Citation: 9C_222/2017 E. 5

En l'occurrence, dans son écriture du 16 mars 2017, le recourant soutient que la Délégation des Juges présidée par la juge C.________, Présidente de la 4 ème Chambre, ne pouvait pas statuer sur le recours dans la mesure où elle faisait partie de la même Cour des assurances sociales que la 5 ème Chambre présidée par B.________. En substance, il invoque le manque d'indépendance de la justice découlant du fait que des causes sont confiées à des juges issus des mêmes juridictions, qui se contentent de valider les façons de faire des uns et des autres. Cette singularité suffit selon lui pour constater la prévention des juges, dans la mesure où deux collègues (en particulier les deux Présidentes) se côtoyant chaque jour et travaillant ensemble ne peuvent pas juger sans parti pris les décisions de l'autre. Le recourant critique par ailleurs "le manque de recul" de la Délégation des juges qui n'aurait pas mis en évidence les lacunes de leur collègue. Par son argumentation, axée sur la mise en doute de l'impartialité et de l'indépendance de la Présidente de la Délégation des juges, le recourant ne s'en prend aucunement à la motivation de la décision entreprise ayant conduit à la non récusation de la Présidente de la 5 ème Chambre. En particulier, il ne démontre pas en quoi les juges de la Délégation auraient appliqué le droit cantonal (en particulier l'art. 15A al. 1 let. f LPA) de manière arbitraire. Par conséquent, ses griefs ne satisfont nullement aux exigences de motivation accrues posées par les art. 42 et art. 106 al. 2 LTF. Partant, son recours doit être déclaré irrecevable en application des art. 108 al. 1 let. b LTF.