Citation: 9C_32/2008 12.09.2008 E. 3

Les premiers juges ont retenu que le recourant était apte à travailler à 80 % dans une activité adaptée. 3.1 Invoquant les critères dont peut résulter le caractère non exigible de la réintégration dans le processus de travail en cas de troubles somatoformes douloureux persistants (ATF 131 V 49 consid. 1.2 p. 50 s. et les références), le recourant fait valoir que ces critères permettent de fonder un pronostic défavorable dans son cas. Il mentionne la présence d'une douleur importante par sa gravité, son acuité et sa durée, un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission durable, une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie et l'échec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformément aux règles de l'art, cela en dépit de son attitude coopérative. Il en conclut qu'il présente une incapacité de travail résultant de ce diagnostic et qu'il est incapable d'exercer à temps complet une activité adaptée. 3.2 Cette argumentation n'est pas pertinente. Du point de vue psychique, les premiers juges ont constaté, de manière à lier la Cour de céans (consid. 2.2), que mis à part quelques symptômes dépressifs et des traits de personnalité dominés par une certaine impulsivité, le consilium effectué par le docteur S.________ - le 23 mai 2002, lors du séjour de l'assuré à la Clinique W.________ - n'avait pu mettre en évidence aucune pathologie. Relevant que les rapports médicaux au dossier ne mentionnaient pas de diagnostics psychiatriques et que l'intéressé lui-même n'invoquait pas des troubles de cet ordre, ils ont retenu que sa capacité de travail était entière sur ce plan. Il n'apparaît pas que les faits retenus par la juridiction cantonale aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Le diagnostic invoqué par le recourant n'est attesté par aucun médecin. Lors du consilium du 23 mai 2002, le docteur S.________ n'a pas retenu de diagnostic spécifique du point de vue psychiatrique strict (document du 28 mai 2002). Dans son rapport du 1er juillet 2003, la doctoresse M.________ a retenu une capacité de travail minimale de 60 % à un poste d'établi, d'usinage ou de contrôle, rendement susceptible d'augmenter après une période d'apprentissage et d'acquisition manuelle, tout en relevant certains signes de surcharge psychogène, malgré la bonne collaboration de l'assuré. De leur côté, les médecins SMR ont nié l'existence d'une atteinte psychique, l'intéressé ne présentant pas de comorbidité psychiatrique invalidante (avis du 4 avril 2005). Dès lors, en l'absence d'une atteinte psychique, les critères invoqués par le recourant pour conclure à une incapacité de travail ne trouvent pas application dans le cas d'espèce. Ainsi que l'ont constaté les premiers juges, celui-ci présente une capacité de travail entière au plan psychique. 3.3 Sous l'angle somatique, la juridiction cantonale a retenu une diminution de rendement de 20 % engendrée par l'atteinte au genou. Cela n'est pas discuté par le recourant. 3.4 Les faits retenus par les premiers juges, selon lesquels le recourant est apte à travailler à 80 % dans une activité adaptée, n'ont donc pas été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit.