Citation: 1C_377/2017 E. 2.2

2.2. En l'espèce, plus de deux ans se sont écoulés entre la signature de la déclaration de vie commune et la séparation des époux. Le Tribunal administratif fédéral a ainsi estimé qu'il n'était pas certain que l'enchaînement chronologique des événements pût être qualifié de suffisamment rapide pour retenir la présomption selon laquelle la naturalisation facilitée avait été obtenue frauduleusement. On ne saurait voir une violation du droit fédéral dans cette appréciation, qu'aucune des parties à la procédure ne remet d'ailleurs en cause. A défaut de présomption, le fardeau de la preuve incombe intégralement à l'autorité qui a procédé à l'annulation de la naturalisation facilitée et il appartient ensuite au juge de procéder à une libre appréciation des éléments à disposition. Dans ce contexte, le Tribunal fédéral examine si l'autorité inférieure n'a pas excédé son pouvoir d'appréciation, consacrant ainsi une violation de l'art. 41 al. 1 LN (cf. supra consid. 2.1.1).