Citation: C 3/06 26.10.2006 E. 3

En l'espèce, les avis des parties divergent quant au point de savoir si le recourant a déployé ou non des efforts suffisants, en mars et en avril 2005, pour mettre fin à son chômage. A cet égard, le recourant soutient que les recherches qu'il a effectuées correspondent à ce qui était attendu de sa part. Selon le Tribunal administratif, le recourant n'a produit qu'une seule réponse écrite en rapport avec les diverses postulations dont il a fait état. Les données importantes exigées par la convention du 22 novembre 2004, à l'instar de preuves précises et datées relatives à ses recherches, faisaient toutefois défaut. La juridiction cantonale en a déduit que le recourant n'a pas apporté la preuve de l'envoi de postulations écrites à tous les employeurs qu'il a nommés. Quant aux recherches d'emploi accomplies par téléphone, le Tribunal a admis qu'elles sont difficilement contrôlables et qu'elle ne sauraient remplacer les visites personnelles et les offres écrites. Par ailleurs, le Tribunal administratif a considéré que le constat de l'absence d'efforts suffisants pour trouver un emploi convenable est renforcé par le fait que les diverses annonces et lettres de postulation concernent des places de techniciens de service (monteur, électro-monteur, responsable en électronique), c'est-à-dire des emplois qui ne correspondent pas au profil du recourant dans la mesure où celui-ci n'a pas achevé de formation dans le domaine de l'électricité ou de l'électronique. Dès lors, en concentrant ses recherches en dehors de sa profession initiale ou en offrant ses services pour des emplois dépassant ses qualifications, le recourant n'a pas rempli ses obligations à l'égard de l'assurance-chômage. En résumé, selon la juridiction de recours, les recherches effectuées sont insuffisantes aussi bien d'un point de vue quantitatif que qualitatif (cf. ATF 124 V 231 consid. 4a).