Citation: 6B_608/2014 E. 1.4

1.4. Le recourant invoque dans l'essentiel de son recours qu'il était en droit de compenser, conformément à l'art. 125 ch. 2 CO, ses créances avec la contribution d'entretien due à son épouse dès lors qu'il disposait de diverses créances contre elle, à savoir les charges hypothécaires de la maison, les écolages et les autres frais relatifs à l'enfant du couple. Il soutient que le montant de 2'400 fr. qu'il a versé à l'intimée après compensation, auquel devrait s'ajouter 5'000 fr. à titre de capacité résiduelle de gain de son épouse, couvrait largement le minimum vital de celle-ci. De la sorte, le recourant introduit des faits non constatés dans la décision cantonale, sans pour autant former un grief recevable selon l'art. 106 al. 2 LTF pour établir que ceux-ci auraient été arbitrairement omis. En particulier, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que l'intimée aurait été condamnée à un quelconque paiement en faveur du recourant, pas plus qu'elle serait débitrice ou co-débitrice des frais susmentionnés. Le recourant ne prétend ni ne démontre d'ailleurs que tel serait le cas; bien au contraire, il affirme être le seul titulaire des contrats conclus avec les tiers concernant les frais litigieux. Enfin, le seul fait qu'il ait effectué des paiements relatifs à l'entretien du fils du couple ne fait pas naître une créance contre l'intimée à ce titre. Partant, les critiques qu'il articule, en relation avec son éventuel droit de compensation, en se fondant sur un état de fait autre que celui retenu par la cour cantonale, sont irrecevables. Au demeurant, on relève qu'est punissable celui qui ne s'acquitte pas de la pension sous la forme prévue (cf. ATF 106 IV 36 consid. 1a p. 37). Tel est le cas en l'espèce, puisqu'il ressort de l'arrêt entrepris que ni les juges civils, ni l'intimée, n'ont autorisé le recourant à procéder par compensation, hormis en ce qui concerne les intérêts hypothécaires. Partant, eût-il été recevable, le grief aurait été rejeté.