Citation: 1B_527/2020 E. 3.2

3.2. Le 6 mars 2020, la Police cantonale a produit un rapport d'investigation au sujet des données extraites du téléphone portable du prévenu, soit les appels, les SMS, la vidéothèque, les applications de messagerie ainsi que des enregistrements audio. Sont annexées une centaine de pages de messages What's app, une centaine de pages de SMS traduits en français, un résumé d'enregistrements et une retranscription d'un enregistrement audio concernant des faits survenus en octobre 2017. Le prévenu et la plaignante ont été entendus les 10 et 19 mars 2020. Au mois de juillet 2020, le prévenu a été interpellé par le Ministère public afin de savoir s'il désirait être entendu au sujet des images à caractère notamment pédopornographique, ce à quoi il a renoncé. Un avis de prochaine clôture a été adressé aux parties le 15 juillet 2020 avec un délai au 17 août 2020 pour d'éventuelles réquisitions. Le prévenu ayant nié avoir volontairement détenu des images pornographiques interdites sur son téléphone, un mandat d'investigation a été confié le 11 septembre 2020 à la police, qui s'est déterminée à ce sujet le 2 octobre 2020. Il ressort de ce qui précède qu'après l'arrêt du Tribunal fédéral du 24 janvier 2020, l'enquête a encore connu des développements importants liés en particuliers au résultat de l'analyse du contenu du téléphone du prévenu. Cela étant, les actes d'instruction se sont succédés sans retard excessif ni temps morts inexpliqués, de sorte qu'il n'y a pas de violation du principe de célérité. Le procureur a d'ailleurs précisé, dans sa dernière demande de prolongation de détention d'un mois formulée le 8 octobre 2020, que le renvoi en jugement pourrait intervenir dans ce délai. Le grief doit donc être écarté.