Citation: 1B_193/2020 E. 1

Le 28 février 2020, E.________ a avisé la police que sa compagne lui avait envoyé des messages le menaçant de mort la nuit précédente. Le 29 février 2020, la Procureure a sollicité la mise en détention provisoire de A.________ en invoquant les risques de réitération et de passage à l'acte. Elle relevait notamment que la prévenue avait été condamnée le 5 juillet 2019 pour des menaces de mort et des injures à l'encontre de B.________, que malgré la mesure d'éloignement civile prise contre elle, elle avait tenté de convaincre son compagnon de commettre des actes gravissimes au préjudice d'enfants, qu'elle s'en était prise à celui-ci car il n'avait pas donné suite à sa demande, que durant son placement à des fins d'assistance, elle avait réagi avec violence lorsque la police était venue lui saisir son téléphone, qu'elle paraissait totalement incapable de maîtriser sa frustration, que le risque qu'elle tente de s'en prendre avec violence à l'intégrité physique ou à la vie de B.________ ou de sa famille était extrêmement important et que le principe de la proportionnalité était respecté. Par ordonnance du 1er mars 2020, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a ordonné la détention provisoire de A.________ pour une durée de trois mois, soit jusqu'au 28 mai 2020. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette ordonnance.