Citation: 5A_876/2022 E. A

A.a. A.a.a. La société B.________ SA est une société, sise à Genève, qui fournit notamment des prestations de services en matière de trusts, fondations et sociétés dans différentes juridictions, ainsi que des conseils juridiques patrimoniaux, fiscaux, économiques et immobiliers. A.________ en a été administrateur et administrateur-président du mois d'août 2009 au mois de février 2016. A.a.b. En janvier 2011, A.________ a repris son activité d'avocat, qu'il a exercée de manière indépendante à Genève, tout en demeurant administrateur-président de B.________ SA. A.a.c. Selon deux contrats conclus les 15 janvier et 15 septembre 2011, B.________ SA a consenti un prêt à A.________, en sa qualité d'actionnaire de la société, assorti d'intérêts à 5% et remboursable au 31 décembre 2016. A.________ allègue que ce prêt, inscrit dans ses comptes commerciaux pour un total de 507'500 fr., avait pour but de lui permettre de débuter sa nouvelle activité d'avocat et de développer sa clientèle. A.a.d. Le 3 décembre 2014, l'Etat de Genève, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale (ci-après: AFC-GE) a fait notifier à A.________ un bordereau de taxation pour l'année fiscale 2012. A.a.e. A.________ a formé, les 22 décembre 2014 et 19 avril 2015, réclamation contre cette taxation. Une décision a été rendue le 14 juillet 2017 rectifiant la taxation en défaveur de A.________, en considérant que le prêt accordé par B.________ SA à celui-ci était un prêt simulé constituant une prestation appréciable en argent, ainsi qu'une distribution simulée de bénéfice, et donc un rendement mobilier non soumis à l'impôt anticipé, de sorte que la déduction des intérêts y relatifs devait être refusée. Selon les avis de taxation annexés, pour l'ICC et l'IFD 2012, le montant correspondant à l'augmentation du prêt en 2012, de 103'000 fr. - ce prêt s'élevant à 507'500 fr. en 2011, 610'500 fr. en 2012, 556'500 fr. en 2013 et 495'800 fr. en 2014 -, était ajouté au revenu imposable, duquel était soustrait le montant de 41'200 fr. à titre de déduction pour participations qualifiées privées, les intérêts relatifs au prêt, de 21'368 fr., n'étant pas admis en déduction. Par jugement du 14 janvier 2019, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a partiellement admis le recours formé par A.________ contre la décision précitée. Tout en confirmant la qualification de prestation appréciable en argent, le Tribunal administratif a renvoyé la cause pour nouvelle taxation car, contrairement à ce qu'avait retenu l'AFC-GE, la participation génératrice de ce rendement, c'est-à-dire la participation de A.________ dans B.________ SA, devait être considérée comme faisant partie de la fortune commerciale de A.________, nonobstant le fait que celui-ci l'ait déclarée dans sa fortune privée. Il ressortait en effet du dossier que la participation du contribuable dans B.________ SA avait servi à son activité indépendante d'avocat, respectivement à son développement par un soutien financier important, ce qui était corroboré notamment par le fait que ce dernier avait comptabilisé le prêt dans sa fortune commerciale. A.________ a interjeté recours contre ce jugement auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice du canton de Genève, lequel a été rejeté par arrêt du 7 mai 2020. Cette autorité a jugé que le prêt octroyé en 2011 et augmenté en 2012 par B.________ SA au recourant présentait toutes les caractéristiques de la prestation appréciable en argent, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'examiner si le prêt était simulé. L'AFC-GE était dès lors fondée à reprendre le montant de 103'000 fr. en 2012 et à refuser la déductibilité de la dette et des intérêts y relatifs pour les années 2013 et 2014. Elle a précisé que, en revanche, il ne lui appartenait pas d'examiner si le juge précédant pouvait attribuer la participation à la fortune commerciale du recourant pour l'ICC et l'IFD 2012, en l'absence de recours de l'AFC-GE sur ce point du jugement. Le dossier ne contient aucun élément quant à un éventuel recours au Tribunal fédéral contre cet arrêt. A.a.f. Un bordereau rectificatif et un décompte final ont été notifiés à A.________, le 6 mai 2019, faisant suite au jugement du Tribunal administratif de première instance. Il en résultait un impôt ICC total de 58'255 fr. 90 pour l'année 2012. Il n'est pas allégué que ce bordereau ait été contesté. A.a.g. A la suite de la séparation intervenue entre A.________ et son épouse, l'AFC-GE lui a notifié une décision de scission le 18 juillet 2020, lui imputant un montant d'impôts ICC de 54'686 fr. 55 pour l'année 2012. Le solde de 3'536 fr. 35 était imputé à son épouse. Aucune réclamation n'a été formée par A.________. A.b. Le 26 octobre 2020, l'AFC-GE a notifié une sommation à A.________ portant sur le solde d'impôts ICC 2012 et 11'089 fr. 60 d'intérêts. A.c. Le 22 février 2021, à défaut de paiement, l'AFC-GE a fait notifier à A.________ un commandement de payer, poursuite n° yyy, portant sur les sommes de 54'624 fr. 50 avec intérêts à 5% dès le 31 décembre 2020 et 11'089 fr. 60 d'intérêts moratoires au 31 décembre 2020. A.________ a formé opposition à ladite poursuite.