Citation: 4D_65/2023 E. 2

Le 19 juillet 2023, A.________ a indiqué au Conseil de prud'hommes jurassien vouloir annuler la convention précitée, au motif que le représentant de l'intimée ayant signé ladite convention au cours de l'audience n'était pas habilité à le faire, dans la mesure où il ne disposait que d'une signature collective à deux. Par décision du 28 juillet 2023, le Président du Conseil de prud'hommes jurassien a rejeté cette requête, qualifiée de demande de révision. En bref, il a estimé que le représentant de la défenderesse bénéficiait effectivement d'une signature collective à deux. Cependant, l'intéressé avait reçu le pouvoir de représenter un autre organe de la société défenderesse dans le cadre de la procédure, lequel était également titulaire d'une signature collective à deux. Par surabondance, l'autorité de première instance a considéré que A.________ adoptait un comportement incompatible avec les règles de la bonne foi, puisqu'il se prévalait d'un défaut de pouvoir de représentation de la défenderesse pour remettre en cause une transaction qu'il avait librement acceptée.