Citation: 1B_538/2017 E. 6.2

6.2. Comme le relève à juste titre la cour cantonale, il ressort du dossier, en particulier des courriers du Département de psychiatrie du CHUV et du rapport de l'hôpital de Prangins, que le recourant ne donne souvent pas suite aux convocations qui lui sont adressées et que, malgré plusieurs hospitalisations sur une base apparemment volontaire, il a été de moins en moins coopérant (refusant un suivi ambulatoire et tout autre suivi médical ultérieur). Selon certains intervenants, de telles hospitalisations semblaient au demeurant être un simple moyen pour le recourant de se faire offrir le gite et le couvert. A cet égard, il met lui-même l'accent dans son recours sur sa "saine santé mentale" et son "équilibre intérieur", de sorte qu'on ne saurait lui prêter en l'état une véritable volonté de se soumettre à un suivi médical, moins encore à un placement en institution médicale. En sus de ce qui précède, vu la teneur des rapports de police et de l'hôpital de Prangins précités, en particulier s'agissant de la faible tolérance du recourant à la frustration et de son indifférence aux normes et contraintes, il n'est pas concevable qu'une obligation de se soumettre à un traitement médical régulier, une interdiction de périmètre ou d'entretenir des relations avec les personnes concernées soient de nature à prévenir tout risque de récidive.