Citation: 6B_1045/2021 E. 2.1

2.1. Les juges cantonaux ont constaté les faits suivants: En mars 2006, la mère de A.A.________ a déposé une plainte pénale contre B.________, son compagnon de l'époque. Sa fille, née en 1994, lui avait confié que durant l'été 2003, lors de vacances en famille à U.________, ce dernier aurait profité du fait qu'elle était installée sur le canapé et regardait la télévision pour s'approcher d'elle par derrière et pour glisser l'une de ses mains dans sa culotte et lui toucher le sexe. Par ordonnance de non-lieu du 2 avril 2009, le juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne a constaté que l'enquête n'avait pas permis de corroborer les accusations de la plaignante s'agissant de l'attouchement, qu'aucune mesure d'instruction ne semblait à même de le faire et qu'un doute sur la culpabilité du prévenu demeurait. Le 12 avril 2019, A.A.________ a déposé une nouvelle plainte pénale contre B.________. Elle invoquait un élément nouveau corroborant ses accusations de 2006, à savoir les déclarations de sa soeur C.A.________ qui lui avait confié avoir été présente au moment des faits dénoncés et être prête à témoigner. Par ordonnance pénale du 8 juin 2020, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a condamné B.________ pour actes d'ordre sexuel sur des enfants. Il a retenu que, durant l'été 2003, lors de vacances à U.________, alors que A.A.________ se trouvait sur le canapé et regardait la télévision, B.________, très probablement sous l'influence de l'alcool, était arrivé derrière elle, avait mis l'une de ses mains dans sa culotte et lui avait touché le sexe pendant trois à quatre minutes.