Citation: 1P.479/2000 25.09.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1 p. 83 et les arrêts cités). Il vérifie notamment la voie de droit ouverte dans chaque cas particulier, sans être lié par la dénomination de l'acte de recours (ATF 122 II 315 consid. 1 p. 317; 121 I 173 consid. 3a p. 175 et les arrêts cités). a) Les recourants ont déposé contre l'arrêt attaqué un pourvoi en nullité et un recours de droit public. Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral ne peut être formé que pour violation du droit fédéral, à l'exception de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 269 PPF). Les recourants dénoncent certes une violation des art. 1er al. 2 et 2 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312. 5), soit du droit fédéral au sens de l'art. 269 al. 1 PPF (ATF 119 IV 168 consid. 3 p. 171). Le pourvoi en nullité n'est cependant pas ouvert en l'occurrence dans la mesure où il n'est pas dirigé contre l'une des décisions énumérées à l'art. 268 PPF (cf. sur la notion de jugement, ATF 126 I 97 consid. 1c p. 101; 123 IV 252 consid. 1 p. 253 et les références citées). b) Les recourants reprochent au Tribunal d'accusation d'avoir violé les art. 1er al. 2 et 2 LAVI en tant que ces dispositions leur conféreraient un droit à la désignation d'un avocat d'office plus étendu que celui découlant de l'art. 29 al. 3 Cst. ou des normes cantonales relatives à l'assistance judiciaire dans la procédure pénale. Dans la mesure où il porte sur l'application ou, en l'occurrence, sur la non-application de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions, seul le recours de droit administratif est en principe ouvert (ATF 123 II 548 consid. 1b p. 549; 122 II 315 consid. 1 p. 317). Toutefois, la requête que les recourants ont déposée le 9 mai 2000 auprès du Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne tendait à la désignation d'un avocat d'office pour assurer leur défense dans le cadre de la procédure pénale pendante, sans autre précision. A aucun moment, ils n'ont évoqué la nécessité d'une assistance juridique fondée sur la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infraction en leur qualité de victimes pour les assister dans la procédure pénale dirigée contre les agents de la police municipale lausannoise. On peut dès lors se demander si le Président du Tribunal du district de Lausanne devait examiner d'office leur demande sous cet angle et si le moyen tiré d'une violation des art. 1er al. 1 et 2 al. 2 LAVI n'excède pas le cadre du litige. Cette question peut demeurer ouverte car l'assistance d'un avocat d'office ne se justifie de toute manière pas au regard de la situation personnelle des recourants pour les raisons évoquées au considérant 3 ci-dessous (cf. ATF 122 II 315 consid. 4c/bb p. 324; François Bohnet, L'avocat, l'indigent et la victime: L'aide juridique fondée sur la LAVI au regard de l'assistance judiciaire, Droit suisse des avocats, Berne 1998, p. 163 et 174). Pour le surplus, c'est par la voie du recours de droit public que les recourants doivent agir pour se plaindre du fait que les art. 104, 107 et 295 lit. a CPP vaud. violeraient le droit fédéral. Il en va de même s'agissant du moyen pris de la répartition arbitraire des frais de la procédure cantonale (ATF 122 II 274 consid. 1b/bb p. 278 et les arrêts cités).