Citation: 9C_402/2015 E. 3.1

3.1. La recourante soutient en premier lieu que les juges cantonaux ont à tort retenu que la décision de l'office AI du 7 février 2014 était justifiée en tant qu'elle était motivée sous l'angle de la reconsidération au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA. Elle développe une argumentation tendant à démontrer que le rapport du docteur B.________, sur lequel se seraient fondés les juges précédents, est erroné. Toutefois, ces derniers ont également retenu: "L'expertise D.________, laquelle répond aux exigences jurisprudentielles pour se voir conférer pleine valeur probante [...] - ce qui n'est d'ailleurs pas contesté -, vient confirmer qu'à l'époque de la décision litigieuse, la capacité de travail de l'assurée était bien d'un 50 % par rapport au plein temps de son activité habituelle. Dans l'hypothèse où la validation de l'avis du docteur B.________ par les médecins traitants était contestée, cette expertise permet d'écarter une hypothétique contestation" (jugement entrepris, consid. 4b p. 17). Force est de constater que, sur ce point, la recourante ne développe aucune argumentation propre à battre en brèche les considérations susmentionnées de la cour cantonale, se contentant de discuter la pertinence du rapport du docteur B.________. Or, selon la jurisprudence, lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes dont chacune suffit à sceller le sort de la cause, il appartient au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacune d'entre elles est contraire au droit (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4, p. 100; 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s. et les références). Le caractère subsidiaire de l'une des motivations n'y change rien (arrêt 4A_454/2010 du 6 janvier 2011 consid. 1.3 et les références). Dans la mesure où l'argumentation de l'assurée ne critique pas la motivation alternative concernant la confirmation par le docteur D.________ du point de vue du docteur B.________, le grief est irrecevable.