Citation: 9C_567/2019 E. 5.2

5.2. L'argumentation du recourant sur ce point n'est pas fondée. On ne saurait d'abord faire grief à la juridiction cantonale d'avoir nié le besoin de surveillance personnelle permanente en se basant sur des faits qui auraient été établis d'une façon manifestement incomplète ou inexacte. Cette autorité s'est effectivement référée explicitement à l'avis du docteur B.________ du 27 juillet 2017 et aux déclarations faites par l'assuré au cours de l'entretien téléphonique du 19 juin 2018. Les constatations cantonales tirées de ces éléments ne portent certes pas sur le risque de chutes lié à l'entrée ou à la sortie de la baignoire mais concernent uniquement le risque de chutes lié à l'accroissement de la fatigue quotidienne. L'état de fait, en tant que le tribunal cantonal n'a pas relevé le risque de chute lié à l'entrée et à la sortie de la baignoire (évoqué par le recourant dans sa demande de prestations du 8 mars 2016) ne nécessite cependant pas d'être corrigé. Le risque en question n'a en effet aucune incidence sur le sort du litige (cf. consid. 1). Dans la mesure où le besoin d'aide pour l'acte "faire sa toilette" a déjà été admis, on ne saurait en plus retenir un besoin de surveillance personnelle permanente pour éviter des chutes au moment de la réalisation de cet acte (arrêt U 324/05 du 5 décembre 2005 consid. 1.4; cf. arrêt 9C_831/2017 du 3 avril 2018 consid. 3.1 et les références). S'agissant du risque de chutes lié à l'augmentation de la fatigue au cours de la journée et de la fréquence de ces dernières, il ressort des constatations cantonales que le docteur B.________ en était pleinement conscient dans son analyse des actes "se lever, s'asseoir ou se coucher" et que l'assuré avait bien indiqué que les chutes ne survenaient pas régulièrement de sorte qu'on ne saurait retenir une constatation incomplète des faits à cet égard. La référence à l'avis du docteur C.________ du 1er février 2019 ne peut rien changer à ces constatations dans la mesure où il mentionne une péjoration de l'état de santé de son patient quant à l'autonomie et à la marche à l'intérieur et à l'extérieur de l'appartement par rapport aux observations du docteur B.________. Son rapport établi en février 2019 reflète ainsi la situation médicale au moment de la consultation du 31 janvier 2019, postérieure à la décision administrative. Cette situation ne doit donc pas être prise en compte dans le cadre du présent litige (sur l'état de fait déterminant, cf. ATF 130 V 445 consid. 1.2.1 p. 447; 129 V 1 consid. 1.2 p. 4) mais pourrait justifier une demande de révision. On ne saurait par ailleurs faire grief au tribunal cantonal d'avoir violé le droit fédéral. Selon la jurisprudence, des chutes et le besoin corrélatif d'aide pour se relever fondent en principe un besoin de surveillance d'ordre général qui ne saurait être assimilée à la surveillance personnelle permanente prévue par l'art. 37 al. 2 let. b RAI (arrêt I 389/82 du 29 novembre 1983 consid. 2c, in RCC 1984 p. 368; arrêt H 148/06 du 7 août 2007 consid. 5.2). Les arrêts 8C_158/2008 du 15 octobre 2018 et 9C_831/2017 du 3 avril 2018 ne sont d'aucune utilité au recourant dès lors que le Tribunal fédéral y a reconnu un besoin de surveillance personnelle permanente en cas d'atteintes à la santé sur le plan physique, psychique et mentale, notamment quand l'intéressé présentait un danger pour lui-même ou pour autrui. Or, à la différence de crises autistiques, de crises d'épilepsie ou de tout autre malaise dont le déclenchement est imprévisible et généralement indépendant de toutes circonstances, le risque accru de chutes est en l'espèce lié à une augmentation de la fatigue durant la journée et survient principalement dans des situations prévisibles nécessitant des mouvements ou des déplacements. Il est ainsi possible de prévenir, ou du moins d'atténuer, le risque de chutes notamment par l'utilisation de moyens auxiliaires.