Citation: 1C_249/2015 E. 2.2

2.2. Selon la recourante, l'instance précédente aurait omis de retenir que différents projets de construction ont été récemment réalisés sur la base du PLQ n° 25'769, datant de 1966; il s'agirait d'une tour de quatorze étages sur la parcelle n° 12067 de la Commune de Meyrin, ainsi que d'un immeuble administratif érigé entre 2011 et 2013, sur les parcelles n os 13424 et 13425. A la suivre, ces réalisations confirmeraient, d'une part, que le PLQ de 1966 serait encore applicable aux fonds n os 10444 et 10445, à l'exclusion du PLQ 2010; ces constructions épuiseraient, d'autre part, les droits à bâtir accordé à ces parcelles par ce premier plan, ce qui aurait - d'après la recourante - dû conduire à écarter les projets litigieux. Cette argumentation tombe toutefois à faux: comme on le verra, la réalisation des bâtiments mentionnés par la recourante est sans influence sur la validité du plan de 2010, respectivement sur son application aux constructions projetées sur lesdites parcelles; il sera démontré ci-après que c'est à raison que la Cour de justice a considéré que l'adoption de ce plan équivalait à une révision partielle du premier plan de 1966, en ce qui concerne le régime applicable aux deux terrains précités (cf. consid. 5ci-dessous). Il s'ensuit - pour peu qu'il s'agisse d'une critique portant sur l'établissement des faits - qu'il est également sans conséquence que l'instance précédente n'ait pas retranscrit le grief matériel portant sur la validité et le caractère contraignant du PLQ 1966 dans la partie "en fait" de son arrêt, comme s'en plaint la recourante. Le grief doit partant être intégralement écarté.