Citation: 9C_624/2015 E. 4

Selon la jurisprudence, la reconnaissance de l'existence d'une atteinte à la santé psychique, soit aussi de troubles somatoformes douloureux persistants, suppose d'abord la présence d'un diagnostic émanant d'un psychiatre et s'appuyant lege artis sur les critères d'un système de classification reconnu (cf. ATF 141 V 281 consid. 2.1 p. 285 et la référence). En l'espèce, le docteur C.________ a certes évoqué, dans son rapport du 12 octobre 2010, la possibilité d'un trouble somatoforme douloureux en raison de la nette discordance entre les éléments objectifs mis en évidence à l'examen clinique et les plaintes anamnéstiques de l'assurée. L'experte psychiatre désignée, la doctoresse D.________, a toutefois écarté un diagnostic de trouble somatoforme douloureux "étant donné qu'il existe un trouble dépressif récurrent qui s'est surajouté à un trouble dysthymique présent depuis l'enfance"; elle a précisé que la symptomatologie douloureuse pouvait être majorée dans ce contexte de trouble dépressif (rapport du 18 août 2012). De cette appréciation, il appert que la doctoresse D.________ a retenu une symptomatologie dépressive qui expliquait à elle seule les limitations psychiques de la recourante et réduisait la capacité de travail de l'assurée de 50 %.