Citation: 5P.22/2007 22.03.2007 E. 2

La recourante invoque la violation des garanties générales de procédure de l'art. 29 Cst., plus précisément de son droit d'être entendue et du principe de la bonne foi. 2.1 Elle fait valoir tout d'abord qu'en raison du comportement de l'intimé et du président du tribunal d'arrondissement elle n'aurait pas dû s'attendre à ce que les questions réglées dans la convention fussent (encore) litigieuses et que, par conséquent, elle n'aurait pas eu de raison de prendre position à leur sujet. La recourante admet elle-même, dans son mémoire adressé au Tribunal fédéral, que l'intimé n'a pas retiré ses conclusions relatives à la liquidation du régime matrimonial et que le président du tribunal, bien que formellement requis à cet effet, ne l'a pas interpellé sur ce point. Certes, par ses déclarations du 10 janvier 2006, l'intimé pouvait avoir donné l'impression que la seule question encore litigieuse à ses yeux était celle de la contribution d'entretien après divorce et, par son courrier du 13 janvier 2006, le président du tribunal avait informé que l'épouse avait bien confirmé les termes de la convention. Néanmoins, la recourante ne pouvait de bonne foi considérer que l'on en resterait à la convention et qu'il n'y aurait plus lieu de statuer sur les questions qu'elle traitait, dès lors que par son attitude l'intimé n'a laissé s'installer aucun doute quant au fait qu'il ne se sentait plus lié par la convention. Il ne saurait être question d'assurances données par le président du tribunal ou par l'intimé. A cet égard, il n'est pas décisif que le président du tribunal, dans la phase qui a précédé l'audience, partait peut-être encore lui-même de l'idée que la convention était alors sous toit. Dans la mesure où il est recevable, le grief de la recourante est donc mal fondé.