Citation: 5A_418/2008 05.02.2009 E. A

A.a X.________, né en 1924, et dame Y.________, née en 1926, se sont mariés le 9 septembre 1949. Ils ont eu deux fils, B.________, né en 1950, et A.________, né en 1955. N'ayant pas conclu de contrat de mariage, ils ont été soumis au régime de l'union des biens de l'ancien droit. A.b Les époux X.________ étaient propriétaires uniques ou copropriétaires de nombreux immeubles. En 1959, le mari était ainsi notamment propriétaire de la parcelle n° 6037 et de la moitié de la parcelle n° 6141 (donnant droit à la jouissance exclusive de l'appartement du rez-de-chaussée) de la commune de C.________; il avait vendu l'autre moitié de dite parcelle (donnant droit à la jouissance exclusive de l'appartement du 1er étage) à un tiers. Le 28 août 1964, les époux X.________ ont signé une convention de "reconnaissance d'apports et cession" devant notaire, aux termes de laquelle ils ont, d'une part, reconnu que l'épouse avait apporté en mariage 42'000 fr. (en espèces et en immeubles qui ont été vendus) et, d'autre part, convenu que X.________ cédait à dame Y.________, afin de compenser ces apports, la propriété de plusieurs immeubles, dont la parcelle n° 6037 et sa moitié de la parcelle n° 6141. A.c En 1978, dame Y.________ a requis des mesures protectrices de l'union conjugale; les époux ont vécu séparés une année. Par la suite, leurs relations ne se sont pas améliorées et ils ont habité chacun de leur côté dans la maison. Le 11 décembre 1979, X.________ a racheté l'autre moitié de la parcelle n° 6141. Dès 1988, dame Y.________ a occupé l'appartement du premier étage quitté par son fils A.________, et ce jusqu'à son décès, le 24 juin 1995. A.d Le 6 janvier 1989, dame Y.________ a fait un testament olographe, par lequel elle a exhérédé son mari "en raison de tous ses actes contraires aux devoirs conjugaux et de famille", et institué héritiers ses deux fils, chacun pour moitié. A son décès, elle était notamment propriétaire, selon le registre foncier, de la parcelle n° 6037 et de la moitié de la parcelle n° 6141 de la commune de C.________. Son testament a été ouvert le 21 février 1996. A.e X.________ s'est remarié le 9 août 1996 avec dame X.________. Il lui a donné sa part de copropriété de la parcelle n° 6141, conservant un droit d'usufruit. Les époux habitent la totalité de la maison située sur la parcelle n° 6141 et jouissent de la parcelle n° 6037 depuis 1995 pour lui et depuis 1996 pour elle. La valeur locative de la maison sise sur la parcelle n° 6141 a été estimée par un expert entre 1'300 et 1'500 fr. par mois et celle des constructions de la parcelle n° 6037 à 320 fr. A.f Le 5 mars 1997, A.________ et B.________ ont requis le registre foncier de Martigny d'inscrire à leur nom, en copropriété par moitié, notamment les parcelles n° 6037 et 6141 (quote-part de moitié) ayant appartenu à leur défunte mère.