Citation: 1A.219/2002 09.01.2003 E. 2

La recourante se prévaut de l'art. 104 let. b OJ et reproche à l'Office fédéral d'avoir établi les faits de manière inexacte. Elle soutient que les autorités américaines auraient confondu l'intervention de deux anciens dirigeants de O._________, dont l'un, ayant droit économique de la recourante, n'aurait rien à voir dans l'affaire. L'Office fédéral n'aurait pas décelé cette erreur sur la personne. Le ressortissant américain W.________, ancien employé de O._________, est l'ayant droit des comptes n°2 et 3. Selon le curriculum vitae annexé aux documents d'ouverture du compte, il a été au service du groupe O._________ depuis 1973 et de la filiale engagée en Russie et au Kazakhstan depuis 1985. La demande complémentaire du 26 avril 2001 se réfère à un ancien dirigeant de O._________ soupçonné d'avoir reçu des fonds provenant de N._________ et de M._________, par le truchement de trois comptes ouvert auprès du Crédit suisse à Genève. La demande complémentaire du 23 mai 2001 évoque à nouveau cet ancien cadre de O._________, lequel contrôlerait les comptes n°2 et 3 au bénéfice desquels N._________ aurait fait versé des montants importants. De ces deux demandes considérées globalement, il est possible de déduire que l'ancien cadre de O._________ visé dans l'une et dans l'autre serait une seule et même personne. L'Office fédéral, dans sa décision du 18 septembre 2002, semble avoir tiré cette conclusion, ce qui signifierait que l'ayant droit de la recourante serait aussi le titulaire de trois comptes ouverts au Crédit suisse, ce que conteste la recourante. Outre que celle-ci n'est pas habilitée à défendre les intérêts de W.________ qui ne serait lui-même pas recevable à agir, il suffit de s'en tenir à l'élément essentiel formant le lien supposé entre la recourante et le complexe de faits à l'origine de la procédure américaine, soit le virement, sur les comptes n°2 et 3, de fonds provenant de N._________, pour écarter le grief.