Citation: 1B_121/2009 05.06.2009 E. 5

Le recourant ne remet pas en cause l'existence d'un risque de récidive. Il reproche toutefois au Tribunal cantonal d'avoir estimé que seule la détention préventive permettait de supprimer ce risque. A son avis, un traitement ambulatoire serait parfaitement suffisant pour sauvegarder l'ordre public, le cas échéant renforcé par d'autres mesures de sûreté, comme, dans un premier temps, l'interdiction de fréquenter son épouse. Dans la décision entreprise, après avoir retenu une probabilité sérieuse de réitération, le Tribunal cantonal a invité le Juge d'instruction à mettre immédiatement en oeuvre le traitement individuel de soutien de type ambulatoire préconisé par les experts, si tel n'était pas déjà le cas; sous réserve des considérations relatives au risque de fuite, le magistrat pourrait envisager la libération provisoire du prévenu, dans la mesure où des résultats probants auraient été constatés. C'est dès lors à tort que le recourant se plaint de ce que les juges cantonaux auraient négligé de discuter l'avis de l'expert - selon lequel un internement ne semblait médicalement pas indiqué, mais un traitement ambulatoire individuel et de couple paraissait actuellement suffisant - et d'en tenir compte dans l'examen de la proportionnalité de la détention préventive; son grief d'appréciation arbitraire des preuves doit donc être rejeté. Par ailleurs, il n'est pas disproportionné de maintenir le recourant en détention, compte tenu du sérieux risque de récidive et de la gravité des infractions pour lesquels il est poursuivi, tant que le traitement qu'il doit suivre n'a pas débuté, respectivement n'a pas produit les premiers résultats positifs escomptés.