Citation: 9C_41/2016 E. 3.3.1

3.3.1. Il ressort des pièces médicales recueillies par le recourant - et il convient ici de compléter les constatations de la juridiction cantonale en vertu de l'art. 105 al. 2 LTF - qu'à l'issue de l'expertise du CEMed du 23 mai 2011, la situation de l'intimée n'était pas stabilisée et une nouvelle évaluation devait être effectuée à la fin de l'année 2011. Ainsi, se fondant sur cette expertise, le médecin du SMR a retenu un trouble dépressif récurrent, demandé que des renseignements médicaux supplémentaires fussent recueillis et indiqué souhaiter revoir le dossier "en permanence début 2012" (avis du 21 novembre 2011). Or les experts du CEMed avaient diagnostiqué à ce stade de la procédure principalement un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique, la présence d'un éventuel trouble somatoforme douloureux - qu'ils ont admis à titre d'atteinte sans répercussion sur la capacité de travail - n'apparaissant que secondaire. Retenant la "sévérité de l'épisode dépressif" en lien avec des épisodes d'anxiété paroxystique, ils ont conclu à une incapacité de travail (entière) depuis 2009, celle-ci perdurant au moment de leur évaluation.