Citation: 5A_176/2017 E. 5

Dans sa critique de violation des art. 29 al. 3 Cst. et 117 CPC, il appert d'emblée que la recourante se méprend et part d'une prémisse erronée. Certes, la recourante pourra conclure à l'attribution du " logement conjugal" dans le cadre d'une éventuelle future demande en divorce. Toutefois, en l'état, il ressort des faits que, par jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale du 5 juillet 2013, confirmé par arrêt de la Cour de justice du 12 décembre 2014, le Tribunal a débouté la recourante de ses conclusions en attribution de la jouissance exclusive de l'appartement litigieux. Il s'ensuit que son argumentation fondée sur le fait que ledit logement n'a "pas été attribué à l'un ou l'autre des époux, dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale" est erronée. Compte tenu de cette décision de mesures protectrices de l'union conjugale, la recourante n'est au bénéfice d'aucun droit découlant du mariage à l'occuper, en sorte que son appel contre le jugement d'évacuation paraît dénué de chances de succès. Quant à l'arrêt du 21 décembre 2016 de la Cour de justice annulant le jugement en annulation du mariage, bien qu'il s'agisse d'une pièce irrecevable dans le cadre du présent recours ( cf. supra consid. 3), il ne fait que corroborer la validité des mesures protectrices de l'union conjugale du 5 juillet 2013. Les griefs de la recourante (art. 29 al. 3 Cst. et 117 CPC) sont en définitive d'emblée mal fondés.