Citation: 5A_847/2019 E. 1.2.3

1.2.3. En l'espèce, la recourante ne prétend pas que la procédure de faillite soit à un stade avancé. Pour motiver son préjudice irréparable, elle invoque la perte de confiance des locataires, clients et autorités qui entraînera une diminution de ses recettes, la résiliation du prêt hypothécaire par la banque qu'elle a pourtant toujours honoré, l'impossibilité pour le propriétaire actuel de finaliser ses démarches pour trouver un repreneur du centre thermal dans son entier, ce qui est moins rentable, et l'impossibilité de poursuivre ses démarches en vue d'obtenir une remise d'impôts globale. Ces arguments ne portent pas: il s'agit là de dommages purement économiques, qui résultent de pures hypothèses ne reposant sur aucun élément concret. Par ailleurs, on ne voit pas quels sont les actes que l'administration de la faillite ne pourrait pas gérer pour la masse en faillite (cf. art. 237 al. 3 et 240 LP). La recourante ne prétend au demeurant pas que l'administration de la faillite accomplirait de manière illicite, voire inopportune, ses devoirs; le cas échéant, elle pourrait déposer plainte auprès de l'autorité de surveillance (art. 17 et 240 LP). Il sied en outre de préciser que si la menace d'un préjudice irréparable au sens susrappelé devait se concrétiser avant que l'autorité cantonale ne statue sur le fond du recours, la recourante pourrait déposer une nouvelle demande d'effet suspensif. Il suit de là que le recours doit être déclaré irrecevable, faute de remplir les conditions de l'art. 93 al. 1 LTF.