Citation: 9C_355/2014 E. A

A.a. A.________, née en 1958, appartient à la communauté suisse des gens du voyage. Souffrant de trouble dépressif majeur récurrent sévère avec caractéristiques psychotiques congruentes à l'humeur, l'assurée s'est vu allouer, par décision du 15 novembre 1999, une rente entière de l'assurance-invalidité avec effet au 1er février 1997, sur la base d'un degré d'invalidité de 100 %. Le droit à cette prestation a été confirmé après révisions des 5 août 2003, 21 octobre 2005 et 26 mars 2009. A.b. A l'occasion d'une nouvelle procédure de révision, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Valais (ci-après: l'office AI) a soumis l'assurée à un examen auprès de la doctoresse B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, médecin auprès du Service médical de l'invalidité (SMR). Dans son rapport du 28 mars 2010 [ recte : 2013], celle-ci a retenu uniquement un diagnostic d'accentuation de personnalité à trait anxieux sans répercussion sur la capacité de travail dans une activité adaptée, contrairement aux avis médicaux antérieurs. Le colportage lui semblait être une activité "moyennement adapté[e]"; elle conseillait de présenter l'assurée au service de réadaptation de l'AI. Se fondant partiellement sur les conclusions de ce rapport, l'office AI a supprimé la rente entière d'invalidité versée à l'assurée avec effet au 1er novembre 2013 (décision du 27 septembre 2013). Il a retenu que A.________ avait retrouvé une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, sans stress ni responsabilité et évitant les horaires de nuit et a précisé que l'emploi antérieur de colporteuse respectait les limitations posées. Il a constaté que l'assurée ne présentait pas d'incapacité de gain, en fonction de la comparaison des revenus avec et sans invalidité, depuis le 26 mars 2013. Il précisait qu'un soutien à la reprise d'une activité lucrative pouvait être fourni à l'assurée par des spécialistes en réadaptation professionnelle sur simple demande écrite.