Citation: 6B_430/2016 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche en premier lieu à la Cour d'appel pénale d'avoir arbitrairement retenu que la structure mise sur pied avec l'aide de sa famille et dont il avait pu bénéficier durant les mois précédents l'audience d'appel pourrait être réactivée lors de sa sortie de prison. Il échoue cependant à démontrer en quoi ce constat serait insoutenable. La période de détention à prendre en considération, soit 42 mois, n'apparaît certes pas négligeable, mais le jugement entrepris retient que cette structure est basée sur les réseaux professionnels et sociaux de son père, au sujet desquels le recourant ne fait état d'aucune hypothèse d'évolution défavorable. Au demeurant, le jugement entrepris retient, de manière à lier la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant n'avait pas, au jour de l'audience d'appel, de perspective d'emploi concrète à court terme. Dans cette mesure, le constat selon lequel la structure dont il a pu bénéficier pourra être réactivée à sa sortie de détention n'apparaît nullement arbitraire. Le grief qu'il formule dans ce contexte s'avère ainsi mal fondé. En second lieu, le recourant prétend que l'autorité précédente a arbitrairement assimilé à une absence d'amendement une attitude relevant en réalité d'un déni psychotique causé par les troubles bipolaires dont il souffre. Contrairement à ce que soutient le recourant, la Cour d'appel pénale n'a pas perdu de vue les effets de sa pathologie sur sa capacité à s'amender. Elle a expressément retenu que le déni affiché par ce dernier y était en partie lié et qu'elle apportait des éléments de réponse à ce sujet, sans pour autant pouvoir les justifier pleinement, compte tenu d'une médication et d'un suivi adéquat. Le jugement entrepris est donc exempt d'arbitraire sur ce point également.