Citation: 1F_26/2022 E. 2

Comme premier motif de révision, le requérant invoque l'inobservation des règles concernant la récusation (art. 121 let. a LTF). Il estime que le Juge fédéral Chaix aurait manifesté ses convictions personnelles au travers d'affirmations figurant dans l'arrêt du 19 mai 2022 (concernant la qualité de concurrent du requérant), et par le fait que les arguments exprimés par le requérant n'auraient pas été sérieusement examinés. Le requérant relève aussi que le Juge fédéral Chaix a siégé durant 10 ans à la Chambre administrative (dont trois ans comme Vice-président) et qu'il se serait prononcé dans la presse à propos d'un arrêt rendu en 2014. Par ailleurs, la greffière Tornay Schaller a réalisé sa thèse de doctorat à l'Université de Genève, soit la partie intimée. Le requérant ne précise pas s'il entend également requérir la récusation du Juge fédéral Chaix pour la procédure de révision; l'art. 34 al. 2 LTF prévoit au contraire que la participation à une procédure antérieure devant le Tribunal fédéral ne constitue pas à elle seule un motif de récusation. Quoi qu'il en soit, la composition de la cour de céans rend sans objet cette question. De même, compte tenu du sort du grief sur le fond, il n'y a pas lieu de rechercher si le requérant pouvait faire valoir cet argument dans le cadre de la première procédure, dès lors que les motifs de récusation doivent être invoqués immédiatement (art. 36 al. 1 LTF) et que la composition des cours du Tribunal fédéral est censée être connue des justiciables, même lorsqu'ils agissent sans avocat (arrêt 2C_164/2008 du 28 juillet 2008 consid. 3.1).