Citation: 9C_289/2009 19.05.2010 E. 7

Quant aux moyens tirés d'une prétendue faute concomitante ou d'une négligence de la caisse de compensation (notamment en raison de l'octroi de sursis au paiement ou par la fixation d'acomptes insuffisants), ainsi que de l'interruption du lien de causalité, ils sont dépourvus de tout fondement. Là aussi, on peut renvoyer au consid. 8.2.2 auquel la Cour de céans n'a rien à ajouter. A propos de la responsabilité solidaire (art. 759 CO), on ne saurait suivre C.________ lorsqu'il soutient que le dommage n'a pas été réalisé de façon commune par les membres du comité, dès lors que E.________ a toujours agi seul (recours, p. 21). En effet, non seulement C.________ a manqué à son devoir de surveillance (cf. supra), mais aussi l'art. 759 al. 1 CO ne saurait trouver application dans le cadre de la responsabilité de l'art. 52 LAVS pour justifier une réduction de l'étendue de la réparation en relation avec la gravité de la faute du responsable (VSI 1996 p. 308 consid. 6). On rappellera que selon la jurisprudence, s'il existe une pluralité de responsables, la caisse de compensation jouit d'un concours d'actions et le rapport interne entre les coresponsables ne la concerne pas; si elle ne peut prétendre qu'une seule fois la réparation du dommage, chacun des débiteurs répond solidairement envers elle de l'intégralité du dommage et il lui est loisible de rechercher tous les débiteurs, quelques uns ou un seul d'entre eux, à son choix (ATF 119 V 86 consid. 5a p. 87)