Citation: 6B_1215/2020 E. 3.3

3.3. En substance, la cour cantonale a condamné le recourant pour calomnie pour avoir déclaré, dans le message adressé au groupe D.________ en novembre 2017, que l'intimée avait entretenu des relations intimes avec une patiente. A cet égard, la cour cantonale a retenu que c'était bien aux relations sexuelles que le recourant pensait en écrivant son message, ce qui correspondait à la signification couramment admise de l'expression " relations intimes ". La patiente en question avait été entendue comme témoin et il ressortait clairement de ses déclarations qu'il n'y avait jamais eu aucune relation fût-ce d'amitié étroite entre les femmes. Cette patiente était attirée par l'intimée qui n'avait jamais donné suite à ses avances. Celle-ci s'était limitée à lui envoyer une invitation sur Facebook dans le cadre de sa nouvelle activité. Le recourant savait que la patiente était attirée par l'intimée et qu'elle avait interrompu sa thérapie dans l'espoir de pouvoir vivre une histoire avec sa thérapeute. L'intimée n'avait en revanche jamais fait état d'un quelconque succès. Le recourant n'avait aucune raison de croire de bonne foi que l'intimée avait donné suite aux avances de sa patiente. Dans le message litigieux, le recourant présentait ces " relations intimes " comme un exemple des motifs pour lesquels l'intimée n'aurait pas sa place dans le groupe et dans son cabinet dont il l'avait licenciée. Il paraissait évident qu'il était contraire à la déontologie de n'importe quel type de thérapeute d'avoir des relations intimes avec un patient, eu égard à l'inégalité de leurs positions. L'expression sarcastique entre guillemets utilisée par le prévenu (" elle a «réussi» à avoir des relations intimes... ") démontrait aussi que c'était pour lui une source de mépris. Selon la cour cantonale, l'allégation était bien attentatoire à l'honneur et sa condamnation pour calomnie devait être confirmée.