Citation: 6B_342/2023 E. 1.3

1.3. Comme le fait valoir le recourant, au regard des principes susmentionnés, la détention avant jugement subie par l'intimé doit être déduite non seulement de la peine privative de liberté infligée, mais également de la peine pécuniaire de 15 jours-amende ainsi que de l'amende de 300 fr. prononcées. Il s'agissait ainsi de déduire 300 jours de la peine privative de liberté de 10 mois, 15 jours de la peine pécuniaire de 15 jours-amende et 3 jours correspondant à l'amende de 300 francs. Par conséquent, l'indemnité allouée à l'intimé aurait dû être calculée sur la base de 16 jours de détention injustifiée, et non de 34 jours comme l'a retenu la cour cantonale. Le grief du recourant est fondé, de sorte que le recours doit être admis. Le montant alloué par jour de détention injustifiée (200 fr.) par la cour cantonale n'est pas remis en cause. De surcroît, ni l'intimé, ni la cour cantonale ne contestent le montant total de l'indemnité à laquelle conclut le recourant (16 x 200 = 3'200 fr.). Il convient dès lors de réformer le jugement cantonal en ce sens que l'intimé a subi 16 jours de détention illicite avant jugement et qu'un montant de 3'200 fr. lui est alloué à titre d'indemnité pour la détention illicite subie, à la charge de l'Etat. S'agissant d'une réduction de l'indemnité pour détention injustifiée allouée par la cour cantonale à l'intimé, il n'y a pas lieu de lui renvoyer la cause afin qu'elle examine la question des frais et dépens relatifs à cette instance.