Citation: 6S.316/2003 12.03.2004 E. 1

3.3 Selon la jurisprudence, lorsque la peine privative de liberté qu'il envisage de prononcer n'est pas d'une durée nettement supérieure à 18 mois et que les conditions du sursis sont par ailleurs réunies, le juge doit examiner si, compte tenu de la situation personnelle de l'accusé, l'exécution de la peine n'irait pas à l'encontre du but premier du droit pénal, qui est de prévenir la commission d'infractions; le cas échéant, il doit en tenir compte dans un sens atténuant dans le cadre de l'art. 63 CP (ATF 127 IV 97 consid. 3 p. 100 s.; 118 IV 337 consid. 2c p. 339 s.). S'agissant de la première condition ainsi posée, la jurisprudence a précisé, dans un cas concernant un accusé condamné à une peine privative de liberté de 2 ans, qu'une peine n'est suffisamment proche de la limite de 18 mois permettant l'octroi du sursis que si elle n'excède pas 21 mois (ATF 127 IV 97 consid. 3 p. 101). Cette jurisprudence, qui n'est pas remise en cause par le recourant et sur laquelle il n'y a au demeurant pas lieu de revenir, scelle le sort du grief relatif au refus du sursis, qui doit dès lors être écarté.