Citation: 9C_335/2021 E. 6.1

6.1. A la suite des premiers juges, il y a lieu de constater que déjà en avril 2016, le rapport d'expertise du CEMed faisait état d'une "ancienne algodystrophie du membre inférieur droit". Par la suite, les constatations médicales par rapport au diagnostic de SDRC n'ont pas évolué: ainsi, l'examen de scintigraphie osseuse réalisé en novembre 2018 par le docteur H.________, chef de clinique de rhumatologie à l'Hôpital I.________, n'a pas permis d'objectiver "des troubles de type algoneurodystrophie". S'il est vrai que le diagnostic d'un SDRC résulte de la réunion de certains critères cliniques, comme le relève la recourante, l'utilisation de l'imagerie joue néanmoins un rôle important, notamment dans la recherche de diagnostics différentiels (arrêt 8C_416/2019 du 15 juillet 2020 consid. 5.1, publié in SVR 2021 UV n° 9 p. 48). On ne saurait dès lors reprocher à la juridiction cantonale d'avoir fait référence au résultat de la scintigraphie osseuse, dont le rhumatologue a déduit le diagnostic de "douleurs musculo-tendineuses des deux mollets, chronique[s], apparues après un accident de la voie publique, multi-investiguées, et dont une IRM de la cheville droite récente démontre une tendinopathie d'insertion du tendon d'Achille D [droit]". Ces diagnostics ont en outre été confirmés dans le cadre du rapport d'expertise du CEMed en août 2019, dans lequel le docteur D.________ a retenu "un status après entorse de la cheville droite compliquée d'une algoneurodystrophie de Sudeck de type 1 du membre inférieur droit avec des douleurs chroniques à l'insertion du tendon d'Achille développées à la suite de l'accident en juin 2009". Le grief de la recourante selon lequel les premiers juges n'auraient pas pris suffisamment en considération le diagnostic de SDRC est mal fondé.