Citation: 8C_793/2023 E. 5.4.1

5.4.1. La recourante considère également que la caisse devait contrôler les dates de naissances de ses employés. Elle se fonde sur l'art. 43 al. 1 LPGA, qui prévoit que l'assureur examine les demandes, prend d'office les mesures d'instruction nécessaires et recueille les renseignements dont il a besoin, ainsi que sur l'art. 81 al. 1 let. a LACI, qui indique que les caisses déterminent le droit aux prestations. Elle s'appuie encore sur le Plan de contrôle stratégique "Lutte contre les abus dans le domaine des indemnités en cas de RHT pendant et après la Covid-19" établi par le SECO et imposant à l'autorité cantonale de vérifier si les conditions énoncées aux art. 31 ss LACI sont remplies. Or les autorités cantonales sont soumises à d'autres exigences que les caisses, si bien que les exigences faites aux premières ne sauraient être transposées directement aux secondes. La recourante paraît omettre que les obligations de vérifications imposées aux caisses sont décrites aux art. 38 et 39 LACI, ce dernier renvoyant aux art. 31 al. 3 et 32 al. 1 let. b LACI (cf. consid. 4.2 ci-dessus). Elle n'expose pas de quelle manière les dispositions légales qu'elle invoque consacreraient un devoir de vérification plus large. En particulier, elle n'indique pas dans quelle mesure l'art. 31 al. 1 let. a LACI, qui consacre la vérification de l'âge des travailleurs, serait applicable alors que les art. 38 et 39 LACI n'y renvoient pas. Pour ce motif déjà le grief doit être écarté.