Citation: 5A_447/2023 E. 6.2

6.2. Le recourant soutient qu'il est contradictoire et, partant, arbitraire, de considérer que la prise en charge des enfants empêche l'intimée d'assurer son propre entretien, alors même qu'elle a toujours subvenu seule à ses besoins durant la vie commune. A cela s'ajoute qu'il lui serait possible d'exercer une activité lucrative à temps partiel, compte tenu du fait que les enfants sont scolarisés toute la journée et que lui-même exerce un large droit de visite. Dès lors que le recourant a échoué à démontrer qu'il était arbitraire de ne pas imputer un revenu hypothétique à l'intimée (cf. supra consid. 5), il n'y a pas lieu de revenir sur les arguments qu'il tire de la règle des paliers scolaires et de l'étendue de son droit de visite. Par ailleurs, il importe peu que l'intimée ait été en mesure de pourvoir à son entretien durant la vie commune, l'autorité cantonale ayant retenu, là encore sans que le recourant n'établisse d'arbitraire à ce sujet (cf. supra consid. 4), que la fortune de l'intimée se composait désormais de biens immobiliers dont elle ne pouvait retirer aucun rendement et que ses revenus devaient être arrêtés à 2'500 fr. par mois pour des charges, non contestées, de 5'300 fr. par mois. Autant qu'il est suffisamment motivé, le moyen est par conséquent mal fondé.