Citation: 4A_645/2023 E. 6.3

6.3. En définitive, faute pour la recourante d'avoir rendu vraisemblable l'existence de défauts au sens de l'art. 259b let. a CO et, partant, un congé au 1er mars 2020 satisfaisant aux exigences légales posées par cette disposition, la cour cantonale a jugé, à bon droit, que, ce dernier étant dès lors inefficace et dénué d'effet (ATF 135 III 441 consid. 3.1; 121 III 156 consid. 1c/aa), le contrat de bail valait titre de mainlevée pour les loyers réclamés (ATF 134 III 267 consid. 3; cf. aussi arrêts 5A_964/2021-5A_965/2021 du 9 mars 2022 consid. 3.1.1; 5A_833/2017 du 8 mars 2018 consid. 2.2). L'art. 259b let. a CO étant un cas d'application particulier de l'art. 266g CO, une conversion en une résiliation pour justes motifs en application de cette dernière disposition n'entrait pas en considération (cf. arrêts 4C.168/2001 du 17 août 2001 consid. 4a; 4C.164/1999 du 22 juillet 1999 consid. 2b publié in PJA 2000 484; LACHAT/BOHNET, in : Commentaire romand, Code des obligations I, 3e éd. 2021, no 5 ad art. 259b CO; AUBERT, in : Commentaire pratique, Droit du bail à loyer et à ferme, 2e éd. 2017, no 25a ad art. 259b CO). La recourante ne saurait donc reprocher à l'autorité cantonale de ne pas avoir examiné si les défauts allégués pouvaient fonder une résiliation pour justes motifs selon l'art. 266g CO. La recourante ayant échoué à rendre vraisemblable l'existence de défauts affectant la chose louée et, partant, les prétentions en découlant, la cour cantonale a également, à bon droit, rejeté l'objection de compensation.