Citation: 1C_382/2022 E. B

Dans le cadre de l'instruction, les prénommés ont affirmé être des ressortissants rwandais. En raison de problèmes au Rwanda, ils auraient déménagé au Mozambique en 2006. En 2013, ils auraient obtenu le statut de réfugié dans ce pays. Leurs documents d'identité mozambicains seraient authentiques, mais auraient été obtenus illégalement avec l'aide d'une connaissance. Au dossier figurent notamment les deux passeports mozambicains originaux précités, tous deux délivrés le 24 avril 2014, au nom de A.________ et de B.________; deux cartes d'identité mozambicaines originales, délivrées le 14 février 2013 aux mêmes noms. Selon le Service de contrôle des documents d'identité de l'Office fédéral de la justice (OFJ), aucun signe objectif de falsification n'a pu être constaté. Par requête du 30 janvier 2020, les intéressés ont déposé auprès du SEM deux cartes d'identité rwandaises originales au nom de C.________, né en 1951, et au nom de D.________, née en 1961. Il s'agissait de leurs véritables identités; après avoir fui le Rwanda, ils avaient vécu sous de fausses identités pour échapper à leurs persécuteurs, de sorte que leurs documents d'identité mozambicains ne seraient pas authentiques. Ils demandaient au SEM d'adapter en conséquence les entrées les concernant dans le Système d'information central sur la migration (ci-après: SYMIC). Le SEM a procédé au contrôle de ces documents et a conclu qu'aucune caractéristique objective de falsification ne pouvait être constatée. Par décision du 11 juin 2021, le SEM a rejeté la demande de rectification dans le SYMIC. Par acte du 14 juillet 2021, les intéressés on recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral, qui, par arrêt du 19 mai 2022, a rejeté le recours; le tribunal a néanmoins ordonné au SEM d'apposer la mention de leur caractère litigieux sur les données personnelles enregistrées dans le SYMIC.