Citation: 5A_526/2007 11.01.2008 E. 8

Le recourant réclame le paiement d'une contribution d'entretien de 1'500 fr. par mois en faveur de D.________ et de lui-même avec effet rétroactif à la mi-mai 2004. L'autorité cantonale, se référant à l'art. 294 al. 2 let. c CPC/FR en vertu duquel l'appelant doit exposer les motifs à l'appui des conclusions, notamment les nouvelles allégations et offres de preuve, a considéré que le chef de conclusions du recourant était irrecevable. Celui-ci se contentait en effet d'exposer sa propre version des faits, au demeurant non établis, sans critiquer les éléments retenus par le premier juge pour fixer les contributions d'entretien, ce qui ne satisfaisait pas aux exigences de motivation énoncées par l'art. 294 al. 2 let. c CPC/FR. Il faut relever en premier lieu que la demande tendant à l'octroi de l'effet rétroactif à la mi-mai 2004 constitue une conclusion nouvelle et donc irrecevable (art. 99 LTF). En outre, une motivation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF présupposait la critique des considérations retenues par l'autorité précédente (cf. consid. 2.1 supra), laquelle a débouté le recourant pour des motifs de procédure. Or, le recourant, qui invoque les art. 11 et 129 CC ainsi que 8 Cst., tente d'établir qu'il a droit matériellement à une contribution d'entretien. Sa critique est donc une nouvelle fois irrecevable dans la mesure où elle n'a aucun lien avec les motifs de l'arrêt attaqué (cf. ATF 116 II 745 consid. 3, jurisprudence applicable à la motivation du recours en réforme; cf. consid. 2.1 supra).