Citation: 6A.35/2005 12.10.2005 E. 2

L'argumentation du recourant repose presque entièrement sur la prémisse qu'aucune inattention ne lui serait imputable, la cause unique de l'accident étant un dysfonctionnement du système de freinage du véhicule. Or, cet élément de fait ne ressort nullement de l'arrêt attaqué. Bien au contraire, l'autorité cantonale a exclu cette hypothèse au motif que le recourant n'avait pas présenté de faits nouveaux propres à faire douter du bien-fondé de la décision pénale, de sorte qu'il ne lui était pas possible de s'écarter de cette dernière. Dans ces circonstances, c'est en vain que le recourant tente de remettre en question des constatations de fait qui lient l'autorité de céans, conformément à l'art. 105 al. 2 OJ. Cette disposition a en outre pour conséquence que dans la procédure devant le Tribunal fédéral il n'est en principe pas possible de présenter de constatations de fait ou de moyens de preuve nouveaux. Seules sont admissibles dans ce cas les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation des règles essentielles de procédure (ATF 128 III 454 consid. 1 p. 457; 125 II 217 consid. 3a; 121 II 97 consid. 1c et les arrêts cités). Il n'apparaît pas que tel serait le cas en l'espèce et le recourant lui-même, qui se limite à présenter sa propre version des faits, ne le prétend pas.