Citation: 5A.23/2005 22.11.2005 E. A

A.a Y.________, ressortissant marocain né en 1968, est entré en Suisse en 1992, au bénéfice d'une autorisation d'entrée et de séjour pour étudiant. Il a suivi les cours d'une école de commerce, à Fribourg et à Lausanne, de 1992 à 1994. Le 15 août 1994, il s'est marié à Morges avec dame Y.________, ressortissante suisse née en 1968, originaire des cantons de Berne et de Vaud. Une autorisation de séjour lui a été accordée en application de l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après: LSEE; RS 142.20). A.b Le 20 février 1997, Y.________ a formé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage avec dame Y.________. Le 3 février 1998, il a signé, sur invitation de l'autorité compétente, une déclaration aux termes de laquelle il confirmait vivre en communauté conjugale effective et stable avec son épouse, et résider à la même adresse qu'elle. Il a aussi attesté avoir connaissance que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée si, avant ou pendant la procédure administrative, la communauté conjugale n'existait plus, notamment si l'un des conjoints demandait le divorce ou la séparation, et que la naturalisation facilitée pouvait être annulée ultérieurement si un tel événement était dissimulé à l'Office fédéral des étrangers (ci-après OFE, dont les attributions sont désormais exercées par l'Office fédéral des migrations, en abrégé ODM). Par décision du 26 mars 1998, Y.________ s'est vu accorder la naturalisation facilitée en application de l'art. 27 de la loi fédérale du 29 septembre 1952 sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (ci-après LN; RS 141.0). A.c Le 28 juillet 1998, Y.________ a déposé devant le Tribunal civil du district de Lausanne une demande en divorce, une convention réglant tous les effets accessoires de celui-ci et une convention par laquelle les parties soumettaient leur cause à l'ancienne procédure vaudoise simplifiée de divorce. Faisant droit à la demande, le Président du Tribunal civil du district de Lausanne a dissous l'union des époux Y.________ par jugement du 2 décembre 1998, entré en force le 12 janvier 1999. Le 14 septembre 1999, Y.________ a épousé en secondes noces, au Maroc, dame X.________, ressortissante marocaine née en 1977. Par avis du 22 novembre 2000, le Service de l'état civil et de l'indigénat du canton de Berne a porté ces faits à la connaissance de l'OFE, en mentionnant, au surplus, qu'avant de convoler avec sa seconde épouse, Y.________ était considéré comme célibataire par les autorités marocaines.