Citation: I 304/00 28.03.2001 E. 3

3.- En l'occurrence, les premiers juges ont nié le droit du recourant à une aide en capital, au motif que celui-ci avait choisi de réorienter les activités de son entreprise avant tout par un souci de rentabilité et non pas en raison de son atteinte à la santé. a) On comprend mal comment la juridiction cantonale est parvenue à une telle conclusion lors même que les docteurs V.________ et M.________, tous deux médecins traitants du recourant, ont clairement indiqué que celui-ci souffrait (depuis sa blessure à l'oeil gauche) d'une perte de la vision binoculaire et d'une amputation du champ visuel gauche, rendant son métier de forestier très risqué. Or, selon les informations recueillies par l'office intimé lui-même, la principale activité du recourant avant l'événement accidentel consistait en des travaux lourds sur le terrain (maniement des machines, coupe de bois, entretien des forêts, réalisation d'ouvrages de stabilisation), soit des occupations manifestement contre-indiquées d'un point de vue médical. Que le recourant ait déclaré - au cours d'une interview donné à la presse locale - que sa décision de se lancer dans le tri des déchets urbains "(allait) dans la logique du développement de son exploitation et d'une utilisation rationnelle des locaux existants" n'est pas ici un élément décisif, du moment qu'il est établi et non contesté que B.________ n'est plus apte, médicalement parlant, à poursuivre des activités lourdes. On doit dès lors admettre que c'est bien les difficultés visuelles du recourant qui sont, de manière prépondérante, à l'origine de la restructuration de son exploitation. Le motif invoqué par les premiers juges pour justifier le refus d'une aide en capital se révèle par conséquent mal fondé. b) Pour autant, la Cour de céans n'est pas en mesure de déterminer si les autres conditions mises à l'octroi d'une aide en capital sont réunies dans le cas particulier.