Citation: 9C_57/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1971, souffre d'un retard mental et réside au Village de D.________ depuis septembre 2001, où la Fondation D.________ (ci-après: la fondation) accueille des personnes en situation de handicap. A partir du 1er janvier 2001, il a bénéficié de prestations complémentaires fédérales et cantonales à sa rente de l'assurance-invalidité (décision du Service des prestations complémentaires de la République et canton de Genève [ci-après: le SPC] du 3 janvier 2001), puis, uniquement de prestations complémentaires fédérales, depuis le 1er janvier 2009 (décision du 12 décembre 2008). Dès son arrivée au Village de D.________, les décisions d'octroi de prestations complémentaires lui ont été envoyées à l'adresse de la fondation. A.b. Le 4 décembre 2015, puis 20 janvier et 22 février 2016, la fondation a informé le SPC qu'elle avait constaté, en remplissant la dernière demande de révision périodique, que le prix de pension pris en compte à titre de dépenses reconnues dans toutes les décisions de prestations complémentaires rendues depuis le 1er janvier 2012 avait été fixé à 47'450 fr., alors que le prix de pension s'était en réalité élevé à un montant supérieur. Dans une correspondance du 4 mars 2016, le SPC a expliqué qu'en raison d'une erreur de saisie informatique commise en 2001, le prix de pension n'avait pas été adapté depuis lors, et que la situation allait être corrigée pour le futur, à compter de janvier 2016, conformément aux principes régissant la reconsidération des décisions entrées en force. Après que la fondation a requis du SPC qu'il rendît une décision formelle (courriers des 11 avril et 4 août 2016), celui-ci a répondu que dans la mesure où la fondation n'était pas concernée par la prise en compte d'un prix de pension erroné, que l'assuré ou ses représentants légaux ne s'étaient pas manifestés auprès de lui et que les décisions erronées étaient entrées en force, il n'entrerait pas en matière sur la demande de reconsidération pour la période antérieure au 1er janvier 2016 (correspondance du 23 août 2016). A.c. A la suite du décès de la mère de A.________ survenu en juillet 2016, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de la République et canton de Genève a instauré une curatelle de portée générale en faveur de l'intéressé (ordonnance du 30 septembre 2016). Par l'intermédiaire de l'avocate mandatée par ses co-curateurs, B.________ et C.________, l'assuré a demandé au SPC de constater la nullité de toutes les décisions rendues à son égard de 2001 à 2015, au motif que celles-ci ne lui avaient pas été valablement notifiées (courriers des 27 mars et 13 juin 2018). Le 19 juin 2018, en se référant à sa correspondance du 23 août 2016, le SPC a confirmé son refus d'entrer en matière sur la demande de reconsidération pour la période antérieure à janvier 2016. Dans la mesure où le courrier du 19 juin 2018 ne présentait pas les caractéristiques que doit revêtir une décision, la mandataire de l'assuré a prié le SPC de rendre une décision répondant aux exigences légales (correspondance du 29 juin 2018).