Citation: 1B_91/2020 E. 1

Le 17 mai 2019, le Ministère public central du canton de Vaud a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour traite d'êtres humains, subsidiairement usure, et infraction à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration. Il le suspectait d'avoir, contre paiement, procuré des fausses pièces d'identité à des ressortissants du Bangladesh, de les avoir aidés à venir en Suisse, de leur avoir fourni logement et travail, d'avoir, notamment sous la menace de perdre leur permis de séjour, conservé leur salaire et de les avoir empêchés d'aller et venir à leur guise. Lors de l'audition de confrontation du 5 novembre 2019, l'un des plaignants a produit à titre de moyen de preuve une clé USB qui contenait une vidéo enregistrée en 2015 ou 2016, relatant une discussion avec le prévenu sur la manière dont celui-ci avait obtenu le faux passeport établi au nom de B.________. Le 18 novembre 2019, A.________ a requis le retranchement immédiat de cette pièce du dossier. Le Ministère public central a rejeté la requête au terme d'une décision rendue le 9 décembre 2019 que le prévenu a vainement contestée auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt rendu par cette juridiction le 16 janvier 2020 en ce sens que son recours est admis, que l'ordonnance du Ministère public central du 9 décembre 2019 est réformée en ce sens que la clé USB et le document présenté comme la traduction écrite de son contenu sont retirés du dossier puis détruits en application de l'art. 141 al. 5 CPP et que les frais d'arrêt ainsi que l'indemnité due à son défenseur d'office sont laissés à la charge de l'Etat. Il requiert l'assistance judiciaire. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.