Citation: 5A_674/2022 E. 3

L'autorité cantonale a considéré que la décision attaquée ne faisait que confirmer une décision antérieure, à savoir la décision de l'office contenue dans son courrier du 10 juin 2022, laquelle avait été notifiée au plaignant le 23 juin 2022 au plus tard puisque son avocat y faisait référence dans le courrier rédigé à cette date. Selon les juges précédents, le plaignant aurait pu - et dû - former une plainte contre la décision du 10 juin 2022 déjà et invoquer les griefs qu'il soulevait dans sa plainte du 25 juillet 2022. Quoi qu'il en soit, le refus de l'office de revenir sur cette décision, notifiée au plaignant par courrier du 13 juillet 2022, ne faisait pas partir un nouveau délai de plainte. L'autorité cantonale en a conclu que la plainte du 25 juillet 2022 était irrecevable, dès lors qu'elle était soit tardive - si l'on considérait qu'elle visait la décision du 10 juin 2022 -, soit dirigée contre la confirmation d'une décision antérieure, non susceptible de plainte. Dans une motivation subsidiaire, l'autorité cantonale a jugé qu'à supposer qu'elle eût été recevable, la plainte aurait de toute manière dû être rejetée. En effet, selon l'art. 20a al. 2 ch. 3 LP, l'autorité de surveillance ne peut aller au-delà des conclusions des parties, sous réserve de l'art. 22 LP (nullité des mesures). Or, in casu, le plaignant concluait à ce que l'office soit astreint à lui verser un " dividende " de 483'963 fr. 50, ce montant ne pouvant faire l'objet d'une compensation au sens de l'art. 213 LP. Il oubliait cependant que le tableau de distribution, qu'il ne soutenait pas avoir contesté en temps utile, ne prévoyait aucun dividende en sa faveur, précisément en raison de la compensation de sa prétention avec une contre-créance. Il s'ensuivait, selon l'autorité cantonale, que ses conclusions étaient d'emblée vouées à l'échec.