Citation: 1B_166/2022 E. 7.3

7.3. Selon l'autorité précédente, le défaut de fondement s'imposait également eu égard à la demande de reprise de la procédure MPG 15 1292, faute en substance d'éléments nouveaux : - le Ministère public ne pouvait avoir eu connaissance de nouveaux moyens de preuve ou de faits nouveaux pour cette procédure à la suite de l'arrêt 1B_108/2020 et 1B_110/2020 du 25 novembre 2020; dans ce prononcé, le Tribunal fédéral avait en effet ordonné la restitution par le tribunal des mesures de contrainte aux ayants droit - et non à la police ou au Ministère public - des documents saisis se rapportant à la période antérieure au 1er janvier 2010 dès lors que les procédures de scellés y relatives étaient devenues sans objet à la suite du classement de la cause MPG 15 1292 le 20 avril 2020 (cf. arrêt 1B_108/2020 et 1B_110/2020 précité consid. 2); - les messages WhatsApp entre le président de la recourante et une personne d'une cave en Argentine au sujet d'un contrat de vente de vin entre D.________ SA et E.________ Ltd du 27 novembre 2007 - produits le 15 décembre 2020 par la recourante dans la cause MPG 19 773 - étaient ensuite impropres à révéler une responsabilité pénale de l'intimé; - le contrat de vente en question figurait en outre déjà au dossier MPG 15 1292, ce qu'au 19 janvier 2021, la recourante n'ignorait pas au regard du courrier du Ministère public du 18 décembre 2020 le lui indiquant. Cette appréciation ne prête pas non plus le flanc à la critique. La recourante se limite tout d'abord à invoquer l'arrêt 1B_108/2020 et 1B_110/2020 du Tribunal fédéral. Elle ne fait cependant état d'aucun élément permettant de remettre en cause l'appréciation émise par l'autorité précédente quant aux conséquences de cet arrêt; une simple lecture de son considérant 2 suffit d'ailleurs pour confirmer son raisonnement. La recourante ne conteste pas non plus avoir reçu le courrier du Ministère public du 18 décembre 2020 préalablement à sa demande de reprise de la procédure MPG 15 129. Enfin, elle omet de rappeler qu'elle a demandé, le 17 décembre 2020, la restitution des pièces produites le 15 précédent, ce qui tend à confirmer le défaut d'élément à charge de l'intimé. Il apparaît qu'en janvier 2021, la recourante n'ignorait donc pas que sa requête de reprise de la procédure MPG 15 1292 ne reposait sur aucun fondement.