Citation: 5A_688/2013 E. 7.1.1

7.1.1. L'autorité cantonale a retenu que les époux étaient copropriétaires d'un immeuble à F.________ et qu'ils avaient vendu ce bien le 1er février 2011. Le notaire avait établi un décompte final le 16 juin 2011, dont il ressortait que le prix de vente était de 1'350'000 fr. et le prêt hypothécaire de 667'850 fr., de sorte que, déduction faite du montant consigné de 67'500 fr. pour garantir des impôts, le disponible à diviser entre les époux était de 614'650 fr. et que chaque époux devait donc recevoir 307'325 fr. Sur la part de la recourante, le notaire avait déduit 3'799 fr. 40 à titre d'intérêts bancaires (loyer), 26'510 fr. 10 à titre de montant à rembourser à sa LPP et 513 fr. de frais de radiation LPP, de sorte que le solde net revenant à la recourante était de 276'502 fr. 50. L'autorité cantonale a ensuite relevé que la recourante avait contesté ce décompte en audience de première instance, affirmant que le remboursement LPP n'aurait pas dû être imputé sur sa part uniquement mais déduit du produit de la vente avant le partage puisqu'elle avait cotisé ces fonds avant le mariage. Statuant sur cet argument, l'autorité cantonale a considéré que les parties avaient liquidé leur régime matrimonial par convention et décidé, dans ce cadre, des modalités de partage de leur copropriété. Elles n'avaient en revanche jamais offert de prouver quelles masses avaient financé l'immeuble, ni expliqué en quoi consistait l'ensemble de leurs biens, de sorte qu'il n'était absolument pas possible de procéder à la liquidation du régime conformément aux règles civiles et que, à la suite du premier juge, il n'y avait pas lieu de s'écarter du décompte du notaire.