Citation: 6B_1199/2022 E. 3.3

3.3. Il est admis que les intimés ont fondé l'éducation de leurs enfants sur des punitions violentes ou archaïques et ont dépassé ce qui est admissible et ne sauraient se prévaloir d'un éventuel droit de correction. Les coups infligés, à trois reprises, à C.A.________ et, plus fréquemment, à sa soeur D.A.________ n'ont toutefois pas atteint une gravité telle qu'ils soient de nature à mettre en danger le développement physique des enfants. Il en va de même de la punition infligée par l'intimée à ses filles, consistant à les obliger à se mettre à genoux les mains en l'air ou sur la tête. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait abstraction de nombreux éléments qui permettraient de considérer que le développement des enfants avait été mis en danger. Il soutient que le climat de violence dans lequel les enfants vivaient a concrètement mis en danger leur développement. C'est ainsi que les fillettes avaient assisté aux disputes de leurs parents et avaient vu la police intervenir à leur domicile. Selon le recourant, il faudrait également tenir compte du fait que l'intimée n'était pas capable de s'occuper de ses enfants et qu'elle faisait appel à des copines et se reposait sur C.A.________ qui assumait trop de responsabilité pour son âge. Enfin, le recourant se réfère à la punition du "pimentage". La cour cantonale a certes retenu que les enfants avaient été marqués dans leur développement par la vie familiale en général. Pour que les intimés soient reconnus coupables de violation de leur devoir d'éducation ou d'assistance, il faut toutefois que les troubles connus par les enfants aient été causés par les punitions infligées par leurs parents. Or, comme l'a relevé la cour cantonale, un tel lien ne peut pas être établi. D'autres événements ont en effet pu affecter les enfants, notamment le départ du père du domicile familial, les troubles d'ordre psychique dont souffre la mère ou la "parentification" des fillettes. Or, comme vu ci-dessus, l'importante "parentification" des fillettes et l'épisode du "pimentage" n'ont pas été retenus à la charge des intimés. Dans la mesure de sa recevabilité, l'argumentation du recourant doit ainsi être rejetée.