Citation: 5A_910/2021 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, en tant qu'il fait valoir que l'ordonnance de preuves du 6 mai 2015 admettait l'audition des témoins, le recourant perd de vue qu'une telle ordonnance peut être modifiée en tout temps (art. 154 i.f. CPC). Pour le surplus, la cour cantonale a retenu qu'il ne se justifiait pas d'auditionner les médecins cités par le recourant, dans la mesure où leur position ressortait des pièces figurant au dossier. Quant à la tutrice de la de cujus, son ex-avocat et son aide-soignante, ils avaient tous oeuvré pour le compte de la défunte à partir de 2003, soit postérieurement à la rédaction du testament litigieux de 1999, de sorte qu'ils n'étaient pas en mesure de renseigner l'autorité sur la capacité de discernement de la disposante au moment de tester. Les témoins cités par le recourant n'étaient pas déterminants pour l'issue du litige, le dossier contenant, de surcroît, suffisamment d'éléments pour statuer sur la cause. La juridiction précédente a ainsi procédé à une appréciation anticipée des preuves, laquelle ne peut être remise en cause que par le biais d'un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, répondant aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 146 III 73 consid. 5.2.2; 138 III 374 consid. 4.3.2; sur les griefs d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves soulevés par le recourant, cf. infra consid. 6.3 et 6.4). Dépourvu de pertinence dans ce contexte, le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté.