Citation: 1C_48/2021 E. A

Entre le 3 juin et le 4 juillet 2016, le Département neuchâtelois du développement territorial et de l'environnement (ci-après: DDTE ou le département) a mis à l'enquête publique le plan d'affectation cantonal "Parc éolien de la Montagne-de-Buttes" (ci-après: PAC). Selon le rapport établi au sens de l'art. 47 OAT (RS 700.1) et le rapport d'impact sur l'environnement (ci-après: rapport d'impact ou encore RIE) du 17 avril 2016, le périmètre d'implantation du parc éolien projeté s'étend sur la Montagne-de-Buttes, anticlinal se trouvant dans le Jura neuchâtelois, à l'ouest du canton de Neuchâtel, à la frontière avec la France, à une altitude moyenne de 1200 m; le périmètre s'étend sur les communes de Val-de-Travers, des Verrières et de la Côte-aux-Fées. Il est prévu d'autoriser 19 éoliennes d'une hauteur maximale totale avec pales de 180 m. Le projet inclut également les chemins d'accès, des aires de grutage, deux aires logistiques, un réseau de câbles souterrains, principalement le long de lignes électriques aériennes existantes. Les services cantonaux consultés ont préavisé favorablement le projet, mentionnant que le RIE répondait aux prescriptions sur la protection de l'environnement pour autant que les mesures proposées soient respectées. Le projet entraîne un défrichement d'un peu plus 100'000 m 2, dont près d'un tiers à titre définitif. Le 31 juillet 2018, l'Office fédéral de l'environnement (ci-après: OFEV) a formulé un avis positif quant au défrichement engendré par le projet et le reboisement de compensation. Selon le RIE et les plans versés au dossier, l'essentiel du défrichement (provisoire) interviendra en cours de chantier et sur des pâturages boisés (cf. RIE, tableau 35, p. 129, ch. 8.5, p. 176; Plan de défrichement: Variante 2 - P19, du 15 mars 2016); en exploitation, les aménagements prévus auront aussi pour l'essentiel une emprise sur des pâturages boisés; l'impact réel définitif sur les forêts demeurera relativement modeste ( ibid.). L'OFEV demandait néanmoins et notamment l'élaboration d'un concept global des matériaux terreux et une analyse des effets sur l'aigle royal ainsi qu'un ajustement de la mesure OISMIG-1 relative aux oiseaux migrateurs. Le 18 décembre 2018, l'OFEV a signalé au service cantonal compétent que les compléments apportés étaient adéquats.