Citation: 2C_409/2019 E. 2.3.1

2.3.1. Pour le surplus, le recourant se prévaut d'un établissement inexact des faits en relation avec trois éléments différents. En premier lieu, il se plaint de ce que le Tribunal cantonal a retenu qu'en répondant par la négative à la question de savoir s'il avait déjà subi une condamnation, il a cherché à cacher son passé délictuel. Selon lui, c'est de bonne foi qu'il a rempli le formulaire, celui-ci ne faisant à aucun moment référence à des condamnations commises sous une autre identité. En outre, le recourant se plaint aussi de ce que l'autorité précédente a retenu qu'il ressortait du jugement pénal de 2008 qu'il s'était rendu coupable d'un trafic de stupéfiants portant sur 206,9 grammes de cocaïne, que sa culpabilité était lourde et que ses mobiles ne consistaient qu'en l'appât du gain. Il affirme qu'à l'époque des faits ayant conduit à cette condamnation, il ne percevait aucune aide sociale, mais que sa situation était précaire, élément qui n'a pas été pris en compte par le Tribunal cantonal pour traiter de la question du risque de récidive. Finalement, il estime que l'autorité précédente a faussement retenu qu'il a refusé de répondre aux questions du Service de la population, qu'aucun élément au dossier ne permet de retenir qu'il n'est pas parfaitement bien intégré socialement et que les attaches qu'il entretient avec la Suisse ne sont manifestement pas fortes. A ce propos, il estime avoir indiqué dans son recours formé devant le Tribunal cantonal qu'il était bien intégré et relève que s'il a refusé de répondre aux questions qui lui étaient posées, c'est en raison de l'absence de son avocat.