Citation: 6B_978/2021 E. 6.5.2

6.5.2. La critique du recourant est vaine lorsqu'il allègue que le jugement entrepris n'expliquerait pas le poids accordé à chacun des éléments d'atténuation cités et n'indiquerait pas comment ni dans quelle mesure il serait tenu compte d'une violation du principe de la célérité. En effet, les juges d'appel ont exposé qu'ils tenaient compte de la violation du principe de la célérité, ainsi que de la circonstance atténuante liée à l'écoulement du temps selon l'art. 48 let. e CP, par une diminution de peine "globale", qui les a conduits en définitive à prononcer une peine de 150 jours-amende à l'encontre du recourant, soit une réduction globale d'un sixième. Une telle manière de faire échappe en soi à la critique au regard de la jurisprudence (cf. consid. 6.2.4 in fine et 6.2.5 in fine supra). En revanche, force est de constater avec le recourant que les violations du principe de la célérité - en particulier lorsque le recourant était encore en détention provisoire, puis sous le coup de mesures de substitution - ont conduit à un prolongement considérable de la durée de la procédure avant sa brusque accélération pour éviter la prescription de l'action pénale. Dans ces conditions, une diminution de peine de seulement un sixième apparaît d'emblée difficilement justifiable. Elle ne l'est en tout cas plus dans la mesure où elle est censée tenir compte également de la circonstance atténuante liée à l'écoulement du temps selon l'art. 48 let. e CP. En effet, au moment déterminant du jugement d'appel du 16 juin 2021 (cf. consid. 6.2.3 supra), le délai de prescription de l'action pénale - qui a cessé de courir avec le jugement de première instance (cf. art. 97 al. 3 CP) - était dépassé depuis presque dix-huit mois, de sorte que la diminution globale de peine accordée par la juridiction cantonale apparaît manifestement insuffisante.