Citation: 6B_1321/2021 E. A

A.a. B.________ SA, sise à U.________, exploite une agence de voyages; son administrateur unique, avec signature individuelle, est A.________. A.b. Par acte du 15 décembre 2020, complété le 6 janvier 2021, A.________, agissant tant en son propre compte que pour le compte de B.________ SA, a déposé plainte contre E.________ pour "faux dans les titres, tentative d'escroquerie, abus de confiance, respectivement toute autre disposition pénale applicable", ainsi que contre la société C.________ SA et ses dirigeants pour "faux dans les titres, tentative d'escroquerie, contrainte, respectivement toute autre disposition applicable". A l'appui de leur plainte, A.________ et B.________ SA exposaient ce qui suit. Par convention du 12 décembre 2018, A.________ avait vendu les actions de B.________ SA et d'une société tierce à D.________ Sàrl. Cette dernière société était contrôlée par E.________. Le prix de vente stipulé s'élevait à 550'000 fr., à verser par acomptes de montants variables entre le 12 décembre 2018 et le 31 mai 2019. Faute de paiement de la totalité du prix des actions et sous réserve d'un accord contraire entre parties, la vente serait caduque, A.________ devant alors rembourser à D.________ Sàrl l'ensemble des acomptes perçus dans l'intervalle. Par la suite, malgré les garanties du "fiduciaire" de E.________ sur la solvabilité de ce dernier, D.________ Sàrl ne s'était acquittée que des deux premiers acomptes convenus, pour un montant total de 80'000 fr., de sorte que la vente n'était pas venue à chef. Selon un deuxième complexe de faits, dans le courant des années 2018 et 2019, une autre société administrée par E.________, savoir F.________ SA, devenue G.________ SA, anciennement active dans la gestion d'une équipe de football, avait failli à s'acquitter d'une partie de la facturation de B.________ SA en lien avec le transport de joueurs sur les lieux de plusieurs rencontres, contraignant finalement la plaignante à engager des poursuites. Le 2 septembre 2019, pour toute réponse à ses relances, B.________ SA s'était elle-même vue adresser un rappel portant sur un montant de 70'000 fr. ayant notamment trait à des prestations de "sponsoring" relatives aux saisons 2018 et 2019, émanant de la société tierce C.________ SA active dans les domaines de la pratique du football et de l'exploitation d'un club de football, créée peu après que E.________ s'était vu déchoir de la présidence de l'équipe de football qui y était liée. Faute de n'avoir jamais conclu de contrat de "sponsoring" avec C.________ SA, B.________ SA s'est refusée à payer. C.________ SA a engagé des poursuites à son encontre. Selon les plaignantes, E.________ avait, conjointement avec les dirigeants de C.________ SA, participé à l'élaboration d'un faux contrat de "sponsoring" à l'appui du rappel litigieux. Enfin, selon un troisième complexe de faits, les 21 janvier 2019 et 30 novembre 2020, A.________ avait personnellement octroyé à E.________ deux prêts de 20'000 fr. et de 7'000 francs. Comme B.________ SA était elle-même débitrice d'une société tierce acquise par E.________ dans l'intervalle, A.________ avait fait part à ce dernier de son souhait de compenser sa créance avec la dette de sa société. Lors même qu'il avait initialement donné son accord avec cette manière de faire, E.________ avait toutefois fait encaisser les montants dus par B.________ SA, tout en conservant la contrevaleur des prêts par devers lui. A.c. Par ordonnance du 24 juin 2021, le Ministère public central, Division criminalité économique, du canton de Vaud a refusé d'entrer en matière sur les plaintes déposées les 15 décembre 2020 et 6 janvier 2021 par A.________ et B.________ SA.