Citation: 1P.331/2000 27.07.2000 E. 1

1.- Le Collège des juges d'instruction a indiqué de façon suffisamment précise, dans sa décision, pourquoi il a considéré que la suspicion de partialité n'était pas justifiée à l'égard du juge Kasper-Ansermet. La garantie du droit d'être entendu conférée par l'art. 29 al. 2 Cst. , qui comporte aussi le droit d'obtenir une décision motivée, est ainsi satisfaite (cf. ATF 112 Ia 107 consid. 2b p. 109; voir aussi ATF 125 II 369 consid. 2c p. 372, 124 II 146 consid. 2a p. 149, 123 I 31 consid. 2c p. 34). Il est sans importance que l'autorité intimée n'ait pas répondu de façon spécifique aux arguments que le recourant fondait sur diverses dispositions cantonales en matière de récusation, dépourvues de portée indépendante par rapport à la garantie constitutionnelle de l'indépendance et de l'impartialité des magistrats.