Citation: 4D_3/2019 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que les parties étaient liées par un contrat d'entreprise, que l'existence d'un défaut était avérée après les travaux de réparation réalisés par l'intimée, et que la recourante avait respecté les incombances prévues à l'art. 367 CO. Contrairement à l'autorité de première instance, elle a estimé que la recourante avait opté, par actes concluants, pour la réfection de l'ouvrage, lorsqu'elle avait ramené sa voiture au garage pour permettre à l'intimée de remédier au défaut qui persistait malgré les réparations effectuées. La recourante avait du reste confirmé ce choix en priant l'intimée, par courrier électronique du 6 juillet 2012, de remettre sa voiture en bon état de fonctionnement. Le fait qu'elle ait, par la suite, choisi d'invalider le contrat de vente du véhicule n'avait eu aucune incidence sur les droits de garantie découlant du contrat d'entreprise liant les parties. La cour cantonale a également écarté la thèse selon laquelle la recourante aurait manifesté sa volonté de résoudre le contrat d'entreprise en déposant le véhicule défectueux au garage. Au demeurant, même à supposer que la recourante ait opté pour la résolution du contrat d'entreprise, elle n'avait de toute manière pas démontré, faute d'expertise établissant l'ampleur du défaut, que les conditions d'exercice d'un tel droit étaient réunies. L'autorité cantonale a abouti à la conclusion que le choix de la recourante de solliciter la réfection de l'ouvrage n'affectait pas son obligation de payer la rémunération due à l'entrepreneur.