Citation: 5A_537/2022 E. 6.2

6.2. Selon l'art. 390 al. 1 ch. 1 CC, l'autorité de protection de l'adulte institue une curatelle lorsqu'une personne majeure est partiellement ou totalement empêchée d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts en raison d'une déficience mentale, de troubles psychiques ou d'un autre état de faiblesse qui affecte sa condition personnelle. L'autorité de protection de l'adulte prend alors les mesures appropriées pour garantir l'assistance et la protection de la personne qui a besoin d'aide (art. 388 al. 1 CC), dans le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité (art. 389 al. 2 CC). Le principe de proportionnalité exige qu'une mesure soit (1) appropriée, (2) nécessaire pour atteindre le but d'intérêt public ou privé et (3) qu'elle s'avère raisonnablement exigible de la part de la personne concernée, compte tenu de la gravité de la restriction des droits fondamentaux (cf. ATF 147 I 450 consid. 3.2.3). En principe, il doit exister un rapport raisonnable entre le but et les moyens (cf. ATF 140 I 2 consid. 9.2.2; arrêt 1C_181/2019 du 29 avril 2020 consid. 5.3, non publié in ATF 147 I 103). Sous l'angle de la nécessité, une mesure doit représenter, du point de vue matériel, temporel et personnel, le moyen le moins incisif permettant d'atteindre le but légal; en d'autres termes, le danger ne doit pas pouvoir être prévenu par une mesure moins radicale (cf. sur la nécessité en général ATF 142 I 49 consid. 9.1; 140 III 241 consid. 2.1; arrêts 2C_1106/2018 du 4 janvier 2019 consid. 3.3; 2C_576/2018 du 16 novembre 2018 consid. 3.2.1). Les intérêts privés et publics opposés doivent alors être appréciés objectivement sur la base des circonstances données et mis en relation les uns avec les autres (arrêt 5A_154/2022 du 20 mai 2022 consid. 4.4.2).