Citation: 5A_612/2019 E. 4.3

4.3. Les recourants prétendent ensuite que l'autorité cantonale aurait dû retenir - ainsi qu'ils l'ont demandé dans le cadre de la procédure d'appel (mémoire-réponse du 4 février 2019, p. 9) - les allégués 6 et 7 de leur mémoire-réponse du 29 avril 2016, lesquels n'avaient pas été contestés par les demandeurs dans leur réplique du 15 juillet 2016 et avaient été " largement confirmés " par l'auteur de l'article lors de son audition du 18 janvier 2018. Ils indiquent que ces allégués mentionnaient que, " édité à V.________, le quotidien I.________ veille notamment à transmettre les faits d'actualité et débats politiques liés à la vie du canton " et que " le dossier relatif au projet du nouveau Musée [...] a retenu l'attention " de ce quotidien, " tant en raison de son caractère local que du regard critique porté par [ce dernier] sur les processus de privatisation et vis-à-vis du trading de pétrole ". En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire (art. 9 Cst.) que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision (ATF 143 IV 500 consid. 1.1; 137 I 58 consid. 4.1.2; 136 III 552 consid. 4.2). Partant, faute pour les recourants de démontrer en quoi la constatation des faits invoqués serait pertinente pour l'issue du litige, le grief est irrecevable.