Citation: 8C_697/2023 E. 3.3.3

3.3.3. En l'espèce, les juges cantonaux ont privilégié les conclusions du docteur C.________, du fait que son rapport satisfaisait aux exigences jurisprudentielles en matière d'expertise médicale. Ils ont considéré en particulier que ce médecin n'avait pas ignoré les éléments invoqués par la recourante - qualifiés pour certains d'anecdotiques - mais avait un avis différent ou que celle-ci se limitait à opposer l'appréciation de sa médecin traitante à celui du docteur C.________. Cela dit, il ressort de l'arrêt attaqué que la doctoresse D.________ et le docteur C.________ ne s'accordent ni sur les diagnostics, ni sur la capacité de travail de la recourante (cf. avis du SMR du 31 mai 2022). En particulier, et comme la recourante le fait valoir, la médecin traitante a reproché à l'expert d'avoir écarté les troubles de l'attention et de la concentration sans expliquer son évaluation ni avoir procédé à un test. Elle lui a également opposé d'avoir fondé son analyse de l'évolution de la capacité de travail de la recourante sur la base d'un rapport d'expertise mis en oeuvre par l'assurance perte de gain, alors que le médecin consultant était par la suite revenu sur son évaluation. A cela s'ajoute d'autres éléments, invoqués par la recourante, contribuant à susciter un doute à tout le moins minime sur la fiabilité ou la pertinence du rapport du SMR. Ainsi, le docteur C.________ retient notamment la capacité de la recourante à prendre des décisions importantes et une indépendance dans l'organisation de sa vie quotidienne (cf. p. 12, 15, 19 et 20 du rapport), sans circonstancier son appréciation par rapport au fait que la recourante est sous curatelle de représentation (art. 394 s. CC) (ce qui n'est pas précisé dans le rapport d'examen). Si le curateur n'est pas médecin, comme l'ont relevé les juges cantonaux en niant la pertinence de ses observations, on ne saurait nier sa légitimité à s'exprimer sur les capacités de la recourante à se gérer sur le plan administratif, compte tenu de la mission qui lui est confiée. Sans préjuger du fond du litige, il apparaît ainsi que les circonstances du cas d'espèce justifiaient une expertise par un médecin indépendant selon la procédure de l'art. 44 LPGA. En conséquence, les premiers juges ont procédé à une appréciation (anticipée) des preuves manifestement erronée en refusant la mise en oeuvre d'une telle expertise médicale (cf. mémoire de recours du 29 août 2022 p. 24).