Citation: 6B_1247/2023 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a jugé que, fatiguée et ivre, la victime s'était endormie le soir des faits et que son état de sommeil était corroboré par l'état de stupéfaction et le traumatisme qu'elle a manifesté à son réveil, certaines déclarations du recourant, ainsi que la présence de clonazépam dans son sang. Elle a considéré que les déclarations de la victime étaient constantes et dépourvues d'exagération. Cette dernière ayant répété, en exprimant de la colère et du dégoût, que le recourant s'était retrouvé nu, en érection et en mouvement lors de son réveil et immédiatement évoqué une pénétration vaginale à la police lors de sa première audition. En outre, cette pénétration est corroborée par la présence de traces d'ADN du recourant sur sa vulve et son fornix. Enfin, la cour cantonale a jugé que le choix de la victime de se retirer de la procédure n'enlevait en rien à sa crédibilité, cette décision procédurale pouvant s'expliquer par la fatigue ressentie et le besoin de passer à autre chose. Pour sa part, le recourant s'est borné à nier les accusations portées à son encontre en se prévalant d'un comportement séducteur de la victime tout au long de la soirée.