Citation: 1C_643/2024 E. 3

La cour cantonale a considéré en substance que la notification de la décision de l'Office cantonal de la circulation et de la navigation du 7 février 2024 effectuée le lendemain à l'adresse du domicile de la compagne du recourant, indiquée par celui-ci lors de son audition de police du 6 juillet 2023, était régulière. Elle a estimé que le recourant ne pouvait tirer argument du fait que sa compagne avait changé de domicile dans l'intervalle et n'avait pris connaissance que tardivement de la décision de l'Office, car ils devaient l'un et l'autre prendre leurs dispositions pour faire suivre les courriers qui leur étaient destinés à sa nouvelle adresse conformément à leur devoir de diligence. Le recourant devait ainsi déposer sa réclamation à la Poste Suisse au plus tard le 11 mars 2024. Envoyée par courriel le 13 mai 2024, sa réclamation était tardive. Au surplus, elle violait l'exigence de la forme écrite prescrite par l'art. 81 al. 2 du code fribourgeois de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA; RSF 150.1), vice qui n'était pas régularisable. Pour ce motif également, la réclamation était irrecevable. L'arrêt attaqué confirme la décision sur réclamation prise par l'Office cantonal de la circulation et de la navigation sur la base d'une double motivation qu'il appartenait au recourant de contester dans les formes requises au regard des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Or, on cherche en vain dans le mémoire de recours une argumentation qui viserait à remettre en cause la motivation ayant conduit la cour cantonale à considérer comme régulière la notification de la décision de l'Office cantonal de la circulation et de la navigation du 7 février 2024 faite à l'ancien domicile de la compagne du recourant et à tenir la réclamation pour tardive. Ce dernier ne s'en prend pas davantage à la seconde motivation des juges précédents qui les a amenés à confirmer l'irrecevabilité de la réclamation adressée par courriel en lien avec le non-respect de la forme écrite. Il ne prétend en particulier pas que la cour cantonale aurait fait une application arbitraire ou excessivement formaliste du droit cantonal de procédure.