Citation: 1C_404/2008 05.12.2008 E. A

En septembre 1998, A.________ a été engagé à 50% en qualité d'enseignant HES à l'école C.________. En janvier 2005, cette école a été intégrée à l'école B.________. Le contrat du prénommé a alors été reconduit, son taux d'activité passant à 86%. Le 21 octobre 2005, A.________ a écrit à la direction générale de B.________ pour se plaindre de ses conditions de travail; il se prétendait victime de harcèlement et d'un "lynchage professionnel". Il a développé ses griefs dans un document daté du 28 novembre 2005, en demandant que son statut de victime de harcèlement soit reconnu et qu'il soit réintégré dans les fonctions et prérogatives qui étaient les siennes lors de la création de B.________. La direction a demandé aux personnes mises en cause de faire valoir leur point de vue et le dossier a été transmis à la Commission de conciliation de B.________ (ci-après: la commission de conciliation). A.________ a déposé de nouvelles observations devant cette commission, qui a entendu plusieurs témoins le 10 mai 2006 et tenu une séance en août 2006, avant de conclure que la conciliation avait échoué. La cause a alors été transmise à la Commission de recours de B.________ (ci-après: la commission de recours). Le 30 octobre 2006, la direction de B.________ a réentendu les principaux protagonistes de cette affaire. Par décision du 18 janvier 2007, la commission de recours s'est déclarée incompétente et a renvoyé la cause à la direction générale de B.________. Par décision du 13 février 2007, la direction générale de B.________ a résilié les rapports de travail de A.________, avec effet au 31 mai 2007, libéré celui-ci avec effet immédiat de l'obligation de travailler et rejeté toutes ses prétentions. Elle a considéré en substance que les griefs de harcèlement n'étaient pas fondés et que les propos tenus par l'intéressé à l'encontre de ses collègues - notamment au cours de la procédure - avaient compromis définitivement toute collaboration entre l'école et lui.