Citation: 1B_427/2015 E. 3

Le recourant soutient que le refus de le libérer rendrait sans objet les conclusions prises en appel tendant à l'octroi du sursis partiel étant donné que l'audience ne pourra intervenir avant l'automne 2016 et violerait de ce fait le principe de proportionnalité. La cour cantonale a retenu à cet égard que la possibilité d'obtenir un éventuel sursis partiel en seconde instance ne devait pas être prise en compte dans l'examen de la proportionnalité de la détention pour éviter au juge de la détention d'empiéter sur les compétences du juge du fond, s'en tenant ainsi à la jurisprudence publiée (ATF 139 IV 270 consid. 3.1 p. 275 et les arrêts cités). Elle a ajouté que le recourant avait été condamné une première fois à six ans de réclusion pour des faits similaires qui se sont déroulées en 1998 et que dans la mesure où il a récidivé, on ne saurait considérer avec certitude que la cour d'appel arrivera à la conclusion qu'un sursis partiel devrait lui être accordé. Cet examen, effectué prima facie par la direction de la procédure, est inhérent au système prévu par le législateur à l'art. 233 CPP et ne heurte pas davantage le droit fédéral, dans la mesure où il ne préjuge pas du sort de l'appel, mais évalue dans les grandes lignes la vraisemblance des chances de succès (arrêt 1B_43/2013 du 1 er mars 2013 consid. 4.2). Au demeurant, aucun élément ne permet de retenir que l'audience d'appel sera fixée en automne 2016, comme le prétend péremptoirement le recourant. Un tel délai ne serait d'ailleurs pas compatible avec la règle de la célérité qui doit prévaloir lorsque les parties sont en détention.