Citation: 6B_213/2014 E. 3.2

3.2. En substance, la cour cantonale a retenu que le recourant avait une longue expérience au sein de la commune, qu'il savait que le conseil communal disposait de montants de 10'000 fr. au maximum pour les dépenses et que, pour le surplus, il fallait passer par le conseil général. Même si on pouvait comprendre qu'il ait dû, dans une certaine mesure, faire confiance à l'administrateur communal et au comptable pour mener à bien sa mission, cela ne le dispensait pas pour autant de connaître les réglementations légales en vigueur concernant l'octroi d'avances de salaire et la conclusion de prêts. Elle a en outre indiqué qu'au vu de l'importance des montants prêtés, de l'absence de garantie et d'intérêts et de la situation financière délicate dans laquelle se trouvaient les emprunteurs, le recourant devait compter avec le fait que ces prêts ne seraient pas nécessairement remboursés en totalité et qu'il pourrait en résulter un dommage pour la commune. Son désintérêt sur l'état de remboursement des prêts n'avait pas arrangé les choses. La probabilité de concrétisation des risques n'était de loin pas négligeable. Pour ces motifs, il fallait admettre que le recourant devait avoir conscience des risques encourus et s'en était accommodé pour le cas où ils se produiraient, même s'il ne le souhaitait pas.