Citation: 9C_104/2009 31.12.2009 E. 3

3.1 Les premiers juges ont constaté que la doctoresse U.________ ne s'était pas exprimée sur la diminution de l'intensité de l'atteinte psychique. De ce silence, ils ont déduit que l'état de santé psychique de l'intimée ne s'était pas modifié entre le 8 novembre 1989 (date de la décision initiale de rente), respectivement le 30 août 2000 (jour où la dernière décision confirmant le droit à la rente avait été rendue dans une procédure de révision), et le 3 septembre 2007 (date de la décision portant suppression de la rente). Quant au degré de l'incapacité de travail, le tribunal a estimé qu'il résultait d'une appréciation différente de l'experte mandatée par l'office AI. Dès lors que de tels éléments ne justifiaient pas une révision de la rente, selon la jurisprudence, et que les conditions d'une reconsidération au sens de l'art. 53 LPGA n'étaient pas non plus réalisées, le tribunal a annulé la décision administrative et rétabli le droit de l'intimée à la demi-rente. 3.2 L'office recourant reproche au tribunal cantonal d'avoir constaté les faits pertinents de façon erronée, violant ainsi le droit fédéral (art. 95 let. a LTF). En particulier, l'office AI estime que le tribunal a fait complètement abstraction du rapport de la doctoresse B.________ du 27 octobre 2005, où la psychiatre traitante de l'intimée attestait clairement une amélioration de l'état de santé psychique, bien que le diagnostic restât inchangé. Notamment, ce médecin relevait que la patiente ne présentait plus de dépression et de crises d'angoisse, qu'elle participait à la rénovation de sa maison et qu'elle ne consommait plus de benzodiazépine. Par ailleurs, le recourant fait grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas pris en considération les conclusions du COMAI quant à la capacité résiduelle de travail (rapport du docteur A.________ du 21 janvier 2008, ch. 6). Dès lors que le rapport de la clinique X.________ avait valeur probante, au sens de la jurisprudence, le recourant soutient qu'il faut s'y référer pour actualiser le degré de l'invalidité. 3.3 L'intimée conteste les griefs du recourant. Elle soutient notamment que le tribunal cantonal n'a pas apprécié les preuves de façon arbitraire en constatant que le rapport d'expertise psychiatrique de la doctoresse U.________ ne faisait pas mention d'une modification ou d'une amélioration de l'état de santé. Elle ajoute que ce document ne constitue qu'une appréciation différente de faits restés identiques, ce qui ne suffit pas à justifier une révision du droit à la rente.