Citation: 1P.521/2001 18.04.2002 E. 1

Le 13 janvier 2000, le Procureur général a converti le montant de 4420 fr. en quatre-vingt-dix jours d'arrêts. Cette décision indique la voie de l'opposition ordinaire, de l'opposition hors délai et de l'opposition extraordinaire à présenter au Tribunal de police (art. 375 ss CPP gen.). Le 18 janvier 2000, X.________ s'est adressée au Tribunal de police. Sans indiquer expressément former une opposition, elle a fait valoir que les trois versements effectués en 1999 n'avaient pas été déduits du montant pris en compte pour effectuer la conversion en arrêts, d'une part, et que, d'autre part, elle se trouvait depuis le mois d'octobre 2000 dans une clinique pour y recevoir un traitement de radiothérapie et de transfusions. Ces circonstances expliquaient son incapacité à se conformer aux termes de l'arrangement convenu en juin 1999. Elle a offert de régler le solde à payer dans le délai d'un mois. Ne tenant pas cette écriture comme une opposition au sens de l'art. 375A CPP gen., le Tribunal de police l'a retournée au Ministère public. Le 2 mars 2001, X.________ a été écrouée pour l'exécution de la décision du 13 janvier 2000. Le 14 mars 2001, X.________ est intervenue auprès du Procureur général, par l'entremise de son mandataire, en demandant son élargissement immédiat. Elle a allégué avoir, le 18 janvier 2000, fait opposition à la décision du 13 janvier 2000. En tant que de besoin, elle a déclaré confirmer son opposition. Sans se déterminer sur ces moyens, le Procureur général a ordonné la relaxe de X.________, eu égard à son âge et son état de santé, le 15 mars 2001. Par jugement du 13 juillet 2001, le Tribunal de police du canton de Genève a considéré que l'écriture du 18 janvier 2000 ne pouvait être tenue pour une opposition à la décision du 13 janvier 2000; il a déclaré irrecevable celle formée le 14 mars 2001.