Citation: 1C_334/2024 E. 3.3

3.3. En lien avec la définition du périmètre du territoire urbanisé, les recourants se plaignent d'une violation de l'art. 15 al. 2 LAT. Selon eux, dès lors que le Tribunal cantonal a constaté que leurs parcelles se situaient au sein d'un milieu bâti (arrêt attaqué, consid. 2 c/bb, p. 11), il ne pouvait confirmer leur exclusion du périmètre du territoire urbanisé. À les suivre, l'instance précédente aurait appliqué mécaniquement les préceptes de la fiche de la DGTL "Comment traiter les zones à bâtir d'habitation et mixtes excédant les besoins à 15 ans ou peu adéquates pour le développement ?" (version juin 2021; ci-après: fiche DGTL Zones à bâtir), qui ne reposeraient en outre sur aucune base légale. À l'appui de leur critique - et pour l'essentiel -, les recourants reproduisent in extenso les principes jurisprudentiels en matière de territoire largement bâti (cf. art. 15 let. a aLAT et art. 36 al. 3 LAT) et de brèches dans le tissu bâti rappelés dans l'arrêt 1C_280/2023 du 3 avril 2024 consid. 4.4.1, sans toutefois expliquer en quoi ceux-ci, en particulier l'exigence de ne pas s'en tenir exclusivement à des critères quantitatifs, auraient, dans le cas particulier été violés. On ne voit dès lors pas de motifs de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente.