Citation: 7B_810/2024 E. 3.4.4

3.4.4. Contrairement à ce que la recourante soutient de nouveau ici, les experts n'ont pas omis de tenir compte de l'ensemble des circonstances concrètes du cas d'espèce, puisque, comme déjà dit, ils ont exposé la version des faits de la recourante selon laquelle elle aurait été "provoquée" le soir des événements (cf. expertise, p. 3). Sur ce dernier point, l'autorité précédente avait d'ailleurs déjà mis en évidence, dans son arrêt du 9 avril 2024 - non contesté -, le constat médical de la Dre C.________ du 26 septembre 2023 selon lequel la recourante était très méfiante et tenait un discours persécuté et délirant lors de l'examen clinique médico-légal qui avait eu lieu le lendemain des faits. Le comportement reproché à la recourante s'inscrivait dans le cadre de troubles psychologiques importants non pris en charge, dans la mesure où elle admettait ne plus prendre sa médication et n'être plus suivie par un psychiatre depuis 2021. De toute manière, rien ne permettait de considérer que son geste aurait été dicté uniquement par le fait qu'elle aurait subi un véritable harcèlement de la part de son voisin, si bien qu'elle ne présenterait aucun risque de récidive hors d'une telle situation. Il apparaissait au contraire que la recourante s'estimait en danger, considérant que l'immeuble où elle résidait était habité par des trafiquants de drogue, des ripoux et des gitans, de sorte qu'il n'était pas exclu qu'elle pût s'en prendre à nouveau physiquement au concierge, à tout voisin ou à une autre personne qu'elle considérerait comme lui étant hostile. Elle avait d'ailleurs déclaré dans un premier temps qu'au moment d'ouvrir la porte lors des faits, elle ne savait pas qui était derrière celle-ci et qu'elle s'était munie d'un couteau pour se défendre contre les trafiquants de drogue.