Citation: 6B_161/2022 E. 2.3

2.3. Selon le recourant, la cour cantonale aurait retenu de manière inexacte, partant arbitraire, que le recourant avait quitté le canton de Neuchâtel en octobre 2018 pour s'installer à V.________. Le recourant développe une argumentation appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait entachée d'arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il soutient qu'il aurait déclaré exactement la même chose lors de sa première audition et au tribunal de police. Il en va de même lorsqu'il reproche à la cour cantonale d'avoir écarté sans raison le témoignage de F.________, lequel confirmerait sa version des faits (soit qu'il aurait déménagé à l'été 2019). A cet égard, il ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement écarté ce témoignage en se fondant sur d'autres moyens de preuve. Il en va également ainsi lorsque le recourant qualifie le raisonnement de la cour cantonale de contradictoire au sujet de la livraison de la matraque. En affirmant qu'il serait logique que si le fils du recourant avait pu se faire livrer un objet par la poste à l'adresse de U.________, cela impliquait nécessairement que le bail à loyer n'avait pas encore été résilié, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire des considérations cantonales, lesquelles reposent sur l'appréciation d'un ensemble d'éléments, dont les propres déclarations du recourant au sujet de son bail à loyer qui se terminait en décembre 2018 sans qu'il n'ait évoqué de reconduction. Au demeurant, on ne discerne aucune contradiction dans l'appréciation cantonale. Enfin, en affirmant qu'on ne pourrait tirer aucune conclusion du détail des opérations qu'il aurait effectuées au bancomat, le recourant offre sa propre lecture des pièces dans une démarche appellatoire. Pour le reste, le recourant se contente d'isoler les différentes parties de la motivation cantonale pour en tirer des griefs d'arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il soutient que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il avait déclaré ne pas vouloir travailler trop loin de chez lui, alors que, selon lui, cela concernait sa situation en 2021. Le recourant perd de vue que lorsque, comme en l'espèce, l'autorité cantonale a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit à lui seul insuffisant. Bien plutôt, l'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble. Or le recourant ne démontre pas qu'il était insoutenable, fondé sur le rapprochement de l'ensemble des éléments retenus par la cour cantonale (déclarations du recourant, scolarisation du fils, bail, relevés de compte, etc.), de conclure que le recourant avait quitté U.________ et s'était installé à V.________ en octobre 2018. Il ne démontre pas plus, eu égard aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi consisterait la violation du principe in dubio pro reo. Ses critiques, insuffisamment motivées, sont irrecevables.