Citation: 6B_850/2017 E. 2.4.1

2.4.1. L'affirmation de la cour cantonale selon laquelle un risque de contagion "très élevé" serait "notoire" en cas de rapports sexuels non protégés n'est pas étayée. Elle ne trouve en particulier pas appui dans les données mentionnées jusqu'ici par la jurisprudence publiée (v. notamment ATF 125 IV 242 consid. 3a p. 249 s.). Le fait retenu n'apparaît pas notoire. Nonobstant le pouvoir du Tribunal fédéral de rectifier d'office les faits établis de manière manifestement inexacte (art. 105 al. 2 LTF), il n'y a toutefois pas lieu d'examiner plus avant cette constatation. Selon la jurisprudence, la probabilité statistique d'une contamination n'est en effet pas déterminante pour qualifier l'intention de l'auteur comme un dol éventuel, dès lors que même un seul et unique acte sexuel comporte un risque de transmission du virus, que la personne contaminée ne peut en aucune façon calculer ou doser ce risque et que le partenaire n'a aucun moyen de se protéger (ATF 131 IV 1 consid. 2.2).