Citation: 6B_1136/2023 E. 2.10.2

2.10.2. Les intérêts publics présidant à l'expulsion du recourant sont très importants. Il a en effet commis de très nombreuses infractions contre plusieurs biens juridiques distincts, dont l'intégrité physique. De tels comportements, couplés en l'espèce aux multiples antécédents du recourant (9 condamnations dont une en 2015 à une peine privative de liberté de 24 mois et une autre en 2022 à une peine privative de liberté de 20 mois), ainsi qu'à une prise de conscience mitigée des actes commis démontrent un mépris total pour l'ordre juridique suisse et le sentiment de sécurité d'autrui. L'expertise a par ailleurs retenu un risque de récidive élevé pour des infractions graves. En tant que le recourant soutient que le pronostic s'agissant de son comportement futur est bon, il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale et des experts. On relèvera enfin que la peine privative de liberté de trois ans et demi à laquelle le recourant a été condamné dépasse largement une année, ce qui pourrait permettre une révocation de son autorisation de séjour sur la base de l'art. 62 al. 1 let. b LEI (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1; arrêts 6B_470/2023 du 20 septembre 2023 consid. 6.6.1; 6B_524/2023 du 18 août 2023 consid. 4.6.1; 6B_435/2023 du 21 juin 2023 consid. 5.5).