Citation: 8C_17/2022 E. 5.4

5.4. Devant le Tribunal fédéral, le recourant ne fait pour l'essentiel que réitérer l'argumentation qu'il a déjà tenue devant l'instance précédente et opposer son appréciation à celle de la cour cantonale, sans exposer en quoi celle-ci aurait versé dans l'arbitraire. On peut se demander si le recours répond ainsi aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, la critique est dénuée de fondement. En effet, le recourant ne conteste pas que les propos litigieux contreviennent aux dispositions cantonales sur le devoir de réserve, ni qu'ils constituent des manquements graves fondant une résiliation pour justes motifs. Il n'invoque en particulier pas que la résiliation des rapports de service constituerait une mesure disproportionnée. Par ailleurs et comme l'a rappelé à raison la cour cantonale, les rapports de service n'ont pas été résiliés en raison de manquements dans l'exécution ordinaire de ses tâches, mais uniquement en raison des propos que le recourant aurait tenus, à titre privé, sur les réseaux sociaux. La question centrale était ainsi celle de savoir s'il en était l'auteur. Or, l'accès au dossier pénal, octroyé au DSE au mois de juin 2017, pouvait fournir des éléments déterminants à cet égard. Le recourant, en consentant à attendre les décisions pénales - peu importe à quel moment de la procédure - en a lui-même reconnu la pertinence. La cour cantonale pouvait ainsi, sans tomber dans l'arbitraire, considérer qu'il se justifiait que le département attende d'avoir accès au dossier pénal pour disposer de plus d'informations avant de décider s'il convenait de suspendre ou non le recourant de ses fonctions. En effet et comme indiqué, celui-ci donnait satisfaction à son employeur dans l'exécution de ses tâches ordinaires. Pour autant qu'il soit recevable, le grief est mal fondé.