Citation: 1B_99/2016 E. 1

Dans le cadre d'une procédure pénale ouverte contre A.________ pour tentative d'instigation à faux dans les titres, la Procureure B.________, du Ministère public du canton de Fribourg, chargée de la cause, a désigné Me C.________ comme défenseur d'office du prévenu. Celui-ci a contesté ce choix le 16 décembre 2015, demandant en outre la récusation de la Procureure. Par arrêt du 2 mars 1016, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté le recours formé contre la désignation du défenseur d'office. L'avocat en question était déjà intervenu dans une procédure connexe ayant donné lieu à une condamnation à 7 ans de privation de liberté et à une mesure d'internement, à un jugement d'appel ramenant la peine privative de liberté à trois ans et demi, ainsi qu'à deux recours (du prévenu et du ministère public) au Tribunal fédéral. A défaut d'un choix du prévenu, la connexité des causes justifiait la désignation d'un même défenseur d'office, la nouvelle instruction portant sur des faits nettement moins graves. Les griefs élevés tardivement à l'encontre de l'activité du défenseur dans la première affaire ne permettaient pas d'admettre une détérioration objective du rapport de confiance. La demande de récusation a par ailleurs été déclarée irrecevable car tardive: le prévenu connaissait l'identité de la Procureure chargée de la cause depuis la réception de la citation à comparaître du 21 septembre 2015; il n'avait requis la récusation qu'après l'audition du 14 décembre 2015. Par acte du 11 mars 2016, A.________ déclare recourir contre l'arrêt du 2 mars 2016. Il expose une série de griefs à l'encontre de la Procureure et de son avocat. Il n'a pas été demandé de réponse.