Citation: 4P.154/2004 30.11.2004 E. 3.2

3.2.1 Le rapport d'inspection des SI du 21 juillet 1997 mentionnait trois catégories de défauts: a) 15 défauts précisément désignés devaient être éliminés au plus vite; b) deux autres "points" devaient être exécutés "avant la reprise du prochain locataire"; c) le solde des défauts devait être supprimé "à l'occasion des prochains travaux de rénovation". Le rapport de contrôle du 12 janvier 1998, signalant que la périodicité de l'inspection des installations électriques est de 20 ans, certifiait que tous les défauts des catégories a) et b) étaient désormais "en ordre". Quant à ceux de la catégorie c), le rapport précisait qu'ils devaient être éliminés "ultérieurement, soit après la vente ou à l'occasion de transformations". Le rapport se terminait par la conclusion, mise en évidence en gras, que le contrôle des SI ne "donn(ait) lieu à aucune remarque". Dans ces circonstances, il n'apparaît en tout cas pas arbitraire de n'avoir pas constaté que les rapports en question des SI, qui sont antérieurs à la vente de l'immeuble aux recourants, obligeaient les futurs acheteurs de l'immeuble, sitôt la vente conclue, à effectuer des travaux portant sur l'installation électrique. 3.2.2 Le témoin G.________ s'est clairement exprimé sur les travaux qui devaient être effectués à l'occasion de la prochaine rénovation du bâtiment (catégorie c du rapport d'inspection). Il a déclaré que ces travaux pouvaient "attendre un certain temps, s'il n'y a pas de travaux de rénovation, car ces points ne paraissent pas (aux SI) véritablement dangereux". Quant au témoin H.________, il a affirmé qu'en cas de vente d'un immeuble vétuste, des travaux de rénovation étaient entrepris dans le 80 % des cas et que les SI partaient de l'idée que les travaux électriques étaient exécutés à cette occasion. Mais il a concédé que cette hypothèse ne se vérifiait pas toujours. A considérer ces dépositions, on ne voit donc pas que la cour cantonale aurait fait montre d'arbitraire en retenant la constatation incriminée. Le moyen est privé de tout fondement.