Citation: 2C_261/2023 E. 4.2

4.2. Les deuxième et troisième questions juridiques de principe invoquées par les recourants se recoupent. Elles concernent la condition de la pertinence vraisemblable et la transmissibilité de renseignements comprenant des noms de tiers, au sens de l'art. 4 al. 3 de la loi fédérale du 28 septembre 2012 sur l'assistance administrative internationale en matière fiscale (LAAF; RS 651.1). D'une part, les recourants reprochent au Tribunal administratif fédéral d'avoir conclu que les relevés bancaires de F.________ SA, dont A.A.________ est l'administrateur, constituaient des informations vraisemblablement pertinentes à l'égard des époux A.________ sans leur permettre de se prévaloir de l'exception découlant de l'art. 4 al. 3 LAAF. En effet, lesdits relevés ne feraient état que de transactions strictement commerciales avec des clients, médecins, distributeurs et avocats, qui seraient sans pertinence avec le but fiscal recherché. La conclusion du Tribunal administratif fédéral contredirait du reste sa propre jurisprudence, en particulier son arrêt A-4819/2016 du 4 avril 2018. D'autre part, les recourants considèrent que les noms de tiers non concernés qui figurent dans les relevés bancaires des sociétés D.________ SA et F.________ SA ne constituent pas des renseignements nécessaires ou pertinents, de sorte qu'ils devraient être supprimés, respectivement caviardés au même titre que les noms des employés de banque. L'application de la jurisprudence fédérale relative au caviardage des noms des employés de banque dans le contexte de la transmission des noms de tiers non concernés relèverait de la question juridique de principe et constituerait un cas particulièrement important.