Citation: 6B_737/2024 E. 2.3.3

2.3.3. La recourante relève que les déclarations de l'intimée quant à la raison de l'appel étaient contradictoires et donc pas crédibles. Celle-ci avait en effet déclaré, le 27 février 2020, avoir contacté téléphoniquement la recourante pour se plaindre du désordre provoqué par un locataire dans le local à poubelles; puis, devant le ministère public, le 18 janvier 2022, elle avait servi une déclaration totalement différente en expliquant l'avoir appelée pour qu'elle tente de calmer E.________ - locataire d'un appartement dans l'immeuble où l'intimée avait son salon de coiffure et avec qui celle-ci était en conflit de voisinage depuis 2012 (cf. supra consid. C.c en fait) -, qui s'en serait pris à elle. Contrairement à ce que soutient la recourante, les déclarations de l'intimée n'apparaissent pas contradictoires. Comme rappelé par la cour cantonale, les raisons évoquées par l'intimée pour contacter la recourante le 1er novembre 2019 n'avaient aucunement évolué et ce, malgré les dénégations de celle-ci, la concernée ayant toujours expliqué qu'elle s'était adressée à la concierge pour qu'elle intervienne auprès d'un voisin (E.________), dont le comportement était blâmable, ce qui n'apparaissait pas improbable compte tenu du litige civil existant. Le grief de la recourante est rejeté.