Citation: 6B_909/2014 E. 3.2

3.2. La recourante conteste la valeur probante des certificats médicaux des médecins du CHUV et de la psychologue de l'intimé au motif, d'une part, que les premiers étaient des collègues de la mère de celui-ci et, d'autre part, que la deuxième était la thérapeute traitante de l'intimé. Elle invoque qu'il en résulterait un motif de récusation de ces médecins en application de l'art. 183 al. 3 CPP en lien avec l'art. 56 CPP. Il apparaît douteux que les dispositions précitées soient applicables dans le cas d'espèce, à savoir lorsqu'une partie plaignante requiert des certificats médicaux de la part du corps médical qui l'a soignée après un accident en vue de faire établir l'étendue de son tort moral. Quoi qu'il en soit, cette question peut rester indécise dans la mesure où la recourante méconnaît que le principe de libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP) interdit tant d'attribuer d'entrée de cause une force probante accrue à certains moyens de preuve que de leur dénier d'emblée toute force probante (cf. arrêt 1P.283/2006 du 4 août 2006 consid. 2.3). A cet égard, elle n'établit pas en quoi les certificats médicaux querellés seraient dépourvus d'impartialité et d'objectivité. La seule évocation des relations de travail ne suffit pas. Comme l'a observé la cour cantonale (cf. jugement attaqué, p. 27), la taille de l'hôpital et les secteurs d'activité différents permettent d'exclure une suspicion quant au contenu des certificats. La recourante n'indique par ailleurs pas en quoi ils seraient incomplets ou peu clairs, étant du reste précisé que le simple fait que le certificat de la psychologue mentionne que l'intimé était très concentré sur sa réadaptation, alors que les certificats des ergothérapeutes laissent apparaître qu'il était " peu collaborant et provocateur " et que " les séances d'ergothérapie étaient parfois de longues négociations " ne suffit pas à remettre en cause la valeur probante de ce certificat.