Citation: 1B_306/2007 28.01.2008 E. A

A.________, ressortissant russe né le 17 avril 1957, a été arrêté le 8 uin 2005 et placé en détention préventive dans le cadre d'une enquête de police judiciaire ouverte le 15 octobre 2004 contre lui, son frère B.________ et C.________ par le Ministère public de la Confédération pour blanchiment d'argent. Il leur est reproché d'avoir reçu et écoulé des valeurs patrimoniales provenant de détournements de fonds publics commis en Russie dès 1995 par D.________, lequel s'était vu confier, en sa qualité de directeur général de la société G.________, d'importants travaux de construction en relation avec l'aménagement de la ceinture autoroutière de la ville de Moscou. Ce dernier aurait établi et signé des contrats de sous-traitance fictifs avec plusieurs sociétés et des protocoles de travaux fictifs. Les fonds ainsi détournés, estimés à quelque 103 milliards de roubles, auraient été transférés sur le compte de la société E.________ ouvert auprès d'une banque moscovite, puis reversés en partie sur des comptes notamment détenus par les frères A.________ et B.________ auprès de la banque X.________, à Genève. Le 27 janvier 2006, le Tribunal municipal de Reutov de la Région de Moscou a reconnu entre autres D.________ coupable d'escroquerie, de spoliation des biens d'autrui ou d'acquisition des droits aux biens d'autrui par des manoeuvres frauduleuses et abus de confiance à grande échelle, en relation avec ces faits, et l'a condamné à une peine privative de liberté d'un an et 23 jours. Ce jugement a été annulé le 27 mars 2006 par la Chambre criminelle du Tribunal régional de Moscou sur recours du condamné et la cause renvoyée au tribunal de première instance pour nouvel examen. Celle-ci est toujours pendante. Le 24 mai 2006, le Juge d'instruction fédéral a ordonné la libération provisoire de A.________ moyennant le versement d'un montant de 600'000 fr. sous forme de garantie bancaire, le dépôt des pièces d'identité valables et la signature d'une élection de domicile en l'étude de son conseil. Ayant satisfait à ces exigences, l'intéressé a été libéré le 24 juillet 2006. Le 28 août 2006, A.________ a sollicité la restitution de son passeport pour une durée de 30 jours afin de se rendre en Europe et rétablir les relations d'affaires avec les partenaires commerciaux de la société F.________, dont l'activité constituerait son unique source de revenus. Le Juge d'instruction fédéral a écarté cette demande le 6 septembre 2006. La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté la plainte formée par A.________ contre cette décision par arrêt du 25 octobre 2006. Le Tribunal fédéral a confirmé cet arrêt le 3 janvier 2007 sur recours de l'intéressé (cause 1S.28/2006). Le 19 juillet 2007, A.________ a demandé à ce que la saisie de son passeport soit levée et remplacée par une astreinte à se présenter tous les 30 jours au poste de police de son domicile ou auprès de toute autre autorité. Le Juge d'instruction fédéral a rejeté cette requête au terme d'une décision prise le 16 août 2007 que A.________ a vainement contestée auprès de la Ire Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral.