Citation: 6B_114/2022 E. 2.3.3

2.3.3. La recourante s'oppose à la suppression des 30 minutes qu'elle avait dédiées le 11 juin 2021 à un "survol du dossier pour réquisitions". Dès lors que la recourante avait consulté le dossier dans les locaux du ministère public durant 45 minutes quelques jours auparavant (8 juin 2021) et qu'à cette date, le dossier ne contenait pas de pièces nouvelles particulières, la cour cantonale a tenu pour justifié le retranchement des 30 minutes consacrées le 11 juin 2021 à l'examen de l'opportunité du dépôt de réquisitions de preuve (cf. arrêt attaqué, consid. 6.4, 8ème par., p. 17). En tant que la recourante soutient qu'elle n'avait pas eu le temps d'analyser concrètement le dossier lors de sa consultation au ministère public, dans la mesure où elle s'était attachée à cette occasion à devoir repérer les pièces manquantes dans son propre dossier et à les numéroter, puis à devoir interpeller la greffière pour lui indiquer que le dossier était incomplet, elle ne démontre pas pour autant l'arbitraire du raisonnement de la cour cantonale quant au fait qu'en l'absence de pièces réellement nouvelles, il n'y avait pas matière à l'examen de réquisitions de preuve. On relèvera de surcroît que la cour cantonale a admis la prise en compte de 90 minutes, consacrées le 4 juillet 2021 à la préparation de l'audience de jugement, lors desquelles la recourante aura pu examiner l'opportunité d'éventuelles réquisitions de preuve, qu'elle n'allègue au demeurant pas avoir présentées en audience. On ne voit pas non plus qu'il était décisif, dans ce contexte, que la recourante avait dû se rendre au ministère public le 8 juin 2021 pour consulter le dossier - la pratique genevoise serait de refuser systématiquement l'envoi du dossier original dans les études d'avocats, en dérogation à la règle générale décrite à l'art. 102 al. 2, 2ème phr., CPP -, étant au demeurant observé que la vacation y relative lui a été indemnisée.