Citation: 1P.275/2000 28.06.2000 E. C

C.- Le 15 novembre 1999, C.________ et A.________ ont requis la levée des mesures de blocage frappant leurs avoirs. Ils ont réitéré leur demande le 20 décembre 1999. Le 23 décembre 1999, A.________ s'est plaint auprès de la Chambre d'accusation du canton de Genève (ci-après, la Chambre d'accusation) de l'absence de décision du Juge d'instruction et du refus de l'autoriser à consulter le dossier de la procédure. Par courrier du 13 janvier 2000 valant ordonnance de refus de levée de séquestre, ce magistrat a indiqué que la mesure de saisie ne serait pas levée aussi longtemps que la provenance réelle des fonds séquestrés ne serait pas établie. A.________ a recouru contre cette décision auprès de la Chambre d'accusation en sollicitant l'autorisation de consulter le dossier. Statuant par ordonnance du 29 mars 2000, cette autorité a rejeté les recours après les avoir joints et a confirmé la décision prise le 13 janvier 2000 par le Juge d'instruction. Elle a considéré que le recours pour refus de statuer était devenu sans objet. Elle a estimé que A.________ était informé de manière suffisante sur les reproches qui lui étaient faits et a refusé de lui donner un accès plus large au dossier. Elle a par ailleurs confirmé la saisie conservatoire ordonnée à l'encontre des biens de l'intéressé parce que les indications fournies à propos de sa société d'import-export n'étaient pas de nature à démontrer la réalité de cette entreprise, que celui-ci n'avait produit aucune pièce permettant de vérifier la provenance des fonds déposés auprès de la banque D.________ et que ses explications au sujet de la vente de deux maisons en Géorgie demeuraient insatisfaisantes car il avait produit en lieu et place d'un acte notarié un contrat de vente passé sous seing privé à une date postérieure à celle de l'interpellation de C.________.