Citation: 4A_254/2015 E. A

Dès le 1er octobre 1999, X.________ a pris à bail un appartement de trois pièces et demie au rez-de-chaussée d'un bâtiment d'habitation sis à Prilly, avec jardin et place de stationnement. Le loyer mensuel s'élève à 1'350 fr., frais accessoires compris. Avec succès, la locataire a contesté deux résiliations successivement notifiées par la bailleresse Y.________, propriétaire de l'immeuble, liées à des augmentations de loyer auxquelles la locataire s'opposait. Un troisième litige a été résolu par une convention passée le 16 juin 2010 devant l'autorité de conciliation compétente. La bailleresse acceptait de faire exécuter des travaux d'entretien et la locataire renonçait à exiger une réduction du loyer. Celui dû pour le mois de mai 2010 demeurerait consigné jusqu'à l'exécution des travaux; ceux des mois suivants étaient libérés en faveur de la bailleresse. Du 31 août 2010 au 25 janvier 2011, les parties ont échangé de la correspondance au sujet de mensualités que la locataire, par erreur, avait payées à double. Le 20 juin 2013, la bailleresse a résilié le contrat avec effet au 1er novembre suivant; elle annonçait son intention d'occuper elle-même l'appartement avec son futur époux. La locataire a saisi l'autorité de conciliation afin de contester le congé. L'essai de conciliation n'a pas abouti et l'autorité a annulé le congé par proposition de jugement du 19 octobre 2013.