Citation: 6B_342/2020 E. 2.4

2.4. L'écriture du 22 mars 2020 s'ouvre sur une discussion des circonstances dans lesquelles le recourant a déposé plainte dans le canton de Vaud. Ces développements sont également sans rapport avec l'objet du litige en instance fédérale (la recevabilité du recours cantonal). Il en va de même des « conclusions » présentées en page 4, en tant qu'elles visent d'autres décisions que celle objet du recours (condamnations pénales et remboursement d'amendes précédemment payées, procédures pénales ouvertes contre le recourant, questions de droit civil liées au divorce du recourant, etc.). Dès la page 4, cette écriture consiste en de plus amples développements numérologiques, qu'on peut également se dispenser d'examiner de manière plus approfondie. En définitive, le recourant consacre un unique paragraphe à la question du non-paiement de l'avance des frais de la procédure cantonale, qu'il se borne à qualifier « d'habile manoeuvre juridique pour ne pas entrer en matière sachant les difficultés financières dans lesquelles je me trouve en raison de cette longue procédure de divorce hautement conflictuelle ». Il en conclut que la décision cantonale serait « irrecevable » et contraire à la bonne foi dans le contexte d'une procédure ayant pour objet des infractions qui se poursuivent d'office. Des développements similaires se retrouvent également dans l'écriture du 29 avril 2020, p. 5 s., essentiellement consacrée, pour le surplus, à des questions civiles relatives au divorce du recourant et à de nouvelles démonstrations numérologiques ainsi que dans l'écriture du 8 mai 2020, p. 2, consacrée, elle aussi, pour le reste, à des questions qui ne sont pas l'objet de la présente procédure. La très brève argumentation présentée ne répond manifestement pas aux exigences de motivation accrues relatives à la violation d'un droit fondamental (v. supra consid. 2). En particulier, le recourant n'invoque pas expressément le droit garanti par l'art. 29a Cst. d'accéder à une autorité judiciaire. On peut se limiter à rappeler que cette garantie constitutionnelle n'exonère de toute manière pas le justiciable des exigences usuelles d'accès à une voie de droit, les avances de frais en particulier (v. notamment ATF 141 I 172 consid. 4.4.1 p. 180; arrêt 2C_651/2019 du 21 janvier 2020 consid. 5.1.1). L'argumentaire déployé n'est pas de nature non plus à démontrer que la cour cantonale aurait fait un usage critiquable du large pouvoir d'appréciation que lui confère l'art. 383 CPP. Le recourant ne tente pas plus de démontrer avoir vainement demandé l'assistance judiciaire (art. 136 CPP en corrélation avec l'art. 383 al. 2 CPP), dont il paraît du reste contester l'octroi dans d'autres procédures (v. écriture du 12 mai 2020, p. 3). Etant rappelé que pour bénéficier de l'assistance judiciaire la partie plaignante doit en faire la requête (HARARI/CORMINBOEUF HARARI, in Commentaire Romand CPP, 2e éd. 2019, no 14 ad art. 136 CPP; MAZZUCCHELLI/POSTIZZI, in Basler Kommentar Schweizerische StPO, 2 e éd. 2014 nos 9 ss ad art. 136 CPP) et que la décision cantonale ne dit mot de ces questions, l'assistance judiciaire n'est, de toute évidence, pas l'objet de l'arrêt querellé. La seule affirmation par le recourant de difficultés financières ne constitue donc pas une motivation topique en relation avec cette décision d'irrecevabilité.