Citation: 6B_255/2007 11.10.2007 E. 3

Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., car la décision attaquée et surtout l'ordonnance du Juge d'instruction seraient insuffisamment motivées. Quant au grief d'arbitraire, il concède qu'il est la conséquence directe de la violation du droit d'être entendu (mémoire p. 14 ch. 51). Ce lien permet d'examiner ces deux griefs dans le même considérant. 3.1 En se référant à plusieurs témoignages pour l'essentiel concordants recueillis au terme d'une instruction approfondie, le Tribunal d'accusation est parvenu à des constatations de fait qui ne divergent guère de la version du recourant. En effet, celui-ci ne conteste pas clairement avoir voulu forcer l'entrée de la discothèque (par une sortie de secours) alors qu'il était sous l'influence de l'alcool, ni avoir jeté une bière à la figure de l'un des intimés. Dans ces circonstances, il n'était pas arbitraire de se fier aux témoignages d'après lesquels le plaignant était à l'origine de l'altercation, qu'il avait dû être maîtrisé et qu'un coup de poing au ventre lui avait été donné alors qu'il allait s'en prendre au directeur d'exploitation. Fondé sur un certificat médical établi le lendemain des événements, l'intéressé affirme qu'il a été frappé au visage. Faute de déclarations des témoins dans ce sens et compte tenu des 8 heures écoulées entre les faits et les constatations médicales, le Tribunal d'accusation a rejeté ses allégations sur ce point. Selon le blessé, cela signifierait qu'il se serait « automutilé » ou battu avec d'autres personnes entre l'altercation et la visite chez le médecin » (mémoire p. 7 ch. 18). Il estime ce scénario invraisemblable et improbable. Au regard de son caractère largement appellatoire, cette argumentation qui tend à opposer sa propre version à celle retenue par les premiers juges est à la limite de la recevabilité. De toutes manières, l'état d'ébriété avéré dans lequel il se trouvait peut aussi être à l'origine des blessures évoquées et constatées seulement huit heures plus tard (lésions sur le visage, hématome à l'oeil et à la paupière, plaie à la muqueuse jugale, tuméfaction aux cervicales, fracture du pouce droit) dont le recourant lui-même souligne le caractère peu apparent en les qualifiant de « discrètes ». Dans ces conditions, l'état de fait retenu par les juges cantonaux n'apparaît pas insoutenable et l'arrêt attaqué échappe au grief d'arbitraire sur ce point. 3.2 Quant au grief de violation du droit d'être entendu, il doit être rejeté faute de motivation suffisante. En effet, le recourant a pu développer tous ses arguments, malgré les lacunes qu'il estimait entacher la décision attaquée. 3.3 Il résulte de ce qui précède que l'on ne saurait faire grief à la cour cantonale d'avoir jugé que le non-lieu était justifié en ce qui concerne l'accusation d'injures portée contre C.________ (aucun élément du dossier ne permet d'établir qu'elles ont été proférées) et celle de lésions corporelles simples à l'égard de B.________. Il convient encore d'examiner ce qu'il en est des voies de faits et des menaces reprochées à A.________, dont il n'est pas contesté qu'il a frappé le recourant du poing au ventre.