Citation: 5A_272/2022 E. 5

Le recourant se plaint de la violation de l'art. 82 al. 1 LP au motif que l'autorité cantonale a qualifié erronément le courrier du 6 avril 2011 de reconnaissance de dette. Tout d'abord, il soutient que, dans ce courrier, il reconnaît uniquement que l'intimé détient 5% du capital-actions de la société C.________, suite à la conversion du prêt, mais d'aucune manière que cette société ou lui-même aurait une dette envers l'intimé. Il expose qu'il n'y fait qu'une simple offre comportant deux propositions alternatives, soit l'achat d'actions par lui-même ou l'augmentation de la participation de l'intimé dans la société, offre à laquelle ce dernier n'a pas donné suite. Plus précisément, l'intimé n'a pas accepté la première proposition, qui seule aurait entraîné un engagement à sa charge de lui verser 258'000 euros. Selon lui en effet, il ressort du courrier litigieux, à la 2 ème phrase du 1 er paragraphe, que le montant de 258'000 euros n'est que la contrepartie de l'acquisition des actions détenues par l'intimé à laquelle il est intéressé, par versements annuels de 25'800 euros, et, au 2 ème paragraphe, qu'il se réserve l'option de faire un paiement anticipé unique de 258'000 euros en contrepartie du rachat du bloc de 5% d'actions détenus par l'intimé, alternativement, que des fonds supplémentaires soient injectés dans C.________ par l'intermédiaire de l'intimé ou des connaissances de celui-ci, de sorte que l'intimé pouvait augmenter sa participation dans la société jusqu'à détenir 40% du capital-actions. Ensuite, il reproche à l'autorité cantonale de lui avoir opposé l'absence de preuve extrinsèque rendant vraisemblable la qualité d'actionnaire de l'intimé, alors que les éléments extrinsèques échappent au pouvoir d'examen du juge de la mainlevée, qui doit uniquement porter sur l'existence d'un titre.