Citation: I 299/05 25.10.2006 E. 4

4.1 A l'époque de la décision initiale de refus de rente, le recourant subissait une incapacité totale et définitive d'exercer son métier en raison de lombo-sciatalgies (syndrome lombo-spondylogène gauche) et de gonalgies gauches (status post-traumatique avec méniscectomie externe, syndrome fémoro-rotulien et fémoro-tibial externe, status post-ostéotomie de ventralisation de la tubérosité tibiale antérieure pour arthrose fémoro-patellaire décompensée et status post-ablation du matériel d'ostéosynthèse); l'exercice à plein temps d'une activité lucrative adaptée aux troubles précités demeurait en revanche préservé. 4.2 Il n'est pas contesté qu'à l'époque de la décision sur opposition litigieuse, le recourant présentait un trouble douloureux somatoforme persistant sous forme de lombalgies, cervicalgies, gonalgies et talalgies, un status post-traumatique du genou gauche avec lésions méniscales et ligamentaires ainsi qu'un syndrome rotulien droit chronique entraînant une incapacité de travail de 40 % dans une activité lucrative adaptée du point de vue rhumatologique et en prenant en considération l'incidence de la symptomatologie douloureuse sur la capacité de travail. Pour autant, l'incapacité de travail fixée dans le rapport d'expertise - dont la valeur probante n'est ni constestée ni contestable (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références) - ne saurait être décisive dans l'issue du présent litige. 4.3 Selon les constatations de ce rapport, le recourant a en effet bénéficié d'une parfaite santé jusqu'à ce qu'il soit victime d'une lésion traumatique du genou gauche et subisse successivement plusieurs interventions chirurgicales entre 1992 et 1995. Au cours de cette période, il a en outre développé des douleurs diffuses de l'appareil locomoteur sous forme de gonalgies persistantes à prédominance gauche, de lombalgies, de cervicalgies et de talalgies dont l'intensité subjective n'a cessé de s'aggraver ultérieurement. Les investigations médicales (bilans radiologiques extensifs, y compris un CT de la colonne lombaire) n'ont cependant révélé aucune pathologie significative et seul un traitement anti-inflammatoire, myorelaxant et de physiothérapie a été prescrit. Malgré cette prise en charge conforme aux règles de l'art, aucune amélioration subjective n'a toutefois pu être apportée. Compte tenu d'un état de santé prédominé par des douleurs diffuses de l'appareil ostéo-articulaire dont l'intensité et l'impact fonctionnel ne sont corrélés par aucune lésion pathologique significative autre que des troubles statiques du rachis dorso-lombaire, une tendomyose cervico-scapulaire, un syndrome rotulien droit, un état post-opératoire au niveau du genou gauche, les experts ont diagnostiqué un trouble douloureux somatoforme persistant sous forme de lombalgies, cervicalgies, gonalgies et talalgies; sur le plan somatique, ils ont retenu un status post-traumatique du genou gauche avec lésions méniscales et ligamentaires ainsi qu'un syndrome rotulien droit chronique. Le status somatique présenté par le recourant s'avère ainsi stationnaire. Les conclusions contraires du docteur A.________ (rapport du 7 mars 2001) ne sauraient prévaloir en tant qu'elles émanent du médecin traitant de l'intéressé (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), cela d'autant que dans un rapport du 6 juin 2001, ce dernier fait précisément état d'un état de santé stationnaire. De son côté, le docteur W.________ présente dans son rapport du 20 février 2001, une appréciation supplémentaire de l'état de santé de l'assuré, mais ne constate pas d'aggravation de celui-ci; en tant qu'il procède en outre à une estimation globale du degré d'invalidité, il s'écarte de la tâche qui lui incombe (cf. ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1), de sorte que son avis ne saurait être décisif pour l'issue du présent litige. La capacité de travail de l'assuré dans une activité lucrative adaptée sur le plan rhumatologique demeure donc totale, comme à l'époque de la décision initiale de refus de rente. L'incapacité de travail de 40 % constatée par les experts découle respectivement du seul trouble douloureux somatoforme. Sur ce point, la Cour de céans constate, à l'instar des premiers juges, qu'aucune des pièces médicales figurant au dossier ne permet de se convaincre que l'on se trouve en présence d'un trouble douloureux somatoforme invalidant au sens de la jurisprudence (ATF 130 V 353 consid. 2.2.2. sv.). Le recourant ne le conteste d'ailleurs pas. Aussi les premiers juges ont-ils à juste titre retenu une capacité résiduelle de travail raisonnablement exigible de la part de l'intéressé à 100 % dans une activité lucrative adaptée à son état de santé. En comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision initiale de refus de rente avec ceux existant à l'époque de la décision sur opposition litigieuse, il appert qu'aucune modification notable des circonstances, respectivement du degré d'invalidité (30 %), ne s'est produite. Le jugement entrepris n'est donc pas critiquable et le recours se révèle par conséquent mal fondé.