Citation: 2C_597/2023 E. 4.7.3

4.7.3. Pour ce qui est des extraits concernant la plaignante et comme l'indique à juste titre la décision entreprise, ils émanent de vidéos toutes disponibles sur internet, et sont correctement référencés. Or, contrairement à ce que soutient la recourante, les extraits n'ont pas été sortis de leur contexte, déformés, ou présentés de manière mensongère, mais reflètent bien les propos tenus. Sous réserve du terme "délirant" utilisé une fois, ils ne sont pas commentés de manière négative. Rien ne laisse penser que la recourante serait elle-même assimilée à des comportements violents ou des incitations à la violence. De plus, l'autorité de plainte a retenu, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la rédaction de "Temps Présent" avait bien pris contact avec la recourante, en lui adressant deux courriels à son adresse électronique indiquée sur son site officiel, étant rappelé que l'intéressée est très active sur les réseaux sociaux. Celle-ci le conteste d'une manière purement appellatoire (cf. supra consid. 3). Il convient donc d'admettre, à l'instar de l'autorité de plainte, que l'occasion a été donnée à la recourante de prendre position et de faire valoir son point de vue. A cela s'ajoute que la voix off a précisé que la recourante n'avait pas répondu aux sollicitations des journalistes de sorte que le public a été correctement informé sur ce point. En outre, la position de la recourante est exprimée dans le reportage (cf. infra consid. 4.7.5).