Citation: U 245/01 09.01.2003 E. 1

Ce médecin pose certes le diagnostic de trouble organique de la personnalité en indiquant que les résultats des tests neuropsychologiques effectués sont compatibles avec les séquelles d'un traumatisme cranio-cérébral couvert (gedecktes Schädel-Hirntrauma) qui aurait causé, dans un mécanisme de type «contre-coup», des micro-lésions du lobe frontal ou temporal. Les examens par imagerie médicale réalisés n'ont toutefois pas permis d'objectiver de telles lésions ou micro-lésions cérébrales, si bien que rien ne justifie, en l'espèce, de s'écarter des critères posés par la jurisprudence pour examiner le caractère adéquat de la causalité entre un accident et des troubles psychiques (cf. supra consid. 3.1 et 4.1). Pour le surplus, les critiques émises à l'égard des conclusions de la doctoresse B.________ par la doctoresse C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie de l'Equipe de médecine des accidents de la CNA (communication du 30 août 2001), qui relève, d'une part, que l'existence de lésions du parenchyme cérébral, dûment objectivées, est, sur le plan médical, une condition nécessaire au diagnostic de trouble organique de la personnalité et, d'autre part, que les troubles cognitifs mis en évidence par les tests neuropsychologiques effectués ne sont pas si spécifiques qu'ils permettent d'établir l'existence de lésions cérébrales, apparaissent convaincantes. Il s'ensuit que l'on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir nié qu'un rapport de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques dont souffre le recourant fût donné en l'espèce.