Citation: 9C_686/2013 E. 3.2

3.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, les premiers juges ne se sont nullement contentés de comparer les deux rapports du docteur V.________, mais ont analysé l'ensemble des pièces médicales. Ils ont constaté que les observations de tous les médecins qui se sont exprimés pendant la procédure - y compris celles du médecin traitant - concordaient avec celles de l'expert et permettaient de conclure à l'absence d'évolution notable des pathologies anciennes, ainsi qu'à l'absence de répercussion significative des pathologies nouvelles sur la capacité de travail. L'importance du traitement médicamenteux, dont l'expert et les autres médecins étaient parfaitement conscients, ne jette pas le doute sur l'acte attaqué, ni du point de vue de l'établissement des faits, ni du point de vue de l'appréciation des preuves; la relation entre ce traitement et la disparition de certains diagnostics secondaires (tabagisme et éthylisme chroniques, états cachectique et anxieux) ou l'absence d'impact d'autres diagnostics sur la capacité de travail (syndrome d'apnées du sommeil, artériopathie, maladie aortique, lésion méniscale) laisse au contraire supposer une meilleure approche thérapeutique ou compliance aux traitements. Il en va de même des séjours hospitaliers qui, en eux-mêmes, ne sauraient attester une péjoration durable ou permanente de l'état de santé dans la mesure où il a été établi que la dernière hospitalisation était liée à une décompensation temporaire de la BPCO qui semble en outre avoir désormais évolué favorablement (passage d'un stade de gravité Gold IV à Gold III) et où il est impossible de dire si ou à quelle rythme de telles décompensations se reproduiront. Quant à la question de l'âge de l'assuré, la juridiction cantonale y a déjà répondu; l'écoulement du temps ne saurait constituer un motif de révision du droit d'un assuré partiellement apte à travailler qui n'a pas retrouvé d'emploi. On ajoutera que le cumul de ces éléments ne change rien au fait que la situation médicale ne s'est pas modifiée de l'avis unanime du corps médical.