Citation: 8C_43/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1968, a travaillé comme aide-charpentier pour le compte de l'entreprise B.________, actuellement dissoute. À ce titre, il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 15 août 1989, il a été victime d'un accident de la route qui a causé une fracture du fémur gauche et une atteinte ligamentaire complexe au niveau du genou droit, lesquelles ont nécessité plusieurs interventions chirurgicales. Le 24 octobre 2005, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie et médecin-conseil de la CNA, a examiné l'assuré. Il a estimé que, d'un point de vue médico-théorique, celui-ci était entièrement capable de travailler dans une activité adaptée, à savoir une activité légère, sédentaire, permettant de changer de position à sa guise, en évitant les positions accroupies et à genoux, ainsi que les échelles et les escaliers. Sur la base de cet avis médical, la CNA a, par décision du 5 septembre 2006, octroyé à l'assuré une rente fondée sur un taux d'invalidité de 25 % à partir du 1er octobre 2006. A.b. Par la suite, A.________ a subi de nouvelles interventions chirurgicales au genou gauche. Le 10 septembre 2012, il a annoncé une rechute, compte tenu du développement d'une gonarthrose précoce post-traumatique qui a nécessité une arthroplastie totale du genou gauche le 13 septembre 2012, suivie d'une ablation et réimplantation de prothèse totale de genou gauche en 2015 ainsi que d'une arthrolyse du genou gauche sur prothèse totale du genou en 2016. Le 26 mars 2018, le docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale et médecine intensive et médecin d'arrondissement de la CNA, a examiné l'assuré. Dans son rapport du 27 mars 2018, il a retenu que la situation était stabilisée. Il a estimé que l'assuré pouvait travailler en pleine capacité dans une activité réalisée à sa guise en position assise ou debout, sans déplacement rapide, répété ou prolongé, sans utilisation d'escaliers ou déplacements en terrain instable, sans port de charge lourde, sans port de charge répété, sans position contraignante pour les genoux tel que l'accroupissement, sans utilisation d'échelle ni travail sur des toits. Compte tenu de la persistance des gonalgies, l'assuré a subi une patellectomie verticale externe sur prothèse totale du genou gauche en 2019, puis, en 2021, une implantation d'un neurostimulateur sur les racines L3 et L4 à gauche, laquelle a permis une diminution significative des gonalgies gauches chroniques. Dans son appréciation du 8 juin 2022, le docteur D.________ a estimé, concernant la stabilisation du cas, que les traitements en cours visaient médicalement à éviter une aggravation aiguë de l'état de santé de l'assuré et à maintenir sa capacité de gain actuelle. S'agissant de l'exigibilité, il a constaté que, malgré une aggravation de la gonarthrose à droite, les limitations fonctionnelles mentionnées dans son bilan de 2018 demeuraient valables. Sur la base de cet avis, la CNA a informé l'assuré qu'elle mettait un terme au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière au 31 août 2022. A.c. En parallèle, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (OAI) a accepté la prise en charge du soutien dans le cadre de la recherche d'un emploi, en tant que mesure d'intervention précoce, du 1er septembre 2022 au 28 février 2023. Du 7 novembre 2022 au 17 février 2023, l'assuré a bénéficié d'une orientation professionnelle auprès de l'Organisation romande pour la formation et l'intégration professionnelle (Orif) à La Chaux-de-Fonds. A.d. Par décision du 17 octobre 2022, confirmée sur opposition le 28 février 2023, la CNA a retenu un taux d'invalidité de 17 %. Elle a estimé que le taux d'invalidité de 25 % reconnu par la décision du 5 septembre 2006 tenait toujours équitablement compte de la situation. Dès lors, les conditions pour une augmentation de la rente d'invalidité n'étaient pas réunies.