Citation: 2C_39/2025 E. 4.8

4.8. Quant au fait que les recourantes se soient acquittées, par le passé, de taxes en lien avec l'usage accru du domaine public, l'arrêt entrepris ne comprend pas plus de précisions (cf. supra consid. 4.5 in fine). On ne sait ainsi pas de quelles taxes il s'agit, ni sur quels fondements elles reposeraient. Quoi qu'il en soit, on ne voit pas quelle influence cela aurait sur la qualification du courrier précité en tant que décision constatatoire matérielle. En effet, les recourantes ont correctement fait valoir un intérêt à ce qu'il soit constaté qu'elles ne sont pas soumises - d'une manière générale - à autorisation, ou, à défaut, qu'une décision constatatoire contre laquelle recourir leur soit notifiée. En outre, le fait que les recourantes aient pu recourir par le passé, ou puissent le faire à l'avenir, contre une taxe à acquitter en raison de l'usage accru du domaine public ne saurait les priver de la possibilité de contester l'acte du 11 septembre 2024 leur imposant l'obligation de déposer une demande de chantier cinq jour avant chaque intervention. Enfin, et comme le soulignent les recourantes, on ne voit pas que l'on puisse exiger de leur part de déposer une demande d'autorisation d'usage accru du domaine public et de recourir contre la décision qui sera rendue, alors qu'elles contestent précisément devoir demander une telle autorisation et qu'elles n'auraient pas d'intérêt à recourir si elles obtenaient l'autorisation demandée. Il n'est donc pas soutenable de considérer, à l'instar de l'arrêt attaqué, que les recourantes pourraient préserver leur droit au moyen d'une décision formatrice (cf. supra consid. 4.2).