Citation: 5A_934/2023 E. 6

Enfin, la recourante se plaint d'une violation des art. 29, 29a et 30 Cst., considérant que la cour cantonale a rendu une décision qui la prive du droit de recourir. Elle expose que le chiffre 2 du dispositif de l'arrêt attaqué lui impartit un délai de trois mois dès la fixation de la contribution d'entretien par le juge de première instance pour quitter le domicile familial, étant précisé, dans les considérants de cet arrêt, que ce délai commencerait à courir dès la notification de la décision de première instance sur la contribution d'entretien, "et non dès le [recte: l'expiration du] délai d'appel contre cette décision". Elle serait ainsi exposée à devoir quitter son domicile avant que le Tribunal fédéral ait pu statuer sur le mérite de son recours, qui porte principalement sur la question de l'octroi du domicile concerné, de sorte que l'effet suspensif sollicité devrait être accordé. Dès lors que, par ordonnance du 25 avril 2024, le Président de la Cour de céans a admis la requête d'effet suspensif de la recourante (cf. supra let. D), celle-ci n'a plus d'intérêt actuel digne de protection à l'examen de son recours sur ce point.