Citation: 5A_951/2016 E. C

C.a. Le 3 avril 2006, B.________, C.________ et A.________ ont déposé une demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral du 21 février 2002 (arrêt 4C.308/2001). Elles produisaient un certificat médical établi le 3 février 2006 par le médecin traitant de feu leur père établissant selon elles l'incapacité de discernement de celui-ci lors de la signature de la promesse d'échange immobilier du 30 mars 1994. Par arrêt du 7 novembre 2006 (4C.111/2006), le Tribunal fédéral a admis la demande de révision déposée par les intéressées, jugeant en substance que le rapport médical du 3 février 2006 apportait des éléments de faits nouveaux qui n'avaient pu être allégués auparavant, l'art. 80 de la loi vaudoise sur la santé publique du 19 mai 1985 (LSP; RSV 800.01), dans sa version en vigueur lors du procès opposant les parties, n'instituant pas une obligation de renseigner du médecin et celui-ci s'opposant alors à toute divulgation concernant l'état de santé de feu E.________. Le Tribunal de céans a en conséquence annulé son arrêt du 21 février 2002 et renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouvelle instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants. C.b. L'instruction de la cause a été reprise par le juge instructeur de la Cour civile et le rapport du 3 février 2006 établi par le Dr J.________ a été versé au dossier. La cause a ensuite été suspendue, d'abord jusqu'à droit connu sur la décision du Tribunal fédéral rejetant la demande de révision présentée par H.________ (arrêt 4F_3/2007 du 27 juin 2007), puis en raison de pourparlers transactionnels entre les parties, et enfin suite à une convention de suspension conclue entre celles-ci. Le 9 avril 2014, le juge instructeur a pris acte de ce que les parties s'accordaient à considérer que le dossier avait été reconstitué de manière complète. Le 19 janvier 2015, deux témoins ont été entendus, à savoir le Dr J.________ et K.________, pharmacienne. Par jugement du 24 août 2015, la Cour civile a ordonné à A.________, B.________ et C.________, sous la menace de la peine de l'amende prévue à l'art. 292 CP, de signer les actes nécessaires au transfert de la propriété de la parcelle no 223 à la Commune de D.________ en échange d'une surface de 11'194 m2 à détacher de la parcelle no 217 de la même commune, conformément au plan de morcellement annexé à la minute de la promesse d'échange immobilier du 30 mars 1994 (I), réglé les frais et dépens (II et III) et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (IV). C.c. Statuant par arrêt du 8 septembre 2016, la Cour d'appel civile a rejeté l'appel formé par les héritières de feu E.________ et confirmé le jugement entrepris (I et II), étant précisé que les requêtes d'assistance judiciaire de A.________ et B.________ ont été admises (III et IV).