Citation: 6B_134/2019 E. 2.4

2.4. Par ailleurs, le recourant soutient qu'il n'est pas d'emblée exclu qu'un traitement institutionnel entraîne, dans les cinq ans de sa durée normale, une réduction nette du risque de récidive. La cour cantonale a relevé que les experts avaient diagnostiqué chez le recourant un trouble mixte de la personnalité de type dyssociale, narcissique et perverse, avaient considéré ces troubles, pris dans leur ensemble, comme sévères et entraînant des distorsions importantes des relations personnelles et conclu qu'il présentait un risque de récidive élevé d'actes de même nature et/ou violents. Elle a par ailleurs noté que, toujours selon les experts, les troubles de la personnalité présentés par le recourant étaient reconnus pour n'être que peu accessibles à un suivi psychothérapeutique, raison pour laquelle aucune mesure de soin n'était préconisée. Savoir si une expertise est convaincante est une question d'interprétation des preuves, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire. En l'espèce le recourant se contente d'une argumentation de nature appellatoire, qualifiant de subjective et inconsistante l'affirmation des experts selon laquelle les troubles dont il souffre sont fort peu accessibles à des soins; il ne la remet toutefois pas en question par une motivation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir admis que le risque de récidive était élevé et qu'une mesure thérapeutique n'était pas à envisager faute de perspective concrète d'amélioration. L'internement ordonné à l'encontre du recourant ne viole dès lors pas le droit fédéral. Mal fondé, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.