Citation: 1B_265/2014 E. 1.3.1

1.3.1. Cependant, même dans cette écriture, ses explications ne permettent pas de retenir que le refus d'amender les procès-verbaux lui ferait subir à ce stade un préjudice irréparable qui ne pourrait être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173 s.). Le recourant ne prétend en particulier pas être dans l'impossibilité de réitérer cette demande, par exemple devant le juge du fond. Il ne soutient pas non plus qu'un tel dommage découlerait de la motivation - pour le moins circonstanciée (cf. consid. 3.2, 3.3 et 3.4 du jugement attaqué) - donnée par l'autorité cantonale sur son refus d'amender les procès-verbaux. Quant aux pièces alléguées couvertes par le secret professionnel de l'avocat - étant par ailleurs douteux que la société F.________ puisse s'en prévaloir -, le recourant se limite à en demander le retrait sans indiquer quels documents figurant au dossier entreraient dans cette catégorie; force est d'ailleurs de constater que la seule liste donnée à cet égard a trait à des pièces alléguées disparues (cf. ses observations complémentaires). Contrairement enfin à ce que le recourant prétend, l'allégation d'un possible déni de justice de la part du Ministère public ne le dispense pas en l'espèce d'examiner la question du préjudice irréparable, puisque ce grief n'a pas été soulevé en rapport avec les deux conclusions susmentionnées, mais en lien avec l'absence de décision formelle sur la restitution de certaines pièces séquestrées, ainsi que sur sa requête de remboursement (cf. notamment ad 3/b/ba et bb de son mémoire de recours). Le recourant ne peut pas non plus se prévaloir d'une violation du principe de célérité. En effet, il n'a déposé sa requête de modification des procès-verbaux des 13 et 14 août 2013 que plus de trois mois après lesdites audiences, soit le 29 novembre 2013; indépendamment de la possible tardiveté d'une telle demande, cela démontre pour le moins l'absence d'urgence à traiter cette question et ainsi, en rendant sa décision le 29 janvier 2014, il ne peut être reproché au Procureur d'avoir tardé à statuer. Par conséquent, en l'absence de préjudice irréparable, le recours, dans la mesure où il a trait aux conclusions VII et VIbis, doit être déclaré irrecevable.