Citation: 6B_183/2020 E. 2.3

2.3. La recourante soutient que sa façon d'agir n'était pas celle d'un assassin. A l'appui de son argumentation, elle se réfère à certaines considérations développées dans l'arrêt 6B_355/2015 du 22 février 2016. Ainsi, elle fait valoir qu'avant les coups de feu, lorsqu'elle a été confrontée à sa fille, elle n'avait pas fait preuve « de sadisme ou de perfidie, prenant du plaisir à faire souffrir sa victime avant de tenter de l'exécuter » (cf. arrêt précité consid. 1.5). Lors du passage à l'acte, elle ne s'était pas acharnée sur le corps de sa fille « à la manière d'un assassin qui criblerait de balles le corps de sa victime ou lui assénerait de nombreux coups de couteaux » (arrêt précité consid. 1.6.2). Postérieurement à l'acte, la recourante souligne qu'elle avait lâché son arme en constatant que sa fille était toujours en vie, puis, alors que sa fille le lui demandait, avait appelé les secours, ce qui avait permis de lui sauver la vie. Un tel comportement ne dénotait pas d'un mépris le plus complet de la vie d'autrui. Elle soutient par ailleurs que la dimension émotionnelle de son geste exclut que son mobile et/ou son but soit particulièrement odieux au sens de l'art. 112 CP.