Citation: 1C_392/2024 E. 5

La recourante soutient dans un dernier argument que les juges cantonaux auraient violé son autonomie en considérant, sur la base de leur propre appréciation et sans s'être rendus sur les lieux, que le principe de prévention ne commandait pas de privilégier une implantation en façade sud ou en façade ouest. Les intimés contestent la recevabilité de ce grief au motif que la question du respect du principe de prévention exprimé aux art. 11 al. 2 LPE et 7 al. 1 let. a et al. 3 OPB ressortirait exclusivement du droit fédéral sans que la recourante ne dispose d'une autonomie à cet égard. L'autonomie protégée peut toutefois consister dans la faculté d'adopter ou d'appliquer des dispositions de droit communal ou encore dans une certaine liberté lors de l'application du droit fédéral ou cantonal (arrêt 2C_642/2023 du 16 juillet 2024 consid. 4.1). De plus, lorsqu'elle est reconnue autonome dans un domaine spécifique, une commune peut notamment se plaindre du fait que l'autorité cantonale de recours a excédé son pouvoir d'examen ou a faussement appliqué des normes communales, cantonales ou fédérales régissant le domaine en cause (ATF 128 I 3 consid. 2b). L'objection des intimés est dès lors infondée. Au surplus, la cour cantonale n'a fait que contrôler la bonne application du droit fédéral par la recourante. Elle pouvait statuer à ce propos en connaissance de cause sur la base du dossier. La divergence d'appréciation ne tient pas à des circonstances locales que les juges cantonaux n'étaient pas à même d'évaluer à défaut de s'être rendus sur place, mais à l'application de principes développés sur la base du droit fédéral. La cour cantonale n'a ainsi pas violé l'autonomie communale ni substitué indûment son pouvoir d'appréciation à celle de la recourante en examinant la conformité de l'installation projetée au regard de l'art. 7 al. 3 OPB. Le grief tiré de la violation de l'autonomie communale est infondé.