Citation: 2C_646/2022 E. 5

La recourante reproche ensuite au Tribunal administratif fédéral d'avoir violé le droit fédéral en confirmant la décision de première instance de l'OFAC. Formulant divers griefs, la recourante soutient en particulier que les conditions d'application de l'art. 11 LPE - sur lequel s'est notamment fondée l'autorité administrative précitée pour lui ordonner de supprimer le box de voltige figurant sur sa carte VAC de son aérodrome - ne serait pas remplies en l'espèce. D'après elle, la mesure qui lui est imposée ne serait pas apte à conduire à une diminution des nuisances sonores pour les riverains se trouvant actuellement en dessous du box de voltige. A ce titre, elle ne respecterait pas le principe de la proportionnalité - ancré à l'art. 5 al. 2 Cst. - qui sous-tend l'application de l'art. 11 LPE, d'autant que le box de voltige litigieux revêtirait une fonction essentielle pour la sécurité aérienne. Elle reproche ce faisant au Tribunal administratif fédéral d'avoir aussi confirmé un changement de pratique de l'OFAC consistant à interdire de manière générale l'inscription de box de voltige aérienne sur les cartes VAC, alors même qu'aucun intérêt public ne le justifie.