Citation: C 152/06 25.01.2007 E. 4

On peut certes se demander si durant la période du 1er janvier au 31 mars 2005, l'intimé n'a pas été salarié de la société X.________ SA. Le tribunal administratif retient à ce propos que le mandat de travail à l'Etat de Vaud a été durant cette période « sous-traité à P.________ personnellement par la société X.________ SA ». En revanche, dans ses attestations à l'intention de la caisse de chômage, l'intimé n'a pas fait état d'une relation de travail avec X.________ SA, mais a déclaré que son dernier employeur avait été la société P.________ Sàrl. La question d'un éventuel rapport de travail entre l'intimé et X.________ SA peut cependant demeurer indécise. En effet, même en admettant que l'intéressé a été salarié de X.________ SA durant la période en cause, cela ne conduirait pas à la reconnaissance de son droit à l'indemnité. Il se peut qu'un chômeur, licencié par une tierce entreprise, continue par ailleurs à occuper la fonction de directeur, actionnaire ou encore administrateur ou gérant d'une société qui l'emploie et à l'égard de laquelle il a cotisé durant le délai-cadre de cotisation. Selon la jurisprudence toutefois, il ne peut se voir reconnaître un droit aux prestations de chômage que si la période de cotisation accomplie dans l'entreprise tierce a atteint au minimum six mois, par analogie avec la durée prévue par l'art. 37 al. 4 let. a OACI, soit la durée minimale d'activité propre à entraîner une redéfinition du gain assuré (SVR 2004 ALV no 15 p. 46). Cette condition de durée minimale ne serait de toute façon pas remplie en l'espèce,