Citation: I 345/04 25.04.2005 E. 1

3.2 Il reste à examiner s'il a y lieu de se référer, à l'instar de ce que voudrait le recourant, au salaire statistique découlant du niveau de qualification 4 pour la fixation de son revenu d'invalide. Comme le démontre son parcours professionnel, R.________ possède un bon bagage intellectuel et scolaire, ainsi que des facultés de communication: au terme de sa scolarité obligatoire, il a obtenu un certificat de capacité fédéral de fonctionnaire postal; il a ensuite travaillé trois ans comme poseur de sol avant d'entrer en 1981 à l'Ecole Y.________; à ce jour, il bénéficie d'une longue expérience auprès de X.________ où il a occupé durant de nombreuses années un poste d'instructeur. Les perspectives du recourant de mettre en valeur sa capacité de travail résiduelle dans des emplois mieux rémunérés s'en trouvent donc accrues par rapport à des assurés qui, après la survenance de leur atteinte à la santé, ne peuvent exercer que des activités légères et peu exigeantes sur le plan intellectuel. Le fait qu'il a passé une grande partie de sa carrière chez X.________ à satisfaction de son employeur peut également lui procurer un avantage non négligeable sur le marché du travail. Ces éléments permettent de considérer que R.________ pourrait réaliser un salaire supérieur à celui découlant du plus bas niveau de qualification pris en compte par l'ESS (activités simples et répétitives). Sur ce point, la solution adoptée par les premiers juges mérite d'être confirmée. En revanche, il convient dans le cas particulier de s'écarter du salaire statistique résultant du total des secteurs production et services, et de retenir exclusivement celui des services. D'une part, le recourant n'a depuis longtemps plus travaillé dans une activité de type manuel. D'autre part, son profil professionnel correspond davantage aux exigences du secteur des services que de celui de la production. Le salaire de référence est donc celui auxquels peuvent prétendre les hommes avec des connaissances professionnelles spécialisées dans le secteur privé des services (secteur 3), à savoir 5'276 fr. par mois (ESS 2000, TA1, p. 31). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2000 (41,8 heures; La Vie économique 3/2001, tableau B9.2, p. 100), ce montant doit être porté à 5'513 fr. ([5'276 x 41,8] : 41,8), ce qui correspond à un revenu annuel de 66'156 fr. Compte tenu de la capacité résiduelle de l'assuré (50 %), il en résulte un salaire annuel hypothétique de 33'078 fr. Eu égard à l'âge du recourant et à ses années d'ancienneté au service de son employeur (ATF 126 V 75), il se justifie en l'espèce de procéder à une réduction du salaire statistique à hauteur de 10 %, ce qui donne 29'770 fr. En comparant ce gain avec le revenu que l'assuré aurait réalisé en 2000 sans invalidité, soit 82'449 fr. - montant non contesté -, on obtient une perte de gain de 63,89 % ([82'449 - 29'770] x 100 : 82'449), soit un taux d'invalidité de 64 %. Ce taux donne droit à une demi-rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI). Il s'ensuit que le jugement entrepris n'est pas critiquable dans son résultat. Le recours est infondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: