Citation: 2A.251/2001 27.09.2001 E. 1

Dans l'intervalle, X.________ avait requis et obtenu, en 1998, des autorisations de séjour pour faire venir en Suisse, au titre du regroupement familial, ses enfants Y.________ et Z.________. En revanche, la demande qu'il avait formulée pour lui-même, également en 1998, tendant à la délivrance d'un permis d'établissement, a été considérée comme provisoirement "sans objet" par l'autorité compétente qui voulait d'abord connaître le résultat d'une enquête pénale ouverte à l'encontre de l'intéressé avant de se prononcer sur son cas. Cette enquête portait sur des infractions que X.________ était accusé d'avoir commises sur la personne de D.________, une femme avec laquelle il avait entretenu une relation extra-conjugale entre 1997 et 1998. En mai 1999, X.________ s'est remarié en Albanie avec sa deuxième épouse, A.________, qui lui avait entre-temps donné, en 1998, une troisième fille prénommée E.________. Peu de temps après son remariage, A.________ est entrée en Suisse avec ses enfants B.________ et E.________; elle a immédiatement sollicité des autorisations de séjour pour elle-même et ses enfants au titre du regroupement familial. Par décision du 4 avril 2000, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après : le service cantonal) a refusé de prolonger l'autorisation de séjour d'X. ________, subsidiairement de la transformer en autorisation d'établissement, en considérant que son mariage avec C.________ était "abusif". Dans la même décision, le service cantonal refusait également de prolonger les autorisations de séjour accordées à ses enfants Y.________ et Z.________ ainsi que d'accorder de telles autorisations à son épouse A.________ et à ses deux autres enfants B.________ et E.________.