Citation: 2C_1/2022 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a examiné de façon complète et convaincante si la modification des circonstances invoquée par le recourant était propre à justifier une entrée en matière sur sa demande. Il peut également être renvoyé à l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF). En particulier, le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'il retient, sur le vu des faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant, au moment où il a déposé sa demande de reconsidération, n'avait pas établi que sa situation médicale s'était péjorée de façon telle que cela justifierait une entrée en matière sur celle-ci, pas plus qu'il n'avait établi que son traitement médical ne pourrait être poursuivi dans son pays d'origine. Sa situation familiale ne s'était également pas modifiée dans une mesure juridiquement pertinente depuis le refus de prolongation de son autorisation. Quant au fait que sa condamnation la plus lourde remontait à dix ans, une telle circonstance n'était pas de nature, à elle seule, à imposer la reconsidération de la décision du 28 août 2018. Au demeurant, depuis cette date, l'intéressé ne s'était pas conformé aux nombreuses injonctions qui lui avaient été faites de quitter la Suisse, où il ne demeurait plus qu'au bénéfice d'une simple tolérance fondée sur les effets suspensifs prononcés successivement par les instances judiciaires. Ainsi, en dépit de son séjour de 24 ans au bénéfice d'un titre de séjour valable, l'intérêt public à son éloignement primait (toujours) son intérêt privé à demeurer en Suisse.