Citation: 8C_106/2018 E. 5

En l'espèce, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges en tant qu'ils ont considéré que la recourante avait procédé à une résiliation ordinaire. La lettre de licenciement du 30 mai 2017 ne fait mention d'aucun motif de licenciement et la recourante y indique expressément avoir respecté le délai d'un mois prévu dans le contrat de travail. Or si celui-ci stipule qu'il est possible de mettre fin aux rapports de services pour la fin d'un mois moyennant un délai de congé d'un mois pendant la première année de service (art. 2 al. 2), il réserve également la possibilité d'une résiliation immédiate pour de justes motifs (art. 2 al. 4). Optant explicitement pour la première voie, la recourante a manifesté son choix sans équivoque. Elle a par ailleurs confirmé, dans un avertissement notifié ultérieurement à l'employée, avoir procédé à un licenciement selon le délai ordinaire, précisant de surcroît que la résiliation avait été signée d'un commun accord. Pour le surplus, les reproches formulés par la recourante dans le premier avertissement et repris pour l'essentiel en cours de procédure cantonale (arrivées tardives, manque d'intérêt pour le travail, manque de professionnalisme et de collaboration avec les clients de l'entreprise) existaient et étaient déjà connus au moment de la résiliation des rapports de travail sans que la recourante ne s'en prévale dans sa lettre de licenciement. Elle ne les a pas non plus invoqués lors de son opposition où elle a simplement indiqué que les rapports de service avaient pris fin "parce que l'employée ne correspondait pas aux critères requis pour le poste". Quoi qu'il en soit, ces griefs ne sont pas suffisamment concrets pour retenir l'existence de justes motifs de licenciement. Le seul reproche précis invoqué - au demeurant non établi - est celui de la ponctualité. Or, ce grief n'est pas, à lui seul, propre à rompre le rapport de confiance entre les parties jusqu'à l'expiration du délai de congé (cf. p. ex. arrêt 4C_403/2004 du 1er février 2005 consid. 2.2). Cela étant, c'est à bon droit que les premiers juges ont nié l'existence de justes motifs de licenciement et ont confirmé la décision de l'OCE de révoquer la décision d'octroi des AIT du 7 décembre 2016. Vu les pièces figurants au dossier, ils pouvaient en outre, sans arbitraire, à la suite d'une appréciation anticipée des preuves, ne pas donner suite à la demande de la recourante de procéder à des auditions de témoins, lesquelles n'auraient pas permis de changer leur appréciation.