Citation: C 299/03 02.04.2004 E. 3

En l'espèce, les premiers juges ont retenu que la recourante n'avait pas observé les instructions de l'autorité et qu'elle n'avait justifié d'aucun motif valable de sorte que les conditions d'une suspension de son droit à l'indemnité de chômage étaient réunies. En particulier, ils ont relevé que dans sa demande, la recourante s'était déclarée apte à exercer une activité lucrative à plein temps et que depuis l'ouverture du délai-cadre, elle avait perçu des indemnités journalières d'un montant correspondant au 80 % du gain assuré fixé à 3'269 fr. Ils ont ajouté qu'elle ne saurait dès lors se prévaloir avec succès de ses obligations familiales pour justifier son refus de prendre part au programme d'emploi temporaire organisé en sa faveur. La juridiction cantonale a en outre considéré qu'au vu de la faute de l'assurée qualifiée de plutôt grave, la durée de 21 jours de cette suspension constituait une sanction somme toute clémente mais qu'elle pouvait être tenue pour suffisante compte tenu des circonstances.