Citation: U 181/03 23.09.2004 E. 3

Devant le Tribunal cantonal des assurances, la recourante a invoqué plusieurs avis médicaux. Singulièrement, elle a relevé que le docteur I.________, médecin traitant son époux, a attesté que sans l'accident de 1971, le patient aurait très certainement survécu à l'intervention avec un pronostic favorable à moyen, voire à long terme (rapports des 6 juin et 23 septembre 2000). Les premiers juges ont réfuté cette thèse, car elle ne trouve appui ni dans le rapport de l' hôpital X.________ du 27 octobre 1999, ni dans les déclarations subséquentes du docteur I.________ du 23 juillet 2002, qui a précisé qu'on ne peut faire de lien causal direct entre les affections broncho-pulmonaires et la mort subite du patient. D'après la juridiction de recours, l'analyse des causes du décès à laquelle a procédé la CNA est pertinente, car elle repose sur des avis médicaux concordants. Elle a retenu que si P.________ n'aurait pas été atteint de broncho-pneumonie sans l'accident, il n'est toutefois pas établi que les broncho-pneumonies à répétition ont entraîné le décès, qui trouve sa cause probable dans un événement cardiaque. A cet égard, la juridiction cantonale a considéré, à la lumière des avis médicaux recueillis au cours de l'instruction, qu'en l'absence d'autopsie, les causes du décès ne peuvent reposer que sur des hypothèses. Les premiers juges ont dès lors admis que l'éventualité d'un décès lié aux troubles de la déglutition, consécutifs à l'accident de 1971, ne dépasse pas le niveau de la possibilité et n'atteint donc pas le degré de la vraisemblance prépondérante exigée par la jurisprudence. En conséquence, ils ont nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident survenu en 1971 et le décès de P.________, puis confirmé la décision litigieuse.