Citation: I 244/06 20.06.2007 E. A

A.a P.________, ressortissant étranger né en 1949, a exercé le métier de tailleur à titre salarié (50 %) et indépendant (50 %). Souffrant de céphalées tensionnelles avec composante migraineuse apparues à la suite d'une crise d'angoisse survenue au cours du mois de mai 1988, il a été mis au bénéfice d'une rente servie par la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud au regard d'une incapacité de travail de 50 % (rapport du 8 mai 1989 du docteur F.________ [médecin traitant] et rapport d'expertise pluridisciplinaire établi le 27 novembre 1989 par les docteurs S.________ et B.________ [de la Clinique AA.________] et les rapports de consultation correspondants des 15 novembre 1989 des docteurs O.________ et H.________ [de l'Hôpital X.________] et 15 novembre 1989 des docteurs T.________ et E.________ [de la Clinique psychiatrique Y.________]). Par décision du 19 octobre 1989, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a de son côté rejeté une demande de rente déposée le 21 juin 1989, au motif que P.________ ne remplissait pas les conditions d'assurance. A.b A la suite de l'incendie de son atelier de travail survenu le 17 septembre 1991, P.________ a été victime d'importantes brûlures au niveau des deux membres inférieurs et il a cessé toute activité lucrative. Par jugement du 10 juillet 1995, le Tribunal correctionnel du district de BB.________ l'a condamné à deux années de réclusion et dix années d'expulsion du territoire suisse pour incendie intentionnel et escroquerie. Le 25 février 1997, P.________ a déposé une seconde demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de celle-ci, l'office AI a recueilli de nombreux avis médicaux (rapport d'expertise du 1er février 1999 complété le 29 avril 1999 des docteurs A.________, R.________ et L.________ [de l'Hôpital X.________, Service de chirurgie plastique et reconstructive, Centre des Brûlés] et rapports des 29 mars 1997 du docteur F.________, 15 novembre 1996 du docteur K.________ [spécialiste FMH en radiologie], 7 novembre 1996 du docteur C.________ [spécialiste FMH en neurologie], 6 février 1995 du docteur Z.________ [spécialiste en chirurgie plastique et reconstructive et chirurgie de la main], 7 mars 1994 du docteur D.________ [spécialiste en anesthésiologie et antalgie], 7 octobre 1992 du docteur M.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie] et 30 juillet 1992 du docteur I.________ [spécialiste FMH en chirurgie plastique et reconstructive et chirurgie de la main]). Par décision du 17 juin 1999, l'office AI a rejeté la demande, considérant qu'au regard d'une pleine capacité de travail comme tailleur, l'assuré ne subissait pas de perte de gain lui ouvrant droit à la prestation. De son côté, l'assureur-accidents de P.________ a supprimé avec effet rétroactif au 1er juin 1999 le versement d'une indemnité journalière, servie depuis le 1er novembre 1992 au regard d'une incapacité de travail de 50 % (décision sur opposition du 24 mars 2000 de la Bâloise Assurances). Par courrier du 24 mars 2000, cette dernière a communiqué sa décision sur opposition à l'office AI et joint en annexe copie d'un rapport d'expertise établi par les médecins de l'Hôpital CC.________ (rapport de synthèse du 15 juillet 1999 des docteurs U.________ [spécialiste en neurologie], Q.________ [spécialiste en psychiatrie] et J.________ [spécialiste en rhumatologie et médecine physique] ainsi que les rapports de consultation correspondants des 28 juin 1999 du docteur U.________, 5 juillet 1999 du docteur Q.________ et 12 août 1999 du docteur J.________]).