Citation: 6B_309/2021 E. 1.5

1.5. Le recourant nie enfin tout dessein d'enrichissement illégitime. Il soutient à cet égard avoir sincèrement cru que le montant versé par l'intimée lui était acquis, n'ayant nullement à cet égard été lié par d'éventuelles assurances qui auraient été données à l'intimée par C.________, tous deux liés par un rapport de confiance particulier. On déduit néanmoins de l'arrêt attaqué que, si C.________ - dont on rappelle qu'il était l'associé du recourant dans le cadre du projet D.________ - a certes bien agi à titre fiduciaire pour le compte de l'intimée, le recourant était pour sa part également pleinement impliqué, avec les deux précités ainsi que l'époux et le fils de l'intimée, dans les pourparlers ayant précédé la conclusion du contrat, apposant par la suite sa signature sur celui-ci, en sa qualité de représentant de la société venderesse. Il n'est pas arbitraire dans ce contexte de considérer que le recourant savait que l'accord ne portait pas, comme déjà relevé, sur la seule acquisition de participations dans D.________ II, mais également sur l'affectation des fonds investis au projet de valorisation des concessions minières qu'il menait au travers de ses différentes sociétés, de sorte qu'il ne pouvait pas en disposer librement. Certes, une partie des fonds versés par l'intimée au recourant pourrait finalement avoir bénéficié à C.________ ou à des personnes ou entités proches, dès lors que des versements ont été opérés depuis le compte du recourant, peu après la réception des fonds de l'intimée, en faveur de deux collaborateurs de C.________, pour un montant de 741'081.59 USD. Néanmoins, si, comme l'a relevé l'autorité précédente, une poursuite pénale visant C.________ aurait pu être envisagée, au titre de coauteur ou d'instigateur des actes commis par le recourant, ce dernier ne conteste pas avoir consacré au moins une partie des fonds reçus à des dépenses purement personnelles, par 138'918.41 USD, en particulier à l'achat d'oeuvres d'art, sans qu'il ait manifesté par la suite la volonté de restituer ces montants à l'intimée ou de les affecter d'une manière conforme à la convention. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait valablement considérer que le recourant avait agi dans le dessein d'en tirer un enrichissement illégitime, que ce soit à titre personnel ou au bénéfice de son associé. Le rôle exact joué par C.________ étant au surplus sans pertinence au moment de juger le caractère pénalement répréhensible des actes reprochés au recourant, la cour cantonale n'a pas violé son droit d'être entendu en refusant de procéder à l'audition des collaborateurs de C.________ quant à la nature des liens de confiance unissant ce dernier à l'intimée (sur les principes régissant l'appréciation anticipée des preuves: ATF 144 II 427 consid. 3.1.3).