Citation: 7B_145/2023 E. 4

Par surabondance, il n'apparaît pas que l'autorité précédente ait violé un droit fondamental du recourant selon l'art. 98 LTF en refusant qu'il fût transféré à nouveau auprès de l'EPF de Curabilis, jusqu'à droit connu sur l'issue du recours cantonal. Vu le large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en la matière en vertu de l'art. 388 CPP (cf. arrêt 6B_371/2019 du 28 mars 2019 consid. 4.2.1 et les réf. citées) - applicable à titre de droit cantonal supplétif par renvoi de l'art. 38 al. 2 de la loi vaudoise du 4 juillet 2006 sur l'exécution des condamnations pénales (LEP/VD; BLV 340.01) -, l'autorité précédente n'était en effet pas empêchée de rejeter une telle requête de mesures provisionnelles. Constatant que la décision querellée avait déjà été exécutée, elle a estimé "peu satisfaisant" d'ordonner le retour du recourant à l'EPF de Curabilis au vu du dossier, à l'issue d'un examen sommaire des pièces sous l'angle de la vraisemblance. Sur ce point, le recourant ne démontre pas que le refus d'ordonner son retour auprès de l'EPF de Curabilis serait arbitraire ou constitutif d'une violation d'un autre droit fondamental. Il ne prétend ainsi pas que le traitement thérapeutique nécessaire, qui est actuellement assuré par le personnel qualifié dépendant du SMPP au sein du Pénitencier des EPO, serait incompatible avec le droit fédéral et, en particulier, violerait un droit constitutionnel au sens de l'art. 98 LTF (cf. ATF 148 I 116 consid. 2.3; 142 IV 105 consid. 5.8.1; arrêt 6B_360/2023 du 15 mai 2023 consid. 3.1 et les réf. citées). Les critiques du recourant en lien avec son droit à un recours effectif selon l'art. 13 CEDH tombent finalement à faux, dès lors que son recours cantonal contre la décision rendue le 15 juin 2023 par l'OEP n'est pas devenu sans objet et que, selon l'issue de ce dernier, son retour auprès de l'EPF de Curabilis pourra être ordonné.