Citation: 6B_1385/2019 E. 6.3

6.3. En l'espèce, les mesures de substitution ont débuté à la libération du recourant le 10 novembre 2011. L'interdiction d'exercer une activité professionnelle dans le domaine de la sécurité ainsi que de prendre un emploi devant s'exercer la nuit a été révoquée le 21 février 2013, de sorte que cette mesure a duré 469 jours. Elle n'a pas été entièrement respectée, le recourant ayant été engagé dans un emploi interdit le 4 octobre 2012, ramenant leur quotité à 330 jours. Comme le relève le recourant, le caractère légitime de l'interdiction en cause ne fait pas obstacle à son imputation sur la peine; il convient bien plutôt d'examiner dans quelle mesure l'interdiction a entravé l'intéressé dans sa liberté personnelle. A cet égard, les juges de première instance ont estimé qu'une imputation à raison de 1/10 apparaissait raisonnable et ont ainsi déduit 33 jours de la peine à ce titre. Pour sa part, la cour cantonale a considéré que le recourant était parfaitement en mesure d'exercer une autre profession, l'interdiction étant limitée à un domaine très précis, la sécurité, et à un créneau horaire, le travail de nuit. Il était jeune, en bonne santé et bénéficiait d'un permis C lui permettant de travailler sur sol helvétique. Une telle interdiction d'exercer une profession n'était pas assimilable à une exécution de peine, condition nécessaire à l'imputation des mesures de substitution sur la peine privative de liberté. Peu importait que ses recherches d'emploi aient été infructueuses.