Citation: 6B_656/2014 E. 1.2

1.2. Certes, la partie plaignante a déclaré avoir annoncé à ses collègues la veille du brigandage son intention de quitter plus tôt l'atelier (cf. procès-verbal du 30 avril 2013, p. 2). Cela ne signifie toutefois pas qu'D.________ en ait informé le recourant et que celui-ci ait décidé de profiter de l'absence de C.________ pour attaquer l'atelier et commettre un simple vol déguisé en brigandage. L'hypothèse du simple vol déguisé en brigandage est du reste peu probable. En effet, cette information n'ayant été donnée que la veille, le temps pour préparer cette expédition était relativement court. En outre, la présence de C.________ n'aurait pas empêché le recourant et son comparse d'en rester à leur premier projet. Ils auraient pu immobiliser C.________ et faire semblant d'agresser D.________ pour obtenir les clés du coffre. Le fait que les deux comparses s'en sont pris directement et uniquement à C.________ montre bien qu'elle seule savait où se trouvaient les clés et que l'intention du recourant et de son comparse a toujours été d'user de violence et de menaces à l'égard de cette employée pour s'emparer du contenu des coffres. Dans ces conditions, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en n'admettant pas que l'intention initiale du recourant était de commettre un vol déguisé en brigandage. Le grief soulevé par le recourant doit donc être rejeté.