Citation: 9C_105/2009 19.08.2009 E. 1

Le 23 juin 2003, l'assuré a déposé une nouvelle demande de prestations, sur laquelle l'office AI n'est à nouveau pas entré en matière, malgré les documents médicaux produits à l'appui de celle-ci (décision du 12 août 2003, confirmée sur opposition le 16 janvier 2004). Par jugement du 19 mai 2004, le Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, a annulé la décision sur opposition et renvoyé le dossier à l'office AI afin qu'il rende, après instruction complémentaire, une décision matérielle sur le fond. Peu avant le prononcé de ce jugement, l'assuré avait notamment fait parvenir au Tribunal un rapport d'expertise privée établi par le docteur F.________, spécialiste en neurologie (rapport du 28 avril 2004). A la suite de ce jugement, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire à l'Hôpital Y.________. Dans leur rapport du 13 décembre 2005, les experts ont diagnostiqué un état dépressif sévère avec syndrome somatique, des lombo-pseudosciatalgies gauches chroniques avec discopathies L4-L5 (sous forme de légère protrusion discale, foraminale et extraforaminale sans conflit neuroradiculaire gauche) et un syndrome douloureux somatoforme persistant; l'état dépressif justifiait à lui seul une incapacité totale de travailler. Sur recommandation de son Service médical régional (SMR), une nouvelle expertise a été confiée au Centre V.________. Dans leur rapport du 28 juin 2007, les experts ont retenu le diagnostic (avec répercussion sur la capacité de travail) de majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques et ceux (sans répercussion sur la capacité de travail) de troubles dégénératifs légers du rachis lombaire (discopathie L4-L5) avec lombalgies et irradiation pseudoradiculaire gauche et de trouble de l'adaptation avec attitude pseudohistrionique; l'assuré disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité physiquement légère, sans position figée ou le corps penché en avant, avec des positions libres et une limitation à environ 8 à 10 kilos dans le port de charges. Se fondant sur les conclusions de cette seconde expertise, l'office AI a, par décision du 21 décembre 2007, rejeté la demande de prestations de l'assuré.