Citation: 6B_1113/2022 E. 1.5.2

1.5.2. Il ressort de l'acte de recours déposé par le recourant devant l'autorité cantonale, produit par celui-ci à l'appui de son recours au Tribunal fédéral, qu'il a conclu, préalablement, à ce qu'il soit ordonné la production de toutes les directives internes concernant la vérification des états de frais des avocats et la production de toutes les correspondances internes entre l'assistance juridique et le tribunal correctionnel dans l'affaire en cause et, au fond, à ce qu'une indemnité de 52'049 fr. 65 TTC lui soit accordée pour la procédure préliminaire et de première instance et une indemnité de 2'656 fr. 35 TTC pour la procédure de recours (cf. art. 105 al. 2 LTF). L'audition du recourant ne figure ainsi pas dans les conclusions du recourant qui a pourtant formulé des conclusions spécifiques concernant les mesures d'instruction qu'il sollicitait. Déjà pour ce motif, il apparaît douteux que le recourant puisse, de bonne foi, se plaindre de ce que la cour cantonale n'aurait pas expressément statué sur sa requête. Quoi qu'il en soit, ce n'est que dans la partie "en fait" de l'acte de recours que le recourant a, sous quatre des allégués de fait qu'il formule, indiqué comme offre de preuve "Me A.________ Interrogatoire des parties" (cf. art. 105 al. 2 LTF). Ces allégués portent sur le fait qu'il aurait passé en revue tout le dossier, une fois celui-ci reçu sous forme numérique, reporté ses notes manuscrites du dossier physique dans le dossier numérique, qu'il aurait en réalité passé deux fois plus de temps à la préparation de l'audience de première instance et qu'il n'aurait pas relevé l'entier de son activité. Toutefois, on ne distingue pas - et le recourant ne l'expose pas - les éléments dont il n'aurait pas pu faire état dans son acte de recours et qui auraient justifié que la cour cantonale procède à son audition, étant rappelé que la procédure de recours (au sens strict) est en principe écrite (cf. art. 397 al. 1 CPP). Par ailleurs, l'audition du recourant ne peut avoir pour but de pallier le manque de motivation de son recours, celui-ci ne pouvant être complété ultérieurement, sans quoi l'audition requise permettrait de détourner la portée de l'art. 89 al. 1 CPP qui interdit la prolongation des délais fixés par la loi. Ainsi, peu importe qu'un appel soit déposé parallèlement et que le recours soit finalement traité dans cette procédure, le recourant se doit de respecter les règles de procédure applicables à la voie du recours (au sens strict). Il en va ainsi du respect du délai de recours, comme l'a déjà retenu la jurisprudence (cf. ATF 143 IV 40 consid. 3.4.1 et 3.4.4; arrêt 6B_451/2016 du 8 février 2017 consid. 2), mais également de l'obligation de motiver entièrement le recours. Par conséquent, c'est à juste titre que la cour cantonale n'a pas donné suite à la demande du recourant d'être entendu et le grief de celui-ci doit être rejeté, pour autant que recevable.