Citation: 1B_94/2009 08.05.2009 E. 3

En l'espèce, le recourant ne remet pas en cause la base légale de la détention, ni l'existence de charges suffisantes à son encontre pour les infractions qu'il a admises. Il soutient en revanche que pour les infractions qu'il conteste, il n'y a pas de sérieux soupçons de culpabilité. 3.1 Appelé à se prononcer sur la constitutionnalité d'une décision de maintien en détention, le Tribunal fédéral n'a pas à procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge, ni à apprécier la crédibilité des éléments de preuve mettant en cause le condamné. Il doit uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure, c'est-à-dire des raisons plausibles de soupçonner l'accusé d'avoir commis une infraction (ATF 116 Ia 143 consid. 3c p. 146; art. 117 al. 1 in initio CPP/NE). 3.2 En l'espèce, la Cour d'assises a retenu une cinquantaine d'infractions à l'encontre du recourant et l'a condamné notamment pour abus de confiance (art. 138 CP), vol (art. 139 CP), tentative de brigandage (art. 140 et 22 CP), dommages à la propriété (art. 144 CP), escroquerie (art. 146 CP), utilisation frauduleuse d'un ordinateur (art. 147 CP), recel (art. 160 CP), tentative de fabrication de fausse monnaie et de falsification de la monnaie (art. 240, 241 et 22 CP), instigation à abus d'autorité et à violation du secret de fonction (art. 312, 320 et 24 CP), corruption d'agents publics suisses (art. 322ter CP), violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 2 LCR) et usage abusif de permis et de plaques (art. 97 LCR). Le Président de la Cour de cassation pénale a retenu que les indices sérieux de culpabilité résultaient de la condamnation, le recourant ayant admis, à tout le moins partiellement, la plupart des infractions. Dans ces conditions, le fait que le recourant conteste certaines infractions ne suffit pas à affaiblir les sérieux soupçons de culpabilité qui reposent sur lui. Ce grief tombe donc à faux.