Citation: 6B_72/2017 E. 1.5

1.5. Le recourant soutient qu'il serait surprenant que les abus ne se soient pas produits lors des tournées nocturnes de distribution des journaux, en particulier au garage de F.________, alors que l'intimée 2 l'accompagnait. Ce faisant, le recourant se contente d'opposer sa propre version des faits à celle de l'autorité précédente, sans indiquer en quoi le jugement attaqué serait arbitraire sur ce point. Par ailleurs, le recourant a lui-même indiqué qu'il y avait une quarantaine de chauffeurs dans le dépôt, ce qui explique à l'évidence l'absence d'abus dans ledit garage. Il en va de même s'agissant de l'argument selon lequel la victime aurait feint un malaise, en première audience de jugement, en raison de son interrogatoire. Cette interprétation est contredite par les pièces du dossier puisque, le 12 mai 2016, le Dr G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, est arrivé à la conclusion, après avoir examiné l'intimée 2, qu'à la suite de l'incident de l'audience du 1er décembre 2014 la victime devait être dispensée de comparution aux audiences en raison de l'importante réactivation émotionnelle causée par la confrontation au procès. Enfin, le recourant soutient que, contrairement aux allégations de la victime, il ne lui aurait jamais fait de cadeau, ce qu'il admet pourtant dans ses déclarations.