Citation: 8C_180/2022 E. 3.1

3.1. Les juges cantonaux ont constaté que lorsque l'intimé avait rendu la décision litigieuse, la recourante s'était vu signifier un refus d'autorisation de séjour qui était entré en force à la suite de l'arrêt de la Cour de justice du 7 juillet 2020. Or l'intimé n'était pas fondé à s'écarter de cette décision et ne pouvait pas procéder à un examen autonome du droit de la recourante à un titre de séjour. Partant, il n'avait pas à examiner les moyens développés par celle-ci quant à l'application du droit par l'OCPM, puis par le TAPI et la Cour de justice. L'analyse de ces griefs était du ressort de l'OCPM, seul compétent pour procéder au réexamen de sa décision du 26 mars 2019. C'était d'ailleurs bien à cette autorité que la recourante avait demandé le réexamen de son droit à une autorisation de séjour. Certes, les questions juridiques en lien avec son statut du point de vue du droit des étrangers étaient complexes. Toutefois, eu égard au caractère exécutoire de la décision de l'OCPM du 26 mars 2019, l'argumentation de la recourante consistant à pointer les erreurs dans l'application du droit prétendument commises par l'OCPM, puis par les instances judiciaires, était sans pertinence dans le cadre de la procédure d'opposition. La marge de manoeuvre de l'intimé se limitait en effet dans le cas d'espèce à s'informer de l'issue donnée par l'OCPM à la demande de réexamen et c'était du reste uniquement sur la base du préavis de cette autorité qu'il avait admis l'opposition, et non en raison des moyens soulevés par la recourante. Il aurait donc suffi à la recourante de signaler à l'intimé le dépôt d'une demande de réexamen auprès de l'OCPM. Or cette démarche n'exigeait pas l'assistance d'un conseil, d'autant moins que la recourante maîtrisait bien le français et que ses activités professionnelles l'avaient habituée aux contacts avec les autorités administratives. On ne pouvait donc pas admettre la nécessité de recourir aux services d'un avocat.