Citation: 2P.219/2001 28.03.2002 E. 1

3.3 En l'espèce, il apparaît que le recourant n'avait déjà plus d'intérêt au recours au moment où il a saisi le Tribunal fédéral (soit le 30 août 2001). En effet, la procédure cantonale de recours portait sur le bien-fondé d'un refus de donner suite à la demande de récusation présentée par Y.________ à l'encontre de l'enquêteur chargé de mener l'enquête interne ouverte le 19 septembre 2000 par l'Office du personnel; or, on peut raisonnablement admettre que cette enquête avait été remplacée par l'enquête administrative ouverte le 4 avril 2001 par le Conseil d'Etat et confiée à un autre enquêteur. Il est donc pour le moins douteux que le présent recours soit recevable sous cet angle (cf. ATF 118 Ia 488 consid. 1). On peut même se demander si le présent recours - supposé recevable - ne devrait pas de toute façon être déclaré sans objet du fait que l'enquête administrative a été close selon arrêté du 26 septembre 2001 du Conseil d'Etat (entré en force) prenant acte du rapport d'enquête qui a entièrement innocenté Y.________ de toute accusation de harcèlement psychologique. On ne discerne pas quel intérêt juridique aurait encore le recourant au maintien du recours. Certes, le recourant voudrait que l'enquête interne ouverte par l'Office du personnel - qui apparemment confère une meilleure position juridique à l'auteur d'une plainte qu'une enquête administrative qui est de nature différente - soit réactivée. Mais l'éventuelle annulation de l'arrêt attaqué n'aurait pas pour effet de faire renaître ladite enquête interne. Il incombe au recourant de saisir les autorités administratives compétentes pour demander la réouverture d'une enquête interne, ce qu'il a d'ailleurs fait par lettre du 25 janvier 2002 adressée à la Conseillère d'Etat compétente. Point n'est cependant besoin de trancher définitivement ces questions, du moment que les griefs soulevés sont de toute manière mal fondés.