Citation: 6B_948/2021 E. 3

Dans un troisième grief, le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas pris en considération les difficultés psychiques que l'intimée rencontre, que ce soit sous l'angle de la nécessité d'une expertise ou dans le cadre de l'examen du doute devant lui profiter. Il rappelle que ces difficultés sont établies mais qu'elles ont été écartées du raisonnement de l'instance cantonale sur la crédibilité des déclarations de l'intimée; il s'agit notamment d'un spleen adolescent, d'une scarification consécutive à une dispute avec sa mère, de l'évocation dans un journal intime d'un suicide suivi d'un réveil dans une autre famille, de problèmes avec les garçons, de la perception négative de son apparence physique, ainsi que l'envie de se faire mal ou de se tuer. Pour le recourant, les juges d'appel ont minimisé un acte grave dénotant un état psychique tourmenté chez une adolescente, ce qui est difficilement compréhensible. En admettant que le dossier ne présente "aucun indice de troubles psychologiques autres que ceux relevant du syndrome de stress post-traumatique", la juridiction cantonale aurait ainsi procédé de façon contestable à une appréciation choisie de faits.