Citation: 9C_771/2023 E. 6.2

6.2. L'argumentation du recourant sur le niveau de compétence retenu dans l'évaluation du revenu d'invalide est aussi mal fondée. En effet, les premiers juges ont relevé à ce propos que l'assuré était titulaire d'un CFC de mécanicien et d'un brevet fédéral d'expert en production, que dans le cadre de sa première demande de prestations, il avait suivi des cours intensifs d'allemand et obtenu un diplôme en management d'équipe, que dans le cadre de son chômage, il avait bénéficié d'une formation dans le domaine du dessin technique, que selon son curriculum vitae, il avait travaillé en tant que monteur, mécanicien, régleur, outilleur ou réviseur. Il avait aussi eu l'occasion d'assembler des machines de précision complexes ou de grande envergure, d'en effectuer l'entretien, les réparations, les réglages et de les modifier au niveau mécanique, électrique et hydraulique. De plus, il avait encore mis à profit, dans un des postes occupés, ses compétences en management acquises en 2013. Il n'est dès lors pas contraire au droit de retenir, comme l'a fait le tribunal cantonal, que l'assuré est à même d'assumer les tâches (avec ou sans responsabilité) nécessitant des compétences pratiques qualifiées dans le domaine de la production mécanique, inhérentes au niveau de compétence 3, et pas uniquement les tâches pratiques, telles que l'utilisation de machines, inhérentes au niveau de compétence 2 (sur les niveaux de compétence, cf. arrêts 8C_657/2023 du 14 juin 2024 consid. 6, destiné à la publication; 8C_294/2023 du 28 avril 2024 consid. 4.1.2; sur le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral en lien avec cette question, cf. arrêt 9C_110/2009 du 23 décembre 2009 consid. 4.2 et les références). Le fait que le recourant n'aurait pas perçu un salaire correspondant à l'activité en management qu'il avait exercée quelque temps n'est pas déterminant.