Citation: 6B_1082/2020 E. 1.4.1

1.4.1. Il se prévaut tout d'abord de sa conversation téléphonique du 27 février 2016 avec D.________. Selon lui, le fait d'avoir nié, lors de cette discussion, toute implication au premier brigandage sans même se savoir écouté, démontrait qu'il était cohérent dans ses déclarations. Ce faisant, le recourant se borne toutefois à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale sans démontrer l'arbitraire de celle-ci. En particulier, il ne discute pas la constatation de la juridiction précédente selon laquelle, si le recourant avait certes conclu la conversation téléphonique en répétant à plusieurs reprises qu'il n'était pas avec son interlocuteur lors du premier racket, on pouvait toutefois entendre ce dernier sincèrement médusé et stupéfait par cette affirmation, qu'il avait d'abord contredite avant de sembler l'assimiler à une plaisanterie. En outre, avant cette conversation, le procureur avait évoqué la possibilité de se procurer les enregistrements de caméras de surveillance pour établir si le véhicule du recourant se trouvait déjà à X.________ le 30 décembre vers 22h. Or la cour cantonale a considéré qu'en demandant à D.________ s'il pensait que la police allait pouvoir visionner les vidéos, le recourant avait exprimé une inquiétude qui n'aurait pas eu lieu d'être s'il était réellement arrivé sur les lieux après le premier racket; le recourant ne s'en prend pas non plus à cette motivation. Enfin, la juridiction cantonale a constaté qu'en se référant à C.________, le recourant avait expliqué à son comparse que "pour lui", il avait dit ce qui s'était passé. Puis, lorsque D.________ lui avait demandé pourquoi il n'avait pas avoué les deux cas, il n'avait nullement clamé son innocence, se contentant d'indiquer que "pour l'autre" il avait dit qu'il n'était pas avec lui, avant d'émettre une sorte de pouffement laissant entendre qu'il s'était moqué de la police. Le recourant n'expose pas en quoi cette appréciation serait arbitraire, se contentant d'affirmer, de manière appellatoire, qu'une telle interprétation révélerait la volonté de la cour cantonale de se convaincre, malgré ce qui se dit entre lui et son comparse, de vouloir les condamner tous les deux pour les deux cas. Son grief est irrecevable.