Citation: 2C_321/2021 E. 3.1

3.1. La première consiste à déterminer si les notions de "protector" et de "settlor" peuvent être incluses dans l'expression "financial interest /beneficial ownership /interest". Cette question, présentée de manière sybilline, doit être replacée dans son contexte. Dans sa demande d'assistance, l'État indien a requis des informations sur les comptes auprès de deux banques en Suisse, ainsi que sur des comptes en lien avec des "Trust/Company/Entity" "in which Shri A.________ or his familiy members (...) has financial interest / beneficial ownership /interest". L'Administration fédérale a aussi utilisé les termes de protector et de settlor dans ses ordonnances de production. Les recourants estiment que, ce faisant, l'autorité suisse serait allée au-delà de ce que demandait l'Inde. Appliquant à juste titre la jurisprudence récente du Tribunal fédéral sur les notions de détention directe et indirecte (arrêt 2C_1037/2019 du 27 août 2020 consid. 4 et 5 destinés à la publication), le Tribunal administratif fédéral a retenu que les informations demandées visaient aussi bien les comptes bancaires et entités détenus de manière directe qu'indirecte. Examinant les informations et les formulations utilisées par l'Administration fédérale, il a considéré que celles-ci visaient la détention indirecte et entraient donc dans le champ de la demande (cf. arrêt attaqué consid. 6.2.1 et 6.2.2). Savoir si tel est ou non le cas est une pure question d'interprétation de la demande d'assistance et d'application de la jurisprudence précitée, mais ne soulève pas de question juridique de principe.