Citation: 1C_350/2022 E. 3.5

3.5. Le recourant se prévaut de la survenance d'un événement extraordinaire expliquant la détérioration rapide du lien conjugal: la cause de la séparation, respectivement du divorce, résiderait à la fois dans la promotion professionnelle du recourant et dans la survenance de la maladie de Charcot de la mère de son ex-épouse. S'agissant de la promotion professionnelle, il faut d'abord relever que le recourant a avancé ce motif pour expliquer la séparation uniquement au stade de son recours au Tribunal administratif fédéral. Celui-ci a considéré que la promotion professionnelle pouvait certes entraîner un changement d'horaire ou de routine quotidienne au sein d'un couple et avoir des répercussions importantes, mais qu'en l'espèce le recourant n'avait pas été en mesure d'amener les preuves d'éventuelles conséquences néfastes sur la stabilité du couple, ni de précisions sur les modifications auxquelles la promotion professionnelle aurait donné lieu, modifications qui seraient à l'origine de la déliquescence rapide du couple: durant la procédure devant le SEM, le recourant n'avait jamais remis en cause le fait que les problèmes de couple étaient apparus en été 2018; il avait, au contraire, formellement confirmé les dires de son ex-épouse sur ce point; or, sa promotion professionnelle était postérieure à cette date, de telle sorte qu'elle ne pouvait être considérée comme la cause de la désunion; de plus, dans la requête de divorce avec accord commun, les époux avaient certifié tous deux vivre séparés depuis juillet 2018, alors que la promotion du recourant avait eu lieu en fin d'année 2018. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant n'avance aucun argument pour le critiquer. Quant à l'annonce de la maladie de Charcot de la mère de l'ex-conjointe en juillet 2019, elle n'apparaît pas non plus comme un événement extraordinaire qui pourrait être la cause de la désunion. En effet, comme l'a relevé la cour précédente, aucun document médical ne vient corroborer le fait que cette annonce aurait provoqué un burn-out ou des troubles dépressifs chez l'ex-épouse. Au contraire, le recourant a soutenu que cet état dépressif était préexistant au mariage. A l'instar du Tribunal administratif fédéral, force est de constater qu'un simple certificat médical attestant que, selon les dires de l'ex-épouse, elle "pourrait présenter de manière intermittente des difficultés de concentration principalement dans le souvenir chronologique et du nom de personnes" n'est pas de nature à expliquer la désunion du couple et ne constitue pas un événement extraordinaire au sens de la jurisprudence. Au contraire, ces quelques difficultés auraient dû amener le recourant à soutenir son ex-conjointe durant cette période délicate. A nouveau, le recourant ne répond pas aux arguments avancés par l'instance précédente, de sorte que son grief doit être écarté dans la faible mesure de sa recevabilité.