Citation: 4P.81/2005 23.05.2005 E. 5

Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, qu'elle méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou encore qu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que son résultat le soit. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci est insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif et en violation d'un droit certain. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire préférable (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 128 I 81 consid. 2 p. 86, 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275; 128 II 259 consid. 5 p. 280). En matière d'appréciation des preuves, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision ou lorsqu'elle tire des constatations insoutenables des éléments recueillis (ATF 127 I 38 consid. 2a). D'après les constatations figurant dans l'arrêt attaqué, les parties étaient convenues, par renvoi à un règlement interne, que les collaborateurs touchant un salaire annuel supérieur à 100'000 fr. ne pouvaient en aucun cas se faire payer leurs heures supplémentaires. En outre, ledit règlement précisait que seules les heures supplémentaires demandées et reconnues comme telles pouvaient être compensées. Or, l'intimé n'avait jamais demandé à la recourante de faire des heures supplémentaires et cette dernière n'avait annoncé ses heures supplémentaires que plusieurs mois après les avoir effectuées et cela sans utiliser les formulaires appropriés. De plus, la recourante aurait pu compenser ses éventuelles heures supplémentaires par des vacances. La recourante n'indique pas de manière suffisante en quoi ces constatations seraient arbitraires (art. 90 al. 1 let. b OJ). Au lieu de critiquer les considérations émises par la cour cantonale, elle se contente d'énumérer les pièces qu'elle a produites pour établir l'existence des heures supplémentaires et de rappeler les conclusions qu'elle tire de ces éléments de preuve ainsi que de différents témoignages. Ses allégations, qui se limitent à la présentation de sa propre appréciation de la situation, sont d'emblée impropres à fonder le grief d'arbitraire. Ainsi, les explications qu'elle propose dans son mémoire de recours ne font nullement ressortir en quoi il était arbitraire de ne pas déduire des échanges de courriers électroniques concernant des réunions internationales se déroulant le dimanche que des heures supplémentaires avaient été nécessairement ordonnées et acceptées par l'intimé. Au demeurant, la recourante admet qu'elle n'a réclamé le paiement des prétendues heures supplémentaires qu'en mars 2001. Elle reconnaît, par ailleurs, que le règlement du personnel exclut la rétribution des heures supplémentaires. Dans la mesure où elle soutient, à cet égard, qu'une telle exclusion ne serait pas valable dès lors qu'elle a accompli du travail supplémentaire au sens de l'art. 12 de la loi sur le travail, la recourante formule un grief qui relève de l'application du droit fédéral et qui est donc irrecevable dans un recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). Pour le surplus, le grief tiré de la violation de l'art. 9 Cst. n'est pas suffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ), ce qui le rend irrecevable.