Citation: 5A_572/2022 E. 3.2

3.2. Les recourants se plaignent de la violation de l'art. 41 al. 1 bis LP. Ils exposent que le bénéfice de discussion réelle appartient au débiteur également dans le cas où le droit de gage s'exerce sur l'immeuble d'un tiers, et que, pour les hypothèques légales garantissant les créances de droit public, le droit cantonal peut exclure ce bénéfice dans cette situation, mais que l'art. 217 LICD ne l'a pas prévu. Ils ajoutent que si le principe de proportionnalité peut amener la collectivité publique à ouvrir d'abord une poursuite ordinaire contre le débiteur de sa créance, en lieu et place d'une poursuite en réalisation de gage, tel ne peut plus être le cas après que le débiteur a fait usage de son droit au bénéfice de discussion réelle. Ainsi, suite à leur plainte, l'autorité de surveillance n'avait plus la possibilité d'user d'un quelconque pouvoir d'appréciation mais devait reconnaître la priorité du droit du débiteur de se prévaloir du bénéfice de discussion réelle.