Citation: 4A_4/2019 E. 2

A.________ SA et B.________ SA ont ouvert action contre X.________ le 4 août 2017, devant la même autorité. Le défendeur a derechef présenté une requête d'assistance judiciaire, le 9 octobre 2017, et il a plus tard conclu au rejet de l'action. A l'appui de sa requête d'assistance judiciaire, le défendeur a produit divers renseignements et justificatifs concernant sa situation financière, d'où il ressortait qu'il occupait un emploi salarié. Le Président de la Cour civile a interrogé les parties lors de débats d'instruction le 28 mai 2018. Le défendeur a alors déclaré qu'il avait subi un accident et perdu son emploi. Il percevait à cette époque des indemnités journalières de l'assurance-accidents et il percevrait plus tard des indemnités de l'assurance-chômage. Il a produit de nouveaux documents. Par décision du 22 novembre 2018, le Président a rejeté la requête d'assistance judiciaire. Selon les motifs de ce prononcé-ci, le défendeur jouit de ressources suffisant aux frais du procès et la condition posée par l'art. 117 let. a CPC est donc défaillante. Les renseignements et documents apportés lors de l'audience du 28 mai 2018 sont inaptes à établir une dégradation de la situation financière du défendeur par rapport à celle qui ressort des renseignements et documents initialement fournis. Cette situation-ci est donc seule déterminante. Diverses charges alléguées à l'appui de la requête, en particulier les primes de l'assurance-maladie obligatoire, ne sont pas non plus établies et elles ne sont donc pas prises en considération. Le Président s'est dispensé d'examiner si les conclusions articulées par le défendeur, dans le procès, présentent quelque chance de succès conformément à la condition cumulative posée par l'art. 117 let. b CPC.