Citation: I 382/03 21.01.2004 E. A

K.________, née en 1961, a travaillé en qualité de manutentionnaire auprès des Editions X.________ du 22 avril 1996 au 9 février 1998. Elle n'a plus repris d'activité depuis lors. Le 7 juillet 1998, elle a déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité. Dans son rapport du 10 août 1998, le docteur C.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a conclu à un épisode dépressif moyen, estimant l'incapacité de travail entière (rapport du 10 août 1998). Le médecin-traitant de l'assurée, le docteur E.________, médecin-généraliste, a posé, à l'intention de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (l'office), les diagnostics de trouble de l'adaptation avec humeur dépressive, de troubles dégénératifs modérés de la colonne cervicale avec scapulo-brachialgies d'accompagnement et syndrome radiculaire sensitif C5 droit, d'exanthème maculo-pustuleux du dos et des membres, de status variqueux avancé des deux membres inférieurs et de probable fibromyalgie (rapport du 18 août 1998). Quant au docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d'enfants et d'adolescents, responsable du suivi psychologique de l'assurée, il a attesté une dépression sévère accompagnée de somatisations. Il a constaté que les fonctions mentales étaient visiblement altérées et a exclu une reprise de l'activité professionnelle dans l'immédiat (rapports des 29 novembre 1999 et 18 mai 2000). Dans un rapport d'expertise du 22 janvier 2001, le docteur S.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué un trouble dépressif moyen à sévère chronique (associé à une forte composante d'inhibition et d'apragmatisme), de probables symptômes de conversion (diagnostic différentiel : trouble douloureux), une personnalité à traits dépendants, ainsi qu'une inadaptation culturelle et professionnelle accompagnée de difficultés économiques. Il a estimé que l'état dépressif majeur justifiait une diminution de la capacité de travail de l'ordre de 80 % au moins depuis février 1998. Appelé à préciser son évaluation de l'incapacité de travail par le médecin-conseil de l'office, il a déclaré que par rapport à une invalidité médicale théorique de 100 %, 50 % étaient consécutifs à des facteurs socio-culturels et 50 % étaient consécutifs à des facteurs contextuels (burn out, crise intra-familiale). Par décision du 6 août 2001, l'office a octroyé à l'assurée, avec effet au 1er février 1999, une demi-rente d'invalidité basée sur un taux d'invalidité de 50 %, assortie de rentes pour enfants.