Citation: 6B_289/2020 E. 1

Le recourant dénonce une violation du principe de l'accusation. Il fait d'abord valoir que l'acte d'accusation ne respecterait pas les exigences de concision posées à l'art. 325 CP. Il critique ainsi la longueur de l'acte d'accusation qui comporte 126 pages pour une affaire dirigée contre un seul prévenu et qui ne ferait pas appel à des mécanismes financiers complexes. En outre, l'acte d'accusation violerait l'égalité des armes, puisqu'il présenterait le recourant sous un jour particulièrement défavorable et influencerait négativement la perception du tribunal pénal de première instance. Il contiendrait des renvois aux pièces du dossier, des jugements de valeur inutiles ou des éléments argumentatifs; il constituerait un véritable réquisitoire. Enfin, le recourant relève que l'acte d'accusation s'étend à des faits, pour lesquels il n'était pas renvoyé en jugement.