Citation: 1C_18/2025 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Les décisions relatives à la naturalisation facilitée prises par le Tribunal administratif fédéral peuvent faire l'objet d'un recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss LTF dans la mesure où le motif d'exclusion de l'art. 83 let. b LTF n'entre pas en considération. Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2). Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1). Selon la jurisprudence, un mémoire de recours ne satisfait pas aux exigences minimales fixées à l'art. 42 al. 2 LTF lorsque sa motivation reprend mot pour mot l'argumentation déjà développée devant la juridiction inférieure et que, partant, le recourant ne discute pas les motifs de la décision entreprise et n'indique pas même succinctement en quoi ceux-ci méconnaissent le droit selon lui (ATF 145 V 161 consid. 5.2; 139 I 306 consid. 1.2; 134 II 244 consid. 2.1-2.3). En l'occurrence, le mémoire de recours au Tribunal fédéral, que ce soit dans sa teneur originale ou modifiée, se borne à reproduire mot pour mot, dans sa quasi-intégralité, celui déposé devant le Tribunal administratif fédéral, en modifiant d'un point de vue formel l'autorité précédente, la décision attaquée et les dispositions de procédure applicables devant le Tribunal fédéral. En particulier, il réitère tels quels les griefs adressés au Secrétariat d'État aux migrations en lien avec une violation du droit d'être entendu et un établissement inexact des faits, sans chercher à démontrer en quoi le Tribunal administratif fédéral aurait rejeté ou ignoré ces arguments de manière arbitraire ou contraire au droit. Il ne s'en prend pas davantage à l'interprétation faite du droit fédéral de la nationalité par les juges précédents et à la motivation retenue pour écarter le grief pris de la bonne foi, reprenant également intégralement l'argumentation soulevée à cet égard dans son recours à l'instance précédente. Le recours ne répond ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises. Ne s'agissant pas d'un vice réparable, il n'y a pas lieu d'accorder un délai supplémentaire à la recourante pour le compléter (cf. art. 42 al. 5 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.4.2).