Citation: 9C_28/2009 11.05.2009 E. 4

Les premiers juges font supporter le poids de la perte du procès à l'administration dès lors qu'ils la condamne au paiement de l'intégralité de l'émolument judiciaire ainsi qu'au paiement des dépens sans qu'aucun élément ne laisse envisager l'application concrète d'un principe de répartition des frais et dépens dérogeant à la règle générale mentionnée (cf. consid. 3). Il ressort de la comparaison de la décision litigieuse et du jugement attaqué que la juridiction cantonale a confirmé la décision en ce qui concerne la négation du droit à la rente et à des mesures de reclassement et qu'elle reprochait à l'office AI d'avoir subordonné l'aide au placement à une demande motivée, alors qu'une telle mesure devait être allouée d'office. Une mesure d'aide au placement se définit comme le soutien que l'administration doit apporter à l'assuré qui est entravé dans la recherche d'un emploi adapté en raison du handicap afférent à son état de santé. Il ne s'agit pas pour l'office AI de fournir une place de travail, mais notamment de soutenir une candidature ou de prendre contact avec un employeur potentiel. Cette mesure n'a pas été fondamentalement modifiée par l'entrée en vigueur des dispositions relatives à la 4e révision de la LAI auxquelles se réfèrent les premiers juges (cf. ATF 116 V 80 consid. 6 p. 80 ss; arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 421/01 du 15 juillet 2002 consid. 2.c, comparés aux arrêts du Tribunal fédéral I 170/06 et 9C_879/2008 des 26 février 2007 et 21 janvier 2009 et les références). Si la révision législative en question avait certes pour but d'obliger les autorités administratives à entreprendre, d'office, plus de démarches dans le domaine de la réadaptation, notamment en relation avec l'art. 18 al. 1 LAI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007), cette obligation ne laisse cependant rien présager de la forme que doit revêtir l'aide au placement. Une telle mesure n'étant pas envisageable sans la pleine collaboration de l'assuré, qui doit entreprendre personnellement les démarches de recherche d'emplois étant donné son devoir de diminuer le dommage (cf. notamment ATF 123 V 230 consid. 3c p. 233 et les références), la subordination d'un tel droit à une requête motivée est parfaitement fondée et correspond d'ailleurs à une pratique constante de tous les offices AI. Quels que soient les mots utilisés, il apparaît que l'octroi d'office d'une aide au placement par la juridiction cantonale correspond à la possibilité d'obtenir une aide au placement à la condition de présenter une requête motivée offerte par l'administration. Par conséquent, la décision litigieuse a été en tout point confirmée par le jugement entrepris, de sorte qu'il ne se justifiait pas de mettre les frais et dépens à charge de l'office AI, d'autant moins que l'intimée avait clairement signifié son acceptation de ladite décision en ce qui concerne le refus de reclassement et l'octroi conditionnel de l'aide au placement en limitant strictement son recours au droit à la rente. Il s'ensuit que le chiffre 5 de l'acte attaqué doit être annulé et le chiffre 6 réformé en ce sens que l'émolument judiciaire cantonal est mis à la charge de F.________.