Citation: 4C.436/1999 28.03.2000 E. 2

2.- La cour cantonale a considéré que la demanderesse ne possédait pas la qualité de débitrice. Elle a relevé à ce propos qu'il ressortait clairement de la procédure que celle-ci avait toujours agi vis-à-vis du défendeur et de H.________ comme représentante directe de son mari et que les deux architectes étaient parfaitement au courant de cette situation. Ainsi, le 13 mai 1991, le défendeur s'était adressé à l'époux de la demanderesse pour réclamer le paiement des 75'000 fr. et la correspondance échangée à cette occasion mettait en évidence que la demanderesse agissait comme représentante de son mari, que les architectes le savaient et qu'ils considéraient son époux comme leur débiteur. En outre, la reconnaissance de dette signée le 12 février 1987 s'inscrivait dans diverses relations financières nouées entre les architectes et B.________, ce dernier paraissant d'ailleurs même être l'un des acquéreurs des parcelles, sous le couvert de sa femme. Enfin, au cours des enquêtes, la demanderesse a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'elle avait servi de "prête-nom" à son mari. Parvenant à la conclusion que la demanderesse n'était pas la débitrice du défendeur, la cour cantonale n'a pas examiné si la somme litigieuse était due ou non.