Citation: 6B_1086/2015 E. 6.2

6.2. Les juges cantonaux ont relevé que B.________, ami de A.W.________, s'était présenté le vendredi 12 novembre 2010 en caleçon dans le garage où se trouvaient les recourants pour se plaindre du fait que les portes de l'immeuble étaient laissées ouvertes alors qu'il faisait froid. Ceux-ci ont soutenu par la suite que les enfants de la recourante, âgés de 12 et 13 ans au moment des faits, ont assisté à la scène depuis la voiture et ont été profondément traumatisés à la vue de B.________. Cela étant, la cour cantonale a constaté que le fondement des créances relevait de prétextes fallacieux et qu'il n'y avait, de toute évidence, pas eu d'exhibitionnisme, ni le moindre délit au détriment de mineurs, sans qu'il soit nécessaire de trancher la question de leur présence effective. Par ailleurs, X.________ n'était pas habilité à déposer plainte ou introduire des poursuites pour le compte d'enfants dont il n'était pas le représentant légal. Au vu du contenu particulièrement infamant et grossièrement faux des poursuites notifiées au domicile de B.________ et à une société commerciale susceptible d'employer du personnel, les recourants s'étaient rendus coupables de diffamation. En outre, les abus de poursuites étaient manifestes et intervenus dans le contexte d'un conflit généralisé, à proximité d'auditions menées par le procureur, de sorte que la tentative de contrainte était réalisée.