Citation: 1C_456/2007 30.04.2008 E. 3

Concernant toujours le garage souterrain, les recourants font grief au Tribunal administratif d'avoir admis la conformité à l'art. 39 bis al. 1 RPE sans vérifier si le volume enterré atteignait le minimum de ¾ prescrit par cette disposition. 3.1 Pour démontrer l'arbitraire de cette constatation, les recourants produisent un rapport rédigé le 14 décembre 2007 par un ingénieur, ainsi que des calculs effectués par l'un des recourants. De même, la municipalité dépose à l'appui de ses observations un rapport du géomètre H.________ daté du 18 février 2008. Il s'agit de moyens de preuve nouveaux au sens de l'art. 99 al. 1 LTF. Or, aux termes de cette disposition, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. Cette exclusion vaut notamment pour les faits et moyens de preuve postérieurs à la décision attaquée, lesquels ne peuvent être présentés dans le cadre d'un recours au Tribunal fédéral (Message précité du 28 février 2001, FF 2001 p. 4137; ATF 133 IV 342 consid. 2.1 et les références citées). Une exception n'est admise que dans les cas où c'est la décision de l'autorité précédente qui justifie pour la première fois de soulever ces moyens (Message précité, FF 2001 p. 4137; arrêt 6B_52/2007 du 17 mai 2007, consid. 2), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Il est donc exclu de prendre en compte les documents précités, qui ont été établis après la reddition de l'arrêt attaqué. 3.2 Quant au grief lui-même, il n'est certes pas nouveau puisque les recourants prétendaient déjà devant le Tribunal administratif que le garage ne respectait pas « la règle des 75% ». Il est vrai que la réponse qu'ils ont obtenue sur ce point est laconique, mais ils ne se plaignent pas d'un défaut de motivation à cet égard. Au demeurant, leur grief était formulé de manière très générale parmi de nombreuses autres critiques, de sorte qu'on ne peut pas reprocher à l'autorité intimée d'avoir omis de donner des précisions chiffrées quant aux proportions du garage effectivement enterrées. Pour le surplus, les recourants ne sauraient présenter pour la première fois devant le Tribunal fédéral une argumentation détaillée, reposant sur des valeurs précises qui n'avaient pas été évoquées devant l'instance précédente. En effet, dans le cadre d'un examen du droit cantonal sous l'angle de l'arbitraire, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de se pencher sur des allégués détaillés nouvellement présentés, se fondant de surcroît sur des moyens de preuve nouveaux qui ne peuvent pas être pris en considération. Si les recourants voulaient discuter dans le détail l'appréciation du volume enterré, ils devaient le faire devant l'instance cantonale. Dans ces conditions, sur le vu du dossier constitué devant le Tribunal administratif, on ne saurait considérer que la constatation de cette autorité selon laquelle la proportion de ¾ prescrite par l'art. 39 bis al. 1 RPE était respectée soit manifestement insoutenable.