Citation: 1C_48/2023 E. 2.4

2.4. En ce qui concerne la petite-fille de la constructrice, singulièrement de son établissement en résidence principale dans l'appartement de 2 pièces, la cour cantonale a établi que celle-ci était active depuis plusieurs années dans la Jeunesse des Diablerets, qu'elle travaillait régulièrement dans cette localité, où ses amis étaient installés. Les recourants le contestent et affirment que la cour cantonale n'aurait pas opéré un examen approfondi des circonstances objectives; ils se prévalent en particulier d'une discordance entre le lieu où la petite-fille de la constructrice étudie (Genève), celui où elle entend poursuivre son cursus (Lausanne) et les Diablerets où elle déclare vouloir résider. Cela n'est cependant pas de nature à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale. En effet, outre les liens de la personne concernée avec le village, il n'apparaît pas incongru de résider aux Diablerets et poursuivre des études ou de travailler à Lausanne. Les dimensions de l'appartement de 2 pièces (environ 51 m 2) ne se révèlent par ailleurs pas inadéquates pour une personne jeune poursuivant des études. La situation permettra également à la constructrice, d'un âge avancé, d'avoir pour voisin immédiat un membre de sa famille. A ces premiers éléments s'ajoutent encore les caractéristiques du logement, compatibles - on l'a dit - avec un établissement permanent ainsi que sa situation au sein de la commune, à proximité du centre du village des Diablerets et des commodités. On doit en déduire qu'il n'y a pas non plus d'abus de droit manifeste quand à une occupation en résidence principale de cet appartement. Il en va enfin de même du dernier appartement de 4 pièces dont l'occupant annoncé est E.________. Il ressort de l'arrêt attaqué que cette personne, résidant déjà aux Diablerets, désire occuper un appartement plus grand pour pouvoir y fonder une famille. Ces éléments ne sont aucunement discutés par les recourants ni les conclusions qu'en tire le Tribunal cantonal s'agissant d'une occupation en résidence principale de ce dernier appartement, si bien qu'il n'y a pas lieu d'y revenir (cf. art. 106 al. 2 LTF); ce d'autant moins que, situé dans la construction projetée, ce dernier appartement présente les mêmes caractéristiques - propices à la résidence principale - que les deux autres logements prévus.