Citation: 8C_376/2023 E. 6.1

6.1. En l'espèce, la commission a retenu que la lecture seule de l'ordonnance d'extension des poursuites suffisait à établir que le rapport de confiance nécessaire au maintien du contrat de travail n'existait plus. Les agissements décrits dans cette ordonnance ainsi que ceux qui ressortaient de l'audition de l'abbé E.________ n'étaient en effet pas compatibles avec les fonctions professionnelles du recourant, d'autant moins que celui-ci avait des contacts avec des adolescents dans le cadre desdites fonctions et que l'Eglise catholique se devait désormais d'appliquer une tolérance zéro. Le recourant occupait par ailleurs une position de cadre depuis le 1 er août 2021 et il était régulièrement en contact avec des jeunes filles à travers ses différentes charges. Il avait une fonction représentative, de sorte que son poste impliquait une conduite irréprochable et respectueuse des règles de la société civile et de l'Eglise. Les faits qui lui étaient reprochés étaient graves et il avait admis avoir eu des gestes de tendresse inhabituels et inappropriés envers une fille mineure. Compte tenu de ces éléments, la rupture du lien de confiance était évidente et justifiait un licenciement immédiat.