Citation: P 32/01 14.08.2001 E. 3

3.- Par ailleurs, comme le retient à juste titre le premier juge, l'une des conditions cumulatives auxquelles est subordonnée une remise de l'obligation de restituer - savoir la bonne foi (art. 47 al. 1, deuxième phrase, LAVS) - n'est pas remplie dans le cas particulier. Tout d'abord, le recourant aurait dû informer l'administration de l'augmentation de la rente de l'assurance-accidents dont il bénéficiait lorsqu'il a répondu, en mars 1997, au questionnaire de l'agence communale relatif à sa situation économique. Le recourant fait certes valoir que c'est un employé de l'agence qui a rempli le questionnaire avant de le lui faire signer; l'employé aurait repris, sans le contrôler, le montant de la rente de la CNA figurant dans la demande initiale de prestations du 15 novembre 1995. Mais cette circonstance ne dispensait pas le recourant d'attirer l'attention de ce fonctionnaire sur l'inexactitude du montant en question. Le silence du recourant à cette occasion est d'autant moins excusable que la différence entre les montants mensuels en cause (79 fr. et 723 fr.) était importante et qu'elle devait s'imposer au recourant comme un fait évident à signaler. De plus, le recourant s'est bien gardé, également, de mentionner cette différence à réception de la décision du 6 octobre 1997, par laquelle l'agence communale lui a alloué une prestation complémentaire. Cette décision indiquait pourtant clairement tous les éléments de calcul pris en compte par l'agence et donc, en particulier, le montant - à cette époque erroné - de 79 fr. de la rente versée par la CNA. La bonne foi du recourant doit dès lors être niée. Dans ce contexte, c'est en vain que le recourant reproche au premier juge de n'avoir pas entendu l'employé de l'agence dont il a été question plus haut. L'autorité cantonale pouvait en effet, par une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 122 V 162 consid. 1d), renoncer à ce témoignage.