Citation: 4P.96/2005 31.05.2005 E. C

La défenderesse a formé un recours de droit public aux fins d'obtenir l'annulation de la décision présidentielle qui viole, à son avis, l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), pêche par un excès de formalisme (art. 29 Cst.) et ne respecte pas l'égalité de traitement (art. 8 Cst.). La recourante sollicite, à titre de mesure provisionnelle au sens de l'art. 94 OJ, qu'il soit sursis à l'exécution des chiffres 1 et 2 du dispositif de la décision d'assistance judiciaire du 3 mars 2005. Les arguments qu'elle développe dans le cadre des griefs susmentionnés seront indiqués à l'occasion de leur examen. Par ordonnance présidentielle du 8 avril 2005, l'effet suspensif a été accordé au recours à titre superprovisoire. En date du 14 avril 2005, le Président de la Cour de cassation civile a transmis le dossier cantonal au Tribunal fédéral. Dans sa lettre d'accompagnement, il se prévaut de l'opinion d'un auteur pour en déduire que l'octroi de l'effet suspensif au pourvoi en nullité n'aurait pu faire renaître les effets de la requête de sûreté et entraîner la suspension de la procédure principale en application de l'art. 264 al. 3 CPC val., étant donné que, selon la pratique des tribunaux, une demande d'assistance judiciaire suspend une requête de sûretés déjà pendante ou fait obstacle à une requête de sûretés déposée postérieurement à la demande d'assistance judiciaire. Sans y avoir été invitée, la recourante a réfuté cette argumentation par lettre du 15 avril 2005 dans laquelle elle soutient, en se référant au même auteur, que, durant le traitement de la requête d'assistance judiciaire, aucun délai ne peut être imparti aux parties. Par écritures séparées des 25 avril et 12 mai 2005, l'intimé a conclu au rejet tant de la requête d'effet suspensif que du recours.