Citation: 1B_402/2018 E. C

Par courrier du 28 mars 2018, A.________ a sollicité la récusation du Procureur Christian Buffat. Il a confirmé cette demande par correspondance du 6 avril 2018 et posé diverses questions, se référant notamment à un appel téléphonique passé le 14 mars 2018 [recte 2017] par le Procureur à la Conseillère d'Etat E.________, partie plaignante, pour l'informer que l'auteur des lettres anonymes avait été identifié et appréhendé. A la suite du courrier du 17 avril 2018 de A.________ précisant que le Procureur n'avait, dans sa correspondance du 13 avril 2018, apporté aucune réponse aux questions posées, le Président de la cour cantonale a imparti au Procureur un délai pour compléter sa prise de position. Ce dernier s'est déterminé le 26 avril 2018, relevant qu'il n'avait altéré aucun document et que le dossier pénal était tenu conformément aux exigences de l'art. 100 CPP, le procès-verbal des opérations mentionnant tous les actes de procédure prévues à l'art. 76 al. 1 CPP. Le 27 avril 2018, A.________ a produit une analyse de la Haute école de gestion de Genève, dont il ressort notamment qu'il y aurait une différence de métadonnées entre les deux fichiers Word "xxx.doc" analysés (en ce sens qu'entre l'original et la copie d'écran produite par le Procureur, il y aurait deux incohérences, l'une dans la désignation du modèle et l'autre dans la mention de la "Société", l'original ne mentionnant rien sous cette rubrique tandis que la copie indiquait "Etat de Vaud") et que cela pourrait s'expliquer soit par l'exécution de scripts (automatisés ou non) changeant certaines métadonnées de fichiers bureautiques dès lors qu'ils étaient déposés dans un système de gestion de fichiers communs, soit par la modification volontaire des métadonnées.