Citation: 1C_518/2023 E. 3.2

3.2. Les recourants reprochent tout d'abord à la cour cantonale d'avoir rejeté les moyens de preuve qu'ils avaient sollicités, aptes à démontrer que l'entreprise E.________ SA ne déployait plus d'activité artisanale dans le bâtiment sis sur la parcelle n° 10164, plus particulièrement qu'elle ne fabriquait plus de fenêtres. Ils affirment dans ce contexte que le dépôt de déchets en verre n'est manifestement pas une activité artisanale et estiment arbitraire de se fonder uniquement sur les statuts de la société, comme le ferait selon eux la cour cantonale. Il est douteux que le grief soit recevable dans la mesure où les recourants n'exposent pas explicitement, dans leur mémoire de recours, à quels moyens de preuve ils se réfèrent. Cela étant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire lorsque, pour déterminer l'activité déployée par l'entreprise, elle s'est référée aux données ressortant de l'index central des raisons de commerce, ainsi qu'au site internet de l'entreprise en question énumérant les divers services offerts tels que la pose de vitres, de films protecteurs, de miroirs etc., ainsi que lors d'interventions d'urgence (24h/24, 7j/7) en cas de bris de verre (accident, effraction, vandalisme). Au vu de ces éléments et du caractère familial de ladite entreprise de taille plutôt réduite, l'instance précédente n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que les activités de cette entreprise ne se résumaient pas à entreposer du matériel et des déchets sur la parcelle n° 10164 et en reconnaissant le caractère artisanal de l'activité déployée par l'entreprise, les recourants se limitant d'ailleurs sur ce point à opposer de manière appellatoire leur propre appréciation à celle de l'instance précédente. Les critiques des recourants doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables.