Citation: 5A_115/2023 E. 4

Les recourants se plaignent de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits. Ils soutiennent que la sentence du TAS ordonne le paiement net d'une peine conventionnelle à titre de réparation du dommage en vertu des art. 160 ss CO, soit une pénalité que l'employé aurait dû aussi verser au club dans le cas inverse, et non le paiement brut d'un revenu du travail, et que l'employé n'a fourni aucun travail au Portugal étant donné la résiliation anticipée sans juste motif. Ils argumentent ensuite que l'avis de droit sur lequel l'autorité cantonale s'est fondée n'est pas pertinent car il se réfère à tort au paiement d'une indemnité qu'il qualifie de brute et aux revenus du travail générés au Portugal. Ils soulignent que les autres sources sur Internet sur lesquelles l'autorité cantonale s'est aussi fondée ne sont pas pertinentes non plus, étant donné qu'elles font également référence aux revenus. Les recourants se plaignent ensuite de la violation des art. 80 al. 1 et 81 al. 1 LP. Ils soutiennent que l'autorité cantonale était liée par le dispositif de la sentence arbitrale qui condamnait l'intimée au paiement du montant exact de 3'000'000 euros à A.A.________, et non à un tiers. Selon eux, cette autorité n'avait pas à examiner le droit fiscal portugais, étant donné que seul le dispositif de la sentence faisait foi. Partant, en s'écartant de libellé clair du dispositif et en reconnaissant un effet libératoire d'un paiement à un tiers, l'autorité cantonale a violé les articles précités.