Citation: 2C_915/2018 E. 5.3

5.3. Seule se pose donc en l'espèce la question de la proportionnalité de la mesure prononcée à l'encontre du recourant (art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH). A ce propos, le recourant ne faisant que remettre en question la pesée des intérêts effectuée par le Tribunal cantonal en y ajoutant certains faits de manière appellatoire (cf. consid. 4 ci-dessus), il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt de cette autorité, qui a correctement exposé la jurisprudence relative aux dispositions topiques et dûment appliqué le droit fédéral et international (art. 109 al. 3 LTF). Elle a notamment expliqué que le recourant avait commis des infractions contre l'intégrité physique, envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126). Sa condamnation à six ans de peine privative de liberté est particulièrement lourde, le recourant ayant notamment agi par pur appât du gain, sa culpabilité ayant été jugée très grave et celui-ci n'ayant pas pris conscience de ses actes. Le Tribunal cantonal a d'ailleurs justement relevé que les condamnations étaient allées crescendo et qu'à la suite de la détention préventive relative à l'infraction de brigandage, le recourant s'était encore négativement illustré en se faisant condamner pour dommages à la propriété, injure et voie de fait. Même si le recourant ne veut pas le reconnaître, cela démontre une incapacité crasse à se conformer au système juridique suisse. Pour le surplus, l'autorité précédente a considéré que le recourant était arrivé en Suisse à 11 ans et qu'il y avait donc passé la plus grande partie de sa vie, maîtrisant aussi bien le français que la langue de son pays d'origine. Le Tribunal cantonal a aussi pris en compte l'intégration du recourant en Suisse et les années que celui-ci y a passées, n'omettant toutefois pas d'également considérer les périodes de détention. A ce propos, et contrairement à ce que le recourant tente de prétendre, on doit rappeler que celui-ci ne saurait se prévaloir de son bon comportement intervenu en détention, dès lors que durant l'exécution de sa peine, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128). En outre, l'autorité précédente a relevé que ce comportement devait être relativisé, dans la mesure où l'intéressé a été surpris à violer les règles de la prison. Le Tribunal cantonal a en outre tenu compte de la situation professionnelle du recourant et évoqué sa situation familiale en Suisse, ainsi que son état de santé et les possibilités de réintégration au Kosovo. Considérant l'ensemble de ces éléments, le résultat de la pesée des intérêts opérée par le Tribunal cantonal ne traduit aucune violation des dispositions légales applicables, l'intérêt public à l'éloignement du recourant primant sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.