Citation: 1C_571/2022 E. 8.3.2

8.3.2. Il convient aussi d'examiner si c'est à juste titre que la cour cantonale a estimé qu'il n'y avait au surplus pas d'autres indices laissant entrevoir l'existence de SDA. Tout d'abord, il faut relever la proximité d'autres terrains revêtant la qualité de SDA. Ils se trouvent certes de l'autre côté de l'autoroute A9. Cependant, le facteur de la proximité d'autres SDA ne tend pas uniquement à démontrer la possibilité d'assurer l'exploitation dans la continuité, mais aussi d'alerter quant à une possible qualité supérieure du sol dans le secteur. Par ailleurs et à supposer que le passage sous l'autoroute ne permette pas une exploitation continue, comme l'a retenu l'instance précédente, il n'en demeure pas moins que les parcelles du PPA, sous réserve la parcelle no 1'886, présentent une superficie de plus de 1 ha (cf. ci-dessus, Faits, let. B), dimension minimale retenue comme critère pour l'exploitation et la qualification en SDA par l'Aide à la mise en oeuvre du PSSDA publiée en 2006 par l'ARE (Annexe, ch. 7.2, p. 15). A cela s'ajoute, comme l'a mentionné l'ARE, que la parcelle no 1960 avait été recensée comme SDA selon les critères applicables lors du premier relevé effectué dans les années huitante. On peut encore signaler qu'indépendamment de leur affectation actuelle, les parcelles du PPA "O.________" sont présentement exploitées pour l'agriculture.