Citation: 6B_1126/2023 E. 3.1

3.1. Tout d'abord, selon la recourante, la cour cantonale omettait que D.________ avait pu être attaquée par un agresseur lui maintenant un coussin sur la bouche. Comme on le comprend, la recourante suggère que l'agression de D.________ a pu être silencieuse, ou à tout le moins très peu bruyante. Ainsi articulé, le grief se résume à évoquer une hypothèse. Il n'est pas de nature à démontrer que la décision entreprise serait arbitraire dans son résultat. Au demeurant, la recourante perd de vue que, d'une part, les experts entendus en première instance ont exclu que l'occlusion des voies respiratoires ait été pratiquée avec un coussin (l'auteur a fait usage de sa main ou d'un tissu fin; cf. jugement de première instance, p. 97 et la pièce citée), et, d'autre part, que l'agression de D.________ ne s'est pas limitée à son asphyxie: la cour cantonale a retenu que l'enfant avait subi une attaque violente et reçu de nombreux coups - trente au minimum -, étant précisé que les experts estimaient que l'enfant avait été frappée avec les mains de la personne qui l'avait agressée et que certaines lésions avaient probablement été causées par des coups contre le sol. L'expertise mettait également en évidence des signes montrant que D.________ s'était débattue, à savoir la présence de légères dermabrasions entre la base de son nez et sa bouche et d'une touffe de cheveux dans sa bouche. Les peluches retrouvées en désordre dans la chambre de l'enfant, alors qu'elles avaient été alignées la veille contre le mur longeant le lit par D.________ et sa grand-mère, témoignaient également des signes de lutte. Enfin, on imagine mal une agression sans la moindre interaction verbale. Dans cette configuration, il n'était pas arbitraire de conclure que l'agression de D.________ avait fait beaucoup de bruit.