Citation: U 265/06 08.06.2007 E. A

B.________, né en 1941, exerçait la profession de maçon, en dernier lieu pour l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Le 19 mai 2001, alors qu'il roulait à bicyclette sur une piste cyclable, une voiture sortant d'une propriété privée l'a renversé. L'assuré a d'abord été traité en urgence à l'Hôpital Y.________, puis à l'Hôpital Z.________, où les docteurs S.________ et C.________ ont constaté une fracture de l'omoplate droite sans atteinte de la glène. Le 21 mai 2001, l'employeur a annoncé l'accident à la CNA, qui a pris en charge le traitement médical et alloué des indemnités journalières. Dès sa sortie d'hôpital, le 22 mai 2001, l'assuré a été suivi par le docteur A.________, chirurgien-orthopédiste. Une imagerie par résonance magnétique de l'épaule droite, pratiquée le 14 août 2001, a mis en évidence une rupture complète de la coiffe des rotateurs au dépens du sus-épineux. En l'absence de résultats probants de la rééducation, le docteur A.________ a procédé à une bursectomie et à une suture de la coiffe des rotateurs à droite, par voie arthroscopique, le 13 septembre 2001. Dans un rapport du 20 mars 2002, il a fait état d'une diminution de la mobilité de l'épaule droite et d'une évolution favorable. Il a estimé que l'assuré pourrait disposer d'une capacité de travail de 50 % dans une activité légère. Le 25 avril suivant, l'assuré a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. B.________ a séjourné à la Clinique W.________, du 2 au 26 juillet 2002. Les docteurs R.________ et V.________ y ont constaté une diminution de la mobilité dans toutes les amplitudes articulaires de l'épaule dans le contexte d'une probable capsulite rétractile au décours. Un travail avec les mains au-dessus du niveau des épaules ou nécessitant le port de lourdes charges et, de manière générale, la reprise de son activité antérieure de maçon, n'étaient pas possibles. Une activité plus légère, avec les limitations précitées, était en revanche envisageable (rapport du 30 août 2002). Pour sa part, le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a examiné l'assuré le 8 octobre 2002 et attesté une capacité résiduelle de travail entière dans une activité n'impliquant pas le travail au-dessus du niveau des épaules ni le port de charges moyennes à lourdes. Selon ce médecin, il convenait de tenir l'état de santé pour stabilisé, dans le cadre d'une périarthrite scapulo-humérale moyenne à grave (rapport du 9 octobre 2002). Par décision et décision sur opposition des 25 février et 4 juin 2003, la CNA a alloué à l'assuré une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 15 % et une rente fondée sur un taux d'invalidité de 29 %, avec effet dès le 1er novembre 2002. Elle a considéré que celui-ci pouvait exercer une activité légère dans divers secteurs de l'industrie, à plein temps et plein rendement, à condition que cette activité n'impose pas de travailler avec le membre supérieur droit au-dessus de l'horizontale ni de porter des charges moyennes à lourdes.