Citation: I 759/05 21.08.2006 E. 4

4.1 Dans leur expertise pluridisciplinaire du 16 août 2004, les docteurs B.________ et I.________ du MEDAS ont en particulier analysé les documents médicaux composant le dossier de l'office intimé. Ils ont en outre pratiqué un examen neuropsychologique incluant divers tests qui ont mis en évidence un manque de coopération de la part de l'assuré, respectivement un comportement d'aggravation des symptômes et de simulation. Cette appréciation était corroborée par les résultats d'un test visant à déterminer la mesure dans laquelle l'intéressé était disposé à coopérer. A l'issue de leur étude approfondie, les experts ont ainsi retenu que les troubles du recourant n'avaient pas de causes somatique, neurologique, psychiatrique ou neuropsychologique, rappelant aussi que le système nerveux périphérique ou central n'avait subi aucune détérioration. Dans ces conditions et dans la mesure où, toujours de l'avis des spécialistes, le tableau du trouble psychiatrique était dominé par des atteintes subjectives et des mécanismes de protection en résultant, la capacité de travail était entière, avec un rendement diminué de l'ordre de 10% à 20%, dans la profession exercée jusque-là. Cette expertise médicale, dont les conclusions sont motivées et convaincantes, répond aux réquisits posés par la jurisprudence relative à la valeur probante des documents médicaux (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 4.2 Certes, les experts du COMAI ont retenu, quant à eux, une diminution de la capacité de travail de 80% sur la base d'un diagnostic identique. Ils ont toutefois observé, rejoints en cela par les constatations objectives de leurs confrères du MEDAS, qu'il n'existait pas d'arguments pour une étiologie somatique, psychiatrique primaire ou neurologique. Aussi, leur évaluation de la capacité de travail apparaît-elle fondée sur les seules déclarations subjectives du patient. De l'avis de ces médecins, il n'y avait pas d'évidence ou de suspicion d'exagération des symptômes ou de simulation. Or, comme on l'a vu, les tests pratiqués quelques mois plus tard par les spécialistes du MEDAS, notamment dans le cadre de leur examen neuropsychologique, ont démontré que les plaintes du patient étaient fortement empreintes d'exagération, dénotant ainsi un comportement axé sur l'aggravation. Dans ces conditions, les conclusions des médecins du COMAI ne sauraient mettre en doute celles des experts du MEDAS. 4.3 Quant aux rapports établis aussi bien par le docteur V.________ (cf. rapports des 31 janvier 2003 et 31 mai 2005) que par ses confrères T.________ et N.________ (rapports des 27 avril et 25 mai 2005), ils ne sont pas davantage de nature à mettre en doute l'appréciation des experts du MEDAS pour les motifs exposés dans le jugement cantonal auxquels on peut renvoyer (cf. consid. 3.3 du jugement entrepris).