Citation: 2D_24/2022 E. 5.2

5.2. Même si elle n'a pas qualité pour agir au fond, la recourante peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 137 II 305 consid. 2; 114 Ia 307 consid. 3c). En l'espèce, la recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue en lien avec sa situation personnelle. Elle est d'avis que l'instance précédente ne pouvait pas considérer que cette situation avait déjà été examinée lors de la première demande d'autorisation de séjour, 8 ans auparavant. Elle soutient que sa situation personnelle aurait dû être instruite une nouvelle fois. Enfin, elle se plaint de la violation de l'interdiction de l'arbitraire en ce que l'instance précédente a retenu que seule sa fille serait débitrice d'une éventuelle obligation d'entretien, alors même que son gendre avait signé un formulaire de prise en charge. Vérifier si l'instance précédente a violé le droit d'être entendu en renonçant à instruire la situation personnelle actuelle de la recourante suppose de se demander si ce refus est justifié par une appréciation anticipée des preuves dénuée d'arbitraire (cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 136 I 229 consid. 5.3). Cette vérification implique une analyse sur le fond des art. 28 et 30 LEI dont ne peut se plaindre la recourante, faute de qualité pour recourir (supra consid. 5.1). Il en va de même de l'appréciation arbitraire des preuves relatives à la prise en charge financière de la recourante par sa fille et son gendre. Ces griefs ne pouvant pas être séparés du fond, ils ne peuvent partant pas être examinés. La recourante n'invoque pas d'autres griefs de nature formelle.