Citation: 4A_188/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient considéré que le surendettement de C.________ SA ressortant du bilan intermédiaire au 31 décembre 2015 (établi en mai 2016) ne résultait que des apports financiers de D.________, visant à permettre à la société de développer ses activités; il n'y avait donc aucune raison de craindre des difficultés financières, à tout le moins jusqu'à l'annonce de l'arrêt de tout financement par celui-ci, en mai 2016. La cour cantonale a expliqué que le bilan intermédiaire de C.________ SA au 31 décembre 2015 faisait état d'un découvert de 288'078 fr. 35 (recte: 274'304 fr. 31), dont une dette envers D.________ de 158'850 fr. 37 et une somme de 100'000 fr. à titre de capital social. Au moment de la clôture des comptes, au mois de mai 2016, C.________ SA et le prénommé avaient signé une convention par laquelle ce dernier avait accepté de postposer sa créance dans le but d'éviter de devoir déposer l'avis de surendettement au juge. La postposition de la créance de D.________ n'était pas suffisante pour pallier les pertes de C.________ SA et l'intimé devait donc procéder à l'avis de surendettement à compter de la fin du mois de mai 2016, période correspondant au demeurant au moment où le prénommé avait annoncé qu'il cessait de verser des fonds à la société. L'intimé avait avisé le juge par courrier recommandé du 3 juin 2016 et l'avait complété, sur requête du juge, le 26 juillet 2016. L'intimé n'avait pas tardé à procéder selon l'art. 725 al. 2 CO. Il avait agi dès qu'il avait su que la société rencontrait des difficultés financières et qu'elle ne recevrait plus d'apports suffisants pour combler les pertes ou permettre la continuation des activités de la société.