Citation: 6B_910/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, c'est en vain que la recourante soutient qu'en substance l'inaction qui lui est reprochée ne constituerait pas une contribution causale à l'infraction permettant de retenir une complicité. À cet égard, on relèvera qu'il y a complicité par omission lorsque, faute d'accomplir un acte qu'il était juridiquement tenu de faire, le complice produit un certain résultat et, par son inaction, prête assistance à l'auteur principal (cf. DUPUIS et al., Petit commentaire, Code pénal, 2e éd. 2017, no 9 ad art. 25 CP). C'est précisément en ne détachant pas l'enfant, alors qu'elle était tenue de le faire de par sa position de garante, que la recourante a prêté une assistance à la réalisation d'une infraction par B.________, se rendant ainsi complice de séquestration.