Citation: 6B_1501/2022 E. 1.2.7

1.2.7. Ces développements, qui consistent à rediscuter largement les preuves ont un caractère appellatoire. Ils sont irrecevables dans cette mesure. On peut dès lors se limiter à relever que la cour cantonale n'a pas appréhendé la conversation du recourant avec son ami K._________ comme susceptible d'annoncer un " projet d'homicide ". On comprend, par ailleurs, aisément que le plan auquel se réfère la cour cantonale relève plutôt, dans un premier temps, d'idées suicidaires, évoquées tout d'abord lors de la conversation précitée et qui auraient encore pris corps lors de la soirée à V1._________ et ensuite de la conversation qu'il avait eue avec H.H._________, ce qui avait même conduit ce dernier à contacter la police pour faire part de ses craintes (arrêt entrepris, p. 24), puis encore au retour au domicile, lorsque la jeune femme lui avait confirmé qu'elle entendait mettre un terme à leur relation. Cette dernière avait du reste perçu qu'il avait entrepris de mettre en oeuvre cette fin puisqu'elle avait écrit dans les heures précédant son décès qu'elle avait réussi à s'emparer du couteau, qu'il était en train de tout supprimer et qu'il allait faire une bêtise (sans que la jeune femme, qui craignait plutôt un geste auto-aggressif du recourant, ait perçu initialement les actions de celui-ci comme dirigées contre elle-même). Les développements du recourant n'expliquent pas non plus pourquoi il avait retiré la clé de son appartement de son porte-clés, ce qui se comprend s'il entendait la placer sous le paillasson comme il l'avait indiqué à son père pour lui permettre d'entrer le premier comme il le lui avait demandé (arrêt entrepris p. 24). On ne perçoit pas plus ce que le recourant entend déduire en sa faveur du message adressé par E.B._________ à sa fille le 4 octobre 2019 en lien avec les hamsters du recourant: rien n'indique que ce dernier aurait eu connaissance de ce message à ce moment-là, même s'il a pu consulter le téléphone de D.B._________. Quoi qu'il en soit, qu'une autre explication soit envisageable quant à sa décision de confier ses rongeurs à ses parents, ne rendrait de toute manière pas insoutenable le résultat auquel est parvenue la cour cantonale sur la base de l'ensemble des autres éléments considérés. En particulier, le recourant ne conteste pas avoir lui-même retiré rapidement le couteau de la plaie, avoir recouvert celle-ci pour la cacher à sa vue, puis avoir encore embrassé une dernière fois sa compagne. Or, la conclusion que de tels gestes ne sont pas ceux d'un témoin épouvanté par un geste suicidaire, mais ceux d'un amant qui n'est pas surpris de la mort de l'aimée et qui s'apprête à la rejoindre n'est, pour le moins, pas insoutenable. On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu que le recourant avait bien un plan, dans lequel seul son suicide était envisagé dans un premier temps, la décision d'entraîner D.B._________ dans la mort n'apparaissant établie qu'au moment où il avait envoyé le message à son père (arrêt entrepris p. 25) et ce plan ne constituant pas " une stratégie développée et réfléchie mais plutôt [...] une idée noire qui s'est emparée de lui et qu'il a mise en oeuvre sans en mesurer les conséquences ".