Citation: 4C.192/2003 13.10.2003 E. 1

1.1 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile (cf. ATF 129 III 301 consid. 1.2.2 et l'arrêt cité) dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recours en réforme est en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ), dans les formes requises (art. 55 OJ). 1.2 S'agissant du contenu du recours, on peut en revanche se demander si celui-ci répond aux exigences de recevabilité propre à cette voie de droit. Tout d'abord, les motifs invoqués dans un recours en réforme doivent indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste cette violation (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recourant ne peut pas se livrer seulement à des développements juridiques abstraits ou à des critiques toutes générales de la décision attaquée (ATF 116 II 745 consid. 3; 106 II 175). De plus, saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et l'arrêt cité). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Comme le relève pertinemment le demandeur, le défendeur méconnaît à l'évidence ces principes. D'une part, l'essentiel de son argumentation juridique repose sur des critiques générales dont on ne saisit pas véritablement le lien avec le raisonnement en droit sur la base duquel la cour cantonale a admis sa responsabilité d'administrateur. D'autre part, le défendeur se fonde sur une version des faits différente de celle figurant dans l'arrêt entrepris. Il déclare du reste expressément se rallier à l'état de fait retenu par le tribunal de première instance, qu'il complète en outre par des éléments ressortant en particulier de la procédure pénale, mais sans se prévaloir d'une des exceptions lui permettant de s'écarter des faits constatés par la cour cantonale. Une telle motivation permet de douter de la recevabilité du recours. Cette question peut cependant demeurer indécise, dès lors que les critiques soulevées paraissent de toute manière infondées pour les raisons qui suivent.