Citation: 4A_384/2017 E. A

A.a. X.________ est un coureur de demi-fond... de niveau international. Entre le 7 juin 2014 et le 24 août 2015, il a subi trois contrôles antidopage en vue de la mise à jour des données de son passeport biologique. Le profil de l'athlète a été soumis à un groupe d'experts, lequel a conclu à l'usage très probable d'une substance ou d'une méthode prohibée, dans un rapport du 22 février 2016, puis a confirmé sa première opinion après avoir pris connaissance des explications fournies le 10 mars 2016 par l'intéressé à l'Association B.________ (ci-après: B.________, selon son acronyme anglais). Suspendu provisoirement le 12 avril 2016, X.________ a été entendu le 14 juin 2016 par la Commission de discipline de la Fédération A.________ (ci-après: A.________), qui a conclu à une violation de la règle 32.2 (b) des Règles de B.________, l'a suspendu pour une durée de quatre ans à compter du 12 avril 2016 et a annulé rétroactivement tous les résultats obtenus par lui dès le 7 juin 2014. Cette décision figure, avec ses motifs, dans le procès-verbal de la réunion de la Commission de discipline daté du 14 juin 2016; son dispositif a été reproduit dans un courrier destiné à l'athlète, qui porte la date du 28 juin 2016 et se réfère au procès-verbal. A.b. Le 30 juin 2016, le Dr L.________, responsable médical et antidopage au sein de A.________ et membre de la Commission de discipline, a adressé le courriel suivant à l'athlète: "Monsieur X.________, Veuillez trouver ci-joint le PV de la commission de discipline avec un courriel de A.________ à votre attention, se rapportant à votre dossier en cours. [...]" Le 8 août 2016, X.________ a envoyé le courrier électronique suivant à A.________, à l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), à B.________ et au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) : "Par une décision prise le 14 juin 2016 et communiquée le 30 juin 2016, par la commission de discipline de la Fédération A.________, j'ai été condamné à une suspension de toute compétition en athlétisme pour une durée de quatre (4) ans à compter du 12 avril 2016 et l'annulation de tous mes résultats obtenus à partir du 07 juin 2014. Par la présente, je vous informe que je conteste vivement cette décision au motif qu'elle est en pleine contradiction avec les règles de l'Association B.________ et des normes en vigueur et que j'interjette appel de la décision prise à mon encontre. -..]" Une "explication détaillée des raisons de [l'] appel", datée du 7 août 2016, était jointe à ce courriel. Ce document ne mentionne aucun destinataire, mais il ressort de sa lecture qu'il était adressé à A.________. L'athlète n'aurait reçu aucune réponse à son courriel du 8 août 2016 et aux explications jointes. X.________ allègue avoir ensuite "connu de graves crises psychologiques, à cause de l'injustice qu'il a ressentie ", et avoir adressé, en janvier 2017, un nouveau courriel collectif à A.________, à l'AMA, à B.________ et au TAS. Par courriel du 23 janvier 2017, le Secrétariat du TAS a adressé à l'athlète un message dans lequel il lui a expliqué qu'il ne se considérait pas comme le véritable destinataire du document intitulé "appel", annexé au courriel d'août 2016, et qu'il n'aurait de toute façon pas pu mettre une procédure d'arbitrage en oeuvre sur la base de ce document, lequel ne remplissait aucunement les conditions d'un appel au TAS. Assisté de son conseil, X.________ aurait déposé au Bureau de A.________, en date du 16 février 2017, une demande de transmission de la décision intégrale et du dossier complet le concernant. Le 28 février 2017, un responsable du département antidopage de B.________ a écrit à l'athlète en lui indiquant qu'il semblait n'avoir déposé aucun appel à l'encontre de la décision de A.________ du 28 juin 2016 auprès du TAS et en lui demandant "indépendamment de toute décision ultérieure du Président de la Chambre d'appel du TAS quant au caractère tardif d'un recours contre la décision de A.________ du 28 juin 2016", d'entreprendre les démarches nécessaires pour rendre son appel effectif s'il avait toujours l'intention de contester cette décision. L'attention de l'athlète était enfin attirée sur les art. R47 ss du Code de l'arbitrage en matière de sport (ci-après: le Code).