Citation: I 177/00 23.10.2000 E. 1

En l'espèce, l'office recourant a renoncé à mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel, en particulier une aide au placement, au motif qu'une telle mesure apparaissait d'emblée inutile, vu la nature et l'importance des plaintes émises par l'assuré et ses connaissances rudimentaires du français. On ne voit pas de motif de s'écarter de ce point de vue, qui n'a du reste à aucun moment été sérieusement démenti par l'intimé. A cela s'ajoute que la capacité de travail de celui-ci est entière dans une activité adaptée, d'après les conclusions convaincantes du docteur L.________, dont le rapport d'expertise, fondé sur deux consultations médicales et des examens complets, a pleine valeur probante pour trancher le litige (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références). Or, une telle capacité de travail résiduelle laisse supposer, en l'absence d'indices contraires, que l'assuré est à même de trouver par ses propres moyens - ou le cas échéant avec l'aide des organes de l'assurance-chômage - un emploi adapté à son état de santé (VSI 2000 consid. 2 p. 70 sv.). Il ne reste par conséquent à examiner que l'éventualité du droit de l'intimé à une rente d'invalidité.