Citation: 1C_524/2019 E. 5.1

5.1. Pour le Juge cantonal, le JEP est avant tout un outil destiné à un usage interne; à l'image d'un journal de bord, il relate l'activité des agents; bien qu'il n'ait pas de valeur probante, il doit être considéré comme faisant partie du dossier de police; une destruction des données qu'il contient est exclue; celles-ci permettent non seulement de contrôler l'activité de la police en enregistrant l'ensemble des sollicitations qui lui sont adressées ainsi que le nom des agents qu'elle a dépêchés, mais répondent aussi à des fins statistiques; l'intérêt à leur conservation est donc prépondérant. S'agissant de l'extrait du 17 octobre 2016 (intervention à U.________), le Juge cantonal a ordonné l'annotation suivante: "A.________ conteste que l'intervention de la police ait été nécessaire et conteste avoir eu l'intention de se suicider". Quant aux extraits des 19 octobre 2017 (intervention à V.________ à la suite d'une information indiquant que le recourant aurait menacé de tout casser au domicile de son amie), 18 juin 2018 (intervention à W.________ après une dispute entre le recourant et son amie) et 27 juin 2018 (intervention à W.________ à la suite d'une plainte de l'amie du recourant indiquant qu'elle aurait eu une altercation physique et verbale avec le requérant et qu'elle s'inquiétait de sa présence dans les environs), le Juge cantonal a imposé l'annotation suivante: "A.________ conteste que l'intervention de la police ait été nécessaire". L'instance précédente a considéré que le seul fait de contester le bien-fondé de ces interventions ne permettait pas en soi de retenir qu'elles ne devaient pas être rapportées dans le JEP, ce d'autant moins que le recourant reconnaissait l'existence tout au moins de disputes pour lesquelles ces interventions ont été sollicitées.