Citation: 8C_578/2020 E. 6.1.2

6.1.2. Les recourants reprochent ensuite aux premiers juges d'être tombés dans l'arbitraire et d'avoir violé le principe de la bonne foi en retenant qu'il n'appartenait pas à l'intimée de vérifier la justesse de la déclaration d'accident. Ils font tout d'abord valoir que l'arrêt attaqué contiendrait une erreur grossière en tant qu'il retient que B.________ avait annoncé un salaire de 185'500 fr. dans une déclaration de sinistre datant de 2015. L'intimée aurait dû se rendre compte de la différence entre le salaire annoncé en 2015, soit 108'000 fr. - et non 185'500 fr. comme retenu à tort par les premiers juges - et le montant de 216'000 fr. annoncé par erreur dans les déclarations de sinistres de 2017 et 2018. De surcroît, si l'intimée avait procédé aux vérifications nécessaires, elle aurait remarqué que le salaire déclaré par le recourant lors de l'annonce du sinistre en 2017 déjà puis à nouveau en 2018 correspondait au double de celui figurant dans la police d'assurance et qu'il s'agissait dès lors d'une erreur "crasse", sans intention dolosive.