Citation: 1B_332/2021 E. 3.2

3.2. S'agissant tout d'abord des charges suffisantes (sur cette notion, ATF 143 IV 330 consid. 2.1; 143 IV 316 consid. 3.1 et 3.2), il est relevé que le recourant n'a pas discuté cette condition devant la cour cantonale, qui a retenu que ce dernier avait admis les faits reprochés. Or, dans son recours devant la Cour de céans, le recourant objecte avoir commis " l'agression ", sans toutefois développer une argumentation propre à remettre en cause les constatations cantonales, de sorte qu'il convient de se référer à l'arrêt entrepris. Cela étant, la cour cantonale a relevé qu'il était reproché au recourant d'avoir perpétré, entre septembre 2016 et octobre 2019, les infractions suivantes: conduite en état d'incapacité, contravention à la LStup, vol d'usage, conduite sans autorisation, conduite en état d'ébriété qualifiée, conduite sans plaque de contrôle, entrave aux mesures de constatation de l'incapacité de conduire, violence ou menaces contre les fonctionnaires et violation de domicile; ces infractions font l'objet de la procédure actuellement pendante auprès du juge du district de Monthey (MON P1 20 29). Le recourant a en outre été condamné, en 2017, pour avoir asséné deux coups avec la main sur la tête et le visage de sa victime, laquelle a perdu l'équilibre et est tombée (lésions corporelles simples) et, en 2019, pour injure, rixe et contravention à la LStup. En plus de ces agissements, le recourant est accusé de s'en être pris gratuitement, le 28 juin 2020, alors qu'il était alcoolisé et sous l'influence de stupéfiants, à des personnes qu'il ne connaissait pas mais qui se trouvaient sur son chemin. Il a notamment effrayé et menacés des inconnus en brandissant dans leur direction un couteau à pain. Il s'en est également pris verbalement aux agents de la police municipale qui tentaient de l'interpeller, les injuriant et les menaçant de mort. En raison du comportement du recourant, qui ne s'est pas calmé même menotté, les agents ont dû faire appel à leurs collègues de la police cantonale, lesquels ont fait face au même comportement agressif, injurieux et menaçant. En outre, en août 2020, le recourant a utilisé, sans son autorisation, le véhicule de sa soeur. Il a conduit sous l'influence de l'alcool et alors qu'il savait que son permis lui avait été retiré. Près d'un mois plus tard, il a de nouveau " emprunté " ce véhicule, alors qu'il était toujours sous le coup d'un retrait de permis. Quoi qu'en pense le recourant, ses agissements mettent manifestement en danger l'intégrité, respectivement la sécurité d'autrui et c'est en vain qu'il tente de les minimiser. Comme constaté par les experts, il existe des éléments concrets permettant de craindre que le recourant pourrait adopter des comportements violents à l'égard de tiers. Le risque de récidive est dès lors concret et la mise en danger suffisamment grave pour justifier son maintien en détention, bien que les experts aient qualifié ce risque de " modéré ". En effet, si ces derniers sont parvenus à cette conclusion, ils ont néanmoins précisé que le trouble mixte de la personnalité décelé chez le recourant, associé à la consommation d'alcool voire parfois de drogues, l'amenaient à des comportements violents inquiétants (menaces à l'égard de policiers, de connaissances, de voisins ou de personnes inconnues). Ils ont ajouté que sa consommation d'alcool agissait comme un " renforçateur " important de sa violence avec un mépris des conséquences de ses actes. Le pronostic est en outre clairement défavorable, compte tenu de la fréquence et de la gradation dans la gravité des infractions commises. Le recourant est en effet renvoyé en jugement notamment pour des infractions contre l'intégrité corporelle, dont une commise au moyen d'un objet dangereux, alors qu'il avait déjà été condamné pour lésions corporelles en 2017. Il a en outre démontré ne pas avoir non plus tiré les leçons de son incarcération, le 29 juin 2020, ni de l'instruction pénale conduite dans ce cadre, puisqu'il a récidivé ensuite; seule son arrestation le 1 er octobre 2020 a permis de mettre un terme aux infractions commises. On notera enfin, comme l'a précisé l'autorité précédente, que la jurisprudence retient également un risque de récidive lorsqu'il s'agit, conformément au principe de célérité, d'éviter que la procédure ne soit sans cesse compliquée et prolongée par la commission de nouveaux délits (ATF 146 IV 326 consid. 3.2; 137 IV 84 consid. 3.2; arrêt 1B_257/2021 du 10 juin 2021 consid. 2.3.2). Quoi qu'en dise le recourant, cette crainte est en l'espèce réelle au vu de son comportement.