Citation: 4A_240/2007 20.09.2007 E. 3

Le recourant se plaint d'une violation de l'art. 102 CO. Il relève que la mise en demeure de payer faite par l'intimé date du 2 juin 2005, à un moment où la créance était séquestrée. Il en déduit que seul l'Office des poursuites pouvait en exiger le paiement, à l'exclusion de l'intimé, que la mise en demeure n'était pas valable et qu'en conséquence, l'intégralité de la créance n'était pas exigible au moment où la poursuite a été engagée. Selon les termes de la convention du 5 juillet 2004, tout retard dans le paiement des acomptes entraînait "l'exigibilité immédiate" de l'intégralité du solde de la créance. L'exigibilité n'était dès lors pas subordonnée à une interpellation; suite au non-respect de l'échéance du 30 avril 2005, elle était donnée dès le jour suivant, le 1er mai 2005, sans qu'un acte particulier de l'intimé fut nécessaire à cet effet.