Citation: 5P.334/2004 14.10.2004 E. 5

5.1 La recourante reproche encore à la Cour de justice de ne pas être entrée en matière sur son grief de violation de l'art. 374 LPC/GE. Elle soutient par ailleurs qu'en application de cette disposition, les autorités cantonales ne pouvaient pas mettre à sa charge la rémunération de la curatrice. 5.2 La recourante a prétendu devant l'autorité intimée que, selon les art. 369 ss LPC/GE, les mesures de protection de l'enfant fondées sur les art. 307 ss CC relevaient de la procédure gracieuse, l'art. 374 LPC/GE instituant, en particulier, le principe de la gratuité de la procédure. Cette exception aux règles générales posées par l'art. 176 LPC/GE impliquait que l'on ne pouvait mettre à sa charge des dépens comprenant la rémunération du curateur désigné à l'enfant. La Cour de justice a estimé au contraire que l'art. 176 LPC/GE s'appliquait au cas d'espèce. Elle a donc implicitement rejeté l'argument de l'appelante concernant une prétendue dérogation à cette disposition. Le recours est ainsi mal fondé en tant qu'il dénonce un éventuel déni de justice formel. Par ailleurs, les art. 369 ss LPC/GE traitent des mesures de protection de l'enfant prises par le Tribunal tutélaire en application des art. 307 à 313 CC, et non du désistement d'action en matière de reconnaissance de paternité. La recourante ne démontre dès lors pas en quoi l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire sur ce point (art. 90 al. 1 let. b OJ).