Citation: 6B_261/2016 E. 3.1

3.1. La violation du droit cantonal ne constitue pas un motif de recours en tant que tel (cf. art. 95 LTF). La partie recourante peut uniquement se plaindre de ce que l'application du droit cantonal par l'autorité précédente consacre une violation du droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF, en particulier qu'elle est arbitraire (art. 9 Cst.). Pour être considérée comme arbitraire, une violation d'une loi cantonale doit être manifeste et reconnue d'emblée. Le Tribunal fédéral n'a pas à déterminer quelle interprétation correcte aurait dû être faite des dispositions applicables; il doit uniquement examiner si celle de l'autorité cantonale est défendable (ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 18). Le Tribunal fédéral n'examine la violation arbitraire de dispositions de droit cantonal que si ce grief a été invoqué et motivé de manière précise (art. 106 al. 2 LTF; ATF 140 III 385 consid. 2.3 p. 387). Le sort des frais de la procédure de recours est réglé à l'art. 428 CPP, qui prévoit en principe leur prise en charge par la partie qui succombe. Cette disposition ne prévoit pas d'exception au caractère onéreux de cette procédure dans les contestations portant sur le refus de l'assistance judiciaire, sous réserve d'une disposition de droit cantonal plus favorable. En droit genevois, l'art. 20 RAJ érige en principe la gratuité dans les procédures de refus ou de retrait de l'assistance judiciaire, sous réserve de la mauvaise foi ou de la témérité (arrêt 6B_122/2013 du 11 juillet 2013 consid. 5.2).