Citation: 5A_779/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant est d'avis qu'il ne ressort pas des certificats médicaux produits par l'intimée que l'épicondylite aiguë du membre supérieur gauche dont elle a souffert jusqu'au mois d'août 2021, à tout le moins, aurait restreint et, singulièrement, restreindrait toujours, plus d'une année plus tard, sa capacité de travail, ne serait-ce que partiellement. Il ne résulterait pas non plus de l'attestation du chirurgien de l'intimée du 13 décembre 2022 que le reflux gastro-oesophagien symptomatique dont celle-ci a souffert depuis le printemps 2021 et, à tout le moins, jusqu'à son opération, le 1er février 2023, l'aurait empêchée de travailler, totalement ou même partiellement, au cours de ces deux années. En conséquence, le juge cantonal aurait tout au plus pu constater que, quatre mois après le dépôt de la requête du 30 septembre 2022, l'intimée avait été totalement incapable de travailler pendant deux mois, soit du 1er février au 31 mars 2023, puis partiellement à compter du 1er avril 2023. Ces éléments ne permettaient en revanche pas de retenir qu'elle ait établi une incapacité de travail qui l'aurait empêchée d'exercer une activité lucrative au moment du dépôt de la requête du 30 septembre 2022. Selon le recourant, le juge cantonal aurait donc dû examiner les autres critères à prendre en compte pour déterminer si un revenu hypothétique pouvait être imputé à la crédirentière à partir du 1er octobre 2022, soit notamment son âge, ses connaissances linguistiques, sa formation ou encore la situation sur le marché du travail dans son domaine de compétence. Ne l'ayant pas fait, la cause devait lui être renvoyée afin qu'il établisse les éléments précités et détermine à nouveau si un revenu hypothétique pouvait être imputé à l'intimée en fixant, le cas échéant, à nouveau les contributions d'entretien.