Citation: 4C.68/1999 05.07.2000 E. 2

2.- a) La cour cantonale a admis que, dès son entrée en service, le demandeur occupait un poste à plein temps. La défenderesse, pour sa part, soutient que, vu sa fonction d'auxiliaire, le travailleur n'était pas lié par l'horaire d'un travailleur à plein temps et ne pouvait donc pas demander que lui soient appliquées les dispositions relatives à cette catégorie de travailleurs. b) La cour cantonale s'est fondée sur l'appréciation des témoignages pour admettre que le demandeur était occupé à plein temps. Les critiques relatives à cette appréciation des preuves sont irrecevables dans le cadre d'un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ). Au demeurant, les explications de la défenderesse sur ce point sont à la limite de la bonne foi. En effet, on ne voit pas comment elle peut contester que le demandeur ait occupé un poste à plein temps, dès lors qu'elle admet que l'intéressé a accompli un nombre important d'heures supplémentaires, dépassant la durée maximum du travail prévue par la convention collective pour les travailleurs à plein temps. c) La défenderesse semble se placer sur le plan de l'application du droit lorsqu'elle prétend qu'il est exclu de considérer que le demandeur était occupé à plein temps puisque, selon les faits retenus par la cour cantonale, il a travaillé 27 jours, à la fin de 1991, pour l'entreprise Y.________, période pendant laquelle son permis de conduire avait été retiré. Pendant la période considérée, le demandeur déclare avoir pris des vacances. Or, la prise de vacances n'est nullement incompatible avec un emploi à plein temps. La critique tombe, dès lors, à faux. Autre est la question de savoir si, pendant ses vacances, le demandeur a respecté ses obligations envers la défenderesse en travaillant pour un tiers contre rémunération. Cette question sera examinée plus loin (cf. consid. 4). Au surplus, il est vrai que, selon les constatations de la cour cantonale, le demandeur a travaillé un certain nombre de samedis pour le TCS. Toutefois, il ne ressort pas de l'arrêt cantonal que ce travail accessoire ait empêché le demandeur d'accomplir un travail à plein temps pour la défenderesse. d) La défenderesse semble également se placer sur le terrain de l'application du droit lorsqu'elle soutient que le demandeur, en 1990, a touché un salaire horaire supérieur à celui prévu par la convention collective, d'où il résulterait, à la suivre, que cette dernière ne serait pas applicable. La défenderesse se trompe. Les salaires prévus par une convention collective sont des minimums que les parties peuvent dépasser dans le cadre du contrat individuel de travail (art. 357 al. 2 CO). Le fait que, par hypothèse, le salaire contractuel soit supérieur au minimum conventionnel ne signifie nullement que la convention collective n'est pas applicable. e) Les griefs examinés ci-dessus sont mal fondés dans la mesure où ils sont recevables. Contrairement à ce que soutient la défenderesse, il n'y a pas lieu de se demander, en l'espèce, comment il faudrait traiter les travailleurs à temps partiel dans le cadre de la convention collective, puisque la cour cantonale a retenu, à bon droit, que le demandeur était occupé à plein temps.