Citation: 9C_577/2023 E. 2.2

2.2. Quant aux conditions de l'art. 89 al. 2 let. d LTF, elles ne sont pas davantage réalisées (sur l'exigence de l'existence, dans un domaine harmonisé, de compétences et d'une base légale spécifiques en lien avec les art. 89 al. 2 let. d LTF et 73 al. 1 et 2 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes [LHID; RS 642.14], cf. ATF 136 II 274 consid. 3.4; 134 II 124 consid. 2.6; arrêt 2C_667/2009 du 19 juillet 2010 consid. 3.3). En ce qui concerne l'impôt sur la fortune qui est une matière harmonisée (et qui est déterminé en fonction des estimations officielles; cf. arrêt 2C_511/2017 du 16 septembre 2019 consid. 1.2.2), le législateur vaudois n'a pas spécifiquement prévu la possibilité pour une commune de recourir devant le Tribunal fédéral dans les constellations telles que celle du cas d'espèce. En outre, les communes vaudoises ne disposent pas de compétences spécifiques du point de vue de l'impôt sur la fortune et ne peuvent pas fixer l'assiette de l'impôt (art. 5 et 6 de la loi sur les impôts communaux du 5 décembre 1956 [LICom; rs/VD 650.11]). L'impôt foncier doit demeurer dans certaines limites qui ont été posées par le législateur cantonal et la Commune de U.________ ne dispose pas de marge de manoeuvre à cet égard (cf. art. 19 al. 2 LICom).