Citation: 1C_86/2021 E. 4.4.3

4.4.3. Les recourants reprochent de même à la Cour de justice d'avoir nié que l'aliénation se justifiait par un besoin de liquidités des recourants 1 et 2. Ils se bornent toutefois à affirmer que l'intérêt privé à un éventuel désendettement prévu à l'art. 13 RDTR ne serait pas le seul pouvant primer l'intérêt public au maintien du parc locatif poursuivi par la LDTR/GE. Sur le principe et de manière générale, on peut certes en convenir. Dans le cas particulier cependant, les recourants n'avancent aucune autre circonstance concrète commandant de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente; affirmer de manière générale que la titularité du certificat d'actions entraînerait "un certain nombre de conséquences juridiques, de responsabilités.... " est à cet égard insuffisant (cf. art. 106 al. 2 LTF). Les recourants 1 et 2 ne sauraient pas non plus se prévaloir d'un intérêt privé à se saisir de l'opportunité de pouvoir vendre les actions à la recourante 3; cette opportunité, qui vise à sortir d'un système dans lequel ceux-ci sont sciemment entrés ne saurait être pris en compte, pour les motifs déjà développés au consid. 4.4.2 ci-dessus. A cela s'ajoute enfin, ce qui n'est pas contesté, que les intérêts avancés par les recourants 1 et 2 dans leur requête d'autorisation d'aliéner sont en réalité des intérêts génériques qui ont également été invoqués par d'autres intéressés dans le cadre d'opérations d'aliénation d'actions de la SIAL F.________ SA (ainsi que d'une une autre SIAL, également liée à D.________), dans des causes parallèles. Dans ces conditions, considérer que les intérêts privés invoqués par les recourants 1 et 2 relèvent de la pure convenance ne procède pas d'arbitraire. Par ailleurs, on ne saurait nier que l'intérêt de la recourante 3 s'avère strictement commercial. Les recourants ont d'ailleurs précisé, devant l'instance précédente, que l'acquisition du certificat d'actions intervenait à titre d'investissement. On ne comprend du reste pas en quoi le fait que le prix d'achat (254'000 fr.) est identique au prix de vente enlèverait à l'opération et aux objectifs d'investissement poursuivis par la recourante 3 leur caractère commercial.