Citation: 5A_881/2023 E. 6

S'agissant du sort prévisible du recours, il apparaît, après un examen sommaire, que celui-ci aurait vraisemblablement dû être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. En tant que la curatrice - qui recourt en son propre nom et qui refuse d'être libérée de ses fonctions au sens de l'art. 423 CC - invoque la violation du droit d'être entendue de la personne concernée (art. 29 al. 2 Cst.) au motif que l'autorité cantonale aurait refusé de tenir une audience, elle omet que seul celui concerné par la violation de son propre droit d'être entendu peut s'en prévaloir (arrêts 5A_322/2022 du 5 octobre 2023 consid. 3.3.1.2; 5A_794/2019 du 20 décembre 2019 consid. 3; 5A_792/2016 du 23 janvier 2017 consid. 4.3.2); sa critique apparaît de prime à bord irrecevable. Il en va de même lorsqu'elle se prévaut de la violation de l'art. 447 al. 1 CC, dès lors que cette disposition garantit uniquement à la personne concernée, et non au curateur ou aux autres intéressés, le droit d'être entendu personnellement et oralement par l'autorité de protection de l'adulte qui prononce la mesure (arrêt 5A_540/2023 du 3 décembre 2023 consid. 3.1.1). La recourante ne peut pas davantage se prévaloir de l'art. 401 al. 1 et 3 CC - au motif que la personne concernée n'aurait pas été interpellée par l'autorité cantonale au sujet du changement de curateur - faute de disposer d'un intérêt propre et digne de protection (arrêt 5A_729/2015 du 17 juin 2016 consid. 2.2.3). La critique de la recourante selon laquelle son propre droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) aurait également été violé au motif que l'autorité cantonale n'aurait pas tenu d'audience apparaît à premières vues également irrecevable, cette fois-ci sous l'angle de l'art. 75 LTF, faute pour la recourante de l'avoir soulevée devant l'autorité cantonale. A supposer que ce soit le cas, elle aurait alors dû se plaindre d'un déni de justice formel proscrit par l'art. 29 al. 1 Cst., dès lors que l'arrêt entrepris ne traite pas ce grief, ce qu'elle ne fait point. L'on relèvera encore que l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend pas le droit d'être entendu oralement (ATF 134 I 140 consid. 5.3; 130 II 425 consid. 2.1) ni le droit à une audience publique (arrêt 4A_665/2015 du 21 avril 2016 consid. 2.2), ce dernier étant prévu, selon les circonstances, par les art. 6 par. 1 CEDH et 30 al. 3 Cst. (arrêt 5D_168/2019 du 23 décembre 2019 consid. 3.3.2), dispositions que la recourante n'invoque pas. L'autorité cantonale n'a pas non plus violé son droit d'être entendue ou la maxime inquisitoire en n'interpellant pas les parties sur les motifs qui avaient justifiés la désignation d'un curateur privé, dans la mesure où elle a eu la possibilité de s'exprimer sur ce point dans son recours cantonal. Cette critique aurait de prime abord dû être rejetée. Il suit de ce qui précède que si le Tribunal fédéral avait dû traiter le recours, celui-ci aurait vraisemblablement été rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Les frais judiciaires incombent donc à la recourante (art. 66 al. 1 LTF).