Citation: I 596/04 28.01.2005 E. 5

Il convient à présent d'examiner les conséquences économiques de la capacité résiduelle de travailler du recourant. Le revenu annuel d'assuré valide de 63'607 fr., de même que le revenu d'invalide de 37'980 fr. (tenant compte d'une incapacité de travail de 80 % et d'une réduction de 20 %), tous deux arrêtés par le Tribunal cantonal genevois des assurances sociales, ne sont pas contestés en tant que tels et n'apparaissent pas critiquables. Seul est contesté le taux de réduction de 20 % appliqué par l'instance précédente sur le salaire statistique. La mesure dans laquelle les salaires ressortant des statistiques doivent être réduits, dépend de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) et résulte d'une évaluation dans les limites du pouvoir d'appréciation (ATF 126 V 79 s. consid. 5b/aa-cc; VSI 2002 p. 70 s. consid. 4b). En l'espèce, le recourant (né en 1952) qui est au bénéfice d'un permis C, ne peut plus qu'exercer des activités ne nécessitant ni port de charges ni des positions contraignantes prolongées, et ceci sur la base d'une capacité résiduelle de travail de 80 %. L'ensemble des ces facteurs ne justifient pas l'application de la réduction maximale possible de 25 % admise par la jurisprudence. On doit bien plutôt admettre que la réduction de 20 % opérée par les premiers juges procède d'une appréciation bienveillante de la situation de l'intéressé (ATF 126 V 82 consid. 7b, 124 V 323-324 consid. 3b/bb et cf. par comparaison : arrêt P. du 26 mai 2004, I 749/03; arrêt B. du 24 septembre 2002, I 619/01).