Citation: 2A.608/2002 01.04.2003 E. 1

1.1 Formé contre un arrêt rendu par une autorité de recours cantonale statuant en dernière instance et fondé sur le droit public fédéral, le présent recours de droit administratif est recevable tant en vertu des art. 97 ss OJ (aucun des motifs d'exclusion prévus à l'art. 100 lettre l OJ n'est réalisé) qu'au regard de la disposition particulière de l'art. 24 al. 2 de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR; RS 741.01). 1.2 Lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans la décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils sont établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). Dans son arrêt, le Tribunal administratif a retenu que si la recourante était formellement la titulaire des permis collectifs et des plaques professionnelles, B.A.________ était, dans les faits, le chef de l'entreprise, de sorte que les conditions de délivrance d'un permis collectif devaient être examinée par rapport à lui. Contrairement à l'opinion de la recourante, ces constatations de fait pertinentes ne sont pas manifestement inexactes ou incomplètes. A vrai dire, la recourante elle-même ne le prétend pas sérieusement, mais s'en prend à l'appréciation juridique de ces faits, question qui est examiné d'office par le Tribunal fédéral (voir ci-après). La recourante soutient en outre que les actes délictueux pour lesquels B.A.________ a été condamné ont été décrits de manière manifestement incomplète par le Tribunal administratif. Tel n'est pas le cas. Ces constatations de fait résultent en effet du jugement pénal du 16 août 2000, lequel n'a du reste pas été contesté par B.A.________.