Citation: 6B_35/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré en substance qu'il était possible que, à tout le moins par son silence délibéré depuis le mois de mars 2017, le recourant eût déterminé en toute connaissance de cause les sociétés créancières de F.________ SA à remettre à celle-ci des fonds supplémentaires, alors même que l'activité se trouvait à l'arrêt en Russie et que les gages n'existaient pas ou plus. Le recourant était aussi susceptible d'avoir agi notamment en produisant de fausses attestations. Ainsi, pour l'autorité précédente, on ne pouvait exclure que l'intéressé eût créé une apparence contraire à la réalité, ayant conforté les autres parties dans leur conviction de l'existence de sûretés garantissant les prêts concédés ou sollicités ainsi que dans leur confiance en la loyauté des affréteurs. C'était sur la base de cette apparence que les sociétés prêteuses avaient continué à allouer des crédits, qu'elles auraient refusés en l'absence de certains agissements du recourant. Les affirmations du recourant, respectivement ses dissimulations, pouvaient être de nature à tromper astucieusement - au sens de l'art. 146 al. 1 CP - les partenaires contractuels de F.________ SA. Selon l'autorité précédente, le ministère public devait donc compléter son instruction, dans la mesure jugée nécessaire, avant de rendre une nouvelle décision.