Citation: 4A_493/2019 E. 4.1

4.1. Les recourants se plaignent d'une violation de l'art. 341 al. 1 et de l'art. 342 al. 2 CO. A l'instar d'autres créances résultant d'obligations de droit public au sens de l'art. 342 al. 2 CO, la prétention salariale fondée sur l'obligation de l'employeur qui a signé une déclaration de garantie entrerait dans le champ d'application de l'art. 341 al. 1 CO, contrairement à l'avis de la cour cantonale. Partant, la renonciation à une telle créance intervenant plus d'un mois après la fin des rapports de travail serait valable. En l'espèce, l'employée aurait renoncé à toute prétention salariale en signant, près de dix mois après la fin des rapports de travail, l'accord du 17 décembre 2010, qui comporterait des concessions réciproques. Au demeurant, elle commettrait un abus de droit en se prévalant de la nullité de cette transaction, qu'elle a signée, dûment informée, en présence notamment d'une mandataire professionnellement qualifiée et après avoir bénéficié de plusieurs jours de réflexion.