Citation: 1B_187/2014 E. 4

La cour cantonale a considéré que A.________ ne pouvait pas se prévaloir en l'espèce d'un motif de récusation au sens de l'art. 56 CPP. La Procureure ne pouvait en effet se voir reprocher une activité partiale pour avoir, dans une affaire précédente, rendu une ordonnance de classement en défaveur de la recourante. L'audience de conciliation tenue en janvier 2014 dans cette affaire avait en outre été conduite par la greffière de la Procureure et la magistrate n'avait jamais rencontré personnellement la recourante. Enfin, l'ordonnance de classement du 12 mars 2014 n'a fait l'objet d'aucun recours de la part de celle-ci. La recourante ne s'en prend pas à cette motivation ou du moins pas dans les formes requises par la jurisprudence précitée. Elle estime que la Procureure n'aurait pas dû classer la procédure relative à sa première plainte parce que le dénoncé aurait avoué lors de l'audience de conciliation l'avoir menacée, ce que l'intimée aurait omis de voir. Il s'agit toutefois d'une critique qu'elle aurait dû faire valoir dans le cadre d'un recours dirigé contre l'ordonnance de classement si elle estimait que la Procureure avait rendu une décision erronée, qui ne tenait pas compte des pièces versées au dossier. Il appartient en effet aux juridictions de recours normalement compétentes de constater et de redresser les erreurs éventuellement commises dans une procédure pénale (ATF 138 IV 142 consid. 2.3 p. 146). Quoi qu'il en soit, le fait non établi que l'intimée aurait éventuellement classé à tort la première procédure initiée suite à la plainte de A.________ n'est pas de nature à mettre en doute son aptitude à traiter avec l'impartialité et l'indépendance requises la nouvelle plainte pénale que la recourante a introduite le 21 juin 2014. A.________ a également conclu à l'annulation des frais de la procédure de recours cantonale. Elle ne conteste cependant pas avoir succombé comme l'exige l'art. 59 al. 4 CPP pour que les frais de la procédure puissent être mis à sa charge. Pour le surplus, selon l'art. 424 al. 1 CPP, le calcul des frais de procédure et la fixation de l'émolument de justice relèvent du droit cantonal, dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application que sous l'angle de l'arbitraire. Or, la recourante ne prétend pas que le montant des frais, arrêté à 550 fr., aurait été fixé d'une manière non conforme à l'art. 20 al. 1 du Tarif des frais judiciaires pénaux, vu que la décision litigieuse a été rendue par la Chambre des recours pénale statuant en collège et qu'elle tient sur cinq pages.