Citation: 6B_1378/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a jugé qu'il n'existait aucun doute au sujet du fait que l'intimé n o 2 était le propriétaire de la moto litigieuse puisqu'il l'avait achetée au recourant pour le prix de 1'500 fr. le 2 février 2021. En substance, elle a retenu que, le 1 er février 2021, le recourant avait envoyé un SMS à l'intimé n o 2 avec deux photos de la moto Guzzi qu'il avait acquise auprès de D.________, en lui demandant de le rappeler. L'intimé n o 2 lui avait alors répondu "Il est super". À la même date, l'intimé n o 2 avait transféré 1'500 fr. sur son propre compte bancaire. Il avait retiré 1'000 fr. de ce même compte le 2 février 2021 à 10 h 18 ainsi que 500 fr., à 10 h 20, et avait déclaré s'être acquitté du montant de 1'500 fr. auprès du recourant le 2 février 2021, de main à main. La cour cantonale a retenu que cela "ne sembl[ait] pas farfelu", dans la mesure où le recourant lui-même s'était acquitté du même montant, de main à main, auprès de D.________ pour acheter la moto litigieuse. Elle a considéré que, si ladite moto avait été acquise par C.________, le recourant n'aurait pas envoyé lesdites photos au plaignant en lui demandant de le rappeler et que le retrait de 1'500 fr. effectué le lendemain par l'intimé n o 2 corroborait les déclarations de celui-ci, à teneur desquelles il s'était acquitté du prix de la moto en mains du recourant. La cour cantonale a également retenu que, le 8 février 2021, le recourant avait demandé à l'intimé n o 2 de venir chercher la moto pour la "fignoler" un peu et que celui-ci avait pris une photographie de la moto litigieuse à son domicile le 8 février 2021 à 15 h 51. Elle a jugé que le lien temporel entre ces deux éléments confirmait la version de l'intimé n o 2 et que la crédibilité du recourant était mise à mal lorsqu'il prétendait que l'intimé n o 2 n'avait jamais été en possession de la moto. Elle a en outre considéré que, si la moto litigieuse lui avait appartenu, respectivement avait appartenu à sa compagne, le recourant n'aurait pas évoqué les frais qu'il avait eus pour l'expertiser, lorsque l'intimé n o 2 lui avait demandé s'il pouvait venir prendre ladite moto après l'expertise, dès lors que ces frais auraient été à sa charge et non à celle de l'intimé n o 2. Dans un message du 5 juillet 2021 adressé à celui-ci, le recourant lui avait reproché le temps qu'il avait perdu pour la moto litigieuse lors de l'expertise ("je te parle du jour [sic] j'avais un rendez-vous [sic] apporter mes motos pour expertiser, mais comme toi tu le fais j'ai perdu du temps pour la tienne et tu m'as planté"). Dès lors que c'était précisément à la même date que le recourant avait versé le montant de 1'500 fr. à l'intimé n o 2, la cour cantonale a jugé qu'il ne s'agissait pas d'une simple coïncidence ou d'un versement pour un autre motif, compte tenu de l'état de colère qui transparaissait des messages qu'il avait adressés à l'intimé n o 2. Le 6 juillet 2021, le recourant avait affirmé pour la première fois que la moto litigieuse appartenait à lui et à C.________. La cour cantonale a considéré que le versement du même montant que le prix de vente effectué par le recourant à l'intimé n o 2 le 5 juillet 2021 après leur altercation au sujet de l'expertise, avec l'indication manuscrite "Paiement à B._______ pour Moto Guzzi 80cc", confirmait le fait que l'intimé n o 2 avait bel et bien acquis la moto litigieuse le 2 février 2021. Enfin, la cour cantonale a retenu que l'intimé n o 2 avait revendiqué la moto litigieuse par messages des 23 juin 2021, 5 juillet 2021 et 6 juillet 2021 et par courriel du 7 juillet 2021.