Citation: 5A_596/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant soutient qu'un complément au rapport du SEASP aurait vraisemblablement conduit à ce que la garde de l'enfant lui soit attribuée et que, par conséquent, la jouissance du domicile conjugal le soit également. Or, dès lors qu'il n'a pas démontré que l'autorité précédente aurait arbitrairement refusé d'ordonner un rapport complémentaire (cf. supra consid. 5), son argument est vain. Par ailleurs, en tant que l'intéressé soutient que son état de santé n'aurait pas été pris en considération, il s'appuie sur un fait qui ne ressort pas de l'arrêt querellé et dont il ne motive pas en quoi il en aurait été omis arbitrairement. L'invocation de son âge n'est pas non plus déterminante en tant que telle, le recourant étant né en 1963 et n'expliquant pas en quoi cet élément ferait obstacle à son déménagement du domicile conjugal. Le recourant invoque sa mauvaise situation financière et une pénurie de logement à U.________, qui ne lui permettraient que très difficilement de retrouver un toit. Il ne fait toutefois que réitérer son argumentation déjà présentée en deuxième instance, sans contester la motivation cantonale à cet égard, à savoir qu'une situation de pénurie de logement à U.________ ainsi que sa situation financière ne sont pas pertinentes dès lors qu'il a déjà disposé de suffisamment de temps pour trouver un autre logement. Force est au demeurant de constater que le recourant ne s'en prend pas aux considérations cantonales selon lesquelles il serait dans l'intérêt de l'enfant que les parents cessent rapidement de vivre sous le même toit, ce qui implique un déménagement dans un délai aussi bref que possible. A cela s'ajoute que, en tout état de cause, le recourant échoue à démontrer l'indigence dont il se prévaut (cf. supra consid. 4). Il suit de ce qui précède que le grief - autant que recevable - est infondé. Cela étant, dès lors que l'effet suspensif a été accordé s'agissant de l'attribution de la jouissance du domicile conjugal (cf. supra let. C.b), il convient d'impartir au recourant un nouveau délai pour quitter de ses biens et de sa personne le domicile conjugal, délai qui sera fixé au 28 février 2025 afin de tenir adéquatement compte des intérêts des deux parties à cet égard.