Citation: 1C_546/2021 E. 3

Reprenant leur grief principal, les recourants considèrent que les trois parcelles concernées n'appartenaient pas à la zone à bâtir selon le plan des zones de 1985, puis le PGA de 2005, mais à une zone intermédiaire selon l'art. 51 de la loi vaudoise du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et les constructions dans sa version en vigueur jusqu'au 31 août 2018 (aLATC), respectivement à une zone d'affectation différée au sens de l'art. 18 al. 2 LAT (RS 700). La planification de référence serait celle de 1985 car la révision de 2005 n'a fait que reprendre la précédente, sans réévaluation. Or, la zone de plan spéciaux à légaliser devrait en l'occurrence être assimilée à une zone non constructible dans la mesure où les prescriptions applicables ne seraient pas contraignantes (aucune d'entre elles n'aurait d'ailleurs été respectée dans le PQ). En outre, l'ensemble du territoire communal aurait été planifié au moyen de périmètres à développer par plan de quartier, ce qui ne serait pas conforme aux exigences de nécessité pour les 15 prochaines années et de disponibilité des terrains (cf. art. 15 LAT). Le rapport selon l'art. 47 OAT à l'appui de la révision du PGA de 2005 admet que ces zones constituent la principale réserve de surfaces potentiellement constructibles. Deux de ces secteurs seraient d'ailleurs destinés à passer en zone réservée.