Citation: 5A_216/2018 E. A

A.a. Les frères H.B.________, I.B.________ et J.________ détenaient plusieurs sociétés, notamment K.________ SA, G.________ SA et M.________. La société A.________ SA appartient à O.________. En 1981, elle a acquis une participation de 10% dans certaines sociétés détenues par la famille B.________, notamment dans M.________. A.b. Le 19 mai 1998, une convention de vente de participations financières et d'option d'achat d'investissements immobiliers a été conclue entre, d'une part, A.________ SA, et, d'autre part, K.________ SA, H.B.________, I.B.________, J.________, G.________ SA et M.________, ces cinq derniers agissant conjointement et solidairement à titre de porte-fort. Cette convention était soumise au droit suisse et contenait une clause compromissoire. La convention du 19 mai 1998 avait pour but la liquidation des rapports entre O.________ et les trois frères B.________. A.________ SA devait ainsi vendre ses participations financières acquises en 1981 à K.________ SA pour le prix final de 3'500'000 USD. La convention portait également sur l'octroi d'un droit d'option en faveur de A.________ SA lui permettant d'acquérir, pour un prix global de 500'000 USD, une participation de 10% dans chacun des investissements immobiliers du groupe N.________ au Canada et aux États-Unis faisant l'objet de la convention et mentionnés dans l'Annexe 4 de celle-ci. A.c. Le 18 janvier 2001, J.________ est décédé, laissant comme héritiers P.________, Q.________, R.________ et S.________. H.B.________ est quant à lui décédé le 15 novembre 2008, laissant comme héritiers T.B.________, B.B.________, C.B.________ et D.________. A.d. Le 26 juin 2003, A.________ SA a valablement exercé son droit d'option tel que prévu dans la convention du 19 mai 1998, mais les parties n'ont pas trouvé d'accord sur la nature de leurs droits et obligations respectifs ni sur l'objet, la quotité et les modalités de leurs prétentions réciproques. Elles ont alors signé un acte de mission le 18 février 2005 afin de faire trancher par un Tribunal arbitral leur litige au sujet de l'exercice de l'option prévue par la convention. Cette procédure était régie par la LDIP, l'arbitre unique pouvant s'inspirer de la loi de procédure civile genevoise pour les questions de procédure non résolues par la LDIP. A.e. Par sentence arbitrale du 19 mai 2010, K.________ SA, T.B.________, B.B.________, D.________, C.B.________, I.B.________, P.________, Q.________, R.________, S.________, G.________ SA et M.________ ont été condamnés à fournir à A.________ SA diverses participations, sous forme de pourcentage, dans différents investissements immobiliers (ch. I du dispositif) et à verser à cette dernière société les sommes de 97'737.18 USD et de 2'375'966.21 CAD correspondant aux produits des ventes des investissements réalisés au 10 juillet 2009 (ch. II) ainsi que le montant de 311'117.69 CAD correspondant aux intérêts sur les produits des ventes (ch. III). Le Tribunal arbitral a rejeté toutes autres conclusions (ch. IV), notamment celles relatives au dommage lié à l'alourdissement hypothécaire et à la perte de change. Les montants alloués ont été payés en juin 2010. En revanche, les parties ne se sont pas entendues sur l'exécution du chiffre I du dispositif de la sentence arbitrale précitée relative au transfert des pourcentages de participation sur les investissements immobiliers non aliénés, de sorte qu'un second arbitrage a été initié par A.________ SA. A.f. Dans sa sentence partielle du 14 décembre 2012 limitée à la question du transfert des participations, le Tribunal arbitral a constaté qu'il n'y avait pas lieu à exécution du chiffre I du dispositif de la sentence du 19 mai 2010, dans la mesure où il portait sur des investissements immobiliers dont les autres copropriétaires avaient refusé le transfert et a condamné L.________ SA (anciennement K.________ SA), T.B.________, B.B._______, D.________, C.B.________, I.B.________, P.________, Q.________, R.________, S.________, F.________ SA (anciennement G.________ SA) et M.________ Ltd (Canada) à exécuter le chiffre I du dispositif de la sentence du 19 mai 2010 dans la mesure où il portait sur des investissements détenus par ces derniers.