Citation: 9C_783/2023 E. 1

que selon l'art. 108 al. 1 let. a LTF, le président de la cour décide en procédure simplifiée de ne pas entrer en matière sur les recours manifestement irrecevables, que le recours en matière de droit public (cf. art. 82 ss LTF) est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (art. 90 LTF), ainsi que contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (art. 92 al. 1 LTF), que, selon l'art. 93 al. 1 LTF, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément ne peuvent faire l'objet d'un recours que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b), que dans la mesure où la décision du 21 novembre 2023, par laquelle la juridiction cantonale a rejeté la demande de restitution de délai présentée par A.A.________ et B.A.________, ne met pas fin au litige, elle ne doit pas être qualifiée de décision finale selon l'art. 90 LTF, mais de décision incidente au sens de l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 138 I 143 consid. 1.2; 133 V 477 consid. 4.2), que l'éventuelle admission du recours ne peut manifestement pas conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF), que, par conséquent, ledit recours n'est recevable que si la décision de renvoi du 21 novembre 2023 occasionne un préjudice irréparable à A.A.________ et B.A.________ (art. 93 al. 1 let. a LTF), qu'il appartient à la partie recourante d'alléguer et d'établir le préjudice irréparable (cf. ATF 138 III 46 consid. 1.2 et les références), à moins que ce dernier ne fasse d'emblée aucun doute (cf. arrêt 8C_271/2017 du 10 mai 2017 consid. 2.1 et les références), qu'un préjudice irréparable est un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (cf. ATF 134 III 188 consid. 2.1 et les références), qu'en l'occurrence, contrairement aux exigences de motivation et d'allégation de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. ATF 133 III 545 consid. 2.2), les recourants n'établissent pas - pas plus qu'ils n'allèguent - l'existence d'un préjudice irréparable, qu'en l'espèce, la juridiction cantonale a considéré que A.A.________ et B.A.________ n'avaient pas été empêchés, sans faute de leur part (au sens de l'art. 48 al. 1 de la loi [du canton du Jura] du 30 novembre 1978 de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle [Code de procédure administrative, CPA; RS/JU 175.1]), de respecter le délai imparti au 8 novembre 2023, en constatant aussi qu'ils n'avaient pas déposé leur prise de position avec leur demande de restitution de délai (conformément à l'exigence posée par l'art. 48 al. 2 CPA), avec pour conséquence qu'elle a rejeté cette demande et joint les frais de la présente à la procédure au fond, qu'en ces circonstances on ne saurait pas retenir un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF,