Citation: I 397/05 05.07.2006 E. 3

3.1 Dans son rapport d'expertise du 24 septembre 2002, la doctoresse D.________ a indiqué que d'un point de vue purement somatique, l'activité exercée jusque-là par l'assurée pouvait encore être exercée à 100 % si l'on ne tenait compte que des problèmes à la cheville droite et au genou gauche. Toutefois, cette activité n'était pas compatible avec les limitations au niveau des membres supérieurs. En revanche, dans une activité adaptée - une heure debout ou deux heures de marche au maximum, en position assise possible huit heures par jour, sans mouvement répétitif avec les membres supérieurs et avec charge maximale de 2 kg -, la capacité de travail était de 100 %. La doctoresse D.________ ajoutait que cette capacité de travail devait être réduite de 50 % pour des raisons psychologiques. Sur le plan psychiatrique, le docteur L.________ a pour sa part constaté que c'était la dépendance à l'alcool qui posait problème. Il a conclu qu'en l'absence d'état dépressif, la capacité de travail de 50 % retenue par la doctoresse D.________ pour des raisons somatiques pouvait être maintenue au même taux selon l'expertise psychiatrique. 3.2 L'expert-psychiatre n'a constaté aucune limitation de la capacité de travail de l'assurée d'un point de vue psychique. Son avis de spécialiste doit être préféré à celui de la doctoresse D.________ en ce qui concerne l'évaluation de la capacité de travail résiduelle de l'assurée d'un point de vue purement psychologique. S'il s'est rallié à l'opinion de la doctoresse D.________ en ce qui concerne l'appréciation de la capacité de travail encore exigible de la part de l'assurée, c'est qu'il est parti de l'idée erronée que la doctoresse avait estimé la capacité de travail résiduelle à 50 % pour des raisons somatiques. Au vu de ce qui précède, il y a donc lieu de retenir que l'intimée ne subit aucune limitation de sa capacité de travail pour des raisons psychiques. Du point de vue somatique, sa capacité est nulle dans son ancienne activité d'opératrice technique mais entière dans une activité adaptée qui tienne compte des nombreuses limitations, surtout au niveau des membres supérieurs (bras, poignets et mains). On ne peut dès lors pas suivre l'office AI dans la mesure où il conclut que l'activité d'opératrice technique est encore exigible de la part de l'intimée.