Citation: 8C_424/2019 E. 4.1.2

4.1.2. La juridiction cantonale a considéré pour sa part que pour la période du 1 er avril au 30 juin 2016, le recourant avait rendu vraisemblable une activité à plein temps avec une rémunération mensuelle de 4000 fr. bruts, que la rémunération des vacances non prises était prévue ex lege et devait donc être comprise dans la créance du recourant et que le droit au 13 e salaire n'avait pas été rendu suffisamment plausible au sens de l'art. 74 OACI. Elle a également retenu que les décomptes des 18 novembre 2016 et 31 mars 2017 ne prenaient pas en considération les montants effectivement perçus par le recourant entre le 1 er avril et le 30 juin 2016, soit trois fois 1600 fr. nets, étant relevé que l'assuré avait confirmé lors de l'audience d'instruction avoir reçu en main propre une partie de sa rémunération. La juge de première instance a à nouveau calculé le montant dû à titre d'indemnité en cas d'insolvabilité de la manière suivante: 1333 fr. 30 (4000 fr. / 30 x 10) pour le mois d'avril, 2 x 4000 fr. pour les mois de mai et juin, 5500 fr. pour le mois de juillet et 3548 fr. 40 (5500 fr. / 31 x 20) pour le mois d'août, soit une somme totale de 18'381 fr. 70. Il convenait d'ajouter à ce montant l'indemnité de vacances dues, à savoir 1531 fr. 20 (18'381 fr. 70 x 8,33 %), puis de soustraire la somme des salaires effectivement perçus, soit 1600 fr. nets pour chacun des mois d'avril à juin 2016, au pro rata du nombre de jours déterminants. Convertis en un montant brut (1706 fr.), indemnités de vacances comprises (1706 fr. x 8,33 %), le total des salaires à soustraire s'élevait à 4312 fr. 25 (1848 fr. 10 / 30 x 10 pour le mois d'avril, plus 2 x 1848 fr. 10 pour les mois de mai et juin). Au total, l'indemnité due pour la période du 21 avril au 20 août 2016 s'élevait à 15'600 fr. 65 bruts, de sorte que le montant soumis à restitution était de 5690 fr. 15 (21'290 fr. 80 - 15'600 fr. 65).