Citation: U 177/02 15.06.2004 E. B

G.________ a saisi le Tribunal administratif d'un recours contre cette décision, dont elle a demandé l'annulation. Elle a conclu, sous suite de dépens, à ce que la cour cantonale confirmât l'existence d'une causalité adéquate entre l'accident du 22 décembre 1996 et son état dépressif, déclarât qu'elle était incapable de travailler à 100 %, et lui octroyât une rente d'invalidité de 100 %, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 100 %. Dans le cadre de l'instruction du recours, la juridiction cantonale a notamment soumis l'assurée à une nouvelle expertise médicale, confiée au docteur Jacques U.________, psychiatre et psychothérapeute. Ce dernier a conclu en particulier que le lien de causalité naturelle entre l'accident en question et les atteintes à la santé psychiques de l'assurée était certain et que ces atteintes entraînaient une incapacité totale de travailler. Par jugement du 23 avril 2002, la cour cantonale, se fondant sur les conclusions de cette dernière expertise, a fixé à 100 % le degré d'incapacité de travail de l'assurée dès le 1er décembre 1997, dit qu'elle avait droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 75 % et renvoyé le dossier à Lloyd's pour le calcul de la rente d'invalidité et de ladite indemnité. Les premiers juges ont fondé leur raisonnement sur la prémisse qu'ils avaient, dans leur jugement du 15 septembre 1998, définitivement tranché, dans le sens affirmatif, la question de savoir si les troubles psychiques de G.________ étaient en relation de causalité naturelle et adéquate avec l'événement assuré, de même que celle du degré de gravité de l'accident (qualifié de grave).