Citation: C 29/02 24.04.2003 E. A

G.________, née le 16 juin 1950, pharmacienne de profession, a perdu son emploi à la suite de la fermeture, le 28 février 1999, de l'officine dont elle avait la gérance. Dès mars 1999, elle a bénéficié d'indemnités journalières de l'assurance-chômage. Le 26 octobre 2000, G.________ a annoncé qu'elle avait effectué des remplacements durant le mois d'octobre, «dont la somme approximative serait de 2'000 fr. environ, frais de déplacement et de repas non encore déduits». Se fondant sur un décompte du 30 octobre 2000 qui prenait en considération un gain intermédiaire de 2'000 fr., la Caisse publique d'assurance-chômage de la République et canton du Jura a versé à l'assurée des indemnités journalières pour le mois d'octobre, d'un montant total de 4'211 fr. 85. Invitée par la caisse à faire remplir par son employeur une attestation de gain intermédiaire, G.________ a refusé, en invoquant le risque, lié à la divulgation de sa situation de chômeuse, qu'elle perde son emploi temporaire ou que son salaire soit diminué. Elle produisait un relevé de compte bancaire pour le mois d'octobre 2000, qui indiquait une entrée de salaire de 2'232 fr. 35. Le 23 novembre 2000, la caisse a avisé G.________ qu'elle était tenue de fournir tous les renseignements et documents nécessaires. Elle la sommait de faire remplir par son employeur l'attestation de gain intermédiaire, faute de quoi elle lui demanderait la restitution des indemnités versées pour le mois d'octobre. Par lettre du 16 décembre 2000, G.________ a informé la caisse qu'elle avait retrouvé un emploi à plein temps. Invoquant la protection de sa sphère privée, elle refusait de communiquer le nom de son employeur. Elle demandait que lui soit payé «le complément de novembre, ainsi que le chômage complet de décembre 2000». Dans sa réponse du 22 décembre 2000, la caisse a invité l'assurée à faire remplir par son employeur l'attestation de gain intermédiaire. Le 10 février 2001, G.________, renouvelant sa demande du 16 décembre 2000, a déclaré : «De mon côté, je vous ai apporté la preuve du gain réalisé à temps partiel et ma recherche de travail en novembre. Pour décembre, j'ai été au chômage complet et vous ai fourni les preuves de recherche de travail pour cette période». Le 15 février 2001, la caisse a sommé G.________ de lui fournir les documents réclamés, en lui impartissant un délai jusqu'au 28 février 2001 pour produire les attestations de gain intermédiaire concernant les mois d'octobre et novembre 2000, ainsi que tous les documents concernant la cessation des rapports de travail en novembre, et elle l'avisait qu'à l'échéance de ce délai le droit aux indemnités serait atteint de péremption. Par décision du 15 mars 2001, la caisse a informé G.________ qu'elle ne pouvait plus prétendre à des indemnités de chômage pour les mois d'octobre et novembre 2000, étant donné qu'elle n'avait pas exercé son droit à l'indemnité dans les délais prescrits. Elle se réservait le droit de demander la restitution des indemnités versées en octobre 2000 sur la base d'indications erronées. Par décision du 2 mai 2001, la caisse a réclamé à G.________ la restitution d'un montant de 4'211 fr. 85 représentant les indemnités de chômage touchées à tort du 1er au 31 octobre 2000.