Citation: 4A_92/2013 E. 3.1

3.1. Le grief, que la recourante fonde sur la constatation arbitraire des faits et l'appréciation arbitraire des preuves, relève en réalité de l'application du droit fédéral, singulièrement de l'art. 18 al. 1 CO. La recourante soutient en effet que les parties seraient convenues, en dérogation du droit dispositif du contrat d'agence, de lui accorder une provision même en l'absence de tout rapport de causalité entre l'activité qu'elle a déployée et la conclusion de la vente par l'intimée (cf. sur l'exigence d'un rapport de causalité, ATF 128 III 174 consid. 2b). Il convient ainsi de procéder à l'interprétation des clauses convenues. Confronté à l'interprétation d'une disposition contractuelle, le juge doit tout d'abord s'efforcer de déterminer la commune et réelle intention des parties, sans s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention (art. 18 al. 1 CO). Déterminer ce qu'un cocontractant savait ou voulait au moment de conclure relève des constatations de fait. A supposer que le juge parvienne à établir une volonté réelle et concordante des parties, il s'agit d'une constatation factuelle qui lie en principe le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). Si la volonté réelle des parties ne peut pas être établie ou si leur volonté intime diverge, le juge doit interpréter les déclarations faites et les comportements selon le principe de la confiance; il doit donc rechercher comment une déclaration ou une attitude pouvaient être comprises de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances. Le principe de la confiance permet d'imputer à une partie le sens objectif de sa déclaration ou de son comportement, même s'il ne correspond pas à sa volonté intime. L'application du principe de la confiance est une question de droit que le Tribunal fédéral peut examiner d'office (art. 106 al. 1 LTF). Pour la trancher, il doit se fonder sur le contenu des manifestations de volonté et sur les circonstances, dont la constatation relève du fait (cf. ATF 135 III 410 consid. 3.2 p. 412 s.).