Citation: 5A_46/2017 E. B

Le 14 juillet 2016, le père a requis l'octroi de la garde et de l'autorité parentale sur C.________. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 18 août 2016, il a demandé à ce que la garde et l' " autorité parentale conjointe " sur C.________ lui soient attribuées, qu'un droit de visite soit accordé à la mère et que l'enfant soit autorisé à poursuivre sa scolarité au Collège G.________ à U.________. Pour l'essentiel, il a exposé qu'il y avait urgence à ce que C.________ vive auprès de lui au vu des violences physiques et psychologiques subies de la part de sa mère et de son beau-père, de l'inadéquation du placement en foyer et de la demande formulée par C.________ en ce sens. La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée le 23 août 2016. C.________ a été entendu le 7 septembre 2016. A cette occasion, il a notamment fait état du fait que son beau-père le frappait, qu'il ne voulait plus aller chez sa mère et souhaitait couper les ponts avec elle, et qu'il voulait vivre chez son père, ne pensant pas être bien en foyer sans père ni mère. Ses parents, ainsi que le curateur, ont été auditionnés le 13 septembre 2016. Par décision du 10 octobre 2016, l'APEA a rejeté la requête de mesures provisionnelles. Le même jour, elle a libéré F.________ de ses fonctions de curateur et nommé H.________ en cette qualité. Le 20 décembre 2016, le Président de la Cour administrative du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a rejeté le recours interjeté par le père contre la décision rejetant la requête de mesures provisionnelles.