Citation: 4A_9/2014 E. 1

Que la demanderesse détient cent actions nominatives de la société défenderesse, soit dix pour cent de son capital; Qu'elle a intenté une action judiciaire à la société, tendant à faire constater officiellement la valeur réelle de ses titres; Que le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a rejeté cette action le 19 décembre 2012; Que par arrêt du 27 septembre 2013, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal a rejeté l'appel de la demanderesse et confirmé le jugement; Que la demanderesse exerce le recours en matière civile et saisit le Tribunal fédéral de conclusions correspondant à celles de sa demande en justice; Que la demanderesse se réfère à une disposition des statuts de la défenderesse; Que la Cour d'appel a soigneusement analysé la clause ainsi invoquée, en tenant compte des autres dispositions auxquelles elle se rattache; Que selon cette autorité, l'action judiciaire en évaluation de la valeur des actions, effectivement prévue par les statuts, est et ne peut être que celle régie par l'art. 685b al. 5 CO, à intenter en vue d'un rachat des titres par la société; Que cette action appartient exclusivement à l'actionnaire auquel la société refuse d'approuver le transfert de ses titres à un tiers acquéreur; Que la demanderesse n'a présenté aucun candidat acquéreur à la défenderesse, ni demandé aucun transfert de ses propres actions; Que selon la demanderesse, l'action en évaluation prévue par les statuts ne coïncide cependant pas avec celle de l'art. 685b al. 5 CO et peut être intentée indépendamment d'une demande de transfert des actions; Que la demanderesse discute longuement le texte des statuts et l'interprétation retenue par la Cour d'appel; Qu'elle ne développe néanmoins aucune argumentation consistante; Que selon la Cour d'appel, les statuts d'une personne morale ne peuvent pas valablement attribuer aux tribunaux des tâches qui ne sont pas prévues par la loi; Que la Cour exclut aussi pour ce motif l'interprétation avancée par la demanderesse; Que celle-ci ne tente aucune réfutation de ce raisonnement; Qu'à teneur de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, l'acte de recours adressé au Tribunal fédéral doit contenir une motivation exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit; Que cette exigence n'est pas satisfaite en l'espèce; Que le recours en matière civile se révèle donc irrecevable; Que la demanderesse a présenté une demande d'assistance judiciaire; Que cette demande doit être rejetée compte tenu que le recours était dépourvu de chances de succès; Que la demanderesse doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral.