Citation: 6B_691/2021 E. 3.4.4

3.4.4. Le recourant soutient encore que la cour cantonale a confondu les principes applicables à la fixation du dommage avec ceux régissant la question du lien de causalité adéquate, car même si le dommage de plus de 30 millions d'euros dont il demandait l'indemnisation serait trop élevé au regard du cours ordinaires des choses au sens de l'art. 42 al. 2 CO, il convenait de réduire ce montant et non pas de nier l'existence d'un dommage ou le lien de causalité adéquate entre celui-ci et le séquestre. La question n'est pas de savoir si le gain manqué allégué de 30 millions d'euros serait trop exorbitant pour être conforme au cours ordinaire des choses. Même si le recourant avait prétendu à l'indemnisation d'un gain plus bas - par exemple, en prenant pour base de calcul le rendement le plus faible obtenus lors des quatre dernières années -, il n'en demeure pas moins que rien ne permet de déterminer si le séquestre, en faisant obstacle à la poursuite de la stratégie d'investissement habituelle du recourant, aurait, de manière suffisamment prévisible, empêché le recourant d'obtenir ce résultat. Cela est d'autant plus vrai en l'espèce que, comme l'allègue le recourant, sa stratégie était décorrelée du marché, empêchant ainsi toute analyse rétrospective à laquelle, d'ailleurs, les expertises produites par le recourant n'ont pas procédé.