Citation: 2P.177/2006 11.10.2006 E. 2

2.1 La recourante reproche en premier lieu au Département une application arbitraire de la législation cantonale sur les modalités d'appréciation des résultats de l'examen de remédiation, sans toutefois indiquer la disposition qui serait concernée par ce grief. Par ailleurs, la motivation du Département à cet égard (consid. VI 2.3 p. 9) n'apparaît pas comme étant entachée d'arbitraire. En effet, il n'est pas insoutenable de retenir que les critères d'évaluation et de réussite sont identiques ou similaires à ceux usuellement appliqués à la HEP/VD. Hormis le fait que la recourante aurait pu se renseigner au sujet des critères d'évaluation, elle ne démontre pas en quoi l'examen de remédiation se distinguerait des autres examens organisés par la HEP/VD au point de devoir être soumis à des modalités d'évaluation spécifiques. 2.2 La recourante soutient ensuite qu'aucun poids n'aurait été accordé par les examinateurs à son mémoire écrit, qui aurait été plus que suffisant, et se plaint de ce que la seule défense orale aboutisse à l'échec total de l'examen. A cet égard, le Département précise notamment (consid. VII 2.2 p. 11) que le dossier écrit ne donne pas lieu à une évaluation spécifique, soit qu'il n'est pas susceptible d'entraîner à lui seul la réussite ou l'échec de l'examen de remédiation, mais qu'il entre en considération dans la détermination du résultat de cet examen. Le point de vue du Département à ce sujet n'apparaît pas comme étant arbitraire. 2.3 Selon la recourante, l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en confirmant la décision insuffisamment motivée de la direction de l'école quant aux raisons de l'échec. La recourante est d'avis que le "manque de précision" reproché à l'une de ses réponses ne suffirait pas à entraîner un échec définitif de la totalité de l'examen. Contrairement à ce que soutient la recourante et comme relevé par le Département (consid. VII 2.1 p. 10), l'expression incriminée n'est pas ambiguë. De plus, la recourante perd de vue que son échec a également été motivé par le fait qu'elle n'a pas pu répondre à la question portant sur la congruence. Or, la recourante ne s'exprime pas sur cette motivation. 2.4 Enfin, pour la recourante, c'est à tort et de manière arbitraire que l'autorité intimée a refusé de lui appliquer le nouveau règlement RBA -2+4, entré en vigueur le 1er octobre 2005, qui lui aurait été plus favorable, dans la mesure où il prévoit la possibilité de suivre un cours de rattrapage avant de subir un nouvel examen. En outre, invoquant une inégalité de traitement, la recourante fait valoir que des camarades de classe se trouvant dans une situation identique auraient bénéficié dudit règlement. A cet égard, il convient cependant de relever que ces étudiantes ont définitivement échoué au mois d'octobre 2005, de sorte que, pour elles, la remédiation ne pouvait avoir lieu avant l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions. En revanche, l'échec définitif de la recourante remontant au mois de juillet 2005, la question de l'application du règlement RBA -2+4 à son cas ne se posait pas de la même manière que pour ses camarades. Par ailleurs, la recourante ne démontre pas en quoi la motivation très détaillée de la décision attaquée au sujet des normes applicables (droit transitoire) violerait le principe d'égalité de traitement ou serait arbitraire. Au demeurant, l'application du règlement RBA -2+4 aurait offert à la recourante la possibilité de se présenter deux fois à l'examen de remédiation, créant par là-même une inégalité de traitement.