Citation: 6B_1083/2014 E. 3.3

3.3. L'autorité cantonale a constaté, s'agissant des faits ayant eu lieu à l'intérieur du restaurant, que les accusations portées à l'encontre de l'intimé n'étaient étayées par aucun élément concret. En effet, les membres du personnel de l'établissement public ont tous indiqué que la recourante n'avait pas quitté la table de la salle à manger le soir en question. La cour a également souligné que selon les déclarations des témoins, même si le gérant s'était éloigné pour amener la caisse dans le bureau du patron, la recourante ne s'était jamais retrouvée seule avec l'intimé. L'inspection locale a permis d'établir qu'un viol n'aurait pu être commis sans que les membres du personnel s'en aperçoivent. A cela vient s'ajouter l'absence de toute violence sexuelle lors de l'examen gynécologique. En confirmant le classement, faute de réalisation des conditions de l'infraction de viol, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral. S'agissant des faits qui se sont produits au domicile de la recourante, la cour cantonale souligne que l'intimé a spontanément reconnu avoir entretenu une relation sexuelle. Elle indique que la recourante a elle-même demandé à l'intimé de rester, ce qui est confirmé par le témoin B.________ et de mettre un préservatif. Lors de son interrogatoire, l'intimé a précisé qu'il avait laissé le préservatif usagé sur le lit de la recourante, ce que cette dernière a confirmé. L'absence de toute contrainte sexuelle est également corroborée par le résultat de l'examen gynécologique. Comme l'a noté la cour cantonale, ces éléments vont plutôt dans le sens d'une relation sexuelle mutuellement consentie avec l'intimé et, le cas échéant, il ne saurait être reproché à ce dernier, au vu des circonstances susdécrites, de ne pas avoir compris que la recourante n'était pas consentante.