Citation: 9C_662/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1957, a requis des prestations de l'assurance-invalidité en raison de différents troubles somatiques et psychiques le 14 mai 2004. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) lui a accordé une rente entière d'invalidité à partir du 1er octobre 2003 (décisions du 8 novembre 2005). Sa décision reposait sur une expertise psychiatrique du docteur B.________. L'expert avait fait état d'un trouble dépressif majeur et d'un trouble de la personnalité dépendante à l'origine d'une incapacité totale de travail à compter du mois d'août 2002 (rapport du 16 mars 2004). A.b. L'office AI a entrepris une procédure de révision le 21 juillet 2006, à l'issue de laquelle il a supprimé la rente avec effet au 1er janvier 2010 (décision du 18 novembre 2009). Sa décision se fondait sur un examen clinique rhumato-psychiatrique des docteurs C.________ et D.________, médecins de son Service médical régional (SMR). Ces médecins avaient observé une amélioration de l'état de santé, avec un trouble dépressif en rémission complète ainsi qu'un trouble mixte non décompensé de la personnalité (avec des traits dépendants) autorisant la reprise à plein temps, depuis le 1er décembre 2005, d'une activité adaptée à des limitations fonctionnelles dues à des douleurs rachidiennes (rapport du 2 novembre 2007). La décision du 18 novembre 2009 est entrée en force après que le Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours formé par l'assurée (arrêt du 13 octobre 2011, confirmé par arrêt 9C_893/2011 du Tribunal fédéral du 30 avril 2012). A.c. L'intéressée a de nouveau sollicité des prestations le 3 septembre 2013. L'administration n'est pas entrée en matière sur cette requête (décision du 12 février 2015). A.d. A.________ s'est à nouveau annoncée à l'assurance-invalidité le 21 juillet 2015. L'office AI est entré en matière sur la nouvelle demande de prestations et a fait réaliser une nouvelle expertise. Les experts E.________ et F.________, spécialistes en psychiatrie et psychothérapie, ont retenu un trouble de la personnalité paranoïaque totalement incapacitant dès 2002 mais autorisant la reprise à mi-temps d'une activité impliquant un minimum d'interactions sociales dès 2006 (rapport du 4 décembre 2017). Considérant cependant que les circonstances personnelles de l'intéressée rendaient inexploitable une quelconque capacité de travail depuis le mois de janvier 2016, l'administration a reconnu le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité depuis le 1er janvier 2017 (décision du 12 septembre 2018). A.e. Le 12 octobre 2018, l'intéressée a sollicité de l'office AI la révision procédurale et/ou la reconsidération des décisions des 18 novembre 2009 et 12 février 2015. L'office AI n'est pas entré en matière sur la demande de reconsidération (courrier du 21 janvier 2019). Il a rejeté la demande de révision procédurale de la décision du 18 novembre 2009 (décision du 10 février 2020).