Citation: 6B_1070/2023 E. 2.2

2.2. En résumé, la cour cantonale a retenu qu'il ressortait des éléments du dossier que le recourant avait insisté pour emporter ses achats le jour-même (20 novembre 2015), avant leur paiement. Il ressortait des déclarations du recourant, corroborées par celles de la gérante qui disait avoir commencé à s'occuper de ce client en 2015 et avait parlé de plus de 100'000 fr. d'achats pour cette seule année, que le recourant, avant le 20 novembre 2015, était connu de la bijouterie comme un bon client depuis plusieurs années, y ayant déjà fait de nombreux achats pour des montants élevés, sans que le règlement des factures ne suscite le moindre problème. Il existait une relation de confiance entre ce client et C.________ SA en novembre 2015. Il ne faisait aucun doute que le solde dû pour les cinq montres E.________ remises au recourant le 28 novembre 2015 n'avait pas été payé. L'affirmation du recourant selon laquelle il aurait agi pour le compte de I.________ Ltd ne trouvait aucune assise dans le dossier; la cour cantonale a retenu que tel n'était pas le cas. Dès lors que le recourant avait tenté en vain d'obtenir les montres à crédit en comptant sur la relation de confiance qu'il avait avec C.________ SA, qu'il avait eu recours par la suite à deux ordres de virement qui n'avaient pas été exécutés et qu'il avait donné pour justifier le non-paiement des explications confuses, contradictoires, voire invraisemblables, il savait que les montres ne seraient pas payées. Le recourant a fait parvenir deux ordres de virement en provenance d'un compte de B.________ devant être exécutés le 4 décembre suivant tout en sachant que tel ne serait pas le cas.