Citation: 6B_144/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste également les conditions subjectives de l'infraction. C'était l'intimée qui, munie d'un couteau, l'avait initialement attaqué. En outre, elle avait déclaré à réitérées reprises que son époux avait uniquement tenté de lui prendre le couteau des mains et que ses gestes n'étaient pas intentionnels. Dès lors que le recourant se fonde sur un état de fait qui s'écarte, sans que l'arbitraire n'ait été démontré (cf. consid. 2 supra), de celui retenu par l'autorité précédente, son grief est irrecevable. Pour le reste, il importe peu que ce soit l'intimée qui se soit munie d'un couteau et qu'elle se soit également montrée menaçante lors de l'altercation; au moment où le recourant a appliqué le couteau sur le cou de l'intimée, celle-ci était maîtrisée et immobilisée au sol; dans ces circonstances, l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle le recourant a consciemment et volontairement mis l'intimée en danger de mort concret et imminent, ce sans scrupule, n'enfreint pas l'art. 129 CP. Pour ces motifs, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en reconnaissant le recourant coupable de mise en danger de la vie d'autrui.