Citation: 4A_402/2015 E. 1

A.________ a occupé une villa de cinq pièces avec garage dans la commune de X.________, semble-t-il en qualité de locataire. Par décision du 12 mai 2014, sur requête de B.________, le Juge de paix du district de la Riviera-Pays d'Enhaut l'a condamné à restituer ces locaux au plus tard le vendredi 13 juin à midi, et il a par avance ordonné l'exécution forcée de cette décision, par l'huissier, au besoin avec ouverture forcée des locaux. A.________ était condamné à rembourser les frais et dépens de B.________, respectivement par 300 fr. et 1'500 francs. Le 28 mai, les parties ont passé une convention par laquelle B.________ accordait un sursis à A.________ jusqu'au 15 décembre. Le Juge de paix a homologué cette convention et ordonné la suspension de l'exécution forcée jusqu'au 15 décembre 2014 au plus tard. Ce jour arrivé, B.________ a requis la reprise de la procédure d'exécution forcée. Le 23 décembre, le Juge a fixé l'exécution au mercredi 28 janvier 2015 à neuf heures. B.________ s'est alors présenté avec l'huissier, un serrurier et un déménageur, ainsi qu'avec son conseil, son gérant et un représentant de l'autorité communale. A.________ se trouvait lui aussi sur place et il a ouvert les locaux. Le déménageur a estimé que l'évacuation des meubles et objets présents à l'intérieur nécessiterait deux jours de travail et qu'elle ne pourrait pas être réalisée avant le 9 février. Le serrurier a remplacé les cylindres des serrures aux portes de la villa et du garage. L'huissier a établi un procès-verbal de ces opérations. Par décision du 19 mai 2015, le Juge de paix a arrêté les frais judiciaires à 520 fr.30, les frais de serrurier à 637 fr.20 et les dépens de B.________ à 1'500 francs. Il a condamné A.________ à rembourser l'ensemble de ces sommes et il a rayé la cause du rôle.