Citation: 9C_659/2020 E. 4.2

4.2. Invoquant une appréciation arbitraire des preuves, le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur le rapport d'expertise du 21 juin 2018 pour nier une péjoration de son état de santé depuis son arrivée en Suisse. Il fait valoir tout d'abord qu'il a présenté plusieurs pathologies graves et ayant potentiellement des répercussions sur sa capacité de travail depuis son arrivée en Suisse, notamment un trouble dépressif récurrent, une dépendance à l'alcool, des migraines et une possible personnalité émotionnellement labile de type impulsif. Ces éléments démontraient selon lui à l'évidence une péjoration de son état de santé, ce d'autant plus que les experts du CEMed ne s'étaient aucunement déterminés sur une éventuelle péjoration de son état de santé survenue entre 2008 et 2013. Il soutient ensuite que les experts du CEMed ont procédé à une évaluation de sa capacité de travail sans données fiables, de manière faussée et qu'ils ont interprété certains éléments en sa défaveur. Compte tenu des lacunes et contradictions de l'expertise, il demande à ce que la cause soit retournée à l'autorité précédente pour qu'elle mette en oeuvre une expertise pluridisciplinaire neutre.