Citation: 5C.230/2002 16.04.2003 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement sur la base des faits constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ). En tant que la recourante s'écarte des faits retenus dans le jugement entrepris sans pouvoir se prévaloir de l'une de ces exceptions, son recours est par conséquent irrecevable. Il en est ainsi, notamment, des précisions concernant la taille du chantier, sa durée totale ainsi que celle des travaux de minage et d'excavation. Sont également irrecevables les allégations relatives aux déclarations de certains témoins, ou qui reproduisent des extraits de lettres déposées au dossier ainsi que des passages du rapport établi par l'architecte le 15 novembre 1995. Il en va de même lorsque la recourante prétend qu'il n'a été possible d'apprécier objectivement l'ensemble du dommage qu'après la fin des travaux, que les immeubles sis aux numéros aa et bb n'ont subi aucune transformation avant le chantier concerné et, enfin, que les dégâts causés tant à ces immeubles qu'aux siens ont continué d'évoluer plus de deux ans après l'achèvement des travaux; ses affirmations quant à l'existence d'indices déterminants tendant à démontrer un lien de causalité entre ledit chantier et les dommages allégués ne peuvent pas non plus être prises en considération, dès lors qu'elles ne ressortent pas du jugement déféré.