Citation: 8C_364/2019 E. 5.2

5.2. Invoquant une violation des art. 25 al. 1 LPGA et 4 OPGA (RS 830.11), la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir confondu l'ignorance par l'intimé de l'illicéité du versement indu - ce qui n'est pas suffisant pour admettre la bonne foi - et le respect de l'obligation de communiquer toute modification à la caisse. Or elle considère qu'à cet égard, l'intimé a fait preuve de négligence grave. En effet, l'obligation de signaler tout changement d'état civil ou de résidence des enfants figurait dans la demande de prestations signée par l'intimé le 23 septembre 2014. L'obligation de communiquer toute modification de la situation de l'intimé ou de l'autre parent était en outre rappelée dans une décision de la caisse du 11 novembre 2014. Cette décision ne reconnaissait par ailleurs le droit aux allocations familiales en faveur de B.________ qu'à partir de la date où celui-ci était domicilié en Suisse, de sorte que toute personne faisant preuve de l'attention commandée par les circonstances aurait dû se rendre compte qu'un départ pour l'étranger pouvait avoir une incidence sur le droit aux allocations familiales. Enfin, les déclarations faites dans la demande de remise du 2 mars 2018 démontreraient que l'intimé avait des doutes quant à son droit aux allocations familiales ou, à tout le moins, à son obligation de renseigner, de sorte qu'en s'abstenant de se renseigner auprès de la caisse, il aurait commis une négligence grave.