Citation: 5D_90/2022 E. 5.1

5.1. Ce faisant, le recourant s'en prend uniquement aux considérations aux termes desquelles l'ARMC a admis que l'intimé a apporté la preuve de la notification des deux ordonnances pénales du 17 septembre 2019 sur la base de la notification fictive des factures y relatives. A cet égard, les juges cantonaux ont constaté que l'annexe 2a (n o de suivi yyy) et l'annexe 3a (n o de suivi zzz) du dossier ML.2020.1040 démontraient la notification des deux factures du 19 septembre 2019 (annexes 2b et 3b ML.2020.1040) découlant des deux ordonnances pénales rendues le 17 septembre 2019 pour les faits survenus les 1 er et 3 avril 2019 à 13h27 et 9h10, ordonnances qui, selon le libellé de ces factures, étaient jointes à ces dernières. Ils ont relevé que les suivis postaux indiquaient que les courriers recommandés contenant les factures et les ordonnances pénales y relatives, n'avaient pas été retirés dans le délai de garde de sept jours et avaient été retournés à l'expéditeur le 28 septembre 2019. Considérant que le recourant devait s'attendre à recevoir des actes officiels de l'autorité compétente dès lors qu'il avait sciemment voyagé, à trois reprises, dans un laps de temps très court (1 er et 4 [recte 3] avril et 24 mai 2019) sans titre de transport valable entre U.________ et V.________, en violation de l'art. 57 al. 3 de la Loi sur le transport de voyageurs du 20 mars 2009 (LTV; RS 745.1) et qu'il avait été verbalisé plusieurs fois par des contrôleurs qui l'avaient identifié, ils ont retenu que la théorie de la fiction de la notification était applicable et qu'en conséquence, les factures du 19 septembre 2019 et les ordonnances pénales du 17 septembre 2019 avaient été notifiées au recourant le 28 septembre 2019.