Citation: 1B_228/2022 E. 2.2

2.2. L'instance précédente pouvait également refuser d'entendre B.________ comme témoin dans la mesure où celle-ci s'était déjà exprimée lors des débats sur sa relation actuelle avec le recourant, précisant qu'il n'était pas un violeur, qu'il avait mis en place des stratégies pour éviter d'être violent, qu'il avait manifesté un "net changement" et n'avait plus d'épisodes de colère. Ces déclarations se rapportaient certes à la culpabilité du recourant, mais pouvaient également être pertinentes sous l'angle du risque de réitération. En outre, l'avocat du recourant a produit, en procédure de recours, une lettre circonstanciée de B.________, datée du 29 mars 2022, dans laquelle celle-ci s'exprime à nouveau et en détail sur sa relation avec le recourant. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, dénuée d'arbitraire (ATF 141 I 60 consid. 3.3; 136 I 229 consid. 5.3), considérer que le témoignage requis n'apporterait pas d'élément nouveau. Par conséquent, le grief de violation du droit d'être entendu peut être rejeté.