Citation: 1C_294/2022 E. 2.2

2.2. Le TAF a admis (consid. 3.4.3 de l'arrêt attaqué) que la profondeur, l'emprise et le tracé des tunnels ne ressortaient pas avec exactitude du dossier. Toutefois, des mesures approximatives de la profondeur et de la couverture de terrain au-dessus des tunnels étaient suffisantes pour se faire une idée des faits pertinents et comparer les situations entre elles. Tant l'OFROU que les recourants avaient produit des documents explicitant la situation (trois extraits du guichet cartographique cantonal avec courbes de niveaux pour les tunnels de Flonzaley, un extrait du guichet cartographique cantonal avec courbes de niveaux pour les tunnels de Glion, annexes au recours du 16 janvier 2020; une analyse des altitudes des tunnels de Glion ainsi que de leurs alignements jointe à la réplique du 28 avril 2020; deux schémas comparatifs du profil en long des tunnels de Flonzaley et de Glion, respectivement de l'épaisseur des terrains au-dessus de ces tunnels, annexes à la duplique de l'OFROU du 19 mai 2020; plan des tunnels du Flonzaley, annexé à la détermination de l'OFROU du 28 juillet 2021; relevé en coupe perpendiculaire aux tunnels, joint à la détermination des recourants du 21 septembre 2021; plan 1 sur 2 de la Commune de Puidoux, pièce n° 37 du projet de l'OFROU; plans 4 sur 5 et 5 sur 5 de la Commune de Montreux, pièces nos 57 et 58 du projet de l'OFROU; profil en long avec indication des alignements verticaux, Commune de Montreux - Tunnel de Glion, pièce n° 83 du projet de l'OFROU). Le TAF a ainsi retenu que les parcelles des recourants n'étaient pas plates et qu'il existait une déclivité entre les portails est et ouest des tunnels. Ainsi, si l'OFROU admettait que la couche de terrain atteignait 60 m en certains endroits, cette épaisseur diminuait ensuite à 40 m, voire à 20 m. Les recourants ne contestent nullement ces constatations de fait, ni le caractère suffisant des pièces sur lesquelles elles reposent. Leur argument concerne uniquement le standard du 22 février 2013, lequel ne constitue toutefois qu'une directive générale sur la manière de fixer les alignements, et nullement un rapport sur la situation concrète dans le cas d'espèce. Leur grief porte dès lors à faux et le TAF pouvait à juste titre s'estimer suffisamment renseigné au vu des pièces produites; son refus d'instruction ne viole nullement le droit d'être entendu des recourants.