Citation: 6B_1055/2021 E. 1.4.3

1.4.3. L'existence d'un coffre-fort n'a d'ailleurs aucune incidence sur l'issue du procès et il importe peu que le recourant ait ou non été informé de sa présence. En effet, sachant que des valeurs importantes se trouvaient dans la villa, il tombe sous le sens que le recourant devait aussi savoir (quoi qu'il en dise) que les malfaiteurs qu'il avait recrutés interrogeraient les victimes afin qu'elles leur en indiquent l'emplacement et le moyen de s'en emparer. Le mode opératoire choisi impliquait de toute évidence une confrontation directe des brigands (dont il avait pris soin de renforcer les effectifs après avoir reconnu les lieux) à leurs victimes et le concours forcé de ces dernières (par la menace ou la violence) pour accéder aux biens convoités. Quant à la dangerosité des malfrats recrutés à l'étranger et leur absence de scrupules, elle était patente notamment en raison du fait que le recourant savait qu'ils utiliseraient au moins une arme à feu pour effrayer les habitants et commettre l'infraction.