Citation: 5P.236/2005 29.09.2005 E. 2

2.1 Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement qu'il réalisait un revenu net de l'ordre de 5'800 fr. par mois. L'appréciation selon laquelle le recourant serait en mesure de réaliser des revenus accessoires à ceux résultant des attestations de salaire produites serait choquante dans la mesure où elle se base sur des revenus sporadiques que le recourant a réalisé avant d'avoir retrouvé un emploi stable à 80%, taux d'occupation dont les juges cantonaux ont au demeurant relevé qu'il ne pouvait lui être reproché. Cela serait d'autant plus insoutenable que la cour cantonale elle-même a admis que le montant de 5'800 fr. retenu par le premier juge avait été arrêté par référence à une taxation qui ne correspondait pas à la réalité (cf. lettre C.b supra). Le recourant se retrouverait ainsi arbitrairement condamné à verser, sur la base de revenus inexistants, une contribution d'entretien entamant sévèrement son minimum vital. 2.2 Ces griefs apparaissent fondés. La cour cantonale ne pouvait sans tomber dans l'arbitraire retenir que le recourant réaliserait, en sus de son salaire mensuel net de 3'333 fr. 40 qui résulte des attestations de salaire produites, des revenus accessoires à concurrence de quelque 2'500 fr. par mois. Cette constatation ne saurait se fonder sur les gains, en partie non chiffrés, que le recourant a réalisés alors qu'il était sans emploi fixe et n'avait pas encore été engagé à 80% par son employeur actuel. Aucun élément cité par les juges cantonaux ne permet d'affirmer que le recourant aurait réalisé depuis le mois de septembre 2003 des revenus accessoires non déclarés représentant presque le 75% de son salaire, en plus de celui-ci. Il ne saurait suffire à cet égard que le recourant ait admis implicitement qu'il serait susceptible de percevoir des commissions lorsque la formation qu'il suit actuellement serait terminée. Enfin, la cour cantonale a elle-même relevé que le chiffre de 5'800 fr. net retenu par le premier juge avait été arrêté par référence à une taxation que ce magistrat avait considérée à tort comme représentative des revenus du mari pour 2003, alors qu'il s'agissait en réalité d'une taxation d'office. Dans la mesure où la cour cantonale a retenu que le recourant réaliserait des revenus accessoires effectifs - ces revenus accessoires n'ayant pas été imputés au titre de revenus hypothétiques, que le recourant pourrait réaliser en faisant l'effort que l'on peut raisonnablement exiger de lui (cf. ATF 128 III 4 consid. 4: 127 III 136 consid. 2a in fine; 119 II 314 consid. 4a; 117 II 16 consid. 1b; 110 II 116 consid. 2a) - de l'ordre de 2'500 fr. par mois, en l'absence d'éléments probants permettant une telle conclusion, elle a versé dans l'arbitraire. Dès lors que la décision de l'autorité cantonale de porter à 1'500 fr. la contribution d'entretien mensuelle due par le recourant aboutit, au regard des charges de ce dernier, telles qu'elles ont été constatées, et de son revenu, tel qu'il peut être établi de manière non arbitraire, à entamer le minimum vital du débiteur d'entretien, ce que proscrit la jurisprudence (ATF 123 III 1 consid. 3b-3e; 121 III 301; 121 I 97), elle ne peut qu'être annulée.