Citation: 1B_426/2018 E. 2.5

2.5. C'est également à tort que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de mentionner dans sa décision que la première audition de G.________ avait été menée sans lui avoir donné la possibilité ou à son défenseur d'y participer. La cour cantonale a en effet indiqué sur ce point qu'elle peinait à comprendre en quoi ces éléments auraient porté préjudice aux intérêts du recourant; au demeurant, il y avait lieu de constater avec le Ministère public que ce grief était invoqué plusieurs mois après le rejet d'une demande de retranchement que le recourant n'avait pas jugé utile de contester auprès de la cour cantonale de sorte qu'il était déchu du droit de l'invoquer. Le recourant devait s'employer à démontrer en quoi les raisons qui ont amené la Chambre des recours pénale à parvenir à cette conclusion seraient insoutenables ou violeraient d'une autre manière le droit (cf. art. 42 al. 1 et 106 al. 2 LTF). On cherche en vain une telle argumentation à l'appui de ce grief, de sorte que celui-ci est irrecevable. Pour le surplus, le recourant n'invoque pas avoir soulevé son grief concernant l'absence de verbalisation de la perquisition du 6 décembre 2017 chez H.________ devant l'autorité précédente et que cette dernière aurait commis un déni de justice en ne le traitant pas. Faute d'épuisement des instances précédentes, ce moyen est irrecevable (cf. art. 80 al. 1 LTF; ATF 135 I 91 consid. 2.1 p. 93). Quant à sa critique au sujet du tri et de la consultation de documents relevant du secret professionnel de l'avocat saisis en cours d'enquête dans les locaux professionnels d'un de ses co-prévenus, on ne distingue pas ce que l'intéressé entend en tirer, dans la mesure où ces éléments ne le concernent pas, respectivement ne révèlent pas une partialité à son égard.