Citation: 9C_33/2021 E. 3.2.2

3.2.2. Comme le fait à juste titre valoir la recourante, elle a annoncé avoir repris une activité professionnelle en 2013 et n'a pas à supporter, en l'espèce, les conséquences de l'absence de transmission de cette information au sein de l'administration. On constate que l'assurée a en effet indiqué, dans une demande de moyens auxiliaires déposée en décembre 2013, qu'elle avait repris une activité lucrative. A cet égard, le fait que la communication a eu lieu dans le cadre d'une demande de moyens auxiliaires et non pas directement en relation avec le droit à la rente n'est pas déterminant. Sur ce point, il n'y a pas lieu de faire une différence avec la question de savoir quelles prétentions doivent être considérées comme suffisamment motivées et donc préservées une fois pour toutes, lorsque la personne assurée présente sa demande de prestations, en fonction de l'ensemble des circonstances à la lumière du principe de la bonne foi (cf. arrêt 9C_675/2016 du 18 avril 2017 consid. 2.3.2 et les références). La recourante a ensuite encore informé l'office intimé du changement intervenu dans sa situation professionnelle, à deux reprises, au cours d'entretiens téléphoniques, les 2 et 14 mai 2014. Elle pouvait donc de bonne foi partir de l'idée qu'elle avait dûment satisfait à son obligation d'annoncer. On ajoutera que la reprise d'une activité professionnelle a par la suite encore été mentionnée dans le dossier constitué par l'office intimé. Ainsi, dans une correspondance qu'il a adressée à l'office AI le 19 août 2014, le médecin de l'assurée a attesté qu'elle avait besoin d'un appareil auditif pour son travail de secrétaire médicale. Par ailleurs, dans son écriture de recours au Tribunal fédéral du 11 novembre 2014, l'assurée a une nouvelle fois rappelé qu'elle "a travaillé à temps partiel pour l'hôpital B.________, dès avril 2013", en indiquant qu'il appartenait à l'office AI de calculer la rente due, en considération des montants qu'elle avait obtenus à titre de salaire. A l'inverse des premiers juges (qui ont apparemment omis de prendre en considération la seconde phrase de la recourante dans ce contexte), on ne voit pas en quoi ces termes devraient être considérés comme équivoques. Dans ces circonstances, c'est à tort que la juridiction cantonale a admis que la recourante aurait à tout le moins été tenue d'informer l'office AI de sa nouvelle situation professionnelle au moment où il l'avait avertie, par communication du 5 mars 2015, que le service de la rente entière allait reprendre rétroactivement, en lui rappelant dans le même temps son obligation d'annoncer toute modification de sa situation professionnelle. A ce moment-là, l'office AI disposait déjà de toutes les informations relatives à la nouvelle situation professionnelle de la recourante.