Citation: 8C_56/2018 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant ne remet pas en cause le point de vue de la juridiction cantonale selon lequel l'événement du 31 juillet 2015 doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne stricto sensu. Aussi, pour qu'un lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et un accident de gravité moyenne soit admis, il faut un cumul de trois critères sur sept, ou au moins que l'un des critères se soit manifesté de manière particulièrement marquante pour l'accident (SVR 2010 UV n° 25 p. 100 [8C_897/2009] consid. 4.5; arrêt 8C_196/2016 du 9 février 2017 consid. 4). A cet égard, l'assuré se prévaut du critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail et fait valoir que l'accident a occasionné des douleurs physiques persistantes. Il apparaît en l'occurrence que dès le mois de février 2016, la capacité de travail du recourant a été influencée par ses troubles psychiques (cf. rapport du docteur D.________, du 15 février 2016), lesquels ont également eu assez tôt un rôle prédominant sur ses plaintes, comme l'attestent les différents rapports médicaux (cf. notamment les rapports des docteurs D.________, du 15 février 2016, C.________, du 8 avril 2016 et des médecins de V.________, du 5 octobre 2016, lesquels mettent en évidence un état de stress post-traumatique). Dès lors que le facteur psychogène a joué un rôle prépondérant dans la persistance des douleurs et de l'incapacité de travail de l'assuré, il n'est pas possible de retenir que ces deux critères sont remplis (cf. ATF 134 V 109 consid. 9.5 p. 125 s.; 127 V 102 consid. 5b/bb p. 103 et les références; 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409). Au demeurant, le recourant ne prétend pas que les autres critères seraient réalisés. Dès lors, même si les deux critères en question devaient être admis, aucun d'entre eux ne s'est en tout cas manifesté de manière particulièrement marquante, cela ne suffirait donc pas pour établir une relation de causalité adéquate. Cela étant, les premiers juges pouvaient nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre le trouble psychique (état de stress post-traumatique) et l'accident du 31 juillet 2015.