Citation: 9C_568/2017 E. 5.1

5.1. La recourante se prévaut tout d'abord de l'existence de trois enquêtes ménagères qu'elle qualifie de contradictoires pour en déduire que la juridiction cantonale n'était pas fondée à reprendre les conclusions de l'une ou de l'autre pour évaluer son invalidité. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que trois enquêtes économiques sur le ménage ont été réalisées successivement (en 2005, 2012 et 2015) et ont abouti à des taux d'empêchement ménager différents (21 %, 18 % et 27 %) ne saurait suffire pour remettre en cause leur valeur probante et qualifier d'arbitraire l'administration des preuves effectuée par les premiers juges. Comme ces derniers l'ont exposé, l'espacement dans le temps et l'évolution de l'état de santé de la recourante expliquent les modifications du taux d'invalidité dans la sphère ménagère. En particulier, l'augmentation de celui-ci, mise en évidence par les enquêtes économiques sur le ménage des 12 juin 2012 et 15 juin 2015, de 18 % à 27 %, est liée aux limitations présentées par la recourante à la suite de l'événement accidentel survenu le 17 août 2012 et de l'atteinte diagnostiquée postérieurement (ostéoporose), qui ont entraîné, selon les experts du CEMed, une incapacité totale de travail.