Citation: 5A_465/2020 E. 4.4

4.4. En tant que le recourant soutient que les prestations complémentaires AI auraient dû être intégrées dans le revenu déterminant de l'intimée, son grief apparaît d'emblée infondé au vu des principes qui précèdent (cf. supra consid. 4.2), a fortiori dans le cadre d'un examen limité à l'arbitraire. Le recourant s'efforce néanmoins de remettre en cause le bien-fondé de la jurisprudence précitée en se référant à un ATF 134 III 581, déjà mentionné dans son mémoire d'appel. L'arrêt en question retient que, dans l'application de l'art. 125 al. 2 ch. 5 CC, le revenu de substitution - dont font partie les prestations des assurances sociales et privées destinées à couvrir la perte de gain, passagère ou durable, liée à la réalisation des risques assurés (chômage, accident, maladie ou invalidité) - doit être pris en compte dans les revenus des époux (consid. 3.4). Selon le recourant, on pourrait déduire de cet arrêt que les prestations complémentaires AI constituent un revenu de substitution destiné à couvrir une perte de gain et qu'elles devraient être incluses dans les ressources des époux. Cette interprétation extensive est toutefois infondée et l'arrêt ne contredit en rien la jurisprudence topique appliquée par l'autorité cantonale. Partant, l'argument du recourant doit être rejeté. Le recourant se réfère également à un passage de doctrine qui mentionne l'intégration des prestations complémentaires dans les revenus des époux (DESCHENAUX/STEINAUER/BADDELEY, Les effets du mariage, 3e éd. 2017, n. 637 p. 403) et qui renvoie sur ce point à deux auteurs (DE WECK-IMMELÉ, in Commentaire pratique, Droit matrimonial, 2016, n° 61 ss ad art. 176 CC, spéc. n° 65; D E PORET BORTOLASO, Le calcul des contributions d'entretien, in: SJ 2016 II 141, p. 159). Dès lors toutefois que ceux-ci font précisément état de l'absence de prise en compte des prestations complémentaires AI dans les ressources déterminantes des conjoints, il apparaît douteux que la doctrine citée par le recourant entende réellement s'écarter de la jurisprudence fédérale litigieuse. Quoi qu'il en soit, le renvoi à un avis doctrinal contraire à la jurisprudence bien établie du Tribunal fédéral n'est de toute manière pas pertinent en l'espèce, dans la mesure où le seul fait qu'une autre solution soit concevable, voire préférable, ne permet pas de considérer que la décision attaquée serait arbitraire (cf. supra consid. 2.1). Le moyen du recourant doit dès lors être écarté. Le recourant entend finalement étendre la portée de la jurisprudence qu'il critique en exposant qu'elle ne serait pertinente que dans le cas où le débirentier dispose de moyens financiers suffisants pour assumer non seulement son minimum vital, y compris sa charge fiscale, mais également celui du crédirentier. Dès lors que cette affirmation péremptoire n'est pas étayée et qu'elle apparaît ne relever que de la seule opinion du recourant, le moyen est irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Il s'ensuit que le recourant ne parvient pas à démontrer en quoi, dans le cas d'espèce, l'application par l'autorité cantonale de la jurisprudence topique du Tribunal fédéral pourrait être taxée d'arbitraire. Autant qu'il est suffisamment motivé, le grief apparaît ainsi infondé.