Citation: 9C_442/2020 E. 6.3.4

6.3.4. Compte tenu de ce qui précède, il apparaît que l'appréciation par la juridiction cantonale de l'état de santé de l'assuré et de sa capacité résiduelle de travail sur la base du dossier médical est insoutenable. Les premiers juges - tout comme l'administration du reste - ne pouvaient effectivement pas se fonder sur le rapport d'expertise du docteur G.________, qui faisait fi de tout l'historique médical pour ne se concentrer que sur les circonstances prévalant au moment précis de l'expertise. En particulier, l'expert ne s'exprime pas sur la stabilisation de la situation médicale du recourant au regard des récidives symptomatiques et des complications récurrentes amplement documentées dans le dossier médical. Une telle évaluation médicale, qui ne donne pas une représentation complète de l'évolution de l'état de santé de l'assuré ni ne comprend de conclusions motivées sur la capacité de travail retenue, ne saurait être considérée comme ayant valeur probante (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a). Du reste, l'expert n'a pas non plus émis la moindre considération sur la compatibilité de l'activité habituelle de l'assuré avec la limitation fonctionnelle, retenue par le docteur E.________, de l'interdiction de l'exposition aux champs magnétiques d'électro-aimants puissants. Il convient dès lors d'annuler l'arrêt entrepris ainsi que la décision administrative litigieuse et de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il complète l'instruction médicale et rende une nouvelle décision. Il n'est par conséquent pas nécessaire d'examiner les nombreux autres griefs soulevés par le recourant à l'encontre de l'expertise du docteur G.________.