Citation: 6B_780/2022 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a estimé qu'aucun doute sérieux ou irréductible n'était propre à remettre en cause le déroulement des faits tels qu'ils étaient revenus à la mémoire de l'intimée dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 et qui avaient été décrits depuis lors de manière globalement constante par l'intéressée. Ainsi, la cour cantonale a tenu pour établi que, durant la nuit du 23 au 24 octobre 2014, dans la chambre d'hôtel du recourant, à un moment que l'intimée ne savait situer plus précisément ni dans le temps, ni dans l'espace, le recourant avait enfoncé simultanément les deux mains dans son pantalon et dans sa culotte, à l'avant et à l'arrière, et avait sorti son pénis qui n'était pas en érection. Alors que, entièrement dénudée, elle reprenait ses esprits, allongée sur l'un des deux lits de la chambre d'hôtel du recourant, ce dernier l'avait attrapée par les avant-bras, l'avait plaquée sur le lit en lui maintenant les mains de chaque côté de la tête, lui avait ordonné d'écarter les jambes et de faire ce qu'il lui disait, avant de lui enfoncer au moins un doigt dans le vagin. Il lui avait également demandé de s'asseoir sur son visage, alors qu'il était étendu sur le dos, lui avait pincé et tordu très fort le téton gauche ainsi que le sein au-dessus du téton droit et lui avait, à deux reprises, enfoncé quelque chose dans l'anus - son pénis, un doigt ou un objet inconnu - provoquant à chaque fois une douleur intense qui l'avait fait pleurer et gémir de douleur. Il lui avait par ailleurs demandé de prendre son pénis en bouche. L'intimée se souvenait également avoir, à un moment donné, été giflée sur la joue droite et être tombée du lit (cf. jugement attaqué, consid. 4.17.3.8 p. 41).