Citation: 2C_470/2024 E. 5.3.3

5.3.3. En l'occurrence, la recourante a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour pour études de 2004 à 2010, puis au bénéfice d'une autorisation de séjour dérogeant aux conditions d'admission du 28 septembre 2012 au 13 août 2021. La recourante a ensuite séjourné en Suisse au bénéfice d'une simple tolérance attachée à la procédure de renouvellement de son autorisation de séjour et aux effets suspensifs liés à cette procédure. Cette tolérance est insuffisante pour être prise en considération comme séjour légal. C'est par conséquent à juste titre que l'instance précédente a constaté que le séjour légal de la recourante en Suisse n'avait duré que 9 ans. A cela s'ajoute que la recourante ne peut se targuer d'une intégration ne serait-ce que suffisante. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué, dont les faits lient le Tribunal fédéral (art. 105 al.1 LTF), qu'elle n'a jamais réussi à décrocher un emploi stable en Suisse et a vécu la majeure partie du temps à la charge de la collectivité publique que ce soit par le biais de l'aide sociale, pour un montant d'environ 188'000 fr., ou par le biais de l'assurance chômage. Elle ne peut donc pas se prévaloir de manière défendable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH.