Citation: 6B_997/2015 E. 1.3

1.3. La juridiction cantonale a écarté la version du recourant, l'estimant non conforme aux éléments résultant du dossier. Elle a constaté que les déclarations de l'intimé, faites à la police, au ministère public et devant les instances judiciaires, n'avaient pas varié. Il a en effet toujours déclaré qu'il avait été heurté par le véhicule du recourant alors qu'il était sur le point de terminer de traverser la route sur un passage pour piétons. S'agissant des déclarations du recourant, l'autorité cantonale a retenu qu'il avait déclaré à la police avoir franchi le passage pour piétons car personne ne se trouvait à proximité de celui-ci et que c'est seulement quelques mètres plus loin qu'il a vu une personne, arrivant de la droite, foncer sur la route et percuter son pare-brise (déclaration à la police du 18 décembre 2012). Par la suite, devant le tribunal de première instance, il a confirmé ses déclarations à la police. En présence de versions diamétralement opposées des faits, la juridiction cantonale s'est fondée sur l'emplacement des blessures de l'intimé pour dire que celui-ci ne pouvait pas venir du côté droit du recourant car, en fonction du sens de marche du véhicule, il aurait été blessé du côté gauche. Concernant le témoignage de B.________, fille du recourant, la juridiction cantonale l'a considéré comme invraisemblable. Tout d'abord, elle a fait état d'un véhicule arrêté devant la voiture du recourant pour laisser passer un piéton alors que le recourant lui-même a admis qu'il n'y avait pas de véhicule devant lui et qu'il n'y avait personne sur le passage pour piétons. De plus, elle a déclaré que le piéton avait « reculé en arrière pour s'engager sur le passage piéton en marche arrière ». Le recourant n'a jamais fait état d'une telle situation.