Citation: 1P.751/2000 26.01.2001 E. A

A.- Le 17 février 2000, A.________ a déposé une plainte pénale contre les administrateurs et directeurs de X.________ S.A., pour faux renseignements sur des entreprises commerciales et gestion déloyale. Le 23 février 2000, G.________ a introduit une plainte similaire à l'encontre des organes de la société, qu'il a retirée le 8 mars 2000. Le 26 mai 2000, B.________ et C.________, en leur qualité respective de directeur général et de responsable financier de X.________ S.A., ont déposé plainte pénale contre A.________, G.________ et inconnu, pour diffamation, calomnie et dénonciation calomnieuse. D.________, E.________ et F.________, en tant que directeurs ou anciens directeurs de la société, en ont fait de même par acte du 29 mai 2000 complété le 4 juillet 2000. Le traitement de ces plaintes a été confié au Juge d'instruction pénale du Valais central Jacques de Lavallaz (ci-après: le Juge d'instruction pénale de Lavallaz). Le 20 septembre 2000, le Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) a désigné Edgar Métral, ancien doyen du Tribunal du district de Sierre, comme juge d'instruction pénale extraordinaire aux fins d'instruire les dénonciations pénales formées contre le Juge d'instruction pénale du Valais central O.________ par D.________, E.________ et F.________, d'une part, ainsi que par le Tribunal cantonal, d'autre part. Le 6 octobre 2000, A.________ a déposé plainte pénale contre le Juge d'instruction pénale de Lavallaz et inconnu pour violation du secret de fonction et, le cas échéant, infraction à l'art. 179bis al. 3 CP; il sollicitait la nomination d'un juge d'instruction extraordinaire pour traiter cette plainte. Le 10 octobre 2000, il a demandé la récusation du Juge d'instruction pénale de Lavallaz. Ce dernier a refusé d'accéder à cette requête et l'a transmise au Président du Tribunal cantonal comme objet de sa compétence.