Citation: 6B_1040/2022 E. 2.5.2

2.5.2. Le recourant prétend qu'il était arbitraire de retenir que l'alerte avait été relayée par plusieurs médias à grand tirage et qu'elle aurait ainsi créé un sentiment d'insécurité auprès des habitants des communes concernées. En tant que l'argumentation du recourant consiste uniquement à opposer sa propre appréciation des moyens de preuve et sa version des faits à celles de la cour cantonale, elle est purement appellatoire. Il en va notamment ainsi lorsqu'il dénie la création d'un sentiment d'insécurité au seul motif que le dossier ne comprendrait pas de courriers ou de demandes de renseignements de la part de lecteurs ou d'habitants inquiets. Il en va de même lorsqu'il affirme que le fait que les services de l'Etat jugent une menace sérieuse ne serait pas suffisant pour que la population concernée la juge également sérieuse. Au demeurant, il ne fait pas de doute qu'une telle annonce est propre à créer un sentiment d'insécurité auprès des habitants de la région visée. En outre, on peine à comprendre le reproche du recourant selon lequel l'article du "F.________" n'aurait pas relevé qu'entre 10'000 et 15'000 vaudois seraient concernés par la pollution de l'eau et susceptibles d'être atteints dans leur santé, alors même qu'il cite dans son recours le passage correspondant à cette affirmation. En effet, le recourant cite de la sorte l'article de presse: "C'était la quatrième distribution de ce "corbeau" qui dénonce les risques que ferait courir un projet [du groupe] C.________, sur son site de W.________, à la nappe phréatique toute proche. Elle alimente entre 10'000 et 15'000 habitants en eau potable, dans les communes de Y.________, de Z.________ et de U1.________, ainsi que de V1.________, de W1.________ et de X1.________". Mal fondé, le grief du recourant est rejeté.