Citation: 6B_1059/2023 E. 7.5

7.5. Selon le recourant, la cour cantonale n'aurait pas fixé le montant du tort moral en tenant compte de la situation concrète de l'intimée, notamment en déterminant avec précision les troubles dont celle-ci souffrait, et le cas échéant, si ceux-ci étaient en lien de causalité avec les faits reprochés au recourant. Il soutient aussi que l'état de fait ne saurait être considéré comme suffisamment établi au sens de l'art. 126 al. 1 let. b CPP pour permettre à la cour cantonale de statuer sur le tort moral. Le recourant s'attache essentiellement à relativiser la souffrance morale consécutive aux atteintes subies par l'intimée en mettant en exergue d'autres troubles dont elle aurait souffert. Or, la cour cantonale a bien pris en compte l'hypothèse selon laquelle l'intimée puisse avoir - en sus des viols et des violences subis - d'autres raisons de déprimer. Cela étant, on comprend qu'elle a fixé l'indemnité en lien uniquement avec les effets des actes du recourant sur l'intimée et n'a aucunement imputé d'autres troubles dont il ne serait pas responsable. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, l'état de fait était suffisamment établi au sens de l'art. 126 al. 1 let. b CPP pour permettre à la cour cantonale de statuer, de même que l'étendue des conséquences des faits dénoncés sur la victime. De plus, le montant de 20'000 fr. fixé par la cour cantonale n'est pas élevé au point de consacrer un abus du large pouvoir d'appréciation reconnu à la cour cantonale. Le grief, dans la mesure où il est recevable, est infondé.