Citation: 4A_202/2022 E. 5.1

5.1. Ensuite, la recourante soutient que l'instance précédente aurait dû lui octroyer " un court délai ", en se fondant sur l'art. 5 Cst., ainsi que sur la garantie de l'accès au juge consacrée aux art. 29a Cst. et 6 par. 1 CEDH. Elle reproche à l'instance précédente de n'avoir pas tenu compte du fait que son appel portait sur un jugement en expulsion de son logement, lequel constitue également son lieu de travail, que le montant de l'avance de frais était élevé et devait être fourni dans un délai de moins de deux mois, et qu'elle rencontrait des difficultés financières. Elle s'était vue privée d'un accès à la justice à cause d'un manque de moyens qui aurait été pallié quelques jours après l'expiration du délai imparti, voire dans le mois suivant.