Citation: 6B_101/2021 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a retenu que la faute du recourant était lourde et sa culpabilité importante. En effet, il lui était reproché d'avoir mis en place un trafic de stupéfiants ayant porté sur quelque 1'108 grammes de cocaïne brute, avec un taux de pureté moyen de 30%, soit 332 grammes de cocaïne pure, ce qui représentait pas moins de 18 fois le cas grave. Outre le fait que la quantité de cocaïne qu'il était reproché au recourant d'avoir acquise, puis écoulée était intrinsèquement importante, elle avait été acquise à l'occasion de plusieurs transactions, ventilées sur plusieurs années d'activité délictueuse, soit sur plus de sept ans. Ce trafic avait généré un chiffre d'affaires important, soit pas moins de 110'000 francs. Le recourant était certes lui-même consommateur, mais pas toxicodépendant. Toutefois, le trafic auquel s'était adonné le recourant était d'envergure nationale, ses fournisseurs étant supposément basés à U.________ et à V.________, alors que la cocaïne était essentiellement écoulées à W.________ et ses environs (cf. arrêt entrepris, consid. 4.4 p. 8). Le mobile du recourant était purement égoïste, à savoir dicté par l'appât d'un gain rapide et conséquent, à tout le moins de manière prépondérante. En outre, le recourant n'aurait jamais mis un terme à son activité délictueuse de son propre chef et seule son arrestation était susceptible d'y mettre un terme (cf. arrêt entrepris, consid. 4.4 p. 8). La cour cantonale a retenu que la situation personnelle du recourant devait avoir un effet neutre sur la peine (cf. arrêt entrepris, consid. 4.6 p. 8). S'agissant de l'effet de la peine sur l'avenir du recourant, la cour cantonale a retenu que celui-ci invoquait être un père - et un grand-père - très investi dans sa vie de famille et dans son rôle d'homme au foyer. Il soulignait également qu'il disposait d'un emploi stable qui lui permettait de subvenir à ses besoins. Toutefois, la cour cantonale a considéré que le recourant était déjà père - et grand-père - de famille au moment des faits, ce qui ne l'avait pas empêché de s'adonner à l'important trafic de cocaïne qu'on lui reprochait d'avoir mis en place, lequel allait largement au-delà d'un trafic destiné à financer sa consommation personnelle. Au demeurant, les éléments invoqués, même établis, ne laissaient pas penser que la peine prononcée aurait eu un impact plus important sur l'avenir du recourant que sur celui de la plupart des autres condamnés. Ils ne justifiaient dès lors pas d'atténuer la peine prononcée (cf. arrêt entrepris, consid. 4.7 p. 8 s.). Le fait que le casier judiciaire du recourant était vierge était un élément qui devait être qualifié de neutre dans le cadre de la fixation de la peine (cf. arrêt entrepris, consid. 4.8 p. 9). S'agissant de la volonté de s'amender du recourant, la cour cantonale l'a considérée toute relative. D'une part, sa collaboration au cours de l'instruction devait être qualifiée de mauvaise. En effet, lorsqu'il ne s'était pas borné à nier en bloc les accusations portées contre lui - ce qui était son droit en tant que prévenu -, le recourant n'avait eu de cesse de louvoyer, de mentir, de se contredire et d'adapter sa version des faits au gré de l'avancement de l'instruction et de ses seuls intérêts, admettant uniquement qu'il avait consommé de la cocaïne avec des amis lors des travaux effectués sur sa maison. D'autre part, il ne donnait pas l'impression d'avoir saisi la gravité des actes qui lui étaient reprochés, soutenant en première instance qu'il était la victime collatérale d'un complot ourdi contre lui par des individus peu scrupuleux qui auraient cherché prétendument à lui nuire en portant contre lui des accusations qu'ils savaient fausses. Ses regrets ne portaient que sur le fait d'avoir consommé de la drogue et d'avoir eu affaire aux personnes qui l'avaient accusé de leur avoir vendu de la drogue. Selon la cour cantonale, les capacités d'introspection du recourant semblaient ténues (cf. arrêt entrepris, consid. 4.9 p. 9). Enfin, la responsabilité pénale du recourant était pleine et entière (cf. arrêt entrepris, consid. 4.10 p. 9).