Citation: 6B_378/2008 13.08.2008 E. 2

La jurisprudence exige que la victime, qui ne peut se limiter à réserver ses prétentions pour une procédure ultérieure, ait pris des conclusions civiles sur le fond dans le cadre de la procédure pénale pour autant que cela pouvait être raisonnablement exigé d'elle (ATF 127 IV 185 consid. 1a et 1b p. 187 s.). Des conclusions civiles ne sont cependant pas nécessaires lorsque le dommage n'est pas encore établi ou ne peut pas encore être chiffré. Il incombe alors à la victime qui n'a pas pris de conclusions civiles d'expliquer quelles prétentions elle entend faire valoir et pourquoi elle n'a pas agi dans le cadre de la procédure pénale (ATF 123 IV 184 consid. 1b p. 187). Cette exigence découle de la conception de la LAVI qui a en particulier pour but de permettre à la victime de faire valoir ses prétentions dans la procédure pénale elle-même (ATF 131 IV 195 consid. 1.2.2 p. 198; 128 IV 137 consid. 2b/dd p. 143). Si elle n'est pas respectée, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière. En l'espèce, X.________ a conclu en première instance à la réserve de ses droits de partie civile (Procès-verbal d'audience du Tribunal de police, du 3 septembre 2007, p. 3). Elle en a fait de même en instance d'appel (arrêt entrepris, consid. B, p. 2/7). Elle se borne par ailleurs, dans la présente procédure, à alléguer un intérêt juridique au recours en matière pénale en invoquant un lourd dommage corporel et les conséquences de la procédure pénale sur les prétentions civiles qu'elle pourra faire valoir, sans toutefois indiquer plus précisément en quoi consistent ces prétentions et quels motifs l'auraient empêchée de les invoquer dans la procédure pénale. Elle n'établit dès lors pas avoir un intérêt juridique au recours, partant avoir qualité pour l'interjeter. Le recours est irrecevable.