Citation: 8C_289/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1963, travaillait depuis 1987 comme jardinier-paysagiste au service de l'entreprise B.________ SA. Le 11 mai 2017, il a fait une chute à vélo en se réceptionnant sur l'épaule, ce qui lui a occasionné une fracture-arrachement du tubercule majeur sur luxation gléno-humérale antéro-inférieure droite. Il a été mis en arrêt de travail à 100 % dès le jour de l'accident. A.b. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents, a pris en charge les soins médicaux et a versé des indemnités journalières de 183 fr. 30 par jour calendaire dès le 14 mai 2017. Ce montant a été calculé sur la base des indications données par l'employeur sur le formulaire de déclaration d'accident, selon lesquelles A.________ avait un taux d'occupation de 100 % pour un horaire de travail hebdomadaire de 44.5 heures avec un salaire horaire de 30 fr. 20, auquel s'ajoutaient une indemnité pour vacances de 13,04 % ainsi qu'un treizième salaire (8,33 %), et percevait 660 fr. d'allocations familiales. A.c. Une arthro-IRM réalisée le 26 mai 2017 a notamment mis en évidence une rupture massive des tendons du sus- et du sous-épineux de l'épaule droite Le 6 juillet suivant, le docteur C.________ a procédé à une réinsertion de la coiffe des rotateurs avec une acromioplastie et une ténodèse du long chef du biceps. Du 5 avril au 9 mai 2018, l'assuré a séjourné à la Clinique de réadaptation D.________ pour sa rééducation. Dès le 11 juin 2018, l'assuré a effectué une reprise de travail à 50 %, à la suite de laquelle il a subi une re-rupture complète du tendon du sus-épineux. Le 13 décembre 2018, le docteur C.________ a pratiqué une révision de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite. Le contrat de travail de A.________ a été résilié par son employeur avec effet au 31 décembre 2018. A.d. A l'issue d'un second séjour du prénommé à la Clinique de réadaptation D.________ du 4 juin au 3 juillet 2019, les médecins de cet établissement ont estimé qu'une stabilisation médicale pouvait être attendue dans un délai d'un à trois mois. Ils ont également conclu que le pronostic d'une réinsertion dans l'ancienne activité de jardinier était défavorable à long terme; en revanche, il était favorable dans une activité adaptée respectant les limitations fonctionnelles de l'assuré, soit pas d'activité en hauteur répétitive ou maintenue, pas d'activité en porte-à-faux avec le membre supérieur droit et pas de port de charges lourdes répétitives de plus de 10-15 kg (rapport du 5 juillet 2019 p. 5). L'assuré a encore été examiné le 2 octobre 2019 par le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA, qui a confirmé l'appréciation des médecins de la Clinique de réadaptation D.________ et a évalué le taux d'atteinte à l'intégrité à 15 % en tenant compte d'une aggravation prévisible. En outre, à la demande de la CNA, l'entreprise B.________ SA a communiqué le montant du salaire que l'assuré aurait obtenu en 2017, 2018 et 2019, soit respectivement un salaire horaire de 30 fr. 20, 30 fr. 40 et 30 fr. 60 pour un horaire hebdomadaire de 44,5 heures et un treizième salaire par 8,33 %. A.e. Sur cette base, la CNA a mis un terme au paiement des soins médicaux et des indemnités journalières avec effet au 31 octobre 2019. Par décision du 22 novembre 2019, confirmée sur opposition le 19 février 2020, elle a alloué à l'assuré une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 15 %, mais lui a dénié le droit à une rente d'invalidité, au motif que le taux d'invalidité de 8 % résultant de la comparaison des revenus sans et avec invalidité était insuffisant pour ouvrir droit à une telle prestation.