Citation: 1C_179/2024 E. 3.2

3.2. Force est de constater que le recourant ne prétend nullement que l'application du RZR serait d'une quelconque manière entachée d'arbitraire. Selon l'art. 3 al. 2 RZR, seules les rénovations et transformations des bâtiments existants peuvent être autorisées dans les limites des volumes existants, pour autant qu'elles ne créent pas de logement supplémentaire...". Par analogie - non contestée - avec l'art. 80 al. 2 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC, RS/VD 700.11; Bâtiments existants non conformes aux règles de la zone à bâtir), la cour cantonale a considéré que les démolitions/reconstructions étaient interdites dans ce cadre. Contrairement à ce que soutient le recourant, il en va d'un intérêt public important. L'établissement d'une zone réservée répond en effet à un intérêt public lorsqu'il y a lieu de modifier un plan d'aménagement, que celui-ci soit ou non conforme au droit (arrêts 1C_623/2021 du 24 novembre 2022 consid. 4.1; 1C_695/2021 du 4 novembre 2022 consid. 3.1.1). Il s'agit en particulier de garantir aux autorités chargées de l'aménagement du territoire la liberté de planifier et de décider, et d'éviter que des projets de construction ne viennent entraver cette liberté (arrêt 1C_114/2023 du 21 mars 2024 consid. 3.1 et les arrêts cités). Il ne s'agit pas non plus, comme le soutient le recourant, d'un simple intérêt à court terme, puisqu'il en va de la planification future de la commune.