Citation: 1B_166/2022 E. 5.4

5.4. S'agissant ensuite de l'infraction de concurrence déloyale, sa qualité de partie plaignante a été reconnue dans la cause MPG 19 773 (cf. l'arrêt cantonal P3 21 3 du 24 février 2021). Il ressort cependant de ce prononcé - dont le dispositif s'interprète à la lumière des considérants - qu'à teneur de la plainte pénale déposée par la recourante, cet acte ne visait que les années 2010 et 2011; la recourante ne disposait ainsi de la qualité de partie plaignante que pour les faits de concurrence déloyale éventuellement commis durant cette période (cf. p. 7 de l'arrêt cantonal P3 21 3 du 24 février 2021; voir également, dans la mesure de sa recevabilité, l'ordonnance d'interprétation du 29 juin 2022). Au vu de la teneur de la plainte pénale et en l'absence de toute autre élément - notamment des références précises à des pièces figurant aux dossiers -, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation retenue dans cette décision, au demeurant entrée en force. Il en découle que, pour les faits postérieurs au 31 décembre 2011, la recourante ne dispose pas de la qualité de partie, ne pouvant ainsi prétendre à un droit d'accès au dossier de la cause MPG 19 773 sur cette base (cause 1B_166/2022). La qualité de partie plaignante de la recourante a en revanche été admise s'agissant d'éventuelles infractions à l'art. 23 LCD pour la période entre le 1 er janvier 2010 et le 31 décembre 2011, ce qui lui ouvre en principe un droit d'accès - certes limité - au dossier MPG 19 773. L'autorité précédente ne se prononce pas expressément sur cette problématique et la recourante ne se plaint pas d'une violation de son droit d'être entendue à cet égard; en particulier, elle ne prétend pas que le défaut de statuer sur ce point constituerait un déni de justice et/ou l'aurait empêchée de recourir de manière efficace dans la cause 6B_425/2022, notamment afin de contester le motif juridique retenu pour ne pas entrer en matière sur sa plainte pénale en lien avec la période susmentionnée (atteinte de la prescription de l'action pénale s'agissant des infractions de concurrence déloyale éventuellement commises entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2011 [cf. p. 6 de l'ordonnance P3 21 252 du 24 février 2022]). Faute de motivation conforme aux obligations en la matière (cf. art. 42 al. 2 LTF), il n'y a pas donc lieu d'examiner cette problématique. Ces mêmes motifs permettent de ne pas entrer en matière sur la violation du droit d'être entendu soulevée à l'encontre - non pas de l'autorité précédente - mais du Ministère public en lien avec un prétendu défaut de décision de celui-ci à la suite d'une requête d'accès au dossier formée le 8 avril 2021 (cf. ad ch. 4.2.2 p. 15 du recours 1B_166/2022). Dans la mesure d'ailleurs où le Ministère public aurait tardé à statuer, il appartenait à la recourante de déposer un recours pour déni de justice (cf. art. 393 al. 2 let. a CPP), ce qu'elle ne prétend pas avoir fait.