Citation: 2D_46/2019 E. 3.3

3.3. Conformément à la jurisprudence bien établie, l'art. 8 CEDH, qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale et dont la portée est la même que celle de l'art. 13 Cst. (cf. arrêt 2C_1005/2018 du 22 août 2019 consid. 5.3, destiné à publication; ATF 126 II 377 consid. 7 p. 394), vise en premier lieu la famille dite nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (ATF 140 I 77 consid. 5.2 p. 80 s.; 137 I 113 consid. 6.1 p. 118). Le Tribunal fédéral admet toutefois qu'un enfant majeur étranger peut, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et un proche parent au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse, par exemple en raison d'un handicap - physique ou mental - ou d'une maladie grave dont il souffrirait (ATF 145 I 227 consid. 3.1 p. 231 et les arrêts cités). En l'occurrence, le recourant, dont les parents, le frère et les quatre soeurs vivent au Kosovo, se prévaut d'attaches familiales et affectives avec son oncle ou sa tante, tous deux naturalisés suisses et domiciliés à Genève. Bien qu'il affirme que sa "seule et véritable famille" se trouve exclusivement en Suisse, il ne fait toutefois valoir aucun rapport de dépendance particulier par rapport à son oncle ou sa tante, qui n'appartiennent du reste pas à la famille nucléaire de l'intéressé. Il ne peut par conséquent pas tirer de manière défendable un droit conféré par l'art. 13 Cst., respectivement par l'art. 8 CEDH lui permettant de rester en Suisse.