Citation: 6B_100/2016 E. 2.4.1

2.4.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré, à titre de circonstances particulièrement favorables, le fait qu'il avait changé fondamentalement de style de vie, en retournant habiter chez ses parents, qu'il avait d'emblée reconnu les faits et qu'il avait exprimé des regrets sincères. Il considère qu'au vu de ces éléments, auxquels viennent s'ajouter un risque de récidive faible au vu du retrait de permis de longue durée qui sera prononcé et une expertise qui lui est favorable, la cour cantonale aurait dû retenir qu'il existait des circonstances particulièrement favorables qui lui permettaient de prononcer le sursis. La cour cantonale n'a pas ignoré la nouvelle stabilité personnelle du recourant, celle-ci étant mentionnée en p. 10 du jugement attaqué. Pour le surplus, on ne discerne pas en quoi, et le recourant ne l'expose pas, cet élément aurait dû être apprécié plus largement. Quant à sa coopération et aux regrets sincères qu'il allègue, il est rappelé que ceux-ci constituent des facteurs d'appréciation de sa culpabilité (cf. art. 47 et 48 let. d CP) et qu'ils ne suffisent pas à faire apparaître les circonstances comme particulièrement favorables (cf. arrêt 6B_479/2011 du 24 novembre 2011 consid. 1.3.3). Comme le relève à juste titre la cour cantonale, on ne saurait considérer, compte tenu des antécédents du recourant en matière d'excès de vitesse (2 mai 2011, 24 septembre 2012 et 6 octobre 2012), que seul un retrait de permis de longue durée empêcherait toute récidive. A cet égard, il ressort des constatations cantonales - que le recourant ne conteste d'ailleurs pas et qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) - qu'il a commis l'excès de vitesse objet de la présente cause à peine plus d'un mois après avoir récupéré son permis de conduire. S'agissant enfin de l'expertise relative à l'aptitude à la conduite - à laquelle il est possible de se référer même si elle n'est pas établie dans le cadre de la procédure en cours, pour autant que la situation ne se soit pas modifiée (cf. ATF 134 IV 246 consid. 4.3 p. 254), ce que le recourant n'allègue pas -, celui-ci perd de vue que, si certes elle s'avère positive dans l'ensemble, il ressort du jugement attaqué que les experts n'en ont pas moins retenu un risque de réitération à titre de point négatif (p. 4). L'excès de vitesse de plus de 60 km/h commis quelques mois après cette expertise le confirme d'ailleurs. Il était donc pertinent de relever, à l'appui du pronostic, que le recourant présentait encore des tendances à commettre des excès de vitesse au vu de sa condamnation du 24 septembre 2012 et de l'extrait de son dossier des mesures administratives du SCAN.