Citation: 2C_1084/2017 E. 7.5

7.5. En l'espèce, les juges cantonaux voient un problème en lien avec le secret professionnel dans le fait que B.________ n'est pas une étude d'avocats et que, par conséquent, ses employés ne peuvent pas être considérés comme des auxiliaires d'avocats. Or, ce qu'il faut examiner en premier lieu, c'est la question de savoir si B.________ elle-même peut être considérée comme une auxiliaire du recourant. En l'occurrence, B.________ remplit les conditions de cette qualification, dès lors qu'elle fournit au recourant, en exécution d'un contrat de services, des prestations qui contribuent à l'exercice de sa profession. Il appartient donc au recourant de veiller au respect du secret professionnel par B.________. Les faits constatés ne permettent toutefois pas de retenir que tel soit suffisamment le cas. On n'y trouve en particulier aucun engagement général et écrit de la part de B.________ de respecter et de faire respecter de manière générale par ses employés le secret professionnel du recourant. Il ressort au contraire des conditions générales que le recourant accepte que B.________ limite sa responsabilité aux seuls cas de faute ou négligence graves, ce qui n'est pas suffisant au regard de l'exigence selon laquelle l'avocat doit prendre toutes les mesures que l'on peut attendre de lui pour éviter la violation du secret professionnel. En outre, les appels téléphoniques sur la ligne fixe de B.________ sont pris en charge par des personnes employées par une société mandatée par B.________ et non par ses propres employés (situation de sous-délégation). Des tiers ont ainsi accès à des informations couvertes par le secret, ce qui n'est pas conforme avec l'obligation du recourant de veiller au respect du secret professionnel.