Citation: 5A_21/2022 E. 1

En substance, il a notamment considéré que la convention des parties sur les effets accessoires de leur divorce ratifiée dans le jugement de divorce du 15 février 2001, définitif et exécutoire, prévoyait le versement par la poursuivie au poursuivant d'une " pension mensuelle ", que cette contribution était chiffrée par référence à un pourcentage du revenu locatif net de l'immeuble en cause, que, pendant 16 ans, le poursuivant avait reçu 35,33% de ce revenu sous forme d'acomptes fixes mensuels complétés en janvier de l'année suivante après bouclement des comptes, que les créances réclamées étaient déterminables et fondées sur un titre de mainlevée définitive de l'opposition, que la poursuivie n'avait pas apporté la preuve par titre d'un moyen libératoire et que la question de l'extinction de l'obligation en raison du remariage de l'intimé devait être tranchée par le juge du fond déjà saisi de la question de la nature de cette obligation. B.b. Par arrêt du 18 novembre 2021, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: Cour des poursuites et faillites) a admis le recours interjeté par la poursuivie contre cette décision. Elle a réformé celle-ci en ce sens que les oppositions formées par B.A.________ aux commandements de payer n° s x'xxx'xxx, y'yyy'yyy et z'zzz'zzz de l'Office des poursuites du district de Lausanne, notifiées à la réquisition de A.A.________, sont maintenues. B.c. Parallèlement à la procédure de mainlevée, une procédure d'interprétation du jugement de divorce du 15 février 2001 a été menée. Statuant par arrêt du 26 mars 2021 sur renvoi du Tribunal fédéral (arrêt 5A_46/2020 du 17 novembre 2020), la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours interjeté par le poursuivant contre le jugement du 5 juillet 2019 du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne qui avait rejeté sa requête d'interprétation du jugement de divorce. Elle a notamment considéré que le jugement de divorce ne présentait pas de lacune quant aux modalités de paiement d'une pension, qui étaient claires, et qu'en chiffrant la contribution d'entretien due en sa faveur à 10'000 fr. par mois, ce qui équivaudrait selon lui aux 35,33% du revenu locatif, le poursuivant ne demandait pas une interprétation, une simple reformulation de la convention, mais allait au-delà de ce qui était admissible en demandant une modification matérielle de celle-ci.