Citation: 6B_32/2022 E. 1.9

1.9. En l'espèce, on peut s'interroger sur le caractère abusif de la demande de révision du recourant, dès lors que, dans une précédente demande de révision - déclarée irrecevable par la Cour d'appel pénale du canton de Vaud -, le recourant avait précisément évoqué comme motif de révision le contenu de l'ouvrage de B.________, en particulier les déclarations de son frère E.A.________ reproduites dans ledit ouvrage (cf. arrêt 6B_793/2014 du 20 janvier 2015 consid. 2.3). Le recourant avait d'ailleurs déjà à l'époque invoqué les propos du procureur rapportés dans l'ouvrage de B.________, sans toutefois expliquer en quoi de tels éléments auraient dû être considérés, sous peine d'arbitraire, comme nouveaux et propres à modifier l'état de fait retenu (cf. arrêt 6B_793/2014 précité consid. 2.4). Or, s'il est vrai que les demandes de révisions - fondées sur d'autres motifs que ceux visés à l'art. 410 al. 1 let. b et 2 CPP - ne sont soumises à aucun délai (art. 411 al. 2, 2e phrase CPP), il n'en demeure pas moins que la partie demanderesse en révision ne saurait attendre indéfiniment de déposer sa demande depuis la découverte du motif de révision, sous peine de voir sa demande qualifiée d'abusive (cf. LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2019, n° 5 ad art. 411 CPP; JO PITTELOUD, Code de procédure pénale suisse [CPP], 2012, n° 1249). En l'occurrence, dans la mesure où l'instance précédente ne s'est pas prononcée sur le caractère éventuellement abusif car tardif de la demande du recourant, cette question peut demeurer indécise.