Citation: 5A_631/2009 27.01.2010 E. 3

Le recourant soutient que, en qualité de propriétaire légitime, il n'avait pas à donner suite aux « injonctions manifestement arbitraires et illégitimes venant de l'autorité de poursuite du canton du Valais », telle la fixation du délai de 20 jours prévu à l'art. 242 al. 2 LP pour ouvrir action en revendication, acte dont la nullité aurait entraîné celle de tous les actes subséquents. A son avis, seule une action de la masse selon l'art. 242 al. 3 LP était envisageable en l'occurrence. 3.1 Selon l'art. 242 LP, le rôle de demandeur à l'action en revendication incombe au tiers revendiquant (al. 2) ou à la masse des créanciers (al. 3) suivant que le bien revendiqué se trouve en la possession de la masse ou de celle du tiers (ATF 122 III 436 consid. 2a et les arrêts cités). La fixation d'un délai d'ouverture d'action au tiers revendiquant qui résulterait d'une appréciation erronée de la question de la possession n'est pas frappée d'une nullité absolue; elle peut simplement faire l'objet d'une plainte dans le délai fixé à l'art. 17 al. 2 LP (ATF 93 III 96 consid. 3 p. 102). 3.2 En l'espèce, si le recourant estimait que l'office des faillites avait eu tort, le 12 juin 2008, de contester sa revendication des deux véhicules litigieux et de lui impartir un délai de 20 jours pour ouvrir action en application de l'art. 242 al. 2 LP, il lui aurait appartenu de déposer plainte dans les 10 jours. En ne le faisant que le 26 septembre 2008, il n'a pas respecté ce délai et il ne pouvait plus remettre en cause la mesure en question. Il a par ailleurs renoncé à poursuivre son action en revendication, mal engagée, qui lui aurait permis, le cas échéant, de faire valoir ses droits. Partant, la mesure subséquente d'entraide du 10 septembre 2008 tendant à confier à l'office des faillites de Cernier le soin de déplacer et estimer les véhicules litigieux n'était pas nulle, et c'est à bon droit que l'autorité précédente en a ainsi décidé. 3.3 A part se prétendre propriétaire des véhicules litigieux, ce qu'il lui aurait appartenu, on l'a vu, de faire établir en temps utile dans une autre procédure, le recourant n'indique pas en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit fédéral en lui déniant, en tant que tiers revendiquant, la qualité pour agir par la voie de la plainte et du recours des art. 17 et 18 LP. Sur ce point, le recours est dénué de toute motivation.