Citation: 5C.91/2002 28.08.2002 E. 5

5.- S'agissant de la vente du fonds de commerce, il faut d'emblée rappeler que, par arrêt de ce jour, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours de droit public formé parallèlement par le défendeur et annulé l'arrêt attaqué en tant qu'il condamnait le défendeur à verser au demandeur la première tranche du paiement de 150'000 fr. Dans cette mesure, le recours en réforme est donc sans objet, seule restant litigieuse la question du paiement de la deuxième tranche de 140'000 fr., prévu, selon l'"Avenant/quittance" signé le 28 juillet 1993, pour le 1er novembre 1993. A cet égard, le recourant invoque également la violation de l'art. 8CC : en renonçant à procéder à une ré-audition du témoin D.________, la Cour cantonale l'aurait en effet empêché de prouver qu'à cette date, le solde du prix de vente du commerce de tabac avait bien été acquitté. Ce moyen, qui revient en substance à critiquer une appréciation anticipée des preuves, se révèle également irrecevable pour les raisons déjà exposées ci-dessus (cf. consid. 4b supra). S'agissant en particulier de M. D.________, le Tribunal de première instance avait constaté que son témoignage ne fournissait aucune précision sur les circonstances de cette prétendue remise d'argent, du moment qu'il n'avait vu ni le contenu de l'enveloppe, ni sa tradition au demandeur. Dès lors que les pièces produites et les témoins entendus dans le cadre de la procédure pénale leur fournissaient déjà des éléments d'appréciation suffisants pour juger que le défendeur avait échoué à faire la preuve du paiement du solde du prix du commerce de tabac, les autorités civiles cantonales n'étaient pas obligées d'ordonner des nouvelles enquêtes à ce sujet. Pour le surplus, dans la mesure où le recourant critique l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent, ses griefs ne sont pas recevables (cf. supra consid. 2).