Citation: 1C_338/2023 E. 3.3.3

3.3.3. Si ces différents éléments suffisent en définitive pour dénier à la recourante sa qualité pour agir devant le TAF, il convient cependant encore de relativiser les nuisances prétendues dont celle-ci se prévaut. En effet, outre la configuration des lieux et l'éloignement de la parcelle, celle-ci est destinée à demeurer non bâtie selon la révision du PAL communal, confirmée par le Tribunal fédéral par arrêts de ce jour (cf. arrêts 1C_604/2022; 1C_620/2022 et 1C_621/2022); la parcelle 2455 est par ailleurs traversée par un espace réservé aux eaux (ERE) au sens de la loi fédérale sur la protection des eaux du 24 janvier 1991 (LEaux; RS 814.20), réduisant d'autant les possibilités de construire (cf. art. 41c de l'ordonnance sur la protection des eaux du 28 octobre 1998 [OEaux; RS 814.201]). Or, en particulier en matière de protection contre le bruit dont se prévaut essentiellement la recourante, les exigences sont moins élevées s'agissant de parcelles agricoles non bâties qu'en zone d'habitations (cf. art. 43 de l'ordonnance sur la protection contre le bruit du 15 décembre 1986 [OPB; RS814.41]).