Citation: 8C_253/2019 E. 8.2

8.2. Le grief est mal fondé. En effet, dans son rapport du 27 mai 2015, le docteur B.________ a tenu compte du préjudice esthétique dans le calcul du taux de l'atteinte à l'intégrité (" A ces 10 %, il convient d'ajouter 5 % prenant en compte une légère dérotation et un petit raccourcissement du MIG [membre inférieur gauche] ainsi qu'un certain préjudice esthétique "). En ce qui concerne les lésions dentaires, la recourante ne se prévaut d'aucun avis médical pour étayer son droit à une indemnisation. En outre, rien au dossier n'indique qu'elle souffrirait d'une grave atteinte à la capacité de mastiquer, pour laquelle un taux de 25 % est reconnu selon l'annexe 3 à l'OLAA (RS 832.202). La recourante ne soutient pas non plus que les conditions d'une indemnisation sur la base de la Table 15 (" Atteinte à l'intégrité en cas de dégâts dentaires dus à un accident ") publiée par la division médicale de la CNA seraient remplies, étant précisé que selon cette table, une indemnité n'est pas due lorsque la perte d'une ou de plusieurs dents peut être compensée par des couronnes ou des ponts fixes. Enfin, les troubles psychiques qui ne sont pas dus à l'accident ne peuvent pas être pris en compte dans le calcul de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité. Quant aux décompensations temporaires dues à l'accident, elles ne peuvent pas non plus justifier l'octroi d'une indemnité dès lors que l'atteinte indemnisée doit être durable, ce qui est le cas lorsqu'il est prévisible que l'atteinte subsistera avec au moins la même gravité pendant toute la vie (art. 36 al. 1, première phrase, OLAA).