Citation: 1P.583/2003 28.10.2003 E. 3

Le recourant conteste l'existence de charges suffisantes. S'agissant de la remise des chèques, il relève que le défaut de paiement serait dû à "des raisons techniques tenant à la reprise par une autre banque de la succursale émettrice". Les hôtels concernés auraient été désintéres-sés dès que le problème était apparu. Le passeport diplomatique avait été remis par la République de Guinée-Bissau; ni sa détention, ni son usage ne seraient illégaux. S'agissant de l'écoulement des faux billets de 100 USD, l'accusation mentionne, outre le cas d'une station-service de Lausanne (3 coupures, que le recourant admet avoir remises, mais en ignorant qu'il s'agissait de faux), quatre cas à Genève en janvier 2002 (45 coupures en tout) et un cas dans un hôtel de Nyon (20 coupures) en décembre 2001. Pour les cas de Genève et Nyon, le recourant avait invoqué un alibi, qu'un simple contrôle, notamment des fiches d'hôtel, aurait permis de vérifier.