Citation: 6B_566/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Le raisonnement de la cour cantonale, fondé notamment sur les déclarations de la victime avant son décès, des témoignages, des écoutes téléphoniques et une géolocalisation, ne prête pas flanc à la critique. Ainsi, il est établi que le recourant était présent auprès de sa victime quasi quotidiennement, physiquement, en particulier lors des retraits d'argent et des contacts avec les banquiers ainsi qu'avec les personnes pouvant jouer un rôle dans les transferts de fonds depuis les fondations, mais également par téléphone, avec plusieurs centaines d'appels entre décembre 2021 et février 2022. La corrélation entre les retraits et transferts d'argent avec la présence du recourant dans son entourage était également renforcée par le fait que le contrôle téléphonique rétroactif sur le raccordement mobile de ce dernier avait permis d'établir sa présence sur les lieux lors des multiples retraits d'argent sur le compte I.________ entre le 29 novembre et le 27 décembre 2021 (cf. jugement attaqué, p. 50 ss). De plus, il ressort de la documentation produite par la banque G.________ que, le 14 septembre 2021, le recourant se trouvait aux côtés de la victime lorsqu'il avait souhaité prélever un montant de 100'000 francs. Le 6 octobre 2021, lors d'un rendez-vous de même nature à la H.________, la victime est apparue comme un peu confuse au niveau des montants; elle était également accompagnée du recourant, qui avait indiqué avoir le sentiment que certaines personnes profitaient un peu d'elle. Finalement, le recourant est aussi intervenu au moins une fois lors d'un téléphone à I.________ et s'est présenté à A1.________ lorsqu'il avait voulu ouvrir un compte, en se désignant lui-même comme personne de contact avec son numéro de téléphone. Par ses développements tendant à indiquer qu'il n'était pas possible de déterminer dans quelle mesure les retraits litigieux pouvaient lui être imputés, que sa géolocalisation ne prouvait pas sa présence aux différents endroits des retraits effectués, que la victime pouvait avoir elle-même procédé à des prélèvements sans être "sous ses ordres", que cette dernière s'était trompée dans ses déclarations ou qu'il n'avait pas bénéficié frauduleusement ou abusivement des retraits ou des véhicules, le recourant se borne à nouveau à opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle opérée par la cour cantonale, cela d'une manière appellatoire et, partant, irrecevable dans le recours en matière pénale.