Citation: I 44/07 25.09.2007 E. 1

2.2 Selon la jurisprudence toujours valable sous l'empire de l'art. 53 al. 2 LPGA (ATF 133 V 50 consid. 4.1 p. 52 et 4.2.1 p. 54), si l'administration peut en tout temps revenir sur une décision formellement passée en force sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée au fond, aux conditions posées par la jurisprudence pour la reconsidération (sur ces conditions, voir ATF 127 V 466 consid. 2c p. 468 sv. et les références), le juge des assurances sociales ne peut la contraindre à reconsidérer pareille décision (117 V 8 consid. 2a p. 12 et les références; cf. aussi ATF 119 V 475 consid. 1b/cc p. 479). En outre, le juge n'est pas habilité, en l'absence d'une disposition idoine, à lui imposer les modalités d'un tel réexamen (ATF 119 V 180 consid. 3b p. 184; SVR 1995 AHV n° 71 p. 215 consid. 2a). En l'absence d'une décision de l'office AI ayant pour objet la reconsidération de la décision du 25 janvier 1999 - ses décisions des 25 mars 2004 et 27 juin 2006 ne portant que sur le point de savoir si les conditions d'une révision du droit à la rente au sens de l'art. 17 LPGA étaient remplies -, les premiers juges n'avaient pas à se prononcer sur la reconsidération demandée par la recourante qui n'était pas justifiée selon eux. A cet égard, leur constatation selon laquelle «l'office AI a refusé d'entrer en matière» sur la reconsidération de la décision du 25 janvier 1999 est manifestement erronée. L'intimé ne s'est pas déterminé par décision sur la reconsidération en cause; sa déclaration lors de l'audience de comparution personnelle des parties du 14 novembre 2006, aux termes de laquelle il n'y avait pas lieu de reconsidérer la décision de 1999, n'a au demeurant pas valeur de décision. Aussi, la juridiction cantonale aurait-elle dû déclarer le recours de B.________ tendant à la reconsidération de la décision du 25 janvier 1999 irrecevable. Le jugement entrepris doit donc être réformé dans ce sens. Au vu de l'issue du litige, le recours de droit administratif, dans lequel la recourante conclut à l'annulation du jugement entrepris et des décisions des 25 janvier 1999 et 27 juin 2006, se révèle mal fondé.