Citation: 6B_844/2014 E. 1

La Cour pénale a jugé l'article litigieux paru dans le journal satirique comme manifestement attentatoire à l'honneur du plaignant. Il lui était clairement imputé, par voie de presse, des agissements punissables au regard du droit pénal. Un tel comportement était constitutif d'une atteinte à l'honneur, soit d'une diffamation au sens de l'art. 173 CP. Elle a exposé que les conditions d'application de l'art. 173 ch. 3 CP étant réalisées, vu le défaut d'intérêt public ou de motif suffisant à dénoncer les agissements et le dessein de dire du mal d'autrui, la recourante et Y.________ n'étaient pas admis à faire valoir de preuves libératoires au sens de l'art. 173 ch. 2 CP. Dans une motivation subsidiaire, elle a jugé qu'en tout état ceux-ci n'étaient pas en mesure d'apporter la preuve de la vérité ou de leur bonne foi, dès lors que la procédure pénale ouverte contre le plaignant avait été classée par ordonnance de non-lieu du 15 décembre 2010, faute de réalisation des infractions pénales dénoncées.