Citation: 9C_392/2022 E. 3

Le recourant fait valoir que l'intimée était informée des difficultés financières de la société B.________ SA à la suite de sa communication du 10 mars 2016, voire auparavant par voie de presse. A son avis, l'office des faillites pensait comme lui que la situation économique se stabiliserait dans un laps de temps déterminé, dès lors qu'un ajournement de faillite avait été décidé. Il ajoute que l'intimée était également informée des difficultés financières de la société, non seulement en ce qui concerne l'exercice 2014, mais également l'exercice 2015 à la suite du contrôle opéré par le réviseur de l'intimée le 26 août 2016. Dans ces conditions, le recourant soutient qu'il s'est trouvé dans une situation similaire à celle d'un employeur qui avait, au moment où les faits lui sont reprochés, des raisons sérieuses et objectives de penser que la société recouvrirait sa capacité financière et pourrait s'acquitter des cotisations dans un délai raisonnable. Ces raisons étaient d'autant plus sérieuses et objectives qu'elles étaient contemporaines à l'ajournement de la faillite accordé par l'office des faillites ainsi qu'au contrôle AVS opéré par l'intimée le 26 août 2016. Pour le recourant, ces circonstances auraient dû conduire l'instance précédente à admettre qu'il n'avait pas commis de négligence grave au sens de l'art. 52 LAVS.