Citation: 2C_215/2024 E. 4.3.2

4.3.2. En l'occurrence, la recourante remplit la condition du séjour en Suisse de plus de deux ans. En revanche, elle ne remplit pas la seconde condition prévue à l'art. 2 par. 1 let. b du règlement 1251/70. En effet, elle a été licenciée avec effet immédiat le 20 novembre 2018 à la suite d'une demande de renseignements de la part du Service des migrations. Si tant est qu'elle ait bien acquis le statut de travailleuse, elle l'a quoi qu'il en soit perdu à cette date (cf. supra consid. 4.2.3), soit avant d'être en incapacité de travail, le 21 novembre 2018, et n'a ainsi pas cessé son activité salariée en raison de sa maladie. En pareilles circonstances, il n'importe pas de savoir si l'incapacité de travail était en outre permanente, quoi qu'en dise la recourante, puisqu'il s'agit de conditions cumulatives. Pour ces mêmes motifs, le Tribunal cantonal pouvait rendre sa décision, sans attendre le résultat de la demande AI déposée en mars 2023, cette procédure n'ayant dès lors pas d'incidence en l'espèce. La critique de la recourante en ce sens doit être écartée. Au surplus, la recourante fonde son argumentation sur des faits non constatés, ce qui n'est pas admissible. Ainsi, le Tribunal cantonal a correctement nié un droit de la recourante de demeurer en Suisse après la fin d'une activité économique.