Citation: 4A_355/2016 E. 3.3

3.3. Examiné à la lumière des principes sus-indiqués ainsi qu'au regard des constatations faites et des considérations émises par le Tribunal arbitral sur le point litigieux, le mémoire de recours ne satisfait manifestement pas aux exigences posées par la jurisprudence fédérale en la matière. Dans une première partie, intitulée "En fait" (recours, p. 4 à 8), le recourant indique vouloir attirer l'attention de la Cour de céans sur certains faits. Cette remarque préalable formulée, il énonce un certain nombre de faits sous la forme d'allégués dans lesquels il insère les dépositions, au demeurant tronquées, des témoins B.________ et C.________, ainsi que des extraits de ses propres déclarations faites devant le Tribunal arbitral. Qui plus est, chaque allégué est suivi, au titre de la "preuve", d'un renvoi à la sentence attaquée, sans autres précisions, alors que celle-ci contient pas moins de 500 paragraphes couvrant plus de 70 pages, et de références en bloc aux procès-verbaux d'audition des témoins et des parties, sans plus de détails. Puis, au terme de cet exposé, qui s'apparente à celui que l'on pourrait trouver dans un mémoire-demande soumis à une juridiction étatique ou arbitrale de première instance, le recourant reproduit les n. 493 à 495, précités, de ladite sentence et en tire la conclusion suivante (recours, n. 15) : "Il appert ainsi que les faits retenus par le Tribunal arbitral sont en contradiction avec les pièces du dossier, notamment les procès-verbaux d'audition. En particulier, Monsieur B.________ n'a jamais dit, au contraire, qu'il était prêt à emménager malgré les défauts de la villa". En argumentant ainsi, le recourant perd de vue la notion spécifique de "constatations manifestement contraires aux faits résultant du dossier", au sens de l'art. 393 let. e, première partie, CPC, telle qu'elle a été définie par la jurisprudence rappelée plus haut (cf. consid. 3.1). Il ne démontre pas, en particulier, que les pièces 22 et 23 défendeur, citées au n. 48 de la sentence, ne fourniraient aucune indication quant à la volonté de B.________ d'emménager dans la villa le 1er janvier 2013, respectivement quant au fait que c'est lui, le recourant, qui a pris l'initiative de renoncer au contrat de bail. Pour le surplus, dans la mesure où les constatations de fait remises en cause par lui seraient le fruit d'une appréciation des dires des témoins et des siens propres, elles échapperaient comme tel à l'examen du Tribunal fédéral. Dans le chapitre intitulé "Au fond" de son mémoire (p. 11 à 15), le recourant ne fait que reprendre, sous une autre forme mais sur un mode tout aussi appellatoire, ses critiques visant les constatations de fait sur lesquelles repose la sentence attaquée. A y regarder de plus près, il ne fait que substituer à ces constatations-là ses propres allégations sans se soucier des restrictions imposées par la jurisprudence fédérale précitée à cette manière d'argumenter. C'est ainsi qu'il échafaude toute une construction juridique, à partir de telles allégations en vue de démontrer qu'il n'aurait pas commis de faute concomitante en prenant l'initiative de renoncer au contrat de bail conclu avec B.________. Semblable démarche est d'autant plus vouée à l'échec que la question de la faute imputable à une partie relève du droit (arrêt 4P.339/2005 du 6 avril 2006 consid. 3.4 et l'auteur cité) et que la violation manifeste du droit, au sens de l'art. 393 let. e, seconde partie, CPC, n'a pas été dûment invoquée dans le mémoire de recours (cf. art. 77 al. 3 LTF). Les mêmes remarques peuvent être faites, mutatis mutandis, en ce qui concerne les déductions tirées par le recourant de la baisse de loyer qu'il a consentie à C.________.