Citation: 6B_1120/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche d'abord à la cour cantonale d'avoir laissé ouverte la question de savoir si les lésions subies constituaient des lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP. Or, il ressort de l'arrêt attaqué qu'elle a jugé que les policiers avaient agi dans le cadre de leur mission, conformément à l'art. 14 CP, même si l'intervention avait abouti à la fracture du genou du recourant. C'est dès lors en vain que le recourant tente de prouver que les éléments constitutifs de l'art. 122 CP sont réalisés (mémoire de recours, p. 18 et 19). Pour le surplus, la cour cantonale était fondée à retenir, au vu des déclarations des témoins, que le comportement du recourant était à l'origine des actes et que l'action de l'un des intimés ayant usé d'une frappe de déstabilisation était à la fois licite et proportionnée. En effet, il ne ressort pas des déclarations des témoins de l'altercation que les intimés auraient fait preuve de violence particulière, voire de brutalité. L'argumentation du recourant selon laquelle il aurait fait l'objet d'un " menottage particulièrement brutal " et aurait subi des coups sur la tête de la part des policiers est appellatoire et n'est étayée par aucune preuve (cf. supra consid. 3.3). Le grief du recourant doit être rejeté.