Citation: 4A_474/2007 28.03.2008 E. A

A.a Par acte notarié du 25 novembre 1988, A.________ et B.________ ont acquis en propriété commune la parcelle n° ... du cadastre de la Commune de C.________ correspondant au lot n° 8 de la propriété par étages «... », lequel conférait un droit exclusif sur une halle commerciale. L'acte mentionne que la parcelle précitée est grevée en premier rang d'une cédule hypothécaire au porteur d'un montant de 600'000 fr., inscrite au registre foncier du district de C.________ sous n° 1, et que cette cédule est reprise par A.________ et B.________ pour la dette du même montant due à la banque W.________ (devenue la banque Y.________ SA le 26 juin 1998). Le montant nominal de cette cédule hypothécaire a été augmenté par la suite à 1'800'000 fr. Le 21 décembre 1988, B.________ et A.________ ont constitué une seconde cédule hypothécaire au porteur d'un montant de 200'000 fr. grevant la même parcelle, qui a été inscrite au registre foncier du district de C.________ sous n° 2. Au début des années nonante, X.________, courtier en vin, est entré en relation avec la banque W.________, car il entendait acquérir la part de copropriété de A.________ sur la parcelle n° .... Le 12 août 1991, la banque W.________ a fait savoir à B.________ et à X.________ qu'elle mettait à leur disposition, en qualité de codébiteurs solidaires, un prêt hypothécaire de 1'780'000 fr., l'octroi du crédit se faisant sous annulation des facilités accordées précédemment à A.________ et à B.________. Ce prêt stipulait qu'il était garanti par le nantissement d'une cédule hypothécaire au porteur en premier rang de 1'800'000 fr. grevant le lot n° 8 de la parcelle no ... et qu'il pouvait être dénoncé dans un délai de 90 jours. Par acte authentique du 20 août 1991, A.________ a déclaré transformer, avec l'accord de B.________, la propriété commune sur l'article no ... de la Commune de C.________ en une copropriété de deux parts égales, puis a cédé à X.________ sa part de copropriété. Dans le même acte, X.________ et B.________, en tant que copropriétaires de l'immeuble chacun pour une demie, se sont engagés simultanément à transformer derechef la copropriété précitée en une propriété commune par société simple. Ce document mentionnait encore, sous la rubrique « Gages immobiliers », que B.________ et X.________ étaient désormais codébiteurs solidaires des titres hypothécaires numérotés 1 et 2. Le 26 août 1991, B.________ et X.________ ont été inscrits au registre foncier en qualité de propriétaires en société simple de la parcelle n° .... Le 18 décembre 1991, la banque W.________ leur a confirmé qu'elle mettait à leur disposition, en tant que débiteurs solidaires, un crédit de 450'000 fr. en compte courant. A.b Il a été constaté que tant la limite du prêt hypothécaire consenti aux précités que celle de leur ligne de crédit en compte ont été largement dépassées dès le printemps 1992. Après avoir enjoint sans succès B.________ et X.________ de régler lesdits dépassements, la banque W.________ a dénoncé le 2 août 1994 avec effet immédiat le prêt hypothécaire et le prêt en compte courant et imparti aux débiteurs un délai au 15 novembre 1994 pour rembourser 665'049 fr.45 et 2'091'994 fr.40. La banque W.________ ayant fait notifier à B.________ et X.________ deux poursuites en réalisation de gage immobilier, non frappées d'opposition, des pourparlers ont débuté au début 1997 entre les protagonistes en vue d'éviter la vente aux enchères forcées de l'immeuble grevé. Un accord a été proposé en ce sens que la banque V.________ acceptait de reprendre les engagements de B.________ à l'égard de la banque W.________ à concurrence de 330'000 fr., moyennant notamment l'abandon par la banque W.________ de toute prétention à l'encontre du prénommé, alors que la banque W.________, si X.________ devenait seul débiteur de ladite banque, se déclarait prête en contrepartie à procéder à un abandon de créance en faveur notamment de ce dernier de plus de 990'000 fr. Le 14 mars 1997, X.________ a donné son assentiment à la reprise à son seul nom de la relation bancaire nouée avec la banque W.________ dont il était jusque-là codébiteur solidaire avec B.________, moyennant l'abandon de créance susmentionné. En exécution de cet accord, la banque W.________ a annoncé à X.________, par courrier du 2 juin 1997, qu'elle mettait à sa disposition, « sous annulation de toute autre limite anciennement octroyée », un prêt hypothécaire de 1'900'000 fr. soumis aux conditions générales de la banque, à taux fixe sur 5 ans de 4 % net par an, garanti, d'une part, par les cédules hypothécaires au porteur, en premier rang de 1'800'000 fr. et en second rang de 200'000 fr., grevant la parcelle n° ..., et, d'autre part, par la cession de la totalité du produit locatif net découlant de l'immeuble en question, à concurrence des charges financières engendrées par le contrat; la banque W.________ se réservait le droit de dénoncer le prêt en cas de non-paiement des intérêts et amortissements convenus. Etaient annexées à cette écriture les conditions générales de la banque W.________, édition 1985, lesquelles prévoyaient ce qui suit sous chiffre 7: « A moins qu'elle n'y ait renoncé par écrit, la banque se réserve d'adapter à la situation du marché, avec effet immédiat, les taux d'intérêts et de commission ainsi que de cesser en tout temps ses relations d'affaires, d'annuler et d'exiger le remboursement immédiat de ses créances ». B.________ s'étant retiré de la société simple qu'il formait avec X.________, celui-ci a été inscrit le 2 juillet 1997 au registre foncier en qualité de propriétaire à titre individuel de l'immeuble n° .... Par lettre du 28 juillet 1997, la banque W.________ a en particulier fait savoir à X.________ que l'intérêt débiteur du nouveau prêt hypothécaire de 1'900'000 fr. était de 4 % net par an et qu'il s'agissait d'un taux ferme sur cinq ans, soit du 31 octobre 1997 au 31 juillet 2002, toutes autres conditions demeurant inchangées. A.c X.________ a signé le 27 juillet 1997 un formulaire de « Cession fiduciaire en propriété à fin de garantie » en faveur de la banque W.________. Le 29 juillet 1997, il a contresigné pour accord les courriers de la banque W.________ des 2 juin 1997 et 28 juillet 1997; le même jour, il a encore apposé sa signature sur une déclaration de cession portant sur la totalité du produit locatif net afférent à la parcelle en cause.