Citation: 6B_976/2023 E. 1.4.1

1.4.1. La cour cantonale a jugé que B.________ s'est introduit correctement dans le giratoire et, qu'en ne lui cédant pas la priorité, le recourant a enfreint les règles sur la circulation routière. L'autorité précédente pouvait, sans arbitraire, se fier aux déclarations de la deuxième cycliste, C.________, de B.________ lui-même et de l'analyse du RAG 2000 qui ont permis d'établir l'ordre des priorités à l'entrée du giratoire; B.________ a atteint le giratoire avant le bus conduit par le recourant et pouvait, de manière prioritaire, s'engager dans le giratoire (cf. arrêt attaqué, pp. 10 et 13). A l'exception de voies réservées et de priorité accordée au départ d'un arrêt signalé à l'intérieur des localités (art. 17 al. 5 OCR), la circulation des bus reste soumise aux règles des véhicules automobiles (art. 7 LCR). Ils ne bénéficient donc pas de règles de priorité supplémentaires en raison notamment de leur poids et ne sauraient être assimilés à des trains routiers (cf. BUSSY/RUSCONI/JEANNERET/KUHN/ MIZEL/MÜLLER, Code suisse de la circulation routière, commentaire, 4e éd. 2015, n° 3.2 ad art. 7 LCR). C'est donc à tort que le recourant se prévaut de l'ATF 89 IV 140. Pour le surplus, par ses développements tendant à indiquer que c'est le cycliste qui aurait en réalité gêné le bus dans le giratoire, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle opérée par la cour cantonale, cela d'une manière appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale.