Citation: 6B_797/2016 E. B

Statuant le 31 mai 2016, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel de X.________ et admis l'appel joint formé par A.________. Elle a modifié le jugement de première instance en ce sens qu'elle a déclaré X.________ coupable de lésions corporelles simples de peu de gravité (art. 123 ch. 1 al. 2 CP) et de violation d'une obligation d'entretien (art. 217 CP). Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 10 fr. l'unité ainsi qu'aux frais de procédure. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement entrepris. En substance, les faits retenus par la cour cantonale sont les suivants. A.________ a épousé X.________ en Suisse en 2009. Deux enfants, nés en 2010 et 2012, sont issus de cette union. Partis en vacances en famille en Tunisie, X.________ a retenu les enfants dans ce pays du 21 janvier au 13 septembre 2014, les empêchant ainsi de rejoindre leur lieu de résidence habituelle à Genève et les privant de contact avec leur mère. Il s'est emparé des passeports et des permis d'établissement des enfants, documents qu'il a gardés et refusé de restituer à son épouse. Il a refusé de prêter son concours à l'établissement de nouveaux passeports et a saisi les autorités tunisiennes afin d'empêcher le retour des enfants en Suisse. La mère était, dans un premier temps, cotitulaire de l'autorité parentale et du droit de garde, puis, dès le 23 mai 2014, seule titulaire du droit de garde, conformément à une ordonnance sur mesures superprovisionnelles rendue à cette date par le Tribunal de première instance. A.________ a déposé plainte pénale pour ces faits le 7 février 2014. En outre, le 12 décembre 2013, X.________ a exercé des violences physiques à l'encontre de son épouse. Selon certificat médical établi le 3 mars 2014, lors de l'examen clinique du 12 décembre 2013, A.________ souffrait d'une contracture paravertébrale lombaire bilatérale, de petites ecchymoses au bras gauche et à la cuisse gauche, ainsi que de douleurs diffuses. Sur le plan psychique, elle était en état de choc émotionnel. Selon deux autres certificats médicaux, A.________ avait consulté des thérapeutes, à plusieurs reprises, entre 2011 et 2014, en raison de violences conjugales. De septembre à novembre 2014, X.________ a omis de contribuer à l'entretien de ses enfants mineurs, alors qu'il en avait les moyens ou aurait pu les avoir, au moins partiellement. A.________ a déposé plainte pour ce motif le 24 novembre 2014.