Citation: 8C_417/2020 E. 10.3.2

10.3.2. A titre subsidiaire, la recourante soutient que même en admettant qu'il y ait lieu de faire abstraction de la dualité juridique entre elle et C.________ SA, il aurait alors fallu reconsidérer les rapports contractuels pour les rendre conformes à ce qui aurait été conclu entre des partenaires indépendants. Comme l'expert aurait considéré qu'un tarif horaire de 70 fr. était justifié, c'est à tout le moins ce tarif horaire-là que les premiers juges auraient dû retenir, au lieu de se fonder sur les salaires versés par C.________ SA à ses employés. En d'autres termes, il aurait fallu appliquer les règles de la libre concurrence, la recourante ne devant pas être pénalisée par rapport à d'autres écoles uniquement parce qu'elle a recouru à une société soeur. Ce grief est dénué de fondement. En effet, dès lors que les premiers juges ont retenu, d'une manière qui échappe à la critique (cf. consid. 10.3.1 supra), qu'il fallait faire abstraction de la dualité juridique entre C.________ SA et la recourante, ils étaient fondés à prendre en compte, comme frais nécessaires à l'organisation de la mesure, les salaires des employés de la première comme s'ils avaient été ceux de la seconde. Cela ne revient nullement à pénaliser la recourante par rapport à d'autres organisateurs de mesures qui auraient fait appel à de véritables intervenants externes. D'ailleurs, l'autorité précédente a intégralement pris en compte - s'agissant des activités déployées par C.________ SA dans le cadre des mesures de marché du travail organisées par la recourante - les honoraires des intervenants externes (non salariés de C.________ SA) à hauteur de 38'760 fr. pour l'exercice 2006 (cf. consid. 10.2.2 supra), de 87'000 fr. pour l'exercice 2007 (cf. consid. 10.2.3 supra) et de 121'290 fr. pour l'exercice 2008 (cf. consid. 10.2.4 supra).