Citation: U 158/02 20.06.2003 E. A

P.________, né en 1958, était employé de l'entreprise de maçonnerie et génie civil X.________. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) contre les maladies professionnelles ainsi que les accidents professionnels ou non. Lors d'une chute sur un chantier, le 9 juillet 1998, il a subi une fracture comminutive de l'épiphyse distale du radius et de l'apophyse styloïde du cubitus, à gauche. Après ablation du matériel d'ostéosynthèse, le 25 août 1998, son poignet demeurant douloureux et présentant une légère déformation (rapport médical intermédiaire du docteur A.________, médecin traitant, du mois d'octobre 1998), respectivement une instabilité radio-cubitale inférieure avec conflit ulnocarpien sur raccourcissement du radius (dito du 12 décembre 1998), il a été procédé à une ostéotomie de raccourcissement du cubitus, au mois de mars 1999 (protocole opératoire du docteur B.________, du 11 mars 1999). Dans les mois qui ont suivi, l'évolution est apparue favorable, bien que persistassent des douleurs au dos du poignet (rapports du docteur C.________, des 10 et 31 mai 1999); l'assuré a pu, malgré des douleurs sur le versant cubital de l'avant-bras en fin de journée après de gros efforts et, occasionnellement, dans le compartiment cubital du poignet, reprendre son activité à 50 puis 100 %, sous réserve de quelques interruptions, dès le 23 août 1999; son rendement était normal (rapport du docteur B.________, du 21 septembre 1999). Après avoir procédé à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse, au mois de mars 2000 (protocole opératoire du 23 mars 2000), le docteur B.________ a relevé que hormis quelques douleurs au niveau de l'ancien emplacement de la plaque, appelées à s'atténuer, les plaintes concernant le compartiment cubital restaient identiques (des douleurs parfois aiguës lors de certains efforts importants). L'assuré, ensuite de son accident, n'a plus pu effectuer tous les travaux requis par son métier et a ménagé son poignet gauche; il a cependant exercé son ancienne activité à 100 %, sa fonction de chef d'équipe lui permettant en principe d'éviter les travaux lourds spécifiquement générateurs de douleurs. Toujours selon ce médecin, la situation devait vraisemblablement rester stable à long terme malgré un risque d'arthrose aggravé au niveau du poignet gauche. Dans l'ensemble, le pronostic à moyen et long terme était relativement favorable et la poursuite de l'activité dans la même mesure probable (rapport du 18 juillet 2000). Dans son rapport final du 7 septembre 2000, le docteur D.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a, d'une part, évalué à 10 % le taux de l'atteinte à l'intégrité, prenant ainsi en compte une légère aggravation de l'arthrose prévisible à moyen terme. Il a, d'autre part, jugé très favorable l'évolution marquée par la reprise complète du travail comme maçon chef d'équipe et estimé à 100 % la capacité de travail de l'assuré dans cette activité bien qu'il ne pût plus effectuer tous les travaux d'un maçon - ceux avec le marteau-piqueur ainsi que des travaux lourds avec la masse en particulier. Le docteur A.________ a confirmé que l'activité de chef d'équipe est appropriée à l'état de santé de l'assuré et qu'il dispose d'une capacité de travail entière (rapport du 6 septembre 2000). Par décision du 11 septembre 2000, confirmée sur opposition le 28 novembre suivant, la CNA a reconnu le droit de l'assuré à une indemnité pour atteinte à l'intégrité, au taux de 10 %, d'un montant de 9'720 fr. et nié son droit à une rente d'invalidité au motif que, apte à exercer à 100 % une activité de chef d'équipe lui permettant d'éviter en principe les travaux les plus lourds, l'assuré ne subissait aucune diminution de sa capacité de gain.