Citation: 5C.124/2002 25.06.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a; 126 III 274 consid. 1 et les arrêts cités). 1.1 En vertu de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 (OJ; RS 173.110), le recours en réforme n'est recevable que contre les décisions prises par les tribunaux ou autres autorités suprêmes des cantons (art. 48 al. 1 OJ), exceptionnellement - dans certains cas précis - contre les décisions prises par des tribunaux inférieurs des cantons (art. 48 al. 1 OJ), mais en aucun cas contre les arrêts de l'une des cours ou chambres du Tribunal fédéral (cf. Poudret/Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, 1990, n. 1.2 ad art. 48 OJ). Seule la voie de la révision permet d'obtenir la modification d'un tel arrêt (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, 1992, p. 46). 1.2 Une conversion du recours en réforme en demande de révision apparaît toutefois exclue en l'espèce. En effet, pour qu'un recours irrecevable puisse être traité comme un moyen de droit d'un autre type en dépit de son intitulé erroné, il faut qu'il remplisse les conditions de recevabilité propres à cette autre voie de droit (ATF 121 II 72 consid. 1f; 120 Ib 287 consid. 3d, 379 consid. 1a et les arrêts cités; Messmer/Imboden, op. cit., p. 30). Or la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral n'est admissible que pour les motifs exhaustivement prévus aux art. 136 ss OJ (ATF 96 I 279 consid. 3 et l'arrêt cité; Poudret/Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, 1992, n. 1 ad art. 136 OJ); en vertu de l'art. 140 OJ, elle doit notamment indiquer, avec preuve à l'appui, le motif de révision invoqué, sous peine d'irrecevabilité (Poudret/Sandoz-Monod, op. cit., n. 2 ad art. 140 OJ). En l'occurrence, le recourant n'invoque aucun motif de révision au sens des art. 136 ou 137 OJ, mais se plaint d'une fausse application du Code des obligations, ce qui ne constitue pas une cause de révision (Messmer/Imboden, op. cit., p. 48).