Citation: C 141/06 24.05.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont retenu que le comportement du recourant constituait un refus d'accepter un travail convenable, si bien que les conditions d'une suspension de son droit à l'indemnité de chômage en application de l'art. 30 al. 1 let. d LACI étaient réunies. Ils ont estimé que les motifs invoqués par le recourant pour justifier son comportement n'étaient pas décisifs. Sans mettre en doute le fait que l'assuré avait d'autres perspectives de travail, la juridiction cantonale a constaté que le poste à repourvoir au sein de l'entreprise G.________ n'était envisagé qu'à partir du 21 septembre 2005, soit trois mois après l'assignation litigieuse. Elle en déduit que l'on pouvait raisonnablement attendre de l'assuré qu'il accepte le poste vacant dans la société M.________ SA, compte tenu de son obligation de diminuer le dommage. Cette circonstance ne l'empêchait pas de chercher par la suite un emploi correspondant davantage à ses aspirations, et le cas échéant, de mettre un terme à sa relation contractuelle. Par ailleurs, le fait qu'il a trouvé, le 18 juillet 2005, un travail par ses propres moyens (au sein de la société D.________ SA) après l'échec des pourparlers avec l'entreprise G.________ , n'était pas propre à excuser son comportement. En effet, l'emploi qui lui avait été assigné aurait pu lui permettre de sortir immédiatement du chômage, soit dès mi-juin 2005. 4.2 Il n'y a aucun motif de s'écarter de cette appréciation. On doit admettre que le poste assigné à l'assuré répondait aux critères d'un travail convenable. Par ailleurs, pas plus qu'en procédure cantonale, le recourant n'invoque-t-il devant le Tribunal fédéral un motif valable pour justifier son comportement. En particulier, il ne fait pas valoir d'autres circonstances, telles que son âge, sa situation personnelle ou encore son état de santé qui auraient pu justifier un refus de l'occupation proposée à l'époque déterminante (art. 16 al. 2 let. c LACI). C'est en vain qu'il se prévaut du fait qu'il a travaillé du 13 au 17 juin 2005 et du 11 au 13 juillet 2005 pour le compte respectivement des entreprises E.________ AG et T.________ . Contrairement à l'emploi qui lui avait été assigné à la mi-juin 2005, ces brèves périodes de travail n'étaient pas propres à mettre fin à son chômage. On doit convenir que par son comportement, le recourant s'est accommodé du risque que l'emploi assigné en juin 2005 fût occupé par quelqu'un d'autre, ce qui permet d'inférer qu'il n'a pas fait tout ce que l'on pouvait raisonnablement exiger de lui (cf. art. 17 al. 1 LACI) pour obtenir ce travail. Partant, le SPE était fondé à suspendre le droit du recourant à l'indemnité de chômage.