Citation: U 364/00 30.04.2001 E. A

A.- V.________, née le 5 octobre 1965, a travaillé dès le 1er décembre 1990 en qualité d'infirmière au service de la Clinique X.________. A ce titre, elle était assurée par la BERNOISE Assurances pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 12 février 1996, V.________ fut victime d'un accident de la circulation routière, au cours duquel le véhicule qu'elle conduisait, correctement arrêté à un feu rouge, fut percuté par l'arrière par une voiture dont la conductrice était en état d'ivresse. Transportée à l'Hôpital régional de B.________, où elle est restée en observation pendant 24 heures, elle fut examinée par le docteur M.________, lequel n'a pas constaté de lésions osseuses. Dans un rapport médical initial LAA du 4 mars 1996, ce praticien a diagnostiqué une commotion cérébrale et un traumatisme de type «coup du lapin» à la colonne cervicale. Selon un rapport complémentaire du 1er avril 1996, il s'agissait d'une distorsion cervicale. Le cas fut pris en charge par la BERNOISE. Après avoir repris son activité d'infirmière en psychiatrie, d'abord à 50 % dès le 28 février 1996 puis à 100 % à partir du 16 avril 1996, V.________ fut victime le 2 juillet 1996 d'une agression de la part d'un patient, dont elle reçut des coups. Souffrant de douleurs cervicales chroniques, elle a continué d'être soignée par la doctoresse P.________, spécialiste FMH en médecine générale à B.________. Totalement incapable de travailler du 28 avril au 2 mai 1997, l'assurée a été en traitement auprès du docteur W.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologue à B.________, de décembre 1996 à mars 1998. Hospitalisée à la Clinique Y.________ du 12 juin au 9 juillet 1998, elle a présenté depuis le 1er avril 1998 des périodes d'incapacité totale ou partielle de travail. Selon un rapport du docteur W.________ du 25 juillet 1998, où le rhumatologue a répondu à un questionnaire de la BERNOISE, le traitement médical dû à l'accident pouvait être considéré comme terminé à fin avril 1998. La BERNOISE a confié une expertise à la doctoresse F.________, spécialiste FMH en neurologie à N.________. Dans un rapport du 25 janvier 1999, ce praticien a diagnostiqué un syndrome cervical douloureux résiduel, lequel était en relation de causalité avec l'accident du 12 février 1996. Par décision du 10 août 1999, la BERNOISE a avisé V.________ qu'elle allouait des prestations jusqu'au 27 avril 1998, date à laquelle les douleurs physiques devaient être considérées comme guéries et l'état antérieur rétabli. Elle refusait toutes prestations pour les troubles psychiques, ceux-ci n'étant pas en relation de causalité adéquate avec l'accident du 12 février 1996. V.________ a formé opposition contre cette décision. De son côté, VISANA, assureur-maladie de la prénommée, en a fait de même. Par décision du 20 décembre 1999, la BERNOISE a rejeté les oppositions, au motif que les troubles actuels n'étaient plus en relation de causalité adéquate avec l'accident du 12 février 1996, dès lors que le statu quo sine était atteint depuis le 26 avril 1998, date à laquelle le droit aux prestations avait pris fin.