Citation: 2A.312/2000 28.11.2000 E. 2

2.- a) Le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'abus ou l'excès du pouvoir d'appréciation, sous réserve de l'art. 105 al. 2 OJ (art. 104 lettre a OJ), ainsi que pour constatation inexacte ou incomplète de faits pertinents (art. 104 lettre b OJ). Lorsqu'un recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est cependant lié par les faits constatés dans la décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). Aussi la possibilité d'alléguer des faits nouveaux ou de faire valoir de nouveaux moyens de preuve est-elle très restreinte (ATF 121 II 97 consid. 1c p. 99; 114 Ib 27 consid. 8b p. 33; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, Berne 1983, 2e éd., p. 286/287). Selon la jurisprudence, seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office, et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure (ATF 121 II 97 consid. 1c p. 99; 118 II 243 consid. 3b p. 246; 107 Ib 167 consid. 1b p. 169; 106 Ib 77 consid. 2a p. 79). b) Dans le cas particulier, la recourante ne se plaint pas d'une violation de règles essentielles de procédure en relation avec les diverses mesures d'instruction requises devant le Tribunal cantonal; elle n'avait d'ailleurs pas non plus réagi à l'avis du 16 mars 2000, annonçant que l'échange d'écritures devant cette instance était clos. Quant au fait nouveau qu'elle allègue en produisant l'acte par lequel son mari a retiré son action en divorce, il n'y a pas lieu d'en tenir compte au regard de l'art. 105 al. 2 OJ. Il faut ainsi constater qu'au vu du dossier qui était à sa disposition, le Tribunal cantonal n'a pas retenu des faits manifestement inexacts. Au demeurant, cet acte du 10 juillet 2000 ne signifie nullement que le mari a l'intention de reprendre la vie commune. Il ressort en effet clairement de la correspondance de sa mandataire des 20 juin, 4 et 11 juillet 2000, que l'intéressé n'a pas renoncé au divorce, mais qu'il n'est pas en mesure financièrement de poursuivre une procédure contentieuse et se voit donc contraint d'attendre le délai de quatre ans de séparation prévu par l'art. 114 CC pour divorcer.