Citation: 6B_1240/2018 E. 1.2.3

1.2.3. Le recourant estime que les frais de seconde instance auraient dû être mis à sa charge à hauteur d'un tiers au maximum. Au vu des points sur lesquels le recourant a gagné et ceux sur lesquels il a succombé en appel (notamment confirmation de deux chefs d'accusation sur trois), le principe de la mise à charge des frais de procédure à raison d'une moitié ne prête pas flanc à critique. Cela dit, il ne fait pas de doute que l'expertise psychiatrique mise en oeuvre par l'autorité précédente, après que le recourant en a fait la demande, était en lien de causalité avec les infractions reprochées au recourant. En cas de rejet complet de l'appel, les frais y afférant auraient donc pu devoir être assumés par le recourant. Son appel n'a toutefois pas été rejeté dans son intégralité. Ces frais - qui représentent 97% des frais d'appel - ne pouvaient en conséquence être mis dans leur entier à la charge du recourant. Ils devaient, à l'instar des autres frais d'appel, être assumés par le recourant dans une proportion restreinte pour tenir compte des conclusions admises de son appel, le solde non mis à la charge du recourant devant être laissé à la charge de l'Etat. L'arrêt 6B_496/2012 précité consid. 6.2.2 auquel l'autorité précédente se réfère à l'appui de sa décision traite du sort des frais en cas de " prévenu condamné ". Or il s'agit ici d'un prévenu partiellement acquitté en appel. Quant à l'arrêt 6B_53/2013 précité consid. 4, également repris par l'intimé, il traite du sort des frais de première instance, alors qu'il s'agit ici de frais d'appel, régis par des règles distinctes. Ces arrêts sont ainsi sans portée ici. Le recours doit également être admis sur ce point.