Citation: 4A_392/2018 E. A

A.a. Le 20 mars 2000, Z.________ (ci-après: l'employée ou la demanderesse) est entrée au service de C.________, ambassadeur de U.________ (ci-après: l'employeur ou le défendeur) à Genève. Elle était engagée en qualité d'employée de maison dans la résidence de fonction du précité, propriété de l'employeur, où elle logeait et prenait ses repas. Avant cela, l'employée travaillait déjà pour la famille C.________ de 1996 à 1998 à.... Le 2 septembre 2002, la famille C.________ a quitté la Suisse, le mandat de C.________ ayant pris fin. Lorsqu'elle était au service de C.________, le salaire mensuel de l'employée était de 1'200 fr. Pour la période du 16 mars 2000 à fin juillet 2002, l'employée allègue avoir accompli diverses tâches quotidiennes pour la famille C.________ (préparation et service du petit-déjeuner, successivement à C.________, ses cinq enfants, puis son épouse; nettoyage du rez-de-chaussée de la résidence; service du déjeuner à l'épouse; aide au nettoyage du premier étage de la résidence; aide en cuisine et préparation d'un repas composé de deux menus distincts, servi ensuite à la famille; vaisselle, repassage et rangement). Elle travaillait au total 14,5 heures par jour, tous les jours, y compris les dimanches et les jours fériés, effectuant ainsi 101,5 heures par semaine. Elle devait en outre être à disposition lorsque l'ambassadeur organisait des réceptions, environ deux fois par mois, pour contribuer à la préparation des repas et au service à table pour une vingtaine de convives. Ces réceptions avaient lieu l'après-midi ou le soir, ce qui l'occupait jusqu'à 19h, respectivement jusqu'à 1h30 ou 2h du matin. Sa charge de travail avait néanmoins été réduite durant l'été 2000 et du 1er août au 15 septembre 2002. A.b. A compter du 15 septembre 2002, l'employée a travaillé pour A.________, le nouvel ambassadeur de U.________. Le 27 décembre 2007, la famille A.________ a quitté Genève, le mandat de A.________ ayant pris fin. Lorsqu'elle était au service de A.________, le salaire mensuel de l'employée oscillait entre 1'645 fr. et 2'124 fr. (avec, dans ce dernier cas, une prime annuelle de 1'300 fr. en sus). Du 15 septembre 2002 au 27 décembre 2007, l'employée allègue avoir accompli diverses tâches pour la famille A.________ (préparation et service du petit-déjeuner successivement à l'ambassadeur, ses enfants et son épouse; vaisselle; ménage; récupération des enfants à l'école; service du repas du soir; lessive et repassage). Elle affirme qu'elle travaillait quotidiennement 10,5 heures par jour, tous les jours de la semaine, soit 73,5 heures par semaine du 15 septembre 2002 à avril 2003; elle bénéficiait ensuite d'un jour de congé, de sorte qu'elle ne travaillait plus que 63 heures par semaine. Elle devait en outre être à disposition jusqu'à 1h30 ou 2h du matin, lorsque l'ambassadeur organisait des réceptions, ce qui arrivait deux ou trois fois par mois. Sa charge de travail était toutefois moindre pendant trois semaines chaque mois de décembre. A.c. A compter du 1er janvier 2008, l'employée a travaillé pour B.________, le nouvel ambassadeur de U.________. Entre 2008 et 2012, son salaire mensuel oscillait entre 2'205 fr. et 2'767 fr. Du 31 décembre 2007 au 28 février 2012, l'employée allègue avoir accompli diverses tâches pour la famille B.________ (préparation et service du petit-déjeuner; vaisselle; nettoyage des différents étages de la résidence; lessive; courses; service d'une collation à l'épouse de l'ambassadeur; repassage; préparation et service du repas du soir et service en chambre). Elle travaillait alors 12,75 heures par jour, six jours par semaine, soit 76,5 heures par semaine, à l'exception de trois semaines par année. L'employée allègue encore que la femme et les enfants de B.________ sont rentrés dans leur pays d'origine en septembre 2009, sans que son cahier des charges ou son horaire de travail ne s'en soient trouvés réduits, dès lors que l'équipe de travail s'était à ce moment-là réduite de quatre à deux personnes. Elle a précisé que B.________ recevait presque quotidiennement des visiteurs et qu'elle devait fréquemment se mettre à disposition pour des réceptions organisées à la résidence, qui avaient en moyenne lieu une à deux fois par mois et l'occupaient jusqu'à 1h30 ou 2h du matin. De février à novembre 2012, la résidence a fait l'objet de travaux de rénovation, de sorte que l'ambassadeur et son successeur ne faisaient qu'y prendre leurs repas et que sa charge de travail en était fortement réduite. B.________ a quitté la Suisse le 16 juillet 2012 et son successeur est arrivé à la fin du mois d'août 2012. A.d. Par courrier recommandé du 20 septembre 2012, l'employeur a résilié le contrat de travail de l'employée, avec effet au 1er décembre 2012. L'employée a contesté les conditions de son licenciement dans un courrier du 3 décembre 2012.