Citation: U 190/04 22.06.2005 E. A

G.________, ressortissant espagnol, a travaillé comme soudeur spécialisé au service de la société X.________ SA, à partir du 16 février 1969. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Le 14 août 1998, l'assuré a été victime d'un accident de la circulation en Espagne. Alors que la voiture qu'il conduisait se trouvait à l'arrêt sur la chaussée en raison d'un contrôle de police, elle a été violemment percutée à l'arrière par un camion et entièrement détruite. Après avoir reçu les premiers soins à l'Hôpital Y.________ (Espagne), G.________ s'est rendu à son retour en Suisse, le 17 août 1998, chez le docteur R.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie. Celui-ci a diagnostiqué des contusions cervico-scapulaires et dorsales, une paresthésie des membres supérieurs, ainsi qu'un syndrome post-commotionnel. Il a par ailleurs attesté d'une incapacité de travail totale dès la date de l'accident, puis adressé son patient au docteur U.________, spécialiste FMH en neurologie. Selon ce médecin, l'assuré avait subi un coup du lapin, ainsi qu'un violent traumatisme psychologique et souffrait d'un syndrome subjectif post-traumatique avec un état dépressif associé (rapport du 4 novembre 1998). Le cas a été pris en charge par la CNA qui a adressé l'assuré à la Clinique Z.________ où il a séjourné du 16 décembre 1998 au 10 mars 1999. Il a été soumis a divers examens au terme desquels les docteurs A.________ et O.________ ont diagnostiqué, notamment, des troubles moyennement sévères de type myotendinose dans la colonne cervicale et dans la zone cervico-thoracale avec une limitation des mouvements de degré moyen, sans pathologie neurologique, ainsi qu'un syndrome douloureux post traumatique avec un épisode dépressif, une légère diminution de la concentration, et des troubles de la vision (sensation de brouillard, vertiges) sans pathologie neurologique ou neuro-otologique (rapport du 24 mars 1999). Une prise en charge psychiatrique a été mise en place auprès du docteur K.________, psychiatre FMH. Dans un rapport établi à l'intention de l'Office AI du canton de Fribourg auquel G.________ avait soumis une demande de prestations, le psychiatre a attesté d'une incapacité totale de travail. Il a relevé que le patient souffrait de la symptomatologie classique des syndromes de stress post-traumatique (réviviscence, apathie, cauchemars, impossibilité d'avoir du plaisir, troubles de l'humeur, réveils en sursaut, troubles du sommeil, angoisse et idée suicidaires) et présentait un tableau algique très important (rapport du 18 novembre 1999). Le 4 mai 2000, l'assuré a subi une cure de hernie discale que la CNA a refusé de prendre en charge (décision sur opposition du 30 janvier 2001, confirmée par jugement du Tribunal administratif du canton de Fribourg du 29 mai 2000). Il a en outre consulté des spécialistes en oto-rhino-laryngologie en raison d'une douleur au niveau temporal à droite et d'une baisse de l'ouïe. Les examens ont mis en évidence une myotendinose de la musculation masticatoire de droite (rapport du docteur V.________ du 18 avril 2000), tandis qu'un trouble auditif unilatéral n'a pas été objectivé (rapport du docteur M.________ du 8 septembre 2000). Après avoir requis de nouveaux rapports des docteurs R.________ et K.________, qui a posé le diagnostic additionnel de syndrome douloureux persistant, puis de syndrome psycho-organique après traumatisme crânien (F 07.2) (avis des 5 avril 2001 et 7 février 2002), la CNA a chargé l'unité de neuropsychologie de la Clinique W.________ d'un examen neuropsychologique. Celui-ci n'a pu être mené à terme parce que l'assuré n'a pas été en mesure d'effectuer un effort intellectuel soutenu. La CNA a soumis le dossier au docteur B.________, chef de son équipe des médecins spécialisés en médecine des accidents (appréciation médicale du 19 août 2002). Le 1er octobre 2002, la CNA a rendu une décision par laquelle elle a mis fin au versement des indemnités journalières au 31 octobre 2002, motif pris de l'absence de lien de causalité adéquate entre l'accident du 14 août 1998 et les troubles d'ordre psychique présentés par l'assuré. Celui-ci s'est opposé à cette décision en produisant un rapport du docteur K.________ du 28 octobre 2002. L'assureur-accidents a maintenu sa position par décision sur opposition du 10 janvier 2003.