Citation: C 179/02 19.12.2002 E. 7

En l'espèce, les premiers juges ne font état d'aucune circonstance exceptionnelle qui permettrait de conclure que la perte de travail invoquée a pour origine une cause extraordinaire qui ne soit pas inhérente au risque d'exploitation. Une diminution, même importante, de l'activité ne représente pas un telle circonstance extraordinaire. La baisse générale d'activité dans les différents secteurs de l'économie jurassienne ne fait que se répercuter - dans de plus grandes proportions - sur l'activité de l'intimée. Celle-ci, du reste, ne prétend pas qu'elle serait touchée plus durement qu'une autre entreprise de la même branche. A titre de comparaison, on peut relever que la Cour de céans a jugé que dans une situation conjoncturelle difficile pour les finances publiques, on ne saurait tenir le report de délais d'ouvertures de chantiers par des collectivités publiques pour des circonstances exceptionnelles; les pertes de travail qui peuvent en découler doivent donc être considérées comme des circonstances inhérentes aux risques normaux d'exploitation d'une entreprise de construction (arrêt F.T.H. du 18 mars 1997 [C 316/96]; DTA 1995 n° 20 p. 120 consid. 2b).