Citation: 2A.48/2001 06.04.2001 E. A

A.- M.________, née K.________ en 1964, de nationalité macédonienne, est entrée illégalement en Suisse où elle s'est mariée, le 19 février 1999, avec un ressortissant suisse, JM.________, né en 1949. Le 21 juin 1999, le Service de la population du canton de Vaud a délivré à M.________ une autorisation de séjour, bien qu'une enquête de la police cantonale vaudoise ait conclu que l'intéressée n'avait jamais fait ménage commun avec son mari, domicilié à Montreux. Le 6 juillet 1999, JM.________ a déposé une demande en nullité de mariage. Entendu les 21 août et 9 octobre 1999 par la police cantonale, celui-ci a déclaré s'être "fait avoir" par son épouse, qui, dès son arrivée en Suisse, a habité dans sa famille. Par décision du 22 février 2000, le Service de la population a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de M.________. Celle-ci a porté sa cause devant le Tribunal administratif du canton de Vaud qui a procédé, le 2 octobre 2000, à l'audition notamment de JM.________ qui est revenu sur ses déclarations précédentes. Par arrêt du 14 décembre 2000, le Tribunal administratif a confirmé la décision précitée du 22 février 2000. Il a retenu qu'il existait de sérieux indices de mariage fictif et, à titre subsidiaire, que l'intéressée abusait manifestement de son droit à une autorisation de séjour en invoquant un mariage n'existant plus que formellement.