Citation: 1A.207/2004 13.12.2004 E. C

A.________ a recouru contre cette ordonnance auprès du Tribunal administratif de la République et canton de Genève. Elle a contesté l'indemnisation des frais d'avocat. Selon elle, les honoraires facturés auraient dû intégralement être pris en considération. Elle demandait en outre l'allocation de dépens pour la procédure devant l'instance LAVI puis la procédure cantonale de recours. Le Tribunal administratif a admis le recours par un arrêt rendu le 5 août 2004. Il a annulé l'ordonnance du 11 mars 2004 "en ce qu'elle a réduit la note d'honoraires du 29 mars 2001 à 11'990 fr." puis a dit que A.________ avait "droit au montant total de la note d'honoraires d'avocat du 29 mars 2001". Le dossier a été renvoyé à l'instance LAVI pour décision sur les dépens de la procédure de première instance. L'arrêt a été rendu sans frais et l'Etat de Genève a été condamné à verser à la recourante une indemnité de procédure de 1'500 fr. Le Tribunal administratif a considéré qu'il n'était pas contesté que A.________ avait besoin d'être assistée par un avocat, dans la procédure pénale, pour la défense de ses droits ainsi que ceux de ses filles. Il a aussi retenu que l'activité déployée par l'avocat (modalités d'intervention, nombre d'heures) n'avait pas été discutée par l'instance LAVI. Comme A.________ avait en principe droit, en raison de sa situation financière, à la prise en charge intégrale du dommage subi (voir les critères de l'art. 3 de l'ordonnance sur l'aide aux victimes d'infractions [OAVI; RS 312.51]), l'indemnisation devait correspondre au montant de la note d'honoraires. Le Tribunal administratif s'est référé, sur ce point, à un arrêt non publié du Tribunal fédéral (arrêt 1A.169/2001 du 7 février 2002, dame V. c. Genève).