Citation: 1B_317/2017 E. 1

L'art. 236 CPP - dont le recourant ne dénonce, à juste titre, pas la violation - ne va pas plus loin. En effet, comme l'a relevé la cour cantonale, la cautèle de l'art. 236 al. 3 CPP est notamment destinée à éviter que ne soit ordonnée une exécution anticipée qui ne pourrait pas être mise en oeuvre faute de place (HUG/SCHEIDEGGER in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 2e éd. 2014, n. 14 ad art. 236 CPP; MOREILLON/PAREIN-REYMOND, Petit Commentaire, Code de procédure pénale, 2016, n. 14 ad art. 236 CPP; NIKLAUS SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2e éd. 2013, n. 7 ad art. 236 CPP). En d'autres termes, l'exécution anticipée est soumise à l'appréciation des autorités concernées. Le recourant se prévalant en l'occurrence de l'exécution anticipée d'une mesure au sens de l'art. 59 CP et non d'une peine privative de liberté, la question est d'autant plus délicate que le choix d'une telle mesure relève en principe du juge de fond. Elle ne peut ainsi pas être accordée sans que les conditions adéquates de mise en oeuvre soient assurées. En définitive, les autorités compétentes n'ont pas violé la CEDH ni les dispositions du droit fédéral en ne plaçant pas le recourant en régime d'exécution anticipée d'une mesure.