Citation: 2C_113/2020 E. 6.3

6.3. Le recourant, citant une jurisprudence récente du Tribunal fédéral dans laquelle celui-ci a jugé que la révocation de l'autorisation de séjour de l'étranger était disproportionnée (arrêt 2C_338/2019 du 28 novembre 2019), considère que la mesure en cause ne respecte pas l'art. 96 al. 1 LEtr. Il est d'avis que sa situation est semblable à celle décrite dans l'arrêt précité. Or, il faut d'emblée écarter toute ressemblance avec son cas, dans la mesure où, dans la cause 2C_338/2019, l'étranger n'avait été condamné qu'à une seule reprise, à 90 jours-amende. On est bien loin des 42 mois de peine privative de liberté du recourant. Prétendre que sa cause "est sensiblement identique" à celle de l'arrêt 2C_338/2019 frôle ainsi la mauvaise foi. Le recourant, qui est divorcé, se trouve certes en Suisse depuis de nombreuses années, pays dans lequel il a régulièrement exercé diverses activités lucratives. Il affirme également vivre une relation stable depuis longtemps avec sa compagne et avoir retrouvé un travail. Ces éléments ne sauraient toutefois l'emporter sur la très grave condamnation à 42 mois de peine privative de liberté pour infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants. A cela s'ajoute qu'un retour dans l'un de ses deux pays d'origine ne s'avère nullement insurmontable, bien au contraire. Le recourant a passé la majeure partie de sa vie en France et au Portugal, pays dans lesquels il pourra mettre à profit ses expériences professionnelles acquises en Suisse. En outre, en retournant en France, il aura la possibilité de se rapprocher de ses enfants, qui vivent dans ce pays. En choisissant un lieu de vie proche de la frontière, il pourra également continuer de voir régulièrement sa compagne actuelle. Pour le surplus, en relation avec l'art. 96 al. 1 LEtr, le recourant se limite à avancer, de manière appellatoire, des faits qui n'ont pas été retenus par le Tribunal cantonal et qui ne sauraient par conséquent être pris en compte par le Tribunal fédéral.