Citation: 4A_431/2017 E. 6.2

6.2. Tout d'abord, contrairement à ce que croit le recourant, le Tribunal fédéral n'a pas déjà admis son droit à une indemnité de l'art. 337c al. 3 CO dans son arrêt de renvoi du 2 février 2017. Il résulte bien plutôt de cet arrêt de renvoi que la cour cantonale, si elle devait " chiffrer le montant auquel l'employé a droit en vertu de l'art. 337c al. 1 CO ", elle devait " examiner également, au vu des circonstances du cas concret, si l'employé a droit à l'indemnité de l'art. 337c al. 3 CO, étant précisé qu'une telle indemnité couvre, hormis les cas particulièrement graves, un éventuel tort moral " (consid. 6.2). Ensuite, c'est à tort que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir mélangé les motifs de la résiliation et les circonstances donnant droit à une indemnité. La faute concomitante de l'employé peut être aussi bien un motif de suppression de l'indemnité, qu'un motif de réduction de celle-ci. Enfin, la cour cantonale a considéré en substance que la faute de l'employé est d'une gravité certaine, qu'elle a, à elle seule, justifié son licenciement (il a photocopié des documents remis par une cliente, a utilisé ses données personnelles pour lui adresser un SMS et l'appeler sur son téléphone privé, ce qui n'était pas autorisé par les règles internes de l'employeur, au point que cette cliente s'est plainte de son insistance déplacée, et il avait déjà fait l'objet de reproches du même genre quelques années plus tôt et avait été sanctionné), qu'aucun reproche ne peut être fait à l'employeur (un harcèlement psychologique n'ayant pas été établi) et que la manière dont le congé a été donné ne justifie pas à elle seule l'octroi d'une indemnité, compte tenu de la gravité de la faute reprochée à l'employé. Or, le recourant se limite à affirmer que sa faute n'est pas " particulièrement grave " et que peu importe les prétendus justes motifs; ce faisant, il ne démontre aucun arbitraire dans les constatations de fait et ne s'en prend pas à l'appréciation juridique développée par la cour cantonale pour retenir une faute d'une gravité certaine. En tant qu'il soutient qu'il a fait l'objet d'acharnement durant la procédure disciplinaire, qu'il a subi des pressions psychologiques pour qu'il démissionne et des accusations et diffamations, il ne démontre pas en quoi les constatations de la cour cantonale seraient arbitraires. Il se borne à affirmer que la faute de l'employeur aurait dû être considérée comme lourde, puisqu'il a été privé du jour au lendemain de toute rentrée financière et est tombé en dépression; ce faisant, il se fonde d'une part sur des faits non constatés et, d'autre part, ne démontre pas en quoi la cour cantonale se serait appuyée sur des faits qui ne devaient jouer aucun rôle ou, à l'inverse, a méconnu des éléments qui auraient absolument dû être pris en considération.