Citation: 8C_93/2009 11.11.2009 E. 4

4.1 Toujours d'après les premiers juges, la plupart des critères posés par la jurisprudence citée pour apprécier le rapport de causalité adéquate ne sont pas remplis en l'espèce. Les juges cantonaux ont admis que la recourante avait fourni des efforts reconnaissables en vue de diminuer son incapacité de travail, mais considéré qu'eu égard au degré de gravité de l'accident qu'elle avait subi, le seul critère de l'incapacité de travail ne permettait pas de tenir pour établi le rapport de causalité adéquate litigieux. 4.2 Pour sa part, la recourante, soutient que l'accident a entraîné des lésions importantes, puisqu'elle ne peut toujours pas travailler et qu'elle arrive tout juste à effectuer les actes simples de la vie courante. Elle souffre, en outre, de douleurs pratiquement constantes depuis l'accident. Enfin, elle se réfère « aux multiples rapports médicaux au dossiers », notamment ceux établis par le docteur W.________, d'après lesquels les atteintes persistantes à sa santé sont d'origine accidentelle. 4.3 Selon l'ATF 115 V 133, les douleurs et l'incapacité de travail causées par une atteinte objectivable à la santé physique - mais non celles qui sont provoquées par des troubles psychiques - constituent un critère d'appréciation du rapport de causalité adéquate. Or, les rapports médicaux au dossier, en particulier les rapports des docteurs V.________ et P.________, excluent qu'une telle atteinte objectivable à la santé physique entraîne encore une incapacité de travail. Si ces médecins attestent une telle incapacité, c'est principalement en raison des atteintes à la santé psychique dont souffre la recourante. Dans le même sens, toujours selon les docteurs V.________ et P.________, ces atteintes à la santé psychique sont à l'origine, pour l'essentiel, des douleurs persistantes dont souffre la recourante. L'application des critères posés par la jurisprudence citée conduit donc bien à la négation du rapport de causalité adéquate entre les atteintes à la santé persistant postérieurement au 12 février 2006 et l'accident assuré. Contrairement à ce que semble soutenir la recourante, la seule constatation par les médecins consultés - dans la mesure où ils se sont déterminés sur ce point - d'un rapport de causalité naturelle entre l'accident et les symptômes qu'elle présente ne permet pas de conclure à l'existence d'un rapport de causalité adéquate.