Citation: 2A.483/2000 23.04.2001 E. 1

1.- L'arrêt attaqué porte sur la révocation de l'autorisation d'établissement de l'époux d'une part et le refus de délivrer une autorisation de séjour à l'épouse, respectivement une autorisation d'établissement à l'enfant d'autre part. Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Cette clause d'exclusion ne concerne toutefois pas la révocation d'une autorisation d'établissement (art. 101 lettre d OJ; cf. ATF 112 Ib 161, 473). Et, dans la mesure où le conjoint d'un étranger titulaire d'une autorisation d'établissement (aussi longtemps que celle-ci subsiste) et l'enfant mineur du couple ont en principe droit à une autorisation de police des étrangers (art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers [LSEE; RS 142. 20]), le présent recours de droit administratif est recevable à l'égard de tous les recourants.