Citation: 1C_586/2017 E. A

Le 17 novembre 2014, le Ministère public de la Confédération (MPC) est entré en matière sur une demande d'entraide judiciaire formée par un juge d'instruction près le Tribunal de grande instance de Paris dans le cadre d'une information pour délits d'initiés, demande tendant notamment à une surveillance téléphonique active de raccordements attribués à B.________ et à C.________. Le MPC a autorisé la transmission immédiate des données récoltées, relatives à la surveillance d'un raccordement détenu par B.________ mais utilisé par C.________, tout en interdisant aux autorités françaises leur utilisation à des fins probatoires et en réservant une décision finale. Le 4 avril 2016, le MPC est entré en matière sur une demande d'entraide complémentaire portant sur un titre dont l'achat et la revente aurait rapporté 5'143'270 euros à B.________, lequel aurait agi pour le compte de C.________. Par ordonnance de clôture du 20 mars 2017 - après avoir également procédé à une transmission immédiate le 21 avril 2016 -, le MPC a considéré que C.________ n'avait pas qualité pour s'opposer à la transmission des communications sur le raccordement utilisé exclusivement par B.________, et a refusé la suspension de la procédure. Il a décidé de transmettre à l'autorité requérante les enregistrements vocaux, SMS, retranscriptions, données techniques relatives aux communications, journaux des contacts et des identifications ainsi qu'un rapport de police du 31 mars 2015.