Citation: 4A_274/2024 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale constate que les prétentions élevées par la recourante sont toutes en lien avec des malfaçons dont elle tient l'intimée pour responsable. Elle observe, par ailleurs, que la recourante a toujours affirmé que l'ouvrage litigieux n'était pas achevé en décembre 2012 - période à laquelle a débuté l'exploitation du restaurant d'altitude -, raison pour laquelle on se trouve en présence d'une exécution défectueuse des travaux survenue avant la livraison de l'ouvrage devant être examinée au regard de l'art. 366 al. 2 CO. Or, la juridiction cantonale estime que l'intéressée n'a jamais allégué ni a fortiori démontré avoir respecté les conditions d'application de la norme précitée. Dans une argumentation subsidiaire, l'autorité précédente précise que la solution serait identique dans l'hypothèse où l'on devrait considérer que la recourante avait consenti à une livraison partielle de l'ouvrage en décembre 2012. Dans un tel cas, le maître de l'ouvrage doit, conformément au régime de la garantie en raison des défauts (art. 367 ss CO), opter pour l'un des trois droits formateurs alternatifs que constituent la résolution du contrat, la réduction du prix ou la réparation de l'ouvrage. Pareil choix s'opère par une manifestation de volonté adressée à l'entrepreneur. Or, en l'espèce, l'option choisie par la recourante, après avoir obtenu les résultats de l'expertise E.________, n'a fait l'objet d'aucune allégation. La seule réaction avancée en procédure, et dûment établie, est le commandement de payer que la recourante a fait notifier à son adversaire, le 10 novembre 2014, en raison du "dommage constaté selon [l']expertise arbitrage E.________". Selon la juridiction cantonale, une telle mention ne permet pas de retenir que la recourante a, ce faisant, exercé son droit formateur à la réduction du prix, ne serait-ce que de manière implicite.