Citation: 6B_1497/2022 E. 2.5

2.5. Le cas 1.10 se rapporte à une livraison de 100 "fingers" transportée par C.________ dans le secteur de la rue W.________ xx entre le 8 et le 10 mars 2020. La cour cantonale a constaté que, selon le rapport d'investigation de la police de sûreté du 25 février 2021 (dossier cantonal, pièce 105/1), si l'organisateur avait été en contact avec B.________ pour cette distribution, il y avait plusieurs indices selon lesquels le recourant avait occupé une fonction de distributeur, dès lors qu'il disposait de nombreux contacts-codes et qu'il en avait créé quatre nouveaux précisément le 10 mars 2020. Comme C.________ était un fournisseur habituel du recourant et que celui-ci avait l'habitude de travailler avec B.________, il fallait, toujours selon les enquêteurs, retenir que le recourant avait à tout le moins aidé à distribuer les lots. Pour les premiers juges, si l'accusation avait été abandonnée à l'audience contre B.________ s'agissant de cette livraison, c'était parce que le dépositaire de cette livraison était le recourant, même s'il n'était pas exclu que B.________ ait contribué à la distribution. La cour cantonale a considéré que le doute au profit de B.________ renforçait la conviction que le dépositaire de l'envoi était bel et bien le recourant, nonobstant que la livraison ait été effectuée dans le secteur de la rue W.________ xx. A défaut, on ne voyait pas quelle aurait été la finalité de la création de quatre nouveaux contacts précisément le 10 mars 2020 et des nombreuses relations téléphoniques du recourant avec des grossistes entre le 8 et le 10 mars 2020 (jugement entrepris, consid. 4.2.3 p.17 s.). Le recourant affirme que la création de quatre nouveaux contacts ne signifie pas que la drogue lui était destinée ou a été reçue par lui. Il était arbitraire de considérer que, parce qu'il recevait de nombreux contact-codes, cela devait signifier qu'il devait réceptionner 100 "fingers". De plus, les contacts entre B.________ et des membres du réseau démontraient que le prénommé travaillait de manière indépendante et que la livraison n'était pas destinée au recourant. Du reste, on voyait mal comment le recourant, qui habitait à cette époque à l'avenue X.________ y, se faisait livrer à la rue W.________ xx. Ce faisant, le recourant se contente d'opposer son appréciation des moyens de preuve à celle de la cour cantonale. Il n'établit pas, conformément aux exigences de motivation accrue (cf. art. 106 al. 2 LTF), en quoi les divers faits qu'il énumère et qui seraient déterminants selon lui, auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. Sa démarche est largement appellatoire, partant irrecevable. Du reste, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte du fait que l'organisateur avait été en contact avec B.________, mais elle a expliqué pourquoi elle considérait que le recourant avait néanmoins joué un rôle dans cette livraison, sans que le recourant n'oppose de véritable critique à cet égard. Ainsi, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que les différents indices mis en exergue dans le rapport d'investigation permettaient de retenir qu'il était le dépositaire de la livraison en question.