Citation: 5A_665/2020 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, dans la mesure où il apparaît que l'intimée a effectivement réduit son taux d'activité de manière concomitante à la naissance de sa fille, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que cette dernière avait précisément réduit son taux d'activité pour s'occuper de l'enfant. De telles circonstances permettant en principe de considérer qu'un mariage a concrètement influencé la situation de l'époux bénéficiaire (cf. ATF 141 III 465 consid. 3.1; 135 III 59 consid. 4.1; arrêts 5A_907/2018 du 3 novembre 2020 consid. 3.4.1 destiné à la publication; 5A_778/2018 du 23 août 2019 consid. 4.4 non publié aux ATF 145 III 474), on ne discerne aucune violation de l'art. 125 CC en tant que la cour cantonale a considéré que l'intimée pouvait sur le principe prétendre à une contribution pour son propre entretien. Enfin, le fait de répartir l'excédent total des parties par moitié une fois leurs besoins élémentaires couverts correspond précisément à la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent appliquée en l'espèce pour la fixation de la contribution d'entretien de l'épouse, sans être remise en cause par les parties. Partant, l'argumentation du recourant selon laquelle l'intimée ne pouvait se voir allouer une contribution d'entretien puisqu'elle parvenait à couvrir ses propres charges ne saurait être suivie.