Citation: 9C_376/2017 E. 5.4

5.4. En l'espèce, selon les constatations de la juridiction cantonale qui ne sont pas remises en cause, la recourante avait cessé d'exercer son activité lucrative au mois de novembre 2010 pour des raisons personnelles, soit deux ans avant qu'elle ne fût victime d'un AVC. Dans ces circonstances, on ne saurait raisonnablement soutenir que les premiers juges auraient dû retenir qu'elle aurait continué à exercer cette activité sans la survenance de l'atteinte à la santé. On ne peut en outre pas établir au degré de la vraisemblance prépondérante que sans la survenance de l'AVC, elle aurait nécessairement recherché et retrouvé un poste similaire à celui qu'elle occupait jusqu'au mois de novembre 2010 et assorti d'une rémunération équivalente à celle qui était la sienne jusqu'alors. A l'inverse de ce que prétend la recourante, on ne saurait donc reprocher à l'autorité précédente d'avoir fait preuve d'arbitraire, ni d'avoir violé le droit, en déterminant son revenu sans invalidité en se référant aux données statistiques. Au vu de ce qui précède, le refus des premiers juges de donner suite à la requête de la recourante tendant à l'établissement de sa situation salariale au 30 novembre 2010 ne constitue pas une violation du devoir d'administrer les preuves nécessaires, pas plus que de son droit d'être entendue. Dans le sens où elle l'invoque, il s'agit en effet d'un grief qui n'a pas de portée propre par rapport à celui d'une appréciation insoutenable des preuves, lequel est mal fondé (voir arrêt 9C_287/2017 du 22 août 2017 consid. 4). Enfin, la recourante ne saurait pas non plus être suivie lorsqu'elle soutient, à titre subsidiaire, que dans l'hypothèse où son revenu sans invalidité eût dû être établi sur la base des données statistiques, l'autorité cantonale aurait appliqué celles-ci de manière incorrecte. Contrairement aux allégations de l'assurée, selon lesquelles les premiers juges auraient dû se référer à des données concernant uniquement le secteur public, ceux-ci n'ont pas violé le droit en se fondant sur des données relatives aux secteurs privé et public. En effet, elle a, au cours de sa carrière professionnelle, occupé des postes dans ces deux secteurs (cf. extrait du compte individuel et curriculum vitae du du 14 septembre 2011), son affirmation relative à l'accomplissement de vingt-cinq années sur vingt-neuf dans la fonction publique n'étant pas corroborée par les pièces du dossier. Le fait que la recourante a oeuvré une grande partie du temps dans le secteur public et qu'elle "présente une affinité particulière" pour celui-ci ne suffit pas à rendre vraisemblable de manière prépondérante qu'elle y aurait nécessairement repris un poste si une atteinte à la santé n'était pas survenue. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter du revenu sans invalidité retenu par la juridiction cantonale.