Citation: 4A_432/2018 E. 2

Le 28 mars 2014, Z.________ a saisi l'autorité cantonale compétente d'une requête de conciliation qu'il dirigeait contre X.________ SA. Il articulait des prétentions aux montants de 51'522 fr.65 à titre d'arriérés de salaire et de 11'200 fr. à titre d'indemnité pour congé abusif, avec suite d'intérêts. La partie citée a fait savoir qu'elle ne comparaîtrait pas à l'audience de conciliation et qu'elle entendait « exiger de la part de sa partie adverse que soit saisie la commission de conciliation prévue par la convention collective ». Elle se référait à l'art. 16 CCT qui se lit comme suit : Tout litige civil s'élevant entre une école et un maître au sujet de l'application de la présente convention est soumis, avant toute procédure judiciaire, sauf accord des deux parties au litige, à une Commission permanente de conciliation formée de représentants nommés pour deux ans et rééligibles. La commission sera saisie des litiges soit par les parties d'un commun accord, soit par la partie la plus diligente, soit encore par l'une des associations contractantes. Après avoir donné aux parties l'occasion de s'exprimer, la commission tentera la conciliation. La proposition de la commission sera soumise par écrit aux parties et un délai leur sera imparti pour l'accepter, à défaut de quoi elle sera tenue pour refusée. Si ces propositions sont acceptées, il en sera dressé procès-verbal signé par les parties. En cas contraire, la commission confirmera ses propositions par écrit aux parties en constatant qu'elles n'ont pas été acceptées. Z.________ a reçu l'autorisation de procéder.