Citation: 7B_1195/2024 E. 5.4.2

5.4.2. La durée de la procédure ne viole pas non plus le principe de la célérité d'une manière qui permettrait de considérer que la détention provisoire subie serait disproportionnée. En tant que le recourant critique la lenteur de la procédure, notamment au regard de l'extension de celle-ci à la co-prévenue B.________ et de la demande d'entraide judiciaire internationale adressée aux autorités françaises en vue de faire auditionner la prénommée, il se prévaut d'éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Il lui appartenait en conséquence de développer une argumentation circonstanciée au sens de l'art. 106 al. 2 LTF afin de démontrer que cette omission était arbitraire, ce qu'il ne fait pas. En tout état, il est rappelé que lorsque plusieurs personnes sont impliquées dans une même affaire, elles doivent en principe être jugées simultanément, la cause formant un tout. Partant, on ne saurait dire que le principe de la célérité aurait été violé parce que certaines opérations effectuées concernaient par exemple d'autres personnes impliquées dans les événements en cause et non pas le recourant lui-même (cf. ATF 130 IV 54 consid. 3.3.3; 124 I 139 consid. 2c). De plus, le recourant ne saurait conclure à la violation du principe de la célérité du simple fait que B.________ aurait été jugée avant lui, en février 2024. À cet égard, il suffit de rappeler que le recourant a fait l'objet d'une mise en prévention complémentaire pour de nombreux autres faits en janvier 2024. Pour le surplus, il n'invoque aucune carence particulièrement choquante dans la conduite de la procédure propre à étayer ses affirmations quant à une prétendue violation du principe de la célérité. Il ressort par ailleurs des constatations de faits de la décision entreprise - qui lient l'autorité de céans (art. 105 al. 1 LTF) - que le MPC a procédé à l'audition finale du recourant en septembre 2024 et que celui-ci a été mis en accusation devant l'autorité de jugement en octobre 2024. Dans ces circonstances, il apparaît que la procédure pénale progresse et qu'elle se déroule sans retard ni temps mort inadmissible au regard de sa complexité, du nombre de participants impliqués et de ses ramifications internationales. À tout le moins, on ne discerne aucun manquement grave qui laisserait penser que le MPC ne serait plus en mesure de conduire la procédure à chef dans un délai raisonnable.