Citation: U 238/99 14.02.2000 E. 3

3.- Le recourant conteste ce qui précède. Selon lui, il y a lieu de tenir pour établi que le 15 octobre 1996, alors qu'il pratiquait une des manoeuvres de Heimlich après que la patiente eut expulsé un morceau de pêche au sirop, il a chuté, emmené par le poids de la patiente qui, de manière subite, avait perdu connaissance. Il en conclut que cet événement, bien qu'il soit survenu dans le cadre d'une situation professionnelle en soi habituelle et prévisible, ne saurait être qualifié de quotidien ou d'habituel, attendu que la perte de connaissance soudaine de la patiente et le transfert (intégral) de poids important qui en a résulté, et la chute qui a suivi constituent une circonstance totalement inattendue. En conséquence, l'élément constitutif de l'accident consistant dans une cause extérieure extraordinaire est réalisé, de sorte que, contrairement à l'avis de la juridiction cantonale, il y a lieu d'examiner la question de la causalité entre l'événement incriminé et les troubles dont est atteint le recourant.