Citation: 6B_44/2020 E. B

Par jugement du 14 octobre 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ et réformé d'office le chiffre III du dispositif en ce sens qu'elle a renoncé par défaut à révoquer le sursis accordé à A.________ le 6 novembre 2013 par le Tribunal de police de l'Est vaudois. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. Entre le début de l'année 2011 et le mois de décembre 2012, A.________, ami proche de B.B.________, s'est régulièrement occupé de quatre des enfants de celle-ci, à savoir D.B.________, née en 1999, F.B.________, née en 2000, C.B.________, née en 2003 et E.B.________, né en 2005. B.B.________ avait des difficultés à gérer sa famille nombreuse, notamment en raison des problèmes psychologiques, respectivement de santé physique, rencontrés par certains de ses enfants. Ainsi, A.________ s'est progressivement investi auprès de cette famille et lui a apporté son soutien, en soulageant B.B.________ dans ses tâches. Entre le mois de juillet 2011 et le mois de décembre 2012, à G.________ notamment, lors des douches des enfants D.B.________, F.B.________, C.B.________ et E.B.________, A.________ leur a régulièrement dit qu'ils ne s'étaient pas bien lavés et les a lui-même savonnés, sur tout le corps, y compris au niveau des parties intimes. Par la suite, il a régulièrement crémé les enfants sur tout le corps, parties intimes comprises, à savoir le sexe et les fesses, prétextant également que les enfants ne l'avaient pas bien fait. Il insistait pour procéder ainsi, même lorsque les enfants ne le voulaient pas. Si l'enfant C.B.________ mettait sa main sur ses parties intimes, il lui demandait de l'enlever. Il a agi avec de tels gestes sur l'enfant C.B.________, durant la période précitée, les lundis, mercredis, vendredis et un samedi sur deux, à savoir après la gymnastique. En particulier, si cette dernière ne se laissait pas faire, il ne l'emmenait plus au Mc Donald's ou la grondait. Enfin, à une reprise, F.B.________, voyant l'intéressé caresser sa soeur C.B.________, est intervenue. Elle s'est fait " rembarrer " par A.________, qui lui a dit: " Mêle-toi de tes oignons ". A l'automne 2012, A.________ a insisté auprès de l'enfant F.B.________, alors même qu'elle ne voulait pas et qu'elle lui disait pouvoir le faire elle-même, pour lui faire quotidiennement des massages prescrits par son physiothérapeute au niveau du haut de la cuisse droite, en raison d'un problème qu'elle avait à l'aine en relation avec sa pratique intensive de la gymnastique. Lors de ces massages, il en profitait pour la toucher au niveau du sexe. Il disait en outre à l'enfant F.B.________ que si elle refusait de se faire masser, elle devrait arrêter la gymnastique. De plus, il se mettait en colère lorsqu'elle refusait de se laisser faire. A.________ a par ailleurs agi à l'encontre des consignes de B.B.________, dès lors qu'elle lui avait clairement dit qu'elle ne souhaitait pas qu'il surveille ses enfants sous la douche, ni qu'il s'occupe de leur toilette. B.b. En avril, juin, juillet et novembre 2011, ainsi qu'en janvier 2012, à H.________ et à I.________, A.________, alors qu'il bénéficiait du revenu d'insertion depuis le mois d'avril 2011, n'a pas annoncé au Centre social intercommunal de J.________ (ci-après: le CSI) diverses sommes d'argent réceptionnées sur deux comptes bancaires qu'il détenait auprès de la Banque K.________, respectivement de la Banque L.________. En outre, il n'a pas déclaré au CSI le compte bancaire ouvert auprès de la Banque L.________. Il a dissimulé ces éléments, alors que, dans ses deux demandes afin de percevoir le revenu d'insertion des 13 et 24 mai 2011, dans sa déclaration de fortune du 13 mai 2011 et dans ses déclarations de revenus mensuelles, son attention a, à chaque fois, été expressément attirée sur son obligation de déclarer l'intégralité de ses éléments de fortune et de revenu.