Citation: 1C_230/2020 E. 5.3.1

5.3.1. Les recourants ne contestent pas réellement que la zone à bâtir de l'ancienne commune des Agettes est surdimensionnée. Ils affirment certes que le classement d'autres secteurs que celui de "La Trinité", spécifiquement ceux de "Fontaines" et de "Pechot", en zone d'affectation différée serait propre à faire baisser la densité des zones à bâtir. Ils ne prétendent cependant pas que ces affectations ramèneraient la zone constructible à une dimension conforme à la LAT. Ces assertions s'avèrent quoi qu'il en soit purement appellatoires et ne sauraient lier le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF; voir également consid. 3 ci-dessus). Or, dans un tel contexte de surdimensionnement, compte tenu en outre de l'âge de la planification (approuvée en 1974 et 1980) et des nombreux changements législatifs intervenus dans l'intervalle, ne serait-ce que l'entrée en vigueur de la LAT le 1 er janvier 1980 et sa révision du 15 juin 2012 (entrée en vigueur le 1 er mai 2014), on ne peut sérieusement nier que les conditions d'une révision au sens de l'art. 21 al. 2 LAT sont en l'occurrence réunies (cf. ATF 144 II 41 consid. 5.2 p. 45 s.; arrêts 1C_450/2019 du 13 octobre 2020 consid. 2.1; 1C_98/2018 du 7 mars 2019 consid. 5.2, publié in DEP 2019 340). Les recourants ne fournissent d'ailleurs aucun élément permettant de conclure que le principe de la stabilité des plans commanderait ici de sanctionner le PAZ litigieux. Il n'est en particulier pas pertinent de se prévaloir de la stabilité du plan adopté par l'assemblée communale en 2013 classant en zone de chalet H20 les parcelles des recourants; faute d'homologation, cette mouture du plan n'est jamais entrée en force (cf. art. 26 al. 3 LAT; ALEXANDER RUCH, Commentaire pratique LAT: Planifier l'affectation, 2016, n. 44 ss ad art. 26 LAT).