Citation: 2D_50/2020 E. 1.2

1.2. En vertu de cette disposition, le recours en matière de droit public n'est pas ouvert à l'encontre des décisions sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, notamment en matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une profession. Un recours en matière de droit public est donc exclu lorsque la décision attaquée porte matériellement sur l'évaluation des aptitudes intellectuelles ou physiques du candidat et que celle-ci demeure litigieuse devant le Tribunal fédéral (cf. ATF 136 I 229 consid. 1; arrêts 2C_212/2020 du 17 août 2020 consid. 1.1; 2C_769/2019 du 27 juillet 2020 consid. 1.2.1). La présente cause porte sur le point de savoir si le fils des recourants, dans le cadre de sa scolarité obligatoire, peut prétendre à suivre un enseignement en mathématiques de niveau 2 lors du second semestre de la 9e année de la voie générale. Selon le ch. 6.3 ( recte : 8.2) de la 5e édition du Cadre général de l'évaluation du Département (ci-après: CGE; <www.vd.ch> sous Thème/ Formation/ Scolarité obligatoire/ Evaluation et Epreuves cantonales de références (ECR) / Cadre légal - Cadre général de l'évaluation), par renvoi de l'art. 90 al. 1 de la loi vaudoise du 7 juin 2011 sur l'enseignement obligatoire (LEO/VD; BLV 400.02), les conditions pour pouvoir passer du niveau 1 au niveau 2 dans une discipline à niveaux sont notamment une moyenne de 5 dans la discipline concernée et un préavis favorable de l'enseignant. En l'espèce, les recourants ne prétendent pas que leur enfant aurait droit à un moyenne supérieure à celle de 5, obtenue par celui-ci en mathématiques durant le premier semestre de sa 9e année scolaire. C'est uniquement le préavis de l'enseignante et son prétendu caractère stigmatisant du handicap de l'élève qui font l'objet de leur recours. Ce préavis, s'il est forcément plus subjectif que la moyenne des notes obtenues durant le semestre, n'en reste toutefois pas moins une évaluation des capacités de l'élève, en particulier des capacités à suivre un enseignement de niveau 2 en mathématiques. Par conséquent, la présente cause tombe sous l'exception de l'art. 83 let. t LTF et c'est ainsi à juste titre que les recourants ont formé un recours constitutionnel subsidiaire.