Citation: 9C_137/2022 E. 6.2

6.2. L'argumentation des recourants ne résiste pas à l'examen. A la suite des premiers juges, on admettra qu'il incombait à C.A.________, en sa qualité d'administrateur, de veiller personnellement à ce que les cotisations paritaires afférentes aux salaires versés fussent effectivement payées à la caisse de compensation, nonobstant le mode de répartition interne des tâches au sein la société (arrêt 9C_722/2015 du 31 mai 2016 consid. 3.3 et les références). En n'ayant exercé aucune activité de surveillance, C.A.________ a commis une négligence qui doit, sous l'angle de l'art. 52 LAVS, être qualifiée de grave (arrêt 9C_289/2009 du 19 mai 2010 consid. 6.2). Comme le reconnaissent eux-mêmes les recourants, la répartition des rôles au sein d'une société, respectivement le fait que la personne morale est dirigée concrètement par d'autres personnes, ne constitue pas, à cet égard, un motif de suppression ou d'atténuation de la faute commise (arrêt 9C_722/2015 cité). Pour cette raison, c'est également en vain que les recourants se prévalent du classement de la procédure pénale pour gestion fautive à l'encontre de leur père (comp. arrêt H 259/03 du 22 décembre 2003 consid. 8.4) comme l'ont dûment expliqué les premiers juges. C'est en vain que les recourants font valoir encore que les actes délictueux qu'aurait commis E.________ auraient provoqué le dommage. Il ne ressort pas des propos tenus par feu C.A.________ devant le Ministère public genevois (procès-verbal du 11 septembre 2019; art. 105 al. 2 LTF) que l'autre administrateur l'aurait trompé par des manoeuvres fallacieuses, ce qui peut, dans certaines circonstances, interrompre le lien de causalité adéquate (cf. sur de telles circonstances arrêt 9C_328/2012 du 11 décembre 2012 consid. 2.3). Feu C.A.________ a indiqué qu'en réponse à sa question de savoir pourquoi les charges n'avaient pas été payées, E.________ lui répondait qu'elles seraient payées, l'argent devant arriver. A cette occasion, il a réitéré ne pas s'être occupé du tout du paiement des cotisations. Dans ces circonstances, au vu du lien de causalité entre la passivité de C.A.________ et le dommage subi par la caisse de compensation, c'est à bon droit que la cour cantonale a admis la responsabilité de C.A.________ au titre de l'art. 52 al. 2 LAVS pour la période du 1 er janvier 2014 au 31 mars 2016. Le recours est mal fondé.