Citation: 1B_555/2020 E. 1

Le recourant se plaint également d'une violation du droit fédéral et de ses droits fondamentaux, persistant à considérer que les décisions de non-entrée en matière refléteraient une activité partiale du procureur et pourraient constituer des infractions pénales. La cour cantonale a toutefois rappelé que le fait de statuer en défaveur d'un justiciable ne constituait pas un motif de récusation. Il appartient en effet aux seules juridictions de recours de constater et de redresser les erreurs éventuellement commises dans ce cadre, la procédure de récusation n'ayant pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2 p. 75). Rien dans l'argumentation du recourant ne vient remettre en cause cette appréciation. Le recourant estime encore que la décision cantonale sur les frais serait arbitraire. Il estime que si sa demande était d'emblée dénuée de chances de succès, une avance de frais aurait dû lui être immédiatement demandée. Il n'explique toutefois pas en vertu de quelle règle de droit la renonciation à percevoir une avance de frais (par exemple en raison d'une demande d'assistance judiciaire formée par le recourant) devrait nécessairement impliquer une dispense des frais judiciaires à l'issue de la procédure. Nullement étayé (cf. art. 106 al. 2 LTF), le grief d'arbitraire est irrecevable. Le recourant entend enfin se prévaloir de faits nouveaux qui accréditeraient selon lui ses reproches de partialité. De tels faits ne peuvent toutefois être invoqués céans, selon la règle claire de l'art. 99 al. 1 LTF.