Citation: 7B_170/2024 E. 2.4

2.4. En l'espèce, le recourant ne conteste pas n'avoir remis aucun document démontrant son indigence. Or l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle l'OSAMA ne disposait pas des éléments nécessaires permettant de confirmer l'impécuniosité du recourant est exempte d'arbitraire. En effet, il ressort du compte-tendu de la séance de réseau du 21 novembre 2022 que le chef d'office de l'OSAMA avait expressément indiqué que les capacités financières du recourant devaient être éclaircies, soulignant que celui-ci ne pouvait pas faire une demande d'aide juridique à l'OSAMA et dans le même temps dire qu'il avait les moyens financiers pour ouvrir une pizzeria; il lui était ainsi demandé de fournir des éléments concernant ses ressources financières. Lors de cette séance, le recourant avait également indiqué qu'il devait toucher de l'argent du canton de Vaud (cf. compte-rendu de la séance de réseau du 21 novembre 2022, p. 5 et 6, pièce 8 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Est dénuée de pertinence l'argumentation du recourant par laquelle il soutient - de manière largement appellatoire - que les déclarations faites lors de l'entretien de réseau ne permettraient pas de remettre en question son "indigence notoire", connue de l'OSAMA. En effet, le fait que l'Office savait qu'il était incarcéré depuis de nombreuses années et que, partant, son unique source de revenu provenait du pécule qu'il percevait par son entremise, ne voulait pas encore dire qu'il ne disposait pas d'autres ressources financières. Partant, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a considéré que l'indigence du recourant ne ressortait pas du dossier. Celui-ci n'ayant apporté aucun renseignement permettant d'avoir une vision complète de sa situation financière, qui apparaissait encore confuse, la juridiction précédente était fondée à considérer qu'il n'avait pas rendu vraisemblable son indigence.