Citation: H 307/02 28.01.2004 E. 5

Les recourants C.________ et A.________ soutiennent en premier lieu que la demande de la caisse est tardive et qu'elle aurait dû pour ce motif être déclarée irrecevable. En particulier, ils font valoir que l'écriture de l'intimée du 2 avril 1997 ne constitue pas une action valable dès lors qu'elle ne contient ni motivation ni conclusions. L'écriture subséquente de la caisse du 6 août 2001 remplit certes les réquisits légaux formels, mais elle est tardive, le délai de trente jours institué par l'art. 81 al. 3 aRAVS étant alors largement écoulé. 5.1 Selon l'art. 81 al. 3 aRAVS, si la caisse de compensation maintient sa décision en réparation du dommage, elle doit, dans les trente jours à compter du moment où elle a eu connaissance de l'opposition, sous peine de déchéance de ses droits, porter le cas par écrit devant l'autorité de recours du canton dans lequel l'employeur a son domicile. Les cantons règlent la procédure par les dispositions qu'ils doivent édicter conformément à l'art. 85 aLAVS. D'après l'art. 85 al. 2 aLAVS, la procédure doit être simple, rapide et, en principe, gratuite pour les parties; des émoluments de justice et les frais de procédure peuvent toutefois être mis à la charge du recourant en cas de recours téméraire ou interjeté à la légère (let. a). L'acte de recours doit contenir un exposé succinct des faits et des motifs invoqués, ainsi que les conclusions. Si l'acte de recours n'est pas conforme à ces règles, le juge impartit à son auteur un délai pour combler les lacunes, en l'avertissant qu'en cas d'inobservation le recours sera écarté (let. b).