Citation: 4A_10/2022 E. 5.3.3

5.3.3. Le grief examiné apparaît irrecevable à maints égards. Force est d'emblée de relever que le recourant n'a jamais prétendu, au cours de la procédure arbitrale, ni a fortiori établi, que l'institution d'arbitrage précitée ne présentait pas, d'un point de vue structurel, les garanties d'indépendance et d'impartialité nécessaires. L'intéressé fait fausse route lorsqu'il tente de tirer argument du caractère forcé de l'arbitrage en cause pour soutenir qu'il est toujours en droit de se plaindre du manque d'indépendance du TAS quand bien même il n'a pas émis la moindre objection à cet égard lors de la procédure arbitrale. Le recourant ne saurait en effet, sans contrevenir aux règles de la bonne foi, garder pareil moyen en réserve, comme il l'a fait, pour ne l'invoquer qu'en cas d'issue défavorable de la procédure arbitrale. Ensuite, le recourant, qui se plaint d'une violation de l'ordre public en remettant en cause l'indépendance structurelle et l'impartialité du TAS, perd non seulement de vue que pareil moyen relève du grief fondé sur l'art. 190 al. 2 let. a LDIP, qu'il n'invoque pourtant pas, et méconnaît également le caractère subsidiaire de la clause de l'ordre public procédural (ATF 138 III 270 consid. 2.3). En outre, la Cour de céans ne discerne pas quel intérêt pratique le recourant aurait à l'admission du grief examiné, dès lors que ce dernier précise lui-même ne pas contester la composition de la Formation ayant rendu la sentence attaquée mais indique, selon ses termes, vouloir uniquement dénoncer le " système de nomination du président dans les procédures d'appel devant le TAS ".