Citation: 1P.530/2002 03.02.2003 E. 2

A.________ et consorts voient une violation de leur droit d'être entendus dans le fait que le Tribunal administratif a écarté certains de leurs griefs en se fondant sur des préavis de la Commission des monuments, de la nature et des sites et de l'Office cantonal des transports et de la circulation qui ne figuraient pas dans le dossier qu'ils ont consulté et dont ils n'ont ainsi pas eu connaissance. Dans ses observations, le Département cantonal conteste ces allégations et prétend que les préavis requis conformément à l'art. 3 al. 3 LCI faisaient partie intégrante du dossier. Cette question peut demeurer indécise. A supposer même que ces pièces ne se trouvaient pas dans le dossier que le Département cantonal a remis aux recourants pour consultation, ces derniers en ont de toute manière eu connaissance au cours de la procédure cantonale, puisqu'elles figuraient en annexe aux observations de l'intimée sur le recours formé par A.________ et consorts auprès de la Commission cantonale de recours contre la décision du Département cantonal octroyant l'autorisation définitive de construire à l'intimée. De plus, les recourants pouvaient déduire de la teneur du préavis de la Commission des monuments, de la nature et des sites du 7 février 2001 que celle-ci avait émis des objections au projet définitif qui lui avait été soumis; il leur appartenait dès lors de s'enquérir sur l'existence d'éventuels préavis défavorables antérieurs et d'en exiger la production, s'ils l'estimaient utile. Une violation de leur droit d'être entendus tel qu'il est garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. n'entre dès lors pas en considération, ce qui conduit au rejet du recours sur ce point.