Citation: 2C_328/2021 E. 5.6

5.6. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué, contrairement à ce que prétendent les recourants, que l'autorité précédente se serait fondée sur une prétendue impossibilité matérielle d'aménager les places de parc requises pour justifier la perception de la taxe litigieuse, mais bien plutôt sur l'absence de réalisation des places dues selon l'autorisation de construire délivrée aux intéressés. Quoi qu'il en soit, la critique des intéressés relative à un "abus de délégation" doit être rejetée, pour les raisons suivantes. L'art. 221a LR/VS vise à délimiter et attribuer une compétence aux communes, conformément au principe inscrit à l'art. 70 al. 2 de la Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907 (RS 131.232), selon lequel les communes accomplissent leurs tâches propres et celles que leur attribue la loi (cf. également art. 106 al. 1 de la loi valaisanne sur les communes du 5 février 2004 [LCo/VS; RS/VS 175.1]). En l'occurrence, il s'agit de celle d'adopter une réglementation communale en matière de contributions de remplacement pour places de stationnement (cf. arrêt 2C_761/2019 du 4 février 2020 consid. 6.4 et 6.6). La perception d'une telle taxe ne peut ainsi pas intervenir directement sur le fondement de l'art. 221a LR/VS, mais doit nécessairement s'effectuer sur la base d'une réglementation communale, adoptée, comme en l'espèce, par l'assemblée primaire (cf. supra consid. 4; cf. aussi art. 17 al. 1 LCo/VS; arrêt 2C_761/2019 précité consid. 6.4). Dans ce contexte, les communes disposent d'une liberté de décision relativement importante et sont, partant, autonomes dans l'adoption de ces dispositions et dans leur application (cf. arrêt 2P.337/2005 du 16 novembre 2006 consid. 4.1; cf. également arrêt 2C_761/2019 précité consid. 6.4). Il en découle que rien n'empêchait dès lors le législateur communal de prévoir, en vertu de son autonomie, la possibilité de perception d'une taxe de remplacement dans les cas où, pour des motifs de fait ou de droit, l'aménagement de telles places serait impossible pour le maître d'oeuvre. On ne voit pas pas en quoi, dans ces conditions, la taxe litigieuse trouverait sa source dans un abus de délégation contraire à l'art. 221a LR/VS. Il convient au contraire de retenir que celle-ci repose sur une base légale formelle suffisante au sens de l'art. 5 al. 1 et 127 al. 1 Cst. (cf. arrêts 1P.586/2004 du 28 juin 2005 consid. 4.1 et les arrêts cités; arrêt 2C_761/2019 précité consid. 6.6).