Citation: 5A_126/2009 04.06.2009 E. 2

Reste à déterminer si le recours est recevable en tant que recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF). 2.1 Le recours constitutionnel subsidiaire ne peut être formé que pour la violation de droits constitutionnels (art. 116 LDIP) et le Tribunal fédéral n'examine la violation de tels droits que si un grief de ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF auquel renvoie l'art. 117 LTF). 2.2 L'arrêt attaqué repose sur deux motivations - principale et subsidiaire -, chacune d'entre elles suffisant à justifier la solution retenue. En premier lieu, les juges cantonaux retiennent que les droits fédératifs ne constituent pas une rétribution pour l'utilisation de l'image du joueur mais sont un salaire déguisé. A ce titre, ces droits font partie des créances que le travailleur peut faire valoir en vertu du contrat de travail et doivent être colloqués en première classe. Subsidiairement, la cour cantonale considère que même si l'on devait admettre que ces droits fédératifs constituent une redevance versée au joueur pour l'utilisation de son image, il conviendrait de les colloquer en première classe car, s'agissant de la gestion et de l'exploitation de l'image de l'intimé, il existait entre les parties un rapport de subordination caractéristique du contrat de travail. Il appartenait à la recourante de s'en prendre à chacune des motivations en faisant valoir qu'elle est contraire au droit (ATF 133 IV 119 consid. 6.3). Dès lors que la recourante est limitée aux griefs constitutionnels (cf. consid. 2.1 supra), elle devait plus précisément démontrer que chacune de ces motivations porte atteinte à ses droits constitutionnels. En l'occurrence, elle se plaint certes d'une constatation arbitraire des faits au motif que l'autorité précédente a retenu que les droits fédératifs ne constituaient pas une redevance rétribuant la gestion de l'image du joueur. La recourante laisse toutefois intacte la motivation subsidiaire qui a conduit la cour cantonale à rejeter son appel. Concernant cette motivation, elle ne démontre nullement au moyen d'une argumentation répondant aux exigences de motivation (art. 106 al. 2 LTF applicable par renvoi de l'art. 117 LTF) que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire. Elle se borne à relever que tous les joueurs sont soumis à l'obligation de se livrer à des activités promotionnelles et publicitaires en faveur du club mais que seuls un nombre limité d'entre eux bénéficient d'un droit à l'image. Il s'ensuit que le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable.