Citation: I 904/06 19.03.2007 E. 1

4.3 Contrairement à ce que voudrait N.________, la réparation de la violation de son droit d'être entendu n'est cependant pas possible en l'occurrence. La violation du droit d'être entendu - pour autant qu'elle ne soit pas d'une gravité particulière - ne peut en effet être réparée que si la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437, 126 I 72, 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les références), ce qui n'est précisément pas le cas en l'espèce (supra consid. 1.2). C'est également en raison du pouvoir d'examen restreint du Tribunal fédéral que le grief invoqué par le recourant sur le fond ne pourrait pas être admis, ce qui aurait exceptionnellement pu mener la Cour de céans à renoncer à l'examen de la prétendue violation du droit d'être entendu. Le recourant reproche en effet aux premiers juges une constatation manifestement inexacte des faits, en ce qu'ils ont retenu qu'il avait pu disposer librement d'un solde de 430 fr. 85. Il soutient qu'il n'a pas reçu une assistance financière dépassant ses besoins vitaux et personnels indispensables, puisque tout montant dépassant l'aide de base de 2113 fr. par mois versée par l'Hospice X.________ lui a été alloué pour des dépenses spécifiques supplémentaires. Toutefois, au regard des pièces du dossier administratif et cantonal, en particulier de l'attestation du 24 avril 2006 de l'Hospice X.________, selon laquelle il a versé en faveur du recourant, au titre de l'assistance publique, le montant de 32'410 fr. 30 pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2005, le calcul de la juridiction cantonale ne peut être considéré comme manifestement inexact. Par ailleurs, les pièces que le recourant a produites en instance fédérale, telle la liste des frais médicaux pour 2005 pris en charge par l'aide sociale, - qui, eût-elle été au dossier aurait pu inciter les juges à instruire davantage l'étendue effective des ressources du recourant - ne peuvent pas être prises en considération en raison du pouvoir d'examen restreint de la Cour de céans, dès lors que le recourant aurait été en mesure de les verser à la procédure en instance cantonale (cf. ATF 121 II 97 consid. 1c p. 99, 120 V 481 consid. 1b p. 485 et les références). 4.4 Il résulte de ce qui précède que le jugement entrepris doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale, afin qu'elle statue à nouveau après avoir accordé au recourant la faculté d'exercer son droit d'être entendu.