Citation: H 188/00 31.08.2000 E. 3

3.- a) Il reste à examiner si la restitution pour inobservation de délai pouvait être accordée dans le cas d'espèce et, par conséquent, si R.________ était empêchée, sans sa faute, d'agir dans le délai fixé. Par empêchement non fautif, il faut entendre non seulement l'impossibilité objective, comme la force majeure, mais également l'impossibilité subjective due à des circonstances personnelles ou à l'erreur (ATF 96 II 265 consid. 1a; Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I n. 2.3, p. 240, ad art. 35 OJ). La recourante invoque des problèmes de santé au sein de sa famille, une confusion de date et son insuffisance linguistique pour expliquer son retard. La jurisprudence et la doctrine admettent en particulier que la maladie peut constituer un empêchement non fautif au sens de l'art. 35 al. 1 OJ et de l'art. 24 al. 1 PA. Pour cela, il faut cependant que l'intéressé ait non seulement été empêché d'agir lui-même dans le délai, mais encore de charger un tiers d'accomplir les actes de procédure nécessaires (ATF 124 II 360 consid. 2, 119 II 86 consid. 2a p. 87, 112 V 255 et les références; cf. également ATF 114 II 181 consid. 2 p. 182; Poudret, op. cit. n. 2.7, p. 246, ad art. 35 OJ). Seule la maladie survenant à la fin du délai de recours et empêchant la partie de défendre elle-même ses intérêts ainsi que de recourir à temps aux services d'une tiers constituerait un empêchement non fautif (ATF 112 V 255 consid. 2a et les références). b) Le premier juge a retenu que la maladie d'un tiers n'est pas un motif valable de restitution. Ce point de vue doit être confirmé eu égard à la jurisprudence restrictive en la matière. La circonstance que la recourante a été en mesure de faire intervenir un tiers pour informer la caisse, par téléphone du 7 juin 1999, de son désaccord avec la décision du 19 mai 1999 infirme l'allégation selon laquelle elle n'aurait pas été en mesure de s'occuper de ses affaires durant la période de recours. Par ailleurs, les lacunes linguistiques n'excusent pas l'inobservation d'un délai (RCC 1991 p. 334 consid. 2). Cela étant, il n'apparaît pas que R.________ a été empêchée, sans sa faute ou pour un motif excusable, d'agir dans le période de recours. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé, dans la mesure où il reproche au premier juge de ne pas être entré en matière.