Citation: 8C_804/2017 E. A

A.________, né en 1973, s'est inscrit auprès de l'Office régional de placement de Lausanne (ORP) comme demandeur d'emploi le 21 décembre 2015. Un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert en sa faveur du 21 décembre 2015 au 20 décembre 2017. Par décision du 7 février 2017, la Caisse cantonale de chômage a suspendu son droit à l'indemnité pour une durée de 16 jours indemnisables dès le 22 juillet 2016. Il était reproché à l'assuré, qui avait fait contrôler son chômage durant le mois de juillet 2016, de n'avoir pas annoncé un gain intermédiaire qu'il avait obtenu en travaillant du 7 juillet 2016 au 21 juillet 2016 au service de C.________ Sàrl. Par une autre décision, du 7 février 2017, la caisse lui a réclamé la restitution d'un montant de 5'172 fr. 80 qu'elle estimait avoir versé à tort en vertu de décomptes de prestations rectifiés. Le 26 avril 2017, la caisse a rendu une troisième décision, par laquelle elle annulait et remplaçait sa décision du 7 février 2017 relative à la restitution. Concernant le décompte de juillet 2016, l'assuré ayant réalisé un gain intermédiaire d'un montant de 3'496 fr. 85, il n'avait pas droit aux indemnités de chômage et devait, en conséquence, rembourser le montant de 2'958 fr. perçus à tort pour ce mois. En outre, 16 jours de suspension avaient été imputés sur le décompte du mois d'août 2016, de sorte que l'intéressé n'avait droit qu'à 1'065 fr. 40 sur le montant de 3'280 fr. 20 initialement versé. La différence, par 2'214 fr. 80, devait, également, être remboursée. Le montant sujet à restitution s'élevait donc à 5'172 fr. 80 (2'958 fr. + 2'214 fr. 80). La caisse a en outre opéré compensation avec des indemnités dues pour les mois de janvier, février et mars 2017 (respectivement 852 fr. 60, 2'856 fr. 80 et 1'463 fr. 40). Représenté par son curateur, l'assuré a formé opposition à cette décision. Il contestait la compensation opérée par la caisse en faisant valoir qu'elle portait atteinte à son minimum vital. Il demandait la restitution des sommes prélevées à titre de compensation, afin de pouvoir payer ses loyers en souffrance. La caisse a rejeté l'opposition par décision du 22 mai 2017.