Citation: 1B_294/2019 E. 1

Conformément à l'art. 78 LTF, une décision relative à la défense d'office dans une cause pénale peut faire l'objet d'un recours en matière pénale. Le recourant, prévenu et bénéficiaire de la demande de désignation d'un défenseur d'office, a qualité pour recourir (art. 81 al. 1 LTF). Il est douteux que le refus de désigner un avocat d'office au sens de l'art. 132 al. 1 let. a CPP soit susceptible de causer au prévenu un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, puisqu'il ne s'est pas vu opposer un refus d'assistance judiciaire définitif, le Ministère public étant en train d'examiner s'il peut bénéficier de la défense d'office au sens de l'art. 132 al. 1 let. b CPP. La question peut cependant demeurer indécise. Pour le surplus, le recours a été formé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) contre une décision rendue en dernière instance cantonale (art. 80 LTF) et les conclusions présentées sont recevables au regard de l'art. 107 al. 2 LTF.