Citation: 6B_770/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré qu'il ne pouvait être retenu de légitime défense. Les divers témoignages de connaissances du recourant, qui avaient été déposés au dossier et qui décrivaient des comportements agressifs de l'intimée, notamment en lien avec une consommation abusive d'alcool, ne permettaient pas d'aboutir à une autre solution. En effet, lors de son audition du 23 juillet 2020 devant le ministère public, à la question qui lui avait été posée de savoir qui avait rédigé lesdits témoignages, le recourant avait uniquement répondu qu'ils avaient été "dûment signés par les personnes concernées", et ce malgré que la question avait été posée une seconde fois. Il convenait dès lors d'émettre de sérieux doutes quant à la valeur probante de ces témoignages. En tout état de cause, quand bien même l'intimée pouvait avoir un comportement inapproprié en raison de l'alcool ou des émotions induites par une violente dispute, cela ne justifiait en aucun cas les actes de violence du recourant consistant à faire une clé de bras à celle-ci et à la projeter dans les escaliers. Même si l'intimée risquait de porter atteinte au patrimoine du recourant, cela n'autorisait absolument pas celui-ci à porter atteinte à l'intégrité corporelle de l'intimée, la défense étant assurément disproportionnée. Partant, le recourant devait bel et bien être reconnu coupable de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 CP en lien avec l'épisode du 7 avril 2017.