Citation: 6B_1022/2023 E. 1.3

1.3. Selon le recourant, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le centre de ses intérêts se trouvait à l'étranger. Les extraits de comptes figurant à la procédure seraient lacunaires. Les motifs ayant amené le recourant au Canada seraient contraignants (soutenir sa fille dans sa formation et son état de santé). Son activité universitaire au Canada ne permettrait pas de considérer qu'il s'y était constitué un domicile. A ces divers égards, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement méconnu les pièces suivantes: les attestations de domicile du recourant et de sa fille B.A.________, le courrier du 26 juin 2015 adressé à l'Office cantonal du logement à Genève, la procuration du recourant en faveur de C.________, les copies de nombreuses factures de médecins traitants à Genève adressées à l'assureur F.________ de 2014 à 2019, la liste des factures des HUG à F.________ du 14 juin 2012 au 15 avril 2019, le courrier du 2 mars 2020 du recourant au ministère public et le diplôme de B.A.________ au Canada. Les éléments mis en exergue par le recourant ne suffisent pas à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. Il ressort bien de l'arrêt entrepris que le recourant a produit une déclaration notariée en faveur de C.________. Par ailleurs, la cour cantonale a mentionné les différents courriers du recourant à l'attention de l'OCPM, renvoyant au jugement de première instance sur ce point, de même que le diplôme de B.A.________ au Canada. Les attestations de domicile concernant le recourant et sa fille figurent au dossier; elles renseignent notamment sur le fait que le recourant a résidé sur le territoire genevois du 9 juin 2008 au 19 juin 2019. Il ne s'agit-là toutefois que d'indices que la cour cantonale apprécie librement (art. 10 al. 2 CPP), étant précisé que les renseignements que ces attestations contiennent sont fournis sur la base des données enregistrées à l'Office cantonal de la population et des migrations mais qu'elles ne comportent aucune responsabilité pour l'État notamment pour le cas où ils ne se trouveraient pas conformes à la réalité (art. 1 du Règlement relatif à la délivrance de renseignements et de documents, ainsi qu'à la perception de diverses taxes, par l'office cantonal de la population et des migrations et les communes [RDROCPMC; RS/GE F 2 20 08]). Le recourant ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis les divers éléments qu'il mentionne. Au surplus, le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183); la motivation peut par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565; arrêt 6B_388/2023 du 4 décembre 2023 consid. 1.3.1). En l'occurrence, on comprend que la cour cantonale a implicitement considéré que les indices relevés par le recourant ne suffisaient pas, compte tenu de l'ensemble des circonstances, à retenir un domicile et une résidence habituelle en Suisse pendant la période pénale. Le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de cette appréciation. En affirmant le contraire, le recourant procède à une libre appréciation des éléments probatoires dans une démarche purement appellatoire. Ses griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.