Citation: 6B_456/2015 E. 1.6

1.6. En ce qui concerne la situation personnelle du recourant, la cour cantonale a retenu qu'elle était sans doute précaire sur le plan financier. Il avait toutefois une formation d'électricien et avait travaillé comme menuisier en Grèce et en Albanie. Non toxicomane et sans antécédents judiciaires, rien n'expliquait qu'il se soit livré à de tels agissements. Il avait volontairement débuté son activité illicite, alors qu'il aurait pu trouver un emploi dans son pays. Une entreprise s'était d'ailleurs déclarée prête à l'engager dès son retour en Albanie (jugement entrepris, consid. 4.3.1 p. 19). Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir apprécié défavorablement à son endroit le fait d'avoir retrouvé un emploi dans son pays d'origine, soit son désir de recommencer à travailler honnêtement. Ainsi articulé, le grief confond la constatation d'un fait avec la preuve d'un autre fait. La cour cantonale n'a pas reproché au recourant d'avoir retrouvé un travail pour le moment de son retour chez lui, elle a constaté, en se fondant sur la pièce qu'il a produite pour établir ce fait, qu'il disposait de compétences professionnelles qui lui auraient permis, au lieu de s'adonner au trafic de stupéfiants, de se procurer des revenus licites. La cour cantonale pouvait, sans arbitraire, conclure qu'en optant pour l'illicéité alors qu'il disposait de capacités lui permettant de travailler honnêtement, le recourant avait agi par appât du gain, soit pour des mobiles égoïstes. Elle pouvait, sans violer le droit fédéral, en tenir compte en sa défaveur au moment de fixer la peine. Pour le surplus, pour positive que soit l'aspiration du recourant à exploiter désormais ses compétences pour assurer la couverture de ses besoins comme tout citoyen respectueux des lois, il ne s'agit, ni plus ni moins, que du but visé par sa condamnation. Cela ne saurait justifier une réduction de la sanction. Le grief est infondé.