Citation: 6B_451/2021 E. 2.3

2.3. Par son argumentation, le recourant n'apporte aucun élément d'appréciation nouveau que la cour cantonale aurait ignoré. Il se contente de rediscuter l'appréciation des preuves effectuée par les juges cantonaux sans en démontrer l'arbitraire. Ainsi, le fait d'avoir contesté l'infraction en tant que telle, lors de sa première audition, ne veut pas encore dire qu'il a contesté avoir été au volant du véhicule, ni laissé planer un quelconque doute à ce sujet. Quant au procès-verbal y relatif, même à admettre que la formule-type indiquant qu'il a pris note qu'il était aux commandes du véhicule en question le 16 juillet 2017, ne permettrait pas d'en déduire qu'il a avoué avoir commis l'infraction en cause, elle permet néanmoins de constater qu'à ce moment-là, il n'a pas évoqué l'éventualité qu'une autre personne ait pu être au volant de l'automobile. Or, si comme il le prétend, le 16 juillet 2017 C.________ était au volant du véhicule depuis Milan, jusqu'à l'aire de repos de Saint-Pierre-de-Clages, soit pendant plus de 3 heures et que lui-même n'aurait pris les commandes de l'automobile que quelques minutes avant d'être interpellé, il n'aurait pas manqué de le mentionner lors de cette audition, qu'il eût connu ou non la position exacte du radar. Le recourant ne remet pas non plus valablement en cause la constatation de la cour cantonale selon laquelle la version - tardive - d'un changement de conducteur se heurte aux déclarations des policiers. Il se contente à cet égard de remettre en cause la valeur probante des rapports de police qu'il estime entachés d'incohérences. Toutefois, la seule incohérence qu'il soulève sans se contenter d'opposer - de manière appellatoire - sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, et qui n'apparaît donc pas d'emblée irrecevable pour ce motif, est la rectification, dans un second rapport de police, de la distance (500 m puis 2 km) entre le radar et l'endroit où le véhicule a été intercepté. Or, la cour cantonale a considéré que cette erreur ne permettait pas de remettre en question la crédibilité des rapports de police, la distance étant un fait objectif déterminable sur la base d'une simple carte routière de sorte que les déclarations des policiers à ce sujet n'étaient guère pertinentes; le recourant ne discute pas cette motivation. Quant à l'argument de ce dernier selon lequel la police aurait eu un intérêt à mentir afin d'éviter que son travail ne soit considéré comme lacunaire dès lors qu'elle n'avait pas relevé l'identité de la passagère du véhicule, il est purement appellatoire, et partant irrecevable. A ce propos, force est au demeurant d'admettre que les seules déclarations écrites de C.________ - postérieures à la première audition du recourant - ne suffisent pas pour établir l'identité de la passagère ce jour-là, ni, a fortiori, pour créer un doute sérieux et insurmontable quant à la culpabilité du recourant; on ne saurait ainsi reprocher à l'instance précédente d'être tombée dans l'arbitraire en les écartant.