Citation: 4D_15/2019 E. 1

Par jugement du 16 avril 2018, le Tribunal de première instance a constaté que A.________ n'était débiteur d'aucune somme d'argent à l'égard de B.________, a ordonné l'annulation des poursuites formées par ce dernier entre 2012 et 2015 et débouté les parties de toutes autres conclusions. B.b. Statuant par arrêt du 20 novembre 2018, la Cour de justice a rejeté l'appel formé par A.________. Analysant les faits sous l'angle des art. 41 et 49 CO, les juges cantonaux ont estimé que les poursuites litigieuses n'étaient pas abusives ni, partant, illicites. En effet, les éléments du dossier ne permettaient pas de retenir que B.________ aurait agi dans l'unique but de nuire au demandeur et à sa réputation. Au contraire, il tenait celui-ci pour responsable de la perte de ses montres, raison pour laquelle il avait déposé plainte pénale contre lui. Les poursuites litigieuses ne constituaient pas un moyen de pression illicite, mais visaient le remboursement du dommage consécutif au vol des montres. Il n'existait pas d'acte illicite et, partant, aucun montant dû à titre de dédommagement. Au demeurant, il importait peu que le dépôt de poursuites constituât ou non un acte illicite, puisque le demandeur n'avait de toute façon pas démontré la gravité de son préjudice, condition nécessaire pour obtenir réparation de celui-ci.