Citation: 6B_620/2009 29.10.2009 E. 1

Le recourant remet en question sa condamnation pour lésions corporelles, violation du devoir d'assistance ou d'éducation, menaces et injures. Il estime notamment que les faits à l'origine de ces condamnations ont été établis de manière arbitraire. Son argumentation est essentiellement dirigée contre les constatations de fait retenues par l'autorité cantonale. 1.1 Le recourant conteste tout d'abord avoir frappé son épouse, admettant uniquement l'avoir bousculée, une seule fois et sous l'emprise d'une jalousie compréhensible. Il se contente toutefois d'exposer sa propre version des faits et de remettre en question les certificats médicaux constatant la présence de lésions sur le corps de la victime, sans toutefois expliquer pourquoi ceux-ci ne seraient pas probants. Il allègue par ailleurs qu'il était arbitraire de préférer à sa propre version des faits celle présentée par son épouse. Une décision est arbitraire et donc contraire à l'art. 9 Cst. lorsqu'elle viole clairement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou contredit de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si sa décision apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision soient insoutenables, il faut encore que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148 et les arrêts cités). A cet égard, il ne suffit pas non plus qu'une solution différente de celle retenue par l'autorité cantonale apparaisse également concevable ou même préférable (ATF 128 II 259 consid. 5 p. 280; 127 I 54 consid. 2b p. 56, 60 consid. 5a p. 70; 124 IV 86 consid. 2a p. 88 et les arrêts cités). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, une décision est entachée d'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsqu'elle tire des déductions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 I 208 consid. 4a). Par ailleurs, l'arbitraire allégué doit, sous peine d'irrecevabilité, être démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (voir ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). L'argumentation présentée par le recourant à l'appui de ce grief se limite à une simple contestation des faits, fondée sur une critique de nature appellatoire. Le recourant ne montre pas que les juges cantonaux auraient interprété de manière absolument insoutenable les moyens de preuve sur lesquels ils se sont basés pour conclure à la commission de l'infraction litigieuse et ne produit aucune pièce propre à accréditer sa thèse. On peut donc douter que son mémoire réponde aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, selon l'arrêt attaqué, les déclarations de la victime sont corroborées par celles de sa fille, qui ont été jugées crédibles par les experts. En outre, la présence de traces de coups sur son corps a été attestée médicalement. Bien que le recourant cherche à jeter le doute sur la valeur des certificats médicaux produits par la victime, affirmant notamment que l'un d'eux ne correspond à rien, il ne fournit aucun élément sérieux propre à étayer cette thèse. De surcroît, il ressort de l'expertise psychiatrique à laquelle le recourant a été soumis que les actes qui lui sont reprochés sont compatibles avec son mode de fonctionnement psychologique. Le recourant cherche aussi à remettre en question les menaces et les injures retenues à son encontre notamment pour avoir affiché un message insultant sur la porte d'entrée de l'immeuble où résidait son épouse. Sur ces points également, son argumentation consiste en un simple exposé de sa version des faits sans montrer en quoi il serait arbitraire de l'avoir écartée au profit de celle de son épouse. En outre, c'est en vain que le recourant soutient que son épouse ne serait pas restée si longtemps avec lui et n'aurait pas envisagé de retirer sa plainte si les faits qu'elle lui reproche s'étaient effectivement produits. En effet, cette attitude s'explique aisément, comme l'a indiqué la victime, d'une part par la crainte que lui inspirait son mari et d'autre part par la volonté de faire tout son possible pour sauver son couple. Eu égard à cette dernière préoccupation, le recourant est particulièrement mal venu de tirer argument de cette attitude pour mettre en doute la crédibilité de son épouse. Dans ces circonstances, on ne saurait considérer comme arbitraire de préférer à celle du recourant la version des faits de son épouse et le grief est de toute évidence mal fondé dans la mesure où il est recevable. 1.2 S'agissant des infractions commises à l'encontre de sa fille, son argumentation est comparable, de sorte que sa recevabilité est aussi douteuse. Au demeurant, dans ce contexte également, on ne voit pas en quoi il serait arbitraire d'avoir préféré à celles de son père les déclarations de l'enfant, qui sont jugées crédibles par l'expert, et expliquent les problèmes rencontrés par la jeune fille et les séquelles dont elle souffre. C'est également en vain que le recourant tente de faire porter à son épouse une partie de la responsabilité des violations du devoir d'assistance dont il a à répondre. En effet, outre que son argumentation repose sur ce point aussi entièrement sur sa propre version des faits, il y a lieu de rappeler qu'il n'y a pas de compensation des fautes en droit pénal (ATF 122 IV 17 consid. 2 c/bb p. 24), de sorte que cet argument, pour autant qu'il soit recevable, ne lui est d'aucune utilité. 1.3 De même lorsqu'il reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu les menaces à l'encontre de son épouse sur la base d'indices légers, le recourant cherche une nouvelle fois à remettre en question les éléments de preuve et notamment les témoignages sur lesquels s'est fondée l'autorité cantonale sans montrer en quoi il serait véritablement insoutenable de leur accorder foi. Sur ce point également, son recours est donc insuffisamment motivé. 1.4 Concernant les menaces et insultes proférées à l'encontre de F.________, le recourant reproche également à l'autorité cantonale d'avoir retenu la version de la plaignante, sans tenir compte du témoignage de G.________. Entendu par le Tribunal de police, celui-ci a en effet déclaré avoir assisté à une scène au cours de laquelle un homme, qui se trouvait en compagnie de trois femmes dans le restaurant dans lequel travaillait le témoin, avait injurié le recourant. Certes, ces déclarations divergent totalement de celles de F.________ et de ses collègues, qui ont été retenues par l'autorité cantonale. Il ressort de la déposition du témoin G.________ que celui-ci connaît le recourant, qui est un client du restaurant dans lequel il travaille, et que le jour en question ils prenaient un café ensemble. Cela indique que leurs relations étaient amicales ou pour le moins allaient au-delà des contacts qu'entretient ordinairement un garçon de café avec ses clients. Il n'appert dès lors pas que la crédibilité de ce témoignage serait supérieure à celle des déclarations de la collègue de F.________, que le recourant cherche à mettre en doute précisément en raison des relations personnelles que celle-ci entretient avec la plaignante. On ne saurait à tout le moins considérer qu'il était insoutenable de préférer la version des faits de la plaignante, confirmée par sa collègue, à celle du recourant, étayée par le témoin G.________. 1.5 S'agissant des faits dénoncés par D.________, le recourant se contente une nouvelle fois de remettre en question la valeur probante des déclarations des témoins, sans montrer que la décision attaquée serait insoutenable, notamment dans son résultat. On peut, enfin, relever que les différents moyens de preuve que le recourant cherche à mettre en doute isolément concordent entre eux, formant ainsi un faisceau d'indices cohérent et nettement plus convaincant que la thèse soutenue par le recourant, qui semble penser que son épouse, sa fille, les intervenants sociaux et d'autres témoins encore, qui ne sont nullement impliqués dans les relations familiales des parties, se sont ligués pour le faire condamner. Par conséquent, dans la mesure où il est recevable, le recours doit être rejeté sur ce point.