Citation: 4A_134/2023 E. B

Par requête de conciliation du 20 septembre 2019 adressée à la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, le locataire a contesté le congé. La conciliation ayant échoué et une autorisation de procéder lui ayant été délivrée, le locataire a déposé, devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève le 16 décembre 2019, sa demande en contestation du congé et, subsidiairement, en prolongation du bail d'une durée de quatre ans, avec autorisation de restituer le logement pour le 15 ou la fin d'un mois moyennant un préavis de 15 jours. Les cobailleurs défendeurs ont conclu à la validité du congé, avec effet au 31 août 2020, et, reconventionnellement, à l'évacuation du locataire. Le tribunal a tenu plusieurs audiences et entendu plusieurs témoins. Par ordonnance du 22 décembre 2021, le tribunal a clos l'administration des preuves, estimant être en possession de suffisamment d'éléments pour examiner la validité du congé (art. 105 al. 2 LTF). Lors de l'audience du 27 janvier 2022, les parties ont plaidé et le tribunal a gardé la cause à juger. Par jugement du 12 avril 2022, le Tribunal des baux a déclaré le congé valable, a accordé au locataire une unique prolongation de bail de quatre ans échéant le 31 août 2024 et a autorisé le locataire à restituer l'appartement en tout temps durant la durée de la prolongation, moyennant un préavis écrit de 15 jours pour le 15 ou la fin d'un mois. En procédure d'appel, après que la cause a été mise en délibérations, le locataire a invoqué des faits nouveaux, soit que la fille de la cobailleresse avait quitté l'immeuble litigieux pour s'installer dans la maison de la cobailleresse à Chêne-Bourg. Statuant le 23 janvier 2023, la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel du locataire.