Citation: M 7/06 04.09.2006 E. 3

3.1 Dans son rapport du 20 juin 2005, le docteur N.________ a notamment attesté d'un status normal, en particulier les tympans étaient entiers, mobiles et brillants. Il a localisé les acouphènes à environ 4000 Hz avec un seuil de 65 décibels, soit 20 décibels au-dessus du seuil de l'audition (4000 Hz à 45 décibels). De fortes intensités, elles provoquaient chez l'intéressé des troubles du sommeil, de la fatigue et des troubles dépressifs. Sur le plan psychiatrique, le docteur D.________ n'a fait état d'aucun changement majeur par rapport au status de structure de la personnalité existant en 1998. Il a cependant indiqué que l'intéressé était davantage « embêté » qu'à l'époque par ses acouphènes, « plus compensés et moins supportables » (rapport du 15 novembre 2004). 3.2 Certes, les acouphènes mesurés en juin 2005 par le docteur N.________ se situent, par rapport au seuil de l'audition, quelques décibels au-dessus de ceux établis en 1998. Toutefois, comme l'ont relevé à raison les premiers juges, l'ampleur de l'atteinte ne correspond pas nécessairement à l'intensité et à la fréquence du son déterminées au moyen de l'audiographie, mais dépend de sa perception subjective (cf. jugement entrepris, p. 8 consid. 6 et la référence citée). Aussi, le recourant ne saurait-il rien déduire de cette constatation. 3.3 En outre, à l'époque de la décision d'octroi de la rente pour atteinte à l'intégrité, l'intéressé percevait déjà les acouphènes de manière très forte, les situant entre 7 et 8 sur une échelle de 10 niveaux. Il présentait aussi des troubles du sommeil et épisodiquement une humeur dépressive (cf. rapport du docteur R.________ du 23 juin 1998; rapports du docteur N.________ des 14 juin et 19 juillet 1996). Le docteur R.________ qualifiait déjà ses troubles auditifs de complexes et très graves dans leurs conséquences (rapport du 23 juin 1998). Cela étant et dans la mesure où le recourant n'explique pas en quoi les acouphènes dont il souffre se révèlent moins supportables qu'auparavant, l'existence d'une aggravation notable doit être niée, d'autant que sur le plan psychiatrique, il ne présente aucun changement majeur.