Citation: 6B_405/2021 E. B

Par jugement du 12 janvier 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________. En substance, il en ressort les éléments suivants. B.a. Dans le cadre de l'exécution d'une demande d'entraide judiciaire émanant du Tribunal de Grande Instance de Marseille, les autorités françaises ont sollicité l'appui du Ministère public de la Confédération en relation avec une procédure en cours ouverte pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime commis en bande organisée. Les investigations menées en France ont permis d'établir que B.________ et C.________, déjà condamnés en Suisse pour des brigandages à main armée et actes préparatoires de brigandage, étaient en contact avec des personnes en Suisse. Il est ainsi apparu vraisemblable qu'ils envisageaient de commettre des infractions criminelles en Suisse. Un voyage en Suisse de B.________ et C.________ étant prévu le 5 décembre 2016, la vice-présidente chargée de l'instruction au Tribunal de Grande Instance de Marseille a envoyé en urgence une demande d'entraide aux autorités judiciaires suisses sollicitant la mise sur écoute de plusieurs numéros de téléphone, de procéder à des surveillances physiques de B.________ et C.________, d'identifier leurs complices, voire de les interpeller en cas de passage à l'acte. Ce voyage avait apparemment pour but de préparer une action criminelle future. Les mesures de surveillance mises en place ont permis de recueillir de nombreux éléments démontrant que C.________ et/ou B.________, ainsi que leurs comparses en Suisse, avaient pris part, le 6 décembre 2016, à une tentative de brigandage à la poste de U.________, dans le canton de T.________ et, le 28 décembre 2016, à un braquage à la banque V.________, dans le canton de A.A.________. A.________ a fait la connaissance de B.________, qu'il considère comme un ami, lors de leur séjour à la prison S.________ entre le 1er juin 2013 et le 4 février 2015. Entre le 9 juin 2016 et le 20 février 2017, A.________, de concert avec B.________ et D.________, a, conformément au plan mis en place, pris notamment les dispositions organisationnelles et techniques décrites ci-après dans le but de commettre un brigandage auprès d'une banque ou d'une poste dans le canton de D.A.________. Le 9 juin 2016, A.________ s'est rendu à B.A.________, en France, au moyen d'une voiture de marque ddd, où il a rencontré B.________ dans un établissement public. Le 13 janvier 2017, A.________ s'est rendu à C.A.________, en France, à bord d'un véhicule de marque aaa immatriculé VD ggg, pour y rencontrer et prendre en charge B.________, lequel était arrivé vers 14 h 42 avec le TGV en provenance de B.A.________. Les deux hommes se sont dirigés dans le secteur de J.________, en France, où ils se sont rendus dans un établissement public. A cette occasion, A.________ a présenté des documents à B.________. Vers 16 h 40, A.________ a ramené B.________ à la gare de C.A.________, où il a repris le train de 17 h 17 pour B.A.________. Quant à A.________, il est rentré en Suisse. Le 16 janvier 2017 vers 17 h 30, à W.________, dans le canton de D.A.________, A.________, accompagné de D.________, a stationné son véhicule de marque aaa immatriculé VD ggg à la rue... pendant plus de vingt minutes pour effectuer des repérages auprès de la Banque X.________. D.________ était chargé d'aller changer de l'argent pour le compte de A.________ dans cet établissement dans le but de repérer les lieux. Le 20 janvier 2017 à 11 h 52, à Y.________, A.________, accompagné de D.________, a stationné son véhicule à proximité de la Banque X.________. D.________ est descendu du véhicule et est allé lire une affiche collée sur la porte de l'établissement, avant de rejoindre A.________ dans la voiture. Sur l'affiche, il était inscrit que dans le cadre de la réorganisation, la représentation avait cessé son activité le 27 décembre dernier. A 11 h 54, A.________ et son passager ont repris la route et ont fait deux passages à vitesse réduite devant la poste de Y.________, avant de prendre la route en direction de Z.________. Arrivés à Z.________, ils ont roulé à vitesse réduite sur l'avenue --- jusqu'à l'avenue..., en passant devant la poste, la banque E.________ et la banque V.________. Ils sont ensuite repartis en direction de Y.________. A 12 h 04, à Y.________, ils ont fait un troisième passage devant la poste, avant de se rendre une nouvelle fois à Z.________, au Centre Manor, où ils ont mangé. Ils ont ensuite quitté le secteur à 12 h 49 et ont pris la direction de F.________. A 13 h 05, à F.________, ils se sont immobilisés sur le parking de la banque E.________. D.________ est descendu du véhicule pour faire des repérages. Une minute plus tard, il a à nouveau rejoint le véhicule et le duo a pris la direction de G.________. A 13 h 18, A.________ a déposé D.________ à G.________ avant de rentrer seul en direction de H.________. Le 21 janvier 2017, depuis le canton de E.A.________, A.________, au volant de son véhicule de marque aaa immatriculé VD ggg, a fait un aller-retour à B.A.________, où il a rencontré B.________ dans un établissement public. Il a passé environ 90 minutes dans la cité F.A.________ avant de reprendre la route pour la Suisse. Le 20 février 2017, tandis que la police française constatait que B.________ prenait la route en direction de la Suisse, à 12 h 45, A.________ se rendait au volant d'un véhicule de marque bbb immatriculé VD fff à l'agence de location de véhicules I.________, sise à H.________. A cet endroit, il a déposé le véhicule bbb et a pris possession d'un véhicule de location de marque ccc immatriculé VD hhh. A.________ s'est ensuite rendu seul à bord du véhicule de location à la gare de C.A.________, où il a rencontré B.________ dès 14 h 30. Jusqu'à C.A.________, A.________ a fait des manoeuvres d'évitement de contre-filature et a probablement éteint son téléphone cellulaire, aucune donnée de géolocalisation n'étant disponible durant cette période. Les deux acolytes se sont ensuite rendus dans un bar du centre commercial de J.________. A 16 h 45, après avoir déambulé un instant aux abords du centre commercial, les deux hommes se sont séparés. A.________ a repris la route en direction de H.________ à bord du véhicule de location tandis que B.________ est rentré à B.A.________. Au terme de la journée et toujours au volant de la voiture de location, A.________ s'est rendu à K.________, où il a pris en charge D.________. A 19 h 45, après un passage à l'agence de location, A.________ et D.________ se sont rendus à la gare de H.________ à bord du véhicule de marque bbb immatriculé VD fff. D.________ est sorti du véhicule avec une valise argentée et s'est rendu sous gare vers les consignes, avant de rejoindre A.________ quelques minutes plus tard sans la valise. A.________ et son acolyte sont ensuite retournés à son domicile de H.________. B.b. Entre les mois de février et de mars 2018, puis entre les mois d'avril et de mai 2019, à H.________, à L.________ et ailleurs dans le canton de E.A.________, A.________ a consommé de la cocaïne et de la MDMA. Le 3 mai 2019, à M.________, A.________ a été interpellé en possession de 2,8 grammes de cocaïne destinés à sa consommation personnelle. B.c. Le 7 mars 2018 vers 19 h 40, à H.________, au volant de son véhicule de marque eee immatriculé VD iii, A.________ a circulé à petite vitesse mais à haut régime, provoquant une pollution sonore inutile et excessive. Sur le chemin..., il a bifurqué à droite en franchissant un signal d'interdiction générale de circuler dans les deux sens. Attirée par le comportement du véhicule qui la précédait, la police a enclenché ses feux bleus sans avertisseur et le signal « Stop police ». A la vue de ces signaux, A.________ a accéléré à deux reprises pour tenter d'échapper au contrôle de police. Empêché de poursuivre sa route en raison d'un véhicule qui sortait d'un parking, il s'est arrêté en travers de la chaussée et a tenté de fuir à pied sans couper le moteur de son véhicule. Il s'est alors fait interpeller par la police. A la suite du contrôle, il s'est avéré que A.________ conduisait sous l'emprise de cocaïne et d'amphétamines. B.d. A H.________ notamment, à tout le moins entre le mois de janvier 2018 et le 23 mars 2018, date de son interpellation dans le cadre de la procédure dans le canton de D.A.________, puis entre le 22 juin 2018, date de sa libération dans le cadre de la procédure dans le canton de D.A.________ et le 3 mai 2019, date de son interpellation dans la procédure dans le canton de E.A.________, A.________ a acheté, conditionné, vendu et détenu pour la vente au moins 447,5 grammes de cocaïne pure, qu'il a ensuite écoulés ou voulu vendre dans la région de H.________ notamment. Entre janvier 2018 et le 23 mars 2018, A.________ a vendu de la cocaïne à des tiers et s'est fourni en cocaïne auprès de N.________. Entre le 23 juin 2018 et le 4 août 2018, A.________ a acheté 215 grammes de cocaïne destinés à la vente auprès de N.________, représentant une quantité totale de cocaïne pure d'au moins 75,2 grammes compte tenu du taux de pureté de la drogue, qui se situe entre 35 % et 74,80 %. Entre les mois de septembre ou octobre 2018 et le 3 mai 2019, A.________ a vendu 150 grammes nets de cocaïne à O.________, représentant une quantité totale de cocaïne pure d'au moins 52,5 grammes compte tenu du taux de pureté de la drogue, qui se situe entre 35 % et 74,80 %. Entre les mois de décembre 2018 et de février 2019, A.________ a conditionné à deux reprises 200 grammes de cocaïne destinés à la vente avec l'aide de O.________, soit un total de 400 grammes de cocaïne, représentant une quantité totale de cocaïne pure d'au moins 140 grammes au vu du taux de pureté de la drogue, qui se situe entre 35 % et 74,80 %. La marchandise a ensuite été écoulée par A.________. Au mois d'avril 2019, à H.________, A.________ a conditionné 190,4 grammes nets de cocaïne destinée à la vente avec l'aide de O.________. La marchandise a été retrouvée dans un sac caché dans le dépôt de l'entreprise P.________, à H.________. Le taux de pureté de la marchandise saisie était de 35 %, représentant une quantité totale de cocaïne pure de 66,6 grammes. Le 4 mai 2019, lors de la perquisition menée dans le dépôt de l'entreprise P.________, 151,3 grammes nets de cocaïne appartenant à A.________ ont été découverts. Cette marchandise, dont le taux de pureté était de 74,80 %, représentant une quantité totale de cocaïne pure de 113,17 grammes, était destinée à la vente. Le 4 mai 2019, lors de la perquisition effectuée au domicile des parents de A.________, à H.________, la somme de 35'000 fr. appartenant à A.________ et provenant de son trafic de stupéfiants a été découverte en coupures de 50 fr., 100 fr. et 200 fr., cachée dans des vestes de femme. Entre les mois de septembre ou octobre 2018 et le 3 mai 2019, à H.________, A.________ a vendu 300 pilules d'ecstasy à O.________ au prix de 3 fr. 50 la pilule, correspondant à un chiffre d'affaires de plus de 1'050 francs. Le 3 mai 2019, à M.________, A.________ a été interpellé en possession de 2 pilules d'ecstasy et de 0,7 gramme de MDMA destinés à la vente. B.e. Le 3 mai 2019 à 22 h 20, entre H.________ et Q.________, à la hauteur du giratoire de M.________, A.________ a conduit son véhicule automobile de marque aaa immatriculé VD ggg sous l'emprise de stupéfiants et alors qu'il faisait l'objet d'un retrait du permis de conduire valable depuis le 1er décembre 2018. B.f. Depuis une date indéterminée jusqu'au 4 mai 2019, à H.________, A.________ a détenu, pour la vente, 1'000 pilules de Tadalafil, médicament ne pouvant être obtenu que sur ordonnance médicale. B.g. Depuis une date indéterminée jusqu'au 4 mai 2019, à L.________ et à H.________, A.________ a détenu un revolver sans être titulaire d'un permis de port d'arme, lequel a été retrouvé dans le dépôt de l'entreprise P.________ dans un sac de sport qui contenait des stupéfiants. La fouille approfondie du véhicule de marque aaa immatriculé VD ggg, conduit par A.________, a en outre notamment permis la découverte d'un taser, d'un coup-de-poing américain, de trois brouilleurs d'ondes, d'un détecteur d'ondes et d'un couteau à ouverture automatique. Le taser et le poing américain étaient dissimulés à l'intérieur de la portière conducteur, sous la console électrique servant à contrôler l'ouverture de la fenêtre.