Citation: B 65/99 02.08.2000 E. 5

5.- En l'espèce, il n'est pas contesté que le recourant souffre de troubles pulmonaires depuis 1988. Il a subi de ce chef diverses incapacités de travail en 1989, 1990, ainsi que du 16 au 19 mars 1993. Après cette période, il a pu reprendre son activité sans limitations. Le recourant fait toutefois valoir qu'il a encore présenté une incapacité de travail durant les quinze derniers jours de son emploi, soit du 15 au 31 janvier 1994 et que celle-ci est déterminante pour son droit à des prestations de la fondation. Cette opinion ne peut être suivie. En effet, dans sa demande d'indemnité de chômage datée du 15 janvier 1994 mais reçue par l'administration le 2 février suivant, le recourant a indiqué que pendant le délai de résiliation il n'avait pas été empêché de travailler en raison d'une maladie. Par ailleurs, aux termes de ses rapports médicaux des 9 juillet 1998 et 27 octobre 1999, le docteur V.________ fait remonter l'incapacité de travail de son patient au mois d'avril 1994. Le 14 novembre 1995, l'employeur de recourant a certes délivré une attestation selon laquelle ce dernier avait été incapable de travailler du 15 au 31 janvier 1994. Cette pièce est cependant contredite par l'attestation que ce même employeur avait adressée à l'assurance-chômage le 31 janvier 1994. De son côté, le docteur R.________ ne faisait pas état d'une incapacité de travail dans son attestation du 29 janvier 1994. C'est seulement le 31 octobre 1995 que ce médecin a délivré au recourant un certificat d'incapacité de travail sans toutefois mentionner la cause de celle-ci. Partant, ces documents ne permettent pas d'établir au degré de vraisemblance prépondérante, applicable à l'appréciation des preuves dans l'assurance sociale (ATF 125 V 195 consid. 2), que le recourant a subi une incapacité de travail durant la période litigieuse. Le début de l'incapacité de travail déterminante pour le droit à des prestations d'invalidité doit dès lors être fixé au plus tôt au mois d'avril 1994. Or, les rapports de travail entre l'employeur affilié à la fondation intimée et le recourant ont pris fin le 31 janvier 1994. Celui-ci n'ayant pas été engagé par un nouvel employeur avant l'expiration du délai d'un mois, le rapport de prévoyance a cessé le 2 mars 1994 (cf. art. 22.2 du règlement de la fondation). Le recourant n'était donc plus assuré auprès de la fondation lors de la survenance de l'incapacité de travail, de sorte qu'il ne saurait prétendre l'octroi d'une rente d'invalidité par l'intimée. Sur le vu de qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.