Citation: 4C.291/2002 14.01.2003 E. B

Le 12 juin 2001, A.________, se fondant sur l'avis de l'inspecteur de l'Office de contrôle CCNT, a réclamé à la société X.________ SA la différence entre les salaires minimums prévus par la CCNT 98 et ceux qu'il avait effectivement touchés en 1999 et 2000, chiffrant ses prétentions à 33 616 fr.80 brut. Devant le refus de l'employeur d'accepter l'application de la CCNT 98 au rapport de travail, A.________ a saisi le Tribunal des prud'hommes de l'arrondissement de l'Est vaudois, limitant ses prétentions à 30 000 fr. brut, plus intérêts. La défenderesse a conclu au déboutement du demandeur. Par jugement du 21 septembre 2001, le Tribunal des prud'hommes a jugé que la défenderesse est la débitrice du demandeur de la somme de 9089 fr.20 brut, avec intérêts à 5% l'an dès le 10 juillet 2001, l'employeur devant verser à qui de droit les retenues sociales usuelles. Statuant sur le recours de la défenderesse, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, par arrêt du 17 juillet 2002, l'a rejeté et a confirmé le jugement entrepris. En substance, la cour cantonale, admettant que la CCNT 98 était applicable au demandeur, a considéré que les heures accomplies annuellement par le travailleur équivalaient à un plein temps, si bien qu'il y avait lieu de les prendre comme base pour déterminer le salaire horaire minimum conventionnel. Elle a pour le surplus confirmé les calculs opérés par le Tribunal des prud'hommes.