Citation: 4A_39/2022 E. 5.3

5.3. En tant qu'il revient sur le déroulement de la procédure et affirme que, puisqu'elle l'avait invité à corriger son écriture, la Chambre patrimoniale avait déjà contrôlé la recevabilité de celle-ci quant à la question de la conciliation préalable, qu'il avait été ainsi conforté dans la régularité de son action, ce d'autant que les défendeurs n'avaient soulevé une exception qu'en relation avec des conclusions condamnatoires non chiffrées, mais non une exception de défaut de conciliation préalable, que la Chambre patrimoniale ne l'a pas interpellé avant de statuer sur ses conclusions, le recourant ne s'en prend pas à la motivation de la cour cantonale et ne motive aucune des prétentions découlant de dispositions du CPC de manière conforme à l'art. 42 al. 2 LTF. Son grief est irrecevable déjà pour ce motif. Au demeurant, il méconnaît que, comme on vient de le rappeler, les conditions de recevabilité doivent être examinées d'office par le tribunal, sans qu'il soit nécessaire que la partie adverse les soulève. Vu ce qui a été exposé ci-dessus au sujet de l'interprétation objective de la demande, il est évident que le juge ne pouvait l'interpeller et l'inviter à corriger sa demande. La demande déposée étant irrecevable, elle n'est pas revêtue de l'autorité de la chose jugée. Le recourant relève enfin que si sa conclusion subsidiaire n° 2 devait être considéré comme une action en paiement, les deux actions ne seraient pas irrecevables, mais seulement l'action en paiement. Dès lors que, comme on l'a vu, il n'a pas non plus déposé une action en libération de dette, ce sont bien les deux conclusions qui sont irrecevables.