Citation: 4A_403/2021 E. 1

A.________ Sàrl a revendiqué, sans succès, les demandes de brevet litigieuses dans le cadre de la procédure de faillite. Le 10 novembre 2017, B.________ et C.________ ont signé un document, intitulé " cession ", en vue de transférer les six demandes de brevet litigieuses à K.________ SA, société sise à..., ayant cessé d'exister par la suite. Saisie d'une demande tendant à l'inscription de ladite cession au registre des brevets, l'IPI l'a rejetée en raison du séquestre pénal visant les demandes de brevet litigieuses. Le 10 décembre 2018, l'administration de la faillite de D.________ SA a informé les créanciers sociaux que des prétentions révocatoires de la faillie à l'encontre de B.________ et de C.________ avaient été portées à l'inventaire en lien avec les cessions des six demandes de brevet litigieuses. A.g. Par ordonnance du 24 mai 2018, le Ministère public fribourgeois a prolongé le séquestre des demandes de brevet litigieuses. Il a imparti un délai à la demanderesse pour ouvrir action devant les autorités civiles aux fins de résoudre la question de la titularité des demandes de brevet litigieuses. A.h. Début 2019, A.________ Sàrl a déposé une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles visant à empêcher toute cession éventuelle des demandes de brevet litigieuses. La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée le 6 février 2019, tandis qu'une interdiction de transférer les demandes de brevet litigieuses pendant la durée de la procédure principale a été ordonnée par voie de mesures provisionnelles le 11 juillet 2019.