Citation: 4A_264/2021 E. 5.2

5.2. Dans la sentence attaquée, l'arbitre estime que la résiliation du CID opérée par l'intimée est inefficace. Celle-ci avait dès lors l'obligation de livrer les véhicules commandés par la recourante et ce depuis le 27 mars 2018, date à laquelle les conditions fixées à la reprise des livraisons étaient remplies. L'arbitre se penche dans la foulée sur la question de savoir si la recourante est en droit d'obtenir l'indemnisation d'un éventuel gain manqué pour toutes les ventes qu'elle prétend avoir pu réaliser en 2018 et 2019 alors même qu'elle n'a commandé aucun véhicule à l'intimée au cours de ces deux années. Il y répond par la négative. Selon lui, les circonstances invoquées par la recourante ne la dispensaient pas de faire part à l'intimée de son intention de lui commander d'autres véhicules en 2018 et 2019, notamment après l'échec des négociations en vue de la conclusion d'un nouveau CID en octobre 2018. En d'autres termes, la recourante ne pouvait pas se contenter d'adopter une attitude purement passive et de réclamer le paiement de dommages-intérêts alors même qu'elle n'avait jamais tenté de commander des véhicules à l'intimée.