Citation: 8C_754/2020 E. 6.3.1

6.3.1. Il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale n'a pas examiné le point de savoir si l'obligation de restitution des prestations d'assurance versées à tort incombe au recourant ou à son employeur, bien que le recourant ait soulevé cette question déjà en instance cantonale. Par conséquent, elle n'a pas non plus fait de constatations explicites à ce sujet. Or, à l'instar de l'intimée, elle a retenu que le recourant avait continué à déployer son activité professionnelle alors qu'il était en incapacité de travail, et qu'il avait reçu un salaire de la part de son employeur (cf. consid. 4.2 supra). Il ressort en outre de l'état de fait du jugement attaqué que l'intimée a informé l'employeur de l'octroi des prestations d'assurance (notamment de l'indemnité journalière de 183 fr. 05) par lettre du 25 février 2016 et que ces prestations pour la période du 24 septembre 2015 jusqu'au 17 janvier 2016 ont effectivement été versées le 24 février 2016 (après compensation avec les arriérés de primes). Il appert donc que l'employeur a continué d'effectuer des paiements au titre de salaire et que les prestations de l'assurance n'ont été versées qu'après coup. A priori, les conditions de l'art. 2 al. 1 let. b OPGA semblent donc être remplies.