Citation: 6B_1132/2021 E. 1.2

1.2. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir refusé d'entendre G.________, frère de B.B.________ et donc oncle de D.B.________. Elle explique que G.________ aurait pu témoigner des propos tenus par D.B.________ lorsqu'il a fait part à la recourante des abus subis par son frère, E.B.________, et des craintes pour sa fille F.________. Elle critique également le refus d'entendre E.B.________, qui pourrait témoigner des abus subis durant son enfance par sa mère ou à cause de cette dernière, avec la complicité de son père. La cour cantonale a considéré que ces témoignages n'étaient pas utiles. En effet, dans un courrier du 8 octobre 2016 adressé à la recourante, le témoin G.________ a écrit ce qui suit: "Je ne peux te renseigner quant aux sévices sexuels qu'a subis E.B.________ dans son jeune âge avec les amis neuchâtelois de B.B.________ car je n'en ai pas eu connaissance". Pour le surplus, s'agissant du témoignage de E.B.________, elle a constaté que D.B.________ avait déclaré n'avoir jamais recueilli de son frère ce genre de confidences (à savoir que sa mère B.B.________ aurait prostitué E.B.________ lorsqu'il était enfant et que C.B.________ serait son complice). Dans tous les cas, la cour cantonale a relevé que les éventuelles révélations de E.B.________ dont se prévalait la recourante ne portaient pas sur des abus commis sur sa fille F.________, ni d'ailleurs sur des abus commis directement par les grands-parents (jugement attaqué p. 14 s.). La recourante se borne à répéter sa version des événements et à requérir l'audition de G.________ et de E.B.________, mais ne démontre pas que l'appréciation anticipée des preuves telle qu'opérée par la cour cantonale serait arbitraire ni que les conditions de l'art. 389 al. 3 CPP seraient réalisées. Insuffisamment motivés, les griefs soulevés sont irrecevables.