Citation: 2C_241/2024 E. A

A.A.________, ressortissant de Guinée né en 1976, a épousé le 16 avril 2005 B.A.________, de nationalité suisse, et obtenu une autorisation de séjour. Leurs enfants, C.A.________ et D.A.________, sont nés à Genève respectivement en 2011 et en 2015. Le 22 avril 2010, l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève a délivré à A.A.________ une autorisation d'établissement. Les époux A.________ sont locataires d'un appartement à U.________ et propriétaires depuis 2009 ou 2010 d'un appartement à V.________ en France voisine. Depuis 2016, B.A.________ et les enfants ont déplacé leur domicile dans l'appartement de V.________. B.A.________ est enseignante primaire à U.________. Les enfants sont scolarisés et ont leurs loisirs à U.________. Le 13 février 2018, une descente de police a eu lieu dans l'appartement de U.________ pour les besoins d'une enquête pour blanchiment d'argent. Selon le rapport d'arrestation établi par la police le même jour, des traces de présences étaient visibles dans l'appartement (couverture et oreiller sur le canapé), mais celui-ci ne semblait pas habité par une famille avec enfant, aucun jouet ni aucun vêtement d'enfant n'ayant été trouvé. Selon les rapports d'enquête de l'Office cantonal de la population et des migrations des 15 mai 2019 et 2 octobre 2020, malgré divers passages à l'appartement situé à U.________, l'enquêteur de l'Office n'avait pu contacter personne et n'avait trouvé aucune trace d'une présence de A.A.________. Par arrêt du 12 janvier 2021, la Chambre d'appel et de révision du canton de Genève a condamné A.A.________ à une peine privative de liberté de douze mois avec sursis pour blanchiment d'argent. Cet arrêt est entré en force.