Citation: 4A_598/2008 25.02.2009 E. 1

De toute façon, le moyen considéré est dénué de fondement. Le magistrat intimé devait examiner si le recourant remplissait les conditions fixées dans la loi sur la juridiction des prud'hommes pour pouvoir assister et représenter une partie à un différend en matière de droit du travail. On ne voit pas ce qui aurait dû lui interdire, ce faisant, tenu qu'il était de dire si le recourant pouvait être considéré comme un mandataire professionnellement qualifié, de partir du principe de base, ancré à l'art. 2 LPAv, selon lequel il appartient normalement au seul avocat d'assister et de représenter une partie devant la juridiction civile, et d'examiner les conditions d'application des art. 12 al. 2 et 13 al. 1 LJP en gardant ce principe à l'esprit. Quant aux droits constitutionnels invoqués par le recourant dans ce contexte - égalité de traitement (art. 8 Cst.), interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), liberté économique (art. 27 al. 1 Cst.) et limites à la restriction des droits fondamentaux (art. 36 Cst.) -, leur rapport avec la question de la compétence soulevée par le recourant n'est pas perceptible. 3.3 Le recourant soutient, par ailleurs, que la notion de mandataire professionnellement qualifié n'est pas univoque, de sorte qu'il conviendrait que le législateur genevois la précise, faute de quoi ceux qui prétendent posséder cette qualité sont "tributaires de la subjectivité et des sentiments personnels de certains juges, arrogants, prétentieux et racistes". Abstraction faite de sa formulation inutilement blessante, le grief en question, tel qu'il est présenté, a trait au droit désirable et est ainsi totalement impropre à démontrer en quoi le magistrat intimé aurait fait une interprétation insoutenable de la notion litigieuse. 3.4 Enfin, quoi qu'en dise le recourant, ce ne sont ni ses compétences professionnelles, ni le fait qu'il aurait déployé une activité générale de conseil et d'assistance à l'égal d'un avocat, non plus que l'interdiction de violer l'art. 2 LPAv qui ont conduit le magistrat intimé à lui dénier la qualité de mandataire professionnellement qualifié, mais le fait qu'il a agi comme juriste indépendant alors que la qualité litigieuse n'est généralement reconnue qu'à des personnes travaillant au service d'associations professionnelles ou de sociétés de protection juridique. Or, l'intéressé ne démontre pas en quoi le motif retenu par le Président de la Cour d'appel serait inconstitutionnel.