Citation: 1B_264/2014 E. 2

Dans un premier grief, le recourant reproche à l'autorité précédente une constatation manifestement inexacte et arbitraire des faits, ce qui aurait influencé l'examen du risque de récidive. Il soutient tout d'abord que la cour cantonale aurait retenu à tort qu'il aurait prémédité les faits "quelques jours auparavant" et qu'il aurait menacé l'amie de la victime de lui "péter la gueule". Cependant, les juges cantonaux n'ont pas fondé leur appréciation du danger de réitération sur ces deux éléments; ils ont en effet retenu, d'une part, la reprise des études, le suivi psychothérapeutique, les résultats négatifs des analyses toxicologiques et, d'autre part, la gravité des faits reprochés, le risque de récidive faible mais non négligeable relevé par l'expert psychiatre, la personnalité immature du recourant, ainsi que les manquements systématiques et toujours plus fréquents aux règles de substitution (cf. ad. 3.3 p. 17 s. du jugement cantonal). Au demeurant, les propos susmentionnés ne sont pas attribués au recourant, mais sont introduits dans le jugement attaqué en tant que déclarations de tiers, soit celles de l'amie de la victime et de l'un des deux autres comparses (cf. ad B/b et c de l'arrêt entrepris). S'agissant ensuite des éléments de fait allégués oubliés et qui démontreraient sa prise de conscience par rapport à la gravité des faits (cf. les regrets manifestés le 12 décembre 2012 et les remarques de l'expert psychiatre [rapport d'expertise du 11 mars 2013 p. 6 et ses déclarations le 9 décembre 2013 p. 2]), le recourant omet de prendre en compte l'ensemble des constatations du psychiatre. Ainsi ce dernier a également relevé que le prévenu ne semblait "pas réellement conscient de la gravité de son acte" (cf. son rapport p. 6) et qu'il n'assumait "la responsabilité de ses actes tels qu'il les [percevait] lui-même et non tels qu'ils [étaient] dans la réalité", admettant "la responsabilité d'avoir retenu une personne qui se trouvait dans l'appartement, mais pas celle d'être impliquée dans un acte aussi gravement partiellement prémédité" (cf. le procès-verbal du 9 décembre 2013 p. 3). La prise de conscience qui résulterait des propos émis en décembre 2012 était ainsi fortement relativisée et il n'était par conséquent pas arbitraire de la part de l'autorité précédente de ne pas les mentionner. Elle a d'ailleurs relevé que tel serait encore le cas en juin 2014 au vu des regrets manifestés uniquement dans le cadre de la procédure tendant à une nouvelle détention (cf. ad. 3.3 p. 18 du jugement attaqué). Quant à un placement du recourant en établissement pour jeunes adultes, cette possibilité n'a pas été envisagée, de manière conforme à l'avis de l'expert, en tant que mesure de substitution par la juridiction précédente. Certes la détention provisoire peut avoir des conséquences similaires à celles invoquées par le psychiatre en lien avec le placement susmentionné (altération de l'intégration scolaire et sociale, possible influence d'autres délinquants). Cependant, sauf à exclure toute possibilité de détention - notamment en cas de violation des règles de conduite imposées -, la décision l'ordonnant n'est pas arbitraire pour ce seul motif. Par conséquent, le grief d'établissement arbitraire des faits doit être écarté.