Citation: U 43/00 21.08.2000 E. 1

d) Au vu de ce qui précède, il n'est donc en l'état pas possible - contrairement à ce que voudrait la recourante - de trancher le litige, en particulier de se prononcer sur la question de la causalité naturelle entre les troubles psychiques de l'intimée et son accident. Il se justifie par conséquent d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause aux premiers juges afin qu'ils aménagent une expertise psychiatrique. Celle-ci devra notamment poser un diagnostic précis sur la nature des troubles dont souffre l'intimée, dire si ceux-ci sont en relation de causalité naturelle avec l'accident assuré - en tenant en particulier compte de l'état préexistant et des facteurs étrangers à l'accident -, et enfin se prononcer sur le caractère invalidant de ces troubles. Après quoi les premiers juges rendront un nouveau jugement. C'est dans cette mesure que le recours est bien fondé.