Citation: 1B_14/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente de ne pas lui avoir communiqué la " réplique du Ministère public " adressée le 21 décembre 2021 au greffe de la Chambre pénale de recours et souhaiterait voir la décision complétée sur ce point. La " réplique " en question concerne en réalité un échange de courriels intervenu entre le Ministère public et le greffe de la Chambre pénale de recours les 20 et 21 décembre 2021, dont il aurait eu connaissance postérieurement à l'arrêt entrepris. Dans cet échange, le Ministère public s'est borné à indiquer qu'il n'y avait pas eu de nouvelle demande pour la consultation de l'intégralité du dossier et partant aucune décision sur ce point, tout en précisant ne pas s'y opposer en cas de requête du prévenu dans ce sens, dès lors que la police avait " débuté les auditions des personnes ayant versé de l'argent ". Aucune pièce n'a été produite à l'appui de cette " écriture ", dont on peut douter qu'il s'agisse d' "observations complémentaires " appelant des " déterminations " éventuelles du recourant. Quoi qu'il en soit, la Cour de céans ne voit pas quelle influence la prétendue violation du droit d'être entendu a pu avoir sur l'issue de la procédure. En effet, le recourant se plaint de n'avoir pas eu accès à l'intégralité du dossier, en ce sens que le Ministère public a refusé de lui communiquer une copie des extraits de ses comptes bancaires. Or, outre que le dossier peut désormais être entièrement consulté, ces documents bancaires n'étaient en l'occurrence pas déterminants dans le cadre de la présente procédure, comme on le verra plus bas (cf. infra consid. 3.3). Dans ces conditions, un renvoi de la cause à l'autorité précédente conduirait à une vaine formalité et à prolonger inutilement la procédure, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'annuler l'arrêt entrepris pour ce motif. Il ne se justifie pas non plus de compléter la décision attaquée dans le sens voulu par le recourant, dans la mesure où les éléments dont il demande l'intégration ne sont pas susceptibles d'influer sur le sort de la cause (cf. ATF 145 V 188 consid. 2). Partant, le grief peut être écarté.