Citation: 2C_388/2023 E. 3.3

3.3. Dans leur mémoire, les recourants arguent qu'ils ont droit à une autorisation de séjour en vertu de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée. Ils relèvent la teneur de l'ATF 144 I 266 et la durée de leur séjour en Suisse. Les recourants n'ont jamais été au bénéfice d'un titre de séjour en Suisse. C'est donc en vain qu'ils se réfèrent à l'ATF 144 I 266 qui pose le principe d'un droit de séjour issu du droit à la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH, sauf motifs sérieux de renvoi, en cas de séjour légal de dix ans, voire d'une durée inférieure en cas de forte intégration. Hormis l'existence d'un séjour légal en Suisse de dix ans, le droit d'obtenir une autorisation de résider en Suisse issu du droit à la protection de la vie privée au sens de l'art. 8 CEDH suppose que la personne entretienne des relations privées de nature professionnelle ou sociale particulièrement intenses en Suisse allant au-delà d'une intégration normale (arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2023 consid. 5.3.1 et 5.3.2 destiné à la publication). Or, en l'espèce, les recourants ne se prévalent pas d'une intégration exceptionnelle. Leur séjour illégal n'est pas particulièrement long (5 ans pour la recourante 1, 10 ans pour le recourant 2 et 4 ans pour le recourant 3). Le recourant 3, s'il est né en Suisse, est encore un très jeune enfant, qui ne sera donc pas déraciné en cas de départ de Suisse avec ses parents. On ne peut donc pas considérer que les recourants invoquent de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée. Il n'est en outre pas contesté qu'un refus d'autorisation de séjour ne porte aucune atteinte à la vie familiale, puisque ce refus ne conduit à aucune séparation de la famille que forment les trois recourants. Il s'ensuit que le recours tombe sous le coup de l'exception de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est ainsi exclue.