Citation: 9C_835/2009 27.05.2010 E. 3

3.1 Sans remettre en cause les constatations de fait des premiers juges sur la capacité (résiduelle) de travail en tant que telles, le recourant leur reproche tout d'abord d'avoir procédé à une constatation inexacte des faits pertinents et à une appréciation arbitraire des preuves en "ne retenant pas l'entier des conclusions" des docteurs E.________, M.________ et R.________. 3.2 Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours en matière de droit public ne peut critiquer les constatations de faits que si ceux-ci ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause. La violation peut consister en un état de fait incomplet, car l'autorité précédente viole le droit matériel en n'établissant pas tous les faits pertinents pour l'application de celui-ci. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier, ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou lorsque l'autorité ne tient pas compte, sans raison sérieuse, d'un élément propre à modifier la décision, se trompe sur le sens et la portée de celui-ci ou, se fondant sur les éléments recueillis, en tire des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 et les références). Les griefs du recourant sont en l'espèce mal fondés: les éléments dont il affirme que l'autorité précédente n'a pas tenu compte, ont non seulement été pris en considération par les premiers juges, mais n'apparaissent par ailleurs pas avoir été écartés sans raison sérieuse. Ainsi, la juridiction cantonale a fait état des conclusions des docteurs M.________, E.________ et R.________ (consid. 3 p. 4 et 5 du jugement entrepris), qui ont tous trois considéré en substance qu'un reclassement professionnel serait voué à l'échec principalement à cause du caractère très indépendant de l'assuré (ainsi que de son absence de formation). Elle a cependant considéré que ces conclusions ne sauraient être suivies pour évaluer la capacité résiduelle de travail de l'assuré, parce que les motifs évoqués par les médecins pour justifier leur évaluation négative des chances d'une reconversion professionnelle - indépendance de caractère de l'intéressé et manque de formation - ne relevaient pas d'une atteinte à la santé. Une telle atteinte avait en particulier été niée par le docteur E.________, qui avait précisé que la nature particulièrement indépendante de l'assuré constituait une "inclinaison dans le champ de la norme" (complément d'expertise du 1er octobre 2007). Loin d'être insoutenable comme l'allègue en vain le recourant, l'appréciation de l'autorité précédente est conforme au droit, puisqu'est seule déterminante dans le domaine de l'assurance-invalidité l'incapacité de travail qui résulte d'une atteinte à la santé (art. 6 LPGA en relation avec l'art. 4 al. 1 LAI).