Citation: U 343/99 16.03.2000 E. 4

4.- a) Selon l'intimée et les premiers juges, l'art. 24 al. 4 aOLAA n'est pas applicable, car l'invalidité que présentait le recourant avant la survenance du second accident n'a pas été aggravée par celui-ci. Ils étayent leur point de vue sur les rapports (des 27 septembre 1994 et 24 juin 1998) du docteur R.________, médecin d'arrondissement de la CNA, ainsi que sur l'expertise (du 28 juin 1995) établie au COMAI pour le compte de l'assurance-invalidité. Se fondant sur l'avis de ses médecins traitants, les docteurs S.________ (rapports des 16 juin et 22 septembre 1999) et D.________ (rapport du 22 septembre 1999), ainsi que sur celui du docteur F.________ (rapport du 22 septembre 1999), le recourant soutient au contraire que son invalidité a bien été aggravée par l'accident du 28 juillet 1991. Il allègue par ailleurs que le gain assuré doit de toute façon être fixé en application de l'art. 24 al. 2 OLAA, aux termes duquel «lorsque le droit à la rente naît plus de cinq ans après l'accident, le salaire déterminant est celui que l'assuré aurait reçu pendant l'année qui précède l'ouverture du droit à la rente, s'il n'avait pas été victime de l'accident». b) aa) Dans la mesure où le recourant se plaint d'une violation de l'art. 24 al. 2 OLAA, son recours est mal fondé. Car après plusieurs accidents, le salaire annuel assuré déterminant n'est fixé selon cette disposition que si l'on procède pour la première fois à la fixation de la rente et que le droit à celle-ci naît plus de cinq ans après le premier accident (ATF 123 V 45 consid. I/3c; voir aussi RAMA 1999 no U 327, p. 111 consid. 3c et no U 340 p. 404). Or, le recourant s'est vu reconnaître par l'intimée un droit à une rente d'invalidité d'un taux de 35 % dès le 1er novembre 1986 déjà, soit moins de quatre ans après le premier accident.