Citation: 6B_566/2024 E. 2.5.2

2.5.2. En tant que le recourant conteste avoir mis en place au fur et à mesure des stratégies et des modes opératoires différents pour contourner les impossibilités de retraits bancaires, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire, partant, irrecevable. Il ne formule, à cet égard, aucun grief recevable. Lorsque le recourant estime en particulier que la version de K.________ est en contradiction avec sa version, lorsque celui-ci indique lui avoir remis les sommes en question, il perd de vue le fait qu'il n'a pas contesté cette remise, même s'il n'a pas admis avoir conservé l'argent, mais prétendu l'avoir remis à la victime (cf. jugement attaqué, p. 62). À part se prévaloir d'arguments appellatoires et de confondre les éléments constitutifs objectifs avec les éléments constitutifs subjectifs de l'infraction d'escroquerie, le recourant ne démontre nullement qu'il était manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les déclarations de K.________ et de l'administrateur de N.________ SA étaient plus crédibles que les siennes au sujet de la remise de 60'000 fr. et de 35'000 fr. au recourant ou que ce dernier avait établi les bulletins de versement en faveur de L.________ SA, M.________ Sàrl et de O.________ GmbH. La cour cantonale pouvait ainsi se convaincre, notamment sur la base de ces éléments - corroborées par le modus operandi du recourant consistant à utiliser les comptes bancaires d'entreprises tierces comme comptes de passage pour se faire rétrocéder d'importants montants en espèces -, sans verser dans l'arbitraire, que le recourant avait perçu des sommes indues et rempli des bulletins de versement au profit de quatre sociétés de construction, cela sans justification économique.