Citation: BGE 150 IV 86 E. 8.2.1

En tant que le recourant entend en définitive contester que C.A. était en mesure d'exercer une influence décisive dans le processus de validation de l'accord de joint-venture, soutenant qu'il n'était tout au plus qu'un "maillon de la chaîne", il ne conteste pas pour autant que la B. avait été autorisée par le gouvernement libyen à gérer et à contrôler les activités pétrolières nationales, pas plus qu'il ne démontre en quoi il serait arbitraire de retenir que, depuis 2006, cette entité avait fait office de facto de ministère du pétrole et de l'énergie. Aussi, s'il ne ressort certes pas de l'arrêt attaqué que C.A. était formellement membre de l'organe exécutif du gouvernement libyen (Comité général du Peuple) ni du groupe de ministres désignés spécifiquement pour les questions liées au pétrole (Conseil du pétrole), il est néanmoins établi, sans que l'on puisse reprocher à la cour d'appel d'être tombée dans l'arbitraire, que le précité, de par sa fonction au sein de la B., couplée à son statut d'ancien premier ministre, occupait une place centrale tant dans la conduite des négociations entre la B. et E.E. que dans le processus de validation des accords de joint-venture. Il a par ailleurs pu être constaté, sans que l'on y décèle non plus une appréciation arbitraire des preuves, que la position privilégiée de C.A., et en particulier la nécessité d'obtenir son approbation, étaient connues de E.E., étant à cet égard rappelé que F. et C.A. avaient été BGE 150 IV 86 S. 102 personnellement en contact en mai et juin 2006, pour convenir à cette occasion que la phase des négociations devaient s'achever prochainement.