Citation: 6B_749/2022 E. 7.3.2

7.3.2. La cour cantonale a estimé que si le premier tir avait été accidentel, comme le soutient le recourant, il n'aurait ensuite pas vidé ses deux chargeurs sur ses victimes. Au contraire, elle indique que s'il avait effectivement tiré sur son fils sans le faire exprès, il aurait immédiatement appelé à l'aide et les secours pour le sauver. Pour sa part, en référence aux explications données par l'expert privé (" il est classique de décrire l'explosivité qui fait suite à la rétention émotionnelle du sensitif, l'étincelle venant mettre le feu au baril de poudre [...]"), le recourant se contente de dire que la cour cantonale aurait adopté un raisonnement péremptoire, donc arbitraire. Premièrement, sans compter qu'il est difficilement intelligible, il n'apparaît pas évident que cet extrait du rapport d'expertise privée se rapporte directement à la question sous revue. À tout le moins, il ne permet pas de dire que le recourant aurait tiré par accident sur son fils. Tout au plus permet-il de comprendre que le sensitif, suite à une rétention émotionnelle, peut exploser à la moindre étincelle. Loin s'en faut de dire que cette "étincelle", en l'espèce, serait le premier coup de feu tiré par le recourant, ce qu'il ne prétend d'ailleurs pas. Secondement, il est utile de rappeler que le résultat d'une expertise privée doit être considéré comme de simples allégués de parties (cf. supra consid. 1.4.3), que la cour cantonale peut apprécier librement. C'est pourquoi, même si le Dr I.________ avait clairement indiqué que le premier tir était accidentel (ce qu'il n'a à juste titre pas fait, faute de compétence), la cour cantonale n'aurait pas été liée par cette déduction plus qu'elle ne l'est par les déclarations des parties. Il aurait appartenu au recourant d'expliquer en quoi l'appréciation des moyens de preuve était insoutenable, ce qu'il n'a pas fait, en se contentant de dire que le raisonnement cantonal était péremptoire.