Citation: 1C_110/2018 E. 2.3

2.3. La recourante estime que les autorités neuchâteloises auraient constaté les faits de façon manifestement inexacte dans la mesure où elles auraient à tort considéré que le garage et les places de stationnement attenants au vieux bâtiment n'existaient pas. Selon elle, l'arrêt attaqué serait, en outre et sur ce point, insuffisamment motivé, en violation de son droit d'être entendue. S'agissant tout d'abord des trois places de stationnement avancées par la recourante, rien ne permet de se convaincre de leur existence. La production d'un plan complété, pour les besoins de la présente procédure fédérale, d'annotations manuscrites n'est à cet égard ni pertinente ni d'ailleurs recevable (art. 99 al. 1 LTF). Ensuite, en ce qui concerne la remise attenante à l'ancien bâtiment, la commune a, en cours de procédure cantonale, indiqué, après s'être rendue sur place, que celle-ci était impropre au stationnement, compte tenu de sa configuration et de son état. La recourante ne remet cependant pas sérieusement en cause ces constatations et les photographies versées au dossier n'illustrent pas clairement la présence d'une place de stationnement à cet endroit. Aussi, en ne retenant pas l'existence d'emplacements préexistants ni a fortiori que le projet litigieux entraînerait leur suppression, le Tribunal cantonal n'a-t-il pas versé dans l'arbitraire. Il s'ensuit qu'il n'est pas non plus critiquable, de la part de l'instance précédente, de ne pas avoir expressément, aux termes des considérants de son arrêt, livré son appréciation sur "les mesures d'instruction" que la recourante affirme avoir elle-même effectuées; on ignore d'ailleurs de quelles offres de preuve exactement la recourante se prévaut, son argumentation étant à cet égard également laconique. Quoi qu'il en soit, la recourante pouvait déduire de la décision entreprise, que le Tribunal cantonal, compte tenu en particulier de la position exprimée par la commune, avait implicitement nié l'existence des emplacements allégués et s'en plaindre en connaissance de cause; elle ne manque d'ailleurs pas de le faire - en vain toutefois -, comme cela vient d'être exposé. Cela est suffisant sous l'angle des garanties offertes par le droit d'être entendu.