Citation: 1C_431/2017 E. 2.2

2.2. Les recourants avaient demandé la production des procès-verbaux de la séance lors de laquelle le conseil exécutif communal avait adopté, en amont du législatif communal, la planification litigieuse. La cour cantonale a jugé ces documents inutiles, le dossier comprenant un extrait du protocole de l'assemblée primaire, organe législatif communal, du 3 juin 2013 relatif à l'approbation des modifications du PAZ et du RCC. Devant le Tribunal fédéral, les recourants ne précisent pas en quoi ces documents seraient nécessaires à la compréhension de la cause. Ils se bornent à exiger un dossier "véritablement complet" sans exposer ce qu'ils entendent tirer de ces documents de travail. Appellatoire, le grief est mal fondé. Les recourants se plaignent également de l'absence d'étude d'impact de la planification contestée sur l'agriculture dans la région concernée. La cour cantonale a jugé que l'incidence de la seule extension de la zone de golf était négligeable, de sorte qu'une telle étude ne se justifiait pas, les recourants s'en prenant en réalité au PAD entré en force qui ne fait pas l'objet de la présente procédure. Devant le Tribunal fédéral, les recourants font valoir que l'extension de la zone de golf constitue une aggravation de la situation découlant du PAD déjà en force. Ils ne donnent toutefois pas plus de précisions sur ce qu'ils entendent démontrer en la présente cause par une telle étude, qui permettrait de faire admettre leurs arguments. A l'appui de leur grief, les recourants dénoncent une liste d'"inexactitudes" en sept points, dont aucune n'est mise en corrélation avec l'étude d'impact requise. Le rejet par la cour cantonale de cette réquisition de preuve n'est donc pas critiquable. Les recourants souhaitaient faire produire le dossier de la construction agricole projetée en remplacement du bâtiment qui, en vertu de l'extension de la zone de golf, perdra sa vocation agricole. Ils font valoir que cette opération va fausser le marché des terres agricoles, ce en quoi ils seraient directement touchés par la décision attaquée. Comme on le verra ci-dessous (consid. 8), quand bien même cette problématique serait avérée, cela ne leur donnerait pas qualité pour se plaindre de cet aspect de la planification litigieuse, de sorte qu'une telle mesure d'instruction est sans pertinence en l'occurrence. Les recourants déplorent ensuite l'absence d'inspection locale sans exposer en quoi celle-ci aurait été nécessaire. Ils n'allèguent à ce propos que des considérations générales au titre desquelles une autorité de recours ne pourrait statuer sans avoir visité les lieux. Insuffisamment motivé, le grief est rejeté. Enfin, les recourants considèrent qu'aurait également dû être versé au dossier l'inventaire des "constructions et autres aménagements réalisés sans autorisation ou contrairement au droit dans la zone de golf". Ils entendent apparemment dénoncer une pratique qu'ils considèrent illicite - ce qu'ils allèguent de façon appellatoire - pour la zone de golf existante, dont l'agrandissement constituerait selon eux une aggravation. Ici encore, ils ne donnent aucune explication quant à l'incidence que de tels éléments pourraient avoir sur le secteur nouvellement affecté en zone de golf - seul en cause ici - ni quant à l'éventuelle incidence de cette prétendue pratique sur leur admission à présenter des griefs relatifs cette nouvelle zone de golf. Il n'y a donc pas lieu de constater une violation de leur droit d'être entendus pour ce motif.