Citation: 1B_317/2017 E. 2.2.1

2.2.1. S'agissant en premier lieu des conditions de la détention provisoire, le recourant ne conteste pas l'existence de charges suffisantes ni le risque de récidive, tenu pour élevé par l'expert judiciaire, selon les constatations de la cour cantonale. Tout au plus le recourant fait-il valoir que le placement dans une institution serait suffisant pour prévenir le risque de récidive. Son argumentation, peu claire, porte toutefois sur une éventuelle collusion dans le cadre de l'instruction, ce qui est sans rapport et doit par conséquent être écarté. Ensuite, le recourant dénonce une violation du principe de proportionnalité du fait que la durée de la détention serait désormais excessive. A cet égard, il soutient à tort que l'avis de prochaine clôture de l'instruction n'aurait toujours pas été rendu. Tel a bien été le cas le 8 février 2017, de sorte qu'il y a lieu de présumer que la phase de détention avant jugement ne devrait pas se prolonger encore longtemps. S'agissant de la peine prévisible, la cour cantonale renvoie à son précédent jugement, dans lequel elle se référait notamment à la durée maximale de 5 ans - prolongeable - des mesures au sens de l'art. 59 CP. Elle soulignait en outre les antécédents judiciaires pour des faits similaires et la gravité de ses troubles. Le recourant ne critiquant pas de tels arguments et se contentant de faire valoir de manière appellatoire que la gravité des accusation ne pourrait justifier de longues périodes de détention provisoire, l'appréciation des juges cantonaux doit être confirmée, s'agissant d'actes de violence particulièrement graves. La durée de la détention provisoire n'est ainsi en l'état pas disproportionnée.