Citation: 6B_30/2022 E. 5.1

5.1. En bref, il allègue que son placement dans un établissement tessinois diminuerait le risque qu'il tente de se suicider en tant que cela faciliterait l'appui de sa famille et de ses amis ainsi que son intégration sociale en raison de la proximité de l'Université de Lugano. Relevant ses tendances suicidaires, les tentatives déjà survenues, la dégradation de son état psychique et son isolement croissant, le recourant affirme être " de toute évidence dans la catégorie des personnes à haut risque de mort par suicide selon les critères de l'OMS ". Il expose qu'il existe ainsi une menace imminente pour sa vie qui contraindrait les autorités à prendre toutes les mesures raisonnables et réalistes pour diminuer ce risque. Dans cette perspective, son placement au Tessin constituerait une mesure à la fois réaliste et raisonnable, l'établissement tessinois offrant des garanties sécuritaires équivalentes à celles offertes par les EPO. Le recourant relève à ce propos que la cour cantonale a précisément souligné la nécessité de prendre toutes les mesures utiles pour pallier un risque de nouveau tentamen " notamment lorsqu'il prendra connaissance [de l'arrêt cantonal] ". Aux yeux du recourant la décision cantonale serait, à cet égard, particulièrement choquante puisqu'elle refuserait un simple transfert d'établissement tout en admettant que la connaissance de ce refus suffirait à mettre sa vie en danger. Il en résulterait une violation du droit à la vie du recourant, dès lors que la décision cantonale n'aurait pas pour conséquence d'éviter le risque de passage à l'acte mais engendrerait au contraire un tel risque.