Citation: 6B_10/2014 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant soutient principalement que c'est à tort que la juridiction cantonale a considéré que l'intimée était totalement inconsciente au moment des faits. L'argumentation développée par le recourant à ce sujet consiste cependant pour l'essentiel à exposer sa propre version des faits, ce qui n'est pas un procédé admissible au regard des exigences en matière de motivation. Néanmoins, le recourant relève que le fait que l'intimée a pu se déplacer, avec son soutien et celui de E.________, de sa voiture jusqu'à son appartement suffisait à démontrer qu'elle n'était pas dans un état de totale inconscience. Or, contrairement à ce qu'affirme le recourant, les déclarations de E.________ indiquent que l'état de conscience de l'intimée était sérieusement altéré (somnolence et mutisme). Ce témoin a expliqué qu'à la sortie du Club VIP, l'intimée n'était pas capable d'aller toute seule à la voiture, qu'il avait fallu l'aider à s'y installer, qu'il avait fallu ensuite la réveiller pour l'en sortir, qu'elle était toujours somnolente lorsqu'elle avait été déposée sur le canapé-lit et qu'elle n'avait montré aucune réaction au moment où ses chaussures et ses bijoux lui avaient été retirés (audition du 9 juin 2010). Rien n'indique que l'intimée s'était exprimée à ce moment-là ou était en mesure de le faire. Toujours selon les déclarations de E.________, la consommation d'alcool de l'intimée au cours de la soirée a été très importante, à tout le moins bien plus importante que celle décrite par l'intimée elle-même. Dans ces conditions, il n'est guère concevable que l'intimée fût, après une heure de sommeil environ, en mesure, comme le soutient le recourant, de prendre l'initiative d'un rapport sexuel et, qui plus est, d'y tenir un rôle actif. L'absence de signes de violence ou l'attitude respectueuse du recourant à l'égard des femmes ne suffisent pas en l'espèce à jeter un doute sérieux quant à la réalité des faits retenus dans l'arrêt attaqué.