Citation: H 225/00 13.02.2001 E. 1

Par ailleurs, en réponse aux arguments que le recourant développe pour la première fois en instance fédérale au sujet de la pertinence de sa demande de suspension, il y a lieu de considérer qu'il était effectivement inutile d'attendre les conclusions de l'expertise comptable ordonnée au plan pénal. La situation financière dans laquelle se trouvait la société avant qu'il n'entre au conseil d'administration en 1994 est en effet, contrairement à son opinion, sans pertinence dans le cadre de la présente procédure. Car seul est décisif, sous l'angle de l'art. 52 LAVS, le point de savoir si une négligence grave peut lui être reprochée, en ce sens qu'il n'aurait pas veillé avec l'attention voulue, durant la période où il était viceprésident du conseil d'administration de D.________ SA, au règlement régulier des cotisations sociales dues par la société à la caisse intimée. Or, comme il sera démontré dans le cadre de l'examen au fond (infra consid. 3c), les éléments au dossier sont suffisants pour trancher cette question, si bien que les premiers juges pouvaient, par appréciation anticipée des preuves, rejeter la demande de suspension de la procédure cantonale, tout comme ils pouvaient également se passer d'administrer les preuves proposées par le recourant. Par identité de motif, la requête tendant à la suspension de la procédure en instance fédérale doit être rejetée (art. 135 OJ appliqué en corrélation avec les art. 40 OJ et 6 al. 1 PCF).