Citation: 5A_861/2014 E. 3.2.1

3.2.1. Examinant les critiques formulées par l'époux dans son mémoire d'appel, le Juge délégué a considéré que l'application de la méthode du minimum vital élargi avec répartition de l'excédent pouvait être confirmée. En effet, il n'était pas contesté que les parties n'avaient pas réalisé d'économies durant leur vie commune et aucune pièce du dossier ne permettait de retenir l'inverse. Le fait que leurs revenus aient augmenté durant les dernières années antérieures à la séparation, comme l'alléguait l'époux, démontrait bien que leur train de vie était tel qu'il absorbait l'entier de leurs revenus, puisque cette augmentation ne leur avait pas permis de faire des économies. Ces constatations étaient corroborées par les déclarations d'impôt 2009, 2010 et 2011, dont il ressort qu'en dépit de l'importance et de l'augmentation significative de leurs revenus (210'758 fr. en 2009, 235'344 fr. en 2010 et 252'900 fr. en 2011), la fortune du couple n'a pas augmenté et a même sensiblement diminué (60'074 fr. en 2009, 62'324 fr. en 2010 et 11'000 fr. en 2011). Il n'était par ailleurs pas établi que l'absence d'économies était due, exclusivement ou partiellement, aux dettes du mari. Après avoir confirmé la méthode de calcul appliquée par le premier juge, l'autorité cantonale a expliqué que les minima vitaux retenus par celui-ci étaient également corrects, à savoir 7'940 fr. 05 pour l'épouse et les deux enfants et 5'671 fr. 35 pour le mari; la charge fiscale du mari et les montants versés par celui-ci pour rembourser ses dettes ne devaient pas être pris en considération, puisqu'il ne s'en acquittait pas régulièrement.