Citation: 7B.245/2003 07.01.2004 E. 3

Dans un dernier grief, le recourant reproche à l'autorité cantonale supérieure de surveillance d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en refusant, à l'instar de l'autorité inférieure de surveillance, d'instruire certains faits développés dans ses plaintes, notamment à propos de la vente de camions. Il ressort de la décision attaquée que le refus d'entrer en matière sur ce point se fonde sur le fait que les allégations du recourant n'ont pas du tout été établies. Ce dernier se contente d'invoquer de façon générale l'abus du pouvoir d'appréciation, sans s'attacher à démontrer en quoi il consisterait. Quant aux autres faits prétendument développés dans les plaintes et non instruits (vente du circuit lui-même, paiement de parties de salaires à certains créanciers), ils n'ont pas été repris dans le recours cantonal, de sorte qu'ils doivent être considérés comme nouveaux, partant irrecevables en vertu de l'art. 79 al. 1 OJ. Pour le surplus, l'administration et l'appréciation des preuves ne relèvent pas - sous réserve du principe de la libre appréciation posé à l'art. 20a al. 2 ch. 3 LP, mais qui n'est pas en jeu ici - de l'application du droit fédéral, seule susceptible de faire l'objet du recours prévu à l'art. 19 LP. Elles relèvent du droit cantonal de procédure (art. 20a al. 3 LP; ATF 105 III 107 consid. 5b p. 116), dont la violation ne peut être alléguée que dans un recours de droit public fondé sur l'art. 9 Cst. (ATF 120 III 114 consid. 3a; 110 III 115 consid. 2 p. 117; cf. P.-R. Gilliéron, op. cit., n. 30 ad art. 19 LP; Cometta, loc. cit., n. 37 ad art. 20a LP). Une conversion du présent recours en un recours de droit public est exclue, dès lors que les exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ ne sont manifestement pas remplies.