Citation: I 148/03 10.07.2003 E. 5

5. que la loi n'ait pas changé depuis le moment où le renseignement a été donné (ATF 121 V 66 consid. 2a et les références). En d'autres termes, le droit à la protection de la bonne foi donne au citoyen le droit d'être protégé dans la confiance légitime qu'il met dans les assurances reçues des autorités. Il le protège donc lorsqu'il a réglé sa conduite d'après des décisions, des déclarations ou un comportement déterminé de l'administration. Entre autres conditions - cumulatives - auxquelles la jurisprudence subordonne le recours à cette protection (ATF 119 V 306 consid. 3a et les références citées), il faut que l'administré ait eu de sérieuses raisons de croire à la validité des assurances dont il se prévaut et qu'il ait pris sur cette base des dispositions qu'il ne pourrait modifier sans subir de préjudice (ATF 117 Ia 298 consid. 2). 4.3 Selon les pièces versées au dossier, un premier stage de formation a été accordé au recourant tandis qu'il avait déjà retrouvé un travail dans le domaine de l'architecture paysagère à partir du 1er avril 1988. Il s'était alors agi de mettre à profit la période transitoire le séparant de son entrée en fonction, en le préparant à ce nouvel emploi. Si ce contrat n'avait pas été résilié - pour des motifs d'ailleurs indépendants de l'affection visuelle de l'intéressé (stress découlant des horaires chargés, surcharge de travail, responsabilités) -, il n'aurait pas sollicité l'octroi d'un second stage. Ce dernier a été mis en oeuvre dans le but de pallier l'inactivité de l'assuré qui s'est retrouvé sans emploi à partir du 1er septembre 1988. Les stages de formation ainsi mis en oeuvre l'ont été de manière indépendante, autonome, et en vue d'objectifs différents. Le fait qu'ils ont, tous les deux, eu trait aux domaines de l'architecture paysagère et de l'environnement ne suffit pas pour en déduire qu'ils constituaient les deux premières étapes d'une formation globale dispensée en trois phases. C'est donc à tort que le recourant se prévaut d'une prétendue promesse ou assurance selon laquelle l'office l'aurait mis au bénéfice d'un reclassement professionnel dont l'année de formation à l'Institut universitaire d'études du développement en vue de l'obtention du Certificat de spécialisation dans le domaine du développement aurait constitué la troisième et ultime phase. 4.4 Au surplus, même en admettant que l'office, par le biais de la représentante de l'ORAI, eût émis une telle assurance, on ne voit pas quelles dispositions le recourant aurait prises, qu'il ne saurait modifier sans subir un préjudice.