Citation: 6B_749/2022 E. 7.3.7

7.3.7. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir méconnu un élément fondamental du dossier, soit les traces de l'ADN de F.________ retrouvée sur l'arrière de la culasse de l'arme. Sans avoir omis cet élément, puisqu'elle a donné acte au recourant que son fils avait bien touché l'arme, il est vrai que la cour cantonale n'a pas expressément expliqué comment ces traces d'ADN s'étaient retrouvées sur l'arme. S'il a vraisemblablement été impossible de le déterminer, on comprend néanmoins que cela s'est passé au cours de l'altercation (jugement attaqué consid. 2.3, p. 30), alors qu'il tentait d'empêcher son père de passer à l'acte, " en essayant de le désarmer " (jugement attaqué consid. 6.3.2, p. 55). Quoi qu'il en soit, que F.________ ait réussi à toucher l'arme n'implique pas encore que la seule version possible des faits soit celle présentée par le recourant, à savoir celle d'un premier tir involontaire. Au contraire, on peut parfaitement imaginer, avec la cour cantonale, que le premier coup de feu ait été tiré volontairement après que F.________ soit parvenu à toucher l'arme en tentant de désarmer son père.