Citation: 6A.119/2006 14.02.2007 E. 3

3.1 En vertu de l'art. 37 ch. 2 al. 2 CP, le condamné qui, dans les cinq ans qui ont précédé l'infraction, n'a subi ni réclusion, ni emprisonnement pour une durée supérieure à trois mois, et n'a encore jamais été interné conformément aux art. 42 ou 91 ch. 2 CP, sera placé dans un établissement pour condamnés primaires. Il pourra être placé dans un autre établissement pour des raisons particulières, notamment s'il est dangereux, gravement suspect de vouloir s'évader ou d'inciter autrui à commettre des actes punissables. 3.2 La décision sur le choix de l'établissement d'exécution de la peine relève de l'exécution et entre dans le pouvoir d'appréciation reconnu aux autorités cantonales. Le Tribunal fédéral n'intervient, dans le cadre du recours de droit administratif, que si l'autorité compétente a excédé son pouvoir d'appréciation ou en a abusé, ou encore si elle s'est fondées sur des critères juridiques sans pertinence. 3.3 Dans le choix de l'établissement d'exécution de la peine, le canton doit prendre en considération le genre et la gravité de l'infraction commise, ainsi que la durée de la peine à subir. Plus l'infraction et la peine sont graves, plus l'intérêt public à une exécution appropriée à l'infraction et conforme à l'égalité de traitement avec d'autres délinquants pourra l'emporter sur les préférences personnelles et les circonstances propres au condamné (ATF 108 Ia 69 consid. 2c p. 72). Dans cette finalité, le canton doit attacher de l'importance au sens et au but de la séparation entre délinquants primaires et pour récidivistes, afin d'empêcher la mauvaise influence des seconds sur les premiers. De ce point de vue, le passé et les circonstances personnelles du condamné doivent être pris en considération (arrêt 6A.54/1990 du 11 septembre 1990, consid. 1a-c).