Citation: 2C_542/2024 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, la recourante a été informée en 2013 que le délai pour terminer le doctorat en lettres était de dix semestres. En 2018, au terme des dix semestres, la Faculté ne l'a pas immédiatement éliminée du cursus. Fin 2021, la Faculté a prononcé une élimination du fait de l'écoulement du temps, à laquelle la recourante s'est opposée. Tenant compte des circonstances, la Faculté a finalement renoncé à l'élimination et a octroyé, le 9 mai 2022, à la recourante une nouvelle chance, en lui fixant un ultime délai au 31 décembre 2023. S'il y a pu avoir un certain flottement entre 2018 et 2021, la situation était donc de nouveau parfaitement claire pour la recourante à compter de la décision de mai 2022. La recourante ne saurait rien déduire en sa faveur de l'inertie de la Faculté entre 2018 et 2021, qui ne constituait certainement pas la garantie que les délais ne s'appliquaient pas dans son cas et qui a du reste été à son avantage. Au semestre d'automne 2023, la recourante se trouvait dans le 21 e semestre de sa thèse, soit plus du double de la durée autorisée pour effectuer le doctorat. La Cour de justice n'a partant pas fait une application arbitraire du règlement en confirmant l'élimination prononcée.