Citation: 6B_1202/2014 E. 2.2

2.2. Le recourant objecte, en revanche, sur le plan des faits, avoir toujours soutenu qu'il n'entendait pas tuer B.________. Il souligne avoir tenu le fusil à hauteur de hanche, d'une seule main, et n'avoir pas épaulé au moment de tirer. La cour cantonale aurait " minimisé " cet élément et retenu " à tort " la version de C.________. Une telle appréciation serait " contestable ". Le recourant en conclut qu'il n'y aurait pas un faisceau d'indices " suffisamment important " pour démontrer qu'il aurait agi par dol direct. Le recourant ne soutient pas que la cour cantonale aurait exprimé des doutes sur la question de fait litigieuse; il ne ressort pas non plus des considérants de la décision cantonale que tel aurait été le cas. L'argumentation du recourant vise, au contraire, à démontrer que la cour cantonale aurait dû en concevoir. La discussion proposée porte ainsi exclusivement sur l'appréciation des preuves. Le recourant n'y invoque pas expressément l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.; art. 106 al. 2 LTF), mais reproche à la cour cantonale d'avoir " minimisé " un élément de preuve et d'en avoir retenu un autre " à tort " dans une appréciation "contestable " fondée sur un faisceau d'indices prétendument " insuffisant ". Cet argumentaire n'est manifestement pas de nature à démontrer que la décision cantonale serait insoutenable, moins encore qu'elle le serait dans son résultat. Telle qu'elle est articulée, cette argumentation essentiellement appellatoire (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266) se révèle ainsi sans pertinence quant à l'objet du litige dans le cadre du pouvoir d'examen du Tribunal fédéral tel qu'il est délimité par l'art. 105 al. 1 et 2 LTF. Il n'y a pas lieu de l'examiner plus avant. Au demeurant, la cour cantonale a longuement exposé les raisons pour lesquelles elle a jugé les déclarations de C.________ particulièrement crédibles et les explications du recourant sujettes à caution (arrêt entrepris, consid. 2d p. 7). On peut se limiter à renvoyer à ces motifs (art. 109 al. 3 LTF), qui ne sont, en tout cas, pas insoutenables. Il n'était pas plus arbitraire de considérer que la manière dont le recourant tenait son arme n'excluait pas l'intention homicide dès lors qu'il avait fait feu quasiment à bout portant (la bouche du canon se trouvait à une distance de 2,8 à 3 mètres de la porte), à hauteur d'homme, sur une porte qui venait de se refermer devant lui, avec une arme destinée à tuer du gros gibier (arrêt entrepris, consid. 2d p. 8). Supposé recevable, le grief devrait ainsi, de toute manière, être rejeté.