Citation: 5A_450/2019 E. 4.2.3

4.2.3. Pour le surplus, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, l'autorité cantonale n'a pas méconnu son pouvoir d'examen s'agissant de l'établissement des faits. Elle a expressément considéré que, selon l'art. 320 CPC, elle avait un pouvoir limité à la constatation manifestement inexacte des faits, à savoir à l'arbitraire, dans la mesure des griefs formulés et motivés par la partie recourante. En l'espèce, du propre aveu du recourant et ainsi qu'il résulte du recours cantonal, elle a été saisie d'un tel grief. Il appert en effet que le débiteur poursuivi a reproché au juge de première instance d'avoir retenu, sur la base de l'avis de débit produit, que le créancier poursuivant avait apporté la preuve de l'exécution de la prestation découlant du contrat de prêt invoqué comme titre de mainlevée. Savoir si la Cour de justice a fait un usage correct de sa cognition restreinte est une autre question (cf. infra, consid. 4.2.4).