Citation: 6B_1002/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant soutient que dans la mesure où l'art. 28 al. 2 OCR autorise les cyclistes à interrompre très rapidement le signe indiquant le changement de direction, en raison des risques liés au fait de lâcher des deux mains l'appareil de direction, il ne serait pas exclu que les agents de police ayant rédigé le rapport du 22 novembre 2019 n'aient pas perçu un tel signe. Dès lors, en écartant intégralement et sans motivation suffisante ses déclarations quant à l'existence du bref signe de main qu'il indique avoir effectué conformément aux principes de l'art. 28 al. 2 OCR, les juges cantonaux auraient enfreint les principes d'appréciation des preuves posés par l'art. 10 al. 2 et 3 CPP. Par ce grief, le recourant s'en prend uniquement à l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale, sans toutefois parvenir à en démontrer le caractère arbitraire (cf. consid. 3.1.1 supra). On ne voit en effet pas qu'il soit arbitraire de faire prévaloir la parole de deux policiers - lesquels portaient au moment des faits une attention particulière au recourant, qui venait de les dépasser et qu'ils avaient invité à se ranger sur le côté droit de la chaussée en faisant usage de leur haut-parleur - sur celle du prévenu.