Citation: 5A_982/2019 E. 6

Le recourant fait enfin grief à l'autorité précédente d'avoir versé dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) en « s'économisant » de traiter de la question de l'imputation d'un revenu hypothétique à son épouse à un taux de 50%, alors qu'il l'aurait soulevée en appel, singulièrement en lien avec le fait que les enfants sont scolarisés depuis septembre 2018 et que son épouse travaillait durant le mariage avant la naissance des enfants. Selon lui, en exerçant la même activité qu'actuellement [ ndr : psychologue indépendante à Paris; cf. supra consid. 3], mais à un taux de 50%, son épouse peut réaliser un revenu de 5'750 fr. par mois, dont il n'y aurait pas lieu d'imputer des frais d'acquisition du revenu (frais de déplacement) puisqu'il s'agit de frais professionnels qui font partie de sa comptabilité d'indépendante. A tout le moins, si son épouse exerçait sa profession de la même manière qu'elle le faisait durant la vie commune avant la naissance des enfants [ ndr : de 2011 à octobre 2013], son épouse pourrait à tout le moins réaliser un revenu de 2'500 fr. par mois, pour un taux d'occupation de 50%. Additionné au revenu de sa fortune (cf. supra consid. 5), les ressources de l'épouse lui permettraient de subvenir elle-même à ses besoins, de sorte que l'arrêt attaqué le condamnant à verser une contribution d'entretien en faveur de son épouse est arbitraire. En tant que le recourant se plaint en substance que sa critique sur l'imputation d'un revenu hypothétique à son épouse n'a pas été examinée en appel, il semble se plaindre d'une violation de son droit d'être entendu et de déni de justice (art. 29 Cst.). Toutefois, faute de grief explicite et détaillé à cet égard, la critique est d'emblée irrecevable dans le cas d'un recours soumis à l'art. 98 LTF (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Au demeurant, il apparaît que l'autorité précédente a jugé que l'épouse avait droit au maintien de son train de vie, lequel était financé par les revenus de son mari, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter, à ce stade, de la répartition des ressources convenues entre les époux du temps de la vie commune (cf. supra consid. 3). Ce faisant, l'autorité cantonale a écarté d'emblée l'imputation d'un revenu hypothétique à l'épouse, ce qui rendait inutile l'examen des conditions d'imputation d'un revenu hypothétique, notamment en lien avec la présomption des degrés scolaires (ATF 144 III 481 consid. 4.7.6; arrêt 5A_329/2019 du 25 octobre 2019 consid. 3.3.1.2). Le recourant ne démontre pas que la non-imputation d'un revenu hypothétique à son épouse au terme du raisonnement de la Chambre civile serait insoutenable, tant dans les motifs que dans le résultat (cf. supra consid. 2.2), en sorte que le grief est mal fondé. En définitive, autant que suffisamment motivée, la critique doit être rejetée.