Citation: 2C_908/2015 E. 5.2

5.2. L'instance précédente a jugé à bon droit que la recourante n'avait pas apporté la preuve de l'existence d'actes de violence psychique d'une intensité particulière. Elle n'avait en particulier produit aucun certificat médical qui attesterait qu'elle aurait subi de la violence conjugale. L'instance précédente a également relevé à juste titre les contradictions dans les déclarations de la recourante pendant la procédure. Celle-ci n'avait pas invoqué de violences psychiques lors de son audition du 5 juin 2013 mais uniquement dans ses déterminations du 7 octobre 2013, soit après avoir été informée par le Service cantonal en septembre 2013 de l'intention de celui-ci de ne pas renouveler l'autorisation de séjour de la recourante au motif qu'elle ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, l'union conjugale ayant duré moins de trois ans. La recourante a expliqué qu'elle n'avait rien dit lors de son audition parce qu'elle souhaitait "sauver son couple". Il ressort cependant des déclarations faites par le nouveau compagnon de la recourante qu'en mars 2013, celle-ci lui aurait indiqué qu'elle était "en procédure de divorce". Par courrier du 26 mai 2014, la recourante a d'ailleurs elle-même reconnu qu'elle vivait avec son nouveau compagnon depuis une année et demi et qu'ils envisageaient de se marier. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal pouvait sans violer le droit fédéral retenir que, faute d'éléments probants, la recourante n'avait pas été victime de violences conjugales de la part de son époux, du moins que celles-ci n'ont pas été d'une intensité suffisante pour justifier l'application de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr.