Citation: 4C.17/2006 27.03.2006 E. B

B.a Les époux Y.________ (ci-après: les demandeurs) ayant contesté le congé du 18 mars 2004, le Tribunal des baux et loyers, siégeant le 27 juin 2005, a déclaré ce congé valable et accordé aux intéressés une unique prolongation de bail d'une année, soit jusqu'au 31 octobre 2005. Il a considéré, en bref, que la protection contre les congés tirée de l'art. 271a al. 1 let. a CO devait s'effacer devant le besoin urgent invoqué par le bailleur pour sa fille, tout en admettant que les circonstances du cas concret justifiaient une unique prolongation du bail pour une durée limitée. B.b Les demandeurs ont interjeté appel, concluant principalement à l'annulation du jugement et au renvoi de la cause à la juridiction de première instance pour complément d'instruction; à titre subsidiaire, ils ont requis l'annulation du congé litigieux; plus subsidiairement, ils ont sollicité une prolongation de bail jusqu'au 31 octobre 2008. X.________ (ci-après: le défendeur) a conclu au rejet de l'appel. Par arrêt du 14 novembre 2005, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers, après avoir mis à néant le jugement du Tribunal des baux et loyers, a annulé le congé incriminé et débouté les parties de toutes autres conclusions. Elle a considéré, en résumé, que le demandeur n'était pas parvenu à établir l'existence d'un besoin urgent des locaux pour sa fille, le comportement adopté par lui allant au contraire dans le sens d'un usage abusif du droit de résiliation.