Citation: 1C_232/2019 E. B

Le 10 mars 2014, la Commune de La Baroche a écarté la plainte de A.________ qui estimait que les aménagements réalisés par B.________ n'étaient pas conformes à l'autorisation délivrée; elle a maintenu sa position au terme d'une décision rendue sur opposition le 7 juillet 2014 que la Juge administrative a confirmée le 1 er juin 2015. La Cour administrative a rejeté le recours formé par A.________ contre ce jugement par arrêt du 29 février 2016. Statuant le 20 septembre 2016 sur recours de A.________, le Tribunal fédéral a annulé cet arrêt en tant qu'il concerne la route à l'ouest du bâtiment existant (4A) et la place sise entre les constructions présentes sur les parcelles n os 285 et 290. Il a renvoyé la cause au Tribunal cantonal afin qu'il examine si les conditions d'une remise en état sont réalisées (cause 1C_150/2016). Par arrêt du 24 novembre 2016, la Cour administrative a renvoyé le dossier de la procédure à la Commune de La Baroche en sa qualité d'autorité de police des constructions pour nouvelle instruction et nouvelle décision au sens des considérants et constaté que les frais et dépens de la présente procédure sont réglés définitivement suite à l'arrêt du Tribunal fédéral du 20 septembre 2016. Le 3 juillet 2017, le Conseil communal de La Baroche a constaté que l'aménagement en chaille côté ouest du bâtiment 4A et la place chaillée contestée étaient conformes au permis de construire délivré le 6 juillet 2001 et qu'il n'y avait pas lieu d'exiger une remise en état. Le 25 octobre 2018, la Juge administrative du Tribunal de première instance a très partiellement admis le recours formé contre cette décision par A.________ en tant qu'il portait sur l'arborisation de l'aménagement de l'accès côté ouest du bâtiment 4A et a imparti à B.________ un délai au 31 mars 2019 pour se conformer à la condition indiquée dans le permis de construire délivré le 6 juillet 2001 d'arboriser l'accès côté ouest du bâtiment 4A par des arbres fruitiers à hautes tiges ou éventuellement d'autres essences locales. Par acte du 30 novembre 2018, A.________ a recouru contre cette décision auprès de la Cour administrative du Tribunal cantonal. Un délai au 11 janvier 2019 lui a été imparti pour faire une avance de frais de 2'000 fr. Par courrier du 11 janvier 2019, A.________ a déposé une demande d'assistance judiciaire complète. Par ordonnance du 16 janvier 2019, la Présidente de la Cour administrative lui a imparti un délai au 6 février 2019, prolongé une première fois au 18 février 2019 puis une seconde au 20 mars 2019, pour compléter sa requête d'assistance judiciaire en produisant toutes les pièces justificatives relatives à ses revenus et à ses biens (extraits de comptes bancaires suisses et étrangers, extrait du registre foncier, salaires, contrats de location, etc.), toutes les pièces justificatives relatives à ses dépenses, sa dernière déclaration d'impôt ainsi que sa dernière décision de taxation fiscale. Par décision du 26 mars 2019, la Présidente de la Cour administrative a rejeté la requête d'assistance judiciaire au motif qu'il n'était pas possible d'établir la situation financière de la requérante et a imparti à cette dernière une deuxième prolongation de délai au 29 avril 2019 pour faire une avance de frais de 2'000 fr. Par actes des 2 et 3 mai 2019, A.________ recourt auprès du Tribunal fédéral contre cette décision en concluant, sous suite de frais et dépens, à "son rejet" et à l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure de recours cantonale. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. Le Tribunal cantonal a produit le dossier de la cause.