Citation: 6B_511/2019 E. 1.5

1.5. Quant à une éventuelle escroquerie, on recherche en vain dans le mémoire de recours des éléments suggérant que le recourant aurait pu avoir été amené de manière immédiate à opérer des actes préjudiciables à ses intérêts patrimoniaux au sens de l'art. 146 CP. Il soutient, au contraire, que diverses manoeuvres, incluant cas échéant des actes de corruption active et passive (art. 322teret 322quater CP), auraient pu conduire à la collocation indue de créances dans la faillite, ce qui aurait accru le passif, respectivement le volume des créances privilégiées (cf. art. 219 LP), et conduit à la réduction partielle ou totale des dividendes accordés aux créanciers venant ensuite dans la faillite, singulièrement le recourant personnellement ou en tant que membre d'une hoirie. Cette situation aurait également entraîné, selon lui, sa condamnation à réparer un dommage en qualité d'administrateur de la société anonyme. Le recourant invoque la création et l'usage de faux dans les titres (art. 251 CP). Dans la mesure où le recourant pourrait, de la sorte, viser des créanciers qui auraient indûment produit (en corrompant au besoin les organes de l'exécution forcée) des créances dans la faillite, il n'évoquerait toutefois qu'une atteinte indirecte à son patrimoine, résultant (au travers d'actes induits des organes de l'exécution forcée) d'une augmentation du passif de la société faillie. Son propre patrimoine ne serait donc atteint qu'en raison du désintéressement (insuffisant, selon lui) obtenu dans la faillite, respectivement de la décision judiciaire relative à sa responsabilité d'administrateur. Cela ne suffit pas à lui conférer la qualité pour recourir en matière pénale. En tant que le recourant explique (mémoire de recours, p. 8 et 10) que les manoeuvres qu'il qualifie d'escroquerie (art. 146 CP) auraient pu consister (cas échéant dans un contexte de corruption passive; art. 322quater CP) à établir un état de collocation ou un état de distribution erronés, voire faux au sens de l'art. 251 CP, et que cela aurait pu constituer un abus d'autorité (art. 312 CP), il perd de vue que la responsabilité des membres de l'administration spéciale, et plus généralement des organes de l'exécution forcée, est exclusivement régie par l'art. 5 LP, qui institue une responsabilité de droit public du canton (al. 1), excluant toute prétention du lésé envers l'auteur (al. 2). A défaut de prétentions civiles susceptibles de résulter des infractions ainsi dénoncées, le recourant n'a pas qualité pour recourir en matière pénale sous cet angle non plus.