Citation: 9C_658/2022 E. 3.2

3.2. La juridiction cantonale a nié que le recourant ait exercé une activité lucrative indépendante de 2012 à 2014 pour plusieurs motifs. En premier lieu, les tâches effectuées par ce dernier en vertu de contrats de mandat passés avec D.________ Sàrl et F.________ Sàrl (soit notamment de gérer les établissements publics "E.________ " et "W.________", prospecter la clientèle, communication et relations publiques) faisaient partie de ses obligations légales en vertu du droit des sociétés et ne relevaient pas de l'exercice d'une activité lucrative indépendante. Il ne disposait pas davantage de la liberté d'une personne de condition indépendante fournissant des prestations sous sa propre responsabilité et les honoraires qu'il avait facturés - du reste demeurés impayés par les sociétés précitées - étaient forfaitaires, de sorte que sur le plan économique, il n'avait pas la faculté de facturer les montants qu'il souhaitait. De plus, les prêts consentis à D.________ Sàrl et F.________ Sàrl l'avaient été en sa qualité d'associé-gérant et non en lien avec une quelconque activité indépendante. A cela s'ajoutait que la comptabilité - établie et produite ultérieurement - ne faisait pas apparaitre de création de valeur ajoutée ou de "mobilisation de ressources", dans la mesure où seuls de modestes revenus ressortaient de celle-ci et que les actifs ne se composaient que des participations dans les sociétés précitées, ainsi que des prêts consentis à ces dernières.