Citation: 9C_181/2023 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a tout d'abord constaté que la recourante ne contestait pas disposer d'une capacité de travail entière sur le plan somatique. En se fondant sur les rapports des doctoresses F.________ et G.________, elle a ensuite retenu que la recourante ne présentait pas d'atteinte à la santé sur un plan psychique ouvrant droit à une rente de l'assurance-invalidité à compter d'avril 2019. En particulier, les premiers juges ont considéré que la doctoresse G.________ avait expliqué de manière circonstanciée les raisons l'ayant conduite à s'écarter des diagnostics posés par le psychiatre traitant. Rien au dossier ne permettait en outre de constater des lacunes dans le rapport susceptibles de faire douter de l'appréciation de l'experte. Si la doctoresse F.________ avait certes observé une aggravation de l'état de santé de la recourante en mars 2019, cette aggravation ne remettait cependant pas en cause les conclusions de la doctoresse G.________. Cette aggravation avait en effet été passagère, dans le contexte du licenciement de la recourante survenu en février 2019. La question relative à la capacité de travail de mai 2018 à mai 2019 pouvait en outre rester indécise puisque les deux expertes étaient unanimes sur le fait que la recourante disposait d'une capacité de travail entière à compter d'avril 2019 au plus tard, soit au terme du délai de carence d'une année après la survenance de l'atteinte à la santé en mai 2018. Par ailleurs, la doctoresse G.________ avait pris en compte les deux hospitalisations de la recourante dans un établissement psychiatrique et expliqué que ces séjours s'expliquaient par des traits de personnalité mixte, qui pouvaient décompenser ponctuellement avec des idées noires dans des contextes d'impulsivité, mais que l'intensité et la durée des symptômes d'allure dépressive en lien avec les décompensations des traits de la personnalité émotionnellement labile n'étaient pas suffisantes pour retenir un trouble dépressif sévère. En ce qui concerne l'évaluation du docteur D.________, qui concluait à une incapacité de travail de 100 % dans toute activité, la juridiction cantonale a considéré qu'il avait pris fait et cause pour la recourante d'une façon qui allait au-delà de ce que l'on pouvait admettre d'un médecin traitant. Le psychiatre était clairement sorti de son rôle de thérapeute. Il s'était notamment opposé à des mesures d'instruction complémentaires, estimant qu'elles étaient inutiles et qu'elles mettaient en doute sa parole de médecin. Il avait également remis en question l'avis des expertes au motif qu'elles étaient rémunérées par l'assurance perte de gain et l'office AI. Ces éléments affaiblissaient la valeur probante de ses rapports médicaux. L'appréciation du docteur D.________ semblait de plus avoir été influencée par des considérations d'ordre thérapeutique qui ne relevaient pas de l'assurance-invalidité. Ceci ressortait en particulier des avis des 10 juillet 2019 et 9 mai 2022. Qui plus est, ceux-ci comportaient des incohérences, contradictions et imprécisions, qui entachaient leur fiabilité. Les avis du psychiatre traitant ne permettaient dès lors pas de mettre en doute la valeur probante du rapport d'expertise de la doctoresse G.________.