Citation: 6B_44/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant a lavé les enfants, les savonnant sur tout le corps, y compris les parties intimes. Il les a en outre régulièrement crémés, touchant les parties intimes et les fesses. Par ailleurs, il a prodigué des massages à l'enfant F.B.________, profitant de lui toucher le sexe à ces occasions. Le recourant cite la doctrine, selon laquelle le fait de doucher, de laver un mineur ou de l'accompagner lorsqu'il doit faire ses besoins ne constitue pas un acte d'ordre sexuel, même si, au vu de l'indépendance de l'enfant, cela n'apparaît pas nécessaire (DUPUIS ET AL., Petit commentaire du Code pénal, 2e éd., 2017, n° 28 ad art. 187 CP; TRECHSEL/BERTOSSA, in Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 3e éd., 2018, n° 6 ad art. 187 CP). Les actes reprochés au recourant vont toutefois au-delà des actes de pure hygiène. Le recourant ne s'est pas contenté de doucher les enfants et de les crémer, mais il leur a touché les parties intimes. Il ne s'agissait pas de contacts fortuits ou maladroits avec les parties intimes des enfants, à l'occasion de soins corporels ou hygiéniques. Les enfants, qui étaient suffisamment âgés pour faire leur toilette, ont manifesté au recourant leur opposition et montré leur désapprobation, mais le recourant n'a pas cessé son comportement. L'enfant C.B.________ a mis sa main sur ses parties intimes, mais le recourant lui a demandé de l'enlever. Dans ces conditions, les actes reprochés au recourant apparaissaient bien pour un observateur neutre connotés sexuellement. La connotation sexuelle est encore renforcée par l'âge des enfants, la différence d'âge d'avec le recourant et le fait que le recourant n'était pas le père des enfants. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a retenu que les actes reprochés au recourant devaient être qualifiés d'actes d'ordre sexuel au sens de l'art. 187 ch. 1 al. 1 CP.