Citation: 5A_8/2023 E. 9.1

9.1. Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a rappelé que les frais judiciaires de première instance avaient initialement été fixés à 2'000 fr. et qu'ils avaient été mis à la charge de l'époux, sous réserve de l'assistance judiciaire dont il bénéficiait. Elle a indiqué qu'il était dans la pratique des tribunaux de première instance bernois d'appliquer l'art. 107 al. 1 let. c CPC dans les procédures de droit de la famille, en particulier aussi dans l'optique de favoriser des solutions transactionnelles. La juridiction précédente a estimé qu'il n'y avait pas de motif de s'écarter de cette pratique et a partagé par moitié les frais judiciaires de la procédure de première instance, de même qu'elle en a compensé les dépens. S'agissant des frais de deuxième instance, l'autorité cantonale a indiqué que l'art. 107 al. 1 let. c CPC était une " Kannvorschrift " et que, dans le cas litigieux, le sort des frais ne devait pas être déterminé selon cette disposition mais selon la règle générale de l'art. 106 CPC, soit en fonction du sort de la cause. Elle a mentionné que l'épouse succombait en partie puisque les contributions d'entretien octroyées étaient supérieures à ce qu'elle avait admis en première instance et qu'elle demandait la confirmation de la décision de première instance. De son côté, l'époux n'obtenait toutefois de loin pas entièrement gain de cause, vu que les montants octroyés étaient beaucoup moins élevés que ceux auxquels il avait conclu. Partant, il convenait de faire supporter à l'épouse un tiers des frais de procédure de seconde instance, soit 2'000 fr., les deux tiers restants étant mis à la charge de l'époux pour un montant de 4'000 fr. La juridiction cantonale a également estimé que les dépens de deuxième instance devaient suivre le sort des frais judiciaires.