Citation: 1C_453/2017 E. 2

Les recourants contestent la portée de la décision de constatation de la nature forestière du Conseil d'Etat du 2 septembre 2009. Ils relèvent qu'avant cette décision, une grande partie (deux-tiers) de leur bien-fonds était encore constructible en 1985. Les procédures d'autorisation de construire de 1986 et 1989 mentionnaient une surface forestière de 4'178 puis 4'195 m 2, soit une progression de 17 m 2en trois ans, alors qu'un plan cadastral faisait état d'une diminution de 18 m 2. On ne saurait donc retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les recourants étaient conscients de la progression de la surface forestière. La décision du 2 septembre 2009 était d'ailleurs la seule raison pour laquelle la dernière demande de permis de construire avait été refusée au mois de décembre 2012, ce motif n'ayant pas été retenu lors des demandes précédentes. Les recourants invoquent l'art. 5 al. 2 LAT dont les principes n'auraient selon eux pas été pris en compte par la cour cantonale. Ils estiment que la notion de "mesure d'aménagement" au sens de cette disposition devrait être comprise largement et s'étendre à toute mesure à incidence spatiale ayant un effet restrictif sur les droits des propriétaires. Tel serait le cas de la décision du 2 septembre 2009.