Citation: 1P.87/2006 24.02.2006 E. B

A.________ a interjeté appel, en contestant sa condamnation pour viol mais non pas celles pour infractions à la LStup et pour blanchiment d'argent. Il a conclu à ce que la durée de la peine de réclusion soit réduite à deux ans. Dans son mémoire adressé à la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal, il a en premier lieu présenté un fait nouveau: le 14 mars 2005 en fin d'après-midi, il a eu depuis le pénitencier un entretien téléphonique avec C.________. Cette dernière lui aurait dit que lors de ses témoignages, elle avait exagéré en se sentant sous pression, et qu'elle éprouvait des remords pour les propos qu'elle avait tenus en justice. A.________ a requis la production de l'enregistrement de cette conversation, qui selon lui a dû être effectué par l'administration du pénitencier, ainsi que la traduction des propos des interlocuteurs (tenus en anglais). Il a fait valoir que les nouvelles déclarations de C.________ étaient susceptibles d'infirmer la conviction des juges. A l'appui de ses conclusions, il a par ailleurs dénoncé des incohérences dans le récit de B.________, en invoquant la maxime in dubio pro reo. La Cour d'appel pénal a entendu A.________ et B.________ à son audience du 15 décembre 2005. A.________ a réitéré sa réquisition de preuve au sujet de son entretien téléphonique avec C.________. La Cour a rejeté cette réquisition et aucune autre mesure d'instruction n'a été demandée. Au terme des débats, la Cour d'appel pénal a délibéré et rejeté le recours. Elle a affirmé être convaincue de l'existence des faits dénoncés par la victime, en reprenant et développant les motifs du jugement de première instance. Elle a en outre exposé les raisons du refus d'administrer la preuve supplémentaire requise par le recourant.