Citation: 5A_102/2024 E. 5.2.1

5.2.1. La recourante soutient d'abord que ce serait arbitrairement que la cour cantonale avait retenu que l'intimé avait réclamé à plusieurs reprises les clés du chalet situé sur la parcelle n° 40 - circonstance permettant à la cour cantonale d'écarter l'abus de droit de l'intimé fondé sur son absence d'opposition "pendant longtemps" quant à la privation de ses droits d'usufruitier sur la parcelle n° 40. La juridiction cantonale a fondé cette constatation sur la déposition de l'intimé, lequel avait indiqué avoir réclamé à plusieurs reprises la délivrance des clés du chalet; cela n'était pas contesté par la recourante, celle-ci ayant elle-même admis, lors de sa propre déposition, que son père avait demandé les clés à sa mère. C'est d'ailleurs ce qu'attestent les références au procès-verbal d'audience qu'effectue dans son recours la recourante, sans aucunement pouvoir en déduire que l'intimé n'aurait prétendument formulé cette requête qu'à une seule reprise. Quoi qu'il en soit, cet élément factuel n'est à lui seul pas déterminant pour l'issue du litige dans la mesure où la cour cantonale a également écarté tout abus de droit de la part de l'intimé en se référant au comportement de la recourante et de sa mère qui, sans véritable motif valable, avaient entrepris des démarches pour changer les serrures du chalet et ainsi empêcher l'intimé d'exercer son usufruit. Cette constatation n'est aucunement contestée par la recourante.