Citation: 6B_705/2023 E. 1.7.2

1.7.2. En rapport avec l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, il est vrai que l'intéressé a un intérêt à poursuivre sa vie de famille avec son épouse et leur fille dans ce pays, dans lequel il séjourne depuis quelque 32 ans et où vivent également ses parents, son fils né d'une relation précédente, son frère et ses amis. Cela étant, il ressort des faits du jugement attaqué que le recourant n'a pas de travail en Suisse, qu'il fait l'objet de poursuites pour environ 3'000 fr. et qu'il a déjà fait l'objet de plusieurs condamnations par le passé. Son intégration ne saurait ainsi être qualifiée de bonne. Par ailleurs, si l'on ne peut certes pas ignorer que l'expulsion est susceptible de porter atteinte aux relations entre le recourant et sa famille, il convient de relever que cette mesure reste d'une durée limitée, qu'il demeure envisageable que la vie de famille (avec son épouse et leur fille) se poursuive à l'étranger même si cela ne peut d'emblée être exigé et que la mesure n'empêchera pas le recourant d'entretenir des contacts avec son épouse et ses deux enfants par le biais des moyens de télécommunication modernes, voire par le biais de visites occasionnelles de ceux-ci en République démocratique du Congo. S'agissant enfin de ses liens avec son pays d'origine, le recourant fait valoir qu'il n'est jamais retourné dans ce pays avec lequel il n'entretient aucun lien social ou familial. Il y a lieu d'admettre que la réintégration du recourant dans son pays d'origine ne sera certes pas facile; elle n'apparaît toutefois pas insurmontable, dans la mesure où le recourant est né et a grandi jusqu'à l'âge de 7 ou 8 en République démocratique du Congo, où la langue officielle est le français, et parle apparemment également le lingala, comme cela ressort d'une partie des messages litigieux qu'il a rédigés.