Citation: 9C_72/2015 E. 4.3

4.3. A l'examen des rapports des docteurs C.________ et D.________, l'état de santé somatique du recourant paraît s'être aggravé depuis 2011, singulièrement avec l'apparition de lombalgies chroniques, au point que la capacité de travail en ait été affectée. Certes, les explications des docteurs C.________ et D.________ étaient sommaires quant à la nature précise des lombalgies chroniques et leur incidence sur la capacité de travail. Toutefois, à partir du moment où l'intimé est entré en matière sur la nouvelle demande, estimant implicitement que l'invalidité du recourant s'était modifiée de manière à influencer ses droits (cf. art. 87 al. 2 et 3 RAI), il devait instruire d'office la question des répercussions de toutes les atteintes à la santé sur la capacité de travail du recourant, notamment celle du caractère invalidant des lombalgies chroniques, nouvellement apparues et attestées médicalement (cf. ATF 109 V 108 consid. 2b p. 115). Concrètement, à peine de violer la lettre et l'esprit de l'art. 43 al. 1 LPGA, il incombait à l'intimé à tout le moins de requérir de plus amples renseignements de la part des docteurs C.________ et D.________. En limitant ses investigations médicales au seul volet psychiatrique, sur la base de l'appréciation du Service F.________ du 3 juillet 2013, l'intimé n'a pas mené son instruction à terme. Il s'ensuit que la conclusion subsidiaire du recours doit être admise, la cause étant renvoyée à l'office intimé afin qu'il complète l'instruction sur le plan somatique, par le biais d'une expertise, et statue à nouveau.