Citation: 9C_1047/2008 07.10.2009 E. 1

Sur requête de la juridiction cantonale, le Centre W.________ a procédé le 13 septembre 2007 à une expertise. Dans un rapport du 29 novembre 2007, la doctoresse U.________, spécialiste FMH en rhumatologie, et le docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie-psychothérapie, ont posé les diagnostics de gonalgie bilatérale sur gonarthrose modérée et de lombalgies basses chroniques sur spondylarthrose L4-L5-S1, en relevant qu'il n'y avait pas de trouble somatoforme douloureux. Ils indiquaient que l'ancienne activité professionnelle de l'assurée en tant qu'ouvrière à la chaîne n'était plus envisageable et que dans ce cadre, sa capacité de travail était nulle. En revanche, dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles, sa capacité de travail était de 100 % et le rendement de 60 %. Les parties ont eu la possibilité de déposer leurs observations. Dans ses déterminations du 28 janvier 2008, l'office AI, produisant un avis médical SMR du 16 janvier 2008 dans lequel les docteurs M.________ et N.________ se ralliaient aux conclusions des experts de W.________, a conclu à l'admission du recours dans le sens de l'octroi d'un quart de rente d'invalidité à partir du 1er janvier 2003. Calculé selon les données statistiques, le revenu d'invalide devait être fixé à 26'235 fr. 70, compte tenu d'une diminution de rendement de 40 % et d'un abattement de 10 %. Etant donné que le revenu sans invalidité était de 49'329 fr. par année, la comparaison des revenus donnait une invalidité de 47 %. Par jugement du 24 avril 2008, le Tribunal des assurances - aujourd'hui: la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois -, admettant partiellement le recours, a réformé la décision attaquée en ce sens que B.________ avait droit à un quart de rente à compter du 1er janvier 2003.