Citation: 5A_300/2016 E. 6.2

6.2. En tant que la recourante se plaint du fait que la Cour de justice a omis de requérir d'office un extrait des poursuites à son encontre au 28 décembre 2015 et, partant, n'a arbitrairement pas retenu que le montant des poursuites s'élevait à cette date à 262'873 fr. 80 et non à 442'642 fr., son grief se recoupe intégralement avec celui de violation de la maxime inquisitoire sur ce point, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Il en va de même s'agissant des estimation, attestation et bilan produits à l'appui du recours. Pour ce qui est des poursuites pour lesquelles la recourante a obtenu un sursis à la réalisation (art. 123 LP; poursuites nos aaaaa, bbbbb, ccccc, ddddd, eeeee, fffff, et ggggg) - qu'elle-même et l'autorité cantonale nomment " arrangement de paiement " -, elles sont bien au nombre de sept, la pièce produite par la recourante en lien avec une huitième poursuite ne comportant pas la décision de sursis et concernant une poursuite non mentionnée dans les extraits au 17 novembre et 2 décembre 2015, de sorte qu'elle ne saurait être prise en compte. Eu égard au nombre de poursuites dont la recourante fait l'objet et aux montants importants sur lesquels portent le sursis à la réalisation obtenu, l'on ne saurait au demeurant reprocher à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en considérant la capacité de la recourante à respecter ces " arrangements de paiement " comme non établie. Enfin, pour ce qui a trait aux documents censés attester de futures rentrées d'argent, l'on ne saurait faire grief à la cour cantonale d'avoir apprécié arbitrairement ces pièces en considérant qu'elles n'avaient pas de force probante. En effet, la présente procédure porte sur une faillite sans poursuite préalable au sens de l'art. 190 al. 1 ch. 2 LP dont la condition est la suspension de ses paiements par le débiteur sujet à la poursuite par voie de faillite (cf. infra consid. 7.2.1). Or, si tant est que plusieurs de ses clients lui doivent encore de l'argent, cela ne signifie pas encore que la recourante pourra effectivement recouvrer les sommes dues et cela n'a de surcroît aucune incidence sur la suspension de ses propres paiements, condition dont la réalisation doit être constatée au jour de l'échéance du délai de recours et non en tenant compte de versements futurs hypothétiques.