Citation: 4C.29/2005 05.04.2005 E. B

B.a Par contrat de travail du 21 juillet 2000, la défenderesse a engagé l'informaticien X.________ et lui a confié la direction de l'équipe chargée de réaliser le projet. L'art. 8 du contrat de travail prévoyait une rétribution spéciale, liée aux résultats financiers atteints, qui devait être versée au mois de février de chaque année pour autant que le collaborateur fût encore au service de l'employeur au 31 décembre de l'année écoulée. Selon l'art. 9 du contrat, la durée normale du travail était de 40 heures par semaine. Il y était toutefois précisé que le collaborateur devait effectuer sa prestation de travail conformément aux exigences de sa position et aux demandes de l'entreprise, si bien que la durée du travail pouvait s'écarter de la moyenne habituelle. Le 21 juin 2001, le demandeur a reçu de la défenderesse un document intitulé "Performance management 2001", relatif aux objectifs collectifs de l'entreprise ("financials") ainsi qu'aux objectifs individuels ("individual objectives"). Selon ce document, le demandeur devait toucher un bonus ("incentive") de 100'000 fr. si le projet "Z.________" était réalisé à 100% le 1er octobre 2001, de 90% s'il était réalisé le 1er janvier 2002, de 30% s'il était réalisé le 1er avril 2002 et de 0% s'il était réalisé plus tard. Le demandeur n'a pas signé ce document. Le 5 juillet 2001, il a toutefois envoyé à son supérieur hiérarchique un courrier électronique dans lequel il indiquait qu'il accepterait volontiers la proposition concernant le bonus "Z.________" une fois les autres points réglés. Le 26 juillet 2001, le demandeur a fait parvenir à la défenderesse une contre-proposition relative au bonus, laquelle est restée sans réponse. La date fixée au 1er juillet 2001 pour la livraison du système "Z.________" a été repoussée une première fois au 1er octobre 2001. B.b Par deux courriers recommandés du 27 novembre 2001, la défenderesse a résilié le contrat de travail du demandeur pour le 31 mars 2002 et confirmé à ce dernier qu'il était libéré de son obligation de travailler avec effet rétroactif au 22 octobre 2001. Selon le demandeur, cette libération n'a eu lieu qu'à la mi-novembre 2001. En date du 1er février 2002, le demandeur a requis la notification à la défenderesse d'un commandement de payer portant sur 300'000 fr., lequel a été frappé d'opposition. Au mois de février 2002, le demandeur a reçu de la défenderesse le même document que celui qui lui avait été soumis le 21 juin 2001. Y figurait, en sus, la mention du versement à venir d'un "incentive" de 13'052 fr. 49.