Citation: 1B_185/2020 E. 5.2

5.2. S'agissant du risque de fuite, le Président de la Chambre pénale a renvoyé au considérant 3 de son ordonnance du 27 septembre 2019 dès lors que le recourant développait dans son mémoire les mêmes arguments et proposait les même mesures de substitution que dans celui du 4 septembre 2019 qu'il avait écartés et jugés inefficaces. Il a ajouté qu'une interdiction faite au prévenu d'entretenir des relations avec les plaignantes n'était qu'une variante de l'assignation à résidence ou l'obligation de ne pas se rendre dans certains endroits et qu'elle visait premièrement à éviter le risque de collusion et le risque de récidive et non le risque de fuite. La Cour de céans s'est prononcée sur la question du risque de fuite et l'a confirmé, ajoutant que ni la saisie des papiers d'identité du recourant ni le port d'un bracelet électronique ne constituaient des garanties suffisantes qu'il ne se soustraie pas à la procédure pénale ouverte à son encontre (arrêt 1B_530/2019 du 19 novembre 2019 consid. 4). Depuis lors, le Ministère public a adressé aux parties une communication de fin d'enquête dans laquelle il entendait procéder à la mise en accusation du recourant pour l'intégralité des faits qui lui sont reprochés, rendant ainsi plus concret son renvoi en jugement et une éventuelle condamnation et relativisant l'incidence que pourrait avoir la détention subie sur le risque de quitter le pays. L'expertise de crédibilité de la fille du recourant, même si elle devait aboutir à mettre en doute les déclarations de son auteur, ne permettrait pas d'atténuer le risque de fuite constaté dans l'arrêt précédent et toujours actuel. Dans la mesure où il considérait que ce risque suffisait à lui seul à motiver la détention provisoire, le Président de la Chambre pénale pouvait se dispenser d'examiner si cette mesure s'imposait également en raison d'un risque de réitération ou d'un danger de collusion.