Citation: H 29/01 15.06.2001 E. 2

2.- a) Le recourant reproche en premier lieu à l'autorité cantonale une violation de son droit d'être entendu. Ce grief de nature formelle, qui pourrait amener la cour de céans à annuler le jugement entrepris et à renvoyer la cause à l'autorité cantonale sans examen du litige sur le fond, doit être examiné en premier lieu (ATF 124 V 92 consid. 2, 119 V 210 consid. 2). b) En substance, le recourant soutient que l'autorité cantonale a violé son droit d'être entendu en refusant de procéder à l'audition en qualité de témoin d'un employé de la caisse. Selon lui, cette audition aurait permis de démontrer que, depuis 1997 et jusqu'à la faillite des sociétés X.________ et Z.________, la caisse avait manifesté son accord quant à la poursuite de l'exploitation de ces dernières malgré les difficultés qu'elles éprouvaient à s'acquitter des charges sociales et admis qu'il était préférable de privilégier le versement de celles-ci pour le compte de Z.________, entreprise la plus active. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'invité par le tribunal administratif à préciser sur quels faits le témoin devait être entendu, le recourant, qui était alors assisté, a indiqué qu'il entendait démontrer de la sorte "son absence de négligence quant au suivi des contacts avec la caisse" (lettre du 15 mars 2000). Or, comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, ce fait, qui n'est pas de nature à exculper le recourant au regard de l'art. 52 LAVS, n'était pas pertinent pour l'issue du litige. Le refus d'entendre le témoin ne constitue dès lors pas une violation du droit d'être entendu du recourant à qui il incombait, en vertu de son devoir de collaborer à la procédure, d'alléguer d'éventuels motifs exculpatoires (cf. ATF 108 V 187 consid. 1b), et, à titre corollaire, d'indiquer avec suffisamment de précision lesquels de ces faits il entendait prouver par l'audition du témoin. Au demeurant, selon la lettre adressée par la caisse au recourant le 3 juin 1997 et contresignée par ce dernier, il avait été convenu entre les parties que, X.________ cessant son activité au 1er juin 1997, les cotisations arriérées des deux sociétés seraient amorties par des versements de 2000 fr. par mois et que les cotisations courantes de Z.________ seraient payées à l'échéance. Or, selon les pièces du dossier, aucun autre arrangement n'avait été trouvé avec la caisse intimée ni au mois de novembre 1997 (lettre adressée le 24 novembre 1997 par le conseil du recourant à D.________), ni au mois de janvier 1998 (lettre adressée par la caisse au recourant le 30 janvier 1998). Il se justifiait dès lors de renoncer à l'audition requise sur la base d'une appréciation anticipée des preuves déjà, un tel procédé ne portant pas atteinte au droit d'être entendu (ATF 124 V 94 consid. 4b). Le grief formel invoqué par le recourant doit ainsi être écarté et il convient d'examiner le mérite de son recours sur le fond.