Citation: 9C_427/2023 E. 5.1

5.1. La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst., art. 6 par. 1 CEDH; ATF 142 III 48 consid. 4.1.1). Eu égard à la nature formelle de ce droit, dont la violation est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision entreprise indépendamment des chances de succès du recourant sur le fond (ATF 127 V 431 consid. 3d/aa), il y a lieu d'examiner ce grief préalablement. L'assurée soutient d'une part que la juridiction cantonale ne pouvait pas éviter de revenir sur la question de la violation de son droit d'être entendue au motif que celle-ci avait été tranchée dans son arrêt de renvoi du 25 août 2021. Elle considère que ce procédé constitue un défaut de motivation dès lors qu'on se trouvait en présence de deux procédures distinctes initiées par deux décisions différentes. Elle prétend d'autre part que le tribunal cantonal ne pouvait nier la violation de son droit d'être entendue par l'office intimé dès lors qu'elle n'avait pas pu s'exprimer sur les notes prises par l'enquêtrice à l'occasion de l'enquête du 2 septembre 2020 et de l'entretien du 1er novembre 2021, qu'elle assimile à des procès-verbaux d'audition. Elle considère que le fait de n'avoir pas pu prendre position sur ces notes est problématique puisqu'une telle pratique empêche les assurés de constater et de contester d'éventuelles erreurs de compréhension et de retranscription de la part de l'un ou de l'autre des intervenants à l'enquête qui, sauf à produire un rapport médical détaillé pour toute erreur relevée, seraient impossibles à corriger compte tenu notamment de la jurisprudence sur les premières déclarations. Elle évoque aussi la pratique des offices AI alémaniques qui soumettraient aux assurés un procès-verbal pour accord et signature immédiatement à la fin de l'enquête.