Citation: B 29/05 26.09.2006 E. A

X.________, association internationale indépendante sise à Genève, avait confié à la Winterthur-Columna fondation LPP (ci-après: la fondation de prévoyance) le soin de couvrir son personnel pour les risques vieillesse, survivants et invalidité en matière de prévoyance professionnelle. Les rapports entre les parties étaient notamment régis par les contrats d'adhésion n° Y.________ et Z.________ du 8 février 1994. Par lettres des 4 et 29 avril 1996, X.________ a résilié son affiliation à la fondation de prévoyance pour le 31 décembre 1996. Elle entendait à partir de cette date confier la gestion de la prévoyance professionnelle de son personnel à sa propre institution, la Caisse de pension du personnel de X.________ (ci-après: la caisse de pension), créée le 12 août 1996 et inscrite au registre du commerce du canton de Genève le 27 août suivant. Le 6 mai 1996, la fondation de prévoyance a accusé réception de cette résiliation et informé X.________ que celle-ci ne pouvait concerner que les employés actifs de l'association, les rentes en cours continuant à être servies par elle-même jusqu'à leur terme (lettres des 6 et 17 mai 1996). X.________ a contesté ce point de vue et requis le transfert des réserves mathématiques des bénéficiaires de rentes à la nouvelle institution (lettre du 28 mai 1996). Après une série d'échanges de vues, la fondation de prévoyance s'est déclarée disposée à verser à la caisse de pension 100 % des réserves mathématiques afférentes aux rentes en cours (lettre du 19 septembre 1996) et a, à ce titre, transféré la somme de 17'212'002 fr. A la suite de la révision de son premier exercice comptable, la caisse de pension a interpellé la fondation de prévoyance sur le fait que les réserves transférées ne suffisaient pas à couvrir ses engagements, la situation laissant apparaître un déficit technique de 1'669'366 fr. (lettre du 19 juin 1998). La fondation de prévoyance a refusé d'entrer en matière sur les griefs précités, arguant que le montant des réserves mathématiques avait été calculé conformément aux tarifs applicables (lettres de la fondation des 23 juin 1998 et 18 mars 1999). Après s'être fait céder par X.________ les droits découlant des contrats d'adhésion, la caisse de pension a réclamé par voie de poursuite le paiement de la somme de 957'238 fr.