Citation: 6B_1307/2023 E. 1

B.b.b. Le jugement en force, le Service de protection des mineurs (SPMi) a établi un calendrier de droit de visite devant se dérouler dans un Point Rencontre à partir du 19 mars 2016. B.b.c. En 2016, A.________ n'a pas présenté son fils au Point Rencontre, refus qui a perduré en 2017 malgré sa condamnation à devoir respecter le dispositif de l'arrêt de la Cour de justice du 24 avril 2015 (JTPI/xxxx/xxxx du 13 mars 2017) et à s'acquitter d'une amende de 1'000 fr. par jour d'inexécution si un droit de visite n'était pas organisé et concrètement exercé (amende d'ordre prononcée à hauteur de 7'000 fr. par le Tribunal de première instance le 22 décembre 2017 [JTPI/yyyyy/yyyy]). Un nouveau calendrier de visite a été établi par le SPMi le 14 juillet 2017, prévoyant la première visite le 3 septembre 2017, visites à nouveau non honorées. La mère a notamment invoqué auprès du SPMi les motifs suivants à l'égard de la non-présentation de l'enfant: vacances, calendrier du droit de visite non transmis et, principalement, refus de l'enfant. B.b.d. En 2018, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) a à nouveau ordonné la mise en oeuvre de la reprise des relations personnelles entre le père et le fils (DTAE/xxx/xxxx du 26 janvier 2018). B.c. Il ressort notamment de l'expertise familiale du 7 octobre 2013 que "la reprise des relations entre C.B.________ et son père est fondamentale pour un bon développement psychoaffectif de l'enfant. Les séances de thérapie mettent en évidence la recherche de C.B.________ d'une figure paternelle protectrice et l'absence de son père peut sérieusement entraver sa construction identitaire et consolider des défenses psychologies archaïques et pathogènes". En outre, les experts ont préconisé "la reprise d'un droit de visite de B.B.________ avec son fils de manière progressive et dans un cadre protégé et, au préalable, un travail d'accompagnement thérapeutique pour les deux parents", en précisant que "[l]a reprise des droits de visite de Monsieur aura sûrement comme conséquence de réactiver les angoisses de Madame et cela fera que Madame sera moins disponible psychiquement pour contenir les angoisses de C.B.________ et qu'elle risque à son tour de projeter, de manière inconsciente, ses angoisses sur son fils. C.B.________ va à nouveau être confronté à son conflit de loyauté et ses troubles émotionnels et comportementaux vont probablement engendrer une péjoration dans l'immédiat de l'état de santé de C.B.________ et de sa mère".