Citation: I 381/05 20.01.2006 E. 2

Le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur le rapport du service médical de l'AI lui reconnaissant une pleine capacité de travail pour lui dénier le droit aux prestations litigieuses, alors que son médecin traitant évaluait ladite capacité à 50 %. D'après lui, cette contradiction aurait dû être levée avant tout. 2.1 Il n'y a pas de contradiction en l'occurrence, mais seulement une appréciation divergente du cas. En effet, il ressort des pièces versées au dossier que les conclusions de la doctoresse C.________ reposent sur les examens pratiqués par le docteur G.________. Or, celui-ci ne retenait aucune limitation liée à l'aptitude du recourant à exercer une activité adaptée. Il envisageait toutefois la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique permettant de déterminer si un changement de profession pouvait être exigé de l'assuré. Cette question a néanmoins été écartée; le médecin traitant ainsi que les premiers juges ont considéré qu'une telle expertise n'était pas nécessaire, même si l'instruction avait mis en évidence une affection psychique, l'importance de celle-ci, liée avant tout à des facteurs psychosociaux et socioculturels (cf. ATF 127 V 299 consid. 5a), n'atteignant pas le degré de gravité requis. Ce point n'a jamais été contesté. Deux rapports médicaux complémentaires ont encore été produits devant la juridiction de première instance. La doctoresse C.________ a abouti aux mêmes résultats que précédemment, même si elle notait une augmentation des crises douloureuses durant les derniers mois. Les docteurs P.________ et V.________ ont retenu le même diagnostic que leurs confrères, ainsi que des limitations fonctionnelles plus favorables au recourant, notamment quant au poids maximum des charges pouvant être soulevées et portées régulièrement. Ils rejoignaient le docteur G.________ quant à l'analyse de la capacité résiduelle de travail de l'assuré. Bien qu'établis postérieurement à la décision litigieuse, ces deux rapports peuvent être pris en considération dans la mesure où ils constatent un état stationnaire avec tendance à l'aggravation durant les derniers mois, pour la doctoresse C.________, et un état de santé presque inchangé depuis le début de l'année 1998, pour le service médical de l'AI. 2.2 Il apparaît ainsi que les diagnostics et les conclusions formulés par les différents praticiens sont identiques pour l'essentiel. Que l'Office intimé et les premiers juges se soient fondés sur le rapport de son service médical, faisant ainsi application du principe de libre appréciation des preuves, plutôt que sur celui du médecin traitant ou du docteur G.________ ne revêt donc aucune importance en l'occurrence. Par ailleurs, seule la doctoresse C.________ conclut à une capacité résiduelle de travail de 50 %. Cette appréciation divergente, motivée pour beaucoup par un manque de formation professionnelle et une maîtrise imparfaite du français dont l'AI n'a en principe pas à répondre (cf. ATF 127 V 299 consid. 5a), ne justifie pas en soi d'écarter l'un ou l'autre rapport ou d'ordonner la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire, le dossier contenant suffisamment d'indications médicales fiables. Outre le fait que le médecin traitant est, selon l'expérience, enclin à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc), il faut relever que l'avis de la doctoresse C.________ est minoritaire, repose essentiellement sur les constations d'un confrère et ne développe pas de motivations propres. Lesdites constatations sont du reste confirmées par le service médical de l'AI. On rappellera que le simple fait qu'un avis médical a été établi par un médecin lié à l'administration par un rapport de travail ne permet pas de mettre en doute son objectivité et de suspecter une prévention à l'égard de l'assuré (cf. ATF 123 V 175; arrêt B. du 26 juillet 2002 [I 19/02]), du moment qu'il remplit les conditions jurisprudentielles en matière de valeur probante de rapports médicaux (cf. ATF 125 V 351ss), ce qui est le cas en l'espèce. C'est donc à juste titre que l'Office intimé et les premiers juges ont conclu à la pleine capacité de travail du recourant dans une activité adaptée. 2.3 Pour le surplus, les chiffres retenus par l'Office intimé à titre de revenus sans invalidité et d'invalide n'étant pas contestés, il n'y a pas lieu de retenir que les affections dont souffre le recourant entraînent une incapacité de gain dans une activité légère, ou du moins pas dans une mesure telle que la diminution de cette capacité ouvrirait le droit aux prestations litigieuses (pour les mesures de réadaptation, cf. ATF 124 V 110 consid. 2b; pour la rente, cf. art. 28 al. 2 aLAI; ATF 128 V 30 consid. 1, 104 V 136 consid. 2a et 2b). Le recours se révèle ainsi mal fondé.