Citation: 4A_243/2022 E. A

A.a. A.________ exploite un bureau d'architecte à U.________. B.a.________ est propriétaire de la parcelle n° xxx, à Y.________, sur laquelle une villa est érigée. B.b.________, son époux, est propriétaire de la parcelle n° zzz jouxtant la parcelle n° xxx. En date du 18 décembre 2007, A.________ a établi, au nom de B.a.________ et B.b.________, un projet intitulé «Rénovation et agrandissement d'une villa existante et construction d'un garage 2 voitures». B.a.________ a signé ce document. Selon un calcul effectué par l'architecte trois jours auparavant, l'estimation des coûts des transformations et agrandissements prévus partait sur une enveloppe de 935'000 fr. Le 19 décembre 2007, A.________ a adressé aux époux B.________ une demande d'acompte sur honoraires de 65'000 fr., calculée sur la base d'un montant des travaux donnant droit aux honoraires de 700'000 fr. Cette demande fait également référence à une variante de projet, soit une exécution en 3D, pour un montant de 19'910 fr. représentant 181 heures de dessin au tarif horaire de 110 fr. Le permis de construire relatif au projet de transformation/agrandissement de la villa, de démolition/reconstruction du garage et de création de places de parc extérieures a été délivré le 14 avril 2008. Se référant au permis de construire, la facture du 28 avril 2008 de la commune de Y.________ concernant la contribution provisoire de raccordement d'eau mentionne une valeur estimative du coût des travaux de 686'000 fr. Le 4 juillet 2008, A.________ a présenté aux époux B.________ un devis comportant le montant de 987'460 fr. A la même époque, les mandants ont renoncé à certains travaux ou réduit leur coût. A.b. Par courrier du 1er octobre 2008, B.a.________ et B.b.________ ont mis fin aux relations contractuelles avec l'architecte, notamment parce que l'entrepreneur choisi avait abandonné le chantier et que les travaux ne seraient jamais terminés à la fin de l'année comme prévu lors de la mise à l'enquête. Ils ont précisé qu'ils contacteraient eux-mêmes une entreprise pour effectuer les travaux de sécurisation du bâtiment fragilisé et ont prié l'architecte de tenir à leur disposition tous les documents concernant le projet. A.c. Le 30 octobre 2008, A.________ a adressé aux époux B.________ une facture d'un montant de 141'000 fr., dont à déduire l'acompte payé par 65'000 fr. L'architecte s'est basé sur un montant des travaux donnant droit aux honoraires de 1'035'720 fr. La facture comprenait des prestations complémentaires d'un montant de 16'280 fr., correspondant à l'établissement d'un projet 3D impliquant 148 heures de dessin au tarif horaire de 110 fr., ainsi que 5'900 fr. liés à des prestations de début de chantier, facturées à l'heure. Le même jour, l'architecte a adressé aux époux B.________ une note de débours de 1'570 fr. A.d. Le 19 novembre 2008, l'entreprise C.________ SA, active dans les charpentes et constructions en bois, a adressé à B.a.________ une facture de 3'459 fr. 35 relative notamment à l'exécution de plans, calculs statiques et de diffusion par un contremaître charpentier, ainsi que des frais d'ingénierie. A.e. Par la suite, B.a.________ a mandaté D.________, architecte. Dans un premier temps, cette dernière a effectué une étude de faisabilité suite à la reprise du projet de A.________, pour des honoraires de 15'000 fr. Le 4 mai 2009, elle a établi un devis d'un montant total de 872'565 fr. 70 pour la "création d'une extension sur un niveau au rez inférieur et terrasse accessible depuis le rez supérieur". A.f. Les époux B.________ ont refusé de payer les honoraires réclamés par A.________. A un rappel du 10 janvier 2014, l'architecte a joint une nouvelle note de débours faisant état du montant de 1'570 fr. déjà facturé et d'un montant de 2'347 fr. 65 qui correspondait à des factures non comptabilisées jusqu'alors. Le 19 mai 2014, A.________ a fait notifier à B.a.________, respectivement à B.b.________, des commandements de payer, avec intérêts, les sommes de 76'000 fr., 1'570 fr. et 2'347 fr.