Citation: 4A_496/2022 E. 5

5. Confidentialité (...) " Lors des pourparlers, qui se sont déroulés hors la présence de leurs avocats, les parties n'ont pas abordé la question des vacances. A.f. Le 3 avril 2019, le CEO a remis au directeur général la convention qu'il venait de signer pour exécution; il l'a informé qu'il quitterait la banque le surlendemain et souhaitait toucher son argent rapidement. Au moment d'exécuter la convention, le directeur général n'a pas posé de questions au CEO concernant les vacances. Il a considéré que les jours de congé qui n'avaient pas été pris devaient être indemnisés. Le CEO, de son côté, ne lui a pas demandé de lui verser une indemnité de vacances. Le CEO avait délégué l'inscription de ses vacances dans le logiciel topique à ses assistantes. Jusqu'à fin 2018, celles-ci s'étaient bornées à y inscrire celles planifiées dans l'agenda Outlook, laissant à la directrice des ressources humaines le soin d'inscrire, dans le système, les congés effectivement pris. Le 8 avril 2019, le directeur général a déclenché le virement bancaire d'un montant de 370'779 fr. 40 net correspondant, après déduction des cotisations sociales, à 8'333 fr. 35 brut à titre de salaire du 1 er au 5 avril 2019, 300'000 fr. brut à titre d' " indemnité de départ " et 85'287 fr. 35 brut à titre de " [s]olde vacances payé (sortie) ". Ce dernier montant a été calculé sur la base d'un extrait du système " C." indiquant que le CEO disposait au 31 décembre 2018 d'un solde de 35,06 jours de vacances (" [r]eport congés ") auxquels s'ajoutaient 7,5364 jours calculés au pro rata pour la période du 1er janvier au 5 avril 2019 sous déduction des 5,5 jours pris par l'intéressé en 2019. A.g. Après avoir appris que cette indemnité de vacances avait été versée à l'ancien CEO, le conseil d'administration a convoqué le directeur général pour qu'il s'explique. Il a été licencié avec effet immédiat pour justes motifs. A.h. Par courrier du 6 juin 2019, la banque a informé l'employé que plusieurs montants qui lui avaient été versés n'étaient pas prévus dans la convention de départ, à savoir le salaire pour la période du 1 er au 5 avril 2019, le solde de vacances ainsi que le forfait pour frais de représentation de 250 fr., pour un total de 93'870 fr. 70. Elle l'a mis en demeure de lui rembourser ce montant jusqu'au 21 juin 2019. L'employé a contesté avoir touché un quelconque montant qui n'ait pas été dû.