Citation: 9C_777/2013 E. 5.3

5.3. Cela étant, le recourant explique à la Cour de céans que dans sa décision sur opposition du 25 octobre 2011 "le montant inscrit en regard de la rubrique " Prestations déjà versées" (montant versé [soit 20'638.00]) ne correspond que partiellement à la réalité", l'intimé ayant "en réalité" perçu un montant de 157'849 fr. Le SPC ajoute qu'avec le système de calcul qu'il applique "l'assuré ne connaît pas immédiatement le montant actualisé de sa dette"; "[i]l doit en effet procéder à une lecture successive des décisions rendues[; la] première de celles-ci a ainsi constaté qu'il devait un montant de CHF 146'761.--, la seconde qu'il avait droit (de manière purement comptable) à une somme de CHF 1'798.--". Ces explications - qui ne se rapportent au demeurant pas aux montants figurant sur le plan de calcul du 25 octobre 2011, dont il ressort un solde en faveur de l'intimé de 3'891 fr. - mettent en évidence une pratique qui n'est pas admissible. Le SPC, chargé de l'exécution du régime des prestations complémentaires fédérales, est tenu de soumettre aux administrés concernés des calculs non seulement clairs et compréhensibles, mais qui correspondent également au dossier de la procédure. En dehors de l'aveu même du recourant, selon lequel sa décision sur opposition ne comprendrait pas des montants certains, il ne ressort nullement de son plan de calcul du 25 octobre 2011 dans quelle mesure les montants y figurant (à titre de "recalcul des prestations") reprennent et corrigent les calculs initiaux, ou encore que le montant des dettes devrait être additionné à celui de la décision du 21 octobre 2010. En particulier, il n'apparaît pas pour quelle raison le solde en faveur de l'intimé ("Solde en votre faveur") correspond à 3'891 fr. pour la période du 1er octobre 2000 au 31 octobre 2011, alors que le SPC avait initialement calculé pour la même période un solde en sa faveur de 146'761 fr., dans sa décision initiale. Au vu d'une telle pratique qui prête pour le moins à confusion et ne saurait être maintenue, l'annulation des décisions administratives par la juridiction n'est pas critiquable. Le recourant est invité à rendre une nouvelle décision, en fonction des montants effectivement versés à l'intimé et des montants qui lui étaient dus.