Citation: 5A_117/2021 E. 5.2

5.2. Il est vrai que la jurisprudence prévoit que la prise en compte d'une part aux frais de logement des enfants chez chacun des parents suppose en principe que ceux-ci prennent en charge l'enfant de manière alternée (arrêts 5A_147/2019 du 25 mars 2020 consid. 3.1; 5A_583/2018 du 18 janvier 2019 consid. 5.1; 5A_743/2017 précité consid. 5.2.5). Toutefois, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir contrevenu à cette jurisprudence, dès lors qu'elle a retenu que cette manière de procéder était discutable et qu'elle a jugé, en tant que tel, que cet élément, ainsi que celui en lien avec la répartition entre les parents des coûts fixes relatifs aux enfants, étaient compensés par la prise en considération de la charge fiscale des parties que le premier juge avait oubliée dans son calcul. La critique sur l'estimation de cette charge arrêtée par la cour cantonale est par ailleurs irrecevable, dès lors que la recourante ne soulève pas de grief d'arbitraire en lien avec ces constatations (cf. supra consid. 2.1) et qu'elle se limite par ailleurs à indiquer que des montants de 950 fr. par mois pour elle, respectivement de 1'000 fr. par mois pour son mari, auraient dû être retenus, sans exposer de manière détaillée, par exemple par le renvoi à des pièces, comment elle arrive à ces montants. En outre, la présentation de la recourante ne permet pas de démontrer que l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle les erreurs du premier juge seraient " contrebalancées " est fausse, et partant arbitraire. En effet, une telle démonstration impliquait logiquement de comparer la solution confirmée par la cour cantonale avec celle qui aurait dû être retenue si les erreurs constatées avaient été corrigées. Or, étant donné que la recourante prend notamment en considération une charge d'impôt différente de celle retenue dans l'arrêt querellé et son calcul des contributions d'entretien se base - de manière infondée (cf. supra consid. 4.3 et 4.4) - sur le fait que le père devait assumer le 100% des coûts variables des enfants, respectivement le 80% de ceux-ci, une telle comparaison n'est pas possible. De surcroît, la recourante n'expose pas en quoi les différences du solde disponible de la famille et celui du père qu'elle constate en procédant à ses propres calculs par rapport à ceux retenus par la cour cantonale seraient de nature à modifier les contributions d'entretien en faveur des enfants, étant observé à cet égard que le solde disponible du père arrêté dans l'arrêt querellé permettait également de couvrir l'entier du déficit des enfants. Elle échoue donc à démontrer que le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire dans le résultat. Autant que recevable, son grief doit ainsi être rejeté.