Citation: 2C_787/2022 E. 5.1

5.1. Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a adopté un comportement délictuel, deux ans après son arrivée en Suisse et à peine la majorité atteinte. Il a, ainsi, fait l'objet de neuf condamnations entre 2013 et 2022, dont deux à des peines privatives de liberté de respectivement sept et six mois. Cette dernière peine ne remonte qu'au 7 décembre 2020. L'intéressé a fait un usage répété de la violence, puisqu'il a été sanctionné à deux reprises pour lésions corporelles simples et menaces et qu'en 2019, il s'en est même pris physiquement à sa compagne, ce qui a nécessité une hospitalisation. Il a également enfreint la législation fédérale sur les stupéfiants, matière au sujet de laquelle le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3; 137 II 297 consid. 3.3), contrairement à ce que pense l'intéressé. Il a, en outre, commis de nombreuses infractions au droit de la circulation routière qui apparaissent objectivement graves, dès lors que la conduite en état d'ébriété compromet indubitablement la sécurité routière et met en danger la vie du conducteur et celle des autres usagers de la route (ATF 139 II 121 consid. 5.5.1). Ainsi, ces actes délictueux ne sont pas anodins. Cela étant, c'est essentiellement leur répétition qui caractérise le comportement répréhensible du recourant et qui démontre l'incapacité de celui-ci à s'adapter à l'ordre établi en Suisse (cf. arrêt 2C_161/2013 du 3 septembre 2013 consid. 2.4.2 où le motif de révocation de l'art. 62 al. 1 let. c LEI a été admis pour sept condamnations, principalement pour des infractions au code de la route, dont la peine la plus lourde était une peine de prison de trois mois; cf. arrêt 2C_614/2021 du 18 mars 2022 consid. 3.4 pour d'autres exemples de révocation en application de l'art. 62 al. 1 let. c LEI). Il découle de ce qui précède que le Tribunal cantonal a retenu, sans violer le droit fédéral, qu'il n'était à tout le moins pas évident que le recourant pourrait bénéficier, une fois marié, d'un droit de séjour en Suisse sur la base du droit interne, celui-ci ayant attenté de manière répétée à la sécurité et à l'ordre publics en Suisse (cf. art. 33 al. 3 et 62 al. 1 let. c LEI).