Citation: 6P.68/2005 06.09.2005 E. 1

3.1 En règle générale, savoir si une expertise doit ou non être ordonnée est une question d'appréciation des preuves, touchant éventuellement au droit d'être entendu, qui peut donner lieu à un recours de droit public (cf. arrêt du Tribunal fédéral du 17 janvier 2005, 1P.646/2004, cité par la recourante). Mais, lorsque, comme en l'espèce, une disposition de droit fédéral, à savoir l'art. 13 CP, exige que le juge ordonne l'examen de l'inculpé s'il y a doute quant à sa responsabilité, le juge viole le droit pénal fédéral s'il renonce à mettre en oeuvre une expertise, de sorte que la voie du pourvoi en nullité est seule ouverte (ATF 106 IV 97 consid. 2 p. 99; 105 IV 161 consid. 2 p. 163; 103 Ia 55 consid. 1 p. 57 s.). Partant, la recourante aurait dû agir par cette voie et non par celle du recours de droit public. Son grief est dès lors irrecevable. 3.2 Pour le surplus, la recourante ne se plaint pas que la cour cantonale aurait, de manière arbitraire, omis de retenir un fait qui aurait dû susciter des doutes sur sa responsabilité. Quant au grief relatif à la violation du principe de la proportionnalité, il est infondé. La recourante prétend que son état mental aurait justifié une diminution de responsabilité, de sorte que la peine prononcée serait disproportionnée. Son raisonnement ne peut être suivi, puisque la cour cantonale a justement admis que son état mental ne justifiait pas de réduction de la responsabilité.