Citation: I 744/05 31.10.2006 E. 1

A.b L'office AI a procédé à la révision du droit de l'assuré à la rente. Un rapport du 5 septembre 1995 du docteur A.________, spécialiste FMH en chirurgie et orthopédie à Z.________, a été produit, selon lequel le degré d'invalidité de 50 % était trop élevé. Ce praticien optait plutôt pour un taux de 20 %, voire de 25 % au maximum. L'office AI a invité la doctoresse B.________ à lui donner tous renseignements sur la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée. Dans un rapport médical du 1er septembre 1997, ce médecin, relevant la présence de douleurs résiduelles intolérables au niveau du pied droit, a retenu un syndrome lombo-vertébral récidivant secondaire à la boiterie, un état dépressif réactionnel et un épanchement pleural idiopathique récidivant dès novembre 1995. Elle fixait l'incapacité de travail à 50 % du 1er avril 1994 au 30 avril 1996 et à 100 % depuis le 1er mai 1996, de manière définitive. Le 5 février 1998, l'office AI a avisé P.________ que le degré de son invalidité n'avait pas changé au point d'influencer son droit à la rente et qu'il continuait à bénéficier de la même rente qu'auparavant. Le 13 mars 1998, l'assuré a contesté le point de vue de l'office AI. Il faisait valoir qu'il était à l'incapacité de travail à 100 % à partir du 1er mai 1996. Par décision du 1er avril 1998, l'office AI a informé P.________ qu'il avait droit comme jusque-là à une demi-rente, le taux d'invalidité n'ayant pas changé au point d'influencer son droit à la rente. L'assuré a formé recours contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Par jugement du 3 avril 2000, la juridiction cantonale a annulé celle-ci et renvoyé le dossier à l'office AI afin qu'il en complète l'instruction au sens des considérants et rende telle nouvelle décision que de droit. Le tribunal des assurances a considéré qu'il se justifiait de compléter l'instruction en ordonnant une expertise pluridisciplinaire à confier à un Centre d'Observation Médicale de l'Assurance-invalidité (COMAI), afin de déterminer si l'état de santé de l'assuré - et notamment les séquelles traumatiques du pied droit - était compatible avec l'exercice d'une activité à un taux de 50 %. A.c Le 2 novembre 2000, l'office AI a confié une expertise pluridisciplinaire au COMAI de Lausanne. Les médecins de la Clinique T.________ ont procédé à un examen clinique le 26 mars 2001. Ils se sont adjoints les services du docteur H.________ (consultation de rhumatologie du 28 mars 2001) et de la doctoresse N.________ (consultation de psychiatrie du 27 mars 2001). Dans un rapport du 29 juin 2001, la doctoresse L.________, cheffe de clinique, et le docteur F.________, chef de clinique adjoint, ont posé les diagnostics avec influence essentielle sur la capacité de travail de podalgies droites dans le cadre d'un status post-luxation des articulations de Lisfranc et de Chopard, fracture du premier cunéiforme et fractures de la base des 2ème, 3ème et 4ème métatarsiens à droite, traitées par ostéosynthèse en 1992 avec altération dégénérative secondaire, de syndrome somatoforme douloureux persistant sous forme de douleurs diffuses (F45.4 [CIM-10]), d'état dépressif d'intensité modérée (F32.1 [CIM-10]) et de trouble de la personnalité sans précision (personnalité de type pré-psychotique) (F60.9 [CIM-10]). Leur appréciation globale permettait de conclure à une capacité de travail résiduelle de 30 % en tant que plâtrier-peintre, avec une capacité de travail de l'ordre de 50 % dans le cadre d'une activité adaptée du point de vue rhumatologique, en raison du vécu douloureux chronique et de la comorbidité psychiatrique (état dépressif, troubles de la personnalité), mais qui à leur avis jouaient peu de rôle par rapport à l'incapacité de travail. Par lettre du 30 août 2001, le docteur U.________, médecin du Service médical S.________, constatant que le trouble somatoforme douloureux n'était pas accompagné d'un trouble psychiatrique grave et invalidant, a invité les experts du COMAI à se déterminer. Le professeur D.________, médecin-chef, la doctoresse L.________ et le docteur F.________, chef de clinique adjoint, ont déposé un rapport complémentaire, du 2 octobre 2001. Dans un rapport d'examen SMR du 22 octobre 2001, le docteur U.________ et la doctoresse I.________, médecin-cheffe, ont retenu comme atteinte principale à la santé des podalgies droites après luxation des articulations Lisfranc et Chopard et après fractures métatarsiennes, et comme pathologie associée du ressort de l'AI un état dépressif d'intensité moyenne. Ils indiquaient que le trouble somatoforme douloureux était un diagnostic associé non du ressort de l'AI. A leur avis, l'assuré présentait une capacité de travail exigible de 30 % dans une activité habituelle et de 80 % dans une activité adaptée. Par décision du 19 février 2003, l'office AI a avisé P.________ qu'il présentait une invalidité de 64,72 % et qu'il continuait d'avoir droit à une demi-rente. Procédant à une comparaison des revenus, il retenait un revenu annuel sans invalidité de 71'779 fr. et un revenu avec invalidité de 25'323 fr. par année. P.________ a formé opposition contre cette décision, Il faisait valoir que le revenu sans invalidité devait être fixé à 96'000 fr. et le revenu avec invalidité à 21'600 fr. et qu'il résultait de la comparaison des revenus une invalidité de 70 %, taux donnant droit à une rente entière. Il signalait qu'il avait été victime d'un accident le 18 (recte: 19) août 2002, qui avait aggravé son incapacité de travail, l'assuré souffrant désormais d'importantes douleurs à la nuque ainsi qu'au membre supérieur droit. Par décision du 7 avril 2003, l'office AI a rejeté l'opposition.