Citation: 4C.106/2002 18.06.2002 E. 2

Invoquant les art. 63, 64 et 51 al. 1 let. c OJ, le défendeur soutient, à titre préalable, que l'état de fait ressortant de l'arrêt entrepris n'est pas suffisant et complet pour statuer sur la question litigieuse. Il reproche aux juges cantonaux d'avoir omis des faits pourtant allégués et prouvés. Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Hormis ces exceptions que le recourant doit invoquer expressément, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour se plaindre de l'appréciation des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 127 III 543 consid. 2c p. 547; 126 III 10 consid. 2b p. 13). Dans sa motivation, le défendeur, sous le couvert des art. 63 et 64 OJ, critique en réalité l'appréciation des preuves à laquelle se sont livrés les juges cantonaux. Son recours en réforme contient du reste exactement les mêmes critiques que celles invoquées dans le cadre du recours de droit public déposé parallèlement et qui, examinées sous l'angle de l'arbitraire, ont été rejetées (cf. arrêt de ce jour dans la cause 4P.60/2002, consid. 3.2). Le recours en réforme n'est donc pas recevable sur ce point.