Citation: 5C.226/2004 02.03.2005 E. 1.4

1.4.1 A l'appui de son chef de conclusions tendant à ce que lui soient attribués l'autorité parentale et le droit de garde sur sa fille Y.________, la défenderesse fait valoir, pour toute motivation, que la cour cantonale n'aurait pas sérieusement examiné ce problème, qu'elle se serait fondée à tort sur le dernier rapport de la curatrice de surveillance des relations personnelles, qui serait pourtant démenti par la responsabilité dont la mère aurait fait preuve en requérant un complément d'expertise, et que les relations mère-fille se seraient améliorées depuis quelques mois. Ces griefs, dans la mesure où ils s'en prennent aux constatations de fait de l'autorité cantonale et reposent sur des nova, ne sont pas admissibles. Pour le surplus, les critiques formulées sur cette question se rapportent à la conclusion subsidiaire en annulation de l'arrêt attaqué (cf. infra, consid. 2.2). Dès lors, faute d'être motivé conformément aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le chef de conclusions principal tendant à la réforme de l'arrêt cantonal sur la question de l'autorité parentale et du droit de garde est irrecevable - ce qui a pour conséquence, de surcroît, que le chef de conclusions en paiement d'une contribution du père aux frais d'éducation et d'entretien de l'enfant, qui a manifestement été pris pour le cas où la décision attaquée serait réformée quant à l'attribution des droits parentaux, n'a également plus lieu d'être examiné. 1.4.2 Les conclusions relatives au droit de visite et à la mission de la curatrice de surveillance des relations personnelles ne font l'objet d'aucune motivation dans l'acte de recours. Elles sont donc irrecevables. 1.4.3 A propos de la contribution à son propre entretien après le divorce, la défenderesse soutient, tout d'abord, qu'elle n'aurait plus aucune ressource, qu'elle n'aurait pas terminé sa formation professionnelle pour des raisons de santé et qu'elle se trouverait depuis deux ans dans l'incapacité de gagner sa vie. Ces allégations de fait, qui s'écartent des constatations de la cour cantonale, sont irrecevables. Ensuite, la défenderesse se plaint que l'arrêt attaqué ait sous-estimé ses charges fiscales, en les évaluant à 200 fr. par mois alors qu'elle aurait prouvé que ses impôts cantonaux s'élevaient à eux seuls à 500 fr. par mois. Un tel grief, qui relève du fait, ne pourrait être admissible que s'il devait être compris comme l'invocation d'une inadvertance manifeste au sens de l'art. 63 al. 2 OJ. Mais, même à cette condition, il serait de toute façon irrecevable, puisque la défenderesse n'indique pas quelles pièces du dossier prouveraient le montant de ses impôts cantonaux et qu'elle ne satisfait dès lors pas aux exigences de motivation de l'art. 55 al. 1 let. d OJ. Enfin, la défenderesse fait valoir qu'en fixant à 4'000 fr. pendant deux ans la contribution mensuelle du demandeur à l'entretien de son ex-épouse, la cour cantonale aurait appliqué le principe de la rupture nette des liens matrimoniaux (clean break) de manière "évidemment erronée", au motif que serait ainsi consacré, pour un homme jeune issu d'une famille prestigieuse, qui gagnerait très largement sa vie et se trouverait à la tête d'une "fortune coquette", le droit "d'abandonner à la misère sa femme malade et incapable, sans sa faute, de gagner sa vie" et "de parfaire sa formation dans ce but". Là encore, le grief articulé s'écarte des constatations de fait de l'arrêt entrepris, qui retient que le demandeur n'a pas de fortune et que la défenderesse n'a pas établi être dans l'impossibilité définitive de gagner sa vie pour des raisons de santé. Sur cette question, le recours est dès lors irrecevable. 1.4.4 Concernant la répartition entre époux des honoraires du curateur de représentation de l'enfant, la défenderesse se contente d'exposer qu'il serait "évident que l'équité exige que les frais de curatelle soient mis à la charge du [défendeur] qui a seul les moyens d'y faire face". Ils devraient être répartis en fonction des possibilités financières des parties, de sorte qu'il "serait totalement inéquitable d'en faire supporter une portion à [la défenderesse]". Un vague appel à l'équité, sans substance juridique, ne constitue pas une motivation conforme aux exigences de l'art. 55 al.1 let. c OJ. Au demeurant, il n'est pas certain que ce point soit régi par le droit fédéral (cf. Thomas Sutter/ Dieter Freiburghaus, Kommentar zum neuen Scheidungsrecht, Zurich 1999, n. 59 ad art. 146/147 CC p. 598). Le chef de conclusions relatif aux frais de curatelle de l'enfant est donc également irrecevable.