Citation: 7B_14/2025 E. 4.2

4.2. En lien avec les mesures de substitution, l'autorité de recours a considéré que celles proposées par le recourant étaient "à l'évidence insuffisantes". Elle a en substance précisé qu'une interdiction de consommer de l'alcool serait illusoire, dès lors que le sevrage n'était pas une chose facile et que le recourant était gravement dépendant et traité depuis des années sans succès. Elle a ensuite relevé qu'une interdiction d'entretenir des relations intimes telle que proposée par le recourant serait inefficace, mais aussi inusuelle et invérifiable. Sur ce point, elle a précisé que l'attraction vers des activités d'ordre sexuel sous la forme de graves comportements pénaux représentaient des pulsions non maîtrisables et qu'une simple interdiction n'aurait aucun effet protecteur contre la récidive. Enfin, s'agissant d'une obligation de suivre des soins et une hospitalisation, elle a en substance relevé que le recourant était déjà traité au moment où il aurait commis certaines des infractions qui lui étaient reprochées et qu'un suivi psychiatrique, en lieu et place de la détention provisoire, ne serait pas apte à écarter le risque de récidive. Sur ce point, elle a toutefois ajouté que la continuation de tels soins pour le recourant était souhaitable, mais qu'il serait insuffisant de s'en tenir uniquement à ceux-ci, dans l'attente d'une expertise, en renonçant à une mise en détention provisoire (cf. arrêt entrepris, p. 10-11).