Citation: H 410/99 11.07.2000 E. 6

6.- Selon les premiers juges, le renseignement concernant le "splitting", donné à la recourante par l'intimée dans sa réponse du 18 avril 1996, s'est effectivement révélé erroné. Toutefois, ont-ils considéré, si l'on peut admettre que les caisses ont tendance à souvent donner des renseignements d'ordre général, on ne saurait pour autant retenir, en l'espèce, vu le caractère trop vague de ce renseignement, que la caisse ait fait à l'assurée une promesse suffisamment précise pour que l'autorité de céans puisse considérer qu'elle s'est engagée à verser une rente non prévue par la loi. Par ailleurs, contrairement à la thèse de la recourante, il n'est pas possible de retenir que c'est cette promesse, qu'elle n'a sans doute pas été à même de comprendre dans toute sa portée, vu son caractère relativement ambigu, qui l'ait décidée à signer la convention de divorce et à renoncer à toute pension alimentaire dès la retraite de son mari. De plus, même si une action en modification du jugement de divorce au sens de l'art. 157 CC apparaît assez aléatoire, elle n'est pas dénuée de toute chance de succès et il n'est guère possible d'admettre, à ce stade, que l'assurée a pris des dispositions sur lesquelles elle ne peut pas revenir.