Citation: 4C.7/2004 08.03.2004 E. 3

3.1 La recourante prétend que, du moment que le nombre d'heures supplémentaires non compensées accomplies par l'intimée n'était pas établi, l'autorité cantonale devait ordonner des mesures d'instruction supplémentaires pour permettre l'établissement des heures en question. Pour ne pas l'avoir fait, les magistrats vaudois auraient enfreint l'art. 343 al. 4 CO. 3.2 L'art. 343 al. 4 CO institue, dans les conflits relevant du contrat de travail, la maxime inquisitoire lorsque la valeur litigieuse ne dépasse pas - comme en l'espèce - 30'000 fr. (art. 343 al. 2 CO). L'obligation pour le juge d'établir d'office les faits n'est cependant pas sans limite; il est tenu de s'assurer que les allégations et offres de preuves sont complètes seulement lorsqu'il a des motifs objectifs d'éprouver des doutes sur ce point (arrêt 4C.66/1994 du 20 juillet 1994, consid. 2a; ATF 107 II 233 consid. 2c). Comme on l'a vu, l'art. 42 al. 2 CO permet au juge de se contenter de la haute vraisemblance du fait. Autrement dit, cette disposition consacre un degré de preuve réduit par rapport à la certitude. Partant, comme la Chambre des recours a estimé - sans violer le droit fédéral - que l'intimée avait rendu tout à fait vraisemblable l'accomplissement de quatre cents heures supplémentaires, elle n'avait pas à instruire plus avant. Le grief est sans consistance.