Citation: I 503/03 13.10.2004 E. 4

En l'occurrence, il semble avoir échappé aux premiers juges que l'examen complémentaire suggérée par les médecins de la Clinique R.________, afin d'exclure un probable syndrome d'hypoliquorrhée, a d'ores et déjà été réalisée. Le bordereau de pièces que le mandataire du recourant a versé au dossier en instance cantonale contient en effet une lettre du docteur G.________ (du 25 novembre 2002), dans laquelle ce médecin déclare qu'il a fait procéder à une angio-IRM cérébrale (centrée sur le polygone de Willis) et que les résultats sont strictement dans la norme. Le renvoi décidé par les juges cantonaux se révèle dès lors sans objet. Pour ce motif déjà, il y a lieu d'annuler le jugement entrepris. Cela étant, un avis complémentaire du docteur W.________ est superflu. Certes, les diagnostics posés par les médecins de la Clinique R.________ ne se recoupent-ils pas entièrement avec ceux retenus par l'expert de l'assureur-maladie. A la lecture des considérations médicales contenues dans leurs rapports respectifs, on peut toutefois constater que cette divergence n'a pas la portée que le recourant voudrait lui donner. En usant d'une terminologie, il est vrai, différente, les médecins de la Clinique R.________ ont cependant relevé les mêmes constatations cliniques et radiologiques que le docteur W.________. Ils ont également pris position sur les hypothèses diagnostiques faites par ce dernier; il suffit de lire la page 16 de leur rapport d'expertise dont la teneur est la suivante :«sur fond de migraine et d'atteinte visuelle, le patient présente également des manifestations pseudo-vertigineuses que nous avons attribuées à des troubles de la régulation et d'adaptation de la circulation vertébro-basilaire, sachant cependant que ces manifestations peuvent également être directement dépendantes des troubles dégénératifs cervicaux observés et des conséquences connues de ceux-ci sur la régulation sympathique tels le syndrome de Barré et Liéou». Contrairement à ce que soutient le recourant, son état de santé a fait l'objet d'un examen complet de la part des médecins de la Clinique R.________ et on ne voit pas ce que le docteur W.________ pourrait apporter de plus à cet égard. Puisque le diagnostic d'un éventuel syndrome d'hypoliquorrhée peut désormais être exclu, le dossier est suffisamment instruit au plan médical. En ce qui concerne la capacité de travail résiduelle de l'assuré, on peut s'en tenir aux conclusions des médecins de la Clinique R.________. Ces derniers ont en effet pu procéder à des examens approfondis sur l'assuré, qui a séjourné 5 jours complets dans leur établissement médical. En particulier, ils ont examiné la situation médicale selon une approche pluridisciplinaire et complété leurs observations cliniques par une évaluation concrète des aptitudes du recourant en atelier. On relèvera par ailleurs que le docteur W.________ s'est uniquement prononcé sur la capacité de travail du recourant dans son ancienne profession et que le docteur G.________ partage dans les grandes lignes l'appréciation des experts de la Clinique R.________ (voir la lettre du 20 juin 2001 qu'il a adressée à l'office AI).