Citation: 6B_119/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant tente d'imposer sa propre appréciation des preuves sur celle retenue par la cour cantonale, sans toutefois établir son caractère insoutenable. Il en va ainsi notamment lorsqu'il affirme que la police de caractères utilisée dans l'annexe 1 n'est pas celle qu'il employait ordinairement dans ses publications, ou encore qu'il avait ultérieurement fait mention des événements 39-45 et de C.________ uniquement pour expliciter la mécanique d'accaparement du pouvoir au sein du parti national-socialiste allemand, respectivement pour démontrer que la comparaison avec ce parti n'avait rien d'attentatoire à l'honneur, sans qu'il ne faille y voir un lien avec le contenu du texte de l'annexe 1. Une telle démarche, appellatoire, n'est pas admissible dans le recours en matière pénale (consid. 2.1 supra). Au demeurant, il ressort des faits non contestés que le recourant était parfaitement en mesure, dès avant son audition par le ministère public, de comprendre quel texte était à l'origine de la procédure pénale conduite à son encontre. Comme le relève la cour cantonale, le recourant disposait en particulier de la plainte pénale ainsi que de l'ordonnance pénale, les passages incriminés du texte en question étant reproduits dans cette dernière. En outre, les différences entre les textes des annexes 1 et 2 n'étaient pas si minimes, de sorte qu'on ne saurait retenir, comme le recourant le soutient, qu'il était facile de les confondre. L'intéressé met d'ailleurs en exergue ces différences, notamment l'omission, dans l'annexe 2, du passage expliquant que le parti national-socialiste allemand et son leader étaient cités en exemple par le socialiste genevois C.________. A cet égard, on peine à croire que le recourant ait justifié la mention de C.________ dans le texte de l'annexe 3 sans rapport aucun avec la référence à cette personne dans le texte de l'annexe 1. En bref, dans la mesure où l'objet de la procédure porte sur un texte de huit phrases, selon les passages repris textuellement dans la plainte pénale et dans l'ordonnance pénale du 10 juin 2015, il n'était pas arbitraire d'écarter l'allégation du recourant selon laquelle il aurait découvert, en procédure d'appel seulement, que le texte qui l'incriminait n'était pas le sien. L'appréciation cantonale étant dénuée d'arbitraire pour les motifs qui précèdent, il y a lieu de rejeter le grief, dans la mesure de sa recevabilité.