Citation: 2C_54/2022 E. 4

En l'occurrence, dans son arrêt, le Tribunal administratif a d'abord considéré que, contrairement à ce que le recourant prétendait, celui-ci ne pouvait revendiquer aucun droit à demeurer en Suisse en application de l'art. 50 al. 1 LEtr. Si cette disposition prévoyait un droit de demeurer en Suisse pour les personnes qui, comme lui, ont épousé une personne de nationalité suisse, avant que leur union conjugale ne se dissolve, elle le soumettait cependant à des conditions précises, que l'intéressé ne remplissait en l'occurrence pas. L'autorité précédente a ensuite estimé que le recourant ne pouvait pas non plus tirer un quelconque droit à demeurer en Suisse de son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH. Le Tribunal administratif a retenu à cet égard que l'intéressé n'entretenait aucun lien familial dans le pays susceptible d'être protégé par cette disposition et que l'atteinte à sa vie privée induite par un retour au Maroc restait pour sa part proportionnée. Selon les juges précédents, il existerait en effet un intérêt public important à ce que le recourant quitte la Suisse compte tenu non seulement de sa forte dépendance à l'aide sociale - dont il était dans une moindre mesure responsable en raison de sa consommation de cannabis - mais également du risque qu'il représenterait pour la sécurité au regard de son passé délictuel. Or, cet intérêt public ne serait pas contrebalancé par les intérêts privés de l'intéressé à demeurer en Suisse, dès lors que, selon le Tribunal administratif, ce dernier n'y serait pas bien intégré, même s'il y était arrivé en 1999 déjà, et que sa schizophrénie paranoïde pourrait être traitée au Maroc, où sa mère et l'un de ses frères vivraient encore.