Citation: I 573/06 17.08.2007 E. 3

Le litige porte sur le droit du recourant, ressortissant suisse depuis 2003, à une rente - ordinaire [art. 36 LAI] ou extraordinaire [art. 39 LAI en liaison avec l'art. 42 LAVS] - de l'assurance-invalidité, le cas échéant à partir de quelle date. 3.1 Selon les premiers juges, le recourant subit une incapacité totale de travail et de gain à la suite d'une cécité binoculaire post-traumatique survenue le 1er février 1981; pour autant, il n'aurait cependant pas droit à la rente, dès lors que le cas d'assurance ouvrant théoriquement droit à celle-ci serait survenu le 1er jour du mois suivant le dix-huitième anniversaire de l'intéressé, à savoir le 1er décembre 1983, et qu'à cette date, ce dernier ne remplissait pas les conditions d'assurance, ne s'étant acquitté d'aucune cotisation en faveur de l'AVS suisse avant 2003. 3.2 Contestant ce point de vue, le recourant considère que le cas d'assurance est survenu non pas le 1er décembre 1983 puisqu'il a été à même de travailler depuis lors comme musicien, mais le 2 mai 2004 à la suite de l'AVC dont il a été victime et de l'incapacité de travail en résultant. Se prévalant des cotisations versées par son épouse, il ajoute qu'il remplissait alors les conditions d'assurance, de sorte qu'il convient de lui reconnaître le droit à une rente entière à partir du 1er mai 2004.