Citation: 7B_9/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Ensuite, la cour cantonale a également déclaré irrecevable le recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière. La cour cantonale a en effet estimé, se ralliant à l'avis du Ministère public et renvoyant à sa motivation à cet égard, que les recourants n'avaient pas été directement atteints par les faits reprochés, respectivement n'étaient pas lésés, de sorte qu'ils ne disposaient pas de la qualité pour porter plainte (art. 30 al. 1 CP). Par voie de conséquence, ils ne pouvaient en principe se prévaloir d'aucun intérêt juridique protégé à recourir contre l'ordonnance de non-entrée en matière. La cour cantonale a encore relevé qu'en tant qu'ils se prétendaient lésés, les recourants avaient failli à leur devoir de motiver leur qualité pour recourir de manière suffisante, à savoir de manière concluante ou avec une certaine vraisemblance. En particulier, ils n'avaient pas indiqué quelles conclusions civiles ils pourraient prendre contre les agents de l'Etat visés par leur plainte. Par conséquent, le recours dirigé contre l'ordonnance de non-entrée en matière était irrecevable, faute de motivation spécifique sur la qualité pour recourir. Puis, à titre subsidiaire, la cour cantonale a en substance retenu que même à admettre la qualité pour recourir des recourants, ces derniers s'étaient contentés dans leur recours d'exposer leur version des faits et n'étaient pas parvenus, par leur argumentation, à remettre en cause l'absence d'infraction pénale, respectivement à démontrer une quelconque responsabilité ou faute pénale des personnes mises en cause dans leurs plaintes. En particulier, les recourants n'exposaient pas en quoi les personnes visées par leur plainte pénale auraient fait preuve d'abus d'autorité ou de contrainte aux fins de faire entrer leur proche au foyer V.________. Partant, il sied de constater que la cour cantonale s'est également, de facto, prononcée sur le bien-fondé du recours dirigé contre l'ordonnance de non-entrée en matière, qu'elle a implicitement rejeté, peu importe que le dispositif de sa décision ne fasse état que d'une irrecevabilité. La décision entreprise repose ainsi sur une double motivation, à savoir l'une qui a trait à la recevabilité du recours contre la non-entrée en matière (qualité pour recourir et motivation de cette condition) et l'autre qui porte sur le fond (examen des éléments constitutifs des infractions), dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller l'issue de la procédure pénale. Comme déjà évoqué (cf. consid. 3.1 supra), dans une telle configuration, il appartient à la partie recourante, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacune d'entre elles est contraire au droit. Il convient donc de déterminer si tel est le cas en l'espèce.