Citation: 9C_43/2008 27.04.2009 E. 1

que K.________, né en 1954, de nationalité étrangère, est arrivé en Suisse en 1991 comme réfugié politique; qu'ayant rencontré des problèmes de dos, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après: l'Office AI) lui a octroyé diverses mesures professionnelles, en particulier des indemnités journalières en vue de lui permettre de s'installer à son compte; que le 28 décembre 1994, l'assuré a ouvert un magasin d'alimentation orientale et asiatique à L.________; que le 21 octobre 1997, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en vue d'obtenir une rente en raison des problèmes de dos (lombalgie commune, dystonie neurovégétative, sciatalgie gauche algoparesthésiante sans déficit moteur anamnestique); que par décision du 8 avril 1999, une demi-rente d'invalidité a été accordée à l'assuré à partir du 1er janvier 1997 (taux d'incapacité de travail et de gain de 50 %) et une rente entière dès le 1er janvier 1998 (taux d'incapacité de gain de 96 %), ceci sur la base d'un rapport médical du 5 novembre 1997, établi par le docteur M.________ à l'intention de l'Office AI et confirmé le 14 novembre 1997 par le docteur H.________, médecin traitant de l'intéressé; que l'Office AI a mis en oeuvre, le 27 avril 2001 une première fois et le 1er septembre 2004 une seconde, une procédure de révision et a confirmé le droit à une rente d'invalidité entière en raison de l'absence de changements de l'état de santé de l'assuré et de son taux d'invalidité par communication du 23 mai 2001 ainsi que par décision du 27 septembre 2004; qu'après avoir entamé une nouvelle procédure de révision le 28 avril 2005, l'Office AI, par décision du 3 mai 2007, a supprimé le droit à la rente avec effet au premier jour du deuxième mois suivant la notification de l'acte administratif, en reconsidérant la décision initiale du 8 avril 1999 pour le motif que, dès le début, la rente avait été accordée manifestement à tort; qu'il a notamment considéré, en s'appuyant sur une expertise pluridisciplinaire confiée au COMAI du 10 octobre 2005, que dans un rapport relatif à un examen du 1er septembre 2005 les docteurs B.________ et R.________ n'avaient retenu aucun diagnostic ayant une répercussion sur la capacité de travail de l'assuré qui, du point de vue purement rhumatologique, pouvait travailler à 100 % dans n'importe quelle activité et, sur le plan psychique, ne souffrait d'aucune maladie invalidante; que par jugement du 17 décembre 2007, le Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a rejeté le recours interjeté par l'assuré contre cette décision; que K.________ interjette un recours en matière de droit public contre le jugement cantonal en concluant, sous suite de frais et de dépens, respectivement en sollicitant la mise au bénéfice de l'assistance judiciaire, principalement à l'annulation du jugement entrepris et au renvoi de la cause à l'Office AI pour instruction complémentaire; que subsidiairement, le recourant conclut à ce qu'il soit constaté qu'il remplit les conditions pour l'octroi de la rente d'invalidité et à ce que la cause soit renvoyée à l'Office AI pour fixation du montant de celle-ci; que l'Office AI conclut au rejet du recours, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a renoncé à se déterminer; que le litige a pour objet la suppression, par la voie de la reconsidération, de la rente entière allouée au recourant par décision du 8 avril 1999 et confirmée ultérieurement à deux reprises en 2001 et en 2004; que le recours peut être formé notamment pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), que le Tribunal fédéral applique d'office (art. 106 al. 1 LTF), n'étant limité ni par les arguments du recourant, ni par la motivation de l'autorité précédente (cf. ATF 130 III 136 consid. 1.4 p. 140); que le Tribunal fonde son jugement sur les faits retenus par la juridiction de première instance qui le lient (art. 105 al. 1 LTF), sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF en relation avec l'art. 97 LTF);