Citation: 9C_82/2024 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche d'abord aux premiers juges d'avoir restreint leur pouvoir d'examen à la question de l'abus du pouvoir d'appréciation de manière contraire à la volonté du législateur et d'avoir ainsi accordé un "pouvoir quasi discrétionnaire" à l'office intimé. Il précise que, dans le Message du 15 février 2017 concernant la modification de la loi sur l'assurance-invalidité (Développement continu de l'AI; FF 2017 2363), le législateur a confirmé qu'il entendait limiter la marge d'interprétation dont disposaient les offices AI et les autorités judiciaires cantonales en matière d'abattement et garantir ainsi une unité de doctrine dans toute la Suisse (FF 2017 2363 p. 2549). Il fait encore grief à la juridiction cantonale de ne pas avoir motivé les raisons pour lesquelles elle n'avait pas tenu compte de son "statut en droit des étrangers", ni de ses limitations fonctionnelles et de n'avoir retenu qu'un abattement de 5% alors que, depuis le 1er janvier 2022, une capacité partielle de travail justifierait en soi un abattement de 10%.