Citation: 1B_255/2020 E. B

Par courrier du 16 janvier 2019, la Professeure D.________, directrice du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), a indiqué au Ministère public que la Professeure E.________, cheffe du Service d'obstétrique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), et F.________, sage-femme à [...], avaient accepté d'être co-expertes; elle a également indiqué que, s'agissant du CURML, l'expertise serait menée, sous sa supervision, par la doctoresse G.________, médecin interne. Le 22 février 2019, le Ministère public a informé B.________, A.________ et H.________ - autre sage-femme ayant participé à la prise en charge de la partie plaignante (cf. consid. 2.3.1 p. 11 de l'arrêt attaqué; art. 105 al. 2 LTF) - qu'il envisageait la mise en oeuvre d'une expertise médicale et entendait désigner, en qualité d'expertes, les trois personnes proposées par la Professeure D.________. Les parties ont été invitées à se déterminer, ce qu'a notamment effectué A.________ le 15 mars 2019, indiquant n'avoir aucun motif de récusation à faire valoir et requérant en substance notamment la transmission aux expertes de l'ensemble des procès-verbaux d'auditions. A la suite du mandat d'expertise donné le 24 mai 2019 et ayant reçu l'ensemble du dossier pénal, la doctoresse G.________, la Professeure D.________, la Professeure E.________ et la sage-femme F.________ ont déposé, le 8 octobre 2019, leur rapport d'expertise. Invitées à se déterminer, B.________ et H.________ ont indiqué n'avoir pas d'observations à formuler. Le 13 janvier 2020, A.________ - alors personne appelée à donner des renseignements - a requis le retrait de l'expertise du dossier pénal et sa conservation à part jusqu'à la clôture de la procédure, puis sa destruction; subsidiairement, elle a demandé la constatation de son inexploitation à sa charge, voire la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise et la désignation d'autres experts. A l'appui de sa requête, A.________ a fait valoir que le rapport aurait été élaboré uniquement par la doctoresse G.________, laquelle ne serait pas assez expérimentée pour se substituer à ses co-expertes. Le 29 janvier 2020, la Professeure D.________ a expliqué en substance les modalités de mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire par le CURML, ainsi que le déroulement de celle ayant abouti au rapport du 8 octobre 2019 (lecture préalable du dossier par chaque experte, préparation d'un projet par la doctoresse G.________, soumission aux autres expertes le 21 août 2019, comparaison des conclusions respectives, modification du projet en intégrant les remarques et relecture finale par les membres du collège). Le 28 février 2020, le Ministère public a formellement ouvert une instruction pénale contre A.________ pour avoir commis diverses violations des règles de l'art dans la prise en charge de l'accouchement de B.________, ainsi que dans la prise en charge du fils de celle-ci.