Citation: 4A_317/2015 E. 3.2

3.2. Dans leur mémoire, les recourants ne critiquent pas les considérations juridiques émises par les juges précédents, sinon pour soutenir péremptoirement qu'il serait impossible de retenir, en l'espèce, la réalisation des conditions d'application de l'art. 257f al. 3 CO. Ils insistent, en outre, sur l'impact "dévastateur" qu'emportera la décision attaquée, eu égard à la pénurie notoire de logements à Genève, pour toute une famille aux ressources modestes et dont les parents ne travaillent pas. L'application que la Chambre des baux et loyers a faite de l'art. 257f al. 3 CO et de la jurisprudence y relative peut ainsi être entérinée telle quelle, faute d'une critique digne de ce nom émanant des recourants. Elle n'apparaît nullement incorrecte, au demeurant. Pour le surplus, les motifs humanitaires invoqués par les recourants ne sauraient la paralyser, s'agissant d'un congé extraordinaire justifié par le fait que le maintien du bail est devenu insupportable pour les voisins des intéressés. La question d'un éventuel sursis à l'exécution du jugement d'évacuation pour de tels motifs n'est d'ailleurs pas encore d'actualité, comme indiqué par les juges précédents. Seul reste, dès lors, à examiner le point de savoir si la constatation des faits pertinents pour l'application de l'art. 257f al. 3 CO résulte d'une appréciation arbitraire des preuves, ainsi que le soutiennent les recourants.