Citation: 2C_249/2024 E. 7.2

7.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. Le recourant ne faisant que remettre en question cette analyse de manière appellatoire (cf. supra consid. 4), il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF). Les juges cantonaux ont en particulier retenu que l'intéressé avait tout d'abord exposé, dans ses premières déterminations d'août 2023, complétées en octobre 2023, vouloir faire venir ses deux filles en Suisse, afin qu'elles puissent y poursuivre leurs études et aider son épouse suisse invalide notamment. Il ne s'était en revanche à aucun moment prévalu du motif selon lequel la mère des intéressées n'aurait plus été capable de prendre soin d'elles en raison de son état de santé, alors que celui-ci se serait déjà dégradé dès le début de l'année 2023. Ce n'était qu'au cours de la procédure d'opposition, en novembre 2023, qu'il s'était prévalu pour la première fois d'un tel motif. Ses allégations reposaient d'ailleurs sur un rapport médical sommaire dont aucun élément n'établissait que les problèmes psychologiques de la mère de ses filles étaient d'une gravité telle qu'ils l'empêchaient de prendre soin de ses quatre enfants. Le recourant n'expliquait d'ailleurs pas pour quel motif la mère de ses filles n'était plus apte à subvenir aux besoin des deux aînées, alors qu'elle pouvait en revanche continuer de s'occuper des deux cadettes, qui requéraient pourtant plus d'attention et de soins que les deux filles adolescentes. Celles-ci avaient pour le surplus passé toute leur vie au Kosovo, où elles avaient jusqu'alors été scolarisées avec d'excellents résultats, et où vivaient leur mère et leurs deux petites soeurs. Elles pouvaient de plus également compter sur le soutien financier de leur père depuis la Suisse, qui leur rendait au demeurant visite régulièrement. Une telle solution permettait d'éviter le déracinement des deux filles aînées du recourant. Le seul désir de ce dernier de pouvoir vivre avec celles-ci en Suisse et qu'elles puissent y effectuer leurs études ne pouvait pas être considéré comme une raison familiale majeure au sens de l'art. 47 al. 4 LEI.