Citation: 7B_392/2023 E. A

A.a. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________, né en 1978, mentionne notamment une condamnation du 11 mars 2019 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte à vingt mois de peine privative de liberté et à une amende de 1'000 fr. pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication, menaces, contrainte, consommation de pornographie dure, ainsi que violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. A.b. Le 13 décembre 2022, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour contrainte (art. 181 CP) en raison de son comportement obsessionnel graduel à l'endroit d'une voisine. A.________ a été appréhendé le 13 janvier 2023. Par ordonnance du 15 janvier 2023, le Tribunal des mesures de contraintes du canton de Vaud (ci-après: le TMC) l'a placé en détention provisoire, après avoir retenu l'existence de soupçons suffisants de contrainte et la réalisation d'un risque de réitération. A.c. Le 20 janvier 2023, le Ministère public a requis la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique de l'intéressé auprès du Centre d'expertises du Centre hospitalier universitaire vaudois (ci-après: le CHUV). A.d. Par ordonnance du 5 avril 2023, le TMC a ordonné la prolongation de la détention provisoire de A.________, pour une durée maximale de trois mois, soit au plus tard jusqu'au 11 juillet 2023. A.e. Le 6 avril 2023, le Ministère public a étendu l'instruction pénale contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 al. 1 CP), subsidiairement pornographie (art. 197 al. 1 CP). Dans ce cadre, il lui est reproché d'avoir, par l'intermédiaire d'une application de messagerie instantanée, entraîné des enfants de moins de 16 ans à commettre des actes d'ordre sexuel, respectivement de les avoir mêlés à de tels actes. Ces faits ont été découverts à l'occasion de l'analyse des données extraites du téléphone portable de l'intéressé, saisi le jour de son appréhension. Entendu par la police le 30 mars 2023, celui-ci a en grande partie reconnu ces faits. A.f. Le 26 mai 2023, le Centre d'expertises du CHUV a indiqué qu'en raison d'une surcharge de travail, le dépôt du rapport interviendrait le 31 juillet 2023. A.g. Par ordonnance du 4 juillet 2023, le TMC a levé les scellés apposés sur l'ordinateur appartenant à A.________ et qui avait été saisi au terme de la perquisition opérée le 28 avril 2023 au domicile de son père.