Citation: 5A_654/2024 E. 5.2.1

5.2.1. La critique de la recourante relative aux frais de loisirs des enfants doit d'emblée être écartée. La cour cantonale a en effet jugé qu'au vu de l'importante disparité entre les disponibles respectifs des parents, il se justifiait de laisser à la mère son faible solde et de faire supporter l'entier du coût des enfants au père (cf. arrêt cantonal consid. 3.6 p. 8). S'agissant plus précisément des loisirs des enfants, de jurisprudence constante, c'est la répartition de l'excédent (soit, en l'occurrence, exclusivement la répartition de l'excédent de l'intimé [cf. arrêt cantonal p. 8 consid. 3.6]) qui est destinée à couvrir, notamment, les frais y relatifs (ATF 147 III 265 consid. 7.2). Dans le cas d'espèce, la cour cantonale a jugé qu'en raison de la garde alternée s'exerçant la moitié du temps chez chaque parent, la moitié de la part d'excédent revenant à chaque enfant devait être intégrée aux contributions d'entretien en leur faveur, de manière à ce que cette part soit à disposition des enfants lorsqu'ils se trouvent chez leur mère (cf. arrêt cantonal consid. 3.6 p. 8). Les loisirs des enfants ont ainsi manifestement vocation à être couverts de cette manière, non pas par une prétendue prise en charge financière qui incomberait à la recourante. S'il est certes précisé dans le dispositif de l'arrêt attaqué que chaque parent assume l'entretien des enfants lorsqu'il en a la garde (à savoir les frais de " nourriture, logement, habillement, loisirs ") - ce qui, contrairement aux affirmations de la recourante, ressortait déjà du dispositif du jugement de mesures protectrices du 2 septembre 2021 (ch. 6 du dispositif de ce jugement) -, cela signifie simplement que chaque parent doit payer les factures relatives à ces postes de charges pour les périodes où l'enfant est chez lui. Il n'en demeure pas moins que les frais directs des enfants ainsi énumérés sont économiquement entièrement couverts par le père (cf. arrêt cantonal consid. 3.6 p. 8). Concernant les périodes où les enfants se trouvent chez leur mère, ils le sont par le biais du versement par le père, en mains de la mère, des contributions d'entretien dues aux enfants. Le père doit pour sa part payer directement les factures qui concernent ces frais pour les périodes où il prend en charge personnellement les enfants, ainsi que, selon le dispositif de l'arrêt entrepris, les factures de prime d'assurance-maladie (cf. pour le surplus sur ces questions arrêt 5A_667/2022 du 14 novembre 2023 consid. 5.1 et les références, qui précise que les factures qui ne sont pas raisonnablement divisibles, telles que les factures de primes d'assurance-maladie, sont en principes payées par un seul parent). Sur ce point, le grief est ainsi manifestement infondé.