Citation: 8C_13/2015 E. A

A.________ a été nommé à la fonction de gendarme par le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève, d'abord à titre provisoire dès le 1 er janvier 2000, puis à titre définitif un an plus tard. Le 1 er janvier 2005, il a été promu au grade d'appointé de gendarmerie. Depuis le 1 er octobre 2006, A.________ est affecté à la centrale B.________ de la police. Lors d'un service de nuit en octobre 2007, un incident a opposé A.________ à C.________. Cette dernière s'est plainte à la hiérarchie de ce que le prénommé avait eu un comportement incontrôlé en frappant violemment sur son bureau et en la menaçant. Elle a déclaré que son collègue adoptait régulièrement une attitude méprisante voire agressive. D.________, qui était également en service cette nuit-là, a confirmé la version des faits de C.________ alors que A.________ en a minimisé l'importance. La hiérarchie a décidé de saisir son arme de service et de soumettre l'intéressé à une évaluation médicale dès lors que cet incident faisait suite à plusieurs autres situations problématiques impliquant ce gendarme depuis son entrée en fonction (il avait fait l'objet de nombreuses plaintes du public en raison de son comportement agressif et irrespectueux; un témoin l'aurait vu frapper un automobiliste à terre après un différend; tendance à l'irrespect vis-à-vis de la hiérarchie). Le docteur E.________, du Service de santé du personnel de l'Etat, a chargé le Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires du Centre hospitalier F.________ d'évaluer l'aptitude de l'intéressé à la fonction de gendarme. Les docteurs H.________ et I.________ ont rendu leur rapport d'expertise le 11 décembre 2008. Dans un préavis médical du 21 janvier 2009 à l'intention de la cheffe de police, le docteur E.________ a observé que si les experts ne concluaient pas "formellement" à une inaptitude de A.________ à la fonction de gendarme, ils faisaient néanmoins état d'éléments pouvant susciter des réserves pour l'exercice d'une fonction impliquant le port d'une arme. A.________ a été convoqué pour un entretien de service le 23 juillet 2009, au cours duquel le major G.________, commandant remplaçant de la gendarmerie, l'a informé qu'au vu du préavis médical du docteur E.________, il était envisagé l'ouverture d'une procédure de résiliation à son encontre en raison de la disparition durable d'un motif d'engagement. La discussion a également porté sur l'éventualité d'un reclassement au sein du service administratif de la police. L'intéressé a été invité à présenter ses observations par écrit. Dès le 14 décembre 2009, A.________ a débuté une thérapie auprès de la doctoresse K.________.