Citation: 2C_25/2024 E. 1.1

1.1. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions dans le domaine du droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Cela signifie a contrario que cette voie de recours est ouverte si l'intéressé peut se prévaloir d'un droit à l'obtention de l'autorisation sollicitée. Selon la jurisprudence, il suffit qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que l'art. 83 let. c ch. 2 LTF ne s'applique pas et, partant, qu'un recours en matière de droit public soit envisageable (ATF 147 I 89 consid. 1.1.1; 139 I 330 consid. 1.1). En l'occurrence, la belle-mère du recourant est une ressortissante italienne titulaire d'un titre de séjour UE/AELE fondé sur l'ALCP (RS 0.142.112.681). Cet accord confère à certaines conditions un droit au regroupement familial notamment en faveur des descendants âgés de moins de 21 ans ou à charge (art. 7 let. d et art. 3 par. 1 et 2 let. a annexe I ALCP). Les enfants du conjoint (beaux-enfants), quelle que soit leur nationalité, peuvent aussi bénéficier de ce droit de séjour dérivé (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.1; 136 II 65 consid. 3, 4 et 5.2). La recevabilité du recours en matière de regroupement familial fondé sur l'ALCP dépend de l'âge au moment du dépôt de la demande (arrêts 2C_875/2020 du 2 février 2021 consid. 1.2; 2C_909/2015 du 1 er avril 2016 consid. 1.2). En l'occurrence, le recourant était âgé de 20 ans au moment de la demande de regroupement familial. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte.