Citation: 1P.252/2006 21.08.2006 E. 3

3.1 En l'espèce, le recourant reproche en substance au Tribunal cantonal d'avoir fait preuve d'arbitraire en confirmant l'appréciation du premier juge, privilégiant la version de l'intimé à la sienne. Il soutient que cette version est contredite par les déclarations de quatre témoins. De plus, le seul témoignage favorable à l'intimé, celui de W.________, serait dépourvu de toute crédibilité. Enfin, le certificat médical déposé par l'intimé ne serait pas déterminant, dès lors qu'il reconnaît lui avoir tiré les cheveux, en réaction à une situation menaçante. Selon le recourant, une appréciation des faits dénuée d'arbitraire aurait dû lui permettre de bénéficier du principe de la présomption d'innocence. 3.2 Pour l'essentiel, le recourant se borne à répéter les arguments qu'il a déjà soulevés devant le Tribunal cantonal, mais il ne démontre pas en quoi l'autorité attaquée aurait refusé à tort de qualifier d'arbitraire l'appréciation du Tribunal de police. Il est dès lors douteux que le recours satisfasse sur ce point aux exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra consid. 2.1.2). Quoi qu'il en soit, il y a lieu de constater avec l'autorité attaquée que le premier juge n'a pas fait preuve d'arbitraire en privilégiant la version de l'intimé. En effet, c'est à juste titre qu'il a relevé des divergences importantes dans les déclarations des témoins favorables au recourant. De même, il n'était pas insoutenable de retenir que le changement de version du témoin W.________ s'expliquait par le fait qu'il avait cessé de travailler pour le recourant - dont il avait peur - ni de considérer que ses nouvelles déclarations étaient plus crédibles que les premières. Les deux nouveaux arguments soulevés par le recourant contre l'arrêt querellé n'y changent rien. En effet, il n'est pas déterminant que le témoin S.________ n'ait pas changé de version après avoir cessé de travailler pour le recourant, dans la mesure où il n'est pas établi qu'il se trouvait dans la même situation que W.________. Au demeurant, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme que S.________ a "clairement confirmé" ses déclarations, dès lors que ce témoin n'a pas été entendu par le tribunal et qu'il a seulement écrit qu'il n'avait "rien à ajouter" en motivant sa demande de dispense de comparution à l'audience. Enfin, on ne peut pas non plus suivre le recourant lorsqu'il soutient que le certificat médical déposé par l'intimé n'accrédite pas sa version. En effet, s'il est vrai que le recourant reconnaît avoir saisi son employé par les cheveux, les lésions constatées dans l'attestation médicale litigieuse excèdent celles qu'aurait pu causer le simple geste de défense allégué par le recourant; une rougeur au cuir chevelu, de nombreux cheveux arrachés, une plaie à la lèvre inférieure et une tuméfaction correspondent davantage aux conséquences de l'agression décrite par l'intimé. 3.3 Dans ces circonstances, c'est à juste titre que le Tribunal cantonal a considéré que le premier juge n'avait pas usé de son large pouvoir d'appréciation des preuves de manière arbitraire. Dès lors qu'au terme de cette appréciation des preuves exempte d'arbitraire il ne subsiste pas de doute sérieux et irréductible quant à la culpabilité du recourant, le grief tiré de la violation de la présomption d'innocence doit être rejeté.