Citation: 2C_798/2020 E. 4.5

4.5. Sur le vu des éléments qui précèdent, on ne peut qu'écarter toute violation du droit d'être entendue de la recourante. Celle-ci a en effet eu l'occasion de se déterminer à plusieurs reprises durant la procédure administrative, l'Office cantonal lui ayant fait parvenir divers courriers et avertissements traitant en particulier du temps de travail de ses employés. En outre, quand bien même il conviendrait de retenir une violation du droit d'être entendu, force serait de toute façon de constater que cette violation a été réparée devant la Cour de justice qui bénéficie d'un pouvoir d'examen semblable à celui de l'Office cantonal et devant laquelle la recourante a eu tout loisir de s'exprimer. Il ne saurait en outre être question de motivation insuffisante de l'arrêt entrepris. Il faut ici rappeler à la recourante que l'autorité judiciaire n'est pas obligée d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties. En l'espèce, le raisonnement de la Cour de justice est parfaitement intelligible. D'ailleurs, la recourante a valablement pu contester l'arrêt entrepris, ce qui démontre qu'elle l'a compris à suffisance. S'agissant du refus de l'autorité précédente d'auditionner les témoins proposés par la recourante, c'est sans arbitraire que cette autorité a procédé de la sorte, les faits de la cause ayant été suffisamment établis, comme on le verra ci-après. Finalement, en tant que la recourante se prévaut d'établissement arbitraire des faits, elle ne saurait être suivie. Outre que la motivation à l'appui de ce grief ne remplit pas les conditions de l'art. 106 al. 2 LTF, les faits qui, selon elle, n'auraient pas été retenus par la Cour de justice devaient en effet servir à démontrer la violation du droit d'être entendu. Or, dès lors que celui-ci peut de toute façon être réparé devant la Cour de justice, les faits précités n'ont aucune incidence sur l'issue de la présente procédure.