Citation: 5A_636/2016 E. 5.2.1

5.2.1. Le recourant se plaint du fait que la Cour de justice aurait retenu que l'intimée avait subi un déracinement culturel et soulève notamment un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits en lien avec cette question. Il avance vraisemblablement ce grief du fait que la cour cantonale a reproduit au considérant 5.1.1 de son arrêt, un considérant général qui énumère les différentes situations dans lesquelles il faut admettre que le mariage a concrètement influencé la situation financière de l'époux créancier, soit notamment celle où le mariage entraîne un déracinement culturel. Or, si la cour cantonale a mentionné que l'intimée était née au Pérou et s'était installée à Genève lorsqu'elle avait rencontré le recourant en 1994, elle n'a jamais fait état d'un quelconque déracinement culturel; seuls la durée de la vie commune de plus de quatorze ans et le fait que l'intimée n'aurait pas été en mesure d'assumer ses charges sur la base de ses propres revenus si son époux n'avait pas consenti à financer la majeure partie des charges du couple ont été considérés comme des éléments déterminants pour admettre que le mariage avait eu un impact certain sur la situation financière de l'intimée et qu'une contribution d'entretien devait être allouée dans son principe. La motivation du recours sur ce point est par ailleurs contradictoire dès lors que le recourant ne conteste pas le principe d'une contribution d'entretien due à son épouse puisqu'il conclut lui-même à être astreint au versement d'une pension mensuelle de 1'050 fr. jusqu'au 19 mai 2019. Pour autant que recevable, ce grief s'avère par conséquent totalement infondé.