Citation: 5A_723/2008 19.01.2009 E. B

B.a L'instruction de la cause a permis d'établir les faits suivants. Selon le Dr H.________, médecin généraliste ayant soigné le de cujus de 1996 à novembre 1999, celui-ci souffrait, en septembre 1999, en relation avec « son état mental et cognitif déficient », d'une « désorientation spatio-temporelle importante, compatible avec une maladie d'Alzheimer » et ses fonctions cognitives étaient alors diminuées d'un tiers par rapport à la normale. A la question de savoir si le de cujus bénéficiait encore de sa pleine capacité de discernement, le médecin a répondu qu'il n'en disposait vraisemblablement « plus (...) de manière continue »; toutefois, il lui était difficile « de répondre de manière univoque et définitive, les fonctions cognitives étant fluctuantes dans cette affection ». Il a relevé que son patient était parfaitement conscient que sa situation était « devenue trop lourde à porter pour son entourage » et qu'il avait accepté avec compréhension de quitter son domicile pour être placé dans un foyer pour personnes âgées. Le médecin a encore précisé qu'au mois d'octobre 1999 la capacité de discernement du de cujus était suffisante pour qu'il puisse disposer de ses biens par testament.