Citation: 2C_428/2023 E. 1

A.d. Le 31 mai 2022, le Commissaire de police a ordonné la mise en détention administrative en vue du renvoi de A.________ pour une durée de 6 mois. Selon une communication du Secrétariat d'Etat du 31 mai 2022, une analyse de provenance LINGUA avait été effectuée le 27 janvier 2022, et avait conclu que l'intéressé parlait un "anglais francophone d'Afrique de l'Ouest respectivement un anglais gambien avec des expressions françaises". Une possible origine tchadienne de A.________ avait été exclue après que celui-ci avait été présenté le 16 décembre 2021 à une délégation de ce pays, qui ne l'avait pas reconnu comme l'un de ses ressortissants. Afin de poursuivre le processus d'identification de l'intéressé, qui était dépourvu de document d'identité, celui-ci devait être auditionné par une délégation du Mali en juillet 2022, de Gambie en août 2022 et du Sénégal en octobre 2022. Par jugement du 3 juin 2022, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif) a confirmé l'ordre de mise en détention de A.________ pour une durée réduite à 4 mois, soit jusqu'au 30 septembre 2022 inclus. Ce jugement n'a pas été contesté. A.e. La détention administrative en vue du renvoi de A.________ a été régulièrement prolongée par les autorités genevoises jusqu'au 22 juin 2023. L'intéressé, qui s'opposait à son renvoi de Suisse, avait confirmé ne pas vouloir entreprendre la moindre démarche auprès des autorités du Tchad, pays dont il se disait pourtant originaire, en vue d'obtenir des documents d'identité ou un laissez-passer. Les démarches prises par les autorités en vue d'établir l'origine de l'intéressé n'avaient pas encore permis de déterminer celle-ci mais étaient toujours en cours. A.________ avait ainsi été présenté le 26 octobre 2022 à une délégation malienne, qui ne l'avait pas reconnu comme l'un de ses ressortissants. L'audition par la délégation sénégalaise prévue en octobre 2022 avait été annulée. L'audition par la délégation gambienne, prévue au mois d'août 2022, n'avait finalement pas été organisée et, lorsque la délégation s'était présentée à Genève le 29 novembre 2022, l'agent qui devait escorter A.________ avait subi un accident. Il n'avait toutefois pas été remplacé, par erreur, de sorte que l'audition n'avait pas eu lieu. Le 16 mars 2023, l'audition par la délégation sénégalaise avait pu être effectuée et l'intéressé n'avait pas été reconnu comme un ressortissant de ce pays. Les autorités du Sénégal avaient toutefois annoncé vouloir procéder à des vérifications supplémentaires. Enfin, A.________ n'avait pas été reconnu comme ressortissant guinéen par la délégation de ce pays à la suite d'auditions du 26 janvier 2022 et du 23 mai 2023.