Citation: 2C_264/2023 E. 4.2

4.2. Les recourantes font également valoir que la Cour de justice n'aurait, à tort, pas mentionné l'existence d'accords conclus en marge de la loi applicable au fond entre l'Etat de Genève et C.________ B.V et qu'elle aurait ainsi retenu arbitrairement que "des discussions ont eu lieu, entre notamment, des représentants du département de l'économie et de l'emploi, [du Service cantonal] et de C.________ B.V.". Les recourantes ne mentionnent pas précisément de quels accords il s'agit, ni en quoi ceux-ci auraient de façon précise permis d'influer sur l'issue du litige. Le recours ne respecte ainsi pas les exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, on ne voit pas et les recourantes n'expliquent pas en quoi, même en présence d'accords, l'affirmation que des discussions ont eu lieu serait insoutenable. En outre, il ressort de la partie "en fait" de l'arrêt attaqué que "les engagements pris par C.________ B.V. dans l'Accord du 10 juin 2022, l'Avenant du 29 juillet 2022 et lors des séances des 26 et 27 septembre 2022 sont inconditionnels" (let. B/f). Contrairement à ce que laisse entendre les recourantes, la Cour de justice ne tait donc pas l'existence d'accords. Cela étant, elle pouvait sans arbitraire ne pas les intégrer dans la subsomption de son arrêt, dès lors qu'elle estimait que la décision du 16 novembre 2022 ne portait pas sur une autorisation ( pro futuro) et que, partant, il ne pouvait y avoir de traitement de faveur de C.________ B.V. dans le sens invoqué par les recourantes.