Citation: 4A_395/2022 E. 3.3

3.3. Selon le recourant, le témoin aurait indiqué qu'il appliquait lui-même à l'époque des faits des " forfaits par kilomètre qui allaient de CHF 2.- à CHF 3.- ", qu'il estimait les distances parcourues par les chauffeurs de taxi travaillant à 100 % à 3'500 km par mois, qu'il pouvait obtenir un revenu substantiellement supérieur à celui du demandeur contre la mise à disposition de son véhicule - soit un montant journalier compris entre 225 fr. et 338 fr. -, et qu'il n'avait jamais vu un contrat similaire à celui ici litigieux. Le recourant invoque qu'aucune raison n'aurait justifié qu'il appliquât dans sa relation avec l'intimé un tarif jusqu'à trois fois inférieur à celui pratiqué par les autres chauffeurs de taxi de la place et que le montant de 100 fr. par jour, tel qu'il est mentionné dans le " contrat de travail " simulé, ne pouvait en aucun cas refléter la réalité. En outre, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis d'intégrer dans son raisonnement le forfait kilométrique compris entre 2 fr. et 3 fr. qu'aurait pratiqué le témoin et d'avoir ainsi violé son droit d'être entendu.