Citation: 5A_910/2014 E. 8.4

8.4. L'art. 27 al. 3 LDIP prohibe une révision au fond d'une décision étrangère, en sorte que le juge suisse ne saurait refuser de reconnaître un jugement parce qu'il est d'avis que son collègue étranger s'est trompé sur un point quelconque (de fait ou de droit). Cette disposition s'applique dans le cadre de la reconnaissance en Suisse d'un jugement étranger. Or, en l'occurrence, l'arrêt attaqué statue sur la compétence des autorités suisses pour connaître de l'ouverture d'une succession. Dès lors qu'il n'est nullement question de reconnaissance et d'exequatur de la décision tunisienne, le grief tiré de l'art. 27 al. 3 LDIP est manifestement mal fondé.