Citation: 1C_96/2019 E. 4.3

4.3. Les constructions projetées sont une stabulation libre, une fosse à purin dont l'emprise au sol est de 1'561 m 2 ainsi qu'un silo d'un diamètre de 610 cm. La construction permettra d'héberger 40 vaches allaitantes, 2 taureaux reproducteurs, des taureaux de 4 mois à 2 ans et des taureaux à l'engrais, soit un total de 117 têtes de bétail. Il ressort des constatations cantonales et en particulier de l'inspection locale que ces constructions ne peuvent pas être érigées sur une autre parcelle du recourant soit parce que le terrain n'est pas adapté (zone de glissement de terrain), soit parce que la parcelle est trop exiguë; soit enfin qu'une autre solution empièterait plus fortement sur les SDA: l'implantation des installations à l'endroit choisi sur la parcelle 290, à proximité de l'exploitation et en bordure de route, permet un accès aisé (cf. synthèses CAMAC, préavis du SDT); une implantation à un autre endroit de la parcelle porterait une atteinte plus importante au paysage en éloignant les constructions des voies d'accès et des bâtiments environnants. L'allégation des recourants, reprise par l'ARE, selon laquelle l'intimé aurait lui-même créé le besoin en transformant un rural en maison d'habitation sur la parcelle 490, n'est ainsi pas pertinente. Par ailleurs, comme l'a relevé la cour cantonale, il n'est pas soutenable d'exiger de l'exploitant qu'il poursuive son exploitation destinée à accueillir des bovins, dans les locaux loués au centre du village et dont le bail a été résilié dans l'intervalle. A cet égard, le fait que le bâtiment abritant ces locaux, situé en zone à bâtir, ne puisse pas immédiatement être transformé en immeuble d'habitation en raison de la création d'une zone réservée, est sans incidence pour juger de la nécessité de la construction projetée. La construction des installations sur une parcelle propriété de l'exploitant assure à la fois l'hébergement du bétail et la pérennité de l'exploitation tant des bovins que des grandes cultures. La cour cantonale a donc procédé à une pesée complète des intérêts en présence, intégrant notamment la disparition de SDA, le regroupement des constructions, la disponibilité limitée de terrains, la pérennité de l'exploitation, ce conformément aux exigences du droit fédéral. Mal fondé, le grief est rejeté.