Citation: 1B_436/2018 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la cour cantonale a considéré qu'il ressortait des explications fournies par le recourant à l'audience du 17 juillet 2018 - faute pour lui d'avoir rempli le formulaire sur sa situation personnelle et financière - qu'il détenait plusieurs éléments de fortune, sous forme de biens immobiliers, comptes bancaires et véhicules automobiles. Ainsi, le compte bancaire dont il disposait en Italie présentait un solde d'environ 13'000 euros. Quant au bien immobilier qui se trouvait en Italie également, sa valeur n'était pas connue à ce jour, faute d'explications documentées de la part du recourant. Il disposait également d'un bien immobilier à U.________. Quant à sa société V.________ SA, elle détenait non seulement quatre biens immobiliers - dont la valeur actuelle n'était pas connue - mais encore des voitures de luxe, dont une xxx (achetée par le recourant 348'630 fr. en 2009 et cédée à sa société pour ce montant) et une yyy (estimée entre 45'000 fr. et 55'000 fr.) non adaptés à une activité de chantier. L'autorité précédente a souligné que l'enquête diligentée ayant précisément pour but de déterminer les imbrications et liens entre les différentes sociétés du recourant et l'intéressé lui-même, il n'était pas exclu, comme relevé par le Ministère public, que le patrimoine de V.________ SA à tout le moins se confonde avec celui du recourant. Eu égard à ces éléments de fortune, la cour cantonale a jugé que c'était à bon droit que le Ministère public avait considéré que la situation d'indigence alléguée par le recourant n'apparaissait pas réalisée, en l'état de la procédure; elle a, partant, confirmé la décision querellée.