Citation: 1B_657/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant critique l'appréciation de l'instance précédente. Il fait grief au recourant d'avoir mal saisi le caractère neutre et impartial de son mandat d'expertise. Il se prévaut à cet égard d'un extrait de l'écriture du 16 mars 2021 de l'expert intimé dans lequel celui-ci indique "il s'agit de relever tous les points «oublier» (sic) dans l'installation et dans les contrôles afin de démontrer que les différents intervenants ont failli dans leurs tâches et ont rendu une installation non conforme"; il découlerait de cette affirmation une apparence de partialité, selon le recourant. Il ajoute que l'expertise devait se limiter à faire une présentation de l'installation électrique. La critique du recourant doit être rejetée. Celui-ci méconnaît que le rôle de l'expert est également celui d'investiguer sur la cause de l'accident et, dans ce contexte, relever si l'installation électrique était conforme aux règles en vigueur. On ne peut lui reprocher d'avoir relevé les défauts de l'installation. Quant à l'affirmation litigieuse du 16 mars 2021, on ne saurait y voir, quoi qu'en dise le recourant, une marque de prévention à l'égard du recourant ou des autres prévenus. A l'instar de l'instance précédente, il y a en effet lieu de relativiser cette affirmation du 16 mars 2021 dans la mesure où elle est intervenue alors que l'expert avait déjà investigué sur l'installation électrique et rendu son rapport d'expertise principal le 8 novembre 2018 qui faisait état de défauts et erreurs d'ordre technique et qu'il avait de plus répondu aux questions complémentaires des parties. Ainsi, le 16 mars 2021, lorsque l'expert intimé répond aux questions supplémentaires posées par les parties et qu'il formule cette affirmation, il a déjà pu se forger une opinion sur le plan technique, en particulier sur la non-conformité de l'installation et les manquements des personnes impliquées dans les contrôles. On ne saurait en l'occurrence déduire de l'affirmation litigieuse, certes maladroite, que l'expert a conçu son mandat comme étant celui de trouver les moyens de démontrer la culpabilité du recourant et des autres prévenus. Il s'agit ici d'une autre manière pour l'expert de dire qu'il recherche les causes de l'accident. Le recourant ne formule d'ailleurs aucune critique à l'encontre du rapport principal du 8 novembre 2018 - dans lequel l'expert a exposé le contenu de son mandat - et de ses réponses du 26 juin 2019. De plus, lors de son audition du 17 mars 2021, l'expert a précisément rappelé que sa mission consistait "à savoir si cette installation était dans les normes". On ne saurait partant donner à l'affirmation litigieuse de l'expert, la portée que lui prête le recourant.