Citation: 6B_444/2015 E. 5.2

5.2. Le recourant invoque avoir produit, à l'appui de sa demande en révision, une expertise graphologique, qui constituerait selon lui un moyen de preuve nouveau et sérieux, prouvant son innocence. L'autorité précédente a estimé qu'il était douteux que cette expertise privée, requise par le recourant hors de toute procédure, puisse constituer un moyen de preuve admissible. Même à considérer que tel soit le cas, l'expertise graphologique produite, datée de 2011, traduite très librement et effectuée sur la base d'une simple copie du contrat de prêt litigieux, n'apportait aucun éclairage nouveau, la question de l'authenticité de la signature apposée au contrat de prêt ayant été longuement discutée devant le juge d'instruction. Dans ce contexte, l'autorité précédente a souligné que la défense du recourant avait, en 2007, notamment relevé que l'original du contrat de prêt n'avait pas été fourni de sorte qu'une expertise graphologique ne serait pas déterminante. L'autorité cantonale a dès lors jugé que c'était en connaissance de cause que le procureur général avait estimé qu'ilexistait suffisamment d'éléments à charge et que c'était en connaissance de cause que le recourant avait accepté l'ordonnance de condamnation. Elle a par conséquent considéré que le moyen de preuve n'était manifestement ni nouveau, ni sérieux, de sorte que la demande de révision, fondée sur ce motif, devait également être déclarée irrecevable. Indépendamment du caractère abusif ou non de l'invocation de cette expertise privée à l'appui de la révision (cf. ATF 130 IV 72 consid. 2.3 précité), le recourant ne démontre pas l'arbitraire de l'appréciation de l'autorité précédente, en particulier quant au fait que l'expertise produite n'était pas sérieuse, soit, même au stade de la vraisemblance, de nature à modifier l'état de fait retenu et à aboutir ainsi à l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère. Son affirmation que l'expertise serait un document absolument valide, établi par un expert certifié par le Tribunal de Belgrade, une preuve non compromettante qui montrerait son innocence (recours, p. 3 et 5) constitue une argumentation purement appellatoire et par conséquent irrecevable. Au demeurant, la lecture de l'expertise privée litigieuse ne permet pas de constater que l'appréciation cantonale, dûment motivée, prêterait flanc à la critique.