Citation: H 128/04 14.02.2006 E. 5

5.1 Les juges cantonaux ont considéré qu'il n'existait aucun indice permettant d'admettre que H.________ assumait les fonctions d'organe matériel de la société X.________SA. Ils ont dès lors nié sa responsabilité, au sens de l'art. 52 LAVS, dans le préjudice subi par la caisse de compensation. 5.2 La recourante conteste ce point de vue. Elle rappelle que l'intimé a été directeur de l'entreprise X.________, au bénéfice d'une signature individuelle jusqu'à l'ouverture de la faillite. A son avis, il participait de manière déterminante à la formation de la volonté de la société. 5.3 Sur la base des faits constatés par les premiers juges, la qualité d'organe de fait n'est pas suffisamment établie s'agissant de H.________, que ce soit de manière générale ou tout particulièrement pour le paiement des cotisations aux assurances sociales. En effet, rien ne permet de dire que le prénommé était chargé de la gestion administrative et, en particulier, du règlement des comptes vis-à-vis de l'administration de l'AVS. De sa réponse du 30 mars 2000 à la demande en réparation du 6 mars 2000, de même que lors de son audition du 24 septembre 2003 par le Tribunal cantonal des assurances sociales, il ressort que les tâches de cet intimé consistaient uniquement dans l'acquisition, le suivi et la facturation des chantiers dans le canton de Genève, tandis que la gestion administrative et financière de la société incombait aux époux. Lors de son audition du 24 septembre 2003, M.________ a d'ailleurs confirmé que H.________ s'occupait de la partie technique de la société genevoise, mais qu'il n'avait aucun pouvoir en matière de gestion administrative ou financière. C.________ l'a confirmé à son tour, lors de son audition le 12 novembre 2003. A quelque échelon de la procédure que ce soit, la caisse recourante n'a ni contredit ni contesté les faits rapportés par les témoins, ni étayé ses allégués. On doit ainsi nier la responsabilité de H.________ dans le préjudice subi par la recourante, car les relations avec la caisse de compensation ne relevaient pas, sur le plan interne, de son domaine d'activités. Sur ce point le recours de la caisse doit être rejeté.