Citation: 6A.44/2001 27.06.2001 E. A

A.- a) Par jugement du 15 mars 2000, le Tribunal correctionnel du district de Lausanne a condamné X.________, pour escroquerie par métier, à quatre ans de réclusion. Il en ressort notamment que ce dernier a causé un préjudice de plusieurs millions de francs, que deux parties civiles ont obtenu l'allocation de leurs conclusions à hauteur de quelques centaines de milliers de francs, alors que les autres parties civiles se sont fait donner acte de la réserve de leurs droits. La Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé ce jugement par arrêt du 31 juillet 2000. b) Dès le 26 septembre 1997, X.________ a été détenu préventivement à la prison du Bois-Mermet à Lausanne, puis transféré le 17 janvier 2000 en exécution anticipée de peine aux Etablissements de la Plaine de l'Orbe. Le 1er mai 2000, mis au bénéfice du régime de la semi-liberté, il a été transféré à l'Etablissement du Tulipier à Morges. Le terme de sa peine est fixé au 25 septembre 2001 et les deux tiers de celle-ci ont été atteints le 26 mai 2000. Le 5 octobre 2000, la Commission de libération du Département des institutions et des relations extérieures du canton de Vaud (ci-après: la Commission de libération) a refusé la libération conditionnelle de X.________, considérant que les projets professionnels de celui-ci l'exposaient à un risque majeur de récidive. Par arrêt du 4 décembre 2000, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours de X.________ et a renvoyé la cause à la Commission de libération, relevant que la décision attaquée comportait trop d'incertitudes et de contradictions quant aux projets professionnels de ce dernier. c) La Commission de libération a ordonné un complément d'enquête. Dans un rapport du 22 décembre 2000, la Direction des Maisons d'arrêts et de préventive préavise favorablement la libération conditionnelle de X.________. Elle suggère que celui-ci s'engage officiellement à rembourser les lésés en leur signant des reconnaissances de dette et propose un délai d'épreuve de quatre ans avec un patronage de deux ans. Dans sa proposition du 17 janvier 2001, le Service pénitentiaire propose d'accorder la libération conditionnelle avec un délai d'épreuve et de patronage de cinq ans et à condition que X.________ signe des reconnaissances de dette en faveur des lésés. Le membre visiteur suppléant de la Commission de libération a procédé à l'audition de X.________ le 25 janvier 2001. Selon le rapport, ce dernier est engagé par la Y.________ assurances en vertu de deux contrats distincts, d'une part comme concierge à 50 % pour un salaire mensuel net de 934 fr. 65, d'autre part comme courtier à 50 %, activité rémunérée à la commission et pour laquelle il n'a encore rien touché; il dispose en outre d'un appartement de fonction d'un loyer mensuel de 1'600 francs. Le membre visiteur observe que X.________ refuse de signer des reconnaissances de dette en faveur des lésés et est d'avis que celui-ci aurait la capacité de trouver un autre emploi mieux rémunéré permettant un début de remboursement des lésés mais se complaît dans une situation professionnelle qui ne lui rapporte que peu de revenus. Il émet un préavis négatif à la libération conditionnelle.