Citation: 6B_1150/2015 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant son implication dans les événements du 16 février 2012 (tirs sur un bus-école). Il lui reproche d'avoir arbitrairement écarté ses rétractations lors de son audition par le Procureur du 4 septembre 2012. La cour cantonale a considéré la première version du recourant comme crédible. En effet, elle a relevé que celle-ci correspondait à sa personnalité impulsive et à son mode de comportement; en outre, le recourant était un habitué des armes à air comprimé. Elle a ajouté que les rétractions tardives du recourant - qui apparaissaient largement dictées par une volonté de représailles à l'égard de son ex-compagne - n'étaient pas crédibles. Le recourant fait valoir que l'interprétation par la cour cantonale des raisons l'ayant amené à se rétracter est insoutenable dans la mesure où il avait expliqué, déjà lors de sa première audition, qu'il était énervé contre son amie C.________, car il souhaitait s'en séparer et qu'il y avait une année qu'il lui demandait de quitter son appartement. Il ne pouvait donc pas agir par représailles lorsque son ex-compagne l'a quitté. Le raisonnement de la cour cantonale conduisant à retenir la première version, qui se réfère au comportement du recourant, à son caractère et à son expérience des armes, est soutenable. Les raisons exactes de la rétractation du recourant ne sont pas déterminantes. Il y a lieu de relever que, si l'on suit les explications du recourant concernant sa relation avec C.________, il paraît aussi guère crédible qu'il se soit accusé pour la protéger (alors qu'il soutient qu'il voulait s'en séparer). Le grief soulevé par le recourant est donc infondé.