Citation: 6B_1081/2021 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la juridiction d'appel a annulé le jugement rendu le 2 décembre 2020 et, statuant à nouveau, a acquitté le prévenu des chefs de prévention de diffamation (art. 173 ch. 1 CP) et d'injure (art. 177 al. 1 CP). Elle était par conséquent tenue d'examiner les points du jugement de première instance qui étaient liés à ces infractions, en particulier la charge des frais et autres octrois d'indemnités, car ceux-ci sont considérés comme automatiquement attaqués (arrêts 6B_1299/2018 du 28 janvier 2019 consid. 2.3; 6B_1085/2013 du 22 octobre 2014 consid. 4.1 et les références). En conséquence, quoi qu'en dise le recourant, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en examinant d'office les prétentions en indemnités de l'intimé acquitté car leur modification s'imposait à la suite de l'annulation du jugement de première instance et de l'admission de l'appel. En se constituant partie plaignante et en participant activement à la procédure dans le cadre d'infractions qui ne se poursuivent pas d'office, le recourant a par ailleurs pris le risque de supporter les frais d'avocat du prévenu (art. 432 al. 2 CPP). Le fait que l'intimé n'ait été libéré totalement de l'infraction d'injure qu'en deuxième instance n'y change rien. Si le Tribunal de police avait acquitté l'intimé en première instance, il aurait pu mettre l'indemnité à la charge du recourant. Par conséquent, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en fixant les indemnités pour chaque phase de la procédure, indépendamment de la procédure de première instance (ATF 142 IV 163 consid. 3.2.2).