Citation: 5A_877/2022 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint de la violation des art. 80 al. 1, 81 al. 1 LP et 16 al. 2 LAVS. Se prévalant également de l'ATF 131 V 4, des Directives de l'OFAS ainsi que de l'avis d'un auteur (MARCO REICHMUTH), elle soutient que le délai de dix ans auquel est soumise l'exécution de la créance en réparation du dommage reste un délai de péremption, de sorte qu'il n'y a aucune raison de modifier son point de départ, qui est régi par l'art. 16 al. 2 LAVS. En conséquence, le délai de péremption de dix ans court à compter de la fin de l'année civile au cours de laquelle la décision fixant la créance en réparation du dommage est passée en force, et non à compter de l'entrée en force de la décision, et c'est à tort que la mainlevée de l'opposition a été rejetée au motif que la créance serait prescrite.