Citation: 1C_208/2022 E. A

D.________ est propriétaire de la parcelle n° 5960 du registre foncier de la commune de Vully-les-Lacs, laquelle résulte de la fusion en 2011 des anciennes communes de Bellerive, Chabrey, Cotterd, Constantine, Guévaux, Montmagny, Mur, Salavaux, Vallamand et Villars-le-Grand. Les plans d'affectation de ces anciennes communes et leurs règlements sont toujours en vigueur. Située dans la localité de Montmagny, cette parcelle n° 5960 d'une surface totale de 2'318 m2 comporte un bâtiment agricole de 39 m2 et le solde de la parcelle est en nature de pré et champ. Elle est classée, pour l'essentiel, dans la zone du village selon le plan général d'affectation de l'ancienne commune de Montmagny, en vigueur depuis le 10 septembre 1993 (ci-après: PGA), étant précisé que l'angle sud-ouest de la parcelle, inclus dans le périmètre du plan de quartier au lieu-dit "La Motte" (entré en vigueur le 22 décembre 2000), est également classé en zone du village. A l'angle sud-est de la parcelle, une portion de la parcelle (environ 120 m2) est classée dans la zone agricole. Le 28 octobre 2020, la société C.________ SA, promettant-acquéreur de la parcelle n° 5960 (ci-après: la constructrice), a déposé une demande d'autorisation de construire quatre villas mitoyennes deux par deux, avec garages et places de parc (après démolition du bâtiment existant); l'accès aux quatre villas est prévu depuis la rue du Château d'eau, qui longe au nord la parcelle n° 5960. Le projet a été mis à l'enquête publique du 21 novembre au 20 décembre 2020 et a suscité l'opposition de plusieurs voisins, dont celle de A.________ et B.________, propriétaires des parcelles voisines nos 9998 et 9999, sur lesquelles deux villas contiguës sont construites. Après avoir reçu la synthèse CAMAC du 15 janvier 2021, la Municipalité de Vully-les-Lacs (ci-après: la Municipalité) a, par décision du 14 juin 2021, levé les oppositions et délivré le permis de construire requis. En substance, cette décision retient notamment que les caractéristiques de la rue du Château d'eau sont suffisantes pour absorber le trafic lié aux futures constructions, que l'approvisionnement en eau potable est assuré et suffisant, et que les arbres fruitiers se trouvant sur la parcelle n° 5960 peuvent être abattus, sans que des compensations ne soient nécessaires.