Citation: 4A_585/2021 E. 6.3.2

6.3.2. S'agissant du deuxième point de l'argumentation de l'instance précédente, le recourant fait valoir qu'elle a retenu de manière arbitraire le caractère vraisemblable de l'allégation de l'intimé, selon laquelle il avait prévenu son patient que l'intervention sur le ligament croisé ne serait pas prise en charge par l'assurance-accidents et que le patient y avait alors renoncé. Le recourant soutient qu'il avait consulté l'intimé la dernière fois le 7 novembre 2003, alors que la lettre de l'assureur-accidents donnant " pour instruction à l'intimé de ne pas s'occuper du ligament croisé " datait du 27 novembre 2003, la réponse de l'intimé du 4 décembre 2003 et l'accord de l'assureur pour la méniscectomie du 10 décembre 2003. L'intimé n'avait ainsi pas pu le prévenir du refus de prise en charge de l'intervention sur ce ligament. Par ailleurs, il allègue que l'intimé aurait dû, en tout état de cause, l'informer du recours possible à l'assurance-maladie, ce qui aurait rendu l'opération financièrement possible. Selon les constatations de la cour cantonale, liant le Tribunal fédéral, les courriers précités ne font pas état d'une quelconque intervention sur le ligament croisé. En particulier, la lettre du 27 novembre 2003 de l'assureur-accidents ne donne pas une quelconque instruction à l'intimé sur ce point. Le recourant ne saurait dès lors tirer argument de ces courriers. Par ailleurs, il n'est pas ici question d'un prétendu manque d'information au sujet de la prise en charge par l'assurance-maladie d'une éventuelle intervention sur le ligament croisé. Seul est déterminant le point de savoir si le patient a rendu vraisemblable, ou du moins allégué, des motifs personnels qui l'auraient incité à refuser l'opération litigieuse s'il en avait connu les risques.