Citation: 9C_451/2007 22.04.2008 E. 2

Le recourant reproche essentiellement à la juridiction cantonale d'avoir privilégié l'opinion du docteur S.________ au détriment de celle des docteurs D.________, I.________ et T.________. Il soutient particulièrement que la mise en oeuvre de la seconde expertise constitue un procédé déloyal dans la mesure où l'office intimé, qui était déjà en possession d'un premier rapport répondant aux exigences jurisprudentielles quant à la valeur probante de tels documents, a poursuivi ses investigations médicales de façon partisane dans l'unique but d'obtenir un avis divergent confortant la thèse qu'il défendait. A cet égard, il constate que les premiers juges n'ont pas motivé leur choix de se fonder exclusivement sur les conclusions du docteur S.________, qui reposaient sur de graves vices formels (problèmes de communication avec l'expert, conflit avec l'interprète) et matériels (banalisation voire déni des plaintes par l'expert), plutôt que sur celles des médecins du COMAI qui, en plus de leur grande valeur probante, rejoignaient les constatations médicales d'autres praticiens. Pour le cas où l'avis du docteur S.________ devait malgré tout être retenu, il considère qu'au taux d'invalidité initiale (20% pour raisons somatiques), jamais contesté, devrait s'ajouter le taux d'incapacité de travail de 30% mentionné par l'expert psychiatre, ce qui aurait pour conséquence d'aboutir à un taux minimal d'invalidité de 50% et démontrerait une aggravation de l'état de santé.