Citation: 8C_551/2013 E. A

Ayant épuisé son droit aux prestations de l'assurance-chômage, B.________, né en 1960 et domicilié à N.________, a été mis au bénéfice de prestations d'assistance par l'Hospice général. Lors d'un entretien téléphonique avec son assistante sociale en date du 20 mars 2012, le prénommé a indiqué qu'il s'était marié en avril 2010. A la suite de cette information, B.________ et son épouse ont été convoqués le 23 mars 2012. A cette occasion, ils ont également informé l'Hospice général qu'ils avaient une fille, née en novembre 2010, qui vivait avec sa mère, tandis que son père disposait d'un logement séparé. Dans une lettre du 29 mars 2012, les intéressés ont été invités à fournir tout document nécessaire en vue d'un réexamen de leur situation depuis le 30 avril 2010. Par décision du 8 juin 2012, l'Hospice général a considéré que B.________ faisait partie d'un groupe familial composé de trois personnes avec son épouse et leur fille, et a suspendu les prestations du mois de mai 2012, certains documents requis n'ayant pas été produits. B.________ a formé opposition contre cette décision. A la suite d'un nouvel entretien avec le prénommé, l'Hospice général a reconsidéré sa décision du 8 juin 2012. Il l'a partiellement annulée en ce sens qu'il acceptait tout à fait exceptionnellement de prendre en charge pendant trois mois le loyer des deux appartements occupés par chacun des conjoints; les prestations pour les mois de mai et juin 2012 restaient par ailleurs suspendues dans l'attente des documents demandés (décision du 13 juillet 2012). Saisi d'une opposition de l'intéressé, l'Hospice général l'a écartée dans une nouvelle décision du 18 septembre 2012.