Citation: U 283/01 25.10.2002 E. A

P.________ a travaillé du 1er septembre 1992 au 30 septembre 1995 en qualité d'employé de production au service de l'entreprise X.________. Dès octobre 1995, il a bénéficié d'indemnités de chômage. Le 25 décembre 1997, P.________ a été victime d'une chute dans les escaliers. Il a présenté une contusion du coude droit, de l'épaule gauche et du rachis lombaire. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accident non professionnel, a pris en charge le cas (frais de traitement et versement d'indemnités journalières). Se référant à un rapport d'expertise du 31 décembre 1999 du professeur A.________, directeur et médecin-chef de la clinique orthopédique Y.________, la CNA a avisé P.________ le 21 janvier 2000 qu'il avait droit à une indemnité de 4860 fr., compte tenu d'une atteinte à l'intégrité de 5 %. Elle l'informait que les séquelles de l'accident du 25 décembre 1997 ne diminuaient pas sa capacité de gain de façon importante et que les conditions requises pour l'octroi d'une rente d'invalidité n'étaient dès lors pas remplies. L'assuré a formé opposition contre cette décision. Il faisait valoir que le taux de l'atteinte à son intégrité physique devait être fixé à 10 %. Par ailleurs, il demandait que lui soit allouée une rente d'invalidité de 50 %. Par décision du 9 janvier 2001, la CNA a rejeté l'opposition, en confirmant le taux de 5 % de l'atteinte à l'intégrité. Se fondant sur des descriptions du poste de travail (DPT), elle a retenu que P.________ pourrait réaliser un revenu mensuel de l'ordre de 4000 fr. (part du 13ème salaire incluse) s'il exerçait à plein temps avec un rendement complet une activité adaptée à son handicap de l'épaule gauche. En ce qui concerne le revenu que celui-ci pourrait réaliser en 2000 sans la survenance de l'accident du 25 décembre 1997, elle l'a fixé à 3765 fr. (part du 13ème salaire comprise), compte tenu de l'évolution salariale dans le secteur de l'horlogerie. Il résultait de la comparaison des revenus que les seules séquelles de l'accident n'entraînaient pas de préjudice économique important qui justifiât la reconnaissance d'un droit à une rente d'invalidité.