Citation: 6B_504/2009 21.07.2009 E. 1

S'agissant des infractions qui lui sont reprochées, le recourant ne soulève pas formellement de griefs clairs. De sa motivation, on est toutefois fondé à déduire qu'il conteste avoir agi intentionnellement, plus précisément avoir eu conscience du caractère illégal de son comportement, qu'il estime que l'illégalité de ce dernier est même contestable dans son principe, vu la tolérance des autorités et l'impossibilité pour lui de quitter la Suisse, et qu'il devait au moins être admis qu'il était de bonne foi. Il résulte par ailleurs de son mémoire, que le recourant se plaint de ce que la peine infligée n'ait pas été assortie du sursis. 1.1 Le recourant ne saurait contester que, depuis l'échéance du délai qui lui a été imparti pour quitter la Suisse après le rejet de sa demande d'asile, il réside illégalement dans le pays, faute de toute autorisation d'y séjourner, et que son comportement est donc constitutif de l'infraction réprimée par l'art. 23 al. 1 4ème phrase LSEE, respectivement par l'art. 115 al. 1 let. b LEtr. Dans la mesure où il argue de la tolérance des autorités et de l'impossibilité pour lui de quitter le pays, sa critique est vaine. Selon les faits retenus, dont l'arbitraire n'est pas allégué et moins encore démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287), il s'est délibérément mis dans l'impossibilité de quitter le pays, en omettant toute démarche qui eût permis l'exécution des décisions rendues en matière d'asile. A plus forte raison, ne peut-il, dans ces conditions, se prévaloir de sa bonne foi. De fait, il est établi que le recourant persiste depuis des années dans une attitude consistant à faire obstruction par tous les moyens à l'exécution des décisions rendues à son encontre. Il est non moins clairement établi qu'il a agi consciemment et volontairement, comme l'a constaté l'autorité cantonale au terme d'une appréciation des preuves, dont l'arbitraire, là encore, n'est même pas allégué. En tant qu'il vise à faire admettre que le comportement du recourant serait licite ou, du moins que ce dernier pouvait croire qu'il l'était, le recours, dont l'argumentation repose largement sur une rediscussion des faits, ne peut dès lors qu'être rejeté, dans la mesure où il est recevable. 1.2 Des faits retenus, il résulte que le recourant ne s'est jamais départi d'un comportement visant à faire échouer l'exécution des décisions relatives à sa présence en Suisse et qu'il n'a aucune intention de changer d'attitude, au contraire. En concluant, sur la base de ce constat, à un pronostic défavorable et en niant par conséquent que les conditions de l'octroi d'un sursis soient réunies, l'autorité cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral. Au reste, en l'absence de tout grief quant à la nature de la peine et à sa quotité, il n'y a pas lieu d'examiner ces questions.