Citation: 1P.235/2006 15.06.2006 E. 1

Par ordonnance du 17 janvier 2006, le Juge d'instruction a inculpé A.________ de calomnie, subsidiairement de diffamation, et fixé aux parties un délai de vingt jours pour requérir un complément d'instruction et, le cas échéant, pour déposer les questionnaires et les pièces en leur possession, sous peine de déchéance. Le 25 janvier 2006, A.________ a déposé plainte contre cette décision auprès de la Chambre pénale. Le 26 janvier 2006, il a sollicité une prolongation de délai. Par pli séparé du même jour, il a requis la récusation du Juge d'instruction B.________. Cette mesure s'imposait, d'une part, par l'audition requise de ce magistrat et du juge d'instruction H.________ en qualité de témoins et, d'autre part, par les liens étroits d'amitié que son ex-épouse, avec laquelle il était en conflit, entretenait avec l'épouse du juge B.________. Ce dernier a refusé de se récuser, estimant son audition inutile; il a transmis la demande au Président du Tribunal cantonal valaisan (ci-après: le Président du Tribunal cantonal) le 1er février 2006. Le 3 février 2006, A.________ a vu un motif de prévention supplémentaire du juge d'instruction à son égard dans le fait que celui-ci aurait préjugé sur l'admissibilité d'une preuve. Au terme d'une décision prise le 22 mars 2006, le Président du Tribunal cantonal a déclaré la requête irrecevable pour cause de tardiveté, parce que les motifs de récusation invoqués étaient connus du requérant bien avant l'ordonnance d'inculpation. Statuant par surabondance au fond, il a estimé qu'elle aurait dû être rejetée.