Citation: 5D_13/2024 E. 1

L'autorité cantonale a en outre exposé que la recourante se prévalait d'un défaut d'identité du destinataire des fonds tel que désigné dans la décision du 25 août 2021. Or, la formulation de l'obligation de faire contenue dans chacune des décisions des 25 août 2021 et 28 décembre 2022 était rigoureusement la même et la juge de paix avait expliqué dans son ordonnance du 28 décembre 2022 pour quelles raisons il convenait de modifier la désignation du compte bancaire. Elle a ensuite jugé qu'était définitive et exécutoire tant la décision du 25 août 2021 enjoignant à la recourante de remettre tous les actifs de la succession de feu B.________, le Tribunal fédéral ayant par arrêt du 14 novembre 2022 jugé irrecevable son recours contre l'arrêt cantonal du 8 mars 2022, que la décision d'exécution forcée du 28 décembre 2022 modifiant le compte où verser les actifs. Sur trois points, elle a formulé différemment sa motivation que dans ses arrêts précédents, mais celle-ci est restée substantiellement identique. C'est ainsi que, premièrement, au considérant 5.6.2, comme elle l'avait dit au considérant 5.6.4. de son arrêt du 23 janvier 2024, elle a jugé que le grief de violation du droit d'être entendu de la recourante au motif que la juge de paix n'avait pas tenu compte de sa détermination du 16 septembre 2022, accompagnée de pièces, et de ses déterminations spontanées du 6 janvier 2023, tombait à faux dès lors que ce grief ne portait pas sur la décision entreprise et que, dans son arrêt du 1 er février 2023, elle avait déjà considéré ce moyen infondé. Deuxièmement, au considérant 5.8, comme elle l'avait dit au considérant 5.6.2 de son arrêt du 23 janvier 2024, elle a répondu aux arguments de la recourante au sujet des art. 7 et 10 Cst. que ces griefs ne concernaient pas la décision entreprise mais la mesure de contrainte instituée dans l'ordonnance du 28 décembre 2022. Troisièmement, au considérant 5.9.1, comme elle l'avait dit au considérant 5.6.5. de son arrêt du 23 janvier 2024, elle a jugé que les arguments de la recourante sur le montant de base de l'amende journalière (absence d'intérêt public, disproportion, absence de considération de sa situation personnelle) ne portaient pas sur la décision entreprise mais sur l'ordonnance du 28 décembre 2022. Enfin, l'autorité cantonale s'est prononcée sur les deux autres arguments de la recourante. C'est ainsi qu'elle a jugé que l'objet de la décision entreprise n'était pas la nature de l'obligation (paiement d'une somme d'argent ou obligation de faire) faisant l'objet de la mesure d'exécution et que, au surplus, dans son arrêt du 8 mars 2022, elle avait déjà tranché cette question, de sorte que c'était à raison que, dans son ordonnance d'exécution forcée du 28 décembre 2022, la juge de paix avait prononcé les mesures d'exécution forcée. Enfin, s'agissant des autres griefs constitutionnels invoqués (art. 9, 5 al. 3, 29 al. 1, 30 al. 1 et 49 Cst.), elle a jugé que ces critiques s'adressaient encore à l'injonction du 25 août 2021 ou à l'ordonnance d'exécution forcée de celle-ci, de sorte qu'ils étaient tous irrecevables. Plus précisément, la compétence du juge de paix - à qui la recourante reprochait de tendre de manière indue à régler son comportement en Pologne en la forçant à prélever ses avoirs bancaires dans ce pays - pour prononcer les mesures d'exécution avait déjà été tranchée par arrêt cantonal du 1 er février 2023.