Citation: 9C_175/2021 E. 6.2

6.2. S'agissant d'abord du dysfonctionnement physiologique de la nociception mis en évidence par le docteur G.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation (rapports des 13 février et 25 octobre 2019), auquel le docteur B.________ s'est également référé dans son rapport du 28 juin 2019 - en indiquant rejoindre l'avis du docteur G.________, selon lequel l'assuré présentait une symptomatologie bio-psycho-sociale, expression d'un dysfonctionnement de la nociception, péjorée par des facteurs socio-professionnels -, il ne permet pas de retenir une incapacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, quoi qu'en dise le recourant. D'une part, si le docteur G.________, qui, selon les constatations cantonales, non contestées par le recourant, l'a examiné pour la dernière fois, en septembre 2018, a fait état d'un dysfonctionnement physiologique de la nociception, en 2019, il ne s'est pas prononcé sur l'incidence de ce trouble sur la capacité de travail de l'assuré. Le médecin a seulement décrit le dysfonctionnement de la nociception comme un état séquellaire reconnu par l'OMS comme une maladie chronique, distincte de la douleur aigüe (rapport du 13 février 2019), en indiquant qu'une douleur chronique est désormais reconnue par l'OMS comme une maladie à part entière (rapport du 25 octobre 2019). D'autre part, bien que le docteur G.________ ait fait état d'une aggravation de l'état de santé de son patient en 2018 (rapports des 12 juillet et 4 septembre 2018), son appréciation de l'incapacité de travail repose en partie sur des facteurs extra-médicaux. On constate, à la suite de l'instance cantonale de recours, que le docteur G.________ a en effet indiqué que son patient devenait beaucoup plus plaintif par rapport à ses lombosciatalgies avec une thymie très à la baisse, au vu de la situation financière très précaire dans laquelle il se trouvait depuis le 15 juin 2018, date à partir de laquelle il ne percevait plus d'indemnités journalières de l'assurance perte de gain (rapport du 12 juillet 2018). Or des facteurs extra-médicaux n'ont pas à être pris en considération dans l'évaluation des effets d'une atteinte à la santé sur la capacité de travail de l'assuré (ATF 127 V 294 consid. 5a; cf. aussi arrêt 9C_848/2017 du 29 mai 2018 consid. 4.2).