Citation: 8D_5/2018 E. 5.5

5.5. La recourante ne peut pas non plus se prévaloir avec succès d'un déni de justice ou d'une violation de son droit d'être entendue au motif que la juridiction cantonale de dernière instance n'aurait pas analysé sa conclusion subsidiaire visant à la collocation de son poste au niveau 7 de la chaîne 347 correspondant à l'emploi-type "gestionnaire de dossiers". En effet, comme déjà indiqué, l'appréciation de la commission, confirmée successivement par les autorités judiciaires cantonales, a consisté non seulement à exclure les revendications de la recourante, c'est-à-dire une collocation de son poste au niveau 8 de la chaîne 348, mais aussi à corriger la collocation au niveau 5 de la chaîne 345 retenue par l'employeur, pour en définitive considérer que l'emploi exercé correspondait à l'emploi-type de "secrétaire d'unité" colloqué au niveau 6 de la chaîne 345. Ce faisant, la commission et à sa suite le Tribunal de première instance et la Chambre des recours ont de factoexclu que le poste de l'intéressée pût être colloqué à un autre niveau d'une autre chaîne. A partir du moment où la Chambre des recours est parvenue à la conclusion que la fonction de la recourante était correctement colloquée au regard de son cahier des charges, elle n'était pas tenue d'examiner encore si une ou plusieurs autres collocations pouvaient entrer en ligne de compte.