Citation: 7B_900/2024 E. 4.3.3

4.3.3. Enfin, il n'y a en l'espèce pas lieu d'examiner le grief du recourant concernant sa détention administrative, respectivement la prolongation de celle-ci, dès lors que cette question ne fait pas l'objet de l'arrêt querellé rendu le 30 juillet 2024 (PE.2024.0117), mais a priori d'un arrêt rendu le 12 août 2024 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (DA24.015643), contre lequel le recourant a au demeurant déposé un recours devant la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral (2C_395/2024). Le recourant relève encore brièvement que la juridiction cantonale n'aurait pas examiné, lors du prononcé de son expulsion judiciaire, la question de ses liens avec ses enfants "détenteurs d'une autorisation d'établissement". Il ne ressort toutefois pas de l'arrêt querellé que le recourant aurait formulé un tel grief devant la juridiction cantonale et celui-ci ne se plaint pas d'un déni de justice formel à cet égard. Le grief doit donc être déclaré irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF), étant précisé qu'en réalité, cette question à tout de même été évoquée au moment d'ordonner l'expulsion pénale (cf. arrêt 6B_432/2021 du 21 février 2022 consid. 5.2). Pour être exhaustif, on peut encore indiquer au recourant que les procédures dirigées par le SEM qui ont conduit cette autorité à refuser d'entrer en matière sur ses demandes de réexamen déposées les 27 avril et 16 juin 2024 (cf. arrêt querellé, p. 3) sont distinctes de celle qui fait l'objet de la présente cause, de sorte qu'il ne saurait en l'occurrence invoquer d'éventuels manquements de la part du SEM dans la cadre de la présente procédure.