Citation: 1C_348/2024 E. 3.1

3.1. La Cour de céans ne s'est pas encore prononcée de manière claire sur la question de savoir s'il convenait de prendre ou non en considération la durée du séquestre prononcé préalablement dans la procédure pénale nationale lors de l'appréciation de la proportionnalité du séquestre ordonné par la voie de l'entraide judiciaire. Dans l'arrêt 1C_543/2023 du 7 mars 2024 consid. 5.2 destiné à la publication, la proportionnalité a été examinée au regard du séquestre ordonné par la voie de l'entraide judiciaire uniquement. Il a en revanche été tenu compte de la durée du séquestre ordonné dans un premier temps dans la procédure pénale nationale lors de l'appréciation de la proportionnalité du séquestre dans la cause ayant donné lieu à l'arrêt 1C_540/2023 du 2 février 2024 (consid. 5.2). La doctrine ne se prononce pas davantage sur ce point. Or, une mesure de blocage ou de séquestre des fonds porte une atteinte identique à la propriété de leur détenteur, qu'elle soit ordonnée dans une procédure nationale ou en exécution d'une demande d'entraide judiciaire. Au vu de la suite du raisonnement (consid. 3.3), il n'est pas nécessaire de déterminer dans quelle mesure il y aurait lieu de tenir aussi compte de la durée du séquestre prononcé dans la procédure nationale pour apprécier la proportionnalité de la mesure de contrainte.