Citation: 1P.166/2001 22.03.2001 E. 4

4.- Le recourant conteste les risques de récidive et de fuite. En cas de mise en liberté, il devrait poursuivre l'exécution de la peine prononcée par les autorités genevoises. Cela réduirait également le risque de collusion. La cour cantonale n'aurait pas examiné cet argument. Il n'y a toutefois pas de violation de l'obligation de motiver, car l'argument est à ce point manifestement mal fondé qu'il n'appelait pas de réponse spécifique de la part de la cour cantonale. Le recourant passe en effet sous silence qu'il se trouvait, au moment de son arrestation, en régime de semi-liberté (après une seconde condamnation pour violation de la LStup), dont il aurait profité pour se livrer aux agissements qui lui sont actuellement reprochés. Cela rend particulièrement évident le risque de réitération retenu par le juge d'instruction et la cour cantonale. Le risque de collusion apparaît lui aussi incontestable, car il est à craindre que le recourant ne profite de sa liberté, ou d'un régime plus favorable d'exécution de peine, pour tenter de faire pression sur les personnes qui le mettent actuellement en cause.