Citation: 6B_642/2018 E. 2.3

2.3. En outre, la carence d'une autorité ne peut être portée directement à l'attention du Tribunal fédéral sur la base de l'art. 94 LTF que dans l'hypothèse où il n'existerait aucune voie de droit préalable, sur le plan cantonal, pour s'en plaindre (cf. arrêts 1B_138/2016 du 18 avril 2016 consid. 2; 1B_17/2012 du 14 février 2012 consid. 3; 1C_175/2011 du 18 mai 2011 consid. 2; 1B_139/2009 du 7 juillet 2009 consid. 5). Or, selon l'art. 38 de la loi vaudoise sur l'exécution des condamnations pénales (LEP/VD; RS/VD 340.01), peuvent notamment faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal cantonal, devant la Chambre des recours pénale, les décisions rendues par l'OEP ou celles rendues sur recours par le SPEN (al. 1). La procédure est régie par les dispositions du CPP relatives au recours (al. 2). Parmi les dispositions en question, l'art. 393 al. 2 let. a CPP prévoit qu'un recours peut notamment être formé pour déni de justice et retard injustifié. Ainsi, que le grief du recourant s'adresse à l'OEP ou au SPEN, une voie de recours pour déni de justice et retard injustifié est en tous les cas ouverte auprès du Tribunal cantonal vaudois. Le recourant ne prétend en l'occurrence nullement avoir saisi cette autorité d'un recours en la matière. On ne voit donc pas qu'il existerait, devant celle-ci, une procédure pendante qui justifierait une intervention du Tribunal fédéral sous l'angle de l'art. 94 LTF.