Citation: 2C_274/2022 E. 1.1

1.1. Le 28 mai 2020, la Direction générale des finances publiques françaises (ci-après: l'autorité requérante) a adressé cinq demandes d'assistance administrative internationale en matière fiscale auprès de l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'Administration fédérale) concernant A.A.________ et B.A.________, fondées sur l'art. 28 de la Convention du 9 septembre 1966 entre la Suisse et la France en vue d'éliminer les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et de prévenir la fraude et l'évasion fiscales (ci-après: CDI CH-FR, RS 0.672.934.91). L'autorité requérante y exposait qu'au cours du contrôle des comptes financiers de ces deux résidents fiscaux français, elle avait découvert l'existence de flux avec des comptes bancaires qu'ils détenaient en Suisse auprès de C.________, de D.________ AG et de la E.________ (ci-après: les Banques). Or, les contribuables n'avaient pas déclaré ces comptes bancaires et ne lui avaient pas non plus fourni, malgré ses demandes, d'explications concernant les flux financiers qu'elle avait identifiés. Elle sollicitait par conséquent l'assistance administrative de la Suisse, afin d'obtenir des renseignements sur ces comptes bancaires, dans le but d'évaluer la situation fiscale de B.A.________ et de A.A.________ et d'effectuer une taxation correcte de leurs revenus et fortune, pour la période allant du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2018. Déférant à des ordonnances de production de l'Administration fédérale, les Banques lui ont transmis les renseignements requis. Par décision finale du 29 septembre 2020, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à l'autorité requérante pour tous les renseignements que lui avaient transmis les Banques. B.A.________ et A.A.________ ont recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. Par arrêt du 22 mars 2022, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité.