Citation: 6B_240/2023 E. 2.6

2.6. A titre liminaire, l'on peut s'interroger sur le caractère abusif, car tardif, de la demande de révision du recourant, dès lors qu'il se prévaut de pièces, qui figuraient au dossier au moment du jugement de condamnation, et de déclarations faites dans le cadre d'une émission ou d'un livre publié en 2012, dont il a pu se prévaloir dans les diverses requêtes de révision qu'il a déposées (cf. arrêts 6B_32/2022 du 5 mai 2022 consid. 1.7 dans lequel il invoque notamment le livre intitulé "[...]", publié en 2012 par C.________; 6B_713/2017 du 8 octobre 2018; 6B_676/2015 du 24 avril 2017; 6B_793/2014 du 20 janvier 2015 consid. 2.3; 6B_731/2013 du 28 novembre 2013 dans lequel il invoque l'émission "E.________" de 2012). En effet, s'il est vrai que les demandes de révision - fondées sur d'autres motifs que ceux visés à l'art. 410 al. 1 let. b et 2 CPP - ne sont soumises à aucun délai (art. 411 al. 2, 2e phrase CPP), il n'en demeure pas moins que la partie demanderesse en révision ne saurait attendre indéfiniment de déposer sa demande depuis la découverte du motif de révision, sous peine de voir sa demande qualifiée d'abusive (cf. arrêts 6B_244/2022 du 1er mars 2023 consid. 1.6; 6B_32/2022 du 5 mai 2022 consid. 1.9 et les références citées). En l'occurrence, dans la mesure où l'instance précédente ne s'est pas prononcée sur le caractère éventuellement abusif car tardif de la demande du recourant, cette question peut demeurer indécise.