Citation: 2A.119/2002 11.12.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a p. 48; 128 IV 137 consid. 2 p. 139 et les arrêts cités). 1.1 Déposé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi contre une décision prise par une autorité statuant en dernière instance cantonale et fondée sur le droit public fédéral, le présent recours est recevable en vertu des art. 97 ss OJ, ainsi que de la règle particulière de l'art. 24 de la loi fédérale du 8 novembre 1934 sur les banques et les caisses d'épargne (loi sur les banques, LB; RS 952.0). 1.2 Le droit de recours suppose, conformément à la jurisprudence relative à l'art. 103 let. a OJ, un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision attaquée (ATF 128 II 34 consid. 1b p. 36). En l'occurrence, le recours porte sur les chiffres 5, 7 et 8 du dispositif de la décision de la Commission fédérale des banques. Le chiffre 5 concerne le blocage des comptes bancaires de A.________, les chiffres 7 et 8 les honoraires de l'observateur et les frais de procédure mis à la charge, solidairement entre eux, de A.________, de B.________ en liquidation et de C.________. Ceux-ci sont donc atteints par les chiffres 5, 7 et 8 du dispositif de la décision attaquée et ont un intérêt digne de protection à ce qu'ils soient annulés ou modifiés. Ils ont ainsi qualité pour recourir au sens de l'art. 103 let. a OJ. En revanche, les points précités du dispositif ne concernent pas D.________. Celle-ci n'a donc pas qualité pour recourir. Partant, son recours est irrecevable. 1.3 Bien qu'elle soit indépendante de l'administration, la Commission fédérale des banques n'est pas une autorité judiciaire au sens de l'art. 105 al. 2 OJ. Le Tribunal fédéral peut donc revoir librement les constatations de fait retenues dans la décision attaquée (art. 104 lettre b OJ en relation avec l'art. 105 al. 2 OJ; ATF 116 Ib 73 consid. 1b p. 78; 115 Ib 55 consid. 2a p. 57). 1.4 Dans le cadre d'un recours de droit administratif en matière de surveillance des banques, les recourants ne peuvent invoquer l'inopportunité de la décision attaquée (art. 104 let. c OJ a contrario). Ils peuvent en revanche faire valoir une violation du droit fédéral, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (art. 104 let. a OJ; ATF 128 II 56 consid. 2a p. 60), ainsi que la constatation incomplète ou inexacte des faits pertinents (art. 104 let. b OJ). Le Tribunal fédéral vérifie d'office l'application du droit fédéral, qui englobe les droits constitutionnels des citoyens (ATF 128 II 56 consid. 2b p. 60; 126 V 252 consid. 1a p. 253 et la jurisprudence citée). Comme il n'est pas lié par les motifs que les parties invoquent (art. 114 al. 1 in fine OJ), il peut admettre le recours pour d'au- tres raisons que celles avancées par les recourants ou, au contraire, le rejeter pour d'autres raisons que celles retenues dans la décision attaquée (ATF 127 II 264 consid. 1b p. 268 et les arrêts cités). 1.5 Le Tribunal fédéral vérifie notamment si les conditions de l'intervention de la Commission fédérale des banques sont réunies. C'est là une question juridique qu'il examine en principe librement, tout en s'imposant une certaine retenue lorsque le litige porte sur des questions techniques que l'autorité inférieure est plus apte à résoudre en raison de son expérience en la matière. De plus, la Commission fédérale des banques dispose d'une relative liberté dans l'appréciation des circonstances du cas particulier (ATF 121 II 147 consid. 3a p. 148 et les arrêts cités).