Citation: 1B_2/2014 E. 3.3

3.3. A lire le recourant, tout risque de récidive serait aujourd'hui exclu: son épouse et sa fille se trouvent en Turquie et il n'a pas l'intention de se rendre dans ce pays, ayant fait un travail sur lui; toutes ses armes à feu ont été saisies; l'appartement conjugal a été vendu; la procédure de divorce est sur le point de se terminer; enfin, il encourrait une peine encore compatible avec le sursis, compte tenu de sa responsabilité pénale moyenne au moment des faits. De telles affirmations font l'impasse sur les antécédents du recourant, lesquels, mis en relation avec les faits de la présente procédure, dont on ne peut nier la gravité, dénotent une escalade certaine dans la violence. Le recourant passe aussi sous silence le fait que les experts n'ont pas limité l'éventualité d'une récidive au seul contexte conflictuel familial, ce qui relativise d'autant l'éloignement géographique avec son épouse et sa fille et rend sans portée toute discussion en relation avec le dépôt des pièces d'identité ou l'interdiction de quitter le territoire. Enfin, peu importe que le recourant estime que sa prise en charge thérapeutique serait préférable, voire plus efficace en liberté avec son propre thérapeute, du moment que les experts judiciaires ont retenu qu'un tel suivi est possible en milieu fermé. Par conséquent, en retenant que le risque de réitération était en l'occurrence manifeste, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral. De même, au vu des antécédents du recourant et des faits de la présente procédure, l'appréciation des juges cantonaux relative au respect de la proportionnalité est exempte de toute critique. Dans ces conditions, il n'est pas nécessaire d'examiner la question du risque de fuite de l'intéressé.