Citation: 2C_195/2024 E. B

B.a. Par courrier du 25 juillet 2023, le Service cantonal a retourné à A.________ sa requête en renouvellement. Faisant référence à la teneur de son courrier A+ du 5 janvier 2023, ledit Service a indiqué à l'intéressé qu'il ne serait pas entré en matière sur sa requête, celle-ci ayant été déposée hors de la période de renouvellement. B.b. Par courriel du 21 août 2023 adressé à la Conseillère d'État en charge du Département de l'économie et de l'emploi, A.________ a requis de celle-ci qu'elle "examine [s]a situation avec attention" et lui permette de continuer d'exercer son activité de chauffeur de taxi. B.c. Par décision du 12 octobre 2023, le Service cantonal a constaté que l'autorisation d'usage accru du domaine public de A.________ était devenue caduque à son échéance le 30 juin 2023, la requête en renouvellement de celle-ci ayant été déposée en dehors du délai légal prévu par le droit cantonal, soit entre le 28 février et le 31 mars 2023. B.d. Par décision du 18 octobre 2023, le Service cantonal, considérant que le courriel du 21 août 2023 que A.________ avait envoyé à la Conseillère d'État du Département de l'économie et de l'emploi était une demande de reconsidération de sa "décision" de non-entrée en matière du 25 juillet 2023, a déclaré celle-ci irrecevable. A.________ a recouru contre la décision d'irrecevabilité précitée auprès de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). Par arrêt du 27 février 2024, la Cour de justice a rejeté le recours. Ladite Cour, qualifiant implicitement de décision le courrier de refus d'entrée en matière du 25 juillet 2023 du Service cantonal, a, d'une part, jugé que A.________ n'avait pas établi que sa situation se serait notablement modifiée depuis la décision précitée, si bien que c'était à bon droit que le Service cantonal n'était pas entré en matière sur sa demande de reconsidération, ce d'autant plus que ledit Service avait rendu une décision motivée le 12 octobre 2023 "qui confirmait et complétait le courrier du 25 juillet 2023" et que A.________ n'avait pas contestée. D'autre part, la Cour de justice a retenu que, même à considérer le courriel du 21 août 2023 de l'intéressé comme un recours contre la décision de non-entrée en matière du 25 juillet 2023, celui-ci devait être rejeté. En effet, la Cour de justice avait rendu le 23 janvier 2024 un arrêt dans une affaire similaire (cause ATA/73/2024) où elle avait jugé qu'un refus d'entrer en matière sur une requête en renouvellement déposée hors délai était conforme à la loi, dès lors que le chauffeur concerné n'avait pas réussi à renverser la présomption de notification du courrier A+ du 5 janvier 2023. Selon la Cour de justice, le raisonnement tenu dans cet arrêt s'appliquait "mutatis mutandis" à la situation de A.________.