Citation: 6B_227/2021 E. 3

La cour cantonale a jugé que le litige était purement civil. Le plaignant avait recouru aux services du prévenu alors qu'ils se connaissaient, celui-là ayant déjà confié des travaux à celui-ci dans un autre immeuble. Il y avait eu, comme cela arrivait souvent, un problème d'exécution de l'ouvrage, le prévenu avait dû se faire remplacer sur le chantier et la facture finale avait été contestée. Il n'y avait pas le moindre indice d'une escroquerie. S'agissant des poursuites, il n'y avait rien d'aussi ordinaire que de requérir le paiement de factures contestées par cette voie et on ne trouvait aucun élément de contrainte au dossier. Il fallait ainsi retenir que le recourant avait provoqué l'ouverture inutile d'une procédure pénale et c'était donc à juste titre que la procureure avait fait application de l'art. 420 let. a CPP. Que la magistrate ait effectué des opérations malgré le retrait de la plainte n'était pas critiquable, dès lors que les infractions en cause se poursuivaient d'office. En définitive, le recourant avait voulu agir sur les deux tableaux, pénal et civil, pour faire pression sur le prévenu. La cause ne relevant d'aucun aspect pénal, il était normal qu'il en assumât les frais.