Citation: 2C_18/2007 02.07.2007 E. A

X.________, née en 1985, ressortissante de l'ex-Serbie et Monténégro (province du Kosovo), s'est mariée le 8 juillet 2004 avec un citoyen italien établi dans le canton de Vaud. Elle a de ce fait obtenu, au titre du regroupement familial, une autorisation de séjour CE/AELE valable jusqu'au 24 mars 2010 pour vivre auprès de son époux. Le couple a rapidement connu des difficultés conjugales qui ont conduit l'épouse, alors enceinte, à se séparer de son mari, à l'été 2005, et à se réfugier chez un oncle et une tante domiciliés à Morges. Le 18 août suivant, son mari a ouvert action en divorce. Elle a donné naissance à une fille le 9 mars 2006. Par décision du 11 octobre 2006, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) a révoqué l'autorisation de séjour accordée à X.________, en même temps qu'il a refusé d'octroyer une telle autorisation à sa fille Y.________, au motif que l'intéressée commettait un abus de droit en se prévalant d'un mariage vidé de toute substance et n'existant plus que formellement dans le seul but de pouvoir rester en Suisse. X.________ et sa fille, toutes deux représentées par Me W.________, avocate, ont recouru auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif) contre la décision précitée du Service cantonal. A l'appui de leur recours, elles ont sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire tendant à la dispense des frais de justice et à la prise en charge par l'Etat des honoraires de leur conseil. Le Service de la population a conclu au rejet du recours au terme d'une détermination circonstanciée. Le 23 novembre 2006, le juge instructeur a fait droit à la demande d'assistance judiciaire présentée par les recourantes et a désigné leur conseil comme avocate d'office. Le 30 novembre suivant, Me W.________ a demandé au tribunal de prendre en charge les frais d'un interprète au titre de l'assistance judiciaire afin qu'elle puisse, avant de répliquer à la réponse du Service de la population, s'entretenir avec sa cliente, qui ne parlait et ne comprenait que l'albanais. Par décision incidente du 7 décembre 2006, le juge instructeur a refusé d'étendre l'assistance judiciaire à la prise en charge des frais d'un interprète, au motif que, selon la loi cantonale, seuls les travaux d'interprète ou de traduction ordonnés par un tribunal pouvaient être indemnisés au titre de l'assistance judiciaire.