Citation: 4C.356/2000 05.03.2001 E. 2

2.- Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa; 117 II 256 consid. 2a). Celui qui s'en prend à une constatation de fait, dans le cadre d'un recours en réforme, doit établir les conditions de l'une de ces exceptions (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 400). Sous réserve de ces cas, il ne peut pas être présenté de griefs contre l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale ou contre les constatations de fait, ni de faits ou moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 120 II 280 consid. 6c). Le demandeur perd de vue ces principes, puisqu'à l'appui des violations du droit fédéral invoquées, il s'écarte et complète à de nombreuses reprises les faits ressortant du jugement entrepris, sans se prévaloir de circonstances permettant de s'en distancier, ce qui n'est pas admissible. C'est donc uniquement sur la base des faits retenus par les juges cantonaux que la Cour de céans contrôlera si le droit fédéral a été correctement appliqué, ce qui a pour conséquence de vider de leur substance la plupart des griefs soulevés.