Citation: 6B_918/2023 E. B

Par jugement du 30 mars 2023, la Cour d'appel pénale a rejeté l'appel interjeté par A.________ à l'encontre du jugement précité, qu'elle a confirmé. Les faits sont, en résumé, les suivants. B.a. A.________ est née en 1974 au Brésil, pays dont elle est ressortissante. Elle y a vécu jusqu'à ses douze ans, avant de venir s'installer en Suisse avec sa famille. Avant de rencontrer B.________, A.________ a été mariée deux fois et elle a eu trois enfants, de trois pères différents. Elle s'est séparée du troisième alors qu'elle était enceinte de son troisième enfant. Elle a ensuite rencontré le prénommé dans le cadre d'activités d'hôtesse d'accueil et ils se sont mariés en 2014. En 2014, elle a donné naissance à leur fille C.________. Durant la vie commune avec B.________, elle ne travaillait pas mais, selon elle, elle l'aidait dans le cadre de ses entreprises. Le couple s'est séparé le 27 mai 2020. B.b. À teneur du jugement cantonal, la cause s'inscrit dans un contexte de séparation conjugale conflictuelle entre A.________ et B.________. Elle est étroitement liée à une enquête (PE20.xxxxxx) dirigée contre ce dernier pour actes d'ordre sexuel commis sur sa fille C.________ sur dénonciation du 15 juillet 2020 du Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ; actuellement Direction générale de l'enfance et de la jeunesse, ci-après: DGEJ), ensuite des accusations proférées par A.________ au Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (SUPEA). Dite enquête a fait l'objet d'une ordonnance de classement en date du 16 mars 2021, dans le cadre de laquelle il a été établi que l'enfant C.________ se trouvait dans un important conflit de loyauté entre ses parents depuis de nombreuses années et qu'elle n'avait évoqué spontanément aucun attouchement ni comportement à caractère sexuel au SUPEA, au SPJ ou lors de son audition par la police. Il a également été établi que A.________ n'avait pas tenu le même discours au SUPEA et à la police, ce qui avait interpellé la direction de la procédure quant à l'authenticité de ses déclarations. Ses inquiétudes envers sa fille et ses soupçons dirigés contre B.________ n'avaient ainsi pas été établis ou confirmés. B.c. Le 25 mai 2020, au moment où son mari avait décidé de quitter le domicile conjugal en vue d'une séparation, A.________ a contacté téléphoniquement le SUPEA pour obtenir une consultation en urgence. Le lendemain, elle s'est rendue sur place, à U.________, et a indiqué que leur fille C.________ avait fait des confidences à sa demi-soeur. Elle lui avait expliqué avoir subi des attouchements de son père et lui avait fait part d'idées de mort. A.________ avait déjà porté des accusations similaires en 1993 envers le père de l'une de ses autres filles, ce qui avait provoqué l'ouverture d'une instruction pénale contre celui-ci pour actes d'ordre sexuel sur mineur. A.________ savait ainsi que ses paroles n'allaient pas rester sans suite et qu'une procédure allait être ouverte contre B.________ pour actes d'ordre sexuel commis sur son enfant. En cours d'enquête, A.________ a confié au SPJ que cela faisait déjà deux ans qu'elle soupçonnait son mari d'adopter un comportement inapproprié envers leur fille. II l'avait notamment chatouillée à proximité des parties intimes et lui avait fait des bisous avec la langue. Lors de son audition par la police le 4 août 2020, la prénommée a également évoqué un épisode ayant eu lieu en 2019 lors duquel C.________ lui avait dit " tu sais tu as dit que les gens qui touchent la zezette et le cucul des enfants doivent aller en prison. Bah papa il doit aller en prison ", après qu'ils avaient regardé une émission sur les pédophiles en famille. A.________ a également fait part de ses inquiétudes à D.________, conseiller psychologique au sein de l'école privée E.________, dans laquelle était scolarisée C.________. En particulier, alors que D.________ suivait C.________ de manière régulière depuis novembre 2020, A.________ l'a déterminé, par ses multiples interventions et allégations d'abus sexuels, à établir, le 25 juin 2021, un nouveau signalement de mineur en danger dans son développement auprès de la DGEJ. Pourtant, elle savait, à partir de la fin du mois de mai 2021 à tout le moins, qu'une ordonnance de classement avait été rendue en faveur de B.________ dans la procédure diligentée à son encontre. En outre, elle avait agi quelques jours avant que le droit de visite de celui-ci se normalise, en sachant pertinemment que les relations personnelles du prénommé avec sa fille seraient impactées. D'ailleurs, le 9 septembre 2021, dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, la DGEJ avait préconisé un retour aux visites médiatisées.