Citation: 2A.173/2006 08.05.2006 E. 4

Lorsqu'une expulsion judiciaire ferme est prononcée en vertu de l'art. 55 CP à l'encontre d'un condamné étranger, les autorités de police des étrangers cantonales ne peuvent pas remettre en cause cette mesure pénale en autorisant, par exemple, l'étranger en question à résider en Suisse. Autrement dit, les autorités de police des étrangers, tout comme le Tribunal fédéral, sont liés par une expulsion pénale ferme. Une autorisation de police des étrangers ne peut dès lors pas être octroyée à une personne qui fait l'objet d'une expulsion judiciaire définitive et exécutoire (ATF 124 II 289 consid. 3a p. 291). Dans la mesure où, dans un arrêt du même jour que celui présentement attaqué, le Tribunal administratif a confirmé l'expulsion judiciaire, il n'était donc pas tenu d'examiner encore si les conditions de l'expulsion administrative étaient ou non remplies. Quoi qu'il en soit, le présent recours doit de toute façon être rejeté au fond en tant qu'il porte sur la décision d'expulsion administrative prise en application de l'art. 10 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20).