Citation: 1B_107/2023 E. 3

Dans un premier grief, le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir mentionné qu'il "était pour le moins contradictoire de la part du recourant de contester par la voie du recours la prolongation par le Tmc de mesures de substitution qu'il s'est formellement engagé à respecter par-devant ce même tribunal, un tel comportement pouvant s'apparenter à un abus de droit". Il se plaint à cet égard d'une violation du droit à un procès équitable (art. 29 al. 1 Cst. et 6 § 1 CEDH) et du non-respect de sa dignité (art. 3 CPP). Le recourant perd cependant de vue que l'instance précédente a expressément laissé indécise la question de l'abus de droit. Il ne nie par ailleurs pas s'être engagé à respecter les mesures de substitution lors de son audition devant le Tmc et avoir ensuite déposé un recours contre la prolongation desdites mesures de substitution. Il se borne à expliquer pourquoi il a formé des recours contre les ordonnances des 18 octobre et 9 décembre 2022 mais ne démontre pas en quoi la formulation de l'instance précédente l'atteindrait dans sa dignité et serait constitutive d'abus de droit au sens des art. 29 al. 1 Cst. et 3 CPP. Insuffisamment motivé, le grief doit être déclaré irrecevable.