Citation: 4A_60/2008 02.04.2008 E. 3

Avant d'entrer en matière sur les griefs soulevés, il convient de rappeler la portée de l'art. 36 let. f CA et la cognition du Tribunal fédéral saisi d'un recours en matière civile pour violation de cette disposition. Selon l'art. 36 let. f CA, la sentence arbitrale peut être attaquée en nullité lorsqu'elle est arbitraire, parce qu'elle repose sur des constatations manifestement contraires aux faits résultant du dossier ou parce qu'elle constitue une violation évidente du droit ou de l'équité. La notion concordataire de l'arbitraire correspond à celle développée par la jurisprudence relative aux art. 4 aCst. et 9 Cst. (ATF 131 I 45 consid. 3.4). S'agissant des faits, l'art. 36 let. f CA est même plus restrictif, puisque le juge ne peut revoir la façon dont les arbitres ont apprécié les preuves, mais doit se limiter à vérifier que les faits constatés ne sont pas manifestement contraires au dossier (cf. ATF 131 I 45 consid. 3.6). Par conséquent, l'autorité judiciaire saisie d'un recours en nullité au sens des art. 36 ss CA n'a pas à examiner quelle interprétation correcte le tribunal arbitral aurait dû donner des dispositions applicables; elle doit uniquement dire si l'interprétation qui en a été faite est défendable. En outre, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire préférable; enfin, la solution doit être arbitraire dans son résultat, et non seulement dans ses motifs (cf. ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17 et les arrêts cités; arrêt 4P.148/2006 du 10 janvier 2007, consid. 4.2). Il convient de souligner, en outre, que le Tribunal fédéral n'examine la violation du droit intercantonal, tel le CA, que si un grief de ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant méconnaît ces principes. En effet, de longs passages de son mémoire ne consistent qu'en une critique de nature purement appellatoire de la décision attaquée, où il est reproché à la cour cantonale d'avoir appliqué le droit privé matériel de façon incorrecte et où sont exposés des faits qui ne ressortent pas de cette décision. Dans cette mesure aussi, le recours est irrecevable.