Citation: 4A_488/2017 E. 1

La défenderesse a contesté l'existence même de la prétention invoquée et s'est prévalue, pour le cas où la prétention existerait, de ce que celle-ci était prescrite. La procédure a par la suite été limitée à la question de la prescription. La Chambre patrimoniale cantonale a admis l'exception de prescription soulevée par la défenderesse en tant qu'elle se rapporte aux indemnités d'assurance relatives au défaut de paiement des deux versements trimestriels échéant les 9 mars et 9 juin 2009, mais l'a rejetée en tant qu'elle se rapporte aux dix versements postérieurs. B.b. Statuant le 24 juillet 2017, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a admis l'appel de la défenderesse et, réformant le premier jugement, a rejeté la demande en paiement formée par les demanderesses, au motif que la créance dont la prescription est en jeu est celle du prix de vente, et non celle des tranches trimestrielles fixées par les parties. Les motifs retenus par la cour cantonale seront discutés dans les considérants en droit.