Citation: 6B_44/2025 E. 1.4

1.4. Il n'est pas contesté que B.________, lequel aurait rapporté à son avocat les confidences que F.________ aurait faites à C.________, n'est qu'un témoin indirect. On parle en effet de témoin par ouï-dire (" vom Hörensagen "; témoignage indirect) lorsqu'un témoin fait part de ce qu'un tiers lui a relaté de ce qu'il avait lui-même constaté. Le témoin par ouï-dire n'est témoin direct que de la communication que lui a faite le tiers; il n'est témoin qu'indirect des faits décrits, dont il ne peut rapporter que ce qui lui en a été dit mais non si cela était vrai (ATF 148 I 295 consid. 2.4 et les références citées). Quant à la question de savoir si C.________ est un témoin direct ou indirect, respectivement s'il existe en l'espèce un témoin direct, elle est en définitive sans pertinence, la cour cantonale ayant retenu que le témoignage des personnes dont le recourant sollicite l'audition - soit celui de C.________ notamment - n'apparaît pas sérieux et propre à ébranler les constatations de fait sur lesquelles repose sa condamnation. Ce grief s'avère dès lors infondé. Le recourant ne peut pas non plus être suivi lorsqu'il critique un défaut de motivation du jugement entrepris. La cour cantonale a mentionné les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision (cf. supra, consid. 1.2). Elle n'était en particulier pas tenue de traiter séparément chaque réquisition d'audition, spécialement celle de C.________, les motifs mentionnés valant pour chacune d'elles. Le recourant pouvait ainsi se rendre compte de la portée du jugement entrepris et l'attaquer en connaissance de cause. Ce grief est également infondé. Pour le surplus, le recourant échoue à démontrer que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le témoignage des personnes dont il sollicite l'audition n'apparaît pas sérieux et propre à ébranler les constatations de fait sur lesquelles repose sa condamnation, ignorant en particulier l'ensemble des éléments de preuve matériels sur lesquels la cour cantonale a fondé son appréciation pour arrêter les faits concernant F.________ (cf. supra, consid. 1.2). Du reste, en se référant à des éléments qui ne ressortent pas du jugement entrepris pour établir qu'il existe des doutes, notamment quant aux comportements de F.________, sans démontrer leur omission arbitraire (art. 105 al. 1 LTF), le recourant propose une argumentation irrecevable.