Citation: 6S.335/2006 26.09.2006 E. 4.2

4.2.1 L'art. 41 ch. 1 al. 1 CP prévoit la possibilité d'accorder le sursis en cas de condamnation à une peine privative de liberté n'excédant pas dix-huit mois ou à une peine accessoire. L'octroi ou le refus du sursis à l'expulsion dépend exclusivement des critères fixés à l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP (ATF 119 IV 193 consid. 3b p. 197; 118 IV 97 consid. 1b/aa p. 104; 114 IV 95 p. 97). Ainsi, le juge pourra suspendre l'exécution de l'expulsion si les antécédents et le caractère du condamné font prévoir que cette mesure le détournera de commettre d'autres crimes ou délits (ATF 123 IV 107 consid. 4a p. 111 s.; 117 IV 3 consid. 2b p. 4; 114 IV 95 p. 97). La protection de la sécurité publique n'intervient qu'au moment de décider ou non d'une expulsion; quant aux chances de resocialisation, elles doivent être prises en considération - lorsque l'accusé est condamné à une peine ferme - au moment de la libération conditionnelle (ATF 114 IV 95 p. 97). 4.2.2 Sur ce point, la cour cantonale a retenu un pronostic sombre quant au comportement futur du recourant en Suisse. Compte tenu de la stabilité toute relative de sa situation personnelle et professionnelle et du fait qu'un précédent mariage et sa situation professionnelle antérieure n'ont pas suffi à le préserver de la délinquance cette appréciation n'apparaît ni excessive ni abusive. Elle l'apparaît d'autant moins si l'on rapproche ces constatations de celles motivant le refus du sursis à la peine principale (supra consid. 3), selon lesquelles le recourant, dont les regrets exprimés n'ont pas convaincu, n'a pas pris conscience de la gravité de ses actes, qu'il minimise (arrêt entrepris consid. III.2.2.c, p. 22).