Citation: 5A_593/2014 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré qu'un tiers du montant arrêté au titre du train de vie antérieur des parties devait être alloué aux enfants. Sur la base de ce montant et en tenant compte du fait que l'épouse assumait à hauteur de 18% par mois le train de vie des enfants également, elle a arrêté la contribution d'entretien mensuelle due par le recourant à ces derniers à 5'500 fr. en faveur de chacun d'eux. Cette façon de procéder est arbitraire. En effet, si la jurisprudence rendue par la Cour de céans pose clairement le principe selon lequel les enfants doivent être traités financièrement de manière équivalente, il n'en demeure pas moins que la contribution due à leur entretien doit être calculée sur la base de leurs besoins concrets (cf. supra consid. 5.1). En l'occurence, il est clairement établi que les besoins des deux enfants du couple ne sont pas identiques puisque la cadette fréquente une école privée dont les frais d'écolage ascendent à 2'580 fr. par mois, ce qui n'est pas le cas de son frère aîné. L'autorité cantonale ne pouvait dès lors sans arbitraire simplement scinder la part du montant correspondant selon elle au train de vie antérieur des enfants en deux parts égales sans déterminer quels étaient les besoins concrets de chacun d'eux. Le grief d'application arbitraire de l'art. 285 al. 1 CC est par conséquent fondé et l'arrêt entrepris doit être réformé sur ce point. Dès lors que les deux enfants sont âgés respectivement de 15 et 16 ans, on peut partir du principe que leurs besoins en termes de nourriture, habillement, frais de dentiste, de transport et dépenses liées aux loisirs sont équivalents, tout comme les primes d'assurance-maladie qui avaient été arrêtées à 195 fr. par mois pour chacun d'eux par l'autorité de première instance. Dans la mesure où le recourant ne conteste pas le montant de 5'500 fr. par mois alloué à l'entretien de sa fille et pour respecter le principe d'égalité entre les deux enfants, l'aîné doit pouvoir bénéficier du même montant que celui alloué à sa soeur une fois les frais d'écolage déduits, puisque, hormis ce poste, ils ont des besoins similaires. La critique du recourant qui reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il contribuait également à la prise en charge en nature de ses enfants à hauteur de 40% durant l'exercice de son large droit de visite est au surplus irrecevable faute de motivation. Le recourant soulève en effet ce grief de manière générale sans toutefois en tenir compte dans son propre calcul de la contribution d'entretien due à son fils qu'il fonde uniquement sur les besoins concrets de celui-ci tels qu'ils ont été arrêtés par l'autorité de première instance. On ne comprend de surcroît pas sur quels critères il s'est fondé pour obtenir un tel pourcentage. Le grief de violation du droit d'être entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. pour défaut de motivation doit également être écarté. En effet, si le calcul de la contribution d'entretien due aux enfants est bien arbitraire dès lors que la cour cantonale a fait abstraction des besoins concrets de chacun d'eux, il n'en demeure pas moins que son calcul était compréhensible et que la motivation à cet égard était suffisante pour permettre au recourant de s'en prendre valablement à la décision entreprise sur ce point. Compte tenu de ce qui précède, la contribution due par le recourant à l'entretien de son fils sera en définitive arrêtée à 2'920 fr. (5'500 fr. - 2'580 fr.) par mois et celle allouée à sa fille maintenue à 5'500 fr. par mois.