Citation: 7B.192/2006 19.01.2007 E. B

Les 10/13 mars 2006, le débiteur a porté plainte contre l'office en concluant à ce que l'huissière, qui avait selon lui employé des méthodes malhonnêtes et fallacieuses, soit immédiatement dessaisie de tous ses dossiers, à l'instar de l'office dans son ensemble pour éviter tout corporatisme entre collègues. Il demandait dans la foulée l'annulation du "procès-verbal de saisie" à ses yeux astucieusement faux, les réponses transcrites par l'huissière n'étant pas conformes à celles qu'il avait données. Par décision du 27 avril 2006, l'autorité cantonale inférieure de surveillance a rejeté la plainte, en bref pour les motifs suivants: les conditions d'une récusation au sens de l'art. 10 al. 1 ch. 4 LP n'étaient pas réunies dès lors que le plaignant, se contentant d'allégations générales, n'avait apporté aucune preuve que les déclarations inscrites dans le procès-verbal attaqué ne correspondaient pas aux réponses qu'il aurait données; au surplus, le débiteur avait le devoir, en vertu de l'art. 91 al. 1 LP, de collaborer afin de permettre à l'office de disposer d'informations complètes sur ses revenus et sa fortune; l'huissière ne pouvait être récusée, et avec elle tout l'office, du simple fait qu'elle requérait ces informations. Saisie d'un recours du débiteur tendant à la récusation de l'huissière et du préposé et à l'annulation des actes de la procédure en cause, l'autorité cantonale supérieure de surveillance l'a rejeté par arrêt du 29 septembre 2006. Ses motifs seront repris ci-après dans la mesure utile.