Citation: 6B_1034/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que, sans avoir préalablement obtenu l'accord de sa hiérarchie, le recourant avait transmis à des tiers non autorisés (soit au tribunal de police et aux parties) des pièces couvertes par le secret de fonction, qu'il avait obtenues dans l'exercice de son activité de policier. Peu importait que les photographies produites eussent pu être prises par n'importe quel tiers, extérieur à la police, et que le contenu de ces pièces ne fût pas révélateur d'un événement secret. Seul était déterminant le fait qu'au moment où le recourant les a produites, leur existence et leur contenu au titre de pièces d'une enquête de police n'étaient pas connus du public, ni destinés à l'être. En tout état, le recourant ne pouvait tirer aucun argument fondé du fait que, dans une autre procédure pénale à laquelle il n'était pas partie, les photographies en question avaient été produites sur ordre du tribunal de police (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4 p. 7 s.).