Citation: 1B_90/2020 E. 4

Le recourant conteste l'existence d'un risque de réitération que la Chambre pénale des recours a retenu sur la base de faits fermement contestés et remontant à plus de huit mois. Il admet s'être rendu à la ferme U.________, mais pour y travailler et non pour terroriser sa femme ou pour la suivre. Il aurait toujours respecté l'interdiction de se rendre au domicile de son épouse. Depuis l'incident survenu dans l'écurie, sur lequel il s'est expliqué et qui remonte à juillet 2019, aucun reproche ne peut lui être fait quant à son comportement en lien avec le domaine U.________. Il est reproché au recourant d'avoir exercé en juillet 2019 de nouvelles violences sur son épouse qui ont fait l'objet d'un constat médical (douleurs à la mâchoire côté droit, à l'épaule droite et au coude droit, hématome à l'avant-bras à droite) alors qu'il faisait l'objet de mesures de substitution destinées à pallier ce risque. Dans ces circonstances, la cour cantonale a retenu à bon droit un risque concret de réitération d'actes de violence si le recourant était amené à se trouver une nouvelle fois en présence de son épouse. Le fait qu'il ne se soit pas signalé pour des comportements analogues depuis lors ne supprime pas ce risque et n'est pas de nature à le rendre purement théorique. Il importe également peu, pour apprécier le risque de récidive, que les actes de violence soient survenus non pas au domicile de son épouse, mais dans les dépendances de celui-ci, fait qui a amené le Tribunal des mesures de contrainte à élargir le périmètre d'interdiction à la ferme U.________ et à ses dépendances. Sur ce point également, le recours est mal fondé.