Citation: 1P.728/2005 15.02.2006 E. 5

Sous l'intitulé "correction d'une erreur manifeste", le recourant se plaint d'arbitraire prohibé par l'art. 9 Cst. 5.1 La notion d'arbitraire a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités). 5.2 Invoquant une déclaration qu'aurait faite le syndic de la commune de Pompaples, le 10 février 2000, et le passage d'un recours que celui-ci aurait déposé, le 18 juillet 2002, auprès du Tribunal d'accusation, le recourant soutient qu'il était arbitraire de retenir que, pour n'avoir invoqué à l'appui que des éléments postérieurs aux faits incriminés, il avait échoué à apporter la preuve de sa bonne foi. Cette argumentation est vaine. Peu importe que, comme le recourant s'emploie à le faire admettre, les déclarations invoquées soient antérieures aux faits incriminés et qu'il en avait donc connaissance au moment de ces faits. Il ne démontre pas - et c'est ce qui est déterminant - que, comme il lui incombait de le faire (cf. art. 173 ch. 3 CP; ATF 124 IV 149 consid. 3b p. 151), il se serait prévalu de ces déclarations devant le tribunal de première instance en établissant qu'elles prouvaient sa bonne foi. Que la constatation cantonale, selon laquelle le recourant n'a invoqué à l'appui de sa bonne foi que des éléments postérieurs aux faits, serait arbitraire n'est dès lors aucunement établi conformément aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Le grief est par conséquent irrecevable.