Citation: 8C_96/2020 E. 6.2.1

6.2.1. Le recourant reproche en outre à l'autorité cantonale d'avoir fait une application arbitraire de l'art. 31 al. 2 et 3 LPAC, respectivement de n'avoir pas constaté l'inconstitutionnalité de l'art. 31 al. 3 LPAC, "en tant qu'il permettrait au maire d'une commune de faire signer à son cantonnier une décision de licenciement pour pouvoir s'assurer de pouvoir contourner l'obligation de réintégration du fonctionnaire". Selon le recourant, le mécanisme prévu à l'art. 31 al. 2 à 4 LPAC consacrerait de fait une violation du principe de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.), le fonctionnaire licencié sans motif fondé dont les droits procéduraux ont été respectés se retrouvant dans une posture plus favorable à celui licencié sans motif fondé en violation de ses droits procéduraux. Un tel mécanisme serait également arbitraire (art. 9 Cst.) et violerait le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) en tant qu'il pourrait permettre à l'autorité de se retrouver dans une situation plus avantageuse en violant les droits procéduraux d'un fonctionnaire plutôt qu'en les respectant.