Citation: 9C_434/2014 E. 3.3

3.3. L'assurée se contente pour l'essentiel d'affirmer que le juge qui ne remplit pas les conditions d'éligibilité ne peut pas valablement concourir à la prise de décision ni participer aux actes d'instruction. Son argumentation ne contient aucun exposé substantiel portant sur la violation du droit constitutionnel invoqué. Elle est donc insuffisamment motivée, eu égard aux exigences de motivation accrue prévues par l'art. 106 al. 2 LTF (à ce sujet, voir BERNARD CORBOZ, in: Commentaire de la LTF, 2ème éd. 2014, n° 32 ad art. 106 LTF et les références jurisprudentielles citées) et doit par conséquent être rejetée. On relèvera néanmoins que le juge qui ne satisfaisait pas à certaines conditions d'éligibilité durant la première procédure judiciaire cantonale a été réélu au mois de juin 2013 par le Grand Conseil genevois, de sorte que la composition du tribunal cantonal au moment de la seconde procédure était conforme à la loi. On ajoutera que, dans un cas similaire concernant le même juge qu'en l'espèce, le Tribunal fédéral a considéré que l'inéligibilité du juge en question à l'époque de l'audience de comparution des parties ne causait pas forcément une violation de l'art. 30 al. 1 Cst. (cf. arrêt 8C_656/2013 du 26 août 2014 consid. 3.4). L'assurée ne prétend d'ailleurs pas que le procès-verbal de son audition ne refléterait pas fidèlement ses déclarations, serait incomplet ou présenterait un vice qui exigerait que l'acte soit réinstruit.