Citation: 7B_85/2024 E. 2.2.2

2.2.2. Statuant sur recours, la Cour des plaintes a observé que des requêtes similaires avaient déjà été formulées à de nombreuses reprises par la recourante tant par le passé que récemment auprès de la Cour des affaires pénales et de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral. Or, depuis février 2022, ces précédentes requêtes avaient toutes été rejetées, la dernière fois le 23 mai 2023 par la Cour d'appel, au motif que les informations produites à leur appui - selon lesquelles il n'existerait aucun contrat de bail ni d'encaissement de loyers entre la recourante et D.________ AG - se heurtaient à celles résultant de la consultation du dossier de la cause, des données inscrites au Registre du commerce ainsi qu'à celles disponibles sur internet. Cela étant, la Cour des plaintes a observé que la situation de la recourante ne s'était pas modifiée depuis la dernière décision rendue par la Cour d'appel, la recourante n'ayant soulevé aucun argument tendant à démontrer que les loyers perçus étaient versés sur le compte bancaire visé par le séquestre. Il ressortait effectivement du dossier que, contrairement à ce que soutenait la recourante s'agissant de l'absence de contrat de bail et partant d'encaissement de loyers, plusieurs sociétés, dont D.________ AG, occupaient les locaux de l'immeuble de U.________ en tant que locataires, voire sous-locataires, et que les loyers y relatifs n'apparaissaient pas au compte de la relation d'affaires saisie, mais seraient versés sur un compte auprès de la banque E.________, si bien que ces loyers échappaient à la confiscation envisagée (cf. décision attaquée, p. 4 s.).