Citation: 2C_491/2008 02.10.2008 E. 5

5.1 Même lorsque les conditions de l'art. 9 al. 4 lettre a LSEE sont remplies, l'autorité n'est toutefois pas tenue de prononcer la révocation; elle doit examiner les circonstances du cas particulier et dispose d'une certaine liberté d'appréciation (ATF 112 Ib 473 consid. 4 p. 477 ss). Le recourant focalise ses critiques sur les circonstances tenues pour déterminantes par l'autorité cantonale pour justifier la révocation. 5.2 Dans la mesure où le recourant présente, de manière appellatoire, sa propre version des faits, aux fins d'expliquer les raisons pour lesquelles son intégration professionnelle a été difficile et de démontrer qu'il a changé de comportement et s'intègre de mieux en mieux aux plans professionnel et social, ses critiques sont toutefois irrecevables. En effet, sous réserve de faits établis de façon manifestement inexacte (art. 97 LTF), ce qu'il appartient au recourant de démontrer, le Tribunal fédéral est lié par les constatations figurant dans la décision attaquée (cf. consid. 3). Il ne sera donc tenu compte que des éléments de faits ressortant de l'arrêt attaqué. S'agissant en outre d'une question d'appréciation, le Tribunal fédéral, pas plus du reste que le Tribunal cantonal dans le cadre du recours déposé devant lui (cf. art. 78 al. 2 du code de procédure et de juridiction administrative du canton de Fribourg du 23 mai 1991 - RS/FR 150.1) ne se substitue à l'autorité administrative. Il s'agit ainsi uniquement d'examiner si la révocation de l'autorisation d'établissement, compte tenu de la situation du recourant, procède d'un abus ou d'un excès du pouvoir d'appréciation du Service de la population, que l'on peut reprocher aux juges cantonaux de ne pas avoir sanctionné. 5.3 Il ressort de la décision attaquée que le recourant a quitté le domicile de sa mère en mars 2005. Ses parents ont déclaré, le 8 août 2007, n'avoir plus aucun contact avec lui. Le recourant a prétendu de son côté s'être réconcilié avec sa famille et entretenir des relations régulières avec elle, mais cela n'est pas établi. Au plan professionnel, un premier contrat d'apprentissage a été résilié par l'employeur du recourant en été 2007, au terme de la première année de formation. Le recourant devait ensuite occuper un emploi temporaire au sein de l'entreprise Groupe E Connect SA, mais il semble qu'il n'ait pas effectué ce stage. Il a certes trouvé une place d'apprenti mécanicien de maintenance pour la rentrée scolaire 2008/2009, mais, selon l'arrêt entrepris, "au vu de son comportement antérieur, rien n'indique qu'il dispose des compétences et de la volonté nécessaires pour mener à bien la formation qu'il projette d'effectuer". En outre, en janvier 2005, le recourant a été condamné pour vol à trois jours d'arrêt avec sursis; il a fait l'objet, en février 2007, d'un rapport de dénonciation pour violation de domicile, vol et menaces et il a été condamné à une amende, le 29 mai 2007, pour trouble à la tranquillité publique. Au vu de ce qui précède, c'est à bon droit que les juges cantonaux ont considéré que l'autorité administrative n'avait pas abusé ou excédé de son pouvoir d'appréciation en révoquant l'autorisation d'établissement du recourant. 5.4 Enfin, lorsqu'il affirme avoir commencé un apprentissage de réparateur en automobile, qu'il effectue, selon ses dires, à la satisfaction de son maître d'apprentissage, le recourant invoque des faits nouveaux, postérieurs à la décision attaquée et qui ne peuvent par conséquent être pris en considération par le Tribunal de céans (art. 99 al. 1 LTF; cf. consid. 3). Ces circonstances pourraient, tout au plus, être invoquées dans le cadre d'une éventuelle procédure de réexamen.