Citation: 5P.205/2000 06.10.2000 E. 5

5.- Dans un autre moyen, le recourant prétend que la Cour de justice a arbitrairement apprécié son minimum vital. Dans la mesure où il lui reproche de n'avoir pas retenu un certain nombre d'éléments dans le calcul de ses charges - à savoir les frais consécutifs à l'accueil de ses filles aînées, la location d'un garage et d'un dépôt ainsi que ses frais de voiture -, son recours est irrecevable. Ces questions relèvent en effet du droit et peuvent donc être soumises au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme (cf. arrêt non publié K. c. dame K. du 3 mars 1992, in SJ 1992 p. 380, consid. 3b); il en va de même de ses critiques concernant le refus de l'autorité cantonale de majorer de 20% tous les postes de son minimum vital. En ce qui concerne les frais de crèche, la Cour de justice a estimé que leur montant n'avait pas été valablement prouvé: le recourant se contente d'affirmer le contraire, sans toutefois rien démontrer. Il reproche en outre à l'autorité cantonale de n'avoir pris en compte qu'une somme de 855 fr., correspondant à l'entretien de trois enfants de moins de six ans, alors que son fils aîné a eu six ans le 1er janvier 2000. Il est exact que l'âge de l'enfant a changé entre le moment où le jugement de première instance a été rendu (le 2 décembre 1999), et celui où la Cour de justice a statué (le 14 avril 2000). Toutefois, savoir si la juridiction de recours devait se placer dans la situation où se trouvait le juge inférieur où si elle devait tenir compte de nouveaux faits pertinents est une question qui relève de la procédure cantonale, le droit fédéral n'imposant pas la maxime d'office s'agissant de la modification de la rente due à l'épouse. En l'occurrence, le recourant ne se plaint d'aucune violation du droit cantonal, ni a fortiori ne précise quelle disposition de procédure aurait été violée. Sa critique est dès lors irrecevable (art. 90 al. 1 let. bOJ). Par conséquent, le moyen ne peut qu'être rejeté, en tant qu'il est recevable.