Citation: 8C_438/2019 E. 7

En l'espèce, la cour cantonale a retenu que, nonobstant l'énoncé de la décision attaquée, le litige portait en réalité sur le refus de la CNA de verser des indemnités journalières, au titre de rechute, à compter du 4 avril 2016 (au lieu du 11 juillet 2016). Cela étant, les conclusions du recours tendant à ce que soient allouées des indemnités journalières du 1er janvier au 3 avril 2016 étaient irrecevables, de même que celles concernant le montant de l'indemnité journalière et la poursuite des prestations en nature dès le 1er janvier 2016. Sur le fond, se fondant sur les rapports médicaux versés au dossier, l'autorité précédente a considéré que, par rapport à un examen final médical du 21 août 2015, aucune aggravation de l'état du genou gauche conduisant à une incapacité totale de travail n'avait été rendue vraisemblable à la date du 4 avril 2016. En particulier, le certificat médical, établi a posteriori par le docteur B.________ le 17 mars 2017, attestant une incapacité totale de travail dès le 1 er janvier 2016, ne contenait aucun élément médical rendant vraisemblable une aggravation de l'instabilité du genou gauche dès cette date. Partant, c'était à juste titre que la CNA avait refusé de verser l'indemnité journalière au sens de l'art. 21 al. 3 LAA à compter du 4 avril 2016, pour la rechute annoncée en octobre 2016.