Citation: 6B_96/2014 E. 2.4

2.4. En l'occurrence, il est établi que le prévenu a signé certains contrats d'assurance au nom de son épouse de sorte que cet aspect n'exige pas d'actes d'instruction complémentaires. Seule la question de savoir si cette dernière a donné son accord au procédé est contestée. Il ressort de l'arrêt querellé que la recourante avait elle-même signé certains contrats allégués dans sa plainte comme des faux établis à son insu par son mari, de sorte que la crédibilité de ses dires était affaiblie. Il a par ailleurs été relevé que, dans le cadre du volet "violences conjugales" de la procédure, la recourante avait accusé son mari de l'avoir violée et étranglée pour ensuite revenir sur ses accusations, de sorte à entacher davantage sa crédibilité. A teneur de sa plainte, la recourante prétendait n'avoir jamais rien signé et n'avoir jamais donné son accord pour que des polices d'assurance soient signées à son nom. Ces allégations ont été contredites en audience d'instruction, d'une part, lorsque la recourante a admis avoir signé personnellement certains contrats et demandes d'immatriculation, et d'autre part, lorsqu'elle a déclaré que ce n'était qu'en 2011, soit après plusieurs années d'accord avec un tel procédé, qu'elle avait annoncé à son mari ne plus l'être pour l'avenir (art. 105 al. 2 LTF; PV d'audition du 5 octobre 2012, p. 5, réponse 23 et p. 6 réponse 30). Au vu de ces considérations, force est d'admettre que la version de l'intimé est plus plausible que celle de la recourante, dans la mesure où les propres déclarations de cette dernière portent à croire qu'elle avait donné son accord pour la signature de tous les contrats litigieux, ou à tout le moins, ne l'avait pas retiré. La recourante ne prétend pas qu'un quelconque moyen de preuve objectif permettrait de retenir sa version plutôt que celle de l'intimé, ou que les titres litigieux auraient dû être établis personnellement. En tout état, compte tenu du contexte conflictuel dans lequel s'inscrivent les faits, les seules déclarations peu crédibles de la recourante, nécessairement contestées par l'intimé, ne sauraient suffire pour démontrer qu'une condamnation de ce dernier serait plus vraisemblable que son acquittement. Partant, l'appréciation à laquelle la cour cantonale a procédé en confirmant l'ordonnance de classement rendue par le Ministère public, ne viole pas dans son résultat le principe in dubio pro duriore, pas plus que le principe de la légalité dont le premier découle.