Citation: 4C.235/2006 23.10.2006 E. 1

1.1 Le présent litige porte sur une demande tendant à la révocation d'un liquidateur. La jurisprudence a reconnu le caractère civil d'une telle procédure, lorsque le mandat du liquidateur repose sur la loi, les statuts, une décision de la société ou un contrat (ATF 117 II 163 consid. 1a). Cette contestation revêt également une nature pécuniaire et, compte tenu des intérêts économiques en jeu, il y a lieu d'admettre que la valeur litigieuse minimale de l'art. 46 OJ est dépassée (cf. arrêt du Tribunal fédéral 4C.139/2001 du 13 août 2001 consid. 1c). Interjeté par le demandeur, qui a été entièrement débouté de ses conclusions, et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ), le recours, déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ), est ainsi recevable. 1.2 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral applique le droit d'office, sans être lié par les motifs que les parties invoquent (art. 63 al. 1 et 3 OJ), ni par l'argumentation juridique retenue par la cour cantonale (art. 63 al. 3 OJ; ATF 130 III 297 consid. 3.1). Il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux invoqués par le recourant (ATF 130 III 297 consid. 3.1 in fine) et il peut également rejeter le recours en adoptant une autre solution que celle retenue par la cour cantonale (ATF 127 III 248 consid. 2c p. 253).