Citation: 7B_175/2023 E. 2.3.1

2.3.1. En l'espèce, dans leur rapport du 6 août 2020, complété le 6 novembre 2020, les experts avaient exprimé l'avis que la mesure d'internement (art. 64 CP) devait être maintenue, dès lors que le recourant, atteint d'un trouble envahissant du développement (CIM 10: F84.8) et d'un trouble organique de la personnalité (CIM 10: F07.0), présentait toujours un risque élevé pour des infractions de même nature que celles pour lesquelles il avait été condamné. Sur le plan comportemental, les deux troubles constatés, dont la conjonction était d'une sévérité importante, entraînaient chez le recourant une difficulté à contrôler ses pulsions (y compris sexuelles) ainsi qu'une certaine inadaptation à la vie autonome en dehors d'un cadre structurant et sécurisant. Selon les experts, la question d'une conversion en une mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP "devrait être examinée plus tard". A cet égard, ils avaient néanmoins relevé que le recourant, alors détenu à l'Établissement pénitentiaire de P.________, bénéficiait d'une thérapie qui correspondait en quelque sorte déjà à une prise en charge institutionnelle en milieu carcéral. Alors qu'ils avaient constaté une légère amélioration de son comportement, ils ont estimé qu'il était "encore un peu tôt" pour en tirer des conclusions, dès lors que c'était seulement depuis une année et demie que le recourant adhérait véritablement à la thérapie (cf. rapport d'expertise du 6 août 2020, Réponses aux questions, p. 23 s.).