Citation: 5A_639/2014 E. 4.2

4.2. Le droit d'être entendu comprend celui d'être assisté d'un interprète durant les débats oraux en cas de connaissances insuffisantes de la langue officielle utilisée devant le tribunal (arrêt 4P.26/2001 du 8 juin 2001 consid. 1a/aa; cf. actuellement sous l'empire du CPC: FREI, in: Berner Kommentar zur ZPO, Band I, Art. 1-149 ZPO, 2012, n° 9 ad art. 129 CPC). L'interprète doit avoir les compétences requises pour la tâche, ce dont le juge doit s'assurer (cf. WEBER, in: Kurzkommentar ZPO: Schweizerische Zivilprozessordnung, 2 ème éd., 2014, n° 6 ad art. 129 CPC); des diplômes particuliers ne sont toutefois pas exigés (arrêt I 77/07 du 4 janvier 2008 consid. 5.1 et 5.2). Le droit à la traduction s'étend aux éléments nécessaires pour que la partie concernée puisse suivre le cours de la procédure et exercer efficacement ses droits. Doivent être ainsi traduits les propres déclarations de la partie, ainsi que les questions qui lui sont posées, mais aussi les déclarations essentielles des autres participants à la procédure ainsi que les actes de procédure importants (cf. WEBER, op. cit., n° 5 ad art. 129 CPC). L'étendue de l'assistance qu'il convient d'accorder doit toutefois être appréciée non pas de manière abstraite mais en fonction des besoins effectifs de la partie concernée et des circonstances concrètes du cas (arrêts 6B_190/2008 du 20 mai 2008 consid. 3.1; 1P.162/2005 du 12 mai 2005 consid. 2). Le droit d'être entendu ne confère pas le droit de se faire traduire les pièces officielles du dossier (ATF 131 V 35 consid. 3.3; arrêts 5A_423/2007 du 5 décembre 2007 consid. 3; 4P.26/2001 du 8 juin 2001 consid. 1a/aa) ou le jugement (ATF 115 Ia 64 consid. 6b et c). Il ne confère pas non plus un droit à une traduction simultanée de l'entier des débats (ATF 118 Ia 462 consid. 2b). Une traduction consécutive et synthétique des débats suffit pour répondre aux exigences déduites de l'art. 29 al. 2 Cst. (arrêt 1P.482/2003 du 29 octobre 2003 consid. 3.3).