Citation: 1C_174/2024 E. 3.4.1

3.4.1. La recourante soutient plus spécifiquement qu'en ordonnant l'ouverture d'une enquête administrative et sa suspension avec effet immédiat, "alors qu'aucun motif objectif ne le justifiait et qu'elle était en incapacité de travail pour cause de maladie", l'autorité d'engagement aurait violé le principe de la proportionnalité et versé dans l'arbitraire. Quoi qu'en dise la recourante, de telles allégations ne démontrent pas où résiderait l'arbitraire dans l'appréciation de l'instance précédente. Rien dans les explications de la recourante ne permet de conclure que sa situation ne tomberait pas sous le coup de l'art. 34 al. 2 let. c SPVG, qui prévoit que l'inaptitude à remplir les exigences du poste constitue un motif objectivement fondé de licenciement. Il n'est de surcroît pas manifeste à l'examen du SPVG que le texte réglementaire instituerait un ordre de préséance entre les art. 34 et 39 SPVG qui s'imposerait à l'employeur. On ne perçoit en particulier pas que le SPVG obligerait l'employeur de conserver à son service un employé inapte à l'exercice de ses fonctions au-delà du délai de protection découlant de l'application combinée des art. 36 et 57 SPVG, dans l'attente de l'octroi d'une hypothétique pension d'invalidité de l'institution de prévoyance; et de résilier alors les rapports de fonction en application de l'art. 39 SPVG. A ce propos, le Tribunal fédéral relève qu'à la date du jugement attaqué, l'institution de prévoyance ne versait à la recourante qu'une pension provisoire, si bien qu'il n'apparaît pas arbitraire de retenir, comme l'a soutenu la ville dans sa réponse au recours cantonal, que les conditions de 39 SPVG n'étaient alors pas réalisées.