Citation: 1P.695/2001 15.01.2002 E. A

Le 24 octobre 1998, à 13h30, Y.________ a touché avec l'avant-gauche de son véhicule X.________ alors que ce dernier traversait le passage pour piétons situé à l'entrée sud-est du Centre commercial Migros de Conthey. Il a continué sa route sans s'arrêter. Ressentant des douleurs aux genoux, X.________ a consulté le Docteur Claude Imobersteg, médecin généraliste à Ayent. L'examen clinique auquel ce praticien a procédé le 27 octobre 1998 a mis en évidence une douleur à la palpation des points de Valleix et une manoeuvre de Lasègue positive du côté droit. Les radiographies n'ont pas permis de déceler de lésions osseuses ou de troubles neurologiques. Devant la persistance de sciatalgies droites, un examen par résonance magnétique nucléaire (IRM) a été pratiqué le 2 novembre 1998, sans toutefois révéler d'hernie discale. Un traitement de physiothérapie a permis une amélioration partielle des troubles avec une persistance de sciatalgies épisodiques. Le Docteur Imobersteg a établi le 5 juillet 1999 un second certificat médical qui reprend les termes de son précédent rapport du 16 décembre 1998, en précisant qu'à ce jour, il persiste une douleur du genou gauche à certains mouvements. Par ordonnance pénale du 18 février 2000, le Juge d'instruction pénale du Valais central a reconnu Y.________ coupable de lésions corporelles simples par négligence et de violation des devoirs en cas d'accident; il l'a condamné à cinq jours d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans et à une amende de 300 fr.; il l'a en outre astreint à verser à X.________ 975 fr. 25 à titre de dommages-intérêts, les prétentions supplémentaires de ce dernier étant réservées et renvoyées au for civil. Statuant le 3 octobre 2000 sur opposition du contrevenant, le Juge II des districts d'Hérens et Conthey a reconnu Y.________ coupable de violation des règles de la circulation et de violation des devoirs en cas d'accident et l'a condamné à une amende de 500 fr. Il a rejeté les conclusions civiles de X.________, estimant que l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre l'accident survenu le 24 octobre 1998 et les lésions constatées trois jours plus tard chez le plaignant n'était pas établie. Par arrêt du 26 septembre 2001, la Cour d'appel pénale I du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Cour d'appel pénale ou la cour cantonale) a admis l'appel de Y.________ et l'a acquitté du chef de violation des règles de la circulation en raison de la prescription. Elle n'a pas retenu à l'encontre de l'accusé les lésions corporelles par négligence et a rejeté l'appel de X.________, parce que le choc, voire la douleur, ressentis à la suite de l'accident du 24 octobre 1998 n'avaient pas atteint l'intensité requise pour retenir une atteinte à l'intégrité pouvant être qualifiée de lésion corporelle simple, et que les troubles constatés chez le plaignant dans les certificats médicaux n'étaient pas la conséquence du heurt avec le véhicule de l'accusé.