Citation: 5P.24/2004 18.03.2004 E. 3

Le recourant soutient en outre que la Cour de justice est allée au-delà des conclusions de l'intimée en retenant que celle-ci pouvait prétendre, de 1981 à 1991, à une indemnité d'un montant de 1'875 fr. par mois. Le principe ne eat judex ultra petita partium relève du droit cantonal de procédure, donc du recours de droit public (ATF 89 II 56 consid. 3 p. 62 in fine; cf. aussi ATF 111 II 358 consid. 1 p. 360 et les arrêts cités). Contrairement aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recourant n'allègue cependant aucune violation arbitraire d'une disposition du droit cantonal. Son argumentation est dès lors irrecevable (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; cf. aussi ATF 128 I 273 consid. 2.1 p. 275/276). Au demeurant, lorsque la demande tend à l'allocation de divers postes de dommage reposant sur la même cause, le tribunal n'est lié que par le montant total réclamé, si bien qu'il peut allouer davantage pour un des éléments du dommage et moins pour un autre (ATF 119 II 396 consid. 2 et les références). Dans le cas particulier, si la Cour de justice a calculé différemment le montant de l'indemnité équitable due à l'épouse, elle n'en a pas moins confirmé la somme totale de 204'700 fr. fixée par le Tribunal de première instance.