Citation: 8C_515/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Compte tenu des soupçons de violation par le recourant de ses devoirs de service ou de fonction (cf. art. 80 al. 1 RPers), les conditions pour l'ouverture d'une enquête administrative au sens de l'art. 81 al. 2 RPers étaient également réunies, ce que le recourant ne semble du reste pas contester. Même si cette enquête administrative n'a abouti à aucune sanction disciplinaire, on ne saurait reprocher à l'intimée de s'être appuyée sur le rapport de l'enquêtrice pour confirmer, par décision sur opposition du 24 février 2021, la décision de renouvellement conditionnel du mandat du recourant jusqu'au 31 juillet 2021 et refuser, par décision sur opposition du 27 mai 2021, le renouvellement dudit mandat au-delà de cette date. Au cours de l'enquête administrative, le recourant a pu exercer son droit d'être entendu, tout comme dans le cadre de la procédure de renouvellement de son mandat. L'intimée a par ailleurs agi de manière proportionnée, notamment en autorisant le recourant à poursuivre ses activités hors des locaux de l'Université durant l'enquête. Dès lors qu'une procédure de renouvellement était en cours et qu'elle avait mis au jour des éléments problématiques méritant d'être instruits, on ne peut pas faire grief à l'intimée - de surcroît sous l'angle restreint de l'interdiction de l'arbitraire - de ne pas avoir renouvelé le mandat du recourant de manière ordinaire pour ensuite prononcer une éventuelle sanction disciplinaire et/ou résilier ses rapports de service. Pour le reste, le recourant ne conteste pas que les conditions de renouvellement au sens de l'art. 119 al. 1 RPers n'étaient pas données. Il s'ensuit que l'arrêt cantonal échappe à la critique et que le recours doit être rejeté.