Citation: H 401/01 18.12.2001 E. 1

1.- a) Le recourant invoque un retard injustifié par le Tribunal des assurances du canton de Vaud, qui est une autorité de dernière instance au sens de l'art. 98 let. g OJ (cf. art. 128 OJ). Le recours de droit administratif, qui peut en principe être formé dans ce cas en tout temps (art. 106 al. 2 OJ), était donc recevable au moment où il a été déposé. b) Selon l'art. 29 al. 1 Cst. , toute personne a droit, dans la procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable. Le principe de la célérité de la procédure découle également de l'art. 6 § 1 CEDH, qui n'offre toutefois pas, à cet égard, une protection plus étendue que l'art. 29 al. 1 Cst. (cf. FF 1997 I 183 sv.). Selon la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 al. 1 aCst. , mais qui conserve toute sa valeur sous l'angle de l'art. 29 al. 1 Cst. , le caractère raisonnable de la durée de la procédure s'apprécie en fonction des circonstances particulières de la cause. Il faut prendre en considération l'ampleur et la difficulté de celle-ci, ainsi que le comportement du justiciable (ATF 125 V 191 consid. 2a et les références). Dans l'appréciation de ces circonstances, il faut également tenir compte du fait qu'en matière d'assurances sociales, le législateur accorde une importance particulière à une liquidation rapide des procès (ATF 126 V 249 consid. 4a; voir l'art. 85 al. 2 let. a LAVS). c) En l'espèce, il s'est écoulé environ cinq mois entre le moment du dépôt du recours de droit cantonal et la date du recours de droit administratif. Pendant ce laps de temps, la cour cantonale a procédé à deux échanges d'écriture. Cette durée paraît admissible, d'autant plus qu'elle est entrecoupée des féries judiciaires d'été. Par ailleurs, il était loisible au recourant de réduire la durée de la procédure en présentant ses écritures avant la fin des délais, en les limitant à l'essentiel et en gardant à l'esprit que le point litigieux porte sur les lacunes de cotisation AVS. Dans ces circonstances, la durée de la procédure cantonale, encore pendante, est certainement raisonnable (comm. RAMA 1997 no U 286 p. 339) et le grief tiré d'un retard injustifié, à la limite de la témérité, mal fondé.