Citation: 4C.32/2006 04.05.2006 E. A

A.a X.________ SA est une société anonyme, inscrite au registre du commerce de Genève. Entre autres activités, elle exploite une entreprise générale chargée de gros travaux dans le secteur de la construction. C.________ est l'un de ses trois administrateurs. A.________, avocat à Genève, comptait X.________ au nombre de ses clients. Il entretenait de bonnes relations avec C.________. B.________ est le fils de l'avocat prénommé. A.b Le 30 août 1996, X.________ a adressé à l'"Etude d'avocat, A.________" une facture n° 306/96 de 2'289 fr. 75 pour des travaux de nettoyage et de remise en état d'un appartement qu'avait occupé B.________ à Genève. Cette facture a été payée. A.c Le 30 août 1996 toujours, X.________ a envoyé à la même adresse une facture n° 307/96 de 25'000 fr. relative à des travaux exécutés dans un appartement nouvellement loué par B.________ à Genève. La partie la plus importante des travaux facturés était ainsi libellée: "Masticage des plafonds, arrachage des papiers peints, masticage murs et lissage. Piquage de l'ancien crépi à la cuisine. Fourniture et pose d'une paille d'avoine, application d'une peinture, soit couche de fond et 2 couches de peinture. Ponçage et application d'une peinture aux boiseries, soit armoires, plinthes, portes et cadres de portes. Création d'une douche en dur, avec plaques Alba, ainsi que fourniture de faïences intérieur et extérieur. Evacuation du contenu à la décharge. Réaménagement de l'appartement..." La facture mentionnait encore des interventions touchant les sanitaires, des travaux de menuiserie et parquets, tels que l'ajustage et le réglage des portes et des fenêtres, la pose de contre-plinthes, la réparation du parquet du salon et de deux chambres, ainsi que la pose de lino à l'entrée et dans un réduit. S'y ajoutaient divers travaux d'électricité pour un montant de 2'035 fr. L'ensemble de ces postes représentait 320 heures de main-d'oeuvre. Aucune suite n'a été donnée à ladite facture. Le 28 octobre 1996, A.________, en sa qualité d'avocat de X.________, a adressé à cette société un décompte concernant dix affaires pendantes. Aucune mention de compensation avec d'éventuels travaux en cours n'y figurait. A.d Par courriers des 2 mai et 1er décembre 2001, restés sans suite, X.________ a rappelé à A.________ l'existence de la facture en souffrance, soulignant que, de ce fait, C.________, étant donné leurs bonnes relations, se voyait placé dans une situation désagréable, contraint qu'il était par sa direction de recouvrer le montant impayé. En réponse à une ultime mise en demeure de X.________ du 14 janvier 2002, A.________ a prié celle-ci de lui faire parvenir une copie de la facture litigieuse, ainsi que de deux autres factures antérieures, "tous droits réservés". A cette occasion, il a admis avoir envisagé d'aider financièrement son fils. Le 22 octobre 2003, un commandement de payer la somme de 25'000 fr., selon facture du 30 août 1996, a été notifié à A.________ à la requête de X.________. Il a été frappé d'opposition. B.________ a, lui aussi, formé opposition au commandement de payer qui lui a été notifié ultérieurement pour la même créance. Dans un courrier du 18 février 2004, A.________ a contesté être débiteur de la facture litigieuse, affirmant s'être limité à mettre X.________ en contact avec son fils. Il a qualifié d'exorbitant le montant réclamé pour un ouvrage défectueux, tout en précisant qu'il avait renoncé à s'en plaindre, à l'époque, par souci de ne pas mettre en péril ses relations avec sa cliente X.________. L'avocat a en outre excipé de la prescription.