Citation: 4P.207/2000 22.03.2001 E. 2

2.- Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu. Il rappelle qu'à la réception du rapport de l'expert-comptable K.________, il avait adressé au Juge instructeur de la cour cantonale une requête d'expertise complémentaire motivée par diverses contradictions et imprécisions qu'il disait avoir relevées dans ce rapport. Le recourant prétend que le juge a rejeté cette requête sans motiver sa décision. Il soutient que la preuve avait été régulièrement offerte, qu'elle portait sur des faits pertinents, qu'elle était propre à prouver le fait litigieux, soit la perte de gain réelle de A.________ sur son exploitation sylvicole, qu'elle n'était pas abusive et qu'elle ne pouvait donc pas être exclue sur la base d'une appréciation anticipée des preuves. Le droit d'être entendu est consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. que le recourant ne cite pas à l'appui de son recours, et nullement aux art. 8 et 9 Cst. sur lesquels il dit fonder ses arguments. Ce droit permet notamment au justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leurs propos (ATF 126 I15 consid. 2a; 124 I 49 consid. 3a, 241 consid. 2; 124 V 180 consid. 1a). En l'occurrence, le recourant n'a nullement été privé de son droit d'être entendu tel qu'il est défini par la jurisprudence précitée. De façon abusive, il omet de rappeler que si sa requête de complément d'expertise n'a pas été admise, l'expert, à la requête expresse du demandeur, a été cité à l'audience de jugement du 24 septembre 1999, au cours de laquelle les parties ont pu l'interroger. En particulier, l'expert s'est exprimé sur le tableau figurant en page 10 de son rapport du 16 décembre 1996, notamment sur son appréciation du produit de la vente des sapins de Noël et du nombre de jours de travail du demandeur sur son exploitation sylvicole, chiffres que A.________ reprochait à l'expert d'avoir sous-estimés. Le recourant ne prétend pas au demeurant qu'il a été empêché de poser les questions qu'il jugeait pertinentes. Le moyen, qui confine à la témérité, est dénué de tout fondement.