Citation: 1B_350/2009 26.01.2010 E. 1

2.4 Dans des considérations subsidiaires - et qui, à ce titre, ne sont nullement en contradiction avec ce qui précède -, la cour cantonale a aussi estimé que les déclarations du recourant n'étaient pas crédibles et que ses allégations de partialité étaient purement subjectives. Ces considérations ne sont, elles non plus, pas arbitraires. Le recourant se bornait à affirmer que le substitut lui avait donné des cours d'appui de droit, plus de dix ans auparavant, ce qui ne constitue pas un motif de récusation. Le recourant laissait aussi entendre qu'il aurait été à l'origine du licenciement de l'intéressé, mais l'existence même d'un tel licenciement, contesté par le Substitut, n'est pas démontrée. Aucune des allégations du recourant n'est étayée par le moindre indice objectif. Le Substitut explique pour sa part qu'il n'avait aucun souvenir du recourant avant le dépôt de la demande de récusation, ce qui paraît crédible, compte tenu du temps écoulé. 2.5 Le recourant estime enfin que le dépôt d'une plainte pénale ne laisserait plus de doute quant à l'animosité du magistrat à son égard. Il s'agit d'un fait nouveau, intervenu le 9 novembre 2009, soit après le prononcé de l'arrêt cantonal, qui ne peut être pris en considération en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. Même recevable, un tel fait ne changerait rien à l'issue de la cause. En effet, le dépôt de la plainte pénale - uniquement motivé par les allégations contenues dans la demande de récusation - est postérieur aux observations faites par le Substitut au recours cantonal. Or, il s'agit de l'unique intervention de ce magistrat dans la procédure pénale.