Citation: 2C_311/2024 E. 4.3

4.3. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a retenu que l'on ne pouvait pas prendre en compte les postes qui étaient selon elle sans rapport avec les coûts fixes admis par la législation, mentionnés par la recourante, à savoir: les charges directes, les frais divers du personnel, les commissions de tiers, les frais juridiques, de sécurité, de publicité, de conseil et de développement, de voyages et de déplacements, de représentation et de clientèle, les droits, les taxes, les autorisations et les cotisations, la provision perte sur débiteurs, les frais de carte de crédit, ainsi que les impôts et les taxes. La recourante se contente d'indiquer que tous les postes précités sont indispensables à la bonne marche de l'entreprise, mais sans expliquer en quoi l'appréciation de la Cour de justice serait insoutenable. Elle ne précise pas en quoi chacun de ceux-ci serait une charge fixe, incompressible et liée à l'activité indispensable à son maintien, comme le requiert l'art. 5 al. 2 aLAFE/GE-2021. En particulier, au regard de cette disposition, elle n'explique pas précisément - conformément à l'art. 106 al. 2 LTF - pour quel motif il serait arbitraire de considérer, comme l'a fait l'autorité précédente, que le poste "frais juridiques" n'appartient pas aux frais administratifs mentionnés aux art. 5 al. 1 let. e aRAFE/GE-2021 et 7 al. 1 let. e RAFE/GE-2021, que le poste "frais carte de crédits" ne constitue pas des "charges financières" au sens des art. 5 al. 1 let. h aRAFE/GE-2021 et 7 al. 1 let. h RAFE/GE-2021 ou encore que l'achat de marchandises, sous le poste "charges directes", ne représente pas un coût fixe au sens de la législation. Le fait qu'une interprétation différente de ces dispositions soit aussi possible ne permet pas de conclure à l'arbitraire. Il en va de même de la seule présence des charges refusées dans le compte de résultat de la recourante. Par ailleurs, on relèvera que la recourante n'avait pas intégré les postes litigieux dans le formulaire de sa demande d'octobre 2021 et qu'elle avait ainsi interprété les postes du formulaire en cause comme la Cour de justice. Ce constat souligne le caractère soutenable de cette interprétation. La recourante ne précise pas non plus pourquoi la Cour de justice aurait versé dans l'arbitraire ou violé le droit d'une autre façon en retenant qu'il n'était pas acceptable de modifier au stade de la réplique formulée en juin 2023 des chiffres annoncés, sur la base de comptes définitifs produits, dans la demande d'octobre 2021.