Citation: 4A_368/2022 E. 6

Dans un troisième et dernier moyen, la recourante soutient que l'autorité précédente aurait violé l'art. 336 al. 1 CO en qualifiant le congé litigieux d'abusif. Dans une critique mêlant de manière inextricable les faits et le droit, la recourante fait valoir que l'intimé, en sa qualité de cadre et de supérieur hiérarchique de D.________, aurait lui-même dû aider son employeur à prendre les mesures nécessaires pour aplanir le conflit interpersonnel. Elle fait en outre valoir que le licenciement n'est pas abusif puisque l'intimé a manifesté son intention de ne pas vouloir revenir travailler. Ce faisant, l'intéressée fonde son argumentation sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. En particulier, il n'est pas établi que l'intimé, engagé en qualité d'assistant de direction, aurait effectivement occupé une fonction de cadre respectivement qu'il aurait été le supérieur de D.________. La cour cantonale n'a pas davantage constaté que l'intimé aurait refusé de revenir travailler. Ainsi formulé, le grief examiné ne saurait dès lors prospérer. Pour le reste, on relèvera que la cour cantonale a jugé que les demandes légitimes formulées par l'intimé avaient conduit à son licenciement, de sorte qu'il existait un lien de causalité entre ces deux éléments. Or, déterminer s'il existe un rapport de causalité naturelle est une question de fait, que le Tribunal fédéral ne peut corriger que si elle se révèle arbitraire (ATF 136 III 513 consid. 2.6). Pourtant, la recourante n'invoque pas l'arbitraire. En tout état de cause, elle ne parvient pas à démontrer que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant un lien de causalité entre, d'une part, le licenciement de l'intimé et, d'autre part, le conflit opposant D.________ et l'intimé ainsi que les revendications de ce dernier à cet égard. Pour le surplus, la recourante échoue à établir que le congé donné pour le motif établi dans l'arrêt attaqué ne serait pas abusif.