Citation: 4C.328/2003 23.03.2004 E. A

A.a A.________ a accompli un apprentissage d'horloger micro-électronicien chez Y.________SA de 1992 à 1995. Par la suite, il a exercé le métier d'horloger qualifié, et suivi une formation pour les complications. En 1996, il a pris la responsabilité du service après-vente chez "Z.________" à Singapour. X.________ SA (ci-après: X.________), dont le siège est en Suisse, est active dans le domaine de l'horlogerie. En 1998, l'un de ses représentants est entré en contact à Singapour avec A.________, à qui il a indiqué divers postes disponibles de responsable technique au service après-vente de la société, l'un en Allemagne, l'autre aux USA, un troisième à Hong Kong. A.________ a donné son congé à "Z.________" le 27 mars 1998 alors qu'il était en discussion avec X.________ au sujet de son engagement; il s'intéressait à un emploi aux USA pour un salaire annuel d'environ 95 000 US$. Durant le printemps 1998, A.________ et X.________ se sont adressés divers courriers au sujet des conditions concrètes d'une installation de l'horloger et sa famille aux USA. Par contrat de travail du 11 juin 1998, X.________ a engagé A.________ en qualité d'horloger-rhabilleur à temps complet dès le 6 juillet 1998 contre un salaire annuel brut initial de 95 000 fr. La collaboration entre les parties devait débuter par une formation et du travail en atelier en Suisse, entrecoupés de quelques voyages en Floride durant lesquels le travailleur pourrait notamment préparer le déménagement de lui et des siens à Fort Lauderdale, prévu en juillet-août 1999. Le contrat, d'une durée indéterminée, fixait un temps d'essai de trois mois. Ensuite, le délai de congé serait de un mois pour la première année. A.b Le 3 mars 1999, X.________ a adressé à A.________ un courrier lui confirmant que ses capacités et aptitudes au travail ne correspondaient pas aux exigences du poste auprès de X.________ of America. Le travailleur a contesté les reproches qui lui étaient adressés par lettre du 20 mars 1999. Le 29 mars 1999, l'employeur a envoyé au travailleur un pli recommandé dans lequel il se disait "malheureusement dans l'obligation de (lui) confirmer (son) licenciement avec effet au 30 avril 1999, dû à une restructuration". L'horloger s'est opposé par écrit à son congé le 9 avril 1999. La société a maintenu sa position.