Citation: I 662/00 18.07.2001 E. 2

2.- a) L'assuré doit exercer son droit aux prestations en présentant une demande auprès de l'Office de l'assurance-invalidité compétent (art. 46 LAI). Si l'assuré présente sa demande plus de douze mois après la naissance du droit, les prestations ne sont allouées que pour les douze mois précédant le dépôt de la demande. Elles sont allouées pour une période antérieure si l'assuré ne pouvait pas connaître les faits ouvrant droit à prestations et qu'il présente sa demande dans les douze mois dès le moment où il en a eu connaissance (art. 48 al. 2 LAI). La demande de prestations doit être présentée sur formule officielle (art. 65 RAI). Cependant, lorsque l'assuré fait valoir son droit par un acte écrit ne répondant pas à cette exigence formelle, l'assurance doit lui envoyer une formule adéquate en l'invitant à la remplir. La date d'arrivée de la première pièce est alors déterminante quant aux effets juridiques du dépôt de la demande (ATF 103 V69). b) La recourante n'a déposé une demande de prestations sur formule officielle que le 27 février 1997. Rien n'indique qu'elle ait ignoré, pendant une certaine période, les faits ouvrant droit à prestations, ce qu'elle ne prétend du reste pas. Elle fait valoir que le rapport du 5 septembre 1996 du docteur A.________ doit être considéré comme une demande de prestations écrite. Toutefois, le rapport auquel se réfère la recourante n'était que la réponse d'un médecin à un questionnaire médical. Le fait que ce praticien ait par erreur décrit l'état de santé de la recourante, plutôt que celui de la patiente à propos de laquelle il était interrogé, ne modifie pas le caractère uniquement descriptif de son rapport, qui ne contient aucune manifestation de volonté comparable à une demande de prestations. Il ne peut donc pas y être assimilé, de sorte qu'aucune demande écrite n'a précédé le dépôt de la formule officielle de demande de prestations, le 27 février 1997.