Citation: 4C.270/2003 28.11.2003 E. A

En 1997, les époux A.________, F.________, B.________, C.________, D.________ et E.________ ont acquis un immeuble inscrit au cadastre de Z.________ pour y édifier un bâtiment et constituer une propriété par étages destinée à devenir leur propre logement. En avril 1997, les futurs copropriétaires ont signé avec G.________ des contrats d'entreprise générale et ont ouvert un compte de crédit de construction auprès d'une banque, sur lequel ils ont donné à G.________ une procuration individuelle. Le 23 mai 1997, ils ont viré chacun la somme de 50'000 fr. sur ce compte. Le 29 mai 1997, la copropriété par étages a été constituée et inscrite au registre foncier le 11 juillet 1997. Le 30 mai 1997, un montant de 60'000 fr. a été débité du compte des copropriétaires et crédité, le 3 juin 1997, sur le compte de la succursale de X.________. Ce virement a été effectué sur la base de deux documents, à savoir une demande d'acompte de 60'000 fr. du 20 mai 1997 émanant de X.________ payable au 30 mai 1997 et adressée à l'entrepreneur G.________ pour des matériaux, fournitures diverses et commande de "prédalles" concernant l'immeuble en copropriété, ainsi qu'un ordre de paiement sur une formule bancaire en faveur de X.________ pour les mêmes fournitures. En réponse à une demande des copropriétaires du 25 septembre 1998, X.________ a fourni, le 1er octobre 1998, diverses explications qualifiées de "confidentielles" selon lesquelles G.________ était leur débiteur pour une somme importante et qu'après des recherches, il apparaissait que le versement de 60'000 fr. n'avait pas été effectué pour le compte de X.________. Le 25 mars 1999, la copropriété a réclamé à X.________ la restitution du montant de 60'000 fr. plus intérêt, en tenant pour acquis le fait qu'un acompte avait bien été versé pour des matériaux jamais livrés. Le 18 juin 1999, X.________ a une nouvelle fois refusé d'entrer en matière, faisant valoir en substance qu'elle n'avait jamais eu aucun contact avec la copropriété et qu'aucun compte n'était ouvert à son nom. En revanche, G.________ lui devait à l'époque une somme supérieure à 60'000 fr., de sorte que toute livraison lui avait été refusée tant qu'un acompte de 60'000 fr. n'était pas versé. X.________ a ensuite admis avoir reçu cet acompte le 3 juin 1997 "sans indication de motif" et l'avoir crédité sur le compte de G.________, car il s'agissait d'un paiement de matériaux déjà livrés. Le 2 juillet 1999, les copropriétaires ont fait notifier à X.________ un commandement de payer portant sur la somme de 60'000 fr. plus intérêt. La société s'y est opposée.