Citation: I 172/04 03.01.2005 E. 4

4.1 La recourante soutient que l'étendue de sa capacité de travail devrait être appréciée uniquement à la lumière des écritures du docteur D.________, compte tenu de la clarté et de la précision de ses avis médicaux. Elle rappelle que son médecin traitant a attesté que sa capacité de travail ne peut pas être améliorée, qu'on ne saurait exiger d'elle une autre activité, et que son état de santé se dégrade. En ce qui concerne les rapports des docteurs M.________ et O.________, la recourante estime qu'ils sont imprécis et confus, alléguant que leurs auteurs ont esquivé les questions qui leur ont été posées; quant au docteur de R.________, il ne l'a pas examinée personnellement. La recourante conteste dès lors les conclusions des trois médecins prénommés qui l'avaient jugée capable d'occuper un emploi adapté à 50 pour cent. A son avis, elle n'est pas en mesure d'exercer quelque activité simple et répétitive que ce soit, car pareilles tâches requièrent toutes un minimum d'aptitudes physiques ou manuelles dont elle ne dispose pas. De plus, elle soutient que ses chances de trouver du travail en Valais sont inexistantes, compte tenu de la situation du marché de l'emploi et de son manque de formation professionnelle. 4.2 Contrairement à ce que la recourante laisse entendre, le rapport du rhumatologue M.________ du 29 janvier 2003 se fonde sur des examens complets; il prend ses plaintes en considération; il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse; la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires. L'expert s'est exprimé sur les activités exigibles et a dûment motivé son point de vue. Il s'ensuit que le rapport du 29 janvier 2003, ainsi que l'écriture complémentaire datée du même jour, remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). Il en va de même du rapport du psychiatre O.________ du 25 février 2003, complété le 26 janvier 2004. En effet, les limitations dues au syndrome dépressif que présente la recourante réduisent son rendement de 20 %, tandis que le taux de 50 % correspond à une évaluation globale qui tient compte de l'appréciation de son confrère M.________. Les docteurs M.________ et O.________ se sont exprimés en tant que spécialistes dont la tâche consistait d'une part à porter un jugement sur l'état de santé de la recourante et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités elle est incapable de travailler, d'autre part à déterminer les travaux qui peuvent encore, raisonnablement, être exigés d'elle (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). Comme leurs rapports d'expertise remplissent toutes les conditions requises par la jurisprudence, le juge leur accordera davantage de poids qu'à l'opinion du médecin traitant (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc; RJJ 1995 p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2). En l'espèce, les avis des docteurs M.________ et O.________ concordent sur l'étendue de l'incapacité de travail de la recourante. Il s'ensuit que l'invalidité de la recourante doit être évaluée en tenant compte du fait que son état de santé est compatible avec une activité légère, effectuée à mi-temps, comportant une position de travail alternée, sans limitation de la marche. Quant à la situation du marché de l'emploi, elle n'entre pas en considération dans l'évaluation de l'invalidité (voir l'art. 7 LPGA, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2003).