Citation: 8C_463/2022 E. 7.1

7.1. Dans un dernier grief, la recourante soutient que les heures supplémentaires effectuées avant le 24 octobre 2013, voire avant le 3 mars 2014, seraient prescrites. Le délai de prescription de cinq ans prévu à l'art. 128 ch. 3 CO courrait, s'agissant du salaire afférent aux heures supplémentaires effectuées, dès la fin de chaque mois lors duquel elles ont été accomplies (art. 323 al. 1 CO), et non dès la fin des rapports de travail. La recourante prétend qu'il serait arbitraire d'affirmer que ce n'était qu'à partir de la résiliation des rapports de travail qu'il était possible d'estimer le nombre d'heures supplémentaires qui ne pourrait pas être compensé et qu'il convenait d'indemniser. En effet, d'une part, l'intimé connaissait le nombre d'heures supplémentaires accomplies puisqu'il avait régulièrement tenu des décomptes. D'autre part, il aurait dû régulièrement remettre ces décomptes à la recourante. Par ailleurs, seule une demande claire et écrite de l'employé aurait eu pour effet d'interrompre la prescription.