Citation: 6B_1499/2021 E. 1.6

1.6. S'agissant de l'aspect subjectif des infractions, le recourant expose qu'il ne saurait être réalisé, en prétendant, sur la base de sa propre appréciation des éléments au dossier, qu'il était sincèrement convaincu d'avoir une relation amoureuse avec la victime. Largement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Le recourant a d'ailleurs lui-même, à une reprise du moins, reconnu qu'il savait qu'une enfant, de l'âge de l'intimée au moment des faits, ne pouvait consentir aux actes subis. Quoi qu'il en soit, le recourant ne pouvait ignorer que, notamment en répétant constamment à l'intimée qu'il se retrouverait en prison si elle parlait, ce qui mettrait l'équilibre et la sécurité financière de la famille en péril, il exerçait sur l'enfant une pression psychique extraordinaire de manière à l'influencer et à briser sa résistance. Dans son écriture, le recourant rappelle que l'intimée a plusieurs fois exposé qu'elle pensait que ses actes étaient des signes d'affection d'un père aimant, qu'elle pensait qu'il l'aimait, parce qu'il le lui disait. Il en déduit qu'il "ne pouvait envisager qu' [elle] ne partageât pas ses passions" (mémoire de recours p. 13). Or parler de sentiments amoureux à sa propre fille adoptive, de 54 ans sa cadette, avant de lui imposer des actes d'ordre sexuel, des rapports anaux et vaginaux, ne saurait fonder l'ignorance dont il se prévaut quant à la capacité d'opposition de l'intimée. Les éléments retenus par la cour cantonale sur ce point suffisent donc à admettre que le recourant avait agi avec conscience et volonté ou, à tout le moins, par dol éventuel.