Citation: 2C_285/2023 E. 2.3

2.3. La Cour de céans ne voit enfin pas que le canton, qui agit par l'intermédiaire de son Conseil d'Etat - lui-même représenté par le Département cantonal de la sécurité, de la population et de la santé -, puisse invoquer une autre lettre de l'art. 89 al. 2 LTF et, en particulier, sa let. d, pour justifier sa qualité pour recourir en la cause. Cette disposition, qui confère la qualité pour recourir aux " personnes, organisations et autorités auxquelles une autre loi fédérale accorde un droit de recours ", suppose en effet une disposition contenue dans une loi au sens formel accordant expressément un droit de recours spécial à une personne, organisation ou autorité donnée (cf. ATF 134 V 53 consid. 2.2.2; 131 II 753 consid. 4.2; arrêt 2C_206/2023 du 14 juin 2023 consid. 3.2). Or, il n'apparaît pas qu'une loi fédérale habiliterait les gouvernements cantonaux ni d'ailleurs d'autres autorités cantonales à recourir devant le Tribunal fédéral pour le compte de leur canton s'agissant de problèmes d'autorisation d'usage accru du domaine public. La République et canton de Genève ne prétend du reste pas le contraire dans son recours.