Citation: 5A_347/2014 E. B

B.a. Donnant suite à la demande des autorités pénales, le Juge de paix du district de Morges a ouvert une enquête, notamment en institution d'une curatelle. Le 4 avril 2013, la psychologue de l'EMS a évoqué l'évolution positive de A.________, signalant cependant qu'en raison de ses traits de personnalité méfiants et d'un sentiment de persécution, ce dernier entamait souvent des procédures sans anticiper les répercussions de ses démarches, en sorte qu'une mesure de curatelle paraissait indiquée. Le 8 avril 2013, le Chef de clinique et la Psychologue assistante au Département de psychiatrie du CHUV se sont également déterminés, notant une stabilisation de l'état de santé de l'intéressé, lequel restait toutefois fragile et susceptible de rechuter, raison pour lesquelles ils concluaient à la poursuite de l'encadrement soutenant mis en place. Entendu le 20 septembre 2013, A.________ a exprimé le souhait de bénéficier d'un élargissement du cadre fixé et estimé ne pas avoir besoin de l'aide d'une mesure civile, indiquant par ailleurs que l'essentiel de ses affaires administratives était géré par le secrétariat de l'EMS. B.b. Par décision du 20 septembre 2013, la Justice de paix du district du Jura-Nord vaudois (ci-après : la Justice de paix) a notamment institué, en faveur de A.________, une curatelle de représentation à forme de l'art. 394 al. 1 CC (pour le représenter dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière de logement, affaires sociales, administration et affaires juridiques), une curatelle de gestion au sens de l'art. 395 al. 1 CC (pour veiller à la gestion de ses revenus, de sa fortune et administrer ses biens), ainsi qu'une curatelle de coopération à forme de l'art. 396 CC (pour consentir ou non à certaines affaires). En conséquence, la Justice de paix a partiellement privé l'intéressé de l'exercice de ses droits civils et a désigné D.________ comme curateur, précisant encore sa mission; de surcroît, elle a notamment ordonné la poursuite du traitement ambulatoire actuel auprès d'intervenants du CHUV. B.c. Statuant par arrêt du 4 mars 2014 sur le recours interjeté par A.________, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a notamment renoncé à la curatelle de coopération, supprimé la privation partielle de l'exercice des droits civils et l'injonction de poursuivre le traitement ambulatoire actuel, mais confirmé par contre les mesures de curatelles de représentation et de gestion, dont elle a confirmé la portée. La décision a été confirmée pour le surplus.