Citation: 9C_98/2019 E. 3

La juridiction cantonale a conclu que A.________ devait répondre du préjudice occasionné par le non-paiement des cotisations sociales dont le montant déterminé par l'office intimé n'était pas contesté. Pour aboutir à cette conclusion, elle a constaté que le recourant était inscrit au Registre du commerce en tant qu'administrateur-président de la société et qu'il en revêtait ainsi la qualité d'organe susceptible d'engager sa responsabilité au sens de l'art. 52 al. 2 LAVS. Elle a considéré que A.________ avait commis une faute ou, du moins, une négligence grave en ne s'acquittant pas des cotisations sociales qu'il savait pourtant ne pas être versées depuis plusieurs mois. Elle a certes reconnu qu'il avait vainement tenté d'assurer la survie de la société en en reprenant la maîtrise financière vis-à-vis du directeur, C.________ (qui ne versait plus les recettes quotidiennes sur le compte bancaire du restaurant) et en cherchant à revendre le fonds de commerce (malgré la résiliation du bail par le propriétaire des locaux où se situait le restaurant et la procédure contentieuse qui en avait résulté). Elle a toutefois jugé qu'étant donné la situation trop aléatoire, ces démarches ne pouvaient être considérées comme des raisons sérieuses et objectives permettant de penser que le règlement des cotisations sociales pourrait intervenir dans un délai raisonnable, d'autant moins que les problèmes de trésorerie de la société n'étaient pas passagers mais manifestement durables. Elle a enfin relevé que le comportement, fautif ou négligent, du recourant avait contribué à l'augmentation du dommage subi par la caisse intimée.