Citation: I 836/06 05.10.2007 E. 1

4.1 On notera au préalable que l'avis du docteur H.________ n'est pas à même de remettre en question celui du docteur L.________ dès lors que le médecin traitant s'est contenté durant des années d'énoncer des diagnostics, dont l'évolution était stable, et une incapacité totale sans démontrer l'influence des premiers sur la seconde. 4.2 On ajoutera que l'argumentation du recourant ne met en évidence aucune irrégularité dans l'établissement des faits par la juridiction cantonale. Outre le fait déjà constaté que la cardiopathie et la hernie en L5/S1 n'avaient pas d'influence sur la capacité de travail (cf. consid. 3), on signalera que la hernie en L4/L5 ne figure pas dans le rapport radiologique du docteur B.________, mais qu'elle est citée pour la première fois par le docteur A.________ et n'a jamais été reprise par le médecin traitant, ce qui laisse supposer la relativité de son importance. Quant à la maladie ulcéreuse, nul n'a jamais démontré qu'elle avait une influence sur la capacité de travail. Le docteur K.________, interniste et gastroentérologue, n'a fait que la mentionner et ne s'est pas prononcé à ce sujet. Pour le surplus, on ne sait pas à quelles considérations neurologiques ou cardiologiques du docteur L.________ fait allusion l'intéressé. L'expert a certes étudié l'évolution des affections mentionnées au travers des rapports figurant au dossier et dans son relevé des données subjectives. Ces éléments sont toutefois très pertinents dans la mesure où le rôle d'un expert psychiatre consiste à relever les différences entre substrat organique et doléances ou à observer le comportement de l'assuré durant l'expertise (en l'espèce, position assise prolongée sur une chaise en bois sans signe de souffrance malgré les troubles lombaires invoqués) pour en tirer des déductions sur le plan psychiatrique, particulièrement dans le cas de troubles somatoformes. Invoquer un risque d'aggravation de l'affection cardiaque ne permet pas plus de retenir une constatation manifestement inexacte ou incomplète des faits dès lors que le juge des assurances apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 131 V 242 consid. 2.1 p. 243, 121 V 362 consid. 1b p. 366 et les arrêts cités). De plus, les facteurs de risque invoqués (notamment tabagisme) dépendent principalement d'un effort de volonté du recourant. Enfin, l'état dépressivo-anxieux, qualifié de chronique, n'apparaît au dossier que comme une réaction au divorce et semble avoir été surmonté depuis que l'intéressé s'est mis en ménage avec une nouvelle compagne.