Citation: I 153/03 28.04.2004 E. 3

Les extraits du quotidien «24 Heures» produits par la recourante portent en première ligne sur le fonctionnement de l'office AI vaudois, critiqué par certains membres du corps médical et du personnel soignant. Les auteurs du courrier des lecteurs du 17 juillet 2002 accusent également cet office de confier un grand nombre d'expertises au docteur C.________, dont ils discutent les compétences professionnelles. En tant qu'elle porte sur ce point, cette «polémique», comme l'exprime la recourante, ne permet pas d'étayer le grief de prévention soulevé par ce dernier. La critique porte sur les qualités professionnelles du praticien mis en cause et non sur son impartialité (voir infra consid. 4.1). Dût-on, au demeurant, déduire des lignes publiées que leurs auteurs reprochent au docteur C.________ la sévérité de ses appréciations médicales, que cela ne permettrait pas encore de mettre en évidence les éléments objectifs requis par la jurisprudence précitée. On ne saurait tirer des circonstances d'expertises concernant une tierce personne que les investigations menées par l'expert avec la recourante n'auraient pas été effectuées conformément aux règles de l'art. A cet égard, on relèvera que la recourante s'est rendu à deux reprises (les 17 avril et 8 mai 2000; cf. expertise du 20 mai 2000 p. 1) à la consultation du docteur C.________ pour l'établissement du rapport sans soulever d'objection à l'égard du médecin, pas plus d'ailleurs que dans le courrier qu'elle lui a adressé le 11 mai 2000. Ce n'est qu'en procédure fédérale qu'elle conteste son objectivité, en alléguant n'avoir rencontré le médecin que durant vingt-cinq minutes. A supposer que cette affirmation soit vraie, on ne voit pas en quoi le temps consacré à l'examen médical constituerait en tant que tel un indice de partialité du médecin. Au demeurant, l'expertise contient une anamnèse personnelle, affective, professionnelle et socio-économique complète, ainsi que la description des plaintes subjectives de l'assurée, assorties de constatations objectives (tests psychométriques, examen clinique), si bien que l'on peut en déduire que le docteur C.________ a pris le temps nécessaire pour entendre l'assurée et recueillir les données utiles pour établir son expertise. Enfin, le simple fait que le psychiatre a évoqué une amplification des symptômes par l'assurée ne permet pas de conclure à sa partialité. Il s'agit en effet d'une appréciation médicale que le médecin motive dûment. En l'absence d'éléments concrets permettant de douter de la probité du docteur C.________ lors de l'expertise dont la recourante a fait l'objet, le moyen tiré de l'apparence de prévention n'est donc pas fondé.