Citation: 9C_408/2019 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté que C.________ et D.________ étaient associés gérants de la société A.________ Sàrl. D.________ devait être considéré comme un salarié de la société, dès lors qu'il touchait régulièrement un salaire de celle-ci et qu'il n'avait pas un rôle concret de dirigeant. S'agissant de C.________, il avait agi concrètement dans la société en qualité d'indépendant, dès lors qu'il la dirigeait effectivement, était libre de son organisation et ne touchait pas de salaire de celle-ci. Il n'était dès lors pas assujetti à la caisse de compensation en tant que salarié. S'agissant de l'outillage apporté en nature à la société, la juridiction cantonale a retenu que les sommes reçues par les associés gérants n'étaient peut-être pas une contrepartie correcte des apports, ce qui pouvait représenter un dommage pour la société susceptible de faire l'objet d'une action civile en responsabilité. Les sommes perçues en contrepartie de l'outillage ne pouvaient cependant pas être qualifiées de salaire, car il n'apparaissait pas qu'elles avaient été versées en rétribution d'un travail. D.________ avait en effet touché un salaire de A.________ Sàrl tandis que C.________ avait perçu un revenu versé par la société F.________ (entreprise individuelle dont C.________ était le titulaire et qui a été radiée du registre commerce en mars 2016 par suite de cessation de l'exploitation). Il n'était ainsi pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que les sommes perçues par les associés gérants étaient du salaire déguisé. La caisse de compensation ne pouvait par conséquent pas prélever des cotisations sociales sur les montants versés par la société A.________ Sàrl à C.________ et D.________ en contrepartie de l'outillage (certes surévalué) apporté en 2013.