Citation: 5A_773/2022 E. 5.1

5.1. Il souligne d'abord que, dans son appel, l'intimée n'aurait pas contesté les contributions d'entretien en sa faveur antérieures au 1er février 2022, en sorte que le juge cantonal n'était pas fondé à les augmenter dans le cadre de la décision entreprise. Il relève ensuite qu'en appel, l'intimée aurait réclamé, à compter du 1er février 2022, des montants inférieurs à ceux finalement octroyés par le juge cantonal pour son entretien; l'autorité cantonale n'aurait ainsi pas dû aller au-delà de ses conclusions. Les contributions d'entretien des enfants et du conjoint, bien qu'interdépendantes, restaient néanmoins indépendantes, en sorte qu'il appartenait à la partie crédirentière de formuler des conclusions subsidiaires pour son propre entretien. S'attachant plus particulièrement à la période du 1er juin 2021 au 31 juillet 2022, il considère que le juge était lié par le montant total des contributions (conjoint et enfants) auquel il avait consenti en appel et ne pouvait aller au-delà. L'intimée relève pour sa part l'interdépendance existant entre l'entretien du conjoint et celui de l'enfant, situation entraînant une atténuation du principe de disposition applicable à la contribution d'entretien du conjoint. Elle soutient que le juge ne serait alors pas lié par le montant offert pour le seul entretien du conjoint, mais par le montant total des contributions offert par le recourant. Dans la mesure où le premier juge lui avait donné raison s'agissant de l'insertion d'une contribution de prise en charge dans le budget des enfants, il ne pouvait être attendu d'elle qu'elle remette en cause une partie de la décision qui lui était favorable et qu'elle parte du principe que l'autorité de seconde instance statuerait différemment, tout en parvenant à des contributions d'entretien globales identiques.