Citation: 2C_558/2022 E. 7

Le recourant soutient encore que le refus de lui octroyer une autorisation de séjour est disproportionné et invoque dans ce cadre l'art. 8 CEDH et l'art. 96 LEI. Sur ce point également, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Le Tribunal cantonal a correctement présenté les dispositions des art. 8 par. 2 CEDH et 96 LEI et a exposé la jurisprudence pertinente en la matière, à teneur de laquelle, lors de l'examen de la proportionnalité d'une mesure restreignant le droit au respect de la vie privée et familiale, il y a lieu de prendre en considération la gravité de la faute commise, le degré d'intégration, la durée du séjour en Suisse, ainsi que le préjudice que l'intéressé et sa famille auraient à subir du fait de la mesure, pour effectuer une pesée globale des intérêts en présence (cf. ATF 139 I 31 consid. 2.3.1; 139 I 16 consid. 2.2.1). De plus, l'instance précédente a tenu compte de tous les éléments imposés par la jurisprudence pour procéder à la pesée des intérêts. Elle a ainsi correctement pris en considération les condamnations pénales du recourant, la durée de son séjouren Suisse - qui doit être relativisée du fait que son séjour n'a été rendu possible que par la fausse identité italienne utilisée pour obtenir une autorisation de séjour (cf. arrêt 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 8.1) -, ainsi que son degré d'intégration sociale et professionnelle dans ce pays. Elle a également correctement pris en considération les conséquences d'un départ de Suisse et les possibilités d'intégration à l'étranger, ainsi que la relation qu'il entretient avec son épouse, étant précisé qu'il n'est pas certain que les conjoints formeraient une communauté conjugale réellement vécue, ceux-ci étant domiciliés à deux adresses différentes. Quoi qu'il en soit, même dans l'hypothèse où les conjoints formeraient une union conjugale effective, le Tribunal cantonal a retenu à bon droit que l'intérêt public à l'éloignement du recourant primait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse, l'intéressé ayant démontré par son comportement un mépris persistant pour l'ordre public suisse et pouvant se réintégrer sans difficulté insurmontable en Albanie. Le résultat de la pesée des intérêts effectuée est ainsi conforme au droit fédéral. Partant, ce grief doit aussi être rejeté.