Citation: 4A_102/2019 E. A

Par contrat de travail de durée indéterminée signé les 12 et 25 juin 2014, B.________ (ci-après: l'employée) a été engagée par C.________ AG en qualité de vendeuse pour sa "filiale" située à la gare de Neuchâtel, à compter du 1er juillet 2014. Le contrat prévoyait un temps d'essai de trois mois durant lequel il pouvait y être mis un terme en respectant un préavis de sept jours, puis un délai de congé d'un mois durant la première année de service. S'agissant du temps de travail, il était prévu un travail sur appel. Le salaire horaire brut s'élevait à 26 fr.25, comprenant les parts au treizième salaire, aux vacances (10,64%) et aux jours fériés (3,83%). Le contrat réservait la forme écrite pour le congé et toute modification. Par courrier du 25 septembre 2014, C.________ AG a résilié le contrat de travail avec effet au 30 septembre 2014. L'employée a été engagée, oralement, par D.________ à compter du 1er octobre 2014 comme vendeuse au point de vente C.________ de Neuchâtel. L'entreprise individuelle D.________ - laquelle sera radiée le 22 août 2017 par suite de cessation d'exploitation - avait pour titulaire A.________ (ci-après: l'employeur). Ce dernier avait été employé dès le 1er juillet 2014 par C.________ AG en qualité de gérant de la filiale neuchâteloise, avant de reprendre l'exploitation de ce point de vente. Le 28 octobre 2014, le prénommé a transmis à l'employée un SMS dont la teneur est la suivante: " bonsoir Mme. tu nous ramène[s] la clé et les habits S.T.P je te souhaite tout de bon pour ton parcour[s] professionnel et plein de succès dans la vie. merci". Par SMS du même jour, l'employée a répondu: "ça veut dire quoi ??". D'autres messages s'en sont suivis au sujet de la restitution des clés. Par lettre du 3 novembre 2014, l'employeur a "rappelé" à l'employée qu'elle ne faisait plus partie du personnel ("time [ recte team] de travail") et qu'elle devait restituer la clé de la succursale ainsi que les vêtements de travail, non sans lui souhaiter "tout de bon" pour son avenir professionnel. L'employée a fait opposition à son licenciement le 17 novembre 2014.