Citation: 1B_88/2010 19.04.2010 E. 4

Le recourant ne remet pas en cause la base légale de la détention, ni l'existence de charges suffisantes à son encontre. Il conteste en revanche l'existence du risque de récidive retenu par le Tribunal cantonal pour motiver son maintien en détention. Il prétend que la nouvelle incarcération de plus de cinq mois, accompagnée de la perspective d'un nouveau procès et du risque de révocation d'un sursis portant sur une peine de 26 mois l'ont amené à éviter tout comportement répréhensible et à se tenir à l'écart de mauvaises fréquentations. De plus, n'ayant plus à remplir le rôle d'informateur auprès de la police qu'il a exercé auparavant, il ne serait "plus tenté de continuer à fréquenter certaines personnes en croyant se rendre utile". 4.1 Selon la jurisprudence, le maintien en détention préventive se justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un danger de récidive. Il convient de faire preuve de retenue dans l'appréciation du risque: le maintien en détention ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et que les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62, 361 consid. 5 p. 367; 124 I 208 consid. 5 p. 213; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). La simple possibilité, hypothétique, de commission de nouvelles infractions de même nature, ou la vraisemblance que soient commises des infractions mineures, sont des motifs insuffisants (ATF 133 I 270 consid. 2.2 p. 276; 125 I 60 consid. 3a p. 62). Autant que possible, l'autorité doit tenter de substituer à la détention toute autre mesure moins incisive propre à atteindre le même résultat (ATF 123 I 268 consid. 2c et e p. 270 s. et les arrêts cités). 4.2 En l'occurrence, les antécédents du recourant constituent un indice important au sujet du risque de réitération. En particulier, il a été détenu préventivement pendant 151 jours et a été condamné à une peine privative de liberté de 36 mois, dont 26 mois avec sursis pendant un délai d'épreuve de 5 ans, notamment pour crime et infraction à la LStup. Malgré cette précédente condamnation et ce précédent séjour en prison, de nouvelles infractions de même nature que celles qui lui ont valu d'être placé en détention préventive en 2007, sont reprochées au prénommé. De plus, les faits qui ont été retenus dans l'ordonnance de renvoi du 19 mars 2010, auraient été commis peu après le jugement du 23 juin 2008, en particulier l'achat de 4 kilos de marijuana auprès de C.________ et la vente de 500 grammes de ce produit à D.________. S'y ajoutent les quelque six kilos de marijuana séquestrés par la police le 15 octobre 2009 dans la cave du recourant et une culture de chanvre comprenant 55 plants et 43 boutures, appartenant notamment à celui-ci, découverte le 27 octobre 2009. L'ensemble de ces éléments apparaît suffisant pour retenir un risque concret de réitération. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point.