Citation: 7B_32/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Quoi qu'il en soit, on ne discerne in casu aucune violation de l'art. 90 al. 2 CPP, respectivement aucun arbitraire dans l'application du droit cantonal genevois. Conformément à l'art. 20a al. 1 de la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (LTr; RS 822.11), le jour de la fête nationale est assimilé au dimanche. Les cantons peuvent assimiler au dimanche huit autres jours fériés par an au plus et les fixer différemment selon les régions. À Genève, l'art. 1 al. 1 LJF énumère exhaustivement les jours fériés désignés en tant que tels dans le canton et force est de constater que le 2 janvier n'en fait pas partie. Certes, l'alinéa 2 de cette disposition prévoit que lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, comme ce fut le cas le 1er janvier 2023, le lendemain de ce jour, soit le lundi 2 janvier 2023, "est déclaré férié". Contrairement à ce que soutient la recourante, il ne s'agit toutefois pas d'un jour férié officiel prévu par le droit cantonal genevois, puisque seules les entreprises non soumises à la LTr y ont droit, soit en particulier les administrations fédérales, cantonales et communales (art. 2 al. 1 let. a LTr), et, de surcroît, ce jour n'est pas assimilé à un dimanche, mais peut être ouvrable. Les art. 32 al. 1 RPAC et 60 al. 1 RPPJ dont se prévaut la recourante ne disent pas autre chose. Ces dispositions légales prévoient que le 2 janvier, le 2 août et le 26 décembre sont des "jours de congés officiels", respectivement "ordinaires" lorsque le 1er janvier, le 1er août et/ou le 25 décembre tombent un dimanche. Il n'est ainsi pas insoutenable de considérer que le 2 janvier, tout comme le lendemain de n'importe quel jour férié défini par l'art. 1 al. 1 LFJ tombant un dimanche, ne constitue qu'un jour de congé accordé aux employés de certaines entreprises établies dans le canton de Genève. La recourante ne développe d'ailleurs aucune argumentation propre à démontrer le contraire. Quant à la jurisprudence de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral à laquelle la recourante se réfère (décision CR.2021.23 du 6 décembre 2021), on ne perçoit pas concrètement, faute de motivation suffisante à cet égard, ce qu'elle entend en déduire en sa faveur. Ledit arrêt concerne du reste le canton de Vaud.