Citation: 5A_917/2021 E. 3

Invoquant une constatation manifestement inexacte des faits, la violation de son droit d'être entendu ainsi qu'un déni de justice, le recourant reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir retenu que la poursuite engagée à son encontre était absolument nulle vu l'absence de notification du commandement de payer. Il rappelle que du 4 janvier au 3 octobre 2020, il était en détention en France, comme la pièce 4 déposée à l'appui de son recours cantonal le démontrait. L'autorité cantonale avait négligé de relever la mention " non réclamé " sous la rubrique " non notifiable " du commandement de payer et omis de rapprocher cet élément de la preuve de sa détention. Si elle l'avait fait, elle aurait dû conclure à une absence totale de notification du commandement de payer. L'autre hypothèse figurant sur le commandement de payer, à savoir une notification le 3 juin 2020 [recte: 13 mai 2020], était aussi impossible du fait de sa détention. En l'occurrence, on ne saurait reprocher un quelconque déni de justice à l'autorité cantonale dans la mesure où elle a traité du grief tiré de la nullité de la poursuite soulevé devant elle et a indiqué clairement les raisons qui ont conduit à son rejet. Par ailleurs, le grief de violation du droit d'être entendu que le recourant invoque pour se plaindre du fait qu'il n'a pas été donné suite à ses offres de preuve manque sa cible, dès lors qu'il apparaît que l'autorité cantonale a refusé d'ordonner les mesures probatoires requises au terme d'une appréciation anticipée des preuves. Or, dans une telle hypothèse, il convient d'invoquer l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves, en motivant le grief conformément aux exigences plus strictes de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 146 III 73 consid. 5.2.2; 138 III 374 consid. 4.3.2), ce que le recourant n'a en l'occurrence pas fait.