Citation: 2A.119/2002 11.12.2002 E. 3

En l'occurrence, bien qu'ils persistent à contester avoir exercé une activité bancaire en Suisse, les recourants n'attaquent pas la décision du 30 janvier 2002 dans la mesure où il y est constaté que A.________ et B.________ ont déployé une telle activité. Ils ne remettent pas non plus en cause les chiffres 2 et 3 du dispositif de ladite décision faisant interdiction tant à A.________ et B.________ qu'à C.________, D.________ et M.________ d'exercer une activité bancaire en Suisse sans l'accord de la Commission fédérale des banques. Seules sont l'objet du recours les mesures de blocage des compte et sous-comptes de A.________ auprès de la banque J.________, le montant et le manque de clarté de la note d'honoraires de l'observateur, ainsi que la décision de mettre les frais et honoraires de l'observateur de même que les frais de procédure à la charge de A.________, de B.________ et de C.________, solidairement entre eux. 3.1 Dans un premier moyen, les recourants font grief à la Commission fédérale des banques d'avoir violé son devoir de surveillance, découlant de la loi, à l'égard de son observateur. Ils estiment, en effet, qu'elle aurait dû vérifier les demandes d'acomptes et la facture finale et non les accepter telles quelles alors que leur contenu serait contestable. 3.1.1 Dans le cadre de la mission de surveillance accordée par la loi sur les banques à la Commission fédérale des banques (art. 23 LB), l'art. 23 quater LB prévoit: "1. La Commission des banques peut déléguer un expert, en qualité d'observateur, auprès d'une banque dont les créanciers risquent d'être sérieusement lésés par des irrégularités graves. Cette tâche peut être confiée à l'organe de révision prévu par la présente loi. Les frais sont à la charge de la banque défaillante.