Citation: 4A_205/2014 E. B

Le 28 mars 2013, A.________ et B.________ ont déposé auprès du juge instructeur de la Cour civile une requête de réforme, qui tendait à la restitution du délai fixé pour procéder sur la demande. Les demanderesses se sont opposées à la réforme. Par un jugement incident du 4 septembre 2013, le juge instructeur de la Cour civile a rejeté la requête de réforme. Saisie d'un recours formé par A.________ et B.________ contre ce jugement, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois, par arrêt du 6 décembre 2013, l'a rejeté, le jugement attaqué étant confirmé. Admettant que A.________ et B.________ avaient un intérêt réel à la réforme au sens de l'art. 153 al. 2 aCPC/VD - les dispositions de l'aCPC/VD étant applicables en raison de l'ouverture antérieure au 1er janvier 2011 de la procédure au fond -, la cour cantonale a considéré que les requérants, rompus aux affaires de par leur profession d'expert-comptable, respectivement de réviseur comptable, n'avaient pas expliqué les raisons pour lesquelles ils n'avaient pas participé jusque-là au procès, de sorte que leur requête de réforme constituait un procédé dilatoire et devait être rejetée.