Citation: 8C_651/2014 E. 3

La juridiction cantonale a retenu que, sur le plan somatique, le lien de causalité avec l'accident de 2008 n'était établi que pour le status après fracture comminutive du tibia distal gauche ostéosynthésée, status après AMO et arthrose secondaire, le status après entorse de la cheville droite, le status après splénectomie pour rupture traumatique de la rate, le status après contusions multiples et la fracture de la côte basale gauche. Elle a donc admis que l'intimée pouvait mettre fin à la prise en charge des frais de traitement concernant les gonalgies bilatérales et les dorso-lombalgies depuis le 25 août 2009. De plus, l'intimée n'avait pas à prendre en charge les frais de traitement de la parésie des péroniers et de l'extenseur des orteils. Sur le plan psychique, elle a nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident de 2008 et l'anxiété généralisée ainsi que le syndrome douloureux somatoforme persistant, les conditions fixées par la jurisprudence n'étant pas données. Accordant pleine valeur probante à l'expertise du BREM, la juridiction cantonale a admis que l'assuré avait récupéré, à partir du mois d'août 2009, une capacité de travail entière dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles connues avant l'accident. Compte tenu de celles-ci, elle a considéré que l'atteinte supplémentaire aux chevilles n'avait pas augmenté l'incapacité de travail globale, le recourant ayant à nouveau une capacité de travail identique à celle qui était la sienne avant l'accident. Elle a donc admis que c'était à juste titre que l'intimée avait cessé le versement des indemnités journalières dès le 1er avril 2010. Elle a également nié le droit à une rente. Concernant l'indemnité pour atteinte à l'intégrité, elle a constaté que l'intimée avait uniquement statué sur l'indemnité due en raison de la splénectomie. Se basant sur l'avis des experts, elle a confirmé le taux retenu par l'intimée. Celle-ci ayant reporté sa décision sur l'indemnité en rapport avec l'atteinte aux chevilles, la juridiction cantonale a estimé qu'elle ne pouvait pas trancher cette question qui n'avait pas fait l'objet de la décision querellée. Enfin, elle a considéré que le dossier était complet et qu'elle pouvait statuer par appréciation anticipée des preuves sans ordonner d'autres mesures d'instruction.