Citation: 1C_63/2024 E. 2.5

2.5. Il est vrai que la participation de G.________ à l'inspection locale en qualité de directeur de l'AISTBV est malheureuse, tout comme le fait qu'il ait à ce titre répondu à des questions, notamment en lien avec la pratique de la commune pour l'interprétation de son règlement (cf. consid. 5 ci-dessous). Une telle configuration, au demeurant peu transparente, n'est en effet pas idéale et devrait être évitée. Toutefois, la solution retenue par la CDAP, consistant à traiter les propos tenus par G.________ comme ceux d'une partie, et non comme ceux d'une autorité, permet de s'assurer que les informations données à cette occasion soient appréciées avec la retenue qui s'impose. Au surplus, dans son courriel du 5 août 2021, auquel se réfèrent les recourants, G.________ précise contacter la municipalité à titre personnel; s'il mentionne effectivement la possibilité de discuter du projet lors de la séance de la municipalité de la semaine suivante, rien ne permet d'établir qu'il souhaitait le faire en qualité de directeur de l'AISTBV ou que cette séance ait un quelconque lien avec le projet litigieux. Ainsi, et contrairement à ce qu'affirment les recourants, la CDAP n'était pas tenue de se référer à ce courriel. Finalement, les différentes affirmations des recourants concernant le contenu du courrier de la municipalité du 19 octobre 2022 et de l'auteur du rapport de l'AISTBV du 27 juin 2022 relèvent de simples hypothèses. Elles ne reposent sur aucun élément précis ou concret et ne sauraient dès lors constituer une quelconque preuve de la participation de G.________ à la procédure de traitement de la demande de permis. Partant, et avec l'autorité précédente, il convient de retenir que les éléments avancés par les recourants ne suffisent pas à établir que G.________ aurait participé à l'élaboration du rapport de l'AISTBV, serait intervenu dans le traitement de la demande du permis litigieux ou aurait eu une quelconque influence sur la décision de la municipalité. Dès lors, il ne saurait non plus être retenu que la CDAP a établi les faits de manière arbitraire. C'est donc à bon droit que la CDAP a refusé d'annuler la décision attaquée pour un motif de récusation.