Citation: 4A_302/2023 E. 5.2

5.2. Le recourant avance que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant que le solde de la prime de performance afférente à 2017 - dont la qualification en tant que salaire n'est pas mise en doute par l'intimée - était compris dans la somme de 57'047 fr. 80 qui lui a été allouée pour la période du 1er janvier au 30 septembre 2018. Selon lui, un montant de 19'015 fr. 66 serait encore dû à ce titre. Si l'on saisit bien ses explications (cf. recours p. 14), le raisonnement de la cour cantonale serait grevé d'une erreur évidente : le calcul des sommes dues pour 2018 était basé sur les montants touchés en 2017; cela étant, ces montants avaient été rapportés à 9 mois seulement, pour correspondre à la période de janvier à septembre 2018 (date à laquelle le contrat de travail a pris fin). Or, le solde de prime de performance de 2017 ne devrait pas subir de réduction (3/12) puisqu'il visait à compléter les acomptes versés durant l'année 2017, à savoir une période de douze mois. Partant, le recourant aurait encore droit à trois fois le "manco mensuel" de 6'338 fr. 55 (ce résultat correspondrait, selon le calcul qu'il expose, à 57'047 fr. / 9), ce qui ferait, toujours selon ses calculs, 19'015 fr. 66.