Citation: 9C_55/2019 E. 3.1

3.1. A l'inverse de ce que prétend la recourante, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale sur sa capacité de travail. Les conclusions de l'expertise judiciaire permettent déjà de retenir qu'elle disposait d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée dès le 1er août 2015. Les experts judiciaires ont indiqué une capacité de travail complète dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles. S'ils ont ensuite mentionné une reprise du travail à 50 % dès le mois d'août 2015, comme proposée par le docteur B.________, ils l'ont justifiée par le fait qu'elle serait "plus propice à une compliance de la patiente à une réinsertion professionnelle" (expertise, p. 13), ainsi que par plusieurs facteurs additionnels, tels un manque de motivation, un isolement social et une longue durée d'inactivité. Il apparaît dès lors que la diminution de rendement est motivée, non par des motifs médicaux, mais par des facteurs étrangers à l'invalidité (voir ATF 127 V 294 consid. 5a p. 299). Dans ce contexte, les experts ont également regretté l'absence d'un rapport neuropsychologique en relation avec "la motivation de la patiente à reprendre son activité professionnelle" (expertise, p. 13). On ne saurait en déduire que l'expertise judiciaire était incomplète. On ajoutera à cet égard que les experts judiciaires se sont prononcés sur toutes les atteintes déterminantes sur le plan somatique et ont, à l'inverse de ce que prétend la recourante, indiqué expressément que la notion d'allergie décrite sur le matériel prothétique n'avait jusqu'à ce jour jamais été prouvée (expertise, p. 11 ch. 4). La seule mention par la recourante de rapports médicaux rendus antérieurement à l'expertise judiciaire - dont celui du docteur C.________ recommandant une expertise dans une clinique de réadaptation (avis du 5 septembre 2016) - et qui étaient connus des auteurs de celle-ci ne suffit pas à en remettre en cause les conclusions.