Citation: 1C_168/2023 E. A

A.________, ressortissant du Kosovo, né en 1981, est arrivé dans le canton de Vaud en 1991. Il a déposé une première demande de naturalisation ordinaire en 2006, laquelle a échoué en raison d'un échec à l'examen municipal. Il a déposé une seconde demande de naturalisation ordinaire le 20 octobre 2015. Dans le cadre de cette demande, A.________ a pris connaissance, le 3 octobre 2015, de ce que, pour pouvoir être naturalisé, il devait respecter l'ordre juridique suisse et que si cette condition n'était pas remplie au moment de la décision, sa naturalisation pouvait, selon l'art. 41 de l'ancienne loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse du 29 septembre 1952 (aLN; RO 1952 1115), être annulée dans un délai de huit ans, si elle avait été obtenue par des déclarations mensongères ou par la dissimulation de faits essentiels. L'intéressé a en outre solennellement déclaré avoir respecté l'ordre juridique en Suisse et à l'étranger au cours des dix dernières années et, même au-delà de ces dix années, n'avoir pas commis d'infractions pour lesquelles il devait s'attendre à être poursuivi ou condamné, avant de s'engager à informer les autorités compétentes en matière de naturalisation de toute enquête pénale ouverte à son encontre ou de condamnation durant la procédure de naturalisation. Le 5 février 2018, l'intéressé a obtenu la bourgeoisie de la commune de Lausanne. Le 31 octobre 2018, il s'est vu octroyer le droit de cité vaudois et a été mis, le 3 avril 2019, au bénéfice de la nationalité suisse, après avoir obtenu l'autorisation fédérale de naturalisation le 17 janvier 2019.