Citation: U 328/02 09.12.2003 E. A

A.________, né en 1958, époux de B.________, travaillait en qualité de contremaître au Service X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 14 mars 1998, l'assuré a été retrouvé mort au cimetière Y.________. Selon un rapport de la gendarmerie cantonale du 30 mars suivant, le corps avait été découvert par une personne qui se rendait au cimetière précité et qui l'avait trouvé pendu à un arbre. Les gendarmes ont retrouvé les vêtements de ville du défunt et sa carte d'identité. Une autopsie a été pratiquée par les docteurs E.________ et F.________, médecins à l'Institut Z.________. Dans un rapport du 14 mai 1998, ces médecins ont conclu que le décès était la conséquence d'un processus asphyxique par pendaison, une intoxication concomitante n'étant pas exclue. A l'issue d'examens complémentaires, ils ont indiqué que le sang du défunt ne contenait pas d'alcool et que l'analyse toxicologique systématique s'était révélée négative. Par décision du 22 décembre 2000, la CNA a refusé d'allouer des prestations, à l'exception de l'indemnité pour frais funéraires, motif pris que le défunt s'était donné la mort volontairement. B.________a fait opposition à cette décision en concluant à l'octroi, à elle et à ses deux enfants C.________ et D.________, de rentes de survivants. Préalablement, elle demandait l'ouverture d'une enquête approfondie sur les circonstances du décès de A.________. Elle alléguait notamment que le dossier ne contenait aucune indication au sujet de la période du 10 mars 1998, date de la disparition du prénommé, au 14 mars suivant, jour de la découverte du corps. A la demande de la CNA, le procureur général de la République et canton de Genève a communiqué son dossier et indiqué que la procédure pénale avait été classée faute de prévention suffisante. Le 21 juin 2001, le docteur G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui avait administré un traitement lors d'un épisode dépressif majeur, a adressé à l'assureur une copie de ses notes personnelles. Après avoir requis l'avis du docteur H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et membre de l'équipe de médecine des accidents de la CNA (rapport du 21 août 2001), celle-ci a rejeté l'opposition par décision du 20 septembre 2001.