Citation: 8C_961/2012 E. 1

En procédure d'opposition, la Vaudoise a demandé un complément d'expertise à la doctoresse V.________, qui, dans son rapport du 11 mars 2011, a diagnostiqué, avec répercussion sur la capacité de travail, des signes sévères compatibles avec une intoxication aux opioïdes sous prescription médicale (F 11.24 selon CIM-10), une interaction médicamenteuse contre-indiquée, prescrite d'une manière continue, un status après épisode dépressif, actuellement en rémission (F 33.4 selon CIM-10), ainsi que, sans répercussion sur la capacité de travail, un syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4 selon CIM-10). Elle a estimé qu'au jour de l'examen, l'assurée ne montrait plus de signe dépressif spécifique mais qu'elle présentait "de graves troubles moteurs, de la vigilance et de la fréquence respiratoire" évoquant en premier lieu une intoxication aiguë aux opioïdes. Ce médecin a précisé que l'administration d'antalgiques à fortes doses et au long cours pouvait avoir des effets paradoxaux, c'est-à-dire générer elle-même une symptomatologie douloureuse. L'experte a conclu que les plaintes de l'assurée sur le plan psychiatrique n'étaient plus en rapport de causalité directe avec l'accident, que D.________ ne souffrait pas d'atteinte psychiatrique à la santé et que les séquelles de l'accident n'avaient plus d'impact sur l'exigibilité professionnelle. Par nouvelle décision du 15 avril 2011, la Vaudoise a mis fin au versement des indemnités journalières au 31 décembre 2010 et a informé l'assurée que ses frais de traitements médicaux étaient à la charge de l'assurance-maladie dès le 24 février 2011. Statuant sur les oppositions formées contre ses décisions des 24 novembre 2010 et 15 avril 2011, la Vaudoise les a rejetées (décision sur opposition du 29 août 2011).