Citation: 8C_312/2008 08.04.2009 E. 5

5.1 La juridiction cantonale a estimé que la préparation aux examens du brevet d'avocat constituait une période de formation au sens de l'art. 14 al. 1 let. a LACI et qu'il en allait de même du temps consacré à la répétition de ces examens en cas d'échec. En vertu de la loi genevoise sur la profession d'avocat du 26 avril 2002 (RS/GE E 6 10; LPAv) et de son règlement d'application du 5 juin 2002 (RS/GE E 6 10.01; RPAv), le candidat à l'examen final du brevet d'avocat (organisé à raison de deux sessions par année) est tenu, entre autres conditions, d'avoir préalablement effectué un stage de deux ans et réussi les épreuves intermédiaires de procédure et de déontologie qui doivent être subies au cours de la même session (février, juin ou septembre). Par ailleurs, d'après les règles (de nature dispositive) de la Charte du stage adoptée par le Conseil de l'ordre des avocats du canton de Genève, le maître de stage doit laisser au stagiaire le temps nécessaire pour suivre les cours de procédure durant la première année de stage et lui octroyer un congé de sept jours ouvrables afin de se préparer aux épreuves intermédiaires; il lui accorde trois mois inclus dans la durée du stage pour la préparation des examens de fin de stage. Toujours selon les premiers juges, le cursus idéal des avocats-stagiaires était donc de passer les épreuves intermédiaires au cours de leur stage. Il ne pouvait toutefois être reproché à A.________ d'avoir subi ces épreuves seulement à la fin de celui-ci. Compte tenu du fait que le prénommé avait dû interrompre la session de juin, se représenter à celle de septembre 2005, attendre les résultats, et préparer deux sessions d'examens finaux (mai et novembre 2006), il n'y avait en définitive que le mois d'octobre 2005 et l'intervalle allant de juin à octobre 2006 où il aurait pu exercer une activité salariée. Sur ce laps de temps, il convenait encore de décompter quatre semaines de vacances ainsi que les semaines de travail non rémunéré auprès de son ancien maître de stage lesquelles pouvaient également être assimilées à une période de formation au sens de la jurisprudence. Tout bien considéré, il fallait admettre que l'intéressé suivait une formation tout au long du délai-cadre applicable, de sorte qu'il était libéré des conditions relatives à la période de cotisation. 5.2 Le seco soutient que lorsque plusieurs mois séparent la fin du stage d'avocat de l'examen professionnel, il y a lieu de penser que le candidat a la possibilité d'organiser sa préparation et d'exercer une activité lucrative le cas échéant à temps partiel. Il se réfère à l'arrêt C 139/04 du 4 octobre 2004 (DTA 2005 p. 132), dans lequel le Tribunal fédéral des assurances avait jugé qu'une période d'un an et huit mois pour passer les examens zurichois d'accès à la profession d'avocat était disproportionnée. En tout cas, les semaines pendant lesquelles A.________ avait travaillé gratuitement à son ancienne étude (octobre 2005 et juillet-août 2006) ne pouvaient être comptées comme période de formation dans la mesure où celui-ci avait déjà accompli les vingt-quatre mois de stage requis pour le brevet d'avocat. Entre octobre 2005 et janvier 2007, le prénommé aurait pu se mettre à disposition du marché du travail et réunir les sept mois et neuf jours de cotisations [recte : les sept mois et vingt et un jours] qui lui manquaient pour avoir droit à l'indemnité de chômage. 5.3 A.________ fait valoir au contraire qu'au vu des exigences mises par le droit cantonal pour l'obtention du brevet d'avocat du barreau genevois, il lui est impossible d'exercer une activité parallèle à la préparation du brevet.