Citation: 7B_883/2023 E. 3.3

3.3. Il découle de ce qui précède qu'un placement de la recourante dans l'établissement pénitentiaire X.________ ne viole pas le droit fédéral et conventionnel si le traitement de l'intéressée est assuré par du personnel qualifié. A cet égard, la recourante soutient laconiquement que cet établissement ne disposerait pas de personnel thérapeutique qualifié. Elle ne formule toutefois aucune argumentation à l'appui de son grief dès lors que, dans son développement, elle s'en prend en réalité uniquement aux soins prodigués dans l'établissement ouvert (l'unité W.________ de la Clinique U.________) dans lequel elle a été placée, qu'elle estime inadéquats par rapport à sa pathologie. En l'occurrence, la prison pour femmes X.________ dispose d'une infrastructure médicale gérée par le service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire, dépendant du CHUV (SMPP). Il répond donc aux exigences découlant de l'art. 59 al. 3 CP, de sorte que le placement de la recourante dans cet établissement, alors qu'elle exécute une mesure thérapeutique institutionnelle, n'est pas en soi illicite ou contraire à l'art. 5 CEDH (cf. arrêt 6B_449/2022 du 22 novembre 2022 consid. 3.2.1).