Citation: 4A_598/2014 E. 3.2

3.2. L'arbitre considère que la convention datée du 31 mars 2009 a été effectivement signée entre le mois d'avril 2010 et le mois de juillet 2010, partant qu'il s'agit d'un contrat antidaté. Il expose par le menu les raisons qui ont forgé sa conviction à cet égard, en analysant les divers documents, correspondances et procès-verbaux d'auditions versés au dossier de l'arbitrage (sentence, n. 147 à 167). La constatation de la date à laquelle a été signée la convention litigieuse relève du domaine des faits. Elle résulte, en l'occurrence, d'une appréciation des éléments de preuve dont disposait l'arbitre. Dans son mémoire (p. 32 ss, n. 1 à 31), le recourant, bien qu'il cite correctement, en préambule, la jurisprudence qui vient d'être rappelée, en fait fi par la suite pour se lancer dans une démonstration purement appellatoire où il ne fait que remettre en cause le résultat de cette appréciation des preuves. On y cherche en vain la référence à un document ou à une déclaration qui attesterait de manière irréfutable que la convention en question n'a pu être signée que le 31 mars 2009, en conformité avec son intitulé. Qui plus est, le recourant, non seulement n'explique pas en quoi la constatation, par hypothèse arbitraire, du fait que la convention en cause a été antidatée aurait rendu la sentence arbitraire dans son résultat, mais concède lui-même, de surcroît, que "peu importe la date de signature du contrat litigieux" (recours, p. 38, n. 3). Le grief examiné apparaît ainsi manifestement irrecevable dans sa première branche.