Citation: 4A_547/2013 E. 4.2

4.2. Quant à la seconde condition posée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF, il appartient à la partie recourante d'établir qu'une décision immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse, sauf si ce point découle manifestement de la décision attaquée ou de la nature de la cause; le recourant doit en particulier indiquer de manière détaillée quelles questions de fait sont encore litigieuses, quelles preuves - déjà offertes ou requises - devraient encore être administrées et en quoi celles-ci entraîneraient une procédure longue et coûteuse. Tout complément d'instruction entraîne nécessairement des frais et un prolongement de la procédure, de sorte qu'une telle mesure ne suffit pas en soi pour ouvrir le recours immédiat. La procédure probatoire, par sa durée et son coût, doit s'écarter notablement des procès habituels. Si l'administration des preuves doit se limiter à l'audition des parties, à la production de pièces et à l'interrogatoire de quelques témoins, un recours immédiat n'est pas justifié. Il en va différemment s'il faut envisager une expertise complexe, plusieurs expertises, l'audition de très nombreux témoins ou l'envoi de commissions rogatoires dans des pays lointains (arrêt 4A_143/2011 du 6 mai 2011 consid. 1.4.1 et les arrêts cités). Dans la présente espèce, le recourant se contente de citer le texte de l'art. 93 al. 1 let. b LTF et d'ajouter ce qui suit: "... faute de recours immédiat au Tribunal fédéral, le Tribunal de première instance [...] devrait déterminer la valeur des parcelles n° 174 et 178 qui, selon lui, aurait (sic) dû revenir à l'intimée si le recourant n'avait pas commis l'erreur procédurale qui lui est reprochée. Le cas échéant, cela ne pourrait se faire que dans le cadre d'enquêtes, sans exclure la possibilité d'une expertise longue et coûteuse" (recours, p. 8 in medio ). Cette seule allégation, au demeurant guère catégorique, se révèle de toute évidence insuffisante au regard des exigences posées par la jurisprudence rappelée plus haut. Elle l'est d'autant plus que le dossier cantonal contient déjà un rapport d'expertise relatif aux biens immobiliers de feu B.________, établi le 15 juin 2006 par l'architecte R.________, dans lequel la valeur vénale de chacune des deux parcelles précitées est indiquée (pièce 10 du bordereau de l'intimée daté du 29 mars 2011). Il est à noter, en passant, que l'architecte n'a pas mis plus de quatre mois pour rédiger son rapport, le décès de la de cujus étant survenu à la mi-février 2006. C'est dire que l'on ne voit pas, a priori, que la solution du litige pendant nécessite l'administration d'une expertise longue et coûteuse, contrairement à ce que le recourant soutient sans autres explications et sous la forme d'une simple hypothèse. D'où il suit que la seconde condition posée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas réalisée.