Citation: 5P.205/2000 06.10.2000 E. 3

3.- Le recourant soutient que l'autorité cantonale a arbitrairement apprécié ses revenus mensuels, en comptabilisant deux fois le montant de 521 fr.20 correspondant à des "confidential fees". a) Selon la Cour de justice, il ressort des pièces produites que le revenu mensuel net du recourant s'élève à 8'919 fr. (10'543 fr.60 brut moins 1'624 fr. de charges sociales). Lors des plaidoiries du 31 mars 2000, son mandataire avait toutefois déclaré que son salaire net moyen en 1999 avait été de 10'137 fr., sans que ce montant soit confirmé par pièces. L'autorité cantonale a considéré qu'il fallait y ajouter la somme de 521 fr.20 versée au titre de "confidential fees". Son employeur avait en effet attesté de l'existence de ceux-ci, correspondant au 5% du salaire brut, précisant qu'ils représentaient un avantage non taxable et par conséquent non inclus dans le salaire brut; ils apparaissaient d'ailleurs dans le certificat de salaire du recourant pour 1998 sous la rubrique "frais de représentation". b) Regrettant la confusion qui règnerait à propos de ses revenus, le recourant prétend, d'une part, que le montant des "confidential fees" est inclus dans son salaire brut; d'autre part, qu'il figure dans son certificat de salaire pour la déclaration d'impôt sous la rubrique frais de représentation. Ces affirmations sont contradictoires, dans la mesure où ledit certificat mentionne expressément que les indemnités figurant dans cette rubrique ne sont pas comprises dans le salaire brut; il résulte du reste clairement des pièces du dossier que les "confidential fees" n'y sont pas inclus. Pour le surplus, le recourant affirme de façon purement appellatoire, donc irrecevable (cf. ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495), que son salaire mensuel net est de 10'137 fr. "avec le bonus" et de 9'619 fr.80 "sans le bonus", variable d'année en année. Loin de démontrer avec précision en quoi l'autorité cantonale aurait commis arbitraire, ses allégations ne font qu'ajouter à la prétendue confusion dont il se plaint. Selon les attestations de son employeur, le recourant a reçu, de 1994 à 1999, un salaire comportant une augmentation de 3% par an liée au mérite. Depuis 1998, il bénéficie en outre de "confidential fees" - non inclus dans le salaire brut total - et d'un bonus non garanti inclus dans le salaire brut total. Si l'on se réfère au certificat établi par son employeur pour 1998, son salaire brut total est de 130'702 fr. et son salaire net de 115'429 fr., auquel s'ajoute une indemnité de 6'854 fr. pour frais de représentation, non comprise dans le salaire brut. En admettant qu'il s'agisse, comme le relève l'autorité cantonale, des "confidential fees", le salaire net moyen du recourant en 1998 peut être évalué à 10'190 fr. par mois (115'429 fr. + 6'854 fr. : 12). En ce qui concerne 1999, le recourant n'a produit qu'une seule pièce, à savoir un bulletin de salaire pour le mois de juillet. Ce document n'est cependant pas déterminant, dès lors qu'il ne permet pas de connaître le montant - variable - du bonus que le recourant a pu recevoir cette année-là. Dans ces conditions, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire en retenant, sur la base des déclarations du mandataire du recourant, un salaire annuel net 10'658 fr.20 (10'137 fr. + 521 fr. 20); du moins, celui-ci ne démontre pas clairement que tel soit le cas (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3-4). En particulier, il n'établit pas que la somme de 10'137 fr. alléguée par son avocat dans sa plaidoirie comprendrait les 521 fr.20 de "confidential fees", qu'au demeurant il ne conteste pas avoir reçus. Le grief est ainsi mal fondé, en tant qu'il est recevable.