Citation: 6B_470/2023 E. 2.6.1

2.6.1. La cour cantonale a considéré qu'une conversation textuelle WhatsApp entre le recourant et B.________ dès le 8 mars 2018, avait permis de relever la détresse de celui-ci, qui se savait surveillé. En outre, la réflexion du recourant du 23 mars 2018, démontrait au demeurant que ce dernier en était tout à fait au courant. Cette conversation établissait également que les deux hommes étaient habitués à changer de numéros de téléphone, sans doute dans le but de contrer les éventuelles mesures de surveillance techniques. Les différents sujets abordés dans cette conversation, de manière délibérément sibylline, soit "le truc" que fait B.________, "la casquette" avec qui le recourant déconseillait son ami d'être vu et l'affirmation du recourant de "maintenant ça repris un peu", permettaient de constater que les deux interlocuteurs étaient de mèche et que le recourant était bien au courant des activités délictueuses de son comparse, auquel il entendait apporter son soutien. Cette conclusion était enfin considérablement appuyée par les propres dires de B.________ qui, se sachant sous surveillance policière, cherchait à savoir qui l'avait dénoncé, soupçonnant à cet égard expressément le recourant, envers lequel il se montrait particulièrement véhément malgré leurs relations amicales, allant même jusqu'à lui demander sans ambages s'il n'était pas précisément en train de tout déballer aux autorités ("Tu fou quoi tu suce la PJ du valais"). Or, la cour cantonale, à l'instar du premier juge, ne concevait pas pour quel motif B.________ aurait pu craindre que le recourant ne parle s'il avait tout ignoré de ses activités illicites. Ce dernier manquait d'ailleurs d'exposer quelque explication un tant soit peu probante à ce propos.