Citation: I 229/05 03.05.2006 E. 5

L'intimé a considéré que l'assurée aurait pu réaliser, malgré son handicap, un revenu de 26'651 fr. 50 en 2003. Il s'est fondé sur les données tirées de l'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002 (ci-après : ESS 2002), publiée par l'OFS. La recourante conteste ce revenu, au motif que le calcul effectué l'intimé ne tiendrait pas suffisamment compte des limitations de ses perspectives salariales qu'impliquent son âge, son état de santé et son lieu de domicile. 5.1 Lorsque l'assuré n'a pas repris d'activité, ou aucune activité adaptée lui permettant de mettre pleinement en valeur sa capacité de travail résiduelle, contrairement à ce qui serait raisonnablement exigible de sa part, le revenu d'invalide peut être évalué sur la base, notamment, des données salariales publiées par l'OFS. Dans ce cas, on réduira le montant des salaires ressortant de ces données en fonction des empêchements propres à la personne de l'invalide, tels que le handicap, l'âge, les années de service, la nationalité, la catégorie d'autorisation de séjour ou le taux d'occupation. On procédera alors à une évaluation globale des effets de ces empêchements sur le revenu d'invalide, compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas concret, étant précisé que la jurisprudence n'admet pas de déduction globale supérieure à 25 % (ATF 126 V 76 sv. consid. 3b/bb, 78 ss consid. 5). 5.2 D'après l'ESS 2002, le salaire mensuel brut (valeur centrale) des femmes exerçant une activité simple et répétitive (niveau de qualification 4) dans le secteur privé, selon la classification utilisée par l'OFS), était de 3'820 fr. Il convient cependant de tenir compte de l'évolution des salaires nominaux entre 2002 et 2003 (+ 1,4 %; cf. consid. 4.2 supra). Par ailleurs, les salaires bruts standardisés sont calculés sur la base d'un horaire de travail de 40 heures par semaine, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne dans les entreprises en 2003 (41,7 heures : La Vie économique 12/2005, tableau B 9.2, p. 94). Les adaptations nécessaires conduisent à un montant de 4'038 fr. 10 par mois. En se fondant sur une capacité résiduelle de travail de 55 % le revenu que pourrait encore réaliser l'assurée serait donc de 2'221 fr. par mois, ou 26'652 fr. par an. Contrairement à ce que demande la recourante, il ne se justifie pas de procéder à une déduction supplémentaire, en l'absence d'éléments qui démontreraient que l'assurée serait limitée, en raison de son âge, de son handicap ou de son lieu de domicile, dans ses perspectives salariales par rapport aux données ressortant de l'ESS 2002, dans une mesure supérieure à celle découlant déjà de l'incapacité de travail admise par l'Office AI. En particulier, elle ne cite pas les sources sur lesquelles elle se fonde pour affirmer que son domicile en Valais impliquerait un revenu de 10 à 20 % inférieur à celui calculé sur la base des données salariales suisses publiées par l'OFS. Dans ce contexte, on relèvera notamment que le revenu que lui aurait versé son dernier employeur, en 2002, sans invalidité (47'905 fr. à temps complet), aurait été supérieur à un revenu hypothétique calculé sur la base de l'ESS 2002 (47'778 fr., pour une activité simple et répétitive exercée par une femme dans le secteur privé, après adaptation à une durée de travail hebdomadaire de 41.7 heures).