Citation: 1P.255/2005 08.06.2005 E. A

B.________ suivait un traitement à l'hôpital cantonal de Genève lorsque, le 12 novembre 2003, il a été transporté à la Clinique romande de réadaptation, à Sion. Le 24 novembre 2003, C.________, médecin, a décidé de faire transférer en ambulance B.________ à l'hôpital psychiatrique de Malévoz, à Monthey. Le patient s'étant opposé à cette mesure, C.________ a appelé la police municipale de Sion pour procéder à un transfert forcé. C'est à ce moment que A.________, mère de B.________, et sa fille F.________, sont arrivées fortuitement sur place. C.________ a averti A.________ et F.________ du transfert. Sur la suite des faits, les versions en présence divergent. Selon A.________, son fils aurait été menotté et emmené de force vers l'ambulance. Elle aurait tenté de s'interposer, mais les agents de la police municipale l'auraient retenue violemment et projetée dans un ascenseur. Une discussion houleuse avec C.________ s'en serait suivie dans l'ascenseur, puis à la cafétéria de la clinique. Selon un certificat médical établi le 26 novembre 2003, A.________ portait des griffures aux poignets, des hématomes dans la face interne des bras et des éraflures au coude gauche. C.________ a déclaré que A.________ l'avait insulté, menacé et frappé. Il n'avait pas riposté. Les agents D.________ et E.________ ont reconnu avoir fait usage de la force pour éloigner A.________, sans toutefois la malmener. Le 25 novembre 2003, A.________ a déposé plainte pénale contre C.________, D.________ et E.________ pour voies de fait, voire abus de fonction. Le 2 août 2004, le Juge d'instruction du Valais central a refusé de donner suite à la plainte, faute de prévention. Le 15 mars 2005, le Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté, dans la mesure où elle était recevable, la plainte formée par A.________ contre cette décision.