Citation: 5A_278/2021 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le recourant ne discute pas le motif lié à la situation économique actuelle utilisé par la cour cantonale pour confirmer le délai fixé par le premier juge, de sorte que la recevabilité de sa critique apparaît d'emblée douteuse au regard des exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.1). Cela étant, s'il est vrai que le délai - de quelque deux ans depuis la séparation - laissé à l'intimée pour augmenter ses revenus apparaît très généreux, il n'en demeure pas moins qu'au vu des circonstances de l'espèce - notamment de la situation financière de l'époux et du fait que l'intimée a tenté dans un premier temps de développer son activité indépendante, débutée durant la vie commune - l'appréciation de la cour cantonale résiste au grief d'arbitraire, étant précisé que le fait que la fixation d'un délai plus court eût été envisageable voire préférable ne suffit pas à démontrer le caractère insoutenable de la décision querellée (cf. supra consid. 2.1).