Citation: U 2/02 30.12.2002 E. A

D.________ travaillait en qualité d'employé de fabrication au service de la société X.________ SA. Le 18 avril 1995, alors qu'il manipulait un élément en pierre artificielle sur son lieu de travail, ce dernier lui est tombé sur le pied gauche, occasionnant une fracture des 3ème, 4ème et 5ème métatarsiens. D.________ a subi, le 26 avril 1995, une intervention chirurgicale (réduction sanglante et synthèse par broches percutanées intra-médullaires) effectuée par le docteur A.________, médecin-chef du service de chirurgie orthopédique de l'Hôpital Y.________, où il a été emmené après l'accident. Le cas a été pris en charge par la la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) auprès de laquelle D.________ était assuré contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels. Par la suite, le prénommé a été examiné par le docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Le 22 avril 1996, le chirurgien a pratiqué une ostéotomie sous-capitale du 4ème métatarsien, une résection du nerf inter-métatarsien et un transfert tendineux. Deux tentatives de reprise du travail - aux mois de janvier puis août 1996 - se sont soldées par des échecs en raison de l'apparition de douleurs en particulier lors du port de charges lourdes. Le docteur B.________ a attesté d'une incapacité de travail de 100 % dans l'activité exercée jusqu'alors par l'assuré, estimant toutefois qu'il était en mesure d'effectuer, dès la fin du mois d'octobre 1996, une activité à 50 % n'impliquant pas le port de charges et lui permettant de s'asseoir (rapport du 11 février 1997). Ayant convoqué l'assuré pour un examen final, le docteur C.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a reconnu l'existence d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée de type industriel moyennant certaines limitations (sol plat, alternance des positions assis/debout et sans port de charges lourdes); il a, en outre, estimé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 10 % en raison d'une légère limitation fonctionnelle au niveau des articulations tibio-tarsienne et sous-astragalienne (rapports des 8 et 16 juillet 1997). Se fondant sur cette appréciation médicale et après avoir procédé à une enquête économique, la CNA a, par décision du 11 décembre 1997, alloué à D.________ une rente fondée sur un taux d'invalidité de 20 % à partir du 1er août 1997, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 10 %. Celui-ci a formé opposition contre cette décision en contestant le taux d'incapacité de gain retenu par l'assureur. La CNA a encore fait verser au dossier un rapport du 3 mars 1998 établi par les docteurs D.________ et E.________ de l'Hôpital Z.________ à la demande de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (office AI), ainsi que la décision de ce dernier refusant à D.________ une rente de l'assurance-invalidité, motif pris qu'il ne présentait qu'un taux d'invalidité de 19% (décision du 15 avril 1998). Les médecins de l'Hôpital Z.________ reconnaissaient à l'assuré une capacité de travail entière dans une activité légère voire moyenne n'impliquant pas le port de charges. Cette appréciation a été confirmée par le docteur B.________, le 4 mai 1998. Se fondant sur ces conclusions médicales, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré par décision du 10 juin 1998.