Citation: 6P.37/2003 07.05.2003 E. 3

Enfin, le recourant soutient que le contexte érotique et alcoolisé aurait dû conduire la cour cantonale à éprouver des doutes quant à sa responsabilité; le juge aurait dû notamment ordonner une expertise en application de l'art. 13 CP pour déterminer son degré de responsabilité pénale. Selon l'art. 13 CP, le juge doit ordonner l'examen de l'inculpé s'il y a doute quant à sa responsabilité. Si le juge ignore, ne se rend pas compte ou conteste à tort que les conditions de cet article sont réalisées ou, si, tout en le reconnaissant, il renonce néanmoins à mettre en oeuvre une expertise, il viole le droit pénal fédéral. Dans ce cas, seule la voie du pourvoi en nullité est ouverte, ce qui exclut la possibilité du recours de droit public (ATF 106 IV 97 consid. 2 p. 99; 105 IV 161 consid. 2 p. 163; 103 Ia 55 consid. 1 p. 57 s.). En conséquence, le grief du recourant consistant à reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir ordonné une expertise est irrecevable. Dans la mesure où le recourant conteste le calcul même du taux d'alcoolémie, son grief est également irrecevable, en l'absence d'épuisement des instances cantonales (art. 86 al. 1 OJ).