Citation: 5A_914/2023 E. 6.1

6.1. Le recourant relève que les décisions brésiliennes n'établissent pas les besoins financiers réels des enfants, les capacités financières réelles ou hypothétiques de l'intimée ou ses propres capacités financières. Il ajoute qu'en considérant que la pension fixée permettait de payer les frais d'écolage privé des enfants et que le Brésil était l'un des États les plus inégalitaires en matière de revenus du travail, l'autorité cantonale a procédé à une interprétation inadmissible de la volonté du juge brésilien. Il soutient que le résultat des décisions brésiliennes est absolument contraire à l'ensemble des règles de procédure suisse permettant de fixer une contribution d'entretien de l'enfant au sens des art. 279 ss CC. Selon lui, le résultat concret des décisions brésiliennes est une contribution d'entretien fixée sur des bases inconnues, à l'aide d'un barème de calcul fluctuant et auquel les décisions ne renvoient pas directement, ce qui confine à une violation de la sécurité du droit ainsi que du droit d'être entendu et de celui à un procès équitable. Il affirme encore que cette reconnaissance aveugle des décisions brésiliennes porte atteinte à la sécurité du droit ainsi qu'aux principes régissant le respect du minimum vital et qu'admettre comme base de calcul d'une contribution d'entretien un salaire minimum national, voué à fluctuer dans le temps, est propre à potentiellement atteindre tant les intérêts du débirentier que du crédirentier, ce qui est contraire à l'ordre public suisse.