Citation: 2C_683/2021 E. 5.3

5.3. De plus, contrairement à ce qu'invoque la recourante, il ne ressort nullement des considérants de l'arrêt attaqué que l'absence de fondement légal de la condition d'admission portant sur la réalisation d'au moins 30 crédits ECTS d'études des activités et pratiques sportives devrait avoir pour corollaire l'admission d'office de la recourante à la formation litigieuse. Bien au contraire, comme le Tribunal cantonal l'a relevé à juste titre, le Règlement des études du Comité stratégique du 14 novembre 2019, que la recourante ne remet pas en cause, prévoit que la procédure d'admission à la HEP-BEJUNE repose sur une sélection opérée en fonction des aptitudes des candidats. Dès lors, le fait que l'une des conditions de sélection ait été écartée, car sans fondement légal, ne saurait permettre de soustraire l'intéressée à l'entier de la procédure de sélection en prononçant d'office, et sans évaluation approfondie, son admission, au risque de vider de sa substance la procédure de sélection. A cet égard, il sied également de relever qu'en refusant d'admettre d'office la recourante à la HEP-BEJUNE tout en lui permettant de se représenter au maximum deux fois à la procédure d'admission, le Tribunal cantonal s'est conformé à sa jurisprudence constante et à celle du Tribunal fédéral en s'imposant une retenue particulière dans l'appréciation des capacités de la recourante à entreprendre la formation en cause. Une telle réserve dans l'appréciation des capacités d'un candidat est usuelle et ne viole en principe aucun droit constitutionnel (cf. ATF 136 I 229 consid. 5.4.1; 131 I 467 consid. 3.1), ce que la recourante ne prétend du reste pas. Dès lors, c'est sans arbitraire que l'autorité précédente, après avoir expliqué à satisfaction les motifs à l'appui de son choix, a réformé la décision du Rectorat et permis à l'intéressée de se représenter à la procédure d'admission.