Citation: 5P.83/2002 11.04.2002 E. 2

2.- a) Devant l'autorité cantonale, le poursuivi a fait valoir que le calcul du premier juge était erroné, dans la mesure où l'ordonnance de mesures provisoires sur laquelle s'appuyait l'intimée avait été modifiée par une ordonnance du 14 août 2001; en effet, cette nouvelle décision - dont il a joint une copie à son recours - avait fixé la contribution d'entretien à 3'380 fr. par mois, avec effet rétroactif au 1er janvier 2000. Après avoir exposé que le dépôt d'une telle pièce nouvelle était irrecevable en procédure de cassation, la Cour de cassation civile statuant sur la base du dossier tel qu'il était soumis au premier juge, les juges cantonaux ont considéré que l'ordonnance de mesures provisoires du 27 juillet 1999, modifiée par l'arrêt du 15 février 2000, était définitive et exécutoire et représentait ainsi un titre de mainlevée définitive au sens de l'art. 80 LP au moment où la décision de mainlevée avait été rendue. La procédure de mainlevée se limitant à l'examen des pièces produites par les parties, il n'était pas possible au premier juge de prendre en compte une ordonnance qui n'avait pas été produite au dossier, quand bien même ce moyen de preuve était intervenu ultérieurement et tardivement. Le premier juge le pouvait d'ailleurs d'autant moins, selon l'autorité cantonale, que l'ordonnance du 14 août 2001 n'était pas encore définitive et exécutoire au jour de la décision de mainlevée, en raison du délai de recours de vingt jours prévu à l'art. 416 CPC/NE.