Citation: 7B_350/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante se limite à soutenir que l'arrêt attaqué aurait des effets sur ses conclusions civiles et qu'elle aurait un intérêt juridique actuel, direct et personnel à son annulation ou à sa modification puisqu'elle serait directement touchée par cette décision concernant des faits dont elle subirait toujours les conséquences. Or, s'il est établi que l'accident lui a causé une commotion cérébrale, des hématomes, des points de suture, une fracture de l'oreille interne et des contusions sur l'oreille droite (cf. arrêt attaqué, p. 4), la recourante ne fait toutefois pas valoir que ses prétentions civiles découlant des soins médicaux rendus nécessaires à la suite de cet accident n'auraient pas été couvertes par une assurance (accident). Quant au fait qu'elle ait perdu son emploi en raison de ses problèmes de santé consécutifs à l'accident, la recourante, qui bénéficie d'une mesure de réadaptation dans le cadre de l'assurance invalidité (recours, p. 4), n'invoque de toute manière pas de perte de gain (actuelle ou future), étant par ailleurs constaté, à la lecture des pièces produites à l'appui de son recours, qu'elle a perçu des indemnités à ce titre de la part de son employeur jusqu'au 9 août 2023 en tout cas. La recourante n'élève pas non plus de prétentions en rapport avec la réparation d'un éventuel tort moral. Ainsi, outre qu'elle ne chiffre nullement ses prétentions, elle ne parvient pas à démontrer qu'en raison de la nature des préjudices allégués, elle disposerait de conclusions civiles à faire valoir contre l'autre automobiliste impliquée dans l'accident personnellement. Il s'avère d'ailleurs que cette dernière était une inspectrice de police au volant d'un véhicule de service (banalisé), de sorte que la recourante pourrait tout au plus émettre des prétentions reposant sur le droit public à raison de la responsabilité éventuelle d'agents de l'État (cf. art. 2 de la loi genevoise du 24 février 1989 sur la responsabilité de l'État et des communes [LREC; RS/GE A 2 40]), lesquelles n'entrent pas dans la catégorie des prétentions civiles susmentionnées (ATF 146 IV 76 consid. 3.1). La recourante ne démontre ainsi pas avoir la qualité pour recourir sur le fond en application de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.