Citation: C 125/02 22.05.2003 E. 1

Au regard de l'examen de la condition de la bonne foi du recourant (cf. art. 95 al. 2 LACI), il importait, dans le cas particulier, de savoir si celui-ci avait effectivement évoqué - comme il le prétend - son rôle d'administrateur dans ladite société avec les conseillères en placement au cours de sa période de chômage. L'instance cantonale de recours ne pouvait par conséquent tenir pour avéré que le recourant «a toujours tu sa qualité d'actionnaire et de directeur de la société» en question, sans interroger les personnes concernées - témoins directs des faits allégués. En statuant sans éclaircir ce point par une mesure d'instruction, elle a donc violé le droit d'être entendu du recourant. Pour ce motif, le recours doit être admis et la cause renvoyée à l'instance cantonale de recours pour instruction complémentaire, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner les autres griefs invoqués par le recourant.