Citation: 6B_1071/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant fait valoir que la cour cantonale ne pouvait pas dans le même temps dénier l'existence du caractère intentionnel de l'infraction d'escroquerie et retenir, au moment de fixer la peine relative à la condamnation de l'intimé pour abus d'autorité, que ce dernier avait agi "avec une absence totale de scrupules, sans témoigner aucun regret et sans ignorer le caractère immoral des agissements de son épouse" (cf. arrêt entrepris, p. 35). Cette dernière partie de la motivation de l'arrêt entrepris peut toutefois être clairement distinguée de celle relative à l'examen du caractère intentionnel de l'infraction d'escroquerie (cf. arrêt entrepris, pp. 28-30). On comprend en effet que, pour la cour cantonale, l'absence de scrupules et de regrets dont avait fait preuve l'intimé portait sur le fait d'avoir consulté des registres professionnels et échangé des courriels avec des autorités afin de permettre à Y.________ d'obtenir de manière illicite des informations au sujet de l'épouse du recourant et ainsi de poursuivre ses démarches en vue de se voir instituer héritière unique. Si ce comportement était constitutif d'un abus d'autorité, il ne dénotait pas pour autant une volonté de participer à une escroquerie commise au préjudice du recourant, faute pour lui de connaître la tromperie astucieuse mise en oeuvre par son épouse (cf. arrêt entrepris, p. 30). On ne distingue dès lors pas, dans les motifs de l'arrêt entrepris, de contradictions ayant empêché au recourant de saisir la portée du jugement et de l'attaquer en connaissance de cause. Le grief doit être rejeté.