Citation: 8C_317/2014 E. 3.3

3.3. En l'espèce, bien que le recourant ne se souvienne plus du déroulement des faits au moment de l'accident - probablement en raison d'une amnésie post-traumatique consécutive au traumatisme cranio-cérébral dont il a été victime - il a déclaré ne pas avoir été alcoolisé au point de ne plus savoir ce qu'il faisait ce soir-là. Il est par ailleurs établi qu'il a été retrouvé suspendu au parapet du balcon avec les deux pieds dans le vide juste avant de chuter. Cette circonstance plaide en défaveur d'un état d'inconscience au moment des faits. L'hypothèse selon laquelle il aurait eu un bref malaise en s'appuyant sur la rambarde du balcon, le faisant basculer dans le vide avant qu'il ne se raccroche au parapet, apparaît dès lors peu ou pas vraisemblable. Quoi qu'il en soit, pour admettre une telle éventualité, il aurait fallu, comme l'ont justement relevé les premiers juges, que le recourant fût déjà dans une position dangereuse, à savoir largement penché par-dessus la balustrade du balcon. En excluant toute perte de conscience du recourant avant la chute, on ne peut que conclure, en se conformant à la règle du degré de vraisemblance prépondérante appliquée généralement à l'appréciation des preuves dans l'assurance sociale (ATF 129 V 177 consid. 3.1 p. 181), que ce dernier a délibérément franchi la balustrade du balcon, s'exposant ainsi à un danger particulièrement important, de sorte que la chute est la conséquence d'un comportement téméraire. L'intimée était fondée à réduire ses prestations en espèces de 50 %.