Citation: 7B_80/2023 E. 1.3.4

1.3.4. En l'espèce, on comprend de son mémoire de recours que la recourante reproche à B.B.________ et à sa défunte épouse D.B.________ de s'être fait céder la maison située à V.________ de feu C.________ à vil prix, soit pour EUR 60'000.-, puis de ne pas avoir respecté leur engagement envers cette dernière, consistant à lui fournir une assistance morale et matérielle jusqu'à la fin de sa vie. Toujours en lien avec ce bien immobilier, la recourante fait également valoir que les époux B.________ auraient retiré un profit à hauteur de EUR 100'000.- de sa vente subséquente et se seraient ainsi enrichis au détriment de C.________, puis de ses héritiers. Ensuite, la recourante soutient que B.B.________ se serait à tout le moins rendu complice des retraits d'argent d'un total de 22'760 fr. opérés indûment par D.B.________ sur les comptes bancaires de C.________, de même que de l'appropriation de meubles et de bijoux situés dans son appartement genevois, dont la valeur d'assurance atteindrait un total de 70'000 francs. La recourante conclut être lésée, en sa qualité d'héritière de sa mère, C.________, par les actes commis par les époux B.________ au préjudice de cette dernière. Force est toutefois de relever que la recourante ne consacre aucun développement à la question de sa qualité pour recourir seule devant le Tribunal fédéral et en particulier quant au règlement de la succession de C.________ entre tous les héritiers. Si la recourante revêt certes la qualité de proche (cf. art. 121 al. 1 CPP) et d'héritière (cf. art. 457 al. 1 CC) de sa mère C.________, décédée le 26 décembre 2020, elle indique que cette dernière avait cinq autres enfants, soit D.B.________, E.________, F.________, G.________ et feu H.________. De plus, sa soeur D.B.________, qui est décédée en avril 2022, avait répudié de son vivant la succession de C.________, ce que le courrier du 10 février 2021 produit en annexe au recours tend par ailleurs à démontrer (cf. pièce 12 du mémoire du recours). Or, en cas de pluralité de "proches" au sens de l'art. 121 al. 1 CPP, il convient de se référer au droit des successions pour déterminer lesquels sont légitimés à obtenir le transfert des droits en leur faveur (cf. art. 457 ss CC; arrêt 1B_11/2017 du 26 avril 2017 consid. 2.2), étant rappelé que les héritiers forment une consorité nécessaire et doivent dès lors agir ensemble (cf. consid. 1.3.3 supra). Partant, les personnes susmentionnées, ainsi que le cas échéant leurs éventuels descendants, sont des héritiers de par la loi de feu C.________ et ainsi de potentiels membres de l'hoirie de cette dernière. Il revenait dès lors à la recourante d'exposer dûment si et de quelle manière la succession avait été réglée ainsi que les motifs pour lesquels elle serait la seule et unique titulaire des prétentions civiles découlant d'infractions commises au préjudice de la communauté héréditaire de feu C.________, ce qu'elle ne fait pas. Certes, il est admis qu'un héritier qui est au bénéfice d'une renonciation des autres héritiers peut agir seul contre un tiers (cf. ATF 142 IV 82 consid. 3.3.1; arrêt 6B_824/2020 du 10 février 2021 consid. 1.3 et les références citées). La recourante n'allègue toutefois pas ni a fortiori n'établit par pièces que les autres éventuels héritiers lésés par les agissements de B.B.________ et son épouse auraient renoncé à leurs droits à son profit ou lui auraient donné procuration pour les représenter. Elle n'explique pas davantage en quoi le fait qu'elle se prévale d'infractions commises par sa défunte soeur, D.B.________, et son époux, B.B.________, lui permettrait d'agir seule contre ce dernier, étant relevé que rien ne laisse supposer qu'il ferait partie de l'hoirie de feu C.________. En tout état, même si un ou plusieurs héritiers peuvent être l'objet d'une réclamation relative à la succession de la part de tous les autres héritiers, cela n'empêche pas que tous les héritiers doivent participer au procès, que ce soit d'un côté ou de l'autre de la barre (cf. ATF 140 III 598 consid. 3.2; arrêt 6B_925/2021 du 29 novembre 2021 consid. 1.2.2 et les références citées). Au regard de l'art. 81 al. 1 ch. 5 LTF, la recourante ne dispose donc pas de la qualité pour recourir.