Citation: 7B.150/2002 27.08.2002 E. 3

Par surabondance, l'irrecevabilité de la plainte étant confirmée, et à l'instar de l'autorité cantonale de surveillance, il peut être précisé ce qui suit quant au fond. 3.1 Les conditions de l'art. 22 LP n'étant pas réalisées, l'autorité cantonale de surveillance n'avait pas à examiner d'office, contrairement à ce que soutient le recourant, les points de l'acte de poursuite attaqué qui n'étaient pas l'objet de la contestation (Gilliéron, op. cit., n. 64 ad art. 20a). 3.2 Les griefs d'appréciation arbitraire des preuves et de violation du droit d'être entendu soulevés par le recourant (refus de prendre en considération des pièces déposées la veille de l'audience de jugement et d'ordonner un échange ultérieur d'écritures) sont irrecevables, car ils ont trait au déroulement de la procédure de plainte et relèvent donc du recours de droit public (ATF 113 III 86 consid. 3 p. 87/88, 110 III 115 consid. 2 p. 117; Gilliéron, op. cit., n. 168 ss ad art. 20a). 3.3 Les griefs de violation du droit fédéral (art. 22, 37 et 151 LP) et d'excès ou d'abus du pouvoir d'appréciation, invoqués en relation avec la question de l'existence ou de l'inexistence du droit de gage, sont également irrecevables en raison de l'incompétence des autorités de poursuite et de surveillance pour trancher une telle question, qui ressortit au juge civil (ATF 115 III 18 consid. 3b p. 21, 113 III 2 consid. 2b p. 3).