Citation: 1C_651/2023 E. 10.3

10.3. Les arguments des recourants ne permettent pas de remettre en cause cette appréciation. Les juges cantonaux ont à bon droit fait preuve d'une certaine retenue dans l'examen des questions d'esthétique et d'intégration (cf. arrêt 1C_343/2012 du 14 mars 2013 consid. 5.3). La plupart des parcelles du quartier construites présente une surface insuffisante pour accueillir deux constructions séparées au contraire de la parcelle de l'intimée. Pour ce premier motif, la comparaison faite avec les parcelles alentour qui ne comporteraient qu'une seule habitation n'est pas déterminante. Au demeurant, les propriétaires sont libres de ne pas utiliser pleinement les possibilités de construire offertes par la réglementation applicable. Il importe ainsi peu que d'autres propriétaires n'aient pas réalisé un second logement séparé alors même qu'ils disposeraient d'une surface à bâtir suffisante pour ce faire. Le fait que la parcelle de l'intimée serait prétendument la seule à présenter une configuration bâtie selon celle projetée n'est dès lors pas déterminant. On ne voit pas en quoi il aurait été inapproprié ou abusif de prendre comme exemple la parcelle n° 372, sous prétexte que l'intimée en serait également propriétaire. Les recourants ne remettent pas en cause la constatation de la cour cantonale suivant laquelle les villas du quartier ne présenteraient aucune homogénéité s'agissant de l'orientation des faîtes ou des bâtiments qu'il y aurait lieu de préserver. La parcelle de l'intimée s'inscrit en toute fin du chemin de la Redoute, en limite d'une vaste zone non construite plantée de vignes et au nord-est d'un imposant bâtiment administratif abritant des bureaux. Il n'était pas arbitraire de le prendre en considération pour déterminer l'intégration du projet dans son environnement au motif qu'il s'implante sur le territoire de la commune voisine dans une zone qui autorise des constructions de ce type. Enfin, il n'était pas davantage insoutenable de tenir compte de la présence d'une double haie implantée entre la villa des recourants et le bâtiment destiné à abriter le logement du gardien, les garages et l'atelier pour apprécier l'impact de cette construction sur les recourants. En définitive, les critiques des recourants en lien avec l'esthétique du projet et son intégration dans le quartier ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation des autorités communales et cantonales sur ce point.