Citation: 8C_601/2017 E. 4.1

4.1. En premier lieu, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi l'avis du médecin de la CNA, le docteur J.________, en ce qui concerne les séquelles physiques de l'accident. Il était établi qu'elle avait subi une entorse acromio-claviculaire consécutivement à sa chute. Or son médecin traitant décrivait un état stationnaire et une limitation fonctionnelle à l'épaule gauche depuis cet événement. Dans son rapport du 12 février 2015, le docteur F.________, premier médecin de la CNA à l'avoir examinée, faisait état d'un problème sous-jacent à l'épaule gauche qui n'avait pas été suffisamment pris en compte. Enfin, le docteur I.________ avait décelé sur l'arthro-IRM une séquelle d'hémarthrose avec persistance d'un épanchement de l'articulation acromio-claviculaire. Au vu de ces constatations médicales claires, les juges cantonaux auraient dû conclure que l'atteinte à la santé qu'elle présente à l'épaule gauche n'aurait pas existé sans l'accident. Cet événement ayant déclenché la symptomatologie, le lien de causalité devait être admis.