Citation: 9C_405/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant n'a pas qualité pour recourir dans la mesure où l'acte attaqué ne lui cause aucun préjudice économique, idéal ou matériel que l'admission du recours permettrait d'éviter. En effet, la juridiction cantonale a considéré que l'une des conditions formelles de la révision procédurale n'était pas remplie (celle-ci était périmée), ce qui empêchait la réalisation des conditions permettant la restitution (art. 25 LPGA). A cet égard, il ressort des constatations cantonales que la CCNC a retenu que l'assuré ne louait plus de local commercial dès le 29 août 2018 à tout le moins (et non pas seulement en date du 6 mars 2019 comme indiqué dans la décision du 19 mars 2021), si bien que lorsqu'elle avait supprimé l'allocation d'exploitation, le 11 mars 2019, elle avait connaissance depuis plus de 90 jours du motif de révision procédurale (art. 53 al. 1 LPGA; cf. aussi art. 67 de la loi fédérale sur la procédure administrative [PA; RS 172.021], applicable par renvoi de l'art. 55 LPGA). Dans ces circonstances, en l'absence de créance en restitution, et quand bien même les allocations d'exploitation pour les 17 mars, 17, 18 et 19 mai, 30 et 31 août et le 10 novembre 2017 eussent été versées à tort, les premiers juges ont nié que l'intimée pût procéder à leur compensation. Partant, ils ont annulé la décision du 19 mars 2021 et renvoyé la cause à la CCNC afin qu'elle verse au recourant les sommes pour lesquelles la compensation se révélait dépourvue de fondement. Compte tenu de ce qui précède, le recours est irrecevable faute de qualité pour recourir (art. 89 al. 1 LTF).