Citation: 8C_613/2019 E. A

A.a. A.________ travaillait comme employée de nettoyage pour l'entreprise B.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Le 18 mai 2017, alors qu'elle nettoyait près d'une fenêtre du premier étage d'un bâtiment, elle a reçu sur le poignet droit une meuleuse à disque qu'un ouvrier avait laissé échapper du deuxième étage. Elle s'est rendue le jour même à l'Hôpital C.________, où un oedème face dorsale et une dermabrasion de la main droite ont été constatés, ainsi qu'une extension du poignet très douloureuse et limitée. Aucune fracture n'a été décelée radiologiquement. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) du poignet droit réalisée le 30 mai 2017 s'est révélée dans la norme hormis une minime lame de liquide autour des tendons des fléchisseurs (rapport du 31 mai 2017). A.________ a repris son activité professionnelle à 50 % le 3 juillet 2017, puis à 100 % le 29 juillet 2017. La Vaudoise a pris en charge le cas. A.b. Consultée le 30 août 2017, la doctoresse D.________, cheffe de clinique adjointe au service d'orthopédie de l'Hôpital C.________, a diagnostiqué un écrasement de la main droite et une épicondylite réactionnelle du coude droit. Elle a attesté une nouvelle incapacité de travail de 50 % du 30 août 2017 au 13 octobre 2017. La Vaudoise a soumis le cas à son médecin-conseil, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur. Selon ce médecin, en présence d'un écrasement de la main sans fracture, la prise en charge de l'assurance-accidents pouvait prendre fin le 28 juillet 2017, l'assurée ayant repris le travail et ayant consulté un mois plus tard pour des douleurs épicondyliennes, lesquelles étaient selon lui d'origine maladive (rapport du 3 octobre 2017). A.c. Se fondant sur ces conclusions, la Vaudoise a rendu le 16 octobre 2017 une décision par laquelle elle a déclaré limiter son intervention aux frais encourus jusqu'au 28 juillet 2017. Elle a considéré qu'en l'absence de lien de causalité entre l'accident et les troubles au niveau du coude droit ayant justifié un nouveau traitement médical ainsi qu'une incapacité de travail dès le 30 août 2017, la suite du cas relevait de l'assurance-maladie. A l'appui de son opposition contre cette décision, l'assurée a produit un rapport du 18 octobre 2017 de la doctoresse D.________, laquelle a notamment attesté un nouvel arrêt de travail dès le 2 octobre 2017 et a adressé l'assurée au docteur F.________, spécialiste en chirurgie neurologique. Ce médecin a procédé à une électroneuromyographie (ENMG) qui s'est révélée normale. Il a exclu un syndrome du tunnel carpien post-traumatique significatif mais a suggéré un avis "superspécialisé" de chirurgie de la main en raison d'une suspicion de maladie de Sudeck (ou syndrome douloureux régional complexe [SDRC]) (rapport du 30 novembre 2017). L'assurée a par la suite consulté la doctoresse G.________, cheffe de clinique adjointe au Service de chirurgie plastique et de la main de l'Hôpital H.________ (rapports des 8 février et 21 mars 2018). Le 10 avril 2018, le docteur I.________, spécialiste en médecine générale et médecin traitant, a préconisé une prise en charge psychothérapeutique en raison d'une souffrance lui évoquant un état de stress post-traumatique. Le 30 avril suivant, le professeur J.________, chef du Service de rhumatologie de l'Hôpital H.________, a constaté une arthralgie du poignet droit et de la main droite "d'horaire mal systématisé" avec tuméfaction anamnestique, d'origine post-traumatique et persistante malgré une antalgie adaptée et de la physiothérapie. Il a demandé la réalisation d'une IRM du poignet droit, laquelle n'a mis en évidence aucun épanchement articulaire, aucun oedème osseux ni tendinopathie (rapport du 4 mai 2018). La Vaudoise a mandaté le Centre Médical Expertises CEMEDEX pour la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire. Sur le plan physique, les experts ont diagnostiqué une contusion sévère de la main droite le 18 mai 2017 avec douleurs chroniques du dos de la main et du majeur droit, irradiant jusqu'à l'épicondyle du coude droit et dans une moindre mesure jusqu'à l'épitrochlée ainsi qu'une fonction difficile, douloureuse et légèrement enraidie de la main droite. Sur le plan psychique, ils ont diagnostiqué un état de stress post-traumatique, un trouble de l'adaptation et une réaction mixte anxieuse et dépressive (rapport du 8 novembre 2018). Après avoir pris connaissance du rapport d'expertise, le docteur E.________ a indiqué que du point de vue somatique, il n'y avait aucune explication aux plaintes de l'assurée. Il a confirmé l'extinction du lien de causalité naturelle trois mois après l'accident du 18 mai 2017, celui-ci ayant eu pour conséquence une contusion de la main droite dont on doit s'attendre, selon l'expérience médicale, à une guérison au plus tard après trois mois (rapport du 4 décembre 2018). La Vaudoise a rejeté l'opposition par décision du 17 janvier 2019.