Citation: 5A_500/2018 E. 4

La recourante ne conteste pas le montant de son revenu, arrêté à 8'706 fr. 25. Elle relève toutefois que son augmentation correspond à l'indexation salariale suisse et qu'en parallèle, les charges de son couple auraient elles aussi augmenté du fait de l'élévation du coût de la vie (assurance-maladie, essence, etc.) et de sa charge fiscale. La recourante en déduit ainsi que son salaire actuel serait le même, évolution et indexation comprises, que celui qu'elle réalisait au jour de la réquisition de poursuite. Aucune augmentation d'actif net ne serait ainsi à relever. Cette argumentation est toutefois appellatoire, l'intéressée ne critiquant nullement la motivation développée à cet égard par la cour cantonale, au demeurant parfaitement conforme au droit. La juridiction cantonale a en effet rappelé que la détermination de l'augmentation de l'actif net se faisait en fonction de la situation concrète du débiteur (ATF 135 III 424 consid. 2.1; 129 III 385 consid. 5.1.1) et non en référence à des statistiques, étant précisé sur ce point que les primes d'assurance-maladie de la recourante étaient versées par son employeur, circonstance relativisant ses allégations quant à l'augmentation du coût de la vie; il convenait au demeurant de tenir compte des actifs et passifs au moment de l'introduction de la nouvelle poursuite (ATF 135 III 424 consid. 3), un examen rétroactif au moment de la faillite et une comparaison entre ces deux moments n'étant pas pertinent.