Citation: 5A_469/2020 E. 4.3

4.3. Nonobstant son caractère appellatoire, il n'apparaît pas que le recourant ait soulevé en instance cantonale la critique fondée sur la violation de règles de procédure. Il en va de même lorsqu'il reprend les mêmes arguments sous le couvert de la " violation du droit à une composition régulière du tribunal (art. 30 al. 1 Cst.) et du principe de la primauté du droit fédéral (art. 49 al. 1 et 122 Cst.[...]) ". Or, en vertu des principes de la bonne foi et de l'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF), le recours n'est ouvert qu'à l'encontre des décisions rendues par une autorité cantonale de dernière instance, ce qui suppose que les voies de droit cantonales aient été non seulement utilisées sur le plan formel, mais aussi épuisées sur le plan matériel (ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Tous les moyens nouveaux sont ainsi exclus dans le recours en matière civile au sens de l'art. 98 LTF, que ceux-là relèvent du fait ou du droit, sauf dans les cas où seule la motivation de la décision attaquée donne l'occasion de les soulever (ATF 135 III 1 consid. 1.2; 134 III 524 consid. 1.3; 133 III 638 consid. 2; arrêts 5A_559/2019 du 10 juin 2021 consid. 5; 5A_337/2019 du 12 août 2019 consid. 4.3; 5A_904/2018 du 20 février 2019 consid. 1.3), hypothèse qui n'est manifestement pas réalisée en l'espèce. Pour le reste, le recourant ne fait qu'opposer sa propre interprétation du droit à celle de l'autorité cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. En tant qu'il invoquait la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst., il ne pouvait en effet se borner à contredire la décision attaquée par l'exposé de sa propre opinion quant à l'application du droit. Il devait indiquer de façon précise en quoi la décision était entachée d'un vice grave et indiscutable (cf. supra, consid. 2.2).