Citation: 8C_354/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1983, a travaillé comme conducteur pour la société B.________ Sàrl. ll était à ce titre assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 15 avril 2016, il a fait une chute à l'intérieur d'une benne de camion en se réceptionnant sur les fesses et la main droite. Des discopathies protrusives des trois derniers disques intervertébraux (prédominantes en L5-S1 avec une petite hernie médiane au contact des deux racines S1) ont été détectées par imagerie par résonance magnétique (IRM) le 29 avril 2016 (rapport du docteur C.________, spécialiste en radiologie, du 29 avril 2016). La CNA a pris en charge le cas. L'assuré a retrouvé une pleine capacité de travail dès le 4 juillet 2016. A.b. Le 5 octobre 2017, A.________ a annoncé une rechute depuis le 29 septembre 2017 en raison de lombalgies irradiant dans la jambe droite. Le 25 octobre 2017, la doctoresse D.________, spécialiste FMH en médecine interne, a posé le diagnostic de lombo-scatalgies post-traumatiques. A l'issue d'une IRM réalisée le 14 novembre 2017, le docteur E.________, spécialiste en neurochirurgie, a diagnostiqué "une hernie discale L4-L5 gauche mais surtout L5-S1 droite conflictuelle" (rapport du 20 novembre 2017). Le 3 décembre 2017, la doctoresse D.________ a indiqué que l'assuré souffrait d'une lombalgie droite et de hernies discales. A la demande de la CNA, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué que la causalité naturelle était tout au plus possible étant donné l'atteinte pluri-étagée au niveau du rachis lombaire et la latence entre la reprise du travail et la rechute (rapport du 16 janvier 2018). A.c. Par décision du 16 janvier 2018, la CNA a refusé d'allouer des prestations d'assurance pour la rechute annoncée le 5 octobre 2017. Dans son opposition du 5 mars 2018, A.________ a transmis un rapport non signé du docteur G.________, spécialiste en neurochirurgie, dans lequel ce dernier a indiqué que l'assuré souffrait de son dos de longue date et qu'il était difficile de répondre formellement à la question de savoir si les discopathies en L4-L5 et L5-S1 pouvaient être liées à l'accident du 15 avril 2016, tout en précisant qu'il y avait une relation entre les discopathies de 2016 et celles de 2017 (rapport du 20 décembre 2017). La CNA a confirmé son refus d'intervenir pour la rechute annoncée par une décision sur opposition du 15 mai 2019.