Citation: 6B_312/2019 E. 1.3

1.3. Le recourant ne conteste pas que les diplômes universitaires constituent des certificats au sens de l'art. 252 CP. Il ne conteste pas davantage que l'infraction de faux dans les certificats puisse être réalisée par la création ou l'usage d'un faux intellectuel (cf. ATF 70 IV 169 consid. 2 p. 171 ss; arrêt 9X.1/1999 du 7 juillet 2000 consid. 8d; concernant la notion de faux intellectuel, cf. ATF 144 IV 13 consid. 2.2.2 p. 14 s.). Le recourant soutient en revanche qu'il aurait bien suivi la formation dispensée par l'Université B.________ et le Collège C.________ afin d'obtenir les diplômes concernés, quelle qu'en fût la valeur. Contrairement à ce que suggère le recourant, la cour cantonale n'a pas uniquement considéré que les diplômes en question étaient dénués de valeur ou ne lui permettaient pas d'exercer la médecine en Suisse. Elle a retenu que l'Université B.________ et le Collège C.________ n'avaient pas de présence physique aux Etats-Unis d'Amérique ou au Royaume-Uni, mais y disposaient uniquement de boîtes à lettres, alors que le recourant prétendait avoir périodiquement suivi des cours à Londres. Des documents émanant de l'Université B.________ indiquaient que le titulaire d'un diplôme de docteur en médecine était autorisé à pratiquer une activité médicale aux Etats-Unis d'Amérique ou au Royaume-Uni, ce qui n'était en réalité pas le cas. En outre, le recourant avait présenté des diplômes identiques ou similaires portant cependant des dates différentes, ainsi deux doctorats en médecine, l'un daté de 1990 et l'autre de 1996, le premier censé provenir de l'Université B.________ et du Collège C.________ et le second uniquement de l'Université B.________. Le prétendu doctorat en psychologie du Collège C.________ présenté par l'intéressé était quant à lui daté, selon la version produite, de 1987 ou de 1989. Enfin, il était impossible que le recourant eût réalisé toutes les formations dont il se prévalait et qui lui auraient permis d'obtenir un doctorat en psychopathologie en 1988 du Collège C.________, un doctorat en psychologie en 1987 ou 1989 - alors que l'intéressé aurait suivi des cours, durant la même période, à l'Institut D.________ -, une autorisation de pratiquer la psychiatrie en Arkansas en 1989, un diplôme universitaire de médecines naturelles en 1990 - pour 2'560 heures de cours -, un doctorat en médecine de l'Université B.________ en 1990 - pour 5'500 heures -, un diplôme en maladies mentales en 1992 à Paris, un "master of medical science" de l'Université B.________ en 1993 ainsi que, la même année, un titre de professeur spécialisé en psychopathologie clinique et psychiatrie, obtenu notamment sur la base de prétendus travaux et publications scientifiques, quand bien même celui-ci n'avait aucune formation psychiatrique ni n'avait rien publié avant 1995. En outre, entre 1989 et 1999, le recourant avait exercé en tant que psychothérapeute et psychanalyste dans son cabinet. En définitive, l'autorité précédente a retenu que ce dernier n'avait jamais suivi un enseignement ni accompli une formation auprès de l'Université B.________ et du Collège C.________, alors que les diplômes concernés constataient faussement qu'il y aurait obtenu des grades académiques, notamment des doctorats. L'argumentation du recourant s'écarte à cet égard de manière inadmissible de l'état de fait de l'autorité précédente, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il ne prétend pas qu'il aurait été établi de manière arbitraire. Il en va ainsi lorsque l'intéressé affirme avoir suivi un enseignement afin d'obtenir les diplômes litigieux, en se référant à l'audition de E.________. Le prénommé a seulement déclaré avoir eu le recourant comme étudiant dans les années 1970, ce qui ne démontre nullement que celui-ci aurait accompli un cursus correspondant aux divers diplômes présentés, émanant de l'Université B.________ et du Collège C.________. Il apparaît ainsi que le recourant a fait usage de diplômes constatant faussement qu'il aurait accompli des études académiques et obtenu des grades dans le domaine médical auprès de l'Université B.________ et du Collège C.________, en vue d'obtenir son enregistrement au RME. Pour le reste, le recourant ne conteste pas que les diplômes concernés pussent être constitutifs de faux intellectuels, en raison de leur valeur probante accrue. La cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en le condamnant, en raison de ces agissements, pour faux dans les certificats. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.