Citation: 1C_80/2014 E. 3.2.2

3.2.2. En l'espèce, la Municipalité s'est fondée sur une surface brute de plancher totale de 7'778 m 2 pour le bâtiment existant plus la construction prévue. Elle a retenu que le besoin en places de parc était de 86 places ([7'778 m 2 : 100, soit 77,78] + 7,77 correspondant à 10% de places visiteurs), nombre qu'il convenait de multiplier par un pourcentage allant de 50 à 100%. La fourchette ainsi obtenue oscille entre un nombre de places minimal de 43 (50%) et un nombre maximal de 86 (100%). Sur cette base, la Municipalité a considéré que les places de stationnement existantes dans le parking actuel, au nombre de 51, étaient suffisantes. Le Tribunal cantonal a d'abord rappelé que, de jurisprudence constante, il admettait la pratique municipale consistant à appliquer à la fois la norme VSS et le tableau de réduction figurant dans le règlement communal. Il a précisé que la norme VSS 640 281 prévoyait de simples valeurs indicatives dont on pouvait notamment s'écarter afin de tenir compte des conditions locales particulières ou des formes spéciales de logement (lettre C, ch. 9.4), en particulier lorsque l'habitation se situe en ville et à proximité d'une desserte de transports publics. La cour cantonale a ensuite confirmé l'appréciation de la Municipalité s'agissant du nombre de places de parc, "compte tenu de l'ensemble des circonstances": l'immeuble litigieux se situe à proximité immédiate de deux arrêts de bus, sis sur l'avenue du Léman et l'avenue Eugène-Rambert, par lesquels passent deux lignes de transports publics menant au centre-ville et en provenant, chacune à la fréquence de plusieurs bus par heure; une gare CFF se trouve également à proximité à Pully; la situation de l'immeuble est en outre propice aux déplacements à pieds ou en vélo (mobilité douce); par ailleurs, l'avenue du Léman offre un certain nombre de places de stationnement publiques, de courte à longue durée; la constructrice indique enfin qu'elle est propriétaire d'autres immeubles situés à l'avenue du Léman et à l'avenue Eugène-Rambert, qui disposent d'un parking souterrain dans lequel il subsiste des places de stationnement vacantes qui pourront être mises à disposition des futurs locataires de l'immeuble litigieux.