Citation: 1B_398/2014 E. 4.2

4.2. La recourante omet de rappeler que A.________ est l'ayant droit économique de son compte. Une telle circonstance suffit, à ce stade de l'enquête, pour considérer l'éventualité d'un lien entre les possibles infractions et l'argent versé sur le compte de la recourante. Celui-ci pourrait donc, cas échéant, être l'objet d'une confiscation au sens de l'art. 70 CP. Il n'est ainsi en l'état pas nécessaire d'examiner si une possible créance compensatrice justifierait le séquestre. La Cour des plaintes n'a commis aucune violation de son obligation de motiver puisqu'elle a estimé (consid. 2.2.2 de la décision attaquée) que les économies d'impôts auraient pu servir à alimenter le compte de la recourante, relevant que cela n'était pas établi à ce stade, mais qu'il s'agissait de l'un des points que les investigations de l'autorité intimée ont pour but d'éclaircir. La recourante perd en effet de vue que les séquestres ont été ordonnés à un stade précoce de la procédure, alors qu'une analyse des documents bancaires n'avait pas encore pu avoir lieu. On ne saurait dans un tel cas reprocher à l'autorité de faire preuve de prudence et de se livrer à une saisie élargie, dans la mesure notamment où il n'est pas exclu que d'autres revenus non déclarés puissent être découverts ultérieurement. C'est donc sans arbitraire ni violation du droit d'être entendu que la Cour des plaintes a confirmé le séquestre des avoirs bancaires de la recourante.