Citation: 2C_994/2019 E. 7.2.1

7.2.1. Il résulte de l'arrêt attaqué que le recourant, qui travaille à 80% à Genève, se rendait régulièrement en 2018 au Tessin pour rencontrer sa partenaire et voir sa famille et ses amis (le Tribunal cantonal a laissée ouverte la question de savoir si c'était " tous les week-ends " ou " la majorité des week-ends " [arrêt entrepris, p. 12]). L'intéressé a en outre un certain nombre d'autres attaches avec ce canton (médecin, exercice des droits politiques, participation à des associations [festival de films], intérêt pour la vie artistique et politique locale, service civil effectué au Tessin). Si, sur le vu de ce qui précède, les liens du recourant avec le canton du Tessin sont indéniables, les éléments susmentionnés ne suffisent pas à démontrer que ces liens seraient de nature à l'emporter sur la présomption du domicile fiscal au lieu à partir duquel le contribuable se rend au travail. Il ne résulte en effet pas de l'arrêt entrepris que l'intéressé aurait notamment des liens plus intenses avec ses parents que ceux d'une personne majeure partie du foyer familial depuis de nombreuses années. Quant à la relation du contribuable avec sa partenaire, elle ne suffit pas à démontrer que le recourant entretenait avec celle-ci des relations d'une intensité exceptionnelle au Tessin propres à renverser la présomption de domicile dans le canton de Vaud, dès lors que le recourant a gardé son domicile chez ses parents et a indiqué dans le questionnaire relatif à son domicile fiscal loger chez eux, soit dans autre une commune (C.________) que celle où réside sa partenaire (Capriasca). De plus, le couple est co-titulaire du bail à Lausanne. De même, les activités associatives et les intérêts pour la vie artistique et politique locale de l'intéressé n'ont rien de spécifique par rapport à ceux d'une personne se rendant régulièrement dans son canton d'origine. S'agissant des soins médicaux du recourant, la jurisprudence estime qu'il est courant de garder son médecin tant que la distance géographique et la fréquence avec laquelle il est nécessaire d'y recourir le permettent, même en cas de déménagement dans un autre canton (cf. arrêts 2C_854/2013 du 12 février 2014 consid. 5.3 et 2C_728/2012 du 28 décembre 2012 consid. 4.1); l'intéressé ne prétend du reste pas devoir se rendre régulièrement chez son médecin au Tessin. Sur le plan professionnel, indépendamment de la question de savoir si le contribuable a développé un réseau professionnel au Tessin entre 2012 et 2016 (cf. supra consid. 5), force est de constater que depuis 2016 il travaille à Genève, de sorte que ce n'est indéniablement (plus) dans le canton du Tessin qu'il a les attaches professionnelles les plus importantes. En outre, ayant fait ses études à Lausanne entre 2005 et 2012, il n'est guère concevable qu'il n'ait conservé dans le canton de Vaud aucun lien social de cette période, comme l'a retenu à juste titre le Tribunal cantonal. Finalement, de jurisprudence constante, le domicile politique ne joue aucun rôle décisif (cf. supra consid. 6.1), de sorte que le recourant ne peut rien déduire du fait qu'il exerce ses droits politiques au Tessin. En résumé, les éléments avancés par le recourant ne sont pas propres à renverser la présomption du domicile fiscal principal dans le canton de Vaud.