Citation: 7B_1114/2024 E. 3.3

3.3. À titre liminaire, on relève que le recourant ne s'en prend pas valablement à la motivation de l'autorité cantonale selon laquelle, au vu des éléments avancés par celle-ci - en particulier le fait que la requête du recourant ne développait aucun motif de récusation et était dénuée de fondement -, il n'était pas nécessaire de demander à l'intimé de prendre position (cf. arrêt entrepris, p. 4). Il se contente en effet d'affirmer que le "magistrat" aurait dû expliquer les raisons pour lesquelles il n'avait pas donné suite à sa lettre du 2 août 2024, respectivement aurait dû indiquer pourquoi il avait "entendu ne pas se déporter dans cette affaire". Le grief du recourant ne répond ainsi pas aux exigences prévues par l'art. 42 al. 2 LTF, voire par l'art. 106 al. 2 LTF, et doit être déclaré irrecevable. On ajoutera que l'intimé est en charge de la procédure P_1 portant sur la plainte déposée par le plaignant le 22 août 2023 et non de la procédure P_2. Des observations de l'intimé en lien avec cette ancienne cause P_2, terminée, ne présenteraient ainsi aucune pertinence pour l'établissement des faits relatifs à la demande de récusation portée devant le Tribunal fédéral. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale une violation de l'art. 58 al. 2 CPP ou de la jurisprudence précitée (cf. consid. 3.2.1 supra). Au demeurant, en tant que le recourant reproche au "Procureur général" d'avoir "supprim[é] un degré de juridiction", on relèvera que c'est à juste titre que le Ministère public - par l'intermédiaire de l'intimé (et non du Procureur général) - a transmis la requête de récusation formée par le recourant à la Chambre pénale de recours, dès lors que ce dernier demandait la récusation du Premier procureur, en charge de la cause (cf. art. 59 al. 1 let. b CPP).