Citation: 2A.210/2005 17.11.2005 E. 1

Sur dénonciation de Z.________ du 9 octobre 1995, la Chambre de surveillance des avocats du canton du Valais (ci-après: la Chambre de surveillance) a prononcé le 26 avril 1996 un blâme à l'encontre de X.________, pour avoir manqué à ses devoirs comme avocat intervenant dans la procédure de divorce des époux A.Y.________ et B.Y.________. Le recours formé par X.________ contre ce prononcé a été rejeté le 10 février 1997 par l'Autorité de surveillance des avocats du canton du Valais, composée de trois juges cantonaux (ci-après: l'Autorité de surveillance). Cette même autorité a rejeté le 27 mars 1998 une demande de révision de son jugement du 10 février 1997. Il s'en est suivi de multiples procédures sur les plans civil, pénal et administratif, dans lesquelles X.________ et Z.________ se sont souvent trouvés opposés. Parmi ces procédures, invoquées dans la demande dirigée contre l'Etat du Valais, on peut notamment relever ce qui suit. Le 26 février 1998, X.________ a dénoncé Z.________ auprès de la Chambre de surveillance en raison des faits qui avaient été allégués par ce dernier dans la dénonciation du 9 octobre 1995 dirigée contre lui. Par écriture du 3 août 1998, X.________ a également porté plainte pénale contre Z.________. Le 23 octobre 1998, le Président de la Chambre de surveillance a suspendu l'instruction de la dénonciation du 26 février 1998 jusqu'à droit connu sur le sort de la plainte pénale du 3 août 1998. Le Juge d'instruction pénale du Valais Central a toutefois refusé de donner suite à cette plainte et les recours de l'intéressé contre cette décision ont été rejetés, tant par la Chambre pénale du Tribunal cantonal, que par le Tribunal fédéral (arrêt 6S.680/2000 du 16 novembre 2000). Par décision du 21 mai 2002, la Chambre de surveillance a décidé de ne pas donner suite à la dénonciation de X.________ du 26 février 1998 et a mis les frais à sa charge par 541 fr. Elle a retenu en bref que cette dénonciation, fondée sur des faits survenus en 1995, était prescrite. Par arrêt du 13 janvier 2003 (2P.185/2002), le Tribunal fédéral a admis dans la mesure où il était recevable un recours de X.________ et annulé ladite condamnation aux frais. Le 4 octobre 2004, l'avocat B.________ a dénoncé X.________ à la Chambre de surveillance, qui a ouvert une enquête en dates des 8 octobre et 5 novembre 2004. Par décision du 11 mars 2005, le Juge I du district de Sion, statuant sur requête de mesures provisionnelles de B.________, a fait interdiction à X.________, sous la menace des peines prévues par l'art. 292 CP, de divulguer, sous quelque forme que ce soit et à quiconque, des faits et écrits relevant de la sphère privée ou professionnelle de B.________.