Citation: C 331/05 08.01.2007 E. A

A.a G.________, mère de deux enfants nés respectivement en 2000 et en 2003, a travaillé dans un tea‑room du 13 septembre 1999 au 30 novembre 2003, date pour laquelle elle a reçu son congé pour des motifs économiques. Le 12 décembre 2003, l'intéressée a présenté une demande d'indemnités de chômage à partir du 1er décembre 2003, indiquant être disposée à travailler à 100%. Lors de son premier entretien de conseil auprès de l'Office régional de placement de la Riviera (ci après: l'ORP), l'assurée a précisé qu'elle avait bénéficié d'un congé maternité de quatre mois depuis le mois de juin 2003, avant d'être licenciée. Elle indiquait par ailleurs avoir acquis une expérience professionnelle en qualité d'aide de cuisine, de dame de buffet et d'employée de service. Enfin, elle a déclaré ne pas avoir de solution de garde pour ses deux enfants (cf. procès-verbal d'entretien du 3 décembre 2003). Par lettre du 3 décembre 2003, l'ORP a demandé à G.________ de l'informer par écrit des dispositions qu'elle avait prises pour faire garder ses enfants pour le cas où elle retrouvait un emploi, et de lui faire parvenir une attestation de garde avec une indication précise des périodes de garde (jours et heures). Suite à un rappel de l'ORP du 15 décembre 2003, l'assurée a répondu, le 18 décembre 2003, qu'une femme au foyer était disposée à garder ses enfants du lundi au vendredi de 8 heures à 18 heures. Le 23 décembre 2003, l'ORP a demandé à l'assurée des précisions complémentaires au sujet de la garde de ses enfants avant 8 heures et après 18 heures, ainsi que le samedi, compte tenu de ses objectifs personnels et des horaires dans la branche de la restauration. L'ORP demandait par ailleurs la production d'une attestation à remplir par la personne qui s'engageait à garder ses enfants. Un délai au 9 janvier 2004 était fixé à cet effet, à défaut de quoi l'ORP traiterait le dossier sur la base des seules pièces en sa possession. L'assurée n'ayant pas donné suite à la demande de complément d'information du 23 décembre 2003, l'ORP a déclaré l'assurée inapte au placement à partir du 1er décembre 2003 (décision du 28 janvier 2004). A.b Le 11 février 2004, G.________ a écrit à l'ORP, en précisant que F.________ était apte à garder ses enfants depuis le jour où elle avait demandé l'indemnité de chômage, le 15 décembre 2003. Par lettre du 24 février 2004, l'assurée a contesté formellement la décision d'inaptitude au placement. Elle pensait avoir fourni des attestations de garde valables et précisait qu'elle n'avait pas bien compris les demandes exactes de sa conseillère en placement. Lors de son premier rendez-vous avec cette dernière, elle n'avait pas de solution de garde momentanément car la personne de référence prévue à cet effet était en vacances pendant quinze jours; il était cependant évident que dès son retour, elle était à nouveau disponible pour la garde de ses enfants. Le 18 mars 2004, l'assurée a produit une attestation de garde établie par C.________, laquelle était disposée à garder ses deux enfants du lundi au vendredi, de 7 heures à 19 heures à partir du 1er janvier 2004 (cf. attestation du 17 mars 2004).