Citation: 9C_122/2024 E. 9.4

9.4. Le contribuable reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir constaté de manière arbitraire le nombre moyen de ses séjours passés à V.________, en lui reprochant de les avoir minimisés. On constate tout d'abord que l'argumentation du contribuable relative à l'absence de preuve de ses séjours dans cette localité qui serait due au fait qu'il ne serait "pas un adepte des photographies" et qu'il n'avait pas à conserver (selon l'art. 958f al. 1 CO) des documents qui remonteraient à plus de quinze ans, est sans pertinence au regard du fardeau de la preuve qui est applicable en matière fiscale. Il lui appartient d'apporter la preuve des faits de nature à réduire ou éteindre son obligation fiscale (sur ce principe, cf. ATF 148 II 285 consid. 3.1.3). Pour ensuite démontrer l'arbitraire des constatations cantonales en lien avec les séjours litigieux, le recourant se limite à renvoyer à un descriptif de chaque déplacement qu'il aurait effectué entre 2009 et 2015, à son audition du 19 décembre 2018 ou encore au fait qu'il aurait établi qu'il ne séjournait à V.________ que de manière ponctuelle "pour se ressourcer et sur son temps libre en raison de son emploi du temps extrêmement chargé". Or de telles affirmations ne sont pas propres à démontrer que les constatations cantonales seraient arbitraires; le simple renvoi à des pièces - sans mettre en exergue les passages pertinents qui contrediraient de manière flagrante les faits retenus dans l'arrêt attaqué - ou au recours cantonal ne suffit pas. En particulier, la force probante du descriptif auquel renvoie le recourant est hautement sujette à caution, puisque la Cour de justice a constaté des paiements par carte bancaire dans des boutiques de Genève ou pour une nuit d'hôtel dans cette ville à des dates où d'après ledit compte-rendu, il était censé se trouver à V.________. En outre, la cour cantonale a constaté qu'il n'était pas conforme à l'expérience de la vie (au vu des activités et projets professionnels "nombreux et cosmopolites") que le recourant passât "en moyenne presque vingt jours par mois retiré dans une résidence à V.________". En tant qu'il se limite à se référer à "des séjours" que pourraient confirmer P.________ et Q.________, le recourant n'établit aucunement devant le Tribunal fédéral le nombre de jours qu'il aurait effectivement passés en moyenne annuelle dans cette localité.