Citation: 1B_358/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la prolongation de la détention (qui parvenait à échéance le 8 avril 2021) n'a pas été requise en raison d'un oubli. Le Ministère public a procédé à une nouvelle audition d'arrestation le 14 avril 2021, sans qu'il y ait arrestation proprement dite puisque le recourant était déjà détenu. Il a ensuite adressé au Tmc une demande motivée de mise en détention provisoire. C'est pourquoi le Tribunal cantonal a constaté que le recourant avait été détenu sans titre de détention entre le 9 et le 14 avril 2021, soit pendant 6 jours. Il ressort notamment du procès-verbal de l'audition d'arrestation du 14 avril 2021 ainsi que de la demande motivée que le Ministère public a adressée au Tmc le même jour que les formalités de l'art. 224 CPP ont été respectées. En particulier, le recourant était assisté lors de l'audition d'arrestation, a été informé de ses droits et a signé le formulaire y relatif. La raison de l'audition et les motifs pour lesquels le Ministère public estimait devoir introduire une nouvelle demande de détention lui ont été rappelés. Le recourant a ensuite renoncé à être entendu par le Tmc, qui a ordonné sa mise en détention. Le recourant prétend encore que le CPP ne permettrait pas au ministère public d'ordonner à des agents de détention d'amener un prévenu à une audience devant lui, cette mission devant être déléguée à la police qui aurait dû procéder à une arrestation provisoire au sens de l'art. 217 CPP. On peine à suivre le recourant. En effet, comme le recourant se trouvait en prison au moment de l'audition d'arrestation, les art. 215 et 217 CPP relatifs à une appréhension et à une arrestation par la police ne s'appliquent pas. C'est dès lors à bon droit que l'instance précédente a jugé que les conditions formelles de la nouvelle détention avaient été respectées.