Citation: 7B_630/2023 E. 3.3

3.3. En ce qui concerne la contrainte sexuelle (art. 189 CP) reprochée à l'intimé, les recourants estiment que la cour cantonale n'aurait pas suffisamment pris en considération l'état psychique de leur fille. À tort : les recourants perdent de vue que l'autorité précédente a tenu compte de manière détaillée des rapports psychiatriques figurant au dossier et qu'elle les a mis en relation avec les différents autres moyens de preuve disponibles. Au vu des déclarations concordantes des différentes personnes impliquées dans les faits en question, de l'historique des messages WhatsApp figurant au dossier, ainsi qu'en particulier de la déclaration de la fille des recourants enregistrée le soir du 27 février 2020 (cf. sur ce dernier point consid. 4.3 p. 23 de l'arrêt attaqué), il ne peut pas être reproché à la cour cantonale d'avoir conclu qu'il était clairement établi que la fille des recourants s'était rendue de son plein gré au studio d'enregistrement et qu'elle avait activement participé aux relations sexuelles avec C.________ et avec l'intimé. Les recourants ne parviennent pas à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation de l'instance précédente à cet égard (cf. consid. 3.2.2 supra), comme le fait d'ailleurs remarquer avec raison l'intimé dans ses déterminations du 19 juin 2024 (ch. 2 p. 5). La cour cantonale a donc confirmé à juste titre le classement de la procédure par rapport à l'intimé en ce qui concerne l'infraction de contrainte sexuelle, l'élément objectif de la contrainte (art. 189 CP; sur cette notion, ATF 148 IV 234 consid. 3.3; arrêt 6B_88/2023 du 8 février 2024 consid. 2.1.2 et les nombreux arrêts cités) faisant défaut (cf. art. 319 al. 1 let. b CPP).