Citation: 1A.145/2001 24.09.2002 E. A

B.________ et l'Agence immobilière P.________ S.A. (ci-après: l'Agence) sont propriétaires des parcelles D.________, E.________, F.________, G.________, H.________ et I.________ du registre foncier de S.________. Sis au lieu-dit "A.________", à l'entrée occidentale de la ville de S.________, ces bien-fonds d'un seul tenant, d'une surface totale de 6100 m2, se trouvent entre la route cantonale S.________ - C.________, au nord, et la colline des "M.________", au sud. Le Conseil général de S.________ a, le 30 janvier 1963, adopté le Règlement communal des constructions, approuvé les 31 mai et 4 octobre 1963 par le Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-après: RCC). Selon le plan de zones annexé à ce règlement, les parcelles E.________ et F.________, ainsi que la partie septentrionale des parcelles D.________, G.________, H.________ et I.________, ont été classées en zone de construction V (zone de l'ordre dispersé B; art. 48 RCC). La partie méridionale des parcelles D.________, G.________, H.________ et I.________ a été classée dans la zone agricole de plaine, la zone protégée et la zone de forêt. Le 21 juin 1988, le Conseil général de S.________ a adopté un plan d'aménagement local, approuvé le 28 juin 1989 par le Conseil d'Etat (ci-après: le plan d'aménagement). Selon ce plan, la parcelle E.________ est désormais classée dans la zone de construction mixte III d'aménagement différé, la parcelle F.________ et la partie septentrionale des parcelles D.________ et G.________ dans la zone de protection, les parcelles H.________ et I.________ dans la zone de forêt. B.________ et l'Agence se sont opposés à ce plan, en demandant le maintien de l'affectation ancienne de leurs bien-fonds. Ils ont recouru auprès du Conseil d'Etat, puis du Tribunal cantonal valaisan, qui les a déboutés le 15 octobre 1993. Contre cet arrêt, B.________ et l'Agence ont formé un recours de droit public (cause 1P.757/1993). A l'issue de l'inspection locale effectuée le 19 janvier 1995 par la délégation du Tribunal fédéral, les parties sont convenues de modifier le plan d'aménagement en transférant la partie septentrionale de la parcelle D.________ de la zone de protection à la zone de construction mixte III d'aménagement différé, l'affectation des autres bien-fonds, telle que prévue par le plan d'aménagement, n'étant pas modifiée pour le surplus. Le 14 juin 1995, le Conseil d'Etat a approuvé cette modification du plan d'aménagement. Le 3 juillet 1995, B.________ et l'Agence ont retiré le recours de droit public. La cause a été rayée du rôle le 14 août 1995.