Citation: 6B_800/2022 E. 7.3

7.3. La cour cantonale s'est référée à la vidéo des actes d'ordre sexuel pour retenir que la jeune femme avait consenti aux rapprochements sexuels avec l'intimé et les avait même souhaités, ajoutant qu'elle était retournée chez lui pour retrouver la connexion qu'ils avaient eue lors du premier shooting. Elle s'est également fondée sur les photographies du shooting montrant la jeune femme qui souriait beaucoup pour en conclure qu'elle n'avait pas de problèmes à poser nue ou en tenue légère et qu'il était faux de retenir - comme les premiers juges - que I.________ s'était fait aspirer par surprise dans la spirale mise en place par l'intimé. Pour la cour cantonale, les messages échangés par les protagonistes jusqu'en décembre 2015 corroboraient ses constatations. Enfin, elle a écarté les conclusions de l'expertise sexologique qui parlait de sidération qui paralyse et d'état de dissociation. Quoi qu'il en soit et quand bien même la jeune femme se serait trouvée en état de dissociation psychique, la cour cantonale a considéré que l'intimé ne pouvait pas se douter que la jeune femme n'était pas consentante, compte tenu de son comportement lors des rapprochements sexuels.