Citation: 5P.342/2005 17.01.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité du recours dont il est saisi (ATF 131 I 153 consid. 1 p. 156 et les arrêts cités). 1.1 Le refus de l'assistance judiciaire constitue une décision incidente qui est susceptible de causer un préjudice irréparable, en sorte que le recours de droit public est ouvert du chef de l'art. 87 al. 2 OJ (ATF 129 I 129 consid. 1.1 p. 131). Cependant, en l'occurrence, le recourant ne reproche pas au Président de la cour cantonale d'avoir violé son droit à l'assistance judiciaire en niant l'indigence (cf. art. 2 al. 1 LAJA/VS et art. 29 al. 3 Cst.), mais d'avoir méconnu une norme de «compétence fonctionnelle» en statuant seul; il s'ensuit que le recours est recevable sous l'angle de l'art. 87 al. 1 OJ (cf. déjà, sous l'ancien droit: ATF 122 I 39 consid. 1a p. 41; 119 IV 168 consid. 2a p. 170). Interjeté en temps utile contre une décision rendue en dernière instance cantonale, il l'est aussi au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.2 Dans un recours de droit public, les faits et les moyens de preuve nouveaux sont en principe irrecevables (ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57 et la jurisprudence citée). Le Tribunal fédéral s'en tient, dès lors, aux faits constatés dans la décision attaquée, à moins que le recourant ne démontre, conformément aux exigences légales de motivation (art. 90 al. 1 let. b OJ), que ces constatations sont arbitrairement fausses ou lacunaires (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Un tel moyen n'étant pas soulevé en l'espèce, la Cour de céans ne prendra pas en considération les nombreux faits nouveaux allégués par le recourant.