Citation: 4A_268/2022 E. 5.2

5.2. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale constate que, selon des témoignages concordants et les pièces produites, l'aquarium était régulièrement sale et trouble malgré les prestations de maintenance effectuées par l'intimée conformément au contrat. Or, aucun élément du dossier ne permet d'établir un lien de causalité entre cette saleté et une éventuelle insuffisance des prestations de maintenance que l'intimée s'est engagée contractuellement à effectuer selon un rythme hebdomadaire. La juridiction cantonale estime dès lors que la saleté constatée ne provenait pas d'une insuffisance qualitative des prestations d'entretien mais d'une insuffisance quantitative, le rythme hebdomadaire convenu par les parties ne permettant pas d'obtenir un résultat satisfaisant compte tenu de la rapidité avec laquelle l'eau redevenait trouble. Elle retient que l'apparition précoce de saletés résultait du remplacement, contre l'avis de l'intimée, des pompes initiales, certes moins bruyantes, mais également moins puissantes. Il appert également que l'intimée a proposé certaines pompes, mais que celles-ci n'ont jamais été installées. Le recourant a ainsi modifié les pompes, sans suivre les recommandations que lui avait faites l'intimée et sans s'assurer auprès d'elle que la modification de celles-ci n'affectait pas la maintenance de l'aquarium, raison pour laquelle il lui appartient d'en supporter les conséquences. La juridiction cantonale considère également que la tenue vestimentaire jugée incorrecte du technicien de maintenance ne constituait pas à lui seul un juste motif de résiliation, ce d'autant que l'intimée a pris immédiatement des mesures visant à remédier à ce problème. La cour cantonale observe en outre que l'intimée, lorsqu'elle a été informée de l'existence d'une fuite d'eau de mer dans le local technique le 3 novembre 2017, est intervenue deux jours plus tard pour remédier à la situation, raison pour laquelle cet événement ne constituait pas un juste motif de résiliation du contrat de maintenance. L'autorité précédente estime également que l'intimée ne peut pas être tenue pour responsable des deux épisodes de mortalité des poissons. Sur la base des preuves à sa disposition, elle retient que des pannes électriques perturbaient régulièrement le bon fonctionnement de l'aquarium et que des variations de température affectaient son équilibre biologique. Or, les systèmes de production d'eau chaude et d'eau froide ainsi que l'installation électrique n'étaient pas de la responsabilité de l'intimée. Cette dernière a du reste émis de nombreuses recommandations et mises en garde en la matière qui n'ont pas été suivies. Elle a également insisté à plusieurs reprises sur la nécessité d'installer un système de supervision de l'aquarium. Le recourant a néanmoins préféré confier cette installation à une entreprise tierce pour des raisons budgétaires. Il lui appartient dès lors de supporter les conséquences de la non-installation, respectivement du non-fonctionnement dudit système de supervision.