Citation: 1P.622/2005 23.12.2005 E. B

A.A.________ a recouru contre l'ordonnance du 20 décembre 2004 auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg. Dans un premier motif, il a fait valoir qu'il avait demandé la récusation du Juge d'instruction, que cette requête n'avait pas fait l'objet d'une décision et qu'il était primordial de la traiter dans un premier temps. L'ordonnance mentionne à ce propos que l'avocat de A.A.________ n'avait pas été en mesure d'établir la réalité du dépôt d'une telle requête, et que l'Office des juges d'instruction considérait qu'elle n'avait jamais été déposée. A.A.________ critiquait par ailleurs, dans son recours, les considérations du Juge d'instruction au sujet de la qualification pénale d'actes de gestion qui lui étaient reprochés. La Chambre pénale a statué par un arrêt rendu le 4 août 2005, en joignant deux recours, celui de A.A.________ et celui de son épouse B.A.________. Elle a rejeté les griefs de A.A.________. S'agissant de la demande de récusation, elle a déclaré le moyen irrecevable, le dépôt de cette requête auprès de l'autorité compétente n'ayant pas été établi. Subsidiairement, elle a considéré à titre préjudiciel que la requête était infondée. Pour le reste, la Chambre pénale a retenu en substance que, compte tenu des principes applicables au stade du renvoi, l'ordonnance du Juge d'instruction n'était pas critiquable et que les conditions d'un non-lieu n'étaient pas manifestement réunies.