Citation: 2P.455/1998 27.06.2000 E. A

A.- Jusqu'au 31 décembre 1996, les frères FG.________ et SG.________ étaient assurés auprès de la Caisse-maladie CPT (ci-après: la Caisse), notamment pour l'assurance obligatoire des soins. Pour l'année 1996, ils ont bénéficié de réductions des primes de l'assurance-maladie en faveur des assurés de condition économique modeste. Pour le 1er semestre de 1996, ils ont reçu 60 fr. par mois et par personne. Dès le 1er juillet 1996, la Caisse n'a plus facturé de primes dues au titre de l'assurance obligatoire des soins. Le 3 mars 1997, elle a envoyé à FG.________ un chèque de 534 fr. 85. Ce montant correspondait aux primes pour l'assurance obligatoire des deux frères pour les mois de juillet à septembre 1996 (677 fr. 40), sous déduction de participations aux frais, de 111 fr. 95 et de 21 fr. 60 respectivement, et d'une différence de primes de 9 fr. en faveur de la caisse. La Caisse s'est ensuite rendue compte que les deux frères avaient bénéficié, par ce remboursement, d'une double réduction de primes pour les mois de juillet à septembre 1996. Le 3 février 1998, elle a fait notifier à FG.________ un commandement de payer la somme de 677 fr. 40, avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er juillet 1997. Le poursuivi a fait opposition. Par décision du 16 mars 1998, la Caisse a levé cette opposition et a déclaré FG.________ débiteur de la somme de677 fr. 40, plus 63 fr. 90 de frais de poursuite et 25 fr. 40 d'intérêts moratoires. FG.________ a formé opposition à cette décision. La Caisse a rejeté l'opposition par une nouvelle décision du 8 avril 1998, en détaillant comme suit le montant de sa créance: - Notre remboursement du 3 mars 1998 534 fr. 85 - Différence entre cotisations réclamées et cotisations payées 9 fr. - Participation du 18 juillet 1996 111 fr. 95 -Participation du 6 février 1997 21 fr. 60 __________ Total : 677 fr. 40