Citation: 8C_372/2014 E. 4.3

4.3. Selon le principe de la libre appréciation des preuves, le juge apprécie librement les preuves médicales qu'il a recueillies, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et rigoureuse des preuves. Or, en l'occurrence, le docteur F.________ a étudié les points litigieux d'une manière circonstanciée, il s'est fondé sur des examens complets et a pris en considération les plaintes exprimées par l'assuré. En outre, ses conclusions ont été établies en pleine connaissance de l'anamnèse et sont dûment motivées. Aussi n'existe-t-il aucun élément permettant de mettre en cause la valeur probante du rapport du médecin prénommé (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352; 122 V 157 consid. 1c p. 160 et les références). Au demeurant, le recourant n'en invoque aucun. Par ailleurs, il convient de rappeler qu'il n'existe pas, dans la procédure d'octroi ou de refus de prestations d'assurances sociales, de droit formel à une expertise menée par un médecin externe à l'assurance, lorsque, comme en l'occurrence, il ne subsiste pas de doutes, mêmes faibles, quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées à l'interne (ATF 135 V 465). Cela étant, la cour cantonale était fondée à s'appuyer sur les conclusions du médecin prénommé et à considérer que d'autres mesures probatoires - comme la mise en oeuvre d'une expertise médicale - ne pourraient plus modifier son appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b).