Citation: C 69/05 21.08.2006 E. A

B.________, comptable de formation, est inscrit depuis le 12 octobre 1988 en qualité de directeur de X.________ SA, société spécialisée dans l'exécution de tous mandats fiduciaires. En tant que tel, il assume, depuis 1985, la direction de l'entreprise, l'instruction des employés, la comptabilité des mandants, les contacts avec ces derniers ainsi que l'acquisition des nouveaux clients. Confrontée à d'importantes difficultés de trésorerie, X.________ SA a réduit l'horaire de travail de son directeur de 100 à 20 % à partir du 1er janvier 2002. Ce dernier s'est alors inscrit auprès de l'Office cantonal de l'emploi en tant que demandeur d'emploi à 80 % et salarié de la société précitée à 20 %. Le 29 janvier 2002, il a déposé une demande d'indemnité de chômage et un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert en sa faveur à compter du 1er janvier 2002 jusqu'au 31 décembre 2003. A la suite d'un contrôle du seco, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après : la caisse) a nié à B.________ le droit aux prestations, par décision du 4 novembre 2003 confirmée sur opposition le 18 mai 2004. En bref, elle a considéré qu'en poursuivant son activité de directeur auprès de X.________ SA et à défaut d'avoir requis la radiation de son inscription en tant que tel au registre du commerce, il n'avait pas rompu tout lien avec la société précitée, mais continué d'exercer à son service, une position dominante assimilable à celle d'un employeur. Par décision subséquente du 10 décembre 2003, la caisse a réclamé à B.________, la restitution de 83'456 fr. 10 au titre d'indemnités indûment perçues depuis le 1er janvier 2002 jusqu'au 31 juillet 2003 et suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur le bien-fondé du droit aux prestations sujettes à recouvrement.