Citation: 6B_1197/2015 E. 1.2.3

1.2.3. Au demeurant, même si la version d'une violente dispute précédant l'acte homicide devait être plus favorable au recourant, il n'aurait pas été arbitraire de l'écarter. En effet, le mélange de cellules épithéliales appartenant au recourant et à la victime, retrouvées sous les ongles de l'une des mains de cette dernière, ne prouve pas encore la réalité de l'altercation dans l'appartement de la victime. Comme l'a observé le tribunal de première instance, un contact avec la victime a pu se produire lors de leur rencontre la veille au soir. S'agissant de l'ecchymose constatée sur la paupière supérieure droite du recourant, l'expert médical n'a pas affirmé qu'elle était survenue au moment des faits, mais seulement qu'elle pouvait avoir été provoquée au moment des faits, ce qui laisse la place à d'autres possibilités. Les moyens de preuve invoqués par le recourant ne sont ainsi pas décisifs. Par ailleurs, comme l'a relevé la cour cantonale, il paraissait peu vraisemblable que la victime, qui fermait en règle générale son appartement avec une chaînette de sécurité, ait laissé la porte entrouverte après le départ de son ex-compagnon, surtout s'ils en étaient venus aux mains. De surcroît, lorsqu'il a été examiné par l'expert médical, le recourant a déclaré que l'ecchymose avait été causée par le projectile (bien que l'expert ait jugé cette thèse improbable; dossier 4401-05). Il a affirmé devant le Procureur que A.________ ne l'avait pas touché et ne l'avait en particulier pas griffé (dossier 3024). Du reste, aucune marque de griffure n'a été constatée sur sa personne (dossier 4401-05). Ce n'est qu'au stade de l'appel que le recourant a soutenu que la conversation qu'il avait eue avec la victime avait été houleuse et que " c'est probablement lors de cette discussion que A.________ a blessé l'appelant à la joue droite " (appel motivé, p. 20). Les variations importantes émaillant le discours du recourant, qui semble suggérer des hypothèses plutôt que de narrer des évènements vécus, font apparaître les présentes critiques de fait comme purement opportunes. Aussi la cour cantonale n'est-elle pas tombée dans l'arbitraire en ne retenant pas l'existence d'une violente altercation ayant précédé l'homicide. Ainsi, supposé recevable, le grief devrait être rejeté.