Citation: 1C_281/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Il est vrai que dans le cadre de son premier arrêt incident du 19 décembre 2018 - analyse du reste reproduite dans son arrêt subséquent du 25 avril 2023 -, la cour cantonale s'est livrée à l'examen du PAD Richemond pour aboutir au constat que celui-ci avait été adopté sans qu'il soit tenu compte de la présence en son sein de valeurs patrimoniales recensées. L'instance précédente a en particulier relevé que le dossier laissait clairement apparaître qu'il avait été omis de consulter le service cantonal spécialisé, en l'occurrence le SBC, lors de la phase d'examen préalable du plan. Cela étant et bien que l'instance précédente ait considéré que cela faisait apparaître un "vice fondamental", celle-ci n'en a pas tiré de conséquence directe; la cour cantonale s'est en réalité limitée à dépeindre le contexte ayant entouré l'adoption du PAD et à renvoyer la cause au préfet pour permettre à l'association intimée de faire valoir ses griefs à l'encontre de ce plan, par le biais du contrôle incident, dans le cadre de la procédure d'autorisation de construire/démolir (sur la portée d'un contrôle incident, cf. THIERRY TANQUEREL, in Commentaire pratique LAT: Planifier l'affectation, n. 31 ad art. 21 LAT et l'arrêt cité en n.b.p 87), contrôle justifié notamment par l'impossibilité de la recourante de faire valoir ses droits (cf. consid. 2.3.2 ci-dessus); aussi la critique d'arbitraire dirigée par la recourante contre l'examen du PAD opéré par l'instance précédente ne revêt-elle aucune portée.