Citation: 2C_822/2013 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la Cour de justice a retenu que le recourant, qui est arrivé en Suisse à l'âge de 32 ans, avait passé la plus grande partie de son existence en Tunisie. Il parle en outre la langue et connaît les us et coutumes de son pays d'origine, où vit une partie de sa famille qu'il était retourné voir trois fois en 2010, trois fois en 2011 et en 2012. Le recourant reproche à la Cour de justice de n'avoir pas tenu compte de la violence psychologique qu'il aurait subie de la part de B.________. Il prétend avoir " fait l'objet d'un chantage et d'un abus manifeste de droit de la part de son ex-épouse " (mémoire de recours, p. 32). Il soutient en particulier que celle-ci l'aurait empêché de pratiquer ses rites religieux et qu'elle l'aurait forcé à consulter un psychologue. Outre que ces éléments n'ont pas été établis par l'instance précédente, ils ne revêtent pas le degré d'intensité requis par la jurisprudence pour constituer une forme de violence conjugale suffisante sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr. Aucun autre élément ne vient confirmer l'existence de raisons personnelles majeures. Le recourant ne soutient ni ne motive qu'un retour dans son pays d'origine générerait pour lui des conséquences insupportables. Il se contente sur ce point de renvoyer à son recours devant la juridiction cantonale. Un tel procédé n'est cependant pas admissible au regard de l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 131 III 384 consid. 2.3 p. 387 s.; arrêt 2C_973/2012 du 4 octobre 2013 consid. 3; cf. supra consid. 2). Le recourant se prévaut de l'art. 31 al. 1 OASA. La Cour de justice a toutefois pris en compte tous les éléments pertinents pour l'application de la norme invoquée, notamment la durée de son séjour en Suisse, sa situation familiale et les possibilités de réintégration dans l'Etat de provenance. Le recourant indique certes avoir perdu toutes ses économies dans " l'intérêt du couple " (mémoire de recours, p. 23). Cet élément, qui du reste n'est pas déterminant, n'a pas été établi par l'autorité précédente, de sorte qu'il ne peut être pris en considération par le Tribunal de céans (cf. supra consid. 4.1). Tout porte donc à croire que le recourant entend demeurer en Suisse, parce que les conditions de vie y sont plus aisées, mais rien n'indique qu'une réinsertion en Tunisie comporterait, pour lui, des obstacles insurmontables. Dans ces conditions, il n'existe pas de raisons personnelles majeures qui permettraient au recourant d'obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour sur la base de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr.