Citation: 8C_388/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1959, a travaillé dès octobre 2009, à plein temps, comme femme de ménage pour un particulier. Le 16 octobre 2014, elle s'est fait renverser par une voiture en traversant un passage piéton, ce qui a entraîné son hospitalisation. Selon la lettre de sortie de l'Hôpital C.________ du 17 novembre 2014, elle présentait une fracture de l'aileron sacré gauche, s'étendant au 1 er foramen sacré, une fracture déplacée des branches ilio- et ischio-pubiennes gauches, une fracture de la tête fibulaire gauche et une lésion dentaire. Helsana Accidents SA (ci-après: Helsana), auprès de laquelle elle était assurée contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le 18 octobre 2016, l'assurée a subi une intervention chirurgicale consistant en une libération d'adhérences locorégionales, une neurolyse du nerf obturateur et une exostosectomie d'une partie du cal vicieux. Entre autres mesures d'instruction, Helsana a confié des expertises au docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et en chirurgie de la main, au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ainsi qu'au docteur F.________, spécialiste en neurologie. L'assureur-accidents a en outre requis à plusieurs reprises l'avis d'un médecin conseil, à savoir le docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur. A.b. Par décision du 2 juin 2017, Helsana a mis un terme au versement des indemnités journalières au 31 août 2017. Admettant que l'état de santé de l'assurée n'était pas encore stabilisé, elle a indiqué que le droit au paiement des soins médicaux subsistait. L'assurée a formé opposition contre cette décision. Statuant le 13 mars 2020, Helsana a accordé à l'assurée une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 10 % et a refusé la prise en charge des frais médicaux à compter de la date de la décision. Par décision subséquente du 7 avril 2020, Helsana a constaté que l'état de santé était stabilisé au 13 décembre 2017 et que des indemnités journalières avaient été versées jusqu'au 31 décembre 2017 (à 100 % du 1 er septembre 2017 au 12 décembre 2017 et à 15 % du 13 décembre 2017 au 31 décembre 2017). Elle a nié le droit à une rente d'invalidité et a réitéré son refus de prendre en charge le traitement médical postérieurement au 13 mars 2020. A.c. Le 11 mai 2020, Helsana, admettant partiellement l'opposition formée contre la décision du 2 juin 2017, a reconnu le droit de l'assurée au paiement des indemnités journalières, à 100 % du 1 er septembre 2017 au 12 décembre 2017 et à 15 % du 13 décembre 2017 au 31 décembre 2017. Elle a à nouveau admis le droit à la prise en charge du traitement médical jusqu'au 13 mars 2020 et précisé que le droit éventuel à une rente ou à une IPAI ferait l'objet d'une décision ultérieure. Cette décision est entrée en force. Statuant en une seule décision le 16 juin 2020, Helsana a rejeté les oppositions formées contre ses décisions des 13 mars 2020 et 7 avril 2020.