Citation: 6B_209/2017 E. B

Par arrêt du 9 décembre 2016, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a rejeté l'appel formé par X.________ et l'appel joint formé par le Ministère public. En substance, la condamnation de X.________ repose sur les faits suivants: En 2010, A.________ était un requérant d'asile débouté qui se savait menacé d'un renvoi imminent depuis le 8 mars 2010, à la suite d'une décision de l'Office fédéral des migrations (ODM, devenu entre-temps le Secrétariat d'Etat aux migrations [SEM]). La mise en oeuvre de son renvoi s'était heurtée à d'importants obstacles en raison de son origine irakienne, de sorte qu'il était notamment tenu de passer hebdomadairement au Service de la population et des migrants (SPoMi) pour s'entretenir avec son référant, B.________, qui lui rappelait sans cesse qu'il était tenu de quitter la Suisse. Avant de se rendre au SPoMi, A.________ devait préalablement se rendre au centre d'intervention de la Police cantonale (CIG), afin de se faire délivrer un formulaire relatif à l'aide d'urgence. A l'occasion d'un de ses passages, il a fait la connaissance de X.________, inspecteur auprès du Centre d'engagement et d'alarme (CEA), qui se trouve dans l'enceinte du CIG. Ils ont discuté de la situation de A.________ et ont échangé leurs coordonnées. Quelques jours plus tard, ils se sont revus, sont allés boire un verre ensemble et ont, une nouvelle fois, évoqué la situation de A.________, sa profonde détresse et son statut de requérant d'asile débouté. X.________ a payé les consommations de A.________ et lui a ensuite fait comprendre qu'il était disposé à l'aider dans ses démarches auprès du SPoMi, en échange de faveurs sexuelles. Ils se sont revus par la suite à trois reprises au cours desquelles X.________ a obtenu des faveurs sexuelles, en échange de la promesse faite à A.________ de régulariser sa situation de séjour.