Citation: 1A.35/2007 05.06.2007 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 I 140 consid. 1.1 p. 142; 131 II 571 consid. 1 p. 573; 130 I 312 consid. 1 p. 317 et les arrêts cités). En raison de la règle de la subsidiarité du recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ), la recevabilité du recours de droit administratif doit être examinée en premier lieu. 3.1 Dans la mesure où l'arrêt attaqué concerne une procédure d'autorisation de construire en zone à bâtir, il ne peut en principe faire l'objet que d'un recours de droit public en vertu de l'art. 34 al. 3 aLAT. Selon la jurisprudence, la voie du recours de droit administratif est cependant ouverte lorsque l'application de certaines prescriptions de droit fédéral, notamment en matière de protection de l'environnement, est en jeu; cette voie de recours permet alors de soulever également des griefs concernant l'application du droit constitutionnel fédéral ou des normes cantonales autonomes, pour autant qu'il existe un rapport suffisamment étroit avec l'application du droit fédéral (cf. ATF 132 II 209 consid. 2 p. 211; 128 I 46 consid. 1b/aa p. 49; 125 II 10 consid. 2a p. 13; 123 II 359 consid. 1a/aa p. 361; 121 II 72 consid. 1b p. 75 et les références; arrêt 1A.68/2005 du 26 janvier 2006 consid. 2). En l'occurrence, la décision attaquée se fonde uniquement sur des dispositions de droit cantonal. Les recourants ne se prévalent pas d'une violation du droit public fédéral et la seule norme fédérale invoquée est l'art. 667 al. 2 CC, disposition de droit privé relative à l'étendue de la propriété foncière. Pour le surplus, il n'apparaît pas que l'application d'autres normes de droit fédéral soit en jeu. Il s'ensuit que seule la voie du recours de droit public est ouverte en l'espèce, de sorte que le recours de droit administratif doit être déclaré irrecevable. La fausse indication donnée à ce sujet par le Tribunal cantonal n'y change rien, dès lors que le renseignement erroné ne peut créer une voie de droit qui n'existe pas (ATF 117 Ia 297 consid. 2 p. 299 et les références) et que les recourants, assistés d'un avocat, étaient en mesure de déceler l'erreur par la consultation du texte légal, soit en l'espèce l'art. 34 LAT (ATF 127 II 198 consid. 2c p. 205 et les arrêts cités). 3.2 En ce qui concerne le recours de droit public, il y a lieu de constater que les recourants ont un intérêt juridiquement protégé à l'annulation de l'arrêt attaqué, dès lors qu'ils sont les voisins directs d'un projet auquel ils reprochent d'empiéter sur leur propriété et de porter atteinte à leur sécurité. Cet intérêt découle également du fait que les recourants se prévalent de leurs droits de parties, en invoquant une violation de leur droit d'être entendus et l'application arbitraire de diverses règles cantonales de procédure. Ils ont donc la qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. Les exigences formelles des art. 86 ss OJ étant par ailleurs satisfaites, il y a lieu d'entrer en matière sur le recours de droit public.