Citation: I 766/06 03.08.2007 E. A

B.________, né en 1967, a quitté son dernier emploi (chauffeur-livreur) en 1995, puis a alterné les périodes de chômage et les missions temporaires (huissier dans un théâtre, membre d'un groupe d'accueil et de service à la clientèle dans une entreprise publique). Il a cessé toute activité au mois de mai 2000 et s'est annoncé à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) le 12 décembre suivant. Entre autres mesures d'instruction, l'administration a recueilli l'avis du docteur S.________, médecin traitant, qui a fait état d'une rhinite chronique, dont la composante allergique a été attestée par le docteur H.________, otorhino-laryngologue, spécialiste des maladies allergiques (certificat médical du 2 mars 1999), de lombalgies sur ancienne maladie de Scheuermann et de séquelles consécutives à la cure d'une hernie inguinale en 1992; ces affections engendraient une diminution de rendement de 50 % dans le métier de chauffeur-livreur mais aucune dans une profession adaptée, sans port de charges, ni contact avec la poussière (rapport du 30 mars 2001). L'office AI a également récolté l'opinion des docteurs D.________, neurologue, qui n'a décelé aucun trouble si ce n'est une «sinistrose» autorisant la pratique d'une activité sédentaire à plein temps (rapports des 12 et 19 septembre 2001), K.________, radiologue, dont le scanner n'a révélé qu'un canal lombaire limite en L3/4 pouvant expliquer des cruralgies irritatives (rapport du 24 août 2001) et A.________, orthopédiste et traumatologue, qui s'est borné à évoquer des discopathies lombo-sacrées et une discarthrose en L3/4, L4/5 et L5/S1 (rapport du 28 août 2001). Le docteur C.________, médecin-conseil de l'administration, a considéré que ces discopathies étaient antérieures à la cessation d'activité, n'avaient pas influencé la capacité de travail de l'assuré à cette époque, ni évolué depuis, étant donné l'oisiveté de celui-ci (avis du 13 septembre 2001). Mis au bénéfice d'un stage d'observation professionnelle (communication du 3 décembre 2001), l'intéressé l'a interrompu après deux heures pour raisons médicales. Se fondant sur un rapport établi le 2 mai 2002 par le docteur G.________, gastroentérologue, le docteur S.________ a alors fait état d'un ulcère et d'une gastrite, puis a attesté une incapacité totale à partir du 4 mars 2001 pour une période de trois à quatre mois (rapport du 15 juin 2002). Le docteur C.________ a estimé qu'au-delà de quelques semaines de traitements, ces troubles étaient compatibles avec un travail (avis du 12 juillet 2002). L'office AI a encore mandaté le docteur E.________ pour la réalisation d'une expertise psychiatrique. Celui-ci a diagnostiqué un trouble somatoforme indifférencié avec tendance marquée à la majoration des plaintes (probable évolution vers une «sinistrose») et un éventuel fond dysthymique laissant toutefois subsister une capacité résiduelle de travail d'au moins 80 % dans toutes activités adaptées aux compétences, à la volonté et à la motivation de B.________ (rapport du 21 novembre 2003). Sur la base des éléments rassemblés, l'administration a rejeté la demande de l'assuré, son taux d'invalidité évalué à 13 % n'ouvrant droit à aucune prestation (décision du 17 août 2004 confirmée sur opposition le 7 février 2006).