Citation: 6B_1443/2020 E. 1.1.2

1.1.2. Les conséquences d'un échec de la mise à l'épreuve consécutive à une libération conditionnelle au sens de l'art. 86 CP sont régies par l'art. 89 CP. En vertu de l'art. 89 al. 1 CP, dans le cas où le détenu libéré conditionnellement commet un crime ou un délit, le juge qui connaît de la nouvelle infraction ordonne sa réintégration dans un établissement. Si la personne libérée conditionnellement se soustrait à l'assistance de probation ou si elle viole les règles de conduite, l'art. 95 al. 3 à 5 CP est applicable en vertu de l'art. 89 al. 3 CP. Dans ce cas, l'art. 95 al. 5 CP prévoit qu'à certaines conditions (cf. infra consid. 2.1), le juge peut ordonner la réintégration dans l'exécution de la peine ou de la mesure s'il est sérieusement à craindre que le condamné ne commette de nouvelles infractions.