Citation: I 608/04 25.11.2005 E. A

A.a A.________, né en 1951, a travaillé comme monteur en échafaudages. Le 26 août 1991, il a été victime d'un accident professionnel, qui a entraîné un lumbago post-traumatique. Les suites de cet événement ont été prises en charge par l'assurance-accidents. Le 22 décembre 1992, l'intéressé a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, sous forme d'un placement auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: office AI), se prévalant de maux de dos, à la nuque et dans les bras. L'office AI a mandaté le docteur R.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, afin d'examiner l'assuré. Dans son expertise du 24 novembre 1993, ce médecin a constaté que l'assuré était engagé dans un processus sinistrosique important, avec des éléments de manipulation et de simulation et a conclu à une capacité de travail entière. Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a refusé l'octroi d'une mesure de placement, par décision du 22 juin 1994. L'assuré ayant interjeté un recours contre cette décision, la Commission cantonale de recours en matière d'AI l'a admis et renvoyé la cause à l'office AI pour que ce dernier examine si des mesures de réadaptation pouvaient être mises en oeuvre (cf. jugement du 13 décembre 1995). A.b L'office AI a mis en oeuvre un stage d'observation professionnelle au Centre d'intégration professionnelle de Genève (ci-après: stage OSER), qui a eu lieu du 26 août au 15 novembre 1996. Selon les conclusions du rapport de stage, A.________ manquait de motivation face à une réadaptation professionnelle (arrivées tardives, absences sans prévenir et sans excuses). Se fondant sur leurs observations objectives, les maîtres de stage ont estimé que l'assuré pouvait travailler à plein temps en position assise, avec un rendement normal, après une mise au courant en entreprise dans des activités telles que celles de montage de petite mécanique, montage de composants électro-mécaniques, opérateur de machine, polissage ou gainerie. Les limitations concernaient le port de charges lourdes et la position statique debout. Le docteur J.________, médecin traitant de l'assuré, consulté par ce dernier durant le stage, a confirmé qu'il ne voyait pas de contre-indication à ce que son patient travaille à plein temps dans le domaine du polissage, en position assise et debout, sans port de charges (cf. rapport OSER du 22 novembre 1996). Par décision du 29 octobre 1997, l'office AI a rejeté la demande de prestations de A.________, motif pris que le taux d'invalidité résultant de la comparaison des revenus d'assuré valide et d'invalide (36 %) était insuffisant pour ouvrir droit à une rente et que des mesures de réadaptation n'entraient pas en ligne de compte, vu le manque d'engagement du requérant. A.c Le 14 mai 1999, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente, en raison de douleurs chroniques de la tête, du dos, et d'épuisement. L'office AI a mandaté le docteur D.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales, pour une expertise (cf. rapport d'expertise du 24 septembre 2001). Cet expert ayant préconisé la mise en oeuvre d'une seconde expertise psychiatrique, l'office AI s'est adressé au docteur M.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, lequel a rendu son rapport d'expertise le 11 juillet 2002. Par décision du 2 avril 2003, l'office AI a rejeté la nouvelle demande de prestations, au motif que l'assuré ne présentait pas d'atteinte à la santé physique ou psychique dont la nature et l'intensité permettaient de lui reconnaître une incapacité de travail ou de gain. Saisi d'une opposition contre cette décision, l'office AI l'a rejetée par une nouvelle décision, du 28 novembre 2003.