Citation: 6B_328/2024 E. 2.8

2.8. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir arbitrairement sous-estimé les critères de fixation de la peine à décharge. Il en irait ainsi du fait qu'il a signé des reconnaissances de dettes à l'audience de jugement de première instance, que les infractions seraient anciennes et que sa situation personnelle ne serait pas évidente. Le recourant se plaint de l'effet de la peine sur son avenir en relevant que, malgré une période de dépression, il s'était relancé dans une activité indépendante pour laquelle il avait dû retirer son avoir LPP, qu'il avait entrepris plusieurs formations et que la peine prononcée annihilerait tout avenir, notamment sous l'angle des perspectives de remboursements dus aux plaignants. Il sera rappelé que, selon la jurisprudence, l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (cf. arrêts 6B_1253/2023 du 3 juillet 2024 consid. 2.2; 6B_1326/2022 du 29 novembre 2023 consid. 4.3; 6B_558/2023 du 11 septembre 2023 consid. 4.3) que la cour cantonale a, en l'espèce, taxée de très lourde, sans que l'on ne discerne les signes d'un abus ou d'un excès dans cette appréciation. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a tenu compte de l'effet de la peine sur son avenir, fût-ce marginalement. Du reste, selon la jurisprudence, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_849/2022 du 21 juin 2023 consid. 4.3.1; 6B_252/2022 du 11 avril 2023 consid. 5.1; 6B_761/2021 du 23 mars 2022 consid. 1.8.3). Or, le recourant n'allègue aucune circonstance extraordinaire, au sens de la jurisprudence, susceptible de justifier une réduction de peine au regard de sa vie professionnelle et familiale. Concernant les reconnaissances de dettes signées par le recourant tant lors des débats de première instance que d'appel, il ressort du jugement entrepris qu'elles ont été considérées comme élément à décharge. Le fait que le recourant honore les engagements qu'il a pris dans ce contexte et qui, de surcroît, ont mené au retrait des plaintes de plusieurs parties plaignantes, ne constitue pas un élément à décharge supplémentaire dont la cour cantonale aurait dû tenir compte. L'ancienneté des infractions a aussi été prise en compte à décharge du recourant. Certes, il apparaît que, pour certaines infractions en cause, commises entre 2009 et 2013, les deux tiers du délai de prescription avaient déjà été atteints à la date de l'arrêt attaqué (14 novembre 2023). Néanmoins, il faut constater que le recourant a persisté dans son activité coupable à tout le moins jusqu'au 31 décembre 2016 et que, selon le jugement entrepris, le système s'était écroulé seulement quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisaient plus à couvrir les dépenses du recourant, de ses sociétés et les rémunérations promises aux autres clients, de telle sorte qu'il ne se justifiait pas de faire application de l'art. 48 let. e CP, faute pour le recourant de s'être bien comporté depuis la commission des infractions. Ce dernier ne fait pas valoir au demeurant que les autorités pénales auraient violé le principe de la célérité au motif qu'elles auraient fait preuve de lenteur ou d'inactivité (art. 5 CPP et art. 29 al. 1 Cst.). Le grief soulevé par le recourant est donc infondé.