Citation: 5A_951/2020 E. 5.1

5.1. La recourante invoque un établissement inexact et lacunaire des faits. Elle reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu des éléments probants sur les carences répétées de l'intimé dans la prise en charge de l'enfant. Elle relève notamment que les éléments produits au dossier font état d'un enfant malade qui participe à une fête en compagnie d'adultes avinés et se couche à 2 heures du matin, de devoirs mal faits, de confrontations à des images inadaptées, d'un suivi médical inexistant lors d'une fracture, d'une sécurité défaillante en voiture ou encore du fait que le père aurait laissé son fils seul au bord d'une route, celui-ci devant aller à l'école accompagné par un inconnu. Elle soutient avoir apporté d'innombrables preuves de comportements dangereux, inquiétants et inadéquats chez l'intimé, qui démontraient son absence de capacité à prendre des décisions allant dans le sens du bien-être de l'enfant et à le protéger. S'agissant en particulier des sms entre parties et des courriers entre avocats, la recourante fait valoir qu'il était arbitraire de les écarter sans autres raisonnements juridiques; il s'agissait en effet de titres au sens de l'art. 177 CC - disposition dont la recourante fait valoir la violation - de sorte que ces pièces n'étaient pas dénuées de valeur probante. Partant, les faits tels qu'ils ressortent de la décision entreprise seraient inexacts. Selon la recourante, les faits qu'elle évoque seraient essentiels pour juger cette cause, dès lors qu'un parent qui se montre incapable de protéger adéquatement son enfant dans des activités simples de la vie quotidienne ne saurait être considéré comme apte à prendre des décisions importantes en servant le bien du mineur concerné. Elle soulève encore une constatation lacunaire des faits (art. 97 al. 1 LTF), au motif que la cour cantonale n'aurait pas mentionné que l'enfant serait exposé à de la fumée passive en présence de son père, fait pourtant retenu par l'autorité de première instance. Enfin, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir admis l'existence d'un fait nouveau important en se basant uniquement sur un certificat médical produit par l'intimé et établi par son médecin traitant, qui attesterait qu'il a été soigné et qu'il ne souffre plus d'addiction à l'alcool, alors que ce fait serait contredit par des éléments qu'elle a allégués de manière constante au cours de la procédure.