Citation: 6B_906/2013 E. 3.1.1

3.1.1. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement omis de tenir compte d'un extrait du rapport relatif à la libération conditionnelle du Service pénitentiaire du 12 mars 2013 selon lequel « il avait su démontrer des capacités d'ouverture qui n'étaient que peu soupçonnées au préalable ». Cette appréciation démontre que son changement et son évolution par rapport à ses actes étaient même antérieurs aux regrets exprimés lors de l'audience de jugement. Par sa critique, le recourant se borne à opposer de manière appellatoire, et partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF), sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale. L'extrait du rapport qu'il cite n'est pas propre à contredire les constatations cantonales sur son absence de prise de conscience et d'amendement. Ces constatations sont fondées notamment sur l'évaluation criminologique de janvier 2011 dont le recourant ne discute pas l'exactitude de son contenu et qui lie la cour de céans (art. 105 al. 1 LTF). Or il ressort très clairement de cette évaluation que le recourant cherche à expliquer par des facteurs externes la responsabilité de ses actes (crise de couple, absence d'emploi, consommation d'alcool et de stupéfiants), voire même reporte très subtilement sur sa victime une part de responsabilité (lorsqu'il évoque une mauvaise interprétation des besoins de sa victime ou affirme qu'il aurait dû savoir lui dire non ou encore ajoute qu'il ne lui en veut pas). L'évaluation mentionne en outre les difficultés du recourant à se remettre en question ainsi que ses difficultés d'empathie. Elle relève qu'il adopte un discours plaqué à ce qu'il estime être les bonnes réponses. La Chambre des recours pénale pouvait sans arbitraire considérer cette évaluation comme déterminante pour apprécier l'absence de regrets et d'amendement et considérer en conséquence que les regrets formulés à l'audience n'étaient pas crédibles.