Citation: 9C_722/2018 E. A

A.________, née en 1980, a travaillé en qualité d'aide-cuisinière du 16 avril 2005 au 31 mars 2016, date pour laquelle elle a résilié son contrat de travail. A ce titre, elle a bénéficié d'une assurance perte de gain en cas de maladie auprès d'Hotela Caisse-maladie (ci-après: Hotela), à qui l'employeur a annoncé le 23 octobre 2015 que A.________ était totalement incapable de travailler depuis octobre 2015 en raison d'une maladie. Entre autres mesures d'instruction, Hotela a diligenté une expertise auprès de la doctoresse B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. L'experte a posé les diagnostics de trouble anxieux et dépressif mixte (F41.2), existant depuis février 2015 et incapacitant depuis août 2015, et de conflit avec l'employeur (Z 56); elle a conclu à une incapacité de travail totale du 17 août au 1 er décembre 2015, de 50 % dès le 2 décembre 2015, puis à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée depuis le 8 janvier 2016 (rapport du 28 janvier 2016). En conséquence, Hotela a reconnu à A.________ le droit à des indemnités journalières à hauteur de 50 % jusqu'au 31 mai 2016 au plus tard (correspondance du 17 février 2016). A la suite d'un complément d'expertise réalisé le 2 septembre 2016 (rapport du 29 septembre 2016), après que l'assurée a invoqué une péjoration de son état de santé et sollicité le réexamen de son droit aux prestations, Hotela a confirmé la suppression du versement des indemnités journalières au 31 mai 2016 (décision du 14 octobre 2016); la caisse a maintenu son point de vue par décision sur opposition du 11 janvier 2017.