Citation: 1P.601/1999 17.05.2000 E. B

B.- Le 8 janvier 1998, la municipalité a informé X.________ de l'achèvement des travaux de mise en place de la modération du trafic sur le territoire communal. Elle l'a en conséquence invité à enlever le miroir posé en 1992. X.________ ayant répondu qu'il s'opposait à cette injonction, la municipalité a, par une lettre du 4 février 1998, confirmé sa décision, fondée sur des motifs d'esthétique (son but étant d'"éviter au maximum la pose de nouveaux miroirs à Jouxtens-Mézery"). Elle a par ailleurs transmis l'opposition au Tribunal administratif, afin qu'il la traite comme un recours. Une inspection locale a été organisée par le Tribunal administratif, qui a notamment pu voir les aménagements réalisés pour la modération du trafic le long du chemin de la Rueyre (trottoir carrossable, rehaussements à environ 50 m de part et d'autre du débouché litigieux). Par un arrêt rendu le 13 septembre 1999, le Tribunal administratif a rejeté le recours formé par X.________ et confirmé la décision de la municipalité lui ordonnant d'enlever son miroir. Il a considéré, en substance, qu'une telle installation nécessitait un permis de construire et que la municipalité était fondée à refuser une régularisation a posteriori, sur la base des règles du droit cantonal et du droit communal concernant l'esthétique des constructions et installations; en outre, les conditions du droit cantonal et du droit constitutionnel pour en ordonner la suppression étaient remplies. L'arrêt a été notifié à X.________ le 14 septembre 1999.