Citation: 9C_843/2015 E. 4

Les critiques du recourant relatives à l'appréciation de la capacité de travail ne font pas apparaître les constatations de faits de la juridiction cantonale comme manifestement erronées. Un taux de 75 % a été évoqué aussi bien par le docteur D.________ (rapport du 27 février 2014) que par le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA (avis du 20 octobre 2014). Lorsqu'une appréciation médicale repose sur un large consensus, il ne suffit pas, pour la remettre en cause, d'affirmer que ce taux ne correspondrait pas à la réalité vécue par l'assuré et que les circonstances ne lui permettraient pas de travailler à un pourcentage supérieur à 60 %. Encore faut-il faire état d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés ou mal appréciés par le corps médical qui s'est précédemment exprimé. A ce titre, le recourant renvoie notamment aux explications données par le docteur F.________ dans un rapport du 29 mai 2015. Ainsi que l'a souligné la juridiction cantonale, ce point de vue, qui se fonde avant tout sur les plaintes exprimées par le recourant, ne met toutefois en évidence aucun élément objectif de nature à mettre en cause l'avis précité. Hormis de simples affirmations, le recourant ne cherche pas véritablement à démontrer, par une argumentation précise et étayée, l'existence d'éléments cliniques ou diagnostiques permettant de motiver le point de vue qu'il défend ou justifiant, à tout le moins, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire.