Citation: 1P.689/2005 18.01.2006 E. 1

La recourante, qui a dénoncé exclusivement une atteinte à ses droits patrimoniaux, n'est pas une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI (ATF 129 IV 206 consid. 1 p. 207; 128 IV 188 consid. 2 p. 190, 92 consid. 4a p. 94, 37 consid. 3 p. 38) et ne peut donc fonder sa qualité pour recourir sur l'art. 8 al. 1 let. c LAVI. Sa légitimation à former un recours de droit public doit dès lors être examinée au regard de l'art. 88 OJ. Selon la jurisprudence relative à cette dernière disposition, le droit de punir n'appartenant qu'à l'Etat, le lésé n'est pas habilité à former un recours de droit public pour se plaindre sur le fond d'un acquittement, d'un non-lieu ou d'un classement. Il peut en revanche invoquer la violation, équivalant à un déni de justice formel, des droits procéduraux qui lui sont reconnus en tant que partie par le droit cantonal de procédure ou qui découlent directement de la Constitution fédérale ou de la CEDH (ATF 131 I 455 consid. 1.2.1; 129 II 297 consid. 2.3 p. 301; 128 I 218 consid. 1.1 p. 219/220; 126 I 97 consid. 1a p. 99; 125 I 253 consid. 1b p. 255). En l'espèce, la recourante se plaint de s'être vue dénier la qualité pour interjeter appel selon l'art. 239 al. 3 CPP/GE, donc d'une atteinte aux droits de partie qui découleraient pour elle du droit cantonal de procédure. Le recours est donc recevable sous l'angle de l'art. 88 OJ.