Citation: 4A_92/2013 E. 3

Il résulte des faits déterminants (art. 105 al. 1 LTF) que l'agent (i.e. la recourante) n'avait pas l'exclusivité dans un rayon déterminé ou auprès d'une clientèle déterminée. Partant, l'art. 418g al. 2 CO n'est pas applicable à la cause, de sorte que, conformément à l'art. 418g al. 1 CO, l'agent ne peut avoir droit à la provision convenue que pour les affaires qu'il a négociées ou conclues pendant la durée du contrat, ou encore pour les affaires conclues sans son concours pendant la durée du contrat, mais avec des clients qu'il a procurés pour des affaires de ce genre. La recourante fait valoir que la cour cantonale a constaté arbitrairement (art. 9 Cst.), au mépris des clauses contractuelles du contrat d'agence passé entre les plaideurs, que le droit de l'agent à obtenir des commissions était subordonné à une activité particulière de celui-ci et qu'un lien de causalité direct devait être prouvé. La Cour de justice aurait fait totalement fi du contenu de l'accord passé le juillet 2000, lequel déterminait de manière exhaustive l'obligation de verser les commissions. A en croire la recourante, pour avoir droit aux commissions, l'agent n'avait pas à établir avoir exercé une quelconque influence dans la conclusion des ventes de dioxyde de titane, pas plus qu'il n'avait à démontrer l'existence d'affaires dites « directes » donnant droit à des provisions, soit d'affaires conclues par le mandant sans le concours de l'agent, mais avec un client procuré par celui-ci. Deux seuls éléments auraient conditionné le versement des commissions: d'une part des commandes passées par le représentant et acceptées par l'intimée, d'autre part l'encaissement par l'intimée du prix de vente.