Citation: 1C_438/2021 E. 3

Les recourants prétendent encore que le plan directeur cantonal valaisan imposerait de procéder à une révision du plan d'affectation à l'échelle de l'entier du territoire de la commune et non pas sous le seul angle des zones T3 et T4. Les arrêts auxquels les recourants se réfèrent à l'appui de leur argumentation (ATF 146 II 289; arrêts 1C_568/2014 du 13 janvier 2018, 1C_40/2016 du 5 octobre 2016) ne sont cependant pas pertinents en l'espèce. En effet, dans ces affaires, il a été exigé des communes en question qu'elles traitent prioritairement du surdimensionnement de leur zone à bâtir avant d'adopter un nouveau plan de quartier (dans une zone périphérique) ou de délivrer un permis de construire. Les recourants perdent de vue que la situation de la commune de Val de Bagnes est différente puisque la question de l'attribution à la zone à bâtir ne se pose pas dans la mesure où il n'y a pas de surdimensionnement de celle-ci. Dans ces circonstances, les recourants ne parviennent pas à démontrer pourquoi la révision partielle litigieuse ne pourrait pas se faire avant la révision totale du plan de zones que la commune est tenue de faire d'ici 2024. Ils n'exposent pas non plus en quoi cette révision partielle violerait les art. 2 al. 1, 3 et 14 LAT ainsi que les art. 2 et 3 de l'ordonnance sur l'aménagement du territoire du 28 juin 2000 (OAT; RS 700.1). Au demeurant, quoiqu'en disent les recourants, la révision litigieuse ne saurait régulariser les constructions utilisées indûment comme résidences principales dans les zones T3 et T4 dans la mesure où aucune disposition transitoire permettant une application rétroactive à des constructions illicites n'est prévue. Mal fondé, ce grief doit être rejeté.