Citation: 2P.207/2001 12.11.2001 E. 1

c) La recourante se plaint que l'autorité intimée n'ait pas procédé à son audition ni à celle de son mari. Elle avait en effet requis ces mesures d'instruction, sans toutefois motiver sa demande. Le Tribunal cantonal pouvait, sans violer le droit d'être entendue de la recourante - qui avait pu s'exprimer par écrit -, écarter cette réquisition d'auditions par une appréciation anticipée des preuves, c'est-à-dire en estimant sur la base des pièces du dossier qu'il était suffisamment renseigné et que la preuve proposée ne lui serait pas utile. La décision prise à ce sujet par l'autorité intimée est d'autant plus justifiée que les époux D.________ avaient fait des déclarations mensongères au sujet de leur vie commune (cf. consid. 6c/bb, ci-dessous). Au demeurant, contrairement à ce que prétend la recourante, son mari a admis que leur mariage était un mariage de complaisance (cf. lettre de D.________ du 10 décembre 1999 au Service cantonal et audition de D.________ du 23 mai 2000 par le Contrôle des habitants de Z.________). d) La recourante semble reprocher à l'autorité intimée de ne pas s'être prononcée sur les arguments contenus dans son écriture du 10 novembre 2000 au Conseil d'Etat, alors qu'elle s'était expressément référée à cette pièce dans son recours au Tribunal cantonal. En réalité, l'autorité intimée a développé une argumentation suffisante au regard des principes rappelés ci-dessus (lettre b), ce qui a d'ailleurs permis à l'intéressée de recourir au Tribunal fédéral. Le Tribunal cantonal n'avait pas l'obligation de s'exprimer sur tous les arguments avancés par l'intéressée, notamment dans son écriture précitée du 11 novembre 2000. e) Compte tenu de ce qui précède, le droit d'être entendue de la recourante n'a aucunement été violé.