Citation: 1C_552/2016 E. 5.4.2

5.4.2. Les recourants n'apportent par ailleurs aucun élément permettant de douter sérieusement que lors de l'adoption du plan général d'affectation, en 1993, la collocation en zone à bâtir du périmètre de Montenailles ne répondait pas à un besoin à quinze ans, au sens de l'art. 15 LAT; ils ne démontrent pas non plus qu'il était d'emblée exclu que ce périmètre soit entièrement équipé - par le biais du syndicat d'améliorations foncières - dans ce même délai, le secteur bénéficiant d'ailleurs - cela a été exposé - d'un réseau routier préexistant (cf. consid. 4 ci-dessus). Rien ne permet, dans ces circonstances, de supposer que ce périmètre devait, au contraire, être attribué, lors de l'adoption de la planification générale, à un secteur inconstructible, plus spécialement une zone différée au sens des art. 18 al. 2 LAT et 51 LATC, étant rappelé qu'une portion du territoire répondant aux conditions de l'art. 15 LAT doit être directement affectée à la zone constructible (cf. ATF 115 Ia 333 consid. 4 s., p. 338; MARC-OLIVIER BESSE, op. cit., p. 106). Cela est en l'espèce d'autant plus vrai que le secteur de Montenailles est aujourd'hui englobé, comme l'a rappelé le service cantonal compétent (SDT), dans le périmètre compact de l'agglomération Lausanne-Morges (PALM) qui, selon ce même service, n'est pas concerné par le surdimensionnement de la zone à bâtir contraire à la LAT. La Commune du Mont-sur-Lausanne ne figure d'ailleurs pas sur la liste des villages et quartiers hors centre devant réviser leur PGA en raison du surdimensionnement des zones à bâtir (état juillet 2017; disponible sous https://www.vd.ch/themes/territoire/ amenagement/thematiques-actuelles/zones-a-batir-dhabitation-et-mixtes/ redimensionnement-des-zones-a-batir/, consultée le 1er décembre 2017); la commune confirme d'ailleurs céans ne pas être dans l'obligation de dézoner (cf. réponse du 13 février 2017, p. 10).