Citation: 2C_613/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a commencé à dépendre de l'aide sociale - à tout le moins par intermittence - dès la fin de l'année 2012. Depuis lors, il s'est endetté à hauteur de plus de 110'000 fr. à ce titre. Il est enfin peu probable que sa situation financière s'améliore à l'avenir, étant précisé qu'il n'a pratiquement plus jamais travaillé depuis 2015 et que l'avertissement dont il a fait l'objet en 2019 de la part du Service cantonal n'a eu aucun véritable effet sur sa volonté de redevenir quelque peu indépendant financièrement. Pourtant, comme on l'a vu, l'Office AI a estimé depuis 2019 que le recourant était apte à travailler à 100 %. Dans ces conditions, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il prétend que sa dépendance à l'aide sociale s'explique par ses problèmes de santé. Si ceux-ci ont peut-être joué un rôle, ils n'ont en tout cas pas été déterminants à eux seuls. Cette dépendance à l'aide sociale, qui est donc imputable au recourant, à tout le moins en partie, pèse sur les finances de l'État, si bien qu'il existe des motifs sérieux à son renvoi de Suisse, lesquels sont au demeurant expressément reconnus par le législateur à l'art. 62 al. 1 let. e LEI.