Citation: 5A_49/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant, reprenant le contenu de l'art. 334 CPC, expose en premier lieu en quoi consiste selon lui l'erreur qui fonde son action en interprétation et rectification du jugement de divorce. Il allègue que l'intention des parties et du juge de l'époque était à l'évidence de partager par moitié les avoirs et non pas de permettre à l'ex-épouse de bénéficier de l'intégralité des fonds LPP placés dans le bien immobilier. Partant, le dispositif du jugement de divorce devrait être précisé en ce sens que les fonds LPP placés dans la copropriété sont répartis par moitié entre les parties, soit 45'000 fr. à chacun, obligation étant faite à l'ex-épouse de lui verser après la vente du bien immobilier la somme de 45'000 francs. Il s'en prend ensuite au raisonnement de l'autorité précédente qu'il qualifie d'arbitraire en tant qu'elle a considéré que l'erreur dont il se prévalait ne serait pas manifeste. Il soutient en substance que dès l'instant où il serait avéré qu'une mention LPP est inscrite au registre foncier, il deviendrait manifeste aux yeux de tous que des sommes significatives liées à la LPP de l'ex-époux auraient servi à financer la maison familiale. Il soutient également que nier le caractère formel de cette erreur serait également insoutenable, dès lors que les droits réels seraient des droits éminemment formels. Il reproche encore à l'autorité précédente d'avoir considéré en fin de raisonnement qu'il ne s'agissait pas d'une erreur. Il expose que le fait même que la question du versement du montant de 90'000 fr. n'ait pas été abordée ni fait l'objet d'une clause dans la résolution du divorce serait la démonstration de l'existence d'un oubli manifeste constitutif précisément d'une erreur manifeste d'ordre formel. Selon lui, il serait totalement arbitraire de considérer qu'il aurait pu avoir la volonté de ne pas tenir compte du versement anticipé de sa caisse de prévoyance au moment du divorce.