Citation: 5A_175/2016 E. 2.1

2.1. L'autorité cantonale a d'abord retenu que le document du 30 août 2012, produit pour valoir titre à la mainlevée provisoire, était bien une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP. Ce document ne constitue pas lui-même un contrat de prêt, mais fait référence à un prêt de 200'000 fr. octroyé au recourant, dont le montant a été versé sur le compte de celui-ci; ainsi, il vaut reconnaissance de dette à l'égard de l'intéressé, qui l'a contresigné sans réserve ni condition. La juridiction précédente a ensuite rejeté le moyen pris de la cession de la créance en poursuite avant l'ouverture de la faillite de la prétendue cédante ( i.e. poursuivante). Elle a considéré que le texte du document du 15 avril 2013 n'était pas clair et ne mentionnait aucune cession de créance, mais indiquait seulement que le prêt en question devait servir à payer les honoraires d'architecte de l'intimé n° 2. Quant à la lettre du 25 septembre 2013 - dont la rédaction n'est guère plus limpide -, elle pourrait certes être comprise dans le sens que la créance litigieuse a été ou est cédée; toutefois, elle ne fait aucune référence au document du 15 avril 2013; au demeurant, entre ces deux dates, la poursuivante a fait notifier le commandement de payer (23 mai 2013), puis requis la mainlevée de l'opposition (14 août 2013), de sorte qu'elle ne pensait manifestement pas avoir " cédé " sa prétention. L'intimé n° 2 s'étant fait céder - conjointement avec l'intimée n° 1 - la créance litigieuse par la masse en faillite de X.________ en novembre 2014, il ne partait pas non plus de l'idée que la même créance lui avait déjà été valablement cédée en avril ou en septembre 2013. Il est possible que les administrateurs de X.________ aient voulu céder la créance à l'intimé n° 2 le 25 septembre 2013; à cette date, ils ne pouvaient cependant plus agir au nom de la société, désormais en faillite.