Citation: 4P.321/2005 14.03.2006 E. 3

3.1 Selon le recourant, la cour cantonale se base sur le seul élément défavorable à son égard pour contester la légitimation passive de l'adverse partie. De son point de vue, elle ne pouvait pas tirer argument du fait que les courriers et factures relatifs au bail ont été, pendant près de 5 ans, adressés, non pas à l'intimé, mais à X.________ S.A. En effet, l'acheminement du courrier auprès de cette société était motivé par le fait que l'intimé n'avait pas d'adresse autre que celle de sa société commerciale et qu'il travaillait également dans les bureaux situés à proximité des locaux propriété du recourant. Tout d'abord, force est de constater que, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale ne se fonde pas uniquement sur l'élément critiqué pour fonder son raisonnement. Elle a également pris en compte l'attitude ultérieure du bailleur, en lien avec la tentative de conclure un nouveau contrat par lequel l'intimé devenait débiteur solidaire, de même que le versement du loyer dès le début du contrat par X.________ S.A. Ces éléments d'appréciation n'ont du reste pas échappé au recourant, puisque qu'il les a remis en cause - mais en vain -, dans d'autres griefs. Ensuite, l'affirmation selon laquelle "l'intimé n'avait pas d'adresse autre que celle de sa société commerciale et qu'il travaillait également dans les bureaux situés à proximité des locaux propriété du recourant" ne correspond à aucune constatation de la cour cantonale. Par conséquent, la critique qui se fonde sur ce moyen est irrecevable. Par ailleurs, on ne voit guère dans quelle mesure le fait d'oeuvrer à proximité des locaux propriété du recourant pourrait justifier l'absence d'adresse distincte de l'intimé et de X.________ S.A. En outre, le recourant reproche au tribunal d'avoir passé sous silence, de manière totalement arbitraire, des pièces et éléments du dossier, sans les citer dans le cadre du grief soulevé, se contentant d'un simple renvoi d'ordre général. Il va sans dire qu'un tel renvoi n'est pas à même de démontrer l'arbitraire, d'une manière conforme aux exigences strictes de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Par conséquent, le premier grief soulevé ne peut être que déclaré irrecevable.