Citation: 6B_12/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Pour ce qui est des critiques du recourant concernant une prétendue influence de stupéfiants (THC) sur le temps de réaction de la victime, elles sont appellatoires. En effet, il n'est pas établi que la victime était sous l'influence de stupéfiants au moment de l'accident, dès lors que le CURML avait précisé qu'une redistribution post-mortem du THC provenant d'une consommation plus ancienne ne pouvait être exclue comme explication de la concentration de cette substance dans le sang de la victime. En outre, le temps de réaction et de freinage n'a pas été établi comme étant tardif, et, en tout état, la cour cantonale a retenu, sans arbitraire, que, dans une telle hypothèse, cela pouvait s'expliquer par le fait que le motocycliste, qui circulait sur une route longiligne et prioritaire, avait été totalement surpris par la manoeuvre du recourant, qu'il ne pouvait pas anticiper. Il se serait figé ou aurait paniqué, perdant ainsi ses moyens. Ainsi, une réaction différée n'était pas surprenante dans une telle configuration et un freinage tardif ne pouvait pas apparaître comme un élément exceptionnel au point qu'il puisse constituer une faute prépondérante. Les critiques du recourant sont rejetées faute de fondement.