Citation: 4A_73/2008 04.06.2008 E. 5

Les autres griefs soulevés par le recourant sont développés sous le titre « De la demande reconventionnelle ». Le recourant débute sa critique par un rappel de la jurisprudence fédérale rendue en matière de compensation, au sens de l'art. 120 CO. Puis, pour contrecarrer le raisonnement de la Cour d'appel se rapportant tant aux arriérés de loyers qu'aux dommages-intérêts, il s'en prend d'abord aux considérations émises par l'autorité cantonale sur le bien-fondé des conclusions reconventionnelles, avant de prétendre qu'il existe un rapport de connexité entre le contrat de travail et le contrat de gérance. 5.1 La Cour d'appel a confirmé le jugement du Tribunal des prud'hommes, en précisant les dates à partir desquelles les intérêts commençaient à courir et en dispensant le recourant de remettre à l'employée les fiches de salaire de janvier 2001 à mai 2002 et le décompte de vacances de 2002. La cour cantonale a ainsi confirmé l'irrecevabilité des prétentions reconventionnelles en paiement de 30'000 fr. à titre de loyers de gérance, pour cause d'incompétence de la juridiction des prud'hommes. A cet égard, elle a nié que le litige lié au contrat de gérance était en relation directe avec le contrat de travail, en relevant que ce dernier contrat, qui fonde la demande principale, a pris fin au 1er juin 2004, alors que le contrat de gérance n'a été signé qu'en mars 2005. La juridiction cantonale a en sus retenu que les prétentions issues du contrat de gérance étaient supérieures à celles qui découlent du contrat de travail et qu'il n'y avait donc pas lieu d'argumenter dans le sens d'une prépondérance du contrat de travail, fondant l'attraction de compétence. Quant au paiement de dommages-intérêts pour les frais d'avocat, le dispositif de l'arrêt entrepris confirme le rejet des prétentions y relatives, lors même que la motivation de ce même arrêt fait état d'incompétence de la juridiction des prud'hommes pour trancher cette question, avant d'argumenter sur le bien-fondé de la prétention. Les juges cantonaux ont encore observé que, s'ils avaient dû examiner le bien-fondé des conclusions du recourant, celles-ci auraient dû être écartées, à défaut de démonstration suffisante. 5.2 En lien avec l'incompétence ratione materiae de la juridiction des prud'hommes pour juger de la prétention reconventionnelle en paiement des loyers de gérance, le recourant n'invoque aucune violation du droit de procédure cantonal, qui régit les règles de compétence matérielle. Il se contente d'alléguer qu'il existe un rapport de connexité entre le contrat de travail et le contrat de gérance, sans même revenir sur les arguments développés par la cour cantonale. Il va sans dire qu'une telle démonstration, qui n'énonce même pas quelle est la violation incriminée, est insuffisante. Le grief est irrecevable. Dans la mesure où l'autorité cantonale a donc confirmé l'irrecevabilité des prétentions en paiement des arriérés de loyers, il n'est pas nécessaire d'examiner la critique sous l'angle du bien-fondé de la demande reconventionnelle.