Citation: 5A_930/2014 E. 5.1

5.1. En particulier, la juridiction précédente aurait omis, à tort, de constater que selon le rapport du SPJ du 29 octobre 2014, le projet des parents était, dès l'année 2009, que leur enfant grandisse en Suisse. Il ressortirait aussi dudit rapport que le père avait maltraité physiquement la mère et exercé sur elle des violences psychologiques en présence de l'enfant; que le père aurait proféré des menaces de suicide, dont l'une avait été directement adressée à l'enfant; que la mère et l'enfant craignaient que le père empêche celui-ci, si son retour était ordonné, de sortir du territoire biélorusse jusqu'à sa majorité, la loi de cet état étant très restrictive à cet égard. Par ailleurs, l'autorité précédente n'aurait pas tenu compte des SMS produits par la mère, qui attesteraient clairement de l'instabilité psychologique du père et de son attitude dangereuse et imprévisible, ce qui permettrait de démontrer l'existence d'un risque grave pour l'enfant s'il devait retourner au Bélarus auprès de son père. En effet, sur la forme, ces messages écrits en langue russe seraient inquiétants, " plusieurs mots étant accolés sans logique et de nombreuses lettres étant répétées alors que d'autres sont manquantes, cela sans aucune cohérence ". Sur le fond, ils feraient " craindre le pire, [le père] admettant tout d'abord prendre des médicaments, pour ensuite menacer de se suicider ".