Citation: 9C_384/2021 E. 5.2

5.2. En ce qui concerne ensuite les quatre rapports déposés par le professeur B.________ en août 2018, on constate à la suite des premiers juges que le médecin n'a pas indiqué en quoi l'état de santé de la recourante aurait évolué depuis la décision du 16 février 2018. Il s'est plutôt exprimé sur l'anamnèse, l'état de santé actuel de sa patiente, les diagnostics, les traitements prodigués ainsi que sur l'étendue de la capacité de travail. Ces rapports ne permettent pas d'admettre que la situation s'est modifiée depuis la décision de suppression de la rente de manière à influencer les droits de la recourante. Le médecin n'a en effet pas mis en évidence d'éléments suffisants pour rendre plausible une aggravation qui serait survenue quelques mois après la dernière décision déterminante de l'intimé. Ce dernier avait pourtant expressément invité la recourante, le 19 septembre 2018, à produire un rapport médical détaillé précisant en particulier le diagnostic, la description de l'aggravation de son état de santé par rapport à l'état antérieur et la date à laquelle elle était survenue, le nouveau degré de l'incapacité de travail, soit des éléments permettant de rendre plausible que son invalidité s'était modifiée de manière à influencer ses droits (cf. art. 87 al. 2 et 3 RAI). Or le rapport déposé le 14 décembre 2018 ne satisfaisait pas à cette exigence.