Citation: 6B_581/2022 E. 2.4.8

2.4.8. En invoquant le principe in dubio pro reo, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait que le ministère public et l'autorité de première instance ont douté suffisamment de sa culpabilité pour accuser également B.________, respectivement pour les libérer de toutes infractions. Le fait que tant le recourant que B.________ aient initialement fait l'objet de la procédure pénale ressort sans équivoque du jugement attaqué. Pour cause, il y est précisé qu'ils ont tous deux été libérés par l'autorité de première instance, ce qui implique nécessairement qu'ils aient également tous deux été renvoyés en jugement. La cour cantonale ne l'a ainsi pas omis de manière arbitraire. Sous l'angle du principe in dubio pro reo, il est rappelé que la juridiction d'appel jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 CPP), que l'appel doit permettre un nouvel examen au fond par la juridiction d'appel et qu'il tend à la répétition de l'examen des faits et au prononcé d'un nouveau jugement (arrêt 6B_481/2020 du 17 juillet 2020 consid. 1.2). Dans cette mesure, le principe in dubio pro reo n'implique pas pour la cour cantonale d'être liée par les doutes ressentis par l'autorité de première instance. Le grief est infondé.