Citation: 5A_267/2018 E. A

A.A.________, né en 1965 en Grande-Bretagne, et B.A.________, née en 1964 en France, se sont mariés le 17 mai 1997 à Paris (France). Trois enfants sont issus de cette union: C.________, née en 1997, D.________, né en 1999, aujourd'hui majeurs, et E.________, né en 2002. Les conjoints vivent séparés depuis le 12 septembre 2014. Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 2 avril 2015, confirmée sur appel le 30 juin suivant, le mari a notamment été condamné à verser mensuellement des contributions à l'entretien de ses enfants de 1'600 fr. pour C.________, 1'600 fr. pour D.________ et 1'530 fr. pour E.________, ainsi qu'une pension en faveur de l'épouse d'un montant de 8'485 fr. Le 14 juillet 2016, le mari a ouvert action en divorce. Le 30 mai 2017, il a demandé la modification de l'ordonnance du 2 avril 2015 en ce sens que la contribution à l'entretien de l'épouse est ramenée à 1'000 fr., subsidiairement à 3'328 fr. par mois dès le 1er juin 2017, plus subsidiairement au tiers des bonus variables en espèces et en actions qui lui seraient versés par son employeur, la première fois dès l'année 2018, chaque époux supportant dorénavant ses propres impôts. Il a en en outre conclu à ce que la contribution d'entretien pour son fils D.________ soit réduite à 628 fr. par mois, allocations en sus, dès le 1er juin 2017.