Citation: I 38/01 28.08.2001 E. 3

3.- a) Le recourant soutient en substance que, s'agissant du droit au versement d'une rente de l'assurance-invalidité suisse, seules pourraient être prises en compte, pour procéder à la comparaison des revenus, les activités professionnelles qu'il serait susceptible de déployer en Suisse soit, compte tenu de sa formation et de ses connaissances linguistiques, des activités essentiellement physiques qui ne sont plus compatibles avec son état de santé. A cet égard, il convient de rappeler qu'en principe le fait que l'assuré soit domicilié à l'étranger est sans incidence sur l'évaluation de l'invalidité. La perte de gain déterminante doit en effet être évaluée en fonction des possibilités offertes par un marché du travail équilibré (art. 28 al. 2 LAI) - une notion théorique - de manière que la disparité des niveaux de rémunération et des coûts de la vie n'interfère pas dans la comparaison objective des revenus avec et sans invalidité (ATF 110 V 276 consid. 4b). Pour déterminer le revenu que le recourant est en mesure d'acquérir malgré l'atteinte à la santé dont il souffre, il n'y a dès lors pas lieu, contrairement à ce qu'il prétend, de ne prendre en compte que les seules possibilités de travail concrètes offertes par le marché suisse du travail. Une telle démarche se justifie, au demeurant, d'autant moins que le recourant a quitté la Suisse depuis 1978, si bien qu'il n'a plus aucun lien avec ce marché du travail depuis plus de vingt ans. Il convient, enfin, de relever que le seul fait que les activités exercées plus de vingt ans auparavant aient pu, comme le recourant l'affirme, constituer des éléments favorisant la survenance de l'atteinte à la santé, ne saurait justifier une autre solution. L'événement assuré au sens de la législation suisse n'est, en effet, pas l'atteinte à la santé comme telle, mais la perte de gain qui en résulte (art. 4 al. 1 LAI). Partant, le lieu où surviennent l'atteinte à la santé et, plus encore de simples facteurs susceptibles de favoriser celle-ci, est sans pertinence pour évaluer le degré de l'invalidité. b) En ce qui concerne l'influence de l'atteinte à la santé sur sa capacité de travail, le recourant affirme que sa capacité respiratoire est si diminuée qu'il lui serait impossible d'exercer même une activité telle que facteur ou employé de la poste. Cette affirmation ne trouve cependant appui dans aucune des pièces médicales figurant au dossier qui attestent, au contraire, d'une évolution favorable de la maladie après l'opération et le traitement de radiothérapie, de l'absence de récidive et d'un assez bon état général malgré la persistance d'une bronchite chronique. Comme les premiers juges, la Cour de céans n'a dès lors aucun motif de s'écarter des conclusions du médecin-conseil de l'office, qui a pu se déterminer en toute connaissance de cause sur la base de la documentation médicale figurant au dossier dont, en particulier, la dernière radiographie produite par le recourant le 2 janvier 2000. Il s'ensuit que l'on ne saurait faire grief aux premiers juges d'avoir retenu que, dans ces conditions, le recourant était à même de réaliser un gain représentant plus de 50 % de celui qu'il pourrait obtenir sans atteinte à la santé et d'avoir, en conséquence, nié son droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1ter LAI). Le recours se révèle ainsi mal fondé.