Citation: 6B_473/2016 E. 2.4

2.4. En ce qui concerne l'escroquerie retenue au préjudice de la commune de F.________, la cour cantonale a constaté que le recourant avait fourni divers documents à la commission communale compétente (procès-verbal d'assemblée générale, impression du site internet de C.________, prospectus d'un aliment thérapeutique), qu'il avait manifestement fait preuve d'un aplomb certain lorsqu'il avait été reçu, jugeant de surcroît compréhensible que l'autorité communale n'ait pas vérifié plus avant ses dires. Le recourant soutient que les documents présentés ne constituaient pas un édifice de mensonges élaboré propre à rendre vaine toute vérification de la part d'une collectivité publique, ajoutant que la Chancellerie de l'État de Genève avait refusé l'inscription de l'ONG au répertoire tenu par elle, en raison du manque de clarté des documents présentés, " à peu près identiques " à ceux produits aux autorités de F.________. Comme l'a relevé l'autorité précédente, les doutes exprimés par l'un des membres de la commission devant laquelle s'est présenté le recourant se limitaient à l'organisation de C.________, mais non à son existence ou à la réalité de ses activités. De surcroît, en critiquant un prétendu manque de vérification de la part des autorités de F.________, le recourant perd de vue que la séance à laquelle il avait été convié et à laquelle il s'est présenté, muni de divers documents, avait précisément pour but de permettre à la commission en question d'examiner le bien-fondé de sa demande de subvention. Cette séance représentait donc en soi une démarche de vérification. Comme l'a également relevé la cour cantonale, la demande de subvention s'inscrivait dans le cadre d'une activité relativement routinière de la commission municipale en cause. Ainsi et compte tenu des mensonges du recourant, dont les dires étaient prétendument étayés par divers documents, les autorités de F.________ n'avaient guère de raison de procéder à de plus amples vérifications. Enfin, la différence de tâches incombant à la commission précitée et à la Chancellerie d'Etat s'agissant de l'enregistrement d'ONG suffit à disqualifier l'argument que le recourant entend tirer du refus de cette dernière autorité d'accepter l'enregistrement de C.________.