Citation: 5A_289/2024 E. 3.3.1

3.3.1. La juridiction précédente a indiqué que le droit cantonal décidait si les règles de compétence ratione materiae et valoris étaient dispositives ou impératives et si elles pouvaient faire l'objet d'une acceptation tacite. Elle a relevé que, en droit vaudois, la compétence ratione valoris du juge de paix, lequel connaissait de toutes les causes patrimoniales dont la valeur litigieuse était inférieure à 10'000 fr. et qui n'étaient pas attribuées par la loi à une autre autorité, était impérative (cf. supra consid. 3.1.2), de sorte qu'elle ne pouvait pas être admise par acceptation tacite d'une partie, en l'occurrence des intimés. La cour cantonale a encore retenu que l'autorité de recours devait examiner d'office la compétence matérielle du tribunal de première instance, même en l'absence de grief, et que si une partie soulevait le vice en deuxième instance seulement, l'abus de droit ne pouvait pas lui être opposé. Elle a ainsi admis que le grief d'irrecevabilité pouvait être invoqué en deuxième instance par les intimés, même s'il n'avait pas été soulevé auparavant.