Citation: 6B_1421/2016 E. B

B.a. Par arrêt du 22 novembre 2016, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé par X.________ contre ce jugement. En résumé, elle a retenu les faits suivants: Le 3 juin 2009, la Cour correctionnelle du canton de Genève a condamné X.________, thérapeute d'eurythmie, à trois ans et six mois de peine privative de liberté pour actes d'ordre sexuel avec des enfants et contrainte sexuelle. Un traitement thérapeutique au sens de l'art. 63 CP a été ordonné. Il lui était reproché d'avoir forcé ses filles, A.________, née en 1980 et B.________, née en 1982, à se coucher nues après leur avoir prodigué des massages à l'occasion desquels il avait caressé leurs parties génitales et leurs seins. Il les avait également rejointes dans leur lit et leur avait prodigué des caresses intimes, avait frotté son sexe contre leur corps, les avait forcées à prendre des douches nues en sa présence, avait touché et léché leurs parties génitales et le reste du corps de A.________, caressé avec insistance le sexe et la poitrine de A.________ et introduit ses doigts dans son vagin. B.b. Le 26 juillet 2012, le TAPEM a ordonné la libération conditionnelle de X.________, assortie d'un délai d'épreuve d'un an et deux mois et de deux règles de conduite, à savoir l'obligation de poursuivre régulièrement son traitement ambulatoire et l'interdiction de prodiguer des massages à des mineurs, ainsi que d'exercer toute activité professionnelle, bénévole ou de loisir, impliquant un contact avec des mineurs. Le 27 mai 2015, la Commission d'évaluation de la dangerosité, saisie pour un préavis sur la levée du traitement ambulatoire, a estimé que X.________ présentait toujours un danger pour la société et a préconisé une nouvelle expertise psychiatrique, laquelle a été ordonnée par le TAPEM. Dans leur rapport du 11 mai 2016, les experts ont posé le diagnostic de pédophilie (trouble mixte de la personnalité et trouble de la préférence sexuelle). Ils ont conclu qu'il restait un risque de passage à l'acte " que la levée de la mesure viendrait renforcer ".