Citation: 7B_747/2024 E. 3.4

3.4. Dans son argumentation, le recourant explique tout d'abord que la jurisprudence du Tribunal fédéral n'exclurait pas les "non-juristes" exerçant au sein d'une autorité pénale du champ d'application de l'art. 56 CPP et que la secrétaire d'un office demeurerait potentiellement récusable. À cet égard, il estime que la secrétaire de direction, en tant qu'assistante personnelle de son ancien conseil durant les faits qui font l'objet de l'instruction pénale en question, était susceptible d'exercer une influence - notamment en partageant ses impressions et ressentis sur le dossier ou la personne du recourant - sur les magistrates en charge de l'instruction. En outre, selon le recourant, la simple existence de cette précédente activité s'opposerait déjà à toute autre tâche dans le cadre d'une instruction menée contre le client de son ancien patron. Le recourant ajoute que, sous l'angle de l'apparence à tout le moins, ces éléments feraient craindre un préjugement à son endroit, d'autant plus que le précédent emploi de la secrétaire de direction était connu de ses nouveaux employeurs au sein du Ministère public et " qu'aucun " ne se serait signalé face à ce prétendu conflit d'intérêts.