Citation: 5P.331/2006 01.12.2006 E. 3

La recourante reproche à la commission d'avoir arbitrairement apprécié les faits. 3.1 D'après la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1 p. 211 et les arrêts cités). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, une décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a tiré des conclusions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178). 3.2 Dans la mesure où la recourante reproche à la commission d'avoir arbitrairement retenu que l'activité déployée par l'avocat et le temps que celui-ci avait consacré à l'affaire résultaient de manière détaillée de la note litigieuse et du "time sheet" figurant au dossier, elle se borne à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, ce qui n'est pas suffisant au regard des exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189; 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Il en va de même de son allégation selon laquelle elle a dûment contesté le "time sheet" que l'intimé lui a remis en septembre 2005 seulement: à cet égard, la recourante ne prétend pas que, contrairement à l'affirmation de la commission, elle aurait contesté ce "time sheet" en dernière instance cantonale, conformément à l'art. 86 al. 1 OJ (ATF 128 I 354 consid. 6c p. 357; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90 s.; 118 III 37 consid. 2a p. 38/39). Quant aux critiques de la recourante portant sur la façon dont l'intimé a rempli son mandat et sur les opérations qui excéderaient celui-ci, elles ne relèvent pas de la présente procédure. En effet, comme l'a mentionné l'autorité cantonale, à Genève, comme dans la pluspart des cantons, les questions relatives à l'existence et au montant de la créance, notamment celles qui ont trait à l'exécution du mandat ou au règlement des comptes entre les parties sont du ressort du juge ordinaire (art. 39 LPAv/GE). La recourante ne le conteste d'ailleurs pas.