Citation: 8C_50/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1989, travaillait pour B.________ Sàrl comme chauffeur-livreur et était à ce titre assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 8 mai 2018, il a été victime d'une agression. Alors que sa camionnette de livraison était garée sur le côté de la route, le rétroviseur a été touché par un scootériste. L'assuré est sorti du véhicule pour prendre une photo des dégâts. Selon une agente de la police municipale, témoin de la scène, le conducteur du scooter a asséné un coup de poing au visage de l'assuré, puis a percuté son flanc droit avec son scooter alors que celui-ci s'était mis devant lui pour l'empêcher de fuir, et l'a fait tomber. Le bilan radiologique effectué à l'hôpital C.________ juste après l'accident, comprenant des radiographies du poignet droit ainsi que des scanners thoraco-abdominal et de la colonne cervicale, n'a pas mis en évidence de fracture, de lésion osseuse post-traumatique ni d'atteinte post-traumatique des organes infra-abdominaux. Le diagnostic de contusion du rachis dorso-lombaire a été retenu. En outre, ces examens ont révélé un antélisthésis de L5 de grade I de 4 mm sur lyse isthmique bilatérale. La CNA a pris en charge le cas. A.b. Par décision du 11 février 2019, la CNA a mis fin aux prestations d'assurance avec effet au 28 février 2019, retenant que les troubles dont se plaignait encore l'assuré n'étaient pas suffisamment démontrables du point de vue organique et qu'il n'y avait pas de séquelle en lien de causalité adéquate avec l'accident. A.c. Par décision du 16 avril 2019, la CNA a écarté l'opposition formée par A.________ contre la décision du 11 février 2019, qu'elle a confirmée. Sur le plan somatique en particulier, elle a repris les conclusions de son médecin d'arrondissement, le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, qui a retenu en substance dans son rapport du 9 avril 2019 que le spondylolisthésis révélé par les examens réalisés à l'hôpital C.________ était sans rapport avec l'accident, que le diagnostic de contusion dorso-lombaire devait être retenu et qu'on pouvait raisonnablement estimer qu'au-delà de six mois, le lien de causalité entre les symptômes persistants et l'évènement initial était tout au plus possible.