Citation: I 226/05 04.07.2006 E. 3

3.1 Se référant à la teneur de l'interprétation donnée par l'OFAS du chiffre 8003 CIIAI, selon laquelle le montant intégral de l'allocation pour impotent n'entre en considération que pour les personnes qui vivent exclusivement chez elle (Lettre-circulaire AI n° 196 du 16 avril 2004), les premiers juges ont considéré qu'une telle solution - suivie en l'espèce par l'office AI - était trop restrictive et ne se justifiait pas au regard de l'esprit de la 4ème révision de la LAI. Admettant que le versement d'une allocation partielle (soit la moitié de l'allocation allouée aux assurés vivant à domicile) était justifié lorsque l'assuré passait plus de la moitié «de ses jours» dans un home, pour une période donnée, ils ont retenu qu'il «s'impos[ait] d'adopter une solution casuistique plus nuancée dans des circonstances analogues au cas d'espèce, requérant une application plus souple pour correspondre au but poursuivi». Une telle solution consistait, selon eux, en une répartition pro rata temporis de l'allocation pour impotent entière: dès lors que l'intimée avait passé 71 jours sur 180, du 1er janvier au 30 juin 2004, à X.________, elle avait droit à 60,55 % de l'allocation complète pour impotence grave (109 jours sur 180, sous déduction des jours passés dans l'institution par 39,45 %, ainsi que le montant déjà alloué). 3.2 Le recourant - aux arguments duquel se rallie l'office AI - conteste en substance qu'une répartition pro rata temporis de l'allocation pour impotent pour les personnes qui résident en partie à la maison et en partie dans un home soit compatible avec le système instauré par le législateur, dans lequel seuls le montant entier (art. 42ter al. 1 LAI) et la moitié du montant (art. 42ter al. 2 LAI) de l'allocation ont été prévus.