Citation: 9C_381/2018 E. 1

En l'espèce, la raison sociale de la société s'est éteinte après que la liquidation a effectivement été terminée (cf. art. 746 CO en relation avec les art. 821a et 826 al. 2 CO; cf. aussi ATF 132 III 731 consid. 3.1 p. 733), ce qui a entraîné sa radiation du registre du commerce le 15 mai 2013. La décision judiciaire du 16 août 2013 ne pouvait dès lors plus être portée devant le Tribunal fédéral par la société éteinte (sur les conditions d'une réinscription au registre du commerce d'une société radiée, ATF 132 III 731 consid. 3 p. 733). Aussi, l'autorité formelle de chose décidée ne saurait-elle être opposée aux recourants, comme ils le font valoir à juste titre. S'ajoute à cela que seule C.________ était encore associée gérante de la société au moment où la décision du 15 juin 2011 a été notifiée à E.________ Sàrl (B.________ ayant quitté la société antérieurement déjà à la notification des décisions des 21 janvier et 14 février 2011). Dans une telle situation, la jurisprudence reconnaît aux anciens organes de l'employeur qui n'ont plus la possibilité d'attaquer ou de faire attaquer en qualité d'organe une décision de cotisations signifiée ultérieurement à leur départ le droit de faire examiner ladite décision dans le cadre de la procédure en réparation du dommage (ATF 134 V 401; arrêt 9C_651/2012 cité consid. 4.2).