Citation: 2C_251/2024 E. 6.3

6.3. Contrairement à ce qu'invoque le recourant, il ne peut rien tirer de la durée de son mariage, à supposer que l'on puisse admettre la réalité de l'union conjugale, puisqu'il s'est séparé officiellement de F.________ plusieurs années avant que le divorce ne soit prononcé. Or, la vie commune a duré un peu plus de 6 ans, étant rappelé qu'une autorisation d'établissement peut être octroyée après 5 ans (art. 42 al. 3 LEI) et que les époux se sont officiellement séparés moins d'un an après que le recourant avait obtenu cette autorisation. Enfin, et au vu de l'importance et de la récurrence des fausses informations données, le recourant ne peut se prévaloir de l'arrêt 2C_706/2015 du 24 mai 2016 (partiellement publié in ATF 142 II 265) invoqué, dans lequel une violation du principe de la proportionnalité a été admise. En effet et contrairement à cette affaire, le recourant a fait de fausses déclarations à l'Office cantonal, en ne mentionnant non seulement pas sa relation parallèle au Kosovo mais aussi l'existence de ses enfants, dans les formulaires, alors que cette question lui était clairement posée, à tout le moins à sept reprises. Il ressort également de l'arrêt entrepris qu'il a en revanche annoncé son fils aîné à l'assurance-invalidité pour toucher une rente complémentaire. Cela conduit à fortement relativiser la durée de présence en Suisse, qui a été rendue possible par de fausses déclarations faites aux autorités et, partant, par un comportement contraire à l'ordre public suisse (cf. arrêts 2C_1040/2019 du 9 mars 2020 consid. 5.1 et références).