Citation: 1P.28/2006 27.04.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 571 consid. 1 p. 573; 130 I 312 consid. 1 p. 317 et les arrêts cités). 1.1 Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral n'étant pas ouvert pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83) ni pour invoquer une violation directe d'un droit constitutionnel ou conventionnel, tel que la maxime "in dubio pro reo" consacrée aux art. 32 al. 1 Cst. et 6 par. 2 CEDH (ATF 121 IV 104 consid. 2b p. 107; 120 Ia 31 consid. 2b p. 35 s.), la voie du recours de droit public est ouverte à cet égard (art. 84 al. 2 OJ). En revanche, elle ne l'est pas pour contester la qualification de faute grave au sens de l'art. 90 ch. 2 de la loi sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR; RS 741.01) dans l'hypothèse où les faits constitutifs d'infraction à l'art. 32 LCR seraient retenus, cette critique pouvant être présentée par la voie du pourvoi en nullité; le moyen que le recourant soulève à cet égard est dès lors irrecevable. 1.2 Sauf exceptions, dont aucune n'est réalisée en l'espèce, des faits ou moyens de preuve nouveaux ne peuvent être produits à l'appui d'un recours de droit public (ATF 118 Ia 369 consid. 4d p. 371 s., 20 consid. 5a p. 26; 118 III 37 consid. 2a p. 39; 107 Ia 265 consid. 2a et les arrêts cités; Walter Kälin, Das Verfahren des staatsrechtlichen Beschwerde, 2e éd., Berne 1994, p. 369 ss). En l'occurrence, le grief fondé sur les art. 2 et 8 de la loi sur les amendes d'ordre du 24 juin 1970 (LAO; RS 741.03) n'a pas été valablement soulevé devant le Tribunal cantonal. En effet, s'il est vrai que le recourant a évoqué devant cette instance l'amende de 60 fr. qui lui a été infligée lors du contrôle de police litigieux, il s'est contenté de mentionner ce fait de manière générale, dans le cadre de sa démonstration sur l'appréciation arbitraire des preuves, sans développer à cet égard de moyen indépendant qui fonderait ses conclusions. Ce grief est donc également irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 86 al.1 OJ).