Citation: 1A.71/2005 11.05.2005 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, et les arrêts cités). 3.1 La voie du recours de droit administratif est ouverte contre la décision confirmant la transmission de documents à l'Etat requérant, selon ce que prévoit la décision de clôture de la procédure (cf. art. 25 al. 1 EIMP). En revanche, il n'est pas possible d'entreprendre simultanément avec celle-ci la remise simplifiée au sens de l'art. 80c EIMP, qui est définitive. La conclusion subsidiaire tendant à ce que ne soit pas transmise une partie du procès-verbal de l'audition de H.________ le 22 octobre 2004, dans la mesure où il a consenti à cette remise, est ainsi irrecevable. 3.2 A.________ et B.________ ont qualité pour agir, au sens de l'art. 80h let. b EIMP, mis en relation avec l'art. 9a let. b OEIMP, contre la transmission de la documentation saisie dans leurs locaux et qui se rapporte à leur activité (cf. ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164; 127 II 198 consid 2d p. 205; 126 II 258 consid. 2d/aa p. 260, et les arrêts cités). Comme personnes morales, A.________ et B.________ ne sont pas recevables à invoquer l'art. 2 EIMP (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 228; 126 II 258 consid. 2d/aa p. 260; 125 II 356 consid. 3b/bb p. 362). Il en va de même de H.________ et D.________, qui résident en Suisse et ne sont pas accusés dans la procédure pénale en Russie (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 228; 129 II 268 consid. 6.1 p. 271, et les arrêts cités). 3.3 Les conclusions qui vont au-delà de l'annulation de la décision sont recevables (art. 25 al. 6 EIMP; art. 114 OJ; ATF 122 II 373 consid. 1c p. 375; 118 Ib 269 consid. 2e p. 275; 117 Ib 51 consid. 1b p. 56, et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral examine librement si les conditions pour accorder l'entraide sont remplies et dans quelle mesure la coopération internationale doit être prêtée (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 118 Ib 269 consid. 2e p. 275). Il statue avec une cognition libre sur les griefs soulevés sans être toutefois tenu, comme le serait une autorité de surveillance, de vérifier d'office la conformité de la décision attaquée à l'ensemble des dispositions applicables en la matière (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 119 Ib 56 consid. 1d p. 59).