Citation: 1P.601/1999 17.05.2000 E. C

C.- Agissant par la voie du recours de droit public pour violation de l'art. 4 aCst. - le mémoire de son mandataire ayant été déposé le 11 octobre 1999 -, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif et de renvoyer l'affaire à cette juridiction afin qu'elle annule la décision municipale. Il prétend que la municipalité aurait dû tolérer le maintien de son miroir, comme elle le fait pour d'autres miroirs installés sur le territoire communal. Il soutient en outre qu'en considérant que la pose du miroir aurait nécessité un permis de construire, le Tribunal administratif a appliqué de façon arbitraire la règle cantonale définissant les constructions et installations soumises à autorisation, à savoir l'art. 103 al. 1 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC). Il se plaint encore d'une application arbitraire de la clause d'esthétique et affirme qu'au regard du principe de la proportionnalité, les considérations de sécurité du trafic routier auraient dû l'emporter et justifier le maintien du miroir. La municipalité et le Tribunal administratif concluent au rejet du recours de droit public. Le 12 novembre 1999, X.________ a, spontanément et sans le concours de son avocat, déposé une lettre et produit des déclarations écrites de certains voisins appuyant ses démarches.