Citation: 2C_553/2020 E. 2.2

2.2. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal a considéré qu'il était invraisemblable que le recourant, contrairement à ce qu'il affirmait, n'eût pas été tenu au courant de la naissance de son premier fils avant la fin de l'année 2014, soit après l'obtention de son autorisation d'établissement. Jugeant peu crédible l'argumentation du recourant selon laquelle la mère de son fils n'aurait pas essayé de le contacter lors de la naissance de celui-ci, l'instance précédente a rappelé que c'est avec la même femme qu'il a eu un deuxième enfant, que celle-ci se trouve, ainsi que ses deux enfants, d'ores et déjà en Suisse, et que c'est elle que le recourant entend désormais épouser. Le Tribunal cantonal a également relevé que le recourant n'a pas nourri de doute quant à sa paternité sur ses deux enfants, D.________ et E.________, qu'il a reconnus sans aucun test de paternité en 2019. Compte tenu de ces éléments de fait, et en particulier du fait que C.________ a indiqué sur la formule de demande de détermination sur le séjour en Suisse avoir rencontré son futur époux en 2011, il n'est pas arbitraire de considérer que le recourant a entretenu depuis lors avec la mère de ses enfants une relation parallèle solide et durable, alors qu'il était toujours marié avec son épouse suisse. Contrairement à ce que le recourant fait valoir, l'autorité précédente ne s'est pas contentée de construire l'existence d'une telle relation, faute de pouvoir fonder la révocation de l'autorisation d'établissement sur la dissimulation par le recourant de l'existence de son fils aux autorités migratoires. L'appréciation du Tribunal cantonal se fonde, bien au contraire, sur de nombreux éléments concrets. C'est à juste titre que le Tribunal cantonal a estimé que la succession des événements, la naissance de son premier fils au Kosovo, l'arrivée en Suisse de la mère, la naissance d'un deuxième enfant en Suisse, puis les démarches entreprises en vue du mariage, démontraient la stabilité de la relation que le couple entretenait depuis des années. A cela s'ajoute que le recourant a conclu le 11 octobre 2012 un contrat de mariage avec son ex-épouse, soit moins d'un mois après la naissance de son premier fils. Finalement on retiendra que le deuxième fils du recourant est né en Suisse, contrairement aux déclarations faites aux autorités migratoires par la mère de l'enfant. Dans ces conditions, il convient d'écarter le grief portant sur une appréciation arbitraire des faits. Le Tribunal fédéral vérifiera donc la correcte application du droit sur la seule base des faits retenus par l'autorité précédente.