Citation: 9C_684/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant voit en outre un comportement contradictoire de l'administration et une violation du principe de la proportionnalité, dans la mesure où, alors qu'il disposait d'un délai de trente jours pour contester le relevé de compte, l'intimée avait "d'ores et déjà décidé de rembourser immédiatement le solde dû pour [le] priver [...] d'un report de ce solde sur une autre année fiscale". Cette argumentation, dont on peut douter du caractère suffisamment motivé dès lors qu'elle ne s'en prend pas au raisonnement de la cour cantonale (supra consid. 1.2), tombe à faux. En tout état de cause, le raisonnement de l'instance inférieure, selon lequel le fait que l'Administration fiscale n'a pas attendu l'écoulement du délai de dix jours prévu à l'art. 19 al. 2 RPGIP, ni celui de trente jours mentionné sur les divers décomptes n'était pas déterminant puisque le recourant n'avait entrepris aucune démarche dans ces délais, échappe à tout reproche sous l'angle de l'arbitraire. Il suffit de rappeler sur ce point que l'intimée a l'obligation de rembourser d'office les montants dus en vertu d'une décision entrée en force, conformément à l'art. 30 al. 1 LPGIP. Le recourant ne critique pas davantage de manière circonstanciée les considérations de la cour cantonale relatives à l'absence de réalisation des conditions qui auraient permis à l'Administration fiscale de compenser les montants qui lui ont été remboursés et le solde en sa défaveur ressortant du décompte ICC 2015. Il se contente en effet d'affirmer que l'Administration fiscale aurait dû choisir la compensation, afin de "porte[r] le moins [atteinte à ses intérêts] privés". Enfin, le recourant invoque une violation du principe de l'égalité de traitement, sans qu'il ne présente un début d'argumentation sur ce point, de sorte qu'il n'y a pas à examiner cet aspect.