Citation: 2C_186/2008 11.03.2008 E. 1

6.2 En l'espèce, le recourant s'est déjà soustrait une fois à son renvoi par le passé, en disparaissant dans la clandestinité à la fin de l'année 2004; il n'est réapparu que trois ans plus tard, à l'occasion d'un contrôle d'identité effectué dans le canton de Vaud. Par ailleurs, malgré une expertise linguistique concluant à son origine vraisemblablement gambienne, il a toujours affirmé, durant la procédure d'asile puis lors des différentes auditions effectuées en vue de son renvoi, être originaire du Mali. Ce n'est que le 12 décembre 2007 qu'il a finalement admis venir de Gambie. Par son comportement, l'intéressé remplit dès lors sans conteste les conditions mises à une mesure de détention en vue de renvoi (cf. ATF 130 II 56 consid. 3.1 p. 58 s. et les arrêts cités); il a admet d'ailleurs lui-même avoir violé son obligation de collaborer et ne fournit aucun élément concret permettant de se convaincre qu'il ne va pas chercher une fois encore à se soustraire à son renvoi en cas de remise en liberté. En outre, la prolongation de sa détention se justifie, car les informations qu'il a fournies le 12 décembre 2007 exigent quelques vérifications pour permettre son renvoi; en particulier, il est nécessaire d'établir formellement sa véritable et complète identité. Au moment de la décision attaquée, une audition en présence d'une délégation gambienne était agendée à cette fin au 5 février 2008. Le recourant ne saurait dès lors se plaindre d'un manque de diligence des autorités. En outre, son renvoi apparaît envisageable dans un délai raisonnable. 6.3 Dans ces conditions, la prolongation de la détention du recourant jusqu'au 26 avril 2008 s'avère en tous points conforme au droit et proportionnée aux circonstances.