Citation: I 276/05 24.04.2006 E. 3

En l'espèce, H.________, alors célibataire et sans enfant, s'est vue octroyer une demi-rente d'invalidité à compter du 1er juin 1995, calculée selon la méthode ordinaire de comparaison des revenus. Depuis l'époque où cette rente lui a été octroyée, la situation personnelle et familiale de la recourante a connu une évolution notable; elle s'est en effet mariée et a donné la naissance à son premier enfant. Interrogée sur ses intentions professionnelles par la personne chargée d'effectuer l'enquête ménagère, la recourante a déclaré que si elle jouissait d'une bonne santé, elle n'aurait pas travaillé à plus de 50 %, dans la mesure où elle désirait consacrer une partie de son temps à l'éducation de son enfant. Ces propos ont été confirmés par la doctoresse S.________, médecin traitant de la recourante, qui a indiqué qu'indépendamment de son handicap physique, sa patiente était décidée à ne plus travailler qu'à 50 % jusqu'à l'entrée de son fils à l'école enfantine (rapport médical du 14 novembre 2003). Sur le vu de ce qui précède, on peut retenir qu'à la suite de la naissance de son enfant, la recourante se serait consacrée, sans invalidité, pour moitié à ses tâches ménagères et éducatives et qu'elle aurait exercé une activité lucrative pour l'autre moitié. C'est par conséquent à juste titre que l'administration et la juridiction cantonale ont considéré qu'il se justifiait de modifier la méthode d'évaluation de l'invalidité applicable à la recourante et procédé à une révision de la rente en examinant le droit à celle-ci selon la méthode mixte d'évaluation.