Citation: 1C_517/2015 E. 1.3

1.3. Les recourants tentent de démontrer le contraire en affirmant que les enquêteurs étrangers auraient utilisé les renseignements de manière anticipée, contrairement aux engagements pris devant l'autorité d'exécution. Il devrait en résulter un refus de l'entraide judiciaire. L'arrêt attaqué ne retient pas que des renseignements auraient été utilisés à l'étranger de manière prématurée. La Cour des plaintes a au contraire considéré qu'aucun document n'avait été emporté par les enquêteurs lors de la séance de tri, et rien ne démontre que c'est par l'utilisation de tels renseignements que l'autorité requérante aurait pu requérir l'entraide judiciaire à l'égard des recourants. Quoi qu'il en soit, c'est à tort que les recourants y voient une question de principe. La jurisprudence considère en effet qu'une remise ou une utilisation prématurée de renseignements ne peut avoir pour effet un refus de l'entraide judiciaire si, à l'issue de la procédure, les conditions formelles et matérielles de la collaboration internationale se trouvent réunies de sorte que les renseignements en question pourront finalement être utilisés de manière régulière. Un tel refus serait notamment contraire aux engagements résultant de la CEEJ (RS 0.351.1; arrêt 1A.163/1997 du 23 juillet 1997 consid. 3c). L'arrêt attaqué est conforme à ces principes.