Citation: 5D_20/2007 31.05.2007 E. 1

Par convention alimentaire du 25 mai 1991, X.________ a reconnu un enfant en la personne de B.________, né le 23 novembre 1990. Il a accepté de verser en faveur de celui-ci une pension mensuelle, indexée, de 450 fr. jusqu'à l'âge de six ans, de 550 fr. jusqu'à l'âge de douze ans et de 650 fr. jusqu'à la majorité, allocations familiales non comprises. Statuant le 21 avril 1998, la Cour civile du Tribunal cantonal fribourgeois a toutefois déclaré que les revenus de X.________ étaient insaisissables en vertu de l'art. 92 ch. 8 LP et que B.________ ne pouvait donc plus exiger de prestations d'entretien. A.b Le Président du Tribunal du district de Vevey a, par jugement du 3 août 1998, ratifié, pour valoir modification de jugement de divorce, une convention signée le 19 mai 1996 par X.________ et dame X.________, qui prévoyait la réduction de la contribution mensuellement due par le père en faveur de sa fille à 350 fr. dès juillet 1997, puis à 450 fr. dès août 1997 et jusqu'à la majorité ou l'indépendance financière de l'enfant, allocations familiales en sus. Il y était précisé que l'indexation n'aurait lieu que si et dans la mesure où les revenus du débirentier seraient eux-mêmes indexés. Selon cette décision, le revenu mensuel du père s'élevait à 2'200 fr. et celui de la mère à 2'000 fr., plus 800 fr. environ résultant d'extras effectués dans un casino. -:- Le 28 juin 2002, X.________ a reconnu un autre enfant en la personne de C.________, né le 13 avril 2002. Il s'est engagé, dans une convention du 29 août 2002, à verser en faveur de celui-ci une contribution d'entretien mensuelle de 250 fr. jusqu'à l'âge de six ans, de 300 fr. dès lors et jusqu'à l'âge de douze ans, puis de 350 fr., allocations familiales non comprises. Pour l'année 2004, il a réalisé un salaire net de 37'398 fr., allocations pour enfants de 1'800 fr. incluses. Actuellement au chômage, il perçoit, selon un décompte de janvier 2006, des indemnités journalières brutes de 121 fr.65, auxquelles s'ajoutent des frais de déplacement de 288 fr. et des frais de repas de 300 fr., ainsi que des allocations pour enfants de 162 fr.20. Les déductions légales sont de l'ordre de 220 fr. A raison de 21,7 jours moyens de travail par mois, les indemnités mensuelles nettes de l'intéressé s'élèvent à 2'419 fr., sans tenir compte du remboursement des frais et des allocations familiales. Il paie un loyer mensuel de 1'000 fr. pour un appartement de deux pièces. Sa prime d'assurance maladie s'élève à 345 fr.80 par mois. Il dit en outre assumer chaque mois 20 fr. de frais médicaux, 200 fr. de frais de transport, 100 fr. de téléphone et 150 fr. d'électricité. Il fait l'objet de nombreuses poursuites et des actes de défaut de biens lui ont été délivrés. Il évalue le total de ses dettes à un montant de l'ordre de 90'000 fr., dont 50'819 fr.35 pour les pensions alimentaires impayées depuis décembre 1999. A.________ a obtenu son certificat de maturité le 30 juin 2005. Depuis l'automne 2005, elle suit des cours universitaires à l'école des sciences criminelles et ne perçoit aucun revenu. Elle vit chez sa mère, qui travaille comme aide en pharmacie pour un salaire mensuel net de 3'138 fr.10 et assume un loyer de 925 fr. par mois.