Citation: 4A_421/2020 E. 5.2

5.2. Le recourant se méprend sur ce point également. A l'instar des premiers juges, la Cour d'appel a retenu que les parties n'avaient pas pour but commun de valoriser l'hôtel afin de pouvoir réaliser un bénéfice, respectivement n'avaient aucune volonté de s'unir pour atteindre le but précité. En arrivant à la conclusion que les parties n'avaient pas voulu contracter une société simple, les juges vaudois ont constaté un fait, ce qui ferme la porte à une interprétation fondée sur le principe de la confiance (cf. arrêt 4C.145/1988 du 22 novembre 1988 consid. 2a). Contrairement à ce qu'insinue le recourant, cette méthode-ci ne s'impose pas du seul fait qu'il est question d'un accord par actes concluants. L'interprétation subjective découle d'une appréciation des preuves et relève du domaine des faits, qui lient la cour de céans, sauf à établir un arbitraire (consid. 2.1 supra). Le recourant ne dénonce pas un tel vice et ne propose pas une argumentation circonstanciée censée démontrer où résideraient les failles de l'appréciation portée par l'autorité précédente. Pareil manquement dispense d'entrer en matière. Au demeurant, le recourant reproche sommairement à la cour cantonale de s'être braquée sur le fait qu'il ne parvenait pas à établir la cause du sacrifice consenti, sans chercher à prendre en compte toutes les circonstances d'espèce. Or, un tel grief est infondé. Les juges vaudois ont exposé par le détail quelles raisons les conduisaient à nier une volonté de former une société simple, de partager la substance même d'une entreprise qui aurait consisté à tirer profit de la vente de l'hôtel. Ils ont pu s'appuyer sur une série d'indices: absence de pouvoir de gestion dans la société propriétaire de l'hôtel; rapport de subordination avec l'administrateur de l'employeuse, supposé associé du recourant; absence d'influence et de pouvoir décisionnel quant à la vente de l'hôtel, et même de façon plus générale; aucune preuve que la renonciation à l'" intéressement " aurait été consentie en échange d'une part sur le prix de vente de l'hôtel. Force est de constater que leur appréciation apparaît parfaitement défendable, pour ne pas dire convaincante (sur la notion d'arbitraire, cf. par ex. ATF 137 I 1 consid. 2.4; 137 III 226 consid. 4.2; 136 III 552 consid. 4.2). Quant à la prétendue violation de l'art. 530 CO, on ne voit pas que la Cour d'appel aurait méconnu les éléments caractéristiques de la société simple, et notamment la notion d'animus societatis. Elle a apprécié les circonstances concrètes en s'appuyant sur des indices pertinents. A cet égard, le recourant fait observer qu'il n'était certes pas propriétaire de l'hôtel et n'avait aucun pouvoir d'en disposer, mais qu'un tel élément n'était pas propre à exclure une société simple. La Cour n'a pas dit le contraire; elle a évoqué la thèse d'une société tacite mais l'a écartée au motif qu'un animus societatis au niveau interne faisait défaut. Finalement, on relèvera au passage que le recourant a étrangement retiré la demande qu'il avait intentée contre son ex-épouse censée faire partie de la société simple. Les décisions cantonales n'ont pas précisé le motif du retrait et n'en ont tiré aucune déduction sur le fond, évitant ainsi toute polémique.