Citation: 4A_236/2009 03.09.2009 E. 1

D'emblée, il convient de relever que la recourante erre lorsqu'elle prétend que le calcul du délai de congé doit se faire à partir du mois d'octobre 2007, puisqu'il a été définitivement tranché que la notification du congé à cette période n'a pas été établie à satisfaction. Il s'ensuit que les développements de la recourante qui prennent appui sur le 30 octobre 2007 comme date de notification du congé tombent à faux. Tel est singulièrement le cas de l'argumentation qui se fonde sur la fiction d'une annonce simultanée du congé tant à l'Office cantonal de l'emploi qu'aux employés licenciés en date du 30 octobre 2007. De même, la recourante s'écarte des constatations souveraines de la cour cantonale, lorsqu'elle évoque les circonstances que cette autorité n'aurait pas prises en compte. Dès lors que la recourante ne se livre à aucune critique des constatations de fait retenues par l'autorité cantonale au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, sa démonstration ne saurait être suivie. En tout état de cause, on ne voit pas en quoi l'autorité cantonale aurait fait une application erronée de l'art. 335g al. 4 CO. Il est en effet admis que le délai de congé était de deux mois pour la fin d'un mois et que l'employé a subi une incapacité de travail du 3 au 14 décembre 2007, ce qui a eu pour conséquence de suspendre le délai de congé. Il s'ensuit que le congé donné au début du mois de novembre 2007 ne pouvait produire effet qu'au 29 février 2008, soit ultérieurement au délai de trente jours suivant la notification de l'annonce complète du licenciement collectif à l'Office cantonal de l'emploi, qui a eu lieu le 21 janvier 2008. Le moyen est donc infondé, pour autant qu'il soit recevable.