Citation: 2C_529/2021 E. 4.2

4.2. Avec une telle argumentation, l'intéressé démontre qu'il n'a pas compris, d'une part, que le litige ne concerne pas l'impossibilité pour lui de séjourner durablement en Suisse, qui est la conséquence de la révocation de son autorisation de séjour UE/AELE respectivement du refus de reconsidérer cette révocation, confirmé en dernière instance par le Tribunal fédéral dans son arrêt 2C_47/2021 du 23 mars 2021. En effet, le recourant concentre ses griefs sur cette révocation et tente de remettre en question l'examen des circonstances et la pesée des intérêts qui ont motivé la décision du 26 août 2016, ainsi que sur un prétendu droit d'entrée en Suisse. Certes, l'arrêt attaqué a pu l'induire en erreur, en retenant que la naissance de ses enfants en 2016 respectivement 2018 ne constituait plus un fait nouveau et que l'intéressé n'avait pas établi que sa compagne avait obtenu une autorisation de séjour UE/AELE ce qui aurait pu constituer un changement de circonstances impliquant un réexamen. En effet, ces éléments ne sont pas pertinents pour juger, à l'aune des conditions posées pour le réexamen d'une décision, si le recourant représente une menace grave pour la sécurité et l'ordre publics, seul élément pertinent in casu (cf. art. 67 al. 3 LEI). D'autre part, l'intéressé démontre méconnaître qu'est en cause le réexamen de l'interdiction d'entrée prise à son égard. Lorsque, comme en l'espèce, l'autorité saisie d'une demande de réexamen refuse d'entrer en matière, un recours ne peut porter que sur le bien-fondé de ce refus (ATF 113 Ia 146 consid. 3c; arrêt 2C_47/2021 du 23 mars 2021 consid. 4). Ainsi, les seules dispositions dont la violation pouvait être invoquée sont les art. 66 PA (les règles sur la révision valant pour le réexamen) et 29 al. 2 Cst. D'ailleurs, l'arrêt attaqué les mentionne et expose en détail la jurisprudence y relative. Or, l'intéressé ne les cite pas dans son écriture pas plus qu'il ne se réfère à l'art. 67 al. 3 LEI, en application duquel l'interdiction d'entrée a été décidée, ni à l'art. 5 par. 1 Annexe I ALCP déterminant quant aux notions d'ordre et de sécurité publics (ATF 139 II 121 consid. 5.3); il ne prétend d'ailleurs même pas que l'autorité précédente aurait conclu à tort à l'inexistence d'un motif de réexamen au sens de ces dispositions. Il avance tout au plus qu'il aurait changé de comportement. Néanmoins, il suffit à cet égard de constater qu'il allègue dans son mémoire qu'il aurait développé "une vie économique et financière stable et fondé une famille en Suisse", qu'il s'est "constitué, après le prononcé de la décision d'interdiction d'entrée du 24 novembre 2016, une situation professionnelle et financière stable et durable en Suisse de nature à le dissuader de commettre de nouvelles infractions contre le patrimoine" et qu'il "sert les intérêts sociaux et économiques de la Suisse depuis au moins cinq ans sans encombre", pour constater qu'il ne s'est pas conformé à son obligation de quitter notre pays. Cet élément suffit à nier un changement de comportement, puisqu'un tel changement doit commencer par le respect des décisions prononcées, impliquant une modification notable des circonstances.