Citation: 4A_493/2022 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves. Elle soutient que l'intimée n'a pas déposé plainte pénale pour faux dans les titres ni demandé une expertise graphologique du document querellé. Cela étant, la cour cantonale a évoqué ces éléments sans leur accorder un poids déterminant, ce qui n'avait rien d'arbitraire. C'est à tort que la recourante lui reproche de ne pas avoir mis en oeuvre d'office une expertise graphologique. Celle-ci n'a rien d'incontournable si d'autres éléments sont suffisamment probants. La recourante estime également que les témoignages sur lesquels la cour cantonale s'appuie ne seraient pas fiables, mais elle se borne à les apprécier différemment sans faire la preuve d'un quelconque arbitraire. Se référant aux messages évoqués par ladite cour, elle estime que C.________ et D.________ n'avaient pas à contester l'affirmation de l'employée selon laquelle elle ne disposait pas de contrat de travail, mais les juges cantonaux pouvaient fort bien ne point partager cette appréciation. Elle affirme que l'employée avait intérêt à passer à 50 % tout en gagnant à peu près le même salaire, mais fait l'impasse sur l'inexistence de tout élément qui accréditerait cette assertion qui, soit dit en passant, ne semble pas avoir été introduite régulièrement en procédure. La recourante échoue donc dans la démonstration d'un quelconque arbitraire sur les points évoqués.