Citation: 5A_862/2014 E. 4

Tout au long du recours, la recourante base son argumentation sur le fait que les considérations du Tribunal de première instance n'auraient pas été remises en cause par les parties; ces arguments sont dénués de pertinence. En effet, la maxime inquisitoire est applicable devant l'autorité cantonale pour l'ensemble de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 272 et 296 al. 1 CPC), à savoir tant les questions relatives au conjoint que celles qui concerne les enfants. Par conséquent, le juge d'appel établit les faits d'office, sans être lié par les allégations des parties. Par ailleurs, l'autorité d'appel applique le droit d'office (art. 57 CPC), ce qui signifie qu'elle n'est liée ni par l'argumentation juridique des parties, ni par la motivation retenue par l'autorité précédente (arrêt 5A_673/2011 du 11 avril 2012 consid. 3).