Citation: 5A_204/2007 16.10.2007 E. B

Au début des années 1990, D.________ et C.X.________ se sont préoccupés de leurs successions, tout particulièrement de leurs incidences fiscales, et mandatèrent une fiduciaire pour trouver les solutions les plus favorables. Il fut convenu en substance que le père vendrait ou donnerait ses immeubles à son fils B.________, les donations devant être rapportées à la succession, que le père et la tante vendraient à B.________ le capital-actions de l'entreprise et que C.X.________ lui vendrait ses immeubles et transférerait son domicile en Valais où les droits de succession étaient plus favorables. Dans ce but, elle a loué un studio à Martigny dès le 1er décembre 1995. Par lettre du 10 mai 1993, C.X.________ a invité la banque Y.________ à adresser tout son courrier à X.________ SA, qui s'occuperait dorénavant de ses affaires. B.X.________ a reconnu, après l'avoir admis puis contesté, avoir signé cette lettre du nom de sa tante, ajoutant que celle-ci s'était déchargée progressivement sur lui de la gestion de son patrimoine. B.a Le 20 décembre 1995, C.X.________ a fait un premier testament, public, par devant un notaire de Martigny. Elle y a institué B.X.________ comme héritier universel, à charge pour celui-ci de verser une rente viagère mensuelle de 2'000 fr. à son frère A.________. B.b De son côté, alors que précédemment il avait placé ses fils sur un pied d'égalité, D.X.________ a, par testament public du 22 février 1996, dispensé du rapport certaines donations faites à B.________ et attribué à celui-ci toute la quotité disponible, réduisant A.________ à sa part réservataire. D.X.________ est décédé le 4 février 1997. En novembre 2000, A.X._________ a découvert et soustrait, lors d'une visite chez son frère, des notes que celui-ci avait rédigées, pour la plupart en 1995, lors d'entretiens avec un expert fiscal. Leur contenu a éveillé sa suspicion: il a eu l'impression que son frère l'avait spolié, en vidant de sa substance la succession de son père et en s'appropriant l'héritage de sa tante C.________. Le 15 décembre 2000, il a ouvert action en partage contre son frère et l'exécuteur testamentaire devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. La procédure est toujours pendante en première instance. B.c Le 5 janvier 2001, C.X.________, âgée alors de 93 ans, a fait un second testament, olographe cette fois-ci. Par ce testament, rédigé d'une écriture malhabile et pratiquement illisible, elle a révoqué toutes les dispositions testamentaires concernant A.X.________ figurant dans son testament public de 1995 et disposé que B.X.________ serait donc dorénavant son seul et unique héritier universel. Selon B.X.________, sa tante avait été scandalisée d'apprendre que A.X.________ contestait le testament de son père et lui aurait dit que désormais il recevrait seul l'ensemble de ses biens; il lui aurait alors suggéré de mettre cela par écrit et croit avoir assisté à la rédaction du testament.