Citation: 6B_383/2024 E. 8.3

8.3. Quant à lui, le recourant soutient ne pas avoir été au domicile de l'intimée aux dates retenues. Selon lui, l'examen de l'ensemble des éléments figurant au dossier ne permettrait pas d'aboutir à une autre solution, sauf à faire preuve d'arbitraire. À l'appui de son raisonnement, il rediscute longuement d'une partie des éléments examinés par la cour cantonale, tels que le rapport du CURML du 26 octobre 2020 (lequel, faute de traces de l'agression, démontrerait son innocence), la géolocalisation de son téléphone (laquelle, faute de démontrer qu'il se serait rendu chez l'intimée, démontrerait son innocence), les messages échangés entre l'intimée et sa soeur (dont le contenu ne serait pas clair), ou encore les imprécisions dans les déclarations de l'intimée relatives au sort réservé à son pyjama et à ses sous-vêtements (selon lui révélatrices de son manque de crédibilité). Il fait également état d'éléments dont la cour cantonale n'a pas discuté, tels que le fait qu'il ne disposait pas de véhicule au moment des faits (ce qui selon lui exclurait qu'il se soit rendu chez l'intimée), le rapport de police du 30 novembre 2020 (duquel il ressort que les prélèvements effectués le 8 octobre 2020 au domicile de l'intimée n'ont pas permis de mettre en évidence son profil ADN ou de trouver ligatures ou scotch), mais encore les messages échangés entre lui et l'intimée les jours suivant les faits (dont la teneur ne serait pas conforme à celle attendue d'une personne ayant réellement subi un viol). Le recourant ne soulève aucune critique sur la nature, le contenu ou la matérialité des éléments d'ores et déjà discutés par la cour cantonale. En particulier, il ne soutient pas que la cour cantonale aurait constaté de manière erronée le contenu des différents rapports médicaux ou des déclarations de l'intimée. Il se contente en réalité de leur donner un sens qui, s'il est soutenable, lui demeure propre, sans soulever des éléments que la cour cantonale aurait omis d'examiner. Ce faisant, il ne démontre pas que la cour cantonale se serait manifestement trompée sur le sens et la portée d'un élément de preuve ou qu'elle en aurait tiré des constatations insoutenables, autrement dit qu'elle aurait fait preuve d'arbitraire. Quant aux éléments invoqués par le recourant dont la cour cantonale n'a pas directement discuté, ils ne sont pas de nature à rendre arbitraire l'appréciation globale opérée par celle-ci. Ainsi, que le recourant n'ait pas disposé d'un véhicule n'implique pas qu'il ait été dans l'impossibilité de se rendre au domicile de l'intimée entre le 27 et le 30 août 2020. Pour cause, la commune de U.________, située à seulement quelques kilomètres de V.________, était parfaitement accessible pour le recourant, que ce soit en train, à pied, en taxi ou au moyen de tout autre véhicule par hypothèse emprunté par ce dernier. S'agissant du rapport de police du 30 novembre 2020, s'il n'a pas permis de mettre en évidence le profil ADN du recourant - ce qui n'a en soit rien d'incohérent, puisque les prélèvements ont été effectués un mois après les faits reprochés - il n'exclut en rien sa présence sur les lieux, et ne saurait dès lors être opposé aux déclarations jugées crédibles de l'intimée et aux nombreux éléments corroborants soulevés par la cour cantonale. Il en va finalement de même pour ce qui est des messages échangés entre le recourant et l'intimée. En sommes, les éléments soulevés par le recourant, s'ils ne démontrent pas qu'il s'est rendu coupable des faits reprochés, ne l'excluent pas non plus.