Citation: 6B_459/2022 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la procédure pénale a été menée jusqu'au stade du jugement, ce qui aurait dû permettre à la recourante, en tant que partie plaignante, d'articuler ses prétentions civiles. La recourante s'est cependant limitée à demander le versement d'un montant symbolique au titre de la réparation de son tort moral au motif qu'elle ne pouvait pas chiffrer celui-ci. Elle n'a pas expliqué en quoi l'atteinte subie du fait de l'infraction dénoncée présentait une gravité suffisante pour obtenir l'allocation d'une indemnité pour tort moral ni établi que cette atteinte avait été causée par l'infraction de violation du secret professionnel et non le comportement général de l'intimé. La réduction de ses conclusions à un franc symbolique ne pouvait lui permettre d'échapper à ces exigences (cf. arrêt 6B_329/2020 du 20 janvier 2021 consid. 1). Au demeurant, si, comme elle le soutient, elle ne pouvait pas chiffrer le montant de son indemnité en réparation du tort moral, elle devait conclure à l'allocation de ses prétentions civiles dans leur principe et expliquer, par des motifs compréhensibles, pourquoi elle n'avait pas pu prendre des conclusions chiffrées au stade du jugement, ce qu'elle ne fait pas non plus. A défaut d'explications suffisantes sur ces questions, la qualité pour recourir sur le fond doit lui être refusée.