Citation: 7B_1171/2024 E. B

B.a. Par lettre adressée le 9 août 2024 à la Présidente du Tribunal correctionnel et à la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours), le prévenu a demandé la récusation de Karin Wirthner Zinggeler, qui avait instruit la procédure pénale en cause pour le compte du Ministère public jusqu'au 4 novembre 2016. Dans sa demande, le prévenu a exposé que son avocat avait, le 5 août 2024, "décidé de prendre un moment pour l'étude des conclusions civiles et avait parcouru les documents qui lui avaient été remis le 23 juillet 2024". Il a précisé que son défenseur avait alors découvert des notes d'honoraires de l'étude D.________, laquelle avait été chargée de la défense des intérêts des parties plaignantes avant qu'elle renonce à son mandat. Il a expliqué que ces notes faisaient mention de onze entretiens téléphoniques, entre le 12 janvier et le 26 septembre 2016, entre les avocats de l'étude précitée et Karin Wirthner Zinggeler ou le Ministère public. Il a ensuite exposé que son avocat avait, le soir du 5 août 2024, adressé un courriel à sa collaboratrice pour lui demander de "vérifier rapidement" si des notes en lien avec ces entretiens téléphoniques avaient été versées au dossier pénal, précisant à cette dernière que le délai pour déposer une demande de récusation était de six ou sept jours "max". Il a ajouté qu'il s'était avéré qu'aucune note relative à ces entretiens ne figurait dans le dossier. En outre, à l'appui de sa demande de récusation, le prévenu a notamment soutenu ne pas avoir agi tardivement dès lors que la procédure était "inactive" et qu'il ne pouvait pas être exigé que son avocat prenne connaissance, à réception, des conclusions civiles (33 pages) et des pièces produites (412 pages). Selon lui, il devait ainsi être retenu qu'il avait découvert la cause de récusation le 5 août 2024 et qu'il avait agi "sans délai", à savoir le 9 août 2024. B.b. Par arrêt du 15 octobre 2024, la Chambre pénale de recours a déclaré irrecevable la demande de récusation formée par le prévenu.