Citation: 9C_362/2024 E. 5.3

5.3. On rappellera que le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment pour les justiciables le droit d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes, de participer à l'administration des preuves essentielles et de se déterminer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (cf. ATF 142 II 28 consid. 2.3). En application de ces principes, il convient d'emblée d'écarter l'argumentation dont se prévalent les recourants à l'appui de leur requête de mise en oeuvre d'une expertise judiciaire; ceux-ci se limitent en effet à alléguer que l'expertise requise "aurait pu démontrer que la méthode des praticiens n'est pas régulièrement utilisée dans le cadre de transactions de ce type" et "qu'une telle conclusion aurait dû amener la [Cour de justice] à revoir son argumentation quant à l'application de cette méthode". Ils n'exposent toutefois pas concrètement en quoi le refus de mettre en oeuvre l'expertise litigieuse reposerait sur une appréciation anticipée arbitraire des preuves par la juridiction cantonale. Au demeurant, la juridiction cantonale pouvait renoncer à ordonner une expertise, dès lors qu'elle avait retenu que les preuves administrées ("le dossier complet") lui avaient permis de former sa conviction et qu'en les appréciant - sans arbitraire - de manière anticipée, elle avait acquis la certitude qu'une expertise judiciaire ne pouvait l'amener à modifier son opinion. Le grief est dès lors mal fondé.