Citation: 4A_347/2023 E. 3.1

3.1. En l'occurrence, il ressort des faits établis par l'autorité précédente que, par avis du 27 avril 2015, les intimés se sont vu impartir un délai échéant le 26 mai 2015 pour régler le montant de l'avance de frais s'élevant à 44'751 fr. La juridiction cantonale a jugé que le premier juge n'avait pas fixé, sur requête ou d'office, un délai supplémentaire conformément à l'art. 101 al. 3 CPC, comme il lui appartenait pourtant de le faire, afin de pouvoir déclarer la demande irrecevable en raison du non-versement de l'avance de frais. Elle a considéré que le premier juge pouvait, en vertu de son large pouvoir d'appréciation en la matière, reconsidérer sa décision initiale relative à l'avance de frais exigée, ce qu'il avait fait en l'espèce, en fixant, par avis du 24 juin 2016, une nouvelle avance de frais d'un montant nettement moins élevé, en raison des circonstances nouvelles survenues, à savoir la réduction des conclusions de la demande. Tout en qualifiant de "manifestement excessif" le délai séparant les deux ordonnances relatives à l'avance de frais, la cour cantonale a relevé que le recourant n'avait pas formé de recours pour déni de justice ou retard injustifié durant ce laps de temps, alors qu'il aurait pu le faire.