Citation: 7B_856/2023 E. 2.3.2

2.3.2. En l'espèce, comme l'a relevé à juste titre l'autorité cantonale, l'interdiction de quitter le territoire suisse assortie d'une saisie des documents d'identité du recourant n'est pas suffisante pour pallier le risque de fuite constaté, dès lors qu'il est aisé de se rendre sans de telles pièces en W.________ ou au U.________ (arrêt querellé, p. 8; cf. arrêt 1B_61/2020 du 24 février 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités), qui font partie de l'espace Schengen. Le recourant, qui se limite à proposer cette mesure sans expliquer en quoi la situation le concernant serait différente, ne saurait donc être suivi. En ce qui concerne les sûretés proposées, la cour cantonale a considéré qu'en dépit des liens étroits entre le recourant et les personnes disposées à les verser, à savoir ses parents, le montant proposé de 10'000 fr., certes relativement important pour ces derniers, n'apparaissait pas propre à prévenir le risque de fuite. Elle a notamment ajouté qu'il n'en irait pas autrement pour un montant plus élevé, au regard de la gravité des charges pesant sur lui et de la proximité des débats, auxquels la présence du recourant était indispensable (cf. arrêt querellé, pp. 8-9). Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique et peut être confirmée, dès lors que le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait mal examiné la situation, en particulier celle financière de ses parents. L'appréciation de l'autorité cantonale est d'autant plus pertinente au vu de la perspective concrète d'une condamnation du recourant à une longue peine privative de liberté. Ainsi, force est d'admettre que les sûretés proposées par le recourant n'apparaissent pas suffisantes pour garantir la présence de celui-ci aux débats de première instance.