Citation: 4A_470/2020 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a constaté que C.________ Sàrl n'avait pas agi en qualité de représentant direct des recourants (art. 32 ss CO), ce qui implique qu'aucun contrat ne liait les recourants à l'intimée. Il est bien clair que ceci ne scelle pas le raisonnement. Cela étant, l'on peine à suivre celui qui a guidé les juges cantonaux. La citation de l'art. 39 al. 3 CO dans les considérants en droit de l'arrêt attaqué laisse entendre que ceux-ci se sont fondés sur cet article de loi pour procéder à la subsomption. Si tel était le cas, ceci s'avérerait erroné. En effet, cette disposition présuppose que C.________ Sàrl a agi vis-à-vis de l'intimée au nom et pour le compte des recourants, sans disposer des pouvoirs nécessaires ( falsus procurator). Or, comme la cour cantonale l'a souverainement constaté dans son arrêt, l'intimée n'a pas allégué régulièrement en procédure que C.________ Sàrl aurait déclaré agir au nom et pour le compte de ceux-ci. Ce fait n'est dès lors pas constant et l'art. 39 al. 3 CO inapplicable.