Citation: 6B_1441/2019 E. 1.3

1.3. Le recourant conteste tout d'abord que les valeurs patrimoniales transférées à l'étranger provinssent d'activités illicites. Contrairement à ce qu'il affirme, la cour cantonale n'a pas basé ses constatations à cet égard sur l'origine des clients de son établissement, mais a exposé, de manière circonstanciée, le système dans lequel s'était inséré l'intéressé. Ce dernier accueillait des trafiquants, mettait son commerce à leur disposition pour entreposer leurs effets personnels tandis qu'ils s'adonnaient à leurs activités illicites, tout en leur fournissant des abonnements téléphoniques en contournant les règles applicables en la matière. Le recourant assurait enfin régulièrement le transfert de fonds à l'étranger - en particulier en Afrique -, en dissimulant l'identité réelle de leur titulaire, cela sans qu'une éventuelle provenance licite des montants concernés pût être décelée. Il n'était dès lors nullement arbitraire, de la part de l'autorité précédente, de retenir - s'agissant des nombreux transferts de fonds qu'elle a détaillés dans le jugement attaqué - qu'il s'agissait du produit de la vente de stupéfiants. On ne voit en particulier pas pourquoi le recourant aurait utilisé sa propre identité ou celle de son épouse, de même que des copies de documents d'identité appartenant à des personnes connues pour leur implication dans le trafic de stupéfiants, respectivement pour leur toxicomanie, afin de procéder à d'innombrables transferts de fonds vers l'étranger, s'il s'était agi de simples versements opérés par des individus en situation régulière et tirant leur argent d'une activité licite. Pour le reste, le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsque l'intéressé conteste l'interprétation de certaines preuves par la cour cantonale en y substituant ses propres explications, sans pour autant montrer qu'une quelconque constatation insoutenable aurait pu en être tirée. L'autorité précédente n'a donc aucunement versé dans l'arbitraire en retenant que les montants transférés à l'étranger par le recourant provenaient du trafic de stupéfiants. Le recourant conteste encore avoir su que les montants qu'il transférait à l'étranger provenaient du trafic de stupéfiants. Son argumentation à cet égard est également purement appellatoire et, partant, irrecevable, l'intéressé se bornant largement à reproduire ses dénégations exprimées en cours d'instruction, sans démontrer que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en refusant d'y prêter foi. Il en va de même lorsque le recourant prétend ne pas avoir eu l'intention d'entraver l'identification de l'origine, la découverte ou la confiscation des valeurs patrimoniales concernées, en se prévalant de son ignorance relative à la législation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. Le recourant ne pouvait en effet que comprendre, en ayant recours à des artifices afin de permettre à des tiers de transférer de l'argent à l'étranger en éludant la procédure applicable pour ce faire, que les intéressés cherchaient à envoyer de l'argent - qu'il savait provenir de crimes - vers l'étranger sans apparaître et donc en échappant à la vigilance des autorités. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.