Citation: 5A_862/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Contrairement d'abord à ce que paraît soutenir le recourant, le fait que les intimés contestent ou non le bien-fondé des accusations portées à leur propos n'est pas décisif: l'est en revanche le fait que celles-ci sont manifestement de nature à porter atteinte à leur personnalité, singulièrement ici à leur réputation professionnelle, le recourant ne niant aucunement le caractère virulent et vraisemblablement dénigrant des dénonciations portées, pourtant retenu par la cour cantonale. Le recourant ne conteste ensuite nullement que les accusations qu'il formule à l'encontre des intimés se fondent sur des documents et messages rédigés par lui-même ou par son conseil: les pièces auxquelles il prend soin de se référer dans son écriture le confirment. C'est ainsi sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que les accusations portées à l'encontre des intimés n'étaient étayées par aucun élément concret et qu'elles constituaient de simples allégations ou appréciations subjectives, sans démonstration de la vraisemblance d'un intérêt public ou privé justifiant leur formulation. L'on relèvera enfin que la précision selon laquelle le recourant aurait réservé la présomption d'innocence des intimés ne constitue nullement une circonstance permettant de relativiser l'atteinte portée à la personnalité des intéressés.