Citation: I 228/05 15.11.2006 E. 5.2

5.2.1 Par contre, la rémunération perçue par le recourant en qualité de gérant d'établissement public ne saurait être retenue au titre du revenu d'invalide. Selon une lettre du 7 juillet 2004 de la société X.________ SA, celle-ci a engagé l'assuré à titre exceptionnel dans le cadre de la restructuration de ses établissements. Dans ce contexte, elle a remis provisoirement l'exploitation d'une discothèque au recourant, compte tenu de sa notoriété dans la région et non pas de compétences professionnelles dont, faute de formation et d'expérience, il ne dispose pas. Le salaire réalisé par le recourant en qualité de gérant de discothèque au service de la société X.________ SA n'est donc pas représentatif de sa capacité résiduelle de travail, de sorte qu'il ne peut valoir revenu d'invalide. 5.2.2 Il en va de même du salaire perçu par l'assuré en qualité d'apprenti de commerce. D'après la jurisprudence, on applique de manière générale dans le domaine de l'assurance-invalidité le principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui, pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité. C'est pourquoi, un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en mesure, même sans réadaptation, d'obtenir par son travail un revenu qui exclut une invalidité ouvrant droit à la rente. Conformément à ce principe, un assuré ne peut prétendre qu'une demi-rente lorsqu'il lui serait raisonnablement possible, sans mesures de réadaptation, de retirer de son travail un revenu qui n'entraîne qu'une invalidité de la moitié, et pour autant qu'il n'existe aucune possibilité de réadaptation excluant même l'octroi d'une demi-rente (ATF 113 V 28 consid. 4a et les références). En l'occurrence, le recourant est à même d'exercer à plein temps un travail léger favorisant l'alternance des positions. Selon les salaires tels qu'ils résultent de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb), les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé (ESS 2004, TA1, p. 53, niveau de qualification 4) pouvaient prétendre en 2004 à un revenu mensuel de 4'588 fr., part au 13ème salaire comprise. Ce secteur offre un éventail suffisamment varié d'activités non qualifiées pour qu'un certain nombre d'entre elles soient immédiatement accessibles au recourant. Ce salaire représente - compte tenu du fait que les salaires bruts standardisés se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à celle prévalant dans les entreprises en 2004 (41,6 heures; Annuaire statistique de la Suisse 2006, p. 101, T3.2.4.19) - un revenu d'invalide de 4'772 fr. par mois (4'588 fr. x 41,6 heures : 40 heures), lequel n'est pas sujet à abattement compte tenu de l'âge de l'assuré et des limitations liées à son handicap (ATF 126 V 79). 5.3 La comparaison des revenus déterminants laisse apparaître une perte de gain de 976 fr. 50 correspondant à un degré d'invalidité de 17 % qui n'ouvre pas droit aux prestations, d'autant que le recourant dispose de bonnes facultés intellectuelles et de nombreuses expériences professionnelles. Sur le vu de ce qui précède, il n'est pas nécessaire d'examiner les autres conditions posées à l'octroi d'une mesure de reclassement professionnel. Le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.