Citation: 9C_898/2012 E. 5

En ce qui concerne les troubles somatiques, le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur l'avis de la doctoresse V.________, rédigé plus de sept ans avant le dépôt de la demande de prestations de l'AI, alors que son état de santé avait évolué de façon défavorable depuis cette époque. Il voit dans le fait de ne pas avoir tenu compte des avis des docteurs C.________ et F.________ une violation du principe de la libre appréciation des preuves. Ce point de vue ne saurait être suivi. En effet, les conclusions de la doctoresse Verraguth (rapport du 4 mars 2001) faisaient état d'atteintes à la santé plus nombreuses que celui du docteur P.________ (rapport du 24 juin 2008). Celui-ci n'a mentionné en plus que le diabète de type II, diagnostiqué par le docteur F.________ (rapport du 19 décembre 2007). Il faut donc en déduire que certaines affections avaient disparu entre-temps, mais que pour l'essentiel il n'y avait pas eu de changement. De plus, il faut retenir que le docteur P.________ a considéré que le diabète de type II était sans répercussion sur la capacité de travail de l'assuré. Quant au rapport du docteur C.________ (du 19 novembre 2007), qui fait état d'une insuffisance artérielle bilatérale des membres inférieurs avec artériopathie occlusive touchant principalement l'étage fémoral, il a été remis au docteur P.________ qui n'a pas jugé utile de reprendre cette affection dans ses conclusions. Au vu de ces éléments, il apparaît que la juridiction cantonale pouvait se baser sur le rapport de la doctoresse V.________ vu l'absence de changements importants dans l'état de santé de l'assuré entre le moment de l'établissement de ce rapport et la décision de l'office AI.