Citation: 5A_444/2017 E. 3.1.1

3.1.1. S'agissant des témoignages requis par la recourante, la juridiction précédente a retenu que la mère ne démontrait pas en quoi ceux-ci auraient prévalu sur les pièces du dossier. Il ressortait par ailleurs des déclarations écrites des personnes concernées qu'elles avaient toutes des liens familiaux, professionnels ou d'amitié avec la recourante, de sorte que le premier juge pouvait légitimement considérer que leur audition ne serait pas apte à forger sa conviction et statuer sur la base des autres preuves administrées, ce qu'autant plus que les témoignages écrits de ces personnes lui permettaient d'apprécier l'opportunité de les entendre. En définitive, le fait que l'autorité de première instance, par une appréciation anticipée des preuves, n'ait pas considéré utile d'auditionner les témoins de la recourante ne prêtait pas le flanc à la critique. Concernant les pièces auxquelles la recourante se référait, la cour cantonale a retenu, après avoir rappelé que le juge n'a pas l'obligation de discuter tous les moyens de preuve mais peut se limiter à ceux qu'il estime pertinents, qu'elles n'apparaissaient pas déterminantes pour l'issue du litige, qui portait sur la question du déménagement de C.________ avec sa mère au Royaume-Uni. A cet égard, on ne discernait pas en quoi le testament de l'intimé, quand bien même il défavoriserait l'enfant, ou les attestations médicales concernant la mère et D.________ seraient pertinents. Quant aux témoignages écrits, ils émanaient tous de personnes ayant des liens familiaux, amicaux ou professionnels avec la recourante, de sorte qu'il " n'était pas arbitraire " pour le premier juge de ne pas en faire état. Les photographies produites par la mère, dont on ignorait où et quand elles avaient été prises, n'apparaissaient pas non plus décisives pour la solution du litige, compte tenu des autres éléments du dossier. Il n'y avait dès lors pas lieu de modifier l'état de fait sur la base des pièces invoquées par la recourante.