Citation: 2C_485/2022 E. 6.3.1

6.3.1. Les juges précédents ont en effet retenu que, depuis son arrivée en Suisse en 2015 jusqu'au moment de l'arrêt attaqué, la recourante avait certes occupé divers emplois, mais seulement durant quelques semaines. En tout état de cause, elle n'avait jamais exercé un emploi durant une année complète. L'intéressée admet d'ailleurs, dans son recours, n'avoir eu "que des emplois de courte durée". Les revenus qu'elle était parvenue à percevoir étaient par ailleurs très faibles. Ils n'avaient ainsi pas dépassé, en juin 2019, le montant de 343 fr., et les heures de ménage et de garde de chiens qu'elle effectuait depuis octobre 2020 ne lui permettaient que de réaliser un salaire mensuel total de 400 fr. Sous cet angle, force est d'admettre que les activités lucratives exercées par la recourante ont toujours été tellement réduites et peu rémunératrices qu'elles doivent clairement, selon la jurisprudence, être tenues pour marginales et accessoires (cf. ATF 141 II 1 consid. 2.2.4; arrêt 2C_897/2017 du 31 janvier 2018 consid. 4.2.2 et les arrêts cités). Le fait que la recourante ait dû, en tant que personne seule, recourir aux prestations de l'aide sociale depuis le 1er mars 2017 atteste au demeurant que l'ensemble des activités exercées ne lui permettaient pas de gagner sa vie. Par conséquent, c'est à juste titre que la Cour de justice a retenu que l'intéressée ne pouvait pas se prévaloir du statut de travailleuse salariée au sens de l'art. 6 annexe I ALCP, en ce que celui-ci requiert l'exercice d'une activité lucrative réelle et effective.