Citation: 5A_235/2015 E. 2

2. Attribution du droit de visite avec accompagnement et ce, pendant la période qui s'étend entre le 1 eret le 15 juillet de chaque année; Le demandeur (le père) doit prendre en charge les billets d'avion pour son fils et l'accompagner à son domicile en Tunisie; Le père a le droit de visite au domicile de la défenderesse selon l'accord entre les parties. " A.g. Le 8 avril 2014, B.A.________ a déposé une demande unilatérale en divorce motivée. A.h. Par requête de mesures provisionnelles du 14 mai 2014, A.A.________ a conclu à ce que son droit de visite sur son fils s'exerce durant quatre week-ends par année en Suisse, du vendredi soir au dimanche soir, aux dates librement choisies par lui et communiquées à la mère de l'enfant au moins un mois à l'avance, et quatre semaines consécutives par année durant les vacances scolaires d'été. Il alléguait que son fils, qui avait cinq ans, devait pouvoir entretenir avec lui des relations régulières, qui devraient être aménagées en tenant compte de l'éloignement géographique entre la Tunisie où il vivait et le domicile suisse de C.________, et qu'il était important que l'enfant puisse venir le voir dans son pays, afin de se familiariser avec son logement, sa culture et ses habitudes ainsi que de pouvoir développer une relation stable de qualité. Faisant valoir qu'il avait toujours respecté les lois, tant suisses que tunisiennes, en se soumettant particulièrement aux décisions qui lui avaient été notifiées par les tribunaux suisses, il ajoutait qu'il se considérait comme une personne respectable et respectée - ainsi qu'en attestait son occupation professionnelle - et que le dossier était du reste dépourvu de tout élément permettant de se convaincre de la théorie d'un enlèvement d'enfant. Dans ses déterminations du 11 août 2014, B.A.________ a conclu au rejet de la requête précitée. Reconventionnellement, elle a conclu à ce que A.A.________ bénéficie sur son fils d'un droit de visite à exercer selon entente préalable avec elle et préavis minimum de six semaines, au domicile de son père D.________, à une fréquence de quatre week-ends par année, du vendredi à 18 heures au dimanche à 18 heures. Elle considérait qu'il existait des risques non négligeables que son mari souhaite garder C.________ auprès de lui une fois l'enfant parvenu sur le sol tunisien et que son statut en Tunisie serait de nature, au vu du contexte politique actuel, à lui garantir une impunité totale en cas d'enlèvement d'enfant. Elle soutenait de plus que ce serait pour cette raison que le prénommé aurait, postérieurement à l'ouverture d'une action en Suisse, introduit une demande en divorce devant les autorités tunisiennes au mépris des règles essentielles en matière de litispendance. A.i. Le 14 août 2014, le président a ratifié, pour valoir ordonnance partielle de mesures provisionnelles, la convention conclue par les parties sous son autorité et selon laquelle, de façon générale, A.A.________ pourrait s'entretenir avec son fils, par téléphone ou par informatique, trois fois par semaine, soit les lundi et mercredi dès 19 heures et le vendredi dès 19 heures 30. A.j. Par ordonnance du 29 septembre 2014, le président a rejeté la requête de mesures provisionnelles formée le 14 mai 2014 par A.A.________. A.k. Par acte du 9 octobre 2014, A.A.________ a interjeté appel contre l'ordonnance précitée auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud et a conclu à sa réforme en ce sens que son droit de visite sur son fils s'exercera durant quatre week-ends par année en Suisse, du vendredi soir au dimanche soir, aux dates librement choisies par lui et communiquées à la mère de l'enfant au moins un mois à l'avance, et quatre semaines consécutives par année durant les vacances scolaires d'été. A.l. Par arrêt du 14 janvier 2015, dont l'expédition complète a été notifiée le 17 février 2015, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel et confirmé l'ordonnance attaquée.