Citation: 4C.283/2005 18.01.2006 E. 4

Le demandeur fait état d'une violation de l'art. 46 CO. De son point de vue, la cour cantonale a retenu, à tort, que les soins à domicile dispensés par son épouse ne relevaient pas du dommage subi des suites de l'accident. 4.1 En vertu de l'art. 46 al. 1 CO, applicable par renvoi de l'art. 62 al. 1 LCR, la victime de lésions corporelles a droit à la réparation du dommage qui résulte de son incapacité de travail totale ou partielle, ainsi que de l'atteinte portée à son avenir économique. Les soins donnés à domicile par un proche ou un parent du lésé doivent être pris en considération s'ils sont indispensables. Dans l'hypothèse où il s'agit d'une libéralité, il faut présumer que celle-ci a pour bénéficiaire le lésé et non l'auteur du dommage (ATF 97 II 259 consid. 3).