Citation: 6B_717/2018 E. 4.3

4.3. Les développements de l'autorité précédente concernant l'infraction de faux dans les titres ne prêtent pas le flanc à la critique. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, le document falsifié était bien destiné et propre à prouver un fait ayant une portée juridique, en l'occurrence la décision du conseil d'administration de G.________ d'autoriser un transfert de ses actions. L'aptitude à prouver cet accord découle du fait que la signature du document avait été réclamée par K.________, laquelle souhaitait précisément s'assurer de l'agrément du conseil d'administration de G.________ sur ce point. S'agissant du dessein qui l'animait, le recourant développe une argumentation irrecevable, dès lors que celle-ci s'écarte de l'état de fait de l'autorité précédente, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 3.3 supra). Il en va ainsi lorsqu'il affirme que les actions concernées "ne valaient rien" et qu'il ne pouvait concevoir un enrichissement illégitime à cet égard, ou lorsqu'il suggère que la remise à E.________ Ltd des 24 actions de G.________ au profit de A.________ aurait pu ne pas constituer "un contrat de nantissement usuel et conforme au droit suisse". A cet égard, il ressort du jugement attaqué que, par un accord du 18 août 2008 conclu par J.________, A.________ et E.________ Ltd, cette dernière société avait confirmé qu'un compte - comprenant 24 actions de G.________ - avait été établi afin de garantir les intérêts de A.________. J.________ et E.________ Ltd avaient accepté de ne pas prendre d'engagement avec des tiers, de ne pas accepter ou accomplir des instructions en lien avec ce compte, sans l'autorisation de A.________. Il s'agissait, pour cette dernière société, d'une garantie pour le remboursement du prêt de 5 millions d'USD accordé à J.________. Ainsi, il apparaît que les 24 actions en question étaient détenues par E.________ Ltd à titre de garantie en faveur de A.________, laquelle avait fait savoir à J.________ qu'elle en ferait usage à défaut de remboursement du prêt du 11 août 2006. En transférant ces actions à H.________ Ltd, le recourant privait A.________ de sa garantie. Il faisait passer les actions à H.________ Ltd, dont il était l'un des administrateurs. L'ayant droit économique de cette dernière société était E.________ SA, dont le recourant était actionnaire et membre du conseil d'administration. Dans ces conditions, l'autorité précédente pouvait, à bon droit, retenir que cette opération devait porter atteinte aux intérêts de A.________, respectivement procurer au recourant un avantage illicite, l'intéressé n'exposant au demeurant nullement quel aurait - à défaut - pu être sa motivation pour la création et l'usage du faux. Compte tenu de ce qui précède, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour faux dans les titres. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.