Citation: 6B_222/2019 E. 1.3.1

1.3.1. A cet égard, la cour cantonale a indiqué que les allégations de la recourante, selon lesquelles F.________ lui aurait imposé durant des années une "pression constante", ce qui aurait engendré chez elle une "infinie souffrance" ainsi qu'un état d'"épuisement total" ne pouvaient être retenues. La recourante avait déclaré sur ce point qu'elle aurait assumé toutes les tâches ménagères en plus des soins prodigués à F.________. Or, le couple avait une femme de ménage. Les femmes de ménage successives du couple avaient indiqué que la recourante ne s'occupait pas du ménage, du repassage, de la préparation des repas ou encore des courses. Celle-ci n'avait pas d'emploi et n'avait rien à faire de ses journées. Si la recourante s'imposait un certain nombre de tâches, F.________ insistait pour que la femme de ménage assurât néanmoins ses obligations. Selon la cour cantonale, il n'était pas exclu que le prénommé se fût habitué, au fil du temps, à réclamer de la recourante qu'elle fît ce qu'elle avait volontairement commencé à assumer. Les quelques tâches concernées ne pouvaient cependant avoir engendré un état d'"épuisement total" chez la recourante. Cette dernière avait d'ailleurs passé la journée du 19 mai 2015 à boire de l'alcool dans des établissements publics. Elle ne se trouvait donc aucunement en situation "d'esclavage". F.________ pouvait certes être de caractère difficile. Rien ne permettait cependant de retenir l'existence d'une violence physique unilatéralement subie par la recourante ni d'un sentiment de peur chez celle-ci. Les rares violences dans le couple évoquées par des témoins avaient pris place dans des altercations avec des coups échangés, dont ceux-ci ignoraient l'initiateur. Il était plus plausible que la recourante en fût à l'origine, celle-ci ayant tendance à se disputer avec tout le monde. Les soeurs et frères de F.________ avaient par ailleurs indiqué que le caractère de la recourante était bien plus dominant, tandis que le prénommé était décrit comme "passif". Un frère de F.________ avait expliqué que la recourante se sentait "prisonnière", en raison de sa "relation sadomasochiste" et eu égard à son absence de ressources, ce qui l'avait rendue "dépendante". Pour la cour cantonale, l'intéressée était donc satisfaite de vivre avec son compagnon y compris pour des motifs financiers, ce qu'elle avait d'ailleurs admis. De surcroît, la recourante, qui dénigrait F.________ et prétendait lui soutirer de l'argent, était allée jusqu'à demander à l'une des soeurs de ce dernier de la payer pour les services qu'elle lui rendait. Ces éléments permettaient d'exclure que l'intéressée se fût trouvée, au quotidien, dans une situation insupportable causée par F.________.