Citation: 5A_512/2017 E. 3.4.3

3.4.3. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait insoutenable (art. 106 al. 2 LTF). Concernant en particulier la disponibilité respective des parents, il n'est pas décisif que le SPJ ait également retenu que l'activité professionnelle de la mère était "soutenue", en s'appuyant sur le fait que celle-ci bénéficiait depuis toujours des services de filles au pair, que les enfants fréquentaient presque quotidiennement la cantine scolaire ainsi que le secteur parascolaire et que la pédiatre des enfants avait indiqué que l'intéressée, bien qu'elle fût venue aux rendez-vous importants, était "très occupée". En effet, ces constatations n'établissent pas que l'opinion de la Juge déléguée, selon laquelle le SPJ avait privilégié la version des faits du père au détriment de celle de la mère, serait arbitraire. Il en va de même des critiques du recourant relatives à la stabilité des enfants. A cet égard, il soutient que, contrairement à l'opinion de l'autorité cantonale, le SPJ n'a nullement "occulté" les déclarations des témoins relatives aux difficultés exprimées par les enfants dès lors que, d'une part, il était impossible de déterminer si le mal-être de l'aînée avait été constaté par son enseignante pendant la période de la garde alternée ou postérieurement à celle-ci et que, d'autre part, les déclarations de la logopédiste du cadet ne permettaient en aucune façon de retenir que la garde alternée aurait eu un impact négatif sur celui-ci, aucune séance de logopédie n'ayant eu lieu durant la pratique de la garde alternée. Ces allégations ne sont toutefois pas propres à démontrer l'arbitraire. Tel est aussi le cas lorsque le recourant se plaint d'une appréciation insoutenable des explications de l'enseignante du fils des parties, étant rappelé qu'il ne suffit pas qu'une autre solution soit également envisageable pour considérer l'appréciation de faits retenue comme arbitraire (cf. notamment ATF 140 III 16 consid. 2.1 et les arrêts cités). Compte tenu du pouvoir d'examen restreint dévolu au Tribunal fédéral, on ne saurait dire que l'arrêt attaqué violerait l'art. 9 Cst. sur ce point. Contrairement à ce qu'affirme une fois encore le recourant, l'autorité cantonale ne peut pas non plus se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire en ce qui concerne la prise en compte de l'avis des enfants (cf. supra consid. 3.2). Enfin, le grief selon lequel il serait manifestement erroné de retenir que le SPJ a omis de prendre en considération les problèmes de communication rencontrés par les parties n'apparaît pas non plus déterminant, la Juge déléguée ayant en réalité reproché au SPJ d'avoir estimé que la garde alternée était dans l'intérêt des enfants en dépit de ces difficultés, qualifiées pourtant par lui de majeures. Sur le vu de ce qui précède, l'autorité cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en s'écartant des conclusions du rapport du 24 octobre 2016 et en substituant sa propre appréciation à celle du SPJ, cela d'autant plus que ce moyen de preuve ne constituait pas une expertise proprement dite, dont le juge ne peut s'écarter qu'à des conditions plus strictes (cf. supra consid. 3.4.1).