Citation: 9C_331/2020 E. 5.3.1

5.3.1. En l'occurrence, le tribunal cantonal a constaté l'existence d'une perte de cheveux au niveau fronto-temporal, qu'il a qualifiée de calvitie masculine antérieure et temporale, ainsi que la nécessité de pratiquer une greffe capillaire pour féminiser les traits du visage. Ces constatations sont tirées des avis de plusieurs médecins. La juridiction cantonale a cité les docteurs C.________, spécialiste en médecine interne générale (rapport du 4 juillet 2016), D.________ (avec le psychologue E.________), médecin-chef de la Consultation de sexologie de l'Hôpital F.________ (rapport du 27 septembre 2017) et G.________, spécialiste en endocrinologie (rapports des 30 janvier 2018 et 24 avril 2019). On ajoutera à ces références les docteurs H.________, médecin-adjoint du Service de chirurgie plastique, reconstructive et esthétique de l'Hôpital F.________ (rapports des 6 octobre 2016 et 28 août 2017) et I.________ (avec le psychologue E.________), médecin-cheffe de l'Unité de médecine sexuelle et de sexologie de l'Hôpital F.________ (rapport du 23 avril 2019). Le docteur G.________ a encore été interpelé durant la procédure judiciaire cantonale pour fournir des renseignements complémentaires (courrier du 6 février 2020). Les premiers juges ont plus précisément retenu que ces médecins avaient admis l'utilité d'une transplantation de cheveux, en ce sens qu'elle permettrait à l'assurée de vivre de manière plus en harmonie avec son identité de genre féminine et diminuerait sa dysphorie de genre. Ils ont ajouté que ces appréciations médicales reposaient sur les caractéristiques personnelles de l'intimée ainsi que sur les souffrances dont elle avait fait part à ses médecins. Ils se sont fondés sur les observations de ces mêmes médecins, selon lesquelles la greffe capillaire était indispensable (puisque la calvitie exposait l'assurée à la discrimination et à la stigmatisation), l'apparence masculine entretenait et augmentait la souffrance psychique liée à la dysphorie de genre et la perte de cheveux causait une gêne psychosociale significative pour la transition en femme.