Citation: 4A_452/2019 E. 4.4

4.4. Les locataires estiment que la Cour a violé les art. 150 et 152 CPC et les art. 9 et 29 al. 2 Cst. en tant que ces dispositions confèrent ou garantissent le droit à la preuve. Ils expliquent avoir requis une inspection de l'appartement (art. 168 al. 1 let. c CPC) afin que la Cour puisse constater que l'exiguïté de ce logement exclut qu'il serve d'habitation à une famille de quatre personnes dont un fils aîné très grand. Ils se plaignent d'arbitraire dans l'appréciation anticipée de cette preuve. L'autorité peut renoncer à des mesures d'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que celles-ci ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298 s. et les arrêts cités). Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. n'interdit pas au juge d'effectuer une appréciation anticipées des preuves déjà disponibles et, s'il peut admettre de façon exempte d'arbitraire qu'une preuve supplémentaire offerte par une partie serait impropre à ébranler sa conviction, refuser d'administrer cette preuve (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236/237; 131 I 153 consid. 3 p. 157). En l'espèce, l'appréciation anticipée des preuves est exempte d'arbitraire. A supposer que la surface de l'appartement ne soit effectivement pas supérieure à 80 m², cette circonstance ne serait pas un juste motif de résilier le bail de manière anticipée. Ce grief doit être pareillement rejeté.