Citation: 1B_87/2021 E. B

Le 15 octobre 2020, A.________ a formé recours auprès de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) pour déni de justice et retard injustifié du Ministère public. A titre de "mesures superprovisionnelles urgentes", il a demandé qu'il soit ordonné immédiatement à la prison de Champ-Dollon d'autoriser toutes les visites de Me B.________ (conclusion n° 1) et de lui transmettre directement tout courrier provenant de son conseil (conclusion n° 2), mais encore que le Ministère public lui transfère sans délai les coordonnées téléphoniques de son père, figurant dans le répertoire de l'un de ses téléphones mobiles saisis (conclusion n° 3). A.________ a également conclu à ce qu'il soit constaté que le Ministère public a violé, d'une part, "la loyauté et la célérité attendue[s]" en ne répondant pas immédiatement à ses demandes, respectivement aux requêtes de son avocat (conclusion n° 4), ainsi que, d'autre part, "ses droits" en ne lui permettant pas de contacter immédiatement un proche pour l'informer de son arrestation (conclusion n° 5), mais encore ses "droits fondamentaux" en ne lui désignant pas immédiatement un avocat d'office (conclusion n° 6) et en l'empêchant de rencontrer Me B.________ sur son lieu de détention (conclusion n° 7). A titre principal, A.________ a conclu à ce qu'il soit ordonné au Ministère public de désigner, sans délai et rétroactivement, Me B.________ en qualité d'avocat d'office (conclusion n° 8) et à ce qu'il lui soit octroyé une indemnité de 700 fr. pour avoir été privé de ses droits fondamentaux depuis sept jours (conclusion n° 9), ainsi qu'une indemnité de 1'300 fr. pour son défenseur, laquelle devra englober, aussi bien le temps et l'énergie perdus à Champ-Dollon par son avocat (conclusion n° 10, première partie), que la rédaction du présent recours (conclusion n° 10, seconde partie). En substance, A.________ reprochait au Ministère public de tarder à désigner Me B.________ en qualité d'avocat d'office (art. 130 ss CPP) ainsi que de l'empêcher de communiquer, tant avec son père qu'avec son défenseur. Ce faisant, l'autorité précédente avait violé, et continuait de violer, ses droits essentiels. La constatation desdites violations, respectivement l'octroi d'indemnisations de ce chef, étaient donc justifiées.