Citation: 6B_1045/2021 E. 3.1

3.1. La recourante s'en prend à l'appréciation des juges cantonaux, en invoquant une constatation manifestement inexacte des faits et une violation des art. 6 et 343 al. 3 CPP. La recourante fonde ce second grief sur l'absence d'audition, par les juges cantonaux, de sa soeur C.A.________, alors que son témoignage serait central et que le jugement attaqué reposerait en grande partie sur l'appréciation de ses déclarations. En l'absence d'un tel interrogatoire, ils auraient en outre fait preuve d'arbitraire en retenant que C.A.________ entretenait à l'évidence un fort ressentiment contre le prévenu, d'autant que ce dernier aurait lui-même déclaré à la police que leur relation était "très bien" et l'aurait confirmé à l'audience d'appel. Pour le reste, la constatation manifestement inexacte des faits par les juges cantonaux consisterait notamment à n'avoir pas apprécié les déclarations de la recourante à la lumière des connaissances scientifiques sur le comportement des victimes d'infractions sexuelles (référence faite à l'ATF 147 IV 409) et à n'avoir pas tenu compte des rapports médicaux versés au dossier démontrant l'impact des actes reprochés sur la santé psychique de la recourante. Selon cette dernière, il serait en outre possible, suivant la position respective des protagonistes, que la témoin n'ait été en mesure de voir qu'une seule main du prévenu dans la culotte de sa soeur. Il ne serait pas davantage insolite pour l'intimé d'avoir commis les actes reprochés en présence d'un témoin, dès lors qu'il était très probablement alcoolisé au moment des faits selon ses propres déclarations, ce dont les juges cantonaux n'auraient pas tenu compte. S'agissant des doutes émis par la mère de la recourante, les juges cantonaux auraient en outre dû prendre en considération le fait qu'elle était dans un conflit de loyauté entre sa fille et son ancien compagnon, père d'une autre de ses filles, et qu'elle avait d'abord cru la recourante avant d'émettre des doutes après avoir repris la relation sentimentale avec le prévenu. La cour cantonale aurait enfin constaté de manière erronée que le journal de la recourante ne faisait mention d'aucun attouchement, omettant ainsi les extraits du journal intime qu'elle avait produits lors de l'audience de jugement du 12novembre 2020.