Citation: 1P.742/2006 27.11.2006 E. 2

En l'espèce, la requérante avait sollicité l'assistance judiciaire à l'appui de sa réponse au recours de droit public. Elle remplit par ailleurs les conditions de l'assistance judiciaire, dès lors qu'elle a obtenu gain de cause dans la procédure 1P.36/2006 et que son indigence est en outre suffisamment établie. En revanche, la requérante n'étaye pas de manière suffisante son impossibilité de recouvrer les dépens qui lui ont été alloués. Elle se borne en effet à produire un courrier de sa partie adverse, contenant l'affirmation que cette dernière n'est pas en mesure de payer l'indemnité mise à sa charge. Or, cela ne saurait suffire à rendre vraisemblable une impossibilité effective du débiteur de l'indemnité de s'en acquitter, d'autant moins que, dans la procédure qu'il avait introduite par son recours de droit public, celui-ci n'avait pas sollicité l'assistance judiciaire et avait versé une avance de frais de 3000 francs. Pour qu'elle puisse être admise, la vraisemblance d'une telle impossibilité doit être être appuyée par une pièce propre à la rendre plausible, ainsi une attestation de l'Office des poursuites démontrant la situation obérée du débiteur. Au vu de ce qui précède, la requête ne peut, en l'état, être admise. Il sera toutefois loisible à la requérante d'en présenter une nouvelle, accompagnée de pièces propres à rendre vraisemblable l'impossibilité pour elle de recouvrer auprès du débiteur les dépens qui lui ont été alloués. Le cas échéant, sa mandataire lui serait désignée en qualité d'avocate d'office et serait donc rémunérée conformément au tarif prévu à l'art. 160 OJ.