Citation: 1C_608/2023 E. 3

Dans un argument soulevé en réplique et peu compréhensible, les recourants font valoir que les nouvelles antennes devront bénéficier du compresseur de climatisation externe existant édifié en toiture de l'immeuble. Or, cet élément de construction n'est pas une antenne et contrevient aux prescriptions du règlement communal concernant la hauteur des ouvrages techniques en toiture. Pour cette raison, la modification de la station de téléphonie de base projetée aggraverait la situation existante et ne pourrait pas être autorisée au regard des art. 124 RPE et 80 al. 2 LATC. La motivation doit être exposée dans le délai de recours et il n'est en principe pas possible de la compléter après son échéance (ATF 147 I 478 consid. 2.4.1). De nouveaux arguments développés au stade de la réplique ne sont recevables que s'ils répondent aux déterminations des autres participants à la procédure (ATF 135 I 19 consid. 2.2; arrêt 9C_124/2023 du 22 décembre 2023 consid. 2.3). Cette hypothèse n'entre pas en considération en l'occurrence. Au demeurant, il n'est pas établi que le compresseur de climatisation devrait alimenter les nouvelles antennes. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il devrait être remplacé ou agrandi, respectivement que l'atteinte qu'il porterait à l'art. 74 al. 3 RPE, qui fixe la hauteur maximale autorisée des ouvrages techniques en toiture à deux mètres à partir de la corniche, serait aggravée par le changement d'antennes. Supposé recevable, le grief devrait ainsi être écarté.