Citation: 6B_104/2014 E. 1.5

1.5. Le recourant estime que l'autorité précédente a arbitrairement nié que la prise de médicaments avait altéré sa faculté de discernement. Il allègue à l'appui de ce moyen que l'hôpital n'a pas répondu à une demande de contre-expertise sollicitée par la partie plaignante - fait ne ressortant pas du jugement attaqué sans que le recourant n'invoque l'arbitraire de son omission - et que l'analyse d'urine, contrairement à l'analyse sanguine, a révélé la trace d'antidépresseurs. La prise d'antidépresseurs peu avant les faits a été écartée par l'autorité précédente au vu notamment des premières déclarations du recourant à la police puis à l'expert allant dans ce sens et aux analyses toxicologiques et d'urine faites le lendemain du drame, qui n'ont pas révélé la présence d'antidépresseurs. L'expert a en outre conclu que les réponses apportées par le recourant aux nombreuses questions posées afin de déterminer s'il avait pu souffrir au moment de la commission du meurtre d'un syndrome sérotoninergique n'ont à aucun moment fait envisager que tel ait pu être le cas. Selon l'expert, il n'y a aucune raison de retenir que le recourant a agi dans un état mental que la prise d'une médication quelconque aurait aliéné de manière significative. Au vu de ces éléments, l'autorité a écarté sans arbitraire l'hypothèse que les facultés de discernement du recourant aient été altérées par la prise de médicaments.