Citation: 5A_429/2024 E. 10.2

10.2. Selon l'arrêt entrepris, il ressortait des faits établis que l'épouse ne disposait pas de liquidités sur ses comptes bancaires et que la valeur de son portefeuille (...) n'était plus que de 5'563 fr. 78 au 22 mai 2023. Elle détenait encore des actions de F.________ SA et d'une autre société. Toutefois, il s'agissait d'actions avec restrictions de transfert, si bien que l'épouse rendait vraisemblable ne pas pouvoir librement en disposer pour payer les honoraires de son conseil. Son budget était déficitaire jusqu'au 1er septembre 2022. Elle ne bénéficiait depuis lors que d'un faible disponible, qu'elle devait en partie utiliser pour assumer le solde de l'entretien convenable de ses filles. Elle allait recevoir 119'069 fr. à titre d'arriérés de contributions. Selon toute vraisemblance, elle devrait toutefois utiliser cette somme pour rembourser les 136'000 fr. empruntés à sa famille pour couvrir son entretien et celui de ses filles. La cour cantonale a considéré que, dans ces circonstances, l'épouse ne disposait pas des moyens suffisants, même en recourant à sa fortune, pour assumer les frais du procès. Le mari disposait, pour sa part, de comptes bancaires privés présentant, au 31 décembre 2022, un solde positif de 223'441 fr. 58. Il était par ailleurs titulaire d'une créance de 50'000 fr. envers son frère. Selon toute vraisemblance, il devrait utiliser sa fortune pour s'acquitter des arriérés de contributions d'entretien et assurer sa propre défense. Il lui restait toutefois assez de liquidités pour verser à l'épouse une provisio ad litem sans entamer le minimum nécessaire à son entretien et celui des siens.