Citation: 2P.223/2000 13.10.2000 E. 1.-

N.________, ressortissant marocain né en 1974, a sollicité une autorisation de séjour pour études dans le can- ton de Neuchâtel, qui a été rejetée par décision du Départe- ment de l'économie publique du 5 juillet 2000. Agissant par l'intermédiaire d'un mandataire profes- sionnel, N.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif qui, le 27 juillet 2000, a invité l'intéressé à verser la somme de 550 fr. dans un délai de dix jours, à défaut de quoi son recours serait déclaré irreceva- ble. Le versement de l'avance de frais ayant été effectué le 10 août 2000, soit après l'échéance du délai imparti, N.________ a été invité à se déterminer sur ce retard, ce que son mandataire a fait le 28 août 2000. Par décision du 6 septembre 2000, le Président du Tribunal administratif a déclaré le recours irrecevable avec suite de frais. Il a retenu en bref que le fait que l'inté- ressé n'ait pas été en mesure de disposer immédiatement du montant requis ne pouvait pas constituer un empêchement non fautif permettant la restitution du délai pour paiement de l'avance de frais, dans la mesure où il n'avait dans le délai fixé ni demandé sa prolongation, ni, cas échéant, sollicité l'assistance judiciaire.