Citation: 2C_243/2024 E. 5.5

5.5. En l'occurrence, le recourant se contente essentiellement de renvoyer au texte de l'art. 40 al. 1 LN, mais sans parvenir à démontrer en quoi l'interprétation que le Tribunal cantonal fait de cette disposition serait insoutenable. Il ne peut en particulier pas être suivi lorsqu'il indique que les travaux préparatoires n'iraient pas dans le sens d'une portée similaire entre l'art. 40 al. 1 LN et celle de l'art. 321 ch. 1 CP. En effet, il ressort du commentaire article par article joint au projet de loi sur le notariat (doc. 2004.05_Loi sur le notariat_Ann_CE, consultable sur le site internet du Grand conseil valaisan) que " l'obligation pour le notaire de respecter le secret professionnel [...] est consacrée par l'article 40 du projet " (p. 19 s.). Pour la notion de secret professionnel, ce commentaire renvoie à l'ATF 117 Ia 341, qui porte notamment sur l'art. 321 ch. 1 CP. Ce commentaire précise également que " l'obligation de taire les faits et déclarations révélés vaut même dans les cas où l'acte n'est pas instrumenté, par exemple parce qu'il serait contraire à la loi " (p. 20). Les travaux préparatoires ne révélant pas de volonté de réduire le champ d'application de l'art. 40 LN au regard de l'art. 321 ch.1 CP, on ne voit pas qu'il soit insoutenable de choisir une interprétation qui soit conforme à la pratique des autres cantons en matière de secret professionnel des notaires. Enfin, le recourant se réfère en vain aux art. 59 al. 1 let. a et 60 LN qui concernent la surveillance administrative et non disciplinaire.