Citation: 6B_445/2019 E. B

Statuant le 6 mars 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours interjeté par X.________ contre cette ordonnance, qu'il a confirmée. Brièvement résumés, les faits à l'origine de la procédure sont les suivants. C.________ SA avait notamment pour but les opérations immobilières, ainsi que le conseil dans le domaine urbanistique, d'architecture et d'ingénierie. Inscrite au registre du commerce le 9 décembre 2005, elle a été déclarée en faillite avec effet au 16 janvier 2014 et est actuellement en liquidation. A.________ en a été administrateur du 26 janvier 2006 au 21 août 2008, date à laquelle il a été inscrit en qualité d'administrateur président, avant de redevenir administrateur depuis le 20 juin 2011. B.________, pour sa part, en a d'abord été directeur, du 26 janvier 2006 au 21 août 2008, avant d'occuper le poste d'administrateur jusqu'à sa démission, le 20 juin 2011. Vers fin 2006 début 2007, A.________ a planifié la construction d'un complexe immobilier en Argentine. Il s'occupait de la conception et de la construction; B.________ avait pour tâche de gérer l'aspect financier, en particulier les relations avec les investisseurs et les transferts d'argent entre la Suisse et l'Argentine. Entre juin 2007 et juin 2011, six investisseurs, dont X.________, ont, sur la base d'un plan financier, octroyé des prêts à hauteur de 5'595'900 fr. 16. Divers montages juridiques et économiques ont été élaborés de manière à éluder un blocage partiel institué par l'Argentine lorsque des fonds étrangers financent des projets immobiliers dans ce pays. En 2011, en raison de difficultés financières de C.________ SA, X.________ a déclaré qu'un changement des administrateurs de la société était souhaitable et qu'il se porterait acquéreur de la totalité du capital-actions de la société, à tout le moins de 82% des actions, ce qui représentait à ses yeux la valeur de ses investissements et non la valeur des actions. Les parties ont passé un contrat par lequel elles ont convenu qu'au 18 novembre 2011 le montant de la dette, nouvellement négociée, s'élevait à 4'964'300 USD 18 (capital et intérêts), que son exigibilité était reportée au 30 novembre 2011 et qu'elle était garantie par des biens immobiliers appartenant à la débitrice. Par contrat du 18 novembre 2011, A.________, B.________ et C.________ SA, qui n'étaient pas en mesure de mener à bien leur projet immobilier, ont vendu les actions de la société à D.________ et E.________, qui souhaitaient terminer le projet à leurs frais. Le prix d'achat était acquitté principalement par compensation de leurs créances. X.________ a accueilli favorablement ce changement d'actionnaires. A la même date, X.________ a accepté de réduire son prêt à 1'000'000 USD et d'en reporter le remboursement au 31 décembre 2012. En 2012, les travaux n'étaient pas achevés. Selon A.________, les ventes immobilières auraient baissé en Argentine, ce qui n'aurait pas permis d'obtenir les fonds qui étaient attendus des promotions immobilières.