Citation: 2C_798/2022 E. 3.2

3.2. Même s'ils n'ont pas qualité pour agir au fond, les recourants peuvent se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de leurs droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. ATF 137 II 305 consid. 2; 129 I 217 consid. 1.4), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 133 I 185 consid. 6 et les références citées). En l'espèce, les recourants se plaignent de n'avoir pu s'exprimer oralement. Toutefois, ils n'exposent pas de manière conforme aux exigences de motivation qualifiées prévues à l'art. 106 al. 2 en relation avec l'art. 117 LTF (cf. à ce sujet ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références citées) en quoi l'art. 29 al. 2 Cst. leur garantit le droit d'être entendu oralement, ni démontrent que le droit cantonal garantirait de manière plus large que l'art. 29 al. 2 Cst. un tel droit. En tant qu'ils se contentaient d'affirmer, de manière générale, que leur renvoi en Serbie les plongerait dans une situation contraire à la dignité humaine, le grief est également dépourvu de motivation suffisante au regard de l'art. 106 al. 2 en lien avec l'art. 117 LTF. Il s'ensuit que le recours est également irrecevable en tant que recours constitutionnel subsidiaire.