Citation: 2A.695/2006 19.01.2007 E. 4

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant reproche au Tribunal administratif d'avoir refusé d'entendre les personnes qui lui auraient permis d'apprécier différemment son degré d'intégration en Suisse. 4.1 Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend toutefois pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). L'autorité peut donc mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les arrêts cités; 122 V 157 consid 1d p. 162; 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505). 4.2 En l'espèce, la juridiction cantonale s'est basée sur les témoignages écrits et les pièces en sa possession. Elle pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant, estimer que les auditions requises n'auraient pas apporté plus d'éléments pour apprécier la situation de l'intéressé. Il n'était, en particulier, pas contesté que les époux X.Y.________ n'avaient pas conclu un mariage de complaisance, la seule question à trancher étant celle de savoir si, en raison de leur séparation, le recourant pouvait encore se prévaloir de cette union.