Citation: 1C_257/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que la dérogation sollicitée par les recourants ne pouvait être octroyée. En effet, l'art. 97 du RC énumère de façon précise et exhaustive quels sont les éléments qui peuvent faire l'objet d'une dérogation, à savoir l'affectation, la surface bâtie, la longueur, la hauteur ou les toitures de la construction. L'octroi d'une dérogation n'est donc pas autorisé pour un dépassement de la surface brute de plancher utile. De plus, il ne s'agit en l'espèce pas d'un édifice public, ni d'un bâtiment privé dont la destination ou l'architecture réclamerait des dispositions spéciales. Tant l'autorité de première instance que le Tribunal cantonal ne disposaient d'aucune faculté pour déroger à l'art. 3.1.3 du RPQ. Dès lors, les considérations des recourants sur le fait que le coefficient d'utilisation du sol est peu élevé dans ce quartier par rapport aux quartiers adjacents sont sans aucune incidence. Il n'y a pas non plus de place pour procéder à une pesée des intérêts entre l'intérêt public et l'intérêt privé des recourants. En effet, comme relevé ci-dessus, les conditions de la dérogation ne sont, en l'espèce, pas réunies. Enfin, dans un dernier argument, les recourants évoquent l'existence, sur une parcelle adjacente, d'un bâtiment identique au bâtiment D, comportant 1'519 m2 de surface habitable, soit 8 m2 de plus que le bâtiment D. Implicitement, ils invoquent donc le principe de l'égalité dans l'illégalité. Une fois de plus, les recourants se contentent d'en faire état, sans toutefois indiquer de façon motivée quels seraient les droits fondamentaux qui pourraient être violés en l'espèce. Cela étant, comme l'a relevé la cour cantonale, à supposer que l'autorité intimée ait délivré un permis de construire pour un bâtiment adjacent dont la SBPU serait supérieure à celle autorisée, cela ne suffit pas à démontrer que cette autorité aurait une pratique constante consistant à ne pas respecter les exigences du plan de quartier relatives à la surface brute de plancher utile maximale. Il n'existe à priori pas d'élément dont on pourrait déduire que la commune n'entend pas respecter ces exigences à l'avenir. Partant, aucune violation du principe de l'égalité de traitement, ni aucun arbitraire dans l'application du droit cantonal ne sauraient être retenus en l'espèce.