Citation: 9C_60/2022 E. 4.3.3

4.3.3. En principe, il conviendrait de renvoyer la cause aux premiers juges pour qu'ils examinent ces aspects du litige (art. 107 al. 2 LTF). Toutefois, dans la mesure où les faits constatés en première instance permettent d'examiner tant le grief concernant la prescription de la créance de cotisations pour les années 2013 et 2014 que le grief portant sur le montant des frais administratifs pour ces mêmes années, un impératif d'économie de procédure justifie à titre exceptionnel que le Tribunal fédéral renonce à ce renvoi et procède lui-même à un examen au fond (ATF 141 II 14 consid. 1.6). Il y a donc lieu de se prononcer d'abord sur le grief de la prescription de la créance de cotisations pour les années 2013 et 2014 et, partant, sur le montant des frais administratifs y relatifs. On rappellera que selon l'art. 16 LAVS, les cotisations dont le montant n'a pas été fixé par voie de décision dans un délai de cinq ans à compter de la fin de l'année civile pour laquelle elles sont dues ne peuvent plus être exigées ni versées (al. 1 première phrase) et que la créance de cotisations, fixée par décision conformément à l'al. 1, s'éteint cinq ans après la fin de l'année civile au cours de laquelle la décision est passée en force (al. 2 première phrase). Or, dès lors que la recourante ne conteste pas s'être acquittée des montants réclamés par les décomptes annuels des 13 janvier 2014 pour 2013 et 26 janvier 2015 pour 2014, et que ceux-ci ont été établis conformément à l'art. 16 al. 1 LAVS, la créance de cotisations n'était pas prescrite. Le grief de la recourante est dès lors mal fondé.