Citation: 6B_255/2023 E. 1.5.2

1.5.2. Reste à déterminer si la cour cantonale pouvait déclarer l'appel irrecevable, sans administrer les preuves relatives à la date du dépôt du pli, apportées postérieurement à l'échéance du délai d'appel. L'arrêt de principe publié aux ATF 147 IV 526 fait mention de la connaissance du risque lié au dépôt d'un pli dans une boîte postale le dernier jour du délai de recours, par l'avocat. L'arrêt ne distingue toutefois pas expressément l'avocat des parties non représentées, s'agissant de la nécessité de produire, ou à tout le moins de désigner les preuves du dépôt en temps utile de l'acte, avant l'expiration du délai de recours. Selon l'arrêt topique, il incombe aux parties de procéder ainsi pour renverser la présomption découlant du sceau postal, respectivement celle de la tardiveté du recours (consid. 3.1 in fine; cf. également arrêts 6B_569/2023 précité consid. 1.1 et 4A_466/2022 précité consid. 2: " la partie recourante ", tous rendus dans des causes impliquant l'intervention d'un avocat). Certes, dans certains cas de figure, la question de savoir si les exigences relatives à la désignation, respectivement à la production des preuves doivent s'appliquer avec la même rigueur lorsque la partie n'est pas représentée par un avocat a été laissée ouverte (arrêts 4A_556/2022 du 4 avril 2023 consid. 2.2; 2C_86/2022 du 8 juillet 2022 consid. 3.3; 5A_965/2020 du 11 janvier 2021 consid. 4.2.3 et 4.3; cf. sur la distinction entre le plaideur représenté et le plaideur inexpérimenté: FRANÇOISE BASTONS BULLETTI, in newsletter ZPO online du 9 juin 2023, n° 7 concernant l'arrêt 4A_556/2022 précité). Néanmoins, cette problématique n'a pas à être examinée plus avant au vu des motifs qui suivent.