Citation: 9C_273/2022 E. 5.3

5.3. L'argumentation de l'office recourant à l'appui de l'"évaluation de la vraisemblance prépondérante arbitraire en violation du droit fédéral" à laquelle la juridiction de première instance aurait procédé pour admettre que l'incapacité de travail de l'intimée avait débuté en 2019, au moment de l'aggravation de son état de santé attestée par la doctoresse B.________, et non lors de son arrivée en Suisse, en 2012, voire antérieurement, n'est pas davantage fondée. On rappellera à cet égard que compte tenu de son pouvoir d'examen restreint en la matière (consid. 1 supra), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. Or en l'occurrence, le recourant n'expose pas d'éléments concrets et objectifs susceptibles de remettre en cause l'appréciation des preuves effectuée par les premiers juges. En particulier, c'est en vain que l'office recourant se réfère à la demande de prestations déposée par l'assurée en juillet 2020. S'il y est certes fait mention d'une incapacité de travail depuis 2012, les premiers juges ont cependant expliqué de manière convaincante que ce document avait été rempli par deux personnes différentes, à savoir la psychiatre traitante, et, probablement, l'assistante sociale de l'intimée, et que la doctoresse B.________ y avait indiqué, au point 6.1, que l'atteinte à la santé existait depuis 2019. La mention d'une incapacité de travail depuis le 18 septembre 2012, au point 4.3, n'émanait pas de la doctoresse B.________, si bien qu'il s'agissait manifestement d'une erreur. Quoi qu'en dise l'office recourant à cet égard, l'évaluation de la capacité de travail relève de l'appréciation médicale. Par conséquent, le fait que l'assurée a également indiqué (notamment lors de son audition du 25 février 2021) qu'elle n'avait pas réussi à travailler lors de son arrivée en Suisse, en 2012, en raison de ses problèmes de santé - des troubles de mémoire l'empêchant d'apprendre le français selon elle - n'est pas déterminant. Le recours est mal fondé sur ce point également.