Citation: 2C_67/2021 E. 1.1

1.1. Le 30 avril 2018, la Direction générale des finances publiques française (ci-après: l'autorité requérante) a formé une demande d'assistance administrative en matière fiscale auprès de l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'Administration fédérale ou l'autorité requise). La requête concernait la société française B.________, qui faisait l'objet d'un contrôle fiscal concernant l'impôt français sur les sociétés, et portait sur les exercices comptables 2014 à 2016. L'autorité requérante demandait des informations au sujet de la société de droit suisse C.________ SA, sise à Genève et propriétaire à 100 % du capital-actions de B.________. Elle souhaitait notamment obtenir les noms et adresses des associés / actionnaires (bénéficiaires effectifs) et des dirigeants de C.________ SA, avec la répartition du capital et les pourcentages de détentions des associés / actionnaires, ainsi que les noms et adresses des personnes françaises ayant perçu des dividendes versés par cette entité pour les années visées. Par décision du 28 mars 2019, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à l'autorité requérante. Elle a en particulier indiqué, s'agissant des associés et actionnaires de C.________ SA, que la société était administrée durant la période concernée par D.________, domicilié en Suisse, par A.________, domicilié en France et, depuis février 2016, par E.________, domicilié en France. Les 20'000 actions au porteur d'une valeur nominale de 10 fr. chacune de C.________ SA étaient détenues par D.________ à raison de 90,005 % et par A.________, à raison de 9,995 %. Aucun dividende n'avait été versé pendant la période concernée. A l'encontre de cette décision, tant C.________ SA que A.________ ont recouru auprès du Tribunal administratif fédéral, demandant tous deux principalement la suppression, respectivement le caviardage de l'indication selon laquelle A.________ détenait les 10 % (exactement 9,995 %) des actions de C.________ SA. Après avoir joint les causes, le Tribunal administratif fédéral a, par arrêt du 15 décembre 2020, rejeté les recours, tout en enjoignant à l'Administration fédérale de préciser à l'autorité requérante que les informations transmises ne pouvaient être utilisées que dans le cadre d'une procédure à l'encontre de B.________.