Citation: 6B_1426/2020 E. 3.7

3.7. Le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir retenu que les conclusions de l'évaluation criminologique du 20 janvier 2020, soit que les niveaux de risques de récidive générale et violente étaient élevés, sans mentionner les facteurs de risque et les facteurs de protection retenus. Or, il soutient qu'il a démontré qu'il pouvait vivre auprès de son père en Algérie, avoir un travail et continuer son suivi psychiatrique, de sorte que, selon lui, les facteurs de risque mentionnés dans l'évaluation du 20 janvier 2020 n'existeraient plus lors de son retour dans son pays natal. La cour cantonale a relevé qu'une insertion en Algérie aurait probablement plus de chances de succès, mais a estimé que, compte tenu du risque de récidive élevé retenu notamment dans les expertises de 2015 et 2016, on ne pouvait pas garantir en l'état qu'il était hautement vraisemblable que le recourant se comporte correctement une fois remis en liberté, sans autre cadre que celui qu'il voudrait bien se donner. Par son argumentation, le recourant se contente à nouveau d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, en se fondant notamment sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis de retenir ceux-ci (cf. art. 97 al. 1 LTF). Au demeurant, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il soutient que les facteurs de risque mentionnés n'existeraient plus s'il vivait en Algérie auprès de son père et y travaillait. En effet, si l'évaluation criminologique du 20 janvier 2020 retient bel et bien la famille comme facteur de protection, les facteurs de risque qui y sont décrits comprennent notamment les antécédents et comportements antisociaux du recourant, son absence de formation, le fait qu'il n'a jamais bénéficié d'une situation professionnelle stable, son absence actuelle de participation à l'atelier en détention ainsi que l'isolement social dans lequel il semble se trouver actuellement (cf. art. 105 al. 2 LTF; pièce 3/8 du dossier cantonal). Le grief du recourant doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.