Citation: I 133/03 05.05.2004 E. 5

Selon l'office et les premiers juges, les recourants ont commis une négligence grave, en ne déclarant qu'au mois de septembre 2001, la pension alimentaire exigible du père de leur petite-fille depuis le 1er mars 2001, de sorte que leur bonne foi ne saurait être protégée et l'obligation qui leur est faite de restituer les prestations indûment perçues depuis lors, remise. De leur côté, les recourants allèguent pour l'essentiel ne pas avoir su à quel moment précis il leur appartenait de signaler à l'office la contribution d'entretien due à leur petite-fille. Hésitant entre le moment de l'exigibilité et celui de l'exécution de cette créance, ils s'estimaient fondés à attendre le moment du versement effectif de la pension alimentaire, au risque sans cela d'avoir à supporter les conséquences financières liées à un défaut de paiement. Ils contestent avoir commis une négligence grave et considèrent que leur bonne foi mérite d'être protégée. Faisant par ailleurs valoir la précarité de leur situation économique, ils concluent à la remise de l'obligation de restituer les prestations indûment perçues.