Citation: 6B_1297/2015 E. 1

Au surplus, comme l'a relevé la cour cantonale, l'expertise a révélé que le recourant présentait des traits de personnalité paranoïaque et un besoin de contrôle. Les tests psychologiques attestaient d'une " attitude méfiante, très contrôlée, une absence d'affect et une certaine froideur affective lorsque l'expertisé évoque le meurtre. " (jugement entrepris, p. 30, avec référence à l'expertise). De toute évidence, ces éléments ne sont pas incompatibles avec l'état de fait établi par la cour cantonale. Au regard de ce qui précède, il est faux de prétendre que l'autorité précédente aurait balayé d'un revers de main la discussion et les diagnostics posés par les expertes. Elle pouvait par ailleurs s'écarter des déductions que les premiers juges ont tirées de l'expertise, attendu qu'elle jouit d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit sur tous les points attaqués du jugement de première instance (art. 398 al. 2 CPP). La cour cantonale n'a pas apprécié l'expertise de manière arbitraire et elle ne s'en est pas substantiellement écartée, de sorte que sa motivation était suffisante et l'art. 189 CPP prescrivant d'ordonner un complément d'expertise ou une nouvelle expertise inapplicable. Les griefs soulevés sont infondés.