Citation: 1C_346/2015 E. 2

La voie du recours en matière de droit public au sens de l'art. 82 et suivants LTF est ouverte contre la décision attaquée rendue en dernière instance cantonale dans une cause de droit public. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135). En l'occurrence, le Président de la IIe Cour administrative a considéré que la décision préfectorale du 29 avril 2015 n'était pas sujette à recours en vertu de l'art. 113 du Code fribourgeois de procédure et de juridiction administratives car elle ne modifiait pas la situation juridique du recourant fixée par l'ordre de remise en état du 12 janvier 2015, condition posée par la jurisprudence cantonale pour qu'un acte d'exécution puisse exceptionnellement être contesté. Elle ne l'était pas plus au regard de l'art. 171 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC) qui ne prévoit pas, en matière de construction, que les autorités compétentes rendent une décision spéciale d'exécution lorsque le propriétaire n'obtempère pas à l'ordre - entré en force de chose décidée - de remise en état des lieux fondé sur les art. 164 al, 1, 167 et 170 LATeC. Le recourant ne s'en prend pas à cette argumentation et ne cherche pas à démontrer en quoi l'irrecevabilité de son recours résulterait d'une interprétation arbitraire du droit cantonal de procédure ou violerait d'une autre manière le droit. Les critiques dirigées contre la décision préfectorale du 29 avril 2015, qui aurait prétendument été prise trop rapidement, sans motivation en faite et en droit et qui ne respecterait pas le droit fédéral, concernent le fond du litige. Il en va de même du grief de violation du droit d'être entendu qui est sans rapport direct avec la décision présidentielle du 21 mai 2015. Le recours ne satisfait ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, il est dirigé contre une décision d'irrecevabilité.