Citation: 1C_144/2022 E. 3.4

3.4. La critique des recourants à l'égard de l'appréciation de la cour cantonale s'agissant du fait qu'un plan de quartier ne s'imposerait pas dès lors que "le projet concerne la dernière parcelle du secteur" (arrêt attaqué, consid. 2b/bb), n'est quant à elle pas pertinente. Certes, la parcelle concernée est en réalité, au même titre que les parcelles alentours, déjà construite, de sorte que l'on ne saurait parler de "dernière parcelle du secteur". Il n'en demeure pas moins que le fait que toutes les autres parcelles du secteur soient déjà bâties rendent d'autant moins nécessaire l'élaboration d'un plan de quartier, rien ne permettant a priori de considérer que les bâtiments sis sur ces terrains devraient être remplacés ou modifiés dans un proche avenir. Enfin, la cohérence du projet avec les constructions réalisées ces dernières années dans les alentours, élément que la cour cantonale a relevé à l'issue de l'inspection locale, n'apparaît pas être une motivation arbitraire pour appuyer l'absence de nécessité d'un plan de quartier. En effet, quand bien même il ressort des déclarations univoques faites en audience "qu'il ne doit vraisemblablement pas exister beaucoup de bâtiments distincts sur une même parcelle, la surface des parcelles ne le permettant généralement pas", la cohérence d'un projet avec ses environs peut résulter de nombreux autres facteurs, en particulier son traitement architectural ou ses dimensions globales. En définitive, les recourants n'apportent aucun élément qui permettrait d'imposer impérativement leur interprétation de l'art. 28 RC. Au contraire, vu le nombre de logements du projet et la finalité de la disposition communale, l'appréciation de la cour cantonale est dénuée d'arbitraire.