Citation: 1C_561/2018 E. 2.4

2.4. Sur le plan qualitatif, il n'est pas pas non plus pertinent de soutenir - comme le font les recourants - que les arbres coupés en 1999 se situaient dans la partie amont de la parcelle et non sur la partie médiane; pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus, une telle argumentation est impropre à remettre en cause la fonction économique du massif, dans sa totalité, reconnue par l'instance précédente; au regard de la jurisprudence, il n'est d'ailleurs pas déterminant de savoir si le bois est exploité régulièrement; ce qui est seul décisif, c'est que le peuplement soit apte à produire du bois (cf. arrêts 1A.30/2004 du 11 août 2004 consid. 4.1; 1A.44/2003 du 19 août 2003 consid. 3.4.1; KEEL/ZIMMERMANN, Jurisprudence du Tribunal fédéral relative à la législation sur les forêts 2000-2008, in DEP 2009, p. 300 s.). Par ailleurs, pour l'analyse de la notion de forêt selon les critères qualitatifs, il faut se référer à la planification forestière au sens des art. 20 LFo et 18 OFo. A ce sujet, l'OFEV souligne - éléments que les recourants ne discutent que laconiquement en réplique - que le plan directeur forestier de l'Est vaudois, partie nord, plus particulièrement la "Carte des objectifs prépondérants Nord" (PD 1.1), fixe pour le massif forestier en question, les objectifs prépondérants de protection et de production pour l'aménagement forestier. La "Carte de l'importance de l'accueil en forêt Nord" (AN 8.1) arrête en outre pour cette même zone une importance d'accueil générale. Dans ces conditions, il n'apparaît pas contraire au droit d'avoir également reconnu que le massif boisé s'étendant sur la parcelle n o 3460 - et au-delà - remplissait les conditions qualitatives exigées par la législation forestière (cf. art. 2 al. 1 LFo et 1 al. 2 OFo). Dans ces conditions, il faut, avec l'OFEV, reconnaître que c'est à juste titre que la cour cantonale a confirmé le caractère forestier du massif boisé présent sur la parcelle litigieuse.