Citation: 4A_90/2014 E. 3.2.1

3.2.1. La convention d'arbitrage doit satisfaire aux exigences posées à l'art. 178 LDIP. Il n'est pas contesté, ni contestable d'ailleurs, que l'art. 8 du contrat constitue une convention d'arbitrage valable quant à la forme (art. 178 al. 1 LDIP). En vertu de l'art. 178 al. 2 LDIP, la convention d'arbitrage est valable, s'agissant du fond, si elle répond aux conditions que pose soit le droit choisi par les parties, soit le droit régissant l'objet du litige et notamment le droit applicable au contrat principal, soit encore le droit suisse. La disposition citée consacre trois rattachements alternatifs in favorem validitatis, sans aucune hiérarchie entre eux, à savoir le droit choisi par les parties, le droit régissant l'objet du litige ( lex causae ) et le droit suisse en tant que droit du siège de l'arbitrage (ATF 129 III 727 consid. 5.3.2 p. 736). La sentence attaquée ne précise pas selon lequel de ces droits l'arbitre a examiné la validité matérielle de la convention d'arbitrage litigieuse; tout au plus fait-elle référence au droit xxx, qui régit l'objet du litige, pour l'application de la règle in dubio contra proferentem. Comme il n'est pas établi, ni même allégué, que le droit xxx, voire le droit d'un pays tiers qui aurait été élu par les parties, serait plus favorable que le droit suisse, la question posée sera tranchée au regard de ce dernier droit. Tel est du reste le droit sur lequel le recourant fonde son argumentation.