Citation: 6B_1055/2021 E. 2.2

2.2. La juridiction d'appel a examiné la situation personnelle du recourant à la lumière de ces principes. Elle a tenu compte du fait qu'il est arrivé en Suisse à l'âge de cinq ans avec ses parents et y a grandi. Il s'y est marié et deux enfants sont issus de cette union. Sa famille du premier au quatrième degré semble être majoritairement en Suisse et entretenir des liens étroits avec lui. L'instance précédente a aussi retenu que la situation financière du recourant est mauvaise, qu'il est endetté et ne participe pas à l'effort collectif envers la société qui l'a accueilli. Il a un goût prononcé pour des objets luxueux, notamment des véhicules, qui ne sont de toute évidence pas à sa portée financière. Les juges d'appel ont aussi constaté que le recourant se rend fréquemment en Macédoine, son pays d'origine, où il a effectué des voyages pour les besoins de son entreprise de construction en Suisse, ce qui démontre des liens à tout le moins professionnels. Ils en ont déduit qu'il a des perspectives de réinsertion dans ce pays. Le recourant avait d'ailleurs déclaré (avant de se rétracter) qu'il avait le projet d'ouvrir une entreprise en Macédoine, où il était allé voir la maison de ses parents à la suite de la commission du home-jacking, après avoir dissimulé au Kosovo la voiture BMW X6 qui avait été utilisée à cette occasion. Compte tenu de la gravité des infractions commises, la cour d'appel a admis que la volonté du recourant de renouer avec son épouse et de s'occuper de ses enfants ne suffisait pas pour l'emporter sur l'intérêt public à son expulsion. Elle a toutefois considéré que la durée de l'expulsion prononcée (dix ans) était excessive compte tenu des liens familiaux et du fait qu'il était arrivé en Suisse à l'âge de cinq ans, de sorte qu'elle l'a réduite à sept ans.