Citation: 4A_82/2010 01.04.2010 E. C

Le 2 février 2010, les employeurs (les recourants) ont interjeté un recours en matière "de droit civil" et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal fédéral, concluant dans les deux cas principalement à leur libération de toute obligation envers l'employée, subsidiairement à l'annulation du jugement du 12 mai 2009 et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants; ils ont également déposé une demande d'effet suspensif. Le 18 février 2010, la Présidente de la Cour de céans a ordonné la suspension de la procédure de recours fédérale jusqu'à droit connu sur le recours formé par les employeurs sur le plan cantonal auprès de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois. Le 22 février 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a communiqué au Tribunal fédéral une copie de l'arrêt du 21 janvier 2010 par lequel elle avait déclaré irrecevable le recours cantonal des employeurs; en substance, elle a exposé que le recours en matière civile au Tribunal fédéral était ouvert, de sorte que le recours en réforme cantonal était exclu, qu'au plan cantonal, seule la voie du recours en nullité serait ouverte, que les recourants n'avaient toutefois en l'occurrence pris aucune conclusion en annulation, donc n'avaient pas formé de recours en nullité et que le recours, qui tendait uniquement à la réforme, devait être déclaré irrecevable. Par ordonnance du 5 mars 2010, la Présidente de la Cour de céans a rejeté la demande d'effet suspensif des recourants. Quant au fond, l'employée (l'intimée) a proposé le déboutement de ses adverses parties de toutes leurs conclusions et la confirmation du jugement du 12 mai 2009.