Citation: 2C_92/2018 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, le recourant perd de vue que selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, seules les années de mariage en Suisse sont pertinentes au regard de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr (ATF 140 II 345 consid. 4.1 p. 348; arrêt 2C_14/2018 du 23 mai 2018 consid. 3.2). L'autorité précédente a ainsi indiqué à juste titre que la durée de la procédure de préparation au mariage, de même que la période de concubinage, ne jouaient aucun rôle. Par ailleurs, le présent cas doit notamment être distingué de ceux dans lesquels il peut se justifier de faire une exception à l'exigence du ménage commun pour des couples déjà mariés (pour exemple, cf. arrêts 2C_575/2013 du 7 février 2014 et 2C_544/2010 du 23 décembre 2010). Le Tribunal cantonal ne saurait ainsi être critiqué lorsqu'il retient que la période minimale de trois ans de l'union conjugale avait commencé à courir, au plus tôt, dès la date du mariage, soit dès le 24 avril 2015, pour s'achever au moment ou les époux ont cessé de faire ménage commun, soit dès le 24 mai 2016 (date non remise en question par le recourant). L'autorité précédente a ainsi retenu à juste titre que la première condition de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, liée à la durée de l'union conjugale, n'était pas remplie et que, partant, il n'y avait pas lieu d'examiner la question de l'intégration en Suisse du recourant.