Citation: I 418/03 23.09.2003 E. 1

4.3 En l'occurrence, les critères retenus par les experts et principalement fondés sur la situation médicale sans rémission durable de l'assuré - à savoir, un syndrome douloureux somatoforme persistant, des troubles non spécifiques de la personnalité (traits caractériels et histrioniques), des scapulalgies droites chroniques, un status après fracture du corps de l'omoplate droite, une spondylarthrose débutante au niveau cervical et lombaire, ainsi qu'un status après correction chirurgicale d'un probable pied bot, la longue évolution des affections physiques, l'attitude revendicatrice du recourant, l'absence de simulation ou d'intention dans la manifestation des symptômes décrits - permettent, conformément à la jurisprudence précitée (cf. consid. 4.2), de poser un pronostic défavorable quant à une éventuelle reprise du travail à temps complet par l'assuré. En l'absence d'élément susceptible de mettre sérieusement en doute les conclusions des experts du COMAI - dont le rapport répond à toutes les exigences permettant de lui reconnaître pleine valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c) -, on ne saurait faire grief aux premiers juges d'avoir retenu que l'assuré est atteint de troubles d'une certaine gravité, en raison desquels il n'est en mesure d'exercer une activité adaptée à son état de santé, qu'à 50 %. Dans la mesure où la capacité de travail de l'intéressé est passée de 30 % à 50 %, il s'est produit une modification des circonstances dont il convient d'examiner l'impact sur le degré d'invalidité de celui-ci.