Citation: I 85/07 14.04.2008 E. 1

3.3 En l'espèce, l'office AI, suivi en cela par les premiers juges, a déterminé le degré d'invalidité de la recourante en application de la méthode générale de comparaison des revenus, considérant que sans atteinte à la santé, elle aurait travaillé à 100 % comme aide-concierge. Cependant, cette dernière n'a jamais exercé d'activité lucrative à plein temps, et cela même avant la naissance de son premier enfant, à l'aune des gains annuels - activités lucratives principale et accessoire confondues - déclarés à l'AVS, à savoir 5'203 fr. en 1981, 5'413 fr. en 1982, 3'000 fr. en 1986, 6'000 fr. en 1987, 13'349 fr. en 1988, 12'803 fr. en 1989, 13'299 fr. en 1990, 10'736 fr. en 1991, 7'728 fr. en 1992, 13'901 fr. en 1993, 15'753 fr. en 1994, 18'504 fr. en 1995, 15'332 fr. en 1996, 16'173 fr. en 1997, 15'791 fr. en 1998, 16'428 fr. en 1999 et 32'244 fr. en 2000 (cf. extrait du compte individuel). Certes, les revenus annuels réalisés en 2000 (par 32'244 fr.) et de janvier à août 2001 (par 24'822 fr. 90) s'avèrent-ils sensiblement plus élevés que les précédents. Ils n'en rémunèrent toutefois pas moins une activité accessoire particulièrement marginale (par 9'028 fr. comme concierge d'immeuble) et une autre exercée à titre principal comme aide-concierge à temps partiel (40 %) augmenté de 153,75 heures supplémentaires. Concentrées sur les mois d'août, septembre, novembre et décembre 2000 ainsi que janvier à mars 2001, ces dernières reflètent une surcharge provisoire de travail plutôt que la volonté des parties au contrat de travail d'augmenter à long terme le taux d'occupation de l'intéressée, cela d'autant qu'aucun élément au dossier ne laisse inférer une telle éventualité et que dès le mois d'avril 2001 la recourante a repris son taux d'occupation ordinaire de 40 %. Cela étant, ni l'office AI, ni les premiers juges ne pouvaient déduire des seules déclarations de la recourante (cf. questionnaire complémentaire du 18 octobre 2001) que sans atteinte à la santé elle aurait exercé une activité lucrative principale à 100 %. Au regard de son parcours professionnel depuis 1981 tel qu'il ressort de l'extrait de son compte individuel et de son statut personnel, en particulier familial, tel qu'il a évolué jusqu'au prononcé de la décision administrative litigieuse, il y a lieu de considérer comme établi au degré de vraisemblance prépondérante que si l'atteinte à la santé n'était pas survenue, elle aurait poursuivi l'exercice d'une activité lucrative principale comme aide-concierge à 40 % et accessoire comme concierge d'immeuble, consacrant le reste de son temps à la tenue de son ménage. Dès lors, en retenant que la recourante aurait exercé une activité lucrative à 100 % sans atteinte à la santé, les premiers juges ont constaté les faits de manière manifestement inexacte et violé le droit fédéral. En tant qu'assurée exerçant une activité lucrative à temps partiel, il convient ainsi d'évaluer le degré d'invalidité qu'elle présente selon la méthode mixte et non par comparaison des revenus.