Citation: 2A.199/2001 05.06.2001 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 17 al. 2 3ème phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), les enfants célibataires de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. b) Selon la jurisprudence (ATF 125 II 585 consid. 2, 633 consid. 3a et les arrêts cités), lorsque les parents sont divorcés ou séparés et que l'un d'eux se trouve en Suisse et l'autre à l'étranger, il n'existe pas un droit inconditionnel des enfants vivant à l'étranger de rejoindre le parent se trouvant en Suisse, surtout lorsque la séparation résulte initialement de la libre volonté de celui-ci. Un tel droit suppose que l'enfant entretienne avec le parent établi en Suisse une relation familiale prépondérante; encore faut-il que la venue de l'enfant en Suisse soit nécessaire. c) Or tel n'est manifestement pas le cas en l'espèce. Il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif - dont les constatations de fait lient en principe le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ) - que L.________, âgée de plus de dix-sept ans au moment du dépôt de la requête de regroupement familial, a toujours vécu dans son pays d'origine où elle a été élevée d'abord par sa grand-mère jusqu'en 1996, puis par ses oncles. Les recourants n'ont pas démontré que ceux-ci n'étaient plus en mesure de continuer à s'occuperde L.________ jusqu'à sa majorité. D'ailleurs, E.________ n'a entrepris aucune démarche, en 1996, pour faire venir sa fille en Suisse. On ne voit pas quel changement de circonstances rendrait nécessaire la venue de l'intéressée en Suisse. Quant à E.________, il a volontairement quitté son pays d'origine avant la naissance de sa fille et a refait sa vie en Suisse. Il n'est pas établi qu'il ait entretenu des liens particulièrement intenses avec sa fille durant toute la séparation. L'autorité intimée n'a donc pas violé l'art. 17 al. 2 LSEE, ni l'art. 8 CEDH en confirmant un refus d'octroyer une autorisation de police des étrangers au titre de regroupement familial en faveur de L.________. Il est clair que celle-ci souhaiterait entrer en Suisse non pas dans le but principal de recréer une véritable vie familiale commune avec son père, mais plutôt pour échapper aux troubles politiques qui frappent son pays et assurer ainsi son avenir économique en obtenant plus facilement une autorisation de police des étrangers. d) Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué (art. 36a al. 3 OJ).