Citation: 1B_174/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Juge unique a considéré que les attaches du recourant en Suisse étaient ténues sur les plans personnel, professionnel et patrimonial. Il a notamment relevé que le prévenu était en Suisse depuis 2014, que seule sa mère vivait aussi en Suisse (à Bâle) et que, lors de sa première audition du 5 août 2016, il avait déclaré avoir de la famille en Suisse, mais qu'il ne lui parlait pas; le recourant n'avait par ailleurs exercé aucune activité régulière en Suisse, le seul revenu perçu (480 fr.) provenant de son activité auprès du centre de requérants d'asile, respectivement de l'aide sociale (150 fr.). Compte tenu de ces éléments et de la gravité de l'infraction qui lui était reprochée, il était à craindre, selon l'instance précédente, que le recourant quitte le territoire suisse s'il était remis en liberté ou qu'il disparaisse dans la clandestinité pour échapper aux autorités de poursuite pénale.