Citation: 5P.83/2002 11.04.2002 E. 3

3.- a) Devant l'autorité cantonale, le poursuivi a également reproché au premier juge d'avoir refait le calcul des charges - payées par lui-même alors qu'elles incombaient à son épouse - liées à la villa de Corcelles sur la base des documents déposés, alors qu'il ressortait tant de l'ordonnance de mesures provisoires du 27 juillet 1999 que de l'arrêt de cassation du 15 février 2000 que ces charges se montaient à 4'433 fr. Les juges cantonaux ont considéré que cette estimation des charges liées à la villa de Corcelles ne liait pas le juge de la mainlevée définitive, qui ne pouvait pas prendre en considération un montant "forfaitaire", mais seulement les titres au sens de l'art. 81 LP produits par l'intimé, titres qui établissaient sa libération pour un montant au demeurant incontesté de 49'234 fr. b) Selon le recourant, cette opinion serait arbitraire, car "chacun sait que l'entretien d'un immeuble occasionne également des frais qui ne peuvent pas être ponctuellement établis, l'un après l'autre, par des factures individualisées", raison pour laquelle il fallait en l'espèce reprendre le montant de 4'433 fr. par mois retenu dans le cadre de la première procédure de mesures provisoires. c) Par cette argumentation sommaire, le recourant ne démontre nullement en quoi l'opinion de l'autorité cantonale serait arbitraire, à savoir qu'elle méconnaîtrait gravement une règle de droit ou un principe juridique clair et indiscuté, ou qu'elle contredirait de manière choquante le sentiment de l'équité (ATF 126 III 438 consid. 3 in fine; 125 I 166 consid. 2a; 124 I 312 consid. 5a; 123 I 1 consid. 4a et les arrêts cités). Il apparaît au contraire plus que soutenable, s'agissant d'une procédure sur titre (cf. consid. 2c supra), de considérer qu'il était parfaitement correct, de la part du juge de la mainlevée, de rechercher sur la base des titres déposés quels montants avaient été payés par le recourant.