Citation: 6B_1159/2023 E. 2.3

2.3. Ces développements qui reviennent à opposer à l'appréciation de la cour cantonale celle du recourant sur tout un ensemble d'éléments probatoires sont de nature essentiellement appellatoire. Il sont irrecevables dans cette mesure. On peut se limiter à relever ce qui suit. On renvoie, quant au caractère nocturne de certains faits, à ce qui a été explicitement indiqué par la cour cantonale (v. supra consid. B.o et B.p). Il ressort par ailleurs du dossier que la voiture du recourant a été notamment localisée à 04h27 et 04h33 à X1.________ (v. supra consid. B.n ainsi que du procès-verbal d'audition du recourant du 18 juin 2018 p. 4). L'un des comparses du recourant a confirmé que les cambriolages de Z.________ et X.________ avaient bien eu lieu " la nuit en question " (procès-verbal d'audition de C.________ du 9 juillet 2018 p. 3) et le recourant a lui aussi confirmé le caractère nocturne des faits survenus à V1.________, U2.________ et X1.________ (procès-verbal d'audition du 10 juillet 2018, p. 3), indiquant en outre que ceux survenus à V.________, route de U.________ xx, s'étaient déroulés " avant minuit " (procès-verbal d'audition du 14 mars 2019 p. 3). Cela ne laisse subsister un doute sérieux ni sur leur caractère nocturne ni quant à l'emplacement du recourant lors des cambriolages au no yy de la même rue, la même nuit. Par ailleurs, même si certains cambriolages ont ainsi été commis à deux adresses voisines à V.________, le recourant a déployé son activité de chauffeur pour mener ses comparses non seulement à l'autre bout de cette ville, mais encore dans six autres localités plus ou moins éloignées. Il n'y avait ainsi rien d'insoutenable à retenir qu'il avait opéré de nombreux déplacements et moins encore qu'il ne pouvait ignorer qu'il prenait part à des vols, dès lors que ces courses menaient nuitamment dans des lieux peu fréquentés et que les comparses du recourant en revenaient avec du butin, singulièrement un beamer. La seule circonstance que l'un de ses comparses, au bénéfice du permis de conduire, a disposé d'un véhicule automobile lors d'autres cambriolages au mois de mai, respectivement que l'autre (que le retrait de son permis n'empêchait pas de conduire) a commis de plus amples méfaits sans l'aide du recourant ne fait pas encore apparaître insoutenable la constatation que l'aide du recourant était essentielle dans la réalisation des infractions jugées en l'espèce. Il en va ainsi, en particulier, de la tentative de brigandage, puis du brigandage de l'épicerie, les intéressés ayant certes utilisé un scooter pour effectuer des repérages ainsi que pour s'approcher du magasin (v. supra consid. B.q et B.r), mais ayant de toute évidence prévu d'emblée que le véhicule du recourant devrait servir à assurer leur fuite, le scooter ayant été incendié en présence du recourant (v. supra consid. B.r). La décision entreprise n'apparaît dès lors en tout cas pas insoutenable dans son résultat. Par ailleurs, contrairement à ce qu'avance le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu qu'il avait avoué avoir agi comme coauteur. Elle a noté qu'il avait admis avoir trouvé dans la sacoche du beamer (v. supra consid. B.e) qu'il savait avoir été volé par ses comparses, diverses cartes retrouvées à son domicile et elle en a conclu qu'il était sans importance qu'un comparse du recourant ait affirmé qu'il n'avait pas été mis au courant des cambriolages commis (jugement sur appel, consid. 4.3 p. 38 s.). Enfin, la décision entreprise explique que les réquisitions de preuve du recourant ont été rejetées sans avoir été réitérées aux débats (jugement sur appel, consid. B p. 15). Le recourant est mal venu de se plaindre que l'instruction serait lacunaire. Faute de toute discussion précise du raisonnement de la cour cantonale, le recourant ne démontre donc, de toute manière, pas en quoi il serait insoutenable.