Citation: 8C_340/2018 E. 5

En l'occurrence, dans la présente constellation, on ne saurait opposer au recourant l'entrée en force de la communication du 20 juillet 2012 au motif qu'il n'aurait pas réclamé de décision formelle au sens de l'art. 51 al. 2 LPGA dans un délai raisonnable. On doit en effet considérer qu'il entendait obtenir une telle décision en contestant le mon-tant de l'indemnité journalière dans l'opposition qu'il a formée le 2 octobre 2012 contre la décision de suppression des prestations du 31 août 2012. La CNA l'a d'ailleurs compris ainsi puisqu'elle a indiqué dans sa décision sur opposition du 5 février 2013 que l'agence de Lausanne était priée de répondre à l'assuré sur la question du montant de l'indemnité journalière, autrement dit de se prononcer à cet égard. C'est de manière arbitraire que la cour cantonale a passé sous silence ce fait qui est décisif. On relèvera également que le recourant a respecté le délai de 90 jours prévu par la jurisprudence pour contester une communication rendue selon la procédure simplifiée de l'art. 51 al. 1 LPGA. A partir de là, la CNA, soit pour elle l'agence de Lausanne, avait l'obligation de statuer, peu importe le procédé discutable suivi par le recourant qui a critiqué en un seul acte la communication informelle du 20 juillet 2012 et la décision formelle du 31 août 2012. Il s'ensuit que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, la communication en cause n'était pas entrée en force de chose décidée au moment où le recourant a relancé la CNA par lettre du 23 septembre 2014. Comme il le fait valoir à juste titre, la CNA devait entrer en matière sur les arguments qu'il a présentés dans son écriture d'opposition du 2 février 2015 et examiner sur le fond la question du montant de l'indemnité journalière à laquelle il a droit du 28 août 2011 au 31 août 2012. Le recours se révèle par conséquent bien fondé. Le jugement attaqué et la décision sur opposition du 6 février 2015 doivent être annulés et la cause renvoyée à la CNA pour qu'elle rende une nouvelle décision sur opposition au sens de ce qui précède.