Citation: 2C_1151/2018 E. 6.3

6.3. A ce propos, le recourant ne faisant que remettre en question la pesée des intérêts effectuée par la Cour de justice en y ajoutant certains faits de manière appellatoire (cf. consid. 5 ci-dessus), il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt de cette autorité (art. 109 al. 3 LTF). Elle a notamment expliqué que le recourant n'avait pas fait valoir de raisons familiales majeures. Son fils a pratiquement toujours vécu au Kosovo, pays dans lequel il a toutes ses attaches sociales et familiales, où vivent son grand-père, sa mère, sa soeur et en tout cas un de ses frères. L'autorité précédente a également mentionné que, compte tenu de l'âge de l'enfant au moment de la demande de regroupement familial, du fait qu'il a vécu l'entier de sa vie au Kosovo, exception faite des quelques mois passés en Suisse liés à une demande d'asile, et du fait que la grande majorité de ses proches réside auprès de lui au Kosovo, il ne peut être retenu qu'un refus de regroupement familial irait à l'encontre de l'intérêt de ce jeune. La présence au Kosovo de la soeur et du frère du fils du recourant, âgés respectivement de 30 ans et de 26 ans, suffit à considérer que celui-ci peut bénéficier, dans son pays d'origine, d'un cadre de vie favorable, conforme à ses intérêts. On ajoutera que l'intérêt légitime du fils du recourant à pouvoir continuer de vivre dans son pays d'origine, où il a grandi, suivi toute sa scolarité et dispose d'attaches sociales et culturelles, doit l'emporter sur son intérêt à se retrouver en Suisse, pays qu'il ne connait pas, dont il ne parle pas la langue et où son intégration ne sera pas aisée, notamment compte tenu de son âge, de l'absence de réseau social et du déracinement culturel. En ce sens, l'arrêt entrepris ne viole pas l'art. 3 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107). En outre, le recourant a définitivement quitté son pays d'origine en 2001, c'est-à-dire lorsque son fils cadet n'était âgé que de trois ans. On peut donc retenir que le recourant, n'a jamais véritablement cherché à vivre avec son enfant, mais bien plus considérer que la demande de regroupement familial différé vise à principalement permettre une admission facilitée au marché du travail plutôt que la formation d'une véritable communauté familiale.