Citation: 5A_456/2022 E. 5.2.2

5.2.2. La recourante soutient également que sa charge fiscale aurait été établie de manière manifestement inexacte. 5.2.2.1. La cour cantonale a retenu que le premier juge avait estimé la charge fiscale à 2'000 fr. par mois pour la période antérieure à février 2022, puis à 1'416 fr., ce qui n'était pas critiquable, compte tenu des contributions d'entretien fixées et des déductions usuelles à faire valoir, notamment les frais professionnels, médicaux ou encore les primes d'assurance-maladie (estimation selon la calculette mise à disposition par l'Administration fiscale cantonale). La recourante ne formulait d'ailleurs aucun grief probant à l'encontre des montants retenus et se limitait à opposer ses propres calculs à cet égard. 5.2.2.2. En l'occurrence, la recourante ne critique pas le montant de 2'000 fr. qui lui a été alloué pour la période antérieure au mois de février 2022, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). Pour ce qui est de la période postérieure à cette date, la critique est d'emblée infondée en tant qu'elle se base sur des éléments qui n'ont pas valablement été remis en cause (cf. supra consid. 5.1 et 5.2.1). Pour le surplus, si elle fait valoir qu'il aurait fallu procéder à un " calcul itératif " pour évaluer le plus précisément son budget effectif, force est de constater que la recourante ne démontre pas de manière conforme aux exigences de motivation susrappelées (art. 106 al. 2 LTF) qu'après acquittement des impôts sur la totalité de ses revenus, elle ne disposerait plus d'un montant suffisant pour couvrir l'ensemble de ses autres charges et ne pourrait ainsi maintenir son train de vie (arrêt 5A_127/2017 du 29 juin 2017 consid. 3.3 et les références). La critique, infondée, doit donc être rejetée dans la mesure de sa recevabilité.