Citation: 5A_981/2018 E. B

B.a. Par courrier du 15 mars 2015, C.________ a requis le retrait de son autorité parentale sur B.________ et l'institution d'une curatelle en faveur de ce dernier, au motif qu'elle allait définitivement quitter la Suisse sans l'enfant et qu'elle estimait que celui-ci aurait des meilleures conditions de vie s'il restait placé auprès de la Fondation D.________, qu'il avait intégrée au mois de mars 2015. B.b. Par décision du 11 juin 2015, la Justice de paix du district d'Aigle (ci-après: justice de paix) a notamment retiré l'autorité parentale de C.________ sur B.________, institué une tutelle au sens des art. 312 ch. 1er CC et 327a CC en faveur de B.________, a nommé E.________ de l'Office des curatelles et tutelles professionnelles (OCTP) en qualité de tuteur de l'enfant et rejeté la requête de A.________ en attribution de l'autorité parentale sur B.________. B.c. Le 30 juin 2015, à la demande du Juge de paix, la Dresse F.________, médecin cheffe adjointe, et G.________, psychologue adjointe auprès de la Fondation H.________, ont rendu un rapport d'expertise concernant B.________. Il en est ressorti que ce dernier souffrait de difficultés émotionnelles importantes du registre des troubles envahissants du développement pour lesquelles une prise en charge était indispensable. Elles ont relevé que A.________ était dans le déni de la pathologie psychiatrique de son enfant et n'avait pas une perception suffisante de ses besoins malgré sa préoccupation paternelle et son attachement à B.________. Les praticiennes ont souligné que C.________ avait une meilleure conscience des difficultés de B.________, de l'ampleur de sa pathologie psychiatrique, de la nécessité de soins et de l'encadrement éducatif et structurant dont il avait besoin, mais se sont dites préoccupées du départ de cette dernière au Portugal en laissant son enfant sans encadrement familial qui puisse étayer sa prise en charge en foyer. Elles ont précisé à cet égard que cela mettait en évidence une limitation dans les capacités de compréhension de C.________ des besoins de son enfant ainsi qu'une incapacité chez elle à distinguer entre ses propres besoins et ceux de B.________. Les expertes ont conclu qu'afin de pouvoir assurer dans les meilleures conditions possibles le développement de B.________ ainsi que le traitement de sa maladie pédopsychiatrique, il y avait lieu de retirer l'autorité parentale à C.________ et de mettre en place une tutelle en faveur de l'enfant. Elles ont enfin préconisé un maintien de B.________ à la Fondation D.________ et la poursuite de son traitement pédopsychiatrique.