Citation: 1B_13/2009 16.02.2009 E. 1

3.2 En l'espèce, les rapports du Centre hospitalier universitaire vaudois qui relèvent que les victimes ont notamment souffert d'un traumatisme crânien simple ainsi que les explications des protagonistes et des témoins forment un faisceau d'indices suffisant pour justifier un maintien en détention, étant rappelé que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la valeur probante des différentes déclarations. En outre, le recourant perd de vue que les soupçons qui pèsent sur lui ne reposent pas exclusivement sur les déclarations des personnes blessées et de témoins, mais également sur ses propres dires, puisqu'il reconnaît les faits, tout en minimisant la gravité des coups portés et en reportant la faute sur les victimes qu'il qualifie de provocatrices.