Citation: 6B_1361/2021 E. C

Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. C.a. A.________, né en 1990, et B.________, née en 1992, se sont rencontrés en août 2014 à V.________. Ils ont noué une relation de couple peu après. Le début de leur relation a été marqué par plusieurs séparations de courte durée, notamment pour des motifs religieux, A.________ étant chrétien copte alors que B.________ est musulmane. En novembre 2016, B.________ a définitivement mis fin à leur relation, cessant tout contact avec lui, et est retournée vivre auprès de ses parents à U.________. Le 11 avril 2018, B.________ a déposé plainte pour viol en exposant que leur première relation sexuelle, à l'automne 2014, lui avait été imposée par A.________ alors qu'elle était vierge et lui avait clairement dit ne pas vouloir d'un rapport sexuel. S'agissant des faits dénoncés, la cour cantonale a admis que dans la nuit du 2 au 3 novembre 2014, en rentrant d'une soirée, B.________ et A.________ se sont rendus dans la chambre de celle-ci à la résidence universitaire. Alors qu'elle se trouvait sur le lit et lui avait dit qu'elle ne voulait pas qu'il la déshabille, il a tiré sur le pantalon de la jeune fille. Il s'est ensuite couché sur elle, l'a maintenue sur le lit en plaquant ses mains sur le matelas, lui a écarté de force les jambes et tenté d'introduire son pénis dans son vagin alors qu'elle le suppliait d'arrêter et le repoussait avec les mains au niveau du torse. Après être parvenue à se dégager, B.________ a pleuré, est devenue hystérique et a frappé A.________ sur le torse. Il lui a donné un mouchoir et elle a pensé qu'il avait renoncé. Il s'est alors à nouveau couché sur elle et l'a pénétrée. Tétanisée, B.________ n'a opposé aucune résistance et A.________ a poursuivi l'acte sexuel jusqu'à éjaculation tandis que la jeune fille gémissait de douleur. Au moment de ces faits, A.________ savait que B.________, de confession musulmane et croyante, était vierge et ne voulait pas avoir de relations sexuelles avant le mariage. C.b. Le 23 février 2017, A.________, qui entretenait un rapport sexuel avec C.________, ne s'est pas arrêté bien qu'il n'ait pas pu ignorer que celle-ci grimaçait de douleur, était crispée et que son corps était tendu, la pénétration étant très douloureuse en raison du vaginisme dont elle souffrait. Alors qu'elle lui avait dit qu'elle avait mal et lui avait demandé d'arrêter, il lui a répondu plusieurs fois " laisse-moi! ". La douleur étant insupportable, C.________ a dû repousser plusieurs fois avec ses mains A.________, qui ne se retirait pas malgré ses demandes répétées. Ce dernier s'est alors mis à genoux devant elle, lui a posé une main sur la tête et l'a dirigée vers son sexe pour qu'elle lui prodigue une fellation, alors qu'il savait ou devait savoir, compte tenu des circonstances, qu'elle ne consentait pas à cet acte et que sa capacité de résistance était amoindrie. Choquée par ce qui venait de se passer et n'ayant plus le contrôle d'elle-même, C.________ s'est exécutée puis s'est arrêtée car elle se sentait mal. Elle s'est écartée de A.________ pour se mettre à l'écart dans le lit. Celui-ci s'est rapproché d'elle dans le but de continuer l'acte sexuel, a essayé d'embrasser C.________ et de poser sa main sur son sexe, en vain car cette dernière retirait sa main ou tournait la tête. Il a poursuivi ses agissements jusqu'à ce que C.________ s'énerve et lui dise qu'elle n'allait pas bien, lui demandant s'il ne voyait pas qu'elle n'était pas dans son état normal. A.________ l'a ensuite prise dans ses bras pour la réconforter, mais elle l'a repoussé; il a alors commencé à regarder un film sur son ordinateur et elle s'est habillée pour quitter les lieux. Après lui avoir proposé de rester chez lui vu l'heure tardive, il l'a raccompagnée à l'arrêt de bus, où il l'a prise dans ses bras, ce qui a provoqué chez elle un sentiment de dégoût.