Citation: 1C_95/2024 E. 2.2

2.2. Après réception de la duplique du SEM du 8 mai 2023, le recourant a, dans ses remarques du 14 juin 2023, indiqué pour la première fois que la rupture du couple était due à une infidélité de l'ex-épouse avec C.________; il demandait leur audition. Par ordonnance du 14 juillet 2023, le TAF l'a invité à indiquer notamment dans quelles circonstances (date, lieu, source d'information) il avait découvert cette prétendue relation adultérine. Le recourant s'est déterminé à ce propos le 15 septembre 2023 en renouvelant sa demande d'audition. On peut, avec le TAF, s'étonner qu'une telle allégation n'ait été faite qu'en fin de procédure alors qu'elle porte selon le recourant sur un élément essentiel, susceptible d'expliquer la rupture abrupte du lien conjugal. En outre, force est également de constater que le TAF a tenté d'instruire ce point en invitant le recourant à fournir des renseignements complémentaires sur la question, déterminante, de savoir à quel moment l'infidélité aurait été découverte. Dans ses déterminations précitées, le recourant produit une note où il explique que la relation se serait dégradée "au fur et à mesure" et qu'il se serait rendu compte que son ex-femme "voyait et communiquait avec quelqu'un d'autre"; il aurait découvert des messages et conversations sur l'ancien téléphone qu'elle lui aurait offert. Le recourant n'a en revanche fourni aucune explication sur la date de la découverte de la relation adultérine. Manifestement, l'audition de son ex-femme et de son nouveau compagnon n'apporterait aucun éclaircissement sur ce point précis. Comme le relève le TAF, ni les pièces relatives à la séparation et au divorce, ni le procès-verbal de l'ex-épouse du recourant ne font état d'une telle relation; au contraire, lors de son audition par le SEM, l'ex-épouse a déclaré qu'aucun événement extraordinaire n'était survenu, "à part le ras-de-bol et la mésentente conjugale". Dans sa lettre explicative précitée du 15 septembre 2023, le recourant n'indique pas non plus clairement que le prétendu adultère serait la cause déterminante de la séparation. Dans son recours au Tribunal fédéral, il indique incidemment (p. 20) que l'infidélité de l'ex-épouse aurait été "mise en lumière postérieurement à son audition par le SEM". Si tel était le cas, elle ne saurait avoir eu une influence sur la séparation. C'est dès lors au terme d'une appréciation anticipée dûment motivée et dénuée d'arbitraire que l'offre de preuve du recourant a été écartée.