Citation: I 915/06 08.05.2007 E. 1

En outre, si l'autorité cantonale de recours lui a par la suite fait parvenir les documents recueillis auprès de l'Hospice général, elle n'a toutefois pas invité le recourant à se déterminer sur ceux-ci, ni ne lui a octroyé la possibilité d'alléguer et d'établir les faits y relatifs. A cette occasion, le recourant aurait, par exemple, pu faire valoir en tant que dépenses les frais médicaux dont il affirme qu'ils ont été directement pris en charge par l'institution d'aide sociale et montrer éventuellement qu'ils correspondent aux montants retenus au titre de ressources par l'autorité judiciaire cantonale comme «factures payées directement par l'Hospice général». En plus des primes de l'assurance pour les soins obligatoire, les frais médicaux répétés qui ne sont pas pris en charge par la caisse-maladie doivent en effet être pris en compte comme dépenses (Alfred Bühler, Die Prozessarmut, in: Frais de justice, frais d'avocat, cautions/sûretés, assistance juridique, Berne 2001, p. 168 et 174; du même auteur, Betreibungs- und prozessrechtliches Existenzminimum, PJA 2002 p. 644 ss). Par conséquent, en n'invitant pas le recourant à s'exprimer sur la condition d'indigence, la juridiction cantonale a violé son droit d'être entendu, sans qu'il soit possible en l'occurrence de réparer cette atteinte compte tenu du pouvoir d'examen restreint de la Cour de céans (cf. ATF 127 V 431 consid. 3d/aa p. 437, 126 V 130 consid. 2b p. 132 et les références). 4.4 Il résulte de ce qui précède que le jugement entrepris doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale, afin qu'elle statue à nouveau après avoir accordé au recourant la faculté d'exercer son droit d'être entendu.