Citation: 5A_326/2013 E. 4

Dans une dernière critique, le recourant conteste la mesure probatoire ordonnée, à savoir le complément d'expertise que la Chambre pupillaire intercommunale entend confier au Dr B.________. Il soutient que, dès lors que l'arrêt de renvoi du Tribunal cantonal du 15 mai 2012 n'avait pas demandé à la chambre pupillaire de procéder à un complément d'instruction, celle-ci ne pouvait le faire sous peine d'étendre l'objet du litige. La question de la recevabilité intrinsèque de ce grief peut rester indécise, car il doit de toute évidence être rejeté. Le juge cantonal a considéré que le renvoi à l'autorité inférieure était motivé par la constitution irrégulière de celle-ci, de sorte que l'arrêt de renvoi n'avait pas tranché les questions juridiques afférentes au bien-fondé de l'interdiction. Comme l'autorité saisie du dossier doit établir les faits d'office, des nova sont admissibles jusqu'aux délibérations (art. 229 al. 3 CPC); le rapport d'expertise initial datant du 23 décembre 2009, il importait de faire procéder à son actualisation par un expert disposant des connaissances nécessaires. Le grief du recourant n'est pas de nature à remettre en cause les motifs du juge précédent, auxquels l'on peut renvoyer (art. 109 al. 3 LTF). Il tombe sous le sens que l'autorité ne saurait rendre de décision sur la base d'une ancienne expertise ( cf. Schnyder/Murer, Berner Kommentar, 1984, n° 97 ad art. 374a CC), sans prendre en compte l'évolution dans l'intervalle. En outre, les motifs de l'arrêt de renvoi ne s'opposaient pas au complètement de l'administration des preuves.