Citation: 2C_170/2018 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, ainsi que l'a relevé le Tribunal cantonal, la décision initiale de refus de délivrer au recourant une autorisation de séjour du Service cantonal du 20 octobre 2015 est entrée en force le 21 mars 2017, lorsque le Tribunal fédéral a rejeté le recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal la confirmant (cf. art. 61 LTF). Le recourant a déposé sa demande de reconsidération, respectivement sa nouvelle demande, le 28 avril 2017. Quoi qu'il en pense, on ne voit pas que, dans ce très bref laps de temps, les circonstances aient pu se modifier au point qu'un nouvel examen de la demande d'autorisation de séjour s'imposerait largement avant le délai général de cinq ans. En particulier, la radiation de l'inscription figurant au casier judiciaire allemand, sur laquelle insiste le recourant, n'est pas déterminante; ce n'est en effet pas l'inscription en tant que telle qui a justifié le refus d'autorisation de séjour, mais l'infraction commise par le recourant - dont le caractère ancien a du reste été pris en considération - et ses fausses déclarations à ce sujet. A cela s'ajoute que le recourant ne s'est pas conformé à l'ordre qui lui avait été donné de quitter la Suisse, ce qui est pourtant un préalable nécessaire. Ne pas exiger le respect de cette condition reviendrait en effet à permettre au recourant de contourner la décision de renvoi prise à son encontre (cf. arrêt 2C_790/2017 du 12 janvier 2018 consid. 2.4). Dans ces circonstances, un nouvel examen du droit à une autorisation de séjour ne peut pas entrer en considération.