Citation: 9C_411/2008 17.09.2008 E. B

O.________ a déféré la décision au Tribunal administratif du canton de Neuchâtel le 29 juin 2007. Elle concluait au maintien de la rente versée jusque-là. L'administration a conclu à la recevabilité et au rejet du recours. Constatant la tardivité du recours, la juridiction cantonale n'est pas entrée en matière (jugement du 11 avril 2008). Elle a retenu que la notification de la décision du 12 octobre 2006, adressée directement à l'assurée alors que celle-ci était représentée par un mandataire dûment constitué et annoncé, était irrégulière mais pas nulle. Elle a également estimé que malgré l'absence de preuve quant à la date précise de ladite notification, la suppression de la rente, à compter du 1er décembre 2006 ou du 1er janvier 2007 au plus tard, aurait dû pousser l'intéressée à se renseigner auprès de son avocate des suites à donner à son affaire, de sorte qu'en agissant plus de cinq mois après, elle avait procédé tardivement. Elle a enfin considéré que le fait pour O.________ de ne pas savoir lire ni écrire ne devait pas être pris en considération dès lors que ses enfants pouvaient lui donner connaissance, dans sa langue maternelle, de la teneur des actes qui lui étaient adressés.