Citation: 5P.13/2001 27.02.2001 E. B

B.- Dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial, le Tribunal de première instance, par ordonnance du 6 septembre 1999, a décidé du principe d'une expertise de la valeur des acquêts de X.________, exception faite des meubles et des véhicules. Par ordonnance du 9 mars 2000, le Tribunal a désigné un expert-comptable et un expert architecte, avec pour mission de dresser l'inventaire précis des actifs et passifs de X.________ au 19 décembre 1994. Il a désigné les biens à expertiser, soit principalement une soixantaine d'immeubles en nom, une trentaine d'immeubles en société et plusieurs dizaines de participations dans des sociétés ou des consortiums de promotion immobilière. Dans un premier temps, les experts étaient invités à estimer ces biens à leur valeur vénale au jour de l'expertise sur la base des pièces produites et des expertises existantes, en se bornant à relever le cas échéant les estimations ou opérations insolites ou injustifiées. Une expertise des immeubles ne devait être ordonnée que dans une seconde étape, en tant que de besoin. L'avance des frais d'expertise a été fixée à 110'000 fr., à charge des parties par moitié chacune. L'épouse, au bénéfice de l'assistance juridique, était dispensée d'assumer ladite avance. Par ordonnance du 24 mai 2000, le Tribunal a mis la totalité de l'avance de frais à la charge de l'assistance ju-ridique, le mari n'ayant pas fourni sa part de cette avance.