Citation: 6B_371/2024 E. 1.2.2

1.2.2. En substance, la cour cantonale a commencé par rappeler que le recourant ne contestait pas avoir été présent lors du brigandage du 31 août 2019. Elle a ensuite considéré qu'il n'était pas contestable que le recourant avait mené C.________ sur les lieux de son agression (faisant notamment référence aux déclarations du recourant: " Je me reproche de l'avoir ramené, [...]", aux déclarations de C.________: " ça a commencé avec A.________ justement. Il m'a emmené jusqu'à une sorte de hangar désaffecté, depuis l'arrêt de bus de U.________ il me semble [...]", et relevant que le recourant avait reconnu avoir " rabattu " le précité à la demande de D.________). S'agissant de K.________, elle a relevé que le brigandage s'était déroulé le lendemain des premiers faits reprochés au recourant. Si c'est à M.________ que D.________ a demandé d'aller chercher K.________ et L.________, la cour cantonale a rappelé les déclarations du recourant selon lesquelles il était " là quand D.________ le lui a dit ", de quoi elle a déduit qu'il l'avait accompagné en toute connaissance de cause, alors même qu'il savait qu'il s'agissait de le détrousser, ayant assisté à des faits similaires le jour précédent. Elle a encore considéré, sur la base des déclarations de K.________, que le recourant avait accompagné celui-ci jusqu'au parc, mais encore que le fait qu'il l'ait suivi volontairement n'était pas pertinent. Quant aux motivations du recourant, la cour cantonale a jugé qu'il devait à tout le moins s'attendre à la tournure que les événements ont pris, compte tenu notamment du fait (i) qu'il connaissait D.________ depuis un certain temps, (ii) qu'il savait que le précité s'embrouillait tout le temps, (iii) que le ton adopté par ce dernier - " ramène-le-moi " - ne pouvait qu'évoquer auprès du recourant un contexte menaçant, mais encore (iv) qu'il savait que C.________ voulait acheter de la drogue. La cour cantonale a également mis en évidence la violence des événements, rappelant, s'agissant de C.________, que " tout le monde lui a sauté dessus ", que " 7 personnes ont commencé à le frapper ", mais encore qu'ils " lui ont donné des coups de pied dans les côtes ", et s'agissant de K.________, que " tout le monde l'a frappé ", " Je suis allé chercher un casque qui appartenait au gars, et je l'ai frappé au visage bien fort, alors qu'il était au sol. J'ai aussi mis des coups de pied dans la tête et dans le visage ", ou encore "[K.________] avait plein de bleus à la fin ". S'agissant de la participation du recourant, la cour cantonale a considéré que contrairement à ce qu'il avait essayé de soutenir à l'audience d'appel, il se trouvait bien à proximité du groupe lors du brigandage de C.________ et avait vu ce qu'il se passait (faisant notamment référence aux déclarations du recourant: " Quand j'ai vu qu'il y avait une bagarre, soit juste après être allé boire de l'eau, je suis resté à proximité. J'ai regardé. J'ai vu qu'un peu tout le monde donnait des coups à C.________. Moi, je ne l'ai pas frappé quand ils l'ont frappé tous. Moi, je lui ai juste mis les deux claques "). Elle a ajouté que le recourant avait bien participé aux événements (faisant notamment référence aux déclarations du recourant: " quand je dis que je n'ai pas fait grand-chose, je veux dire par là que je n'ai pas fait autant que les autres " ou encore " Le dimanche, je ne me suis pas senti très bien. Je me suis rendu compte que ce que j'avais fait était une grosse connerie "). Au sujet des deux claques susmentionnées, la cour cantonale a relevé que le moment précis auquel elles ont été infligées n'était pas déterminant, tout en soulignant qu'il était évident qu'elles avaient été infligées dans le cadre de l'altercation (faisant notamment référence aux déclarations du recourant: " Après cet épisode de gifles, C.________ n'est pas parti. [...] Les bagarres n'ont pas repris tout de suite. Il y avait plein de bagarres après "). En définitive, s'agissant des faits du 31 août 2019, la cour cantonale a retenu que le recourant, à la demande de D.________, avait amené C.________ jusqu'au lieu de son agression, en devant à tout le moins s'attendre à ce que les événements prennent la tournure qu'ils ont pris, qu'il avait vu la victime se faire passer à tabac, que cela l'avait fait rire, et que, dans le cadre de l'altercation, il lui avait donné deux gifles. Elle a ajouté que par sa présence, le recourant avait contribué à accroître l'effet de groupe, augmentant ainsi la menace à l'encontre de la victime, alors même qu'il aurait eu plusieurs occasions de se désolidariser des événements. Sur cette base, elle a jugé que le recourant s'était associé au dessein du groupe, se rendant coauteur du brigandage (jugement attaqué consid. 3.3). Quant aux faits du 1er septembre 2019, elle a retenu que le recourant, en connaissance des événements de la veille et de son propre gré, avait amené K.________ jusqu'au lieu de son agression, soit le même parc que la veille, en sachant quel sort l'attendait. Étant toutefois resté en retrait sur place, il s'était rendu complice du second brigandage ( ibidem).