Citation: 1P.40/2002 12.02.2002 E. 1

Que le recours ne paraît pas motivé conformément aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b de la loi fédérale d'organisation judiciaire, son auteur se bornant à affirmer que le risque de récidive n'est pas plus aigu dans son cas que dans celui de "n'importe quel toxicomane"; Que le Tribunal fédéral s'est néanmoins fait remettre le dossier de la cause; Que par le passé, le recourant a subi de très nombreuses condamnations pour infractions à la législation sur les stupéfiants; Que selon ses propres déclarations à la police de sûreté, le 15 juin 2001, il a repris le trafic des stupéfiants dès sa dernière sortie de prison en décembre 2000; Que lors du même interrogatoire, il a annoncé son intention de continuer à consommer de l'héroïne; Que le rapport d'expertise souligne, en se référant sur ce point à un rapport antérieur du même expert, l'importance du trafic des stupéfiants dans le fonctionnement mental du recourant; Que dans ces conditions, il se justifie de retenir un risque concret de récidive; Que l'on ne discerne, par ailleurs, aucune violation des principes consacrés en matière de détention préventive (cf. ATF 124 I 203 consid. 2b p. 204/205; 117 Ia 69 consid. 4a p. 70). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: