Citation: 6B_146/2020 E. 1.3.4

1.3.4. Le recourant ne saurait invoquer des prétendues rétractations de l'intimée alors même qu'il est établi que celle-ci a subi de fortes pressions familiales en ce sens, ce qui a justifié la mise en place d'une curatelle, l'hospitalisation de la victime puis son placement en famille d'accueil. L'argumentation est d'autant plus téméraire du fait qu'il a, d'une part, adressé un courrier « anonyme » clamant son innocence et accusant sa petite-fille d'être une menteuse et, d'autre part, entrepris du chantage affectif auprès de son épouse et de sa fille, ainsi que des menaces de suicide, leur faisant comprendre que, s'il n'était pas remis immédiatement en liberté, son épouse irait au-devant de sérieuses difficultés financières et que sa fille aurait à en pâtir par ricochet (cf. jugement entrepris consid. 5.4 p. 16; 11.1 et 11.2 p. 32; 11.5 p. 34; 14.7.6 p. 43; jugement de première instance consid. 15 p. 32 et 16.9.1 p. 38). Cela étant, le recourant est irrecevable à nier toute pression sur l'intimée, en se fondant, d'une part, sur un prétendu « soutien inconditionnel » qu'aurait exprimé E.________ alors que l'exact opposé ressort du jugement entrepris (art. 105 al. 2 LTF; cf. supra let. B.f et B.k), et en prétendant, d'autre part, que son incarcération depuis 2017 rendrait impossible de telles pressions de sa part, sans pour autant contester son implication dans la rédaction ou l'envoi de la lettre anonyme du 13 octobre 2018. Au vu de ce qui précède, en tant que le recourant affirme qu'il « aurait été opportun de procéder à une nouvelle audition de B.________ ou à une nouvelle expertise de crédibilité »en lien avec les pressions exercées sur elle, sans avancer le moindre motif en ce sens, ni invoquer de violation d'un droit procédural, son grief est irrecevable sur ce point.