Citation: 5A_305/2021 E. 3.2

3.2. La recourante considère que la Chambre de surveillance a retenu à tort que la condition posée par l'art. 7 al. 1 let. b Ordonnance COVID-19 justice et droit procédural n'est pas réalisée en l'espèce. La Chambre de surveillance se serait en effet écartée du texte clair de cette disposition en estimant qu'il faut s'assurer que l'information préalable à la notification soit effectivement parvenue au destinataire. Une telle interprétation était incompatible avec la " lettre et l'esprit " de l'art. 7 al. 1 let. b Ordonnance COVID-19 justice et droit procédural, dès lors que c'est une supposition et non la garantie d'une prise de connaissance qui doit être examinée. L'interprétation de la Chambre de surveillance revient à exiger, pour la notification simplifiée, autorisée dans le contexte de la pandémie, une preuve de notification équivalente à celle de la procédure usuelle, vidant " par la même occasion " de son sens le caractère particulier de la réglementation en cause, notamment en imposant la proximité physique entre le notificateur et le " notifié " que cette réglementation particulière tendait précisément à éviter pour des motifs sanitaires d'intérêt public. La recourante ajoute que, contrairement à ce qu'a retenu la Chambre de surveillance, l'Office a apporté la preuve que l'information préalable était parvenu au poursuivi au plus tard un jour avant la notification du commandement de payer, soit le 29 juin 2020. En effet, l'Office a démontré que cet avis préalable à la notification simplifiée a été distribué par courrier A Plus au débiteur le 25 juin 2020 sur la base du " Track&Trace " de La Poste. Cet élément établi, il demeure seulement à examiner si la présomption a été renversée par le débiteur. Or celui-ci n'a apporté aucun élément qui contredirait le fait qu'il a reçu cet avis préalable à la notification simplifiée de l'Office. Il n'a fourni aucun indice, encore moins une preuve concluante, qui permettrait de supposer qu'il n'a pas été informé au préalable de cette notification simplifiée. Comme la Chambre de surveillance l'a à juste titre relevé s'agissant des tentatives de notification ordinaire, la crédibilité des déclarations du débiteur doit être fortement relativisée, dès lors qu'il a systématiquement contesté avoir reçu l'ensemble des communications de l'Office.