Citation: 5A_47/2020 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint de la violation de l'art. 144 al. 4 LP. Elle soutient qu'il faut modifier la jurisprudence ancienne et isolée publiée à l'ATF 116 III 56 et que les intérêts portés par les créances formant une série dans la saisie doivent courir jusqu'au dernier versement qui vient parfaire la saisie de salaire. Elle expose que la solution genevoise conduit à léser les créanciers puisque le paiement partiel éteint les intérêts, voire le capital, sans que ces créanciers puissent immédiatement en bénéficier. Elle affirme qu'il faudrait soit consigner les quotes-parts, soit procéder à une répartition intermédiaire tous les mois ou unique à l'échéance des douze mois sans prendre en considération les encaissements mensuels sur le cours des intérêts des créances. Elle conclut que, en l'espèce, il faut arrêter le cours des intérêts au 16 avril 2019, date correspondant à la péremption de la saisie de salaire.