Citation: 6B_1029/2023 E. 4.7

4.7. En l'espèce, le raisonnement de la cour cantonale est conforme au droit fédéral. En effet, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant est arrivé en Suisse à l'âge adulte, et vit depuis environ 20 ans dans ce pays. Le recourant fait valoir qu'il a fondé une entreprise active dans le domaine de la construction qui a fourni du travail à des employés durant plusieurs années. Il explique que si celle-ci a malheureusement fait faillite c'est en raison de l'effet cumulé de sérieux problèmes de santé et de la pandémie de Covid. Il y a néanmoins lieu de relever, à l'instar de la cour cantonale, que l'intéressé est lourdement endetté et qu'il n'a pas démontré avoir retrouvé un travail après la faillite de son entreprise, même s'il l'affirme. Dans ces conditions, il n'apparaît pas que le recourant dispose de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse. En ce qui concerne l'atteinte à sa vie familiale, c'est en vain que le recourant soutient que l'ensemble de sa famille nucléaire se trouve en Suisse, dans la mesure où il ressort des faits du jugement attaqué qu'il n'a pas la garde sur ses deux enfants mineurs, auxquels il ne verse d'ailleurs pas de contribution d'entretien régulière. En tant qu'il soutient qu'il s'investit beaucoup pour ses enfants, leur fait à manger et les amène à l'école, il invoque des éléments qui n'ont pas été retenus dans le jugement attaqué sans démontrer l'arbitraire de leur omission, de sorte que son argumentation est irrecevable. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur le fait que ses filles avaient émis le souhait de s'installer au Kosovo pour "justifier l'expulsion". Dans ces conditions, il n'apparaît ainsi pas que l'expulsion du recourant le placerait dans une situation personnelle grave, au regard de son droit au respect de sa vie familiale, au sens de la jurisprudence (cf. supra consid. 4.3 in fine). En tout état de cause, la cour cantonale a jugé à bon droit que l'intérêt public à l'éloignement du recourant l'emportait sur son potentiel intérêt privé à demeurer en Suisse (cf. infra consid. 4.9).