Citation: 9C_7/2015 E. 7.1.1

7.1.1. Il est à remarquer que, malgré la teneur explicite de l'art. 4.3.1 du règlement de prévoyance, ni l'institution de prévoyance ni la juridiction cantonale n'ont procédé à une évaluation du degré d'invalidité fondée sur une comparaison entre le revenu que le recourant aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité dans laquelle il aurait pu être reclassé. En l'absence de chiffres précis, une simple hypothèse, fondée sur le fait que la mesure de reclassement proposée aurait permis à la personne assurée de recouvrer une capacité de gain équivalente à celle qui prévalait avant la survenance de l'atteinte à la santé, ne saurait suffire à établir, au degré de la vraisemblance prépondérante, que plus aucune incapacité de gain n'aurait persisté chez le recourant à l'issue de la mesure de reclassement. Il convient en effet de rappeler que des mesures de réadaptation peuvent déjà être allouées dès lors qu'elles sont susceptibles d'améliorer la capacité de gain (art. 8 al. 1 let. a LAI).