Citation: 9C_672/2018 E. 5.1

5.1. La juridiction cantonale a dûment motivé son choix de suivre les conclusions des docteurs D.________, E.________, F.________ et G.________, et non l'appréciation de la capacité de travail effectuée par les médecins de la recourante, en particulier les docteurs H.________, P.________, L.________ et M.________. Devant le Tribunal fédéral, il incombait à la recourante d'établir en quoi les premiers juges auraient apprécié et administré les preuves en violation du droit, dans la mesure où ils ont repris les diagnostics et les évaluations de la capacité de travail des docteurs D.________, E.________, F.________ et G.________. Or, au lieu de démontrer le caractère arbitraire de ce choix, la recourante met en exergue les opinions divergentes de ses médecins traitants, en en déduisant que les contradictions apparues auraient nécessité la mise en oeuvre d'une expertise. A l'inverse de ce qu'elle prétend cependant, la juridiction cantonale a fait état des diagnostics posés par ses médecins traitants et expliqué de manière convaincante les raisons pour lesquelles ils étaient compatibles avec ceux retenus par les docteurs F.________ et E.________, alors que l'incapacité de travail totale attestée par les premiers ne pouvait être suivie. Il ne suffit pas pour remettre en cause cette appréciation d'énumérer les diagnostics ressortant des avis médicaux et de les opposer aux conclusions des médecins mandatés par les assureurs perte de gain. Ce faisant, la recourante ne met pas en évidence d'éléments objectifs que les premiers juges auraient ignorés en évaluant sa situation. Il en va de même en ce qui concerne la simple mention du diagnostic de trouble de la personnalité. Les premiers juges ont en effet tenu compte de l'évaluation divergente des docteurs D.________, G.________ et M.________. Leur choix de suivre les conclusions du docteur G.________ n'apparaît pas arbitraire dès lors que, dans son rapport du 19 avril 2017, le docteur M.________ ne se réfère pas à l'évaluation de son confrère et affirme la gravité du trouble en cause sans aucune explication. Son avis selon lequel seule l'attribution d'une rente pourrait peut-être permettre à la patiente de récupérer une capacité de travail ne correspond pas à une évaluation circonstanciée des aptitudes de la recourante.