Citation: 5A_883/2022 E. 3.4

3.4. Force est de constater que par ses critiques, l'intéressée ne s'en prend nullement à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée, laquelle lui refuse en appel le bénéfice de l'assistance judiciaire faute de chances de succès pour des motifs d'ordre procédural, à savoir la prise de conclusions par la partie défenderesse défaillante au stade des débats principaux. Il en va de même lorsqu'elle allègue de manière appellatoire que si ses griefs étaient réellement dénués de toute chance de succès, le juge de district déjà aurait dû lui retirer l'assistance judiciaire, comme le prévoit l'art. 120 CPC. La recourante échoue en outre à démontrer qu'en statuant sur la requête d'assistance judiciaire en même temps que l'arrêt au fond, mais par décision séparée, l'autorité cantonale n'aurait pas procédé à une évaluation rétrospective des chances de succès. En effet, il ressort de l'arrêt querellé que pour considérer que la cause apparaissait d'emblée dépourvue de chance de succès, le juge cantonal a confronté le jugement de divorce aux griefs invoqués en deuxième instance. Au surplus, à titre de comparaison, le Tribunal fédéral a considéré que le fait de statuer sur la requête d'assistance judiciaire dans la même décision que sur le fond n'est en soi pas un procédé exclu, la partie requérante ne devant cependant subir aucun préjudice en raison de la procédure adoptée pour l'examen de sa requête (arrêts 5A_405/2023 précité consid. 3.2.5; 5A_118/2020 précité consid. 6.3). Or, la recourante ne démontre pas en quoi un tel procédé lui aurait occasionné un préjudice. Autant qu'ils sont recevables, les griefs doivent donc être rejetés.