Citation: 4P.222/2001 30.01.2002 E. C

C.- Diverses procédures ont opposé les parties en Guinée, portant sur la validité de la résiliation du contrat du 10 février 1995, l'augmentation du capital social du 21 avril 1995, la propriété de véhicules et différentes demandes de dommages-intérêts. Dans ce contexte, la Cour d'Appel de Conakry a rendu un arrêt le 29 août 1997, devenu définitif et exécutoire suite à la décision du 19 février 1999 de la Cour suprême de Guinée. Selon cet arrêt, la demande de rachat, par A.________, des actions de ses autres partenaires, à l'exception de B.________, a été rejetée; ces derniers (soit les frères C.________, D.________, E.________) ont par contre été condamnés à payer à A.________ les sommes de resp. FRG 755'123'473.--, et 150'000'000.--. De plus, la résiliation était nulle. En Suisse, A.________ a fait notifier à Y.________ S.A. un commandement de payer d'un montant de 7 500 000 fr. au titre de ses responsabilités délictuelle et contractuelle pour les dommages liés au contrat conclu le 10 février 1995 "entre Y.________ SA et L. Int. SA". Il a été frappé d'opposition le 22 octobre 1996. Le 10 novembre 1997, X.________ S.A. a requis des mesures provisionnelles et préprovisionnelles urgentes de la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud visant, en substance, à interdire à Y.________ S.A. toute activité commerciale à destination de la Guinée-Conakry et de divers pays limitrophes, en dehors de ses relations avec elle-même, invoquant le contrat d'exclusivité du 10 février 1995. Par ordonnance du 27 novembre 1997, le Juge instructeur a rejeté la requête. Se fondant sur l'article 18 du contrat du 10 février 1995, X.________ S.A. a engagé la procédure arbitrale en désignant comme arbitre Me Paul Marville, Y.________ S.A. choisissant pour sa part Me Jean Heim; Me Baptiste Rusconi a accepté la présidence du Tribunal arbitral. Le 20 octobre 1999, le Président de la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté la requête en récusation déposée par X.________ S.A. contre Me Jean Heim. Le Tribunal arbitral a limité, dans un premier temps, sa procédure à l'ensemble des questions de fait et de droit, à l'exception du calcul du dommage allégué par la demanderesse, réservé le cas échéant pour une sentence complémentaire.