Citation: 2D_22/2022 E. 5.2

5.2. La Cour de justice a par ailleurs constaté qu'avant d'être transféré à Curabilis, le recourant avait déjà bénéficié d'un suivi psychothérapeutique et médicamenteux régulier à Champ-Dollon, consistant en un traitement antidépresseur, neuroleptique et de substitution aux opiacés. A cela s'ajoute qu'il s'était entretenu une fois par semaine avec une psychologue, puis avec un médecin interne en psychiatrie durant cette période et avait été régulièrement suivi par un somaticien pour la gestion de son sevrage aux stupéfiants et à l'alcool, tout en bénéficiant de plusieurs entretiens ponctuels avec un psychiatre. L'autorité précédente a relevé que les services spécialisés de l'Etat avaient constaté que le recourant avait progressé sur plusieurs aspects grâce au suivi rapproché dont il avait bénéficié à Champ-Dollon et que l'environnement carcéral lui avait permis de se stabiliser, de sorte que sa situation s'était "plutôt améliorée" depuis 2017. Il n'en demeurait pas moins que, du point de vue unanime des services spécialisés de l'Etat, l'exécution de la mesure thérapeutique au sein de la prison de Champ-Dollon avait atteint les limites de ce qui pouvait être entrepris dans cet établissement, dès lors que la prison de Champ-Dollon n'était pas un établissement approprié à la prise en charge du recourant, qui devait pouvoir intégrer un environnement mieux adapté à sa problématique psychique, au risque de subir un virage dépressif.