Citation: 8C_146/2023 E. 6.1

6.1. Se plaignant d'une constatation manifestement inexacte des faits, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir retenu que la buvette B.________ l'avait engagé sur la base de contrats de durée indéterminée depuis 2016, alors qu'il avait été au bénéfice de contrats de durée déterminée jusqu'en 2020. Il fait valoir en outre que depuis 2016, il aurait diminué progressivement la période de chômage, parvenant à être engagé pour la saison entière depuis 2019. A son avis, en travaillant pour la buvette B.________ entre quatre et six mois lors des années 2016 à 2018, on ne pourrait à l'évidence pas considérer qu'il n'était pas disponible pour un autre emploi le reste de l'année, ni qu'un employeur renoncerait à l'engager pour les mois en question. Ainsi, sa situation ne serait pas aussi stable et pérenne que l'ont retenu les autorités précédentes, et les jurisprudences citées dans l'arrêt attaqué (arrêts C 28/07 précité et "2C 24/98" [recte: C 24/98] du 3 janvier 2000) ne trouveraient pas application à cet état de fait corrigé. Le recourant rappelle par ailleurs que le domaine de la restauration a été fortement affecté par le Covid-19 en 2020 et 2021, et qu'une grande incertitude planait sur les possibilités d'exploitation et de recrutement. Il aurait dès lors eu intérêt à renouveler son contrat d'une durée de neuf mois en 2020 et 2021; s'il ne l'avait pas fait, il aurait certainement été pénalisé par le chômage pour avoir refusé un poste convenable. Enfin, le recourant conteste qu'il se complairait dans sa situation et qu'il n'essayerait nullement de modifier celle-ci en cherchant un emploi de durée indéterminée. Il invoque, entre autres éléments, le nombre élevé de recherches d'emploi, son dévouement dans son travail à la buvette B.________ qui l'occupe six jours par semaine et les difficultés dues à son manque de formation professionnelle.