Citation: 5A_679/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Il n'apparaît pas que la France aurait ici formellement sollicité un transfert de compétence à la Suisse en référence à l'art. 8 CLaH96, malgré les "échanges de vues" entre les autorités judiciaires suisse et française qu'invoque la recourante et qui ressortent des différentes ordonnances du tribunal de protection: dans le cadre du divorce des parties, la France s'est au contraire estimée incompétente en relevant la saisine des autorités suisses sur la question de la responsabilité parentale du fils des parties (consid. 2.2 supra). De son côté, et contrairement à ce qu'affirme la recourante, la décision querellée démontre que la Suisse n'a manifestement pas réclamé un transfert de compétence en sa faveur, lequel aurait été expressément admis par la France (art. 9 CLaH96). Dans cette mesure, l'invocation de ces deux dispositions n'apparaît pas fondée pour appuyer la compétence des autorités genevoises, du moins en l'état. Vu la résidence de l'enfant en France, que la recourante ne conteste pas, ce dernier État est ainsi compétent pour statuer sur la question du droit de visite. Une fois formellement saisies de cette problématique, les autorités françaises pourront néanmoins juger de l'opportunité d'un transfert de compétence vers la Suisse (art. 8 CLaH96), question qui ne peut que demeurer indécise à ce stade.