Citation: 2C_581/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que les violences d'ordre sexuel alléguées n'ont pas été établies. Par ailleurs, l'autorité précédente ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'elle retient qu'un certain nombre d'éléments viennent, à tout le moins, relativiser l'intensité de ces violences. Il en va ainsi du classement de la plainte pénale en octobre 2020 (en dépit d'ailleurs du rapport médical du Centre hospitalier universitaire vaudois du 19 août 2020, fondé sur les déclarations de la recourante 1, qui diagnostiquait un trouble de stress posttraumatique en lien avec des violences sexuelles) et des propres déclarations de la recourante 1 (notamment celles faites à la police cantonale en septembre 2020) qui révélaient que la vie avec son conjoint n'était manifestement pas devenue insupportable. Toujours selon l'arrêt querellé, les violences de nature psychologique prétendument subies durant l'union conjugale n'ont pas non plus été prouvées. En particulier, les documents produits ne permettent pas de démontrer l'intensité de celles-ci, ni les maltraitances subies durant la vie conjugale. A cet égard, les recourantes se contente d'invoquer que la recourante 1 avait pris connaissance de la citation à comparaître à l'audience de mesures protectrices de l'union conjugale alors qu'elle avait déjà entrepris des démarches afin d'alerter sur les violences qu'elle aurait subies. Indépendamment de la question de la recevabilité des faits nouveaux sur ce point, on ne voit pas pour quel motif ces éléments de fait, même s'ils devaient être vrais, seraient en mesure de démontrer une application erronée de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI par l'autorité précédente. Les recourantes ne l'expliquent pas. En outre, elles perdent de vue que l'autorité précédente n'a pas écarté l'existence de violences conjugales suffisamment intenses au seul motif que le Ministère public vaudois avait rendu une ordonnance de classement. Le Tribunal administratif fédéral a pris en compte les pièces versées par les recourantes, ainsi que les déclarations du couple pour retenir, sans arbitraire (cf. supra consid. 4), que les violences alléguées n'avaient pas pu être démontrées. Sur le vu des éléments en sa possession, le Tribunal administratif fédéral pouvait sans violer le droit fédéral retenir que les conditions jurisprudentielles permettant de retenir l'existence de violence conjugale au sens de l'art. 50 al. 1 let.b et al. 2 LEI n'étaient pas remplies. Pour le surplus, il peut être renvoyé à l'argumentation convaincante et détaillée de l'autorité précédente (art. 109 al. 3 LTF). Enfin, aucun élément ressortant de l'arrêt attaqué ne vient remettre en question la négation par l'autorité précédente d'autres raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Les recourantes ne le contestent pas.