Citation: 6B_2/2025 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a relevé que le recourant avait admis avoir eu connaissance de la mesure d'expulsion prononcée le 29 novembre 2019 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne et n'avoir pas quitté la Suisse, nonobstant cette mesure entrée en force le 30 décembre 2021. Certes, le recourant avait produit, en appel, une décision incidente rendue le 24 septembre 2024 par le Tribunal administratif fédéral, décision l'autorisant à séjourner en Suisse jusqu'à droit connu sur son recours déposé contre la décision du Secrétariat d'État aux migrations (SEM) du 24 juillet 2023 rejetant sa demande d'asile. Cela étant, même à supposer qu'il aurait pu se croire autorisé à demeurer sur le sol helvétique lorsqu'il avait déposé sa demande d'asile le 28 avril 2023, il n'en restait pas moins qu'il n'avait pas quitté la Suisse avant cette date alors qu'il avait le devoir de le faire. L'infraction de rupture de ban était consommée, à tout le moins pour la période du 30 décembre 2021 au 27 avril 2023.