Citation: 2D_21/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il est établi dans l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF) que le recourant souffre d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère sans symptômes psychotiques, de troubles anxieux accompagnés par un trouble panique et des idées noires, et de troubles du sommeil. Les rapports médicaux produits par le recourant exposent qu'il a entamé un suivi auprès d'une psychologue le 24 novembre 2022 et que ce suivi est toujours en cours (cf. rapport de la psychologue du 24 août 2023). Il en ressort également que l'accompagnement psychologique, conjointement avec un traitement médicamenteux adapté, a permis une amélioration significative de l'état de santé et qu'il est nécessaire que le suivi médical soit maintenu (cf. rapport de la psychologue du 24 août 2023; rapports du médecin généraliste du 28 août 2023 et du 6 février 2024). S'agissant de l'accès au traitement, il ressort de l'arrêt entrepris, qui cite sur ce point la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral, que le système de santé au Kosovo est en mesure d'offrir des prestations médicales correctes, y compris des traitements psychothérapeutiques, notamment via un des sept centres de traitement ambulatoire pour les maladies psychiques ou dans l'une des nouvelles structures appelées "Maisons de l'intégration" mises en place dans plusieurs villes et permettant d'accueillir, dans des appartements protégés, des personnes atteintes de troubles mineurs de la santé mentale et de leur proposer un soutien thérapeutique et sociopsychologique. Le Tribunal cantonal en a déduit qu'il convenait d'admettre que le recourant pourra trouver au Kosovo un encadrement médical suffisant pour poursuivre le suivi et le traitement entamés en Suisse.