Citation: 9C_420/2023 E. A

A.a. A.A.________ a été, du 26 février 2010 au 27 août 2019, l'associée gérante et la présidente avec signature individuelle de la société B.________ Sàrl (ci-après : la Société), dont elle détenait l'entier des parts sociales. Durant la même période, son père, C.A.________, a été le gérant de la Société, avec signature individuelle. La Société a pour but l'exploitation de cafés, restaurants et hôtels, l'importation et l'exportation de produits relatifs à la restauration et la fourniture de services traiteur. Le 25 février 2010, A.A.________ et son père ont conclu avec la commune de U.________ une convention de gérance de l'auberge communale. Cette convention prévoyait que la commune mettait cet établissement public à disposition de la Société, laquelle était représentée par A.A.________. C.A.________ a obtenu l'autorisation d'exploiter l'auberge du Service du commerce compétent, le 20 août 2010. A.b. Le 13 septembre 2012, l'Administration fiscale du canton de Genève (ci-après: l'Administration cantonale) a procédé à la taxation d'office de A.A.________ pour la période fiscale 2011, tant pour l'impôt fédéral direct (IFD) que pour l'impôt cantonal et communal (ICC). Le 17 septembre 2012, la contribuable a demandé à l'Administration cantonale de revenir sur cette taxation d'office car, en tant qu'associée de la Société, elle attendait les comptes de celle-ci pour établir sa propre déclaration fiscale. Dans ses déclarations d'impôt pour les périodes fiscales 2011 à 2015, A.A.________ n'a déclaré aucun revenu provenant de la Société. Elle a en revanche déclaré les parts sociales de la Société dans sa fortune et joint en annexe les comptes de la Société. Par décision sur réclamation du 21 mars 2013, l'Administration cantonale a rectifié la décision de taxation IFD et ICC de la période fiscale 2011 en défaveur de la contribuable. Les 2 mai et 29 septembre 2014 ainsi que les 17 février et 7 novembre 2016, elle a procédé à l'imposition de la contribuable pour l'IFD et l'ICC des périodes fiscales 2012 à 2015. Ces décisions n'ont pas été contestées. A.c. Le 28 novembre 2019, l'Administration cantonale a informé A.A.________ qu'elle ouvrait à son encontre une procédure de rappel et de soustraction d'impôts pour l'IFD et l'ICC des périodes fiscales 2011 à 2015, au motif que l'Administration fédérale des contributions l'avait informée qu'elle avait bénéficié d'un prêt simulé de la Société à hauteur de 152'217 fr. en 2011 et qu'elle avait perçu, entre 2012 et 2015, diverses autres prestations appréciables en argent de la Société, sous la forme de chiffres d'affaires non déclarés et de prise en charge de frais privés de C.A.________. La contribuable s'est opposée à ces reprises en faisant en substance valoir qu'elle n'avait jamais participé à la gestion de la Société et qu'elle ne détenait les parts sociales dans la Société qu'à titre fiduciaire, pour le compte de son père, comme celui-ci l'avait attesté sur l'honneur dans une déclaration écrite. Le 10 février 2020, la contribuable et son père ont été entendus par l'Administration cantonale. A.d. Le 3 juillet 2020, l'Administration cantonale a notifié à A.A.________ des bordereaux de rappels d'impôt pour l'IFD et l'ICC des périodes fiscales 2011 à 2015 ainsi que des bordereaux d'amendes pour soustraction desdits impôts, la quotité des amendes étant fixée à la moitié des impôts soustraits. Par décision sur réclamation du 16 août 2021, l'Administration cantonale a annulé les reprises et les amendes de la période fiscale 2011 mais confirmé les reprises et amendes des périodes fiscales 2012 à 2015.