Citation: 2C_588/2018 E. 4.3

4.3. Enfin, le recourant se prévaut du principe de non discrimination découlant de l'art. 14 al. 1 CEDH. Il indique que la demande formulée permettrait à l'Etat requérant de remonter au-delà du délai de prescription fixé par le droit français, donc de contourner ses propres dispositions procédurales, affectant le principe de la confiance. Indépendamment de savoir si l'art. 14 CEDH est applicable, la question soulevée par le recourant relève du droit interne français. Or, le Tribunal fédéral a déjà statué sur l'admissibilité des griefs formulés par un contribuable visé par une demande d'assistance administrative et fondés sur la législation interne de l'Etat requérant. Il a souligné qu'en principe il ne revoyait pas l'application du droit et de la procédure internes à l'Etat requérant (cf. sur cette problématique, arrêts 2C_28/2017 du 16 avril 2018 consid. 4.3 destiné à la publication; 2C_241/2016 du 7 avril 2017 consid. 5.4). Le recourant n'établit pas que la question qu'il soulève relèverait d'une autre problématique que celle déjà traitée par la Cour de céans susceptible de tomber sous le coup de l'art. 84a LTF.