Citation: 1B_206/2020 E. 2

En tout état de cause, la confusion existant entre les recourantes et le Gouvernement du J.________ suffit à ce stade pour ne pas écarter tout abus de droit dans le cadre de l'accès au dossier pénal requis, soit obtenir par ce biais la consultation des éléments refusés dans le cadre de l'entraide en matière pénale (arrêt 1B_225/2020 du 6 août 2020 consid. 3.2; pour un rappel de la jurisprudence s'agissant du droit d'accès en cas de procédure d'entraide internationale en matière pénale en parallèle d'une procédure ordinaire, voir ATF 139 IV 294 consid. 4.2 ss p. 298 ss), ce qui justifie, par substitution de motifs, une restriction du droit d'accès au sens de l'art. 108 al. 1 let. a CPP (sur cette disposition, voire arrêt 1B_474/2019 du 6 mai 2020 consid. 3.1.2 destiné à la publication). Cette solution s'impose d'autant plus que les recourantes et le Gouvernement du J.________ agissent a priori par le biais d'un mandataire commun, une obligation de garder le secret imposée aux parties semble ainsi dénuée d'effet dans le cas d'espèce (cf. arrêt 1B_474/2019 du 6 mai 2020 consid. 3.2.2 destiné à la publication, cause constatant qu'une interdiction pour un avocat de faire état du contenu d'une pièce à son client est contraire au droit fédéral). Il est cependant rappelé qu'aux termes de l'art. 108 al. 3 CPP, les restrictions doivent être limitées temporairement ou à des actes de procédure déterminés (arrêt 1B_474/2019 du 6 mai 2020 consid. 3.2.4 destiné à la publication). Si les autorités pénales - qui ne manqueront pas aussi de clarifier le statut des différents intervenants dans la présente cause - entendent donc maintenir une telle limitation, il leur appartiendra de circonscrire de manière claire les documents visés, respectivement de fonder leurs décisions sur des pièces auxquelles les recourantes n'auraient pas eu accès que si celles-ci ont été informées de leur contenu essentiel (cf. art. 108 al. 4 CPP).