Citation: 2C_411/2024 E. 4.5

4.5. Reste la question de l'intérêt de C.________ à grandir auprès de son père au sens de l'art. 3 CDE. A cet égard, il est incontestable que le recourant constitue, depuis la reprise de contacts réguliers avec sa fille par WhatsApp, une figure parentale importante et que le souhait de l'enfant, exprimé par son curateur, est bien d'entretenir des relations avec celui-ci. Il faut toutefois observer que C.________ n'a plus eu de contact en présentiel avec son père depuis qu'il l'a enlevée en mai 2019. Il est vrai que le curateur de l'enfant a conclu par deux fois que le retour en Suisse du recourant semblait être dans l'intérêt de l'enfant. Il ne ressort toutefois pas de ces rapports que le curateur aurait pris la mesure des risques encourus par C.________ à côtoyer un père dont le comportement est allé jusqu'à enlever son enfant au mépris des décisions de l'autorité de protection de l'enfant et à quitter volontairement la Suisse au détriment du développement de ses relations avec elle. A cela s'ajoute que, le 26 avril 2022, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte a décidé d'attribuer l'autorité parentale sur C.________ exclusivement à la mère et que sa décision du 26 juillet 2019 restreignant le droit de visite du recourant à n'être exercé qu'à quinzaine, sous surveillance, au Point Rencontre, puis, sur simple avis de l'Office de protection de l'enfant, à quinzaine, au Point Échange, une demie journée, n'est pas révoquée, de sorte que, même s'il se voyait délivrer une autorisation de séjour en Suisse, le recourant ne pourrait pas entretenir d'étroites relations affectives avec sa fille. Enfin, il ne faut pas perdre de vue qu'il a lui-même choisi de quitter la Suisse. Dans ces circonstances, si le refus d'octroyer une autorisation de séjour au recourant sera assurément durement ressenti par C.________, il n'entraînera pas de changement fondamental dans la vie familiale de celle-ci, qui pourra continuer à s'entretenir régulièrement avec son père par WhatsApp. Il suit de là que l'intérêt de l'enfant ne suffit pas à contrebalancer les éléments négatifs rappelés ci-dessus tant sur les plans affectif et financier que sur le plan pénal.