Citation: 5A_712/2021 E. 5

Le recourant soutient que ses charges et celles de l'intimée ont été établies de manière arbitraire. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu dans ses charges un loyer mensuel de 2'200 fr. du 1er octobre 2020 au 1er juin 2021 au motif que sa capacité financière et celle de sa nouvelle épouse étaient limitées, alors qu'ils payaient effectivement 2'800 fr. de loyers par mois. À l'inverse, il estime que le montant de 2'850 fr. pris en considération chez l'intimée à titre de loyer était trop élevé et qu'il fallait retenir un loyer de 2'460 fr. correspondant au loyer qu'elle payait avant de déménager dans la région de W.________. Le recourant relève par ailleurs qu'il n'y a pas lieu de prendre en considération dans les charges de l'intimée ses frais de véhicule, car celle-ci était sans emploi et qu'elle n'avait pas démontré avoir besoin de sa voiture pour d'autres raisons que pour exercer sa profession. Il ajoute en outre que si l'imputation d'un revenu hypothétique en sa faveur devait être confirmée, la cour cantonale avait versé dans l'arbitraire en ne retenant pas dans ses charges des dépenses professionnelles qui en découlaient, tels que les frais de déplacement et de repas. Il ne ressort pas de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que le recourant - celui-ci ne soutenant d'ailleurs pas le contraire - aurait fait valoir de telles critiques en appel. Or, le tribunal de district avait déjà retenu dans les charges respectives des époux les postes et montants que le recourant conteste dans le cadre de son recours. Il en résulte que ces critiques sont irrecevables, faute d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.3).