Citation: 4A_71/2021 E. A

A.a. Les avocats A.________ et B.________ ont décidé de s'associer, au début de l'année 2008, pour partager les frais de leur étude. Leur convention d'association incluait une clause arbitrale. Les locaux utilisés par les deux hommes de loi pour exercer leurs activités, situés rue... à U.________, faisaient l'objet d'un contrat de sous-location conclu le 24 août 2007 entre C.________ SA, sous-bailleresse, et B.________, sous-locataire, le bail principal débutant le 1er décembre 2006 pour une durée de cinq ans échéant le 30 novembre 2011, pour un loyer mensuel de 11'457 fr. 35. Une clause prévoyait que le bail ne pouvait pas être résilié. A.b. Un différend ayant surgi entre les deux avocats, ceux-ci ont décidé de mettre un terme à leur collaboration. Par courrier électronique du 18 juin 2010, B.________ a rappelé à A.________ avoir dénoncé leur convention d'association lors de leur dernière entrevue et lui a demandé de s'assurer de libérer les locaux pour le 31 décembre 2010. Dans sa réponse audit courrier électronique, A.________ n'a contesté ni la dénonciation du contrat ni la date du 31 décembre 2010. A.________ a libéré les bureaux qu'il occupait en l'étude le 3 décembre 2010. Son ancien associé est resté dans les locaux jusqu'au mois de janvier 2011. A.c. B.________ a initié, en date du 1er février 2011, une procédure d'arbitrage contre A.________, aux fins d'obtenir le paiement de la somme de 40'329 fr. 50 à titre de participation aux charges de l'étude, comprenant notamment la part de loyer relative aux mois d'octobre à décembre 2010. Dans le cadre de la procédure arbitrale, le défendeur a déposé, le 12 janvier 2018, une requête en reddition de comptes et en production de documents en vue d'obtenir, entre autres, une copie du contrat de bail relatif aux locaux de l'étude, ainsi que tous courriers concernant ledit contrat de même que les justificatifs concernant les frais liés aux améliorations apportées aux locaux. Statuant le 2 mars 2018 sur ladite requête, l'arbitre unique a ordonné au demandeur de produire la copie de certains documents (soit les justificatifs des frais d'amélioration des locaux de l'étude relatifs à l'abattage de cloisons, l'installation de bibliothèques et la réfection d'une petite cuisine, auxquels A.________ avait participé entre 2008 et 2010, ainsi que la liste des destinataires d'un courrier électronique envoyé le 9 décembre 2010 par B.________ avec copie de ce courriel et de ceux qui y seraient semblables et auraient été expédiés par la suite) ou, le cas échéant, d'indiquer si lesdits documents n'existaient pas ou n'étaient pas en sa possession. Il a rejeté la demande de reddition de comptes pour le surplus. Par sentence finale du 30 août 2018, l'arbitre a condamné le défendeur à payer au demandeur la somme de 34'329 fr. 50 avec intérêts à 5 % l'an dès le 1er février 2011. En bref, il a considéré que les parties avaient été liées par un contrat de société simple (art. 530 ss CO) ne comportant aucune disposition sur la résiliation de celui-ci, de sorte que chaque associé était en droit d'y mettre un terme moyennant un préavis de six mois, conformément à l'art. 546 CO. Au vu de la teneur du courrier électronique envoyé le 18 juin 2010 par B.________ à A.________, l'arbitre a estimé que la convention avait été valablement résiliée pour le 31 décembre 2010. Quant aux prétentions émises par A.________ pour les améliorations apportées aux locaux, il a souligné que le défendeur n'avait ni allégué ni offert de prouver que le demandeur avait touché une indemnité de la part de la bailleresse pour de telles améliorations. De son côté, le demandeur avait déclaré n'en avoir reçu aucune et rien ne permettait de mettre en doute cette affirmation. A.d. Par arrêt du 27 mars 2019, le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par le défendeur contre la sentence précitée (arrêt 4A_539/2018). Statuant le 27 août 2019, la Cour de céans a rejeté la demande présentée par A.________ tendant à obtenir la révision de l'arrêt précité (cause 4F_7/2019).