Citation: 4C.97/2004 23.06.2004 E. 2

La recourante reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir commis une inadvertance manifeste au sens de l'art. 63 al. 2 OJ en retenant qu'à l'issue de l'audience de comparution des parties, celles-ci ont persisté dans leurs conclusions "sans solliciter l'ouverture d'enquêtes". Elle prétend que dans ses "conclusions motivées après comparution personnelle", son conseil d'alors a notamment requis l'audition de témoins sur les faits exposés dans sa demande en libération de dette. 2.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b). 2.2 Par le moyen de l'inadvertance manifeste, la recourante tend en réalité à ce que le Tribunal fédéral contrôle l'application du droit cantonal, qui a conduit la Cour de justice à retenir que, dans l'acte de procédure invoqué, la demanderesse n'a pas requis l'ouverture d'enquêtes. L'interprétation de la loi cantonale de procédure n'a rien à voir avec l'inadvertance de l'art. 63 al. 2 OJ (cf. Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, tome II, n. 5.3 ad art. 63 OJ, p. 569). Le grief n'a aucun fondement.