Citation: 4P.236/2004 04.02.2005 E. 2

Exercé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ), dans la forme prescrite par la loi (art. 90 al. 1 OJ), contre une sentence incidente relative à la compétence (art. 186 al. 3 LDIP), rendue dans le cadre d'un arbitrage international (art. 176 ss LDIP), le présent recours de droit public, au sens de l'art. 85 let. c OJ, dans lequel n'est invoqué que l'un des deux griefs limitativement énoncés par l'art. 190 al. 3 LDIP (cf. ATF 130 III 76 consid. 4), est recevable au regard de ces différentes exigences. La partie qui l'a déposé a qualité pour recourir (art. 88 OJ), car elle a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que le Tribunal arbitral ne se soit pas déclaré à tort compétent vis-à-vis de l'une de ses deux parties adverses, à savoir C.________. Il s'agit d'un intérêt concret dans la mesure où la recevabilité ratione materiae de plusieurs chefs de la demande suppose que le Tribunal arbitral soit compétent ratione personae à l'égard de cette partie. La question de la recevabilité n'en est pas réglée pour autant. En effet, les intimés soutiennent, à titre d'argument principal, que la possibilité de former un recours de droit public contre la sentence présentement attaquée a été exclue d'un commun accord par les parties. Il conviendra d'examiner, à titre préalable, si l'on est en présence d'une exclusion valable d'un tel recours, auquel cas ce dernier serait irrecevable (cf. consid. 4 ci-après).