Citation: 6B_735/2021 E. 4.3.1

4.3.1. En invoquant l'arrêt Murray c. Pays-Bas pour se plaindre de l'absence d'évolution et d'ouverture de son régime carcéral, le recourant développe une argumentation sur des points qui se révèle pour l'essentiel exorbitants à l'objet du litige et dont la recevabilité s'avère ainsi douteuse, puisque celui-ci demeure quoi qu'il en soit circonscrit à la question de son transfert dans un autre établissement pénitentiaire. En tout état, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant persiste, y compris après le précédent arrêt rendu par le Tribunal fédéral au sujet de son transfert à l'EEPB, à refuser de participer à une démarche expertale et à une évaluation criminologique. Il a ainsi refusé de participer à l'élaboration du bilan de phase établi en mai 2020 par la Direction de l'EEPB. S'il se prévaut du préavis établi le 20 août 2020 par la criminologue de l'EEPB, en ce qu'elle évoque l'hypothèse d'un placement dans un cadre plus souple et plus responsabilisant, le recourant semble perdre de vue que ce même préavis mentionne notamment, comme déjà relevé, l'importance pour le recourant de collaborer avec les intervenants pour permettre d'objectiver la problématique du risque de récidive et de fuite et de permettre une éventuelle évolution de sa situation pénale. Ce préavis fait du reste écho à l'avis de la CIC du 7 juillet 2020, qui relevait que le recourant ne dérogeait jamais à la règle qu'il s'était fixée de refuser toute évaluation ou investigation, avant de parvenir à la conclusion que seul un maintien dans un établissement fermé avec une sécurité élevée était envisageable. Il s'ensuit que les griefs que soulève le recourant, en tant qu'ils se rapportent à son régime carcéral, doivent être rejetés dans la mesure où ils sont recevables.