Citation: 2A.365/2004 16.11.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 65 consid. 1, 388 consid. 1). 1.1 Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 130 II 388 consid. 1.1; 128 II 145 consid. 1.1.1; 127 II 60 consid. 1a et les arrêts cités). 1.2 D'après l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE, les enfants célibataires âgés de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. En l'espèce, le recourant est titulaire d'une autorisation d'établissement dans le canton de Vaud. Son fils était, au moment déterminant du dépôt de la demande de regroupement familial (cf. ATF 129 II 11 consid. 2 p. 13; 120 Ib 257 consid. 1f p. 262; 118 Ib 153 consid. 1b p. 156/157), âgé de moins de dix-huit ans. Le recours de droit administratif est en conséquence recevable sous cet angle. 1.3 Selon la jurisprudence, un enfant peut se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour afin de vivre auprès de son parent établi en Suisse. Il n'est toutefois habilité à invoquer ce droit que jusqu'à sa majorité, à moins qu'il ne se trouve dans un état de dépendance particulière, par exemple en cas de handicap ou de maladie grave (ATF 120 Ib 257 consid. 1d/e; 115 Ib 1 consid. 2). Lorsque le Tribunal fédéral est saisi d'un recours fondé sur cette disposition, il se base sur les faits existants au moment où il statue, de sorte que l'âge déterminant est celui qu'a l'enfant à ce moment-là (ATF 129 II 11 consid. 2 p. 13). En l'espèce, le fils du recourant est aujourd'hui âgé de presque vingt-et-un ans et ne fait pas état d'une dépendance particulière. Il ne peut donc plus se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour. Le recours s'avère ainsi irrecevable sur ce point. 1.4 Pour le surplus, le recours est déposé en temps utile et dans les formes prescrites, si bien qu'il sied d'entrer en matière.