Citation: 6P.130/2006 18.08.2006 E. 1.2

Le justiciable qui exerce un recours de droit public pour violation de la garantie constitutionnelle d'être traité sans arbitraire par les organes de l'État (art. 9 Cst.) ne peut se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition. Il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision repose sur une appréciation des preuves manifestement insoutenable (ATF 129 I 113 c. 2.1 p. 120, 128 I 295 c. 7a p. 312). L'autorité cantonale s'est fondée sur la déclaration de la plaignante selon laquelle elle aurait reçu connaissance du fax le 26 juin 2002 par les soins de son supérieur hiérarchique. La recourante estime qu'il existe de sérieux doutes à ce sujet et qu'il existe des indices pour retenir que la plaignante a pris connaissance du fax le 21 juin 2002 déjà, jour de l'envoi. A son avis, l'expérience de la vie indique que le supérieur de la plaignante l'a informée sans délai; mais il ne s'agit là que d'une hypothèse, sans plus. La recourante relève en outre que la plaignante a mandaté son avocat le 26 juin 2002 et qu'il faut retenir qu'en règle générale, plusieurs jours s'écoulent entre la connaissance d'un acte attentatoire à l'honneur et la constitution d'un défenseur; il s'agit là encore d'une simple hypothèse. La recourante ne démontre pas que la date retenue est insoutenable. Le grief d'arbitraire est donc infondé.