Citation: 5A_819/2014 E. A

A.a. Dans le cadre de diverses poursuites intentées par la Fondation C.________ - à laquelle a succédé l'Etat de Genève ( poursuivant ) - à l'encontre de B.________ ( poursuivi ), l'Office des poursuites de Genève (ci-après: l'Office) a notamment procédé à la saisie de deux parts de propriété par étages, à savoir le lot PPE xxx (appartement estimé à 785'000 fr., sis rue ...., commune de U.________) et le lot PPE yyy (place de stationnement estimée à 68'000 fr., sise " ... ", commune de V.________). Selon publications dans la FOSC et la FAO du 9 novembre 2011, la vente aux enchères de ces immeubles a été fixée au 27 janvier 2012, les créanciers gagistes étant sommés de produire à l'Office, jusqu'au 29 novembre 2011, leurs droits sur les lots précités. Le 14 novembre 2011, A.________ SA, intervenant comme " créancière gagiste ", a produit une créance de xxxx fr. en capital et de xxxx fr. en intérêts, garantie par des cédules hypothécaires au porteur grevant en 1eret 2ème rang le lot PPE xxx; elle a en outre produit, par courrier du même jour, une créance de xxxx fr. en capital et de xxxx fr. en intérêts, garantie par une cédule hypothécaire au porteur grevant en 1er rang le lot PPE yyy. Ces créances ont été inscrites dans les états des charges respectifs des lots de PPE avec la mention " selon bordereau de production du 14 novembre 2011"; ces états des charges ont été communiqués aux intéressés le 8 décembre 2011, avec les conditions de vente. A.b. Le poursuivant s'étant opposé aux productions de A.________ SA, l'Office lui a imparti, le 15 décembre 2011, un délai de vingt jours pour ouvrir action en contestation de l'état des charges à l'encontre de la créancière gagiste. Le même jour, il a imparti à celle-ci un délai pour lui fournir les moyens de preuve relatifs à ses prétentions; l'intéressée ne s'est toutefois pas exécutée dans le délai fixé. Par jugements du 7 décembre 2012, le Tribunal de première instance de Genève a dit que A.________ SA n'était pas créancière de B.________, en sorte que les créances qu'elle avait produites ne devaient pas figurer à l'état des charges des immeubles concernés. Il ressort de ces décisions que A.________ SA n'était pas créancière hypothécaire du poursuivi, mais détenait les cédules hypothécaires pour le compte d'un tiers, auquel le poursuivi avait " cédé ces titres contre paiement ". A.c. Par publications dans la FOSC et la FAO du 12 avril 2013, l'Office a fixé au 21 mai 2013 la nouvelle date de vente aux enchères des lots PPE xxx et PPE yyy. Les états des charges actualisés ne comportaient plus les productions de A.________ SA, mais mentionnaient le montant nominal des cédules hypothécaires grevant ces lots comme correspondant aux créances d'un " créancier inconnu " garanties par ces gages " selon extrait du Registre foncier "; ils ont été communiqués au poursuivant le 22 avril 2013.