Citation: 9C_590/2021 E. 5.2

5.2. Dans sa réponse, l'assurée fait valoir que rien ne démontre qu'elle avait déjà présenté une incapacité de travail durable de 20 % au moins jusqu'en 2010. Le fait qu'elle avait réduit son taux d'activité de 100 % à 80 % en 2007 ne reflétait en particulier pas "automatiquement" une incapacité de travail de 20 %. De multiples facteurs l'avaient en effet contrainte à réduire son taux d'activité entre 2007 et 2010, et elle rappelle qu'elle n'était alors pas traitée pour un quelconque trouble psychique. D'ailleurs, elle ignorait à l'époque souffrir d'un trouble bipolaire et celui-ci n'avait pas eu d'incidence permanente sur sa capacité de travail durant de nombreuses années. Entre 2007 et 2010, la naissance d'un conflit sur son lieu de travail, un décès au sein de sa famille et une rupture sentimentale avaient en revanche été, à des degrés divers, trois éléments déclencheurs - durant différentes périodes - d'un trouble dépressif. Elle ressentait cependant son syndrome dépressif comme passager, en lien avec la mauvaise période qu'elle traversait, et avait la volonté de travailler à 100 %. La juridiction cantonale avait enfin omis de manière arbitraire que son incapacité de travail déterminante pour l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité découlait certes de son trouble bipolaire mais aussi d'autres atteintes à la santé apparus dès 2014 (fibromyalgie, fracture du poignet, etc.).