Citation: 6B_7/2020 E. 3.2

3.2. Tout d'abord, il convient de relever que l'argumentation de la recourante est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont l'intéressée n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 1.3 supra). Il en va ainsi lorsque la recourante soutient que les documents concernant la vente de l'immeuble de C.________ - produits le 30 octobre 2003 dans le cadre de la procédure de divorce - auraient été authentiques, l'autorité précédente ayant précisément retenu, sans arbitraire, que l'intéressée n'avait jamais acquis d'immeuble à cet endroit. A cet égard, on comprend du jugement attaqué que, pour la cour cantonale, les documents étaient "faux" dans la mesure où ils se rapportaient à une opération immobilière qui n'avait en réalité jamais été menée à chef. Pour le reste, l'autorité précédente n'a aucunement examiné si et dans quelle mesure les agissements prêtés à la recourante en lien avec la production des pièces en question le 30 octobre 2003 pouvaient être constitutifs d'une infraction de faux dans les titres - la cour cantonale s'étant en particulier abstenue de chercher si les documents pouvaient être qualifiés de titres au sens de l'art. 251 CP, ou de se prononcer sur l'intention de la recourante au moment d'agir -, mais s'est contentée de constater que l'action pénale avait pris fin sur ce point. Contrairement à ce que suggère la recourante, la formulation du dispositif ne laisse pas davantage entendre qu'une infraction aurait été commise en lien avec les documents litigieux, puisqu'il est indiqué que des "faits" ont été commis le 30 octobre 2003, non un crime ou un délit. La proposition de la recourante, selon laquelle il aurait convenu de constater que l'action pénale était prescrite "s'agissant des faits qui se seraient déroulés le 30 octobre 2003", laisse quant à elle penser que les événements de cette date n'auraient pas été établis. Or, tel a bien été le cas, puisque l'autorité précédente a retenu que la recourante avait produit des pièces le 30 octobre 2003 - ce que cette dernière ne conteste nullement -, et que les documents en question ne reflétaient pas la réalité, sans pour autant considérer que l'intéressée aurait, de la sorte, commis une quelconque infraction. Enfin, comme l'a relevé la cour cantonale, la recourante n'a pas été condamnée à supporter les frais de procédure en lien avec les événements du 30 octobre 2003, de sorte que la présomption d'innocence de celle-ci n'a pas non plus été violée sous cet angle (cf. sur ce point ATF 144 IV 202 consid. 2.2 p. 204 s.). Il ne ressort ainsi nullement du jugement attaqué - notamment de son dispositif - que la recourante aurait réalisé les éléments constitutifs d'une infraction à l'art. 251 CP concernant les documents produits dans le cadre de sa procédure de divorce en 2003. La présomption d'innocence dont bénéficie la recourante sur ce point n'a pas été violée.