Citation: 6B_396/2022 E. 2.2.1

2.2.1. En substance, la cour cantonale a retenu que les déclarations de l'intimée étaient claires, détaillées et cohérentes. Elles avaient été globalement constantes durant toute la procédure et ne relevaient pas du lieu commun. Il n'en ressortait aucun élément laissant transparaître une intention de nuire ou d'obtenir un bénéfice secondaire qui pourrait avoir suscité de fausses allégations. L'intimée ne s'était pas privée de tenir des propos qui tendaient à alléger les charges pesant sur le recourant, ce qui augmentait indéniablement la crédibilité de ses allégations. Les déclarations de l'intimée faisaient référence à des sensations ou à des images intériorisées qui variaient en fonction de la nature des actes décrits, voire à des détails concrets ou à des interactions pour le moins insolites, qui étaient incompatibles avec un récit construit et artificiel. La cour cantonale a également retenu que l'intimée ne possédait manifestement pas les capacités intellectuelles nécessaires pour inventer un récit tel que celui qu'elle avait livré. S'agissant des déclarations du recourant, la cour cantonale a retenu qu'il s'était essentiellement contenté de nier les accusations portées à son encontre et qu'elles étaient néanmoins entachées de diverses imprécisions et contradictions qui en affaiblissaient globalement la crédibilité.