Citation: 8C_463/2014 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir conclu que sa capacité de travail était entière dans son ancienne activité de maçon. Pour admettre une pleine capacité de travail du point de vue somatique, les premiers juges se sont fondés sur les conclusions du docteur J.________, auxquelles ils ont accordé une pleine valeur probante. Il ressort de son rapport du 16 janvier 2013 que la fonction du coude était satisfaisante avec un très discret déficit d'extension. La trophicité musculaire était excellente, la marche s'effectuait sans boiterie. Il n'y avait pas de syndrome lombo-vertébral, de syndrome radiculaire irritatif ou déficitaire aux membres inférieurs. Le bassin était stable avec des douleurs en regard de la sacro-iliaque droite et sans douleurs aux manoeuvres de cisaillement. La fonction des hanches était complète et indolore. L'examen des épaules et du thorax ne révélait rien de particulier, si ce n'est une douleur à la palpation de la 4 èmeet 5 ème articulation sterno-costale gauche. Radiologiquement, les fractures étaient consolidées et en bonne position avec, pour la tête radiale, une discrète impaction articulaire sans incongrue articulaire. Le CT-Scan thoracique ne révélait pas de pathologie. En définitive, le docteur J.________ a considéré que d'un point de vue professionnel, une pleine capacité de travail était exigible sur le plan somatique dans l'activité de maçon. Ces conclusions confirment celles des médecins de la Clinique G.________, selon lesquels l'évolution était favorable sur le plan somatique. En dépit de la persistance de douleurs thoraciques gauches inexpliquées, de douleurs fessières droites et d'une limitation douloureuse modérée du coude, les praticiens de la Clinique G.________ ont préconisé une reprise de l'activité de maçon dans un délai de deux mois maximum à compter du mois de juillet 2012. Quant au médecin traitant de l'assuré, il a pour sa part attesté que la situation était stabilisée sur le plan locomoteur (cf. rapport du 11 février 2013). S'il a certes mentionné une limitation concernant le port de charges de plus de 20 kilos (cf. rapport du 25 février 2013), il n'a toutefois fait état d'aucun diagnostic justifiant pareille limitation et a d'ailleurs préconisé la reprise de l'activité professionnelle exercée jusque-là (cf. rapport du 4 mars 2013). On ajoutera qu'en janvier 2012, le docteur D.________ attestait l'absence de contre-indication, au plan urologique, à la reprise du travail. Compte tenu de ce qui précède, c'est à juste titre que les premiers juges ont retenu une pleine capacité de travail du recourant dans son ancienne activité de maçon dès le mois de février 2013.