Citation: BGE 149 III 379 E. 5.2

Selon les constatations de fait, au moment de la création de la litispendance le 10 décembre 2013, le demandeur était domicilié à Londres, soit dans un Etat alors membre de l'Union Européenne (sur l'influence du Brexit, cf. ATF 147 III 491 consid. 6.1; arrêt 4A_560/ 2021 du 3 février 2022 consid. 2) et la défenderesse n° 1 avait son siège en Suisse, à Zurich. Il faut donc examiner, en premier lieu, si le demandeur, qui a ouvert action devant les juridictions genevoises compétentes à l'égard des BGE 149 III 379 S. 385 défendeurs nos 4 et 5, puisque ceux-ci avaient, respectivement, leur siège et leur domicile à Genève, pouvait attraire la défenderesse n° 1 à ce for de la consorité en se fondant sur l'art. 6 par. 1 CL (consid. 6 ci-dessous). Il s'agira, en second lieu, d'examiner si la défenderesse n° 1 peut y opposer la clause d'élection de for, qui est contenue dans les conditions générales annexées au contrat de 2005, en se basant sur l'art. 23 par. 1 CL et si ce for convenu prime le for de la consorité (consid. 7 ci-dessous).