Citation: 8C_11/2017 E. 3.1

3.1. Sans le dire explicitement, la cour cantonale semble avoir nié le lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques du recourant et l'accident du 14 avril 2014, motif pris que ceux-ci étaient antérieurs à l'événement assuré, lequel, en outre, ne s'était pas manifesté avec un degré de gravité suffisant pour en être la cause. De plus, elle a retenu que les difficultés survenues dans la situation personnelle du recourant, antérieurement à l'événement accidentel, avaient joué un rôle prépondérant sur l'évolution de son état de santé. Quoi qu'il en soit, les premiers juges ont nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les affections psychiques et l'accident - qu'ils ont qualifié d'accident de gravité moyenne - au motif que les critères objectifs définis par la jurisprudence pour examiner le caractère adéquat du lien de causalité entre une atteinte à la santé psychique et un accident de gravité moyenne n'étaient pas réalisés (cf. ATF 115 V 133 consid. 6c/aa p. 140 et 403 consid. 5c/aa p. 409).