Citation: 2C_146/2023 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, il ressort des constatations de l'arrêt attaqué que, devant le Service cantonal, le recourant a formulé diverses réquisitions de preuves - soit une analyse sanguine permettant d'établir la filiation des chiots, l'audition de sa fille qui était présente au moment des faits et le visionnage d'images de vidéosurveillance susceptibles de prouver qu'il avait été interpellé devant son domicile par les agents de douane à 1h39 et non 1h30 - qui ont toutes été refusées par ledit Service. Dans sa décision sur recours du 17 juin 2022, le Département cantonal a conclu que ce refus ne violait pas le droit d'être entendu du recourant dès lors que celui-ci avait pu s'exprimer en personne lors du séquestre de ses chiots et que sa demande d'établissement du lien de filiation desdits animaux par le biais de prises de sang n'aurait de toute façon pas permis d'établir s'il avait traversé la frontière franco-suisse avec ceux-ci. Dans son arrêt attaqué, le Tribunal cantonal a considéré que la motivation précitée était brève mais suffisante du point de vue du droit à une décision motivée, et a confirmé la conclusion du Département cantonal en retenant, d'une part, que l'établissement de la propriété des chiots et de leur filiation n'aurait quoi qu'il en soit pas permis d'écarter sur le champ tout doute quant au risque de rage qui justifiait la mesure de séquestre et de quarantaine et, d'autre part, que l'heure de l'interpellation par les agents de douane figurait dans les documents établis par ces derniers de sorte que le Service cantonal pouvait, par appréciation anticipée des preuves, s'y fier.