Citation: 4A_68/2024 E. A

A.a. Le 17 janvier 2013, E.________ et D.________ (ci-après: les locataires) d'une part et A.________ et B.________ (ci-après: les bailleurs) d'autre part ont conclu un contrat de bail à loyer portant sur la location d'un appartement de sept pièces situé au 7ème étage de l'immeuble sis (...). Le contrat a été conclu pour une durée initiale de cinq ans, du 1er février 2013 au 31 janvier 2018, renouvelable tacitement d'année en année, sauf résiliation respectant un préavis de trois mois pour la fin d'un mois. Le loyer annuel, charges non comprises, a été échelonné et fixé à 43'200 fr. du 1er février 2013 au 31 janvier 2016, 54'000 fr. du 1er février 2016 au 31 janvier 2017 et 57'000 fr. dès le 1er février 2017. Selon l'article 1 des clauses particulières du bail, cet échelonnement a été prévu pour prendre en compte les nuisances engendrées par le chantier du CEVA. Les locataires ne pouvaient prétendre à aucune réduction de loyer ou indemnité supplémentaire. Cette clause n'a pas fait l'objet de discussions entre les parties. L'avis de fixation du loyer initial précise que le loyer se situe dans les limites usuelles dans la localité ou dans le quartier et que l'ancien loyer s'élevait à 48'000 fr. depuis le 1er juillet 2007. À l'époque de la conclusion du bail, les travaux de percement du tunnel ferroviaire et de construction de la gare réalisés par les CFF étaient en cours, avant que l'aménagement du plateau de Champel par la Ville de Genève ne soit réalisé. A.b. Un avenant au bail a été conclu le 26 octobre 2015, repoussant le premier échelon d'une année et l'échéance du bail au 31 janvier 2019. Un second avenant a été conclu le 21 octobre 2016, repoussant le premier échelon d'une année supplémentaire, de sorte qu'il devait prendre effet le 1er février 2018 et le suivant le 1er février 2019. Un dernier avenant a été conclu le 7 décembre 2017, supprimant l'ultime échelon, le loyer annuel restant ainsi fixé à 54'000 fr. A.c. En septembre 2018, la Ville de Genève a avisé les riverains qu'elle allait réaménager les espaces publics autour de la gare du futur Léman Express sur le plateau de Champel, conformément à l'autorisation de construire obtenue le 23 novembre 2017. Ces travaux devaient se faire en parallèle du chantier du CEVA qui se poursuivait en sous-sol. Le chantier débuterait le 17 septembre 2018 et durerait jusqu'au printemps 2020. Cependant, la plus grande partie des aménagements devait être terminée pour la mise en service du Léman Express en décembre 2019. Les travaux auraient lieu en plusieurs étapes. Les premières semaines, ils se dérouleraient dans le périmètre du chantier alors en cours, ainsi que sur la parcelle située de l'autre côté de l'avenue de Champel (devant les numéros (...) à (...)). Puis des interventions auraient lieu sur les avenues Alfred-Bertrand et de Champel et feraient l'objet d'autres feuilles d'information. Ils consisteraient en des travaux de terrassement et de remblayage, en la réalisation de canalisations pour la récolte des eaux de pluie, de différents réseaux d'arrosage pour les futurs arbres, de réseaux pour l'éclairage public, d'îlots végétalisés et en la mise en place d'enrobés bitumeux. A.d. Ces travaux ont débuté le 17 septembre 2018. Les travaux sur le grand plateau se sont terminés le 12 décembre 2019, lors de l'inauguration du CEVA et les travaux sur le petit plateau, situé en face, se sont achevés en avril 2020. Les containers de chantier ont été évacués entre le 13 et le 18 juin 2020. A.e. Les 10 octobre 2018, 7 novembre 2018 et 13 décembre 2018, les locataires se sont plaints auprès de la régie des nuisances occasionnées par ces travaux, à savoir de la poussière sur les meubles du balcon, du bruit, des tremblements, des difficultés à accéder à l'immeuble à cause des barrières de chantier, ce qui justifiait à leurs yeux une (nouvelle) réduction de loyer. Ils ont essuyé un refus.