Citation: 9C_1078/2009 12.07.2010 E. 5

Le recourant conteste aussi le taux d'abattement du revenu d'invalide retenu par l'office intimé et confirmé par la juridiction cantonale. Il estime que ses fréquentes absences et ses troubles psychiatriques entraînent une diminution de rendement supérieure à 15 %. 5.1 La mesure dans laquelle les salaires ressortant des statistiques doivent être réduits dépend de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) et résulte d'une évaluation dans les limites du pouvoir d'appréciation. Une déduction globale maximum de 25 % sur le salaire statistique permet de tenir compte des différents éléments qui peuvent influencer le revenu d'une activité lucrative (ATF 126 V 75 consid. 5b/aa-cc p. 79). Le juge des assurances sociales ne peut substituer son appréciation à celle de l'administration sans motif pertinent (ATF 126 V 75 consid. 6 p. 81). 5.2 En l'occurrence, les premiers juges ont entériné l'abattement fixé par l'office intimé. Celui-ci avait estimé que l'assuré ne présentait pas de limitations supplémentaires liées à l'âge, aux années de service ou à la nationalité et que les limitations fonctionnelles découlant du handicap, déjà prises en compte dans l'évaluation de la capacité résiduelle de travail, ne justifiaient pas une réduction additionnelle de plus de 15 %. Cette appréciation ne paraît pas abusive, d'autant moins que le recourant se contente d'allégations contraires reposant sur des motifs connus et non détaillés. On soulignera aussi que, contrairement à ce que celui-ci semble croire, l'abattement du revenu d'invalide, tel que défini par la jurisprudence citée, ne sert aucunement à quantifier une diminution de rendement mais à prendre en considération l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier.