Citation: 6B_584/2019 E. 2.3

2.3. Quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en fixant la quotité de la peine à l'aune des critères précités. Face aux éléments à charge mis en évidence par la cour cantonale, les excuses et les regrets évoqués par la cour cantonale et dont le recourant se prévaut ne représentent pas un critère à ce point décisif qu'il commandait impérativement une diminution de la peine infligée en première instance. Ces excuses et ces regrets ne sont pas non plus assimilables à un repentir sincère (cf. art. 48 let. d CP; sur ce point: arrêt 6B_1368/2016 du 15 novembre 2017 consid. 5.1 non publié aux ATF 143 IV 469), comme semble le faire valoir le recourant. La cour cantonale a en outre expressément tenu compte du temps écoulé depuis l'infraction en relevant que le recourant n'avait plus commis d'infraction depuis le 17 décembre 2016. Il ressort au demeurant du jugement de premier instance, auquel la cour cantonale s'est référée en en reprenant la motivation à son compte, que le recourant avait déjà été condamné pénalement à trois reprises au cours de la seule année 2016. Le recourant est de surcroît malvenu d'invoquer un comportement exemplaire après les faits relatifs à la présente cause, puisque l'arrêt attaqué relève de nombreux rendez-vous manqués dans le cadre de l'assistance à la probation et du traitement ambulatoire mis en place à l'issue du jugement de première instance. En outre, les conditions permettant de prendre en compte une diminution sensible de l'intérêt à punir (cf. art. 48 let. e CP; sur ce point: ATF 140 IV 145 consid. 3.1 p. 147 s.), auquel paraît également se référer le recourant, ne sont nullement réalisées. C'est donc en vain que le recourant se plaint d'une peine exagérément sévère. Au surplus, le recourant ne discute ni l'application de l'art. 19 al. 2 CP, ni celle de l'art. 49 CP, et ne soulève aucun grief à cet égard. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui était le sien en fixant, à l'instar des premiers juges, une peine privative de liberté de 12 mois. Il s'ensuit que les griefs du recourant concernant la quotité de la peine s'avèrent infondés. Dans cette mesure, le travail d'intérêt général qu'évoque le recourant n'entre pas en considération, puisque, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, il suppose une peine privative de liberté de six mois au plus (cf. al. 1 art. 37 aCP; art. 79a al. 1 let. a CP), étant précisé que le travail d'intérêt général constitue désormais une forme d'exécution de peine.