Citation: 1P.255/2004 06.07.2004 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.); il reproche à la cour cantonale d'avoir favorisé la version du plaignant, en méconnaissant les incohérences dont celle-ci était entachée. Les indications quant au lieu de leur première rencontre étaient inexactes; rien ne prouvait que le recourant était revenu en Suisse sans les montres; la plainte avait été déposée en son nom, sans son autorisation, auprès des autorités consulaires au Caire; elle relatait les circonstances d'une agression par les douaniers, alors que, trois jours plus tard, D.________ demandait des explications à ce sujet. Pour 36 montres valant 15'000 fr., ce dernier avait établi une facture de 3'000 fr., tout en demandant une couverture d'assurance de 20'000 fr.; contrairement à ce que retient l'arrêt attaqué, le directeur commercial de E.________ n'avait jamais témoigné de la volonté du recourant de rembourser les montres; l'arrêt retient aussi des contradictions dans les déclarations du recourant, sans indiquer lesquelles; le recourant n'ayant jamais prétendu avoir été agressé, l'absence d'agression constatée par les autorités consulaires ne contredisait pas sa version des faits; enfin, si le recourant n'avait pas exigé de décharge lors de la restitution des montres, c'était en raison d'une altercation avec D.________ concernant le remboursement de l'avance de frais. Invoquant ensuite l'adage "in dubio preo reo", le recourant relève qu'il n'existait aucune preuve matérielle à son encontre et que les juges auraient renoncé aux investigations qui lui auraient été favorables. Le recourant énonce encore les éléments qui permettraient de douter des déclarations du dénonciateur.