Citation: 2C_643/2014 E. B

Par décision du 13 août 2013, le Service des migrations de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Service des migrations) a révoqué l'autorisation d'établissement de l'intéressé. Sur recours, le Département de l'économie et de l'action sociale de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Département) a confirmé cette décision le 28 janvier 2014. A.________ a contesté ce prononcé devant la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal cantonal). Par arrêt du 12 juin 2014, le Tribunal cantonal a rejeté le recours de l'intéressé. Après avoir notamment écarté, par appréciation anticipée, des requêtes de preuves testimoniales, il a en substance jugé que les actes de A.________ représentaient une atteinte très grave à la sécurité et à l'ordre publics et que les liens avec son fils et son épouse, la longue durée de son séjour en Suisse, son comportement correct depuis la commission des dernières infractions, et son début d'intégration sociale ne permettaient pas de contrebalancer les actes commis, l'important risque de récidive et la persistance dans les agissements délictueux. Il a en particulier relevé l'importante quantité de cocaïne pure mise sur le marché par l'intéressé, soit une fois 37,7 grammes (condamnation en 2007) et une fois 397 grammes (condamnation en 2012), le fait que celui-ci avait agi dans un unique but financier et qu'il n'avait pas collaboré, ainsi que sa situation financière obérée (551'905 fr. de dettes accumulées en date du 11 avril 2013, dont 439'480 fr. ont donné lieu à des actes de défaut de biens).