Citation: U 65/04 01.02.2005 E. 5

L'accident dont la recourante a été victime le 25 juin 1999 entre dans la catégorie des accidents de gravité moyenne (cf. consid. 3c du jugement attaqué). Dès lors, la question du lien de causalité adéquate entre cet événement et l'incapacité de travail en raison des affections psychiques diagnostiquées par le COMAI doit être examinée à la lumière des différents critères que la jurisprudence a posés en cas d'atteinte psychique (cf. ATF 115 V 409 consid. 5c/aa) et que les premiers juges ont énumérés exhaustivement (consid. 3a du jugement entrepris). ll n'y a pas lieu de revenir en détail sur l'appréciation du Tribunal cantonal du cas d'espèce à l'aune de ces différents critères. Singulièrement, en ce qui concerne le premier (les circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident), il ne ressort pas du dossier constitué à l'époque où l'accident s'était produit que cet événement avait présenté le caractère si dramatique ou impressionnant que la recourante y voit aujourd'hui. La déclaration d'accident révèle que la voiture de la recourante s'est retrouvée pressée entre deux véhicules, sur l'autoroute, à la suite d'une manoeuvre de dépassement. Le fait que la recourante a dû être désincarcérée ne suffit pas à conférer à l'accident un caractère particulièrement impressionnant, ce d'autant moins que les autres passagères du véhicule en sont sorties indemnes. Quant au dernier critère (le degré et la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques), il n'est pas réalisé dès lors qu'après une convalescence de quatre mois, la recourante a repris le travail à plein temps durant sept mois à 100 %. L'écoulement de ce laps de temps laisse peu de place pour reconnaître, quatre ans plus tard, un caractère adéquat au rapport de causalité entre l'accident et l'incapacité de travail découlant de l'état de stress post-traumatique et autres affections psychiques résultant du rapport du COMAI. A l'examen global, l'accident du 25 juin 1999 ne peut être reconnu comme la cause adéquate des troubles psychiques diagnostiqués pour la première fois par le COMAI en avril 2003, de sorte que l'intimée ne répond pas de la perte de gain que la recourante subit de ce chef.