Citation: 5A_396/2022 E. 5.3.1

5.3.1. La recourante relève qu'elle n'est titulaire d'aucun diplôme ou certificat professionnel et que, au moment de la séparation des parties, le 12 février 2021, elle était âgée de plus de 56 ans et six mois et n'avait plus d'activité pour le compte de C.________SA depuis le mois de mars 2018. Elle soutient que le risque de demeurer sans emploi de manière durable augmenterait drastiquement après le soixantième anniversaire et qu'il serait relativement important quelques années auparavant déjà. Elle cite en outre un avis de doctrine selon lequel il conviendrait de fixer l'âge pivot aux alentours de 50 ans. La recourante réitère l'argument selon lequel son activité réduite pour la société dont elle était actionnaire avec son époux ne se serait pas inscrit pas dans le contexte d'un contrat de travail relevant du marché du travail, mais dans celui des relations entre conjoints durant le mariage au travers des sociétés qu'ils contrôlaient en tant qu'actionnaires. Pour elle, tous ces éléments auraient été méconnus de façon insoutenable par l'autorité cantonale.