Citation: 6B_289/2013 E. 2.3

2.3. A suivre le recourant, la cour cantonale aurait dû, préalablement à toute autre question, se prononcer préjudiciellement sur la validité de la poursuite pénale elle-même au regard des principes constitutionnels de l'égalité de traitement et de l'arbitraire. Ce raisonnement méconnaît que, sous réserve des cas de nullité absolue, que le Tribunal fédéral peut, parfois, être amené à constater même lorsqu'il n'est pas valablement saisi d'un recours (cf. ATF 136 II 383 consid. 4.1 p. 389 s.; arrêt 1C_236/2013 du 4 février 2014, consid. 2.3), et du pouvoir d'évocation des autorités de surveillance, seule une autorité valablement saisie d'une question principale est, dans la règle, compétente, pour examiner une question préjudicielle, respectivement pour se prononcer sur la constitutionnalité d'un acte d'une autre autorité. En l'espèce, le recourant a fait opposition à une ordonnance de condamnation. Ensuite de son absence à l'audience s'est posée la question d'un éventuel retrait de son opposition en application de l'art. 356 al. 4 CPP. Considérant que le recourant n'était ni excusé ni représenté au sens de cette disposition, l'autorité de première instance a jugé qu'elle n'était pas saisie. Elle ne pouvait donc se prononcer sur la question soulevée par le recourant, ce qu'elle a exprimé - certes maladroitement - en disant que cette question relevait « du fond », par quoi il faut comprendre des questions que le tribunal serait appelé à trancher si sa saisine sur opposition avait été donnée. Le grief est infondé.