Citation: 4A_292/2022 E. 7.2.1

7.2.1. En premier lieu, les sociétés recourantes reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte certains éléments de fait ressortant pourtant de son premier arrêt du 19 janvier 2021. Il n'apparaît toutefois pas que certains faits décisifs pour l'issue du litige, ressortant prétendument de l'arrêt cantonal du 19 janvier 2021, n'auraient pas été repris dans la décision entreprise. Contrairement à ce que soutiennent les sociétés recourantes, l'autorité précédente n'a ainsi jamais retenu, dans son arrêt du 19 janvier 2021, qu'un conflit serait né début 2011 entre E.________ et l'administrateur intimé au sujet du litige divisant A.________ d'avec D.________. Quant à la circonstance selon laquelle l'administrateur intimé n'avait pas informé le réviseur de D.________ du litige né entre cette dernière et A.________, il appert qu'elle a bel et bien été prise en compte, puisque cet élément a été reproduit dans l'état de fait de la décision querellée (let. c.e, p. 13 s.). C'est également à tort que les intéressées font grief à la cour cantonale d'avoir fait fi de ce que l'administrateur intimé ne s'était pas intéressé à la résolution du litige opposant D.________ à I.________, alors que celle-ci était sa cliente la plus importante et que l'accord finalement conclu par les parties n'avait jamais été exécuté par I.________. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a en effet indiqué que I.________ n'avait pas respecté ses engagements (let. d.f, p. 8). Elle a aussi souligné que l'administrateur intimé avait eu connaissance du courrier du 21 décembre 2010 de la conseillère juridique de D.________, J.________ (représentante de la société K.________, qui affirmait qu'aucun litige n'était en cours en 2009 et que le différend avec I.________ avait été réglé à l'avantage de D.________.