Citation: I 492/03 17.11.2003 E. 4

4.1 Pour déterminer le degré d'invalidité du recourant, les premiers juges ont pris en considération le revenu hypothétique qu'il aurait réalisé en 2000 sans atteinte à la santé, soit 76'700 fr. (selon attestation du 26 novembre 2001 de l'employeur). Le recourant conteste ce montant et fait valoir un revenu sans invalidité de 82'722 fr. 80 correspondant au salaire annuel brut qu'il a réalisé en 1998, indexations comprises. Ainsi que les premiers juges le relèvent à juste titre, ce gain ne saurait être pris en considération dans la mesure où il inclut des indemnités de transport d'un montant de 11'896 fr. Il convient de les déduire du revenu en tant qu'elles constituent des frais accessoires du salaire supportés par l'employeur lesquels ne sont précisément pas compris dans le revenu (RCC 1986 p. 434 consid. 3b). Dans ces circonstances, le revenu sans invalidité retenu par les premiers juges ne saurait être remis en cause. 4.2 Quant au revenu d'invalide, il apparaît que depuis le 1er octobre 2000, le recourant a repris à 50 % l'exercice de son activité habituelle au service de son ancien employeur en contre-partie de laquelle il a perçu, en 2000, un salaire de 34'752 fr. En considération du principe selon lequel il appartient au premier chef à l'assuré d'atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité (ATF 113 V 28 consid. 4a et les références), le revenu d'invalide ne peut pas être basé sur ce salaire. Faute d'un revenu exigible effectivement réalisé, il convient de se référer, conformément à la jurisprudence (ATF 126 V 76 consid. 3a/bb et les références), aux données de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Selon les indications fournies par cette publication, un homme pouvait en 2000 prétendre, en exerçant une activité simple et répétitive (niveau de qualification 4), à raison de 41,8 heures hebdomadaires, un revenu annuel de 55'640 fr. (ESS 2000 TA1, p. 31, valeur médiane, tous secteurs confondus). Il convient d'adapter ce montant à l'évolution des salaires entre 2000 et 2001, soit une augmentation de 2,5 %, ce qui donne un revenu de 57'031 fr. (La Vie économique, 10/2002, p. 88, tableau B 10.2). Afin de tenir compte de l'âge du recourant, des limitations liées à son handicap ainsi que de ses années d'ancienneté au service de son employeur (cf. ATF 126 V 75 ss), il se justifie de procéder à un abattement de 15 % et non pas de seulement 10 % comme l'ont retenu les premiers juges, de sorte que le revenu d'invalide déterminant s'élève à 48'476 fr. 35 par année. 4.3 En comparant ce montant au revenu hypothétique retenu par les premiers juges, on obtient une perte de gain correspondant à un degré d'invalidité de 36,79 %, lequel est insuffisant pour justifier le maintien de la rente, fût-elle d'un quart. 4.4 Sur le vu de ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.