Citation: 6B_1174/2018 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale de s'être ralliée "sans autre motivation" aux conclusions du rapport rédigé par les professeurs H.________ et I.________. Ce document aurait, selon lui, été considéré à tort comme le fruit d'une expertise judiciaire au sens des art. 182 ss CPP, de sorte que l'autorité précédente n'aurait pu se contenter d'y souscrire mais aurait au contraire dû l'apprécier "avec une grande retenue". Il apparaît pourtant que la cour cantonale a apprécié librement la preuve en question (cf. art. 10 al. 2 CPP), qu'elle n'a pas considérée comme le résultat d'une expertise judiciaire au sens des art. 182 ss CPP. Loin de s'y référer sans motivation, l'autorité précédente a indiqué, d'une part, qu'il n'y avait pas lieu de douter des compétences des professeurs H.________ et I.________ et, d'autre part, que ces derniers avaient rédigé leur rapport en qualité d'experts judiciaires auprès du Tribunal de grande instance de M.________. Ainsi, sans l'assimiler au résultat d'une expertise judiciaire qui aurait été mise en oeuvre par les autorités cantonales selon les cautèles du CPP, la cour cantonale pouvait considérer que le rapport en question était probant. Contrairement à ce que soutient le recourant, ce moyen de preuve ne devait pas être considéré comme une expertise privée, dont la valeur probante est relativisée par le fait que son auteur n'est pas indépendant ni impartial (cf. ATF 142 II 355 consid. 6 p. 359; 141 IV 369 consid. 6.2 p. 373 s.). Il n'apparaît pas, partant, que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire ou violé l'art. 184 al. 1 CPP en appréciant librement l'expertise des professeurs H.________ et I.________ et en reprenant à son compte certaines de leurs conclusions.