Citation: 5C.230/2003 17.02.2004 E. 8

Dans un autre grief, la défenderesse se plaint d'une violation de l'art. 125 al. 2 ch. 6 CC, l'autorité cantonale ayant refusé d'augmenter la contribution due en sa faveur dès le moment où le demandeur n'aura plus à contribuer à l'entretien de sa fille cadette. Ce moyen est à l'évidence infondé. Comme le relève à juste titre la cour neuchâteloise, la contribution d'entretien de l'épouse n'a pas été calculée en fonction de celles dues aux enfants. Si l'entretien convenable de la défenderesse est assuré, il n'y a pas lieu d'augmenter la contribution qui lui est due au motif que le demandeur n'aura plus à participer à l'entretien de sa fille cadette et verra ainsi ses charges diminuer. Contrairement à ce que prétend la défenderesse, l'art. 125 al. 2 ch. 6 CC ne prévoit pas le contraire. Cette disposition concerne en réalité la prise en compte, dans la fixation de l'entretien auquel un conjoint peut prétendre, de l'étendue et de la durée des soins qu'il doit encore apporter aux enfants, dans la mesure où cette tâche constitue une entrave à sa capacité de gain (cf. Schwenzer, op. cit., n. 58-61 ad art. 125 CC).