Citation: 9C_30/2018 E. 4

La recourante se prévaut d'un établissement inexact des faits. Elle reproche aux premiers juges d'avoir omis de citer des avis médicaux attestant l'existence de ses douleurs, singulièrement les rapports du docteur B.________ du 2 mars 2012, ainsi que ceux de la doctoresse C.________ des 26 septembre 2012 et 16 janvier 2013. Ceci aurait conduit la juridiction cantonale à tirer des conclusions insoutenables quant à la reprise d'une activité professionnelle, qu'elle juge manifestement non exigible de sa part en raison des séquelles extrêmement invalidantes dont elle souffre. Dans ce contexte, la recourante fait grief à l'instance précédente d'avoir privilégié les deux expertises du CEMed sans avoir pris en compte les certificats médicaux qui les contredisaient. Pour la recourante, l'évaluation du CEMed ne repose sur aucune donnée objective et ne répond pas de manière convaincante aux objections des médecins traitants. De surcroît, cette appréciation lui semble sujette à caution car elle émane d'experts incompétents pour évaluer la douleur, et qui travaillent au service d'un institut financé par l'AI. La recourante en déduit que les conditions présidant à une révision de sa rente ne sont pas remplies, laquelle procède ainsi d'une violation du droit (art. 87 al. 2 et 88a al. 1 RAI).