Citation: 2C_386/2021 E. 3

La Cour de justice a correctement exposé la base légale applicable (art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr) et la jurisprudence relatives à la poursuite du séjour en Suisse pour des raisons personnelles majeures (cf. ATF 139 II 393 consid. 6; 137 II 345 consid. 3.2.3); dès lors, la Cour de céans s'y réfère. L'autorité précédente a procédé à une juste application de la disposition susmentionnée, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Comme elle l'a relevé, les six années passées en Suisse, le fait que l'intéressé soit autonome sur le plan financier et que son comportement n'ait pas fait l'objet de reproches ne suffisent pas en principe pour retenir des raisons personnelles majeures. De plus, celui-ci ne fait pas état de connaissances professionnelles si spécifiques ou remarquables qu'elles imposeraient de ne pas retourner dans son pays d'origine; au contraire, puisqu'il a réussi un examen de chauffeur "VTC" qui, contrairement à ce qu'il affirme, ne saurait être considéré comme étant utile uniquement à Genève et ne pouvant pas être mis à profit dans sa patrie. Le recourant est, il est vrai, bien intégré en Suisse, mais cet élément ne fait pas en lui-même apparaître la réintégration dans le pays d'origine comme fortement compromise. D'ailleurs, l'intéressé retrouvera sa mère, ainsi que ses frères et soeurs en Tunisie, pays où il a vécu jusqu'à 37 ans, années essentielles d'une vie, où il a obtenu un bachelor en marketing et dont il connaît l'environnement socioculturel. Certes, la situation économique du pays, péjorée par la crise sanitaire, n'est pas bonne mais cet élément ne saurait permettre de considérer que la réintégration y sera particulièrement difficile. En conclusion, les arguments invoqués ne suffisent pas à démontrer l'existence d'une raison personnelle majeure donnant droit à une autorisation de séjour.