Citation: 9C_433/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1969, avait déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en novembre 1997. Dans un rapport d'expertise du 23 novembre 2001, le docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, avait attesté une incapacité de travail de 50% en raison d'un état dépressif de degré léger à moyen, d'un trouble somatoforme indifférencié, d'une personnalité évitante "décompensée", de cervicalgies chroniques et de difficultés familiales. Par décision sur opposition du 15 décembre 2003, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud lui avait alloué une demi-rente d'invalidité depuis le 1 er avril 1997 fondée sur un degré d'invalidité de 50%. Le recours que l'assurée avait formé devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud avait été rejeté par jugement du 2 décembre 2004. A.b. Le droit à la demi-rente a été maintenu à plusieurs reprises (communications de l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger [ci-après: l'office AI] des 25 juin 2008, 28 octobre 2011 et 5 décembre 2014). A.c. En octobre 2017, l'office AI a ouvert une nouvelle procédure de révision de la rente. Dans ce cadre, il a mis en oeuvre une expertise bidisciplinaire auprès du Centre d'expertise médicale Lancy (CEML). Les docteurs C.________, spécialiste en rhumatologie, et D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, accompagné de Mme E.________, spécialiste en neuropsychologie, ont posé les diagnostics d'épisode dépressif moyen, d'atteinte psychosomatique de type fibromyalgie, d'atteinte de type cervicalgie chronique, d'atteinte de type lombalgie chronique ainsi que d'atteinte de type asthénie. Selon les experts, l'assurée ne présente aucune capacité de travail sur le plan rhumatologique. En revanche, sous l'angle psychiatrique, la capacité de travail n'a pas évolué depuis la dernière révision et reste compatible avec l'exercice d'une activité à 50% (rapport d'expertise du 24 juillet 2019 et rapport complémentaire du 10 janvier 2022). Dans une évaluation du 17 mars 2020, le Service médical de l'office AI a retenu que l'expertise du CEML n'avait pas mis en lumière d'aggravation de l'état de santé de l'assurée, mais qu'elle constituait - par rapport à l'expertise de 2001 - une appréciation différente d'un état de santé resté inchangé. Par décision du 30 juin 2020, l'office AI a dès lors maintenu le droit de l'assurée à une demi-rente.