Citation: 8C_270/2018 E. A

A.________, né en 1985, exerçait le métier d'aide-cuisinier. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident par SWICA Assurances SA (ci-après: Swica). Il a été agressé le 6 mai 2012 par des individus qui l'ont frappé à la tête avec une bouteille, une boucle de ceinture et une barre de fer (rapport de dénonciation de la police cantonale du 26 août 2012). Selon les médecins du Département des urgences de l'hôpital B.________, consultés peu après l'agression, il a subi des traumatismes cranio-cérébral et facial avec plaie au front, contusion à l'oeil droit (hématomes à l'arcade sourcilière et péri-orbitaire, possibles atteintes du globe oculaire et du nerf optique) et fracture de l'os propre du nez (rapport du 7 mai 2012). Consultés le lendemain de l'agression, les médecins de l'hôpital ophtalmique C.________ ont précisé que la contusion oculaire avait occasionné un hyphéma, un hématovitré, un oedème rétinien de Berlin et une rupture choroïdienne péri-papillaire. Ils ont procédé à un lavage de chambre antérieure le 14 mai 2012 (rapports des 14 et 20 mai ainsi que 21 et 22 juin 2012). Swica a pris en charge le cas. L'assuré a aussi présenté des troubles psychiques incapacitants (épisode dépressif et état de stress post-traumatique). Il a été suivi par les médecins du centre D.________ (rapports des 13 novembre 2012, 13 mai 2013 et 4 février 2014). L'assureur-accidents a cependant refusé de couvrir les conséquences de ces troubles au motif que le rapport de causalité adéquate avec l'agression faisait défaut (décision du 20 juin 2013 confirmée sur opposition le 1er avril 2014). Cette décision a été confirmée par la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du Valais (jugement du 29 juin 2015) puis par le Tribunal fédéral (arrêt 8C_595/2016 du 23 août 2016). La pathologie oculaire a évolué en parallèle. Selon le docteur E.________, spécialiste en ophtalmologie et médecin traitant, la contusion et la perte fonctionnelle observées initialement étaient incapacitantes mais autorisaient la reprise à temps complet dès le 1er décembre 2012 de toute activité ne nécessitant pas une vision stéréoscopique (rapports des 30 juillet et 26 septembre 2012). Ce praticien a maintenu son avis à la suite de l'opération d'une cataracte post-traumatique le 24 janvier 2013, même si la perte fonctionnelle évoquée à l'origine était désormais qualifiée de permanente (rapport reçu par Swica le 10 mai 2013). A.________ a subi une seconde intervention chirurgicale de la cataracte (implantation secondaire) le 14 octobre 2013 (rapport du docteur F.________, médecin associé de l'hôpital ophtalmique C.________, du 21 novembre 2013). Le docteur G.________, spécialiste en ophtalmologie et nouveau médecin traitant, a estimé que la situation n'était désormais plus susceptible d'amélioration et qu'une irritation chronique devait être traitée au long cours (traitement anti-inflammatoire et contrôles ophtalmologiques). Il a attesté une incapacité de travail de 20 % dès le 10 juillet 2014 et une atteinte à l'intégrité de 30 % (rapports des 29 août 2014 et 24 janvier 2015). Sur la base de ces éléments, Swica a mis fin à la prise en charge des frais de traitement à partir du 1er mai 2016 et reconnu le droit de l'assuré à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 30 % (décision du 28 avril 2016 confirmée sur opposition le 26 septembre 2016).