Citation: 2C_467/2023 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, c'est à juste titre que les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendu, dans la mesure où il n'est pas contesté que l'Office cantonal a effectivement rendu sa décision de refus avant que la recourante 1 ait pu s'exprimer à ce sujet. La Cour de justice ne soutient d'ailleurs pas le contraire dans son arrêt. Le grief ne conduit toutefois pas à l'annulation de l'arrêt attaqué dès lors que, comme l'ont retenu à juste titre les juges précédents, cette violation a été réparée durant les procédures de recours non seulement devant le Tribunal administratif mais aussi devant la Cour de justice, deux instances qui disposent d'un plein pouvoir de cognition en fait et en droit, et devant lesquelles les recourants ont pu faire valoir leurs arguments (pour un cas similaire, cf. arrêt 2C_906/2017 du 7 mai 2018 consid. 4.4). Les intéressés ne contestent d'ailleurs pas avoir pu exposer leurs moyens liés à cette violation devant les autorités de recours précitées, de sorte qu'il n'en résulte aucun préjudice pour les intéressés (cf. ATF 126 I 68 consid. 2; arrêt 5A_1002/2017 du 12 mars 2019 consid. 3.3). Pour le reste, en tant qu'ils affirment, sans autre forme de motivation, que la violation de leur droit d'être entendus était "particulièrement crasse", force est de constater que celle-ci se limite à la privation de l'occasion de pouvoir donner son avis avant le prononcé de la décision initiale, ce qui ne suffit dès lors pas à la qualifier de particulièrement grave, ce d'autant moins que, comme on l'a vu, ledit avis a ensuite pu être donné dans la procédure de recours.