Citation: 2C_172/2023 E. 5.2

5.2. Le Tribunal administratif fédéral a noté que la décision d'interdiction d'entrée prise à l'encontre du recourant sur la base de l'art. 67 al. 2 let. a LEI (dans sa version en vigueur au moment de la décision du 22 octobre 2022, RO 2010 5925; actuel art. 67 al. 1 let. c LEI) devait se fonder sur des motifs d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique au sens de l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP, dès lors que celui-ci était un ressortissant d'un Etat partie à l'ALCP. A cet égard, il a relevé qu'il ressortait du dossier que le recourant avait été condamné en Suisse, le 20 décembre 2016, à une peine privative de liberté de six ans pour crime et délits contre la loi fédérale sur les stupéfiants, jugement qui avait été confirmé sur appel le 11 décembre 2017. En outre, le recourant avait précédemment fait l'objet de plusieurs condamnations au Portugal, notamment en 2007 à une peine de cinq ans et quatre mois de détention pour des faits similaires (trafic de stupéfiants). Le Tribunal administratif fédéral a aussi relevé que le Tribunal fédéral avait, dans son arrêt du 24 avril 2020 (2C_146/2020) portant sur le refus de renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant, estimé que celui-ci constituait une menace actuelle, réelle et d'une gravité certaine pour l'ordre public au sens de l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP. Sur le vu de ces éléments et compte tenu en outre de la durée de l'interdiction d'entrée prononcée, le Tribunal administratif fédéral a considéré que les chances de succès d'un recours étaient clairement inférieures aux risques de rejet de ce recours.