Citation: 6B_664/2019 E. 4.5

4.5. Ce faisant, le ministère public méconnaît les éléments appréciés par la cour cantonale, en particulier la notice d'utilisation du radar. Le ministère public renverse également le fardeau de la preuve en invoquant que l'autorité précédente ne pouvait retenir une légère courbure de la route : en cas de doute, comme en l'espèce, une telle constatation en faveur de l'intimé - et non la constatation du caractère rectiligne de la route - n'a rien d'arbitraire. De même, faute de connaître l'emplacement exact du radar, il n'était pas insoutenable, même si le radar était homologué et avait été utilisé par une personne formée pour ce faire, de retenir un doute quant au calcul parfaitementexact de la vitesse effective de l'intimé. Dans l'ignorance, faute de preuve, de l'emplacement du radar par rapport au tronçon contrôlé, on ne saurait en particulier reprocher à l'autorité précédente, d'avoir arbitrairement considéré qu'elle ne pouvait constater que toutes les consignes avaient été respectées. Dans ces conditions, retenir comme elle l'a fait qu'il n'était pas établi que la vitesse de l'intimé soit exactement celle enregistrée par le radar, mais pouvait être de 2 km/h inférieure, ne procède pas d'une appréciation des preuves ou d'une constatation des faits arbitraire. Dès lors que l'autorité précédente a retenu un excès de vitesse de 59 km/h, la condamnation de l'intimé en vertu de l'art. 90 al. 2 LCR, et non de l'art. 90 al. 3 et 4 let. c LCR, ne prête pas flanc à la critique.