Citation: 2C_85/2018 E. 8.4

8.4. La recourante invoque enfin l'art. 8 CEDH sous l'angle du respect de sa vie familiale en se prévalant du fait qu'elle vit en concubinage avec B.________. Ce grief repose sur des faits non constatés par l'arrêt attaqué, à savoir que la recourante vivrait en concubinage (cf. supra consid. 5). Il est partant d'emblée infondé. Au demeurant, à supposer que la recourante vive en concubinage, la durée de celui-ci ne serait pas suffisante pour fonder un droit au regroupement familial en vertu de l'art. 8 CEDH. En effet, la recourante soutient qu'elle vit en concubinage " depuis quelques mois " seulement, ce qui est insuffisant, puisque, selon la jurisprudence, un concubinage de dix-huit mois sans enfant n'est dans la règle pas suffisant pour que l'étranger puisse bénéficier du droit au regroupement familial tiré de l'art. 8 CEDH (cf. arrêts 2C_880/2017 du 3 mai 2018 consid. 3.2.1; 2C_702/2011 du 23 février 2012 consid. 3.2; 2C_225/2010 du 4 octobre 2010 consid. 2.2; 2C_97/2010 du 4 novembre 2010 consid. 3.1; 2C_300/2008 du 17 juin 2008 consid. 4.2).