Citation: 5A_484/2009 18.08.2009 E. 2

La cour cantonale a retenu que le recourant avait réalisé un revenu mensuel de 4'907 fr. 90 durant les trois derniers mois de l'année 2008, puis de 5'165 fr. dès le mois de janvier 2009. Ses charges comprennent ses primes d'assurance-maladie de base (340 fr. 20) et complémentaire (30 fr. 40), son assurance-ménage (15 fr. 40), ses impôts (180 fr. 80), ses frais de transport (70 fr.) ainsi que l'entretien courant d'une personne vivant seule (1'100 fr.), à savoir 1'736 fr. 80 au total jusqu'à la fin du mois d'avril 2009, puis 3'236 fr. 80 avec l'ajout de son loyer (excessif), de 1'500 fr., dès le mois de mai 2009. Il en résulte un disponible de 3'171 fr. 10 du mois d'octobre au mois de décembre 2008, de 3'428 fr. 20 du mois de janvier au mois d'avril 2009 et de 1'928 fr. 20 dès le mois de mai 2009. L'intimée perçoit un revenu de 2'692 fr. 25, alors que ses charges s'élèvent à 4'663 fr. 20; son déficit atteint 1'970 fr. 95 et le montant des allocations familiales, de 536 fr. par mois, outre qu'il doit servir en priorité aux enfants, ne lui permet pas d'équilibrer son budget. Selon la cour cantonale, il en irait de même si l'on admettait, comme le soutient le recourant, que le fils aîné du couple n'a plus de frais de transport et que l'on réduise le poste frais de l'intimée à 105 fr. au lieu des 300 fr. retenus par le premier juge, auquel cas le déficit perdurerait à hauteur de 1'775 fr. 95. La contribution d'entretien arrêtée en première instance à 1'800 fr. permet à peine à l'intimée de parvenir au point d'équilibre, alors qu'elle n'entame nullement le minimum vital du recourant. Toujours selon la cour cantonale, même en considérant, ainsi que cela a été fait ci-dessus, un loyer de 1'500 fr. par mois pour un trois pièces, ce qui paraît excessif, le recourant arrive encore à couvrir son minimum vital; dans ces circonstances, rien ne permet de s'écarter des conclusions du premier juge.