Citation: 1B_118/2007 13.07.2007 E. B

Par ordonnance du 15 juin 2007, la Chambre d'accusation du canton de Genève (ci-après: la Chambre d'accusation) a rejeté la requête de mise en liberté provisoire présentée la veille par A.________. Se fondant sur des écoutes téléphoniques, elle a considéré que les charges ayant motivé sa nouvelle arrestation étaient suffisantes, que les besoins de l'instruction étaient concrets, que le risque de collusion était patent et que le risque de fuite était évident au vu de la peine encourue, de la nationalité algérienne de l'intéressé, de son absence d'attaches familiales avec la Suisse et de la facilité avec laquelle il peut se rendre à l'étranger, notamment en France. Le 18 juin 2007, le juge d'instruction a déposé une demande de prolongation de détention, en invoquant la nécessité d'entendre A.________ en détail au sujet des faits ressortant des écoutes téléphoniques et de le confronter avec son co-inculpé B.________. Il se prévalait également des risques de collusion, de réitération et de fuite. Par ordonnance du 19 juin 2007, la Chambre d'accusation a autorisé cette prolongation jusqu'au 19 août 2007, considérant que les conditions posées à la délivrance du mandat d'arrêt existaient toujours et précisant qu'elle « faisait siens les motifs invoqués par le juge d'instruction ». Elle relevait pour le surplus que l'intéressé ne pouvait pas critiquer devant elle l'ordonnance du 15 juin 2007, en l'absence de faits nouveaux.