Citation: 1C_259/2022 E. 1

A.________ est propriétaire de la parcelle no 1043 de la commune de Vevey alors que B.________ est propriétaire de la parcelle voisine n° 1549; ces biens-fonds bordent la route de St-Légier et supportent chacun un immeuble d'habitation. L'étude relative à l'assainissement du bruit routier initiée en 2011 par l'ancienne Commune de St-Légier-La Chiésaz en collaboration avec la Direction générale de la mobilité des routes du canton de Vaud a revélé un dépassement des valeurs limites d'immissions de 9 dB (A) de jour et de 11 dB (A) de nuit au droit des parcelles n os 1043 et 1549. Considérant que le respect des valeurs limites d'immissions ne pouvait pas être atteint par des mesures d'assainissement proportionnelles et économiquement supportables, le Département des infrastructures et des ressources humaines du canton de Vaud et l'ancienne Commune de St-Légier-La Chiésaz ont mis à l'enquête publique, du 2 mai au 6 juin 2017, 125 décisions d'allégement, dont l'une concernait les bâtiments sis sur les parcelles nos 1043 et 1549. A.________ et B.________ ont fait opposition en requérant la construction d'une paroi antibruit à titre de mesure d'assainissement. Le 28 juin 2019, la Cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines a approuvé les décisions d'allégement sur le territoire de l'ancienne commune de St-Légier-La Chiésaz et a levé l'opposition formée par les intéressés. Par arrêt du 28 mars 2022, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis le recours formé par A.________ et B.________ contre la décision d'approbation des décisions d'allégement qu'elle a annulée en tant qu'elle concernait les parcelles nos 1043 et 1549 et a renvoyé la cause au Département des infrastructures et des ressources humaines pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans le sens des considérants. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ et B.________ demandent au Tribunal fédéral de réformer cet arrêt en ce sens que la mesure d'allégement des parcelles nos 1043 et 1549 est refusée, l'autorité compétente devra procéder principalement à des mesures d'assainissement, en particulier d'isolation acoustique des logements sis sur ces parcelles dans le maximum de ce qui est économiquement proportionné, et subsidiairement au financement de la construction d'une paroi antibruit d'une hauteur de 2 mètres, le long de ces deux parcelles, pour un prix plafonné à 200'000 fr. Il n'a pas été demandé de réponses.