Citation: 2D_25/2020 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la procédure relative au refus de prolonger la (première) autorisation de séjour pour études du recourant a pris fin le 16 janvier 2019, lorsque le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours de l'intéressé (cf. supra let. A.b). Celui-ci a ensuite formé, le 29 avril 2019, une demande de reconsidération, subsidiairement une nouvelle demande, tendant en substance à l'octroi d'une nouvelle autorisation pour études, se prévalant d'une inscription auprès de l'Université de Fribourg. Indépendamment du fait que l'intéressé ait voulu déposer une demande de reconsidération ou une nouvelle demande, l'autorité administrative n'était tenue d'entrer en matière sur celle-ci qu'aux conditions prévues par la jurisprudence (consid. 3.2 ci-dessus). Or, tel que l'a retenu à juste titre le Tribunal cantonal, on ne voit pas que, dans le très bref laps de temps entre janvier 2019 et avril 2019, les circonstances aient pu se modifier au point qu'un nouvel examen de la demande d'autorisation s'imposerait largement avant le délai général de cinq ans. En particulier, le fait que le recourant, après avoir échoué définitivement dans la filière "Master en mathématiques" auprès de l'Université de Neuchâtel (arrêt entrepris, p. 3), se soit inscrit à un Master of arts in legal studies auprès de l'Université de Fribourg, n'est pas déterminant. Admettre le contraire reviendrait à dire qu'un étranger qui se trouve en situation d'échec définitif dans la filière pour suivre laquelle il avait obtenu une autorisation de séjour pour études, pourrait exiger des autorités administratives qu'elles entrent en matière sur une nouvelle demande d'autorisation de séjour (ou sur une demande de reconsidération) simplement en s'inscrivant à une nouvelle formation. Or, une telle façon de remettre continuellement en question une décision entrée en force n'est guère compatible avec la jurisprudence exposée ci-avant. L'inscription auprès de l'Université de Fribourg ne saurait ainsi constituer une circonstance à ce point déterminante qu'elle imposerait de renoncer au délai de cinq ans prévu par la jurisprudence et permettrait au recourant de voir sa nouvelle demande d'autorisation examinée par l'autorité de police des étrangers. Il sied encore d'ajouter que l'arrêt 2D_5/2020 du 2 avril 2020, que l'intéressé invoque à l'appui de son recours, concernait une situation qui n'était pas comparable à celle du présent cas. Dans cette affaire, la personne intéressée avait en effet déposé sa (deuxième) demande d'autorisation de séjour dans un canton différent de celui où elle avait déposé sa (première) demande d'autorisation, alors que, dans le cas d'espèce, l'autorité qui a refusé de prolonger la première autorisation de séjour de l'intéressé est la même qui a rejeté sa deuxième demande du 29 avril 2019, soit le service des migrations du canton de Neuchâtel. Le recourant ne peut donc, pour ces raisons déjà, rien déduire en sa faveur de l'arrêt 2D_5/2020 du 2 avril 2020.