Citation: 1P.34/2002 31.01.2002 E. B

X.________ a recouru le 18 décembre 2001 auprès de la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois. Le même jour, il a adressé au Président de cette juridiction une demande de mise en liberté: de nationalité suisse, exploitant un domaine agricole, remarié depuis 1999 avec une épouse qui le décrivait comme « aimant et attentionné », il s'était toujours présenté aux convocations, en dépit de la sanction encourue. Il n'y avait donc pas de risque de fuite. L'ordre public n'était pas menacé puisque depuis sa sortie de détention préventive, en décembre 1995, il se trouvait en liberté. Le risque de récidive était inexistant: X.________ menait depuis six ans une vie exemplaire et morale. Le 21 décembre 2001, le Président de la Cour de cassation a rejeté la demande de mise en liberté en reprenant pour l'essentiel les motifs de la Cour correctionnelle relatifs au risque de récidive. Le principe de la proportionnalité était respecté, vu la très courte durée de la détention préventive subie.