Citation: 9C_794/2007 27.10.2008 E. 3

Pour pouvoir trancher le point de savoir s'il y a lieu de surseoir à statuer sur la question du droit à la rente, il convient dès lors d'évaluer préalablement l'invalidité du recourant. 3.1 Se fondant sur les conclusions du rapport d'examen rhumatologique et psychiatrique réalisé par le SMR, le Tribunal cantonal des assurances sociales a retenu que le recourant disposait d'une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité adaptée. La comparaison des revenus avec et sans invalidité permettait d'aboutir à un degré d'invalidité de 34 % ne donnant pas droit à une rente. 3.2 Le recourant reproche au Tribunal cantonal des assurances sociales d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves en privilégiant systématiquement, que cela soit sur le plan psychiatrique ou somatique, les avis médicaux qui lui étaient défavorables. Cela étant, le recourant ne remet pas en cause la valeur probante du rapport du SMR. Il convient néanmoins de constater que les conclusions de ce rapport, rendues par un collège de médecins spécialistes, résultent d'une analyse complète de la situation médicale - objective et subjective -, portant aussi bien sur les aspects somatiques que psychiques des troubles allégués et reposant sur une anamnèse complète contenant notamment une description précise et exhaustive des plaintes et du quotidien. Pour l'essentiel, l'argumentation du recourant se limite à souligner la divergence d'opinion quant au degré de capacité de travail exigible opposant le SMR et certains autres médecins consultés au cours de la procédure. Une évaluation médicale complète et approfondie ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins ont une opinion divergente. Il ne pourrait en aller différemment que si lesdits médecins faisaient état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'évaluation globale et suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions. Or tel n'est pas le cas en l'espèce, puisque le recourant ne cherche nullement à démontrer l'existence de contradictions manifestes ou d'éléments cliniques ou diagnostiques ignorés, et encore moins à expliquer en quoi le point de vue des médecins traitants serait objectivement mieux fondé que celui du SMR ou justifierait la mise en oeuvre d'un complément d'instruction. Faute d'étayer ses critiques par des éléments objectivement vérifiables susceptibles de semer le doute sur le bien-fondé des renseignements médicaux sur lesquels la juridiction cantonale s'est appuyée et sur l'appréciation que celle-ci en a faite, le recourant ne parvient pas à démontrer que la constatation de fait de la juridiction cantonale serait manifestement inexacte, voire insoutenable. 3.3 Quant aux critiques formulées à l'encontre de la méthode choisie pour fixer le revenu d'invalide (données statistiques résultant des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique) et de l'étendue de l'abattement sur le salaire statistique, elles ne laissent pas apparaître que le Tribunal cantonal des assurances sociales aurait violé le droit fédéral (voir ATF 129 V 472 consid. 4.2.1 p. 475) ou abusé de son pouvoir d'appréciation (voir ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399 et 126 V 75). 3.4 Sur le vu de ce qui précède, il convient de confirmer le taux d'invalidité de 34 % retenu par le Tribunal cantonal des assurances sociales. En tant que ce taux est inférieur au taux minimum légal de 40 % ouvrant le droit à une rente d'invalidité, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en rejetant la demande de rente du recourant sans attendre l'issue de la mesure de réadaptation qu'elle a allouée.