Citation: 5A_841/2023 E. B

Le 10 mars 2023, A.________ a saisi la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Chambre des curatelles ou la cour cantonale) d'une requête en retour d'enfants déplacés illicitement. Il concluait au retour immédiat des enfants en Ukraine, singulièrement à Kiev, et à ce qu'ordre soit donné à leur mère, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, de remettre les enfants prénommés à la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: la DGEJ) afin que celle-ci se charge de leur rapatriement et de son exécution, cas échéant avec le concours de la force publique. A.________ a par ailleurs sollicité à titre superprovisionnel et provisionnel des mesures de protection immédiates tendant à aménager les relations personnelles entre lui-même et ses fils ainsi qu'à interdire à son épouse et à ses enfants de quitter le territoire suisse (ainsi: remise des documents d'identité de l'épouse et des enfants et interdiction d'en faire établir d'autres; interdiction de quitter le territoire suisse; signalement aux postes frontières et de gardes-frontières; enregistrement dans les base de données RIPOL et ISA). B.a. Par décision du 10 mars 2023, la Juge déléguée de la Chambre des curatelles (ci-après: la juge déléguée) a notamment ordonné à titre superprovisionnel à B.________ de déposer tous les documents d'identité des enfants et lui a fait interdiction, sous la menace de la peine d'amende de l'art. 292 CP, de quitter le territoire suisse avec eux. B.b. Il ressort d'un courrier adressé à l'Office fédéral de la justice (ci-après: l'OFJ) le 12 mars 2023 par Me E.________, avocat à Zurich et médiateur, qu'une médiation préjudiciaire a été tentée entre les parties dès la fin de l'année 2022, sous l'égide de l'OFJ. Celles-ci étaient parvenues à un accord provisoire s'agissant des contacts entre A.________ et ses fils; aucune entente n'avait en revanche pu être trouvée quant au futur lieu de résidence. B.c. Dans sa réponse du 4 avril 2023 sur la requête en retour des enfants, B.________ a conclu au rejet de dite requête et à ce qu'il soit constaté que le déplacement des enfants, respectivement leur non-retour, était licite, précisant de surcroît les modalités d'exercice des relations personnelles. Me David Métille, curateur désigné des enfants, a conclu à la suspension de toute mesure de retour immédiat des enfants à Kiev et à ce que ceux-ci puissent rester auprès de leur mère en Suisse. B.d. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 12 avril 2023, la juge déléguée a fait interdiction à B.________, sous la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP, de quitter le territoire helvétique avec les enfants ainsi que d'établir ou tenter de faire établir de nouveaux papiers d'identité à leurs noms. Elle a par ailleurs fixé les modalités des relations personnelles entre les enfants et leur père. B.e. Une audience s'est tenue le 18 avril 2023 devant la Chambre des curatelles. La procédure a été suspendue pour une durée de deux mois, prolongeable sur requête commune, pour tenter une médiation. Dite suspension a par la suite été prolongée à deux reprises et finalement accordée jusqu'au 20 septembre 2023. B.f. Par correspondance du 16 août 2023, le médiateur a indiqué qu'aucune entente n'avait pu être trouvée entre les parties au sujet du retour des enfants en Ukraine, respectivement sur la poursuite de leur séjour en Suisse. Les parties demandaient en conséquence qu'une décision fût rendue sur ce point. B.g. Les parties ont déposé des plaidoiries écrites ainsi que des déterminations spontanées. B.h. Par jugement du 24 octobre 2023, la Chambre des curatelles a rejeté la demande de retour déposée par A.________, fixé précisément les relations personnelles entre celui-ci et ses enfants (par vidéo ou audio conférence) et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions.