Citation: 1B_173/2015 E. 1

Le 25 septembre 2013, A.________ a déposé une plainte pénale à Genève contre B.________ SA des chefs d'abus de confiance, de gestion déloyale, de faux dans les titres et de violation de l'art. 8 de la loi fédérale sur la protection des données. Il lui reproche d'avoir géré le compte ayant appartenu à son père de manière spéculative et sans mandat entre le décès de celui-ci, en décembre 1999, et la reconnaissance judiciaire de sa filiation, en juin 2014, lui occasionnant un dommage estimé à 250'000 fr. Le 11 juillet 2014, le Ministère public de la République et canton de Genève a ordonné la suspension de l'instruction pour une durée de six mois dans l'attente de l'issue de la demande en paiement déposée le 20 avril 2009 contre B.________ SA devant la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Par ordonnance du 15 décembre 2014, il a prolongé la suspension de l'instruction jusqu'au 15 juillet 2015 au motif que la décision attendue de la juridiction civile vaudoise n'avait toujours pas été rendue. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par le plaignant contre cette décision au terme d'un arrêt rendu le 30 mars 2015. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt et de renvoyer la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle instruction et nouveau jugement dans le sens des considérants. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.