Citation: 2P.186/2001 26.09.2001 E. 2

2.- Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu. Comme il ne se réfère pas aux règles du droit cantonal régissant le droit d'être entendu, c'est à la lumière de la garantie minimale de procédure découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. (art. 4 aCst.) qu'il convient d'examiner son grief (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). a) Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour les justiciables d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes, de participer à l'administration des preuves essentielles et de se déterminer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les arrêts cités). b) Le recourant reproche au Tribunal administratif de ne l'avoir pas averti des conséquences qu'il entendait éventuellement tirer du défaut de production du certificat de salaire qu'il avait réclamé et d'avoir de la sorte violé son droit d'être entendu. Ce moyen doit être rejeté. En effet, il ne saurait être déduit de la garantie constitutionnelle du droit d'être entendu que le juge doit prévenir la partie qu'à défaut de production d'une preuve dûment requise lui incombant conformément aux règles relatives au fardeau de la preuve, il envisage de considérer qu'elle n'a pas été rapportée et que ce défaut lui sera imputable.