Citation: 6B_918/2023 E. 1.2.1

1.2.1. En tout état de cause, on comprend à la lecture du jugement attaqué que la cour cantonale a forgé sa conviction sur le plan factuel en relevant tout d'abord que la recourante contestait devant elle avoir rapporté au SUPEA que sa fille C.________ avait été victime d'attouchements de son père, alors que ce fait était établi de manière indiscutable, sachant notamment qu'elle n'avait pas contesté avoir rapporté de tels actes lorsqu'elle avait été entendue dans le cadre de l'instruction diligentée contre prénommé (PE20.xxxxxx; cf. pièce 9/1). Force est également de relever que la tenue de tels propos ressort sans ambiguïté des pièces du dossier (cf. pièce 9/4; jugement de première instance, p. 16). Outre cet élément, la cour cantonale a également pointé la chronologie des faits, relevant que la recourante n'avait contacté le SUPEA et rapporté ce qui précède qu'au moment où son mari avait décidé de quitter le domicile familial. L'enfant C.________ n'avait quant à elle rien rapporté spontanément durant l'enquête diligentée contre ce dernier. À cela s'ajoutait encore une précédente dénonciation contre le père de l'une de ses autres filles, qui conduisait, selon les juges précédents, à retenir à la charge de la recourante qu'elle connaissait les procédures diligentées contre un père soupçonné d'attouchements sur son enfant. Au-delà de ce qui précède, la cour cantonale a encore souligné qu'il était certain qu'à compter de la fin du mois de mai 2021, la recourante avait eu connaissance de l'ordonnance de classement rendue en faveur de l'intimé. Elle avait pourtant, en date du 20 juin 2021, tenu, à l'adresse du conseiller psychologique de l'établissement dans lequel sa fille était scolarisée, des propos relatant un épisode entre ce dernier et sa fille en utilisant des termes et des phrases percutants, tels que "détresse", "crises de pleurs", "maux de ventre", "en [lui] demandant de poser des questions sur son papa", qui, aux dires des juges précédents, ne manquaient pas d'alerter au vu du contexte particulier de suspicions d'abus sexuel. La recourante n'avait du reste pas informé ce même psychologue scolaire de l'ordonnance de classement. Or, à ce moment-là, selon la cour cantonale, la recourante n'était plus fondée à penser, encore, que sa fille était victime d'abus sexuels de la part de son père. Aux dires des juges précédents, il y avait lieu de retenir qu'elle s'était donc volontairement tournée vers un autre professionnel et lui avait rapporté des informations fallacieuses, tout en s'abstenant de lui révéler qu'une première procédure pénale s'était soldée par une ordonnance de classement, de telle sorte qu'un nouveau signalement soit effectué. Cela démontrait assurément, selon la cour cantonale, une volonté de la recourante de tout mettre en oeuvre pour que l'intimé soit poursuivi pénalement, alors qu'elle le savait innocent.