Citation: 9C_632/2014 E. 4.2

4.2. Au regard des éléments évoqués par la recourante à l'appui de son recours, il ne se justifie pas en l'espèce de renvoyer la cause pour que soit instruite la question des effets réciproques. Ainsi que l'a relevé la juridiction cantonale, il apparaît que l'exercice d'une activité - essentiellement intellectuelle - de gestionnaire de fortune est complémentaire de l'accomplissement des tâches - plutôt physiques - liées à la conduite d'un ménage. Sur le plan médical, rien ne permet de penser - la recourante ne met en évidence aucun élément objectif allant dans le sens de l'hypothèse qu'elle soutient - que l'exercice d'une activité lucrative à mi-temps conduirait, malgré les douleurs et la fatigue qu'il engendre, à une diminution plus importante de la capacité de la recourante à accomplir ses travaux habituels qui justifierait de procéder à un abattement supplémentaire. En retenant un empêchement global de 44 % dans l'accomplissement des travaux habituels, l'enquête économique sur le ménage réalisée dans le cadre de la procédure de révision tient d'ailleurs largement compte de l'ensemble des limitations physiques touchant la recourante, au regard notamment du temps dont elle dispose pour répartir les différentes tâches qu'elle doit assumer au titre de ses travaux habituels.