Citation: 6B_327/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a fondé son verdict de culpabilité, après avoir procédé à une analyse des déclarations de chaque partie de manière précise et approfondie, sur la version présentée par l'intimée tenue pour crédible, notamment au vu de son état émotionnel lors de la procédure, du contexte du dévoilement et les réactions immédiates de celle-ci (contestation, choc, pleurs, dégoût, désespoir, etc.), du fait qu'elle n'a jamais varié dans ses propos et qu'elle a toujours indiqué que le recourant lui avait fait des avances dès la première nuit de son emménagement et fait sentir qu'il voulait entretenir des relations sexuelles avec elle alors que ce n'était pas réciproque. La cour cantonale a constaté en outre que d'autres éléments de preuve corroboraient la version de l'intimée, en particulier des échanges de messages avec sa cousine, amie du recourant, et plusieurs témoignages. Pour sa part, le recourant, qui a varié dans ses explications au cours de ses auditions sur des éléments essentiels comme l'état d'alcoolisation ou de sommeil de l'intimée, s'est borné à nier les accusations portées à son encontre en se prévalant du comportement de la victime qui, selon lui, aurait initié l'acte sexuel. La cour cantonale est arrivée à la conclusion que l'intimée, alcoolisée, s'était directement couchée, habillée, dans le lit du recourant et avait sombré dans un sommeil profond, avant que ce dernier n'abaisse son jeans et sa culotte et ne la pénètre, ne la réveillant qu'après quelques allers-retours avec son sexe.