Citation: 7B_571/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Au surplus, le recourant ne parvient pas à démontrer l'arbitraire du raisonnement de la cour cantonale, laquelle, au regard des nombreux éléments à charge existant à ce stade de la procédure (cf. consid. 2.3 supra), pouvait valablement constater l'existence de sérieux soupçons de culpabilité à l'égard du recourant. En tant que B.________ avait expliqué avoir agi avec un tiers, ami de E.________, et non avec le recourant, la cour cantonale pouvait en l'état estimer que de telles déclarations ne devaient pas être prises pour argent comptant, étant précisé que le premier cité avait tout intérêt à ménager son frère, surtout qu'il subsiste le risque que ce dernier soit interné (cf. art. 64 CP) en cas de condamnation. Dans ce contexte, elle pouvait d'ailleurs tenir compte, sans qu'il y eût matière à attendre le résultat d'une éventuelle expertise graphologique, de la lettre manuscrite destinée à B.________ qui avait été retrouvée, le 3 décembre 2023, dans la cellule du dénommé H.________ à la Prison I.________ - soit l'établissement dans lequel le recourant était détenu -, et par laquelle il aurait été demandé à B.________ qu'il admette sa participation au brigandage présumé, qu'il implique E.________ et qu'il disculpe le recourant. C'est également en vain que le recourant revient sur le fait qu'aucune trace de son ADN n'avait été retrouvée ni à l'intérieur ni à l'extérieur de la paire de gants noirs en tissu qui avait été saisie dans l'appartement du recourant le 6 juillet 2023. Comme l'a relevé la cour cantonale, d'une part, si C.________ avait certes déclaré qu'il avait eu la "sensation" que ses deux agresseurs portaient des gants, rien ne permettait de rendre vraisemblable, faute de signe distinctif suffisant, que la paire séquestrée avait bien été portée par l'un d'entre eux au moment des faits. D'autre part, comme il y avait deux protagonistes, il se pouvait très bien que la seule paire saisie n'ait pas été portée par le recourant, mais par son comparse, de sorte qu'il était logique que les traces de son ADN ne s'y trouvent pas. Il n'était pas davantage déterminant, ainsi que l'a également observé la cour cantonale, que le recourant et son frère parlent tous deux le français, ayant vécu en Suisse romande depuis leur enfance. Il est en effet tout à fait possible que, pour brouiller les pistes, un auteur parlant parfaitement une langue prenne néanmoins un accent étranger, soit un accent arabe en l'occurrence; le recourant ne conteste d'ailleurs pas qu'il parle couramment l'arabe. En tant que le recourant se prévaut encore que ni lui ni son frère ne savait que C.________ avait un coffre dans son appartement, alors que, selon lui, les réels auteurs du brigandage connaissaient manifestement son existence ainsi que son emplacement, il pouvait valablement lui être objecté, comme l'a fait la cour cantonale, que ce point n'était pas de nature à le disculper, rien n'excluant que l'intéressé ait en réalité eu connaissance, d'une manière ou d'une autre, de la présence d'un coffre (cf. sur le tout, arrêt attaqué, p. 4 ss).