Citation: 4C.347/2004 09.11.2004 E. A

A.a Par contrat de bail du 18 février 1982, la SI X.________ a loué à D.________, ex-époux de A.________, un appartement de 4 pièces au 6ème étage d'un immeuble sis à Genève. Le bail a été transféré à A.________, par suite de divorce, selon avenant du 18 février 1992. Le loyer a été fixé en dernier lieu à 1'728 fr. par mois, charges en sus. Le 31 mai 2000, A.________ a été informée par la régie que B.________ et C.________ étaient les nouveaux propriétaires de l'immeuble. A.b Par lettre du 1er novembre 2002, A.________ a été mise en demeure de verser la somme de 5'484 fr. pour les loyers de septembre, octobre et novembre 2002, ainsi que les provisions pour charges afférentes à la même période. La locataire a été informée, par le même courrier, que, du fait de ce retard, les bailleurs avaient décidé d'exiger dorénavant le paiement du loyer et des provisions pour charges par trimestre et d'avance. Un courrier similaire a été adressé à la locataire, le 10 décembre 2002, pour les mensualités de novembre et décembre 2002 représentant, avec les charges, un montant global de 3'656 fr. Par avis du 29 juillet 2003, A.________ a été mise en demeure de verser, dans les trente jours, l'arriéré au 30 juin 2003 (1'828 fr.), les loyers de juillet à septembre 2003 (5'184 fr.) et les provisions pour charges relatives à la même période (300 fr.), soit un total de 7'312 fr., faute de quoi son bail serait résilié. Le 16 septembre 2003, alors que subsistait un arriéré de 3'284 fr., les bailleurs ont adressé à la locataire une formule officielle de résiliation de bail pour l'échéance du 31 octobre 2003.