Citation: 6B_903/2020 E. 7.4

7.4. En l'espèce, contrairement à ce que semble penser le recourant, la cour cantonale n'a pas augmenté le montant de l'amende en raison des infractions à la LCR qu'il a commises, mais parce que l'amende visait également à sanctionner la seconde infraction de voies de fait, retenue en appel. Le jugement attaqué n'est pas critiquable sous cet angle. Cependant, on constate, à la lecture du dispositif du jugement d'appel, en le comparant à celui du jugement de première instance, que si le recourant a été acquitté de deux infractions et a bénéficié d'une qualification juridique plus favorable, le montant total de la contribution pécuniaire a concrètement augmenté. En effet, la cour cantonale a augmenté le montant de l'amende de 300 fr. à 500 fr., alors que la peine pécuniaire n'a été réduite que de 100 fr. (10 jours-amende à 10 fr.). Il s'ensuit que, pris dans son ensemble, le jugement attaqué aggrave la peine infligée au recourant, ce qui contrevient à l'interdiction de la reformatio in pejus consacrée par l'art. 391 al. 2 CPP. Le recours doit donc être admis sur ce point.