Citation: 8C_624/2014 E. 5.3

5.3. Contrairement à ce que soutient la recourante, le tribunal cantonal ne s'est pas "contenté de reprendre les conclusions" prises par l'office AI dans la décision susmentionnée. Il a effectivement examiné l'évolution ultérieure de l'état de santé de l'assurée, en se fondant sur les rapports du docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, du 21 janvier 2013 et de la doctoresse D.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, du 26 juin 2013. A la suite de la chute du 3 décembre 2012, le docteur C.________ a diagnostiqué une décompensation traumatique d'une ancienne lésion partielle du sus-épineux droit. De son côté, la doctoresse D.________ a indiqué que l'infiltration de cortisone pratiquée par le docteur C.________ avait diminué les douleurs. Selon elle, "la patiente reste algique au niveau de l'épaule droite en fonction des activités" et évite de porter des charges lourdes. Sur le vu de ces avis médicaux, la juridiction cantonale a considéré que l'incapacité de travail de l'intéressée n'avait pas augmenté par rapport aux constatations de l'office AI en 2009. Celui-ci s'était fondé sur un rapport d'expertise du Centre d'expertise médicale de E.________ (CEMed) du 15 septembre 2006 et sur un rapport final du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) du 24 novembre 2006. Selon les médecins du CEMed, la capacité de travail de l'assurée était entière dans une activité adaptée n'exigeant pas l'utilisation du membre supérieur droit au dessus de l'horizontale. Seul le port de petites charges en dessous de l'horizontale était possible. Quant au médecin du SMR, il a confirmé les limitations fonctionnelles décrites dans ce rapport. En outre, il a exclu les activités nécessitant des travaux lourds, ainsi que le port de charges avec le seul membre supérieur droit. Sur le vu de la situation médicale en 2009, la chute du 3 décembre 2012 n'a donc pas entraîné une aggravation de l'incapacité de travail de l'assurée.