Citation: 7B_1118/2024 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que, selon l'expertise du 6 avril 2017 (cf. let. A.a ci-dessus), le risque de récidive pour des actes de même nature était étroitement lié à l'évolution de la maladie du recourant et à l'imprévisibilité de ses idées délirantes; ce danger serait moindre si la pathologie du recourant pouvait être stabilisée par un traitement adéquat dans un établissement tel que Curabilis. L'autorité précédente a souligné que cet avis était partagé par les experts ayant établi le rapport du 7 décembre 2020, dont il ressortait au surplus qu'un élargissement du cadre avec libération conditionnelle pourrait mettre en désarroi le recourant qui se retrouverait confronté à des stimulus externes dépassant ses capacités d'adaptation compte tenu de son trouble de la personnalité (cf. let. A.c ci-dessus). En ce qui concernait la situation actuelle du recourant, la cour cantonale a rappelé qu'il n'avait que récemment intégré Curabilis. Elle a cependant relevé qu'il niait toujours les faits particulièrement graves qui avaient mené à sa condamnation ainsi que sa pathologie psychiatrique et qu'il persistait dans son opposition à toute prise en charge thérapeutique. Elle a ainsi constaté que le recourant n'avait pas évolué depuis le précédent examen de la libération conditionnelle de la mesure: le risque qu'il commette, en cas de libération conditionnelle, de nouvelles infractions n'avait manifestement pas été éliminé ou à tout le moins réduit dans une mesure suffisante. La cour cantonale a précisé que, dans ce contexte, la dangerosité présentée par le recourant et l'importance des biens juridiques à protéger l'emportaient sur les atteintes à ses droits et a confirmé le refus de la libération conditionnelle ordonné par la Juge d'application des peines (cf. consid. 2.2.4 de l'arrêt attaqué).