Citation: 7B_343/2024 E. 3.3.1

3.3.1. S'agissant des frais de la procédure préliminaire, la cour cantonale a motivé sa décision en considérant que la recourante aurait dû, dans le cadre de la défense des intérêts de B.________, s'abstenir de déposer une réquisition de poursuite contre C.________, en raison de son devoir de diligence en tant qu'avocate (art. 12 let. a de la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats [LLCA; RS 935.61]). Elle a notamment considéré qu'une analyse attentive des circonstances de l'affaire aurait dû conduire la recourante à conclure que la prescription d'une action civile découlant de l'incident du 19 mars 2014 était acquise, au plus tard, depuis le 13 février 2018. Les juges cantonaux ont dès lors jugé que l'intention de la recourante d'interrompre la prescription en déposant, pour le compte de sa cliente, une réquisition de poursuite d'un montant de 150'000 fr. le 18 octobre 2019 avait été vaine. Ils ont d'ailleurs souligné qu'en sa qualité d'avocate spécialisée en droit de la responsabilité civile et des assurances, la recourante aurait dû faire preuve d'une prudence particulière avant de prendre une mesure coercitive contre un tiers. En effet, la responsabilité de C.________, au-delà de la question de la prescription, était loin d'être établie, que ce soit sous l'angle de la causalité naturelle ou adéquate entre l'acte illicite allégué et le dommage invoqué.