Citation: 4A_246/2022 E. 6.3.4

6.3.4. C'est également en vain que l'intéressé dénonce une atteinte inadmissible à sa liberté économique. Pour qu'une restriction de la liberté économique puisse être considérée comme excessive au sens de la jurisprudence du Tribunal fédéral, il faut qu'elle livre celui qui s'est obligé à l'arbitraire de son cocontractant, supprime sa liberté économique ou la limite dans une mesure telle que les bases de son existence économique sont mises en danger (arrêt 4A_312/2017 du 27 novembre 2017 consid. 3.1 et les références citées). Or, force est de constater que la sentence attaquée n'entraîne pas de telles conséquences pour le recourant. Celui-ci conserve effectivement le droit de déployer ses activités économiques. Il ne s'expose du reste, en l'état, à aucune sanction de la part de l'association intimée puisqu'il a d'ores et déjà versé le montant qui était dû à l'intimé. Par ailleurs, on ne discerne pas en quoi la sentence attaquée aurait pour effet de livrer le recourant à l'arbitraire de l'association intimée. L'argumentation du recourant selon laquelle la sentence attaquée porterait atteinte à son avenir professionnel puisqu'elle donnerait l'impression aux tiers qu'il serait un mauvais payeur ne permet pas davantage de qualifier le résultat auquel a abouti l'arbitre de contraire à l'ordre public matériel. Pour le reste, la position du recourant n'est, contrairement à ce qu'il prétend, pas comparable à celle du footballeur brésilien Matuzalem, lequel s'était vu menacer d'une suspension illimitée de toute activité footballistique pour le cas où il ne paierait pas une indemnité supérieure à 11 millions d'euros, intérêts en sus, à son ancien club à bref délai (ATF 138 III 322). La situation est sensiblement différente en l'espèce puisque la sentence attaquée n'a pas pour effet d'empêcher l'intéressé d'exercer son activité économique normalement.