Citation: 6B_912/2023 E. 3.4

3.4. La différence de quantité de stupéfiants découlant d'un calcul tenant compte d'un taux de pureté de 38.9 % ou de 68 % n'a, en l'espèce, pas d'influence significative sur la fixation de la peine, contrairement à ce que soutient le recourant. En effet, même en tenant compte du taux le plus favorable de 38.9 % (cf. art. 10 al. 3 CPP), les quantités dépassent déjà de plusieurs dizaines de fois le seuil du cas grave (cf. supra, consid. 2.3.3). Or, conformément à la jurisprudence précitée, la quantité de drogue perd de l'importance au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la limite du cas grave. Il est vrai que la pureté de la drogue doit être prise en compte dans la fixation de la peine. Il ne s'agit cependant que d'un élément parmi d'autres également déterminants (type de drogue, type et nature du trafic, notamment). A cet égard, il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral faute de griefs d'arbitraire, que le recourant était impliqué dans un trafic de cocaïne ayant des ramifications internationales portant sur des quantités importantes, que son rôle au sein du réseau était significatif et indispensable, ayant en particulier des échanges avec des individus hauts-placés. En définitive, le reco urant n'invo que aucun élément propre à modifier la peine que la cour cantonale aurait omis ou pris en considération à tort. Compte tenu des circonstances mises en exergue dans le jugement attaqué, dont notamment la quantité importante de drogue, le rôle du recourant dans le trafic et l'étendue internationale de celui-ci, il n'apparaît pas qu'une peine privative de liberté de six ans soit sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable. Vu la quotité de la peine prononcée, la question du sursis, même partiel, n'entrait pas en considération.