Citation: 6B_919/2022 E. 3.3.2

3.3.2. D'après le recourant, les déclarations de B.________ et de C.________ seraient compatibles avec celles de D.________ et avec la version des faits retenue par l'autorité de première instance. Dans la mesure où il n'étaye en rien son propos, il y a lieu de constater que son grief est irrecevable, à défaut de motivation conforme aux exigences accrues découlant de l'art. 106 al. 2 LTF. En particulier, il ne discute pas le raisonnement cantonal, pourtant pertinent, selon lequel les précités ont présenté une version différente du début de l'altercation et du premier coup essuyé par B.________. Que celui-ci ait par la suite rapporté les propos de D.________ et de son fils (qui n'a pas été entendu lors de l'instruction) lors de son audition n'y change rien, puisqu'il se contentait alors de répéter ce qui lui avait été dit, mais ne faisait pas état de souvenirs propres. Pour ce qui est de la compatibilité des déclarations des victimes avec la version des faits retenues par l'autorité de première instance, il convient de rappeler que la cour cantonale disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (art. 398 al. 2 et 3 CPP), de sorte qu'elle n'était en rien liée par celle-ci. Quoi qu'il en soit, que le témoignage des victimes n'exclue pas que l'intimé ait participé à l'agression, à défaut de souvenirs, n'implique pas encore qu'il l'ait fait.