Citation: 5A_790/2023 E. A

A.a. G.________, décédé en 2017, est le père de C.________, D.________, E.________ et F.________, issus d'un premier mariage. En troisièmes noces, il a épousé A.________, en 1993, avec laquelle il résidait à U.________. A.b. Avant leur mariage, les époux G.________ ont acquis en copropriété, chacun pour une demie, la parcelle n° (...) (aujourd'hui n°...) de la commune de U.________. Par acte de donation du 23 décembre 1994, le défunt a transféré sa part à son épouse. A.c. Le 4 février 2000, les époux ont acquis pour le prix de 8'000'000 fr. les actions de la société B.________ SA. Dans des courriers des 13 et 14 avril 2000, le défunt et le conseil du vendeur ont indiqué qu'en réalité seule A.________ avait acquis ces actions. Celle-ci est actionnaire et administratrice unique de la société. B.________ SA est propriétaire d'un terrain à V.________, soit la parcelle n° zzz de la commune de W.________, sur laquelle se trouvait un chalet. L'immeuble en question a été grevé d'hypothèques. Le chalet qui s'y trouvait a été démoli et un nouveau chalet y a été construit pour environ 10'000'000 fr., au moyen d'un financement du défunt. Par contrat de superficie du 25 février 2005, B.________ SA a concédé au défunt un droit de superficie inscrit à son seul nom sous le numéro de parcelle www de la commune de W.________, portant sur ledit chalet. Ce contrat mettait une redevance à la charge du bénéficiaire. A.d. Le 17 janvier 2002, les époux ont acquis en propriété commune, par moitié chacun, un appartement, ainsi qu'une place de parc, sis à (...) (lots PPE n° xxx et yyy de la commune de...), pour un montant de 4'250'000 fr. A.e. A.e.a. Par contrat de mariage du 1 er mars 2005, les époux ont convenu d'un régime matrimonial de la communauté des biens réduite, avec effet rétroactif à la conclusion du mariage. A l'exception de certains biens listés dans le contrat, l'intégralité de leur patrimoine et de leur revenu intégrait les biens communs. Parmi ceux-ci, figuraient les droits de superficie du défunt sur la parcelle n° www de la commune de W.________ et les parts de copropriété sur les lots de PPE n° xxx et yyy de la commune de (...), soit l'appartement à (...). La parcelle n° (...) de la commune de U.________ a été attribuée aux biens propres de l'épouse. A.e.b. Le même jour, les époux ont conclu un pacte successoral par lequel l'épouse renonçait à sa part de succession de son mari, ce dernier instituant ses descendants héritiers. A.e.c. Le 22 novembre 2011, les époux ont conclu un nouveau contrat de mariage remplaçant celui du 1 er mars 2005. Ils excluaient dans ce nouveau contrat certains biens de la communauté pour les attribuer à leurs biens propres respectifs. Ainsi, le droit de superficie du défunt sur l'immeuble de W.________ a été transféré aux biens propres de l'épouse pour une valeur correspondant à la moitié de la valeur fiscale de l'immeuble, soit 2'285'150 fr. Il est indiqué que cette somme est acquittée par le paiement de 1'250'000 fr. de l'épouse, par la compensation d'une créance des biens propres de celle-ci envers les biens communs de 660'000 fr. correspondant à 50 % des intérêts hypothécaires payés pendant onze ans par B.________ SA, et, enfin, par un prêt de 375'150 fr. consenti par le défunt à son épouse. Le même contrat prévoit qu'en cas de prédécès de l'époux, l'intégralité des biens communs reviendra à l'épouse et qu'en contrepartie, celle-ci sera débitrice de la communauté héréditaire d'un montant correspondant à 3/16 ème de la valeur des biens communs au moment de la dissolution de la communauté. A.e.d. Le même jour, les époux ont passé un nouveau pacte successoral remplaçant celui du 1 er mars 2005. Il était désormais prévu qu'en cas de décès de l'époux, l'ordre légal s'appliquerait à sa succession. Ce pacte indiquait que l'époux avait déjà consenti à des avances d'hoiries à ses descendants, que ces avances devaient être déduites de la part successorale de chaque descendant mais qu'elles n'étaient pas rapportables vis-à-vis de l'épouse.