Citation: 4C.307/2003 19.02.2004 E. A.b

A.b.a A.________ est propriétaire d'une machine de collage automatique, de type UMC, qu'elle a achetée en mars 1997 pour la somme de 188'136 FF, TVA comprise. Le 13 janvier 1998, A.________ a transporté la machine de collage sur le chantier de l'Hôtel C.________, à Genève, et l'a remise à X.________ qui y travaillait. Il a été retenu que ce jour-là deux employés de la demanderesse ont expliqué au personnel du défendeur le fonctionnement de la machine de collage, lequel était alors parfaitement correct. Du 13 au 14 janvier 1998, afin de procéder à des collages de renfort sur les balcons, la machine a été montée à l'aide d'un treuil au premier étage du bâtiment, où elle a été sanglée à l'échafaudage. Les employés de A.________ ont quitté le chantier alors que l'engin était suspendu en l'air. Il a été constaté qu'il n'était pas prévu que ces derniers reviennent le lendemain de la démonstration, mais les jours suivants. Le 14 janvier 1998, Y.________, employé de X.________, qui voulait redescendre la machine avec le treuil, a provoqué la chute de celle-ci au sol. L'engin a été détruit à 80%, les frais de réparation s'élevant à 133'500 FF, soit 30'980 fr.90 au cours moyen du 7 novembre 2000. Le 27 janvier 1998, X.________ a rédigé un avis de sinistre pour son assurance de responsabilité civile, qui indiquait que l'accident avait été causé par son employé Y.________, alors que la machine de collage était à la disposition de son entreprise en vertu d'un contrat de prêt à usage. Le câble qui soutenait la machine ainsi que le treuil qui avait permis de soulever celle-ci avaient été mis à disposition du défendeur par la société B.________ SA (ci-après: B.________). A.b.b Le 15 mai 1998, A.________ a adressé à X.________ le devis de réparation de la machine. Ce dernier ayant répondu qu'il avait transmis ce document à B.________, la demanderesse a fait savoir à X.________ que c'est à lui qu'elle avait prêté la machine, de sorte qu'elle le considérait comme son seul interlocuteur. Par fax du 2 juin 1998, le défendeur, reconnaissant que la présence de la machine sur le chantier de l'Hôtel C.________ s'inscrivait dans un cadre contractuel relevant du Code suisse des obligations (art. 64 al. 2 OJ), a écrit à la demanderesse que la réparation du dommage subi incombait à B.________, qui avait monté l'échafaudage, voire au propriétaire du treuil. Mis en demeure le 5 février 1999 par A.________ de verser les frais de réparation de la machine de collage d'ici au 10 février 1999, le défendeur a rétorqué qu'il ne lui avait pas emprunté l'engin en question et qu'il contestait toute responsabilité dans la survenance du préjudice.