Citation: 6B_38/2024 E. 1.6

1.6. La cour cantonale a tout d'abord rappelé que le recourant serait amené à comparaître personnellement aux débats d'appel, qu'une convocation devait lui être notifiée personnellement et que la notification du mandat de comparution ne pouvait pas intervenir valablement auprès de son mandataire. Elle a ensuite indiqué que cette exigence, de même que les conséquences négatives pour le recourant de son éventuel refus de s'y conformer, avaient été rappelées à la défense par la direction de la procédure, dans sa lettre du 31 octobre 2023. Elle a ainsi considéré que, dans ces conditions, il était incompréhensible que le recourant refuse toujours de révéler où il réside, tout en persistant à exiger le traitement de son appel. La désignation de l'adresse de son ex-femme pour toute notification à venir dans la procédure d'appel n'y changeait rien, à mesure qu'il n'était pas contesté que cette adresse - d'ailleurs irrégulière, puisque la base des données des personnes habitant dans le canton de Neuchâtel mentionnait que celle-ci était domiciliée à la rue de U.________ xx et non xy, comme figurait dans l'attestation qu'il avait produite - n'était pas le lieu de domicile du recourant ni celle de sa résidence habituelle. La cour cantonale a dès lors retenu que le recourant, qui formait appel, tout en refusant de révéler où il résidait - si bien qu'aucune citation respectant l'art. 87 al. 4 CPP ne pourrait lui être notifiée -, et qui serait tout de même tenu de comparaître personnellement à une prochaine audience pour son interrogatoire, adoptait en réalité une attitude contradictoire non conforme au principe de la bonne foi. Elle a précisé que le recourant avait quitté officiellement V.________, son dernier domicile connu en Suisse, pour " une destination inconnue ", soit celle que, pour des raisons assez incompréhensibles, il avait justement choisi de dissimuler aux autorités de poursuite pénale suisses, lesquelles d'ailleurs ne disposaient d'aucun moyen pour le localiser à l'étranger. La cour cantonale a ainsi retenu qu'en ne révélant pas son lieu de résidence, le recourant faisait obstacle à la notification personnelle d'une citation et que de ce fait il serait impossible de le citer à comparaître valablement. Partant, elle a considéré que l'appel était réputé avoir été retiré au sens de l'art. 407 al. 1 let. c CPP.