Citation: 1A.22/2003 13.05.2003 E. 2

Aux termes de cette disposition, ont qualité pour recourir les particuliers ou les collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont de portée générale. Le recours de droit public n'est ainsi ouvert, selon la jurisprudence, qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général, ou visant à préserver de simples intérêts de fait, est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44, 81 consid. 3b p. 85; 125 II 440 consid. 1c et les arrêts cités). 2.1 A l'encontre d'une autorisation de construire, le propriétaire voisin ne peut recourir que lorsqu'il invoque des normes qui tendent, au moins dans une certaine mesure, à la protection de ses propres intérêts (ATF 127 I 44 consid. 2c p. 46). Il doit en outre se trouver dans le champ de protection des dispositions dont il allègue la violation, et être touché par les effets prétendument illicites de la construction ou de l'installation litigieuse (ATF 121 I 267 consid. 2 p. 268 et les arrêts cités). Il ne peut ainsi se prévaloir des principes généraux de la planification, des prescriptions sur la protection de la nature et du paysage (ATF 116 Ia 433 consid. 2a p. 437) et des clauses d'esthétique (ATF 118 Ia 232 consid. 1b p. 235; 112 Ia 88 consid. 1b p. 90), qui tendent exclusivement à préserver l'intérêt public. Il peut en revanche invoquer les prescriptions relatives aux distances, aux dimensions des bâtiments et à la densité des constructions, qui sont des règles mixtes (118 Ia 232 consid. 1b p. 235). 2.2 Force est de constater qu'aucune des dispositions invoquées par le recourant ne tend à la protection des propriétaires voisins. De même que l'art. 83 al. 3 RATC, l'art. 76 du règlement communal de Berolle tend à assurer l'intégration des constructions dans le milieu, bâti et non bâti. Il s'agit là de règles d'esthétique qui ont pour but de préserver une harmonie d'ensemble des secteurs bâtis, et non de préserver une vue dégagée pour les propriétaires voisins. Quant à l'art. 54 al. 1 et 2 LATC, il tend à assurer une certaine protection des sites, paysages d'une beauté particulière, rives de lacs, réserves naturelles et espace de verdure, en limitant les constructions. Il ne fait pas non plus partie des normes destinées à protéger les voisins, au sens de la jurisprudence rappelée ci-dessus.