Citation: 8C_211/2023 E. 5.1

5.1. Les premiers juges ont relevé que le docteur E.________ avait estimé que la situation du recourant n'avait pas empiré. Selon ce médecin, les limitations fonctionnelles retenues par le docteur D.________ en 2016 restaient valables. Le docteur E.________ avait, au terme d'une appréciation minutieuse, dûment motivé ses conclusions et distingué les éléments subjectifs, basés sur les plaintes du recourant, et ses propres constatations pour évaluer l'évolution de l'état de santé de l'intéressé et sa capacité de travail résiduelle dans une activité adaptée. Le docteur C.________ avait indiqué qu'il n'y avait pas eu d'éléments nouveaux très objectifs prouvant une péjoration des troubles de l'épaule droite, l'imagerie étant très peu évolutive et l'examen clinique relativement superposable; il s'agissait principalement d'une décompensation d'un status séquellaire post-traumatique. Ce médecin traitant avait en outre décrit des limitations fonctionnelles similaires à celles retenues par l'intimée. Il avait certes évoqué une capacité résiduelle de travail de 60-70 %, même dans une activité adaptée, mais sans se baser sur des éléments médicaux objectifs. Contrairement à ce que soutenait le recourant, le docteur E.________ avait par ailleurs pris en compte l'ensemble des atteintes liées à l'accident (épaule droite, genou droit et cheville gauche). Dans ces conditions, rien ne permettait de remettre en cause le constat d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles - identiques à celles posées en 2016 - depuis le 1 er novembre 2021. Dans la mesure où aucun changement n'était intervenu sur le plan de la capacité de travail résiduelle dans une telle activité depuis 2016, il n'y avait pas lieu de réexaminer le calcul de la perte de gain et de revenir sur les bases du calcul du taux d'invalidité de 16 % opéré en 2017.