Citation: 5D_90/2022 E. 4.3

4.3. Ces considérations résistent au grief d'arbitraire. Certes, saisi d'une requête de mainlevée définitive, le juge doit vérifier l'existence légale du titre invoqué, laquelle suppose que ce dernier ait été notifié au débiteur poursuivi (ATF 141 I 97 consid. 7.1). Cependant, contrairement à ce qu'avance le recourant, la preuve de la notification ne doit être apportée par le créancier poursuivant (ATF 141 précité, ibidem) que dans la mesure où le débiteur poursuivi a contesté cette notification (VOCK/AEPLI-WIRZ, in : Kren Kostkiewicz/Vock (éd.), Kommentar zum Bundesgesetz über Schulbetreibung und Konkurs, 4e éd. 2017, no 5 ad art. 80 LP; ABBET, La mainlevée de l'opposition, 2e éd. 2022, no 75 ad art. 80 LP; GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Articles 1-88, 1999, nos 9 et 11 ad art. 81 LP). La cour cantonale n'a donc pas erré en considérant que ce n'est qu'en cas de contestation de la notification que le créancier poursuivant doit en apporter la preuve. Sous l'angle de la condition de la diligence posée à l'art. 229 al. 1 let. b CPC, aucune circonstance ne permet de retenir que l'intimé devait à l'évidence s'attendre à ce que le recourant soulève la question de la notification. Cela étant, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en déclarant recevables les pièces produites par l'intimé à l'appui de ses observations du 29 septembre 2019, à savoir les deux factures du Service de la justice du 19 septembre 2019 et celle du 24 octobre 2019 relatives aux deux ordonnances du 17 septembre 2019 et à celle du 21 octobre 2019 invitant le recourant à payer dans un délai de 30 jours le montant des amendes et les frais de justice (annexes 2a, 3a et 1a) et les suivis postaux y relatifs (annexes 2b, 3b et 1b) (cf. supra, consid. D/b, § 5).