Citation: 6B_1321/2017 E. B

Par jugement du 18 octobre 2017, la 1re Chambre pénale de la Cour suprême bernoise, statuant sur l'appel formé par le ministère public et sur les appels joints formés par A.________ et X.________ contre ce jugement, a réformé celui-ci en ce sens que le dernier nommé est condamné, pour mise en danger de la vie d'autrui, extorsion par brigandage, brigandage qualifié, tentative de brigandage, agression, rixe, tentative de lésions corporelles graves, lésions corporelles simples, menaces, infraction à la LArm, dommages à la propriété et conduite inconvenante, à une peine privative de liberté de 7 ans et 5 mois, sous déduction de 786 jours de détention subis, ainsi qu'à une amende de 50 francs. Elle a en outre ordonné le placement de X.________ dans un établissement pour jeunes adultes et a dit que l'exécution de la mesure prime la peine privative de liberté. S'agissant des infractions encore contestées devant elle, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________ est né en 1997 à U.________. En 2002 puis en 2009, il a successivement perdu son père et sa mère, tous deux ensuite d'une overdose. Il a, dès 2002, été pris en charge par son grand-père paternel. B.b. B.b.a. Le 28 décembre 2014, peu après 3 h 30, à U.________, X.________ a pris place dans une voiture, en compagnie de trois comparses, circulant dans la ville afin de rechercher des personnes seules et isolées pour les détrousser. Il a notamment indiqué au chauffeur du véhicule où et à quel moment il convenait de s'arrêter. A un moment donné, X.________ est sorti le premier de la voiture à proximité de A.________ et a crié "il a de l'argent, il a de l'argent". Il a immédiatement et de manière imprévisible donné au dernier nommé un violent coup de poing au visage, ce qui a eu pour effet de faire tomber A.________, inconscient, au sol. Alors que ce dernier se trouvait dans cet état, X.________, ainsi que deux de ses acolytes, ont donné à A.________ plusieurs coups de pied sur le corps et à la tête, lui causant de multiples blessures, notamment un traumatisme crânio-cérébral avec amnésie circonstancielle et une plaie à la lèvre inférieure. Les intéressés ont ensuite dérobé le portemonnaie et le téléphone cellulaire de A.________ avant de prendre la fuite. B.b.b. A V.________, dans la nuit du 13 au 14 juillet 2015, X.________ s'est rendu au domicile de son amie B.________. Il lui a téléphoné et lui a demandé de sortir de chez elle. Peu après, alors que la prénommée était assise sur les marches de l'escalier de l'immeuble se trouvant en face de chez elle, X.________ lui a donné, sans qu'elle ne s'y attende, un coup de pied dans les côtes et un autre sur le côté gauche du corps. Il l'a ensuite insultée et a voulu l'emmener avec lui dans la forêt en lui disant : "viens avec moi dans la forêt, je devrais te tuer et t'enterrer sur place !". Comme B.________ refusait de le suivre, X.________ a tenté de l'étrangler en venant derrière elle, en saisissant son cou au creux de son avant-bras replié et en resserrant son étreinte. Il n'a relâché sa prise qu'après que la prénommée l'eut mordu. Il lui a ensuite donné plusieurs coups de poing et de tête au visage, avant de tenter une nouvelle fois de l'étrangler en la serrant au cou avec ses deux mains. X.________ a ensuite quitté les lieux. Quelques minutes plus tard, il a rappelé B.________, qui était entretemps rentrée chez elle, en lui demandant de sortir à nouveau. Celle-ci s'est exécutée. X.________ a saisi son téléphone cellulaire et l'a jeté à terre. Il s'est ensuite rendu à l'intérieur de l'immeuble, dans la chambre de l'intéressée, et s'est assis sur son canapé, puis, après quelques minutes, a détruit le téléphone cellulaire de B.________. Il s'est placé en face de cette dernière, lui a caressé la tête en lui disant : "laisse-toi faire, ça va aller", puis a saisi à deux mains et a serré fortement, pendant une longue période, le cou de la prénommée, l'empêchant ainsi de respirer. Il a agi de la sorte jusqu'à ce que la tête de B.________ commence à tourner, sans que celle-ci ne perde connaissance, puis a subitement lâché sa prise en disant : "ouais c'est bon, j'te laisse en vie mais j'espère que tu vas crever un jour !". L'ensemble des coups portés à B.________ a causé à celle-ci plusieurs hématomes au niveau périorbitaire droit, sur le bras droit et sur l'avant-bras gauche ainsi que plusieurs ecchymoses autour du cou, du sein droit et de la région costale postérieure gauche. B.b.c. Le 15 août 2015, à W.________, X.________ a, sans avertissement préalable, donné un violent coup de poing au visage de C.________. Ce coup a fait tomber le prénommé au sol. Alors que celui-ci se trouvait à terre, X.________ a donné un coup de pied au bas de son visage, brisant ainsi ses lunettes. B.c. Durant l'instruction, X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique, confiée au Dr D.________. Ce dernier a diagnostiqué, chez l'intéressé, un trouble de la personnalité dyssociale, qualifié de grave.