Citation: 6B_179/2015 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, si le chef de circulation avait suivi les prescriptions de signalisation qui s'imposaient, le conducteur du train aurait dû entrer en gare à une vitesse de 20 km/h et la distance de freinage aurait été de 20,693 m, alors que le train est entré en gare à une vitesse de 22 km/h mais en décélérant puisqu'au début du freinage d'urgence, la vitesse était de 16-17 km/h et que la distance de freinage n'a été que de 12 m. La vitesse du convoi a certes exercé une influence sur la survenue de l'accident mais dans la mesure où elle était, de fait, celle que les prescriptions exigeaient, il n'y a pas lieu de rechercher ce qui se serait passé si le conducteur du train avait circulé en-dessous des 20 km/h autorisés. Dans cette hypothèse, en effet, quelle que soit la vitesse effective, ni un comportement ni une omission pénalement répréhensible n'auraient pu être reprochés au chef de circulation. Dès lors, l'observation des prescriptions relatives aux feux n'aurait, très vraisemblablement, pas évité le résultat. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique.