Citation: 1C_257/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la recourante reproche d'abord à la cour cantonale d'avoir retenu que le technicien de l'OCAN s'était rendu sur la parcelle n° 1'839 pour examiner l'état sanitaire de l'érable rouge, alors que l'examen de l'arbre aurait été effectué visuellement depuis la rue du Couchant sans entrer dans le jardin. La Cour de justice n'a cependant pas exclu ni tenu pour acquis que le spécialiste de l'OCAN se soit rendu sur la parcelle en question: elle a simplement retenu que le technicien avait réalisé deux constats de l'état sanitaire de l'arbre. Peu importe au demeurant, cet élément n'ayant aucune influence sur l'issue du litige, compte tenu notamment du rapport d'expertise privée produit par la recourante (voir infra consid. 5.4). La recourante fait ensuite grief à la Cour de justice de ne pas avoir mentionné qu'un érable rouge de taille et de couronne identique à celui sis sur sa parcelle se trouvait sur la parcelle voisine n° 2'480 et ne figurait pas comme arbre à conserver sur le plan de site litigieux. Cet élément n'est toutefois pas susceptible d'influer sur le sort de la cause (voir infra consid. 5.4.2). Par conséquent, le grief d'établissement arbitraire des faits doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.