Citation: 5A_141/2019 E. 6.4

6.4. Aux termes du courrier de leur conseil du 22 décembre 2017, les recourants ont indiqué produire les pièces nouvelles litigieuses " suite à l'inventaire et à l'estimation du mobilier de la maison de X.________ " ordonnés par la Justice de paix et transmis au Tribunal par le conseil des demandeurs. Or, ils admettent que ce document a été versé à la procédure en août 2017. Il apparaît en outre que l'avocat des intimés a réservé au conseil des recourants une copie de son courrier de transmission au Tribunal du 17 août 2017. Ce nonobstant, les recourants n'ont introduit leurs nova qu'en date du 22 décembre 2017, soit plus de quatre mois après qu'ils ont eu connaissance des faits motivant leur requête de nova. Un tel atermoiement ne respecte à l'évidence pas la condition (générale) de l'invocation sans retard de l'art. 229 al. 1 CPC. Certes, les recourants citent l'avis de Willisegger, qui considère qu'il suffirait d'agir à la prochaine " occasion procédurale " ( nächste prozessuale Gelegenheit) à laquelle les parties peuvent s'exprimer et mentionne notamment à cet égard l'audience de plaidoiries finales. Ils n'exposent toutefois pas en quoi cet avis isolé devrait être préféré à celui de la doctrine majoritaire. Quoi qu'il en soit, l'audience de plaidoiries finales ayant été fixée en janvier 2018, il n'était pas possible d'attendre celle-ci compte tenu du moment où les recourants ont eu connaissance des éléments justifiant, selon eux, l'introduction de nova (cf. TAPPY, loc. cit.). Il s'ensuit que les nova présentés le 22 décembre 2017 étaient déjà irrecevables pour ne pas avoir été introduits " sans retard ". Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner plus avant le bien-fondé de la motivation de la cour cantonale. Le moyen doit être rejeté.