Citation: I 484/06 30.04.2007 E. A

A.________, né en 1965, a principalement travaillé dans le secteur de la mécanique et de la soudure. Son dernier contrat a été résilié pour le 30 septembre 2002 en raison d'une longue absence liée à des problèmes dorsaux. Il a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 10 octobre suivant. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis des différents médecins consultés. Le docteur O.________, neurochirurgien, a fait état de lombosciatalgies (trait dégénéré au niveau L4-5 avec oedème de l'annulus postérieur compatible avec une discopathie dégénérative douloureuse, disques L2-3 et L3-4 dégénérés dans une moindre mesure), dont la seule incidence notable pour le patient était l'inaptitude à reprendre son ancien métier, et d'une possible implantation d'une prothèse totale du disque L4-5 (rapport du 14 novembre 2002). Le docteur S.________, médecin traitant, a mentionné une hernie discale en L4-5, des discopathies étagées et un syndrome lombo-vertébral; selon lui, ces affections empêchaient l'assuré d'exercer l'emploi de mécanicien, mais lui permettaient de travailler, à plein temps, comme magasinier, sans port de charges supérieures à 10 kg ni exposition à l'humidité et au froid (rapport du 15 décembre 2002). La doctoresse B.________, psychiatre traitant, a estimé que l'intéressé souffrait d'un état dépressif moyen avec symptômes somatiques, d'un syndrome douloureux somatoforme persistant et de troubles de l'adaptation avec perturbation mixte des émotions et des conduites qui annihilaient totalement la capacité de celui-ci quelque soit la profession envisagée (rapport du 18 février 2003). Le docteur D.________, neurologue, a noté la présence d'une sténose en C6-7 avec herniation discale de la racine C7 (rapport du 22 septembre 2003). Le docteur E.________, rhumatologue, a rapporté un syndrome cervical dégénératif et fonctionnel, une périarthrite scapulo-humérale droite avec tendinose du sus-épineux et un syndrome vertébral lombaire sur discopathie L4‑5 dont l'évolution devait être favorable si les travaux de force étaient évités (rapport du 13 mai 2003). Mandaté par l'administration, le professeur G.________, service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation L'Hôpital X.________, a diagnostiqué un état douloureux chronique, un syndrome anxio-dépressif et une arthrose cervicale discrète en C5-6 n'engendrant aucune limitation sur le plan physique; il considérait qu'une reprise immédiate et à plein temps d'une activité adaptée (travaux légers de soudure ou de mécanique de précision sans port de charges lourdes) était envisageable avec une éventuelle perte initiale de rendement de 20% (rapport d'expertise du 27 juillet 2004). L'office AI a confié la réalisation d'une seconde expertise au docteur C.________, psychiatre, qui a mis en évidence une symptomatologie dépressive d'intensité légère à moyenne, un trouble somatoforme indifférencié, mentionné par défaut à cause des nombreuses plaintes somatiques vagues et mal systématisables, la mauvaise observance, voire l'inobservance du traitement médicamenteux et une personnalité immature avec des traits de fonctionnement de type état limite, ne constituant toutefois pas un trouble majeur mais un facteur de vulnérabilité; il a noté une tendance marquée à la dramatisation et à la majoration des plaintes et retenu une pleine capacité sur le plan psychiatrique; rien n'indiquait par ailleurs qu'un léger antidépresseur ne puisse rapidement venir à bout des symptômes anxio-dépressifs encore présents (rapport d'expertise du 9 septembre 2004). Par décision du 4 février 2005 confirmée sur opposition le 10 octobre suivant, l'administration a rejeté la demande de A.________. Pour justifier son opposition, l'assuré a déposé plusieurs rapports médicaux. Les docteurs O.________ et L.________, service de rhumatologie de l'Hôpital X.________, ont rappelé l'existence de plusieurs affections connues (discopathies au niveau lombaire, séquelles de la maladie de Scheuermann, etc.) dont le professeur G.________ n'aurait pas tenu compte (rapports des 16 mars, 17 et 18 juillet 2005). Les docteurs V.________ et F.________, Hôpital X.________, ont notamment mentionné un trouble de la personnalité émotionnellement labile, de type impulsif, avec angoisses persécutoires (rapports des 20 juin, 20 juillet et 4 août 2005). Dans sa prise de position, la doctoresse H.________, service médical régional de l'office AI, a précisé que les derniers rapports médicaux versés au dossier n'avaient pas d'incidence sur l'évaluation de l'invalidité par l'administration (rapport du 15 septembre 2005).