Citation: 8C_563/2024 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, l'arrêt attaqué constitue une décision incidente vu le renvoi à l'autorité inférieure qu'il comporte. Le point de savoir s'il est assimilable matériellement à une décision finale peut rester indécis, dès lors que les conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF sont quoi qu'il en soit réunies. Conformément à l'arrêt de renvoi, le recourant est tenu de rendre une nouvelle décision en tenant compte, au titre de dépense reconnue, d'une contribution d'entretien mensuelle de 300 euros en faveur de l'ex-épouse de l'intimé pour calculer le droit aux prestations complémentaires de celui-ci. Cette instruction impérative contraint le recourant à réexaminer la situation et à rendre une nouvelle décision à l'encontre de sa conception juridique, sans qu'il puisse par la suite soumettre la question litigieuse au Tribunal fédéral. Le recourant subit donc un risque de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, de sorte que la voie du recours en matière de droit public contre l'arrêt cantonal, en tant qu'il porte sur les prestations complémentaires fédérales uniquement (cf. ATF 134 V 53 consid. 2), est ouverte. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient l'intimé, le recourant dispose de la qualité pour recourir en application de l'art. 89 al. 2 let. d LTF, en relation avec l'art. 62 al. 1 bis LPGA (RS 830.1) et l'art. 38 al. 1 OPC-AVS/AI (RS 831.301), dans le domaine des prestations complémentaires fédérales, sans que la condition d'un intérêt propre digne de protection posée par l'art. 89 al. 1 let. c LTF lui soit applicable; tout au plus doit-il poursuivre un intérêt concret et actuel à la bonne application du droit fédéral dans son domaine de compétence (JEAN MÉTRAL, in Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, n° 10 ad art. 59 LPGA et n° 6 ad art. 62 LPGA). En l'espèce, la prise en compte ou non d'une pension alimentaire de 300 euros au bénéfice de l'ex-femme de l'intimé dès le 1 er août 2023, dans le calcul des prestations complémentaires fédérales, a un impact sur le montant desdites prestations auquel l'intimé peut prétendre.