Citation: 6B_678/2018 E. 2

Le recourant se plaint en premier lieu de ce que le jugement entrepris " n'explique pas pourquoi les vices de formes rédhibitoires ont été écartés ". Le recourant omet cependant d'exposer concrètement quels griefs de nature formelle, censément soulevés devant l'autorité précédente, n'auraient pas été discutés par cette dernière dans le cadre du jugement entrepris. Tel que formulé, son grief s'avère dès lors irrecevable, faute de respecter les exigences de motivation rappelées plus haut. Au demeurant, le recourant semble se référer à l'argument selon lequel le procès-verbal d'amende d'ordre n'aurait, selon lui, pas dû être libellé à son nom, mais à celui de la société détentrice du véhicule. Or, l'argument tombe en tous les cas à faux, puisqu'il ressort du dossier que le procès-verbal en question n'est précisément pas libellé à son nom. Il ne fait en réalité état que du véhicule incriminé et de son numéro de plaque minéralogique. Pour le reste, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur de ce que la cour cantonale aurait ignoré l'absence de l'original dudit procès-verbal au dossier, et ce pour les motifs suivants. La cour cantonale a exposé que l'on comprenait, à la lecture de son appel, que le recourant contestait avoir conduit le véhicule le jour de l'infraction et qu'il estimait ne pas être responsable dans la mesure où le détenteur du véhicule était la société D.________ AG. Examinant sous l'angle de l'arbitraire les constatations de fait opérées par le Tribunal de police (cf. art. 398 al. 4 CPP), la cour cantonale a relevé que le premier juge avait forgé sa conviction sur la base des pièces du dossier, soit en particulier le rapport de dénonciation du 1er mai 2017 et du rapport de police du 8 septembre 2017, dont il ressort sans ambiguïté que le recourant était bien le conducteur du véhicule à la date de l'infraction. Elle a également souligné que le recourant avait dans un premier temps admis être le conducteur du véhicule, avant de changer de version à plusieurs reprises par la suite, évoquant tour à tour son épouse, une " collègue conductrice ", puis un ami bulgare de passage en Suisse. Aussi la cour cantonale était-elle fondée à considérer que le premier juge n'avait pas versé dans l'arbitraire en imputant les faits incriminés au recourant. Sa propre appréciation ne prête pas le flanc à la critique, ce d'autant moins que le recourant perd à l'évidence de vue qu'il a lui-même écrit, dans la missive qu'il a adressée le jour même des faits à la Municipalité de B.________: " je me suis garé durant une trentaine de minutes sur la place réservée «handicapé» ". C'est donc en pure perte que le recourant se contente pour l'essentiel, devant le Tribunal fédéral, de persister dans ses dénégations, sans pour autant discuter les éléments d'appréciation sur lesquels s'est fondée la cour cantonale. A cet égard, son grief, largement appellatoire, ne satisfait pas non plus aux exigences de motivation fixées en la matière et s'avère lui aussi irrecevable. Enfin, dès lors qu'il a lui-même été identifié comme conducteur et que les faits lui ont été imputés à juste titre, le recourant ne saurait tirer argument de ce que la société D.________ AG est détentrice du véhicule. Lorsque, comme en l'espèce, l'identité de l'auteur de l'infraction est connue - le recourant s'est lui-même fait connaître commet tel immédiatement après les faits -, celle du détenteur demeure sans importance (cf. art. 5 et 6 LAO). De même, la jurisprudence récente à laquelle il se réfère, qui a fait l'objet d'un communiqué de presse mais dont les considérants ne sont pas encore publiés ( arrêt 6B_252/2017 du 20 juin 2018 destiné à la publication aux ATF), ne lui est quoi qu'il en soit d'aucun secours, puisqu'elle se rapporte à l'hypothèse où le conducteur d'un véhicule d'entreprise reste inconnu, ce qui n'est précisément pas le cas en l'espèce. Son grief doit ainsi être rejeté. Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer (art. 109 al. 3 LTF) à l'argumentation claire et convaincante de la cour cantonale concernant la violation simple des règles de la circulation relative à un stationnement illicite sur une place réservée aux handicapés (art. 90 al. 1 LCR cum; art. 27 al. 1 LCR; art. 65 al. 5 OSR et 79 al. 4 OSR).