Citation: 4A_80/2024 E. A

A.a. Par contrat du 14 août 1987, la Banque C.________ (ci-après: C.________) a accordé au ressortissant saoudien A.________ un prêt de 600'000 fr. destiné à l'acquisition d'un logement situé à U.________. Ledit contrat était subordonné à l'obtention d'un cautionnement solidaire. D.________, homme d'affaires fortuné d'origine saoudienne, qui avait rencontré A.________ au début des années 1980, a consenti à la demande de cautionnement pour le prêt susvisé sous réserve de la constitution à son profit, à titre de garantie, d'une hypothèque conventionnelle de droit français sur les biens immobiliers de A.________. Le 14 septembre 1987, A.________, son épouse et D.________ ont conclu un contrat de cautionnement, instrumenté par un notaire à U.________, lequel prévoyait une telle hypothèque. A une date indéterminée, les comptes bancaires de A.________ et de D.________ ainsi que les relations de prêt et de cautionnement ont été transférés de C.________ à la banque E.________ (ci-après: E.________). A.b. En date des 28 août 2000 et 12 juin 2021, D.________ a signé auprès de E.________ des conventions de nantissement prévoyant, en substance, un gage en faveur de la banque précitée sur tous les avoirs déposés par le prénommé auprès d'elle en garantie de toute créance actuelle ou future, y compris les intérêts, commissions, honoraires ou tous autres frais que cet établissement bancaire pourrait avoir à l'encontre de A.________. Le 31 mai 2006, E.________ a transmis à A.________ une confirmation relative à l'octroi d'une avance à terme fixe d'un montant supplémentaire de 400'000 fr. portant le crédit à 1'000'000 fr., avec échéance au 31 août 2006, le prêt étant garanti par une tierce partie, à savoir D.________. Le même jour, E.________ a confirmé à D.________ que, selon ses instructions, elle acceptait de nantir ses comptes bancaires au titre de garantie de l'avance à terme fixe susvisée. Elle lui a demandé de signer la convention reflétant cet accord, intitulée " Deed of Pledge ". Par la suite, le crédit accordé à A.________ a été régulièrement prolongé, avec modification du taux d'intérêt et du montant du prêt. A.c. Par courrier du 8 mai 2015, E.________ a mis en demeure A.________ de lui rembourser le montant de 786'500 fr., intérêts en sus. En cas de non-paiement, la banque se réservait le droit de procéder à la réalisation des avoirs nantis en couverture de ce crédit. Le même jour, E.________ en a informé D.________. Selon un avis de débit daté du 8 juillet 2015, E.________ a débité le montant de 786'500 fr. du compte de D.________, faute de remboursement par A.________ du capital prêté dans le délai imparti, seuls les intérêts du prêt ayant été réglés par ce dernier. Le 31 juillet 2015, D.________ a été informé par E.________ qu'il était subrogé dans ses droits vis-à-vis d'A.________ jusqu'à due concurrence. A.d. Le 21 août 2015, D.________ a cédé sa créance contre A.________ à B.________ SA. A.e. Par jugement du 20 mai 2016, le Tribunal de première instance genevois, statuant sur une requête en cas clair introduite par B.________ SA contre A.________, a condamné ce dernier à payer à ladite société le montant de 786'500 fr., avec intérêts.