Citation: 8C_685/2016 E. 4

Le recourant s'oppose au raisonnement de la juridiction cantonale. Selon lui, cela reviendrait à exiger d'un assuré pris à partie par un tiers devenu irascible, même à la suite d'actes ou d'un comportement aucunement répréhensibles de la part de l'assuré, que ce dernier prenne la fuite ou toute autre mesure pour éviter la moindre confrontation, sous peine de voir réduire ses prestations de moitié en cas de dommage. Il fait valoir que le fait de s'engager sur un chemin en impasse était totalement involontaire et dû à la méconnaissance de la région. D'autre part, il n'était pas dans le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie qu'un motocycliste se faisant klaxonner et "gentiment remettre à l'ordre" adopte une attitude irascible menant à une volonté d'en découdre sur le plan physique. En outre, à supposer que sa réaction n'eût pas été des plus judicieuses a posteriori, celle-ci relevait davantage d'une erreur d'appréciation qui ne pouvait nullement être assimilée à une forme d'exposition à un risque exclu de la couverture d'assurance.