Citation: 6B_193/2010 22.04.2010 E. 2

Le recourant conteste les événements du 23 septembre 2004, soit avoir proféré des menaces à l'encontre de son épouse. 2.1 Il reproche tout d'abord à l'autorité cantonale d'avoir écarté sa version des faits au profit de celle de la victime, alors que le récit de cette dernière comporte des incohérences sur les coups reçus ce jour-là et qu'elle n'est par conséquent pas crédible. 2.1.1 La Cour pénale a retenu que l'intimée avait été cohérente et constante dans sa relation des événements litigieux et que, pour l'essentiel, elle n'avait pas varié dans ses dépositions successives. S'agissant des coups infligés, elle a relevé que, lorsqu'elle avait été entendue pour la première fois par la police, le 1er octobre 2004, l'intimée n'avait effectivement pas expressément mentionné que le recourant l'avait empoignée par les cheveux et projetée au sol le 23 septembre 2004. Toutefois, elle avait déclaré, au cours de ce même interrogatoire, que, depuis le début de la vie commune, son époux la frappait à chaque fois qu'étaient abordés entre eux des sujets délicats, tels que ses maîtresses ou les questions d'argent. Par ailleurs, le recourant avait admis, devant la police et le juge de district, qu'il lui était arrivé, à plusieurs reprises, de saisir son épouse par les cheveux et de la gifler lorsqu'il était en colère. Se fondant sur ces éléments, la Cour cantonale a estimé qu'il n'y avait rien d'étonnant à ce que l'intimée se fût, dans un premier temps, focalisée sur des actes autrement plus graves, soit les menaces de mort proférées à son endroit, de surcroît, avec une arme, et n'eut pas jugé utile de faire spécialement état de simples voies de fait dont elle était coutumière. Elle a donc admis que l'attitude de la plaignante n'était pas incohérente, ni susceptible d'ôter toute crédibilité à ses déclarations au sujet des faits pertinents (cf. jugement p. 17). La Cour pénale a également considéré que le recourant, de son côté, s'était montré plutôt inconstant dans ses dépositions devant la police et que ses propos avaient été contredits, sur un certain nombre de points qu'elle a exposés dans sa décision, par les déclarations de sa nouvelle épouse et par les actes du dossier, ce qui ébranlait fortement le crédit que l'on pouvait accorder à ses dénégations (cf. jugement p. 20). 2.1.2 Dans son argumentation, le recourant se contente d'alléguer que la motivation cantonale est arbitraire, sans toutefois procéder à une quelconque démonstration de l'inconstitutionnalité invoquée. Il ne s'en prend aucunement aux arguments qui lui ont été opposés ci-dessus par les juges précédents. Le grief est par conséquent irrecevable, puisqu'insuffisamment motivé. 2.2 Le recourant soutient ensuite que le comportement de l'intimée durant les journées des 24 et 25 septembre 2004 ne correspond pas à celui d'une personne qui aurait vécu la veille au soir des événements violents et qui aurait eu peur de son époux. 2.2.1 Contrairement à ce que semble penser l'intéressé, l'autorité cantonale n'a ignoré aucun élément invoqué par ce denier, dès lors qu'elle a relaté le déroulement des journées précitées (cf. jugement p. 8 et 9) et les motifs qui avaient finalement poussé la plaignante à dénoncer les faits litigieux (cf. jugement p. 11). 2.2.2 La Cour pénale a estimé que le comportement plutôt ambigu de la victime, qui, dans un premier temps en tout cas, était demeurée au domicile conjugal, et le fait qu'elle avait apparemment vaqué à ses tâches habituelles les 24 et 25 septembre 2004, s'expliquait par la crainte et l'état de sujétion de l'épouse envers le recourant. En effet, comme l'avait confirmé Y.________, l'intimée vivait dans la crainte permanente et sous la domination totale de son époux. Celui-ci lui interdisait de prendre un emploi, n'acceptait pas qu'elle sorte de la maison, même pour se rendre chez le médecin, et, lorsqu'il était au travail, déviait le téléphone de la maison sur son propre téléphone portable. De plus, ses origines étrangères, sa maîtrise approximative de la langue française, sa personnalité naïve et ignorante, son absence d'insertion dans le monde professionnel avaient placé l'intimée dans une position de dépendance socio-économique vis-à-vis du recourant. Cet état de sujétion était encore accentué par sa préoccupation du bien-être de son fils, qui était atteint de troubles du comportement et nécessitait des soins particuliers, et son appréhension que le recourant mît à exécution sa menace de lui enlever son enfant. Le recourant se borne à nier que l'intimée eût pu avoir peur de lui en se référant au déroulement des 24 et 25 septembre 2004. Autrement dit, il ne fait que proposer sa propre appréciation des preuves à celle retenue par les juges cantonaux, sans toutefois démontrer en quoi les éléments exposés ci-dessus ne pouvaient permettre d'aboutir à la conclusion selon laquelle l'intimée était sous la domination et vivait dans la crainte de son mari. Le grief est insuffisamment motivé et donc irrecevable.