Citation: 1B_79/2023 E. 4.3.2

4.3.2. En l'espèce, le suivi psychologique proposé à titre de mesure de substitution apparaît insuffisant pour pallier le risque de passage à l'acte retenu, étant relevé que le recourant n'aurait vu sa psychologue qu'à une ou deux reprises depuis son incarcération (cf. arrêt entrepris, p. 7) et qu'il s'était opposé à s'engager dans un processus thérapeutique lors de sa première audition par le Tmc (cf. arrêt attaqué, p. 10). Quoi qu'en dise le recourant, la protection de la sécurité publique doit en l'état l'emporter sur son intérêt personnel à retrouver la liberté. Enfin, du point de vue temporel, vu la gravité des infractions pour lesquelles le recourant a été mis en détention provisoire, dont l'une d'entre elles est passible d'une peine privative de liberté de trois ans (art. 258 CP), et la durée de la détention subie à ce jour, le principe de proportionnalité demeure encore respecté. Il se justifie en effet d'attendre l'avis des experts psychiatres sur le risque de passage à l'acte et, le cas échéant, sur les éventuels traitements et/ou mesures qui pourraient être entrepris afin de le diminuer. Toutefois, compte tenu du type de détention dont il est ici question, il appartiendra au Ministère public d'interpeller immédiatement (art. 5 al. 2 CPP) les experts afin qu'ils se prononcent brièvement sur ces questions avant l'établissement de l'expertise finale, l'autorité précédente n'indiquant pas dans quel délai celle-ci est attendue (cf. ATF 143 IV 9 consid. 2.8; arrêts 1B_413/2021 du 12 août 2021 consid. 2.6.1; 1B_668/2021 du 4 janvier 2022 consid. 4.2; 1B_567/2018 du 21 janvier 2019 consid. 4.3 et 5.3).