Citation: 2C_613/2024 E. 4.3

4.3. Face à cela, le recourant ne peut avancer aucun intérêt privé prépondérant à rester en Suisse, quand bien même une partie de sa famille y vit, dont son fils majeur. S'il est vrai qu'il y séjourne depuis plus de vingt ans, il ne peut se prévaloir d'aucune intégration particulièrement réussie dans le pays. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué qu'il a non seulement échoué à s'insérer sur le marché du travail suisse, mais qu'il a en plus été condamné à cinq reprises sur le plan pénal dans le pays, la dernière fois en 2015 à une peine pécuniaire de 60 jours-amendes pour tentative d'escroquerie et faux dans les titres. Quant à un éventuel retour dans son pays d'origine, soit le Portugal, même s'il supposera un certain temps d'adaptation et exigera de l'intéressé qu'il trouve un travail, il n'est pas de nature à poser des problèmes insurmontables, sachant que le recourant, qui est âgé de 50 ans, y a vécu la large majorité de sa vie jusqu'à l'âge de 29 ans. Comme le relève l'autorité cantonale précédente, il devrait être capable de retrouver au Portugal un niveau d'intégration économique et sociale au moins aussi bon que celui qu'il connaît en Suisse.