Citation: 1B_186/2020 E. 7

En l'espèce, aux termes de l'ordonnance du 12 mars 2020, la Chambre pénale a déclaré irrecevable et, au surplus, dénuée de fondement la demande de récusation formée par A.________. En substance, elle a rappelé que la répétition incessante de griefs de récusation similaires ne suffisait pas à en démontrer le bien-fondé, mais soulignait au contraire leur caractère abusif et donc leur irrecevabilité. Tel était le cas en l'espèce selon la cour cantonale: A.________ n'avait de cesse que de multiplier les démarches de tous ordres en vue de bloquer l'avancement de la procédure, notamment de former des requêtes de suspension puis, à défaut d'obtenir satisfaction, de demander - en l'occurrence pour la troisième fois en six mois - la récusation de la magistrate intimée laquelle, saisie de la cause depuis mai 2019, s'évertuait à en assumer le traitement et avait fixé une troisième date pour les débats (5 mai 2020). Par ailleurs, l'instance précédente a ajouté qu'un refus - même erroné - de suspension de la cause, de même que le souci de la juge intimée de fixer les débats en dépit de l'opposition de la défense, n'étaient pas susceptibles de susciter objectivement l'apparence de la prévention et de faire redouter une activité partiale de la magistrate. Force est de constater que, dans son mémoire de recours - prolixe et difficilement intelligible -, le recourant ne développe aucune argumentation topique en relation avec le motif pour lequel sa demande de récusation a été déclarée irrecevable par la cour cantonale. En lien avec la récusation de la magistrate, le recourant se contente en l'occurrence, d'affirmer de manière péremptoire et peu compréhensible que le tribunal de district " soutient la dénonciation calomnieuse du 03.11.17 par refus d'enregistrer toute pièce de la défense, ainsi que par la calomnie (12.08.19) commise à cette fin au sein même de l'instruction ". Pour le reste, le recourant formule de façon pêle-mêle toute une série de critiques concernant notamment les agissements du Ministère public, ainsi que des organes juridictionnels fédéraux; ces allégations pour le moins confuses ne se rapportent pas à l'objet du présent litige et reposent, de surcroît, sur des faits qui ne ressortent pas de la décision cantonale. Le présent recours ne remplit manifestement pas les exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF.