Citation: 5A_128/2016 E. 5.1.1

5.1.1. La cour cantonale a retenu que le mariage avait exercé une influence concrète sur la situation de l'intimée en raison de sa durée de plus de 13 ans, de la naissance d'un enfant, dont l'intimée s'était occupée, et de l'état de santé de celle-ci, qui percevait une rente AI entière depuis le 1er avril 1999 et était entièrement dépendante de son époux financièrement, à tout le moins depuis cette date. Au vu de l'invalidité de l'intimée, aucune activité lucrative n'était envisageable ou exigible. Sa seule source de revenus était constituée par la rente de l'assurance-invalidité d'un montant de 1'535 fr., les prestations complémentaires - subsidiaires à l'entretien dû en vertu du droit de la famille - n'ayant pas à être prises en considération dans le calcul de ses ressources. S'agissant du calcul de la contribution d'entretien, la cour cantonale a constaté que le revenu de l'intimée ne couvrait pas son strict minimum vital, qui se montait à 2'447 fr. Le recourant disposait quant à lui, après déduction de son strict minimum vital de 2'767 fr. et de la contribution d'entretien en faveur de son fils de 960 fr., d'un solde de 413 fr. C'était par conséquent à bon droit que le premier juge avait arrêté à 400 fr. la contribution d'entretien en faveur de l'intimée, tant que le recourant subvenait à l'entretien de l'enfant, tout en constatant que ce montant additionné au revenu de l'ex-épouse ne permettait pas de couvrir le minimum vital de celle-ci. L'enfant étant devenu majeur le 9 avril 2015, la situation financière du débirentier s'était améliorée puisqu'il avait été libéré de l'obligation de contribuer à l'entretien de son fils. Partant, le premier juge avait à juste titre considéré qu'il y avait lieu d'adapter la contribution d'entretien pour tenir compte de ce fait prévisible. Le montant ainsi disponible devait être affecté en premier lieu à la couverture des besoins incompressibles de l'intimée et l'excédent réparti par moitié entre les parties, sans tenir compte de leur minimum vital élargi puisque celui-ci excédait le montant disponible. L'intimée pouvait dès lors prétendre à une contribution d'entretien de 1'100 fr., celle-ci assurant aux parties un train de vie équivalent. S'agissant de la durée de la contribution d'entretien, la juridiction précédente a retenu qu'en raison de la longue durée du mariage, il ne se justifiait pas de limiter l'entretien à la date à laquelle l'enfant avait atteint l'âge de 16 ans révolus. La cour cantonale a par ailleurs relevé que l'empêchement d'exercer une activité lucrative ne résultait pas du temps à consacrer à l'enfant, mais de l'état de santé de la crédirentière. Les ressources du recourant seraient réduites quand celui-ci atteindra l'âge de la retraite, le 17 juin 2025, de sorte que la durée de l'entretien devait être limitée au 1 er juin 2025 inclus.