Citation: 6B_129/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé que, s'il était vrai que la mesure n'avait pas permis une évolution significative du recourant, il y avait toutefois lieu de souligner que le recourant n'avait pas non plus mis à profit ces premières années de placement, refusant dans une large mesure d'investir le cadre thérapeutique proposé. En l'état, le pronostic était défavorable, mais, à dires d'expert, une évolution pouvait être attendue, dans le sens d'une diminution du risque de récidive, avec le placement prévu à Curabilis dans le cadre d'un traitement sous contrainte. Il y avait donc lieu de poursuivre les démarches actuellement en cours et tendant à la mise en oeuvre d'un tel traitement, cette solution apparaissant comme étant la seule adéquate en l'état. Les deux conditions posées par la loi et la jurisprudence pour prolonger la mesure au-delà de la durée maximale étaient dès lors réunies. La cour cantonale a considéré que, compte tenu de la durée de la privation de liberté déjà subie et de la dangerosité du recourant, il se justifiait de prolonger la mesure thérapeutique institutionnelle pour une durée de trois ans, telle que prononcée par le Juge d'application des peines. Une telle prolongation constituait en effet une atteinte aux droits de la personnalité du recourant qui demeurait proportionnée à la menace qu'il représentait pour la sécurité d'autrui.