Citation: 9C_633/2023 E. 5.2.2

5.2.2. L'argumentation de la recourante relative à "la date de remise à A.________ SA de la lettre de démission [de B.________] du 5 novembre 2012" et quant au "caractère effectif de la démission" est mal fondée. En effet, la juridiction cantonale a considéré que même à admettre que la démission donnée par le prénommé le 5 novembre 2012 ait été effective, il avait conservé la qualité d'organe de la société durant toute la période litigieuse (de 2012 à 2015), dès lors que la radiation, au registre du commerce, de sa qualité d'administrateur de A.________ SA, n'était intervenue qu'au mois d'octobre 2017. A ce propos, on rappellera, à la suite de l'instance précédente et comme le reconnaît la recourante, que l'inscription au registre du commerce n'a pas un effet constitutif pour la fin des fonctions, la manifestation de volonté qui met un terme à celles-ci produisant ses effets dès qu'elle est parvenue dans la sphère de puissance de son destinataire, indépendamment de l'inscription (cf. GUILLAUME VIANIN, in: Commentaire romand, CO II, 2e éd. 2017, n. 2 ad art. 938b CO et les références). Or en l'occurrence, la recourante se contente d'affirmer qu'à partir du 5 novembre 2012, B.________ n'était plus "ni organe formel, ni organe de fait" de A.________ SA, en se référant aussi aux procès-verbaux de l'assemblée générale ordinaire des actionnaires de la société des années 2013 et suivantes, qui ne faisaient plus mention du prénommé. Ce faisant la société ne démontre pas que et en quoi la considération de la juridiction précédente, selon laquelle elle avait un intérêt - évident - à ce que B.________ figure toujours comme un administrateur au registre du commerce, serait arbitraire ou autrement contraire au droit. Les juges précédents ont exposé à ce propos que l'inscription du prénommé au registre du commerce en tant qu'administrateur montrait aux tiers, afin de maintenir leur confiance envers la marque et la société elle-même, que B.________ n'était pas seulement un consultant pour elle mais également un organe (formel) partie prenante aux décisions la concernant. La juridiction cantonale n'a ainsi pas opéré un "amalgame" entre, d'une part, la représentation d'un point de vue marketing à des fins de communication et de publicité découlant de la convention conclue entre B.________ et la société et, d'autre part, la représentation juridique découlant de la fonction d'administrateur du prénommé, contrairement à ce qu'allègue la recourante. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter de la conclusion des premiers juges, quant au maintien - volontaire - de la qualité d'administrateur de la société de B.________ durant toute la période litigieuse.