Citation: 1B_202/2020 E. 1

Par ordonnance du 3 avril 2020, la Présidence de la Chambre pénale a rejeté la demande. Le prévenu se contentait d'affirmer qu'il était mal défendu, sans faire valoir d'indice concret d'une rupture du rapport de confiance ou de manquements graves de la part de l'avocat d'office. Celui-ci n'avait pas réagi aux allégations d'empoisonnement en prison, mais de telles allégations pouvaient être prises avec une certaine prudence puisque leur auteur souffrait, selon l'expert psychiatre, de psychopathie. Rien ne permettait de mettre en doute l'aptitude de l'avocat à défendre les intérêts du prévenu en appel. Par lettre du 27 avril 2020, A.________ demande au Tribunal fédéral de changer son avocat d'office. Il précise avoir déposé plainte pénale contre celui-ci, ainsi que contre les établissements pénitentiaires et hospitaliers, des psychiatres et experts psychiatre, le Procureur et les juges du Tribunal de Bienne. Il n'a pas été demandé de réponse, mais la Cour suprême a produit le dossier de la cause.