Citation: 6B_265/2023 E. B

Statuant par jugement du 16 janvier 2023, le Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a partiellement admis l'appel formé par A.________ contre la décision de première instance et l'a libéré des préventions de contrainte (faits situés entre le 6 juillet 2018 et le 3 octobre 2018) et de viol (faits datant du 2 octobre 2018). Il l'a reconnu coupable de lésions corporelles simples, d'injures, de menaces, de séquestration et de viol (faits commis après le 26 août 2018), entre le 6 juillet et le 3 octobre 2018. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 30 mois, dont 12 mois ferme et 18 mois avec sursis, assorti d'un délai d'épreuve de 3 ans et d'un suivi thérapeutique, et à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 20 francs. A.________ a été condamné à payer à B.________ 12'000 fr. à titre de réparation morale. La cour cantonale a fixé les frais, dépens et indemnité d'avocat d'office. Le jugement cantonal se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1960 au Soudan. En Suisse depuis 2000, il dispose aujourd'hui de la nationalité helvétique. Au cours du premier semestre de l'année 2018, il a rencontré B.________, née en 1986, ressortissante du Soudan, qui avait déposé une demande d'asile en Suisse le 11 mars 2018. Sa requête ayant été rejetée, B.________ a quitté le Centre de requérants de U.________ le 6 juillet 2018 et est allée vivre avec A.________, qui souhaitait se marier avec elle, à V.________. B.b. Le 8 août 2018 vers 17h00, à V.________, au domicile du couple, A.________ a étranglé B.________ en la serrant fortement au cou alors qu'elle était en train de dormir, cette dernière ayant manqué d'air, eu la sensation claire d'étouffer et ressenti des douleurs intenses au niveau de la gorge. Il lui a tiré les cheveux, lui arrachant au moins 8 extensions. Il a pris un couteau dans la cuisine et a dit à B.________ qu'il allait la tuer, en l'effrayant et la contraignant à aller se réfugier sur le balcon pour se protéger. Il l'a enfermée sur le balcon jusqu'à 6h00 du matin. B.c. Quelques jours après le 26 août 2018, au domicile du couple, A.________ a pénétré vaginalement de son pénis B.________, qui manifestait son refus par son comportement, en la retenant avec ses mains, après avoir pris du viagra, avoir retiré les habits de cette dernière, alors qu'elle était en train de dormir, et lui avoir tiré les jambes avec force. B.d. Lors du dépôt de sa plainte le 8 novembre 2018, B.________ était enceinte, le terme de sa grossesse étant prévu le 23 mars 2019. B.e. L'extrait du casier judiciaire de A.________ ne mentionne aucune inscription.