Citation: 9C_588/2022 E. 7.4

7.4. Dans ces conditions, l'inclusion de la recourante dans le groupe de comparaison composé de médecins titulaires du titre FMH en psychiatrie et psychothérapie d'enfants et d'adolescents, de même que le recours à la méthode statistique pour comparer les coûts moyens qui en découlent, ne prêtent pas le flanc à la critique. Que ce soit dans ce cadre où sous l'angle des particularités de la pratique médicale, le fait que la recourante délègue en partie les traitements psychothérapeutiques à un thérapeute non-médecin a été apprécié par le tribunal arbitral de manière circonstanciée et convaincante. A cet égard, la recourante ne critique pas les constatations des juges arbitres, selon lesquels même en ne prenant que les médecins pratiquant la psychothérapie déléguée dans le canton de Fribourg, dans le groupe de comparaison, le résultat ne serait pas plus favorable à la recourante. La psychothérapie déléguée ne constitue pas non plus une pratique particulière en l'occurrence, comme l'a retenu à juste titre la juridiction cantonale. La recourante cite en vain l'arrêt 9C_570/2015 du 6 juin 2016. Dans cet arrêt, le Tribunal fédéral n'a pas admis la manière de procéder concrète de la juridiction cantonale, qui a cherché à "neutraliser les traitements de psychothérapie déléguée" (consid. 7.3 de l'arrêt cité). Une telle démarche n'est pas en cause en l'espèce.