Citation: 9C_90/2022 E. 5.2

5.2. A la suite de la cour cantonale, on doit tout d'abord constater que le recourant a admis la nécessité de l'intervention d'un tiers dans le cas d'espèce (courrier du 16 mai 2019), ce qu'il semble remettre partiellement en question de manière contraire à la bonne foi devant le Tribunal fédéral (sur cette notion, cf. par exemple ATF 143 III 55 consid. 3.4). Ensuite, et contrairement à ce que fait valoir l'office AI, l'affaire en cause présentait une certaine complexité en fait et en droit, qui justifiait l'assistance exceptionnelle d'un avocat dans le cadre de la procédure administrative. On relèvera tout d'abord (art. 105 al. 2 LTF) que l'assuré a été victime en août 2010 d'une chute d'un mur ayant entraîné un traumatisme au genou droit (nécessitant une opération, qui se compliqua d'une surinfection), puis d'une chute d'une échelle en 2014 qui a entraîné une fracture de la clavicule droite. Or ces évènements successifs ont conduit l'office AI - outre à demander une expertise orthopédique - à solliciter à plusieurs reprises l'apport des pièces de l'assureur-accident, favorisant le dépôt de nombreux rapports médicaux, qui sont venus compléter un dossier déjà fort volumineux. De plus, une problématique neurologique a également été évoquée - toutefois écartée par le Service médico-régional de l'assurance-invalidité -, ajoutant une certaine complexité sur le plan médical. En outre, l'évaluation des conséquences économiques des diverses atteintes à la santé de l'assuré n'était pas aisée à déterminer. Premièrement, les taux d'incapacité de travail dans l'activité habituelle et l'activité adaptée ont oscillé à de nombreuses reprises en raison d'améliorations et d'aggravations successives de l'état de santé de l'assuré entre 2011 et 2017. En second lieu, s'agissant de la détermination du degré d'invalidité, la question de l'impact d'heures supplémentaires sur le calcul du revenu sans invalidité a dû être analysée. Le recourant, qui avait cumulé deux emplois durant une certaine période, a également dû prendre position sur l'évaluation d'un tel cumul par l'office AI, qui ne le prenait pas en considération dans le cadre de la détermination du revenu sans invalidité.