Citation: 2C_595/2018 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, la recourante est d'avis que la mesure prise à son encontre ne respecte pas le principe de proportionnalité et qu'une mesure portant une atteinte moins grave à ses intérêts aurait dû être privilégiée. En cela, elle n'explique nullement en quoi l'application faite par l'autorité précédente des art. 36 ss de la loi genevoise du 18 mars 2011 sur les chiens (LChiens/GE; RSGE M 3 45), qui ont trait aux mesures et sanctions pouvant être prises à l'encontre des détenteurs de chiens, serait arbitraire ou contraire à un autre droit constitutionnel, ni ne démontre en quoi l'application du principe de proportionnalité par cette autorité serait insoutenable. Quand bien même la recourante aurait motivé à suffisance son grief d'arbitraire, force serait de constater que la LChiens/GE, et en particulier l'art. 39 al. 1 LChiens/GE qui prévoit une liste de mesures que l'autorité peut prendre en fonction des faits reprochés au détenteur de l'animal, n'a pas été appliquée arbitrairement par l'autorité précédente et que celle-ci n'a pas fait une application insoutenable du principe de proportionnalité. En effet, sur la base des faits retenus sans arbitraire par la Cour de justice, c'est-à-dire que le chien de la recourante s'est à plusieurs reprises battu avec d'autres chiens et que les rapports de la fourrière, postérieurs au séquestre, démontrent que les problèmes de comportement du chien ne proviennent pas réellement de celui-ci, mais de la manière dont il a été éduqué et de la relation existant entre l'animal et la recourante, respectivement l'absence d'autorité de la seconde sur le premier, il est pleinement soutenable de confirmer la mesure de séquestre définitif du chien. Par ailleurs, l'autorité précédente, à l'arrêt duquel il sera renvoyé pour le surplus (cf. art. 109 al. 3 LTF), a, à juste titre, également relevé que l'intéressée n'avait pas acquis la formation que tout possesseur de chiens devrait avoir et qu'elle avait été avertie des risques d'un séquestre de son chien. On ne saurait dès lors considérer la mesure confirmée par la Cour de justice comme étant arbitrairement disproportionnée, puisque d'autres mesures moins contraignantes (plusieurs avertissements et diverses amendes), prononcées antérieurement, sont restées sans effet et n'ont pas permis d'atteindre le but de sécurité publique escompté. Les griefs d'application arbitraire du principe de proportionnalité et du droit cantonal, pour autant qu'on les considère comme étant suffisamment motivés (cf. art. 106 al. 2 LTF), doivent en conséquence être écartés.