Citation: 1C_584/2019 E. 1

A.________ ne s'étant pas soumise aux examens requis, son permis de conduire lui a été retiré le 26 janvier 2009 pour une durée indéterminée. Elle a été informée qu'une nouvelle décision ne pourra être prise que sur la base d'un rapport d'expertise favorable du Centre universitaire romand de médecine légale. Le 13 mai 2016, A.________ a été appréhendée au volant d'un véhicule automobile alors qu'elle était sous le coup d'une mesure de retrait de son permis de conduire. Le 4 juillet 2016, le Service cantonal des véhicules, qui a succédé à l'Office cantonal des automobiles et de la navigation, lui a rappelé qu'elle n'était plus en droit de conduire et l'a informée que la mesure de retrait de sécurité de son permis de conduire ne pourrait être levée avant l'échéance d'un délai de douze mois, moyennant la présentation d'une expertise émanant du Centre universitaire romand de médecine légale. A.________ s'est présentée le 12 juin 2018 au Centre universitaire romand de médecine légale pour un examen médical. Le contrôle de l'alcoolémie effectué au moyen de l'éthylotest s'est révélé négatif. L'analyse des échantillons d'urine prélevés ce jour-là et un mois plus tard n'a révélé aucune présence de stupéfiants ou de médicaments susceptibles de perturber la capacité de conduire. Le test capillaire opéré sur deux mèches de cheveux a mis en évidence une concentration d'éthylglucuronide suggérant une consommation chronique et excessive d'éthanol pendant les deux à trois mois ayant précédé le prélèvement. A.________ s'est entretenue avec la psychologue le 12 juillet 2018. Le score obtenu au questionnaire AUDIT passé ce jour-là correspond à un mode de consommation d'alcool nocif pour la santé. Les experts ont rendu leur rapport le 7 août 2018. Ils constatent l'existence d'un mode de consommation d'alcool pouvant être qualifié de nocif, dont l'expertisée ne paraît pas consciente, et d'une difficulté à dissocier l'alcool de la conduite par le passé, ainsi qu'une sous-estimation, en cours d'expertise, des effets néfastes de l'alcool sur sa propre capacité à conduire. Ils en concluent que l'intéressée ne présente pas les garanties suffisantes pour autoriser la reprise de la conduite en toute sécurité et qu'une réévaluation de son aptitude à la conduite automobile ne pourra avoir lieu qu'à réception d'une attestation établie par un médecin, un thérapeute ou une consultation spécialisés en alcoologie et faisant état de consultations régulières, au minimum mensuelles, avec une prise de conscience du caractère nocif de son mode de consommation d'alcool actuel et du danger de la conduite en état d'ivresse, et du maintien d'une consommation très modérée d'alcool, n'excédant en aucun cas trois verres standard par semaine, voire d'une abstinence, confirmée par des analyses de sang mensuelles pendant une période minimale de six mois consécutifs. Le 9 août 2018, le Service cantonal des véhicules a confirmé la mesure de retrait de sécurité du permis de conduire prononcée le 26 janvier 2009 à l'encontre de A.________ et indiqué qu'une nouvelle décision ne pourra intervenir que sur la base d'un rapport d'expertise du Centre universitaire romand de médecine légale établissant l'aptitude à la conduite. Par jugement du 20 mai 2019, le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève a confirmé cette décision sur recours de A.________. La Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours interjeté par A.________ contre ce jugement au terme d'un arrêt rendu le 1er octobre 2019 que l'intéressée a déféré auprès du Tribunal fédéral le 6 novembre 2019. Il n'a pas été demandé de réponses. La Chambre administrative a produit le dossier de la cause.