Citation: 6B_571/2022 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche en revanche à la cour cantonale d'avoir accordé un poids bien trop léger à la mise en danger concrète des nombreux piétons présents à proximité, d'une part, ainsi qu'à la perte de maîtrise du véhicule et à l'accident qui s'en était suivi, d'autre part. Il apparaît néanmoins que la cour cantonale a tenu compte de ces aspects au moment d'examiner la réalisation des éléments constitutifs de l'infraction décrite à l'art. 90 al. 3 LCR (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3.1.2 p. 16). Elle les a également mentionnés au moment de déterminer la culpabilité de l'intimé (cf. consid. 1.3.1 supra), sans qu'il soit d'emblée critiquable de relever à cet égard que le seuil décrit à l'art. 90 al. 4 let. b LCR n'avait été atteint que durant un bref laps de temps, soit à peine une seconde. Cela étant, le recourant ne démontre pas en quoi il devait être compris, à teneur de l'acte d'accusation qu'il avait dressé, que l'excès de vitesse et la perte de maîtrise imputés à l'intimé devaient nécessairement être abordés par la cour cantonale comme des actes distincts, justifiant en l'occurrence d'être sanctionnés séparément sous l'angle de l'art. 90 LCR. Alors que l'acte d'accusation ne mentionne pas d'autre disposition que l'art. 90 LCR, le recourant ne s'est pas non plus prévalu, à supposer qu'il ait été légitimé à le faire, d'une autre qualification juridique par la voie d'un appel. Aussi, dans la mesure où le recourant fait valoir que la cour cantonale n'a pas tenu compte du danger concret résultant du passage, à très vive allure, du véhicule de police à proximité immédiate de piétons, ni de l'accident causé, blessant sérieusement la passagère B.________, il n'explique pas avoir requis, pour ces faits précisément, la condamnation de l'intimé du chef d'une violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 al. 2 LCR), voire de mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP) ou de lésions corporelles par négligence (art. 125 CP).