Citation: U 232/04 30.11.2004 E. 3

3.1 Au regard des pièces médicales versées au dossier, il est incontestable que les seules séquelles susceptibles, le cas échéant, d'ouvrir droit à des prestations d'assurance à la charge de la caisse intimée au-delà du 31 décembre 2001 consistent en une atteinte à la santé psychique du recourant. 3.2 Sur le plan physique, celui-ci présente en effet des douleurs persistantes au niveau de la région para-sternale gauche, lesquelles n'impliquent aucune mesure médicale autre que la prise sur demande d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens; l'ensemble des affections est surtout dominé par les composantes d'un syndrome de stress post-traumatique (rapports des 1er et 27 octobre 2001, ainsi que 20 novembre 2001 du docteur M.________). En tant que ces plaintes ne concordent pas avec les éléments somatiques objectifs, elles relèvent principalement de troubles de nature psychique (rapports du 28 septembre 2001 du docteur F.________ et du 6 novembre 2001 des docteurs L.________ et E.________). De l'avis des spécialistes (rapports du 14 décembre 2001 de la doctoresse V.________ [psychiatre et psychothérapeute] et du 11 juillet 2002 du docteur N.________ [psychiatre]), le recourant souffre en effet d'un syndrome neuropathique, ainsi que d'un état de stress post-traumatique répétitif (F 43.1 CIM-10), en raison desquels il présente une incapacité totale de travail, sujette à réévaluation. 3.3 Ainsi, il apparaît que postérieurement au 31 décembre 2001, les troubles - susceptibles d'ouvrir droit à des prestations de l'assurance-accidents - dont l'assuré souffrait encore, relevaient d'une atteinte à sa santé psychique et non pas physique, les douleurs dont il se plaignait encore ne trouvant pas de substrat physique objectivable.