Citation: 4A_184/2018 E. 2.2.3

2.2.3. En l'espèce, comme la cour cantonale l'a retenu en fait, l'employeuse connaissait la nécessité d'effectuer un certain nombre d'heures supplémentaires. L'employée n'en était pas pour autant libérée de son devoir d'annonce, que l'employeuse avait souligné du reste dans le règlement de travail applicable aux trois fonctions successivement occupées par la recourante. Tout au plus doit-on considérer que cette obligation d'annonce n'était pas immédiate. L'employée pouvait ainsi attendre de savoir si et dans quelles proportions elle aurait besoin, à long terme, de plus de temps pour accomplir les tâches qui lui avaient été confiées. Cela étant, il est bien clair qu'elle ne pouvait attendre sept ans pour une telle annonce, après avoir accepté chaque mois, durant cette longue période, le paiement de son salaire sans jamais faire état des heures supplémentaires exécutées. Dans une telle configuration et tenant compte également de la liberté dont l'employée bénéficiait dans l'organisation de son temps de travail, qui lui permettait de procéder à une compensation de ses heures supplémentaires par du temps libre, la prétention litigieuse apparaît abusive.