Citation: 4D_18/2016 E. 1.1

1.1. Par décision du 21 janvier 2015, rendue en application de l'art. 212 CPC, le juge de la commune de Sierre a rejeté intégralement la demande que X.________ avait déposée le 25 novembre 2014 contre Z.________ SA en vue d'obtenir le paiement de la somme de 1'000 fr. à titre de dommages-intérêts pour cause de surfacturation de l'électricité fournie en 2009/2010 et de préjudice subi à la suite d'une coupure d'électricité survenue le 4 août 2010. Le 27 février 2015, X.________ a recouru contre cette décision en concluant au renvoi de la cause au juge de commune pour qu'il lui délivre l'autorisation de procéder. Par décision du 3 février 2016, le Président de la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Président) a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité et mis les frais judiciaires à la charge de X.________. Après avoir rappelé les limites que l'art. 320 CPC et la jurisprudence y relative assignent au pouvoir d'examen de l'autorité de recours, il a indiqué, en réponse à un premier grief du recourant, que le juge de commune n'avait pas méconnu l'art. 197 CPC puisqu'il avait tenu, le 14 janvier 2015, une séance de conciliation lors de laquelle il avait constaté le défaut de comparution de l'intimée (art. 206 al. 2 CPC). Répondant à un autre grief formulé par le recourant, le Président a constaté que le juge de commune était compétent ratione valoris pour connaître de la cause au fond, vu l'art. 212 al. 2 CPC, qu'il avait bien été requis de le faire par le recourant, quoi qu'en dît ce dernier, et que celui-ci ne pouvait pas venir soutenir à ce stade de la procédure qu'il n'avait voulu obtenir qu'une autorisation de procéder alors qu'il n'avait rien indiqué de tel au magistrat communal avant la clôture de l'audience de conciliation. Le Président a encore relevé que, si la procédure simplifiée (art. 243 ss CPC) était bien applicable par analogie à la procédure conduite devant le juge de commune, il n'en allait pas de même de l'art. 247 al. 2 CPC, qui prescrit l'établissement d'office des faits, dès lors que l'action en dommages-intérêts fondée sur l'art. 41 CO et l'art. 27 de la loi fédérale du 24 juin 1902 concernant les installations électriques à faible et à fort courant (RS 734.0), ouverte par le recourant, ne constituait pas l'une de celles visées par cette disposition de procédure. Aussi, toujours selon le Président, le juge de commune avait-il eu raison d'appliquer l'art. 8 CC en l'espèce; du reste, le recourant n'expliquait pas en quoi l'art. 247 CPC cité par lui aurait été méconnu par ce magistrat. Enfin, le Président a tenu pour irrecevable, faute d'une motivation suffisante, le grief du recourant visant l'appréciation du juge de commune, selon laquelle il n'avait pas rapporté la preuve que des erreurs avaient été commises dans l'établissement des décomptes d'électricité. Quant aux frais, le Président les a mis à la charge du recourant conformément à l'art. 106 al. 1 CPC.