Citation: 2C_537/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante est entrée en Suisse le 26 janvier 2020, pays dans lequel, en tant que ressortissante de Macédoine du Nord, son séjour ne pouvait, sans l'obtention préalable d'un visa, excéder 90 jours (art. 10 al. 1 LEI; Secrétariat d'État aux migrations, Prescriptions en matière de documents de voyage et de visas selon la nationalité [Annexe CH-1, liste 1], version du 1er janvier 2024). A compter de l'échéance de ces 90 jours, et à tout le moins depuis la décision du Secrétariat d'État du 30 avril 2021 refusant d'approuver l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur en sa faveur, l'intéressée vit en Suisse uniquement au bénéfice de l'effet suspensif attaché à la procédure de recours. Or, cette période n'est pas prise en compte dans la durée du séjour légal en Suisse (cf. ATF 137 II 1 consid. 4.3; arrêt 2C_975/2022 précité consid. 6.2). Dans ces circonstances, la recourante, qui ne prétend pas avoir déjà résidé en Suisse, ne se trouve pas légalement en Suisse depuis plusieurs années déjà. Il convient donc, s'agissant du regroupement familial au sens de l'art. 3 annexe I ALCP, d'examiner la nécessité du soutien matériel de la recourante en Macédoine du Nord et, le cas échéant, l'octroi effectif d'un tel soutien par sa fille dans ce pays (cf. supra consid. 3.1.1). Le soutien que cette dernière fournit à la recourante depuis son arrivée en Suisse ainsi que la nécessité d'un tel soutien à compter de cette date ne sont donc pas, quoi qu'elle en pense, à eux seuls pertinents dans le présent contexte (cf. infra consid. 3.7 in fine).