Citation: 4A_502/2021 E. 3.1

3.1. Lorsqu'il doit interpréter un contrat, le juge tente d'abord de dégager la réelle et commune intention des parties (interprétation subjective). S'il ne parvient pas à l'établir (parce que les preuves font défaut ou ne sont pas concluantes) ou s'il constate un désaccord latent (une partie n'a pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat), il recourt à l'interprétation selon le principe de la confiance (ou interprétation objective) : il doit alors rechercher quel sens, d'après les règles de la bonne foi, chaque partie pouvait et devait raisonnablement prêter aux manifestations de volonté de l'autre. L'interprétation subjective tient compte des circonstances antérieures, concomitantes et postérieures à la conclusion du contrat. Elle relève de l'appréciation des preuves, que le Tribunal fédéral revoit sous l'angle restreint de l'arbitraire. En revanche, l'autorité de céans contrôle librement l'interprétation objective, qui ressortit au droit - mais s'appuie sur des éléments factuels qui, eux, sont attaquables aux conditions précitées (consid. 2.1). A ce niveau, les événements postérieurs à la manifestation de volonté n'entrent plus en considération (cf. par ex. ATF 144 III 93 consid. 5.2; 142 III 239 consid. 5.2.1; arrêt 4A_643/2020 du 22 octobre 2021 consid. 4.2).