Citation: 6B_459/2022 E. 2.3

2.3. La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné si l'intimé n'avait pas provoqué, de manière illicite et fautive, l'ouverture de la procédure ou rendu plus difficile la conduite de celle-ci (cf. art. 426 al. 2 CPP, par renvoi de l'art. 427 al. 2 let. b CP). Elle dénonce à cet égard une violation de son droit d'être entendue. Le droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. implique l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183). Il n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à l'examen des questions décisives (ATF 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183).