Citation: 6B_634/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant objecte que la cour cantonale aurait omis de tenir compte d'un certain nombre d'éléments qui, selon lui, laissaient subsister un doute suffisant quant au fait qu'il aurait utilisé un couteau pour s'en prendre à B.________. Le recourant se prévaut en premier lieu du témoignage de C.________, qui a indiqué ne pas avoir vu de couteau. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas omis de prendre en compte cet élément. Elle a cependant considéré qu'il ne suffisait pas, à lui seul, à exclure que le recourant eût employé un couteau pour s'en prendre à B.________. Le recourant invoque ensuite l'absence de trace biologique appartenant à la victime sur le couteau suisse bleu retrouvé à proximité du lieu d'interpellation, à un endroit où, selon la cour cantonale, une arme blanche n'avait pas sa place, sauf à vouloir s'en débarrasser. Les juges précédents ont retenu que l'absence d'ADN de la victime sur le couteau en question n'était pas déterminante. Ils ont considéré que l'arme pouvait avoir été nettoyée, que l'ADN pouvait ne plus se trouver en quantité suffisante sur la lame, une fraction mineure d'ADN non interprétable ayant été mise en évidence, ou encore que l'ADN de la victime pouvait s'être dégradé pour d'autres motifs, sachant que le couteau avait été retrouvé à l'extérieur par une chaude journée d'été. Au surplus, la cour cantonale a également relevé que le recourant avait aussi accès à un " couteau rouge ", dont il aurait aussi pu faire usage pour commettre son attaque avant de le faire disparaître, étant précisé que plusieurs minutes s'étaient écoulées jusqu'à l'intervention des forces de l'ordre. Le recourant se prévaut enfin de ce qu'il n'aurait aucun antécédent d'actes de violences avec utilisation d'objets dangereux, notamment de couteaux. Cet élément demeure toutefois exorbitant aux faits de la cause et ne revêt donc guère de pertinence propre quant à leur établissement. En définitive, il apparaît que la cour cantonale a examiné et apprécié l'ensemble des éléments pertinents pour établir les faits. Sur cette base, on ne discerne pas d'autre explication plausible que celle d'une agression au couteau pour expliquer les blessures de la victime. A l'inverse, les différents éléments dont se prévaut le recourant ne conduisent pas à considérer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en se déclarant convaincue de l'existence d'une telle agression, imputable au recourant, ni qu'elle aurait méconnu des éléments qui auraient dû la conduire à considérer l'existence d'un doute insurmontable en rapport avec la version des faits qu'elle a retenue. Le grief de violation de la présomption d'innocence soulevé par le recourant s'avère ainsi infondé.