Citation: 5P.286/2002 23.12.2002 E. 2

2.1 La Cour de justice a fixé la contribution litigieuse en appliquant, à l'instar du Tribunal de première instance, la méthode dite du minimum vital élargi avec répartition de l'excédent. Les revenus de l'époux, retraité, se montaient selon elle à 2'150 fr. Compte tenu de ses charges, il souffrait d'un déficit d'environ 900 fr. en 2001 et 800 fr. en 2002. Quant à l'épouse, fonctionnaire internationale, son salaire net ascendait à 7'200 fr. jusqu'en septembre 2001 et à 7'100 fr. depuis, rémunération à laquelle s'ajoutait une allocation pour conjoint de 267 fr. Au vu de ses charges, elle bénéficiait d'un excédent d'environ 4'900 fr. Ainsi, la pension de 2'000 fr. fixée par le premier juge représentait la moitié environ du disponible du couple, à laquelle s'ajoutait l'allocation pour conjoint reçue par l'épouse, qu'elle devrait rétrocéder au crédirentier. 2.2 La recourante conteste le montant de 2'000 fr., allocation pour conjoint non comprise, retenu à sa charge au titre de contribution mensuelle à l'entretien de son époux. Elle ne remet pas en cause la méthode de calcul adoptée par la Cour de justice, mais la détermination des revenus et charges des conjoints. Elle invoque le droit d'être entendue (art. 6 par. 1 CEDH, 29 al. 2 Cst. et 4 LPC/GE), l'égalité (art. 8 al. 1 Cst.) et la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.).