Citation: 8C_338/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1968, a été engagé comme cuisinier au restaurant B.________ à U.________ par la société C.________ Sàrl à partir du 1 er avril 2015. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de Generali Assurances Générales SA (ci-après: Generali). Le 28 juillet 2015, l'assuré a subi une fracture spiroïde du tibia et du péroné proximal droits à la suite d'une chute à scooter. Dans la déclaration de sinistre remplie le 19 août 2015, l'employeur de l'assuré a indiqué que le salaire horaire de l'intéressé, occupé de façon irrégulière pour une durée indéterminée, s'élevait à 24 fr. 70, auquel s'ajoutaient les indemnités pour vacances et jours fériés (12,92 %) et le 13e mois de salaire (8,33 %). Generali, qui a pris en charge le cas, a versé à l'assuré dès le 31 juillet 2015 une indemnité journalière d'un montant de 94 fr. 04. A.b. Par courriel du 23 juin 2017, une employée de Generali a informé l'assuré qu'elle avait repris la gestion de son dossier depuis peu; elle lui a demandé s'il avait travaillé pour d'autres employeurs au moment de l'événement accidentel, dès lors que le 5 septembre 2015, il avait transmis d'autres fiches de salaire, soit deux émanant de D.________ SA pour les mois de juin et juillet 2015 et une établie par E.________ Sàrl pour le mois de juin 2015. Elle lui a en outre demandé de confirmer que l'événement du 28 juillet 2015 s'était produit durant ses loisirs. A.________ a expliqué qu'au moment de l'accident, il travaillait pour le compte de C.________ Sàrl et que l'accident s'était produit sur le trajet pour aller au travail et non durant ses loisirs. Il a ajouté qu'il avait reçu son congé de D.________ SA avec effet au 3 juillet 2015; son contrat de travail avec la société E.________ Sàrl s'était terminé le 30 juin 2017 (recte: 2015). A la demande de Generali, l'assuré a confirmé qu'il n'avait pas perçu de salaire durant le mois de mai 2015 car il n'avait pas été appelé par le restaurant B.________ pour travailler. Lors d'un entretien téléphonique du 24 juillet 2017, l'employée de Generali en charge du dossier de l'assuré a informé ce dernier que le gain sur la base duquel avaient été calculées les indemnités journalières depuis son accident du 28 juillet 2015 était vraisemblablement erroné. A.c. Dans un rapport d'expertise du 1 er septembre 2017, le docteur F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a attesté une capacité de travail entière dans l'activité de cuisinier à partir du 1 er octobre 2017. A.d. Par décision du 11 décembre 2017, confirmée sur opposition le 26 avril 2018, Generali a réclamé à l'assuré la restitution d'un montant de 23'622 fr. 61 (soit 763 jours à 94 fr. 04 moins 763 jours à 63 fr. 08) qu'elle estimait avoir versé à tort du 31 juillet 2015 au 31 août 2017 selon son décompte des prestations rectifié.