Citation: 8C_247/2018 E. 6.3.1

6.3.1. On ne peut pas non plus suivre la cour cantonale dans la manière dont elle a résolu la question des troubles psychiques. A cet égard, elle a confirmé le point de vue de l'intimée selon lequel l'événement du 11 juillet 2014 était un accident de gravité moyenne stricto sensu, et retenu que la condition du cumul de trois critères au moins - pour qu'un lien de causalité adéquate entre une affection psychique et un accident de gravité moyenne puisse être admis - faisait défaut. Dans une argumentation subsidiaire, la cour cantonale a considéré que même à reconnaître un tel lien de causalité (fondé sur la réunion du critère de la nature particulière des lésions physiques, de celui de la durée de l'incapacité de travail et de celui des douleurs physiques), l'exigence de la causalité naturelle n'était pas remplie. Selon elle, il était en effet douteux que l'assuré présentât une affection psychique en lien avec l'événement accidentel, dès lors qu'il n'avait allégué souffrir de troubles d'ordre psychique qu'en mars 2017, soit après que la CNA eut mis fin au versement des indemnités journalières.