Citation: 5P.48/2003 22.05.2003 E. 3

En premier lieu, le recourant qualifie d'arbitraire l'affirmation de la cour cantonale aux termes de laquelle "il y a lieu de s'en tenir au revenu indiqué par l'appelant devant le premier juge, soit 7'500 fr. par mois" (consid. 3, p. 10, 4ème par.). Cette affirmation, selon lui, ne trouverait aucun ancrage dans la réalité. La cour cantonale a considéré que le recourant cherchait, en appel, à remettre en question sa déclaration dûment protocolée en première instance et demeurée sans réaction immédiate de sa part, ce qui, en vertu du droit cantonal de procédure, rendait une demande ultérieure de rectification ou de complément irrecevable (consid. 2d, p 8). Vu son obligation d'établir les faits d'office, la cour a néanmoins vérifié si les pièces produites par le recourant contredisaient ses affirmations. Cet examen l'a conduite à écarter des déclarations d'impôts produites en première instance, parce que les revenus déclarés (pour 1999 et 2000) n'étaient plus d'actualité lors du dépôt de la demande de modification du jugement de divorce, ainsi que des comptes de résultat et un bilan, qui n'étaient ni signés ni révisés, partant sans force probante, et enfin des déclarations faites devant le tribunal de police, lesquelles ne pouvaient présenter une force probante supérieure à celle des déclarations faites devant le tribunal de première instance. C'est pour ces motifs que la cour cantonale a décidé de s'en tenir au revenu indiqué par le recourant devant le premier juge, soit 7'500 fr. par mois. Au lieu de s'en prendre à ces motifs d'une façon conforme aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recourant se contente d'opposer sa propre version des faits, à savoir qu'il "ne perçoit pas 7'500 fr. par mois" et que les pièces produites attesteraient d'un revenu "très inférieur ... qui stagne à hauteur de Frs 4'800.- net". Une telle argumentation, purement appellatoire, est irrecevable dans le cadre d'un recours de droit public pour arbitraire (ATF 117 Ia 412 consid. 1 c). Dans la mesure où le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas suffisamment tenu compte de son endettement (arriérés de pensions alimentaires et d'impôts), il dénonce une application arbitraire du droit civil fédéral. Ce grief, qui relève du recours en réforme, est irrecevable en vertu de l'art. 84 al. 2 OJ.