Citation: 1C_442/2016 E. C

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, B.________ et A.________ demandent principalement au Tribunal fédéral de rectifier l'état fait s'agissant de certains éléments liés à l'aménagement du mayen existant et d'annuler l'arrêt attaqué. Subsidiairement, ils concluent au renvoi de la cause à l'instance précédente pour "complément d'instruction, obtention de la dérogation de la distance à la forêt et décision dans le sens des considérants". Le Tribunal cantonal renonce à se déterminer. Le Conseil d'Etat corrige son estimation initiale de la distance à la forêt de la construction principale, portant celle-ci à 12 m, et propose l'admission du recours en tant qu'il porte sur cette question. Egalement appelé à se prononcer, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), sans toutefois prendre de conclusions formelles, indique que ni la construction principale ni le mayen ne respectent la distance à la forêt; l'office fédéral remet en outre expressément en cause la réévaluation de cette distance opérée céans par l'exécutif cantonal. Bien qu'invitée à se déterminer, la Commune de Crans-Montana ne s'est pas prononcée sur le recours. C.________ et D.________ Sàrl en liquidation concluent, pour leur part, principalement à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet. En réplique, les parties confirment leurs conclusions respectives. Le Conseil d'Etat revient, quant à lui, sur sa position et se rallie aux déterminations de l'OFEV s'agissant de la distance à la forêt et s'en remet à justice quant au sort du recours sur ce point. Aux termes de leurs observations complémentaires du 16 mars 2017, les recourants complètent leurs conclusions et demandent subsidiairement au Tribunal fédéral de renvoyer le dossier à l'autorité précédente "pour complément d'instruction, obtention de la dérogation de la distance à la forêt et décision dans le sens des considérants", alternativement, de renvoyer la cause à l'autorité compétente "pour suite utile au sens de l'art. 57 [de l'ordonnance sur les constructions du 2 octobre 1996 (RS/VS; 705.100)] (modification du projet litigieux soit une réduction de la profondeur du balcon litigieux à 1,50 m et correction de la terrasse de telle manière que la distance à la forêt soit respectée) ". Par écriture du 4 février 2017, les intimés concluent à l'irrecevabilité de ces conclusions.