Citation: 1C_584/2022 E. B

Par arrêt du 23 août 2022, la Chambre administrative a rejeté le recours formé contre la décision du département du 21 janvier 2022. La commission étant rattachée administrativement au département, ce dernier pouvait statuer sur la demande de consultation par voie d'évocation. La commission n'était pas un tribunal au sens de l'art. 6 CEDH, de sorte que le principe de publicité de la justice consacré par cette disposition n'était pas applicable. Il n'y avait pas non plus d'obligation générale de publicité découlant de la LIPAD, excepté la publication d'un rapport d'activité annuel. Le droit individuel d'accès garanti à l'art. 24 LIPAD ne permettait pas d'obtenir les 243 décisions de classement rendues par la commission, le travail d'anonymisation apparaissant disproportionné. L'accès à des documents non caviardés, moyennant un engagement de confidentialité, n'était pas non plus admissible au regard des données sensibles concernant les professionnels de la santé et les patients. Par arrêt du même jour, la Chambre administrative a partiellement admis le recours formé contre la sanction disciplinaire; elle a annulé l'amende de 20'000 fr. mais a confirmé l'interdiction de pratiquer pour une durée de trois mois. A.________ a recouru au Tribunal fédéral contre cet arrêt (cause 2C_804/2022).