Citation: 5A_448/2009 25.05.2010 E. 2

2.1 Le recourant reproche au Tribunal d'arrondissement d'avoir omis de tenir compte de la baisse de ses revenus. Il expose qu'en comparant, à l'instar de l'autorité cantonale, les résultats de son activité de médecin en 2001, d'une part, et durant les années 2004 à 2007, d'autre part, on obtient une diminution de revenus de 27%, alors qu'une comparaison entre les quatre années précédant l'introduction du tarif Tarmed (soit de 2000 à 2003) et les quatre années suivantes révèle une baisse de 31,6%. Il précise en outre que, selon l'expert comptable entendu comme témoin, les montants relatifs à l'utilisation privée de son véhicule automobile, intégrés dans la comptabilité de son cabinet, sont ensuite extournés. La baisse considérable de ses revenus aurait donc dû conduire à une réduction très conséquente de la contribution d'entretien. 2.2 Par cette argumentation, le recourant se borne essentiellement à invoquer des faits qui ne résultent pas du jugement querellé, faits dont il ne saurait au demeurant remettre en cause l'établissement dans le présent recours, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. supra, consid. 1.2). Pour le surplus, et pour autant qu'il soit suffisamment motivé, son grief n'apparaît pas fondé. Les juges précédents ont en effet constaté que son bénéfice net s'était élevé à 616'000 fr. en 2000, 605'000 fr. en 2001, 636'000 fr. en 2002, 720'000 fr. en 2003, 400'000 fr. en 2004, 431'000 fr. en 2005, 476'000 fr. en 2006 et 455'000 fr. en 2007. Effectuant la moyenne arithmétique des bénéfices nets du recourant pour les années 2004 à 2007, lesdits magistrats ont constaté que son revenu net moyen, compte tenu, notamment, des diminutions consécutives à l'introduction du tarif Tarmed et des amortissements relatifs aux travaux effectués dans son cabinet, s'élevait à 440'500 fr. par an ou 36'708 fr. par mois. Sur la base de ces constatations, le Tribunal d'arrondissement a considéré que les revenus du mari avaient certes diminué. Contrairement à ce que prétend le recourant, cette juridiction n'a cependant pas procédé à une comparaison entre le revenu actuel moyen du mari, arrêté à 36'708 fr. par mois, et celui réalisé en 2001. Vu la pension convenue par les parties en 2003 et confirmée en 2005, elle a en réalité estimé qu'après déduction des contributions dues pour l'entretien de sa famille, y compris celle versée directement en mains de son fis aîné, des impôts ainsi que des charges hypothécaires, le recourant disposait encore d'une somme de 9'408 fr., à laquelle venaient s'ajouter les revenus de sa compagne, par 5'652 fr. 25, de sorte que malgré la baisse de ses revenus et la naissance de son dernier fils, il était en mesure de continuer à contribuer à l'entretien des siens sans pour autant diminuer son train de vie. Les critiques du recourant relatives au mode de comparaison de ses revenus actuels et passés tombent dès lors à faux. Par ailleurs, on ne voit pas en quoi la précision qu'il apporte concernant ses frais de véhicule serait en l'occurrence pertinente. Quant à l'affirmation, toute générale, selon laquelle la baisse «considérable» de ses revenus aurait dû conduire à une diminution «très conséquente» de la contribution d'entretien, elle n'apparaît pas suffisamment motivée, le calcul du montant de la contribution d'entretien tenant d'ailleurs compte d'autres facteurs, comme la couverture des besoins des bénéficiaires.