Citation: 6B_1060/2013 E. 4

Le recourant ne cite en définitive aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort. Il convient dès lors d'examiner si, au vu des circonstances, la peine infligée apparaît exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. En l'espèce, le recourant s'est rendu coupable d'abus de confiance (art. 138 CP), de vol (art. 139 ch. 1 CP), de faux dans les titres (art. 251 CP), de tentative d'escroquerie (art. 146 et 22 CP), ainsi que de consommation de stupéfiants (art. 19a LStup). Par ses comportements illicites, le recourant a retiré des sommes importantes (114'858 fr. et 29'066 fr.) à son employeur, par appât du gain et pour financer son mode de vie qui lui est propre. On peut également noter la récidive au préjudice de son employeur qui lui avait offert une nouvelle chance. En sa faveur, il faut tenir compte de sa réintégration professionnelle et des remboursements qu'il opère mensuellement. Au vu de ces circonstances, la faute du recourant ne peut être qualifiée de légère. En prononçant une peine privative de liberté d'ensemble de treize mois, dont six mois ferme et sept mois avec sursis pendant trois ans, la cour cantonale n'est pas sortie du cadre légal et n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation.