Citation: 6B_1295/2021 E. 1.5.1

1.5.1. Il soutient qu'il était impossible de connaître le degré de gonflage de la bouée et se réfère notamment au rapport de police du 1er avril 2019, selon lequel la bouée trouvée sur place était "moyennement gonflée". Il ressort du jugement attaqué et de plusieurs témoignages que l'une des photographies prises peu après les faits montre la bouée fortement dégonflée sur le sol de la salle de bains. Cette constatation ne procède pas d'une appréciation arbitraire de la pièce figurant au dossier (cf. photographie annexée au PV d'audition n° 7; art. 105 al. 2 LTF). Or, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, l'état de gonflement de la bouée après les faits constitue déjà un premier indice du fait que celle-ci a été insuffisamment gonflée au moment des faits, même si cette bouée a pu se dégonfler un peu lors des opérations de secours. En outre, il ressort du témoignage crédible de l'éducatrice J.________, que celle-ci devait systématiquement regonfler la bouée en question avant usage, ce que ni le recourant ni son collègue n'ont fait avant le bain de F.________. Enfin, force est de constater que le recourant a lui-même déclaré que le gonflement de la bouée était partiel pour des raisons de confort de la patiente (cf. PV d'audition n° 11 du 13 juin 2019, p. 2; art. 105 al. 2 LTF). Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant et son collègue avaient placé autour du cou de F.________ une bouée insuffisamment gonflée au moment des faits, sans vérifier celle-ci, étant encore relevé que la victime a été retrouvée la tête sous l'eau avec la bouée toujours autour du cou.