Citation: 2C_371/2024 E. 6.2

6.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une pesée globale des intérêts en présence détaillée et convaincante. Les juges précédents ont en particulier relevé que le droit de visite du recourant sur ses deux enfants s'était pour l'essentiel exercé en milieu surveillé et de manière limitée. Au moment décisif de l'arrêt attaqué, il ne voyait ceux-ci qu'une heure par semaine. Sur cette seule base, le recourant ne pouvait se prévaloir de relations personnelles étroites - et encore moins d'une intensité particulière selon la jurisprudence - permettant d'admettre l'existence d'un lien affectif particulièrement fort susceptible de lui conférer un droit de séjour tiré de l'art. 8 CEDH. L'intéressé n'avait en outre jamais contribué à l'entretien de ses enfants alors qu'il avait suivi des études universitaires et bénéficiait d'une formation d'informaticien, et était donc en mesure d'exercer un emploi dans son pays d'origine et de s'acquitter d'un montant, même modeste, en faveur de ses enfants. Enfin, les juges précédents ont dûment relevé que, s'il était indéniable que l'éloignement du recourant était susceptible d'être ressenti par ses enfants et qu'il était en général préférable que ceux-ci puissent avoir leurs deux parents à leurs côtés, cet élément, certes important, n'était sous l'angle du droit des étrangers pas à lui seul déterminant, l'art. 3 CDE ne pouvant d'ailleurs pas fonder une prétention directe à l'octroi d'une autorisation de séjour pour le parent n'ayant pas la garde de ses enfants. Au demeurant, le recourant pouvait conserver des liens avec ceux-ci en leur rendant visite dans le cadre de séjours de courte durée. Ce raisonnement ne prête aucunement le flanc à la critique. Le recourant se limite à opposer sa propre version et appréciation des faits à celle effectuée par la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait insoutenable. Une telle manière de faire n'est, comme on l'a vu (cf. supra consid. 5.2), pas admissible. Le fait de se présenter comme la victime d'un complot ourdi par la curatrice de ses enfants et de la mère de ceux-ci en vue de les éloigner de lui ne change rien au fait - non contesté - qu'il ne bénéficie que d'un droit de visite sur ses enfants restreint à une heure par semaine en milieu protégé. Sur cette base, il n'était nullement insoutenable, pour les juges précédents, de retenir que les relations personnelles entre les intéressés n'étaient pas d'une intensité particulière. En définitive, en confirmant le refus d'octroi d'une autorisation de séjour par regroupement familial inversé en faveur du recourant, le Tribunal cantonal n'a manifestement pas violé le droit au respect de la vie familiale de l'intéressé découlant de l'art. 8 CEDH.