Citation: 1P.71/2001 22.02.2001 E. C

C.- Le 22 novembre 2000, le Juge d'instruction a rejeté la demande de libération provisoire présentée par G.________, en retenant l'existence d'un risque de récidive et de fuite. Le 3 décembre 2000, G.________ a recouru auprès du Tribunal d'accusation du canton de Vaud. En premier lieu, il a soutenu que la détention préventive subie jusqu'au 29 mai 1999 (recte: 2000) - soit trois cents quatre-vingt-douze jours au total - l'avait été uniquement en relation avec la procédure régie par le droit pénal des mineurs. Or, à teneur de l'art. 95 ch. 1 al. 1 CP, la détention des mineurs ne pourrait dépasser un an. G.________ en a tiré la double conclusion qu'il aurait dû être remis en liberté dès le 14 mai 2000 et que les faits survenus le 14 mai 1999 ne pourraient être pris en considération pour la détermination de la durée préventive. En deuxième lieu, G.________ a soutenu que les faits survenus le 29 mai 2000 à Pramont ne justifieraient pas le maintien de sa détention provisoire. Le 28 décembre 2000, le Tribunal d'accusation a rejeté le recours et confirmé la décision du 22 novembre 2000.