Citation: 8C_554/2022 E. 2.2

2.2. En tant que le litige porte sur la récusation d'un médecin-conseil de l'intimé ainsi que sur le bien-fondé d'une demande de révision procédurale, soit deux objets qui ne concernent pas (en soi) l'octroi ou le refus de prestations en espèces, c'est la cognition ordinaire de l'art. 105 al. 2 LTF qui s'applique (arrêt 8C_514/2021 du 27 avril 2022 consid. 2.2 non publié aux ATF 148 V 225; arrêts 8C_562/2019 du 16 juin consid. 2.2; 8C_562/2020 du 14 avril 2021 consid. 2.2). Le Tribunal fédéral est lié par les faits établis par l'autorité précédente (art. 97 al. 2 et 105 al. 3 LTF a contrario) et ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis en violation du droit ou de façon manifestement inexacte, à savoir arbitraire (ATF 148 V 366 consid. 3.3). En particulier, il n'entre pas en matière sur des critiques appellatoires portant sur l'appréciation des preuves ou l'établissement des faits par l'autorité précédente (ATF 140 V 213 consid. 2; 140 III 264 consid. 2.3). Il appartient à la partie recourante de démontrer le caractère arbitraire des faits retenus par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 142 V 577 consid. 3.2). En revanche, en tant que le litige porte sur le droit de la recourante à des prestations d'assurance au-delà du 8 novembre 2018, il concerne l'octroi ou le refus de prestations en espèces de l'assurance-accidents et le Tribunal fédéral n'est pas lié par les faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 3 LTF); le recours peut alors porter sur toute constatation incomplète ou erronée des faits (art. 97 al. 2 LTF). On précisera à cet égard que lorsque le jugement entrepris porte à la fois sur des prestations en espèces et en nature (telles que la prise en charge du traitement médical) de l'assurance-accidents, le Tribunal fédéral constate avec un plein pouvoir d'examen les faits communs aux deux objets litigieux et se fonde sur ces constatations pour statuer, en droit, sur ces deux objets; en revanche, les faits qui ne seraient pertinents que pour statuer sur le droit aux prestations en nature ne sont revus que dans les limites définies aux art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF (arrêt 8C_611/2022 du 14 avril 2023 consid. 2.2 et les références).