Citation: 6P.14/2004 08.04.2004 E. 3

La recourante reproche en outre à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendue en refusant de faire procéder à de nouvelles auditions de la précédente locataire et du mari de celle-ci ainsi que du bailleur afin d'établir la chronologie des faits de manière à pouvoir déterminer si le propriétaire a fait preuve de négligence. Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comprend en particulier le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves, de prendre connaissance du dossier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16). Toutefois, le droit d'être entendu ne peut être exercé que sur les éléments qui sont déterminants pour décider de l'issue du litige. Il est ainsi possible de renoncer à l'administration de certaines preuves offertes lorsque le fait à établir est sans importance pour la solution du cas, qu'il résulte déjà des constatations ressortant du dossier ou lorsque le moyen de preuve avancé est impropre à fournir les éclaircissements nécessaires. Comme cela a été relevé à propos du grief précédent, on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale de n'avoir pas fait procéder à des auditions destinées à déterminer si une négligence pouvait être imputée au bailleur dans la mesure où elle considérait que même établie une faute de ce dernier ne serait de toute manière pas causale du décès de la victime, compte tenu de la propre faute de celle-ci, qu'elle jugeait prépondérante. Ce grief est donc également mal fondé et le recours de droit public doit être rejeté.