Citation: 4A_531/2020 E. 7.2

7.2. La Cour de justice a réfuté la thèse d'une limite de coût contraignante au moyen d'une série d'arguments, parmi lesquels ceux-ci: - pour devenir contraignante, une limite de coût devait être acceptée par les architectes mandatés, ce qui n'avait pas été le cas; - les architectes avaient satisfait à leur devoir de diligence en établissant un nouveau devis permettant à l'intéressé de constater que tous les travaux envisagés ne pourraient pas être réalisés dans le champ du budget souhaité; - la thèse d'une limite contraignante était contredite par le fait qu'à réception du premier devis, le mandant n'avait pas indiqué à quels postes il comptait renoncer pour rester dans le cadre de son budget de 850'000 fr.; - il avait certes fait de telles propositions ultérieurement, en juin 2015, mais ces instructions ne permettaient pas de limiter les coûts. Il demandait de supprimer la provision de 10'000 fr. prévue pour le poste peinture au motif que les 100'000 fr. devisés étaient suffisants; or, le poste en question n'était que de 96'304 fr., soit un montant inférieur à celui indiqué par le mandant. Celui-ci prescrivait en outre d'imputer 16'700 fr. à la charge de sa soeur, mais ce poste concernait 50% des frais de diagnostic d'amiante, dont rien n'indiquait qu'ils eussent dû être assumés par sa soeur; - la thèse d'une limite des coûts contraignante était d'autant plus insoutenable que devant le premier juge, le mandant avait calculé son dommage non pas en fonction de la soi-disant limite de 850'000 fr., mais bel et bien sur la base du devis établi au mois de septembre 2014.