Citation: 5A_401/2013 E. 5.2

5.2. Le premier juge a retenu que l'enfant mineur du couple suit un apprentissage et que sa mère ne saurait être contrainte, à ce jour, d'augmenter son taux d'activité professionnelle eu égard à la nature des mesures protectrices. La cour cantonale, qui a statué quelques mois à peine après la séparation du couple, a confirmé le jugement de première instance et considéré que la question de l'imputation d'un revenu hypothétique à l'épouse ne se posait pas en l'espèce, renvoyant à la jurisprudence rendue en matière de mesures protectrices de l'union conjugale. Le recourant ne critiquant pas cette considération de manière claire et détaillée, son argumentation est irrecevable faute de motivation conforme aux exigences légales (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2 et 5.1). Au demeurant, il ne fait pas valoir que la solution retenue dans l'arrêt entrepris ne lui permettrait pas de maintenir son train de vie antérieur à la séparation. Le fait qu'il continue à exercer une activité professionnelle à plein temps après une période d'incapacité de travail est sans pertinence. Il en va de même de l'argument selon lequel l'épouse serait " à l'initiative de la séparation ". En tant que le recourant fonde aussi son argumentation sur le fait que son épouse travaillerait depuis de nombreuses années et que, exerçant une activité à un taux de 30%, elle pourrait sans difficulté étendre ou compléter son activité actuelle afin de percevoir un revenu total mensuel d'au moins 3'000 fr., on constate qu'il se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de la décision attaquée. En effet, celle-ci n'indique à aucun moment quel est le taux d'activité de l'intéressée, ni qu'elle exercerait une activité lucrative depuis plusieurs années, sans que le recourant n'émette de critique à cet égard, en sorte que son argumentation est irrecevable (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398).