Citation: 6B_1010/2018 E. A

A.a. Le 25 avril 2018, A.________, domicilié en France, a déposé plainte pénale contre X.________, de nationalité française et officiellement domiciliée dans le canton de Bâle-Campagne. Dans sa plainte pénale, il a accusé celle-ci d'avoir affecté à d'autres fins que celles convenues entre eux les 212'000 euros qu'il lui avait versés, au total, entre juin 2015 et juin 2016. Se décrivant comme un propriétaire de sociétés commerciales sises dans les B.________ jouissant d'importantes plus-values réalisées dans l'immobilier, A.________ affirme que lui et X.________, qu'il avait rencontrée à C.________ et qui se présentait comme une avocate fiscaliste pratiquant à D.________, cherchaient des opportunités d'investissements en Suisse. Elle lui avait même remis un projet de statuts d'une société qu'ils fonderaient à ces fins, ainsi que, entre les 14 et 25 octobre 2015, neuf offres d'objets immobiliers offerts à la vente en Suisse romande. Or, elle l'avait leurré. En 2016, elle avait ouvert à D.________ un compte prétendument joint, mais en réalité ouvert à son nom à elle, pour y regrouper l'argent qu'il lui avait confié. Les extraits de compte qu'elle lui avait remis montraient des avoirs substantiels, en euros, mais elle lui affirmait qu'ils étaient bloqués, voire avaient été " vidés par les autorités pénales ", et l'avait fait patienter. De nombreux échanges sur la messagerie WhatsApp, imprimés et annexés à la plainte, en témoignaient. A la fin 2017, X.________ était à la recherche d'un nouvel emploi. A.b. Il ressort des pièces jointes à la plainte, et notamment des échanges WhatsApp qui en constituent la partie la plus volumineuse, que A.________ a consenti des prêts à X.________, que celle-ci (qui possédait par ailleurs une carte de visite à l'en-tête d'une grande fiduciaire internationale la décrivant comme " corporate tax ", sans autre précision) multipliait sans succès les demandes de crédit auprès de banques en Suisse et en France et qu'elle lui a signé des reconnaissances de dette les 8 avril 2015 et 16 mars 2017, la seconde comportant un engagement de remboursement dès cette date " selon [l]es capacités financières " de la débitrice.