Citation: 6B_34/2017 E. 1.3.1

1.3.1. A teneur de l'expertise et comme la cour cantonale l'a relevé, il aurait suffit, pour que l'accident ne survienne pas, que l'intimé circule environ 2 km/h moins vite et ne freine pas en manoeuvrant sa direction à l'abord de ce virage, ou encore qu'il entreprenne sa manoeuvre de freinage en ligne droite, avant le virage, ce qui lui aurait permis de réduire sa vitesse avant d'aborder le virage. Compte tenu de l'inexpérience de l'intimé en matière de conduite, il n'était pas insoutenable de qualifier ce comportement d'erreur d'appréciation, ce d'autant que le freinage à l'abord du virage constituait une faute de conduite courante. L'erreur commise n'était donc pas si flagrante qu'elle impliquait nécessairement d'imputer à l'intimé la conscience et l'acceptation d'une issue mortelle.