Citation: 6B_1149/2023 E. B

Par jugement du 15 juin 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel interjeté par A.________ à l'encontre du jugement de première instance, et l'a réformé en ce sens que B.________ était renvoyée à agir devant le juge civil " pour l'ensemble de ses prétentions civiles ". Les faits retenus sont, en résumé, les suivants. À U.________, sur la route V.________, le 1er septembre 2021, vers 10h20, A.________ circulait en direction de W.________, au volant de son véhicule de marque C.________, immatriculé VD xxx'xxx. Il venait de la rue X.________, à U.________, et se rendait à la déchetterie située en contrebas du giratoire dit " D.________ ". En s'engageant dans ledit giratoire, il n'a pas remarqué la présence de la voiture E.________ (rouge), immatriculée VD yyy'yyy, conduite par B.________, née en 1938, qui arrivait par sa gauche depuis Y.________ en direction de W.________. A.________ n'a pas accordé la priorité à la conductrice B.________, dont l'automobile a heurté le côté gauche de son propre véhicule. Le choc a projeté la voiture de B.________ sur la chaussée opposée, son véhicule ayant achevé sa course couché sur le flanc gauche. B.________ a dû être désincarcérée, avant d'être transportée à l'hôpital F.________. Elle a notamment souffert de fractures aux côtes (trois côtes à droite et une côte à gauche), d'une fracture (bimalléolaire) au niveau de la cheville gauche, ainsi que d'une plaie profonde (coupure) au genou gauche. B.________ a subi une intervention chirurgicale le 7 septembre 2021 et a été hospitalisée à l'hôpital F.________ du 1er au 10 septembre 2021, jour de son transfert à la clinique G.________ de Z.________, où elle a séjourné jusqu'au 30 septembre 2021. Ensuite de l'opération susmentionnée, l'évolution a été initialement favorable, avec des séances de physiothérapie. Toutefois, après quelques mois, une dégradation articulaire progressive a été observée. Le tibia (gauche) de la patiente a ainsi présenté un enfoncement antéro-externe. Une nouvelle intervention chirurgicale a été pratiquée le 26 avril 2022. Par la suite, l'évolution n'a plus été favorable. En effet, la peau s'est collée sur les plaques apposées par voie chirurgicale au point que la patiente a risqué une septicémie. Les plaques ont dû être enlevées et, maintenant, la jambe de la patiente s'affaisse et ses douleurs ont augmenté. À la date du jugement d'appel, la solution proposée par l'orthopédiste était l'immobilisation de l'articulation de la cheville (gauche) au moyen d'une tige qui serait introduite par le talon.