Citation: 6B_248/2022 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a retenu que la recourante avait certes été acquittée de l'infraction de l'art. 4 AAOF2 dont elle était accusée. Il n'en demeurait pas moins que son comportement contrevenait à l'art. 6 al. 1 de l'ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le Covid-19 (ci-après: ordonnance 2 Covid-19), lequel interdisait toute activité associative. L'autorité n'était donc pas intervenue par excès de zèle, ensuite d'une mauvaise analyse de la situation ou par précipitation. La recourante ne saurait par ailleurs se prévaloir d'une erreur sur l'illicéité de son comportement (art. 21 CP), dans la mesure où elle ne s'était enquise, auprès d'une femme de loi, du caractère autorisé ou non de son activité qu'après l'intervention de la police. Ainsi, en dépit de son acquittement, elle devait être considérée comme responsable de l'ouverture de la procédure ouverte à son encontre, à tout le moins en ce qui concernait la procédure de première instance. Il s'ensuivait que les frais de première instance, y compris l'émolument complémentaire de jugement, devaient être mis à la charge de la recourante et que celle-ci ne pouvait prétendre à aucune indemnisation pour la procédure préliminaire et de première instance.