Citation: 6B_659/2015 E. 2.3

2.3. En l'espèce, dans la mesure où l'art. 305 CP tendrait également à défendre des intérêts privés, les recourants ne démontrent pas lesquels auraient été lésés par les comportements dénoncés. Une telle atteinte ne résulte en tout cas pas d'une possible prolongation de la procédure, ni des éventuels biens supplémentaires allégués dérobés dès lors qu'une procédure pour vol et appropriation illégitime est déjà ouverte contre D.________, cadre dans lequel les recourants pourront, le cas échéant, faire valoir leurs moyens. Au demeurant, les recourants n'exposent pas quels actes de D.________ auraient permis de soustraire une tierce personne à une procédure pénale, éléments pourtant nécessaires à la réalisation de l'infraction d'entrave à l'action pénale (arrêt 1B_ 274/2015 du 10 novembre 2015 consid. 4.2 destiné à la publication; DUPUIS et al., Petit Commentaire, Code pénal, 2012, n° s 6 ss ad art. 305 CP; BERNARD CORBOZ, Les infractions en droit suisse, vol. II, 3e éd. 2010, nos 5 ss ad art. 305 CP). Tel n'est en particulier pas le cas des pressions alléguées commises par l'intéressée sur le majordome, sur le régisseur et sur l'associé-gérant de la société de transport afin de les pousser à faire de faux témoignages; à suivre d'ailleurs les recourants eux-mêmes, ces possibles pressions auraient uniquement permis à D.________ de vider les biens de la propriété, de retarder l'enquête ouverte à son encontre et de préparer sa défense (cf. ad 11 du mémoire). Or, l'autofavorisation n'est pas punissable en application de l'art. 305 CP (ATF 133 IV 97 consid. 6.1 p. 103). Partant, la Chambre pénale de recours a dénié avec raison aux recourants la qualité pour recourir contre l'ordonnance de non-entrée en matière sur leur plainte pour entrave à l'action pénale (art. 382 al. 1 CP) et ce grief doit être rejeté.