Citation: 6B_449/2021 E. 1

La recourante échoue à démontrer une application arbitraire de l'art. 13 RTFMP/GE en se contentant d'affirmer que les sûretés requises doivent correspondre au montant encouru. La formulation de l'art. 13 al. 2 RTFMP/GE, selon laquelle les sûretés prévues à l'art. 383 CPP sont fixées sous forme d'avance des frais encourus selon l'al. 1 (à savoir en l'occurrence, entre 100 et 20'000 fr.), n'impose pas au juge d'arrêter les frais judiciaires à hauteur de celle des sûretés demandées, mais lui permet de fixer l'avance de frais dans la fourchette idoine prévue par l'al. 1. A cet égard, il convient de relever que l'art. 383 al. 1 CPP n'oblige pas la direction de la procédure de l'autorité de recours à exiger la fourniture de sûretés pour couvrir les frais de justice mais laisse à celle-ci le soin de décider de l'opportunité d'en demander une. Le fait de ne pas exiger le versement d'une avance de frais ne l'empêche évidemment pas de mettre les frais de la procédure de recours à la charge du recourant qui succombe (arrêt 1B_139/2012 du 29 mars 2012 consid. 4). A fortiori, le fait d'exiger une avance de frais de 900 fr. n'empêche pas le juge de fixer les frais de procédure à un montant supérieur, compte tenu du large pouvoir d'appréciation conféré à la cour cantonale en la matière. La recourante ne saurait rien déduire en sa faveur d'une éventuelle pratique de la cour cantonale dans le domaine, en s'appuyant sur un exemple isolé. Pour le surplus, le montant de 3'000 fr. de frais de procédure de recours correspond à moins d'un sixième du montant maximal prévu par l'art. 13 al. 1 RTFMP/GE, de sorte qu'il ne saurait être qualifié d'excessif au point de constituer une application arbitraire du droit cantonal.