Citation: 6B_1292/2023 E. 12.5.3

12.5.3. Le recourant conteste la réalisation du dessein spécial au sens de l'art. 251 CP. En l'espèce, le raisonnement sur la question du dessein spécial supra peut être repris ici (cf. consid. 12.4). En particulier, la Cour d'appel a estimé à juste titre qu'en désignant un faux ayant droit économique dans les formulaires A concernant B.________, le recourant lui avait conféré un avantage illicite en lui permettant d'interrompre Ie paper trail et d'échapper à d'éventuelles investigations - notamment en lien avec O.________ - ou sanctions d'autorités étrangères - ou d'échapper aux questions de la banque, en l'occurrence les banques J.________ et K.________, lors de transactions. Ainsi, le recourant ne serait-ce que par dol éventuel, avait l'intention de conférer à ses clients un avantage illicite. L'avantage illicite pour des tiers étant suffisant pour remplir la condition du dessein spécial, point n'est besoin d'analyser la question du maintien de sa relation commerciale avec C.________, sous cet angle. Finalement, la Cour d'appel pouvait retenir, sans arbitraire, qu'en usurpant le nom de P.________, le recourant avait également porté atteinte au droit de ce dernier. Partant, le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.