Citation: I 171/04 01.04.2005 E. 3

3.1 Dans un premier moyen, l'office recourant fait valoir que la capacité de travail résiduelle de S.________ est supérieure à l'appréciation qu'en ont faite les médecins de l'Hôpital V.________. 3.2 En l'occurrence, on ne voit pas de motifs sérieux de s'écarter des conclusions des docteurs C.________ et B.________ de l'Hôpital V.________. Certes, S.________ a-t-il été en mesure d'assumer sa formation de dessinateur en bâtiment avec un taux de présence de 100 %. Cela ne remet pas pour autant en cause l'avis de ces médecins qui ont tenu compte dans leur appréciation des séquelles douloureuses du traumatisme à la hanche droite subi par l'intéressé. On ne saurait en effet mettre sur le même pied la capacité de suivre une formation et celle de travailler à plein temps et avec un rendement entier dans le circuit économique normal. On rappellera d'autre part que si les informations recueillies au cours d'un stage peuvent se révéler utiles, en complément des données médicales, pour fixer le degré d'invalidité, elles ne sauraient supplanter l'avis dûment motivé d'un médecin à qui il appartient, au premier chef, de porter un jugement sur l'état de santé de l'assuré et d'indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités celui-ci est capable de travailler, le cas échéant quels travaux on peut encore raisonnablement exiger de lui (ATF 125 V 261 consid. 4). Il y a donc lieu de retenir que l'intimé jouit d'une capacité de travail de 75 % dans une activité de dessinateur en bâtiment laquelle est, par ailleurs, parfaitement adaptée à son état de santé.