Citation: 1C_405/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Le recourant reproche en particulier au Tribunal administratif fédéral de n'avoir repris que partiellement les déclarations de son épouse pour fonder son appréciation. Le recourant se limite cependant à énumérer d'autres déclarations que celles reproduites dans l'arrêt attaqué qui lui paraissent pertinentes - sans toutefois indiquer d'où celles-ci sont issues - et d'en tirer ses propres conclusions; il ne discute ce faisant aucunement l'appréciation de l'instance précédente, en particulier les éléments mis en évidence et démontrant la préexistence de difficultés au sein du couple. Il ne revient en particulier pas sur les propos de la conseillère conjugale consultée par le couple durant les mois de mai et juin 2019. Celle-ci a indiqué, dans son courrier du 8 novembre 2021, que "la découverte de ces messages [avait] avivé des tensions préexistantes concernant des domaines très différents", précisant que le couple rencontrait des problèmes avec les belles familles respectives, que le recourant disait avoir de la peine à trouver sa place dans la maison suite à la naissance de leur fille, que les conjoints rencontraient passablement de problèmes de communication entre eux (beaucoup d'engueulades, d'insultes et de reproches notamment) et qu'ils avaient par ailleurs des attentes divergentes dans le domaine de la sexualité. Le recourant ne discute pas non plus les déclarations de son épouse à la Police du Haut-Lac selon lesquelles les époux n'avaient pas assez d'activités communes à cause des occupations de chacun, que leurs sentiments réciproques s'étaient estompés avec le temps, et que chacun avait un peu sa vie de son côté au lieu d'une vraie vie de couple. Or, à la lumière de ces éléments, le Tribunal administratif fédéral pouvait à bon droit, sans outrepasser son pouvoir d'appréciation (cf. ATF 129 III 400 consid. 3.1; arrêt 1C_442/2022 du 16 juin 2023 consid. 4.1.1), considérer que le couple rencontrait des difficultés préalablement à la découverte des messages ambigus. Dans un tel contexte, vu les difficultés décrites ci-dessus et contrairement à ce que soutient le recourant, l'unique infidélité de l'épouse - laquelle n'est au demeurant pas établie - ne saurait en tant que telle constituer un événement extraordinaire au sens de la jurisprudence et le recourant ne saurait à cet égard rien déduire de l'arrêt 1C_618/2020 du 19 mai 2021, qui n'apparaît en l'espèce pas pertinent.