Citation: 6S.3/2006 16.03.2006 E. 12

Se plaignant d'une violation des art. 63 et 177 CP, le recourant soutient que sa libération du chef d'accusation d'injure justifiait une réduction de peine. 12.1 Selon la jurisprudence, lorsqu'à la suite d'un recours, un élément d'appréciation retenu par les premiers juges est écarté, l'autorité ne peut maintenir la peine inchangée sans que cela ne soit justifié par une motivation particulière (ATF 117 IV 395 consid. 4 p. 397). 12.2 La Cour cantonale a constaté, notamment à la lecture de l'état de fait, que l'infraction d'injure dont elle a libéré le recourant n'avait eu qu'une influence minime, voire aucune influence sur la fixation de la peine, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de modifier celle-ci. Cette motivation suffit à maintenir la peine inchangée. En effet, le recourant a été condamné pour de nombreuses infractions particulièrement graves, comme la mise en danger de la vie d'autrui et la séquestration avec cruauté, passibles de la réclusion pour cinq ans, et d'autres infractions contre la vie, la santé et l'intégrité sexuelle (cf. supra consid. A). L'injure, abandonnée devant l'autorité de recours, est de moindre gravité et tout à fait secondaire par rapport à ces dernières. Son abandon ne saurait remettre en cause la peine initialement prononcée. Dans ces conditions, la solution de la Cour de cassation ne viole pas le droit fédéral. Le grief est donc infondé.