Citation: 6B_947/2015 E. 10.3.14

10.3.14. Le recourant tient pour insoutenable de prétendre qu'il aurait eu un mobile personnel (" le mobile de la terreur ") à vouloir le décès de sept détenus. Il objecte que d'autres personnes y avaient un intérêt (J.J.________; H.________). Dans le contexte général décrit précisément par le rapporteur Q.Q.________, il n'y avait toutefois rien d'insoutenable à retenir que les violences qui se sont déroulées à A.A.________, appréhendées comme actes de " nettoyage social ", pouvaient être comprises par leurs promoteurs comme servant les intérêts de l'Etat, respectivement ceux du chef de la police, en supprimant des détenus susceptibles d'influencer leurs pairs. Que d'autres personnes que le recourant aient pu en retirer un avantage, cas échéant politique, n'y change rien. Dans cette mesure, les développements du recourant ne sont pas de nature à démontrer qu'il était arbitraire de retenir que les auteurs, respectivement d'éventuels promoteurs des homicides, ont pu être mus par l'intention de semer la terreur au sein de la population carcérale. Quoi qu'il en soit, on recherche en vain dans la décision cantonale des éléments précis et solides aptes à démontrer à satisfaction de droit l'existence d'une telle disposition d'esprit chez le recourant personnellement et, pour les motifs exposés ci-dessus, les éléments plus généraux retenus par la cour cantonale (indices d'appartenance à une organisation secrète dédiée à l'épuration sociale) ne suffisent de toute évidence pas à démontrer de manière soutenable que tel aurait été le cas. Le grief doit être admis dans cette mesure.