Citation: 6S.116/2003 09.05.2003 E. B

Par arrêt du 24 février 2003, la Chambre pénale de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours de X.________ et confirmé le jugement de première instance. En bref, il ressort ce qui suit de cet arrêt: Le 8 octobre 1999, exposant avoir besoin d'argent pour l'exploitation d'un manège, X.________ a emprunté 20'000 francs à A.________, dont la fille pratiquait l'équitation audit manège. A.________ a consenti cette avance en croyant que X.________ entretenait des relations professionnelles étroites avec l'un de ses amis, B.________. A teneur de la reconnaissance de dette signée le même jour, X.________ s'est obligé à payer à A.________ la somme de 20'000 francs dix semaines plus tard, soit le 18 décembre 1999. En garantie de cet engagement, X.________ a remis un chèque d'un même montant, daté du 19 décembre 1999 et tiré sur un compte postal, dont il était titulaire avec B.________. Le prêt n'a pas été honoré à l'échéance. A.________ n'a pas pu encaisser le chèque, le compte n'étant en particulier pas provisionné. A.________ avait entre-temps appris que X.________ avait obtenu d'autres prêts de tiers, qui n'avaient jamais été remboursés, qu'il faisait l'objet de poursuites pour plus de 70'000 francs et qu'il avait déjà été condamné pénalement. A.________ a déposé plainte pénale le 21 janvier 2000. Ultérieurement, X.________ lui a remboursé 6'500 francs en plusieurs acomptes. Le 12 mars 2000, à la suite d'une annonce qu'il avait fait paraître dans la presse spécialisée, X.________ a acheté à C.________ un cheval pour le prix de 2'000 francs payable "de suite", c'est-à-dire dans un délai d'usage de neuf jours. Un mois après, il a acheté à D.________ un autre cheval pour 3'500 francs. Il a immédiatement pris possession des deux chevaux. Il ne s'est pas acquitté des montants convenus. Il a été retenu qu'il avait agi avec la volonté délibérée de ne pas honorer ses engagements. Le 5 mai 2000, C.________ et D.________ ont dénoncé les faits au Procureur général. Trois mois plus tard, X.________ leur a versé un acompte de 2'000 francs. Le solde dû demeure impayé. S'agissant de ses antécédents, X.________ a déjà fait l'objet des condamnations suivantes: le 13 décembre 1985, à sept ans de réclusion pour escroqueries par métier, faux dans les titres et abus de confiance; le 11 janvier 1995, à huit mois d'emprisonnement pour escroqueries et abus de confiance; le 31 juillet 1997, à trois mois d'emprisonnement pour abus de confiance. Une expertise psychiatrique a été menée. Selon l'experte, la capacité pénale de X.________ doit être considérée comme entière. Elle admet un risque de récidive et indique que ce dernier suit une thérapie de manière régulière, ce qui est nouveau. Elle précise que les chances de succès de ce traitement ne seraient pas entravées par l'exécution d'une peine privative de liberté.