Citation: 2C_322/2020 E. A

A.a. A.________ (ci-après: l'intéressée ou la recourante) ressortissante portugaise née en 1969, est entrée en Suisse le 8 janvier 2009 pour y exercer une activité de barmaid qu'elle a commencée le 1er mars 2009. A ce titre, elle a obtenu une autorisation de séjour UE/AELE valable cinq ans, jusqu'au 28 février 2014. La prénommée a deux fils nés en 1994 et 2001, également ressortissants portugais, et qui sont apparemment entrés en Suisse pour la rejoindre en 2014, respectivement 2015. Le cadet est retourné vivre au Portugal avant le 12 février 2018. A.b. Par arrêt du 21 mars 2013, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a admis le recours de l'intéressée contre une décision du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) révoquant son autorisation de séjour UE/AELE pour le motif qu'elle n'occupait plus d'emploi et prononçant son renvoi de Suisse. Le 10 avril 2014, le Tribunal fédéral a admis le recours interjeté contre cet arrêt par l'Office fédéral des migrations (actuellement le Secrétariat d'Etat aux migrations [SEM]), au motif que l'intéressée avait perdu sa qualité de travailleur communautaire au plus tard à la fin septembre 2011, après avoir retenu que celle-ci était au chômage depuis dix-huit mois, qu'elle avait épuisé son droit aux indemnités de chômage, émargeait à l'aide sociale et ne semblait pas être en mesure de trouver un emploi durable (arrêt 2C_390/2013 du 10 avril 2014). Suite à cet arrêt du Tribunal fédéral, le Service de la population a, le 30 avril 2014, imparti à l'intéressée un délai pour quitter la Suisse. A.c. Le 8 juillet 2014, A.________ a déposé une demande de réexamen fondée sur une prise d'emploi dès le 17 juin 2014. Elle a produit plusieurs contrats de travail, dont un contrat de durée indéterminée pour une activité exercée à 100% dès le 14 juin 2014 auprès de B.________ SA, ainsi que des décomptes de salaire. Sur la base de ces éléments, le Service de la population lui a délivré, le 10 octobre 2014, une nouvelle autorisation de séjour UE/AELE (qu'il a considérée comme une prolongation de l'autorisation précédente) valable jusqu'au 28 février 2019. L'intéressée a travaillé pour la société précitée durant moins de douze mois, jusqu'en février 2015, et a exercé d'autres activités lucratives auprès de plusieurs employeurs successifs pour la période courant du mois de mai 2013 au mois de novembre 2016. Elle a perçu des indemnités de chômage de mars 2015 jusqu'au 29 août 2017 et de l'assurance pour perte de gain maladie du 30 août au 30 novembre 2017 (art. 105 al. 2 LTF). Elle a bénéficié d'un revenu d'insertion d'avril à septembre 2011 (y compris), de décembre 2011 à juin 2014 (y compris), de février à avril 2015 (y compris) et de février 2017 à mai 2019 (y compris) à tout le moins, pour un montant qui s'élevait le 19 juin 2019 à 98'572 fr. 05. Le 12 février 2018, A.________ a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'Office AI) qui était toujours en cours d'instruction le 12 novembre 2018. Dans le formulaire de demande, elle a indiqué souffrir de "troubles de l'adaptation avec éléments anxieux et dépressifs" depuis trois à quatre ans.