Citation: 6B_1075/2023 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a considéré que l'intimé avait commis un excès de vitesse important en créant ou en prenant le risque de créer un sérieux danger pour la sécurité d'autrui. Elle a cependant jugé que la peine devait être atténuée en application de l'art. 100 ch. 4 aLCR pour tenir compte du fait qu'il se trouvait en course urgente, sans toutefois avoir fait preuve de toute la prudence imposée par les circonstances. Pour arriver à cette conclusion, elle a considéré que sa faute avait été peu grave car l'excès de vitesse commis au-delà de 80 km/h avait été relativement bref, ses feux bleus et la sirène de son véhicule avaient été enclenchés sur presque la totalité du parcours, la circulation était fluide et la route sèche. En outre, l'intimé, qui avait lui-même mis fin à la course-poursuite, avait agi dans le cadre de son travail, lors d'une course officielle urgente. S'agissant de sa collaboration, elle a été jugée sans particularités et sa prise de conscience pas aboutie. Enfin, au vu des éléments susmentionnés, même si la peine théorique encourue par l'intimé était une peine privative de liberté ou une peine pécuniaire (art. 90 al. 2 LCR), la cour cantonale a retenu qu'il se justifiait de faire application de l'art. 100 ch. 4 aLCR et de le condamner à une amende de 400 fr., la peine pécuniaire proposée par le recourant ayant été jugée trop sévère.