Citation: 5A_528/2022 E. 3.3

3.3. Le contentieux de la mainlevée n'a pas pour but de constater la réalité de la créance en poursuite, mais l'existence d'un titre exécutoire, le juge de la mainlevée ne se prononçant que sur la force probante du titre produit (ATF 148 III 225 consid. 4.1.1; 143 III 564 consid. 4.1; 132 III 140 consid. 4.1.1 et les références; arrêt 5A_1023/2018 du 8 juillet 2019 consid. 4). Si le jugement étranger a été déclaré exécutoire, à titre principal ou incident, le juge de la mainlevée n'a plus à examiner les questions relatives à l'existence et à la validité d'une décision ainsi qu'à son caractère exécutoire. Il doit cependant encore examiner d'office si le jugement remplit les autres conditions de l'art. 80 LP, en particulier s'il porte condamnation au paiement d'une somme d'argent déterminée ou à la fourniture de sûretés, si la prestation était exigible lors de l'introduction de la poursuite et si les trois identités - l'identité entre le poursuivant et le créancier désigné dans ce titre, l'identité entre le poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite en poursuite et le titre qui lui est présenté (ATF 139 III 444 consid. 4.1.1) - sont réunies (arrêts 5A_276/2020 du 19 août 2020 consid. 5.2.3, publié in RSPC 2020 p. 590; 5D_21/2020 du 26 mai 2020 consid. 4.1.3 et l'autre arrêt cité; STAEHELIN, op. cit., n° 68.1 ad art. 80 LP). Il examinera également les exceptions soulevées par le débiteur dont le fondement est postérieur à la procédure d'exequatur (cf. art. 81 al. 1 LP; STAEHELIN, op. cit., loc. cit. et n° 31 ad art. 81 LP et les références).