Citation: 8C_21/2021 E. 5.3.2

5.3.2. En l'espèce, on ne voit pas dans les critiques soulevées par la recourante de motifs impérieux de s'écarter des conclusions de l'expertise judiciaire. Premièrement, la recourante ne saurait se prévaloir du caractère incomplet de l'expertise au regard de ses troubles du sommeil. Il ressort en effet clairement du rapport d'expertise que l'examen, souhaité par l'expert neurologue, d'une polysomnographie en milieu hospitalier - dont il a informé la juridiction cantonale par lettre du 12 septembre 2019, transmise en copie à la recourante - a été refusé par la recourante (rapport d'expertise judiciaire du 3 février 2020 p. 3, 6 et 20), de sorte que le spécialiste n'a pas été en mesure d'établir la causalité entre ces troubles et les douleurs au niveau de la nuque et de l'épaule droite (p. 21). Compte tenu du refus de la recourante, on ne saurait opposer à l'expert l'absence de convocation formelle à un tel examen. Quant aux rapports du docteur J.________ des 24 juillet et 25 novembre 2018, concluant à une cervico-brachialgie chronique droite (sans substrat identifiable), le docteur F.________ en a eu connaissance et a expliqué qu'ils n'influençaient pas ses conclusions (p. 23). La recourante soutient que ces rapports feraient état de nouveaux troubles mais, à leur lecture, on ne décèle pas d'éléments objectifs qui auraient été ignorés par le docteur F.________, étant rappelé que l'expert a admis la présence d'un tableau typique des troubles après distorsion de la colonne cervicale par mécanisme de type "coup du lapin" (de degré II de la Québec task force) et qu'il a tenu compte des douleurs cervicales et brachiales droites dans son appréciation des limitations fonctionnelles (p. 12 à 14 et p. 20). Enfin, on ne voit pas que le rapport d'expertise de l'Hôpital K.________, rendu le 1 er juillet 2011, soit susceptible de contredire l'indication du docteur F.________ - dans son analyse temporelle de la capacité de travail de la recourante - selon laquelle il n'y a pas de documents médicaux permettant de suivre l'évolution des troubles d'un point de vue subjectif et objectif entre 2011 et 2016. La recourante invoque certes des rapports de son médecin traitant qui feraient état d'une aggravation des troubles pendant cette période. Il n'appartient toutefois pas au Tribunal fédéral d'aller rechercher lui-même dans le dossier les pièces permettant d'appuyer de telles allégations, d'autant moins qu'en concluant à l'octroi d'une rente dès le 1 er janvier 2012, la recourante ne conteste pas la stabilisation de son état de santé au 31 décembre 2011.