Citation: 6B_663/2014 E. 18.6

18.6. Le recourant soutient que W.________ n'aurait pas pu commettre l'infraction seul dès lors que le processus décisionnel au sein de MUS impliquait l'obtention de la majorité au conseil d'administration. Le recourant s'écarte des faits retenus par le TPF, dont il ne ressort pas que le conseil d'administration aurait approuvé le contrat du 2 janvier 1997 et les versements qui en découlent, sans qu'il en démontre l'arbitraire. Quoi qu'il en soit, à supposer qu'une telle approbation ait été donnée, cela ne suffit pas à démontrer que les autres membres du conseil d'administration auraient eu connaissance du fait que les montants ne seraient pas investis dans l'intérêt de MUS mais à l'unique profit des ayants droit économiques de PP.________ et de S._______. C'est bien le fait que les montants n'ont pas été investis en faveur de MUS, ce que W.________ et X.________ savaient déjà au moment de la signature du contrat, qui constitue la violation du devoir de gestion. Au demeurant, même à supposer que les autres membres du conseil d'administration aient approuvé en connaissance du but réel du contrat et des versements, cet élément n'a pas d'influence sur le résultat. En effet, si une telle connaissance avait existé, les autres membres auraient éventuellement pu être également poursuivis pour gestion déloyale. Cela ne soustrait toutefois pas W.________ et X.________ de leur devoir de gestion. Supposé recevable, le grief du recourant serait rejeté.