Citation: 4A_519/2022 E. 4.2.1

4.2.1. Le recourant soutient que la Cour cantonale aurait dû retenir, en se fondant sur les allégués de la réponse de la banque intimée qui vaudraient à son sens aveu judiciaire, qu'il "devait amener des portefeuilles clients depuis...", "qu'il gérait seul le portefeuille de C.________ au...", "qu'il a organisé dans la perspective de sa future collaboration avec la [banque] intimée, une rencontre entre C.________ et D.________" et que "à l'issue de cette entrevue, C.________ aurait apprécié le contact avec D.________ - ce qui démontre[ait] qu'il ne l'avait pas rencontré préalablement - et pourrait travailler avec la [banque] intimée - ce qui démontre[ait] le lien de causalité". Cela étant, les allégués en question ont été formellement contestés par le recourant. En tout état de cause, ils n'apportent rien de plus à l'état de fait cantonal. Quant aux déductions auxquelles se livre le recourant sur la base de ces allégués, elles ne s'apparentent bien évidemment pas à un aveu judiciaire et ne s'imposent pas non plus comme la plus simple évidence. Nulle trace dès lors d'une violation de l'art. 8 CC ou 9 Cst. Le recourant estime que les déclarations de E.________ devraient être considérées avec réserve. Ceci n'a toutefois rien d'une évidence absolue, même si le prénommé a lu la demande en justice et concédé ouvertement en avoir discuté au sein du comité de direction de la banque, respectivement a été interrogé à ce propos par le service juridique et de compliance de celle-ci. Il a d'ailleurs été entendu comme partie et non comme témoin. Il soutient également que celles de C.________ seraient partiales, compte tenu de ses liens économiques avec la banque sur lesquels il souhaiterait voir l'état de fait complété. Il n'y a toutefois rien dans les éléments qu'il pointe qui commanderait absolument de dénier toute force probante à ses déclarations, car c'est bien là que se nicherait l'arbitraire. S'agissant des déclarations de partie ou de témoins que le Tribunal fédéral ne sait exactement où trouver au dossier, faute d'une indication précise, et dont la teneur exacte n'est pas non plus retranscrite dans le recours, le grief ne sera pas pris en considération conformément au principe strict de l'allégation énoncé par l'art. 106 al. 1 LTF ( supra consid. 2.1). Le recourant soutient encore que le versement de 50'000 fr. dont il a bénéficié en 2012 n'est pas intervenu pour solde de compte. Cela étant, il omet que cette question a été laissée ouverte par la Cour cantonale, ce qui signifie également que le recourant n'a rien à gagner à dénoncer le caractère prétendument discordant des déclarations de E.________ et F.________ à ce sujet. Il affirme avoir demandé un entretien à D.________ en mai 2018 pour discuter de la rétrocession des revenus en sa faveur, ce qui prouverait selon lui qu'il n'aurait jamais accepté de solder le différend. Le premier jugement fait effectivement état de son courrier du 3 mai 2018 et de l'entretien consécutif avec la banque du 9 mai 2018 qui ont été intégrés au présent arrêt. Il n'en demeure pas moins qu'entre 2013 et 2017, comme la Cour cantonale l'a constaté, le recourant n'a élevé aucune critique à l'encontre des décomptes annuels relatifs à son bonus, sinon pour demander quelques ajustements, non pertinents s'agissant du présent litige. Pour finir, le recourant se focalise sur l'usage de tel ou tel terme dans le jugement cantonal - comme par exemple l'adverbe "quasi simultanément" employé pour désigner la succession des deux entretiens qui ont eu lieu entre C.________ et la banque. Plus loin dans son mémoire de recours, il évoque toutefois lui-même un passage de l'arrêt attaqué où il est clair que le rendez-vous organisé par ses soins a eu lieu auparavant. C'est dire qu'il n'y a pas d'arbitraire sur ce point. Manifestement, la Cour cantonale a estimé que ce n'était pas la priorité dans le temps d'un rendez-vous ou d'une présentation qui était déterminante dans le contexte de l'Annexe I lettre A. Le recourant échoue à démontrer qu'elle aurait, ce faisant, versé dans l'arbitraire.