Citation: C 171/06 21.12.2006 E. 3

3.1 Contrairement à ce que prétend l'intéressée, son droit à l'indemnité n'a pas été suspendu du 17 juin au 4 octobre 2004. Son inaptitude au placement a certes été déclarée le 17 juin 2004, mais la décision afférente, immédiatement contestée, a été reconsidérée le 4 octobre suivant. Dans l'intervalle, la caisse a provisoirement interrompu le versement des prestations dans le but de ne pas avoir à en réclamer la restitution pour le cas où l'opposition devait être rejetée. La recourante ne pouvait toutefois pas ignorer que dans ces circonstances et jusqu'à droit connu sur la question de l'aptitude au placement, elle devait continuer à remplir ses obligations (entretiens, recherches d'emploi, etc.), dans la mesure où la décision contestée le mentionnait expressément. Il n'y a dès lors pas lieu de fixer le début du délai durant lequel le droit à l'indemnité peut être exercé au 4 octobre 2005. 3.2 Pour le surplus, l'intéressée s'éloigne des arguments qu'elle avait invoqués en instance cantonale ou pendant la procédure d'opposition; elle ne conteste pas les considérants du jugement entrepris, ceux-ci n'étant du reste pas critiquables, mais invoque par contre des maltraitances physiques et psychiques infligées par son mari au cours de la période litigieuse, ainsi que leurs conséquences sur son caractère et ses agissements vis-à-vis de l'assurance-chômage. Cette argumentation ne lui est d'aucune utilité dans la mesure où si on peut considérer qu'elle a rendu vraisemblable les actes de violence, les pièces déposées ne permettent en tout cas pas d'attester l'empêchement d'agir conformément à ses obligations, ce qu'elle n'affirme du reste pas, dès lors qu'elle s'est déclarée «peu capable de faire plus que ce qui lui était indiqué dans les communications du beco et de l'ORP». Dans le cas contraire, la question de l'aptitude au placement durant la période en question aurait dû être réexaminée. Il n'y a dès lors pas lieu de restituer le délai durant lequel le droit à l'indemnité peut être exercé. Le recours est ainsi en tout point mal fondé.