Citation: 2D_136/2008 28.01.2009 E. 4

Le recourant soutient que le Tribunal cantonal a violé le principe de proportionnalité ainsi que l'art. 24b al. 7 et al. 10 de la loi cantonale d'application de la loi fédérale sur la protection des animaux du 14 novembre 1984 (LcLPA; RSVS 455.1), selon lequel le Service vétérinaire détermine si l'animal doit être qualifié de dangereux pour l'homme, si son comportement est corrigible par une formation adéquate et décide de son euthanasie si le comportement du chien est jugé incorrigible. Le principe de la proportionnalité figurant à l'art. 5 al. 2 Cst. n'est pas un droit fondamental, mais simplement un principe constitutionnel. Comme le recours en matière de droit public peut être formé pour violation du droit fédéral en général (art. 95 let. a LTF), il est possible d'invoquer le principe de la proportionnalité directement et indépendamment d'un droit fondamental (ATF 134 I 153 consid. 4.1 p. 156 s. et les références). Le Tribunal fédéral a toutefois précisé que, lorsqu'il examine le droit cantonal indépendamment de toute atteinte à un droit fondamental, il ne revoit pas le respect du principe de la proportionnalité librement, mais seulement sous l'angle de l'arbitraire (ATF 134 I 153 consid. 4.3 p. 158). Comme le recourant n'invoque aucun autre droit fondamental à l'appui de son grief, l'atteinte au principe de la proportionnalité alléguée en l'espèce se confond donc avec le grief d'arbitraire. La violation de l'interdiction de l'arbitraire ne peut être examinée que si sa motivation est conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1 ci-dessus). Tel n'est pas le cas ici, puisque le recourant se borne à affirmer qu'une telle violation existe sans en donner les raisons.