Citation: 8C_448/2018 E. A

A.________, née en 1963, a été engagée dès le 1er février 2004 par l'Association B.________, à C.________, en qualité de responsable du pilotage et de la coordination du projet mentoring et du management. Cette association avait pour but de promouvoir les femmes dans le monde du travail ainsi que la mixité du genre dans l'économie. A.________ était membre du comité et directrice. Son taux d'activité, initialement de 60 %, a ensuite été porté à 100 %. En raison notamment d'une réorientation des aides financières accordées par la Confédération dans le cadre de la loi fédérale sur l'égalité entre hommes et femmes, l'Association B.________ s'est trouvée en manque de liquidités pour faire face à ses engagements. Une assemblée générale extraordinaire s'est tenue le 24 mai 2016 lors de laquelle il a été décidé de dissoudre l'association. Le contrat de travail de A.________ a été résilié avec effet immédiat. Elle a toutefois été désignée liquidatrice, conjointement avec D.________, conseiller financier non membre de l'association. Les projets en cours, notamment le service de conseil de consultations E.________, avec la première consultation au tarif subventionné, devaient être gérés par la prénommée, laquelle devait en outre supporter, dès le 1er juin 2016, les loyers des locaux, le bail étant à son nom. Le 25 mai 2016, A.________ s'est inscrite à l'office régional de placement de Lausanne (ORP), sollicitant de la Caisse cantonale vaudoise de chômage, agence de Lausanne (ci-après: la caisse), des indemnités de chômage pour un travail à temps complet dès son inscription. L'assurée a elle-même signé, au nom de l'Association B.________, l'attestation de l'employeur, répondant affirmativement à la question de savoir si elle avait une participation financière à l'entreprise ou si elle occupait une fonction dirigeante. Le même jour, A.________ a fondé la société "F.________ Sàrl" dont le but est de procurer des services dans le domaine de la promotion de la mixité hommes/femmes dans l'entreprise et des nouvelles formes d'aménagement du temps de travail. La prénommée a été inscrite au registre du commerce comme associée-gérante unique avec signature individuelle. Cette inscription a été radiée le (...) suivant, après cession des parts sociales par l'intéressée. Par décision du 23 juin 2016, la caisse a rejeté la demande de prestations de l'assurée, au motif que cette dernière avait occupé la qualité de directrice et de membre du comité de l'Association B.________, puis avait été nommée liquidatrice après la dissolution de l'association, de sorte qu'elle conservait encore un pouvoir décisionnel au sein de celle-ci. L'assurée a formé opposition contre cette décision, faisant valoir que son pouvoir décisionnel au sein de l'association qui l'employait était très restreint et que dans le cadre de son activité de liquidatrice, elle ne faisait que donner une aide ponctuelle à D.________. Dans une nouvelle décision du 26 septembre 2016, la caisse a écarté cette opposition.