Citation: 2C_651/2023 E. 5.4

5.4. Le recourant fait valoir que le refus de le laisser reprendre sa formation ab ovo ne poursuit aucun intérêt public. L'objectif de pousser les candidats à passer leurs examens dans un délai raisonnable après la fin du stage et de protéger les justiciables en leur assurant d'être défendus par des avocats dont la pratique n'est pas trop éloignée de la réalité juridique ne serait en effet pas méconnu si on le laissait refaire le stage, puisqu'il reprendrait sa formation dès le départ. Le recourant perd de vue que n'est pas en cause la question de son inscription aux examens du brevet d'avocat, qui a été définitivement tranchée par la Commission administrative dans sa décision du 30 mars 2021, mais celle de son inscription au registre des avocats-stagiaires en vue d'un nouveau stage. La situation du recourant à cet égard est comparable à celle d'un candidat en échec définitif. Or, comme l'a déjà souligné la jurisprudence, il y a un intérêt public à fixer une limite au nombre de tentatives dont dispose un candidat pour se préparer et présenter à des examens, notamment les examens du barreau. La protection des justiciables impose en effet de s'assurer que l'avocat, qui jouit d'un certain monopole de la représentation des parties en justice, dispose des compétences nécessaires pour exercer sa profession. Laisser un candidat répéter indéfiniment des examens jusqu'à ce qu'il les réussisse ne garantirait pas de la même manière la maîtrise des connaissances de bases du métier d'avocat (cf. arrêts 2C_138/2015 du 6 août 2015 consid. 4.3; 2P.205/2006 du 19 décembre 2006 consid. 4.3).