Citation: 9C_891/2013 E. 4.2

4.2. L'office recourant ne démontre pas que le jugement attaqué résulterait d'une appréciation arbitraire des faits ni qu'il serait insoutenable dans son résultat. En effet, les premiers juges ont procédé à une appréciation consciencieuse des preuves disponibles et expliqué de façon circonstanciée les raisons qui les ont conduits à retenir que l'intimée souffrait d'une symptomatologie dépressive qui influait sur sa capacité de travail depuis le mois de décembre 2006. On soulignera en particulier que le degré d'incapacité de travail retenu par le docteur U.________ se recoupe avec l'avis de la doctoresse A.________ ainsi que celui exprimé par la doctoresse O.________ dans sa première expertise. Quand bien même on pourrait douter du bien-fondé de l'expertise du docteur U.________, l'office recourant n'explique pas en quoi le point de vue exprimé par la doctoresse O.________ dans sa seconde expertise serait au final objectivement mieux fondé que celui retenu par les premiers juges ou justifierait à tout le moins - au travers des éléments qu'il mettrait en évidence - la mise en oeuvre d'un complément d'instruction sous la forme d'une surexpertise. Il ne suffit pas, même si les reproches peuvent sembler justifiés, de critiquer les considérations tenues par la juridiction cantonale à propos de la valeur probante de cette expertise; encore faut-il établir, par une argumentation précise et étayée, que les conclusions de cette expertise reflètent, au degré de la vraisemblance prépondérante, la véritable répercussion de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail ou, à tout le moins, qu'il existe un doute à ce propos.