Citation: I 274/04 01.12.2004 E. 4

4.1 Les experts de la Clinique X.________ ont retenu que sur le plan physique, le recourant souffrait de troubles rhumato-orthopédiques associés à une probable insuffisance vertébro-basilaire, ainsi que d'importantes anomalies osseuses au niveau cervical. Le recourant devait éviter toute activité nécessitant de travailler en hauteur, de porter des charges lourdes, de se pencher ou de changer fréquemment ou brusquement de positions. Sur le plan psychiatrique, les experts ont mis en évidence les signes d'un développement mental légèrement dysharmonieux et incomplet assimilable à un trouble de la personnalité avec, en particulier, des traits anancastiques (obsessionnels) assez marqués, mais sans influence sur la capacité de travail. Des troubles cognitifs n'empêchaient pas le recourant de reprendre une activité adaptée, pour autant qu'elle ne nécessite pas un nouvel apprentissage, ni d'importantes responsabilités. En raison de ces affections, le recourant ne pouvait plus exercer l'activité d'aide-électricien; il pouvait par contre être réorienté, au vu de ses connaissances techniques suffisantes, dans une activité de type monteur électricien, avec un rendement certainement diminué étant donné qu'il était gêné par l'apparition de cervicalgies et par de discrets signes dysexécutifs, principalement de type comportemental (rapport du 17 mars 2003). En l'occurrence, rien ne justifie de s'écarter de ce rapport d'expertise qui remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3, 122 V 160 consid. 1c et les références). 4.2 Si les premiers juges ont retenu que le recourant était en mesure d'exercer une activité de monteur électricien (ce que conteste le recourant), le rapport d'expertise n'en a pas moins établi que le recourant disposait d'une capacité entière de travail dans une activité légère et adaptée ne nécessitant pas de travailler en hauteur, de porter des charges lourdes, de se pencher ou de changer fréquemment ou brusquement de positions. Aussi convient-il d'admettre que parmi toutes les activités qui peuvent être exercées dans les conditions décrites ci-dessus, il s'en trouve un certain nombre, mise à part celle de monteur électricien, qui correspondent aux limitations physiques et intellectuelles du recourant. Le grief de celui-ci est par conséquent mal fondé. Quant à la légère diminution de rendement mentionnées par les experts, elle n'apparaît pas d'une importance telle qu'elle ait une incidence sur la capacité de travail du recourant.