Citation: 1P.59/2007 28.03.2007 E. 2

Dans un grief d'ordre formel, le recourant reproche à la cour d'appel d'avoir insuffisamment motivé sa décision, en n'expliquant pas en quoi consistaient les différences entre les procédures civile et pénale permettant d'exclure un cas de récusation. 2.1 Le droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. implique notamment le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre et la contester utilement s'il y a lieu, et que l'autorité de recours puisse exercer efficacement son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner les problèmes pertinents (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b). 2.2 La motivation de l'arrêt attaqué répond à ces exigences minimales. La Cour pénale a en effet considéré que les questions à résoudre étaient différentes dans les deux procédures; en outre, le procès civil avait été suspendu et le Président C.________ n'avait donc pas eu à trancher. Ces considérations suffisent à comprendre les raisons du rejet du grief, et le recourant est à même d'en critiquer le bien-fondé dans son recours. Le grief doit par conséquent être rejeté.