Citation: 6B_268/2018 E. 5.5

5.5. Concernant les infractions de diffamation et de calomnie commises par le biais d'internet (cas B.l à B.s), la recourante conteste être l'auteure des propos attentatoires à l'honneur parus sur la toile, n'étant pas la titulaire des sites internet et des comptes Twitter. G.________ aurait par ailleurs piraté son téléphone et son ordinateur. La cour cantonale a constaté que les messages publiés sur internet, tous sites confondus, portaient sur la même thématique, à savoir notamment la prostitution, le proxénétisme et la pédophilie. Leur contenu correspondait par ailleurs aux différents SMS adressés à E.________, D.________ et G.________, à des inscriptions apposées dans l'immeuble de C.________ et à des dénonciations adressées à des autorités publiques. Ces propos étaient écrits dans un même style et visaient des personnes bien définies, soit les intimés, tous connus de la recourante. Par ailleurs, G.________ n'aurait eu aucune raison de se dénigrer lui-même. Dépourvus de tout développement, les griefs de la recourante ne répondent aucunement aux exigences minimales de motivation (cf. consid. 5.1 supra). Le point de savoir si elle-même a fait l'objet de traite humaine ou encore si les autorités genevoises ont les compétences pour " stopper les maltraitances psychologiques et sévices sexuels ", ainsi qu'elle le soutient, est sans pertinence. Par son argumentation, la recourante ne démontre pas, une fois de plus, en quoi l'appréciation effectuée par la cour cantonale serait arbitraire, et il n'apparaît pas que tel soit le cas.