Citation: 6B_524/2019 E. 3.3.5

3.3.5. En l'occurrence le recourant critique le fait retenu par l'autorité précédente qu'il savait ou se doutait que la vente du véhicule n'avait pas eu lieu. Sa critique est toutefois de nature purement appellatoire, reposant notamment sur des faits qui eux-mêmes n'ont pas été constatés par l'autorité précédente sans les accompagner d'un grief d'arbitraire de leur omission. Il passe en outre sous silence qu'il n'avait obtenu qu'une photographie du permis de circulation, ce qui laissait bien penser que l'original se trouvait au garage d'où provenait le véhicule et donc que celui-ci n'avait pas vendu son bien. Il passe également sous silence que malgré cette situation plus que douteuse (une seule clef et seulement une photo d'un permis), le recourant s'est bien gardé de venir vérifier auprès de l'intimé ou de son garage la véracité de l'existence de la vente qu'il invoque en sa faveur. Son argumentation s'agissant des faits constatés est irrecevable. Dans ces circonstances, au vu des faits exposés ci-dessus, l'autorité précédente pouvait juger, sans violer son pouvoir d'appréciation ni le principe " in dubio pro duriore ", que le recourant, professionnel de l'automobile, n'avait pas de bonne foi été mis en possession du véhicule. Il n'en avait partant pas acquis la propriété. Le recourant ne pouvait donc se prévaloir du transfert de propriété (art. 714 al. 2 CC a contrario) et ne pouvait non plus revendiquer contre aucun possesseur subséquent (art. 936 al. 2 CC). Le recourant ne conteste pas que l'intimé était propriétaire du véhicule avant le 18 juillet 2018. A juste titre, il ne soutient pas que D.________ l'aurait acquis de bonne foi. Ne pouvant se prévaloir de sa bonne foi, le recourant n'est pas non plus devenu propriétaire du véhicule. L'intimé en est donc resté propriétaire. Il ne pouvait par conséquent se rendre coupable de vol ou d'appropriation illégitime de cette chose. Dans ces conditions, la confirmation par l'autorité précédente du refus d'entrer en matière sur de telles accusations portées contre l'intimé ne prête pas flanc à la critique et ne viole pas le principe in " dubio pro duriore ". Le recours doit partant être rejeté sur ce pan de la cause dans la mesure de sa recevabilité, ce sans que les griefs du recourant s'agissant de l'aspect subjectif des infractions reprochées à l'intimé aient à être approfondis.