Citation: 8D_1/2016 E. A

A.________ est fonctionnaire au service de l'Etat de Genève. Elle travaille, avec un taux d'activité de 70 %, au service de l'Office pour l'orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC). Cet office dépend du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport. Durant l'année scolaire 2014-2015, le temps de travail de A.________ était réparti entre une activité à 45 % dans les locaux de l'OFPC et une activité à 25 % dans trois permanences, à savoir le service B.________, le service C.________ et un atelier de transition professionnelle situé à D.________. Le 23 avril 2015, la prénommée a eu une altercation dans les locaux de l'OFPC avec une collègue de travail, E.________. Le 20 mai 2015 elle a été entendue à ce sujet par F.________, directeur de l'OFPC. Par courriel du 23 juin 2015, celui-ci a adressé à A.________ une remise à l'ordre en lui enjoignant d'adopter à l'avenir un comportement respectueux à tous égards. En outre, comme E.________ demandait que les deux employées fussent éloignées l'une de l'autre, le directeur informait A.________ que dès la prochaine rentrée scolaire elle reprendrait la permanence H.________ à 60 %. Pour le 10 % restant, elle pourrait partager son temps entre le Centre de la transition professionnelle (CTP) G.________ et la consultation au service C.________. Par lettre du 26 juin 2015 adressée à F.________, A.________ a contesté tout manquement de sa part. Elle a contesté le déplacement de son lieu d'affectation, faisant notamment valoir que cette situation nouvelle poserait des problèmes pratiques dans la mesure où elle devait suivre un traitement dentaire de longue durée dans un cabinet proche de son lieu de travail actuel. Elle ajoutait que de toute façon elle risquait de revoir E.________ lors des nombreuses réunions communes à toutes les personnes travaillant dans des cycles, de sorte que la mesure d'éloignement manquerait son but. Après un nouvel échange de correspondance, le directeur de l'OFPC a confirmé la mesure prise par lettre du 19 août 2015, en précisant qu'il ne s'agissait pas d'un changement d'affectation, mais d'une rotation normale des permanences au sein d'un même service.