Citation: 5A_287/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, l'autorité précédente s'est fondée sur les allégations de l'enfant elle-même et le rapport des intervenants de la DGEJ pour constater que la mineure vit " dans un climat d'insécurité et de violence à domicile " qui met en danger son bon développement; en outre, ses parents montrent une " certaine instabilité psychique ", doublée d'une " agressivité manifeste " envers les intervenants qui entourent leur fille, rendant ainsi toute collaboration impossible. Les juges précédents ont en outre retenu que les intéressés sont " oppositionnels, récalcitrants et dénigrants " à l'égard desdits intervenants, à tel point que la DGEJ a dû faire appel à un " médiateur de la police " pour que les courriers de menaces et les injures cessent, intervention qui n'a par ailleurs pas eu l'effet escompté; ils ne rendent pas non plus visite à leur fille au foyer, ce qui dénote un désintérêt pour l'enfant. Enfin, l'historique de la famille présente " dix années de suivis " qui n'ont pu être effectués vu l'attitude des parents; alors qu'une enquête civile est en cours, ces derniers ne se rendent même pas aux audiences. Dans ces conditions, c'est avec raison que l'autorité parentale a été retirée aux deux parents et qu'une tutelle a été instaurée en faveur de l'enfant, car aucune autre mesure n'est susceptible d'apporter à celle-ci la protection nécessaire.