Citation: 9F_15/2022 E. 2.2

2.2. L'argumentation du recourant est mal fondée. En effet, conformément à la jurisprudence précédemment rappelée (consid. 1 supra), le requérant doit se laisser imputer une éventuelle omission de son mandataire. Or il ne prétend pas qu'après que son avocat l'a informé de l'ordonnance du 15 juillet 2022 concernant les délais supplémentaires pour s'acquitter de l'avance de frais par versements successifs, notifiée à l'étude du mandataire, celui-ci aurait été empêché de vérifier que le paiement de la première tranche de l'avance de frais avait bien été effectué avant l'échéance du délai fixé au 31 août 2022. Une telle attitude, diligente, aurait permis à l'avocat, respectivement à son mandant, de procéder au paiement requis sans laisser s'écouler le délai imparti. Au demeurant, en tant que le requérant invoque des atteintes à la santé comme motif de restitution du délai, il ne saurait être suivi. Certes, une maladie subite d'une certaine gravité qui empêche la personne intéressée de se présenter ou de prendre à temps les dispositions nécessaires peut justifier une restitution de délai. Seule la maladie survenant à la fin d'un délai et l'empêchant de défendre elle-même ses intérêts ou de recourir à temps aux services d'un tiers constitue un tel empêchement (arrêts 6B_659/2021 du 24 février 2022 consid. 2.1; 5A_280/2020 du 8 juillet 2020 consid. 3.1.1 in SJ 2020 I p. 465; cf. ATF 112 V 255 consid. 2a). Il ressort en l'espèce du certificat de la Consultation psychothérapeutique d'Appartenances du 26 septembre 2022 que le requérant, suivi depuis janvier 2022, "décrit" la présence de troubles cognitifs entraînant des difficultés à faire face aux activités quotidiennes, comme payer des factures, et que sa femme doit l'aider, voire "même faire les choses à sa place". Cette attestation ne met pas en évidence une maladie soudaine qui aurait empêché le requérant de prendre à temps les dispositions nécessaires pour s'acquitter de l'avance de frais requise en temps voulu, en particulier de confier à son épouse ou à un autre proche le soin d'agir à sa place. En conclusion, les conditions d'une restitution du délai au sens de l'art. 50 al. 1 LTF ne sont pas réalisées.