Citation: 1C_96/2019 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la hauteur au faîte du toit du bâtiment principal est de 12 m (cf. autorisation de construire 2017/12) alors que la hauteur prévue du silo à fourrage est de 15 m. Celui-ci présente une capacité de 400 m 3. Il est, selon la synthèse CAMAC, une des installations connexes de l'exploitation de l'intimé, reconnue comme exploitation agricole au sens de l'art. 6 al. 1 let. a de l'ordonnance sur la terminologie agricole et la reconnaissance des formes d'exploitation (OTERM; RS 910.91). Selon le préavis du SAVI, les besoins du silo sont justifiés pour stoker le fourrage destiné aux taureaux. Certes, il n'est pas contesté que la hauteur du silo dépasse de 3 m la hauteur du faîte du toit de l'installation. Il n'en demeure pas moins, comme l'a relevé la cour cantonale, que le règlement communal ne pose pas de règle expresse sur la hauteur maximale des silos. En faisant dépendre la hauteur du silo de la construction connexe, l'art. 47 RPGA a pour but de préserver l'esthétique du bâti en zone agricole, comme le souligne l'art. 1 RPGA. Or, selon la jurisprudence, les autorités communales conservent une importante marge d'appréciation pour appliquer les dispositions en matière d'intégration et d'esthétique, au nom de leur autonomie communale (cf. arrêt 1C_96/2018 du 11 octobre 2016 consid. 3.3.2), y compris à l'intérieur de la zone agricole (cf. arrêt 1C_80/2015 du 22 décembre 2015 consid. 2.4.3). La cour cantonale a du reste examiné quels étaient les motifs d'intérêts publics et les circonstances justifiant les dimensions du silo. Elle a en particulier souligné que son volume était rendu nécessaire par l'importance de l'exploitation; sa hauteur permettait ainsi de réduire son emprise au sol. La situation excentrée des constructions prévues, ajoutée au fait qu'elles se trouvaient en contrebas du village, diminuaient en outre l'impact de cette hauteur. Le projet prévoyait enfin également l'implantation de dix vergers à hautes tiges ainsi que plusieurs autres plantations, diminuant d'autant l'impact visuel du silo, assurant ainsi l'intégration de la construction. Aussi, fondée sur des critères objectifs, liés non seulement aux besoins de l'exploitation agricole, mais également aux circonstances locales, la solution entérinée par la cour cantonale échappe-t-elle à l'arbitraire. Le grief est rejeté.