Citation: 6B_1248/2021 E. 2.2.6

2.2.6. Par ailleurs, même si un accord sur le contenu de l'affidavit était sur le point d'être trouvé, l'intimé avait toujours contesté un point pourtant considéré comme essentiel par le recourant pour asseoir de futures actions, soit la qualité de mandataire de H.________, considérant qu'il devait être qualifié uniquement d'homme de confiance, de même que le montant des honoraires à restituer, point indispensable à la signature de toute déclaration. A cet égard, l'intimé estimait que la prestation demandée était disproportionnée, puisqu'elle visait d'abord la restitution de l'intégralité des honoraires perçus, et que le recourant et sa cliente cherchaient également par ce biais à se procurer un avantage illicite, sous la menace d'une future procédure. Sur ce plan, l'attitude du recourant concernant le montant à restituer apparaissait contradictoire, puisque consistant tantôt à réclamer l'entier des honoraires perçus, tantôt seulement une partie, sans intenter la moindre action en Italie, renforçant ainsi chez l'intimé le sentiment d'avoir été manipulé vu sa position de faiblesse. Le Procureur italien, qui avait classé la procédure pénale dirigée contre le recourant, avait retenu que l'intimé avait vécu cette période en proie à une lourde angoisse et craignait des répercussions tant sur sa personne que sur sa réputation et sa carrière professionnelle. Selon le Parquet milanais, le sentiment d'avoir été victime d'un acte d'intimidation reflétait un état subjectif réellement vécu (cf. let. B.h supra).