Citation: 6B_325/2021 E. 1.5

1.5. Le recourant fait valoir qu'aucun élément objectif (analyse de sang ou d'urine) ne corrobore le fait qu'il aurait mis une substance dans la boisson de l'intimée. Ces faits reposaient uniquement sur l'impression subjective de l'intimée qui avait notamment déclaré qu'elle se sentait encore mal deux jours après, alors que l'on savait que les effets des drogues de type GHB duraient tout au plus quelques heures. En outre, les hypothèses médicales de l'intimée étaient peu crédibles dans la mesure où celle-ci expliquait par ailleurs craindre les maléfices de la magie noire. On ne perçoit pas la logique du lien que le recourant veut établir entre les superstitions de l'intimée et le fait qu'elle pensait que le recourant avait mis quelque chose dans son verre car elle se sentait mal après avoir bu la boisson qu'il lui avait offerte. Par ailleurs, il importe uniquement de savoir dans quel état se trouvait la victime au moment du rapport sexuel, c'est-à-dire juste après avoir bu la boisson offerte par le recourant. Il est en revanche sans importance que l'intimée ait déclaré se sentir mal encore deux jours après.