Citation: 5A_360/2018 E. A

A.a. B.A.________ (1951) et A.A.________ (1955) se sont mariés le 2 avril 1993 à Lancy sans conclure de contrat de mariage. Le couple n'a pas d'enfants communs. Les parties se sont séparées à la fin du mois de février 2008. L'époux a ouvert action en divorce le 23 mai 2012 (infra let. B). Seuls la liquidation du régime matrimonial - plus particulièrement le partage de l'immeuble familial détenu en copropriété - et le partage des avoirs de prévoyance professionnelle sont actuellement litigieux, en sorte que les faits seront développés exclusivement au regard de ces deux questions. A.b. Les époux sont tous deux psychiatres. S'agissant de la prévoyance professionnelle, leur situation respective se présente ainsi: A.b.a. Au moment du mariage, A.A.________ disposait d'une prestation de libre passage d'un montant de 75'287 fr., majorée des intérêts dus à la date de sa démission au 30 septembre 1997, à savoir 89'523 fr. 65. Le 18 avril 1997, elle a effectué un retrait d'un montant de 160'523 fr. 65 en application de la loi fédérale sur l'encouragement à la propriété du logement. Après avoir démissionné de son activité salariée le 30 septembre 1997 et vu son activité d'indépendante, un montant de 4'218 fr. 05 lui a été remboursé. A.A.________ ne détient dès lors plus aucune prestation de libre passage. A.b.b. B.A.________ disposait lors de son mariage d'une prestation de libre passage de 116'063 fr. 05. Il a effectué un retrait d'un montant de 328'758 fr. à titre d'encouragement à la propriété du logement le 20 juillet 1999. Le 23 mai 2012, B.A.________ disposait d'une prestation de libre passage de prévoyance professionnelle de 348'021 fr. 66 auprès de C.________. A.c. La situation des immeubles appartenant aux parties se résume ainsi: A.c.a. Ensuite du décès de son père en 1998, A.A.________ est devenue propriétaire d'un immeuble locatif situé à U.________. A.c.b. B.A.________ détient quant à lui, via une société immobilière, un appartement sis à X.________. Cette acquisition est antérieure à son mariage. Il ressort d'un contrat de prêt daté du 10 mars 1997 que 30 actions conférant un droit de jouissance sur cet appartement ont été nanties en garantie d'un prêt de 250'000 fr. A.c.c. Les parties ont acquis en copropriété un immeuble sis à V.________ le 21 avril 1997 pour le prix de 1'450'000 fr.; elles l'ont revendu entre 1999 et 2000 pour un montant total de 1'474'000 fr. A.c.d. Le 19 mai 1999, les époux ont acquis en copropriété par moitié chacun les biens-fonds nos 1956 et 2622 du cadastre de W.________ pour le prix de 752'000 fr. L'acte notarié du 12 mai 1999 retient que les parties ont déclaré reprendre solidairement entre elles la cédule au porteur de 200'000 fr. Par acte notarié du 30 juin 1999, le capital de la cédule hypothécaire a été augmenté à 720'000 fr. Il n'est pas contesté qu'un versement anticipé de 328'758 fr. de l'institution de prévoyance professionnelle de l'époux a permis le financement de travaux lors de l'acquisition de ces biens-fonds (let. A.b.b supra). Les parties allèguent chacune avoir investi des montants supplémentaires, qui font l'objet de contestations (consid. 3.2 et 3.3 infra). L'immeuble a été soumis à plusieurs expertises immobilières, la dernière, datant du 16 avril 2014, l'estimant à 1'200'000 fr.