Citation: 5A_388/2017 E. 3

Le jugement se prononçant sur l'avis aux débiteurs selon l'art. 291 CC est en principe un jugement final sur le fond et non une mesure provisionnelle (ATF 137 III 193 consid. 1.2). Il en résulte que le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral n'est pas limité, en vertu de l'art. 98 LTF, à l'examen des griefs tirés de la violation de droits constitutionnels (ATF 133 III 393 consid. 5), partant le recourant peut faire valoir tous les motifs de recours, notamment la violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 et 96 LTF. En l'espèce, la recourante s'est apparemment crue à tort limitée et soulève uniquement le grief arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits et dans l'application de l'art. 291 CC, ainsi que celui de la violation de son droit d'être entendue (art. 29 Cst. et 6 CEDH), autrement dit, des griefs de rang constitutionnel. Bien que la recourante se réfère explicitement aux art. 9 et 29 Cst. ainsi qu'à l'art. 6 CEDH, son argumentation - autant qu'elle est liée à la prétendue violation de ces normes et ne se compose pas uniquement d'un résumé de la procédure ou d'une copie de son mémoire de réponse présenté devant l'autorité précédente - consiste à présenter de manière péremptoire sa propre appréciation de la cause et à la substituer à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer aucunement en quoi la motivation contenue dans la décision querellée serait contraire au droit, singulièrement aux dispositions soulevées. Par conséquent, le recours ne satisfait nullement aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit donc être déclaré irrecevable. En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF.