Citation: 7B_1107/2024 E. 3.4

3.4. L'écriture du recourant, qui est difficilement compréhensible, ne répond manifestement pas aux exigences de motivation requises de tout mémoire déposé auprès du Tribunal fédéral rappelées ci-dessus. En effet, le recourant fait notamment valoir une violation de son droit d'être entendu dès lors que la motivation ne tiendrait que sur une demi-page et qu'elle ne répondrait pas à ses arguments "élaborés précisément sur plus de 50 pages". Or s'agissant d'un grief d'ordre constitutionnel, l'argumentation doit être claire et détaillée (cf. consid. 3.2 supra), exigence à laquelle la motivation du recourant ne répond pas. Au demeurant, le raisonnement de l'autorité précédente suffit pour comprendre pour quel motif elle a estimé que la requête de récusation devait être rejetée, étant rappelé que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 142 II 154 consid. 4.2), la motivation pouvant par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; arrêt 6B_625/2024 du 12 décembre 2024 consid. 1.3.1). Pour le surplus, le recourant fait valoir que la décision serait "entièrement arbitraire"; il aurait en outre "des preuves par pièce incontestables et sérieuses des erreurs lourdes et répétées [du juge intimé] pendant l'audience au 13 août 2024 à [son] grand détriment démontrant son manque de compétence, son impartialité et son manque d'indépendance". Ces allégations générales et péremptoires, qui figurent parmi d'autres affirmations de même nature, ne sont manifestement pas suffisantes pour considérer que l'autorité précédente aurait violé le droit en rejetant sa demande de récusation. Le recourant ne formule aucune circonstance objective qui serait propre à mettre en doute l'impartialité du juge intimé, étant relevé que la procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; arrêt 7B_598/2024 du 5 novembre 2024 consid. 6.2.2); elle ne saurait davantage suppléer à l'absence de voie de recours directe contre de telles décisions (arrêt 1B_604/2019 du 24 janvier 2020 consid. 1). Aussi, le refus de donner suite à une réquisition de preuve que le magistrat estime à tort ou à raison inutile ne constitue en règle générale pas un motif de récusation (arrêt 1B_604/2019 précité, ibidem). Le recourant se trompe lorsqu'il utilise la voie de la récusation pour remettre en cause les décisions qui ne lui conviennent pas. Enfin, le recourant ne conteste pas valablement les considérations de l'autorité précédente en lien avec le refus qui lui a été opposé par le juge intimé au sujet de sa requête tendant à dicter lui-même le procès-verbal de l'audience, du moins il n'évoque aucune circonstance particulière qui le justifiait (cf. BOMIO/BOUVERAT, in Commentaire romand, Code de procédure pénale, 2 e éd. 2019, n o 4 art. 78 CPP). Il est du reste précisé que lors des auditions, les questions et les réponses n'ont généralement pas à être verbalisées mot à mot, sous réserve de celles qui sont déterminantes (arrêts 6B_20/2024 du 17 décembre 2024 consid. 8.1; 6B_1400/2022 du 10 août 2023 consid. 4.1; 1B_529/2019 du 21 février 2020 consid 2.1). Or le recourant n'indique pas quelles questions ou réponses, déterminantes pour le litige, ne figureraient pas dans le procès-verbal litigieux. Il se contente là encore de procéder par affirmations générales et subjectives, qui ne sont pas susceptibles de constituer des indices objectifs de partialité du juge intimé.