Citation: 7B_125/2023 E. B

B.a. Le 7 novembre 2022, A.________ a requis du Ministère public la mise en prévention de C.________ du chef de violation des règles de la circulation routière. Selon A.________, plusieurs éléments portaient en effet à croire que le dénoncé avait été directement impliqué dans l'accident du 19 août 2020. Le 15 novembre 2022, le Ministère public a informé A.________ et B.________ qu'il n'entendait pas ouvrir une instruction pénale contre C.________, faute de soupçons suffisants. Le 24 novembre 2022, A.________ a relevé, à l'attention du Ministère public, que son courrier du 7 novembre 2022 devait être compris comme une dénonciation, de sorte que, s'il n'entendait pas y donner suite, il lui appartenait de rendre immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière, en application de l'art. 310 CPP. B.b. A cette suite, par ordonnance du 29 décembre 2022, le Ministère public a "suspendu la procédure pénale" visant C.________. Il a en particulier relevé ce qui suit dans les considérants de son ordonnance: "L'instruction ouverte à l'encontre de A.________ et de B.________ est à ce jour encore en cours. Il convient dès lors d'attendre l'issue de ce volet de la procédure pénale avant de statuer sur la dénonciation précitée (art. 314 al. 1 let. b CPP) ". B.c. Par arrêt du 20 février 2023, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 29 décembre 2022.