Citation: 5A_391/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant soutient que l'autorité cantonale aurait gravement violé son droit d'être entendu. Il expose à cet effet que dans la mesure où le rapport du SEASP du 4 avril 2023 lui a été adressé par courrier du 24 avril 2023, l'autorité précédente aurait dû ouvrir une nouvelle instruction autorisant les parties à s'exprimer sur les conclusions dudit rapport avant de statuer par arrêt du 9 mai 2023. Selon lui, ledit rapport contiendrait des éléments purement subjectifs et aux antipodes de ce qu'a constaté le Tribunal de première instance dans son ordonnance du 6 février 2023. Il ne tiendrait en outre pas compte de diverses pièces déposées en appel, telles que des vidéos où l'on verrait, sur l'une d'entre elles, l'intimée le frapper. Ainsi, compte tenu de la gravité des faits contenus dans le rapport litigieux et de ses conclusions, lesquelles seraient diamétralement opposées à l'ordonnance du 6 février 2023, un délai raisonnable aurait dû lui être imparti, étant encore précisé que les circonstances, à savoir l'urgence de la situation, ne saurait justifier le contraire. De son côté, l'intimée fait valoir d'une part que le recourant aurait obtenu un entretien avec les intervenants du SEASP le 12 janvier 2023 à l'occasion duquel il aurait pu s'exprimer librement et d'autre part que son opposition aux recommandations dudit service figurerait déjà à la fin du rapport. Elle ajoute que s'agissant d'une procédure sommaire de mesures provisionnelles, l'autorité cantonale n'était pas dans l'obligation d'octroyer un délai au recourant afin qu'il se détermine sur un rapport contenant déjà ses déterminations.