Citation: 1C_97/2017 E. 4.3

4.3. Le sentier du bisse du Rô fait partie des chemins de randonnée en montagne. Il s'agit d'itinéraires passant parfois par des terrains difficilement praticables et souvent escarpés, étroits, voire exposés. Les passages particulièrement difficiles sont équipés de cordes ou de chaînes de sécurité. Les utilisatrices et utilisateurs doivent avoir le pied sûr, ne pas être sujets au vertige et être en bonne forme physique; ils doivent aussi connaître les dangers de la montagne tels que chutes de pierres, risque de glisser et de tomber, changement brusque du temps (OFROU, Signalisation des chemins de randonnée pédestre, Guide de recommandations de la mobilité douce n° 6, 2013). Au contraire des chemins de randonnée alpine (pour lesquels l'existence d'aménagement n'est pas garantie ou est limitée à la sécurisation des endroits particulièrement exposés au risque de chute), ils peuvent comporter tous genres d'aménagements destinés à sécuriser les passages. En l'occurrence, la passerelle litigieuse, n'est pas destinée à faciliter le passage, mais à le sécuriser en raison de dangers objectifs de chutes de pierres, voire d'éboulements. Cela n'est pas incompatible avec la désignation du chemin en question, l'installation étant d'ailleurs susceptible de rebuter les personnes sujettes au vertige. Par ailleurs, outre la classification du chemin, le public cible fait partie des critères déterminants pour le choix du niveau d'équipement (OFROU, Construction et entretien des chemins de randonnée pédestre, Guide de recommandations de la mobilité douce n° 9, 2009 p. 16). Or en l'occurrence, le départ du sentier se trouve à proximité immédiate d'une station touristique fréquentée. Il est très facilement accessible et est dès lors susceptible, comme le relève la cour cantonale, d'être emprunté par tous genres de promeneurs présentant des niveaux techniques, de préparation et d'équipement très divers. Le grief soulevé en rapport avec la justification du projet doit ainsi être écarté.