Citation: 1B_383/2016 E. 2

Dans un argument formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant soutient que le Tribunal des mesures de contrainte a violé son droit d'être entendu en statuant sur la demande de prolongation de sa détention provisoire sans avoir tenu une audience malgré une demande expresse en ce sens. La décision attaquée qui confirme qu'une telle audience n'était pas nécessaire serait contraire à l'art. 227 al. 6 CPP. La cour cantonale a considéré que la procédure de prolongation de la détention provisoire se déroulait en principe par écrit et qu'il n'existait aucun droit constitutionnel, ni disposition légale prescrivant l'audition personnelle du prévenu par le Tribunal des mesures de contrainte. Ce dernier peut ordonner une audition si la recherche de la vérité l'impose ou si les motifs à la base de la demande de prolongation de la détention provisoire sont peu clairs. Les questions sur lesquelles le prévenu souhaitait s'exprimer oralement dans le détail, à savoir celles de son logement à Saint-Julien-en-Genevois et des photographies, ont été étayées à suffisance dans le dossier ou par des explications complémentaires apportées par la défense. Cette dernière n'a pas fait valoir de motifs pertinents permettant de faire grief au Tribunal des mesures de contrainte de ne pas avoir ordonné l'audition personnelle du prévenu avant de statuer.