Citation: 4A_562/2009 27.01.2010 E. 2

2.1 L'interprétation d'une convention d'arbitrage, qu'il s'agisse d'un compromis ou d'une clause compromissoire (cf. art. 4 CA), se fait selon les règles générales d'interprétation des contrats. Il faut donc commencer par rechercher la volonté réelle des parties. Si cette volonté ne peut être établie, il y a lieu de procéder à une interprétation objective de la convention d'arbitrage afin de déterminer le sens que les parties devaient donner de bonne foi, compte tenu de toutes les circonstances, à leurs manifestations de volonté réciproques (ATF 130 III 66 consid. 3.2 p. 71 et les arrêts cités). La jurisprudence préconise de ne pas admettre trop facilement qu'une convention d'arbitrage a été conclue, si ce point est contesté (ATF 129 III 675 consid. 2.3 p. 680 ss, 128 III 50 consid. 2c/aa p. 58, 116 Ia 56 consid. 3b p. 58). Cependant, une fois le principe de l'arbitrage acquis, elle fait preuve de souplesse quant aux modalités de la procédure arbitrale (ATF 130 III 66 consid. 3.2 p. 71 s. et les références) et à l'étendue du litige couvert par la convention d'arbitrage (ATF 116 Ia 56 consid. 3b p. 58 s.). Cette interprétation large, conforme aux principes d'utilité et d'économie de la procédure, ne saurait toutefois impliquer une présomption en faveur de la compétence des arbitres (KAUFMANN-KOHLER/RIGOZZI, Arbitrage international, 2006, n° 253 i.f. et l'auteur cité). 2.2 C'est à la lumière de ces principes qu'il conviendra d'examiner les griefs formulés par les recourants. Il s'impose toutefois de relever, à titre liminaire, que, pour l'essentiel, ceux-ci s'en prennent directement à la sentence, comme s'ils attaquaient cette dernière par un recours en nullité (art. 36 CA), ce qu'illustre d'ailleurs le fait qu'ils ont intitulé ainsi leur mémoire de recours. Or, contrairement à ce qu'ils soutiennent, l'arrêt cantonal ne se borne pas à reprendre le raisonnement de l'arbitre, puisque l'autorité intimée y réfute les diverses critiques visant ce raisonnement. Aussi les recourants auraient-il dû s'en prendre aux motifs que les juges vaudois ont exposés dans leur arrêt pour réfuter ces critiques (ATF 133 III 634 consid. 1.1.1). Partant, dans la mesure où ils ne s'y sont guère employés, la recevabilité des griefs articulés par eux dans le présent recours fédéral est déjà sujette à caution.