Citation: 2C_897/2017 E. 4.5

4.5. En l'espèce, il n'est pas contesté que, depuis le mois d'octobre 2016, le recourant a effectué des recherches d'emploi. Il a d'ailleurs trouvé plusieurs emplois de courte durée. Le premier, du 9 au 30 novembre 2016, lui a rapporté un revenu de 700 fr. Il a également effectué divers engagements pour une société de travail temporaire qui lui ont rapporté un revenu global de 531 fr.70 pour environ vingt-huit heures de travail durant le mois de mai 2017. Enfin, l'intéressé a exercé diverses activités dans le secteur de la restauration, qui lui ont rapporté un revenu total de 1'219 fr. 05 pour septante-six heures de travail durant le mois de juin 2017. Le revenu total de ces activités s'élève ainsi à 2'450 fr. entre octobre 2016 et juillet 2017, ce qui est extrêmement peu. Il y a ainsi lieu de retenir que, depuis le mois d'octobre 2016, le recourant n'a plus exercé d'activité régulière rapportant un revenu suffisant. L'ensemble des activités exercées, limitées dans le temps, ne lui ont pas permis de gagner sa vie et doivent ainsi être qualifiées de marginales et accessoires. Certes, durant cette période, l'intéressé a également conclu deux contrats-cadre de travail temporaire. Le recourant n'a cependant pas établi avoir effectué des missions dans ce cadre, ni avoir perçu des revenus. Il s'ensuit, qu'en presque une année, le recourant n'a pas été en mesure de trouver un emploi de plus de trois semaines. Il a ainsi dépassé le délai raisonnable de six mois prévu par l'art. 2 al. 1 Annexe I ALCP pour trouver un emploi. Ce délai peut certes être prolongé jusqu'à une année au plus, pour autant que la personne concernée soit en mesure de prouver les efforts déployés à cet effet et qu'il existe une réelle perspective d'engagement (cf. art. 18 al. 3 OLCP). Or, d'après les constatations cantonales, qui lient le Tribunal de céans (art. 105 al. 1 LTF), ces exigences ne sont pas réalisées en l'espèce. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que, lors de ses recherches d'emplois, l'intéressé n'aurait pas produit les certificat et diplôme qui lui auraient permis d'augmenter ses chances d'obtenir un emploi. Ainsi, à l'instar du Tribunal cantonal, il y a lieu d'émettre des doutes sur l'accomplissement, par le recourant, des efforts nécessaires pour trouver un emploi régulier et rémunérateur. Il est d'ailleurs révélateur de constater que, depuis l'obtention de son autorisation de séjour, le 21 septembre 2012, les activités du recourant ont toutes été de courte durée, variant entre quelques semaines et quelques mois. Quant à ses perspectives d'engagement, elles paraissent limitées compte tenu de son évolution professionnelle et des emplois irréguliers que l'intéressé a accumulés depuis son arrivée en Suisse. Il sied enfin de relever qu'au moment où l'arrêt attaqué a été rendu, le recourant était sans emploi depuis onze mois et deux semaines. Il avait ainsi pratiquement épuisé le délai maximal accordé aux ressortissants communautaires qui recherchent activement un emploi (cf. ATF 130 II 388 consid. 3.1; arrêt 2C_835/2015 du 31 mars 2016 consid. 4.3). C'est partant à bon droit que l'autorité précédente a jugé que le recourant ne pouvait plus se prévaloir du statut de travailleur pour prétendre à séjourner en Suisse.