Citation: 6B_525/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que le rapport du détective privé n'était d'aucune utilité à la cause. Il soutient que celui-ci vient corroborer son raisonnement tendant à faire admettre qu'il n'a jamais falsifié de bons de livraison. Dans son rapport, le détective C.________ se contente d'indiquer qu'à la demande du recourant, il s'est rendu chez un client de celui-ci, D.________, et que celui-ci a reconnu sa propre signature sur des documents de livraisons mais n'a pas pu affirmer qui était le chauffeur car "il en a vu plusieurs" (cf. rapport du 8 août 2021; art. 105 al. 2 LTF). Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, il ne ressort pas de ce rapport que D.________ aurait "formellement attesté que [l'intimé] était bien le chauffeur qui s'était présenté à son domicile" (mémoire de recours, p. 5). Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi ce rapport serait de nature à démontrer que l'intimé aurait signé ces fiches de livraison, voire qu'il aurait conservé sans droit une partie des sommes versées par ce client. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, le rapport du détective privé ne contient rien de probant à la charge de l'intimé. Partant, la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir qu'il ne constituait pas un élément propre à ébranler, même sous l'angle de la vraisemblance, les constatations de fait sur lesquelles se fonde le jugement du 26 février 2020 s'agissant de l'absence de force probante des pièces du dossier.