Citation: 8C_454/2024 E. 7.1

7.1. Les premiers juges ont constaté que le recourant avait annoncé souffrir du coude gauche dans les suites d'un accident survenu le 18 janvier 2023 dans le cadre de son activité professionnelle (grutier). Pour autant, la description des faits ne permettait pas de retenir l'existence d'une cause extérieure extraordinaire. En particulier, selon les déclarations répétées et concordantes du recourant, le fait de se cogner les coudes contre les parois ou les protections de sécurité en entrant ou en sortant de la grue était fréquent dans l'exercice ordinaire de son activité professionnelle. Les chocs n'étaient pas dus à une glissade ou à une chute. Le docteur B.________, médecin traitant consulté à de nombreuses reprises entre janvier et juin 2023, avait au demeurant attesté que les atteintes étaient sans rapport avec un accident. La juridiction cantonale en a conclu que l'événement annoncé ne répondait pas à la définition de l'accident au sens de l'art. 6 al. 1 LAA. Elle a ensuite retenu comme établi que le recourant avait souffert d'une tendinopathie du coude gauche (épicondylite) et d'une calcification du tendon du triceps en janvier 2023. Ni l'épicondylite ni les calcifications des tendons n'étant une lésion corporelle selon la liste de l'art. 6 al. 2 LAA, le recourant ne pouvait pas plus prétendre à la prise en charge de ces lésions sur la base de cette disposition. Enfin, examinant si les conditions d'une maladie professionnelle étaient réalisées, les premiers juges se sont fondés sur l'appréciation du 25 mai 2023 du docteur C.________, spécialiste en médecine du travail auprès de l'intimée. Selon ce médecin, l'activité de grutier et de conduite de grue n'était pas connue pour être une activité comportant des tâches répétitives pouvant provoquer une épicondylite, d'une part, et la calcification (accumulation de calcium) ne relevait pas de l'activité professionnelle du recourant, d'autre part. Les juges cantonaux ont considéré qu'aucun élément du dossier n'était susceptible de mettre en doute cette appréciation, notamment l'avis contraire du docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, qui n'était pas motivé. Ainsi, les critères de reconnaissance d'une maladie professionnelle selon l'art. 9 al. 2 LAA n'étaient pas remplis.