Citation: 6B_657/2012 E. 4

Le recourant conteste sa condamnation pour délit de fuite par négligence, soutenant qu'il n'a pas vu chuter A.________. La cour cantonale a retenu qu'après avoir donné un coup de volant à gauche afin d'éviter le plaignant, le recourant avait entendu un bruit inusuel du côté droit en se portant à la hauteur de A.________ et constaté, quelques mètres plus loin, que le rétroviseur droit de son véhicule était endommagé. Dans ces circonstances, il aurait pu et dû prendre en compte la possibilité d'avoir percuté A.________ et de l'avoir blessé. La prudence lui commandait de s'arrêter afin de s'assurer du contraire, ce qu'il n'avait pas fait (cf. arrêt attaqué consid. 7. bb, p. 15). Dès lors que la cour cantonale reproche précisément au recourant d'avoir ignoré le heurt avec A.________, le grief est dépourvu d'objet et irrecevable. Il l'est d'autant plus que l'intéressé n'expose pas dans le respect des exigences de motivation posées par l'art. 42 al. 2 LTF en quoi les considérations cantonales précitées seraient contraires au droit, en particulier à l'art. 51 al. 1 LCR qui impose à toutes les personnes impliquées dans un accident mettant en cause des véhicules automobiles ou des cycles de s'arrêter immédiatement. Le fait - invoqué par le recourant - de s'être arrêté à plusieurs dizaines de mètres des lieux de l'accident ne le disculpe aucunement du chef de délit de fuite, dès lors qu'il s'y est arrêté pour rejoindre son lieu de travail et non pas pour porter secours au blessé.