Citation: 1B_242/2013 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le recourant n'est pas dépourvu de tout antécédent. En effet, la cour cantonale a rappelé qu'il était déjà connu de la justice pour deux cas de bagarre (2003 et 2007) et qu'il avait été mis en contravention pour le port d'une arme interdite, soit un couteau-papillon (2012). Le recourant ne nie pas ces événements puisqu'il en a lui-même parlé lors de l'expertise psychiatrique. De plus, selon son casier judiciaire, il a été reconnu coupable de vol et de violation des règles de la circulation routière le 16 décembre 2012. Quant aux charges pesant sur le recourant suite aux faits ayant amené sa mise en détention - qu'il ne conteste pas d'ailleurs -, elles sont très lourdes, deux des victimes ayant été gravement blessées. Sur la question du risque de récidive, l'experte psychiatre a constaté dans son rapport du 15 mars 2013 que sans traitement psychothérapeutique et si les abus d'alcool, ainsi que de cannabis devaient reprendre, ce risque était présent au vu de la nature anxieuse et impulsive du recourant. Il pourrait alors commettre le même type d'infractions que celles qu'il avait déjà commises. Lors de son audition le 12 avril 2013, l'experte a confirmé ses conclusions et a précisé que si elle avait eu beaucoup de difficultés à évaluer le risque de réitération, il ne pouvait être exclu. Enfin, force est de constater que le recourant lui-même ne conteste pas l'existence d'un danger de récidive dans son mémoire de recours, soutenant uniquement que l'intensité d'un tel risque ne permettrait pas de considérer qu'il puisse présenter pour la sécurité publique un danger de violence important et que dès lors, les mesures de substitution qu'il propose seraient suffisantes pour éviter tout danger.