Citation: 5P.44/2002 24.06.2002 E. 2

2.- La recourante se plaint d'abord d'une appréciation arbitraire des preuves: En premier lieu, l'autorité cantonale a retenu que la sous-location de son appartement pouvait lui rapporter 50'000 fr. "par mois"; or, cette constatation est contredite par le procès-verbal de comparution personnelle du 16 mai 2000, d'où il ressort qu'il s'agissait là d'un montant unique, et non d'une source régulière de revenu. En second lieu, les juges d'appel ont arrêté sa capacité contributive sans tenir compte des pièces versées au dossier, notamment du certificat de salaire pour l'année 2000 (20'270 fr.15) et de la dernière déclaration fiscale qui fait apparaître un revenu et une fortune imposables nuls. a) Selon la jurisprudence constante, le Tribunal fédéral se montre réservé en matière d'appréciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconnaît dans ce domaine aux autorités cantonales; aussi, la décision attaquée ne doit-elle être annulée que lorsque cette appréciation se révèle arbitraire, c'est-à-dire manifestement insoutenable ou en contradiction flagrante avec les pièces du dossier (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 I 208 consid. 4a p. 211 et les arrêts cités); il incombe au recourant d'en apporter la démonstration par une argumentation précise (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les nombreux arrêts cités), sous peine d'irrecevabilité - totale ou partielle - du recours (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558). b) Sur le premier point, le grief est irrecevable à un double titre: d'une part, il est nouveau, car la constatation incriminée est textuellement reprise du jugement de première instance (p. 7), et n'a pas été critiquée en appel (ATF 118 III 37 consid. 2a p. 39 et les arrêts cités); d'autre part, il est invoqué derechef au titre de l'inadvertance manifeste dans le recours en réforme connexe (art. 55 al. 1 let. d et 63 al. 2 OJ), de sorte que c'est dans ce cadre qu'il y a lieu d'en connaître (arrêt 4P.232/1995 du 4 juin 1996, consid. 4b in fine). Sur le second point, la recourante se limite à renvoyer aux pièces produites en instance cantonale, mais sans réfuter l'opinion des magistrats cantonaux; insuffisamment motivé, le grief est irrecevable (supra, let. a in fine). En outre, elle ne prétend pas que les libéralités auraient été déclarées au fisc ni que, à teneur de la législation applicable, de telles prestations échapperaient à l'impôt, aspect que le Tribunal fédéral n'a pas à examiner céans (cf. ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 4; 122 I 70 consid. 1c p. 73; 125 I 71 consid. 1c p. 76).