Citation: 6B_328/2015 E. 2.2

2.2. En l'espèce, s'agissant de l'infraction perpétrée dans la nuit du 18 au 19 novembre 2010 chez le recourant, la cour cantonale s'est ralliée à l'appréciation du tribunal pénal selon lequel, dans l'ensemble, les déclarations de l'intimée pouvaient être retenues comme l'expression de la vérité. L'intimée avait tenu des propos clairs, constants et cohérents, à savoir qu'après être revenue dans l'appartement du recourant avec de la nourriture et lui avoir fait part de son intention de cesser leur relation, celui-ci s'était énervé puis l'avait menacée avec un couteau. Par la suite, il lui avait dit qu'ils coucheraient ensemble, qu'elle soit d'accord ou pas. Après avoir tenté en vain de s'éloigner du lit, elle avait finalement accepté d'entretenir une relation sexuelle avec lui, sans opposer de résistance, car elle avait très peur. La cour cantonale a ensuite répondu aux critiques du recourant. Elle a en particulier souligné que ses déclarations avaient varié, voire s'étaient révélées fausses, et qu'elles étaient dès lors peu crédibles. L'intimée avait au contraire été constante et cohérente sur le déroulement des événements essentiels de cette nuit-là. Son éducateur avait confirmé qu'il avait reçu ses confidences trois à quatre jours après les faits, et que, dans l'intervalle, elle était prostrée, ne mangeait plus, ce qui tendait à soutenir l'hypothèse qu'il s'était passé quelque chose de grave cette nuit-là. Dans son recours, l'intéressé plaide à nouveau sa cause. Il précise que sa relation avec l'intimée avait été de courte durée et qu'il s'occupait d'elle avec soin. La soirée en question n'avait jamais eu lieu et il n'avait jamais été contradictoire sur ce point. Les déclarations de l'intimée comportaient en revanche plusieurs contradictions, s'agissant notamment du système de fermeture du logement du recourant et du motif de sa visite le soir en question. Le recourant se contente de discuter l'argumentation de la cour cantonale sans toutefois préciser quels faits auraient été retenus de façon arbitraire ou exposer en quoi le raisonnement des juges cantonaux serait insoutenable, ce qui n'apparaît au demeurant pas être le cas.