Citation: 5P.125/2003 29.10.2003 E. 7

Le recourant reproche à la Chambre civile d'avoir arbitrairement renversé l'ordre logique de la loi, en partant du principe que l'insoumission à l'expertise démontrait la paternité du père "pour ensuite tenter de justifier cette opinion par le biais d'un prétendu faisceau d'indices". Une telle critique est irrecevable dans le cadre d'un recours de droit public. Savoir si la cour cantonale a fait une juste application de l'art. 262 CC relève du droit fédéral et, partant, du recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ). Au demeurant, comme il a déjà été dit (supra, consid. 6 in fine), les juges cantonaux ont considéré le fait litigieux comme un élément à interpréter en défaveur du recourant appelé à infirmer la présomption de l'art. 262 al. 1 CC par la preuve du caractère moins vraisemblable de sa paternité par rapport à celle de tiers (art. 262 al. 3 CC).