Citation: 2C_613/2024 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant, qui réside en Suisse depuis le 10 mars 2004, sans y avoir exercé une activité de manière continue, a subi, le 7 novembre 2015, un accident professionnel pour lequel il a reçu durant un certain temps des indemnités journalières de l'assurance-accidents (SUVA). L'Office AI a toutefois considéré par deux fois - soit tant en date du 6 décembre 2019 que du 4 février 2022 - que, dès septembre 2018, le recourant devait être considéré comme à nouveau capable de travailler à 100% dans une activité adaptée à son état de santé, lui refusant toute prestation pour cette raison. Ces procédures liant en principe les autorités des migrations en tant qu'elles constatent la capacité entière de travail du recourant, à tout le moins dans une activité tenant compte de ses limitations fonctionnelles, il faut considérer que celui-ci ne peut par la force des choses revendiquer aucune incapacité permanente de travail susceptible de lui conférer un droit de demeurer en Suisse au sens de l'art. 4 al. 1 Annexe I ALCP. On ne voit dès lors pas qu'il puisse être reproché au Tribunal cantonal d'avoir violé cette disposition en confirmant le non-renouvellement de l'autorisation de séjour de l'intéressé.