Citation: 1B_333/2023 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des écritures qui lui sont soumises. L'acte de A.________ daté du 10 juin 2023 est recevable comme recours en matière pénale contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours du 6 juin 2023. En raison de l'effet dévolutif du recours déposé auprès de cette autorité, seul l'arrêt rendu par la dernière instance cantonale peut être contesté devant le Tribunal fédéral. Le recourant ne peut donc pas s'en prendre à la décision de maintien en détention du Tribunal correctionnel du 5 mai 2023 et le recours est irrecevable en tant qu'il est dirigé contre cette décision (cf. ATF 146 II 335 consid. 1.1.2; 136 II 539 consid. 1.2). De même, le recourant ne saurait remettre en cause l'ordonnance de cette même autorité du 16 février 2023 refusant de remplacer son défenseur d'office, qui a été contestée sans succès auprès des instances de recours cantonale et fédérale. Enfin, son écriture n'est pas recevable comme recours en tant qu'elle porte sur ses conditions de détention, en l'absence de toute décision antérieure rendue en dernière instance cantonale sur cette question susceptible d'être déférée auprès du Tribunal fédéral (cf. art. 80 al. 1 LTF). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4). Lorsque le recours est dirigé contre une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente, à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b). La Chambre pénale de recours n'est pas entrée en matière sur le recours formé le 11 mai 2023 contre la décision de maintien en détention pour des motifs de sûreté du Tribunal correctionnel faute pour l'avocat d'office du recourant de l'avoir motivé conformément aux exigences de l'art. 385 al. 1 CPP dans le délai imparti à cet effet et a rayé la cause du rôle. Le recourant ne développe aucune argumentation en lien avec la motivation qui a amené la juge précédente à ne pas entrer en matière sur son recours. En particulier, il ne prétend pas que son recours du 11 mai 2023 était suffisamment motivé et que la Présidente de la Chambre pénale de recours aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant qu'il ne respectait pas les exigences de motivation posés à l'art. 385 al. 1 CPP. Il ne prétend pas davantage que l'invitation adressée à son avocat d'office de déposer un recours motivé était irrégulière ni que le délai imparti pour ce faire était insuffisant. L'argumentation développée pour démontrer l'absence de tout risque de fuite porte sur le fond du litige que la Chambre pénale de recours n'a pas examiné pour des raisons formelles que le recourant ne cherche pas à remettre en cause. Les considérations émises en lien avec la conduite de la procédure et dirigées contre le refus de remplacer son avocat d'office sont dépourvues de lien avec l'objet du litige devant le Tribunal fédéral, limité à la question de la recevabilité de son recours du 11 mai 2023 contre la décision du Tribunal correctionnel d'ordonner son maintien en détention pour des motifs de sûreté. Le recours ne satisfait ainsi pas les exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, l'arrêt attaqué est une décision d'irrecevabilité et doit être déclaré irrecevable. Le recourant reste libre de demander, le cas échéant, sa libération devant la juridiction d'appel (cf. art. 233 CPP).