Citation: 9C_388/2017 E. 4

Le recourant reproche dans un premier temps à la juridiction de première instance d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'administration des preuves. Il soutient qu'elle a considéré à tort que son état de santé était stabilisé depuis sa sortie de la CRR et qu'elle a surévalué sa capacité résiduelle de travail en retenant que cette dernière était totale dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Il en veut pour preuve le fait que la CNA continuait alors de lui servir des indemnités journalières. Selon lui, les premiers juges se sont bornés à tirer des pièces médicales à disposition celles qui leur paraissaient les plus probantes et ils n'ont pas examiné le cas avec une approche synthétique. En particulier, les douleurs et les «tolérances médicamenteuses aux douleurs» n'auraient pas été prises en compte, pas plus que l'impact d'atteintes accidentelles massives aux deux épaules sur les capacités fonctionnelles d'un ouvrier âgé ayant passé toute sa carrière sur les chantiers. Dans ces circonstances, le recourant prétend que le Tribunal cantonal ne pouvait pas évaluer correctement sa capacité de travail sans procéder à de nouvelles investigations. Dans un second moyen, le recourant critique le revenu d'invalide retenu par l'office AI, en particulier le taux d'abattement, arguant qu'il conviendrait de tenir compte d'un abattement de 25 %, voire de 20 % au minimum.