Citation: 2C_1075/2019 E. 5.3.3

5.3.3. Dans leurs écritures, les recourants affirment que la Cour de justice aurait violé les art. 31 et 77 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201), lesquels concrétisent l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, en ne prenant pas suffisamment en compte l'intégration réussie du recourant 1 en Suisse et, donc, son intérêt à demeurer dans le pays. On ne voit toutefois pas en quoi ces deux dispositions seraient violées en l'espèce. Se référant expressément à l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, elles énumèrent certains critères pertinents, mais non décisifs à eux seuls, pour juger de l'existence d'un cas d'extrême gravité, respectivement de l'existence de raisons personnelles majeures pouvant donner lieu à l'octroi d'une autorisation de séjour. Ces critères, parmi lesquels figurent la situation familiale de l'étranger concerné, la durée de présence en Suisse et les possibilité de réintégration dans l'Etat de provenance, ont néanmoins été correctement pris en compte par l'autorité précédente. Les recourants se contentent en réalité de faire grand cas de l'intégration du recourant 1 à Genève, où il travaillerait depuis presque dix ans, tout en prétendant qu'en cas de retour au Kosovo, la famille ne pourrait obtenir aucun soutien de ses parents proches, au regard de leurs moyens financiers limités. Ces éléments permettent de déduire que le recourant 1, ainsi que sa famille, vivront moins bien au Kosovo qu'en Suisse, mais ne suffisent pas à démonter qu'un départ de Suisse représenterait un déracinement excessif au point de constituer une raison personnelle majeure donnant droit à une autorisation de séjour au sens de l'ancien art. 50 al. 1, let. b, et al. 2 LEtr.