Citation: 5A_26/2014 E. 5.3.2

5.3.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, l'autorité précédente a examiné l'attribution de l'autorité parentale et du droit de garde au regard de l'intérêt de l'enfant, en tenant compte de toutes les circonstances aux conditions de l'art. 133 al. 1 et 2 CC. Bien que la seule existence de l'opposition d'un parent ne suffise pas en soi à faire échec à l'exercice en commun des droits parentaux, l'absence de consentement de l'ex-épouse subodore que ceux-ci ont de la difficulté à s'accorder en ce qui concerne leur enfant - l'insuffisance de coparentalité étant en l'espèce confirmée par le rapport du SPMi -, en sorte que le bien de l'enfant commande que l'autorité parentale soit attribuée à un seul des parents, en l'occurrence, vu l'exigence de stabilité, à l'ex-épouse dès lors que l'enfant vit auprès de sa mère depuis la séparation des parties. Le souhait de l'enfant de passer autant de temps avec chacun de ses parents constitue un élément à apprécier, mais n'est pas déterminant, eu égard au critère essentiel du bien de l'enfant, dont la stabilité de son environnement est une composante. La référence à la modification du Code civil suisse qui est entrée en vigueur le 1er juillet 2014 n'est pas non plus suffisante pour déroger à la jurisprudence, faute d'effet rétroactif de cette nouvelle législation. Il s'ensuit que l'autorité précédente n'a pas violé les art. 133 et 273 CC, ni les art. 8 et 14 CEDH en attribuant à l'ex-épouse l'autorité parentale et la garde du fils, dès lors qu'il s'agit de la solution commandée par le bien de celui-ci. Partant, le grief est mal fondé et la solution de l'autorité précédente peut être confirmée, également en ce qui concerne l'entretien de l'enfant, qui n'est au demeurant pas critiqué en tant que tel par le recourant.