Citation: 2C_1075/2019 E. 6.2

6.2. Le recourant 1 ne peut pas se prévaloir non plus d'un droit durable à séjourner en Suisse tiré du droit au respect de la vie privée, en lien avec un séjour légal de dix ans dans le pays ou une forte intégration (ATF 144 I 266 consid. 3 p. 271 ss et les références; aussi arrêt 2C_398/2019 du 1er mai 2019 consid. 3.1). En effet, il ressort de l'arrêt que l'intéressé a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE pour s'établir en Suisse en 2015 seulement. Il ne peut donc se prévaloir d'une durée de séjour légal en Suisse de dix ans. Il ne prétend d'ailleurs pas le contraire dans son mémoire. L'arrêt attaqué ne fait pour le reste état d'aucune circonstance particulière permettant de retenir une forte intégration du recourant 1 en Suisse, propre à lui conférer un droit de séjour durable. La Cour de justice a au contraire souligné que l'intéressé ne s'était jamais investi dans la vie associative, culturelle ou sociale du canton de Genève et de sa commune, où il ne s'était créé aucune attache particulièrement étroite. Le simple fait de parler le français, d'avoir un situation professionnelle et financière stable et saine, ainsi que de n'avoir pas été condamné, ne suffit pas à démontrer le contraire, quoi que prétendent les recourants.