Citation: 9C_32/2013 E. A

A.a. T.________, née en 1970, a travaillé en qualité de collaboratrice de restaurant pour le compte de X.________. Le 7 mars 2007, elle s'est annoncée auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (l'office AI), invoquant un état dépressif et un syndrome de stress post-traumatique. Dans le cadre de l'instruction de la demande, l'administration a confié la réalisation d'une expertise au docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Celui-ci a retenu une dysthymie ainsi qu'une autre modification durable de la personnalité et considéré que la capacité de travail de l'assurée dans une activité adaptée était de 80% (rapport du 19 novembre 2007). Le 23 juin 2008, l'office AI a rejeté la demande. Cette décision est entrée en force, faute d'avoir été attaquée. A.b. Le 5 novembre 2009, T.________ a présenté une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'administration a recueilli les renseignements usuels auprès de la doctoresse R.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, médecin traitant (rapport du 2 février 2010), puis a chargé le docteur S.________ de réaliser à nouveau une expertise. Ce dernier a posé les diagnostics d'état dépressif compensé à un niveau actuel de dysthymie ainsi que d'autres modifications durables de la personnalité, niveau léger, avec éléments d'histrionie, immaturité et tendances « passive-agressives », et retenu une capacité de travail dans toute activité de 80% au moins (rapport du 15 juillet 2010). Sur la base de ces éléments, l'office AI a rejeté la demande par décision du 2 février 2011.