Citation: 5A_734/2023 E. 3.1

3.1. Le juge cantonal a tout d'abord retenu que le recourant ne disait mot des raisons pour lesquelles, même en faisant preuve de la diligence requise, il n'aurait pas été en mesure de soumettre au premier juge les titres joints à son écriture d'appel [recte: de recours], lesquels étaient, partant, irrecevables. Il en allait de même de la pièce déposée le 23 juin 2023 (impression d'un e-mail adressé le 20 juin 2023 à la mandataire du recourant par un certain C.________), étant précisé que la visite dont il était question dans ce courriel avait eu lieu le 22 janvier 2022. Le juge cantonal a ensuite constaté que le recourant se plaignait exclusivement d'une constatation manifestement inexacte des faits au sens de l'art. 320 let. b CPC. Or, l'écriture de recours revêtait un caractère appellatoire marqué. Son auteur confondait l'autorité de recours avec un tribunal de première instance en exposant sa propre version des faits, sans même tenter de démontrer comment les preuves administrées auraient dû, selon lui, être correctement appréciées et en quoi leur appréciation par le juge suppléant était entachée d'arbitraire. Il se livrait, en outre, à un complètement de l'état de fait arrêté dans la décision attaquée, s'abstenant d'expliquer, par des renvois précis aux pièces du dossier, si et de quelle manière les faits en question avaient été soumis au premier juge. Nombre de ces faits étaient d'ailleurs allégués pour la première fois en instance de recours, de sorte qu'ils étaient, en principe, irrecevables. L'étaient donc également les déductions que le recourant tirait de ces allégations s'agissant de son domicile, qui, au demeurant, ne ressortissaient ni à la constatation des faits ni à l'appréciation des preuves. Il en allait de même de celles fondées sur les nouvelles pièces jointes à l'écriture d'appel [recte: de recours], qui étaient irrecevables. S'agissant plus particulièrement du chapitre du recours intitulé " mandat de B.________ Sàrl ", le juge cantonal a constaté que le recourant présentait une " narration de son cru " des circonstances factuelles du litige, sans se soucier des constatations figurant dans la décision entreprise, dont il ne s'employait pas à démontrer l'arbitraire conformément aux exigences de motivation, en exposant pourquoi le magistrat intimé n'avait manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve ou avait omis sans motifs objectifs de tenir compte de preuves pertinentes. Il articulait, en outre, toute une série de faits qui s'écartaient desdites constatations, sans opérer la moindre référence aux actes du dossier. La plupart de ces faits n'avaient, de surcroît, pas été allégués en première instance et se trouvaient, par conséquent, frappés d'irrecevabilité, à l'instar des inférences que le recourant en tirait, quand bien même il n'invoquait aucune violation du droit au sens de l'art. 320 let. a CPC.