Citation: 6B_906/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que, durant l'année 2014, A.________ SA, en proie à d'importants problèmes financiers, n'avait pas été en mesure de s'acquitter auprès de l'AFC des sommes dues au titre de l'impôt à la source, s'agissant des salaires de divers employés. En décembre 2014, la société avait bénéficié d'un apport de 200'000 fr. de la part de son actionnaire. A la fin de l'année 2014, le paiement des salaires était à jour, malgré une situation financière difficile, notamment due à un important manque de liquidités. Selon la cour cantonale, il n'était pas possible de déterminer, sur la base des pièces figurant au dossier, si A.________ SA avait disposé chaque mois des liquidités suffisantes pour s'acquitter des impôts à la source. Cependant, l'apport en capital de 200'000 fr. en décembre 2014 aurait permis de couvrir l'impôt à la source, à hauteur de 131'099 fr. 20, dû pour l'année 2014. L'autorité précédente a ajouté que le recourant n'était pas intervenu dans la gestion de A.________ SA, celui-ci n'ayant été informé de la marche des affaires que lors du bouclement des comptes annuels. Le recourant ignorait quels employés étaient soumis à l'impôt à la source ainsi que ce qu'il advenait des retenues effectuées sur leurs salaires. Il avait admis qu'il ignorait quelle utilisation avait été faite des 200'000 fr. injectés dans le capital en décembre 2014. Ainsi, l'intéressé n'avait pris aucune disposition particulière pour s'assurer de l'affectation de cette somme aux dettes d'impôt de la société, bien qu'il eût conscience, à l'époque, de la gravité de la situation, puisqu'il avait déposé un avis de surendettement trois mois auparavant. Pour la cour cantonale, le recourant avait donc gravement violé son obligation de diligence, avait fait prendre d'importants risques à A.________ SA et avait permis à B.________ et C.________ de privilégier certaines dépenses. Ce faisant, il s'était accommodé du non-paiement de l'impôt à la source. Le recourant avait violé fautivement son obligation de garder à disposition les liquidités nécessaires à la bonne marche de l'entreprise et avait, partant, détourné l'impôt.