Citation: U 77/02 16.05.2002 E. 2

2.- L'intimée et les premiers juges ont considéré que le recourant était à même d'exercer pleinement une activité dans une profession adaptée où les positions assise et debout sont réparties à parts égales. Dans une telle activité, les différentes descriptions de poste de travail (DPT) réunies par l'intimée mettaient en évidence un gain mensuel présumable de 3800 fr., part du 13ème salaire comprise. Comparé au revenu de 4750 fr. que le recourant aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide, montant qui n'est pas contesté, le revenu d'invalide faisait ressortir une perte de gain de 20 %. Dans son appréciation médicale du 14 juin 1999, le docteur D.________ a retenu qu'en raison de ses problèmes circulatoires du membre inférieur gauche, le recourant subissait dans l'activité de dessinateur, exercée presque exclusivement en position assise, une diminution de rendement de 20 %, liée à la nécessité d'introduire des pauses et de déambuler. Toutefois, élément déterminant en l'espèce et sur lequel l'intimée s'est basée pour calculer le gain d'invalide, ce médecin a estimé que dans une activité adaptée, où les positions assise et debout sont réparties à parts égales, une pleine capacité de travail et de rendement était exigible. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter de l'appréciation du docteur D.________, concluant à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, ni de la décision de l'autorité inférieure de ne pas mette en oeuvre d'autres mesures d'instruction. Sur ce point, les précisions apportées par le docteur B.________ dans un rapport médical du 7 juin 1999, dans une prise de position du 23 mars 2000 adressée à l'office AI et dans une communication du 4 mai 2000 en réponse au mandataire de l'assuré ne sont d'aucun secours au recourant. Pour une part, elles n'excluent pas la possibilité d'une reconversion professionnelle dans une activité adaptée; pour l'autre, elles soulignent le caractère exhaustif de l'évolution clinique prise en compte par le docteur D.________, relèvent l'appréciation de la capacité de travail selon des critères objectifs, et se limitent, de façon succincte, à faire état d'une symptomatologie subjective dans l'activité de dessinateur technique, soit une activité que le docteur D.________ a également reconnue ne pas être totalement adéquate; en outre, les entraves mentionnées par le docteur B.________ dans cette dernière activité n'apparaissent pas si éloignées de celles retenues par le docteur D.________. Sur cette base, le calcul de la perte de gain auquel l'intimée a procédé n'apparaît pas critiquable. Ainsi, à l'examen des exigences physiques requises et des descriptions concrètes des différents postes de travail contenues dans les DPT réunies par l'intimée, le revenu d'invalide, de 3800 fr. par mois, se fonde sur des activités permettant tant l'alternance des stations assise et debout que la possibilité de se déplacer. Le recourant reproche à l'intimée d'avoir retenu certaines activités éloignées de son domicile pour déterminer ce gain d'invalide. Toutefois, cet élément n'est pas déterminant si l'on examine le gain qu'il serait à même de réaliser dans une activité adaptée sur la base des statistiques salariales, selon les modalités définies par la jurisprudence (ATF 126 V 76 sv et les arrêts cités). Pour le recourant, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, à savoir 4268 fr. par mois, part au 13ème salaire comprise (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, tabelle 1; niveau de qualification 4); ce montant correspond, compte tenu d'un horaire de travail moyen dans les entreprises de 41,9 heures (Die Volkswirtschaft 2001/12 p. 80 tabelle B 9.2) et après adaptation à l'évolution des salaires nominaux 1999 de 0,3 % (Die Volkswirtschaft 2001/12 p. 82 tabelle B 10.2), à un salaire de 4483 fr. par mois (4268 : 40 x 41,9 = 4470 x 1,003). En l'espèce, au nombre des critères qui peuvent justifier une déduction au sens de l'arrêt ATF 126 V 79 consid. 5b/aa-cc, seul celui de la limitation liée au handicap représenté par le besoin de pauses entre en considération et peut justifier une réduction de 15 %; il en résulterait un revenu d'invalide de 3810 fr. (4483 fr. x 85 %), presque identique à celui retenu par l'intimée.