Citation: 4A_305/2024 E. 5.2

5.2. Devant la cour cantonale, la recourante n'a pas soulevé le moyen tiré de l'abus de droit manifeste tel qu'elle le soumet au Tribunal fédéral. Cet argument est dès lors irrecevable, faute de satisfaire au principe de l'épuisement des griefs (cf. ATF 143 III 290 consid. 1.1; arrêt 4A_483/2022 du 8 mars 2023 consid. 4). Quant au moyen lié à l'absence d'intérêt de l'intimé à s'opposer à la restitution des locaux, traité par la cour cantonale, il doit être rejeté. En effet, la recourante perd de vue le contenu de la convention prévoyant, ainsi que l'a retenu la cour cantonale, que E.________ (contre laquelle les conclusions de la requête en évacuation étaient également dirigées) ou l'un de ses proches, donc l'intimé, pouvait occuper ces locaux indépendamment d'un contrat de bail. Déjà du fait de l'existence de cette convention, on ne se trouve pas dans le cas de figure invoqué par la recourante par analogie, soit un colocataire qui, au moment de la résiliation, n'occupe plus l'appartement loué et ne peut ainsi plus bénéficier de la protection sociale contre les congés garantie par les art. 271 s. CO (arrêt 4A_282/2021 du 29 novembre 2021 consid. 4.4).