Citation: 2C_477/2024 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, le recourant remet en cause le système-même de la tenue de la liste d'attente et la place qui lui aurait été attribuée sur cette liste, au regard des dispositions matérielles spéciales régissant cette question (cf. en particulier les art. 17 et 18 du Règlement d'exécution de la loi genevoise sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur du 19 octobre 2022; RTVTC/GE; RSGE H 1 31.01, en lien avec l'art. 13 LTVTC/GE). En substance, il invoque qu'une application stricte de l'art. 18 RTVTC/GE, qui prévoit une inscription par ordre chronologique sur la liste d'attente, violerait sa liberté économique, l'égalité de traitement entre concurrents économiques, le principe de la proportionnalité et serait en outre arbitraire. Ces griefs ne relèvent ainsi pas de l'interprétation de la norme de droit transitoire appliquée en l'espèce par le Tribunal cantonal (soit l'art. 46 al. 13 LTVTC/GE) à la demande d'autorisation déposée par le recourant. Savoir si le recourant peut être inscrit en tête de liste constitue ainsi une autre problématique que celle de l'application du droit transitoire et de l'octroi d'une autorisation d'usage accru du domaine public. Le recourant aurait ainsi dû prendre une conclusion en ce sens devant les instances précédentes. Dès lors, la nouvelle conclusion en inscription en tête de liste d'attente est irrecevable, comme le relève l'Office cantonal dans ses déterminations. Partant, les griefs précités, formulés en lien avec l'art. 18 RTVTC/GE et la place qui aurait été attribuée au recourant sur la liste d'attente, ne seront pas examinés.