Citation: 4A_305/2022 E. B

B.a. Le 5 novembre 2020, au bénéfice d'une autorisation de procéder, les locataires ont saisi le Tribunal des baux du canton de Vaud d'une demande tendant à l'annulation du congé, subsidiairement à la prolongation du bail. Dans sa réponse du 17 décembre 2020, la bailleresse a conclu au rejet des conclusions de la demande. Aux allégués 50 et 64 de son écriture, elle a admis que le bail initial prévoyait un loyer mensuel de 1'200 fr. sans charges venant s'y ajouter. B.b. Dans l'intervalle, par requête formée le 10 décembre 2020 auprès de la Commission de conciliation, déclarée non conciliée puis portée le 18 mars 2021 devant le Tribunal des baux, les locataires ont conclu à ce que le loyer mensuel net soit fixé à 1'055 fr. charges comprises dès le 1er avril 2021, à ce que la bailleresse soit condamnée à leur verser, solidairement entre eux, la somme de 28'140 fr. 31 avec intérêts à titre de frais de chauffage indûment payés à partir du 1er décembre 2010, ainsi que le montant de 960 fr. avec intérêts à titre de frais d'électricité pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire indûment payés du 1er décembre 2010 au 30 novembre 2018. Il ressort des pièces accompagnant leur écriture que les locataires se sont acquittés, directement auprès de X.________, de frais de gaz pour un montant total de 28'140 fr. 31 depuis l'année 2010 au moins et de frais d'électricité pour le chauffage de l'eau sanitaire qu'ils ont estimés à 960 fr. du 1er décembre 2010 au 30 novembre 2018. Ils n'ont pas payé l'eau consommée ni la taxe d'épuration des eaux usées. Dans sa réponse, la bailleresse a conclu au rejet des conclusions des locataires. Elle a allégué qu'ils disposaient de leur propre installation de chauffage et production d'eau chaude, laquelle ne chauffait que les locaux qu'ils occupaient, et non son appartement à elle. B.c. Le 1er juin 2021, la Présidente du Tribunal des baux a ordonné la jonction des procédures en contestation du congé et en réduction du loyer. Le 10 juin 2021, le Tribunal des baux a procédé à une inspection locale de l'appartement litigieux. Il a relevé la présence d'un boiler, d'une chaudière et d'un panneau électrique dans cet appartement. Par jugement du 1er juillet 2021, le Tribunal des baux a annulé la résiliation de bail (ch. I du dispositif), a fixé le loyer brut mensuel à 1'055 fr. dès le 1er avril 2021 (ch. II), a dit que la bailleresse devait verser aux locataires, solidairement entre eux, la somme de 28'140 fr. 30 sans intérêt (ch. III), a dit que la bailleresse devait verser le montant de 500 fr. à l'Etat de Vaud à titre de frais judiciaires (ch. IV) et la somme de 1'500 fr. aux locataires, solidairement entre eux, à titre de dépens (ch. V), et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (ch. VI). B.d. Par arrêt du 24 mai 2022, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel interjeté par la bailleresse. Elle a réformé le jugement entrepris en ce sens que les ch. III à V de son dispositif étaient supprimés. Elle a confirmé le jugement pour le surplus.