Citation: 4D_3/2020 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le premier juge n'avait pas violé le droit d'être entendu de la recourante. Elle a fait siennes ses considérations selon lesquelles le certificat médical produit par le témoin faisait uniquement état d'une incapacité de travail, et non d'une incapacité de se présenter à une audience; il n'y avait dès lors pas de motif justifié pour procéder à une nouvelle convocation et à un renvoi des plaidoiries finales. Le premier juge avait réitéré ce refus après que la recourante avait fourni, lors de la même audience, un courriel indiquant qu'un certificat médical complémentaire serait envoyé le lendemain; en effet, le certificat produit, daté du 28 avril 2019, n'établissait pas une incapacité de se présenter devant le tribunal et faisait état d'une incapacité de travail dès le 26 avril 2019, date à laquelle le témoin aurait pu immédiatement consulter un médecin ou contacter le tribunal. Par ailleurs, le témoignage de C.________, qui était l'ami de la recourante, n'aurait pas pu constituer une preuve suffisante, vu ses liens avec cette partie et l'intérêt qu'il pouvait avoir dans la cause, ayant pu être lui-même à l'origine du dommage au volant du véhicule concerné, qu'il avait conduit pour se rendre au restaurant. Ce témoignage pouvait dès lors être refusé par appréciation anticipée des preuves, d'autant que le refus du premier juge était intervenu à un moment où l'ensemble des autres preuves avaient été administrées.