourante n'avait pas droit à l'assistance judiciaire. Dans son mémoire de recours, la recourante fait uniquement valoir qu'elle a des difficultés de liquidités, que son organisme bancaire lui a refusé une augmentation de crédit et qu'il a été difficile de reprendre les affaires après la période "Covid". Ce faisant, la recourante n'expose pas en quoi la Juge instructrice du Tribunal cantonal aurait méconnu l'art. 29 al. 3 Cst. et la jurisprudence y relative en retenant que les conditions restrictives posées à l'octroi de l'assistance judiciaire à une personne morale n'étaient pas réunies. Le recours ne remplit dès lors pas les exigences de recevabilité d'un recours au Tribunal fédéral (cf. art. 42 al. 1 et 2 et 106 al. 2 LTF).