Citation: 4A_488/2017 E. 3.1

3.1. Selon la cour cantonale, le fait que L.________ était tenue par plusieurs échéances de paiement n'empêche pas qu'il y ait une seule créance en indemnisation, faisant courir un seul et même délai de prescription. Les échéances de paiements prévues ne sont pas assimilables à des redevances périodiques au sens de l'art. 128 CO; les contrats de vente ne sont pas non plus des contrats de durée. D'ailleurs, le prix de vente, divisé en plusieurs tranches d'entente entre les parties, aurait pu être payé en une seule fois et constituait une seule prestation de la part de L.________. Un seul sinistre était au demeurant survenu, au plus tard le 6 septembre 2009, soit à l'expiration du délai d'attente de 180 jours courant depuis le 9 mars 2009. Par leur comportement, les demanderesses ont d'ailleurs démontré qu'elles considéraient avoir subi un seul sinistre global donnant lieu à un dies a quo unique sous l'angle de l'art. 46 al. 1 LCA. Elles avaient ainsi reconnu, dès mai 2009, que L.________ n'était à aucun moment en mesure de procéder au paiement faute de liquidités, et avaient saisi la justice brésilienne en février ou mars 2011, soit avant l'échéance des paiements trimestriels de mars, juin, septembre et décembre 2011. La cour cantonale en a déduit que la créance était prescrite au plus tard et à tout le moins depuis le 7 septembre 2011, de sorte que la prescription était déjà acquise au moment de la réquisition de poursuite déposée le 22 décembre 2011. L'action des demanderesses était donc prescrite.