Citation: 6B_410/2017 E. 3

Le recourant soutient que son internement violerait l'art. 7 par. 1 CEDH. Aux termes de cette disposition, nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d'après le droit national ou international. De même il n'est infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'infraction a été commise. Le recourant reconnaît que, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, les conditions de la levée d'un internement au sens de l'art. 64 CP ne sont pas plus sévères que sous l'ancien droit (cf. ATF 134 IV 121 consid. 3.4.3 et 3.4.4 p. 130 ss). Il prétend cependant qu'il ferait actuellement l'objet d'un internement s'apparentant à une "peine privative de liberté à vie", plus sévère que la mesure prononcée en 1998 sur la base de l'ancien art. 43 CP puis transformée en 2008 en internement au sens de l'art. 64 CP. L'intéressé ne précise, à cet égard, nullement en quoi la mesure dont il fait l'objet serait différente de celle initialement prononcée, et ne fait valoir aucun élément permettant de considérer que sa situation s'avérerait différente, d'un point de vue juridique, de celle qui existait lorsque le TAPEM a prononcé son internement fondé sur l'art. 64 CP en 2008, cette décision étant devenue définitive et exécutoire. Le grief doit ainsi être rejeté. Enfin, pour autant que le grief du recourant doive se comprendre comme la dénonciation d'une violation du principe de la proportionnalité (art. 56 al. 2 CP), l'intéressé peut être renvoyé à l'arrêt du Tribunal fédéral du 12 décembre 2013 (6B_826/2013 consid. 2.8), qui conserve toute sa portée. En effet, il est toujours à craindre que le recourant ne commette de nouvelles infractions portant gravement atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle d'autrui, de sorte que l'atteinte au droit du recourant demeure proportionnée au regard de la haute valeur des biens juridiques en cause et du risque élevé de récidive.