Citation: 1C_127/2021 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1 p. 106). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3 p. 65). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). La IIIe Cour administrative a tenu les faits incriminés (dépassement de deux véhicules avant un virage et franchissement d'une ligne de sécurité) pour établis sur la base de l'ordonnance pénale du 26 août 2020 non contestée et entrée en force, après avoir rappelé que si le recourant entendait faire valoir sa propre version des faits, il devait se défendre au niveau pénal, ce à quoi il avait renoncé, alors même qu'il en avait été informé par le biais de l'avis d'ouverture de procédure. Elle a considéré que tant la faute commise que la mise en danger abstraite accrue qui en était résultée étaient graves. En fixant à trois mois la durée du retrait du permis de conduire, l'autorité inférieure s'en était tenue à la durée minimale prévue par l'art. 16c al. 2 let. a LCR et une réduction de celle-ci n'entrait pas en ligne de compte en raison de la nécessité professionnelle du recourant de conduire un véhicule automobile. Le recourant ne nie pas ne pas avoir formé opposition à l'ordonnance pénale du 26 août 2020 et qu'elle est entrée en force. Il ne conteste pas davantage avoir été rendu attentif au fait qu'il devait faire valoir ses droits dans la procédure pénale s'il entendait contester les faits qui lui étaient reprochés. Il ne s'en prend pas à l'argumentation de la cour cantonale qui s'est dite liée par les faits établis au pénal et ne tente pas de remettre en cause la jurisprudence du Tribunal fédéral sur laquelle elle s'appuie (cf. ATF 139 II 95 consid. 3.2 p. 101). Il se borne à opposer sa propre version des faits à celle retenue par le juge pénal et à contester avoir procédé à un dépassement téméraire et franchi une ligne de sécurité. Sur ce point, le recours est purement appellatoire et ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation requises. Le recourant ne développe au surplus aucune argumentation visant à remettre en cause l'appréciation faite par la cour cantonale de la gravité de la faute commise et de la durée de la mesure de retrait de son permis de conduire. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office ce qu'il en est (cf. art. 42 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Le défaut de motivation qui affecte le recours n'est pas un vice réparable de sorte qu'il n'y a pas lieu d'accorder au recourant un délai supplémentaire pour le compléter (cf. art. 42 al. 5 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.4.2 p. 247).