Citation: 6B_822/2014 E. 3.2

3.2. Quant au moyen de contrainte, la cour cantonale a constaté, en se référant aux explications de deux médecins (psychiatre chargé de l'expertise du recourant et médecin traitant de la partie plaignante), l'existence d'un climat de violence physique et de pressions psychologiques, notamment par le biais d'une surveillance excessive, que le recourant avait créé à l'encontre de son ancienne compagne par jalousie. Elle a relevé la compatibilité des violences subies par celle-ci avec le trouble délirant de la jalousie affectant celui-là, éléments corroborés par les constatations du psychologue ayant suivi la partie plaignante après le dépôt de sa plainte. Les symptômes traumatiques présentés, associés à sa grande difficulté à évoquer les faits en cause, démontraient une emprise psychique. Dans ce contexte, la peur et l'angoisse que la partie plaignante ressentait l'empêchaient de s'opposer activement à des actes sexuels non consentis. Ces considérations mettent suffisamment en évidence, au sein du couple, une situation d'intimidation, assimilable à une tyrannie permanente ( ATF 131 IV 167 consid. 3.1 p. 171), permettant d'expliquer pourquoi la partie plaignante se trouvait dans une situation sans espoir propre à la faire céder ( ATF 128 IV 106 consid. 3a/bb p. 111; 122 IV 97 consid. 2b p. 100), de sorte que l'on ne pouvait pas attendre d'elle de résistance au moment des faits ( ATF 131 IV 167 consid. 3.1 p. 170 s. et les références citées).