Citation: 4A_290/2007 10.12.2007 E. 7

7.1 Appliquant ces principes, la Cour de justice a considéré que, suite à la défaillance du tiers (L.________), le promettant (X.________, puis les trois demanderesses en vertu de l'art. 603 al. 1 CC) était tenu de réparer le dommage qui en était résulté pour le stipulant (le défendeur) et qui consistait en une perte de 4'000'000 fr. avec intérêts à 7% dès le 1er janvier 1990, correspondant à la dette impayée du tiers envers le défendeur. De ce montant, elle a déduit les 647'000 fr. versés ultérieurement par le tiers au défendeur ainsi que la créance de 2'270'000 fr. de W.________ SA envers le défendeur que le tiers avait acquise pour l'opposer en compensation à la créance de ce dernier envers lui. Comme on l'a déjà souligné plus haut (consid. 4.2 in fine), les modalités de ce calcul des dommages-intérêts dus par les héritières du promettant au bénéficiaire du porte-fort ne sont pas remises en cause dans l'un et l'autre recours. Il n'y a ainsi pas lieu de s'y arrêter. Demeure réservé l'examen des moyens par lesquels les demanderesses contestent le principe même de leur dette à l'égard du défendeur (cf. consid. 7.2.1 ci-dessous), tout en réclamant, à titre subsidiaire, qu'il soit procédé à des imputations supplémentaires sur cette dette (cf. consid. 7.2.2 ci-dessous), et celui par lequel le défendeur critique, au contraire, la limitation dans le temps du cours des intérêts de celle-ci, telle qu'elle a été décrétée par la cour cantonale (cf. consid. 7.3 ci-dessous).