Citation: 1C_416/2020 E. 1

Ensuite, sous couvert d'arbitraire, la recourante prétend que le SAN aurait fait usage de la clause dérogatoire de l'art. 23 al. 2 OAV lors de sa décision du 13 décembre 2012. Cela ne ressort toutefois ni de cette décision ni de l'arrêt attaqué. Elle prétend encore que les circonstances ne se seraient pas modifiées depuis lors. Or, la cour cantonale a retenu à cet égard que l'activité de la recourante avait évolué au fil des ans; cette dernière avait ainsi eu une activité de réparation plus marquée auparavant, laquelle s'était progressivement effacée devant l'activité actuelle principale, le dépannage; toutefois, la recourante avait comblé ce manque d'atelier de réparation initial par la conclusion de contrats avec des garages tiers qui garantissaient dans un premier temps les réparations nécessaires à effectuer; il n'était cependant plus établi aujourd'hui que la recourante disposait toujours de relations avec d'autres garages. La recourante se prévaut notamment du formulaire pour plaques professionnelles qu'elle a dûment complété le 10 novembre 2012 et qui indique, sous la question " nature de l'entreprise, selon définition de l'annexe 4 ", qu'il s'agit d'une " Entreprise de dépannage automobiles et camions sur route et en atelier ". On ne voit toutefois pas en quoi cet élément, ni d'ailleurs les autres faits allégués par la recourante, pourraient faire apparaître les constatations cantonales précitées comme arbitraires (art. 9 Cst.; cf. ATF 144 II 281 consid. 3.6.2; 142 II 355 consid. 6), respectivement démontreraient que la situation de la prénommée ne se serait pas modifiée depuis le 13 décembre 2012. Quoi qu'il en soit, même en admettant que tel soit le cas, force est de constater que l'intéressée ne rentre pas dans l'une des catégories énumérées à l'annexe 4 OAV, ce qu'elle ne conteste d'ailleurs pas. Les permis et les autorisations devant être retirés lorsqu'il est constaté que les conditions légales de leur délivrance ne sont pas ou plus remplies (cf. art. 16 al. 1 LCR), le SAN était en l'espèce habilité à retirer les permis de circulation collectifs et les plaques professionnelles à la recourante sur cette base, respectivement en application de l'art. 23a al. 1 OAV. Peu importe, dès lors, que la recourante offre ou non la garantie de l'utilisation irréprochable des permis de circulation collectifs, dans la mesure où les conditions énoncées à l'art. 23 al. 1 OAV sont cumulatives (arrêts 1C_567/2018 du 22 juillet 2019 consid. 4.2; 1C_26/2015 du 23 juin 2015 consid. 2.6). Dans ces circonstances, la recourante ne saurait reprocher au SAN de n'avoir pas fait usage de la menace d'un retrait énoncée à l'art. 23a al. 2 in fine OAV. Reste à savoir si la recourante pouvait bénéficier d'une dérogation aux conditions posées par l'art. 23 al. 1 OAV et l'annexe 4 de l'ordonnance à la délivrance d'un permis de circulation collectif.