Citation: 6F_2/2019 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le requérant reproche au Président de la Cour de droit pénal Christian Denys d'avoir rendu sa décision de manière "subjective et partiale", ce qu'il déduit du fait que, dans l'arrêt du 1er février 2019, l'assistance judiciaire lui a été refusée car ses conclusions étaient vouées à l'échec. Selon la jurisprudence, le juge qui a déjà rendu une décision défavorable au recourant, par exemple refusé de lui accorder l'assistance judiciaire, ne peut être accusé de prévention pour ce seul motif (cf. arrêt 6F_24/2016 du 22 septembre 2016 consid. 2.2 et les références citées). Partant, on ne voit pas en quoi la décision de refus d'assistance judiciaire en raison de l'absence de chances de succès du recours, soit en l'absence de l'une des conditions expressément prévues par la loi à cet égard (cf. art. 64 al. 1 LTF), pourrait fonder un soupçon de prévention au sens de l'art. 34 al. 1 let. e LTF. Le requérant n'établit donc nullement que la cause 6B_42/2019 aurait été tranchée au mépris d'un motif de récusation. La demande de révision se révèle mal fondée sur ce point. Il est rappelé que les membres d'un collège ayant rendu un arrêt peuvent valablement statuer sur la demande de révision de celui-ci (cf. arrêts 6F_41/2018 du 21 décembre 2018 consid. 1.3; 9C_248/2018 du 19 septembre 2018 consid. 1 et les références citées; 6F_8/2015 du 30 avril 2015 consid. 3). Compte tenu de l'inconsistance de l'argumentation du requérant concernant les motifs qui auraient dû, selon lui, conduire à la récusation du Président de la Cour de droit pénal Christian Denys, ce dernier peut prendre part au présent arrêt.