Citation: U 187/05 23.12.2005 E. 4

Le recourant reproche enfin à la juridiction cantonale de ne pas avoir ordonné la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire, alors que la doctoresse L.________ avait mentionné la possibilité, mais non la vraisemblance, d'un lien de causalité entre l'accident et les troubles allégués. 4.1 L'argumentation du recourant tombe à faux, dès lors qu'il méconnaît le principe même de la causalité naturelle reposant sur la règle du degré de vraisemblance. Ainsi, lorsque l'existence d'un rapport de cause à effet entre l'accident et le dommage paraît possible, mais qu'elle ne peut pas être qualifiée de probable dans le cas particulier, le droit à des prestations fondées sur l'accident assuré doit être nié (ATF 129 V 181 consid. 3.1, 406 consid. 4.3.1, 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). 4.2 En tout état de cause, les éléments figurant au dossier (choc à la tête mentionné tardivement, absence de constatations relatives à des contusions crâniennes, déroulement probable de l'accident [chute amortie par les mains, le corps, puis éventuellement la tête], concordance de toutes les constatations médicales et anomalie physiologique s'étant toujours située dans la fourchette statistique correspondant à l'âge du recourant) démontrent de manière probable l'absence de relation causale entre l'accident et les troubles oculaires. Le droit aux prestations ne peut ainsi qu'être nié. Le recours se révèle donc en tous points mal fondé.