Citation: 9C_380/2018 E. 3.2

3.2. La recourante reproche aux premiers juges d'avoir négligé le fait, pourtant dûment constaté, qu'elle avait expressément mentionné une arthroscopie du genou gauche dans ses déclarations du 2 février 1995 et d'avoir violé son droit d'être entendue en n'expliquant pas pourquoi ils n'en avaient pas tenu compte dans leurs considérants en droit. Elle leur fait également grief d'avoir violé le droit fédéral en entérinant la résolution du contrat: l'assureur intimé ne pouvait pas ignorer l'opération évoquée ni, du reste, les symptômes qui l'avaient précédée et l'incapacité temporaire de travail qui en avait résulté sans contrevenir à son devoir d'examiner avec diligence et esprit critique les réponses de l'assurée aux questionnaires de santé, même si elle n'avait pas mentionné ladite opération dans ses déclarations du 14 septembre 1995. Elle considère par conséquent que l'absence de mention de l'arthroscopie subie en 1990 dans le formulaire du 14 septembre 1995 ne constituait pas un cas de réticence.