Citation: 5A_432/2019 E. 1.2.2

1.2.2. 1.2.2.1. Aux termes de l'art. 533 al. 1 CC, l'action en réduction se prescrit par un an à compter du jour où les héritiers connaissent la lésion de leur réserve et, dans tous les cas, par dix ans, qui courent, à l'égard des dispositions testamentaires, dès l'ouverture de l'acte et, à l'égard d'autres dispositions, dès que la succession est ouverte. Le délai d'un an est en réalité un délai de péremption (ATF 138 III 354 consid. 5.2; 98 II 176 consid. 10). Il doit donc être préservé par l'introduction de la requête de conciliation (art. 64 al. 2 en lien avec l'art. 62 al. 1 CPC; MINNIG, in OFK-ZGB, 3 ème éd., 2016, n° 1 ad art. 533 CC). 1.2.2.2. La décision rejetant l'exception de péremption est une décision incidente sur une question préjudicielle de droit matériel (dans ce sens sur la prescription: cf. arrêts 1C_606/2017 du 8 octobre 2018 consid. 1.3, publié in SJ 2019 I p. 133; 2C_1133/2014 du 17 décembre 2014 consid. 3.2; 4A_51/2008 du 28 mars 2008 consid. 1.1). Une telle décision n'est donc susceptible de recours au Tribunal fédéral qu'à titre exceptionnel, si l'un des deux cas décrits à l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF est réalisé. Or, la décision attaquée ne cause manifestement pas de préjudice irréparable au recourant qui pourra invoquer la péremption des prétentions purement patrimoniales de l'intimée avec la décision finale; par ailleurs, s'il est vrai que l'admission du présent recours par le Tribunal fédéral sur la question de la péremption pourrait conduire immédiatement à une décision finale sur une partie des prétentions, il n'en demeure pas moins qu'on ne voit pas, et le recourant ne l'expose pas, alors qu'il a été invité à répliquer, que la poursuite du litige entraînerait une procédure probatoire longue et coûteuse.