Citation: 8C_156/2021 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a exposé que l'obligation incombant à certains employeurs de s'affilier auprès de la Caisse cantonale de compensation plutôt qu'auprès d'une autre caisse, qui avait conduit la recourante à refuser le transfert de l'intimée à la Caisse C.________, avait initialement été introduite dans l'ancienne loi cantonale du 14 février 1945 créant en faveur des salariés une caisse cantonale de compensation pour allocations familiales lors de sa modification de 1954. L'art. 12 let. b de cette loi prévoyait alors l'affiliation obligatoire à la Caisse cantonale de compensation des "administrations publiques". A cet égard, le message du 26 janvier 1954 relatif à cette disposition expliquait qu'il s'agissait "d'une mesure administrative indispensable, si l'on [voulait] garder à la caisse cantonale sa clientèle naturelle. D'autre part, le mode de rémunération de certains fonctionnaires et en particulier des instituteurs, [faisait] de cette disposition une nécessité" (Bulletin Officiel des séances du grand conseil du canton de Fribourg [BOGC/FR] 1954, p. 207). Lors de l'entrée en vigueur de la LAFC, les destinataires historiques de cette disposition - les "administrations publiques" - avaient été élargis pour inclure les "corporations de droit public (canton, communes, paroisses) et les institutions qui en dépendent" (art. 34 al. 1 let. b LAFC). Le message se limitait à indiquer à ce sujet qu'il n'y avait rien de changé par rapport à l'affiliation obligatoire, et parfois subsidiaire, de certains employeurs auprès de la Caisse cantonale de compensation (Message du 22 août 1989 accompagnant le projet de loi sur les allocations familiales, BOGC/FR 1990, 1er cahier, p. 189), et lors des débats au Grand Conseil, la notion d'"institution dépendante" n'avait pas été évoquée (BOGC/FR 1990, 2e cahier, p. 1497 ss).