Citation: 6B_1191/2019 E. 5.2

5.2. L'autorité précédente a exposé qu'il était douteux qu'elle fût habilitée à remettre en cause la validité d'une expulsion prononcée par une autorité pénale, que le recourant n'avait pas contestée et qui était entrée en force. Il n'y avait par ailleurs pas lieu de considérer que la décision administrative rendue par la suite afin de refuser le report de cette mesure pouvait être nulle. L'autorité administrative avait en effet examiné la situation médicale de l'intéressé et conclu à l'absence d'éléments faisant obstacle à l'expulsion. Le recourant se prévalait ainsi en vain d'avis médicaux obtenus à titre privé et sans examen effectif de son état de santé. Par ailleurs, les allégations du recourant relatives à la menace d'une prétendue peine de prison en Algérie reposaient sur ses seules déclarations. L'intéressé n'avait pas été mis au bénéfice d'une protection relevant du droit d'asile, ce qui permettait de douter fortement de la réalité d'une telle sanction, étant par ailleurs rappelé que la seule perspective d'exécuter une peine de droit commun ne pouvait empêcher l'expulsion. Rien ne s'opposait donc à l'exécution des décisions de renvoi prononcées contre le recourant. Selon la cour cantonale, le recourant ne pouvait en définitive se prévaloir d'un quelconque motif permettant de considérer son séjour en Suisse - et partant la rupture de ban - comme justifiés.