Citation: 8C_410/2016 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, les juges cantonaux ont constaté que l'expertise répondait aux questions posées par l'arrêt fédéral. Ils en ont conclu que l'évaluation précédente des médecins de la CNA, selon laquelle les séquelles physiques découlant de l'accident n'engendraient pas d'incapacité de travail au delà du 20 juin 2007 et ne nécessitaient pas non plus de traitement médical, pouvait être confirmée. Par ailleurs, ils ont retenu que les troubles cognitifs objectivés n'étaient pas liés à un traumatisme cranio-cérébral mais devaient être mis sur le compte d'une atteinte psychique indépendante sous la forme d'un état dépressif. Pour savoir si ces troubles entraînaient une obligation de prester de la part de l'assureur-accidents, les juges cantonaux se sont donc référés à la jurisprudence sur les troubles psychiques consécutifs à un accident. Sans le dire explicitement, ils ont laissé ouverte la question de la causalité naturelle entre les troubles cognitifs et l'état dépressif, d'une part, et l'accident, d'autre part, et procédé à l'examen du caractère adéquat de ceux-ci. A ce propos, ils ont classé l'accident dans la catégorie des accidents de gravité moyenne stricto sensu et nié la réalisation des critères objectifs posés par la jurisprudence pour faire admettre l'existence d'une relation de causalité adéquate, ce qui les a conduit à rejeter le recours.