Citation: 5A_141/2019 E. A

A.a. Par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal) le 13 juillet 2015, F.________ et G.________, ont assigné A.________, D.________, B.________, C.________ et E.________ en partage des successions de leurs parents, H.________ et I.________, décédés, respectivement, les 8 janvier 2007 et 21 septembre 2011 à leur domicile de U.________ (Genève). Par mémoire réponse du 7 décembre 2015, les défendeurs ont conclu, à titre principal, à ce que le Tribunal détermine la valeur de la succession de leurs parents, dise que la part héréditaire de chacune des parties était d'un septième et en fixe la valeur, dise que D.________, B.________ et E.________ se verront attribuer la villa de U.________, conformément à leur souhait, dise que chacune des parties défenderesses recevra les meubles de X.________ (France) et/ou les bijoux que leurs parents souhaitaient leur voir attribuer, et compose sept lots de valeur égale en conséquence. A.b. Une procédure a parallèlement été introduite en France entre les parties en lien avec le partage et l'attribution de la maison de X.________. Le 16 novembre 2015, une plainte pénale contre inconnu a été déposée en France par le représentant de l'hoirie en raison de la disparition, après le décès de I.________, d'une partie du mobilier garnissant ladite maison. A.c. Lors de l'audience de débats d'instruction, de débats principaux et de premières plaidoiries du 2 juin 2016, les parties ont plaidé et persisté dans leurs conclusions. A.d. Par pli du 6 juin 2016, les défendeurs ont transmis au Tribunal l'inventaire notarié du 7 novembre 2014 du mobilier toujours présent dans la maison de X.________. Le 14 juin 2016, ils ont produit un état descriptif et estimatif des biens considérés comme ayant disparu de ladite maison, réalisé le 15 avril 2015 sur la base de photographies. Ils ont, en outre, sollicité une expertise de la valeur des biens restants. Les demandeurs ont conclu à l'irrecevabilité de l'état descriptif et estimatif du 15 avril 2015. A.e. Par pli du 17 août 2017, les demandeurs ont transmis au Tribunal un état descriptif et estimatif du 26 avril 2017 des actifs mobiliers sis dans la résidence de X.________ ainsi qu'une estimation des bijoux appartenant à la succession. Lesdites évaluations avaient été ordonnées par la Justice de paix. Les biens meublant la maison de X.________ étaient estimés à 9'120 fr. S'agissant des bijoux, ils ont exposé qu'il fallait tenir compte, dans la composition et l'attribution des lots, d'une chevalière, soit une bague en or jaune de 18k avec un diamant de 1ct, que F.________ avait reçue en juillet 2014, d'accord entre les héritiers. A.f. Par courrier du 22 décembre 2017, les défendeurs ont produit un codicille daté du 10 septembre 1983 que leur père avait fait à son testament - qu'ils n'avaient pas produit auparavant - par lequel ce dernier répartissait le mobilier de la propriété de X.________ entre ses enfants. Ils ont, en outre, produit un tableau établi par leurs soins sur la base d'une comparaison entre les objets listés dans ledit codicille et ceux restant à ce jour à X.________, indiquant les objets qui avaient disparu. Ils ont également produit un courrier du 5 décembre 2017 du représentant de l'hoirie faisant état des difficultés qu'il avait rencontrées dans l'exercice de son mandat, un jugement du Tribunal de grande instance de Versailles (France) du 29 juin 2017 statuant sur le sort de l'immeuble de X.________ et un courriel du Bureau des logements et des restaurants universitaires du 5 avril 2017 se déterminant sur la possibilité d'une mise en location de la villa de U.________ à des étudiants. A.g. Lors de l'audience de plaidoiries finales du 11 janvier 2018, les demandeurs ont conclu à l'irrecevabilité du courrier du 22 décembre 2017 et des pièces l'accompagnant. Pour le surplus, les parties ont persisté dans leurs conclusions respectives. A.h. Par jugement du 12 mars 2018, le Tribunal a déclaré irrecevables et écarté de la procédure les pièces suivantes: l'état descriptif et estimatif du 15 avril 2015, le pli du 22 décembre 2017 du conseil des défendeurs, de même que son contenu, à savoir le codicille du de cujus de 1983, l'attestation du Bureau des logements et des restaurants universitaires du 5 avril 2017, le tableau comparatif établi par les défendeurs, le courrier du 5 décembre 2017 du représentant de l'hoirie et le jugement du Tribunal de grande instance de Versailles du 29 juin 2017 (ch. 1 du dispositif), ordonné le partage de la succession de feu H.________ et I.________ (ch. 2), dit que la part de G.________, de A.________, et de F.________, B.________, C.________ et E.________ dans leur succession est d'un septième de l'actif net en faveur de chacun (ch. 3), dit que les actifs successoraux de la succession de feu H.________ et I.________ se composent d'avoirs bancaires et d'actifs financiers, de l'immeuble sis à U.________ (Genève), formant au cadastre de la commune de V.________ la parcelle n° xxx, dont la valeur à retenir pour le partage est de 1'950'000 fr., d'un immeuble sis à X.________ (France), des parts de copropriété dans l'immeuble sis à W.________ (Vaud), dont la valeur à retenir pour le partage est de 235'000 fr., de bijoux, dont la valeur à retenir pour le partage doit être arrêtée sur la base de l'évaluation réalisée par J.________, étant précisé que si plusieurs prix ont été fixés par bijou, sa valeur correspondra à la moyenne, de biens mobiliers, sis dans la propriété de X.________, dont la valeur à retenir pour le partage doit être arrêtée sur la base de l'état descriptif et estimatif des actifs mobiliers du 26 avril 2017, de biens mobiliers sis dans la propriété de U.________, dont la valeur à retenir pour le partage doit être arrêtée sur la base de l'inventaire du 9 août 2012, et des créances d'indemnité de 450 fr. par mois et par personne au titre de l'occupation de la parcelle n° xxx de la commune de V.________, dues par D.________, B.________, C.________ et E.________ depuis le 1er octobre 2011 jusqu'au jour du partage ou d'un éventuel déménagement (ch. 4), dit que le partage ne devra pas tenir compte des biens mobiliers disparus, pour autant qu'ils ne soient pas retrouvés dans l'intervalle et sous réserve de créances de la masse à l'encontre de l'auteur de leur disparition (ch. 5), dit que l'immeuble sis à U.________, formant au cadastre de la commune de V.________ la parcelle n° xxx, devra être attribué à D.________, B.________ et E.________, pour une valeur arrêtée à 1'950'000 fr., en imputation de leur part dans la succession (ch. 6), dit que la chevalière en or jaune qui a été remise à F.________ en 2014 doit lui être attribuée dans le cadre du partage, pour une valeur arrêtée à 7'666 fr. 65, en imputation de sa part dans la succession (ch. 7), désigné Me K.________, notaire à Y.________ (Genève), et lui a confié la mission de procéder à toutes les opérations utiles à l'exécution du partage (ch. 8), dit que la rémunération de Me K.________ ainsi que les frais d'exécution du partage seront déduits de l'actif successoral (ch. 9), invité Me K.________ à informer le Tribunal de première instance de la complète exécution du partage et dit que la cause restera inscrite au rôle du Tribunal de première instance jusqu'à cette échéance (ch. 10), arrêté et réparti les frais judiciaires (ch. 11), dit que chacune des parties conserve ses dépens à sa charge (ch. 12) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 13). Dans son jugement, le Tribunal a écarté de la procédure l'état descriptif et estimatif du 15 avril 2015 produit le 14 juin 2016 par les défendeurs (cf. supra let. A.d), dès lors que sa production était tardive. Le partage ne devait, quoi qu'il en soit, pas tenir compte des biens mobiliers disparus. Il a également écarté de la procédure le pli du 22 décembre 2017 et son contenu (cf. supra let. A.f). Il a considéré que la production d'un codicille du de cujus datant de 1983 était manifestement tardive et a relevé, au surplus, que le testament qu'il avait amendé n'avait pas été produit, si bien que l'on ignorait de quelle manière ces deux dispositions s'articulaient. L'attestation du Bureau des logements et des restaurants universitaires du 5 avril 2017 et le tableau comparatif établi par les défendeurs avaient également été produits tardivement. Quant à la production d'un courrier du 5 décembre 2017 du représentant de l'hoirie, elle contournait la décision du Tribunal de rejeter son audition et son contenu sortait du cadre du litige. S'agissant de la production du jugement du Tribunal de grande instance de Versailles du 29 juin 2017, elle était également intervenue tardivement. Partant, le notaire commis ne devait pas tenir compte de ces pièces pour procéder au partage proprement dit. Quant à la question du partage, le Tribunal a statué sur certains points litigieux, notamment sur la question du mobilier disparu. Sur ce point, il a rappelé qu'une demande en partage pouvait intervenir, après un premier partage, si de nouveaux actifs successoraux étaient découverts ultérieurement. Par conséquent, il ne serait pas tenu compte, en l'état, des biens disparus. A.i. Par acte expédié au greffe de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) le 27 avril 2018, les défendeurs ont appelé de ce jugement. Ils ont conclu à ce que la Cour de justice annule et mette à néant les chiffres 5 et 7 [du dispositif] du jugement entrepris (conclusion 1), dise que les biens mobiliers dépendant de la succession devront être attribués aux héritiers selon les règles de partage de feu H.________ du 10 septembre 1983 (conclusion 2), et confirme le jugement entrepris pour le surplus (conclusion 3). Ils ont produit des pièces à l'appui de leurs écritures. Certaines pièces ont été soumises au Tribunal, qui les a écartées. Il s'agit du codicille du de cujus de 1983 (pièce 9), du tableau comparatif établi par leurs soins (pièce 10), du courrier du 5 décembre 2017 du représentant de l'hoirie (pièce 11), du jugement du Tribunal de grande instance de Versailles du 29 juin 2017 (pièce 12) ainsi que du courrier de leur conseil du 22 décembre 2017 accompagnant les pièces précitées (pièce 24). Ils ont également produit des pièces non soumises au Tribunal, soit un échange d'e-mails intervenu les 10 et 12 novembre 2011 entre G.________ et F.________ (pièce 13), une note transmise par L.________ à Me M.________ du 5 juin 2012 (pièce 14), un courrier de L.________ à Me M.________ du 23 juillet 2012 (pièce 15), un courrier de Me M.________ à G.________ du 23 août 2012 (pièce 16), un courrier de L.________ à Me M.________ du 18 septembre 2012 (pièce 17), un e-mail de L.________ à Me N.________ du 7 mai 2013 (pièce 18), un e-mail de L.________ à Me N.________ du 9 mai 2013 (pièce 19), un e-mail de L.________ à Me N.________ du 29 juin 2013 (pièce 20), un e-mail de L.________ à D.________ et à B.________ du 15 juillet 2013 (pièce 21), un e-mail de L.________ à D.________ et à B.________ du 30 juillet 2013 (pièce 22), un e-mail de L.________ à D.________ et à B.________ du 19 août 2013 (pièce 23). Par mémoire de réponse du 3 juillet 2018, les demandeurs ont conclu, principalement, à l'irrecevabilité de l'appel. Subsidiairement, ils ont conclu à l'irrecevabilité des pièces déposées en appel ainsi que de la conclusion 6 [recte: 2] de l'appel et au rejet de l'appel. Les parties ont répliqué et dupliqué, persistant dans leurs conclusions respectives. A.j. Par arrêt du 21 décembre 2018, expédié le 15 janvier 2019, la Cour de justice a notamment confirmé le jugement entrepris et débouté les parties de toutes autres conclusions.