Citation: 6B_845/2016 E. B

B. Par jugement du 24 juin 2016, la Cour pénale I du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel de X.________ contre la décision de première instance. B.a. Ce jugement se fonde en substance sur les faits suivants. Les 21 mai, 3 août, 4 août et 10 août 2015, X.________ a fait usage de la violence pour s'emparer de l'argent dont A.________ disposait, soit des sommes entre 250 fr. et 700 francs. La première fois, X.________ a saisi A.________ par les épaules pour le faire tomber et profiter de cette position, la deuxième fois, il l'a jeté au sol après l'avoir empoigné plusieurs fois par le cou et saisi par les cheveux, la troisième fois, il l'a saisi par les cheveux et l'a plaqué contre un mur, et enfin, la dernière fois, X.________ a retenu A.________ par la force alors qu'il tentait de s'enfuir en lui intimant l'ordre de sortir tout son argent. Les certificats médicaux produits par A.________ font état d'hématomes et de contusions ensuite des agissements du 21 mai 2015, et de marques de strangulation, longue griffure et contusion ensuite des agissements du 3 août 2015. Le 4 août 2015, le directeur de la structure d'accueil B.________ est intervenu et a calmé la situation avant que X.________ ne puisse, comme il le prévoyait, emmener A.________ à la banque pour qu'il retire de l'argent. Le 10 août 2015, X.________ a commis les actes incriminés alors qu'il venait de sortir du poste de police où il était entendu pour les faits précédents. B.b. Le casier judiciaire de X.________ comporte trois inscriptions. Il a été condamné le 10 mars 2011 à 30 jours-amende ainsi qu'à une amende de 500 fr. pour vol, délit manqué de vol, vol d'usage, circulation sans permis de conduire et dans l'incapacité de conduire, le 15 février 2013 à une peine pécuniaire de 30 jours-amende ainsi qu'à un traitement ambulatoire pour tentative de vol, dommages à la propriété, violation de domicile, vol d'usage, circulation sans permis de conduire et dans l'incapacité de conduire et, enfin, le 18 août 2014 à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 30 fr. le jour pour injure, menaces et exhibitionnisme, avec sursis et délai d'épreuve de deux ans, ainsi qu'à une amende de 500 francs. B.c. X.________ a fait l'objet d'une expertise psychiatrique, établie le 25 octobre 2015 et complétée le 25 novembre 2015 à la demande du conseil du recourant. Il en ressort qu'une première expertise, du 23 avril 2012, avait posé le diagnostic de trouble schizotypique, jeu pathologique, troubles mentaux et du comportement liés à l'usage de l'alcool, syndrome de dépendance, utilisation épisodique. Cet état a amené X.________ à séjourner à plusieurs reprises à la C.________ pour traiter son problème d'alcoolisme, ainsi qu'à la Fondation D.________. Les séjours ont été interrompus par des hospitalisations en milieu psychiatrique. X.________ a ainsi effectué plus d'une vingtaine de séjours à l'hôpital psychiatrique de E.________ dès l'an 2000, avec interruption entre 2003 et 2008. En 2009, il a dû être conduit à une dizaine de reprises aux soins intensifs de l'hôpital de F.________ en raison de graves alcoolisations. Il a été soutenu par la Ligue G.________ ainsi que par le Centre H.________. L'admission chez C.________ d'octobre 2008 à avril 2009 faisait suite à des violences physiques commises par X.________ sur ses deux parents. La prise en charge s'est poursuivie au-delà d'hospitalisations successives à E.________ ponctuant des rechutes d'abus de consommation d'alcool et de jeux, avec des phases très évocatrices de delirium tremens. Dès 2013, X.________ a été accueilli par la structure B.________, mandatée comme mesure d'application des peines afin de l'aider dans la gestion du temps, de l'argent de poche et de l'alcool. A partir de 2014, il est apparu que X.________ développait toutes sortes de stratégies afin d'obtenir davantage d'argent, que ce soit auprès des intervenants de B.________, de sa curatrice ou de tiers, ce qui l'avait conduit par la suite à des harcèlements et des violences à l'encontre de A.________, à un degré croissant avec le temps et dans cet objectif unique avoué. L'expert a posé le diagnostic de trouble schizotypique, jeux pathologiques, troubles mentaux et du comportement liés à l'usage de l'alcool, intoxication aigüe, utilisation nocive pour la santé, syndrome de dépendance abstinent dans un environnement protégé, syndrome amnésique, réactivation d'événements douloureux de l'enfance et impulsivité occasionnelle. Il a qualifié ces troubles de sévères et ayant généré une légère diminution de responsabilité. Les troubles existaient encore et étaient en relation avec les faits reprochés à X.________. Le risque de récidive dans la commission d'infractions similaires était élevé.