Citation: 1C_104/2023 E. 2.2

2.2. Le jugement pénal du 3 septembre 2021 retient que, le 11 juillet 2020, le recourant était un peu pressé dès lors qu'il avait l'habitude de prendre le repas en famille avant de retourner à son labeur nocturne de gérant de discothèque. Le recourant reproche à l'instance précédente de n'avoir retenu que cette justification, issue du jugement pénal, à son comportement. Selon lui, on ne pourrait d'emblée exclure du rapport de police du 11 juillet 2020 que "le freinage de la BMW noire ne comportait pas une situation pouvant créer un danger [pour lui] qui la suivait". Aussi, selon le recourant, sa manoeuvre aurait-elle eu pour but d'éviter un accident. Ses explications s'agissant de l'inexpérience de l'agent dénonciateur - intégré à la brigade canine - en lien avec la détermination de la distance séparant son véhicule de l'automobile noire le précédant ne convainquent cependant pas et ne démontrent pas que l'instance précédente aurait versé dans l'arbitraire en ne retenant pas cette justification, qui ne ressort pas non plus du jugement pénal. De telles réflexions sur la prétendue nécessité de se déporter pour éviter un accident avec le véhicule BMW pourraient au demeurant - à tout le moins implicitement - devoir être comprises comme l'aveu d'une distance de sécurité insuffisante contraire à l'art. 34 al. 4 de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR; RS 741.01) (cf. également art. 12 al. 1 OCR [RS 741.11]), si bien que l'on n'en perçoit pas la pertinence. Le grief est rejeté.