Citation: 9C_328/2009 08.09.2009 E. 3.2

3.2.1 En l'espèce, la juridiction cantonale a estimé que la symptomatologie décrite par la recourante (fatigabilité, vertiges, sueurs froides), liée à l'hypertension artérielle, avait une influence sur sa capacité de travail. Dans un rapport du 26 août 2008, le docteur O.________ a relevé que la diminution de la capacité de travail était difficilement quantifiable, alors que dans un précédent rapport daté du 3 janvier 2007, ce médecin avait évalué la capacité de travail à 50 % dans l'activité habituelle. La juridiction cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de cette dernière appréciation, d'ailleurs fort favorable à la recourante, tant il apparaissait peu vraisemblable qu'une fatigabilité liée à la prise de médicaments entraînât, à elle seule, une incapacité totale de travailler. Dans la mesure où la capacité résiduelle de travail de la recourante dans l'activité exercée avant la survenance de l'atteinte à la santé (50 %) était plus étendue que son taux d'activité (20 %), l'intéressée ne subissait aucune perte de gain dans le cadre de l'exercice de son activité lucrative. 3.2.2 En ce qui concerne l'incapacité d'accomplir les travaux habituels, la juridiction cantonale a considéré que le rapport d'enquête n'était pas convaincant. Au regard de l'état de santé général de la recourante, des limitations fonctionnelles (pas d'activité physique intense), du soutien que pouvait lui apporter son mari ainsi que ses deux enfants, et du temps dont elle disposait pour répartir les différentes tâches qu'elle devait assumer au titre de ses travaux habituels, il convenait d'admettre, au degré de la vraisemblance prépondérante, que le degré d'empêchement dans les travaux ménagers était inférieur à 40 % sans qu'il soit nécessaire de procéder à une nouvelle enquête économique sur le ménage.