Citation: 2C_1019/2022 E. 4.2

4.2. Il ressort ainsi des constatations de faits de l'arrêt attaqué, lesquels lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), que les recourants 1 et 2, qui vivent ensemble depuis 2019, ne recevaient aucune prestation de l'aide sociale lorsque l'autorité précédente s'est prononcée sur leur recours et qu'aucun d'eux n'y avait apparemment encore jamais émargé, à tout le moins en Suisse. Or, on pourrait se demander si ce fait n'exclut pas - à lui seul et par principe - de reconnaître un risque actuel et concret de dépendance durable et importante à l'aide sociale au sens de l'art. 63 al. 1 let. c LEI. En effet, comme on l'a vu, la jurisprudence pose le principe de base selon lequel l'existence d'une telle dépendance se détermine au regard, d'une part, du montant total des prestations déjà versées au titre de l'aide sociale, lequel est nul en l'espèce, et, d'autre part, de la capacité du ménage concerné à subvenir lui-même à ses besoins à l'avenir, ce qui suppose généralement de disposer d'une période de recul d'au moins deux ou trois ans de recours à l'aide sociale, ce qui n'est pas le cas en l'espèce (cf. supra consid. 3.4). Cela étant, la question de savoir s'il est malgré tout possible d'admettre, dans certaines circonstances, un risque concret de dépendance à l'aide sociale durable et important au sens de l'art. 63 al. 1 let. c LEI en ce qui concerne deux personnes en couple qui n'y ont encore jamais émargé peut, en la cause, rester indécise. En effet, au regard des faits constatés dans l'arrêt attaqué, il n'est de toute façon pas possible de retenir l'existence d'un tel risque s'agissant des recourants et, partant, de considérer que le recourant 1 n'aurait pas clairement droit à obtenir une autorisation de séjour en cas de mariage avec la recourante 2.