Citation: 8C_655/2018 E. 6.3

6.3. En l'espèce, il n'y a pas de motif de mettre en cause le point de vue des experts selon lequel le risque d'aggravation de la situation au niveau du genou droit, évoqué en 2010, ne s'est pas vérifié en 2015 et que l'état de santé de l'assurée pouvait donc être qualifié de stable dès le début de l'année 2011. Le fait que l'intéressée a subi, le 15 février 2016, une opération consistant en la pose d'une prothèse totale du genou droit destinée à remplacer la prothèse unicompartimentale interne posée le 4 février 2008 n'est pas de nature à contredire l'avis des experts. Cette intervention chirurgicale était motivée par l'apparition d'un enfoncement de la composante tibiale. Contrairement au point de vue de la recourante, la nécessité de remplacer la prothèse unicompartimentale interne ne permet donc pas de conclure à une détérioration de l'état du genou survenue après 2011. Quant à l'intervention chirurgicale qu'elle aurait subie le 9 mars 2015, l'intéressée n'apporte aucune précision au sujet de sa nature et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les nombreuses pièces versées au dossier s'il existe des éléments de fait pertinents à l'appui de la thèse de la recourante (cf. consid. 2.3 supra). Cela étant, la cour cantonale était fondée à considérer l'état de l'assurée comme stabilisé dès le début de l'année 2011.