Citation: U 222/02 23.04.2003 E. 1

1.2 On relèvera par ailleurs que malgré le défaut d'indication de voies de recours, le conseil de la recourante a réagi à la décision du 6 mars 2002 de l'intimée en manifestant son désaccord par lettre du 27 mars 2002 et en requérant son annulation. A la suite de la réponse de l'intimée du 3 avril 2002, la recourante a déféré ladite décision devant le Tribunal cantonal valaisan des assurances sociales par acte de recours daté du 6 mai 2002, sans que celui-ci n'ait examiné la recevabilité du recours sous l'angle de l'art. 106 al. 1 2ème phrase LAA, dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002 (délai de recours de trente jours contre les décisions sur opposition ne portant pas sur les prestations d'assurance), ni tiré des conséquences négatives pour la partie recourante sous l'angle de la recevabilité temporelle du recours. On constate donc que la recourante n'a pas subi de préjudice en raison du vice de forme de la décision litigieuse, puisque la notification a atteint son but malgré cette irrégularité; en conséquence, il n'y a pas lieu de sanctionner le défaut d'indication de voies de recours par la nullité de la décision du 6 mars 2002 (cf. RAMA 1997 n° U 288 p. 445 consid. 2b/bb et les arrêts cités).