Citation: 4A_646/2017 E. 5

Selon l'art. 98 LTF, le recours en matière civile n'est recevable contre une décision portant sur des mesures provisionnelles que pour violation des droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral ne se saisit que des griefs soulevés et motivés de façon détaillée par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF; ATF 142 II 369 consid. 2.1 p. 372; 141 I 36 consid. 1.3 p. 41). Il statue sur la base des faits constatés par l'autorité précédente, si la partie recourante ne démontre pas que les constatations déterminantes soient intervenues en violation de ses droits constitutionnels (art. 116 et 118 LTF, applicables par analogie; ATF 133 III 585 consid. 4.1 p. 588; 133 III 393 consid. 7.1 p. 398). Lorsque cette partie se plaint d'arbitraire, il lui incombe d'indiquer de façon précise en quoi la décision qu'elle attaque est entachée d'un vice grave et indiscutable; les critiques dites appellatoires, tendant simplement à une nouvelle appréciation des preuves, sont irrecevables (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; voir aussi ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). Le demandeur invoque l'art. 9 Cst. pour se plaindre d'une appréciation prétendument arbitraire des preuves. A l'issue d'une discussion détaillée des preuves disponibles, en particulier de deux témoignages recueillis par le Président du Tribunal civil, la Cour d'appel est parvenue à la conclusion que feu U.________ a certes exprimé le souhait d'affermer son domaine au demandeur, mais qu'en revanche, même au degré de la simple vraisemblance, il n'est pas établi que ce dernier et le défunt aient effectivement conclu un « accord ferme » portant sur tous les éléments d'un contrat de bail à ferme agricole. A l'appui du recours en matière civile, le demandeur se plaint d'un jugement d'appel censément arbitraire et il développe sa propre discussion de l'ensemble des preuves. Le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points il reproche réellement à l'autorité d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; le recours est par conséquent irrecevable aussi au regard de la jurisprudence précitée relative à l'art. 98 LTF.