Citation: 5C.163/2006 03.11.2006 E. 3

Selon les exigences posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ, l'acte de recours doit contenir les motifs à l'appui des conclusions présentées; ceux-ci doivent indiquer quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste cette violation. Il ne suffit pas que le recours soit motivé, mais il faut qu'il comporte des motifs à l'appui de chacune des conclusions formulées, qu'elle soit principale ou subsidiaire. Ainsi, les conclusions qui ne sont pas motivées dans l'acte de recours ne sont pas recevables, alors même que le recours le serait par ailleurs (ATF 131 III 26 consid. 12.3 p. 32; 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748/749; 106 II 175). 3.1 Le défendeur demande que soient entérinées les conventions concernant les modalités financières du divorce conclues par les parties les 20 et 22 juin 2000. Ce chef de conclusion est peu clair. A supposer que le défendeur entende par là une modification des points du dispositif de l'arrêt cantonal concernant la conservation du portefeuille de titres par son épouse, la liquidation de leurs rapports patrimoniaux et la quittance y relative, et/ou l'absence de partage de la prestation de sortie de la demanderesse, ce chef de conclusions est irrecevable, faute de motivation dans le recours. 3.2 En ce qui concerne la prévoyance libre du 3e pilier du défendeur, ce dernier conclut à ce qu'il lui soit donné acte de son engagement de verser à la demanderesse la moitié des montants qui seront payés sur les assurances-vie venant à échéance en 2009, police Rentenanstalt n° 1 et police Winterthur Assurances n° 2. Le défendeur avait déjà formulé le même chef de conclusions dans son appel cantonal, mais sans le motiver. L'arrêt cantonal, qui a constaté que les parties avaient réglé, dans les conventions des 20 et 22 juin 2000, la question du partage de l'épargne de prévoyance libre du 3e pilier et que cette solution était équitable, a purement et simplement repris dans son dispositif le texte du jugement de première instance. Dans son recours en réforme, le défendeur ne motive pas son chef de conclusions, ne faisant valoir aucune violation du droit fédéral. Il s'ensuit que celui-ci est irrecevable.