Citation: U 354/00 20.11.2001 E. 4

4.- Cela étant, il n'en demeure pas moins que le prénommé présente encore des troubles de nature psychique décrits comme un état de déprime et d'anxiété (rapport du docteur E.________ du 23 septembre 1997), des troubles douloureux somatoformes persistants (rapports des médecins de la Clinique F.________ du 5 décembre 1997 et du docteur L.________, médecin-chef au service psychosomatique de la Clinique M.________, du 12 avril 2000), ou encore une surcharge psychogène (rapport du docteur J.________ du 1er octobre 1998). Comme l'a justement constaté la juridiction cantonale, dont le point de vue n'est pas remis en cause par le recourant, l'événement du 21 août 1996 doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Par ailleurs, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident (cf. ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5) ne permet pas de conclure, en l'espèce, à l'existence d'une relation de causalité adéquate entre cet événement et les troubles psychiques constatés. En particulier, les circonstances dans lesquelles s'est déroulé l'accident apparaissent dénuées du caractère particulièrement dramatique ou impressionnant requis par la jurisprudence. Par ailleurs, force est de nier l'existence de difficultés apparues au cours de la guérison et d'une longue période d'incapacité de travail due aux lésions physiques, dès lors que les troubles psychiques ont eu assez tôt - comme le reconnaît d'ailleurs le recourant - une influence déterminante sur les plaintes de l'intéressé.