Citation: 4C.424/1999 16.03.2000 E. 1

1.- Tout en réservant les dispositions impératives de droit public sur la rémunération du travail supplémentaire excédant la durée maximale définie par la loi fédérale sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (LTr, RS 822.11), la cour cantonale a retenu que les parties avaient conclu, à l'art. 10 de leur contrat, une convention dérogatoire écrite au paiement des heures supplémentaires, au sens de l'art. 321c al. 3 CO. A l'instar des premiers juges, elle a également admis que la demanderesse occupait une fonction de cadre dirigeant, excluant en principe toute indemnisation des heures supplémentaires. Ces deux éléments l'ont amenée à rejeter les prétentions de la travailleuse, tout en observant cependant que celle-ci, contrairement à ce que les premiers juges avaient retenu, ne commettait aucun abus de droit en réclamant la rémunération des heures supplémentaires accomplies.