Citation: 1B_210/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le Président de la Cour pénale du Tribunal cantonal a considéré qu'il s'agissait d'une affaire de peu de gravité au sens de l'art. 132 al. 3 CPP. Il a relevé l'absence d'appel ou d'appel-joint de la part du Ministère public et l'application de l'interdiction de la reformatio in pejus, en vertu de laquelle le recourant ne s'exposait pas à une peine pécuniaire supérieure à 90 jours-amende; de plus, la cause ne présentait pas de difficultés particulières en fait ou en droit, s'agissant d'un banal conflit familial; il y avait uniquement lieu de savoir si le recourant avait porté atteinte à l'honneur de son frère, menacé celui-ci et frappé son neveu; les faits étaient en outre partiellement admis par le recourant s'agissant des atteintes à l'honneur et les questions juridiques à trancher avaient déjà été examinées par la première instance. L'instance précédente a enfin souligné que le prénommé avait déjà été partie à plusieurs procédures pénales ou civiles devant les autorités judiciaires jurassiennes, de sorte qu'il était en mesure de défendre seuls ses intérêts dans une procédure pénale ne représentant aucune complexité particulière. Le recourant critique cette appréciation et soutient que l'intervention d'un avocat est nécessaire pour requérir des preuves supplémentaires (audition de témoins), refusées par l'instance précédente. Il fait aussi valoir qu'il n'est pas universitaire, ne dispose pas de connaissances juridiques et a de la peine à comprendre le langage juridique. Il ne comprend pas pourquoi l'assistance judiciaire, qui lui avait été octroyée en première instance, lui a été retirée pour la procédure d'appel.