Citation: 4P.75/2005 18.08.2005 E. 5

5.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral n'annulera la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 131 I 57 consid. 2; 129 I 8 consid. 2.1). Pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1). Lorsque la partie recourante invoque une violation arbitraire du droit cantonal, elle doit indiquer avec précision quelle est la disposition cantonale qui aurait été violée et l'examen se limite à cette question (ATF 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 s.). Le Tribunal fédéral revoit l'application du droit cantonal sous l'angle de l'arbitraire (ATF 128 I 177 consid. 2.1). 5.2 La recourante se plaint d'une violation de l'art. 57 CPCN, qui prévoit la maxime des débats. L'on ne voit toutefois pas que cette disposition trouve application en l'espèce, dès lors qu'en matière de litige de droit du bail, l'art. 274d al. 3 CO prévoit la maxime inquisitoire sociale (sur cette notion, cf. arrêt 4C.199/2000 du 21 décembre 2000, publié in SJ 2001 I p. 278, consid. 2a; ATF 125 III 231 consid. 4a) - ce que le commentateur cité par la recourante relève d'ailleurs expressément (cf. Bohnet, Code de procédure civile neuchâtelois commenté, 2e éd., Bâle 2005, n. 9 et 11 ad art. 57 CPCN). Quoi qu'il en soit, le grief de la recourante est de toute façon irrecevable au regard des exigences de motivation découlant de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En effet, alors qu'elle prétend que la cour cantonale s'est fondée sur des faits non allégués par les parties, elle ne démontre pas sur quels points précis tel serait le cas. 5.3 S'agissant de la critique de la recourante selon laquelle la cour cantonale aurait commis arbitraire en retenant des faits ressortant d'un dossier dont elle avait elle-même requis la production, mais pour prouver d'autres faits, elle tombe également à faux. En effet, à supposer qu'elle soit fondée, ce qui reste à démontrer, elle n'aurait aucune influence sur le résultat du litige, puisque la cour cantonale n'a évoqué le fait que la recourante avait obtenu un dédommagement dans la procédure qui la divisait de l'ancien actionnaire que comme l'une des circonstances à prendre en compte, corroborant la solution à laquelle elle était parvenue en examinant d'autres éléments.