Citation: 1P.127/2002 24.05.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a p. 48; 128 II 13 consid. 1a p. 16, 46 consid. 2a p. 47 et les arrêts cités). 1.1 Seule est ouverte la voie du recours de droit public contre les décisions en matière d'expropriation formelle prises, comme en l'espèce, en application du droit public cantonal (ATF 109 Ib 257 consid. 1 p. 261; ZBl 98/1997 p. 175 consid. 2b p. 176), contrairement aux décisions sur des indemnisations résultant de restrictions apportées au droit de propriété au sens de l'art. 5 LAT, qui peuvent faire l'objet d'un recours de droit administratif (art. 34 LAT). 1.2 L'intimée est d'avis que le recours serait irrecevable en tant qu'il est dirigé contre les arrêts rendus par le Tribunal administratif les 22 août 1997 et 28 janvier 1999, s'agissant de décisions partielles finales qui auraient dû être attaquées immédiatement. Selon l'art. 87 OJ, le recours de droit public est recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément; ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement (al. 1); le recours de droit public est recevable contre d'autres décisions préjudicielles et incidentes prises séparément s'il peut en résulter un préjudice irréparable (al. 2); lorsque le recours de droit public n'est pas recevable en vertu de l'al. 2 ou qu'il n'a pas été utilisé, les décisions préjudicielles et incidentes peuvent être attaquées avec la décision finale (al. 3).