Citation: 1C_502/2017 E. B

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, la Commune de Corbières demande principalement au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt attaqué en ce sens que le recours cantonal est admis et la décision de la DIAF du 7 mars 2017 annulée. Subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause à l'instance précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. La commune recourante sollicite par ailleurs l'octroi de l'effet suspensif; elle réitère sa requête de façon urgente par acte du 10 novembre 2017, à la suite du rejet de sa première demande, prononcé le 18 octobre 2017. Par ordonnance du 5 décembre 2017, le Président de la Ire Cour de droit public admet la seconde requête d'effet suspensif en ce sens qu'interdiction est faite à la corporation forestière Berra-Gibloux de prendre toute décision susceptible de porter atteinte à la gestion des forêts de la Commune de Corbières jusqu'à droit jugé sur le recours. Le Tribunal cantonal renvoie aux considérants de son arrêt et conclut au rejet du recours. La DIAF se réfère à sa décision ainsi qu'à ses déterminations cantonales et propose aussi le rejet du recours. Egalement appelé à se prononcer, l'Office fédéral de l'environnement rappelle qu'il appartient aux cantons de concrétiser la notion de gestion rationnelle des forêts; l'office fédéral estime, pour le surplus, que l'organisation forestière du canton de Fribourg remplit les exigences du droit fédéral. Au terme d'un ultime échange d'écritures, la recourante et la DIAF ont persisté dans leurs conclusions respectives; à cette occasion, la direction cantonale a toutefois rappelé, que la présente procédure ne porte que sur la délimitation du périmètre de la corporation de triage et non sur la question de la gestion en commun des forêts.