Citation: 6B_1390/2017 E. 2.4.3

2.4.3. En sa qualité d'administrateur de A.________ SA jusqu'en août 2015, il appartenait au recourant d'assurer avec diligence une administration conforme à la loi et notamment de surveiller l'activité des personnes chargées de la gestion de la société (cf. art. 716a al. 1 ch. 5 CO). S'il est établi que le recourant avait averti Y.________ des possibles conséquences pénales de la non-transmission de retenues salariales aux autorités fiscales et aux assurances sociales (cf. jugement entrepris, p. 7), il ne prétend pas pour autant avoir accompli de plus amples démarches aux fins de pallier les carences de l'actionnaire unique. Il apparaît en effet que, dès la survenance de son conflit avec ce dernier, l'activité du recourant s'est limitée à adresser pour paiement les factures de la société aux employés des autres sociétés de Y.________ établies à C.________ (GE) (cf. jugement entrepris, p. 6). Dans ce contexte, le recourant ne saurait se prévaloir du fait qu'il n'avait aucun moyen de savoir que le montant litigieux avait en réalité déjà été payé. Le recourant ne soutient pas non plus, devant les difficultés rencontrées avec l'actionnaire unique, lui avoir demandé à être relevé de sa fonction d'administrateur. Au contraire, il avait refusé de démissionner alors qu'à la fin de l'année 2010, Y.________ le lui avait expressément demandé (cf. jugement entrepris, p. 16). Par ailleurs, si c'est de manière incidente, dans le cadre de la procédure de réclamation contre une décision de taxation rendue par l'AFC le 28 avril 2015 concernant l'imposition à la source de l'année 2008, que le recourant avait appris que le montant avait déjà été payé (cf. jugement entrepris, p. 9), il n'a pas pour autant pris l'initiative de demander un relevé de compte à l'autorité genevoise, ni à l'ouverture de la procédure pénale en 2014, ni à réception de la décision du 28 avril 2015. Au vu de ce qui précède, il apparaît que l'incapacité de la société de donner suite aux demandes des autorités fiscales et de retrouver, jusqu'en 2016, la trace du paiement litigieux, cela alors que la société était tenue de conserver les pièces comptables durant dix ans (art. 958f al. 1 CO; art. 962 al. 1 aCO), dénote une gestion défaillante imputable au recourant, celui-ci n'ayant pas respecté le devoir de diligence qui lui incombait en sa qualité d'administrateur (art. 717 al. 1 CO).