Citation: 6P.150/2006 21.10.2006 E. 5

Le recourant se plaint d'abord d'une violation de l'art. 171 ch. 1 CPP/VS. A teneur de cette disposition, l'autorité de plainte avise les parties, procède aux opérations d'enquête et sollicite les déterminations qu'elle estime opportunes avant de statuer. 5.1 L'interprétation et l'application du droit cantonal ne sont examinées que sous l'angle d'une violation de la garantie constitutionnelle d'être traité sans arbitraire par les organes de l'Etat (art. 9 Cst.). Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une règle de droit ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit de manière choquante le sentiment de justice et d'équité. Pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas qu'elle apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation, mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1, 128 I 177 consid. 2.1). 5.2 La recourant fait reproche à la Chambre pénale de ne pas avoir statué sur la base du dossier tel qu'il avait été en main du Juge d'instruction au moment où celui-ci a rendu sa décision le 13 mars 2006; il relève que le dossier soumis à la Chambre contenait de nouveaux actes. Celle-ci ne se serait donc pas conformée à sa pratique constante selon laquelle elle adopte une interprétation restrictive de l'art. 171 CPP/VS et statue, en principe, sur la base du dossier dont disposait le juge d'instruction. A teneur de l'art. 171 CPP/VS, la Chambre pénale procède aux opérations d'enquête; en déduire qu'elle n'est pas limitée, lorsqu'elle statue, à ce qui figure au dossier que le juge d'instruction avait en main, n'est manifestement pas insoutenable. Que la pratique en la matière soit restrictive n'y change rien; il est admis que cette réserve ne s'applique qu'en principe, ce qui signifie qu'elle connaît des exceptions. Le grief d'application arbitraire du droit cantonal est d'emblée infondé.