Citation: 2C_906/2022 E. 2.5

2.5. Quant aux personnes que le recourant souhaitait faire entendre, le Tribunal fédéral constate que les juges précédents ont reproduit, dans l'arrêt attaqué, les considérations contenues dans les trois témoignages écrits fournis. Puis, ceux-ci ont souligné que les éventuelles pressions ou disputes et le refus de laisser le recourant accéder à l'appartement, le contraignant à aller loger chez des amis, n'atteignaient pas le seuil d'intensité exigé par la jurisprudence pour pouvoir justifier la poursuite du séjour en Suisse. Considérer que l'audition des témoins, afin d'obtenir des précisions sur ces événements, n'aurait pas d'influence sur l'issue du recours, comme l'a fait la Cour de justice, ne relève pas de l'arbitraire. En effet, cette autorité a jugé, en définitive, que même en retenant les faits allégués par le recourant, ceux-ci n'atteignaient pas le seuil d'intensité nécessaire en matière de violence conjugale pour fonder un droit à une autorisation de séjour. Au surplus, le recourant ne précise pas ce que les témoins auraient pu amener comme éléments supplémentaires. Avec son argumentation, l'intéressé ne critique pas, en réalité, l'établissement des faits par les juges précédents, mais il leur reproche de n'avoir pas retenus que ces faits constituaient de la violence psychologique d'une intensité suffisante. Il s'en prend dès lors à l'appréciation juridique des faits et soulève ainsi une question de droit qui sera examinée ci-dessous.