Citation: 5A_657/2009 06.01.2010 E. 3.2

3.2.1 La recourante reproche ensuite au Tribunal d'arrondissement d'avoir apprécié de façon contradictoire les frais liés aux voyages effectués pour rendre visite à son fils en Angleterre. Après avoir admis que ces voyages étaient réglés par ce dernier, les juges cantonaux n'auraient pas pris en considération qu'il prenait également à sa charge tous les frais annexes liés à ces déplacements, fait que la recourante prétend avoir pourtant dûment allégué en cours de procédure. Ces coûts auraient en conséquence été retenus à tort pour établir qu'elle menait un train de vie élevé comparé aux ressources dont elle prétendait disposer. 3.2.2 Il est vrai que la recourante a allégué, devant le Tribunal d'arrondissement, que les frais liés à ses déplacements en Angleterre étaient pris en charge par son fils. Elle a ainsi produit différentes pièces concernant les confirmations de vol, d'où il ressort que les réservations auraient été effectuées et payées par son fils; ces pièces ont été retenues par la juridiction cantonale dans sa motivation. La recourante n'a toutefois produit aucune justification permettant de déduire que son fils supportait également les frais liés au séjour lui-même. En l'absence de preuve suffisante, les juges cantonaux pouvaient, sans arbitraire, partir du principe que les coûts des séjours liés à ces différents voyages étaient supportés par la recourante. A supposer par ailleurs que ce serait arbitrairement que la juridiction cantonale n'aurait pas retenu cette allégation, la prise en considération de cette dernière est sans incidence sur le sort de la cause (consid. 2.2 supra). En tant que la recourante a affirmé vivre exclusivement de l'aide sociale et que ces seules ressources ne suffisent pas à assumer les charges alléguées, il est sans pertinence que les frais afférents à ses séjours en Angleterre y soient inclus ou non. 3.3 La recourante affirme aussi que, pour la période des six derniers mois précédant le passage des parties au Tribunal, elle aurait perçu des arriérés de pension pour un montant de 6'000 fr., montant qui correspondrait précisément à celui retenu par le Tribunal comme ayant été prétendument touché de manière inconnue. Ce serait ainsi arbitrairement que les juges cantonaux n'auraient pas tenu compte de ce fait. Le recours en matière civile est ouvert contre les décisions des autorités cantonales de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF). Cela signifie, notamment, que seuls sont recevables devant le Tribunal fédéral les moyens qui, pouvant l'être, ont été présentés à l'autorité cantonale de dernière instance (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4000 ss, p. 4109; cf. entre autres: ATF 134 III 524 consid. 1.3 p. 527; arrêts 5A_128/2009 du 22 juin 2009 consid. 2.1; 5A_556/2008 du 29 mai 2009 consid. 3.2). La recourante invoque la perception des arriérés de pensions pour la première fois en instance fédérale, alors que, dans la mesure où elle prétend que c'est avant l'introduction de la présente requête de modification que cette somme lui aurait été versée, elle aurait parfaitement pu invoquer ce moyen devant la cour cantonale déjà. Celui-ci est en conséquence irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales. 3.4 En tant que la recourante n'est pas parvenue à démontrer que lui imputer un revenu supplémentaire de 1'000 fr. était arbitraire, il faut admettre, à l'instar de la juridiction inférieure, que son déficit se chiffre à 1'903 fr. 50. En tenant compte toutefois du fait que ses charges, trop élevées, doivent être réduites, une pension alimentaire d'un montant de 1'500 fr. lui permettra de sauvegarder son minimum vital, élargi aux impôts. Ses critiques quant à la différence entre son déficit - qu'elle évalue injustement à 2'900 fr. - et le bénéfice de son mari - 3'290 fr. - tombent donc à faux.