Citation: 5A_202/2022 E. 4.4

4.4. L'arrêt entrepris constate que la crédirentière a produit, en première instance, plusieurs certificats médicaux établis par son psychiatre traitant attestant de son incapacité de travailler à un taux supérieur à 80%, soit: un certificat du 4 novembre 2019 couvrant la période du 1er février 2019 au 31 mars 2020, un autre, du 16 avril 2020, couvrant la période du 1er avril 2020 au 30 juin 2020 et un dernier, du 25 juin 2020, couvrant la période du 1er juillet 2020 au 30 septembre 2020. Il ressort de ces documents que l'état de santé de la patiente ne permet pas de poser un diagnostic avant le printemps, puis l'été et enfin la rentrée 2020, et qu'un nouveau certificat sera établi à ces échéances. Selon l'autorité cantonale, aucune attestation n'a certes été fournie pour les périodes postérieures au 30 septembre 2020. Les problèmes de santé de la crédirentière ont toutefois été attestés médicalement. De plus, son incapacité de travail de 20% a duré en tout cas plus d'un an et demi et son médecin a indiqué que l'état de santé de sa patiente ne permettait pas de poser un diagnostic. On peut en déduire, à l'instar du Tribunal civil, que l'atteinte à sa santé n'est pas de nature passagère, de sorte qu'il semble peu probable qu'elle puisse, à terme, exercer une activité lucrative à un taux supérieur à 80%. L'autorité cantonale considère par ailleurs qu'au moment de la séparation, l'épouse était âgée de 46 ans et n'avait pas travaillé pendant vingt ans; elle a alors acquis une formation de secrétaire médicale et trouvé un emploi à 30%. Compte tenu de toutes les circonstances du cas d'espèce, notamment du parcours professionnel de l'intéressée, le raisonnement du Tribunal civil selon lequel il peut être attendu d'elle une augmentation de son taux d'activité à 80%, au vu de ses problèmes de santé, ne prête pas le flanc à la critique et les efforts qu'elle a accomplis pour assumer partiellement son entretien apparaissent suffisants.