Citation: 4A_397/2023 E. 3.4

3.4. Il reste à déterminer si la cour cantonale était fondée à considérer, en confirmant la décision de l'autorité de première instance, que l'action en libération de dette était dépourvue de chances de succès. Le recourant fait valoir que la délimitation entre l'engagement solidaire et le cautionnement, laquelle ne pouvait selon lui pas être résolue dans une procédure sommaire, paraissait présenter une importance majeure dans l'appréciation des chances de succès de l'action en libération de dette. Or, il ne discute pas l'argumentation de la cour cantonale à cet égard, laquelle a relevé qu'il importait peu de savoir que cette distinction était une question complexe, puisque la société qui s'était engagée conjointement avec le recourant avait été mise en faillite avec effet au 30 avril 2015, de sorte qu'elle n'était plus en mesure de rembourser le prêt. Le grief du recourant est donc irrecevable. Le recourant critique ensuite les considérations de l'autorité de première instance, selon lui confirmées implicitement par la cour cantonale, d'après lesquelles rien au dossier ne permettait de s'écarter du sens littéral des documents signés, la possibilité d'apporter la preuve d'une volonté différente des parties semblant vaine en raison de l'écoulement du temps. Ce faisant, il s'en prend encore une fois à l'appréciation des preuves, qui relève du fait, sans pour autant invoquer l'arbitraire. Enfin, le recourant soutient que la cour cantonale ne pouvait se cantonner à une interprétation littérale des reconnaissances de dette pour évaluer les chances de succès de l'action au fond et ajoute qu'une reconnaissance de dette ne pouvait à elle seule définir les chances de succès d'une action au fond. Toutefois, il convient de rappeler que la cour cantonale doit procéder à l'analyse des chances de succès sur la base d'un examen sommaire. L'action en libération de dette a pour objet la constatation de l'inexistence (ou de l'inexigibilité) de la créance invoquée par le créancier poursuivant au moment de la notification du commandement de payer (ATF 95 II 617 consid. 1; arrêts 4A_311/2012 du 28 juin 2012 consid. 2.3; 5A_164/2008 du 9 septembre 2008 consid. 4.2.1 non publié in ATF 134 III 656). Au vu du constat - non arbitraire - de la présence de reconnaissances de dette signées par le recourant en son nom propre, et étant donné la retenue dont le Tribunal fédéral doit faire preuve dans un domaine où le juge cantonal dispose d'un large pouvoir d'appréciation, on ne saurait reprocher à l'instance précédente d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que le procès en libération de dette apparaissait dénué de chances de succès et en refusant pour ce motif le bénéfice de l'assistance judiciaire au recourant.