Citation: 5A_469/2020 E. 5.2.3

5.2.3. Il convient préalablement de relever qu'il est quelque peu contradictoire de soutenir, d'un côté, que ni l'arrêt de renvoi de la Chambre civile ni la décision du Juge de paix sur renvoi ne donnait à penser que les griefs auraient dû être " répétés " dans le second appel et, d'un autre côté, qu'ils ont été repris dans cette dernière écriture. Cela étant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en retenant que le second appel du 17 octobre 2019 n'était pas motivé sur le point litigieux. A titre de démonstration, renvoyant la Cour de céans à la consultation des pages 5 et 13 de cette dernière écriture, le recourant prétend y avoir expressément rappelé les nombreux griefs développés dans son premier appel. Nonobstant qu'un simple renvoi au mémoire cantonal ne constitue pas une motivation suffisante, force est de relever qu'à la page 5, il s'est contenté d'énumérer les faits qui s'étaient déroulés dans la procédure ordinaire au fond depuis la notification de l'arrêt de renvoi du 18 juin 2019 et à renvoyer, " pour le surplus ", l'autorité cantonale " aux développements de son précédent appel du 25 février 2019 (pp. 5-13) ", procédé que la Chambre civile pouvait, sans arbitraire ni formalisme excessif ou violation du droit d'être entendu, considérer comme insuffisant (sur les exigences de motivation de l'appel : ATF 138 III 374 consid. 4.3.1; cf. aussi : ATF 142 III 413 consid. 2.2.4; arrêt 4A_368/2019 du 31 octobre 2019 consid. 7). La page 13 de son second appel portait quant à elle sur un autre grief, à savoir l'incompétence de la Justice de paix à raison d'une litispendence, grief dont on ne voit pas en quoi il démontrerait qu'il a contesté les motifs ayant fondé la décision de retenir l'existence d'un dernier domicile du de cujus à Genève. C'est en vain que le recourant soutient par ailleurs qu'il " n'avait aucune raison de penser que l'argumentation développée par la Justice de paix dans sa première décision sur sa compétence à raison du lieu avait été retenue par la Cour de justice dans l'arrêt de renvoi " et qu' "il pouvait au contraire partir de bonne foi du principe que cette argumentation était refusée sur son principe ". Il ne pouvait se borner à contester dans son second appel la compétence du Juge de paix pour statuer sur la question du dernier domicile du de cujuset s'abstenir de démontrer de façon motivée, pour le cas où ce grief serait rejeté, que la compétence ratione loci de cette autorité n'était pas donnée, le dernier domicile du de cujus n'étant pas à Genève. Il répète en outre cette erreur dans la présente procédure en omettant de démontrer en quoi l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en considérant que le raisonnement de la Justice de paix sur la question du domicile tel qu'elle l'avait rappelé ne prêtait pas le flanc à la critique.