Citation: 1P.89/2002 11.03.2002 E. A

F.________, ressortissant afghan né en 1960, se trouve en détention préventive depuis le 24 septembre 2001, sous l'inculpation de viol et d'actes d'ordre sexuel avec des enfants; il lui est reproché des attouchements d'ordre sexuel sur A.________, enfant de quatre ans dont sa femme avait la garde. Après avoir nié dans un premier temps, il a admis une partie des faits, tout en affirmant qu'il avait agi sous l'emprise de médicaments antidépresseurs et qu'il ne s'en était jamais pris à d'autres enfants. La mise en liberté du prévenu a été refusée le 8 octobre et le 1er novembre 2001 par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne, en raison du risque de fuite et pour les besoins de l'enquête. Le 30 novembre 2001, le juge d'instruction a mis en oeuvre une expertise psychiatrique afin de déterminer la responsabilité du prévenu et d'évaluer le risque de récidive, ainsi qu'en vue de l'application des art. 43 et 44 CP. Par ordonnance du 7 décembre 2001, le juge d'instruction a rejeté une nouvelle demande de mise en liberté en se référant à ses précédentes décisions, et en relevant que le risque de fuite était d'autant plus élevé que l'épouse du prévenu s'était séparée en raison de violences du prévenu, notamment sur ses enfants. F.________ ne parlait que sa langue maternelle et n'était pas intégré en Suisse. Des recherches étaient en cours pour déterminer si d'autres enfants avaient pu être victimes d'actes analogues de la part du prévenu.