Citation: U 160/03 31.03.2004 E. 3

La recourante conteste la validité de ce rapport, reprochant à l'expert de s'être montré froid, dépourvu d'humanité à son égard et de ne pas lui avoir laissé le loisir de s'exprimer. Ce faisant, elle soulève le grief de prévention à l'encontre de l'expert. En outre, elle considère que le mandat d'expertise n'aurait pas dû être confié à un rhumatologue mais à un spécialiste des affections post-traumatiques. Elle conteste ensuite la valeur probante du rapport d'expertise qu'elle qualifie de lacunaire et contradictoire. En particulier, elle reproche à l'expert de s'être déterminé sans prendre connaissance de l'ensemble des pièces médicales, notamment du dossier constitué par les médecins de la Clinique Z.________. Elle lui fait également grief de ne pas s'être entretenu avec son médecin traitant, le docteur C.________. Se fondant sur l'avis de ce dernier (cf. rapports datés des 21 octobre 1999 et 20 mars 2001), elle fait valoir que les douleurs lombaires et cervicales dont elle avait souffert avant l'accident, n'avaient été que très légères et qu'elles ne l'avaient en aucun cas empêché de travailler. Elle en conclut que le lien de causalité entre l'accident et les troubles litigieux persiste au-delà du 31 janvier 2001. Elle invoque en outre le jugement rendu le 27 janvier 2000 par le Tribunal de police de la République et Canton de Genève à l'encontre du responsable de l'accident, aux termes duquel « le lien de causalité naturel entre l'inattention et les lésions est établi, tout comme le lien de causalité adéquate ». Sur le vu du dossier médical, elle conclut enfin que l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et les troubles litigieux se révèle incertaine de sorte qu'il convient de donner suite à ses conclusions principales.