Citation: I 317/02 21.02.2003 E. 5

5.1 Pour évaluer le degré d'invalidité, l'office recourant a comparé un revenu annuel de 49'400 fr. (3'800 x 13) que l'intimé pourrait réaliser en qualité de monteur en mécanique légère ou monteur en électricité à l'issue d'une formation pratique (apprentissage), avec le gain annuel de 82'000 fr. environ (6'300 x 13) auquel il aurait pu prétendre dans un emploi de monteur en ventilation, sans la survenance de l'atteinte à la santé. De cette comparaison des revenus, elle a fixé le taux d'invalidité à 40 %. 5.2 De son côté, la juridiction de recours a évalué le gain annuel sans invalidité à 81'242 fr., en actualisant le salaire annuel de 52'803 fr. (correspondant à huit mois de travail) qui ressortait des comptes individuels AVS de l'intimé en 1995. Pour arrêter le gain d'invalide, elle a procédé à deux calculs différents, aboutissant tous deux à un taux d'invalidité supérieur à 50 %. En premier lieu, la commission cantonale est partie du salaire horaire de 20 fr. que l'intimé réalise désormais dans un emploi d'agent de sécurité; en extrapolant ce gain horaire sur une année, elle est parvenue à un revenu de 38'400 fr. (20 fr. x 40h x 48 semaines), de sorte que la comparaison des revenus a abouti à une perte de gain de 52,7 % (38'400 / 81'242). En second lieu, la juridiction de recours s'est fondée sur les statistiques salariales de l'Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, publiée par l'Office fédéral de la statistique. Elle a tenu compte d'un revenu annuel de 53'196 fr., réalisable en moyenne en 1998 par un homme dans une activité simple et répétitive du secteur de la production (table TA1, 10-45 : secteur 2), puis elle l'a réactualisé à 53'283 fr. en 1999. Les premiers juges ont ensuite appliqué un facteur de réduction de 25 % à ce gain, afin de tenir compte des limitations physiques de l'assuré et de son besoin de repos; ils ont obtenu ainsi un revenu d'invalide de 39'962 fr., soit finalement un taux d'invalidité de 50,8 % (39'962 / 81'242).