Citation: 4A_403/2009 23.10.2009 E. 3.4

3.4.1 In casu, l'autorité cantonale, appréciant le courrier du notaire C.________ déposé le 11 avril 2008 par la bailleresse, a jugé qu'il était dénué de force probante, à considérer que le notaire est le père de l'administrateur de la recourante. La recourante, qui ne se prévaut même pas d'arbitraire dans la branche du grief relatif à l'acte notarié, se borne à présenter sa propre vision des choses et à esquisser une comparaison entre diverses lois cantonales sur le notariat. Une telle critique est totalement impropre à démontrer qu'est arbitraire la constatation selon laquelle il n'a pas été prouvé par l'attestation notariale en question, à défaut d'autres preuves documentaires, que toutes les actions de la recourante sont en mains de la fondation. 3.4.2 S'agissant de la déposition de A.________, la Chambre d'appel, loin de l'ignorer, en a rappelé au contraire avec soin le contenu au consid. B let. m de l'arrêt déféré. Il résulte de cette déposition que A.________, qui affirme vivre principalement chez son ex-mari depuis 17 ans tout en confirmant avoir le désir de prendre en location l'appartement des intimées, a déclaré n'avoir pas été intéressée au logement voisin de celui occupé par ces dernières, lequel était libre en 2004 ou 2005, « parce qu'elle vivait alors avec quelqu'un d'autre ». Elle a ajouté qu'elle devait reloger le bureau de la fondation, car le propriétaire desdits locaux lui avait laissé entendre qu'il entendait les récupérer. Devant le flou de cette déposition, qui ne permet pas de savoir si A.________ veut louer l'appartement des locataires pour y habiter elle-même ou plutôt pour y mettre le bureau de la fondation, il n'est nullement insoutenable d'admettre que n'a pas été établi le besoin allégué du témoin de prendre à bail le logement en cause. Ce pan du grief doit être rejeté pour autant qu'il corresponde aux réquisits de motivation ancrés à l'art. 106 al. 2 LTF. 3.5 Dès l'instant où les intimées ont démontré que le congé était contraire aux règles de la bonne foi, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, annuler le congé litigieux.