Citation: 6B_849/2018 E. 3.2

3.2. En l'espèce, après avoir procédé aux auditions de la plaignante, des prévenus ainsi que de témoins susceptibles d'apporter des éclaircissements sur la réalité des accusations portées par la recourante, la cour cantonale a estimé qu'aucun élément au dossier ne venait soutenir les allégations de la recourante. Ainsi, s'agissant des pots de vernis que X.________ se serait appropriés, la recourante n'avait pas établi avoir apporté ses produits et outils sur son lieu de travail, alors qu'elle prétendait disposer d'une liste de ses effets personnels ainsi que de factures. Aucun témoin ne l'avait vu utiliser son propre matériel, ses employeurs ayant contesté que ce fût le cas. En ce qui concernent les propos racistes que Y.________ aurait proférés, aucun témoin n'était venu les confirmer. Aucun soupçon ne venait non plus étayer ces accusations, celles-ci étant d'autant moins crédibles que Y.________ avait elle-même procédé à l'engagement de la recourante quelques semaines auparavant. On relèvera encore que le témoin D.________, employé du salon qui avait côtoyé la recourante au cours de son emploi, a affirmé avoir vite compris qu'elle était une " personne particulière qui cherchait parfois les problèmes et dont il préférait se tenir éloigné ". Le témoin E.________, également employé du salon, l'avait pour sa part décrite comme une " mythomane ", les employés " ayant peur d'elle " et des clients du salon s'étant plaints de son comportement. La recourante n'avance aucune critique fondée de nature à remettre en cause ces appréciations, qui sont dénuées d'arbitraire. En considérant que, dans ces conditions, les seules allégations de la recourante ne suffisaient pas à fonder l'existence d'un soupçon suffisant justifiant une mise en accusation, la cour cantonale n'a pas violé le principe " in dubio pro duriore ".