Citation: I 683/01 09.04.2002 E. 3

3.- a) Un expert passe pour un prévenu lorsqu'il existe des circonstances propres à faire naître un doute sur son impartialité; l'appréciation de ces circonstances ne peut pas reposer sur les seules impressions de l'expertisé, la méfiance à l'égard de l'expert devant au contraire apparaître comme fondée sur des éléments objectifs (ATF 125 V 353 sv. consid. 3b/ee, 123 V 176 consid. 3d et la référence; VSI 2001 p. 109 sv. consid. 3b/ee; RAMA 1999 n° U 332 p. 193 consid. 2a et les références). b) En l'occurrence, la recourante n'avance aucune circonstance objective susceptible de jeter un doute sur l'impartialité des experts. Ce qu'elle leur reproche en réalité, c'est d'avoir préféré à ses propres déclarations celles faites par son médecin traitant, le docteur Y.________. Or, elle n'apporte pas davantage d'éléments pouvant faire douter de la probité de ce dernier. On relèvera par ailleurs que pour établir leur expertise respective, les docteurs S.________ et G.________ ne se sont pas bornés à reprendre à leur compte les propos du docteur Y.________, mais se sont appuyés sur leurs propres constatations cliniques au terme d'un examen personnel de la recourante, ainsi que sur l'ensemble du dossier médical mis à leur disposition. Enfin, le seul fait qu'un expert psychiatre emploie des expressions qui peuvent subjectivement être ressenties comme déplaisantes par la personne expertisée ne constitue pas en soi un indice de prévention à l'égard de celle-ci tant que les termes usités demeurent dans le cadre de ce qui est nécessaire pour poser un diagnostic psychiatrique. C'est manifestement le cas en ce qui concerne les observations du docteur S.________, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'écarter son appréciation pour ce motif. Cette considération vaut également s'agissant de l'expertise du docteur G.________.