Citation: 5A_131/2020 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce qu'affirme la recourante, l'ordonnance déférée n'est pas une décision " finale partielle " au sens de l'art. 91 let. a LTF, mais une décision incidente au sens de l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 137 III 475 consid. 1). La question de savoir si elle peut causer un préjudice irréparable ( cf. sur cette notion: ATF 142 III 798 consid. 2.2) peut rester indécise, le recours étant irrecevable pour un autre motif. La décision attaquée porte sur des mesures provisionnelles, ses motifs et son dispositif étant dépourvus d'ambiguïté à cet égard; le Président de l'autorité cantonale a du reste expressément réservé l'instruction de la plainte et fixé au débiteur et à l'Office un délai pour présenter leurs observations: partant, elle tombe sous le coup de l'art. 98 LTF (parmi d'autres: ATF 137 III 475 consid. 2). En l'espèce, la recourante soulève " au moins " deux griefs: d'une part, le procès-verbal de séquestre est " incomplet " et ne satisfait pas aux prescriptions de l'art. 276 al. 1 LP; d'autre part, le magistrat précédent a procédé à une " levée partielle du séquestre " par une application " servile " de l'art. 97 al. 2 LP. Or, il ne s'agit pas de droits constitutionnels au sens de l'art. 98 LTF, invoqués de surcroît de manière conforme à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 133 III 589 consid. 2; 135 III 232 consid. 1.2 et la jurisprudence citée).