Citation: 7B_714/2023 E. 6.3.1

6.3.1. Le recourant est poursuivi en particulier pour lésions corporelles simples (atteintes à la santé psychique), voies de fait, injure, menaces, contrainte et violation de domicile, soit notamment des infractions qui touchent à l'intégrité physique, à l'honneur et à la liberté d'autrui. Le recourant a en outre déjà fait l'objet de condamnations, en particulier pour dommages à la propriété, injure, menaces, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires le 27 février 2013, pour injure et menaces le 13 novembre 2020, et pour contrainte et tentative de contrainte le 14 juillet 2022, soit peu de temps avant les événements qui ont eu lieu avec la plaignante le 9 août 2022. Il a de plus été détenu à titre provisoire du 1 er février au 23 juin 2021 (cf. arrêt du 30 janvier 2023 de l'autorité précédente, let. A.l), puis du 25 janvier au 3 mars 2022, ce qui ne paraît pas pour autant l'avoir dissuadé de perpétrer, à bref délai, d'autres infractions contre la plaignante. Enfin, dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale cite le rapport d'expertise réalisé le 5 juin 2023, lequel relève au sujet du recourant de nombreux facteurs de risque de violence interpersonnelle, soit ses antécédents de violence, d'attitudes violentes et d'actes délictueux, liées principalement à des aspects immatures, impulsifs et dyssociaux de sa personnalité et à des problèmes dans ses relations interpersonnelles, ses difficultés d'introspection l'amenant à ne pas mesurer l'importance d'être suivi sur le plan psychologique et ses difficultés à gérer ses émotions. Selon les experts, le recourant présente en outre un risque élevé de commission de nouvelles infractions similaires à celles qui lui sont reprochées. Certes, le rapport d'expertise complémentaire établi le 24 août 2023 précise que le risque de débordement peut être considéré comme diminué si le recourant se retrouvait dans un contexte de relations apaisantes. Cette seule circonstance - qui relève d'une situation purement hypothétique - est toutefois insuffisante pour pallier le risque de récidive retenu, au vu des éléments précités et de la situation du recourant, qui demeure précaire. Sur ce dernier point, l'arrêt entrepris précise en effet que l'on ne connaît pas le projet de vie du recourant à sa sortie de prison, ni si celui-ci est suffisamment cadrant, qu'il a des antécédents de problèmes d'emploi, avec une formation professionnelle non terminée, qu'il a été confronté à de fréquentes périodes de chômage et à des difficultés financières et que son lieu de résidence est incertain. Le fait que la plaignante ait déménagé et que le recourant ne connaisse prétendument pas sa nouvelle adresse ne sont pas des éléments pertinents en l'espèce. Ainsi que l'a précisé l'autorité précédente, outre qu'il n'est pas exclu que le recourant parvienne à la retrouver et qu'il a déjà contrevenu à l'interdiction de prendre contact avec elle par le passé, ce déménagement ne l'empêcherait nullement de s'en prendre à d'autres personnes, en particulier à une nouvelle partenaire. Compte tenu de ces éléments, le risque que le recourant commette des actes de violence sur la personne de B.________, qui affirme d'ailleurs avoir été menacée de mort par ce dernier le 9 aout 2023, ou toute autre personne est bien réel et justifie son maintien en détention.