Citation: 1C_651/2023 E. 10.2

10.2. La cour cantonale a consacré le considérant 7 de son arrêt à ce grief. Avec la Municipalité, elle a retenu que le projet était cohérent avec le caractère du quartier, composé de villas cossues. Vue en plan, la villa principale se présente en forme de croix, à l'instar de celle située sur la parcelle n° 372 contiguë à l'est. Elle présente une orientation identique et des dimensions similaires. L'examen d'une vue aérienne du quartier permettait de constater que l'implantation et l'orientation des constructions varient; de nombreuses villas disposent de toits présentant des pans divers, en forme de "L", avec des décrochements ou de très larges lucarnes. On constate peu d'homogénéité dans la conception des toitures et l'orientation des faîtes. Dans ce contexte, on ne saurait reprocher à la Municipalité d'avoir autorisé une construction de caractère atypique qui dénoterait avec le reste du quartier. S'agissant plus particulièrement de l'annexe, bien qu'elle se situe, par son implantation et l'orientation du faîte de son toit, perpendiculairement à la villa des recourants, elle ne présente pas d'incongruité au regard des constructions du quartier. Les toitures des villas situées sur les parcelles n os 374, 375 et 1836 notamment, à proximité immédiate de celle des recourants, présentent une orientation identique. Bien que l'annexe présente des dimensions conséquentes, en particulier le mur situé le long de la parcelle des recourants, il en va de même de nombreux bâtiments alentours. Il convient également de relever que la distance aux limites de 5 mètres prévue à l'art. 5.3 RCAT est respectée, ce que les recourants ne contestent pas. En outre, au contraire de ce que prétendent ces derniers, l'annexe ne fait pas directement face à leur villa. Celle-ci s'ouvre principalement vers le sud-ouest où se trouvent une grande terrasse, qui se déploie jusqu'à leur piscine extérieure et leur jardin. La façade de l'annexe sera donc parallèle à une façade secondaire de la villa. Au surplus, elle sera cachée derrière une double haie, présente sur la parcelle des recourants et sur la parcelle n° 613, qui en diminuera d'autant l'impact visuel depuis la maison des recourants. En définitive, on ne voit pas sous quel angle on pourrait reprocher à la Municipalité d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que le projet litigieux s'intégrait de façon correcte à son environnement.