Citation: 2C_975/2020 E. 7.1

7.1. C'est en vain que le recourant tente de se prévaloir de l'art. 3 Annexe I ALCP et de l'art. 49 LEI pour s'opposer à la révocation de son autorisation de séjour. Le droit au regroupement en Suisse au sens de l'art. 3 Annexe I ALCP est en effet exclu pour les unions qui ont perdu toute substance. Quant à l'art. 49 LEI, celui-ci suppose que la communauté conjugale soit maintenue en dépit du fait que les époux aient des domiciles séparés. Or, il a été constaté, d'une manière dénuée d'arbitraire, que les époux se sont séparés depuis le 5 janvier 2019, qu'ils ne font plus ménage commun depuis cette date et qu'il n'ont jamais repris la vie commune. L'allégation du recourant, selon laquelle les époux auraient persisté à garder le contact, "tant par téléphone que physiquement", est non seulement présentée de manière purement appellatoire, et partant irrecevable, mais n'est par ailleurs nullement démontrée. Sur le vu de ces éléments, le Tribunal cantonal pouvait de façon parfaitement soutenable retenir que le mariage des intéressés n'existait plus que formellement et que la communauté conjugale n'était plus maintenue.