Citation: 1B_571/2012 E. B

Par ordonnance du 30 août 2012, la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan a partiellement admis le recours formé par A.________ (laissant indécise la question de sa qualité pour agir) et par sa société, en ce sens qu'une violation du principe de célérité a été constatée vu les retards importants dans l'instruction. Pour le surplus, la décision de non-entrée en matière a été confirmée. Une cession de créance était possible sans le consentement du débiteur et la vente aux enchères des immeubles gagés avait été réalisée conformément au droit de la faillite. Rien n'empêchait le rachat du capital-actions de H.________; ce rachat avait fait l'objet d'une décision de l'autorité de surveillance, puis d'un arrêt du Tribunal fédéral du 10 juin 2005 (7B.69/2005). Aucun document ne permettait de déterminer la quantité de vin qui restait encore en cave lors de la reprise de H.________ par D.________, E.________, F.________; les repreneurs de la société pouvaient de toute façon s'estimer propriétaires du vin restant, de sorte qu'il n'y avait pas de dessein d'enrichissement illégitime. Les autres éléments de l'ordonnance de non-entrée en matière n'étaient pas contestés, la vente d'une parcelle n'étant au demeurant pas visée dans les dénonciations.