Citation: 5C.54/2003 07.07.2003 E. 4

A l'appui de son grief de violation du principe de la proportionnalité, la recourante fait valoir les arguments suivants: l'instauration d'un conseil légal coopérant et gérant serait suffisant pour son besoin de protection au niveau des soins personnels; la situation médicale ne serait pas grave au point de rendre nécessaire son interdiction; cette mesure n'offrirait d'ailleurs pas une meilleure protection que l'application de l'art. 395 al. 1 et 2 CC; sur le plan des soins, bien qu'elle soit hospitalisée dans une clinique psychiatrique depuis le 1er juillet 2002, elle ne nécessiterait aucune prise en charge justifiant une tutelle, un conseil légal étant à même de se préoccuper de son bien-être, et elle serait apte à gérer ses affaires quotidiennes pour autant qu'elle puisse disposer d'un budget mensuel ou hebdomadaire. La recourante se réfère en outre à de la jurisprudence concernant des personnes affectées d'autres maladies mentales et qui ont été pourvues d'un conseil légal et non pas interdites. Elle affirme par ailleurs qu'elle n'a pas besoin de traitements médicamenteux, même pendant ses séjours d'hospitalisation forcée. Cette dernière question n'a pas été abordée par l'arrêt attaqué et l'allégation de la recourante à ce sujet porte sur un fait nouveau irrecevable (cf. supra, consid. 1.4). L'arrêt attaqué retient qu'un conseil légal coopérant et gérant n'est pas envisageable dans le cas de la recourante, vu l'absence de toute soumission de sa part en fonction de sa situation réelle. La recourante ne discute pas du tout cette motivation, qui montre du reste que la cour cantonale s'est posé la question de la proportionnalité de la mesure ordonnée. Ainsi, le grief de violation du principe de la proportionnalité ne remplit pas non plus les exigences de motivation posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ.