Citation: 6B_1243/2017 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a exposé que les lourds antécédents du recourant, les mises en échec successives de ses précédents séjours en milieu institutionnel ouvert, qui s'étaient tous soldés par une fuite ou un abandon, ainsi que le risque élevé de récidive mis en évidence par les experts - l'intéressé ayant notamment récidivé moins d'une année après la levée, le 10 avril 2015, d'une mesure institutionnelle -, devaient être pris en compte dans le cadre de la mise en oeuvre de la mesure thérapeutique ordonnée par jugement du 21 février 2017. En l'état, selon l'autorité précédente, un placement en secteur ouvert s'avérait manifestement prématuré au vu de la dangerosité du recourant - qui avait notamment été reconnu coupable de tentative de meurtre avec désistement -, de son instabilité psychique et de l'importance des biens juridiques menacés. Des garanties étaient ainsi nécessaires afin de préserver la sécurité publique. Il était à cet égard indispensable que le recourant démontre une stabilité sur le long terme dans le cadre de l'élargissement de son régime carcéral - puisque, comme l'avaient expliqué l'OEP et les experts, celui-ci avait toujours rencontré des difficultés lorsqu'il était dans un cadre plus léger que le milieu carcéral -, afin de palier tout nouveau risque de fuite pouvant favoriser un risque de récidive. Il convenait ainsi, avant tout transfert en milieu ouvert, d'élaborer un plan d'exécution de la mesure prévoyant les futurs élargissements de régime avec des étapes mesurées, qui devaient faire l'objet d'évaluations rigoureuses, tant comportementales, psychiatriques que criminologiques, et devaient être soumises à la CIC. L'OEP avait d'ailleurs indiqué qu'une évaluation criminologique avait déjà été requise et qu'une rencontre interdisciplinaire avait été fixée le 16 janvier 2018. Des démarches étaient également en cours afin d'obtenir un avis actualisé de la CIC.