Citation: 9C_249/2008 14.05.2008 E. 1

A l'appui de leurs conclusions, les recourantes soutiennent essentiellement que le tribunal arbitral a commis un déni de justice dans la mesure où il a refusé de statuer de façon incidente, comme elles l'avaient requis, sur la question de la qualité pour agir des caisses-maladie intimées ainsi que sur l'imputation de remboursements effectués (art. 94 LTF). A leur avis, pareil examen préalable aurait permis d'éviter une procédure longue et coûteuse dès lors qu'il était susceptible de mettre un terme au litige (art. 93 al. 1 let. b LTF). Par ailleurs, les recourantes allèguent que le choix des quatre causes pilotes a été opéré sans respecter leur droit d'être entendues (art. 29 al. 2 Cst.) et qu'il est de toute façon incompréhensible puisque les causes retenues sont fort différentes les unes des autres. En outre, le procédé ne se concilie pas avec le principe de la célérité de la procédure (art. 89 al. 5 LAMal). Les recourantes soutiennent de plus que la décision de suspendre l'instruction des autres litiges est arbitraire. Quant au droit de former une nouvelle demande, elles estiment qu'il est périmé (art. 47 al. 2 LAVS et 25 LPGA).