Citation: 6B_720/2022 E. 1.5.4

1.5.4. Au demeurant, la thèse du mensonge pouvait être rejetée en procédant à l'appréciation des déclarations de l'intimée en lien avec les spécificités liées à sa personne. D'intelligence limitée, sexuellement inexpérimentée et sans connaissance particulière à ce sujet - ce que le recourant ne conteste pas -, l'intimée s'était efforcée de livrer au mieux sa version des faits, nonobstant son handicap, et avait manifesté à chacune de ses auditions de la tristesse ou de la colère. Son récit comportait des détails non seulement sur les circonstances des rapports sexuels en cause (lieu, habits portés par les parties, irruption du recourant dans sa chambre), mais également sur les gestes précis du recourant, son attitude, ses paroles, ainsi que son ressenti à elle (soit sa peur, ses douleurs, sa faiblesse physique, les odeurs d'alcool, la durée de l'acte et sa perception des écoulements post-coïtaux). Le récit des faits par l'intimée reflétait ainsi ce qu'elle avait vécu, sans confusion ou déformation possibles, conscientes ou inconscientes (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3 et 4.4.1 p. 23 s.).