Citation: 4P.252/2002 31.03.2003 E. 4

Les recourants soutiennent que l'interprétation subjective du contrat et de son avenant effectuée par la Cour d'appel serait entachée d'arbitraire. Les juges cantonaux auraient de manière insoutenable déduit des circonstances postérieures à la conclusion du contrat que l'intimé avait droit à des commissions sur les affaires générées par les bureaux autres que Genève et Zoug. A titre de circonstances postérieures à la conclusion du contrat, les recourants mentionnent le fait que l'intimé a lui-même établi un décompte des commissions auxquelles il prétendait avoir droit sur la base d'une liste des affaires de PG et de X.________ SA. On ne voit toutefois pas en quoi cet élément serait pertinent pour rechercher la réelle volonté des parties. Les recourants citent également le refus de A.________ de clarifier par écrit les relations contractuelles lorsque l'intimé a reçu pour la première fois son salaire sur un papier à en-tête de X.________ SA et non de PG. Là encore, on ne voit pas en quoi ce refus démontrerait que l'intimé n'avait pas droit à des commissions sur les activités déployées par les bureaux de Neuchâtel, Lausanne, Bâle et du Tessin. Enfin, les recourants semblent critiquer la pertinence du lieu de tenue de la comptabilité des bureaux régionaux de X.________ SA pour interpréter le contrat. Toutefois, ils n'exposent pas en quoi il était arbitraire de déduire de cet élément un droit de l'intimé à des commissions sur les affaires des bureaux régionaux de X.________ SA. Faute de motivation, leur critique est irrecevable. Pour le surplus, les recourants se bornent à répéter que l'interprétation cantonale se trouve en contradiction flagrante avec les "déclarations des parties en cours de procédure", "l'intégralité des pièces du dossier", et "l'attitude de l'intimé", sans autre précision. Une telle argumentation est irrecevable, les recourants devant au contraire indiquer les pièces et les déclarations sur lesquelles ils se fondent pour démontrer l'arbitraire d'une constatation. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher dans le dossier un éventuel fondement aux griefs soulevés (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 122 I 70 consid. 1c p. 73 et la jurisprudence citée). Le grief d'appréciation arbitraire des preuves se révèle donc infondé, dans la mesure où il est recevable.