Citation: 8C_557/2021 E. 5

Les premiers juges ont retenu que le recourant avait commis une négligence grave en n'interpellant pas l'intimée au sujet du montant manifestement excessif des indemnités journalières que celle-ci lui avait communiqué par courrier du 29 janvier 2014. Ils ont relevé que même sans connaissance particulière du droit des assurances sociales, les personnes ayant déjà perçu par le passé des prestations à la suite d'un accident entraînant une incapacité de travail ne pouvaient pas ignorer que les indemnités journalières étaient calculées d'après leur gain assuré, soit en fonction du dernier salaire avant l'accident, et qu'une incapacité totale de travail n'était compensée que partiellement par les indemnités journalières, notamment lorsque le dernier salaire avant l'accident était supérieur au montant maximum du gain assuré. Dès lors, il ne pouvait pas échapper au recourant - qui avait déjà été victime d'un accident en 2007 et s'était précisément renseigné auprès de l'intimée sur le mode de calcul des indemnités journalières - que le courrier du 29 janvier 2014 comportait une erreur manifeste que la bonne foi lui intimait de signaler à l'intimée. En effet, il avait été indemnisé sur la base du gain assuré maximum alors en vigueur (126'000 fr., dont le 80 % représentait 276 fr. 20 par jour), alors qu'il avait perçu un salaire annuel de 86'968 fr. en 2013. Un tel salaire étant inférieur d'environ 40'000 fr. au salaire contractuel annoncé, il s'agissait d'un fait déterminant pour l'octroi des prestations, qu'il lui incombait de signaler à l'intimée (art. 31 al. 1 LPGA et 93 al. 1 LAA). En outre, aucun élément au dossier ne permettait de conforter l'idée du recourant selon laquelle une assurance de somme aurait été conclue.