Citation: 6B_1197/2015 E. 2.4

2.4. Contrairement à ce que soutient le recourant, il peut être tenu compte du comportement que l'auteur adopte immédiatement après les faits dans la mesure où il présente un lien étroit avec le crime et permet de caractériser la personnalité de l'auteur, par exemple lorsqu'il révèle son sang-froid et sa maîtrise de la situation (consid. 2.1 supra). En l'espèce, les agissements du recourant après l'homicide tels que décrits ci-dessus dénotent d'une très grande froideur, que n'exclut pas l'état de choc après les faits mentionné par plusieurs témoins. De même la grande détermination de l'auteur constitue-t-elle un critère pertinent dans l'appréciation du caractère particulièrement répréhensible de l'acte (cf. arrêts 6B_596/2014 du 23 décembre 2014 consid. 1.3.1; 6B_591/2013 du 22 octobre 2014 consid. 4.2). Dans le cas présent, la préparation de son crime, qui a donné au recourant le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes, ses précédentes infractions commises au préjudice de la victime (mise en danger de mort et menaces), qui n'ont provoqué chez lui aucune réaction d'inhibition liée à un sentiment de remord ou de compassion, ainsi que l'absence de débat intérieur révèlent sa détermination et son mépris de la vie d'autrui. Le recourant a profité de la confiance de la victime qui lui a ouvert la porte pour loger deux balles en plein visage alors qu'elle était couchée dans son lit, sans défense. Ce modus operandi peut être qualifié de lâche et perfide (voir dans cette configuration, par exemple: ATF 141 IV 61 consid. 4.2 p. 65 s; arrêt 6B_55/2015 du 7 avril 2015 consid. 2.2). Certes, le recourant n'a pas ourdi de machination afin de gagner la confiance de la victime dans le but de la tuer, et il n'a pas non plus fait preuve de cruauté, par exemple en la faisant souffrir ou en s'acharnant sur elle. Ce nonobstant, l'ensemble des circonstances discutées ci-dessus suffisent déjà à retenir une manière d'agir particulièrement odieuse.