Citation: 1C_320/2023 E. 1

d. Il disposera du temps et des facilités nécessaires pour préparer sa défense (art. 14 § 3 let. b Pacte ONU Il) et du droit de se faire assister et de communiquer avec le défenseur de son choix (art. 14 § 3 let. b Pacte ONU II). e. Tant qu'il sera détenu, A.________ demeurera incarcéré dans la Prison de U.________, dans les conditions actuelles (cellule individuelle, munie d'une salle de bains; besoins journaliers en nourriture, eau, vêtements, soins, produits de nettoyage, ainsi que nettoyage de sa cellule assurés par des membres de sa famille) et l'accès aux soins actuels dont il bénéficie continuera de lui être assuré (en particulier, celui aux soins de la Clinica E.________). f. Il aura la possibilité de communiquer avec le monde extérieur et de recevoir de la visite. g. La représentation diplomatique de la Suisse pourra en tout temps s'enquérir de l'état d'avancement de la procédure pénale, assister aux débats lors du jugement sur le fond et obtenir un exemplaire de la décision mettant fin au procès; elle pourra rendre visite, en tout temps et sans surveillance, à A.________; celui-ci pourra s'adresser à elle en tout temps, que ce soit au stade de l'instruction ou lors de l'exécution d'une peine privative de liberté qui serait infligée. h. Aucun des biens et/ou valeurs saisis dans le cadre de la procédure pénale ne sera définitivement attribué avant l'entrée en force d'un jugement de confiscation les concernant. Le recourant avait été condamné en première instance à neuf ans d'emprisonnement, décision confirmée en appel, puis par la Cour suprême. La cause était encore pendante devant l'ultime instance nationale, soit la Cour constitutionnelle. De l'avis de la Cour des plaintes, les conditions posées correspondaient aux observations du DFAE, et répondaient aux doutes émis par le Tribunal fédéral. Le refus de l'extradition à l'Angola prononcé par l'Espagne était fondé sur des motifs (notamment l'absence d'un acte d'accusation et le caractère politique de la procédure) non applicables en l'espèce. La succession rapide des décisions judiciaires à l'encontre du recourant était due aux respect des règles sur la durée légale de la détention provisoire. L'existence d'une enquête pour corruption contre le Président de la Cour suprême ne faisait pas obstacle à l'entraide judiciaire.