Citation: 4A_519/2013 E. A

A.a. X.________, né en 1939, qui avait la profession de monteur chauffagiste, a été employé pendant plus de 40 ans par la société V.________ SA. Le 22 avril 1999, X.________ a conclu avec Z.________ SA (ci-après: Z.________) une assurance responsabilité civile « de particuliers ». La police renvoie aux conditions générales d'assurance (CGA) édictées en février 1994 par Z.________. Selon l'art. A3 let. a CGA, la couverture d'assurance de « particuliers » s'étend aux actes de la vie journalière, à l'exclusion de la responsabilité résultant de l'exercice d'une profession ou de toute autre activité lucrative. L'art. A9 CGA précise les prétentions exclues de la couverture d'assurance: il s'agit en particulier des prétentions « pour les dommages en relation avec l'exercice d'une profession ou de toute autre activité lucrative, de même que ceux en rapport avec une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale ... » (art. A9 let. b CGA); il en va de même des prétentions « pour les dommages causés à des biens-fonds, immeubles et autres ouvrages appartenant à des tiers, par des travaux de démolition, de terrassement, de transformation ou de construction ... » (art. A9 let. i CGA). A.b. A une date indéterminée, X.________ a fait la connaissance de H.Y.________, menuisier indépendant, avec lequel il a travaillé à plusieurs reprises sur des chantiers communs; ils se sont liés d'amitié. Dans le courant de 2002, H.Y.________ a acquis un bien-fonds sis à ... (GE), sur lequel étaient érigés un ancien bâtiment de deux niveaux, plus combles sur sous-sol, ainsi qu'une maisonnette (dont la surface alléguée est de 28 m2). Depuis le 15 décembre 2006 en tout cas, H.Y.________ et son épouse F.Y.________ sont copropriétaires de cet immeuble. En septembre 2005, les époux Y.________ se sont installés avec leur fille cadette A.Y.________ dans ladite maisonnette, alors que leur fille aînée, B.Y.________, était hébergée par des amis de la famille. A la même époque, les époux Y.________ ont entrepris des travaux de rénovation et de remise en état du bâtiment principal de leur parcelle. Ils ont en particulier souhaité remplacer le système de chauffage à mazout installé dans le sous-sol par une installation à gaz, ce qui nécessitait l'évacuation d'une citerne. H.Y.________ s'est alors adressé à X.________, lequel a accepté, sans demander une contrepartie financière, de l'aider à évacuer la citerne à mazout. Il a été retenu que la mise hors service d'une citerne à mazout est une activité réglementée, qui doit être effectuée par un titulaire du brevet fédéral de réviseur de citerne. La découpe d'une telle citerne implique son dégazage préalable, l'air devant être extrait à vingt reprises au moyen d'un extracteur. X.________, qui ne possède pas le brevet fédéral en question, n'avait jamais été en charge de travaux de ce type pour son employeur. Le 11 octobre 2005, vers 15 h.30, X.________ s'est rendu au domicile de la famille Y.________ pour procéder à l'enlèvement de la citerne à mazout. Après s'être assuré que celle-ci était vide, il a laissé pendant environ une heure son couvercle ouvert pour évacuer les éventuels gaz de mazout résiduels. Il a ensuite procédé à la découpe de la citerne, d'abord avec une meule à disque, puis avec un chalumeau. Une flamme est soudain apparue dans la cuve; le feu s'est ensuite propagé dans la maison, qui s'est partiellement effondrée. Au vu des dégâts provoqués tant par le feu que par l'eau utilisée par les pompiers pour éteindre l'incendie, l'ingénieur civil mandaté par H.Y.________ a préconisé la démolition de l'ensemble des murs de la demeure. La compagnie auprès de laquelle les conjoints Y.________ avaient souscrit une police d'assurance-incendie a indemnisé de manière partielle ces derniers en décembre 2005, soit à concurrence de la somme maximale assurée, qui était inférieure à la valeur de la demeure. X.________ a annoncé le sinistre à son assurance responsabilité civile, à savoir Z.________, qui a refusé de le prendre en charge, au motif que l'événement à l'origine du préjudice subi par la famille Y.________ était exclu de la couverture des risques assurés selon le contrat du 22 avril 1999.