Citation: 9C_734/2015 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, l'office recourant ne démontre pas, par une argumentation précise et étayée, que l'avis de son SMR (du 3 février 2015 et du 1er juin 2015) - auquel il se réfère - établit que l'expertise était entachée de défauts à ce point évidents et reconnaissables, même sans connaissances spécifiques, que la juridiction cantonale ne pouvait s'y rallier. Si l'expert judiciaire est certes le premier médecin à faire état d'une personnalité anankastique chez une personne de plus de cinquante ans, l'office AI ne conteste pas les considérations de la juridiction cantonale fondées sur les explications du docteur D.________ selon lesquelles ce trouble de la personnalité n'est pas facilement repérable et que ses caractéristiques ressortent plus facilement en présence d'une personne en position d'autorité, ce qui n'était pas le cas de l'intimée (jugement entrepris, p. 30). Le docteur D.________ ne s'est par ailleurs pas référé aux seules déclarations de l'intimée pour mettre en évidence des traits pathologiques caractéristiques de la personnalité anankastique selon la CIM-10 (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes éditée par l'Organisation mondiale de la santé, 10ème révision). Quoi qu'en dise l'office recourant, l'expert a, en se fondant sur l'examen clinique et l'ensemble du dossier mis à sa disposition, expliqué la lenteur de l'intimée dans son travail par une préoccupation par les détails, un perfectionnisme entravant l'achèvement des tâches, une dévotion excessive au travail, ainsi qu'une tendance à l'entêtement, à la méticulosité et à l'excès de scrupules, l'ensemble de ces éléments ayant valeur de pathologie sévère aux yeux du psychiatre (complément du 3 mai 2015, p. 2). A cet égard, la reprise de ces éléments, qui se recoupent avec les caractéristiques décrites par la CIM-10, sous F60.5, par la juridiction cantonale ne révèle aucune trace d'arbitraire. Faute de griefs suffisamment motivés, il n'y a pas lieu de remettre en cause le bien-fondé de l'expertise réalisée par le docteur D.________ et, partant, le résultat de l'appréciation des preuves opérée par les premiers juges.