Citation: 1P.458/2003 29.08.2003 E. 3

Le recourant considère qu'en se soumettant spontanément à un contrôle périodique auprès d'un médecin psychiatre, il pourrait éviter les situations de tension, de sorte qu'il n'y aurait plus aucun risque pour la plaignante. 3.1 Le maintien en détention préventive n'est admissible que si le pronostic de récidive est très défavorable. La simple possibilité, hypothétique, de commission de nouvelles infractions de même nature, ou la vraisemblance que soient commises des infractions mineures, sont des motifs insuffisants (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62). Autant que possible, l'autorité doit tenter de substituer à la détention toute autre mesure moins incisive propre à atteindre le même résultat (ATF 123 I 268 consid. 2c et e p. 270/271 et les arrêts cités). 3.2 Le recourant ne saurait contester l'existence d'un risque de réitération. L'expertise affirme clairement l'existence d'un tel risque; la blessure narcissique serait encore vivace, le recourant n'éprouvant pas de sentiment de culpabilité, et n'ayant tiré aucun enseignement de sa détention. L'idée de vengeance peut être encore présente, le recourant ayant manifesté des intentions meurtrières à l'égard de son ex-compagne. Quant aux mesures de substitution proposées, les experts affirment qu'un traitement psychiatrique et/ou psychologique serait sans effet, qu'il soit ou non imposé. Les distinctions que tente d'opérer le recourant entre le traitement imposé et celui qu'il propose spontanément de suivre, sont par conséquent sans pertinence. On ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir suivi les conclusions des experts, en l'absence de tout élément permettant de s'en écarter (cf. ATF 122 V 157 consid. 1c p. 160-161, 118 Ia 144 consid. 1c p. 145-146). A défaut d'un traitement dont l'efficacité serait immédiate au point de faire cesser le risque de récidive, l'arrêt attaqué ne viole ni la liberté personnelle, ni le principe de la proportionnalité.