Citation: 9C_601/2009 22.01.2010 E. 1

4.2 Sur le plan psychiatrique, les considérations développées par le recourant à l'appui de son recours ne justifient pas que l'on s'écarte de l'appréciation du Tribunal administratif. Si le recourant met en exergue les conditions particulières dans lesquelles se serait déroulée l'expertise de la doctoresse V.________ pour en atténuer la valeur probante, il n'allègue pas que le rapport établi à l'issue de celle-ci contiendrait des omissions significatives ou des erreurs manifestes à même d'en modifier diamétralement les conclusions. Ainsi, le recourant ne prétend pas que l'anamnèse serait inexacte ou incomplète. Il ne fait pas non plus mention d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés au cours de l'expertise et seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expertise. En particulier, il ne tente pas d'établir, au moyen d'une argumentation circonstanciée, les raisons pour lesquelles il estime que la préférence devrait être donnée aux points de vue émis par les docteurs W.________ et S.________. Enfin, il n'existe pas, contrairement à ce que soutient le recourant, de contradiction entre l'expertise réalisée par le docteur B.________ et celle réalisée par la doctoresse V.________, puisque cette dernière met précisément en évidence une évolution de son état de santé. 4.3 Sur le plan somatique, les arguments développés par le recourant sont également impropres à établir le caractère arbitraire du jugement attaqué. Le Tribunal administratif a considéré, sur la base des pièces médicales versées au dossier, que l'intéressé avait toujours disposé d'une pleine capacité de travail dans une activité légère et adaptée. Dans le cadre de la procédure en matière d'assurance-accidents menée parallèlement à la présente procédure, il a d'ailleurs été admis que le recourant conservait une capacité de travail entière dans une activité professionnelle adéquate (décision de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents du 17 septembre 2001, confirmée sur opposition le 11 janvier 2002 et par jugement du Tribunal administratif du 22 juin 2004). A l'appui de son recours, le recourant n'avance aucun élément qui viendrait contredire cette thèse et établir que l'appréciation de la juridiction cantonale serait manifestement inexacte. Il se réfère tout au plus au rapport du docteur W.________ du 4 mai 2006, dont le contenu, succinct, ne permet objectivement pas de retenir l'existence d'une incapacité de travail due aux troubles somatiques l'affectant. Dans ces circonstances, on ne voit pas en quoi la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire serait utile pour l'issue de la cause.