Citation: 8C_173/2023 E. 5.2

5.2. Les juges cantonaux ont considéré que la recourante n'avait certes plus exercé d'activité lucrative depuis 2012. Toutefois, ils ont constaté qu'elle bénéficiait d'une formation certifiée d'employée de bureau, qu'elle avait également été formée au métier de réceptionniste et qu'elle avait oeuvré dans des secteurs variés tout au long de son parcours professionnel (travail de bureau, vente de chaussures, activité de réception, hôtellerie, pressing, reliure, ménage, aide à la personne), dans trois pays différents, montrant ainsi une capacité d'adaptation considérable. On devait par ailleurs admettre que les limitations fonctionnelles retenues, si elles ne pouvaient pas être négligées, étaient néanmoins compatibles avec un nombre d'activités n'impliquant pas nécessairement d'adaptations particulières, notamment dans l'un des domaines de réinsertion évoqués par le Service de réadaptation de l'intimé. Ainsi, compte tenu du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrait le marché du travail en général et le marché du travail équilibré en particulier, on devait reconnaître qu'un nombre significatif d'entre elles, ne nécessitant aucune formation spécifique, était adapté aux problèmes de santé de la recourante. De telles activités étaient de surcroît, en règle générale, disponibles sur le marché équilibré du travail indépendamment de l'âge (arrêt 9C_695/2010 du 15 mars 2011 consid. 6.3 et les références citées). A la lumière de l'ensemble de ces éléments, il était raisonnablement exigible de la recourante qu'elle retrouve une activité adaptée malgré son âge.