Citation: 5A_650/2013 E. 2

En l'espèce, la juridiction précédente a retenu que, dans son jugement du 24 janvier 2013 ( cf. supra, let. A), le juge ayant statué en procédure sommaire (art. 265a al. 1 LP) avait fixé à 4'657 fr. 20 les revenus et à 4'108 fr. 50 les besoins déterminants du débiteur, d'où un " bénéfice " de 548 fr. 70 par mois. L'autorité cantonale a constaté que l'intéressé ne contestait pas ces chiffres, mais invoquait une saisie de salaire depuis juin 2012, respectivement janvier 2013, à concurrence de 1'000 fr. par mois, respectivement de 700 fr. plus 60 % de son 13ème salaire. Or, ce passif ne saurait être pris en considération dans les besoins mensuels du débiteur. L'arriéré d'impôts qui est à l'origine de la saisie de salaire ne repose pas sur un " plan de paiement convenu avec l'administration fiscale "; de surcroît, il est dû pour une période antérieure à la période déterminante pour le calcul du retour à meilleure fortune ( i.e. une année avant le dépôt de la réquisition de poursuite). De l'avis des magistrats cantonaux, l'admission d'un tel élément du passif " ne satisfait pas les besoins d'un débiteur menant un train de vie conforme à sa situation " et lui permettrait " de négliger ses obligations pécuniaires, alors qu'il dispose des moyens nécessaires, pour se prévaloir ensuite des saisies opérées sur ses revenus, faisant ainsi systématiquement obstacle à l'admission d'une meilleure fortune ".