Citation: 1B_194/2019 E. 3.3

3.3. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie recourante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). A cet égard, la recourante se plaint d'un défaut de motivation. Ce grief peut cependant être écarté. En effet, l'autorité précédente a exposé quels étaient les préjudices invoqués par la recourante (maintien de la séance l'exposant à une peine privative de liberté injustifiée; tenue de cette audience inappropriée vu la demande de suspension de la procédure, ainsi que sa requête de récusation du Procureur; craintes que la Procureure B.________ ne mette ses menaces à exécution); la cour cantonale ne discernait toutefois pas en quoi la tenue de la séance du 20 mars 2019 aboutirait à de tels préjudices en cas de poursuite de la procédure. Elle a ensuite expliqué qu'en revanche, une paralysie de la procédure serait de nature à entraver l'efficacité de l'enquête et contreviendrait au principe de célérité imposé aux autorités pénales; il importait également de mener à terme la procédure - ouverte en 2015 -, faute de quoi certaines infractions seraient prescrites, étant encore précisé que l'art. 59 al. 3 CPP permettait à l'autorité faisant l'objet d'une requête de récusation de continuer à exercer sa fonction. Ce faisant, l'autorité précédente a clairement indiqué pourquoi, selon elle, la maintien de l'audience du 20 mars 2019 s'imposait dans le cas d'espèce. Cette motivation peut certes déplaire à la recourante, mais elle ne constitue cependant pas une violation de son droit d'être entendue.