Citation: 6B_886/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, selon les constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), le recourant est célibataire et père d'une fille vivant avec sa mère en Serbie. Dans ces conditions, il ne peut se prévaloir d'une atteinte à la garantie de la vie familiale. Il ne peut pas non plus invoquer de droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 CEDH, malgré son séjour relativement long en Suisse (14 ans), en raison de son manque d'intégration professionnelle et économique. À cet égard, c'est en vain que le recourant fait valoir qu'il est en "incapacité de travail" en raison de troubles psychiatriques depuis 2019, dès lors qu'il est arrivé en Suisse en 2010 et n'y a jamais exercé d'activité professionnelle, bénéficiant dès son arrivée de l'aide financière de l'EVAM. Au vu de ces circonstances, le recourant ne peut se prévaloir de son droit au respect de sa vie privée et familiale pour s'opposer à son expulsion de Suisse, cette mesure ne le plaçant pas dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP.