Citation: 4A_349/2022 E. 3

Il convient tout d'abord d'examiner la légitimation active de A.A.________ pour l'action qu'il a déposée en 2019 à l'encontre de B.________. Dans sa décision, le Tribunal civil a notamment retenu que seul A.A.________, à l'exclusion de son épouse, avait mandaté B.________ afin d'entreprendre des démarches pour récupérer la somme versée. Il a ainsi rejeté le moyen tiré de la prétendue consorité active nécessaire de A.A.________ et son épouse pour l'action à l'encontre de B.________. La cour cantonale a relevé que, dans son appel, B.________ s'était limité à indiquer que le mandat lui avait été confié par les époux conjointement, et que c'était " en ce sens " que les co-propriétaires avaient répondu par leur lettre du 13 mars 2008. La cour cantonale a considéré que cette simple affirmation constituait difficilement une critique suffisante, et donc recevable, de la décision entreprise. Elle a ajouté que, de toute manière, les éléments figurant au dossier allaient dans le sens que seul A.A.________ avait confié un mandat à B.________ pour défendre ses intérêts s'agissant du montant de 50'000 fr. qu'il avait lui-même versé. Elle n'a toutefois pas tranché définitivement la question de l'identité du (des) mandant (s), puisqu'elle a admis l'appel pour un autre motif. Toutefois, la cour cantonale n'avait même pas à entrer en matière sur la problématique du (des) mandant (s). En effet, par la seule phrase que B.________ s'était contenté de formuler à cet égard dans son appel, il n'a en aucun cas critiqué valablement les considérations du Tribunal civil à ce sujet, qui semble avoir admis une représentation du couple par le mari. Dès lors, on doit retenir que seul A.A.________ a mandaté B.________ afin d'entreprendre des démarches pour récupérer la somme qu'il avait payée. Comme unique mandant, il disposait donc de la légitimation active pour déposer seul une action en responsabilité contre son mandataire.