Citation: 8C_425/2024 E. 5.2

5.2. La recourante invoque ensuite une constatation inexacte des faits. Elle reproche à la juridiction cantonale de n'avoir tenu compte que de certains faits (les périodes d'emploi mentionnées dans l'attestation de l'employeur du 30 mai 2023, la différence de salaires entre les années 2022 et 2023, le versement du salaire le 19 mai 2022, l'envoi du contrat de travail après la décision de refus de l'intimée) et entend faire valoir des "éléments supplémentaires". À cet égard, elle mentionne qu'elle était enceinte au moment de sa réinscription au chômage, état qui serait à l'origine d'oublis et d'erreurs dans la transmission des documents à l'intimée. Elle invoque également une incompatibilité entre la rigueur de l'administration et le fonctionnement plus flexible du milieu artistique, qui justifierait de prendre en compte l'erreur commise par C.________ en ce qui concerne les dates du rapport de travail. Pour le reste, elle soutient qu'il est arbitraire de procéder à une comparaison des salaires et des périodes de travail en référence uniquement aux années 2022 et 2023, et requiert une comparaison depuis 2016, sur la base d'un tableau récapitulatif ainsi que des contrats de travail des années précédentes qu'elle produit en annexe à son recours. Elle produit également les "preuves de [son] activité professionnelle pour C.________ en 2022" relatives à la préparation et à la diffusion de la publicité (flyer, profil Facebook, procès-verbal de séances, etc.). La recourante expose ici sa propre version des faits, en se fondant notamment sur de nouvelles pièces qu'elle a omis de produire devant la juridiction précédente et qui ne sont donc pas admissibles (cf. consid. 2.2 supra). On soulignera que l'issue de la procédure en première instance ne constitue pas à elle seule un motif suffisant au sens de l'art. 99 al. 1 LTF pour justifier la recevabilité de nova qui auraient déjà pu être soulevés sans autre dans la procédure cantonale (ATF 143 V 19 consid. 1.2). Cela étant, ses arguments ne permettent pas de démontrer en quoi les faits retenus par la juridiction cantonale, sur la base du dossier à sa disposition, ont été établis de manière manifestement inexacte. En l'occurrence, les premiers juges ont constaté que dans l'attestation du 30 mai 2023, C.________ avait déclaré un rapport de travail du 15 avril au 18 mai 2022. L'attestation de salaire pour avril et mai 2022 n'indiquait aucune période, mais uniquement un salaire brut de 3'500 fr. pour les deux mois, dont le montant net serait versé le 19 mai 2022. L'attestation de salaire pour l'année 2023 précisait quant à elle une activité du 15 au 30 avril 2023 pour un salaire brut de 2'500 fr. et une activité du 1er au 15 mai 2023 pour un salaire identique. De là, les premiers juges ont retenu qu'il apparaissait peu probable que la recourante ait travaillé plus longtemps en 2022 qu'en 2023 pour un salaire moindre. En conséquence, il n'était pas vraisemblable de retenir un rapport de travail pour C.________ différent de celui déclaré dans l'attestation du 30 mai 2023. La recourante n'expose pas en quoi il serait insoutenable de considérer que le contrat de travail et la fiche de salaire pour l'année 2022 ne suffisaient pas, à eux seuls, à établir son rapport de travail avec C.________ durant l'entier des mois d'avril et mai 2022. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des constatations des premiers juges, lesquels ont confirmé le calcul de l'intimée.