Citation: 6B_625/2024 E. 1.3.1

1.3.1. Le recourant dénonce un établissement lacunaire des faits et une appréciation arbitraire des preuves. En résumé, il soutient que la version des faits présentée par l'intimée recèlerait de multiples contradictions et incohérences qui ne sauraient être qualifiées d'"éléments subjectifs", lesquelles aurait dû amener la cour cantonale à douter de la réalité des faits présentés par celle-ci. L'intimée aurait fait des déclarations diamétralement opposées, en particulier quant à son ressenti et à sa réaction vis-à-vis du recourant. À l'inverse, ses propres déclarations auraient été constantes et cohérentes. En outre, la cour cantonale n'aurait pas pris en compte les déclarations concordantes des proches du recourant et de ses trois anciennes secrétaires selon lesquelles il n'aurait jamais eu de gestes déplacés envers celles-ci. En l'espèce, le recourant taxe l'établissement des faits de lacunaire, respectivement l'appréciation des preuves d'arbitraire. Sous couvert de tels griefs, l'argumentation proposée procède, en réalité, d'une vaste discussion des éléments de preuve du dossier, soit essentiellement des déclarations de l'intimée, dont il reproduit des extraits pour en livrer une lecture personnelle à l'aune de ses propres déclarations. Elle se résume ainsi à opposer l'appréciation du recourant sur ces différents éléments à celle de la cour cantonale. De tels moyens sont typiquement de nature appellatoire. En particulier, le recourant échoue à démontrer le caractère insoutenable de l'appréciation cantonale selon laquelle l'intimée jouissait d'une totale crédibilité, ses déclarations étant en outre corroborées par les éléments du dossier, alors que le recourant avait présenté plusieurs versions qui n'étaient pas plausibles, voire absurdes. Le recourant ne démontre pas plus, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis de prendre en compte les éléments qu'il cite. À cet égard, on peut rappeler que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183); la motivation peut par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565; cf. aussi ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 IV 40 consid. 3.4.3). En l'occurrence, on comprend que la cour cantonale a considéré que les déclarations évoquées par le recourant n'étaient pas déterminantes par rapport à l'ensemble des éléments examinés. À cet égard, le fait que le recourant n'aurait jamais eu de "gestes déplacés" envers ses employées ou d'autres proches n'est pas pertinent pour les faits de la cause. Le recourant affirme n'avoir jamais fait usage de contrainte à l'égard de l'intimée et ne pas l'avoir pénétrée. Ces critiques, purement appellatoires, sont irrecevables. Au demeurant, il ressort du jugement entrepris que la cour cantonale s'est basée sur un faisceau d'indices convergents pour retenir un acte sexuel et l'utilisation de la contrainte physique, soit les déclarations crédibles de l'intimée - contrairement aux multiples versions du recourant dépourvues de toute crédibilité -, corroborées par les autres éléments du dossier, en particulier les résultats de l'analyse génétique, laquelle a révélé la présence de son ADN dans la culotte de l'intimée et sur son pantalon, ainsi que le suivi de l'intimée par l'Espace de soutien et de prévention (ESPAS) dont les professionnels spécialisés en violences sexuelles ont observé chez elle des symptômes de stress post-traumatique, compatibles avec l'agression décrite. Évoquant le principe in dubio pro reo, le recourant ne démontre pas plus, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait violé la présomption d'innocence. Les griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.