Citation: 2C_1181/2016 E. 4.5

4.5. En tant que le grief adressé par la recourante aux autorités cantonales de ne pas avoir prononcé un avertissement relatif aux annonces litigieuses sur les différents sites avant de "rendre une décision sévère à son encontre" (recours, p. 9) concernerait en réalité la proportionnalité des mesures prises (art. 5 al. 2 Cst.), ce qui ne ressort pas clairement de son recours (art. 106 al. 2 LTF), il devrait en tout état être écarté. Premièrement, la notification de l'arrêt 2C_490/2014 précité, confirmant un avertissement et une amende pour des reproches similaires, constituait un "avertissement" suffisant à l'égard de la recourante pour qu'elle veille, en sa qualité de responsable du salon, à ce qu'il soit immédiatement mis fin à des infractions similaires. Deuxièmement, la Cour de justice a non seulement, dans le respect du principe de proportionnalité, confirmé le prononcé de la sanction administrative la moins grave parmi celles prévues au catalogue de l'art. 21 al. 2 LProst/GE, mais elle a de plus fortement réduit l'amende administrative infligée à la recourante, après avoir retenu qu'aucune violation de l'art. 12 let. b LProst/GE en lien avec la présence d'une personne non enregistrée dans le salon ne pouvait être reprochée à la recourante. S'agissant, enfin, de l'art. 56 al. 2 LPA/GE qu'invoque la recourante - sans d'ailleurs en démontrer l'application arbitraire par l'instance précédente - cette disposition concerne la phase de l'exécution des décisions exécutoires et ne présente donc aucun rapport, pas même par analogie, avec le régime de la prise de décisions administratives à l'endroit des justiciables.