Citation: 8C_296/2016 E. 3.2.2

3.2.2. Les critiques du recourant concernant la compatibilité des DPT avec ses limitations fonctionnelles ne sont pas justifiées si l'on se réfère aux descriptions des activités à réaliser pour chaque DPT. En ce qui concerne l'activité d'employé de cuisine, elle est exercée en position debout et requiert l'usage des deux mains. Quant à celle d'employé d'horlogerie, elle exige elle aussi l'utilisation des deux mains et des déplacements jusqu'à 50 mètres. Les activités de zincographe ou galvanoplaste, de contrôleur de pièces et d'ouvrier magasinier supposent le port de charges très légères (jusqu'à 5 kilos) ou légères (jusqu'à 10 kilos), des déplacements sur de très courtes ou moyennes distances mais jamais sur de longues distances ainsi que l'utilisation des deux mains. En outre, les activités de zincographe ou galvanoplaste et d'ouvrier magasinier peuvent requérir de monter des marches, parfois dans le premier cas et rarement dans le second. Dans la mesure où le docteur H.________ a préconisé d'éviter toute activité impliquant le port de charge lourde et de la marche sur de longues distances en terrain irrégulier, on doit admettre que les tâches qu'impliquent les cinq DPT précitées respectent les limitations fonctionnelles du recourant. Il s'agit donc d'emplois adaptés à son état de santé. C'est ainsi à juste titre que l'intimée s'est fondée sur les DPT pour fixer le revenu d'invalide du recourant. Aussi, en comparant le revenu sans invalidité d'un montant non contesté de 5'424 fr. 30 avec un revenu d'invalide de 5'152 fr. correspondant au revenu moyen basé sur les cinq DPT, on obtient un taux d'invalidité de 5 %, lequel est insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité (cf. art. 18 al. 1 LAA).