Citation: 1B_117/2022 E. 3.3

3.3. Ce raisonnement - certes sévère - peut être confirmé. Contrairement tout d'abord à ce que retient la recourante, l'autorité précédente n'a pas retenu que la copie du courrier du 24 décembre 2021 et son annexe auraient été reçues par l'avocat Parein antérieurement au 27 décembre 2021. La cour cantonale ne s'est pas non plus référée à cette date en raison d'un courrier du collaborateur de ce mandataire émis ce même jour; c'est en effet eu égard à la date de réception de la lettre du 24 décembre 2021 par le Ministère public qu'elle a considéré qu'il devait en aller de même pour l'avocat Parein. La recourante n'avance aucun élément permettant de remettre en cause cette appréciation. En particulier, elle ne prétend pas avoir reçu ces pièces à une date ultérieure puisque son argumentation repose sur le fait - non pas d'une réception - mais d'une prise de connaissance par son avocat le 10 janvier 2022 (cf. au demeurant ad I/B p. 1 de ses observations du 13 avril 2022 relevant une possible réception le lundi 27 décembre 2021). Au regard de ces considérations, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que dès le 27 décembre 2021, la copie du courrier du 24 décembre 2021 et son annexe se trouvaient dans la sphère d'influence de l'avocat de la recourante, respectivement du remplaçant du premier, lequel était donc en mesure de prendre connaissance de son contenu en tout temps; si tel n'a été le cas que le 10 janvier 2022, il leur appartient d'en assumer les conséquences, étant rappelé que les actes ou omissions du mandataire doivent être imputés à son mandant. On ne saurait en outre suivre la recourante lorsqu'elle affirme que la procuration n'aurait été émise qu'en faveur de l'avocat Parein, sauf à considérer dès lors que les prolongations de délai requises par son remplaçant l'auraient été sans pouvoir (cf. au demeurant la procuration produite devant le Tribunal fédéral où figure la mention suivante : "Sous sa responsabilité, le mandataire peut se faire remplacer, en particulier par les associés, collaborateurs et stagiaires de son étude", respectivement celle au contenu similaire figurant au dossier d'instruction [pièce 9/2]); la recourante n'étaie d'ailleurs par aucune pièce cette prétendue limitation des pouvoirs à l'externe du collaborateur remplaçant.