Citation: 7B_548/2024 E. A

A.a. Le 7 avril 2021, B.________, âgée de 89 ans, a subi une intervention chirurgicale à l'Hôpital C.________ à U.________ en raison d'une fracture de l'extrémité distale du fémur droit et a été hospitalisée au sein du service d'orthopédie et de traumatologie. Le 9 avril 2021, lors de la tournée matinale effectuée au sein dudit service, B.________ a été retrouvée "livide, le faciès figé", sans mouvements respiratoires. Son décès a été constaté à 07h30. A.b. Le même jour, le Ministère public central du canton de Vaud a ouvert une instruction pénale afin d'éclaircir les circonstances de ce décès. A.c. Dans un rapport déposé le 29 avril 2022, le Centre D.________, chargé de procéder à une autopsie, a conclu que B.________ était décédée à la suite d'une intoxication aiguë mixte à l'oxycodone et à la mirtazapine. Ce rapport ne contenait toutefois aucune mention sur les soignants et en particulier sur l'identité du médecin prescripteur des médicaments précités. A.d. Une expertise médicale visant à définir une éventuelle erreur médicale a été mis en oeuvre le 5 décembre 2022. Dans leur rapport du 18 juillet 2023, les experts ont conclu que la prise en charge post-chirurgicale de B.________ avait fait l'objet de plusieurs manquements, notamment s'agissant de la médication administrée. Par téléphone le 7 septembre 2023, la Prof. E.________, directrice du Centre D.________, a confirmé au Ministère public que les opioïdes prescrits étaient à l'origine du décès de B.________. A.e. Le 1 er octobre 2023, le Ministère public central a décidé de l'extension de l'instruction pénale contre le Dr A.________ pour "avoir prescrit à B.________ de l'oxycodone (opioïdes) sous la forme d'Oxycontin retard et d'Oxynorm qui, cumulé à la mirtazapine (anti-dépresseur), a provoqué une intoxication médicamenteuse aiguë mixte à l'origine de son décès".