Citation: 2C_337/2024 E. 1.3

1.3. Il n'y a en l'occurrence pas lieu d'entrer en matière sur le recours en tant qu'il conclut, de manière subsidiaire, à l'octroi d'une admission provisoire, ni en tant qu'il reproche, dans sa motivation, à l'autorité précédente d'avoir refusé la délivrance d'une autorisation pour cas de rigueur au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEI. De tels requête et grief sont en effet irrecevables dans le cadre d'un recours en matière de droit public, ce conformément à l'art. 83 let. c ch. 2 et 3 LTF, qui, comme on l'a dit, ferme cette voie de recours non seulement en lien avec les autorisations de séjour pour lesquelles il n'existe aucun droit, à l'instar des autorisations pour cas de rigueur, mais aussi en ce qui concerne l'admission provisoire (cf. supra consid. 1.1). Relevons qu'ils ne peuvent pas être traités non plus dans le cadre du recours constitutionnel subsidiaire déposé par la recourante. La qualité pour former un tel recours supposerait en effet un "intérêt juridique" à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 let. b LTF), que l'art. 30 al. 1 let. b LEI, au vu de sa formulation potestative, ne confère pas à la recourante (cf. ATF 133 I 185 consid. 6.1). Quant à l'octroi d'une admission provisoire, il relève de la compétence exclusive du Secrétariat d'État aux migrations, respectivement du Tribunal administratif fédéral qui statue définitivement en cas de recours (cf. art. 83 al. 1 LEI et art. art. 113 LTF), de sorte que ni les juges cantonaux ni la Cour de céans ne seraient compétents pour l'accorder à la recourante (cf., notamment, arrêt 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.3).