Citation: 5A_137/2017 E. A

A.a. A.A.________, née A.C.________ en 1964, et B.A.________, né en 1956, se sont mariés le 13 janvier 1995. Ils sont les parents de F.A.________ et D.A.________, tous deux désormais majeurs. A.b. Les époux se sont séparés en octobre 2010. B.A.________ a alors quitté le domicile conjugal où sont demeurés A.A.________ et les enfants. B.A.________ a dans un premier temps continué à subvenir à l'entretien de la famille en s'acquittant directement de certaines charges, dont notamment celles afférentes à la maison, et par le versement en sus d'un montant mensuel de 3'500 fr. A compter du mois d'août 2012, il n'a versé plus que 1'500 fr. par mois en espèces, de sorte que A.A.________ s'est trouvée à cours d'argent en été 2015. A.c. Le 7 octobre 2015, A.A.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale concluant notamment à ce que B.A.________ soit astreint à lui verser une pension mensuelle indexée au coût de la vie de 9'000 fr. A.d. Par ordonnance du 11 juillet 2016, le Tribunal civil des Montagnes et du Val-de-Ruz (ci-après: Tribunal) a autorisé les parties à vivre séparées dès octobre 2010 et a notamment condamné B.A.________ à verser à A.A.________ une contribution d'entretien mensuelle de 5'000 fr. à compter du 1 er septembre 2015. A.e. Les parties ont chacune interjeté appel contre cette ordonnance le 19 août 2016. Elles ont toutes deux contesté le montant de la contribution d'entretien allouée à l'épouse. A cet égard, A.A.________ a conclu au paiement d'une contribution mensuelle pour elle-même de 9'000 fr. et B.A.________ à l'annulation de tous les chiffres du dispositif de l'ordonnance attaquée consacrés à la contribution d'entretien en faveur de sa femme et à ce qu'il lui soit donné acte de ce qu'il participerait à son entretien par le versement d'une contribution mensuelle de 2'500 fr. dès le 1 er septembre 2015.