Citation: 1B_32/2008 08.02.2008 E. 2

Une décision prise en dernière instance cantonale dans le cadre d'une procédure pénale peut en principe faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral (recours en matière pénale, art. 78 ss LTF). Si la contestation porte sur l'application du droit cantonal de procédure pénale - en particulier, la réglementation du code de procédure pénale (CPP/NE) sur l'arrestation par le juge d'instruction et la détention préventive -, le recourant doit invoquer dans ses griefs des droits constitutionnels, et le recours doit être motivé conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, en relation avec l'art. 42 al. 2 LTF. Il incombe donc en principe au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être contraire aux garanties de la Constitution (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). L'écriture du recourant du 18 janvier 2008 ne contient aucune référence à une norme du droit fédéral ou cantonal; elle ne discute pas, point par point, l'argumentation de la Chambre d'accusation. Le recourant donne, en substance, des explications sur les circonstances de l'infraction qui lui est reprochée et sur l'attitude qu'il entend avoir à l'avenir. Cette écriture n'est pas un mémoire de recours répondant aux exigences du droit fédéral en matière de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al 2 LTF). Le recours doit donc être d'emblée déclaré irrecevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF. Il n'est certes pas aisé, pour une personne détenue et sans formation juridique, de connaître et d'observer les prescriptions de la loi sur le Tribunal fédéral relatives à la recevabilité des recours. Il peut donc être nécessaire de requérir l'assistance d'un avocat. Précisément, il ressort du dossier cantonal que Me Eric-Alain Bieri, avocat, a informé le Tribunal cantonal le 17 janvier 2008 (soit après la date de l'arrêt attaqué) qu'il défendait les intérêts de X.________ dans le cadre de cette procédure pénale. Ainsi assisté, le recourant pourra être en mesure de contester, le cas échéant, les décisions relatives à sa détention en respectant les formes prévues par loi. Il y a lieu de communiquer le présent arrêt, pour information, à cet avocat.