Citation: U 187/01 14.02.2002 E. 3

3.- Pour calculer le degré d'invalidité du recourant, l'Office AI et la CNA se sont fondés sur les mêmes constatations médicales, à savoir celles faites par le docteur B.________ dans son rapport du 10 décembre 1997. Toutefois, alors que l'office précité a évalué à 33 300 fr. par année (13ème salaire inclus) le revenu d'invalide réalisable par l'assuré compte tenu de ses limitations fonctionnelles, l'intimée a considéré que ce dernier pouvait à tout le moins gagner un revenu annuel de 39 000 fr. En l'occurrence, l'Office AI s'est basé sur une liste de trois postes de travail (magasinier, chauffeur-livreur et pompiste) rémunérés, d'après une enquête qu'elle a menée auprès de divers commerces de la région, entre 26 000 et 39 000 fr. par année; la CNA, quant à elle, s'est appuyée sur six descriptions de poste de travail (DPT), en particulier les DPT nos 3542, 2230, 1671, 2260, 3724 et 3745 qui se réfèrent aux emplois respectivement d'employé de télécabine, livreur dans une scierie, magasinier, monteur d'appareils électroniques, façonneur de lumières, et serveur aux presses d'articles en plastique - activités rétribuées entre 37 000 et 47 000 fr. par année. La décision AI, dont une copie a, au demeurant, été adressée à l'assureur-accidents, est passée en force au cours de la procédure cantonale opposant C.________ à la CNA. Les premiers juges en ont pris acte, tout en jugeant que le taux établi par la CNA était, dans le cas particulier, plus représentatif de la capacité de gain résiduelle de l'assuré que celui fixé par l'Office AI. Si l'on peut certes regretter que ce dernier n'ait pas examiné de manière plus complète les possibilités pour le recourant de mettre à profit sa capacité de travail - les trois postes retenus n'ayant assurément pas un caractère exhaustif -, l'instruction des organes de l'assurance-invalidité ne peut pour autant être qualifiée de superficielle au sens de la jurisprudence citée ci-dessus (consid. 2). En effet, les activités proposées par l'Office AI sont aussi compatibles avec le handicap de C.________ que celles auxquelles s'est rapporté la CNA et le revenu que le prénommé pourrait en tirer - établi en fonction de salaires offerts dans la région où il est domicilié - n'apparaît pas inusuel ou en dehors de toute réalité économique. On ne voit pas non plus que la décision AI soit entachée d'erreur de droit ou qu'elle se fonde sur une appréciation insoutenable des circonstances du cas. D'ailleurs, le Tribunal fédéral des assurances a déjà eu l'occasion de confirmer, du moins implicitement, que l'évaluation de l'invalidité effectuée par l'Office AI était conforme au droit (cf. arrêt du 19 mars 2000). Dans ces conditions, les premiers juges n'étaient pas fondés à s'écarter de la décision AI pour s'en remettre à l'appréciation divergente de la CNA. Que cette dernière soit également soutenable ne saurait, en tout état de cause, constituer un motif suffisant. Le recours se révèle ainsi bien fondé.