Citation: 5A_662/2017 E. 3.5

3.5. Dans un autre grief, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir, de manière injustifiée, multiplié par trois le montant de la provisio ad litem fixé par le Tribunal. En plus d'être arbitraire, cette décision entraînerait une dangereuse insécurité juridique. Il prétend par ailleurs que le montant de 80'500 fr. arrêté à ce titre par la Cour de justice, sur la base des conclusions exorbitantes et des allégations fantaisistes de l'intimée ainsi que sur l'attitude procédurière de celle-ci, pose un réel problème d'accès à la justice et de coûts judiciaires. Selon lui, il serait manifeste que l'intimée et son conseil ont pris des conclusions relatives aux contributions d'entretien les plus élevées possibles afin de créer l'apparence d'un litige complexe et d'obtenir par ce biais une provisio ad litem maximale. Il estime en outre que si le coût de la procédure de divorce devient un outil de négociation pour la partie prétendument indigente, il suffira à celle-ci de conclure, comme l'intimée, au versement de sommes disproportionnées pour bloquer la procédure, ce qui constitue manifestement un abus de droit. Le plafonnement des coûts judiciaires ayant pour objectif de garder les frais de justice dans des proportions raisonnables, notamment pour la procédure de divorce, sa condamnation à verser une somme de 80'500 fr. en plus des frais correspondant à sa propre défense, et ce uniquement pour la procédure de première instance, serait choquante. Ce d'autant plus qu'il avait déjà versé plus de 30'000 fr. à titre d'avance de frais, de provisio ad litem, de dépens et de frais judiciaires pour les procédures de mesures protectrices de l'union conjugale et de mesures provisionnelles. De telles critiques sont manifestement appellatoires et, partant, irrecevables (art. 106 al. 2 LTF). Il n'y a donc pas non plus lieu d'entrer en matière à leur sujet.