Citation: 2C_48/2023 E. B

B.a. Le 2 février 2022, A.________, agissant par sa curatrice, elle-même représentée par une avocate, a requis à nouveau l'octroi d'une autorisation de séjour en sa faveur, ainsi que le bénéfice de l'assistance judiciaire sous la forme de la désignation de son avocate comme défenseur d'office (art. 105 al. 2 LTF) pour la procédure administrative devant le Service de la population. B.b. Par décision incidente du 4 février 2022, le Service de la population a rejeté la requête d'assistance judiciaire formée par A.________, au motif que la demande d'octroi d'une autorisation de séjour était, sur le fond, dépourvue de chances de succès. Par décision du 10 février 2022, le Service précité a rejeté la demande d'autorisation de séjour de A.________, traitée comme une demande de réexamen de sa décision de refus du 13 septembre 2021. B.c. A.________ a déposé deux recours au Tribunal cantonal, l'un le 17 février 2022 contre la décision incidente de refus d'assistance judiciaire en procédure administrative du 4 février 2022, et l'autre le 24 février 2022 contre la décision de refus d'autorisation de séjour du 10 février 2022. Elle a en outre requis l'octroi de l'assistance judiciaire totale dans le cadre de ces deux procédures de recours cantonales. Le 28 février 2022, A.________ a produit une décision du Tribunal judiciaire français du 25 février 2022, par laquelle l'autorité parentale sur sa personne était transférée à sa demi-soeur. Le 2 septembre 2022, le Service de l'enfance a rendu son rapport d'évaluation des conditions d'accueil en cas de placement d'enfant de nationalité étrangère, et s'est prononcé favorablement à l'accueil de A.________ par sa demi-soeur et l'ami de celle-ci. B.d. Le 5 octobre 2022, au vu du prononcé du Service de l'enfance du 2 septembre 2022, le Service de la population a annulé avec effet immédiat sa décision de refus du 13 septembre 2021 et a déclaré accepter de délivrer une autorisation de séjour en faveur de A.________. Cette dernière a déclaré maintenir son recours formé contre la décision incidente du 4 février 2022 rejetant sa demande d'assistance judiciaire tendant à la désignation d'un défenseur d'office en la personne de son avocate et a estimé être en droit d'obtenir des dépens dans le cadre de son recours contre la décision de refus d'octroi d'une autorisation de séjour du 10 février 2022. B.e. Par arrêt du 5 décembre 2022, le Tribunal cantonal, après avoir joint les deux recours, a rayé du rôle le recours formé contre la décision au fond du 10 février 2022 et a alloué une indemnité à titre de dépens à A.________, de sorte que la demande d'assistance judiciaire déposée dans le cadre de ce recours a été déclarée sans objet. Il a toutefois rejeté le recours formé contre la décision incidente du 4 février 2022, au motif que, bien que le recours sur le fond ne fût manifestement pas dénué de chance de succès, la désignation d'un défenseur d'office au stade de la procédure administrative devant le Service de la population n'était pas nécessaire, dès lors que A.________ était déjà pourvue d'une curatrice de représentation qui travaillait auprès du Service de l'enfance. Le Tribunal cantonal a, pour le reste, admis la demande d'assistance judiciaire qui avait été formée dans le cadre du recours cantonal.