Citation: 8C_693/2020 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a retenu que les médecins de la CRR avaient conclu que le recourant était indépendant dans toutes ses activités de la vie quotidienne. En particulier, le docteur D.________ avait constaté que les limitations du recourant se situaient au niveau de l'estime de soi et du manque de perspectives mais pas sur un plan somatique. A l'appui de son opposition contre la décision du 22 mars 2019, le recourant avait produit un rapport de la doctoresse I.________, laquelle avait considéré que malgré les troubles de la déglutition qui constituaient des séquelles de son intervention cervicale, le recourant avait mis en place une alimentation et des tactiques alimentaires bien adaptées à ses modifications anatomiques et préconisé que le recourant poursuive un régime protégé, évitant les aliments qui s'émiettent, solides et liquides à la fois et les boissons par grosses gorgées enchaînées, sans prescrire de thérapie rééducative spécifique. Pour la juridiction cantonale, il résultait des rapports médicaux précités que le recourant n'avait pas besoin d'une tierce personne pour s'alimenter. Le recourant avait aussi invoqué l'avis du docteur J.________, qui avait indiqué que son patient avait besoin d'aide pour nombre d'activités de la vie quotidienne. Selon les premiers juges, ce praticien ne détaillait toutefois pas pour quelles activités de la vie quotidienne son patient avait besoin d'aide et ne distinguait pas non plus les séquelles somatiques des séquelles psychiques, de sorte que l'on ne pouvait rien tirer de son avis. Il en allait de même du rapport de la doctoresse F.________, qui évoquait des douleurs quotidiennes entravant les activités du recourant et préconisait une évaluation de la capacité de travail du recourant, un traitement d'ostéopathie ainsi qu'un bilan phoniatrique-logopédique, sans toutefois précisément évoquer les difficultés du recourant dans les activités de la vie quotidienne. Les premiers juges ont ainsi considéré qu'il n'existait pas d'éléments sur le plan somatique qui empêcheraient le recourant d'assumer les activités de la vie quotidienne, ses limitations relevant plutôt de sa sphère psychique, laquelle n'était pas du ressort de l'intimée. Ils en ont conclu que c'était à bon droit que l'intimée avait refusé d'entrer en matière sur la prise en charge des soins non médicaux au sens de l'art. 18 al. 2 let. b OLAA et qu'elle n'avait pas procédé aux mesures d'instruction complémentaires requises par le recourant.