Citation: 2C_215/2024 E. 1.4

1.4. La recourante ne saurait se prévaloir de manière défendable d'un droit de séjourner en Suisse issu de l'art. 8 CEDH, en lien avec la protection de sa vie privée. En effet, elle ne vit légalement en Suisse que depuis 2015 et y réside en raison de l'effet suspensif depuis 2020, de sorte que la durée de son séjour ne peut pas être qualifiée de longue. En outre, elle ne saurait se prévaloir d'une intégration exceptionnelle en raison de sa dépendance à l'aide sociale (cf. ATF 146 I 185 consid. 5.2; 144 I 266 consid. 3.9; arrêt 2C_671/2021 du 15 février 2022 consid. 5.1). Elle ne peut davantage invoquer l'art. 30 al. 1 let. b LEI, cette disposition ne lui conférant aucun droit à une autorisation de séjour (art. 83 let. c ch. 2 LTF). Elle relève au surplus des dérogations aux conditions d'admission, exclues de la voie du recours en matière de droit public (art. 83 let. c ch. 5 LTF). Enfin, dans la mesure où elle conclut à son admission provisoire, la recourante perd de vue qu'une telle demande doit être adressée directement au Secrétariat d'État aux migrations (art. 83 al. 1 LEI) et ne relève donc pas de la présente procédure.