Citation: 5P.447/2006 11.12.2006 E. 1

3.3 Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir constaté que le trouble de la personnalité dont il souffrait l'empêchait de gérer convenablement ses affaires. Cette critique est irrecevable car le recourant n'entreprend pas de démontrer, par une argumentation précise, en quoi la constatation incriminée serait arbitraire. Il se borne à affirmer de manière générale que la Cour de justice n'aurait pas tenu compte des explications données par la Dresse C.________ et le Dr G.________, pour substituer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, ce qui est insuffisant au regard des exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Au demeurant, ces deux médecins ne se sont pas prononcés sur le bien-fondé de la mesure d'interdiction; ils se sont opposés uniquement à la mesure de privation de liberté à des fins d'assistance, car selon eux, les troubles présentés par l'intéressé ne l'empêchent pas de vivre hors d'une institution, dans un lieu de vie qu'il aurait choisi lui-même, ce qui ne signifie pas encore que l'intéressé soit capable de gérer ses affaires au sens de l'art. 369 CC. En définitive, le reproche fait à la cour cantonale d'avoir confirmé un jugement insoutenable, car fondé sur une expertise judiciaire non concluante, tombe à faux.