Citation: 7B_325/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le recourant se limite à réclamer sa libération immédiate en se prévalant de moyens de nature purement formelle. Ce faisant, il perd de vue que, selon la jurisprudence, les irrégularités qu'il allègue ne justifient en aucun cas, à elles seules, d'ordonner sa libération immédiate (cf. consid. 3.2.2 supra). Il n'indique à ce propos pas en quoi, sous l'angle du droit d'être entendu en particulier, le fait que l'invitation à se déterminer sur la demande de prolongation de la détention provisoire lui a été adressée par courriel l'aurait empêché de faire valoir auprès des instances cantonales des arguments pertinents en lien avec ce qu'il demande au fond, soit sa libération immédiate. Quant à la signature électronique apposée sur la demande de prolongation de la détention provisoire, un hypothétique vice affectant sa validité pourrait tout au plus faire l'objet d'une décision de constatation, sans entraîner la libération immédiate du recourant. Ainsi, dès lors que le recourant ne s'en prend pas aux conditions matérielles de la prolongation de sa détention et que les prétendues irrégularités dont il se plaint ne sauraient conduire à l'admission des conclusions prises devant le Tribunal fédéral (cf. art. 107 al. 1 LTF), le recours ne peut qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable.