Citation: 8C_35/2008 30.10.2008 E. A

A.________ né en 1973, travaille en qualité de portier d'étages à l'Hôtel M.________. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de Hotela, Caisse-maladie et accidents de la Société suisse des hôteliers (ci-après: Hotela). Il est assuré auprès de Helsana Assurances SA (ci-après: Helsana) pour l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie. Par une déclaration d'accident remplie le 17 mars 2003, l'employeur de l'assuré a informé Hotela que celui-ci s'était bloqué le genou gauche en courant dans les escaliers le 16 octobre 2002. Le 21 janvier 2003, l'intéressé a subi une intervention chirurgicale consistant en une reconstruction du ligament croisé antérieur au tendon rotulien et une réduction sub-totale du ménisque interne. Le diagnostic posé était celui d'instabilité du genou gauche sur rupture du ligament croisé antérieur et de déchirure complexe du ménisque interne. Dans un rapport médical initial du 28 mai 2003, le docteur P.________, médecin traitant de l'assuré, a fait état d'un genou gauche très sensible à la mobilisation et attesté une incapacité de travail de 100% dès le 18 octobre 2002. Hotela a requis l'avis de son médecin consultant, le docteur V.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Dans un rapport du 4 septembre 2003, ce médecin a indiqué que la rupture du ligament croisé antérieur et la déchirure du ménisque interne constituaient des lésions corporelles assimilées à un accident; toutefois, il existait une lésion méniscale préexistante et le blocage d'un genou en courant n'apparaissait pas comme un facteur de nature à entraîner de telles lésions. Dans un rapport du 31 octobre 2003, le docteur P.________ a indiqué une reprise du travail à 50% à partir du 15 octobre précédent et prévu une reprise à 100% dès le 1er novembre 2003. Par décision du 9 mars 2004, Hotela a refusé de prendre en charge le cas. Saisie d'une opposition d'Helsana, Hotela l'a rejetée par décision du 5 juillet 2004. Elle a considéré, en bref, que l'événement du 16 octobre 2002 ne constituait pas un accident étant donné l'absence d'un facteur extérieur extraordinaire; par ailleurs, l'existence d'une lésion corporelle assimilée à un accident devait être niée en l'absence d'un facteur extérieur, voire d'un facteur déclenchant; au demeurant, même si le blocage du genou devait être considéré comme un tel facteur, la présence d'un lien de causalité naturelle avec la lésion ligamentaire et méniscale devrait être exclue.