Citation: 6B_405/2018 E. 1.2

1.2. En l'espèce, les recourants ont participé à la procédure cantonale en tant que partie plaignante. Ils n'ont pas pris de conclusions civiles. Ils exposent dans leur recours qu'ils entendent déposer de telles conclusions en vue d'obtenir une indemnité pour tort moral pour chacun d'entre eux ainsi que pour leurs filles. L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_488/2018 du 17 juillet 2018 consid. 2.1 et la jurisprudence citée). Les recourants, qui ne distinguent pas leurs prétentions en fonction des différentes infractions invoquées, contrairement aux exigences jurisprudentielles précitées, exposent que leur santé a été affectée par les angoisses dues aux rapports des détectives privés et soutiennent que depuis qu'ils ont su qu'ils avaient été suivis ils ont tendance à s'enfermer chez eux pour échapper au regard d'autrui et, lorsqu'ils sortent, sont constamment en train de vérifier qu'ils ne sont pas surveillés. Il n'apparaît pas que de telles allégations, qui ne sont au demeurant étayées par aucun élément au dossier, suffisent à établir qu'ils auraient subi une souffrance morale justifiant une réparation par voie judiciaire et il ne ressort par ailleurs pas de l'arrêt attaqué que tel serait le cas. Les recourants indiquent en outre qu'à la suite des rapports de surveillance litigieux, U.________ SA a rendu des décisions de suppression de rente d'invalidité, ce qui les met dans une gêne financière très pénible et que par ailleurs une procédure de révision LAA est en cours. Ils invoquent ainsi un dommage qui ne résulte qu'indirectement des agissements incriminés. En effet, la rente perçue par Aa.________, ou la suppression de celle-ci, n'est pas la conséquence des infractions dénoncées par les recourants, mais de l'incapacité de travail consécutive aux séquelles de l'accident dont il a été victime en 2000, respectivement de l'absence de telles séquelles. Les recourants ne sauraient fonder leur qualité pour recourir sur le fait qu'une condamnation pénale des intimés permettrait vraisemblablement d'écarter selon eux les rapports des détectives privés comme moyen de preuve dans la procédure les opposant à la compagnie d'assurance. Il ne s'agit en aucun cas de prétentions civiles susceptibles d'être émises dans la procédure pénale elle-même. A défaut de se prévaloir de prétentions civiles déduites directement des infractions dénoncées, les recourants sont dépourvus de la qualité pour recourir sur le fond de la cause.