Citation: 5A_692/2018 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a d'abord relevé que la recourante soulevait pour la première fois devant elle que l'intimée n'avait pas établi la réalisation des conditions relatives aux UMOS et à la localisation de la parcelle litigieuse dans le rayon d'exploitation de son entreprise. Les allégués développés à ce sujet dans l'appel étaient ainsi irrecevables, la recourante ne fournissant aucune explication utile sur les raisons pour lesquelles elle avait tardé à les formuler. Au surplus, à supposer que ces allégués fussent recevables, la cour cantonale a considéré qu'ils auraient dû être écartés. L'intimée était fondée à demander l'attribution de la parcelle litigieuse en tant qu'elle remplissait les conditions de l'art. 36 al. 2 LDFR: elle était en effet propriétaire de nombreuses parcelles vouées à la production agricole, comprenant des bâtiments et des installations agricoles, toutes situées dans le rayon d'exploitation de son entreprise; il ne faisait par ailleurs aucun doute que le facteur de 0,6 UMOS exigé par l'art. 3A LaLDFR était atteint. La cour cantonale a enfin souligné le caractère adéquat de cette solution par opposition à celle souhaitée par la recourante. Celle-là aurait conduit à la scission de la parcelle et il apparaissait douteux que l'intéressée dispose des compétences pour l'exploiter elle-même (notamment: âge, reprise de son métier d'enseignante suite à son divorce, caractère évasif quant à ses intentions d'exploiter elle-même).