Citation: 8C_403/2024 E. 6.3

6.3. Selon les constatations des premiers juges, fondées sur les conclusions du docteur C.________ prises à l'issue de son expertise, le recourant ne pouvait plus exercer sa profession antérieure de serveur/garçon d'office. En revanche, il pouvait exercer à plein temps une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, à savoir une activité strictement assise avec des déplacements très occasionnels sur des surfaces planes, sans échelle ou terrain en déclive, avec un port de charges très occasionnel de 5 kg, exceptionnellement de 10 kg. Les considérations du docteur C.________ résultent d'une anamnèse complète, tenant compte des plaintes exprimées par le recourant, sont claires et dûment motivées. Aussi, en se limitant à se prévaloir de l'avis médical de sa médecin généraliste traitant, le recourant n'établit pas l'existence d'éléments médicaux objectifs - sur le plan physique - qui auraient échappé à l'expert et aux juges cantonaux. Ceux-ci ont en outre constaté, sans être contestés, que la docteure D.________ ne posait aucun diagnostic, n'énonçait pas de limitations fonctionnelles ni n'expliquait les raisons qui la conduisait à reconnaître une totale incapacité de travail, ne précisant au demeurant pas si elle se référait à toute activité ou uniquement à l'activité habituelle. Elle ne faisait par ailleurs aucune remarque quant à l'expertise du docteur C.________, pourtant antérieure à l'établissement de son certificat, de sorte que l'on ignorait si elle en avait pris connaissance. En l'absence de motifs permettant de s'écarter des conclusions de l'expertise, c'est à bon droit que la cour cantonale s'est fondée sur le rapport du docteur C.________ pour déterminer la capacité de travail résiduelle du recourant, sans ordonner une expertise judiciaire.