Citation: 4A_268/2014 E. B

A.________ SA a ouvert action contre B.________ en paiement de 420'000 fr. L'action a été rejetée par le Tribunal de première instance puis, sur appel, par la Chambre civile de la Cour de justice. Dans son arrêt du 14 mars 2014, cette dernière a retenu que la demanderesse était certes la première à avoir signalé le nom du futur acheteur à B.________, mais sans lui donner les coordonnées de cette personne; B.________ n'avait ainsi pas eu la possibilité de reprendre contact avec cet acquéreur potentiel pour directement négocier avec lui après la résiliation du contrat de courtage intervenue le 14 décembre 2009. La Chambre civile en a déduit que B.________ n'avait pu tirer aucun bénéfice de l'activité déployée par A.________ SA avant la résiliation du contrat de courtage. Elle a en outre retenu que la résiliation opérée par B.________ n'était pas intervenue en temps inopportun, au motif que A.________ SA avait violé son devoir de discrétion en révélant l'intention de vendre de B.________ à des connaissances de celui-ci, à savoir la famille D.________. La Chambre civile en a conclu que A.________ SA ne pouvait pas prétendre à une rémunération.