Citation: U 144/05 27.12.2005 E. 1

Par décision du 16 juillet 1999, la CNA a mis fin au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière avec effet au 31 juillet 1999. Puis, le 7 avril 2000, la CNA a alloué à l'assuré une rente d'invalidité de 25 % à partir du 1er août 1999 et octroyé une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 30 %. Elle a considéré qu'en dépit des séquelles organiques imputables à l'accident, P.________ était en mesure d'exercer une activité légère et adaptée dans différents secteurs de l'industrie. Les troubles psychogènes qu'il présentait n'étaient en revanche pas en relation de causalité adéquate avec l'accident, de sorte qu'il n'existait pas un droit à des prestations à ce titre. Saisie d'une opposition de l'intéressé, la CNA a confié au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, la réalisation d'une expertise psychiatrique. Dans son rapport du 5 octobre 2001, ce médecin a expliqué que l'assuré présentait un état dépressif de degré léger, associé à un trouble panique sans agoraphobie de degré léger et à un trouble douloureux qui évoluait vers la « sinistrose » chez une personnalité à traits paranoïaques. Compte tenu de ces affections, P.________ disposait d'une capacité résiduelle de travail de 60 % dans toute activité. L'expert a par ailleurs précisé que si les troubles décrits étaient bien une conséquence de l'accident, cet événement devait être relégué au second plan, compte tenu de l'existence de nombreux facteurs qui lui étaient étrangers. Par décision du 11 janvier 2002, la CNA a écarté l'opposition formée par l'assuré. Pour sa part, l'office AI a refusé d'accorder ses prestations à l'assuré, au motif qu'il disposait d'une capacité de travail proche de la norme dans une activité adaptée à son état de santé (décision du 16 avril 2002).