Citation: 1P.85/2004 06.07.2004 E. 3

A l'examen de cette argumentation, il apparaît que les événements auraient peut-être pu prendre un cours différent sous l'influence des circonstances relevées par le recourant. Cependant, aucune de celles-ci n'exclut de façon certaine le déroulement de l'agression constatée par le Tribunal correctionnel. Pour le surplus, selon la jurisprudence précitée concernant la présomption d'innocence, toute conjecture favorable à la défense ne suffit pas à invalider le verdict de culpabilité. A condition que celui-ci soit fondé sur des preuves concluantes, il est sans importance que, dans l'enquête, certaines investigations telles que les examens médico-légaux n'aient fourni aucun résultat. Le jugement relate de façon détaillée les témoignages du pédopsychiatre, de l'intervenante en matière d'aide aux victimes et de l'institutrice qui ont conduit le Tribunal correctionnel à tenir, dans l'ensemble, les déclarations de la victime pour dignes de foi; au sujet de ces témoignages, le recourant s'abstient de toute contestation. Quant aux faits finalement retenus, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir fait des constatations nuancées en retranchant desdites déclarations, en faveur du recourant, les éléments qui leur ont paru singuliers. Enfin, c'est vainement que le recourant insiste sur les conditions dans lesquelles les enquêteurs ont obtenu de lui des aveux qu'il a ensuite rétractés car, à la lecture du jugement, il apparaît que ceux-ci n'ont exercé qu'une influence tout à fait marginale sur l'issue de la cause. Le verdict litigieux échappe donc aux griefs tirés des art. 9 et 32 al. 1 Cst., ce qui entraîne le rejet du recours de droit public. A titre de patie qui succombe, le recourant acquittera l'émolument judiciaire et les dépens à allouer à l'intimée. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: