Citation: 6B_1269/2015 E. 4.2.3

4.2.3. Ces dernières considérations des experts n'excluent certes pas toute possibilité thérapeutique, dès lors qu'ils préconisent une approche sociothérapeutique. Il ressort toutefois sans ambiguïté des explications de ces spécialistes que ceux-ci excluent une thérapie institutionnelle et que la sociothérapie préconisée doit, à leurs yeux, constituer le corollaire de l'internement. Cette approche doit être mise en relation avec la constatation selon laquelle le recourant présente une augmentation progressive de ses traits psychopathiques " comme souvent lors de détentions prolongées " (rapport d'expertise A.________, p. 13). On comprend ainsi que la sociothérapie proposée devrait, tout au moins, permettre de limiter d'éventuels effets négatifs de la privation de liberté induite par l'internement. Cette proposition peut ainsi s'inscrire dans le cadre de l'art. 64 al. 4 CP (v. supra consid. 3.2). En revanche, les experts ne soutiennent d'aucune manière qu'un tel suivi serait de nature à réduire nettement le risque de récidive dans un délai de 5 ans, comme l'exige la jurisprudence relative à l'art. 59 CP (v. supra consid. 3.2 et consid. 4).