Citation: 5A_177/2018 E. 3.2.2

3.2.2. Comme l'a retenu l'autorité cantonale, le " decreto ingiuntivo " du droit italien constitue une " décision " au sens de l'art. 32 CL-2007, qui, une fois devenue exécutoire, justifie en principe la mainlevée définitive de l'opposition (ATF 135 III 623 consid. 2.1). Il n'y a pas lieu de revenir sur cette question ( cf. en dernier lieu: arrêts 5A_752/2014 du 21 août 2015 consid. 2.4.1, in : RtiD 2016 I 755; 5A_48/2012 du 3 juillet 2012 consid. 2.1.2, in : PJA 2012 1620). Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 42 al. 2 LTF) - ce qui paraît hautement douteux (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2, avec la jurisprudence citée) -, le recours s'avère mal fondé en tant qu'il remet en cause la qualité du titre de mainlevée. Le recourant s'appuie sur de fausses prémisses lorsqu'il fait valoir que, vu la forme " lapidaire " sous laquelle se présente l'ordonnance d'injonction qui lui a été notifiée, ce procédé revient à le " condamner sur la foi de la déclaration de l'avocat de l'intimée " et à " conférer une force de jugement à une déclaration de partie ". Comme l'a souligné l'autorité précédente, la décision invoquée en l'occurrence n'est pas exécutoire par elle-même, mais suppose une déclaration ad hoc du juge, sur requête du créancier, après l'expiration du délai d'opposition (ATF 135 III 623 consid. 2.1); or, l'intéressé ne s'en prend pas aux motifs de l'arrêt attaqué, fondés sur l'application du droit italien ( cf. supra, consid. 3.2.1), touchant à l'absence d'opposition régulière en temps utile, spécialement quant à l'absence de signature d'un avocat ( cf. sur cette exigence: arrêt 5A_48/2012 précité). Pour le surplus, le recours ne comporte pas de critique motivée à satisfaction de droit à l'encontre des arguments de l'autorité précédente excluant l'intervention de l'ordre public procédural (art. 42 al. 2 LTF).