Citation: 6B_1174/2018 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que Y.________ avait procédé à plusieurs falsifications, en agissant méthodiquement. Pour autant, celle-ci n'avait pas eu pour objectif de tirer, par ses infractions, une forme de revenu ou des moyens de subsistance. Certes, dès le 1er janvier 2009, puis à compter du 1er août 2011, son salaire avait augmenté, pour atteindre finalement 20'000 fr. par mois. Son revenu n'était cependant pas tributaire du chiffre d'affaires réalisé par la vente du médicament litigieux, laquelle représentait 1,15 % du chiffre d'affaires global de A.________ SA. Ce produit constituait l'un des 80 médicaments vendus par la société. Le revenu élevé de Y.________ était consécutif à de nouvelles responsabilités en relation avec les activités des 12 filiales du "groupe" et le rôle assumé par la "société-mère". Le salaire mensuel de 10'000 fr. qui avait été perçu durant 30 mois n'excédait pas celui de Z.________ - responsable technique de A.________ SA -, dont les responsabilités étaient moindres. Le 1er août 2011, lorsque son salaire mensuel avait été porté à 20'000 fr., Y.________ - compte tenu de l'état des stocks - s'apprêtait à cesser ses agissements répréhensibles en relation avec le aaa. Elle n'était par ailleurs pas titulaire d'une quote-part du capital-actions de son employeur. Ainsi, selon l'autorité précédente, la prénommée n'avait pas agi par métier. Pour la cour cantonale, X.________ avait quant à lui agi par négligence et n'avait donc pas voulu, par son comportement, obtenir des revenus réguliers. Ce dernier n'avait pas davantage agi par métier.