Citation: 1P.431/2001 21.08.2001 E. 2

2.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours de droit public qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42 et les arrêts cités). a) Le recourant est lésé dans ses intérêts juridiquement protégés par la décision du Juge d'instruction pénale de ne lui accorder que l'assistance judiciaire partielle, limitée à la désignation d'un avocat d'office, car il devra assumer seul les dépens éventuels dus aux parties civiles, s'il devait finalement être condamné, alors que, selon la thèse qu'il défend, il appartiendrait à l'Etat du Valais de les prendre en charge à titre subsidiaire, au tarif réduit de l'assistance judiciaire, conformément à l'art. 29 al. 3 LPAv. Il s'agit toutefois en l'état d'une atteinte virtuelle à ses intérêts, puisqu'une prise en charge des dépens dus aux parties civiles présuppose l'existence d'un jugement condamnatoire à son encontre qui fait actuellement défaut. Une telle atteinte suffit néanmoins à fonder la qualité pour agir selon l'art. 88 OJ (cf. RDAF 1983 p. 187 consid. 1b). b) Déposé au surplus en temps utile contre une décision incidente prise en dernière instance cantonale, qui est susceptible de lui causer un préjudice irréparable (cf. ATF 126 I 207 consid. 2a p. 210 et les arrêts cités), le recours est recevable au regard des art. 86 al. 1, 87 al. 2 et 89 al. 1 OJ.