Citation: 8C_2/2024 E. 5.2

5.2. Selon la jurisprudence, dans un litige concernant la remise de l'obligation de restituer, il n'appartient pas au juge de statuer sur le caractère recouvrable ou non de la créance en restitution ou sur d'autres points ayant uniquement trait à l'exécution de la décision en cause; même déclarée irrécouvrable, la créance subsiste et peut donc toujours être recouvrée par la suite, sous réserve de sa péremption, si le débiteur revient à meilleure fortune (ATF 113 V 280 consid. 4b; arrêts 8C_225/2008 du 24 avril 2008; 8C_766/2007 du 17 avril 2008 consid. 2 in fine). Ce raisonnement est également valable s'agissant d'un litige portant, comme en l'espèce, sur le droit de demander la restitution de prestations indûment touchées. Quand bien même la créance de l'intimée de 18'189 fr. aurait été en tout ou partie irrécouvrable au moment de la décision de restitution, le recourant pourrait revenir à meilleure fortune avant l'échéance du délai de péremption pour demander l'exécution de cette décision, à savoir dans les cinq ans dès son entrée en force ou l'entrée en force d'une décision de rejet d'une demande de remise de l'obligation de restituer (cf. arrêts 8C_129/2015 du 13 juillet 2015 consid. 2.2; 8C_152/2013 du 28 octobre 2013 consid. 2.3). Il s'ensuit que le tribunal cantonal n'aurait pas dû entrer en matière sur les griefs du recourant en lien avec le prétendu caractère irrécouvrable de la créance de l'intimée. En procédant de la sorte, il a étendu à tort l'objet du litige au-delà de l'objet de la contestation, qui portait uniquement sur le droit de l'intimée d'exiger la restitution de 18'189 fr. Les griefs du recourant concernant le caractère irrécouvrable de ce montant, qui échappent à l'objet de la contestation, sont donc irrecevables. En l'absence de tout autre grief à l'encontre de l'arrêt cantonal, le recours doit être déclaré irrecevable.