Citation: 1C_552/2023 E. 7.1

7.1. La LTF ne prévoit aucune disposition quant aux arguments juridiques que la partie recourante peut faire valoir devant le Tribunal fédéral. Elle connaît certes l'épuisement des instances (cf. art. 86 LTF pour le recours en matière de droit public), mais ne prévoit formellement aucune règle quant à l'épuisement des griefs. Cela signifie donc que, dans la mesure où un nouveau grief se fonde sur l'état de fait retenu et qu'il n'augmente ni ne modifie les conclusions, il devrait en principe être recevable. Cette règle vaut en principe toujours lorsqu'il s'agit de droit fédéral (ATF 142 I 155 consid. 4.4.3; arrêt 1C_452/2023 du 31 mai 2024 consid. 6.1). En l'occurrence, la question de l'absence de contrôle à titre préjudiciel du plan d'affectation repose sur l'application du droit fédéral, de sorte que l'"épuisement des griefs" dont se prévalent la constructrice intimée et la Municipalité pour remettre en cause la recevabilité du grief n'est pas à propos (cf. arrêt 1C_481/2023 du 26 mars 2024 consid. 5.2).