Citation: 2C_709/2018 E. 3.5

3.5. En l'occurrence, il ne ressort pas des faits de l'arrêt entrepris - lesquels lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) - que la recourante aurait été victime de violence ou de maltraitance systématique de la part de son ex-mari. Celui-ci a certes reconnu s'être parfois montré violent à l'égard de la recourante, en lui tirant les cheveux et en la giflant durant la vie commune. Il n'en reste pas moins que celle-ci n'a produit aucun certificat médical ni document attestant de blessures ou de séquelles provoquées par des actes de maltraitance. Or, force est d'admettre que les seules déclarations de l'ex-mari ne suffisent pas pour considérer que la maltraitance subie par la recourante aurait revêtu un caractère systématique qui fonderait un droit au séjour au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, la jurisprudence relative à cette disposition exigeant un cas de violence d'une certaine intensité, comme cela a été vu ci-avant et contrairement à ce que soutient la recourante. Il importe pour le reste peu que l'ancien époux ait reconnu avoir saisie sa femme par le cou lors d'une altercation survenue le 27 juillet 2016. Certes, cette altercation a donné lieu à une intervention de la police, ainsi qu'au dépôt d'une plainte pour voies de fait, mais il n'a été procédé à aucun constat particulier à son issue et la recourante a finalement renoncé à toute poursuite pénale. À cela s'ajoute surtout que cette altercation, au déroulement peu clair, est intervenue alors même que l'époux, qui avait une relation extraconjugale, avait déjà décidé de mettre un terme à l'union conjugale depuis plusieurs mois, craignant de perdre le contrôle de sa force face aux agressions verbales et à la jalousie de la recourante. Cette dispute, quand bien même elle aurait été violente, ne démontre dès lors en rien que la recourante aurait été placée devant le dilemme de supporter sa situation conjugale ou d'accepter la perspective de perdre son titre de séjour (cf. arrêt 2C_230/2017 du 21 décembre 2017). Bien au contraire, selon l'arrêt attaqué, l'intéressée aurait affirmé aux autorités de police des étrangers qu'elle était encore amoureuse de son époux et voulait essayer de "sauver" son couple lors de la rencontre du 27 juillet 2016, soulignant ainsi qu'une reprise de la vie commune était pour elle envisageable, même après la rupture. Dans ces conditions, on ne voit pas que les juges cantonaux auraient violé le droit fédéral en considérant qu'au moment de la séparation, soit au mois de juin 2016, les voies de fait infligées à la recourante, qui, selon eux, auraient trouvé leurs causes dans les importantes incompatibilités de caractères des époux, ne revêtaient pas un degré d'intensité suffisant pour fonder un cas de rigueur au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI.