Citation: 4C.62/2003 21.05.2003 E. A

Le 1er octobre 1994, X.________, une association de droit suisse active dans le domaine du tourisme, a engagé A.________ à partir du 1er janvier 1995 comme secrétaire général. Le salaire convenu s'élevait à 6'500 fr. par mois, payable en 13 mensualités, pour un taux d'activité de 60 % se déroulant à Genève. Le reste du temps, A.________ gérait sa propre agence de voyages à S.________. Dans le procès-verbal non signé d'une séance du comité exécutif de X.________ des 25 et 26 juillet 1998, il a été indiqué que 2005 était l'année probable de la retraite de A.________. Un autre procès-verbal non signé retraçant une séance du comité exécutif des 26 et 27 novembre 1998 mentionnait que A.________ devait continuer à exercer ses fonctions jusqu'à sa retraite le 5 mars 2005. X.________ financerait un prêt de 80'000 fr. remboursable sur cinq ans à A.________ pour un projet dont il devait s'occuper. Ce prêt devait servir à rémunérer celui-ci à plein temps depuis le 1er janvier 1999 pour un salaire mensuel de 10'800 fr. En 1999, A.________ a travaillé à plein temps pour X.________ depuis son bureau de S.________. Son certificat de salaire indiquait qu'il avait perçu un montant annuel brut de 136'481 fr. en 1999. Durant cette année, la différence entre son ancien salaire de 6'500 fr. par mois et celui de 10'800 fr., soit 4'300 fr., a été prélevée sur les 80'000 fr. précités. X.________ n'a pas demandé le remboursement du montant de 80'000 fr. et il a été retenu qu'il s'agissait d'un élément du salaire. Le 1er décembre 1999, le comité exécutif de X.________ a demandé à A.________ de réduire son salaire à la somme antérieure de 6'500 fr. par mois dès le 1er janvier 2000. Selon X.________, A.________ était d'accord avec cette réduction, ce que ce dernier a contesté. Du 1er janvier 2000 au 31 juillet 2000, A.________ a touché 6'500 fr. par mois. A.________ a été licencié pour le 31 juillet 2000 par une lettre qu'il a reçue le 14 ou le 15 juin 2000.