Citation: 8C_153/2016 E. 3.1

3.1. Sur la base des données des caméras de surveillance de la discothèque "B.________", verbalisées dans le rapport de police du 30 mars 2015, ainsi que des divers témoignages recueillis au cours de l'enquête pénale, la juridiction cantonale a retenu que, vers quatre heures du matin, l'assuré et D.________ avaient eu une altercation verbale à l'intérieur de la discothèque au sujet de l'amie de ce dernier, E.________, également présente sur les lieux. Les deux hommes étaient ensuite sortis de la discothèque, accompagnés de F.________, agent de sécurité de l'établissement. Ils avaient continué à se disputer, avant d'en venir aux mains. D.________ avait poussé son adversaire et lui avait asséné un coup de poing. Le recourant l'avait à son tour bousculé. Finalement, les deux protagonistes avaient été séparés par des témoins de la scène. Le recourant avait alors été ramené et retenu à l'intérieur de la discothèque, cependant que D.________ était resté dehors. Depuis la discothèque, le recourant avait téléphoné à un ami, G.________, pour qu'il vienne le chercher. Il avait été convenu que ce dernier l'attendrait avec son véhicule près d'une porte à l'arrière de l'établissement. A l'arrivée de G.________, le recourant était sorti avec F.________, qui devait l'accompagner jusqu'à la voiture. Sur le chemin, D.________, accompagné d'un autre homme, était venu vers eux, muni d'un bâton. Le recourant était alors allé à leur rencontre. Les trois hommes s'étaient rejoints au milieu de la route. F.________ et G.________ s'étaient également approchés. Le recourant et D.________ étaient excités. A un certain moment, celui-ci était allé vers sa voiture "pour chercher la fille". Il était revenu et avait frappé le recourant avec son bâton. Celui-ci avait tenté de se protéger. D.________ avait alors chargé un pistolet et fait feu à plusieurs reprises. Sur la base de ces constatations, la juridiction cantonale a considéré que l'assuré aurait dû se rendre compte du danger auquel il s'exposait en reprenant une dispute au cours de laquelle il avait déjà reçu un coup de poing de la part de D.________. En allant au devant de celui-ci et en acceptant la confrontation, il avait pris le risque que la situation dégénère à nouveau. Aussi bien était-ce à juste titre que la CNA avait réduit ses prestations en application de l'art. 49 al. 2 let. a OLAA.