Citation: 1B_23/2007 09.03.2007 E. 4

Le recourant reproche à la Chambre pénale d'avoir statué en l'état du dossier que le juge d'instruction lui a remis le 5 février 2007. En rendant sa décision une semaine plus tard sans tenir compte du résultat des auditions opérées dans l'intervalle, elle aurait violé le droit d'être entendu du prévenu et fait une application arbitraire de l'art. 171 ch. 1, 2ème phrase, CPP val., selon laquelle l'autorité de plainte procède aux opérations d'enquête et sollicite les déterminations qu'elle estime opportunes avant de statuer. La question de savoir si l'on peut déduire de ces dispositions une quelconque obligation pour la Chambre pénale de prendre en considération les éléments nouveaux survenus entre le moment où elle reçoit le dossier et celui où elle statue peut demeurer indécise. Le recourant ne démontre pas que les auditions auxquelles la police valaisanne a procédé entre les 5 et 12 février 2007 auraient apporté des éléments décisifs qui permettaient d'apprécier différemment le risque de collusion tel qu'il a été retenu par la Chambre pénale ou qui commandaient sa mise en liberté immédiate; quoi qu'il en soit, même en tenant compte des auditions survenues dans l'intervalle, il restait encore plusieurs centaines de clients à auditionner sans que le recourant ne puisse les contacter préalablement. Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas justifié le risque de collusion uniquement par rapport aux clients qui avaient signé des fiches de décharge, mais également par rapport à B.________ qui l'incriminait et qui n'avait pas encore été confronté au recourant. Or, celui-ci ne prétend pas que cette mesure d'instruction aurait été mise en oeuvre avant que la Chambre pénale ne statue. Cela étant, les faits que cette autorité aurait omis de tenir compte n'étaient pas de nature à influencer le sort de sa demande.