Citation: I 554/98 19.01.2000 E. 1

travailler. Il ressort certes de ce document que l'intimé remplit une partie des divers critères évoqués plus haut pour jus- tifier le fait que la reprise d'une activité lucrative n'est pas exigible de sa part. Néanmoins, l'expert recon- naît que le diagnostic médical ne suffit pas pour expliquer l'incapacité de travail de l'intimé. Il impute au contraire celle-ci essentiellement aux difficultés socio-culturelles rencontrées en Suisse par l'assuré. Or, de telles difficul- tés constituent des facteurs dont l'assurance-invalidité n'a pas à répondre (ATF 107 V 21; RCC 1991, p. 332 ss con- sid. 3c). Dès lors, nonobstant les conclusions de l'expert, il y a lieu d'admettre que l'intimé est pleinement en mesu- re d'exercer une activité lucrative malgré ses troubles psychiques. Le jugement cantonal du 24 octobre 1996 qui aboutissait à la conclusion que depuis le 1er avril 1993 l'invalidité de l'intimé n'atteignait pas le seuil minimal de 40 % apparaît donc correct dans son résultat et doit être confirmé. Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé et le jugement attaqué doit être annulé.