Citation: 6F_4/2021 E. 6

Le recourant n'indique pas non plus quel élément précis du dossier qui a été soumis au Tribunal fédéral, hypothétiquement susceptible de renseigner sur l'existence concrète d'une requête adressée à la Cour européenne, aurait pu être omis par le Tribunal fédéral. A cet égard, non seulement l'arrêt du 15 décembre 2020 ne constate pas l'existence d'une telle procédure, mais il ne fait pas état d'une quelconque correspondance par laquelle des pièces auraient encore été produites au Tribunal fédéral postérieurement au 17 novembre 2020. On ne perçoit dès lors pas comment l'existence de la procédure européenne enregistrée le 2 décembre 2020 aurait pu ressortir du dossier, moins encore comment ce fait aurait pu être omis "par inadvertance" au sens de l'art. 121 let. d LTF. Par surabondance, dans sa décision communiquée par courrier du 16 février 2021, signée par le Chef de la section de filtrage, la Cour européenne siégeant en formation de Juge unique, a estimé que "compte tenu de l'ensemble des éléments en sa possession [...] les conditions de recevabilité posées aux articles 34 et 35 de la Convention n'avaient pas été respectées". Or, rien n'indique, même dans les pièces produites par le requérant à l'appui de sa demande de révision qu'il aurait allégué devant la Cour européenne l'existence de la procédure fédérale 6B_1244/2020 puis son issue défavorable. Une telle information à l'attention de l'autorité européenne ne ressort pas de la demande de mesures provisoires adressée à la Cour européenne le 12 février 2021. Elle ne figure pas non plus dans la requête datée du 30 novembre 2020 (enregistrée sous no 53211/20 avec la date d'introduction du 2 décembre 2020), pourtant postérieure à l'ouverture de la procédure 6B_1244/2020 (par pli du 22 octobre 2020, dernier jour du délai, sans dépôt du mémoire de recours) et antérieure à l'arrêt 6B_1244/2020 du 15 décembre 2020. Bien au contraire, le recourant affirmait, dans cette requête, avoir "épuisé toutes les voies de recours internes utiles" déjà ensuite du jugement sur appel du 18 septembre 2020. Il n'est ainsi, en tout cas, pas démontré, comme le voudrait le requérant, que c'est l'irrecevabilité de son recours dans la cause 6B_1244/2020 qui aurait entraîné la décision européenne qu'il produit. Cela étant, à supposer même que le Tribunal fédéral ait été informé concrètement de la requête présentée à la Cour européenne, il n'aurait pu que constater que cette requête, déjà pendante, avait été introduite avant droit connu sur l'ultime recours national. En tant que de besoin, il n'est donc pas démontré non plus que l'enregistrement de la requête sous le no 53211/20 avec la date d'introduction du 2 décembre 2020 aurait pu influencer d'une quelconque manière le jugement porté sur la demande de restitution du délai de recours dans la cause 6B_1244/2020, respectivement l'issue de cette procédure. Pour le surplus, le courrier du 16 février 2021 émanant de la Cour européenne des droits de l'Homme est postérieur à l'arrêt du 15 décembre 2020, ce qui exclut d'emblée toute omission et toute inadvertance.