Citation: 5A_328/2023 E. 7.2

7.2. En l'espèce, l'arrêt attaqué ne résiste pas à l'arbitraire (art. 9 Cst.). L'autorité cantonale a manifestement ignoré les personnalités distinctes du recourant et de la société anonyme, en s'épargnant tout examen du principe de la transparence, étant rappelé que le simple fait qu'il existe un actionnaire unique ne suffit pas à nier les sujets de droit distincts (ATF 144 III 541 consid. 8.3.1). Elle a en effet principalement examiné la soustraction des biens appartenant à la société anonyme, et non la soustraction des biens appartenant au recourant, alors que le séquestre est dirigé contre celui-ci, dont le patrimoine est supposé être séparé de celui de la société. S'agissant de cette dernière hypothèse, elle l'a examinée uniquement quant aux donations de deux immeubles du recourant à son épouse et à la vente de sa voiture, dont ni le vil prix ni le caractère caché ne sont au demeurant établis pour ce dernier acte. Il suit de là que le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application du droit doit être admis. La cause doit donc être renvoyée à l'autorité cantonale pour qu'elle examine si le cas de séquestre est réalisé à l'égard du recourant concernant ses propres biens. A cet égard, elle examinera s'il faut considérer comme vraisemblable que les biens qu'il a donnés à son épouse l'ont été de manière simulée, de sorte qu'il faudrait aussi retenir, notamment, que les parts de copropriétés pour une demie de l'immeuble sss de S.________ lui appartiennent encore malgré l'inscription au registre foncier et peuvent être séquestrées.