Citation: 2C_467/2020 E. 4.6

4.6. Pour le reste, en tant que la Cour de justice a retenu que l'intimé se trouvait en Suisse depuis 20 ans, elle oublie que les années passées en Suisse en prison ne sont pas prises en considération, et que celles passées dans l'illégalité ne revêtent que peu de poids et ne sont par conséquent pas déterminantes (ATF 137 II 1 consid. 4.3 p. 8; 134 II 10 consid. 4.3 p. 23 s.; arrêt 2C_233/2014 du 18 juillet 2014 consid. 4.2). A cet égard, c'est à juste titre que l'autorité recourante rappelle que, depuis le rejet de sa demande d'asile en mars 1999, l'intimé n'a été légalement autorisé à séjourner en Suisse qu'à partir de l'obtention d'une autorisation de séjour en mai 2001, et qu'il a ensuite été incarcéré de juin 2012 à décembre 2019. On ne saurait en outre, compte tenu des infractions commises durant son séjour, manifestement pas conclure à une intégration réussie, dès lors que, selon l'art. 58a al. 1 LEI, un étranger s'est bien intégré lorsqu'il respecte la sécurité et l'ordre publics notamment. Par ailleurs, le fait que l'intéressé s'attache à rembourser progressivement ses dettes et l'aide sociale dont a bénéficié son épouse, bien que louable, ne présente aucun caractère exceptionnel et est attendu de tout assisté dès que sa situation financière le permet. Enfin, s'agissant du suivi psychiatrique que l'intimé a entrepris volontairement depuis sa mise en liberté conditionnelle, on se limitera à constater que l'expertise psychiatrique rendue dans le cadre de la procédure pénale avait conclu à l'absence de trouble psychique, sa responsabilité au moment des faits étant pleine et entière (art. 105 al. 2 LTF).