Citation: 8C_139/2018 E. A

A.a. A.________, née en 1958, travaillait depuis 1994 comme vendeuse à plein temps chez B.________ SA, magasin de prêt-à-porter féminin et était, à ce titre, assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de l'Union suisse Assurances, devenue le 1 er avril 1999 Generali Assurances générales SA (ci-après: Generali). A la suite d'un accident de la circulation survenu le 30 septembre 1996, au cours duquel elle a subi un traumatisme de type "coup du lapin", A.________ a été mise au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité à partir du 1 er mars 1999. Se fondant sur une expertise du docteur C.________ (spécialiste FMH en neurochirurgie) du 13 novembre 2000 et son rapport complémentaire du 22 mars 2002, Generali a octroyé à l'assurée une rente fondée sur un degré d'incapacité de gain de 100 % dès le 1 er janvier 2003 et une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 25 % (cf. décision du 10 janvier 2003). Le 1 er octobre 2006, l'assurée a quitté la Suisse pour s'installer en Espagne. A.b. Informée que l'assurée prenait part à la gestion d'un restaurant appelé "D.________" à Viladrau en Espagne, Generali a mandaté un bureau de détectives à Barcelone. L'assurée a fait l'objet d'une mesure de surveillance les 24 et 25 juillet 2014, le 1 er août 2014 et du 22 au 26 octobre 2014. Les détectives ont fourni plusieurs rapports contenant notamment des photographies librement accessibles sur internet ainsi que des photographies et vidéos prises par leurs soins. Après avoir pris connaissance du matériel d'observation, Generali a informé l'assurée, par lettre du 24 novembre 2014, qu'elle suspendait avec effet immédiat le versement de sa rente d'invalidité. A.________ a été convoquée à un entretien dans les bureaux de Generali le 11 décembre 2014 où elle a été interrogée sur son état de santé. Les images résultant de la surveillance dont elle avait fait l'objet lui ont en outre été montrées. L'assureur-accidents a ensuite suspendu le versement de la rente à compter du 1 er décembre 2014 (cf. décision incidente du 23 février 2015) et a mandaté le docteur E.________, spécialiste FMH en neurochirurgie, pour apprécier le matériel d'observation et évaluer l'état de santé de l'assurée. Dans son rapport d'expertise du 26 janvier 2016, complété le 24 mars 2016, il a notamment constaté que l'IRM cervicale réalisée le 3 mars 2015 montrait une régression des protrusions discales avec une perte de la lordose cervicale. Il a également noté une contradiction entre les limitations fonctionnelles rapportées par l'assurée à l'occasion de son examen médical et lors de son audition du 11 décembre 2014 et le résultat des observations effectuées en juillet, août et octobre 2014. La capacité de travail de l'assurée devait être fixée à 80 % au moins dans son ancienne activité de vendeuse comme dans toute activité de bureau sédentaire et légère. Les 20 % d'incapacité de travail restants étaient dus aux troubles dégénératifs sans lien de causalité avec l'accident du 30 septembre 1996. Selon l'expert, le retour du statu quo sine ou ante pouvait être fixé au 1 er septembre 2008, correspondant à la date d'une photo où l'on voyait l'assurée en tenue de motard, casque au bras, appuyée contre une moto. Le 18 avril 2016, l'assurée a transmis à Generali un rapport du 23 février 2016 établi par le docteur F.________, neurochirurgien espagnol. Par décision du 29 avril 2016, confirmée sur opposition le 18 août 2016, Generali a mis fin rétroactivement au droit à la rente d'invalidité de l'assurée avec effet au 31 août 2008 et retiré tout effet suspensif à un éventuel recours.