Citation: 2A.389/2004 24.01.2005 E. B

Le 18 octobre 1999, A.________ a épousé B.________, ressortissante portugaise née le 25 mai 1965 et titulaire d'une autorisation d'établissement en Suisse. Il s'est par conséquent vu octroyer une autorisation de séjour à l'année qui a été régulièrement renouvelée. Puis, par décision du 9 octobre 2002, il a obtenu une autorisation de séjour "B CE/AELE" valable pour toute la Suisse jusqu'au 17 octobre 2007. Le 30 octobre 2003, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a décidé de révoquer l'autorisation de séjour de A.________ et imparti à l'intéressé un délai d'un mois dès la notification de cette décision pour quitter le "pays". Le Service cantonal a notamment retenu que la durée de la vie commune des époux A.________-B.________ avait été brève puisqu'ils s'étaient séparés pendant l'année 2000 déjà, que la volonté de A.________ de fonder une réelle union conjugale n'avait pas été démontrée et que l'intéressé invoquait ainsi de manière abusive les droits fondés sur l'art. 3 annexe I de l'accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ci-après: l'Accord ou ALCP; RS 0.142.112.681), pour conserver le bénéfice de son autorisation de séjour dans la mesure où son mariage n'existait plus que formellement. Le Service cantonal a également relevé que A.________ n'avait pas fait preuve de stabilité professionnelle durant son séjour en Suisse, qu'il avait eu recours aux indemnités de chômage dès le 1er mai 2002 et que sa situation était obérée.