Citation: 5A_123/2022 E. 3.2

3.2. En second lieu, le recourant dénonce une violation du droit fédéral, en l'occurrence de l'art. 190 al. 1 ch. 2 LP. Il expose que la décision attaquée ne constate pas que le paiement des dettes a été " suspendu en soi "; s'il y a un " certain nombre d'arriérés ", dont le " paiement était en cours ", il est néanmoins erroné d'y voir une suspension " de manière durable et non temporaire ". Autant qu'elle est suffisamment motivée - ce qui est douteux (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références) -, cette critique est manifestement mal fondée. Le recourant ne réfute pas les constatations de la juridiction cantonale quant à l'étendue du passif résultant de l'extrait des poursuites (près de 600'000 fr.), à l'absence de remboursement des dettes de droit public dues à la caisse cantonale de compensation ou de proposition de rachats des actes de défaut de biens, ou encore l'absence de démarches concrètes pour mettre sur pied son plan d'amortissement, dont on ignore au reste ce qu'il prévoit pour désintéresser les créanciers. Or, quoi qu'en pense l'intéressé, il ne suffit pas de verser des acomptes réguliers au créancier ayant sollicité l'ouverture de la faillite - point qui est par ailleurs discutable - pour se soustraire au reproche d'avoir suspendu ses paiements. En réalité, sur la base de ces constatations, il apparaît que le recourant n'est pas en mesure de faire face à son passif exigible et, partant, se trouve dans une situation d'insolvabilité qui justifie à plus forte raison le prononcé de la faillite sans poursuite préalable (parmi plusieurs: arrêt 5A_325/2020 du 16 juin 2020 consid. 3.1 in fineet la jurisprudence citée). Le constat des juges précédents s'avère ainsi conforme au droit fédéral.