Citation: 4C.204/2006 22.08.2006 E. B

Le 16 septembre 2004, X.________ SA a introduit une action en libération de dette contre Y.________ SA. Celle-ci a formé une demande reconventionnelle à concurrence de 5'500 fr. avec intérêt à 5 % l'an dès le 28 juillet 2003, somme pour laquelle la mainlevée de l'opposition n'avait pas été octroyée. Par jugement du 13 octobre 2005, le Tribunal de première instance a débouté X.________ SA de ses conclusions libératoires à concurrence de 35'666 fr. 55 avec intérêt et l'a condamnée, sur demande reconventionnelle, à payer à Y.________ SA la somme de 5'500 fr avec intérêt. Par arrêt du 7 avril 2006, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé ce jugement. Elle a retenu en substance que l'avis des défauts était manifestement tardif. La débitrice ne se fondait que sur sa lettre de réclamation du 3 juillet 2003 et n'avait invoqué un avis oral qu'après la clôture des enquêtes, de sorte qu'il ne pouvait en être tenu compte. De même, l'e-mail de plainte de Z.________ & Cie à X.________ SA avait été produit après la clôture des enquêtes et ne démontrait par ailleurs pas que cette dernière avait formulé l'avis des défauts envers l'entrepreneur. Enfin, faute de critique contre la condamnation à payer 5'500 fr. sur demande reconventionnelle, le jugement du 13 octobre 2005 ne pouvait être remis en cause sur ce point.