Citation: 1C_338/2023 E. 4.2

4.2. Selon le dispositif de l'arrêt attaqué du 24 mai 2023, les frais de justice ont été arrêtés à 4'500 fr. Ce montant a été réparti à hauteur de 1'500 fr. à la charge de la recourante et de ses deux co-recourants; le solde était réparti entre les autres parties recourantes également concernées par cette procédure. Le TAF a cependant encore condamné la recourante et ses deux co-recourants à des frais supplémentaires à raison de 1'500 fr., au motif qu'ils ne s'étaient pas conformés à leur devoir de collaboration. À comprendre les récriminations de la recourante, celles-ci ne portent que sur l'émolument complémentaire de 1'500 fr. arrêté pour les mesures d'instruction supplémentaires opérées par le TAF après le renvoi de la cause. La recourante ne conteste pas sérieusement que les documents requis se trouvaient en ses mains. Elle affirme, sans réelle explication toutefois, qu'il ne lui appartenait pas de les produire; et si le TAF estimait qu'il en allait autrement, celui-ci aurait dû, en application du principe de la bonne foi, lui accorder un délai supplémentaire pour procéder. On ne discerne cependant pas en quoi le principe de la bonne foi aurait en l'occurrence été violé; le recours ne fournit aucune explication convaincante à ce propos (cf. art. 106 al. 2 LTF). On peut du reste se demander si l'argumentation de la recourante ne revient en définitive pas à reprocher au TAF d'avoir diligemment procédé aux mesures d'instructions qu'elle avait elle-même requises. Quoi qu'il en soit, on ne décèle pas que le TAF aurait violé les art. 13 et 52 PA, en retenant que la recourante ne se serait pas conformée à son devoir de collaboration en insistant pour qu'il soit procédé à des mesures d'instruction portant sur des éléments déjà en sa possession, qui aurait au demeurant même déjà pu être produit à l'appui de son premier recours. C'est par ailleurs également à tort que la recourante affirme que l'instance précédente aurait limité son instruction à la seule question de la qualité pour agir: il ressort du dossier que le TAF a recherché lui-même les informations et documents nécessaires auprès de différentes autorités cantonales, qu'il a procédé à des recherches extensives sur la situation des parcelles des co-recourants, sur lesquelles il s'est de surcroît rendu, de même que sur le site du projet litigieux, cela pour pouvoir répondre aux longues critiques de fond émises par la recourante et ses deux consorts. C'est enfin également en vain que la recourante assène que le TAF témoignerait d'inimité à son endroit en sous-entendant que cet émolument complémentaire aurait pu être mis directement à la charge de son mandataire, pour ne pas s'être conformé au devoir de collaboration des parties. On ne comprend en effet pas ce que la recourante entend déduire de cette assertion, en particulier ne soulève-t-elle pas de motif de récusation, se contentant de se demander si la présidente du collège du TAF n'aurait pas dû se récuser, ce qui n'est pas suffisant (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).