Citation: 1C_582/2021 E. 5.2.2

5.2.2. A la forme, au contraire de ce que fait valoir la recourante s'agissant de la violation de son droit d'être entendue (cf. consid. 3 ci-dessus), la motivation de l'arrêt attaqué est compréhensible et répond aux griefs soulevés. Le seul élément sur lequel la cour cantonale ne s'est pas véritablement penchée, renvoyant à son arrêt de 2016 en lien avec la demande d'autorisation de modifier le hangar et de réaliser d'autres installations, sont les explications justifiant l'arrêt du chantier. En effet celle-ci a considéré que ces explications n'avaient pas à être réexaminées, dès lors qu'il avait déjà été constaté en 2016 qu'elles étaient infondées, que la recourante n'expliquait pas pourquoi elle n'avait pas pu valoriser ses biens immobiliers et en tirer des revenus, ni en quoi la situation était désormais différente. Avec la recourante, on peut admettre qu'il est quelque peu inexact d'affirmer qu'elle n'a pas expliqué en quoi la situation serait différente désormais. Celle-ci consacre en effet une partie de son argumentation à exposer qu'elle projette de vendre sur plan des appartements à réaliser dans le corps de sa ferme pour financer l'achèvement du hangar. Toutefois, ainsi qu'on le verra ci-dessous, que la situation soit désormais différente en ce sens que la recourante a un nouveau projet dont elle espère tirer les liquidités qui lui manquent n'est en réalité pas décisif, dès lors que la recourante échoue à démontrer sa capacité à achever le hangar dans un délai raisonnable. La cour cantonale s'étant penchée sur tous les aspects déterminants pour l'issue du litige, il n'y a pas de violation du droit d'être entendue de la recourante.