Citation: 4A_504/2023 E. 5.2

5.2. Dans la première branche du moyen considéré, le recourant dénonce une violation du principe de l'interdiction de l'abus de droit. A en croire l'intéressé, l'intimée aurait adopté une attitude contradictoire puisqu'elle aurait accepté, sans rien dire, qu'il préside simultanément la LEN et B.________ durant près de dix ans, avant de lui reprocher, par la suite, d'avoir signé, pour le compte de la LEN, l'addendum conclu avec B.________. L'intéressé fait valoir qu'il se trouvait, dès sa nomination à la tête de la LEN, dans une situation permanente de conflit d'intérêts, contraire aux règles du Code d'Éthique adopté par l'intimée, puisqu'il présidait toujours B.________. Pareille situation était connue et acceptée par la LEN et l'intimée. Le recourant estime dès lors qu'il ne saurait se voir reprocher d'avoir signé l'addendum pour le compte de la LEN, car "il n'a fait qu'exercer les prérogatives liées à sa fonction, dans une situation, certes de conflit d'intérêts, mais qui existait ab ovo et était acceptée de toutes les fédérations concernées". Semblable argumentation n'emporte point la conviction de la Cour de céans. Que l'intimée ait consenti à ce que le recourant préside simultanément la LEN et B.________, nonobstant les règles énoncées dans son Code d'Éthique, ne signifie pas encore que la fédération internationale concernée lui aurait donné carte blanche ni que l'intéressé ait pu légitimement se croire autorisé à conclure n'importe quel contrat entre les deux entités qu'il présidait. Cette seule circonstance ne saurait suffire à taxer l'attitude adoptée par l'intimée de contraire au principe de l'interdiction de l'abus de droit. L'intimée n'a en effet jamais laissé entendre que l'intéressé, agissant en tant que président de la LEN, pouvait oeuvrer dans l'intérêt de B.________. Or, dans la sentence attaquée, la Formation a souligné, à bon droit, que le recourant, en signant l'addendum pour le compte de la LEN, avait en réalité servi exclusivement les intérêts de B.________, puisque cette dernière avait bénéficié d'une réduction substantielle de ses obligations financières. Dans ces circonstances, la Formation n'a nullement rendu une sentence incompatible avec l'ordre public matériel, en considérant que le recourant aurait dû s'abstenir de participer à ladite transaction ou, à tout le moins, aurait dû consulter la Commission d'Éthique de l'intimée.