Citation: 5A_627/2024 E. 6.1

6.1. L'autorité cantonale a exposé que la présidente du tribunal avait considéré que la demande du 15 mai 2023 était irrecevable pour deux raisons indépendantes; d'une part, A.________ n'avait pas d'intérêt digne de protection (art. 59 al. 2 let. a CPC), et d'autre part, la compétence ratione valoris de l'autorité de première instance saisie n'était pas donnée eu égard à la conclusion en paiement d'une indemnité pour tort moral de 30'500 fr. prise par l'intéressé (art. 59 al. 1 let. b CPC). L'autorité cantonale a ensuite relevé qu'en deuxième instance, A.________ s'était limité à contester l'irrecevabilité de la demande sous l'angle de la compétence ratione valoris, sans remettre en cause son absence d'intérêt digne de protection à agir. Or, en tant qu'il n'avait pas démontré que chacune des motivations du prononcé entrepris était contraire au droit, son grief relatif à l'incompétence matérielle de la présidente était irrecevable (art. 311 CPC). A titre superfétatoire, elle a encore exposé s'agissant de la nature du litige qu'en sus d'être irrecevable, le grief était infondé. Elle a en substance exposé qu'à la lecture de la demande du 15 mai 2023 - qui visait au constat d'une atteinte illicite à sa personnalité, prétendument causée par des erreurs de retranscription dans les registres de l'État de Vaud, à la rectification de ces données, et à ce que l'État de Vaud soit condamné au paiement d'un montant de 30'500 fr. à titre de tort moral -, on observait que la grande majorité des allégués étaient articulés autour du dommage subi. Au vu de l'importance de la conclusion pécuniaire prise par rapport aux autres, la cause revêtait ainsi dans son ensemble, contrairement à ce qu'il soutenait, un caractère "patrimonial".