Citation: 4P.283/2005 21.03.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 III 667 consid. 1 p. 668 s.; 131 V 202 consid. 1). 1.1 Interjeté en temps utile contre une décision qui arrête, en dernière instance cantonale et en application du droit cantonal (art. 115 CPC/FR, ainsi que 14, 15 et 17 du Tarif des honoraires et débours d'avocat dus à titre de dépens en matière civile du 28 juin 1988 [ci-après: TDep.] des dépens concernant X.________ SA, le présent recours est recevable au regard des art. 32, 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ (ATF 93 I 116 consid. 1). 1.2 Les recourants ont un intérêt personnel, concret et actuel à ce que la décision entreprise n'ait pas été rendue en violation de leurs droits constitutionnels (cf. art. 84 al. 1 let. a OJ). La qualité pour recourir leur est ainsi reconnue (art. 88 OJ). 1.3 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 262). Il n'entre pas en matière sur les griefs insuffisamment motivés ou sur les critiques purement appellatoires. La partie recourante ne peut se contenter de critiquer la décision attaquée comme elle le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit (ATF 128 I 295 consid. 7a). L'art. 90 al. 1 let. b OJ n'autorise pas l'auteur d'un recours de droit public à présenter sa propre version des événements (ATF 129 III 727 consid. 5.2.2). Par ailleurs, le Tribunal fédéral se fonde sur l'état de fait tel qu'il a été retenu dans l'arrêt attaqué, à moins que la partie recourante n'établisse que l'autorité cantonale a constaté les faits de manière inexacte ou incomplète en violation de la Constitution fédérale (ATF 118 Ia 20 consid. 5a). 1.4 Outre l'exposé des faits essentiels, le recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, en indiquant précisément en quoi consiste la violation (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.). A cet égard, les observations préliminaires développées en p. 4 à 6 de l'acte de recours mettent en évidence la partialité alléguée et le manque d'objectivité des précédents juges, sans toutefois citer de principe ou de disposition constitutionnelle (ou conventionnelle) touchés par la décision querellée, par exemple l'art. 8 al. 1 Cst. consacrant le principe d'égalité, ou la garantie du juge impartial, en relation avec les garanties générales de procédure tirées des art. 29 al. 1 et 30 al. 1 Cst. Comme les observations préliminaires ne répondent pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les griefs exposés dans cette partie de l'écriture de recours. 1.5 Vu la nature cassatoire du recours de droit public, sauf exceptions non réalisées en l'espèce, les conclusions tendant au renvoi de l'affaire à l'autorité cantonale pour nouvelle décision, superflues, sont irrecevables (ATF 131 I 291 consid. 1.4; 131 III 334 consid. 6 p. 343).