Citation: 5A_1017/2021 E. 6.1

6.1. L'essentiel de la critique de la recourante consiste à répéter les faits qu'elle avait exposés devant les juridictions précédentes, en affirmant que ces faits montrent que la garde alternée est source de graves conflits entre les parties et que celles-ci ne peuvent pas collaborer. Par une telle argumentation, la recourante ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Elle ne discute pas de la motivation de l'arrêt querellé selon laquelle les retraits du père sur le compte bancaire de l'enfant, les violences invoquées à l'égard de la mère - dont il n'est pas établi dans l'arrêt cantonal qu'elles se soient produites ou que l'enfant y aurait assisté sans qu'un grief d'arbitraire soit valablement soulevé (cf. supra consid. 2.2) -, le conflit en lien avec le traitement d'orthodontie et l'épisode du billet d'avion - dont la recourante concède, au demeurant, qu'il n'est pas prouvé qu'un billet ait été falsifié et qu'elle ignore les raisons pour lesquelles l'intimé avait fait une telle demande - relèvent essentiellement du conflit entre les parties et n'ont pas de lien avec la prise en charge de l'enfant, de sorte que ces éléments sont sans grande pertinence par rapport à l'attribution de la garde. Elle n'expose par ailleurs pas non plus en quoi les dénigrements de l'intimé à son égard allégués dans son mémoire seraient pertinents dans le cadre de l'attribution de la garde, ni ne remet valablement en cause l'appréciation de la cour cantonale portant sur le fait que l'accident de l'enfant à l'école était un épisode isolé, dont on ne pouvait déduire que le manque de communication empêcherait une prise en charge de l'enfant lorsqu'un problème survient. Cela étant, la recourante ne parvient pas à démontrer en quoi la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation, en considérant que la capacité des parties à coopérer et à communiquer était suffisante pour maintenir une garde alternée, dès lors que l'arrêt querellé retient notamment - sans que la recourante critique ces éléments - que les points de désaccord des parties concernaient principalement l'éducation et les finances, que la garde alternée depuis le divorce avait fonctionné, que la curatrice avait relevé que les transferts de garde et l'organisation des vacances se déroulaient correctement, que la curatelle mise en place avait permis d'apaiser les tensions entre les parents, que les parties échangeaient des informations par le biais de tiers et que l'enquête sociale préconisait de maintenir une garde alternée. De surcroît, les seules allégations de la recourante sur le fait que l'enfant se trouverait dans un conflit de loyauté entre ses parents et que la situation actuelle menacerait clairement le bien de l'enfant ne suffisent pas à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle, au regard des critères examinés et notamment de celui de la stabilité, le maintien de la garde alternée est compatible avec le bien de l'enfant, et même favorable à celui-ci afin de permettre un lien fort avec ses deux parents, étant par ailleurs rappelé que la jurisprudence retient qu'une modification de la garde n'est envisageable que si le mode de vie actuel nuit plus au bien de l'enfant que le changement de réglementation et la perte de continuité dans l'éducation et les conditions de vie qui en est consécutive (cf. supra consid. 3.1). Autant que suffisamment motivé, le grief de violation de l'art. 134 al. 2 CC et des principes régissant l'attribution de la garde doit ainsi être rejeté.