Citation: 5A_366/2024 E. 5.1

5.1. Il soutient en effet que la Cour de justice aurait, de manière incohérente, affirmé que les besoins de l'époux ne pouvaient être examinés qu'à la lumière de la méthode du train de vie effectif, alors même que les charges de deux parties auraient été établies en application de la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent, et que les frais de logement de l'époux auraient été réduits, car considérés comme excessifs au regard de cette même méthode. Ce raisonnement serait contraire à la jurisprudence, en tant qu'il aurait pour conséquence arbitraire de laisser à l'intimée et ses enfants majeures, alors qu'elles travaillent déjà, l'ensemble du disponible familial. Le recourant semble également se prévaloir du fait qu'il serait établi que les parties dépensaient la totalité de leurs revenus durant la vie commune. Déduisant des revenus moyens de l'intimée réalisés entre 2018 et 2020 "après rachats de prévoyance", les charges de celle-ci (13'251 fr.), son épargne entre 2017 et 2020, les charges de leurs filles (9'380 fr. [recte : 9'379 fr.]) et le déficit du recourant, ce dernier allègue que "l'excédent résiduel mensuel après épargne était dépensé pour la famille, recourant compris, et en impôts".