Citation: 6B_922/2022 E. 2.1

2.1. La cour cantonale a retenu que les premiers juges avaient correctement apprécié la situation, à savoir que les menaces ne reposaient pas que sur les dires de l'intimée mais également sur les aveux du recourant, qui avait admis avoir tenté de l'intimider en la menaçant de mort mais ne pas avoir eu l'intention de la tuer. Par ailleurs, les déclarations de l'intimée étaient détaillées et constantes, celle-ci ayant décrit sa peur qui grandissait au fil du temps. En outre, son comportement, consistant à demander à sa soeur de l'accompagner avant de se rendre au domicile du recourant pour récupérer les enfants puis à solliciter l'aide de la police, correspondait parfaitement à celui de quelqu'un se sentant en danger. Devant la cour d'appel, elle a déclaré avoir encore peur du recourant, qui lui écrivait directement, ce qui démontrait qu'il avait cherché son adresse, ce qui l'inquiétait d'autant plus. S'agissant des menaces qualifiées proférées par le recourant le jour de son arrestation du 16 juillet 2020, la cour cantonale a certes relevé le témoignage de D.________, qui avait déclaré qu'au moment de son arrestation, le recourant n'avait plus rien dit et s'était laissé faire. Elle a néanmoins souligné que, selon le témoin E.________, le recourant, après avoir été emmené par la police, avait tenu des propos en portugais, que les policiers n'avaient certainement pas compris, selon lesquels il allait "finir le boulot" à sa sortie de prison. L'autorité précédente a ainsi considéré qu'il était probable que D.________ n'eût pas entendu ces propos. Elle a de surcroît constaté que le recourant ne contestait pas avoir menacé de mort l'intimée avant son arrestation, si bien que l'infraction était de toute manière consommée.