Citation: 9C_594/2009 29.01.2010 E. A

D.________, né en 1953, a travaillé en qualité de chauffeur de taxi jusqu'au mois de décembre 2000. Souffrant principalement de douleurs cervicales et de vertiges, il a déposé le 19 avril 2001 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de ce dossier, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a recueilli l'opinion de la doctoresse N.________, médecin traitant (rapports des 16 septembre 2001, 5 janvier et 17 août 2003), laquelle a indiqué que son patient était incapable de travailler pour le moment en raison d'une insuffisance vertébro-basilaire, de vertiges et de cervico-dorso-lombalgies aiguës. A l'appui de son propos, elle a joint plusieurs rapports médicaux établis pour le compte de X.________, assureur perte de gain en cas de maladie de l'employeur. Pour le docteur A.________, spécialiste en médecine interne, les différentes affections dont souffrait l'assuré ne justifiaient pas une incapacité de travail de longue durée (rapports des 20 juin 2001 et 8 février 2002). Selon le docteur V.________, spécialiste en médecine interne, l'assuré présentait essentiellement un syndrome de déconditionnement qui ne justifiait aucune incapacité de travail; les vertiges avaient une origine psychogène, tandis que les cervicalgies chroniques ne recevaient pas d'explication claire, les troubles statiques et dégénératifs étant discrets (rapport d'expertise du 10 décembre 2001). Quant au docteur C.________, spécialiste en psychiatrie, il a indiqué qu'il n'existait aucune incapacité de travail due à des troubles psychiques (attestation du 15 février 2002 et rapport du 19 mai 2003). Compte tenu des informations recueillies, l'office AI a décidé de confier la réalisation de trois expertises médicales (rhumatologique, oto-neurologique et psychiatrique) aux docteurs S.________, G.________ et H.________. La première experte a retenu l'existence de cervicalgies et de lombalgies chroniques ainsi que de vertiges d'origine multifactorielle; l'assuré pouvait exercer à 50 %, moyennant une diminution de rendement supplémentaire de 20 %, une activité légère, sans port de charge, sans position statique prolongée de la tête et sans mouvements brusques ou répétés de la tête (rapport du 20 juin 2004). Le second expert a estimé pour sa part qu'il n'existait aucune affection oto-neurologique limitant la capacité de travail de l'assuré (rapport du 8 octobre 2004). Pour le troisième expert enfin, l'assuré présentait un trouble de l'adaptation avec humeur anxio-dépressive de gravité légère qui justifiait une diminution de rendement de l'ordre de 20 % tout au plus dans une activité adaptée exercée à temps complet (rapport du 12 janvier 2006). Après avoir soumis le dossier à l'appréciation de son Service médical régional (SMR), l'office AI a, par décision du 27 mars 2006, confirmée sur opposition le 19 octobre 2007, rejeté la demande de prestations de l'assuré, au motif qu'il ne présentait aucune atteinte à la santé de nature à diminuer sa capacité de travail dans une activité adaptée.