Citation: I 511/03 13.09.2004 E. 3

Le recourant ne conteste pas l'appréciation de sa capacité de travail résiduelle par les médecins du COMAI; il ne discute pas non plus le moment à partir duquel l'intimé et la juridiction cantonale (de manière implicite) l'ont jugé capable de reprendre une activité lucrative. Il reproche en revanche à ces derniers de s'être référés, pour la comparaison des revenus avec et sans invalidité, à l'année 1998 au lieu de l'année 2000, date à laquelle il aurait obtenu chez son ancien employeur une augmentation salariale substantielle portant son revenu annuel de 65'000 fr. (en 1998) à 70'500 fr. D'autre part, sans discuter le recours aux données statistiques pour fixer son revenu d'invalide, il estime que la déduction du salaire statistique retenue dans son cas (10 %) est trop basse et qu'elle ne tient pas suffisamment compte de ses circonstances personnelles, notamment de son âge, du handicap généré par ses nombreuses atteintes à la santé (troubles du genou et de l'épaule gauches; problèmes ORL; cervicalgies; éthylisme) et du fait qu'il ne peut réaliser qu'un rendement réduit. Pour lui, l'ensemble de ces éléments justifient une déduction de 20 % à tout le moins.