Citation: 9C_453/2023 E. 5.1

5.1. La recourante se plaint ensuite d'une violation de son droit d'être entendue en lien avec l'art. 57a al. 3 LAI. Elle soutient qu'elle aurait dû bénéficier d'une prolongation du délai de 30 jours pour se déterminer sur le préavis de l'intimé comme elle l'avait requis. À son avis, il faudrait distinguer d'une part le délai légal pour déposer des objections ("délai pour objecter"), qu'elle a respecté et, d'autre part le délai destiné à compléter ses objections, qui découlerait d'un "usage" (ce qui ne lui a pas été accordé). Le refus de l'office AI de lui accorder la (deuxième) et "ultime prolongation sollicitée" occulterait l'existence, à ce stade de la procédure, d'une inégalité de traitement entre les assurés et les assureurs, ces derniers disposant de ressources importantes pour obtenir des avis médicaux, dont elle ne bénéficie pas. Son droit d'être entendue n'aurait dès lors pas été respecté en raison du refus de l'office AI de lui accorder une prolongation de délai pour compléter ses objections.