Citation: 5A_22/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant s'en prend à la constatation de l'arrêt entrepris selon laquelle, au moment du divorce, il "bénéficiait d'une formation et d'une expérience dans le domaine de l'hôtellerie et était en train d'achever une formation de chauffeur professionnel", ce qui ne correspondrait pas à la réalité. Dans la mesure où il soutient qu'il n'a jamais pu terminer sa formation de chauffeur faute d'en avoir obtenu le financement, son allégation est sans pertinence, l'autorité cantonale n'ayant nullement considéré qu'il pourrait travailler dans cette profession. En tant qu'il reproche aux juges précédents d'avoir arbitrairement retenu qu'il disposait d'une formation et d'une expérience dans l'hôtellerie, sa critique, autant qu'elle est suffisamment motivée (art. 106 al. 2 LTF), apparaît mal fondée, la constatation incriminée résultant, selon l'arrêt attaqué, du jugement de divorce, dont le recourant ne prétend pas que son absence de contestation aurait été retenue à tort; le grief n'est de toute façon pas décisif, dès lors que la cour cantonale a considéré qu'il pourrait également travailler dans un domaine ne nécessitant pas de formation, comme celui du nettoyage, et qu'elle s'est en définitive fondée sur le salaire médian réalisable dans ce secteur, sans que le recourant formule de grief à cet égard. Pour autant qu'ils soient suffisamment motivés (art. 106 al. 2 LTF), les arguments du recourant liés au Covid-19 ne sont pas non plus fondés. Sur ce point, il se limite en substance à formuler des considérations d'ordre général sur la situation des restaurateurs au moment du dépôt de la demande et à alléguer que l'incertitude quant à l'instauration de nouvelles mesures sanitaires est toujours présente s'agissant d'une pandémie mondiale. Dans la mesure où, à l'exception d'offres de service effectuées en se rendant dans huit restaurants le 15 décembre 2021, le recourant n'a pas établi qu'il aurait entrepris depuis lors de vaines démarches pour retrouver du travail non seulement dans la restauration, mais aussi dans des domaines qui n'exigent pas de formation professionnelle achevée et se situent dans la tranche des bas salaires ne nécessitant ni formation ni expérience professionnelle spécifique, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir arbitrairement retenu qu'il avait la possibilité effective de retrouver une action lucrative. Par ailleurs, le fait pour un débirentier de percevoir l'aide sociale ne suffit pas à établir qu'il lui serait impossible, en fournissant tous les efforts qui peuvent être attendus de lui, d'exercer une activité lucrative, étant rappelé que, s'agissant de l'obligation d'entretien d'un enfant mineur, les exigences en matière d'exploitation de la capacité contributive sont plus élevées, en particulier lorsque la situation financière est modeste (ATF 137 III 118 consid. 3.1; arrêts 5A_469/2023 du 13 décembre 2023 consid. 3.1; 5A_79/2023 du 24 août 2023 consid. 5.1 et les références). En tant que le recourant soutient, au demeurant de manière appellatoire pour ce qui est de la durée, qu'il dépend depuis vingt ans des prestations de l'Hospice général, son argument n'est par conséquent pas décisif, dès lors qu'il s'agit tout au plus d'un indice, dont le recourant ne démontre pas qu'il aurait été arbitrairement apprécié dans le cas d'espèce. Sont également appellatoires, et par conséquent irrecevables, ses allégations relatives à son "lourd passé de toxicomane". Quant à ses développements en rapport avec la loi genevoise sur l'insertion et l'aide sociale individuelle, ils ne sont pas de nature à démontrer que l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale serait insoutenable. Pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief du recourant portant sur la possibilité de lui imputer un revenu hypothétique est par conséquent infondé. On ne voit pas non plus en quoi les art. 29 al. 1, 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH auraient été enfreints, le recourant se limitant du reste à affirmer, sans plus ample motivation, que son droit à un procès équitable aurait été violé (art. 42 al. 2 LTF).