Citation: 5P.18/2002 22.05.2002 E. 4

4.- La recourante se plaint encore de ce que la cour cantonale n'a pas pris en compte le fait, pourtant documenté, qu'elle a "invoqué, sans contestation, envers la succession A.________, la compensation entre les honoraires taxés et les dépens alloués par le TF"; elle affirme que l'arrêt attaqué repose sur des "constatations de faits absolument contraires aux pièces du dossier". Autant qu'il est compréhensible, le moyen doit être écarté à un double titre: D'une part, on ne discerne pas s'il est fondé sur un défaut de motivation (art. 29 al. 2 Cst.) ou sur une lacune dans la constatation des faits (art. 9 Cst.); faute de pouvoir déterminer d'emblée le droit constitutionnel dont l'application est en cause, la critique apparaît ainsi irrecevable (ATF 115 Ia 183 consid. 3 p. 185). D'autre part, pour que la compensation invoquée à l'égard de la succession soit également opposable à l'intimée personnellement, encore faudrait-il qu'il y ait fusion de patrimoines, ce qui suppose que la prénommée soit héritière unique (cf. Piotet, Précis de droit successoral, 2e éd., p. 20/21; v. aussi: Engel, Traité des obligations en droit suisse, 2e éd., p. 671; ); or, il ne ressort pas de la décision attaquée qu'une pareille hypothèse serait réalisée dans le cas particulier, et la recourante ne le dit pas davantage.