Citation: 5A_204/2024 E. 7

La recourante soutient par ailleurs que le solde disponible de l'intimé serait de l'ordre de 3'740 fr., qu'après déduction de son propre déficit de 3'565 fr., il subsisterait un solde de 175 fr. à répartir par deux, soit un entretien convenable de 3'652 fr. 50 qu'il conviendrait de porter à 4'000 fr. eu égard à la fortune conséquente de l'intimé et au train de vie confortable mené par la famille durant la vie commune dont elle serait en droit de prétendre au maintien alors qu'elle aurait été réduite arbitrairement à son minimum vital. Contrairement à ce que semble penser la recourante, elle n'a pas été "réduite à son minimum vital" puisque la Cour de justice a calculé les charges respectives des parties sur la base de leur minimum vital élargi, incluant notamment dans leurs charges les primes d'assurance-maladie LCA, les frais médicaux non remboursés et les impôts. Elle a en outre estimé que la recourante n'était pas parvenue à rendre vraisemblable un train de vie élevé durant la vie commune. En tant que la recourante se contente d'affirmer de manière péremptoire que la famille avait toujours vécu selon un haut standing, ne se privant pas, voyageant à l'étranger dans des hôtels et disposant de personnel de maison, sans se référer à la moindre offre de preuves qui n'aurait arbitrairement pas été prise en compte pour étayer ses propos, son grief est là encore manifestement insuffisamment motivé. Partant, faute d'être parvenue à démontrer que son train de vie durant la vie commune était supérieur à celui retenu par la Cour de justice, c'est également sans arbitraire que cette dernière a considéré que l'intimé n'avait pas à entamer sa fortune pour subvenir aux besoins de la recourante, étant rappelé que, pour fixer le montant de la contribution d'entretien, le juge doit notamment tenir compte des revenus et de la fortune des époux alors que la substance de la fortune n'est prise en considération que si les revenus (du travail et de la fortune) ne suffisent pas à l'entretien des conjoints (ATF 147 III 393 consid. 6.1.1; 138 III 289 consid. 11.1.2; 134 III 581 consid. 3.3; arrêts 5A_501/2022 du 21 juin 2023 consid. 4.2.2; 5A_424/2022 du 23 janvier 2023 consid. 2.1.4). Au surplus, la recourante ne fait qu'opposer ses propres calculs, dont on peine au demeurant à saisir le fondement, à ceux de la cour cantonale. Un tel procédé ne permet pas de démontrer l'arbitraire s'agissant des chiffres retenus par la Cour de justice. Autant que recevable, cette critique est également infondée.