Citation: 1C_18/2022 E. 3.2

3.2. La parcelle sur laquelle est implanté le chemin litigieux est régie par le PPA. C'est donc le règlement du PPA qui définit l'affectation de la zone et, par conséquent, qui permet de déterminer la conformité d'une installation ou construction à l'affectation à la zone. Comme le relève la recourante, la cour cantonale a constaté à raison que le chemin est situé en "zone agricole protégée". Il s'agit de la zone agricole protégée telle que définie par le RPPA, auquel il convient de se référer pour en connaître la fonction. Aussi, au contraire de ce qu'affirme péremptoirement la recourante, cela ne signifie pas qu'il faille s'en remettre à la définition de la zone agricole au sens de l'art. 16a LAT, mais bien aux règles du RPPA relatives à la zone agricole protégée. A la différence de l'art. 23 RPPA traitant de la "zone agricole" et renvoyant expressément aux dispositions cantonales et fédérales relatives à la zone agricole, l'art. 24 RPPA prévoit ce qui suit: Article 24 Zone agricole protégée La zone agricole protégée est destinée à la préservation des éléments paysagers et des valeurs naturelles. Elle est inconstructible. La piste d'obstacles existante peut être entretenue et maintenue à des fins de concours équestres occasionnels. L'exploitation agricole sous forme de pâturage est préservée et favorisée dans cette zone. Le pâturage d'autres types de bétail est autorisé, à l'exception des moutons. Les surfaces herbagères seront préservées et entretenues dans des conditions adaptées aux valeurs locales. Les fauches multiples et précoces doivent être évitées. Les clôtures fixes, type treillis, fils barbelés, pouvant faire obstacle aux mouvements de la faune sont interdites. Seules sont autorisées, les clôtures mobiles et les parcs à bétail électrifiés pendant la période de pâture. L'organisation de concours hippiques est autorisée. Le RPPA prévoit donc que "l'exploitation agricole sous forme de pâturage est préservée et favorisée dans cette zone, le pâturage d'autres types de bétail étant autorisé, à l'exception des moutons". La cour cantonale a considéré que les chevaux pouvaient ainsi brouter et s'ébattre librement dans le pâturage, ce qui relevait d'une activité conforme à la zone agricole protégée au sens du PPA.