Citation: 1B_349/2020 E. 1

La recourante allègue avoir produit le 11 juin 2019 auprès de la Cour des affaires pénales l'original du certificate of incumbancy attestant de son existence et des pouvoirs de représentation de B.________. Elle souligne que ces pouvoirs n'ont pas été modifiés depuis que son compte a été bloqué et qu'elle a remis à quatre reprises au Ministère public de la Confédération un document original, de sorte qu'il serait abusif et excessivement formaliste de lui reprocher de n'avoir produit qu'une copie à l'appui de son recours. Ce faisant, on peut admettre qu'elle s'en prend à la première motivation retenue. Toutefois, la Cour des plaintes n'a pas rejeté le recours parce que A.________ Trust Ltd n'avait pas démontré les pouvoirs de représentation de B.________ et qu'elle n'avait pas établi son existence au moment du dépôt de son recours, laissant au contraire cette question indécise. Elle a considéré le recours comme infondé parce que la recourante ne faisait valoir que des arguments généraux qui ne permettaient pas de comprendre pour quelles raisons le séquestre devrait être levé et qu'elle n'avait ni étayé ni prouvé ses allégués, notamment quant à l'identité de l'ayant droit économique des avoirs séquestrés. La recourante ne s'en prend pas à cette argumentation. Elle se borne à faire valoir que les soupçons de culpabilité ne se sont pas renforcés, que la qualité d'ayant droit économique du " recourant " est incontestée, que " X.________ " ne serait pas concernée par la procédure pénale et que le séquestre devrait être levé après onze ans de procédure. Cette motivation ne satisfait manifestement aux exigences requises.