Citation: 8C_80/2023 E. 6.2

6.2. Comme relevé par le tribunal cantonal, l'activité du mandataire du recourant dans la procédure de licenciement A/2651/2022 a uniquement consisté à rédiger un mémoire de recours et à préparer un bordereau de pièces. Pour le calcul de l'indemnité de procédure, il convient d'y ajouter la rédaction d'une brève réclamation dans la cause A/3600/2022, comme cela ressort implicitement de la motivation des juges cantonaux. Quand bien même l'élaboration du recours impliquait l'analyse des résultats d'une enquête administrative, l'affaire n'était pas particulièrement complexe. On précisera que la durée de cette enquête est en partie imputable au recourant, lequel a recouru en vain contre son ouverture à la Chambre administrative et a déposé - toujours en vain - pas moins de huit demandes de récusation contre deux enquêteurs. Par ailleurs, compte tenu du large pouvoir d'appréciation reconnu à l'autorité cantonale dans la fixation des frais et dépens (cf. consid. 3.2 et 3.3 supra), il n'apparaît pas arbitraire de prendre en considération à cette fin - comme l'ont fait les premiers juges en l'espèce - la pertinence des arguments exposés ainsi que leur impact sur le sort du litige (cf. arrêt 2C_1010/2021 du 17 décembre 2021 consid. 8.5). Or il n'est pas contesté que l'intimée a annulé sa décision de licenciement du 15 juin 2022 ensuite de l'annulation par les juges cantonaux de sa décision du 8 juin 2022 en matière de récusation, et non pas en raison des arguments développés par le recourant dans ses écritures. Il s'ensuit qu'en fixant l'indemnité de procédure à 1'200 fr., l'autorité précédente n'a pas violé l'interdiction de l'arbitraire. Le second grief du recourant doit ainsi également être écarté.