Citation: 7B_1190/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Sous "Motivation et droit du présent recours fédéral" (cf. pp. 16-23 du mémoire de recours), le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas retenu qu'il aurait été interpellé sans raison et d'avoir considéré que le policier qui l'avait contrôlé à la sortie du tram avait entrepris des "vérifications simples" de son téléphone mobile, alors qu'en réalité ce policier aurait procédé à une fouille et à une perquisition illégales du téléphone pour analyser, par "fishing expedition", plusieurs conversations - ressortant de sa messagerie WhatsApp - avec des tiers, ensuite identifiés dans la base de données des contacts de son téléphone. Par une telle présentation des faits, la Cour de justice se serait écartée sans raison et volontairement de l'état de fait tel que retenu dans l'arrêt 7B_102/2024 du 11 mars 2024 le concernant. Dans l'arrêt 7B_102/2024 auquel se réfère le recourant, la Cour de céans a retenu que la fouille du téléphone mobile, qui avait été saisi et porté à l'inventaire, n'avait pas consisté en des "vérifications simples", mais constituait bel et bien une perquisition selon l'art. 246 CPP (consid. 2.4.4), de sorte que le terme "simples" a été supprimé de l'état de fait dudit arrêt. En l'occurrence, l'état de fait tiré de l'arrêt attaqué a été rectifié dans ce sens (art. 105 al. 2 LTF). Pour le reste, le recourant procède de manière appellatoire et, partant, irrecevable, en revenant sur les circonstances de son interpellation et de la fouille de son téléphone à la sortie du tram ainsi que sur son audition en tant que prévenu, plus particulièrement sur la signature qu'il a apposée à cette occasion sur le document "Autorisation de fouille d'appareils électroniques"; ces griefs ne sont quoi qu'il en soit pas pertinents (cf. consid. 3.4.3 ss. infra). Ne l'est pas non plus le fait qu'il se serait plaint "des premières violations du droit commises par la Police genevoise" déjà par écrit du 12 novembre 2023, soit avant le 7 décembre 2023, d'autant qu'il admet lui-même, par référence à un courrier de son conseil adressé au Ministère public et à l'IGS le 31 janvier 2024, que c'est bien à la date du 7 décembre 2023 qu'il a déposé plainte pénale "contre l'activité initiale de la police" (cf. p. 13 du mémoire de recours). Le recourant se plaint en outre de ce que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte du courrier du 31 janvier 2024 précité, ni de la réponse qu'il a adressée au Ministère public le 12 février 2024 ensuite du courrier de ce dernier du même jour (cf. let. A.e supra); il ne démontre toutefois pas l'arbitraire de leur omission. Enfin, c'est également en vain qu'il reproche à l'autorité précédente d'avoir éludé le déni de justice qu'aurait commis le Ministère public dans le traitement de sa demande de désignation d'un conseil juridique gratuit, dès lors que cette question a précisément déjà été soulevée dans le cadre d'un précédent recours fédéral, que la Cour de céans a déclaré sans objet - faute d'intérêt juridique du recourant - par arrêt 7B_600/2024 (joint aux causes 7B_598/2024 et 7B_752/2024) du 5 novembre 2024 (arrêt qui peut être pris en considération d'office bien qu'il soit postérieur à l'arrêt attaqué [cf. ATF 143 II 224 consid. 5.1; GRÉGORY BOVEY, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n° 16 ad art. 99 LTF]).