Citation: 1B_199/2009 26.08.2009 E. B

Par ordonnance du 10 juin 2009, statuant notamment sur ces deux recours, la Chambre d'accusation les a rejetés. Le recourant avait produit des tableaux récapitulatifs des commissions perçues; cette pièce nouvelle était irrecevable, de même que la conclusion tendant à ce que le magistrat instructeur les examine dans un délai déterminé. Les ordonnances attaquées étaient succinctement motivées, mais il en ressortait suffisamment clairement que les biens avaient été saisis à titre de produit de l'infraction. Les inculpés avaient retiré d'importants bénéfices de leur activité, durant environ dix ans. Pour la seule année 2007, ils avaient reçu entre 25 et 28 millions de francs. Après l'arrestation de Bernard Madoff le 11 décembre 2008, il était apparu que la valeur des investissements était nulle, et les inculpés n'avaient eu comme seul souci que celui de préserver leurs avoirs en retirant et en transférant d'importants montants. On ne pouvait exclure, à ce stade, que les immeubles saisis constituent, en tout cas pour partie, des producta sceleris. Leur montant total - plus de 12 millions de francs - n'apparaissait pas manifestement supérieur aux gains illicites qu'auraient retirés les inculpés. Ceux-ci ne prétendaient pas subir un dommage irréparable; le juge d'instruction avait d'ailleurs consenti à la libération des montants nécessaires aux besoins urgents. Les cinq inculpés semblaient disposer d'avoirs très substantiels qu'ils avaient transférés à l'étranger.