Citation: 9C_48/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'intimée puis la juridiction cantonale (implicitement) ont qualifié le recourant de salarié des PPE qu'il administre. Le dossier de l'intimée comporte quatre factures que le recourant a adressées aux PPE "C.________" et "D.________" dont il est administrateur. Les communautés de propriétaires par étages, qui devraient être reconnues comme employeur du recourant en conséquence de la qualification admise par l'intimée et les premiers juges (sur l'exercice [limité] des droits civils de la communauté de propriétaires, voir l'ATF 142 III 551 consid. 2.4 p. 555; arrêt 4A_88/2018 du 30 mai 2018 consid. 2.1), n'ont toutefois pas été identifiées plus avant, ni dans la décision administrative ni dans le jugement attaqué alors qu'elles auraient pu et dû l'être. Dès lors que la décision sur opposition du 2 mai 2017 n'a pas été notifiée aux communautés de propriétaires d'étages potentiellement concernées ("C.________" et "D.________") et qu'elles n'ont pas été incluses dans la procédure judiciaire de première instance, elles n'ont pas pu s'exprimer sur la qualité d'employeur que l'intimée entend leur conférer, contrairement à ce que prévoit la jurisprudence (consid. 3.1 supra). Il s'ensuit que le jugement attaqué et la décision sur opposition doivent être annulés et la cause renvoyée à l'intimée afin qu'elle notifie sa décision tant au salarié qu'aux employeurs présumés.