Citation: 9C_777/2013 E. A

S.________, marié et père de deux enfants, a été mis au bénéfice de prestations complémentaires à partir de 1981. Au cours d'une révision périodique du dossier du prénommé, le Service des prestations complémentaires de la République et canton de Genève (ci-après: le SPC) a, par courrier du 8 décembre 2009, requis de lui différents documents relatifs à un bien immobilier sis en Italie, ainsi qu'à la perception d'une rente de la sécurité sociale étrangère. Après un échange de correspondances, le SPC a, par quatre décisions du 21 octobre 2010, requis de S.________ la restitution d'un montant de 251'429 fr. correspondant aux prestations complémentaires fédérales et cantonales versées à tort du 1 er octobre 2000 au 30 septembre 2010, aux subsides d'assurance-maladie du 1 er octobre 2000 au 31 mai 2010, ainsi qu'aux frais médicaux pour les époux du 1 er octobre 2000 au 31 mai 2010; il a précisé que les conjoints étaient co-solidaires de cette dette. En bref, le SPC a considéré que l'assuré et son épouse possédaient un bien immobilier non déclaré en Italie, dont ils avaient fait donation à leurs filles en mai 2009 et avaient omis d'annoncer une rente de la sécurité sociale étrangère, de sorte qu'il se justifiait de reprendre le calcul des prestations complémentaires à titre rétroactif. S.________ s'est opposé aux décisions du 21 octobre 2010, en invoquant notamment avoir annoncé l'acquisition, en 1982, de l'appartement en Italie. Par décision sur opposition du 25 octobre 2011, le SPC a partiellement admis l'opposition de l'intéressé et réduit à 180'571 fr. 65 le montant réclamé en restitution. Il a joint à sa décision de nouveaux plans de calcul de prestations complémentaires pour la période du 1er octobre 2000 au 31octobre 2011.