Citation: 9C_677/2015 E. 3.4

3.4. Eu égard à l'ensemble des circonstances, il n'y a pas lieu de considérer que la juridiction cantonale a abusé de son pouvoir d'appréciation en opérant un abattement de 15 % sur le salaire statistique retenu au titre de revenu d'invalide et en substituant son avis à celui de l'office recourant. Dans sa décision du 11 février 2014, celui-ci avait justifié la prise en considération d'un abattement de 10 % en se référant uniquement à la nature des limitations fonctionnelles présentées par l'intimé (pas de mouvement en porte-à-faux, pas de charges de plus de 10 kilos, pas de mouvements répétitifs du rachis, alternance des positions debout et assis). Eu égard à l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale d'avoir tenu compte, en sus des limitations fonctionnelles, des effets que l'âge de l'intimé (54 ans) et son absence prolongée du marché du travail peuvent jouer sur ses perspectives salariales dans le cadre de l'exercice d'une activité légère. S'il n'y a en revanche pas lieu de prendre en considération les effets du diabète, dès lors que l'évaluation de la capacité résiduelle de travail inclut déjà cet élément, il n'en demeure pas moins que l'interdépendance des autres facteurs personnels et professionnels entrant en ligne de compte sont de nature, contrairement à ce que soutient l'office recourant, à contribuer à désavantager le recourant au moment d'un éventuel engagement. Seules des concessions salariales sensibles pourront à l'évidence compenser cet état de fait et lui permettre d'être compétitif sur le marché du travail. Pour le reste, il n'y a pas lieu d'accorder une importance particulière aux divers exemples tirés de la jurisprudence cités par l'office recourant, dès lors que seules les circonstances du cas particulier sont déterminantes pour juger de la situation concrète.