Citation: 5A_815/2015 E. B

B.a. B.A.________ a ouvert action en divorce par demande unilatérale du 30 septembre 2010. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 5 janvier 2011, l'épouse a notamment été autorisée à continuer à vivre dans la villa de U.________ jusqu'au 31 juillet 2011; par arrêt du 29 mars 2011, dite ordonnance a été réformée en ce sens que la jouissance de la villa conjugale restait attribuée à l'épouse (i.e. sans limite de temps durant la procédure de divorce). Par jugement du 24 février 2015, le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a notamment prononcé le divorce des époux, astreint B.A.________ à contribuer à l'entretien de A.A.________ par le versement d'une pension mensuelle de 1'500 fr. jusqu'au 30 septembre 2015, ordonné à l'épouse de quitter la villa de U.________ au plus tard le 30 septembre 2015 et l'a condamnée à verser à son époux une indemnité à titre de dépens. B.b. A.A.________ a interjeté un appel contre le jugement précité, concluant notamment au versement d'une pension mensuelle de 2'500 fr. pendant une durée de cinq ans dès divorce définitif et exécutoire, et à ce que la date à laquelle elle est tenue de quitter la villa conjugale soit arrêtée au 31 décembre 2016 au plus tard, invitant au surplus à compenser les dépens de première instance. Par arrêt du 23 juin 2015, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud n'a que partiellement admis l'appel de l'épouse, en ce sens que B.A.________ a été astreint à contribuer à l'entretien de A.A.________ par le versement d'une pension mensuelle de 2'500 fr. jusqu'au 31 mars 2016 et que l'échéance fixée à l'épouse pour quitter la villa de U.________ a été repoussée au 31 mars 2016. Au surplus, l'épouse a également été condamnée à verser une indemnité à son époux à titre de dépens pour la procédure de deuxième instance.