Citation: 4A_178/2017 E. 5

Les contrats individuels de travail prévoyaient pour chaque demandeur un « salaire de base » augmenté de commissions et de primes. Les salaires de base mensuels étaient dus treize fois par année; ils s'élevaient à 1'500 fr. pour A.________ et B.________, et à 1'600 fr. pour C.________. Les contrats prévoyaient également une « provision garantie », elle aussi mensuelle et due treize fois par année. Ces « provisions garanties » étaient plus importantes que les salaires de base. Elles s'élevaient à 2'200 fr. pour A.________, 2'300 fr. pour B.________ et 2'400 fr. pour C.________. Les trois demandeurs ont de fait perçu des commissions et des primes supérieures à la « provision garantie ». Leurs contrats individuels faisaient référence aux conditions générales d'engagement pratiquées par la défenderesse et ainsi intégrées à ces contrats. Les conditions générales prévoyaient la rémunération des heures supplémentaires qui n'étaient pas compensées par des congés. Le taux horaire se calculait comme suit : « salaire de base » mensuel divisé par 190 et multiplié par 1,25. Dans cette formule, le quotient 190 représente le nombre théorique des heures normales mensuelles. Sur cette base, la Cour d'appel alloue pour chaque heure de travail supplémentaire 9 fr.8625 à A.________ et à B.________, et 10 fr.525 à C.________. Ces taux horaires semblent d'emblée dérisoires et ils sont bien sûr contestés.