Citation: 1C_156/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, les deux parcelles sur lesquelles le projet vient prendre place sont, certes, inventoriées comme SDA. Elles sont toutefois déjà colloquées en zone à bâtir, de sorte qu'il n'y a pas de déclassement à proprement parler, au contraire des arrêts cités par le recourant (cf. arrêt 1C_58/2017 du 18 octobre 2018 consid. 4.2). En outre, comme l'a relevé l'autorité précédente, elles ne devraient pas être comptées parmi les SDA, dans la mesure où elles sont déjà équipées (cf. arrêt 1C_635/2020 du 11 octobre 2021 consid. 5.7). Dans ces conditions, les principes rappelés ci-dessus, et qui concernent les déclassements de SDA en zone à bâtir lors de la planification, ne s'appliquent pas à une autorisation de construire en zone à bâtir, les conditions d'un examen préjudiciel au sens de l'art. 21 al. 2 LAT n'étant, comme on l'a vu, pas réunies (cf. arrêt 1C_450/2019 du 13 octobre 2020 consid. 4.2). On ne saurait, dans cette mesure, reprocher aux autorités précédentes, de n'avoir pas analysé plus avant la possibilité d'un éventuel emplacement alternatif pour le projet litigieux, respectivement la question de savoir si les parcelles en cause répondaient aux conditions d'application des art. 3 al. 2 let. a et 15 al. 3 LAT et 30 OAT (cf. arrêt 1C_102/2019 du 17 août 2020 consid. 4.4.1). Pour le surplus, et comme l'indique la mesure A.2 du plan directeur cantonal adopté par le Grand Conseil le 8 mars 2018 et approuvé par le Conseil fédéral le 1 er mai 2019, p. 2, relative aux surfaces d'assolement, une nouvelle mise à jour des données et un réexamen global de la situation des SDA ont été entrepris, en lien notamment avec la réalisation du projet de troisième correction du Rhône et le dimensionnement des zones à bâtir, cette démarche devant être coordonnée avec les discussions en cours au niveau national. Dans ce cadre, l'ARE a indiqué, dans ses déterminations du 9 septembre 2022, que le canton du Valais, qui avait transmis les données de son inventaire SDA (état au 23 juillet 2018), faisait état de 7'760 ha de SDA à son inventaire (et non pas 7'343 ha de SDA comme l'indique l'arrêt entrepris, qui se réfère à la mise à jour des données transmise à la Confédération le 30 septembre 2012; cf. arrêt attaqué, consid. 5.2, p. 16); quant aux données de la Confédération, elles mentionnaient pour ce canton 7'500 ha de SDA. Dans la mesure où la surface minimale à garantir est de 7'350 ha pour ce canton, il apparaît que ce dernier dispose de réserves de SDA, de sorte que, contrairement à ce qu'allègue le recourant, il n'y a pas de risque pour le respect du contingent cantonal. Dans ce contexte, on ne distingue pas non plus en quoi le principe de coordination matériel aurait été violé en l'espèce (cf. également supra consid. 5.3). Ces griefs doivent donc être écartés.