Citation: 1B_59/2019 E. 2

Dans un premier grief, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. Il reproche en substance à l'autorité précédente d'avoir confirmé le séquestre ordonné à son encontre en se fondant sur d'autres fondements légaux (art. 71 al. 3 CP) que ceux retenus par le Ministère public (art. 263 CPP); ce faisant, la cour cantonale aurait remédié au défaut de motivation de l'ordonnance du Procureur, sans que le recourant ait pu faire valoir ses arguments sur ces nouveaux motifs au cours de la procédure cantonale. Ce grief peut être écarté. En effet, il ressort des déterminations du 4 mai 2018 déposée par le Ministère public au cours de la procédure cantonale que ce dernier a précisé que "dans le cas particulier, le séquestre qui frapp[ait] le montant de CHF 40'000.- [devait] être maintenu aux fins de garantir l'exécution d'une éventuelle future créance compensatrice". Après avoir reçu cette écriture, le recourant s'est spontanément déterminé, contestant en substance que les conditions autorisant le prononcé d'une telle créance - soit celles permettant, le cas échéant, une confiscation - soient réalisées, respectivement que celles justifiant le séquestre de valeurs en mains d'un tiers soient remplies (cf. ses observations du 9 mai 2018). Le recourant a ainsi pu faire valoir l'ensemble de ses arguments, y compris sur une éventuelle application de l'art. 71 al. 1 et 3 CP en lien avec l'art. 70 al. 2 CP.