Citation: 6B_642/2022 E. 1.5.2

1.5.2. Pour le surplus, la cour cantonale n'était pas empêchée d'écarter les déclarations contradictoires du recourant et de se fier, en définitive, aux propos constants, mesurés et circonstanciés de l'intimée. Les faits pouvaient être tenus pour établis sur la base des déclarations de la victime, qui constituent un moyen de preuve (cf. consid. 1.1.1 supra), ainsi que d'autres éléments corroborant globalement les accusations de violence dénoncées par l'intimée, lesquelles sont par ailleurs admises par le recourant en majeure partie. La cour cantonale pouvait, à l'instar de l'autorité de première instance, se fonder sur les éléments ressortant des différents rapports d'expertise, médicaux et de police, ainsi que les images de vidéosurveillance prises à l'hôpital, pour considérer les déclarations de l'intimée comme étant crédibles. Dans ce contexte de violence conjugale, les accusations sans fondement du recourant, dénonçant une escroquerie à l'assurance commise par l'intimée, sont impropres à établir le caractère insoutenable de l'appréciation cantonale des preuves. En particulier, il n'était pas critiquable pour la cour cantonale de s'appuyer sur le rapport technique complémentaire de la police cantonale du 16 septembre 2020, lequel atteste que des traces provenant de l'essence à briquet avaient été retrouvées sur les vêtements de l'intimée et qu'il y avait dès lors une quantité plus importante de liquide inflammable sur les habits au moment des faits, eu égard à sa forte volatilité. A ce propos, le recourant, qui se borne pour l'essentiel à relever que la quantité exacte d'essence à briquet projetée sur l'intimée au moment des faits n'a pas pu être établie, échoue à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits par la cour cantonale.