Citation: 6B_233/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a retenu la version des faits que l'intimé avait décrite, celui-ci ayant présenté, sur le contexte dans lequel s'étaient inscrits les faits litigieux, un récit constant et cohérent, qui était corroboré de surcroît par plusieurs pièces et témoignages (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.1 et 3.2.2 p. 16 ss). Il était ainsi établi que, le 5 décembre 2018, devant les immeubles nos x et y de la rue U.________, à V.________, le recourant avait bloqué le passage de l'intimé, lequel était accompagné de son fils âgé de 7 ans. Le recourant, qui était depuis plusieurs semaines en conflit avec l'intimé au sujet de l'appartement qu'il lui sous-louait, tenait alors à la main la plaquette nominative qu'il venait d'arracher de la boîte aux lettres de l'appartement. Alors que le recourant lui avait demandé la raison pour laquelle il ne payait pas son loyer, l'intimé lui avait rétorqué qu'il ne pouvait pas s'exécuter sans quittance. Le recourant avait à ce moment asséné à l'intimé un coup de poing au visage avec sa main gauche fermée et avait ainsi touché le côté de l'oeil droit, faisant tomber ses lunettes. Ensuite, le recourant l'avait fortement poussé avec les deux mains à hauteur du thorax, le faisant chuter, puis lui avait asséné un coup avec son pied droit au niveau de la cuisse gauche. Sur ce, il l'avait menacé: "La prochaine fois, je vais te tuer, j'ai le pistolet", en mettant sa main droite dans son dos. Il lui avait montré la plaquette de la boîte aux lettres en lui affirmant qu'il ne pouvait pas l'utiliser pour son courrier. Lui prenant ses lunettes, il avait quitté les lieux. Le fils de l'intimé avait assisté à la scène et avait eu peur que le "méchant monsieur" revienne. Il avait été suivi durant trois mois par une psychologue (cf. arrêt attaqué, ad "En fait", let. B.h p. 7 s.).