Citation: 8C_425/2024 E. 4

La cour cantonale a retenu qu'à l'appui de sa demande d'indemnités de chômage, la recourante avait produit une attestation de l'employeur établie le 30 mai 2023, dans laquelle C.________ indiquait qu'elle avait été employée, pendant les deux dernières années, du 15 avril 2022 au 18 mai 2022, pour un salaire total soumis à cotisation AVS de 3'500 fr., et du 15 avril 2023 au 15 mai 2023, pour un salaire total soumis à cotisation AVS de 5'000 francs. Le contrat de travail conclu avec C.________ pour l'année 2022 n'avait été produit qu'à la suite de la décision du 7 août 2023 et l'attestation de salaire pour avril et mai 2022 n'avait été transmise que dans le cadre du recours. La juridiction cantonale a considéré que ni le contrat de travail - bien que mentionnant une entrée en vigueur au 1er avril 2022 et une fin au 31 mai 2022 - ni l'attestation de salaire - qu'elle a comparé à celle de l'année 2023 - ne permettaient d'établir que l'activité exercée pour C.________ avait perduré l'entier des mois d'avril et mai 2022. Il n'y avait dès lors pas lieu de retenir que le rapport de travail avec C.________ avait été différent de celui déclaré par l'employeur dans l'attestation du 30 mai 2023, soit du 15 avril au 18 mai 2022. La période de cotisation inférieure aux douze mois ayant fondé le refus d'indemnités de l'intimée était ainsi confirmée.