Citation: 6B_1214/2017 E. 2.4

2.4. La cour cantonale pouvait ainsi retenir que la mise en cause de A.________, qui n'avait pas de raison de mentir, était crédible. Cette mise en cause trouvait en outre un ancrage dans le réel. En effet, A.________ avait non seulement nommé le recourant mais également fourni son numéro de portable, indication qui s'était révélée exacte. A.________ et le recourant ont tous deux déclaré s'être rencontrés dans des soirées au début de l'année 2013, et A.________ a affirmé avoir vendu la cocaïne fournie par le recourant " à peu près à la même époque " que celle où il a vendu le speed, soit à fin 2012. Les périodes approximatives indiquées coïncidaient donc. De plus, l'adresse donnée par A.________ concernant le recourant à Genève, si elle ne correspondait pas à son domicile, avait bien été donnée par celui-ci pour souscrire un abonnement mobile. Les indications de A.________ susceptibles d'être vérifiées confirmaient donc ses déclarations. Fondée sur ces éléments, la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que le recourant avait vendu les stupéfiants incriminés à A.________. Le grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.