Citation: 2C_770/2009 02.06.2010 E. 3

Se fondant sur l'art. 97 al. 1 LTF, le recourant s'en prend aux faits retenus. 3.1 L'art. 97 al. 1 LTF prévoit que le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause. La notion de "manifestement inexacte" de l'art. 97 LTF correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398). La partie recourante doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions de l'art. 97 al. 1 LTF seraient réalisées, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui contenu dans l'acte attaqué (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254/255; 133 IV 286 consid. 6.2 p. 288). 3.2 Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité cantonale d'avoir méconnu le contenu de plusieurs pièces établissant, selon lui, un degré d'intégration en Suisse excluant tout retour dans son pays d'origine. Ce faisant, il perd toutefois de vue que l'arrêt attaqué constate qu'il est effectivement bien intégré professionnellement et socialement en Suisse, de sorte que l'on ne voit pas que les faits seraient manifestement inexacts sur ce point. En réalité, le recourant s'en prend moins à la constatation des faits qu'à leur appréciation juridique sous l'angle notamment de la proportionnalité de la révocation (cf. arrêt 2C_21/2007, du 16 avril 2007, consid. 2.4). Or, il s'agit là d'une question de droit (cf. art. 96 al. 1 LEtr) que le Tribunal fédéral revoit librement (cf. art. 95 let. a LTF et 106 LTF). 3.3 Le recourant soutient également qu'il ne ressort pas du dossier que son épouse aurait engagé une procédure de divorce. On peut se demander si un tel grief est admissible, dès lors qu'il s'épuise dans la dénégation du fait retenu par l'autorité précédente, sans apporter d'élément concret propre à en établir le caractère manifestement inexact. Le recourant n'explique par exemple pas pourquoi son épouse aurait menti, le 18 novembre 2008, lorsqu'elle a déclaré qu'elle avait engagé une procédure de divorce. Au demeurant, l'existence d'une telle procédure n'est en toute hypothèse pas de nature à faire apparaître comme insoutenable l'appréciation de l'autorité cantonale selon laquelle l'union conjugale est vidée de toute substance depuis décembre 2006, dès lors que les époux n'ont vécu que quatre mois ensemble, qu'ils sont séparés depuis plusieurs années et que l'épouse a eu un enfant d'un autre homme depuis lors. Que l'épouse ait engagé une procédure de divorce n'est par conséquent pas susceptible d'influer sur le sort de la cause, ce qui fait perdre toute portée à la critique du recourant (cf. art. 97 al. 1 in fine LTF). 3.4 Partant, les griefs concernant les constatations cantonales sont infondés.