Citation: 6B_1228/2023 E. 4.4

4.4. La recourante critique en outre le genre de peine retenu en se référant aux règles sur le concours réel rétrospectif. Elle soutient que, qui plus est si les charges en raison de l'accident sur l'autoroute devaient être abandonnées, la cour cantonale n'explique pas en quoi elle aurait quand même prononcé une peine privative de liberté ferme si elle avait dû juger de l'ensemble des infractions reprochées à la recourante en août 2021, ce qui aurait eu pour effet de passer d'une première condamnation en 2020 à une peine pécuniaire avec sursis à une peine privative de liberté ferme. De l'avis de la recourante, la cour cantonale aurait à tout le moins dû faire siennes les réflexions propres au concours réel rétrospectif pour justifier le genre de peine choisi, soit une peine privative de liberté. Elle considère que la cour cantonale aurait dû prononcer une peine pécuniaire ferme ou, la recourante se référant à l'argumentation qu'elle développe à l'égard de l'octroi du sursis (v. infra consid. 5.3), à tout le moins une peine privative de liberté avec sursis. La critique de la recourante est d'emblée vaine en tant qu'elle porte sur le choix du genre de peine. On rappellera qu'en cas de concours d'infractions, le juge examine, pour chaque infraction commise, la nature de la peine à prononcer, l'art. 49 CP ne s'appliquant ensuite qu'à la condition que les peines retenues soient du même genre (cf. ATF 144 IV 313 consid. 1.1.1, 144 IV 217 consid. 2.2; 142 IV 265 consid. 2.3.2; application de la "méthode concrète"). La détermination du genre de peine à retenir pour chacune des infractions à juger s'opère selon les règles ordinaires qui viennent d'être exposées ( supra consid. 4.1), que la cour cantonale a en l'occurrence correctement appliquées (v. supra consid 4.2). Quand bien même l'on pût reprocher à la cour cantonale de ne pas en avoir fait état dans son arrêt, le prononcé d'une peine complémentaire en application de l'art. 49 al. 1 et 2 CP n'entrerait de toute manière pas en considération s'agissant des infractions concernées, dès lors que le genre de peine retenue à leur égard (à savoir, une peine privative de liberté) diffère de celui de la peine prononcée le 13 août 2021 (une peine pécuniaire). S'agissant de la question de l'octroi du sursis à l'exécution de la peine, on renvoie à ce qui suit ( infra consid. 5).