Citation: 8C_409/2023 E. 5.2.3

5.2.3. En ce qui concerne l'inefficacité des traitements avec des médicaments topiques entamés en 2017 et 2018, le docteur B.________ a expliqué - comme on vient de le voir (cf. consid. 5.2 supra) - que la recourante aurait dû y répondre au moins partiellement, surtout si elle présentait une spondylarthropathie non radiologique. La recourante s'oppose à cette constatation en soulevant que, selon la doctoresse C.________, ce n'était pas le cas chez sa patiente, mais que celle-ci présenterait une atteinte objectivable par radiographie, IRM et scintigraphie couplée à un SPECT-CT. Le docteur B.________ a toutefois exposé de manière probante pour quels motifs son interprétation de ces examens divergeait de celle de la doctoresse C.________ et pourquoi il ne leur attribuait pas une valeur déterminante. Dans son rapport du 24 septembre 2018, la doctoresse F.________, spécialiste en rhumatologie, qui a suivi la recourante d'août 2017 à juillet 2018 a également constaté une mauvaise réponse aux traitements avec les médicaments biologiques. Selon la recourante, ceci n'aurait toutefois pas empêché la rhumatologue de diagnostiquer une spondylarthropathie axiale et périphérique enthésitique engendrant une incapacité de travail dans l'exercice de toute activité adaptée. Or, les premiers juges ont relevé à juste titre que cette praticienne a certes repris ce diagnostic, mais qu'elle l'a néanmoins tempéré en évoquant, à ce stade déjà, l'éventualité d'un trouble douloureux chronique multifocal chez sa patiente, après avoir constaté des neuropathies d'origine indéterminée, et qu'elle a évalué la capacité de travail de la recourante à 60 % (quatre à cinq heures par jour) en 2018. Par ailleurs, la recourante fait valoir que le seul échec du traitement spécifique ne permettrait pas encore d'infirmer le diagnostic de spondylarthrite. Toutefois, il convient de souligner que cette constatation ne constitue qu'un élément parmi d'autres parlant en défaveur de la présence d'une telle maladie.