Citation: 1C_353/2019 E. A

Le 19 novembre 2018, A.________ a saisi la Préposée cantonale à la transparence du canton de Fribourg (ci-après: la Préposée) d'une requête en médiation concernant l'accès à divers documents et renseignements de la part de l'Etablissement cantonal fribourgeois d'assurance des bâtiments (ci-après: l'ECAB); il désirait aussi connaître la date de la séance du conseil d'administration de l'ECAB (ci-après: CA) au cours de laquelle ses précédentes demandes seraient traitées. Par lettre du 23 novembre 2018, les parties ont été convoquées par la Préposée à une séance de médiation le 5 décembre 2018. Par courrier électronique, A.________ a indiqué qu'une séance de médiation n'était pas nécessaire. Le 27 novembre 2018, il lui fut répondu que la séance ne pouvait être annulée, sauf en cas de retrait de la demande ou de demande commune de suspension. Le même jour, A.________ fit savoir qu'il ne serait pas présent à la séance; il jugeait celle-ci inutile dans la mesure où sa requête - qu'il confirmait - était claire et non négociable; il désirait savoir quand la séance du CA aurait lieu. L'ECAB a transmis certains renseignements et la Préposée a fait savoir, les 30 novembre et 3 décembre 2018, que la séance était maintenue. A.________ ne s'est pas présenté à celle-ci et la Préposée a indiqué, par lettre du lendemain, que la procédure suivrait son cours. L'ECAB a encore fourni certains renseignements le 10 décembre 2018. Le 12 décembre 2018, la Préposée a convoqué une nouvelle séance de médiation le 8 janvier 2019, précisant que les parties étaient obligées de comparaître et que si le requérant était à nouveau absent sans excuse valable, la requête serait considérée comme retirée. Le même jour, A.________ a indiqué à l'ECAB qu'il réclamait encore deux renseignements (voyages à l'étranger des membres du CA et rémunération des anciens membres). Le 7 janvier 2019, il fit savoir qu'il ne se présenterait pas à la séance de médiation car il attendait encore la réponse de l'ECAB; il considérait que la médiation avait échoué et demandait une recommandation sur le fond. Le requérant ne s'étant pas présenté à la séance du 8 janvier 2019, la Préposée a constaté, par décision du 23 janvier 2019, que la requête était retirée et que la procédure de médiation était considérée comme close. Les parties avaient l'obligation de collaborer à la médiation en vertu de l'art. 14a de la loi cantonale sur l'accès aux documents (OAD, RS/FR 17.54) et l'autorité cantonale pouvait, en l'absence d'une disposition spécifique, appliquer par analogie l'art. 12b al. 3 OTrans.