Citation: I 846/05 24.05.2006 E. 4

4.1 Dans son expertise du 7 mars 2005, la doctoresse E.________ a en particulier analysé les rapports médicaux établis par ses confrères ainsi que les divers documents radiologiques constituant le dossier. Elle a pratiqué une radiographie lombaire le 20 janvier 2005, soumis le recourant à des tests d'auto-évaluation et fait établir un bilan d'ergothérapie par un cabinet spécialisé. A l'issue de son étude approfondie, l'expert a estimé que, physiquement, le recourant ne présentait que des symptômes et des signes banals, ce dernier étant déconditionné sur le plan musculaire. Tenant compte du fait que le bilan d'ergothérapie avait mis en évidence des difficultés lors de positions statiques prolongées, l'apparition de douleurs lombaires lors d'activité exigeant une rotation ou une flexion du tronc et un manque de contrôle postural lors de ports de charge supérieure à 12 kilos, la doctoresse E.________ a fait état d'une pleine capacité de travail dans l'ancienne profession avec une rentabilité d'environ 70 %. 4.2 Cette expertise médicale, dont les conclusions sont motivées et convaincantes, répond aux réquisits posés par la jurisprudence relative à la valeur probante des documents médicaux (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), ce qui n'est d'ailleurs pas contesté. Les appréciations antérieures de ses confrères ne sont au demeurant pas de nature à mettre en doute son point de vue. Selon le docteur V.________, la capacité de travail de l'assuré était limitée à 50 % sur le plan rhumatologique. Cette appréciation, donnée à la suite d'une consultation en août 1996, ne saurait être retenue, dès lors que ce spécialiste n'a diagnostiqué alors que des affections somatiques banales, similaires à celles attestées par ses confrères, soulignant par ailleurs que l'ampleur des douleurs invoquées par le recourant n'était pas objectivée au plan clinique et radiologique. Dans un rapport du 17 juin 1997, le docteur R.________ a également attesté d'une capacité de travail de 50 % d'un temps complet. Toutefois, on ne voit pas que des lombalgies chroniques, sans signe neurologique irritatif ou déficitaire puisse justifier une telle incapacité de travail sur le plan somatique d'autant que ce spécialiste indiquait ne pas pouvoir donner d'explications organiques précises au sujet des troubles du recourant (rapport du 30 mai 1996). Alors qu'il diagnostiquait des lombosciatalgies chroniques dans le cadre d'un trouble somatoforme douloureux, ce médecin a d'ailleurs, dans une nouvelle évaluation, estimé la capacité de travail à 80 % (rapport du 1er novembre 1999). Certes, la doctoresse K.________ a considéré, dans son rapport du 11 novembre 1996, que l'intéressé n'était pas apte à travailler. Toutefois, son appréciation de la capacité de travail, fondée sur un diagnostic pratiquement similaire à celui de ses confrères, n'est pas étayée, si bien qu'elle ne peut être prise en compte. Au demeurant, il faut tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin-traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre part pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3 b/cc) et que la doctoresse K.________ prévoyait d'ailleurs une réévaluation dans les six mois. 4.3 Dans ces circonstances, on doit retenir, suivant l'expert judiciaire, que les troubles physiques du recourant ne l'ont jamais empêché d'exercer son ancienne profession à plein temps, avec un rendement de 70 % au maximum en raison de ses limitations fonctionnelles.