Citation: 8C_511/2018 E. 4

La cour cantonale a constaté que le recourant, tout en sachant que son domicile principal était en France, avait indiqué uniquement son lieu de résidence secondaire suisse sur plusieurs formulaires, en particulier dans la demande d'indemnité. Il devait donc se douter que la caisse de chômage n'était pas en possession de toutes les informations lui permettant de statuer de manière correcte sur son droit au chômage. Le recourant n'avait pourtant pas fait corriger son adresse, telle qu'elle ressortait de la documentation, ni précisé qu'il n'était à Lausanne qu'en résidence secondaire. En outre, il avait assisté, le 5 mai 2014, à une séance collective d'information sur l'assurance-chômage, au cours de laquelle est rappelée l'obligation de domicile en Suisse. Si le recourant avait un doute à ce propos, il aurait pu en faire part à son conseiller ORP. Par ailleurs, le fait que les décomptes de salaire de l'ancien employeur étaient adressés en France n'était pas déterminant au vu des déclarations successives du recourant, selon lesquelles il était domicilié à Lausanne. Enfin, il n'était pas établi que la caisse de chômage avait eu connaissance de l'attestation du contrôle des habitants de la ville de Lausanne - d'où il ressort qu'il y est inscrit en résidence secondaire - avant le printemps 2015.