Citation: 8C_554/2019 E. 3.2

3.2. La recourante admet le fait que ses médecins-conseils n'ont pas procédé à un examen clinique de l'assuré. Elle estime néanmoins que leurs conclusions seraient davantage probantes, dès lors qu'elles se fondent sur les examens cliniques réalisés par les médecins-experts, mais également sur les examens paracliniques, tels que radiographies, données livrées par la carte mémoire CPAP, tests neuropsychologiques. S'agissant de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité, la recourante fait valoir que le jugement cantonal serait entaché d'une erreur manifeste, puisqu'il conclut à un taux global de 60 %, alors que même si les appréciations des médecins-experts devaient être prises en considération, le taux global serait de 55 %. Quant au lien de causalité entre le syndrome d'apnées du sommeil et l'accident du 23 novembre 2011, elle se réfère au rapport du docteur D.________, lequel contesterait fermement l'existence d'un tel lien. En ce qui concerne la capacité de travail résiduelle de 80 % retenue par les juges cantonaux sur la base de l'expertise du CEMed, la recourante y oppose également l'avis de ses médecins-conseils, selon lesquels celle-ci ne serait pas limitée. Elle fait valoir que cet avis serait partagé par le docteur G.________, médecin-assistant au service universitaire d'ophtalmologie de l'Hôpital H.________,et par les pneumologues, les docteurs C.________ et I.________.