Citation: 6B_1082/2020 E. 1.3

1.3. En l'espèce, pour retenir l'implication du recourant dans le brigandage commis au détriment de l'intimé, la cour cantonale a retenu que sa mise en cause par D.________ était parfaitement crédible (sur cette appréciation cf. consid. 1.4.4 infra). Plusieurs éléments venaient en outre l'étayer. Ainsi, les deux agressions s'étaient déroulées au même endroit, à quelques heures d'intervalle seulement et selon un mode opératoire parfaitement similaire. Or il n'était pas concevable que D.________ ait pu, en pleine nuit et en l'espace de quelques heures, changer de coéquipier pour se livrer à un deuxième brigandage identique au premier, d'autant qu'il avait été signalé faisant le pied de grue avec le recourant, au même endroit, le lendemain du deuxième brigandage, vers 2h du matin. De plus, quand bien même l'intimé n'avait pas été en mesure d'identifier le recourant et son comparse, il avait fourni un signalement qui leur correspondait; le fait que C.________ ait donné une description légèrement différente de ses agresseurs était sans incidence puisque les deux intéressés avaient admis leur implication dans ce deuxième cas. Mais l'élément le plus accablant restait la conversation téléphonique que le recourant avait eue avec D.________ le 27 février 2016. La cour cantonale a par ailleurs écarté le témoignage de E.________, père du recourant, selon lequel ce dernier serait resté auprès de sa famille le soir des faits.