Citation: 7B_649/2023 E. 3.4.3

3.4.3. Il découle de ce qui précède que l'ordonnance litigieuse ne cause aucun préjudice juridique actuel et concret au recourant. Quoi qu'il en dise, la situation du cas d'espèce diffère de celle où le ministère public refuse - au stade de l'instruction - de retirer du dossier des moyens de preuve prétendument inexploitables; dans ce cas, l'intérêt juridiquement protégé du prévenu à recourir réside dans le fait que le retrait rapide des preuves peut avoir des conséquences décisives sur les décisions que peut prendre la direction de la procédure et qui doivent être fondées sur des soupçons suffisants (cf. ATF 143 IV 475 consid. 2.9; arrêt 1B_485/2021 du 26 novembre 2021 consid. 2.4.3 et les références citées). Or on ne voit pas - et le recourant ne démontre pas - que l'ordonnance litigieuse entraînerait ici d'autre conséquence négative directe et immédiate sur sa situation juridique que celle de la simple poursuite de la procédure d'opposition à l'ordonnance pénale.