Citation: 5A_423/2009 23.10.2009 E. 1.3

1.3.1 Devant la Cour de justice, la recourante a réclamé une "pension alimentaire de 8'990 fr. et ceci rétroactivement au 1er février 2008", ainsi qu'une "provision ad litem de 5'000 fr.". Son chef de conclusions principal s'avère dès lors irrecevable dans la mesure où elle demande le paiement d'une contribution de "10'500 fr." par mois, les conclusions nouvelles - ici augmentées - étant irrecevables (art. 99 al. 2 LTF). 1.3.2 Subsidiairement, la recourante conclut à la confirmation des dispositifs du jugement du Tribunal de première instance du 17 décembre 2007 et de l'arrêt de la Cour de justice du 16 mai 2007. Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires doivent indiquer les conclusions des parties. Des conclusions non chiffrées sont suffisantes à condition que la somme à allouer soit d'emblée reconnaissable à la lecture de la motivation du recours ou de la décision attaquée (arrêt 5A_766/2008 du 4 février 2009 consid. 2.3; ATF 134 III 235 consid. 2 p. 236 et les arrêts cités). Si l'on peut comprendre que la recourante souhaite, à titre subsidiaire, se voir octroyer la contribution d'entretien que le Tribunal de première instance avait fixée initialement à 8'990 fr. - montant qui ressort de la décision attaquée (cf. p. 2 let. B.a.) -, on peine à la suivre lorsqu'elle demande concurremment la confirmation du dispositif de l'arrêt de la Cour de justice du "16 mai 2007". En effet, en tant qu'elle viserait, en réalité, l'arrêt du 16 mai 2008, celui-ci fixe à 6'000 fr. la pension, ce qui contredit une réclamation de 8'990 fr. par mois. En revanche, si elle se réfère à un autre arrêt de cette autorité qui porterait la date du 16 mai 2007, il est alors impossible de chiffrer précisément le montant auquel prétend l'intéressée, dès lors que ni la décision attaquée ni le mémoire de recours ne contiennent d'indication à ce propos. Il en résulte que le chef de conclusions subsidiaire de la recourante est irrecevable dans sa totalité, faute de pouvoir déterminer de façon cohérente le montant réclamé à titre de contribution alimentaire. 1.4 Comme l'arrêt attaqué porte sur des "mesures provisionnelles" au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5 p. 396, 585 consid. 3.3 p. 587), la partie recourante ne peut dénoncer que la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés d'une manière claire et détaillée (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287), les exigences de motivation correspondant à celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 133 III 638 consid. 2 p. 639). Il n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (ATF 133 III 589 consid. 2 p. 591/592). Le recourant qui se plaint d'arbitraire ne saurait, dès lors, se borner à contester la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer son opinion à celle de la juridiction précédente, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision est manifestement insoutenable (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 352 et les arrêts cités). 1.5 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Dans l'hypothèse d'un recours soumis à l'art. 98 LTF, une rectification ou un complètement des constatations de fait n'entre en considération que si l'autorité précédente a violé des droits constitutionnels, les art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquant pas directement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398 et 585 consid. 4.1 p. 588). Autant que la recourante prétend avoir des charges plus élevées de 293 fr. que celles retenues dans l'arrêt attaqué, mais sans alléguer ni démontrer que les constatations qui s'y rapportent seraient arbitraires, sa critique est irrecevable sur ce point. Il en va de même quand elle se borne à affirmer péremptoirement que les charges de l'intimé s'élèvent à 5'000 fr., et non à 7'038 fr., comme l'a retenu la cour cantonale; au surplus, ce moyen n'a pas été soulevé devant l'autorité précédente, de sorte qu'il est irrecevable faute d'épuisement des voies de droit cantonales (art. 75 LTF). S'agissant des charges des parties, il y a donc lieu de s'en tenir aux constatations de l'arrêt déféré (art. 105 al. 1 LTF).