Citation: 6B_1047/2020 E. 1.2

1.2. Les seuls faits imputés au recourant contestés dans le cadre du présent recours sont ceux qui sont intervenus à l'extérieur de la discothèque et ont été qualifiés de lésions corporelles simples; il y a par ailleurs lieu de préciser qu'aucune infraction n'a été retenue en relation avec l'usage de spray au poivre, de sorte que ce point n'est plus litigieux au stade actuel de la procédure. A propos des faits contestés par le recourant, la cour cantonale a considéré qu'un faisceau d'indices permettait de soutenir que celui-ci s'était trouvé à un moment donné à proximité de la sortie avec l'intimé, ce qui ne suffisait toutefois pas pour qu'il faille admettre qu'il était l'auteur du coup litigieux. Elle a par ailleurs relevé qu'aucun témoignage ne permettait de déterminer par qui le coup en question avait été administré. Examinant les déclarations de l'intimé, elle a noté qu'il avait désigné le recourant comme étant l'auteur du coup donné à l'extérieur, et ce de manière constante depuis sa première audition devant le ministère public jusqu'à ses déclarations devant le tribunal de police. Elle a néanmoins relevé que ses explications avaient été équivoques, la description de son assaillant ne correspondant pas au recourant, qu'il a pourtant reconnu par la suite comme étant celui qui l'avait agressé, et sa description des coups reçus ayant également varié. En effet, il a d'abord affirmé avoir reçu plusieurs coups au visage portés par un seul videur, avant de déclarer à son assurance avoir été passé à tabac par plusieurs videurs puis de revenir à sa version initiale en précisant devant le tribunal de police qu'un seul coup lui avait été asséné; sa version des faits a également fluctué s'agissant de savoir s'il avait chuté en avant ou en arrière. La cour cantonale a par ailleurs relevé que les déclarations du recourant n'avaient pas été plus limpides que celles de l'intimé, précisant qu'il a dans un premier temps admis avoir évacué le meneur par la sortie située juste à côté de l'entrée principale, ce qui peut correspondre à la sortie de secours évoquée par l'intimé,et que celui-ci avait tenté à plusieurs reprises de rentrer dans l'établissement, menaçant le recourant en serrant les poings, ce qui avait nécessité à chaque fois une nouvelle intervention. La cour cantonale a souligné à ce propos que l'intimé avait lui-même admis avoir manifesté son mécontentement en criant et en proférant des insultes alors qu'il avait été remis debout et sommé de se calmer. Elle a par ailleurs noté que bien que le recourant se soit par la suite dédit pour se protéger, il n'a jamais nié avoir dû recourir à la force en poussant le perturbateur plus fort pour le maintenir à l'extérieur. Les blessures subies par l'intimé étant compatibles avec une chute suivie d'un heurt avec un véhicule, elle a considéré comme établi que les lésions subies par l'intimé étaient imputables au recourant sans qu'il soit nécessaire de déterminer si elles étaient la conséquence d'un coup de poing ou d'une poussée, la force mise dans son intervention étant de toute manière disproportionnée de la part d'un professionnel expérimenté de la sécurité qui faisait face à un individu alcoolisé. A l'issue de son appréciation des preuves, la cour cantonale a retenu, à titre de version la plus favorable au recourant, qu'une altercation s'était produite dans le cadre de l'évacuation de l'intimé, qui avait impliqué que celui-ci soit repoussé par le recourant, ce dernier usant dans ce contexte d'une force inadaptée qui a causé la chute de l'intimé ayant généré des plaies profondes au front et au menton, une fracture nasale, une anosmie partielle ainsi qu'une contusion à l'articulation temporo-mandibulaire droite.