Citation: 6B_936/2020 E. 4.2.4

4.2.4. Le recourant fait valoir que son expulsion obligerait sa compagne et leurs enfants - à l'entretien desquels il contribuerait - à le suivre en Angola, ce qui serait contraire à leur "intérêt supérieur". Cet élément pèserait plus lourd que les infractions commises. Il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral faute de grief d'arbitraire (art. 105 al. 1 LTF), que la mesure dans laquelle le recourant contribue à l'entretien de ses enfants, qui vivent en Suisse, demeure floue, bien qu'il entretienne de bons rapports avec eux. Il appert en outre qu'il vit en concubinage depuis 20 ans avec la mère de ses enfants (quoique son divorce remonte à 2002). La question de savoir si le recourant pourrait ainsi se prévaloir d'un droit au respect de sa "vie familiale", au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, peut être laissée ouverte. En effet, même à supposer que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de cette disposition, son expulsion pourrait de toute manière être confirmée au regard de l'art. 8 par. 2 CEDH (infra, consid. 4.2.6).