Citation: 9C_429/2020 E. 4.2

4.2. Invoquant un établissement inexact des faits et une violation du droit fédéral, ainsi qu'un abus de droit, le recourant reproche tout d'abord à la juridiction cantonale d'avoir méconnu le fait que les décisions de taxation définitives portant sur les années 2005 à 2007 avaient été rendues par l'autorité fiscale compétente les 16 avril 2008, 1 er septembre 2008 et 13 juillet 2009. Le délai d'un an après la fin de l'année civile au cours de laquelle la taxation fiscale déterminante est entrée en force (au sens de l'art. 16 al. 1 LAVS) était dès lors largement échu en 2019. Il soutient ensuite que la caisse de compensation ne pouvait pas se prévaloir du fait qu'elle n'avait pas reçu les taxations définitives des années 2005 à 2007 de la part de l'autorité fiscale cantonale compétente. Il n'avait en effet pas à supporter les conséquences de la passivité (respectivement de la négligence) de la caisse de compensation ou du non-respect par l'autorité fiscale cantonale de son obligation de communiquer les informations fiscales pertinentes (au sens de l'art. 27 al. 2 RAVS). Qui plus est, la caisse de compensation commettrait un abus de droit en invoquant la procédure de réexamen fiscal pour taxer des éléments de revenus qui lui étaient déjà connus en 2008. La caisse de compensation disposait en effet de tous les éléments permettant de rendre une décision définitive dès le 27 mars 2008 et au plus tard à fin 2009. "Dans le pire des cas", le recourant requiert que les cotisations sociales ne portent que sur les éléments nouveaux ressortant de la procédure de réexamen fiscal. A ce défaut, cela conduirait, de manière injuste et choquante, à la perception d'intérêts moratoires en raison du seul manquement de l'autorité fiscale.