Citation: 6B_112/2024 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a retenu, en fait, que l'intimée avait exprimé son refus de manière compréhensible, verbalement à plusieurs reprises et physiquement en remontant à deux reprises son short, en pleurant, en se débattant, en essayant de repousser le recourant, de refermer ses cuisses et en tournant la tête lorsqu'il a voulu l'embrasser. Au vu de ces manifestations, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant n'a pu que se rendre compte que l'intimée ne consentait pas à l'acte sexuel, et cela même s'il avait un quotient intellectuel et des capacités d'empathie limités. C'est donc à juste titre qu'elle a retenu l'intention. Pour le surplus, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte du rapport d'expertise du 10 juin 2021, dont elle a résumé le contenu en page 14 de son arrêt. Selon cette expertise, le recourant souffrait d'un trouble dyssocial de la personnalité peu sévère, se manifestant par un mode général de mépris et de transgression des droits d'autrui avec notamment une incapacité de se conformer aux normes sociales; le recourant présentait également au moment des faits un usage nocif du cannabis. L'expertise concluait à une responsabilité très faiblement restreinte: si le recourant possédait la faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes, il lui était un peu plus difficile de se déterminer d'après cette appréciation (arrêt attaqué p. 14). Lors de la fixation de la peine, la cour cantonale a tenu compte de la responsabilité très légèrement restreinte du recourant, réduisant la peine privative de liberté à 30 mois (arrêt attaqué p. 27 s.).