Citation: 8C_605/2020 E. 4.1

4.1. La recourante reproche aux premiers juges d'avoir constaté les faits de manière incomplète en ne fixant pas le moment et les circonstances exactes de la lésion. Elle soutient que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, ses déclarations ultérieures selon lesquelles elle aurait eu un mouvement réflexe pour retenir le patient chutant sur son bras en porte-à-faux ne contrediraient pas ses premières déclarations, mais constitueraient une description des mouvements de son corps illustrant ce qu'elle avait fait en voulant retenir le patient qui chutait. La recourante estime qu'en cas de doute quant à l'établissement des faits, il conviendrait de compléter l'instruction, sous peine de violer la maxime inquisitoire (art. 43 al. 1 LPGA). Selon la recourante, la juridiction précédente aurait dû admettre le critère du facteur extérieur extraordinaire tant sous l'angle de la jurisprudence relative au mouvement non coordonné que sous celle relative à l'effort conséquent sur la base de sa description de l'événement du 11 janvier 2018 et, partant, considérer que celui-ci était constitutif d'un accident.