Citation: 1B_413/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que le recourant était accusé de crimes particulièrement graves, en tant qu'il s'en était pris à l'un des biens juridiques les plus précieux consacrés par l'ordre juridique suisse, à savoir l'intégrité sexuelle d'un enfant, en l'occurrence celle de sa propre fille, ce depuis de nombreuses années et à réitérées reprises. A cet égard, nonobstant l'absence d'antécédents inscrits au casier judiciaire, il fallait également tenir compte, au moment d'examiner l'existence d'un risque de récidive, qu'une enquête pénale distincte avait été ouverte en avril 2018 en raison d'actes de pornographie (téléchargement et mise en circulation de films pédopornographiques; art. 197 al. 4 et 5 CP). Or, même s'il connaissait l'existence de cette procédure, le recourant aurait poursuivi ses agissements à l'égard de sa fille jusqu'au 26 avril 2019, ce qui laissait craindre un risque concret de récidive, justifiant sa mise en détention.