Citation: 6P.8/2005 07.04.2005 E. 1

Dans un premier moyen, les recourants se plaignent d'une violation de la garantie constitutionnelle d'être traité sans arbitraire par les organes de l'État (art. 9 Cst.) lors de l'interprétation des faits et de l'application de l'art. 191 al. 1 CPP/GE. 1.1 L'ordonnance attaquée repose sur une double motivation. Dans une motivation principale, l'autorité cantonale a déclaré le recours cantonal irrecevable en raison de l'absence de la qualité de plaignants des recourants; à titre subsidiaire, elle a ajouté que le recours serait de toute façon infondé, car les infractions dénoncées étaient prescrites. De jurisprudence constante, le Tribunal fédéral renonce à casser la décision attaquée lorsque l'autorité cantonale a refusé à tort d'entrer en matière sur le recours cantonal, mais qu'elle l'a néanmoins examiné sur le fond et qu'elle l'a considéré comme infondé dans une argumentation soutenable. Dans ce cas, le recourant est obligé de discuter la motivation subsidiaire, sans quoi son recours est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 121 I 1 consid. 5a/bb p. 11). 1.2 En l'occurrence, les recourants s'en prennent à la motivation principale, soutenant que l'autorité cantonale a retenu à tort qu'ils n'avaient pas la qualité de plaignant. Ils ne contestent pas - et n'avaient du reste pas la qualité pour le faire ni selon l'art. 88 OJ (ATF 121 IV 317 consid. 3b p. 324) ni selon l'art. 8 LAVI - la motivation subsidiaire relative à la prescription des infractions dénoncées. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les griefs soulevés, puisque, de toute façon, l'ordonnance de classement ne saurait être annulée, car l'autorité cantonale a exclu toute poursuite pénale pour des raisons matérielles.