Citation: 6B_1046/2019 E. 1.5

1.5. Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire et d'avoir renversé le fardeau de la preuve en retenant qu'il était l'utilisateur de la carte de crédit de l'intimé les 16, 19 et 25 août 2017 alors qu'aucun document officiel tel qu'un ticket de caisse ou une attestation de banque ne permet d'établir les heures des transactions litigieuses (recours, p. 15-16). S'agissant en particulier des opérations sur territoire français du 16 août 2017 (un retrait d'argent et un paiement), le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il était coupable des infractions en question, sans se fonder sur une quelconque donnée de téléphonie mobile. Pour ce qui est de l'opération du 19 août 2017, il prétend qu'il n'existerait aucune preuve - en particulier aucune image de vidéo-surveillance - du fait qu'il se serait rendu à G.________ à l'heure à laquelle l'intimé a indiqué que la carte y avait été utilisée. Enfin, s'agissant du paiement dans le magasin H.________ du 25 août 2017, celui-ci aurait eu lieu après le blocage par l'intimé de sa carte de crédit - soit le 21 août 2017 selon les indications de ce dernier - ce qui constituerait une " raison supplémentaire pour n'accorder que très peu de crédit " à la note manuscrite (recours, p. 17). Selon le recourant, la cour cantonale a ainsi méconnu la présomption d'innocence et renversé le fardeau de la preuve en concluant qu'il était loisible pour celui-ci de se rendre aussi bien en France voisine que partout dans son quartier pour utiliser la carte de crédit de l'intimé. Il lui reproche en particulier d'avoir fait abstraction du fait que " l'heure précise des opérations ne résult[ait] d'aucun relevé officiel " et du fait que le recourant avait déclaré n'avoir aucun souvenir de son " emploi du temps exact le 19 août 2017 " (arrêt attaqué, consid. 2.2, p. 10).