Citation: 2C_535/2018 E. 1

Par jugement du 16 janvier 2017, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a rejeté le recours formé contre cette décision. Le 10 février 2017, A.________ a déposé un recours auprès de la Cour de Justice du canton de Genève. Lors de l'audience de comparution personnelle du 10 avril 2017, il a indiqué à la Cour de justice que les faits pour lesquels il avait été condamné remontaient à 2010, 2011 et 2013, soit à une période où il se cherchait encore. Depuis lors, il avait pris conscience de ses actes. Il avait cessé d'avoir des mauvaises fréquentations. En relation avec les faits survenus en 2015 et pour lesquels il avait été acquitté en novembre 2016, il reconnaissait qu'il n'aurait pas dû accepter de recevoir le pistolet d'alarme qui avait été saisi chez lui. Il fréquentait la même salle de sport que les personnes arrêtées en même temps que lui. Il contestait formellement s'être dérobé aux mesures visant à déterminer sa capacité de conduire. Il avait eu un retrait de permis d'élève conducteur de trois mois et avait récupéré son permis depuis lors. Il n'était jamais retourné en Haïti depuis son arrivée en Suisse. Il n'avait pas de famille en Haïti. Il était hébergé par sa soeur, chez qui il accueillait son fils. Il n'avait pas de formation. Il avait interrompu son stage auprès de la Fondation D.________, car il avait pu prendre un emploi chez E.________, pour qui il avait travaillé six mois. Les relations avec la mère de son fils avaient été difficiles, mais s'étaient ensuite améliorées. Il ne consommait plus de psychotropes ni d'alcool. Il avait eu un suivi d'une année. En outre, il avait recommencé à chercher du travail. Lors d'une nouvelle audience de comparution personnelle du 25 octobre 2017, il a encore indiqué qu'il cherchait du travail, ne consommait ni alcool ni stupéfiants, n'avait pas travaillé depuis sa sortie de prison en juin 2015, n'avait plus commis d'infraction depuis lors et était hébergé par sa soeur. D'un commun accord avec la mère de son enfant, il le voyait tous les mercredis de 13h00 à 17h00; il le voyait également à d'autres occasions dans la semaine, le mardi, jeudi ou vendredi; son fils était marocain; il verserait une contribution d'entretien dès qu'il aurait un emploi; il était assuré pour le risque maladie et bénéficiait d'une subvention à cet égard. À l'issue du délai imparti pour produire la confirmation de son engagement à compter du 1 er novembre 2017, l'intéressé a informé la Cour de justice qu'il n'avait pas été engagé par le service de voirie.