Citation: 9C_100/2017 E. 4.2

4.2. Son argumentation est fondée dans son principe. En effet, selon l'art. 36 al. 2 OAMAL, le coût des traitements effectués à l'étranger ne peuvent être pris en charge de l'assurance obligatoire que s'il y a urgence. La juridiction cantonale, après avoir constaté que la deuxième hospitalisation à la Cleveland Clinique entre les 13 et 22 mai 2013 n'était pas motivée par l'urgence, ne pouvait donc pas retenir que l'assureur-maladie devait prendre en charge les frais de cette hospitalisation. L'assuré n'a pas droit, en l'absence de raisons médicales justifiant une hospitalisation d'urgence, au remboursement d'un montant équivalent aux frais qui auraient été occasionnés si le traitement avait eu lieu en Suisse. En ce sens l'assuré ne peut pas se prévaloir du droit à la substitution de la prestation (ATF 131 V 271 consid. 3.2 in fine p. 275 et les références). En agissant de la sorte, la juridiction cantonale a violé le droit fédéral.