Citation: 5A_493/2018 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, le recourant ne reproche pas aux expertes de n'avoir pas répondu aux questions ou d'avoir pris des conclusions contradictoires. Il soutient en revanche que l'expertise n'aurait pas été effectuée selon les règles de l'art et qu'elle présenterait des lacunes évidentes. En tant qu'il indique n'avoir été vu qu'à deux (et non à trois) reprises dans le cadre de l'expertise et n'avoir rencontré la psychiatre que 35 minutes, le recourant se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé, sans démontrer de manière claire et détaillée (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2) qu'ils auraient été arbitrairement écartés. Quoi qu'il en soit, la pièce sur laquelle le père se fonde pour affirmer que le nombre minimal d'entretiens nécessaires serait de trois pour les parents (en ce qui concerne la pièce produite en lien avec le nombre d'entretiens nécessaires pour les enfants, cf. supra consid. 2.4) n'apparaît pas suffisante pour établir une quelconque violation des règles de l'art, dès lors qu'elle provient du psychiatre traitant du recourant et qu'elle ne porte pas spécifiquement sur la procédure relative à l'élaboration d'une expertise familiale. Par ailleurs, le recourant ne démontre pas que le mandat d'expertise n'autorisait pas la délégation de certaines tâches à une psychologue ou que la psychologue désignée n'était en l'espèce pas compétente. En tant qu'elle porte sur les troubles de constipation de l'une des filles, la critique est d'emblée irrecevable, le recourant ne discutant pas de manière conforme au principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2) le motif de la décision querellée selon lequel la teneur de l'attestation de la pédiatre n'entre aucunement en contradiction avec le contenu de l'expertise judiciaire. Les autres arguments du recourant relatifs à des éléments prétendument incomplets ou erronés sur lesquels se fonderait l'expertise et que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de rectifier sont également irrecevables faute de remplir les exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.2). En effet, le recourant se contente de présenter sa propre lecture de certains éléments de l'expertise, sans considérer celle-ci dans sa globalité ni démontrer de manière conforme aux exigences de motivation que les points contestés auraient une influence déterminante. En tant qu'il fait grief à la cour cantonale d'avoir écarté l'attestation de son psychiatre, le recourant ne démontre pas que la juridiction précédente aurait versé dans l'arbitraire en faisant prévaloir l'expertise sur l'avis de son médecin traitant, étant rappelé qu'il n'est en principe pas insoutenable de privilégier l'opinion émise par des experts choisis par l'autorité judiciaire plutôt que l'avis d'un médecin traitant ou privé (ATF 124 I 170 consid. 4; arrêt 5A_181/2008 du 25 avril 2008 consid. 2.3). Compte tenu de ce qui précède, les critiques du recourant ne sont pas de nature à démontrer que l'expertise contenait des défauts si évidents que la juridiction précédente aurait versé dans l'arbitraire en se ralliant à ses conclusions. Au demeurant, la cour cantonale indique que la décision de restreindre le droit de visite était fondée non seulement sur le rapport d'expertise mais aussi sur les rapports du SPMi ainsi que l'audition des expertes, de la curatrice et des parties, éléments que le recourant ne discute pas (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). Le grief du recourant est infondé dans la mesure de sa recevabilité.