Citation: 5A_728/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale s'est ralliée aux motifs de la Justice de paix d'après lesquels, en bref, la personne concernée présente des difficultés à se conformer aux obligations et aux exigences du Service d'aide sociale, ce qui entraîne des carences dans le versement de son loyer et ses primes d'assurance-maladie au moyen du budget qui lui est spécialement alloué à cet effet. L'intéressé ne parvient pas à gérer son argent et ne comprend pas le fonctionnement du Service social, le rapport médical du 19 avril 2023 indiquant qu'il est quérulent et méfiant envers les institutions; la levée de la mesure de curatelle ne résoudrait pas les problèmes, puisqu'il continuera de dépendre du Service social pour son entretien et le paiement de ses factures et il n'aura donc pas d'autre choix que de se conformer à ses exigences. Vu ces éléments, force est de constater qu'il n'est pas en mesure d'assurer lui-même la sauvegarde de ses intérêts et qu'il a besoin d'aide pour la gestion de ses affaires, qu'elles soient administratives ou financières. Partant, en vertu des principes de proportionnalité et de subsidiarité, la mesure de curatelle de représentation doit être maintenue. La juridiction précédente a constaté de surcroît, sur la base du rapport médical, que l'intéressé n'a pas de déficience mentale, ni d'incapacité durable de sa capacité de discernement, mais il présente néanmoins un " trouble de la personnalité sensitive de sévérité moyenne ", qui est décompensé en raison des tensions entourant la mesure de protection et la frustration que celle-ci lui procure. Sa difficulté à collaborer avec la curatrice et le Service social découle (partiellement) de ses troubles psychiques et d'éléments " extra-médicaux ". Vu sa désorganisation, il a de la peine à hiérarchiser ses démarches; en particulier, il ne possède pas les capacités pour gérer adéquatement sa situation financière et administrative et ne discerne pas les priorités, rejetant la faute sur sa curatrice et les représentants du Service social. Vu ce qui précède, le recourant se trouve dans un état de faiblesse qui affecte sa condition personnelle et l'empêche d'assurer la sauvegarde de ses intérêts; le besoin de protection apparaît ainsi avéré. Aucune mesure moins incisive n'empêcherait une détérioration de la situation; une curatelle d'accompagnement au sens de l'art. 393 CC n'entre pas en considération, puisque le curateur d'accompagnement ne dispose pas de pouvoirs de représentation, qui sont essentiels en ce qui touche au règlement de ses affaires administratives et financières.