Citation: 2C_789/2020 E. 7

Le Tribunal cantonal a correctement exposé la jurisprudence relative aux dispositions topiques et dûment appliqué le droit fédéral et international, de sorte qu'il peut être renvoyé à l'arrêt entrepris (cf. art. 109 al. 3 LTF). En particulier, il a retenu que le recourant et son épouse vivaient séparés depuis le 30 novembre 2016, qu'aucun élément concret n'indiquait qu'une reprise de la vie conjugale serait envisageable, au contraire, et que le mariage du recourant avec son épouse britannique n'existait plus que formellement. Dans ces circonstances, l'autorité précédente a retenu à juste titre que l'intéressé ne pouvait pas se prévaloir de son mariage pour bénéficier des dispositions de l'ALCP (cf. ATF 144 II 1 consid. 3.1 p. 4; 139 II 393 consid. 2.1 p. 395; arrêt 2C_20/2019 du 13 mai 2019 consid. 5) et de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20) (art. 43 et 49 LEI; cf. ATF 140 II 345; arrêt 2C_178/2014 du 20 mars 2014 consid. 5.1). Au surplus, l'autorité précédente a estimé à bon droit que le recourant ne pouvait pas prétendre à un droit à séjourner en Suisse après la dissolution de la famille (union conjugale d'une durée inférieure à trois ans et aucun cas de rigueur présenté par le recourant dont la situation ne diffère fondamentalement pas de celle de compatriotes demeurés au pays; cf. art. 50 LEI; ATF 140 II 289; 138 II 393 consid. 3.1 p. 394 s.). Enfin, le recourant, qui se réfère à la longue durée de son séjour en Suisse (plus de 11 ans) et à sa très bonne intégration dans ce pays, n'invoque pas la protection de la vie privée (art. 8 CEDH), dont l'application ne peut pas être examinée d'office (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 5). Cela étant, on peut rappeler sur ce point que les années passées en Suisse dans l'illégalité ou au bénéfice d'une simple tolérance - par exemple en raison de l'effet suspensif attaché à des procédures de recours - ne sont pas déterminantes (arrêt 2C_919/2019 du 25 février 2020 consid. 7 et les références). En application de cette règle, la durée du séjour légal en Suisse du recourant est inférieure à dix ans. Le recourant, qui selon les faits de l'arrêt entrepris n'est pas particulièrement bien intégré dans ce pays, ne peut ainsi pas tirer avantage de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie privée (cf. ATF 144 I 266).