Citation: 8C_733/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1969, employée de bureau de son état, était inscrite auprès de la Caisse cantonale genevoise d'assurance de chômage. A ce titre, elle était assurée auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) contre le risque d'accidents. Le 30 avril 2017, alors qu'elle faisait un lit à son domicile, une planche est tombée sur son pied gauche, lui occasionnant une fracture multifragmentaire intra-articulaire peu déplacée de la deuxième phalange du premier orteil du pied gauche. La CNA a pris en charge le cas. Une radiographie de contrôle du 3 juillet 2017 a montré que la fracture était stabilisée. En raison de la persistance des douleurs, une imagerie par résonance magnétique (IRM) de l'avant-pied gauche a été réalisée le 15 août 2017 à la demande du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, qui suspectait une algodystrophie. Dans son rapport du 21 août 2017, ce praticien a indiqué que cet examen n'avait pas clairement démontré d'élément de type algodystrophique, mais que l'assurée marchait toujours avec une boiterie et se plaignait de douleurs diffuses et que le pied était engourdi, froid et hypersensible. Dès lors, il proposait un traitement d'essai d'administration de Miacalcic. Le 23 août 2017, l'assurée a été examinée par le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, qui a constaté qu'il y avait un probable syndrome algodystrophique dans les suites de la fracture. Il concluait que l'évolution n'était pas favorable, compte tenu des difficultés importantes de l'assurée pour se déplacer, et que l'incapacité de travail était encore justifiée, mais qu'une poursuite des traitements lui permettrait d'envisager une reprise du travail, au moins partiellement. Le 25 octobre 2017, le docteur C.________ a estimé qu'une reprise du travail en tant qu'employée de bureau au taux antérieur était possible à partir du 1er novembre 2017. Se fondant sur cet avis, la CNA a, par décision du 26 octobre 2017, mis un terme au versement des indemnités journalières au 31 octobre 2017. A.b. A.________ a formé opposition contre cette décision. Dans son appréciation médicale du 8 janvier 2018, le docteur C.________ a indiqué que - sans tenir compte des difficultés de l'assurée à se déplacer, ce qui restait toutefois possible en s'appuyant sur des béquilles - on pouvait s'attendre à une reprise d'activité professionnelle d'employée de bureau à 50 % dès le 3 novembre 2017 et à 100 % dès le 8 janvier 2018, à condition que l'assurée puisse étendre sa jambe. Par décision du 10 janvier 2018, la CNA a annulé sa décision du 26 octobre 2017 et a retenu que l'assurée était capable de travailler à 50 % dès le 3 novembre 2017 et à 100 % dès le 8 janvier 2018, l'incapacité de travail à 100 % n'étant plus justifiée pour les seules suites de l'accident du 30 avril 2017. A.c. L'assurée a interjeté une opposition contre cette nouvelle décision, en concluant à son annulation et à la poursuite du versement des indemnités journalières. Après avoir derechef soumis le dossier à son médecin d'arrondissement, la CNA a rejeté l'opposition par décision du 16 mars 2018.