Citation: 4A_27/2017 E. 2.2

2.2. Lorsque le délai ou le terme de congé n'est pas respecté, l'art. 266a al. 2 CO prévoit que la résiliation produit effet pour le prochain terme pertinent. Plusieurs auteurs précisent toutefois que le destinataire du congé peut l'accepter pour la date prématurée. Son silence ne vaut pas sans autre acceptation de l'échéance mentionnée (BOHNET/DIETSCHY-MARTENET, in Droit du bail à loyer et à ferme, Commentaire pratique, 2 e éd. 2017, n° 44 ad art. 266a CO; DAVID LACHAT, Le bail à loyer, 2008, p. 654 ch. 4.3; PETER HIGI, Zürcher Kommentar, 4 e éd. 1995, n° 13 ad art. 266c CO). L'accord peut résulter d'actes concluants, par exemple lorsque le locataire d'un appartement libère les lieux et que le bailleur reprend les clés (BERNARD CORBOZ, Les congés affectés d'un vice, in 9e Séminaire sur le droit du bail, Neuchâtel 1996, p. 20). Le délai légal pour résilier le bail de choses mobilières est de trois jours (art. 266f CO).