Citation: 1C_288/2022 E. 2.2.3

2.2.3. En droit genevois, la compétence d'adopter les plans d'affectation relève exclusivement d'autorités cantonales. Les plans des zones sont en principe adoptés par le Grand Conseil (art. 15 ss de la loi cantonale d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 4 juin 1987 [LaLAT; RSG L 1 30]). La procédure d'opposition vaut voie de recours. Le Grand Conseil statue sur les oppositions en amendant cas échéant le projet de plan, avant d'adopter la modification du plan de zones. Le Grand Conseil agit alors en qualité de juridiction administrative (art. 6 al. 1 let. f de la loi cantonale sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA; RSG E 5 10] et 16 al. 7 LaLAT). Les plans adoptés peuvent ensuite faire l'objet d'un recours auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice (art. 35 al. 1 et 4 LaLAT). Conformément à l'art. 61 al. 2 LPA, la juridiction administrative n'a pas de compétence pour apprécier l'opportunité du plan attaqué. Le Tribunal fédéral a jugé qu'il n'y avait là pas de violation de l'art. 33 al. 3 let. b LAT puisque la procédure d'opposition constituait déjà une voie de droit permettant le contrôle de l'opportunité (ATF 108 Ib 479; 111 Ib 9; 112 Ib 164; 127 II 238 consid. 3.b.bb; arrêt 1C_417/2009 du 21 janvier 2010 consid. 2).