Citation: 9F_11/2024 E. 4.2

4.2. L'argumentation du requérant est mal fondée. Quoi qu'il en dise, le rapport d'expertise de la doctoresse B.________ et son complément ne sont pas un motif de révision de l'arrêt 9C_146/2019 du 14 mai 2019, conformément à la jurisprudence précédemment rappelée (consid. 2 supra). En effet, selon celle-ci, il ne suffit pas, pour justifier la révision d'une décision, que l'expert tire ultérieurement, des faits connus au moment du jugement principal, d'autres conclusions que le tribunal. Autrement dit, la seule éventualité que les troubles de la personne assurée - connus et dont les conséquences ont été soigneusement examinées - soient qualifiés différemment ne constitue pas un fait pertinent au sens de la jurisprudence (cf. arrêt 9F_5/2014 du 8 mai 2014). En l'espèce, l'état de santé de l'assuré était connu au moment où le Tribunal fédéral avait rendu l'arrêt 9C_146/2019 du 14 mai 2019 et les conséquences de ses atteintes à la santé avaient été examinées. D'une part, l'office AI avait soumis l'assuré à un examen rhumatologique auprès du docteur C.________ (rapport d'examen clinique rhumatologique du 24 octobre 2017). Ce médecin avait posé les diagnostics, avec répercussion durable sur la capacité de travail, de lombosciatalgies gauches chroniques dans le cadre d'un syndrome du dos multi-opéré (M54.5) et de discopathies dorsales de D1 à D7 avec réaction oedémateuse des plateaux vertébraux de D3 à D7, et, sans répercussion sur la capacité de travail, de discopathies de C5 à C7, actuellement asymptomatiques. Il avait conclu à une capacité totale de travail dans l'activité habituelle de polisseur ainsi que dans une activité adaptée, avec une diminution de rendement de 25 %, depuis le 10 mars 2017. D'autre part, l'assuré avait produit des rapports établis par ses médecins traitants qui, selon lui, avaient notamment posé le diagnostic de "failed back surgery syndrom" et fait état d'une incapacité totale de travail (arrêt 9C_146/2019 précité consid. 5.1 et 5.2). Or dans l'arrêt dont la révision est demandée, la Cour de céans a considéré qu'il ressortait du jugement entrepris que le docteur C.________ avait apprécié le diagnostic de "failed back surgery syndrom" et indiqué les raisons pour lesquelles il avait relativisé celui-ci (incohérences entre les constatations cliniques du médecin et les plaintes de l'assuré, lequel s'autolimitait et adoptait un comportement douloureux exagéré; rapport du 24 octobre 2017), les conclusions de ce médecin étant au demeurant corroborées par celles du docteur E.________, spécialiste en neurologie, qui avait de surcroît effectué un électromyogramme, qui s'était révélé "rigoureusement normal" et qui avait confirmé l'absence de souffrance radiculaire significative (rapport d'expertise neurologique du 16 mai 2017; cf. arrêt 9C_146/2019 précité consid. 5.2). Le rapport d'expertise de la doctoresse B.________ et son complément dont le requérant se prévaut à titre de "motif de révision satisfaisant aux conditions légales et jurisprudentielles" ne servent ainsi pas à l'établissement des faits déterminants pour l'arrêt 9C_146/2019 du 14 mai 2019, mais seulement à l'appréciation de ceux-ci. Il ne s'agit dès lors pas d'un motif de révision au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF. La demande de révision est par conséquent mal fondée.