Citation: 6B_391/2015 E. 3.1

3.1. L'autorité précédente a retenu que le pronostic était défavorable en particulier sur la base de l'appréciation du thérapeute du recourant qui tenait la conscience morbide de l'intéressé pour seulement partielle et préconisait la poursuite du séjour en EMS fermé. Cet avis n'était infirmé par aucune pièce, singulièrement pas par l'évolution favorable décrite par ailleurs du recourant, lequel minimisait son affection et ses effets. Un tel défaut de conscience d'une pathologie psychiatrique chronique recelait à l'évidence des risques d'infractions similaires à celles à l'origine de la condamnation, vu les difficultés du recourant à gérer le stress relationnel. S'agissant d'un facteur de mauvais pronostic, ce n'était pas sans raison que les divers intervenants s'accordaient à n'élargir le cadre institutionnel que de manière progressive. A cela s'ajoutait que le recourant n'était pas toujours abstinent, puisqu'il avait été récemment contrôlé positif au cannabis, stupéfiant notoirement connu pour accroître les symptômes de la schizophrénie. Cette consommation impliquait un risque objectif supplémentaire de réitération et relativisait les appréciations favorables émises antérieurement.