Citation: 4A_103/2021 E. 3.3

3.3. Selon le recourant, sa bonne foi devrait être protégée, dans la mesure où (1) la banque a, sur demande de la caution no 2, établi de nouvelles offres de crédit sur lesquelles le recourant n'était plus mentionné comme caution, (2) il pouvait en déduire que la signature de ces offres n'était plus qu'une formalité, (3) la banque n'a alors jamais discuté de sa libération, ce qui laissait entendre à un destinataire de bonne foi qu'elle n'attendait aucune contrepartie de la part du recourant et qu'elle l'avait donc purement et simplement libéré, (4) F.________ lui a répondu dans ce sens alors que la date d'échéance des nouvelles offres de crédit était déjà dépassée, un destinataire raisonnable devant donc comprendre de bonne foi que la banque ne faisait pas dépendre sa libération de la conclusion de ces nouveaux contrats, (5) la banque ne l'a pas impliqué dans les négociations relatives aux nouvelles offres de crédit, seule la caution no 2 ayant été convoquée notamment lorsque la banque demandait des informations sur la viabilité de la société et (6) la Banque E.________ a accepté de le libérer de ses obligations envers elle et il pouvait donc raisonnablement penser qu'une autre banque cantonale agirait de la même manière dans une situation semblable. Subsidiairement, il allègue que la banque aurait violé ses obligations en ne le convoquant pas à sa rencontre avec la caution no 2 et en ne l'ayant jamais averti en sa qualité de caution de l'état financier de la société, ce qui démontrerait, selon lui, qu'elle ne s'estimait plus liée à lui par un contrat de cautionnement.