Citation: 5P.50/2003 19.06.2003 E. 4

Le recourant se plaint en outre d'une appréciation arbitraire des preuves et des faits s'agissant des circonstances de l'accident. 4.1 L'appréciation juridique erronée des faits est assimilée à la violation du droit (art. 43 al. 4 OJ), grief qui est irrecevable dans le cadre du recours de droit public (cf. supra, consid. 2). En réalité, le recourant ne soulève pas ce moyen, mais se plaint d'arbitraire dans l'établissement de l'état de fait, de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière. 4.2 Le Tribunal fédéral ne qualifie d'arbitraire l'appréciation des preuves et la constatation des faits que si l'autorité cantonale a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et les éléments du dossier. Dans ce domaine, il se montre en effet réservé, vu le large pouvoir qu'il reconnaît au juge du fait. Il n'intervient donc, pour violation de l'art. 9 Cst., que si l'autorité cantonale a abusé de ce pouvoir, en particulier lorsqu'elle méconnaît des preuves pertinentes ou n'en tient arbitrairement pas compte, lorsque des constatations de fait sont manifestement fausses ou encore lorsque, sur la base des éléments recueillis, elle a procédé à des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 121 I 113 consid. 3a p. 114; 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 et les références).