Citation: 6B_637/2022 E. 5.5

5.5. Il reste finalement à examiner la réalisation de l'élément subjectif. Déterminer ce qu'une personne a su, voulu, envisagé ou accepté relève du contenu de la pensée, à savoir de faits internes, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'ils n'aient été retenus de manière arbitraire. Est en revanche une question de droit celle de savoir si l'autorité cantonale s'est fondée sur une juste conception de la notion d'intention et si elle l'a correctement appliquée sur la base des faits retenus et des éléments à prendre en considération (ATF 141 IV 369 consid. 6.3; 135 IV 152 consid. 2.3.2). L'argumentation de la recourante se heurte aux constatations de la cour cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), étant précisé que la recourante ne les critique pas sous l'angle de l'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF). Selon celles-ci, la recourante a agi dans l'intention de contraindre les intimés en toute connaissance de la nature illicite de son attitude, ne pouvant ignorer que les montants réclamés au moyen des commandements de payer étaient sans rapport avec les éventuelles prétentions qu'elle pouvait faire valoir contre les intimés. Dans ces circonstances, l'élément subjectif de l'infraction est réalisé, pour le moins sous la forme du dol éventuel.