Citation: 6B_1362/2019 E. 2.2

2.2. En substance, la cour cantonale a constaté que G.B.________ présentait déjà des signes d'intoxication vers 17h00 - 18h00, heure à laquelle un témoin l'avait vue monter dans un bus et avait pu constater qu'elle ne " marchait pas droit ". Des images de la vidéosurveillance d'un commerce voisin de son domicile où elle avait fait un achat à 19h06 révélaient que G.B.________ se trouvait alors dans un état physique très inquiétant: la victime ne marche visiblement pas droit, semble chercher son équilibre, penche en avant et se révèle incapable de faire un geste aussi simple que celui de compter sa monnaie, au point que le vendeur doit finalement le faire lui-même. Aussi la cour cantonale a-t-elle retenu que G.B.________ était déjà lourdement intoxiquée lorsqu'elle a rencontré D.________ et le recourant. Ces derniers avaient du reste eux-mêmes confirmé l'état lamentable de la victime à l'occasion de leurs différentes auditions. D.________ avait en effet déclaré qu'il avait d'emblée constaté que cette dernière avait beaucoup bu d'alcool et qu'elle avait une bouteille, vraisemblablement de whisky mais en tous les cas d'alcool fort, qu'elle buvait, qu'elle titubait et qu'ils avaient dû la soutenir. Il a encore précisé que G.B.________ était " bourrée ", qu'elle n'était pas consciente de ce qui se passait et qu'à un moment donné, elle était tombée par terre, qu'il avait essayé de la remettre sur ses pieds sans toutefois y parvenir tellement elle était " bourrée ". Le recourant avait lui aussi reconnu que G.B.________ était " complètement bourrée ", qu'elle avait sorti devant lui des bouteilles de rhum qu'elle avait dans son sac, qu'elle n'arrivait pas marcher droit, qu'elle était vraiment saoule, ne tenait pas bien debout et titubait tellement qu'il devait parfois la tenir pour l'asseoir. Lors de son audition par le procureur, il a encore confirmé qu'elle était complètement saoule, qu'elle devait probablement avoir aussi pris des médicaments ainsi que du shit et qu'il voyait qu'elle avait de la peine à marcher. K.________, présent lors d'une partie des faits, avait également déclaré que le soir en question, la victime était très ivre, qu'elle avait l'air d'être " au bout de sa vie " et " hyper droguée ", qu'elle titubait en étant à deux doigts de tomber et qu'elle avait même chuté à une reprise. Il résultait enfin des déclarations de E.________ que la victime ne tenait plus sur ses jambes, qu'il avait dû demander de l'aide pour parvenir à la faire asseoir et qu'il avait le pressentiment qu'elle allait mourir quand il devait l'aider à se lever et à s'asseoir. Ajoutés à cela les résultats de l'expertise toxicologique, la cour cantonale en a conclu que la victime présentait un état d'intoxication sévère.