Citation: 6B_438/2019 E. 3.3

3.3. La recourante conteste en outre avoir agi intentionnellement. Se prévalant de deux correspondances établies par l'Office des faillites (cf. dossier cantonal, P. 176 et 199), elle prétend avoir bénéficié de l'accord de ce dernier qui l'avait autorisée à exercer une activité indépendante dès le 1 er janvier 2011 et à envoyer à ses patients des factures à son nom propre. Ce faisant, la recourante se borne toutefois, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale, à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, qui a considéré que les échanges entre la recourante et l'administration de la masse en faillite, représentée par l'Office des faillites, et en particulier le courrier adressé par ce dernier le 1 er mars 2011 au conseil de l'époux de la recourante, ne prouvaient nullement que l'administration de la masse en faillite avait su qu'elle avait encaissé des honoraires qui devaient revenir à la société. On pouvait tout au plus en déduire que l'Office des faillites connaissait l'existence du compte C.________ ouvert par la recourante, mais qu'il ignorait que celui-ci avait servi à encaisser des honoraires qui devaient revenir à la société et non à la recourante personnellement (cf. jugement entrepris, consid. 4.3 p. 14 s.). Par ailleurs, la cour cantonale a retenu que la recourante n'ignorait pas que le patrimoine de la société était distinct du sien et que ce n'était pas par inadvertance qu'elle avait invité les patients du cabinet à payer les honoraires dus sur le compte C.________, dont l'intitulé était quasiment identique à celui de la société (cf. jugement entrepris, consid. 4.3 p. 16). Or, la recourante ne prétend pas que ces constatations seraient empreintes d'arbitraire. Enfin, on comprend qu'aux yeux de la cour cantonale, dès lors que la recourante avait déposé un avis urgent de surendettement et qu'elle savait la faillite imminente, elle ne pouvait pas non plus ignorer que les encaissements des honoraires de la société sur le compte C.________ étaient susceptibles de causer un dommage aux autres créanciers de la société. Pour le surplus, contrairement à ce que soutient la recourante, il n'apparaît pas que la cour cantonale a tenu compte d'un éventuel blocage des comptes de la société au moment d'examiner les éléments subjectifs de l'infraction. On déduit de ce qui précède que la recourante a, à tout le moins, agi par dol éventuel, de sorte que l'infraction est réalisée sur le plan subjectif.