Citation: 6B_558/2023 E. 4.3

4.3. La recourante affirme que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte des éléments d'appréciation importants et aurait fixé une peine exagérément sévère. Elle évoque de nombreux éléments en lien avec sa situation personnelle et sa fragilité. Or on comprend que la cour cantonale - comme les premiers juges - a généreusement retenu à décharge de la recourante sa situation personnelle, financière et émotionnelle difficile. S'agissant d'une prétendue irresponsabilité et d'un besoin d'expertise, il peut être renvoyé au consid. 3. La recourante critique l'impact de la procédure et de la peine sur son avenir. Or, l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêts 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 3.3.1; 6B_252/2022 du 11 avril 2023 consid. 5.1; 6B_1209/2021 du 3 mars 2023 consid. 2.1.2). Il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_761/2021 du 23 mars 2022 consid. 1.8.3; 6B_101/2021 du 22 décembre 2021 consid. 3.4.7; 6B_780/2018 du 2 octobre 2018 consid. 2.1 et les références citées). En l'espèce, la recourante ne fait qu'avancer une possible aggravation de son état psychique fragile en raison d'une détention prolongée qui aurait un impact néfaste sur sa vie future, sans démontrer en quoi cette possible répercussion serait constitutive d'une circonstance extraordinaire qui justifierait une réduction de peine. En définitive, la recourante ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre élément. Au regard des circonstances, il n'apparaît donc pas que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en fixant la quotité de la peine infligée à la recourante. Le grief de violation de l'art. 47 CP est dès lors infondé.