Citation: 2C_184/2024 E. 6.3

6.3. Il est encore relevé que la recourante, qui est arrivée en Suisse en juillet 2014 et a obtenu une autorisation de séjour en septembre 2014, ne peut pas se voir reconnaître un droit à la prolongation de son autorisation de séjour sur la base de l'art. 8 CEDH protégeant la vie privée. En effet, à supposer que l'on puisse considérer que la durée du séjour de l'intéressée en Suisse atteigne les dix ans nécessaires pour bénéficier de la présomption d'intégration (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.2; 149 I 66 consid. 4.3), comme susmentionné, celle-ci n'a jamais travaillé et dépend de l'aide sociale depuis 2019, et ce pour un montant important, sans que cette dépendance puisse être qualifiée d'excusable (cf. arrêts 2C_88/2024 du 1er mai 2024; 2C_494/2023 du 22 février 2024 consid. 4.2 et 5.1).