Citation: U 186/00 12.01.2001 E. A

A.- a) Au bénéfice d'un permis saisonnier, A.________ a travaillé dès le mois de mars 1994 comme ouvrier agricole dans l'exploitation de H.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident professionnel et non professionnel auprès de la Vaudoise Générale Compagnie d'assurances SA (ci-après : la Vaudoise). Le 25 juin 1994, l'assuré a été victime d'un accident non professionnel en chutant dans les escaliers d'un restaurant. Il a subi de multiples contusions ainsi qu'une entorse acromio-claviculaire à gauche. Ces lésions ont entraîné un arrêt de travail total du jour de l'accident jusqu'au 26 juillet 1994, puis partiel (50 %) pour la période du 27 juillet au 28 août 1994. Le cas a été pris en charge par la Vaudoise. Par la suite, des douleurs à l'épaule gauche, irradiantes jusque dans le bras, sont progressivement réapparues, entraînant une incapacité de travail dès le 11 novembre 1994. Ayant mis en évidence des déchirures ligamentaires, le docteur B.________, chirurgien orthopédiste FMH a pratiqué une plastie de l'articulation acromio-claviculaire en mars 1995. A la suite de cette opération, la reprise du travail s'est graduellement faite à partir du mois de juillet 1995, malgré une brève interruption nécessitée par une nouvelle intervention chirurgicale en septembre 1995 (ablation d'une «plaque de Bâle» posée lors de la plastie en mars 1995). b) Le 1er mars 1996, A.________ a changé d'employeur. Il est entré au service, toujours comme employé agricole, de C.________. Dès ce moment, les prestations de la Vaudoise se sont limitées à la prise en charge de contrôles médicaux réguliers, l'assuré ayant recouvré une pleine capacité de travail. Les médecins ont néanmoins fait état de l'existence d'un dommage permanent dû à une paralysie du nerf du grand dentelé, en laissant entrevoir la nécessité d'effectuer, à moyen terme, une nouvelle intervention chirurgicale sous la forme, par exemple, d'une fixation de l'omoplate au niveau thoracique (rapports des docteurs S.________, neurologue et B.________, chirurgien, respectivement des 28 octobre 1996 et 24 mars 1997). Entre-temps, l'assuré, qui percevait une demi-rente d'invalidité depuis le mois de juin 1995, a vu cette prestation supprimée avec effet au 1er mars 1997 (décision de l'Office AI du canton de Vaud du 7 janvier 1997). Le 22 avril 1997, le nouvel employeur de A.________ a rempli une déclaration d'accident LAA, dans laquelle il a exposé qu'«en réparant une machine, M. A.________ s'(était) fait mal à son épaule déjà accidentée en juin 94». L'assuré a été déclaré incapable de travailler. Initialement pris en charge par la Vaudoise comme s'il s'agissait d'une rechute, le cas a été transmis dans le courant du mois d'octobre 1997 à la Société d'assurance dommages FRV (ci-après : la FRV), auprès de laquelle A.________ était affilié depuis son entrée au service de C.________, le 1er mars 1997. Après un entretien avec l'assuré le 30 septembre 1997, la Vaudoise a en effet estimé que, vu son déroulement et ses conséquences, l'accident survenu le 15 avril 1997 devait être considéré comme un nouveau cas d'assurance du ressort de la FRV. c) Par décision du 3 août 1998, la FRV a refusé de répondre du cas, en faisant valoir que les lésions présentées par l'assuré et l'incapacité de travail qui en découlait étaient entièrement imputables au premier accident survenu le 25 juin 1994. Saisie d'une opposition de la Vaudoise, la FRV a confirmé son point de vue dans une nouvelle décision du 18 septembre 1998.