Citation: 7B_418/2023 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant fait en outre valoir que l'établissement dans lequel il exécute la mesure thérapeutique institutionnelle - en l'occurrence le CPE - ne serait pas adapté. L'autorité précédente ne s'est pas à proprement parler prononcée sur le caractère adapté de l'établissement. Elle a en effet rejeté le grief du recourant, considérant que le choix du lieu d'exécution de la mesure constituait une modalité d'exécution. Elle a estimé que la question d'un transfert dans un autre établissement ne relevait pas de la compétence de l'autorité de première instance mais de celle de l'OSAMA. Sur ce point, le recourant ne soulève pas de grief de violation du droit d'être entendu répondant aux réquisits légaux (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, les experts ont préconisé un placement dans un centre tel que le CEP afin de diminuer le risque de récidive; en outre, il ressort de l'ordonnance querellée que le recourant n'est pas rentré à plusieurs reprises de ses sorties. Il existe par conséquent un risque de récidive, voire de fuite, qui justifie que la mesure se déroule dans un lieu fermé. Or le CEP est un établissement fermé spécifiquement dévolu à l'exécution des mesures prononcées sur la base de l'art. 61 CP (cf. PERRIER DEPEURSINGE/REYMOND, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 10 ad art. 61 CP); on ne se trouve donc pas dans un cas où un établissement approprié ferait défaut (art. 62c al. 1 let. c CP a contrario). Pour le surplus, s'agissant du souhait du recourant d'exécuter la mesure dans un autre centre d'accueil - du type du Centre d'accueil pour adultes en difficulté -, il convient de rappeler qu'il ne dispose pas du choix du lieu d'exécution de la mesure (cf. consid. 3.1.2 supra). Pour ces motifs, le grief est infondé et doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.