Citation: 8C_605/2022 E. 3

En ce qui concerne le revenu sans invalidité (en soi non contesté par les parties), les juges cantonaux ont retenu qu'en 2015, l'intimée travaillait pour l'institution B.________ à raison de 32 heures par semaine, soit à un taux d'activité de 80 %. Le revenu annuel tiré de cette activité s'élevait à 73'918 fr. 75, ce qui correspondait à 92'398 fr. 45 à temps plein. Adapté à la hausse générale des salaires dans la branche économique "santé, hébergement médico-social et action sociale" entre 2015 et 2018 selon un taux de 1.014 %, cela aboutissait à un revenu sans invalidité final de 93'335 fr. 35. Pour le revenu avec invalidité, les juges cantonaux se sont fondés sur le salaire médian global des femmes, niveau de compétence 1, de la table TA1_tirage_skill_level (ci-après: TA1) de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), ce qui correspondait à un salaire mensuel de 4'371 fr., respectivement à un salaire annuel de 52'452 fr. pour 40 heures de travail hebdomadaires. Adapté à la durée normale hebdomadaire de travail en 2021 (recte: 2018) en Suisse, à savoir 41,7 heures, cela aboutissait à un salaire de référence en 2018 de 54'681 fr. 20 ([52'452/40] x 41.7). Sur la question d'un abattement sur le salaire statistique, les juges cantonaux ont confirmé le taux de 10 % retenu par la recourante. Le revenu hypothétique d'invalide de l'intimée en 2018 s'élevait donc à 49'213 fr. 10. En conséquence, la cour cantonale a retenu un taux d'invalidité de 47,273 % ([93'335.35 - 49'213.10] / 93'335.35 x 100), arrondi à 47 %.