Citation: 1P.403/2006 30.11.2006 E. 1

2.2 En l'espèce, le Tribunal administratif s'est borné, dans le dispositif de l'arrêt attaqué, à annuler la décision litigieuse, sans expressément renvoyer la cause à l'autorité inférieure. On ne saurait pour autant en déduire qu'il s'agit d'une décision finale. En effet, l'arrêt attaqué ne règle pas le sort de la parcelle 63. L'annulation des décisions du Conseil communal et du département a donc logiquement pour conséquence le renvoi de la cause à ces autorités pour nouvelle décision. Le Tribunal administratif précise du reste lui-même dans son arrêt que les griefs concernant les possibilités de bâtir devront en tout état de cause faire l'objet d'un nouvel examen. L'arrêt attaqué doit dès lors être interprété comme un arrêt de renvoi. De plus, si le Tribunal administratif s'est certes prononcé sur une question de fond, à savoir sur l'intérêt de protection lié à la parcelle 63, il n'a donné aucune indication quant à la nouvelle affectation de cette dernière. L'arrêt litigieux confère donc une certaine latitude de jugement à l'autorité inférieure. Le service de l'aménagement du territoire a du reste lui-même précisé qu' "il y a peut-être un moyen terme à trouver permettant de ne pas prétériter l'intérêt général de la conservation des sites tout en offrant aux recourants des possibilités de construire un peu plus élargies que ce n'est actuellement le cas". L'arrêt attaqué revêt ainsi un caractère incident. 2.3 Il y a donc lieu de rechercher si la décision attaquée est susceptible de causer aux recourants un préjudice irréparable, c'est-à-dire un dommage qu'une décision finale favorable ne ferait pas disparaître complètement, abstraction faite des inconvénients purement matériels. Or, en l'espèce, il appartiendra à la municipalité de statuer à nouveau sur le sort de la parcelle 63, que le Conseil d'Etat devra approuver de manière définitive. Les recourants pourront soit obtenir satisfaction, soit, dans le cas contraire, recourir à nouveau. L'inconvénient qui peut résulter pour eux de l'affectation transitoire de leur biens-fonds n'est pas un préjudice juridique.