Citation: 8C_454/2019 E. 5.3.5

5.3.5. Enfin et surtout, comme l'a constaté sans arbitraire l'autorité cantonale, le recourant n'a pas apporté la preuve d'une insuffisance de prestations de l'intimé. Ses allégations sur les prétendus manquements de celui-ci dans le cadre de la mise en oeuvre du programme OPUS ou sur ses prétendus manquements managériaux en 2014 dans la gestion des dossiers de séquestres ne sont pas étayées par des références aux pièces du dossier ou aux témoignages, à l'exception de l'allégation selon laquelle ce n'était pas l'intimé mais ses subordonnés qui proposaient des solutions pour pallier les problèmes informatiques. Or à cet égard, il résulte des témoignages invoqués que lorsqu'un collaborateur trouvait directement la solution à un problème informatique, il la faisait remonter à l'intimé, qui la répercutait aux autres collaborateurs par courriel, ce qui n'établit pas un manquement de la part de l'intimé. Quant à l'investigation du Groupe de confiance dont l'intimé a fait l'objet entre novembre 2015 et mai 2016 pour harcèlement sexuel à l'encontre d'une collègue, le secrétariat général du département n'y a pas donné suite, considérant que le Groupe de confiance n'avait pas rassemblé un faisceau d'indices sérieux, convergents et suffisamment forts pour présenter un haut degré de vraisemblance de l'existence d'un harcèlement sexuel. Dès lors, on ne saurait reprocher à la cour d'avoir arbitrairement omis de faire état de cet épisode dans son arrêt.