Citation: 9C_380/2018 E. 4.1

4.1. Concernant ensuite la police d'assurance n° zzz, le tribunal cantonal a considéré que l'assurée avait commis une réticence lors de la conclusion du contrat le 26 octobre 2011 dans la mesure où, bien qu'elle n'ait alors déclaré aucun trouble ostéo-articulaire ni musculaire, il était très vraisemblable qu'elle souffrît déjà d'une capsulite rétractile bilatérale sévère. Il est parvenu à ce résultat en se fondant notamment sur la liste des prestations remboursées par l'assureur-maladie, ainsi que sur les informations fournies par le docteur C.________, dont il a déduit que la recourante avait consulté de nombreux praticiens au cours des années ayant précédé la conclusion de l'assurance et suivi de nombreux traitements pour des montants annuels totaux allant de 2'500 à 10'000 fr. environ et qu'elle avait commencé un suivi pour ses scapulalgies auprès du docteur F.________ au moins à compter du 29 octobre 2011. Il a également constaté que l'assurée avait déclaré ne souffrir d'aucune pathologie psychique alors que la liste de l'assureur-maladie laissait apparaître un suivi psychiatrique régulier (plusieurs séances par an) depuis 2003. Il a par conséquent confirmé que l'assureur intimé était en droit de se départir du contrat.