Citation: 1C_485/2020 E. 4.2.1

4.2.1. Sous l'angle de la nécessité, les recourants font valoir que l'établissement d'un plan spécial aurait permis une analyse plus fine de la situation, qui aurait permis de mieux tenir compte de tous les intérêts en cause. Lorsqu'ils suggèrent l'élaboration d'une planification de détail, plus fine selon eux, les recourants ne donnent pas plus de précisions sur ce qu'il pourrait en être escompté. Or, s'il fallait privilégier cette procédure, la même question - conserver le terrain de tennis ou non - subsisterait. Il apparaît à cet égard douteux que des solutions intermédiaires, ouvrant des possibilités de construire que ne permet pas le classement, puissent garantir une quelconque protection du secteur supportant le terrain de tennis, et les recourants n'en esquissent aucune. En revanche, comme l'a relevé la cour cantonale, au contraire de la planification, la mesure de classement permet d'exiger le maintien et l'entretien des bâtiments (art. 55 de la loi du 10 décembre 1969 sur la protection de la nature, des monuments et des sites (LPNMS; RSV 450.11). Pour ces deux motifs, la planification en lieu et place de la mesure de classement ne serait pas "adéquate", au sens du principe de la proportionnalité, dès lors qu'elle ne permettrait plus d'atteindre le but visé. Aussi est-ce en réalité sous l'angle de la proportionnalité au sens étroit qu'une éventuelle planification pourrait être envisagée, puisqu'il s'agirait en réalité de renoncer à protéger le secteur précité.