Citation: 6B_410/2017 E. 1

L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'appuie sur des éléments - notamment divers rapports ou prises de position - qui ne ressortent pas de l'état de fait de la cour cantonale (cf. consid. 1 supra). Le recourant a été condamné, par arrêt du 3 novembre 1998, à une peine de 5 ans de réclusion suspendue au profit d'un internement fondé sur l'ancien art. 43 ch. 1 al. 2 CP. Cette mesure a été transformée en internement au sens de l'art. 64 CP, par jugement du TAPEM du 5 décembre 2008 définitif et exécutoire (cf. aussi la décision de la CourEDH X.________ c. Suisse du 31 mai 2016 [requête no xxx], § 18). La détention du recourant repose ainsi sur une condamnation prononcée par un tribunal, conformément aux exigences de l'art. 5 par. 1 let. a CEDH. Par ailleurs, l'objectif visé par l'internement du recourant au moment de son prononcé en 1998 était la protection de la sécurité publique. Cette mesure n'impliquait aucune durée maximale mais pouvait être continuée aussi longtemps que l'objectif visé le requérait. En l'occurrence, le risque de voir le recourant commettre des infractions de même genre que celles pour lesquelles il a été condamné demeure élevé, ce que l'intéressé ne conteste d'ailleurs nullement. Ainsi, le lien de causalité entre la détention du recourant et sa condamnation n'est pas rompu. Le recourant soutient qu'il ferait l'objet d'un "internement à vie". Il se contente, sur ce point, de rappeler la durée de l'internement déjà subie, sans indiquer en quoi cette mesure violerait le droit fédéral ou conventionnel. L'intéressé prétend en outre que l'examen prévu par l'art. 64b al. 1 let. a CP ne serait "pas effectué chaque année comme il devrait l'être". Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le recourant aurait soulevé un grief similaire quant à l'application de cette dernière disposition en instance cantonale. Il n'établit pas que l'autorité précédente aurait commis un déni de justice à cet égard. Le grief est ainsi irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF). Le recourant s'attache ensuite à démontrer l'inadéquation des établissements de détention dans lesquels il a séjourné au fil des ans - soit la prison de F.________, la Prison C.________ ou E.________ - avec l'internement dont il fait l'objet. Il admet néanmoins que l'art. 64 al. 4 CP permet l'exécution d'une telle mesure notamment dans un établissement fermé ou dans la section fermée d'un établissement ouvert au sens de l'art. 76 al. 2 CP. L'intéressé développe, pour le surplus, des considérations générales relatives au caractère supposément inadapté à l'internement des établissements précités, sans préciser en quoi ceux-ci ne lui auraient pas convenu, ni dans quelle mesure il en aurait résulté, concrètement, une violation de l'art. 5 par. 1 CEDH. Il n'apparaît pas non plus que le recourant n'aurait pas bénéficié de soins psychiatriques adaptés. Enfin, le recourant se réfère à divers rapports émanant du Comité du Conseil de l'Europe pour la prévention de la torture. Il ne spécifie cependant pas ce qu'il faudrait en déduire dans son cas particulier. Il n'établit en particulier nullement qu'il n'aurait lui-même pas pu bénéficier de traitements adéquats (cf. aussi sur ce point l'arrêt 6B_826/2013 précité consid. 3.10). Le recourant soutient encore que le temps passé en détention "l'aurait rendu plus dangereux" et qu'il serait désormais inaccessible à une prise en charge thérapeutique. Il s'écarte, sur ce point, de l'état de fait de la cour cantonale, retenant qu'aucun expert n'avait conclu à son incurabilité. Au demeurant, on voit mal dans quelle mesure l'absence de perspective de traitement permettrait au recourant de prétendre à son élargissement. En effet, la poursuite d'un internement n'est nullement subordonnée à la perspective d'une évolution de l'interné, cette mesure visant en priorité à garantir la sécurité publique (arrêt 6B_403/2017 du 10 octobre 2017 consid. 4.4.2). Or, le recourant ne conteste pas que la dangerosité ayant justifié son internement en 1998 demeure inchangée, de sorte que les conditions de maintien de cette mesure sont toujours remplies au sens de l'art. 56 al. 6 CP et qu'une libération conditionnelle de l'internement ne saurait être envisagée au regard des exigences de l'art. 64a al. 1 CP. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.