Citation: 1C_426/2024 E. 3

Les recourants concluent à titre subsidiaire à ce que le montant de l'émolument mis à leur charge soit ramené au montant de l'avance de frais qui leur avait été demandée en garantie présumée des frais de procédure. Ils dénoncent à ce propos une violation arbitraire de l'art. 86 al. 1 LPA à teneur duquel la juridiction invite le recourant à faire une avance ou à fournir des sûretés destinées à couvrir les frais de procédure et les émoluments présumables et fixe à cet effet un délai suffisant. Ce point du dispositif de l'arrêt cantonal pouvait, selon l'art. 87 al. 4 LPA, faire l'objet d'une réclamation dans le délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêt. Les recourants ont d'ailleurs suivi cette voie et la Chambre administrative a statué sur leur réclamation en la rejetant pour les motifs exposés dans son arrêt du 6 août 2024. Ils n'ont toutefois pas attaqué cet arrêt devant le Tribunal fédéral alors qu'ils auraient pu et dû le faire s'ils entendaient contester les motifs ayant amené la Cour de justice à confirmer l'émolument mis à leur charge; un éventuel recours aurait alors été joint à la cause pour statuer dans un seul et même arrêt (cf. ATF 144 I 208 consid. 4.3). Les recourants n'ont pas davantage pris position sur cet arrêt et les motifs retenus par la Cour de justice pour confirmer l'émolument de justice mis à leur charge dans le cadre de la procédure de recours dans le délai au 25 octobre 2024 imparti pour faire valoir leurs observations. Cela étant, le grief pris d'une violation de l'art. 86 al. 1 LPA est irrecevable.