Citation: 6B_119/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu qu'il résultait de la procédure, notamment de l'ordonnance pénale du 10 juin 2015 et des auditions du recourant à la police et au ministère public, qu'il avait toujours été reproché au recourant d'être l'auteur d'un billet publié sur le service des blogs hébergé par le journal B.________, soit l'annexe 1 de la plainte de l'intimé, et non d'un " statut " ou commentaire publié sur une page Facebook tel que figurant à l'annexe 2 de ladite plainte. Rien ne permettait de penser que le recourant avait pu se méprendre lors de ses auditions quant au texte sur lequel on le questionnait, d'autant qu'il connaissait le dossier lors de son audition par le ministère public et le premier juge. Il disposait également de l'ordonnance pénale, dans laquelle étaient reproduits les passages incriminés du texte en question. Le recourant ne s'était pourtant jamais plaint, durant ces audiences, de ce que l'annexe 1 n'était pas de sa plume, faisant valoir ce moyen pour la première fois en appel. Par ailleurs, plusieurs indices contredisaient la nouvelle ligne de défense du recourant. En effet, dans le texte de l'annexe 3, dont il reconnaissait la paternité, il justifiait l'utilisation du nom de " C.________ ", alors qu'il n'y était fait allusion que dans l'annexe 1 et non dans l'annexe 2. De même, le recourant avait évoqué les faits de 39-45 devant le premier juge alors qu'en parallèle il faisait valoir qu'aucune date n'était mentionnée dans l'annexe 2, à la différence de l'annexe 1. La crédibilité du recourant était encore mise à mal par son aveu, lors de cette même audience, de ce que le billet litigieux avait été censuré, alors qu'il avait prétendu le contraire à la journaliste du journal B.________.