Citation: I 806/04 15.03.2005 E. 4.2

4.2.1 En tant que le recourant estime par ailleurs qu'il appartenait au Commandement de la police cantonale valaisanne, respectivement à l'Etat du Valais, d'informer l'assurance-invalidité des modifications de sa situation personnelle, il ne saurait davantage obtenir gain de cause. 4.2.2 En effet, l'art. 31 al.1 LPGA prévoit que toute personne ou institution participant à la mise en oeuvre des assurances sociales a l'obligation d'informer l'assureur si elle apprend que des circonstances déterminantes pour l'octroi de prestations se sont modifiées. En l'espèce, cette disposition pourrait trouver application si l'on admettait que l'employeur de l'assuré, respectivement les auxiliaires de celui-ci (commandement de la police et service du personnel), formaient une institution participant à la mise en oeuvre de l'assurance-invalidité. Cette question peut toutefois être laissée ouverte, car même si on leur reconnaissait cette qualité et admettait que leurs agissements pussent engager leur responsabilité au sens de l'art. 78 LPGA, il serait exclu de juger cette question de responsabilité dans le cadre du présent litige. En effet, l'art. 78 al. 2 LPGA prévoit expressément que l'autorité compétente rend une décision après que le lésé ait présenté une demande en réparation. L'argumentation du recourant n'est donc pas recevable dans la présente procédure. 4.2.3 Par ailleurs, les procédures de fonctionnement internes à la police cantonale valaisanne ne sont pas opposables à l'assurance-invalidité. 4.2.4 Enfin, que le recourant ait eu l'obligation de transmettre l'information par la voie de service, ne l'empêchait pas de la communiquer parallèlement à l'office. La raison pour laquelle il ne l'a pas fait, résulte du reste d'une méprise concernant son état d'assuré: dans un courrier daté du 12 juin 2004, le recourant indique en effet ne pas avoir renseigné l'office sur l'évolution de son état de santé, non pas tant parce qu'il estimait qu'il appartenait à son employeur de le faire, mais parce qu'il croyait, à tort, que l'incapacité de travail non couverte par l'assurance-invalidité était prise en charge par l'assurance perte de gain maladie, que partant, elle ne relevait pas de l'assurance-invalidité, de sorte qu'il n'avait pas à tenir l'office informé de l'évolution de son état de santé.