Citation: 8C_816/2021 E. 5.3.1

5.3.1. S'agissant du critère des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident, la raison pour laquelle la jurisprudence a adopté ce critère repose sur l'idée que de telles circonstances sont propres à déclencher chez la personne qui les vit des processus psychiques pouvant conduire ultérieurement au développement d'une affection psychique. C'est le déroulement de l'accident dans son ensemble qu'il faut prendre en considération. L'examen se fait sur la base d'une appréciation objective des circonstances de l'espèce et non en fonction du ressenti subjectif de l'assuré, en particulier de son sentiment d'angoisse. Il faut en effet observer qu'à tout accident de gravité moyenne est associé un certain caractère impressionnant, lequel ne suffit pas pour admettre l'existence du critère en question (arrêt 8C_600/2020 précité consid. 4.2.3 et la référence). Compte tenu de la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de blessures à la main causées par des machines sur le lieu de travail (cf. arrêt 8C_600/2020 précité consid. 4.2.3 et les références), notamment des cas dans lesquels le critère litigieux n'a pas été retenu malgré l'amputation de doigts ou de parties de doigts ensuite de blessures occasionnées par des engins coupants, le critère en cause n'est pas réalisé en ce qui concerne l'accident de travail du recourant de 2012. Le critère du caractère particulièrement impressionnant de l'accident n'est pas non plus réalisé concernant l'accident de circulation de 2017, celui-ci s'étant déroulé à une vitesse peu élevée et le véhicule du recourant ayant heurté un terre-plein puis un panneau de signalisation, sans collision avec un autre usager de la route. On peut par ailleurs préciser qu'il convient d'accorder à ce critère une portée moindre lorsque, comme en l'espèce, la personne ne se souvient pas de l'accident (cf. arrêt 8C_804/2014 du 16 novembre 2015 consid. 5.1.2 et les références).