Citation: 1C_622/2020 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Dirigé contre une décision prise en dernière instance cantonale dans le domaine du droit public des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public conformément aux art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; 133 III 489 consid. 3.1). A teneur de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, la partie recourante doit discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1 p. 106). Lorsque, comme en l'espèce, celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues au sens de l'art. 106 al. 2 LTF, la partie recourante devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3 p. 65). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les griefs insuffisamment motivés ou sur les critiques de nature appellatoire (ATF 146 IV 88 consid. 1.3.1 p. 92). A.A.________ et B.A.________ n'ont pas pris de conclusion formelle en lien avec l'arrêt attaqué indiquant dans quel sens celui-ci devrait être modifié. Ils recourent, selon leurs propres termes, afin que leur opposition " soit jugée de manière licite et pour les bons arguments et non pour des futilités législatives que l'on utilise à tout va ". On comprend ainsi qu'ils entendent obtenir l'annulation de l'arrêt cantonal et le renvoi de la cause pour jugement sur le fond. Cela étant, il serait excessivement formaliste de déclarer le recours irrecevable parce qu'il ne contiendrait pas de conclusions. En revanche, il ne répond pas aux exigences de motivation requises. La Cour de droit administratif et public a dénié la qualité pour agir de A.A.________ et B.A.________, domiciliés à Froideville, parce qu'ils n'avaient aucune relation de voisinage avec le quartier où prendrait place le projet de construction litigieux, qu'ils n'étaient manifestement pas atteints par la décision attaquée et qu'ils ne disposaient d'aucun intérêt digne de protection à l'annulation de celle-ci, comme l'exige l'art. 75 let. a de la loi vaudoise sur la procédure administrative. Il a déclaré leur recours irrecevable pour ce motif et parce qu'il ne contenait pas de motivation suffisante.