Citation: 6B_1307/2023 E. 2.5

2.5. La recourante s'en prend par ailleurs à la causalité devant exister entre la violation du devoir et la mise en danger concrète du développement psychique ou physique de l'enfant. Se référant à l'arrêt 6B_1220/2020 du 1er juillet 2021, consid. 1.3, elle soutient que pour pouvoir retenir une condamnation sur la base de l'art. 219 CP, il faudrait établir que la suspension des relations entre l'enfant et le parent concerné par le droit de visite est propre à elle seule à mettre en danger le développement psychique des enfants. Or l'arrêt entrepris reconnaîtrait lui-même à son consid. 3.3.3 que la dégradation de l'état de santé de l'enfant ne saurait être imputée exclusivement à l'absence de relations personnelles avec son père. Dans ce contexte, la recourante souligne le caractère éminemment complexe et multifactoriel de la situation de l'enfant, et répète avoir fait du mieux qu'elle pouvait en fonction des éléments à sa disposition. La recourante perd de vue qu'il n'est pas nécessaire qu'un comportement soit la cause exclusive d'un résultat pour que l'existence d'un lien de causalité puisse être admise (sur la notion de causalité naturelle et, singulièrement, de causalité adéquate, v. ATF 138 IV 57 consid. 4.1.3; v. ég. arrêt 7B_510/2023 du 16 mai 2024 consid. 2.2.2.2 et les références citées). En l'occurrence, on comprend de la motivation de l'arrêt attaqué pris dans son ensemble que la cour cantonale a retenu que le comportement reproché à la recourante avait impacté le développement psychique de celui-ci, admettant ainsi une lésion du bien juridique protégé par l'art. 219 CP. Ce constat implique déjà que le comportement soit propre à provoquer une mise en danger concrète, le risque s'étant au demeurant réalisé. La cour cantonale a en outre expressément spécifié qu'une atteinte au développement psychique du garçon était vraisemblable (v. arrêt attaqué, consid. 3.3.3 in fine). La recourante ne prétend du reste pas que le comportement qui lui est reproché ne serait pas propre à entraîner une mise en danger telle que celle retenue par la cour cantonale, ni que le caractère "éminemment complexe et multifactoriel" de la situation de l'enfant aurait revêtu une importance telle qu'il en résulterait une interruption de la causalité. En ce qui concerne l'argument de la recourante qu'elle aurait fait "du mieux qu'elle pouvait en fonction des éléments à sa disposition", on relèvera que son grief de l'existence d'un "empêchement" à l'exercice du droit de visite a été écarté ( supra consid 2.4). Pour le surplus, s'agissant de la prise en considération de cet élément dans le cadre de l'examen de l'élément constitutif subjectif de l'infraction, on renvoie à ce qui suit.