Citation: 6B_747/2018 E. 1.4.2

1.4.2. Le recourant prétend que les actes de violence infligés à E.________ auraient résulté d'une "réaction générée par la colère, le dégoût et l'humiliation, un débordement émotionnel parce que la victime une fois de plus se jouait de lui". L'argumentation développée à l'appui de cette assertion s'avère totalement appellatoire et, partant, irrecevable, le recourant se contentant d'opposer sa propre version des événements à celle de l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Contrairement à ce qu'il affirme, ses explications n'ont nullement été corroborées par les experts psychiatres. Dans le rapport du 30 juin 2016, qui se fondait exclusivement sur les déclarations du recourant, les experts ont formulé une hypothèse, au terme de laquelle ils ont indiqué que l'incapacité de l'intéressé à exprimer son désaccord relatif à une relation homosexuelle s'était "peut-être" traduite par une expression violente disproportionnée. Dans le complément du 19 avril 2017, les expertes ont cependant admis que cette hypothèse pouvait être écartée si l'on ne se fondait pas sur la version des événements présentée par le recourant. La cour cantonale a, pour sa part, exposé de manière détaillée pour quels motifs elle avait écarté l'hypothèse de la "réaction émotionnelle" du recourant, laquelle ne concordait pas avec l'attitude de ce dernier préalablement à l'agression et s'avérait incompatible avec le fait de se laisser suivre par E.________ sur un chemin sombre et isolé, ce dernier ayant par ailleurs été incapable d'imposer un acte sexuel à l'intéressé.