Citation: 2C_1050/2021 E. A

Le 21 juillet 2016, A.________, ressortissante marocaine, née en 1991, a épousé au Maroc B.________, ressortissant marocain, né en 1978, titulaire d'une autorisation d'établissement en Suisse. Le 31 décembre 2016, A.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour au titre du regroupement familial avec son époux et est arrivée sur le territoire helvétique. Le 24 juillet 2017, B.________ a informé A.________ de son intention de demander le divorce, alors qu'il l'accompagnait à l'aéroport. L'intéressée se rendait au Maroc pour des vacances. B.________ lui aurait dit qu'elle devait retourner vivre chez ses parents et ne pas revenir en Suisse. Pendant son absence, elle a été informée par le contrôle des habitants que son époux avait demandé la fermeture de son dossier. Après son retour en Suisse le 4 août 2017, son époux lui a refusé de réintégrer le domicile familial. A.________ a pris domicile provisoirement chez une amie à Genève. Lorsqu'elle s'est présentée chez son employeur, celui-ci l'avait remplacée suite à une intervention de son époux. En conséquence, A.________ a porté plainte pénale contre ce dernier. Par jugement du Tribunal de police régional du Littoral et du Val-de-Travers du 21 juin 2018, B.________ a été condamné pour les faits précités à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 85 francs, pour contrainte et tentative de contrainte. Le 29 novembre 2017, une audience de mesures protectrices de l'union conjugale convoquée par B.________ a été tenue par le Tribunal civil régional du Littoral et du Val-de-Travers. Une convention a été passée en séance, laquelle prévoyait que B.________ était astreint au versement d'une pension alimentaire de 1'600 francs de décembre 2017 à mai 2018 en faveur de son épouse, à la suite de quoi plus aucune pension ne serait due.