Citation: I 299/03 29.06.2004 E. 5

5.1 Lorsqu'un office de l'assurance-invalidité rend simultanément et avec effet rétroactif, en un ou plusieurs prononcés, des décisions par lesquelles il octroie des rentes d'invalidité temporaires ou échelonnées, il règle de ce fait un rapport juridique complexe : le prononcé d'une rente pour la première fois et, simultanément, son augmentation, sa réduction ou sa suppression par application mutatis mutandis de la procédure de révision des art. 41 LAI et 88 RAI. Mais il n'en demeure pas moins que c'est le droit à la rente qui forme l'objet du litige dans cette situation. Lorsque l'assuré n'entreprend dans son recours que certains aspects d'un tel prononcé, cela ne signifie pas pour autant que les autres éléments non contestés acquièrent force de chose jugée et sont soustraits à l'examen du juge (ATF 122 V 355 consid. 4). Cela découle également des règles de droit matériel applicables quant à l'examen de cette question au fond puisque, selon la jurisprudence rendue en la matière (ATF 109 V 125), il importe d'établir l'existence d'un changement important des circonstances propre à justifier le prononcé de rentes échelonnées ou limitées dans le temps. Or, un tel examen ne peut intervenir qu'à la faveur d'une comparaison entre les différents états de faits successifs. 5.2 Comme on l'a vu, les pièces figurant au dossier ne permettent pas de se prononcer en connaissance de cause sur le droit aux prestations litigieuses. Le droit à une rente entière ou à une demi-rente d'invalidité n'est établi, en l'état, ni pour la période du 1er avril 1998 au 31 janvier 2001, ni pour la période postérieure. Partant, quand bien même l'assurée ne contestait que la limitation des prestations à une demi-rente d'invalidité, dès le 1er février 2001, il appartenait aux premiers juges d'annuler entièrement - et non pas seulement partiellement - la décision du 17 septembre 2001 de l'office AI et de retourner la cause à cet office pour instruction complémentaire et nouvelle décision. Dans cette mesure, les conclusions subsidiaires du recourant sont bien fondées.