Citation: 9C_988/2008 02.07.2009 E. 1

3.2 Les griefs invoqués par la recourante à l'encontre des constatations de la juridiction cantonale sur l'absence de modification de son état de santé et de tout autre élément déterminant au regard d'une éventuelle révision ne suffisent pas à les faire apparaître comme manifestement inexactes ou contraires au droit au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. Tout d'abord, le moyen tiré de l'absence de mention, dans le jugement entrepris, du rapport du docteur I.________, n'est pas fondé. La recourante n'expose en effet ni quelle circonstance aurait été constatée de façon manifestement inexacte du fait du défaut de prise en compte de cet avis médical, ni de quelle manière celui-ci aurait été susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Contrairement à ce que soutient ensuite la recourante, le fait que les rapports des docteur B.________ et R.________ ont été rendus quelques années avant la date de la décision litigieuse ne leur enlève pas toute pertinence pour apprécier l'évolution de son état de santé depuis la décision initiale de (demi-)rente. Suivre son raisonnement, selon lequel l'avis du docteur E.________ aurait exclusivement dû être retenu parce qu'il est le seul à refléter son état de santé en mars 2007, reviendrait à donner systématiquement la préférence à l'appréciation médicale la plus récente par rapport à la date du prononcé litigieux, sans égard à sa valeur probante. Sur ce point, à l'inverse de l'appréciation du docteur B.________ (et celle de la doctoresse R.________), les deux certificats médicaux sur lesquels la recourante fonde l'essentiel de son argumentation pour faire valoir une modification des circonstances ne remplissent pas les exigences posées par la jurisprudence pour leur accorder une valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Les avis du docteur E.________ des 8 mai et 27 novembre 2007 se limitent à quelques affirmations succinctes qui sont insuffisamment motivées et ne peuvent dès lors être suivies. Au demeurant, ni le premier certificat, qui se réfère aux "investigations pratiquées" en 2002, déjà prises en compte par le docteur B.________ (cf. avis du Service médical régional AI [SMR] et courrier au docteur E.________ du 30 juillet 2007), ni le second ne mettent en évidence un nouvel élément par rapport aux constatations de ce médecin ou de la doctoresse R.________. Il s'agit bien plus d'une nouvelle appréciation de la capacité de travail de l'assurée, sans que les circonstances aient changé, ce qui ne suffit pas à justifier une révision au sens de l'art. 17 LPGA (cf. ATF 112 V 371 consid. 2b p. 372). De plus, si, comme l'invoque la recourante, on aurait pu attendre de la juridiction cantonale qu'elle expliquât les raisons qui l'avaient conduite à écarter les certificats du docteur E.________ dont l'assurée s'était avant tout prévalue devant elle, l'appréciation des preuves des premiers juges n'apparaît pas arbitraire (sur cette notion, voir ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 et les arrêts cités), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. Il ressort en effet des constatations du docteur B.________ que la recourante, dont l'état de santé est resté stationnaire (cf. aussi le rapport de la doctoresse R.________ du 25 avril 2005), disposait d'une capacité entière de travail dans une activité adaptée aux limitations liées au syndrome lombo-vertébral chronique et à l'hypoacousie sévère (ch. 2.2.1 du rapport du 24 mars 2003 et note du médecin du SMR du 27 octobre 2003). Tel était aussi le cas au moment de la décision initiale de (demi-)rente (cf. rapport de réadaptation AI du 20 juillet 1995), de sorte qu'on ne peut admettre, quoi qu'en dise la recourante, que sa capacité résiduelle de travail aurait diminué de manière à restreindre sa capacité de gain. Dans ce contexte, on précisera que l'appréciation de la doctoresse R.________ ("pas [d'autre activité que celle de palefrenière] envisageable selon la patiente") est dépourvue de pertinence, puisque le médecin reprend simplement l'avis de sa patiente sans donner sa propre évaluation. Enfin, en l'absence de tout indice probant d'une modification des circonstances par rapport aux observations et conclusions du docteur B.________, un complément d'instruction sur le plan médical tel que le requiert la recourante n'est pas nécessaire (sur l'appréciation anticipée des preuves, voir ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94). 3.3 En conséquence de ce qui précède, le recours est mal fondé.