Citation: BGE 133 II 6 E. 4

Dans le cas particulier, le Tribunal administratif a constaté que la mère, X., avait vécu en Suisse plus de onze ans séparée de ses enfants avant de déposer pour la première fois, le 29 septembre 2004, une demande de regroupement familial en leur faveur. Les BGE 133 II 6 S. 14 juges ont, par ailleurs, estimé que l'intéressée n'avait pas été en mesure de fournir des explications susceptibles de justifier une telle attente et que rien n'établissait qu'elle entretenait avec ses enfants un lien plus étroit que les personnes qui s'étaient occupées d'eux au Ghana, soit leur grand-mère et la soeur de Y. Enfin, ils ont relevé que les enfants ne parlaient " pas un mot de français " et avaient conservé le centre de leurs intérêts au Ghana, où ils ont vécu depuis leur naissance et accompli " plus ou moins régulièrement leur scolarité ", et où vivent les personnes qui les ont élevés depuis le départ de leur mère pour la Suisse en