Citation: 2A.90/2007 19.06.2007 E. 1

4.3 Dans le cas particulier, la recourante a épousé BX.________, de trente-et-un ans son aîné, en octobre 2001 au Maroc. Elle est entrée en Suisse en mars 2002 et les époux X.________ ont fait ménage commun à partir de cette date. De l'aveu de la recourante, l'entente au sein du couple a été empreinte de difficultés dès le début du mariage et l'ambiance s'est vite détériorée, notamment du fait que BX.________ se remettait d'une opération de la prostate (cf. audition de la recourante par la police cantonale du 5 mars 2005). En mars 2004, BX.________ s'en est pris physiquement à son épouse, qui a dû trouver refuge dans un centre d'accueil. Il a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale le 24 juin 2004. Par convention du 15 juillet 2004 valant prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale, les époux X.________ ont convenu de vivre séparés et la recourante a pris un propre logement à partir de cette date. A l'heure actuelle, les époux X.________ vivent séparés depuis bientôt trois ans, après deux années de ménage commun, et aucun élément concret n'indique qu'une reprise de la vie commune serait envisageable de part et d'autre à brève échéance. Au contraire, par leur nature et leur gravité, les causes de la désunion semblent présenter un caractère irrémédiable. BX.________ a informé les autorités, par courrier du 9 janvier 2005, que l'intéressée lui avait avoué ne l'avoir épousé que par profit et qu'il estimait avoir été "abusé et trompé par (sa) femme". De son côté, la recourante a déposé une dénonciation pénale à l'encontre de son époux le 6 juin 2005; celui-ci aurait menacé d'attenter à sa vie, en février ou mars 2005, et il aurait tenté de l'empoisonner le 8 septembre 2004. Les époux X.________ semblent par ailleurs ne plus entretenir de contacts. Leur attitude respective ne laisse aucunement présager une quelconque volonté de se remettre en ménage et la recourante n'allègue au demeurant pas que son époux ou elle-même auraient entrepris des démarches dans ce sens. Les éléments précités démontrent que le mariage de BX.________ et AX.________ est vidé de toute substance et n'existe plus que formellement. La recourante ne peut dès lors pas invoquer son mariage pour obtenir le maintien de son autorisation de séjour sans commettre un abus de droit. Vu ce qui précède, c'est à juste titre que l'autorité intimée a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour de la recourante. Ce faisant, elle n'a pas violé le droit fédéral, en particulier la législation sur les étrangers, ni commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation. 4.4 Invoquant le chiffre 654 des Directives fédérales LSEE, la recourante estime que l'autorité intimée devait retenir que sa situation était constitutive d'un cas de rigueur. Or, lorsqu'il n'existe pas de droit à une autorisation de séjour, la délivrance d'une telle autorisation est laissée à la libre appréciation de l'autorité (cf. art. 4 LSEE) et ne peut dès lors faire l'objet d'un examen par le Tribunal fédéral (cf. ATF 130 II 281 consid. 2.1 p. 284, 388 consid. 1.1 p. 389 s. et les références). Le présent grief doit par conséquent être écarté.