Citation: 6B_601/2015 E. 5.2

5.2. Le recourant se plaint de ce que l'autorité précédente n'ait pas tenu compte de l'importance des fonds confiés à B.________ par des tiers en Allemagne et de l'importance du préjudice subis par ces tiers dans le cadre d'une escroquerie du type " ponzi " commise par B.________. Que le recourant ait accepté que le réel et seul administrateur de la société n'était pas celui inscrit au registre du commerce mais un tiers (recours, p. 3 ch. 5) et que ce tiers ait été condamné pour escroquerie à l'étranger n'enlève rien, quelle que soit l'importance de l'escroquerie commise, aux devoirs de contrôle qui lui incombaient. A ce titre, le recourant devait notamment, dans les circonstances d'espèce, s'assurer lors de la révision des comptes de la société que les avoirs qui lui étaient annoncés, qui constituaient la substance de la société dès 2003 (jugement attaqué, p. 33; par. ex. 418'433 fr. 07 sur 611'362 fr. 68 d'actifs comptabilisés en 2003; 1'952'869 fr. 35 sur 2'279'633 fr. 96 d'actifs comptabilisés en 2005) et dont seule la comptabilisation permettait d'éviter une situation de surendettement, existaient et étaient propriétés de la société. Lors de leur réévaluation massive, il aurait dû en outre contrôler la nature des actifs visés et le fait que leur valeur comptable n'était pas supérieure à leur valeur réelle (cf. ancien art. 670 CO; cf. infra consid. 6.3). Il ne pouvait se fier à cet égard à des assurances orales non documentées ou insuffisamment documentées qui lui étaient rapportées par C.________. Dans ces conditions, il n'était pas arbitraire de ne pas tenir compte dans le jugement attaqué d'actes distincts reprochés à B.________ en Allemagne au préjudice de tiers à la présente procédure.