Citation: 5C.32/2007 10.05.2007 E. 3

La recourante se plaint en premier d'inadvertances manifestes. 3.1 Il y a inadvertance manifeste au sens de l'art. 63 al. 2 OJ lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son véritable sens littéral, et qu'il en résulte une erreur évidente dans la constatation des faits pertinents (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 399/400; 109 II 159 consid. 2b p. 162/163 et les arrêts cités). L'inadvertance manifeste ne saurait être confondue avec l'appréciation des preuves. Dès l'instant où une constatation de fait repose sur l'appréciation, même insoutenable, d'une preuve, d'un ensemble de preuves ou d'indices, une inadvertance est exclue. Il ne peut en effet être remédié à une mauvaise appréciation des preuves par la voie prévue à l'art. 55 al. 1 let. d OJ (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, n. 5.4 ad art. 63 OJ). 3.2 Selon la recourante, la cour cantonale aurait retenu à l'encontre des pièces déposées que l'incident ayant occasionné des lésions oculaires irréversibles à C.________ et celui au cours duquel B.________ a failli provoquer un accident à la piscine n'étaient pas datés. Ce faisant, la recourante critique en réalité l'appréciation des preuves par l'autorité cantonale, grief qui ne peut faire l'objet que d'un recours de droit public pour arbitraire (art. 9 Cst.; art. 84 al. 1 let. a OJ), voie qu'elle a d'ailleurs aussi suivie, vainement toutefois (arrêt 5P. 37/2007, consid. 4.2). 3.3 La recourante entend « rappeler [...] que la fin de la volonté de coopération des parents, fondement essentiel de leur responsabilité commune sur leurs enfants, est également un élément nouveau survenu après le jugement de décembre 2000 ». Autant qu'elle entendrait ainsi se plaindre d'une inadvertance manifeste, sa critique ne répond pas aux exigences de motivation en la matière, faute de désigner la constatation inexacte attaquée et la pièce la contredisant (art. 55 al. 1 let. d OJ; ATF 110 II 494 consid. 4 p. 497). 3.4 La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir méconnu le rapport du SPJ en retenant que les enfants n'avaient été entendus ni par cette institution ni par le premier juge. On peine à voir en quoi cette constatation résulterait d'une inadvertance manifeste. Il y a certes eu des entretiens téléphoniques, mais ceux-ci faisaient suite à un courrier du SPJ informant les intéressés de leurs droits dans la présente procédure et ont porté, sans équivoque, sur leur refus d'être entendu dont le SPJ a expressément pris acte.