Citation: 1C_442/2016 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la cour cantonale a constaté, sans que cela ne soit arbitraire, que le bâtiment principal projeté se situait à une distance de 10,5 m de la forêt, au niveau de la façade ouest, point le plus proche de la lisière (cf. consid. 2.2). Jugeant que la règle de calcul prévue par l'art. 22 al. 2 LC s'appliquait pour mesurer la distance à la forêt prévue par l'art. 23 LC, la cour cantonale a également tenu compte du balcon prévu sur cette façade, au niveau du séjour. Ce balcon dépassant de 2,5 m de la façade - ce qui n'est pas litigieux -, l'instance précédente a estimé que la distance à la forêt devait être amputée d'un mètre, ramenant celle-ci à 9,5 m, soit à une mesure inférieure au minimum de 10 m exigé par l'art. 23 LC. Le Tribunal cantonal a de même considéré qu'il devait être tenu compte de la terrasse constituant le prolongement, vers le nord, de ce balcon, celle-ci se situant à une distance encore inférieure de la limite de la forêt. Pour peu qu'une telle argumentation soit pertinente, on cherche en vain dans les interventions parlementaires liées à l'adoption de la LC, reproduites par les recourants dans leur mémoire, des éléments empêchant l'interprétation des art. 22 et 23 LC retenue par l'instance précédente. Il n'est en en tout état pas insoutenable de considérer, au regard de l'intitulé de l'art. 22 LC - "Distances, distance à la limite, et distance en général" - et de la systématique de la loi, que les règles de calcul définies par cette disposition s'appliquent indifféremment qu'il s'agisse de déterminer l'espace non bâti entre constructions voisines ou d'examiner le respect de la distance à la lisière de la forêt en application de la disposition immédiatement postérieure, à savoir l'art. 23 LC. Le grief s'avère ainsi entièrement mal fondé et doit être écarté.