Citation: 5A_891/2022 E. 4.3.2

4.3.2. Sous le même grief, la recourante reproche encore aux juges précédents d'avoir refusé de prendre en compte ses pièces produites en appel concernant les frais médicaux des enfants, lesquelles étaient identiques à celles qu'elle avait fournies en première instance, mais, cette fois-ci, lisibles, et ce alors même que les nova sont autorisés en appel. Elle se plaint aussi sur ce point d'une discrimination, la cour cantonale s'étant fondée sur des pièces produites pour la première fois devant elle s'agissant de la diminution du taux d'activité de l'intimé. L'autorité précédente a considéré que, comme le jugement de divorce ne faisait pas mention des frais extraordinaires des enfants, ceux-ci ne pouvaient être modifiés. Sauf à corriger ce jugement, le Tribunal ne pouvait donc pas statuer sur leur répartition, comme il l'avait fait. En revanche, il pouvait statuer sur la demande, en tant qu'elle aurait pu être comprise comme tendant à obtenir une contribution a posteriori pour des frais extraordinaires déjà encourus, qui n'avaient pas été prévus dans les contributions d'entretien. La cour cantonale a cependant estimé, à la suite du Tribunal, que les frais extraordinaires allégués par la demanderesse n'étaient pas clairement démontrés: en appel, celle-ci les chiffrait, comme en première instance, à 40 fr. par mois et par enfant, sans en offrir le détail; or, ce montant ne pouvait constituer que des coûts médicaux ordinaires; elle se référait en outre aux frais dentaires de son fils, mais ne présentait aucun justificatif à ce sujet, bien que les pièces fournies devant le tribunal eussent été qualifiées d'illisibles par celui-ci. La recourante ne critique pas cette motivation. En particulier, elle ne s'en prend pas à l'appréciation de l'autorité précédente, selon laquelle aucuns frais extraordinaires n'avaient été démontrés. Elle se contente d'affirmer que la cour cantonale a refusé de prendre en considération des pièces produites en appel qui consistaient en une version lisible de celles fournies au Tribunal, sans la moindre précision quant à ce prétendu refus, ni aucune référence à des documents précis. La critique est ainsi irrecevable, faute d'être suffisamment motivée (art. 106 al. 2 et 42 al. 2 LTF).