Citation: 2C_603/2019 E. 6.2

6.2. Selon la jurisprudence, lorsque l'étranger réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse, il y a lieu de partir de l'idée que les liens sociaux qu'il a développés avec le pays dans lequel il réside sont suffisamment étroits pour que celui-ci bénéficie d'un droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266; arrêt 2C_459/2019 du 17 mai 2019 consid. 3.1). Lorsque la durée de la résidence est inférieure à dix ans mais que l'étranger fait preuve d'une forte intégration en Suisse, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse peut également porter atteinte au droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266). Les années passées en Suisse dans l'illégalité ou au bénéfice d'une simple tolérance - par exemple en raison de l'effet suspensif attaché à des procédures de recours - ne sont pas déterminantes (arrêt 2C_436/2018 du 8 novembre 2018 consid. 2.2; ATF 137 II 1 consid. 4.3 p. 8; 134 II 10 consid. 4.3 p. 23 s.). La recourante, qui a séjourné en Suisse légalement en Suisse du 20 août 2011 au 4 septembre 2016, soit moins de dix ans, n'expose pas d'une manière défendable ni conforme aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi elle pourrait se prévaloir d'une forte intégration. Elle ne peut par conséquent pas s'opposer au refus de prolonger son autorisation de séjour sur la base du droit au respect de la vie privée consacré par l'art. 8 CEDH.