Citation: 8C_479/2022 E. 4.4

4.4. Pour évaluer la capacité de travail du recourant, l'instance précédente s'est fondée sur l'expertise du docteur D.________, à laquelle elle a reconnu une pleine valeur probante. Dans son rapport du 5 juin 2015, cet expert a retenu que le recourant disposait d'une capacité de travail de 60 % dans sa fonction de "chef de vente" auprès de B.________; la capacité de travail pouvait toutefois être améliorée de manière significative - avec une simple baisse de rendement de 20 % - dans un poste sédentaire induisant moins de stress et de responsabilités. Le 3 avril 2017, le docteur D.________ a maintenu ses conclusions, lesquelles ne sont pas contestées par le recourant et ont été validées par d'autres médecins. Tel est notamment le cas du docteur I.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation et médecin traitant du recourant, qui a estimé que celui-ci était capable de travailler à 60 % comme cadre dans un service immobilier. Ce médecin s'accorde ainsi avec le docteur D.________ sur le fait que la capacité de travail de 60 % porte sur un emploi de responsable ou de cadre dans l'immobilier, ce qui correspond au niveau de compétence 4, lequel ne couvre pas uniquement les fonctions de directeurs/trices. Ainsi, le fait que l'activité de directeur régional pour B.________ se soit révélée incompatible avec les atteintes à la santé du recourant ne fait pas obstacle à l'application du niveau de compétence 4. A ce propos, on notera que le recourant a lui-même déclaré avoir exercé cette activité certes à 60 %, mais avec des objectifs à 100 %, ce qui était au-dessus de ses forces. L'inadéquation de cette fonction avec son état de santé doit donc être relativisée. On remarquera encore que le recourant a été engagé par F.________ AG en tant que responsable des ventes pour la Suisse romande, soit une fonction du niveau de compétence 4. Il n'y a donc pas lieu de s'écarter de ce niveau de compétence retenu par les juges cantonaux. Le niveau de compétence 2 ne pourrait être pris en compte que dans le cadre d'une activité à plein temps avec une diminution de rendement de 20 %, ce qui serait toutefois contraire à l'obligation du recourant de réduire son dommage, comme l'a relevé à juste titre le tribunal cantonal. Le grief du recourant s'avère ainsi mal fondé.