Citation: 1C_529/2017 E. 1

Le recourant se plaint aussi de ce que l'ordonnance de clôture n'aurait pas été notifiée aux autres personnes concernées par la transmission de données bancaires. Il en déduit que la décision attaquée serait frappée de nullité. Outre qu'il n'a pas qualité pour se prévaloir des éventuels intérêts de personnes tierces (art. 89 al. 1 let. c LTF; ATF 139 II 404 consid. 11 p. 446; arrêt 2C_792/2016 du 23 août 2017 consid. 5.4.1 destiné à la publication), le recourant méconnaît qu'en cas de transmission de renseignements relatifs à un compte bancaire, seul le titulaire a qualité pour agir (art. 80h let. b EIMP et 9a OEIMP) et doit donc se voir notifier la décision (art. 80m al. 1 EIMP), à l'exclusion des personnes dont l'identité figure dans la documentation transmise (arrêts 1C_86/2017 du 14 février 2017 consid. 2.2; 1C_639/2013 du 22 août 2013 consid. 1.3.2; 1A.293/2004 du 18 mars 2005 consid. 2.3). Il n'existe dès lors aucun motif de nullité. Toujours d'un point de vue formel, le recourant reproche à la Cour des plaintes de n'avoir donné aucune suite à sa demande visant à suspendre la procédure jusqu'à droit connu sur une procédure pendante devant la CourEDH. Cette procédure, concernant le droit des titulaires de procuration à recevoir notification des décisions (dans le sens du grief qui précède) serait pertinente pour la présente cause et l'omission de mentionner l'existence de cette procédure serait par ailleurs arbitraire et constitutive d'une violation du droit d'être entendu. Dépourvue d'effet suspensif, une procédure devant la CourEDH ne saurait constituer un motif de suspension, en particulier dans le domaine de l'entraide judiciaire internationale régi comme on l'a vu par le principe de célérité. Le grief, qui ne constitue pas non plus une question de principe, doit être écarté, de même que la demande de suspension formée céans.