Citation: 6B_183/2024 E. 1.2

1.2. Faisant sien l'essentiel de l'appréciation du tribunal de police, la cour cantonale a considéré que plusieurs éléments corroboraient la version des faits relatée par l'intimé. En substance, elle a retenu que les déclarations des deux employés de la société chargée d'assurer la sécurité du chantier étaient concordantes dans leur description générale de l'attitude du recourant. Les employés n'avaient aucune raison de fournir une version des faits ne correspondant pas à la réalité. Si les intéressés avaient accumulé des erreurs, comme le soutenait le recourant, l'intimé n'aurait eu aucune raison de noter la plaque minéralogique du recourant puis de dénoncer les agissements à la police, l'intervention de celle-ci étant susceptible de mettre en évidence les prétendues erreurs. L'appel aux forces de l'ordre démontrait encore que les deux agents avaient considéré avoir eu affaire à un conducteur violant le dispositif qu'ils devaient faire respecter. La cour cantonale a également examiné les écrits (du 27 mai 2022 et du 14 octobre 2022) déposés par le recourant, exposant sa propre version des faits et prétendant notamment que l'intimé avait donné des coups de poings contre le capot du véhicule. La cour cantonale a d'abord considéré que la version présentée s'opposait en substance à l'expérience générale de la vie, en relevant notamment la contradiction entre le comportement relaté et l'appel aux forces de l'ordre. Elle a également relevé les explications différentes données par le recourant s'agissant de l'alarme de sa voiture, laquelle aurait été déclenchée par les coups de l'intimé contre le capot, puis par le recourant lui-même en pressant sur le "bouton-panique". Enfin, l'autorité précédente a écarté la version selon laquelle, si le recourant avait suivi les ordres de l'intimé, un accident s'en serait suivi. Retraçant la chronologie des événements, elle a souligné qu'étant à l'origine de la confusion, le recourant ne pouvait s'en prévaloir pour prétendre que les indications données étaient dangereuses ou confuses.