Citation: 9C_267/2024 E. 5.2.2

5.2.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Le revenu sans invalidité doit effectivement être évalué de la manière la plus concrète possible. Pour ce faire, il se déduit en principe du dernier salaire réalisé par l'assuré avant l'atteinte à la santé. Des exceptions peuvent cependant être admises. Elles doivent être établies au degré de la vraisemblance prépondérante (cf. ATF 139 V 28 consid. 3.3.2). Sont notamment visés par ces exceptions les changements d'activités professionnelles ou les possibilités de développement et d'avancement (cf. arrêt 9C_361/2010 du 30 novembre 2010 consid. 4.3). Compte tenu de ce qui précède, il apparaît que le travail exercé pour le compte de D.________ SA ne saurait être considéré comme la dernière activité lucrative pratiquée avant l'atteinte à la santé. Contrairement à ce que soutient le recourant, au terme de l'instruction de la première demande de prestations, l'office intimé n'a pas nié l'existence d'atteintes à la santé, mais a retenu que celles-ci n'entraînaient pas de préjudice économique. Il était dès lors parfaitement conforme au droit fédéral de se référer aux données de l'ESS pour fixer le revenu sans invalidité, faute de données fiables sur le revenu concrètement réalisé par l'assuré en sa qualité de garagiste indépendant. On ajoutera que le fait que le recourant a ou aurait jadis travaillé comme chauffeur de bus ne change rien à ce qui précède. En effet, l'exercice passé d'une activité, dont on ignore au demeurant s'il s'agissait d'une activité principale ou accessoire à celle de garagiste, la durée ou les raisons de son abandon, ne démontre pas qu'il aurait planifié un changement d'activité que ses troubles avaient empêché, ni que son salaire allait subir de quelconques modifications. Le résultat auquel est parvenu le tribunal cantonal n'est donc pas arbitraire.