Citation: 9C_131/2024 E. A

A.________, né en 1962, était affilié au Fonds d'assurance-retraite de B.________ (repris selon contrat de fusion du 21 juin 2022 par le Fonds interprofessionnel de prévoyance) pour la prévoyance professionnelle depuis le 19 juin 2006. À l'époque de son affiliation, il avait rempli une déclaration de santé (figurant dans le formulaire "demande d'affiliation" au-dessous de la partie complétée par son employeur) dans laquelle il affirmait jouir d'une pleine capacité de travail et ne souffrir d'aucune infirmité, maladie ou suite d'accidents. Totalement incapable de travailler depuis le 30 août 2019, en raison notamment d'un trouble bipolaire II à prédominance dépressive, présent depuis l'adolescence (cf. rapports du docteur C.________ du 29 mai 2020 ou des docteurs D.________ du 30 décembre 2019 et E.________ du 27 mai 2021, tous trois spécialistes en psychiatrie et psychothérapie), il a été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité à compter du 1er septembre 2020 (décision du 26 octobre 2021). Compte tenu des éléments médicaux figurant au dossier de l'assurance-invalidité (traitement antidépresseur et suivi par le docteur C.________ à raison d'une à deux consultations par mois depuis le 7 janvier 2006; dépression présente depuis l'adolescence), l'institution de prévoyance a considéré que l'assuré avait commis une réticence dans sa déclaration de santé de 2006. Elle a dès lors annulé la partie surobligatoire du contrat de prévoyance et reconnu le droit de A.________ à une rente d'invalidité calculée selon les minima LPP dès le 29 août 2021 (lettres des 1er mars et 19 mai 2022). L'assuré a contesté avoir commis une réticence (lettre du 17 août 2022). Le fonds de prévoyance a maintenu sa position (lettre du 29 août 2022).