Citation: 8C_707/2013 E. 5.2.3

5.2.3. Il reste à examiner si, comme le prétend l'intimé, respectivement la doctoresse D.________, l'intervention arthroscopique sur le ménisque externe, nécessitée par l'accident, pouvait provoquer une nécrose avasculaire du condyle fémoral interne, qui deviendrait de ce fait une conséquence d'un traitement nécessité par l'accident. Appelé à se prononcer sur cette problématique, l'expert M.________ a admis qu'une ostéonécrose avasculaire pouvait survenir à la suite d'une arthroscopie mais que, dans ce cas, elle affectait toujours le compartiment dans lequel la lésion était traitée. Cet avis est documenté par la littérature spécialisée (expertise du 21 septembre 2010). Cette conclusion confirme l'appréciation du docteur H.________ (rapport du 25 février 2008) et n'est contredite par aucun élément médical du dossier. Concernant l'allégation de la doctoresse D.________ selon laquelle le fait de ne pas traiter, lors de la même arthroscopie, le condyle fémoral interne et le ménisque externe aurait été une erreur médicale (procès-verbal d'audition du 17 avril 2012), il y a lieu de relever que cet élément n'est pas déterminant concernant la prise en charge par l'assurance-accidents. En effet, si celle-ci finance l'intégralité d'un traitement, qui n'est que partiellement justifié par un accident, cela ne l'engage pas à prendre en charge les suites de la partie de l'opération non nécessitées par l'accident, faute de l'existence d'un rapport de causalité entre celui-ci et l'atteinte accidentelle.