Citation: 8C_139/2018 E. 5.3.2

5.3.2. Sur le plan médical, il convient d'admettre, avec les premiers juges, que l'état de santé, respectivement les répercussions sur la capacité de travail de la recourante se sont améliorées par rapport à la situation au moment de l'octroi initial de la rente d'invalidité en janvier 2003. Le docteur E.________ a expliqué de manière convaincante que si la recourante présentait certes encore des douleurs au niveau de la nuque, celles-ci ne l'empêchaient nullement d'exercer son ancienne activité de vendeuse ou tout autre activité de bureau sédentaire et légère à un taux de 80 % au moins. Il ressort en outre du rapport du docteur E.________ qu'à la lumière des vidéos de surveillance, les déclarations de la recourante quant à ses limitations fonctionnelles et son impossibilité à exercer toute activité lucrative n'apparaissent pas ou peu crédibles. En soutenant que l'expertise du docteur E.________ est contredite par les investigations médicales mises en oeuvre à la suite de son accident, la recourante ne fait pas valoir de motif suffisant pour mettre en doute les conclusions de ce médecin. Elle n'explique en tous les cas pas en quoi l'appréciation de l'expert E.________, lequel a été proposé par ses propres soins, ne serait pas fiable et convaincante pour éclairer la situation médicale à partir du moment où elle a fait l'objet d'une surveillance. Même si à l'époque, l'octroi de la rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 100 % n'était peut être pas justifiée dans une telle ampleur (cf. consid. 5.2 in fine), il n'en demeure pas moins que l'état de santé de la recourante s'est indéniablement amélioré - comme le montrent les vidéos résultant de la surveillance - et qu'il lui permet désormais d'exercer une activité professionnelle à 80 % au moins.