Citation: 6B_1263/2022 E. 1.2.2

1.2.2. Parmi les personnes qui ont en règle générale la qualité pour recourir en matière pénale, l'art. 81 al. 1 let. b ch. 3 LTF mentionne expressément l'accusateur public. La question de savoir quelle autorité au sein d'un canton constitue l'accusateur public doit se résoudre à l'aune de la LTF, tandis que savoir qui, au sein de ce ministère public, a la compétence de le représenter est une question d'organisation judiciaire réglementée par le droit cantonal (ATF 142 IV 196 consid. 1.5.2). Selon le Tribunal fédéral, lorsque le droit cantonal institue un procureur général ou un ministère public compétent pour la poursuite de toutes les infractions commises sur l'ensemble du territoire cantonal, il est considéré comme seul accusateur public du canton habilité à interjeter un recours au Tribunal fédéral (cf. ATF 142 IV 196 consid. 1.5.2 p. 199). Cela vaut aussi lorsque le droit cantonal charge en plus d'autres autorités de défendre l'intérêt public devant le juge pénal cantonal de dernière instance, que ce soit dans des causes relatives à des matières particulières ou à une partie du territoire cantonal. Même dans les cas où ces autorités ont agi seules en dernière instance cantonale, elles ne peuvent pas recourir auprès du Tribunal fédéral (cf. ATF 131 IV 142 consid. 1 et les références citées). Cette jurisprudence s'explique par le souci d'assurer l'application uniforme du droit fédéral dans les différents cantons. En effet, les ministères publics cantonaux doivent contribuer, grâce à leur faculté de recourir, pour une large part, à une application uniforme du droit fédéral. Dès lors que cette tâche est déjà répartie entre les cantons, il s'agit d'éviter un morcellement supplémentaire au sein d'un même canton (ATF 142 IV 196 consid. 1.5.1). Dans le canton du Valais, il a été institué pour l'ensemble du canton un ministère public indépendant dans l'application du droit (cf. art. 23 al. 1 de la loi d'organisation judiciaire; LOJ/VS, RS/VS 173.1), auquel la fonction d'accusateur public a été expressément réservée (cf. art. 6 ss de la loi d'application du code de procédure pénale suisse; arrêt 6B_447/2017 du 30 août 2017 consid. 2.2.2).