Citation: 6B_865/2017 E. A

A.a. En date du 5 septembre 2015, A.C.________ a déposé plainte pénale contre X.________ auprès de la police cantonale vaudoise. Elle a déclaré qu'en février 2009, alors qu'elle se baignait dans la piscine intérieure du chalet de ses parents, avec sa soeur cadette, X.________, neveu d'un électricien qui travaillait dans le chalet, âgé de 15 ans, était venu se baigner avec elles. Tandis qu'elle s'apprêtait à sortir de la piscine, X.________ l'aurait coulée sous l'eau et aurait introduit un doigt dans son vagin à deux reprises. Elle l'aurait ensuite violemment mordu. A.C.________ a en outre déclaré avoir parlé de ces faits le soir même, d'abord à sa soeur, puis à sa mère. Celle-ci en avait immédiatement parlé au père de A.C.________, D.________, qui, furieux, avait reproché à sa fille d'avoir laissé sa soeur cadette seule dans la piscine avec X.________. A.C.________ a encore exposé qu'il lui semblait se souvenir que sa soeur lui avait dit que le garçon lui avait fait quelque chose mais que, par la suite, elle n'avait plus jamais rien dit, affirmant ne pas se souvenir. Elle pensait toujours que sa soeur avait également subi quelque chose, mais qu'elle se taisait, de manière consciente ou non, depuis la réaction de leur père le jour des faits. A.b. B.C.________, mère de A.C.________, a été entendue par la police le 5 septembre 2015, en qualité de personne appelée à donner des renseignements. A l'occasion de son audition, elle a déposé plainte pour sa fille et expliqué que le soir des faits, sa fille était venue la rejoindre, en pleurs, dans sa chambre et lui avait dit que le garçon l'avait touchée. Elle a indiqué qu'elle en avait parlé au père de sa fille et que celui-ci avait très mal réagi, faisant des reproches à sa fille et se montant agressif à son égard. Face à cette réaction, par peur, elle a dit avoir minimisé les faits et convaincu ses filles que ce n'était pas si grave. Elle a confirmé qu'elles avaient vécu avec ce secret et que sa fille aînée en reparlait de temps en temps, quand elle se disputait avec son père. Elle a ajouté que pendant les vacances d'été 2015, l'intéressée lui avait reproché de ne pas l'avoir protégée et qu'à la suite de cela, elle avait demandé au père de sa fille de reprendre contact avec l'électricien. A.c. La police a entendu X.________ en qualité de prévenu le 6 septembre 2015. Il a expliqué avoir accompagné son oncle dans un chalet à U.________ où celui-ci devait faire des travaux. Le propriétaire, D.________, père de A.C.________, lui avait proposé de se baigner avec ses deux filles pendant qu'il travaillait avec son oncle dans une pièce à côté de la piscine. Il a ensuite exposé que le père des fillettes lui avait prêté un costume de bain et que les deux hommes passaient les voir toutes les 20 à 30 minutes. X.________ a déclaré qu'il avait joué avec les deux fillettes avec le système de nage à contre-courant équipant la piscine, qu'ils avaient nagé, discuté et s'étaient mis la tête dans l'eau. Il a cependant contesté avoir mis sa main dans la culotte de A.C.________ et avoir introduit un doigt dans son vagin, ajoutant qu'il n'avait pas le souvenir d'avoir été mordu et a contesté avoir saigné dans la piscine. Il a ajouté qu'il n'aurait jamais imaginé faire du mal aux deux fillettes, son oncle et leur père se trouvant à proximité, tout en affirmant ne pas comprendre les accusations de A.C.________, qu'il n'avait jamais plus revue par la suite. X.________ a été entendu une nouvelle fois, par la présidente du Tribunal des mineurs, et a confirmé ses déclarations. Il a précisé qu'aucun des enfants n'avait pied dans la piscine, qu'ils avaient encore joué à se lancer dans l'eau et a estimé avoir maintenu la tête de A.C.________ sous l'eau pendant deux à trois secondes. Il a encore exposé que son oncle faisait des allers et retours pour vérifier les configurations qu'il venait de faire.