Citation: 1P.695/2004 02.03.2005 E. 4

Le recourant revient sur les différents motifs qui ont conduit au rejet de sa demande de relief: on ne saurait lui reprocher d'avoir présenté tardivement son certificat médical; la concision de celui-ci ne permettrait pas sans autre de l'écarter; l'affirmation selon laquelle il savait cinq mois à l'avance qu'il ne pourrait pas se présenter à l'audience serait elle aussi sans fondement; même assisté d'un avocat, le recourant aurait dû participer activement aux débats, ce dont il n'était pas capable en raison de son état dépressif. 4.1 Il y a arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., lorsque la décision attaquée viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables, encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 9 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 et la jurisprudence citée). 4.2 L'arrêt attaqué est fondé sur le témoignage du Dr C.________, médecin à Lausanne. Celui-ci s'était exprimé sur l'état général du recourant, souffrant de dépression. Etant donné son anxiété, sa déprime et sa lenteur mentale, il n'était pas en état d'assurer seul sa défense. Toutefois, il aurait pu se présenter avec la soutien d'un avocat. A propos du certificat du 5 septembre 2003, le Dr C.________ a relevé que A.________ ne lui avait pas expliqué les raisons exactes de sa convocation devant le tribunal. Sur le vu de ces déclarations, le Président du Tribunal pénal pouvait écarter sans arbitraire ce dernier certificat: outre que celui-ci apparaissait très succinct, son auteur n'était pas suffisamment renseigné sur la nature de la cause, et sur la possibilité pour le recourant de bénéficier de l'assistance d'un défenseur d'office. A ce sujet, le médecin a clairement exprimé que le recourant était en état de se présenter avec l'assistance d'un avocat. Il n'y a, par conséquent, aucun arbitraire à retenir que le recourant s'était volontairement soustrait à la justice en ne se présentant pas à l'audience du 9 septembre 2003 accompagné de l'avocat qui lui avait été commis d'office le 8 juillet précédent.