Citation: 5A_892/2013 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a constaté que les parties, après avoir été soumises au régime de la participation aux acquêts, sont soumises à celui de la séparation de biens depuis le 31 août 2007. Elle a retenu que l'époux avait conclu, en appel, à la restitution de ses effets personnels et au partage des biens mobiliers communs, sans toutefois indiquer de quels objets il s'agissait. Les conclusions formulées devant l'autorité de première instance ne contenaient pas davantage de précision à cet égard. Concernant les effets personnels, le recourant avait mentionné, dans la motivation en droit de ses dernières écritures de première instance, que sa demande concernait " ses documents personnels, sa chaîne stéréo, ses CDs, ses livres en français, ses couteaux et ses autres objets utiles ". Le point de de savoir si ces termes sont suffisants pour qu'il soit statué sur la requête en restitution des effets personnels pouvait toutefois rester indécis, l'époux n'ayant pas établi que ces objets seraient encore en possession de son épouse, ce que cette dernière conteste. La Chambre civile a par ailleurs souligné qu'en application de l'art. 317 CPC, la liste des effets personnels et des biens mobiliers de même que les photographies qui ont été produites par le recourant à l'appui de ses mémoires d'appel et de réplique étaient irrecevables. En effet, ces documents attestent de faits qui existaient déjà lors de la fixation de l'objet du litige en première instance, l'époux n'alléguant pas, ni n'établissant, qu'il aurait été empêché de les invoquer ou de les produire devant le premier juge. En tout état de cause, la juridiction précédente a constaté que les photographies, qui ne concernent qu'une partie des effets personnels mentionnés, ne constituent pas une preuve suffisante, puisqu'elles ne sont pas datées, et qu'au demeurant, des dates apposées de manière manuscrite par l'époux ne revêtent aucune force probante. Pour ces motifs, la Chambre civile a confirmé la décision du premier juge en tant qu'il a refusé d'entrer en matière sur la conclusion de l'époux en restitution de ses effets personnels et en partage des biens mobiliers communs.