Citation: 5A_465/2022 E. 3.1

3.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que la personne concernée souffrait de troubles psychiques qui constituent un handicap important dans la gestion de sa vie quotidienne; l'expert a notamment relevé que l'intéressée ne disposait pas de la capacité de discernement dans les domaines administratif, financier et médical, préconisant l'instauration d'une mesure de protection pour l'ensemble de ces domaines. Si une aide concernant la gestion administrative et financière pourrait certes lui être apportée par une assistante sociale du CAPPI - structure dans laquelle elle doit se rendre pour un suivi médical et psychiatrique qui conditionne le maintien d'un sursis octroyé à son placement à des fins d'assistance -, cette aide sociale ne peut lui être offerte que sur une base volontaire, qui paraît faire défaut en l'état. En tout état de cause, ses intérêts ainsi que ceux de ses proches doivent être préservés dans l'intervalle, vu la précarité de sa situation. Elle manifeste en outre une opposition marquée à sa prise en charge par le CAPPI, laquelle a été renouvelée lors de son audition par le Juge délégué de la Chambre de surveillance le 22 février 2022. Le soutien apporté par une assistante sociale, qui a échoué jusqu'ici, n'est pas suffisant, compte tenu de son anosognosie persistante et de son incapacité de discernement dans les domaines où la curatelle a été instaurée. C'est dès lors avec raison que le Tribunal de protection a ordonné, sur mesures provisionnelles déjà, une mesure de curatelle de gestion étendue au domaine médical.