Citation: 1B_199/2008 08.08.2008 E. 1

A.________ a recouru contre ce prononcé auprès du Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Le Tribunal d'accusation a rejeté ce recours, dans la mesure où il était recevable, par un arrêt rendu le 5 mai 2008 (arrêt envoyé le 18 juin 2008 aux parties, notamment aux parties civiles qui s'étaient déterminées sur le recours, à savoir la masse en faillite de D.________, la banque C.________ et B.________). Dans cet arrêt, l'existence d'une voie de recours au Tribunal d'accusation contre une décision concernant un conflit de for intercantonal a été mise en doute, mais cette question de recevabilité a été laissée indécise. Statuant sur le fond, le Tribunal d'accusation a rappelé la teneur de l'art. 21 al. 1 du Code de procédure pénale (CPP/VD), aux termes duquel "en cas de conflit de for intercantonal, le juge d'instruction cantonal prend toutes mesures pour que l'autorité compétente soit saisie". En l'occurrence, le Juge d'instruction cantonal et son homologue valaisan ont procédé à un échange de vues et sont convenus que les autorités vaudoises seraient compétentes pour poursuivre les infractions reprochées au recourant; cet accord a été notifié le 23 mai 2003 au recourant, qui n'a pas contesté à ce moment-là la compétence des autorités vaudoises. Pour le Tribunal d'accusation, un tel accord doit être considéré comme définitif, sous réserve de motifs impérieux justifiant une modification; en l'espèce, l'existence de tels motifs n'est pas établie, étant rappelé que la compétence des autorités du canton de Vaud se fonde sur l'art. 343 CP ("for en cas de participation") puisqu'une instruction pénale avait déjà été ouverte dans ce canton contre E.________, accusé d'avoir participé aux mêmes faits.