Citation: 9C_557/2009 31.08.2009 E. 4

4.1 Sous l'angle de la reconsidération ensuite, la juridiction cantonale a retenu que la décision initiale par laquelle une rente entière d'invalidité avait été allouée à l'intimée ne pouvait être qualifiée de manifestement erronée au vu de la situation de droit et de fait qui prévalait en juillet 2002. L'administration s'était en effet fondée à l'époque sur l'avis du docteur M.________, qui avait attesté de différentes périodes d'incapacité de travail dès le 7 décembre 1998, puis fait état d'une capacité de travail résiduelle de 50 % dans une activité adaptée à partir du 1er novembre 2001 (rapport du 1er novembre 2000). La comparaison des revenus déterminants effectuée en fonction d'une telle capacité de travail par la Division de réadaptation de l'office AI, qui avait fixé à 67 % le degré d'invalidité (rapport du 21 juin 2001) n'apparaissait par ailleurs par critiquable. 4.2 Sans contester le raisonnement suivi par les premiers juges, ni leur appréciation des preuves, le recourant s'en prend à la motivation de la décision initiale du 9 juillet 2002 pour en déduire qu'elle était manifestement erronée. Dès lors qu'il admet que la capacité de travail de l'intimée dans sa profession d'aide-soignante était nulle avant le mois de mai 2000 et que seule une activité adaptée était exigible de sa part - dans une mesure fixée à 50 % (demi-journée) tant par le médecin traitant de l'assurée (rapport du 24 novembre 2000) que par le docteur M.________ -, on ne voit pas que l'octroi d'une rente entière d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 67 % à partir du 1er août 2000 fût manifestement inexacte, compte tenu de la comparaison des revenus effectuée à l'époque par l'administration dont les termes ne sont pas remis en cause par le recourant. Contrairement à ce qu'il affirme par ailleurs - sans expliquer cependant en quoi cet élément serait susceptible de modifier l'issue du litige (cf. art. 97 al. 1 LTF) - une incapacité de travail de 50 % en raison de complications liées à la grossesse de l'assurée a été attestée par le docteur M.________ dans son rapport du 1er novembre 2000. Enfin, son argument tiré d'une violation du principe dit de la priorité de la réadaptation sur la rente, au motif que le droit éventuel de l'intimée à des mesures d'ordre professionnel n'avait pas été examiné à l'époque de la décision initiale en cause, tombe à faux. L'examen de l'exigibilité et du bien-fondé d'éventuelles mesures d'ordre professionnel s'impose lorsqu'il existe suffisamment d'indices au dossier que des mesures de réadaptation apparaissent indiquées, tant objectivement que subjectivement. Le recourant ne prétend pas, ni ne rend dès lors vraisemblable que de tels indices existaient à l'époque de la décision initiale, de sorte qu'il n'y a pas lieu de se pencher plus avant sur son grief, faute de motivation suffisante. 4.3 Pour le reste, les parties ne contestent à raison pas la réduction de la rente entière d'invalidité à un trois-quarts de rente à partir du 1er août 2008 telle qu'admise par la juridiction cantonale en application des dispositions finales (let. f) de la modification de la LAI du 21 mars 2003 (4ème révision de l'AI).