Citation: 1B_72/2016 E. B

Le 12 janvier 2016, A.________ a demandé au Président de la Cour pénale II du Tribunal cantonal valaisan le remplacement de son défenseur d'office par un autre avocat valaisan. Il reprochait à son actuel défenseur de n'avoir pas produit en appel une lettre d'un co-prévenu selon lequel A.________ n'aurait pas été "conscient de faire quelque chose d'illégal". L'avocat d'office a déclaré ne pas s'opposer à cette demande. Par ordonnance du 29 janvier 2016, le Président de la Cour pénale a rejeté la demande. Le fait que l'avocat ait limité l'appel à l'infraction de faux dans les titres et à la quotité de la peine n'était pas critiqué. La déclaration d'un coprévenu, que l'avocat avait refusé de produire en mai 2015, ne constituait pas prima facie un moyen de preuve décisif. Formée de nombreux mois après le refus de produire et six semaines après la citation aux débats d'appel, la demande de changement d'avocat paraissait abusive. Il était douteux qu'un nouveau défenseur puisse analyser à temps le dossier, qui comprenait plusieurs milliers de pages.