Citation: 9C_175/2017 E. 4.1

4.1. Le recourant reproche essentiellement au tribunal cantonal d'avoir arbitrairement apprécié les preuves ainsi que les faits. Il prétend que le dossier médical contient des documents attestant une stabilisation de son état de santé mais pas une amélioration de celui-ci et fait grief aux autorités précédentes de ne pas avoir expliqué en quoi la stabilisation de la situation serait assimilable à la récupération d'une capacité de travail et justifierait la suppression de la rente. Il reproche aussi aux premiers juges de n'avoir nullement exposé en quoi les rapports de la CRR pouvaient dispenser le SMR de réaliser un examen ou le tribunal cantonal d'ordonner une expertise, ni en quoi ces avis médicaux l'emportaient sur ceux déposés durant la première instance, d'autant plus que les avis émis dans la procédure de l'assurance-accidents paraissaient plus orientés sur l'existence d'un lien de causalité entre la symptomatologie douloureuse et l'accident que sur l'incidence de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail. Il soutient en outre que ces divers éléments, déjà invoqués devant la juridiction cantonale, suscitaient un doute quant à la fiabilité des conclusions des médecins de la CRR et auraient dû conduire l'autorité judiciaire à réaliser l'expertise requise. Il affirme enfin que l'avis du docteur B.________ ne pouvait pas être écarté au seul motif que ce praticien était son médecin traitant, dès lors qu'il ne l'avait plus consulté depuis 2013.