Citation: 9C_9/2009 28.09.2009 E. 4

Ainsi que le recourant le relève à juste titre, la motivation du jugement attaqué est lacunaire sur la question de la révision de la rente (art. 17 LPGA). En effet, le tribunal cantonal a uniquement constaté que l'appréciation de l'expert mandaté par l'AI divergeait de celle des médecins traitants de l'intimée, ce qui l'a conduit à admettre que l'administration n'était pas en droit de réviser la rente. Si la juridiction cantonale a certes pris position sur la controverse, comme elle doit le faire lorsqu'elle établit les faits déterminants conformément à l'art. 61 let. c LPGA, elle a en revanche manqué à son obligation d'exposer clairement les raisons qui l'ont amenée à adopter une solution plutôt qu'une autre, ainsi que l'art. 61 let. h LPGA le prescrit. Il s'ensuit que le Tribunal fédéral ne dispose pas d'éléments suffisants pour dire si les preuves ont été administrées et (en particulier) appréciées conformément à l'art. 61 let. c LPGA, ainsi qu'il doit l'examiner d'office (art. 106 al. 1 LTF). Par ailleurs, les juges cantonaux n'ont pas cherché à savoir, dans le cadre de leur examen de la légalité de la décision du 24 janvier 2008, si le degré de l'invalidité avait été affecté par une modification des circonstances personnelles de l'intimée, singulièrement par le temps désormais consacré aux tâches ménagères et à l'exercice d'une activité lucrative (voir les résultats de l'enquête économique du 19 mars 2007, en particulier le ch. 2b).