Citation: 6B_237/2021 E. 4.2

4.2. La recourante soutient que l'intimé a eu un comportement négligent. Une personne diligente se devait d'envisager que l'utilisation d'un chalumeau sur une vieille bâtisse couverte de lierre et de bois, à proximité du toit recouvert en partie de bois sec, pourrait enflammer celui-ci. Subsidiairement, l'intimé aurait dû utiliser cet instrument à une distance suffisamment éloignée des zones en bois qui étaient visibles telles que l'avant-toit, les poutres, parois, etc. Ce dernier connaissait la maison et son état. En effet, cela faisait plusieurs jours qu'il oeuvrait sur ce chantier, de sorte qu'il avait une bonne connaissance de l'immeuble. Il avait également déjà travaillé à l'intérieur et à l'extérieur de la maison, notamment sur l'avant-toit et avait réparé un volet, avait bouché des trous de paroi externe en bois, avait repeint et collé des planches tombées à la suite d'une tempête, etc. Ainsi, la survenance de l'incendie ne s'expliquait que par une négligence de sa part. Il apparaissait aussi que l'intimé n'avait pas suivi scrupuleusement les directives qui lui avaient été données à cet égard, à savoir qu'il avait directement entrepris de brûler le lierre encore présent sur les façades, au lieu de brosser celui-ci avec une brossette métallique, soit l'autre alternative recommandée par D.________, qui l'avait, du reste, mis en garde de faire attention aux risques d'incendie et aux matériaux présents. En procédant avec la méthode la plus dangereuse, il lui appartenait, ainsi qu'à son patron, de prendre toutes les précautions pour éviter l'incendie, ce qu'il avait manqué de faire.