Citation: 9C_40/2016 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la juridiction cantonale a expliqué de manière précise et circonstanciée les raisons pour lesquelles elle considérait que le rapport du docteur C.________ permettait de conclure à l'existence d'une modification sensible de l'état de santé de la recourante. Pour appuyer ses griefs, la recourante renvoie aux rapports établis antérieurement à l'examen clinique du docteur C.________ par ses médecins traitants, les docteurs D.________, E.________ et F.________. Hormis la divergence d'opinion quant à la capacité résiduelle de travail, elle ne cherche toutefois pas à démontrer, par une argumentation précise et étayée, l'existence de contradictions manifestes ou d'éléments cliniques ou diagnostiques ignorés, et encore moins à expliquer en quoi le point de vue de ses médecins traitants serait objectivement mieux fondé que celui du docteur C.________ ou justifierait la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. Tout au plus émet-elle des doutes au sujet du bien-fondé de l'appréciation du docteur C.________ quant aux effets sur sa capacité de travail de l'algodystrophie (maladie de Sudeck). Ainsi que l'a mis en évidence la juridiction cantonale, le docteur C.________ s'est exprimé de façon détaillée sur les raisons pour lesquelles il estimait que l'algodystrophie n'était plus active et qu'une exclusion fonctionnelle du membre supérieur droit n'était médicalement ni explicable ni justifiée (voir notamment le complément du 7 avril 2014). Faute pour la recourante de discuter l'argumentation retenue par la juridiction cantonale, il n'y a pas lieu pour le Tribunal fédéral de s'en écarter. De même, la recourante n'établit pas que la juridiction cantonale aurait procédé à une constatation manifestement inexacte des faits en considérant que les autres troubles qu'elle présentait (méningiomes, état dépressif, obésité, anémie ferriprive) n'avaient pas d'influence sur sa capacité de travail. Contrairement à ce qu'elle allègue, la problématique des méningiomes a été examinée par la juridiction cantonale, laquelle a constaté qu'ils n'avaient laissé aucune séquelle. Eu égard aux griefs allégués, il n'y a par conséquent pas lieu de s'écarter de l'appréciation retenue par la juridiction cantonale dans son jugement du 26 novembre 2015.