Citation: 5A_102/2024 E. 4.2

4.2. L'on peut relier à cette critique le grief de déni de justice et de violation du droit d'être entendu qu'invoque également la recourante en se plaignant que sa demande de sûretés n'avait été examinée par la cour cantonale qu'en lien avec la parcelle n° 40 alors qu'elle était pourtant formulée en relation avec plusieurs parcelles. Déterminer à quelle violation doit être concrètement rattachée cette critique peut être laissé ouvert dès lors que celle-ci procède d'une mécompréhension manifeste de la décision entreprise. Se référant à l'art. 761 al. 1 CC, les juges cantonaux ont souligné que des sûretés ne pouvaient être réclamées du donateur qui s'était réservé l'usufruit de la chose donnée. En tant que la recourante ne contestait pas l'allégation de l'intimé selon laquelle il lui avait donné les différentes parcelles sur lesquelles il s'était réservé un usufruit, la cour cantonale en a déduit que la recourante ne pouvait lui réclamer de sûretés. Une réserve devait néanmoins être formulée à l'égard de la parcelle n o 40, dès lors que le premier juge avait retenu que c'était C.A.________ qui avait cédé celle-ci à la recourante. La question du droit de la nue-propriétaire d'exiger des sûretés de la part de l'intimé devait ainsi être uniquement examinée en lien avec cette dernière parcelle.