Citation: 8C_558/2023 E. 6.1

6.1. En l'occurrence, avec la cour cantonale, il n'y a pas lieu de remettre en question l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident assuré et les troubles otologiques et neurologiques en cause. On peut souligner qu'en tant que les experts de la Clinique F.________ ont expliqué que les composantes émotionnelles entretiennent la symptomatologie et retardent le mécanisme de compensation et d'habituation de l'hyperacousie (page 57 du rapport), cette considération ne suffit pas à rompre le lien de causalité avec l'accident qu'ils ont admis initialement. Par ailleurs, au vu des considérations médicales au dossier, c'est à juste titre que la cour cantonale a confirmé le caractère non objectivable de l'hyperacousie et des troubles neuropsychologiques. Il s'ensuit que l'examen de la causalité adéquate des troubles en cause est soumise à des règles particulières (voir consid. 3.1 supra). Le point de savoir s'il faut d'appliquer la jurisprudence en cas de troubles psychiques, comme l'a fait la cour cantonale, ou s'il faut se référer aux critères tirés de l'ATF 134 V 109, comme le fait valoir la recourante, peut être laissé ouvert. En effet, ceux-ci conduisent également à la négation du lien de causalité adéquate.