Citation: 6B_543/2022 E. B

Statuant le 24 novembre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement. En substance, la décision cantonale repose sur les faits suivants. B.a. B.a.a. Le 11 septembre 2020, B.________ s'est présentée au poste de police du Nord vaudois pour porter plainte contre son compagnon, A.________. Depuis 2019, elle subissait de façon récurrente des violences physiques, des insultes et des menaces de la part de A.________, avec lequel elle était en couple depuis l'été 2018, sans faire ménage commun avec lui. A une occasion, il l'avait forcée à entretenir une relation sexuelle avec lui. B.________ a ensuite été entendue par la procureure le 18 septembre 2020. B.a.b. À U.________, au cours de la soirée du 11 février 2020, à la suite d'une dispute, A.________ s'en est pris physiquement à B.________ en la frappant à l'arrière de la tête. Alors qu'elle l'avait menacé d'appeler la police, il lui a saisi le téléphone portable, l'a brisé puis a forcé la jeune femme à se rendre au distributeur automatique UBS de V.________ pour y retirer, le 12 février 2020 à 00h26, le montant de 390 fr. et à le lui remettre, tout en la menaçant. En chemin, il lui a déclaré que "s'ils étaient dans un autre pays, il l'aurait attachée, mise dans son coffre et forcée à se prostituer". B.a.c. À U.________, dans l'appartement de B.________, entre le début de l'année et le mois de mars 2020, à la suite d'une dispute, A.________ a forcé B.________ à entretenir une relation sexuelle complète avec lui, alors qu'elle lui avait dit qu'elle n'en voulait pas. Tandis qu'elle était assise sur le lit, il l'a contrainte à se coucher sur le dos en la basculant en arrière. Il lui a retiré son pantalon de force en lui maintenant ses poignets au-dessus de sa tête avec l'une de ses mains. Alors qu'elle pleurait, se débattait et lui disait d'arrêter, il lui a imposé une pénétration vaginale en la tenant de la même manière, jusqu'à ce qu'il éjacule. B.a.d. À U.________, entre le 11 juin et le 11 septembre 2020, A.________ s'en est pris physiquement à B.________ à plusieurs reprises en lui assénant des gifles, des coups de poings ainsi qu'en lui lançant des objets au visage, comme des verres et des cendriers, la blessant à certaines occasions. A.________ a traité B.________ de "conne", "connasse" et "sale pute", l'a effrayée en la menaçant de s'en prendre à elle, notamment en parlant de la tuer, de lui jeter des cailloux ou de lui lancer de l'acide au visage. B.a.e. Entre le 11 juin et le 11 septembre 2020, A.________ a, à deux reprises, enfermé B.________ dans la chambre de son appartement durant deux à trois jours. Lors de ces épisodes, il fermait la porte à clé et la conservait sur lui, empêchant B.________ de sortir librement de la chambre, la menaçant et la retenant à chaque fois qu'elle se dirigeait vers la porte. B.a.f. À U.________, le 15 juillet 2020, A.________ a insulté B.________ en lui adressant par le biais de son téléphone portable le SMS "sale chienne repon". B.a.g. Le 22 août 2020, A.________ s'est rendu au domicile de B.________. Alors qu'elle tentait de mettre un terme à leur relation, A.________ s'est énervé et l'a violemment giflée à plusieurs reprises, la faisant chuter contre une étagère. Il l'a frappée sur la tête avec un cendrier et lui a donné des coups de pied. B.________, qui a heurté un meuble en tombant, a souffert de dorsalgies, d'une plaie dermabrasive au niveau du dos, d'un hématome à l'arcade droite et d'un traumatisme crânien. B.a.h. À U.________, à la fin du mois d'août 2020, ne supportant pas que B.________ ait pris ses distances avec lui, A.________ l'a attendue sur le chemin qu'elle empruntait pour se rendre à son travail. Il l'a tirée par les cheveux pour l'emmener dans une ruelle, lui a asséné plusieurs coups de poing au visage et un coup de pied dans le dos. B.________, qui n'a pas été blessée, est parvenue à prendre la fuite lorsque des passants ont crié. B.a.i. À U.________, le 10 septembre 2020, vers 21h30, énervé que B.________ ne réponde pas à ses appels, A.________ s'est rendu au domicile de celle-ci et l'a forcée à le suivre jusque chez lui. Devant son immeuble, A.________ l'a contrainte à monter dans son appartement en la tirant par le bras et en l'effrayant par les propos suivants: "je vais te shooter la tête, je vais te tuer". Lorsqu'ils étaient dans la chambre de A.________, une dispute a éclaté au cours de laquelle celui-ci a maintenu B.________ sur le lit. Énervé, il a voulu se saisir du téléphone de B.________ pour contrôler un message qui s'y trouvait. Comme celle-ci refusait, il s'est emparé d'un cutter et a violemment déchiré la poche de la veste que portait B.________ - dans laquelle se trouvait son téléphone - pour se saisir de force de l'appareil. B.b. À U.________, entre le mois de mars 2018 et le mois de septembre 2020, A.________ a quotidiennement consommé deux à trois joints de cannabis. À partir de l'été 2018, il a également consommé de la cocaïne lors des fins de semaine. B.c. Ressortissant ivoirien né en 1990 à X.________ en Côte d'Ivoire, A.________ est arrivé en Suisse en 2004, à l'âge de 14 ans, afin de rejoindre sa mère qui s'y trouvait déjà, son père étant resté en Côte d'Ivoire. A.________ a commencé l'école à U.________. Il a arrêté en 8 e VSO. Selon les éléments figurant dans le dossier du Service de la population, il a ensuite fréquenté l'Organisme pour le Perfectionnement scolaire, la Transition et l'Insertion professionnelle (OPTI). Après avoir cherché en vain un apprentissage, son entraîneur de football lui a trouvé une place de six mois comme stagiaire poseur de faux planchers. N'ayant pas été engagé à l'issue de son stage, il a trouvé un apprentissage de fromager. Après être resté trois mois en apprentissage, il est retourné quelques mois en Côte d'Ivoire. A son retour en Suisse, il a cherché un apprentissage, sans succès. En 2010, il a trouvé une place d'apprentissage comme peintre, mais a été licencié après une année car il avait des notes insuffisantes. Par la suite, A.________ a travaillé comme manoeuvre et effectué des stages dans différents domaines du bâtiment. Dès 2018, il a suivi un apprentissage d'aide peintre en AFP durant deux ans auprès de la Fondation Y.________. Il était en dernière année de CFC de peintre en bâtiment auprès de cette même fondation et donnait satisfaction dans son travail. A l'audience d'appel, il avait produit une promesse d'embauche pour un poste fixe à 100% à partir du 1 er août 2022, soit dès la fin de son apprentissage. Célibataire et sans enfants à charge, A.________ était titulaire d'un permis de séjour (B) valable jusqu'au 2 avril 2022 au titre de regroupement familial et d'activité lucrative autorisée. Il vivait en couple depuis plusieurs mois avec sa nouvelle amie, mère de deux enfants, qui le soutenait financièrement dans ses démarches pénales, selon la déclaration écrite de celle-ci. A.________, qui percevait un revenu d'apprenti, émargeait à l'aide sociale. Il faisait l'objet de poursuites à hauteur de 8'640 fr. et de 13 actes de défaut de biens pour un montant total de 13'137 fr. 60 selon son extrait du registre des poursuites du 9 mars 2021. Le casier judiciaire suisse de A.________ mentionne les inscriptions suivantes: le 20 juin 2012, ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois, peine pécuniaire de 90 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant deux ans, amende de 300 fr., pour émeute et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires; le 3 mars 2015, ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour, pour dommages à la propriété; le 11 août 2019, Staatsanwaltschaft Zürich-Limmat, peine privative de liberté de 20 jours (détention préventive un jour), amende de 300 fr., pour délit et contravention à la LStup. A.________ aurait effectué un bref séjour en prison en mai 2020 pour des amendes impayées.