Citation: 4A_284/2024 E. 6.4

6.4. La (quatrième) condition tenant au caractère insupportable pour la bailleresse de la poursuite de la relation contractuelle est litigieuse. La cour cantonale a estimé qu'elle n'était pas satisfaite, les premiers juges s'étant référés à des faits postérieurs à la résiliation. La recourante bat en brèche ce raisonnement qu'elle estime contraire à l'art. 257f al. 3 CO, en soulignant combien le fils de la locataire était devenu une source incontrôlable d'insécurité et de nuisance, tant pour le voisinage que pour le concierge de l'immeuble; à un point tel qu'elle avait déposé une plainte pénale à son encontre. Les faits ressortant des rapports établis par la société de sécurité, bien qu'ils se soient produits après la résiliation de bail litigieuse, ne feraient que révéler l'état d'esprit de l'intéressé à l'époque où celle-ci a été notifiée. Sur ce point encore, le grief de la recourante atteint sa cible. Nul besoin en effet, de se référer à des faits postérieurs à la résiliation de bail pour se rendre à l'évidence: le maintien du bail était devenu insupportable pour la bailleresse confrontée aux actes réitérés du fils de la locataire et de la bande de jeunes avec laquelle il se tient, lesquels sont (pour certains) réprimés pénalement, se sont étalés sur une longue période et dénotent un mépris total des protagonistes pour les autres habitants de l'immeuble ainsi que la propriétaire bailleresse.