Citation: 5A_158/2007 20.09.2007 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 I 140 consid. 1.1; 132 III 291 consid. 1). 1.1 L'arrêt cantonal du 7 février 2007, qui statue sur les honoraires uniquement et réserve la fixation des frais et débours à une décision ultérieure, est une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF, le sort des honoraires étant indépendant de celui des frais et débours. Conformément à cette disposition, il pouvait faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral en temps utile. L'arrêt du 22 mars 2007 admet des demandes d'interprétation déposées à l'encontre du précédent arrêt et statue donc sur un moyen extraordinaire de droit cantonal. Selon la jurisprudence, l'interprétation complète le jugement d'origine et ne constitue pas une décision autonome et indépendante de ce dernier; elle fait en principe courir un nouveau délai de recours. La procédure de recours reste toutefois limitée à l'interprétation qui a été donnée et ne peut porter sur les parties du jugement d'origine sans rapport avec le jugement interprétatif (ATF 117 II 508 consid. 1a p. 510; 116 II 86 consid. 3 p. 88 et les références). En l'espèce, le recours n'est donc recevable que dans la mesure où il s'en prend à la réserve inscrite au ch. 5 du dispositif de l'arrêt du 7 février 2007 et à la précision qui lui a été apportée par l'arrêt du 22 mars 2007 concernant les montants déjà perçus et dont le sort dépend de la détermination des frais et débours à intervenir. Partant, les griefs d'arbitraire et de violation du droit d'être entendu soulevés en relation avec la fixation des honoraires sont d'emblée irrecevables. 1.2 Le recourant a eu raison de ne pas se conformer à l'indication du délai de recours de 30 jours figurant tant dans l'arrêt d'origine du 7 février 2007 que dans celui interprétatif du 22 mars 2007. En effet, aux termes de son premier arrêt, la juridiction intimée a statué en tant qu'autorité cantonale supérieure de surveillance sur un recours au sens de l'art. 18 LP, dirigé contre une décision prise sur la base des art. 47 OELP et 84 OAOF. Or, en vertu de l'art. 100 al. 2 let. a LTF, le délai de recours est de 10 jours contre une telle décision. Déposé dans ce délai, compte tenu des féries (art. 46 al. 1 let. a LTF), le présent recours a été interjeté en temps utile.