Citation: 1B_503/2018 E. A

A.a. Une enquête pénale a été ouverte après la découverte, le 10 mars 2018, du corps sans vie de E.________ dans le lac Léman, à U.________. L'enquête a permis d'établir qu'elle avait passé la soirée précédente en compagnie de quatre requérants d'asile, soit A.________, B.________, C.________ et D.________. Elle était alors sous l'emprise de l'alcool et de médicaments, en particulier d'antidépresseurs consommés en quantité supérieure aux valeurs thérapeutiques, et se trouvait dans un état manifestement altéré. Les liquides séminaux et les profils ADN de B.________ et de D.________ ont été retrouvés sur E.________. A.________ a été appréhendé le 26 avril 2018 sous les préventions d'omission de prêter secours (art. 128 CP), d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance (art. 191 CP) et d'infraction à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). Il lui est en substance reproché d'avoir eu des relations sexuelles avec E.________ alors que celle-ci était en incapacité de discernement ou de résistance et de l'avoir laissée seule alors qu'elle était en danger de mort. Il lui est également reproché d'avoir incité D.________ à entretenir des rapports sexuels avec E.________ dans cet état et d'avoir demandé de la cocaïne en échange de cette offre. A.b. A la requête du Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois, la détention provisoire de A.________ a été ordonnée le 28 avril 2018 par le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc); cette autorité a retenu l'existence (1) de charges suffisantes - notamment s'agissant de l'infraction d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, ainsi que d'infraction à la LStup - et (2) des risques de fuite, ainsi que de collusion. Cette décision a été confirmée par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois le 15 mai 2018, puis par le Tribunal fédéral le 27 juin 2018 (cause 1B_276/2018). L'ordonnance du Tmc du 26 juillet 2018 admettant la requête de prolongation de cette mesure jusqu'au 26 octobre 2018 a été confirmée par arrêt du 8 août 2018 de la Chambre des recours pénale. Cette autorité a en particulier relevé l'existence de présomptions suffisantes de culpabilité; elle a également considéré que le risque de fuite était toujours réalisé et que le principe de proportionnalité demeurait respecté. Le 11 septembre 2018, le Tmc a rejeté la demande de libération formée le 29 août 2018 par A.________. Par arrêt du 27 septembre 2018, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours intenté par le prévenu contre cette ordonnance.