Citation: 1C_18/2022 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante met en outre en doute qu'il soit nécessaire que ce soient des chevaux qui paissent dans le pâturage, alors qu'il pourrait s'agir de vaches ou d'autres animaux ou que le pré pourrait être fauché pour faire du fourrage. Or le fait que de telles options - a priori non prohibées par le règlement - apparaissent tout à fait admissibles n'exclut pas pour autant que des chevaux puissent être mis à pâture sur le terrain litigieux. En effet, les alternatives mentionnées par la recourante généreraient également des nuisances, potentiellement plus importantes du fait de l'utilisation de machines agricoles - y compris pour le transport de bovins qui, au contraire des chevaux des intimées, ne vivent pas sur place. Appellatoire, une telle argumentation ne permet pas d'exclure la solution retenue par les instances cantonales. A ce sujet, l'ARE souligne que le chemin apparaît être aménagé dans un secteur qui, sur le principe, est inconstructible; il émet des doutes quant à son admissibilité, tout en précisant que l'aménagement pourrait s'inscrire dans le cadre de ce qui est nécessaire pour mener à bien l'exploitation agricole des champs voisins. Aussi, la conclusion que le chemin est nécessaire à la pâture des champs peut-elle être confirmée, l'ARE n'indiquant pas - et rien ne le justifierait - que les chevaux devraient être exclus de cette prairie au profit d'un autre type de bétail.