Citation: 6B_1499/2021 E. 2.3

2.3. La compétence des autorités suisses n'est pas contestée. Le recourant soutient que les déclarations de l'intimée et les siennes sont contradictoires sur la question de savoir si des actes d'ordre sexuel sont intervenus en France, avant leur emménagement à W.________. Il estime à cet égard que ses propos sont plus crédibles que ceux d'une enfant de 9 ans qui dépose sept ans après les faits reprochés. Il souligne, de plus, que la mère de l'intimée ne fait que rapporter ce que sa soeur a entendu de son mari, lequel ayant seulement évoqué des "mains baladeuses", ce qui ne constitue pas des actes d'ordre sexuel au sens de l'art. 187 CP, et que l'intimée a elle-même considéré que ces actes n'étaient " pas vraiment sexuels ". Ce faisant, le recourant oppose sa propre appréciation des déclarations des intéressés à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. En effet, la cour cantonale a concrètement considéré les différents éléments mentionnés par le recourant et a clairement exposé les motifs pour lesquels elle écartait la version de celui-ci. Elle a précisé que la description des faits donnée par l'intimée était concrète, précise et étayée par des gestes. Ses propos, par ailleurs mesurés à l'égard du recourant, apparaissent ainsi tout à fait crédibles; à l'inverse, ceux du recourant ne l'étaient pas, attendu notamment qu'il était le seul à avoir situé erronément le déménagement de la famille en Suisse en 2014. La cour cantonale pouvait donc, sans verser dans l'arbitraire, retenir que les agissements délictueux avaient débuté alors que l'intimée était âgée de 9 ans. Dans la mesure où la signification du comportement pour la victime n'a pas d'impact sur la qualification des actes, le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur du fait que l'intimée a relativisé le caractère sexuel des actes commis à cette période, étant précisé qu'en comparaison avec des fellations, des pénétrations vaginales et anales, l'introduction d'une main dans la culotte et des attouchements sur les fesses à même la peau peuvent sembler moins connoté sexuellement. Ce comportement, commis sur une fille de 9 ans, constitue un acte d'ordre sexuel au sens de l'art. 187 CP. Les autres éléments constitutifs de l'infraction ne sont pas contestés par le recourant. Il résulte de ce qui précède que la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que les conditions objectives et subjectives de l'art. 187 ch. 1 al. 1 CP sont réalisées pour les faits survenus avant que la famille ne s'installe à W.________, alors que l'intimée était âgée de 9 à 11 ans.