Citation: 2C_599/2023 E. 3.4.3

3.4.3. La recourante se limite en fin de compte uniquement à prétendre que la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire en ne traitant pas elle-même directement son courrier comme une demande de reconsidération justifiée par un changement notable de circonstances au sens de l'art. 48 al. 1 let. b LPA/GE. Elle perd cependant de vue qu'il n'est évidemment pas insoutenable de considérer que cette dernière disposition s'applique uniquement aux demandes de reconsidération visant des décisions prises par des autorités administratives, comme son texte l'indique d'ailleurs clairement, à l'exclusion des arrêts rendus par des autorités de juridiction administrative, comme la Cour de justice, qui ne peuvent faire l'objet que d'une demande de révision au sens de l'art. 80 LPA/GE. Notons à ce dernier égard que la recourante ne reproche pas à l'autorité judiciaire genevoise d'avoir appliqué arbitrairement le droit cantonal et, en particulier, l'art. 64 al. 2 LPA/GE, si tant est qu'il soit applicable, en ne transmettant pas sa demande de révision à l'Office cantonal des migrations, afin que celui-ci procède a une requalification de son acte et le traite comme une demande de reconsidération. Cette question particulière n'a donc pas à être examinée (cf. art. 106 al. 2 LTF et supra consid. 2.1).