Citation: I 581/06 25.05.2007 E. 4

Dans ce contexte, le second moyen soulevé par la recourante selon lequel l'intimé n'aurait pas respecté les règles sur la reformatio in peius n'est pas pertinent. Une fois annulée la décision du 4 avril 2002, l'intimé a repris l'instruction de la demande de prestations et rendu une nouvelle décision le 10 janvier 2005, par laquelle il a nié le droit à une rente d'invalidité. Compte tenu de l'annulation de la décision du 4 avril 2002 - les parties étant alors replacées au stade de la procédure avant le prononcé de celle-ci -, la décision litigieuse n'a pas modifié ou réformé une première décision qui aurait alloué un quart de rente d'invalidité à A.________. On ne comprend dès lors pas à quel stade de la procédure administrative «l'intimé aurait dû rendre la recourante attentive au risque d'une telle réformation [suppression du quart de rente] et lui offrir la possibilité de retirer son recours». L'autorité judiciaire de première instance ne pouvait pour sa part pas envisager que la rente serait supprimée à la suite du renvoi qu'elle avait prononcé (cf. DTA 1995 n° 23, précité, p. 138 consid. 3b). Par ailleurs, la jurisprudence à laquelle se réfère la recourante (VSI 2000 p. 314 [I 225/99]) porte sur les conditions de l'octroi rétroactif d'une rente échelonnée ou limitée dans le temps qui suppose l'existence de motifs de révision (art. 41 aLAI; 17 LPGA), la date de la modification (augmentation, diminution ou suppression de la rente) étant déterminée conformément à l'art. 88a RAI. En l'espèce, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, l'office AI n'était pas lié par les conditions de la révocation d'une décision entrée en force (révision procédurale ou reconsidération) pour se prononcer sur le droit à une rente d'invalidité après le jugement du 13 mars 2003. A défaut de décision entrée en force sur cet objet, une révision au sens de l'art. 17 LPGA n'entrait pas davantage en considération. Quant à l'octroi rétroactif d'une rente échelonnée ou limitée dans le temps, les conditions n'en étaient pas remplies au regard des conclusions des médecins de Z.________, suivies par l'intimé et la juridiction cantonale pour nier le droit à la prestation requise. Dans leur rapport du 1er avril 2004, dont la recourante ne remet du reste pas en cause les conclusions, ces médecins ont retenu qu'elle disposait d'une capacité de travail résiduelle dans une activité adaptée de 60 à 70 %, restée stable depuis 1997. A défaut de modification au sens de l'art. 17 LPGA, il n'y avait pas lieu de reconnaître un droit à une rente d'invalidité limité dans le temps.