Citation: 8C_446/2022 E. 4.2

4.2. L'argumentation est mal fondée. En effet, le recourant ne conteste pas que le point de savoir s'il souffrait d'un CRPS, en lien de causalité avec l'accident du 4 août 2016, a déjà été examiné dans le cadre des procédures judiciaires ayant eu pour objet la fin du droit aux prestations d'assurance. Les rapports médicaux qu'il invoque ont précisément été pris en considération lors de l'arrêt cantonal du 11 octobre 2019 rendu dans la procédure de révision. En tout état de cause, la cour cantonale n'a pas ignoré les rapports en question puisqu'elle a considéré en substance qu'ils n'amenaient aucun élément médical nouveau susceptible d'étayer une aggravation de l'état de santé du recourant (cf. consid. 3.2 supra). S'agissant de la maladie de Sudeck ou CRPS, elle a également exposé, sans être concrètement contredite par le recourant, que le délai de latence de six à huit semaines après l'accident, dans lequel la personne concernée doit avoir présenté au moins partiellement des symptômes typiques de l'atteinte (arrêt 8C_416/2019 précité consid. 5.2.3), exclut la survenance de cette maladie en tant que séquelle tardive. Quant au fait que le recourant ne serait pas parvenu à mener à bien un stage en raison de son état de santé, il ne suffit pas à admettre l'existence d'une aggravation de celui-ci, laquelle doit, le cas échéant, se fonder sur des renseignements émanant du corps médical (cf. ATF 140 V 193 consid. 3.2).