Citation: 2P.97/2000 22.08.2000 E. B

B.- Le 11 juin 1997, la commune a notamment avisé A.________ que l'extension de son kiosque en débit de boissons ne correspondait ni à l'affectation prévue par la convention précitée du 12 avril 1996, ni "aux dispositions légales". Elle était dès lors invitée à se conformer sans délai à la patente I qui lui avait été accordée. Si elle souhaitait être autorisée à exploiter "tout autre commerce de boissons", elle était invitée à déposer un dossier pour préavis auprès de l'administration communale. Dans sa réponse du 23 juin 1997, l'intéressée a affirmé que, dès l'ouverture de son kiosque, ses efforts s'étaient principalement concentrés sur la promotion ainsi que sur la vente de produits et spécialités du terroir qui étaient accessoirement consommés sur place. Elle n'avait jamais eu l'intention d'exploiter un établissement public avec débit de boissons. Elle demandait par ailleurs l'accord de principe de la commune pour l'obtention d'une autorisation N au sens de l'art. 10 de la loi valaisanne du 17 février 1995 sur l'hôtellerie, la restauration et le commerce de boissons alcooliques (ci-après: LHR; la loi cantonale du 17 février 1995), entrée en vigueur le 1er janvier 1997 en abrogeant la loi cantonale du 26 mars 1976. Le 15 octobre 1997, la commune a adressé le courrier suivant à A.________: "Mademoiselle, faisant suite à votre demande d'octroi d'une autorisation N, nous vous confirmons ce qui suit: Conformément au bail à loyer contracté le 12 avril 1996, le bâtiment communal qui vous est loué est destiné à l'exploitation d'un kiosque, correspondant à l'autorisation N de la loi sur l'hôtellerie, la restauration et le commerce de boissons alcooliques. La délivrance de cette autorisation implique le respect des conditions suivantes: - Le kiosque est destiné à la vente à l'emporter de produits régionaux pouvant être accessoirement consommés sur place. Une liste exhaustive des marchandises offertes à la vente sera soumise au Conseil communal dans les meilleurs délais. - L'installation de tables et de chaises, à l'intérieur et à l'extérieur, est prohibée. - La vente de toute autre marchandise ou de produits cuisinés est soumise à l'approbation du Conseil communal. Nous vous remercions de bien vouloir vous conformer aux dispositions précitées et dans l'attente de vos nouvelles nous vous présentons, Mademoiselle, nos salutations distinguées. "