Citation: 1P.481/2005 27.10.2005 E. B

S'agissant des faits utiles au jugement de la présente cause, cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a A.________ a entretenu une relation amoureuse avec C.________ pendant quelque 18 mois, de l'été 2000 jusqu'en février 2002. Dans le cadre de cette relation, il lui a demandé, en décembre 2001, de créer et gérer une Sàrl destinée à la vente de voitures d'occasion, ce qu'elle a accepté. Le 17 février 2002, C.________ a annoncé à A.________ son intention de mettre un terme à leur relation. Quelques jours plus tard, le vendredi 22 février 2002, elle l'a contacté en vue de lui remettre des documents relatifs à la Sàrl. Dans l'après-midi du même jour, vers 17 heures 30, elle s'est rendue au parc automobile de A.________, qui l'a invitée à entrer dans sa caravane. Pendant près de deux heures et demi, ils ont parlé des affaires de la société et des motifs de la rupture. A.________ a proposé à C.________ de passer le week-end avec lui, mais elle a refusé et la discussion s'est envenimée. Selon C.________, lorsqu'elle s'est levée en disant qu'elle partait, A.________ lui a barré la route, est allé verrouiller la porte de la caravane et lui a dit qu'elle ne partirait pas avant qu'il l'ait violée. Elle a tenté de forcer le passage, mais il l'a empoignée, immobilisée et renversée sur la banquette. Il a alors violemment déchiré son jean, sans le dégrafer, s'est assis sur elle, puis, lui ayant enlevé les chaussures et le fond du pantalon, l'a violée à deux reprises, éjaculant chaque fois en elle. Elle s'est débattue et lui a crié d'arrêter, mais il n'y a pas prêté attention. Lorsqu'il l'a finalement lâchée, elle a rapidement rassemblé ses affaires, sauf son string rouge, qu'il lui avait également arraché et avait déchiré, puis, s'emparant des clefs de la caravane, en a déverrouillé la porte. Il a encore tenté de la retenir, mais elle s'est débattue, a réussi à le déséquilibrer et a profité de la situation pour s'enfuir. A.________ a contesté cette version des faits, soutenant que C.________, même si elle lui avait demandé d'arrêter, n'avait rien dit lorsqu'il avait entrepris de la déshabiller et qu'ils avaient entretenu deux relations sexuelles, sans qu'il ne l'y ait aucunement contrainte. Sur la base d'une appréciation des preuves, les juges cantonaux ont accordé crédit à la version de la victime et ont considéré les faits retenus comme constitutifs de viol. B.b Le 5 juillet 2001, B.________ a annoncé à la police la disparition, à son domicile, d'une somme de 9000 DM, destinée à son frère et répartie dans deux enveloppes, l'une contenant 8000 DM et l'autre 1000 DM, qui se trouvaient dans sa table de chevet; la première enveloppe avait disparu et la seconde avait été vidée. Aucune trace d'effraction n'a été relevée. A.________, qui, selon ses dires, entretenait à l'époque une relation amoureuse avec B.________, a d'abord nié avoir dérobé la somme disparue. Le même jour, lors d'un second interrogatoire, il a avoué avoir soustrait 9000 DM à son amie. Il a expliqué que l'argent se trouvait dans la table de chevet, dans une enveloppe, et qu'il pouvait se déplacer librement dans l'appartement de son amie, dont l'accès à la chambre à coucher lui était autorisé. Il a demandé que les enfants de B.________ ne soient pas informés de son acte et qu'il puisse régler l'affaire directement avec celle-ci. Il a précisé qu'il avait dépensé l'argent soustrait lors d'un voyage au Kosovo au début septembre 2001. Ultérieurement, il a justifié son acte en prétendant que B.________ lui avait pris, quelques années auparavant, des bijoux et de l'argent, ce que celle-ci a fermement contesté. Plus avant, il a nié avoir dérobé quoique ce soit à la plaignante, faisant savoir, par son conseil, qu'il envisageait l'ouverture d'une procédure pénale contre celle-ci pour dénonciation calomnieuse. Il aurait passé des aveux pour accélérer sa mise en liberté provisoire. Au terme d'une appréciation des preuves, les juges cantonaux se sont dits convaincus que l'accusé était l'auteur du vol et l'ont dès lors reconnu coupable de cette infraction.