Citation: 8C_47/2014 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il y a lieu de donner raison à la recourante. Il n'est pas contesté que l'intimé avait droit à six semaines de vacances par année. Il aurait fallu donc multiplier le salaire hebdomadaire (y compris le 13 ème salaire et l'indemnité de vacances) par 46 (6/46 ème; cf. ERIC CEROTTINI, Commentaire du contrat de travail, Jean-Philippe Dunand et Pascal Mahon [éd], 2013, note 7 ad art. 329d CO). Le salaire afférent aux vacances pour six semaines s'élève à 13,04 % (même référence). Compte tenu des renseignements donnés par l'employeur, les premiers juges auraient ainsi dû procéder au calcul suivant: [34 fr. 70 (28 fr. 60 + 8.33 % + 13.04 %) x 40.6 heures] par 52 semaines moins six semaines de vacances: 1'408 fr. 82 x 46 semaines, ce qui aurait conduit à un revenu sans invalidité de 64'805 fr. 72. La comparaison avec le revenu d'invalide de 55'363 fr. aurait généré un taux d'invalidité de 14.56 %. La CNA prend en compte, au titre de vacances et de jours fériés, le taux de 16.10 % indiqué par l'employeur et opère le calcul suivant [35 fr. 60 (= 28 fr. 60 + 8.33 % + 16,1 %) x 40.6 heures] par 52 semaines moins six semaines de vacances: 1445 fr. 36 x 46 semaines. On aboutit à un revenu sans invalidité de 66'486 fr. 56, lequel comparé au revenu d'invalide conduit à un taux d'invalidité (de 16.73 %) inférieur à 18 %. La CNA présente une variante de son calcul fondée sur des données tirées de la convention collective valaisanne de la construction (2012) et dont il résulte un revenu sans invalidité de 67'356 fr. [28 fr. 60 x 2'174 heures + 8,33 %]. Dans ce cas, le taux d'invalidité arrondi s'élève à 18 %. En retenant ce taux, le plus favorable à l'intimé, la CNA n'a certainement pas violé le droit fédéral.