Citation: 4P.47/2006 02.06.2006 E. 5

Par jugement préjudiciel du 30 mai 2002, la Cour civile a constaté que les conclusions prises par les défendeurs dans leur duplique étaient prescrites dans la mesure où elles dépassaient la somme de 50'000 fr. Ce jugement indique, à la page 9, que "la réception de l'ouvrage a eu lieu le 2 octobre 1987" et qu'"il n'est pas douteux que l'avis des défauts a été donné en temps utile". Dans son jugement final du 11 octobre 2004, la Cour civile a considéré, au contraire, que l'avis des défauts n'avait pas été donné à temps. Les recourants ont soulevé, dans leur recours cantonal, la question de la contrariété entre les deux jugements rendus successivement par la même autorité. Ils reprochent à la Chambre des recours de n'avoir pas répondu à cette question et de s'être limitée à examiner le problème de la prescription. Il y a lieu de les renvoyer à la lecture du considérant 8, premier paragraphe, de l'arrêt attaqué où l'autorité intimée explique clairement, d'une part, que les questions de la tardiveté de l'avis des défauts et de l'autorité de la chose jugée ont trait à l'application du droit matériel fédéral et, d'autre part, que le premier jugement rendu par la Cour civile ne portait que sur la question de la prescription, de sorte qu'il n'était sans doute pas revêtu de l'autorité de la chose jugée en tant qu'il évoquait, en passant, celle de l'avis des défauts. Le recours sera, dès lors, rejeté sur ce point également.