Citation: 6B_444/2023 E. 1

En bref, il en ressort les faits suivants. B.a. Le 28 avril 2019, il faisait beau, la chaussée était sèche, la visibilité était bonne et le trafic peu dense. Aux environs de 14h15, A.________ circulait seul au volant de son véhicule de marque et type VW Polo bleu foncé immatriculé VS xxx xxx sur la rue de U.________ à V.________ en direction du pont de W.________. Après s'être engagé dans le giratoire, il a emprunté la deuxième sortie en direction du pont de W.________. En sortant du giratoire, A.________, qui circulait à une vitesse inadaptée à la configuration des lieux, a percuté avec l'avant gauche de son véhicule l'enfant B.________, alors âgé de 9 ans, qui était engagé sur le passage piéton sur son cycle en compagnie de deux camarades. B.________ a été éjecté de son cycle avant de retomber au sol. A.________ ne s'est pas arrêté et a continué sa route. Arrivé à la hauteur du restaurant C.________, il a immobilisé son véhicule, en est sorti, a contrôlé son pare-chocs et a fait un tour de sa voiture avant d'y remonter et de reprendre la route, sans s'enquérir de l'état de santé de la victime et sans avertir la police. B.b. Lors de son audition par la police le jour des faits, A.________ a nié son implication durant l'accident. Il a en substance déclaré s'être réveillé entre 11h00 et midi, avoir mangé avec sa compagne, D.________, avant de se rendre au foyer E.________ à X.________ pour rendre visite à la mère de celle-ci. Il a expliqué qu'ils étaient partis entre 13h00 et 13h30 et qu'ils étaient restés au foyer jusqu'à l'arrivée de la police à 15h40. B.c. Lors de sa deuxième audition par la police et de celle devant le procureur, A.________ a confirmé sa première version des faits. B.d. Lors des débats d'appel, ne contestant plus vraiment l'implication de son véhicule dans l'accident, A.________ a néanmoins persisté à soutenir qu'il n'était pas le conducteur au moment déterminant. B.e. Le casier judiciaire de A.________ fait état des condamnations suivantes: - le 29 novembre 2010, l'Office régional du Juge d'instruction du Valais central l'a condamné à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant 3 ans, ainsi qu'à une amende de 300 fr., pour circulation sans permis de circulation ou plaques de contrôle, circulation sans assurance-responsabilité civile et usage abusif de permis et de plaques; - le 23 septembre 2011, l'Office régional du Valais central du ministère public l'a condamné à une peine privative de liberté de 10 jours, pour violation des règles de la circulation routière et dommages à la propriété; - le 6 février 2012, l'Office régional du Valais central du ministère public l'a condamné à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 10 fr. le jour, pour conduite d'un véhicule automobile en état d'ébriété qualifiée; - le 17 décembre 2012, l'Office régional du Valais central du ministère public l'a condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 10 fr. le jour, pour violation des règles de la circulation routière, conduite d'un véhicule automobile en état d'ébriété qualifiée, violation des obligations en cas d'accident et tentative d'opposition ou dérobade aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire; - le 14 février 2019, le Tribunal du district de Sion l'a condamné à une peine privative de liberté de 12 mois, avec sursis pendant 5 ans, pour violation grave qualifiée des règles de là circulation routière.