Citation: 4P.250/2004 03.02.2005 E. 4

A suivre la recourante, l'arrêt critiqué serait insuffisamment motivé sur plusieurs points, ce qui constituerait une entorse à son droit d'être entendue garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. 4.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, afin que l'intéressé puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa, 97 consid. 2b; 125 II 369 consid. 2c; 124 II 146 consid. 2a). Il y a également violation du droit d'être entendu si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b; 124 II 146 consid. 2a; 122 IV 8 consid. 2c). 4.2 La recourante prétend qu'il serait impossible de déterminer sur quels motifs la cour cantonale s'est fondée pour considérer que le congé ordinaire aurait été signifié au demandeur en raison de son refus de renoncer à une partie de son salaire. La motivation de la Cour d'appel est certes succincte. Il ressort pourtant avec clarté de l'arrêt déféré qu'outre le libellé de la lettre de congé du 22 août 2002, la cour cantonale a étayé son argumentation en se référant aux écritures des parties, en particulier à la réponse de la défenderesse (cf. consid. 2.3 de l'arrêt cantonal). 4.3 La recourante revient à la charge en affirmant que l'autorité cantonale n'a pas expliqué clairement ce qui ressortait du texte de la lettre de licenciement. Un tel grief, purement chicanier, ne mérite aucun développement au vu du considérant susmentionné. 4.4 La recourante allègue que, pour ce qui est du congé abrupt, la cour cantonale n'a pas donné les raisons qui l'ont amenée à admettre, d'une part, que C.________ avait laissé au demandeur le libre usage de la carte d'essence et, d'autre part, qu'il est invraisemblable que B.________ ne se soit pas rendu compte de l'utilisation de cette carte à titre privé. Il suffit de lire le consid. 3.2 de l'arrêt cantonal pour y trouver la réponse aux interrogations de la défenderesse. Le moyen est téméraire.