Citation: 6B_490/2022 E. 1.1.2

1.1.2. En substance, s'agissant de la crédibilité de l'intimée, la cour cantonale a retenu que, s'il était vrai qu'elle avait des problèmes de santé impliquant la prise d'une importante médication dont il pouvait résulter éventuellement des troubles psychiques, son récit des faits ne dénotait aucune perte de contact avec la réalité. Elle a jugé que la description des faits donnée par l'intimée comportait de forts indices de crédibilité dans les émotions décrites et dans les réactions vécues, en particulier dans le cadre des agressions sexuelles. La cour cantonale a également relevé que l'intimée n'avait pas souhaité accabler le prévenu et avait donné un discours mesuré, tout en expliquant qu'elle avait beaucoup hésité avant de déposer plainte, notamment dans le but de préserver sa fille. Pour le surplus, la cour cantonale a fait référence à plusieurs éléments du dossier confortant les déclarations de l'intimée. Ainsi, elle a relevé le témoignage partiellement concordant de la voisine (à qui l'intimée a dit que le recourant jetait ses médicaments et que ce dernier lui imposait des relations sexuelles la nuit alors qu'elle était sous l'influence de somnifères, et qui l'a fréquemment retrouvée en pleurs), ceux de la soeur et de la mère de l'intimée (qui confortent ses déclarations s'agissant des médicaments jetés et des rapports sexuels durant son sommeil), le rapport du centre universitaire romand de médecine légale (CURML) du 24 juin 2018 (les médecins ayant constaté la présence d'ecchymoses au niveau du sein droit de l'intimée et les douleurs de cette dernière à la palpation des faces internes des cuisses), le rapport de la brigade de police scientifique du 2 août 2018 (duquel il ressort que le profil ADN du recourant a été mis en évidence sur la vulve, le vagin et l'urètre de l'intimée), mais encore le rapport médical du centre E.________ du 10 mai 2021 (duquel il ressort que l'état psychiatrique de l'intimée a été très perturbé suite à la première atteinte sexuelle subie en 2018 et qu'elle souffrait de toute la symptomatologie d'une victime de viol). En définitive, la cour cantonale a jugé que les éléments qui précèdent étaient de nature à conforter la version de l'intimée, qu'on pouvait considérer généralement crédible.