Citation: 4P.308/1999 18.04.2000 E. 1

b) Le Tribunal des prud'hommes a rejeté les prétentions des travailleurs relatives aux heures supplémentaires, estimant que celles-ci n'étaient pas prouvées. Mais la Chambre d'appel est d'avis que les premiers juges ont omis de prendre en considération le témoignage de K.________, admis par l'employeur, dont il ressort que les employés ont effectué 10 heures de travail par jour. Elle souligne aussi que, selon les déclarations du fils du recourant, les employés travaillaient cinq jours et demi par semaine, effectuant ainsi 55 heures hebdomadaires. Enfin, elle considère que, sur le plan strictement procédural, il appartient à l'employeur de prouver la compensation des heures supplémentaires, ce que ce dernier n'a pas fait; il est par ailleurs, note encore la cour, étonnant que le recourant n'ait retrouvé aucun tableau de présence de son personnel. c) L'argumentation du recourant ne démontre pas en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire. La Chambre d'appel a clairement exposé pourquoi elle retenait le témoignage K.________ plutôt que les autres. En outre, le nombre d'heures accomplis par le personnel ressort également des déclarations d'autres personnes, tels que E.________ (p. 11 de l'arrêt attaqué). Quant à la preuve de la prétendue compensation des heures supplémentaires, on ne voit pas en quoi la Chambre d'appel aurait retenu arbitrairement qu'elle n'avait pas été rapportée, au regard des témoignages peu convaincants invoqués par le recourant, dont la critique s'avère au demeurant purement appellatoire.