Citation: 8C_331/2024 E. 5.1

5.1. Le médecin d'arrondissement de l'intimée a retenu, dans son avis du 16 mai 2023, complété le 11 août 2023, que l'accident n'avait pas, selon le degré de vraisemblance prépondérante, occasionné de lésion structurelle objectivable, notamment pas de fracture ni de déchirure ligamentaire ou tendineuse. Les examens radiologiques n'avaient objectivé aucune atteinte osseuse le jour de l'accident, ni n'avaient montré de séquelles lors des examens des 8 décembre 2022 et 13 janvier 2023. Cependant, ces mêmes examens avaient objectivé la présence d'une coalition calcanéo-naviculaire dystrophique étendue. Celle-ci correspondait à une malformation embryonnaire dans laquelle des ponts non naturels se forment entre deux ou plusieurs os du médio-pied et l'arrière-pied. Cette coalition correspondait ainsi à une atteinte maladive constitutionnelle qui avait tout au plus pu être aggravée de manière passagère par le biais du traumatisme à type de contusion et/ou entorse simple survenu lors de l'accident. Les médecins du service d'orthopédie universitaire de l'Hôpital C.________ avaient retenu le diagnostic de coalition calcanéo-naviculaire traumatisée lors de l'évènement du 27 juillet 2022 et aucun de leurs rapports, y compris le rapport opératoire du 24 mai 2023 ne mettait en évidence de lésion structurelle imputable à l'évènement accidentel. Seule une telle atteinte aurait pu aggraver de manière déterminante l'état antérieur maladif constitutionnel à type de coalition calcanéo-naviculaire du pied droit. Par conséquent, la pathologie nécessitant une intervention le 24 mai 2023 n'était pas en relation de causalité pour le moins probable avec l'accident. Les effets de l'accident avaient donc cessé au 13 janvier 2023, date à laquelle, au niveau de la cheville et du pied droits, aucune séquelle structurelle d'une atteinte traumatique n'était documentée.