Citation: 1C_200/2023 E. 5.2

5.2. La Cour de justice a examiné les différents éléments versés au dossier relatifs à la rentabilité du projet en lien avec l'art. 34 al. 4 let. c OAT. Elle a tout d'abord extrait du rapport C.________ du 1 er mars 2019, produit par le recourant, les éléments liés au financement du projet et au rendement énergétique escompté. Elle a également analysé le rapport de E.________ SA, déposé - dans sa version du 4 août 2020 - par la voisine intimée, et souligné les doutes émis par ses auteurs quant au rendement énergétique attendu d'un point de vue chimique et technique. La Cour de justice a également constaté que dans le préavis du SERMA du 21 mai 2019, faisant partie intégrante de l'autorisation de construire (cf. autorisation ch. 5), figurait une condition quant au prix de vente de l'électricité produite, exigeant la production à l'OCAN, avant le début des travaux, des "contrats de prise en charge à prix coûtant issus du biogaz" (préavis, ch. 31); quant à la valorisation de la chaleur produite, elle serait examinée dans une procédure séparée, ultérieure. À la lumière de ces éléments, la Cour de justice a retenu que les questions de l'utilisation de la chaleur produite, des prix de l'électricité ou de la chaleur avaient été abordées lors de l'examen de la demande par le département; elles n'avaient en revanche pas été "tranchées" par l'autorisation délivrée. D'autres éléments nécessaires ne figuraient pas non plus au dossier, le département n'ayant pas documenté son analyse. Or, en repoussant ces questions au-delà de l'entrée en vigueur de l'autorisation, la viabilité économique ne pouvait être établie; les conditions de l'art. 34 al. 4 OAT n'étaient ainsi pas remplies.