Citation: 5A_906/2020 E. 4.3.2

4.3.2. Selon la jurisprudence, l'expertise ADN est - sauf exception, non réalisée en l'espèce - le moyen de preuve de choix en matière d'établissement de la filiation (arrêts 5A_492/2016 du 5 août 2016 consid. 2.3; 5A_745/2014 du 16 mars 2015 consid. 2.1). Par ailleurs, aux termes de l'art. 296 al. 2, 1re phrase, CPC, les parties et les tiers doivent se prêter aux examens nécessaires à l'établissement de la filiation et y collaborer, dans la mesure où leur santé n'est pas mise en danger. A moins que, dans un cas particulier, il existe des risques extraordinaires pour la santé, tant le prélèvement de cellules par un frottis buccal que la prise de sang ne portent en principe que des atteintes légères à l'intégrité corporelle (ATF 134 III 241 consid. 5.4.3; 128 II 259 consid. 3.3; 124 I 80 consid. 2; arrêt 5A_215/2016 du 26 septembre 2016 consid. 3.5).