Citation: 5A_363/2024 E. 6.1

6.1. Elle expose, d'une part, ne s'être jamais vue notifier les procès-verbaux de séquestre, comme l'imposait pourtant l'art. 276 al. 2 LP, d'autre part, avoir légitimement pensé que sa revendication avait été enregistrée le 29 mai 2020 au plus tard, voire déjà le 11 juin 2019. Cela rendait sans objet tout soupçon de négligence grossière. La déclaration de revendication du 23 juin 2023 était antérieure de plus d'un mois par rapport à l'établissement des procès-verbaux de séquestre définitifs, partant, n'avait engendré aucun retard pour ces procédures, les fonds n'ayant d'ailleurs toujours pas été libérés. Son comportement n'était donc nullement constitutif d'un abus de droit qu'il conviendrait de sanctionner. Enfin, puisqu'elle faisait partie du même groupe que F.________ Limited et se trouvait dans une situation analogue à celle-ci, les intimés devaient s'attendre à ce qu'elle formule une revendication, de sorte que la temporisation dans l'annonce de celle-ci n'était pas contraire à la bonne foi. Le délai dans lequel la revendication était émise n'était d'ailleurs pas le seul critère à prendre en compte.