Citation: 1C_268/2021 E. 2.2

2.2. A la lumière de ces principes, dont rien dans l'argumentation appellatoire de la recourante ne commande de s'écarter, le point à examiner n'est pas la date à laquelle celle-ci a concrètement pris connaissance de la décision du 1er juin 2018, mais le moment à partir duquel elle aurait pu le faire, respectivement aurait dû agir auprès de l'autorité intimée, en usant de la diligence requise. A ce propos, il ressort de l'état de fait cantonal que les travaux litigieux entrepris par les intimés ont été effectués au milieu du mois d'avril 2018, en ce qui concerne l'édification du muret en gabion, et au mois de mai 2018 pour la plateforme du parking. La recourante ayant emménagé dans son lot le 16 janvier 2018, celle-ci avait incontestablement connaissance des travaux; à teneur du dossier, elle est du reste intervenue auprès des entreprises effectuant ces travaux. On ajoutera, comme l'a au demeurant retenu l'instance précédente - sans non plus être contredite sur ce point -, qu'on ne saurait considérer que la recourante n'était pas consciente que les travaux litigieux nécessitaient une autorisation, au vu de sa formation d'architecte; elle était alors de surcroît déjà assistée par un conseil juridique dans le cadre des procédures civiles introduites en lien avec ces mêmes travaux. Dans ces conditions, il n'est pas critiquable d'avoir considéré qu'à partir de juin 2018 (cf. arrêt 1C_15/2016 du 1er septembre 2016 consid. 2.3 et les nombreux auteurs cités), on pouvait attendre de la recourante qu'elle interpelle l'autorité concernée s'agissant d'une éventuelle autorisation délivrée pour ces travaux, ou à tout le moins qu'elle l'invite à se positionner à leur propos. Or, à teneur du dossier, et la recourante ne le nie pas, ce n'est que le 25 janvier 2019 que celle-ci a réagi auprès de l'autorité concernée - ces interventions antérieures relevant de procédures civiles -, requérant de pouvoir consulter le dossier. Il s'ensuit, indépendamment du fait que cette demande n'était alors en tant que telle pas formulée en lien avec l'autorisation des travaux, que celle-ci apparaît en tout état de cause tardive.