Citation: 6B_244/2023 E. 2.2.6

2.2.6. Selon le recourant, ses propres déclarations n'auraient pas varié quant à la personne de son créancier. Il n'aurait jamais affirmé avoir dû faire face à des pressions financières de ses salariés, respectivement que ceux-ci lui auraient prêté de l'argent et l'auraient menacé. Le recourant a cependant aussi imputé à son comptable d'avoir détourné 84'000 fr. et expliqué avoir été harcelé par "certaines de ses connaissances" qui lui auraient "réclamé de l'argent pour le travail qu'il avait effectué à l'époque" (procès-verbal d'audition du 26 janvier 2021 p. 3). On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu que les explications de l'intéressé avaient été variées quant aux raisons pour lesquelles il aurait été contraint d'emprunter de l'argent. Pour le surplus, comme l'ont relevé les autorités cantonales, le recourant a bien relaté par le truchement de son conseil d'alors, dans un courrier daté du 29 mars 2018 adressé au CSR, que lui-même, sa famille ainsi que ses quatre enfants avaient fait l'objet d'un "ignoble chantage" de la part d'employés de sa société qui auraient invoqué une dette d'honneur "commune dans la culture kosovare" afin d'obtenir le paiement de prétentions salariales et qu'il avait cédé à cette pression (dossier cantonal, pièce 9, partie 2, pièce numérotée 34). S'il s'agissait, pour le recourant, sommé par le CSR, après la découverte de nouveaux comptes bancaires, de justifier ses dépenses, on ne perçoit pas en quoi la cour cantonale aurait sorti ce document de son contexte. Le recourant ne démontre donc pas en quoi la cour cantonale en aurait fait une lecture insoutenable.