Citation: 5A_1044/2017 E. 3

Le recourant soutient que l'autorité cantonale a arbitrairement omis de retenir, bien que ce fait soit "dûment établi par pièce", qu'un huissier avait dressé la liste des biens emportés par l'intimée en quittant le domicile conjugal, ce qui démontrerait que la séparation des parties est définitive. Il ressort de l'arrêt attaqué qu'en réalité, l'autorité cantonale n'a pas remis en cause le caractère définitif de la séparation des conjoints. Rappelant que même lorsqu'on ne peut plus sérieusement compter sur une reprise de la vie commune, l'art. 163 CC demeure la cause de l'obligation d'entretien réciproque des époux en mesures protectrices de l'union conjugale (ATF 140 III 337 consid. 4.2.1; 138 III 97 consid. 2.2; 137 III 385 consid. 3.1), elle a considéré que la participation de l'épouse aux frais supplémentaires engendrés par la vie séparée découlant de cette disposition serait examinée en relation avec la question de l'imputation d'un éventuel revenu hypothétique. Le grief consistant à reprocher à la Cour de justice de n'avoir pas constaté que la liste des biens emportés par l'intimée avait été établie par huissier est dès lors sans pertinence.