Citation: U 484/00 17.12.2001 E. 3

3.- Dans un premier moyen, la recourante soutient que les premiers juges ne pouvaient pas s'écarter du taux d'invalidité retenu par l'office AI. Il est vrai que la notion d'invalidité est, en principe, identique en matière d'assurance-accidents, d'assurance militaire et d'assurance-invalidité. Dans ces trois domaines, elle représente la diminution permanente ou de longue durée, résultant d'une atteinte à la santé assurée, des possibilités de gain sur le marché du travail équilibré qui entre en ligne de compte pour l'assuré. Cette uniformité de la notion d'invalidité doit conduire à fixer, pour une même atteinte à la santé, un même taux d'invalidité, de sorte que l'assureur-accidents ne peut pas s'écarter sans motif suffisant du degré d'invalidité fixé par l'assuranceinvalidité (ATF 126 V 288; RAMA 2001 no U 410 p. 73, 2000 no U 406 p. 402). Lorsqu'un recours est interjeté contre la décision de l'assureur-accidents, la juridiction saisie du litige doit, aux mêmes conditions, prendre en considération une décision de l'assurance-invalidité entrée en force dans l'intervalle (RAMA 2001 no U 410 p. 73 consid. 3 et 4).