Citation: 8C_788/2012 E. 6

Réitérant sa version des faits postérieure au refus de la CNA de prendre en charge l'événement du 20 octobre 2010, le recourant fait valoir que la condition du facteur extérieur est en l'occurrence réalisée, de sorte que l'existence d'un accident est avérée. Dans la mesure où les premières déclarations de l'assuré au sujet de l'événement du 20 octobre 2010 diffèrent de la version des faits qu'il a présentée ultérieurement, à savoir après que l'intimée eut nié l'existence d'un facteur extérieur, il y a lieu, à l'instar des premiers juges, de retenir la première version du recourant. Or, si l'on se fonde sur ses premières déclarations, on doit admettre, au degré de la vraisemblance prépondérante, que rien dans le déroulement des faits décrits ne permet de conclure à l'existence d'un facteur extérieur, extraordinaire ou non, à l'origine de l'affection subie et, pour ce motif également, l'assureur-accidents était fondé à refuser de prendre en charge les suites de l'événement du 20 octobre 2010.