Citation: 1C_294/2023 E. 2.2

2.2. Les recourants reprochent à la Cour de justice de n'avoir pas fait droit à leur requête d'inspection locale. La cour cantonale a expliqué que les nombreux plans figurant au dossier, complétés par la consultation du Système d'information du territoire à Genève (SITG) permettaient de se rendre compte de la situation de fait; un transport sur place n'était pas utile. Selon les recourants, cette mesure serait au contraire "propre à évaluer la pertinence des arguments soulevés [...] au vu de la réalité concrète". A défaut d'autres explications, une telle argumentation - insuffisante à la lumière de l'art. 106 al. 2 LTF - ne démontre pas que le refus de procéder à un transport sur place serait arbitraire. Les recourants énumèrent ensuite une série d'arguments que la Cour de justice aurait prétendument omis de prendre en compte, se rendant ainsi, à les suivre, coupable, d'un déni de justice formel. Les problématiques de l'indice d'utilisation du sol (ci-après: IUS), de l'arborisation de compensation et de la dérogation à la loi cantonale sur les routes du 26 avril 1967 (LRoutes; RS/GE L 1 10), dont se prévalent les recourants, ont pourtant été examinées par l'instance précédente (cf. consid. 4.2.1, 4.2.2 et 4.2.3 ci-dessous). La critique est mal fondée. Le grief est écarté.