Citation: 1B_509/2020 E. 3

La Cour des plaintes a considéré que le recours dont l'avait saisi A.________ était irrecevable en l'absence de décision prise par la Cour des affaires pénales, ajoutant à titre superfétatoire que cela était compréhensible étant donné la nature de l'affaire, les circonstances particulières du cas et l'intervalle de temps restreint entre la demande du recourant et le dépôt du recours. Elle a également jugé le recours irrecevable s'il devait être traité comme un recours pour déni de justice et retard injustifié dès lors qu'il ne ressortait pas du dossier que le recourant avait dûment averti l'instance précédente, comme l'exige la jurisprudence, qu'il s'apprêtait à déposer un tel recours, afin qu'elle ait l'occasion de statuer rapidement. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi la Cour des plaintes aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant qu'il ne pouvait obtenir de cette juridiction qu'elle statue en première instance sur la demande de levée partielle du séquestre et en déclarant le recours irrecevable faute d'une décision attaquable de la Cour des affaires pénales. Il ne s'en prend pas davantage à la motivation qui a conduit la Cour des plaintes à déclarer irrecevable son recours pour déni de justice et retard injustifié. Il ne prétend pas avoir interpellé la Cour des affaires pénales pour qu'elle statue à bref délai sur sa requête avant de saisir la Cour des plaintes et ne remet pas en cause la jurisprudence, qui lui est connue, à laquelle elle s'est référée à cet égard pour déclarer son recours irrecevable. Il s'en prend exclusivement à l'appréciation retenue à titre superfétatoire sur le fond par la Cour des plaintes selon laquelle un délai d'une vingtaine de jours pour statuer serait admissible vu la nature de l'affaire et les circonstances particulières du cas. Le recours ne répond donc manifestement pas aux exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, il est dirigé contre une décision d'irrecevabilité. Vu les circonstances évoquées dans le recours, il appartiendra à la direction de la Cour des affaires pénales de rendre rapidement une décision sur la demande de levée partielle du séquestre du recourant.