Citation: 1P.237/2004 08.06.2004 E. 1.1

Le recourant demande l'assistance judiciaire en faisant valoir qu'il est sans ressources et qu'il est déjà au bénéfice de l'assistance judiciaire cantonale. Il requiert, dans ses conclusions formelles, la dispense du paiement des frais. Ce n'est que dans son exposé des faits qu'il évoque la résiliation du mandat de son précédent avocat, et sollicite la désignation d'un nouveau mandataire. Le recourant a toutefois été à même de soulever, dans son mémoire, des griefs circonstanciés, de nature constitutionnelle. Il dispose manifestement de connaissances juridiques suffisantes (cf. arrêt 1A.53/2004 du 6 avril 2004 concernant l'extradition du recourant à la Serbie-Monténégro), et on ne voit pas - le recourant ne l'explique pas non plus - en quoi l'intervention d'un mandataire professionnel pourrait se révéler utile. La demande de nomination d'un avocat d'office est par conséquent rejetée. Pour le surplus, la demande d'assistance judiciaire dans le sens d'une dispense des frais de justice, est, comme on le verra, sans objet. 1.2 Le recourant sollicite également un délai supplémentaire de trois mois après sa sortie de prison afin de produire des pièces à l'appui de sa demande d'indemnisation. Il ne précise toutefois pas quelles sont ces pièces, et en quoi sa détention actuelle en empêcherait la production. La requête doit donc, elle aussi, être écartée.