Citation: 4A_125/2023 E. 3.3.3

3.3.3. La recourante ne peut en réalité opposer à ces deux éléments objectifs, constatés sans arbitraire, qu'un autre élément objectif, le contrat écrit du 24 juillet 2011, qui fait état d'un prêt à la société et qui a été signé par son mari en tant que représentant de la société. Or, la cour cantonale l'a écarté en considérant que les déclarations de la défenderesse et de son mari, selon lesquelles ce contrat aurait été négocié par le père, C.________, et seulement rédigé (en allemand) et signé par ledit mari, ne la convainquaient pas. En se limitant à opposer, à cette appréciation de la cour cantonale, que le frère de son mari, coassocié, et un tiers connaissaient l'existence de ce contrat depuis 2018, et que la société n'en aurait pas contesté la date d'établissement (cf. également, sur la contestation de ce contrat, le consid. 3.4 ci-dessous), la recourante n'en démontre pas l'arbitraire. La cour cantonale n'a pas contesté que le montant de 36'000 fr. a été finalement mis à la disposition de la société et qu'il se retrouve dans ses comptes. La question est toutefois de savoir si la société l'a enregistré et accepté comme étant un prêt de son associé E.________ - ce qui résulte des écritures comptables -, ou comme le prêt d'un tiers, soit de la femme dudit associé. La seule volonté intime de la prêteuse n'est pas déterminante. Les griefs tirés de la taxation de ce montant et les déductions que la recourante en tire, pour peu qu'elles soient compréhensibles, ne changent donc rien à ce qui précède. Il sied d'ajouter encore que, puisque la demanderesse a contesté être liée par ce contrat (cf. consid. 3.4 ci-dessous) et que la défenderesse n'est pas parvenue à établir que, comme elle l'affirmait, elle l'aurait négocié avec le père des associés, C.________, également titulaire de la signature individuelle, alors que son mari E.________ n'en aurait été que le rédacteur et traducteur en allemand, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que les deux éléments objectifs l'emportaient et que la prêteuse avait concédé le prêt à son mari, en versant sur son compte le montant de 36'000 fr., ledit mari en ayant ensuite - environ un mois plus tard - prêté une partie à la société. Si la défenderesse n'est pas parvenue à prouver que le père, comme elle l'affirme, aurait contracté le prêt au nom de la société, elle ne peut être suivie lorsqu'elle soutient ensuite que son mari aurait engagé la société puisqu'il avait la signature individuelle.