Citation: 2C_628/2018 E. 5.2

5.2. Le principe de l'accroissement net du patrimoine consacré à l'art. 16 al. 1 LIFD concrétise le principe constitutionnel de l'imposition selon la capacité économique. Il en découle que les simples échanges d'actifs, de même que les sommes versées en compensation de dommages subis, n'équivalent pas à des accroissements nets du patrimoine, dès lors qu'ils n'ont aucun impact sur la capacité économique des contribuables, et restent donc sont sans influence sur le revenu imposable de ces derniers (art. 16 al. 1 LIFD a contrario; ATF 139 II 363 consid. 2.2 p. 366 s.). En effet, une augmentation de la fortune ne peut pas constituer un accroissement net du patrimoine imposable si elle est " corrélée ", de par la loi ou un contrat, à une réduction de cette même fortune (" korrelierender Abgang "). Il faut considérer que celle-ci " neutralise " (" neutralisiert ") en quelque sorte celle-là et la fait apparaître comme un " non-revenu " (" Nichteinkunft "). Le raisonnement vaut également dans la situation inverse, soit lorsqu'une baisse de la fortune se voit compensée par une entrée patrimoniale. On pensera au cas d'une indemnité payée en vue de la réparation d'un dommage subi ( damnum emergens; cf. arrêt 2C_616/2016 du 3 novembre 2016 consid. 2.2.3 et les références jurisprudentielles et doctrinales citées).