Citation: 1C_287/2018 E. 4

Toujours sous l'angle de la contestation des faits, les recourants soutiennent que la cour cantonale aurait à tort retenu que le recourant A.________ avait donné son accord aux travaux d'agrandissement finalement réalisés. Ils soutiennent plus précisément que l'accord du prénommé, manifesté par la signature des plans, n'englobait ni le mur de soutènement ni la pose de dalles au sol. A teneur du dossier, l'accord du prénommé a été requis pour éviter la mise à l'enquête publique des agrandissements envisagés par l'intimé, dans le courant de l'hiver 2012. Le consentement ne joue en revanche aucun rôle s'agissant de la conformité de l'aire de manoeuvre, sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir pour les motifs déjà exposés (cf. consid. 3.2). Quand au mur de soutènement, celui-ci n'apparaît a priori pas sur les plans de l'enquête complémentaire signés par le recourant A.________. Néanmoins, la prétendue absence d'accord est à ce stade sans incidence sur le sort du litige: ce mur de soutènement doit en effet - on l'a vu (cf. consid. 3.3) - encore faire l'objet d'un examen complet par les autorités compétentes.