Citation: 4C.206/2003 05.11.2003 E. A

A.________ exploite une entreprise d'aménagements extérieurs et de terrassements. Dans le courant de l'année 1994 et à la suite d'une mission temporaire, il a engagé B.________ en tant qu'aide-paysagiste sur la base d'un tarif horaire de 16 fr.50, indemnités de vacances, treizième salaire, allocations familiales et remboursement des frais de voyages non compris. B.________ est au bénéfice d'un "Brevet d'études professionnelles agricoles" (ci-après BEPA), option horticulture, sous-option jardins et espaces verts, délivré par le Ministère de l'agriculture français. Le BEPA se prépare en deux ans et donne aux titulaires qui ont un bon dossier scolaire la possibilité d'obtenir un bac professionnel. Le 11 juillet 1997, les parties ont signé un accord intitulé "soumission à la convention collective des paysagistes vaudois" et indiquant que le demandeur entrait dans la catégorie de travailleur C. Le 29 septembre 1997, la Commission paritaire professionnelle des paysagistes vaudois a écrit à A.________ qu'après analyse des différentes déclarations de salaire de ses employés, elle constatait que les salaires moyens conventionnels par catégorie étaient respectés. B.________ a résilié le contrat de travail pour le 31 mars 2000. Le 16 mars 2001, le Syndicat de l'industrie et du bâtiment a informé A.________ de la présence d'irrégularités dans les fiches de salaire de B.________ et a joint un décompte s'élevant à 17 231 fr.20, dans lequel figurait le calcul concernant le rattrapage du salaire conventionnel en classe B pour les années 1996 à 2000 - B.________ étant considéré au bénéfice d'un certificat professionnel de paysagiste -, les jours fériés impayés et le droit aux vacances. B.________ a été engagé par une autre entreprise dès le 1er juillet 2000 en tant que paysagiste qualifié pour un salaire mensuel de 4000 fr., plus un viatique de 90 ct. par heure travaillée et une indemnité pour chauffeur de 100 fr.