Citation: 8C_694/2023 E. 4.2

4.2. Dans la procédure devant le tribunal cantonal, la recourante a soutenu qu'il fallait appliquer le revenu de 24'147 fr. qu'elle avait réellement obtenu, notamment pour l'activité de professeur de ski (soit 9147 fr., en sus des 15'000 fr. pour l'activité de vendeuse sur six mois). Cependant, les premiers juges ont constaté que les montants bruts perçus dans l'activité de professeur de ski en 2019 avaient atteint 12'645 fr. 75 (janvier: 2346 fr. 50, février: 3186 fr. 50, mars: 2705 fr. 25, avril: 1775 fr., et décembre: 2632 fr. 50). Ils ont considéré qu'il ne faillait pas tenir compte du montant de 24'147 fr. que la recourante souhaiterait retenir comme revenu d'invalide pour l'année 2019, mais de la somme de 27'645 fr. 75. La recourante avait en effet utilisé un montant net dans son calcul, soit celui qui ressortait de sa déclaration d'impôt, et non pas un montant brut. Or, dans la mesure où le revenu sans invalidité de 85'650 fr. 95 était un montant brut, il convenait également de prendre en compte le revenu brut d'invalide. La solution retenue par l'intimé, à savoir faire abstraction du salaire de professeur de ski pour la période de novembre à avril et fixer le revenu d'invalide au moyen des données statistiques de l'ESS, soit 13'738 fr. 65, aboutissait à un revenu annuel avec invalidité de 28'738 fr. 65, et à un taux d'invalidité 66,45 %, ouvrant ainsi le droit à un trois quarts de rente. En prenant en compte le salaire (brut) réellement perçu par la recourante, le total de son revenu annuel 2019 était de 27'645 fr. 75. Dans ce cas, le taux d'invalidité était de 67,72 %. Par conséquent, que l'on prenne en compte le salaire effectivement réalisé par la recourante (vendeuse + professeur de ski) ou celui déterminé par l'OAI (vendeuse + salaire ESS), le taux d'invalidité obtenu ouvrait dans les deux cas un droit à un trois quarts de rente et ne dépassait pas le seuil de 70 % prévu pour l'octroi d'une rente entière. Dès lors, la question de savoir si l'activité de professeur de ski, exercée de décembre à avril, mettait pleinement en valeur la capacité de gain de la recourante pendant la période durant laquelle elle n'exerçait pas son emploi de vendeuse pouvait être laissée ouverte, le résultat obtenu étant identique.