Citation: 2C_20/2024 E. A

A.________, ressortissant nigérian né en 1982, est entré illégalement en Suisse en mars 2002. Sa demande d'asile a été refusée. En 2004, il est devenu père d'un fils, né d'une relation avec une ressortissante croate au bénéfice d'une autorisation d'établissement en Suisse. Il a obtenu une autorisation de séjour pour cas de rigueur, le 20 décembre 2004. Le 1er juin 2005, il s'est marié avec sa compagne et a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour par regroupement familial; celle-ci a été régulièrement prolongée. Le 1er mai 2007, A.________ a été condamné à une peine pécuniaire de 12 jours-amende à 30 fr. avec sursis (art. 105 al. 2 LTF) et à une amende de 100 fr. (art. 105 al. 2 LTF) pour violence et menace contre les autorités et les fonctionnaires. Le 27 février 2009, A.________ a été condamné à une peine privative de liberté de 18 mois avec sursis pour infractions qualifiées à la législation en matière de stupéfiants, escroquerie et mise en circulation de fausse monnaie. Le 25 juin 2009, il a fait l'objet d'un avertissement du Service des migrations du canton de Berne (ci-après: le Service cantonal) en raison de sa condamnation du 27 février 2009. En 2010, A.________ et son épouse ont donné naissance à leur deuxième enfant, une fille. Le 31 janvier 2012, A.________ a été condamné à une peine pécuniaire de 10 jours-amende à 30 fr. (art. 105 al. 2 LTF) et à une amende de 150 fr. (art. 105 al. 2 LTF), pour injure. Puis, le 28 juin 2012, il a été reconnu coupable de violence et menace contre les autorités et les fonctionnaires ainsi que d'empêchement d'accomplir un acte officiel et a été condamné à une peine pécuniaire de 25 jours-amende à 30 fr. (art. 105 al. 2 LTF) et à une amende de 100 fr. (art. 105 al. 2 LTF). Hormis des incursions temporaires dans le monde du travail ou de l'intégration professionnelle, il est sans travail stable depuis mi-2013 et reçoit des prestations d'aide sociale. Le couple s'est séparé en 2015. L'autorisation de séjour de A.________ a depuis lors été prolongée pour raisons personnelles majeures. En date du 11 février 2016 notamment, l'autorisation de séjour a été prolongée, sous certaines conditions et charges (engagement intensif à trouver un emploi et efforts pour sortir de l'aide sociale, engagement à ne pas contracter de dettes supplémentaires, à ne pas commettre de nouvelles infractions pénales et à s'acquitter de ses obligations envers son épouse et ses enfants). En outre, le 22 mars 2017, A.________ a fait l'objet d'un nouvel avertissement du Service cantonal en raison de sa dépendance à l'aide sociale. Pour la période courant du 1er janvier 2005 au 18 mai 2021, A.________ a touché des prestations d'aide sociale pour un montant de 265'640.40 fr. En mai 2023, ce montant était d'environ 300'000 fr. Il a également fait l'objet d'actes de défaut de biens pour un montant de 5'360.20 fr. au 30 juin 2020. En mars 2023, A.________ a eu un troisième enfant, un garçon, avec une ressortissante suisse née en 1980.