Citation: 4A_264/2010 10.06.2010 E. 1

1.1 Le Tribunal des baux du canton de Vaud a tenu une audience, le 15 février 2010, pour instruire la cause opposant X.________, demanderesse, à la Commune de Y.________, défenderesse, dans un litige en matière de droit du bail à loyer. Lors de cette audience, les parties ont conclu une transaction en vertu de laquelle la demanderesse et locataire admettait la validité de la résiliation du bail qui lui avait été signifiée pour le 31 août 2009, tandis que la défenderesse et bailleresse lui accordait, à titre humanitaire et à bien plaire, un délai au 30 juin 2010 pour quitter l'appartement pris à bail. La locataire a interjeté un recours cantonal dirigé contre le procès-verbal relatif à cette transaction. Par arrêt du 31 mars 2010, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a déclaré ce recours irrecevable: d'une part, la demanderesse ne l'avait pas refait dans le délai qui lui avait été imparti à cette fin; d'autre part, elle y formulait des critiques touchant le contenu de la transaction, ce qu'elle n'était pas en droit de faire. Constatant, toutefois, que la transaction judiciaire pouvait être sujette à invalidation selon les art. 23 ss CO, la cour cantonale a transmis le dossier à la Chambre des révisions civiles pour toutes suites utiles. 1.2 La demanderesse a adressé au Tribunal fédéral une lettre manuscrite, datée du 26 avril 2010, dans laquelle elle manifeste l'intention de recourir contre l'arrêt précité. Elle y fait état des problèmes qu'occasionnerait à sa fille et à elle-même l'obligation de quitter, au 30 juin 2010, l'appartement qu'elles occupent; pour cette raison, la recourante requiert la possibilité d'y demeurer jusqu'à la fin de l'année. Les 24 et 31 mai 2010, elle a envoyé deux autres lettres, accompagnées de pièces, au Tribunal fédéral. Dans l'une de celles-ci, elle réclame le bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite.