Citation: 2D_19/2023 E. 1.4.2

1.4.2. La recourante se plaint de violations du droit à un traitement équitable (art. 29 Cst.), de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) et du principe de l'égalité entre concurrents directs (art. 27 et 94 Cst.). Quand bien même elle n'aurait pas qualité pour agir au fond, la recourante peut se plaindre, par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel ("Star-Praxis"; cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 141 IV 1 consid. 1.1; 137 II 305 consid. 2) et elle possède, sous cet angle, un intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 115 al. 1 let. b LTF. Comme on vient de le voir, l'intéressée ne démontre pas disposer d'un droit à l'octroi de la subvention litigieuse (cf. supra consid. 1.3), alors qu'il lui incombait d'alléguer les éléments propres à fonder sa qualité pour recourir (cf. supra consid. 1). On ne peut donc admettre que la recourante possède un tel intérêt pour se plaindre de manière indépendante de la violation du principe d'arbitraire, qui ne fonde pas une position juridique protégée invocable dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire (ATF 147 I 189 consid. 1.2.1; 133 I 185 consid. 6; arrêt 2C_490/2022 du 7 mars 2023 consid. 2.2). Il ne sera donc pas entré en matière sur ce grief. En revanche, le principe d'égalité entre concurrents directs, qui va plus loin que le principe général d'égalité de l'art. 8 al. 1 Cst. (sur l'absence d'intérêt juridiquement protégé à invoquer la violation du principe général de l'égalité de droit dans le recours constitutionnel subsidiaire: cf. ATF 138 I 305 consid. 1.3), confère un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification de l'arrêt attaqué, dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire (cf. arrêt 2D_53/2020 du 31 mars 2023 consid. 1.3.2, non publié in ATF 149 I 146).