Citation: 9C_40/2015 E. 6.2

6.2. En substance, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits consécutive à une mauvaise appréciation des preuves et d'avoir violé le droit fédéral. Elle considère que l'intimé ne pouvait ignorer, au moment de procéder aux investissements litigieux, l'augmentation des cas d'invalidité à laquelle B.________ devait faire face, ni la baisse en parallèle du nombre d'assurés actifs. A la réception du rapport d'expertise technique réalisée par la société H.________, il pouvait d'ores et déjà conclure au caractère obsolète de certaines conclusions de l'expertise, le nombre de sinistres prévus ayant largement été dépassé au moment où le rapport avait été rendu. Il n'ignorait pas la nécessité de surveiller très attentivement la question des engagements de la caisse au vu de l'évolution des cas d'invalidité, ce d'autant plus que, durant la même période, il prétendait se fonder sur les conclusions actuarielles pour engager une partie non négligeable des liquidités de la caisse dans des investissements immobiliers susceptibles de générer des pertes importantes s'ils devaient être vendus à court ou moyen terme. N'écoutant que son souci de gagner du temps pour sauver son entreprise, l'intimé a sciemment préféré ignorer l'ensemble de ces éléments, tout comme il a ignoré les recommandations de son expert en prévoyance qui sollicitait la mise sur pied d'une nouvelle expertise actuarielle. En engageant sur le long terme les liquidités de la caisse, l'intimé avait empêché B.________ de pouvoir disposer de liquidités à court ou moyen terme pour faire face aux besoins parallèles de la caisse lié à l'augmentation de l'arriéré de cotisations et à l'augmentation des cas d'invalidité. L'objectif visé, qui était de donner du travail à Aa.________ était bel et bien en contradiction avec les besoins (en liquidités) de B.________, ce que l'intimé ne pouvait pas ne pas reconnaître. En méprisant les besoins réels et spécifiques de B.________, l'intimé avait ainsi clairement violé les devoirs de fidélité et de diligence qui étaient les siens vis-à-vis de la caisse.