Citation: 8C_39/2022 E. 5.2

5.2. Ensuite, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il n'avait jamais démontré avoir perçu un revenu entre le moment du début de l'activité auprès de C.________ Sàrl et la date de l'accident. A ce propos, il reproche à l'intimée d'avoir violé son devoir d'instruction selon l'art. 43 LPGA en n'ayant jamais requis la remise des fiches de salaire pour les mois de juin et juillet 2017. Dans le domaine des assurances sociales, la procédure est régie par le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par l'autorité (cf. art. 43 LPGA). Cette règle n'est toutefois pas absolue. Sa portée est restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire (ATF 138 V 86 consid. 5.2.3). Cela comporte en particulier l'obligation d'apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi la partie concernée s'expose à devoir supporter les conséquences de l'absence de preuve (ATF 139 V 176 consid. 5.2 et les références; arrêts 8C_693/2020 du 26 juillet 2021 consid. 4.1; 8C_747/2018 du 20 mars 2019 consid. 2.2). Au surplus, la portée du principe inquisitoire est restreinte lorsque l'assuré est assisté d'un mandataire professionnel (ATF 138 V 86 consid. 5.2.3). En l'occurrence, l'intimée n'a certes pas demandé les informations ou documents mentionnés par le recourant. Toutefois, celui-ci était assisté d'un mandataire professionnel dès son opposition contre la décision du 20 février 2020 de l'intimée, dans laquelle il contestait déjà le revenu de valide. Or, il a omis de soulever ce grief voire de présenter les fiches salariales à l'appui de sa position dans la procédure d'opposition ainsi que devant l'instance cantonale. Dans de telles circonstances, le grief tiré d'une prétendue violation du devoir d'instruction s'avère mal fondé. Pour ce qui est des fiches salariales de l'année 2019, la cour cantonale a retenu à juste titre qu'elles ne sont pas pertinentes pour la détermination du revenu sans invalidité dans le cas d'espèce.