Citation: 8C_386/2023 E. 5.1

5.1. Le recourant soutient que le raisonnement des premiers juges ne saurait être suivi, dès lors qu'il aurait agi afin de protéger au mieux sa créance salariale et de limiter le dommage de l'assurance-chômage. Entre la fin des rapports de travail et la requête de conciliation au tribunal des prud'hommes, son ex-employeur n'aurait pas contesté sa créance salariale. Il n'aurait donc pas eu à craindre des difficultés particulières à pouvoir encaisser cette créance. La société lui avait en outre confirmé son intérêt à le réengager dans un futur proche sitôt le dédommagement perçu par l'assurance. Il aurait ainsi été confiant quant au paiement de sa créance, d'autant plus qu'entre l'incendie en février 2018 et la faillite de la société, il aurait été en relation permanente avec la direction et aurait été tenu informé de l'évolution de la situation. Le recourant relève encore avoir mis en demeure son ex-employeur avant même son licenciement. Il aurait entrepris de bonne foi et en temps opportun ce qui devait l'être. Dans l'attente du versement d'une somme importante de l'assurance, il aurait eu de bonnes raisons de s'attendre à une amélioration de la situation financière de la société et au paiement de son salaire. En produisant sa créance salariale le 25 février 2021 dans le cadre de la faillite de la société, il aurait respecté son obligation de réduire le dommage au sens de l'art. 55 al. 1 LACI. On ne pourrait pas non plus lui reprocher de ne pas avoir agi plus tôt au motif que l'un de ses anciens collègues avait saisi plus rapidement le tribunal des prud'hommes, dès lors que ni ledit collègue ni l'intimée, après subrogation, n'avait réussi à encaisser la créance.