Citation: I 635/99 18.04.2000 E. 4

4.- a) Par sa décision du 11 juillet 1994, l'office a remplacé la rente entière d'invalidité par une demi-rente. Il s'est appuyé pour cela sur l'avis de son médecin-con- seil, le docteur S.________, qui a reconnu à l'assuré, eu égard à la rémission de sa maladie, une capacité de travail de 50 % dans une activité légère (prise de position du 5 février 1994). Les experts du SAM ont toutefois conclu que l'état de santé de ce dernier n'avait subi aucune amé- lioration depuis le 1er octobre 1993, date de la décision d'allocation de la rente entière, jusqu'au jour de leur examen. L'erreur dont est entachée la décision initiale de révision porte ainsi sur l'évaluation du degré d'invalidité présenté par l'intimé. A ce titre, elle a indéniablement été commise dans l'appréciation d'une question spécifique de l'assurance-invalidité (cf. ATF 110 V 300 consid. 2a), de sorte que l'art. 88bis al. 1 let. c RAI est, en l'es- pèce, applicable. b) Il reste à examiner le moment à partir duquel le vice doit être réputé avoir été découvert dans le cas particulier. A l'appui de son recours contre la décision de l'office du 1er novembre 1996, l'intimé a produit plusieurs rapports médicaux faisant état d'un abus chronique d'alcool ainsi que d'un syndrome dépressif, diagnostics jusqu'alors inconnus de l'administration; la capacité de travail a été évaluée à 0 % dès la date d'établissement desdits rapports. Sur la base de ces documents, la doctoresse E.________, mé- decin-conseil de l'office, a proposé la mise en oeuvre d'une expertise auprès du SAM, tout en recommandant que cette dernière portât également sur l'évolution de la capa- cité de travail de l'assuré à partir du 11 juillet 1994 (prise de position du 23 mars 1997). Pour autant, on ne saurait admettre que l'office pouvait déduire des documents précités que sa décision initiale de révision était, selon toute vraisemblance, entachée d'un vice important. En ef- fet, aucun des médecins espagnols ne s'est clairement pro- noncé sur la capacité de travail de l'intimé avant l'année 1996. C'est seulement à la lumière des réponses données par les experts du SAM sur ce point spécifique que le caractère sans nul doute erroné de la décision du 11 juillet 1994 a pu être mis en évidence. Comme le soutient l'office recou- rant, il y a dès lors lieu de fixer la découverte de l'er- reur dans le courant du mois de mars 1998, époque à laquel- le l'expertise du SAM a été portée à sa connaissance. Le recours se révèle par conséquent bien-fondé.