Citation: 7B_582/2024 E. 2.3

2.3. Les développements du recourant en lien avec l'infraction de lésions corporelles simples sont irrecevables dans la mesure où la détention provisoire ne repose pas sur cette infraction. Pour le surplus, le raisonnement de l'autorité précédente ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à remettre en question. En effet, la Chambre pénale de recours a constaté qu'un rapport sexuel était en cours et qu'à un certain moment, C.________ s'y était opposée sans que le recourant ne respecte sa position. Pour ce faire, elle s'est basée sur le témoignage de D.________, dont la valeur probante n'a pas été remise en cause et sur le constat de la police qui n'a pas davantage été contesté; son appréciation est exempte d'arbitraire. Les déclarations de C.________ selon lesquelles il n'y aurait pas eu de rapport sexuel sont impropres à remettre en cause cette appréciation. C'est par ailleurs en vain que le recourant y fonde son argumentation pour contester l'existence de forts soupçons de viol; il perd en effet de vue qu'il a également été mis en prévention pour contrainte sexuelle. On rappellera ici que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera de résoudre définitivement les questions de qualification juridique des faits poursuivis, d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1). Compte tenu des faits retenus par l'autorité précédente, en particulier le refus exprimé par C.________ pendant le déroulement de l'acte, les éléments du dossier tendant à démontrer que les protagonistes se connaissaient (images de vidéosurveillance, témoignage de F.________, certaines déclarations des protagonistes), dont se prévaut le recourant, n'apparaissent pas déterminants en l'état. Enfin, en critiquant la manière dont la police l'a interrogé, le recourant s'en prend en réalité - en vain - à l'appréciation des preuves à laquelle a procédé l'autorité cantonale pour conclure à l'existence de sérieux soupçons. A ce stade de l'instruction, le récit de C.________ relatif au moment où elle s'est opposée à l'acte sexuel, le constat médical corroborant ledit récit, le témoignage de D.________ et le constat de la police en arrivant sur les lieux, sont autant d'éléments qui permettent de fonder de sérieux soupçons quant à la réalisation des faits reprochés. Vu ce qui précède, la Chambre pénale de recours pouvait admettre, sans arbitraire ni violation de l'art. 221 al. 1 CPP, que la condition des charges suffisantes étaient en l'espèce réalisée.