Citation: 5A_436/2019 E. 3

Le recourant se plaint d'une constatation manifestement inexacte des faits et d'arbitraire en tant que la Cour de justice a retenu qu'il n'avait pas contesté avoir continué à verser la contribution d'entretien de 7'000 fr. par mois à son ex-épouse pendant plusieurs années, alors qu'il savait qu'elle entretenait une relation stable avec un tiers. Or il résultait des " faits déterminants de la cause " que la nouvelle relation de l'intimée, respectivement le concubinage qualifié, avait toujours été niée par celle-ci. La preuve de cette relation avait été apportée au cours de la procédure probatoire de première instance. Ce n'était que plus tard, au stade de l'appel (ch. 38 s.), respectivement du deuxième échange d'écritures de la procédure d'appel, que l'intimée avait affirmé pour la première fois que son concubinage qualifié était connu de son ex-époux et que celui-ci s'en accommodait, ne le considérant dès lors pas comme un motif de modification des rentes versées. Par définition, cohabitation et concubinage s'excluaient mutuellement. De plus, en niant l'existence du concubinage, l'intimée admettait implicitement que son ex-époux ne pouvait en avoir connaissance. Tel que motivé, le grief, qui frise la témérité, est impropre à démontrer l'arbitraire des constatations de l'arrêt attaqué. Celles-ci ne sont en définitive que le résumé, parfaitement correct, des faits arrêtés dans le jugement de première instance, soit notamment au ch. 4 p. 3 de celui -ci. On peut ainsi y lire que le recourant avait " invoqué que la défenderesse vivait en concubinage depuis plusieurs années avec C.________, avec qui elle formait une communauté durable de toit, de table et de lit (...) " et " allégué avoir régulièrement versé les pensions mensuellement dues (...) ". Il ne saurait dès lors être question d'arbitraire dans l'établissement des faits, comme le plaide le recourant (sur la notion, cf. parmi plusieurs: ATF 143 IV 500 consid. 1.1 et la référence). Au demeurant, il n'apparaît pas que ce dernier ait contesté devant la Cour de justice les constatations susrappelées du premier juge. Il les a bien plutôt répétées et confirmées (cf. réponse à l'appel du 3 décembre 2018, not. ch. 38 p. 7 et ch. 13-14 p. 9). Le moyen se heurte dès lors au principe de l'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1), celui-ci s'appliquant également à la partie intimée à l'appel (cf. arrêts 5A_337/2019 du 12 août 2019 consid. 4.3; 5A_946/2018 du 6 mars 2019 consid. 2.3 et les références). Autant que recevable, le moyen ne peut qu'être rejeté.