Citation: 8C_454/2023 E. 4.2

4.2. Les juges cantonaux ont exposé qu'il n'était pas contesté que le recourant présentait des séquelles traumatiques au niveau des articulations des chevilles. En se fondant sur les analyses des médecins de la CRR et de ses médecins d'arrondissement, l'intimée avait estimé que le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles (pas de port de charges de plus de 5-10 kg, de positions statiques debout prolongées et contraignantes pour les chevilles [escaliers, échelles, accroupissement, marche prolongée, terrain irrégulier]), à savoir un travail léger, principalement sédentaire, avec la faculté de changer les positions. Le recourant réfutait l'évaluation des restrictions fonctionnelles en se prévalant d'un rapport du 6 décembre 2022 du docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur. Ce médecin avait préconisé une activité limitée à un périmètre de marche de dix minutes, évitant la marche sur un terrain inégal, l'utilisation d'échelles et d'escaliers, les positions debout ou assise prolongées ainsi que le port de charges de plus de 3 kg. Il n'y avait toutefois pas lieu de s'écarter des limitations fonctionnelles retenues par l'intimée, le docteur E.________ ayant tenu compte d'atteintes n'étant pas en lien de causalité avec les accidents subis par le recourant, comme l'avait mis en évidence le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'assurance de l'intimée, dans une appréciation du 10 février 2023. Les limitations fonctionnelles (en particulier un périmètre de marche de 30 minutes) énoncées par la doctoresse G.________, également spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, n'empêchaient pas l'exercice d'une activité adaptée telle que décrite par les médecins de la CRR. S'agissant des douleurs mentionnées par cette spécialiste, ces derniers avaient observé que les plaintes du recourant ne s'expliquaient que partiellement par les lésions objectives constatées, des facteurs contextuels jouant un rôle important. En définitive, il ne se justifiait pas de fixer de plus amples limitations fonctionnelles, celles énoncées par la CRR pouvant être confirmées.