Citation: 6B_690/2021 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant soutient, tout d'abord, que la peine privative de liberté ferme infligée n'aurait aucun effet bénéfique au regard de la prévention spéciale. Une peine assortie du sursis ou susceptible d'être exécutée par le biais d'un travail d'intérêt général aurait été plus adéquate de ce point de vue. Tout d'abord, il convient de relever que la cour cantonale s'est référée au besoin de prévention spéciale uniquement pour déterminer le genre de la peine, non sa quotité ou encore la question de savoir si elle devait être assortie ou non du sursis (cf jugement entrepris, consid. 9). Or, dans la mesure où la peine infligée était d'une quotité supérieure à six mois, un travail d'intérêt général n'entrait pas en considération (art. 79a al. 1 let. a CP). En outre, faute de discuter les conditions présidant à l'octroi du sursis complet ou partiel (cf. art. 42 et 43 CP), le recourant ne soulève pas de grief suffisamment motivé sous cet angle (cf. art. 42 al. 2 LTF). Ensuite, même à examiner le grief du recourant sous l'angle du genre de la peine, il sied de relever que l'argumentation du prénommé consiste en une rediscussion de sa situation personnelle, qu'il complète de ses propres considérations sur l'absence d'effet dissuasif qu'aurait sur lui la peine infligée. Il en va notamment ainsi lorsqu'il soutient que dans son esprit, sa peine avait d'ores et déjà été purgée avec les condamnations ultérieures dont il avait écopé, ce d'autant plus qu'il avait été détenu provisoirement pour des faits qui avaient été classés, estimant ainsi incompréhensible de devoir purger aujourd'hui une peine de 13 mois et 10 jours de prison pour des faits qui remontaient à 2017, ou que cette condamnation soit en lien avec son petit frère alors qu'ils avaient, malgré tout, toujours connu une bonne relation, ou encore qu'il s'efforçait de reprendre sa vie en main et cherchait du travail, sans succès compte tenu de son casier judiciaire et de son manque de formation. En ce sens, il se borne à opposer son appréciation à celle de la cour cantonale, mais n'établit pas en quoi celle-ci aurait violé son pouvoir d'appréciation. Au surplus, il n'était pas choquant de retenir que le besoin de prévention spéciale était élevé dans le cas du recourant eu égard aux éléments développés dans le jugement, à savoir que le prénommé avait déjà occupé les autorités de poursuite pénale à de nombreuses reprises malgré son jeune âge, qu'il avait récidivé par des actes violents quelques mois après avoir pris connaissance de sa condamnation en première instance et que les deux autres récidives commises en procédure ne l'avaient pas conduit à modifier son attitude consistant à se montrer physiquement agressif en cas de forte contrariété, de sorte qu'une peine pécuniaire n'aurait de toute évidence pas un impact suffisamment fort sur l'intéressé pour le dissuader de toute récidive violente. La cour cantonale pouvait en particulier en déduire, sans violer le droit fédéral, qu'une peine privative de liberté s'imposait, sous l'angle de la prévention spéciale, pour sanctionner l'infraction de tentative de lésions corporelles graves.