Citation: 5A_546/2017 E. 3

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue garanti par les art. 29 al. 2 Cst. et 27 al. 2 de la Constitution du canton de Vaud du 14 avril 2003 (Cst-VD; RS 131.231, RSV 101.01). Dans la mesure toutefois où elle ne prétend pas que le droit cantonal lui conférerait une protection plus étendue que celle de l'art. 29 al. 2 Cst., le grief doit être traité exclusivement à la lumière de cette dernière disposition (arrêt 5A_771/2013 du 3 février 2014 consid. 5.1). Singulièrement, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir admis que le premier juge pouvait statuer sans tenir d'audience, alors même qu'elle avait offert la preuve par interrogatoire. A tout le moins, elle aurait dû être informée qu'aucune audience n'aurait lieu et interpellée pour qu'elle puisse produire des pièces complémentaires en lien avec les allégations dont la preuve offerte était son interrogatoire. Contrairement à ce qu'avait retenu la cour cantonale, celui-ci aurait pu modifier la conviction du premier juge. Elle souligne en outre que la rapidité inhérente à la procédure de sursis concordataire ne lui avait pas permis d'établir les preuves strictes se rapportant à des " accords fraîchement négociés " en vue de dite procédure. Au stade de la requête de sursis provisoire, elle n'était du reste tenue de développer que les grandes lignes de son projet d'assainissement, sans avoir à produire un projet de concordat.