Citation: 2C_164/2024 E. 4.2

4.2. Quant à la relation avec son fils majeur, il convient de souligner que la LEI ne prévoit aucun droit au regroupement familial inversé dont pourrait se prévaloir la recourante, qui ne prétend pas être titulaire d'une autorisation de séjour durable délivrée par un État avec lequel la Suisse a conclu un accord sur la libre circulation des personnes, ce qui n'est pas le cas de la Russie (cf. arrêts 2C_756/2022 du 14 décembre 2022 consid. 5.2; 2C_665/2022 du 20 septembre 2022 consid. 3.2.2; 2C_629/2018 du 6 février 2019 consid. 3). En outre, la recourante ne peut invoquer de manière soutenable la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 CEDH pour prétendre à pouvoir demeurer en Suisse auprès de son fils. En effet, la protection de la vie familiale au sens de l'art. 8 CEDH vise en premier lieu la famille nucléaire, soit la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs vivant ensemble (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1; 140 I 77 consid. 5.2; 139 II 393 consid. 5.1). Ce n'est que si l'étranger se trouve dans un état de dépendance particulier par rapport à un proche parent hors famille nucléaire (par exemple un enfant majeur) qui est au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse, par exemple en raison d'un handicap - physique ou mental - ou d'une maladie grave, qu'il peut déduire exceptionnellement un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1; 140 I 77 consid. 5.2).