Citation: 4A_148/2022 E. 6.3

6.3. Les arguments du recourant ne sauraient être suivis. En effet, le recourant n'établit pas que les constatations de la cour cantonale, selon lesquelles il avait fait preuve d'une extrême détermination et d'une très bonne compréhension des étapes de la procédure, seraient arbitraires. Il ne ressort par ailleurs pas des faits constatés par la cour cantonale que le recourant aurait été entretenu par l'intimé dans une combativité contraire à ses intérêts. Le recourant ne conteste pas non plus avoir réglé sans opposition l'ensemble des factures précises et détaillées de l'intimé durant plus de deux ans. C'est ainsi à tort qu'il affirme que la facturation de l'intimé était postérieure au moment où il aurait dû donner son consentement éclairé, dès lors qu'il a ratifié les opérations litigieuses en s'acquittant de ces factures sans protestation. En outre, la cour cantonale a tenu compte tant des moyens financiers du recourant lors de la période litigieuse que de l'importance que revêtaient les différents aspects des procédures engagées, relatives notamment à ses droits sur son fils D.________, de sorte qu'il ne saurait lui être reproché de ne pas avoir mis en balance les enjeux financiers et humains du procès. Ainsi, quand bien même l'intimé a violé son devoir d'information sur les coûts des différentes procédures engagées, c'est à bon droit que la cour cantonale a retenu que lesdits coûts et les chances de succès étaient secondaires pour le client recourant et que, même si l'avocat intimé avait pleinement rempli ses obligations contractuelles, le client recourant aurait consenti à l'ensemble des opérations effectuées. Le grief doit donc être rejeté.