Citation: 2C_599/2008 03.09.2008 E. 1

4.2 En l'espèce, il ressort du dossier que le recourant a toujours donné des réponses très évasives aux questions qui lui étaient posées et que ses assertions ont un caractère incontrôlable. Certes, il a dit qu'il n'était pas opposé à un retour dans son pays et il n'a pas cherché à cacher son identité. Toutefois, comme l'a relevé l'autorité intimée, la raison pour laquelle il voyageait sans papiers demeure incertaine. En outre, il a fait valoir pour la première fois lors de l'audience du 25 juillet qu'il courrait des risques pour sa vie en rentrant dans son pays, allégation qu'il a abandonnée dans le présent recours, et qui apparaît difficilement compatible avec l'intention manifestée par le recourant de rentrer chez lui; ce faisant, il a adopté un comportement contradictoire et démontré qu'il ne respectait pas son obligation de collaborer. On peut au surplus constater que le recourant est dépourvu de moyens d'existence, ce qui peut constituer un indice du risque de fuite (cf. Alain Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police des étranger, p. 332). Ces éléments concrets font craindre que l'intéressé ne cherche à se soustraire à son renvoi (cf. art. 76 al. 1 lettre b ch. 3 LEtr) et permettent de conclure qu'il refuse d'obtempérer aux instructions des autorités (cf. art. 76 al. 1 lettre b ch. 4 LEtr). Le Service cantonal a fait valoir qu'après avoir demandé le soutien à l'exécution du renvoi à l'Office fédéral le 6 mai 2008, ce dernier l'avait informé, le 30 juin 2008, que l'Ambassade suisse à New Delhi avait identifié l'intéressé. Le 15 juillet 2008, l'Office fédéral a renseigné le Service cantonal que l'Ambassade de l'Inde devait encore confirmer l'identité du recourant pour la délivrance d'un laissez-passer, ce dont il serait prochainement informé. On ne saurait dès lors considérer que le principe de célérité figurant à l'art. 76 al. 4 LEtr n'est pas respecté. 4.3 Au vu de ce qui précède, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral en accordant la prolongation de la détention du recourant pour trois mois. Il a respecté en particulier l'art. 76 al. 1 lettre b ch. 3 et 4, al. 3 et al. 4 LEtr ainsi que le principe de la proportionnalité.