Citation: 9C_722/2014 E. 4.3

4.3. En ce qui concerne la sphère psychiatrique, deux appréciations médicales diamétralement différentes s'opposent, que ce soit au niveau des diagnostics retenus ou au niveau de l'évaluation de la capacité résiduelle de travail. Alors que les experts du Centre K.________ ont mis en évidence de légers troubles de la lignée anxio-dépressive, la doctoresse O.________ a fait état de troubles de la lignée schizophrénique en constante aggravation et de troubles affectifs bipolaires. A l'aune des éléments allégués par le recourant, il n'y a toutefois pas lieu de s'écarter des conclusions de l'expertise établie par le Centre K.________. Les experts ont relevé qu'il n'existait aucune symptomatologie pouvant évoquer un trouble psychotique ou une hypomanie, notamment pas de délire de persécution. Le recourant se contente de renvoyer aux différentes attestations établies par la doctoresse O.________ au cours de la procédure, sans toutefois mettre en évidence des éléments cliniques précis ou avancer des arguments permettant d'expliquer en quoi les signes d'irritation exprimés par le recourant au cours de la procédure - considérés par les expert comme la traduction d'un sentiment d'injustice et de révolte - dépassent le seuil de la simple réponse émotionnelle aux difficultés rencontrées pour constituer une véritable affection de nature psychiatrique. Quant aux reproches formulés à l'encontre de l'expertise (durée insuffisante de l'entretien clinique psychiatrique; ignorance de la lourde médication consommée quotidiennement), ils ne justifient pas de renvoyer la cause pour procéder à un complément d'instruction, le recourant ne démontrant pas concrètement en quoi l'éventuelle correction des vices allégués serait susceptible d'influer sur le résultat de l'expertise.