Citation: K 31/04 09.12.2004 E. B

M.________ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal administratif de la République et canton de Neuchâtel, en concluant, sous suite de dépens, à l'annulation de celle-ci. Par jugement du 5 février 2004, le Tribunal administratif a annulé la décision du 14 août 2003 et renvoyé la cause à la caisse pour nouvelle décision au sens des considérants. Selon les premiers juges, il y avait lieu d'attendre ainsi l'issue donnée à la demande de l'assurée tendant à son reclassement par l'assurance-invalidité. En cas d'octroi d'une mesure de reclassement, Helsana serait tenue d'allouer l'indemnité journalière jusqu'à épuisement du droit, tandis qu'en cas de refus elle pourrait limiter le droit à l'indemnité journalière au délai d'adaptation. Il lui appartenait de fixer à nouveau ce délai en tenant compte de l'âge relativement « avancé » de l'intéressée, du fait que celle-ci avait exercé, en qualité d'indépendante, la même activité pendant une trentaine d'années (coiffeuse) et de l'obligation d'entreprendre des démarches pour remettre son exploitation et pour retrouver une activité dans un autre domaine professionnel. Dans cette dernière hypothèse, il y avait lieu en outre de procéder à l'évaluation de la perte de gain que M.________ subirait, le cas échéant, dans l'activité qu'on peut encore raisonnablement exiger de sa part, et d'examiner à la lumière du résultat obtenu s'il subsiste un dommage résiduel dont la caisse répond en vertu de ses conditions générales.