Citation: 5A_432/2024 E. 5.1

5.1. La Cour de justice a jugé que le Tribunal n'était pas fondé à comptabiliser le produit de la vente de l'appartement "S.________" dans les biens propres de l'ex-épouse " par simplification des calculs ", sans déterminer au préalable les raisons de l'attribution de ce montant à cette masse, puisque les parties s'opposaient sur cette question. Or l'ex-épouse se contentait d'alléguer avoir utilisé le produit de la vente de son appartement "S.________" pour l'acquisition de l'appartement "P.________", sans apporter la moindre preuve d'un tel remploi. La vente de ce premier bien était intervenue après l'acquisition du second, de sorte qu'il était exclu que le produit de la vente ait pu financer cette acquisition. Quant à savoir si ce produit avait pu servir à financer les aménagements ultérieurs, il appartenait le cas échéant à l'ex-épouse de démontrer un éventuel remploi. Celle-ci se contentait toutefois d'indiquer qu'un remploi était " établi ", sans fournir de preuve permettant d'étayer ses allégations. Faute pour l'ex-épouse d'apporter cette preuve, c'était à tort que le Tribunal avait comptabilisé un montant de 78'300 fr. à titre de créance de ses biens propres envers ses acquêts. En outre, comme soutenu à raison par l'ex-mari, l'ex-épouse n'avait ni allégué ni démontré que le produit de la vente existait encore et qu'il n'avait pas été mélangé avec ses acquêts, ce qui aurait au demeurant été contradictoire avec son raisonnement.