Citation: 6B_1241/2020 E. 4

Le recourant reproche, dans un premier moyen, à la cour cantonale d'avoir interprété l'art. 179ter CP en violation du droit fédéral en jugeant " publique " ou " non privée " sa conversation avec l'intimé, soit en considérant qu'une personne s'entretenant avec un journaliste devait s'attendre à ce que la conversation soit enregistrée par ce dernier pour peu qu'elle souhaite ou sache que les informations fournies pourraient être communiquées à l'opinion publique. Selon lui, un informateur pourrait légitimement s'attendre à ce que la conversation reste privée, notamment parce qu'il souhaiterait demeurer anonyme ou que ses informations ne soient transmises que par écrit et non sous forme d'enregistrement. Il relève, dans ce contexte, l'existence de normes protégeant les sources journalistiques (art. 28a CP et 172 CPP); il soutient que juger d'une autre manière reviendrait à autoriser de manière absolue, générale et abstraite les journalistes à user de " méthodes d'investigation secrètes " et relève que la Déclaration des devoirs et des droits de la/du journaliste publiée par le Conseil suisse de la presse, proscrit l'utilisation de " méthodes déloyales pour obtenir des informations, des sons, des images ou des documents ".