Citation: I 587/06 07.09.2006 E. 4

En l'occurrence, l'administration savait le recourant assisté par un avocat, à tout le moins depuis le 20 juillet 1992 (cf. lettre de l'étude N.________ du 20 juillet 1992 à l'attention de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation). Selon la jurisprudence, les communications que les autorités administratives et judiciaires destinent aux parties qu'elles savent représentées par un mandataire doivent être adressées à celui-ci. Il s'agit là d'un principe général du droit des assurances sociales, commandé par la sécurité du droit, qui établit une règle claire quant à la notification déterminante pour le calcul du délai de recours (cf. DTA 2002 n°9 p. 66 consid. 2; RAMA 1997 n° U 288, p. 442 consid. 2b). Aussi, doit-on retenir, à l'instar des premiers juges, que la notification directement au recourant de la décision de suppression de prestations de l'assurance-invalidité du 4 février 1993 est irrégulière.