Citation: 6B_220/2009 18.06.2009 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits et de la violation du principe in dubio pro reo. Il expose que la photographie, sur laquelle repose sa condamnation, ne mentionne que la marque du radar "Multanova" et le modèle "6F", à l'exclusion du numéro de l'étalonnage de l'appareil P03: 07.06 selon le certificat du 19 juillet 2006. En conséquence, il ne peut être certain que l'appareil utilisé est bien celui qui a été étalonné le 18 juillet 2006. 2.1 Le recourant invoque la violation du principe in dubio pro reo comme règle de l'appréciation des preuves, de sorte que ce grief se confond avec celui d'appréciation arbitraire des preuves qu'il soulève également (cf. ATF 127 I 38 consid. 2 p. 40 ss; 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2c-e p. 36 ss). De jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable ou, autrement dit, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités). L'arbitraire allégué doit par ailleurs être suffisamment démontré, sous peine d'irrecevabilité (cf. supra, consid. 1). 2.2 En l'espèce, la photographie indique la marque du radar "Multanova" et le modèle "6F". Le procès-verbal des mesures de vitesse, qui a été établi par la police cantonale et qui accompagne la photographie, mentionne que l'appareil utilisé est un appareil de la marque Multanova 6F dont le numéro est 11969. Or, il ressort du certificat de vérification daté du 19 juillet 2006 que cet appareil a été contrôlé en laboratoire par le Service suisse de vérification et que cette vérification était valable jusqu'au 31 juillet 2007. Au vu de ces éléments, il n'est pas arbitraire de retenir que la photographie litigieuse a été prise au moyen d'un radar contrôlé par le Service suisse de vérification, même si elle ne mentionne pas la marque officielle de vérification P03: 07.06, et que, partant, la vitesse de 80 km/h mesurée correspond à la réalité. De l'avis du recourant, la cour cantonale aurait en outre versé dans l'arbitraire en constatant qu'un seul radar était en service le jour en question. Se fondant sur des renseignements donnés par téléphone par la société "In Ze Pocket", à Morges, le recourant relève que le radar aurait été posé à 15h15 à Estavayer-le-Lac, alors que, selon le rapport de gendarmerie du 14 avril 2008, l'appareil se trouvait à ce moment encore à Rueyres-les-Prés; le recourant en déduit qu'il devait exister deux radars. Cette argumentation tombe à faux. On ne saurait en effet reprocher à la cour cantonale d'être tombée dans l'arbitraire au motif qu'elle se serait fondée sur un rapport de la gendarmerie cantonale plutôt que sur de soi-disant informations orales d'un organisme non officiel. Or, selon le rapport cantonal, il y avait un seul radar mobile qui a été déplacé de Rueyres-les-Prés à Estavayer-le-lac entre 15h30 et 16h00. Enfin, le recourant ne démontre pas en quoi l'examen de la carte-mémoire de l'appareil radar rendrait arbitraire l'établissement des faits. La cour de céans ne saurait donc entrer en matière sur cette argumentation, qui est ainsi irrecevable.