Citation: 4A_342/2023 E. 4

La recourante soutient que la cour cantonale n'a pas examiné si l'appel du défendeur n° 2 était suffisamment motivé, ce qu'elle aurait pourtant dû faire d'office, et partant qu'elle aurait violé l'art. 311 CPC. Ce grief est infondé. La cour cantonale a expressément discuté la recevabilité de l'appel et l'a motivée en page 5, 3e paragraphe, en considérant que, même si la motivation de l'appel s'apparente plutôt à une discussion générale du premier jugement, on comprend que l'appelant conteste être partie au contrat d'entreprise et, partant, devoir payer un quelconque montant à la demanderesse. Si l'appel doit être motivé (art. 311 al. 1 CPC), cette exigence ne limite pas le pouvoir d'examen de la cour d'appel, même si cette dernière peut se contenter d'examiner les griefs régulièrement soulevés (ATF 144 III 394 consid. 4.1.4; 138 III 374 consid. 4.3.1). Dès lors qu'une question est discutée par les parties, la cour d'appel doit appliquer le droit d'office (art. 57 CPC en lien avec l'art. 310 CPC). Si elle décèle une violation du droit fédéral, elle doit la corriger; elle n'est pas liée par les motifs invoqués par les parties. On relève que, dans son recours en matière civile, la recourante n'a d'ailleurs pu formuler aucun chef de conclusions en relation avec ce grief.