Citation: 4A_405/2009 01.10.2009 E. 4

4.1 En second lieu, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir fait une application arbitraire de l'art. 34 du Code de procédure civile du canton du Valais du 24 mars 1998 (CPC/VS). Il soutient, contrairement à l'avis de l'autorité intimée, qu'il n'était pas en mesure de mener lui-même le procès dans un domaine - le droit du bail - d'une rare complexité pour un néophyte comme lui, eu égard à sa situation personnelle et familiale. 4.2 Selon la jurisprudence, l'arbitraire ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution serait envisageable ou même préférable. Le Tribunal fédéral n'annule la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265 s.). Sous le titre "Obligation de représentation", l'art. 34 CPC/VS énonce ce qui suit: "lorsqu'il estime qu'une partie n'est pas en mesure de mener elle-même le procès avec la clarté requise et en la forme prescrite, le juge peut lui enjoindre de se faire représenter par une personne habilitée au sens de la loi sur la profession d'avocat" (al. 1). "Si la partie n'a pas obtempéré à l'expiration du délai comminatoire, il est procédé selon les règles applicables à la partie défaillante" (al. 2). La jurisprudence cantonale interprète cette disposition en ce sens que le juge "peut" enjoindre à une partie de se faire représenter par un avocat, à peine de jugement par défaut, lorsqu'il estime que celle-ci n'est pas en mesure de conduire elle-même le procès, mais qu'il n'a, en revanche, pas le droit de lui en désigner un (Revue valaisanne de jurisprudence [RVJ] 2008 p. 131 ss consid. 3a). Devant la cour cantonale, le recourant s'était plaint du fait que le juge de première instance ne lui avait pas désigné un avocat d'office. Sur le vu du texte de la disposition citée et de la jurisprudence interprétant celle-ci, il n'y avait rien d'insoutenable, de la part du Tribunal cantonal, à juger cette plainte infondée. Le titre de la disposition ("Obligation de représentation") n'est d'aucun secours pour le recourant, quoi qu'en dise ce dernier, car l'obligation dont il est question dans cette règle de droit est celle qui est imposée à la partie incapable de procéder elle-même de se choisir un avocat, et non pas au juge chargé d'instruire le procès.