Citation: U 155/03 02.02.2004 E. A

D.________, née en 1963, travaillait en qualité d'employée d'exploitation au service du Centre Hospitalier X.________. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de La Caisse Vaudoise (la caisse). Le 15 août 1998, D.________ a été victime d'un accident de la circulation routière alors qu'elle était au volant de sa voiture. Son véhicule à l'arrêt a été heurté à l'arrière par une automobile roulant dans le même sens. D.________ a consulté le docteur A.________, médecin généraliste, le 26 août 1998. Celui-ci a posé les diagnostics de contusion cervicale et contusion dorsale dans le cadre d'un accident de type « coup du lapin » (rapports des 5 octobre 1998 et 20 novembre 1998). Il a attesté une incapacité de travail totale jusqu'au 27 septembre 1998, puis de 50 % jusqu'au 9 octobre 1998. L'assurée a repris son activité au Centre X.________ au taux d'occupation habituel dès le 10 octobre 1998. D.________ a été examinée par le docteur B.________, chirurgien orthopédiste et médecin-conseil de la caisse. Ce médecin a fait état de dorsalgies moyennes persistantes et de cervicalgies résiduelles, six mois après une distorsion sur mécanisme de whiplash (rapport du 10 février 1999). En raison d'une recrudescence des douleurs, l'assurée a arrêté de travailler le 23 novembre 1999. Le docteur C.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a conclu à un syndrome cervical persistant important et à une problématique de type dépressif réactionnel marquée suite à un traumatisme cervical indirect relativement banal. Le travail devait impérativement être repris et une prise en charge psychiatrique organisée (rapport du 8 décembre 1999). Quant au docteur E.________, neurochirurgien, il a posé le diagnostic de syndrome cervical douloureux chronique post coup du lapin, avec une évolution subjective défavorable, mais sans évidence de troubles neurologiques objectifs (rapport du 14 février 2000). Chargé par la caisse de procéder à une expertise, le docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué un trouble somatoforme douloureux. Selon ce médecin, la cause de l'affection doit être recherchée dans la personnalité et l'histoire de la patiente. Les troubles qu'elle présente sont sans relation de causalité avec l'accident du 15 août 1998 et la capacité de travail n'est plus en relation avec les suites de l'accident (rapport du 29 mars 2000). Par décision du 28 avril 2000, la caisse a fixé au 23 novembre 1999 la fin du droit aux prestations, au motif qu'il n'existait plus de lien de causalité entre les troubles présentés par l'intéressée et l'événement assuré du 15 août 1998. A la suite de l'opposition de l'assurée, la caisse a mis en oeuvre une expertise confiée au docteur G.________, neurologue. Au terme de son examen, ce spécialiste a conclu à un syndrome fibromyalgique, ainsi qu'à des séquelles douloureuses chroniques cervicales après coup du lapin. L'expert a précisé que l'assurée a subi un traumatisme cervical indirect par transfert d'énergie, sans implication de la tête, perte de connaissance ou lésions ostéoligamentaires importantes et constaables. Du point de vue neurologique, ses observations lui ont permis d'écarter la présence de lésions évidentes (absence de traumatisme crânien). Un examen par imagerie médicale a confirmé l'intégrité des structures nerveuses centrales et périphériques au niveau cervical. Le docteur G.________ a fixé l'incapacité de travail de la recourante à 100 %, essentiellement en raison du trouble fibromyalgique (rapport du 13 décembre 2000). La caisse a confirmé sa décision du 28 avril 2000 par décision sur opposition du 14 juin 2001.