Citation: 6B_566/2022 E. 2.6

2.6. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la possibilité qu'il soit condamné à une peine pécuniaire ou à un travail d'intérêt général, ni en quoi ces peines ne seraient pas exécutables. Il sied d'abord de relever que, s'agissant du travail d'intérêt général, le recourant semble perdre de vue que l'ancien art. 37 al. 1 CP, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2017, qui prévoyait qu'à la place d'une peine privative de liberté de moins de six mois ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au plus, le juge pouvait ordonner, avec l'accord de l'auteur, un travail d'intérêt général de 720 heures au plus, a été abrogé. Depuis lors, le travail d'intérêt général est régi par l'art. 79a CP, disposition figurant parmi celles du Titre 4 du Code pénal, relatif à l'exécution des peines, le législateur suivant en cela le souhait de la majorité des cantons, qui avait demandé que le travail d'intérêt général constituât une forme d'exécution de peine plutôt qu'un genre de peine en tant que tel (cf. Message du Conseil fédéral relatif à la modification du code pénal et du code pénal militaire [Réforme du droit des sanctions] du 4 avril 2012, FF 2012 4385, spéc. p. 4392 et 4401; arrêt 6B_1231/2020 du 12 mai 2021 consid. 1.5.1). Par ailleurs, l'art. 41 al. 1 CP a également été modifié depuis le 1er janvier 2018 (cf. supra consid. 2.2 et infra consid. 3.2). En l'occurrence, contrairement à ce que soutient le recourant, on comprend de la motivation de la cour cantonale que, pour des motifs de prévention spéciale, seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée. Cette appréciation apparaît conforme au droit fédéral (cf. supra consid. 2.2), étant précisé que le recourant a déjà été condamné par le passé à deux reprises à des peines pécuniaires pour le même type d'infractions et n'a, malgré cela, pas hésité à continuer à employer illégalement C.________. Le grief du recourant est dès lors rejeté.