Citation: 6B_142/2016 E. 9.2

9.2. A.________ SA, actionnaire de I.________ SA et bailleur de fonds de celle-ci, a conclu au paiement d'une somme de 28'500 fr., correspondant au montant prélevé indûment par le recourant le 27 juillet 2011 sur le compte de I.________ SA (pièce n° 234). La condamnation du recourant pour abus de confiance à raison de ces faits a été confirmée, conformément au considérant 5 ci-dessus. A l'appui de ses conclusions civiles, A.________ SA a fait valoir que " Pour se lancer dans le commerce de produits carnés, X.________ a notamment bénéficié du support de la société A.________ SA, qui a mis à disposition de I.________ SA au printemps 2010 un crédit de 430'000 fr., destiné à servir de fonds de roulement, ainsi que le capital-actions de 100'000 francs ". Le contrat de prêt en question entre A.________ SA et I.________ SA a été versé au dossier de la procédure pénale (annexe à la plainte pénale de A.________ SA du 18 août 2011, pièce 4/2/1). Considérant qu'il n'était pas évident de déterminer à quel titre A.________ SA était en droit de revendiquer la somme de 28'500 fr. et que les questions de légitimation active sur le plan civil étaient délicates, les premiers juges se sont limités à donner acte à A.________ SA de ses réserves civiles à l'encontre du recourant. La cour cantonale a estimé que ce raisonnement était correct. Elle a précisé que le patrimoine lésé par l'abus de confiance était juridiquement celui de la société faillie, I.________ SA, et non celui d'une société tierce se présentant comme créancière de I.________ SA. La cour cantonale en a déduit qu'il convenait de renvoyer A.________ SA à agir par la voie civile.