Citation: 2C_467/2020 E. 3.3

3.3. L'autorité recourante se plaint d'une violation des art. 96 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20, respectivement dans sa version en vigueur au moment de la décision de révocation litigieuse [RO 2007 5437; ci-après LEtr]; cf. art. 126 LEI) et 8 CEDH. L'autorité recourante est d'avis que la Cour de justice a procédé à un examen de la proportionnalité qui n'est pas conforme au droit fédéral et international. Elle rappelle à ce propos la lourde peine prononcée à l'encontre de l'intimé, la gravité de la faute commise et l'extrême importance du bien juridique auquel il a porté atteinte. Elle y oppose les divers éléments retenus par les juges cantonaux en faveur de intimé, qu'elle ne considère pas comme étant exceptionnels. Elle relativise en particulier le temps passé en Suisse par l'intimé, dont deux ans l'ont été dans l'illégalité et plus de sept ans l'ont été en prison, ainsi que son comportement durant la période d'exécution de sa peine. Elle souligne également que l'indemnisation de la victime ne découle pas de la volonté de l'intimé, mais du jugement du Tribunal criminel du 10 octobre 2014 le condamnant à payer, conjointement et solidairement, des indemnités de procédure et pour tort moral à l'intéressée. Elle constate par ailleurs que l'intimé avait déjà fait l'objet d'un avertissement et que la présence de sa famille ne l'avait pas empêché de poursuivre son activité délictuelle, dont la tentative d'assassinat en cause. Finalement, l'autorité recourante mentionne une intégration qu'elle ne semble pas considérer comme réussie et constate que la réintégration de l'intéressé au Kosovo est parfaitement envisageable.