Citation: 1A.97/2001 04.07.2001 E. 2

2.- Le recourant se livre à une argumentation sur le fond, perdant de vue que l'ordonnance attaquée est limitée à un prononcé d'irrecevabilité. La cour cantonale a en effet considéré, conformément à la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, que seul le titulaire du compte bancaire visé par la demande d'entraide avait qualité pour recourir contre l'ordonnance de clôture, à l'exception du bénéficiaire (ATF 123 II 161 consid. 1d/aa p. 164; cf. également l'art. 9a let. a OEIMP). La Chambre d'accusation a également précisé qu'il n'y avait d'exception à cette règle que dans les cas où la société titulaire, liquidée, ne peut plus agir (ATF 123 II 153); rien ne permettait toutefois de supposer que tel soit le cas en l'espèce. Le recourant n'apporte, sur ces points, aucun argument propre à remettre en cause les considérations de la cour cantonale. Il relève être titulaire d'un des comptes soumis aux mesures d'entraide, mais omet de préciser que ce compte a été libéré aux termes de l'ordonnance de clôture, et qu'aucun renseignement n'a été transmis à son sujet. Même s'il ne doit pas répondre aux mêmes exigences de motivation que le recours de droit public, le recours de droit administratif n'en doit pas moins contenir une argumentation topique et pertinente (ATF 118 Ib 134; cf. aussi ATF 123 II 359 consid. 6b/bb i.f. p. 369/370). Celle-ci fait totalement défaut en l'espèce, de sorte que le recours doit être déclaré irrecevable, également en tant qu'il émane de S.________. Conformément à l'art. 156 al. 1 OJ, un émolument judiciaire est mis à la charge des recourants. Par ces motifs, le Tribunal fédéral,