Citation: 5A_1033/2021 E. 5.2

5.2. Il faut concéder à la recourante que l'écriture qu'elle a déposée le 22 novembre 2021 ne constitue pas formellement une " plainte " contre une mesure concrète de l'Office des poursuites - ce que la juridiction précédente a reconnu aussi ( cf. supra, consid. 5.1) -, mais bien une " requête de suspension de poursuite ". Il n'en demeure pas moins que cet acte a été expressément adressé à la Chambre de surveillance, à savoir une autorité de surveillance en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 13 al. 1 LP). Or, une telle autorité n'est pas compétente pour suspendre une poursuite en raison de la prétendue inexistence de la créance en poursuite; comme l'ont admis les magistrats précédents, cette compétence appartient exclusivement au juge saisi d'une action en annulation de la poursuite au sens de l'art. 85a LP (sur l'ensemble de la question: cf. ordonnance du Tribunal du district du Val-de-Travers du 19 février 1997, in : RJN 1997 p. 342 ss, avec les références). Dans son résultat, la décision entreprise, par laquelle la cour cantonale s'est en définitive déclarée incompétente à raison de la matière pour donner suite à la " requête de suspension ", ne contrevient dès lors pas au droit fédéral, pas plus qu'elle n'est " entachée d'arbitraire ".