Citation: 1C_573/2021 E. B

Par décision du 18 juillet 2019, le Conseil communal de la Ville de Neuchâtel a déclaré mal fondées les deux oppositions et octroyé la sanction définitive des plans et le permis de construire le 22 juillet 2019. Saisi d'un recours contre ces décisions, le Conseil d'Etat l'a rejeté par acte du 21 décembre 2020. B.________ et C.________ ont interjeté recours devant la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et Canton de Neuchâtel contre la décision du Conseil d'Etat en concluant à son annulation. Par arrêt du 24 août 2021, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a admis le recours. En substance, elle a admis que le grief relatif à la violation de l'art. 100 du règlement d'aménagement de la Ville de Neuchâtel (désigné ci-après RA), soulevé postérieurement à l'opposition, ne pouvait être qualifié de tardif dans la mesure où il n'excédait pas le cadre défini par l'objet de la contestation. Elle a également souligné que même en interprétant extensivement l'art. 100 RA, la construction projetée ne pouvait pas être admise, la façade la plus longue n'étant pas située face au lac et n'étant pas perpendiculaire aux courbes de niveaux. Enfin, l'autorité de dernière instance cantonale a souligné qu'on ne saurait vider de sa substance l'art. 100 RA au motif que la loi fédérale sur l'aménagement du territoire prévoit une obligation de densification. Elle est arrivée à la conclusion que le projet nécessitait une demande de dérogation à l'art. 100 RA ce qui impliquait une nouvelle mise à l'enquête publique.