Citation: 7B_89/2023 E. 1.2.2

1.2.2. La recourante fait valoir que le contrat de mariage prétendument falsifié par le prévenu et produit dans le cadre de la procédure de divorce prévoyait que l'entreprise d'architecte de celui-ci faisait partie des biens propres et excluait par conséquent des acquêts l'ensemble des bénéfices réalisés par cette entreprise durant le mariage. Elle estime dès lors qu'elle aurait subi un préjudice considérable en raison de l'absence de partage légal et équitable des acquêts auxquels elle aurait dû avoir droit en sa qualité d'épouse, dont la quotité correspondrait à tout le moins à la valeur de la moitié des acquêts liés à l'entreprise du prévenu accumulés pendant environ dix ans de mariage. Il ressort de ces explications que les prétentions civiles de la recourante sont suffisamment démontrées, de sorte que la qualité pour recourir de cette dernière au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF doit être admise.