Citation: C 113/00 13.09.2000 E. 3

3.- De son côté, le seco soutient derechef, comme en première instance, que les pertes de travail dont l'entreprise intimée demande l'indemnisation par l'assurance-chômage résultent de circonstances inhérentes aux risques normaux d'exploitation que l'employeur doit assumer, de sorte qu'elles ne revêtent pas le caractère exceptionnel requis par la loi et la jurisprudence. Il estime que les problèmes de financement rencontrés par un client, l'attente d'une décision d'adjudication, d'un permis de construire ou de la finalisation d'un financement d'un projet, sont des risques habituels avec lesquels les employeurs de la branche du génie civil doivent compter. Le recourant ajoute que la couverture de tels risques par l'assurance-chômage fausserait les règles d'une saine concurrence. A cet égard, les difficultés inhérentes à la guerre des prix à laquelle se livrent les entreprises de la branche ne sauraient davantage être prises en considération, sous peine de contraindre finalement les entreprises saines à solliciter à leur tour le versement d'indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail pour survivre.