Citation: 4C.125/2005 02.06.2006 E. 1

1.1 Interjeté par les défendeurs, dont les conclusions libératoires ont été rejetées et les conclusions condamnatoires admises en partie seulement, le présent recours est, en principe, recevable puisqu'il vise une décision finale rendue en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ), dans une contestation civile dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), qu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ en liaison avec l'art. 34 al. 1 let. a OJ) et qu'il a été établi dans les formes requises (art. 55 OJ). 1.2 Cependant, la recevabilité du recours soumis à l'examen de la Cour de céans fait problème à un autre titre. Il s'agit de la motivation de ses conclusions. L'art. 55 al. 1 let. b OJ exige, en effet, que l'acte de recours contienne l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées. Doivent aussi y figurer les motifs à l'appui des conclusions (art. 55 al. 1 let. c OJ). Dans le cas particulier, on comprend certes, en mettant en relation les conclusions prises par les défendeurs avec les motifs indiqués dans leur mémoire de recours, que ceux-ci contestent devoir quoi que ce soit aux demandeurs. En revanche, si l'on excepte de simples assertions et un renvoi global à l'expertise privée effectuée par l'architecte G.________ ainsi qu'à des pièces du dossier cantonal (cf. ch. 16 et 22 de l'acte de recours), ledit mémoire ne contient aucune explication quant aux trois montants mentionnés sous chiffre II de ses conclusions finales (390'000 fr., 200'000 fr. et 176'500 fr.). Or, il n'appartient pas à la juridiction fédérale de réforme de rechercher elle-même, dans les écritures versées au dossier cantonal, à quoi ces montants pourraient bien correspondre. Dans cette mesure, le recours est, en conséquence, irrecevable. Par ailleurs, comme les défendeurs ne formulent aucune critique, à l'occasion du présent recours, contre le jugement préjudiciel du 30 mai 2002 qui a écarté leurs conclusions reconventionnelles, pour cause de prescription, en tant qu'elles dépassaient la somme de 50'000 fr., le Tribunal fédéral ne saurait leur allouer un montant supérieur à cette somme, même s'il admettait leurs griefs (cf. art. 55 al. 1 let. c OJ).