Citation: 9C_714/2017 E. 6.2.2

6.2.2. Entre-temps, l'intimée s'est vu délivrer plusieurs certificats de compétence et un diplôme de (...), qui impliquait une participation à 156 heures de formation, la réalisation d'un projet en entreprise d'une durée de trois mois à 100 % (du 14 avril au 13 juillet 2008) et la rédaction d'un mémoire. Certes, comme l'a constaté la juridiction cantonale, le responsable du stage pratique en entreprise a mentionné que l'intimée avait connu de nombreuses absences et qu'elle n'avait manifestement pas disposé de sa pleine capacité de travail lors du stage, se rappelant en particulier avoir dû compléter (voire écrire lui-même) certains rapports et présentations (courrier électronique du 17 juin 2015). Il est donc possible que la capacité de travail de l'intimée ait diminué quelque peu pendant ce stage, lequel coïncidait avec la fin du suivi ambulatoire auprès de la doctoresse E.________ (du 3 décembre 2007 au 31 mai 2008) et de l'accompagnement psychosocial (du 12 décembre 2007 au 13 mai 2008). On ne saurait cependant suivre la juridiction cantonale lorsqu'elle affirme, sur la base d'une attestation non médicale, peu précise et établie par la suite, qu'il ne s'agissait que d'une tentative de réinsertion professionnelle ayant échoué. Outre le fait que l'intimée aurait été tenue d'annoncer toute absence aux organes de l'assurance-chômage (cf. décision de l'OCE du 14 février 2008), elle a été capable de mener à terme cette formation et d'obtenir le diplôme sanctionnant cette formation professionnelle (dossier AI, pièce 6, annexe 1). Elle ne s'est par ailleurs vu délivrer aucun arrêt de travail contemporain par un médecin jusqu'en février 2009, date qui a également été retenue par le médecin conseil de l'OCE pour fixer le début d'une incapacité de travail (entière). Enfin, le fait que selon la juridiction cantonale l'intimée avait continué un suivi psychiatrique ambulatoire après son hospitalisation de 2007 ainsi qu'un traitement médicamenteux contrôlé ne permet pas de retenir une incapacité de travail, qui aurait pu alors être attestée par les médecins traitants de l'époque.