Citation: U 162/06 10.04.2007 E. 5

5.1 Les docteurs N.________, D.________ et K.________ ont constaté des atteintes dégénératives de l'épaule droite, antérieures à l'événement du 3 juin 2000. Quand bien même il ne leur accorde pas la même importance que ses confrères, le docteur N.________ admet lui aussi qu'elles sont en partie à l'origine de la déchirure de la coiffe des rotateurs mise en évidence par le docteur B.________ en septembre 2000, ainsi que des récidives de lésions qui ont suivi. La question n'est donc pas de savoir si ces déchirures revêtent une origine dégénérative, mais si elles revêtent une origine exclusivement dégénérative. A cet égard, l'art. 36 al. 1 LAA prévoit que les prestations pour soins, les remboursements de frais ainsi que les indemnités journalières et les allocations pour impotent ne sont pas réduits lorsque l'atteinte à la santé n'est que partiellement imputable à l'accident. Par ailleurs, les rentes d'invalidité, les indemnités pour atteinte à l'intégrité ainsi que les rentes de survivants ne sont pas réduites en raison d'états antérieurs qui ne portaient pas atteinte à la capacité de gain (art. 36 al. 2 LAA). Dans ce contexte, on rappellera qu'une rupture de la coiffe des rotateurs constitue une déchirure de tendons au sens de l'art. 9 al. 2 let. f OLAA; elle est assimilée à un accident, même si elle fait suite à un événement en soi relativement ordinaire, insuffisant pour entraîner à lui seule une déchirure en l'absence d'une atteinte dégénérative préexistante (ATF 123 V 43).