Citation: 6B_178/2023 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir minimisé la portée de ce que D.________ (déjà alcoolisé) avait déclaré le matin-même à son domicile alors que le recourant y était intervenu à deux reprises, soit qu'il disposait d'un pistolet 9 mm et voulait s'en servir contre ses voisins syriens. Cette autorité aurait aussi fait abstraction de ce que les autres policiers n'avaient pas participé à l'intervention litigieuse. Les deux interventions du matin ne pourraient être qualifiées d'insignifiantes. La cour cantonale aurait aussi omis de mentionner les deux appels reçus par le recourant de la Centrale d'engagement, qui auraient permis de se convaincre de l'état (terrorisée et craignant légitimement pour sa vie) dans lequel se trouvait la voisine ayant fait appel à la police. Quant à l'intervention de l'après-midi, le recourant oppose à l'état de fait de la décision entreprise celui retenu en première instance. Il affirme que la cour cantonale aurait fait fi de la résistance opposée par D.________ lors de la prise de son bras gauche, le recours graduel à la force n'étant dû qu'au comportement de l'interpellé. Il serait également étonnant que le visionnement des images de la caméra de surveillance conduise à deux versions ou deux appréciations des faits radicalement différentes. Celle de la cour cantonale violerait le principe in dubio pro reo. La cour cantonale aurait ignoré les aptitudes sportives de D.________ qui aurait pratiqué la boxe. Elle aurait opéré une appréciation défavorable au recourant et erronée en retenant qu'il n'y avait pas réellement de danger. En résistant au menottage, c'est D.________ qui aurait contraint le recourant à procéder à une compression puis, faute de succès, à "procéder" aux coups de genou. Il ressortirait de la vidéo que ce n'était qu'ensuite des coups de genou (portés à intervalles suffisamment longs pour que D.________ puisse donner son bras avant qu'un autre coup soit asséné) que le recourant avait pu se saisir du bras gauche de son adversaire. Se présentant comme un policier chevronné, au bénéfice d'excellents certificats de travail, le recourant "s'étonne" que la cour cantonale ait pu juger qu'il aurait dû se comporter différemment et user d'autres moyens de contrainte alors que sa demande d'une expertise par un spécialiste de l'académie de police avait été rejetée. Le recourant infère de tout ce qui précède que la décision entreprise serait particulièrement choquante tant dans sa motivation que ses conclusions.