Citation: 1C_246/2019 E. 4.4

4.4. Dans son écriture, pour renverser cette présomption, le recourant soutient que la conception d'un enfant en août 2013 avec la femme qui deviendra sa future épouse constitue l'événement extraordinaire qui aurait précipité la fin de son mariage; il ajoute que la révélation de cette aventure extraconjugale à son épouse en automne 2013 n'aurait plus permis de retour en arrière. Ces explications ne sont toutefois pas convaincantes et ne permettent pas de renverser la présomption établie. En particulier, elles sont contredites par son ex-épouse qui - dans ses réponses aux questions posées par l'autorité compétente - n'a pas évoqué d'événement particulier ayant mené au divorce, mais a indiqué qu'une accumulation de "petits riens" en était la cause. L'instance précédente pouvait à juste titre considérer que l'absence de toute tentative concrète de sauver son mariage ainsi que la relation extraconjugale durable entreprise par le recourant seulement quelques mois après l'octroi de la naturalisation facilitée avec une compatriote qui lui avait très rapidement donné un premier enfant, tout comme la relation extraconjugale entamée par son ex-épouse dès 2013 avec son futur mari, confirmaient que l'union entre les ex-époux ne présentait pas la stabilité requise au moment déterminant.