Citation: 1B_422/2013 E. 1.4

1.4. Aux termes de l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (ATF 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123; 135 I 221 consid. 5.2.4 p. 229; 133 IV 342 consid. 2.1 p. 344). Il en résulte que les courriers des 6, 12 et 18 novembre 2013 produits à l'appui du recours ne sont pas recevables; les recourants ne démontrent au demeurant pas en quoi ces faits postérieurs découleraient de la décision entreprise. S'agissant ensuite de l'annexe adressée par H.________ SA, elle est certes datée du 4 avril 2013. Cependant, les pièces complémentaires qui y sont requises par le MPC n'ont pas été utilisées pour justifier le maintien du séquestre que les recourants contestent dans la présente procédure, que ce soit d'ailleurs dans la décision du 15 avril 2013 du Procureur ou dans celle de l'autorité précédente. En effet, la première n'y fait mention que dans la mesure où elle indique qu'un rapport des flux financiers est attendu en raison des informations supplémentaires demandées par le CCEF (cf. les conclusions de son rapport); quant à la seconde, elle fonde principalement son raisonnement sur l'analyse déjà effectuée par cet organe (cf. le consid. 2.1.4 du jugement attaqué). S'il ne peut être reproché au Ministère public d'avoir continué l'instruction parallèlement à la présente cause, les actes auxquels le MPC semble se référer dans ses observations (nouvelle dénonciation du MROS et documents bancaires en lien avec la Banque P.________) ne résultent pas de l'arrêt attaqué, étant également pour la majorité postérieurs à celui-ci. Dès lors, ainsi que les ont qualifiés les recourants ("Noven" dans leur demande de prolongation du 19 décembre 2013), il s'agit de faits nouveaux qui sont irrecevables. Ils paraissent au demeurant traiter d'un autre cas de séquestre qui n'est pas l'objet du litige soumis à l'examen du Tribunal de céans. Cela justifie également de ne pas attendre que les recourants puissent avoir accès à ces pièces pour statuer dans la présente cause et leurs conclusions tendant à leur obtention, ainsi qu'à un délai pour se déterminer doivent être écartées.