Citation: 6B_660/2014 E. 7.5

7.5. En substance, les recourantes font valoir que la confiscation et le prononcé d'une créance compensatrice ne pourraient être ordonnés que si l'infraction ressortit à la compétence de la juridiction suisse. En l'absence d'une telle compétence pour juger les infractions de gestion déloyale et d'escroquerie, le TPF n'aurait pas pu ordonner le maintien des saisies en vue de l'exécution des créances compensatrices. De la sorte, les recourantes se réfèrent à leurs critiques quant à la compétence des autorités suisses pour juger desdites infractions. Ces critiques sont entièrement reprises du recours déposé par V.________ et ont été rejetées par arrêt de ce jour (arrêt 6B_659/2014 consid. 6). Par conséquent, le grief des recourantes tombe à faux dès lors que c'est à bon droit que le TPF a reconnu la compétence des autorités suisses pour juger de ces infractions, partant pour prononcer une créance compensatrice et maintenir les séquestres en cause.