Citation: 1B_176/2017 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, l'essentielle de l'argumentation développée par la recourante tend à démontrer que la prévention alléguée à son encontre de la magistrate intimée tiendrait dans l'absence de réaction immédiate de celle-ci à la suite du retrait de la plainte pénale en lien avec l'infraction de filouterie d'auberge qui lui est reprochée. Peu importe cependant le moment de la prise de connaissance effective de ce retrait par la Présidente, certes peut-être préalable à l'envoi de ses citations à comparaître du 14 février 2017 vu la réception du dossier de la cause le 8 février 2017 (cf. le procès-verbal des opérations p. 8). En effet, la recourante part de la prémisse erronée que la Présidente intimée aurait dû statuer immédiatement sur les conséquences du retrait. Tel n'est cependant pas le cas puisque la recourante est également renvoyée en jugement pour tentative d'escroquerie et faux dans les titres. Dans une telle configuration, où la procédure ne doit être classée que sur certains points de l'accusation, l'ordonnance de classement peut être rendue en même temps que le jugement (art. 329 al. 5 CPP). Dès lors que la cause n'avait pas encore été jugée, le défaut de décision sur cette problématique particulière ne démontre pas que la Présidente intimée entendait ignorer le retrait de la plainte. Il en va de même de la convocation de l'Hôtel B.________ à l'audience du 23 février 2017; cet envoi n'est au demeurant pas contraire aux intérêts de la recourante, puisqu'il a permis de confirmer le retrait de la plainte pénale.