Citation: 7B_424/2023 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a considéré que la recourante n'avait pas formulé d'objections convaincantes concernant les faits établis en première instance. Elle s'est essentiellement fondée sur les constatations du Tribunal correctionnel pour rendre sa décision qui portait uniquement sur la question des frais. Elle a estimé, sur la base des éléments retenus en première instance, que la recourante avait faussement accusé son époux et que ces fausses accusations traduisaient une volonté de lui nuire, en multipliant les dénonciations calomnieuses dans le cadre du conflit conjugal qui les opposait. Elle a également relevé que la recourante cherchait à discréditer son époux par pure malveillance. Son comportement allait au-delà de la simple mauvaise foi en procédure ou de la propagation de soupçons infondés. Les conditions permettant d'imputer les frais conformément à l'art. 420 CPP étaient donc réunies (cf. jugement attaqué, consid. 3.3.2 p. 8 ss).