Citation: C 183/03 05.07.2004 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a nié l'aptitude au placement du recourant durant la période de formation (du 13 au 22 mai 2002), au motif que celle-ci l'occupait quatre jours par semaine de neuf heures à dix-sept heures, l'empêchant de rechercher un emploi. En outre, étant donné sa ferme intention de suivre la formation et le coût de celle-ci, l'intéressé n'apparaissait pas prêt à interrompre le cours en tout temps afin de prendre un emploi. 3.2 Il est indéniable que la fréquentation du cours de l'Institut S.________ empêchait l'intéressé d'exercer une activité lucrative durant la période de cours. En effet, non seulement celui-ci se déroulait à raison de quatre jours par semaine de neuf heures à dix-sept heures, mais encore il exigeait une charge de travail personnel importante, évaluée à deux jours par jour de cours. Dans ces conditions, force est de considérer que l'accomplissement de cette formation faisait obstacle tant à l'exercice d'une activité lucrative qu'à la recherche d'un emploi, comme le relève pertinemment la juridiction cantonale. 3.3 Il convient néanmoins d'examiner si l'intéressé était prêt et disposé à interrompre ce cours en tout temps, afin de prendre un emploi, s'il s'était présenté. 3.3.1 La juridiction cantonale a nié que tel était le cas, étant donné la ferme intention de l'assuré de suivre le cours en question et le coût relativement élevé de celui-ci (7'750 fr.). De son côté, le recourant affirme qu'il était libre de suivre toute la formation, qui comprenait sept modules, ou seulement certains de ceux-ci, ce qui montre qu'il était prêt à interrompre ce cours en tout temps. 3.3.2 En l'occurrence, le recourant a informé le conseiller de l'ORP de son intention de suivre le cours de l'Institut S.________ lors du premier entretien qui a eu lieu le 15 mars 2002. A cette occasion déjà, il a indiqué que ce cours constituait son objectif. Il a réitéré cette intention lors des entretiens ultérieurs. Informé du risque de perdre son droit à l'indemnité de chômage, il a confirmé, le 18 avril 2002, sa décision de suivre ce cours déjà planifié à ses frais pour le 13 mai suivant. Comme l'entretien prévu le 22 avril 2002 n'avait pas eu lieu, l'intéressé s'est adressé à l'ORP le 12 mai 2002, en indiquant que l'accomplissement de la formation envisagée lui paraissait la meilleure solution pour mettre fin au chômage. Il ajoutait qu'il acceptait le risque de perdre tout droit à l'indemnité de chômage après le début du cours, ce qui permet d'inférer qu'il avait été dûment informé des conséquences de sa résolution sur son droit à prestations. Cela étant, on ne saurait mettre en doute le point de vue de la juridiction cantonale selon lequel le recourant avait la ferme intention de suivre le cours dispensé par l'Institut S.________, malgré le risque de perdre son droit à l'indemnité de chômage. 3.3.3 Dans son recours de droit administratif, l'intéressé allègue toutefois qu'il était prêt à interrompre ce cours en tout temps, du moment qu'il était libre de suivre toute la formation ou seulement une partie de celle-ci. Certes, il ressort du programme de cours de l'Institut S.________ que l'étudiant a le choix entre trois possibilités d'accomplir la formation. Premièrement, il peut choisir de suivre un seul des sept modules présentés, en s'acquittant d'une taxe de cours calculée en fonction d'un montant de 550 fr. par jour. Deuxièmement, il a la possibilité de choisir une combinaison de plusieurs modules (p. ex. modules 1 à 3, 2 et 3 ou 1 à 4) moyennant un écolage variant entre 400 fr. et 500 fr. par jour. Enfin, il peut opter pour la formation complète (modules 1 à 7) pour le prix de 7'750 fr., ce qui correspond à un montant de 250 fr. par jour. Or, comme il ressort de sa lettre du 12 mai 2002, le recourant a choisi de suivre la formation complète, laquelle lui permettait de bénéficier d'un forfait journalier beaucoup plus favorable. En optant pour cette solution, l'intéressé a toutefois renoncé à la possibilité de suivre seulement certains modules. Vu ce qui précède, il n'apparaît pas établi, au degré de vraisemblance généralement requis dans la procédure en matière d'assurances sociales (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références), que le recourant était prêt et disposé à interrompre le cours de l'Institut S.________ en tout temps afin de prendre un emploi s'il s'était présenté. Au demeurant, dans la mesure où l'accomplissement de la formation dispensée par l'Institut S.________ faisait obstacle à la recherche d'un emploi, les chances qu'un tel emploi se présentât étaient limitées. La juridiction cantonale était dès lors fondée à nier l'aptitude au placement du recourant durant la période de formation (du 13 au 22 mai 2002).