Citation: 6B_415/2018 E. B

Par arrêt du 22 février 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a partiellement admis l'appel formé contre le jugement du 6 septembre 2017. Elle l'a réformé en ce sens que X.________ était condamné pour tentative de contrainte à une peine pécuniaire de 45 jours-amende à 150 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. La société B.________ SA est une entreprise de location de voitures dont le siège est à C.________ et dont X.________ est l'un des administrateurs disposant de la signature individuelle. A.________ était, pour sa part, jusqu'au 31 janvier 2015 l'un des employés de la société. Le 11 mars 2015, A.________ a mis son ancien employeur en demeure de se déterminer sur ses prétentions en paiement d'un montant de 82'276 fr. correspondant à la rémunération d'heures supplémentaires et à une indemnité pour licenciement abusif. Par courrier du 21 avril 2015, adressé par télécopie au conseil de A.________, le conseil de B.________ SA, sur instructions de X.________, a opposé une fin de non-recevoir aux prétentions de son employé, ajoutant ce qui suit : Cela étant, ma mandante vient d'être rendue attentive à la manière (grossière), dont votre client utilisait le garage de B.________ SA et ses véhicules. Je vous suggère la consultation de [ndr. : suit une référence YouTube]. Ma mandante est prête à en rester là si vous confirmez, d'ici à 48 heures, que votre client renonce à toutes autres prétentions. A défaut, elle agira par toutes voies de droit, au civil comme au pénal, et à l'encontre de tous les protagonistes impliqués, sans autre avis ou mise en demeure préalable. B.________ SA faisait alors allusion au fait que A.________ avait, au cours de son emploi, accepté qu'un soir, aux environs de 22 heures, des jeunes habitants de son quartier tournent un clip musical dans le garage de son employeur, où étaient stationnés les véhicules de luxe de l'entreprise. B.b. Le 24 juin 2015, B.________ SA, sous la signature de X.________, a déposé une plainte pénale pour violation de domicile et vol d'usage. Outre A.________, elle visait également D.________, E.________ et F.________, qui avaient été reconnus comme apparaissant dans le clip musical. La plainte a fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Ministère public de la République et canton de Genève, qui a retenu, en ce qui concernait A.________, que l'infraction de violation de domicile n'était pas réalisée tandis que celle de vol d'usage l'était, mais que sa culpabilité et les conséquences de ses actes avaient été manifestement peu importantes au sens de l'art. 52 CP. B.________ SA a vainement contesté l'ordonnance de non-entrée en matière à la Chambre pénale des recours, puis au Tribunal fédéral (cf. arrêt 6B_940/2016 du 6 juillet 2017). B.c. Le 16 novembre 2015, A.________ a déposé plainte contre X.________ du chef de tentative de contrainte.