Citation: 6B_283/2022 E. 2.4.9

2.4.9. Il convient de souligner, dans ce contexte, que le recourant, qui discute exclusivement, sous l'angle de l'arbitraire, les constatations de fait relatives à son intention, ne remet d'aucune manière en question la causalité retenue par la cour cantonale entre son comportement et la survenue de l'asphyxie fatale à la victime. Les constatations de la cour cantonale relatives à la causalité naturelle (jugement sur appel consid. 7.3.1) lient, par conséquent, également le Tribunal fédéral. Pour le surplus, la cour cantonale a jugé que le fait de serrer fortement le cou d'une personne - de surcroît fortement sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, ce qui l'empêchait de se défendre correctement - pendant quelques minutes, trois à quatre selon le recourant - et notamment encore après que la victime se fut trouvée pendue à une corde qui s'était brutalement tendue après sa chute, était manifestement propre à entraîner son décès par asphyxie. Cette appréciation fondée sur l'expérience générale n'apparaît pas critiquable. Il suffit, dès lors, de rappeler que la causalité adéquate (sur cette notion, v.: ATF 138 IV 57 consid. 4.1.3 et l'arrêt cité) peut être admise même si le comportement de l'auteur n'est pas la cause directe ou unique du résultat et qu'il importe peu que le résultat soit dû à d'autres causes, notamment à l'état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2). Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour avoir commis un homicide intentionnel (art. 111 CP).