Citation: 6B_598/2023 E. 1.2.1

1.2.1. Le recourant conteste que ses déclarations aient fortement varié durant la procédure et manqué ponctuellement de crédibilité. Ses explications n'auraient pas changé quant à son implication dans la première altercation et, compte tenu du temps écoulé entre sa première audition et les suivantes (6 ans), ses premières déclarations devraient être retenues. Il souligne avoir déposé plainte en premier, ce qui constituerait un indice qu'il n'avait rien à se reprocher. Il relève aussi avoir été lourdement frappé à la tête lors de l'épisode près du premier pub (traumatisme crânien, avec fracture de l'os maxillaire droit, fracture non déplacée de l'os ptérygoïdien, emphysème sous cutané de la joue droite, plaie à la lèvre supérieure à droite et une plaie profonde de 7 cm au cuir chevelu). En bref, reprenant le contenu de sa première audition, il objecte que les pièces médicales déposées confirmeraient que, lors de cette première altercation, B.________ avait frappé violemment le frère du recourant à la tête. Ce dernier avait essayé de les séparer sans frapper B.________. Il avait ensuite, alors qu'il était à terre, été frappé violemment au visage par E.E.________. Totalement sonné par la violence de ce choc, il n'avait pu réagir et c'est un ami de la famille qui était venu le chercher pour l'éloigner. Durant cette phase, le recourant, victime, n'avait frappé ni E.E.________ ni B.________ ni son frère, mais n'avait fait que défendre ce dernier en séparant les protagonistes. Près du second pub, le recourant affirme n'avoir frappé personne ni pris part à la bagarre, ce qu'auraient confirmé plusieurs témoins. À ce moment là, il venait, selon lui, de se faire sauvagement agresser devant le premier établissement public; il avait le visage en sang et souffrait d'un traumatisme crânien. Son état physique ne lui aurait donc pas permis de se battre.