Citation: 6B_618/2018 E. 2

En l'espèce, la recourante conteste être l'auteure des courriers anonymes adressés à l'OPE et à A.________. Pour l'établir, la cour cantonale s'est cependant fondée sur différents éléments, dont la similitude de leur contenu, y compris avec les textes publiés par la recourante sur le réseau social Facebook, mais aussi sur l'empreinte palmaire de la recourante figurant sur l'enveloppe du courrier adressé au prénommé. Face à ces éléments, la recourante se limite à nier les faits, ne discute pas les éléments d'appréciation retenus par la cour cantonale et ne démontre pas en quoi celle-ci aurait versé dans l'arbitraire sur ce point. Ses griefs s'avèrent ainsi appellatoires, partant irrecevables. La recourante conteste en outre le caractère mensonger et attentatoire à l'honneur des écrits qui lui sont imputés. La cour cantonale a retenu à cet égard que les assertions propagées par la recourante n'étaient étayées par aucun élément de preuve concret. Les photographies publiées par cette dernière ne permettaient pas de prouver qu'elle avait été victime d'actes de violence de la part de A.________, puisqu'elles ne permettaient pas d'identifier avec certitude l'identité de la personne dont les jambes avaient été photographiées, ni de déterminer l'origine exacte des hématomes qui y figurent. La recourante n'avait sollicité aucun témoignage susceptible de corroborer ses dires et n'avait jamais déposé plainte à l'encontre du prénommé, sans pouvoir vraiment l'expliquer. De même la recourante n'avait-elle fourni aucun élément de preuve au sujet de l'allégation d'alcoolisme de A.________, étant en outre relevé que l'enquête diligentée par le Ministère public en rapport avec les accusations d'infractions à caractère pédopornographique formulées à son encontre par la recourante n'avaient donné aucun résultat. Cette dernière n'avait pas davantage étayé ses accusations à l'égard de B.________. Devant le Tribunal fédéral, la recourante se borne, en substance, à affirmer qu'elle n'a jamais diffamé personne et à prétendre que les écrits publiés par elle sur les réseaux sociaux décrivent la réalité. Ainsi, malgré les éléments mis en exergue par la cour cantonale, la recourante se contente de substituer sa propre appréciation à celle de l'autorité précédente. Ses griefs s'avèrent ainsi appellatoires sur ces points également et sont donc eux aussi irrecevables, étant au demeurant relevé que la motivation de l'arrêt entrepris échappe à la critique. Pour le surplus, la recourante ne discute pas explicitement, sous un angle juridique, l'infraction de calomnie retenue à son encontre. En tout état, elle pouvait l'être sans violer le droit fédéral, vu les faits constatés sans arbitraire par les juges précédents.