Citation: 5P.385/2006 12.03.2007 E. 5

Les recourants reprochent en particulier au juge de district d'avoir dénié au conseil de famille la qualité pour recourir au sens de l'art. 420 CC. 5.1 Un tiers a qualité pour recourir selon l'art. 420 CC, lorsqu'il invoque les intérêts de la personne à protéger ou se plaint de la violation de ses propres droits ou intérêts (ATF 121 III 1 consid. 2 p. 3), dans la mesure toutefois où ceux-ci ne peuvent faire l'objet d'une procédure civile (Thomas Geiser, Commentaire bâlois, n. 31 ad art. 420 CC). 5.2 En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré que, sous le couvert des intérêts du pupille, le conseil de famille invoquait en réalité ceux de l'un de ses membres, lequel n'avait, de surcroît, pas délivré procuration au mandataire pour interjeter recours contre le prononcé attaqué. La seule allégation selon laquelle la "décision du conseil [de contester la résiliation] [était] intervenue pour éviter de graves troubles, dont il avait pu constater qu'ils commençaient à se manifester chez le pupille", ne modifiait en rien cette appréciation, en l'absence de toute démonstration, ne fût-ce qu'au degré de la vraisemblance, quant à sa réalité. 5.3 A ces considérations, les recourants se contentent d'opposer, de façon appellatoire, que le juge a "oubli[é] qu'aux trois niveaux tutélaires entrepris, aucune instruction n'a été ordonnée" sur la question des conséquences pour le pupille de la résiliation abrupte du contrat de travail de sa cousine, que cette résiliation n'a pas seulement eu des conséquences financières et que l'intervention du conseil "visait surtout l'intérêt du pupille à conserver les services indispensables de sa cousine". Une telle critique ne répond manifestement pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, selon lesquelles le recourant doit démontrer, par une argumentation précise, en quoi consiste la violation du droit constitutionnel (ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189; 125 I 492 consid. 1b p. 495, 71 consid. 1c p. 76). En l'absence de constatations sur les effets négatifs qu'aurait eus pour le pupille la résiliation du contrat de travail, on ne voit pas comment le juge de district aurait pu considérer que le conseil de famille recourait contre l'acte du tuteur dans l'intérêt de ce pupille. Partant, c'est sans arbitraire que cette autorité a dénié à cette entité la qualité pour agir selon l'art. 420 CC. La troisième motivation résiste ainsi à la critique des recourants. Comme elle est indépendante et suffisante pour maintenir l'arrêt attaqué, il n'y a pas lieu d'examiner les autres motifs d'irrecevabilité retenus par le juge de district.