Citation: U 254/05 20.07.2006 E. A

G.________, né en 1959, était au bénéfice d'indemnités de l'assurance-chômage et, à ce titre, assuré auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Le 19 mai 2000, il a été victime d'un accident de la circulation: alors qu'il était arrêté à un feu de signalisation, un automobiliste a percuté l'arrière de son véhicule qui, sous l'effet du choc, a embouti la voiture qui le précédait. G.________ s'est rendu le jour-même au Service des urgences de l'Hôpital X.________ où des lombalgies et des cervicalgies ont été diagnostiquées et des séances de physiothérapie prescrites. Déclaré provisoirement inapte au travail, l'assuré a été reconnu apte à reprendre une activité à 50 % dès le 6 juin 2000. Consultée par l'assuré le 14 juillet 2000 en raison de la persistance des douleurs précitées, la doctoresse T.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a expliqué que l'accident avait exacerbé des lombalgies chroniques préexistantes et entraîné l'émergence de cervicalgies. Ce médecin suggérait la mise en oeuvre d'un traitement hospitalier avec prise en charge multidisciplinaire en vue de poursuivre les mesures de rééducation. Un séjour effectué à la Clinique Y.________ du 22 août au 19 septembre 2000 n'a apporté aucune amélioration subjective et objective à la symptomatologie douloureuse. De l'avis des responsables de la clinique, le handicap fonctionnel ressenti et les douleurs déclarées par l'assuré paraissaient hors de proportion par rapport aux anomalies objectivées, si bien que le diagnostic de syndrome douloureux somatoforme persistant a été retenu. Il existait peu d'argument pour limiter la capacité de travail dans une activité adaptée qui tenait compte des séquelles à la main gauche d'un ancien accident. Déclaré à nouveau incapable de travailler à partir du 16 octobre 2000, G.________ a consulté le docteur C.________, spécialiste en neurologie. L'examen clinique réalisé par ce médecin a montré un status douloureux de la colonne cervicale sans signe d'hypertension intracrânienne, sans syndrome radiculaire irritatif des membres supérieurs et sans signe d'atteinte des voies longues des membres inférieurs. L'assuré présentait également des céphalées d'origine mixte, post-traumatique et tensionnelle, en partie préexistantes. Afin d'exclure une autre cause aux céphalées, le docteur C.________ a proposé de compléter son bilan par des examens complémentaires (rapport du 14 décembre 2000). Ainsi, un scanner cérébral effectué le 14 décembre 2000 n'a pas fait apparaître de masse occupant l'espace, ni de lésion focale suspecte. Des tests neuropsychologiques ont révélé un tableau relativement peu spécifique, les déficits mis en évidence pouvant être néanmoins observés dans le cadre de syndromes douloureux (rapport du professeur L.________ du 14 janvier 2002). Après avoir soumis le dossier à l'appréciation du docteur K.________, membre de son équipe médicale, la CNA a, par décision du 18 juin 2002, mis un terme au versement de ses prestations d'assurance avec effet au 30 juin 2002, motif pris que l'accident litigieux n'avait pas laissé de séquelles susceptibles de réduire la capacité de gain de façon appréciable et qu'il ne subsistait pas non plus d'atteinte durable à l'intégrité physique ou mentale due à l'accident. G.________ a formé opposition contre cette décision et produit une expertise privée réalisée par le docteur J.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie. S'exprimant plus particulièrement sur la question de la causalité, ce médecin a expliqué que celle-ci était vraisemblable s'agissant des cervicalgies et probable concernant les lombalgies, tout en précisant que ces pathologies avaient partiellement une origine antérieure à l'accident. Le pronostic était favorable pour les lombalgies, avec récupération du statu quo ante, tandis qu'il ne devait pas y avoir de séquelles au-delà de deux ans s'agissant des cervicalgies post-traumatiques, sous réserve des résultats d'un bilan neuropsychologique (rapport du 11 juin 2002). Par décision du 22 août 2002, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré.