Citation: 6B_122/2023 E. 1.3.2

1.3.2. Au demeurant, à supposer le grief recevable, et en admettant que le recourant puisse se prévaloir d'une situation personnelle grave ainsi que d'une atteinte à sa vie familiale, en particulier du fait de la présence de ses enfants en Suisse, il sied de retenir que l'intérêt public à son éloignement est considérable au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés. La cour cantonale a notamment constaté que sa culpabilité était extrêmement lourde et qu'une peine privative de liberté de douze ans aurait été justifiée au regard de la violence invraisemblable dont il s'était rendu l'auteur à l'encontre de la mère de ses enfants. Il avait accompli tous les actes qui étaient nécessaires pour provoquer le décès de la victime, le résultat n'étant pas survenu pour des raisons parfaitement indépendantes de sa volonté, laissant son épouse pour morte au moment de quitter les lieux de son crime (jugement entrepris, consid. 5.2.2). On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas d'actes de violence contre l'intégrité corporelle, psychique et sexuelle (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3; arrêts 6B_742/2022 du 9 août 2022 consid. 3.4.3; 6B_672/2022 du 7 décembre 2022 consid. 2.4.2; 6B_629/2021 du 22 septembre 2022 consid. 2.4.1). De plus, les experts ont retenu un risque de récidive élevé dans le cadre de ses relations conjugales et moyen de manière générale. Par ailleurs, l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse peut être relativisé du fait de son absence d'intégration dans ce pays dans lequel il est arrivé récemment, dont il ne parle pas la langue et où il n'a pas d'emploi. Il peut encore être précisé que le recourant, en tant que demandeur d'asile débouté bénéficiant du statut d'admission provisoire, ne dispose pas d'un droit de présence consolidé en Suisse. Par ailleurs, le recourant ne peut rien déduire de problèmes de santé au sujet desquels il ne donne pas de précision, ni ne s'attache à démontrer qu'il ne pourra obtenir les soins dont il a le cas échéant besoin dans son pays d'origine. Finalement, en tant que le recourant se prévaut de ses liens avec ses deux enfants, il faut néanmoins prendre en considération le fait qu'il a essayé d'ôter la vie de leur mère, faits pour lesquels il doit désormais purger une peine privative de liberté de longue durée. En outre, sa fille aînée (née en 2004) est majeure et, à l'issue de l'exécution de la peine infligée, la cadette, née en 2009, le sera également. La cour cantonale a du reste tenu compte de la présence de ses enfants en Suisse dans la fixation de la durée de la mesure d'expulsion.