Citation: 1C_700/2017 E. 3.2

3.2. L'art. 4.2 RPGA prévoit ce qui suit: "art. 4.2 Ordre des constructions Dans la zone village et dans la zone d'utilité publique, les bâtiments peuvent être édifiés soit en ordre contigu, soit en ordre non contigu. L'ordre contigu n'est toutefois admis que dans les cas suivants: - lorsqu'il est existant - lorsque le propriétaire voisin a déjà construit sur la limite commune - lorsque les propriétaires des biens-fonds où il s'exerce sont d'accord avec ce mode d'implantation. Dans les autres zones, l'ordre non contigu est de règle." Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale n'a pas véritablement discuté la question du principe même de la possibilité de construire en ordre contigu. Elle a examiné la profondeur maximum que pouvaient avoir les murs mitoyens. Cela étant, on comprend qu'elle est partie de l'idée que l'ordre contigu était admissible ou, en d'autres termes, que l'une des conditions alternatives de l'art. 4.2 RPGA était manifestement réalisée. Selon l'arrêt attaqué, la municipalité avait quant à elle considéré que les deux premières conditions étaient réalisées, à savoir d'une part que l'ordre contigu était existant et d'autre part que le propriétaire voisin avait déjà construit sur la limite commune. Dans son recours du 18 décembre 2017, le recourant fait valoir qu'il n'a pas donné son accord avec le mode d'implantation en ordre contigu. Il se réfère ainsi au troisième cas de figure dans lequel l'ordre contigu est admissible au sens du règlement communal. Or ce n'est pas le motif pour lequel les instances précédentes avaient admis ce mode de construction. En d'autres termes, le recourant ne s'en prend pas aux motifs des décisions contestées. Son grief ne remet pas en cause le bien-fondé de celles-ci et ne remplit pas les exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF mises en parallèle avec celles de l'art. 106 al. 2 LTF. Il est par conséquent irrecevable.