Citation: 8C_20/2020 E. B

Par arrêt du 11 décembre 2019, la CDAP, admettant partiellement le recours interjeté par A.________ contre la décision sur opposition du 8 janvier 2019, a annulé cette décision et a renvoyé la cause à la CCVD pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Les juges cantonaux ont considéré en bref que si la décision attaquée n'était pas critiquable sur le principe, la restitution des prestations supposait l'enrichissement illégitime du bénéficiaire des prestations. Or une différence de 23'327 fr. subsistait entre la prestation AI rétroactive servie à B.________ pour la période du 1 er janvier 2013 au 31 décembre 2014 (58'213 fr.) et la rente-pont perçue par la recourante durant la même période (81'540 fr.). Il appartiendrait à la CCVD de vérifier si B.________ avait perçu des prestations complémentaires à l'AI durant cette période, et le cas échéant à concurrence de quel montant, avant de requérir de la recourante la restitution de la totalité de la rente-pont. En l'état, selon la cour cantonale, "force [était] de constater que cette restitution ne [pouvait] s'étendre qu'à concurrence du montant dont la recourante [était] enrichie, à savoir 58'213 francs".