Citation: 1C_253/2023 E. 2.2

2.2. Les recourants affirment en substance qu'une planification spéciale serait nécessaire; ils se limitent toutefois à exposer la jurisprudence mentionnée ci-dessus (consid. 2.1), sans aucune autre forme d'argumentation. Quoi qu'il en soit, leur critique peut d'emblée être rejetée. En effet, rien ne permet de retenir que les modifications apportées par le projet litigieux (suppression des huit places de stationnement sur la rue Centrale; restrictions à la circulation sur plusieurs tronçons du secteur de l'Hôtel de Ville; mise en place d'un double sens de circulation sur la rue Centrale) déploieraient des effets importants sur le territoire ou sur l'environnement, nécessitant une obligation de planifier. Les recourants reconnaissent notamment que le projet en question n'est pas soumis à l'élaboration d'une étude d'impact sur l'environnement (EIE). Certes, les modifications projetées reporteront une partie du trafic sur la rue Centrale et, ce faisant, induiront une augmentation des nuisances résultant de l'utilisation de cette voie publique. Toutefois, comme relevé par la cour cantonale, le trafic supplémentaire sur la rue Centrale proviendra de tronçons situés à quelques dizaines de mètres seulement et il n'y aura pas d'augmentation du trafic à l'échelle du secteur. Le report de trafic aussi localisé n'imposait pas, quoi qu'en pensent les recourants, une procédure de planification en vertu du droit fédéral. Le grief de violation des art. 2 et 14 LAT est infondé.