Citation: 4A_86/2017 E. B

B.a. Le contrat options call et/ou put du 28 mai 2008 a été remplacé par le contrat d'intéressement du 3 février 2011, passé entre A.________, B.________ et C.________ en marge d'une augmentation conditionnelle du capital-actions de B.________. Cette dernière société s'est substituée à C.________ en qualité de contre-partie de A.________. A.________ a obtenu gratuitement 21 options lui permettant d'acheter 21 actions de la société B.________ (dont le capital-actions passait de 400 à 421 actions) et une option put lui permettant d'exiger de la société qu'elle lui rachète ses 21 options jusqu'au 10 juillet 2014 à un prix calculé selon la formule: " 6,2 [Multiple d'EBITDA consolidé B.________ normalisé sur la base duquel l'acquisition de la société [B.________] a été réalisée en date du 11 juin 2008] x l'EBITDA normalisé moyen des deux années comptables précédentes. " L'EBITDA normalisé suppose que l'EBITDA résultant des comptes d'activité et de gestion soit retraité de l'impact de la revalorisation des stocks de matières précieuses, que celle-ci soit positive ou négative (art. 9.2 du contrat). Le prix d'exercice de l'option, qui devait être déduit du prix de chaque action obtenu conformément à cette formule, a été fixé à 75'000 fr. (correspondant au prix payé par action par C.________ lors de son entrée dans le capital de B.________ en 2008). B.b. A.________ a exercé son option put le 18 décembre 2013. Les EBITDA des deux années comptables précédentes, soit de 2011 et 2012, se sont élevés à 7'905'000 fr. et 10'354'000 fr., incluant l'impact de la revalorisation des stocks de matières précieuses. Pour obtenir l'EBITDA moyen normalisé, il faut en retraiter l'impact de la revalorisation des stocks de matières précieuses. En vue de la vente de la société, E.________ SA a établi des rapports de due diligence les 20 décembre 2013 et 4 septembre 2014. Elle a repris les EBITDA mentionnés dans les rapports d'activité et de gestion de la société (qui incluaient la revalorisation des stocks de matières précieuses) et en a retranché la revalorisation de ces stocks, soit la part relative à la variation de la valeur des métaux précieux (Margin deferral), qui s'élève à 2'356'000 fr. pour 2011 et à 3'065'000 fr. pour 2012. Il s'agissait par là de " lisser " (normaliser selon l'art. 9.2 du contrat d'intéressement) les effets dus à l'évolution du cours des métaux précieux, en particulier celui de l'or, et de pouvoir fixer un prix de vente correspondant à la performance financière intrinsèque de l'entreprise, sans tenir compte des effets de ces cours des métaux précieux. L'EBITDA normalisé moyen pour les années 2011 et 2012 est donc de 6'419'000 fr. ([ (7'905'000 - 2'356'000) + (10'354'000 - 3'065'000)]: 2). A.________ a confirmé la teneur du rapport de due diligence en tant que directeur général de la société le 4 septembre 2014. B.c. Avant cela, par courriel du 19 novembre 2013, D.________, administrateur-président de C.________, avait fait parvenir à A.________ un document intitulé " BSA - Valorisation des Options de A.________ - 21/8/2013 ". Il y était invoqué que le multiple de 6,2 était erroné et devait être de 4,9. Quant à l'EBITDA normalisé 2011, il était de 7'042'000 fr. et celui de 2012 de 8'698'000 fr., de sorte que l'EBITDA moyen normalisé était de 7'870'000 fr. Le prix de rachat des 21 options était fixé à 375'830 fr. B.d. Présentement, le litige ne porte plus sur le multiple de 6,2, admis par la cour cantonale, mais uniquement sur l'EBITDA normalisé moyen des années 2011 et 2012. Selon l'employeuse, il est de 6'419'000 fr. et selon l'employé, il est de 7'870'000 fr.; c'est le retraitement de la revalorisation des stocks de matières précieuses qui fait problème et, par suite, le montant du prix de rachat des 21 options de l'employé.