Citation: C 327/05 04.12.2006 E. A

A.a M.________, ingénieur de formation, a fondé la société X.________ SA, dont il était directeur et actionnaire. A la suite de la modification de la raison sociale, cette société est devenue Y.________ SA, dont le siège est à E.________ et qui est spécialisée dans le financement et l'installation de grands systèmes informatiques. C.________ et M.________ sont inscrits au registre du commerce, tous deux avec la signature individuelle, le premier en qualité d'administrateur de Y.________ SA et le deuxième en qualité de directeur. Par lettre du 28 octobre 1994, Y.________ SA, invoquant la situation conjoncturelle et l'évolution de l'industrie informatique en général, a mis fin aux rapports de travail avec M.________ en tant que dirigeant de la société pour le 31 janvier 1995. M.________ s'est inscrit à l'assurance-chômage. Dans sa demande d'indemnité de chômage du 13 février 1995, il déclarait qu'il était disposé et capable de travailler à plein temps. Il a répondu par la négative à la question de savoir s'il obtenait encore un revenu d'une activité indépendante ou dépendante. Un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert en sa faveur dès le 1er février 1995. La Caisse cantonale genevoise de chômage lui a versé l'indemnité de février 1995 à août 1996. Le 17 novembre 1997, l'Office cantonal genevois de l'emploi a effectué un contrôle au sein des locaux de la société Y.________ SA. A la suite de ce contrôle, la caisse lui a soumis le cas de M.________ pour examen. Par décision du 1er avril 1998, l'Office cantonal de l'emploi a nié le droit de M.________ à l'indemnité du 1er février 1995 au 20 août 1996, ainsi qu'à la somme qui lui avait été versée pour des frais de cours, au motif que M.________ exploitait et dirigeait à ce jour la société Y.________ SA et que du point de vue économique, il avait le statut d'entrepreneur indépendant, qu'il avait cumulé avec les qualités d'employeur et de chômeur. Par une décision subséquente du 19 juin 1998, la caisse a réclamé à M.________ la restitution de 99'029 fr. - somme correspondant à l'indemnité versée pendant 400 jours entre le 1er février 1995 et le 20 août 1996, y compris les frais de cours - et suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur le bien-fondé du droit aux prestations sujettes à recouvrement. M.________ a formé réclamation contre la décision de l'Office cantonal de l'emploi du 1er avril 1998, qui a été annulée par décision du 31 mars 1999 du Groupe réclamations.