Citation: C 113/03 24.03.2004 E. 4.1

4.1. En l'espèce, le rôle tenu par le recourant au service de X.________ SA ne peut être apprécié indépendamment de celui qu'il jouait au sein de Y.________ SA. En effet, ces sociétés étaient étroitement liées sur le plan organisationnel, comme le démontre un document daté du 17 août 1999 et intitulé « Décisions et Directives » émanant de la direction commune aux deux entités et où X.________ SA apparaît comme un simple département de Y.________ SA. Les activités de ces sociétés se déployaient dans des locaux communs. Sur le plan économique également, des indices montrent une certaine confusion entre les deux patrimoines. Ainsi, le recourant, qui était formellement engagé par X.________ SA, a-t-il été rétribué tantôt par l'une, tantôt par l'autre société. Dans un tel contexte, il est vraisemblable que le recourant disposait, en qualité d'administrateur de Y.________ SA, d'un droit de regard sur les pièces comptables et sur la conduite des deux sociétés en question et pas seulement de cette dernière. En particulier, il n'aurait pas dû ignorer l'avis de surendettement émis le 13 octobre 1999 par Y.________ SA. Au demeurant, le fait qu'il n'a plus perçu de salaire dès le mois d'octobre 1999 devait lui révéler, si besoin était, l'étroite interdépendance financière des deux sociétés. Dans ces circonstances, l'assuré ne pouvait être surpris par la faillite subite de son employeur de sorte qu'il n'y a pas lieu de l'exclure du champ d'application de l'art. 51 al. 2 LACI.