Citation: 6P.60/2007 12.10.2007 E. 6

Le recourant conteste avoir fourni 278 g de cocaïne pure à son frère. 6.1 Invoquant l'arbitraire, il voit une contradiction dans le fait d'admettre que plusieurs fournisseurs étaient censés couvrir la consommation personnelle de B.________ de 10 g par semaine. 6.1.1 Entre 1996 et 1998, B.________, qui a admis ces faits, s'est approvisionné à Berne et à Yverdon-les-Bains, auprès de ressortissants de l'ex-Yougoslavie, à raison de 10 g par semaine environ, dont sept étaient destinés à des tiers et le reste à sa propre consommation (jugement p. 42). Entre 1998 et 1999, le recourant a remis 680 g de cocaïne à son frère, soit l'équivalant de 68 remises hebdomadaires de 10 g, ce qui représente 279 g de cocaïne pure. Le Tribunal correctionnel a admis ces faits en se basant sur les déclarations de B.________ (jugement p. 57) qui a expliqué avoir fait la connaissance de Q.________ en 1998, par l'intermédiaire de son frère, lequel s'approvisionnait auprès de cet individu avant de lui remettre la marchandise. Il a précisé qu'il n'en prenait que pour sa consommation personnelle, soit environ 10 g par semaine (pièce n° 33). 6.1.2 Contrairement aux allégations du recourant, on ne discerne pas de contradiction entre ces deux complexes de faits. En effet, d'une part, B.________ n'était pas tenu de s'approvisionner auprès d'une seule personne à l'exclusion de toute autre. D'autre part, il a clairement distingué, lors de ses auditions, les achats de 10 g par semaine chez des ressortissants de l'ex-Yougoslavie de 1996 à 1998 et la remise des stupéfiants par son frère en 1998, date à laquelle il a fait la connaissance de Q.________ (cf. pièces n° 33 et 34). Enfin, même si les juges n'avaient admis qu'une remise par le recourant de 7 g par semaine (soit 476 g au total, correspondant à 199 g de drogue pure) à la place des 10 g retenus (soit 680 g au total correspondant à 278 g de drogue pure), et que les 3 autres grammes nécessaires à la consommation de B.________ étaient fournis par les vendeurs de l'ex-Yougoslavie, la différence porterait sur 204 g et ne serait pas de nature à faire apparaître la solution cantonale comme arbitraire dans son résultat. En effet, la quantité de drogue en cause perd de l'importance pour fixer la peine lorsque, comme c'est le cas en l'espèce (cf. supra consid. A.b), la limite du cas grave est déjà largement dépassée (ATF 121 IV 193 consid. 2b/aa p. 196). 6.2 Le recourant reproche aux autorités de ne pas avoir tenu compte des rétractations de son frère, alors que celles-ci ont été faites antérieurement aux débats lors d'une confrontation. Les juges cantonaux se sont déclarés convaincus de l'authenticité des premières déclarations de B.________. Ils ont relevé que celui-ci ne s'était rétracté que lors de la confrontation avec son frère, sans donner de motifs pertinents, qu'il n'avait eu aucune raison de charger son propre frère, avec lequel il n'était pas en conflit, tous deux collaborant d'ailleurs dans l'exploitation du Tropical et qu'il était finalement revenu sur ses aveux uniquement pour tenter de servir les intérêts de son parent et non pour se conformer à la vérité (jugement p. 57; arrêt p. 36). Le recourant ne critique aucunement ces divers éléments et se contente d'y apposer sa propre appréciation des preuves, ce qui ne suffit pas pour démontrer l'arbitraire. Sa critique est donc irrecevable sous l'angle de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.