Citation: 7B_778/2023 E. 2.2.2

2.2.2. La Chambre pénale des recours a tout d'abord rappelé la situation personnelle du recourant (ressortissant étranger au bénéfice d'un permis C, résidence à U.________ chez ses parents, scolarisation en Suisse depuis 2003, CFC d'assistant automobile et de mécanicien obtenu en 2015, emplois dans différents garages de la région, absence de dettes ou de poursuites, membre d'un "team" de rallye à W.________, participation à des meetings de voitures dans toute l'Europe et en couple avec un ami depuis fin 2018). L'autorité précédente a ensuite relevé qu'il ne pouvait certes pas être simplement renvoyé aux peines prononcées par le Tribunal pénal le 25 mai 2022 et par la Cour pénale le 2 décembre 2022, vu l'annulation de ces deux décisions par le Tribunal fédéral en août 2023; la motivation et la conclusion auxquelles étaient parvenues les deux premières autorités précitées - connues du recourant - constituaient cependant une circonstance susceptible de peser lourdement dans la détermination de celui-ci à demeurer en Suisse, cela malgré ses liens avec ce pays (famille, ami et travail) et la situation qui prévalait antérieurement au jugement de première instance. Selon la cour cantonale, la tentation de se soustraire à un jugement à venir en raison de la perspective, dès lors d'autant plus concrète, de passer plusieurs années en prison devait être considérée comme forte, en particulier pour une personne encore très jeune; sans travail actuellement et disposant de membres de sa famille notamment dans son pays d'origine où il se rendait régulièrement pour des vacances, le recourant pourrait être enclin à se réfugier à l'étranger où il n'aurait aucun mal à refaire sa vie, cela indépendamment de la possession d'une maison dans son pays d'origine ou de son permis d'établissement en Suisse. La juridiction précédente a encore considéré que le recourant, célibataire et sans enfant, angoissait en prison en raison de l'hostilité de certains autres détenus vu sa situation personnelle et les chefs de prévention retenus à son encontre. Elle a dès lors estimé que des indices concrets permettaient de retenir l'existence d'un risque de fuite hautement probable, ce qui justifiait le maintien en détention pour des motifs de sûreté (cf. p. 6 s. de la décision attaquée).