Citation: 2C_338/2022 E. 4.7

4.7. Par ailleurs, selon les constatations de l'arrêt attaqué, la recourante sera en mesure de se réintégrer en Tunisie, pays où elle a passé 24 années de sa vie et avec lequel elle a gardé des attaches culturelles et sociales. Encore jeune (31 ans), sans enfant et en bonne santé, elle est au bénéfice d'un master en direction de projets loisirs et parle français, allemand, anglais, espagnol et arabe, ce qui facilitera certainement son intégration professionnelle dans son pays. Son mariage avec un partenaire non-musulman - pour peu que cela soit réellement une source de marginalisation comme elle prétend - ne permet pas à lui seul de retenir que sa réintégration serait gravement compromise, ce d'autant moins que, comme le relève à juste titre l'instance précédente, elle a maintenu des liens avec sa famille malgré son mariage.