Citation: 6B_147/2021 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche en outre à la cour cantonale d'avoir retenu à sa charge la présence de traces de son ADN sur le cou et sous les ongles de la main droite de l'intimée. Il invoque la présence de traces d'ADN d'autres personnes aux mêmes endroits, ce qui est totalement dénué de pertinence, la question n'étant pas de savoir avec qui l'intimée a eu des contacts. En outre, la présence de traces d'ADN du recourant sous les ongles de l'intimée s'explique de manière plus plausible par des gestes de défense de la part de celle-ci que par un échange de caresses. Le recourant se prévaut par ailleurs du fait que le seul profil ADN mis en évidence sur le pantalon de l'intimée est celui de cette dernière. Il fait valoir qu'il s'agit d'un élément qui devait conduire à son acquittement. D'une part, il ressort du rapport invoqué par le recourant qu'outre le profil mis en évidence, les échantillons examinés contenaient une fraction majeure correspondant à un autre profil et une fraction mineure pas interprétable; le rapport en question n'indique pas que ces conclusions excluraient tout contact du recourant avec le pantalon de l'intimée. De surcroît, le fait que le recourant ait ouvert la braguette de l'intimée et tenté de baisser son pantalon n'a pas forcément à être établi pour que soit retenue la qualification de tentative de viol. En effet, il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, sans que les éléments objectifs soient tous réalisés. Il faut que l'auteur ait pris la décision de commettre l'infraction et qu'il ait traduit cette intention par un acte; il doit avoir au moins commencé l'exécution de l'infraction (ATF 140 IV 150 consid. 3.4 et les arrêts cités). En l'espèce, il est établi que le recourant a fait en sorte de se retrouver avec l'intimée dans un endroit où il pensait pouvoir accomplir un acte sexuel avec elle, qu'il l'a plaquée contre un mur et l'y a maintenue de force en appuyant de tout son poids son corps contre celui de la victime et son avant-bras contre sa gorge, de manière à l'empêcher de bouger afin de pouvoir entretenir avec elle une relation sexuelle; il n'a de surcroît renoncé à son projet qu'après que les témoins D.________ et C.________ ont tapé contre la vitre de l'entrée de l'immeuble pendant au moins deux minutes, envisageant même de casser la vitre. Dans ces circonstances, il y a lieu de considérer qu'il avait pris la décision de commettre l'infraction et en avait débuté l'exécution, même si l'on devait admettre qu'il n'avait pas ouvert le pantalon de la victime, de sorte que l'élément de preuve contesté n'est pas propre à remettre en question le jugement attaqué dans son résultat.