Citation: 5A_387/2014 E. 5

En l'espèce, en date du 14 février 2014, le recourant a déposé une écriture intitulée "recours" à la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte à la suite d'une "décision" qui aurait été rendue le 17 janvier 2014 par la Juge de paix et dont les autorités cantonales nient l'existence. Or, à la lecture des conclusions prises dans ces écritures, on constate que le recourant ne s'en prend pas à la décision qui aurait selon lui été rendue lors de son entrevue avec la Juge de paix le 17 janvier 2014 mais qu'il conteste en réalité la validité de "la décison prise par la Justice de paix du district du Lac lui désignant Monsieur D.________ pour procéder au partage du 3 juin 2013, ainsi que la nullité du partage résultant du contrat passé le 3 juin 2013". En tant que l'objet du litige est déterminé par les conclusions du recours, ce dernier aurait manifestement dû être dirigé contre la décision prise au sens de l'art. 609 CC de faire intervenir D.________ en lieu et place de l'héritier-débiteur. Même si le recourant allègue n'avoir été informé de l'existence de cette décision et de la conclusion de la convention de partage qui s'en est suivie que le 24 juillet 2013, par le biais du courrier que lui a adressé son frère B.X.________, et n'avoir jamais reçu de décision formelle quant à la désignation de D.________ comme intervenant, c'est toutefois dans le cadre d'un recours dirigé contre cette décision qu'il devait formuler ses griefs. Le recourant ne saurait en effet prendre prétexte de l'entrevue qui a eu lieu avec la Juge de paix le 17 janvier 2014 et recourir contre une décision qui aurait été prise à cette occasion pour se plaindre du fait qu'une autre décision antérieure ne lui aurait pas été communiquée valablement, ce d'autant qu'il appert qu'il a eu connaissance de l'existence du contrat de partage le 24 juillet 2013 déjà et du contenu de celui-ci au plus tard le 26 novembre 2013 mais vraisemblablement déjà plus tôt. En outre, en tant que le recourant se plaint d'un déni de justice, force est de constater que son recours du 14 février 2014 ne comporte aucune conclusion en ce sens qu'ordre soit donné à l'instance précédente de rendre une décision dans les plus brefs délais, ses conclusions portant uniquement sur le constat de la nullité du partage et de la désignation de D.________ en qualité d'intervenant. Il s'ensuit que, pour autant qu'on puisse considérer qu'une décision ait bien été rendue le 17 janvier 2014, le recours du 14 février 2014 est irrecevable faute d'être effectivement dirigé contre la décision à laquelle il fait suite, de sorte que le présent recours doit être rejeté par substitution de motifs. Pour le surplus, dans la mesure où le recourant se plaint du fait que l'assesseur de la Justice de paix aurait exécuté les tâches qui lui ont été confiées en violation de ses devoirs et du fait que celui-ci ne l'aurait ni informé de sa représentation ni pris contact avec lui avant la signature du contrat de partage, il lui appartenait d'agir par la voie d'une action en responsabilité dirigée contre l'Etat. Il en va de même en tant qu'il conteste la teneur de la convention de partage qu'il devait entreprendre par le biais d'une action en invalidation de celle-ci (cf. supra consid. 4.2). Dans la mesure où son écriture du 14 février 2014 était intitulé "recours", qu'elle faisait suite à une prétendue décision du 17 janvier 2014 et que le recourant était représenté par un avocat, elle ne saurait être interprétée en ce sens qu'il entendait en réalité introduire l'une de ces actions.