Citation: 6B_997/2024 E. B

Saisie d'un appel du condamné, par arrêt du 24 octobre 2024, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois l'a rejeté et a confirmé le jugement de première instance, avec suite de frais de la procédure d'appel, la demande d'indemnité au sens de l'art. 429 CPP étant rejetée pour cette instance également. En bref, cet arrêt, auquel on renvoie dans son intégralité, repose sur l'état de fait suivant, tel qu'il a été établi en première instance. Le 22 juin 2022, entre 18h et 18h05, A.________ a circulé au volant d'un véhicule C.________ immatriculé FR xyy xxx sur l'autoroute zzz de U.________ en direction de V.________. Peu avant la sortie de W.________, il est arrivé à vive allure derrière la voiture qui le précédait, conduite par B.________, laquelle avait entrepris une manoeuvre de dépassement d'un autre véhicule. A.________ n'a alors pas respecté une distance suffisante envers l'automobile de la précitée et lui a fait des appels de phare. Après avoir terminé son dépassement et laissé une distance de sécurité avec le véhicule qu'elle venait de dépasser, la conductrice a voulu se rabattre sur la droite pour laisser passer A.________. Or, ce dernier se trouvait déjà sur la voie de droite, s'étant glissé entre le véhicule de B.________ et celui qu'elle avait dépassé; il entreprenait de la dépasser par la droite. La conductrice a été surprise et a dû donner un coup de volant à gauche pour ne pas heurter le véhicule de A.________, qui s'est ensuite rabattu juste devant elle en effectuant une queue de poisson et en donnant un violent coup de frein. Elle a été contrainte d'effectuer un freinage d'urgence à 125 km/h afin d'éviter une collision. Sous l'effet de la décélération, tout ce qui se trouvait sur la banquette arrière, y compris son chien dans sa cage, est passé entre les sièges avant de la voiture. Elle a eu très peur. Les faits se sont déroulés environ entre la sortie de W.________ et la fin du viaduc de X.________, soit sur plusieurs centaines de mètres. Après avoir réfuté l'argumentaire du recourant, la cour cantonale a retenu que c'était bien lui le conducteur du véhicule mis en cause et qu'il s'était ainsi rendu coupable de violation grave des règles de la circulation routière ainsi que de contrainte.