Citation: 1C_80/2019 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a considéré que le court laps de temps séparant la déclaration commune (21 août 2010), l'octroi de la naturalisation facilitée (29 septembre 2010) et la séparation de fait des époux (1er novembre 2010) était de nature à fonder la présomption de fait que la communauté conjugale des époux n'était plus stable et orientée vers l'avenir au moment de la décision de naturalisation. Elle a ensuite constaté que la création de domiciles séparés était au moins partiellement due aux importants différends conjugaux rencontrés par les époux et que la stabilité du mariage était mise en cause, si bien qu'elle a refusé de considérer que la communauté conjugale au sens de l'art. 27 et 28 aLN avait subsisté après la fin du ménage commun. L'autorité précédente a de plus relevé que la présomption précitée serait également acquise si on devait suivre l'argumentation du recourant selon laquelle la séparation déterminante ne serait survenue qu'en novembre 2011. En effet, seuls treize mois sépareraient alors l'octroi de la naturalisation facilitée et la séparation définitive alléguée par le recourant.