Citation: 9C_483/2021 E. 5.3.2

5.3.2. Les arguments développés par l'assuré sur le plan somatique ne démontrent pas non plus que le résultat auquel ont abouti les premiers juges est arbitraire. Contrairement à ce que soutient l'assuré, les avis des docteurs F.________ du 17 avril 2020 et D.________ du 2 septembre 2019 ne rendent pas plausible une détérioration significative de son état de santé. Le docteur F.________ a effectivement admis que l'essentiel des diagnostics avait été cité au moment de l'expertise de 2016 même s'il estimait qu'il était difficile d'être exhaustif compte tenu de la complexité du cas. Il a à titre exemplatif ajouté aux diagnostics avec et sans incidence sur la capacité de travail retenus à l'époque toutes sortes de pathologies associées (troubles dégénératifs au niveau des ceintures, neuropathies cubitales et polyroneurpathie diabétique, arthrose au niveau de l'épaule et du coude droits). Or, par définition, une telle pathologie associée affecte une partie du corps dont on sait qu'elle est touchée par le diagnostic principal, ce qui tend à établir en l'espèce que la constatation selon laquelle la symptomatologie présentée par le recourant avait déjà été prise en compte au moment de la suppression de la demi-rente en janvier 2018 n'est pas manifestement inexacte. Le fait que la juridiction cantonale a constaté les suites "simples" d'une opération de décompression du nerf cubital pratiquée en juin 2019 confirme aussi que la seule évocation d'une neuropathie cubitale ne saurait être considérée comme une aggravation - du moins durable - de la situation médicale connue. Il en va de même de la seule allégation, sans autre précision, de l'existence d'une polyneuropathie diabétique dans le contexte d'un syndrome métabolique connu et dûment traité. On relèvera également que le fait que le docteur F.________ avait déjà mentionné l'existence de troubles axiaux (affectant la posture et, partant, la colonne vertébrale) multiples dans son avis du 24 octobre 2017 laisse supposer que non seulement les seules lombalgies retenues par les experts de la PMU mais aussi les cervicalgies nouvellement diagnostiquées par la doctoresse D.________ lui étaient connues avant la suppression de la rente en janvier 2018. Il en va de même de leur incidence sur la capacité de travail dont on peut considérer qu'elle avait été prise en compte par le tribunal cantonal dans son arrêt du 19 juillet 2019, contre lequel l'assuré n'avait pas recouru. Le docteur F.________ a par ailleurs lié la péjoration de l'état de santé du recourant à l'évolution naturelle (progressive au cours du temps) des troubles dégénératifs multiples. La péjoration concerne donc l'atteinte aux ceintures évoquée par le médecin traitant (sans précision) et toute articulation affectée par de l'arthrose (coudes, épaules et/ou genoux). Or, comme l'ont retenu les premiers juges, il ne suffit pas de constater que des troubles sont dégénératifs pour en déduire que la situation médicale a forcément empiré, d'autant moins lorsque la nouvelle demande de prestations intervient très peu de temps après le dernier examen du droit à la rente comme en l'espèce. S'agissant des gonalgies, on ajoutera que le docteur F.________ a indiqué dans son rapport du 25 novembre 2019 que cette problématique ne s'était que peu améliorée, ce qui constitue malgré tout le constat d'une amélioration et non d'une aggravation.