Citation: 8C_219/2018 E. 5.2

5.2. La recourante conteste l'appréciation faite par les premiers juges et soutient qu'elle n'a pas à prendre en compte la pose d'une prothèse totale de hanche à titre d'aggravation prévisible de la coxarthrose. Elle souligne que le docteur B.________ a déjà intégré à son raisonnement l'évolution de la maladie dont souffre l'intimé puisque ce médecin a évalué à 10 % la diminution de l'intégrité - valeur équivalant au taux minimum prévu par la table d'indemnisation pour les arthroses moyennes - alors que la coxarthrose reconnue de tous n'était qualifiée que de débutante. Elle relève en outre que son médecin d'arrondissement n'a pas exclu la prise en charge d'une prothèse de hanche à terme si nécessaire. Se fondant sur les mêmes documents médicaux que la juridiction cantonale, elle insiste sur le fait que tous les médecins interrogés en l'occurrence ont mentionné le caractère débutant et évolutif de la pathologie, sans pour autant retenir des signes justifiant une intervention chirurgicale et que dans l'hypothèse d'une endoprothèse secondaire (implantée en raison d'une situation évolutive et pas directement après l'accident), le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité dépendrait selon la jurisprudence constante de la gravité de l'arthrose avant l'implant. Elle prétend que cette gravité ne saurait être quantifiée actuellement et que la pose d'une prothèse de la hanche en raison d'une aggravation significative de la situation pourrait justifier le cas échéant une demande de révision.