Citation: 8C_577/2019 E. 6.2.1

6.2.1. Le recourant tente tout d'abord d'imposer sa propre appréciation de la situation en rediscutant les éléments déjà invoqués devant la cour cantonale - à savoir notamment que ses démarches auprès du groupe C.________ ont été déployées en réaction à son chômage et qu'il a dûment effectué toutes les recherches d'emplois demandées - sans démontrer en quoi les éléments de fait invoqués pourraient influencer l'issue du litige. Les premiers juges n'ont en effet pas passé sous silence le fait que le recourant avait certes toujours rempli formellement ses obligations de chômeur mais ils ont considéré que cela n'influençait pas son inaptitude au placement vu qu'il n'était, du fait de l'étendue de son engagement au sein du groupe C.________, pas disponible, objectivement, pour une activité salariée à plein temps. Cette argumentation n'est pas critiquable. Par ailleurs, sur le plan subjectif, le recourant ne prétend pas non plus qu'il aurait été prêt à abandonner son activité au sein du groupe C.________ pour prendre un emploi salarié si celui-ci s'était présenté. Le fait d'avoir fait des recherches d'emploi suffisantes sur un plan quantitatif et qualitatif ne suffit pas à lui seul pour admettre l'aptitude au placement (cf. arrêts 8C_680/2019 du 16 septembre 2020 consid. 5.2; 8C_749/2014 du 30 décembre 2014 consid. 6.3.2). Par ailleurs, les premiers juges n'ont pas retenu, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, qu'il aurait envisagé d'emblée une activité indépendante, soit avant le début de son chômage. Ils ont cependant constaté qu'il avait manifesté un certain intérêt pour une telle activité lors de son premier entretien avec son conseiller le 4 mars 2015 et qu'il avait par ailleurs commencé à travailler pour le groupe C.________ en mars 2015 déjà, soit au début de sa période de chômage. On ne voit pas non plus en quoi les moyens de preuves invoqués par le recourant - à savoir son audition et celle des trois témoins cités tendant à étayer ses allégations selon lesquelles l'activité fournie dans le cadre de ses contacts avec le groupe C.________ était marginale par rapport à l'activité globalement déployée auprès d'autres employeurs potentiels - seraient de nature à remettre en cause les constatations de fait de la juridiction cantonale selon lesquelles son activité au sein du groupe C.________ avait compromis son aptitude au placement. Au vu de l'étendue de son engagement pour le groupe C.________ durant sa période de chômage (cf. consid. 5 supra), on ne voit pas comment le recourant aurait pu déployer en parallèle une activité encore plus importante auprès de plusieurs autres employeurs potentiels comme il le prétend. En définitive, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation (anticipée) des preuves opérée par la juridiction cantonale.