Citation: 4A_123/2022 E. 4.4

4.4. Le recourant allègue que le raisonnement de la cour cantonale ne se fonde sur aucune pièce et va à l'encontre du texte clair de la convention. Selon le recourant, la cour n'a fait aucune référence à ce texte ou à la volonté des parties à la convention. Ces dernières n'avaient jamais voulu un tel résultat et les intimées ne l'avaient d'ailleurs pas soutenu. Le recourant soutient qu'il avait contracté un prêt hypothécaire uniquement auprès de la banque: la convention n'indiquait pas que son frère lui aurait remis la somme de 50'000 fr. à titre de prêt ni, a fortiori, que ce montant devait être restitué à son frère. Selon la convention, ils étaient convenus qu'il s'acquitterait auprès de la banque des intérêts et des amortissements de la dette, en tant que loyers, et que lorsqu'il cesserait d'occuper le logement, son frère ou les ayants droit de ce dernier devaient rembourser le solde de la dette. Les frères étaient ainsi convenus de déroger au principe légal de l'art. 827 CC. Le remboursement du montant de 101'800 fr. effectué par les intimées auprès de la banque se fondait sur la convention. Elles n'avaient pas prétendu qu'il ne leur appartenait pas de s'acquitter de ce solde. La cour cantonale avait gravement failli en refusant d'admettre que les frères avaient voulu qu'il ne soit débiteur qu'envers la banque du montant de 50'000 fr., et qu'il avait déjà remboursé cette somme auprès de la banque par ses versements totalisant 63'000 fr. Comme il s'était déjà acquitté de ce montant de 63'000 fr., la cour cantonale ne pouvait considérer que la somme de 50'000 fr. venait en sus du montant de 101'800 fr. payé à la banque par les intimées. Son frère et lui n'avaient pas voulu lui imposer le double paiement de la somme de 50'000 fr.