Citation: 5A_828/2014 E. 6.1

6.1. Elle explique que l'époux assumait la charge fiscale du couple depuis toujours. Dans la mesure où la contribution d'entretien fixée à 18'500 fr. par la juridiction précédente ne couvre que les dépenses nécessaires pour maintenir son train de vie antérieur, il serait arbitraire de ne pas y avoir ajouté les impôts qu'elle devra payer sur ce montant; le fait qu'elle doive s'acquitter d'impôts serait " notoire ". Elle rappelle que son époux a été condamné à payer, en sus des pensions alimentaires, les impôts dus par le couple en Suisse jusqu'à l'obtention d'une taxation séparée; la Cour de justice ne pouvait donc ignorer que " dès 2013 " elle devrait payer ses impôts suisses en tant que personne séparée. Selon ses dires, elle aurait soulevé cette problématique devant l'autorité cantonale dans le cadre de sa réplique du 25 avril 2014, en relevant que contrairement à ce que soutenait son mari dans son mémoire de réponse à l'appel, le montant de la contribution d'entretien ne pouvait s'entendre net d'impôts et que le Tribunal de première instance " n'avait pourtant pas pris cet élément en compte dans son calcul " (réplique du 25 avril 2014, p. 2). La recourante explique qu'elle doit s'acquitter d'impôts sur la moitié de la valeur locative de la villa et sur la moitié des revenus de la fortune du couple (impôt sur le revenu), ainsi que sur la moitié de leur fortune mobilière et immobilière (impôt sur la fortune). Elle devra s'acquitter en sus, " dès 2014 ", d'impôts sur le montant de la contribution d'entretien que lui verse son mari. Elle expose avoir produit " ces informations " en première instance, se référant à une pièce 16 produite le 2 octobre 2013, de sorte que la Cour de justice disposait donc de tous les éléments pertinents pour effectuer une simulation d'impôts et déterminer ainsi sa charge fiscale, ce qu'elle a d'ailleurs fait concernant la charge fiscale de son mari. En définitive, la décision attaquée serait choquante dans son résultat puisqu'après paiement de ses impôts, il ne lui resterait, sur les 18'500 fr. mensuels de pension, que 3'000 fr. par mois pour faire face à ses dépenses.