Citation: 8C_417/2020 E. 11.2

11.2. La recourante prétendait à la prise en charge, sous la rubrique C15 (honoraires du conseil d'administration), d'un montant de 24'000 fr. (pour les exercices 2006 et 2007) respectivement de 20'000 fr. (pour l'exercice 2008) à titre de rémunération du mandat d'administrateur de B.________, au motif qu'il s'agissait d'une exigence légale et qu'elle ne pouvait pas se passer d'un administrateur. Relevant que B.________ était l'actionnaire et administrateur unique tant de la recourante que de C.________ SA et qu'il percevait un salaire de directeur dans chacune de ces sociétés, l'autorité précédente a considéré qu'un montant supplémentaire de 24'000 fr. respectivement 20'000 fr. n'était pas nécessaire pour financer l'activité intellectuelle déployée par B.________. La recourante soutient que l'activité de l'administrateur serait nécessaire pour qu'une société anonyme puisse fonctionner et que la rémunération de B.________ en tant que directeur ne rémunérait pas sa fonction d'administrateur; en effet, les tâches et la responsabilité incombant à l'administrateur justifieraient une rémunération ad hoc. Si toute société anonyme doit avoir un conseil d'administration - composé d'un ou de plusieurs membres (art. 707 al. 1 CO) et nommé par l'assemblée générale des actionnaires (art. 698 al. 2 ch. 2 CO) - qui gère les affaires de la société dans la mesure où il n'en a pas délégué la gestion (art. 716 al. 2 CO), la loi ne prescrit pas que l'actionnaire et administrateur unique d'une société qui touche un salaire en tant que directeur doive être rémunéré en sus en tant qu'administrateur. En l'espèce, il ne ressort pas des faits constatés par l'autorité précédente que B.________ aurait exercé des tâches d'administrateur qui n'auraient pas déjà été rémunérées par son confortable salaire de directeur. Cela étant, on ne voit pas que les premiers juges aient violé le droit fédéral en considérant que les montants de 24'000 fr. et 20'000 fr. précités ne constituaient pas des frais nécessaires à l'organisation des mesures relatives au marché du travail confiées à la recourante.