Citation: 4P.47/2006 02.06.2006 E. 3.2

3.2.1 A l'encontre de cette argumentation, les recourants font valoir, en premier lieu, qu'il est arbitraire de prétendre que la demande de récusation n'aurait pas été déposée en temps utile. Selon eux, il appartenait au juge instructeur, conformément au principe de la bonne foi, de leur demander, dès la première correspondance mettant en cause l'impartialité de l'expert, si celle-ci devait être considérée comme une demande de récusation. Au lieu de quoi, le magistrat cantonal avait gardé le silence pour leur reprocher ultérieurement d'avoir agi de manière tardive. Quant à la Chambre des recours, elle aurait considéré arbitrairement que le courrier du 21 septembre 1995 n'indiquait aucune volonté de récusation. 3.2.2 Dans la mesure où les recourants s'en prennent directement à la décision rendue le 31 décembre 1996 par le juge instructeur de la Cour civile, ils n'attaquent pas une décision prise en dernière instance cantonale. Leur grief est, en conséquence, irrecevable en vertu de l'art. 86 al. 1 OJ. Il repose d'ailleurs sur la prémisse non avérée voulant que les recourants n'aient pas requis le dessaisissement de l'expert dans leur première correspondance, mais qu'ils aient mis en doute l'impartialité de l'homme de l'art. S'agissant de la critique adressée à la Chambre des recours, force est de constater qu'elle ne consiste qu'en une affirmation péremptoire, dépourvue de toute motivation, ce qui la rend irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).