Citation: 2P.21/2002 01.03.2002 E. 1

1.2.1 En l'espèce, le recourant soutient que l'application de l'art. 12 LST à son cas constituerait une violation du principe de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.), une violation de la liberté économique (art. 27 Cst.) et serait également contraire à la mise en oeuvre du droit fédéral par les cantons (art. 46 Cst.). Toutefois, il ne motive nullement ses griefs par rapport aux violations alléguées, de sorte que le recours ne remplit pas les exigences de l'art. 90 al. 1 OJ et de la jurisprudence précitées et doit, par conséquent, être déclaré irrecevable en ce qui concerne la violation des art. 8, 27 et 46 Cst. 1.2.2 Le recourant se plaint, en réalité, de la réglementation contenue à l'art. 12 LST, prévoyant la dévolution et la cession des permis de stationnement au conjoint survivant ou à un héritier en ligne directe ou collatérale d'une personne physique. Le délai pour attaquer la constitutionnalité de cette disposition, entrée en vigueur le 1er juin 1999, est cependant échu depuis longtemps (art. 89 OJ). Le recourant pourrait faire valoir ce grief à titre incident; toutefois, un tel moyen n'est pas soulevé de manière conforme à l'art. 90 al. 1 OJ. Quant à l'application de cette disposition au cas du recourant, il n'est pas contesté qu'en sa qualité de beau-fils du titulaire du permis de stationnement décédé, l'intéressé n'entre pas dans la catégorie des bénéficiaires prévus par la loi cantonale pour pouvoir hériter du permis de son beau-père, même s'il a exercé sa profession avec ce dernier, puis a assumé seul l'exploitation. Il n'est pas davantage déterminant qu'il ait dû aider financièrement sa mère après le décès de son mari. Toutes ces considérations sont certes méritoires sur le plan personnel, mais ne peuvent pas être prises en considération dans le cadre de l'application de l'art. 12 LST. Le Tribunal administratif est d'ailleurs parvenu au même résultat dans l'arrêt attaqué et le recourant ne formule à cet égard que des critiques de caractère appellatoires, qui sont irrecevables dans le cadre d'un recours de droit public.