Citation: 9C_182/2017 E. A

Par décision du 10 mai 2001, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a alloué une rente entière d'invalidité à A.________ dès le 1 er juillet 2000, en raison d'un épisode dépressif de degré léger à moyennement grave entraînant une incapacité totale de travail (rapport de la doctoresse C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, médecin traitant, du 3 janvier 2001). Le droit à cette prestation a été confirmé à l'occasion de révisions en 2002, 2005 et 2009. Dans le cadre d'une nouvelle révision de la rente, la doctoresse C.________ a attesté que l'état de santé était stationnaire (rapport du 23 septembre 2013). Le 8 avril 2014, l'office AI a confié un mandat d'expertise psychiatrique au docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Ce médecin n'a diagnostiqué aucune affection ayant une répercussion sur la capacité de travail; il a fait état d'un trouble dépressif récurrent, actuellement en rémission (F33.4), ainsi que d'une anxiété généralisée (F41.1), sans répercussion sur la capacité de travail. Ne pouvant objectiver la date à partir de laquelle l'assurée aurait pu reprendre une activité professionnelle, l'expert a proposé de retenir celle de la date de son entretien avec l'assurée, soit le 17 juin 2014 (rapport du 22 juillet 2014). Sur la base de cette expertise, l'office AI a retenu que l'état de santé de l'assurée s'était amélioré, qu'elle était désormais en mesure d'exercer à plein temps une activité correspondant à ses compétences professionnelles et qu'elle ne subissait plus de perte de gain. En conséquence, il a envisagé de supprimer la rente (projet de décision du 9 février 2015). L'assurée s'y est opposée (écriture du 10 mars 2015, en versant au dossier des certificats de la doctoresse C.________ du 6 mars 2015 et du docteur D.________ des 14 et 24 février 2015). Par décision du 19 mai 2015, l'office AI a supprimé la rente avec effet au 1 er juillet suivant.