Citation: 6B_1257/2023 E. 2.3.1

2.3.1. L'essentiel de l'argumentation du recourant en lien avec la qualification de l'infraction s'agissant des faits commis sur sa fille repose sur ses critiques de fait, qui ont été écartées dans la mesure de leur recevabilité (cf. supra consid. 1.3). Le recourant ne saurait ainsi être suivi lorsqu'il s'en prend à la qualification juridique d'une "légère tape". En l'espèce, il est établi, sans que l'arbitraire n'en soit démontré, que le recourant a tapé sa fille à plusieurs reprises de manière suffisamment forte pour provoquer des ecchymoses. Des rougeurs s'étendaient quasiment sur la moitié du dos, de sorte que la victime, alors âgée de 4 ans, avait certainement ressenti des douleurs non négligeables. L'épisode avait durablement marqué l'enfant. Ainsi que relevé supra, le recourant ne remet pas expressément en cause l'importance de la douleur causée par les coups donnés. Il ne conteste pas non plus que les ecchymoses et lésion avaient durablement marqué sa fille, laquelle avait évoqué l'incident tant dans le cadre de la procédure de divorce que lors d'une visite du SEJ. Ainsi, l'atteinte résultant des gestes portés sur une enfant de quatre ans, a eu des conséquences plus intenses qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être. Cela étant, et compte tenu de la marge d'appréciation dont dispose le juge du fait dans pareille constellation (cf. supra consid. 2.1), la cour de céans ne saurait s'écarter de la solution cantonale quant à l'élément constitutif objectif des lésions corporelles simples en l'espèce. Pour le surplus, le recourant ne développe aucune argumentation sous l'angle des autres éléments constitutifs de l'infraction visée par l'art. 123 ch. 2 al. 2 CP.