Citation: 1C_208/2020 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, ainsi que l'a retenu le Tribunal administratif fédéral, la présomption que la naturalisation de la recourante a été obtenue frauduleusement peut effectivement être admise, compte tenu de l'enchaînement chronologique particulièrement rapide des événements (la séparation des époux est intervenue moins de deux mois après l'octroi de la naturalisation facilitée [cf. supra consid. 5.2; voir également les arrêts 1C_200/2019 du 1er novembre 2019 consid. 3.4; 1C_449/2019 du 8 juin 2020 consid. 4.3]). La recourante ne le conteste d'ailleurs pas. Pour l'instance précédente, la présomption était renforcée par d'autres éléments au dossier démontrant que le couple étaitentré dans un processus de délitement depuis plusieurs années déjà: le mari avait précédemment fait preuve (en particulier au cours des deux dernières années) de violence physique ou émotionnelle envers la recourante; le couple était en outre en désaccord au sujet de leurs rapports intimes. Conformément à la jurisprudence précitée, il s'agit donc de déterminer si l'intéresséeest parvenue à renverser la présomption établie en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.