Citation: 5A_8/2024 E. 3.2.1

3.2.1. Cette argumentation ne convainc pas. Ainsi que le relève le recourant, celui-ci a requis devant l'autorité cantonale qu'il soit ordonné à l'intimée de produire toute pièce permettant d'établir si elle-même et sa fille percevaient des subsides à l'assurance-maladie; cette réquisition de preuve, suivie par la juge unique (courrier du 19 juin 2023), a donné lieu à une lettre de l'intimée indiquant avoir fait une demande de subsides et attendre une décision à ce sujet (courrier du 3 juillet 2023), sans aucunement établir n'avoir aucun droit aux subsides. Était d'ailleurs annexé à ce courrier une lettre de l'Agence des Assurances Sociales l'enjoignant à produire des pièces supplémentaires (courrier du 1er juin 2023) et attestant ainsi des démarches effectuées dans cette perspective. Dans cette mesure, et ainsi que le soutient le recourant, la juge unique ne pouvait retenir la défaillance de la motivation développée sur le droit aux subsides de l'intimée, puis écarter la vraisemblance de celui-ci sans se préoccuper de la décision de l'office compétent, manifestement saisi à cet égard. Cette appréciation anticipée des preuves - à laquelle il faut relier le grief de violation du droit d'être entendu du recourant " a minima sous l'angle de l'arbitraire " - procède effectivement de l'arbitraire, ce d'autant plus que, fondé sur les revenus de celui qui y prétend, le droit aux subsides se détermine en référence à la situation financière de l'intimée et non à celle "des parties" comme paraît l'estimer l'autorité cantonale pour appuyer son appréciation. La cause doit ainsi lui être renvoyée sur ce point dès lors qu'il est susceptible d'avoir une influence sur le montant des contributions que le recourant est tenu de payer en faveur de sa fille.