Citation: 8C_606/2014 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'intimé a repris un emploi au service de B.________ après l'accident. Toutefois, au lieu de poursuivre son activité dans le secteur de la production, il occupe le poste de chef d'équipe dans le secteur des finitions. Son employeur a attesté qu'en raison de ses limitations, l'intéressé ne pouvait pas effectuer certaines tâches en compagnie d'un seul ouvrier, mais devait être assisté par deux collaborateurs. Il a évalué à 10 % la baisse de rendement résultant de cet empêchement, tout en s'acquittant en 2002 d'un salaire correspondant à 100 % de la rémunération d'un chef d'équipe dans le secteur des finitions, afin de permettre à l'assuré de vivre correctement (rapport d'enquête du 9 mars 2007). En ce qui concerne la rémunération perçue par l'intimé en 2012, l'employeur a indiqué qu'elle correspondait aux prestations de travail fournies et n'incluait donc pas un salaire social. Cette rémunération avait été calculée compte tenu d'une réduction de rendement de 10 % par rapport aux collaborateurs accomplissant une tâche semblable (rapports d'enquête des 20 avril 2012 et 30 août 2013). Cela étant, la recourante était fondée à prendre en considération un revenu d'invalide de 80'223 fr., correspondant au salaire effectivement réalisé en 2012, sans procéder à une réduction de ce montant au titre d'une baisse de rendement, puisque celle-ci avait déjà été prise en compte dans la fixation dudit salaire. La comparaison du revenu d'invalide et du revenu sans invalidité de 91'000 fr. fait apparaître une perte de gain de 12 %. La différence avec la situation prévalant lors du prononcé de la décision du 1er juin 2007 (8 % de diminution) constituait une modification notable justifiant la révision de la rente d'invalidité en vertu de l'art. 17 al. 1 LPGA (ATF 140 V 85 consid. 4.3 p. 87; 133 V 545 consid. 6.2 p. 547).