Citation: K 36/04 29.06.2004 E. 2

2.1 Par sa décision du 18 décembre 2002, la caisse a rejeté l'opposition formée par l'assurée contre la décision de refus de prestations du 22 octobre précédent. Par écriture du 17 janvier 2003, soit avant l'expiration du délai de recours contre la décision sur opposition du 18 décembre 2002, l'intéressée s'est adressée à la caisse en déclarant faire opposition à cette dernière décision. Hormis un certain nombre de griefs d'ordre formel au sujet de la validité de la décision du 22 octobre 2002, l'assurée contestait surtout le refus de la caisse de prendre en charge le traitement dentaire administré par le docteur R.________. Cette écriture satisfaisait dès lors aux conditions formelles d'un recours contre la décision sur opposition du 18 décembre 2002 et il appartenait à la caisse, en vertu des principes exposés au consid. 1.2, de la transmettre à la juridiction cantonale comme objet de sa compétence. 2.2 De son côté, la juridiction cantonale a déclaré irrecevable, motif pris de sa tardiveté, le recours formé le 6 février 2003 contre la décision sur opposition du 18 décembre 2002. Ce point de vue n'est pas critiquable, les griefs soulevés dans le recours de droit administratif étant à cet égard manifestement mal fondés. En revanche, étant donné que l'écriture adressée à la caisse le 17 janvier 2003 satisfaisait aux conditions de recevabilité du recours contre la décision sur opposition, il appartenait à la juridiction cantonale d'entrer en matière sur cette écriture et de statuer sur les griefs au fond qui y étaient soulevés. La cause doit dès lors être renvoyée à la juridiction cantonale et le recours se révèle ainsi bien fondé.