Citation: U 425/05 07.09.2006 E. 5

5.1 Sur le plan psychiatrique, les médecins de la Clinique V.________ ont diagnostiqué un trouble d'adaptation avec accentuation de certains traits de personnalité de type quérulents et impulsifs. En l'occurrence, la question de savoir s'il existe un lien de causalité naturelle entre cette affection et l'accident du 28 octobre 2002 peut demeurée indécise dans la mesure où de toute manière l'existence d'un rapport de causalité adéquate doit être niée. 5.2 Au regard du déroulement et des blessures qu'il a provoqué, l'événement survenu le 28 octobre 2002 doit être considéré comme un accident de gravité moyenne. Pour juger du caractère adéquat du lien de causalité en l'espèce, il importe dès lors que plusieurs des critères consacrés par la jurisprudence se trouvent réunis ou revêtent une intensité particulière (cf. ATF 115 V 138 consid. 6). Dans le cas particulier, on ne voit pas d'éléments de nature à faire apparaître la chute en cause ou les circonstances qui ont entouré cet événement comme particulièrement impressionnants ou dramatiques. Le recourant a d'ailleurs rapidement été pris en charge par ses collègues de travail et emmené à l'hôpital pour que les premiers soins lui soient prodigués (cf. entretien avec l'inspecteur de la CNA du 27 janvier 2003). Les lésions physiques que cette chute a causées ne sauraient être qualifiées de graves et propres, selon l'expérience, à entraîner les suites psychiques attestées par le psychiatre de la Clinique V.________. Rien ne permet de retenir non plus qu'il y aurait eu des erreurs ou des complications dans le traitement médical. Quant à la durée du traitement médical, elle n'a - en ce qui concerne les troubles somatiques - pas été spécialement longue, puisque les performances du recourant étaient dans les normes trois mois et demi après l'intervention chirurgicale subie (rapport de la Clinique V.________ du 6 mai 2003, p. 4). Ainsi, le seul critère des douleurs persistantes que l'on peut admettre eu égard aux syndromes radiculaire irritatif résiduel et vertébral modéré attestés par le docteur C.________ ne suffit pas pour que l'accident du 28 octobre 2002 soit tenu pour la cause adéquate des troubles du recourant, d'autant qu'ils ne l'empêchent pas de travailler à plein temps dans une activité légère. 5.3 Sur le vu de ces considérations, l'existence d'un trouble somatoforme douloureux évoqué par le docteur U.________, qui n'est pas psychiatre (cf. ATF 130 V 398 ss consid. 5.3 et consid. 6), à supposer admis, ne permettrait pas non plus de retenir un lien de causalité adéquate entre cette atteinte à la santé et l'accident précité.