Citation: 6B_772/2014 E. 3.2

3.2. En ce qui concerne B.________, bien qu'il se réfère aux deux requêtes de conciliation précitées, lesquelles doivent contenir des conclusions (art. 202 al. 2 CPC), le recourant n'explique d'aucune manière, dans son mémoire de recours, en quoi consistent ses prétentions ni sur quel fondement elles reposent. En tant qu'il paraît revendiquer une atteinte à la personnalité en relation avec la transmission de données personnelles, il ne précise pas, notamment, s'il entend obtenir la constatation du caractère illicite, la cessation du trouble, la réparation d'un dommage matériel ou d'un tort moral. Ces explications ne répondent pas aux exigences de motivation déduites de l'art. 42 al. 2 LTF. A l'appui de ses écritures, le recourant a produit un certificat médical du 7 avril 2014. Cette pièce figure déjà au dossier cantonal (dossier cantonal, pièce 24). Elle n'est pas nouvelle au sens de l'art. 99 al. 1 LTF. Bien qu'évoquant une atteinte psychique consécutive à la publication de données personnelles, ce document ne permet cependant guère de comprendre en quoi pourraient consister les éventuelles prétentions du recourant. En effet, rien n'indique que le recourant aurait subi un dommage économique susceptible d'être réparé financièrement. Quant à un éventuel tort moral, l'allocation d'une telle indemnité fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte ait une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne, dans ces circonstances, s'adresse au juge pour obtenir réparation (ATF 131 III 26 consid. 12.1 p. 29 ; arrêt 1B_648/2012 du 11 juillet 2013 consid. 1.2). Le recourant n'expose pas précisément en quoi consistaient les données publiées, respectivement en quoi les faits qu'elles révélaient pourraient constituer une atteinte à sa personnalité. Il ne décrit pas précisément non plus, parmi les personnes susceptibles d'être touchées par une publication académique, l'étendue du cercle de celles susceptibles de faire un lien entre les données anonymisées (fût-ce maladroitement) et lui-même. Ses explications ne permettent pas de comprendre en quoi les faits ainsi révélés seraient susceptibles de lui causer une atteinte d'une certaine gravité objective. En l'absence de toute explication sur ces différents points, la motivation du recours apparaît insuffisante au regard de l'art. 42 al. 2 LTF et ne permet pas d'établir que le recourant remplit les conditions fondant la qualité pour recourir en application de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Au demeurant, en tant qu'il invoque une possible diminution des « sanctions civiles » envers l'État de Vaud, le recourant, qui n'explique pas en quoi la responsabilité de cette collectivité publique ressortirait au droit privé, perd de vue, d'une part, que le juge civil n'est pas lié par la décision pénale, même en cas d'acquittement - à plus forte raison en cas de non-entrée en matière - et qu'il n'est, en outre, lié ni par l'appréciation de la faute ni par la fixation du dommage (art. 53 al. 1 et 2 CO). De surcroît, la « réduction des sanctions » visée par le recourant ne pourrait, manifestement résulter que de l'exercice, par l'État de Vaud, d'un droit de recours contre les agents responsables et l'on ne voit pas non plus que le recourant ait un intérêt personnel et direct à la mise en oeuvre d'un tel mécanisme. Enfin, le recourant n'expose pas plus en quoi la constatation de l'illicéité civile du traitement de ses données personnelles serait rendue plus difficile par la décision querellée, fondée uniquement sur le constat que la négligence n'est pas punissable au titre des infractions objet de la plainte, soit notamment celles relatives à la protection des données. Il résulte de ce qui précède que le recourant ne démontre pas la réalisation des conditions fondant sa qualité pour recourir contre le classement de sa plainte visant B.________.