Citation: 6B_1100/2009 05.01.2010 E. 2

Pour le surplus, la recourante allègue que les autorités cantonales ont examiné la cause avec désinvolture, parce qu'elle a récemment changé de sexe. Elle entend ainsi faire valoir une violation de son droit à ne pas être discriminée à raison de son mode de vie (art. 8 al. 2 Cst.). La partie recourante qui se plaint de la violation de ses droits fondamentaux doit, à peine d'irrecevabilité, soulever son grief en se conformant aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, l'assistance judiciaire ne peut lui être accordée que si sa cause a une chance de succès (cf. art. 64 al. 1 LTF). En présence d'un recours insuffisamment motivé, il n'y a dès lors pas lieu de désigner un avocat d'office à la partie recourante pour parfaire son mémoire, mais au contraire de déclarer le recours irrecevable en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF et de rejeter la demande d'assistance judiciaire, s'il apparaît d'emblée qu'un avocat se trouverait dans l'incapacité de soulever un grief pourvu de quelque chance de succès. Dans le cas présent, la recourante se borne à alléguer un comportement discriminatoire des autorités cantonales, sans indiquer quels éléments du dossier le démontreraient. Un tel moyen ne satisfait pas aux exigences de motivation. L'arrêt attaqué et l'ordonnance du Ministère public du 7 octobre 2009 confirment le classement notamment au motif, fréquent dans ce genre d'affaires, que la cause revêt un caractère essentiellement civil. Ainsi, la thèse de la recourante selon laquelle les autorités cantonales auraient adopté un comportement discriminatoire est clairement infirmée. Un avocat désigné d'office par le Tribunal fédéral se trouverait dès lors manifestement dans l'incapacité de soulever ce grief avec la moindre chance de succès. Aussi convient-il de déclarer le recours irrecevable, en application de l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF, et de rejeter la demande d'assistance judiciaire.