Citation: 9C_814/2013 E. 4

Cette argumentation n'est d'aucune utilité à l'assuré. En effet, le Tribunal fédéral a eu l'occasion de rappeler et de confirmer la jurisprudence selon laquelle, les dettes d'argent étant portables, l'assuré qui effectue ses paiements par virement postal doit supporter le risque que l'argent se perde durant la période comprise entre le moment auquel l'ordre de paiement a été passé et celui auquel l'inscription sur le compte de l'assureur est supposée être intervenue, même s'il est en possession d'un récépissé postal dont le caractère authentique n'est pas mis en doute (cf. arrêt 9C_912/2012 du 13 mai 2013 consid. 3 in: SJ 2013 I p. 521). Il n'y a aucune raison de revenir sur cette jurisprudence constante établie de longue date. Par ailleurs, le renvoi au tribunal cantonal dans le dossier 9C_912/2012 avait pour unique objectif de combler les lacunes de l'instruction quant à la comptabilisation effective ou pas du virement accompli par l'intermédiaire de La Poste Suisse sur le compte de l'assureur-maladie. Or, quoi qu'en dise le recourant, ce point a été rendu suffisamment vraisemblable (sur le degré de la preuve, cf. ATF 135 V 39 consid. 6.1 p. 45) par la production des relevés du compte sur lequel l'assuré est censé avoir payé sa dette pour le jour et le lendemain du virement dans la mesure où le montant viré n'y apparaît pas. On ne peut dans ces conditions faire grief aux premiers juges d'avoir violé le droit fédéral. On ajoutera que les renseignements communiqués par La Poste Suisse pendant le complément d'instruction ne changent rien à ce qui précède dès lors que l'authenticité du récépissé postal (et l'effectivité du virement par conséquent) n'a jamais été mise en doute par la juridiction cantonale et que la question d'une éventuelle responsabilité de La Poste Suisse ne fait pas partie de l'objet du litige.