Citation: 6B_693/2020 E. 7.3

7.3. En l'espèce, le recourant a été condamné pour séjour illégal et exercice d'une activité lucrative sans autorisation au sens de l'art. 115 al. 1 let. b et let. c LEI, infractions qui ont été commises en partie après octobre 2016. Il s'agit de délits (art. 10 al. 3 CP), portant sur une longue période pénale, lesquels peuvent justifier une expulsion facultative au sens de l'art. 66a bis CP, étant rappelé que cette disposition permet au juge d'ordonner l'expulsion en raison d'infractions de moindre gravité (en particulier pour des délits répétés, cf. supra consid. 7.1.1) en prenant en compte les antécédents du prévenu (cf. supra consid. 7.1.3). Aussi, le recourant ne peut rien déduire en sa faveur du principe de la non-rétroactivité du code pénal.