Citation: 6B_1323/2015 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que les conditions objectives du sursis partiel étaient réalisées. Sur le plan subjectif, il fallait en premier lieu relever les antécédents du recourant. Quelques mois à peine après sa libération provisoire au bénéfice de mesures de substitution, il avait récidivé à trois reprises en l'espace de deux semaines. C'était uniquement son arrestation qui avait mis un terme à ses agissements. Il n'avait par ailleurs pas réellement pris conscience de ses actes dès lors qu'il avait proposé de présenter des excuses à ses victimes et de les indemniser « s'il le faut ». Il s'était de plus rendu au domicile du plaignant du premier brigandage et lui avait donné le nom de ses comparses et demandé de l'argent. Les motifs de cette démarche étaient peu clairs, mais n'étaient en tous les cas pas désintéressés. Ce n'était qu'à l'audience de première instance qu'il avait formellement admis les prétentions civiles présentées par une victime, sans se soucier du sort de celles des autres qui n'avaient pas fait valoir de prétentions chiffrées. Sa collaboration ne pouvait être qualifiée d'excellente, le recourant ayant toujours nié dans un premier temps les faits qui lui étaient reprochés, allant même jusqu'à vouloir porter plainte contre la prostituée qu'il avait menacée, les événements n'ayant pas tourné en sa faveur. Ces éléments parlaient dans le sens d'un pronostic défavorable. En revanche, force était d'admettre que le recourant n'avait pas commis de nouvelles infractions depuis sa dernière libération. Il exerçait une activité professionnelle, mais avait été licencié pour des motifs économiques, avait le souhait de reprendre une formation et était rentré dans une véritable démarche de probation, même s'il n'avait pas toujours honoré ses rendez-vous médicaux. Ces éléments permettaient de contrebalancer ceux qui lui étaient défavorables et excluaient de pouvoir poser un pronostic totalement défavorable, de sorte que l'exécution d'une partie de la peine apparaissait suffisante. Compte tenu de ces éléments, et notamment de la gravité de la culpabilité du recourant, il y avait lieu de fixer à 18 mois la peine à exécuter. Plusieurs éléments, en particulier sa récidive durant la procédure d'instruction, ne rendaient en effet pas favorable le pronostic quant au comportement futur du recourant et n'étaient pas suffisamment contrebalancés par les éléments favorables pour fixer la partie à exécuter à 12 mois, telle que requise par l'intéressé. En outre, une peine ferme de 12 mois n'était clairement pas proportionnée aux divers aspects de la faute du recourant, qualifiée de lourde.