Citation: 1C_608/2022 E. 4.2

4.2. Comme cela a été relevé ci-dessus, l'objectif d'atteindre 10% de logements détenus par des coopératives d'habitation d'ici à 2030 n'est pas contraignant (cf. consid. 3.3 ci-dessus); au surplus, les droits de préemption et d'expropriation prévus par la LGL/GE ne constituent qu'un moyen parmi d'autres pour atteindre l'objectif fixé par l'IN 180 (cf. consid. 3.2 ci-dessus). La Cour de justice en conclut que l'Etat ne sera nullement tenu de faire un usage systématique des outils d'acquisition prévus par la LGL/GE et réfute, par conséquent, l'argument des recourants selon lequel la mise en oeuvre de l'IN 180 conduirait soit à un blocage des transactions, soit à une nationalisation de l'ensemble des terrains. Elle relève enfin que la question de la capacité financière ou organisationnelle de l'Etat a trait à un argumentaire politique et non à la validité juridique de l'initiative. Dans leurs écritures, les recourants n'examinent pas les considérants de l'arrêt attaqué. Ils se contentent de reprendre, à peu de choses près, les arguments soulevés devant l'autorité cantonale, pourtant réfutés de manière circonstanciée par cette dernière. Un tel procédé n'expose pas en quoi l'arrêt attaqué est contraire au droit et n'est par conséquent pas conforme aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. consid. 3.4.1 ci-dessus). Partant, le grief d'inexécutabilité de l'initiative est irrecevable.