Citation: 6S.192/2001 17.04.2001 E. A

A.- a) Le 3 novembre 1999, une collision s'est produite entre le scooter conduit par X.________ et la voiture conduite par Y.________; circulant sur la route de Z.________ en direction du centre-ville de Genève, X.________ a été dépassée par la voiture pilotée par l'intimé. Peu après, ce dernier a tourné à droite en coupant la route à la scootériste, ce qui a provoquésa chute. X.________ a subi d'importantes blessures. Y.________ a été renvoyé devant le Tribunal de police du canton de Genève pour violation des règles de la circulation. Par jugement du 23 mai 2000, il a été acquitté au bénéfice du doute. X.________ n'a pas été entendue. b) Le 20 novembre 2000, X.________ a déposé plainte pénale pour lésions corporelles graves par négligence contre Y.________. Le Procureur général du canton de Genève a classé cette plainte le 27 novembre 2000, pour le motif qu'elle était tardive. X.________ a déposé un recours auprès de la Chambre d'accusation de la Cour de justice genevoise. Elle a allégué avoir subi des lésions corporelles graves qui se poursuivaient d'office; elle a soutenu que le principe "ne bis in idem" ne s'appliquait pas dès lors que le Tribunal de police avait uniquement été saisi d'un cas de violation des règles de la circulation et n'avait pas eu à examiner la problématique des lésions corporelles graves qu'elle avait subies. c) Par ordonnance du 31 janvier 2001, la Chambre d'accusation a rejeté le recours en vertu du principe "ne bis in idem", les lésions corporelles en question n'étant que les conséquences des fautes de circulation alléguées et pour lesquelles Y.________ avait été acquitté par le Tribunal de police.