Citation: 8C_465/2024 E. 5

La juridiction cantonale a constaté que le recourant avait commencé, le 18 septembre 2023, une formation auprès de la Haute école C.________ pour obtenir un Bachelor en communication visuelle et se reconvertir professionnellement. Contrairement à ce que pensait le recourant, le fait qu'il disposait de 23 semaines sans cours sur une année, équivalant à un taux de 44 %, ne constituait pas un argument pertinent pour admettre son aptitude au placement. En effet, la disponibilité d'un assuré à l'exercice d'une activité salariée et au suivi d'une mesure de marché du travail ne s'examinait pas sur un calcul purement mathématique de la situation, mais sur les circonstances concrètes. Selon les premiers juges, il ressortait du planning académique 2023-2024 que les cours avaient lieu tous les jours, sur des plages horaires allant de 8h 30 à 17h 30 ou 18h, voire même parfois de 18h 30 à 20h, ce qui contredisait la disponibilité indiquée par le recourant dans ses réponses du 6 novembre 2023 en lien avec l'examen de son aptitude au placement, à savoir les mercredis matins, les jeudis et vendredis toute la journée. Les juges cantonaux ont encore constaté que le calendrier hebdomadaire comprenait 40 heures de cours en présentiel (courrier de la Haute école C.________ du 7 novembre 2023), que les études en communication visuelle n'offrait pas un cursus à temps partiel comme d'autres filières (attestation de la Haute école C.________ du 14 février 2024), que le recourant avait déclaré à son conseiller ORP s'être inscrit pour des études à temps plein (entretien du 9 octobre 2023) et qu'il avait initialement indiqué être disponible pour une activité professionnelle les soirs et les week-ends (courrier du 27 septembre 2023). À cela s'ajoutaient son activité d'ambassadeur des réseaux sociaux de la Haute école C.________ (courrier du 5 novembre 2023), sa volonté de réaliser un film pendant quatre mois (entretien de suivi du 26 janvier 2024) et son engagement en tant que commis administratif à la Haute école C.________ au taux de 20 % dès le 15 avril 2024 (courrier du 17 juin 2024). À l'examen de ces circonstances, les premiers juges ont considéré qu'il ne pouvait être admis que le recourant soit en mesure d'exercer une activité lucrative salariée à un taux de 50 %, ou à tout le moins qu'un employeur s'accommode des horaires fluctuant imposés par le calendrier académique du recourant. Les juges cantonaux ont ensuite retenu que les déclarations du recourant quant au fait qu'il pourrait discuter avec l'administration de son école pour adapter son plan d'études (courrier du 27 septembre 2023) ou qu'il était prêt à aménager son programme d'études pour satisfaire les exigences d'un employeur potentiel (opposition du 4 décembre 2023) ne démontraient pas sa réelle intention d'interrompre sa formation. Ce n'était que dans le cadre de son recours (acte du 23 février 2024) qu'il avait déclaré être prêt à renoncer à ses études, mais en ajoutant "et à aménager son programme d'études". Le recourant n'avait ainsi pas manifesté la volonté de mettre un terme à sa formation du jour au lendemain pour accepter un emploi salarié ou suivre une mesure de marché du travail, ni n'avait établi avoir demandé à la Haute école C.________ un plan d'études personnalisé. Quant au fait d'être prêt à prendre un emploi dans différents secteurs, cela ne constituait pas un argument suffisant, selon les premiers juges, pour constater l'aptitude au placement du recourant.