Citation: 4A_321/2020 E. 3

Selon les faits souverainement établis par la cour cantonale, les époux A.________, dans le cadre de la reconstruction intégrale de leur chalet, ont fait appel à l'entreprise de menuiserie qui avait oeuvré sur le premier chalet et lui ont confié les travaux relatifs à l'aménagement intérieur en bois. Ces travaux se sont déroulés entre 2007 et 2008. L'entreprise leur a adressé une facture finale le 12 novembre 2012 - rectifiée à deux reprises (cf. let A.d supra) - que le couple a contestée, avant d'être mis aux poursuites en août 2015 pour le paiement du solde. A ce stade, la contestation ne porte plus que sur la prescription de la créance que fait valoir l'entreprise de menuiserie. Les recourantes soutiennent que cette créance était prescrite bien avant que l'entreprise intimée ne fasse valoir ses droits par des poursuites (art. 135 ch. 2 CO), puisqu'il s'agirait d'une action d'un artisan pour son travail selon l'art. 128 ch. 3 CO. La cour cantonale aurait omis arbitrairement de tenir compte de certains faits pour fonder son jugement et aurait violé le droit fédéral en considérant à tort que la créance était soumise à la prescription décennale de l'art. 127 CO.