Citation: 6B_161/2007 15.08.2007 E. 2

Le recourant allègue d'abord que, sur un point, l'état de fait de l'arrêt attaqué est incomplet. 2.1 Comme il le relève, le caractère incomplet d'un état de fait ne se confond pas avec l'établissement manifestement inexact des faits. Il peut néanmoins être invoqué en tant qu'il aboutit à une violation de la loi matérielle et revient alors à se plaindre d'une violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (cf. Message précité, 4135/4136; Alain Wurzburger, Présentation générale et système des recours, in La nouvelle loi sur le Tribunal fédéral, édité par Urs Portmann, Lausanne 2007, p. 20/21: Bernard Corboz, Introduction à la nouvelle loi sur le Tribunal fédéral, in SJ 2006 p. 319 ss, p. 342). Comme pour le grief d'établissement manifestement inexact des faits, il faut toutefois que la réparation du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. 2.2 Le recourant soutient que l'arrêt attaqué est incomplet dans la mesure où il constate que, lorsqu'il s'en est pris à la secrétaire arrivée en premier lieu le 3 mai 2003, il lui a intimé l'ordre de lui ouvrir "les bureaux du personnel". En réalité, comme l'avait retenu la Cour d'assises, il lui avait ordonné d'ouvrir "le bureau de la comptabilité" et ce n'est qu'après avoir appris qu'elle n'en détenait pas les clefs qu'il l'avait contrainte à ouvrir "les bureaux du personnel". A raison de cette lacune, l'autorité cantonale aurait méconnu qu'il n'avait pas d'emblée l'intention d'enfermer la secrétaire, mais ne l'avait fait que pour commettre le brigandage, et, de la sorte, aurait admis à tort que c'est intentionnellement qu'il avait pris des personnes en otage. 2.3 Cette critique tombe à faux. Ce n'est pas parce qu'elle aurait méconnu le fait invoqué que l'autorité cantonale a retenu que le recourant a agi intentionnellement, mais parce qu'elle a considéré que le braquage avait été planifié et mené à bien de telle manière que le caractère intentionnel de la prise d'otage n'était pas contestable. Le complètement de l'état de fait dans le sens voulu par le recourant ne serait dès lors pas susceptible d'influer sur le sort de la cause.