Citation: 6B_1373/2021 E. 6.4.2

6.4.2. En ce qui concerne les intérêts publics, le recourant a été condamné par la justice des mineurs à une peine privative de liberté de quatre mois avec sursis pour incendie intentionnel. Le 14 janvier 2016, il a été condamné pour vol, dommages à la propriété, violation de domicile, vol d'usage d'un véhicule automobile et conduite sans permis à une peine privative de liberté de 17 mois. Le 31 octobre 2018, il a été condamné à une peine privative de liberté de deux ans pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, peine suspendue au profit d'une mesure. Dans la présente affaire, alors qu'il bénéficiait d'un placement institutionnel pour traiter ses addictions (art. 60 CP), il a commis un brigandage, une tentative de brigandage, des vols et tentative de vols par métier, des dommages à la propriété, des violations de domicile et une contravention à la loi sur les stupéfiants. Aussi, par la constance et la répétition des infractions sur une période de plus de dix ans, et cela dès son plus jeune âge, le recourant démontre qu'il est imperméable aux règles de la vie en Suisse, au sentiment de sécurité d'autrui et que les nombreuses mesures et sanctions subies ne peuvent le détourner de son activité délictuelle. En outre, quoi qu'il en dise, en commettant des actes qui portent atteinte à l'intégrité physique de personnes âgées vulnérables, le recourant s'est rendu coupable d'infractions qui présentent objectivement une atteinte grave à la sécurité et l'ordre publics en Suisse. Le fait qu'il n'a pas saisi l'occasion de son placement institutionnel pour traiter ses dépendances signifie en outre qu'il n'est pas affranchi de celles-ci et qu'un risque important de récidive subsiste. Or, depuis 2011, le recourant n'a jamais réduit l'intensité de son activité délictuelle. Rien dans les faits ressortant du jugement attaqué ne permet de retenir qu'il aurait en outre changé son comportement et qu'il s'abstiendrait de commettre de nouvelles infractions graves à l'avenir. Au contraire, la régularité de ses condamnations, l'absence de changement de comportement et les conclusions des différentes expertises psychiatriques attestent d'un risque important de récidive. Les peines et mesures dont il a dû subir n'ont ainsi pas eu le moindre effet dissuasif sur lui. Il existe par conséquent une probabilité suffisante, sous l'angle de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, que le recourant perturbe à nouveau la sécurité et l'ordre publics à l'avenir.