Citation: 5A_546/2017 E. 2.1

2.1. Sous l'empire du droit antérieur à la révision de la LP du 21 juin 2013 entrée en vigueur le 1er janvier 2014, la jurisprudence a qualifié de mesure provisionnelle la décision relative au sursis concordataire qui se limite à poser un pronostic sur les chances de succès d'un éventuel concordat (ATF 135 III 430 consid. 1.3). Le nouveau droit prévoit toutefois désormais la compétence du juge du concordat de prononcer d'office la faillite en l'absence manifeste de toute perspective d'assainissement ou d'homologation d'un concordat (art. 293a al. 3 LP). Le Tribunal fédéral a ainsi refusé de qualifier de mesure provisionnelle la décision par laquelle le juge refuse le sursis provisoire et prononce simultanément la faillite, admettant que le recours contre une telle décision n'était pas limité aux griefs d'ordre constitutionnel (ATF 142 III 364 consid. 2; arrêt 5A_495/2016 précité consid. 1.2). En l'espèce, le juge de première instance a omis de prononcer la faillite simultanément au rejet de la requête de sursis provisoire, se contentant d'ajourner sa décision sur ce point jusqu'à droit jugé définitif sur dite requête. On pourrait dès lors se demander si la décision querellée constitue une mesure provisionnelle au sens de l'art. 98LTF. La question souffre toutefois de demeurer indécise en l'espèce. En effet, la recourante invoque uniquement, de manière recevable (cf. supra consid. 1.2.2), la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), partant la violation d'un droit constitutionnel, grief que le Tribunal fédéral examine librement (ATF 127 III 193 consid. 3 et les références citées) pour autant qu'il soit motivé conformément aux exigences découlant de l'art. 106 al. 2 LTF.