Citation: 9C_69/2024 E. 3.2

3.2. En ce qu'elle se limite à opposer l'avis de ses médecins traitants à celui des experts et à substituer son appréciation à celle des juges précédents, la recourante ne met pas en évidence d'éléments concrets et objectifs susceptibles de remettre en cause les conclusions médicales qu'ils ont suivies, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. En particulier, à l'inverse de ce qu'affirme l'assurée en se référant aussi aux indicateurs selon l'ATF 141 V 281, le diagnostic de fibromyalgie a été discuté tant par l'expert rhumatologue (cf. ch. 7.2 de l'expertise rhumatologique p. 12) que par l'experte psychiatre, qui a exclu la présence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant (cf. ch. 6 de l'expertise psychiatrique p. 26-27). La recourante ne peut donc pas être suivie lorsqu'elle reproche à l'experte psychiatre, et à sa suite, aux premiers juges, de n'avoir procédé à aucun examen du diagnostic de trouble somatoforme chronique. La doctoresse D.________ a également dûment indiqué les raisons pour lesquelles elle n'a pas retenu le diagnostic de trouble dépressif récurrent épisode actuel léger (F33.0) posé par le psychiatre traitant de l'assurée (cf. ch. 6 de l'expertise psychiatrique p. 26-27), quoi qu'en dise l'intéressée à cet égard. Partant, l'argumentation de la recourante ne remet pas en cause la considération des juges précédents quant au caractère convaincant des conclusions des experts de CEMEDEX SA relatives aux répercussions fonctionnelles des différents troubles diagnostiqués lege artis sur la capacité de travail. Par ailleurs, en ce qu'elle tend à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires, l'argumentation de l'assurée n'est pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1).