Citation: 2C_646/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la recourante reproche tout d'abord au Tribunal administratif fédéral d'avoir établi les faits pertinents de manière arbitraire en constatant dans son arrêt que " la voltige aérienne engendre[rait] un volume sonore élevé " en dessous du box de voltige, ainsi qu'en retenant que ces nuisances " ser[aie]nt réduites de manière significative par la suppression du box de voltige [litigieux] ". Elle considère que ces différents constats ne sont étayés par aucun élément du dossier et qu'il n'est nullement démontré que la mention d'un secteur dédié à l'acrobatie aérienne sur une carte VAC provoquerait une augmentation de nuisances sonores à cet endroit, ni d'ailleurs que la suppression d'une telle inscription entraînerait une diminution de celles-ci. A l'appui de son argumentation, elle avance que le volume sonore engendré par la voltige ne serait pas plus élevé que celui découlant d'autres activités aériennes et que le retrait du box de voltige litigieux n'empêchera de toute façon pas la pratique de la voltige dans la zone considérée. Par ses critiques, la recourante ne démontre toutefois aucun arbitraire dans l'établissement des faits. En effet, il va de soi que la délimitation d'un box de voltige sur la carte VAC d'un aérodrome a pour effet d'augmenter le nombre d'acrobaties aériennes dans cette zone, étant entendu que la fonction d'un tel box consiste précisément à inciter les pilotes adeptes de la voltige à se rendre dans la zone désignée pour effectuer leurs acrobaties, ce que la recourante admet elle-même. Or, comme l'a constaté l'autorité précédente, la voltige aérienne implique par la force des choses de nombreuses variations de vitesse et des manoeuvres nécessitant de vives poussées de moteur, ce que la recourante ne conteste pas. A partir de là, on ne voit pas en quoi il serait manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait le Tribunal administratif fédéral, que le box de voltige actuellement inscrit sur la carte VAC de l'aérodrome de U.________ a pour effet de provoquer des nuisances sonores inhabituellement élevées pour les riverains de la zone en question, dans la mesure où, comme on vient de le dire, le bruit causé par les acrobaties aériennes est par nature plus dérangeant que celui lié à une activité aérienne ordinaire. Partant, il n'est pas arbitraire non plus de retenir la présomption de fait inverse selon laquelle la suppression d'un tel box conduirait a priori à une réduction des émissions sonores dans la zone considérée, quand bien même l'activité de voltige y resterait en soi permise.