Citation: 4P.25/2006 02.06.2006 E. 5

En dernier lieu, le recourant reproche à la cour cantonale une violation du droit d'être entendu. Il fait valoir qu'à partir de janvier 2000, B.________ et A.________ ne sont plus revenus dans les locaux sous-loués et que la seule nuisance résidait dans la présence de classeurs, cartons et documents divers éparpillés sur le sol. Selon le recourant, il appartenait à l'intimé de réduire son dommage en rangeant lesdits objets, ce qui lui aurait permis de recouvrer la jouissance totale des locaux. Or, la cour cantonale n'a pas consacré une ligne au moyen fondé sur l'art. 44 CO, de sorte que le recourant ignore pourquoi il a été rejeté. 5.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102 et les arrêts cités). 5.2 Il ressort de l'état de fait cantonal que le sous-locataire n'a pas libéré les locaux à l'échéance du contrat et que l'intimé a dû introduire une procédure d'évacuation pour obtenir à nouveau la jouissance de la partie des bureaux sous-loués au recourant. Il a été relevé plus haut (consid. 3.2) que cette constatation résistait au grief d'arbitraire. Le recourant reconnaît du reste la présence de cartons, classeurs et documents divers dans les locaux faisant l'objet de la sous-location. Dès l'instant où il est établi qu'après l'échéance du contrat, le sous-locataire occupait encore les lieux en y laissant des objets, l'intimé pouvait prétendre à une indemnité équivalente au loyer contractuel. La question d'une réduction du dommage ne se posait pas et la cour cantonale pouvait considérer le moyen tiré de l'art. 44 CO comme dénué de pertinence. Dès lors, aucune violation de l'art. 29 al. 2 Cst. ne saurait être imputée à la Chambre d'appel pour ne pas s'être prononcée spécifiquement sur le grief fondé sur l'art. 44 CO.