Citation: 8C_216/2019 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a fait sienne l'appréciation du docteur O.________ selon laquelle, d'un point de vue somatique, les troubles de l'assuré persistant au 31 décembre 2012 ne pouvaient être mis en relation de causalité pour le moins probable ni avec l'accident de 2006, ni avec l'intervention chirurgicale pratiquée par le docteur E.________, dès lors qu'aucune modification structurelle n'avait pu être mise en évidence en relation avec ces symptômes, en dépit d'examens cliniques extensifs. Les rapports de ce médecin pouvaient se voir accorder une pleine valeur probante, ses conclusions étant par ailleurs corroborées par celles des docteurs F.________, C.________, I.________ et K.________ et n'étant pas formellement contredites par les rapports des docteurs L.________, N.________ et E.________. En effet, tandis que l'appréciation du docteur L.________ ne laissait aucunement penser qu'il avait admis l'existence d'un lien de causalité entre la fracture de la clavicule ou ses séquelles et les symptômes douloureux diffus décrits par l'assuré, le docteur N.________ n'abordait pas spécifiquement la question du lien de causalité. Quant au docteur E.________, il ne disait rien sur l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les "points déclencheurs" ("Triggerpunkte") à l'origine des douleurs diffuses dont se plaignait l'assuré et l'accident du 20 août 2006. Aussi les premiers juges ont-ils considéré que l'intimée était fondée à mettre un terme aux prestations d'assurance au 31 décembre 2012, sans qu'il fût nécessaire de procéder à une expertise orthopédique comme requis par le recourant.