Citation: 4C.99/2004 28.06.2004 E. 2

Le recourant invoque d'abord une violation de l'art. 8 CC. Il reproche en effet à l'instance cantonale de lui avoir refusé - à tort - la preuve de faits pertinents qu'il avait offert de prouver selon les règles de la procédure cantonale; il fait également grief à l'expert judiciaire de ne pas avoir entièrement rempli sa mission, en particulier pour ne pas avoir répondu à la question de savoir quels travaux supplémentaires avaient été commandés. 2.1 Pour toutes les prétentions relevant du droit privé fédéral (cf. ATF 125 III 78 consid. 3b), l'art. 8 CC, en l'absence d'une disposition spéciale contraire, répartit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) et il détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 126 III 189 consid. 2b). L'art. 8 CC ne règle cependant pas comment et sur quelles bases le juge peut forger sa conviction. En effet, lorsque l'appréciation des preuves convainc le juge de la réalité ou de l'inexistence d'un fait, la question de l'application de l'art. 8 CC ne se pose plus; seul le moyen tiré d'une appréciation arbitraire des preuves, à invoquer dans un recours de droit public, est alors recevable (ATF 122 III 219 consid. 3c).