Citation: 5A_278/2015 E. 2

Le recourant prétend que des frais de fitness à hauteur de 82 fr. 50 par mois, soit 990 fr. par année, auraient dû être pris en considération dans son minimum vital au sens de l'art. 93 LP. Il affirme avoir démontré la nécessité de pouvoir se rendre au fitness pour faire du vélo ou du rameur, puisque ses problèmes de genou et de dos ne lui permettent pas de courir, et que selon l'attestation de son cardiologue, son état de santé se serait aggravé depuis qu'il ne peut plus s'y rendre. Acheter un vélo d'appartement serait trop onéreux et ne serait de toute manière pas une solution au vu de l'exiguïté de son appartement. Par cette argumentation, le recourant ne s'en prend nullement aux considérations de l'autorité cantonale, qui a refusé de tenir compte de tels frais pour le motif que le poursuivi a payé la facture du fitness le 8 octobre 2014, à savoir lors d'une période durant laquelle aucune saisie n'a été effectuée et durant laquelle il pouvait disposer librement des montants nécessaires pour ce paiement. Dès lors que l'art. 42 al. 2 LTF exige du recourant qu'il discute les motifs de la décision entreprise et indique précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89), la critique est irrecevable.