Citation: 1S.44/2005 02.12.2005 E. 1

Le recourant objecte vainement qu'il conserve un intérêt à faire constater que sa détention viole les droits découlant de la CEDH dont il se prévaut, car, le cas échéant, cela lui permettrait d'envisager une procédure d'indemnisation. L'argument doit être écarté pour ce motif déjà que le recours ne tend en réalité nullement à démontrer une illégalité de la détention elle-même, mais de l'extradition en vue de laquelle elle a été ordonnée; or, cette question n'est pas l'objet de la présente procédure, dans le cadre de laquelle elle ne pourrait donc pas être examinée. Au demeurant, le recourant a consenti à son extradition. A cet égard, il n'est nullement établi que, comme il le prétend, il aurait accepté son extradition "en désespoir de cause", parce qu'il était traumatisé par sa détention et voulait régler au plus vite ses affaires avec les autorités portugaises. Il résulte en effet des pièces du dossier que, le 12 octobre 2005, il a, de sa propre initiative et par l'intermédiaire de son avocat, fait savoir à l'OFJ qu'il acceptait son extradition simplifiée. Il en ressort également qu'entendu le même jour par l'OFJ à ce sujet, il a confirmé qu'il renonçait expressément à ce que la procédure formelle d'extradition soit poursuivie, a demandé à être extradé rapidement et a renoncé à un délai de réflexion, acceptant que l'OFJ statue immédiatement, ce que celui-ci a fait, le consentement donné devenant ainsi irrévocable. En conclusion, le recours doit être déclaré irrecevable, faute d'un intérêt actuel et pratique du recourant à le faire trancher.