Citation: 1B_152/2015 E. 2.7

2.7. En l'occurrence, durant la période du 20 janvier 2013 au 6 octobre 2014, le recourant a passé 569 jours dans une cellule où il disposait de moins de 3,83 m 2 de surface individuelle nette, 7 jours en cellule forte et 49 jours dans une cellule lui laissant un espace individuel allant de 4,6 à 5,75 m 2. La question litigieuse est celle de savoir si les périodes dans lesquelles le recourant a disposé d'une surface individuelle nette supérieure à 4 m 2 sont suffisamment longues pour interrompre le délai indicatif de trois mois au-delà duquel les conditions de détention ne sont plus tolérables et sont contraires à la dignité humaine. En d'autres termes, il s'agit de déterminer quelle est la durée minimale de séjour dans une cellule où l'espace individuel net est supérieur à 4 m 2, susceptible de justifier l'ouverture d'une nouvelle période de trois mois, durant laquelle le recourant peut tolérer une surface individuelle nette de 3,83 m 2. Il y a d'abord lieu de distinguer les interruptions liées à la diminution du nombre de détenus au sein d'une même cellule de celles liées au séjour en cellule forte.