Citation: 4P.81/2005 23.05.2005 E. 4

Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., comprend notamment le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuve pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 127 II 497 consid. 2.2 et les arrêts cités). Le droit de faire administrer des preuves suppose que les preuves ont été requises régulièrement. La recourante reproche à la Cour d'appel de lui avoir refusé la production de pièces sans même lui demander sur quoi ces pièces porteraient. On ne voit pas du tout en quoi cette simple affirmation serait propre à établir une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. S'agissant du témoin O.________, la recourante indique elle-même que la cour cantonale a motivé le refus d'entendre cette personne par le fait que la solution juridique donnée au problème litigieux rendait inutile l'audition de ce témoin. En revanche, elle ne précise pas en quoi ce refus violerait la disposition citée. Il n'y a d'ailleurs pas lieu d'administrer des preuves pour résoudre une question de nature juridique. Quant au témoin P.________, la cour cantonale ne l'a pas entendu aux motifs que cette personne n'avait jamais travaillé avec la recourante, que cette dernière souhaitait lui poser des questions d'ordre général et qu'elle n'avait pas précisé quels étaient les collaborateurs dont ce témoin pourrait décrire le statut. Sur ce point aussi, la recourante ne démontre pas en quoi ces explications impliqueraient une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Son affirmation selon laquelle elle n'avait pas à préciser plus avant les faits qu'elle entendait prouver par l'audition du témoin P.________ contredit des principes juridiques bien établis et n'est de toute façon pas propre à démontrer la violation alléguée. Ainsi, pour autant que l'on puisse déceler dans l'acte de recours une motivation digne de ce nom, celle-ci n'apparaît en rien topique. Le moyen pris de la violation du droit d'être entendu sera, dès lors, écarté.