Citation: 7B_1190/2024 E. A

A.a. A.________, ressortissant guinéen sans titre de séjour, est détenu depuis le 22 novembre 2023 sous la prévention principale de trafic illicite de cocaïne, après avoir été interpellé par un policier pendant qu'il se déplaçait en tram. À un arrêt, hors du véhicule, des vérifications avaient été entreprises sur le téléphone mobile dont il était porteur; selon le policier, deux conversations par messagerie laissaient apparaître des "rencontres douteuses" possiblement en lien avec un trafic de cocaïne. A.b. Le 7 décembre 2023, dans le même acte que celui par lequel il attaquait son placement en détention, A.________ a formé une plainte pénale contre la police pour abus d'autorité et discrimination raciale. Le 22 décembre 2023, son avocat Cédric Kurth, qui l'assistait dans la procédure pénale dirigée contre lui (P/25515/2023), s'est aussi plaint auprès du Procureur général que la police ait usé de contrainte, menaces, tromperie et moyens restreignant les facultés intellectuelles ou le libre arbitre de son client; il demandait à être nommé d'office dans la procédure à ouvrir. A.c. L'avocat de A.________ a redemandé le 6 février 2024 à être nommé d'office, en urgence, en vue de l'audition de son client prévue le 12 février 2024 dont il avait eu connaissance. A.d. Le 7 février 2024, l'Inspection générale des services de police (ci-après: l'IGS), saisie par le Procureur général, a émis un mandat de comparution afin d'entendre A.________ sur sa plainte le 12 février 2024, le cas échéant avec l'assistance d'un avocat, à ses frais (P/27885/2023). A.e. Le Procureur général a répondu le 12 février 2024 à A.________ qu'il statuerait sur sa demande de nomination d'un conseil d'office lorsque le complément d'enquête dont l'IGS avait été chargé aurait été exécuté, avec effet rétroactif s'il faisait droit à cette demande.