Citation: 1C_260/2008 26.09.2008 E. A

Le 11 mai 2007, la Municipalité de Chexbres a délivré à A.________ et B.________ l'autorisation de rénover la toiture du bâtiment dont ils sont propriétaires en zone de village. Les travaux comprenaient notamment la création de vélux et d'une lucarne et l'agrandissement d'une fenêtre. A titre exceptionnel, la couverture a été autorisée en ardoises artificielles (Eternit), en dérogation à l'art. 49 du règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions (RPE) qui exige une couverture en tuiles de terre cuite. Cette dérogation avait été acceptée lors d'une audience sur place, le 6 novembre 2006. Le 14 septembre 2007, la Municipalité s'est adressée à l'architecte des constructeurs en relevant que lors d'une rencontre avec le responsable des constructions, il avait été décidé de couvrir la toiture en tuiles plates du pays à la place d'Eternit. Or, la couverture avait finalement été effectuées avec des tuiles recouvertes d'un engobe brun foncé (tuiles engobées), ce qui était expressément exclu à l'art. 5.5 RPE. Par lettre du 14 septembre 2007, confirmée le 1er octobre 2007, la Municipalité a ordonné aux constructeurs de remettre leur toiture en conformité, en utilisant des tuiles plates du pays non engobées.