Citation: 4A_315/2016 E. 3

De l'état de fait de l'arrêt attaqué, le Tribunal fédéral retient en substance les constatations de fait suivantes: l'installation électrique de désenfumage n'était pas conforme aux normes incendie; elle était sous-dimensionnée; les travaux de " mise en conformité " allaient profondément modifier le système électrique de désenfumage; la nouvelle installation n'a plus aucune commune mesure avec celle conçue initialement; et, partant, les montants des factures de " mise en conformité " vont nécessairement au-delà de la simple réparation. La cour cantonale en a déduit en substance qu'il ne suffisait pas que la demanderesse allègue et prouve la totalité des factures correspondant à la modification de l'installation, car elles ne correspondent pas au dommage subi par la demanderesse. Elle relève que, dans ses allégués, la demanderesse a créé une confusion en alléguant les montants facturés pour les travaux de modification du système électrique (allégué 75) et le dommage qu'elle peut imputer à la défenderesse (allégué 76), confusion qui a entaché les réponses de l'expert judiciaire. Bien que l'expert ait estimé que la défenderesse, en tant qu'ingénieur électricien, était responsable de deux erreurs dont le montant estimatif de réparation était de 30'000 fr., la cour cantonale a retenu que la demanderesse n'a même pas tenté de prouver à quelle facture (ou partie de facture) ce montant correspondrait. Elle a jugé qu'il n'est pas possible de déduire automatiquement de cette appréciation de l'expert que la demanderesse a subi un dommage de ce montant et qu'il n'appartient pas à la Cour d'appel de chercher dans l'ensemble des pièces produites les documents susceptibles d'établir quelles factures correspondent à ces travaux. Lorsqu'elle retient que la demanderesse n'a pas prouvé son dommage, la cour cantonale entend celui qui est imputable à l'ingénieur électricien (responsabilité contractuelle), " qui n'était pas l'auteur des plans concernés ".