Citation: 5D_90/2022 E. 7.4

7.4. Il convient préalablement de relever que le recourant ne se plaint pas - à juste titre - de ce que l'autorité cantonale se serait fondée sur des critères non pertinents. Selon l'art. 58 LTFrais, les honoraires sont en effet proportionnés à la valeur litigieuse (al. 1) et sont fixés en fonction du temps nécessaire à la cause, de sa nature, de son importance, de sa difficulté, du résultat obtenu ainsi que de la responsabilité encourue par le représentant, dans les limites prévues par le tarif (al. 2), soit 2'500 fr. (taxe sur la valeur ajoutée [TVA] non comprise), pour une valeur litigieuse ne dépassant pas, comme en l'espèce, 8'000 fr. (art. 59 LTFrais). Le recourant s'en prend uniquement à l'appréciation de ces critères dans le cas d'espèce. A cet égard, on ne saurait reprocher à l'ARMC d'avoir arbitrairement excédé le large pouvoir d'appréciation dont elle jouit lorsqu'elle fixe les dépens selon le tarif cantonal visé par l'art. 96 CPC (arrêt 5A_755/2022 du 20 février 2023 consid. 6.3.1 et la référence citée). Il résulte du mémoire d'honoraires et frais que les 6 heures 45 d'activité d'avocat consistaient en " téléphone au client " (30'), " rédaction recours ARMC, y.c. recherches juridiques " (310'), " réplique spontanée ARMC " (60') et " courriel au client, brèves explications " (5'). On comprend de l'arrêt attaqué que la réduction opérée porte uniquement sur la rédaction des écritures devant l'autorité cantonale. A cet égard, le recourant se borne à affirmer que le temps consacré au recours était " utile " à la défense de ses intérêts car les griefs soulevés étaient " topiques et motivés " et que, même si la valeur litigieuse était faible, la cause méritait " que l'on y consacre le temps nécessaire à une défense efficace ". Ce faisant, il ne démontre pas en quoi il était insoutenable de considérer que 3 heures 45 suffisaient à la rédaction des écritures (cf. supra, consid. 2.1). Il n'établit en particulier pas que les griefs soulevés devant l'autorité de recours (violation du droit d'être entendu; irrecevabilité des pièces au regard de l'art. 229 CPC; défaut de notification des ordonnances pénales; absence de titre de mainlevée pour les frais de poursuite, de sommation et de recouvrement) étaient complexes au point de justifier que l'avocat y consacre trois heures supplémentaires. S'agissant du dernier grief mentionné ci-devant, la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir que les recherches facturées avaient déjà été " réalisées " dans un recours interjeté dans une autre cause. A défaut de toute indication dans le mémoire d'honoraires et frais, l'affirmation du recourant selon laquelle, la mention " y.c. recherches juridiques " sous la rubrique " rédaction recours ARMC " ne concernait que les autres griefs est appellatoire (cf. supra, consid. 2.2).