Citation: 2C_196/2008 07.05.2008 E. 3

3.1 Dans le canton de Vaud, l'Etat encourage financièrement l'apprentissage et la poursuite des études après le terme de l'obligation scolaire conformément à la loi du 11 septembre 1973 sur l'aide aux études et à la formation professionnelle (LAEF ou loi sur l'aide aux études; RSVD 416.11). Le Tribunal cantonal a exposé les conditions exigées par la loi sur l'aide aux études ainsi que les principes jurisprudentiels applicables à l'octroi des bourses d'études, de sorte qu'il suffit, sur ce point, de renvoyer à l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Il faut encore ajouter que l'allocation est octroyée pour la durée d'une année au plus, renouvelable, année après année, en principe dans les limites de la durée normale des études ou de l'apprentissage et que le soutien financier de l'Etat cesse dès le moment où le bénéficiaire ne remplit plus l'une ou l'autre des conditions prévues par la loi (art. 23 et 26 LAEF). Ces dispositions légales ont pour effet que les conditions du soutien sont réexaminées toutes les années, de sorte que l'obtention d'une précédente bourse ne donne pas un droit automatique au renouvellement de la bourse, à plus forte raison si l'octroi antérieur d'une bourse résulte d'une erreur de droit, comme l'a constaté le Tribunal cantonal dans son arrêt du 22 mars 2007. 3.2 En l'espèce, la recourante ne prétend pas que, parallèlement à ses cours du soir, elle exerce une activité lucrative durant la journée qui lui confère l'indépendance financière. Le Tribunal cantonal pouvait par conséquent juger que la recourante n'avait aucun droit à l'octroi d'une bourse et que l'obtention précédente d'une bourse, d'ailleurs contraire à la loi sur les bourses, ne lui donnait pas un tel droit pour l'année 2007/2008. Le recourante objecte qu'elle se trouve dans l'une des situations particulières prévues par la jurisprudence cantonale qui autorisent néanmoins l'octroi d'une bourse. Comme elle l'a déjà fait valoir en instance cantonale, elle prétend en effet devoir fournir un engagement accru durant l'année qui précède les examens finaux. Il est vrai que la jurisprudence cantonale considère qu'une telle situation constitue une exception autorisant l'octroi d'une bourse en principe refusée pour les étudiants suivant une formation du soir. Nonobstant le fait qu'elle ne démontre pas se trouver à la veille de ses examens finaux, la recourante perd de vue qu'elle se prévaut précisément d'une exception dont elle ne peut bénéficier que si elle a pu auparavant démontrer qu'elle avait une indépendance financière et que celle-ci est mise en péril par un stage obligatoire dans la journée ou par un engagement accru pour les examens finaux. L'octroi exceptionnel de la bourse dans ces circonstances a pour but de pallier un éventuel manque à gagner. Comme la recourante n'a pas travaillé durant l'année 2006/2007 et n'a pas manifesté sa volonté de travailler durant l'année 2007/2008, elle n'a pas de manque à gagner qu'une bourse pourrait compléter. Par conséquent, à supposer qu'ils soient recevables, les griefs de la recourante doivent être rejetés.