Citation: 1B_129/2021 E. 1

Cette appréciation peut également être confirmée. Aucun des arguments développés par la recourante ne permet de la remettre en cause. Certes, l'issue de la procédure ouverte contre le docteur D.________ peut ne pas être dénuée de tout effet sur certaines des causes concernant la recourante où elle a produit les certificats médicaux litigieux (cf., dans la mesure de sa recevabilité vu l'art. 99 al. 1 LTF, l'ordonnance du 8 février 2021 du Ministère public fribourgeois produite par la recourante [cause F_04]). Cela étant, une telle conséquence résulte de l'action pénale et ne saurait donc constituer, sans autre élément, un motif de récusation des magistrats qui pourraient en tenir compte dans leur appréciation, a fortiori du Procureur général qui ne participe plus à la procédure contre le docteur D.________ et qui a rendu antérieurement - en avril 2018 - son ordonnance de non-entrée en matière dans la cause F_82; cela vaut d'autant plus que la recourante ne soutient pas que la cause F_04 serait ou aurait été instruite par le Procureur général. On peine en outre à comprendre en quoi le comportement reproché à ce dernier en lien avec l'infraction spécifique examinée contre le docteur D.________ en 2019 (art. 318 CP, faux certificat médical) démontrerait sa prévention à l'encontre de la recourante dans la procédure F_82 : la recourante ne prétend ainsi pas que cela découlerait de l'examen d'infractions similaires, que celles-ci seraient reprochées à de mêmes protagonistes et/ou que les certificats médicaux litigieux auraient influencé l'issue de cette cause (cf. l'ordonnance de non-entrée en matière du 12 avril 2018 sur sa plainte pénale, le rejet de son recours le 26 mars 2019 par la Chambre pénale contre ce prononcé et l'irrecevabilité de celui déposé au Tribunal fédéral [arrêt 6B_588/2019 du 11 novembre 2019]). C'est également le lieu de relever que les critiques émises par la recourante contre le Procureur général dans le cadre de l'instruction de cette cause ont déjà été examinées et rejetées, dans la mesure de leur recevabilité, par le Tribunal fédéral le 25 septembre 2019 (cause 1B_233/2019); faute d'autres nouveaux éléments, il n'y a ainsi pas lieu de procéder à une nouvelle appréciation, notamment de l'ensemble des circonstances sous l'angle de prétendues erreurs lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs du magistrat. Enfin, la recourante ne soutient pas que ses droits auraient été violés dans la procédure F_73 instruite par le Procureur général, soit celle où son nom n'aurait pas été immédiatement mentionné en tant que prévenue; cette cause a en outre été classée en sa faveur (cf. l'ordonnance du 19 février 2020). Il est encore une fois rappelé à la recourante que la procédure de récusation n'a pas comme but de lui permettre de remettre en cause des décisions qui ne lui conviennent pas (cf. ATF 143 IV 69 consid. 3.2 p. 74 s.), que ce soit un classement, une ordonnance de non-entrée en matière (cf. notamment celle rendue dans la procédure F_82), l'approbation de l'un ou l'autre de ces prononcés par le Procureur général et/ou une procédure de transfert de for (cf. en particulier l'argumentation développée dans ses déterminations du 5 mai 2021). Elle n'ignore d'ailleurs pas que pour ce faire, elle peut utiliser les voies de droit ordinaire et, le cas échéant, celle de la révision si les conditions y relatives sont remplies.