Citation: 1C_396/2020 E. 2.2

2.2. Dans le cas particulier, la Chambre administrative a notifié aux parties recourantes, par courrier du 19 mai 2020, une copie de la réplique de la constructrice du 15 mai 2020 en les informant que la cause était gardée à juger. Le mandataire de A.________ affirme avoir reçu le courrier concernant sa cliente en son étude le 26 mai 2020. Le Tribunal fédéral n'a aucune raison de mettre en doute cette affirmation en l'absence d'éléments qui permettraient de retenir que ce courrier lui serait parvenu à une date antérieure. Or, la Chambre administrative a rendu son arrêt le 29 mai 2020 de sorte qu'elle n'a pas été en mesure de prendre en considération la demande de la recourante, formulée le 3 juin 2020, soit dans le délai de dix jours tenu pour usuel par la jurisprudence pour faire valoir son droit d'être entendu, tendant à obtenir un délai pour déposer une duplique, comme elle en avait le droit (cf. ATF 138 I 484 consid. 2.2 précité). Il s'ensuit que le droit d'être entendue de la recourante a été violé.