Citation: 4P.178/2006 26.10.2006 E. 1

2.3 De la même façon, le recourant se plaint de ce que les juges cantonaux ont ignoré des faits essentiels concernant son activité, postérieurement au 6 mars 2005 et au 21 avril 2005. En particulier, il soutient que, de 1995 à 1998, il a convaincu les propriétaires D.________ et C.________ de vendre leurs terrains pour la réalisation du projet de X.________; de plus, la commune de V.________ avait fait de même, sur la base des négociations conduites par lui-même avec un conseiller municipal. Pour ces raisons, le but social de la société simple formée des parties avait été atteint, le recourant ayant réalisé la part des tâches qui lui incombaient. En page 9, deuxième partie, du jugement attaqué, les précédents juges énumèrent un certain nombre de démarches dans lesquelles le recourant n'est pas, ou plus, intervenu, ce qui a conduit le Tribunal cantonal à considérer que, par l'acte de vente du 21 avril 1995, accompagné d'une facture de courtage, les parties avaient mis fin à leur association du 6 mars 1995, l'intimé poursuivant seul le développement de toute l'affaire, après avoir été contraint, par le jugement du 28 juin 2002, de payer la commission faisant l'objet de la facture du 21 avril 1995, en 60'000 francs. Ainsi, la cour cantonale a relevé que l'intimée avait traité directement avec C.________ et D.________, sans la coopération du recourant, à l'exception des premiers contacts noués en mars 1995. De même, l'acquisition du solde non utilisé des parcelles expropriées nos 3 et 4 s'était déroulée en dehors de la sphère d'influence du recourant, qui n'avait pas donné suite à une proposition de revente, par l'Etat à lui-même, du solde de ses parcelles, le 5 avril 1995. Par ailleurs, même si le jugement entrepris retient par erreur qu'il n'a pas été établi que l'acquisition de la petite route désaffectée de 114 m2 ait été nécessaire à la réalisation du centre commercial, l'issue d'une tractation effectuée dans ce sens par le recourant en avril 1995 auprès d'un conseiller et d'un fonctionnaire municipaux demeure inconnue, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'en tenir compte, ni de chercher à savoir si ces démarches ont été menées avant ou après le 21 avril 1995. Enfin, la cour cantonale a relevé qu'à l'exception d'une lettre à un conseiller communal le 26 avril 1996, le recourant ne s'est intéressé à cette promotion immobilière qu'à la suite d'une séance de mainlevée du 8 novembre 1999, relative à la créance de courtage, au cours de laquelle il avait appris que l'intimé avait réalisé un bénéfice sur la vente des terrains, ce qui l'a conduit à demander une participation à ce dernier sur la base du contrat de société simple du 6 mars 1995, dont les précédents juges ont retenu la caducité le 21 avril 1995. Des faits qui ressortent du dossier, il apparaît que l'affirmation selon laquelle le recourant aurait convaincu D.________ et C.________ "entre 1995 et 1998", n'est pas établie, puisque seuls divers contacts ont été noués en mars 1995, dont une réunion entre les parties et C.________ le 18 mars 1995, avant que les deux propriétaires concernés ne s'adressent directement à X.________ pour la constitution de droits de superficie, projet qui n'est pas davantage venu à son terme. Finalement, les deux propriétaires ont traité avec l'intimé en 1998, après n'avoir eu aucun autre contact avec le recourant, passé fin mars 1995. Ces constatations de fait démontrent l'absence d'animus societatis entre les parties, ce pourquoi le Tribunal cantonal a pu conclure à l'inexistence d'une société simple au profit d'un contrat de courtage, pour l'activité déployée jusqu'au 21 juin 1995, position que le recourant n'a pas jugée utile de combattre par la voie idoine du recours en réforme. 2.4 Le recourant revient ensuite sur la question de l'acquisition du solde des parcelles expropriées, en indiquant qu'il avait eu d'emblée l'idée de négocier avec l'Etat du Valais et qu'il avait proposé à l'intimé de lui céder le résultat de ses discussions, en même temps qu'il lui vendrait les autres parcelles restées en sa propriété. Il est incontestable que le recourant ait eu cette idée, dès lors qu'à l'origine il était le propriétaire des premiers biens-fonds, pour lesquels il avait obtenu des indemnités d'expropriation de 280 fr. le m² le 8 février 1994. Toutefois, dans la mesure où il n'a pas donné suite à une offre de revente de la part de l'Etat du Valais, le 5 avril 1995, et qu'il s'est ainsi désintéressé de cet objet, il n'était pas arbitraire de retenir que ce n'était pas grâce à son intervention que l'intimé avait pu acquérir le solde des terrains expropriés. 2.5 Dans un argument distinct, le recourant reprend encore la question de l'acquisition de la petite route de 114 m2, qui est déjà tranchée ci-dessus (cf. consid. 2.3 in medio). Même si le Tribunal cantonal s'est trompé quant à la nécessité d'inclure cette petite route dans les surfaces nécessaires à la réalisation du centre commercial, cette erreur ne porte pas à conséquence dans la mesure où le dossier ne contient aucun élément permettant d'établir que le recourant a obtenu, et à quelle date, un résultat allant dans le sens de cette acquisition. Le seul fait qu'il ait posé la question de la possibilité de cet achat, à deux représentants de la commune de V.________, sans que la réponse ne soit versée dans la procédure, ne permet pas de considérer que son intervention a permis l'acquisition de cette parcelle. A cet égard également, l'appréciation des faits à laquelle s'est livrée la cour cantonale échappe au grief d'arbitraire. 2.6 Il résulte des considérants qui précèdent qu'en tous points infondé, le recours doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.