Citation: 6B_1006/2023 E. 3.4

3.4. Le recourant invoque la clause de rigueur. Il soutient qu'une telle expulsion impliquerait une ingérence particulièrement grave dans sa vie familiale et irait contre les intérêts de ses enfants. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant est arrivé en Suisse 2006. Il n'apparaît pas qu'il dispose de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse. En effet, celui-ci est sans emploi et vit de l'aide sociale, tout en étant actif dans le milieu des paris clandestins. L'intéressé a également des dettes et ne maîtrise pas suffisamment bien le français pour se passer d'interprète. Pour le surplus, la réintégration du recourant en Turquie ne devrait pas être difficile dès lors qu'il y est né, a grandi et vécu une partie de sa vie d'adulte dans ce pays, qu'il maîtrise la langue et que pratiquement toute sa famille réside dans ce pays, dont ses six frères et soeurs avec qui il conserve des contacts. En ce qui concerne l'atteinte à sa vie familiale, le recourant est père de deux enfants nés en 2010 et 2014 qui vivent en Suisse. Il semble avoir de bonnes relations avec ses enfants et être un bon père. Cela étant, ses enfants résident avec leur mère, dont le recourant est séparé depuis plusieurs années et qui dispose de la garde exclusive. De plus, il ne contribue pas à l'entretien de ceux-ci. Partant, la seule présence en Suisse de ses enfants ne permet pas de considérer que son expulsion l'exposerait à une situation personnelle grave, d'autant plus que grâce aux moyens de communication modernes, une poursuite des liens après l'expulsion du recourant n'est pas d'emblée empêchée. Au vu de ces circonstances, le recourant ne peut se prévaloir de son droit au respect de sa vie privée et familiale pour s'opposer à son expulsion de Suisse, cette mesure ne le plaçant pas dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP.