Citation: 4A_446/2013 E. 4.1.4

4.1.4. En dernier lieu, la recourante expose avoir soutenu, dans l'instance arbitrale, que l'intimée n'avait pas pris les mesures que l'on pouvait attendre d'un commerçant prudent pour s'assurer qu'elle serait en mesure d'exécuter ses obligations, violant ainsi les devoirs imposés par le droit turc (recours, n. 61 à 66). Ce nonobstant, l'arbitre unique n'aurait pas examiné si l'intimée avait tiré parti, afin d'éviter tout retard, de l'intervalle de six mois séparant le terme prévu pour l'exécution des travaux à W.________ (fin juillet 2007) et celui convenu pour le début des travaux à V.________ (1er février 2008). En définitive, la recourante se plaint d'avoir été placée dans la même situation que si elle n'avait pas pu présenter ses arguments. A son avis, ceux-ci étaient essentiels pour la solution du litige, car leur prise en considération eût nécessairement amené l'arbitre unique à imputer à l'intimée le retard pris par cette dernière dans la fourniture des services contractuels et, partant, à allouer à la recourante les dommages-intérêts réclamés de ce chef (recours, n. 67 à 70).