Citation: I 209/05 16.12.2005 E. A

V.________, né en 1951, travaillait comme manoeuvre pour l'entreprise X.________ SA. En arrêt maladie depuis le 13 avril 2001, il a requis des prestations de l'assurance-invalidité, le 20 mars 2002, alléguant souffrir de dorsalgies et de sciatalgies. Dans le cadre de l'instruction, l'Office AI pour le canton de Genève (ci-après: l'Office AI) a recueilli l'avis du docteur M.________, médecin traitant de l'assuré. Ce praticien a posé le diagnostic de discopathies lombaires prédominant en L4-L5 (rapport du 12 avril 2002). Il a estimé que son patient était totalement incapable de travailler comme manoeuvre, mais qu'il pouvait exercer toute activité ne nécessitant pas de port de charges, ni d'efforts intenses (annexe au rapport médical du 18 avril 2002). Il fondait son opinion sur les avis des docteurs C.________ et B.________, radiologue et neurologue FMH (rapports des 24 avril et 14 mai 2001). Afin de déterminer concrètement la capacité de travail, ainsi que les limitations fonctionnelles de l'intéressé, l'administration a convoqué ce dernier à un stage d'observation COPAI (Centre d'observation professionnelle de l'AI); celui-ci s'est déroulé du 16 septembre au 10 novembre 2002. Les responsables de la mesure ont conclu à une capacité résiduelle de travail de 80 % dans un emploi léger, simple et pratique, s'exerçant en position assise avec possibilité d'en changer, évitant le port de charges, dans le circuit économique normal (rapport COPAI du 18 novembre 2002). Durant la première partie de l'année 2003, le docteur M.________ a informé l'administration que l'état de santé de V.________ s'était aggravé depuis la mi-décembre 2002. D'après lui, les affections mises en évidence (coxarthrose bilatérale, canal lombaire étroit, lombo-sciatalgies) étaient incompatibles avec une activité professionnelle et évoluaient négativement (rapports des 14 mars et 12 juin 2003). Les constatations du médecin traitant s'appuyaient sur celles des docteurs A.________, G.________ et U.________, radiologues FMH (rapports des 17 avril, 13 mai et 2 juin 2003), E.________, rhumatologue FMH (rapport du 2 mai 2003), J.________, neurologue FMH (rapport du 23 avril 2002) et Z.________, chirurgien orthopédiste FMH (rapport du 6 juin 2003). A la demande de l'Office AI, la doctoresse E.________ a précisé qu'une capacité résiduelle de travail de 80 % lui paraissait élevée compte tenu des diagnostics posés (note du 18 juillet 2003). Constatant une grande divergence entre les conclusions du médecin traitant et celles du COPAI, le docteur L.________, médecin-conseil de l'administration, a envisagé un examen rhumatologique pour déterminer la capacité de travail raisonnablement exigible (avis médical du 15 septembre 2002); l'examen en question n'a cependant pas eu lieu, la doctoresse R.________ du Service médical régional de l'AI pour la région lémanique (ci-après: SMR) considérant qu'il ne se justifiait pas de s'écarter des conclusions du COPAI (avis médical du 15 septembre 2003). Par décision du 30 octobre 2003, l'Office AI a rejeté la demande de l'intéressé au motif que sa capacité de travail était entière (rendement de 80 %) dans une activité adaptée. Le 26 novembre 2003, V.________ a fait opposition à cette décision arguant qu'il n'avait pas été tenu compte de la détérioration de son état de santé. A la suite d'un examen clinique complémentaire, le docteur O.________, spécialiste FMH en médecine physique et en rééducation, également médecin auprès du SMR, a estimé que la capacité de travail de l'assuré était de 100 % dans une activité adaptée, avec un rendement de 90 %. Les limitations fonctionnelles observées étaient le port de charges supérieures à 15 kg, la station assise et debout prolongée, les postures statiques contraignantes pour le rachis (torsion du tronc, réclinaison lombaire et porte-à-faux), ainsi que le travail sur les échelles ou en position accroupie (rapport du 10 mai 2004). Ce rapport tenait compte des observations des docteurs M.________ (rapport du 12 avril 2004), A.________ (rapport du 14 novembre 2003) et I.________, radiologue FMH (rapport du 5 novembre 2003). L'Office AI a rejeté l'opposition de l'intéressé par décision du 6 juillet 2004.