Citation: 7B_376/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Comme déjà relevé ci-avant, la cour cantonale a estimé que les circonstances n'avaient en l'occurrence guère évolué depuis le dernier examen, opéré en juillet 2022 (cf. arrêt attaqué, p. 9). Certes, ainsi que le souligne le recourant, la CLCED avait relevé, dans son préavis négatif du 31 janvier 2023, que sa situation avait connu "une légère amélioration"; de même, dans son point de situation du 13 février 2023, l'Unité d'évaluation criminologique du Service pénitentiaire vaudois avait pour sa part relevé une "légère diminution" des "niveaux de risque de récidive". Cette légère amélioration signalée était cependant, selon l'Unité d'évaluation criminologique, principalement à mettre en lien avec l'intégration du recourant au sein de l'atelier dans lequel il travaillait en détention - qui semblait davantage adapté à sa situation physique et personnelle (cf. point de situation du 13 février 2023) -, voire, d'une manière plus générale, avec son comportement en détention. Le recourant ne démontre en revanche pas que, dans le rapport en question, ou dans ceux présentés par d'autres intervenants, il serait fait mention d'éléments laissant suggérer qu'en dépit de la thérapie de soutien qu'il avait entreprise, il pourrait avoir désormais amorcé une prise de conscience suffisante quant à la gravité des faits pour lesquels il avait été condamné ou quant à l'existence du trouble délirant de la personnalité dont il était atteint. Il apparaît bien au contraire que l'intéressé persiste à s'opposer à toute prise de médication psychotrope, alors qu'une telle médication était pourtant prônée par les experts, ceux-ci ayant relevé qu'il fallait s'attendre à une évolution négative en l'absence de soins psychiatriques suffisants. En ces aspects, la situation se distingue de celle examinée dans l'arrêt 7B_175/2023 du 6 février 2024, dont le recourant se prévaut. Cela étant, le recourant ne fait état d'aucun élément permettant de se convaincre que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en niant l'existence d'une modification des circonstances déterminantes en vue du pronostic prévu par l'art. 64a al. 1 CP. En l'absence d'une telle modification, la cour cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en renonçant à ordonner une nouvelle expertise.