Citation: 5A_511/2021 E. 3.3

3.3. La problématique soulevée par la recourante se situe en réalité au niveau de l'exécution de la décision rendue à titre pré-provisionnel, exécution qui appartenait au conservateur du registre foncier tel qu'il en était requis par le premier juge (principe de la réquisition: art. 963 al. 1 et 2 CC; art. 46 al. 1 ORF). C'est ainsi dans ce contexte que ses critiques doivent être formulées. L'on ne saisit pas en effet sur quelle base légale les autorités judiciaires - singulièrement le juge de district - auraient dû intervenir d'office suite à l'opération effectuée par le conservateur du registre foncier de sa propre initiative, la recourante ne prétendant pas que les conditions de l'art. 334 al. 1 CPC auraient été réalisées. L'on ne peut dès lors reprocher au premier juge d'avoir créé une situation de confiance à l'endroit de la recourante, que le second magistrat aurait déçue en relevant que l'annotation était dépourvue d'effet. La jurisprudence valaisanne à laquelle la recourante se réfère - publiée à la RVJ 2021 p. 134 ss - ne lui est en ce sens d'aucune aide en tant que, dans le cas qui l'a suscitée, l'attente avait été provoquée par l'autorité judiciaire elle-même et non par une autorité d'exécution. Aucun grief d'arbitraire ne peut enfin être retenu à l'encontre de la décision attaquée dès lors que celui-ci se recoupe en définitive avec la critique liée à la violation de l'art. 5 al. 3 Cst.