Citation: 4A_532/2017 E. B

B.a. Le 25 janvier 2012, l'entreprise de construction a déposé une requête de conciliation contre le maître de l'ouvrage, puis a porté l'action le 15 juin 2012 devant le Tribunal du district de Sion. Dans ses dernières conclusions, elle prétendait au paiement de 54'200 fr. comme «solde du contrat forfaitaire» et de 92'220 fr. pour des «travaux complémentaires et supplémentaires exécutés» par X.________ SA. Le maître a pris des conclusions libératoires et opposé en compensation une créance en réduction de prix fondée sur des défauts de l'ouvrage. B.b. Une expertise judiciaire a été confiée à un architecte. L'expert a retenu des moins-values à concurrence de 81'865 fr. 40, résultant d'une part de divergences avec le descriptif des travaux (54'532 fr.), d'autre part de malfaçons proprement dites (27'333 fr. 40). Il a par ailleurs retenu une plus-value de 4'000 fr. B.c. Par jugement du 10 novembre 2015, le Juge du district de... (VS) a rejeté la demande. En bref, il a retenu que l'entreprise de construction avait une créance de 74'200 fr. envers le maître, soit 54'200 fr. d'impayé sur le prix forfaitaire et 20'000 fr. pour des travaux exécutés hors forfait par la sous-traitante X.________ SA. Cela étant, le maître pouvait opposer en compensation une créance de 77'865 fr. 40 en réduction du prix de l'ouvrage, compte tenu des défauts constatés par l'expert (81'865 fr. 40 - 4'000 fr. de plus-value). B.d. Statuant le 31 août 2017 sur appel de l'entreprise de construction, le Tribunal cantonal valaisan a confirmé cette décision en procédant à une substitution de motifs sur certains points. En substance, les juges cantonaux ont retenu que les parties s'étaient liées par un contrat d'entreprise totale; le maître de l'ouvrage n'avait pas eu de relation contractuelle avec les entreprises sous-traitantes telles que X.________ SA. L'entrepreneur total avait droit au solde impayé du prix forfaitaire, soit 54'200 fr. Par ailleurs, sur le montant total de 92'220 fr. réclamé pour les travaux accomplis par la sous-traitante précitée (let. A.d supra), les postes de 10'086 fr. 80, 12'814 fr. et 26'810 fr. 15 représentaient des travaux hors forfait à la charge du maître; par contre, il n'était pas prouvé que le poste de 42'510 fr. concernait des travaux hors forfait. L'entreprise demanderesse avait ainsi une créance de 103'910 fr. 95 (54'200 fr. + 10'086 fr. 80 + 12'814 fr. + 26'810 fr. 15), dont à déduire le paiement de 37'651 fr. opéré par le maître. La créance s'élevait en définitive à 66'259 fr. 95. Cela étant, le maître pouvait opposer en compensation une créance de 77'865 fr. 40. Les moins-values constatées par l'expert constituaient juridiquement des défauts de l'ouvrage. Il n'était pas contesté que la liste du 9 mars 2007 détaillant les défauts constatés lors de la visite du chalet le 6 mars constituait un avis valable quant à son contenu. Le respect du délai d'avis était en revanche discuté. Il n'était pas nécessaire d'examiner si l'entrepreneur avait failli à un éventuel devoir d'alléguer le caractère prétendument tardif d'un tel avis. En l'occurrence, l'avis du 9 mars 2007 avait été donné en temps utile. Eu égard au déroulement des faits et à l'article IV.D du contrat qui l'emportait sur le régime des art. 367 et 370 CO, il fallait considérer que le devoir de vérifier l'ouvrage avait été suspendu jusqu'au 6 mars 2007; l'avis signifié le 9 mars répondait ainsi aux exigences de célérité posées par la jurisprudence fédérale. Par surabondance, l'entreprise de construction était forclose à se plaindre de la tardiveté de l'avis des défauts; elle avait elle-même établi une liste de travaux de réparations le 7 mars 2007 et était entrée en matière sur les demandes d'élimination des défauts présentées les 9 mars 2007 et 17 janvier 2008. Le maître avait commencé par demander la réfection de l'ouvrage, mais l'inaction de la partie adverse lui avait permis de recouvrer l'ensemble des prérogatives offertes par l'art. 368 CO. Il était dès lors fondé à demander une réduction de prix.