Citation: 1C_349/2023 E. 2

Les recourants se plaignent d'une violation de l'art. 21 al. 2 LAT au motif que le Tribunal cantonal aurait considéré que les circonstances du cas d'espèce ne justifiaient pas un contrôle incident du PQ. Ils se prévalent de l'ancienneté du PQ approuvé en juillet 1985 par le Conseil d'État, de l'inscription de Lausanne à l'ISOS le 1 er octobre 2015, ainsi que du recensement ICOMOS. Ils mettent en avant le fait que le préavis du Service communal des parcs et domaines est négatif, tout comme les premiers préavis de la Déléguée à la protection du patrimoine et du Service d'architecture étaient négatifs; ils relèvent que même si le second préavis de la Déléguée communale à la protection du patrimoine est positif, cette dernière souligne néanmoins que le PQ témoigne de conceptions urbanistiques qui ne sont pas en adéquation avec les objectifs de sauvegarde tels que formulés par l'ISOS en 2015. Ils soulignent que le secteur ISOS P21 est caractérisé par ses maisons de maître remarquables et son caractère calme et verdoyant exceptionnel (cf. fiche ISOS), caractéristiques qui iraient à l'encontre de la densification prévue par le PQ litigieux. Les recourants insistent également sur le fait qu'il n'y aurait pas eu d'examen matériel du PQ lors de son intégration au PGA en 2006. Dans ce contexte, ils se plaignent également d'une constatation arbitraire des faits; ils demandent la correction de l'état de fait en ce sens qu'il n'est pas établi que le PQ datant de 1985 ait fait l'objet d'un examen de sa conformité matérielle au droit supérieur lors de son intégration au PGA en 2006.