Citation: 4A_445/2021 E. 7.4

7.4. Le recourant soutient que toutes les correspondances ont été échangées directement entre le premier avocat parisien et l'intimé, qu'il était toujours mentionné comme " client " de l'intimé et non du premier avocat parisien, que celui-ci et lui n'ont pas conclu de " contrat direct ", que l'intimé a contesté sans aucune motivation et sans véritable fondement l'appréciation juridique du premier avocat parisien, qu'il a ensuite rencontré le second avocat parisien qui a indiqué: " Nous sommes dans les délais ", que le recourant a formulé de nombreuses questions que l'intimé devait poser au second avocat parisien et qu'il lui avait demandé de faire évaluer par celui-ci les chances de succès de la démarche, que l'intimé n'a toutefois pas donné suite à ses demandes, le second avocat parisien ayant alors commencé la rédaction du projet de plainte pénale, ce qui avait mis une forme de pression sur le recourant pour aller de l'avant, que l'intimé ne l'aurait pas aidé à récupérer les honoraires versés au second avocat parisien, que l'intimé a mentionné qu'il était évident " qu['il] n'aurai[t] jamais donné l'instruction de déposer une plainte pénale sachant que les faits étaient définitivement prescrits ", que, à l'exception d'un appel téléphonique de deux minutes, l'intégralité des correspondances avec le second avocat parisien ont été échangées entre celui-ci et l'intimé, et que le recourant et lui n'avaient donc pas " conclu un contrat direct ". Selon lui, les deux avocats parisiens étaient des substituts de l'intimé et la cour cantonale aurait violé l'art. 399 CO. Le recourant avance que l'intimé n'aurait pas choisi le second avocat parisien avec soin, car un mandataire diligent n'aurait jamais choisi un confrère qui accepte de déposer une plainte pénale portant sur des faits prescrits alors que son client avait spécialement attiré son attention sur ses préoccupations liées à cette problématique, et ne l'aurait pas instruit correctement en le laissant déposer une plainte pénale pour des faits prescrits.