Citation: 6B_835/2018 E. 1.3.3

1.3.3. Le recourant critique le positionnement de A.________ lors du passage de son véhicule sur la chaussée. Le recourant s'en prend au positionnement de A.________ avant qu'il ne passe près de lui, réclamant qu'il soit retenu que ce dernier s'était placé au centre de la chaussée, soit sur la ligne de direction. Il déduit qu'ayant pivoté A.________ se trouvait " forcément " (recours, p. 15) au moins à 50 cm sur la voie de circulation opposée et n'a donc en aucun cas été frôlé par le véhicule du recourant lors de son passage. A l'appui de ce grief, le recourant invoque que A.________ avait indiqué dans son rapport écrit du 31 mai 2016 qu'il s'était positionné initialement (avant qu'il ne pivote) " au milieu de la chaussée " (pièce 2023). Une telle déclaration n'imposait toutefois pas de considérer comme le soutient le recourant que la " chaussée " en question aurait été la route entière et non seulement la voie de circulation du recourant, encore moins que cela impliquait qu'initialement A.________ se soit positionné précisément sur la ligne médiane de la route. Le fait que A.________ indique, dans le rapport invoqué, comme mode opératoire que le recourant lui avait foncé dessus (pièce 2022) appuie encore le fait que A.________ se trouvait bien sur la voie empruntée par le recourant avant qu'il ne " pivote ", ce qu'il a par ailleurs déclaré à plusieurs reprises lors de ses auditions subséquentes. Les autres indications données par A.________ et B.________ en cours de procédure quant à la position initiale de A.________ (à 30 cm, respectivement à 50 cm de la ligne médiane sur la voie ensuite empruntée par le recourant; au milieu de la voie ensuite empruntée par le recourant), si elles varient un peu, n'imposaient ni de considérer leurs déclarations comme non concordantes et donc non probantes, ni de constater que A.________ n'aurait pas été, lors du passage du véhicule du recourant, sur la ligne médiane de la route. L'appréciation des preuves n'a rien d'arbitraire.