Citation: 1C_450/2014 E. 1

Les recourants relèvent l'importance des montants détournés ainsi que des sommes saisies en Suisse. Ils perdent de vue que l'ordonnance du MPC est limitée à la transmission de renseignements à l'autorité étrangère. L'instance précédente n'a apparemment pas été saisie d'un grief à l'encontre des mesures de séquestre ordonnées en juin 2013. Les recourants concluaient certes à la levée des séquestres, mais uniquement comme conséquence du refus de l'entraide judiciaire et sans élever de grief spécifique à l'encontre des mesures provisoires. S'agissant d'une question susceptible de justifier une entrée en matière, celle-ci devait à tout le moins être soumise à l'instance précédente. Les recourants n'expliquent d'ailleurs pas en quoi - alors que cette démonstration leur incombe également - il se justifierait de faire exception au principe selon lequel, en procédure d'entraide judiciaire, les mesures de séquestre provisoire ne causent pas de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a et al. 2 LTF.