Citation: 9C_400/2018 E. 3.2.1

3.2.1. Tout d'abord, le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale - qui a précisé que le recourant n'est plus venu à sa consultation depuis 2004 -, a mentionné qu'à la suite de l'introduction du traitement de substitution du syndrome de Klinefelter, il avait constaté une évolution positive de l'état de santé de son patient (rapport du 8 juin 2016). Le fait que le médecin a mentionné des problèmes professionnels dans les suites de la mise en route du traitement hormonal de substitution ne permet pas de tirer des conclusions sur la situation qui prévalait dix ans plus tard. La doctoresse H.________, spécialiste en médecine interne générale et endocrinologie-diabétologie, a pour sa part relevé que, d'une manière générale, le syndrome de Klinefelter et son traitement sont susceptibles d'engendrer des problèmes d'adaptation psycho-sociaux et de favoriser des pathologies touchant notamment le moral; elle n'a toutefois pas indiqué qu'il en allait ainsi dans le cas du recourant, ni fait d'observations concrètes à son sujet (rapport du 13 juin 2016). Le docteur I.________, spécialiste en médecine interne générale et en pharmacologie et toxicologie cliniques, qui entendait donner un "témoignage qualifié à propos de [s]on frère A.________", a constaté qu'en raison du syndrome de Klinefelter, celui-ci présentait "certaines particularités physiques et psychologiques", sans toutefois préciser celles-ci plus avant. Le médecin a mentionné ensuite que son frère avait "trouvé une certaine stabilité comme agent de sécurité [...] depuis maintenant 10 ans", activité qu'il avait dû cesser en raison de lombalgies devenues chroniques, que le médecin affirme en lien avec les répercussions squelettiques et l'excès pondéral du syndrome de Klinefelter (rapport du 10 août 2016). Cette affirmation ne convainc cependant pas, au regard des constatations du docteur C.________ (consid. 3.1 supra), qui n'a jamais mis en rapport la pathologie lombaire avec le syndrome en question, ni celui-ci avec une incapacité de travail. Quant au rapport du docteur C.________ du 7 juin 2016, selon lequel le recourant "présente de nombreuses pathologies médicales dont la principale est ancienne et consiste en un syndrome de Klinefelter (maladie génétique chromosomique qui est responsable d'une insuffisance en hormone testostérone ce qui impose un traitement de substitution à vie) ", il ne met pas en évidence que ces pathologies induiraient une incapacité de travail. Le médecin traitant, s'il préconise une expertise multidisciplinaire, ne revient cependant pas sur la seule cause d'incapacité de travail attestée jusqu'alors, soit l'atteinte rachidienne (rapports des 2 mars et 26 novembre 2015).