Citation: C 35/04 15.02.2006 E. 5

En l'occurrence, c'est en vain que le recourant reproche aux premiers juges d'avoir violé le principe de la maxime inquisitoriale en ayant omis de demander à l'employeur (l'hôtel-restaurant T.________) et à la fiduciaire A.________ de fournir les documents idoines, propres à attester les faits qu'il avait allégués. En effet, devant la somme d'incohérences et d'imprécisions, le principe inquisitoire atteint ses limites et la juridiction cantonale pouvait dès lors admettre, par une appréciation anticipée des preuves, que l'exercice d'une activité lucrative auprès de cet employeur, du 1er janvier au 28 février 2002, n'était pas suffisamment vraisemblable ou ne pourrait pas être rapportée de manière suffisamment vraisemblable. Il en va de même en ce qui concerne l'hôtel-restaurant X.________. Dès lors que l'intimée a tenté en vain (cf. lettre du 6 février 2003) de recueillir des éléments permettant d'établir la réalité d'une activité lucrative, il n'appartenait pas non plus à la juridiction de recours, en l'absence d'indices importants tels que la preuve du versement d'un salaire, de procéder à d'autres investigations. En pareilles circonstances, le fardeau de la preuve incombait au recourant; comme ce dernier a échoué, il doit en supporter les conséquences, conformément à la jurisprudence. On ajoutera que la solution à laquelle l'intimé et les premiers juges sont parvenus ne revient pas à admettre que ses deux derniers employeurs et la fiduciaire de l'un d'eux seraient des faussaires, ainsi que le recourant le déduit à tort. La seule conséquence qu'on doit en tirer est que les pièces recueillies dans le cadre de l'instruction du cas ne permettent pas un contrôle suffisant de l'exercice effectif d'une activité salariée soumise à cotisations, durant les mois de janvier à août 2002. En d'autres termes, la réalité de cette activité n'atteint pas le degré de vraisemblance exigé par la jurisprudence (cf. consid. 3 ci-dessus). La décision litigieuse et le jugement attaqués apparaissent dès lors conformes au droit fédéral, dans la mesure où il a été admis que les conditions relatives à la période de cotisations n'étaient pas remplies (cf. art. 8 al. 1 let. e LACI). Sur ce point, le recours est infondé.