Citation: 9C_477/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1972, a été victime d'un accident de football le 7 septembre 2002 qui a entraîné une fracture du tibia et du péroné droits. Par décisions des 31 mars et 22 juillet 2008, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) l'a mis au bénéfice d'un quart de rente d'invalidité depuis le 1er septembre 2003, fondé sur un taux d'invalidité de 43 %. Dans le cadre d'une révision du droit à la rente, l'office AI a fixé le taux d'invalidité à 35 % et a supprimé cette prestation, par une décision du 11 juin 2015 qui n'a pas été attaquée. De son côté, l'assureur-accidents a alloué à son assuré une rente d'invalidité de 41 % depuis le 1er septembre 2007. A.b. Le 15 mai 2017, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'office AI a mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre médical expertises CEMEDEX SA. L'expertise a été réalisée par les docteurs B.________, spécialiste en rhumatologie, C.________, spécialiste en neurologie, D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie, E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et F.________, spécialiste en médecine interne générale. Dans leur rapport du 18 juin 2019, les experts ont conclu, au terme de leur évaluation consensuelle, que la capacité de travail de l'assuré avait diminué de 70 % à 60 % dès le 1er juin 2016, soit trois semaines après une méniscectomie interne arthroscopique du genou gauche effectuée le 10 mai 2016. Depuis le 1er juin 2019, soit six mois après une ostéotomie du tibia proximal gauche pratiquée le 9 novembre 2018, la capacité était de 100 % dans une activité adaptée, comme le poste de collaborateur logistique au service de G.________ SA que l'assuré occupait à 60 %. A la demande du docteur H.________, médecin au Service médical régional (SMR), le CEMEDEX a apporté des précisions sur l'exigibilité médicale par lettre du 24 juillet 2019. Dans le cadre d'un projet de décision de l'office AI du 18 novembre 2019, le recourant a soulevé des critiques à l'encontre du rapport d'expertise du CEMEDEX par écriture du 27 février 2020. Les experts se sont déterminés à ce sujet par lettre du 18 mai 2020. Ils ont précisé que le recourant s'était trouvé à nouveau en incapacité totale de travail depuis le 9 novembre 2018 en raison de l'ostéotomie du tibia proximal gauche, qu'il avait retrouvé une capacité de travail de 60 % six mois après l'opération, puis récupéré une capacité de 100 % sans perte de rendement dès le 9 septembre 2019. Par décision du 3 septembre 2020, l'office AI a rejeté la demande.