Citation: 4A_484/2021 E. B

B.a. Le 22 juillet 2019, le joueur a introduit une demande contre le club devant la Chambre de Résolution des Litiges de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Il a soutenu que le défendeur avait injustement résilié son contrat de travail. Il a prétendu que le paiement du montant de 300'000 euros était une condition de l'application de la clause 7 du contrat et que cette exigence n'avait pas été respectée. Il a requis notamment le paiement d'une indemnité de 2'000'000 euros pour violation du contrat. Il a réclamé en outre le paiement de 170'000 euros à titre de salaire dû pour le mois de mai 2019 et 400'000 dirhams des Émirats Arabes Unis (AED) à titre de bonus, le tout avec intérêts à 5 % l'an. Le 17 janvier 2020, la Chambre de Résolution des Litiges de la FIFA, admettant partiellement la demande, a condamné le club à payer le montant dû selon la clause 7 du contrat, soit 300'000 euros, avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er juillet 2019. Elle a rejeté la demande pour le surplus. Elle a retenu que le paiement du montant de 300'000 euros n'était pas une condition d'application de la clause contractuelle 7 mais une conséquence de la résiliation. B.b. Le 13 mai 2020, le joueur a adressé au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) une déclaration d'appel dans laquelle il a requis le paiement: - de 1'819'674 euros à titre d'indemnité pour résiliation du contrat de travail sans justes motifs; - d'une indemnité supplémentaire au sens de l'art. 337 al. 3 CO; - de 400'000 AED à titre de bonus; - de 13'992 dollars américains (USD) pour des billets d'avion. Devant le TAS, le joueur a fait valoir que le défendeur avait résilié le contrat sans aucun fondement juridique ou contractuel et, partant, sans justes motifs. Selon lui, la clause contractuelle 7 était contraire au droit suisse (art. 337c CO en liaison avec l'art. 362 CO). A titre subsidiaire, il a soutenu que la clause 7 n'était pas applicable, dès lors que l'une des conditions nécessaires à la résiliation anticipée du contrat, à savoir le paiement de 300'000 euros, n'avait pas été respectée. Par sentence du 13 août 2021, la Formation, admettant partiellement l'appel interjeté par le joueur, a condamné le club à lui verser 1'811'088.20 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 1er juillet 2019. En substance, le TAS a retenu que le contrat avait été injustement résilié, car la condition de la clause buy-out (" buy-out clause ") prévue à l'art. 7 du contrat, à savoir le paiement de 300'000 euros, n'avait pas été remplie par le club. Le joueur avait donc droit à une indemnité correspondant aux montants qu'il aurait gagnés s'il avait travaillé jusqu'à l'échéance maximale prévue par le contrat (i.e. le 30 juin 2020), soit 2'000'000 euros. La Formation a réduit cette somme de 188'911.80 euros aux fins de tenir compte des salaires perçus par le joueur entre janvier et juin 2020 auprès de son nouveau club. Le TAS a rejeté les prétentions du joueur pour le surplus.