Citation: 5D_17/2015 E. 4

La recourante fait grief à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement violé (art. 9 Cst.) les art. 82 LP et 32 al. 1 et 2 CO, en considérant que E.________ n'avait pas la qualité de représentant de l'intimée. Elle affirme que même si E.________ n'est pas mentionné comme organe de la poursuivie au registre du commerce, il aurait agi comme représentant autorisé de celle-ci, au sens des art. 32 ss CO. Sur le courrier du 30 mars 2009, il a apposé sa signature à côté de celle F.________, en-dessous de la désignation " B.________ Sàrl ". Il ressort également de ce document que les négociations et entretiens préalables qui ont abouti à la signature de la reconnaissance de dette ont été menées par M. E.________ (" En prolongement de l'entretien du 13 courant entre MM G.________ et M. E.________, nous vous confirmons les points évoqués et accord convenus comme suit... "). Ces deux éléments permettraient de démontrer que E.________ et F.________ ont tous deux agi en qualité de représentants de l'intimée, à tout le moins par actes concluants. Citant l'ATF 132 III 140, la recourante argue que dans le cadre d'une procédure de mainlevée, le pouvoir de représentation peut se déduire d'actes concluants du débiteur. Elle ajoute que E.________ a signé la lettre du 2 avril 2009 pour l'intimée. Pour la recourante, il est insoutenable de considérer que par sa signature, E.________ ne pouvait que s'engager à titre personnel; en effet, la raison sociale de l'intimée et la signature de F.________ figuraient sur le document, ce qui impliquerait nécessairement que E.________ a agi pour le compte d'autrui. A cela s'ajoute que la mention " D.________ " n'a pas de signification autonome. La décision entreprise serait non seulement arbitraire dans ses motifs, mais aussi dans son résultat.