Citation: 5A_656/2018 E. 1

Par arrêt du 4 juillet 2018, communiqué au recourant le 10 juillet 2018, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis le recours formé le 8 juin 2018 par A.________ et réformé le chiffre II du dispositif de la décision rendue le 28 mars 2018 par la Justice de paix de la Riviera-Pays-d'Enhaut en ce sens « que A.________ est astreint aux mesures ambulatoires suivantes, étant précisé que les Dresses B.________ et C.________, respectivement médecin assistante et cheffe de clinique au Service de psychiatrie communautaire du CHUV, sont chargées de leur contrôle et devront aviser l'autorité de protection si la personne concernée se soustrait aux contrôles prévus et compromet de toute autre façon le traitement ambulatoire : - un suivi médical de type psychiatrique-psychothérapeutique intégré, sous la forme d'un à deux entretiens psychiatriques par mois, selon l'état de santé psychique de l'intéressé, avec le médecin assistant de l'Unité de Réhabilitation du Service de psychiatrie communautaire du CHUV, étant précisé que la fréquence du suivi sera définie à l'issue de chaque entretien, - un traitement psychotrope comprenant une prise par jour de 15 mg d'Escitalopram, - un suivi socio-administratif par une assistante sociale de l'Unité de Réhabilitation, à réévaluer périodiquement. ». L'autorité précédente a pour le surplus confirmé la décision du 28 mars 2018 de la Justice de paix. En substance, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal a considéré que A.________ était collaborant aux mesures instaurées, en sorte que l'ingérence que constituerait la visite hebdomadaire d'une infirmière en psychiatrie à son domicile - tel qu'ordonné par la Justice de paix - serait une mesure disproportionnée par rapport au besoin d'assistance de l'intéressé, en sorte que la mesure - superflue - pouvait être supprimée. L'autorité cantonale a en revanche rejeté le grief de l'intéressé relatif aux frais de procédure, dès lors que l'enquête en placement à des fins d'assistance n'avait pas été ouverte en août 2016 à tort, qu'elle avait permis la mise en oeuvre de mesures ambulatoires non contestées, et que l'intéressé n'est au demeurant pas indigent. S'agissant du montant des frais judiciaires comprenant les frais d'administration des preuves, l'autorité précédente a jugé qu'il n'avait pas à être revu car l'admission de son recours était très partielle et portait sur une seule des mesures ambulatoires ordonnées.