Citation: 7B_343/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Les juges cantonaux ont conclu que la poursuite engagée par la recourante n'était pas justifiée au regard des circonstances et de l'objectif invoqué d'interrompre la prescription; par ailleurs, elle portait sur une somme disproportionnée par rapport à tout préjudice éventuel subi par sa mandante. De ce fait, le dépôt de la réquisition de poursuite litigieuse constituait un manquement significatif aux obligations de diligence fixées par l'art. 12 let. a LLCA, la faute de la recourante devant être qualifiée, au minimum, de gravité moyenne. Enfin, cet acte illicite et fautif présentait un lien de causalité direct avec l'ouverture de la procédure pénale contre la recourante, justifiant ainsi que le Ministère public mette les frais de procédure à la charge de cette dernière.