Citation: 2C_525/2007 01.10.2007 E. 2

Le conjoint d'un travailleur communautaire a en principe un droit de séjour en Suisse pendant toute la durée formelle du mariage en vertu de l'art. 7 lettre d de l'Accord entre la Confédération Suisse, d'une part, et la Communauté Européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes et de l'art. 3 par. 1 et 2 lettre a de l'annexe I au dit Accord (ALCP; RS 0.142.112.681; ATF 130 II 113 consid. 8.3 p. 129). Le recours en matière de droit public est dès lors recevable, la clause d'exclusion de l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF ne s'appliquant pas. Il n'est cependant pas possible de se prévaloir de ce droit en cas de mariage de complaisance ou lorsque l'époux non communautaire se prévaut d'un lien conjugal vidé de toute substance dans le seul but d'obtenir ou de conserver une autorisation de séjour (ATF 130 II 113 consid. 9.3 et 9.4 p. 131 ss). En l'espèce, le Tribunal administratif a constaté que les époux avaient une différence d'âge de dix-huit ans, que la recourante exerçait encore actuellement l'activité d'artiste de cabaret pratiquée avant son mariage, que les époux ne se voyaient que très rarement, qu'aucune vie commune régulière ne paraissait envisagée et, enfin, qu'aucun projet un tant soit peu concret ne les liait. Ces faits, qui ne sont ni manifestement inexacts ni établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF lient le Tribunal fédéral (art. 97 al. 1, ainsi que 105 al. 1 et 2 LTF). Les simples dénégations de la recourante ne sauraient suffire à les infirmer, étant précisé que la pièce nouvelle produite avec le recours n'est pas recevable. Dans ces conditions, c'est sans violation du droit fédéral ou d'un traité international que le Tribunal administratif a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour de la recourante, s'agissant d'un mariage fictif, voire, si tant est que l'union conjugale ait jamais existé, d'un abus de droit à invoquer un mariage n'existant plus que formellement.