Citation: 4A_178/2017 E. 4

Au magasin de Lausanne, l'activité des demandeurs B.________ et C.________ a débuté déjà avant le 1er juillet 2006; néanmoins, la Cour d'appel ne leur alloue que la rémunération des heures supplémentaires postérieures à cette date. La rémunération des heures supplémentaires plus anciennes est refusée sur la base des allégués nos 54 et 55 de la demande en justice, en application de la « maxime de disposition ». Ces deux allégués consistent dans un calcul de la rémunération afférente à 600 heures supplémentaires pour B.________ et à 480 heures pour C.________. Ces nombres d'heures sont repris des allégués nos 30 et 42, respectivement rédigés comme suit: Ainsi, dès le 1er juillet 2006 et jusqu'au 30 juin 2011, le demandeur B.________ a effectué 600 heures supplémentaires (5 x 48 x 2,5). Ainsi, du 1er juillet 2006 jusqu'à la fin de son engagement pour le point de vente de Lausanne, le demandeur C.________ a effectué 480 (4 x 48 x 2,5) heures supplémentaires. Les demandeurs n'ont pas fait état, dans leurs allégués, d'heures supplémentaires antérieures à la date ci-indiquée. En tant que la Cour d'appel se réfère à la maxime de disposition consacrée par l'art. 58 al. 1 CPC, on observe que le total des sommes qu'elle alloue est inférieur aux conclusions qu'elle devait prendre en considération, soit celles de l'appel joint, et que cette disposition de procédure n'exclut donc pas d'allouer, s'il y a lieu, la rémunération d'heures supplémentaires accomplies aussi avant le 1er juillet 2006. En vérité, la maxime de disposition n'est pas en cause. La Cour d'appel peut en revanche valablement opposer aux demandeurs la maxime des débats qui est codifiée à l'art. 55 al. 1 CPC: dans le procès, les demandeurs n'ont allégué que l'accomplissement d'heures supplémentaires postérieures au 1er juillet 2006; en conséquence, les juges ne pouvaient pas constater en fait d'éventuelles heures supplémentaires plus anciennes, ni allouer la rémunération correspondante (cf. Christoph Hürni, in Commentaire bernois, n° 9 ad art. 55 CPC). Sur ce point aussi, le recours en matière civile est privé de fondement.