Citation: 6S.132/2005 16.05.2005 E. 4

Enfin, le recourant soutient que le sursis devrait lui être accordé. Lorsqu'une peine complémentaire doit être prononcée en application de l'art. 68 ch. 2 CP, une jurisprudence constante permet qu'elle soit assortie du sursis seulement si, ajoutée aux peines principales, elle ne représente pas une détention de plus de dix-huit mois (art. 41 ch. 1 CP; ATF 109 IV 68 consid. 1 p. 69 s.). Si l'autorité cantonale prononce une peine dont la durée est compatible avec celle du sursis, elle devra donc également se prononcer sur le sursis. En l'occurrence, les conditions objectives du sursis ne sont pas réalisées, puisque la peine d'ensemble est de vingt-six mois (quatorze mois + douze mois). Il n'appartenait pas à l'autorité cantonale d'examiner si, compte tenu de la situation personnelle du recourant, il ne convenait pas de réduire la peine d'ensemble à dix-huit mois pour pouvoir octroyer le sursis. En effet, selon la jurisprudence, le juge doit procéder à cet examen seulement si la peine privative de liberté qu'il envisage de prononcer n'est pas d'une durée nettement supérieure à dix-huit mois, c'est-à-dire seulement si elle n'excède pas vingt et un mois (ATF 127 IV 97 consid. 3 p. 101; 118 IV 337 consid. 2c p. 339 s.). Mal fondé, le grief relatif à la violation de l'art. 41 CP doit être rejeté.