Citation: U 239/05 31.05.2006 E. 4

Les griefs soulevés par le recourant à l'encontre de l'appréciation du docteur R.________ et les pièces médicales qu'il a produites en cours de procédure ne sont pas de nature à justifier que l'on s'écarte de l'avis motivé et convaincant de ce médecin. 4.1 C'est ainsi à tort que le recourant croit reconnaître une incohérence dans les déclarations du docteur R.________. Lorsque ce médecin mentionne dans sa seconde prise de position que le recourant présente des « troubles dégénératifs du tarse », il fait référence, en des termes médicaux différents, à la même problématique médicale que celle qu'il qualifie ailleurs d' « arthrose de l'arrière-pied » ou que celle évoquée par le docteur G.________ sous l'expression d' « arthrose talo-naviculaire ». Selon la nomenclature médicale (Garnier/Delamare, Dictionnaire des termes de médecine, 23e éd., Paris 1992, p. 861), le tarse correspond en effet à l'ensemble des sept os constituant le squelette postérieur du pied situés entre les extrémités du tibia et du péroné, et de la métatarse, disposés en deux rangées: en arrière, l'astragale (ou talus) et le calcanéum, surplombant en avant le cuboïde, le scaphoïde tarsien (ou os naviculaire) et les trois cunéiformes (médial, intermédiaire et latéral). 4.2 Dans son rapport du 29 mars 2004, le docteur G.________ a noté, à l'instar du docteur R.________, l'existence sur le plan radiologique de signes d'une possible chondromatose et d'une arthrose talo-naviculaire et considéré que les douleurs ressenties par le recourant étaient dues à un trouble dégénératif post-traumatique qui ne nécessitait aucun traitement médical particulier. Pour sa part, le docteur O.________ a fait état d'anciens arrachements osseux en regard de la tête du péroné et de la malléole interne et expliqué que les douleurs modérées dont souffrait le recourant constituaient une récidive (rapport du 31 octobre 2003). Si les observations rapportées par les docteurs G.________ et O.________ évoquent une origine traumatique aux troubles dégénératifs à la source des douleurs du recourant, elle demeurent trop sommaires pour permettre de rattacher, au degré de vraisemblance prépondérante requise, l'origine de ces troubles - jugés tout-au-plus de modérés - à un événement accidentel particulier dont l'intimée aurait à répondre. Rien ne permet d'affirmer que l'on se trouverait dans le cas d'espèce en présence d'une rechute ou de séquelles tardives de l'accident survenu le 27 août 1997, dont l'intimée serait tenue de répondre en vertu de l'art. 11 OLAA. Certes, cet accident avait occasionné une fracture de la phalange proximale du 4ème orteil à droite. Les radiographies réalisées à l'époque n'avaient toutefois pas révélé d'autres lésions traumatiques; elles avaient en revanche mis en évidence l'existence de troubles dégénératifs relativement évolués de l'arrière-pied. De même, à défaut d'une lésion traumatique avérée telle qu'une fracture ou une rupture ligamentaire, il convient d'admettre que l'accident du 12 octobre n'a fait qu'aggraver de manière passagère l'état antérieur dégénératif. Cela étant, le statu quo sine vel ante était rétabli au moment où la CNA a cessé d'allouer ses prestations. Il ressort en effet des déclarations du recourant rapportées par le docteur R.________ que les douleurs résiduelles à sa cheville droite étaient, à l'époque où ce médecin a effectué son examen, similaires à celles qu'il ressentait avant son accident (rapport du 17 mars 2004). 4.3 Au vu de ce qui précède, la CNA était fondée, par sa décision sur opposition du 28 mai 2004, à supprimer le droit du recourant aux prestations de l'assurance-accidents dès le 31 mars 2004. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.