Citation: 6B_1030/2023 E. 2.5.1

2.5.1. Après avoir pris soin d'instruire sur les structures de soins disponibles en Turquie, la cour cantonale a constaté que les problèmes de santé rapportés n'apparaissaient pas être d'une intensité telle que leur prise en charge psychiatrique, psychothérapeutique et rhumatologique ne puissent se faire qu'en Suisse et qu'une prise en charge en Turquie entraînerait de manière certaine et à brève échéance une mise en danger concrète et sérieuse de la vie ou de l'intégrité physique du recourant. Son psychiatre parlait de risque "théorique" et ne pouvait être catégorique sur les conséquences d'un retour du recourant en Turquie, mais il attestait que la médication prescrite (Tramadol; médication antidépressive) y était accessible. Le traitement des problèmes de santé mentale et physique était possible de manière générale en Turquie, à la fois en hospitalisation et en consultation externe. Le système de santé et la prise en charge des personnes malades ou handicapées étaient efficients et gratuits. Le recourant pourrait accéder à un réseau de soins pluridisciplinaires dans son pays d'origine et poursuivre ses différents traitements. Dès lors, la cour cantonale a conclu que les problèmes de santé invoqués par le recourant ne seraient pas aggravés et sa vie ne serait pas mise en danger au sens de l'art. 3 CEDH par son expulsion dans son pays d'origine.