Citation: 6B_36/2009 14.04.2009 E. 2

Dénonçant une violation de l'art. 305 bis CP, le recourant conteste sa condamnation pour blanchiment d'argent. 2.1 Comme le recourant le souligne lui-même, il s'agit d'un argument nouveau. Selon la jurisprudence, une argumentation juridique nouvelle est admissible dans la mesure où elle porte sur un point qui constitue encore l'objet du litige en instance fédérale (art. 99 al. 2 et 107 al. 1 LTF) et pour autant qu'elle repose sur des constatations de fait de la décision attaquée (arrêt du Tribunal fédéral 4A_28/2007 du 30 mai 2007 consid. 1.3 in fine, non publié in ATF 133 III 421). En l'espèce, l'argumentation du recourant reste dans le cadre de l'état de fait ressortant de l'arrêt attaqué. En outre, elle entre dans l'objet du litige qui a été discuté en instance cantonale, puisque, dans son recours cantonal, le recourant a dénoncé la violation du principe de l'accusation, en relation avec l'infraction de blanchiment, et conclu à son acquittement de ce chef d'accusation. Dans ces conditions, le grief tiré de la violation de l'art. 305 bis CP est en principe recevable. 2.2 Le recourant soutient que la cour cantonale n'a pas établi de quelle infraction provenaient les espèces qu'il a cachées dans son appartement, de sorte qu'elle ne pouvait pas le condamner pour blanchiment. En d'autres termes, selon lui, la cour cantonale n'aurait pas établi la preuve de l'infraction préalable de blanchiment. En réalité, le recourant s'en prend à l'établissement des faits. La question de savoir si l'infraction préalable de blanchiment est suffisamment établie relève de l'appréciation des preuves. Or, le Tribunal fédéral ne réexamine ces questions - sous réserve de l'allégation d'une violation du droit au sens de l'art. 95 LTF - que lorsque l'état de fait est entaché d'inexactitude manifeste (art. 97 al. 1 LTF), à savoir d'arbitraire (ATF 134 IV 36, consid. 1.4.1). Il n'entre en matière sur le grief d'arbitraire que si celui-ci a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a retenu en fait que l'argent provenait d'un trafic de drogue dans lequel le recourant était impliqué ou dont il avait pour le moins connaissance (arrêt attaqué p. 10 in fine). Le recourant ne démontre pas en quoi cette constatation serait arbitraire, de sorte que celle-ci lie la cour de céans. Au vu de cette constatation de fait, la condamnation du recourant pour blanchiment d'argent ne viole pas le droit fédéral. Le grief soulevé est donc irrecevable.