Citation: I 199/01 04.07.2001 E. 2

2.- Le recourant a subi, le 26 novembre 1997, une contusion que l'auteur du rapport d'expertise de la Clinique Y.________ qualifie de traumatisme mineur. Selon cette expertise, il est admis qu'après un tel traumatisme, l'état antérieur du rachis est rétabli, en règle ordinaire, au plus tard après six mois si les troubles dégénératifs associés sont absents ou mineurs. Dans le cas présent, les anomalies physiques constatées après ce délai de six mois ont toujours été mineures et les examens d'imagerie n'ont montré que de discrètes discopathies L4-L5-S1 sans hernie discale associée. Aussi bien, toujours selon ce même rapport d'expertise, le syndrome douloureux chronique actuel dépasse largement le cadre de la région lombaire. Le fait que l'examen physique ne mette pas en évidence de syndrome lombovertébral ou de syndrome radiculaire irritatif ou déficitaire laisse penser que les discopathies ne sont pas l'élément essentiel expliquant les plaintes de l'assuré. L'expert conclut qu'une incapacité de travail au-delà de la fin du mois de mai 1998 ne se justifiait pas sur les plans locomoteur et neurologique. Il ressort d'autre part du rapport psychiatrique établi par le docteur E.________ le 23 février 2000 que l'assuré présente un syndrome douloureux somatoforme persistant. Mais il ne souffre ni de troubles psychotiques, ni de troubles de la personnalité. Actuellement, l'assuré est normothymique, sans anamnèse d'état dépressif. Ces éléments conduisent à nier toute comorbidité psychiatrique. Il n'existe donc pas, conclut le docteur E.________, de limitation de la capacité de travail sur le plan psychiatrique.