Citation: 1P.103/2006 17.05.2006 E. 2

Dans un premier grief, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, en faisant valoir que les autorités cantonales ont retenu comme moyen de preuve le rapport de l'entreprise B.________, dont l'objectivité est selon lui discutable, et en ne prenant pas en considération les avis qu'il avait lui-même produits. 2.1 Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., comprend notamment le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuve pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 127 I 54 consid. 1b; 124 I 48 consid. 3a p. 51; 122 I 53 consid. 4a p. 55 et les références citées). En l'espèce, le droit d'être entendu du recourant a été respecté, puisqu'il a pu, dans son recours au Tribunal cantonal, se déterminer sur le rapport établi par l'entreprise B.________. Il a également pu produire des preuves, à savoir un devis, un rapport d'expertise et une attestation rédigée par un architecte. Le recourant ne fait au demeurant pas valoir que l'autorité cantonale aurait refusé d'ordonner une expertise qu'il aurait sollicitée. Le grief de violation du droit d'être entendu n'est donc pas fondé et doit être rejeté. 2.2 En réalité, le recourant conteste une constatation et une appréciation arbitraires des preuves. Sur ce point, la jurisprudence reconnaît au juge un important pouvoir d'appréciation, qui trouve sa limite dans l'interdiction de l'arbitraire (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2a p. 38; 118 Ia 28 consid. 1a p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral n'intervient en conséquence pour violation de l'art. 9 Cst. que si le juge a abusé de ce pouvoir, en particulier lorsqu'il admet ou nie un fait pertinent en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et éléments du dossier, lorsqu'il méconnaît des preuves pertinentes ou qu'il n'en tient arbitrairement pas compte, lorsque les constatations de fait sont manifestement fausses ou encore lorsque l'appréciation des preuves se révèle insoutenable ou qu'elle heurte de façon grossière le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 129 I 49 consid. 4 p. 58; 128 I 81 consid. 2 p. 86; 124 IV 86 consid. 2a p. 88). En l'espèce, contrairement à ce qu'affirme le recourant, le Tribunal cantonal n'a pas attribué une valeur d'expertise au rapport de l'entreprise B.________. Il a expressément précisé que ledit rapport équivalait à une simple déclaration de partie qui ne liait pas l'autorité.