Citation: 9C_500/2020 E. 4.2

4.2. Le raisonnement de la juridiction cantonale selon lequel le revenu obtenu par l'intimé dans l'activité de monteur de production auprès de B.________ SA jusqu'en mars 2013 correspondait le mieux à ce qu'il aurait pu gagner s'il n'était pas invalide, puisqu'il s'agissait du gain qu'il aurait effectivement réalisé s'il avait été en bonne santé n'est pas fondé. Il ne prend en effet pas en considération le fait que l'intimé a perdu son emploi pour des motifs étrangers à l'invalidité, comme le soutient à juste titre l'office recourant. L'assuré était en effet sans emploi depuis mars 2013 et a perçu des indemnités de l'assurance-chômage du 5 avril 2013 au 31 décembre 2014, à la suite de quoi il s'est adressé à l'Hospice général afin de bénéficier d'une aide financière au début de l'année 2015, n'ayant pas retrouvé un travail. Dans la demande de prestations de l'assurance-invalidité du 27 février 2018, l'intimé a par ailleurs indiqué qu'il présentait une incapacité de travail depuis le 1er janvier 2015 - celle-ci n'ayant été cependant reconnue par l'office intimé qu'à partir du 13 novembre 2017 - et aucune pièce figurant au dossier ne fait état d'une incapacité de travail qui serait survenue antérieurement à cette date. A la lecture de la lettre de licenciement du 10 janvier 2013, on constate du reste que l'ancien employeur de l'assuré n'a pas fait mention d'éventuels problèmes médicaux qui auraient motivé le licenciement. Dans ces circonstances, dans la mesure où la fin des rapports de travail n'était pas liée à une raison médicale, on ne peut admettre que l'assuré aurait poursuivi son activité auprès du même employeur. Par conséquent, c'e st à tort que les premiers juges se sont fondés sur le revenu effectif perçu par l'assuré jusqu'en 2013 plutôt que sur le salaire statistique pour fixer le revenu sans invalidité. Le montant arrêté à ce titre à 67'102 fr. par l'office recourant ne prête pas à discussion.