Citation: U 387/04 16.02.2006 E. B

P.________ a déféré la décision sur opposition au Tribunal des assurances du canton de Vaud arguant que son handicap ne lui permettait pas d'exercer les travaux retenus. Il concluait à l'octroi d'une rente fondée sur un taux d'invalidité de 75 %, voire de 50 % à titre subsidiaire. Par jugement incident du 3 décembre 2002, la juridiction cantonale a rejeté l'opposition formée par l'assuré à l'encontre d'une décision du juge instructeur refusant la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. Le magistrat considérait que l'instruction des dossiers produits par la CNA et par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'Office AI) était suffisamment explicite et complète pour permettre de statuer en toute connaissance de cause. La procédure cantonale a donné lieu au dépôt de nombreuses pièces. Y figurent notamment le rapport d'expertise privée établi le 22 novembre 2002 par le docteur E.________, chirurgien orthopédique FMH, ainsi que les avis des docteurs F.________, service médical de l'AI pour la région lémanique, et M.________, chirurgien orthopédique FMH et médecin-conseil de l'assureur, des 8 janvier, 6 août et 20 octobre 2003, s'y rapportant. On y retrouve également la décision de l'Office AI du 11 mars 2003 reconnaissant à l'intéressé un taux d'invalidité de 90,77 % et la réponse du 21 janvier 2004 de l'expert privé aux critiques du docteur M.________. Par jugement du 24 février 2004, la juridiction cantonale a admis le recours de l'intéressé. Elle a annulé la décision de l'assureur, afin qu'il détermine à nouveau le degré d'invalidité de P.________.