Citation: 5P.284/2006 25.08.2006 E. B

Le mari a recouru contre ce prononcé. A l'audience d'appel du 27 avril 2006, il a déclaré qu'il n'était toujours pas en état de travailler et qu'il n'avait pas encore reçu de réponse concernant sa demande de rente AI. Il a en outre expliqué qu'il avait de la peine à vivre avec ce qu'il recevait de l'aide sociale. L'épouse a d'ailleurs mentionné qu'il lui demandait régulièrement une aide financière pour pouvoir exercer son droit de visite. Elle a de plus exposé qu'à la suite de la faillite de la société qui l'employait, elle avait été mise au chômage le 29 mars 2006, que son dernier salaire ne lui avait pas été payé et qu'elle n'avait pas encore retrouvé de travail. Par arrêt sur appel rendu le 22 mai 2006, le Tribunal civil d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a réformé le prononcé de première instance en ce sens que le montant de la contribution d'entretien due par le père pour l'entretien de ses enfants est réduit à 400 fr. par mois. Cette autorité a estimé que le premier juge avait retenu à juste titre que l'intéressé avait une capacité de gain mensuelle de 400 fr., sur la base du courrier de la maison d'accueil où il avait résidé. La prise d'un appartement ne témoignait toutefois pas d'une amélioration de cette capacité de gain, de sorte qu'il fallait s'en tenir à ce montant.