Citation: 6S.44/2003 11.03.2003 E. 2

Le recourant prétend que le jugement attaqué a été rendu en violation de l'art. 19 ch. 2 LStup. Dans la mesure où il soutient que le jugement entrepris ne permet pas de discerner pour quel motif le cas a été considéré comme grave au sens de l'art. 19 ch. 2 LStup, sa critique est dépourvue de tout fondement. Il résulte clairement du jugement attaqué, en particulier de son chiffre 11 let. b, que le cas grave a été retenu du fait que le recourant s'est livré à un trafic portant, comme il le savait, sur une quantité de stupéfiants susceptible de mettre en danger la santé de nombreuses personnes, donc pour le motif prévu à l'art. 19 ch. 2 let. a LStup. Que l'infraction ainsi retenue soit objectivement réalisée n'est à juste titre pas contesté au vu des constatations de fait cantonales, dont il résulte que le trafic du recourant a porté sur une quantité totale de 466,8 grammes de cocaïne pure (cf. ATF 122 IV 360 consid. 2a p. 363). Quant à la condition subjective, soit l'intention, sa réalisation pouvait être admise sans violation du droit fédéral sur la base des faits retenus; le jugement attaqué constate en effet que le recourant savait parfaitement qu'il se livrait à un trafic de stupéfiants, qu'il savait également que la quantité sur laquelle portait ce trafic était propre à mettre en danger la santé de nombreuses personnes et qu'il l'a accepté. Dans la mesure où le recourant laisse entendre que ces faits ne seraient pas établis, sa critique est irrecevable dans un pourvoi en nullité (cf. supra, consid. 1).