Citation: 5P.46/2003 02.06.2003 E. A

C.________ et dame C.________, se sont mariés en 1983 et ont eu une fille en 1985. Le couple s'est séparé à fin octobre 2001, la mère et l'enfant restant dans l'appartement copropriété des époux. En conséquence d'une première requête de mesures protectrices de l'union conjugale, restée sans suite, le mari a versé spontanément 1'350 fr. par mois en faveur de sa fille, les allocations familiales, d'un montant mensuel de 330 fr.70, étant perçues directement par l'épouse. Il a en outre payé à celle-ci la somme de 600 fr. durant sept mois, pour lui permettre "d'organiser sa vie et de compléter son activité professionnelle". La valeur locative de l'appartement a été arrêtée par expert à 880 fr. Le 15 février 2002, l'épouse a déposé une nouvelle requête de mesures protectrices, concluant à l'octroi d'une contribution d'entretien pour elle et sa fille d'un montant global de 4'000 fr. par mois. Dès le 1er juin 2002, le mari a cessé de verser toute contribution à sa femme.