Citation: 6B_61/2024 E. 4.3.4

4.3.4. Le recourant soutient en outre que, compte tenu de son statut de frontalier et du bien juridique protégé par l'art. 115 LEI, son séjour illégal ne constitue qu'une faible atteinte à l'ordre juridique suisse, de sorte qu'une peine privative de liberté ne se justifierait pas. Quand bien même la jurisprudence reconnaît que les critères applicables au choix de la peine sont les mêmes que ceux qui fondent la mesure de celle-ci, les considérations ayant trait à la culpabilité de l'auteur, dont fait notamment partie la gravité de l'atteinte portée au bien juridique protégé, ne sont pas décisives pour le choix de la sanction (cf. ATF 147 IV 241 consid 3.2). C'est en effet principalement pour des motifs de prévention spéciale que la cour cantonale a confirmé le genre de peine infligé par le tribunal de première instance, de sorte que la gravité de l'acte du recourant ne revêt qu'une importance secondaire. Celle-ci n'est d'ailleurs pas minime, puisque le recourant a séjourné illégalement en Suisse sur une période de plus de deux ans. Il ne saurait ainsi se prévaloir de l'absence de caractère particulièrement grave de ses actes pour établir que la cour cantonale a violé le droit fédéral en lui infligeant une peine privative de liberté plutôt qu'une peine pécuniaire. Partant, son grief est rejeté.