Citation: 6B_610/2017 E. 1.2

1.2. En l'espèce, il ressort du dossier cantonal que, par décision du 22 décembre 2014, le tribunal des mesures de contrainte a statué sur la demande du ministère public et autorisé la surveillance en temps réel du raccordement téléphonique utilisé par la recourante. Rien n'est dit, dans la décision attaquée, sur la recevabilité du grief tiré de l'illicéité de la surveillance secrète soulevé à l'encontre de la décision de condamnation de première instance, la cour cantonale examinant d'emblée le grief sur le fond. Les faits établis par l'autorité précédente ne permettent en particulier pas de déterminer si la recourante avait été informée, à l'issue de la procédure préliminaire, de la surveillance et de son droit de faire recours (cf. art. 279 CPP), ou si cette communication avait été omise, ce qui pourrait expliquer qu'il n'y ait pas eu de recours formé immédiatement conformément aux art. 298 al. 3 et 393 ss CPP. Dans ces circonstances, il n'est pas certain que la recourante soit recevable à attaquer sa condamnation en se prévalant d'un vice affectant la procédure préliminaire, qui n'est en principe plus revu avec le fond. La question peut cependant demeurer ouverte, car le recours est en tous les cas infondé pour les motifs qui suivent.