Citation: 2C_959/2020 E. 5.2

5.2. L'autorité précédente a valablement présenté les bases légales applicables, ainsi que la jurisprudence topique et en a fait une application correcte et détaillée, si bien que, d'une manière générale, il convient de renvoyer à l'arrêt entrepris (art. 109 al. 3 LTF). Le Tribunal cantonal a justement rappelé que la question de la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant, et en particulier la mise en balance des intérêts en présence, avait été définitivement traitée dans l'arrêt 2C_113/2020 du 21 avril 2020. Or, dans cet arrêt, le Tribunal fédéral a déjà tenu compte de la prétendue "très forte intégration" du recourant et de l'absence de récidive, ainsi que des possibilités de réintégration dans le pays d'origine. L'autorité précédente a également constaté à juste titre que rien ne laissait supposer que, dans le court laps de temps séparant l'arrêt précité et la demande de reconsidération, les circonstances aient pu se modifier au point qu'un nouvel examen de la demande d'autorisation s'imposerait largement avant le délai général de cinq ans admis par la jurisprudence (cf. arrêt 2C_170/2018 du 18 avril 2018 consid. 4.2 et les références). On doit admettre avec le Tribunal cantonal que la naissance de l'enfant du recourant et l'annonce du mariage de celui-ci ne sont pas des éléments de nature à modifier la très récente pesée des intérêts effectuée, notamment au regard de l'importante condamnation pénale subie. Le Tribunal cantonal a également valablement mentionné que le recourant et sa compagne connaissaient la situation précaire de celui-ci lorsqu'ils ont conçu leur enfant (cf. arrêt 2C_75/2020 du 8 juin 2020 consid. 5.3).