Citation: 7B_83/2023 E. 2.4.3

2.4.3. Les recourants soutiennent que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire et violé le principe in dubio pro reo en considérant que l'hypothèse d'un décès de la victime causé par le passage sur son corps de la voiture de l'intimée n'était pas démontrée au-delà de tout doute raisonnable. Ces griefs n'ont pas de portée distincte l'un de l'autre et seront examinés simultanément, sous l'angle de l'interdiction de l'arbitraire (cf. consid. 2.2.2 supra). Pour l'essentiel, les recourants se contentent d'affirmer que la victime serait décédée d'un sévère polytraumatisme, typique d'un franchissement par la voiture de l'intimée. Ce faisant, ils s'en prennent une fois de plus à l'expertise médico-légale - dont l'appréciation par la cour cantonale est exempte d'arbitraire (cf. consid. 2.4.1 supra) -, sans démontrer en quoi il serait insoutenable de retenir que la victime avait pu se briser le crâne à la suite de sa violente chute sur le bitume. En particulier, ils ne remettent pas en cause qu'aucun élément ne permettait en l'espèce d'exclure une telle hypothèse. Ils ne cherchent pas non plus à démontrer en quoi il serait arbitraire de retenir que la victime pouvait être décédée avant le passage sur son corps du véhicule de l'intimée. Il s'ensuit que l'argumentation des recourants est de nature appellatoire et, partant, irrecevable dans le recours en matière pénale. En tout état, on relèvera que, selon les faits constatés sans arbitraire dans le jugement attaqué, la victime circulait à vélo lorsqu'elle a été heurtée au flanc gauche par le véhicule de G.________, à une vitesse comprise entre 70 et 83 km/h, la déséquilibrant et la faisant chuter lourdement sur la chaussée. Les experts ayant rendu le rapport technique n'ont pas pu dire si la victime, au moment du passage sur son corps par le véhicule de l'intimée - soit environ deux secondes après le premier choc avec le véhicule de G.________ -, était déjà immobilisée et, le cas échéant, depuis combien de temps (cf. pp. 11 et 16 du jugement attaqué). Dans ces circonstances et compte tenu des conclusions de l'expertise médico-légale, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que l'hypothèse selon laquelle la victime s'était brisé le crâne en tombant et était décédée avant le franchissement de son corps par la voiture de l'intimée ne pouvait effectivement pas être évincée. En ce sens, elle était fondée à retenir qu'il y avait un doute sur la cause de la mort de la victime et qu'il devait, conformément au principe in dubio pro reo, profiter à l'intimée.