Citation: 2C_231/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, à l'appui de sa demande de révision, la recourante s'est prévalue du fait qu'elle n'aurait eu connaissance qu'en décembre 2017 de l'octroi de la certification Minergie, grâce au gérant de l'immeuble, le courrier de l'Office compétent ayant été adressé à tort en 2011 à la compagnie foncière. Selon les faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), la recourante a indiqué qu'elle avait acquis en 2005 la parcelle no 14'320 dans le but d'y ériger un immeuble commercial et qu'elle en avait confié la construction à l'entreprise D.________, avec le mandat de réaliser un immeuble Minergie, en vue d'y loger des locataires de première qualité. La demande de certification Minergie avait été vraisemblablement déposée en 2011 à l'Office compétent et celui-ci l'avait accordée le 14 juillet 2011, en l'adressant effectivement à tort à la compagnie foncière, sise à l'adresse de D.________. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal a relevé que la compagnie foncière qui avait reçu le courrier de certification était la représentante de la société soeur de la recourante. Il a aussi souligné que la construction de l'immeuble avait été confiée à D.________ et qu'il était facile pour la compagnie foncière ou D.________ d'identifier la bénéficiaire de la certification. Le Tribunal cantonal a toutefois laissé ouverte la question de savoir à quel moment la recourante avait eu connaissance de la certification, au motif que l'intéressée avait planifié la délivrance de cette certification, importante pour elle, et devait partant s'attendre à la recevoir. Pourtant, la recourante était restée passive plusieurs années et avait découvert, selon ses dires, au hasard d'une vente, six ans après la délivrance de la certification, que son immeuble avait reçu le certificat qu'elle souhaitait. Le Tribunal cantonal a en outre relevé que le texte de l'art. 78 de la loi genevoise générale sur les contributions publiques du 9 novembre 1987(LCP; RS/GE D 3 05), prévoyant l'exonération des immeubles certifiés Minergie, était clair, que la disposition était entrée en vigueur en 2010 et qu'elle avait fait l'objet d'une information 1/2010 publiée de l'Administration fiscale cantonale dans laquelle il était indiqué que le certificat devait être joint à la déclaration d'impôt. Il ne pouvait partant pas échapper à la recourante ou à sa fiduciaire qu'il lui incombait de remettre la certification à l'Administration fiscale cantonale en annexe à sa déclaration d'impôt et de se prévaloir de l'exonération dans le cadre des déclarations fiscales 2011 à 2014.