Citation: 7B_859/2023 E. B

B.a. Le 9 janvier 2023, A.________ a demandé que les procès-verbaux de ses auditions des 13 et 14 décembre 2022 soient retranchés du dossier pénal au motif que ceux-ci constitueraient des moyens de preuve illicites et, partant, inexploitables. Il a fait valoir que ses aveux auraient été obtenus par des procédés trompeurs de l'inspecteur D.________, lequel aurait, à au moins une reprise, déclaré qu'il détenait des preuves à son endroit alors que tel n'était pas le cas. B.b. Le 24 janvier 2023, A.________, par sa défenseure d'office nouvellement désignée, Me F.________, a confirmé sa requête de retranchement de ses procès-verbaux d'audition du dossier. Il a réitéré que l'inspecteur D.________ aurait extorqué ses aveux le 13 décembre 2022 en clamant à plusieurs reprises être en possession de preuves l'inculpant et que celui-ci aurait également usé d'insultes, de menaces et de contrainte à son endroit. Cette correspondance a été transmise par le Ministère public à l'Office central du Ministère public, qui, par ordonnance non attaquée du 29 mars 2023, n'est pas entré en matière sur les plaintes de A.________, au motif que les infractions de contrainte et d'abus d'autorité - les seules à entrer en considération en l'espèce - n'étaient pas réalisées. B.c. Par ordonnance du 21 avril 2023, le Ministère public a refusé d'écarter du dossier les procès-verbaux d'audition de A.________. B.d. Par arrêt du 3 octobre 2023, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du Valais (ci-après: la cour cantonale ou l'autorité précédente) a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 21 avril 2023 et a confirmé celle-ci.