Citation: 1B_134/2020 E. 3.2.4

3.2.4. Les soupçons évoqués ci-dessus sous consid. 3.2.3 ont été étayés par le MPC, à l'appui de sa requête d'autorisation au Tmc, par la production de contrats, de pièces comptables et de diverses correspondances (cf. dossier de la Cour des plaintes, act. 3.1, not. annexes n° 6 à 11). Ils apparaissent dans cette mesure suffisamment fondés et vraisemblables, au regard de l'art. 269 al. 1 let. a CPP, pour laisser présumer la commission par le prévenu d'infractions de banqueroute frauduleuse (art. 163 ch. 1 CP) et de faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP), lesquelles figurent au demeurant, à l'instar de celle de blanchiment d'argent aggravé (art. 305 bis ch. 2 CP), parmi les infractions énumérées à l'art. 269 al. 2 let. a CPP. Il y a également lieu de prendre en considération qu'au moment où la surveillance litigieuse avait été ordonnée (27 avril 2017), l'enquête ne se trouvait qu'à un stade précoce, celle-ci n'ayant été étendue aux actes dénoncés par E.________ Ltd. que le 19 avril 2017. Ainsi, en tant que le recourant tente de démontrer que la vente des participations de F.________ AG à G.________ AG résultait bien d'une démarche licite, rien de tel ne pouvait en l'état être déduit du rapport établi le 11 avril 2014 par un chargé d'enquête de la FINMA (art. 36 LFINMA), duquel il ressortait qu'après un examen détaillé, l'arrière-plan économique et les circonstances exactes de cette transaction n'étaient pas connues (cf. dossier de la Cour des plaintes, act. 3.1, annexe n° 10, consid. 1.9 p. 24). Il n'est pas déterminant à cet égard que la FINMA n'avait alors apparemment pas estimé utile d'en informer les autorités de poursuite pénale (cf. art. 38 al. 3 LFINMA). En outre, s'agissant des actes de blanchiment d'argent aggravé (art. 305 bis ch. 1 et 2 CP), évoqués ci-dessus sous consid. 3.2.2, il est observé que ceux-ci avaient fait l'objet d'un acte d'accusation rendu le 19 mai 2015. Si celui-ci avait certes été renvoyé le 31 août 2015 au MPC par le Tribunal pénal fédéral pour complément d'instruction - dès lors que B.________ ne devait pas être jugé séparément de C.________, suspecté d'avoir commis l'infraction préalable -, le Tribunal pénal fédéral n'avait pas pour autant remis en cause les charges retenues contre B.________, ainsi que cela ressort aussi de l'arrêt 1B_343/2015 du 7 octobre 2015 (cf. consid. 4), rendu dans la présente cause.