Citation: 1C_396/2022 E. B

Par acte du 15 octobre 2020, B.A.________ et A.A.________, C.________, D.________, E.________ et F.________ (ci-après: les opposants) ont saisi le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève (ci-après: le TAPI) d'un recours contre l'autorisation de construire. Ils relevaient en particulier que le chemin des Manons, étroit et dépourvu de trottoir, ne permettait pas le croisement et que le trafic supplémentaire généré par le projet compromettait la sécurité des habitants du quartier. Un élargissement du chemin n'était ni concrètement envisagé, ni réalisable puisqu'il devait s'étendre sur un tronçon qui était en copropriété. Par jugement du 8 décembre 2021, le TAPI a rejeté le recours. Il a en particulier considéré qu'il n'était pas nécessaire d'attendre l'issue de la procédure civile intentée par les opposants et tendant à interdire l'utilisation de la parcelle n° 868 (partie du chemin des Manons en copropriété). Il ne se justifiait pas non plus de procéder à un transport sur place. Les griefs relatifs à la densification ont été écartés. S'agissant de l'accès, il était juridiquement garanti puisque le chemin des Manons était une dépendance de la parcelle n° 970. Rectiligne et assurant une bonne visibilité, ce chemin servait déjà d'accès à plusieurs parcelles depuis de nombreuses années et pouvait accueillir une augmentation mesurée du trafic. L'OCT n'avait d'ailleurs formulé aucune réserve à ce propos et les explications fournies dans le rapport I.________ du 30 novembre 2020 produit par la constructrice étaient convaincantes.