Citation: 6B_533/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'il était pertinent de déterminer sur quelle distance il avait roulé à plus de 139 km/h car plus la distance parcourue à cette vitesse est courte, plus il est difficile de retenir que cette infraction a été réalisée intentionnellement, respectivement plus il est difficile de démontrer un comportement intentionnel. Cependant, il n'expose en quoi il était arbitraire de retenir qu'une expertise ne permettrait de toute façon pas d'établir cette distance. Ce faisant, le recourant ne critique pas l'un des motifs évoqués par la cour cantonale et qui, à lui seul, fonde la décision attaquée sur ce point. Il échoue ainsi à mettre en évidence, par une motivation conforme aux exigences en la matière, en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en refusant cette mesure d'instruction. Le recourant se borne par ailleurs à opposer son appréciation à celle de la cour cantonale lorsqu'il affirme qu'il était raisonnable de penser que l'agent de police se souvenait parfaitement de l'excès de vitesse commis, compte tenu de son importance. Appellatoire, son grief est irrecevable. Du reste, dès lors qu'il était question de faits datant de près de 20 mois au moment du jugement entrepris, il n'était pas insoutenable de retenir que l'agent de police présent sur les lieux ne serait pas à même d'apporter des précisions utiles s'agissant de l'excès de vitesse en cause, lequel n'avait duré que quelques secondes. Le grief soulevé à l'encontre de l'appréciation anticipée des moyens de preuve doit par conséquent être écarté, dans la mesure de sa recevabilité.