Citation: 5A_984/2022 E. 6.2

6.2. Là encore, le recourant ne discute pas valablement les motifs de la décision entreprise. Alors que le juge cantonal a exposé de manière circonstanciée les motifs pour lesquels il n'a pas tenu compte de l'acte de défaut de biens en cause, on cherche en vain dans le recours une critique argumentée de ces motifs. Certes, la dette du recourant résultant prétendument de l'acte de défaut de biens mentionné dans la lettre de L.________ AG du 30 janvier 2015 est lourde. L'indigence ne doit toutefois pas nécessairement être assimilée à l'insolvabilité (arrêts 5A_74/2011 du 16 février 2012 consid. 8; 5A_73/2011 du 1er novembre 2011 consid. 3). Le Tribunal fédéral a ainsi jugé admissible le refus de l'assistance judiciaire à une personne dont les dettes s'élevaient à plus de 330 millions de francs pour la raison qu'elle n'en disposait pas moins de ressources lui permettant d'avancer les droits de greffe afférents à l'action qu'elle entendait introduire (cf. arrêt 4P.50/1992 du 16 juin 1992 consid. 7c/bb cité dans les arrêts 5A_73/2011 et 5A_74/2011 précités). On rappellera par ailleurs que, selon la jurisprudence, l'existence d'actes de défaut de biens ne signifie pas que le débiteur est dans le besoin, des dettes anciennes sur lesquelles le débiteur ne verse plus rien ne primant pas l'obligation du justiciable de payer les services qu'il requiert de l'Etat (arrêt 5A_181/2019 précité consid. 3.4 et les arrêts cités). Quoi qu'il en soit, force est de constater en l'espèce que le recourant ne démontre aucunement s'acquitter de la dette en cause ou l'amortir, de sorte que c'est à juste titre que le juge cantonal ne l'a pas prise en considération dans l'établissement de sa situation financière. Pour le surplus, sauf à affirmer péremptoirement le contraire par référence aux extraits du compte bancaire portugais produits à l'appui de sa requête d'assistance judiciaire, le recourant n'explique pas en quoi le juge cantonal aurait erré en considérant que lesdits extraits n'étaient pas suffisants pour établir complètement sa situation financière, respectivement démontrer le paiement effectif des charges alléguées. Conformément aux principes susrappelés (cf. supra consid. 3.2), il incombait au recourant, en vertu de son devoir de collaboration, de produire toutes les pièces utiles à l'établissement de sa situation financière devant la juge de district lors du dépôt de sa requête, ce que, selon les constatations de la décision attaquée, il n'a pas fait alors qu'il était assisté d'un avocat et que ses allégations étaient contestées (cf. supra consid. 5.2). Il va de soi que la production d'extraits d'un unique compte bancaire, qui plus est pour une période limitée de deux mois et demi, ne permet pas de retenir que le recourant a clairement et complètement établi sa situation financière comme la loi le lui imposait (cf. supra consid. 3.1). Quant aux autres pièces produites, le recourant ne conteste pas le constat du juge cantonal qu'elles sont anciennes, certaines datant de cinq ans et plus lors du dépôt de la requête, et qu'aucune information n'a été donnée sur les changements intervenus dans l'intervalle. En conclusion, au vu notamment du défaut de collaboration ne permettant pas d'établir de manière claire et complète la situation financière du recourant, c'est à raison que le juge cantonal a confirmé le rejet de la requête d'assistance judiciaire. La critique doit être rejetée dans la mesure de sa recevabilité.