Citation: 8C_99/2019 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, le recourant n'a pas contesté disposer d'une capacité de travail entière dans son activité habituelle. Or, s'il a certes très probablement perdu son emploi en raison de son atteinte à la santé et n'a pas retrouvé d'activité professionnelle après son inscription à l'office cantonal de l'emploi, il faut toutefois faire la distinction entre les cas tombant sous le coup de l'assurance-chômage et ceux qui relèvent de l'assurance-accidents. En effet, le caractère irréaliste des possibilités de travail doit découler de l'atteinte à la santé - puisqu'une telle atteinte est indispensable à la reconnaissance de l'invalidité (art. 7 et 8 LPGA) - et non de facteurs étrangers à la définition juridique de l'invalidité (arrêts 8C_303/2018 du 26 novembre 2018 consid. 5.1; 8C_175/2017 du 30 octobre 2017 consid. 4.2; 9C_286/2015 du 12 janvier 2016 consid. 4.2 et les références). En l'occurrence, comme l'a relevé à juste titre la juridiction cantonale, si le recourant n'a concrètement pas retrouvé d'activité lucrative, c'est très vraisemblablement pour des motifs conjoncturels, soit parce que le marché du travail ne comprenait pas suffisamment de postes relevant de ce domaine, ce que le recourant n'a par ailleurs pas remis en cause. Il s'agit donc d'une situation liée au chômage et non à une éventuelle incapacité de gain au sens de l'art. 7 LPGA. Cela étant, la cour cantonale était fondée à retenir que le recourant n'était pas invalide au sens de l'art. 8 LPGA et à ne pas procéder à une comparaison des revenus.