Citation: C 59/06 16.08.2006 E. A

O.________, né en 1976, a obtenu le diplôme de « Designer HES » le 3 octobre 2003. Le 13 octobre suivant, il a déposé une demande d'indemnité de chômage auprès de la Caisse de chômage COMEDIA (ci-après la caisse), qui lui a ouvert un délai-cadre d'indemnisation à partir du 6 octobre 2003. Dès cette date, O.________ a bénéficié des prestations de l'assurance-chômage. Il a été indemnisé en tenant compte du versement d'allocations pour perte de gain relatives à une période de service militaire accomplie du 20 octobre au 7 novembre 2003, ainsi que des gains intermédiaires de 550 fr. réalisés en janvier et février 2004 en qualité de designer-stagiaire auprès de l'entreprise « A.________ SA ». Pour la période s'étendant du 1er mars au 31 août 2004, l'assuré a obtenu des allocations d'initiation au travail pour un emploi auprès de la même entreprise. Lors d'un contrôle, le Secrétariat d'Etat à l'économie (ci-après : le seco) a constaté que les décomptes d'indemnités de chômage pour les mois d'octobre et novembre 2003 ne comprenaient que les allocations pour perte de gain touchées par O.________ durant les jours ouvrables de la période de service militaire, alors que ces allocations sont versées tous les jours. Cela représentait un montant de 293 fr. 70 versé indûment. De plus, le seco a estimé que le salaire mensuel de 550 fr. payé par « A.________ SA » pour les mois de janvier et février 2004, ne constituait pas un salaire conforme aux usages professionnels et locaux. Durant cette période, l'assuré aurait dû réaliser un salaire de 3'800 fr., identique à celui qui lui a été versé à partir du 1er mars 2005. Le seco a donc considéré que O.________ avait perçu 3'439 fr. 40 d'indemnités de chômage en trop pour les mois de janvier et février 2004. A la suite du rapport de révision du seco, la caisse, par décision du 24 mai 2005, a exigé le remboursement de 3'432 fr. 55 (montant net) de la part de O.________. Celui-ci s'est opposé à cette décision en demandant implicitement à la caisse de renoncer à toute demande de remboursement. La caisse a rejeté l'opposition par décision du 24 août 2005.