Citation: 1C_528/2024 E. 3.4

3.4. La cour cantonale s'est référée aux art. 25 LC et 54 RCCZ et n'a nullement examiné le grief tiré de l'esthétique de la construction et de son intégration au site bâti exclusivement à l'aune de la réglementation communale, comme le soutient le recourant. Elle a rappelé, dans le sens de la jurisprudence fédérale, que le but des prescriptions d'intégration n'était pas d'obliger un constructeur à aligner l'apparence de son projet sur celle des installations ou des bâtiments voisins et qu'il n'était pas possible d'imposer, sur la base de règles générales d'esthétique, une conception de bâtiment ou une qualité architecturale particulière, ou encore de prescrire une reprise spécifique de matériaux de construction, des formes ou des couleurs présents dans le voisinage. Dans le cas particulier, elle a constaté que les photographies versées au dossier montrent que des habitations de styles architecturaux très divers se côtoient dans le quartier où doit être érigée la villa projetée. Si la parcelle du recourant et celles qui la jouxtent à l'ouest comportent des constructions dont les façades sont principalement faites de bois, les biens-fonds n os 1736 et 1753 sis au nord-est et au nord-ouest de la parcelle de C.B.________ et B.B.________ supportent des maisons aux façades presque entièrement crépies. Les nombreuses autres photographies illustrent également cette absence d'uniformité des bâtiments érigés en zones d'habitation faible densité A ou B. Par ailleurs, l'art. 72 RCCZ, applicable à ces zones, ne prévoit aucune prescription spéciale en matière d'esthétique, à la différence de l'ancien droit communal en vigueur jusqu'en 2016, qui imposait un mélange de bois et de maçonnerie en zone de chalet dispersé. Ces considérations échappent à la critique. Le recourant affirme que toutes les constructions existantes en zone de faible densité présenteraient des éléments en bois. Les photographies versées au dossier viennent relativiser ce constat. Les façades visibles sur les photographies de la maison édifiée sur la parcelle n° 1736 sont revêtues de crépi à l'exception d'une modeste surface lattée en bois en façade nord sous le faîte de la toiture. La maison érigée sur la parcelle n° 1753 et jouxtant la parcelle du recourant est également crépie et comporte des encadrements de portes et de fenêtres, ainsi que des volets et des escaliers en bois. Ces quelques éléments ne sont pas représentatifs d'une unité architecturale qu'il y aurait lieu de sauvegarder. Le fait que la villa projetée ne comporte aucun élément en bois en façade ne suffit pas à considérer qu'elle ne s'intégrerait pas dans son environnement bâti que la cour cantonale pouvait sans arbitraire qualifier de disparate au vu des photographies versées au dossier. Aucune des constructions visibles sur celles-ci ne présente des caractéristiques d'un chalet. Il en va notamment ainsi de la maison du recourant. Au demeurant, c'est de manière tout à fait soutenable que la cour cantonale pouvait prendre en considération le fait que le législateur communal n'entendait pas dans le nouveau règlement des constructions et des zones maintenir un style chalet dans les zones de faible densité A et B ou imposer des éléments en bois sur les façades des nouvelles constructions. Le recourant ne prétend pas davantage que la réglementation communale en vigueur interdirait les toits plats ou les constructions en béton dans la zone considérée. Au demeurant, la villa projetée par les intimés ne prévoit pas un toit plat. Le recourant se réfère enfin en vain à l'art. 30 al. 1 LcPN relatif à la protection des sites bâtis et aux objectifs poursuivis par cette loi pour s'opposer au projet. La cour cantonale a évoqué cette disposition, sans toutefois consacrer un considérant spécifique à ce propos. Quoi qu'il en soit, elle pouvait sans arbitraire admettre au vu des photographies présentes au dossier mettant en évidence le caractère disparate des constructions existantes que l'environnement bâti ne présentait pas des caractéristiques qui mériteraient d'être protégées en vertu de cette disposition.