Citation: 6B_720/2022 E. 1.5.1

1.5.1. La cour cantonale n'était ainsi pas empêchée de considérer que le recourant avait tenu des propos pauvres en détails, peu réalistes et fluctuants, qui ne s'avéraient pas crédibles, en particulier s'agissant de ses explications quant à la nature des rapports avec l'intimée. A ce sujet, le recourant avait soutenu que l'intimée et lui avaient entretenu une relation cachée de quelques mois, ayant débuté spontanément et sans lendemain, à l'instar de ce qui pouvait survenir entre n'importe quels collègues se découvrant une attirance sur le lieu de travail. C'était l'intimée qui lui avait manifesté son envie en l'embrassant et en lui touchant le cou. Ils se seraient ensuite limités à des frottements "sexe contre sexe", en principe avec un préservatif, le recourant ne parvenant pas à avoir d'érection. Cela étant, la version du recourant apparaissait peu convaincante. Outre le caractère peu compatible de tels rapports avec la grossesse de l'intimée, une relation de cette nature était difficilement concevable, compte tenu non seulement de l'écart d'âge de 27 ans entre les parties, mais surtout de l'inexpérience sexuelle et du handicap de l'intimée. D'une part, cette dernière aurait forcément eu besoin de plus de temps et d'accompagnement pour entamer des rapports intimes dont elle n'aurait manifestement pas pris l'initiative. Il n'existait, d'autre part, au dossier aucun élément (tels que des messages, des cadeaux échangés ou des rencontres allant au-delà d'un verre ou d'un "kebab" partagé au restaurant voisin) accréditant l'existence d'une relation sincère aussi peu soutenue fût-elle. D'âge mûr, sexuellement expérimenté et ne souffrant d'aucun handicap ou déficit intellectuel, le recourant avait pour le reste fait des déclarations variables. Il avait fluctué dans ses propos en lien avec le début de sa prétendue relation avec l'intimée (variant du courant de l'année 2015 au début 2016) et s'était montré particulièrement confus s'agissant des lieux et des circonstances de leurs ébats, respectivement de leur premier rapport sexuel. Affirmant pourtant avoir été amoureux de l'intimée, il s'était désintéressé d'elle dès la fin du mois de mai 2016, soit après qu'elle était partie de l'immeuble où ils logeaient tous les deux. Malgré les sentiments allégués, le recourant n'avait jamais pris de ses nouvelles ou cherché à l'aider et lui avait bassement manqué d'égard lorsqu'il avait appris sa grossesse (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3 et 4.6 p. 23 et 27 s.).