Citation: 4A_420/2022 E. B

B.a. Le 26 février 2019, le FC Nantes a assigné CCFC devant la Commission du Statut du Joueur (CSJ) de la FIFA aux fins d'obtenir le paiement de 6'000'000 euros, intérêts en sus, montant correspondant à la première tranche de l'indemnité fixée dans le contrat de transfert. Le défendeur a soulevé une exception d'incompétence. Sur le fond, il a conclu au déboutement du demandeur. Il a notamment fait valoir que les circonstances ayant entraîné le décès du joueur étaient imputables au FC Nantes, raison pour laquelle il entendait opposer en compensation le montant de la créance en dommages-intérêts résultant de la mort du footballeur aux prétentions élevées par le demandeur. Statuant par décision du 25 septembre 2019, la CSJ FIFA a notamment condamné le défendeur à payer au FC Nantes la somme de 6'000'000 euros, avec intérêts à 5 % l'an dès le 27 janvier 2019, et lui a imparti un délai de 45 jours dès réception des coordonnées bancaires du club demandeur pour s'acquitter dudit montant, sous peine de se voir imposer une interdiction d'enregistrer de nouveaux joueurs, tant au niveau national qu'international, pour une durée maximale de trois périodes d'enregistrement entières et consécutives. Elle s'est par ailleurs déclarée incompétente pour connaître de la créance invoquée en compensation par le défendeur. B.b. Le 20 novembre 2019, CCFC a appelé de cette décision auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Une Formation de trois membres a été constituée pour traiter l'appel du club. Le 8 septembre 2020, la Formation a rejeté la requête présentée par l'appelant tendant à la suspension de la procédure jusqu'à droit connu sur les investigations menées par diverses autorités en lien avec le crash aérien survenu en janvier 2019. Le 4 octobre 2021, la Formation a décidé de scinder la procédure et d'examiner, à titre préliminaire, si le contrat de transfert conclu par les parties était valide ( i), si la CSJ FIFA et le TAS étaient compétents pour connaître de la prétention en dommages-intérêts que l'appelant avait opposée en compensation (ii), et si, selon le droit applicable en l'espèce, une prétention de nature contractuelle pouvait être éteinte par voie de compensation par une créance compensante ayant un fondement délictuel ( iii). Après avoir tenu une audience les 3 et 4 mars 2022 à Lausanne, la Formation a rejeté l'appel qui lui était soumis par sentence du 26 août 2022. Les motifs qui sous-tendent cette décision peuvent être résumés comme il suit. B.b.a. Après une brève introduction (sentence, n. 4-8), la Formation résume les faits pertinents à ses yeux (sentence, n. 9-32) avant de décrire la procédure, telle qu'elle a été conduite devant la CSJ FIFA (sentence, n. 33-36), puis sous son autorité (sentence, n. 37-87). Après quoi, elle expose les arguments qui ont été avancés par CCFC et par le FC Nantes pour étayer, le premier son appel (sentence, n. 88 s.), le second sa réponse (sentence, n. 90 s.). B.b.b. Dans les chapitres suivants de la sentence attaquée, la Formation constate, d'une part, sa compétence pour connaître de l'appel interjeté devant elle (sentence, n. 92-98) et, d'autre part, que celui-ci a été formé en temps utile (sentence, n. 99-101). B.b.c. La Formation examine, dans la foulée, si elle est compétente pour statuer sur la prétention de nature extracontractuelle opposée en compensation par l'appelant, lequel prétend que son adverse partie est responsable du décès du joueur et, partant, répond du dommage en résultant (sentence, n. 102-190). Après avoir relaté les positions respectives des parties sur cette question (sentence, n. 110-128), elle estime, au terme de son analyse juridique du problème controversé non seulement du point de vue procédural mais aussi sous l'angle du droit matériel (sentence, n. 129-188), que la CSJ FIFA et la Chambre arbitrale d'appel du TAS ne sont pas compétentes pour statuer sur la créance ayant un fondement délictuel opposée en compensation par l'appelant (sentence, n. 189 s.). B.b.d. Dans le chapitre suivant de sa sentence, la Formation traite toute une série de questions procédurales (sentence, n. 191-306). Elle expose notamment les raisons pour lesquelles elle n'a pas fait droit aux requêtes tendant à la suspension de la présente procédure (sentence, n. 191-202) et pourquoi elle a décidé de ne pas reporter l'audition de l'expert de l'appelant, E.________ (sentence, n. 248-269). B.b.e. Ces questions réglées, la Formation en vient à l'examen des mérites de l'appel (sentence, n. 312-389). Afin de déterminer si le contrat de transfert est venu à chef, elle commence par reproduire le texte de la clause 2.1 dudit contrat, laquelle énonce ce qui suit (sentence, n. 313) : " This Transfer Agreement is conditional upon: