Citation: 1A.122/2000 24.05.2000 E. 1

1.- a) Le recours de droit administratif est formé en temps utile contre une décision de clôture confirmée par l'autorité cantonale de dernière instance (art. 80f al. 1 de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale - EIMP, RS 351. 1). b) Le recourant, titulaire de comptes dont le juge d'instruction envisage de transmettre la documentation d'ouverture, a qualité pour agir (art. 80h let. b EIMP, 9a let. a OEIMP), quand bien même la transmission ne porte que sur les documents d'ouverture, à l'exclusion des relevés. Il ne peut en revanche s'opposer à la transmission des dépositions de témoins que dans la mesure où les renseignements qu'elles contiennent équivalent à la transmission de documents bancaires relatifs à ses comptes (ATF 124 II 180 consid. 2 p. 182). En l'espèce, les témoins se sont exprimés sur la situation et les activités générales de C.________, renseignements qui ne concernent pas le recourant. La déposition de A.________, du 20 octobre 1998, contient toutefois des indications précises concernant le recourant: son nom figure en p. 3 et 5 de sa déposition, et il est indiqué que le recourant est titulaire des comptes figurant sous ch. 7 à 11 et 25 de la première liste (p. 4). Par ailleurs, le témoin a répondu à des questions concernant l'activité du recourant (p. 6). Celui-ci a donc qualité pour agir dans cette mesure. Dans sa déposition, du 21 octobre 1998, L.________ a fourni des renseignements similaires (p. 3, 4 et 5; les références au ch. 13 et 14 de la seconde liste ne correspondent pas aux déclarations de A.________, et ne mentionnent pas le nom du recourant), à la transmission desquels le recourant peut également s'opposer. Quant au rapport de police du 3 novembre 1998, il résume les déclarations de A.________ et L.________, et comporte des indications concernant le recourant, en p. 2 (deux lignes, et dernier paragraphe) et 3 (premier paragraphe). La qualité pour agir peut aussi lui être reconnue sur ce point. Le recourant fait grief à l'autorité d'exécution de ne pas avoir rendu A.________ et L.________ attentifs à leur droit de refuser de témoigner. La Chambre d'accusation a toutefois retenu, avec raison, que le recourant n'a pas qualité pour soulever ce grief. Le droit de refuser de témoigner, rappelé à l'art. 65 al. 3 EIMP, est institué pour la protection du seul témoin, et les personnes mises en cause par celui-ci n'ont pas qualité pour s'en prévaloir.