Citation: 6B_1345/2021 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le pronostic du recourant était mitigé. Elle a relevé qu'il n'avait aucunement occupé les autorités de poursuites pénales depuis sa détention provisoire, il y a environ quatre ans et demi. Sa période de délinquance avait été courte mais intense et l'énergie criminelle développée toujours plus forte. C'était la mise en détention qui avait stoppé son parcours de délinquant; à défaut, il était certain qu'il aurait continué sur cette lancée. Le recourant avait retrouvé plusieurs emplois depuis le jugement de première instance. Ainsi, même si sa situation professionnelle restait précaire (son emploi actuel étant payé à l'heure), la cour cantonale a relevé que le recourant avait fait des efforts depuis le premier jugement. Il s'était en outre marié et sa situation personnelle semblait globalement s'être stabilisée. Au vu de l'ensemble de ces considérations, un pronostic défavorable ne pouvait pas être posé en l'espèce et le sursis partiel devait lui être octroyé. La cour cantonale a cependant jugé qu'au vu de la gravité des infractions commises et du fait que la prise de conscience du recourant de la gravité de ses actes n'était que très partielle, il y avait lieu de fixer la partie de la peine à exécuter au maximum de ce que permet la loi, soit la moitié de la peine prononcée.