Citation: I 337/04 22.02.2006 E. A

B.________, née en 1950, a travaillé en qualité de secrétaire auprès de X.________ à partir de 1980. Depuis le 14 septembre 1998, date à laquelle elle a été victime d'un accident qui a provoqué un traumatisme cervical, elle a ressenti une gêne cervicale (sans déficit neurologique) et des cervicalgies (rapport du docteur H.________ du 25 janvier 2000). A la suite d'une intervention chirurgicale (cholécystectomie associée à une appendicectomie) subie le 14 septembre 2000, elle a présenté une importante asthénie et a été mise en arrêt de travail à partir de cette date; elle a définitivement cessé son activité depuis lors (cf. rapport du docteur R.________, médecin traitant, du 16 juillet 2001). Le 9 juillet 2001, elle a présenté une demande tendant à l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité sous la forme d'une mesure de reclassement dans une nouvelle profession et d'une rente. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a recueilli différents avis médicaux, dont celui du docteur U.________, rhumatologue, selon lequel l'assurée souffrait d'un état dépressif et d'une fibromyalgie (rapports des 20 février et 27 juillet 2001), diagnostic confirmé par le docteur P.________, généraliste (rapport établi en septembre 2001). De son côté, le docteur O.________, psychiatre, a diagnostiqué un trouble dépressif récurrent et attesté d'une diminution de rendement de 30 % (rapport du 21 septembre 2001). L'office AI a en outre confié une expertise à la Clinique Y.________ où le docteur C.________ a écarté le diagnostic de fibromyalgie retenu par ses confrères U.________ et P.________ et posé ceux de trouble somatoforme indifférencié, ainsi que de trouble de l'humeur de sévérité modérée. Au terme d'un entretien de synthèse avec tous les experts impliqués, il a par ailleurs nié la présence d'un handicap physique ou d'un handicap des fonctions supérieures objectivement démontré et conclu à une incapacité de travail de 50 % dans l'activité de secrétaire résultant essentiellement des singularités psychiques (rapport du 13 juin 2002). Par décision du 27 novembre 2002, l'office AI a alloué à l'assurée une demi-rente d'invalidité à partir du 1er septembre 2001, fondée sur un taux d'invalidité de 50 %. Il a considéré qu'elle était en mesure d'exercer une activité de secrétaire à mi-temps, soit de réaliser un revenu de 50 % inférieur à celui qu'elle obtenait sans invalidité. Elle avait en outre droit à une aide au placement. B.________ s'est opposée à cette décision, en produisant un courrier du docteur O.________ (du 19 février 2003), selon lequel le taux d'incapacité de travail de 30 % qu'il avait fixé en septembre 2001 uniquement sous l'angle psychique devait s'ajouter au taux de 50 % établi par ses collègues. Elle a par ailleurs fait verser à son dossier un rapport d'évaluation neuropsychologique du 4 mars 2003, élaboré par le docteur G.________ et le neuropsychologue D.________ de la Consultation de la mémoire de l'Hôpital Z.________. Son opposition a été rejetée par décision du 17 septembre 2003.