Citation: 6B_296/2018 E. 4

Le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir " tenu aucun compte des violations des art. 3 CEDH, 10 Cst. et de l'art. 3 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants plaidées devant elle le 19 décembre 2017 " (recours, p. 12). Il y voit une violation de son droit à une décision motivée découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. Il ne résulte pas de l'arrêt entrepris que la violation des art. 3 CEDH, 10 Cst. et de l'art. 3 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels aurait été invoquée devant l'autorité précédente. On ne saurait partant reprocher à celle-ci de n'avoir pas traité ce grief. Faute d'épuisement des voies de droit cantonales (art. 80 al. 1 LTF), ce moyen est irrecevable devant le Tribunal fédéral. Au demeurant, dès lors que l'arrêt attaqué ne retient pas - sans arbitraire - qu'une expulsion conduirait le recourant à subir, dans le futur, des actes prohibés par les dispositions invoquées, le grief, eût-il été recevable, aurait dû être rejeté.