Citation: 4A_446/2013 E. 4.2.1

4.2.1. D'une manière générale, la question de l'imputabilité du retard avec lequel les travaux de piquage en charge ont débuté sur le site de V.________ et, plus précisément, celle de savoir si l'intimée pouvait se voir reprocher d'avoir tardé à démonter son équipement se trouvant sur le site de W.________ n'a nullement échappé à l'arbitre unique. Celui-ci a exclu la possibilité d'en faire grief à l'intéressée (sentence, n. 382) et il a expliqué, en se référant à des témoignages et à deux pièces, qu'il ne pouvait tenir pour avérée l'hypothèse, émise par la recourante, selon laquelle l'intimée aurait pu récupérer cet équipement plus tôt qu'elle ne l'a fait (sentence, n. 387). Il avait du reste retenu à ce propos, dans ses constatations de fait préalables, que toutes les parties concernées s'étaient rencontrées plusieurs fois pour discuter de la situation et de la nécessité de démonter l'équipement en vue de son transport à V.________ (sentence, n. 102). Sans doute l'arbitre unique n'a-t-il pas expressément écarté l'argument de la recourante d'après lequel l'intimée aurait préféré encaisser de A.________ un loyer de 2'800 USD par jour, tant et aussi longtemps qu'elle ne pourrait pas récupérer son équipement, plutôt que de réclamer la levée immédiate du blocage de celui-ci. On peut néanmoins admettre qu'il l'a fait de manière implicite et a contrario en refusant d'imputer à l'intimée la responsabilité du démontage tardif de son équipement. Quoi qu'il en soit, force est d'observer, avec l'intimée, que pareil argument ne saurait prospérer. D'abord, son auteur l'a invoqué de manière pour le moins étique et sybilline dans son mémoire après audience (§§ 5-8). Ensuite, il sollicite les dires du témoin censés étayer cet argument en en proposant une version tronquée pour les besoins de sa démonstration. Aussi bien, ce témoin (R.________) n'a jamais indiqué que l'intimée avait réclamé à A.________ le paiement du loyer précité, mais a simplement relevé qu'elle avait écrit une lettre à cette société, le 6 août 2007, pour attirer son attention sur les problèmes que posait l'immobilisation forcée de son matériel sur le site de W.________. En réalité, sous le couvert du moyen pris de la violation de son droit d'être entendue, la recourante tente de remettre en cause la conclusion, tirée par l'arbitre unique de son appréciation des preuves pertinentes, quant à la responsabilité pour le retard survenu dans le démontage de l'équipement se trouvant à W.________ et, plus généralement, pour le non-respect du délai contractuel dans lequel les travaux de piquage en charge auraient dû débuter à la station de V.________. Semblable tentative est vaine car elle fait fi de l'interdiction de critiquer l'appréciation des preuves qui prévaut dans la procédure de recours fédérale visant une sentence arbitrale internationale.