Citation: 1P.625/2005 18.10.2005 E. 1

Quant au grief tiré de l'irrecevabilité de la plainte du Ministère public devant l'autorité attaquée, il est lui-même irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, dans la mesure où la recourante n'explique pas en quoi un droit constitutionnel aurait été violé à cet égard. Quoi qu'il en soit, il aurait dû être rejeté, dès lors qu'il découle clairement des art. 47 ch. 3 et 168 CPP/VS que le Ministère public avait qualité pour porter plainte et que, comme cela ressort du considérant précédent, c'est de manière insoutenable que le Juge d'instruction a ordonné la libération provisoire de la recourante (déni de justice matériel; art. 166 CPP/VS).