Citation: 8C_301/2018 E. 7.1.1

7.1.1. En ce qui concerne l'atteinte à l'épaule droite, la juridiction précédente a retenu que les premiers examens réalisés après l'accident avaient révélé un conflit sous-acromial chronique, un aspect dégénératif du labrum sans fissure ni déplacement et une tendinose, soit une atteinte chronique du tendon (rapport arthro-IRM du docteur K.________, spécialiste FMH en radiologie, du 13 octobre 2014). En outre, la cour cantonale a relevé qu'aucune autre investigation n'avait été effectuée et que l'incapacité de travail ainsi que les traitements prodigués l'avaient été exclusivement en raison des troubles du genou droit. De plus, l'assurée n'avait pas mentionné de troubles à l'épaule droite lorsqu'elle avait annoncé la rechute le 21 avril 2016 et ce n'est qu'au mois de juillet suivant qu'elle avait déclaré que son épaule était sensible depuis l'accident de 2014, tout en précisant que cette articulation avait déjà été soignée à la suite d'un choc survenu en 1999. Se fondant sur les avis des docteurs H.________ (rapport du 13 décembre 2016), et L.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur (rapport du 19 septembre 2017), les premiers juges ont considéré qu'étant donné l'existence de lésions dégénératives antérieures à l'accident et du long laps de temps écoulé entre cet événement et les plaintes de la recourante, l'existence d'un lien de causalité naturelle n'apparaissait pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante.