Citation: I 238/06 17.11.2006 E. 3

3.1 La production de nouveaux moyens de preuves après l'échéance du délai de recours n'est en principe pas admissible, sauf dans le cadre d'un nouvel échange d'écritures ordonné par le Tribunal fédéral des assurances ou si le recourant se prévaut de faits nouveaux importants ou de preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ, qui pourraient justifier la révision de l'arrêt du tribunal (ATF 127 V 357 consid. 4a). Ne constitue pas une preuve concluante, au sens de cette disposition, un rapport ou une expertise médicale donnant une nouvelle appréciation de faits connus du tribunal au moment du jugement principal (cf. ATF 127 V 358 consid. 5b, 110 V 141 consid. 2, 293 consid. 2a, 108 V 171 consid. 1). 3.2 Le recourant appuie son argumentation sur les constatations des docteurs U.________ et B.________. Selon ces médecins, il a subi une diminution de sa capacité de travail en juin 2001, soit à une date antérieure à l'expertise réalisée par les docteurs P.________ et S.________, et présente désormais une incapacité de travail supérieure à 70 %. On ne saurait en déduire que les docteurs U.________ et B.________ attestent une péjoration de l'état de santé de l'assuré postérieurement à l'expertise des docteurs P.________ et S.________. Leur rapport témoigne plutôt d'une appréciation divergente de la gravité des atteintes psychiques du recourant et de leur influence sur sa capacité de travail de l'assuré, en 2001 déjà, et ne contient pas de constatations véritablement nouvelles qui pourraient être prises en considération dans une procédure de révision au sens de l'art. 137 let. b OJ. Dans ces conditions, ce moyen de preuve produit après l'échéance du délai de recours et en dehors de tout échange d'écritures ordonné par le Tribunal fédéral des assurances est irrecevable.