Citation: 1P.692/2004 10.02.2005 E. 1

Le droit de faire administrer des preuves, tel qu'il découle de cette disposition, suppose que le fait à prouver soit pertinent, que le moyen de preuve proposé soit nécessaire pour constater ce fait et que la demande soit présentée selon les formes et délais prescrits par le droit cantonal (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16; 125 I 127 consid. 6c/bb p. 134). En l'occurrence, la recourante n'a sollicité aucune mesure d'instruction particulière dans le délai de prochaine clôture, mais elle s'est bornée à exiger l'inculpation complémentaire de l'intimé du chef de violation du devoir d'assistance ou d'éducation, en déposant plusieurs pièces destinées à étayer sa requête. Elle ne saurait dès lors de bonne foi se plaindre du fait qu'elle n'a pas été entendue personnellement ou que les praticiens susceptibles de confirmer la réalité de ses accusations n'ont pas été entendus, s'agissant de mesures d'instruction qu'elle aurait pu solliciter et qu'elle a omis de faire. La question de savoir si le juge d'instruction aurait dû administrer d'office les moyens de preuves allégués s'il entendait ne pas suivre les conclusions de la recourante ne relève pas du droit d'être entendu, mais de l'appréciation des preuves. Le recours est donc mal fondé en tant qu'il porte sur une violation de l'art. 29 al. 2 Cst.