Citation: 6B_165/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir tenu compte du fait qu'il a été accusé de faits similaires par sa précédente épouse. Plus encore, il lui reproche d'avoir jugé que son refus de témoigner dans la présente affaire pour ne pas nuire aux relations de la famille ne pouvait s'expliquer que si elle entendait confirmer ses accusations de violence à son égard. Contrairement à l'avis du recourant, la cour cantonale n'a pas dit qu'il s'était rendu coupable de violence sur la personne de sa précédente épouse, mais uniquement que le comportement de celle-ci laissait entendre qu'elle n'avait pas témoigné pour éviter de confirmer ses accusations passées, dans l'intérêt de la famille. Ce faisant, elle n'a pas violé la présomption d'innocence, d'autant plus que cet élément corroborant n'a pas revêtu un poids fondamental dans la condamnation du recourant, à tel point que la cour cantonale n'aurait pas fait preuve d'arbitraire en le condamnant nonobstant sa prise en compte. Relevons encore qu'en considérant le recourant " capable " de commettre des violences, la cour cantonale s'est avant tout référée à sa précédente condamnation pour lésions corporelles simples qualifiées, certes commise sur un homme, mais incontestée par le recourant.