Citation: 6B_1047/2008 20.03.2009 E. 6

Le recourant a encore été condamné pour avoir été porteur d'un couteau dont le mécanisme d'ouverture peut être actionné d'une seule main. Le fait que ce couteau était effectivement doté d'un tel mécanisme a été établi en première instance sur la base d'un rapport du 20 juillet 2007 émanant du Bureau des armes de la police cantonale vaudoise (jugement de première instance, ad cas 5, p. 8). En se bornant à objecter que cet instrument a été détruit en cours d'enquête, le recourant ne démontre pas en quoi il aurait été arbitraire de se rallier aux conclusions des spécialistes de la police vaudoise. Le grief d'arbitraire est infondé. On peut ensuite constater à l'examen du rapport du Bureau des armes précité, qui contient notamment une planche photographique montrant cinq types de couteaux à ouverture d'une main et un descriptif des mécanismes ad hoc, que les particularités de ces objets (trous dans la lame, molettes, ergots, absence de résistance à l'ouverture de la lame, etc.) renseignent immédiatement sur leur fonctionnalité. Leur détenteur ne peut pas sérieusement prétendre ignorer la possibilité d'une telle manipulation. On peut compléter d'office sur ce point les constatations de fait de l'arrêt cantonal (art. 105 al. 2 LTF). Le grief est infondé sous cet angle également. Enfin, quiconque ne sait ni ne peut savoir au moment d'agir que son comportement est illicite n'agit pas de manière coupable. Le juge atténue la peine si l'erreur était évitable (art. 21 CP). Cette disposition règle le cas où l'auteur se trompe sur le caractère illicite de l'acte. Pour qu'il y ait erreur sur l'illicéité, il faut que l'auteur ait agi alors qu'il se croyait en droit de le faire, question qui relève de l'établissement des faits. En l'espèce, en soutenant n'avoir pas su que le port d'un tel couteau était interdit, le recourant s'écarte de manière inadmissible de l'état de fait de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), qui ne constate rien de tel. Au demeurant, lorsque le doute est permis quant à la légalité d'un comportement, l'auteur doit, dans la règle, s'informer de manière plus précise auprès de l'autorité compétente (ATF 129 IV 6 consid. 4.1 p. 18 et les références citées). Le recourant ne peut dès lors rien déduire en sa faveur d'une prétendue erreur de droit. Le grief est infondé dans la mesure où il est recevable.