Citation: 6B_134/2020 E. 3

Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 4). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir à moins que l'on puisse le déduire directement et sans ambiguïté compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 4 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant allègue qu'après avoir conclu un contrat avec un opérateur téléphonique sous-traitant d'un autre opérateur, il aurait constaté que " certains appels et messages sont bloqués ou interceptés par (x) " (mémoire de recours, p. 2). Selon lui " les agissements de l'opérateur auraient entraîné des dégâts considérables dans ses affaires et au sein de sa famille et auprès de ses amis ". Il chiffre à 10'000 fr. ses prétentions en réparation du tort moral (mémoire de recours, p. 4). Toutefois, dans l'arrêt 4D_67/2019 du 5 décembre 2019 (refus de l'assistance judiciaire dans la perspective d'ouvrir une action devant le juge civil), qui concerne aussi le recourant, le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de constater que l'action civile (fondée sur les mêmes allégations, dirigée contre deux opérateurs de téléphonie mobile et tendant notamment au paiement d'une indemnité de 15'000 fr. à titre de réparation du tort moral) était vouée à l'échec en raison du caractère insuffisamment grave d'une éventuelle atteinte à la personnalité pour qu'une indemnité au sens de l'art. 49 al. 1 CO puisse entrer en considération et du fait que le dommage matériel en lien de causalité avec les agissements dénoncés n'était pas allégué de manière suffisamment précise et plausible. Que le recourant ait réduit à 10'000 fr. ses prétentions et qu'il désire les faire valoir par voie de jonction dans un procès pénal n'impose d'aucune manière une autre conclusion. Dans ces conditions, la qualité pour recourir au regard de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF n'est pas démontrée à satisfaction de droit.