Citation: 6B_936/2018 E. 1.3

1.3. Le recourant évoque tout d'abord les circonstances dans lesquelles il aurait, à son retour de vacances, tenté de se faire remettre le pli contenant l'ordonnance pénale du 17 août 2017 à l'office postal. On ne perçoit pas la pertinence de cette argumentation, dès lors que le délai de sept jours à compter de la tentative infructueuse de remise du pli était alors déjà échu, ce qui fondait une fiction de notification selon l'art. 85 al. 4 let. a CPP. Peu importe, partant, que l'intéressé n'eût pas ensuite tenté de se faire remettre l'ordonnance pénale en question avant le mois de novembre 2017. Au demeurant, le recourant perd de vue qu'il lui incombait, dès lors qu'il se savait prévenu dans une procédure pénale, de prendre ses dispositions pour que les décisions des autorités lui parvinssent en cas d'absence, ce qu'il ne prétend nullement avoir fait. Ainsi, son attitude prétendument diligente lors de son retour de vacances est sans influence sur l'application de l'art. 85 al. 4 let. a CPP. Par ailleurs, le recourant ne peut rien déduire de l'arrêt publié aux ATF 140 IV 82, qu'il invoque, cette jurisprudence concernant spécifiquement la problématique de la double fiction de notification d'une citation puis du retrait de l'opposition au sens de l'art. 355 al. 2 CPP. Le Tribunal fédéral a en revanche, à de nombreuses reprises, admis que la fiction de notification fondée sur l'art. 85 al. 4 let. a CPP pouvait trouver application s'agissant de la notification d'une ordonnance pénale et du départ du délai pour y former opposition (cf. par exemple les arrêts 6B_934/2018 précité consid. 2.3; 6B_1032/2015 du 25 mai 2016 consid. 1.4.4). Enfin, contrairement à ce que suggère le recourant, rien n'imposait au ministère public, à réception du pli recommandé non retiré, de procéder à un nouvel envoi de l'ordonnance pénale du 17 août 2017, puisque celle-ci était précisément, conformément à l'art. 85 al. 4 let. a CPP, réputée avoir été valablement notifiée. On ne voit pas, pour le surplus, en quoi le ministère public aurait adopté une attitude contraire au principe de la bonne foi (cf. art. 3 al. 2 let. a CPP) au moment de la réception du pli recommandé non retiré, celui-ci pouvant dès lors admettre que le recourant se désintéressait du sort de sa cause. Partant, l'autorité précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que l'ordonnance pénale du 17 août 2017 avait été notifiée au recourant le 25 août 2017 et que l'opposition formée le 16 novembre 2017 était tardive (cf. art. 354 al. 1 CPP). Le grief doit être rejeté.