Citation: 1C_258/2022 E. 1.2

1.2. Afin de démontrer l'existence d'un cas particulièrement important, le recourant n'évoque pas les conditions et les conséquences de son extradition, mais argumente exclusivement au sujet du maintien du séquestre de la montre saisie lors de son arrestation. Il considère que cette montre avait été louée auprès d'une société du 1er décembre 2021 au 28 février 2022 et qu'il ne disposait plus d'aucun droit sur cet objet à l'échéance du contrat. La question de savoir si un séquestre en couverture des frais est possible dans de telles circonstances n'aurait jamais été tranchée par la jurisprudence. Le recourant perd de vue que sur ce point, la décision de l'OFJ, de même que l'arrêt attaqué, revêtent un caractère incident puisqu'il s'agit du maintien d'un séquestre provisoire. Le recours, à supposer qu'il porte sur une question de principe, ne serait dès lors recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF (par renvoi de l'art. 93 al. 2 LTF), soit en présence d'un préjudice irréparable (ATF 133 IV 215 consid. 1.1). En l'occurrence, l'OFJ a précisé qu'une décision serait rendue ultérieurement lorsque le montant des frais sera arrêté et la valeur de l'objet saisi concrètement estimée. L'office devra aussi tenir compte, dans ce cadre, d'éventuelles revendications de tiers. En cas de restitution de l'objet à son légitime propriétaire, le recourant ne subira aucun préjudice. Il n'y a pas non plus d'atteinte actuelle au droit de disposer du recourant puisque celui-ci admet lui-même qu'il n'est pas propriétaire de la montre en question. La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est ainsi manifestement pas réalisée, celle de l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entrant pas en considération dans un tel cas. Le recours est dès lors irrecevable en tant qu'il concerne le maintien du séquestre.