Citation: 4A_688/2012 E. 3

Même si la loi ne le dit pas expressément, la révision ne peut être demandée que par une partie à la procédure ayant conduit à la décision formant l'objet de la demande de révision (ATF 121 IV 317 consid. 1a p. 120) ou par le successeur en droit de cette partie ( ELISABETH ESCHER, Revision, Erläuterung und Berichtigung, in Prozessieren vor Bundesgericht, 3e éd. 2011, n° 8.7). En l'espèce, la procédure arbitrale close par la sentence finale du 17 décembre 2010 a mis aux prises V.________ et W.________ Company, d'une part, ainsi que A.K.________ et B.K.________ SA, d'autre part. Il suit de là que les deux demandes de révision adressées au Tribunal fédéral sont d'emblée irrecevables en tant qu'elles ont été introduites par d'autres personnes morales (C.K.________ SA, D.________ SA et E.________ Ltd) ou physiques (X.________, Y.________ et Z.________). Quant à A.K.________, cette société a certes pris part à la procédure arbitrale. Cependant, elle a été déclarée en faillite, liquidée et radiée depuis lors, si bien qu'elle n'existe plus. On ne voit donc pas comment elle serait en mesure d'introduire elle-même une demande de révision, ni pourquoi ses anciens actionnaires pourraient le faire en son nom. Rien de tel ne ressort, en tout cas, de l'avis de droit annexé à la première demande de révision. Dès lors, la qualité pour former une demande de révision doit également être déniée à cette ancienne société. En définitive, seule la Masse en faillite de B.K.________ SA possède la qualité pour agir en révision. Ladite société, qui était l'une des parties à l'arbitrage, a été mise en faillite le 26 septembre 2011, mais sa liquidation n'est pas terminée. Les requérants ont du reste produit une attestation de l'Office des faillites du canton de Genève confirmant que X.________, l'administrateur de B.K.________ SA en liquidation, est autorisé à agir au nom de la société, respectivement de la masse en faillite de celle-ci, en vue d'obtenir la révision de la sentence arbitrale.