Citation: 1B_438/2022 E. 2

Selon l'art. 32 al. 2 LTF et l'art. 72 PCF, applicable par renvoi de l'art. 71 LTF, le juge instructeur statue comme juge unique sur les frais du procès par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui met fin au litige (ATF 142 V 551 consid. 8.2 p. 568). Si cette issue n'apparaît pas évidente, il y a lieu de recourir aux critères généraux de la procédure civile selon lesquels les frais et dépens seront supportés en premier lieu par la partie qui a provoqué la procédure devenue sans objet ou chez qui résident les motifs pour lesquels elle a pris fin (arrêts 1B_588/2022 du 21 décembre 2022 consid. 3; 1B_290/2022 du 23 novembre 2022 consid. 3 et les arrêts cités). Au jour de l'arrêt attaqué (9 mai 2022), le tribunal de première instance avait déjà été saisi de la cause sur le fond puisque l'ordonnance pénale du 18 janvier 2022 lui avait été transmise le 29 mars 2022; le recours au Tribunal fédéral dans la présente cause pourrait donc avoir été sans objet dès son dépôt le 22 août 2022. Cela étant, postérieurement au dépôt de cet acte, la cause a été renvoyée au Ministère public en raison d'un vice formel affectant l'ordonnance pénale (cf. la décision du 3 novembre 2022 [cf. p. 5 du procès-verbal]). Dans ces circonstances très particulières, il peut être retenu que le recours en matière pénale n'est devenu sans objet qu'au cours de la procédure fédérale, soit dès la deuxième saisine du tribunal de première instance. Il ne saurait en revanche être ignoré que la recourante n'a pourtant pas renoncé à l'examen de son recours au Tribunal fédéral (cf. en particulier ses déterminations du 24 février 2023). Au vu de ces éléments, il n'y a pas lieu de percevoir de frais judiciaires (art. 66 al. 1 à 4 LTF), ni d'allouer de dépens (art. 68 al. 1 à 4 LTF). La recourante a demandé l'octroi de l'assistance judiciaire (art. 64 al. 1 LTF). Au vu du stade de la procédure et des considérations émises en lien avec les moyens juridiques dont dispose la recourante (cf. consid. 1.1.2 ci-dessus), son recours pourrait avoir été d'emblée dénué de chances de succès. Partant, cette requête doit être rejetée. Son indigence n'est au demeurant pas non plus établie; la recourante n'étaie en effet pas les charges financières qui lui incomberaient en sus d'une participation à celles relatives à son logement (montant estimé à 100 fr. selon le jugement de première instance [cf. p. 21]), étant relevé qu'elle bénéficie d'un revenu mensuel - certes fluctuant (entre 150 fr. et 600 fr.) - ainsi que de l'assistance de ses parents (600 fr. par mois, paiement des primes d'assurance-maladie et de son abonnement de transports publics). Par ces motifs, le Juge unique ordonne :