Citation: 1A.297/2000 20.12.2000 E. 5

5.- Il ressort de l'argumentation du recourant - présentée de façon difficilement compréhensible - que le Tribunal cantonal aurait omis, dans son appréciation, de tenir compte de la protection de la bonne foi de l'acquéreur de terrains dont les autorités avaient, à l'époque de l'achat, admis le caractère constructible. Or, dans son recours du 17 juin 1999 contre la décision de la première commission d'estimation, il invoquait précisément le principe de la bonne foi. Selon la jurisprudence relative à l'art. 5 al. 2 LAT, l'octroi d'une indemnité pour expropriation matérielle est soumis à différentes conditions de fond, et la protection de la bonne foi peut entrer en considération dans ce cadre (cf. ATF 125 II 431 consid. 3a p. 433 et consid. 6 p. 438 ainsi que la jurisprudence citée). L'arrêt attaqué contient une motivation complète et détaillée au sujet des conditions posées par le droit fédéral et la jurisprudence dans ce domaine. Le recourant ne présente aucune critique pertinente de cet arrêt. Il se justifie donc de renvoyer purement et simplement aux motifs de la décision de la Cour de droit public du Tribunal cantonal, car le recours de droit administratif est manifestement mal fondé (cf. art. 36a al. 1 let. b et al. 3OJ).