Citation: 1C_497/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, à l'instar du TAPI, la cour cantonale a exposé en détail pour chacune des cinq autorisations de construire mises en évidence par la recourante en quoi elles se distinguaient du projet litigieux. Elle les a comparées, pièces à l'appui, et est arrivée à la conclusion qu'aucune d'entre elles ne présentait de similitudes suffisantes pour qu'elles soient traitées de la même manière. Elle a notamment retenu que les autorisations délivrées présentaient des caractéristiques différentes car elles se situaient dans d'autres communes du canton (pour les autorisations DD 110'314 et 111'607), car leur environnement n'était pas le même - étant en particulier rappelé que la parcelle litigieuse jouxte la zone agricole et abrite un cordon boisé - (pour les autorisations DD 106'027 et 108'654). Quant à la construction autorisée sous le n° DD 110'434, s'il était vrai qu'elle partageait quelques caractéristiques avec le projet litigieux, elle se situait pour partie en bordure de la route cantonale du Camp, accueillant un trafic plus dense et plus nuisible que celui subi par le chemin de Vandel soumis à une réglementation obligeant les conducteurs à circuler à une vitesse maximale de 30 km/h et appartenant à un réseau de quartier; de plus, un parking semi-enterré jouxtait le bâtiment, ce qui avait le mérite de préserver davantage l'intégrité de la parcelle que le projet litigieux (dont les dix places de parking se trouvaient en surface, réduisant d'autant sa végétation). Face à ce raisonnement détaillé, la recourante se contente d'affirmer péremptoirement que les éléments retenus par les instances précédentes pour justifier la différence de traitement ne reposeraient sur aucun fondement objectif et seraient arbitraires. Fût-elle suffisamment motivée, cette critique manquerait de pertinence dans la mesure où la différence de communes, la présence d'un cordon boisé et de la zone agricole, celle d'une route de quartier avec une circulation limitée à 30 km/h et l'existence de 10 places de parc en surface représentent des situations de fait différentes justifiant de traiter ce dossier de manière dissemblable. Cela se justifie d'autant plus qu'il s'agit en l'occurrence d'octroyer une dérogation au sens de l'art. 59 al. 4 let. a aLCI qui impose de prendre en compte "le caractère, l'harmonie et l'aménagement du quartier". Vu ces différences pertinentes, la cour cantonale n'a pas violé l'égalité de traitement ni fait preuve d'arbitraire, en confirmant le refus d'une dérogation selon l'art. 59 al. 4 let. a aLCI. Le grief doit ainsi être écarté dans la faible mesure de sa recevabilité. Au demeurant, un projet similaire au projet litigieux (DD 113'804), situé sur une parcelle voisine et dessiné par les mêmes architectes, a aussi été refusé par le Département, sur la base des préavis négatifs de la CA et de la commune.