Citation: 6B_895/2022 E. B

Par jugement du 20 juin 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de A._________. Elle a statué sur la base des faits suivants. B.a. Le 31 août 2019, vers 14h50, dans le quartier de U._________, à V._________, A._________ et B._________ sont allés à la rencontre de C._________, sur demande de D._________, qui avait fixé un rendez-vous à ce dernier via Snapchat sous le pseudonyme "E._________", en prétextant vouloir lui vendre de la résine de cannabis. Ils l'ont conduit à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue de W._________. À cet endroit, C._________ a rencontré D._________ et une dizaine d'autres jeunes, parmi lesquels se trouvaient notamment F._________, G._________, H._________, I._________ et J._________. D._________ a ordonné à C._________ de leur remettre l'argent qu'il avait apporté avec lui. Ce dernier refusant de donner son argent avant de voir la marchandise, A._________ et ses comparses lui ont fait une prise d'étranglement, lui ont demandé de vider son sac et l'ont roué de coups. F._________ lui a soustrait la somme de 100 fr. qu'il avait dans la main. Pour sa part, A._________ a asséné plusieurs coups à la victime et a fouillé son sac, en compagnie de B._________. À la vue des cartes bancaires contenues dans le porte-monnaie de C._________, D._________ et G._________ ont tenté de lui soutirer les codes idoines en lui donnant des claques et des coups de pied. D._________ et F._________ ont finalement remis à C._________ 4 ou 5 grammes de résine de cannabis, dans le but qu'il la vende pour leur compte. Ils lui ont demandé de revenir le lendemain, au même endroit, avec 20 francs. Le groupe a finalement laissé C._________ quitter les lieux. D._________ a gardé la somme de 100 fr. dérobée par F._________. Au cours de l'altercation, D._________ a demandé à A._________ de donner plusieurs gifles à C._________. Le prévenu s'est exécuté, avant que C._________ ne lui bloque le bras, après la première gifle, afin qu'il ne le frappe plus. B.b. Le 1er septembre 2019, contacté par D._________, toujours sous le pseudonyme "E._________", C._________ est retourné à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue de W._________, dans le but de récupérer son argent ou une quantité de cannabis équivalente. Il a remis une somme de 20 fr. à F._________. Arrivé sur place, A._________ et F._________ lui ont demandé de s'asseoir sur un banc et l'ont à nouveau fouillé pour le détrousser, en vain, l'intéressé n'ayant emporté aucun argent supplémentaire ni effet personnel. Il a tenté de s'éloigner du groupe à plusieurs reprises, mais D._________ lui ordonnait systématiquement de rester près de lui. C._________ n'a dès lors pas essayé de s'enfuir, de peur d'être encore frappé. B.c. Le même jour, vers 19h00, K._________ et L._________ se sont rendus dans le quartier de W._________. K._________ souhaitait acquérir 100 grammes de résine de cannabis contre une somme de 320 francs. Les précités ont stationné aux abords de la BCV sise à la route de X._________. Par la suite, ils ont été rejoints par A._________, M._________ et B._________, qui les ont conduits, à pied, jusqu'à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue W._________, sur demande de D._________. À cet endroit, L._________ est resté en retrait pendant que K._________ approchait ses interlocuteurs, soit D._________, F._________, H._________, N._________, O._________, P._________, G._________, Q._________, I._________, J._________ et R._________. Voyant qu'il était tombé dans un guet-apens, K._________ a sorti un pistolet soft-air qu'il a pointé en direction de D._________ pour se protéger. Ce dernier a rapidement désarmé K._________, lui a sauté dessus, l'a fait tomber au sol et l'a longuement frappé, accompagné de plusieurs camarades. Pour sa part, D._________ a donné de violents et multiples coups de poing et de pied au visage ainsi que sur tout le corps de K._________. Il lui a également écrasé la tête contre le sol avec ses pieds et ses genoux. Alors que sa victime était à terre, D._________ lui a asséné à tout le moins un violent coup de pied au visage. Il a également fait usage d'un casque de protection appartenant à L._________ pour frapper violemment K._________ au visage. D._________ a en outre utilisé le pistolet soft-air de sa victime pour lui donner des coups de crosse. À la suite des nombreux coups reçus, la victime a saigné du nez et de l'oreille droite. O._________ a filmé le visage tuméfié de K._________ et a envoyé la séquence vidéo à plusieurs de ses camarades présents dans le parc. Au cours de l'agression, D._________ a soustrait le téléphone portable de K._________ et a frappé l'intéressé dans le but d'en obtenir les codes, qui les lui a finalement révélés. Il l'a également forcé à lui remettre son argent, soit une somme comprise entre 320 et 350 fr., avant de le rouer une nouvelle fois de coups de poing au visage. En ce qui concerne C._________, qui assistait aux événements précités, il s'est de nouveau fait frapper, sur tout le corps, par quatre de ses agresseurs, dont D._________, sous prétexte qu'il avait mal regardé l'un de ses camarades. Par la suite, D._________ l'a encore giflé, puis lui a ordonné de donner lui-même une gifle, mais deux fois plus forte, à K._________. Apeuré, C._________ s'est exécuté. Finalement, plusieurs camarades de D._________ ont demandé à K._________ de braquer une station d'essence et de leur remettre une somme de 1'500 fr. le lendemain pour pouvoir récupérer son téléphone portable et le motocycle de L._________. K._________ a acquiescé, sans toutefois avoir l'intention d'agir, dans le but de pouvoir quitter les lieux.