Citation: 2C_119/2025 E. 7.4

7.4. Notant que l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI dresse une liste non exhaustive de raisons personnelles majeures, le recourant argue que son ex-épouse aurait intentionnellement porté plainte pénale contre lui peu de temps avant le délai de trois ans d'union conjugale, afin de faire échec au renouvellement de son autorisation de séjour. D'après lui, l'art. 50 al. 1 let. b LEI viserait à protéger le conjoint subissant un tel comportement. Son autorisation de séjour devrait être renouvelée à tout le moins jusqu'à ce que le verdict pénal soit rendu. Il relève aussi sa bonne intégration en Suisse. Avec cette argumentation, le recourant cherche à contourner les exigences de l'art. 50 al. 1 let. a LEI. Le critère des trois ans d'union est objectif. Il ne dépend pas des circonstances de la séparation. En l'occurrence, l'arrêt attaqué retient que les époux, qui ont commencé la vie commune le 2 juillet 2021, se sont séparés le 24 avril 2024, ce qui n'est pas contesté par l'intéressé. L'issue de la plainte pénale déposée par l'ex-épouse le 1 er mai 2024, à la suite de cette séparation, même si elle était favorable au recourant, ne changerait rien au constat que l'union conjugale a duré moins de trois ans. Sous l'angle des raisons personnelles majeures, la volonté de nuire de l'ex-conjoint, qui est au demeurant en l'espèce alléguée de manière appellatoire, ne suffit pas, en l'absence d'autres éléments indiquant une situation de violence à l'égard de la personne dont le titre de séjour dépend du maintien de l'union conjugale, à retenir un cas de rigueur. En l'espèce, d'après les constats de l'arrêt attaqué, s'il y a eu une situation de violence, c'est à l'égard de l'ex-épouse et non du recourant. Celui-ci ne saurait dans ces conditions se prévaloir de l'art. 50 al. 1 let. b LEI pour poursuivre son séjour en Suisse. Pour le reste, son intégration dans ce pays n'est pas pertinente. En effet, une bonne intégration ne suffit pas à retenir une raison personnelle majeure justifiant la poursuite du séjour en Suisse (cf. arrêt 2C_103/2024 du 3 avril 2024 consid. 7.1 et les arrêts cités).