Citation: U 242/01 02.05.2002 E. 4

4.- a) La recourante fait grief tant aux premiers juges qu'à l'expert A.________ d'avoir sous-estimé la réalité des efforts considérables qu'elle a dû déployer pour continuer à travailler en qualité d'enseignante. Elle soutient que la motivation du rapport d'expertise est lacunaire, dans la mesure où l'expert se serait borné à attester un degré de capacité de travail correspondant à celui de l'activité qu'elle a effectivement exercée, alors qu'il aurait fallu tenir compte du taux qui était réellement exigible de sa part. b) Ce moyen est mal fondé. L'expert judiciaire n'a nullement attesté que la capacité de travail de la recourante dans une activité d'enseignante de langue était restreinte en raison des séquelles des accidents survenus en 1990 et 1993. Par ailleurs, l'expert A.________ - dont le rapport remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) - n'a pas davantage indiqué qu'un emploi à 100 %, tel que celui que la recourante a exercé, eût été incompatible avec l'état de santé de l'intéressée, comme cette dernière l'allègue en vain. En pareilles circonstances, c'est donc à bon droit que les premiers juges ont nié l'existence d'une invalidité, au sens de l'art. 18 al. 2 LAA, ouvrant droit à une rente.