Citation: 2P.318/2001 14.12.2001 E. 2

2.- Le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir violé son droit d'être entendu en écartant sa réquisition d'audition de témoins. Il s'agit d'un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en priorité. a) Le recourant n'invoquant pas la violation d'une disposition cantonale relative au droit d'être entendu, son grief doit être examiné exclusivement à la lumière des principes déduits directement de l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16), dont le Tribunal fédéral examine librement le respect (ATF 127 III 193 consid. 3 p. 194). Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. , comprend notamment le droit pour l'intéressé de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes et de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (cf. ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16). Au surplus, la jurisprudence admet que le droit d'être entendu n'empêche pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (cf. ATF 124 I 208 consid. 4a p. 211). b) Le Tribunal administratif a considéré que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été respecté par la Direction générale, mais que cette violation avait été réparée devant lui. Il a cependant écarté la mesure d'instruction que le recourant avait requise de la Direction générale, soit l'audition de six témoins: MM. A.________, B.________, C.________, D.________, E.________ et F.________. Il a estimé leur témoignage inutile parce que ces personnes étaient étrangères au Centre et n'avaient pas la qualité d'examinateurs à l'examen final du Centre; au surplus, l'intéressé avait produit des attestations écrites émanant de ces gens. En réalité, seuls deux des témoins se sont exprimés par écrit, mais ce n'est pas déterminant. Aucune des personnes dont le recourant a demandé l'audition n'a assisté à son examen. Or, le candidat doit être jugé sur la prestation qu'il a fournie durant l'examen, et non pas sur la façon dont il a préparé son interrogation ou sur la manière dont il a exposé son sujet librement, une fois l'examen terminé. L'intéressé ne saurait échapper à cette règle. Dès lors, l'audition de témoins demandée par le recourant n'était pas pertinente. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée y a renoncé. c) Compte tenu de ce qui vient d'être dit, il y a lieu également de rejeter la mesure d'instruction requise par le recourant et tendant à ce que l'autorité de céans procède à l'audition des témoins susmentionnés.