Citation: 9C_288/2017 E. A

A.a. A.________ a travaillé au service de l'entreprise B.________ de 1988 à 2005, d'abord en tant qu'employée, puis en qualité de conseillère à la clientèle auprès de l'entreprise C.________. Elle a, par la suite, exercé différentes activités à temps partiel et a été engagée, à partir du mois de mai 2013, en qualité de vendeuse au service de l'entreprise D.________. Après avoir fait une première chute en 1996 provoquant un traumatisme cranio-cérébral sans perte de connaissance, l'intéressée a à nouveau chuté, dans un escalier, et subi un traumatisme crânien avec distorsion cervicale, le 26 décembre 2000. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris en charge le cas. A.b. Le 21 février 2003, l'assurée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par décisions des 18 mars et 11 avril 2005, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Berne (ci-après: l'office AI) l'a mise au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité à partir du 1er septembre 2003. A l'époque, l'office AI s'est fondé notamment sur les conclusions de la doctoresse E.________, spécialiste en neurologie, du 11 juin 2004, et sur les différents rapports du service de neurologie de l'Hôpital F.________ rendus en automne 2003. Selon ces évaluations, l'assurée présentait des troubles neuropsychologiques, notamment des troubles sévères de la mémoire antérograde en modalité verbale, un fléchissement exécutif, un ralentissement idéomoteur et des troubles attentionnels sévères, ainsi que, notamment, un syndrome douloureux résiduel fréquent à la nuque droite, des céphalées hémicrâniennes droites et des troubles de l'équilibre. La demi-rente a été confirmée à deux reprises en 2007 et 2012. A.c. Dans le cadre d'une nouvelle procédure de révision initiée en janvier 2014, l'office AI a mis en oeuvre une expertise médicale pluridisciplinaire auprès du Centre d'expertise médicale (CEMed). En se fondant sur le rapport médical y relatif, du 5 mai 2015, selon lequel l'état de santé de l'intéressée s'était amélioré et sa capacité de travail était entière dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles (pas de station debout prolongée ni de déplacement itératif, surtout sur terrain irrégulier), l'office AI a, par décision du 15 mars 2016, supprimé le droit à la demi-rente, à partir du 1er mai 2016.