Citation: 1B_294/2007 10.01.2008 E. 1

Rendu dans le cadre d'une procédure pénale (art. 78 al. 1 LTF), l'arrêt attaqué émane d'une autorité cantonale de dernière instance (art. 80 al. 1 LTF). Il peut faire l'objet d'un recours en matière pénale. 1.1 S'agissant de la saisie de tracts, au sujet de laquelle le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas statué, le recours est dirigé contre une décision incidente, et soumis aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF; il appartient donc au recourant de démontrer que la décision attaquée lui cause un préjudice irréparable. Faute d'une telle démonstration, le recours est irrecevable sur ce point. 1.2 Sur le fond, le recours est également soumis aux conditions de motivation fixées à l'art. 42 al. 2 LTF; le recourant doit ainsi exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. 1.3 En l'occurrence, la cour cantonale a estimé qu'il n'y avait lieu de renoncer à l'exigence d'un intérêt actuel et pratique que dans les cas où la même question pourrait se reposer à nouveau, en tout temps et dans des conditions semblables, et en présence d'un intérêt public à ce que cette question soit résolue. Cette pratique, conforme à celle du Tribunal fédéral en matière de détention (ATF 125 I 394 consid. 4 p. 396), n'est pas contestée par le recourant: son recours a ainsi été écarté au motif qu'il ne tentait pas vraiment de démontrer qu'une nouvelle incarcération pourrait intervenir dans des conditions semblables. Or, le recourant se plaint à ce propos de "mauvaise foi", et se réfère de manière générale à son recours cantonal, sans toutefois présenter le moindre argument propre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale. Le recourant ne se prévaut pas d'un droit à obtenir une constatation du caractère illicite de son interpellation: il se contente de se réserver son droit à une indemnisation de ce chef, réserve qui n'a aucune portée juridique dans le présent cadre. 1.4 S'agissant des considérations émises sur le fond à titre subsidiaire par le Tribunal cantonal, relativement au bien-fondé des mesures prises par le Juge d'instruction, le recourant les estime abusives, voire arbitraires, et évoque l'absence de preuves au dossier. Cela ne constitue pas non plus une motivation suffisante. 1.5 Enfin, le recourant estime que le Juge d'instruction se trouvait dans un cas de récusation obligatoire. Il omet toutefois, sur ce point également, d'expliquer à raison de quels faits et en vertu de quelles dispositions le magistrat aurait été récusable. Quant aux autres conclusions du recourant, elles sortent du cadre du présent litige.