Citation: 6B_1046/2019 E. 1.6

1.6. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'apparaît nullement que l'autorité cantonale aurait renversé le fardeau de la preuve. Elle a dûment examiné les éléments dont elle disposait. Elle a exposé les raisons qui l'ont amenée à accorder foi aux déclarations de l'intimé plutôt qu'à celles du recourant, notamment parce que la version de l'intimé était de surcroît corroborée par des éléments du dossier. Le recourant ne fait qu'opposer sa propre version des faits à celle retenue par l'autorité cantonale, sans démontrer, par une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, que cette dernière aurait été établie de façon manifestement inexacte. S'agissant des heures des transactions litigieuses, il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale s'est fondée sur les indications figurant dans une note manuscrite de l'intimé. Or, elle n'avait pas de raison de mettre en doute les indications de l'intimé sur ce point. En outre, contrairement à ce que soutient le recourant, il ressort de l'arrêt attaqué que l'examen de ses données téléphoniques démontre que celui-ci se trouvait à Genève, principalement dans le quartier de I.________, au moment des faits (arrêt attaqué, consid. 2.2, p. 9). Enfin, l'intéressé, qui habite dans l'immeuble de l'intimé, n'avait pas d'activité fixe à ces moments-là de la journée, étant sans emploi et ne fréquentant les centres de fitness qu'en fin de journée, et disposait d'un véhicule. La cour cantonale pouvait dès lors sans arbitraire en déduire qu'il lui était loisible de se rendre en France voisine ainsi que partout dans son quartier pour utiliser la carte de crédit de l'intimé. Les griefs du recourant sont rejetés dans la mesure où ils sont recevables.