Citation: 4C.100/2003 20.06.2003 E. A

A.a X.________ SA est propriétaire d'un appartement de trois pièces et demie dans un immeuble sis à Z.________________ et géré par A.________. Par contrat du 24 juillet 1996, ladite société a remis à bail cet appartement à B.________, ressortissant albanais du Kosovo, marié et père de trois enfants mineurs, pour son usage et celui de sa famille. Le loyer mensuel a été fixé à 830 fr. plus un acompte de 70 fr. pour les frais accessoires. Le locataire devait fournir une garantie de 830 fr. Conclu pour une durée d'une année, soit du 1er octobre 1996 au 30 septembre 1997, le bail se renouvelait tacitement d'année en année s'il n'était pas résilié le 30 juin au plus tard. Avant de prendre possession des locaux, B.________, qui n'avait pas encore fourni la garantie de loyer, a fait l'objet d'une instruction pénale et a été incarcéré, ce dont A.________ a eu connaissance. A la demande d'un frère du détenu, la commune de Z.________________ (ci-après: la commune) a pris contact avec le gérant de l'immeuble afin que la famille B.________ puisse emménager dans l'appartement loué. Un accord étant intervenu, A.________ a transmis le contrat de bail à la commune, le 23 septembre 1996, pour qu'elle le contresigne. Le 1er octobre 1996, cette dernière lui a répondu ce qui suit: "Nous nous référons à l'entretien téléphonique de Monsieur A.________ avec le Secrétaire soussigné et vous confirmons que dans le cadre de l'aide sociale actuellement octroyée à cette famille, la couverture du loyer sera assumée par les pouvoirs publics via notre administration. Il va de soi que si les conditions de cette aide n'étaient plus réunies, notre intervention cesserait. Vous voudrez bien nous remettre quelques bulletins de versement." La commune n'a pas contresigné le bail et elle n'a pas versé la garantie de loyer. A.b Les loyers ont été régulièrement payés par la commune du mois d'octobre 1996 au mois de février 1997. Par la suite, l'aide sociale octroyée à B.________ ayant été supprimée, la commune a interrompu les versements sans en avertir la bailleresse. Le 30 juin 1997, X.________ SA a informé la commune qu'elle n'avait pas encaissé de loyers à partir du mois de mars et qu'elle était entrée en discussion avec le locataire, qui lui avait fait des promesses de paiement. La bailleresse précisait qu'elle n'avait accepté l'accord conclu en octobre 1996 qu'en raison de la garantie fournie par la commune. Le 10 juillet 1997, la commune a répondu qu'elle n'avait pas accordé d'aide sociale à B.________, ajoutant que celui-ci avait affirmé avoir versé un acompte de 2'000 fr. N'ayant pas encaissé l'acompte promis, X.________ SA a informé la commune, le 13 septembre 1997, qu'elle avait mis fin au contrat et qu'elle entendait expulser son locataire.