Citation: 2C_575/2023 E. 4.4.2

4.4.2. Ensuite, quoi qu'en dise à nouveau la recourante, on ne voit pas qu'il puisse être reproché à l'autorité précédente d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation - découlant des art. 49a LCart et des art. 3 et 4 OS LCart - en fixant le montant de base de la sanction à 1.5% du chiffre d'affaires mentionné ci-dessus, soit à 168'482 fr. 87, avant de l'augmenter de moitié en application de l'art. 4 OS LCart afin de tenir compte de la durée de son comportement anticoncurrentiel. Le taux de 1.5%, bien plus bas que celui de 4% initialement retenu par le Tribunal administratif fédéral dans son arrêt du 30 octobre 2019 (cause B-4019/2013), n'apparaît pas démesuré au regard du fait que la recourante a participé à une quarantaine de contrats de distribution illicites entre 2005 et 2011 et qu'elle ne peut se dédouaner de toute responsabilité du simple fait qu'elle représente un relativement petit acteur sur le marché suisse de la distribution des livres en français. Quant à l'augmentation du montant de base de moitié en raison des sept années qu'a duré le comportement anticoncurrentiel de la recourante, elle n'est pas non plus exagérément élevée; on pourrait même se demander si elle n'est en réalité pas trop basse au regard de l'art. 4 OS LCart et de l'application qui en est généralement faite en pratique (cf. ATF 146 II 217 9.3; aussi arrêt 2C_395/2021 du 9 mai 2023 consid. 11.3.8), une telle question pouvant cependant rester indécise compte tenu de l'interdiction de la reformatio in pejus prévalant devant le Tribunal fédéral.