Citation: 1P.265/2004 27.05.2004 E. 1

Le 22 juillet 2003, le Juge d'instruction des affaires économiques du canton du Valais, Nicolas Dubuis, a ouvert une instruction pénale d'office contre X.________ et Y.________ pour abus de confiance, voire pour gestion déloyale et blanchiment d'argent. X.________ était soupçonné d'avoir utilisé à son profit des biens, sommes d'argent et autres valeurs patrimoniales au détriment de la Caisse de retraite et de prévoyance O.________, dont il était le président. Le 24 mars 2004, l'Inspection cantonale des finances a rendu un rapport relatif à la gestion de la Caisse de retraite et de prévoyance O.________ pour la période allant du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2002. A la suite de ce rapport, le Juge d'instruction a ouvert une information pénale d'office contre Z.________ pour gestion déloyale. Ce dernier a été arrêté le lendemain et placé en détention préventive. Il a notamment mis en cause X.________ et Y.________ pour avoir acquis à titre privé des actions de sociétés nord-américaines à des tarifs préférentiels par rapport à ceux proposés à la Caisse de retraite et de prévoyance O.________ et pour avoir bénéficié d'avantages indus de la part de certaines sociétés dans lesquelles la caisse avait également investi. A raison de ces accusations, Y.________ et X.________ ont été arrêtés le 30 mars 2004 et placés en détention préventive en raison du risque de collusion. Il importait que les prévenus ne puissent s'entendre avant d'avoir été interrogés sur les accusations portées contre eux par Z.________. Par décision rendue le 23 avril 2004 sur plainte d'X.________, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Chambre pénale) a confirmé le maintien de la détention préventive. Contre cette décision, X.________ a formé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral en concluant notamment à sa mise en liberté immédiate. Par lettre signature du 14 mai 2004, reçue le 17 mai 2004, le Juge d'instruction a informé le greffe de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral qu'X.________ avait été remis en liberté le même jour à 11 heures et que le recours de droit public devenait par conséquent sans objet. Le conseil du prévenu en a fait de même en concluant à la prise en charge des frais et dépens par l'Etat du Valais.