Citation: U 430/99 02.08.2000 E. A

A.- L.________ travaillait comme contrôleuse de boîtes de montres au service de l'entreprise R.________ SA. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 15 novembre 1995, l'assurée a été victime d'un malaise alors qu'elle se trouvait dans les toilettes de son appartement; elle est tombée et son visage a heurté violemment le sol. Consulté le jour même, son médecin traitant, le docteur M.________, a diagnostiqué un enfoncement de l'os zygomatique gauche sans déplacement du globe oculaire (rapport médical initial LAA du 27 novembre 1995). Après avoir subi une intervention chirurgicale, l'assurée a tenté une reprise du travail au mois de janvier 1996, toutefois sans succès en raison de violents maux de tête (rapport du 15 février 1996 du docteur P.________, médecin d'arrondissement de la CNA). Devant la persistance des douleurs, elle a été adressée en mars 1996 au docteur F.________, spécialiste en neurologie, qui a notamment mis en évidence un syndrome post-commotionnel avec céphalées et lui a prescrit un traitement médicamenteux (rapport du 24 avril 1996). L'assurée a recommencé à travailler le 9 avril 1996 à 50 %. Son état de santé demeurant inchangé, elle a consulté une nouvelle fois le docteur F.________, qui n'a pu que constater l'échec du traitement prodigué sans trouver d'explications à ce phénomène, sauf à dire qu'il existait peut-être chez sa patiente une composante dépressive réactionnelle (rapports des 12 et 18 juillet 1996). Compte tenu de l'évolution défavorable du cas, la CNA a soumis le dossier médical de l'assurée au docteur B.________, médecin-chef de sa Division médecine des accidents à Lucerne. Dans un rapport du 30 janvier 1997, ce médecin a nié l'existence d'un lien de causalité entre l'accident du 15 novembre 1996 et les troubles présentés par l'assurée; selon lui, un syndrome post-commotionnel non objectivé dans les dix premières semaines suivant l'événement accidentel disparaît au plus tard une année après la survenance de celui-ci. Se fondant sur cette appréciation, la CNA a informé l'assurée qu'elle mettait fin au paiement des soins médicaux et des indemnités journalières à compter du 15 novembre 1996, mais qu'elle renonçait à lui réclamer le remboursement des prestations versées à tort après cette date (décision du 6 février 1997). L.________ a formé opposition contre cette décision, de même que la Caisse-maladie CSS à laquelle elle est affiliée. La CNA a confirmé son point de vue par décision du 27 mars 1997. Entre-temps, l'assurée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité.