Citation: 5A_721/2024 E. 4.1.2

4.1.2. La recourante considère que les éléments médicaux auxquels se réfère l'autorité précédente seraient contradictoires en sorte qu'elle aurait "fait [...] une application arbitraire des moyens de preuve à sa disposition". Ainsi, dans son " certificat médical " [recte : signalement] du 29 janvier 2024, le Dr B.________ ne relèverait aucune pathologie qui justifierait l'institution d'une curatelle, mais évoquerait simplement le fait qu'elle serait réticente au suivi thérapeutique mis en place. Exposant les problèmes rencontrés dans la mise en oeuvre du traitement médicamenteux ordonné, la recourante allègue suivre les traitements nécessaires. Se référant également à la note téléphonique précitée du 9 février 2024, elle relève que le Dr B.________ n'aurait rien constaté de particulier et qu'il pensait qu'elle disposait de sa capacité de discernement. Ce même praticien aurait, dans le formulaire "attestation médicale" du 10 avril 2024, sans autre explication, coché les cases "incapable de discernement", "incapacité passagère" et "la personne a besoin d'aide" sous deux aspects, appréciations sur lesquelles il serait revenu en procédure de recours. La recourante expose avoir depuis lors changé de médecin et fourni un certificat médical de la Dre G.________ attestant de sa capacité de discernement et de l'absence de trouble cognitif significatif. Selon elle, la cour cantonale ne pouvait dès lors pas conclure sur la base de ces éléments à un trouble affectant son état de santé. Elle expose disposer d'un déambulateur en cas de besoin, mais ne pas en avoir besoin pour se déplacer. Enfin, elle soutient que le fait qu'elle aurait renoncé chez elle à descendre les escaliers pour aller prendre sa douche ne serait pas relevant, contrairement à ce qui a été retenu, dès lors qu'elle assurerait sa toilette d'une autre manière.