Citation: 5A_530/2019 E. B

B.a. Le 8 octobre 2018, l'AFC a notifié deux demandes de sûretés à A.________ en garantie du paiement des impôts, rappels d'impôt et amendes pour les années fiscales 2004 à 2014, la première de 3'028'724 fr. avec intérêts à 3% dès le 8 octobre 2018 pour l'IFD et la seconde de 37'515'702 fr. 80 avec intérêts à 5% dès le 8 octobre 2018 pour l'ICC. Ces deux demandes étaient motivées comme suit : " Le contribuable n'a pas déclaré la majeure partie de ses revenus et de sa fortune durant plusieurs années. Le contribuable a de fortes attaches dans le pays X.________ : il est de nationalité X.________ ainsi qu'une partie de sa famille qui y réside, sa société, active dans le commerce de [...], opère avec de nombreux clients du pays X.________. La fortune considérable du contribuable, composée essentiellement de liquidités et de biens mobiliers, dont des oeuvres d'art entreposées aux Ports Francs, est très aisément transférable ". B.b. Le 9 octobre 2018, l'AFC a adressé à l'Office des poursuites de Genève deux ordonnances de séquestre fiscal dirigées à l'encontre de A.________, à concurrence des montants précités, soit 40'544'426 fr. 80 au total plus intérêts, fondées sur les demandes de sûretés du 8 octobre précédent. Etaient notamment désignés comme objets à séquestrer, " toutes oeuvres d'art, notamment tableaux, peintures sur toiles ou sur papiers, dessins, lithographies, sculptures, bronzes, arts primitifs, objets en verre, porcelaines, céramiques, manuscrits, photographies, appartenant à Monsieur A.________ et particulièrement celles entreposées chez [le précité à son domicile privé][...], auprès de B.________ SA [.....], dont Monsieur A.________ est l'administrateur président, seul avec signature individuelle (locaux professionnels) et plus particulièrement [un] tableau huile sur toile " E.________ " de F._______, [...] ". B.c. A.________ a formé recours contre les ordonnances de sûretés et de séquestre auprès du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève, devant lequel les causes sont pendantes.