Citation: 1C_443/2020 E. A

La digue du lac de Plans-Mayens (ou lac de Chermignon), construite en 1971, se situe sur le territoire de la commune de Lens. Cette retenue en remblai de type barrage a pour fonction d'approvisionner en eau potable et en eau d'irrigation l'ancienne commune de Chermignon (devenue depuis le 1 er janvier 2017 la commune de Crans-Montana, à la suite d'une fusion), qui est propriétaire de l'ouvrage. La retenue est raccordée au réseau d'irrigation et à la station de traitement des eaux par trois canalisations séparées, les prises étant au nombre de deux. De manière plus secondaire, le lac est utilisé comme bassin tampon pour l'enneigement artificiel ainsi que pour la production hydroélectrique au fil de l'eau. Le 28 février 2014, la commune de Lens a mis à l'enquête publique une modification partielle de son plan d'affectation des zones (PAZ) et du règlement intercommunal des constructions (RIC), avec pour objectif principal de rehausser la digue du lac de Plans-Mayens. Selon la notice d'impact sur l'environnement du rehaussement de la digue de Plans-Mayens du 19 février 2014 (ci-après: la notice), le couronnement de la digue se situera à 1581.25 m d'altitude, soit 5,65 m plus haut que l'ouvrage actuel. La capacité de stockage, qui est actuellement de 135'000 m³, sera augmentée de 164'000 m³ pour atteindre quelque 300'000 m³. Le projet de modification du PAZ vise aussi à mettre en place et à construire différentes installations utiles à l'exploitation des eaux du lac (évacuateur de crues, dissipateur d'énergie, salle des vannes et pompage annexe). Une demande d'autorisation de défrichement portant sur une surface de 17'118 m² (dont 9'284 m² à titre définitif et 7'834 m² à titre temporaire) ainsi qu'une demande d'autorisation de construire, requêtes toutes deux liées à ce projet, ont été simultanément mises à l'enquête. A.________, B.________, C.________, D.________, E.________ et F.________ (ci-après: A.________ et consorts) ainsi que Pro Natura et le WWF ont notamment formé opposition à l'encontre de ces trois objets. A la suite des oppositions des organisations susmentionnées, les compensations forestières ont été adaptées. Il est désormais prévu que le défrichement définitif soit compensé par la création d'un étang permanent et de trois gouilles à batraciens, plus petites, dans le vallon situé à l'est du lac ainsi que par le versement d'un montant de 77'000 francs au projet régional de compensation du lac des Miriouges; le défrichement temporaire fera quant à lui l'objet d'un reboisement sur place à la fin des travaux.