Citation: 2C_134/2018 E. 6.2

6.2. La recourante ne peut rien tirer, sous l'angle du principe d'égalité (sur cette notion, cf. ATF 142 V 316 consid. 6.1.1 p. 323; 141 I 153 consid. 5.1 p. 157; 140 I 77 consid. 5.1 p. 80), de la comparaison de sa situation avec celle des exploitants détenant un équipement fixe. En effet, ce n'est pas tant le fait que la recourante louait un appareil, plutôt qu'elle ne le possédait, que le fait qu'elle le louait seulement à raison de trois jours par mois qui est déterminant. Ainsi, en acquérant sa propre machine, l'intéressée peut l'utiliser autant qu'elle le souhaite, c'est-à-dire beaucoup plus que trois jours par mois, avec pour conséquence des charges supplémentaires pour l'assurance obligatoire des soins. En cela, sa situation n'est pas semblable à celle de l'exploitant propriétaire de sa machine qui peut donc potentiellement l'utiliser autant qu'il le veut et qui remplacerait son équipement par un autre identique. En outre, contrairement à ce qu'elle soutient, l'équipement que la recourante louait n'est pas démantelé et sera peut-être loué par une autre entité, engrangeant des prestations supplémentaires que celles existant actuellement. Il est vrai qu'un exploitant qui n'utiliserait l'appareil dont il est propriétaire que trois jours par mois et qui augmenterait cette utilisation pourrait le faire sans autorisation du Département de la santé. Une telle situation est cependant différente de celle de la recourante, puisque dans un tel cas, il ne serait pas question de remplacer une machine existante par l'acquisition d'un nouvel équipement, mais uniquement de l'accroissement de la fréquence de l'emploi de la même machine. Au regard de ce qui précède, le grief de la violation du principe d'égalité n'est pas fondé.