Citation: 8C_816/2023 E. 5.2

5.2. On ne voit pas - et le recourant n'expose pas - en quoi les avis médicaux dont il se prévaut mettraient en exergue des éléments objectifs pertinents qui auraient échappé aux experts. En tout état de cause, à l'exception d'un rapport, tous les autres ont été établis antérieurement à juin 2018 (à savoir entre juin 2015 et septembre 2017), moment à partir duquel les experts de SMEX ont estimé que la capacité de travail sur le plan psychiatrique était entière. En toute logique, les auteurs de ces rapports n'émettent aucune critique à l'encontre de l'expertise de SMEX, réalisée en 2022. Dans son rapport du 21 février 2023, le docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, critique certes l'appréciation de l'expert psychiatre de SMEX. Il relève, en substance, que la perception clinique de celui-ci a été influencée par le comportement du recourant, qui a "donn[é] le change" durant l'examen, et que ce dernier n'a pas pu s'exprimer à sa guise en raison du stress. Il expose en outre les raisons pour lesquelles le recourant a cessé tout traitement psychotrope, insiste sur ses douleurs physiques et son manque d'autonomie, et relate ses idées suicidaires. Ce faisant, ce médecin traitant ne fait toutefois qu'exprimer une opinion divergente de celle de l'expert psychiatre, sans faire état d'éléments objectifs déterminants que celui-ci aurait omis de prendre en compte. La juridiction cantonale, tout comme l'intimé, s'est donc ralliée à juste titre à l'appréciation des experts de SMEX concernant la capacité de travail du recourant. S'agissant du droit applicable ratione temporis, c'est à bon droit que l'intimé et l'instance précédente ont fait application de l'ancien art. 28 al. 2 LAI - abrogé avec effet au 1 er janvier 2022 - pour déterminer la quotité de la rente d'invalidité, et non de l'art. 28b LAI, entré en vigueur à cette même date, au vu des principes généraux de droit intertemporel et de la let. b al. 1 des dispositions transitoires de la modification du 19 juin 2020 (développement continu de l'AI) (cf. notamment arrêts 9C_495/2023 du 24 juin 2024 consid. 3.1; 9C_105/2024 du 18 mars 2024 consid. 3.1 et les arrêts cités). L'allocation d'un quart de rente dès le 1 er octobre 2019 doit donc être confirmée.