Citation: 2F_20/2020 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, selon la jurisprudence, l'ElCom ne jouit pas de la qualité pour déposer un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral contre un arrêt du Tribunal administratif fédéral annulant ou réformant l'une de ses décisions relevant du contrôle des tarifs de l'approvisionnement de base en électricité (cf. arrêt 2C_969/2013 du 19 juillet 2014 consid. 5.1). Elle-même ne prétend pas le contraire dans sa demande de révision. Elle ne peut en particulier pas invoquer l'art. 89 al. 2 let. a LTF qui attribue un droit légal de recours à la Chancellerie fédérale, aux départements fédéraux ou, pour autant que le droit fédéral le prévoie, aux unités qui leur sont subordonnées, si l'acte attaqué est susceptible de violer la législation fédérale dans leur domaine d'attributions. L'ElCom n'est en effet subordonnée à aucun département fédéral, mais uniquement rattachée administrativement au DETEC, et ne s'assimile donc pas à une " unité " de celui-ci (cf. art. 21 al. 1 de la loi fédérale du 23 mars 2007 sur l'approvisionnement en électricité [LApEl; RS 734.7] et art. 16 de l'ordonnance du 6 décembre 1999 sur l'organisation du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication [Org DETEC; RS 172.217.1]; cf. aussi arrêt 2C_969/2013 précité consid. 5.1.1/2 et références citées). Cette autorité indépendante ne peut pour le reste se prévaloir d'aucune disposition légale spécifique qui lui accorderait un droit de recours au Tribunal fédéral au sens de l'art. 89 al. 2 let. d LTF, ni prétendre avoir un intérêt particulier et digne de protection à recourir au Tribunal fédéral au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, car le simple intérêt à une juste application des règles de droit relevant de son domaine de compétence ne suffit pas à l'aune de cette disposition (cf. arrêt 2C_969/2013 précité consid. 5.1.3/4; aussi ATF 136 V 106 consid. 3.1 p. 108 s.; 134 II 45 consid. 2.2.1 p. 47; 127 II 32 consid. 2e/f p. 38 s.).