Citation: 8C_832/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1955, employé administratif auprès de la société B.________ SA, est assuré obligatoirement contre les accidents auprès de SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA). Par déclaration du 2 août 2016, son employeur a annoncé à l'assureur-accidents qu'une dame avait porté un coup de couteau sur le pectoral droit du prénommé, en juin 2016, occasionnant une coupure du thorax. Le jour-même, l'intéressé a été examiné par les médecins de l'hôpital C.________, lesquels ont fait état d'une contusion thoracique antérieure T4-T5 et ont constaté à l'examen physique un érythème d'environ 3x4 cm avec légère tuméfaction en regard du pectoral droit, bord interne du mamelon et une dermabrasion d'environ 0.5 cm, sans effraction cutanée franche, ni saignement actif. En date du 28 décembre 2016, le docteur D.________, médecin consultant à l'hôpital C.________, a indiqué que les constatations médicales relevées ci-dessus concordaient avec l'événement invoqué par A.________ et semblaient plausibles. Par décision du 19 janvier 2017, confirmée sur opposition le 6 mars 2017, l'assureur-accidents a refusé d'allouer ses prestations au motif que l'assuré n'avait pas rendu plausible que les éléments d'un accident étaient réunis. A.b. Parallèlement, A.________ a déposé une plainte pénale pour voies de fait à l'encontre de E.________, l'accusant d'être l'auteure du coup de couteau. Le 15 décembre 2016, l'Office régional du Ministère public du Bas-Valais a rendu une ordonnance de non-entrée en matière, considérant que l'enquête n'avait pas permis de confirmer les accusations de A.________ et qu'il n'existait dès lors pas de soupçon suffisant pour une mise en accusation de E.________.