Citation: 5A_507/2022 E. B

B.a. Le 27 mai 2019, le père a saisi le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant) d'une requête en fixation des relations personnelles avec ses deux filles. B.b. Le 10 décembre 2019, les mineures A.________ et B.________, représentées par leur mère, ont saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal ou Tribunal de première instance) d'une action alimentaire. Elles ont conclu à ce que l'autorité parentale exclusive et la garde soient confiées à leur mère, à ce qu'un droit de visite devant être exercé sur territoire genevois, un week-end sur deux durant la journée exclusivement, soit réservé au père et à ce qu'une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite soit instaurée en vue d'évaluer la possibilité d'élargir le droit de visite après un laps de temps de dix mois dès la reddition du jugement. Les mineures ont par ailleurs conclu au versement de contributions d'entretien en leur faveur. B.c. Par décision du 20 décembre 2019, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant s'est dessaisi de la procédure pendante devant lui au profit du Tribunal de première instance. B.d. Par ordonnance du 11 septembre 2020, le Tribunal, statuant sur mesures provisionnelles, a notamment réservé au père un droit de visite sur ses filles devant s'exercer, sauf accord contraire entre les parents, sur territoire suisse uniquement, en raison de la situation sanitaire et pour éviter tout risque de mise en quarantaine des enfants, à raison d'un week-end sur deux, le samedi de 10h00 à 18h00 et le dimanche de 10h00 à 17h00, ainsi que durant les vacances de Noël 2020, de 10h00 à 18h00 pendant une semaine. B.e. Par jugement du 14 avril 2021, le Tribunal a notamment confirmé, en tant que de besoin, l'autorité parentale conjointe des parents sur les mineures (chiffre 1 du dispositif), attribué à la mère la garde de celles-ci (ch. 2), réservé au père un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire entre les parents, un week-end sur deux du samedi 10h00 au dimanche 18h00 et à raison de cinq semaines de vacances, non consécutives, en 2021 et pendant la moitié des vacances scolaires dès 2022 (ch. 3), ordonné l'instauration d'une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC (ch. 4), donné acte au père de son engagement à payer la totalité du loyer du logement des mineures (ch. 7) et condamné celui-ci, en sus, à payer en mains de la mère, au titre de la contribution à l'entretien mensuel des mineures, d'avance et allocations familiales non comprises, 11'000 fr. par enfant du 10 décembre 2019 jusqu'à leur majorité, voire au-delà en cas d'études sérieuses et suivies, sous déduction des sommes déjà versées à ce titre (ch. 8 et 9). B.f. Par arrêt du 10 mai 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève, statuant sur appels des parties, a réformé le jugement du 14 avril 2021 en ce sens notamment qu'elle a condamné le père à payer en mains de la mère, au titre de la contribution à l'entretien mensuel des mineures, d'avance et allocations familiales non comprises, la somme de 8'000 fr. par enfant, dès le 1er juin 2022 et jusqu'à leur majorité, voire au-delà en cas d'études sérieuses et suivies, ainsi qu'à payer à la mère, pour la période de décembre 2019 à mai 2022, la somme de 45'900 fr. au titre de solde de l'entretien. La cour cantonale a également donné acte au père de son engagement à payer, en sus des contributions d'entretien, la totalité des frais de scolarité en institution privée des mineures dès le 1er juin 2022. Au surplus, le jugement du Tribunal a été confirmé.