Citation: 1B_118/2015 E. 2

Selon les art. 78 et 92 al. 1 de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), une décision prise en dernière instance cantonale relative à la récusation d'un magistrat dans une procédure pénale peut faire immédiatement l'objet d'un recours en matière pénale. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par l'arrêt attaqué (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celui-ci confirme, comme en l'espèce, l'irrecevabilité d'une demande de récusation, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135). En l'occurrence, la Chambre de recours pénale a déclaré irrecevable la demande de récusation formée par A.________ au motif qu'elle ne répondait pas aux exigences de motivation requises par l'art. 58 CPP faute pour la requérante d'exposer les faits pouvant constituer une cause de récusation. On cherche en vain dans le mémoire de recours une argumentation qui permettrait de tenir la motivation retenue dans l'arrêt attaqué pour arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. La recourante ne prétend pas que la Chambre de recours pénale aurait interprété de manière incorrecte la teneur des courriers qu'elle lui a adressés en considérant qu'ils ne renfermaient aucune argumentation susceptible d'être rattachée à l'un des motifs de récusation mentionnés à l'art. 56 du Code de procédure pénale. A cet égard, l'affirmation suivant laquelle "ça fait trop longtemps que ça suit pas correctement dans ce ministère" pouvait être tenue pour insuffisamment motivée en l'absence de circonstances précises venant l'étayer. Pour le surplus, la recourante estime que le Procureur ne serait pas impartial car il n'aurait pas poursuivi certaines personnes pour les propos diffamatoires tenus à son encontre. Il s'agit d'un grief nouveau et, partant, irrecevable, qui n'est au demeurant pas davantage motivé dans les formes requises par la jurisprudence rendue en application de l'art. 42 al. 2 LTF.