Citation: 4A_530/2021 E. A

Le 28 juin 2019, la société X.________ SA (ci-après la demanderesse) a saisi le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers (NE) d'une requête de conciliation dirigée contre les sociétés M.________ et Y.________ AG (ci-après les défenderesses). Le 12 juillet 2019, la Chambre de conciliation du Tribunal a cité les parties à comparaître le 29 août 2019. L'audience de conciliation s'est tenue à cette date. Pour la demanderesse s'est présenté A1.________, administrateur président doté de la signature collective à deux, assisté d'un avocat. Il a produit la "procuration" suivante, établie sur un papier d'affaires portant le logo et les coordonnées de X.________ SA: "Je, soussigné, confirme que A1.________, administrateur président de la société X.________ SA, est autorisé à négocier, transiger et représenter cette dernière seul dans le cadre du litige qui l'oppose aux sociétés Y.________ AG et M.________. (...) le 29 août 2019 X.________ SA A2.________ Administrateur vice-président " S'ensuivait la signature manuscrite du prénommé, qui jouissait lui aussi d'un pouvoir de signature à deux. Pointant ce dernier élément, les défenderesses ont contesté les pouvoirs de A2.________. Elles ont conclu à l'irrecevabilité de la requête de conciliation. Pour "rétablir la situation", l'avocat de la demanderesse a suggéré que A1.________ contresigne cette procuration ou qu'un deuxième administrateur vienne à l'audience, propositions que l'autorité de conciliation a rejetées après s'être heurtée à l'opposition des défenderesses. La procédure a été suspendue. Finalement, l'autorité de conciliation a délivré le 13 décembre 2019 une autorisation de procéder précisant que la demanderesse était personnellement présente à l'audience.