Citation: 4A_252/2021 E. A

A.a. Les 20 et 29 février 2008, B.________ et C.________ (ci-après: les locataires ou les intimés) ont pris à bail auprès de A.________ (ci-après: la bailleresse ou la recourante) un local commercial sis à..., dans lequel est exploité le restaurant " U.________ ", pour un loyer mensuel net de 5'750 fr. " payable mensuellement à l' avance ". Ledit bail a été conclu pour une durée initiale de dix ans dès le 15 mars 2008, renouvelable sauf avis de résiliation. A.b. Par courrier du 17 mars 2020, les locataires ont informé la bailleresse que, suite aux mesures sanitaires ordonnées par le Conseil fédéral, ils se voyaient contraints de fermer le restaurant jusqu'à nouvel ordre. Ils ont précisé que cette situation était dramatique pour leur établissement car la conjoncture des mois précédents faisait qu'ils ne disposaient pas des liquidités leur permettant d'envisager l'avenir qui se dessinait (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF). A.c. Le 23 juin 2020, la bailleresse a mis les locataires en demeure de lui verser la somme de 11'646 fr., correspondant aux loyers des mois d'avril et de mai 2020, dans un délai de 90 jours et le montant de 5'823 fr., correspondant au loyer du mois de juin 2020, dans un délai de 30 jours, faute de quoi le bail serait résilié en application de l'art. 257d CO. A.d. Le 21 août 2020, la bailleresse a, par formule officielle datée de la veille, signifié aux locataires la résiliation du contrat de bail pour le 30 septembre 2020 pour défaut de paiement du loyer du mois de juin 2020 ensuite de la mise en demeure du 23 juin 2020. A.e. Le 28 août 2020, les locataires ont versé à la bailleresse le montant de 5'823 fr., correspondant au loyer du mois de juin 2020.