Citation: 9C_435/2022 E. 5.2

5.2. Dans ces circonstances, le jugement entrepris repose sur une instruction insuffisante puisque le résultat d'une évaluation concertée des experts judiciaires fait défaut. Dans ce cadre, comme le fait valoir à juste titre la recourante, l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la juridiction cantonale est arbitraire, dès lors qu'elle s'en est remise uniquement, en ce qui concerne le volet somatique, à l'évaluation de la capacité de travail effectuée par la doctoresse E.________, alors même que les conclusions contradictoires de celle-ci par rapport à celles du professeur C.________ avaient justifié un complément d'instruction (cf. consid. 4.3 de l'arrêt 9C_101/2019 cité). Vu la nécessité de l'instruction complémentaire - à laquelle il a été procédé de manière incomplète -, l'instance précédente ne pouvait pas simplement s'en remettre à des conclusions qui avaient été remises en cause avec succès par la recourante. Si l'on suivait son raisonnement sur ce point, il serait possible de statuer ultérieurement sur la base d'un avis médical contesté, sans avoir préalablement tranché la controverse, comme si elle n'avait en définitive jamais existé. La portée de l'arrêt de renvoi serait ainsi mise à néant. Par conséquent, il sied de renvoyer une nouvelle fois la cause à l'instance précédente afin qu'elle requiert un avis consensuel des deux experts judiciaires sur les atteintes à la santé de la recourante et les incidences de celles-ci sur sa capacité de travail, étant précisé qu'une incapacité de travail de 20 % au moins dans une activité adaptée est d'ores et déjà admise par l'intimé et ne peut plus être remise en cause. Au besoin, il lui sera loisible de procéder à tout complément d'instruction qu'elle juge utile. Le recours est bien fondé dans cette mesure.