Citation: 6B_800/2022 E. 4.4.2

4.4.2. Il ressort des déclarations de la jeune femme qu'elle ne voulait pas masturber l'intimé, mais qu'elle n'a pas osé refuser. Ces déclarations sont claires. En retenant que la jeune femme a consenti à masturber l'intimé sur la base des seules images de la vidéo (qui ne portent même pas sur l'acte en question), la cour cantonale a versé dans l'arbitraire. Comme vu ci-dessus (cf. consid. 2.5.3), ces images ne sont pas, comme le soutient la cour cantonale, une preuve objective de la réalité, d'autant moins que, dans ce cas, elles ne portent pas sur l'acte reproché. En effet, à supposer que la jeune femme ait accepté un rapprochement sexuel avec l'intimé lors du shooting, cela ne signifie pas encore qu'elle était d'accord avec tout ce qu'il lui a demandé. C'est donc arbitrairement que la cour cantonale a retenu que la jeune femme a consenti à masturber l'intimé.