Citation: 4P.27/2001 17.04.2001 E. 3

3.- Le principe, l'étendue et les limites du droit à l'assistance judiciaire gratuite sont déterminés au premier chef par les prescriptions du droit cantonal de procédure (ATF 124 I 1 consid. 2 p. 2; 122 I 203 consid. 1 p. 204 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral ne revoit l'application du droit cantonal que sous l'angle de l'arbitraire; il examine en revanche librement si le droit à l'assistance judiciaire gratuite, garanti par l'art. 29 al. 3 Cst. , a été respecté (cf. ATF 122 I 49 consid. 2a p. 50; 120 Ia 179 consid. 3 p. 180 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant ne prétend pas que les dispositions cantonales relatives à l'assistance judiciaire aient une portée plus étendue que la règle contenue à l'art. 29 al. 3 de la Constitution fédérale. Quant à l'art. 6 CEDH, il est de jurisprudence qu'il n'assure pas une protection supérieure à celle de l'art. 4 aCst. (cf. ATF 119 Ia 264 consid. 3), dont l'art. 29 al. 3 Cst. a repris en les codifiant les garanties qui en étaient déduites quant à l'octroi du bénéfice du pauvre (arrêt non publié du 10 mai 2000 dans la cause 4P.88/2000, consid. 2). Il suffit dès lors d'examiner la présente cause à la lumière de l'art. 29 al. 3 Cst. Selon cette norme constitutionnelle, toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciaire gratuite; elle a en outre droit à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert (cf. , à propos de l'art. 4 aCst. , ATF 125 I 161 consid. 3b p. 163; 125 II 265 consid. 4a p. 274; 125 V 32 consid. 4b p. 35; 124 I 1 consid. 2a p. 2, 304 consid. 2a p. 306). Un procès est dénué de chances de succès lorsque les risques de le perdre l'emportent nettement sur les perspectives de le gagner, au point qu'un plaideur qui disposerait de ressources suffisantes et apprécierait la situation raisonnablement ne prendrait pas le risque de la procédure (ATF 125 II 265 consid. 4b et les arrêts cités; 124 I 304 consid. 2c p. 306). Le Tribunal fédéral contrôle librement si ces conditions sont remplies, mais il ne revoit les constatations de fait que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 125 II 265 consid. 4b p. 275; 124 I 304 consid. 2c p. 306/307). Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b et les références; cf. également ATF 110 Ia 1 consid. 2a). Cette exigence de motivation n'est pas remplie lorsque le recourant se contente d'opposer sa propre version des faits à celle de l'autorité intimée (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le Tribunal fédéral se fonde sur l'état de fait tel qu'il ressort de la décision attaquée, à moins qu'une partie n'établisse que l'autorité cantonale a constaté ou omis de constater des faits pertinents en violation des garanties offertes par l'art. 9 Cst. (cf. ATF 118 IV 293 consid. 2b p. 295).