Citation: 9C_590/2021 E. 6.3

6.3. Il s'ensuit qu'aucune des pièces - en particulier médicales - versées au dossier n'établit l'existence d'une diminution déterminante de la capacité de travail de l'assurée, voire d'une diminution de son rendement au travail, pendant la période du 1er juin 1997 au 31 octobre 2009. Sans nier les difficultés auxquelles a pu être confrontée l'assurée en raison de son trouble bipolaire, qu'elle ignorait à l'époque, le Tribunal fédéral constate qu'aucun médecin ne lui a délivré un arrêt de travail déterminant sur la période courant jusqu'au 31 octobre 2009. Le fait qu'elle a démissionné en 2009 parce qu'elle "n'en pouvait plus", selon la CIEPP, et qu'elle a souffert d'un épisode dépressif à la suite notamment d'une rupture sentimentale ne suffit pas à établir une baisse de sa capacité de travail durable d'au moins 20 % pour des motifs médicaux. Par conséquent, la juridiction cantonale a retenu de manière arbitraire qu'une diminution de la capacité fonctionnelle de travail de l'assurée d'au moins 20 % s'était déjà manifestée avant le 31 octobre 2009. Aussi, la recourante ne saurait être tenue de prendre en charge l'invalidité intervenue ultérieurement, à un moment où l'assurée ne lui était plus affiliée.