Citation: 5A_127/2021 E. 4.2

4.2. S'agissant des versements de 1'050 fr. opérés mensuellement en faveur de la société E.________ SA, le recourant soutient qu'ils comprennent tant les intérêts que l'amortissement du prêt de 80'000 fr. La reconnaissance de dette produite attesterait d'un "intérêt hypothécaire" de 1.5% l'an, ce qui correspondait à un coût mensuel de 100 fr. (80'000 fr. x 1.5% ÷ 12). La cour cantonale n'avait toutefois pas retenu ce montant de 100 fr. au titre de ses frais de logement, ce qui était choquant et contraire au droit et à la jurisprudence, les intérêts hypothécaires faisant partie du minimum vital du droit des poursuites. Dès lors, à l'instar des intérêts hypothécaires mensuellement dus à la Banque D.________, la cour cantonale aurait à tout le moins dû compter ce montant de 100 fr. dans ses charges incompressibles. Cela étant, en refusant de prendre en compte dans ses frais de logement la somme de 1'050 fr. (intérêts de 100 fr. compris) versée mensuellement à la société E.________ SA, les juges cantonaux n'avaient pas pris en considération l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, ce qui avait conduit à une décision arbitraire tant dans ses motifs que dans son résultat. Il était en effet légitime que ses frais de logement réels soient pris en compte, ce d'autant qu'ils n'étaient pas disproportionnés, mais étaient justifiés, équivalents à ceux de l'intimée, et non contestés par celle-ci. Le recourant relève que sans prise en compte desdits frais, il allait être en défaut de paiement avec pour conséquence la rupture de ses engagements contractuels (hypothèques, amortissements, etc.) et se verrait contraint de quitter son logement et, certainement, de requérir une modification de la contribution d'entretien en raison du nouveau loyer plus onéreux qu'il serait amené à payer, ce qui était manifestement choquant. Le recourant reproche enfin à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte les amortissements indirects obligatoires au maintien de son logement, dont il s'acquitte mensuellement à raison de 273 fr. 30 envers F.________ AG et de 200 fr. envers G.________ AG. S'agissant du premier montant, c'était arbitrairement que la cour cantonale l'avait arrêté à 265 fr. 30, puisque les pièces produites faisaient toutes état d'un montant de 273 fr. 30, montant qu'il avait toujours allégué, que l'autorité de première instance avait retenu et que l'intimée n'avait jamais contesté. Quoi qu'il en soit, la jurisprudence sur laquelle la cour cantonale s'était basée tendait manifestement à autoriser la prise en considération de l'amortissement de manière exceptionnelle, notamment lorsque sa non-prise en compte conduirait à un résultat arbitraire et choquant, ce qui était le cas en l'espèce. C'était en outre à tort et arbitrairement que la cour cantonale avait retenu que l'intimée ne tirerait aucun bénéfice du maintien du crédit hypothécaire qu'il avait contracté. En effet, le maintien du crédit permettait de limiter ses frais de logement et évitait de grever son budget mensuel incompressible de charges supplémentaires et plus onéreuses. L'intimée y avait tout intérêt, en particulier dans le futur, lorsqu'il serait à même de s'acquitter d'une contribution d'entretien envers son fils. En définitive, le recourant considère qu'il conviendrait d'ajouter aux frais de logement mensuels de 682 fr. 20 retenus par la cour cantonale les sommes de 1'050 fr. (100 fr. + 950 fr.), 273 fr. 30 et 200 fr., soit ses charges de logement réelles assumées à concurrence de 2'205 fr. 50 au total. Le recourant relève encore que l'égalité de traitement aurait dû conduire la cour cantonale à retenir un tel montant, dès lors qu'il correspond à des frais de logement équivalents à ceux de l'intimée.