Citation: 9C_544/2022 E. 5.1

5.1. S'agissant d'abord du diagnostic rhumatologique de fibromyalgie, respectivement de syndrome douloureux chronique diffus, c'est en vain que la recourante affirme que la juridiction cantonale l'a "à tort [...] exclu". A cet égard, l'instance précédente a constaté que la psychiatre traitante avait indiqué qu'une partie de la symptomatologie présentée par sa patiente était compatible avec un diagnostic de fibromyalgie (rapport de la doctoresse G.________ du 15 mars 2022) et que la rhumatologue traitante n'avait pas retenu ce diagnostic, mais celui de syndrome douloureux chronique diffus, en se référant à des douleurs ubiquitaires et migrantes "depuis environ 10-15 ans" (rapport de la doctoresse J.________ du 6 janvier 2022). Or cette problématique n'avait alors jamais été évoquée précédemment dans les nombreux rapports médicaux versés au dossier, si ce n'est par le docteur F.________, qui avait exclu l'hypothèse d'un syndrome douloureux somatoforme persistant dans son rapport d'expertise judiciaire du 14 janvier 2021. C'est ainsi sans arbitraire que la juridiction cantonale s'est fondée sur les conclusions de l'expert judiciaire, que l'avis opposé de la psychiatre traitante ne suffit pas à mettre en doute. Du reste, les premiers juges ont également considéré qu'en tout état de cause, l'intensité de la symptomatologie douloureuse apparaissait sujette à caution au vu de l'absence - à tout le moins dans le dossier - d'indices relatifs à un suivi régulier, notamment sur le plan rhumatologique, pour le traitement des douleurs et à un traitement antalgique particulier. En ce que la recourante se contente d'énumérer les diagnostics posés et troubles attestés par la doctoresse H.________ (migraines chroniques, douleurs ostéoarticulaires diffuses au niveau des membres supérieurs et syndrome d'apnée du sommeil; rapport du 17 septembre 2020) et l'expert C.________ (inappétence sur le plan gastroentérologique, dégénérescence maculaire liée à l'âge [DMLA] sans troubles visuels sur le plan ophtalmique et douleurs matinales sur le plan ostéoarticulaire; rapport du 16 novembre 2017), elle n'établit pas que et en quoi les constatations de la juridiction cantonale, fondées sur celles du docteur F.________, seraient arbitraires ou incomplètes. C'est également en vain qu'elle se prévaut de l'intensité de la symptomatologie douloureuse qu'elle présente en se référant à un traitement de ses douleurs par Tramal, puisque ses médecins traitants ont indiqué qu'il s'agissait d'un traitement occasionnel (rapport du docteur K.________, spécialiste en médecine interne générale et en cardiologie, du 21 avril 2020), respectivement d'un traitement en réserve à prendre à de faibles doses (rapport de la doctoresse J.________ du 6 janvier 2022). La recourante ne saurait pas non plus reprocher aux premiers juges d'avoir "omis de signaler" sa prise en charge auprès du Centre L.________ en 2021, dès lors déjà qu'il s'agit d'un fait survenu postérieurement à la décision administrative du 7 décembre 2018, qui n'est pas de nature à influencer l'appréciation au moment où cette décision a été rendue (sur la période temporelle circonscrivant l'état de fait déterminant pour l'arrêt du 13 octobre 2022, cf. ATF 144 V 210 consid. 4.3.1; 132 V 215 consid. 3.1.1; cf. aussi arrêt 9C_34/2017 du 20 avril 2017 consid. 5.2 et les références).