Citation: 6B_746/2022 E. 4.3.1

4.3.1. A la suite de l'autorité de première instance, la cour cantonale a estimé que la faute du recourant était lourde. Celui-ci s'était d'abord associé à G.________ dans le but d'agresser physiquement l'intimé D.________, en raison d'un ancien litige. A l'instar de son comparse, il avait à cet égard fait preuve d'une intense volonté criminelle, en faisant courir un grand risque à la victime, la rouant de coups alors qu'elle était au sol. Pris par surprise, l'intimé n'avait dû son salut qu'au fait qu'il courait plus vite que le recourant, qui avait encore cherché à le rattraper. Moins de deux mois après ces faits, le recourant s'en était violemment pris à un contrôleur de train qui lui demandait son titre de transport, n'hésitant pas à lui cracher au visage, à l'injurier, puis, à la suite de l'intervention de M.________, à le frapper avec ses poings et même avec une trottinette. Un tel comportement, proprement inadmissible, démontrait qu'il n'hésitait pas à recourir à la violence, de préférence à plusieurs contre un. Quelques mois après l'agression d'avril 2017, il s'était à nouveau singularisé en commettant d'autres infractions de violence physique, soit en participant à une rixe en Valais, en mai 2017, puis en se rendant coupable de lésions corporelles simples dans le canton de Genève, en août 2017. Par ailleurs, en été 2020, il avait été pris par deux fois de véritables crises de folie au cours desquelles il s'en était pris physiquement à toute personne qui avait le malheur de croiser sa route (ses voisins, de simples passants et des agents de police). Il devait également répondre de multiples infractions routières objectivement graves, puisqu'il n'avait pas hésité à conduire sans permis et sous l'influence de l'alcool, de la marijuana et de l'ecstasy, créant par là un danger non négligeable pour les autres usagers de la route. Cette répétition d'infractions, qui portaient sur de nombreux biens juridiquement protégés, parmi lesquels l'intégrité corporelle, la liberté, le patrimoine et la sécurité routière, démontrait que, non seulement, le recourant n'avait pas de respect pour l'ordre juridique et aucun scrupule à s'affranchir des règles qui s'appliquaient à tout un chacun, mais également qu'il s'était bien ancré dans la délinquance. Son attitude durant la procédure avait elle aussi été blâmable, puisqu'il avait menti à plusieurs reprises aux enquêteurs, avant de rejeter toute la responsabilité des coups portés à l'intimé D.________ sur I.________, se présentant pour sa part comme un homme de dialogue. S'agissant des faits survenus en gare de t.________ (VS), plutôt que de faire amende honorable, il avait justifié son comportement inacceptable par les propos prétendument racistes que le contrôleur lui aurait tenus. Il s'était aussi montré agressif et menaçant à l'endroit des policiers qui l'avaient contrôlé le 25 avril 2017, au point que ceux-ci avaient dû l'entraver et le coucher sur le capot du véhicule de service. Le recourant avait certes émis des regrets en décembre 2020. Ceux-ci étaient toutefois essentiellement à mettre en lien avec les torts qu'il avait causés à sa famille. Quant aux excuses présentées à l'intimé D.________ lors des débats, elles n'apparaissaient guère sincères dès lors que le recourant avait persisté dans ses dénégations sur son rôle exact dans l'agression. Ce mauvais comportement laissait perplexe et permettait de douter de sa prise de conscience (cf. jugement attaqué, consid. 10.3.3 p. 47 s.).