Citation: 1C_11/2007 03.05.2007 E. 1

Quant au recours de droit public selon l'art. 84 al. 1 let. a OJ, il n'est recevable - entre autres conditions - que pour autant que son auteur soit atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés, selon l'interprétation que la jurisprudence constante a donnée de la définition de la qualité pour recourir à l'art. 88 OJ. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 131 I 198 consid. 2.1 p. 200; 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arrêts cités). En l'espèce, les recourants invoquent exclusivement leur statut de citoyens ou d'électeurs, attachés au bon fonctionnement des institutions et on ne voit pas en quoi leurs intérêts personnels et juridiquement protégés seraient en cause. Dans la procédure de recours de droit public pour violation des droits constitutionnels (art. 84 al. 1 let. a OJ), cela n'est pas suffisant. L'irrecevabilité de ce recours découle donc de l'art. 88 OJ. 1.4 Il s'ensuit que le recours de droit public est manifestement irrecevable tant dans le cadre de l'art. 84 al. 1 let. a OJ que dans celui de l'art. 85 let. a OJ. Le présent arrêt d'irrecevabilité doit donc être rendu selon la procédure simplifiée de l'art. 36a al. 1 OJ.