Citation: 5C.140/2001 10.09.2001 E. 2

2.- a) L'Autorité de surveillance des tutelles a motivé comme il suit sa décision de confirmer l'ordonnance du Tribunal tutélaire pour ce qui concerne le droit de visite du recourant sur l'enfant J.________ (arrêt attaqué, consid. 3a): "En l'espèce, le droit de K.________ au maintien de relations périodiques avec son fils n'est pas contesté ni même mis en péril. C'est pour tenir compte des circonstances inhérentes à la personnalité perturbée de la mère de l'enfant, qu'il a épousée et avec laquelle il fait ménage commun, que le Tribunal tutélaire a sagement décidé de maintenir, pour une période nécessairement transitoire, la restriction actuellement apportée à la fréquence et au lieu des rencontres entre le père et son fils, lequel n'a pas encore neuf mois. La décision querellée est en tous points adéquate et tient compte de la protection bien comprise des intérêts de l'enfant aussi longtemps que l'incertitude subsistera sur les qualités maternelles de B.________. C'est à juste titre en effet que l'autorité tutélaire a estimé qu'à l'heure actuelle, les relations personnelles mère-enfant compromettaient le développement de J.________ puisque B.________ - d'ailleurs décrite comme brusque et inadéquate avec son enfant - est soupçonnée d'avoir administré à son fils une substance qui pouvait mettre la vie de ce dernier en danger. C'est seulement au vu des conclusions de l'expertise en cours que la situation de l'enfant pourra être réexaminée.. " b) Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé les art. 273 et 274 CC en limitant, sans motifs valables, son droit de visite sur son fils à raison de tous les samedis, de 12h30 à 17h30, dans le cadre du Point de rencontre de Z.________. Il se réfère à la jurisprudence du Tribunal fédéral selon laquelle l'établissement d'un droit de visite surveillé nécessite des indices concrets de mise en danger du bien de l'enfant (ATF 122 III 404). Le recourant expose qu'il a été décrit constamment comme étant un père doux et ayant un comportement adéquat à l'égard de son fils (cf. l'ordonnance du 13 février 2001, p. 4), et qu'au contraire de son épouse, il n'a fait l'objet d'aucune information pénale ouverte par le Parquet ensuite de la découverte d'halopéridol dans les urines de son fils J.________. Selon lui, la restriction apportée à son droit de visite ne peut en aucun cas se justifier par le fait qu'il a épousé et fait ménage commun avec la mère de l'enfant, car le droit de visite qu'il a à l'égard de son fils est un droit personnel qu'il exerce seul et non en présence de la mère. La décision attaquée violerait ainsi le droit fédéral puisque le droit de visite du recourant a non seulement été limité à un jour par semaine, alors qu'il pouvait auparavant voir son fils tous les jours à raison d'une à deux heures, mais encore été ins-tauré dans le cadre d'un Point de rencontre alors qu'il n'y a aucun motif concret pouvant justifier ces restrictions.