Citation: 5P.9/2003 08.05.2003 E. B

Le 16 juillet 2002, le Tribunal fédéral a partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilité, le recours de droit public formé par le mari contre cet arrêt. Il a considéré en bref, s'agissant de la période comprise entre le 1er mai 1999 et le 30 avril 2001, qu'il était contraire au principe de l'égalité de traitement entre époux d'obliger le mari, qui percevait alors des allocations mensuelles de chômage de 7'128 fr. au maximum, à puiser en outre dans ses économies à hauteur de 10'000 fr. par mois, sans exiger de l'épouse qu'elle mette également une part de son patrimoine à contribution pour assurer l'entretien de la famille. A cet égard, l'art. 137 CC avait donc été arbitrairement appliqué. Statuant à nouveau sur ce point le 21 novembre 2002, après avoir entendu les parties, la Cour de justice a fixé le montant de la contribution d'entretien mensuelle à 9'300 fr. dès le 1er mai 1999, puis à 8'700 fr. dès le 1er mai 2001. L'autorité cantonale a confirmé le jugement du Tribunal de première instance pour le surplus et débouté les parties de toutes autres conclusions.