Citation: C 295/06 28.06.2007 E. A

L.________, ressortissant de la République démocratique du Congo, a bénéficié d'une autorisation de séjour à l'année (permis B). Du 23 octobre 2000 au 26 février 2004, date de la soutenance de son travail de diplôme, il a accompli une formation d'ingénieur HES en agronomie à l'école de U.________. Simultanément, il a travaillé en qualité de manutentionnaire au service de la société B.________ SA du 11 janvier au 31 décembre 2003 et du 2 au 14 mars 2004. Son autorisation de séjour, strictement temporaire, étant échue le 30 septembre 2003, l'intéressé a présenté une demande de renouvellement devant l'Office cantonal de la Population du canton de Genève (ci-après: l'OCP). Le 12 mai 2004, L.________ a requis l'octroi d'une indemnité de chômage. Par décision du 17 juin 2004, l'OCP a refusé de prolonger l'autorisation de séjour et imparti au prénommé un délai au 30 septembre 2004 pour quitter le territoire suisse. Le 16 juillet 2004, L.________ a recouru contre cette décision devant la Commission cantonale de recours de police des étrangers (ci-après: la CCRP), en concluant à la prorogation de son permis de séjour, sans limite dans le temps. Par décision du 5 juillet 2004, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse) a nié le droit de l'assuré à une indemnité de chômage. Saisie d'une opposition à cette décision, elle l'a rejetée par décision du 29 octobre 2004, motif pris qu'à défaut d'un permis de séjour l'autorisant à travailler, l'intéressé ne pouvait pas être considéré comme domicilié en Suisse au sens de l'art. 12 LACI. L.________ a recouru contre cette décision sur opposition devant le Tribunal cantonal des assurances sociales du canton de Genève (ci-après: le tribunal des assurances). De son côté, la CCRP a rejeté le recours formé par l'intéressé contre la décision de l'OCP du 17 juin 2004 de refus de renouvellement de son permis de séjour (décision du 30 mars 2005). Elle a considéré que les conditions d'octroi d'un permis de séjour pour étudiant n'étaient pas réalisées et a indiqué par ailleurs que l'organe compétent pour accorder une autorisation de travail à l'année était l'Office de la main-d'oeuvre étrangère (ci-après: l'OME) et non l'OCP. Par jugement du 23 juin 2005, le tribunal des assurances a rejeté le recours formé contre la décision sur opposition de la caisse du 29 octobre 2004. Il a toutefois rendu attentif l'intéressé à la possibilité de déposer une demande en révision en cas d'obtention d'un permis de séjour. Ce jugement n'a pas été attaqué.