Citation: 6B_336/2008 23.06.2008 E. B

Par ordonnance du 26 mars 2008, la Chambre d'accusation du canton de Genève a déclaré irrecevable le recours formé contre cette décision par X.A.________ et l'a, subsidiairement, rejeté. En bref, l'autorité cantonale a jugé, d'une part, que le recours, qui ne faisait que reprendre la teneur de la plainte dirigée contre le mis en cause ne remplissait pas les conditions posées par l'art. 192 al. 1 CPP/GE, selon lequel tout recours doit être formé par des conclusions motivées. La cour cantonale a souligné que s'il n'était pas indispensable qu'un recours contienne des « conclusions » formellement désignées comme telles, il fallait que l'intention du recourant et les demandes qu'il formule soient exprimées de manière claire, à défaut de quoi l'acte est irrecevable. Elle a relevé qu'en l'espèce le recourant se contentait de demander l'ouverture d'une instruction à l'encontre du mis en cause, sans préciser quelles mesures d'investigation il considérait comme nécessaires à l'établissement des faits dont il se plaignait, étant précisé que son recours reposait sur un dossier dont toutes les pièces pertinentes avaient déjà fait l'objet d'un examen par le Ministère public. D'autre part, le recourant ne pouvait se prévaloir d'aucun intérêt juridique personnel, actuel ou virtuel à se plaindre d'une mise en danger concrète de la santé ou de la vie de son père, ce dernier étant seul juridiquement légitimé à dénoncer une telle mise en danger au sens de l'art. 127 CP. Il n'était pas non plus légitimé à se plaindre d'un dommage à la propriété (art. 144 CP), X.B.________ étant seul propriétaire de l'immeuble prétendument endommagé. Au demeurant, et à supposer que le recourant fût légitimé à porter plainte, sa déclaration émise au mois de juillet 2007, soit plusieurs mois après l'ouverture de la succession de feu X.B.________, apparaissait tardive.