Citation: 4A_688/2012 E. 5.3.1

5.3.1. Moyen de droit extraordinaire, la révision est une voie de rétractation qui revêt un caractère exceptionnel. Les requérants méconnaissent à l'évidence la nature de cette institution, qui ont déposé pas moins de cinq écritures, au contenu essentiellement appellatoire, accompagnées de nombreuses pièces et assorties de requêtes en production d'autres documents, pour tenter d'obtenir l'annulation d'une sentence bénéficiant de l'autorité de la chose jugée. Leurs nouveaux mandataires donnent l'impression de vouloir refaire, devant le Tribunal fédéral, le procès que leur ancien avocat a conduit dans le cadre de l'arbitrage auquel la sentence du 17 décembre 2010 a mis un terme. Selon les intimés, qui ont déposé plainte pénale le 29 mars 2012, à Genève, contre X.________ et Z.________, auxquels ils reprochent d'avoir vidé B.K.________ SA de sa substance après la notification de ladite sentence, les requérants essaieraient de ralentir le déroulement de la procédure pénale ouverte contre les prénommés en cherchant à démontrer, par leurs demandes de révision, que les intimés ne devraient pas se voir reconnaître la qualité de plaignants. En effet, dans une ordonnance du 14 janvier 2013, confirmée dans la mesure de sa recevabilité par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève en date du 13 mars 2013, le Ministère public dudit canton a refusé de dénier aux intimés cette qualité-là, tout en réservant un réexamen de la question sur le vu de la décision à venir du Tribunal fédéral au sujet des demandes de révision de la sentence arbitrale. Peu importe, en définitive, le dessein qui sous-tend la démarche des requérants. Le fait est, pour les raisons exposées ci-après, que ceux-ci ont déposé leurs demandes plus de 90 jours après la découverte du motif de révision qu'ils invoquent ou, à tout le moins, qu'ils ont tardé à découvrir ce motif.