Citation: I 675/04 21.03.2006 E. 6

6.1 Sur le plan somatique, le médecin traitant du recourant a diagnostiqué des cervico-dorso-lombalgies chroniques sur troubles statiques et dégénératifs de la colonne cervico-dorso-lombaire et sur hernie discale L4-L5, des lombosciatalgies aiguës gauches à répétition, des gonalgies droites aiguës sur dégénérescence méniscale et chondropathie rotulienne, un adénome thyroïdien droit, une stéatose hépatique et cytolise hépatique, des céphalées chroniques sur sinusite maxillaire et atrophie cérébrale modérée, un asthme chronique et une hypertension artérielle (rapports des 26 mars 2000 et 8 juin 2002 de la doctoresse A.________). 6.2 Cependant, les différents bilans médicaux ont révélé un statut cervical radiologique sans particularité. Les scanner et IRM lombaires n'ont montré aucun signe lésionnel dans les territoires radiculaires compris entre L3 et S1 (rapport du 6 avril 1999 du docteur G.________ [spécialiste FMH en neurologie]). S'agissant des douleurs décrites au niveau de la face antérieure du genou droit, aucune lésion méniscale n'a été constatée (rapport du 27 septembre 1999 du docteur U.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique]). Sur le plan neurologique, aucun déficit sensitif ou moteur n'a été rapporté (rapport du 16 décembre 1999 du docteur J.________ [spécialiste FMH en neurologie]). Sur la base du dossier médical, de l'anamnèse, de l'examen clinique et du dossier radiologique, les discopathies L4-L5 et L5-S1 constituent les seules pathologies organiques significatives (expertise du COMAI p. 17). Selon les experts, elles entraînent une incapacité de travail dans une activité adaptée oscillant entre 60 et 70 %. Toutefois, le docteur H.________ indique que ces affections n'expliquent ni l'intensité, ni la persistance des douleurs exprimées. Inférant une composante non-organique de la symptomatologie douloureuse, il conclut, en regard des répercussions fonctionnelles de l'état douloureux, à une capacité de travail de l'assuré de 70 % dans un travail adapté. En tant qu'aucun caractère invalidant ne peut être reconnu à la symptomatologie douloureuse (cf. consid. 5 ss supra), il convient de retenir que l'assuré dispose d'une capacité totale de travail dans une activité légère, sans port répétitif de charge supérieure à 15 kg, sans mouvement en porte-à-faux et sans position statique prolongée. Le recourant ne saurait se prévaloir des allégués produits en procédure fédérale selon lesquels il ne tolérerait ni la position debout, ni la station assise. En effet, il appert du rapport du COMAI qu'il a pu rester assis de manière discontinue pendant les deux heures et demie d'entretien avec les experts sans adopter d'attitudes antalgiques (expertise du COMAI p. 11). En outre, il ressort de ses propres déclarations qu'il marche si possible au minimum deux heures par jour (expertise du COMAI p. 5), qu'il est à même de conduire sa voiture sur des distances de 20 km et qu'il supporte des trajets en avion jusqu'au Portugal (expertise du COMAI p. 7 lettre a). De plus, la Cour de céans rappelle qu'en principe, il convient d'accorder la préférence aux premières déclarations de l'assuré, faites alors qu'il en ignorait peut-être les conséquences juridiques, les explications nouvelles pouvant être - consciemment ou non - le fruit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 47 consid. 2a, 115 V 143 consid. 8c). Au demeurant, aucune des pièces médicales figurant au dossier - y compris celle du 19 janvier 1999 des docteurs S.________, E.________ et C.________ de l'Hôpital X.________ - n'atteste d'incapacité de travail résultant de l'affection asthmatique dont souffre le recourant. Au contraire, celle-ci est compensée grâce à la prise régulière du traitement de fond que le recourant qualifie lui-même de "très efficace ". Depuis l'introduction de ce dernier, il n'a d'ailleurs jamais été hospitalisé et n'a jamais subi de crises (rapport du COMAI p. 6 lettre b et p. 7). Sur le vu de ce qui précède, il convient d'admettre, à l'instar de l'office et des premiers juges, que le recourant est à même d'exercer à 100 % une activité lucrative adaptée sur le plan rhumatologique.