Citation: 1C_189/2022 E. 2.5

2.5. La décision du SDT ordonne par ailleurs que le hall de dégagement installé dans l'ancien garage agricole attenant au bâtiment ECA n° 381 doit redevenir une surface "froide". "Le chauffage doit être mis hors service en ce sens que les serpentins de chauffage sont débranchés". On peut concéder au recourant que la décision du SDT apparaît équivoque, spécialement en ce qui concerne la notion de surface froide. Toutefois, lors de l'inspection locale, les représentants du SDT ont indiqué que cette notion signifiait que les locaux devaient être rendus à des surfaces dont le revêtement soit brut et que tout ce qui donnait le caractère habitable devait être enlevé, en particulier les parois à l'entrée (cf. procès-verbal de l'audience du 26 juin 2020), précisant ainsi l'étendue de la remise en état ordonnée. On ne saurait dès lors voir dans la reprise de ces explications par la cour cantonale une reformatio in peius, prohibée, selon le recourant, par l'art. 99 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RS/VD 173.36), mais l'expression de l'étendue de la mesure ordonnée; il ne saurait dès lors y avoir d'arbitraire dans l'application de l'art. 89 al. 3 LPA-VD, qui impose au tribunal, lorsqu'il entend modifier la décision à l'avantage ou au détriment du recourant, de lui impartir un délai pour se déterminer ou pour retirer son recours. Il faut encore souligner qu'un défaut éventuel de motivation de la décision du SDT - insuffisamment compréhensible - pouvait être réparé devant la dernière instance cantonale vaudoise (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1; arrêt 1C_564/2020 du 24 février 2022 consid. 2.2), aspect que le recourant ne discute pas valablement céans (cf. art. 106 al. 2 LTF). En outre, présent - et assisté de son avocat - lors de l'inspection locale du 26 juin 2020, le recourant pouvait devant le Tribunal cantonal se déterminer sur les explications du service cantonal, si bien qu'il ne saurait se plaindre à cet égard d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Enfin et ainsi définie, la remise en état du hall n'apparaît pas contraire au principe de la proportionnalité: la démolition des serpentins au sol n'est en effet pas exigée, seul leur débranchement est ordonné, si bien que la suppression des parois apparaît nécessaire et propre au retour à une surface "froide" et au maintien durable du caractère inhabitable de cet espace. Le recourant n'expose au surplus aucun autre élément permettant de remettre en cause la proportionnalité de la mesure, ce qu'il lui appartient de démontrer.