Citation: 1B_301/2018 E. 2

La cour cantonale s'est tout d'abord demandée si la requête de récusation en cause n'avait pas été déposée tardivement, vu l'information sur la composition de la cour donnée le 18 août 2017, le courrier y relatif reçu vraisemblablement le 21 suivant par la recourante et la demande - datée du 3 septembre 2017 - adressée par cette dernière par télécopie le 4 suivant; la juridiction précédente a cependant laissé cette question indécise (cf. consid. 2.2 de l'arrêt entrepris). Au regard de cette motivation, il n'est pas nécessaire d'entrer en matière sur les arguments tendant à démontrer le défaut de tardiveté du dépôt de la requête de récusation (cf. notamment ad 1 p. 2 s. du mémoire de recours). C'est le lieu également de relever qu'il n'est pas non plus reproché à la recourante d'avoir invoqué le motif de récusation en lien avec la décision civile de mai 2016 tardivement s'agissant des deux Juges intimés, les arguments soulevés à cet égard étant ainsi dénués de toute pertinence (cf. en particulier ad 2/b p. 4 s. du recours). Vu leur contenu, il peut cependant être rappelé à la recourante qu'il est contraire aux règles de la bonne foi de garder la possibilité de déposer une requête de récusation en réserve pour ne l'invoquer qu'en cas d'issue défavorable ou lorsque l'intéressé se serait rendu compte que l'instruction ne suivait pas le cours désiré (ATF 143 V 66 consid. 4.3 p. 69 s.; 140 I 271 consid. 8.4.3 p. 275; 139 III 120 consid. 3.2.1 p. 124).