Citation: 6B_369/2024 E. 3.2.2

3.2.2. La faute du recourant était de gravité moyenne pour les infractions d'actes d'ordre sexuel avec des enfants commises à l'encontre de l'intimée 2. En effet, selon la cour cantonale, il avait agi uniquement à deux reprises et les actes sexuels entrepris se situaient dans le bas du spectre pénal. À l'inverse, comme pour sa première victime, il avait profité de sa position de parent référent doté d'une autorité certaine sur sa belle-fille et de la confiance aveugle de son épouse pour commettre ses crimes. Quant aux circonstances propres à sa personne, la motivation du considérant 3.2.1 était applicable mutatis mutandis. Au vu de la gravité de son comportement à l'aune du droit pénal dans son ensemble et de son impécuniosité (cf. art. 41 al. 1 let. b CP), seule une peine privative de liberté entrait en considération. Celle-ci était fixée hypothétiquement à six mois. Eu égard aux deux infractions de contrainte sexuelle commises au préjudice de l'intimée 2, la cour cantonale a relevé que la faute du recourant devait être qualifiée de moyenne à faible. En effet, l'intensité des actes sexuels entrepris était basse, mais ceux-ci avaient été réalisés à l'encontre d'une jeune adolescente, dans le contexte d'un huis-clos familial et alors qu'il se trouvait en position d'autorité paternelle et morale. L'intensité de son comportement criminel ne pouvait pas non plus être qualifiée de mineure dans la mesure où il s'est attaqué à sa seconde victime en parallèle de la première. Quant aux circonstances propres à sa personne, les développements au considérant 3.2.1 étaient applicables mutatis mutandis. Pour les mêmes motifs que ceux développés au considérant précédent, seule une peine privative de liberté entrait en considération. Celle-ci était fixée hypothétiquement à six mois.