Citation: 9C_136/2019 E. 2

Le tribunal cantonal a circonscrit l'objet du litige au seul point de savoir si l'affection psychique dont souffrait le recourant justifiait le versement d'une rente au-delà du 30 juin 2016 dans la mesure où, compte tenu de l'instruction menée par la CNA, il n'existait plus de pathologie somatique invalidante dès la date indiquée. Citant des extraits des évaluations faites par la doctoresse I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie à la Clinique romande de réadaptation (CRR; rapport du 16 septembre 2015), de la doctoresse H.________ (rapport et courrier du 25 août 2017) et du docteur J.________ du Service médical régional de l'office intimé (SMR; rapport du 7 septembre 2017), le tribunal cantonal a retenu que l'assuré souffrait d'un trouble de l'adaptation avec réaction mixte, anxieuse et dépressive, ou d'un état dépressif d'intensité moyenne à sévère réactionnel à l'absence d'amélioration de la situation somatique. Il a soutenu que l'affection psychique ne justifiait pas d'incapacité de travail au motif que la demande de prestations ne mentionnait pas une telle affection, que cette dernière ne présentait qu'un caractère réactionnel au trouble somatique et que les rapports du psychiatre traitant n'établissaient pas un suivi régulier, contenaient des incohérences concernant l'évaluation de la capacité résiduelle de travail et ignoraient l'impact de certaines problématiques (notamment alcoolique). Il a en outre considéré que des facteurs étrangers à l'invalidité (tels qu'une consommation alcoolique problématique, la peur de se faire mal et l'auto-limitation en résultant) l'emportaient sur le trouble psychique et le dispensaient de procéder à une évaluation normative et structurée de ce trouble. Il a dès lors nié le caractère invalidant de l'état dépressif ainsi que le droit à des prestations au-delà du 30 juin 2016.