Citation: 9C_147/2018 E. 3.3

3.3. En tant que le recourant oppose tout d'abord l'avis de ses médecins traitants à ceux des "médecins internes à l'assurance", il omet que les experts de la CRR ont été désignés par l'office AI via un système d'attribution aléatoire des mandats d'expertise (art. 72 bis al. 2 RAI). Les experts ne peuvent dès lors pas être considérés comme des médecins internes à l'assurance-invalidité. Le recourant se limite ensuite à affirmer que les avis des docteurs G.________ et H.________ auraient dû susciter des doutes auprès de la juridiction cantonale au point d'ordonner une expertise judiciaire. Ce faisant, il ne parvient pas à démontrer que les premiers juges auraient violé les règles d'appréciation des preuves en appliquant des exigences trop élevées à la possibilité pour l'assuré de soulever des doutes sur une appréciation médicale. Les avis des médecins traitants n'apportent en effet aucun élément concret que les experts de la CRR auraient ignorés dès lors que les docteurs G.________ et H.________ attestent de la symptomatologie du recourant - évoquée par les experts - en lui attribuant des effets incapacitants différents de ceux retenus par les experts sans aucune discussion des conclusions du rapport du 5 septembre 2016. On ajoutera qu'une évaluation médicale complète et approfondie, telle que l'expertise litigieuse, ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins ont une opinion divergente. Il ne peut en aller différemment que si lesdits médecins font état d'éléments objectivement vérifiables - de nature notamment clinique ou diagnostique - qui auraient été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui seraient suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions. Or le recourant se borne à mentionner que ses médecins traitants ne partagent pas les conclusions de l'expertise ou à substituer sa propre appréciation de celles-ci à celle de la juridiction cantonale. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des constatations des premiers juges, qui au terme d'une discussion circonstanciée qui ne révèle aucune trace d'arbitraire, ont retenu que le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, avec une diminution de rendement de 20 %.