Citation: 1C_55/2019 E. 1

Les recourants se réfèrent ensuite aux propos que le SIPAL auraient tenus pour justifier ces mesures d'instruction: la Commission spéciale aurait proposé que la note 2 soit attribuée au bâtiment dont la démolition est prévue, ce qui aurait pour conséquence de renforcer l'appréciation de sa valeur, de le faire porter à l'inventaire et de fonder la compétence du service précité pour rendre une autorisation spéciale pour les travaux litigieux, accord qu'il n'aurait jamais donné vu les divers préavis négatifs délivrés. Outre que ces allégations se fondent sur de simples hypothèses non envisagées dans l'arrêt attaqué, elles sont inaptes à qualifier d'insoutenable l'appréciation de la cour cantonale. Il apparaît en effet que les déclarations attribuées au SIPAL n'ont pas été confirmées par les représentants de ce service, pourtant présents lors de l'audience du 28 mai 2018, alors que la question d'un éventuel classement a été abordée. De plus, et comme le relève la cour cantonale, aucune mesure conservatoire n'a été prise à l'égard du bâtiment en cause (cf. art. 47 et 87 LPNMS), alors que le projet prévoit sa démolition. Dans ce contexte, le refus de donner suite aux mesures d'instruction requises ne résulte pas d'une appréciation arbitraire des circonstances; il est encore relevé que le rapport définitif de ladite commission, dont l'établissement était prévu dans le courant de l'été 2018 selon les recourants, n'a pas été produit par ces derniers en instance cantonale, alors que la décision entreprise est datée du 10 décembre 2018. Partant, le grief relatif au droit d'être entendus des recourants doit être écarté.