Citation: I 752/03 27.08.2004 E. 5

5.1 La juridiction cantonale a repris à son compte les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire de la Clinique O.________, dont il ressort que l'assurée ne souffre d'aucune limitation sur le plan somatique, et que, sur le plan psychique, elle présente, un trouble somatoforme douloureux persistant avec impotence fonctionnelle, un état dépressif majeur en rémission partielle, épisode actuel léger et une personnalité dépendante, affections susceptibles de réduire sa capacité de travail de 30 % au maximum dans sa dernière activité, depuis le mois d'août 2000 (date du premier rapport du docteur N.________). 5.2 La recourante critique la valeur probante de l'appréciation des experts. Elle reprend en substance les griefs formulés devant l'instance cantonale mais ne fait cependant valoir aucun argument de nature à mettre en cause le point de vue, dûment motivé, des juges cantonaux. En particulier, dans le cadre de l'appréciation des preuves, la juridiction cantonale a soigneusement analysé le rapport du docteur R.________ du 28 octobre 2001 et donné les motifs pertinents pour lesquels elle a considéré que les conclusions de ce praticien n'étaient pas aptes à faire naître le moindre doute en ce qui concerne la valeur probante de l'expertise de la CCR du 18 septembre 2000, telle qu'elle a été complétée par les rapports des 15 mars et 29 avril 2002. Il suffit de renvoyer à cet égard au consid. 2e du jugement attaqué, auquel il n'y a rien à ajouter. L'examen des autres pièces médicales dont se prévaut la recourante (lettre du docteur R.________ du 18 octobre 2002 à l'office intimé, lettre du docteur H.________ du 11 juillet 2003 aux premiers juges et le protocole opératoire du 11 mars 2004 du Groupe neurochirurgical M.________, largement postérieur à la décision incriminée) ne saurait conduire à une autre appréciation. Par ailleurs, les considérations des premiers juges relatives au caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux ne souffrent, elles non plus, aucune critique (cf. consid. 2c du jugement entrepris). On mentionnera, tout au plus, que le Tribunal fédéral des assurances a précisé sa jurisprudence à ce propos dans des arrêts récents (arrêt N. du 12 mars 2004, destiné à la publication, I 683/03, arrêt P. du 21 avril 2004, I 870/02 et arrêt B. du 18 mai 2004, destiné à la publication, I 457/02). 5.3 Sur la base de ces éléments, il est établi que la recourante ne subit, depuis le mois d'août 2000, pas d'incapacité de travail en raison de l'atteinte somatique et que, sur le plan psychique, elle conserve une capacité de travail de 70 %, que ce soit dans son ancienne occupation d'employée de laboratoire ou dans tout autre activité simple et répétitive. Compte tenu des nombreux éléments médicaux au dossier et dans la mesure où l'instruction de la cause a été menée de manière approfondie, il n'y a pas lieu de donner suite à la demande d'instruction complémentaire formulée par la recourante.