Citation: 8C_249/2018 E. 5.2.5

5.2.5. En ce qui concerne l'existence de difficultés apparues au cours de la guérison et les complications importantes, il convient de préciser que ces deux aspects ne doivent pas être remplis de manière cumulative (arrêt 8C_806/2007 du 7 août 2008 consid. 11.6.1 et la référence). Il doit exister des motifs particuliers ayant entravé la guérison, et ce même s'il n'a pas été possible de supprimer les douleurs de l'intéressé, ni même de rétablir une capacité de travail entière (cf. arrêt 8C_196/2016 du 9 février 2017 consid. 5.4 et les références). En l'occurrence, si les suites de l'AMO du 22 juin 2012 ont été initialement simples avec une excellente évolution sur le plan clinique et para-clinique, la consolidation de l'os s'est révélée plutôt problématique. Une IRM réalisée le 21 août 2012 a mis en évidence un oedème osseux du col fémoral et de la partie inférieure de la tête fémorale en relation avec l'AMO. Une tendinopathie des muscles fessiers gauche et une bursite trochantérienne ont en outre été rapportées. L'assuré a ensuite séjourné du 28 septembre au 1er octobre 2012 à l'hôpital neuchâtelois pour coxalgie gauche post-AMO. Une nouvelle IRM de la hanche gauche réalisée le 19 décembre 2012 a objectivé la disparition de l'oedème osseux du col fémoral gauche. Cependant, en raison d'une antéversion excessive du fémur gauche séquellaire à la fracture per-trochantérienne survenue le 18 juillet 2010, l'assuré a subi une ostéotomie sous trochantérienne, un trimming du grand trochanter et une stabilisation par plaque pour vice de rotation du fémur proximal gauche. La gêne du matériel d'ostéosynthèse a conduit à une AMO le 23 juillet 2015 (cf. résumé de l'évolution de la situation médicale par le médecin d'arrondissement de la CNA dans son rapport final du 7 septembre 2016). Au vu de ce qui précède, on peut admettre que l'assuré a subi des complications importantes lors de sa rechute, de sorte que ce critère peut être retenu en l'occurrence.