Citation: 6B_189/2022 E. 3.4.3

3.4.3. Par ailleurs, alors qu'en décembre 2020, la recourante avait été interrogée par l'expert-psychiatre au sujet de son état de santé, elle n'avait pas à cette occasion mentionné de problèmes médicaux chroniques ou significatifs, mise à part une opération à la hanche subie en novembre 2019, qui aurait eu des suites opératoires simples, mais pour laquelle elle aurait mis plusieurs mois à se rétablir. Lors de son interrogatoire au Tribunal de police, elle a évoqué un suivi médicamenteux phytosanitaire pour des problèmes d'angoisse et de troubles du sommeil, avec à l'occasion la prise d'anti-inflammatoires pour sa hanche. Elle n'avait en revanche pas parlé de son état de santé lors de l'audience d'appel, lors même qu'elle avait été invitée à expliquer comment se passait sa vie en détention, ou encore ce qu'elle ferait si elle était expulsée. Cela étant, on ne voit pas que la cour cantonale aurait dû prendre en considération le courrier que la recourante lui avait adressé après la clôture des débats d'appel quant au fait qu'elle souffrirait d'angoisse et de stress depuis son incarcération, qu'elle prendrait un traitement à base de plantes chaque jour en raison de ses problèmes d'insomnie et que, si l'état de sa hanche ne s'améliorait pas, elle devrait subir une " deuxième opération à l'aide d'une prothèse ". En effet, la recourante ne démontre pas à cet égard qu'elle avait fait valoir des éléments nouveaux justifiant la réouverture des débats. A tout le moins, comme l'ont relevé les juges cantonaux, si l'hypothèse d'une nouvelle opération à moyen ou long terme était concrètement envisagée, ou si les douleurs avaient été vraiment importantes et inquiétantes, un suivi aurait été sans aucun doute mis en place à son lieu de détention; la recourante, confrontée à la menace d'une expulsion, et assistée d'un défenseur, n'aurait ainsi pas " oublié " d'évoquer son état de santé (cf. jugement attaqué, consid. 12.3 p. 39 s.).