Citation: 8C_699/2013 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a confirmé le point de vue de la CNA. Elle a retenu que s'il pouvait être utile à l'assuré, en revanche, le moyen auxiliaire requis n'apparaissait pas nécessaire comme l'exige la jurisprudence. En effet, l'intéressé dispose déjà d'un fauteuil roulant usuel et d'un véhicule automobile adapté qui lui confèrent une autonomie et répondent aux exigences de la vie professionnelle. Le fait qu'il doit utiliser son véhicule automobile pour se rendre dans certains lieux du village et que, partant, il ne peut pas rencontrer des gens sur son trajet n'est pas décisif au regard du caractère nécessaire du moyen auxiliaire. En outre, si l'utilisation d'un fauteuil roulant usuel est de nature à restreindre l'autonomie et la qualité du contact social en comparaison avec la situation des personnes valides, l'assurance-accidents sociale n'a toutefois pas pour but de prendre en charge les mesures qui seraient les meilleures dans le cas concret, mais seulement celles qui sont nécessaires et propres à atteindre le but légal. Par ailleurs, la cour cantonale a considéré que sur le plan professionnel, le poste de travail de l'assuré auprès de son employeur habituel avait été adapté afin qu'il accomplisse dorénavant essentiellement des tâches administratives, de sorte que les inspections de chantiers ne représentaient plus qu'une des onze activités fixées dans le cahier des charges établi par l'employeur. Les exigences de la vie professionnelle ne permettaient dès lors pas de conclure à la nécessité d'un dispositif de propulsion électrique pour fauteuil roulant.