Citation: 5A_146/2023 E. 7.4

7.4. Se référant à l'allégué n° 110 et à la pièce n° 102 de son mémoire complémentaire du 13 janvier 2021, le recourant affirme ensuite que l'autorité cantonale aurait dû révoquer l'exécuteur testamentaire en raison de sa partialité, celui-ci ayant attenté à son honneur devant les juridictions genevoises et ayant été mis en accusation à ce titre. Par son argumentation, le recourant ne conteste pas, a fortiori de démontre pas, l'arbitraire (art. 9 Cst.) des constatations de l'autorité cantonale sur le contenu des propos et du comportement de l'exécuteur testamentaire dénoncés à ce titre devant elle (soit en substance, la différence des points de vue des héritiers sur l'exécution de son mandat). A suivre le recourant, il suffirait que l'héritier mécontent de l'exécuteur testamentaire dépose une plainte pénale pour qu'on doive de facto admettre la partialité de ce mandataire. En effet, il n'expose en rien les propos attentatoires à l'honneur que l'autorité cantonale aurait omis d'établir. Dans l'allégué n° 110 précité de son mémoire complémentaire, il ressort seulement que le recourant a déposé une plainte pénale contre l'exécuteur testamentaire pour calomnie, subsidiairement diffamation, " en lien avec certaines affirmations faites dans une écriture de réponse sur plainte disciplinaire " et que l'exécuteur testamentaire a été convoqué en qualité de prévenu. Quant à la pièce n° 102 citée, il s'agit de la plainte pénale rédigée par ses soins, soit un allégué, et non un moyen de preuve sur les propos qu'il tente de démontrer. Faute d'établir l'arbitraire des faits relatifs aux propos faisant apparaître l'exécuteur testamentaire comme partial, le grief d'abus du pouvoir d'appréciation par l'autorité cantonale pour avoir refusé la révocation pour ce motif doit être rejeté.