Citation: 6B_1242/2013 E. 2

2. En substance, la cour cantonale a retenu que le nombre important d'arrêts de travail prescrits, leur proximité temporelle, l'opacité du système mis en place et la démesure des salaires des collaborateurs ne laissaient planer aucun doute sur la culpabilité du recourant. Celui-ci, son épouse et les autres collaborateurs des sociétés D.________ SA et E.________ SA s'étaient vu prescrire entre le mois d'août 2005 et le mois de septembre 2006 pas moins de dix-neuf arrêts de travail, alors que les sociétés avaient compté en tout et pour tout six collaborateurs, travaillant à des moments différents pour les deux sociétés. Un cercle restreint de cinq médecins avait été consulté. Il n'était pas impossible que certains arrêts de travail prescrits soient légitimes. Toutefois, il n'était pas crédible que la majorité ait une raison médicale suffisante eu égard au rapprochement temporel entre les entrées en service et les demandes d'indemnisation pour arrêt de travail. S'agissant du dommage, la cour cantonale a estimé que le préjudice subi par les assureurs était important. Le montant des indemnités versées était admis par toutes les parties. Bien qu'il ne fût pas établi que le dommage était égal à toutes les compensations versées, il était plus probable qu'il s'en approche.