Citation: 8C_826/2019 E. 5.2

5.2. Le droit d'être entendu comprend notamment celui de produire ou de faire administrer des preuves, à condition qu'elles soient pertinentes et de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 143 V 71 consid. 4.1 p. 72; 142 II 218 consid. 2.3 p. 222; 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 229 et les références citées). Le droit d'être entendu n'empêche pas le juge de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de se forger une conviction et que, procédant de manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 144 II 427 consid. 3.1.3 p. 435; 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236). En l'espèce, l'appréciation de la juridiction cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Les éléments au dossier - en particulier les rapports médicaux des thérapeutes susmentionnés - s'avèrent en effet suffisants pour trancher le litige. De plus, il appert que la recourante a pu amplement faire valoir ses moyens par écrit au cours de la procédure devant l'intimée, puis devant les juges cantonaux. Ceux-ci pouvaient s'estimer suffisamment renseignés par les rapports écrits des médecins traitants et ainsi renoncer, sans violer le droit d'être entendue de la recourante, à ordonner la comparution personnelle desdits médecins. Au reste, l'art. 29 al. 2 Cst. ne confère pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428 s.).