Citation: 9C_525/2021 E. 5.2

5.2. Cette argumentation ne met pas valablement en cause l'appréciation de la juridiction cantonale quant à la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée. Sur le plan somatique, ladite autorité s'est effectivement fondée sur les trois rapports établis par l'oncologue traitante durant la procédure administrative. Or ces rapports attestent d'une façon claire que la recourante avait récupéré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée depuis le 2 mars 2020, en particulier le dernier (versé au dossier le 9 mars 2020) qui ne fait état d'aucun doute quant à la capacité de l'assurée à assumer le taux d'occupation retenu. L'avis de la doctoresse E.________ du 29 juin 2021 ne change rien à ce qui précède dès lors que les séquelles censées montrer une diminution de la capacité de travail selon la recourante (soit l'asthénie, la fatigabilité et les troubles de la concentration) sont identiques à celles qui avaient été signalées par l'oncologue traitante durant la procédure administrative et qui ne constituaient alors pas un obstacle à la pratique d'une activité lucrative adaptée à 100 %. Dans son nouveau rapport, la doctoresse E.________ n'évoque pas d'arguments qui établiraient que tel n'aurait pas été le cas jusqu'au 11 février 2021 (date de la décision administrative litigieuse). Au contraire, elle semble associer l'impossibilité de continuer un stage ou une activité professionnelle à une détérioration de l'état psychique consécutive au stage qui était toujours en cours au moment de la décision litigieuse. Considérant que cette détérioration était postérieure à ladite décision, le tribunal cantonal a d'ailleurs transmis l'avis de l'oncologue traitante à l'office intimé pour qu'il détermine si ce document pouvait constituer une nouvelle demande de prestations. Dans ces circonstances, il apparaît que la recourante a échoué à démontrer que les constatations des premiers juges sur la possible reprise d'une activité adaptée à plein temps dès le 2 mars 2020 - et, partant, sur l'absence de périodes d'incapacité de travail postérieures à cette date et antérieures à la décision administrative litigieuse - sont manifestement inexactes. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de leur conclusion selon laquelle l'assurée n'a pas subi de période d'incapacité de travail d'au moins 40 % en moyenne durant une année, sans interruption notable, au sens de l'art. 28 al. 1 let. b LAI. Le droit à une rente doit donc être nié pour ce motif.