Citation: 6B_437/2024 E. 3.2

3.2. En premier lieu, le recourant soutient que la cour cantonale a établi les faits de manière contradictoire; d'une part, dans la partie "en fait" du jugement attaqué, il est constaté que le recourant a vendu la totalité des actions de la société en cause pour un prix fixé à 3'000 fr., alors que, d'autre part, dans sa section "en droit", le jugement attaqué fait mention d'un paiement d'un montant de 7'000 ou 6'000 francs. Le recourant semble confondre ces deux montants, dont il faut en réalité faire la distinction. Certes, le recourant a vendu ses actions pour la somme de 3'000 francs. Cependant, cela n'exclut pas qu'il ait bénéficié d'un autre paiement en guise de rémunération. En effet, s'agissant des 3'000 fr., la cour cantonale ne les décrit que comme la contre-prestation du transfert de ses actions, tandis que le paiement d'un montant de 7'000 ou 6'000 fr. s'apparente à la contre-prestation totale des opérations qui avaient pour but de fournir une société anonyme "clé en main"; chacune de ces deux sommes représente une facette différente de la transaction globale. En outre, ce n'est pas "sans aucune justification" que la cour cantonale a retenu ce dernier montant de 7'000 ou 6'000 fr.; il provient des déclarations faites par le dirigeant effectif de la société dans le cadre d'une procédure pénale dirigée contre celui-ci. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait bénéficié d'une rémunération d'un montant de 6'000 ou 7'000 fr. pour la commission de l'infraction, de sorte que le grief doit être rejeté. On relèvera en outre que, lorsque le recourant invoque ses propres déclarations ressortant de son audition du 29 janvier 2019 selon lesquelles il aurait constitué la société gracieusement, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale. Sous cet angle, son grief est dès lors irrecevable.