Citation: 7B_150/2022 E. 5.4

5.4. En l'espèce, il faut donner acte au recourant qu'il ne résulte pas précisément des décisions cantonales quelles règles fondamentales de la circulation routière auraient été violées à cette occasion, ni que le degré de gravité extrême requis par la norme aurait été atteint. Tout au plus, la cour cantonale mentionne-t-elle les règles de prudence prévues aux art. 31 al. 1 LCR et 3 al. 1 OCR. Or il ne ressort pas des faits tels que retenus que le recourant ne serait pas resté maître de son véhicule ou en quoi il aurait, par son comportement, violé ces dispositions légales. Pour ce qui est de l'art. 26 al. 2 LCR, également évoqué par l'autorité cantonale, on ne voit pas que cette disposition s'appliquerait à C.B.________ ou aux époux E.________. Au surplus, les premiers juges ont retenu que le recourant était passé à une quinzaine de centimètres de F.E.________ et qu'il roulait à plus de 30 km/h, sur un tronçon limité à 30 km/h; la cour cantonale a pour sa part considéré que le recourant était passé à quelques dizaines de centimètres de la prénommée en tenant compte des mensurations de la route et du véhicule, mais surtout du fait que les piétons étaient situés de part et d'autre de la route, et que le recourant avait circulé au moins à 30 km/h. La Cour d'appel pénal n'a cependant pas exposé pour quels motifs le raisonnement des premiers juges pouvait être confirmé, bien qu'elle ait retenu un état de fait légèrement plus favorable au recourant. Dans ces circonstances, l'état de fait et le raisonnement de l'arrêt attaqué sont lacunaires s'agissant de la réalisation de l'infraction décrite à l'art. 90 al. 3 LCR. Il convient dès lors d'annuler l'arrêt et de renvoyer la cause à la cour cantonale pour qu'elle complète les faits et la motivation, si cela est possible au regard de l'acte d'accusation, dans une mesure permettant au Tribunal fédéral de contrôler l'application du droit (art. 112 al. 3 LTF; cf. consid. 4.4.1 supra).