Citation: I 550/05 27.12.2005 E. A

Né en 1965 et sans formation professionnelle, E.________ a exercé différentes activités de courtes durées depuis son arrivée en Suisse en 1991. Invoquant des vertiges ainsi que des douleurs lombaires et cervicales, l'assuré a déposé, le 13 février 2003, une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Berne (ci-après : l'office AI) tendant à l'octroi de mesures de reclassement dans une nouvelle profession et d'une rente. Au cours de l'instruction, l'office AI a recueilli l'avis des médecins consultés par l'assuré. En particulier, le docteur W.________, médecin-traitant, a diagnostiqué des vertiges chroniques, un syndrome panvertébral chronique, un status consécutif à un traumatisme d'accélération, un status après accident survenu en 1999 et une éventuelle humeur dépressive. Selon ce médecin, si son patient ne pouvait plus travailler en qualité de serveur dans un train (dernière activité connue du praticien), il était en revanche pleinement capable d'exercer une activité permettant l'alternance des positions et évitant le port de charges supérieures à 10 kg, les travaux nécessitant de lever les bras au-dessus de la ceinture scapulaire, les mouvements répétitifs ainsi que les extensions de la tête (rapport du 4 avril 2003). Dans un courrier du 27 avril 2004 adressé aux services sociaux de la ville X.________, ce médecin a attesté une légère amélioration de l'état de santé de l'assuré. Ainsi, les vertiges avaient pratiquement disparu et les douleurs ressenties à la colonne vertébrale étaient stabilisées à la suite d'un renforcement musculaire qu'il avait prescrit. Du point de vue médico-théorique, l'assuré était en mesure d'exercer une activité légère. L'office AI a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire au Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité de l'Hôpital Y.________ (ci-après : COMAI). A l'issu de leurs examens, les experts ont posé le diagnostic suivant: syndrome douloureux des parties molles, syndrome cervico-spondylogène chronique: modifications dégénératives, état consécutif à deux traumatismes de distorsion, aucun signe d'une implication radiculaire; syndrome lombo-spondylogène chronique: mauvaise tenue, déséquilibre musculaire; vertiges, principalement orthostatiques: examens normaux effectués en mars 2002 par un spécialiste en oto-rhino-laryngologie. A la suite d'une appréciation globale de l'état de santé de l'intéressé, ils ont estimé que ce dernier n'était pas en mesure de travailler plus de 2 à 3 heures par jour et avec un rendement réduit dans l'ancienne profession de sommelier. En revanche, dans une activité légère permettant l'alternance des positions assis/debout et évitant les travaux en hauteur ainsi que la manipulation de machines, il était apte à travailler de 6 à 8 heures par jour sans diminution de rendement (rapport d'expertise des docteurs P.________, I.________, F.________, psychiatre, R.________, psychiatre et S.________, rhumatologue, du 24 juin 2004). Par décision du 9 août 2004, confirmée sur opposition le 28 janvier 2005, l'office AI a nié à l'assuré le droit à une rente, motif pris qu'il disposait d'une capacité de travail dans une activité lucrative adaptée à son handicap - correspondant à 83 % d'un temps complet - et qu'il présentait, après comparaison des revenus, une incapacité de gain inférieure à 40 %.