Citation: 5P.13/2001 27.02.2001 E. 3

3.- a) La recourante, qui souligne qu'il n'est pas contesté qu'elle n'a pas les moyens d'assurer les frais inhérents à la défense de ses droits, expose que cette défense passerait obligatoirement par la réalisation d'une expertise permettant de faire toute la clarté sur la situation pécuniaire de son mari, en particulier de savoir si un bénéfice de l'union conjugale peut être dégagé. Le fait que le juge du fond admette d'ores et déjà que l'expertise qu'il a ordonnée puisse être complétée ultérieurement révélerait la complexité de la cause, partant l'importance absolue de recourir à un expert. Quoi qu'en dise l'autorité cantonale, considérer qu'il serait d'ores et déjà rendu vraisemblable que l'endettement de X.________ serait supérieur à ses actifs reviendrait à substituer l'appréciation de l'assistance juridique à celle de l'instance de jugement. En outre, toujours selon la recourante, la décision attaquée, à la suite de la décision de première instance, se réfère à des pièces au sujet desquelles les différentes juridictions qui sont intervenues dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale et des mesures provisoires dans le procès en divorce avaient admis qu'elles n'étaient pas probantes. Ainsi le bilan 1994 annexé à la déclaration fiscale 1995 de X.________ - dont il résultait une valeur d'exploitation de son patrimoine immobilier de quelque 295 millions de francs - a-t-il été établi par un certain sieur Y.________, qui était alors administrateur d'une société détenue à 100% par le frère de X.________. L'expertise devait permettre de débrouiller les arcanes du système comptable imaginé par X.________ pour rendre sa situation financière aussi peu transparente que possible. De plus, les expertises sur lesquelles se sont fondées les autorités cantonales fixent une valeur 1993. Or l'immobilier ayant fortement repris depuis lors, l'expertise devrait permettre de dégager des valeurs nettement supérieures. Enfin, les déclarations des témoins auxquelles se réfèrent les autorités cantonales seraient incomplètes et peu précises, quand elles ne sont pas contredites par d'autres témoignages. Ainsi, aux yeux de la recourante, la décision entreprise, à la suite de celle de première instance qu'elle confirme laconiquement, se fonderait sur des documents erronés dépourvus de toute force probante, sur des expertises dépassées et sur des dépositions partielles, incomplètes ou contredites par d'autres témoignages. b) Par ailleurs, en ignorant superbement les griefs de la recourante, pourtant fixés en substance dans la partie en fait de la décision incriminée, l'autorité intimée aurait consacré une violation du droit d'être entendu de la recourante, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst.