Citation: 8C_579/2014 E. A

A.________ travaille en qualité d'associé-gérant de la société B.________ Sàrl. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Par déclaration d'accident LAA du 5 juin 2013, l'assuré a annoncé à la Vaudoise s'être fait mal au dos le 1 er juin précédent en manipulant et déplaçant un gaufrier de 25 kilos. L'assuré a été soumis à une imagerie par résonance magnétique (IRM) le 11 juin 2013 réalisée par le docteur C.________, spécialiste en radiologie. L'assuré a répondu le 16 juin 2013 à un questionnaire de la Vaudoise. Selon ses déclarations, il s'était fait mal au dos en rattrapant le gaufrier. Il déplaçait souvent des gaufriers mais cette fois-là l'appareil était tombé d'une table et il avait tout de suite ressenti des douleurs. Dans un rapport médical initial du 24 juin 2013 à l'attention de la Vaudoise, le docteur D.________, médecin traitant, a indiqué une contracture vertébrale ++, une raideur de la colonne lombaire, une paresthésie, une parésie du membre inférieur droit et diagnostiqué un "lumbago +/- entorse lombaire". Ultérieurement, il a attesté une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 18 août 2013, de 50 % du 19 août au 15 septembre 2013 et préconisé une reprise du travail à raison de 60 % dès le 16 septembre 2013 et de 100 % à compter du 1 er octobre suivant. Par lettre du 8 juillet 2013, la Vaudoise a accepté la prise en charge des frais de traitement et de l'incapacité de travail. Le 12 septembre 2013, une inspectrice de la Vaudoise a rencontré l'assuré, lequel a précisé les circonstances de l'événement du 1 er juin 2013. Il ressort du rapport, signé par l'assuré, que celui-ci nettoyait le gaufrier sur une table d'environ 80 centimètres de hauteur, lorsqu'un des pieds du gaufrier a basculé hors de la table. L'assuré a tenté de retenir l'appareil, les bras vers l'avant et le dos penché. Il est parvenu à retenir le gaufrier dans cette position, qu'il a maintenue durant à peine cinq secondes, puis a replacé l'appareil et ressenti des douleurs en se redressant. Par décision du 9 octobre 2013, confirmée sur opposition le 21 novembre suivant, la Vaudoise a refusé de prendre en charge les suites de l'événement du 1 er juin 2013. Elle a considéré que les conditions de l'accident n'étaient pas remplies et a constaté l'absence de lésion assimilée. Elle a conclu que c'était à tort qu'elle avait initialement alloué des prestations. Elle a toutefois renoncé à en réclamer la restitution.