Citation: 4A_505/2017 E. C

Le 21 septembre 2017, la défenderesse (ci-après: la recourante) a formé un recours en matière civile au Tribunal fédéral en vue d'obtenir l'annulation de la sentence finale. Elle y reproche au Tribunal arbitral d'avoir violé son droit d'être entendue (art. 190 al. 2 let. d LDIP) et de s'être comporté, in fine litis, d'une manière telle que sa composition en était devenue irrégulière (art. 190 al. 2 let. a LDIP). Le 21 novembre 2017, le Tribunal arbitral, représenté par sa présidente, a déposé de brèves observations au sujet du recours sans prendre de conclusion formelle quant au sort à réserver à celui-ci. Il a, en outre, produit le dossier de l'arbitrage sous la forme d'une clé USB. Dans sa réponse du même jour, rédigée en allemand, la demanderesse (ci-après: l'intimée) a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité. Par ordonnance du 29 novembre 2017, la Présidente de la Ire Cour de droit civil a rejeté une requête de la recourante tendant à ce que l'intimée produise ses écritures en français. La recourante, dans sa réplique du 18 décembre 2017, et l'intimée, dans sa duplique du 5 janvier 2018, ont maintenu leurs conclusions respectives. Sans conclure formellement au rejet du recours, le Tribunal arbitral s'est défendu, dans sa duplique du 8 janvier 2018, d'avoir commis les violations qui lui sont imputées par la recourante.