Citation: U 245/01 09.01.2003 E. A

M.________ travaillait comme mineur auprès de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) contre les accidents professionnels et non professionnels ainsi que contre les maladies professionnelles. Le 13 mars 1997, alors qu'il travaillait sur le chantier d'un tunnel dans la région Y.________, l'assuré, qui était courbé en avant, a été frappé à la hauteur de la tête et de la nuque par la porte à pression en béton d'un coffrage, qui s'est ouverte brusquement. Il n'a pas perdu connaissance. Son médecin traitant, le docteur A.________, a constaté un traumatisme cranio-cervical avec plaie occipitale du cuir chevelu et contusion de la colonne cervicale; les contrôles radiologiques, de même qu'un examen de la colonne vertébrale par imagerie médicale réalisé au mois d'avril suivant, n'ont rien révélé de particulier. Malgré une physiothérapie intensive et le port d'une minerve, l'assuré a continué à se plaindre de douleurs lancinantes (rapport du 7 mai 1997). Dans les mois qui ont suivi, l'assuré a présenté les signes d'une dépression réactionnelle croissante (lettre du docteur A.________, du 4 juin 1998), accompagnée d'irritabilité, d'agressivité, de troubles du sommeil et, dans une certaine mesure, de troubles de la concentration et du comportement, qui ont rendu nécessaires plusieurs séjours en institution psychiatrique (rapports de la Clinique psychiatrique Z.________, du 26 novembre 1998; communication de ladite à la CNA, du 23 décembre 1999) et contrarié les mesures de réadaptation entreprises à la Clinique de W.________ (rapport de la Clinique de réadaptation de W.________, du 15 février 1999). Les examens par imagerie médicale du cerveau réalisés à cette époque n'ont permis de mettre en évidence aucune lésion cérébrale. Par décision du 17 mai 2000 confirmée sur opposition le 7 juillet 2000, la CNA a mis un terme au versement de ses prestations avec effet au 1er juin 2000, au motif que selon les constatations du médecin conseil de l'agence de Berne (rapport du 23 février 2000), il ne subsistait plus de séquelles organiques de l'accident et que les troubles psychogènes encore présents n'étaient pas en relation de causalité adéquate avec l'accident du 13 mars 1997.