Citation: 5C.101/2002 08.07.2002 E. 1

2.3 Le départ de B.________ de chez sa mère est un événement ni prévu ni prévisible lors du divorce des parties, qui décharge la mère des soins et de l'éducation à donner à cette enfant. Il était en revanche prévisible que B.________ accroisse son autonomie en s'approchant de ses dix-huit, voire de ses vingt ans, soulageant ainsi les tâches de l'intimée à son égard. Le déménagement de B.________ n'a donc fait qu'avancer un allégement devant de toute façon survenir quelque temps plus tard. Il n'a dès lors changé que passagèrement la situation de l'intimée, si bien qu'il ne constitue pas une modification, au sens de la jurisprudence, qui justifierait de baisser ou de supprimer sa rente, ni même d'exiger d'elle une augmentation de son taux d'activité à 100%. La question de savoir si la rente due à l'épouse relève de l'art. 151 ou 152 aCC peut ainsi rester indécise, dès lors que les conditions communes à la modification de ces deux types de pension en raison de l'amélioration de la situation de l'ayant droit, à savoir l'imprévisibilité et la durabilité, ne sont de toute façon pas remplies. En conséquence, le refus de la cour cantonale de supprimer la rente en cause doit être approuvé par substitution de motifs.