Citation: 8C_400/2020 E. 3.1

3.1. Dans un premier et principal grief, le recourant soutient que ce serait à tort que les premiers juges ont appliqué la jurisprudence traditionnelle rendue en matière d'accidents de gravité moyenne, qui impose que certains critères objectifs doivent être remplis pour admettre le lien de causalité adéquate. Cette jurisprudence viserait à éviter l'octroi de prestations d'assurance à des personnes ne faisant pas tous les efforts attendus en vue de reprendre une activité professionnelle. Or un sportif professionnel ne serait pas un employé comme les autres. Il aurait un intérêt à travailler reconnu par la jurisprudence et sa carrière serait courte, de sorte qu'il aurait peu d'années pour gagner sa vie et ne saurait se complaire dans une incapacité de travail simulée ou exagérée. En l'occurrence, le recourant aurait eu la volonté inébranlable d'effectuer son "come-back". Passionné par son sport, il aurait réalisé sa meilleure saison au moment de son accident et il aurait eu l'intention de jouer encore trois ou quatre saisons avec l'ambition de décrocher des titres et des récompenses sur les plans collectif et individuel. Il aurait en outre fourni de gros efforts pour revenir au jeu, se rendant même à l'étranger à des fins thérapeutiques. Le recourant affirme par ailleurs que la documentation médicale admettrait que les sportifs de haut niveau victimes de commotions cérébrales peuvent développer des troubles psychiques commandant l'arrêt de leur carrière. Il y aurait un risque de développer de sévères complications - en particulier une maladie dégénérative appelée encéphalopathie traumatique chronique (ETC) - en cas de poursuite de l'activité sportive en dépit de symptômes préexistants. Dans ces conditions, le recourant estime que l'on ne saurait exiger de lui qu'il ait dû surmonter ses souffrances à compter du 31 décembre 2017 pour reprendre son travail. Le lien de causalité adéquate devrait donc être admis.