Citation: 5A_275/2022 E. 5

Dans son écriture, la recourante s'en prend à l'établissement des faits par l'autorité cantonale. Elle cite plusieurs passages de l'arrêt cantonal déféré, puis substitue sa propre version des faits à celle retenue lorsque cela ne correspond pas à ses attentes. Ainsi elle déclare souffrir d'une maladie auto-immune " potentiellement non répertoriée et non détectable par un test sanguin ", n'affectant pas sa capacité de discernement et soutient être capable de gérer ses finances - notamment le remboursement de ses frais médicaux - et ses affaires administratives, nonobstant ses importantes dettes, précisant que l'aide reçue de l'Hospice général n'était que temporaire le temps de la procédure concernant l'assurance invalidité. Elle évoque en outre la situation de sa fille et raconte la manière dont elle a vécu la procédure d'évacuation de son logement. Il apparaît ainsi que la recourante soit conteste en bloc les faits retenus par l'autorité cantonale, soit se contente d'affirmer des faits, mais ne se réfère aucunement à des preuves particulières fondant ses allégations, ni n'expose en quoi l'autorité précédente aurait omis de prendre en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, se serait trompée manifestement sur le sens et la portée d'une preuve administrée, ou aurait, en se fondant sur les éléments recueillis, tiré des constatations insoutenables, ayant eu un impact sur l'application du droit. La critique est donc purement appellatoire et la simple référence à l'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'administration des preuves, avec la réfutation des conséquences juridiques à titre de conclusion, ne répond pas aux exigences minimales de motivation d'un tel grief (cf. supra consid. 2), de sorte qu'il est d'emblée irrecevable. Au demeurant et au fond, il ressort de la motivation de l'arrêt déféré (cf. supra consid. 3) que la mesure de protection combinée prononcée est adéquate et proportionnée à la situation de la recourante. L'autorité précédente n'a pas méconnu le droit applicable en l'espèce (cf. supra consid. 4).