Citation: 2C_844/2021 E. 7.7

7.7. Le recourant a vécu l'entier de son enfance et de son adolescence dans son pays d'origine. Il y a également passé une grande partie de sa vie d'adulte puisqu'il n'est arrivé en Suisse qu'à 45 ans. Ces éléments parlent en faveur d'un retour et d'une réintégration aisés en Italie. Certes, le recourant a épousé, le 16 septembre 2016, une Suissesse avec laquelle il fait ménage commun. Toutefois, cette situation ne saurait contrebalancer l'intérêt public à éloigner de Suisse une personne durablement dépendante de l'aide sociale. Le recourant n'a aucun travail et n'a aucunement démontré en avoir sérieusement cherché un, malgré l'avertissement du 3 octobre 2017 du Service cantonal. De plus, au moment de se marier en 2016, les époux savaient pertinemment que la situation en Suisse du recourant était précaire. Comme précédemment mentionné (cf. supra consid. 7.3), le recourant ne peut pas non plus se prévaloir d'une intégration réussie. En outre, s'il faut reconnaître que la situation familiale du recourant risque de souffrir de son renvoi en Italie, il sera cependant toujours possible à son épouse, qui ne travaille pas, de lui rendre visite régulièrement. Le recourant pourra également revenir en Suisse pour des vacances ou même des fins de semaines, compte tenu de la proximité géographique entre l'Italie et la Suisse.