Citation: I 578/02 01.09.2003 E. 4

L'office AI a retenu un taux d'invalidité de 36 %, en se fondant sur les renseignements obtenus auprès de l'ancien employeur du recourant pour établir le revenu qu'il pourrait obtenir sans invalidité, d'une part, et sur les données salariales publiées par l'Office fédéral de la statistique pour évaluer le revenu qu'il pourrait encore réaliser dans une activité adaptée à son handicap, d'autre part. Le taux d'invalidité retenu sur cette base, supérieur au taux de 30 % retenu par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident en se fondant sur des descriptions concrètes de postes de travail, ne sous-estime pas les limitations fonctionnelles de l'assuré et leur influence sur sa capacité de gain. A cet égard, c'est en vain que le recourant conteste le taux d'invalidité retenu par l'office AI, en faisant valoir que le rapport établi le 14 juin 1996 par l'ESP avait exclu toute possibilité de réinsertion du recourant sur le marché du travail, en dehors d'un milieu protégé. Ce point de vue, déjà contestable lorsqu'il avait été émis en 1996 - il était alors pour le moins hâtif de conclure à l'impossibilité de tout reclassement professionnel pour une personne ne pouvant utiliser qu'une main -, ne saurait être maintenu depuis que l'assuré est à nouveau capable de saisir des objets légers et peu encombrants à l'aide de sa main gauche, en disposant pour le reste d'une pleine capacité de travail.