Citation: 2C_381/2014 E. 3.2

3.2. A la lecture du rapport en question on ne voit pas en quoi les juges cantonaux auraient apprécié ce moyen de preuve de façon insoutenable ni en quoi ceci aboutirait à un résultat choquant. Le rapport indique clairement que les contrôles et les traitements nécessaires au recourant peuvent être effectués auprès d'un hôpital régional ou, pour ceux nécessitant une prise en charge plus spécialisée, auprès d'une clinique privée ou d'un médecin privé. Quant aux médicaments que le recourant doit prendre, le rapport indique que cinq d'entre eux sont disponibles au Kosovo, alors que le sixième, le " Starlix ", ne l'est pas. La Cour de justice a déduit de ce rapport qu'une prise en charge adéquate de A.________ serait possible au Kosovo. Elle a considéré que les frais engendrés par les déplacements ou par le recours à des services médicaux privés n'étaient pas un obstacle insurmontable à l'accès aux soins du recourant et que celui-ci pourrait se faire envoyer les comprimés de Starlix dont il a besoin par l'un de ses six enfants majeurs qui résident en Suisse. Contrairement à ce que soutient le recourant, cette appréciation échappe à l'arbitraire. Le fait que l'intéressé doive assumer certains coûts ne signifie pas que le traitement serait impossible. D'ailleurs, le recourant se trompe manifestement sur le sens de la dernière phrase du rapport lorsqu'il prétend que celle-ci fait état d'un " défi insurmontable ". En effet, le rapport se limite à indiquer que les frais médicaux supplémentaires que le recourant devrait supporter au Kosovo constituent " le principal défi " (" die grösste Herausforderung "). Le grief tiré de l'arbitraire doit partant être écarté. La Cour de céans se fondera donc exclusivement sur les faits établis par le Tribunal cantonal.