Citation: 8C_139/2018 E. 5.3.3

5.3.3. On relèvera encore que la recourante avait requis l'audition de plusieurs témoins, à savoir des personnes l'ayant régulièrement côtoyée dans son quotidien, et en particulier son médecin traitant en Espagne, le docteur F.________. Outre le fait qu'il est admis de jurisprudence constante que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160), on relèvera que le médecin traitant s'est essentiellement fondé sur les plaintes de la recourante et n'a pas mis en évidence un élément objectif nouveau par rapport à l'évaluation de l'expert E.________. Il a maintenu que sa patiente continuait à présenter une incapacité de travail de 100 % en raison d'un état somatique inchangé, sans toutefois critiquer les constatations de son confrère E.________. Dans ces conditions, on ne voit pas que le témoignage du docteur F.________ eût été de nature à remettre en cause l'évaluation, par le docteur E.________, des images issues de la surveillance et ainsi à modifier l'opinion des premiers juges. Quant aux autres témoignages invoqués, ils n'étaient pas de nature à porter un éclairage médical sur les limitations fonctionnelles de la recourante ou sa capacité à exercer ou non une activité rémunérée. C'est à l'expert médical qu'il appartenait en effet d'évaluer l'état de santé de la recourante et de donner son avis sur la question de savoir dans quelle mesure celui-ci entraîne une incapacité de travail (cf. ATF 140 V 193 consid. 3.2 p. 195 s.). Dans ces conditions, la juridiction cantonale n'a pas procédé à une appréciation anticipée arbitraire des preuves ni violé le droit fédéral en renonçant à ordonner les mesures d'instruction supplémentaires requises par la recourante.