Citation: U 190/02 12.08.2003 E. A

P.________, né en 1966, a travaillé en qualité de manoeuvre dans un garage. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 16 septembre 1986, il a été victime d'un accident de la circulation ensuite duquel il a subi une fracture ouverte du tibia droit et une fracture-luxation du premier orteil du pied droit. La CNA a pris en charge le cas. Par décision du 20 janvier 1995, elle a supprimé le droit de l'assuré à des prestations à partir du 31 janvier suivant, motif pris, d'une part, que l'intéressé ne souffrait plus de séquelles physiques de l'accident du 16 septembre 1986 et, d'autre part, qu'il n'existait pas de lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques constatés et ledit accident. Saisie d'une opposition, la CNA l'a rejetée par décision du 5 janvier 1996.