Citation: 4A_303/2009 05.08.2009 E. 1

Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette obligation de motiver, la partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; il faut qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon elle, transgressées par l'autorité cantonale (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.; 134 V 53 consid. 3.3). L'acte de recours présentement soumis à l'examen du Tribunal fédéral ne répond manifestement pas à ces exigences de motivation. Sous réserve de l'affirmation générale, à la fin de leur écriture, selon laquelle la prétention de l'intimée serait "à ce point distante de toute notion d'équité qu'elle constitue clairement un abus de droit, au sens de l'article 2, al. 2 CC", les recourants ne mentionnent aucun principe juridique qui aurait prétendument été violé par la cour cantonale. Ils affirment à nouveau que le montant prêté aurait en réalité été de 192'000 et non de 251'000 dollars canadiens, sans toutefois se plaindre d'arbitraire, et font allusion à "une argumentation d'ailleurs extrêmement sommaire" et utilisent les termes "sans véritable argumentation", sans pour autant soulever le grief de violation du droit d'être entendu; or, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droit fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé (art. 106 al. 2 LTF). Pour le surplus, les recourants se limitent à présenter leur propre vision de la situation, pour aboutir à la conclusion qu'"il convient dès lors de constater que feu Monsieur B.________ a agi en qualité de gérant de fortune, c'est-à-dire de mandataire, en remettant aux recourants une partie des sommes qui lui étaient confiées par (sa tante). Dans ces conditions et dès lors que cette dernière renonce donc au remboursement de la somme concernée, cette renonciation doit évidemment profiter à ceux à qui elle a été confiée, soit les recourants"; de la sorte, ils font totalement fi des considérants contenus dans la décision entreprise, dont ils ne discutent nullement les motifs. Il s'ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable, par un arrêt sommairement motivé (cf. art. 109 al. 2 et 3 LTF).