Citation: 6B_1263/2018 E. 2.2

2.2. A l'instar des premiers juges, la cour cantonale a retenu que le recourant louait deux logements, dont une chambre qu'il utilisait principalement comme lieu d'entreposage. Parmi les biens saisis lors de la perquisition figurait toute la panoplie nécessaire aux trafiquants de drogue, ce à quoi il convenait d'ajouter le matériel saisi chez son comparse A.________. Les traces ADN du recourant trouvées sur des emballages de drogue saisis dans la cave de A.________ signifiaient qu'il l'avait manipulée. La cour cantonale en a déduit, à l'instar des premiers juges, que le stock saisi chez ce dernier lui avait été fourni par le recourant, lequel lui avait envoyé de l'argent et avait utilisé son adresse lors de certains transferts d'argent. Se fondant sur la motivation du jugement de première instance, les juges cantonaux ont retenu que le trafic portait sur les 785,5 g bruts de cocaïne (153,9 g nets) saisis dans la chambre que le recourant louait et à son domicile, ainsi que 1,554 kg brut (613,1 g nets) retrouvés chez A.________ que le recourant fournissait de manière exclusive. A ces quantités s'ajoutait la drogue vendue avant la perquisition dont les bénéfices ont été estimés à 59'570 fr. correspondant à la somme saisie chez le recourant, à savoir une quantité de cocaïne de l'ordre de 5,95 kg bruts (bénéfice de 100 fr. par 10 g vendus). S'agissant des différentes sommes d'argent saisies, la cour cantonale n'a pas jugé convaincantes les explications du recourant, selon lesquelles, un tiers lui aurait remis 70'000 USD pour acheter des couches-culottes qui lui auraient coûté un peu plus de 20'000 francs. L'accord sur une livraison de couches-culottes depuis la Turquie en Angola n'était certes pas exclu, toutefois, il n'était pas crédible que le recourant reçoive une somme trois fois supérieure à celle nécessaire pour ce commerce, sans projet concret d'affectation pour le solde. Il était en outre invraisemblable que le recourant eût réalisé un bénéfice de plus de 7'000 fr. sur une livraison de couches-culottes ayant coûté 20'000 francs. Sur cette base, les juges cantonaux ont considéré qu'il ne faisait aucun doute que les sommes d'argent retrouvées chez le recourant et chez son comparse étaient issues du trafic de produits stupéfiants. En définitive, la cour cantonale a retenu que, depuis le mois d'août 2012 à tout le moins et jusqu'au 23 juin 2016, date de leur interpellation, le recourant et son comparse s'étaient livrés à un trafic de stupéfiants portant sur un peu plus de 8 kg bruts de cocaïne, à savoir un peu moins de 3 kg nets. Elle a ainsi confirmé la condamnation du recourant pour infraction grave à la LStup. Elle a en outre confirmé la confiscation des montants saisis lors des perquisitions (art. 70 CP).