Citation: 6B_16/2014 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, les recourants affirment avoir des prétentions civiles sous la forme d'un tort moral tant pour eux-mêmes que pour leur fils. Ils n'exposent cependant pas en quoi l'atteinte subie serait suffisamment grave, ni en quoi leur souffrance serait suffisamment forte pour justifier une réparation en tort moral. Ils n'expliquent pas davantage quel dommage ils auraient subi en relation avec l'infraction de voies de fait. Notamment les "cinq petits hématomes superficiels" relevés sur le bras gauche de la recourante dont il est fait état dans le constat médical produit constituent des atteintes de peu d'importance qui ne requièrent pas de traitement particulier. L'intéressée n'indique pas qu'elle aurait subi, en relation avec celles-ci, un quelconque dommage qui devrait être réparé. Le mémoire de recours ne répond ainsi pas aux exigences minimales de l'art. 42 LTF sur ce point. S'agissant des prétentions en réparation des objets endommagés, soit les lunettes et vêtements du recourant, la cour cantonale a constaté, outre le fait que ces prétentions n'étaient pas étayées, qu'il n'y avait pas lieu d'examiner la décision de classement de l'infraction de dommage à la propriété, faute de recours sur ce point (art. 385 al. 1 let. a CPP). Les recourants ne critiquent pas la décision attaquée sous cet angle. Il s'ensuit qu'ils ne sont plus recevables à faire valoir un dommage découlant d'une infraction pour laquelle un classement est entré en force. La qualité pour agir des recourants ne peut pas se fonder sur leur qualité de partie plaignante. La condition posée à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF n'est pas satisfaite. Par ailleurs, l'hypothèse visée à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF n'entre pas en considération, la contestation ne portant pas sur le droit de porter plainte. Pour le surplus, les recourants ne dénoncent pas une violation de leurs droits de partie à la procédure équivalant à un déni de justice formel, ce qui ne leur permettrait d'ailleurs pas de faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 136 IV 29 consid. 1.9 p. 40 et les références citées).