Citation: 8C_579/2021 E. 3.3

3.3. Les premiers juges ont ensuite examiné le grief du recourant selon lequel l'intimée se serait comportée de manière contraire à la bonne foi, en lui faisant la fausse promesse, dans sa réponse du 28 août 2017 relative à la procédure de suspension du versement de la rente, que lorsqu'il apparaissait au cours d'une procédure de révision qu'une rente n'était pas supprimée, celle-ci était versée ultérieurement avec des intérêts pour toute la durée de la suspension provisoire. Ils ont considéré qu'un argument invoqué par l'intimée en cours de procédure concernant la suspension provisoire des prestations ne constituait pas une "promesse" formelle envers le recourant. Par ailleurs, les conditions pour admettre une protection de la bonne foi du recourant n'étaient pas réunies. En particulier, l'argument de celui-ci selon lequel il se serait basé sur la promesse du versement d'intérêts moratoires - dont il admettait lui-même que leur modicité les rendait symboliques - pour renoncer à contester la suspension provisoire de sa rente de plusieurs milliers de francs auprès du Tribunal fédéral n'était pas convaincant.