Citation: P 66/04 16.08.2005 E. 3

3.1 En l'espèce, les premiers juges se sont fondés exclusivement sur l'inscription des époux A.________ et B.________ au contrôle des habitants de la commune de X.________ pour en conclure qu'ils occupaient l'appartement avec le recourant. Ils en ont également déduit, de manière superfétatoire (cf. consid. 2), qu'ils étaient présumés assumer la charge du loyer si bien qu'en l'absence de preuve contraire rapportée par ce dernier, il y avait lieu à partage du loyer dans le calcul des prestations complémentaires. 3.2 L'appréciation des preuves - opérée au demeurant très succinctement - par la juridiction cantonale est clairement insoutenable. Certes, les époux sont inscrits au contrôle des habitants de la commune de X.________ à la même adresse que le recourant. Ils ont toutefois donné des explications crédibles à cette situation, en même temps qu'ils produisaient des documents attestant qu'ils vivaient pour l'essentiel en France. Par ailleurs, les preuves apportées par l'instruction établissent sans aucun doute qu'ils ne partagent pas l'appartement avec leur frère et beau-frère. A cet égard, on peut se référer aussi bien au témoignage de la propriétaire de l'immeuble et voisine du recourant qu'à celui de l'assistante sociale du Centre social régional de Y.________ qui s'est rendue dans l'appartement à la période déterminante. Cela étant, c'est à tort que l'administration et les premiers juges ont considéré que l'appartement loué par le recourant était occupé également par son frère et sa belle-soeur et qu'ils ont retenu, dans le calcul des prestations complémentaires, un tiers du loyer au titre des déductions. Il appartiendra dès lors à la caisse intimée à qui la cause est renvoyée de procéder à un nouveau calcul des prestations complémentaires du recourant en tenant compte du fait qu'il vit seul dans son appartement.