Citation: I 836/06 05.10.2007 E. A

A.a M.________, né en 1949, travaillait comme pâtissier. Victime successivement d'une chute et d'une alerte cardiaque les 2 mars et 14 mai 1992, il a développé une symptomatologie lombaire, qui a été prise en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), et subi une angioplastie de l'artère coronaire droite. Il n'a pas repris d'activité depuis son premier accident et s'est annoncé à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) le 15 janvier 1993. L'office AI s'est procuré le dossier médical de l'assureur-accidents. Se fondant principalement sur l'avis des docteurs I.________, neurologue, et B.________, radiologue, le docteur P.________, médecin d'arrondissement de la CNA, concluait à un syndrome vertébral et radiculaire L5 déficitaire sensitif droit sur discopathie et hernie discale en L5/S1 autorisant la reprise du travail à mi-temps dès le 25 janvier, à 75% dès le 10 mai et à plein temps dès le 15 juin 1993 (rapport d'examen du 4 mai 1993). L'administration a également recueilli l'opinion du docteur H.________, médecin traitant. Se référant aux rapports de nombreux confrères, celui-ci retenait une maladie ulcéreuse duodénale, une oesophagite de reflux, une cardiopathie ischémique sur coronopathie monotronculaire, un status après dilatation transluminale de la coronaire droite, une hyperlipidémie et une hernie discale en L5/S1; la cardiopathie justifiait à elle seule une incapacité totale de travail depuis le 14 mai 1992 (rapport du 24 mars 1993); le cas était stable (rapports des 15 juin 1993 et 25 janvier 1994). L'office AI a encore mandaté plusieurs spécialistes. Le docteur G.________, cardiologue, a fait état d'une maladie coronarienne, principalement du vaisseau droit, avec status après dilatation proximale, ergométrie cliniquement négative et électrocardiographiquement sans signe en faveur d'une progression de la maladie et précordialgies occasionnelles évoquant des spasmes coronariens; cette affection permettait d'envisager la reprise d'une activité à 50 puis à 100% (rapport du 11 mars 1994). La doctoresse F.________, neurologue, a estimé que les lombalgies résiduelles étaient principalement dues aux problèmes statiques de la colonne, ainsi qu'à la discrète discopathie L5/S1 et n'empêchaient pas l'assuré de réintégrer le monde du travail, d'abord à 50% puis à 75-100% (rapport du 3 mai 1994). Le docteur A.________, psychiatre, a diagnostiqué un état régressif anxieux avec hypocondrie chez une personnalité de type psychosomatique ayant définitivement et de manière irréversible annihilé toute capacité de travail dès le 14 mai 1992 (rapport du 1er mars 1995). L'administration a octroyé à l'intéressé une rente entière d'invalidité à compter du 1er mars 1993 (décision du 15 juin 1995). A.b Les deux premières procédures de révision instruites en 1998 et 2001 n'ont mis en évidence aucun élément susceptible de modifier le droit à la rente. A.c Au cours de la troisième procédure de révision, l'office AI a sollicité l'avis du docteur H.________ qui a rapporté un état stationnaire (rapport du 16 mai 2005), celui du docteur C.________, cardiologue traitant, qui a fait le même constat et souligné que la capacité de travail de son patient n'était en rien troublée par l'affection cardiologique (rapport du 21 juin 2005), puis a mandaté le docteur L.________, psychiatre, pour la réalisation d'une expertise. Le praticien a conclu à un syndrome douloureux somatoforme persistant n'ayant aucune influence sur la capacité de travail (rapport du 18 août 2005). Par décision du 18 novembre 2005 confirmée sur opposition le 22 décembre suivant, l'administration a supprimé la rente servie jusque-là à M.________ avec effet au 1er janvier 2006 au motif que celui-ci ne présentait plus d'incapacité liée à l'affection cardiologique, ni de diagnostic psychique susceptible de diminuer sa capacité de travail.