Citation: U 4/06 19.06.2006 E. A

Z.________, né en 1947, travaillait en qualité de monteur en chauffage au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 14 janvier 2003, l'assuré a présenté un épisode de dyspnée aiguë avec sensation de malaise et lipothymie alors qu'il détartrait un chauffe-eau avec un produit (Calcolith) contenant une forte concentration d'acide chlorhydrique. Depuis lors, il n'a plus exercé d'activité lucrative, hormis une tentative de reprise de son travail à 50 % d'un temps complet du 10 au 11 mars 2003. Consultés par l'assuré à la demande de son médecin-traitant - la doctoresse B.________ -, les docteurs L.________ et M.________, de l'Institut universitaire Y.________, ont attesté un syndrome broncho-obstructif sévère, aggravé par l'exposition professionnelle à des acides et un tabagisme chronique. De l'avis de ces médecins, le trouble ventilatoire obstructif sévère était vraisemblablement lié à un tabagisme important et aggravé par les vapeurs d'HC1 lors du détartrage des chauffe-eau. Ils ont aussi indiqué, qu'en vue de prévenir une nouvelle détérioration ou une aggravation brutale de son état de santé, l'intéressé ne devait plus être exposé à des substances irritantes pour les voies respiratoires (rapport du 16 mai 2003). Ainsi, par décision du 4 décembre 2003, la division de médecine du travail de la CNA a déclaré l'assuré inapte à tous les travaux comportant une exposition aux irritants respiratoires. Par décision du 28 octobre 2003, la CNA a nié à Z.________ le droit à des prestations pour l'affection respiratoire dont il souffrait, dès lors qu'elle ne répondait pas aux critères de maladie professionnelle. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis du docteur T.________ du 24 octobre 2003, spécialiste en médecine du travail et médecin de sa division de médecine du travail, selon lequel l'intéressé était atteint d'une bronchite obstructive sévère entraînant une insuffisance respiratoire globale causée principalement par le tabagisme. En procédure d'opposition, la CNA a notamment recueilli le rapport d'expertise du docteur K.________, pneumologue, du 15 mars 2004, réalisé à la demande de l'assuré. Ce médecin a diagnostiqué une broncho-pneumopathie chronique obstructive et un asthme bronchique. A son avis, si la première affection était due, de manière non exclusive - 20 % étant attribué à l'activité professionnelle -, au tabagisme, le développement de la seconde ne s'expliquait que par l'inhalation d'acide chlorhydrique présent dans l'environnement professionnel. Se fondant en particulier sur l'appréciation médicale du docteur T.________ du 26 mai 2004, qui a nié tant l'origine professionnelle prépondérante de la broncho-pneumopathie chronique obstructive que l'existence d'un asthme, la caisse a confirmé sa précédente décision par décision sur opposition du 2 juin 2004.