Citation: 2C_554/2008 26.09.2008 E. 5

Le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir nié l'existence d'un cas de rigueur, dans le cadre de la libre appréciation de l'autorité (art. 4 LSEE). Comme on l'a vu (consid. 2.2, ci-dessus), un tel grief sort du champ du recours en matière de droit public (cf. art. 83 lettre c ch. 2 et 5 LTF). Reste à examiner s'il peut être traité dans le cadre du recours constitutionnel subsidiaire. Un tel recours ne peut être formé que pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). Le recourant ne fait valoir aucune violation d'un droit constitutionnel en relation avec l'art. 4 LSEE, se contentant de critiquer de manière appellatoire les éléments que le Tribunal cantonal a retenus comme déterminants pour juger d'un cas de rigueur. Pour cette raison déjà, la critique du recourant n'est pas recevable (art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF). Au demeurant, à supposer que le recourant veuille se plaindre d'arbitraire par rapport à la façon dont le Tribunal cantonal a évalué le caractère d'extrême gravité de sa situation, son grief est également irrecevable au regard de l'art. 115 lettre b LTF, car l'interdiction de l'arbitraire ne confère pas, en tant que telle, un intérêt juridiquement protégé (ATF 133 I 185 consid. 6.1 et 6.3 p. 197 s. et 200). Enfin, le recourant ne soulève, dans ce cadre, aucune violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, qui seule aurait pu être revue (ATF 133 I 185 consid. 6.2 p. 198 s.). Un tel grief n'est donc pas admissible.