Citation: 5P.389/2000 22.12.2000 E. 4

4.- Se référant à l'art. 27 al. 1 LOT, l'autorité cantonale a jugé que le mémoire du 3 août 2000, déposé dans le délai de dix jours, n'est pas suffisamment motivé pour être recevable. La recourante prétend au contraire que son écriture, qui contient un chef de conclusions, un motif et une offre de preuve, remplit les exigences de motivation posées par la loi. Selon l'art. 27 al. 1 LOT, le recours doit être succinctement motivé. Cela signifie qu'il doit exposer un ou des motifs qui le fondent. En l'espèce, l'écriture du 3 août 2000 se borne à mentionner que la décision attaquée est manifestement erronée, que la recourante a toujours requis l'audition de son fils par un pédopsychiatre et qu'un droit de visite en faveur du père va à l'encontre du bien de l'enfant. Si ces trois affirmations constituent apparemment une brève motivation, aucune n'est toutefois un véritable motif pertinent et propre à la cause. En effet, par ses propos, la recourante n'a pas démontré en quoi la décision était erronée ou violait son droit d'être entendu. Quant au bien de l'enfant, il s'agit du critère général régissant les relations personnelles, non d'un motif spécifique à la cause. Dès lors, si l'appréciation de l'autorité cantonale est discutable, voire sévère pour la recourante, elle n'est pas insoutenable et ne contredit pas de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 120 Ia 369 consid. 3a p. 373 et les arrêts cités). Autant que, renvoyant à l'art. 27 al. 6 LOT, la recourante semble faire valoir que l'autorité cantonale aurait dû lui impartir un délai de 10 jours pour remédier à l'informalité de son recours, son grief - purement appellatoire - est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495).