Citation: 5A_392/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant, s'en prenant à la manière dont ses revenus réalisés en 2022 ont été déterminés, allègue que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire, en retenant que l'on ne pouvait pas exclure qu'il ait touché pour cette année-là, en sus de la part variable du salaire, par 12'582 fr., en avril 2022 une prime d'un montant non négligeable, voire encore une partie du salaire variable. Il se prévaut à ce titre du document du 12 janvier 2022 relatif à la nouvelle rémunération des cadres qui mentionne ce qui suit : " Die Auszahlung des variablen Lohnanteils für das Jahr 2021 erfolgt mit dem Aprillohn 2022". Il ajoute que l'autorité précédente aurait également dû se fonder sur son contrat de travail pour déterminer avec plus de précision les revenus qu'il était en mesure de réaliser. Il estime qu'elle aurait dû tenir compte du fait que ce document mentionnait que son salaire annuel brut dès 2021 était de 151'597 fr. et que la part variable de celui-ci ne pouvait pas excéder 8.30 %. Le recourant reproche ensuite à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement considéré, faute de pouvoir déterminer ses revenus 2022, que ceux-ci devaient vraisemblablement être les mêmes que ceux réalisés en 2021. Il prétend que cette année-là serait exceptionnelle et que, partant, la cour cantonale aurait dû procéder à une moyenne des revenus réalisés en 2020 et 2021, sous déductions des allocations familiales. Il invoque à ce titre plusieurs pièces du dossier, notamment les déclarations d'impôts 2015 à 2020 des parties, qui auraient dû l'amener à retenir, selon lui, que ses revenus n'avaient que peu varié à travers les années et que ceux réalisés en 2021 étaient particulièrement élevés. Il se réfère également au plafond figurant dans son contrat de travail et à sa fiche de salaire du mois d'avril 2022 mentionnant une part variable de 12'582 fr., soit bien inférieure à celle perçue en 2021.