Citation: 7B_618/2024 E. 3.4.2

3.4.2. La Cour cantonale a écarté à juste titre les mesures de substitution proposées par le recourant. En effet, au regard des considérations qui précèdent et du bien juridique menacé, les mesures de substitution proposées par le recourant ne sont pas suffisantes pour pallier le risque de fuite. La saisie des documents d'identité n'est en effet pas suffisante pour parer ce risque, dès lors qu'il est aisé de se rendre sans de telles pièces en Pologne (cf. arrêts 7B_1011/2023 du 11 janvier 2024 consid. 5.3; 7B_464/2023 du 11 septembre 2023 consid. 5.2; 1B_61/2020 du 24 février 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités), qui fait partie de l'espace Schengen. Il est en outre évident qu'une interdiction de quitter la Suisse, respectivement l'obligation de se présenter régulièrement à un poste de police ou de donner suite aux convocations judiciaires, ne sont pas non plus de nature à empêcher le risque de fuite existant. De même, on ne voit pas qu'une interdiction de prendre contact avec la famille de la victime préviendrait le danger de fuite; il en va également ainsi de la mise en oeuvre d'un suivi psychologique, de l'obligation d'abstinence ou de l'exercice d'une activité. Partant, les mesures de substitution passées en revue, même cumulées, ne permettraient pas de faire obstacle au danger de fuite retenu. Aucune autre mesure n'apparaît par ailleurs sérieusement envisageable. Enfin, le recourant ne saurait tirer argument de l'arrêt 1B_388/2022 (du 16 août 2022 consid. 4.2) dont il se prévaut; il y était en effet question d'un risque de fuite limité, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.