Citation: 5A_192/2021 E. 1

Dans la procédure sur mesures protectrices, le tribunal a interdit à A.________ de prendre contact et d'approcher son épouse et les enfants de quelque manière que ce soit, sous la menace de la peine de l'art. 292 CP. Ces interdictions ont été maintenues par une décision sur mesures provisionnelles, un délai de 30 jours étant imparti à B.________ pour les valider. A.d.b. Le 10 avril 2017, B.________ a informé le Ministère public qu'elle retirait sa plainte pénale et le juge civil en charge des mesures protectrices de l'union conjugale qu'elle retirait la requête, ce dont il lui a été donné acte par jugement du même jour. Le 18 avril 2017, le Ministère public a levé les mesures de substitution à la détention préventive de A.________; la procédure pénale est toujours en cours. A.e. Le 13 avril 2017, A.________ a signalé à la directrice de l'école fréquentée par D.________ et E.________ ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations (ci-après: OCPM) que la famille retournait vivre au Liban. B.________ et les enfants sont retournés au Liban le même jour tandis que A.________ est resté à Z.________. Selon le rapport établi par le Service social international (ci-après: SSI) le 29 juin 2017, le retour de la famille au Liban faisait suite à la dénonciation des violences conjugales et au dépôt de la plainte pénale. B.________ a indiqué avoir vécu au Liban dans un appartement appartenant à A.________, sous la surveillance de la famille de celui-ci; elle a affirmé avoir été menacée d'être séparée de ses enfants, voire même de mort. A.f. Suite à un appel à l'aide de B.________, le SSI et le centre LAVI, avec l'appui du Département fédéral des affaires étrangères, ont organisé avec succès le rapatriement de la famille à Z.________ le 6 juin 2017. B.________ et les enfants ont été hébergés par l'Hospice général dans un lieu tenu secret. Selon le rapport du SSI précité, B.________ et les enfants vivaient dans la crainte de représailles depuis leur retour à Z.________, A.________ menaçant les parents de son épouse au Liban et faisant pression sur C.________ pour qu'elle accepte de le voir. A.g. La situation financière familiale se présente ainsi: A.g.a. B.________ est titulaire d'un bachelor en sociologie et a travaillé jusqu'en 2015 comme enseignante au Liban. Durant la vie commune en Suisse, elle donnait des cours d'arabe pour un salaire de 300 fr. par mois. Depuis mars 2017, elle reçoit des prestations d'aide financière de l'Hospice général, qui prend notamment en charge le loyer d'un logement relais mis en l'état à sa disposition. Elle est au bénéfice d'un permis d'établissement (permis C). Ses charges, qui ne sont pas contestées, s'élèvent à 2'485 fr. par mois (à savoir: montant de base OP [1'350 fr.]; assurance-maladie, subsides déduits [234 fr. 75]; loyer [900 fr., soit 50% de 1'800 fr.]). A.g.b. A.________ a travaillé comme vendeur de voitures jusqu'en 2015, pour un revenu inconnu. De juillet 2015 à juillet 2017, il a perçu des indemnités de l'assurance-chômage de 3'794 fr. 35. Il a indiqué ne plus exercer aucune activité et être aidé par l'Hospice général. Ses charges mensuelles, qui ne sont pas contestées, se chiffrent à 2'706 fr. (montant de base OP [1'200 fr.]; assurance-maladie [306 fr.]; loyer [1'200 fr.]). A.g.c. Les charges mensuelles des enfants ne sont pas contestées, à savoir 625 fr. chacun, allocations familiales déduites (montant de base OP [600 fr.]; assurance-maladie, subsides déduits [25 fr. 85]; participation au loyer [300 fr. chacun, à savoir 50% du loyer de la mère]).