Citation: 7B_355/2023 E. 3.4

3.4. En outre, sous le chiffre 13 de la même rubrique, le recourant a attaqué la motivation du Procureur ad hoc au sujet de la nature confidentielle des informations partagées par l'intimé, contestant que celles-ci puissent ne pas être couvertes par le secret de fonction. Pour rappel, le Procureur ad hoc a déduit de l'acceptation par le recourant d'être entendu sur les faits de la cause - ce qui était connu du grand public - que celui-ci n'avait pas prétendu être incapable de discernement; il s'est référé à l'art. 114 al. 1 CPP, qui prévoit que "le prévenu est capable de prendre part aux débats s'il est physiquement et mentalement apte à les suivre" (cf. consid. 2.3.1 supra). Il a de plus retenu qu'en se contentant de communiquer ce qui précède à C.________, l'intimé n'avait pas pris position sur la santé psychique du recourant en janvier 2017 (cf. ch. 11 de l'ordonnance de non-entrée en matière). Or, même si le recourant ne reprend pas textuellement cette motivation, on comprend aisément qu'il la critique. Il motive en effet sur près de deux pages, se référant à plusieurs pièces du dossier et à une expertise psychiatrique effectuée sur sa personne en 2019, que "[sa] capacité de discernement lors de ses auditions était bien sujette à réserve" et que l'intimé ne pouvait pas l'ignorer puisqu'il aurait "évoqué la possibilité de [le] soumettre à une expertise médico-légale s'agissant de son aptitude à participer valablement aux actes d'instruction". Comme le recourant l'a expressément souligné, son exposé visait à faire constater, d'une part, que l'intimé avait transmis des "éléments couverts par le secret de fonction" et, d'autre part, "que ces éléments ne correspondaient pas à la vérité"; il fallait ainsi en déduire que le secret de fonction avait été violé et que les informations transmises avaient été communiquées intentionnellement à C.________, ce qui avait eu pour effet de lui porter gravement préjudice. Partant, quoi qu'en dise la cour cantonale, le recourant a également entrepris l'éventuelle motivation alternative du Procureur ad hoc, indiquant de manière suffisante pour quelles raisons il la considérait comme mal fondée.