Citation: 1B_182/2020 E. 5.3

5.3. Il peut dès lors être admis avec la cour cantonale que, même en l'absence d'antécédents, les actes reprochés au recourant, qui est fortement soupçonné de s'en être pris de manière répétée à l'intégrité sexuelle de quatre filles de 13 ans, en l'espace d'environ trois mois, revêtaient encore une gravité suffisante, eu égard aussi à la peine-menace prévue par l'art. 187 ch. 1 CP, pour qu'un risque de récidive puisse être pris en considération. A cet égard, il peut également être admis que, dans l'attente des premières conclusions de l'expertise psychiatrique, la nature du bien juridique protégé ainsi que la crainte d'une possible gradation dans les agissements, fréquents, du recourant commandaient d'observer une prudence particulière au moment d'établir un pronostic de récidive (cf. ordonnance entrepris, consid. 4.2 p. 13). Pour autant en l'espèce, l'intensité du risque retenu ne permet pas de justifier le maintien du recourant en détention provisoire, dès lors que la mise en place de mesures de substitution constitue, comme relevé ci-après, des garanties suffisantes pour préserver la sécurité d'autrui.