Citation: 6B_373/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a tout d'abord considéré que, compte tenu des antécédents du recourant et du risque de récidive important, son éloignement durable de son fils et de son ex-belle-famille apparaissait nécessaire pour éviter de nouveaux actes répréhensibles. Elle a relevé qu'aucune des mesures ordonnées jusque-là - que ce soit les interdictions civiles, le traitement ordonné dans une précédente procédure ou encore les suivis mis en place dans le cadre des libérations conditionnelles dont il a bénéficié - n'avaient permis d'atteindre l'objectif de prévention de la récidive, les comportements délictueux n'ayant momentanément cessé que lorsque le recourant était en détention, ce qui démontrait son absence totale de prise de conscience et son mépris profond pour l'ordre juridique suisse et les institutions ayant tenté de lui venir en aide. Sur quoi elle a conclu que la seule mesure encore susceptible d'atteindre le but de prévention de la récidive recherché était l'expulsion du précité. À cet intérêt public majeur à l'expulsion, elle a encore ajouté l'intérêt privé des intimées et du fils du recourant (jugement attaqué consid. 8.3). La cour cantonale a ensuite considéré que l'intérêt privé du recourant à pouvoir demeurer en Suisse était nettement inférieur à la combinaison des intérêts public et privé susmentionnés. En particulier, elle a relevé que le recourant était certes établi en Suisse depuis plusieurs années, mais qu'il émargeait au RI, qu'il n'avait plus de titre de séjour, qu'il avait des dettes estimées à 200'000 fr., qu'il n'avait de liens en Suisse qu'avec son ex-épouse et son fils, étant précisé qu'il avait toutefois l'interdiction de les contacter et de les approcher, qu'il avait gardé des contacts avec sa mère vivant en Inde, mais encore que sa réintégration sociale, culturelle et familiale n'apparaissait pas plus difficile en Inde qu'en Suisse. Au sujet de son état de santé, elle a finalement estimé qu'un traitement pourrait être entrepris dans son pays d'origine et que le seul fait que sa prise en charge pourrait y être de qualité inférieure à celle en Suisse ne justifiait pas la reconnaissance de raisons personnelles majeures ( ibidem).