Citation: I 43/05 30.06.2006 E. 4

4.1 Selon le rapport du COMAI, le recourant présente un trouble somatoforme douloureux persistant sous forme d'un syndrome fibromyalgique associé à des rachialgies cervicales et lombaires; il souffre également de céphalées (F45.4), d'une hernie lombaire sans radiculopathie (M51.9), d'un épisode dépressif léger avec syndrome somatique (F32.0) et d'une personnalité narcissique à traits paranoïaques entraînant une incapacité totale de travail comme ouvrier agricole. En revanche, l'exercice du métier de chauffeur-livreur demeure raisonnablement exigible de la part de l'assuré à 50 %, à condition qu'il n'implique pas le port de charges lourdes et favorise l'alternance des positions toutes les trente minutes environ. 4.2 Ces conclusions ne sauraient être mises en doute. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. Le rapport se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et les conclusions des experts sont dûment motivées. Dans ces circonstances, le rapport précité remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Tel n'est par contre pas le cas du rapport du 7 octobre 2003 du docteur G.________. Aux termes de celui-ci, l'assuré "... reste extrêmement invalidé par l'intensité des douleurs qu'il présente de manière constante. Cette symptomatologie douloureuse s'accompagne d'exacerbations douloureuses dorsales, notamment au niveau lombaire avec irradiation dans le membre inférieur droit.... Malheureusement, la situation médicale ne s'améliore guère et actuellement, ...., S.________ n'est pas en mesure de travailler à 50 %, quelle que soit l'activité qui pourrait lui être proposée". Ce faisant, le docteur G.________ exprime un avis dont la motivation est particulièrement sommaire. En outre, il n'est corroboré par aucune autre des pièces médicales versées au dossier. Formulées de surcroît par le médecin traitant, lequel, selon la jurisprudence, est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), ces conclusions sont dépourvues de valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Quant au docteur E.________, il indique dans son rapport du 3 septembre 2004, pour l'essentiel, que le recourant "... présente un tableau de douleurs chroniques diffuses, fortement évocateur d'une fibromyalgie, ceci apparu dans les suites d'un accident de la circulation routière au cours duquel le patient a été victime d'une contusion cervicale...". Ce faisant, il pose le même diagnostic que celui prévalant à l'époque de la décision initiale d'octroi de rente. En outre, il ne livre aucune indication caractéristique d'une activité lucrative adaptée à l'état de santé du recourant, ni sur la mesure dans laquelle celle-ci serait raisonnablement exigible de lui. Or la tâche du médecin consiste précisément à porter un jugement sur l'état de santé de l'assuré et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités celui-ci est incapable de travailler. Les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de ce dernier (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). Quoiqu'en pense le recourant, le rapport précité du docteur E.________ ne fait nullement état d'une aggravation de son état. De plus, ce document n'est d'aucune utilité pour l'issue du litige, dès lors qu'il ne fournit aucune indication relative à la capacité de travail de l'assuré. 4.3 Sur le vu de ce qui précède, c'est à juste titre que l'office AI et les premiers juges ont considéré, sur la base du rapport du COMAI, qu'à l'époque de la décision sur opposition litigieuse, le recourant disposait d'une capacité de travail de 50 % dans une activité lucrative adaptée à son état de santé.