Citation: 5A_713/2024 E. 3.2

3.2. Lorsque, comme en l'espèce, l'autorité cantonale ne statue pas séparément du fond sur l'assistance judiciaire (sur l'admissibilité de ce procédé: arrêt 5A_842/2021 du 1er février 2022 consid. 5.1.2 et la référence), elle doit évaluer soigneusement - certes rétrospectivement - les chances de succès du recours ou de l'appel, à l'aune de l'art. 117 let. b CPC, car la partie requérante ne doit subir aucun préjudice à raison de la procédure adoptée pour l'examen de sa requête. L'autorité cantonale ne peut donc pas refuser l'assistance judiciaire au seul motif qu'en définitive, à l'examen complet et détaillé de tous les moyens de fait et de droit soulevés par la partie requérante, ses conclusions d'appel doivent être rejetées. Même jointe à la décision finale, la décision sur la requête d'assistance judiciaire doit comporter une motivation détaillant pourquoi les perspectives de succès du recours paraissaient rétrospectivement notablement inférieures au point qu'une personne raisonnable plaidant à ses propres frais aurait renoncé à faire recours (arrêts 5A_727/2023 précité consid. 10.2 et les références; 5A_842/2021 précité loc. cit. et les références). En se contentant d'indiquer que cela était le cas " pour les motifs qui précèdent ", l'autorité cantonale n'a pas rempli cette obligation. Cela étant, le Tribunal fédéral n'est pas en mesure de contrôler l'application de l'art. 117 let. b CPC par la précédente juge, étant relevé qu'au vu du large pouvoir d'appréciation dont dispose l'autorité cantonale en la matière (ATF 149 III 193 consid. 7.1.3), il ne lui appartient pas de se substituer au juge cantonal et d'effectuer pour la première fois l'appréciation des chances de succès du recours cantonal. Cela conduit à l'annulation de l'arrêt attaqué sur la requête d'assistance judiciaire et au renvoi de la cause pour nouvelle décision sur ce point (art. 107 al. 2 LTF).