Citation: 1B_296/2009 24.11.2009 E. 2

Le recourant se plaint d'abord de formalisme excessif. Il affirme que la déclaration d'irrecevabilité de sa plainte serait contraire à la maxime d'office qui prévaudrait en matière d'assistance judiciaire selon le droit cantonal. Pour le recourant, il appartenait au juge d'examiner les pièces déposées afin de déterminer sa situation financière, la motivation de son écriture n'ayant "pas besoin d'être développée dans une plus large mesure". Le recourant perd ainsi de vue que ce n'est pas sa requête d'assistance judiciaire qui a été déclarée irrecevable, mais bien sa plainte au Tribunal cantonal. La motivation de celle-ci a en effet été jugée insuffisante. Or, même si l'on devait admettre que les questions d'assistance judiciaire impliquent dans une certaine mesure un examen d'office - ce qui ne dispenserait pas le requérant d'amener les éléments permettant d'établir son indigence - il n'en découle pas pour autant que l'intéressé peut se satisfaire d'une motivation lacunaire devant l'autorité de recours. Au demeurant, le recourant ne démontre pas en quoi le Tribunal cantonal aurait eu tort de considérer que sa plainte n'était pas assez motivée, de sorte que ce premier moyen doit être rejeté.