Citation: 4A_214/2018 E. 1

Que par ordonnance datée du 23 novembre 2017, le Juge de paix du district de Morges a condamné X.________, défenderesse, à évacuer une villa avec dépendances qu'elle habite à Saint-Prex; Que le Juge de paix a d'ores et déjà autorisé l'évacuation forcée, au besoin avec le concours de la force publique; Que ce magistrat a statué selon la procédure sommaire prévue par l'art. 257 CPC pour la liquidation rapide des cas clairs; Que la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a statué le 19 mars 2018 sur l'appel de la défenderesse; Qu'elle a rejeté cet appel et confirmé l'ordonnance; Qu'elle a renvoyé la cause au Juge de paix avec mission de fixer un nouveau délai d'évacuation; Que la défenderesse exerce le recours en matière civile auprès du Tribunal fédéral; Qu'elle requiert ce tribunal d'annuler l'ordonnance du Juge de paix; Que l'acte de recours est un projet inachevé où quelques points de procédure sont seuls abordés; Que son auteur n'y expose pas, même succinctement, en quoi l'arrêt de la Cour d'appel est éventuellement contraire au droit; Qu'ainsi, le recours en matière civile n'est pas motivé conformément aux exigences de l'art. 42 al. 2 de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF); Qu'il est par conséquent irrecevable; Qu'une demande d'effet suspensif est jointe au recours; Que le présent arrêt met fin à la cause; Qu'il n'est donc pas nécessaire de statuer sur cette demande; Que la défenderesse doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral.