Citation: 4C.347/2003 01.04.2004 E. A

A.a C.________ exploite en entreprise individuelle un atelier de polissage à F.________. Désireux de construire une nouvelle usine sur l'article 7680 du cadastre de G.________, C.________ est entré en relation en novembre 1998 avec O.________ SA, devenue le 9 mars 2001 D.________ SA (ci-après: D.________), société qui a notamment pour but la construction de maisons familiales et de bâtiments (art. 64 al. 2 OJ). C.________ a chargé D.________ de lui proposer un contrat d'entreprise à forfait. C.________ a allégué qu'il avait exigé que le coût global maximum de l'ouvrage ne dépasse pas 1'000'000 fr., frais de l'acquisition du terrain inclus, et que l'entrée en jouissance se fasse aux vacances horlogères 1999. D.________, pour sa part, a fait valoir que le budget n'incluait que la construction de l'usine et qu'il ne comportait notamment pas les coûts liés à l'acquisition du terrain, pas plus que ceux afférents aux aménagements intérieurs et extérieurs. A.b A une date indéterminée, D.________ a dressé un premier projet de contrat; il y était fait mention d'un prix forfaitaire de 1'012'000 fr., lequel ne comprenait pas le prix du terrain à bâtir ni les frais d'aménagement du sol. C.________ n'a pas signé ce contrat. Le 19 novembre 1998, la fiduciaire de C.________ a résilié les baux de ses locaux d'exploitation pour le 30 septembre 1999. En décembre 1998, D.________, sur la base d'une esquisse de C.________, a établi un avant-projet concernant la construction de l'usine. A la suite des remarques effectuées en janvier 1999 par le Service de l'inspection et de la santé au travail du Département neuchâtelois de l'économie publique, C.________ a sollicité des modifications de cet avant-projet. Comme C.________ désirait diminuer l'enveloppe financière des bâtiments, D.________ a fait de nouveaux plans et proposé un second projet de contrat intitulé "contrat d'entreprise" prévoyant le même prix forfaitaire. Cet accord n'a pas été signé par C.________. Le 21 avril 1999, à partir de nouveaux plans établis par D.________, C.________ a signé une demande de permis de construire à l'intention du Conseil communal de G.________. Le 26 avril 1999, C.________ a requis et obtenu le report de la résiliation de ses baux du 30 septembre 1999 au 31 décembre 1999. Par décision du 15 juin 1999, le Service de l'inspection et de la santé au travail a approuvé les plans soumis par D.________ pour le compte de C.________, sous réserve en particulier de la conformité des machines aux règles générales de la SUVA. Le 23 juin 1999, le Conseil communal de G.________ a délivré le permis de construire sollicité par C.________. A.c Il a été retenu qu'au cours d'une réunion qui s'est tenue en juin 1999, C.________ a souhaité poursuivre le projet, mais non plus sous la forme d'un contrat d'entreprise globale à forfait, mais sous celle d'un mandat d'architecte, avec faculté donnée au maître de l'ouvrage de choisir les entreprises, de négocier les prix et d'adjuger directement les travaux de construction. Le 9 juin 1999, l'avocat mandaté par C.________ avait écrit à D.________ pour qu'elle confirme que l'entrée en jouissance de la nouvelle usine de polissage était prévue le 30 novembre 1999, "sans quoi (s)on mandant pourrait renoncer à son projet et chercher d'autres solutions" (art. 64 al. 2 OJ). A.d Le 7 juillet 1999, C.________, qui voulait modifier le projet autorisé en ce qui concernait l'aménagement intérieur de la construction, a remis un nouveau croquis à D.________. Le 5 août 1999, D.________ a présenté à C.________ un "contrat relatif aux prestations de l'architecte" tenant compte des modifications requises. Ce contrat, qui, pour le calcul des honoraires, se référait à la norme SIA 102, fixait ceux-ci au prix forfaitaire de 135'000 fr. Par courrier du 23 août 1999, confirmé par son mandataire le 22 septembre 1999, C.________ a fait savoir à D.________ qu'il ne voulait plus collaborer avec elle et l'a priée de transmettre ses honoraires pour les travaux qu'elle avait effectués. Le 12 octobre 1999, D.________ a adressé à C.________ une facture d'honoraires de 65'865 fr. A cette occasion, C.________ a appris que des sondages et une étude géologique du terrain avaient été exécutés après le dépôt de la demande de permis de construire, étant donné la mauvaise qualité du terrain. C.________ a contesté la facture précitée, ne s'acquittant que d'un montant de 15'000 fr. le 24 décembre 1999.