Citation: 6B_104/2014 E. 2.2

2.2. Il résulte des faits retenus par l'autorité précédente que le meurtre est intervenu deux heures après l'annonce par la victime qu'elle aimait toujours son second ex-mari, que cette annonce n'était qu'une confirmation de ce dont le recourant avait déjà conscience et que le recourant est sorti prendre l'air durant deux heures après dite annonce. Au vu de ces faits, dont le recourant n'a pas démontré l'arbitraire, on ne saurait considérer qu'il ait été, au moment de l'homicide, en proie à une émotion violente au sens de la jurisprudence rappelée ci-dessus. Les faits établis sans arbitraire par l'autorité précédente ne permettent pas non plus de retenir un comportement blâmable de la victime à l'encontre du recourant. Dans les circonstances d'espèce, un homme raisonnable, dont la compagne lui dit depuis des mois qu'elle ne l'aime pas et qui sait qu'elle a encore des sentiments pour son ex-mari, ne se serait pas trouvé sous le coup d'une émotion ou d'un désarroi tel, lors de la confirmation de l'existence de tels sentiments, qu'il aurait pu être amené à tuer sa compagne, qui plus est deux heures après une telle annonce. L'émotion et le désarroi que le recourant a éprouvés ce soir-là et qui ressortent d'ailleurs de sa tentative de suicide subséquente au meurtre de sa compagne ne sont ainsi en aucun cas excusables, ce qui exclut l'application de l'art. 113 CP.