Citation: 5A_721/2015 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le Tribunal cantonal a jugé que les conditions permettant de sanctionner un retard injustifié n'étaient pas réalisées. Le recourant n'avait en effet donné aucune information à l'autorité de protection ou à l'intervenant de l'OPE quant aux changements de son domicile et de sa situation de famille. Les actes de la cause ne révélaient, depuis la séance du 13 mai 2014 devant l'autorité de protection et avant le recours pour déni de justice, aucune mesure de sa part ou de son mandataire tendant à faire avancer la procédure et/ou à obtenir les décisions qu'il attend. Cette attitude, nonobstant ses affirmations, faisait naître des doutes sur l'importance réelle qu'il accordait à la procédure et sa volonté de la voir aboutir. L'on pouvait par ailleurs exiger de lui qu'il interpelle l'autorité de protection ou l'OPE sur les démarches entreprises à la suite de la séance du 13 mai 2014 et sur l'avancement de la procédure, avant de déposer un recours pour déni de justice. Au vu de ces motifs, suffisants pour juger du recours dont elle était saisie, l'on ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait dû examiner les faits et griefs mis en exergue par le recourant. Dès lors que ce dernier n'a pas interpellé l'autorité de protection pour s'enquérir de l'avancement de la procédure, respectivement des motifs pour lesquels elle n'avait pas encore statué sur sa requête, il a manqué d'entreprendre quelque démarche que ce soit pour l'inviter à faire diligence. Il aurait pu ainsi éviter de saisir le Tribunal cantonal valaisan d'un recours selon l'art. 450a al. 2 CC à un moment où il n'aurait pas encore été fondé à se plaindre d'un retard inadmissible à statuer. Dans ces conditions, le recours se révèle mal fondé.