Citation: B 89/03 13.01.2004 E. 4.1

Sur le plan psychiatrique, l'expert-psychiatre mandaté par l'office AI, le docteur P.________, a posé le diagnostic de deuil pathologique avec évolution dépressive, de névrose d'angoisse avec symptomatologie phobique accentuée par un accident du travail et de personnalité avec de légers traits histrioniques. Il relève en outre une aggravation ou même probable simulation volontaire et note un contexte de conflit conjugal. A son avis, il n'existe toutefois aucun trouble grave de la personnalité ni affection psychiatrique invalidante; la capacité de travail de la recourante dans une activité d'ouvrière d'usine demeure intacte (rapport du 10 janvier 1998). Se prononçant dans le cadre d'une expertise pluridisciplinaire demandée par l'office AI à la Clinique X.________, le docteur F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, s'est rallié aux conclusions de son confrère P.________. Selon lui, ses propres constatations sont superposables à celles de l'expert-psychiatre, tant en ce qui concerne le diagnostic posé que l'appréciation de la capacité de travail de la recourante (consilium psychiatrique du 24 août 1999). Cette évaluation a été incluse et reprise dans le rapport d'expertise de la Clinique X.________ (du 28 septembre 1999), signé par le docteur G.________. A l'issue de l'examen de la recourante, le docteur G.________ a diagnostiqué, outre les troubles psychiques déjà relevés par le docteur F.________, un trouble somatoforme douloureux, un status après traumatisme mineur du membre supérieur droit compliqué d'une possible réaction dystrophique fruste au décours et des rachialgies diffuses dans le cadre de troubles statiques et dégénératifs mineurs étagés. L'expert estime que ces atteintes, toutes pathologies confondues, entraînent une incapacité de travail de 51 %. 4.2 En l'occurrence, c'est à juste titre que les premiers juges ont reconnu une force probante à l'évaluation du docteur G.________ et fait leurs les conclusions de ce dernier, en admettant un taux d'incapacité de travail de M.________ de 50 %. A cet égard, c'est en vain que la recourante met en doute l'appréciation du docteur G.________ dans le domaine de la psychiatrie, puisqu'il s'est appuyé sur l'avis d'un spécialiste en la matière pour formuler ses conclusions, qui portent sur l'état de santé tant psychique que somatique de l'intéressée. Ces conclusions sont, par ailleurs, fondées sur un examen clinique, un consilium neurologique et psychiatrique, l'étude du dossier, dont le rapport médical antérieur du docteur P.________, ainsi qu'une anamnèse approfondie de la patiente. De plus, les considérations médicales sont clairement exprimées et bien motivées, de sorte que le rapport d'expertise de la Clinique X.________ remplit toutes les exigences posées par la jurisprudence en la matière, rappelées dans le jugement entrepris (cf. consid. 3c; ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), et doit être suivi.