Citation: 7F_55/2024 E. 1.2

1.2. Pour autant, le requérant ne précise pas, par ses propos - dont le caractère inconvenant et outrancier est manifeste -, quels magistrats vaudois seraient visés et quelle serait la nature des liens qu'ils auraient avec le Président de la II e Cour de droit pénal et qui, de surcroît, seraient susceptibles de constituer un motif de récusation selon l'art. 34 LTF. Il n'indique ainsi pas - et on ne voit pas - en quoi le magistrat visé par la requête de récusation aurait eu un intérêt personnel selon l'art. 34 al. 1 let. a LTF dans les causes ayant fait l'objet de l'arrêt du 16 juillet 2024, voire en quoi il existerait un motif général de prévention au sens de l'art. 34 al. 1 let. e LTF. On rappellera en particulier que l'impartialité du juge est présumée et qu'il faut des motifs sérieux pour s'écarter de cette règle (cf. arrêt 2C_171/2007 du 19 octobre 2007 consid. 5.1 in fin e), ce que l'exercice d'une précédente fonction de magistrat au sein d'une autorité cantonale ne suffit manifestement pas à fonder. Enfin, on ajoutera que le dépôt d'une plainte pénale contre le Président de la II e Cour de droit pénal - laquelle a au demeurant fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière rendue le 29 août 2024 par le Ministère public de la Confédération - est également impropre à justifier sa récusation (cf. arrêt 7B_876/2024 du 4 novembre 2024 consid. 1 et la réf. citée).