Citation: 6B_831/2009 25.03.2010 E. 2.3

2.3.1 Pour l'essentiel, le tribunal de police a fondé la condamnation de X.________ sur les déclarations aux débats de A.________, B.________, C.________, D.________ et E.________, proches voisins du condamné, qui ont tous fait état du préjudice subi en raison des aboiements récurrents du chien de ce dernier. Il a souligné que le contenu -consigné par écrit- de ces dépositions n'avait fait l'objet d'aucune dénonciation pour faux témoignage. Il s'est en outre référé aux nombreuses plaintes écrites déposées auprès de la municipalité par la plupart des prénommés. En particulier, B.________ y avait consigné les jours et heures pendant lesquels la chienne avait aboyé, en particulier durant la période litigieuse. Il en ressortait notamment que, le 8 janvier 2009, les jappements avaient cessé à 21 h. 45, ce qui concordait avec l'annulation d'une intervention de police enregistrée à 21 h. 47 par le centre d'engagement téléphonique, X.________ ayant rentré son chien et le calme étant revenu dans le quartier. Par lettre du 10 décembre 2008, les époux F.________ avaient indiqué qu'après une période d'accalmie, les aboiements de l'animal avaient repris et que le 8 décembre 2008, celui-ci avait hurlé sans interruption pendant plus de dix minutes. Dans un courrier du 12 décembre suivant, A.________ avait également signalé qu'à l'issue d'une relative accalmie, le chien avait recommencé à japper durant la journée et pratiquement tous les soirs de 18 h. 30 à 22 h. 30, 23 h. 00, voire 23 h. 30. De plus, le tribunal de police a rappelé que, le 27 mai 2004, le condamné s'était engagé, sur intervention préfectorale, à rentrer son chien entre 22 h. et 5 h. du matin. En outre, il ressortait d'une lettre datée du 27 mars de la même année que le contrat de bail passé entre les époux A.________, d'une part, et G.________ ainsi que H.________, de l'autre, avait été résilié par ces derniers en raison des aboiements incessants du chien de X.________, lesquels étaient devenus insupportables, surtout la nuit, et source de grosse fatigue. Selon les juges, ce n'était pas sans raison que le recourant avait pris un tel engagement, que le couple G.________-H.________ avait déménagé, de même que certains voisins avaient équipé les fenêtres de leurs maisons de double, voire triple vitrage. Enfin, les juges ont constaté que le syndic et la secrétaire communale avaient confirmé la situation dénoncée par les plaignants, qualifiant celle-ci de lamentable.