Citation: 6B_1180/2020 E. B

Par jugement du 25 juin 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________. En substance, les faits à l'origine de cette condamnation sont les suivants. B.a. Le 28 août 2009, à U.________, A.A.________ a engagé B.________ pour la société E.________ Sàrl en formation, société qui n'a été inscrite au Registre du commerce qu'en février 2015 et dont il disait être l'administrateur. B.________ était engagé en tant qu'employé de travaux d'entretien pour un salaire mensuel brut de 4'300 fr., payable treize fois l'an. Son activité a débuté le 1er septembre 2009. Après six mois de salaires régulièrement versés, A.A.________ qui savait qu'il n'allait plus s'acquitter normalement du salaire de son employé, ce qu'il a d'ailleurs totalement cessé de faire dès le 1er avril 2010, a régulièrement fait à A.A.________ des promesses fallacieuses afin qu'il continue de travailler malgré les arriérés de salaire, avant de résilier son contrat pour le 30 septembre 2010 et de couper tout contact. Ces promesses consistaient à faire croire à son employé qu'il le paierait s'il continuait à travailler, éludant toujours les demandes d'explications de celui-ci en trouvant diverses excuses. A.A.________ a en outre retenu sur les six premiers salaires qu'il a payés à B.________ les prestations sociales légales, à hauteur de 1'560 fr. 90, sans toutefois les reverser à la caisse de compensation concernée. B.b. Entre les mois de novembre 2009 et d'avril 2010, A.A.________ a emprunté divers montants, pour un total de 55'000 fr., à C.________. Celle-ci était la compagne de B.________ et une amie de F.________, elle-même compagne de A.A.________. Insistant sur les difficultés financières qu'il rencontrait avec son entreprise, dont le seul employé était B.________, et insinuant que sans son appui financier, ce dernier ne pourrait plus être payé, A.A.________ a convaincu C.________ de lui prêter cette somme, alors qu'il savait d'emblée qu'il n'allait ni la rembourser, ni du reste affecter l'intégralité des montants prêtés au paiement des salaires de son employé. En outre, A.A.________ a cherché et réussi à obtenir de C.________ qu'elle cache à son compagnon les prêts qu'elle lui consentait. B.c. Courant 2012, alors qu'il était employé par G.________ SA LTD, succursale de V.________, A.A.________ a conclu des conventions de réservation de parcelles avec D.________ les 13 juin et 21 septembre 2012, quand bien même il ne disposait pas des pouvoirs de représentation pour ce faire et en sachant de surcroît que les ventes des parcelles objets de ces conventions n'allaient pas être conclues et qu'il n'allait aucunement rembourser les acomptes versés par celle-ci. Il a de la sorte frauduleusement obtenu de D.________ qu'elle verse, le 21 juin 2012, un acompte de 32'000 fr. sur l'un des comptes H.________ de son employeur, montant qu'il a ensuite transféré sur le compte de l'entreprise I.________ dont il était l'administrateur, grâce aux accès Internet du compte de son employeur dont il disposait. B.d. A.A.________ a une fille, aujourd'hui majeure, issue d'un premier mariage avec J.A.________, aujourd'hui dissout. Selon prononcé de mesures préprotectrices de l'union conjugale du 14 janvier 2008 du Président du Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, puis selon convention valant mesures protectrices de l'union conjugale signée par les parties en audience le 21 février 2008 et ratifiée séance tenante par l'autorité précitée, A.A.________ était tenu au versement, en faveur de sa famille, d'un montant de 2'000 fr. dès le 1er janvier 2008, puis de 1'360 fr. dès le 1er mars 2008, sans indexation à l'indice des prix à la consommation. Selon jugement de divorce rendu le 21 mars 2014 par le Président du Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, définitif et exécutoire dès le 10 mai 2014, cette pension a été ramenée à 750 fr. par mois dès le 10 mai 2014. Par cession signée le 25 mars 2008, J.A.________ a chargé l'État de Vaud de suivre à l'encaissement de la pension alimentaire impayée. Entre le 1er août 2012 et le 31 mai 2016, A.A.________ ne s'est pas acquitté de la pension due quand bien même il en aurait eu au moins partiellement les moyens financiers, accumulant ainsi un arriéré de 47'493 fr. au 31 mai 2016. A.A.________ avait été engagé, le 1er janvier 2012, par l'entreprise G.________ SA LTD comme courtier, pour un salaire brut de 3'300 fr., commissions de vente non comprises et dues en sus. Il s'était mis à son compte par la suite, estimant réaliser un revenu d'environ 3'000 fr. par mois. B.e. A.A.________ n'a pas remis à l'Office des faillites de l'arrondissement de l'Est vaudois, en dépit de son engagement à le faire pris le 12 mars 2014 et des sommations que lui a adressées ledit office les 4 et 24 avril 2014, les documents de la comptabilité des trois dernières années de la société I.________ dont la faillite a été prononcée le 6 février 2014 à 16h30 par le Président du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois et dont il était l'administrateur avec pouvoir de signature individuelle.