Citation: 1C_536/2023 E. 3.3.3

3.3.3. En ce qui concerne les accès entre le garage et les habitations sis au rez-de-chaussée et à l'étage des bâtiments A et B, le Tribunal cantonal a expliqué que l'art. 16 al. 2 let. k RCAT - a contrario - posait le principe général selon lequel les couloirs et escaliers desservant des surfaces utilisées pour l'habitation ou des activités professionnelles devaient être comptés dans la SBPU. Il n'apparaît ainsi pas indéfendable de comprendre l'art. 16 al. 2 let. l RCAT comme une exception à ce principe en ce sens que les couloirs et escaliers ne sont pas pris en compte lorsqu'ils ont pour unique fonction l'accès à un garage, même s'ils desservent des surfaces utilisées pour l'habitation ou des activités professionnelles, ni de considérer, avec la commune, qu'il s'agit alors d'accès de service se distinguant d'un couloir donnant sur l'extérieur, comptant quant à lui dans la SBPU. A ce cela s'ajoute enfin, comme l'a retenu le Tribunal cantonal, que cette interprétation correspond à la pratique de la municipalité, qui dans ce domaine bénéficie d'un large pouvoir d'appréciation (cf. arrêts 1C_279/2019 du 9 avril 2020 consid. 2.1.2 et 2.1.3; 1C_450/2018 du 11 décembre 2019 consid. 3.1.3). Certes les recourants le contestent; ils se contentent cependant d'affirmer que les plans et dossiers produits par la commune (cf. dossier cantonal, pièces produites par la constructrice le 8 avril 2022) attesteraient du contraire; à l'examen et à défaut d'explications complémentaires, cette lecture des plans n'apparaît toutefois pas évidente. Dans ces conditions, la critique est rejetée.