Citation: K 112/02 30.01.2004 E. A

R.________ est affiliée à la Caisse-maladie SUPRA (ci-après : la SUPRA) notamment pour l'assurance obligatoire des soins. Souffrant de fibromyalgie, elle suit depuis quelques années un traitement intensif de physiothérapie prescrit par son médecin traitant, le docteur D.________. Eu égard au nombre élevé de ces séances, la SUPRA a adressé à ce médecin un questionnaire portant sur la nécessité d'un tel programme thérapeutique. Après avoir soumis ce document et le dossier médical de l'assurée à son médecin-conseil, la doctoresse A.________, selon laquelle la physiothérapie ne constituait pas une mesure thérapeutique indiquée à long terme pour les personnes atteintes de fibromyalgie, la SUPRA a informé R.________ qu'elle cesserait désormais de prendre en charge les factures afférentes à un tel traitement. L'assurée ayant contesté cette prise de position, une expertise a été confiée au docteur B.________, médecin-chef du service de rhumatologie de X.________. Ce dernier a estimé qu'on pouvait admettre, en cas de fibromyalgie, la nécessité d'un traitement de physiothérapie sous une forme limitée à dix-huit séances par année (rapport du 3 septembre 1998). Sur cette base, la SUPRA a accepté de rembourser au plus deux fois neuf séances de physiothérapie en 1998 et de renouveler cette prise en charge pour l'année suivante. En revanche, elle a, par décision du 14 décembre 1998, refusé de prendre en charge un traitement de physiothérapie plus étendu. Saisie d'une opposition, elle a confirmé son point de vue dans une nouvelle décision du 22 juin 1999.