Citation: 2C_54/2022 E. 1.3

1.3. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En l'occurrence, le recourant, qui est venu en Suisse en 1999 pour se marier avec une Suissesse et qui séjourne légalement dans le pays depuis plus de dix ans, invoque de manière soutenable avoir un droit potentiel à la prolongation de son autorisation de séjour nonobstant la dissolution de l'union conjugale, en application soit de l'art. 50 al. 1 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEI; RS 142.20; dans sa version en vigueur avant le 1er janvier 2019 [RO 2007 5437], ci-après: LEtr; cf. art. 126 al. 1 LEI), soit de l'art. 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH; 0.101; cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9). Il en découle que la voie du recours en matière de droit public est ouverte en la présente cause, étant rappelé que le point de savoir si le recourant dispose effectivement d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour relève du fond (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1). Au surplus, le présent recours en matière de droit public, dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue par le Tribunal administratif (art. 86 al. 1 let. d LTF), a été déposé en temps utile compte tenu des féries judiciaires (art. 100 al. 1 LTF, en lien avec les art. 45 et 46 LTF) et dans les formes requises (art. 42 LTF) par le destinataire de l'arrêt attaqué, qui a qualité pour recourir (cf. art. 89 al. 1 LTF). Il est donc recevable.