Citation: 4A_342/2023 E. A

A.a. Les parcelles nos xxx et yyy de la commune de U.________, sur lesquelles seront construits, respectivement un chalet et un centre de bien-être, ont fait l'objet d'une promotion immobilière (projet E.________). Au moment de la conclusion du contrat avec A.________ SA, C.________ était le propriétaire de ces biens immobiliers. Il est le titulaire du compte (...) de la promotion, à partir duquel les entreprises ont été payées. Il est aussi l'unique actionnaire, administrateur et employé de D.________ SA. B.________, de nationalité belge, est propriétaire d'un appartement à Y.________ (le F.________). Il deviendra plus tard le propriétaire des deux parcelles susmentionnées. La société A.________ SA, à (...), qui a notamment pour but l'exécution de travaux d'installations électriques, a effectué de tels travaux dans les bâtiments sis sur ces deux parcelles. L'architecte n'a pas pu dire qui avait formellement mandaté l'entreprise pour ces travaux, son impression étant que c'était le maître de l'ouvrage, à savoir D.________ SA. Il a indiqué qu'il avait traité avec C.________, sans faire attention s'il agissait comme personne physique ou pour sa société. A.b. C.________, B.________ et A.________ SA (ci-après: l'entreprise) divergent sur la question de savoir quel est le ou quels sont les cocontractants de l'entreprise lors de la conclusion du contrat d'entreprise pour la réalisation des travaux d'électricité et donc le ou les débiteurs du solde du prix des travaux d'électricité. A.b.a. Il est établi que B.________ connaissait le directeur et les employés de l'entreprise avant le début des travaux, puisque cette entreprise avait travaillé pour lui, dans son appartement de Y.________ (le F.________). Selon C.________, une offre de l'entreprise datant de juin 2011 avait été adressée par elle au bureau technique G.________ SA, qui avait fait les soumissions. Comme B.________ n'a plus voulu travailler avec ce bureau, l'offre de l'entreprise a servi de base de travail pour les travaux qui ont finalement été confiés à celle-ci. Il a été retenu que c'est C.________ qui a choisi l'entreprise pour l'exécution des travaux d'électricité. C.________ et B.________ ont participé avec l'entreprise à des pourparlers concernant les travaux à entreprendre, lors de différents repas, et B.________ a exprimé ses souhaits à ce sujet. A.b.b. Les travaux ont débuté à fin juin 2011. Durant le chantier, B.________ a donné lui-même de nombreuses indications relatives à l'exécution des travaux, à la fin surtout, et ses demandes ont été prises en considération par l'entreprise. Il a aussi demandé la réparation de défauts, que l'entreprise a réparés. Il a demandé des adaptations d'installations existantes et des modifications. Il a choisi seul les luminaires pour le chalet. Le choix des luminaires pour la piscine et le spa a été fait par C.________ et B.________. A.b.c. Le nom de B.________ n'apparaît sur aucun document en lien avec la promotion et C.________ et B.________ n'ont jamais évoqué devant des tiers qu'il y aurait eu une quelconque association entre eux, à tout le moins, ils ne l'ont pas fait devant le directeur de l'entreprise ou ses employés. Les procès-verbaux de chantier mentionnent D.________ SA. En ce qui concerne les retards de paiement, c'est C.________, pour D.________ SA, qui les a admis et a sollicité des délais supplémentaires. Il n'a pas été retenu que C.________ aurait reçu une procuration de B.________ pour agir au nom de celui-ci. A.b.d. Les deux factures finales du 30 novembre 2013 (art. 105 al. 2 LTF), jugées correctes par un expert et correspondant à l'offre de 2011, ont été adressées à l'architecte. C.________ a admis que le montant du solde était de 199'000 fr. Il a précisé que le prix des travaux relatifs à l'appartement de B.________, qui y était inclus, devait être facturé directement à celui-ci; B.________ l'a acquitté directement. Des acomptes de 419'600 fr. avaient été payés à l'entreprise. Le solde dû à celle-ci s'élève à 219'218 fr. A.b.e. Le directeur de l'entreprise n'a pas été informé de l'implication de D.________ SA au moment de la conclusion du contrat. Il n'a pas su qui était titulaire du compte en banque depuis lequel il a reçu des acomptes. L'entreprise n'a pas été informée des contrats de vente conclus entre C.________ et B.________, soit du fait que, le 22 juin 2012, le second a acheté clé en main au premier la parcelle n° xxx (chalet) pour 1'820'000 fr. et la moitié de la parcelle n° yyy (centre de bien-être) pour le prix de 870'000 fr., et que, le 24 juin 2014, bien après la fin des travaux, il a acheté l'autre moitié de cette dernière parcelle. A.b.f. Le directeur de l'entreprise a déclaré n'avoir compris qu'il y avait des problèmes concernant le solde réclamé qu'à la suite d'une séance au mois de février 2014. Selon lui, C.________ lui a dit à plusieurs reprises que B.________ allait le payer (lui C.________) et qu'il allait ainsi pouvoir régler les factures en souffrance. A.c. En cours de procédure, les faits ont été complétés en ce qui concerne la promotion et le compte bancaire y relatif. Tant la première juge que la cour cantonale ont retenu les deux faits suivants: A.c.a. C.________ a déclaré que lui et B.________ avaient acheté les terrains pour faire de la promotion, à savoir un immeuble et le centre de bien-être, promotion appelée E.________. Selon accord entre eux, la société H.________ Sàrl, propriété de B.________ qui en est l'unique gérant et associé, est partenaire de la promotion E.________ à hauteur de 50 % avec C.________, c'est-à-dire que le 50 % du bénéfice total lui revient. H.________ Sàrl met à disposition de la promotion toutes ses relations d'affaires et connaissances techniques. A.c.b. Le compte (...), compte de la promotion du E.________, a été ouvert au nom de C.________. La totalité des versements de B.________ et de H.________ Sàrl figure sur ce compte. B.________ a versé un montant total de 3'617'585 fr. à partir du 12 novembre 2010 et jusqu'au 7 janvier 2015. H.________ Sàrl a versé un montant total de 4'600'000 fr. du 24 octobre 2011 au 9 avril 2013. La comptabilité déposée ne fait pas de distinction entre les différents immeubles de la promotion, que leur propriétaire soit C.________ ou H.________ Sàrl. Les entreprises qui sont intervenues sur le chantier ont été payées à partir de ce compte. A.d. Il n'est pas contesté que les travaux n'ont fait l'objet d'aucun contrat écrit, que le contrat est oral, qu'il s'agit d'un contrat d'entreprise et que le solde des factures impayé de l'entreprise s'élève à 219'218 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 30 décembre 2013. En procédure, le directeur de l'entreprise a affirmé qu'au moment où il avait commencé le chantier, il était sûr qu'il allait travailler pour B.________, puis qu'il y avait eu adjudication orale par C.________ et B.________. Il a soutenu qu'ils agissaient en société simple. C.________ soutient qu'il n'est pas lui-même partie au contrat à titre privé, tous les documents étant libellés au nom de sa société D.________ SA, B.________ étant le maître de l'ouvrage et destinataire final des travaux. B.________ soutient que le cocontractant est D.________ SA ou C.________.