Citation: 1P.607/2006 11.01.2007 E. 4

Le recourant se plaint d'une violation du principe "in dubio pro reo" découlant de la présomption d'innocence, garantie par les art. 6 ch. 2 CEDH et 32 al. 1 Cst., en tant que règle de l'appréciation des preuves, respectivement d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, prohibé par l'art. 9 Cst. Le recours de droit public n'est ouvert qu'à l'encontre des décisions de dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Il en découle notamment que seuls peuvent en principe être soulevés dans un recours de droit public les griefs qui, pouvant l'être, ont été soumis à l'autorité cantonale de dernière instance. Il est cependant dérogé à cette règle lorsque - comme en l'espèce (cf. supra, consid. 3) - cette dernière jouit d'un pouvoir d'examen libre et doit appliquer le droit d'office. Cette exception vaut pour tous les griefs qui ne se confondent pas avec l'arbitraire et pour autant que le comportement du recourant soit conforme à la bonne foi (ATF 131 I 31 consid. 2.1.1 p. 33/34; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91 et les arrêts cités). Les griefs soulevés pour la première fois dans le recours de droit public et dont le contenu se confond avec l'arbitraire sont en revanche irrecevables, quand bien même l'autorité cantonale de dernière instance jouissait d'un libre pouvoir d'examen et devait appliquer le droit d'office (ATF 113 Ia 225 consid. 1b/bb p. 229; 109 Ia 312 consid. 1 p. 314; 107 Ia 265 s. et les arrêts cités). En l'espèce, il ne ressort pas du jugement attaqué, ni de son mémoire d'appel, que le recourant, qui ne prétend du reste pas l'avoir fait, se serait plaint en instance cantonale de l'état de fait retenu par le juge d'instruction dans son arrêt de non-lieu du 30 décembre 2004. Le présent grief est par conséquent irrecevable, faute d'avoir été soumis à l'autorité cantonale, alors qu'il pouvait l'être.