Citation: 6B_901/2022 E. 4.5.2

4.5.2. En l'occurrence, par son argumentation, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait apprécié l'expertise de manière arbitraire. En tout état de cause, contrairement à ce qu'il suggère, il ne ressort pas du dossier que l'expertise de 2020 "se baserait" essentiellement sur celle de 2013; au contraire, les experts procèdent à un nouvel examen de la situation et examinent notamment l'évolution du recourant depuis 2013. A cet égard, le rapport d'expertise souligne que l'état psychique du recourant s'est péjoré depuis l'expertise de 2013 dans la mesure où celui-ci souffre non seulement de traits de personnalité pathologiques, mais également d'un trouble délirant (cf. rapport d'expertise, p. 17). En revanche, sa conscience de sa situation a peu évolué, l'intéressé se plaçant comme la victime d'un complot à large échelle et persistant à dire que les faits ayant conduit à sa condamnation ont été inventés. L'expert a également retenu qu'en l'absence de soins psychiatriques, on pouvait s'attendre à une évolution plutôt négative. Supposé recevable, le grief doit être rejeté sous cet angle. Par ailleurs, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, se fonder sur le rapport d'expertise du 27 octobre 2020, dès lors qu'elle a retenu - sans que le recourant n'en démontre l'arbitraire - que les circonstances ne s'étaient pas modifiées de manière significative depuis lors (cf. infra consid. 4.8).