Citation: 6B_266/2015 E. 1.3.3

1.3.3. Le recourant fait valoir que la cour cantonale n'aurait pas suffisamment pris en compte les conclusions prises par l'Inspection fédérale des installations à courant fort (ci-après: ESTI) dans son courrier du 3 décembre 2010. Cet organisme aurait pourtant clairement relevé qu'il n'avait pas pu constater de manquements aux obligations de C.________ Sàrl et que l'on ne pouvait pas prouver que l'installation laissée par le recourant correspondait effectivement à l'état constaté dans le rapport du 25 novembre 2008 au vu de la longue période qui s'était écoulée entre l'exécution des travaux et le contrôle effectué. Le recourant rappelle en outre que l'expert n'aurait pas pu exclure, dans son rapport complémentaire du 31 janvier 2013, que d'autres interventions avaient pu avoir lieu entre la fin de son activité et l'établissement du rapport de contrôle du 25 novembre 2008. De plus, la cour cantonale aurait écarté sans raison sérieuse et de manière inadmissible la correspondance du 31 juillet 2007, par laquelle le Conseil communal de N.________ avait décidé de fermer pendant près de deux mois, soit jusqu'à la fin du mois de septembre 2007, la halle commerciale pour des motifs sécuritaires et en raison de l'absence d'autorisation valable. Dans ce contexte, rien n'exclurait avec certitude qu'un électricien ne serait pas intervenu sur le chantier, sans autorisation valable, entre le moment où C.________ Sàrl aurait quitté le chantier et l'établissement du rapport de contrôle du 25 novembre 2008. Les critiques du recourant ne sont pas aptes à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation cantonale. En effet, l'examen effectué par l'ESTI consistait en un contrôle général de la société et l'a été uniquement sur la base du dossier administratif, non sur l'ensemble des éléments à disposition de la cour cantonale. Quant à l'expert, s'il a effectivement indiqué qu'il ne pouvait exclure d'autres interventions durant ce laps de temps, il a toutefois précisé qu'aucun avis d'installation n'avait été déposé entre le 31 octobre 2007 et le 25 novembre 2008. En outre, le recourant ignore le fait qu'il a encore effectué quelques modifications de l'installation électrique après le mois de juillet 2007, puisqu'il a lui-même admis avoir réalisé les travaux supplémentaires après le « contrôle » opéré sur le chantier, objet du rapport établi le 31 octobre 2007, et que des factures ainsi qu'un décompte final sont postérieurs à juillet 2007. Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi la société précitée aurait engagé, simultanément, un autre professionnel, au demeurant sans autorisation, pour qu'il intervienne sur le chantier et rien au dossier ne laisse supposer que tel aurait été le cas. Le recourant s'en serait au demeurant aperçu. Cela étant, les faits en question ne suffisent pas à rendre insoutenable la conclusion selon laquelle aucun autre électricien n'est intervenu sur le chantier durant la période litigieuse, ce d'autant que pour y parvenir, l'autorité précédente s'est fondée sur de nombreux éléments (cf. supra consid. 1.3.1) que le recourant ne remet pas valablement en cause. Le grief doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.