Citation: 5A_750/2009 22.02.2010 E. A

A.a A.________ a été l'avocat de C.________ SA dans le cadre d'un litige opposant cette société à D.________. Ses prestations ont abouti à l'obtention d'un jugement définitif et exécutoire condamnant le prénommé au versement d'une somme de 41'128 fr. 20 plus intérêts à sa cliente, en faveur de laquelle une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs a en outre été définitivement inscrite au registre foncier. Dans la faillite de D.________, traitée par l'Office des poursuites et faillites de Morges-Aubonne, C.________ SA a produit sa créance garantie par gage immobilier, laquelle fut admise à l'état des charges à concurrence de 55'388 fr. 25, montant se décomposant en 41'128 fr. 20 de capital, 5'019 fr. 85 d'intérêts et 9'240 fr. 20 de frais d'avocat. A.b Par lettre du 25 août 2008, la Banque B.________ (ci-après: la banque) a informé l'office précité qu'elle était, depuis le 5 octobre 1999, au bénéfice d'une cession générale des créances de C.________ SA et qu'elle revendiquait par conséquent le versement de la somme de 55'388 fr. 25 revenant à cette société dans le cadre de la faillite en cause. L'acte invoqué et produit par la banque était une cession générale de créances à fin de garantie s'étendant à toutes les créances commerciales actuelles et futures (ch. 3) et garantissant les prétentions de la banque en capital, intérêts et accessoires découlant du crédit d'exploitation commercial accordé à C.________ SA (ch. 4). Le chiffre 9 al. 2 de ladite cession prévoyait que, « dans l'éventualité d'un remboursement définitif par le débiteur [C.________ SA], la banque rétrocédera[it] par écrit les créances cédées, après extinction complète de ses prétentions garanties ». Le 1er septembre 2008, A.________ a requis la banque d'autoriser l'office à lui verser ses frais, par 9'240 fr. 20, sur le montant total de 55'388 fr. 25 revenant à C.________ SA dans le cadre de la liquidation de la faillite de D.________. Le 5 du même mois, la banque a fait savoir à l'office que « pour autant que C.________ SA donne son accord », il pouvait sans autre verser la somme de 9'240 fr. 20 à Me A.________. A.c C.________ SA a, à son tour, été déclarée en faillite le 22 décembre 2008, faillite dont la liquidation a incombé à l'Office des faillites de Lausanne. Le 17 février 2009, la banque a informé cet office que la faillie était titulaire, auprès d'elle, d'un compte courant présentant un solde débiteur de 35'494 fr. 40 en capital et en garantie duquel elle détenait une cession générale de créances actuelles et futures. Elle a précisé à cet égard que l'office de Morges-Aubonne devait lui bonifier un dividende provenant de la faillite de D.________ et devant permettre le règlement total de sa créance. Le 18 février 2009, l'office de Lausanne a écrit à celui de Morges-Aubonne qu'il prenait note que la créance de 55'388 fr. 25 en faveur de C.________ SA pourrait être intégralement réglée lors de la distribution des deniers dans la faillite de D.________ et qu'il ne s'opposait pas à ce que le montant de 35'494 fr. 40, accessoires en sus, soit versé directement à la banque, au bénéfice de la cession générale de créances du 5 octobre 1999. Il se disait en revanche « plus réservé quant à la possibilité de rembourser Me A.________ de la somme de 9'240 fr. 20 correspondant à ses frais » et a requis la production d'une copie des pièces ayant permis d'admettre ce montant à l'état des charges. Le 3 mars 2009, l'office de Lausanne a informé A.________ qu'un montant de 51'162 fr. 40 [recte: 55'388 fr. 25] allait être versé en faveur de la masse en faillite de C.________ SA, sous déduction d'un montant de 35'494 fr. 40 plus accessoires qui serait viré à la banque en vertu de la cession générale de créances du 5 octobre 1999, et qu'il lui appartenait, le cas échéant, de produire en troisième classe le solde de ses honoraires. A.________ a exprimé son désaccord à l'office, estimant que la banque, et non C.________ SA, était la créancière de la somme totale de 55'388 fr. 25 et qu'elle avait accepté de lui céder une partie de cette somme correspondant à ses honoraires, qui devait lui être versée. L'office a rétorqué que la cession de la banque s'éteindrait après paiement du montant qui lui était dû et que le solde disponible après ce paiement devait revenir à la masse en faillite de C.________ SA, Me A.________ n'étant pas au bénéfice d'une cession de créance. Ce dernier ayant une nouvelle fois manifesté son désaccord et revendiqué le paiement de la somme de 9'240 fr. 20, l'office de Lausanne lui a fait savoir, par lettre du 24 mars 2009, que la banque avait accepté que la somme en question lui soit versée « pour autant que C.________ SA donne son accord » et qu'il ne donnait pas son consentement à ce paiement.