Citation: 4P.219/2002 24.01.2003 E. C

Agissant par la voie du recours de droit public, parallèlement au dépôt d'un recours en réforme, la banque demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt de la Cour d'appel des prud'hommes. Elle lui reproche d'avoir arbitrairement retenu le droit à la gratification, au mépris du texte clair du plan de rémunération, partie du contrat de travail, et du changement du mode de calcul adopté à partir de 1998. Il était également insoutenable d'opérer une distinction entre le "bonus structuré" et le "bonus discrétionnaire". Il s'avérait aussi arbitraire de reconnaître un droit à percevoir une gratification, alors que l'employé avait donné son congé avec effet au 31 janvier 2000, soit avant la date déterminante pour le paiement des gratifications, en mars. La Cour d'appel avait enfin écarté arbitrairement les témoignages confirmant le caractère discrétionnaire de la gratification et l'exigibilité des ajustements de salaires en mars de l'année suivant l'exercice considéré. En particulier, l'exclusion de la gratification n'était pas limitée aux cas de licenciement d'un employé pour faute professionnelle. L'intimé conclut principalement à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet. La cour cantonale se réfère à son arrêt.