Citation: 1P.727/2003 24.02.2004 E. A

Par jugement du 30 mai 2003 rendu sur opposition à une ordonnance de condamnation du Procureur général du canton de Genève du 16 juillet 2002, le Tribunal de police du canton de Genève a reconnu K.________ coupable de complicité de séquestration et l'a condamné à cinq mois d'emprisonnement avec sursis pendant quatre ans. Se fondant sur les premières déclarations des divers intervenants qu'il tenait pour plus crédibles, il a retenu que l'accusé avait participé activement à la séquestration de U.________ orchestrée par C.________ et L.________ durant la nuit du 31 août au 1er septembre 2001, dans le sous-sol du restaurant "W.________". Le 5 juin 2003, K.________ a formé appel de ce jugement auprès de la Chambre pénale de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale ou la cour cantonale). Le 6 août 2003, il a déposé au greffe du tribunal la liste des témoins qu'il désirait faire convoquer, au nombre desquels figurait l'inspecteur de la police judiciaire F.________. A l'audience d'enquête et de plaidoiries du 25 août 2003, la Chambre pénale l'a informé que ce dernier était excusé et qu'un autre témoin également convoqué n'avait pu être atteint. K.________ a sollicité une nouvelle convocation de F.________. Après délibération, la Chambre pénale a refusé de reporter l'audience pour permettre l'audition de ce témoin, dont la comparution n'avait pas été demandée en première instance, "sous réserve d'éléments pouvant ressortir de la plaidoirie au fond". Compte tenu de cette décision, K.________ a renoncé à l'audition des autres témoins, qui ne se sont pas présentés. Par arrêt du 27 octobre 2003, la Chambre pénale a rejeté l'appel et a confirmé le jugement attaqué. Elle a jugé que les propos de K.________ étaient suffisants pour fonder sa participation à la séquestration de U.________, en qualité de complice, sans qu'il soit nécessaire d'analyser l'évolution des déclarations des divers participants et de s'interroger au sujet des raisons de leur revirement s'agissant du rôle joué par l'appelant.