Citation: 6B_940/2021 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a constaté qu'une réunion avait eu lieu le matin du vendredi 8 juin 2018 au sein des locaux de H.________, laquelle s'était mal passée, et le recourant aurait, à cette occasion, informé ses collègues de son intention de quitter son poste. Alors qu'il quittait le bâtiment avec plusieurs bagages, les personnes présentes à la réception lui avaient demandé de remettre son badge et ses clés, en l'informant de son licenciement. Le recourant leur avait répondu qu'il reviendrait le lundi suivant pour récupérer le reste de ses affaires. La cour cantonale a considéré que le recourant n'avait, à ce moment, plus l'intention d'occuper le studio de fonction qui avait été mis à sa disposition par son employeur; en effet, alors qu'il quittait le bâtiment de son propre gré, sa décision de quitter le logement de fonction était déjà prise, ce que confirmait sa réponse aux réceptionnistes selon laquelle il entendait revenir le lundi suivant pour récupérer le reste de ses affaires. Le recourant ne pouvait dès lors prétendre qu'il bénéficiait encore du pouvoir de disposer des lieux. Durant l'instruction, il avait d'ailleurs expliqué que, lorsqu'il était à nouveau entré dans le bâtiment alors que la police était présente, son but était de récupérer ses affaires, de rentrer à V.________ et de ne plus revenir, ce qui confirmait son intention de quitter le logement, au plus tard à ce moment. Dans ces circonstances, le fait que le recourant disposait des clés du studio et que certaines de ses affaires s'y trouvaient encore ne saurait être interprété comme une volonté d'occuper ou de réintégrer le logement. Le recourant ne revêtait dès lors pas le statut d'ayant droit au sens de l'art. 186 CP, de sorte que sa qualité pour recourir devait être niée (arrêt entrepris, consid. 1.7 pp. 12-13).