Citation: 8C_655/2018 E. 4.2

4.2. En tant que la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue au motif que la cour cantonale a renoncé expressément à ordonner des mesures d'instruction, alors que selon elle, celles-ci s'imposaient en raison d'un état de fait incomplet et de l'absence de valeur probante des avis des experts du CEMed, son grief n'a pas de portée propre par rapport à celui de mauvaise constatation des faits déterminants, également invoqué. On rappellera que le juge peut renoncer à accomplir certains actes d'instruction sans que cela entraîne une violation du droit d'être entendu (sur cette notion en corrélation avec l'administration de preuves, cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1. p. 429; 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505) s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). Or, à cet égard, en se contentant de substituer sa propre appréciation à l'appréciation (anticipée) des preuves opérée par la cour cantonale, la recourante ne parvient pas à démontrer, par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, que l'appréciation anticipée des preuves par la cour cantonale reposerait sur une violation du droit au sens de l'art. 95 LTF.