Citation: 6B_140/2024 E. 2.3

2.3. En substance, la cour cantonale a procédé à une appréciation détaillée des moyens de preuve et des faits (cf. supra "partie fait" et arrêt attaqué, pp. 20-27). Elle s'est en outre attachée à analyser la situation financière de l'intimée durant la période pénale litigieuse. Elle est ainsi arrivée à la conclusion que, pour l'entier de la période pénale, soit de juin 2017 à septembre 2019, l'intimée n'avait et ne pouvait pas avoir la capacité financière de s'acquitter de la contribution d'entretien en faveur de son fils. La cour cantonale a précisé que, si l'intimée aurait été en mesure d'exercer une activité lucrative début 2019, puisque ses filles étaient prises en charge à temps plein (crèche et nounous), ce salaire aurait de toute manière été pris en considération dans le calcul de ses prestations sociales et l'Hospice général serait venu combler la différence pour lui permettre de couvrir ses charges incompressibles, cela ne lui aurait donc pas permis de bénéficier d'un excédent qui aurait pu être versé à son fils. S'agissant d'une activité lucrative non déclarée, la cour cantonale a estimé que les éléments présents au dossier n'étaient pas suffisants pour établir qu'elle se serait adonnée à une telle pratique durant la période pénale. Quant aux allocations familiales, elles étaient comprises dans les indemnités de chômage lorsque l'intimée en bénéficiait, puis ont été versées à l'Hospice général à compter d'avril 2019.