Citation: 4P.24/2006 04.05.2006 E. 3

3.1 Dans son premier moyen, la recourante invoque l'application arbitraire des art. 299a al. 3, 130 et 131 du Code de procédure civile fribourgeois du 28 avril 1953 (CPC/FR). Elle soutient qu'après avoir reçu le jugement de première instance, un de ses employés, B.________, lui a indiqué, par courrier du 19 septembre 2005, qu'il savait que l'intimé rechignait à rattraper ses heures en retard et que c'était là le motif du licenciement de ce dernier. Elle expose qu'il ne lui était pas possible de produire ce document avant la clôture de la procédure probatoire, puisqu'il a été établi postérieurement au jugement de première instance. En outre, l'administrateur de la défenderesse ignorait jusque-là que B.________ avait eu vent des reproches formulés contre le travailleur, si bien que le retard dans l'allégation des faits serait excusable. La Cour d'appel a refusé de prendre en considération ce fait nouveau ainsi que l'écriture du 19 septembre 2005 précitée, au motif que la défenderesse n'avait pas expliqué les raisons pour lesquelles l'administration de ces moyens de preuve n'aurait pas pu être requise plus tôt.