Citation: U 101/05 12.04.2006 E. 6

6.1 La recourante conteste l'allocation, par la juridiction cantonale, «d'une rente d'invalidité de 100 %, sous réserve d'une surindemnisation». Elle soutient qu'une fois admis le lien de causalité entre l'accident et les atteintes à la santé ainsi que l'incapacité de travail, les premiers juges pouvaient tout au plus reconnaître à l'assurée «le droit à des prestations de l'assurance-accidents obligatoire au-delà du 31 juillet 2003 et renvoyer le dossier pour détermination du droit aux prestations par référence à ses considérants». 6.2 Par lettre du 25 septembre 2003, R.________ a expressément demandé à la Zurich de lui allouer une rente et une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Il appartenait à l'assurance-accident de répondre à cette demande, ce qu'elle a fait par décision du 13 octobre 2003 et décision sur opposition du 1er juillet 2004. La procédure de recours devant la juridiction cantonale avait le même objet, conformément aux conclusions prises par l'assurée (sur les notions d'objet de la contestation et d'objet du litige : cf. ATF 125 V 413; Meyer/von Zwehl, L'objet du litige en procédure de droit administratif fédéral, in : Mélanges Pierre Moor, Berne 2005, p. 339 no 8, p. 440 ss no 11 ss). Les premiers juges ont statué à juste titre sur le droit à la rente. Cela étant, l'art. 20 al. 2 LAA prévoit que si l'assuré a droit à une rente de l'assurance-invalidité ou à une rente de l'assurance-vieillesse et survivants, une rente complémentaire lui est allouée; celle-ci correspond, en dérogation à l'art. 69 LPGA, à la différence entre 90 % du gain assuré et la rente de l'assurance-invalidité ou de l'assurance-vieillesse et survivants, mais au plus au montant prévu pour l'invalidité totale ou partielle. Le jugement entrepris sera donc réformé en ce sens qu'une rente complémentaire fondée sur un taux d'invalidité de 100 % est allouée à la recourante dès le moment où l'état de santé de l'assurée peut être considéré comme stabilisé (cf. art. 19 al. 1 1ère phrase LAA). La juridiction cantonale a fixé ce moment au 1er août 2003, ce qui n'apparaît pas contestable au regard de l'expertise établie le 14 août 2003 par les docteur H.________, O.________ et E.________.