Citation: 5A_322/2022 E. 1.2.2

1.2.2. 1.2.2.1. Dans le cas présent, au regard de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, l'admission du recours pourrait conduire immédiatement à une décision finale, puisqu'il s'agirait alors de constater que le délai de séparation de deux ans de l'art. 114 CC n'était pas atteint au moment du dépôt de la demande en divorce, ce qui impliquerait le rejet de celle-ci (cf. Message concernant la révision du Code civil suisse [état civil, conclusion du mariage, divorce, droit de la filiation, dette alimentaire, asiles de famille, tutelle et courtage matrimonial] du 15 novembre 1995, FF 1996 I 1, p. 94). 1.2.2.2. En lien avec la seconde condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, le recourant expose tout d'abord que le 24 août 2020, l'intimée a déposé une demande en divorce non motivée. Lors de l'audience du 6 novembre 2020, vu l'opposition au principe du divorce de l'intéressé, une instruction sur cette seule question a été ouverte, laquelle a abouti au jugement incident du 23 février 2021. Ainsi, si la demande en divorce précitée n'a pas été motivée sur le fond, le recourant indique que l'intimée s'est tout de même expressément réservée la possibilité à cette occasion, tout comme dans son écriture du 25 novembre 2020, de compléter et/ou modifier ses écritures et conclusions et de chiffrer ses prétentions en liquidation du régime matrimonial sur le vu des pièces à produire par l'intéressé et des éventuelles expertises requises. D'après le recourant, plusieurs expertises devront en effet être mises en oeuvre dans le cadre du divorce portant notamment sur les compétences parentales et le bien immobilier. En tant que l'intimée a conclu à l'octroi de la garde exclusive des enfants, alors que c'était précisément l'objet de l'expertise ordonnée par le juge des mesures protectrices de l'union conjugale, l'époux soutient que l'intimée sollicitera une nouvelle expertise sur ce sujet. A cela s'ajoute le fait que l'intéressé est propriétaire d'un bien immobilier qui entraînera, selon lui, dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial, une expertise relative à la valeur du bien à différentes dates aux fins d'établir les masses et les éventuelles récompenses. En somme, le recourant fait valoir qu'il serait acquis que la procédure de divorce s'étalera sur plusieurs années, probablement pour la seule première instance, et supposera plusieurs expertises, étant précisé que le seul traitement de la condition de l'art. 114 CC a déjà duré plusieurs années. Il est ainsi reconnaissable selon lui que la procédure sera longue et coûteuse pour les parties, dans une mesure notablement supérieure à un divorce moyen. En l'espèce, la réalisation de cette seconde condition se révèle en réalité douteuse au regard de la jurisprudence restrictive en la matière, dès lors que le recourant n'émet que de simples hypothèses, les mesures probatoires, à savoir les deux expertises, n'ayant pas encore été requises par l'intimée - même si cela s'avère inhérent au dépôt d'une demande non motivée - et n'explique pas en quoi l'expertise relative notamment aux compétences parentales entraînerait une procédure particulièrement coûteuse. Cela étant, quand bien même cette condition devait être tenue pour réalisée, le recours devrait de toute manière être rejeté pour les motifs qui suivent.