Citation: 5P.400/2001 17.01.2002 E. 4

4.- L'autorité inférieure a considéré, d'une part, que le recours était irrecevable, faute de "critique précise sur l'argumentation du premier juge", et, d'autre part, que les conditions objectives d'une suspension des paiements, au sens de l'art. 190 al. 1 ch. 2 LP, étaient de toute manière réalisées en l'occurrence; la décision attaquée repose ainsi sur deux motifs indépendants, que la recourante est tenue de contester simultanément (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 121 I 1 consid. 5a/bb p. 11 et la jurisprudence citée). a) La question de savoir si le motif principal de l'arrêt déféré, exprimé dans le dispositif, résiste au grief d'arbitraire peut demeurer indécise; en effet, le bien-fondé des critiques de la recourante n'aurait, en raison du motif subsidiaire, aucune incidence sur l'issue du recours (infra, let. b; cf. ATF 118 Ib 26 consid. 2b p. 28/29 et les arrêts cités). b) Contrairement à ce qu'affirme la recourante, les magistrats cantonaux n'ont nullement admis que le débiteur se trouve déjà en état de cessation de paiements lorsqu'il est incapable de s'acquitter de la dette dans le délai fixé lors de la dénonciation du crédit hypothécaire; ils ont conclu à une telle situation au regard des poursuites et des actes de défaut de biens concernant l'intéressée, ainsi que des oppositions qu'elle forme systématiquement aux commandements de payer - même portant sur des montants minimes - qui lui sont notifiés. Or, ces éléments, en soi pertinents (cf. Gilliéron, op. cit. , vol. II, N. 27 ss ad art. 190 LP et les références citées), ne font l'objet d'aucune réfutation (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495).