Citation: 9C_615/2007 23.01.2008 E. A

A.a D.________ est atteint de surdité bilatérale sévère depuis sa naissance en 1969. Il a obtenu un certificat d'aptitude professionnelle de mécanicien-fraiseur en 1989. Depuis cette année-là, il a travaillé comme éducateur non-qualifié au service de l'Ecole X.________. Souhaitant suivre une formation en emploi d'éducateur spécialisé auprès de l'Ecole Y.________, il s'est adressé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), le 19 septembre 2000, afin d'obtenir la prise en charge des services d'un interprète en langue des signes durant les cours. L'office AI a rejeté la demande le 24 juillet 2001. Saisi par recours successifs de l'assuré, le Tribunal fédéral des assurances a nié le droit au remboursement des frais en cause (arrêt I 804/02 du 7 juillet 2003). A.b Devenu éducateur spécialisé et travaillant toujours auprès de la même institution scolaire, D.________ a, le 23 août 2004, demandé à l'office AI de participer aux frais occasionnés par les services d'un interprète en langue des signes française dont il disait avoir besoin dans le cadre de son activité professionnelle. Dans un rapport du 18 août 2005, le docteur F.________, spécialiste ORL, a estimé que l'appareillage porté par l'assuré était indispensable et que l'efficacité de son travail serait améliorée par la présence d'un interprète pour communiquer avec les personnes entendantes lors de réunions et colloques professionnels. Par décision du 13 septembre 2005, confirmée le 25 avril 2006 sur opposition de l'intéressé, l'office AI a refusé la prise en charge des services de tiers, au motif que les frais y relatifs n'auraient pas été nécessaires dans la profession initialement apprise mais jamais exercée par l'assuré.