Citation: U 181/03 23.09.2004 E. A

P.________, né en 1929, était assuré contre les accidents par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 29 juin 1971, il a été victime d'un accident dont les séquelles ont consisté en une tétraparésie spastique, un syndrome cérébelleux prédominant à gauche associé à un syndrome psycho-organique et des troubles de la déglutition. A compter du 1er mars 1974, il a bénéficié d'une rente d'invalidité de 100 % ainsi que d'une rente d'impotent de 30 % de la CNA. Le 30 août 1999, P.________ a été opéré d'un cancer du côlon. Des complications post-opératoires, sous la forme d'une broncho-pneumonie liée aux troubles de la déglutition, ont nécessité une trachéotomie puis le placement du patient dans le service ORL de l' hôpital X.________, où il est décédé d'un arrêt cardio-respiratoire d'origine indéterminée, le 25 octobre 1999 (rapport des docteurs B.________ et R.________, du 27 octobre 1999). Il n'y a pas eu d'autopsie. Le docteur C.________, spécialiste en neurologie, rattaché à la Division médecine des accidents de la CNA, s'est exprimé dans un rapport du 25 juillet 2000. Il a estimé qu'en l'absence de signes cliniques ou respiratoires avant-coureurs de la mort, le décès du patient était totalement inattendu et qu'il fallait admettre qu'il avait été causé par un arrêt cardiaque, chez une personne âgée de 70 ans, sans relation avec les troubles de la déglutition. Par décision du 10 août 2000, confirmée sur opposition le 28 septembre 2000, la CNA a refusé d'allouer une rente de survivant à L.________, veuve de P.________, au motif qu'il n'existait pas de lien de causalité entre les séquelles de l'accident de 1971 et le décès de son époux.