Citation: 9C_333/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant invoque subir un préjudice irréparable au motif qu'il ne sera pas en mesure, à l'issue de la procédure d'instruction et en cas d'amélioration constatée de l'état de santé de l'assurée, de demander une restitution des prestations versées de manière rétroactive, parce que l'éventuelle suppression de rente n'aura d'effet que pour l'avenir en application de l'art. 88 bis al. 2 let. a RAI (RS 831.201). Contrairement à ce que prétend le recourant, l'art. 88bis RAI n'est pas applicable à la décision par laquelle une rente échelonnée dans le temps est accordée avec effet rétroactif, comme c'est le cas en l'espèce. Selon la jurisprudence, l'art. 17 LPGA sur la révision d'une rente en cours s'applique également à une telle décision, la date de la modification du droit à la rente étant déterminée conformément à l'art. 88a RAI. En revanche, l'art. 88bis RAI ne trouve pas application dans cette éventualité (ATF 109 V 108; 106 V 16; arrêt 9C_900/2013 du 8 avril 2014 consid. 6.2 et les références; Meyer/Reichmuth, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], 3e éd., n. 110 ad art. 30-31). Il convient cependant de reconnaître l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, dans la mesure où le recourant pourrait être confronté à des difficultés pour demander à l'assurée - qui dépend selon ses indications de l'aide sociale - la restitution des prestations de rente qu'il est tenu de verser jusqu'à sa nouvelle décision (consid. 1.2 supra), s'il prononçait à nouveau une suppression du droit à la rente au 31 mai 2011; de ce chef, le recours est recevable.