Citation: I 111/07 17.12.2007 E. A

A.a L.________, née en 1956, travaillait comme ouvrière dans l'industrie électronique. Victime d'une chute puis d'un choc les 24 février et 16 juillet 1999, elle a souffert d'une distorsion ligamentaire à la cheville et d'un syndrome cervical post-traumatique, puis d'une contusion thoracique avec probable fracture des 5e et 6e côtes. Ces affections ont été prises en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Si l'évolution s'est révélée positive au niveau de la cheville et de la contusion thoracique, elle est restée stationnaire au niveau du syndrome cervical. L'intéressée a néanmoins repris son activité à mi-temps, du 17 mars 1999 jusqu'au second événement accidentel, puis a bénéficié d'un nouvel arrêt total de travail jusqu'au 21 août suivant, date de naissance de son second enfant et du début de son congé maternité. Compte tenu de la persistance des cervicalgies, de l'apparition de syndromes dorsal sur troubles statiques et dégénératifs, radiculaire en C6 et du tunnel carpien occasionnant des brachialgies, ainsi que d'une spondylose et d'une dépression, elle n'a jamais recommencé son travail, ne s'en sentant pas la force, a résilié son contrat pour le 31 janvier 2000 et s'est annoncée à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) le 5 décembre 2001. Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a recueilli l'avis du docteur W.________, rhumatologue, qui a diagnostiqué un syndrome cervical chronique avec cervico-brachialgies droites atypiques sur discrète discopathie en C5/6, un status après contusion-distorsion cervicale et troubles statiques et dégénératifs préexistants avec uncodiscarthrose en C5/6 et C6/7 droite, un syndrome vertébral dorsal sur troubles statiques (hypercyphose) et spondylose débutante, ainsi qu'un syndrome douloureux somatoforme persistant avec état dépressif et troubles de l'adaptation engendrant une incapacité totale de travail depuis le 16 juillet 1999 (rapport du 14 janvier 2002). Se fondant sur les rapports de plusieurs confrères, ainsi que sur le dossier médical de l'assureur-accidents, le docteur G.________, médecin traitant, a fait état de diagnostics similaires à ceux énoncés par le docteur W.________ entraînant une incapacité de travail de même taux (rapports du 22 mars 2002). Par décision du 24 février 2003, l'administration a octroyé à L.________ une rente entière d'invalidité à partir du 1er février 2001. A.b Lors d'une première procédure de révision de la rente, le docteur G.________ a attesté un état de santé stationnaire rendant impossible toute reprise du travail (rapport du 2 décembre 2004). Sur requête de son Service médical régional (SMR), l'office AI a confié la réalisation de deux expertises à la doctoresse T.________, rhumatologue, et au docteur K.________, psychiatre (rapports des 12 juillet et 23 août 2005). La rhumatologue a conclu à l'existence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant chez une patiente présentant un status post syndrome vertébral et cervical post-traumatique, des cervicalgies dans un contexte de troubles dégénératifs débutants avec discopathies cervicales de C1 à C6, des rachialgies dans un contexte de trouble statique modéré (hypercyphose, scoliose en S et spondylose débutante), un syndrome fémoro-patellaire modéré, un très probable tunnel carpien bilatéral et un état dépressif réactionnel dans un contexte de situation socioprofessionnelle difficile autorisant l'assurée à mettre en valeur sa capacité résiduelle de travail de 50% dans une activité adaptée (port de charges supérieures à 10 kg prohibé, alternance des positions). Le psychiatre a retenu un épisode dépressif léger sans syndrome somatique, ainsi qu'une personnalité dépendante, en plus des troubles somatiques, laissant subsister une capacité résiduelle de travail de 25%; toute activité, même physiquement légère, impliquerait une élévation des sollicitations affectives et émotionnelles auxquelles l'intéressée ne pourrait répondre que de manière limitée et accentuerait les troubles anxieux et dépressifs. Sur la base du rapport du docteur O.________, généraliste auprès du SMR, qui proposait de rejeter les conclusions de l'expertise psychiatrique et de relativiser celles de l'expertise rhumatologique dès lors que toutes les affections diagnostiquées étaient qualifiées de légères ou de discrètes et que le trouble somatoforme douloureux ne remplissait pas les critères jurisprudentiels, l'office AI a constaté que la situation médicale et professionnelle de L.________ lui permettait d'exercer une activité adaptée, à 70%, sans formation supplémentaire; elle a arrêté le degré d'invalidité à 37% et supprimé la rente dès le 1er janvier 2006 (décision du 30 novembre 2005 confirmée sur opposition le 10 mars 2006).