Citation: 6B_970/2022 E. 1.4

1.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu, de manière arbitraire, à sa charge une livraison de trois à quatre kilos de cocaïne dès le 6 novembre 2019 (jugement attaqué p. 18). La cour cantonale a retenu que le recourant avait pris contact avec D.________ pour organiser la venue d'une livraison d'au moins trois kilos de cocaïne, prévue initialement pour le 24 novembre 2019 puis pour le 29 novembre 2019. Cette livraison n'a pas pu être effectuée, les transporteurs ayant été interpelés le 26 novembre 2019 à l'aéroport de Brasilia en possession de 8,56 kilos bruts de cocaïne dissimulés dans le double fond de deux valises; seule une valise était destinée au recourant. Pour établir la participation du recourant à cette livraison, la cour cantonale s'est fondée sur des enregistrements d'une conversation entre le recourant et D.________ (n° 2'137), selon laquelle une arrivée de drogue était prévue pour le 24 novembre 2019. Dans une conversation du 18 novembre 2019 (n° 4'258), A.________ demandait à D.________ si c'était "jaune", puis le lendemain, dans une conversation avec H.________, le recourant confirmait à ce dernier qu'il allait recevoir au minimum trois kilos de "jaune" dans une semaine. En outre, le 28 novembre 2019, à l'aéroport de Brasilia, la police avait interpellé deux Brésiliens, qui allaient embarquer sur un vol à destination de X.________, avec Y.________ comme destination finale et qui étaient porteurs de deux valises contenant 8'560 grammes de cocaïne dissimulés dans le double fond, ce qui expliquait les raisons pour lesquelles le recourant n'avait pas reçu de livraison de cocaïne (jugement attaqué p. 31 s.). Le recourant met en cause la clarté des conversations téléphoniques, notamment au motif qu'il y est question d'une marchandise "jaune" sans qu'il ne soit jamais fait mention du type de produit. Il relève en outre que le conditionnement des deux valises - la première interceptée le 11 septembre 2019 à W.________ et l'autre à l'aéroport de Brasilia - ne serait pas semblable. L'argumentation du recourant n'est pas pertinente. Comme l'a expliqué la cour cantonale, "jaune" fait référence à la qualité de la drogue (jugement attaqué p. 32). Pour le surplus, la cour de céans ne voit pas en quoi le fait que le conditionnement des deux valises n'était pas similaire disculperait le recourant. Les éléments sur lesquels la cour cantonale fonde la culpabilité du recourant sont convaincants, de sorte qu'elle n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait organisé la venue d'une valise contenant 2'445 grammes de cocaïne pure. Insuffisamment motivés, les griefs du recourant sont irrecevables.