Citation: 1P.15/2002 03.04.2002 E. 1

Pour le surplus, la culpabilité du recourant des chefs d'enlèvement et de séquestration aggravés résulte des déclarations concordantes des mineurs, confirmées par divers indices matériels, tels que la présence de traces de sang compatible avec celui de G.________ sur un drap, un short et un câble d'antenne noué à l'armature du lit, des traces de vomi ainsi que des bouteilles de bière et un bocal de cornichons dont T.________ se serait servi pour frapper l'un des jeunes au bras, dans l'appartement dans lequel ces derniers déclarent avoir été retenus prisonniers. L'examen médical auquel G.________ a été soumis le 29 septembre 2000 a d'ailleurs confirmé la présence de lésions compatibles avec les sévices qu'il déclare avoir subis, confirmant en particulier le fait qu'il a été frappé, puis ligoté à l'aide d'un câble d'antenne de télévision; l'absence de lésion constatée chez les deux autres mineurs quatre jours après les faits tend il est vrai à relativiser l'ampleur des coups qu'ils prétendent avoir reçus, mais elle n'exclut nullement qu'ils aient fait l'objet de menaces; elle ne remet nullement en cause le fait que les trois jeunes ont été privés de leur liberté contre leur gré, par l'usage de la violence, pour G.________, et de la menace, pour les deux autres. En définitive, on ne discerne aucun arbitraire dans l'appréciation des preuves à laquelle se sont livrées la Cour d'assises, puis la Cour de cassation; le grief tiré d'une violation de la présomption d'innocence est ainsi mal fondé.