Citation: 9C_178/2022 E. 5.2.4

5.2.4. S'agissant de la période postérieure à février 2020, le docteur B.________ a indiqué que divers traitements avaient été mis en route, le dernier en date (Xeljanz®) ayant permis une amélioration des douleurs de l'ordre de 40 % environ. Il en a conclu que la capacité de travail dans une activité adaptée était de 50 % dès février 2020. L'expert a donc justifié l'amélioration de l'état de santé de la recourante ainsi que de la capacité résiduelle de travail par les bénéfices du traitement nouvellement instauré. A cet égard, dans son avis du 3 février 2021 - qui n'a pas été contredit par le Service médical régional de l'AI -, le docteur D.________ a toutefois indiqué que la réponse de l'assurée au Xeljanz®, qui lui avait été administré dès mi-décembre 2019, puis interrompu entre fin février 2020 et mi-mai 2020 et repris depuis lors, était "tout à fait partielle". Ce traitement ayant perdu son efficacité, il avait fait une demande pour un traitement différent. Si la juridiction cantonale a cité des extraits de ce rapport, elle n'en a cependant pas tiré de conclusions. Elle a dès lors omis de prendre en considération que, comme l'a mis en évidence le docteur D.________, les conclusions du docteur B.________ relatives à l'amélioration de la capacité de travail de la recourante (de 0 à 50 %) due à une réponse au Xeljanz® se sont avérées inexactes peu après l'expertise. Dans ces circonstances, la constatation de la cour cantonale selon laquelle la recourante disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dès février 2020 est manifestement inexacte. Par conséquent, étant rappelé que la recourante présentait une incapacité totale de travail jusqu'en janvier 2020, on doit considérer que son état de santé ne s'est pas amélioré de manière durable depuis lors, de sorte que sa capacité de travail dans une activité adaptée est restée de 0 % pour la période considérée. Aussi, le taux d'invalidité (fixé à 81 %) est resté le même après février 2020, de sorte que le droit à la rente entière de l'assurance-invalidité doit être maintenu au-delà du 31 janvier 2020. C'est le lieu de préciser que ce droit peut être soumis à révision (cf. art. 17 LPGA) en fonction de l'évolution de l'état de santé de la recourante, en relation notamment avec les éventuels résultats d'un nouveau traitement médicamenteux.