Citation: 2C_237/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante réside en Suisse de façon continue depuis le 15 octobre 2011 et a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour régulièrement renouvelée jusqu'au 14 octobre 2016. En conséquence, elle remplit la condition du séjour en Suisse depuis plus de deux ans. En revanche, selon les constatations des juges cantonaux, qui sont dénuées d'arbitraire sur ce point (cf. supra consid. 3.2 et 3.3) et qui se fondent sur la décision du 26 mai 2021 de l'Office cantonal AI, l'incapacité de travail de la recourante a débuté le 1er mai 2018. Or, la recourante a cessé de travailler à partir du mois de juin 2016, suite à son licenciement, et a bénéficié de l'aide sociale depuis le 1er août 2016. Aucun élément ressortant de l'arrêt attaqué ne permet de retenir que la recourante aurait, à la suite de son licenciement, gardé son statut de travailleuse au sens des dispositions précédemment citées, notamment en percevant des prestations de l'assurance-chômage. La recourante ne soutient au demeurant pas le contraire, son argumentation reposant exclusivement sur le fait - non constaté par l'arrêt cantonal (cf. supra consid. 3.2) - que son incapacité de travail est intervenue en 2016 déjà. Partant, la recourante a perdu son statut de travailleuse à compter du mois de juin 2016. La Cour de justice n'a dès lors pas violé le droit en retenant que l'incapacité de travail de la recourante, qui a débuté en 2018 selon l'arrêt attaqué, est intervenue alors qu'elle ne bénéficiait plus du statut de travailleuse et qu'en conséquence, elle ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 4 annexe I ALCP pour demeurer en Suisse. Ce grief, mal fondé, doit dès lors être rejeté.