Citation: 5A_520/2021 E. 5.1.2

5.1.2. Pour sa part, l'intimée fait valoir que les pièces au dossier ne permettent pas d'établir qu'une vie de famille avait été menée. Les quelques photographies auxquelles faisait référence la recourante attesteraient tout au plus de sa présence aux fêtes d'anniversaire et de fin d'année, ce qui ne la placerait pas dans une situation différente de celle de grands-parents ou de parrains/marraines. En outre, les allégations de la recourante ne sauraient suffire à démontrer l'arbitraire des faits retenus en instance cantonale, pas plus que les diverses pièces et témoignages figurant au dossier, puisqu'il en ressortait en réalité que la recourante, qui ne travaillait pourtant pas, était régulièrement absente et que tous les aspects éducatifs, administratifs et de prise en charge des enfants B.B.________ et D.A.________ étaient gérés par C.B.________. Ainsi, l'intimée qualifie l'argumentation de la recourante de purement appellatoire et renvoie au surplus au rapport de la DGEJ (pièce 25) dont il ressortait que " Madame A.________ a été peu présente pendant les premières années et, selon l'enseignante elle se culpabilise beaucoup. Jusqu'à la rentrée 2020, elle [l'enseignante de D.A.________] voyait beaucoup plus Madame B.________ ". Elle relève que son absence était telle que D.A.________ avait développé de l'opposition et de la colère contre sa mère biologique, qu'il n'appelait plus " maman ", et que la situation était si préoccupante qu'elle avait nécessité l'intervention de médecins (pièce 109). Ainsi, le désintérêt de la recourante pour son fils biologique D.A.________ serait révélateur du peu d'intérêt qu'elle portait à B.B.________, étant relevé que les problèmes de développement rencontrés par D.A.________ feraient craindre pour le développement de B.B.________ si un droit de visite devait lui être accordé. Ainsi, l'intimée affirme que C.B.________ est la seule figure parentale qu'a connue B.B.________ durant ses deux premières années de vie. Quant au critère de l'intérêt de l'enfant, l'intimée soutient qu'en l'absence de lien particulier et intense entre la requérante et celle-ci, la reprise d'une relation ne serait pas dans son intérêt. Par ailleurs, l'argument de la recourante relatif au maintien du lien entre B.B.________ et D.A.________ serait constitutif d'un abus de droit, puisque c'était la recourante qui avait empêché D.A.________ de voir sa deuxième mère depuis juillet 2020, le privant par conséquent d'un lien avec B.B.________. Enfin, l'intimée fait valoir que si par impossible, il était retenu que la recourante représente une figure parentale pour B.B.________, il conviendrait de se pencher plus avant sur le conflit opposant les deux anciennes compagnes.