Citation: 4A_137/2022 E. A

A.a. En septembre 2007, A.________ SA, en qualité de maître de l'ouvrage, et C.________ SA, en qualité d'entrepreneur général, ont conclu un contrat d'entreprise générale en vue de la construction de la résidence " xxx ". Par ce contrat, C.________ SA s'engageait à construire l'ouvrage et à le livrer pour le 1er mars 2009. Il était notamment prévu que tous les travaux et prestations nécessaires à la construction étaient compris dans le prix de l'ouvrage et que les contrats avec les architectes, les ingénieurs et les spécialistes, ainsi qu'avec toutes les entreprises, fournisseurs et assurances participant à la construction étaient conclus avec C.________ SA, qui s'engageait à adjuger les travaux à des sous-traitants qui en garantissaient l'exécution correcte. A.b. Par courrier du 27 février 2008, C.________ SA a adressé à B.________ SA un dossier afin qu'elle puisse établir une offre concernant des travaux d'étanchéités relatifs au projet des " xxx ". Elle lui a imparti un délai pour lui retourner l'offre dûment remplie et signée. B.________ SA ayant soumis un devis à C.________ SA, cette dernière lui a adressé, le 9 octobre 2008, une offre portant sur des travaux d'étanchéités pour un montant net de 59'583 fr. 50 toutes taxes comprises. Ce document, signé par un représentant de B.________ SA, mentionnait A.________ SA sous la rubrique " maître de l'ouvrage " et C.________ SA comme " direction des travaux " et " architecte ". Le 23 octobre 2008, B.________ SA a adressé à A.________ SA, " p. a C.________ SA ", une demande d'acompte de 15'000 fr. toutes taxes comprises pour les travaux exécutés sur le chantier des " xxx ". Le 7 novembre 2008, C.________ SA a confirmé à B.________ SA l'adjudication des travaux d'étanchéités spéciales pour un montant de 59'583 fr. 50 toutes taxes comprises. Le 25 novembre 2008, B.________ SA a adressé à A.________ SA, " p. a C.________ SA ", une " situation " n° 8157.20 faisant état d'un solde de 7'054 fr. 15. Les 26 novembre et 17 décembre 2008, C.________ SA a versé à B.________ SA deux acomptes pour un total de 22'000 fr. Ces montants ont été débités du compte bancaire de C.________ SA. Les avis et ordres de paiement mentionnaient A.________ SA comme maître d'ouvrage. A.c. Le 30 septembre 2009, un contrat d'entreprise a été conclu avec B.________ SA concernant la réalisation de travaux d'étanchéités spéciales pour un montant total de 59'583 fr. 50 toutes taxes comprises. Ce contrat mentionnait A.________ SA comme maître de l'ouvrage, représentée par la direction des travaux " C.________ SA ". Il y figurait à l'article 10: " Prorogation de for selon l'art. 37 al. 3 de la norme SIA 118: il est convenu que le for resp. le siège du tribunal arbitral est: Lausanne " (art. 105 al. 2 LTF). Par avenant du 1er octobre 2009, B.________ SA s'est également vue confier des travaux relatifs à des coursives pour un montant de 31'451 fr. 50 toutes taxes comprises. Le montant total des travaux qui lui ont été adjugés s'élevait ainsi à 91'035 fr. A.d. Le 5 octobre 2009, B.________ SA a signé un document intitulé " engagement de l'entrepreneur " dans lequel elle s'est engagée envers la société propriétaire, au vu des problèmes rencontrés par C.________ SA vis-à-vis des maîtres d'état, et afin de préserver le maître de l'ouvrage, le maître d'oeuvre et C.________ SA de tout risque lié aux assurances sur le chantier, à signer un mandat de gestion d'assurances auprès de D.________. Le même jour, B.________ SA a signé les " Conditions particulières " établies par C.________ SA et les " Conditions... ", ainsi que la " Convention... ". Cette dernière convention a été signée par le représentant de B.________ SA sous la rubrique " l'employeur (entrepreneur) " et par le représentant de C.________ SA sous la rubrique " le maître d'ouvrage ou son représentant (direction des travaux) ". A.e. Selon le procès-verbal de la séance de chantier du 23 octobre 2009, B.________ SA devait terminer les lots vendus pour le 14 octobre 2009. Ce procès-verbal mentionne la présence de E.________ pour A.________ SA en tant que maître de l'ouvrage. A.f. Les 19 octobre, 6 et 25 novembre 2009, B.________ SA a adressé à A.________ SA, " p. a C.________ SA " une demande d'acompte, puis une facture intermédiaire et enfin une facture présentant un solde en sa faveur de 69'825 fr. 90. Le 29 décembre 2009, elle a envoyé à " A.________ SA, C.________ SA " un premier rappel pour le paiement de ce montant. A.g. Le 13 janvier 2010, B.________ SA a fait parvenir à C.________ SA le contrat de garantie d'ouvrage concernant " xxx ". Le contrat de cautionnement pour vices de construction, établi par F.________ SA, mentionne B.________ SA comme débiteur principal et A.________ SA comme bénéficiaire du cautionnement. A.h. Par courriel du 19 mars 2010, C.________ SA a demandé à B.________ SA le montant des factures encore ouvertes, et lui a garanti qu'elle allait faire son possible pour remédier aux retards des paiements. A.i. Par courrier du 22 mars 2010 adressé à A.________ SA et à C.________ SA, B.________ SA leur a transmis un bulletin de versement destiné à payer, dans un délai de dix jours, le montant de 69'825 fr. 90 dû conformément à sa facture du 25 novembre 2009. A.j. Par courrier du 30 avril 2010 envoyé à B.________ SA, avec copie à A.________ SA, C.________ SA a fait valoir différents défauts. Elle a informé B.________ SA qu'en conséquence, le maître de l'ouvrage et la direction des travaux refusaient entièrement les travaux effectués. Selon C.________ SA, ce courrier valait avis des défauts. A.k. Par courrier du 28 mai 2010, K.________, pour B.________ SA, a imparti à A.________ SA un délai de vingt jours pour payer le montant de 69'825 fr. 90 précité. Par courrier du 9 juin 2010, le conseil de C.________ SA a répondu qu'elle faisait valoir des défauts de l'ouvrage. Le 21 juin 2010, K.________ a indiqué que l'ouvrage reçu ne pouvait être refusé plus de cinq mois après l'avis d'achèvement des travaux. Par courrier de son conseil du 4 août 2010, C.________ SA a indiqué au conseil de B.________ SA que les travaux confiés à cette dernière étaient affectés de graves défauts et que C.________ SA pouvait, au nom et pour le compte du maître de l'ouvrage, faire procéder aux réparations indispensables aux frais exclusifs de B.________ SA. A.l. Le 17 septembre 2010, C.________ SA a signé un " bon pour accord " de l'entreprise G.________ concernant des travaux d'un montant de 6'350 fr. hors taxes visant à éliminer des " défauts ou manquements " concernant " xxx ". G.________ a par la suite établi une facture de 6'832 fr. 60 toutes taxes comprises. Le 21 juin 2010, C.________ SA a versé à G.________ un montant de 6'800 fr. L'avis de paiement mentionne A.________ SA comme maître d'ouvrage. A.m. En 2011, H.________ SA, active dans l'étanchéité du bâtiment, sollicitée par C.________ SA, a adressé à cette dernière des factures, puis un rappel. Le 12 mars 2012, C.________ SA lui a versé des montants de 10'000 fr., 70'000 fr. et 6'300 fr. Les avis et ordres de paiement indiquent A.________ SA en qualité de maître d'ouvrage. A.n. Le 20 septembre 2011, le juge de district III des districts d'Hérens et Conthey a mandaté I.________, architecte, en qualité d'expert dans le cadre d'une procédure de preuve à futur intentée par A.________ SA contre C.________ SA. L'expert a rendu son rapport le 28 novembre 2011, répertoriant les défauts affectant " xxx ". A.o. Par courrier du 16 décembre 2011, A.________ SA, se référant à ce rapport d'expertise, a fait parvenir un avis des défauts à C.________ SA et l'a mise en demeure de réparer l'ouvrage à ses frais. A.p. En cours d'instance, une expertise a été confiée au Dr J.________, lequel a déposé son rapport le 18 juin 2015 et un rapport complémentaire le 28 décembre 2015.