Citation: 1C_463/2024 E. 3.2

3.2. En premier lieu, les recourants critiquent l'application des dispositions relatives aux limites de propriétés et des constructions en ordre contigu (cf. art. 58, 67, 69, 70 et 71 de la loi genevoise sur les constructions et les installations diverses [LCI; RS/GE L5 05]). Ce grief n'a été traité par la Cour de justice que sous l'angle de la violation du droit d'être entendu, les recourants n'ayant pas contesté l'application de ces dispositions cantonales devant cette instance. S'agissant d'une argumentation nouvelle portant exclusivement sur l'application du droit cantonal, sa recevabilité semble douteuse étant donné qu'il est nécessaire de démontrer l'arbitraire du raisonnement de l'instance cantonale (cf. arrêts 1C_481/2023 du 26 mars 2024 consid. 4 et 1C_494/2023 du 2 février 2024 consid. 4). En effet, il ne s'agit en l'occurrence pas d'un nouveau grief de droit fédéral ou d'ordre constitutionnel qui pourrait, sous certaines conditions, être traité directement par le Tribunal fédéral (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et 4.4.6). En revanche, cette argumentation se fonde sur l'état de fait retenu par la cour cantonale et n'augmente ni ne modifie les conclusions, la question de l'application des art. 58, 67, 69, 70 et 71 LCI ayant été traitée matériellement par le TAPI. Cela étant, la question de la recevabilité du grief peut demeurer indécise, celui-ci apparaissant mal fondé.