Citation: 1C_113/2010 26.02.2010 E. 2

Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF) sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à ces exigences, la partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). En outre, si elle entend se plaindre de la violation de droits fondamentaux, elle doit respecter le principe d'allégation en indiquant précisément quelle disposition constitutionnelle a été violée et en démontrant par une argumentation précise en quoi consiste la violation (art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 349 consid. 3 p. 352 et les arrêts cités). Le Tribunal administratif fédéral a considéré en substance que les dispositions régissant le casier judiciaire n'étaient pas concernées par la règle de la lex mitior consacrée à l'art. 2 al. 2 CP et que la requête du recourant tendant à ce que le jugement de condamnation rendu le 16 novembre 2004 à son encontre par le Tribunal de police genevois devait être écartée en vertu des art. 369 al. 3 et 371 al. 3 CP, applicables selon le texte clair du chiffre 3 al. 1 des dispositions finales de la modification du Code pénal du 13 décembre 2002, à teneur duquel les dispositions du nouveau droit relatives au casier judiciaire s'appliquent également aux jugements prononcés d'après l'ancien droit. L'autorité intimée a donc appliqué les nouvelles dispositions du casier judiciaire non pas parce qu'elles étaient plus favorables au recourant, comme ce dernier le soutient en contestant que tel soit le cas, mais parce qu'elles s'imposaient selon le chiffre 3 al. 1 des dispositions finales de la modification du Code pénal du 13 décembre 2002. Le recourant ne démontre pas que les conditions posées pour s'écarter du texte clair de la loi sont réunies (ATF 134 I 184 consid. 5.1 p. 193; 133 III 497 consid. 4.1 p. 499). Il se borne à affirmer que la règle d'application du droit le plus favorable au justiciable s'appliquerait également au titre du Code pénal consacré au casier judiciaire et que le législateur fédéral n'a pas voulu déroger à cette règle lors des débats sans toutefois chercher à étayer son argumentation par des références de doctrine ou de jurisprudence, voire par des extraits des débats aux Chambres fédérales.