Citation: 5P.56/2001 07.08.2001 E. 4

4.- a) En ce qui concerne la villa sise en France, la cour cantonale a notamment retenu les faits ci-après. Le 28 avril 1989, le recourant a proposé à son ex-épouse de mettre en vente la villa pour le prix de 1'400'000 FF. Par lettre du 16 janvier 1991, le conseil du recourant a informé l'intimée qu'elle devait s'acquitter de la moitié des taxes, factures, frais de réparation et honoraires que son ex-mari avait payés en totalité. Il l'a informée que celui-ci n'avait jamais utilisé ni loué la propriété, qui n'était pas encore vendue vu le prix exorbitant demandé, alors que les prix du marché avaient baissé. Le 9 septembre 1992, le recourant a informé la Circuit Court of Montgomery, alors même que son ex-épouse avait donné son accord à la vente de la villa à un acheteur particulier, que celle-ci avait proféré contre lui toute une série d'accusations, lui réclamant les sommes de 1'321 US $ et 75'000 US $ pour des réparations et pour les meubles, et qu'elle le poussait à vendre rapidement. En raison de ces accusations et réclamations, le recourant avait décidé de reporter son approbation pour la vente de la maison audit acheteur tant que la cour n'inclurait pas clairement l'ordre de paiement de 50% des dépenses relatives à la propriété depuis le divorce et tant qu'elle ne se serait pas prononcée sur ces accusations. Se fondant sur ces faits, la cour cantonale a jugé que l'existence d'une créance d'un époux contre l'autre n'était absolument pas vraisemblable à ce stade. Il résultait en effet du dossier que la villa en question n'avait pas pu être vendue parce que les deux époux avaient demandé un prix trop élevé, qu'ils avaient, par leur conflit, retardé l'aboutissement de la vente et que celle-ci ne s'était finalement pas conclue en raison des défauts de l'immeuble qui n'étaient en tout cas pas imputables à l'intimée. b) Le recourant soutient au contraire, en se référant aux pièces 22 et 23, avoir rendu vraisemblable que le 15 juin 1992, la propriété aurait pu être vendue pour 1'300'000 FF; il aurait exposé et prouvé que la villa n'avait pas pu être vendue en raison de l'obstruction fautive de l'intimée, qui aurait refusé de donner son accord à la vente. c) La cour cantonale n'a pas ignoré les pièces invoquées par le recourant, dès lors qu'elle les a expressément mentionnées (lettre et attestation d'agents immobiliers) et qu'elle en a résumé le contenu dans son arrêt. Elle a toutefois utilisé la forme du conditionnel pour rapporter ce contenu, ce qui montre qu'elle n'a pas accordé de force probante aux documents en question. Le recourant ne démontre pas, d'une manière conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi cette appréciation des moyens de preuve invoqués par lui serait arbitraire. d) Dans ces conditions, et pour la même raison que celle avancée plus haut (consid. 3d), il s'avère superflu d'examiner les autres griefs soulevés en rapport avec la prétendue créance en dommages-intérêts du recourant contre l'intimée fondée sur l'impossibilité de vendre la villa de Juan-les-Pins.