Citation: 6B_1285/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant conteste avoir dit " fuck the police ", il soutient qu'il n'y aurait aucune preuve, que les témoins oculaires auraient déclaré qu'il était calme et poli avec la police et que les dires des policiers ne seraient pas crédibles. En l'espèce, la cour cantonale a retenu sans que le recourant n'en démontre l'arbitraire que les déclarations du témoin D.________ n'apportait aucun éclairage probant, dans la mesure où celui-ci avait reconnu n'avoir rien compris de ce qu'il s'était dit ou passé. En outre, la vidéo ne montrait aucun tiers se situant à quelques mètres du lieu d'interpellation, la personne se trouvant aux côtés des protagonistes étant - selon les premières déclarations du recourant - un autre témoin dénommé E.________, de sorte que la présence de l'intéressé sur les lieux apparaissait douteuse. Dès lors, le recourant ne peut nullement se prévaloir de ces témoignages pour nier avoir tenu les paroles litigieuses. Selon la cour cantonale, les policiers avaient rapporté de manière constante et cohérente que le recourant avait dit " fuck the police " et traité le caporal de " raciste ". En revanche, le recourant avait d'abord reconnu l'usage du mot " raciste ", puis l'avait nié par la suite. Bien que le recourant ait été acquitté de toute prévention pour le mot " raciste ", la cour cantonale pouvait sans arbitraire apprécier son revirement comme une démonstration de son caractère versatile. On ne discerne pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que, contrairement au recourant, les policiers assermentés qui avaient été constants dans leurs déclarations et alors qu'aucun élément ne permettait d'établir qu'ils auraient menti ou été à la recherche d'un quelconque bénéfice secondaire étaient crédibles. Le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits doit être rejeté.