Citation: I 839/04 12.07.2005 E. 2

En l'espèce, les premiers juges ont considéré que l'état de santé de la recourante avait évolué de manière favorable à la suite de la transplantation rénale du 23 juillet 1997, justifiant la suppression du droit à la rente au 1er février 1998. Selon les pièces au dossier, la recourante a souffert dès 1979 d'une néphropathie revêtant la forme d'une polykystose rénale d'origine héréditaire. L'insuffisance rénale s'est progressivement aggravée au fil des années pour atteindre le stade terminal au mois de décembre 1995. A partir de ce moment, la recourante a dû s'astreindre à une hémodialyse à raison de trois séances par semaine et a été déclarée incapable d'exercer son activité de serveuse. La recourante a bénéficié d'une transplantation de rein le 23 juillet 1997. Dans un rapport du 28 octobre 1997, le docteur G.________, médecin assistant au service de néphrologie-dialyse de l'Hôpital Y.________, a indiqué que la reprise d'une activité lucrative adaptée était « envisageable » dans une activité sans contrainte physique et n'exposant pas l'assurée au tabagisme passif. Par la suite, l'évolution favorable de l'état de santé de la recourante sur le plan néphrologique a également été confirmée par les docteurs J.________, médecin assistant au service de néphrologie-dialyse de l'Hôpital Y.________ (rapport du 10 mars 1999), et B.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant de la recourante (rapport du 5 mai 2000), ainsi que par l'Hôpital X.________, lequel ne cite plus la néphropathie de la recourante parmi les atteintes ayant une influence sur sa capacité de travail (rapport d'expertise du 7 décembre 2003). C'est donc à juste titre et conformément aux dispositions légales et aux principes jurisprudentiels applicables (cf. consid. 1.2) que les premiers juges ont accordé une rente entière d'invalidité à l'assurée pour la période du 1er décembre 1996 au 31 janvier 1998. Dans cette mesure, le jugement cantonal doit être confirmé.