Citation: 6S.109/2004 17.05.2004 E. 1

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 41 CP. Il se plaint tout d'abord de ce que les constatations de fait sur lesquelles repose l'arrêt attaqué sont extrêmement sommaires. Selon le recourant, les juges cantonaux ont accordé une importance excessive au fait qu'il n'avait pas réparé le dommage causé aux lésés. Il fait valoir que si tel est le cas c'est uniquement parce qu'il ne lui a pas été possible de trouver de l'argent pour le faire. Le recourant soutient que l'appréciation d'ensemble n'a pas été effectuée correctement et en veut pour preuve deux éléments que l'on ne retrouve ni dans le jugement de première instance ni dans l'arrêt attaqué, savoir d'une part le fait que toutes les infractions qui lui sont reprochées ont été commises sur une période de cinq mois dans une vie au parcours jusque là sans faute et d'autre part l'absence de toute infraction depuis lors, ce qui fait apparaître les actes dont il a à répondre comme un accident de parcours. 1.1 Selon l'art. 41 ch. 1 CP, le sursis à l'exécution d'une peine privative de liberté peut être octroyé si la durée de la peine n'excède pas 18 mois et si les antécédents et le caractère du condamné font prévoir que cette mesure le détournera de commettre d'autres crimes ou délits.