Citation: 4A_170/2017 E. 2

Sur le vu des explications du recourant et en l'absence de réaction de l'intimée, force est d'admettre que les deux recours soumis à l'examen de la Cour de céans n'ont pas nécessairement perdu leur raison d'être. En effet, si, comme le soutient le recourant, la décision de prolonger le mandat du Comité de Normalisation jusqu'au 31 août 2018 a fait l'objet d'un appel auprès du TAS et que cet appel venait à être admis, de même que si les pouvoirs de cet organe supplétif expiraient à la date fixée sans être prolongés et sans qu'un nouveau Comité exécutif ait pu être désigné d'ici là à la FECAFOOT, cette fondation se trouverait alors dans une situation de vacance du pouvoir à laquelle il pourrait être remédié, entre autres possibilités, par la réintégration du précédent Comité exécutif, élu le 24 mai 2009, jusqu'à la finalisation du nouveau processus électoral. Or, c'est précisément le but poursuivi par le recourant dans la cause 4A_170/2017. Quant à l'intimée, son propre recours formé dans la cause 4A_194/2017 poursuit un objectif - préserver son auteur des conséquences censément préjudiciables du ch. 2 du dispositif de la sentence attaquée en tant qu'il confirme la décision rendue le 12 novembre 2015 par la CCA/CNOSC - qui n'est apparemment pas lié à l'existence du Comité de Normalisation et à la réalisation duquel on ne peut donc pas dénier d'emblée tout intérêt concret. Force est ainsi de constater que les deux recours ne sont pas devenus sans objet.