Citation: 1P.387/2000 19.09.2000 E. 2

2.- Les recourants se plaignent d'une application arbitraire de l'art. 38.2 RIC et d'une violation de leur droit de propriété. L'art. 38.2 RIC, relatif à la zone 3 de l'ordre dispersé, de densité 0,5, est intitulé "Dimensions"; il fixe les longueur, largeur, hauteur, ainsi que le nombre d'étages maximum. Sous la rubrique "gabarit", il prévoit que "la façade principale, avant-toit non compris, s'inscrira dans un rectangle dont la hauteur n'excédera pas les 2/3 de la longueur (base) au maximum". L'art. 30.7, compris dans le chapitre des définitions et intitulé "Hauteur", prévoit que "la hauteur des façades se mesure à l'aplomb dès le niveau du terrain naturel ou du sol aménagé s'il est plus bas que le terrain naturel, jusqu'à l'intersection avec la ligne supérieure de la toiture". Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir utilisé la notion de hauteur de façade, telle que définie à l'art. 30.7 RIC, pour calculer le gabarit au sens de l'art. 38.2 RIC, alors que ces deux notions seraient différentes: l'art. 38.2 RIC, applicable au gabarit, ne tient pas compte de l'avant-toit, de sorte que la hauteur au sens de l'art. 30.7 n'est pas déterminante pour le calcul du gabarit. A l'instar d'autres dispositions du RIC (les art. 5.7 concernant la "silhouette" et 5.15 concernant les "dimensions extérieures"), l'art. 38.2 consacrerait une notion autonome et l'interprétation qui en est faite par les autorités communales et le Conseil d'Etat permettrait, contrairement à ce que soutient la cour cantonale, d'éviter la construction de bâtiments en forme de tours dont la base serait dissimulée par un remblai, dès lors que le remblayage et la modification du terrain naturel sont soumis à autorisation.