Citation: 9C_80/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant ne conteste pas sa qualité d'organe de la société faillie ni le fait que son rôle d'"homme de paille" ne le libère pas de sa responsabilité. Il ne conteste pas non plus le montant du dommage encouru par la caisse de compensation intimée et fixé à 57'160 fr. 10. En revanche, il fait valoir que le tribunal cantonal a constaté les faits de façon manifestement erronée en retenant que le retard dans les paiements s'était développé après la présentation des comptes 2007-2009. Or ces comptes auraient été présentés seulement durant le mois d'octobre 2010. Selon le recourant, ce fait prouverait que B.________ avait cherché à lui soustraire des informations essentielles encore en 2010, lorsque les retards dans les paiements avaient augmenté. Sur le fond, le recourant expose que les agissements de B.________ et ceux de E.________, propriétaire de C.________ LTD., sont de telle nature que même s'il avait accompli correctement ses devoirs, le dommage se serait malgré tout produit. À ce propos, il fait valoir que le tribunal cantonal même admet que les actes commis par B.________ et E.________ pourraient relever de la banqueroute frauduleuse. Ainsi, ces derniers ne lui auraient pas fourni des informations correctes puisque les comptes 2007-2009 ne mentionnaient pas la dette vis-à-vis de la caisse de compensation intimée concernant les cotisations sociales arriérées; en outre, B.________ aurait continué d'effectuer des versements comptants en faveur de E.________ et ceci malgré les difficultés financières de la société. Selon le recourant, ces faits sont à même d'interrompre le lien de causalité entre la violation des devoirs lui incombant et la survenance du dommage, condition indispensable pour être considéré comme responsable à la lumière de l'art. 52 LAVS.