Citation: 2P.71/2003 08.07.2003 E. 5

Sur la base des mêmes dispositions (art. 29 Cst. et 6 CEDH), la recourante fait enfin grief à l'autorité intimée d'avoir violé son obligation de célérité. Elle relève qu'après son échec auprès de l'EPFL, son exmatriculation n'a été prononcée que 19 mois plus tard, que les raisons de cette décision ne lui ont été communiquées qu'après 35 mois et qu'il s'est écoulé 42 mois jusqu'à la confirmation par la Commission de recours de la décision d'exmatriculation. 5.1 Le principe de célérité prévu par l'art. 29 al. 1 Cst. consacre le droit de toute personne, dans une procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable. Le caractère raisonnable du délai s'apprécie au regard de la nature de l'affaire et de l'ensemble des circonstances (ATF 125 V 188 consid. 2a p. 191/192; 117 Ia 193 consid. 1c p. 197 et les arrêtés cités). 5.2 Dans la mesure où les griefs tirés de la lenteur de la procédure concernent l'Université de Genève, ils ne sont pas recevables, faute d'avoir été soulevés devant l'autorité cantonale de dernière instance (art. 86 al. 2 OJ). De toute façon, même s'ils avaient été fondés, ils n'étaient pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de la décision d'exmatriculation. En ce qui concerne la Commission de recours, le recours a été déposé le 15 août 2002 et la réponse au recours le 20 septembre 2002. Il s'est donc écoulé approximativement 4 mois et demi entre la fin de l'échange des écritures et la notification de la décision litigieuse. Un tel délai est raisonnable compte tenu de la nature de la cause. C'est donc en vain que la recourante reproche à l'autorité intimée d'avoir violé son obligation de célérité.