Citation: 8C_753/2023 E. 5.1

5.1. En tant que le recourant soutient que dès le moment où il a été informé de son licenciement, il a voulu à tout prix éviter le chômage ou en sortir le plus rapidement possible en entreprenant une activité indépendante, il ne démontre pas qu'il était disposé à renoncer à celle-ci pour exercer une activité salariée. Quant à l'arrêt 8C_702/2021 du 4 février 2022, auquel se réfère le recourant, il ne lui est d'aucun secours. En effet, le Tribunal fédéral y avait rejeté le recours d'un assuré déclaré inapte au placement pendant la période précédant le début d'une activité indépendante, au motif que dite activité n'avait pas été entreprise dans le but de diminuer le dommage à l'assurance; le Tribunal fédéral avait constaté que l'assuré n'était pas prêt à abandonner son activité indépendante pour une activité salariée. Par conséquent, en s'inscrivant à l'assurance-chômage, il n'avait cherché qu'une (courte) solution transitoire jusqu'au début définitif de son activité indépendante (cf. consid. 3.1 i. f de l'arrêt précité). Enfin, en argumentant que les documents délivrés par la CCVC et la Police cantonale du commerce n'indiqueraient pas les dates auxquelles il avait déjà commencé une activité indépendante mais établiraient seulement que des autorisations d'exercer une activité indépendante lui avaient été délivrées au cours des mois de juillet et d'août 2022 et qu'au demeurant, ces autorisations ne l'avaient pas empêché de satisfaire à ses obligations de demandeur d'emploi, le recourant ne démontre pas que les premiers juges auraient procédé à une constatation manifestement inexacte des faits pertinents, ni à une appréciation arbitraire des preuves. En effet, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale. Par ailleurs, le recourant passe sous silence d'autres éléments de preuve ainsi que d'autres faits sur lesquels s'est appuyée la cour cantonale pour conclure à son inaptitude au placement, à savoir notamment que la CNA avait constaté le 1 er juillet 2022 qu'il exerçait une activité indépendante depuis le 17 juin 2022 déjà et qu'il avait annoncé à la CCVS un revenu d'indépendant dès le 1 er juillet 2022. Le recourant ne discute pas non plus l'argumentation des premiers juges selon laquelle, d'une part, il n'avait effectué que quatre recherches d'emploi - et aucune par l'envoi d'un dossier de candidature - entre le moment où il avait été informé de son licenciement et le début de sa période de chômage le 1 er juin 2022 et, d'autre part, qu'il avait essentiellement fait des offres spontanées pour des postes dans lesquels il n'avait aucune expérience professionnelle, rendant illusoires ses chances d'être engagé par un employeur, d'autant plus que sa disponibilité pour une activité salariée était d'emblée limitée dans le temps.