Citation: I 622/02 08.01.2003 E. A

N.________, domiciliée dans la région genevoise, souffre de surdité profonde bilatérale. Elle suit depuis 1992 un traitement logopédique auprès de B.________, orthophoniste à X.________ (F), soit une rééducation fondée sur la méthode dite de l'oralisation (ou démutisation, c'est-à-dire l'apprentissage de la maîtrise des émissions vocales sonores). L'assurance-invalidité lui a d'abord remis deux appareils acoustiques rétro-auriculaires, avant qu'un implant cochléaire lui soit posé, le 18 avril 1994. Le 18 décembre 1998, représentée par sa mère, la prénommée a demandé la prise en charge du traitement logopédique prodigué par le thérapeute B.________, au motif qu'on ne trouvait pas dans le canton de Genève de logopédiste qualifié pour traiter spécifiquement un enfant sourd profond ayant reçu un implant cochléaire. Par décision du 31 juillet 2000, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité a rejeté la demande.