Citation: 8C_233/2022 E. 5.3

5.3. En l'espèce, quand bien même la décision du 13 août 2020 a été établie à cette même date, elle n'a été notifiée au recourant que le 9 octobre 2020, de sorte qu'elle ne pouvait pas déployer d'effets juridiques - ni donc la suspension du droit à l'indemnité de chômage qu'elle prononçait être exécutée - avant cette date. Or comme le délai de six mois de l'art. 30 al. 3, 4e phrase, LACI était échu depuis le 24 septembre 2020 (cf. consid. 3.4 supra), le droit d'exiger l'exécution de la suspension était périmé. Comme les indemnités journalières avaient été payées (cf. let A.c supra), il n'était plus possible d'exécuter une mesure de suspension après l'échéance du délai de l'art. 30 al. 3, 4e phrase, LACI (cf. consid. 3.3 supra). C'est donc en violation du droit que les premiers juges ont confirmé la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage prononcée par l'intimé.