Citation: 6B_629/2021 E. B

Statuant par arrêt du 13 avril 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel de A.________ contre le jugement du 14 octobre 2020, qu'elle a confirmé. En substance, l'arrêt attaqué se fonde sur les faits suivants. B.a. Entre les 26 et 27 février 2020, à U.________, A.________ a brisé la vitre de la portière avant droite d'un véhicule et y a dérobé un GPS, deux paires de lunettes et une valise contenant des vêtements. Le 2 mars 2020, en soirée, alors qu'il cheminait dans la rue V.________ à U.________ avec un comparse, il a encerclé un passant à qui il a notamment demandé, en le menaçant, de lui remettre son argent et son téléphone portable. Sa manoeuvre lui a permis de s'emparer de son téléphone, de la somme de 30 fr. et de sa carte bancaire qu'il a ensuite utilisée pour effectuer des achats d'un montant de 173 fr. 30. A deux occurrences, entre les 2 et 6 mars 2020, A.________ a reçu d'un tiers une carte bancaire dérobée à une tierce personne, l'a conservée alors qu'il savait ou devait présumer qu'elle provenait d'une infraction et l'a utilisée pour effectuer des achats pour un montant total de 427 francs. Alors qu'il faisait l'objet d'une interdiction d'y entrer, il a pénétré dans une succursale de B.________ à U.________ en date des 3 et 6 mars 2020. Il y a dérobé et consommé un croissant. Le 14 mars 2020, à U.________, rue W.________, A.________ s'est dirigé en direction d'une tierce personne en criant " stop police", lui a demandé de cracher sa boulette de drogue, l'a plaquée contre une voiture, fouillée, conduite dans les locaux du Théâtre X.________, lui a intimé de se déshabiller, ce à quoi la victime a obtempéré, l'a saisie au cou et à la nuque, puis plaquée contre un grillage et a emporté son téléphone, ainsi que son porte-monnaie. Il s'est ainsi comporté comme un policier, adoptant leur manière de parler, notamment en mimant l'utilisation d'un micro dans le col de sa veste. B.b. A.________, ressortissant du Kosovo né en 1988, est arrivé en Suisse à l'âge de trois ans, accompagné de ses parents et de son frère aîné. A la suite de la séparation de ses parents, il a vécu dans divers foyers jusqu'à l'âge de 18 ans. Après avoir entamé plusieurs formations professionnelles, notamment de cuisinier et de jardinier, pour certaines interrompues en raison de relations conflictuelles et de diverses altercations survenues avec ses formateurs, il a finalement obtenu un diplôme de coiffeur. Célibataire et sans enfant, A.________ voit régulièrement sa mère, auprès de laquelle il est domicilié à U.________. Il n'a en revanche plus de relations avec son père. Émargeant à l'aide sociale depuis l'âge de 19 ans, il n'exerce pas d'activité professionnelle de manière fixe et stable. Il fait l'objet de poursuites à raison de 11'000 fr., ainsi que de plusieurs actes de défauts de biens. B.c. Le casier judiciaire suisse de A.________ fait état des condamnations suivantes: - le 10 mars 2011, travail d'intérêt général de 480 heures pour dommages à la propriété, escroquerie, utilisation frauduleuse d'un ordinateur (délit manqué), recel, menaces et faux dans les titres; - le 27 juin 2011, peine privative de liberté de 5 mois pour circulation sans permis de conduire, infractions d'importance mineure (vol), recel, délit contre la LStup et contravention à la LStup; - le 14 septembre 2015, peine privative de liberté de 3 ans dont 18 mois ferme pour dommages à la propriété, contrainte sexuelle, actes d'ordre sexuel avec un (e) enfant, brigandage et vol; - le 25 août 2018, peine privative de liberté de 40 jours pour dommages à la propriété et délit contre la LStup; - le 18 février 2020, peine privative de liberté de 45 jours pour appropriation illégitime, vol, contravention selon l'art. 19a LStup et infractions d'importance mineure (vol). S'agissant de sa condamnation en 2015, le recourant a été soumis à une règle de conduite, sous la forme d'un suivi thérapeutique en addictologie à l'alcool et aux stupéfiants, qu'il n'a pas respectée. B.d. Dans un rapport d'évaluation criminologique rédigé le 27 novembre 2019, il a été relevé que A.________ présentait un léger retard mental et que sa prise de conscience restait limitée du fait de ses ressources personnelles très faibles, ainsi que de son immaturité. Rejetant systématiquement la faute sur autrui, il avait tendance à se positionner en victime malgré un intérêt pour les confrontations physiques violentes. A.________ était maintenu dans un environnement de pairs délinquants, voire toxicomanes, en raison de sa difficulté à conserver des liens sociaux et affectifs. Si une activité professionnelle était propre à lui permettre de développer une estime de soi, il appréciait toutefois sa position de bénéficiaire sans contrepartie des prestations d'aide sociale. B.e. L'autorisation de séjour (permis B) de A.________ est arrivée à échéance en 2011. Il a ensuite été soumis à une période de 9 ans de mise à l'épreuve, durant laquelle il devait renouveler, tous les 3 mois, une tolérance de séjour. Une décision de renouvellement de son autorisation de séjour a finalement été rendue le 20 août 2020, assortie d'un avertissement précisant qu'en cas de nouvelle infraction, il s'exposait à une expulsion judiciaire.