Citation: 4A_239/2016 E. 5.2

5.2. Le recours de la défenderesse ne satisfait manifestement pas à ces exigences. La recourante persiste à soutenir que le bail litigieux portait sur une chose servant de logement à la famille, si bien que le bailleur aurait dû communiquer l'avis comminatoire et le congé subséquent séparément à A.________ et à son épouse, conformément à l'art. 266n CO, sous peine de nullité (art. 266o CO). Semblable thèse est d'emblée privée de tout fondement dans la mesure où elle repose sur une allégation de fait contraire aux constatations des juges précédents, d'après laquelle A.________ aurait conclu le bail en son nom personnel avec l'intimé. Or, selon la jurisprudence, pour que des locaux commerciaux, qui servent également à l'hébergement d'époux, puissent bénéficier de la protection accordée par les art. 266met 266n CO, l'un des deux époux au moins doit être titulaire du bail (ATF 137 III 208 consid. 2.3 p. 210), condition non réalisée en l'espèce. Par ailleurs, la recourante ne démontre nullement en quoi la cour cantonale aurait méconnu la jurisprudence relative aux circonstances humanitaires citée dans son arrêt, si tant est qu'elle ait le droit d'invoquer de telles circonstances qui ne la concernent pas personnellement en sa qualité d'ex-locataire, mais qui ont trait à la situation des occupants de l'appartement qu'elle avait pris à bail. Enfin, on ne voit pas où la recourante veut en venir lorsqu'elle se réfère à "la lex speciales derogat generali ATF 133 111 17" (sic) pour en déduire la nullité du congé litigieux, voire pour solliciter une prolongation du bail. En formulant cette dernière requête, elle perd de vue, de surcroît, qu'en vertu de l'art. 272a al. 1 let. a CO, aucune prolongation n'est accordée en cas de demeure du locataire (art. 257d CO). Cela étant, application sera faite, en l'espèce, de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF.