Citation: U 161/05 02.12.2005 E. A

G.________, née en 1961, travaille depuis 1984 comme infirmière-instrumentiste au sein de l'Hôpital X.________. En cette qualité, elle est assurée contre les accidents par la «Zurich» Compagnie d'Assurances (ci-après: la Zurich assurances). Victime d'un accident de la circulation le 23 décembre 1994, elle a souffert d'un traumatisme en hyper-extension de la nuque (certificat du docteur T.________ du 16 janvier 1995) et subi un arrêt de travail du 24 décembre 1994 au 17 janvier 1995. Le docteur A.________, généraliste FMH, a suivi l'assurée durant l'année 1995. Il a fait état d'un syndrome cervico-dorsal post-traumatique et d'une amélioration lente, mais satisfaisante (certificats des 1er février, 26 juin et 11 octobre 1995). En janvier 1996, l'intéressée a connu un nouvel épisode douloureux (cervico-scapulo-brachialgies gauches avec paresthésies dans les doigts). Une période de repos ayant fait disparaître les troubles sensitifs et les douleurs, à l'exception de celles irradiant dans l'épaule, le docteur N.________, neurologue FMH, a diagnostiqué un syndrome radiculaire déficitaire en C6-C7 (rapports des 31 janvier et 19 avril 1996). L'été suivant, mandaté par l'assureur-accidents, le docteur B.________, chef du service de neurologie de l'Hôpital Y.________, a confirmé la présence d'un discret syndrome cervico-radiculaire, en voie de régression. Il a également relevé des contractures cervico-nucales dans le cadre d'un épuisement professionnel et n'excluait pas un état dépressif larvé contribuant à l'entretien des plaintes. D'après lui, G.________ était toujours à même d'exercer son métier (rapport d'expertise du 12 juillet 1996). Par la suite, le docteur M.________, chirurgien-orthopédiste FMH, a constaté une évolution favorable, si ce n'est la récurrence d'épisodes d'exacerbation douloureuse deux à trois fois par année (certificat du 20 janvier 1999). Une rechute ayant été déclarée à la Zurich assurances durant l'été 2002, le docteur N.________ a mentionné un syndrome cervical, du côté droit, accompagné d'un syndrome radiculaire en C6-C7, irritatif, non déficitaire (rapport du 2 août 2002). Une imagerie par résonance magnétique a notamment révélé la présence d'une cervicarthrose avec discarthroses en C5-C6 et C6-C7 (rapport du docteur C.________ du 16 août 2002). Un mois plus tard, le docteur M.________ constatait une très lente amélioration de la situation, le syndrome radiculaire ayant régressé (certificats des 11 et 25 septembre 2002). Une nouvelle fois consulté, le docteur B.________ a diagnostiqué des cervico-brachialgies droites non déficitaires, dans le cadre d'une importante arthrose cervicale, d'origine traumatique. Il estimait la capacité de travail de l'assurée à 100 %, pour autant qu'un tiers de son activité se déroule hors de la salle d'opération (rapport d'expertise du 8 novembre 2002). L'employeur a informé l'assureur-accidents qu'il pouvait organiser l'activité de l'intéressée et occuper cette dernière à raison de 70 % en qualité d'instrumentiste et de 30 % dans des tâches administratives légères, la rémunération demeurant inchangée (courrier électronique du 24 décembre 2002). Par décision du 25 août 2003, la Zurich assurances a dénié à l'assurée tout droit à une rente, celle-ci ne pouvant être considérée comme invalide au sens de la loi. L'intéressée s'est opposée à cette décision alléguant subir une perte de salaire due à l'impossibilité d'assumer les services de piquet et de nuit et ne pas être capable d'accomplir le travail administratif proposé (lettres du 25 septembre et 1er décembre 2003). En annexes figuraient notamment un document étayant la perte de gain (lettre de Z.________, infirmière-cheffe, du 1er octobre 2003) et un certificat du docteur M.________ du 22 octobre 2003 selon lequel seul un travail administratif léger, sans attitude posturale prolongée, port de charges et travaux lourds ou répétitifs, était médicalement exigible. Par lettre du 29 décembre 2003, l'employeur de G.________ a confirmé que celle-ci n'avait pas eu l'occasion d'exercer l'activité adaptée jusqu'alors étant donné qu'elle suivait une formation (avenant au contrat de travail du 26 décembre 2002); il a toutefois maintenu son offre. L'assureur-accidents a rejeté l'opposition de l'assurée par décision du 16 février 2004.