Citation: U 147/99 15.10.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé en qualité de chef du service de montage de la menuiserie-ébénisterie X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 11 juillet 1996, A.________ fit une chute dans un échafaudage d'une hauteur de trois mètres, avec réception sur le dos. Il fut transporté à l'Hôpital Y.________. Le bilan osseux auquel procédèrent les médecins du Service de radiologie ne montra aucune fracture, fissure ou luxation. Les médecins de la Policlinique chirurgicale posèrent le diagnostic de contusion dorso-lombaire (rapport médical initial LAA, du 9 août 1996). En raison d'une ébauche de sciatalgies bilatérales et de légers troubles sensitifs qui inquiétaient le patient, celui-ci fut adressé à la doctoresse B.________, spécialiste FMH en neurologie, qui procéda le 5 septembre 1996 à une électroneurographie et à une électromyographie. La neurologue n'a pas constaté de déficit radiculaire moteur (rapport du 6 septembre 1996). De son côté, le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine interne-rhumatologie, examina A.________ le 6 décembre 1996. Selon un rapport de ce praticien du 14 décembre 1996, il y avait plutôt un syndrome lombo-vertébral sur contracture musculaire très importante, diagnostic que reprit le docteur D.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin traitant de l'assuré, dans un rapport médical intermédiaire du 18 décembre 1996. La CNA a pris en charge le cas et alloué à A.________ les prestations dues pour les suites de l'accident du 11 juillet 1996. Une tentative de reprise du travail à 50 % à partir du 4 mars 1997 et à 100 % dès le 1er avril 1997 a échoué. Dans un rapport du 19 juin 1997, le docteur E.________, chef de clinique adjoint du Service de neurologie du Centre hospitalier Z.________, a diagnostiqué des cervico-(dorso)lombalgies chroniques séquellaires d'une contusion dorso-lombaire, sans lésion neurologique associée, et une méralgie paresthésique gauche. Du 25 août au 19 septembre 1997, l'assuré a séjourné à la Clinique thermale U.________. Dans un rapport de sortie du 19 septembre 1997, le docteur F.________, chef de clinique, a mis en évidence un syndrome lombo-spondylogène (plus marqué à droite) et retenu qu'il y avait suspicion de méralgie paresthésique du nerf cutaneus femoralis lateralis à gauche. Un nouvel essai de reprise du travail à temps partiel dès le 17 novembre 1997 a échoué. L'assuré a bénéficié de séances de manipulations cervicales. Dans un rapport médical intermédiaire du 3 mars 1998, le docteur G.________, chiropraticien, a diagnostiqué notamment des nucalgies/céphalées occipitales. Sur la base d'un rapport du 20 mars 1998 du docteur H.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin d'arrondissement, et d'une appréciation médicale du 7 mai 1998 du docteur I.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et membre de son service médical, la CNA, par décision du 5 juin 1998, a avisé A.________ que les troubles dont il était atteint n'étaient plus en relation de causalité avec l'accident du 11 juillet 1996. Elle mettait fin, le 21 juin 1998, au paiement de l'indemnité journalière et des frais de traitement. L'assuré a formé opposition contre cette décision. Par décision du 3 septembre 1998, la CNA a rejeté l'opposition.