Citation: 2C_1133/2018 E. 6

S'agissant du principe de proportionnalité, le recourant ne fait en réalité que remettre en question la pesée des intérêts effectuée par la Cour de justice. Il peut en conséquence être renvoyé aux considérants de l'arrêt de cette autorité, qui a correctement exposé la jurisprudence relative aux dispositions topiques et dûment appliqué le droit fédéral et international (art. 109 al. 3 LTF). Elle a notamment expliqué que le recourant avait commis des infractions graves, envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126). Sa condamnation à trois ans et onze mois de peine privative de liberté est particulièrement lourde. La Cour de justice a également pris en compte l'absence d'intégration du recourant en Suisse et sa dépendance à l'aide sociale entre 2004 et 2009 et entre 2013 et 2015, ainsi que les années que celui-ci y a passées, n'omettant pas d'également considérer les périodes de détention. A ce propos, on peut ajouter que le recourant ne saurait se prévaloir d'un éventuel bon comportement intervenu à la suite de sa libération, ni durant la période probatoire postérieure, dès lors que durant l'exécution de sa peine, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128). La Cour de justice a en outre tenu compte de la situation financière obérée du recourant et évoqué sa situation familiale en Suisse. Elle a justement relevé que le recourant pouvait certes se prévaloir d'un lien affectif et économique fort avec sa fille cadette. Toutefois son comportement n'était aucunement irréprochable et la distance séparant la Suisse de la Russie, si elle était relativement importante, ne l'était pas à ce point qu'elle fasse obstacle à la mesure en cause, notamment au vu de l'âge de la fille. Considérant l'ensemble de ces éléments, le résultat de la pesée des intérêts opérée par la Cour de justice ne traduit aucune violation des dispositions légales applicables, l'intérêt public à l'éloignement du recourant primant sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.