Citation: 1C_350/2022 E. 4

Dans un dernier argument, le recourant se prévaut en vain d'une violation du principe de la proportionnalité, du fait qu'il a dû renoncer à sa nationalité indienne, la loi indienne prohibant la double-nationalité. Comme l'a retenu le Tribunal administratif fédéral, le risque que le recourant devienne apatride ne fait pas obstacle à l'annulation de la naturalisation facilitée. Si celle-ci a été obtenue frauduleusement, l'intéressé doit en effet supporter les conséquences qui résultent de la perte de la nationalité suisse. Admettre qu'il en aille autrement reviendrait à conférer aux apatrides potentiels une protection absolue contre une éventuelle annulation de la naturalisation facilitée, ce qui contreviendrait au principe de l'égalité de traitement (cf. ATF 140 II 65 consid. 4.2.1 p. 72 s.; arrêts 1C_658/2019 du 28 février 2020, consid. 5; 1C_98/2019 du 3 mai 2019 consid. 4).