Citation: K 39/05 22.03.2006 E. 1

que le Tribunal fédéral des assurances connaît en dernière instance des recours de droit administratif contre des décisions d'autorités cantonales de dernière instance (art. 98 let. g OJ), fondées sur le droit fédéral (art. 128 OJ en relation avec les art. 97 al. 1 OJ et 5 PA); qu'en ce qui concerne les décisions incidentes, l'art. 5 al. 2 PA renvoie à l'art. 45 PA, de sorte que le recours de droit administratif n'est recevable - séparément d'avec le fond - que contre les décisions de cette nature qui peuvent causer un préjudice irréparable au recourant (le cas de la suspension de la procédure est prévu à l'art. 45 al. 2 let. c PA); qu'un intérêt de fait, en particulier économique, suffit pour qu'on puisse admettre un tel préjudice (ATF 127 II 136 consid. 2a, 125 II 620 consid. 2a); qu'il faut, au surplus, conformément à l'art. 129 al. 2 en liaison avec l'art. 101 let. a OJ, que le recours de droit administratif soit également ouvert contre la décision finale (ATF 131 V 43consid. 1.1, 128 V 201 consid. 2a, 124 V 85 consid. 2 et les références); que selon la jurisprudence, la notion de dommage irréparable n'est pas exactement la même dans la procédure du recours de droit administratif et dans celle du recours de droit public; que saisi d'un recours de droit administratif, le Tribunal fédéral des assurances ne juge pas de l'existence d'un dommage irréparable selon un critère unique, mais il adopte celui qui s'accorde le mieux avec la nature de la décision attaquée; qu'en particulier, il ne se borne pas à considérer comme irréparable le seul dommage qu'une décision finale favorable au recourant ne peut pas faire disparaître complètement (ATF 126 V 247 consid. 2c, 124 V 87 consid. 4, 121 V 116 et les références); qu'en l'espèce, on ne voit pas en quoi le refus par les premiers juges de suspendre la procédure cantonale est susceptible de causer un dommage irréparable à M.________, étant donné que la seule conséquence de ce refus est la continuation de ladite procédure, initiée au demeurant par le prénommé lui-même, selon les règles ordinaires; qu'au surplus, le recourant n'indique pas concrètement quels seraient les droits irrémédiablement atteints par le jugement incident litigieux; qu'enfin, même si l'on devait considérer que la juridiction cantonale avait statué sur sa propre compétence (contestée) sans le dire expressément dans son dispositif, il n'y aurait pas, sur cette question, de décision cantonale susceptible déjà de recours devant l'instance fédérale dès lors que le Tribunal des conflits du canton de Genève en est préalablement saisi; que par conséquent, le recours doit être déclaré irrecevable; que s'agissant de la requête d'effet suspensif, elle est sans objet vu l'issue de la procédure fédérale; qu'on peut tout de même préciser qu'il est exclu pour un recourant d'obtenir par le biais d'une telle requête ce qui fait l'objet de ses conclusions dans la procédure principale (voir Gygi, Bundesverwal-tungsrechtspflege, 2ème éd., p. 243; aussi ATF 126 V 409 consid. 3b, 123 V 39, 117 V 188 consid. 1b et les références); que dans une telle situation, la seule voie à suivre est celle des mesures provisionnelles, mais on comprendrait mal ici à quoi ces mesures pourraient aboutir vu la nature de la décision attaquée; que la procédure n'est pas gratuite, s'agissant d'un litige qui porte sur une question purement procédurale (art. 134 OJ a contrario); que le recourant, qui succombe, en supportera les frais (art. 153a et 156 al. 1 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: