Citation: 1B_102/2015 E. 1

Le recourant ne se trouve cependant pas dans la situation particulière dans laquelle la jurisprudence admet que l'autorité chargée du contrôle de la détention vérifie également si celle-ci a lieu dans des conditions acceptables et fasse, cas échéant, les constatations nécessaires (ATF 139 IV 41 consid. 3.4 p. 45). Le juge de la détention a certes constaté l'illicéité des conditions de détention lorsque celles-ci portent atteinte à la dignité humaine du détenu (ATF 140 I 125 consid. 3 p. 130 s.). Cette situation ne peut toutefois être comparée à celle du recourant qui fait valoir qu'il aurait dû demeurer en exécution de peine du 6 février au 8 mars 2015 (soit pendant 30 jours), à titre de mesure de substitution à la détention provisoire. Vu le peu de gravité de la violation alléguée, il n'y a pas d'intérêt à entrer en matière sur une procédure de constat immédiat de la violation alléguée. Le recourant ne peut pas non plus prétendre qu'il aurait retiré un avantage pratique d'un régime carcéral différent, pendant cette période très limitée de temps, lequel aurait par exemple permis de mettre en place une réinsertion professionnelle qu'empêche la détention pour des motifs de sûreté (cf. arrêt 1B_165/2012 du 12 avril 2012 consid. 2.2 publié in SJ 2012 I 407). En outre, le recourant ne peut se prévaloir d'un intérêt actuel et pratique dans la mesure où il n'est pas lésé sur ce point par la décision attaquée. En effet, à teneur de l'art. 51 CP, le juge du fond impute sur la peine les jours de détention avant jugement subis par l'auteur, de sorte que le prévenu exécutera par ailleurs le solde de la peine ayant fait l'objet de l'ordre d'écrou dans la procédure P/10773/2013. Enfin, le recourant ne démontre pas déduire sa qualité pour recourir de sa condamnation aux frais cantonaux: il admet lui-même bénéficier de l'assistance judiciaire gratuite au plan cantonal, de sorte que - là encore - un intérêt pratique fait défaut. Partant, les conclusions en constatation du recourant sont irrecevables. Il en va de même du grief d'établissement arbitraire des faits en lien avec ces conclusions puisque, vu le raisonnement qui précède, il est sans incidence sur l'issue du litige.