Citation: 5C.42/2002 26.09.2002 E. 5.3

5.3.1 Lorsqu'il soutient que l'attribution d'un droit d'habitation sur une si grande demeure est disproportionnée, compte tenu du fait que la demanderesse y vit seule avec sa fille B.________, le défendeur formule une critique irrecevable, puisqu'elle repose sur des faits qui ne résultent pas de l'arrêt attaqué (art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ; cf. consid. 1.3 ci-dessus). Pour le reste, les critères retenus par la Cour de justice pour fonder le principe et la durée du droit d'habitation n'indiquent pas qu'elle aurait pris en compte des faits dénués d'importance ou, au contraire, ignoré des circonstances pertinentes. Par ailleurs, le résultat auquel aboutit cette décision ne peut être qualifié de manifestement injuste. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher aux juges cantonaux d'avoir outrepassé leur pouvoir d'appréciation et violé le droit fédéral en reconnaissant à la demanderesse un droit d'habitation durant trois ans. 5.3.2 En remettant en cause le montant de l'indemnité pour le motif que ses charges hypothécaires s'élèveraient en réalité à plus de 3'800 fr. par mois, au lieu des 2'325 fr. retenus, ce qu'il prétend avoir démontré, le défendeur reproche à nouveau à la Cour de justice la façon dont elle a apprécié les preuves, ce qui n'est pas admissible dans un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ; cf. consid. 1.3 ci-dessus).