Citation: 2C_181/2020 E. 6

La recourante mentionne les art. 5 et 9 Cst. et invoque une violation des principes de la confiance et de la sécurité du droit (recours, p. 15), fondée sur le fait que l'administration cantonale aurait qualifié le prêt litigieux de crédit d'exploitation pour la période fiscale 2012 et de crédit immobilier pour la période fiscale 2013. De l'avis de la contribuable, cette modification de la " qualification fiscale d'un même fait entre les années 2012 et 2013 " serait contraire aux principes susmentionnés. Par cette critique, l'intéressée perd de vue que, en matière fiscale, en application du principe de l'étanchéité (ou de l'indépendance) des exercices comptables et des périodes fiscales, l'autorité n'est pas liée pour l'avenir par une taxation notifiée pour une période fiscale déterminée; à ce défaut, elle risquerait de se trouver indéfiniment liée par une erreur ou une omission qu'elle aurait pu commettre initialement (cf. arrêts 2C_888/2014 du 7 juin 2015 consid. 7.2 et 2C_383/2011 du 31 octobre 2011 consid. 3.3). Dans ces circonstances, le grief de la recourante ne peut qu'être écarté.