Citation: 2C_433/2023 E. 4.4

4.4. S'agissant de la deuxième critique, on se limitera à observer que l'art. 13 du Règlement prévoit une attribution des places pour une durée d'un an, renouvelable d'année en année mais toutefois sans aucun engagement en ce sens, les autorisations pouvant pour le surplus être retirées en tout temps pour les motifs visés à l'art. 21 du Règlement. Par conséquent, il n'était pas insoutenable de considérer que, si l'art. 13 du Règlement ne garantit certes pas de droit au maintien des places d'amarrage, il ne prévoit pas pour autant de durée maximale à partir de laquelle la validité de celles-ci ne pourrait ou ne devrait plus être renouvelée. La compétence en la matière relève de la libre appréciation de la Commune (cf. ATF 132 I 97 consid. 2.2; PIERRE MOOR ET AL., Droit administratif, vol. III, 2e éd. 2018, ch. 8.4.4.5). Le fait que le recourant affirme que les autorisations ne devraient pas pouvoir être renouvelées au-delà de 20 ans d'usage - sauf à violer les principes d'égalité et de proportionnalité, griefs qu'il ne motive toutefois pas conformément aux exigences qualifiées de l'art. 106 al. 2 LTF et sur lesquels il ne sera donc pas entré en matière (cf. supra consid. 2.1) -ne suffit quoi qu'il en soit pas à démontrer en quoi le Tribunal cantonal aurait méconnu de façon insoutenable l'art. 13 du Règlement en confirmant la décision de refus contestée. Il en va de même en tant que l'intéressé se prévaut de la jurisprudence rendue en matière de prescription des créances de droit public, dès lors que l'on ne voit manifestement pas en quoi les autorisations d'amarrage pourraient être considérées comme telles.