Citation: U 364/00 30.04.2001 E. 3

3.- En l'espèce, l'intimée, victime le 12 février 1996 d'une distorsion cervicale, présentait un état psychique dépressif lorsqu'elle fut examinée par le docteur M.________ à l'Hôpital régional de B.________ (rapport complémentaire du 1er avril 1996). L'hospitalisation à la Clinique Y.________, du 12 juin au 9 juillet 1998, a eu lieu en raison de problèmes psychiques (attestation médicale de la doctoresse P.________, du 13 août 1999). Selon la doctoresse F.________, l'assurée présente, sur le plan psychique, les signes d'un syndrome dépressif. Ce sont là autant d'éléments qui permettent de penser que les troubles consécutifs à l'accident du 12 février 1996 pourraient être relégués à l'arrière-plan en raison de l'existence d'un problème important de nature psychique. Mais cette question, qui détermine les critères devant fonder l'appréciation de la causalité adéquate, ne peut pas être tranchée sans qu'il soit procédé à une expertise psychiatrique, que la neurologue a du reste suggérée dans son rapport du 25 janvier 1999. Dès lors, il convient d'annuler le jugement attaqué et la décision sur opposition et de renvoyer la cause à la recourante pour qu'elle procède à une instruction complémentaire dans le sens précité et qu'elle statue à nouveau.