Citation: 4C.151/2003 26.08.2003 E. A

En 1998 et en 1999, A.________, membre du comité de X.________, a été salarié de cette association. Sa rémunération s'élevait à 7'000 fr. bruts par mois, plus les allocations familiales et une part correspondant au 13ème salaire. Au mois de décembre 2000 et au début de l'année 2001, X.________ et A.________ ont discuté d'une reprise de l'activité de ce dernier. Il a finalement été convenu que A.________ travaillerait pour l'association dès le 1er avril 2001, comme assistant social pour la Suisse romande à 60%, et se rendrait un jour par semaine au bureau de X.________ situé à Z.________. Son salaire devait être calculé sur la base de celui perçu durant les années 1998 et 1999, en fonction de son taux d'occupation. En mars 2001, A.________ s'est rendu plusieurs fois à Z.________. Lors d'une réunion du comité qui s'est tenue à la fin du mois, des divergences d'opinions sont apparues entre A.________ et B.________, secrétaire général de X.________, membre du comité et caissier de cette association. Par courrier électronique du 31 mars 2001, dont une copie a été envoyée à C.________, l'une des coprésidentes de X.________, B.________ a indiqué à A.________ qu'il ne pouvait approuver sa collaboration au bureau de Z.________ à partir du 1er avril 2001. Ce n'était qu'à la condition que les choses soient mises au clair et qu'une base de confiance soit à nouveau créée qu'il serait d'accord avec une telle collaboration. Le 5 avril 2001, A.________ a confirmé la réception de ce courrier, en faisant également part de sérieux doutes sur la possibilité d'une bonne collaboration de travail.