Citation: 4C.246/2000 04.12.2000 E. 3

3.- a) On relèvera d'emblée que le recours, en méconnaissance totale des exigences des art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ, est truffé d'affirmations de fait qui ne trouvent aucune assise dans l'arrêt attaqué et qui, partant, sont irrecevables. Il ne sera ainsi pas tenu compte des arguments fondés sur le fait que la recourante ignorait que le droit aux prestations de la demanderesse se révélerait limité à 120 jours, que cette dernière souffrait d'une maladie antérieure à son engagement par la Résidence A.________ et à son entrée dans l'assurance conclue par celle-ci avec Y.________, ou que cette maladie avait fait l'objet d'une réserve que seule la salariée connaissait. b) L'art. 333 CO prévoit que si l'employeur transfère l'entreprise à un tiers, les rapports de travail passent à l'acquéreur avec tous les droits et obligations qui en découlent, au jour du transfert. En l'espèce, on ne se trouve pas dans un cas où l'application de cette disposition pose problème. En effet, après le transfert de X.________ par la Résidence A.________ à la défenderesse, devenu effectif le 1er novembre 1998, cette dernière a conclu à fin décembre 1998 un nouveau contrat de travail avec la demanderesse. Ce second contrat remplaçait le précédent. A propos de l'assurance perte de gain en cas de maladie, semblable en tous points aux dispositions de la CCT applicable aux parties, il prévoyait le versement d'une indemnité journalière en cas de maladie équivalant au 100% du salaire durant les 12 premiers mois et de 80% du 13ème au 24ème mois. En allouant à la demanderesse les montants dus en application de ces dispositions contractuelles, la cour cantonale a correctement appliqué le droit fédéral. Le recours se révèle mal fondé. On peut le rejeter en se contentant de renvoyer aux motifs de l'arrêt attaqué (art. 36a al. 3 OJ): la défenderesse a omis de conclure au bénéfice du travailleur une assurance correspondant aux dispositions contractuelles et aux engagements qu'elle a pris. Dans ces conditions, elle doit réparer le préjudice subi par l'intéressé et lui verser les montants que l'assurance aurait payés (ATF 124 III 126 consid. 4 p. 133). Même si, comme en l'occurrence, le contrat a pris fin avant l'épuisement du droit du travailleur à une indemnité, ce dernier peut prétendre être pleinement indemnisé (même arrêt, consid. 3b). C'est par conséquent à juste titre que la cour cantonale a alloué à la demanderesse la pleine indemnité qui lui avait été promise contractuellement en conformité aux dispositions de la CCT.