Citation: 1C_495/2014 E. A

A.________ a été propriétaire de la parcelle n° 406 du registre foncier de la commune de Bougy-Villars jusqu'au 7 octobre 2014. Ce bien-fonds, d'une surface de 6'856 m 2, supporte une habitation de 280 m 2, un garage de 33 m 2et un bâtiment de 42 m 2. Cette parcelle est colloquée en "secteur d'habitation individuelle" selon le plan d'extension partiel "Sus le Mont" approuvé le 24 septembre 1982 par le Conseil d'Etat du canton de Vaud. Après différents échanges de vue et visites de conformité de la Municipalité de Bougy-Villars, celle-ci a constaté, par décision du 19 octobre 2012, que des travaux litigieux avaient été réalisés sur la parcelle précitée sans autorisation ni permis de construire; seuls une maisonnette de jardin de 12 m 2, une villa avec deux appartements et une chambre de bonne, une piscine et un garage avaient été autorisés. La Municipalité a ordonné à A.________ de procéder à la démolition de toutes les réalisations exécutées sans autorisation (par ex. cuisines au sous-sol, jardin d'hiver, verrière, agrandissement de la maisonnette de jardin, rucher, bûcher, etc.) et lui a imparti à cet effet un délai au 28 février 2013. Elle a dit qu'à défaut, il sera procédé, aux frais du prénommé, à la démolition des constructions réalisées sans droit. A.________ a recouru auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) contre la décision du 19 octobre 2012. Celle-ci a procédé à une inspection locale en présence des parties le 16 octobre 2013. Par arrêt du 10 septembre 2014, le Tribunal cantonal a admis partiellement le recours. Il a réformé la décision attaquée en ce sens que la Municipalité "ordonne de supprimer le studio au sous-sol Est de la villa par le rétablissement de la liaison avec l'appartement Est et le démontage des agencements de cuisine, de supprimer l'appartement au sous-sol Ouest de la villa par le rétablissement de la liaison avec l'appartement Ouest et le démontage des agencements de cuisine, de rendre le bâtiment ECA 188 inhabitable, de réduire les dimensions du bâtiment ECA 188 à 27 m 2, de démolir entièrement le rucher". Par contrat du 7 octobre 2014, A.________ a vendu sa parcelle à un tiers. L'acheteur a certifié, dans l'acte de vente, avoir pris connaissance de l'arrêt du 10 septembre 2014, avoir connaissance de l'état de la parcelle vendue et des constructions non autorisées et contestées par la commune qui y ont été effectuées par le vendeur, ayant effectué son propre travail de due diligence et reçu diverses informations utiles à la mise en place de son projet de rénovation et de transformation. Il a encore déclaré tenir compte de l'arrêt du Tribunal cantonal dans le cadre de la rénovation future de l'immeuble vendu afin de le réhabiliter et le rendre conforme à la législation en vigueur.