Citation: 4A_721/2016 E. 2

L'arrêt attaqué n'est pas une décision finale, au sens de l'art. 90 LTF, car il ne met pas un terme à la procédure. Il s'agit d'une décision relative à une question incidente - l'admissibilité d'une modification de la demande - qui n'entre pas dans les prévisions de l'art. 92 LTF et qui tombe, dès lors, sous le coup de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, les recourants ne soutenant pas que cette décision incidente pourrait leur causer un dommage irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF). Selon cette disposition, une décision incidente n'est susceptible de recours que si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. La première de ces deux conditions cumulatives n'est pas réalisée en l'espèce. En effet, si le Tribunal fédéral devait juger la modification de la demande irrecevable, il ne pourrait pas rendre immédiatement une décision finale déclarant l'action des demandeurs irrecevable, car, dans ce cas, resteraient en suspens les conclusions non modifiées de la demande, sur lesquelles la Chambre patrimoniale cantonale devrait encore se pencher. Il n'importe que la contestation soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF), comme le soutiennent les recourants, ou que tel ne soit pas le cas. Même dans la première hypothèse, seule l'exigence d'une valeur litigieuse minimale (art. 74 al. 1 LTF) serait écartée, mais pas celle concernant la nature de la décision sujette à recours (art. 90 ss LTF). Il s'ensuit l'irrecevabilité manifeste du recours en matière civile interjeté par les défendeurs, laquelle irrecevabilité peut être constatée selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.