Citation: 6B_1259/2021 E. 4.3

4.3. En l'espèce, pour répondre au moyen déduit d'un "déni de justice" relatif à l'insuffisance de la motivation de la décision du Juge des mineurs, la cour cantonale a concédé que ce dernier ne s'était pas embarrassé de détails, puisqu'il avait renvoyé en bloc à la plainte pénale et aux "diverses pièces" de la procédure. Ce nonobstant, le recourant et ses représentants légaux avaient parfaitement compris que le Juge des mineurs considérait "explicitement" que les éléments constitutifs d'une infraction à l'art. 135 CP ou à l'art. 179quater CP n'étaient pas réalisés, puisqu'ils soutenaient que, tout au contraire, les preuves auraient été "claires" ou "assez claires" pour commander d'engager l'accusation. On comprend ainsi qu'aux yeux de la cour cantonale, pour succincte qu'elle ait pu être, la motivation de la décision de refus d'entrer en matière avait été néanmoins suffisante pour permettre au recourant (respectivement à ses parents), de l'attaquer en toute connaissance de cause, ce qu'il avait fait en donnant sa version des faits ainsi que son appréciation des preuves, puis en discutant les éléments constitutifs notamment des infractions réprimées par les art. 135 et 179quater CP, dans la perspective du principe in dubio pro duriore, expressément invoqué dans ce recours. Cette appréciation n'apparaît pas critiquable. Du reste, en ce qui concerne la dernière infraction citée, une rapide comparaison du recours cantonal et du recours en matière pénale, permet de se convaincre que l'argumentation juridique développée dans cette dernière écriture rédigée par un avocat (et certes plus détaillée) n'en repose pas moins, dans les grandes lignes, sur des développements similaires à ceux du recours cantonal, notamment en ce qui concerne les contours du domaine secret ou privé en relation avec une chambre partagée par plusieurs élèves lors d'un camp, le fait qu'il s'agissait de l'enregistrement vidéo d'une agression, que ce document numérique avait non seulement été réalisé mais diffusé auprès de tiers et que la victime n'avait pas consenti à la prise de vue, ainsi qu'en relation avec l'affirmation - contestée - de l'auteur de la prise de vue, selon laquelle il aurait agi "par pur réflexe". On ne perçoit dès lors pas concrètement en quoi le recourant, respectivement ses parents, n'auraient pas été en mesure de critiquer de manière pertinente la décision de refus d'entrer en matière, ce qui suffit à écarter le grief de violation du droit à une motivation suffisante ainsi que le reproche adressé à la cour cantonale d'avoir ignoré cet élément au stade de la fixation des frais de la procédure de recours.