Citation: 5A_929/2019 E. 3.2

3.2. Dans sa motivation, l'autorité précédente a considéré comme vraisemblable la séparation de l'épouse et de son compagnon, faute d'élément concret permettant de douter de cet allégué. La Cour de justice a ainsi reconnu que la preuve stricte de la fin du concubinage qualifié de l'épouse n'avait pas été rapportée, mais cette allégation semblait vraisemblable compte tenu de l'ensemble des circonstances, et a ainsi jugé qu'il ne se justifiait pas, à ce stade, d'administrer une mesure probatoire à cet égard, dès lors que celle-ci ne serait pas de nature à modifier sa conviction. Ce faisant, l'autorité précédente n'a pas mis à la charge du recourant le fardeau de la preuve de la poursuite de ce concubinage, mais a d'abord constaté, au degré de la vraisemblance, la fin du concubinage, ce qui rend la question du fardeau de la preuve sans objet (cf. supra consid. 3.1) et a ensuite procédé à une appréciation anticipée des preuves au regard du degré de la preuve limité applicable dans le cadre de la procédure de mesures provisionnelles, ce qui ne viole ni le droit à la preuve garanti par l'art. 8 CC, a fortiori de manière arbitraire (cf. supra consid. 3.1), ni les règles relatives à l'appréciation des preuves (cf. supra consid. 2.3). La critique, mal fondée, ne peut qu'être rejetée.