Citation: 6B_1229/2023 E. 5.2.1

5.2.1. La cour cantonale a fondé sa conviction sur les déclarations du recourant lors de son audition du 7 mars 2016. Lors de cette audition, le recourant a en effet déclaré se douter que C.________ importait de la viande sans la dédouaner, ses doutes reposant sur les éléments suivants: le prix réduit de la viande par rapport au prix habituel en Suisse; l'absence de numéro de TVA et du montant de la TVA sur les factures établies par E.________ malgré plusieurs demandes du recourant en ce sens; l'insistance de C.________ pour être payé en cash; la remarque de sa fiduciaire selon laquelle E.________ n'était pas enregistrée comme contribuable TVA. De surcroît, le recourant savait de par l'emballage que la viande provenait de France et partant, qu'elle était soumise aux droits de douane. La cour cantonale a précisé que, même si C.________ avait pris soin d'utiliser différentes raisons sociales, le recourant avait admis qu'il avait toujours eu affaire à C.________ selon un processus identique quant à la livraison, la facturation et l'encaissement, raison pour laquelle il en avait déduit que les sociétés étaient "tenues" par C.________. La cour cantonale a considéré que les déclarations postérieures du recourant, par lesquelles il avait fait machine arrière, n'étaient pas crédibles, sa rétractation ayant manifestement été inspirée par les conseils de son avocat (arrêt attaqué p. 3 s.).