Citation: 9C_701/2017 E. 9.3

9.3. Compte tenu des constatations de la juridiction cantonale quant aux salaires déclarés par la recourante pour l'année 2014 et la masse salariale totale (1'079'906 fr. 95), il convient de soustraire de celle-ci les salaires afférents aux mois de décembre 2014, à savoir 145'701 fr. 55. Le montant des cotisations pour les mois de janvier à novembre 2014 doit être calculé sur une masse salariale de 934'205 fr. 40 et revient à 56'052 fr. 30. Vu le montant déjà versé, toujours selon les constatations cantonales, de 21'804 fr., la somme due par la recourante à l'intimée à titre de cotisation de janvier à novembre 2014 s'élève à 34'248 fr. 30, étant précisé que les cotisations sont échues à la fin de chaque mois (art. 13 al. 4 du règlement). Dans cette mesure, la reconnaissance par les premiers juges d'une dette de la recourante à l'égard de l'intimée avec intérêts à 5 % dès le 31 décembre 2014 est conforme au droit, de même que leur admission de la conclusion reconventionnelle de la Caisse Retabat visant à obtenir la mainlevée de l'opposition à son commandement de payer la poursuite n° xxx à hauteur de 34'248 fr. 30 (et non de 57'027 fr.) avec intérêts à 5 % dès le 9 mai 2015. Le jugement entrepris doit donc être réformé quant à la somme due par la société A.________ SA à la Caisse Retabat et le montant à hauteur duquel l'opposition y relative doit être levée. Le recours doit donc être admis dans cette mesure, les conclusions en paiement de la recourante et celle concernant la mainlevée de l'opposition faite au commandement de payer n° yyy se révélant mal fondées (consid. supra 6.3). Il n'y a pas lieu non plus d'admettre la conclusion visant à ce que le Conseil de fondation informe la recourante et ses employés "sur les droits des travailleurs (...) en application des art. 13 et 47 du règlement 2012 de la Caisse Retabat". Les art. 13 al. 8 et 47 al. 4 du règlement 2014 (d'une teneur identique à celle invoquée par la recourante) prévoient l'obligation de l'intimée de fournir les informations relatives respectivement à une résiliation anticipée en raison du non-paiement des cotisations après sommation ainsi qu'à son fonctionnement, son organisation, son financement, le plan de prévoyance et le calcul des prestations. La recourante n'expose pas en quoi elle pourrait invoquer avec succès les droits dont sont titulaires les "assurés et les bénéficiaires", ni en quoi elle serait touchée par le refus allégué de l'intimée de donner à ceux-ci lesdites informations invoquées. Enfin, le renvoi de la cause pour instruction à la juridiction de première instance ne se justifie pas; le grief tiré d'une instruction insuffisante est mal fondé, la Cour de céans étant en mesure de statuer sur le litige.