Citation: 6B_853/2021 E. 5.2.1

5.2.1. S'agissant de l'indemnité d'un montant de 1'050'000 fr. réclamée par le recourant sur la base de l'art. 429 al. 1 let. b CPP, la cour cantonale a retenu qu'une attestation établie le 31 octobre 2017, à la demande du recourant, par J.________ SA - à l' advisory board duquel siégeait C.________ - confirmait à celui-là que diverses sociétés de négoce avaient été intéressées par son profil, mais qu'en raison de la procédure pénale dont il faisait l'objet, connue sur la place économique genevoise, il ne leur était pas possible de présenter sa candidature " pour un poste de directeur de division X.________ pour un salaire annuel de CHF 350'000.-, hors bonus et divers avantages (cf. arrêt attaqué, consid. B/g p. 28 s.). Toutefois, indépendamment de la question de savoir quel pouvoir C.________ avait eu au sein de J.________ SA, l'attestation établie par cette société, à la demande du recourant, était tout à fait insuffisante à démontrer que la procédure pénale était à l'origine d'une éventuelle impossibilité pour le recourant de retrouver un emploi. Le recourant savait depuis de nombreux mois que B.B.________ SA ne serait rapidement plus en mesure de le rémunérer. Il ne produisait toutefois aucun document démontrant qu'il aurait recherché un autre emploi à dater de l'été 2013. Rien n'expliquait non plus l'absence de revenu postérieurement à la fin de son mandat pour B.B.________ SA, au plus tard en juin 2014, alors même qu'il n'avait été entendu par le ministère public qu'une année plus tard et que la procédure n'était par conséquent devenue accessible aux parties et n'avait été, partant, de nature à avoir un impact économique sur sa carrière, qu'à cette date. Le fait que les prétentions salariales du recourant mentionnées dans l'attestation produite furent bien supérieures à celles que lui avait offertes le groupe B.________, que le recourant avait en outre quitté en pleine débâcle financière, ou qu'il eût lui-même limité son offre de service à un poste de " directeur de division X.________ ", pouvaient tout aussi bien expliquer l'échec d'éventuelles démarches, non documentées. Divers éléments de la procédure contredisaient au demeurant l'allégué selon lequel il avait été sans activité lucrative durant la période considérée. Ses déclarations fiscales, dont il avait été démontré qu'elles ne reflétaient pas sa situation économique réelle, ne pouvaient être tenues pour suffisamment fiables. Il ressortait en effet en particulier des pièces figurant au dossier que, durant la période incriminée, le recourant, qui était devenu, en mars 2014, administrateur unique de L.________ SA, active dans la promotion d'investissements agricoles en Afrique, avait notamment donné à tout le moins une conférence à Z.________ en 2016, s'était rendu, cette année-là, à tout le moins six semaines consécutives à l'étranger " pour affaires " et s'était prévalu d'engagements professionnels à Y.________ en 2015 pour solliciter le renvoi d'une audience. Le recourant avait par ailleurs varié dans ses déclarations, affirmant tour à tour avoir dû vendre sa villa pour subvenir aux besoins de sa famille, ou avoir dû l'hypothéquer, ce qui leur ôtait une grande partie de leur crédibilité. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale a considéré que le recourant n'avait pas démontré, à satisfaction de droit, un impact de la procédure pénale sur sa situation économique (cf. arrêt attaqué, consid. 4.8.2 p. 23).