Citation: 6B_278/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant se prévaut des déclarations de trois des garçons et de la victime, selon lesquelles il n'aurait rien fait, et soutient que le seul des participants qui l'ait incriminé a varié dans ses affirmations, disant lui aussi à la police à un moment donné que le recourant n'avait rien fait. La cour cantonale a fondé sa décision principalement sur les aveux du recourant, confirmés par le fait que ce dernier a indiqué aux débats qu'il ne contestait pas sa condamnation parce qu'il était « complice ». C'est en vain que le recourant cherche à remettre cette dernière constatation en question sur la base d'une citation partiellement fallacieuse selon laquelle il aurait tenu ces propos lors des débats d'appel. Le passage en question du jugement attaqué fait état de débats sans préciser qu'il s'agirait de ceux d'appel; or le recourant a bel et bien déclaré lors des débats devant le Tribunal des mineurs « je n'ai pas été étonné d'avoir été condamné par ordonnance pénale pour ces faits-là parce que de toute façon je suis complice ». Peu importe que ces propos aient été tenus devant le Tribunal des mineurs plutôt que devant l'autorité d'appel, ils montrent clairement que le recourant a admis avoir eu un comportement répréhensible. S'agissant des aveux du recourant, il faut relever tout d'abord que ceux-ci ont été faits sans pression puisque c'est spontanément, dans le cadre de la relation des faits litigieux qu'il a livrée à la police en réponse à la question de savoir ce qu'il pouvait dire sur la raison de sa présence dans les locaux de cette dernière, qu'il a reconnu avoir touché les fesses de la victime à deux reprises quand il faisait noir. Par ailleurs, il ressort du consid. 1 ci-dessus que les aveux du recourant sont circonstanciés et suffisamment précis, de sorte que la cour cantonale pouvait sans arbitraire les considérer comme crédibles malgré leur rétractation et, partant, fonder sa décision principalement sur ces aveux. Compte tenu de la manière dont se sont déroulés les faits, les sept protagonistes s'étant trouvés dans un local exigu où la lumière était éteinte, les déclarations de certains d'entre eux, dont la victime, selon lesquels le recourant n'avait rien fait ne suffisent pas pour qu'il faille considérer qu'il était arbitraire d'accorder foi à ses aveux.