Citation: C 288/00 26.07.2001 E. 2

2.- Elle reproche tout d'abord aux premiers juges de ne pas avoir respecté son droit aux débats publics (art. 30 al. 3 Cst. et 6 par. 1 CEDH). Elle se plaint ensuite d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), dans la mesure où les juges cantonaux ont refusé d'ordonner "une audience de comparution personnelle et de témoins" comme elle l'avait demandé. a) L'obligation d'organiser des débats publics au sens de l'art. 6 par. 1 CEDH et de l'art. 30 al. 3 Cst. suppose une demande, formulée de manière claire et indiscutable de l'une des parties au procès; de simples requêtes de preuves, comme des demandes tendant à une comparution ou à une interrogation personnelle, à l'interrogatoire des parties, à une audition de témoins ou à une inspection locale ne suffisent pas pour fonder une semblable obligation (ATF 125 V 38 consid. 2). Or, dans son recours devant l'autorité cantonale, la recourante n'a fait que requérir la mise en oeuvre de mesures d'instruction. Partant, ce grief se révèle mal fondé. b) L'art. 29 al. 2 Cst. ne garantit pas plus que l'art. 4 al. 1 aCst. le droit de s'exprimer oralement devant l'autorité appelée à statuer (ATF 125 I 219 consid. 9b; Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, n° 1300). Du reste, la recourante a eu largement la possibilité de s'expliquer par écrit dans la procédure cantonale, ce qui lui a permis d'exercer pleinement son droit d'être entendue. Quant à son reproche portant sur le refus des premiers juges d'interroger les témoins dont elle avait requis l'audition, il est tout aussi infondé. En effet, le juge peut mettre un terme à l'instruction si, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles il doit procéder d'office, il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation; une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d, 119 V 344 consid. 3c et les références). Comme il sera démontré dans le cadre de l'examen au fond, la juridiction cantonale pouvait, au vu des témoignages écrits produits par la recourante en cours de procédure et par appréciation anticipée des preuves, s'estimer suffisamment renseignée pour trancher le litige (infra consid. 4c).