Citation: 6B_1235/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant reproche en outre singulièrement à la cour cantonale d'avoir retenu que l'un de ces heurts avait forcément eu lieu après de 1er novembre 2019, alors même que l'intimée n'a pas été en mesure de les situer précisément dans le temps. Il est en effet constant que les dates précises des bousculades ne sont pas établies et, de plus, que les faits antérieurs au 1er novembre 2019 sont prescrits (art. 109 CP). Tenant compte de ces éléments, le tribunal de première instance, au jugement duquel la cour cantonale renvoie implicitement en rejetant l'appel sur ce point, a retenu qu'à tout le moins un des épisodes dénoncés a eu lieu "ultérieurement" [soit postérieurement au 1er novembre 2019]. Contrairement à ce soutient le recourant, cette conclusion ne repose pas sur une "moyenne de commission d'infractions", mais sur le fait que, de l'avis de l'autorité, des bousculades ont eu lieu durant l'entier de la période pénale décrite par l'intimée, soit - et également - jusqu'à la séparation des parties en 2020. Au vu des circonstances particulières qui ont marqué la relation entre les parties, l'invocation par le recourant d'une simple absence de détails sur les dates ne suffit pas à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation de la cour cantonale, ni encore de la conclusion retenue. Il apparaît en effet qu'un climat de vives tensions empreignait les relations entre le recourant et l'intimée, et ce également au cours de la grossesse de cette dernière. L'épouse indique d'ailleurs avoir été poussée sur le lit à une reprise lorsqu'elle était enceinte. Le recourant n'allègue pas que ce climat conflictuel se serait apaisé. Au contraire, celui-ci a apparemment perduré après la naissance de l'enfant commun en septembre 2019, de même qu'après la séparation du couple en janvier 2020. Alors qu'elle décrivait les bousculades reprochées au recourant, l'intimée, dont les déclarations sont considérées crédibles par la cour cantonale et servent de fondement à l'état de fait retenu (v. supra consid. 3.2.1), a singulièrement mentionné un conflit ayant eu lieu alors que leur enfant avait trois mois, soit approximativement en décembre 2019. Tandis qu'elle se trouvait dans le lit avec ce dernier, le recourant a donné un énorme coup de pied dans ce meuble. La survenance de l'altercation du 14 avril 2020, lors de laquelle le recourant a soulevé et poussé l'intimée au sol (v. supra consid. 3.1), illustre également le fait que les conflits entre les parties ont continué au-delà de la date du 1er novembre 2019. On notera en outre que la police a, au cours de l'année 2020, été appelée à intervenir à deux reprises suite à des désaccords portant sur la garde de l'enfant commun. Au surplus, on relèvera qu'en retenant qu'une seule occurrence était survenue après le 1er novembre 2019, le tribunal de première instance et la cour cantonale ont retenu l'hypothèse la plus favorable au recourant.