Citation: 7B.179/2001 02.08.2001 E. 3

3.- a) Le recourant reproche à l'autorité cantonale de surveillance d'avoir admis que les intérêts pris en compte dans le certificat d'insuffisance de gage étaient ceux qui avaient couru jusqu'au moment de la réalisation. Il a manifestement tort, car la façon de faire critiquée est précisément celle que prévoit la loi (art. 157 al. 2 LP). En l'espèce, lesdits intérêts ont donc couru jusqu'au 29 juin 2000. Calculés au taux de 5,75% sur391'321 fr. 40 dès le 1er avril 1996, ils se sont élevés à 95'430 fr. 95 (cf. commandement de payer et certificat d'insuffisance de gage). b) Comme la délivrance du certificat d'insuffisance de gage, contrairement à celle de l'acte de défaut de biens (art. 149 al. 4 LP), n'interrompt pas le cours des intérêts (Gilliéron, op. cit. , n. 43 ad art. 158; Bernheim/Känzig, in: Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 38 ad art. 158), c'est à bon droit que l'autorité cantonale de surveillance a jugé en outre que la créancière pouvait en réclamer à partir du 30 juin 2001 (recte: 2000). c) Cela étant, il faut admettre également que l'office des poursuites était habilité à indiquer dans l'avis de saisie litigieux que celle-ci interviendrait pour la somme globale représentée par le montant de la créance (297'254 fr. 55), les intérêts dus dès le 30 juin 2000 et les frais encourus jusque-là, soit un total de 310'497 fr. 15. Aucune disposition du droit fédéral ne lui imposait, comme le voudrait le recourant, de porter sur l'avis de saisie exclusivement le montant mentionné par le certificat d'insuffisance de gage. Les indications données à ce sujet dans le formulaire de l'office correspondaient, quant à leur contenu, à celles du formulaire 5 de la collection de modèles établie par la Chambre de céans (cf. art. 2 al. 2 Oform; RS 281. 31). Elles avaient de surcroît l'avantage d'informer d'emblée le débiteur sur la somme totale qui lui était réclamée en l'état (créance, intérêts et frais). Au demeurant, rien n'empêchait celui-ci de demander à l'office de lui décomposer la somme.