Citation: 2C_260/2007 26.11.2007 E. 2

2.1 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui contenu dans la décision attaquée (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4 p.140). Dans le cas particulier, la recourante se borne à opposer sa version des faits à celle du Tribunal administratif, qui a retenu qu'elle avait été suffisamment renseignée sur la technique de Longo consistant en un agraphage circulaire. Elle prétend qu'elle n'aurait jamais donné son accord à l'opération si elle avait entendu parler de la technique de l'agraphage et que l'intimé n'a pas apporté la preuve qu'il lui en avait parlé. Son argumentation ne permet toutefois pas au Tribunal fédéral de rectifier ou de compléter les constatations de fait établies par l'autorité précédente selon l'art. 105 al. 2 LTF, car elle revient, en fait, à soutenir que la juridiction cantonale aurait appliqué arbitrairement les dispositions relatives à l'information et au consentement éclairé du patient contenues dans la loi concernant les rapports entre membres des professions de la santé et patients du 6 décembre 1987. 2.2 Aux termes de l'art. 106 al. 2 LTF, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant. Cette disposition reprend le principe du grief (Rügeprinzip) que la pratique relative au recours de droit public avait établi en relation avec l'art. 90 OJ (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 III 393 consid. 6 p. 397). Selon cette pratique, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262, 26 consid. 2.1 p. 31 et les références). Selon l'art. 106 al. 2 LTF, il en va de même lorsque le recourant dénonce une application arbitraire du droit cantonal. En l'espèce, le recours ne satisfait manifestement pas à ces exigences. L'instruction devant les experts de la FMH et le Tribunal administratif a en effet établi que la recourante avait été suffisamment informée sur la technique nouvelle opératoire de Longo et qu'elle avait fait confiance à son médecin, sans demander d'informations complémentaires. Pour le reste, la recourante n'a jamais expliqué pourquoi la pose d'agraphes de très petite taille, qui ne suscitent aucun risque supplémentaire, aurait été de nature à modifier son consentement: Elle ne dit rien non plus sur ce point dans le présent recours et ne motive pas davantage son grief de violation de l'art. 10 al. 2 Cst. (protection constitutionnelle de l'intégrité corporelle) qui n'a, au demeurant, pas de portée propre dans ce contexte. 2.3 Il s'ensuit que le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation posées par la loi et la jurisprudence et doit donc être déclaré irrecevable.