Citation: 1P.508/2004 26.11.2004 E. 1

1.3 Indépendamment de sa légitimation au fond, A.________ a qualité, au sens de l'art. 88 OJ, pour se plaindre d'une violation de ses droits de partie à la procédure, lorsque cette violation équivaut à un déni de justice formel (ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222; 129 II 297 consid. 2.3 p. 301; 128 I 218 consid. 1.1 p. 219). Son droit d'invoquer des garanties procédurales ne lui permet toutefois pas de mettre en cause, même de façon indirecte, le jugement au fond; son recours ne peut donc pas porter sur des points indissociables de ce jugement tels que le refus d'administrer une preuve sur la base d'une appréciation anticipée de celle-ci ou le devoir de l'autorité de motiver sa décision de façon suffisamment détaillée (ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222; 125 I 253 consid. 1b p. 255). En l'occurrence, le refus d'ordonner une contre-expertise relève d'une appréciation anticipée des preuves que la recourante n'est pas habilitée à remettre en cause, faute de réunir les conditions posées à l'art. 8 al. 1 let. c LAVI. Ce moyen est par conséquent irrecevable. Il en va de même du refus d'entendre D.________ en qualité de témoin. Pour le surplus, A.________ ne fait valoir aucune violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice.