Citation: 6B_139/2020 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en retenant les déclarations faites par F.________ devant la police et le Ministère public, malgré ses rétractations subséquentes. Il expose que F.________ l'a accusé alors qu'il était prévenu dans un trafic de stupéfiants et qu'il craignait d'être expulsé en raison de ce trafic. Il relève aussi qu'il est normal que F.________ connaissait son adresse puisqu'ils entretenaient une relation d'amitié. Face à des versions contradictoires d'un témoin, il appartient au juge de retenir la version qui lui paraît la plus convaincante et de motiver les raisons de son choix. En l'espèce, la cour cantonale a expliqué les motifs qui l'ont amenée à retenir les déclarations initiales de F.________ plutôt que ses rétractations. Elle a ainsi expliqué que les raisons alléguées par celui-ci pour justifier ses prétendues déclarations mensongères devant la police et le ministère public (pressions de la police, peur d'une expulsion) n'apparaissaient guère plausibles; en outre, elle a relevé que F.________ n'avait pu donner aucune information pour identifier son prétendu autre fournisseur. Enfin, elle a ajouté que la première version de F.________ était corroborée par la découverte dans la chambre du recourant de plusieurs objets qui constituaient de sérieux indices de l'existence d'un trafic de stupéfiants (balance électronique, nombreux sachets de conditionnement, argent liquide et quantité importante de haschich). Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Elle n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait vendu 1kg de haschich à F.________ en juillet 2017 en se fondant sur les déclarations des 23 et 24 février 2018 de F.________ devant la police et le ministère public ainsi que sur les autres indices trouvés dans la chambre du recourant. Le grief tiré de l'arbitraire est infondé.