Citation: 7B_111/2023 E. 2.3.5

2.3.5. En cinquième lieu, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement écarté sa version des faits selon laquelle l'intimé se serait approché de lui de manière agressive. Il lui reproche également d'avoir retenu, d'une part, que ce dernier avait uniquement effectué un geste consistant à le repousser de la main pour augmenter la distance de sécurité et, d'autre part, qu'il n'avait pas subi une attaque ou essuyé une menace d'attaque imminente. Il se fonde à nouveau essentiellement sur ses différentes déclarations et celles des personnes de son groupe, desquelles l'attitude agressive de l'intimé ressortirait. Le recourant reproche en outre à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en ayant uniquement pris en compte le témoignage de D.________, à l'exclusion en particulier de celui du gendarme N.________, qui a indiqué que l'intimé avait haussé le ton avec lui. Sur ce point également, le recourant se limite à opposer son interprétation des preuves à celle de la juridiction cantonale, sans parvenir à démontrer qu'elle les aurait appréciées, en particulier les déclarations de chacun des protagonistes, de manière arbitraire. Il omet en outre de s'en prendre à l'ensemble de l'argumentation de l'autorité cantonale sur les faits contestés dans le présent grief et procède ainsi à nouveau de manière appellatoire et, partant, irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Comme on l'a vu ci-dessus (cf. consid. 2.3.1 à 2.3.4 supra), le recourant se fonde pour le surplus en vain sur ses déclarations et sur celles de ses amis; il peut à cet égard être renvoyé à ce qui a été précédemment exposé à ce sujet. À toutes fins utiles, on peut rappeler que la cour cantonale a expliqué de manière détaillée les raisons pour lesquelles elle n'avait pas retenu les déclarations du recourant sur la question précise de l'altercation avec l'intimé (cf. jugement querellé, pp. 29-30). Comme on l'a vu, elle a indiqué que D.________ se trouvait, à cet instant, juste derrière l'intimé et qu'il avait donc pu directement assister à la scène, au contraire des autres personnes impliquées. Elle a expliqué que les déclarations du recourant n'étaient pas corroborées par le dossier et n'a pas ignoré les propos et les versions de la plupart de ces amis, puisqu'elle les a mentionnées, mais a décidé de ne pas en tenir compte pour les raisons déjà évoquées. La juridiction cantonale a ensuite relevé que la force et la rapidité du coup de poing asséné par le recourant à l'intimé, ainsi que ses conséquences immédiates, étaient peu compatibles avec les explications de l'intéressé selon lesquelles c'était l'intimé qui avait cherché la bagarre en tentant de le faire tomber au sol. Elle a ajouté qu'il était également peu plausible que l'intéressé ait réussi à frapper de toutes ses forces l'intimé dans une telle configuration, dès lors que, selon sa version, il était en train de tomber et avait perdu l'équilibre, et que l'efficacité du coup impliquait au contraire une réflexion de sa part. Enfin, l'autorité cantonale n'a pas ignoré le témoignage de N.________ et le fait qu'il avait déclaré avoir entendu l'intimé hausser le ton avec l'un des jeunes (cf. jugement querellé, pp. 11-12). Au vu du contexte et des autres éléments retenus, elle n'a toutefois pas fait preuve d'arbitraire en n'interprétant pas ce témoignage comme un élément permettant d'établir que l'intimé aurait adopté une attitude agressive et menaçante envers le recourant.