Citation: 4C.383/2004 01.03.2005 E. 1

Interjetés par les parties qui ont chacune partiellement succombé dans leurs conclusions et dirigés contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile (cf. ATF 129 III 301 consid. 1.2.2 et les références citées) dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), les deux recours en réforme sont en principe recevables, puisqu'ils ont été déposés en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ). A cet égard, la demanderesse ne peut être suivie lorsqu'elle soutient que le recours de l'assurance ne répondrait pas aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. b et c OJ. En effet, la défenderesse conclut au rejet de l'ensemble des conclusions formées à son encontre, qui ne portent, selon le dispositif de l'arrêt attaqué, plus que sur les montants alloués à titre de préjudice ménager, tout en critiquant, dans sa motivation, la façon dont les juges cantonaux ont retenu ces montants. Il est donc possible de déterminer, à la lecture du recours, dans quelle mesure la cause est encore litigieuse pour la défenderesse et quelles sont les modifications de l'arrêt cantonal voulues, ce qui est suffisant en regard de l'art. 55 al. 1 let. b et c OJ (cf. Poudret, COJ II, Berne 1990, no 1.4.1 ad art. 55 OJ). Cela ne signifie pas que, sur certains points, la motivation présentée par l'une ou l'autre des parties ne puisse s'avérer inadmissible. Tel est par exemple le cas lorsque, comme le relève la demanderesse, la défenderesse se contente de renvoyer à l'argumentation présentée sur le plan cantonal en ce qui concerne la plus-value accordée au travail ménager (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 126 III 198 consid. 1d p. 201).