Citation: 4A_336/2022 E. A

Le 12 janvier 2018, après l'échec de la conciliation, D.________ (ci-après: le demandeur) a déposé sa demande dans son action en reddition de compte et en responsabilités contractuelle et délictuelle contre B.________ SA (ci-après: la défenderesse n o 1), sise à Genève, et C.________ (ci-après: le défendeur n o 2), domicilié à Genève, devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Il a conclu à ce que les défendeurs fussent condamnés à lui payer les montants de 669'102,80 euros et de 9'546 fr. avec intérêts, en lien avec ses avoirs déposés auprès de deux banques, dont l'une est une banque se trouvant aux Bahamas. Il a notamment allégué que, dans le cadre de la gestion de ses affaires personnelles, il était généralement assisté par un conseiller financier et expert fiscal - initialement également appelé en cause, mais n'étant plus impliqué désormais - et qu'en mars 2014, alors qu'il recherchait un gestionnaire pour des avoirs dont il venait d'hériter, il était entré en relation avec le défendeur n o 2, président du conseil d'administration de la défenderesse n o 1, que celui-ci lui avait soumis pour signature divers documents, dont un jeu de contrats avec une société de gestion de patrimoine indépendante, A.________ Ltd (ci-après: A.________), dont le siège est à Maurice, et que ses avoirs de 3'564'307 fr. 68 avaient été transférés d'une banque genevoise auprès de la banque aux Bahamas. Toujours selon ses allégués, ses fonds étaient depuis lors gérés par le défendeur n o 2, la documentation bancaire restait auprès de la défenderesse n o 1, et les informations sur la gestion de ses avoirs lui parvenaient par l'intermédiaire de son conseiller financier, qui se renseignait auprès du défendeur n o 2. Le demandeur a notamment produit le contrat de mandat de gestion du 19 mars 2014 entre lui et A.________, qui porte sur son compte bancaire auprès de la banque aux Bahamas et qui prévoit que tout litige sera soumis au droit mauricien et que les parties font élection de for auprès des tribunaux mauriciens. Il a également produit une autorisation de gestion et d'information sur papier à en-tête de A.________ désignant le défendeur n o 2 comme fondé de pouvoir et l'autorisant à accomplir des actes de gestion au nom et aux risques du demandeur. Il estime son dommage au montant de 669'102,80 euros, correspondant à la différence entre son portefeuille et un portefeuille de même ampleur qui aurait été géré pendant la même période conformément aux instructions contenues dans le contrat de gestion, et au montant de 9'546 fr., correspondant aux frais de l'expertise privée qui lui a permis de fixer son dommage. Les défendeurs ont conclu à l'irrecevabilité de la demande, notamment pour incompétence ratione loci en raison de la prorogation de for prévue dans le contrat passé avec A.________ et, alternativement, au rejet des conclusions du demandeur.