Citation: 6B_1247/2021 E. 4.5.2

4.5.2. La cour cantonale a retenu que le visionnement de l'audition LAVI du 19 mai 2017 de la recourante et la lecture de la retranscription de ses déclarations, lesquelles avaient été versées au dossier, ne permettaient pas d'étayer certains éléments retenus dans l'acte d'accusation. A cet égard, la juridiction cantonale a précisé que la recourante n'avait pas dit au policier qui l'entendait que "G.________" l'avait frappée, touchée sur les parties génitales ou obligée à le lécher, ni qu'il aurait éjaculé devant elle. Il ressort en outre des constatations de l'arrêt cantonal que les éléments précités ressortaient des déclarations de témoins indirects (cf. jugement attaqué, p. 17). Les juges cantonaux ont cependant conclu qu'il existait un doute sérieux et insurmontable quant à l'existence des faits reprochés au prévenu, à savoir tous les faits énumérés dans l'acte d'accusation. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas distingué entre les actes pour lesquels le prévenu avait été renvoyé en jugement sur la seule base de témoignages indirects et les actes directement décrits par la recourante lors de son audition LAVI du 19 mai 2017, soit - selon la numérotation de l'acte d'accusation (cf. jugement attaqué, p. 8) - avoir pénétré dans la pièce occupée par l'enfant au premier étage de l'immeuble (1.5); avoir refermé la porte derrière lui (1.6); s'être positionné derrière l'enfant (1.7); avoir apposé une main sur la bouche de l'enfant (1.8); avoir enfilé une main sous le T-shirt de l'enfant (1.10); lui avoir caressé le corps, notamment les fesses, les seins (1.11); l'avoir embrassée dans le cou (1.13). Son raisonnement apparaît ainsi arbitraire en tant qu'il ne distingue pas entre les faits retenus sur la base de témoignages indirects et ceux directement dénoncés par la recourante.