Citation: 7B_129/2023 E. 5.2

5.2.1 Le Tribunal fédéral n'est pas une autorité d'appel, auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Il est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), à moins que celles-ci aient été établies en violation du droit ou de manière manifestement inexacte au sens des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, à savoir, pour l'essentiel, de façon arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (sur la notion d'arbitraire, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2; cf. pour le surplus, consid. 4.2.2, 2e paragraphe, supra). 5.2.2 Le principe de la proportionnalité exige qu'une mesure restrictive soit apte à produire les résultats escomptés (règle de l'aptitude) et que ceux-ci ne puissent pas être atteints par une mesure moins incisive (règle de la nécessité); en outre, il interdit toute limitation allant au-delà du but visé et il exige un rapport raisonnable entre celui-ci et les intérêts publics ou privés compromis (principe de la proportionnalité au sens étroit, impliquant une pesée des intérêts; ATF 146 I 157 consid. 5.4 et les arrêts cités; 143 I 403 consid. 5.6.3 et les références citées; 142 I 76 consid. 3.5). 5.2.3 A teneur de l'art. 13 al. 1 Cst., toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu'elle établit par la poste et les télécommunications. L'alinéa 2 de cette disposition précise que toute personne a le droit d'être protégée contre l'emploi abusif des données qui la concernent. L'art. 13 Cst. protège la sphère privée dans une acception large, qui comprend la protection des données personnelles. Sont visés l'identité, les relations sociales et les comportements intimes de chaque personne physique, l'honneur et la réputation ainsi que, notamment, toutes les informations se rapportant à une personne qui ne sont pas accessibles au public, en particulier les informations relatives aux dossiers de procédures civiles, pénales ou administratives, qui porteraient atteinte à sa considération sociale (ATF 140 I 381 consid. 4.1 et les références citées). Dans le domaine de la protection des données, le droit à l'autodétermination en matière d'informations personnelles, consacré par la Constitution (art. 13 al. 2 Cst. et art. 8 CEDH), garantit que l'individu demeure en principe maître des données le concernant, indépendamment du degré de sensibilité effectif des informations en cause (ATF 140 I 381 consid. 4.1; 138 II 346 consid. 8.2 et les références citées). 5.3 La Chambre des recours pénale a en substance retenu que le recourant avait commis trois infractions d'une gravité certaine en trois ans. Elle a pris en compte les problèmes personnels et médicaux du recourant; tout en reconnaissant que son état psychique semblait s'être amélioré, elle a cependant considéré que seule l'expertise psychiatrique en cours permettrait de déterminer s'il présentait ou non un risque de récidive. Dans ces conditions, la cour cantonale a estimé que l'on pouvait douter que le recourant, enseignant, soit en mesure de se comporter adéquatement en toutes circonstances avec ses élèves et ce, même s'il prétendait sa situation psychologique stabilisée. Selon la cour cantonale, l'intérêt public à la communication l'emportait clairement sur l'intérêt privé à la non-divulgation des enquêtes pénales. 5.4 En l'espèce, le recourant fait grief à la Chambre des recours pénale de n'avoir pas pris en compte le fait que son état de santé serait désormais parfaitement stable et souligne qu'une expertise serait en cours pour déterminer sa responsabilité lors de l'accident de la circulation du 28 novembre 2020. 5.4.1 Lors de la pesée des intérêts en présence, l'autorité cantonale a retenu que l'instruction avait révélé que le recourant rencontrait des problèmes personnels et médicaux (dépression et surconsommation d'alcool) et semblait éprouver des difficultés à contenir ses émotions, en particulier sous l'emprise de l'alcool, comme paraissait l'attester l'événement du 3 novembre 2022. En tant que le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits, reprochant à la Chambre des recours pénale de n'avoir pas pris en compte son état de santé lors de cet événement, ni de la stabilisation qui s'était ensuivie, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des preuves, dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Quoi qu'il en soit, la Chambre des recours pénale a pris en compte le certificat médical du 16 janvier 2023 du Dr C.________ produit par le recourant, relevant sur cette base que l'état psychique de l'intéressé semblait s'être amélioré.