Citation: 1P.477/2006 14.09.2006 E. A

Par jugement du 10 novembre 2005, le Tribunal d'arrondissement judiciaire I Courtelary-Moutier-La Neuveville (ci-après: le Tribunal d'arrondissement) a reconnu A.________, ressortissant angolais né en 1965, coupable d'actes d'ordre sexuel avec une enfant et de viol au préjudice de B.________, ressortissante rwandaise née en 1988. Il l'a condamné à une peine de deux ans de réclusion et au versement d'un montant de 10'000 fr. à titre de tort moral. Les faits retenus sont en substance les suivants. Alors que B.________, âgée de 15 ans, se promenait le dimanche 23 mai 2004 avec son frère à Moutier, elle a vu A.________, qu'elle avait rencontré peu auparavant, passer à vélo. Elle l'a signalé à son frère, qui s'est mis à courir derrière lui. Elle les a perdus de vue, mais a aperçu le vélo de A.________ devant un immeuble à la rue du Midi. Pensant que son frère se trouvait dans l'appartement d'un ami dénommé C.________, qui habitait à cet endroit, elle est allée demander si son frère était là. C'est A.________ qui lui a ouvert la porte. Il lui a répondu que son frère n'était pas là, mais a proposé qu'ils se mettent ensemble à sa recherche. Il l'a invitée à rentrer dans l'appartement. Après avoir échangé quelques mots en igala, langue que B.________ ne comprend pas, avec un autre africain appelé D.________ qui se trouvait également dans l'appartement, ce dernier est sorti et A.________ a fermé la porte à clef. Il a alors tiré B.________ sur le tapis du salon, lui a arraché de force son pantalon et son caleçon et l'a pénétrée. Elle s'est débattue en vain. Le téléphone portable de A.________ a alors sonné et celui-ci s'est rendu à la cuisine pour répondre. B.________ en a profité pour prendre la fuite. Environ une semaine plus tard, A.________ est venu s'excuser, mais a dit à B.________ que si elle parlait, sa tante la renverrait en Afrique. B.________ s'est confiée à cette dernière plus tard, laquelle a immédiatement porté plainte pour viol le 6 août 2004. A.________ a contesté les faits. Il a cependant admis qu'il avait, à une occasion, caressé B.________, même peut-être sous les habits, dans un jardin public près de Moutier. Il a expliqué qu'un jour de semaine, mais non un dimanche, B.________ l'avait appelé avant midi et qu'ils s'était rendus, lui-même étant à vélo, en direction de l'appartement de C.________. Ils avaient rencontré D.________, avec lequel il avait parlé en igala. Ils n'étaient pas entrés dans l'appartement et B.________ était ensuite partie à l'école.