Citation: 4A_349/2023 E. 7.3.3

7.3.3. Il ressort de la sentence attaquée que le Tribunal arbitral a pu "reconstituer" la volonté des parties, en constatant qu'elles n'avaient pas voulu convenir d'une livraison partielle le 24 mai 2019 déjà (sentence, n. 241). Ce faisant, les arbitres ont réussi à déterminer la volonté concordante des parties, c'est-à-dire leur réelle et commune intention, laquelle relève du fait. Dans ces conditions, il appartenait à la recourante de démontrer que semblable constatation de fait était manifestement réfutée par des pièces du dossier. Or, l'argumentation présentée par l'intéressée ne consiste, une fois encore, qu'en une tentative inadmissible de remettre en cause l'appréciation des preuves sur laquelle repose la constatation faite par les arbitres. La recourante ne fait ainsi rien d'autre que d'opposer sa propre appréciation des preuves disponibles à celle opérée par le Tribunal arbitral. Elle se contente en outre de taxer d'arbitraire la solution juridique retenue par les arbitres sans toutefois parvenir à en faire la démonstration. Pour le reste, la thèse de l'intéressée selon laquelle l'avis des défauts aurait été effectué tardivement ne saurait prospérer, puisqu'elle repose sur la prémisse, non avérée, d'une livraison partielle de l'ouvrage intervenue avant le 4 août 2020.