Citation: 4C.414/1999 03.05.2000 E. 4

4.- Sur le vu d'une appréciation des preuves, la cour cantonale est parvenue à la conclusion que le défendeur n'avait jamais envisagé ni accepté de rembourser la taxe litigieuse. La demanderesse critique en vain le jugement attaqué sur ce point. Déterminer ce qu'une personne savait ou voulait relève des constatations de fait (ATF 123 III 165 consid. 3a; 118 II 58 consid. 3a), comme l'établissement de la réelle et commune intention des parties. Or, sauf exceptions non réalisées en l'espèce, le recours en réforme ne permet pas de remettre en question les constatations de fait des juges cantonaux (art. 63 al. 2, 55 al. 1 let. c OJ; ATF 125 III 78 consid. 3a; 122 III 26 consid. 4a/aa; 122 III 61 consid. 2c/cc; 122 III 73 consid. 6b/bb). La demanderesse invoque ainsi inutilement l'art. 8 CC quand elle soutient qu'en écartant les témoignages administrés pour leur préférer la thèse du défendeur, la cour cantonale aurait méconnu les règles sur le fardeau de la preuve. Lorsque, comme en l'espèce, le juge cantonal parvient à la conviction qu'un fait est ou non établi, la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus, et le grief de violation de l'art. 8 CC devient sans objet (ATF 119 III 60 consid. 2c; 118 II 142 consid. 3a; 114 II 289 consid. 2a; 111 II 378 consid. 3a). Cette disposition intervient, en l'absence d'une disposition fédérale instituant une présomption spéciale, pour déterminer laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 126 III 189 consid. 2b et les références), mais ne dicte pas au juge comment forger sa conviction (ATF 114 II 289 consid. 2a; 122 III 219 consid. 3c).