Citation: 6B_874/2018 E. 1.6

1.6. S'agissant des différentes opérations qui lui sont imputées, le recourant fait en premier lieu valoir qu'il n'y a pas au dossier de preuve attestant du fait que l'argent en question a été prélevé de la caisse. Sur ce point, ce grief doit être rejeté pour les motifs exposés au considérant 1.4 ci-dessus. Le recourant se prévaut de l'absence de doléance des clients concernés, aucun d'eux, selon lui, s'étant plaint de n'avoir pas reçu son remboursement. Il ressort au contraire des constatations de la cour cantonale, que le recourant ne remet pas en question par une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, que ce sont précisément des appels de clients se plaignant de n'avoir pas reçu leurs ristournes qui ont éveillé des soupçons que des montants avaient été soustraits de manière illicite. La cour cantonale a fondé sa conviction sur le fait qu'il n'existait aucun reçu attestant que les montants prélevés dans la caisse avaient été remis à des tiers alors qu'il ressort des propres déclarations du recourant que des reçus étaient établis lorsque des sommes étaient remises à un chauffeur d'un client. Tel aurait dû être le cas si les ristournes en question avaient bien été versées à leurs ayants droit, d'autant plus que les montants en question étaient supérieurs à ce qui était admis pour le versement en cash de ristournes à des clients. Dans ces conditions, il n'était pas arbitraire de tirer de l'absence de reçus la conclusion que les montants litigieux n'avaient pas été transmis à leurs destinataires. Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir, malgré ses réquisitions de preuve, pas ordonné à la partie plaignante de produire les bons de livraison en lien avec les écritures litigieuses, de sorte qu'elle ne pouvait pas, sous peine d'arbitraire, lui reprocher l'absence au dossier de ces documents ainsi que des reçus. Il ressort toutefois du dossier (pièce 25), que la procureure en charge de l'instruction a demandé, par courrier du 13 janvier 2017, à la partie plaignante de produire les bons de livraison, requête à laquelle celle-ci a répondu le 23 janvier 2017 (pièce 26) en fournissant les décomptes relatifs aux écritures litigieuses, desquels ressortent dans chaque cas le montant des ristournes et le mode de paiement prévu. Enfin, le recourant ne saurait se prévaloir de l'absence de reçus dans le dossier alors que l'inexistence de ces documents est précisément l'un des éléments sur lesquels se fonde l'appréciation des faits à l'origine de la prévention. Sur ce point également, le grief est mal fondé.