Citation: 1C_353/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Or, en l'espèce, si le recourant invoque certes une violation des art. 162 et 163 RCC, il ne se prévaut cependant pas de l'interdiction de l'arbitraire en lien avec ce grief. Il se plaint certes d'arbitraire en fin de mémoire. Toutefois, on ne perçoit pas d'emblée le lien entre cette argumentation et les art. 162 et 163 RCC ni avec l'art. 23 du règlement de sécurité - appliqué par la cour cantonale -, que le recourant ne mentionne au demeurant pas. A le comprendre, l'entreposage d'objets à l'extérieur, sur sa parcelle, ne s'apparenterait pas à une "décharge" ("Deponie"), dès lors que la cour cantonale a retenu une rotation des objets déposés au gré de leur vente: il serait ainsi arbitraire de leur appliquer les interdictions figurant dans les dispositions communales. Cette affirmation entre cependant en contradiction avec les doutes émis par la cour cantonale quant à l'absence de valeur marchande de ces objets anciens et usagés. Elle est par ailleurs strictement appellatoire et ne démontre pas qu'il serait arbitraire d'avoir ordonné leur évacuation en application du RCC, du RCB et du règlement de sécurité, spécialement au regard de l'intérêt du milieu bâti du site de Choindez inscrit à l'ISOS. On ne discerne de surcroît pas non plus, dans le contexte d'un site construit d'importance nationale, que l'évacuation d'objets anciens et usagés relèverait d'une appréciation subjective de la commune visant à remédier à un "désordre subjectif" ("Subjektive Unordnung"). Le recourant se limite en définitive à opposer sa propre interprétation et lecture des art. 162 et 163 RCC à l'appréciation de l'instance précédente, sans toutefois réellement la discuter, ni a fortiori en démontrer le caractère arbitraire.