Citation: 2P.236/2004 23.09.2004 E. 3

C'est sans arbitraire que le Tribunal administratif a constaté que le recourant n'offrait pas les garanties voulues pour l'exploitation envisagée. Certes, les problèmes relevés lors des différents contrôles du kiosque du recourant ne se sont pas révélés particulièrement graves. Toutefois, c'est de manière quasiment systématique que les contrôles effectués ont révélé des problèmes d'hygiène, ceci depuis l'installation du kiosque sur les quais en 1994. De plus, le recourant n'a apparemment pas pris conscience de la nécessité d'une activité irréprochable sur le plan de l'hygiène. Dans ces conditions, le refus opposé au recourant, surtout s'agissant de la délivrance d'une nouvelle autorisation, ne viole pas ses droits constitutionnels. Dès lors, il n'est pas nécessaire d'examiner sous tous ses aspects la pratique de la Municipalité de Montreux quant à la délivrance de ses autorisations, notamment au regard de la liberté économique garantie par l'art. 27 Cst. Enfin, le recourant ne peut rien tirer du droit d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse garanti par l'art. 12 Cst., qui ne saurait l'affranchir de ses obligations de droit public en matière d'hygiène pour l'exercice d'une activité économique. Peu importe que le recourant ait de la peine à se plier aux exigences légales et qu'il ne souhaite pas entreprendre une activité d'employé.