Citation: 2C_581/2018 E. 6.1

6.1. L'art. 80 al. 6 let. a LEtr prévoit que la détention est levée notamment lorsque l'exécution du renvoi ou de l'expulsion s'avère impossible pour des raisons juridiques ou matérielles. Le recourant soutient en vain qu'il appartient à l'administration qui veut procéder à un renvoi de déterminer dans quel pays ledit renvoi peut et doit avoir lieu et que son renvoi au Nigéria n'est pas exécutable car il n'est pas établi qu'il est bien un ressortissant du Nigéria. Il perd de vue qu'aux termes de l'art. 69 al. 2 LEtr, si l'étranger a la possibilité de se rendre légalement dans plusieurs Etats, l'autorité compétente peut le renvoyer ou l'expulser dans le pays de son choix (cf. arrêt 2C_393/2009 du 6 juillet 2009 consid. 3.4; cf. DANIÈLE REVEY, Code annoté du droit des migrations, Loi sur les étrangers, vol. II, Stämpfli 2017, n° 11 ad art. 69 LEtr). En l'espèce, il n'importe pas de s'assurer de la véritable nationalité du recourant. Il suffit de constater que les autorités du Nigéria ont délivré et, selon les constatations de l'instance précédente qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), sont encore disposées à délivrer un laissez-passer au nom du recourant, ce qui permettra d'exécuter le renvoi à destination du Nigéria dans un délai raisonnable. Dans ces circonstances, le grief de violation de l'art. 5 par. 1 let. f CEDH et des principes de proportionnalité et de célérité n'ont pas d'objet. Une telle critique confine du reste à la témérité compte tenu du manque de collaboration du recourant qu'il reconnaît lui-même.