Citation: 6P.45/2007 29.03.2007 E. 4

La décision attaquée est de nature incidente au sens de l'art. 87 OJ, puisqu'elle ne met pas fin au procès. Comme elle ne porte pas sur la compétence ni sur une demande de récusation (cf. art. 87 al. 1 OJ), elle ne pourrait faire directement l'objet d'un recours de droit public que pour autant qu'elle cause un préjudice irréparable à la recourante (cf. art. 87 al. 2 OJ). Par préjudice irréparable, on entend exclusivement un préjudice juridique, c'est-à-dire qui ne puisse être réparé ultérieurement, notamment par le jugement final (ATF 131 I 57 consid. 1 p. 59; 127 I 92 consid. 1c p. 94; 126 I 207 consid. 2 p. 210 et les arrêts cités). Tel n'est pas le cas en l'espèce. L'arrêt attaqué se borne à renvoyer la cause en première instance pour nouvelle instruction au sens des considérants, puis nouveau jugement, sans aucune injonction quant à l'issue de ce dernier, que la recourante, s'il devait lui être défavorable, pourra attaquer par des recours jusqu'au Tribunal fédéral, en reprenant au besoin les griefs soulevés dans le présent recours (ATF 129 I 313 consid. 3.2 p. 317 et les références). Certes, en exception à la règle de l'art. 87 al. 2 OJ, le Tribunal fédéral admet la recevabilité d'un recours de droit public dirigé contre une décision incidente de dernière instance cantonale lorsque cette décision fait simultanément l'objet d'un pourvoi en nullité, pour autant toutefois que ce dernier soit recevable au regard de l'art. 268 PPF (ATF 128 I 177 consid. 1.2 p. 180 s.). En l'occurrence, cette condition n'est cependant pas réalisée (cf. supra, consid. 3). Le recours de droit public est ainsi irrecevable.