Citation: 2A.630/2005 20.03.2006 E. A

Ressortissante roumaine, née en 1970, A.A.________ est entrée en Suisse le 2 décembre 2000, avec une autorisation de séjour en vue de mariage avec B.A.________, ressortissant suisse, né en 1958, qu'elle a épousé le 2 février 2001 à Martigny. Elle a été, de ce fait, mise au bénéfice d'une autorisation de séjour annuelle, régulièrement renouvelée, la dernière fois le 1er janvier 2004, jusqu'au 2 février 2005. Les époux se sont séparés en août 2002, A.A.________ ayant quitté le domicile conjugal à Martigny pour s'installer d'abord aux Evouettes, puis au Bouveret, commune de Port-Valais, à partir de mi-octobre de la même année. Entendue le 18 mars 2004, A.A.________ déclara être séparée de son mari depuis le 5 janvier 2004; elle expliqua notamment que la séparation était motivée par les problèmes psychiques de son mari; elle affirmait que celui-ci l'aimait toujours mais désirait divorcer et qu'elle-même lui restait attachée. Elle considérait comme possible une reprise de la vie commune si la maladie de son mari devait s'atténuer. Le plus important à ses yeux était d'achever sa formation et de s'investir dans son futur métier, dès lors qu'elle pensait s'être parfaitement intégrée en Suisse. Quant à B.A.________, dans un courrier du 19 mars 2004 adressé au Service cantonal de l'état civil et des étrangers (SEE), il a déclaré être séparé de son épouse et n'avoir plus aucun contact avec elle. Entendu le 29 mars 2004, il a confirmé être séparé de son épouse depuis août 2002, en raison de l'incompatibilité de leurs caractères. Indiquant qu'une demande de séparation judiciaire avait été introduite, puis retirée début 2004 dans l'espoir de trouver un accord amiable, il exprimait l'intention d'engager une procédure de divorce dès que possible et excluait tout espoir de réconciliation. Par décision du 24 juin 2004, après avoir donné à A.A.________ la possibilité de s'exprimer, le SEE a révoqué l'autorisation de séjour de celle-ci et lui a imparti un délai au 30 juillet 2004 pour quitter le territoire valaisan. Cette décision a été confirmée par le Conseil d'Etat le 9 mars 2005.