Citation: 9C_658/2022 E. 5.2.1

5.2.1. A titre liminaire, il sied de relever, ainsi que l'Administration cantonale le fait valoir, qu'il existe une discrépance flagrante entre le montant des pertes invoquées à l'appui des déclarations fiscales déposées par les recourants (2012: 149'652 fr.; 2013: 135'300 fr; 2014: 50'557 fr.) et celles qui ressortent de la comptabilité déposée (postérieurement) le 6 novembre 2017 (2012: 58'407 fr.; 2013: 236'760 fr.; 2014: 48'047 fr.). Or ces différences ne peuvent pas s'expliquer par le seul fait que les pertes d'exploitation concernaient non seulement les prêts litigieux, mais également l'impossibilité pour le recourant d'obtenir le paiement des honoraires facturés aux sociétés D.________ Sàrl et F.________ Sàrl, dont le montant représentait respectivement 2'500 fr. et 2'000 fr. facturé par trimestre selon les contrats de mandat. De ces différences qui ne s'expliquent pas, il découle que le montant des pertes revendiquées pour les périodes fiscales 2012 à 2014 ne peut pas être vérifié sur la base des pièces présentées par les recourants à l'Administration fiscale. De plus, et en raison de ces différences, on peut se demander si les pièces présentées offrent une garantie suffisante en ce qui concerne la saisie complète des opérations commerciales, et ce d'autant plus que les contribuables revendiquent des faits de nature à diminuer leur dette fiscale (cf. supra consid. 4.2). La question de la preuve de la déduction des pertes litigieuses peut demeurer ouverte, compte tenu de ce qui suit.