Citation: 2C_696/2009 03.03.2010 E. 5

En l'espèce, le Tribunal cantonal a fondé son jugement sur les documents pour le moins confus, dont certains n'étaient plus d'actualité, remis par le recourant. Ce dernier a été mis en position, à de multiples reprises, de compléter le dossier de la cause et de fournir les explications attendues tout d'abord par les autorités administratives puis par le Tribunal cantonal. Persistant à estimer que les pièces fournies étaient suffisantes, sans fournir les explications et moyens de preuve susceptibles d'établir, d'une part, qu'il avait bel et bien un lieu de résidence en Suisse et, d'autre part, qu'il disposait des moyens permettant d'assurer son entretien courant en Suisse pendant la période minimale de cinq ans, le recourant a manqué, selon le Tribunal cantonal, à son obligation de prêter le concours qu'on pouvait attendre de lui à l'établissement des faits. Le recourant s'en plaint de manière purement appellatoire sans démontrer en quoi, d'une part, le Tribunal cantonal aurait fait une fausse application de l'art. 30 al. 2 LPA/VD ni, d'autre part et surtout, en quoi le résultat de l'appréciation des preuves à laquelle a procédé l'autorité précédente se révélerait arbitraire. En effet, le recourant n'a nullement démontré que les quelques documents produits auraient dû conduire le Tribunal cantonal à admettre qu'il n'aurait pas droit, en Suisse, aux prestations sociales, de sorte que la condition de l'art. 16 al. 1 OLCP serait remplie. Enfin, le fait qu'il se soit inscrit au chômage ne plaidait évidemment pas dans le sens de l'octroi d'un statut de résident CE/AELE sans activité lucrative.