Citation: 6B_988/2022 E. 3.2

3.2. Soulignant les circonstances de l'infraction, la cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était indéniablement lourde. Avec ses acolytes, il avait passé à tabac un employé de la voirie pour avoir dénoncé les activités illégales d'un des siens, alors que l'intimé, seul, était resté passif et ne l'avait aucunement provoqué. Le recourant lui avait donné des coups de pied alors qu'il était à terre recroquevillé pour se protéger. La scène, comparable à un lynchage, était si violente que des personnes avaient dû intervenir pour sauver la victime, ce qui n'avait pas pour autant calmé le recourant qui les avait toutes injuriées. La cour cantonale a en outre constaté que l'attitude du recourant en cours d'instruction et aux débats de première instance ne démontrait aucune prise de conscience de la gravité des actes commis. Il avait d'abord nié sa présence sur les lieux. Puis, confronté aux éléments du dossier, il avait dû admettre l'évidence. Il avait toutefois persisté à nier avoir participé à l'agression. En outre, son absence de collaboration avait indéniablement compliqué l'instruction. Le recourant, qui se réfugiait dans un déni qui évoluait en fonction des éléments auxquels il était confronté, tentait constamment d'échapper à ses responsabilités. Par ailleurs, bien que les faits remontaient à plus de quatre ans, le comportement du recourant ne démontrait, depuis lors, aucun amendement. Entre 2015 et 2021, il avait été condamné quatre fois, dont trois depuis les faits. Entendu en appel, il persistait dans le déni, se considérant encore aujourd'hui comme une victime s'agissant de la condamnation de 2015. Il omettait d'ailleurs, dans sa déclaration d'appel, de mentionner la dernière condamnation du 20 août 2021 à une peine ferme qui n'avait pas été prise en compte dans le jugement attaqué et qui démontrait une fois encore son incapacité à assumer ses fautes. Âgé de 26 ans, sans formation, le recourant avait par ailleurs une situation professionnelle instable et vivait toujours chez ses parents. Il n'y avait en définitive aucune circonstance atténuante à prendre en considération. La cour cantonale a ainsi considéré que le pronostic était entièrement défavorable et a refusé l'octroi du sursis.