Citation: 5A_864/2022 E. 3.3.2

3.3.2. En l'occurrence, force est de constater que la recourante ne soulève pas de grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits (cf. supra consid. 2.2), de sorte que l'on ne peut pas entrer sur sa critique. A supposer recevable, elle devrait être rejetée par les motifs qui suivent. Le rapport précité n'est pas un moyen de preuve propre à modifier le jugement querellé. Outre le fait que cette expertise a été mise en oeuvre dans une procédure distincte dans le but de déterminer à quel parent la garde de l'enfant devait être attribuée, les déclarations orales de son médecin figurant dans le rapport et relatives à son arthrose des doigts déformante et son état psychique ne renseignent nullement sur l'état de santé actuel de l'intéressée, celles-ci datant de 2007, respectivement en novembre 2015. Par ailleurs, la recourante ne soutient pas que les constatations figurant dans cette pièce - qui plus est, émanant de son médecin généraliste, lequel peut être enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance nouée - devraient être assimilées à un rapport médical (cf. à ce sujet : ATF 125 V 351 consid 3; arrêts 5A_88/2023 précité consid. 3.3.3; 4A_318/2016 du 3 août 2016 consid. 6.2). Pour le surplus, la péjoration récente de sa santé repose sur une pièce qui a été déclarée irrecevable (cf. supra consid. 2.4.2). Quant aux reproches relatifs au critère de l'âge, la recourante ne soutient pas non plus que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2.2). Elle se livre tout au plus à une critique appellatoire en soutenant que quitter son employeur actuel constituerait "une nouvelle entrée dans la vie active". De cette manière, la recourante se contente en effet d'opposer sa propre appréciation de la cause, sans critiquer valablement la motivation cantonale. Il en va de même lorsqu'elle allègue être âgée de 56 ans et ne plus trouver sa place sur le marché du travail, étant encore relevé que selon la jurisprudence, il n'existe pas de limite d'âge absolue au-delà de laquelle un époux ne pourrait pas augmenter son activité; l'appréciation de chaque cas dépend des circonstances (arrêt 5A_801/2019 du 26 mai 2020 consid. 3.4). Partant, pour autant que recevable, les griefs doivent être rejetés.