Citation: 1B_630/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, les modalités concrètes du placement du recourant en régime de sécurité renforcée de même que les critères pris en compte pour le prononcer ressortent explicitement de la décision du 19 mai 2022. On ne distingue dès lors pas ce qui aurait justifié de produire d'autres pièces en lien avec ces éléments. S'agissant des contrôles périodiques de ce placement, la décision du 19 mai 2022 précise qu'une évaluation régulière de la situation du recourant sera effectuée, pouvant conduire, le cas échéant, à une proposition de levée de la mesure avant son terme. L'OCD a confirmé que cette réévaluation avait eu lieu une fois par mois. Le recourant ne fait valoir aucune circonstance propre à mettre en doute cette affirmation. L'autorité précédente pouvait en tous les cas considérer sans arbitraire que tel avait été le cas. En tout état de cause, même en admettant que ce réexamen n'ait pas eu lieu, cela ne rendrait pas pour autant la mesure disproportionnée (cf. infra consid. 5). On ne saurait, dans ces circonstances, reprocher à l'autorité précédente de ne pas avoir fait droit à la demande du recourant tendant à la production des documents destinés à prouver ces contrôles. Par ailleurs, l'arrêt entrepris relève que le recourant a eu au cours de la procédure de nombreuses occasions de s'exprimer par écrit et de produire des pièces (cf. arrêt attaqué, p. 7). De plus, une audience de plaidoiries s'est tenue le 20 septembre 2022 devant la Chambre administrative, lors de laquelle les parties ont également pu exposer leur point de vue (cf. arrêt entrepris, p. 6 et 7). Le recourant ne prétend pas qu'il aurait souhaité développer oralement d'autres arguments qui n'auraient pas été plaidés par son conseil ou qui ne seraient pas contenus dans ses écritures. On ne distingue dès lors pas, le recourant ne l'expliquant pas précisément, ce qui aurait imposé une confrontation avec l'OCD. En définitive, l'autorité précédente pouvait, sans faire preuve d'arbitraire et sans violer d'une autre manière le droit fédéral, considérer que les faits pertinents étaient suffisamment établis par les pièces figurant au dossier, sans qu'il soit nécessaire de donner suite aux actes d'instruction sollicités par le recourant. Les griefs de ce dernier sont donc infondés.