Citation: 8C_367/2022 E. 5.2

5.2. Au vu du risque de mise en faillite - qui s'est matérialisé début 2021 - et de l'incertitude quant au dédommagement de la société par l'assurance responsabilité civile de l'auteur de l'incendie - dédommagement dont on ignore s'il a finalement eu lieu -, il n'apparaît pas insoutenable de retenir que la situation de la société pouvait se dégrader à la suite du licenciement du recourant le 2 octobre 2018. Le point de savoir si la société avait ou non des charges courantes et/ou des ressources financières à partir de novembre 2018 n'est pas déterminant et peut rester indécis. S'agissant des démarches entreprises par les employés pour recouvrer leurs créances salariales, la cour cantonale a bien précisé qu'au final, un seul d'entre eux avait saisi la justice prud'homale à cette fin, sans s'attarder en détail sur les mesures prises par d'autres employés. D'ailleurs, le recourant concède implicitement ignorer quel comportement a précisément adopté le troisième employé auquel il fait allusion, dès lors qu'il expose que le dossier "laisse [...] penser que le troisième employé a suivi la stratégie convenue [consistant à ne pas entamer de démarches judiciaires]". De toute manière, cette question n'est pas pertinente pour l'issue de la cause, laquelle porte sur l'attitude du recourant - et non celle de ses anciens collègues - en lien avec son obligation de réduire le dommage. Il s'ensuit que le grief tiré d'une constatation arbitraires des faits est mal fondé.