Citation: 9C_761/2020 E. 3

La Délégation des Juges de la Cour de justice genevoise en matière de récusation a abouti à la conclusion que le recourant n'avait invoqué devant elle aucun motif valable de récusation au sens de l'art. 15A de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA; RSG E 5 10). Elle a d'abord considéré que l'éventuelle participation du Juge B.________ à une procédure prud'homale au début des années 2000 en qualité d'avocat de la partie adverse à celle représentée par le recourant aurait été un motif de récusation irrecevable car présenté tardivement. Elle a aussi jugé que l'octroi à la caisse d'une double prolongation de délai (représentant moins de cinq semaines en tout) pour répondre au recours était un procédé usuel ne constituant pas une faute procédurale; le dépôt de la réponse deux jours après l'échéance du second délai n'en était pas davantage une dans la mesure où il s'agissait de délais d'ordre dont le non-respect n'était pas sanctionné par la loi. Elle a encore retenu que la convocation à une audience de comparution personnelle ne constituait toujours pas une telle faute dès lors qu'il appartenait à l'autorité de recours d'ordonner les mesures d'instruction qu'elle jugeait utiles à la résolution du litige. Elle a finalement considéré que le retard pris pour statuer sur le recours pour déni de justice n'était pas un indice de partialité. Seule pouvait être imputée au juge instructeur la durée de la procédure à compter du dépôt de ce recours qui présentait un lien de connexité étroit avec le recours ordinaire. Par ailleurs, le retard pris pour trancher ces deux recours n'avantageait pas l'administration au détriment du recourant.