Citation: 4F_4/2009 25.05.2009 E. 1

La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée pour les motifs énumérés aux art. 121 à 123 LTF. 1.1 La requérante fonde sa demande de révision sur l'art. 123 al. 2 let. b (recte: let. a) LTF, en invoquant la découverte d'un moyen de preuve concluant qu'elle dit avoir découvert après coup et n'avoir pas pu invoquer dans la procédure précédente. Il s'agit de la confirmation écrite, établie par l'Office de contrôle pour la convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés, selon laquelle les traiteurs sont soumis à la CCNT depuis le 1er octobre 2005, soit ultérieurement à la fin des rapports contractuels liant les parties. La recourante explique que la confirmation a été obtenue le 6 mars 2009, alors que l'arrêt du Tribunal fédéral date du 4 février 2009. Ce moyen a donc été découvert après coup; il ne pouvait pas être invoqué dans la procédure précédente, dès lors qu'il n'a pas pu être obtenu auparavant. La requérante prétend encore que le moyen en question n'est pas postérieur à l'arrêt, puisqu'il « ne fait que confirmer un fait remontant au 1er octobre 2005 ». Enfin, elle affirme que le moyen est concluant, puisqu'il aurait conduit le juge à statuer autrement s'il en avait eu connaissance dans la procédure principale; pour la recourante, le juge aurait fait application des règles du CO et de la LTr, et non de la CCNT. 1.2 Aux termes de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, la révision peut être demandée dans les affaires civiles si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt. Selon les propres déclarations de la requérante, la lettre invoquée à titre de moyen de preuve date du 5 mars 2009. Il est donc manifeste que ce document est postérieur à l'arrêt du Tribunal fédéral rendu le 4 février 2009. On ne voit par ailleurs pas ce qui aurait empêché la requérante de se procurer le titre en question dans la procédure précédente. En tout état de cause, le moyen invoqué se rapporte à une question de droit et non pas de fait. Il n'apporte aucun élément nouveau au sujet des faits du litige et en cela sort du cadre de l'art. 123 al. 2 let. a LTF. Dès lors que la requérante conteste en réalité, à travers sa demande de révision, la solution juridique apportée souverainement au litige par le Tribunal fédéral, la demande est inadmissible. Il s'ensuit que la requête d'effet suspensif devient sans objet.