Citation: 4A_600/2017 E. A

A.a. Le 5 décembre 2013, A.________ a signé un acte notarié intitulé «promesse de vente et d'achat conditionnelle et droit d'emption», par lequel il s'engageait à acquérir une parcelle située dans la commune de X.________ (VD) pour la somme de 3'800'000 fr. Le 7 mars 2014, le prénommé a conclu un «mandat» avec B.________ Sàrl, représentée par son associé gérant C.________. Le « promettant-acquéreur» déclarait confier à cette société, «agissant comme architecte et entrepreneur général, le mandat de réaliser un projet de constructions de 6 villas jumelles (...) ainsi qu'un petit immeuble de 5 appartements». S'en suivait un «préambule et historique» précisant notamment ce qui suit: «M. C.________, après avoir contacté les propriétaires, les a convaincus de lui vendre cette parcelle et ainsi pouvoir réaliser une opération immobilière. M. C.________, après avoir pris contact avec M. A.________, ami de longue date, afin qu'il entre dans ce projet comme financier, sont passés devant notaire le 5 décembre 2013 afin de concrétiser cette vente.» Le contrat comprenait ensuite quatre titres distincts suivis d'une « conclusion» dévolue au droit applicable. Ces sections avaient notamment la teneur suivante: « Phase de préparation M. A.________ agira en tant que financier et se charge d'apporter la somme de CHF 50'000.- en plus de son achat au titre de 'frais de démarrage' du chantier et jusqu'à la demande de permis de construire. Somme qui lui sera remboursée au prorata des acquisitions. Ce versement se fera sur un compte ouvert par B.________ Sàrl. Ce compte ouvert servira aussi à recevoir toutes commissions de vente, rétrocession ou autres, et le solde sera partagé à raison de moitié/moitié entre M. A.________ et M. C.________. (...) Phase de réalisation M. A.________ garde un droit de regard sur toutes les phases de la réalisation du projet menée par M. C.________ qui prendra les décisions qu'il jugera nécessaires et indispensables dans le cadre de son activité d'architecte et de Maître d'oeuvre et attribuera les adjudications aux entreprises choisies. Phase de vente (...) Finances (...) La comptabilité sera tenue par M. C.________ et il en est responsable. Un droit de regard est donné à M. A.________ qui pourra suivre les comptes. (...) La fiduciaire... SA représenté[e] par M.... contrôlera la bonne tenue des comptes dont les différents bons de paiements ou autres mouvements sur le compte. (...) » A.b. A la même date, A.________ a conclu une deuxième convention, avec C.________, aux termes de laquelle «le promettant-acquéreur et l'architecte décid[ai]ent de partager les bénéfices en deux, soit 50% chacun, de l'opération immobilière réalisée sur la parcelle (...) située à X.________». Ils précisaient en outre ce qui suit: (...) le promettant-acquéreur sera remboursé en premier de son investissement de CHF 380'000.- versé comme acompte chez le notaire lors de la vente aux futurs propriétaires sur les parts de terrains achetés. Il verse encore la somme de CHF 50'000.- qui serviront au démarrage de ce projet et qui n'entrent pas dans la présente convention, cette dernière ne concernant que les bénéfices. Cette somme lui sera remboursée séparément au démarrage du chantier. » A.c. Le 20 mars 2015, A.________ et C.________ ont encore signé un document intitulé «Annexe 1 à notre convention signée le 7 mars 2014», qu'ils ont déclaré intégrer à ladite convention en précisant que les autres dispositions de celles-ci demeuraient inchangées. Le bénéfice à répartir y était défini comme «la différence entre le prix de vente moins le coût net des différents CFC selon le décompte final à établir sur la base du plan financier remis à la banque Y.________, réd.] et daté du 22 août 2014», étant précisé que «pour l'entier du projet, les postes CFC... ainsi que la marge bénéficiaire de B.________ Sàrl n'augmenteront pas par rapport à ce plan financier.» Figuraient en outre les clauses suivantes: «Les parties estiment que le bénéfice à répartir sera supérieur à CHF 800'000.- (...) et ainsi la part de chacun sera au minimum de CHF 400'000.- (...). (...) L'intégralité du bénéfice tel que défini ci-dessus sera versé sur le compte (voir extrait du compte en annexe) à signature collective à deux que nous avons ouvert à cet effet auprès de la banque Y.________ selon la convention en vigueur. (...) Concernant les comptes constructions à ouvrir, la banque Y.________ a donné l'instruction à B.________ Sàrl d'ouvrir un seul compte (...) et c'est à B.________ Sàrl de faire la différence entre les comptes constructions villas et immeuble dans sa comptabilité. » A.d. Les six villas et trois lots de l'immeuble ont été vendus. A chaque fois, A.________ a cédé son droit d'acquisition aux acheteurs de la parcelle correspondante. Chaque acheteur a ensuite conclu avec B.________ Sàrl un contrat d'entreprise générale. Le chantier a démarré le 7 avril 2015. A.e. Le 6 novembre 2015, A.________ a adressé deux lettres recommandées identiques à B.________ Sàrl et à C.________, dans lesquelles il faisait valoir un droit de regard sur les comptes, «selon le mandat du 7 mars 2014». Dans un délai échéant le 16 novembre 2015, il exigeait une copie complète des relevés bancaires des comptes relatifs à la promotion immobilière, une copie complète de la comptabilité du projet et un accès e-banking lui permettant de suivre quotidiennement l'évolution des comptes. Le 1 er décembre 2015, B.________ Sàrl lui a reproché de ne point se satisfaire des «prints» remis à bien plaire et d'exiger des documents à l'en-tête de la banque alors que ces documents n'étaient établis que deux fois par an; elle lui a signifié qu'il devrait attendre le décompte final de l'opération qu'il incomberait à la fiduciaire d'établir. Au terme d'un nouvel échange épistolaire, B.________ Sàrl a transmis le 8 janvier 2016 «par gain de paix» le relevé de bouclement du compte... auprès de la banque Y.________, pour la période du 1 er juillet au 31 décembre 2015.