Citation: 1B_243/2008 23.09.2008 E. 2

Le recourant considère que la décision attaquée serait finale au sens de l'art. 90 LTF. Il n'en est rien. Est une décision finale au sens de cette disposition celle qui met un terme définitif à la procédure, qu'il s'agisse d'une décision sur le fond ou d'une décision qui clôt l'affaire en raison d'un motif tiré des règles de la procédure; est en revanche incidente la décision qui est prise pendant le cours de la procédure et ne représente qu'une étape vers la décision finale; elle peut avoir pour objet une question formelle ou matérielle, jugée préalablement à la décision finale (ATF 129 III 107 consid. 1.2.1; 123 I 325 consid. 3b; 122 I 39 consid. 1a/aa; 120 III 143 consid. 1a; 117 Ia 251 consid. 1a, 396 consid. 1 et les arrêts cités). Tel est le cas de la décision attaquée, qui se rapporte à l'administration des preuves durant l'instruction pénale et ne met pas un terme à la procédure. L'arrêt attaqué ne portant pas sur une question de compétence ou sur une demande de récusation (art. 92 LTF), il y a lieu de rechercher si les conditions posées à l'art. 93 LTF sont remplies. 2.1 Selon l'art. 93 al. 1 let. a LTF, les (autres) décisions incidentes peuvent faire l'objet d'un recours si elles sont susceptibles de causer un préjudice irréparable. Un préjudice irréparable, au sens de cette disposition, est un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 134 III 188 consid. 2.1 p. 190; 133 V 645 consid. 2.1 p. 647 et les références). En revanche, un dommage de pur fait, comme la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas considéré comme irréparable (ATF 133 IV 139 consid. 4 p. 141; 131 I 57 consid. 1 p. 59 et les arrêts cités). 2.2 En l'occurrence, le recourant n'explique pas en quoi le refus d'administrer certaines preuves serait susceptible de lui causer un dommage irréparable. S'il n'obtient pas gain de cause dans le cours ultérieur de la procédure pénale, il pourrait encore reprendre ses griefs à l'occasion d'un recours dirigé contre la décision finale. L'autre hypothèse visée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF (motifs d'économie de procédure) n'entre pas en ligne de compte.