Citation: 8C_235/2024 E. 6.2.1

6.2.1. Dans sa première expertise du 12 septembre 2018, le docteur C.________ a fait état d'une altération attentionnelle (rythme de traitement et fluctuation attentionnelle) et d'une fatigue cognitive et motrice, le reste des fonctions cognitives - notamment la mémoire - étant globalement dans la norme. Constatant une fragilité anxieuse, il a estimé que le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans son activité habituelle, en prescrivant toutefois une reprise à 50 % durant trois mois avec une augmentation progressive et un coaching psychologique associé. Dans sa seconde expertise du 2 février 2021, il a certes indiqué qu'il n'y avait pas eu de "péjoration réellement significative entre 2018 et 2021". Cela étant, il a décrit une évolution défavorable depuis 2018 à plusieurs égards. Il a en effet rapporté l'apparition d'un fléchissement en mémoire antérograde (verbale et visuelle) et un ralentissement plus marqué à une tâche d'attention sélective et soutenue. En outre, il a cette fois-ci qualifié la fatigue cognitive et motrice de sévère, ce qui l'a amené à poser le nouveau diagnostic de syndrome de fatigue. Sur la base d'une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) cérébrale effectuée en 2020, il a par ailleurs - plus de deux ans après sa première expertise - constaté la persistance des cicatrices post-hémorragiques. Selon lui, ces cicatrices expliquent la persistance des troubles cognitifs attentionnels et mnésiques, qui sont eux-mêmes responsables du syndrome de fatigue. Notant que le recourant avait correctement et en vain tenté de travailler à un taux plus élevé que 60 %, l'expert a estimé que la capacité de travail dans l'activité d'aide-comptable était limitée à ce taux, les 40 % restant pouvant être consacrés à une activité simple sans effort cognitif. Comme dans son premier rapport, l'expert a précisé que les tests et indices de validation des symptômes étaient réussis, ce qui parlait en faveur d'une bonne collaboration du recourant.