Citation: 8C_778/2021 E. 4.1.3

4.1.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits et d'avoir violé le droit fédéral. Or son argumentation ne peut pas être suivie. D'abord, il souligne lui-même que le docteur C.________ avait déjà conclu à une déchirure du ménisque avant la décision du 3 janvier 2018, soit dans son rapport du 15 novembre 2017, ce qu'il répétait dans son rapport du 9 mai 2018, de sorte que ce dernier document ne contient pas d'éléments de fait nouveaux qui pourraient modifier fondamentalement l'état de fait et conduire à un jugement différent. Il en va de même des avis du docteur D.________. La constatation des premiers juges que les rapports des docteurs C.________ et D.________ sont des avis émis a posteriori ne prête pas non plus le flanc à la critique. Par ailleurs, le recourant ne peut rien déduire de l'indication dans l'arrêt attaqué selon laquelle il s'agissait de nouvelles appréciations portant sur des faits "déjà connus et non contestés au moment de la décision initiale". Certes, il s'était opposé - tardivement - à la décision du 3 janvier 2018. Cela ne change toutefois rien à la constatation des juges cantonaux que les faits étaient déjà connus à ce moment-là et que les avis médicaux ultérieurs n'apportaient pas d'éléments nouveaux pertinents au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA. Au demeurant, le recourant critique à nouveau l'appréciation de l'avis du docteur B.________ effectuée par l'intimée dans sa décision du 3 janvier 2018, en méconnaissant que cette question ne constitue pas l'objet du litige. Par conséquent, le recourant ne réussit pas à démontrer en quoi le raisonnement de l'instance cantonale serait contraire au droit voire arbitraire.