Citation: 1P.275/2000 28.06.2000 E. 2

2.- Le recourant soutient que la juridiction intimée a violé son droit d'être entendu découlant de l'art. 32 al. 2 Cst. en lui refusant l'accès aux pièces du dossier justifiant le maintien de la saisie. a) Cette disposition, qui reprend les termes de l'art. 6 § 3 let. a et b CEDH, garantit à toute personne accusée le droit d'être informée, dans les plus brefs délais et de manière détaillée, des accusations portées contre elle ainsi que de faire valoir les droits de la défense. On peut se demander si les garanties conférées par l'art. 6 § 3 CEDH sont effectivement en cause en l'occurrence dans la mesure où le recourant n'a pas été inculpé et n'encourt pour l'heure aucune peine ni aucun verdict de culpabilité (cf. arrêt non publié du 22 février 1995 dans la cause S. contre Tribunal d'accusation du canton de Vaud, consid. 2c). Peu importe en définitive, car les exigences déduites de ces dispositions sont de toute manière respectées en l'état. Le recourant sait en effet que son compte ouvert auprès de la banque D.________, à Genève, a été bloqué parce qu'il pourrait avoir servi de refuge au gain provenant d'un trafic de cigarettes dans lequel il serait impliqué; il sait également que les pièces auxquelles le Juge d'instruction lui refuse l'accès émanent d'Interpol Athènes et contredisent celles qu'il a versées au dossier à propos de son éventuelle implication dans un trafic de cigarettes. Dans ces conditions, il disposait des indications nécessaires pour assurer efficacement la défense de ses intérêts. Pour le surplus, le recourant ne se prévaut pas de la violation de son droit de consulter le dossier tel qu'il découle de l'art. 29 al. 2 Cst. La recevabilité du recours sous cet angle peut demeurer indécise car il est de toute manière mal fondé.