Citation: 2C_9/2022 E. 5.2

5.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En premier lieu, les juges cantonaux ont (implicitement) considéré à bon droit que l'intéressée ne pouvait se prévaloir de son mariage pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, puisqu'elle s'était séparée de son mari en avril 2020. En outre, c'est à juste titre que l'autorité précédente a retenu que la cohabitation effective des époux en Suisse avait duré moins de trois ans et que la recourante - indépendamment de sa bonne intégration en Suisse - ne pouvait donc rien déduire de l'art. 50 al. 1 let. a LEI. En effet, quoi qu'en dise l'intéressée, l'éventuelle période de cohabitation des fiancés avant le mariage ne doit pas être prise en compte dans le calcul de la durée de l'union conjugale (ATF 140 II 345 consid. 4.1). Sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, le Tribunal cantonal a retenu à bon droit que l'intéressée ne pouvait pas invoquer des raisons personnelles majeures pour en déduire un droit de séjour en Suisse et que cette norme ne lui était donc d'aucun secours. S'agissant en particulier de la réintégration sociale dans son pays de provenance, les juges cantonaux ont relevé à juste titre que le simple fait que la recourante doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles au Kosovo ne constitue pas une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont elle bénéficie en Suisse. L'intéressée, qui est encore jeune, en bonne santé et sans enfant, a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans au Kosovo, pays dont elle maîtrise la langue. Il ne fait ainsi pas de doute qu'elle y a conservé des attaches culturelles et sociales. Enfin, l'application de l'art. 8 CEDH effectuée par le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique. La recourante, qui réside légalement en Suisse depuis 2017 et n'y est pas spécialement intégrée (vie privée), respectivement qui se prévaut d'une nouvelle relation amoureuse qui n'existe que depuis quelques mois et n'a pas fourni d'indices concrets d'un mariage sérieusement voulu et imminent (vie familiale), ne peut rien déduire de cette disposition. Il convient pour le reste de se référer à l'argumentation détaillée figurant dans l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).