Citation: 5A_710/2023 E. 4.2

4.2. Au terme d'une argumentation prolixe (152 pages) et redondante, la recourante fait valoir, en bref, qu'elle ne souffre pas d'une maladie psychique, que la décision entreprise ne se fonde pas " sur le Code de lois suisses ", mais sur une " cause idéologique qui n'est pas reconnue par le Code de loi suisse " - à savoir " des lois d'horoscopes et des lois commémoratives " -, les auteurs mentionnés par l'autorité précédente (MEIER/LUKIC, Introduction au nouveau droit de la protection de l'adulte, 2011, p. 302, n. 666) étant des " gourous d'une secte apocalyptique qui cherche à [la] tuer par de moyens scientifiques "; toute la procédure de placement doit, dès lors, être tenue pour " nulle et non avenue ". Elle se prétend encore " persécutée dans [son] cerveau " à la suite de la " pose d'électrodes " sur son crâne en " mars 2006" et soutient qu'elle est " un cobaye esclave à cause de [sa] peau noire ". Enfin, elle disserte sur la résiliation de son bail, sa " maison en Floride " et les diverses étapes de la succession de son mari (" faux décès le 27 janvier 2016"). Une telle argumentation - pour le moins absconse - ne s'en prend pas aux constatations de fait relatives à l'état de santé de l'intéressée, ni à leur appréciation juridique par les juges précédents. Il s'ensuit que le recours s'avère entièrement irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités).