Citation: 5A_271/2007 24.01.2008 E. 4

L'assignation à l'audience de faillite (art. 168 LP) et la notification du jugement de faillite (art. 171 ss LP) sont réglées par le droit cantonal de procédure (P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 9 ad art. 168 LP et n. 19 ad art. 174 LP; Flavio Cometta, Commentaire romand de la LP, n. 1 ad art. 168 LP et n. 5 ad art. 171 LP; Philippe Nordmann, Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 8 ad art. 168 LP). Pour trancher la question de la validité de l'assignation à l'audience de faillite et de la notification du jugement de faillite, la cour cantonale s'est donc fondée sur les art. 20 al. 2 let. c du Code de procédure civile vaudois (CPC) et les 50 et 54 de la loi vaudoise d'application de la LP (LVLP), ainsi que sur l'art. 65 al. 2 LP, disposition de droit fédéral appliquée à titre de droit cantonal supplétif (cf. ATF 133 III 462 consid. 4.4.1 p. 470). Elle a retenu qu'en l'espèce les actes judiciaires en question avaient été adressés sous plis recommandés au siège social de la société, soit dans les bureaux de D.________ SA, dont l'administrateur de la recourante était par ailleurs le collaborateur, que même si les plis n'indiquaient pas le destinataire ayant qualité pour les recevoir, ils avaient été retirés, respectivement le 6 décembre 2006 et le 12 janvier 2007, par une employée ayant qualité d'auxiliaire et que, par conséquent, ces retraits valaient notifications. Ainsi, a conclu la cour cantonale, tant l'assignation à l'audience de faillite que la notification du jugement de faillite étaient régulières. Dans ses écritures, la recourante ne s'en prend pas à ces considérants d'une façon conforme aux exigences de motivation susmentionnées (consid. 3.1). D'une part, elle se contente d'affirmer que les actes en question n'ont pas été valablement communiqués et que leur notification était entachée d'irrégularités, se bornant ainsi à opposer sa propre opinion à celle de la cour cantonale sans autre développement, ce qui est insuffisant. D'autre part, elle renvoie simplement à l'opinion minoritaire d'un juge de la cour cantonale sans même en indiquer le contenu ou tout au moins l'essentiel; elle n'expose pas davantage en quoi les autres juges cantonaux auraient eu tort de s'en écarter. Un tel renvoi à la procédure cantonale est d'ailleurs inadmissible selon la jurisprudence constante (ATF 131 III 384 consid. 2.3 p. 387 s.; 130 I 290 consid. 4.10 p. 302), récemment confirmée sous l'empire du nouveau droit d'organisation judiciaire (arrêt 4A_137/2007 du 20 juillet 2007 consid. 4). Faute de contenir, en ce qui concerne la notification des actes en cause, une argumentation précise démontrant en quoi l'arrêt attaqué consacrerait une application manifestement insoutenable du droit déterminant, le recours est irrecevable sur ce point.