Citation: 9C_612/2015 E. A

A.a. A.________, né B.________, sans formation professionnelle, a exercé la profession d'animateur-programmateur auprès de l'entreprise X.________ jusqu'au 31 août 2003. Après avoir épuisé son droit à des indemnités de l'assurance-chômage, il a requis le 6 mars 2006 des prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis du psychiatre traitant, le docteur C.________, et confié la réalisation d'un examen médical à son Service médical régional (SMR). La doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a posé les diagnostics - avec répercussion sur la capacité de travail - de trouble grave de la personnalité émotionnellement labile de type borderline, de syndrome douloureux somatoforme persistant d'intensité sévère, de trouble hypocondriaque, d'anxiété généralisée d'intensité sévère et ceux - sans répercussion sur la capacité de travail - d'épisode dépressif moyen en rémission et de bruxisme; l'assuré était en incapacité totale de travail depuis le 24 novembre 2002 (rapport du 14 janvier 2008). Les 4 avril et 22 mai 2008, l'office AI a octroyé à A.________ une rente entière de l'assurance-invalidité à compter du 1 er mars 2005. A.b. Ouvrant le 6 février 2012 une procédure de révision du droit à la rente, l'office AI a sollicité l'avis du docteur C.________ (du 1 er mars 2012 et du 16 avril 2012), et convié l'assuré à un entretien le 18 septembre 2012. Il a ensuite ordonné la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique et fait verser au dossier plusieurs extraits de comptes accessibles au public ouverts par l'assuré auprès de réseaux sociaux mentionnant sa participation à des concerts, la sortie d'un nouvel album et d'autres activités artistiques. Le docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a relevé que A.________ souffrait depuis le début de l'âge adulte d'un trouble anxieux phobique (associé à deux formes d'expression actuelle de l'anxiété que sont le bruxisme et la dysphagie); l'assuré disposait depuis 2005 d'une capacité de travail exigible de 100 % (sans baisse de rendement) dans son activité habituelle d'animateur-programmateur (rapport du 30 avril 2013). Le docteur C.________ a contesté le bien-fondé de cette expertise (rapport du 9 septembre 2013) et contresigné une prise de position de l'assuré (écriture du 12 décembre 2013). Le docteur E.________ a maintenu qu'il n'avait pas trouvé lors de son examen clinique les caractéristiques d'un trouble de la personnalité de type borderline (complément du 22 mai 2014). Le docteur F.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, a précisé que l'assuré ne présentait pas de restrictions physiques hormis celles liées aux épisodes de dysphagie haute, qui avait entraîné une perte pondérale sévère, ou de prostatite chronique actuellement stables (avis du 26 juin 2014 et du 14 août 2014). Par décision du 18 décembre 2014, l'office AI a supprimé le droit à la rente de A.________ avec effet au 1 er février 2015.