Citation: 1P.141/2006 06.06.2006 E. 2

Le recourant soutient que c'est en violation arbitraire de l'art. 25 CPP/GE que l'autorité cantonale a admis, dans sa décision du 5 décembre 2005, la qualité de partie civile de l'intimée, faisant valoir que, s'agissant d'une décision incidente qui ne lui causait pas de préjudice irréparable, il ne pouvait l'attaquer par un recours de droit public. Contrairement à la décision qui refuse ou retire à une partie la qualité de partie civile, laquelle revêt pour celle-ci le caractère d'une décision finale (ATF 131 I 57 consid. 1.1 p. 60; 128 I 215 consid. 2.3 p. 216/217), celle qui lui reconnaît cette qualité constitue une décision incidente, qui selon la jurisprudence, ne cause pas de préjudice irréparable au prévenu, respectivement à l'inculpé (ATF 128 I 215 consid. 2.1 p. 216 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 87 al. 2 et 3 OJ, une telle décision ne peut donc pas faire l'objet d'un recours de droit public séparé, mais peut en revanche être attaquée conjointement avec la décision finale. Il en découle que la décision du 5 décembre 2005 n'est susceptible d'être attaquée par un recours de droit public qu'avec la décision finale. Or, la décision entreprise constitue une décision incidente (cf. supra, consid. 1.1), non pas une décision finale. Le grief de violation de l'art. 25 CPP/GE, qui revient à contester la décision du 5 décembre 2005, est donc irrecevable.