Citation: 2C_128/2019 E. 6.2

6.2. Il n'est pas nécessaire de trancher le point de savoir si, par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, seule une application de l'art. 111 al. 1 LTF contraire aux droits constitutionnels peut être examinée - dans le respect de l'art. 106 al. 2 LTF (art. 117 LTF) - ou si le renvoi de l'art. 117 LTF permet de s'affranchir de l'art. 116 LTF et d'appliquer librement l'art. 111 LTF. Le grief des recourants doit de toute façon être rejeté. Ils soutiennent qu'en appliquant l'art. 14 al. 1 CPJA/FR, qui instaure le monopole des avocats devant le Tribunal cantonal du canton de Fribourg en matière de droit public, hormis dans les causes relevant des assurances sociales et du droit fiscal, l'instance précédente aurait violé les art. 40 al. 1 et 111 al. 1 LTF. Ce faisant, ils confondent la " qualité de partie " de l'art. 111 al. 1 LTF et la qualité de " mandataire " de l'art. 40 al. 1 LTF. L'art. 111 al. 1 LTF ne concerne que la qualité de partie à l'exclusion de la qualité de mandataire. Par conséquent, en prononçant, en application de l'art. 14 al. 1 CPJA/FR, l'irrecevabilité de la demande en révision d'un arrêt dans lequel seuls C.________ et D.________ apparaissaient comme parties, à l'exclusion des recourants, qui ne sont pas avocats, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral. Les recourants tentent en vain de se prévaloir de l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_432/2018 du 17 mai 2018, qui n'aurait pas relevé le problème. En effet, il ressort de cet arrêt que ces derniers étaient bien parties à la procédure de recours, finalement rayée du rôle, aux côtés de C.________ et D.________, et non pas représentants de ces derniers.