Citation: U 5/05 03.04.2006 E. 4.3

4.3. La recourante ne saurait être suivie pour plusieurs motifs. Tout d'abord, dans la cause I 143/03, le Tribunal fédéral des assurances a admis la valeur probante de l'expertise du COMAI du 6 mars 2000, fixant globalement à 50 % l'incapacité de travail de l'intimé en raison d'un certain nombre d'atteintes somatiques et psychiques. Invité par la juridiction cantonale à évaluer le taux d'incapacité de travail attribuable aux seules affections psychiques, en sa qualité de médecin de la Clinique V.________ (COMAI), le docteur P.________ - dont la CNA n'a pas contesté l'interpellation - l'a estimé à 20 %. Dûment motivée, son appréciation qui explicite et complète l'expertise du COMAI, est convaincante. De toute manière, ni les rapports du docteur F.________, ni celui du docteur G.________ ne sont de nature à remettre en cause les conclusions des experts du COMAI/Clinique V.________ et/ou celles du docteur P.________ en particulier. En effet, dans son premier rapport, au demeurant très succinct et non motivé, le docteur F.________ laisse seulement entendre comme possible une reprise d'une activité adaptée à 100 %. Dans son deuxième rapport, le docteur F.________ relativise la portée de cette évaluation en exposant qu'une activité offrant des alternances de postures avec restriction dans la déambulation resterait possible à ses yeux, tout en renvoyant pour de plus amples informations aux résultats de l'appréciation théorico-professionnelle réalisée dans les centres de l'AI. Quoi qu'en dise la recourante, on ne saurait inférer des avis du docteur F.________ (notamment du deuxième) que l'intimé présente une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée. Quant aux conclusions du docteur G.________ du 4 août 1999, elles apparaissent désormais isolées, dès lors qu'elles ne se concilient ni avec celles du docteur M.________ (du 2 février 1998), ni avec celles des experts du COMAI/Clinique V.________ (du 6 mars 2000 et 21 mai 2003) ni même avec celles du docteur F.________ (du 20 décembre 1999). Dès lors, la recourante ne peut reprocher au Tribunal des assurances d'avoir admis que l'intimé présentait une incapacité de travail de 30 % sous l'angle somatique. Par ailleurs, la recourante ne remet pas en question l'appréciation de la juridiction cantonale relative aux troubles psychiques de l'intimé (causalité naturelle admise, causalité adéquate niée) de sorte qu'il n'est pas nécessaire de revenir sur ces points.