Citation: 7B_451/2024 E. 3.2

3.2. Quant aux nouvelles préventions retenues contre le recourant le 2 février 2024 en lien avec des faits survenus en septembre 2023 alors qu'il se trouvait en détention, elles n'ont a priori pas justifié son placement immédiat en détention provisoire à la suite de sa libération le 8 décembre 2023. Cela étant, le recourant omet de relever qu'ultérieurement à cette date, les circonstances ont manifestement changé, puisqu'il se voit reprocher de nouvelles infractions commises le 20 décembre 2023. On ne saurait donc faire grief aux autorités pénales d'avoir eu, en particulier dès février 2024, une autre appréciation sur un placement en détention provisoire également en raison de ces nouvelles mises en prévention. Les charges du 2 février 2024 ne viennent en outre pas remplacer celles retenues le 21 décembre 2023, mais s'ajoutent à celles-ci. Elles tendent d'ailleurs à s'aggraver, puisque le recourant est à présent formellement mis en cause pour une infraction visant l'intégrité physique d'une personne (cf. arrêt 7B_361/2024 du 15 avril 2024 consid. 2.3.2 in fine).