Citation: 6B_157/2023 E. 1.5.2

1.5.2. Pour le reste, le raisonnement du recourant ne saurait être suivi. Disposant de bonnes connaissances et d'une riche expérience dans ce domaine, le recourant ne pouvait pas se limiter à la consultation d'une liste des jeux interdits publiée sur internet et inférer de l'absence de mention de certains jeux sur cette liste qu'ils n'étaient pas interdits. Ayant consulté la loi, il savait que l'exploitation des appareils à sous litigieux n'était autorisée qu'après leur examen, d'une évaluation de leur conformité ou de leur homologation (cf. art. 56 al. 1 let. c aLMJ). Il n'ignorait pas que la loi posait l'obligation à toute personne qui entendait mettre en circulation un appareil à sous servant à des jeux d'adresse ou de hasard de le présenter à la CFMJ avant sa mise en exploitation (cf. art. 61 al. 1 aOLMJ). Dans ce contexte, il devait à tout le moins s'enquérir auprès de la CFMJ de la qualification des appareils à sous qu'il envisageait d'exploiter. Faute de l'avoir fait, le recourant ne peut se prévaloir d'une erreur sur l'illicéité selon l'art. 21 1re phrase CP. Mal fondé, son grief doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.