Citation: 4A_213/2010 28.09.2010 E. B

Le 13 juillet 2000, au nom et pour le compte de Y.________ Ltd, A.________ et B.________ ont reçu de X.________ un chèque en monnaie française provenant de la vente de l'immeuble, dont la contre-valeur au montant de 503'371 fr. fut bonifiée à ce compte. A.________ avait pourtant expliqué à X.________ qu'un compte bancaire serait ouvert à son propre nom, puis il l'avait dissuadée de l'accompagner à la banque. Le même jour, X.________ et Y.________ Ltd, celle-ci s'engageant par la signature de A.________, ont conclu par écrit un contrat de mandat selon lequel la société s'obligeait à gérer les avoirs confiés. En contrepartie, elle percevrait une rémunération trimestrielle fixée à 5/8% du capital. Les parties soumettaient leur relation contractuelle au droit suisse. X.________ a en outre souscrit deux documents selon lesquels, notamment, elle optait pour un placement « orienté sur le revenu avec risque réduit », avec « prépondérance pour les revenus fixe; faible part d'actions ou autres véhicules assimilables », « 50% maximum d'actions » et « revenu souhaité 10% l'an à partir du 31.12.2000 »; B.________ y était désigné en qualité de « conseiller ». Près de huitante-cinq pour cent de l'avoir en compte de Y.________ Ltd fut placé dès le 12 septembre 2000 en actions suisses. Le 25 janvier 2001, alors que la valeur de ce portefeuille avait considérablement diminué et que B.________ avait ordonné sa liquidation partielle, celui-ci préleva en espèce, en monnaie française, l'équivalent de 249'993 francs. L'affectation de cette somme n'a pas été élucidée. Après de nombreuses réclamations et protestations, X.________ récupéra en plusieurs fois, de fin février 2001 à décembre 2003, les sommes totales de 83'161 fr.75 et 5'229,76 euros. Le 7 juin 2001, 72'521 fr.40 furent virés à la personne qui avait confié 100'000 francs.