Citation: 6B_4/2020 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a tout d'abord jugé que les événements survenus en 2015 n'étaient pas couverts par l'acte d'accusation, les faits reprochés aux prévenus concernant l'année 2016 (arrêt entrepris consid. 3.5 p. 13 s.). S'agissant de cette dernière période, si C.________ avait été impliquée dans la venue en Suisse de E.________, en donnant l'adresse ou en la faisant venir (arrêt entrepris consid. 3.5 p. 14), c'est H.________ qui organisait ses déplacements de Roumanie en Suisse. En particulier, en mars 2016, il l'avait accompagnée au bus afin que J.________ accepte de la prendre en charge et de la conduire à ccc (jugement de première instance, consid. 2.ii p. 22). Par ailleurs, le jugement de première instance, auquel renvoie l'arrêt cantonal, constate qu'entre 2015 et 2016, H.________ avait obtenu le consentement de E.________ à la prostitution au moyen de la coercition, de l'exploitation de son attachement à ses enfants et de sa vulnérabilité. Il était régulièrement violent avec elle, la réveillait durant la nuit pour la frapper, la terrorisait, la menaçait de lui enlever ses enfants et de dire à tout le monde qu'elle se prostituait. Il faisait pression sur elle pour qu'elle continue à exercer, en prétextant que ses enfants n'avaient rien à manger ou qu'il fallait réparer la maison. Il organisait les déplacement de ddd à ccc, en prenant les dispositions nécessaires pour la faire travailler en tant que prostituée. Il l'exploitait en restreignant de manière déterminante son autonomie. Ainsi, malgré un certificat médical prescrivant un arrêt de travail de 10 jours, il n'avait accepté qu'elle suspende son activité que durant quelques jours. E.________ n'avait pas le droit de sortir sous peine d'être punie. De plus, il lui donnait des instructions sur la façon de se prostituer, soit d'accepter des passes à 10 fr., de coucher sans préservatif, de garder le téléphone allumé lorsqu'elle travaillait et exigeait qu'elle compte l'argent devant la caméra de son téléphone. S'il surveillait sa compagne, ce n'est qu' à l'occasion, qu'il était informé du comportement de E.________ à aaa par B.________, qui l'était lui-même par C.________. Il résulte de ce qui précède que, dans le cadre des faits délimité par l'acte d'accusation, H.________ a certes pu profiter des informations fournies plus ou moins régulièrement par B.________ et, par le truchement de celui-ci, par C.________ durant l'année 2016, pour assurer son emprise sur E.________. Toutefois, dans le contexte décrit de violences physiques et psychiques, de chantage, de contrainte, de directives sur la manière de pratiquer et d'intrusions téléphoniques jusque dans l'intimité des rapports avec des clients, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de n'avoir vu dans ces informations, dont la fourniture ne constituait à elle seule, de toute évidence, aucun des rôles consacrés légalement (offreur, intermédiaire, acquéreur ou recruteur), qu'une participation accessoire aux agissements de H.________ relevant de la complicité.