Citation: I 207/04 23.06.2004 E. 5

Même si le dernier rapport produit du docteur F.________ (8 mai 2003) est postérieur à la décision litigieuse (18 septembre 2002), il peut être pris en considération dans la présente procédure, car il confirme les constatations antérieures de ce même médecin. Celui-ci, en effet, avait déjà mis en évidence, dans ses rapports des 29 mai et 1er juin 2001 une aggravation liée aux troubles lombaires de la recourante. Le rapport précité du 8 mai 2003 a conduit les médecins du SMR - qui avaient tout d'abord conclu à une incapacité de travail de 50 pour cent en raison de troubles psychiques exclusivement - à se raviser et à reconnaître une incapacité de travail de 50 pour cent en raison cette fois de son affection somatique. Sur la base de ces éléments, on retiendra donc que la recourante présente, par rapport à la situation décrite par le docteur M.________ et les experts de la Policlinique médicale U.________, une affection d'origine somatique susceptible d'avoir une influence sur sa capacité de travail et de gain. De ce point de vue, il y a donc eu incontestablement une aggravation de l'état de santé. En revanche, on ne saurait, sans autre examen, considérer que l'état psychique de l'assurée n'entraîne plus désormais d'incapacité de travail et que - comme le retiennent deux des médecins du SMR - l'aggravation des troubles dorsaux est en quelque sorte compensée par la disparition des troubles psychiques à caractère invalidant. Une telle conclusion ne repose sur aucun élément probant du dossier. Bien au contraire, le psychiatre du SMR, dans son appréciation du 24 juin 2003, conclut à une situation inchangée par rapport à l'examen du 10 juin 2002. A l'appui de cette conclusion, il a mis l'accent sur le fragile équilibre psychique de l'assurée, susceptible de connaître des périodes de décompensation ou de stabilisation relative.