Citation: 4A_397/2015 E. 2.3.3

2.3.3. En l'occurrence, on cherche vainement en quoi la production des courriels envoyés ou reçus depuis l'adresse électronique "... .com" entre le 27 juin et le 18 octobre 2012 porterait atteinte aux secrets d'affaires de la recourante. Sur la base d'un mandat conclu avec la demanderesse - dont l'étendue est certes litigieuse -, la défenderesse s'est rendue dans les bureaux de la société munie de son ordinateur personnel, avec lequel elle a utilisé l'adresse électronique précitée que la première lui avait attribuée. La recourante n'a jamais prétendu que l'intimée a fait usage sans droit de la boîte aux lettres informatique liée à cette adresse. L'intimée était soit la destinataire, soit l'expéditrice des courriels dont la production a été ordonnée. Autrement dit, elle a eu accès à l'époque considérée à toutes les informations (noms de clients, nature des affaires) qui étaient contenues dans ces courriels. En outre, en sa qualité de mandataire, elle assume une obligation de garder le silence sur les faits dont la divulgation pourrait être préjudiciable à la mandante (ATF 135 III 597 consid. 3.3 in initio). L'intimée en est d'ailleurs parfaitement consciente puisqu'elle s'est déclarée disposée à signer une déclaration écrite concrétisant ce devoir de confidentialité. De toute manière, la recourante ne donne aucune explication sur les connaissances particulières que le traitement de ses affaires permettent d'acquérir. Il suit de là que la condition du préjudice irréparable de l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est pas réalisée et que l'arrêt attaqué ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.