Citation: 9C_251/2024 E. 7.2

7.2. Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé l'art. 177 LIFD en le reconnaissant coupable de complicité à la soustraction fiscale entre 2012 et 2014 et de complicité de tentative de soustraction fiscale en 2015. Il fait valoir que les juges précédents se seraient fondés sur des faits postérieurs à l'achèvement de ces infractions qui n'étaient donc pas en lien de causalité avec la réalisation de celles-ci. Le recourant soutient également qu'il n'aurait jamais signé les comptes de la Société entre 2007 et 2015 et que l'intimée n'aurait pas démontré sa participation à l'établissement de la comptabilité. Il n'y aurait dès lors pas de lien de causalité entre son comportement et la commission des infractions de soustraction fiscale. Il en irait ainsi des deux retraits sur le compte de la Société qui lui sont reprochés par la Cour de justice, ainsi que des frais de représentation et de véhicules, puisque ce serait l'ancienne administratrice de la Société qui était responsable de comptabiliser correctement la part privée en lien avec le recourant. Le contribuable soutient encore pour les frais de véhicules que l'absence de mise à jour des polices d'assurance lors de la fin des rapports de travail entre lui et la Société ainsi que l'omission par l'ancienne administratrice de s'inscrire comme conductrice habituelle expliqueraient la comptabilisation erronée des frais de véhicules par cette dernière. Il fait enfin valoir que les frais de représentation seraient faibles au regard de la somme effectivement soustraite par la Société.