Citation: 4C.250/1999 03.02.2000 E. 5

5.- Le défendeur fait également valoir que le loyer est usuraire, ce qui entraînerait à ses yeux la nullité partielle du contrat. Cette question peut demeurer indécise en l'espèce. En effet, même si l'on adoptait l'argumentation du défendeur, la nullité ne serait que partielle. Il s'ensuit que le sous-locataire aurait dû continuer à payer régulièrement le loyer licite. A l'instar de ce qui a été dit au sujet de l'invalidation partielle, le locataire est en demeure faute d'avoir payé pendant la période concernée la part due du loyer, ce qui justifie la décision d'expulsion. Les montants dont il s'est acquitté précédemment ne peuvent fonder qu'une créance à raison de l'enrichissement illégitime. Une telle créance ne peut éteindre l'obligation de payer le loyer licite qu'en cas de déclaration de compensation, qui n'est pas intervenue en l'espèce. 6.- En conclusion, le présent recours ne peut qu'être rejeté. Le défendeur supportera les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ) et versera des dépens aux demandeurs (art. 159 al. 1 OJ). Par ces motifs, l e T r i b u n a l f é d é r a l :