Citation: 6B_800/2022 E. 5.4.3

5.4.3. Il ressort de l'expertise que la jeune femme n'a pas voulu un rapprochement sexuel avec l'intimé mais que, bloquée, elle n'a pas pu s'y opposer. L'expertise est claire, ne contient aucune contradiction et est confirmée par les notes de la jeune femme. La cour cantonale l'a toutefois écartée. Elle a qualifié d'audacieux le diagnostic de dissociation psychique, au motif que celui-ci ne correspond pas à la Classification internationale CIM 10 et a expliqué que l'excitation sexuelle montante expliquait le comportement peu rationnel ou désinhibé adopté par la jeune femme (arrêt attaqué p. 49). En prenant uniquement en compte les photos et les vidéos pour se faire une idée précise et objective de ce qui s'était passé entre les protagonistes et en faisant prédominer sa propre analyse sur celle de l'expert et les déclarations de la victime, la cour cantonale a versé dans l'arbitraire.