Citation: 5D_43/2019 E. 3.2.1

3.2.1. La recourante se plaint tout d'abord d'arbitraire dans l'établissement des faits. Elle oppose à l'autorité cantonale d'avoir omis de constater le passage du recours, à son avis pertinent pour déterminer les intentions de l'intimé et, partant, ses conclusions implicites, où l'intimé relève en substance que les conséquences humaines de sa cause sont plus importantes que les questions financières qu'il qualifie d'"ergotages pécuniers ", qu'il faudrait procéder à un test de paternité en mettant en oeuvre tout moyen dont le renoncement à la poursuite et que les ressources financières seront à partager entre les deux enfants, sans rien pour lui. Elle ajoute que l'intimé ne mentionne nulle part dans son recours la mainlevée, terme pourtant usuel même pour un non-juriste, ni même le montant auquel il prétendait. La recourante se plaint ensuite d'arbitraire dans l'application de l'art. 321 CPC, qui a conduit à ce que le recours soit déclaré recevable alors que l'autorité cantonale n'aurait pas dû entrer en matière sur le fond. Elle affirme que la motivation du recours est nébuleuse, que l'intimé n'a ni indiqué les passages précis de la décision qu'il attaquait ni désigné les pièces au dossier sur lesquelles il se fondait, que l'autorité cantonale ne pouvait pas partir du principe que l'intimé reprenait ses conclusions de première instance, que l'intimé ne faisait nulle part mention de la mainlevée ou du montant auquel il prétendait, que des passages du recours démontraient que la volonté de l'intimé était d'obtenir un test sur sa fille afin d'établir la réalité de sa paternité, les aspects financiers étant pour lui secondaires allant même jusqu'à affirmer renoncer à la poursuite pour obtenir le test précité et soutenir renoncer à percevoir un montant pour lui-même.