Citation: 4A_445/2021 E. 5.2

5.2. Il ressort des faits constatés par la cour cantonale que, suite à la procédure en annulation du testament, le client et son avocat ont discuté de la possibilité d'introduire une action civile en Suisse à l'encontre de D.________, dans la mesure où, par l'ouverture d'une procédure et par son opposition à la location de l'appartement litigieux, elle aurait retardé la prise de possession de celui-ci par le client, engendré des frais judiciaires et d'avocat et, partant, causé un dommage de manière illicite au sens des art. 41 ss CO. Dans un courrier daté du 12 janvier 2009, l'avocat a expliqué de manière détaillée les conditions de l'acte illicite et du dommage et la problématique du délai de prescription relatif d'un an (art. 60 al. 1 aCO). Il a précisé qu'" un procès perdu n'est pas nécessairement un acte illicite " et que la condition de l'acte illicite " [lui] sembl[ait] réalisée ". Le client et lui ont ensuite eu de nombreux échanges sur ces éléments et sur l'opportunité d'ouvrir action contre D.________.