Citation: 1B_161/2017 E. B

A.________ a demandé, par lettre postée le 9 mars 2017, au Président de la Cour d'appel pénal la prolongation du délai pour déposer la déclaration d'appel, afin de trouver un nouvel avocat pour assurer sa défense. Le jour suivant, cette autorité l'a informé que ce délai légal n'était pas prolongeable et que le changement de défenseur d'office était soumis aux conditions restrictives posées à l'art. 134 al. 2 CPP. Par courrier envoyé le 18 mars 2017, le prévenu a déclaré n'avoir plus confiance en son défenseur d'office et a demandé la nomination des avocats X.________ ou Y.________ pour assurer sa défense. Le 27 mars 2017, le Président de la Cour d'appel pénal a rejeté la demande de changement d'avocat. Il a considéré que le requérant n'étayait pas ses propos, notamment quant aux faits relatifs aux déclarations contradictoires prétendument tenues par B.________. Le Président a également relevé que le défenseur d'office avait été abordé par le Président du Tribunal pénal; dans le courrier du 3 février 2017 alors déposé, B.________ avait déclaré avoir informé, à l'aide d'un traducteur hispanophone, son client sur la procédure, notamment quant à ses suites, et avoir prévu une rencontre après la notification du jugement rédigé. Selon le Président de la Cour d'appel pénal, aucun élément objectif au dossier ne permettait donc de retenir que l'avocat n'aurait pas assuré la défense de son client avec diligence; l'issue du jugement du 25 janvier 2017 ne saurait en particulier le démontrer.