Citation: 1C_74/2009 23.09.2009 E. 3

Aux termes de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette obligation de motiver, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; il n'est pas indispensable qu'il indique expressément les dispositions légales ou les principes de droit qui auraient été violés; il suffit qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon lui, transgressées par l'autorité cantonale (cf. ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748 s. et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant conclut à l'annulation de la décision du Conseil d'Etat portant sur la vente du bien immobilier publié dans la Feuille d'avis officielle du 16 janvier 2009. L'avis indique qu'il s'agit du bien-fonds 2106 de la commune de Pregny-Chambésy, à savoir d'une parcelle de 7'463 m2 sise au Vengeron. La motivation du recours ne porte toutefois pas sur cet objet, mais sur la parcelle 963 de la même commune, d'une surface de 11'500 m2 et visée par le projet de loi n° 10'012. Il s'ensuit que la motivation du recourant, sans lien avec l'acte attaqué et les conclusions formulées, ne satisfait pas aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF. Le recourant fait certes valoir, dans sa réplique, que sa méprise vient du fait que les deux parcelles sont toutes les deux situées au Vengeron et très proches l'une de l'autre. Il apparaît cependant que l'intéressé aurait pu, en faisant preuve d'un degré de diligence raisonnable, éviter cette erreur, le numéro des deux parcelles et leur surface étant connues et ne portant manifestement pas à confusion.