Citation: 9C_477/2017 E. 5.4

5.4. Le fait enfin que l'application des dispositions réglementaires de la recourante conduise à reconnaître à l'intimée le droit à une allocation unique et non pas au capital-décès ne relève pas de l'arbitraire. Le système voulu par le législateur, selon lequel les institutions de prévoyance sont libres de prévoir des prestations pour survivants allant au-delà des prestations obligatoires prévues aux art. 19 à 20 LPP, conformément à l'art. 20a LPP, n'implique pas que le conjoint survivant qui s'est marié avec l'assuré après avoir formé avec lui une communauté de vie pendant de nombreuses années, puisse bénéficier de la prestation la plus favorable parmi celles qui sont prévues pour le conjoint survivant et la concubine, en fonction des circonstances particulières. Le mariage de l'intimée avec l'assuré n'a ainsi pas privé l'épouse survivante "de droits précédemment acquis" - l'événement assuré n'étant pas intervenu pendant la communauté de vie - mais lui a ouvert un droit à une prestation pour survivants différente.