Citation: 6B_1040/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que l'alarme concernait l'eau bue par les habitants de la région visée et qu'elle se rapportait au réseau de distribution d'eau potable des communes concernées. De même que l'avait déjà retenu la cour cantonale, le recourant joue sur les mots lorsqu'il soutient qu'il n'aurait jamais évoqué l'existence d'une pollution dans le réseau de distribution d'eau potable des communes concernées ou que leurs habitants boiraient de l'eau polluée. La cour cantonale a retenu, à raison, que l'alerte à l'empoisonnement était évidente. En effet, dans sa lettre anonyme du 31 janvier 2017 adressée au Conseiller d'Etat et "à quelques autres destinataires", le recourant avait écrit "aujourd'hui je suis en mesure d'affirmer que la nappe phréatique est gravement polluée et que l'eau fournie à des milliers de ménages vaudois est totalement impropre à la consommation (voire les annexes) ". Partant, les critiques du recourant doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables.