Citation: 6B_1088/2015 E. 2.2

2.2. En l'espèce, sur la base des faits admis par l'autorité précédente et dont le recourant n'a pas établi qu'ils avaient été retenus arbitrairement, il faut considérer que l'envoi d'environ dix SMS par jour sur une période de sept mois est quantitativement suffisant pour importuner la personne visée et constituer une utilisation abusive d'une installation de télécommunication. Concernant l'aspect subjectif, qui nécessite que l'auteur ait agi intentionnellement par méchanceté ou espièglerie, le recourant a, selon ses propres déclarations, utilisé ces SMS pour déclarer son amour à l'intimée et pour essayer de la reconquérir. Si durant la période qui a immédiatement suivi la rupture, le recourant pouvait encore penser que l'intimée reviendrait sur sa décision, ultérieurement, son action incessante, malgré la volonté affichée de l'intimée de ne pas renouer la relation, s'apparente au « stalking » (ATF 141 IV 437 consid. 3.2.2 p. 441 s.; 129 IV 262 consid. 2.3 p. 265 s.) avec les conséquences néfastes qu'il peut avoir sur le psychisme de la victime. Dans de telles conditions, il y a à tout le moins lieu de retenir, comme l'a fait l'autorité précédente, une volonté d'agir par espièglerie. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.