Citation: 1C_524/2008 03.04.2009 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 135 III 1 consid. 1.1 p. 3). 1.1 Conformément à l'art. 100 LTF, le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent sa notification. Le recours constitutionnel subsidiaire formé lors du dépôt des observations le 24 février 2009 est tardif et doit donc être déclaré irrecevable. 1.2 La voie du recours en matière de droit public selon les art. 82 ss LTF est en principe ouverte contre les décisions en matière de rapports de travail de droit public qui concernent une contestation pécuniaire (art. 83 let. g LTF a contrario). En l'espèce, le recourant estime que la contestation serait de nature pécuniaire, dans la mesure où son recours tend à une nouvelle évaluation de ses qualifications qui pourrait conduire à une augmentation de salaire. Pour le Conseil d'Etat et le Tribunal cantonal au contraire, l'entretien d'évaluation tel qu'il est prévu à l'art. 22 de la loi sur le personnel de l'Etat du 17 octobre 2001 (RSF 122.70.1) n'a pas de but économique et ne peut être apprécié en argent. Il ressort en effet des directives du Conseil d'Etat relatives à la qualification périodique du personnel, que la procédure de qualification périodique à laquelle tous les collaborateurs de l'Etat de Fribourg sont soumis "a pour but de créer des bases permettant de mettre en valeur les qualités professionnelles individuelles des collaborateurs et collaboratrices et de fournir des éléments fiables pour les décisions susceptibles d'être prises en matière de gestion du personnel" (point 2 desdites directives). L'entretien de qualification se distinguerait ainsi de la promotion laquelle a pour conséquence une progression dans les classes salariales. La question de savoir si une décision de qualification peut être considérée comme une contestation de nature pécuniaire peut toutefois demeurer indécise, compte tenu de ce qui suit. 1.3 Pour que le recours soit recevable, il faut encore en principe que la valeur litigieuse minimale atteigne 15'000 francs (art. 85 al. 1 let. b LTF). Dans son recours, le recourant allègue que la valeur litigieuse avoisinerait les 15'600 francs: son calcul prend en compte une augmentation de 200 francs par mois, payée treize fois l'an durant la période de 2002 à 2007. Le Conseil d'Etat relève, preuves à l'appui, que le recourant a obtenu un congé non payé en 2007, qu'il a démissionné au 31 décembre 2007 et que son taux d'activité est passé de 100% à 60% en février 2004. En admettant qu'une éventuelle promotion aurait valu au recourant une augmentation de salaire respectivement de 200 francs par mois pour un engagement à 100% et de 120 francs par mois pour taux d'activité de 60%, la valeur litigieuse devrait être arrêtée à 9'960 francs. Dans ses observations, le recourant ne conteste ni avoir obtenu un congé non payé, ni avoir diminué son taux d'activité, ni avoir démissionné. Il allègue cependant qu'il n'aurait ni réduit son temps de travail, ni démissionné, si une première augmentation de salaire lui avait été accordée. Ces expectatives ne sont pas susceptibles de mettre en cause le calcul de la valeur litigieuse effectué par le Conseil d'Etat. Il s'ensuit que la valeur litigieuse déterminante de l'art. 85 al. 1 let. b LTF n'est pas atteinte et que, sous cet angle, le recours en matière de droit public doit être déclaré irrecevable.