Citation: 6B_1224/2022 E.

Par avis du 4 janvier 2022, adressé aux Établissements D.________, le SPOP a informé A.A.________ que dès lors qu'une expulsion pénale, en force, avait été prononcée à son encontre pour une durée de six ans, il avait l'intention de rendre une décision refusant la demande d'autorisation de séjour pour regroupement familial déposée en novembre 2020. A.A.________ a indiqué le 24 janvier 2022 qu'il souhaitait pouvoir rester en Suisse et vivre avec son épouse et leur fille. Son épouse s'est également adressée au SPOP, en date du 12 avril 2022, en indiquant en substance qu'un départ de A.A.________ de la Suisse serait très difficile pour leur fille et ses deux autres enfants, qui étaient très attachés à lui. Elle ne voulait pas vivre séparée de son époux. Il lui serait difficile toutefois de le suivre à l'étranger car elle était au bénéfice d'une rente AI extraordinaire et elle perdrait son droit à la rente si elle quittait ce pays. Elle indiquait par ailleurs que son séjour en prison avait permis à son mari de prendre conscience de ses erreurs et qu'il avait radicalement changé depuis lors.