Citation: C 208/02 27.10.2003 E. A

A.a L'entreprise X.________ a bénéficié, durant la période de juin 1992 à juin 1995, d'indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail. Sur la base des rapports établis les 12 septembre et 16 novembre 1995, à la suite d'un contrôle, par l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (à partir du 1er janvier 1998 : Office fédéral du développement économique et de l'emploi [OFDE]; actuellement : Secrétariat d'Etat à l'économie), la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (ci-après : la caisse) a, par décision du 23 novembre 1995, réclamé à l'entreprise précitée la restitution de la somme de 345'242 fr. 75 au titre d'indemnités perçues indûment d'avril 1993 à juin 1995. Saisi d'un recours, le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel (ci-après : le DEP) l'a rejeté, par décision du 15 novembre 1996. Par jugement du 8 janvier 1998, le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel a admis le recours formé par X.________ contre cette décision, annulé les décisions de la caisse et du DEP, et renvoyé la cause à l'administration pour nouvelle décision de restitution concernant les seules indemnités perçues pour un travailleur aux mois de mai et juillet 1994. Par arrêt du 15 décembre 1998, le Tribunal fédéral des assurances a admis le recours interjeté par l'OFDE contre le jugement cantonal, et l'a annulé. A.b Parallèlement à cette procédure de restitution, l'entreprise X.________ a sollicité, le 21 décembre 1995, la remise de l'obligation de restituer le montant réclamé par la caisse, en alléguant sa bonne foi ainsi que sa situation précaire. Par ordonnance du 5 février 1996, l'Office du chômage du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office ) a suspendu l'examen de cette demande jusqu'à droit connu sur la question de la restitution. Après avoir pris connaissance de l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances, il a repris l'instruction de la cause et rejeté la demande (décision du 25 janvier 1999). X.________ a recouru devant le DEP, qui l'a débouté par décision du 25 janvier 2002.