Citation: 9C_271/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1980, a obtenu son certificat fédéral de capacité de caviste en 1998, un certificat de maturité professionnelle en 1999 et un baccalauréat littéraire français en 2001. Il a travaillé comme caviste pour le compte de B.________ en 1999, 2001, 2002 et 2004, ainsi que pour une société de remontées mécaniques en Valais entre 2003 et 2006. En septembre 2005, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en invoquant les suites d'une fracture du talon survenue en 1996. Par décision du 16 mai 2006, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) a mis l'assuré au bénéfice de mesures professionnelles. Il a ainsi pu suivre une formation auprès de la Haute école spécialisée C.________ dès la rentrée 2006 et a obtenu un bachelor en sciences du vivant en 2009. Il a ensuite complété cette formation par un master en chimie, obtenu en 2011. A compter du 1 er mai 2011, il a travaillé en qualité d'adjoint scientifique pour le compte de C.________. Par décision du 23 mai 2011, l'office AI a nié le droit de l'assuré à une rente de l'assurance-invalidité. En se fondant sur les revenus issus de ses activités de caviste et d'employé de sociétés de remontées mécaniques pour calculer le revenu sans invalidité, l'administration a retenu que la comparaison des revenus aboutissait à un degré d'invalidité insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. Cette décision est entrée en force. A.b. En février 2014, l'assuré a présenté une nouvelle demande de prestations, en invoquant une atteinte au pied droit consécutive à une arthrodèse. Après avoir procédé à diverses mesures d'instruction, notamment l'apport du dossier de l'assureur-accident, l'office AI a, par décision du 11 septembre 2019, reconnu le droit de l'assuré à une rente entière du 1er août 2014 au 30 novembre 2014. L'administration a retenu qu'en l'absence de problèmes de santé, l'assuré aurait poursuivi son activité de caviste et d'employé auprès de sociétés de remontées mécaniques, de sorte que ces activités étaient déterminantes pour fixer le revenu hypothétique sans invalidité. Procédant à une comparaison des revenus correspondants avec ceux de l'activité de l'assuré au sein de C.________ (revenu avec invalidité), l'office AI a considéré que les degrés d'invalidité qui en résultaient (de 3 % à 14 %) étaient insuffisants pour maintenir le droit à une rente au-delà du 30 novembre 2014.