Citation: 1P.448/2006 05.02.2007 E. 4

Les griefs du recourant concernent exclusivement sa participation au brigandage commis à X.________ le 6 janvier 2004, quant à laquelle il estime qu'il subsiste un doute sérieux. Il soutient que les autorités cantonales auraient arbitrairement pris en considération les témoignages de B.________ et de C.________. 4.1 Le recourant soutient que la décision du juge d'instruction de ne joindre les causes qu'après la modification de la déposition de B.________, mettrait en évidence la fragilité du faisceau d'indices invoqué par l'accusation. En outre, les déclarations de celui-ci seraient discutables en raison de leur variation au cours de l'enquête et des circonstances peu crédibles dans lesquelles les prétendus aveux du recourant auraient été recueillis. Le recourant remet de plus en question le témoignage de C.________. Il fait valoir que les enquêteurs ont négligé de la confronter à une planche comprenant également des photographies d'autres hommes, afin de s'assurer qu'elle était véritablement en mesure de le reconnaître. 4.2 Les autorités cantonales ont retenu qu'il n'existait pas de raison de mettre en doute le témoignage de B.________, ce dernier s'étant référé pour l'essentiel à son audition du 10 novembre 2004, lors de laquelle il avait été rendu attentif aux conséquences d'une obstruction de la justice. En l'espèce, on ne discerne effectivement pas de motif permettant de douter de ce témoignage et le recourant n'en avance lui-même aucun. Dans ces conditions, c'est sans arbitraire que la Cour de cassation pénale a pris en compte les déclarations de B.________. Les autorités cantonales ont également relevé que C.________ avait scruté le visage de l'auteur lors du braquage et qu'elle avait constaté que ses yeux étaient noirs et que sa peau était basanée. Elle avait fourni cette information à la police le jour-même de l'agression, avec d'autres indications concernant la taille de l'auteur et son parler. Ce n'est qu'ensuite que les clichés lui ont été montrés. Il est vrai qu'il eût probablement été préférable de ne pas soumettre à C.________ uniquement des photographies du recourant. Toutefois, comme l'a relevé la Cour de cassation pénale, la description du recourant a été fournie par C.________ avant l'examen des clichés. Elle correspond en outre à celle donnée par les autres témoins. On ne saurait dès lors reprocher aux autorités d'avoir arbitrairement retenu cette identification.