Citation: I 612/05 22.09.2006 E. A

A.a M.________, né en 1960, est titulaire d'un certificat fédéral de capacité de pâtissier-confiseur, obtenu en 1979. Atteint depuis le 21 avril 1983 d'une paraplégie complète de niveau neurologique D7, il a été mis au bénéfice de diverses prestations de l'assurance-invalidité, notamment de contributions d'amortissement pour son véhicule automobile dès le 1er septembre 1984 (communication du Secrétariat de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg du 14 janvier 1991). Dès 1997, M.________ a repris le commerce de ses parents ainsi que leur appartement sis dans la même maison, en exploitant la confiserie X.________ SA et le tea-room qui s'y rattache. A.b Le 16 novembre 2002, M.________ a présenté une demande tendant au versement par l'assurance-invalidité d'une contribution aux frais d'amortissement et d'entretien de son véhicule automobile, lequel était nécessaire pour effectuer les livraisons à domicile qu'il avait organisées depuis plus de deux ans pour compenser les difficultés dues à son handicap. Par décision du 24 janvier 2003, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a avisé M.________ que les conditions d'octroi d'une contribution à l'amortissement étaient remplies et qu'il prenait en charge une contribution d'amortissement de 3'750 fr. par année civile en ce qui concerne son véhicule à moteur, du 1er janvier 2003 au 31 janvier 2009. Dans un questionnaire relatif aux contributions pour véhicules à moteur du 5 février 2003, M.________ a déclaré un salaire brut mensuel de 1'440 fr. et annuel de 17'280 fr. En réponse à une demande de renseignements complémentaires de l'office AI du 5 août 2003, celui-ci a déclaré un salaire brut de 18'000 fr. en 2003. Par décision du 8 octobre 2003, l'office AI, annulant sa décision du 24 janvier 2003, a refusé toute contribution aux frais d'amortissement pour véhicule à moteur, au motif que l'activité exercée par M.________ ne lui permettait pas de couvrir ses besoins, la limite de revenu de 1'583 fr. par mois valable en 2003 n'étant pas atteinte avec un salaire annuel de 18'000 fr. Le 19 octobre 2003, M.________ a informé l'office AI que dans sa déclaration de salaire, il avait oublié d'ajouter le 13ème salaire. Il produisait une récapitulation annuelle 2003 établie par sa fiduciaire. Le 7 janvier 2004, l'office AI a confirmé sa décision de refus de toute contribution aux frais d'amortissement pour véhicule à moteur du 8 octobre 2003, au motif que la récapitulation annuelle 2003 indiquait un revenu annuel de 18'284 fr. 55, y compris le 13ème salaire, et que si l'on convertissait ce montant en salaire mensuel, on obtenait un revenu inférieur à la limite de 1'583 fr. A.c Dans une lettre du 6 février 2004, M.________ a avisé l'office AI que son salaire mensuel pour l'année 2004 serait de 1'600 fr. net par mois. Il renouvelait sa demande tendant à l'octroi d'une contribution aux frais d'amortissement de son véhicule automobile. Par décision du 22 mars 2004, l'office AI a rejeté la demande, au motif que M.________ ne se trouvait pas dans la situation d'un assuré qui ne peut se passer d'un véhicule à moteur personnel pour se rendre à son travail, son logement et son lieu de travail étant au même endroit. Le fait qu'il avait besoin d'un véhicule automobile pour effectuer des activités pour la boulangerie, comme la livraison de marchandises, n'était pas pertinent dans la mesure où la nécessité d'un véhicule pour ce genre de tâches n'était pas liée à son handicap mais à la profession. M.________ a formé opposition contre cette décision, en invoquant le ch. 10.01.9*-10.04.9* de la circulaire de l'OFAS concernant la remise des moyens auxiliaires par l'assurance-invalidité (CMAI). Par décision du 15 juillet 2004, l'office AI a rejeté l'opposition.