Citation: I 12/06 28.09.2006 E. 4

4.1 L'intéressé n'a formulé aucune objection à l'encontre de cette décision, mais a sollicité une prise de position de l'Office intimé sur les mesures de réadaptations requises. A l'issue de plusieurs entretiens destinés à faire un bilan de ses aptitudes intellectuelles et manuelles et de faire ressortir ses intérêts professionnels, il est apparu que le recourant ne désirait plus être en contact constant avec d'autres personnes ou être occupé à des tâches administratives, mais qu'il était disposé à suivre une formation en relation avec la nature. Forte de ces constatations, l'administration a, sans autre, organisé un stage d'orientation auprès du Service des parcs et jardins de X.________, puis devant le succès de cette mesure, a financé un apprentissage de floriculteur, sans analyser plus avant les conditions juridiques nécessaires à la mise en oeuvre d'une telle mesure. Peu avant la fin de cette formation, l'intéressé a requis la prise en charge d'un nouvel apprentissage. L'Office intimé a rejeté cette demande, estimant notamment que la formation dispensée était complète, mais a octroyé au recourant trois-quarts de rente dès le 1er août 2004 (taux d'invalidité de 66 % calculé d'après les chiffres obtenus auprès de l'association romande des horticulteurs) pour compenser la perte de gain résultant de la comparaison des revenus après réadaptation, se plaçant ainsi en contradiction avec sa propre décision du 17 septembre 2001. 4.2 Du point de vue médical, la situation de l'intéressé ne semble pas avoir changé. Certes, aucun médecin n'a été consulté, mais aucun élément ne laisse supposer une quelconque péjoration de son état de santé dans l'intervalle séparant les deux décisions. Au contraire, la formation dans un domaine qui plaisait beaucoup au recourant, ainsi que l'intérêt et l'enthousiasme de ce dernier pour la profession de floriculteur permettent d'envisager une récupération quasi-complète, malgré les allégations hypothétiques de risques de rechute en cas d'inactivité. 4.3 Au regard de ce qui précède, la seconde décision, dans sa partie relative à l'octroi de trois-quarts de rente, semble donc erronée. Toutefois, comme l'objet du litige ne porte pas sur le droit à la rente, il appartiendra à l'office intimé d'examiner si elle entend reconsidérer éventuellement la décision du 3 décembre 2004 sur ce point.