Citation: 5A_985/2022 E. 5

Les recourants contestent qu'un taux de vétusté des bâtiments ait été retenu dans l'évaluation du droit de superficie, au vu des restrictions de droit public liées au caractère historique d'un bâtiment classé, comme l'interdiction de le démolir ou de modifier sa structure. Il ressortait en effet de l'état de fait que " X.________ " était " mise à l'inventaire " et qu'elle ne pouvait pas être divisée en plusieurs logements. Or, l'expert n'en avait pas tenu compte puisqu'il avait estimé que le nombre des installations sanitaires était insuffisant pour être adapté au marché locatif. Il n'apparaît pas, à la lecture de l'arrêt querellé (cf. art. 105 al. 1 LTF), que l'expert aurait omis de prendre en considération dans son rapport que le bâtiment faisait l'objet d'une décision de classement, celui-ci mentionnant notamment que le domaine avait été classé le 21 juin 2017 et arrêtant l'investissement minimum nécessaire pour respecter les obligations d'entretien d'une construction classée à 500'000 fr. (cf. supra consid. B.c). Une telle omission ne saurait en tous les cas résulter du constat de l'expert en lien avec l'insuffisance d'installations sanitaires pour le marché locatif dans la mesure où ce constat doit être compris en ce sens que le nombre d'installations n'était pas adapté " pour la location d'une maison de ce standing " et non en ce sens que le nombre d'installations était insuffisant pour créer des appartements locatifs. Dès lors qu'au surplus, les recourants n'exposent pas pour quelles raisons les restrictions de droit public qu'ils invoquent de manière générale empêcheraient d'augmenter le nombre de ces installations, leur critique doit être écartée.