Citation: 4A_219/2009 25.09.2009 E. 3

La présence de deux grues sur le chantier a été plus longue que celle initialement prévue. En lien avec ce complément d'installation, les recourantes ont, en procédure cantonale, réclamé le paiement d'un montant arrêté à 201'000 fr., plus intérêts. Cette prétention a été entièrement rejetée par l'instance cantonale. Les magistrats vaudois ont constaté qu'il n'est pas possible, au vu des éléments allégués et de l'expertise, de déterminer avec précision la durée contractuelle relative à l'utilisation des grues et que, par conséquent, la preuve du dépassement de cette durée n'a pas été apportée. De même, ils ont arrêté que la valeur du travail complémentaire n'a pas été démontrée à satisfaction, puisque les éléments au dossier ne permettaient pas d'établir la quotité des coûts supplémentaires; les juges ont notamment considéré que l'évaluation de l'expert n'était pas probante sur ce point et qu'ils ne pouvaient donc la suivre. Il s'agit là de questions d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, qui auraient dû être soulevées dans le cadre d'un recours en nullité cantonal, et non pas de questions relevant du droit fédéral. Il s'ensuit que, sur le sujet, les magistrats cantonaux ne sauraient avoir fait une application erronée de l'art. 374 CO. Il en va de même de l'art. 8 CC, également dénoncé par les recourantes, dès lors que cette disposition ne régit pas comment les preuves doivent être appréciées (ATF 131 III 222 consid. 4.3 p. 226; 129 III 18 consid. 2.6 p. 24 s.). Ainsi, l'argumentation des recourantes, qui consiste pour l'essentiel à soutenir, sous l'angle d'une violation du droit fédéral, que l'existence d'un dépassement dans la mise à disposition des installations de chantier et la valeur « contractuelle » de ce dépassement ont été établies à satisfaction et que, par conséquent, les magistrats cantonaux disposaient des éléments nécessaires pour fixer le coût des installations supplémentaires au sens de l'art. 374 CO, est vaine.