Citation: 1C_298/2023 E. 5.4

5.4. Les recourantes n'avancent ensuite aucun élément de nature à imposer une obligation de planifier. Le projet porte en effet sur la rénovation du bâtiment "D.________" existant et a pour objectif principal de remettre celui-ci aux normes parasismiques et anti-feu et d'améliorer son bilan énergétique. Comme exposé ci-dessus, le projet n'induit aucun changement d'affectation. Ce bâtiment est par ailleurs situé en zone à bâtir et est conforme à l'affectation de la zone d'intérêt général telle que définie à l'art. 101 RCC. Dans un tel contexte de conformité à la zone d'affectation, constructible de surcroît, la voie de l'autorisation de construire est, comme on l'a vu, la règle et celle de la planification l'exception. L'argument des recourantes pointant la proximité du bâtiment avec les rives protégées du lac n'est pas non plus pas convaincant. En effet, comme constaté par la cour cantonale, cette construction existe déjà et les travaux autorisés n'induisent en soi aucune atteinte particulière aux rives ou aux eaux protégées. La cour cantonale peut en outre être suivie lorsqu'elle considère que la création d'ouvertures en façade du bâtiment qui seraient visibles depuis le lac, ne constitue pas une atteinte majeure au paysage qui imposerait une planification spéciale. Enfin, à l'appui de cette critique, les recourantes réitèrent leur affirmation selon laquelle le projet impliquerait l'abattage de nombreux arbres, l'implantation d'installations devant le bâtiment et la création de places de parc au bord du lac. Or, sur ce point, la cour cantonale a retenu que ces aménagements ne ressortaient pas des plans autorisés. Dans la mesure où les recourantes n'invoquent pas ni démontrent le caractère arbitraire de ce constat de la cour cantonale, il n'y a pas lieu de s'en écarter (cf. consid. 2 ci-dessus). Par conséquent, la critique des recourantes, fondée sur des faits qui s'écartent de ceux retenus par la cour cantonale, est irrecevable. Il s'ensuit que, contrairement à ce que prétendent les recourantes, il n'existe aucune circonstance propre à imposer une obligation de planifier.