Citation: I 681/04 22.02.2005 E. 3

3.1 Se fondant sur les avis médicaux qu'il a versés au dossier, le recourant soutient que sa capacité de travail est nulle dans toute activité professionnelle. Il ajoute que son état de santé se dégrade dans la mesure où il ne peut parfois pas se lever ni s'habiller sans l'aide de son épouse. Le recourant conteste dès lors les conclusions du service médical de l'Office AI ainsi que celles du service médical de l'INSS qui l'ont jugé apte à exercer une activité légère à 100 %. Il ne formule toutefois aucune critique particulière à l'encontre des rapports de ces services médicaux. 3.2 La tâche de l'INSS (et de son médecin-conseil) consistait d'une part à porter un jugement sur l'état de santé du recourant et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités il est incapable de travailler, d'autre part à déterminer les travaux qui peuvent encore, raisonnablement, être exigés de lui (ATF 125 V 261 consid. 4 et les références). La doctoresse E.________ est parvenue à la conclusion qu'une activité adaptée était encore exigible de la part du recourant à temps complet; les docteurs F.________ et M.________ se sont ralliés à ce point de vue. Le docteur C.________ a, pour sa part, jugé que le recourant n'était pas en mesure d'effectuer une activité nécessitant des efforts physiques. Les avis successifs du docteur V.________ ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions des médecins prénommés. Outre le fait qu'ils ne sont pas motivés, il apparaissent contradictoires: dans un premier temps, le docteur V.________ a considéré que le recourant n'était plus en mesure d'exercer son travail habituel; dans un deuxième temps, et sur la base d'un diagnostic identique, ce médecin a conclu à une incapacité totale et permanente du recourant d'exercer n'importe quel type de travail. Quant à l'avis du docteur R.________, qui a également attesté d'une incapacité totale et parmanente de travail, il est dépourvu de motivation, de sorte qu'il n'est pas davantage déterminant. 3.3 Cela étant, le fait que le recourant est incapable d'exercer son ancienne profession de peintre ne signifie pas encore qu'il soit invalide au regard du droit suisse. D'après la jurisprudence, on applique de manière générale dans le domaine de l'assurance-invalidité le principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations de l'assurance-invalidité, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité; c'est pourquoi un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en mesure, au besoin en changeant de profession, d'obtenir un revenu excluant une invalidité ouvrant droit à une rente (ATF 123 V 96 consid. 4c, 113 V 28 consid. a; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG] ad art. 28 LAI, p. 221). La réadaptation par soi-même est un aspect de l'obligation de diminuer le dommage (ATF 113 V 28 consid. 4a et les références) et prime aussi bien le droit à une rente qu'à celui des mesures de réadaptation. 3.4 Le docteur M.________ a fait remarquer que le recourant avait renoncé une première fois en 1996, puis une seconde fois en 2000, à subir une intervention chirurgicale qui aurait permis d'améliorer son état de santé. Malgré ses douleurs, le recourant a travaillé depuis bientôt dix ans en Espagne, démontrant ainsi qu'une activité adaptée à son état de santé actuel reste exigible de sa part. En l'espèce, les avis des docteurs F.________, M.________ et E.________ concordent sur l'étendue de la capacité de travail du recourant. Il s'ensuit que l'invalidité de ce dernier doit être évaluée en tenant compte du fait que son état de santé est compatible avec une activité à temps complet de surveillant - de parking ou de musée -, de distributeur de courrier en entreprise ou toute autre activité légère du même type.