Citation: 9C_13/2017 E. 4

La juridiction cantonale a condamné la caisse de prévoyance à verser à l'assurée une rente réglementaire entière d'invalidité dès le 20 avril 2011, avec un intérêt moratoire de 5 % l'an à compter du 28 novembre 2014, date de la demande en justice. Elle a tout d'abord constaté que l'activité professionnelle exercée à plein temps par A._______ dès le 1 er janvier 2008 avait duré suffisamment longtemps pour interrompre tout lien de connexité temporelle entre une éventuelle incapacité de travail antérieure aux rapports de travail et l'incapacité de travail survenue dès avril 2009. Au demeurant, rien ne permettait de jeter le doute sur l'effectivité réelle de cette activité et la durée des rapports de travail permettait d'exclure que l'assurée eût travaillé au-dessus de ses forces ou qu'il se fût agi d'une tentative de réinsertion professionnelle. La juridiction cantonale a ensuite constaté que l'assurée avait commis une réticence en taisant sciemment au moment de son affiliation à l'institution de prévoyance le fait qu'elle avait bénéficié d'un suivi psychiatrique - clinique et médicamenteux - pour un trouble dépressif dès le mois d'octobre 2006. Cela étant, les premiers juges ont relevé que le diagnostic d'hypersomnie idiopathique n'avait été posé que postérieurement à la survenance de l'incapacité de travail, de sorte qu'on ne saurait reprocher à l'assurée d'avoir commis une réticence en lien avec un fait qu'elle ignorait. Ils ont par ailleurs ajouté que le courrier du 26 avril 2011 par lequel la caisse de prévoyance avait invoqué une réticence ne répondait pas aux exigences légales et jurisprudentielles pour être valable, car il ne ressortait d'aucun passage de celui-ci que l'assurée avait répondu faussement à une question déterminée du questionnaire médical. En tout état de cause, la caisse de prévoyance ne pouvait dès lors se prévaloir de la réticence.