Citation: 6B_379/2021 E. 2.2.2

2.2.2. S'agissant de l'intérêt du recourant à demeurer en Suisse, en particulier de la solidité des liens sociaux, professionnels et familiaux avec ce pays, il apparaît que la durée du séjour du recourant est importante puisqu'il est arrivé en Suisse en 2004. Toutefois, contrairement à ce qu'il prétend, il ne peut pas se prévaloir d'une bonne intégration socio-économique et professionnelle. En effet, en sus des dettes accumulées, il a été partiellement soutenu par l'aide sociale depuis l'obtention de son CFC en 2015. La totalité de sa famille étant actuellement à la charge de la collectivité, il ne saurait être suivi lorsqu'il affirme être un soutien de famille pour son épouse et ses trois enfants. A cet égard, en tant qu'il se prévaut d'un nouvel emploi dès le 1er avril 2021, il invoque un fait nouveau irrecevable (art. 99 al.1 LTF). Sa maîtrise de la langue française ne permet pas de changer cette appréciation. Par ailleurs, les perspectives de réintégration du recourant au Congo ne seraient pas moindre que son intégration actuelle en Suisse. Il y a en effet vécu toute son enfance et une partie de sa vie d'adulte. Il est en possession d'une formation professionnelle qu'il pourra mettre à profit à son retour dans son pays d'origine, et il y possède un réseau familial puisque l'une de ses soeurs et un cousin avec lequel il conserve des contacts importants vivent encore au Congo.