Citation: 5A_788/2022 E. 5.1

5.1. Sur ce point, le premier juge avait admis que l'épouse percevait un revenu locatif d'un montant de 2'300 fr. en lien avec son immeuble sis rue U.________ à V.________. Il avait toutefois relevé que la situation de cet immeuble n'était pas définitive, que l'épouse devrait verser des intérêts relatifs au crédit de construction, mais que l'échéance n'était pas connue, qu'une cession de loyer était au dossier mais qu'elle n'était pas valide en l'état, et que l'on ignorait combien d'appartements cet immeuble contenait et quelles étaient les perspectives attendues en terme de loyers. Finalement, il avait jugé que le montant de 2'300 fr. ne pouvait pas être considéré comme un revenu net et qu'il n'était pas cohérent de prendre en compte toutes les charges de l'immeuble, dans la mesure où seule une partie de celle-ci concernait le local loué. La cour cantonale a jugé que le grief formulé par l'époux à l'encontre de ce raisonnement était insuffisamment motivé. Il soutenait que le raisonnement de l'autorité de première instance était illogique et demandait à la Cour civile d'examiner cette question, de la motiver et de confirmer que son épouse gagnait au moins 1'840 fr. 60 avec ses revenus locatifs, en renvoyant à un courrier de sa mandataire du 31 mai 2022. Or, pour que la Cour civile examine ce point, il lui appartenait d'expliquer pour quels motifs le raisonnement du juge de première instance était illogique et comment il parvenait au montant de 1'840 fr. 60. Un renvoi à des pièces déposées en première instance ne satisfaisait pas aux exigences de motivation applicables en procédure d'appel.