Citation: 6B_625/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient analysé de manière détaillée et pertinente les déclarations des parties en pages 27 à 31 de leur jugement et s'étaient dit convaincus par la version de l'intimée, au détriment de celle du recourant, dont la crédibilité avait été jugée très faible, pour ne pas dire nulle. Leur appréciation des preuves n'était, selon la cour cantonale, pas critiquable et devait être partagée. En effet, le recourant avait d'abord soutenu qu'il n'y avait pas eu de pénétration, mais qu'il avait uniquement frotté son sexe contre celui de l'intimée - à l'initiative de celle-ci -, avant de reconnaître, aux débats d'appel, qu'il avait eu une relation sexuelle avec elle. Avec les premiers juges, la cour cantonale admettait que l'intimée était totalement crédible, alors que le recourant avait présenté plusieurs versions qui n'étaient pas plausibles, voire étaient absurdes, à commencer par le fait qu'il serait un objet de désir pour la fille de son amie, de trente ans sa cadette, qui avait ses règles ce jour-là et une relation stable avec son copain. Une telle version était dépourvue de toute crédibilité. Le recourant avait échoué à donner des explications crédibles sur les éléments l'incriminant, n'avait cessé de se contredire et s'était rétracté, respectivement avait adapté son discours une fois confronté aux résultats de l'analyse génétique, qui avaient révélé la présence de son ADN dans la culotte de l'intimée ainsi que sur son pantalon. Les éléments de doute invoqués par le recourant dans sa déclaration d'appel n'en étaient pas. Ainsi, les contradictions qu'il invoquait au sujet du moment où l'intimée aurait commencé à le craindre n'étaient que des éléments subjectifs du récit de celle-ci qui pouvaient varier avec le temps et qui n'entachaient en rien la crédibilité de son discours. Il en allait de même des variations de détails sur la position des corps - allongés ou assis - soutenues par le recourant, exercice qui ne constituait d'ailleurs pas une véritable analyse de la crédibilité des déclarations de l'intimée. Quant au fait que celle-ci s'était finalement débattue à coups de pied, ce qu'elle avait clairement déclaré à plusieurs reprises, cette réaction était parfaitement cohérente avec le reste de son récit, soit qu'elle avait d'abord été confiante avec l'ami de sa mère, puis surprise et choquée, avant de réagir et de s'opposer par une résistance physique. C'était également en vain que le recourant soutenait que l'intimée aurait dû ressentir plus de douleurs au moment de la pénétration, tant il s'agissait là de considérations subjectives qui ne reposaient sur rien de tangible. Quant à l'affirmation qu'une pénétration abrupte aurait certainement causé des lésions vaginales, elle émanait d'une partie qui ne disposait d'aucune compétence médicale. Enfin, et contrairement à ce que soutenait le recourant, il était bien établi que l'intimée s'était confiée à ses proches avant le dépôt de la plainte, sans qu'il fût nécessaire que celle-ci leur ait dit exactement la même chose qu'aux enquêteurs. Partant, la version de l'intimée, corroborée par les autres éléments au dossier, devait être préférée à celle du recourant. La cour cantonale considérait, avec les premiers juges, que les faits s'étaient déroulés tels que décrits dans l'acte d'accusation.