Citation: 2P.327/2001 27.05.2002 E. B

En 1998, A.________ a remarqué que le secrétaire municipal avait fait des emprunts personnels à la caisse communale et elle en a informé C.________ qui était alors syndic de X.________. Le 5 octobre 1998, la Municipalité a décidé d'interdire tout nouvel emprunt à titre personnel à la caisse communale. D'après A.________, de nouveaux emprunts auraient cependant été faits et elle en aurait informé le boursier communal qui l'aurait remise à sa place et lui aurait assuré qu'en cas d'emprunts de ce genre, il procédait à des retenues sur le salaire. Le 22 août 2001, agissant par son représentant, A.________ a fait savoir au préfet du district de Y.________ (ci-après: le Préfet) qu'il y avait un manque de 3'400 fr. dans la caisse communale. Elle fournissait des preuves (trois photocopies du livre de caisse) à l'appui de ses dires et demandait une décharge écrite. Le 29 août 2001, la Municipalité a licencié A.________ pour justes motifs avec effet immédiat, après l'avoir entendue. Elle lui reprochait d'avoir violé le secret de fonction. De plus, le comportement de A.________ montrait qu'une collaboration entre elle-même et la Municipalité était devenue impossible. A.________ a recouru au Tribunal administratif contre la décision de la Municipalité du 29 août 2001.