Citation: 5D_136/2014 E. A

A.a. F.________ est propriétaire des parcelles nos 757 et 1000 de la Commune de U.________. Le 8 mai 2012, suite au décès de G.A.________, B.________, C.________, D.________ et E.A.________ (ci-après l'Hoirie A.________) ont été inscrits en qualité de propriétaires communs en communauté héréditaire de la parcelle no 998, également sise sur la Commune de U.________. La parcelle no 1000 correspond à un long rectangle, en nature de place-jardin, disposé le long d'une partie de la parcelle no 998. Les deux parcelles font face au bien-fonds no 757, sur lequel est érigée une maison d'habitation. Ces trois immeubles se situent en bordure du chemin X.________, de part et d'autre de celui-ci. A.b. Depuis le 12 octobre 1911, la parcelle no 757 est au bénéfice d'une servitude no 173963 interdisant toute construction et plantation sur les parcelles nos 998 et 1000. Son exercice est défini de la manière suivante: " Il est interdit de bâtir et de planter des arbres sur la partie des fonds servants figurés par une teinte rouge au plan ci-annexé. Les murs de clôture ne doivent pas dépasser un mètre de hauteur. Les arbres existant en 1911 peuvent être maintenus mais ne peuvent pas être remplacés. " Le 28 mars 2013, l'Hoirie A.________ a vendu une partie de la parcelle no 998 et en a conservé l'autre, inscrite au registre foncier sous le no 2550 et située dans le prolongement de la parcelle no 1000, dont elle est délimitée par une barrière en bois d'1,5 mètre de hauteur. Suite à la division de la parcelle no 998, la servitude grève désormais la parcelle no 2550. A.c. Dans un courrier daté du 12 mars 2012, F.________ a rappelé à B.A._________ l'existence de la servitude dont bénéficiait sa parcelle, l'enjoignant de supprimer la haie qu'elle avait plantée devant sa maison ainsi que de couper les arbres entravant la vue dont il bénéficiait auparavant sur les Alpes et dévalorisant son bien immobilier. Représentée par son conseil, B.A.________ a refusé de donner suite à la demande par courrier du 20 mars 2012. Par courrier du 1er juin 2012, F.________ a mis en demeure l'Hoirie A.________ d'enlever tous les arbres et plantations concernés. Celle-ci n'y a cependant pas donné suite.