Citation: 4F_15/2022 E. 1

que seule est envisageable une demande de révision pour les motifs énumérés aux art. 121 à 123 LTF, que la demande de révision est soumise aux exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (arrêt 4F_8/2022 du 20 mai 2022 consid. 1), que dans sa demande de révision, la requérante ne présente pas de manière suffisamment motivée un motif de révision au sens des art. 121 à 123 LTF, que la requérante se limite à invoquer l'existence de " nouveaux éléments ", à savoir que l'une des poursuites intentées par le bailleur, soit celle à son encontre seulement, était restée sans suite puisque le bailleur n'avait pas introduit de requête de mainlevée de l'opposition dans le délai légal d'une année, que la requérante n'explique pas, ou du moins pas suffisamment, en quoi ce fait concernant cette poursuite-ci serait pertinent au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, c'est-à-dire susceptible de conduire à une solution différente de celle qui a été retenue dans l'arrêt dont la révision est demandée, qu'au demeurant, le renvoi à d'autres écritures n'est pas admissible, puisque la demande de révision adressée au Tribunal fédéral doit contenir la motivation concernant la révision, que pour cette raison déjà, la demande de révision s'avère irrecevable, qu'au surplus, comme toute voie de droit, la révision est subordonnée à l'existence d'un intérêt digne de protection à la modification de l'arrêt entrepris, que l'intérêt digne de protection consiste dans l'utilité pratique que l'admission de la demande de révision apporterait à son auteur, en lui évitant de subir un préjudice que la décision entreprise lui occasionnerait, que l'intérêt doit être actuel, c'est-à-dire qu'il doit exister non seulement au moment du dépôt de la demande de révision, mais encore au moment où l'arrêt statuant sur cette demande est rendu, qu'en droit du bail à loyer, dans une contestation portant sur la restitution de la chose louée après la résiliation du contrat de bail, le locataire est dépourvu de cet intérêt digne de protection dès le moment où l'usage de la chose lui est effectivement retiré (arrêt 4A_315/2021 du 9 juin 2021 consid. 3 et les arrêts cités), que le Tribunal fédéral déclare la demande de révision irrecevable lorsque l'intérêt digne de protection fait défaut au moment du dépôt de cette demande; que dans sa demande de révision du 9 juillet 2022, l'intéressée indique qu'elle a été expulsée de son logement le 30 juin 2022, que l'intérêt de la recourante à l'admission de sa demande de révision avait ainsi disparu avant le dépôt de cette demande, puisque l'évacuation forcée de l'appartement qu'elle occupait avait déjà eu lieu, que l'allégation de la recourante, selon laquelle il lui aurait été indiqué que ses " biens et affaires personnels ne seraient pas retirés avant deux semaines ", non étayée, ne permet pas de remettre en cause ce qui précède, qu'au surplus, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de " faciliter la réintégration " de la requérante dans l'appartement à ce stade, comme elle le requiert, qu'au demeurant, lorsque la requérante se limite à exposer qu'elle " demande réparation ", elle ne formule pas une conclusion recevable, que pour ces motifs, la demande de révision doit être déclarée irrecevable; que le Tribunal fédéral, au regard des circonstances, renoncera à titre exceptionnel à la perception des frais judiciaires (art. 66 al. 1 in fine LTF), que le bailleur intimé, qui n'a pas été invité à se déterminer sur la demande de révision, n'a pas droit à des dépens. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :