Citation: 2A.713/2006 16.05.2007 E. 6

La recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir commis une grave violation de son droit d'être entendue, en refusant d'entendre les témoins qui auraient pu notamment attester de l'état psychique où elle se trouvait en raison de la vie commune avec son époux. 6.1 Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend toutefois pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). L'autorité peut donc mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les arrêts cités; 122 V 157 consid 1d p. 162: 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505). 6.2 En l'espèce, le Tribunal administratif s'est estimé suffisamment renseigné sur la base des pièces en sa possession. Reconnaissant, que la recourante avait dû faire appel à des spécialistes à l'époque où elle s'était séparée de son mari, en raison du grand désarroi dans lequel l'avait plongée sa situation conjugale, il a cependant constaté que les attestations produites ne faisaient pas état d'actes de maltraitance. Force est de constater que, sur ce point, l'administration des preuves demandée par la recourante est sans pertinence, en tant qu'il s'agit d'examiner la question de l'abus de droit au regard de l'art. 7 LSEE. Dans ce cadre, les causes et les motifs de la séparation des époux ne jouent en effet pas de rôle (ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117). Pour le reste, le grief de violation du droit d'être entendu touche à l'examen de questions de fond, laissées à la libre appréciation des cantons dans le cadre de l'art. 4 LSEE. Partant, le recours doit être déclaré irrecevable sur ce point.