Citation: 7B_744/2023 E. 4.6.2

4.6.2. Selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, l'acte omis, soit la mise en place des mesures de sécurité prévues par l'art. 8 al. 2 let.d aOTConst, était de nature à éviter la survenance du résultat qui s'est produit. Il est évident que la signalisation claire de l'interdiction de marcher sur ladite surface ou du fait que son accès était soumis à certaines conditions aurait permis d'attirer l'attention de l'intimé sur les risques inhérents au faux plafond et, ainsi, de lui faire prendre conscience du danger. Par ailleurs, d'après les constatations cantonales, dont l'arbitraire n'a pas été soulevé, rien ne laisse supposer que l'intimé aurait fait fi de l'hypothétique avertissement pour accomplir son mandat. Aucun élément ne permet en effet de retenir qu'il aurait été amené à faire preuve d'imprudence s'il s'était aperçu du danger. Il est au contraire hautement vraisemblable que s'il avait été averti d'un risque de chute, l'intimé aurait cherché de l'aide auprès d'un ouvrier présent sur les lieux, ou du moins n'aurait pas pénétré dans la pièce sans autre précaution. Dans tous les cas, il n'aurait pas déplacé des planches au-dessus du faux plafond pour y installer une échelle. Autrement dit, l'acte attendu de la part du recourant aurait, avec une vraisemblance confinant à la certitude, empêché la survenance du résultat. Partant, c'est à bon droit que la cour cantonale a retenu que la condition du lien de causalité adéquate était remplie.