Citation: I 476/02 27.03.2003 E. A

A.________, marié et père d'un enfant, a exercé depuis 1990, la profession de maçon en Suisse. Le 12 avril 1995, il a été victime d'une chute au cours de son travail. Depuis lors, il souffre d'un oedème et de douleurs à la cheville droite et n'exerce plus d'activité lucrative. Le cas a été pris en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents jusqu'au 17 novembre 1996. Elle a alors mis un terme au versement de ses prestations, motif pris qu'il n'existait plus de lien de causalité entre l'accident du 12 avril 1995 et les troubles dont l'assuré souffrait encore. Le 2 septembre 1996, ce dernier a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une mesure d'orientation professionnelle ou d'une rente. Par décision du 13 novembre 1998, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après : l'Office AI) lui a alloué une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 100 %, motif pris qu'il souffrait de troubles somatoformes douloureux et que, pour cette raison, il présentait une incapacité entière de travail dans toute profession. Au terme d'une procédure de révision, l'Office AI a supprimé la rente ainsi allouée à l'assuré. Il a considéré qu'un changement important des circonstances s'était produit, étant donné que l'intéressé présentait désormais une capacité entière de travail dans une activité adaptée à son état de santé et qu'il n'existait par conséquent plus d'invalidité (décision du 26 octobre 2001).