Citation: 2C_72/2021 E. 6.1

6.1. Il convient d'emblée de relever que l'intéressé ne saurait valablement se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie familiale. Cette protection vise en effet en premier lieu la famille dite nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 et les arrêts cités). Il est admis qu'un étranger puisse, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 CEDH s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et le proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse, par exemple en raison d'une maladie ou d'un handicap (ibid.). A cet égard, dans la mesure où le recourant n'invoque pas qu'il existerait un quelconque rapport de dépendance particulier entre lui et sa soeur, c'est manifestement en vain qu'il invoque le droit au respect de sa vie familiale pour tenter d'en tirer un droit de séjour en Suisse. L'attachement "dépass[ant] l'ordinaire" qu'il aurait développé avec celle-ci n'y suffi t pas, quoi qu'il en pense.