Citation: 7B.210/2000 20.09.2000 E. 2

2.- Le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu de rectifier d'office une inadvertance manifeste ou de compléter les constatations de l'autorité cantonale sur des points purement accessoires (art. 63 al. 2 et 64 al. 2 OJ applicables par analogie en vertu du renvoi de l'art. 81 de la même loi). a) Dans la mesure où la recourante s'écarte des constatations de fait de la décision attaquée, les complète ou encore les modifie sans pouvoir se prévaloir de l'une des exceptions mentionnées ci-dessus, son recours est irrecevable. La recourante paraît certes se prévaloir d'inadvertance manifeste lorsqu'elle soutient que l'autorité cantonale a méconnu le fait que c'est l'office et non pas le tribunal de première instance qui lui aurait restitué le billet à ordre incriminé. Il y a inadvertance au sens de l'art. 63 al. 2 OJ lorsque l'autorité cantonale a ignoré, mal lu, transcrit inexactement ou incomplètement une pièce versée au dossier (ATF 118 III 1 consid. 1 p. 2, 115 II 399/400, 109 II 159 consid. 2b p. 162 et les arrêts cités). Tel n'est pas le cas en l'espèce. En effet, une attestation versée au dossier fait état de l'envoi par le tribunal de première instance à la poursuivie, en date du 9 juin 2000, d'un billet à ordre de "val. 2'000'000.-" selon contrordre (à la poursuite) du même jour. Par ailleurs, dans sa détermination sur la plainte, l'office a confirmé à l'autorité cantonale de surveillance que, d'après ses renseignements, ledit document aurait été restitué à la débitrice par le tribunal de première instance. b) Le Tribunal fédéral ne saurait prendre en considération, parce qu'irrecevables en vertu de l'art. 79 al. 1 OJ, les pièces nouvelles produites par la recourante.