Citation: 2C_1047/2021 E. 8.2

8.2. En l'espèce, il ressort des faits constatés dans l'arrêt attaqué que la demande de révision du jugement du 19 mars 2019 du Tribunal correctionnel repose sur une lettre anonyme à teneur de laquelle la nièce du recourant aurait menti en déclarant notamment avoir été séquestrée. Ces propos émaneraient d'une personne non identifiable ayant reçu les confidences de l'intéressée. A cet égard, l'autorité précédente a indiqué que des déclarations anonymes ne sauraient avoir un caractère probant dans la mesure où elles ne peuvent pas être vérifiées, et que l'auteur de la lettre n'a pas été lui-même témoin des faits qu'il rapporte. De plus, elle a constaté que si le jugement du 19 mars 2019 devait être invalidé, le recourant pourrait s'en prévaloir dans le cadre d'une procédure de révision de l'arrêt attaqué. Or, on ne voit pas en quoi cette appréciation procéderait d'une application arbitraire de l'art. 25 LPA, et le recourant ne le démontre pas non plus. Au demeurant, le principe de célérité prohibe le retard injustifié à statuer, mais ne garantit pas aux justiciables un droit à ce qu'une procédure soit suspendue pour leur éviter, le cas échéant, de devoir demander la révision d'un arrêt lorsqu'il se trouve influencé par l'issue d'une autre procédure, ce d'autant plus que dans le cas d'espèce, cette dernière est en principe close et que c'est le justiciable lui-même qui demande sa réouverture par la voie de la révision. Par conséquent, le Tribunal cantonal n'a pas procédé à une application arbitraire du droit cantonal et on ne voit pas qu'il se justifierait de renvoyer la cause à cette autorité pour qu'elle suspende la présente procédure jusqu'à droit jugé sur la demande de révision, comme le demande le recourant à titre subsidiaire.