Citation: 1C_73/2020 E. 2

La recourante considère que l'arrêt attaqué constituerait une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. Tel n'est pas le cas. L'arrêt attaqué rejette le recours de la commune et confirme également la décision du Conseil d'Etat. Or, ce dernier n'a pas purement et simplement annulé la décision municipale, mais a renvoyé le dossier à l'autorité inférieure pour nouvelle décision dans le sens des considérants (ch. 2 du dispositif). Il s'agit ainsi d'une décision de renvoi (ATF 139 V 99 consid. 1.3 p. 101), soit d'une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF, alors même qu'elle tranche de manière définitive certains aspects de la contestation (cf. ATF 134 II 124 consid. 1.3 p. 127). Une telle décision peut certes être tenue pour finale lorsque le renvoi a lieu uniquement en vue d'exécution par l'autorité inférieure sans que celle-ci ne dispose encore d'une liberté d'appréciation notable (cf. ATF 144 V 280 consid. 1.2 p. 283). Tel n'est pas le cas en l'occurrence: les décisions précédentes ne portent que sur l'application d'une disposition règlementaire et il appartiendra à la commune de statuer à nouveau sur les autres conditions d'octroi du permis de construire, notamment la pesée d'intérêts prévue à l'art. 18a al. 4 LAT. Elle disposera dans ce cadre d'une certaine marge d'appréciation et, au terme du nouvel examen du dossier, elle pourra encore décider d'accorder ou de refuser le permis (cf. consid. 6 de la décision du Conseil d'Etat). L'on ne se trouve dès lors pas dans le cas, constitutif d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, où l'autorité de première instance se voit imposer de rendre une décision qu'elle juge contraire au droit (ATF 144 IV 377 consid. 1 p. 379 et les arrêts cités). La commune recourante, qui se méprend sur le caractère final de l'arrêt attaqué, ne fournit aucune indication (art. 42 al. 2 LTF) permettant de retenir l'existence d'un préjudice irréparable dans le cas particulier.