Citation: 1C_95/2024 E. 4.2

4.2. Le TAF a ensuite considéré que les déclarations de l'ex-épouse du recourant, loin d'affaiblir cette présomption, venaient au contraire la renforcer. Le 3 octobre 2022, celle-ci avait en effet déclaré à propos des difficultés à l'origine de la séparation "je n'ai pas de raisons concrètes, si ce n'est l'usure du couple". L'instance précédente a enfin considéré qu'aucun événement extraordinaire n'était susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal. Dans ce cadre, l'ensemble des faits invoqués par le recourant et intervenus avant la signature de la déclaration commune (durée du mariage, naissance des enfants, vacances communes) ne sont pas pertinents puisqu'ils ne disent rien sur la situation du couple au moment déterminant. Les vacances communes passées en 2017 quelques mois seulement avant la séparation ne suffisent pas non plus à renverser la présomption. Le recourant allègue que la découverte de l'infidélité de son ex-épouse constituerait l'élément déclencheur de la séparation. Comme cela est relevé ci-dessus le recourant n'a invoqué cet élément de fait qu'en fin de procédure de recours devant le TAF, alors qu'il le présente maintenant comme un élément déterminant. Invité à préciser la date de la découverte de cette infidélité, il n'a fourni aucune explication. Il se contente d'indiquer céans que la découverte serait intervenue après son audition par le SEM, soit postérieurement à la séparation. Dans ces conditions, il convient de s'en tenir à la présomption de fait fondée sur l'enchaînement chronologique rapide des événements, selon laquelle l'union formée par les époux ne remplissait pas, au moment de la signature de la déclaration de vie commune, les conditions posées pour l'octroi de la naturalisation facilitée du recourant. L'arrêt attaqué est dès lors conforme au droit fédéral et le grief doit être écarté.