Citation: 6B_672/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que l'intégration du recourant en Suisse était très médiocre: il avait pour seules attaches ses parents, ses deux frères, deux oncles, deux tantes et sept cousins, membres de sa famille ne constituant pas la famille " nucléaire " au sens de la jurisprudence. Il n'avait pas achevé sa formation de mécanicien, était célibataire et n'avait personne à charge. Il vivait chez ses parents, lesquels avaient pourvu intégralement à son entretien, sous réserve de ses frais de téléphone, afin de lui permettre de rembourser l'intégralité de ses dettes qui se montaient à plus de 20'000 francs. Après avoir alterné des périodes de chômage et d'emploi divers, il avait bénéficié du chômage, puis avait émargé à l'aide sociale avant de trouver un emploi en août 2020. S'il travaillait certes pour le même employeur depuis le 13 novembre 2020, son intégration professionnelle était très récente. La cour cantonale a ensuite souligné que l'extrait du casier judiciaire suisse du recourant faisait état de sept condamnations entre 2013 et 2021, lesquelles n'avaient eu aucun effet sur son comportement délictueux et les nombreuses infractions pour lesquelles il était condamné par le jugement attaqué étaient objectivement graves. Le recourant, qui parlait espagnol, avait certes peu de liens avec U.________, où il avait une tante, une grande-mère et un cousin, mais il était régulièrement en contact avec ces derniers. Il ne rencontrerait pas de grandes difficultés d'intégration dans son pays d'origine, lesquelles ne seraient en tout cas pas plus importantes que celles qu'il connaissait en Suisse. Aucun élément ne permettait de penser que son intégration dans son pays d'origine serait plus difficile qu'en Suisse, où il ne se prévalait pas d'une intégration sociale aboutie, si ce n'était du fait d'être membre d'un club de football amateur de 5e ligue. Enfin, les moyens de télécommunication modernes lui permettraient de demeurer en contact continu avec les membres de sa famille demeurés en Suisse. La cour cantonale a par conséquent considéré que l'expulsion ne mettait pas le recourant dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP. Elle a au surplus jugé que l'intérêt public à l'expulsion l'emportait sur l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse. En définitive, la cour cantonale a retenu que l'expulsion du recourant pour la durée légale minimale de 5 ans était proportionnée.