Citation: 5C.84/2004 02.09.2004 E. 1

1.1 Conformément à l'art. 44 let. e OJ, le recours en réforme est recevable contre l'institution d'une curatelle de représentation. Interjeté en temps utile contre une décision finale rendue par le tribunal suprême du canton, le recours est aussi recevable au regard des art. 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ, sauf dans la mesure où il s'en prend à la décision de première instance et à l'arrêt de la Chambre des tutelles du 25 février 2003. 1.2 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ). Les griefs dirigés à l'encontre des constatations de fait - ou de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 122 III 61 consid. 2c/cc in fine p. 66; 120 II 97 consid. 2b; 119 II 84 consid. 3) - ainsi que les faits nouveaux sont irrecevables (art. 55 al. 1 let. c OJ) même si la maxime d'office est applicable (ATF 120 II 229 consid. 1c), ce qui est le cas dans le domaine de la protection de l'enfant. 1.3 Les recourants semblent se plaindre de la violation de leur droit d'être entendus, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Un tel moyen ne peut toutefois faire l'objet que d'un recours de droit public, de sorte que le recours en réforme est irrecevable sur ce point (art. 43 al. 1 in fine et 84 al. 1 let. a OJ). Les recourants ont du reste soulevé ce grief dans le recours de droit public qu'ils ont déposé parallèlement et que la cour de céans a rejeté par arrêt de ce jour.