Citation: 6B_1150/2014 E. 2.2

2.2. Le recourant se plaint d'une constatation erronée des faits ainsi que d'une violation du principe in dubio pro reo en relation avec la qualification de viol. Contestant avoir pénétré la victime, il allègue que l'accusation de viol repose entièrement sur une photographie dont l'interprétation est discutable. La présomption d'innocence, garantie par les art. 10 CPP et 32 al. 1 Cst., ainsi que son corollaire, le principe « in dubio pro reo », concernent tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 40; 120 Ia 31 consid. 2c p. 36 et les références citées). En lien avec l'appréciation des preuves, ces principes sont violés si le juge du fond se déclare convaincu de faits défavorables à l'accusé sur lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui lui sont soumis, il aurait dû éprouver des doutes (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Lorsque l'appréciation des preuves est critiquée en référence au principe « in dubio pro reo », celui-ci n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire (ATF 138 V 74 consid. 7 p. 82). Comme le relève la cour cantonale, la seconde des photos en question montre clairement que le recourant a introduit le bout de son pénis dans le vagin de la victime, ce qu'il a au demeurant lui-même admis, tout comme son avocat, après avoir visionné l'image en question. Dans ces circonstances, la constatation selon laquelle le recourant a pénétré la victime ne relève ni d'une appréciation arbitraire des preuves ni d'une violation du principe " in dubio pro reo ".