Citation: 9C_433/2022 E. 4

La recourante se prévaut d'une constatation incomplète des faits. Elle soutient que des passages de l'expertise du CEML n'ont pas été cités intégralement dans l'arrêt attaqué, ce qui a conduit les premiers juges à admettre à tort que la situation médicale n'avait pas sensiblement changé entre 2001 et 2019. Par ailleurs, elle fait valoir que l'instance précédente a abusé de son pouvoir d'appréciation en ne suivant pas les conclusions du rapport d'expertise du CEML et son complément, selon lesquels elle présente une incapacité de travail totale sous l'angle rhumatologique. La recourante s'étonne que le Tribunal administratif fédéral se soit référé à la jurisprudence applicable en matière de troubles psychiques (cf. ATF 148 V 49), alors que l'aggravation de l'état de santé ne concerne que le volet rhumatologique. Contrairement aux premiers juges, elle est d'avis que les experts ont expliqué en quoi consistaient les changements au niveau fonctionnel sur la base de leurs constatations cliniques, dès lors qu'ils ont indiqué que la mobilisation dorso-lombaire était limitée et qu'il existait une désadaptation musco-squelettique globale chez l'assurée. A cet égard, elle cite plusieurs rapports médicaux mentionnant une aggravation de l'état de santé et des problèmes de mémoire, ainsi qu'une péjoration de la capacité de travail. Elle en déduit qu'il était arbitraire de conclure que l'état de santé existant à l'époque de l'octroi initial de la rente ne se distinguait pas sensiblement de celui documenté par le CEML. Le diagnostic rhumatologique (la fibromyalgie), avec ses limitations, aurait pris le dessus et impacterait davantage que le diagnostic psychiatrique (l'état dépressif).