Citation: 1C_521/2018 E. 4.2

4.2. Les recourants se plaignent du volume " exorbitant " de l'église projetée, qui détonnera selon eux dans le quartier de villas qui l'entoure et affectera les caractéristiques et l'équilibre du site. Contrairement à ce que soutiennent les recourants, la cour cantonale ne s'est pas contentée de relever, pour conclure au respect de la clause d'esthétique et d'intégration, l'absence de normes communales relatives au volume maximal autorisé et la conformité du projet eu égard aux règles relatives à la zone d'équipements publics. Il apparaît en effet qu'aux termes de l'arrêt entrepris, la vision locale avait permis de constater que l'environnement construit de la parcelle n° 320 se composait de bâtiments dont les teintes, l'architecture et les dimensions étaient relativement disparates. Outre des villas familiales, le site comptait également à proximité un temple protestant, qui était une construction massive en béton comprenant un campanile d'une hauteur importante. Certes, il n'était pas contestable que le bâtiment aurait des dimensions plus importantes que les constructions avoisinantes. Ceci ne pouvait toutefois pas justifier un refus d'octroi du permis de construire, dès lors que le projet respectait les exigences réglementaires relatives à la zone d'équipements publics, destinée par nature à accueillir des constructions d'une plus grande volumétrie, telles qu'un bâtiment scolaire. Cette appréciation, réalisée après un examen des caractéristiques locales, n'est en rien arbitraire. S'agissant par ailleurs de la critique des recourants quant à l'implantation " insolite " du bâtiment, qui serait coincé dans une extrémité de la parcelle, celle-ci n'est pas directement en lien avec la question du respect de la clause d'esthétique et d'intégration. Il suffit à cet égard de relever que le projet demeure conforme aux prescriptions en matière de distances aux limites (cf. consid. 3 supra). Enfin, les recourants ne reviennent pas sur l'esthétique proprement dite du bâtiment, laquelle était selon la cour cantonale exempte de critiques, malgré son architecture contemporaine tranchant avec celle des villas voisines. Le grief doit dès lors être rejeté.