Citation: 9C_440/2021 E. 5.2.2

5.2.2. Cette argumentation est infondée. On relèvera qu'au contraire de ce que semble soutenir le recourant, l'introduction d'une comparaison des revenus avant et après invalidité dans la méthode extraordinaire d'évaluation de l'invalidité ne constitue pas une violation du droit mais une particularité de cette méthode qui se déroule en deux étapes. Il s'agit d'abord de procéder à une comparaison des activités en s'inspirant de la méthode spécifique pour "non actifs" puis de déterminer le taux d'invalidité d'après les effets sur la capacité de rendement diminuée sur la situation économique dans le cas particulier (cf. ATF 104 V 35 consid. 2c). On ne saurait dès lors faire valablement grief à la juridiction cantonale d'avoir indûment introduit une comparaison des revenus dans la méthode extraordinaire. Le calcul que l'assuré effectue ne lui est ensuite d'aucune utilité dans la mesure où il s'écarte des chiffres retenus par le tribunal cantonal (aussi bien des revenus que de la pondération des champs d'activité) sans expliquer en quoi ceux-ci seraient manifestement inexacts. Il est enfin faux de prétendre qu'une réorganisation de son entreprise ou un changement d'activité lui auraient été indûment imposés. Les autorités précédentes se sont fondées sur la réorganisation effective décrite par le recourant (cf. rapport d'enquête pour activité professionnelle indépendante du 28 novembre 2007) pour procéder à la pondération des champs d'activité après la survenance de l'atteinte à la santé, ainsi que sur la cessation de l'activité indépendante survenue concrètement en septembre 2008 (en lien avec la capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée attestée médicalement) pour changer de méthode d'évaluation de l'invalidité.