Citation: 5C.17/2000 15.05.2000 E. 2

2.- La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 158 ch. 1 aCC, en refusant d'admettre la nullité de l'acte introductif d'instance bien que celui-ci ne respectât pas certaines conditions de formes. Selon l'art. 158 ch. 1 aCC, le juge ne peut retenir comme établis les faits à l'appui d'une demande en divorce ou en séparation de corps que s'il est convaincu de leur existence. Contrairement à ce que soutient la recourante, cette règle, relative à la preuve, ne contient aucune prescription concernant le contenu de l'assignation, qui relève du droit cantonal de procédure. La recourante reproche dès lors à tort à la cour cantonale d'avoir violé cette prescription. Au demeurant, l'art. 158 ch. 1 aCC ne s'applique pas aux effets accessoires du divorce ou de la séparation de corps, en particulier à leurs conséquences pécuniaires, mais uniquement à leur principe, comme cela ressort du texte de la disposition, de son but et des travaux préparatoires (Bühler/Spühler, Commentaire bernois, n. 39 ad art. 158 CC). Or la recourante n'a pas remis en cause en appel le prononcé du divorce, lequel ne peut dès lors plus être revu par le Tribunal fédéral en instance de réforme. A cet égard, la question d'une violation de l'art. 158 ch. 1 aCC par la dernière juridiction genevoise ne se pose dès lors pas; la recourante allègue d'ailleurs que l'union des époux est irrémédiablement atteinte en raison de leurs profondes divergences d'intérêts et de caractère et déclare ne pas remettre en cause le divorce en tant que tel.