Citation: I 148/03 10.07.2003 E. A

V.________, né en 1963, a obtenu en 1981, un certificat de fin d'apprentissage d'agriculteur au terme de deux années de formation. En 1986, il s'est vu délivrer un certificat de photographie après avoir suivi une année de cours professionnel. Dès 1987, il a travaillé en tant que photographe indépendant - réalisant des revenus particulièrement faibles, ne dépassant pas 17'500 fr. -, puis dès le 1er avril 1993, en qualité de photographe adjoint au service de X.________ en contre-partie d'un salaire mensuel de 5'501 fr. 85. Pour des motifs économiques, il a été licencié avec effet au 31 octobre 1994. V.________ s'est alors inscrit à l'assurance-chômage, alternant les périodes d'inactivité et celles de travail. Depuis 1995, V.________ souffre de rétinopathie séreuse centrale. Selon un rapport du 30 septembre 1997 du docteur A.________, ophtalmologue, cette affection l'empêche d'exercer la profession de photographe. Dans un avis du 14 mai 2001, ce médecin précise que les limitations fonctionnelles résultant de cette affection sont minimes. La grande majorité des patients peuvent mener à bien toutes les activités professionnelles, notamment le travail à l'ordinateur, la lecture et l'écriture. En l'occurrence, il n'y a pas de contre-indication à l'exercice d'activités telles que celles de chauffeur-livreur, aide-jardinier, employé dans un service de manutention, de magasinage ou responsable d'entretien. Le docteur A.________ ajoute que les symptômes de fatigue, résistance physique diminuée, vertiges, troubles de la concentration décrits par l'intéressé ne sont pas liés à son affection visuelle. Dans un rapport du 11 mai 2000, le docteur B.________, psychiatre, indique que ces dernières plaintes révèlent des troubles anxieux dans le cadre de difficultés professionnelles chez un état-limite, qui ne relèvent néanmoins d'aucune pathologie psychiatrique. Contraint de cesser le métier de photographe, V.________ a déposé, le 9 septembre 1997, une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une mesure d'orientation professionnelle ou d'un reclassement dans une nouvelle profession. Dans un rapport du 3 décembre 1997, le Service de réadaptation de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : ORAI) a indiqué que V.________ souhaitait se réorienter dans l'architecture paysagère, précisant qu'il allait d'ailleurs prochainement commencer un nouveau travail dans ce domaine. En vue de préparer l'assuré à cet emploi, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office) l'a mis au bénéfice d'un stage de réadaptation d'une durée de trois mois (du 5 janvier au 26 mars 1998), afin qu'il acquiert les bases techniques en matière de dessin d'architecture paysagère (décision datée du 17 février 1998). Du 1er avril au 31 septembre 1998, V.________ a travaillé au service d'une entreprise d'exploitation et de développement de parcs de loisirs en qualité de responsable de l'assistance logistique et technique pour la préparation et la conduite de la culture des labyrinthes, l'environnement paysager des labyrinthes, la gestion des infrastructures d'accueil et d'animation, ainsi que le recrutement et la gestion du personnel. Ce contrat fut prématurément résilié le 31 juillet 1998. V.________ s'est alors retrouvé sans emploi. Dans un rapport du 19 avril 1999, l'ORAI a indiqué que le premier stage de formation suivi par V.________ était insuffisant pour assurer sa réinsertion professionnelle et proposé la prise en charge d'un second afin qu'il perfectionne ses compétences professionnelles et acquiert des connaissances scientifiques et techniques dans le domaine du paysage, ainsi que de l'environnement. Par décisions datées du 28 avril 1999, du 28 octobre 1999 et du 7 février 2000, l'office a mis l'assuré au bénéfice - avec suite d'indemnités journalières - d'un stage à effectuer du 1er mai 1999 jusqu'au 30 avril 2000, au service d'un bureau spécialisé dans le conseil en environnement. Au cours de ce stage, l'intéressé a été chargé d'établir un projet de développement tendant à répertorier les démarches innovantes et originales dans les villes et collectivités publiques françaises en matière de protection de l'environnement (nature dans la ville, gestion des eaux pluviales, transports publics, pistes cyclables, friches industrielles, esthétique et signalétique, éco-habitat). A l'issue de ce stage, V.________ s'est à nouveau trouvé sans travail. Dans un rapport du 12 mars 2001, l'ORAI a constaté une nouvelle fois que les mesures de réadaptation effectuées jusqu'ici par l'assuré étaient insuffisantes pour lui permettre de recouvrer une capacité de gain satisfaisante et qu'une formation certifiée favoriserait son accès à un poste de cadre expérimenté dans le domaine du développement. Il a ainsi proposé de le mettre au bénéfice d'une formation complémentaire d'une durée de neuf mois dispensée par l'Institut universitaire d'études du développement en vue de l'obtention du Certificat de spécialisation en études du développement. De l'avis de l'ORAI, cette formation permettrait à l'assuré de parfaire ses connaissances, de faire reconnaître ses compétences, ses expériences pratiques antérieures et d'augmenter ses chances sur le marché de l'emploi. Par décision du 6 mars 2002, l'office a rejeté cette demande, motif pris que l'assuré disposerait d'une capacité entière de travail dans une activité adaptée. En outre, il lui a nié tout droit à la rente, dans la mesure où il ne présenterait pas un degré d'invalidité suffisant (12 %).