Citation: 5A_73/2024 E. 3.2.2

3.2.2. La cour cantonale a considéré que la capacité des parents de s'entendre sur les questions pratiques que posait l'exercice d'une garde alternée était nulle, ce en raison de leurs difficultés de communication, précisant qu'aucun élément du dossier ne permettait clairement d'en attribuer la responsabilité à l'une ou l'autre des parties et que rien n'autorisait à espérer une prochaine amélioration. Cette conclusion se fondait d'abord sur le rapport établi par le SEASP le 17 février 2022, lequel avait certes préconisé l'instauration d'une garde alternée, mais tout en émettant de nombreuses réserves en raison de la collaboration dysfonctionnelle des parents et de leur relation hautement conflictuelle. En juin 2022, ces problématiques avaient ensuite conduit le SPMi à exprimer des réserves sur la viabilité d'une garde alternée, cet intervenant ayant dû même rappeler les parents à leurs obligations en novembre 2022 afin de protéger leurs enfants du conflit. Les courriers ultérieurs du SPMi (mars et juillet 2023) indiquaient que la situation n'évoluait pas positivement, générant du stress chez les mineurs et impactant leur quotidien; le courrier de mars 2023 concluait que les conditions que supposait une garde alternée n'étaient pas réunies chez les parents. Enfin, les thérapeutes suivant les enfants (logopédiste pour D.________, psychologue pour C.________) attestaient que l'organisation instaurée sur mesures provisionnelles et permettant à la mère d'accompagner les enfants à leurs rendez-vous s'avérait bénéfique.