Citation: 4C.190/2000 10.11.2000 E. 4

4.- La défenderesse reproche d'abord aux premiers juges de n'avoir pas admis que la demanderesse se serait par deux fois rendue coupable de culpa in contrahendo à son endroit. La société allemande aurait ainsi violé les règles de la bonne foi en faisant copier par l'entreprise Koller le modèle d'installation d'hydrothérapie inventé par elle, puis en commercialisant par l'entremise de la maison Tonercote AG une installation copiée sur celle de la demanderesse. La défenderesse soutient ensuite qu'en faisant reproduire, soit contrefaire ou imiter par l'entreprise Koller les buses plates faisant l'objet de son invention, la demanderesse aurait violé la LBI. Elle expose que le dommage dont elle réclame réparation trouverait sa source dans les procédés déloyaux auxquels la demanderesse aurait recouru, puis dans l'interdiction signifiée par celle-ci à la défenderesse d'utiliser le nom abrégé "A & S". Cela aurait eu pour effet de priver la société suisse de la faculté d'écouler les systèmes d'hydrothérapie qu'elle avait conçus, alors que la demanderesse disposait d'un important réseau de vente. Les divers éléments du dommage seraient établis à dire d'expert; par surabondance de droit, le préjudice pouvait être fixé par la cour cantonale en application de l'art. 73 al. 2 LBI.