Citation: 2C_117/2024 E. 6.2

6.2. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la décision du 25 janvier 2023, envoyée en courrier A Plus, a été distribuée dans la boîte aux lettres de la recourante le 26 janvier 2023. La recourante n'apporte aucun élément concret permettant de rendre vraisemblable une erreur d'acheminement (comme par ex. des noms de société identiques ou similaires; cf. arrêt 1C_330/2016 du 27 septembre 2016 consid. 2.6). Contrairement à ce que soutient la recourante, il est possible de contester la date de notification d'un courrier A Plus, mais pas en se référant à des erreurs purement hypothétiques, comme elle l'a fait devant l'autorité précédente. Les attestations sur l'honneur produites par la recourante ne suffisent pas à contrebalancer le fort indice que constitue le relevé "Track&Trace", qui résulte d'un envoi par courrier A Plus. L'une de ces attestations émane de l'administrateur de la société et une autre d'une employée de celle-ci. La troisième provient d'un employé d'une société tierce qui constitue un témoignage par ouï-dire. Comme le relève l'autorité précédente, les deux premières attestations sont de plus contradictoires concernant le déroulement de la prise de connaissance du contenu du courrier litigieux. L'employée atteste sur l'honneur avoir personnellement relevé la boîte aux lettres et laissé une photocopie de la décision sur le bureau de l'administrateur et celui-ci atteste sur l'honneur avoir relevé lui-même le courrier dans ladite boîte. Comme le Département l'indique dans sa réponse, la recourante ne fournit pas d'explication sur ces contradictions dans son mémoire de recours. Au demeurant, l'autorité précédente relève à raison que la prétendue prise de connaissance de cette décision le 24 février 2023, voire de la date de celle-ci le 27 février 2023, comme l'aurait prétendu la recourante, n'empêchait pas le respect du délai pour former réclamation, lequel échoyait le 27 février 2023 à minuit. Pour le surplus, il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué (cf. art. 109 al. 3 LTF). On relèvera enfin que la recourante n'invoque pas que le droit cantonal de procédure aurait été appliqué arbitrairement. La Cour de justice n'a ainsi pas violé le droit fédéral en confirmant la tardiveté de la réclamation déposée le 23 mars 2023 par la recourante et, dès lors, l'irrecevabilité de celle-ci. Il n'y a ainsi pas lieu d'examiner les autres griefs de la recourante qui portent sur le fond (cf. supra consid. 3.3 in fine).