Citation: 5P.315/1999 09.03.2000 E. 3

3.- Le recourant soutient que la cour de justice a administré les preuves de manière insoutenable en omettant de retenir des faits essentiels, à savoir la nature du contrat d'assurance et celle des conditions générales annexées; elle n'aurait pas examiné la question de savoir si le contrat était un contrat d'assurance-transport ou un contrat d'assurance vol et, partant, n'aurait donc pas retenu en fait que les parties étaient liées par un contrat d'assurance vol, ce qui était prouvé par le dossier. En outre, la cour cantonale n'aurait pas vidé la contradiction existant entre le fait de conclure une assurance vol et d'annexer à ce contrat des conditions générales relatives à l'assurance-transport, lesquelles ne faisaient d'ailleurs pas une seule fois référence au vol ou au vol par effraction. Le recourant soutient également que, sur la base des éléments du dossier, les juges cantonaux devaient retenir en fait que l'intimée avait annexé au contrat des conditions générales erronées, qui concernaient un tout autre type de contrat qu'un contrat d'assurance vol. a) Dans la mesure où le recourant fait valoir que l'autorité cantonale a omis de retenir desfaitspertinents, alléguésetprouvésparledossier, ilseplaintd'uneviolationdel'art. 8CC(ATF114II 289 consid. 2a p. 290). Un tel grief est irrecevable dans le cadre du recours de droit public. b) Le juge qui qualifie la nature d'un contrat procède à une appréciation juridique des faits qui lui sont soumis, appréciation qui relève du droit. En faisant valoir que la cour de justice n'a pas tranché une question de droit fédéral sur laquelle elle aurait dû statuer pour résoudre le litige, le recourant critique l'application du droit. La question de savoir si les conditions générales annexées au contrat d'assurance étaient "erronées" et concernaient un autre type de contrat que celui en cause porte sur l'applicabilité desdites conditions au présent litige et relève donc également du droit. Ne concernant que l'application du droit fédéral, le grief soulevé est dès lors irrecevable dans le cadre du recours de droit public. c) Il en va de même du grief par lequel le recourant reproche à la cour de justice de n'avoir pas examiné en droit la nature du contrat conclu entre les parties et qui aurait dû l'amener à déclarer inapplicables les conditions générales annexées audit contrat. d) Par son grief concernant le fardeau de la preuve relative au respect du délai de péremption, le recourant ne soulève que des questions ressortissant au droit fédéral, de sorte que le recours est également irrecevable sur ce point.