Citation: 5A_489/2023 E. 3.6

3.6. La recourante se plaint en outre d'une violation du principe de l'égalité des armes. Elle considère qu'elle doit être assistée par un mandataire professionnel, dans la mesure où son époux l'est également. Au vu de la complexité de la procédure, du contexte familial particulièrement conflictuel, ainsi que des nombreuses questions juridiques qui se posent, il serait tout simplement impensable qu'elle ne soit pas assistée d'un mandataire afin de pouvoir se défendre efficacement. Ce faisant, outre qu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que la recourante - qui ne se plaint pas de la violation de son droit d'être entendue sur ce point - aurait soulevé ce moyen en instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF), celle-ci perd de vue que le principe de l'égalité des armes - qui est mentionné à l'art. 118 let. c CPC - est lié à la défense d'office, qui est conçue comme la conséquence de l'octroi de l'assistance judiciaire. Par conséquent, tant la condition de l'indigence (art. 117 let. a CPC) que celle d'une position dans la procédure non dépourvue de chances de succès (art. 117 let. b CPC) doivent être préalablement réunies (arrêts 5A_101/2022 du 12 avril 2022 consid. 5.2.1; 5A_591/2020 du 17 novembre 2020 consid. 4; 5A_961/2018 du 15 mai 2019 consid. 5.1.1), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence s'agissant de l'indigence.