Citation: 1C_382/2018 E. 6.2.2

6.2.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est référée à sa jurisprudence retenant qu'il était conforme à l'art. 97 LATC de prévoir que la vérification des exigences en matière d'isolation et de performances énergétiques intervienne après l'achèvement de la construction, pour autant que le permis de construire soit assorti d'une condition résolutoire à ce propos (cf. arrêt AC.2009.0059 du 14 juillet 2009 consid. 2b/cc). Elle a ajouté que sa jurisprudence récente précisait également qu'un certificat Minergie provisoire était normalement requis, dans un premier temps, pour pouvoir bénéficier du bonus de l'art. 97 LATC (voir notamment l'arrêt AC.2015.0307 du 22 novembre 2016 consid. 4; plus récemment encore, arrêts AC.2016.0274 du 8 mai 2019 consid. 2 et AC.2017.0214 du 19 juin 2018 consid. 3a, où le seul octroi de la certification provisoire semble suffisant). Dans le cas particulier, l'autorité précédente a jugé qu'il était clair que le bâtiment avait été conçu en tenant compte des exigences énergétiques de la disposition précitée, en vue d'obtenir le bonus; considérant que la certification provisoire selon le standard Minergie avait été obtenue, elle a estimé qu'à la date d'octroi du permis de construire la municipalité pouvait juger qu'elle disposait de tous les éléments nécessaires à ce propos. Les recourants ne contestent pas que le projet litigieux répondrait aux critères requis pour se voir octroyer le " label Minergie ". Certes, le permis de construire n'est assorti d'aucune condition résolutoire à ce propos. Toutefois, la municipalité s'est engagée, dans la présente procédure fédérale (réponse du 22 octobre 2018 p. 5), à exiger un certificat définitif avant de délivrer le permis d'habiter, garantie que la Cour de céans ne voit pas de raisons de remettre en cause. Dans ces circonstances, et quoi qu'en disent les recourants, il apparaît, au vu de la jurisprudence cantonale précitée - dont le caractère arbitraire n'a pas été démontré - que les conditions d'application de l'art. 97 al. 4 LATC sont réunies. Ce grief des recourants peut dès lors être écarté.