Citation: 6B_445/2020 E. 1.3

1.3. La conclusion du recourant tendant au constat que son transfert en date du 12 décembre 2018 du foyer B.________ à l'EDFR de Bellechasse était injustifié repose sur des griefs d'ordre procéduraux (droit d'être entendu et de participer à l'administration des preuves). Or il n'expose d'aucune manière ce qu'il entend en déduire concrètement et, en particulier, dans quelle mesure un tel constat aurait une influence sur sa situation juridique. Le recourant ne fait pas valoir d'intérêt pratique et ne prétend pas qu'il entend obtenir de l'admission de son recours une éventuelle libération ou un nouveau transfert (qu'il ne saurait requérir dans la présente procédure), ou encore une quelconque indemnisation. Il ne fait pas davantage valoir en quoi son intérêt demeurerait actuel, alors même qu'à compter du 21 mars 2019, il a été maintenu à l'EDFR de Bellechasse, dans un premier temps dans le cadre d'une détention pour des motifs de sûreté, puis, à compter du 24 avril 2019 sur la base de la décision du SESPP prononçant l'exécution anticipée de la mesure dont la prolongation avait été ordonnée, décision qui ne fait pas l'objet de la présente procédure. Il n'invoque aucun grief déduit de la CEDH. Aussi, faute pour le recourant de faire valoir un intérêt juridique actuel et pratique à l'annulation ou à la modification de la décision entreprise, le recours doit être déclaré irrecevable sur ce point. Pour le surplus, en se contentant d'affirmer que le transfert d'établissement constituerait une pratique usuelle voire généralisée et qu'il y a un risque que ce type de transfert se répète, le recourant ne démontre pas que les conditions permettant de faire exceptionnellement abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel au recours seraient remplies (cf. supra consid. 1.2, notamment: nature de la contestation ne permettant pas de la trancher avant qu'elle perde son actualité et intérêt public important).