Citation: 1A.129/2000 05.05.2000 E. 3

3.- Le recourant conteste les faits mis à sa charge. Il aurait été arrêté avec d'autres personnes alors qu'il se trouvait dans une voiture volée. Lors de la perquisition qui s'ensuivit, seuls quelques objets (notamment un billet d'avion pour l'Algérie) le concerneraient. Les armes et munitions auraient été trouvées dans un autre endroit, et on ne verrait pas en quoi le recourant serait concerné. L'existence d'un billet d'avion à son nom démontrerait sa volonté de se rendre dans son pays d'origine, et non sa participation active et volontaire à un groupe terroriste, que rien ne viendrait confirmer. a) L'autorité suisse d'exécution est en principe liée à l'exposé des faits produit par l'autorité requérante. Elle ne saurait s'en écarter qu'en cas de lacune, de contradictions ou d'invraisemblances manifestes, faisant apparaître la demande d'extradition comme abusive. L'exposé des faits exigé par les art. 12 al. 2 let. b CEExtr. et 28 al. 3 let. a EIMP n'impose pas à l'autorité requérante de prouver les soupçons allégués, ni même de les rendre vraisemblables. b) En l'espèce, le recourant est soupçonné d'appartenir à un groupe qui ferait partie du GIA (organisation algérienne responsable de nombreux actes de terrorisme) et qui serait chargé d'obtenir des armes et des explosifs afin de les envoyer en Algérie. Le groupe serait basé dans un appartement de la rue Bhering à Valence, où ont été trouvés des appareils de transmission, des papiers d'identité et des titres de transport, et utiliserait un autre lieu de réunion dans les environs de Valence, où ont été saisis des armes, des munitions et des documents. A l'encontre de cet exposé, le recourant se contente d'une argumentation à décharge; il ne relève toutefois aucune contradiction qui permettrait de douter de l'exactitude des soupçons évoqués à son encontre. L'argument doit, partant, être écarté.