Citation: 9C_47/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Dans son rapport d'examen clinique du 8 août 2018, le docteur C.________ a considéré que la polyarthrite rhumatoïde était en rémission complète et que le tableau clinique était dominé par des douleurs (subjectives) diffuses et mal systématisées, secondaires à un trouble douloureux chronique certainement d'ancienne date. Cependant, les docteurs B.________ et E.________ ont attesté avoir constaté peu avant et peu après la mise en oeuvre de l'examen clinique la présence d'inflammations caractéristiques d'une polyarthrite rhumatoïde et ont retenu ce seul diagnostic. En conséquence, il existe une contradiction médicale essentielle portant non seulement sur l'origine possible des douleurs alléguées mais aussi sur la nature de l'affection dont souffre la recourante. En se contentant de répondre aux griefs de l'assurée contre les prises de positions spécifiques du docteur C.________ (des 26 novembre 2018 et 30 janvier 2019) au sujet notamment de l'utilité d'une IRM, des effets de la médication ou du caractère objectif ou subjectif de l'indice DAS, la juridiction cantonale n'a pas levé cette contradiction manifeste. Or cette contradiction, en tant qu'elle reste inexpliquée, suffit à jeter le doute sur la pertinence des conclusions du docteur C.________ quant à la rémission complète de la maladie et à l'origine des douleurs. Comme, selon les médecins traitants, la polyarthrite rhumatoïde était toujours active et occasionnait des inflammations objectives, généralement douloureuses, des membranes de certaines articulations, le tribunal cantonal ne pouvait pas retenir de façon catégorique et sans commettre d'arbitraire que ces médecins avaient essentiellement fait état d'éléments subjectifs liés au trouble douloureux chronique qui n'étaient pas susceptibles de mettre en doute les conclusions du docteur C.________. Dans ces circonstances, une expertise médicale indépendante des services de l'intimé s'impose. Il appartiendra à celui-ci de la mettre en oeuvre. Il convient donc d'annuler le jugement cantonal et la décision administrative litigieuse et de renvoyer la cause à l'intimé pour un complément d'instruction.