Citation: 4A_417/2023 E. A

A.a. B.________ (ci-après: l'assuré ou l'employé) a été engagé le 1er juin 2008 par la société C.________ SA. Le contrat de travail prévoyait qu'en cas de licenciement, cette dernière verserait une indemnité unique correspondant à six mois de salaire de base. L'employeuse a conclu avec A.________ SA (ci-après: A.________) un contrat d'assurance perte de gain collective pour son personnel avec effet dès le 1er janvier 2020. Selon ce contrat, en cas de maladie d'un assuré, l'assurance verse des indemnités journalières correspondant à 90 % du salaire assuré durant 730 jours, après un délai d'attente de 60 jours. Il renvoie à des conditions générales d'assurance (ci-après: CGA) dans leur version d'octobre 2018. Le ch. D2 CGA prévoit notamment qu'est réputée incapacité de travail toute perte de l'aptitude de l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d'une maladie. A.b. Par courrier du 22 janvier 2021, l'employeuse a licencié l'assuré pour le 31 juillet 2021 et l'a libéré de son obligation de travailler. A.c. En août 2021, l'employeuse a transmis à A.________ une déclaration de maladie indiquant que l'assuré se trouvait en incapacité totale de travail depuis le 21 juin 2021. Par courrier du 7 septembre 2021, A.________ a informé l'assuré qu'elle estimait qu'il était pleinement apte à reprendre son activité antérieure auprès d'un autre employeur et qu'elle considérait le dossier comme clos. L'assuré a contesté cette position. Il s'est inscrit au chômage le 7 novembre 2021.