Citation: 7B.28/2005 03.03.2005 E. 1

Lors de son interrogatoire par l'Office des faillites de Genève le 5 février 2004, B.________, administrateur de ladite société depuis mai 2003, a remis à l'office la liste du stock de bijoux appartenant à la faillie, estimés à 268'842 fr.; il lui a signalé en outre qu'en octobre 2003, en sa présence, l'avocat de la faillie, Me H.________, avait pris dans le coffre du magasin "quelques pièces" en garantie de ses honoraires s'élevant à 35'000 fr. et qu'à l'exception de deux broches remises à l'office, le reste du stock avait été pris par C.________, actionnaire majoritaire détenant le 99 % du capital-actions, "avec l'idée de vendre les bijoux en Belgique et (d')envoyer l'argent". Il a ajouté que le prénommé habitait en Belgique où il avait été "incarcéré mais libéré depuis" et où il "possède une dizaine de magasins" et que "l'argent n'est jamais arrivé". Par publication dans la Feuille d'avis officielle (FAO) du 20 février 2004, l'office a avisé que la faillite était définitive et exécutoire, sans fixer encore de délai pour les productions. Le 8 mars 2004, D.________ et E.________, respectivement ancien administrateur et ancien avocat de la faillie, et F.________ SA ont néanmoins produit leurs créances. Le 9 mars 2004, l'office a dressé l'inventaire des biens de la faillie. Cet inventaire mentionnait les deux broches précitées, estimées chacune à 2'030 fr. "au prix de la casse", mais pas les biens pris en automne 2003 par l'avocat et l'actionnaire majoritaire de la faillie. Le 11 mars 2004, l'office a adressé au Tribunal de première instance une requête en suspension de la liquidation de la faillite faute d'actif, en y joignant l'inventaire précité et sans faire mention des déclarations de l'administrateur B.________. Il y indiquait simplement que les actifs de la faillie, estimés à 4'060 fr., ne permettaient pas de garantir les frais d'une liquidation sommaire. Par jugement du 22 mars 2004, le tribunal a prononcé la suspension de la faillite faute d'actif. Cette décision a fait l'objet de publications dans la FAO et la FOSC du 7 avril 2004, comportant l'information qu'une avance de 4'500 fr. était requise jusqu'au 19 avril 2004 pour que la faillite soit liquidée. Le 23 mars 2004, l'office a remplacé l'inventaire par un autre qui recensait, outre les deux broches en question estimées désormais à 250 fr. chacune, deux montants en espèces de 474 fr. 40 et 481 fr. 65, versés par les Services industriels de Genève.