Citation: 6B_675/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir pris à décharge une série d'éléments. Le recourant indique que son trafic était purement local, que la période pénale était relativement courte et qu'il avait l'intention d'arrêter son trafic de stupéfiants lorsqu'il aurait remboursé ses dettes. Ces critères ne sont pas pertinents, ce d'autant plus qu'il disposait de moyens légaux de subsistance. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération sa situation familiale et plus particulièrement ses obligations d'entretien et d'éducation. Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a pris en compte cet élément. De plus, on relèvera que, lorsqu'il a décidé de se livrer à un important trafic de stupéfiants, il n'a lui-même pas pris en considération sa situation familiale, alors qu'il était déjà le père de quatre enfants mineurs. Ce fait ne saurait donc justifier une peine plus clémente. Le recourant indique que son bon comportement durant la procédure, l'ancienneté de ses condamnations et le fait qu'il n'a jamais été condamné à une peine privative de liberté par le passé auraient dû être pris en compte comme éléments atténuants. Sa collaboration a été contrastée et sa prise de conscience n'était qu'au stade de l'amorce (arrêt attaqué, p. 13), elle ne saurait justifier une réduction de peine. De jurisprudence constante, l'absence d'antécédents a un effet neutre sur la peine (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). Que le recourant ait des antécédents anciens ou qu'il n'ait jamais été condamné à une peine privative de liberté n'a pas à être pris à décharge dans le calcul de la peine à prononcer.