Citation: 9C_454/2020 E. A

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2012, A.________ a été hospitalisé au Service de neurochirurgie de l'Hôpital B.________ en raison d'un traumatisme crânio-cérébral (TCC) avec perte de connaissance après une bagarre. Il a séjourné dans ce service jusqu'au 27 décembre 2012, puis dans le service de neuroréhabilitation de l'Hôpital B.________ jusqu'au 25 janvier 2013. Il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 26 mai 2014. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a recueilli l'avis des médecins traitants, dont ceux des docteurs C.________, spécialiste en médecine interne générale, D.________, médecin chef du Service d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l'Hôpital B.________, E.________, spécialiste en psychiatrie, psychothérapie d'enfants et d'adolescents, F.________, spécialiste en neurologie et médecin associé auprès de l'unité de neuroréhabilitation de l'Hôpital B.________, et G.________, spécialiste en médecine interne générale et chef de clinique adjoint auprès de l'unité de neuroréhabilitation de l'Hôpital B.________. Il a ensuite mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre d'Expertises Médicales de Nyon (CEMed). Dans un rapport rendu le 23 février 2017, les docteurs H.________, spécialiste en médecine interne générale, I.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie, J.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et K.________, spécialiste en neurologie, ont diagnostiqué - avec répercussion sur la capacité de travail - un traumatisme crânio-cérébral (du 16 décembre 2012), avec contusions temporale inférieures bilatérales et céphalées, des troubles attentionnels et une irritabilité séquellaire, ainsi qu'un état de stress post-traumatique (depuis décembre 2012); selon les médecins, l'assuré ne pouvait plus exercer son activité habituelle de barman et videur de boîte de nuit, mais disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites depuis le 25 janvier 2013, avec une diminution de rendement de 20 %. Le 27 mars 2017, le docteur L.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR), a fixé la date de l'exigibilité de la reprise de l'activité adaptée décrite par les médecins du CEMed au 15 juin 2014. A l'invitation de l'administration, les médecins du CEMed ont complété leur expertise le 5 mai 2017. L'assuré s'est opposé aux conclusions des médecins du CEMed et a produit un nouvel avis des docteurs E.________ (du 14 septembre 2017) et M.________, spécialiste en neurologie et médecin associé auprès de l'unité de neuroréhabilitation de l'Hôpital B.________ (des 23 octobre 2017 et 5 juillet 2018), ainsi que les conclusions d'un examen neuropsychologique (rapport du 1 er décembre 2017). Par décision du 3 octobre 2018, l'office AI a nié le droit de A.________ à des prestations de l'assurance-invalidité.