Citation: 6B_95/2023 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que, pour des motifs de prévention spéciale, seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée. Cette appréciation apparaît conforme au droit fédéral (cf. supra consid.1.1), étant précisé que le recourant a déjà été condamné par le passé à quatre reprises à des peines pécuniaires pour le même type d'infractions. Au demeurant, c'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que l'exécutabilité d'une peine pécuniaire serait illusoire en raison de son faible revenu. En effet, s'il est vrai que, comme le relève le recourant, selon la jurisprudence, le seul fait qu'un condamné reçoive l'aide sociale ne permet pas d'emblée de conclure qu'une peine pécuniaire ne pourra être exécutée et qu'une courte peine privative de liberté ferme peut être prononcée (cf. ATF 134 IV 97 consid. 5), dans le cas d'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué - dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire - que celui-ci n'a aucune source de revenu, de sorte que sa situation financière précaire n'est pas de nature à rendre vraisemblable qu'il puisse réellement s'acquitter d'une sanction pécuniaire (cf. art. 41 al. 1 let. b CP; cf. arrêt 6B_792/2021 du 14 février 2022 consid. 1.3.2). Quoi qu'il en soit, il suffit ici déjà de constater que le prononcé d'une peine privative de liberté est conforme à l'art. 41 al. 1 let. a CP. Le grief du recourant est ainsi infondé.