Citation: 8C_501/2023 E. 6.2.2

6.2.2. En ce qui concerne la capacité de la recourante à accomplir ses tâches ménagères, celle-ci ne remet pas en cause les conclusions de l'enquêtrice ménagère, qui a retenu une invalidité de 6.73 %. Comme relevé par le tribunal cantonal, le point de savoir si la recourante peut compter sur l'aide de son époux peut rester indécis, l'intéressée ne contestant d'ailleurs pas que le degré d'invalidité resterait insuffisant, même sans tenir compte du soutien de son mari. La recourante ne critique pas non plus l'appréciation du docteur C.________, selon laquelle elle n'est pas limitée dans son activité habituelle de femme au foyer. Il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions de l'expertise à ce propos et de l'enquête ménagère, qui sont concordantes dans une large mesure, motivées et convaincantes. La recourante soutient en revanche que le docteur C.________ n'aurait pas conclu qu'elle pouvait travailler comme femme de ménage. Cet expert a toutefois bien constaté que la recourante disposait d'une pleine capacité de travail dans l'activité de femme de ménage, malgré ses affections psychiques et quand bien même la recherche d'emploi était limitée par l'inadaptation socio-culturelle ainsi que l'absence de maîtrise du français et de qualifications, soit un ensemble de facteurs étrangers à la notion d'invalidité (cf. art. 7 et 8 LPGA [RS 830.1]). Les avis médicaux dont se prévaut la recourante se bornent à constater sans autres détails une incapacité de travail dans "l'économie libre" ou sur le "marché libre du travail", sans se prononcer spécifiquement sur l'activité de femme de ménage. Ils ne sont donc pas susceptibles d'infirmer l'appréciation du docteur C.________. On notera que les tâches d'une femme de ménage se rapprochent de celles d'une ménagère. Elles ne nécessitent pas de formation particulière et le bon usage du français n'est pas primordial à leur accomplissement, étant entendu qu'une aide extérieure peut être fournie pour rechercher et trouver un emploi. Au vu de ce qui précède, l'application de la méthode ordinaire ou mixte d'évaluation de l'invalidité conduirait également à nier le droit à une rente, dès lors que la recourante bénéficie d'une pleine capacité de travail dans l'activité de femme de ménage. Les griefs de la recourante s'avèrent mal fondés.