Citation: 5A_787/2017 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a constaté que le recourant se limitait à alléguer qu'il était totalement incapable de travailler en raison de " problèmes d'hypertension, de dos, mais également de troubles de nature psychique ". Il ne précisait pas en quoi consistaient ces troubles ni à quoi ils étaient dus, quand ils étaient apparus, comment ils avaient évolué, ni en quoi ils rendraient quel type d'activité professionnelle impossible. Examinant les certificats médicaux produits par le recourant, les juges précédents ont constaté qu'ils ne fournissaient pas davantage de réponse à ces questions. L'attestation médicale établie le 22 décembre 2014 par le Dr D.________, médecin traitant du recourant, décrivait des problèmes médicaux de manière floue, sans indiquer la moindre cause à ces problèmes. Il était par ailleurs incompréhensible que ce médecin préconise l'arrêt total du travail alors que le recourant alléguait n'avoir jamais travaillé au Liban. Les certificats médicaux produits le 14 avril 2016, ainsi que ceux annexés à l'écriture du 19 octobre 2016 et à l'appel du 3 mai 2017, étaient tout aussi lacunaires. Ils n'indiquaient pas la cause de l'incapacité ni ne précisaient en quoi quel type d'activité n'était plus possible, ni quel examen avait conduit à la conclusion d'incapacité de travail. Quoi qu'il en soit, la maladie alléguée par le recourant ne l'avait pas empêché de se déplacer, en mars 2016 ainsi que de novembre 2016 à mi-avril 2017, entre le canton de Neuchâtel et celui de Genève pour consulter des médecins. Il était par ailleurs étonnant qu'un médecin genevois ait, le 30 mars 2016, constaté une incapacité de travail de 32 jours, alors que, trois jours plus tôt, un médecin neuchâtelois avait attesté une incapacité de travail pour une durée de 7 jours. Le même étonnement demeurait face aux sept certificats produits à l'appui de l'appel, puisque celui établi par le médecin neuchâtelois attestait une incapacité de travail de 5 jours alors que les six autres établis par le médecin genevois constataient systématiquement une incapacité d'un mois. Aucun élément susceptible d'éclaircir ce point ni d'expliquer les déplacements à V.________, alors que le recourant était domicilié à U.________, n'avait été fourni. Hormis le caractère minimaliste et lacunaire des certificats médicaux produits, il convenait encore de tenir compte du fait que la jurisprudence invitait à apprécier avec réserve l'avis émis par un médecin traitant vu la relation de confiance induite par le lien thérapeutique.