Citation: 5D_17/2020 E. 4.1

4.1. Elle reproche à la Cour de justice d'avoir considéré que le devoir d'interpellation accru prévu à l'art. 247 al. 1 CPC n'avait qu'une portée restreinte vis-à-vis d'elle dès lors qu'elle était assistée d'un avocat disposant des connaissances nécessaires pour conduire le procès et faire des allégations et offres de preuve complètes. Cette constatation s'avérait être particulièrement choquante dans la mesure où elle amenait à penser que lorsqu'une partie est valablement représentée par un avocat, les règles de la procédure simplifiée ne sont plus applicables. Or, celles-ci atténuaient les exigences formelles, " en particulier en matière d'énonciation des faits et des preuves offertes ", et prévoyaient que le juge interpelle la partie concernée en cours d'audience pour qu'elle " précise si nécessaire sa réquisition de preuves " et/ou lui octroie un délai pour ce faire. En méconnaissant " de manière crasse " ces règles, la Cour de justice avait rendu une décision totalement arbitraire " tant dans sa forme que dans son résultat ".