Citation: 7B.44/2004 20.04.2004 E. 2

En vertu de l'art. 19 al. 1 LP, le recours de poursuite au Tribunal fédéral ne peut avoir pour objet que la décision de l'autorité cantonale supérieure de surveillance. En l'espèce, le recourant ne s'en prend pas aux motifs pertinents de l'autorité cantonale de surveillance et consacre l'essentiel de son mémoire à critiquer le comportement du gérant d'un créancier (gérance Borgeaud), à expliquer pourquoi il n'aurait pas pu s'opposer en temps utile à la poursuite de l'Etat de Vaud, à contester le montant de son revenu constaté dans le procès-verbal de saisie communiqué aux intéressés le 3 avril 2003 - et donc entré en force faute d'avoir été attaqué dans le délai légal -, à critiquer le comportement de tiers et à discuter du règlement de certaines créances. En outre, contrairement à l'art. 79 al. 1 de la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ), il n'indique pas quelles règles de droit fédéral la décision attaquée aurait violées et en quoi consisterait cette violation. De plus, il n'aborde même pas la seule question en jeu, savoir celle du mode de réalisation. Le recourant fait par ailleurs état de nombreux faits qui n'ont pas été constatés dans l'arrêt attaqué, oubliant par là que la Chambre de céans est, sauf exceptions non réalisées en l'espèce, liée par les constatations de fait de l'autorité cantonale (art. 63 al. 2 et 81 OJ). Enfin, la pièce nouvelle produite par le recourant (devis d'un médecin-dentiste) est irrecevable en vertu de l'art. 79 al. 1 OJ. Dans ces conditions, la Chambre de céans ne peut pas entrer en matière.