Citation: 4A_386/2020 E. 7

La recourante fait valoir avec pertinence que le procès dure depuis cinq ans déjà. Les conclusions subsidiaires de la demande en justice tendent à une prolongation du bail à ferme du demandeur pour une durée de six ans qui viendra à échéance le 30 avril 2022; elles perdront donc tout objet dans moins de deux ans. Le litige n'est en lui-même pas spécialement complexe. Selon l'Autorité de recours, l'objet principal de la demande en justice ne soulève qu'une question juridique simple, soit élucider si X.________ était ou n'était pas habilitée à résilier seule le bail à ferme du demandeur. Il n'est guère possible d'évaluer la durée de la procédure arbitrale qui motive la suspension litigieuse; l'expérience enseigne seulement que de semblables procédures peuvent s'étendre sur plusieurs années. Dans ces conditions, conformément à l'opinion de la recourante, la suspension met effectivement en cause le principe de la célérité et le recours est par conséquent recevable au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Les conditions de recevabilité du recours en matière civile sont pour le surplus satisfaites, notamment à raison de la valeur litigieuse. Celle-ci est évaluée à 38'400 fr. par la Cour d'appel, d'après le montant du fermage et la durée résiduelle du contrat.