Citation: 8D_3/2016 E. A

A.________ a été engagée par la Ville de Genève (ci-après : la ville) à partir du 1 er mars 2010 en qualité de coordinatrice sécurité au service de la direction des ressources humaines (ci-après: DRH) du département C.________. De son côté, B.________ a été engagée par la ville dès le 1 er février 2010 en tant que coordinatrice en intégration socioprofessionnelle au service de la DRH. L'intitulé des fonctions des deux collaboratrices a été modifié à partir du 1 er mai 2011, puis à la suite d'une décision du Conseil administratif de la ville du 30 mai 2012. Le 20 février 2013, le Conseil administratif a confié au professeur D.________, responsable de la chaire management public et ressources humaines (ci-après: RH) au sein de l'Institut E.________ de l'Université de F.________, ainsi qu'au professeur G.________, directeur de l'unité RH et management de la Haute École H.________, le mandat d'analyser la fonction des RH au sein de l'administration municipale. Le 28 mai 2014, les experts ont rendu leur rapport, intitulé "Analyse de la fonction RH" (ci-après: le rapport). Le 8 décembre 2014, la directrice des RH a transmis à A.________ et B.________ un projet de nouveaux cahiers des charges, ainsi que, pour information, le nouvel organigramme de la DRH. Les intéressées ont contesté les nouveaux cahiers des charges en alléguant un déclassement professionnel. Elles ont demandé la communication d'une copie de l'intégralité du dossier, concernant tant leur situation administrative que la réorganisation en cours au sein de la DRH, ainsi que la communication du cadre statutaire dans lequel s'inscrivait cette réorganisation. Le 13 avril 2015, la directrice du département C.________ a adressé aux intéressées l'intégralité de leur dossier administratif, ainsi que les éléments relatifs à la réorganisation de la DRH. La communication du rapport et des délibérations du Conseil administratif y relatives leur ayant été refusée, A.________ et B.________ ont persisté à demander à la direction du département C.________ l'accès au rapport, à défaut, une décision de refus motivée et indiquant les voies de recours. Par pli recommandé du 12 juin 2015, reçu le 15 juin suivant, la ville a indiqué qu'elle n'entendait pas entrer en matière sur les critiques des intéressées au sujet des mesures qui relevaient, selon elles, de l'organisation interne. Le 24 juin 2015, la direction du département C.________ a refusé de communiquer le rapport sur la base de la législation sur l'information du public, l'accès aux documents et la protection des données personnelles et a indiqué "met (tre) un terme à un échange épistolaire stérile".