Citation: 6B_476/2016 E. B

Statuant le 21 mars 2016, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par X.________ et admis partiellement l'appel joint formé par Y.________ en ce sens qu'un montant lui a été alloué pour les dépenses occasionnées par la procédure. En substance, la condamnation de X.________ repose sur les faits suivants. X.________ et Y.________ se sont rencontrés sur le site internet « A.________ ». Ils ont échangé des messages et se sont vus à quelques reprises. Ne souhaitant plus fréquenter X.________ et pour qu'il la laisse tranquille, Y.________ a mis en place un plan avec un ami informaticien, B.________. Elle a alors dit à X.________ qu'elle avait quelqu'un, puis B.________ lui a envoyé un courriel d'amour fictif le 16 octobre 2013 sur sa messagerie professionnelle de C.________. Une demi-heure après l'envoi de ce message, un certain D.________, qu'elle avait également rencontré sur le site internet précité, lui a communiqué depuis l'adresse « E.________ » un courriel sur sa boîte de messagerie de C.________, alors qu'elle ne lui avait jamais transmis ses coordonnées professionnelles, la menaçant de lui « pourrir la vie ». Le 17 octobre 2013, le prénommé D.________ a envoyé, depuis la messagerie électronique susmentionnée, aux collègues de B.________, un courriel contenant ceux qu'il avait échangés avec ce dernier, mentionnant notamment le fait que Y.________ avait « un caractère de merde », qu'elle était « grillée » à F.________, que son père et son frère étaient alcooliques et que sa mère voulait la marier de force. Le même jour, depuis la même messagerie, il a envoyé à l'ensemble des collègues de Y.________ de C.________, soit environ 200 personnes, un message électronique contenant les courriels précités ainsi que ceux échangés entre lui et cette dernière. La Brigade de criminalité informatique (ci-après: BCI) a établi le 10 mars 2014 un rapport, duquel il ressort que la messagerie électronique « E.________ » a été créée le 8 septembre 2013, qu'elle a été utilisée exclusivement depuis des adresses IP suisses et que les accès à cette adresse électronique ont été effectués tant depuis le réseau informatique de l'Etat genevois que depuis une adresse IP privée, dont le détenteur est X.________. En outre, l'analyse effectuée sur l'ordinateur personnel de X.________ a démontré qu'il contenait six références au pseudonyme « I.________ » en lien avec le site internet « G.________ » et l'adresse électronique « E.________ » a pu être isolée à six reprises sur le disque dur de l'un de ses ordinateurs professionnels. Le pseudonyme « I.________ » a également été retrouvé sur son ordinateur personnel, sur une page internet du site « A.________ » partiellement effacée.