Citation: 2C_907/2022 E. 8.3.2

8.3.2. La recourante allègue que la Cour de justice a à tort retenu que la société D.________ n'était pas en mesure d'exercer elle-même ses activités à forte valeur ajoutée. L'état de fait de l'arrêt attaqué serait arbitraire et contradictoire sur ce point. Selon les juges cantonaux, la création de valeur au niveau des fonds "maison" "dépendait essentiellement des décisions stratégiques du conseil [de la société D.________] et de la capacité de celui-ci à choisir les secteurs d'activité des fonds et leurs gérants" (cf. p. 14 et 22 de l'arrêt attaqué). La recourante en déduit que le conseil d'administration étant un organe de la société D.________, ce serait la preuve que cette société, par son conseil d'administration, disposait des ressources nécessaires pour effectuer ses activités génératrices de valeur ajoutée. Ce raisonnement ne saurait être suivi. En effet, comme cela ressort de l'arrêt attaqué, B.________ siégeait au conseil d'administration de la société D.________ en qualité d'employé à plein temps de la recourante - qui, pour rappel, détient 79,53 % de la société D.________ - sans être lui-même actionnaire de cette société. L'activité à forte valeur ajoutée de B.________ au sein du conseil d'administration de la société D.________, ainsi qu'au comité d'investissement de la société H.________ (détenue à 25 % par la société D.________), a donc été accomplie pour la recourante qui en a couvert les coûts en payant à B.________ un salaire annuel de 699'999,60 fr. en 2007 et de 660'681,15 fr. en 2008, comptabilisés comme charges. En conséquence, la Cour de justice pouvait sans arbitraire retenir que la société D.________ n'était pas en mesure d'exercer elle-même ses activités à forte valeur ajoutée, ce d'autant plus que la recourante ne conteste pas que la société précitée avait besoin de support pour ses activités et avait recours à des prestataires externes à cette fin.