Citation: 5D_11/2024 E. A

A.a. L'immeuble situé au..., avenue U.________ à V.________ est soumis au régime de la propriété par étages. Cette PPE est administrée par F.________. A.b. Les locaux commerciaux situés au premier étage de l'immeuble précité appartiennent à G.________ et sont actuellement administrés par la régie H.________. Ils ont été remis à bail moyennant un loyer mensuel de 6'200 fr. à A.________ et B.________, lesquels y exercent leur activité d'avocat. Les locaux se trouvant au deuxième étage de l'immeuble, situés immédiatement au-dessus de ceux loués par A.________ et B.________, sont l'objet d'une part de propriété par étage appartenant à E.________ SA. Celle-ci en a attribué la jouissance à l'un de ses actionnaires, D.________ SA. A.c. En 2020, D.________ SA a confié la rénovation desdits locaux à C.________ SA (ci-après: C.________ SA) en qualité d'entreprise générale. Ces travaux ont fait l'objet d'une autorisation publiée dans la Feuille d'avis officielle du 2 septembre 2020. Le 22 septembre 2020, un descriptif des travaux ("désamiantage et apuration [ sic], réfection entière [?] peinture, parquet, carrelage, électricité, sanitaire"), avec annonce du début des travaux le 5 octobre 2020 pour une durée de huit mois a été communiqué par D.________ SA à F.________, dans un document préimprimé établi par cette dernière, intitulé "Travaux de rénovation réalisés dans un appartement par un copropriétaire. Règles et modalités à respecter". Ce document, signé par D.________ SA, prévoit notamment que l'administrateur de la PPE fera procéder à l'affichage d'un avis dans l'immeuble, que des précautions seront prises, que les travaux bruyants ne pourront être effectués que selon les horaires prévus dans le règlement d'administration ou le règlement de maison de la PPE ou à défaut qu'entre 9h00 et 12h00 puis de 14h00 à 16h30 les jours ouvrables, et que l'emploi du marteau-piqueur est interdit. A.d. Par courriel du 24 septembre 2020, la régie H.________ a fait suivre à A.________ et B.________ un message électronique qu'elle avait reçu de la régie F.________ au sujet des travaux de rénovation susmentionnés, à savoir qu'un huissier judiciaire viendrait procéder à un constat de l'état des murs, et qu'une note d'information concernant le détail des travaux et leur durée serait affichée dans l'entrée de l'immeuble. A.e. Les travaux ont débuté en octobre 2020. A.f. Par courrier du 24 novembre 2020, A.________ et B.________ se sont adressés à la régie se plaignant des désagréments majeurs causés par les travaux, déclarant subir un "cataclysme de nuisances" (à savoir: murs entiers s'effondrant, marteaux piqueurs perforant leurs tympans, éclatements semblables à des explosions, poussière recouvrant dossiers et bureaux). Les deux avocats réclamaient une baisse de loyer estimée à 50%. Le courrier a été transmis à C.________ SA, qui a répondu par courriel du 5 décembre 2020, en soulignant avoir pris contact dès le début des travaux avec les locataires et entretenu des échanges "toujours cordiaux"; les travaux de démontage avaient eu lieu du 22 octobre au 6 novembre 2020, les travaux d'isolation et de chape du 16 au 26 novembre 2020 puis les travaux s'étaient "concentrés sur la réalisation de plafonds". A.g. Le 15 janvier 2021, à la requête de A.________ et B.________, un commandement de payer portant sur 6'200 fr. avec intérêts moratoires à 5% l'an a été notifié à C.________ SA au titre de dommages-intérêts pour les nuisances sus-décrites. La poursuivie a formé opposition. A.h. Par courrier du 2 février 2021, A.________ et B.________ ont formulé à l'adresse de D.________ SA une "réclamation de dédommagement" en raison des nuisances subies, correspondant à 50% de leur loyer sur deux mois, soit 6'200 fr. La société leur a répondu le 9 février 2021 que les travaux n'étaient pas d'une importance particulière, qu'ils avaient été réalisés selon les règles de l'art et de la manière la moins incommodante possible. Elle n'est donc pas entrée en matière sur la réclamation.