Citation: 2C_342/2024 E. 6.6

6.6. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant 1 est arrivé en Suisse en 2001, à l'âge de 26 ans, après avoir épousé une compatriote kosovare au bénéfice d'une autorisation d'établissement. Dès après son divorce d'avec cette dernière en 2005, il a commencé à émarger à l'aide sociale pendant de longues périodes. À partir de ce moment-là, il a également fait l'objet de nombreuses condamnations pénales, se voyant notamment infliger des peines de 45 jours d'emprisonnement ou de 180 jours-amendes avec sursis pour des infractions relevant de la LCR ou du Code pénal. Ce comportement lui a valu deux avertissements formels de la part de l'Office cantonal, qui l'a rendu attentif en 2005 et en 2013 que son autorisation pourrait ne pas être renouvelée en cas de récidive. Cette même autorité l'a par ailleurs informé dans l'intervalle qu'elle n'acceptait de renouveler son autorisation de séjour qu'en raison des relations qu'il maintenait avec les enfants de son premier mariage encore mineurs, mais que sa dépendance à l'aide sociale, alors déjà importante, aurait pu justifier un refus de prolongation. Si l'intéressé n'a ensuite plus dépendu de l'aide sociale pendant quelques années, ce qui lui a permis de légaliser le séjour de sa seconde famille après deux échecs, il y est retombé dès 2015, et ce jusqu'en 2022 au moins, soit l'année durant laquelle l'Office cantonal a refusé de renouveler son permis. À l'issue de cette période, sa dette sociale a alors dépassé les 440'000 fr., dette à laquelle s'ajoutent des d'actes de défaut de biens pour plus de 200'000 fr.