Citation: 1P.784/2006 24.01.2007 E. 2

Un pourvoi en nullité peut être formé contre un jugement en matière pénale rendu en dernière instance cantonale pour violation du droit fédéral (art. 269 al. 1 PPF). La voie du recours de droit public, subsidiaire, est en principe ouverte contre un tel jugement, à l'exclusion du pourvoi en nullité, pour se plaindre de la violation de garanties constitutionnelles, en contestant notamment les constatations de fait ou l'appréciation des preuves par l'autorité cantonale (art. 84 al. 1 let. a et al. 2 OJ, art. 86 al. 1 OJ, art. 269 al. 2 PPF). Le Tribunal fédéral n'entre toutefois en matière que si le recours satisfait aux exigences de l'art. 90 al. 1 OJ, disposition aux termes de laquelle l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation (let. b). Selon la jurisprudence, il faut que le recourant indique de manière claire et explicite en quoi la décision attaquée pourrait être contraire à ses droits constitutionnels (cf. ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). En l'espèce, l'intégralité du recours consiste en une répétition des griefs allégués devant la Cour de cassation pénale. De nature appellatoire, l'argumentation de la recourante est donc déjà irrecevable pour ce motif. Le recours doit cependant également être déclaré irrecevable pour les raisons suivantes. 2.1 La recourante fait valoir que la peine qui lui a été infligée serait excessivement sévère. Elle explique que l'acquittement de son mari apparaît injuste en comparaison avec sa propre condamnation. Elle soutient encore que les autorités cantonales auraient arbitrairement retenu comme circonstance aggravante le fait qu'elle n'a pas entrepris de démarches en vue de réparer le dommage, alors qu'elle était dans l'impossibilité de le faire. De plus, l'insignifiance de ses antécédents judiciaires n'auraient pas dû conduire à une aggravation de la peine. Enfin, les autorités cantonales n'auraient pas donné suffisamment de poids à sa collaboration au cours de l'enquête.