Citation: 6B_988/2022 E. 1.2

1.2. Se ralliant à l'avis du premier juge, la cour cantonale a considéré qu'un faisceau d'éléments et d'indices convergents permettaient d'admettre que le recourant avait eu une participation active dans l'agression dirigée contre l'intimé. Ainsi, entre 14h35 et 15h02, le recourant avait été en contact à cinq reprises avec C._________ qui avait volé la moto faisant l'objet de la dénonciation de l'intimé. A 14h47, il apparaissait sur des images de vidéosurveillance courant en direction du lieu où se trouvait l'intimé en compagnie de quatre autres personnes, notamment C._________, lequel avait initié l'attaque en lançant une poubelle sur la victime. Les déclarations des victimes étaient en outre concordantes. B._________ avait déclaré reconnaître à 60 % le recourant qui lui avait été présenté derrière une vitre sans teint comme étant celui qui l'avait traité de "fils de pute"; identification confirmée par le recourant lui-même puisqu'il avait finalement admis avoir injurié B._________. Or ce dernier avait également précisé qu'il se rappelait que le recourant était à moins d'un mètre de C._________ qui lui avait lancé la poubelle au visage et qu'il pensait qu'à l'instar de ce dernier, le recourant l'avait frappé, bien qu'il ne l'avait pas vu faire car il s'était mis en boule. Quant à D._________, il avait reconnu le recourant à 90 % comme étant dans le groupe ayant frappé l'employé de la voirie et lui donnant des coups de pieds. Ces versions se recoupaient, de surcroît, avec les déclarations des témoins. G._________, collègue de D._________, avait déclaré avoir vu une première personne donner un coup à B._________, avant que deux autres personnes, dont l'une avec un sac de sport tenu aux épaules, ne surgissent par derrière et lui donnent des coups de pied. Avant son audition, il avait par ailleurs expliqué qu'outre ces trois personnes, deux autres jeunes adultes, de type africain, regardaient la scène. Or le recourant, de type européen, ne pouvait se prévaloir d'avoir été l'une des deux. Par ailleurs, H._________, identifié sur les images vidéo, avait déclaré que les personnes apparaissant sur les images avaient toutes participé aux agressions ("je dois vous dire qu'ils ont participé à ces agressions, vous les avez. Ils sont tous là"). La cour cantonale a par ailleurs écarté les dénégations du recourant, lequel n'était pas crédible. Peu loquace durant ses auditions, il avait commencé par nier des évidences. Son discours était en outre truffé d'incohérences, de contradictions et de contre-vérités. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale a considéré que la participation active du recourant à l'agression de l'intimé était donnée, sans qu'il ne fût nécessaire, compte tenu du prescrit de l'art. 134 CP, de déterminer la nature exacte des coups portés à la victime. Dans la mesure où il s'en était pris à un employé de la commune de V._________, il devait également être reconnu coupable de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires.