Citation: 8C_220/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant soutient que les faits et moyens de preuve nouveaux qu'il a invoqués à l'appui de sa première demande de révision mettraient en évidence des indices suffisants en faveur d'une révision de la décision sur opposition du 4 juin 2020. En avril 2020, le docteur B.________ avait noté l'absence de lésion structurelle objectivable attribuable à l'accident du 11 octobre 2019. Or en 2021, la découverte de l'atteinte du nerf pudendal expliquerait enfin les douleurs incapacitantes du recourant. À cet égard, la juridiction cantonale aurait estimé à tort que les rapports des médecins traitants défendant un tel lien de causalité reposaient uniquement sur un raisonnement de type "post hoc, ergo propter hoc". Ces médecins, à savoir la doctoresse G.________ ainsi que les docteurs F.________, H.________ et E.________, auraient retenu l'existence d'un lien de causalité après avoir identifié une lésion organique du nerf pudendal, avoir relié celle-ci à la mécanique de l'accident, avoir exclu une autre origine, notamment maladive, et avoir constaté l'absence de symptômes incapacitants avant l'accident. Dans ces conditions, les premiers juges seraient tombés dans l'arbitraire en niant, au degré de la vraisemblance prépondérante, la causalité naturelle entre l'atteinte traumatique et l'accident. En outre, contrairement à leur opinion et à celui du docteur C.________, il n'y aurait aucune contradiction entre les éléments contemporains à l'accident et ceux fournis à l'appui de la demande de révision. Une chute sur les fesses ou le bas du dos étant la même chose, les deux versions de la description de l'accident se recouperaient. Par ailleurs, il ressortirait de l'expertise du docteur D.________ qu'en janvier 2020 déjà, le recourant présentait des nausées ainsi que des douleurs abdominales pelviennes. Les douleurs abdominales et les problèmes neurovégétatifs seraient ainsi apparus peu de temps après l'accident, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité précédente. Le recourant expose encore que sa seconde demande de révision aurait également dû être admise, le projet de décision de l'OAI du 26 novembre 2021 ayant démontré que la lésion du nerf pudendal avait entraîné une incapacité de travail ouvrant le droit à une rente.