Citation: 7B_418/2023 E. B

Par ordonnance du 5 juillet 2023, le Juge unique de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Chambre pénale) a rejeté le recours formé contre l'ordonnance du TAPEM par A.________, de même que sa demande d'assistance judiciaire, a mis les frais de la procédure de recours à sa charge et n'a pas alloué d'indemnité à son conseil pour la procédure de recours. Il en ressort notamment les faits suivants: B.a. Né en 1998, A.________ a fait l'objet de plusieurs condamnations pénales, dont une pour crime au sens de l'art. 19 al. 2 let. c LStup en raison d'un important trafic de haschich à une peine privative de liberté de 21 mois, avec sursis partiel pendant 4 ans, la partie à exécuter étant de 10 mois et un sursis antérieur étant révoqué (jugement du 11 décembre 2019 du Tribunal de district de Monthey [ci-après: le Tribunal de district]). B.b. Par jugement du 3 mars 2021, le Tribunal de district a converti la peine privative de liberté en mesure thérapeutique institutionnelle et a ordonné un placement dans un établissement pour jeunes adultes (art. 61 CP), avec obligation de suivi individuel psycho-éducatif, de traitement médicamenteux et de sevrage de la dépendance aux stupéfiants. Dans le cadre de l'enquête ayant mené au jugement du 3 mars 2021, A.________ avait été soumis à une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 28 janvier 2021, les experts avaient qualifié de "modéré" le risque de récidive en lien avec le trafic de stupéfiants. Compte tenu du manque d'insertion sociale de A.________ et de sa dépendance au cannabis, les experts avaient préconisé un traitement résidentiel dans un centre tel que le Centre éducatif fermé de Pramont (ci-après: le CEP), soit la meilleure alternative pour diminuer le risque de nouvelles infractions. Par décision du 7 juin 2021, l'Office des sanctions et des mesures d'accompagnement (ci-après: l'OSAMA) a ordonné le placement de A.________ au CEP. B.c. Le 21 novembre 2022, le médecin et le psychologue du service de médecine pénitentiaire ont constaté que les objectifs thérapeutiques restaient inchangés, à savoir accueillir les frustrations et états émotionnels de A.________ afin de permettre un travail de construction et de compréhension de ceux-ci. Un travail de gestion des émotions était également en cours. En parallèle, les soignants envisageaient l'élaboration d'une base minimale de travail de mentalisation en vue de permettre à leur patient d'avoir autant que possible un regard critique sur ses comportements. Dans un rapport de synthèse du 30 novembre 2022, l'éducatrice de référence de A.________ et l'adjoint de la direction du CEP se sont déclarés favorables à ce que l'intéressé puisse quitter le CEP, à condition qu'il reste dans une dynamique positive d'ici la réévaluation de la mesure en février 2023 et qu'il vive des réussites dans les différentes ouvertures du cadre prévues dans l'intervalle. B.d. Entre le 25 décembre 2022 et le 11 avril 2023, la situation a radicalement changé au vu du comportement de A.________ (notamment retards et fugues, menaces hétéro- et auto-agressives - menaces de suicide, d'incendie et de mort contre les éducateurs -, dommages au mobilier et départ d'incendie dans sa chambre). B.e. Le 16 janvier 2023, A.________ a adressé au TAPEM une demande tendant à sa libération conditionnelle de l'exécution institutionnelle de sa mesure applicable aux jeunes adultes, le cas échéant moyennant des "mesures de probation". B.f. Il ressort en substance des constatations réalisées au début de l'année 2023 par les différents intervenants qu'une éventuelle libération conditionnelle de la mesure n'était plus envisageable et qu'il convenait de poursuivre la mesure thérapeutique institutionnelle qui n'était pas en échec (cf. courriel du 26 janvier 2023 de la cheffe évaluation et suivi psycho-légal auprès de l'OSAMA, rapport de comportement et d'évolution du 30 janvier 2023 de l'éducatrice de référence et de l'adjoint de la direction du CEP, compte-rendu informel du 8 février 2023 de la cheffe évaluation et suivi psycho-légal auprès de l'OSAMA et courrier du 10 février 2023 du chef de l'OSAMA au TAPEM).