Citation: 5C.124/2004 03.09.2004 E. 5

Dans un dernier grief, le demandeur estime que la cour cantonale a violé les art. 125, 133 et 285 CC en le condamnant à verser des pensions alimentaires à son ex-épouse et à ses enfants sans tenir compte du fait qu'il devra cesser de travailler dans la police genevoise dès fin février 2006 et ne sera ainsi plus en mesure d'assumer le versement de ces pensions. Le grief est entièrement irrecevable, puisqu'il se fonde sur un élément de fait qui n'a pas été retenu dans l'arrêt cantonal, à savoir l'obligation pour le demandeur de prendre sa retraite à fin février 2006. La cour cantonale a au contraire retenu qu'il pouvait rester au sein de la police genevoise jusqu'à l'âge de 63 ans (soit en 2018), et que même s'il choisissait de prendre une retraite anticipée, il pourrait exercer une activité rémunérée pour compléter le montant de sa retraite.