Citation: 6P.71/2004 18.02.2005 E. 3

S'agissant de sa condamnation pour faux dans les titres, le recourant critique l'état de fait retenu par la cour cantonale sur les points suivants: 3.1 Le recourant soutient qu'il ignorait que le montant total des débiteurs porté au bilan ne correspondait pas à la réalité, dès lors qu'il faisait totalement confiance à X.________ et qu'il appartenait aux organes de révision externes et internes de vérifier les comptes. Par lettre du 22 octobre 1997, la fiduciaire R.________ aurait du reste relevé que les problèmes soulevés avaient été régularisés. Par cette argumentation, le recourant se borne à présenter sa propre version des faits, sans démontrer en quoi la décision de la cour cantonale serait arbitraire. Selon les constatations cantonales, le recourant a en effet reconnu avoir eu connaissance d'imperfections comptables dès 1996 (arrêt attaqué, p. 95) et n'a absolument rien entrepris de concret jusque dans le courant de l'année 1998 (arrêt attaqué, p. 97). Ne satisfaisant pas aux exigences posées à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le grief du recourant est dès lors irrecevable. 3.2 Le recourant soutient que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire en prétendant qu'il avait eu connaissance d'un nombre suffisamment important de circonstances nécessitant impérativement qu'il procède à des mesures de contrôle approfondies du poste "débiteurs" et "inventaire". Dans sa motivation, le recourant se borne à affirmer qu'il ne disposait ni des connaissances, ni des éléments nécessaires pour refuser de signer des comptes sur le plan formel et que le contrôle des spécialistes en la matière était déterminant, mais il n'explique pas en quoi l'état de fait retenu par la cour cantonale serait arbitraire. Insuffisamment motivé, le grief du recourant est dès lors irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ). 3.3 Le recourant fait valoir que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il pouvait avoir eu connaissance de l'existence des prêts de 1989 à 1997 et qu'il pouvait les remarquer alors que les réviseurs ne les ont eux-mêmes découverts qu'en 1995 ou 1997, sans les signaler au recourant. Comme seule motivation, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale et à affirmer qu'il n'a eu connaissance de ces prêts qu'en 1998. De nature appellatoire, le grief du recourant est dès lors irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ). 3.4 Le recourant fait valoir que la pratique des dessous de table n'a engendré aucun dommage pour Y.________ et qu'elle était nécessaire pour pouvoir acquérir les terrains dont Y.________ avait besoin. Ce grief n'est pas pertinent, dès lors que le crime de faux dans les titres, consistant en l'espèce dans la fausse comptabilisation des dessous de tables, n'exige pas qu'un dommage ait été causé à la coopérative. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté.