Citation: 7B_856/2023 E. 2.2

2.2. Tout d'abord, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu l'existence d'un risque de fuite. Il relève que la simple attache à son pays natal, à savoir le U.________, ne suffirait pas à fonder des liens forts avec ce pays, seule sa famille éloignée vivant la bas, et que l'autorité cantonale aurait retenu à tort qu'il avait des liens étroits avec la W.________, au motif qu'il y était domicilié avec son épouse et ses enfants avant son incarcération. A cet égard, il précise qu'il serait en instance de divorce et qu'il retournerait vivre chez ses parents, en Suisse. Il fait encore valoir ses forts liens avec la Suisse, dès lors qu'il y vit depuis l'âge de 12 ans, qu'il y a effectué sa scolarité ainsi que son apprentissage, qu'il y travaillait avant son incarcération et que sa famille proche y réside. Enfin, il considère que la situation serait identique à celle qui prévalait avant l'issue des débats ayant conduit au jugement du 25 mai 2022, de sorte qu'il n'y aurait pas lieu de craindre qu'il tente cette fois de se soustraire à son jugement.