Citation: 6B_1037/2022 E. 2.6

2.6. Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait dû prendre en considération qu'il était âgé de 78 ans et qu'il n'aspirait, à sa sortie de prison, qu'à mener une vie tranquille et isolée dans son chalet, entouré de membres de sa famille avec lesquels il avait toujours conservé des contacts étroits. Ce projet de vie quelque peu "en retrait" avait été jugé comme adéquat par le Service pénitentiaire, dans la mesure où c'était précisément dans le cadre de relations interpersonnelles que le recourant pouvait présenter un risque. Il était d'ailleurs insoutenable de lui reprocher une absence de prise de conscience dans le cadre de ses problématiques relationnelles alors qu'il avait déjà modifié ses relations avec les autres détenus en évitant au maximum les contacts, et alors que son comportement en détention était irréprochable. La cour cantonale n'avait pas non plus suffisamment tenu compte que, lors de sa dernière récidive, qui avait donné lieu à sa réintégration en 2013 - soit il y a près de dix ans -, les biens juridiquement protégés mis en danger n'étaient pas l'intégrité physique ni la vie d'autrui puisqu'il avait été condamné pour entrave à l'action pénale. En prenant en considération l'ensemble des éléments positifs évoqués ci-dessus, la cour cantonale aurait dû conclure que le pronostic n'était pas défavorable.