Citation: 6B_1180/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant considère que la cour cantonale n'aurait apporté aucune explication au sujet de la condition de l'astuce, puisqu'elle se serait pour l'essentiel bornée à rappeler ses prétendus manquements sans expliquer en quoi ses déclarations étaient ou non aisément vérifiables. Par ailleurs, il allègue que ses déclarations prétendument fallacieuses auraient été aisément vérifiables, de sorte que la Suva aurait pu se protéger avec un minimum d'attention ou éviter l'erreur avec le minimum de prudence que l'on pouvait attendre d'elle. Selon lui, la Suva était en possession de tous les documents nécessaires pour vérifier aisément s'il bénéficiait ou non déjà de prestations d'assurance, tel qu'un "extrait de la police assurance perte de gain maladie". En outre, il considère que ses indications dans la déclaration de sinistre du 25 juillet 2019 ne sauraient être considérées comme fausses, dans la mesure où il aurait seulement omis de répondre à la question de savoir s'il bénéficiait de prestations d'assurance. S'agissant de l'indication mentionnant son dernier jour de travail, il aurait simplement voulu indiquer qu'il était toujours engagé par son employeur lors de l'accident.