Citation: 4P.2/2005 02.02.2005 E. 1

2.3 Aux termes de l'art. 136 let. d OJ, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est recevable lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits importants qui ressortent du dossier. Selon la jurisprudence, le verbe "apprécier", utilisé dans le texte français, est ambigu et doit être compris - conformément au texte allemand - dans le sens de "prendre en considération". L'inadvertance visée par la disposition citée suppose que le Tribunal fédéral ait omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'ait mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte; elle doit se rapporter au contenu même du fait, à sa perception par le tribunal, mais non pas à son appréciation juridique. A l'appui de ce motif de révision, la requérante se borne à alléguer une série de faits qu'elle avait déjà avancés dans son recours de droit public au sujet de la participation du juge B.________ à deux arrêts rendus dans des procédures où elle était impliquée et, plus généralement, quant au comportement adopté par l'entreprise X.________ SA et l'architecte B.________ à son égard. De telles allégations ne sauraient entrer dans les prévisions de l'art. 136 let. d OJ, si bien que la demande de révision est à l'évidence infondée sur ce point également. 2.4 L'art. 137 let. b OJ ouvre la voie de la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral lorsque le requérant a connaissance subséquemment de faits nouveaux importants ou trouve des preuves concluantes qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente. On entend par faits nouveaux au sens de cette disposition les circonstances qui existaient déjà lors du déroulement de l'instance précédente et que le requérant ne connaissait pas, mais non celles survenues après le procès. Les faits en question doivent être pertinents, c'est-à-dire propres à permettre au Tribunal fédéral de corriger sa décision dans un sens favorable au requérant (ATF 108 V 171 consid. 1). En outre, est irrecevable la demande de revision qui se fonde sur la découverte de faits et de moyens de preuve nouveaux, lorsqu'elle est dirigée contre un arrêt du Tribunal fédéral statuant sur un recours de droit public pour violation des droits constitutionnels des citoyens, soumis à l'exigence de l'épuisement préalable des instances cantonales (ATF 107 Ia 190/191 consid. 2a). En l'occurrence, la requérante invoque deux faits prétendument nouveaux: un arrêt rendu le 30 septembre 2004 par le Tribunal d'accusation du canton de Vaud, avec la participation du juge B.________, et notifié le 16 décembre 2004 à l'intéressée, d'une part, ainsi que les décisions prises le 30 novembre 2004 lors de l'assemblée générale extraordinaire des copropriétaires de l'immeuble dans lequel elle possède un appartement, d'autre part. Il n'est pas possible de tenir compte de ces deux faits dès lors que la demande de révision a trait à un arrêt relatif à un recours de droit public portant sur des griefs soumis à l'exigence de l'épuisement des instances cantonales. De surcroît, le second fait allégué est postérieur à l'arrêt fédéral formant l'objet de la demande de révision et ne constitue donc pas un fait nouveau au sens donné à cette notion par la jurisprudence susmentionnée. 2.5 Pour le reste, la demande de révision ne contient que des critiques de l'arrêt du 29 novembre 2004, lesquelles sont irrecevables comme telles dans une procédure de révision, des considérations d'ordre général sur le fonctionnement des institutions judiciaires vaudoises, qui le sont également, ainsi que des explications de la requérante visant à justifier la multiplication de ses démarches procédurales, qui le sont tout autant.