Citation: 5A_621/2019 E. 3.1

3.1. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement qu'il ne résultait pas de la requête du SPJ du 27 février 2019 que les enfants avaient été entendus en présence de leur mère et que rien n'indiquait que celle-ci les instrumentaliserait. Selon le recourant, aucune pièce versée au dossier ne venait étayer cette affirmation. Au demeurant, la cour cantonale avait ignoré sans motif que l'intimée avait été interrogée avant que le SPJ ne prenne sa décision alors qu'il n'avait pour sa part pas été entendu, ce qui avait vraisemblablement entaché la décision du SPJ et abouti à une vision trompeuse de la réalité compte tenu du caractère extrêmement conflictuel du divorce. Cette décision avait été prise avant que le SPJ ne lui téléphone et cet appel téléphonique avait pour seul but de l'informer de la demande de suspension du droit aux relations personnelles et non de lui permettre de s'exprimer sur les propos qu'il aurait tenus lors de l'exercice de son droit de visite. La personne l'ayant appelé avait en effet indiqué ne pas avoir besoin de l'entendre puisqu'elle avait lu le dossier. Enfin, le SPJ lui avait reproché de parler en des termes inadéquats à ses enfants sans jamais dire en quoi ses propos l'étaient. A bien lire les termes qui lui étaient attribués, ils montraient uniquement qu'il était bienveillant envers ses enfants et ne laisser jamais " planer " une quelconque violence sur eux.