Citation: 1B_221/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient qu'il subirait manifestement un préjudice irréparable dans l'hypothèse où la procédure pénale MPB 2018 578 était jointe à celle référencée MPC 2017 1612. Son droit à un procès équitable serait violé si cette décision était confirmée. La jonction des causes serait inopportune et n'aurait d'autre objectif que d'alourdir les charges à son encontre dans la procédure principale et "d'allonger le banc des plaignants afin de créer un effet de masse lors de son procès". La jonction de causes permettra à B.________ de prendre connaissance de nombreux éléments factuels dont il n'a pas à connaître, à son détriment et à celui de sa ligne de défense dans la procédure principale. Le principe de célérité serait également violé étant donné que cette procédure serait en état d'être jugée alors que la procédure pénale MPB 2018 578 n'a fait l'objet d'aucune mesure d'instruction hormis une tentative de conciliation qui a échoué, suivie de l'audition des parties. La jurisprudence a précisé qu'en cas de jonction de causes, le risque qu'une partie tierce puisse accéder au dossier de la procédure jointe constitue un inconvénient inhérent à cette mesure qui ne peut pas être assimilé à un dommage de nature juridique (arrêt 1B_226/2015 du 20 janvier 2016 consid. 1.2.1 et les arrêts cités). Dans les causes pénales concernant la reconnaissance de la qualité de partie plaignante, la jurisprudence retient également que l'accès au dossier pénal par la partie plaignante constitue un inconvénient potentiel inhérent à l'existence d'une procédure pénale, insuffisant pour admettre que le prévenu soit exposé à un préjudice irréparable (arrêt 1B_559/2018 du 12 mars 2019 consid. 2.2). Dans le cas particulier, le recourant motive le préjudice lié à l'accès au dossier par le plaignant de manière toute générale et ne fait pas valoir un éventuel secret professionnel ou un autre secret protégé pour s'opposer à la consultation du dossier qui justifierait de déroger à la jurisprudence précitée. Il fait également valoir que la jonction des procédures ne s'imposerait pas au regard du principe de célérité au motif que la procédure principale serait en état d'être jugée alors que la procédure MPB 2018 578 est incomplète et n'a fait l'objet d'aucun avis de prochaine clôture. Il prend l'exact contrepied de ses déterminations du 9 mars 2020 sur les observations du Premier procureur où il considérait que cette cause était en état d'être jugée (chiffre 4). Quoi qu'il en soit, il n'indique pas les mesures d'instruction qu'il y aurait lieu d'administrer et qui seraient de nature à retarder indûment la procédure principale, de sorte qu'il se réfère ainsi en vain au principe de célérité pour tenter d'établir un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Cela étant, dès lors qu'un tel préjudice n'est ni établi ni manifeste, l'ordonnance attaquée ne saurait faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral.