Citation: 1C_91/2015 E. B

Le 6 mars 2012, la municipalité de Veytaux a rendu une décision refusant d'ordonner la suppression du séparateur-décanteur, retenant en particulier que cette installation avait été dûment autorisée par un permis de construire du 29 septembre 1986 ainsi que par un permis délivré par le Service cantonal des routes le 3 février 1987. Les époux A.________ ont recouru contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal. Au cours de l'instruction menée par la cour cantonale, celle-ci a notamment procédé à une visite des lieux et mandaté un ingénieur pour réaliser une expertise sur les éventuelles nuisances olfactives en cause. Le recours a été rejeté par arrêt du 22 décembre 2014. Les premiers juges ont notamment considéré que la modification de l'emplacement du séparateur-décanteur par rapport aux plans approuvés avec le permis de construire du 29 septembre 1986 aurait dû faire l'objet d'une enquête publique. Toutefois, au vu notamment de l'absence de préjudice causé au voisinage, il ne se justifiait pas pour autant d'ordonner une remise en état ou une suppression de l'installation.