Citation: 6B_1441/2019 E. 2.5

2.5. Le recourant conteste que l'argent litigieux fût le fruit d'une infraction à l'art. 19 al. 2 LStup. Son argumentation est irrecevable dans la mesure où l'intéressé suggère que l'argent en question aurait pu provenir non pas de la vente de cocaïne mais de celle de "drogues dites douces", la cour cantonale n'ayant aucunement retenu que d'autres substances que la cocaïne auraient pu être impliquées dans le trafic mis à jour dans la présente affaire (cf. art. 97 al. 1 LTF). Pour le reste, le raisonnement de la cour cantonale, selon lequel les montants transférés à l'étranger par le recourant - la plupart du temps de plusieurs milliers de francs pour chaque expéditeur - impliquaient que le seuil de quantité de cocaïne vendue pour entraîner l'application de l'art. 19 al. 2 let. a LStup avait été franchi, ne prête pas le flanc à la critique. Le Tribunal fédéral a récemment confirmé que la limite de 18 g de cocaïne, permettant de considérer que la santé de nombreuses personnes était mise en danger, restait pertinente (cf. ATF 145 IV 312 consid. 2.1.3 p. 317 s.). L'autorité précédente n'avait aucunement à prouver, en sus, que la cocaïne écoulée dans le cadre du trafic aurait concrètement été vendue à 20 personnes différentes. Enfin, le fait que la cour cantonale eût considéré que le recourant s'était rendu coupable de complicité d'infraction à l'art. 19 al. 1 LStup (cf. consid. 3 infra) ne signifie aucunement qu'elle aurait violé le droit fédéral en estimant que l'argent fourni à l'intéressé afin que celui-ci le transférât à l'étranger provenait d'une infraction à l'art. 19 al. 2 LStup.