Citation: 8C_741/2022 E. 3.4

3.4. En l'occurrence, la cour cantonale n'a pas écarté sans raison l'avis du docteur E.________. Comme cela ressort de l'ordonnance d'expertise du 8 avril 2021 (cf. ch. 15 p. 23), c'est parce que l'intimé a établi, par l'avis du docteur D.________, des éléments objectivables suffisamment pertinents pour susciter des doutes quant à la valeur probante du rapport du docteur E.________ que la cour cantonale a mis en oeuvre une expertise judiciaire. La cour cantonale a ainsi ordonné une expertise judiciaire pour trancher entre l'avis du docteur E.________ et celui du docteur D.________; elle ne s'est pas fondée sur le seul avis du docteur D.________ comme le lui reproche la recourante. On ajoutera que, contrairement à ce qu'affirme la recourante, le docteur D.________ n'avait pas omis de rappeler les antécédents de son patient, bien au contraire. Dans son ordonnance d'expertise du 8 avril 2021, la cour cantonale a constaté que le docteur D.________ avait indiqué, dans son rapport du 3 mars 2020, être d'accord avec le docteur E.________ sur le fait que les lésions du supra-épineux étaient déjà préexistantes et n'étaient pas en lien de causalité avec l'accident; il avait en revanche ajouté que la déchirure de la coiffe antérieure, sous-scapulaire, n'était quant à elle pas préexistante.