Citation: 2C_1075/2019 E. 5.3.2

5.3.2. En l'occurrence, les juges précédents n'ont pas ignoré qu'avant de s'établir en Suisse en 2015, le recourant 1 avait quitté le Kosovo en 2003 déjà et que, dès lors, un retour dans ce pays ne se ferait pas sans difficulté, notamment sur le plan professionnel, malgré une potentielle valorisation de l'expérience acquise en Suisse. Cela étant, la Cour de justice a retenu qu'un retour au Kosovo n'impliquerait pas d'efforts disproportionnés et qu'il n'existait aucun obstacle insurmontable à une réintégration dans ce pays, où le recourant 1 se rend en vacances deux fois par année, en famille. Une telle appréciation se fonde en particulier sur le fait que l'intéressé, aujourd'hui âge de 43, a passé une grande partie de sa vie au Kosovo, en l'occurrence jusqu'à l'âge de 27 ans, qu'il en parle la langue et en connaît parfaitement les us et coutumes, à l'instar de son épouse actuelle qui n'a, pour sa part, quitté son pays d'origine qu'en 2015. D'après l'arrêt attaqué, le recourant 1 y retrouvera par ailleurs ses parents, deux de ses soeurs, ainsi que toute sa belle-famille. Ces différents constats, qui lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont les recourants ne prétendent pas qu'ils seraient arbitraires, permettent assurément de retenir qu'une réintégration au Kosovo n'est pas "fortement compromise" pour le recourant 1, qui est en bonne santé et relativement jeune, ni du reste pour son épouse et ses très jeunes filles qui s'adapteront rapidement à ce nouveau lieu de vie de famille.