Citation: 7B_744/2023 E. 4.5.1

4.5.1. A ce titre, la cour cantonale a en substance considéré le recourant, qui était responsable de la sécurité du chantier, avait omis de prendre les mesures de sécurité appropriées; en effet, à l'entrée de la pièce dans laquelle l'intimé avait chuté, la planche ou la poutre en bois installée en diagonale de l'ouverture n'était accompagnée d'aucun panneau signalant, dans une langue ou au moyen de symboles compris par tous les travailleurs, le péril; en particulier, il n'était pas indiqué qu'il était interdit de marcher sur la surface entre les poutres ou que l'accès à ladite surface était soumis à certaines conditions, conformément aux prescriptions de l'art. 8 al. 2 let. d aOTConst. Selon l'autorité précédente, cette omission était objectivement constitutive d'une violation des règles de la prudence applicables sur un chantier de construction et imputable à faute au recourant, qui disposait de la formation et de l'expérience nécessaire pour connaître les risques et les mesures de sécurité à observer. Sachant que l'intimé allait se rendre sur les lieux pour procéder au nettoyage d'une poutre, la cour cantonale a jugé que le recourant devait se rendre compte des conséquences liées à une mauvaise évaluation du danger présenté par la surface du sol de la pièce où l'accident s'était produit. Elle en a conclu que le recourant avait fait preuve de négligence.