Citation: 5A_1048/2021 E. 12.2

12.2. Or, comme le relève à juste titre la recourante, le Tribunal de céans a déjà eu l'occasion de constater qu'il était arbitraire de rejeter une conclusion en paiement d'une provisio ad litem formée dans le cadre d'une procédure de mesure protectrices de l'union conjugale du seul fait que la procédure était arrivée à son terme lorsque, comme ici, des frais de procédure ont été mis à la charge de la partie qui l'a sollicitée et que les dépens ont été compensés (arrêts 5D_66/2020 du 14 août 2020 consid. 3.2; 5A_590/2019 du 13 février 2020 consid. 3.5). En conséquence, le recours doit être admis sur ce point et la cause renvoyée au Juge délégué pour qu'il statue à nouveau sur la question de la provisio ad litem allouée en deuxième instance. En revanche, en tant que la recourante conteste le montant de la provisio ad litem qui lui a été allouée pour la procédure de première instance, le grief est écarté. En effet, la recourante oppose sa propre appréciation de la charge de travail qu'a représenté le traitement du présent dossier par son conseil à celle du Juge délégué qui a précisément considéré que la situation ne présentait pas de difficultés particulières. Une telle argumentation n'est pas à même de démontrer un quelconque arbitraire dans la motivation du Juge délégué.